L'union médicale du Canada, 1 novembre 1954, Novembre
[" Tome 83 \u2014 Numéro 11 MONTRÉAL, NOVEMBRE 1954 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1907 L'Union Médicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT 326 est, boulevard Saint-Joseph Montréal Un concent nouveau \u2026.dans le traitement de l\u2019uicère et des gastrites ENZAMINE Action élective anticholinergique ainsi que sympathicolytique combinée à une action antihistaminique.< ) @ Traitement d\u2019 attaque: Dans l\u2019ulcère gastrique ou duodénal: 1 comprimé 4 heure avant 0e» et après chaque repas et au coucher, durant 3 semaines.Flacons de 100, 500 et 1000 comprimés.MONTRÉAL Plus d\u2019un demi-siècle d\u2019expérience consacré à l\u2019avancement des Sciences médicale et pharmaceutique au Canada. Stimulant de la Sécrétion Biliaire On connaît les bons résultats que donne le DYCHOLIUM dans l'insuffisance hépatique, l'ictère, la stase biliaire, l'angiocholite, la cholécystite, etc.Dans les cas de sensibilisation aux antibiotiques et à divers médicaments, l'injection intraveineuse d'une ampoule de DYCHOLIUM par jour ou tous les deux jours, ASSURE LA DESENSIBILISATION.On peut parfois compléter le traitement par un comprimé de DYCHOLIUM trois fois par jour.CC Ampoules de 5 cc.contenant 1 Gm.de déhydrocholate de sodium (200 mg.par cc.) O O O O Comprimés à 0.30 Gm.(5 grains) d'acide déhydrocholique pur, cristallisé.Echantillons sur demande adressée à i Poulenc.204 Ploce Youvville, Montréal L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 renferme maintenant un concentré purifié .° \\ de facteur intrinseque avec concentre purifié de facteur intrinseque La PERIHEMINE, maitre constructeur de globules rouges et d'hémoglobine, renferme tous les facteurs connus essentiels à l\u2019'hématopoièse.Son emploi est indiqué pour 9 sur 10 de vos anémiques.LE CONCENTRE PURIFIE DE FACTEUR INTRINSÈQUE favorise une rémission rapide en \u2018fixant\u2019 la vitamine B12 et en facilitant l'absorption du \u2018facteur antianémique.\u201d La PERIHEMINE est présentée en: Capsules: Flacons de 100 et de 1000 Capsules Jr pour les enfants: Flacons de 100 et de 1000 LEDERLE LABORATORIES DIVISION NORTH AMERICAN Cyanamid LIMITED 5550 Avenue Royalmount Ville Mont Royal, Montréal, Québec Lederle *MARQUE DÉPOSÉE SOMMAIRE Hermile TRUDEL .Réflexions sur le XXIV° Congrès .-.-.-.-.-00000n0es-ee nc come ce cemmen acces ccenmeunnce 1207 Jacques GENEST, Raymond ROBILLARD, Gilles TREMBLAY, Lidia ADAMKIEWICZ L'administration de l\u2018hexamethonium chez les patients souffrant d'hypertension maligne 1210 Jean-Guy LAURIN Conception moderne du mécanisme de la coagulation sanguine _.___._.__._.___.___.____.__.1218 Jean LONGTIN et B.CARASSO Les symptômes digestifs au cours de l'angine de poitrine .\u2026.\u2026.- uen 1234 RECUEIL DE FAITS Blandine GOSSELIN et Léopold M®©RISSETTE Le traitement des anémies macrocytaires par la vitamine B; orale .__._ ._.1238 André LANTHIER et Maurice BELISLE Trichinose aiguë: deux cas o.com enn 1242 Réal LAFOND Choc obstétrical idiopathique suivi d'une hémorragie grave du 4e stage du travail ._.1248 A.LANTHIER et C-E.GRIGNON Emploi de l'ACTH dans l'hépatite infectieuse _._ 1252 INDICATIONS : Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.En règle générale et SAUF INDICATION CONTRAIRE, l\u2019eau VICHY CELESTINS doit être prise de préférence le matin à jeun, une demi-heure avant le petit déjeuner et 40 minutes avant les deux principaux repas.La dose habituelle de chaque prise sera