L'union médicale du Canada, 1 décembre 1955, Décembre
[" Tome 84 \u2014 Numéro 12 MONTRÉAL, DÉCEMBRE 1955 SOCIATION & from Fx kh kg Ka Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 J nion Médicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 187\u20ac ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT 326 est, boulevard Saint-Joseph Montréal Plus active que l'aminophylline .sans ses inconvénients NEUTRAPHYLLINE Nouveau dérivé de la théophylline SOLUBLE \u2014 STABLE \u2014 BIEN TOLÉRÉ Syndromes cardiaques et cardio-rénaux \u2014 Asthme \u2014 Dyspnées \u2014 Angor.Comprimés \u2014 Ampoules \u2014 Suppositoires Une association sédative \u2026.NEUTRAPHYLLINE AU PHENOBARBITAL Renforce, complète et prolonge l\u2019action de la Neutraphylline Comprimés \u2014 Suppositoires Plus d'un demi-siècle consacré à l'avancement des Sciences médicales et pharmaceutiques au Canada. Des patients, recevant des placebos, ne pouvaient marcher que 96 pas avant les premières douleurs.1 Avec Peritrate, la moyenne des pas augmenta jusqu\u2019à 144 sans douleur.1 Pour prévenir les attaques d'angine de poitrine PREUVE CLINIQUE Dans un groupe étudié par Humphreys et coll, tous les patients montrèrent une augmentation de la tolérance pour l'exercice.La moyenne des pas augmenta de 96 à 144 \u2014 \u201cune amélioration de 50 pour cent.\u201d! Dans l'ensemble, ces investigateurs notèrent que, parmi tous les cas (125 malades), ceux qui furent traités avec succès révélèrent qu\u2019ordinairement Peritrate © diminuait le nombre des crises d\u2019angine de poitrine e diminuait la gravité et la durée des attaques qu\u2019on ne peut prévenir e dimmuait la sujétion à la nitroglycérine Efficace chez 4 malades sur 5 \u2014 d\u2019une manière constante.À date, les mêmes résultats heureux ont été obtenus dans trois études et les investigateurs rapportent un pourcentage presque identique dans l'amélioration du malade Humphreys et coll.78.4% moins de crises?80% moins de crises 2 80% moins de crises * Plotz Dailheu BIBLIOGRAPHIE: I.10 Co .Dailheu-Geoffrov, P.: Humphreys, P., et coll: \\ Angiology 3:1 (Feb.) 1952.Plotz, M.: New York State J.Med, 52: 2012 (Aug.15) 1952.L\u2019Ouest Médical, vol.3 (Juillet) 1950.(Marque de tétranitrate de pentaerythritol) WARNER-CHILCOTT L'ealoratorces DIV.WM.R.WARNER & CO.LTD.TORONTO ONTARIO BULLETIN ee À PROPOS DE L\u2019ACCRÉDITATION DE NOS FACULTES DE MÉDECINE Au moment où paraîtront ces lignes, les quotidiens auront informé le public que la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal vient de voir renouveler son accréditation auprès de l\u2019« American Medical Association » et qu\u2019elle a été acceptée comme membre de l\u2019« Association of American Medical Colleges».Ces reconnaissances officielles résultent d\u2019une enquête menée sur place il y a quelques mois par des représentants des deux organismes plus haut mentionnés, accompagnés d\u2019un délégué de l'Association des Ecoles de médecine canadiennes.Faut-il insister sur les avantages que comportent ces accréditations et sur l\u2019intérêt de cet « examen de conscience dirigé » qu\u2019elles imposent ?Les Ecoles de médecine reconnues du continent nord-américain peuvent ainsi profiter de l\u2019organisation du «Council on medical education » de l\u2019A.M.A.et de celle de I\u2019 « Association of American Medical Colleges », utiliser leurs sources d\u2019informations, consulter leurs experts, ete., et les gradués de ces écoles accréditées peuvent poursuivre partout sur notre continent des études postscolaires dans des centres réputés dont les portes leur sont alors ouvertes.L\u2019enquéte périodique est une condition essentielle de l\u2019accréditation.Elle doit être demandée ou acceptée environ à tous les cinq ans par les facultés de médecine intéressées.Il faut d'abord répondre à un minutieux questionnaire couvrant tous les domaines et toutes les phases de l\u2019enseignement de la médecine; par exemple, le mode d'administration de la faculté, ses cadres, son budget, l\u2019espace qu\u2019elle occupe, le mode de recrutement et de promotion des élèves, le personnel dont elle dispose dans chaque département, les qualifications de ses professeurs, les facilités d'enseignement pré-clinique et clinique, les modalités de ces enseignements, les programmes des différents cours, leur place et leur importance dans le curriculum, etc.Les enquêteurs viennent, après réception de ce rapport, se rendre compte sur place et rencontrer, durant quelques jours, pro- L'Union Méd.Canada 1368 BULLETIN Tome 84 \u2014 Déc.1955 fesseurs et étudiants; les entretiens se déroulent suivant un programme fixé par les visiteurs et représentent autant de prises de contact et d'échanges d'opinion qu\u2019il faut pour éclairer les experts au sujet de nos problèmes et aider les intéressés à les résoudre.Cette enquête n\u2019est donc pas une simple formalité; comme nous l\u2019écrivions plus haut, c\u2019est une occasion unique pour le personnel dirigeant et enseignant de faire un examen de conscience individuel et collectif, et de bénéficier des directives d'experts qui comprennent mieux notre situation puisqu'ils sont venus la juger sur place, et qu'ils peuvent la comparer à celle de toutes les écoles qu\u2019ils ont visitées jusqu\u2019ici.La Faculté de médecine ainsi accréditée est donc non seulement honorée du témoignage qu\u2019on lui rend, elle peut tirer grand profit de toutes les démarches et les rencontres exigées par cette reconnaissance officielle, et c\u2019est peut-être ce qui compte le plus, en définitive.Roger-R.DUFRESNE. L\u2019ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA ET SES ACTIVITES Depuis notre bulletin de mai dernier, sous la même rubrique, bien des choses se sont passées.Mais celle qui a le plus d\u2019écho est sans contredit notre congrès de septembre à Montréal.Cette manifestation publique, habilement organisée par le docteur Roma Amyot et son équipe, a connu un légitime succès.Elle a témoigné, une fois de plus, de la robuste vitalité de notre association; et elle a prouvé qu\u2019avec du travail et de la méthode, on arrive à des résultats qui comptent.Mais là ne s\u2019est pas bornée l\u2019action de notre groupe.Et le bon rendement de notre conseil et de tous nos comités méritent d\u2019être souligné.* * * ASSEMBLEES DU CONSEIL Au cours des trois séances que le Conseil a tenues pendant le congrès, beaucoup de besogne a été abattue.Il a été décidé, entre autres choses: I° \u2014 Que dorénavant un résumé des délibérations du conseil serait adressé à chacun des membres de celui-ci, aussitôt que possible après le congrès.II° \u2014 Qu\u2019en même temps, une copie des rapports des différents comités serait annexée.III° \u2014 Que les membres du conseil recevraient, quelques semaines avant l\u2019assemblée générale annuelle, le texte des procès-verbaux des séances de l\u2019exécutif tenues pendant l\u2019année.IV° \u2014 Qu\u2019un comité d\u2019assurance-santé serait nommé par l\u2019exécutif pour collaborer éventuellement avec la Canadian Medical Association afin de présenter un front médical uni au cas d\u2019une consultation possible avec les autorités gouvernementales.V° \u2014 Que d\u2019après une décision majoritaire, le conseil ne croyait pas opportun de déléguer un ou plusieurs de ses membres pour siéger au conseil général de la Canadian Medical Association.VI° \u2014 Que l\u2019association devait continuer ses démarches afin de faire reconnaître comme valables les stages post-universitaires que font plusieurs de nos jeunes médecins en France.Dans ce but, une commission spéciale serait créée pour aller étudier sur place, au besoin, les solutions possibles.VII® \u2014 Que notre association verrait d\u2019un bon œil la tenue d\u2019un congrès conjoint avec les médecins d\u2019expression française d\u2019Europe.Ce congrès pourrait avoir lieu à Québec, en 1957, si certaines difficultés matérielles peuvent être surmontées.VIII \u2014 Que les docteurs Louis-Philippe Mousseau, Joseph-L.Moreau et Richard Poirier d\u2019Edmonton seraient respectivement président, secrétaire et trésorier du prochain congrès.IX° \u2014 Que le prochain congrès de notre association aurait lieu à Jasper, Alberta, les 13-14-15 et 16 septembre 1956.X° \u2014 Que les docteurs François Archambault, Pierre Turgeon, et Armand Goyette soient nommés membres de notre conseil.XI° \u2014 Que le docteur Georges Dumont, de Camp- bellton, soit le président de notre comité provincial des Maritimes.XII° \u2014 Que tous les autres membres de nos différents comités ou représentants soient maintenus en fonction.ASSEMBLÉE DE L\u2019ÉXÉCUTIF Le 17 septembre, au siège social de notre association, les membres de notre éxécutif se réunissaient pour voir à l\u2019administration des affaires courantes. 1370 BULLETIN L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 ASSEMBLÉE DU COMITÉ D\u2019ÉCONOMIE MÉDICALE En mai dernier, il y avait réunion de ce comité.On y paracheva le travail de l\u2019année, et l\u2019on mit au point le programme de la soirée publique d'économie médicale devant avoir lieu pendant le congrès.Le 19 novembre 1955, le comité se réunit de nouveau pour établir son programme d\u2019étude pour l\u2019année courante, et pour esquisser le programme scientifique de notre prochain congrès.COMITÉ DE LIAISON Les représentants de la Canadian Medical Association et ceux de notre association ont tenu une séance régulière à Québec, au début de septembre, sous la présidence du Dr Albert Jutras.Ils ont recommandé à notre association la formation d\u2019un comité conjoint d\u2019assurance-santé afin de présenter, le cas échéant, une opinion médicale canadienne plus complète auprès des gouvernements.COMITÉ D\u2019ACCRÉDITATION DES HÔPITAUX Le conseil a renouvelé le mandat de son représentant officiel auprès de ce comité, pour l\u2019an prochain (le Dr Eugène Thibault), et a voté le montant de la cotisation devant être versée par notre association en 1956.COMITÉS PROVINCIAUX Tous ces comités ont présenté des rapports de leurs activités à date, lors de notre congrès (sauf celui des Maritimes qui n\u2019était pas encore en opération), et le stage d\u2019organisation va bon train.Union MÉDICALE DU CANADA En septembre dernier, les exécutifs de l\u2019Union Médicale du Canada et de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada se réunissaient pour étudier un projet d'entente au sujet de l\u2019allocation annuelle que depuis 1940, notre association verse à son organe officiel.Le rapport de ces délibérations a été présenté au conseil de l\u2019association pour plus ample étude, et celui-ci en est venu à la triple conclusion suivante: a) Il approuve tous les versements faits à date par l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada à l\u2019Union Médicale du Canada sous forme d\u2019allocations; b) Il vote le montant de l\u2019allocation ordinaire pour l\u2019année 1955; c) Il demande aux éxécutifs des deux corporations de se réunir de nouveau pour élaborer un projet d\u2019entente susceptible de régler définitivement ce problème, et de présenter tel projet à la prochaine réunion du conseil pour considération.* * * Si l\u2019on ajoute à tout cela que notre comité médical conjoint France-Canada à tenu une réunion spéciale, pendant le congrès, pour étudier le problème des équivalences françaises en regard des exigences des organismes canadiens de certification, réunion à laquelle assistait M.Lemay directeur de la Maison Canadienne à Paris, je crois que le résumé couvre assez fidèlement le tableau des activités de notre association pour les six derniers mois.I] n\u2019y manque qu\u2019une chose que je m\u2019empresse d\u2019ajouter: remerciements cordiaux de la part de la Direction à tous ceux qui ont pris part à la vie de l\u2019Association, et vœux du plus complet succès pour l\u2019avenir.Directeur-général, Emile BLAIN. LES RESINES ECHANGEUSES D\u2019IONS Cuy LEMIEUX, André DAVIGNON,! et Jacques GENEST, F.A.C.P., F.R.C.P.(C.), Département de Recherches Cliniques, Hotel-Dieu de Montréal.I \u2014 INTRODUCTION Le phénomène d\u2019échange ionique a été utilisé empiriquement durant plusieurs siècles, mais la nature de ce phénomène n\u2019a été reconnue qu\u2019au milieu du 19e siècle lorsque Thompson et Way (1), deux chimistes agricoles anglais, ont noté que le traitement du sol par le bicarbonate ou le sulfate d'ammonium favorisait l\u2019adsorption des ions ammonium par le sol avec élimination des ions calcium.Par !a suite, on a reconnu que les substances responsables de cette réaction étaient les alumino- silicates naturels de sodium, employés depuis longtemps en chimie industrielle.Une application bien connue du phénomène d\u2019échange ionique est celle du traitement de l\u2019eau dure par des substances échangeuses d\u2019ions pour favoriser l\u2019adsorption des ions calcium, magnésium et autres qui sont remplacés par des ions sodium; ainsi l\u2019eau est « adoucie ».En 1935, Adams et Holmes (2) ont remarqué que certaines résines synthétiques étaient capables de produire un échange ionique.À mesure que cette propriété a été mieux étudiée, de multiples applications ont découlé de cette étude dans plusieurs domaines de la chimie.En médecine, depuis les travaux de Stein- berg, Segal et Dock en médecine clinique et expérimentale, de nombreuses applications ont été découvertes, tant au point de vue méthodes de recherches qu\u2019au point de vue diagnostic et thérapeutique.Comme la littérature médicale actuelle abonde en publications sur cette question, nous avons cru bon de faire une revue d\u2019ensemble sur l\u2019emploi des résines échangeuses d\u2019ions en médecine pour en montrer les limites et les possibilités.1.Fellow en recherches, Conseil National des Recherches, 1954-1955.Il \u2014 PRINCIPES DES ÉCHANGES IONIQUES Tout corps chimique est composé de molécules et la molécule est la plus petite partie d\u2019un corps qui puisse exister à l\u2019état libre.Cette dernière peut se diviser en atomes.Un atome est la plus petite quantité d\u2019un élément qui peut exister en combinaison chimique.Mais le comportement chimique d\u2019un atome est différent de celui d'une molécule.Ainsi une molécule de chlorure de sodium peut se diviser en deux atomes; un atome de sodium qui est un métal vert et instable, et un atome de chlore qui est un gaz toxique.Si toutefois on dissout du chlorure de sodium dans de l\u2019eau, une division différente s\u2019opère et, à partir d\u2019une molécule de NaCI, on obtient deux particules ou atomes électriquement chargés qu\u2019on appelle ions.L\u2019ion de charge électrique positive se nomme cation car il pourra être recueilli par une électrode négative ou cathode; l\u2019ion chargé négativement se nomme anion car on pourra le recueillir à l\u2019électrode positive ou anode.Les substances en solution dans l\u2019eau qui se dissocient en ions sont appelées électrolytes et sont représentées par les acides, les bases et les sels.Même à l\u2019état solide, les sels, ainsi que certains acides et certaines bases, seraient à l\u2019état ionique comme le veut la conception moderne des corps ioniques (3).Ainsi, par exemple, un cristal de NaCl contient des ions Na*+ et Cl-.Chaque ion du cristal est entouré par un nombre fixe d\u2019ions de charge électrique opposée.Chaque groupe d'ions est soumis à des forces d\u2019attraction qui dépendent des charges électriques relatives des ions et aussi de la distance qui les sépare.Il s\u2019ensuit qu\u2019un ion, qui est à la surface du cristal, est soumis à une force d\u2019attraction moindre que celle à laquelle est soumis un ion situé en profondeur.Si toutefois, le cristal de NaCl est placé dans 1372 un milieu tel que l\u2019eau, il y a dissociation des ions et la force d\u2019attraction qui liait les ions entre eux diminue à un degré tel qu\u2019un échange ou une réaction avec d\u2019autres ions devient possible.Ainsi, si on ajoute du nitrate de sodium à une solution de chlorure de potassium, il se produit un échange d\u2019ions entre les deux substances.On obtient alors du nitrate de potassium et du chlorure de sodium selon la réaction suivante: (Na+NQ;\u2014) + (K+CL\u2014) \u2014\u2014\u2014 (K+NOs\u2014) + (Na+Cl-) Les ions d\u2019un solide peuvent aussi être échangés s\u2019ils sont mis en contact avec une solution ionique mais à deux conditions seulement: 1° \u2014 La substance solide devra être suffisamment broyée pour permettre à une solution d\u2019électrolytes de venir er contact libre avec ses ions.2° \u2014 La structure chimique de la substance solide devra offrir une porosité suffisante pour permettre à un ion étranger d\u2019y diffuser.Les principales substances solides capables d\u2019échanger des ions peuvent être de nature inorganique comme les divers silicates, ou de nature organique tels le charbon sulfoné et les résines synthétiques.Ces dernières, bien que non cristallines, permettent une diffusion de solutions électrolytiques à travers leur structure et rendent possible un échange ionique.III \u2014 LES RÉSINES ÉCHANGEUSES D\u2019IONS A) Structure, synthèse et propriétés phystco- chimiques (4, 5, 6, 7).Les résines échangeuses d\u2019ions sont des po- lymères reliés par chaîne latérale qui contiennent des groupements fonctionnels acides ou basiques ionisables et pouvant échanger des anions ou des cations, s\u2019ils sont mis en contact avec une solution électrolytique.Les résines synthétiques sont obtenues par polymérisation et copolymérisation de divers noyaux hydrocarbonés de base dont les plus employés sont le styrène-divinyl-benzène, le phénol-formal- déhyde, la cellulose, les acides acrylique et LEMIEUX er couL.: LES RÉSINES ÉCHANGEUSES D\u2019IONS L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 méthacrylique.Cette polymérisation peut se faire selon deux réactions: soit par addition si les molécules s\u2019ajoutent les unes aux autres pour donner un poids moléculaire qui n\u2019est que le multiple du poids moléculaire d\u2019un ou deux monomères; soit par condensation où il y a perte d\u2019une molécule d\u2019eau, d\u2019ammoniaque ou d\u2019alcool.Cette dernière méthode est moins employée car les résines obtenues ne sont pas stables à tous les pH et sont sujettes au clivage hydrolytique.Prenons comme exemple les résines échangeuses d\u2019ions synthétisées à partir des noyaux styrène et divinyl-benzère.La copolymérisa- tion de ces deux noyaux par réaction d\u2019addition donne une résine synthétique styrène- divinyl-benzène dont la liaison par chaîne latérale (ou cross-linking) est assurée par le divinyl-benzène (fig 1).Comme on peut s\u2019en rendre compte, cette réaction peut se multiplier à l'infini et on note que c\u2019est grâce au groupe divinyl-benzène que la structure peut s\u2019allonger et s\u2019étendre par la production de chaînes latérales.Le D.V.B.(divinyl-benzène) est donc l\u2019agent de liaison (cross-linking agent) de la résine.| La résine synthétique ainsi obtenue peut se représenter comme un réseau hydrocarboné à trois dimensions.Elle résiste à l\u2019oxydation, à la réduction et à l\u2019usure mécanique.Elle est insoluble dans tous les sclvants.De plus, elle peut être obtenue en particules de toutes les grosseurs, le diamètre des particules pouvant varier de un millimètre à moins de quatre centièmes de millimètre.Dans le commerce, on parle de mesh size ou mesh range et le chiffre associé correspond à la grandeur des trous du tamis à travers lequel on fait passer la résine.Le numéro du mesh range de la résine est inversement proportionnel à la grosseur des particules de résine et varie de 20 à 400.Ainsi par exemple pour la résine Dowex 50 x 8, mesh range 200-400, les particules sont très fines et possèdent un diamètre qui varie entre 0,075 et 0,040 millimètre (fig 2).L'agent de liaison par chaîne latérale est important.C\u2019est lui qui assure la troisième L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 dimension de la résine.I] permet à cette dernière d\u2019atteindre un volume moléculaire infini et la rend insoluble.Le degré de liaison par chaîne latérale représente la fraction de la substance qui assure cette connection.Ainsi, pour la résine Dowex 50 x 8, l\u2019indication x 8 LEMIEUX kt coLL.: LES RESINES ECHANGEUSES D\u2019IONS 1373 nation, la phosphorylation et la chlorméthy- lation.Les trois premières fourniront des radicaux acides et la dernière des radicaux basiques.Parmi les radicaux acides les plus importants, il faut noter les groupes carboxylique CH CH = CH, MANACH = CH, - CH - Cho - CH - CH, AV CH = CH, Crig = CE - je STYRENE (Tiré de An.N.Y.ACAD.signifie que la résine contient 8% de divinyl- benzène qui est l\u2019agent de liaison de cette dernière.Si le pourcentage est trop élevé, la résine présente un réseau trop serré et les échanges ioniques deviennent impossibles.Si DIVINYL BENZÈNE RANCE - Sciences Vol, ê = ci nme lel RESTIE 57, 1953.) CO», sulfonique SO; et phosphorique POz.Les principaux radicaux basiques sont les polyamines primaires NH», secondaires NR\u2019H et tertiaires NR\u2019, de même que les groupements ammonium quaternaires R\u2019;3 NOH.FIGURE II Mesh Range Diamètre des particules Pouces mm.Microns 20-50 0.0331 - 0.0117 0.84 - 0.297 840 - 297 50-100 0.0117 - 0.0059 0.297 - 0.149 297 - 149 100-200 0.0059 - 0.0029 0.149 - 0.074 149 - 74 200-400 0.C029 - 0.0915 0.074 - 0.038 74 - 38 Minus 400 < 0.0015 < 0.038 < 38 (Tiré de Dow Publication No 2) (7) le pourcentage est trop bas, le réseau est lâche; la résine absorbe de l\u2019eau en trop grande quantité et prend une consistance gélatineuse.En pratique, le degré de liaison par chaîne latérale varie entre 4 et 10%.Pour qu\u2019une résine synthétique puisse opérer des échanges ioniques, il faut lui ajouter des groupes fonctionnels.Pour cela, il faut soumettre la résine à différentes réactions dont les principales sont la carboxylation, la sulfo- Aux radicaux acides, on ajoute des cations hydrogène H*+, sodium Nat, ammonium HH*+ et potassium K*+ selon les besoins.Ces cations déterminent ce qu\u2019on appelle le cycle de la résine.Par exemple, on parlera de résine carboxylique à cycle sodium.B) Mode d\u2019action des résines échangeuses d\u2019ions (4, 5, 6, 7).Grâce à leurs groupements fonctionnels, les résines peuvent échanger des ions si elles sont 1374 mises en présence de solutions électrolytiques.Les résines qui possèdent des groupes fonctionnels acides sont dites résines échangeuses de cations; celles qui possèdent des groupements aminés sont dites résines échangeuses d\u2019anions.On parle de résines fortes lorsque les groupes fonctionnels sont des acides ou des bases forts.C\u2019est l\u2019inverse pour les résines faibles.La « force » d\u2019une résine dépend du degré d\u2019ionisation de ses groupes fonctionnels.A cause de leur faible degré d\u2019ionisation, les résines faibles peuvent diffcilement séparer les sels.C\u2019est pour cette raison qu\u2019elles ont reçu le nom de résines adsorbantes.Elles forment des sels très instables avec les acides ou les LEMIEUX er couL.: LES RÉSINES ÉCHANGEUSES D'IONS L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 Pour les résines faibles ou adsorbantes, on pourra avoir comme échange cationique: réaction lente (RCO-\u2014H+) + (K+0H-) \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 (RCO,\u2014-K+) + (H+OH-) et réaction rapide 2(RCO,-K + (2H+504-\u2014-) \u2014\u2014\u2014\u2014 (2RCO,\u20142H+) + (2K+S0,-\u2014 =) La dernières réaction étant rapide parce que les sels des résines faibles sont plus fortement ionisés que leurs acides ou bases simples.Comme réaction d'échange anionique pour les résines faibles, on est en présence d\u2019une vraie réaction d\u2019adsorption: RNH: + HCl \u2014\u2014\u2014 RNH.CI FIGURE III Résines Fortes Faibles Echangeuses de Sulf.: RSOs\u2014 Carb.: RCOO\u2014 Cations Phosp.: RPOs\u2014 Cycles: H+Na+ Cycles: H+Na*+ K+NH.+ Echangeuses Ammonium Amines d\u2019Anions Quaternaire RNH.(primaire) RR/sN+ RNR\u2019H (secondaire) RNR\u2019 (tertiaire) (Tiré de Dow Publication No 1) (6) bases faibles et on les emploie surtout pour enlever des acides ou des bases forts d\u2019une solution.Le tableau suivant nous donne une idée de la classification des résines d\u2019après leurs groupes fonctionnels et leur pouvoir d\u2019ionisation Dans ce tableau, « R » correspond au noyau hydrocarboné structurel de la résine et R\u2019 à un radical organique comme par exemple le groupement méthyl CH; (fig.3).Quelles sont maintenant les principales réactions schématiques des échanges ioniques par les résines?Pour les résines fortes, on pourra avoir la réaction-type suivante pour un échange cationique: (RSO:\u2014H+) + (Nat+Cl\u2014) \u2014\u2014 (RSO:\u2014Nat) + (H+CIl\u2014-) et pour un échange anionique: (RR:N+OH\u2014) + (Nat+Cl\u2014) \u2014\u2014 (RR\u2019sN+Cl\u2014) + (Nat+tOH-) Mais cette réaction peut étre considérée comme un échange ionique si on la regarde de la facon suivante: 1) RNH: + HLO\u2014\u2014M\u2014 QUELQUES ASPECTS DE LA PHYSIO-PATHOLOGIE ET DU TRAITEMENT DU CHOC\" Georges-A.BERGERON, Département de Physiologie humaine, Université Laval (Québec).Le dernier conflit mondial et, plus récemment encore, la guerre de Corée et la guerre d\u2019Indochine ont suscité une recrudescence de travaux cliniques et expérimentaux, au sujet de l\u2019état de choc.La documentation abondante qui s\u2019en est suivie a été revue par plusieurs auteurs (1-9) et a fait l\u2019objet de quel- ques-symposiums (10-12).Sans tenter de traiter le problème dans son ensemble, nous nous proposons d\u2019exposer certains aspects du problème qui furent l\u2019objet de recherches ou d\u2019observations au cours de la dernière décade.DÉFINITION La définition proposée par Green (13) demeure sans doute la plus synthétique et aussi la plus compréhensive qui ait été formulée: le choc est une défaillance circulatoire aiguë, progressive.Cette défaillance circulatoire résulte, en dernier analyse, d\u2019un déséquilibre entre la masse sanguine circulante et la capacité du lit vasculaire.ETIOLOGIE ET FORMES CLINIQUES Si l\u2019on peut s\u2019entendre assez facilement sur une définition du choc confirmé, qu\u2019il faut tout de même savoir dissocier de l\u2019hypotension simple, l\u2019étude de son étiologie et de ses formes cliniques demeure beaucoup plus complexe.Les hémorragies, les traumatismes variés (grandes fractures, compression des masses musculaires, lésions du thorax et de l\u2019abdomen), les brûlures, les intoxications, la déshydratation, l\u2019anesthésie, l\u2019infarctus du myocarde demeurent les causes les plus fré- 1.Communication au XXVe Congrès de l\u2019'A.M.L.F.C., à Montréal, le 24 septembre 1955.quentes.Si le choc hémorragique présente habituellement une étiologie simple, telle l\u2019ouverture d\u2019une artère ou une hémorragie profonde plus ou moins occulte, par contre, le choc traumatique, surtout dans les conditions de combat, met en cause des facteurs multiples: lésions tissulaires plus ou moins extensives, brûlures, hémorragies, déshydratation, facteurs auxquels il faudrait encore ajouter la douleur, l\u2019anxiété, la fatigue occasionnée par le transport à l\u2019arrière et plusieurs autres conditions défavorables.Ces causes multiples entraîneront done des tableaux cliniques très variables.Grant et Reeve (14) ont tenté, d\u2019après leur propre expérience au cours du dernier conflit mondial et en se basant sur une documentation très extensive, de dresser le tableau des formes cliniques du choc.Ils sont arrivés à six formes distinctes, plutôt déconcertantes par leur hétérogénéité: 1° La forme tachycardique froide (cold tachycardia), caractérisée par une pression artérielle normale, un pouls rapide, des extrémités froides et un faciès pâle, qui ne se rencontre qu\u2019après des blessures associées à des pertes sanguines modérées; 2° La forme tachycardique chaude (warm tachycardia), caractérisée par une pression artérielle normale, un pouls rapide et bondissant, des extrémités chaudes et un faciès bien coloré, qu\u2019on observe chez des patients ayant perdu 30% de leur masse sanguine ou dont le taux d\u2019hémoglobine est très abaissé ; 3° La forme hypertensive (hypertensive pattern) précocement observée dans les traumatismes accompagnés d\u2019une légère perte de sang; L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 4° La forme vasovagale (vasovagal pattern), caractérisée par une pression artérielle basse, un pouls lent, des extrémités froides et un faciès pâle, habituellement observée au début d\u2019un état de choc accompagné de réactions émotionnelles et, occasionnellement, à la phase terminale du syndrome de patients succombant à une hémorragie; 5° La forme hypotensive froide (cold hypotension), avec une basse pression artérielle, un pouls rapide, des extrémités froides et un faciès pâle, observée dans les états de choc avancé accompagnés d\u2019une importante réduction de la masse sanguine de même que dans les états infectieux avancés; 6° La forme hypotensive chaude (warm hypotension), avec une basse pression artérielle, un pouls rapide et des extrémités chaudes, habituellement une forme transitoire que l\u2019on rencontre fréquemment après une intervention chirurgicale accompagnée d\u2019une hémorragie modérée et chez un patient maintenu à une température ambiante plutôt élevée.PATHOGÉNIE Théorie mécanique La réduction de la masse sanguine, par hémorragie massive, pertes de sang au siège de la blessure, pertes de plasma dans les tissus brûlés, déshydratation sévère, perte de plasma dans les péritonites, etc, demeure la cause la plus fréquente de l\u2019état de choc.Les observations cliniques de la deuxième grande guerre établissent une corrélation étroite entre la sévérité du choc et l\u2019importance de la réduction de la masse sanguine (14).Evans (15) qui a fait de nombreuses mensurations de la masse sanguine avec son colorant T1824, bleu d\u2019Evans, a démontré que l\u2019état de choc n\u2019apparaît pas avant que la masse sanguine ne soit réduite d'au moins 15%.Dans les états de choc modéré ou sévère, la plupart des auteurs trouvent une réduction de la masse sanguine de l\u2019ordre de 35 à 40% de sa valeur initiale.Chez 186 blessés militaires, Beecher (16) observe une réduction de la masse sanguine qui BERGERON: TRAITEMENT DU CHOC 1383 varie de 20% dans les états de choc léger jusqu\u2019à une moyenne de 45% dans les états de choc sévère.Il existe évidemment une corrélation étroite entre la réduction de la masse sanguine et celle de la pression artérielle.Grant (14) conclut qu\u2019une pression systolique en-dessous de 100 mm de mercure indique une réduction de la masse sanguine d\u2019au moins 30%.Il semble toutefois que la réduction de la pression différentielle soit encore plus significative.Beecher (16) trouve une pression différentielle moyenne de 52 mm chez des sujets normaux; dans un état de choc léger (20 cas) cette pression différentielle s\u2019abaisse à 44 mm de mercure, dans 21 cas de choc modéré, à 36 mm de mercure et, dans 16 cas de choc sévère, à 24 mm.Circulation périphérique Les travaux de Chambers et Zweifach (17) ont modifié notre conception de la circulation capillaire.Ils ont démontré que le capillaire ne continue pas tout simplement une artériole pour se jeter dans une veinule mais naît d\u2019un vaisseau (métartériole), situé entre une artériole et une veinule, et retourne à ce vaisseau tout près de son confluent veineux après avoir décrit une anse plus ou moins longue.De plus, ce capillaire qui n\u2019est constitué que de simples cellules endothéliales est pourvu à son point de départ sur la métartériole d\u2019un véritable sphincter à fibres lisses susceptibles de se contracter indépendamment ou conjointement avec l\u2019artériole (18).Quant à la métar- tériole, elle est pourvue de cellules de Rouget contractiles.Enfin, 11 existe de courts vaisseaux anastomosant directement une artériole et une veinule et susceptibles de pouvoir shunter toute une aire capillaire.Schorr et Zweifach (19-20), par des observations sur l\u2019épiploon ou le mésentère de rats soumis à divers états de choc, ont démontré, après une courte période de vasodilatation initiale, une vasoconstriction par contraction des sphincters précapillaires.Plus tard, au moment où le choc devient irréversible, ils observent une atonie vasomotrice généralisée. 1384 Les artérioles et les veinules se dilatent et les petits vaisseaux ne présentent plus de contraction rythmique.Théorie humorale C\u2019est à la suite de ces expériences, que Schoor et Zweifach ont proposé une théorie humorale susceptible d\u2019expliquer l\u2019activité du lit vasculaire au cours de l\u2019état de choc.À la phase initiale de compensation, un facteur vasoconstricteur, VEM (vasoexcitor mater- tal), secrété par le rein accroît le tonus des artérioles et des sphincters précapillaires (21).Ajoutons que la rénine joue dans le méme sens.On sait qu\u2019elle est une enzyme produite par le rein ischémié et que par réaction sur l\u2019hypertensinogène, protéine d\u2019origine hépatique, elle libère de l\u2019hypertensine, ou angioto- nine.Cette dernière substance produit de la vasoconstriction et augmente le débit cardiaque.À mesure que l\u2019état de choe évolue, ce mécanisme s\u2019avère impuissant puisque le foie n\u2019est plus capable de produire d\u2019hypertensino- gène et que dès lors la rénine s\u2019avère inefficace (22-23).Au stage de décompensation, le foie isché- mié élabore un facteur dépresseur, VDM (va- sodepressor material) normalement inactivé par des tissus hépatiques normaux.Cependant, du fait de l\u2019anoxie croissante, le foie perd cette propriété et le facteur VDM s\u2019accumule dans le sang et devient ainsi responsable de la vasodilatation généralisée et, en définitive, de l\u2019irréversibilité du choc (19, 20, 24).Ce facteur a été identifié comme étant de la ferritine, une protéine contenant du fer.