d'environ 100 grammes.RECOMMANDEE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MEDICAL DANS LE MONDE ENTIER VICHY CELESTINY EAU MINERALE ALCALINE NATURELLE PROPRIÉTÉ DE L\u2019ÉTAT FRANÇAIS MEFIEZ-VOUS DES IMITATIONS \u2014 PRESCRIVEZ CELESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, Canada L'Union Méd.Canada III Tome 83 \u2014 Nov.1954 Pacilite l'emploi du Néo-Sppcamul chez les enfants.sons © un FE ar ct Le NÉO-SPASMYL (INFANTILE), aromatisé à l\u2019orange, fera la joie de vos petits patients tout en réalisant le calme désiré dans les cas de: nervosismes, irritabilité, cris, terreurs nocturnes, insomnies, etc (f cuillerée à thé équivaut à 1 comprimé de NÉO-SPASMYL Faible) Distributeurs: MILLET, ROUX & CIE, LIMITÉE 1215-17, rue ST-DENIS MONTRÉAL, P.Q.aon SOMMAIRE (Suite) REVUE GÉNÉRALE Léon BEIQUE et Claude DUPONT Sinus et kyste sacrococcygiens _._.0000000000ccenec comen nn sense iii.1259 Rosario ROBILLARD Le dépistage des diabétiques Lie.1266 HYGIENE ET MEDECINE SOCIALE J.-E-A.MARCOTTE L'hygiène mentale au Service de Santé i.1269 G.CHAREST Importance de la vaccination et de l'immunisation -.00.0000000000s0neeesss 1272 XXIVe CONGRÈS DE L'A.M.L.F.C, Séance d'ouverture Allocution du docteur Hermile Trudel ._.__.___.1110020001010000000 100 La LL LL 1275 Allocution du docteur Jean-Marie Laframboise el 1275 Allocution du docteur Emile Blain __._ a.1278 Allocution de Monseigneur Marie-Joseph Lemieux _.\u2026.\u2026._.12200000000000000000 00 1279 Allocution du professeur Rene Cachera __.__.ln ans scene 1280 un sédatif alcalin bien équilibré 7.efficace .agréable au goût ~~ SEDALKA Quatre-vingt-dix grains de SEDALKA ren- INDICATIONS ferment: Indigestion nerveuse et hyper- phénobarbital de sodium.4 de gr.carbonate de sodium.10 gr.LIGHT OUNCES :226 3G \u201cSEDALKA acidité; céphalée et nausée associées au trop-manger et au ereneconentt Méalane serais bicarbonate de sodium.5 gr.citrate de sodium et tar- trop-boire; comme supplément trate de sodium.q.s thérapeutique dans les rhumes (alcalis potentiels) PRÉSENTATION: flacons à capsule- mesure de 4 et 8 onces.ordinaires et la grippe.SORLS EN) N SAE AER YR RESET x a Leu 48 \u201cRis WO Be ery ins REIS A pei BR AFS BRÉRÈRE SRE MORE NE: Ka Votes pI (Sache, TORRES CHERE WEE: gi drm REVENGE LG Cox MIRE METRE IE MONTHEAL - CANADA, POSOLOGIE: Une demi-capsu- le-mesure (4 cuillerées à thé) par jour, en dose unique ou fractionnée, dans de l\u2019eau.Chartes &.Frosst &Co.MONTRÉAL CANADA L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 Sa foimute Sipohropique e la plus complète e la plus concentrée e la plus économique e COMPRIMÉS - ÉLIXIR* © MAINTENANT AVEC VITAMINE Bo PRESENTATION: En gériatrie LIPOTROPE: Elixir, flacons de 12 oz.V2 et 1 gallon.Lipohrohe Comprimés, 50 et 250.» 2 [4 e LIPOTROPE GÉRIATRIQUE: géviatrique 12 oz.¥2 et 1 gallon.élixir très agréable au goût eGoñl amélioré } * Particulièrement utile en pédiatrie ROUGIER FRÈRES, 350 RUE LE MOYNE, MONTRÉAL SOMMAIRE (Suite) Banquet de clôture Allocution de l'honorable Louis Saint-Laurent .-.-.-.20000 0000000 e en Sen Se ee eee 1284 Allocution du docteur Emile Blain oo nee 1288 MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Recherches et découvertes médicales oie - 1290 ANALYSES oC MEDECINE : Le traitement de la thrombophlébite par le phénylbutazone (1294).Des effets du venin d'abeilles dans les maladies dites du collagène (1294).CHIRURGIE : Taux postopératoire des éosinophiles (1294).Introduction intra-aortique d'un cathéter à ballon pour arrêter les hémorragies intra-abdominales (1295).PHTISIOLOGIE : Le carcinome bronchogénique pré-clinique (1295).CARDIOLOGIE : Aspects médicaux de la commissurotomie dans la sténose mitrale (1295).NEURO-PSYCHIATRIE : ACTH, cortisone et psychisme (1298).Tétanie et épilepsie (1298).L'utilisation des propriétés \u2018\u2019neuroplégiques\u201d de la Chlorpromazine dans le traitement de divers cas de psychoses délirantes chroniques et subaiguës (1298).La maladie de Wilson, dégénérescence hépato-lenticulaire : conception pathogénique nouvelle et thérapeutique (1299).NOUVELLES ._._.__.120000000000000 000000 Olsen cena nee eee e ne nn nee Te S ST SO e AS SACS Sen 0 CeCe 0 1300 L\u2018Union Médicale du Canada\u201d en 1885 .__._.__.-._.0-000 00000000 ce 000 cent eee n sen 1308 REVUE DES LIVRES __.2000000000 000000 eee ne eenn ane n one ee Con e ee ee See een ne 1312 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES .-000000000 000000 moe neo ne nee Se Te men ee nee e ee Ten een 1318 CONDITIONS DE PUBLICATION \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d parait tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Elle publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l\u2019Association et des articles médicaux inédits.L\u2019abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l\u2019étranger) ; les membres déjà inscrits à l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du journal.Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.\u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u2019 assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l\u2019auteur.Nous n\u2019acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l\u2019auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L\u2019index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité : Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande par Jacques-D.Clerk, publiciste.326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888.Tout annonceur qui n\u2019observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l\u2019administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201c\u2018L\u2019Union Médicale du Canada\u201d, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888.mA L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BrLieTIN DEUX SIROPS CONTRE LA TOUX QUI PRESENTENT | QUALITÉS ESSENTIELLES dise \u2014 Montréal, novembre 1954 VII SAVEUR AGREABLE Grâce à son goût agréable, le Dulsana Composé plait également aux enfants et aux adultes.L'art pharmaceutique est véritablement parvenu à surmonter les difficultés que présentait auparavant l\u2019élimination du goût amer des antihistaminiques et de la codéine.TOLÉRANCE GASTRIQUE Le Dulsana Composé dilate les bronches, affaiblit le réflexe de la toux et rend la sécrétion bronchique moins tenace à mesure qu'elle se produit, sans causer de nausée ou d\u2019irritation gastrique.SURETÉ A doses appropriées, le Composé Dulsana est une médication sûre pour les patients de tout âge, y compris les enfants.SOULAGEMENT RAPIDE L'administration du Composé Dulsana atténue rapidement l'épuisement d'une toux sans expectoration et diminue la durée des quintes affaiblissantes.ACTION LOCALE EFFICACE Sirop NO 632 \"Sos! maléate de paracarbinoxamine .chlorhydrate d\u2019éphédrine .OT PE phosphate de codéine.\u2026.chlorure d\u2019ammonivm.chloroforme.menthol véhicule: sirop aromatisé | Présenté en flacons de 3 onces liquides.\"DULSANA\" Sirop N© 631 \u201cgosst\u2019 Présenté en flacons de 4 onces liquides.POSOLOGIE.ADULTES: ENFANTS: \"DULSANA Indiqué au début d\u2019une infection respiratoire aiguë 4 mg.