À cette théorie, on oppose le fait que le facteur VDM seul est impuissant à produire un état de choc même chez des chiens hépatectomisés et néphrecto- misés qui ne peuvent plus inactiver ce facteur, ni l\u2019excréter (25).Il semble bien toutefois que le foie soit impliqué dans la génèse de l\u2019irréversibilité du choc.Frank et ses collaborateurs (26-27) démontrent que la perfusion artérielle du foie peut prévenir et même redresser un état de choc présumé irréversible dans des conditions ordinaires.BERGERON: TRAITEMENT DU CHOC L\u2019Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 Théorie toxique La théorie toxique perd du terrain.Incapable de retrouver chez l\u2019animal traumatisé une perte de sang ou de plasma suffisante pour expliquer l\u2019état de choc, plusieurs auteurs ont imaginé que les tissus mortifiés pourraient élaborer quelque substance toxique, probablement quelque produit de dégradation des protéines.Les tentatives pour identifier et isoler de telles substances sont plutôt demeurées stériles.On n\u2019aurait retrouvé qu\u2019une hyper- concentration du potassium dans le plasma, encore que cette perturbation ne se produise qu\u2019en toute période terminale du choc (28) alors qu\u2019il est devenu nettement irréversible et que, de plus, les concentrations de potassium relevées sont loin d\u2019être fatales en elles- mêmes.Les excellents résultats thérapeutiques obtenus chez les blessés et les brûlés par le simple remplacement du sang ou du plasma perdu réduit l\u2019importante de la théorie toxique (29).On obtient les mêmes résultats sur le plan expérimental.De plus, des circulations croisées entre un chien en état de choc traumatique et un chien normal sont tout à fait inoffensives pour ce dernier en autant, toutefois, que la circulation croisée se fasse sans réduction du volume sanguin de l\u2019animal normal (30).Théorie bactérienne Aub et ses collaborateurs (31), ont démontré que, chez le chien tout au moins, les bactéries et les toxines bactériennes pourraient jouer un rôle important dans la génèse du choc irréversible.En effet, le Clostridium Welchu est normalement retrouvé dans les tissus du chien et dans son foie.Ces bactéries anaérobi- ques prolifèrent très rapidement à la faveur de l\u2019hypoxie et seraient, selon ces auteurs, responsables de l\u2019irréversibilité de l\u2019état de choc.Ils ont d\u2019ailleurs démontré que l\u2019injection intraveineuse d\u2019un filtrat de Clostridium Welchu entraîne de I\u2019hémolyse, une diminution du débit cardiaque et de la pression artérielle alors que son injection intra-musculaire provoque L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 de l\u2019ædème local massif et de l\u2019hémoconcen- tration.Par ailleurs, en contre preuve, Fine et ses collaborateurs (32) démontrent que la destruction préalable de la flore intestinale du chien par un traitement à l\u2019auréomycine per os le protège contre l\u2019irréversibilité du choc hémorragique.Si, chez l\u2019homme, ce facteur bactérien n\u2019est pas susceptible d\u2019agir fréquemment, il ne reste pas moins utile de retenir que toute infection est capable d\u2019aggraver ou de précipiter un état de choc.Fine et ses collaborateurs (32) ont même suggéré que l\u2019infection pourrait jouer un rôle dans la génèse de l\u2019état de choc même avant que les signes de l\u2019inflammation ne soient apparents.Réaction oscillante post-agressive Au terme de cette courte étude pathogéni- que du choc, il convient de signaler les importants travaux de Laborit.Après l\u2019interprétation neuro-végétative de Reilly (33-34), puis la description à prédominance endocrinienne du syndrome général d\u2019adaptation de Selye (35), Laborit (9) fait une synthèse des perturbation physiopathologiques déclanchées par l\u2019état de choc et les rattache au syndrome qu\u2019il a défini sous le titre de réaction oscillante post-agréssive.Après une première rupture de l\u2019équilibre de l\u2019organisme, par une agression plus ou moins violente, on voit apparaître des réactions neuro-végétatives, puis neuro- endocriniennes qui, par des oscillations autour du point d\u2019équilibre, s\u2019orientent vers la recherche de l'état antérieur.Une première phase nettement catabolique est caractérisée par une importante décharge adrénalinique qui, elle- même, conditionne une secrétion hypophysaire corticotrophique à incidence nettement gluco- protidique.Cette première phase qui peut, se prolonger pendant 4 à 5 jours est suivie d\u2019une phase anabolique à prédominance vagale et qui paraît dépendre d\u2019un mécanisme histami- nocholinergique.Au point de vue endocrinien, la réaction est également renversée et on voit apparaître des hormones à prédominance anabolisante, telles les minéralocorticoïdes de la corticosurrénale, les hormones androgènes et la somatotrophine hypophysaire.Et c\u2019est.ainsi BERGERON : TRAITEMENT DU CHOC 1385 que par une oscillation plus ou moins importante mais qui demeure dans la limite de la normalité, l\u2019organisme retrouve son état d\u2019équilibre.: L\u2019état de choc apparaît si l\u2019agression est tellement violente que la réaction normale est dépassée.On obtient un état de choc immédiat si l\u2019organisme est littéralement sidérée par une agression par trop violente.Dans ce cas, on observe une dépression très nette de toutes les fonctions et, particulièrement, de l\u2019hypotension, de l\u2019hypothermie, une diminution du métabolisme de base, de l\u2019hyper-perméabilité capillaire, de l\u2019hypoglycémie, de l\u2019hypochlo- rémie, de même qu\u2019une dépression fonctionnelle organique tissulaire intéressant en particulier le foie, le rein et le système nerveux central.L\u2019état de choc retardé peut apparaître en phase catabolique, phase adrénalino-gluco- protidique, ou même plus tard en phase ana- bolique, phase à prédominance vagale.Au total, on voit donc que « après toute agression, le phénomène principal est le déséquilibre post-agressif et les efforts faits par l\u2019organisme pour retrouver son équilibre perdu.Le choc n\u2019est que l\u2019impossibilité plus ou moins précoce, passagère ou définitive, où cet organisme se trouve de rétablir son équilibre » (9).TRAITEMENT Sang total Le sang total demeure l\u2019élément thérapeutique de premier choix.Non seulement, il assure la fixation de l\u2019oxygène et le transport de l\u2019anhydride carbonique mais encore les globules rouges exercent une fonction spaciale non négligeable, le space occupying function de Moore (36).La stérilisation du sang, en ce qui concerne l\u2019hépatite à virus, et sa conservation demeure les grands problèmes de l\u2019heure.Même en le conservant au froid, il arrive qu\u2019après un délai d\u2019à peine dix à quatorze jours du sang puisse contenir des quantités non négligeables d\u2019hémoglobine et de potassium.Il semble, surtout dans le cas de transfusions massives et répétées, que cette hyperkaliémie et cette hyperhé- 1386 moglobinémie puissent être préjudiciables surtout en ce qui concerne la fonction rénale (17).Plasma et autres fractions du sang Le plasma a été largement utilisé au cours du deuxième conflit mondial.Il demeure indiqué dans les états de choc non hémorragique et, dans les cas d\u2019urgence, dans l\u2019attente du sang total.Il reste toutefois que le plasma ne saurait en aucune façon remplacer le sang total chaque fois qu\u2019il est indiqué.Ceux qui l\u2019ont largement utilisé ont constaté que les grands blessés qui n\u2019avaient reçu que du plasma étaient dans un état d\u2019anémie sévère et supportaient très mal les interventions chirurgicales (37-38).Le principal avantage du plasma est la facilité de sa mise en storage; son principal inconvénient, sa haute incidence de transmission de l\u2019hépatite à virus.L'irradiation du plasma à la lumière ultra-violette réduit considérablement ce danger de transmission sans toutefois l\u2019éliminer complètement.De plus, Allen (39) a démontré que du plasma qui a séjourné au moins trois mois à la température de la pièce est complètement dépourvu de ce virus.L\u2019albumine du plasma, surtout dans les cas d\u2019urgence, est appelée à rendre de grands services.Elle possède l\u2019avantage de pouvoir être stérilisée assez facilement, est d\u2019une grande stabilité et peut être très facilement emmagasiné.On l\u2019utilise surtout en concentration à 5% dans du soluté salin.Son seul inconvénient, outre les difficultés de production, sont la possibilité d\u2019une interférence avec les mécanismes de la coagulation (5).Une fraction du plasma qui contient surtout du fibrinogène est utile pour maîtriser les hémorragies et prévenir l'état de choc chez les hémophiles de même que dans certains cas d\u2019hémorragies de la délivrance, secondaires à un déficit en fibrinogène (5).Les substituts du plasma Les substituts du plasma (plasma expan- ders) ont été largement étudiés au cours des dernières années.On les emploie surtout com- BERGERON : TRAITEMENT DU CHOC L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 me second choix à défaut de plasma ou de sang.Pour être vraiment utilisable, un substitut du plasma doit être stable, stérilisable, avoir une pression osmotique analogue à celle du plasma, et n\u2019être ni visqueux, ni toxique, ni antigénique.La gélatine, le dextran et le polyvinyl pyrrolidone furent les principaux substituts mis à l\u2019essai.La gélatine est un bon substitut du plasma.Toutefois son état semi-solide à la température de la pièce limite son emploi.De plus, comme cette substance est préparée à partir d\u2019hydrolysat d\u2019os, la matière première est loin d\u2019être inépuisable.Le dextran résulte de l\u2019action du leuconostoc mésentéroïdes sur le sucre qui produit de très grosses molécules d\u2019un poids moléculaire variant de 50 000 à 80 000.Ajoutons, toutefois, que ce produit n\u2019est pas complètement libéré de substances antigéniques.Le polyvinyl pyrrolidone est un produit synthétique polymérisé d\u2019un poids moléculaire semblable à celui du dextran.Les auteurs qui l\u2019ont utilisé, dont France et Jennings (5), ont obtenu des résultats satisfaisants et tout à fait comparables à ceux du plasma.Cependant Berhmann et Hartman (40) ont démontré que la plupart des substituts du plasma, le dextran, le polyvinyl pyrrolidone et l\u2019ester de pectine, provoquent des modifications de la fragilité capillaire et des perturbations de la coagulité du sang.Cependant, il est intéressant de noter que des injections de gélatine corrigent ces perturbations et entraînent un retour à la normale des plaquettes sanguines, de la prothrombine et de la résistance capillaire.Solutés salins Les solutés salins demeurent indiqués comme mesure d\u2019urgence, mais l\u2019expérience des dernières guerres a bien démontré qu\u2019ils ne sauraient remplacer le sang, le plasma ou leurs substituts dans les cas de blessures graves avec état de choc ni, non plus, dans les cas de brûlures si ce n\u2019est au tout début du traitement (41).On peut dire que si les solutés salins ou glucosés conservent une indication L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 dans l\u2019état de choc, c\u2019est bien plus en vue d\u2019assurer un débit urinaire satisfaisant que de rétablir la masse sanguine (7).Transfusion intra-artérielle La technique de la perfusion intra-artérielle initialement suggérée par Kohlstaedt et Page (42) ne demeure, en définitive, indiquée que dans les cas de collapsus cardiaque.Dans ce cas, l\u2019élévation de la pression aortique permet l'irrigation des coronaires et favorise la reprise de la contraction cardiaque.Dans la plupart des cas de choc, la perfusion par voie intraveineuse est aussi efficace que la perfusion intra-artérielle et la réponse est bien plus conditionnée par la vitesse de la perfusion que par sa voie d'administration.Ajoutons, toutefois, que la perfusion intra-artérielle peut demeurer indiquée dans les cas d\u2019insuffisance coronarienne au cours d\u2019un état de choc ou dans les cas de choc par infarctus du myocarde.Dans ces cas, les perfusions par voie intraveineuse peuvent fréquemment aggraver l\u2019encombrement circulatoire sans améliorer la circulation artérielle alors que même une petite transfusion par voie intra-artérielle s\u2019avère très efficace.Nicherson (43) interprète cette réaction en suggérant que l\u2019augmentation de la pression intra-aortique et carotidienne pourrait très bien faire céder des réflexes vasoconstricteurs.Ajoutons, enfin, que dans les états de choc avancés, la transfusion par voie intra-artérielle ne s\u2019est jamais avérée plus efficace que les autres techniques.Hibernation Au cours de la dernière grande guerre, plusieurs expériences (44-51) démontraient l\u2019effet favorable du refroidissement appliqué à des animaux soumis à un traumatisme ou à une hémorragie.Avec Green (52), nous pouvions établir que le refroidissement permet la survie de 65% des chiens soumis à un traumatisme des membres inférieurs, traumatisme assez sévère pour être fatal dans 94% des cas lorsque les animaux étaient maintenus à la température de la pièce.Cependant, il appartenait à l\u2019Ecole française, avec Laborit et BERGERON: TRAITEMENT DU CHOC 1387 Huguenard (9, 53-54) de décrire une technique d\u2019hibernation qui est aujourd\u2019hui universellement diffusée et a permis de nombreuses applications chirurgicales, surtout en chirur- gle cardiaque.Cette technique fut, enfin, appliquée à la prévention et au traitement du choc (70).Ici, les agents pharmacodynamiques sont habituellement efficaces et ne demandent qu\u2019un minimum de refroidissement.Le rétablissement de la masse sanguine demeure évidemment indiqué.La nouvelle technique a pu être mise en application au cours de la guerre d\u2019Indochine avec des résultats spectaculaires (55).On a pu maintenir des blessés dans un état d\u2019hypothermie pendant 2 ou 3 jours, les transporter à l\u2019arrière, sur de très grandes distances, leur imposer des interventions chirurgicales importantes, pour ensuite pouvoir les ramener lentement à une température normale sans complications.Sans doute, cette technique est d\u2019application délicate et comporte ses dangers.Peu à peu, ses indications se préciseront, mais il semble déjà qu\u2019elle constitue l\u2019une des plus importantes contributions de notre siècle à la prévention et au traitement du choc.BIBLIOGRAPHIE (1) H.A.DAVIS: Shock and allied of failure of circulation.Grune & Stratton, Ine, New-York, 1940.(2) I H.PAGE: On certain aspects of the nature and treatment of oligemic shock.Am.Heart J, 38: 161, 1949.(3) C.J.WIGGERS: Physiology of Shock.The Commonwealth Fund, New-York, 1950.(4) E.I.EVANS: Shock and Burns.Ann.Rev.Med., 1: 287, 1950.(5) C.J.FRANCE et E.R.JENNINGS: Recent advances in the understanding and treatment of shock.Surg.Clin.North Amer.p.1135 (août) 1953.(6) H.A.FRANK: Present day concepts of shock.New.Eng.J.Med., 249: 445 et 486, 1953.(7) D.W.RICHARDS: 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Richard LESSARD, F.R.C.P.(C.), F.A.C.P., Georgzs SAULNIER, F.R.C.P.(C.) (Québec) .INTRODUCTION On sait depuis longtemps déjà que c\u2019est Phistoire clinique du malade qui est le critère le plus important pour porter le diagnostic d\u2019angine de poitrine et c\u2019est surtout depuis Keefer et Resnik qu\u2019on sait que la douleur angineuse traduit une ischémie myocardique transitoire.Cependant l\u2019interrogatoire demeure parfois insuffisant dans les cas de douleurs atypiques et même, dans les cas typiques, on hésite à poser ce diagnostic si sévère dans son pronostic, si lourd de conséquences, avec les 1.Communication au XXVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1955.restrictions que cela entraîne, si l\u2019on n\u2019a pas de preuves objectives.Grâce à l\u2019épreuve d\u2019effort, nous pouvons maintenant avoir cette preuve écrite.Les premiers tracés électrocardiographiques au cours de la crise angineuse ont été enregistrés par Bonsfield en 1918, tandis que ceux enregistrés après un effort provoqué l\u2019ont été par Feil et Siegel en 1928.On n\u2019utilisait alors que les dérivations standards: D,, D», Ds.En 1938, Puddu et Musiafia avec 1 000 cas personnels d\u2019épreuve d\u2019effort concluent à l\u2019intérêt de cette méthode dans les cas atypiques 1390 et donnent les images caractéristiques qu\u2019on peut obtenir: Dénivellement inférieur de ST, inversion des ondes T, signes qui traduisent une ischémie plus ou moins marquée du myocarde.EPREUVE DE MASTER L\u2019épreuve d\u2019effort pourra varier selon les auteurs, mais c\u2019est l\u2019épreuve des deux (2) LESSARD Er SAULNIER: L'ÉPREUVE DE MASTER alte \u201cTm >.L \u2014 FH ong s/iaf se L\u2019Union Méd.Canaaa Tome 84 \u2014 Déc.1955 malade.On arrête l\u2019exercice terminé ou si une douleur précordiale est provoquée.On fait un tracé immédiatement après, puis deux (2) minutes et enfin six (6) minutes plus tard.On fait alors la lecture des tracés que l\u2019on compare avec le tracé pris au repos.L'épreuve sera positive si l\u2019on a enregistré: 1° Un décalage inférieur du segment ST qui en i 2 = ad 53 marches ou épreuve de Master qui nous paraît la plus logique et est la plus universellement acceptée.C'est en 1935 que Master publia ses premiers résultats obtenus avec cette épreuve.Le malade monte deux marches qu\u2019il descend ensuite pour recommencer aussitôt à un rythme défini.Pour le nombre de marches, on se base sur l\u2019âge, le poids et le sexe du sera d\u2019au moins 1,5 mm dans les standards et de 2 mm dans les précordiales.2° Une image typique d\u2019infarctus.3° Un bloe de branches ou des troubles du rythme.4° Une inversion des ondes T excepté dans la dérivation Ds. L'Union Méd.Canada Tome 34 \u2014 Déc.1955 Plus la maladie est avancée, plus le tracé sera altéré et plus le retour à la normale sera long à se faire.On doit se rappeler que les dérivations V4, V5 et V6 sont les plus sensibles.INDICATIONS DE L\u2019ÉPREUVE D\u2019EFFORT Elle sera indiquée dans les cas où l\u2019examen physique de même que fluoroscopique et élec- trocardiographique au repos sont négatifs et Ya si, en plus, l\u2019histoire n\u2019a pu mettre en évidence qu\u2019une douleur atypique ou seulement suggestive.Cette épreuve pourra être également d\u2019une grande utilité, dans l\u2019armée, dans la marine, dans l'aviation, chez les policiers, les pompiers, dans certaines enquêtes médico- légales.LESSARD er SAULNIER: L'ÉPREUVE DE MASTER 1391 CONTRE-INDICATIONS Elle sera contre-indiquée dans les cas où l\u2019électrocardiogramme est anormal dans quatre (4) à six (6) dérivations, dans les cas où le cœur est augmenté de volume ou s\u2019il existe des signes de défaillance cardiaque.Dans les cas où on suspecte un infarctus.AVANTAGES Ce sont: sa grande simplicité, sa sécurité à { fifss grass 0 condition de la faire sous surveillance médicale, son uniformité pour la comparaison des résultats obtenus, sa grande flexibilité selon l\u2019âge et les réactions du patient.RÉSULTATS OBTENUS Voici maintenant les résultats obtenus chez soixante-dix (70) patients sélectionnés qui 1392 ont subi cette épreuve à notre cabinet de consultation.De ce nombre on compte soixante-cing (65) hommes et cinq (5) femmes.L'âge varie entre 29 et 71 ans chez les hommes et 42 à 61 ans chez les femmes.L'épreuve s\u2019est, révélée positive dans 34 cas, négative dans 34 autres cas, et douteuse dans 2 cas.Dans les 34 cas positifs, l\u2019histoire clinique pouvait nous orienter vers un diagnostic d\u2019insuffisance coronarienne dans 25 cas et dans les autres soit 9, cette épreuve fut une révélation, étant donné l\u2019atypicité des symptômes.Conséquemment, nous avons pu affirmer l\u2019existence d\u2019une insuffisance coronarienne et instituer une ligne LESSARD er SAULNIER: L'ÉPREUVE DE MASTER L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 thérapeutique, qui, nous osons le croire, a pu rendre service aux malades intéressés.Dans ces cas positifs nous avons obtenu: Un dénivellement inférieur du segment ST 10 fois, une inversion des ondes T 21 fois, un redressement des ondes T 3 fois.Par contre dans 34 cas, nous avons pu, : * ay \u20185 grâce à des épreuves négatives, sinon éliminer la possibilité d\u2019une insuffisance coronarienne actuelle, du moins la minimiser dans notre esprit nous souvenant qu\u2019une épreuve négative n\u2019est pas suffisante pour éliminer ce diagnostic.D'ailleurs trois de ces patients ont fait un infarctus dans les semaines ou dans les mois L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 qui ont suivi cette épreuve.Ces faits nous rappellent l\u2019enseignement de notre maître, le professeur Lenègre qui nous disait de nous méfier des gens dans la quarantaine ayant toujours joui d\u2019une excellente santé qui viendraient nous consulter pour leur cœur; ils souvent dans la première phase de la maladie coronarienne, phase qu\u2019il convenait d\u2019appeler neurotonique.| Ce conseil nous est devenu précieux avec le recul des années en pratique cardiologique.Résumé et conclusion.L\u2019épreuve de Master, épreuve de résistance cardiaque a l\u2019effort, nous a rendu de nombreux services en clientèle privée non seulement à cause de sa simplicité et de son uniformité mais aussi à cause de sa sécurité sous surveillance médicale.Dans plusieurs cas d\u2019électrocardiogrammes normaux au repos, nous avons pu obtenir, aprés cette épreuve, des tracés caractéristiques d\u2019ischémie myocardi- que traduisant une athérosclérose ou tout au moins un fléchissement coronarien.LESSARD Er SAULNIER: L'ÉPREUVE DE MASTER 1393 Nous pouvions ainsi donner une ligne thérapeutique spécifique au médecin traitant ou au malade, alors que, sans cette épreuve, nous aurions certainement, dans plusieurs cas, rassuré des malades réellement angineux.BIBLIOGRAPHIE Henri CHEVALIER et Jean LENEGRE: Angine de poitrine et épreuve d\u2019effort.Arch.des mal.du Coeur, des vaisseaux et du sang, 613, 1949.Charles K.FRIEDBERG: Diseases of the Heart.Saunders, 1949.Jean LAHAM : Etudes électrocardiographiques.Tome I.Maloine, édit., Paris, 1954.Robert L.LEVY: The electrocardiogram of anginal attacks induced by exercise.Modern Concepts of Cardio Vascular Diseases, vol.XV, no 4, (avril) 1946.Arthur M.MASTER: The two-step exercise, a test of cardiac function and coronary insufficiency.Amer.J.of the Med.Sc., 207: 435, 1944.Arthur M.MASTER: The two-step exercise, a test dial function.Am.Heart J., 495-509, 1935.Vittorio PUDDU: Activités cardiologiques internationales \u2014 1, 111-127.Expansion scientifique, 1948. QUELQUES FORMES ATYPIQUES DES RHUMATISMES INFLAMMATOIRES François FRANÇON (Aix-les-Bains), Membre Correspondant National de l\u2019Académie Nationale de Médecine, Président de la Société Nationale Française de Médecine Physique.DÉFINITION Les rhumatismes inflammatoires possèdent en commun un ensemble de caractères généraux qui spécifient leur nature si particulière.a) Des signes cliniques : les 4 ors, tumor, rubor, dolor, calor (dont la fièvre), l\u2019atteinte de l\u2019état général, la tendance extensive, ete.b) Des signes humoro-biologiques: leucocytose polynucléaire, élévation de la vitesse de sédimentation, de l\u2019indice de Vernes à la résorcine, de l'indice d\u2019haptoglobinémie, etc.c) Des signes radiographiques: décalcification diffuse ou moutonnée, encoches en coup d\u2019ongle (J.Forestier et P.Robert), pincement, terminaison par ankylose, télescopage ou secondairement ostéophytose tardive.Leur cause reste anonyme dans la très grande majorité des cas.Ils constituent un groupe immense, très disparate, dont les grands types sont bien connus: Maladie de Bouillaud, rhumatisme chronique progressif inflammatoire (R.C.P.I.de Weissenbach et Françon), spondylarthrite ankylosante.Mais, à côté d\u2019eux, il existe maintes formes aberrantes : nous mentionnerons seulement les rhumatismes infectieux à étiologie connue, gonocoques, mélitocoques, ete, qui répondent aux pseudo-rhumatismes de Bouillaud, les mono et oligoarthrites qui procéderaient souvent d\u2019une infection focale, la panarthrite engainante qui affecterait des rapports assez étroits avec la spondylarthrite ankylosante, les rhumatismes psoriasiques (pour leur part la plus importante), l\u2019hydropisie articulaire, les Syndromes de Chauffard, de Felty, de Lib- man-Sachs, de Colinet-Caplan, la Subseptis Allergica de Wissler-Fanconi, etc.Dans le présent article, nous retiendrons seulement le rhumatisme articulaire subaigu curable, le rhumatisme chronique progressif inflammatoire masculin, la Maladie de Stall la polyarthrite chronique déformante et an- kylosante de l\u2019enfance, le Syndrome oculo- urétro-synovial, celui de Sjägren.RHUMATISME ARTICULAIRE SUBAIGU CURABLE (RavAULT ET VIGNON; DE SEZE) C\u2019est une forme fréquente qui frappe de préférence les sujets masculins de 30 à 50 ans: dans leurs antécédents, on trouve assez souvent dans le passé une Maladie de Bouillaud et, dans tne anamnèse plus récente, une streptococcie, plus rarement une tuberculose folliculaire du type Poncet et Leriche.Le début s\u2019est parfois fait par une angine: plus souvent il a été insidieux.Les arthrites respectent les mains, frappent les chevilles, genoux, poignets, épaules, jamais les hanches; elles sont parfois migratrices, moins fugitives pourtant que dans la Maladie de Bouillaud: plus souvent elles sont fixes, traînantes, avec des signes locaux inflammatoires discrets.Il y a de la fébricule, de la fatigue, de l\u2019amaigrissement.On rencontre le syndrome humoro- biologique classique, mais pas de lésion radio- graphique.L'évolution se fait par poussées et s'étale sur quelques mois à deux ans: elle est d\u2019ordinaire régressive et il est rare qu\u2019elle aboutisse plus tard à un rhumatisme chronique progressif inflammatoire ou à une spondylar- thrite ankylosante.Le traitement est celui du rhumatisme chronique progressif inflammatoire.Il s\u2019agit en somme, d\u2019une famille naturelle de faits intermédiaires entre la Maladie de Bouillaud et le rhumatisme chronique pro- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 gressif inflammatoire: c\u2019est une notion particulièrement utile car elle éclaire tout un groupe d\u2019observations qui ne rentraient pas encore dans un cadre connu et dont le pronostic favorable mérite de retenir notre attention.RHUMATISME CHRONIQUE PROGRESSIF INFLAMMATOIRE MASCULIN Il a été particulièrement bien étudié dans la thèse de Jean Françon (Paris, 1953-1954).Une série de statistiques montre qu\u2019il répond sensiblement au cinquième des cas de rhumatisme chronique progressif inflammatoire.Il offre un aspect bien tranché qui l\u2019individualise très nettement.Dans la moitié des cas, il est secondaire et succède à une angine ou à un traumatisme.Il se présente d\u2019abord comme un monoarthrite qui frappe avec prédilection genou, cheville ou épaule et qui peut durer jusqu\u2019à 4 ans avant de devenir pauci-articulaire et d\u2019intéresser hanche, tendons, aponévroses.Il comporte de très longues accalmies et il n\u2019est pas rare que ses poussées soient totalement résolutives.L\u2019état général est meilleur que dans la forme féminine, l\u2019anémie est rare, la sédimentation globulaire demeure normale dans le quart des cas, les lésions radiographiques sont diserètes.Toutes les thérapeutiques classiques et modernes (hormonothérapie) donnent des résultats bien plus favorables que chez la femme: aussi le pronostic fonctionnel est-il bie.meilleur et 40 pour cent des hommes contre 27 pour cent des femmes peuvent conserver une activité normale.Il était nécessaire de mettre l\u2019accent sur cette différence de comportement des deux sexes vis-à-vis de cette redoutable affection.MALADIE DE STILL Elle a été décrite en 1897 par le pédiatre anglais George Still, décédé en 1952, et non par le médecin américain homonyme qui a fondé la doctrine ostéopathique.Elle survient avant la deuxième dentition FRANÇON : FORMES ATYPIQUES DES RHUMATISMES INF.1395 et évolue en trois périodes: début, état, stabilisation.a) Début.D\u2019ordinaire, il est sournois, progressif, rarement aigu à la manière de la Maladie de Bouillaud.Il se déclare une arthrite du genou, du coude, du poignet, en somme d\u2019une articulation qui n\u2019est ni distale, ni proximale.Parfois c\u2019est la colonne cervicale qui est la première intéressée.b) Etat.Nous sommes en présence d\u2019un véritable syndrome constitué par une polyarthrite chronique associée à une polyadéno- pathie, à une splénomégalie et à une cacherie, le tout s\u2019aggravant par poussées inflammatoires de quelques semaines ou mois.La polyarthrite est surtout fibreuse: elle n\u2019est guère douloureuse qu\u2019à l\u2019occasion des mouvements, non spontanément.Elle comporte les habituelles déviations en flexion des segments de membres.La polyadénopathie est d\u2019abord satellite des arthrites: elle se généralise ensuite et atteint quelques-uns au moins des ganglions viscéraux, médiastinaux, mésentériques, etc.Il n\u2019y a ni périadénite, ni suppuration: d\u2019a- berd molle, la consistance passe ensuite à l\u2019induration.La splénomégalie est plus tardive: elle est généralement modérée et indolore.La cachexie se remarque par la fièvre, l\u2019asthénie, l\u2019anémie.La puberté est retardée et on voit se constituer un infantilisme du type Lorain.Le psychisme demeure intact.Comme symptôme accessoire, on relève les sueurs, la pigmentation, les éruptions suivant des modes très divers, l\u2019hépatomégalie qui évolue par poussées, l\u2019albuminurie.Le syndrome humoro-biologique est celui des rhumatismes chroniques progressifs inflammatoires.Classiquement, il ne doit pas y avoir de lésion ostéo-cartilagineuse: dans la pratique, cette régle est souvent en défaut.c) Stabilisation.Il faut relever l\u2019influence favorable, généralement mais non constamment, d\u2019une maladie infectieuse intercurrente, rougeole, scarlatine, ictère: le fait était déjà consigné dans le mémoire original de Still. 1396 Le pronostic est envisagé de façons très différentes par les rhumatologues et les pédiatres: avec les thérapeutiques actuelles (or, hormonothérapie, orthopédie, chirurgie), les premiers professent que l\u2019affection s\u2019arrête et regresse; pour les seconds, elle évolue d\u2019habitude vers une terminaison mortelle par pneumopathie aiguë ou dégénérescence amy- loïde.POLYARTHRITE CHRONIQUE DÉFORMANTE ET ANKYLOSANTE INFANTILE (Drsré, M.Lamy) C\u2019est une maladie beaucoup plus rare que la précédente: elle débute généralement vers l\u2019âge de douze ans par une monoarthrite qui affecte plus volontiers le genou et qui peut traîner trois ans.Elle se généralise ensuite, sans qu\u2019il n\u2019y ait jamais ni fièvre, ni adénopathie, ni splénomégalie: elle prend rapidement des allures très sévères, déformantes, disloquantes, ankylosantes, et provoque de graves lésions ostéo-cartilagineuses.Nous ne saurions assez mettre l\u2019accent sur l\u2019existence et la gravité des complications oculaires extrêmement sournoises qui doivent obligatoirement être recherchées et traitées par un ophtalmologiste, car elles donnent initialement très peu de symptômes subjectifs et elles peuvent échapper à l'examen du médecin généraliste : irido-cyclite, opacité en bandelette de la cornée (visibles à la lampe à fente), séclusion pupillaire, cataracte secondaire.Si les rhumatologues soutiennent qu'\u2019elles sont spéciales à cette forme de rhumatisme, le Pr.Bonnet (Lyon) les à observées aussi dans la Maladie de Still.Par elles-mêmes elles appellent un traitement précoce, énergique et persévérant.Cette forme de polyarthrite résiste aux thérapeutiques: peut-être l\u2019hormonothérapie autorisera-t-elle quelques espoirs.SYNDROME OCULO-URÉTRO-SYNOVIAL NON GONOCOCCIQUE DE N.FIESSINGER-LEROY-REITER Il succède: 1° à une dysenterie bacillaire; FRANÇON : FORMES ATYPIQUES DES RHUMATISMES INF.L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 2° à une entéro-colite banale; 3° peut-être à une infection par Chlamydo- zoon oculo-génitale ou par Corps L (Peripneu- moniae Like organisms) : cette étiologie reste à démontrer d\u2019une façon péremptoire.Le syndrome a été décrit pendant la guerre 1914-1918 sur le front de la Somme, d\u2019abord par N.Fiessinger et Leroy, puis chez les Allemands par Reiter.Typiquement, il frappe un sujet masculin de 20 à 40 ans.Son origine est assez souvent vénérienne, peut-être aussi parfois intestinale.Chronologiquement, la conjonctivite et l\u2019urétrite précèdent l\u2019arthrite.La conjonctivite est bilatérale, asymétrique, de nature séro-purulente ou folliculaire.Elle guérit en 20 jours mais peut récidiver.Il est rare qu\u2019elle se complique d\u2019irido-cyclite.L\u2019urétrite est discrète, séro-purulente, sans gonocoques.Elle cède en trois semaines.L\u2019arthrite survient un peu plus tard et traîne plus longtemps.A la façon des rhumatismes infectieux, elle est d\u2019abord diffuse, puis elle se cantonne à une seule articulation qui est ordinairement le genou.Elle est d\u2019ordinaire bénigne, mais elle affecte parfois un type grave avec des lésions ostéo-cartilagi- neuses.Dans la règle, l\u2019état général est peu touché.La sédimentation globulaire est accélérée.La thérapeutique fait appel à l\u2019or, à l\u2019hormonothérapie, surtout à l\u2019auréomycine et à la terramycine.SYNDROME DE GoUGEROT-HOUWERS-SJOGREN Il choisit surtout la femme après 40 ans et il associe: 1° Un rhumatisme chronique progressif inflammatoire.Exceptionnellement, nous sommes en présence d\u2019arthralgies ou d\u2019un rhumatisme chronique progressif inflammatoire.2° Un syndrome oculaire: kérato-conjone- tivite sèche bilatérale avec suppression des larmes, clignement fréquent, blépharite avec croûtelles, conjonctivite rouge ou jaunâtre: les tests de Schirmer (au papier buvard) I et II, le test au rouge Bengale sont à utiliser L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 dans les cas frustes.Il v a parfois kératite filamenteuse ou ulcère cornéen.3° Un syndrome cutanéo-muqueux: sécheresse de la peau, des lèvres, du nez, de la bouche, du pharynx, du larynx, du vagin, du rectum.La salive est tarie, la mastication est pénible, il survient parfois une parotidite aiguë.FRANÇON : FORMES ATYPIQUES DES RHUMATISMES INF.1397 4° Un syndrome général: fièvre, amaigrissement, sénilité précoce.L\u2019affection s\u2019aggrave progressivement sans jamais poser de pronostic vital.Le traitement met en ceuvre les chimiothérapies habituelles et, pour les yeux, l\u2019occlusion des canalicules lacrymaux par électro-coagulation, les larmes artificielles, la cortisone locale.MÔLES HYDATIFORMES F.-X.DEMERS (Québec).La môle hydatiforme peut se développer partout où peut se greffer l\u2019œuf, c\u2019est-à-dire que comme l\u2019œuf, elle peut se développer accidentellement en dehors de la cavité utérine.Elle se définit: dégénérescence fibrokysti- que des villosités choriales; elle est généralement totale, mais elle peut parfois comme dans 4 de nos cas être partielle, et s\u2019accompagner d\u2019un fœtus.Dans ces cas l\u2019expulsion a été plus précoce: 11 semaines de gravidité environ, tandis que nos môles totales atteignent 16 semaines comme moyenne.Elle fut probablement une des premières tumeurs connues microscopiquement en raison de sa symptomatologie et de son expulsion spontanée entre les 2e et 5e mois de gravidité.SYMPTOMATOLOGIE 1 \u2014 Pertes sanguines variables en quantité, déclenchées sans raison surtout fréquentes entre les 3e et 5e mois.Ces hémorragies peuvent conduire la femme à une anémie qui peut mettre sa vie en danger, par nouvelles hémorragies, lors de l\u2019expulsion de la môle.2 \u2014 Ptyalisme, vomissements de type incoercible, hypertension, albuminerie avec prédominance de l\u2019un ou de l\u2019autre de ces signes d'intoxication, accompagnent souvent son développement.3 \u2014 L\u2019examen révèle un utérus mollasse trop volumineux pour l\u2019âge de la grossesse souvent flanqué de deux kystes lutéiniques de 5 à 10 em de diamètre: réponse des ovaires aux gonadotrophines molaires.4 \u2014 Une radiographie ne montre aucun point d\u2019ossification s\u2019il y a absence de fœtus.5 \u2014 L\u2019expulsion des villosités choriales kystiques est le signe pathognomonique clinique.Il nous signe le diagnostic de certitude.Mais malheureusement, cette expulsion ne se fait que tardivement, c\u2019est-à-dire que quelques jours avant l\u2019accouchement spontané de la môle c\u2019est donc le signe prémonitoire de l\u2019avortement molaire.6 \u2014 Pertes sanguines, signes d\u2019intoxication, volume exagéré de l\u2019utérus ne sont pas suffisants pour faire un diagnostic de certitude de môle, on ne peut faire qu\u2019un diagnostic de présomption, que le laboratoire peut éclairer.Grâce à l\u2019épreuve d\u2019Aschém-Zondek et ses dérivés, nous pouvons tenir avec certitude le diagnostic de cette affection.Ces données biologiques absolument capitales, ont pris le pas sur toutes les autres.La méthode consiste à titrer 1 hormone gonadotrope dans les urines.S1 le taux hormonal est de 60000 unités et davantage, le diagnostic de môle en évolution est certain.Au dessous de ces chiffres, la môle peut exister, mais ne peut pas être affirmée, il 1398 peut s\u2019agir de grossesse molaire, ayant partiellement ou totalement cessé d\u2019évoluer tout en étant retenue in utero.TRAITEMENT a) Reconstituer la formule et le volume sanguins.b) S'il y a absence de fœtus contrôlé par radiographie, on peut toujours, lorsque l\u2019état de la femme le permet, déclencher, provoquer l\u2019expulsion de la môle au moyen de laminaires.D\u2019autres préfèrent attendre l\u2019expulsion spontanée.La môle est aussi une découverte de salle d\u2019obstétrique, en raison d\u2019erreur de diagnostic, ou d\u2019arrivée d\u2019urgence de la patiente.Dans tous les cas, il est bon de s\u2019assurer de sang compatible en banque pour prévenir toute complication d\u2019hémorragie.L\u2019expulsion est suivie d'une exploration au doigt de la cavité que nous complétons d\u2019un curettage à la curette mousse.Nous utilisons généralement une des branches de la pince à faux germe de Bonnaire.Nous n\u2019avons pas vu de perforation lors du curettage, ni de péritonite au post-abortum.Notre série comprend 21 môles sur les 30 456 accouchements des 10 dernières années dans les services d\u2019obstétriques de l'Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus et de l\u2019Hôpital S.-Francois D\u2019Assise, une moyenne de 2,1 môles par an, ou d\u2019une môle toutes les 1 450 accouchements.Ce qui fait que notre pourcentage est de beaucoup plus élevé que celui des autres qui est de 1 pour 2 000 ou pour 2 500.C\u2019est que la pathologie de ces grossesses a fait diriger vers nos hôpitaux plusieurs de ces patientes qui auraient accouché à domicile sans cela.Leur âge variait entre 19 et 52 ans.Deux en étaient à leur première grossesse, 8 ont fait des grossesses ultérieures.Quatorze (14) d\u2019entre elles durent recevoir des transfusions, pour anémie grave, et 19 subirent des curettages étant suspectes de rétention partielle in utero.En plus des intoxications d\u2019évolution, des hémorragies d\u2019évolution et d\u2019expulsion, des retentions partielles, des perforations de revi- DEMERS: MOLES HYDATIFORMES L\u2019Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 sion, des péritonites du post abortum, les patientes ne peuvent être abandonnées à elle- même après l\u2019expulsion.Les travaux du Dr Hertig nous ont montré comment, il est difficile pour le pathologiste d\u2019évaluer méme au microscope, le degré de malignité de la cellule trophoblastique molaire.Aussi, nous complétons son rapport par des dosages en séries des prolans.Si les dosages biologiques sont utiles pour faire un diagnostic, ils sont indispensables pour dépister des cellules molaires qui se seraient infiltrées dans le muscle utérin en attendant une transformation maligne chorio-épithéliale.(chorio- épithéliome de Ewig) et son essainage vers le poumon surtout, les vaisseaux veineux se laissant plus facilement perforer que les lymphatiques par la cellule trophoblastique.Ces dosages sont aussi indispensables pour dépister au début, un résidu molaire disséquant choria descruems qui même bénin peut mettre la vie de la patiente en danger comme nous le montrerons dans un de nos cas.Quand faire ces courbes de gonadotrophines?Nous suggérons des dosages dès le 10e jour puis les 20e jour, 30e jour, 50e jour, 70e jour.Une courbe décroissante ne nous inquiète pas, mais si le taux remonte, après radio-pulmonaire de dépistage de métastases, la patiente subit une hystérectomie.Notre série est heureuse, nous n\u2019avons perdu aucune patiente: c\u2019est là la preuve que la tumeur de Ewig nous a épargné.Nous n\u2019avons donc pas eu à faire de chirurgie sans espoir.de radiothérapie sans enthousiasme, ni à prescrire d\u2019estrogène à haute dose, en désespoir de cause, espérant freiner temporairement la sécrétion molaire.Mais six des patientes subirent des hystérectomies.Pour celle de 52 ans, et les deux de 46 ans, qui étaient déjà mère de 13 enfants chacune, nous n\u2019avons pas cru bon d\u2019attendre les dosages biologiques et elles subirent des hystérectomies.Pour les 3 autres, deux des patientes eurent des courbes de dosage des prolans à la baisse d\u2019abord pour reprendre après un mois. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 D'ailleurs, la clinique confirmait le diagnostic de « môle disséquante » par la tuméfaction perceptible d\u2019une des cornes utérines.Comme la 6e dont nous désirons vous parler plus en détail chez ces jeunes femmes, les annexes furent laissées en place autant que possible, afin de leur éviter les troubles d\u2019une castration précoce.Observation Notre 6e hystérectomie est Mme M., âgée de 27 ans en 1946 (Dossier 58913 Hôpital Enfant-Jésus).Elle avait été abandonnée à elle-même, après trois dosages négatifs des gonodotro- phines, elle avait expulsé une môle le 29 décembre 1944.Depuis ce temps, les menstruations étaient régulières aux 28 jours, durée: 3 jours.Dernières menstruations: 18 novembre 1946.Le 23 décembre au matin, elle doit se remettre au lit, elle ressent subitement une douleur disséminée d\u2019abord à tout l\u2019abdomen mais qui, peu à peu se localise à la région sous-ombilicale.Douleur, étourdissement, lassitude très marqués au début, s\u2019estompent suffisamment après quelques heures de repos pour que Mme M.accompagne son mari à une marche sur la rue.Au retour, les mêmes troubles que le matin réapparaissent, puis s\u2019exagèrent.Elle peut à peine se tenir debout, elle a de la difficulté à marcher.L\u2019acuité sensorielle disparaît DEMERS: MOLES HYDATIFORMES 1399 petit à petit, enfin, elle perd complètement connaissance.Laparotomie Il s\u2019agit d\u2019une môle disséquante d\u2019environ 50 x 30 x 25 mm qui s\u2019est développé dans la profondeur du myomètre et qui ne présente aucune continuité avec la muqueuse utérine, mais qui a perforé, à un endroit, la surface de l\u2019isthme utérin à la face antérieure.Hystérectomisée en vitesse, transfusée sous pression, la patiente va très bien.Elle a adopté 2 enfants depuis.* * * Des éléments molaires peuvent donc rester silencieux pendant des années pour reprendre leur activité sous l\u2019influence d\u2019une cause inconnue.Notre patiente est là pour le prouver.Elle n\u2019a pu faire une nouvelle môle.Sa muqueuse utérine était intacte, elle avait été menstruée régulièrement, ses ovaires étaient normaux.En résumé, 21 môles sur 30 456 accouchements.14 môles totales, 7 partielles à évolution plus courte.L'âge de 19 à 52 ans.6 durent être hystérectomisées.3 en raison de leur âge: 52-46-46 ans.à pour môle disséquante, dont une après un silence de deux ans. ÉVOLUTION DES CONCEPTIONS SUR LA PARANOÏA Vincent MAURIELLO 1 En parcourant les traités du précis de psychiatrie qui abritent en général un chapitre consacré à la paranoïa, on est frappé par la divergence et la grande abondance des concepts, des idées au point de vue pathogénique, des différents termes et des classifications au point de vue nosographique.Nous avons tenté en présentant cette modeste étude non pas de faire le point mais de tracer la lente évolution qui a mené aux conceptions modernes sur la paranoïa.Pinel en 1809 écrivait en ces termes: « La mélancolie embrasse toutes ces anomalies partielles qui suscitées par des pseudo-concep- tions, des conceptions chimériques, se traduisent par des craintes, des défiances ou des convictions plus ou moins tenaces.Clest quelquefois une bouffissure d\u2019orgueil et l\u2019idée chimérique de posséder des richesses immenses ou un pouvoir sans bornes.» Heinroth qui reprit le terme des anciens en 1818 caractérisait la paranoïa comme un désordre de l\u2019intellect.Esquirol parle plus tard, en 1832, des monomanies qu\u2019il divise en lypémanie « passion triste et oppressive » et en monomanie proprement dite « passion excitante ou gaie ».La monomanie est intellectuelle, affective ou instinctive.