(1/15 de gr.) 10 mg.(1/6 de gr.) 100 mg.(1-1/2 gr.) 25 mg.(3/8 de gr.) 0.25 mg.(1/250 de gr.) | q.s.COMPOSE Chaque cuillerée a thé de 5 cc.renferme: 2 mg.(1/30 de gr.) Un nouvel antihistaminique efficace qui dilate les bronches et agit comme sédatif léger et anesthésique local.La somnolence est rare.À la dose employée, renforce l\u2019action dilatatrice que l\u2019antihistaminique exerce sur les bronches.L'antitussigène le plus connu à l'heure actuelle.Un expectorant dont la valeur est reconnue.efficace Légers analgésiques locaux qui rafraîchissent et calment.La formule de \u201cDulsana\u201d Composé sans codéine, particulièrement utile durant le stade d'exsudation d\u2019une infection respiratoire aiguë.Une ou deux cuillerées à thé (5- 10 cc.) trois ou quatre fois par jour, selon le besoin.de 6 à 12 ans, une demi à une cuillerée à thé (2.5-5 cc.) trois ou quatre fois par jour, selon le besoin; enfants de moins de six ans; selon la recommandation du médecin.Charles &.Frosst & Co.MONTRÉAL CANADA VIII L'UNION MÉDICALE CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1954 efficaces économiq es savoureuses | LES GOUTTES VITAMINIQUES MISCIBLES À L\u2019EAU | procurent un moyen pratique et profitable d\u2019administrer les vitamines aux bébés et aux enfants dans un véhicule délectable.EFFICACITÉ ACCRUE Les facteurs alimentaires accessoires s'absorbent et s'utilisent plus efficacement sous forme aqueuse que huileuse.DES PLUS ÉCONOMIQUE Le compte-goutte de précision qui est facile à lire permet l'administration d'une dose exacte et évite la perte.Dose pour dose, ces gouttes vitaminiques coûtent moins cher au patient.SAVEUR AGRÉABLE Grâce à une composition tout à fait unique, ces préparations sont libres du goût relativement désagréable qui accompagne d'autres préparations administrées à la goutte.Qu'on les instille directement sur la langue ou qu'on les mélange à leurs boires, à des jus de fruit ou d'autres liquides, les enfants de tout âge prennent avec plaisir ces gouttes agréablement aromatisées.STABILITÉ INHÉRENTE L'utilisation de mesures de contrôle exactes garantit leur force vitaminique en tout temps.Charles &.Frosst &Co, MONTRÉAL CANADA i & L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurieTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1954 \u2014_+ ! UN PRODUIT MULTI- VITAMINIQUE LES VITAMINES D, À et C LES VITAMINES D et À LES GOUTTES D\u2019 0 Si 0 CO Chaque dose quotidienne de 5 gouttes (0.25 cc.) renferme: vitamine D.1,000 unités int.vitamine A (palmitate).2,000 unités int.vitamine B1.22222 01122220 1 mg.riboflavine (phosphate).1 mg.niacinamide.LLL.2.5 mg.vitamine C.30 mg.iodure de sodium.0.04 mg.Ostogen-A\u201c=C Chaque dose quotidienne de 5 gouttes (0.25 cc.) renferme: vitamine D.1,000 unités int.vitamine A (palmitate).2,000 unités int.vitkamine C.30 ma.\"OSTOGEN-A\" Chaque dose quotidienne de 2 gouttes renferme: 1,000 unités int.2,000 unités int.vitamine D.vitamine A (palmitate).rr p\u2014. : * 2 oF 3, Hp # a & # B-PLEX Elixir Wyeth au Complexe B NOUVEAU .Dorénavant, le B-Plex provient de deux sources naturelles, le concentré d\u2019écorce de riz et la levure, dont on connaît la richesse en éléments du complexe vitaminique B.>» .AMELIOQRE.La cuillerée à thé de B-Plex contient désormais 2.075 meg.de vitamine By2, dont le rôle est si important pour stimuler la croissance et l\u2019hématopoïèse et poursurmonter la fatigue.ENCORE MEILLEUR .Le nouveau B-Plex est doté d\u2019une saveur encore plus agréable.C\u2019est un vrai plaisir de le prendre.C\u2019est une médication adéquate et complète en facteurs vitaminiques B, présentée dans un véhicule du type élixir, délicatement aromatisé.VERIFIEZ LA\" FORMULE La cuillerée à thé renferme les vitamines du complexe B, provenant de 0.2 grammes d\u2019extrait aqueux d\u2019écorce de riz et de levure et apporte: | v Thiamine .111111111111 LL 0.625 mg.+ Riboflavine 111111110110 LL LL 1.250 mg y Niacine et niacinamide .11111110 6.250 mg v Pyridoxine 1111111111 LL 0.625 mg.j a A y Acide d-pantothénique .111111111110 3.125 mg./ y Vitamine By, .2.075 meg.| Pet Posologie: De 2 à 6 cuillerées à thé par jour, ou Marque Déposée \u2019 4 .WALKERVILLE ONTARIO selon l'ordonnance du médecin.WINNIPEG MONTREAL XXXVIII L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 eue | CHOLÉ MIQUES INSUFFISANTS HÉPATIQUES AZ OTÉMIES HYPERCHOLESTÉROLÉMIE CURES DE DIURESE DERMATOSES Une à deux cuillerées à the matin et soir dans un verre d'eau per NS =T f 2 CO LABORATOIRES U.PS.A.AGEN ( France) > | ; A) à N \u201cAl TK a\u201d Ë ie \\| 74\" | CANADA, 200 Rue Vallée MONTREAL Fd kr NEL RE er |e DOTE ASSOCIEE CORTICO-SURRÉNALE EXT.ORCHITIQUE - SUBS.CÉRÉBRALE ADYNAMIE - SURMENAGE - HYPOTENSION ENFANTS : TROUBLES DE CROISSANCE - ENURESIE AMPOULES BUVABLES 40 et 3°© - une par Jour LABORATOIRE FRAYSSEET CE NANTERRE (SEINE) CANADA : Laboratoires Jean OLIVE - 200, rue Vallée, Montréal, P.Q. = hs L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 augmentez la résistance des capillaires dans la prévention et le traitement de la fragilité capillaire l\u2019hémorragie capillaire les accidents vasculaires (COMPOSÉ FLAVONOÏDE DE CITRUS AVEC VITAMINE C) Des recherches de laboratoires et des enquêtes cliniques qui durent depuis cinq ans ont permis de prouver la sûreté et la valeur absolues du C.V.P.lorsqu\u2019on l\u2019emploie pour augmenter la résistance des capillaires et pour réduire le saignement anormal dû à la fragilité capillaire.Le C.V.P.fournit des bio-flavonoïdes naturelles (complexe \u2018\u2018vitaminique P\u201d\u2019 naturel) dérivées des citrus \u2014 renforcées par la vitamine C \u2014 qui agissent de façon synergique pour épaissir la substance intercellulaire (ciment) des parois capillaires, diminuer la perméabilité.et accroître ainsi la résistance capillaire, chaque capsule C.V.P.fournit: Composé Flavonoïde de Citrus* 100 mg.Acide Ascorbique (C) 100 mg.* (Complexe \u2018\u2018vitaminique P\u201d naturel, total et hydrosoluble, plus actif que la rutine ou l\u2019hes- peridine qui sont insolubles) Echantillons et documentation sur demande.peut protéger contre le saignement anormal et les accidents vasculaires dans.© l\u2019hypertension l\u2019hémorragie rétinienne le diabète les lésions dues aux radiations le purpura le saignement des tuberculeux \u201cOn peut souvent éviter des accidents tels que l\u2019hémorragie et la thrombose cardiaques et cérébrales si l\u2019on administre les vitamines P et C en quantités suffisantes.\u2019 u.s.vitamin corporation Arlington-Funk Laboratories, Division 1452, rue Drummond, Montréal, Québec. S = 5 =.= a 7 P = > 55 LU ee rotectio & 53 = se n comp Ne le AR S le se sg 5 S ES .