« Le désordre intellectuel est concentré sur un seul objet.Les malades partent d\u2019un principe faux, dont ils suivent sans dévier les raisonnements logiques, et dont ils tirent des conséquences légitimes qui modifient leurs affections et les actes de leur volonté; hors de ce délire partiel, ils sentent, raisonnent, agissent comme tout le monde; des illusions, des hallucinations, des associations vicieuses d\u2019idées, des convictions fausses, erronées, bizarres sont la base de ce délire ».Puis vient l\u2019étude de Leuret en 1834: Cohésion anormale et fixité d\u2019idées fausses se rap- 1.Service de neuro-psychiatrie de l\u2019Hôtel-Dieu (docteur Jean Saucier, chef de service).portant aux choses psychiques ou objets de la pensée.Dans cette étude qui traite de ce que l\u2019auteur appelle les c«arrangeurs» on peut lire ce qui suit: « Souvent l\u2019arrangeur est habile: il donne avec un talent particulier une apparence de réalité à ses conceptions.Pour prouver ce qu\u2019il a dans l\u2019esprit tout lui sert: il n\u2019est ni dissuadé, ni embarrassé par aucune preuve contradictoire.Pourquoi, me dira-t-on peut- être, ne pas lui donner le nom de monomania- que?.Mais celui qui entend des voix, vous l\u2019appelez aussi monomaniaque.Les voila donc tous confondus sous la même dénomination.Au lieu de les confondre, moi je cherche à les distinguer, et je prends pour base de ma distinction le caractère essentiel de leur maladie.L\u2019arrangeur n\u2019a pas d\u2019hallucinations.; il a une idée.il en est esclave.il est identifié avec elle.L\u2019arrangeur n\u2019a pas nécessairement une idée folle; son idée, si elle n\u2019est pas vraie, est au moins spécieuse, et il l\u2019appuie sur des raisonnements\u2026 Il s\u2019explique volontiers et souvent d\u2019une manière très juste.Quelquefois il y a tant de suite et une si grande vraisemblance dans les accusations que portent certains aliénés.que l\u2019on court à chaque instant le risque d\u2019être trompé.Des faits en réalité les plus insignifiants ils tirent des conséquences qui, pour être fausses, n\u2019en ont pas moins toutes les apparences du vrai.Ils sont eux- mêmes trompés par leurs conceptions, et ils y rattachent avec beaucoup d\u2019art tout ce qui se fait autour d\u2019eux ».Les choses deviennent donc plus claires en se précisant davantage et à l\u2019encontre de la doctrine des monomanies Leuret sépare des espèces différentes, distingue les traits essentiels de la paranoïa vraie: interprétations caractéristiques, absence d\u2019hallucinations, « existence exclusive d\u2019un délire d\u2019idées ».En 1845, Griesinger employa le terme pour grouper les états de fausses croyances morbi- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 des qui survenaient après un accès de manie ou de mélancolie; il croyait en effet que l\u2019apparition d\u2019une telle croyance erronée dépendait en grande partie d\u2019un trouble de l\u2019émotivité.Ainsi, il y avait deux opinions opposées quant à la nature de la paranoïa: d\u2019une part un désordre de l\u2019intellect et d\u2019autre part un trouble de l\u2019émotivité.Baillarger et Falret en 1849-1850 insistent sur le danger de confondre les hallucinations avec les erreurs de jugement.Lasègue en 1852, décrivant le délire de persécution le distingue de la mélancolie, tous deux englobés jusqu\u2019ici dans la lypémanie.La persécution, écrit-il, « est provoquée par le besoin de donner une explication à des impressions morbides probablement communes à tous les malades et que tous rapportent à une même cause ».Plus tard, il y a scission dans le groupe du délire de persécution.Krafft-Ebing et Falret décrivent en 1878 une variété de persécuté- persécuteurs ou persécutés raisonnants, « chez lesquels les interprétations délirantes ne jouent qu\u2019un rôle tout à fait accessoire ».Vers 1890 P.Sérieux insiste sur les délires à base d\u2019interprétation.Peut-être, écrit-il, y aurait-il lieu de faire parmi les délires systématisés des hédéditaires une place spéciale à ces formes cliniques non hallucinatoires.Qu\u2019il s'agisse d\u2019idées systématisées de persécution ou d'idées ambitieuses, la chose importe peu; ces psychoses qui sont l\u2019apanage des seuls dégénérés, ont d\u2019autres éléments caractéristiques: leur marche est chronique, mais sans évolution progressive; elles reposent exclusivement sur un vaste échafaudage d\u2019illusions, et surtout, croyons-nous, d\u2019interprétations délirantes multiples qui suffisent, sans l\u2019intervention d'hallucinations, à l\u2019édification d\u2019un roman délirant, bien charpenté.Ces psychoses non hallucinatoires se montrent souvent d\u2019une façon précoce dès l'enfance et peuvent persister toute la vie durant, sans modifications.Ajoutons cependant que dans certains cas des hallucinations peuvent apparaître; ces troubles sensoriels, dont le rôle est toujours MAURIELLO: PARANOIA 1401 accessoire, ne laissent pas cependant que de rendre parfois le diagnostic incertain, jusqu\u2019a ce qu\u2019un examen plus complet ait montré, comme substratum constant et suffisant de ces psychoses, des interprétations délirantes.C\u2019est un délire de revendication plutôt qu\u2019un délire de persécution \u2014 et le délire de persé- eution à interprétations délirantes simples ».En 1902 Sérieux et Capgras en arrivent aux conclusions suivantes: « Les interprétations délirantes, qui parfois en imposent pour de véritables hallucinations, se présentent sous trois aspects cliniques distincts.1) Des interprétations épisodiques se montrant au cours de la plupart des maladies mentales.Leur rôle est effacé.2) Les interprétations délirantes peuvent, par leur prédominance plus ou moins exclusive au détriment des troubles sensoriels, constituer un syndrome commun à un certain nombre d\u2019espèces cliniques et susceptible de se présenter sous une forme aiguë (en général sans systématisation) ou sous une forme chronique (avec systématisation).3) Les interprétations délirantes constituent le symptôme prépondérant d\u2019un délire systématisé chronique présentant les signes suivants: développement très lent de délires systématisés de couleur variée \u2014 absence presque constante d\u2019hallucinations \u2014 richesse extrême des interprétations délirantes \u2014 marche très lentement progressive \u2014 absence d\u2019évolution systématique \u2014 incurabilité absolue \u2014 persistance de l\u2019intégrité des facultés intellectuelles (pas de période de démence).En Allemagne Snell en 1865 décrit la paranoïa primitive où les hallucinations jouent le rôle principal.Sander en 1868 parle de paranoïa originelle de l\u2019enfance.Krafft-Ebing distingue cinq variétés de paranoïa: paranoïa originaria, paranoïa queru- lans, paranoia inventoria, paranoia persecu- toria et paranoia combinatoria.C\u2019est Kraepelin qui en 1904 donne la classification la plus judicieuse.«Il rattache à la démence précoce et spécialement à la démence paranoïde, les formes hallucinatoires à ter- 1402 MAURIELLO minaison démentielle, même lorsque celle-ci apparaît tardivement.Il réserve le nom de paranoïa à un groupe de cas (correspondant au délire d'interprétation et au délire de revendication).«La maladie débute par une période d\u2019incubation, habituellement très longue, caractérisée par des modifications de l\u2019humeur, de la défiance, un état de malaise physique, des préoccupations hypocondriaques; le malade s\u2019isole peu à peu des siens, ébauche quelques rêves ambitieux.Puis arrivent les interprétations délirantes, qui constituent le symptôme prédominant, les idées de persécution et de grandeur.En général, les hallucinations restent rares.Les pseudo-souvenirs jouent un rôle assez important et contribuent à la création d\u2019un délire rétrospectif\u2026 L\u2019humeur reste en rapport avec les conceptions délirantes.Les idées de persécution et de grandeur.se maintiennent toujours dans le cadre du possible et du naturel.I\u2019absence de troubles primitifs de la volonté est un symptéme d\u2019une valeur toute spéciale.L'intelligence reste intacte jusqu\u2019à un Âge très avancé ».La plupart des auteurs, Tanzi en Italie en 1905, J.Moreira au Brésil en 1906 et aux Etats-Unis un grand nombre se sont ralliés aux vues de Kraepelin sur la paranoïa.Cet aperçu historique nous montre jusqu\u2019à quel point les divergences sont nombreuses dans la nosographie de cette maladie.Actuellement encore, quoique la plupart des auteurs adoptent la classification de Kraepelin, il subsiste une confusion qui n\u2019est pas entièrement dissipée.Tous les auteurs n\u2019admettent pas par exemple sept variétés à la paranoïa vraie: délire de persécution, délire de grandeur, délire de revendication, délire de jalousie, délire hypocondriaque, délire érotique et délire d\u2019au- to-punition.La divergence n\u2019en est pas moins marquée au point de vue pathogénique.Les premières conceptions émises sont de trois sortes: la première qui considère la paranoïa comme un trouble de l\u2019intellect, « création primaire du cerveau»; la deuxième qui : PARANOÏA L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 rattache le mécanisme de cette maladie à un trouble purement affectif et enfin la troisième qui réunit les deux hypothèses pour en faire un trouble à la fois intellectuel et affectif.Pour Hitzig préconisant la première conception, «c'est un état d\u2019affaiblissement psychique, consistant principalement en une pauvreté des représentations et des associations, qui empêche le sujet d\u2019opposer à une représentation de contenu absurde, des représentations antagonistes.\u2026Cette faiblesse psychique doit être attribuée à des modifications cérébrales morbides ».Schüle, tout en faisant une large place à l\u2019affaiblissement de l\u2019intellect, reconnaît que «la tension psychique intérieure joue un rôle actif.Sous l'influence de l\u2019hyperesthésie de l'attention, le moi transforme en perceptions puissantes et claires toutes sortes d\u2019idées vagues et obscures.tout finit par être interprété ».Pour Tiling, qui défend la deuxième théorie «le paranoïaque a le sentiment pénible d\u2019un danger menaçant, d\u2019un malaise dont il cherche les causes en dehors de lui (et non en lui comme le mélancolique).Il fatigue son esprit dans cette recherche incessante et soupçonneuse.Mais à qui considère le monde extérieur dans cet état de perplexité, évènements et gens apparaissent comme différents de ce qu'ils étaient jadis: le malade fait des remarques qui jusqu\u2019alors ne l\u2019avaient pas frappé; aux énigmes qu\u2019il se pose, des faits insignifiants viennent apporter des solutions.Quand il a trouvé ce fil d\u2019Ariane il est soulagé et espère; il se cramponne à cette idée avec amour et fol; c\u2019est une ancre qui lui a permis de toucher le fond.Il s\u2019habitue dès lors à l\u2019invraisemblable ».Pierre Janet assimile le délire de perséeu- tion à une manifestation du sentiment de haine.Il étudie le contenu, la forme et le mécanisme psychologique du délire de persécution.Le contenu du délire peut être, selon lui, de nature physique chez les individus moins intelligents.Le persécuté se plaindra d\u2019agres- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 sions: coups, blessures ete\u2026 Il peut être de nature sociale, cadrant avec la réalité d\u2019une façon plus ou moins plausible, à différents degrés, chez les individus plus intelligents.Un tel sujet affirmera qu\u2019on l\u2019épie, qu\u2019on colporte des mensonges sur son compte, qu\u2019il est la victime de machinations qui l\u2019empêchent de parvenir à ses fins.Il peut s\u2019y ajouter des hallucinations auxquelles le sujet croira fermement.Le contenu peut être encore de nature psychologique: vol et écho de la pensée.La forme se présente sous deux aspects: d\u2019abord la certitude absolue, la conviction indiscutable de ce que le persécuté avance, avec comme conséquence une systématisation logique.Il en découle le plus souvent un délire rétrospectif.Un autre caractère est l\u2019égocentrisme de ces malades.Pierre Janet propose le terme de délire de la haine, parce que la perséeution ne serait que la forme objective de la haine.Et la haine elle-même ne serait qu\u2019un mode de défense contre l\u2019angoisse.Il entrevoit également la persécution, donc la haine, comme une réaction de défense devant l\u2019angoisse créée par les interactions sociales, en particulier par les actions difficiles ou qui rapportent peu à l'individu.A lencontre de Pierre Janet, la doctrine organiciste de Clerambault n\u2019admet pour expliquer la pathogénie des délires que des atteintes organiques des centres nerveux.Clé- rambault désigne par le nom d\u2019automatisme mental les mécanismes idéatoires qui ne sont pas acceptés par le Moi, qui semblent artificiels ou étrangers à la personnalité.De primitif et neutre qu\u2019il est au début cet automatisme mental devient irritant pour le sujet en faisant surgir certaines évocations pénibles du passé.Ce syndrome d\u2019automatisme mental n\u2019est que la résultante des différents processus pathologiques qui peuvent irriter divers centres nerveux (troubles circulatoires, troubles de la nutrition cellulaire, toxiques efc.) MAURIELLO: PARANOIA 1403 « L\u2019automatisme mental est l\u2019indépendance plus ou moins complète des éléments d\u2019ordre psychique échappant au contrôle de la volonté».Clérambault divise l\u2019automatisme en: sensitif, moteur et idéo-verbal.Il distingue deux stades, l\u2019automatisme en premier lieu, sur lequel vient secondairement se greffer le délire.«Le délire proprement dit n\u2019est que la réaction obligatoire d\u2019un intellect raisonnant et souvent intact aux phénomènes qui sortent de son subconscient.Dans les nombreux délires de persécution présentant des hallucinations, il faut distinguer deux ordres de faits: 1) le fait primordial, qui est l\u2019automatisme mental 2) la construction intellectuelle secondaire, qui seule mérite le nom de délire de persécution.Le travail interprétatif et l\u2019agencement systématique des conceptions ne sont que des épiphénomènes; ils résultent d\u2019un travail conscient et en lui-même non morbide ou à peine morbide, sur une matière qui est imposée par l'inconscient.On peut dire qu\u2019au moment où le délire apparaît, la psychose est déjà ancienne.Le délire n\u2019est qu\u2019une superstructure ».La pathogénie de la paranoïa fit un pas sensible lorsque Freud, en 1911, tira certaines conclusions de l'étude d\u2019un cas de paranoïa.La persécution est due à une homosexualité incomplètement refoulée qui n\u2019apparaît à la conscience qu\u2019après être passée par des transformations successives.On peut circonscrire ce mécanisme dans cette formule « 1) J\u2019aime, cette personne du même sexe que moi 2) Je ne l\u2019aime pas, je la hais 3) C\u2019est elle qui me haït et qui me persécute.C\u2019est, cette troisième forme déguisée qui apparaît seule à la conscience et à laquelle on a donné le nom de projection, notion capitale pour la psychiatrie moderne.« La projection, écrit Frink, est ordinairement un mécanisme de défense.Ce que l\u2019on perçoit comme exogène, représente des tendances ou des idées qui sont pénibles à la personnalité consciente et en désaccord avec son idéal.Une répression complètement réussie 1404 exclurait totalement ces états de la sphère de la conscience.La projection représente un effort de répression qui n\u2019aboutit qu\u2019à un succès partiel.L\u2019oblitération complète des représentations pénibles ayant échoué, la répression ne parvient qu\u2019à empêcher plus ou moins complètement la reconnaissance de leur origine endo-psychique.Ces représentations sont alors perçues comme exogènes et non comme dérivant des tendances de l'individu lui- même ».Pour Bleuler, outre l\u2019affaiblissement psychique global comme pour la schizophrénie, il y a un complexe idéo-affectif prédominant auquel les événements habituels viennent s\u2019ajouter et c\u2019est ainsi que le malade fait des relations et interpréte des faits qui en réalité n\u2019ont pas de rapport entre eux.« La paranoia résulterait à la fois d\u2019une prédisposition constitutionnelle et d\u2019une série d\u2019expériences élaborées par des mécanismes freudiens ».« L\u2019examen attentif des circonstances subjectives et objectives au début de la maladie ne montra rien d\u2019autre que l\u2019apparition d\u2019erreurs analogues à celles qui peuvent se montrer normalement dans des états affectifs identiques, et une association d\u2019évènements fortuits à un complexus de pensées tenu constamment en éveil par un état affectif et un enchaînement d\u2019idées, comme il arrive à l\u2019état normal ».Kretschmer, comme Bleuler et Meyer, admet en grande partie les données de la psychanalyse.En plus de la constitution paranoïaque qui lui apparaît manifeste, il fait une place à un type hyperémotif particulier qu\u2019il nomme: les sensitifs.«Ils vivent d\u2019une vie intérieure isolée, s\u2019abstiennent jalousement d\u2019extérioriser leurs sentiments qui restent à l\u2019état de tension permanente.C\u2019est ainsi que, gardant pendant des mois et des années une impression pénible sans pouvoir l\u2019oublier ni l\u2019exprimer, ils ne cessent de la ruminer, d\u2019en avoir constamment le souvenir torturant dans la zone éclairée de MAURIELLO: PARANOÏA L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 leur conscience.Lorsque la pression psychique interne a atteint un certain degré, elle aboutit inévitablement à la projection affective.Le sensitif ne voit alors le monde extérieur qu\u2019à travers son état affectif, rapporte à lui tout ce qu\u2019il voit et tout ce qu\u2019il entend, tout ce qui arrive et se passe autour de lui».Le pronostic ici est de beaucoup plus favorable.Il convient, en terminant cet exposé de dire quelques mots de la théorie organo-dynami- ciste de Henri Ey.Paul Guiraud la résume ainsi: « La conception pathogénique des délires de H.Ey est basée sur le principe jackso- nien de l\u2019étagement des niveaux, du contrôle des niveaux inférieurs par les supérieurs.Quand on applique cette doctrine au problème des délires, on s\u2019aperçoit que par bien des points elle se juxtapose et s\u2019apparente à la doctrine de Bleuler sur la schizophrénie qui tend à expliquer les délires par une atteinte psychique globale.Or beaucoup de délires chroniques coexistent au moins pendant longtemps avec une personnalité vigoureuse où n\u2019apparaît aucun signe de dislocation.H.Ey aborde franchement ce point; la partie la plus intéressante de son œuvre, et la plus périlleuse, consiste à faire entrer la paranoïa dans son système.Le type de dissolution psychiatrique (global) la plus authentique est le sommeil qui engendre le rêve (symptôme de libération).Dans le sommeil et le rêve normal il s\u2019agit d\u2019une dissolution très brusque et très profonde.Entre l\u2019état de veille et le sommeil, on peut admettre une série de degrés intermédiaires constituant une échelle de niveaux qui nous rend explicable ce qui se passe dans les formes anormales de la vie psychique.Pour la paranoïa l\u2019essentiel de la structure négative est le déséquilibre psychique dans lequel l\u2019_épanouissement des tendances instine- tives se trouve entravé par des formes archai- ques et primitives de l\u2019affectivité.Viennent ensuite les « expériences délirantes primaires » qui émergent dans les moments où la dissolution des fonctions psychiques livre l\u2019individu L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 au rêve, à l\u2019inconscient, à la fiction.Ces périodes sont les moments féconds du délire, elles vont axer, déterminer l\u2019existence des malades et provoquer de durables cristallisations idéo- affectives ».Nous avons vu dans la première partie comment se sont éclaircies et épurées les données cliniques sur la paranoïa pour aboutir à une classification, celle de Kraepelin, acceptée par le plus grand nombre.MAURIELLO: PARANOÏA 1405 Le mécanisme de cette maladie mentale a fait un progrès immense lorsque Freud fit entrer dans la psychiatrie moderne la notion de projection, grâce à la technique psychanalytique.C\u2019est sans doute l\u2019explication la plus rationnelle et la plus satisfaisante à côté des tentatives de ses prédécesseurs ou contemporains.Il est fort probable que des recherches ultérieures viendront confirmer les vues du grand psychiatre autrichien.À PROPOS DE GROSSESSES PROLONGÉES Edmond SANSREGRET, Obstétricien à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).L\u2019incertitude d\u2019une postmaturité présente à l\u2019accouchement un problème clinique qui est loin d\u2019être résolu.Quand une patiente retarde, elle est anxieuse du poids et de la santé de son bébé; la famille et les amis s\u2019inquiètent; l\u2019obstétricien consciencieux doit faire face à de nouvelles décisions.Le taux exorbitant de mortalité infantile est suffisant pour qu\u2019on attache une importance partieu- lière à l\u2019étude des phénomènes physiologiques qui sont à la base du déclenchement du travail, et aux causes qui l\u2019entravent.On peut affirmer que la durée de la gestation est la période de temps entre la fertilisation de l\u2019œuf et la mise en marche du travail.Ce laps de temps varie avec les espèces.En général, chez les humains, on compte 270 à 280 jours.Quelles sont les causes de la prolongation du travail, ses conséquences sur la vie du fœtus, et que doit-on faire dans les circonstances ?Il y a divergence chez les auteurs français et américains quant à la durée normale de la grossesse.Cette durée peut se calculer d\u2019après trois facteurs principaux: les dernières menstruations, le coït fécondant et les températures basales.On a l\u2019habitude de fixer la date de l\u2019accouchement en comptant trois mois en arrière de la première journée des dernières menstruations et y ajoutant 7 jours.On sait que les dernières menstruations peuvent laisser une marge d\u2019erreur de 10 à 20 jours selon que la fécondation a lieu après la dernière règle ou avant celle qu\u2019on attendait; c\u2019est une méthode qui est loin d\u2019être juste.L\u2019estimation du temps à partir du coït, au début du travail, offre une perspective différente.Les résultats seraient plus justes, mais c\u2019est la source d\u2019information qui le serait moins.Quant à la durée de la grossesse basée sur l\u2019étude des températures basales, cette méthode préconisée par Stewart, de Détroit, a semblé être assez juste, mais difficile d\u2019application.Cet auteur a expérimenté d\u2019après les tests recueillis chez 135 femmes, comparées à 3,500 femmes dont l\u2019ovulation a été déterminée par la méthode des dernières menstruations.Les résultats furent les suivants: la durée de la gestation basée sur les températures basales à une moyenne de 266 à 270 jours, et la limite maximum de la grossesse, de l\u2019ovulation au travail spontané, pour cet auteur, serait de 285 jours, soit 15 jours après la date approximative de l\u2019accouchement.J.Richon, de 1406 Nancy, est un peu plus généreux et va jusqu\u2019à 300 jours ou 11 mois lunaires.On ne peut facilement et sûrement expliquer pourquoi il y a grossesse prolongée, pourquoi le fœtus à terme est retenu dans l\u2019utérus, comme on ne peut facilement trouver la cause du déclenchement du travail.On a invoqué le fait que la sécrétion de progestérone diminue vers la fin de la grossesse et comme la progestérone désensibilise la musculature utérine contre l\u2019action des ocytociques hypophysaires, la chute de la progestérone pourrait être un facteur déterminant pour le début du travail.De Watteville, de Geneve, provoquera le travail quand le taux de prégnandiol sera inférieur à 5 mg.Les rayons X dans le diagnostic de l\u2019hyper- maturation nous aident un tant soit peu, en tant qu\u2019il apporte des éléments supplémentaires aux données cliniques et hormonales: 1.par la mensuration de la longueur totale du fœtus, les différents diamètres du crâne, la longueur des fémurs; 2.par l\u2019ossification: les points importants à étudier et comparer sont: le noyau de Béclard, les noyaux huméraux supéricurs, les noyaux du carpe et du tarse.Les conséquences de la postmaturité sur le fœtus sont multiples.Le taux de mortalité est de 10 pour cent; 85% meurent in utero, et les bébés de multipares sont moins exposés que ceux des primipares.Deux changements physiologiques survenant dans l\u2019utérus semblent expliquer les faits observés chez les enfants postmaturés: 1.la macération de la peau secondaire à la disparition de la couche protectrice de vernix caseosa et 2.la dégénérescence du placenta.La peau est sèche, elle ressemble à du parchemin, elle est fripée, craquelée; l\u2019enfant, mal nourri, est long et mince.Dans un stage plus avancé, il y a anoxie et libération de méconium; le liquide amniotique, les membranes, le cordon ombilical et la peau sont de teinte verdâtre ou jaune-verdâtre.Cette fragilité infantile provient surtout de la sénescence placentaire.Passé le terme, des thromboses apparaissent, SANSREGRET: GROSSESSES PROLONGEES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 se multiplient, s\u2019étendent et entravent les échanges fœto-maternels.L\u2019hématose devient plus précaire à mesure que le throphoblaste vieillit.Bientôt, l\u2019anoxie s\u2019installe; l'enfant souffre puis meurt in utero si la partie encore fonctionnelle du placenta continue à s\u2019amenuiser.Même si le travail survient avant cette éventualité, le fœtus reste menacé; les contractions utérines, par l\u2019anoxie partielle qu\u2019elles engendrent toujours, lèseront électi- vement le postmaturé, chez qui un placenta agonisant, ne maintenait déjà qu\u2019à grand peine une oxygénation déficiente.Les conséquences maternelles dans la post- maturation sont plutôt rares.Il ne s\u2019agit pas de mortalité, mais plutôt de morbidité.La conduite à tenir dans les cas de postmaturité est relative et sujette au jugement de chaque obstétricien.Stewart, de Détroit, provoque l\u2019accouchement après 15 jours de retard ; Richon, de Nancy, attend 300 jours pour déclencher le travail; Clifford préconise la césarienne dans les cas de postmaturité vraie.Je ne crois pas qu\u2019on doive s\u2019astreindre à une technique uniforme.Or voici, en résumé, ce qu\u2019on doit retenir quand il s\u2019agit de grossesse prolongée: 1 \u2014 Différents facteurs retardent le travail: a) excès de volume du fœtus; b) la dystocie des épaules; c) les malformations fœtales; d) la syphilis; e) les anomalies du travail; f) absence d\u2019engagement de la tête; g) anomalies de rupture de la poche des eaux; h) viciations des contractions utérines; i) augmentation des interventions obstétricales.2 \u2014 Les mêmes altérations fœtales se rencontrent chez les bébés à terme comme chez les postmaturés, mais dans une proportion moindre.3 \u2014 La plupart des auteurs français préconisent le déclenchement du travail dans les cas de postmaturité vraie, tandis que parmi les auteurs américains, les uns comme Green- hill et Colkins nient l\u2019existence des grossesses prolongées, les autres comme Eastman et DeLee, sont d\u2019avis que ces grossesses sont très rares et optent pour la césarienne. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 Conclusions 1 \u2014 Avant d\u2019intervenir, il faut attendre au moins 10 à 15 jours après la date fixée pour l\u2019accouchement.2 \u2014 Quand le col est long et fermé, ce peut être un signe qu\u2019il n\u2019y a pas de grossesse prolongée.3 \u2014 L\u2019auscultation fœtale doit être faite tous les jours et on provoquera le travail au moindre signe de défaillance du cœur.4 \u2014 La césarienne est à recommander chez la primipare âgée.5\u2014 S'il y a antécédents de mort fœtale in utero ou à terme, on doit également provoquer le travail.6\u2014 S'il y a association de dystocie fœtale et de grossesse prolongée chez la primipare, la césarienne s\u2019impose.Le jour où nous serons en mesure de prévoir les dangers d\u2019anoxie que va courir le fœtus SANSREGRET: GROSSESSES PROLONGÉES 1407 conservé insolitement in utero, et le jour où nous pourrons, à l\u2019aide du laboratoire, affirmer que laisser se prolonger telle ou telle grossesse risque de tuer le fœtus, un grand pas aura été fait dans la prévention des accidents des grossesses prolongées, grevées d\u2019une si lourde mortalité fœtale.BIBLIOGRAPHIE 1.P.MULLER: A propos de grossesses prolongées.Bull.Féd.Soc.Gynec.et Obst., 6: 329, 1954.2.B.JAMAIN, R.LEGROS et C.COUPE: Les grossesses prolongées.Presse Méd., 60: 1731 (20 décembre) 1952.3.W.GEISENDORF: Grossesse prolongée et provocation de l\u2019accouchement.Bull.Féd.Soc.Gyn.et Obst, 4: 42, 1952.4.H.L.STEWART, Jr.: Duration of Pregnancy and Post-maturity.J.A.M.A, 148: 1079 (29 mars) 1952.5.M.SUREAU et C.DERIVRY : La fragilité fœtale dans les grossesses prolongées.Bull.Ass.Gynéc.et Obst, Z: 268, 1950. 1408 Bulletin de l'Association des (Médecins de Langue Francaise du Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union MDédicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 84, No 12 \u2014 Montréal, décembre 1955 RÉFLEXIONS SUR CERTAINS MÉDICAMENTS ANODINS La profession médicale et les non médicaux encore plus emploient souvent avec audace et désinvolture certaines substances médicamenteuses considérées anodines.Aussi, devons- nous déplorer parfois des accidents graves et même mortels.Dans d\u2019autres circonstances, on n\u2019observe pas de complications sérieuses, mais des inquiétudes et des désagréments pour le malade et le médecin.Nous n\u2019avons pas l\u2019intention d\u2019énumérer toutes les causes d\u2019incidents, mais désirons seulement rapporter quelques faits pour insister sur la prudence, essentielle à tous nos gestes médicaux.Grâce à cette vertu, nous pourrons parfois éviter des souffrances et des remords.Ainsi, les dérivés de la cocaïne s\u2019emploient au grand bénéfice des malades comme anesthésiques locaux, sous forme de vaporisations, badigeonnages, injections locales, etc.Nous sommes tous au courant des dangers inhérents à la médication, mais nous oublions parfois de prendre les précautions nécessaires, vue la rareté de ces accidents.Cependant, pour le malade qui décède, la mortalité est de 100 pour cent ! Il serait si simple de prévenir par l\u2019injection de morphine lors de la prépa- EDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 ration du malade et de se munir de pentothal pour combattre la crise à l\u2019occasion.Heureusement, ces décès sont rares.Par contre, trop fréquentes sont les dermites à la suite des applications locales de ces anesthésiques.Combien d\u2019autres médicaments sont aujourd'hui responsables de patholo- gles cutanées ! La pénicilline, pour ne nommer que cet antibiotique, est employée pour tous les maux avec l\u2019apparition consécutive trop fréquente d'urticaire géant et d\u2019arthrite allergique qui rendent le malade impotent pour plusieurs semaines.Si encore les complications s\u2019arrétaient là, mais on rapporte de plus en plus de phlé- bothromboses secondaires à l\u2019emploi prolongée de cette drogue.On déplore encore des glossites nombreuses dues à l'usage de formes dissoutes dans la bouche.Bien plus, la profession médicale est partiellement blâmable des ravages du staphylocoque devenu insensible aux antibiotiques à cause de leur emploi répété dans des indications douteuses.La peau souffre encore de l\u2019emploi des barbituriques.Mais, ces dermites sont, en général, peu graves et cessent avec l'arrêt de la médication.Notre expérience nous porte à croire que ces sédatifs et le pentothal sont aussi impliqués dans les syndromes porphyu- riques aigus.Bien que, plus rarement, nous rencontrons encore parfois des exemples de psychoses aux bromures surtout chez les névrosés, les alcooliques et les digestifs qui font un usage excessif de Bromo-Seltzer.Il est à noter que cette psychose peut survenir en l'absence des autres signes de bro- midisme. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 Les salicylates sont aussi responsables de lésions sérieuses, parfois fatales.Il existe, en effet, un petit nombre de malades réfractaires à cette drogue qui font des hémorragies par hypopro- thrombinémie il semble s\u2019agir d\u2019un choc anaphylactoide, car les ecchymoses peuvent apparaitre a la suite de l\u2019ingestion de cinq grains d\u2019acide acétylsalicylique.Les intoxications sont plus rares et accidentelles.Elles se rencontrent surtout chez les enfants.Cependant, même la voie cutanée peut parfois permettre une absorption très grande.Ainsi, nous avons déjà été témoin d\u2019une paralysie bulbaire avec décès à la suite d\u2019un traitement pour décapage cutané à la pommade sali- cylée.Pour le traitement des infections, les sulfamidés sont encore très utiles et populaires.Les agranulocytoses sont maintenant à peu près disparues grâce à l'amélioration des formules à notre disposition.Par contre, plusieurs articles, à la suite des travaux de Rich, mettent en garde contre la possibilité heureusement éloignée d\u2019une périarté- rite noueuse, comme conséquence de leur emploi.Même dans la prophylaxie infectieuse, il existe des complications rares mais extrêmement désagréables comme la maladie de Kaposi.Nous avons eu récemment l\u2019occasion d\u2019observer un de ces cas d'allergie au vaccin antivariolique, chez une adulte en parfaite santé par ailleurs.Un autre médicament très en vogue et dont les complications peuvent être graves est le chlorure d\u2019ammonium.ÉDITORIAL 1409 Nous avons reçu dans notre service, cette année, un lithiasique urinaire en coma acidosique dû à un traitement trop intensif et prolongé au chlorure d\u2019ammonium.Inversement, il n\u2019est pas rare de rencontrer des alcaloses sérieuses chez des ulcéreux qui se traitent par l'ingestion de doses formidables de bicarbonate de sodium.Enfin, le groupe pharmacologique servi et reservi le plus souvent avec ou sans le consentement du médecin est sans contredit les vitamines.Encore ici, l'emploi doit être judicieux et prudent.A l\u2019époque d\u2019engouement pour la vitamine D dans le traitement de l\u2019arthrite, plusieurs décès ont été déplorés, sans compter la multitude des lésions provoquées, chez les malades chanceux de ne pas en mourir, comme les cataractes, les calculs urinaires, les néphrites et les hypertensions.Ce n\u2019est pas la seule vitamine dangereuse à manipuler.En effet, nous avons été témoin de quatre décès par choc anaphylactique au chlorure de thiamine.Il est curieux de noter que dans chaque cas, il s'agissait d\u2019injections par vole veineuse.Cette complication est méconnue dans notre milieu.Ces quelques réflexions n\u2019ont pas pour but de préconiser l\u2019abandon de tous ces médicaments usuels.Ils doivent certes garder une place de choix dans notre armamentarium thérapeutique mais nous croyons qu\u2019il est important d\u2019être au courant de leurs dangers possibles pour les employer judicieusement.Jean-Marie BEAUREGARD. 1410 SOMMES-NOUS EN RETARD EN CARDIOLOGIE INFANTILE ?«Sommes-nous en retard ?» Voilà l\u2019obsession contemporaine de la médecine canadienne d\u2019expression française.Tous les membres de la profession n\u2019en sont pas affligés, allez ! La plupart, disons-le, continuent de se complaire dans une indifférence de plus en plus lourde.L'inquiétude qui harcèle plusieurs de nos âmes d\u2019élite tire évidemment sa source de sentiments et d\u2019aspirations tres nobles.De méme que la contemplation habituelle de ses succès ne peut que devenir funeste à la longue, ainsi la méditation trop prolongée de ses insuffisances et une auto-accusation trop souvent répétée peuvent mener, en sciences, à une manie dépressive qui ne saurait qu\u2019aggraver effectivement les déficiences que l\u2019on se reproche.Bien qu\u2019une large ambition demeurera toujours essentielle au progrès, la sagesse conseille justement de garder contact avec les réalités de la vie que l'enthousiasme tend à faire oublier.Dans la course scientifique de la Cardiologie infantile \u2014 comme de la Médecine dans son ensemble \u2014 vers la solution des grands problèmes, nous sommes en liste, ne l\u2019oublions pas, avec des géants tels que les Etats-Unis, et des athlètes entraînés à perfection de longue date tels que la France, la Suède, l'Allemagne.Pourquoi alors nous étonner constamment d\u2019avoir l\u2019enjambée moins longue que les uns ou le souffle plus court que les autres ?Dans cette compétition internationale, les inscrits se répartissent dans un ordre de grandeur.Les plus grands en avant.Modalité de la loi du plus fort.Ces- ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 sons de consumer nos énergies verbales et littéraires en lamentations et en pro- Jets d\u2019une ambition démesurée.Nous ne sommes, en Cardiologie Infantile, ni à la queue, ni à la tête.Nous occupons la place secondaire à laquelle nos potentialités actuelles nous permettent d'accéder.Etant là, à notre place, ne parlons plus, voulez-vous, de retard en ceci ou en cela.Apprécions plutôt le décallage qui nous sépare des meneurs.Ce décallage pourra être annihilé temporairement par telle découverte retentissante d\u2019un génie (phénomène sporadique susceptible de se produire sur les rives du Saint-Laurent tout auss! bien qu\u2019ailleurs), ou réduit graduellement par une mise à point d\u2019attitude et d'organisation.L'étiologie de la plupart des cardiopathies de l\u2019enfance permet de classer celles-ci sous deux chefs: 1) la maladie rhumatismale, 2) les malformations congénitales.Une telle division semble vouloir du coup partager la responsabilité de la cardiologie infantile entre deux disciplines déjà soupconnées par l'accolement des termes.Il est vrai que la nature de la maladie rhumatismale, ses moyens de diagnostic et sa thérapeutique générale paraissent placer cette entité morbide sous le patronage de la Pédiatrie, alors que la physio-pathologie et le site des anomalies congénitales mènent plutôt au cardiologue et au chirurgien cardio- vasculaire.Hier, des positions traditionnelles pouvaient peut-étre se défendre jalousement.Des disciplines pouvalent entrer en conflit au lit du malade.Aujourd\u2019hui, cette attitude, cette mentalité doit disparaître.Finies les luttes d\u2019école, luttes aussi malsal- nes pour un côté que pour l'autre et L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 surtout pour la victime au centre.Les progrès réalisés dans les méthodes de diagnostic et de traitement depuis une décade obligent à un groupement de forces.Toutes les disciplines doivent s'unir dans l'intérêt du patient.Ce devrait être facile puisqu'elles se com- pénètrent de plus en plus.Et c\u2019est précisément ce terrain commun où la Pédiatrie, la Cardiologie, la Radiologie, la Physiologie et la Chirurgie se rencontrent qui doit faire la force d\u2019une telle équipe scientifique.La ramure fournie d\u2019un arbre dépasse en force toute branche isolée.Redisons-le: la médecine actuelle en est une d\u2019équipe.Qu\u2019on le veuille ou non.Que l\u2019individualisme qui nous caractérise s\u2019en accommode mal ou pas.De louables efforts sont tentés, actuellement.Puis- sent-ils atteindre le succès et devenir contagieux ! Les énormes progrès mentionnés plus haut dans les méthodes de diagnostic et de traitement concernent surtout les malformations congénitales.Ces acquisitions pour être mises à profit réclament une instrumentation très élaborée, spéciale et coûteuse que seul un centre spécialisé est en mesure d'offrir efficacement.Là, où «l\u2019équipe » évolue.Nouvelle attitude et facilités matérielles nouvelles nous voilà armés adéquatement pour suivre la rapide marche du progrès.Une équipe et son centre.Ce qui nous manquait et ce que nous avons maintenant.En effet, l\u2019hôpital Sainte-Justine en a pris l\u2019heureuse Initiative, il y a plusieurs mois.Une telle organisation ne connaît guère de génération spontanée.Quoi de plus normal pour la Cardiologie In- ÉDITORIAL 1411 fantile que d\u2019avoir son foyer dans cet hôpital vers lequel se tournent les yeux lorsqu'on prononce le mot: enfants ?Les autorités n\u2019ont rien épargné pour offrir aux jeunes cardiopathes tous les avantages possibles.La préoccupation principale de cette équipe réside dans les malformations congénitales ; plus tard, espérons-le, des facilités supplémentaires permettront un travail d\u2019une efficacité analogue dans la maladie rhumatismale.Personne n\u2019ignore la durée prolongée de la thérapeutique et de la surveillance médicale nécessaires dans les cas de rhumatisme de l'enfant.Pour plusieurs patients, des conditions sociales ou familiales particulières préviennent le contrôle de leur maladie une fois sortis du milieu hospitalier.Un milieu de convalescence surveillée est nécessaire pour eux.Tous reconnaissent ce besoin.Il sera sûrement satisfait sous peu.Nous croyons que le geste de Sainte-Justine mérite d\u2019être souligné et connu.Il lui fait honneur.Il marque une étape dans l\u2019évolution de notre médecine.De belles espérances, hier téméraires, deviennent aujourd'hui permises.Vraiment, en autant que la Cardiologie Infantile est concernée, le génie de notre race devrait maintenant trouver moyen d'exprimer sa quintes- cence.Il faut se mettre à l\u2019œuvre dès maintenant, car les recherches se poursuivent ailleurs.La Science évolue si rapidement ! Il serait pénible de voir s\u2019élargir notre décallage, avec presque tout ce qu\u2019il faut en main pour le réduire.Félicitations.Meilleurs vœux.et.action ! Emilien LABELLE. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE LES AILES QUI S\u2019OUVRENT ! J.-E.SYLVESTRE, Directeur, Division de la Nutrition, Hygiène maternelle et infantile En juillet 1936, le gouvernement de la province de Québec créait la Division de la Nutrition au sein du Service Provincial d\u2019Hygiène.Cette créature est maintenant dans sa vingtième année d\u2019existence; c\u2019est pourquoi j'ai voulu profiter d\u2019une occasion aussi favorable que cette réunion d\u2019hygiénistes, pour revivre avec vous ces années écoulées et apprécier son développement et les réalisations dont elle est maintenant capable dans le dn- maine de la Santé.Contrairement à ce qu\u2019on pouvait attendre pour une Division de la Nutrition, sa croissance fut plutôt lente parce qu\u2019on ne réalisait pas en haut lieu les besoins de cet organisme nouveau.Pourtant les directeurs du Service Provincial d\u2019Hygiène, les docteurs Alphonse Lessard et Emile Nadeau, voulaient évidemment son épanouissement puisqu\u2019ils avaient voulu cet organisme, mais ils ne pouvaient pas admettre qu\u2019il fallait lui fournir des nu- tritionistes et beaucoup de nutritionistes pour enseigner les principes d'hygiène alimentaire au personnel des Unités sanitaires qui, à leur tour, les feraient connaître et pratiquer aux populations.Il faut dire, tout de même, pour être juste, que les nutritionistes étaient plutôt rares au pays et surtout parmi l\u2019élément français.Ce n\u2019est que plusieurs mois après la création de la Division de la Nutrition, qu\u2019une bachelière en Sciences domestiques, graduée du Collège MacDonald, fut adjointe à la Division comme nutritioniste.Bon nombre d\u2019entre vous, sans doute, avez connu Mlle Jeannine Champoux qui fut la première et la seule nutritioniste à la Division jusqu\u2019en 1.Communication au XXVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1955.1945, alors que Mile Claire Gauthier fit un court séjour avec nous.Je dois ajouter tout de même que durant ces neuf premières années, 7 infirmières à tour de rôle furent attachées temporairement à notre Division.Ce furent : Mesdemoiselles Fernande Potvin, Florence Saint-Louis, Louise L'Heureux, Joséphine Lapointe, Rose Rioux- Duret, Thérèse Gagnon et Suzanne Blais.Sauf Mademoiselle Saint-Louis qui, ayant suivi un entraînement spécial en nutrition, servit comme conférencière durant quelques mois, les six autres s\u2019occupèrent plutôt de compilation des données recueillies au cours d\u2019enquêtes alimentaires que nous avons faites au cours des premières années d\u2019activité.Au commencement, c\u2019est au personnel des Unités sanitaires que nous avons consacré la plus grande partie de notre temps; vinrent ensuite les maisons d\u2019éducation, les orphelinats et quelques hôpitaux.Nous n\u2019avons pas non plus délaissé complètement le grand public à qui nous avons parlé de nutrition pour démontrer à nos hygiénistes, médecins et infirmières, qu\u2019il est possible d\u2019intéresser les profanes aux problèmes des besoins du corps humain, pour mieux les convaincre de l\u2019importance d\u2019une bonne alimentation.C\u2019est seulement au cours de la deuxième décade de son existence que notre Division s\u2019est développée plus normalement; il semble qu\u2019à cette époque, elle ait passée de l\u2019enfance à l\u2019adolescence pour croître avec une rapidité encourageante.En 1946 et 1947, deux infirmières nous arrivaient doublées d\u2019un baccalauréat en Sciences domestiques, c\u2019étaient Mlle Marcèle Godbout et Mlle Cécile Pouliot.La première nous faussa compagnie à peine un an après L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 son arrivée.Mais, heureusement, nous avons pu conserver la deuxième qui est encore avec nous et que nous espérons garder encore longtemps.Depuis 1950, les adhésions furent plus rapprochées: Mesdemoiselles Colette Gosselin en 1950, Andrée Beaulieu en 1951, Raymonde Potvin en 1953, Monique Lacroix en 1954, puis, tout dernièrement, deux nouvelles recrues Mesdemoiselles Odette Fortier et Rachel Noël sont venues compléter la demi- douzaine de nutritionistes.Je dois vous dire que nous avons perdu Mlle Champoux en 1949 et Mlle Beaulieu en 1952.Notre Division compte donc maintenant six nutritionistes.C\u2019est dire que nous pourrons contribuer davantage à parfaire le programme d\u2019éducation en hygiène alimentaire dans toutes les Unités sanitaires, puisque chaque nutritioniste n\u2019aura que onze Unités sanitaires à visiter.Au lieu de prendre contact avec le personnel de chaque Unité sanitaire une semaine par deux ou trois ans, c\u2019est 2 ou 3 semaines par année que nous pourrons travailler avec chaque équipe.Les nutritionistes constituent naturellement le corps d\u2019une Division de la Nutrition, mais il était prévu dès les commencements que cet être ne resterait pas un bipède.Il devait pousser des ailes qui se déploieraient pour couvrir plus de terrain.Ces deux ailes sont enfin déployées et permettent à la Division de la Nutrition de couvrir non seulement le domaine de l\u2019hygiène alimentaire mais aussi la Diétothérapie et l\u2019Hygiène maternelle et infantile.C\u2019est en 1953 que le Ministère nous adjoignit la première diététiste en la personne de Mlle Monique Tessier ; vint ensuite Mlle Pierrette Drolet en mai 1954 et puis, quelques mois plus tard, Mlle Andrée Beaulieu qui, nutritioniste pendant près d\u2019une année, en 1951-52, nous revenait avec son diplôme de diététiste après un séjour d\u2019un an dans un hôpital des Etats-Unis.Cette prolongation des possibilités de notre Division de la Nutrition nous permet de contribuer à l\u2019enseignement de la Nutrition et SYLVESTRE: LES AILES QUI S'OUVRENT 1413 de la Diétothérapie dans les écoles d\u2019infirmières où il n\u2019y a pas de diététistes attitrées.De plus, nous aidons les hôpitaux sans diété- tistes à organiser leurs cuisines de diètes par un entraînement approprié des titulaires de ces cuisines organisées de façon plus ou moins effectives mais dont on trouve au moins l\u2019existence dans à peu près tous les hôpitaux.Enfin, notre programme d\u2019extension prévoit un système de rotation par lequel nos diété- tistes visiteraient, à périodes plus ou moins régulières, chacun des hôpitaux où leur présence sera demandée pour l\u2019élaboration des diètes spéciales recommandées par les médecins traitants et pour l\u2019éducation des malades qui devront continuer à suivre une alimentation particulière après leur retour au foyer.Depuis 1952, la Division de la Nutrition pouvait espérer mettre enfin à exécution, un programme plus élaboré en hygiène maternelle et infantile, domaine qui lui avait été confié dès les débuts de son existence.C\u2019était normal, car le plus grand facteur de santé pour la mère et l\u2019enfant, c\u2019est encore l\u2019alimentation qui joue un rôle prépondérant dans l\u2019état de nutrition de l\u2019un et de l\u2019autre.En effet, la nomination du docteur Marcèle Do- rion comme consultante médicale en hygiène maternelle et infantile rendait possible l\u2019extension de nos activités dans ce domaine par une éducation plus poussée et mieux suivie du personnel hygiéniste, médical et hospitalier en tenant compte à la fois et des mesures hygiéniques et des techniques médicales.Après des études et un entraînement sérieux dans ces domaines, le docteur Marcèle Dorion nous est revenue en juillet 1954 et déjà un programme d\u2019éducation est en pleine exécution.Nous espérons que cette contribution de notre Division de la Nutrition, devenue officiellement la Division de la Nutrition, Hygiène maternelle et infantile, contribuera à augmenter l\u2019efficacité du travail des différentes équipes dans chacune leur domaine respectif et dont le résultat devrait être une diminution de notre mortalité maternelle et infantile et 1414 de plus, surtout, le bien-être d\u2019un plus grand nombre de mères et d\u2019enfants.Nous réalisons tous avec joie que les taux de notre mortalité maternelle et infantile ont SYLVESTRE : LES AILES QUI S'OUVRENT L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 44.7.Pour la mortalité maternelle, le taux était de 5.7 par 1,000 naissances vivantes alors qu\u2019en 1953 ce taux devient légèrement plus que 1.0 par 1,000 naissances vivantes.GRAPHIQUE 1 TAUX DE MORTALITÉ MATERNELLE AU CANADA 1952 - 1953 20 un D & 2 1952 1953 > Fo pro Q g < un u = 3 3 oOo > 10 \u2014 À ts 2, a | 2 7 5 6.6.+> : ä s- mn +D oO 0 Qa on C.B.ALB.SASK, MAN.ONT, QUE.N.B.N.E.I.P.E.TN.CANADA baissé considérablement depuis quelque 30 ans et plus particulièrement au cours de la dernière décade.En 1926, la mortalité infantile était de 142.0 par 1,000 naissances vivantes, tandis qu\u2019en 1953, cette mortalité était réduite à Devons-nous en rester là et chercher uniquement à maintenir nos positions ?N'\u2019est-il pas possible de diminuer davantage la fatalité de certaines conditions prépondérantes ?Notre Division a distribué aux Unités sanitaires une étude sur la mortalité infantile et L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 SYLVESTRE: LES AILES QUI S'OUVRENT 1415 TABLFAU II DECES MATERNELS PAR CAUSE ET PERIODE D'OUVURRENCE 1952 Décès Maternels Période Total Hémorragie Toxémie Infections Autres causes d'occurrence No % No % No % No + No % | Total 155 100 37 100 44 100 18 100 56 100 È Grossesse ectopique 4 2.6 2 5.4 - - 2 |11.1 - - d Pte svortement 9 5.8 1 27) 4 |9a| 4 [22] -| - Avant l'accouchement 41 26.4.2 5.41 33 |75.0 2 |11.1} 4 7.1 Pendant accouchement [101 65.2| 32 [86.5] 7 |15.9| 10 [55.5] 52 92.9 ou après 1953 Decès Maternels Période Total Hémorragie Toxémie Infections Autres causes d'occurrence No % No % No + No % No + Total 135 100 44 100 39 100 17 100 35 100 Grossesse ectôrique 3 2.2 2 4.5 - - 1 5.91 - - Pendant ou après avortement 10 7.4 4 9.1 1 2.6 5 |29.4| - - Avant l'accouchement 44 32.6 6 13.6| 34 87.2 - - 4 11.4 Pendant ou après accouchement 78 57.7] 32 72.7 4 |10.2| 11 64.7] 31 88.6 1416 une autre sur la mortalité maternelle, toutes deux comprenant des données intéressantes, compilées par le docteur Dorion.Revoyons ensemble, si vous le voulez bien, les faits les plus notoires.TABLEAU I NAISSANCES VIVANTES ET DÉCÈS MATERNELS 1942 - 1953 Taux de morta- Naissances 9% de No.de lité maternelle vivantes naissances décès par 10,000 à l\u2019hôpital maternels naissances vivantes 1942 95,031 22.0 314 33 1943 08,744 171 315 32 1944 102,262 29.7 317 31 1945 104,283 31.7 256 25 1946 111,285 354 229 21 1947 115,553 38.7 259 22 1948 114,709 409 232 20 1949 116,828 454 233 20 1950 119,111 46.9 182 15 1951 120,930 53.0 180 15 1952 126,416 56.7 155 12 1953 128,719 60.3 135 10 La tableau I nous montre le nombre de décés et le taux de la mortalité maternelle par 10,000 naissances vivantes de 1942 à 1953.En 1942, le taux était de 33; en 1953, il est SYLVESTRE: LES AILES QUI S'OUVRENT L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 tombé à 10 (plus exactement 10,5 par 10,000 naissances vivantes).C\u2019est donc une diminution de 60.2 pour cent dans notre taux de mortalité maternelle.Nous avons raison d\u2019ê- tre fiers d\u2019un tel résultat qui est dû sans doute à l'application plus rigoureuse des principes d'hygiène et l\u2019observance plus judicieuse des techniques obstétricales.Mais en considérant la place que notre Province occupe parmi les autres provinces du Canada, nous réalisons qu\u2019il est sans doute possible de faire mieux et de baisser davantage ce taux de mortalité.En effet, le graphique 1 montre, pour 1953, un taux de 8 par 10,000 naissances vivantes pour tout le Canada; et pour Québec, il était de 10.5.Si Terre-Neuve n\u2019était pas uni au Canada, notre Province aurait le taux de mortalité maternelle le plus élevé du pays.Deux causes à elles seules sont responsables de 64 pour cent des décès maternels.Ce sont: la toxémie et les hémorragies.Le tableau II, en nous exposant les causes suivant la période d\u2019occurrence, nous prouve que les hémorragies fatales surviennent surtout au moment ou GRAPHIQUE 2 TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE AU CANADA \u2014 1952 50 50 38 C 25 À N A D A 0 A C.B.ALB.MAN, LEE.ONT, N.E.SASK.N.E.TN.Données obtenues du rapport annuel préliminaire des statistiques vitales du gouvernement du Canada. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 Taux de mortalité infantile 40.[JO 30.0 20.0 10.0 SYLVESTRE: LES AILES QUI S'OUVRENT GRAPHIQUE à MORTALITÉ INFANTILE DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC PRINCIPALES CAUSES \u2014 1953 0.0} Taux % 9.5 AUTRES CAUSES 21.2 1.2 DYSCRASIE SANGUINE 2.6 1.1 ASPHYXIE et ATELECTASIE 2.5 2.1 LESIONS OBSTETRICALES Leb 5.8 MALFORMATIONS CONGENITALES 13.0 12.1 INFECTIONS 27.0 12.9 PREMATURITE 28.9 1.00 \u2014 80 \u2014 40 20 1417 Pourcentage des décès infantiles 1418 après l\u2019accouchement, tandis que la toxémie tue la mère plutôt au cours de sa grossesse.L'alimentation de la mère semble la cause la plus fréquente des toxémies, mais elle serait aussi un facteur préventif des hémorragies.Si le médecin consulté par la femme enceinte ne doit pas se désintéresser du régime alimentaire de sa patiente, c\u2019est aux hygiénistes, médecins et infirmières, que revient surtout la responsabilité d\u2019instruire la future maman sur les besoins alimentaires de son propre corps et de son enfant; aussi ne doit-on pas se limiter à l\u2019enseignement des principes d\u2019hygiène personnelle.Ce devoir d\u2019instruire la femme enceinte sur les habitudes hygiéniques et alimentaires qu\u2019elle doit observer, l\u2019hygiéniste et le médecin traitant y sont donc tenus quoique parfois à des degrés divers de respon- TABLEAU III DÉCÈS CHEZ LES PRÉMATURÉS Causes déterminantes de la mort No.de décès Prématurité 002000000000 000000 468 Maladies mal définies .540 (Asthénie, athrepsie, cachexie, débilité congénitale, marasme) Lésions obstétricales .cvuun.280 Lésions intracrâniennes et de I\u2019épine dorsale .37 Autres lésions obstétricales .243 Asphyxie et atélectasie .194 Pneumonie du nouveau-né .72 Toxémie maternelle .ccoeo.35 Maladies hémolytiques du nouveau-né .27 Maladies hémorragiques du nouveau-né .25 Diarrhée du nouveau-né .22 Total des Prématurés décédés .1,663 sabilité.Toutefois, cette éducation de la mère constitue nécessairement un travail d\u2019équipe qui exige entente et collaboration absolues entre les deux professions responsables de la santé des gens confiés à leurs soins.Les hygiénistes d\u2019un côté, étant limités dans leurs moyens d\u2019action par le fait qu\u2019ils n\u2019ont pas le droit d'exercer la médecine active, sont tenus d\u2019user de persuasion pour convaincre la femme enceinte qu\u2019elle doit confier la surveillance de sa grossesse à un médecin praticien; ce dernier, par contre, ne doit pas dédaigner l\u2019assis- SYLVESTRE: LES AILES QUI S'OUVRENT L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 tance des hygiénistes qui ont plus d\u2019opportunité que lui de causer hygiène dans tous ses détails avec sa patiente.S'il est possible de diminuer davantage notre mortalité maternelle, nous pouvons également sauver encore un plus grand nombre d'enfants, même si nous avons réussi à baisser notre taux de mortalité infantile jusqu\u2019à 44.7 par 1,000 naissances vivantes.Bien que l\u2019on puisse invoquer nombre de circonstances atténuantes, notre Province est tout de même celle dont le taux est le plus élevé au Canada.(Voir graphique 2.) Voyons un peu quelles sont les principales causes de décès chez nous.Le graphique 3 nous montre que la prématurité et les infections sont responsables de pratiquement 56 pour cent de notre mortalité infantile.Il semble bien établi que les naissances prématurées seraient moins fréquentes (voir tableau III), si les femmes enceintes observaient mieux les principes d\u2019hygiène personnelle au cours de la grossesse et s\u2019alimentaient de façon plus rationnelle.Il en est un peu de même pour les infections fatales qui tuent un trop grand nombre de nouveau- nés.En effet, une alimentation appropriée de la mère durant la grossesse faciliterait le complet développement de l\u2019enfant qui naîtrait plus robuste et plus résistant, qualités physiques qu\u2019il conservera si on le nourrit convenablement avec des aliments sains.En effet, si la résistance de l\u2019enfant lui permet d\u2019éviter ou de combattre effectivement les infections des voies respiratoires inférieures, des aliments sains lui éviteront les infections gastro-intestinales.(Voir tableau IV).On voit par ce tableau qu\u2019en 1953 la prématurité fut en réalité la première cause de décès infantiles, bien que les statistiques ne nous signalent vraiment que 468 décès par prématurité.Ce n\u2019est qu\u2019en scrutant les certificats de décès que l\u2019on trouve 1,195 autres décès dont la cause déterminante spécifiée par le médecin est tout de même accompagnée d\u2019une déclaration de prématurité comme « autre état morbide important».Ce deuxième L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 groupe additionné au premier nous amène au nombre total de 1,663 décès survenus chez des enfants prématurés.En conséquence, le taux de mortalité par prématurité, qui est en apparence de 3.6 quand on ne considère que le nombre officiellement déclaré, devient 12.9 quand on englobe tous les prématurés qui sont morts avant l\u2019âge d\u2019un an.La prématurité est donc responsable de 28.9 pour cent de tous les décès infantiles.Voici la répartition des décès par maladies infectieuses: TABLEAU IV Décès Infections des voies respiratoires inférieures .\u2026.\u2026.\u2026.00.0ceenaa nana a een aan 0 1,004 Pneumonie .ie.544 Pneumonie du nouveau-né .179 Influenza .ccoiivvunnnn.189 Bronchite, pleurésie, abcès .92 Infections gastro-intestinales 428 Gastro-entérite .322 Diarrhée des nouveau-nés .99 Gastrite et duodénite .6 Entérocolite ulcérative .1 Maladies contagieuses .c.covvvuunnn.121 Coqueluche 00000000 48 Tuberculose méningée .20 Autres formes de tuberculose .7 Autres infections méningées .18 Rougeole et complications .16 Dysenterie bacillaire .11 Fiévre scarlatine .1 Total .ovoovveivnnin.1,553 SYLVESTRE: LES AILES QUI S'OUVRENT 1419 Après ce bref exposé des faits, il est évident qu\u2019il reste encore beaucoup à faire dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile et que les progrès seront plus difficiles parce que maintenant les problèmes de salubrité étant à peu près résolus, nous entrons dans une phase plus scientifique et par conséquent plus difficile.Nous ne pouvons gagner davantage que par l\u2019application rigoureuse des meilleures techniques d\u2019enseignement en hygiène et de médecine préventive.Voilà où nous en sommes dans presque tous les domaines de l\u2019éducation.Les plus faciles à convaincre ont été atteints, il reste surtout les moins compréhensifs et les plus distants, pour lesquels nous devrons dépenser plus d\u2019énergie et montrer plus de savoir.Tout de même, ce ne sont pas là des réalisations impossibles et nous les aurons, du moins la majorité.Ce bref exposé vous fait voir que, si notre Division fut bien lente à pousser ses ailes, elles s\u2019ouvrent maintenant très larges pour rallier toutes les bonnes volontés à la cause du bien-être de notre population québecoise, non seulement pour prolonger la vie d\u2019un plus grand nombre, mais surtout pour assurer à chacun une plus grande efficacité dans tous les domaines.Communication donnée lors de la réunion annuelle 1955 de la Société d'Hygiène et de Médecine préventive tenue à Montréal le 22 septembre 1955. SIX ANS DE BCG DANS UN COMTÉ RURAL ! Désiré-L.AUGER, Médecin hygiéniste.Le BCG par scarification peut-il à lui seul faire disparaître la tuberculose ?Je n\u2019hésite pas à répondre: oui, car c\u2019est une vaccination dont l\u2019efficacité ne saurait être mise en doute.Les rapports sur le BCG de l\u2019Institut Pasteur nous en fournissent une preuve éclatante.Au cours de la guerre en Autriche, des expériences ont été faites chez les humains: un certains nombre d\u2019enfants anormaux ont été éprouvés par injection de bacilles tuberculeux vivants après qu\u2019une partie d\u2019entre eux avait été immunisés par le BCG.Seuls ces derniers ont échappé à l\u2019éclosion des lésions tuberculeuses.Faisant état de ces essais concluants, j'ai décidé, en 1949, de généraliser son emploi; je vous parlerai donc de la vaccination au BCG chez les nouveau-nés et les écoliers: je vous exposerai la valeur des différentes épreuves pour déceler l\u2019allergie ainsi que la durée d\u2019efficacité du BCG et je terminerai en vous en donnant les résultats.Pour introduire une nouvelle activité, il faut nécessairement la coopération de la population.Cette dernière nous était acquise à cause de notre lutte antituberculeuse des années précédentes en somme, ce n\u2019était qu\u2019une variation.Nous avons été et nous sommes encore avertis des naissances, soit par les visites pré-natales des infirmières, l\u2019avis des médecins qui coopèrent très bien, les parents eux-mêmes et les statistiques bi-mensuelles.Le pourcentage de 61.9 de vaccinés en 1949 s\u2019est élevé graduellement pour atteindre depuis trois ans 93 pour cent.Il semble bien que ce 1.Communication au XXVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1955.dernier taux ne variera pas beaucoup à l\u2019avenir et pour les raisons suivantes: certaines mamans le refusent pour tous leurs nouveau-nés mais l\u2019acceptent pour les écoliers; d\u2019autres vont accoucher dans les hôpitaux environnant notre territoire; si dans quelques-uns de ces hôpitaux ont fait la vaccination au BCG, nos nouveau-nés en bénéficient et nous en remercions la direction; dans le cas contraire, les recherches commencent puisque nous n\u2019avons plus les statistiques pour nous aider, et souvent nous arrivons trop tard pour vacciner sans épreuve.Enfin, certains médecins, même des spécialistes en pédiatrie, sans y être opposés, ne jugent jamais la condition physique de l\u2019enfant favorable.La visite à chaque école requiert trois ans, car il faut compter avec la température et les chemins.S1 j'ai tenu à me rendre à chaque école, peu importe sa situation géographique, c\u2019était pour rencontrer les enfants, discuter avec eux de la vaccination, vaincre leur résistance pour les épreuves, en particulier l\u2019in- Jection intradermique, et créer une certaine immulation entre eux.Le procédé a réussi 100 pour cent.3,518 épreuves ont été faites à la première visite.527 étaient allergiques \u2014 14.9%.196 ont refusé la vaccination \u2014 5.1%.80 pour cent ont été vaccinés.À la deuxième visite, dans les mêmes écoles, il y avait 3,975 élèves.50 pour cent étaient déjà vaccinés.Les autres ont subi l\u2019épreuve: 133 étaient allergiques \u2014 3.83%.72 ont refusé la vaccination \u2014 1.8%.44.9% ont été vaccinés.L\u2019addition des nouveau-nés et des écoliers vaccinés donne 36.2% de la population totale du comté. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 Quatre genres d\u2019épreuves ont été employés pour déceler l'allergie chez les écoliers: La Percuti-réaction de Wollmer pour 1,513 élèves: 122 allergiques \u2014 8%.L\u2019injection intradermique de 0.005 mg.de tuberculine purifiée (P.P.D.) pour 1,339 élèves: 239 allergiques \u2014 17.8%.La cuti au BCG à une concentration de 20 mg.de bacilles vivants pour 983 élèves: 100 allergiques \u2014 9.8%.La cuti au BCG à une concentration de 50 mg.de bacilles tués pour 2964 élèves: 174 allergiques \u2014 5.8%.Quelle était l'intensité de l\u2019allergie?Pour la Percuti-réaction de Wollmer, 50% Pont été a 4 x.Pour la tuberculine purifiée, 65% à 1 x.Pour la Cuti au BCG 20 mg.vivants, 93% de 2 à 8 mm.Pour la Cuti au BCG 50 mg., 86% de 2 à 8 mm.En résumé: le Wollmer a donné 8% d\u2019allergiques; la tuberculine purifiée, 17.8%; la Cuti BCG 20 mg.vivants, 9.8%; la Cuti au BCG 50 mg.tués, 5.8%.Comme le pourcentage des cas allergiques a la tuberculine purifiée doublait les cas d\u2019allergie aux autres épreuves, j'ai fait, et en même temps, une cuti au BCG 20 mg.et une épreuve à la tuberculine à 30 élèves.Dans les deux cas, il y a eu 6 allergiques, mais seulement deux élèves ont présenté des réactions identiques.Deux cas ne réagissant pas ou faiblement à la tuberculine ont montré cet état hypersensibilité aux bacilles qu\u2019on appelle allergie infratuberculinique.Les deux autres cas bien allergiques à la tuberculine xx ont présenté à la cuti une réaction inférieure à 2 mm.Un doute s\u2019élevait done sur la valeur de cette épreuve et, en février 1951, la chance m\u2019était fournie de continuer mes expériences.Dans une école j'avais fait 21 Cuti au BCG 20 mg.: une tempête de neige m\u2019empêche d\u2019aller faire la lecture.Avec le consentement des élèves que je revois la semaine suivante, je décide de faire des épreuves à la tuberculine.AUGER: SIX ANS DE BCG 1421 Le premier résultat en mars donne 16 allergiques, 5 non allergiques.Le deuxiéme résultat en juin, 12 allergiques, 9 non allergiques.En décembre de la méme année, une cuti 50 mg.de bacilles tués a ces éléves: 7 allergiques, 14 non allergiques.En résumé et pour ces 21 élèves: 4 ont été non allergiques à toutes les épreuves; 5, allergiques à la tuberculine et à la Cuti; 8 ont présenté une hypersensibilité due à la première Cuti et qui décroissait à chaque épreuve; 1, allergique à la tuberculine aux deux épreuves, non allergique à la Cuti; 1, non allergique à la tuberculine en mars, allergique en juin et allergique à la Cuti; 1, allergique en mars, non allergique en juin et allergique à la Cuti; enfin 1, fortement allergique en mars, faiblement en juin et Cuti à 4 mm.Comme vous venez de le constater, c\u2019est assez embrouillé comme résultat: pour en finir, J'ai décidé, lors de ma deuxième visite aux écoliers, de faire la Cuti 50 mg.à tous les élèves.Sur les 122 allergiques au Wollmer, 13 étaient présents et allergiques à la Cuti.Des 239 allergiques à la tuberculine, il n\u2019en restait que 107: 101 ont présenté une réaction inférieure à 2 mm.et ont été vaccinés.Les six autres allergiques à la Cuti étaient, trois ans auparavant, allergiques à la tuberculine à 4 x.Puisque l\u2019épreuve à la tuberculine varie lorsque faite en même temps que la Cuti, que l\u2019allergie, qu\u2019elle montre, décroît assez rapidement pour aboutir à la négativité après 3 ans, je n\u2019hésite pas à partager l\u2019avis d\u2019Edwards, Meyer et Palmer qui contestent, au point de vue statistique, la spécificité de la tuberculine pour décider l\u2019allergie tuberculeuse.La Cuti au BCG 20 mg.de bacilles vivants est d\u2019une concentration trop faible pour en rendre la lecture facile.D'ailleurs, je ne crois pas que cette épreuve soit encore fournie par l\u2019Institut.Actuellement, c\u2019est la Cuti au BCG 50 mg.de bacilles tués qui semble la réaction idéale.Les réponses à cette épreuve sont claires, nettes, précises et sans variation, en ce sens 1422 que l\u2019allergie, montrée une première fois, le demeure pour au moins quatre ans.Si on ne peut mettre en doute l'efficacité du BCG, quelle en est la durée?Après trois ans, elle est encore de 100 pour cent: comme preuve, les 203 Cutis faites à des vaccinés.Analysons maintenant les résultats de ces six ans de BCG.Sur la mortalité tuberculeuse, aucune influence.Comme ailleurs dans le monde, je bénéficie d\u2019un taux qui a diminué annuellement pour s\u2019établir à O0 en 1954.Ceci dû à de meilleures méthodes de traitements médicaux et chirurgicaux.La morbidité n\u2019est pas plus influencée: le taux de 50 pour 100,000 de 1941 n\u2019a pas varié.L\u2019âge des cas est stationnaire: soit de 28 à 40 ans pour la majorité.Toutefois, chez les nouveau-nés, il y a disparition de la méningite tuberculeuse.Les quelques cas de réactions ganglionnaires rencontrés ne justifieraient pas l\u2019arrêt de la vaccination.Chez les écoliers, disparition des cas de tuberculose active et des cas de primo- infection; en toute justice, il faut ajouter au BCG la radiographie annuelle des membres du personnel enseignant.Nos visites aux écoles ont permis de localiser les foyers d\u2019infections tuberculeuses et, actuellement, nous savons AUGER: SIX ANS DE BCG L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 que c\u2019est dans quatre de nos paroisses qu\u2019elle est la plus active.Dès qu\u2019un malade est hospitalisé ou sous traitement, aucun nouveau cas d\u2019allergie n\u2019apparaît à l\u2019école.Le pourcentage d\u2019allergiques ayant été fait, et pour chaque école, toute augmentation conduirait a une enquéte.Dans mon comté, le taux de mortalité étant très bas, les réactions allergiques des écoliers à 5 pour cent, je crois pouvoir affirmer que la tuberculose est sous contrôle, et qu\u2019il suffit de persévérer dans cette voie pour la vaincre complètement.Il n\u2019entre pas dans mes attributions de rechercher les causes du manque d\u2019enthousiasme dans l\u2019application de cette mesure d\u2019hygiène préventive; cependant, il m\u2019est permis de dire que la vaccination au BCG telle que faite actuellement dans la province de Québec, sauf quelques exceptions, est encore bien loin d\u2019assurer une protection efficace contre la tuberculose.Les pays ravagés par la dernière guerre, et qui ont demandé l\u2019aide de l\u2019Organisation mondiale de la Santé pour vacciner leur population, nous donnent l\u2019exemple sur ce point. CORRESPONDANCE LETTRE DE SUISSE L\u2019ACCOUCHEMENT SANS DOULEURS C\u2019est avec beaucoup de méfiance que nous avons suivi le développement de l\u2019accouchement sans douleurs en URSS au cours de ces dernières années, jusqu\u2019au moment où plusieurs professeurs de gynécologie et d\u2019obstétrique des universités de Genève et Lausanne décidèrent de prendre contact avec le Dr Lamaze, de Paris.Mars la méfiance a longtemps subsisté en raison des bases politiques de propagande qui entourent l\u2019application de la méthode.Au cours d\u2019une récente séance de la Société médicale de Genève, le Prof.H.de Watteville, président de la Fédération internationale de gynécologie et d\u2019Obstétrique, a exposé ses conceptions et les résultats de ses expériences.Il a dit sa déception après avoir essayé la méthode de Read.Ensuite, le Dr Geisendorf a pris la parole pour souligner l\u2019effort réel qu\u2019il faut faire pour admettre que l\u2019accouchement puisse être indolore, alors qu\u2019on s\u2019était appliqué depuis si longtemps à combattre cette douleur, réputée physiologique, par des anesthésies de plus en plus savantes.Selon le Dr Geisendorf, de multiples facteurs psychologiques expliquent le succès de cette nouvelle méthode.Il y a tout d\u2019abord une psychologie des masses où le slogan de Paccouchement sans douleurs a une grande importance.Il y a l\u2019effet de la psychologie de groupe qui comporte une émulation entre les 6 femmes qui sont préparées simultanément.Il y a enfin la psychologie individuelle qui régit les contacts personnels entre l\u2019accoucheur, le préparateur et la future mère.L\u2019instruction des femmes enceintes qui se fait actuellement à la Maternité de Genève commence au Tème mots de la grossesse.Les leçons ne remplaçent en rien le contrôle médical toujours nécessaire.L\u2019instruction est donnée par un médecin, secondé par un préparateur psychologue, dans un langage simple, clair, aisément accessible et dont le mot « douleur » est strictement banni pour être remplacé par celui de «contraction ».L\u2019enseignement se pratique en leçons de 45 minutes à 1 heure et touche un groupe de 6 femmes réunies selon le terme probable de leur grossesse.Il s\u2019agit, pendant ces leçons, d\u2019expliquer aux parturientes le rôle physiologique de la grossesse, le rôle de la respiration et de l\u2019utilisation de certains groupements musculaires; ainsi se créent des réflexes conditionnés permettant un accouchement indolore! Les résultats acquis a la Maternité de Genève se superposent à ceux obtenus à Lausanne par le Prof.Rochat et à Fribourg, par le Dr Nordman.Sur les 18 groupes préparés à Genève depuis novembre 1954, 50 femmes ont accouché et 75% en ont retiré un très grand bénéfice.Parmi elles 25% m'ont ressenti aucune douleur, ce qui est absolument remarquable, et 50% ont présenté quelques petites douleurs, tout en déclarant que l\u2019accouchement avait été très facile.Chez les 25% classés comme peu satisfaisants, toutes les femmes ont retiré un certain bénéfice de leur préparation et il n\u2019y eut pas d\u2019échec complet.« L\u2019expulsion est, selon le Dr Geisendorf, extraordinaire à voir pour un obstétricien accoutumé à un accouchement « habituel », car le relä- chement du périnée est parfait et les femmes se soulèvent sans effort et regardent apparaître leur enfant ».A Lausanne, le gouvernement a officialisé la méthode psychoprophylactique de l\u2019accouchement.Il a en effet obtenu un crédit de 2 millions de francs suisses des autorités législatives, le 5 septembre, en vue d\u2019agrandir la maternité de l\u2019hôpital cantonal de Lausanne et la création notamment d\u2019une division spéciale pour l\u2019accouchement selon la méthode de Pavlov. 1424 Que faut-il penser de la méthode?Après un excès de méfiance, nous versons probablement dans un excès d'enthousiasme! Nous connaissons personnellement des mères de famille chez qui les premiers accouchements non préparés ont été parfaits, tandis que le dernier accouchement préparé selon cette nouvelle méthode a été particulièrement douloureux! Cela ne suffit certes pas pour condamner la méthode.Il est donc trop tôt encore pour conclure à sa valeur définitive et une ou deux années seront nécessaires avant de la diffuser dans les cliniques privées et auprès des obstétriciens isolés dans les campagnes.PREMIERS ESSAIS AVEC LA PREDNISONE Le Prof.G.Bickel, directeur de la Clinique médicale universitaire de Genéve, vient de rapporter les résultats des premiers malades traités en Suisse avec la prednisone (méta- cortandracine ou méticorténe) (Schweiz.Med.Wschr.85: 859, 1955) Il s\u2019agit de 13 malades traités durant une période variant de 8 à 140 Jours ayant reçu une dose totale comprise entre 126 et 2 415 mg.Dans la polyarthrite rhumatismale évolutive, les résultats sont nettement supérieurs à ceux constatés avec VACTH ou la cortisone: sensation de bien-être quasi immédiate, atténuation rapide et plus complète des douleurs, augmentation de la mobilité active et passive, fonte plus ou moins complète des tuméfactions périarticulaires, récupération fonctionnelle généralement remarquable.La détente ainsi obtenue s'accompagne d\u2019une transformation saisissante de l\u2019état humoral: la vitesse de sédimentation globulaire s\u2019améliore avec une rapidité surprenante: (elle est tombée, en l\u2019espace de 5 jours, de 82 et 164 mm à 4 et 9 mm en 1 et 2 heures chez une malade qui ne réagissait plus que médiocrement à l\u2019administration quotidienne de 75 à 100 mg de cortisone.) L\u2019anémie se corrige avec une promptitude non moins remarquable, faisant envisager la possibilité d\u2019une action directe du produit sur l\u2019hé- matoporése.Du point de vue de l\u2019équilibre hydroélectro- lytique, l\u2019action de la prednisone est, à doses LETTRE DE SUISSE L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 thérapeutiques équivalentes, nettement moins marquée que celle de la cortisone ou de l\u2019hydrocortisone.Si la rétention hydrique est pratiquement nulle, on Peut cependant observer, au cours des traitements intensifs et prolongés, une excrétion urinaire légèrement augmentée de potassium, phénomène qui s\u2019accompagne régulièrement d\u2019une élimination excessive d'azote, témoignage évident d\u2019une intensification du catabolisme cellulaire.C\u2019est pourquoi, il est indiqué de prescrire, à tous les sujets recevant de la prednisone à doses supérieures à 25 mg par jour, un régime quelque peu enrichi en protéines et un léger supplément de potassium.Les autres effets secondaires de la cortisone, et plus particulièrement les manifestations d'hypercorticisme, se retrouvent avec une intensité et une fréquence un peu moins grands, chez la moitié environ des malades traités par la prednisone.Il est particulièrement fréquent d\u2019observer, lorsque la dose dépasse 25 mg par jour, une tendance à l\u2019euphorie, à l\u2019excitation nerveuse et à l\u2019insomnie, plus rarement une tendance à la fatigue ou à la dépression.Malheureusement, un effet secondaire important doit être souligné: la prednisone s\u2019est montrée particulièrement agressive pour le tube digestif, déclenchant, chez le tiers environ des sujets traités, des gastralgies plus ou moins lenaces et susceptibles de prendre chez 5 à 10% des malades un caractère nettement ulcéreux.Un syndrome hémorragique peut en pareil cas se superposer au syndrome douloureux, votre même s\u2019installer brusquement et sans prodrome, se traduisant par une hématémèse ou un melaena dont l\u2019évolution peut être mortelle.A.F.Muller (Schweiz.Med.Wschr.85: 1001, 1955) a méme signalé un cas mortel & la suite de nombreuses ulcérations fraîches de l\u2019intestin grêle.Enfin, la prednisone, comme les corticoïdes précédents, voit son action antirhumatismale s'atténuer à la longue et il devient finalement nécessaire dans la plupart des cas, soit d\u2019en augmenter la posologie, ce qui ne va pas géné- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 ralement sans inconvénients, soit de se contenter d\u2019une action de moins en moins efficace.Dans l\u2019asthme bronchique, la prednisone a une action identique à celle de ACTH ou de la cortisone, mais le malade la préfère car al peut manger une mourriture normalement salée.Enfin, la néphrose lipoïdique constitue également une indication relativement intéressante.Chez une jeune femme de 25 ans, atteinte d\u2019un syndrome de néphrose lipoïdique grave, avec albuminurie de 8 à 16 g 0/00, sans hypertension artérielle et sans cylindrurie ni érythrocyturie, on a, après trois tentatives peu fructueuses de traitement à \u2019ACTH et à la cortisone, substitué la prednisone à ce dernier médicament.Une diurèse importante se déclencha.Actuellement, après 6 semaines de traitement, la malade ne reçoit plus qu\u2019une dose d\u2019entretien de 20 mg de prednisone par jour, son poids s\u2019est abaissé de 11 kg, le cholestérol est passé de 380 a 220 mg 0/0 et la pro- téinémie s\u2019est élevée de 48 à 62 g/litre, mais l\u2019albuminurie reste relativement importante.RÉMISSION COMPLÈTE DANS UN CAS DE LEUCÉMIE AVEC DES DOSES MASSIVES DE CORTISONE Le traitement actuel de la leucémie aiguë associe aux transfusions sanguines la cortisone LETTRE DE SUISSE 1425 à la dose de 200 à 300 mg et les antimitotiques, soit l\u2019aminoptérine, soit la 6-mercapto- purine.Mats, dans certains cas très graves où il existe une déglobulisation rapide et un syndrome hémorragique qui mettent les jours du malade en péril, on a essayé dernièrement d\u2019augmenter les doses de cortisone et d\u2019administrer 1 gramme (un gramme!), puis 2 g et jusqu\u2019à 5 g! de cortisone en une fois.H.Duboïis-Ferrière (Méd.et Hyg.13: 256, 1955) a eu l\u2019occasion de traiter en juin 1955 un jeune homme de 19 abs atteint de leucémie arguë avec une dose massive quotidienne de 3 grammes de cortisone pendant 8 jours de suite et le résultat fut spectaculaire: en 10 jours, il a obtenu une rémission totale, clinique, hématologique et médullaire.Il est intéressant de noter qu\u2019on wa pas observé, malgré ces fortes doses, de rétention aqueuse ni de troubles du métabolisme des électrolytes.Seule une légère bouffisure du visage est apparue.Bien qu\u2019on wait aucune explication valable du mécanisme d\u2019action de ces grosses doses de cortisone, ce traitement de choc mérite d\u2019être retenu.Dr P.RENTCHNICK. CONGRÈS LE XVII CONGRÈS DE L'ASSOCIATION MÉDICALE FRANCO-AMERICAINE C\u2019est dans la traditionnelle atmosphère de cordiale gaieté que s\u2019ouvrait le XVIIe congrès de l\u2019Association Médicale Franco-Américaine, le 19 octobre dernier à l'hôtel Kenmore de Boston.Et les officiers de l\u2019Association, sous la présidence du docteur J.-L.Leblanc, de Suncook, N.-H.recevaient à déjeûner, avant l\u2019ouverture de la séance scientifique.Nous y rencontrions aussi le vice-président, le docteur Fernand Hémond, de West Warwick, R.-I.et le dévoué secrétaire, le docteur Robert Beaudoin, de Manchester.A deux heures et quinze commençait l\u2019exposé des travaux au programme après que le président eût ouvert la séance en souhaitant la bienvenue aux congressistes Franco-Ameri- cains et à la délégation canadienne de l\u2019Association des Médecins de Langue Francaise.Le chef de cette dernière, le docteur Emile Blain, Directeur Général et Madame Blain, avaient été empéchés de se rendre à Boston en raison des dégâts causés aux routes qui relient ce port avec New York par les inondations récentes.Comme premier rapporteur, le docteur Robert Beaudoin donnait, dans un travail sur l\u2019 «anesthésie en obstétrique » ses constatations et expériences personnelles dans le service d\u2019obstétrique à l\u2019hôpital Notre-Dame-de- Lourdes de Manchester.Sur 687 cas d\u2019une période de douze mois, l\u2019anesthésie a été pratiquée personnellement chez 515 femmes, Le.dans la proportion de 75%, sans toutefois que cette présence de l\u2019anesthésiste ne fût imposée chez aucune que pour certains cas de dystocie d\u2019abord, et la pratique s\u2019est étendue par la suite.Le rapporteur donne ensuite les types d\u2019anesthésie qu\u2019il a pratiqués: la rachidienne basse qui est donnée à petite paume chez la multipare et à grande paume (col aminci) chez la primipare et qui n\u2019empêche pas le travail utérin du moment qu\u2019elle est donnée entre deux contractions.Celles-ci sont aidées par l'administration intraveineuse de 500 ce de dextrose & 5% plus 14 centicube de pitocin.Et l\u2019accoucheur pratique l\u2019extraction par le forceps.Puis l\u2019administration du cyclo-propa- ne, du pentothal sodium, du trilène ou du protoxyde d\u2019azote seuls ou associés au pento- thal.Mais ce dernier a l\u2019effet de provoquer aussi l\u2019anesthésie chez l\u2019enfant qu\u2019on doit alors plus fréquemment « ressusciter ».Tandis que cette opération ne s\u2019impose à peu près pas dans l\u2019anesthésie rachidienne basse.Les complications de cette dernière sont rares.Cependant il faut surveiller: a) la chute de la tension artérielle qui se stabilise bientôt; b) les nausées et les vomissements qui surviennent notamment dans le cas de réplétion de l\u2019estomac; c) l\u2019hypertension artérielle parfois forte, avec céphalée intense et qui est une indication d\u2019état pré-éclamptique latent; d) la céphalée post-rachidienne, elle-méme attribuable à des facteurs extrinsèques et elle est de courte durée.Les morts néo-natales ne sont pas moins nombreuses depuis une vingtaine d'années.Mais l\u2019on parviendra à les réduire avec l\u2019équipe accoucheur-anesthésiste-pédia- tre.Aux questions posées: pourcentage d\u2019application de forceps et nécessité de cette méthode, le docteur Beaudoin répond, sans donner de statistiques précises, que l\u2019accoucheur utilise le forceps pour diriger la tête du fœtus et, de ce fait, faciliter l\u2019extraction, sauf dans certains cas de dystocie où la version s\u2019impose.La méthode n\u2019a pas attiré d\u2019embarras car elle serait vite mise au rancart.Le docteur Roma Amyot ajoute que la céphalée survient après la ponction lombaire parce que la déperdition de liquide céphalo- rachidien cause l\u2019hypertension crânienne.Cet L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 état est facilement corrigé par une réhydrata- tion per os ou par voie intraveineuse d'un soluté à 5% avec addition d'alcool ou par du sérum physiologique.Le président remercie le docteur Beaudoin et invite le docteur Honoré Nadeau, professeur à l\u2019Université Laval et clinicien à l\u2019hôpital du Saint-Sacrement de Québec, à présenter sa communication.Le docteur Nadeau parle du «traitement du diabète sucré en pratique courante ».Le diabète, dit le docteur Nadeau, n\u2019est pas une maladie plus difficile à traiter qu\u2019une autre.Il faut se rappeler en deux mots que le diabétique est en déséquilibre nutritif aux dépens des hydrates de carbone, c\u2019est-à-dire qu\u2019il y a déficience du cœfficient d'utilisation des glycides par l\u2019organisme.Ce qui revient à dire que pour brûler les protéines et les graisses, il faut une certaine combustion des hydrates de carbone.Autrefois l\u2019on divisait le diabète en deux catégories: diabète avec ou sans dénutrition azotée.Aujourd\u2019hui l\u2019on parle de diabète simple que le régime seul peut corriger et le diabète grave où l\u2019on ajoute l\u2019insuline au régime dans le but d\u2019augmenter la combustion des sucres.Quand il y a hyperglycémie, le surplus du sucre passe dans les urines et l\u2019important est de tenir la glycémie aux environs de la normale.Il est essentiel d\u2019établir un bon diagnostic qui ne repose pas seulement sur la triade symptômatique connue.Il y a de nombreux cas où le diabète est diagnostiqué fortuitement, à l\u2019occasion d\u2019un examen général.Et les glycosuries n\u2019existent pas seulement dans le diabète.Elles sont transitoires comme dans l\u2019infarctus du myocarde et dans des maladies du foie.Dans le diabète, il y a glycosurie permanente qui s\u2019améliore avec le traitement.On donne un régime qui comporte, au début, 150 grammes d\u2019hydrates de carbone et l\u2019on observe le malade.Si la glycosurie persiste, alors la recherche de la glycosurie provoquée s\u2019impose.Il faut se rappeler que le diabétique n\u2019est pas un impotent.Le traitement est modifié aujourd\u2019hui par l\u2019administration d'insuline: CONGRÈS 1427 a) l'insuline ordinaire, à action rapide et de courte durée; b) l\u2019insuline-protamine-zine dont l\u2019action commence 4 à 6 heures après l\u2019injection et dure environ 12 à 24 heures; c) l\u2019insuline-globine-zinc, qui agit plus précocement que la précédente; d) l\u2019insuline N.P.H.dont l\u2019effet est immédiat et se prolonge sans interruption durant 24 heures.Cette dernière en date est la plus efficace dans un traitement bien ordonné et elle n\u2019a pas besoin d\u2019être associée aux premières.Pour conduire un bon traitement chez les malades non hospitalisés, le médecine doit les .avertir des accidents possibles au cas où il leur prendrait la fantaisie de délaisser le régime ou d\u2019arrêter l\u2019insuline.Et le régime ne doit pas être trop rigoureux, mais ne doit pas comporter non plus trop de sucreries.Chez l\u2019enfant, on donnera le régime de son âge en restreignant les pâtisseries et les friandises.Car le diabète chez le jeune est plus sérieux que chez l'adulte.Il est rare qu\u2019on n\u2019arrive pas à contrôler le diabète avec les données précises.La coopération du client est essentielle.De ce fait, l\u2019on minimisera les risques d\u2019artérite et de gangrène qu\u2019on voyait si souvent apparaître autrefois, et de coma qui demande un traitement vigoureux et suivi, et des infections intercurrentes, comme la tuberculose.Le traitement de cette affection n\u2019est plus un cauchemar de nos jours pour le médecin ni pour le patient qui peut mener une vie assez normale.Le président remercie le docteur Nadeau de son exposé didactique.Le troisième conférencier avait à traiter le sujet suivant: les progrès de la chirurgie du cœur.Le docteur Paul David, directeur de l\u2019Institut de cardiologie de Montréal, présenta un travail illustré de nombreux transparents sur les indications et résultats de la chirurgie des lésions valvulaires acquises.Cette chirurgie pratiquée par les docteurs Edouard Gagnon et Arthur Vineberg est entièrement évaluée par une équipe médicale dont les noms suivants 1428 ont été mentionnés: les docteurs Léon Lebel, Ivan Lessard, Osman Gialoreto, Yves Desro- chers, Pierre et Gilles Legault.Le conférencier débuta avec la sténose mitrale.Quel est l\u2019âge moyen de décès d\u2019un malade porteur d\u2019une sténose mitrale qui meurt sans subir d\u2019opération?55 cas, décédés à l\u2019hôpital Notre-Dame de 1945 à 1953 inclusivement montrent que cet âge est de 35 ans lorsque la sténose est serrée, c\u2019est-à-dire que la circonférence valvulaire est inférieure à 4 centimètres et demi.Les deux causes les plus fréquentes de décès sont les phénomènes em- boliques d\u2019une part (55%) et l\u2019insuffisance cardiaque d\u2019autre part (25%).L\u2019indication opératoire existe chez tout malade porteur d\u2019une sténose mitrale pure et serrée dont les symptômes conduisent à une invalidité.Dans l\u2019évaluation de cette indication, l\u2019auteur peut remarquer que la présence d\u2019un souffle systolique de la pointe est le signe le plus difficile à apprécier.Sur les 150 premiers malades opérés et porteurs d\u2019une sténose mitrale confirmée par le toucher chirurgical, 73 (48,6%) avaient un souffle systolique de pointe.Sur ces 73 malades, 19 avaient une régurgitation de sang du ventricule à l\u2019oreillette et dans deux cas seulement, l\u2019insuffisance était marquée.Vingt-sept fois une insuffisance tricus- pidienne a été tenue responsable du souffle.Dans 27 cas, l\u2019auteur avoue ne pouvoir donner aucune explication sur l\u2019origine de ce souffle systolique.Afin de mieux évaluer le risque opératoire et la condition du malade avant l\u2019opération, un tableau de coefficients est présenté qui permet de classer les malades en quatre groupes en tenant compte des symptômes, des signes cliniques, radiologiques et électrocar- diographiques.Par une évaluation minutieuse de ces signes, un diagnostic peut être posé sans être obligé de recourir à des techniques systématiques de cathétérisme ou de mesures directes de pression dans l\u2019oreillette gauche.Sur 184 malades confiés aux chirurgiens, deux seulement n\u2019avaient pas de sténose mitrale serrée, ce qui représente un pourcentage d'er- CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 reur très bas de 1,09%.Le conférencier illustre ensuite très brièvement la technique opératoire.Sur les 182 malades opérés pour sténose mitrale, 20 sont décédés des suites opératoires, soit 10,9%.89 malades dont le recul post-opératoire va de 12 à 64 mois ont été évalués.Le résultat a été jugé satisfaisant dans 24,8% selon la méthode globale.Le conférencier tout en admettant que la chirur- gle n\u2019est pas une panacée, conclut qu\u2019à l\u2019heure actuelle, la thérapeutique chirurgicale est, le moyen le plus sûr de soulager le malade et de lui prolonger la vie.Pour cette raison, toute sténose mitrale symptômatique doit être systématiquement opérée.Basée sur 9 observations, les indications d'intervention sur la sténose aortique sont décrites.On doit opérer le malade jeune (9 à 30 ans) porteur le plus souvent d\u2019une sténose calcifiée avec syndrome angineux et signes électrocardiographiques d\u2019hypertrophie cen- triculaire gauche.Lorsqu\u2019une sténose mitrale est associée à une sténose aortique, les deux lésions doivent être opérées dans une même séance chirurgicale.L\u2019auteur termine la causerie en rapportant le cas d\u2019un malade opéré avec succès pour sténose mitrale et sténose tricuspidienne par une équipe de deux chirurgiens travaillant l\u2019un après l\u2019autre sur ces deux orifices.Le président offre ses remerciements au Dr Paul David.Et après l\u2019exposé de ces travaux, eut lieu l\u2019assemblée générale de l\u2019Association Médicale Franco-Américaine qui procéda aux élections des officiers pour l\u2019année 1956.À la présidence a été élu le docteur Fernand Hémond de West Warwick, R.I.et à la vice- présidence, le docteur Gérard-M.Chartier de Danielson, Conn.Le secrétaire et le trésorier ont été réélus, ce sont respectivement les docteurs Robert Beaudoin et Robert-J.Morin.La journée médicale de Boston était conjointe, comme à l\u2019accoutumée, avec les dentistes de la Nouvelle-Angleterre.Dans la Crystal Room de l\u2019hôtel Kenmore se réunissaient, à six heures et trente, dentistes et médecins et leur épouse pour le coquetel.Et à 7 heures et L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 demie, tous prenaient place pour le traditionnel banquet, présidé par le Dr J.-L.Leblanc.À l'heure des discours, qui furent peu nombreux et brefs, le docteur Leblanc a souligné avec émotion la présence des pionniers de l\u2019Association Médicale Franco-Américaine et les a remerciés de leur constant encouragement.Il a aussi ajouté ses hommages à la déiégation de l\u2019A.M.L.F.C.Outre les conférenciers, l\u2019on notait la présence de Mesdames Honoré Nadeau et Paul David, des docteurs et mesdames Roma Amyot, de Montréal, Eugène Thibault, de Verdun, Rosaire Saint- Pierre et Marc Allen, des \"Trois-Rivières CONGRÈS 1429 et Hermile Trudel.Après la courte allocution du docteur Georges-V.Picard, président des dentistes, le docteur Trudel fut appelé à transmettre, en l\u2019absence du Directeur Général, le docteur Emile Blain, le message de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada et il termina en annonçant officiellement la tenue du XXVIe congrès à Jasper en septembre 1956, sous la présidence du docteur Louis-Philippe Mousseau d\u2019Edmonton.Et la soirée se termina gaiement sur les airs du folklore canadien et dans une danse entraînante. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES à + - RECHERCHES ET DÉCOUVERTES MÉDICALES Nouvelle thérapeutique de l\u2019épilepsie.L\u2019atropine empêche la mort dans les cas d\u2019intoxication mortelle par les insecticides, à base de phosphore.Guérison et contrôle de la lèpre.Méthode de traitement des infections des voies urinaires.Réhabilitation des cardiaques.D'après le docteur D.T.Davidson, Jr., et ses collaborateurs (1), une étude portant sur 249 jeunes malades suivis de près au cours d\u2019une période de trois ans indique que le mé- thyl-phényl-succinimide représente le médicament de choix dans le traitement d\u2019attaque de l\u2019épilepsie Bravais-jacksonienne.« Les crises du petit mal furent réduites de plus de la moitié chez 40 pour cent des malades, chez 36 pour cent dans les cas où un dione (tri- dione ou paradione) avait été employé dans la période de contrôle précédente et chez 58 pour cent dans les cas où ce médicament n\u2019avait pas été employé.» Vingt-sept pour cent des malades atteints d\u2019épilepsie généralisée eurent un nombre d\u2019attaques inférieur à la moitié de leurs crises habituelles dans les cas où ce médicament fut employé en association avec d'autres anti-convulsifs .Employé dès le début « seulement chez ceux des malades dont les attaques résistaient au traitement par les médicaments classiques et d\u2019efficacité établie », cet agent se signala par son absence de toxicité et une efficacité particulière contre le petit mal dans les cent premiers cas de l\u2019étude en question.Les résultats les moins satisfaisants furent obtenus chez les malades présentant dans leurs attaques des éléments de localisation focale.On observa une amélioration chez les malades ayant une association du petit mal et du Du Service d\u2019Informations médicales et pharmaceutiques, New-York.grand mal, dont la plupart recevaient déjà des médicaments anti-convulsifs classiques; dans les cas où «les convulsions du petit mal entraînaient une attaque de grand mal, l\u2019enrayement du premier empéchait parfois l\u2019apparition du dernier ».Les malades dont les crises ne cédaient pas au traitement par le méthyl-phényl-succini- mide seul furent habituellement soulagés par celui comportant l\u2019un des diones ou l\u2019association d'un des diones avec le méthyl-phényl- succinimide.Les cas furent répartis en deux groupes selon les tracés électro-encéphalogra- phiques; ceux du premier groupe présentaient les caractéristiques complexes pointe-onde réguliers survenant à la cadence de trois par seconde; ceux du second groupe présentaient soit deux complexes par seconde, soit des complexes irréguliers.Chez les malades atteints du petit mal, il y eut une amélioration de plus de 50 pour cent chez 46 pour cent du premier groupe et chez 33 pour cent du second groupe.Les malades présentant des convulsions montrèrent une amélioration de 44 pour cent dans le groupe des trois pointes-ondes par seconde, et de 22 pour cent dans le second groupe.La suppression des crises par le méthyl- phényl-succinimide fut obtenue sans causer de réactions secondaires graves (dyscrasie sanguine, toxicité hépatique, psychose, etc.).Quelques malades (cinq à dix pour cent) accusèrent une ou plusieurs réactions secondaires mineures telles que sédation, ataxie, irritabilité et, parmi les sujets plus jeunes, certains cas d\u2019éruption.Presque tous les signes disparurent dès que l\u2019on diminua la posologie et augmenta l\u2019intervalle de temps entre les doses.Les auteurs de ce travail poursuivent en ce moment leurs études dans le but de déterminer si les effets salutaires obtenus initialement persistent pendant des périodes prolongées. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 Les fluctuations spontanées dans la gravité et la fréquence des crises sont particulièrement communes dans l\u2019épilepsie de l\u2019enfance et les auteurs préviennent que, dans la meilleure des hypothèses, «l'évaluation de la réponse d\u2019un malade à un médicament donné ne peut être qu\u2019une supputation grosso modo des faits ».PS\u201d D\u2019après les docteurs G.Freeman et M.À.Epstein (2), le traitement précoce et énergique par l\u2019atropine maîtrise «les diverses manifestations respiratoires et nerveuses centrales » de l\u2019intoxication mortelle par les insecticides à base de phosphate, et « facilite d\u2019une manière frappante l\u2019administration d\u2019air ou d\u2019oxygène dans les cas où la respiration est inhibée ».L\u2019emploi de trois milligrammes ou plus d\u2019atropine dans les cinq heures après empoisonnement par le parathion (thiono- phosphate de diéthyl p-nitrophényl) ressuscita des victimes estimées avoir été mortellement intoxiquées.D\u2019après les auteurs, des mesures plus immédiates et intensives de ce genre sont susceptibles d\u2019être efficaces contre les effets mortels du pyrophosphate de tétra- éthyl, un insecticide plus toxique, et des gaz agissant sur le système nerveux.Tant par leurs effets biologiques que par leur structure chimique, les insecticides ressemblent aux gaz en question.La maladie primaire, l\u2019intoxication par l\u2019a- cétylcholine, est causée par une inhibition élective des cholinestérases par ces composés.L\u2019évolution de la maladie est caractérisée par des symptômes gastro-intestinaux (nausées, vomissements, crampes, etc.), suivis par une asthénie généralisée, des tressaillements musculaires, de la confusion mentale, de la dyspnée et des convulsions généralisées.La tension artérielle accuse une hausse anormale, les sécrétions des glandes salivaires, séreuses et muqueuses de la bouche et de l'appareil respiratoire sont surabondantes.«La mort survient par anoxie et par collapsus circulatoire terminal.» Après une étude portant sur 46 cas d\u2019in- MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES 1431 toxication mortelle, Freeman et Epstein rapportent que la thérapeutique la plus efficace fut réalisée dans dix cas d\u2019empoisonnement au parathion traités «sans délai et d'une manière adéquate et continue » par l\u2019atropine et l\u2019oxygène, ou par la respiration artificielle.La pathogénie fut également modifiée dans 7 autres cas où chacun de ces facteurs ne fut pas employé dans les conditions optima.Trois malades survécurent grace a l\u2019administration précoce d\u2019atropine seulement.Les trois malades restants furent sauvés par d\u2019autres méthodes.Les auteurs estiment que sur les 23 malades qui ne survécurent pas, le traitement d\u2019entretien inadéquat par l\u2019atropine fut responsable de la mort chez cinq, le traitement tardif et inadéquat chez huit, et l\u2019absence de tout traitement chez les dix restants.* * * Traitant de l\u2019emploi des composés à base de sulfone et d\u2019autres produits chimiques dans le traitement de la lèpre, le docteur K.Kanee déclare que « pour la première fois, les nouveaux médicaments ont donné à l\u2019humanité la chance de maîtriser et même d\u2019arréter l\u2019évolution de cette maladie tragique» (3).« Des considérations épidémiologiques simplifiées et la thérapeutique moderne ent révolutionné la voie d\u2019attaque de cette maladie que l\u2019on avait renoncé à traiter.» En établissant la distinction, du point de vue épidémiologique, entre les formes ouvertes et fermées de la lèpre, le docteur K.Kanee déclare que dans les pays où la maladie sévit à l\u2019état endémique, les malades atteints de lèpre tubéreuse (fermée) sont autorisés à demeurer dans la collectivité.Si leurs conditions de vie sont améliorées, leurs défenses naturelles commenceront à maîtriser la maladie.Le bacille de la lèpre ne peut pas être isolé à partir de la peau ou des muqueuses dans les cas de lèpre « fermée ».Maladie essentiellement de l\u2019enfance, la lèpre est contractée avant l\u2019âge de 15 ans et peut même l'être avant six ans dans la plupart des cas; la période d\u2019incubation peut durer de six à cinquante ans.Selon le docteur 1432 Kanee, tous les léprologues sont d\u2019avis que l\u2019affection finirait par disparaître si les enfants n\u2019y étaient pas exposés.Les composés à base de sulfone ont désormais complètement supplanté l\u2019huile de chaul- moogra dans la thérapeutique.(Les composés à base de sulfone sont des médicaments de synthèse ayant en commun le radical diami- nodiphénylsulfone, tels que, par exemple, pro- mine, diasone, sulfétrone, etc.).L\u2019isoniazide a été employée au Canada comme médicament de complément avec des résultats encourageants.Les sujets dont la maladie avait été arrêtée mais qui continuèrent à prendre un sulfone à raison d\u2019un tiers de la dose accusèrent un taux de rechutes de 4,5%.Les cas analogues ne recevant pas une telle médication d'entretien accusèrent un taux de rechutes de 45 pour cent.On observe une amélioration clinique, dès les premières semaines du traitement, la peau et les muqueuses guérissant «presque complètement » dans l\u2019espace de un à trois ans.Après cela, la numération des bacilles de la lèpre diminue, les cheveux repoussent dans les régions antérieurement affectées et, dans l\u2019espace de un à cing ans, le malade est bacté- riologiquement négatif.Dans les régions du globe où la lèpre est peu commune, le docteur Kanee pense que le diagnostic « peut facilement être posé si l\u2019on demeure toujours en garde contre cette rare maladie ».Même en l\u2019absence du bacille de la lèpre, le tableau clinique et l\u2019interrogatoire du malade \u2014 associés aux données histologiques et à l\u2019épreuve à l\u2019histamine \u2014 sont suffisants pour établir le diagnostic dans la lèpre «fermée ».Dans la forme «ouverte» de la maladie, des procédés de laboratoire relativement simples peuvent confirmer les données cliniques lorsque le bacille de la lèpre est présent.* * * S'appuyant sur une étude portant sur 358 malades accusant des « symptômes nets » d\u2019infection urinaire, les docteurs J.P.Sanford et H.M.Balch déclarent que le fait de mécon- MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 naître et négliger de traiter un obstacle à l'écoulement des urines dans les infections des voies urinaires entraîne en fin de compte l\u2019échec de la thérapeutique antibactérienne spécifique (4).Les auteurs soulignent la nécessité d\u2019une thérapeutique médicamenteuse comportant des doses adéquates et poursuivie pendant des périodes de temps suffisantes, une fois que l'infection bactérienne spécifique a été établie.Les faibles doses ne sont utiles que dans la prophylaxie ou dans les infections vésicales localisées.Selon ces médecins, les cultures d\u2019urine furent pratiquées principalement chez les malades atteints d\u2019infections chroniques récurrentes et accusant de ce fait une forte proportion de souches résistantes.La thérapeutique médicamenteuse doit par conséquent être sélectionnée de manière fort circonspecte.Les auteurs constatèrent que les antibiotiques appartenant au groupe des tétracyclines étaient efficaces contre «la plupart des bacilles Gram-négatifs communément isolés », à l\u2019exception du Ps.aeruginosa et des espèces de Proteus.Toutefois, la tétracycline agit d\u2019une manière synergique avec la Polymyxine B et telle association est du « plus haut intérêt» dans le traitement des infections à Ps.aeruginosa.Les auteurs rapportent que la tétracycline \u2014 par exemple, Polycycline, Pan- mycin, Steclin \u2014 semble être le moins toxique des antibiotiques.D\u2019après les auteurs, les bacilles Gram-négatifs sont résistants à la pénicilline, sauf peut-être dans les cas où la posologie est très forte ou lorsque la pénicilline est employée en association avec d\u2019autres agents.La streptomycine ne devrait être employée que dans la tuberculose ou dans les cas spécifiques avec bactéries extrêmement sensibles car, dans ces infections rebelles, la résistance bactérienne survient aisément.Quant au chloramphénicol, les auteurs déclarent que bien qu\u2019étant efficace contre un plus grand nombre de souches d\u2019A.aerogenes et d\u2019espèces de Proteus que les tétracyclines, il comporte le L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 danger d\u2019une dyscrasie sanguine dans les séries de traitement répétées ou prolongées.Les sulfamides demeurent utiles dans les infections urinaires causées par les bacilles tels que I'E.coli, sauf en présence d\u2019une septicémie marquée et, pour tous ces médicaments, les auteurs insistent sur la nécessité de maintenir une excrétion d\u2019urine adéquate.Avec des concentrations sanguines excédant de cinq à dix fois la quantité d\u2019antibiotique requise pour inhiber la croissance du germe in vitro, une amélioration clinique devrait être observée dans l\u2019espace de plusieurs jours.Les auteurs insistent sur le fait que la persistance des signes cliniques ou de laboratoire exige une nouvelle évaluation des facteurs bactériologiques, accompagnée des études uro- logiques appropriées.% * * A base d\u2019une étude portant sur 200 de leurs propres malades et d\u2019un examen de la littérature médicale, les docteurs J.G.Kaufman et M.C.Becker (5) rapportent que 75 pour cent des malades porteurs d\u2019infarctus du myocarde sont réambauchables pour tout genre de travail.Ils déclarent « que le travail courant ne doit pas être considéré comme responsable d\u2019un incident relevant de l\u2019évolution naturelle de la maladie ».Bien qu\u2019un effort important et inaccoutumé puisse entraîner un infarctus aigu du myocarde dans un faible pourcentage de cas, la maladie coronarienne précoce et fatale semble plus apte à se déclarer chez les travailleurs sédentaires que chez ceux dont le travail comporte une certaine activité physique.Les auteurs estiment que la réhabilitation doit se baser sur les prémisses logiques que l\u2019effort ordinaire auquel le malade est habitué ne représente ni un facteur étiologique ni un facteur aggravant dans l\u2019évolution de la maladie.Après le shock initial et la réalisation de son invalidité, le malade doit se déprendre de «l\u2019attrait des soins hospitaliers » et affronter son retour à une existence indépendante et à la concurrence vitale.L'importance des MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES 1433 facteurs émotionnels, tels que l\u2019anxiété et les mécanismes d\u2019hystérie latente aboutissant à une invalidité chronique, est soulignée par les auteurs qui mettent eh garde contre une limitation trop stricte de l\u2019activité.Marcher et monter les escaliers par petites étapes, les rapports sexuels et la reprise du travail peuvent ordinairement être autorisés dans l\u2019espace de deux mois après sortie de l\u2019hôpital.Ils écrivent: « La capacité de travail est essentiellement la capacité fonctionnelle considérée par rapport à un travail donné, et elle représente la confirmation du pouvoir du malade à entreprendre un tel travail.L'homme atteint d\u2019une névrose cardiaque grave surajoutée à une lésion minime est aussi improductif que le malade cloué au lit par suite d\u2019une insuffisance cardiaque.» Le réembau- chage est plus souvent un problème en raison de l\u2019âge qu\u2019en raison de la maladie.L'orientation professionnelle est rarement avantageuse, sauf chez les plus jeunes malades doués d\u2019un potentiel intellectuel et émotionnel.Dans la réhabilitation des travailleurs âgés non spécialisés et des sujets affligés d\u2019une invalidité cardiaque grave ou prolongée, l\u2019atelier d\u2019entraînement surveillé est souvent utile.Trente pour cent des cardiaques invalides placés dans un de ces ateliers trouvèrent un emploi dans l\u2019industrie après moins d\u2019un an d'apprentissage.BIBLIOGRAPHIE 1.D.T.DAVIDSON, Jr.et coll.: Methylphenyl- succinimide (Milontin) in Epilepsy.The New Eng.Journal of Medicine, 253: 173 (4 août) 1955.2.G.FREEMAN et M.A.EPSTEIN: Therapeutic Factors in Survival After Lethal Cholinesterase Inhibition by Phosphorous Insecticides.The New Eng.Journal of Medicine, 253: 271 (18 août) 1955.3.B.KANEE: Leprosy.The Can.Med.Assoc.J., 73: 284 (15 août) 1955.4.J.P.SANFORD et H.BALCH : Management of Urinary Tract Infections.Clinical Medicine, 2: 797 (août) 1955.5.J.G.KAUFMAN et M.C.BECKER: Rehabilitation of the Patient with Myocardial Infarction.Geriatrics, 10: 355 (août) 1955. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications biblic graphiques qui accompagnent les analyses, afin ae les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus» : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE SPITZBARTH.\u2014 Etudes cliniques sur la production des souffles systoliques fonctionnels.(Klinische Studien zur Entstehung der akzidentellen systolischen Geräusche.) \"Arch.Kreislaufforschg.\u201d, 22: 1 (mars) 1955.L\u2019auteur entreprend une étude clinique et expérimentale très détaillée chez 112 personnes de 14-56 ans dont l\u2019intégrité du système cardiovasculaire a été prouvée rigoureusement par des méthodes cliniques, radiographiques et électrocardiographiques.Sur ce matériel, il a décelé par l\u2019auseulta- tion et la phonocardiographie la présence de souffles fonctionnels (S.F.) à une fréquence de 67%.Très rares en bas de l\u2019âge de 3 ans, leur fréquence croît avec l\u2019âge pour atteindre son maximum à la puberté et pour diminuer considérablement au delà de 35 ans.Le sexe, la constitution somatique, la configuration du thorax ne favorise point la production des S.F.Leur localisation principale est l\u2019extrémité sternale du 3e espace à gauche, secondairement le 2e espace à gauche et plus rarement l\u2019apex et le foyer aortique.A l\u2019auseultation ils ont un caractère protosystolique-decres- cendo ne dépassant pas le 2e tiers de la systole.Leur tonalité varie sur toute la gamme des souffles cardiaques.Les S.F.s\u2019observent chez des individus parfaitement sains, chez des personnes avec une labilité neuro-végétative, chez les Basedo- wiens, les anémiques et dans les états fébriles.Pour investiguer les conditions de la production des S.F.l\u2019auteur pratique des mesures 2e ee minutieuses de tous les facteurs hémodynamiques chez le groupe des sujets à des bruits «purs» et chez le groupe des porteurs des S.F.Ces mesures comparatives ont démontré que les facteurs contribuants à la génèse des S.F.sont les suivants: 1) Le débit cardiaque augmenté (valeur moyenne 65,9 ce dans le groupe des bruits purs, 75,9 ce chez les porteurs des S.F.) ; 2) la diminution de la résistance vaseu- laire périphérique se traduisant par une tension artérielle (T.A.) diastolique plus basse (en moyenne 80,4 mm Hg chez le premier groupe, 70,9 mm Hg dans la seconde; 3) le racourcissement du temps de l\u2019évacuation ventriculaire.Les autres facteurs hémodynamiques tels que la T.À.diastolique, la viscosité sanguine, l\u2019élasticité vasculaire, ete, jouent un rôle pa- thogénique insignifiant.Il est évident que l\u2019effort physique, la fièvre, l\u2019anémie, la thyréotoxicose, l\u2019éréthisme cardiaque réalisent des S.F.par la variation des facteurs hémodynamiques importants dans le sens décrit ci-dessus.L'association d\u2019un débit cardiaque augmenté avec une diminution des résistances vasculaires périphériques et une évacuation ventriculaire rapide aboutit à une chasse plus accélérée de l\u2019ondée sanguine à travers l\u2019orifice valvulaire au niveau duquel le canal vaseu- laire présente un changement normal de son calibre.Si la vitesse de l\u2019onde sanguine atteint la valeur de 80-105 cm/sec des tourbillons rapides se forment à ce niveau produisant des S.F.La prédilection de ces souffles pour le foyer pulmonaire s\u2019explique par la vitesse sanguine accrue à cet orifice, étant donné que pour le même débit de deux ventricules, la résistance périphérique à la circulation pulmonaire est le 1/6 de celle de la grande circulation.De même, la répartition de la fréquence des S.F. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 aux différents âges, coïncide avec le grand débit cardiaque et la périphérie vasculaire dilatée de l\u2019âge de la puberté.L'auteur apporte ensuite des preuves expérimentales sur l\u2019importance des facteurs hémodynamiques déterminant la production des souffles.En variant la valeur de ces facteurs sous l'influence des divers médicaments il réussit à modifier les caractères des S.F.ou à les reproduire expérimentalement.Ainsi par les substances médicamenteuses suivantes, il a pu faire apparaître des S.F.chez des sujets à bruits purs ou augmenter l\u2019intensité des S.F.pré-existants: a) l\u2019adrénaline à la faible dose de 1-2mgm s.c.provoquant une augmentation du débit ventriculaire, élévation de la T.A.systolique et baisse de la T.A.diastolique avec tachycardie; b) la régitine à la dose de 30-40 mgm s.c.produisant une baisse de la T.A.systolique et diastolique.Au contraire par l\u2019action des médicaments ci-dessous il a réussi à affaiblir l\u2019intensité des S.F.pré-existants jusqu\u2019à leur pleine disparition: a) l\u2019hypophysine à la dose de 6-9 V.Uns.c.provoquant par son effet vaso-constricteur une augmentation de la T.A.systolique et diastolique; b) la noradrénaline (Levophed) à la dose de 1-1,25 mgm s.c.produisant une augmentation des résistances périphériques à la suite du même effet vaso-constricteur; ce) l\u2019hydergine, mélange des alcaloïdes hydratés de l\u2019ergot de seigle, baisse à la dose de 0,6-0,7 mgm.la T.A.systolique et augmente la T.A.diastolique; d) l\u2019évipan sodium à la dose de 0,7-1,0 gm I.V.réalise en même temps que la narcose, une diminution de la T.A.systolique avec élévation de la diastolique.Ainsi le S.F.disparaît par augmentation des résistances périphériques; e) le pentomid dérivé du methonium produit à la dose de 40-100 mgm LV.une chute de la T.A.systolique et en même temps une forte diminution du débit ventriculaire à laquelle est due la disparition du S.F.En conclusion, l\u2019auteur prouve par des mesures des facteurs hémodynamiques et par ANALYSES 1435 l\u2019influence des substances médicamenteuses que la production des S.F.dépend principalement du débit ventriculaire et des résistances vasculaires périphériques.Etant donné que les caractères auscultatoires et phonocardio- graphiques sont souvent incapables de différencier le caractère organique ou fonctionnel d\u2019un souffle, la connaissance de ces facteurs génériques et de leurs variations par des actions pharmacodynamiques peut contribuer au diagnostic différentiel.A.DODIS.K.WACHHOLDED, E.KUHNE.\u2014 La formule sanguine blanche normale et ses variations sous l'influence des contraintes psychiques prolongées et des émotions fortes mais de courte durée.Klin.Wschr.\u201d, 23- 24: 571 (15 juin) 1955.Les auteurs ont constaté que les chiffres de la formule sanguine différentielle données par Ehrlich et Naegeli à la fin du siècle passé et au début du précédent, ne correspondent pas souvent aux valeurs observées sur un grand groupe de sujets sains.En 1948, chez 164 étudiants de la ville de Rostock en Allemagne orientale, ils ont trouvé un chiffre moyen des lymphocytes à 35% et des neutrophiles segm.à 50,5%.À ce moment, ils ont attribué cette différence à des conditions alimentaires défectueuses.Mais en 1951 au même endroit malgré l\u2019amélioration de ces conditions, les chiffres ci-dessus ont très peu varié.Ils ont done conclu que le seul facteur qui pourrait intéresser la totalité de la population devait être le climat psychique.Pour investiguer ce facteur ils ont répéter cette étude statistique par des méthodes techniques rigoureuses, en 1954 chez 116 étudiants sains de la ville de Bonn dont les conditions politiques n\u2019étaient point anormales.La formule différentielle se rapprochait des valeurs classiques avec 28,75% des lymphocytes et 61,1% de neutrophiles segmentés.Quelques semaines avant les examens universitaires, la formule différentielle chez 71 étudiants de Bonn a dévié vers celle du groupe 1436 de Rostock avec 33,25% de lymphocytes et 53,5% de neutrophiles segmentés.De méme des sujets sains fortement préoccupés par des problèmes financiers et familiaux ont montré une impressionnante lymphocytose et une neutropénie.Des chiffres extrêmes ont été observés par d\u2019autres auteurs dans un camp de prisonniers de guerre.Il semble donc qu\u2019une tension psychologique continuelle est le facteur déterminant de ces variations.Il est intéressant qu\u2019une émotion, forte et récente, influence la formule dans un autre sens.On observe alors une leucocytose avec neutrophilie absolue et relative et une lymphopénie relative.Ainsi chez les mêmes étudiants de Bonn, à la veille de l\u2019examen en physiologie le nombre total des leucocytes monta en moyenne de 1000 cellules avec 24,75% de lymphocytes et 65,55% de neutrophiles.La conclusion de cette étude statistique est que le facteur psychique influence considérablement la formule sanguine en agissant probablement par voie hormonale et dans un sens différent selon une tension psychique prolongée une émotion forte mais de courte durée.Cette incrimination du facteur psychique devrait être prise en considération après exclusion de toute possibilité d\u2019infection (surtout virale hépatite, grippe, ete.) dans le passé immédiat du malade ou même en période d\u2019incubation.A.DODIS.CHIRURGIE Andrew ALICCE, Sullins G.SULLIVAN et William ASHWORTH.\u2014 L'infarctus seg- mentaire spontané de l'épiploon.(Spontaneous Idiopathic Segmental Infarction .of the Omentum.) \u201cAnn.of Surg.\u2018\u2019, 142: 316 (août) 1955.A date seulement 33 cas de cette maladie aussi appelée épiploïte aiguë hémorragique ou thrombose épiploïque primaire ont été rapportés.Elle est le plus souvent confondue avec l\u2019appendicite aiguë aucun cas n\u2019ayant été diagnostiqué pré-opératoirement.Souvent même la maladie passe inaperçue, car le segment ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 d\u2019épiploon atteint peut demeurer dans l\u2019abdomen sans causer de complications.Le seul symptôme commun à tous les cas est la douleur qui est plutôt constante que sous forme de colique, parfois localisée, souvent diffuse pendant plusieurs heures et dont le site est déterminé par celui de l\u2019infarctus.Une douleur qui disparaît au repos est suggestive.Nausée, vomissements et rigidité sont variables.La fièvre est très légère et la formule blanche peut ou non être élevée.D\u2019après certains auteurs, l\u2019hyperesthésie cutanée serait plus marquée que dans les autres affections abdominales.La théorie de Pines et Rabinovitch quant à l\u2019étiologie semble la plus probable.Ils croient qu\u2019un léger traumatisme (suscité par un effort, de la toux, un éternuement) peut causer une rupture veineuse et une hémorragie dans les heures post-prandiales, alors que l\u2019engorgement veineux des parties déclives de l\u2019épiploon est à son maximum.La maladie est trois fois plus fréquente chez les hommes et l\u2019auteur en rapporte cinq cas.L\u2019excision du segment thrombosé est, la thérapeutique de choix.Lise FORTIER.OBSTETRIQUE et GYNECOLOGIE A.ALTCHEK, J.A.GAINES et E.SILTZ- BACH.\u2014 La sarcoïdose utérine.(Sarcoid- osis of the Uterus.) \"Am.J.of Obst.and Gynec.\u201d, 70: 540 (septembre) 1955.La sarcoidose est une maladie chronique, généralisée, d\u2019étiologie inconnue, s\u2019attaquant surtout aux ganglions lymphatiques, aux poumons, aux yeux, à la peau.Toutefois, elle peut se disséminer à d\u2019autres organes dont le sein.Il est peu commun de trouver la sarcoïdose localisée dans l\u2019utérus et dans ce cas elle est parfois mise à jour par un curettage.Les auteurs rapporte le cas d\u2019une noire de 39 ans qui fut hystérectomisée pour fibro-myomes et rectocéle et dont I'utérus a l\u2019examen histologique révéla des lésions de sarcoïdose dans l\u2019endomètre et le myomètre.Seul fait significatif L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 dans l\u2019histoire et l\u2019examen de la patiente, elle avait eu, cinq ans auparavant, une épisode de toux sèche et des radiographies pulmonaires avaient démontré des ombres hilaires qui re- gressèrent spontanément.La recherche du bacille de Koch dans les crachats et le mantoux à 1:100 s\u2019étaient avérés négatifs.Histopathologiquement, la sarcoïdose se caractérise par des tubercules formés de grandes cellules épithélioïdes, de lymphocytes et de rares cellules géantes sans caséation.Ces lésions apparaissent intermittemment, en groupes, restent temporairement stationnaires puis guérissent par hyalinisation et fibrose.Les symptômes sont vagues ou absents: malaises, fièvre légère, hépatosplénomégalie, adénopathie, troubles visuels, lésions cutanées siégeant aux frontières muco-cutanées du nez ANALYSES 1437 et de la bouche.Les radiographies pulmonaires peuvent montrer des ombres hilaires ou pulmonaires et la sédimentation est en général élevée.Le test intra-cutané de Nicker- son-Kveim est positif dans 86% des cas.Le pronostic est en général bon.À date, 6 cas de sarcoïdose utérine ont été rapportés dont 3 gynécologiquement asymp- tomatique.La sarcoïdose ne semble pas influencer la fertilité la grossesse et l\u2019accouchement et vice-versa.La lésion n\u2019a pas été trouvée dans les trompes.Le diagnostic différentiel doit être fait entre la sarcoïdose et la tuberculose, le granulome à corps étranger, la coccicioimycose, et le lym- phogranulome inguinal.On n\u2019a jamais rapporté de cas d\u2019histoplasmose du tractus génital de la femme.Lise FORTIER. SOCIÉTÉS \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 19 avril 1955 Tenue à l'Hôtel-Dieu de Montréal Présidence conjointe des docteurs Paul Dumas et Roland Dussault Sous le titre général des « Actualités thérapeutiques en rhumatologie », l\u2019équipe qu\u2019avait formée le docteur Roland Dussault pour cette occasion s\u2019est empressée de répondre aux diverses questions que lui a posé l\u2019auditoire réuni dans le grand amphithéâtre de l\u2019Hôtel- Dieu.Le tout s\u2019est déroulé sous forme de forum, lequel était composé des docteurs Roland Dussault, animateur, Roger Demers, De- Guise Vaillancourt, J.Durivage, J.-A.Blais, J.-M.Beauregard.Avant le début de ce forum, il y eut une introduction de la part du docteur Dussault, après quoi le docteur Roger Demers nous présenta la classification des maladies rhumatismales, celle acceptée par la «New York Rhumatism Association ».Le docteur DeGuise Vaillancourt suivit ce bref exposé de la classification en nous parlant brièvement des médicaments nouveaux employés dans le traitement de ces maladies rhumatismales.Au cours de ce forum proprement dit, les rapporteurs discutèrent succinctement de la prophylaxie de la fièvre rhumatismale, du traitement du stade aigu et chronique de l\u2019arthrite rhumatoïde et de la phase aiguë de la goutte.Après une période de questions posées par l\u2019auditoire, auxquelles les conférenciers se sont empressés de répondre, la séance fut levée à minuit moins le quart, n\u2019ayant pas d\u2019avis de motion, ni de motion, ni d\u2019affaires nouvelles.Journées Médicales tenues les 3, 4 et 5 mai 1955, Sous la présidence du Dr Paul Dumas PREMIÈRE JOURNÉE \u2014 MARDI, LE 3 MAI 1955 Au début de cette journée d\u2019ouverture de nos Journées Médicales, le docteur Dumas fit part de l\u2019élection, comme membre honoraire, du docteur J.-L.Prud\u2019homme, président en 1942.Furent élus membres titulaires: Mlle Ghislaine Gilbert, MM.Paul-A.Boileau, Paul Cartier, Roger Courteau, Vial Lavoie, Roger- Raymond Lemieux, Charles Lépine et Yves Martineau.MM.les docteurs Maurice Côté, Pierre Laurendeau et Bernard Lambert sont proposés comme devant devenir membres de la Société, si personne ne s\u2019objecte à leur candidature.Le programme scientifique de cette première journée a consisté en un symposium sur les perturbations du sens génital.On y développa successivement l\u2019anaphodisie chez la femme, les déficiences génitales chez l\u2019homme et les déviations sexuelles.Tour à tour défilèrent devant l'auditoire nombreux, MM.les docteurs Raymond Simard, gynécologue, Paul Larivière, psychiatre, Paul Dumas, endocri- nologue, Jean-Paul Bourque, urologue, Jean Saucier, neuro-psychiatre, Charles-Emile Grignon, endocrinologue, et Rosario Fontaine, médecin légiste. L\u2019Union Méd.Canada \u2018Tome 84 \u2014 Déc.1955 Au déjeuner-causerie, nous eûmes le plaisir d\u2019entendre madame Annette LaSalle-Leduc nous parler du célèbre peintre Degas.Elle fut présentée aux convives par le docteur Paul Dumas qui souligna l\u2019heureux choix d'une conférencière, la première à nos dîners-causeries, pour célébrer le quinzième anniversaire de ces Journées Médicales.DEUXIÈME JOURNÉE \u2014 MERCREDI, LE 4 MAI 1955 Cette deuxième journée se passa à l\u2019hôpital Sainte-Justine, où beaucoup d\u2019auditeurs se rassemblèrent pour venir entendre parler du « mal de dos ».Ce symposium nous fit entendre, tour à tour, les docteurs Calixte Favreau, orthopédiste, Pierre Meunier, gynécologue, Gilbert Rinfret, neuro-chirurgien, Jacques Durivage, rhumatologue, Marcel Bélanger, urologue, Paul Robert, interniste, et Jean-Marie Lessard, physiatre.Le docteur Henri Charbon- neau termina l\u2019avant-midi en nous présentant une communication spéciale et bien à l\u2019ordre du jour, celle de la vaccinothérapie de la poliomyélite par le vaccin de Salk.Il fit l\u2019historique de la découverte des différents chercheurs, tant virologues que bio-chimistes, qui rendirent possible la mise au point de cette nouvelle arme dans la lutte contre la poliomyélite.Au déjeuner-causerie, nous nous sommes déridés à entendre les propos de notre confrère, le docteur Adrien Plouffe, faire le « plaidoyer pour l\u2019alcool ».Il avait été présenté par le docteur René Rolland, qui remplaçait le docteur Jean-Marie Roussel retenu en dehors de la ville pour fins d\u2019expertise judiciaire.TROISIÈME JOURNÉE \u2014 JEUDI, LE 5 MAI 1955 Les assises de cette dernière journée eurent lieu à l'hôpital Notre-Dame, dans le grand salon de l'Ecole des gardes-malades.Au début de cette journée, après que le docteur Paul Bourgeois nous eût souhaité la bienvenue au nom de l'hôpital, le docteur Paul Dumas procéda à l\u2019élection comme mem- SOCIÉTÉS 1439 bres de MM.Maurice Côté, Pierre Laurendeau et Bernard Lambert.Le programme scientifique de l\u2019avant-midi a consisté en un symposium sur «la fatigue ».Nous avons eu le plaisir d\u2019entendre le docteur Lucien Brouha, du Haskell Research Laboratory, de Willmington, Delaware, U.S.A.; il nous présenta d\u2019abord un film nous permettant de comprendre les problèmes techniques rencontrés au cours de ses recherches sur le phénomène «fatigue ».Après cette présentation filmée et au moyen de transparents, le conférencier nous démontra les causes et les solutions apportées à différents phénomènes de la fatigue, rencontrés dans l\u2019industrie ou les forces armées.Ce travail fut suivi d\u2019une discussion sur la sémiologie générale de la fatigue.C\u2019est alors que le docteur Roger Dufresne nous présenta ses vues sur le facteur symptomatique que peut être la fatigue seule au cours de diverses maladies.Pour compléter, en quelque sorte, ce travail du docteur Dufresne, le docteur Roma Amyot nous a entretenus du même phénomène, mais en neuro-psychiatrie.Il nous a parlé successivement de l\u2019apparition de la fatigue au cours des épuisements nerveux, de l\u2019anxiété, des psychoses et des névroses.A la suite de ces trois présentations, plusieurs questions furent posées aux conférenciers qui se sont fait un plaisir d\u2019y répondre, au meilleur de leurs connaissances.A la fin de l\u2019excellent déjeuner, nous avons fait connaissance avec le docteur François Cloutier, psychiatre de l\u2019hôpital Notre-Dame, qui sut dérider son auditoire en faisant de l\u2019humour, tout en parlant de psychiatrie.SOIRÉE DE CLÔTURE \u2014 JEUDI, LE 5 MAr 1955 Les Journées Médicales se terminèrent par le dîner annuel, auquel prirent part un groupe «select» de nos membres.Ceux-ci, qui s\u2019étaient rendus en assez grand nombre au Cercle Universitaire de Montréal, ont semblé goûter, tant au délicieux repas qu\u2019avait préparé le chef des cuisines du Cercle, qu\u2019au divertisse- 1440 ment qui suivit.Celui-ci nous a donné de connaître Mesdames Jeanne d\u2019Are Charlebois et Pierrette Doré dans leur tour de chant, M.Gilles Pellerin, comédien de la Porte Ouverte, de la Télévision, et aussi de M.Tom Auburn, prestidigitateur.Cette soirée, qui s\u2019est déroulée dans un atmosphère de camaraderie et de gaieté, a été très goûtée de tous et chacun regagna le foyer à une heure raisonnable, puisque, à 11.15 hrs tout était terminé.Ce fut une bien belle façon de clôturer nos assises, les quinzièmes d\u2019une série de Journées Médicales Annuelles.Séance du 4 octobre 1955 Tenue à l'hôpital Saint-Luc Présidence de M.Paul Dumas Cette séance inaugurale de l\u2019automne nous a permis de faire la connaissance de deux sommités médicales françaises, en la personne du docteur Albert Netter, professeur invité à donner le cours de perfectionnement à l\u2019hôpital Saint-Luc, et du docteur Paul-Louis Chi- got, délégué officiel de la France au XXVe Congrès de l\u2019'AMLFC.Le premier conférencier de la soirée, le docteur Netter, en collaboration avec son épouse, le docteur Alice Lambert, s\u2019est plu à présenter à l\u2019auditoire nombreux certaines formes inédites de l\u2019hyperandrogénie féminine.SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 C\u2019est au moyen de projections, graphiques et relevés chromatographiques qu\u2019il explique la provenance des androgènes chez la femme.Au cours de cette présentation, il met bien l'auditoire en garde en disant que ce n\u2019est là qu\u2019une théorie qui semble tout à fait plausible, mais qui nécessitera d\u2019autres travaux de recherches pour le prouver, et qu\u2019il espère bien avoir l\u2019opportunité, dans l\u2019avenir, de venir nous rendre témoignage du fait accompli.La deuxième présentation de la soirée, donnée par le docteur Chigot, intéressa davantage les chirurgiens, lesquels étaient venus en assez grand nombre pour écouter le conférencier délégué du XXVe Congrès de l'AMLFC.Le sujet de son travail était un rapport de ses expériences personnelles sur des tentatives d\u2019allongement des os pendant la croissance, par les opérations physiologiques.Après avoir expliqué la technique et les différents facteurs indispensables à la réussite de méthode, le docteur Chigot s\u2019est fait un plaisir de répondre aux diverses questions posées par l'auditoire qui, manifestement, a beaucoup apprécié la verve et le savoir de cet ami des Canadiens à Paris.N'ayant pas d\u2019avis de motion, ni de motion, pas plus que d\u2019affaires nouvelles, la séance fut levée à 11 heures et quart, mais avant de se quitter, tous furent conviés à un excellent goûter servi gracieusement par les autorités de l'hôpital Saint-Luc.Le secrétaire des séances, Pierre-A.TURGEON. NECROLOGIE LE DOCTEUR J.-A.-C.ÉTHIER Le docteur Ethier vient de mourir à l\u2019âge de 82 ans.Il avait terminé ses études médicales à l\u2019Université Laval en 1897.Pendant 58 ans, il exerça dans les Cantons de l\u2019Est, dans l\u2019Estrie, comme on dénomme actuellement cette région de la Province et plus particulièrement pendant 49 ans à Sherbrooke.Avec le docteur Emile Noël il fonda l\u2019Hôtel- Dieu de cette ville qui de clinique modeste est devenue imposant hôpital général.Le docteur Ethier fut un médecin respecté de ses confrères et de ses concitoyens, s\u2019étant dévoué aux œuvres médicales et sociales en plus de pratiquer son art et sa spécialité.En 1947, il eut le grand honneur de recevoir de Sa Sainteté Pie XII le titre de Chevalier de S.-Grégoire le Grand.2e ee LE DOCTEUR ARTHUR DESJARDINS Le docteur Desjardins est décédé tout récemment à l'âge de 69 ans.Le défunt avait obtenu son doctorat de l\u2019Université Laval en 1913 et exerçait à Gracefield.Quarante-deux ans de pratique de la médecine dans un centre rural de notre Province, de dévouement, de soins assidus et attentifs auprès de ses concitoyens, voilà ce qu\u2019a apporté avec lui notre collègue en nous quittant pour un monde où il pourra enfin jouir d\u2019un repos sans appels et sans fin.2e.ee LE DOCTEUR LÉOPOLD LAMOUREUX Le docteur L.Lamoureux est décédé au début d\u2019octobre à l\u2019âge de 65 ans.Diplômé de l\u2019Université Laval de Montréal, il avait obtenu son doctorat en 1916.Après un séjour d\u2019études post-scolaires au \u201cPost Graduate Mise- ricordia Hospital\u201d de New-York, le docteur Lamoureux s\u2019était établi à Montréal où il pratiqua jusqu\u2019à sa mort.Mais ses activités et son intérêt ne s\u2019étaient pas réduits aux soins prodigués à ses malades.En fait, il fut de tous les mouvements d'\u2019intérêt professionnel, participant à l\u2019œuvre du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province à titre de gouverneur, ayant rempli les fonctions de Président de l\u2019« Action Médicale », de l\u2019Association des Médecins de l\u2019Est de Montréal et de vice-président de l\u2019Union des Praticiens.Quelque temps avant sa mort, il s\u2019était engagé de toute son ardeur dans la fondation de l\u2019Ordre des Omnipraticiens qui devait avoir pour fin la défense des droits et privilèges du médecin de pratique générale, du médecin de famille.Le docteur Lamoureux, en plus, était du groupe des médecins de l\u2019Est de Montréal qui furent les promoteurs de l\u2019hôpital de Maison- neuve.Homme d'action sans être le moins du monde agité, d\u2019une calme tenacité, sachant conduire et reconnu comme chef de file, le docteur Lamoureux fut parmi les praticiens influents de la métropole durant les quelques décennies qui viennent de passer avec lui. NOUVELLES à + © © FACULTÉ DE MÉDECINE DE L'UNIVERSITÉ CONGRÈS INTERNATIONAL DES ANTILLES DE MONTRÉAL « La Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal vient de se voir renouveler son accréditation auprès de l\u2019\u201cAmerican Medical Association\u201d, à la suite d\u2019une enquête approfondie sur la qualité de son enseignement, tant dans les laboratoires qu\u2019à ses cours et dans les cliniques des différents hôpitaux affiliés.Reconnue d\u2019ailleurs par cette importante association depuis au delà de 30 ans, la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal est heureuse de cette approbation.Celle-ci est en effet la reconnaissance par tout l\u2019Amérique de la valeur de ses méthodes d\u2019enseignement.D'autre part, la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal a été officiellement acceptée comme membre de l\u2019\u201cAssociation of American Medical Colleges\u201d.C\u2019est une autre marque de confiance et un bel hommage envers les dirigeants et les professeurs de cette Faculté ».+ + OCTROIS DE RECHERCHE REÇUS PAR LA FACULTÉ DE MEDECINE DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL Les octrois de recherche recus par la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal jusqu\u2019au 25 octobre 1955, pour l\u2019année académique 1955-56, s\u2019élèvent au montant total de $241,301.25 et proviennent des organismes suivants: Canadian Life Insurance Officers Association Pfeiffer Foundation United States Army Research and Development Division National Cancer Institute of Canada Warner-Chilcott Laboratories (New York) Defence Research Board of Canada Irwin Strasburger Memorial Medical Foundation S.E.Massengill Company, Bristol, Ten.Schering Corporation, Bloomfield, New Jersey Maison Poulenc Conreil National des Recherches du Canada Ministere de la Santé (plan fédéral-provincial) Fondation Rougier-Armandie Fondation Rhéaume American Cyanamid Company.ET DE LA GUYANE FRANCAISE Le Cinquième Congrès médical international des Antilles et de la Guyane Française aura lieu du 10 au 16 février 1956.Il se tiendra à Fort-de-France, Martinique.Une invitation pressante est lancée par le Secrétaire Gén\u2018ral, le docteur E.Montestruc, de l\u2019Institut Pasteur, Fort-de-France, La Martinique, à tous les médecins du Canada et des Etats-Unis.Les confrères qui seraient désireux d\u2019y présenter une communication scientifique ou d\u2019assister au congrès, sont priés de s\u2019adresser immédiatement au docteur E.Montestruc qui sera reconnaissant de leur collaboration.Ce dernier s\u2019empressera, à votre demande, de réserver le logement à votre intention.Votre épouse est aussi invitée.2e + ASSEMBLÉE ANNUELLE DE L'ASSOCIATION DES CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC \u2014 ASSOCIATION OF SURGEONS OF THE PROVINCE OF QUEBEC L'assemblée annuelle de l\u2019Association des Chirurgiens de la Province de Québec \u2014 Association of Surgeons of the Prov.of Quebec a eu lieu vendredi le 18 novembre 1955 au nouvel édifice du Montreal General Hospital.Il y eut réunions scientifiques le matin et l\u2019après-midi, assemblée d\u2019affaires professionnelles et élections en fin d\u2019après-midi, puis dîner annuel le soir au Cercle Universitaire.Une assistance très nombreuse a participé à ces assises.Le programme scientifique de l\u2019avant-midi, s\u2019est déroulé sous la présidence du docteur Philip G.Rowe et se lisait ainsi: 1.Treatment of Difficult Fractures in Region of Great Trochanter of Femur.Doctor F.N.Gurd.2.Face and Jaw Splints as Developed and Used at the Montreal General Hospital.Doctor J.Gerrie and Doctor J.McCarthy.3.Tumours of the Large Bowel.Doctor S.J.Martin.4.The Ileal Bladder.Doctor S.A.MacDonald.5.Ectopic Pregnancy.Doctor Lorne MacArthur.6.Abscess of Lower End of Femur From Kirschner Wire. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 Doctor J.G.Shannon.7.The Use of Skin Grafts in Bronchial Disease.Doctor E.A.MacNaughton.8.Oesophageal Hiatus Hernia.Doctor J.W.McKay and Doctor P.G.Rowe.A la fin de la séance le lunch a été servi aux membres par une gracieuseté de l'Hôpital.Le programme de la séance de l'aprés-midi consistait en deux forums: L\u2019ulcère gastrique avec le docteur Gavin Miller comme animateur et les docteurs Albert Jutras, Roger Dufresne et Jacques Bruneau comme participants et le cancer du col utérin avec le docteur Léon Gérin-Lajoie comme animateur et les docteurs Eleanor Percival, Louis-Charles Simard, Fabien Gagnon et Jean Bouchard comme participants.6-0 ÉLECTIONS À L'ASSOCIATION DES CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Lors de l\u2019assemblée générale annuelle de l\u2019Association des Chirurgiens de la Province de Québec tenue au Montreal General Hospital le 18 novembre 1955, on a procédé à l\u2019élection du bureau des directeurs.Ont été élus: président: le docteur Edouard Desjardins (Montréal); ler vice-président: le docteur François Roy (Québec); 2e vice-président: le docteur Philip George Rowe (Montréal); secrétaire- trésorier: le docteur François Archambault (Montréal); conseillers: les docteurs J-A.Denoncourt (Trois-Rivières), F.-Calixte Favreau (Montréal), Léon Gérin-Lajoie (Montréal), Paul Poliquin (Québec) et Donald R.Webster (Montréal).ee ++ NOUVEAU BOURSIER DE THE JOHN AND MARY R.MARKLE FOUNDATION On apprend que le docteur Paul-M.Gagnon, de l\u2019Université Laval de Québec vient d\u2019être le récipiendaire d\u2019une bourse de la Fondation John and Mary Markle.La bourse est d\u2019environ six mille dollars par année et peut être attribuée pour cinq ans.t-e ++ L'ASSOCIATION DES RADIOLOGISTES DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Lors de la séance tenue samedi, le 19 novembre 1955 au Montreal General Hospital, l\u2019Association des Radiologistes de la Province de Québec \u2014 (Association of Radiologists of the Province of Quebec) a procédé au choix des officiers de son bureau de direction.Les nouveaux élus sont : NOUVELLES 1443 Président: docteur Albert Jutras, Montréal.Vice-président: docteur J.W.McKay, Montréal.Secrétaire: docteur Isidore Sedlezky, Montréal.Trésorier: docteur Louis-Ivan Vallée, Montréal.Directeurs: Docteur D.L.McRae, Montréal; docteur Guillaume Gill, Montréal; docteur Roméo Grondin, Ville S.-Laurent; docteur E.M.Crawford, Montréal; docteur Henri Lapointe, Québec.ee ee SOCIÉTÉ D'ORTHOPÉDIE ET DE TRAUMATOLOGIE DE LA PROVINCE DE QUÉBEC La Société d\u2019Orthopédie et de Traumatologie de la Province de Québec \u2014 Province of Quebec Society for Orthopedics and Traumatology, a tenu une réunion 3 l\u2019hépital d\u2019Ottawa, 43, rue Bruyére, samedi, 19 novembre 1955 à 9.00 a.m.Le programme scientifique était le suivant: 1.Scapulo-Costal Syndrome par le docteur J.Robichon; 2.Surgical Treatment of Fractures Around the Ankle, par le docteur Ian Jeffrey; 3.Modern Conception of Degenerative Osteoarthritis, par le docteur Fedor Bokatirchuk, assistant Professor in charge of Radiological Anatomy.4.Surgical Problems of Fractures of the Middle Third of the Fore-Arm, par le docteur Hewson Kellain; 5.Posterior Capsulatomy of the Knee for a Correction of a Flexion Deformity with Posterior Subluxation of the Tibia on the femur, resulting from a Fracture of the Femoral Condyles with displacement, par le docteur J.M.Murray.6.Autoradiographic Studies of the formation of Bone in Relation to the Mechanism of Mineral- isation, par le docteur Leonard-F.Bélanger, professeur d\u2019Histologie et d\u2019Embryologie.Un buffet a été servi à 12 hrs 30 avec les compliments de l\u2019hôpital Général d\u2019Ottawa.ee ++ LE DÉPARTEMENT DE RECHERCHES CLINIQUES DE L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL À L'HONNEUR Le département de recherches cliniques de l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal sera à l'honneur au prochain congrès de l\u2019American Federation for Clinical Research, qui sera tenu à Philadelphie, les 2 et 3 décembre prochain.Le docteur Jacques Genest y présentera avec ses collaborateurs une communication sur l\u2019aldostérone et l\u2019hypertension artérielle humaine et les docteurs Nowaczynski et Steyermark présenteront un travail sur les spectres d\u2019absorption des stéroïdes dans l\u2019acide phosphorique à 100%. 1444 LA SOCIÉTÉ CANADIENNE-F RANÇAISE D'ÉLECTRO-RADIOLOGIE MÉDICALES La réunion de la « Société C.F.d\u2019Electro-Radiolo- gie Médicales » qui eut lieu à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant- Jésus, 1401\u201418e rue, Québec, Qué.& la date du samedi 5 novembre à 8 h.20 du soir avait un ordre du jour chargé : Procès-verbal; Correspondance; Affaires nouvelles ; Rapport du trésorier; Rapport du secrétaire général.Mise en nomination et élection des officiers et des travaux scientifiques: 1.Docteur Henri Lapointe: Le docteur Jules Gosselin et la radiologie.2.Docteur P.-E.Côté: Maladie de Marie Strum- pell et radiothérapie.3.Docteur Robert Lessard: Ascaridiase.4.Docteur Vincent Lapointe: Néphrocalcinoses.+ + ÉLECTIONS DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE- FRANÇAISE D'ÉLECTRO-RADIOLOGIE MÉDICALES Les élections tenues lors de la séance du 5 novembre 1955 ont donné les résultats suivants: président : docteur Albert Jutras; ler vice-président: docteur Paul Brodeur; 2e vice-président: docteur Mathieu Samson; secrétaire général: docteur Louis-Ivan Vallée; trésorier général: docteur Doriva Léonard; assistant trésorier: docteur Léo Payeur; secrétaire pour les assemblées scientifiques: à Montréal: docteur Roger Vallée; à Québec: docteur P.-E.Côté ; archiviste permanent: docteur Robert Lessard.ee ee SÉANCE SCIENTIFIQUE À L'HÔPITAL SAINTE-JUSTINE Une séance d\u2019étude du bureau médical avec présentation de malades eut lieu samedi, le 26 novembre 1955, à 10 hrs am.à l\u2019amphithéâtre des cliniques (ler étage) de l\u2019hôpital Sainte-Justine.Un symposium sur les ictères du nouveau-né et du nourrisson formait le thème des communications divisées comme suit: Le point de vue médical par le docteur Paul Le- tondal avec en discussion: le docteur R.Labrecque.Le point de vue bio-chimique par M.R.-A.Ayotte avec en discussion: le docteur Albert Royer.Le point de vue chirurgical par le docteur Christophe Bisson avec en discussion: le docteur P.-P.Collin.NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 CONFÉRENCE DU DOCTEUR PAUL DAVID Récemment, le docteur Paul David, directeur de l\u2019Institut de Cardiologie a donné une conférence devant les membres du Club Richelieu.Il a fait une revue des problèmes connexes au diagnostic et au traitement des maladies du cœur chez l\u2019enfant.6-6 ++ DIRECTEUR MEDICAL DE L\u2018HOTEL-DIEU DE QUEBEC On nous fait connaitre que le doyen de la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval, le docteur Jean- Baptiste Jobin, chef du service de médecine de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, vient d\u2019être nommé directeur médical de cette institution.+ + CONFÉRENCE À GRANBY PAR LE DOCTEUR ALBERT COUTURIER Le docteur Albert Couturier, professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal et chef du service d\u2019orthopédie de l\u2019hôpital Saint-Luc a été le conférencier invité à la réunion du 3 novembre 1955 de la Société Médicale de Granby, présidée par le docteur Antonio Duchesne.Il a traité du diagnostic de fractures en général et du traitement de différentes fractures de la hanche.ob ++ LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE MONTRÉAL MEMBRE DE L'ASSOCIATION OF AMERICAN COLLEGES On nous apprend que la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal a été officiellement acceptée comme membre de l\u2019Association of American Medical Colleges et que le doyen, le docteur Wilbrod Bonin a été élu membre de l\u2019exécutif.2e ++ XXIème RÉUNION NEUROLOGIQUE INTERNATIONALE ANNUELLE ORGANISÉE PAR LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE NEUROLOGIE La Société Française de Neurologie tiendra le mardi 5 juin, et le mercredi 6 juin 1956 sa XXIème Réunion Neurologique Internationale annuelle.Des rapports seront présentés sur « Les Encépha- lopathies alcooliques» sous la direction du Prof.Alajouanine. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 MM.Alajouanine, Castaigne et Fournier: Pathologie générale et biochimie des Encéphalopathies alcooliques.MM.Michaux et Buge: Les Délires alcooliques aigus.MM.Girard et Devic: L\u2019encéphalopathie alcoolique du type Gayet-Wernicke.MM.Hecaen et De Ajuriaguerra: Les Encéphalo- pathies subaigués et chroniques.MM.Lereboullet et Pluvinage: Thérapeutiques de l\u2019Encéphalopathie alcoolique et Problèmes médico-sociaux.Le jeudi 7 juin 1956, la Société Française de Neurologie tiendra sa séance mensuelle.Pour tous renseignements, s\u2019adresser au Secrétariat Général: Docteur J.Sigwald, 68 Bld de Courcelles, Paris XVIIe.+ + 18,016 LIVRES D'ALIMENTS CONFISQUÉES Les inspecteurs sanitaires du ministère provincial de la Santé ont confisqué, au cours de septembre, 18 016 livres d\u2019aliments impropres à la consommation.La surveillance des établissements de denrées alimentaires relève des Unités sanitaires qui assurent, dans les comtés qu\u2019elles desservent la protection de la santé publique et la diffusion de la médecine préventive.D\u2019après le rapport mensuel de septembre, on a fait la visite de près de cinq mille établissements, dont 116 boulangeries, 1310 épiceries, 696 restaurants, 2624 boucheries et 199 marchés publics.On a également fait 35 inspections de beurreries et fromageries, 256 de laiteries publiques, 357 d\u2019usines de pasteurisation et 1,245 de vacheries et laiteries du producteur.Répétons-le, être bon voisin, c\u2019est être bon citoyen.C\u2019est protéger la santé de ses voisins comme la sienne propre.Vous devez prévenir toute contamination.Collaborez donc avee vos hygiénistes à la surveillance de la salubrité publique.+ + IL APPARTIENT À TOUS DE FAIRE RESPECTER LES PRESCRIPTIONS DE L'HYGIÈNE Sans la collaboration de tous, une société ne saurait bénéficier des avantages de l\u2019ordre.Voulez-vous que votre ville soit propre, bien tenue, et qu\u2019on y respecte l'hygiène et la santé de la population, faites-vous les apôtres de l\u2019hygiène dans votre ville ou votre village et commencez à mettre en pratique les conseils suivants: Exigez de votre laitier un lait de première qualité.Qu'il soit transporté dans un véhicule propre et dans des contenants parfaitement nets, impeccables.NOUVELLES 1445 Faites vos achats de viande dans les boucheries où l\u2019on respecte les prescriptions de l'hygiène, où le personnel a le souci de la propreté.Faites vos achats d\u2019épicerie dans les établissements bien tenus, surtout dans ceux où les denrées: alimentaires qui ne sont pas enveloppées ne sont pas exposées aux poussières, ni aux mouches, où les biscuits, les bonbons et le sucre sont manipulés avec les soins requis.En refusant d\u2019accepter le pain si le livreur n\u2019a pas de panier destiné exclusivement à cette fin, vous l\u2019obligez à respecter un important règlement du ministère de la Santé.Si vous prenez vos repas dans un restaurant ou dans toute autre salle publique, ne fréquentez que les endroits dont le personnel offre toutes les garanties de propreté et de santé; la contamination s\u2019y fait si aisément.N\u2019allez chez le barbier qui si vous êtes certains de la propreté de son établissement.Exigez un drap immaculé, des serviettes non utilisées, un blaireau et un rasoir stérilisés.C\u2019est votre droit strict.Et vous, madame, qui fréquentez telle ou telle maison de coiffure, ne tolérez aucune atteinte à la propreté.Les instruments dont on se sert doivent être désinfectés avant de vous toucher.Au marché, exigez que les viandes soient enveloppées dans du papier brun et propre.Consultez votre inspecteur sanitaire au moindre doute.Suivez ces conseils et vous aurez fait beaucoup pour la sauvegarde de votre propre santé et de celle de vos concitoyens.ee.++ PRIX ANNUEL DU CINÉMA MÉDICO-CHI- RURGICAL DE \"LA PRESSE MÉDICALE\u201d Le « Prix annuel du Cinéma Médico-Chirurgical, doté de 100 000 frs en espèce (pouvant être éventuellement partagé), de coupes et de divers autres prix, sera attribué (comme les années précédentes) lors de la dernière séance du « Cours d\u2019Actualités médico- chirurgicales » à la Faculté de Médecine de Paris, le 20 mars 1956.Ne pourront recevoir un prix que les films d\u2019amateurs qui ne sont pas édités, subventionnés ou réalisés par un laboratoire ou une firme.Les films subventionnés ou réalisés par des professionnels figureront au palmarès avec un classement spécial.Le Jury s\u2019attachera autant à la valeur didactique du film qu\u2019à sa qualité proprement cinématographique.Aucune restriction ne sera faite en ce qui concerne la qualité du film, sonore ou muet, couleur ou noir, mais sera seul admis le format de 16 mm.Les candidatures devront être adressées au Secrétariat du Journal, La Presse Médicale, 120 Boulevard Saint-Germain à Paris (VIème), avant le 15 février 1956. 1446 En raison du succès obtenu l\u2019an dernier, et pour éviter l\u2019afflux de la dernière heure, nos confrères sont d\u2019ores et déjà invités à adresser leur candidature, les films devant parvenir au plus tard le 20 février 1956.Avec l'accord des Auteurs, et, comme les années précédentes, des duplicata des meilleurs films seront établis et projetés dans des séances de propagande française à l\u2019étranger.+ + ENQUETEUR AU COLLEGE DE PRATIQUE GENERALE On demande un médecin pour diriger une « enquête sur la médecine générale », menée par le Collège de pratique g{nérale et l\u2019Université de Toronto.Situation assurée pour trois ans à un médecin qualifié en médecine générale, médecine interne ou santé publique.Appointements selon expérience et capacités.Adresser sa demande à: Collège de Pratique générale 176 St.George St.Toronto, Ont.+ + PREMIER CONGRÈS INTERNATIONAL DE PATHOLOGIE INFECTIEUSE À LYON, LES 24, 25, 26 MAI 1956 Le Ier Congrès International de Pathologie infectieuse se tiendra à Lyon les 24, 25 et 26 mai 1956.Les sujets à l\u2019ordre du jour sont: I° Les neuro-infections virales \u2014 Rapporteurs: Pr.Ramon (Paris) \u2014 La Rage \u2014 Epidémiologie \u2014 Immunologie \u2014 Prophylaxie.Pr.Pette (Hambourg) \u2014 L\u2019expérience sur l\u2019animal dans la recherche des maladies neuro-virales.Pr.d\u2019Allessandro et Dr.L.Dardanoni (Palerme) \u2014 Aspect étio-épidémiologique des névraxites virales.NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 Pr Mollaret (Paris) \u2014 Les méningites récurrentes à ultra-virus.II° Les maladies du collagéne dans les infections \u2014 Rapporteurs: Pr.Fanconi et E.Rossi (Zurich) \u2014 Le tableau clinique des maladies du collagène et l\u2019importance étio-pathogénique des maladies infectieuses bactériennes.Dr.Delaunay (Paris) \u2014 Les liaisons collagène muco-polysaccharides dans la trame conjonctive et leur importance dans le déclenchement des maladies du collagène.En outre, à l\u2019occasion du congrès, un colloque sur la Rage se tiendra sous la présidence du Dr Remlin- ger; il portera sur les sujets suivants: \u2014 le sérum antirabique \u2014 le virus Flury.Le dimanche matin, auront lieu à la suite du Congrès: 1° \u2014 Une séance de la Réunion Lyonnaise de Pédiatrie.2° \u2014 Une séance de la Société des Sciences Vétérinaires de Lyon.Les auteurs de communications sont priés d\u2019en indiquer le titre au Secrétariat du Congrès avant le 15 décembre 1955.Les inscriptions sont reçues dès maintenant au Secrétariat du Congrès: Institut Pasteur de Lyon \u2014 77, rue Pasteur, Lyon (France) \u2014 MM.les congressistes sont priés d\u2019adresser leur adhésion avant le 15 janvier 1956.Prix d\u2019inscription : Membres actifs (inscription et volume du Congrès): 5,000 Frs français.Membres associés (personnes accompagnant les congressistes): 3,000 Frs français.Inscription au banquet de clôture: 2,500 frs fran- cais.Compte Chèque Postal: Lyon 1227-41.Président du Comité d\u2019Organisation : Pr.Sédallian \u2014 Lyon \u2014 Secrétaire du Congrès: Dr.Monnet \u2014 Dr.Bertoye \u2014 77, rue Pasteur, Lyon.FRANK W.Les enfants aiment son goût d\u2019orange et de pêche infantol Le supplément vitaminique pour enfants HORNER LIMITED L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 XLVII ! \" GARE!.GARE!.J GARE.HYPOTENSYL-SERP éloigne les accidents.normalise la tension artérielle.HYPOTENSYL-SERP constitue, comme son nom l'indique, une combinaison de l'HYPOTENSYL Anglo-French à un alcaloïde pur cristallin de la Rauwolfia, la réserpine.FORMULE \u2014 Chaque dragée contient: Extrait de Gui ._.- 75 mg.Extrait de foie o.oo.100 mg.Extrait pancréat'que \u2014.50 mg.RESERPINE® 1.122220.0.2 mg.* {caloïde pur cristallisé de Rauwolfia.Ces quatre hypotenseurs réalisent une puissante synergie et permettent de réduire \u2014 et de MAINTENIR ensuite à un niveau raisonnable \u2014 la tension artérielle trop élevée.Aussi HYPOTENSYL \u2014 Chaque dragée contient: Extrait de Gui .75 mg.Extrait de foie .100 mg.Extrait pancréatique 50 mg.IND.CATIONS \u2014 Hypertension essentielle et associée.POSOLOGIE \u2014 La dose moyenne est de 1 à 3 dragées par jour, à prendre une demi-heure avant les repas.PRÉSENTATION \u2014 en flacons de 50 et 500 dragées.ANGLO-FRENCH DRUG CIE LTÉE \u2014 Montréal 18 2 fii 4 4 1: 7 Ant R i biotique ue 4 7 Ha oi if F4 Du \u201cis i 7 bi LE \"ve Le ity EY i ~ i i i A a is 4 i i | 5 Be on 2 \u201cihe, 7 SEL, HH: i a # 16 ih Ÿ os i. de Tout Repos rr ! LL Tétracycline Lederle ACTION SORE Pénétration et diffusion rapides, infection enrayée promptement, effets secondaires négligeables.Efficacité démontrée contre les bactéries Gram positives et Gram négatives, les rickettsies, les spirochétes et certains virus et protozoaires.QUALITE IRREPROCHABLE Fabriqué dans les propres laboratoires de Lederle avec contrôle sévère de la qualité, et distribué exclusivement sous l'étiquette Lederle.PRÉSENTÉ SOUS LES FORMES LES PLUS EMPLOYÉES Vous pouvez choisir la forme posologique convenant aux besoins et au confort du malade et à votre propre commodité.ACHROMYCINE avec FORMULE VITAMINIQUE POUR LE STRESS La plus nouvelle forme posologique de l\u2019ACHROMYCINE ! Une exclusivité de Lederle, capsules remplies à sec et scellées ! 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REVUE DES LIVRES Anatomie radiographique du massif facial \u2014 schémas radiographiques des principales incidences.Par M.BOUCHET et G.DULAC, avec la collaboration de R.PAILLER.Un vol.de 188 pages, avec 103 fig.Broché: 2.800 fr.; cartonné toile: 3.600 fr.Masson et Cie, édit, Paris, 1955.Cet ouvrage étudie, sous forme de schémas très précis, toutes les lignes de contours qui jusqu\u2019à présent n\u2019avaient pas encore fait l\u2019objet, en France, d\u2019une étude d\u2019ensemble complète.De nombreux aspects inédits de l\u2019anatomie radiologique normale du massif facial ajoutent encore à l\u2019intérêt de l\u2019ouvrage.Les incidences fondamentales étudiées sont au nombre de 9.Aux incidences classiques profil-vertex-plaque, front-nez-plaque, nez- menton-plaque, les auteurs ont ajouté une incidence obique du type Rhese, et ont placé parmi les incidences fondamentales 4 coupes tomographiques dans l\u2019incidence front-nez- plaque, qui méritent d\u2019être systématiques en raison de leur grande valeur séméiologique.Parmi les apports originaux, notons par exemple: la définition angulaire de l\u2019incidence, le principe du craniographe de G.L.Dulac, quelques exemples de méthode graphique pour la recherche de l\u2019incidence et du centrage, l\u2019étude de profil de la fosse ptérygomazillaire, la distinction entre grande et petite aile dans l\u2019image de la base, la schématisation très détaillée de l\u2019ensemble de l\u2019image front-nez-pla- que, la discussion des divers types d\u2019incidence oblique, enfin la schématisation des quatre plans de coupe tomographique choisis dans l\u2019incidence front-nez-plaque.La première partie du livre comprend les divisions suivantes: Définition générale de l\u2019incidence.Etude schématique avec construction progressive des dessins anatomo-radiographiques pour les incidences suivantes: profil, base du crâne, front-nez-plaque, nez-menton-plaque.Justifi- ve cation d\u2019une incidence oblique presque systématique avec construction du schéma de cette incidence.Justification de la tomographie systématique en front-nez-plaque avec schémas des quatre plans de coupe choisis.La deuxième partie comprend des exercices d'interprétation de radiographies faites selon les incidences fondamentales et aussi selon quelques variantes de ces incidences.Chaque radiographie est accompagnée d\u2019un schéma très complet et d\u2019une description anatomo- radiographique.| L'ouvrage intéresse, outre les oto-rhino-laryngologistes et les électro-radiologistes, les stomatologistes et spécialistes de la chirurgie maxillo-faciale ainsi que les neuro-chirurgiens.Divisions de l\u2019ouvrage Définition générale de l\u2019incidence.\u2014 Incidence de profil.\u2014 Incidence de la base du crâne.\u2014 Incidence front-nez-plaque.\u2014 Incidence de face nez-menton- plaque.\u2014 Incidence oblique du type Rhese.\u2014 La tomographie systématique.\u2014 Conclusion.Interprétation de radiographies (14 radiographies ou tomographies).\u2014 Appendice.Bibliographies: des auteurs cités; d\u2019anatomie et technique radiographique; des cas cliniques où l\u2019examen radiologique a joué un rôle important.Les anévrysmes artériels intracräniens.\u2014 Formes anatomo-cliniques, signes ophtalmologiques.Par Paul BONNET.Un vol.de 118 pages, avec 48 fig.en noir et en couleurs, et 2 planches hors texte en couleurs.1.500 fr.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1955.En dépit du grand nombre de travaux publiés sur la question, l\u2019ophtalmologiste ne sait pas encore assez quel intérêt elle présente pour sa spécialité, et le rôle qui lui revient.Mis en présence de signes en apparence « insignifiants » mais dont il connaît la valeur réelle, l\u2019ophtalmologiste a, en effet, la tâche d\u2019orienter le diagnostic vers un anévrysme artériel intracränien, que le neuro-chirurgien pourra ensuite guérir. Un reconstituant puissant ! AMPOULES BUVABLES DE 10 cc.Chaque ampoule contient: INDICATIONS: Foie de veau frais .25 grammes renfermant au minimum Vitamine B-12 native .6 microg.Cortico-Surrénal en glande fraîche .- 2 grammes 50 Orchitique en glande fraiche _._.5 grammes Alcool 3 95% .1 gramme 80 Excipient Q.S.pour 10 cc.Asthénies, neurasthénie Impuissance sexuelle Troubles de la croissance Reconstituant post-opératoire Convalescence des maladies infectieuses Adjuvant dans les maladies débilitantes PHARMACOLOGIE L'extrait cortico-surrénal a une action tonique générale; il régularise la pression sanguine et stimule toutes les fonctions de l'organisme.L\u2019extrait de foie anti-anémique et anti-toxique favorise l\u2019action de l'extrait cortico-surrénal en aidant à l'élimination des toxines, et en stimulant les fonctions d'assimilation et d'excrétion (anabolisme et catabolisme).L\u2019extrait orchitique, en aidant au fonctionnement des glandes sexuelles, tend à rétablir l\u2019équilibre nerveux et psychique du malade.POSOLOGIE l à 2 ampoules par jour à prendre avec un peu d\u2019eau, avant le repas.PRÉSENTATION Boîte de 6 et 18 ampoules.Echantillons médicaux sur demande.Préparé par les LABORATOIRES SPARTOL, Paris, France Distributeurs exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC.MONTRÉAL, P.Q. 1452 Pour accéder à cette question avec profit, il est nécessaire qu\u2019elle lui soit présentée, non pas dans une étude d\u2019ensemble sur les anévrysmes intracrâniens où les signes ophtalmologiques sont noyés, mais dans une étude topographique où les notions anatomiques occupent le premier plan, et où les signes neuro-ophtalmologiques, interprétés avec le secours des notions anatomiques, revêtent toute leur valeur.C\u2019est dans cet esprit qu\u2019a été rédigée cette monographie, revue critique des notions que propose la littérature de ces dernières années.Une grande place est réservée à l\u2019iconographie qu\u2019on a choisie la plus démonstrative possible: radios et schémas en couleurs.Divisions de l\u2019ouvrage Historique.\u2014 Considérations générales.\u2014 Etiolo- gie.\u2014 Pathogénie.\u2014 Formes anatomo-cliniques: les anévrysmes du tronc de la carotide interne.Les anévrysmes du cercle de Willis.Les anévrysmes du tronc basilaire et des artères vertébrales.\u2014 La valeur des signes pour le diagnostic.L\u2019artériographie cérébrale.La tomographie carotidienne.\u2014 Pronostic.\u2014 Traitement: Les méthodes de traitement.\u2014 Les indicateurs.Choix des procédés.\u2014 Les résultats.Bibliographie.Les anémies mégaloblastiques de l'enfance et les problèmes de la mégaloblastose.Par Gabriel GELIN et Marcel IBORRA.Un vol.de 144 pages.800 fr.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1955.Les anémies mégaloblastiques de l\u2019enfance, de connaissance récente, sont certes relativement rares.Mais l'intérêt qu\u2019elles présentent, autant sur le plan hématologique et biochimi- que que sur le plan pédiatrique, a incité les auteurs à reprendre une à une les pièces d\u2019un dossier encore peu fourni pour en présenter une monographie d\u2019ensemble.Chemin faisant, ils ont été amenés, par l\u2019étendue et la complexité des problèmes pathologiques soulevés, à prendre connaissance de très nombreuses recherches consacrées aux problèmes de la mégaloblastose.Ainsi l\u2019étude qu\u2019ils présentent comporte-t- elle deux parties bien distinctes: la première \u2014 plus spécialement hématologique et bio- REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 chimique \u2014 est consacrée à une revue rapide des problèmes de la mégaloblastose chez l\u2019adulte et chez l'enfant.L\u2019accent y est mis sur la place des facteurs antipernicieux, de l\u2019acide folique, de la vitamine B;, dans l\u2019anabolisme et le catabolisme des nucléo-protéines.La seconde partie, essentiellement clinique et thérapeutique est consacrée aux anémies mégaloblastiques de la première enfance, et singulièrement aux anémies dites « pseudo- pernicieuses » ou «nutritionnelles », dont les rapports avec les grands syndromes carentiels permettent de soulever de passionnants problèmes de pathologie générale.Chacune des parties est suivie d\u2019une longue bibliographie: 340 références pour la première \u2014 170 pour la seconde.Divisions de l\u2019ouvrage 1.Les problèmes de la mégaloblastose.\u2014 Le problème morphologique.\u2014 Le problème pathogénique.\u2014 Le problème biochimique et les facteurs anti- pernicieux.\u2014 Bibliographie.2.Les anémies mégaloblastiques de l\u2019enfance.\u2014 Les anémies mégaloblastiques à rechutes.\u2014 Les anémies mégaloblastiques « pseudo-pernicieuses » de l\u2019enfant.\u2014 Traitement.\u2014 Bibliographie.Le diabète infantile et juvénile.Par Pierre UHRY et Paul DUCAS.Préface du Prof.Robert Debré.Un vol.de 488 pages, avec 15 fig.3.200 fr.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1955.Tous les médecins d\u2019enfants sont aujour- d\u2019hui intéressés par le diabète.C\u2019est que, considéré pendant longtemps comme une maladie exceptionnelle au cours de l\u2019enfance, le diabète apparaît en pratique d\u2019une réelle fréquence.D\u2019autre part, la découverte de l\u2019insuline, les progrès des recherches expérimentales et physiologiques ont permis une amélioration appréciable de la thérapeutique.Ce véritable traité représente une « somme » de la question.Les auteurs passent d\u2019abord en revue l\u2019influence de divers facteurs (âge, sexe, race, milieu social, habitudes alimentaires, etc.) et le rôle possible des traumatismes, des émotions, des maladies infectieuses si courantes dans l\u2019enfance, de certaines intoxications. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 traitement aux sulfamides sans larmes Tr ELKOSIN est une marque déposée 420 ELKOSI JHONdion .avec son délicieux goiit de fraise C M lé sulfamide sans danger et sa couleur rose appétissante, les enfants l\u2019acceptent volontiers.I » 0 AMYGDALITE, PNEUMONIE, OTITE MOYENNE ET AUTRES INFECTIONS D'HIVER 1454 L\u2019anatomie pathologique, la biochimie du glycogène et du glycose forment deux chapitres de mises au point des connaissances actuelles, les lésions rénales faisant l\u2019objet d\u2019un important développement.La partie clinique représente en fait l\u2019essentiel du volume: Les modalités de début, la symptomatologie fonctionnelle et physique, l\u2019étude des divers équilibres glucidique, acido- cétosique, lipidique, protidique, est faite d\u2019une façon complète, précise et pratique, permettant au médecin de suivre et de comprendre l\u2019évolution de ces perturbations de premier plan.Le chapitre du coma diabétique revêt l\u2019importance essentielle qu\u2019il comporte dans l\u2019ensemble de l\u2019évolution du diabète; on y trouve tous les éléments étiologiques, biologiques, diagnostiques et pronostiques nécessaires à la compréhension de sa thérapeutique.Le diabète du nourrisson, forme très particulière, fait l\u2019objet d\u2019un chapitre isolé.Des chapitres entièrement nouveaux par leur développement, font leur part à l'importance de la croissance et du développement pubertaire, du développement mental et affectif, soulignant le rôle considérable joué par le comportement du milieu familial.Les complications diverses de l\u2019état diabétique sont ensuite envisagées: tuberculose pulmonaire, complications hépatiques.Le syndrome de Mauriac comporte une étude spécialement détaillée et discutée.Le problème si important des dégénérescences vasculaires, élément actuel essentiel du pronostic lointain évolutif du diabète, comporte une pertinente mise au point basée sur l'étude personnelle de 304 observations de jeunes diabétiques, série française la plus importante.Enfin les complications oculaires, dentaires, sensorielles et cutanées, les formes compliquées d\u2019autres atteintes endocriniennes sont passées en revue.Un chapitre de traitements des plus détaillés du diabète, du coma diabétique, de leur prophylaxie, termine l\u2019ouvrage.Cet ensemble REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 vient affirmer le véritable rôle de maladie sociale de l'affection, souligné par les applications pratiques dans tous les domaines de la vie de l\u2019enfant (vacances, études, choix d\u2019un métier, etc.) Comme le dit dans sa Préface le Professeur Robert Debré, il s\u2019agit là d\u2019une étude « richement documentée, solidement charpentée, clairement exposée; solide et détaillée, elle permet de connaître tout l\u2019essentiel du sujet et sera pour les cliniciens et les biologistes un instrument de travail qu\u2019aucun autre livre de langue française ne peut remplacer ».Divisions de l\u2019ouvrage Préface.\u2014 Historique.\u2014 Etiologie.\u2014 Anatomie pathologique.\u2014 Biochimie du glycogène et du gly- cose.\u2014 Symptomatologie.\u2014 Coma diabétique.\u2014 Evolution générale du diabéte.\u2014 Le diabète du nourrisson.\u2014 Croissance et développement pubertaire.\u2014 Développement mental et affectif.\u2014 Complications pulmonaires.\u2014 Complications hépatiques.\u2014 Complications dites dégénératives.\u2014 Complications oculaires.\u2014 Lésions bucco-dentaires.\u2014 Complications diverses.\u2014 Diagnostic.\u2014 Traitement: Diététique.Insuline.\u2018Traitement hygiénique.Thérapeutique accessoire du diabète.\u2014 Traitement du coma diabétique: Insulinothérapie.Méthodes de re- sucrage.Thérapeutique alcalinisante.Thérapeutique réhydratante.Correction de la cétose: la co-carbo- xylase.Médication associée.Index.\u2014 Table des matières.L'Année endocrinologique.Septième année, 1955.Par M.Albeaux-Fernet, L.Bellot, P.Bugard, J.Chabot, J.Deribreux, À.Forbes, M.Gélinet, J.Guenel, C.M.Laur, J.-D.Romani.Un vol.de 248 pages, avec 23 fig.1.200 fr.\u2014 Mason et Cie, édit., Paris, 1955.Rappelons qu\u2019il s\u2019agit, non pas du résumé sec et strict des observations et des travaux endocrinologiques parus dans l\u2019année, mais d\u2019exposés complets de sujets à l\u2019ordre du jour appuyés sur une bibliographie française et étrangère.Les Auteurs cherchent la clarté et la précision en même temps que la solidité des faits rapportés.Ils s\u2019adressent à la fois aux spécialistes soucieux d\u2019être « à la page », aux étudiants voulant moderniser leurs dossiers et aux praticiens désireux de maintenir leurs yn EO PPA L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 #520F \u201cLe tissu adipeux, le tissu le plus stupide de l\u2019économie\u201d, disait Leriche.Vous pouvez éliminer le tissu adipeux inutile \u2014rapidement, sans effort, en toute sécurité, grâce à la DEXEDRINE* La \u2018DEXEDRINE\u2019 est présentée sous deux formes: 1.Sous la forme classique\u2014en Comprimés de 5 mg.2.Sous sa forme la plus moderne et la plus commode\u2014en Capsules \u2018Dexedrine\u2019 Spansule® contenant 10 mg.ou 15 mg.d\u2019élément actif.Une seule capsule, prise le matin, libère l\u2019élément actif de façon uniforme et continue pendant 8 à 10 heures environ.On contrôle ainsi l\u2019appétit non seulement aux repas mais aussi entre les repas.SMITH KLINE & FRENCH - Montréal 9 *Marque déposée au Canada LIT 1456 moyens de diagnostic et de thérapeutique à la hauteur des récentes découvertes.Divisions de l\u2019ouvrage Surrénales: La sécrétion du cortex surrénal.\u2014 Le métabolisme intermédiaire des hormones corticales.Les formes d\u2019élimination urinaire.\u2014 Méthodes d\u2019évaluation de l\u2019insuffisance surrénale.\u2014 Gériatrie et glandes surrénales.\u2014 Tumeurs surrénales: surréna- lectomie.Thyroïde: Goitre endémique.\u2014 Corrélations thyro-ovariennes.Neuro-hypophyse: Localisations fonctionnelles dans le loba antérieur de l\u2019hypophyse.\u2014 Description clinique et biologique de l\u2019insuffisance hypophysaire.\u2014 Le rhumatisme acromégalique.\u2014 Hypophyse et érythropoiése.Glandes génitales: Acquisitions récentes sur le syndrome de dysharmonie hypophyso-ovarienne.\u2014 Aménorrhées fonctionnelles.\u2014 De l\u2019aide apportée par le laboratoire au diagnostic étiologique de la puberté précoce.Affections endocrino-métaboliques: Diabète.\u2014 Procédés d\u2019exploration utilisés dans le service du Pr.Albright, à Boston, pour le diagnostic de la lithiase rénale.\u2014 Dents et glandes endocrines.La glande pinéale ou épiphyse \u2014 Anatomie \u2014 Histologie \u2014 Physiologie \u2014 Clinique.\u2014 Par Louis THIEBLOT et Henri LE BARS.Un vol.de 206 pages, 26 fig.(1.500 fr.) \u2014 Librairie Maloine, édit, Paris, 1955.Depuis plus de 15 ans, aucun ouvrage d\u2019ensemble sur la glande pinéale n\u2019était paru en France.Cette lacune vient d\u2019être comblée.Ce livre démontre la réalité de la fonction endocrinienne de l\u2019épiphyse ou glande pinéale à l\u2019aide d\u2019un grand nombre d\u2019arguments physiologiques, en rapport avec d\u2019importants travaux personnels réalisés dans le laboratoire du Prof.Simonnet.L'existence d\u2019une sécrétion interne est effective, puisque le déficit créé par l\u2019épiphysectomie peut être corrigé par les greffes et les extraits antigonadotropes.Des preuves expérimentales mettent en évidence l\u2019influence de la glande pinéale sur les gonades et l\u2019existence d\u2019un antagonisme épiphyso-hy- pophysaire.Dans le dernier chapitre, les notions cliniques et thérapeutiques sont envisagées.Une revue générale et une bibliographie abondante permettent de se rendre compte de REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 l'importance des problèmes que pose la glande pinéale.Ce livre sera donc précieux aussi bien au biologiste qu\u2019au médecin.Les endocrinologis- tes trouveront, dans cet ouvrage, la clé de contradictions apparentes souvent évoquées au sujet du rôle physiologique de la glande pinéale.Les différents travaux concernant l'extraction des principes actifs laissent espérer que la médication épiphysaire prendra place dans l\u2019arsenal thérapeutique de l\u2019hor- monologiste.Le parasitisme latent des cellules du sang chez l'homme, en particulier dans le sang des cancéreux.Par E.VILIEQUEZ.Microphotographies de M.Bizot.Un vol.de 190 pages, 100 micro-photographies et 5 tableaux.\u2014 Librairie Maloine, édit, Paris, 1955.Dans cet ouvrage, de caractère entièrement original, la réalité de faits observables jusqu\u2019alors non admis, est présentée pour la première fois, au monde scientifique.La position ferme de l\u2019auteur paraîtrait insoutenable, si elle ne s\u2019appuyait sur une riche documentation de microphotographies.Les images retiennent, immédiatement, l\u2019attention par la précision d\u2019aspects polymorphes concernant la flore du parasitisme latent des cellules du sang.Ce travail rejoint l\u2019étude d\u2019un problème qui passionne tous les esprits, même en dehors des milieux médicaux: celui de la pathogénie du cancer et de la présence des formes évolutives de micro-organismes dans le sang et les tumeurs.Ainsi apparaît l\u2019intérêt d\u2019observations dont la réalité n\u2019a cessé d\u2019être mise en doute.Les omissions et les erreurs de cette opposition sont soulignées en termes nets qu\u2019autorisent la valeur de l\u2019exposé scientifique et la haute tenue du texte.L\u2019introduction présente le passé et l\u2019avenir de cette voie d\u2019étude inconnue.Les chapitres techniques, polymorphisme évolutif et cultures bactériennes sont traités avec clarté et précision.Le chapitre concernant les données expérimentales de la théorie infectieuse est L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 LI Cons TR Te Re A - er TT TR SNR TIN LR ISN es SET { Dans 155 tests clmiques * + Bickerman, H.A., et \u2018al: Ann.Allergy 11: 301, 1953.Capacite vitale accrue 0 au moyen de 170 | 160 150 \u2014 140 120 F + \\ Le spirogramme ci-contre : montre l'effet d'un com- 100 : primé Dainite de jour sur * la capacité vitale d\u2019un pa- vant: Après: Capacicé vitale 1250 cc.Capacité vitale 1780 cc.tient souffrant de bronchite Air de réserve 128 cc.Air de réserve 300 cc.asthmatique.@ Amélioration de la fonction pulmonaire.¢ : @ Soulagement du spasme bronchigue.i @ Amélioration de la fonction ventilatoire.Chaque Chaque comprimé de JOUR comprimé de NUIT contient: contient: RU Phénobarbital.% gr.% gr.Pentobarbital de sodium.¥ gr.3gr.Aminophylline.4 gr.\u2019 me \\ Yagr.Ephédrine HCL.PRESENTATION: Bouteilles de 50 et de 100 comprimés 4 gr.Aminobenzoate d'éthyle.% gr.de jour et 50 et de 100 comprimés de nuit; aussi empa- 24 gr.Hydroxyde d'alumine.\u2026.24 gr.quetage spécial Dainite, extrêmement pratique, conte- Prendre ti.d.a.c.Prendre à 10 h.du soir nant 36 comprimés de jour et 12 comprimés de nuit.IRWIN, NEISLER & COMPANY .DECATUR, ILLINOIS Boîte postale 157, Toronto, Ontario Représentant exclusifs dans | panei ine HERDT & CHARTON INC.- MONTREAL 1458 une revue d'ensemble des acquisitions sur la pathogénie du cancer.Un judicieux effort, de rédaction a permis de réaliser avec concision un exposé cependant complet, accessible à tous les lecteurs.Une bibliographie abondante offre une documentation se rapportant aux nombreuses connaissances qu\u2019exigent, actuellement, les études de l\u2019étiologie du cancer.A la suite des travaux anciens tirés de l\u2019oubli, apparaissent les publications les plus récentes sur les évolutions bactériennes, les virus, la cytologie, l\u2019optique électronique.La partie bibliographique intitulée: « La recherche scientifique, ses voies et ses obstacles» paraîtrait inattendue si on méconnaissait, combien intervient au cours d\u2019un long effort, la psychologie passionnée du chercheur.Le livre est illustré de 5 tableaux et surtout de 96 microphotographies originales qui par leur valeur technique représentent des documents précis qui feront accepter cette nouvelle base d\u2019étude.Précis pratique d'homéopathie.Par le docteur Paul KOLLITSCH.Un vol.de 830 p., 105 figures, 26 tableaux.Broché: 5.600 fr.: cartonné: 6200 fr.\u2014 Librairie Maloine, édit, Paris, 1955.L'intérêt de ce livre est d\u2019abord homéopathique, puis ensuite médical au sens le plus large du mot.Du point de vue homéopathique, il a l\u2019avantage de réunir dans le même volume une étude des remèdes et de leur application thérapeutique, où l\u2019auteur s\u2019est appliqué de faire intervenir surtout l\u2019expérience personnelle et très peu la compilation livresque.Mais surtout cette étude est présentée d\u2019après une classification nouvelle, basée sur les propriétés physico-chimiques des corps simples d\u2019abord, puis des corps composés.La thérapeutique en particulier quitte définitivement l\u2019aspect empirique et fait apparaître au lieu d\u2019une série de « recettes », une continuité et une unité d\u2019action applicable à tous les chapitres de la pathologie.Du point de vue de la Médecine générale, cette classification physico-chimique fait per- REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 dre à l\u2019Homéopathie son aspect un peu mystérieux.Nous retrouvons en effet, les principes de toxicologie et de pharmacodynamique de la Médecine officielle.Celle-ci sait déjà que l\u2019action des toxiques est différente selon la dose.Or, ce n\u2019est plus à l\u2019époque de l\u2019atomistique que l\u2019on peut s\u2019étonner de l\u2019action des petites doses.Les doses infinitésimales ne sont autre chose que des « quantas ».On voit donc que l\u2019étude homéopathique des remèdes n\u2019est pas essentiellement différente de l\u2019étude de la Médecine officielle.Flle n\u2019en est qu\u2019un des aspects.Et ceci nous permet de dire que l\u2019Homéopathie n\u2019est qu\u2019une branche de la Médecine, branche qui doit être utilisée dans les cas qui sont de son ressort, et céder le pas à d\u2019autres procédés, lorsque ceux-ci sont mieux indiqués, ce dont la science et surtout la conscience du médecin sont seuls juges.Enfin du point de vue philosophique, cette classification montre les étroites connexités entre les phénomènes biologiques et les phénomènes physico-chimiques et pharmacodynamiques.Elle n\u2019est donc point exempte d\u2019un certain déterminisme, mais outre que ce déterminisme ne s\u2019adresse qu\u2019à des faits matériels, il n\u2019est point total.Il laisse la place aux nombreuses exceptions que l\u2019infinité des cas exige, mais il permet cependant de les grouper et par là de prévoir dans une large mesure l'évolution probable de la santé, prévision qui permet d'orienter la thérapeutique et l\u2019hygiène du malade.Là encore, l\u2019Homéopathie se rencontre avec la médecine officielle.Utile dans les cas aigus, la connaissance de l\u2019évolution des remèdes, calquée sur l\u2019évolution de la maladie, devient capitale dans les cas chroniques et dans le cours normal de la vie.Tout spécialement l\u2019étude des tempéraments et de leur évolution, étroitement liée à celle des diathèses, permet de prévoir vers quels phénomènes pathologiques s\u2019orientera un sujet de tempérament donné et par conséquent de lutter contre la tendance morbide de ce tempérament afin d\u2019éviter ou tout au moins de ralentir l\u2019évolution morbide. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 LIV Pour obtenir un effet thérapeutique ininterrompu pendant 10 à 12 heures avec une seule dose orale prescrivez les capsules SPANSULE* à désagregation contrôlée fabrication exclusive de SMITH KLINE & FRENCH - Montreal 9 les premiers à offrir les médicaments à désagrégation contrôlée sous forme orale >>> Benzedrine* Sulfate Spansule* SULFATE D'AMPHÉTAMINE RACÉMIQUE, S.K.F.15 mg.traitement de la fatigue psychique pendant toute la journée Jo Dexedrine* Spansule* SULFATE D'AMPHÉTAMINE DEXTROGYRE, S.K.F.10 mg.et 15 mg.contrôle de l\u2019appétit dans l'obésité pendant toute la journée Dexamyl* Spansule* ASSOCIATION ÉQUILIBRÉE DE SULFATE D'AMPHÉTAMINE DEXTROGYRE, S.K.F.ET D'AMOBARBITAL No.1 et No.2 traitement ininterrompu des états névropathiques pendant toute la journée | Eskabarb* Spansule* So PHENOBARBITAL, S.K.F.pour obtenir une sédation uniforme et continue avec le phénobarbital pendant toute la journée ou toute la nuit Prydon* Spansule* 3 ASSOCIATION ÉQUILIBRÉE D'ALCALOIDES DE LA BELLADONE pour obtenir un effet anticholinergique soutenu et ininterrompu dans l\u2019ulcère peptique, l\u2019hyper- 04mg.et0.8 mg.chlorhydrie et les spasmes gastro-intestinaux 1 grain et 1 grain 4 Prydonnal* Spansule* >> ASSOCIATION ÉQUILIBRÉE D'ALCALOIDES DE LA BELLADONE ET DE PHÉNOBARBITAL | pour obtenir un effet anticholinergique soutenu et ininterrompu quand un effet sédatif complé- 0.4 mg.et 1 grain mentaire s'avère nécessaire 570F %* Marque déposée au Canada 1460 Pour toutes ces raisons, ce livre apparaît donc comme une nouveauté destinée à relier l\u2019Homéopathie à la science officielle et faire disparaître ainsi une délimitation qui n\u2019a plus raison d\u2019être.Pratique de l'accouchement sans douleur.Par le docteur J.GAILLARD (Tarbes).Un vol.de 64 pages, 15 figures.(320 fr.) \u2014 Librairie Maloine, édit, Paris, 1955.L\u2019Accouchement sans douleur est maintenant, qu\u2019on le veuille ou non, parfaitement réalisable et couramment réalisé, sans anesthésie.La méthode psycho-prophylactique permet, à ceux qui ont la bonne volonté nécessaire, d\u2019excellents résultats.Cet ouvrage présente aux médecins, aux sages-femmes et aux futures mamans, l\u2019adaptation française de la méthode, que l\u2019auteur a appelé l\u2019Accouchement Dirigé Indolore.Plus simple que la méthode psycho-prophy- lactique dont il dérive directement, l\u2019A.D.I.est applicable partout et pour toutes, même en l\u2019absence d\u2019une équipe obstétricale.Ses résultats sont pratiquement constants, sur des femmes convenablement préparées.Le texte des causeries est présenté ici in extenso, la technique est précisée, dégagée de toutes considérations théoriques.Indépendant de toute directive politique, basé uniquement sur des données scientifiques, ce manuel reflète l\u2019expérience et l\u2019enthousiasme de son auteur, chirurgien et gynécologue dans une grande ville du Midi.Il doit contribuer largement à faire adopter partout l\u2019Accouchement sans douleur auquel toutes les femmes ont droit.Du même auteur: Petit Précis d\u2019Obstétrique .850 frs Petit Précis d\u2019Urologie .480 frs Petit Précis de petite Chirurgie et de Chirurgie d\u2019urgence .580 frs Notions fondamentales d'électrocardiographie normale et pathologique.Par M.THAON.Un vol.de 176 pages, avec 144 figures.(2.000 fr), \u2014 Librairie Maloine, édit, Paris, 1955.REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 Oto-rhino-laryngologie.Sixième édition, par L.BALDENWECK, oto-rhino-laryngologiste des Hôpitaux.Un vol.de 272 pages, avec 101 fig.(760 fr.).\u2014 Librairie Maloine, édit, Paris, 1955.L'anesthésie par inhalation \u2014 (Techniques).par J.LAVOINE.3e édition.Un vol.de 254 pages, avec 15 fig.(Collection des Petits Précis).\u2014 Librairie Maloine, édit, Paris, 1955.Les bronchites chroniques.Par J.BAILLET et J.CARLOTTI.Préface du Prof.Soulie.Un vol.de 76 pages, avec 39 fig.(900 fr.) \u2014 Librairie Maloine, édit, Paris, 1955.Traitement chimique du cancer par les oligos- éléments.Par R.BIJON, oto-rhino-laryngologiste honoraire de 'hép.d'Oran.Un vol.de 64 pages, avec 6 fig.(320 fr.).\u2014 Librairie Maloine, éditeur, Paris, 1955.« Le cancer est la faillite de 1a Médecine » « Le cancer est une maladie implacable » (Prof.Oberling).« Le traitement du cancer n\u2019est pas encore trouvé » (Prof.Maisin).« L\u2019éxérèse chirurgicale et les radiations sont les seules armes dont disposent les thérapeutes\u2026 à tout prendre ces procédés coutumiers ne sont qu\u2019expédients » (Prof.Hugue- nin et Dr Bourdin).S\u2019abritant derrière ces noms prestigieux, l\u2019auteur décrit un nouveau traitement chimique du terrain cancéreux; il prétend que ce traitement est indispensable pour éviter récidives et métastases, bien que le présentant simplement comme adjuvant du traitement chirurgical.Il s\u2019oppose formellement aux radiations.Les titres du travail sont les suivants: Origine du cancer.\u2014 Etat actuel du traitement médical du cancer.\u2014 Rapport avec l\u2019Hypophyse.\u2014 Résultats thérapeutiques actuels des traitements classiques.\u2014 Centres anticancéreux et chercheurs.\u2014 Résultat actuel du traitement chimique du cancer, par les oligos- éléments.\u2014 Pronostic des malades soignés par le traitement chimique et technique de ce traitement.\u2014 Suivent 3 observations que l\u2019auteur considère comme cruciales. Sr secret a re re L'Union Méd.Canada LV Tome 84 \u2014 Déc.1955 + Medication de Choix nour la Sinudile et les FORMULE : lodoforme Mentho! lodures Camphre (En solution huileuse de taible acidité) INJECTIONS INTRA-MUSCULAIRES (ampoules de 1 cc.) Représentants pour le Canada : HERDT & CHARTON, INC.2027, Avenue du Collège McGill, MONTREAL 1462 Cancer \u2014 légendes et vérités.Par F.W.LORENZ.Un vol.de 240 pages, avec 20 planches photographiques.\u2014 Librairie Maloine, édit, Paris, 1955.Dans la lutte gigantesque qui s\u2019accentue de jour en jour, contre le fléau mondial no 1, toutes les bonnes volontés doivent s\u2019unir, tous les efforts et toutes les expériences doivent être confrontés pour le seul but qui compte sauver d\u2019innombrables vies humaines.Frane-Tireur de la recherche scientifique, F.W.Lorenz expose en toute sincérité ses théories qui viennent de faire l\u2019objet de passionnantes controverses où Me René Floriot a apporté le meilleur de son talent et de sa conviction profonde.Neuro-chirurgie.Revue trimestrielle.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1955.Le développement de la neuro-chirurgie et des moyens techniques mis à sa disposition font d'elle une discipline de plus en plus différenciée, possédant en propre sa technique, ses spécialistes, son enseignement.Ce développement nécessitait la création d\u2019un journal de langue française consacré exclusivement à cette nouvelle spécialité.REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 Le premier numéro de Neuro-Chirurgie a paru en février 1955.La revue est essentiellement destinée à la diffusion des travaux et des discussions de la Société de Neuro-Chirurgie de langue française; mais la plus large place est consacrée à la publication de mémoires originaux en français, pris parmi les communications faites devant la société, ou fournis par des auteurs étrangers à la société.Ces mémoires et communications rempliront quatre numéros par an, de 80 pages chacun.Une quinzaine de pages seront réservées dans les mêmes numéros à des analyses de périodiques, de livres ou de thèses, français ou étrangers, pouvant intéresser la spécialité.Neuro-Chirurgie se propose également d\u2019assurer la mise au point chaque année de sujets d\u2019actualité, qui feront l\u2019objet de rapports confiés à deux membres de la société.Par la discipline qu\u2019elle prétend s\u2019imposer pour le choix des articles et des mémoires qui la composeront, par le soin de sa présentation, celle nouvelle revue mérite une large audience, non seulement auprès des spécialistes de langue française, mais auprès des neurochirurgiens de tous les pays.Facile à prendre\u2014Facile à administrer infantol Le supplément vitaminique pour enfants FRANK W.HORNER LIMITED er ge pe L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 E YRUTION.raderai Leu Prankin Das 2 A x inom Prescription.Lygrature sub 25 E le phytscians na sequent.| DANS LE PARKINSONISME Artane Trihexyphénidyle Lederle POUR UN SOULAGEMENT SYMPTOMATIQUE MARQUE L\u2019ARTANE est efficace dans .le traitement symptomatique du Parkinsonisme.Il .soulage le spasme musculaire caractéristique de la maladie, et produit une légère stimulation cérébrale.L\u2019ARTANE s\u2019emploie avec succès dans le traitement des trois formes de parkinsonisme \u2014 post-encépha- litique, artério-scléreux et idiopathique.Il est essentiellement atoxique et peut être employé quand le traitement doit être poursuivi pendant longtemps.L\u2019ARTANE s\u2019administre par la bouche, en comprimés.On commence par 1 mg.le premier jour, augmentant graduellement, selon la réponse, jusqu\u2019à 6-10 mg.par jour.Les COMPRIMES d\u2019ARTANE, titrés à 2 mg.et à 5 mg., sont conditionnés en flacons de 100 et 1,000.a \u201d \u201d MARQUE DEPOSEE LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American Cyanamid Limited 5550 AVENUE ROYALMOUNT VILLE MONT ROYAL, MONTREAL, QUEBEC ARTANE® \u201c 4641-08 4>-L-phnayt-+ srahecst Chan gydresdisité 5 mg TABLETS LOMBRICS \u201cL'Enion Médicale du Canada\u2019 en 1886 La profession médicale canadienne-française aux Etats-Unis.Décembre 1886 Dans une lettre adressée à l\u2019Indépendant, de Fall- River, et reproduite par Le M essager, de Lewiston, M.le Dr Bohemier, de Waterbury, Conn., suggère aux médecins canadiens-français pratiquant aux E.-U.l'idée de se former en association, dans un but d\u2019encouragement et d'assistance mutuels.Nous reproduisons en entier cette lettre que nous recommandons à l'attention de nos lecteurs pratiquant aux Etats- Unis.« D\u2019après la statistique de l\u2019almanach canadien- français de M.T.O.Paradis, plus de 167 médecins canadiens-français exercent leur profession aux E.- U.Ceux-ci sont pour la plupart étrangers les uns aux autres, et ce manque d\u2019union fait qu\u2019il n\u2019en résulte aucun bénéfice pour le bien de la profession médicale en ce pays.« Ayant eu l\u2019honneur d\u2019assister comme délégué à la 2e Convention des Canadiens francais du Connecticut, j'ai pu voir et admirer ce que l\u2019esprit d\u2019union et de fraternité a pu faire pour l\u2019avancement de nos compatriotes.Depuis la dernière Convention tenue à Meriden, on peut voir que ses délibérations ont déjà commencé à porter des fruits; car des clubs de naturalisation se forment dans différents centres de la Nouvelle-Angleterre.« À Waterbury nous avons établi un club de naturalisation, dont la première séance a eu lieu le 8 octobre.« Le bien produit par ces réunions d'hommes délibérant sur les différentes questions qui nous intéressent, m\u2019a donné l\u2019idée d\u2019un projet que j\u2019exposerai bien humblement à vos lecteurs et à mes confrères tout particulièrement.«Il s'agirait de la fondation d\u2019une société de médecins canadiens-français aux Etats-Unis.«Si Je ne me trompe, personne, je crois, n\u2019a encore émis cette idée et pourtant elle est d\u2019une grande importance à plusieurs points de vue.« Une telle association tiendrait une assemblée annuelle dans un endroit choisi chaque année.S'il est important que les Canadiens français en général tiennent une convention chaque année, est-il moins important que les médecins, cette classe de la population canadienne qui est, sans contredit, une des plus, sinon la plus instruite, tiennent au moins une réunion par année, afin de pouvoir se connaître et s\u2019aider mutuellement? « Les médecins canadiens des Etats-Unis sont tous des hommes de talents.Un bon nombre d\u2019entre eux sont parvenus à de hautes positions civiles et sociales; j\u2019en citerai un seulement, le Dr L.J.Martel, de Lewiston, Me., qui a représenté les Canadiens du Maine si dignement à la législature de cet Etat.« Une Société des médecins canadiens nous ferait beaucoup de bien en ce pays, en ce qu\u2019elle ferait connaître à nos confrères étrangers les talents et les brillantes aptitudes de notre nationalité en médecine et autres professions, comme en toute branche d\u2019industrie.Tous les ans, un assez bon nombre de jeunes médecins arrivent dans le pays afin de se créer une position.Ils manquent quelquefois d\u2019encouragement et de conseils.D\u2019autres ne réussissent pas du tout.S\u2019il existait une Société médicale canadienne, cette Société tiendrait un régistre des endroits aux Etats- Unis où un médecin est nécessaire, et les jeunes médecins qui arrivent pourraient s\u2019adresser au comité exécutif dont les membres seraient en mesure de les guider vers un bon endroit et de leur prodiguer en même temps de bons conseils acquis par des années d\u2019expérience.« Quand un médecin canadien se trouverait dans un cas embarrassant il aurait le privilège de consulter les officiers ou les membres du comité exécutif de la Société, lesquels seraient les membres les plus capables de la Société.Inutile de dire que dans ces cas embarrassants, tout médecin canadien appartenant à la Société aimerait mieux recourir à l\u2019aide de ses compatriotes qu'aux étrangers, pour la raison qu\u2019il pourrait s\u2019expliquer plus clairement et avec moins de gêne.«Il est d\u2019une grande importance que cette « Société des médecins canadiens-français des Etats- Unis» s\u2019établisse avant longtemps, pour l\u2019avancement de tous les médecins canadiens des Etats-Unis.Il va sans dire que le plaisir de rencontrer et de serrer la main tous les ans à tous ses confrères, disciples d\u2019Esculape, ne doit pas être compté pour rien.Ne serait-il pas doux de nous assembler en Convention tous les ans, nous, médecins canadiens de la Nouvelle-Angleterre, des Etats du Centre, de l\u2019Ouest et du Sud, et de quelle grande admiration une telle assemblée ne remplirait pas les médecins américains, eux qui sont si forts sur les sociétés médicales?Il existe des sociétés de médecins allemands en grand nombre aux Etats-Unis, les médecins canadiens seraient-ils moins que les allemands?Ont- ils moins de talents, ne réussissent-ils pas aussi bien qu\u2019eux?Formons une société, confrères canadiens et cela le plus tôt possible.« J'espère que MM.les médecins canadiens-fran- çais des Etats-Unis voudront bien émettre leurs opinions et leurs idées dans les journaux, et pour ma FINE SALE Sor Piperazine YR: 0) BR 4 liguide ; 1466 part je suis anxieux de voir comment ce projet sera reçu par mes confrères ».D'un autre côté, M.le Dr Sirois, de Three-Rivers, Mass., dans une communication également reproduite par Le Messager, émet une idée semblable.« Si nos rapports, entre confrères, dit-il, sont parfois tendus; si le peuple, qui devrait nous respecter, nous compte les charlatans qui nous environnent; si ceux-ci nous envahissent; si nos confrères américains ne font que peu de cas de nous, si nos rapports avec le clergé même, ne sont pas toujours au-dessus de tout reproche, la faute en est à nous, médecins canadiens.Nous ne faisons rien pour améliorer notre position.« L\u2019an dernier j'avais l\u2019'honneur de suggérer une convention médicale.Il n\u2019y aurait pas seulement que la profession médicale qui en bénéficierait; ce serait un bien pour tous: pour nos paroisses, pour la nationalité.N\u2019est-il pas pénible que les médecins canadiens, qui forment ici un des éléments puissants pour l\u2019avancement des nôtres, ne se connaissent pas, ne peuvent pas même se compter.« Chacun de nous doit faire ce qu\u2019il peut de bien L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 dans son centre pour ses compatriotes et la profession, c\u2019est bon, mais en nous voisinant plus, nous pourrions apporter chez nous de l\u2019expérience et de la lumière des autres.Confrères, à quand la première convention médicale canadienne?» Nous engageons vivement nos abonnés des Etats- Unis, et ils sont nombreux, à prendre en sérieuse considération les suggestions de MM.les Drs Bohe- mier et Sirois.Les médecins canadiens actuellement établis aux Etats-Unis se comptent par centaines et il aurait tout avantage pour eux à se former en association non seulement dans un but de mutuel encouragement, mais aussi pour s\u2019affirmer hautement, pour établir en quelque sorte aux yeux de leurs confrères américains, allemands, ete, le fait de leur existence comme corps et de leur importance comme médecins.Si quelques-uns de nos lecteurs des Etats- Unis désirent traiter cette question dans notre journal, nous les prions de croire que les colonnes de l\u2019Union Médicale leur sont ouvertes et que nous nous ferons un véritable plaisir de les aider dans un mouvement qui a toutes nos sympathies.FRANK VW.Tous les enfants l\u2019adorent infantol Le supplément vitaminique pour enfants HORNER LIMITED L'Union Médicale du Canada à ses lecteurs et à ses annonceurs L\u2019 Association des Médecins de langue francaise du Canada à tous ses membres offrent Leurs meilleurs voeux pour un Joyeux Noël et une Bonne et Heureuse Année Bulletin de l'Association des Médecins .de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union Médicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 187\u20ac ONT COLLABORÉ AU VOLUME 84: MM.Adamkiewicz (Lidia); Alary (M.); Albot (Guy) ; Allard (Eug.) ; Amyot (Roma); Archam- bault (François) ; Archambault (Paul-René) ; Auger (Désiré-L.); Auzepy (Philippe); Baillar- geon (Yvon); Balsac (R.Heim de); Barbezat (Maurice) ; Beauregard (].-M.); Béique (Léon); Bélanger (Paul-Marcel) ; Bergeron (Georges-A.) ; Bernard (Albert) ; Bernard (Amédée) ; Bertho (E.) ; Bertrand (Albert) ; Bertrand (Claude) ; Bertrand (Pierre) ; Blain (Emile); Blanchard (Georges) ; Bonenfant (Jean-Louis) ; Bordeleau (].-M.) ; Boucher (Roméo); Boulanger (J.-B.); Bourque (J.-P.) ; Bousquet (Ernest) ; Brault (Roger) ; Brisson (Gérard); Brunelle (J.-P.); Brunschwig (Alexander) ; Cachera (R.) ; Cartier (Georges-E.) ; Charest (G.); Chicoine (Luc); Chigot (P.-L.); Cliche (Francois) ; Cloutier (Georges-Albert) ; Colpron (Guy) ; Comeau (Maurice) ; Courtois (Guy) ; Cousineau (Georges) ; Dagenais-Perusse ; d'Allaines (F.) ; David (Paul) ; Davignon (André) ; Dechéne (Jean-Paul) ; Delage (Jean-Marie) ; De- mers (F.-X.); Desautels (Sylvio); Desjardins (Edouard) ; Desmeules (R.); Desrochers (Yves) ; DesRosiers (Louis) ; Dessureault (Richard) ; Dionne (Paul); Dodis (A.) ; Dreyfus (M.) ; Duchesne (Roland) ; Dufresne (Origène) ; Dufresne (Roger- R.); Dumas (Paul); Dupuis (Pierre); Favier (Guy); Ferron (Marcel); Feys (Jean); Fortier (Lise); Fortin (Guy); Fortin (Richard); Fran- cois-Julien (Gabriel); Françon (François); Ga- gnier (L.-A.) ; Gagnier (Maurice) ; Gagnon (Edou- ard-D.); Gagnon (Jean-Louis); Gagnon (Marc- G.): Gareau (P.-E.); Gareau (Roger-J.); Gauthier (Herman) ; Genest (Armand) ; Genest (Jacques) ; Gérin-Lajoie (Léon); Gialloreto (Osman) ; Gingras (G.); Cosselin (Blandine); Gravel (].- A.) ; Grégoire (Fernand) ; Groulx (Ad.) ; Cuillau- mat (L.); Guillemin (P.); Guimaud; Handfield (Georges-Y.) ; Hufnagel (Charles-A.) ; Ibberson (J.-R.) ; Jarry (Gaétan) ; Jean (C.) ; Jeliu (Gloria) ; Jobin (Jean-Baptiste) ; Jobin (Pierre) ; Keller (Jules) ; Labelle (Emilien) ; Laberge (M.-J.) ; La- chance (Roger) ; Ladouceur (Léo); Landry (Henri); Landry (Jean); Lapointe (Gaston); Laporte (Jean-Marc) ; L\u2019Archevéque (M.-A.); Latraverse (V.); Laurier (Ruben) ; Lauzé (Simon); Lauzer (Rosaire) ; Lebeau (René) ; Lebel (L.-Léon) ; Leblanc (Gratien) ; Leblond (Sylvio) ; Lecours (Antonio) ; Legault (Léonard); Léger (Jean-Louis); Lemay (Jean-Louis) ; Lemieux (Guy) ; Léonard (F.); Lépine (Alice); Lépine (Charles) ; Lessard (Ivan) ; Lessard (J.-M.) ; Lessard (Richard) ; Le- tendre (Paul) ; Letondal (Paul); Long (Léopold- A.) ; Longtin (Léon) ; Lortie (Gilles) ; Lussier (Roger) ; Mantha (Léopold) ; Marion (Donatien) ; Marion (Pierre) ; Martin (Hervé) ; Massot (H.); Mauriello (Vincent) ; McCormick (W.J.) ; Messier (C.-A.) ; Michaud (Gérard) ; Michaud (Jean-Tho- mas) ; Montel (G.-B.) ; Morissette (Guy) ; Mous- seau (L.-P.) ; Nadeau (Honoré) ; Naud (R.) ; Ouimet (Charles); Panaccio (Victor); Paquette (}.-Philippe) ; Paradie (Bernard); Parent (Maurice) ; Pestel (Maurice) ; Pichette (L.-Paul) ; Piette (Jean) ; Plichet (André) ; Plouffe (Adrien) ; Poirier (Paul) ; Proulx (André) ; Rabil (Pierre-].) ; Ratelle (Germaine) ; Rentchnick (Dr P.) ; Richard (P.); Robichon (J.); Robillard (Raymond) ; Ro- billard (Rosario); Rousseau (Thérèse); Saint- Martin (Robert); Sansregret (Edmond); Saucier (Jean) ; Saulnier (Georges) ; Simard (Roger) ; Sirois (Paul-E.); Smith (Henri); Soucy (Roméo) ; Sternberg (].); Sylvestre (J.-E.) ; Tétreault (A.) ; Thibault (Eugène) ; Tittley (J.R.) ; Tremblay (Gilles); Tremblay (Jean-Pierre) ; Trudel (Hermile) ; Turcot (Jacques); Turcotte (Lorenzo); Turgeon (Pierre-A.) ; Vague (Jean); Vaillancourt (De Guise) ; Vasquez (|.); Venne (Jean-Paul) ; Vidal (J.-A.); Voyer (V.); Vyasse (J.). TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES \u2014 À \u2014 Accidents de la route.Le praticien et les (Ro- ger-R.Dufresne) oo.Accréditation de nos facultés de médecine.A propos de I\u2019 (Roger-R.Dufresne) .__.Ailes qui s\u2019ouvrent.Les (J.-E.Sylvestre) ___.Alcooliques.Etude des troubles de l\u2019élimination rénale du sodium dans les cirrhoses avec ascite.(R.Cachera) o.oo.Alevaire.Complications pulmonaires postopératoires et l\u2019emploi de I\u2019 (Paul-E.Sirois, Roland Duchesne et Bernard Paradis) .A.M.L.F.C.et ses activités.L\u2019 (Emile Blain) Anastomose urétéro-sigmoïdienne bilatérale et acidose hyperchlorémique.(Guy Lemieux, ].- Paul Bourque, André Davignon et Jacques Genest) eee Anesthésie à domicile.Dangers de I\u2019 (Georges Cousineau) coo cono nes Anesthésie chez un tuberculeux pulmonaire guéri ou non.Problème du choix de I\u2019 (].- Paul Dechéne) eee.Anesthésie du nerf honteux au second stage du travail.L\u2019 (M.-A.L\u2019Archevêque) .Anesthésie obstétricale en pratique générale.Léonard Legault) coo.Angéiologie.L\u2019 \u2014 Au Congrès International de Fribougr (Suisse) (Antonio Lecours) \u2026 Angiomes tubéreux infantiles.(Henri Smith) Appendice.Lésions histologique de I\u2019 (J.-L.Bonenfant) oo.Appendice.L'histoire d\u2019un (L.-P.Mousseau) Arthrite.Essai clinique de la Butazolidine dans certaines formes d\u2019 (Georges-Y.Handfield) Arthrose cervicale.Son action neuro-vasculaire.L\u2019 (J.-R.Tittley) LL.Association Médicale Mondiale.L\u2019 (Léon Cé- riN-Lajoie) oa Asthme.Diagnostic et traitement.L\u2019 (Maurice Comeau) ooo.B.C.G.La cuti-réaction B.C.G.Peut-elle remplacer la tuberculine ?(Léo Ladouceur) \u2026 BCG.Six ans de BCG dans un comté rural.(Désiré-L.Auger) ooo.631 1367 1412 1036 505 1021 291 1054 825 299 1183 288 791 194 817 187 70 164 B.K.La culture du B.K.mise à la portée de tous les laboratoires par l\u2019utilisation d\u2019un milieu au sang.(Paul Dionne, Jean Landry et Gra- tien Leblanc) oo.404 Blastomycose nord-américaine (Maladie de Gilchrist).(Paul Poirier) 287 Bolen.Evaluation de l'épreuve de B.en regard de la vitesse de sédimentation des erythrocytes.(Jean-Louis Bonenfant) 401 Bronchiectasie.Rappel des notions cliniques et études fonctionnelles cardiopulmonaires.(Charles Lépine et Fernand Grégoire) ._.767 Bronchite et bronchectasies.(Roland Desmeules) 446 Bulletins: A l\u2019hôpital, droits et devoirs.(Edouard Des- Jardins) oe 377 A propos de l\u2019enseignement de la médecine.(Roger-R.Dufresne) .ocooooooo 253 A propos de l\u2019accréditation de nos facultés de médecine.(Roger-R.Dufresne) .1367 Association des M.L.F.C.et ses activités.L\u2019 (Emile Blain) ooo.1369 Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord \u2014 de 1902 à 1940 inclusivement.(Roma Amyot) \u2026.3, 133, 256, 381, 500, 636, 761 Etudes post-scolaires en France et exigences des organismes canadiens de certification.(Roma Amyot) ooo.1229 Invitation au XXVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C.(Roma Amyot) cles 991 L\u2019A.M.L.F.C.et ses activités (Emile Blain) 505 Lendemain de Congrès.(Edouard Desjardins) 1105 La praticien et les accidents de la route.(Roger-R.Dufresne) oooooooom 631 Le rôle primordial du médecin.(Edouard Desjardins) occa 498 L'éthique professionnelle à l\u2019ordre du jour.(Edouard Desjardins) cco.759 Le XXVe Congrés.(Roma Amyot) ._.883 Le XXVe Congrès de 'A.M.L.F.C.3 Montréal, du 21 au 24 septembre 1955.(François Archambault) ._._\u2026.380 Le XXVe Congrès de I'A.M.L.F.C.3 Montréal, du 21 au 24 septembre 1955.(Her- mile Trudel) oe.254 1354 Octrois ou contributions volontaires ?(Edouard Desjardins) emer seme ceca.Premier congrés international de juridiction professionnelle médicale.(Roger Dufres- ne) Butazolidine dans certaines formes d\u2019arthrite.Essai clinique de la (Georges-Y.Handfield) \u2014C \u2014 Camion radiologique.Le dépistage par c.r.doit-il subir une nouvelle orientation?(Herman Gauthier) + Cancer bronchogène associé à certaines maladies pulmonaires.(R.Desmeules et P.Richard) Cancer de la téte du pancréas.Réflexions sur trois cas de duodéno-pancréatectomie pour (G.-B.Montel) Cancer du col utérin.Le traitement chirurgical moderne du (Alexander Brunschwig) Cancer: la prédisposition comme pathogénie.Vues nouvelles sur l\u2019étiologie.Le (W.].McCormick) oie Cancers de la bouche.Considérations sur les (Origéne Dufresne) Cardiologie infantile?Sommes-nous en retard en (Emilien Labelle) Chirurgie du coeur.(Les progrès de la (Jean- Marie Laporte) .-._.\u2026\u2026.Chlorpromazine dans le traitement du hoquet rebelle.Le (André Davignon, Guy Lemieux et Jacques Genest) iil Chlorpromazine et éclampsie.(François Cliche et Richard Fortin) Choc.Quelques aspects de la physiopathologie et du traitement du (Georges-A.Bergeron) Coeurs artificiels.A propos des (Emilien Labelle) Comité d\u2019Economie Médicale.Séance du Commissurotomie mitrale en cours de grossesse.(L.-Léon Lebel, Sylvio Desautels et Ivan Lessard) Congrès: Premier congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N.\u2014 Québec, 1902.(Roma Amyot) Le deuxième congrès à Montréal en 1904 et le troisième à Trois-Rivières, en 1906, de l\u2019Association des Médecins de L.F.de l\u2019Amérique du Nord.(Roma Amyot) _.TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES 993 817 1170 138 39 509 272 311 1410 680 282 945 1382 1167 385 782 133 Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord \u2014 Québec, 1908 \u2014 Sherbrooke, 1910 \u2014 Québec, 1920.(Roma Amyot) Congrès de l\u2019'A.M.L.F.A.N.\u2014 7e, Montréal 1922 \u2014 Be, Québec 1924 \u2014 9e, Montréal, 1926.(Roma Amyot) _.__._.Congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N.\u2014 Québec 1928 \u2014 Montréal 1930 \u2014 Ottawa 1932.(R.Amyot) aaa Le 13e Congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N.tenue conjointement avec le 23e Congrès Français de Médecine \u2014 Québec 1934.(Roma Amyot) eee Congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N.XIVe Congrès: Montréal 1936 \u2014 XVe Congrès: Ottawa 1938 \u2014 XVIe Congrès: Trois-Rivières 1940.(Roma Amyot) Le XXVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C.à Montréal, du 21 au 24 septembre 1955.(Her- mile Trudel) Le XXVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C.à Montréal, du 21 au 24 septembre 1955.(François Archambault) XXVe Congrès de l\u2019'A.M.L.F.C.\u2014 Programme social.XXVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C.\u2014 Programme préliminaire.__-.0000000000000 00 Le XXVe Congrès.(Roma Amyot) Programme du XXVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C.\u2014 Hôtel Sheraton-Mont-Royal (Montréal) \u2014 21 au 24 septembre 1955.Invitation au XXVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C.(Roma Amyot) Congrès de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.XXVe \u2014 Séance d\u2019ouverture.Séance de clôture \u2014 Allocutions.Le seizième congrès de l\u2019Association Médicale Franco-Américaine à Boston.(Her- mile Trude!) oat Le XVIIe Congrès de l\u2019Association Médicale Franco-américaine.(Hermile Trudel) _\u2026 Congrès de la Guadeloupe.(H.Trudel) .XXXe Congrès de l'Association des Médecins de Langue Française.Le Congrès d\u2019Alger.(Paul David) Congrès Français de Médecine \u2014 Alger, avril 1955.(Maurice Pestel) Le XVe Congrès des Pédiatres de Langue Française à Marseille.(Paul Letondal) .Premier congrès inetrnational de juridiction professionnelle médicale.(Roger Dufresne) L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 256 381 500 636 761 254 380 499 633 883 884 991 1282 80 1426 333 698 701 835 993 L\u2019Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 L\u2019angéiologie.Au Congrès International de Fribourg (Suisse).(Antonio Lecours) \u2026 Coronariennes.Etude des maladies c.et de leur traitement chirurgical.(Pierre-J.Rabil, Charles-A.Hufnagel et Jean Feys) (Paul Dumas) Cushing.Le syndrome de Cyclocoumarol en clinique et de son action dépressive sur la prothrombine et la conver- tine.Etude du (Pierre Marion, Guy Colpron et Léopold-A.Long) \u2014D\u2014 Débit cardiaque.Le (Jean-Marie Laporte) \u2026 Délivrance obstétricale active en milieu hospitalier.(Louis DesRosiers) Diabète.Les complications dégénératives du (Rosario Robillard) (Diamox).L\u2019acétazolamine (D.) dans le traitement de l\u2019épilepsie.(Jean-Marc Bordeleau) Duodéno-pancréatectomie pour cancer de la tête du pancréas.Réflexions sur trois cas de (G.-B.Montel) Dysprotéinémies en diagnostic clinique.Les (Joseph Sternberg) 1101002 \u2014 E\u2014 Eclampsie.Chloropromazine et (Francois Cliche et Richard Fortin) Eclampsie puerpérale.Ophtalmoscopie et (L.Guillaumat) Editoriaux: A propos d\u2019éducation médicale.(Edouard-D.Cagnon) A propos des coeur artificiels.(Emilien Labelle) Aspects nouveaux de l\u2019iléus biliaire.(Edouard Desjardins) Considérations sur les cancers de la bouche.(Origène Dufresne) La décompression dans l\u2019occlusion intertinale aiguë et ses variantes techniques.(Edou- ard Desjardins) L'Association Médicale Mondiale.(Léon Gérin-Lajoie) coo.Le médecin à \u201c\u2018plein temps\u201d.(Jacques Genest) i.Le problème des prématurés.(Paul Leton- dal) 1 1100002 Lo LnnelcLL LL 100 Les tumeurs ovariennzs masculinisantes.Rosaire Lauzer) 1183 512 808 426 1027 1274 174 1163 39 994 945 1143 1277 1167 68 311 829 70 456 559 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES Nouveaux aspects thérapeutiques concernant quelques affections rhumatismales.(De Guise Vaillancourt) o.oo.Réflexions sur certains médicaments anodins.(J.-M.Beauregard) Sommes-nous en retard en cardiologie infantile?(Emilien Labelle) (].-Philippe Tuberculose et antibiotique.Paquette) Un appel à la profession médicale.(Léon Gérin-Lajoie) ._.2122000000000 Une expérience audacieuse dans l\u2019enseigne- gnement de la médecine.(Roger-R.Du- fresne) (Edouard-D.Education médicale.A propos d\u2019 Gagnon) Emphysème pulmonaire avec présentation de deux cas typiques.Diagnostic et traitement de I\u2019 (M.-].Laberge) Enseignement de la médecine.À propos de I\u2019 (Roger-R.Dufresne) Enseignement de la médecine.Une expérience audacieuse dans I\u2019 (Roger-R.Dufresne) .Epilepsie.L\u2019acétazolamine (Diamox) dans le traitement de I\u2019 (Jean-Marc Bordeleau) \u2026 Epreuve de Master.De l\u2019utilité de l\u2019é.de M.dans le diagnostic et le traitement de l\u2019angine de poitrine en clientèle privée.L\u2019 (Richard Lessard et G.Saulnier) Epreuve du travail.L\u2019 (Maurice Gagnier) Ethique professionnelle à l\u2019ordre du jour.L\u2019 (Edouard Desjardins) Etudes post-scolaires en France et exigences des organismes canadiens de certification.(Roma Amyot) Facteur IX.Déficit en (Jean-Marie Delage) .Fatigue en neuro-psychiatrie.La (Roma Amyot) Fièvre typhoïde.Conception actuelle de la pathogénie et de l\u2019évolution de la (Roméo Boucher et Philippe Auzepy) Frottis vaginaux et (Charles Ouimet) leurs indications.Gamma-globulines du nouveau-né.Les (P.Dagenais-Pérusse, ].Sternberg et M.Dreyfus) Gllomes intra-crâniens à l\u2019hôpital Notre-Dame, de 1948 à 1954.Revue des (Jean-Pierre Tremblay et Simon Lauzé) 1057 1408 1410 693 72 203 1277 48 253 203 1163 1389 1041 759 1229 >4 1159 930 328 199 1356 Grossesse à terme prolongé.La (Jules Keller) (Edmond Grossesses prolongées.À propos de Sansregret) Grossess2 tubaire.Etiologie et traitement \u2014 Relevé de 37 cas personnels de grossesses tubaires de 1951 à août 1954.(Charles Ouimet) eee Hanche chez l\u2019enfant.(J.Robichon) Hémianopsie quadrantique.Les affections de la (Pierre Bertrand) Diagnostic différentiel des (Blandine Gosselin, Guy Colpron et Léopold- A.Long) Hémorroïdes \u2014 Fissures anales \u2014 Fistules anales.Lésions bénignes anales et périanales.{Léon Béique et Roger Simard) Hémophilies.Hexaméthonium.Le traitement de l\u2019hypertension artérielle essentielle par I\u2019 (Raymond Robillard, Gilles Tremblay, Lidia Adamkie- wicz et Jacques Genest) .___._.- Hodgkin.Les complications neurclogiques de la maladie de \u2014 Rapport d\u2019un cas avec atteinte médullaire.(julio Vasquez) Hôpital.Droits et devoirs.A I\u2019 (Edouard Desjardins) Hôpitaux privés.L\u2019avenir des (Pierre Jobin) _.Hypertendus.Etude histologique de 55 biopsies rénales prélevées chez les malades.(Roger-).Careau et CGeorges-Etienne Cartier) Hypertension artérielle essentielle.La place des opérations surrénaliennes dans le traitement de I' (F.d\u2019Allaines, J.Vyasse, M.Alary et P.Guillemin) Hypertension artérielle essentielle par l\u2019Hexa- thonium.Le traitement de I\u2019 (Raymond Robillard, Gilles Tremblay, Lidia Adamkie- wicz et Jacques Genest) Hypertension artérielle.\u2014 Etude comparée des effets produits chez cinquante malades souffrant d\u2019hypertension artérielle ayant été traités par deux procédés chirurgicaux différents.(Georges-E.Cartier) Hypertension artériclle par I'l -hydrazinophtala- zine (aprésoline).Traitement de I\u2019 (Gilles Tremblay, Lidia Adamkiewicz, Raymond Robillard et Jacques Genest) Hypertension pulmonaire.Physiopathologie de I\u2019 (Charles Lépine) Hypervitaminose \u201cA\u201d.(Yvon Baillargeon) _.Hypothermie en chirurgie.L\u2019 (Maurice Parent) TABLE ALPHABETIQUE DES MATIERES 1155 1405 659 556 168 408 304 266 801 377 566 1134 1122 266 887 395 675 453 1047 L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 Ictéres.Traitement chirurgical des i.par rétention du nouveau-né.(P.-L.Chigot et Guimaud) ee.Iléus biliaire.Aspects nouveaux de I\u2019 (Edouard Desjardins) Impuissance.L\u2019 \u2014 Aspect nz2uro-psychiatrique des déficiences génitales chez (Jean Saucier) l\u2019homme.Intubation pour la prévention de la contamination contralatérale au cours de la chirurgie pulmonaire.Nouvelle technique d\u2019 (Léon Longtin) Ledderhose.Une nouvelle observation de maladie de (F.Françon et H.Massot) Lettre de Paris.(André Plichet) 1232 68 1012 911 1178 Lettre de Paris (Maurice Pestel) .77, 463, 701 Lettre de Suisse.(Dr P.Rentchnick) Lipomatose de l\u2019intestin grêle.Lipomes multi- 1180, 1305, ples et (Roger Brault, C.Jean et R.Naud) 529 Lithiase biliaire dans la région Saguenay-Lac Saint-Jean.La (Sylvio LeBlond et Gaston Lapointe) coco 154 Livres recus oo.622 Lombalgies.Causes urologiques des (Marcel Bélanger) een 1070 \u201cMal de dos\u2019.Traitements physio-thérapeuti- ques du (J.-M.Lessard) ooo.1067 Médecin à \u2018\u2018plein temps\u201d.Le (Jacques Genest) 456 Médecine et chirurgie pratiques: Causes urologiques des lombalgies.(Marcel Bélanger) ees 1070 L\u2019emploi de la pyribenzamine (Tripolenna- namine) comme anesthésique local en urologie.(Paul-Marcel Bélanger) ._._.1185 Les frottis vaginaux et leurs indications.(Charles Quimet) ooo aes 328 L\u2019infiltration stellaire.Les techniques \u2014 Les indications et ses résultats.(Georges- Albert Cloutier) ooo iene 580 Notes sur l\u2019emploi du supeudol en chirurgie.(Jean-Thomas Michaud) _-_-.-.-.- 960 Recherches et découvertes médicales 83, 210, 330, 705, 837, 962, 1072, 1187, 1310, 1430 Symposium sur les uréthrites non gonococci- ques.0000000e0eseesee ec cee css 703 Traitements physio-thérapeutiques du \u2018\u2018mal de dos\u201d.(J.-M.Lessard) occ.1067 Médecine générale \u2014 ses aspects administratifs.La (J.R.Ibberson) .- 571 L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 Médecine préventive.Quelques réalisations de la (G.Charest) _.-.-2000000000 0000 eee 695 Médicaments anodins.Réflexions sur certains (J.-M.Beauregard) _.-.-.-00000000000es 1408 Méningite tuberculeuse.Observation de deux malades.Le traitement de la (Roma Amyot et Julio Vasquez) coors 519 Ménopause.La (Gérard Brisson) - 184 Méthémoglobinémie aiguë à la suite de l\u2019administration de sous-nitrate de bismuth.(André Davignon, Guy Lemieux et Jacques Genest) _.1200000000000amme mme nee nn nn nn e 936 Môles hydatiformes.(F.-X.Demers) _.- 1397 Monoliase broncho-pulmonaire.(Roger La- chance) _.22000000 0000000 memenme ne emenee 158 Mouvements involontaires.Une nouvelle modification technique pour la chirurgie des (Claude Bertrand) .-.+100000000nes 150 \u2014 N\u2014 Nécrologie: Adam.Le docteur Alfred _.- 596 Beaudoin.Le docteur Armand .cooooo.o.853 Cloutier.Le docteur ]J.-E.-A.\u2026-.\u2026\u2026- 225, 596 Cousineau.Le docteur Pierre-Paul 596 Desjardins.Le docteur Arthur 1441 Doré.Le docteur Réal (Eugène Thibault) \u2026 1196 Dumont.Le docteur Ernest \u2014ooococceeaoaoa.-.596 Duperron.Le docteur Dominique.(Roma Amyot) eens 851 Emery.Le docteur E.-F.-._.-.- 1199 Ethier.Le docteur J.-A.-C.- 1441 Faubert.Le docteur Omer .852, 1199 Favier.Le docteur P.-M.-.\u2026.\u2026.\u2026 345 Fortin.Le docteur J.-Noél __.225, 1199 Gagnon.Le docteur Pierre-Paul .852, 1198 Gélinas .Le docteur Albert 595 Cenest.Le docteur L.-W.ooociiiiinnnna- 1198 Gilbert.Le docteur Jos.-Laurent 345 Gosselin.Le docteur jules (L.-A.Gagnier) 1197 Cougerot.Le docteur Henri (Paul Poirier) 595 Grégoire.Le docteur Antonio .- 1199 Grégoire.Le docteur Georges .-.- 1199 Grignon.Le docteur Henri .\u2026- 225 Hélie.Le docteur Lucien -ooeccccccmmcomomana- 1199 Jarry.Le docteur Joseph-Arthur (J.-A.Vidal) 1227 Kennedy.Le docteur Edward oo.345 Lallemand.Le docteur Rodolphe _.345 Lamoureux.Le docteur Léopold .1441 Langlois.Le docteur J.-A.-.-.- 596 Lespérance.Le docteur Henri 1199 Pagé.Le docteur J.-L.-A.cima.852 Pageau.Le docteur J.-1.coo.596 Pelletier.Le docteur Alfred-Geo.TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES Roy.Le docteur ].-Félix Séguin.Le docteur |.-Almanzor.Lussier) Taillens.Le professeur Jules.(Paul Letondal) Telmosse.Le docteur lIgnace-Denis Trudeau.Le docteur Laurent Turcot.Le docteur Rémi Turgeon.Le docteur Roméo Valiquette.Monsieur T.(Roma Amyot) .Vézina.Le docteur Charles.(Jean-Baptiste Jobin) (Roger (Marcel Nisentil \u2014 Analgésique obstétrical.Ferron) Neuro-anémique.Syndrome n.-a.et troubles mentaux.(Hervé Martin) Nouvelles 99, 226, 346, 466, 597, 722, 974, 1083, 1200, 1322, 1442.\u2014 O0 \u2014 Occlusion intestinale aiguë et ses variantes techniques.La décompression dans l\u2019 (Edou- ard Desjardins) (Edouard Octrois ou contributions volontaires.Desjardins) Œsophage.Conduite à suivre dans les brûlures de I\u2019 (V.Latraverse) Ovariennes masculinisantes.Les tumeurs (Rosaire Lauzer) Paranoia.Evolution des conceptions sur la (Vincent Mauriello) Paraplégiques de la Commission des Accidents du Travail de Québec.Aspect médical et social de la réhabilitation chez les (G.Gin- gras et Alice Lépine) Périartérite noueuse.Un cas de (Jean-Marc Bordeleau et André Proulx) - Péritonite à méconium.Présentation de deux cas.La (Jean-Louis Léger, Simon Lauzé, Jean Piette et Jean-Louis Lemay) Phlegmon suppuré, rétropéritonéal.A propos d\u2019un cas associé à une anémie grave.(Rosaire Lauzer) Placenta.Considérations sur les décollements prématurés du (Marc-A.Gagnon) \u2014\u2026n\u2026\u2026-c\u2014 Plaidoyer pour l\u2019alcool.(Adrien Plouffe) Pneumoconioses.Silicose et sidérose.Les (Gaétan Jarry) Pneumonie et broncho-pneumonie rhumatismales.(A.Tétreault) 87 871 853 431 1268 854, 829 669 559 1400 641 1261 415 285 547 1061 575 1358 Poliomyélite et le vaccin Salk.La (Adélard GroulX) Porphyrie aiguë intermittente.(L.-Paul Pi- chette, Paul Letendre, Guy Courtois, Albert Bernard et Léopold Long) Prématurés.Le problème des (Paul Letondal) Prostatique trans-vésico-capsulaire.L\u2019adéno- mectomie (J.-P.Bourque) .____.Psychanalyse \u2014 réalité médicale.(V.Voyer) Pulmonaires.Le laboratoire dans le diagnostic des maladies (Paul Dionne) .Pulmonaires.Les tumeurs (J.-A.Gravel) __.Pyribenzamine (tripolennamine) comme anesthésique local en urologie.L\u2019emploi de la (Paul-Marcel Bélanger) \u2014R\u2014 La Radiologie.Réflexions sur la pratique de la (Jean-Louis Léger) Race des hommes.(Jean-Louis Gagnon) Recherche est-elle possible dans un hôpital canadien-français.La (Paul David) Recherches cliniques dans un centre médical canadien-franccais.Organisation, contributions et possibilités d\u2019un département de (Jacques Genest) \u2014\u2026ns-smamem\u20147mme=sm=sces-00 Cm = Recherches et découvertes médicales 210, 330, 837, 962, 1072, 1187, 1310, Réhabilitation.La médecine clinique et la r., troisième phase de la médecine.(G.Gingras) Réserpine dans certaines affections dermato- logiques.L'action de la (Victor Panaccio) -.Résines échangeuses d\u2019ions.Les (Guy Lemieux, André Davignon et Jacques Genest) Respiration.Contrôles cliniques et nerveux de la (Fernand Grégoire) (J.-P.Bru- Ressuscitation chez l\u2019enfant.La nelle) Ressuscitation manuelle et instrumentale.L\u2019évaluation des manoeuvres de.\u2014 Démonstration.(Guy Fortin) Revue des livres 110, 234, 356, 474, 612, 856, 982, 1086, 1206, 1328, TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES 534 947 775 206 1297 1107 705, 442 672 7217, Rhumatismales.Nouveaux aspects thérapeuti- (De ques concernant quelques affections Guise Vaillancourt) Rhumatismes inflammatoires.Quelques formes atypiques des (Francois Francon) Rôle primordial du médecin.Le (Edouard Desjardins) 1057 1394 L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 \u2014s\u2014 Santé à Montréal en 1954.La (Ad.Groulx) Sarcoidose.Sa pathologie neurologique.La (Roma Amyot) \u201cScarlatinette\u2019\u2019.Controle de la (Lorenzo Turcotte) Service de Santé en 1954 (Rapport préliminaire).Les événements principaux et faits saillants au (Ad.Groulx) ._._.Sociétés: Association des Médecins France: Canadiens en Séance du 9 novembre 1954 .\u2026 Séance du 15 décembre 1954 Société Médicale de Montréal: du 19 octobre 1954 du 9 novembre 1954 du 23 novembre 1954 du 7 décembre 1954 du 14 décembre 1954 du 20 janvier 1955 du ler février 1955 du 15 février 1955 du ler mars 1955 du 15 mars 1955 du 31 mars 1955 Séance du 19 avril 1955 Séance Séance Séance Séance Séance Séance Séance Séance Séance Séance Séance 325 460 Journées médicales des 3, 4, 5 mai 1955 1438 Séance du 4 octobre 1955 Souvenirs.Années d\u2019études médicales.pold Mantha) Souvenirs.(Léopold Mantha) .__.Stellaire.L\u2019infiltration.\u2014 Les techniques \u2014 les indications et ses résultats.(Georges- Albert Cloutier) Vocation.Sténose mitrale.Etude anatomique et clinique de 55 cas.(Yves Desrochers et Paul David) Sulfhémoglobinémie.(Guy Lemieux, André Da- vignon et Jacques Genest) PE tete] Supeudol en chirurgie.Notes sur l\u2019emploi du (Jean-Thomas Michaud) Surrénaliennes.La place des opérations s.dans le traitement de l\u2019hypertension artérielle essentielle.(F.d\u2019Allaines, J.Vyasse, M.Alary et P.Guillemin) __._.1440 950 73 580 260 1254 960 L\u2019Union Méd.Canada\u2019 Tome 84 \u2014 Déc.1955 \u2014T\u2014 Taches de la face.Le traitement des mand Genest) Tétrade de Fallot.Etude radiologique de la (R.Heim de Balsac) Thyroïde.Hyperplasie et néoplasie.La glande (Jacques Turcot) Trachée.Rupture traumatique de la (Ruben Laurier, C.-A.Messier et Jean-Paul Venne) Tuberculeux pulmonaire guéri ou non.Problème du choix de l\u2019anesthésie chez un (Jean-Paul Dechéne) Tuberculose en 1955.Quelques vérités sur le traitement de la (Philippe Richard) (J.-Philippe Pa- Tuberculose et antibiotique.quette) Tuberclose.Problèmes médicaux-sociaux actuels en (Gérard Michaud) Tuberculose pulmonaire.Usage et limite des examens usuels de laboratoire pour la surveillance pour le traitement de la (Richard Dessureault) 926 387 33 278 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES \u2014U\u2014 Ulcère gastro-duodénal par les anticholiner- giques.Le traitement de P (Jean Vague, Amédée Bernard et Guy Favier) Ulcère gastro-duodénal.Conduite du traitement.L\u2019 (Honoré Nadeau) ooo oo.Ulcère \u201cnon spécifique\u201d perforé de l\u2019iléon.Au sujet d\u2019un cas d\u2019 (Gabriel François-Julien) Un appel à la profession médicale.(Léon Gérin-Lajoie) Union Médicale du Canada en 1886.L\u2019 130, 1359 1245 60 941 72 240, 364, 488, 616, 748, 876, 986, 1096, 1218, 1346, Uréthrites non gonococciques.Symposium sur les \u2014_\u2014V \u2014 Ventilation pulmonaire et résection.Les échanges gazeux.(Roméo Soucy, Léon Long- tin, Ernest Bousquet et Fernand Grégoire) .Volume sanguin.Détermination du v.s.par la méthode au bleu Gelgy de Somogyi.(Albert Bertrand) 703 915 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANALYSES \u2014_A\u2014 Accouchement prématuré dans la maladie hémolytique du nouveau-né.L\u2019 ACTH et de la cortisone.Les complications pulmonaires de l\u2019.\u2014 Observations radiologiques.eee Adénome tubulaire testiculaire de l\u2019ovaire.A propos d\u2019un cas d\u2019 ecco Alcooliques, Les atrophies cérébrales des -.Aminophylline.Intoxication par I\u2019 .o._.Amygdale.Physiopathologie de I\u2019 ._.Analgésie locale, par voie trans-laryngée, pour intubation trachéale.l\u2019enfant.L\u2019 Angiocardiographie.Complications cérébrales à la suite d\u2019 1.1.1.Anesthésie endotrachéale chez Ano-rectale.Greffe cutanée primaire et chi- LE eee Aorte.L\u2019emploi des tubes de plastique flexibles comme succédané de I\u201d 1.111.Arcaris lumbricoïdes.Le traitement des a.|.par la pipérazine.Barbituriques.Traitement de l\u2019intoxication aiguë par les nn.BCG pendant la primo-infection évolutive.La vaccination BCG test d\u2019accompagnement.Le.\u2014 Note préliminaire sur la vaccination intensive par voie buccale chez le nourrisson et l\u2019enfant du premier ge.Biopsie du poumon à l'aiguille.La Blessés du crne.Le syndrome subjectif des _\u2026.Bronchite.Le rôle que joue le fait de fumer dans la Bronchographique.Une nouvelle technique b.à l\u2019aide d\u2019une suspension de Lipiodol sulfa- nilidé.\u2014C \u2014 Calcul du cholédoque.Complications 3 la suite de tentatives pour dissoudre un Cancer bronchique.Le grave probléme du .Cancer de la vésicule biliaire.Le women.219 222 98 1194 90 585 587 593 1192 1077 1076 1080 965 709 218 88 2 > à + Cancer du côlon, du rectum, de l'estomac et de \u2018\u2018cancérose péritonéale limitée\u2019.Rapport intérimainre sur la réexploration systématique dans les cas de 1 Cancer du sein.Thérapeutique endocrinienne du Cardiaque.L'arrêt o.oo.Cathétérisme cardiaque dans les maladies du COUN.Le woe Cérébrales.Complications c.à la suite d\u2019angiocardiographie.PASSSANSONSSNNLNNNEUEcna=s==n=n==a\u2014\u2014ene Cérébrales.Les atrophies c.des alcooliques.\u2026 Cétostéroïdes et des 11 exycorticostéroides dans la décomposition cardio-circulatoire.Effet du \u201c\u2018jeûne prolongé\u201d sur l\u2019excrétion urinaire des 17 Chlorpromazine chez huit cents malades mentaux.Complications du traitement au Chlorpromazine (Largactil) en psychiatrie.Résultats thérapeutiques par I'emploi de .Coarctation de l\u2019aorte.Anévrisme des sinus aortiques (sinus de Valsalva) associé à la \u2026 Côlon irritable en clientèle privée.Sur 700 cas I Coronariens.Vasodilatateurs c.à longue action: Métanne, Paveril, Nétroglys et Peritrate Dépressifs.Des syndromes d.de l\u2019âge moyen chez la femme.oon.Diamox.Le traitement de l\u2019emphysème pulmonaire chronique par le Diarrhée infantile épidémique due au colibacille par le chloramphenicol et la néomycine.Traitement et prévention de la Discopathies cervicales.Retentissements médullaires des ooo nnnn Ebstein.Revue de la littérature et rapport de six cas de maladie d\u2019 E.E.C.chez le nourrisson.Hypocalcémie et mo- fication importante de P* .__.Electro-choc et dépression.\u2026.Electro-convulsive.L'emploi d\u2019une thérapeutique é.-c.chez 233 malades souffrant de maladie mentale et de tuberculose.339 220 840 840 1194 1318 714 1080 337 1193 1077 968 844 841 848 94 713 corer LORIE L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Déc.1955 Electroencéphalographie chez des malades à troubles mentaux apparemment d'origine non organique ( La fréquence des anomalies de I\u2019 Electrokymographie auriculaire dans le diagnostic de I'insuffisance mitrale.La valeur de I\u2019 Emphyséme bulleux géant régressif au cours de la tuberculose de P'adulte.L\u2019 Emphyséme pulmonaire.Le traitement de l\u2019e.p.chronique par le diamox.-.-.- Encéphalites et méningites herpétiques humaines.L._.2200000000000mecme eee e eee ne C0 0 Ce 00 eee Endoscopie perorale.La biopsie par congélation au cours de I\u2019 Enfant prématuré.Alimentation de VP\u2019 Epilepsie.La mysoline dans I\u2019 Epileptiques psycho-moteurs dans l\u2019intervalle de leurs crises.Etude du comportement des Epithélioma promitif de l\u2019uretère.Estomac de pigeon en carène de navire et autres malformations congénitales du thorax.L\u2019 - Ether en chirurgie majeure.L\u2019analgésie à - Exycorticostéroïdes.Effet du \u2018\u2018jeûne prolongé\u201d sur l\u2019excrétion urinaire des 17 cétostéroïdes et des 11 e.dans la décomposition cardio- circulatoire.Foie.Biopsie du f.au moyen d'une aiguille sous contrôle du péritonéoscope.- Formule sanguine blanche normale et ses variations sous l'influence des contraintes psychiques prolongées et des émotions fortes mais de courte durée.-.-.-000- Galactosémie.Gnosique.Le syndrome praxique et g.au cours des lésions de l\u2019hémisphère droit.Rôle respectif des lésions des hémisphères droit et gauche dans les troubles des fonctions symboliques.-.-200000ceeseeme secs eco senc encens \u2014 H \u2014 Hémolytique.L'accouchement prématuré dans la maladie h.du nouveau-né.Hémoptysies des asthmatiques.Les Hémorragie sous-arachnoïdienne.Pronostic et traitement de I\u2019 586 1191 1077 967 96 92 94 1192 91 1076 1318 1316 96 1435 341 848 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANALYSES Hépatites chroniques cirrhogènes.La littérature de l'artère hépatique commune dans les.\u2014 Mécanisme d'action d'après les résultats obtenus dans les cirrhoses au début anas- Citiques.-.-
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