= ® of RS À 5 .a RE i 0 Hs oi 3 2 = ss Sa à 3e = * wn $ $ FE * Æ Ea « be = & 8 + & 5 eS Rem 2 = di se, 5 > 4 & KS * = a $ 7 a = a $ = = a Si & ols a = ser En FA / ; ¥ Pe .ser BS Fr a = 1 © = = & ES La 78 Ge A EN Neg \u201c 3 i ow 4 æ = = se 5 $ SEA se 3 S$ Xo 4 = FRANK VW.Se = 5 # SES \u201cy ce = = wt 3 SS \u201c5% 3 i À x Ÿ i = = a SFR = = $ i $E i Vr = 5 3 3 % 2 + $ = = 3 & Fo 3 3 , - 33 3 a = SN A Re = 3 i À = = 35 = S sé = = = = WN Na * SN $ = HORNER LIMITED = $ = Se ss RN ÈS 2 se = = & 3 H es & » sx + = nfantol si x * es = i HN = $- È = = EN TRY OR = oF \u2018 \u2014 HR iy NHR RE 5: ; 3 CS - L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 XLI Dans le traitement de l\u2019infection para-nasale, ARGYROL constitue la base rationnelle d\u2019une thérapeutique efficace ARGYROL Detersif et emollient bacteriostatique decongestionne sans réaction En cas d'infection nasale et de sinusite, les propriétés bactériostatiques et physiques de l\u2019'ARGYROL s'unissent pour favoriser l'écoulement, réduire la congestion, aider à combattre l'infection et rétablir la fonction normale.La methode ARGYROL Son triple effet 1.Conduit nasal .instillations 1.Décongestionne sans irritation d\u2019ARGYROL & 20 p.100 dans le de la membrane ni lésion ciliaire.canal lacrymal.2.Incontestablement bactériosta- 2.Voies nasales .gouttes d'une Tique et cependant non toxique solution d'ARGYROL à 10 p.100.pour les tissus.3.Nettoie en stimulant les sécré- 3.Fosses nasales .tampunne- tions, renforçant ainsi la première ment avec ARGYROL à 10 p.100.ligne de défense de l'organisme.Fabriqué exclusivement par A.C.BARNES COMPANY LTD.STE-THERESE, QUEBEC Pour le maximum do soulagement, exigez l\u2019emballage authentique.ARGYROL est une marque déposée, propriété de A.C.Barnes Company Limited | l'agent thérapeutique le pl sur qui ait ete mis de l\u2019avant pour contrôler efficacement la GAINIOD ANÉIE: présente[5 facteurs d'excellence marque de cryptenamine Voici ce que les comprimés Unitensen peuvent faire\u2014et avec une innocuité inégalée.TENE Unitensen est recommandé pour le patient qui a besoin de plus qu'un simple effet calmant.|! produit une chute réelle et soutenue de la tension artérielle.Chez ces patients l'abaissement de la tension artérielle fut maintenu durant un temps prolongé.Age\u2014 Sexe 64\u2014M 37\u2014M 48\u2014M 46\u2014M 41\u2014M 43\u2014M 26\u2014M 44\u2014M 46\u2014M Extrait des histoires de cas\u2014 Série Af T.A.mm.Hg.AVANT 190/115 200/130 230/140 220/140 210,140 200/120 230/130 220/130 220/120 (Ecrivez-nous pour données cliniques complétes comprenant histoires de cas.) T.A.mm.Hg.APRES 140/90 130/85 140/100 160/110 155/110 160/110 180/120 175/120 162/90 tCommunication personnelle a Irwin, Neisler & Company. EXCELLE PAR SON EFFET CERTAIN SUR LA TENSION ARTÉRIELLE Le seul agent thérapeutique que contiennent les comprimés Unitensen est la crypten- amine,\u2014un alcaloïde fortement hypotenseur qui a été isolé par le personnel préposé à la recherche chez Irwin, Neisler & Company.Dans la plupart des cas (voir le tableau à gauche) la cryptenamine abaissera la tension artérielle de façon marquée et la maintiendra à ces bas niveaux pour des périodes de temps prolongées.EXCELLE PAR SON INNOCUITÉ Les comprimés Unitensen agissent sur le mécanisme hypotenseur, au niveau du système nerveux central.L'équilibre circulatoire n\u2019est pas rompu.Con- comitamment à la baisse marquee de la tension artérielle l\u2019on obtient souvent une circulation améliorée et un rendement cardiaque accru.Les comprimés Unitensen n\u2019ont pas d'action sympathicolytique ou parasympathicolytique.Il n\u2019y a pas de blocage ganglionnaire.Les comprimés Unitensen ne causent pas d\u2019hypotension avec collapsus, un risque toujours présent avec les autres drogues puissamment hypotensives.La fonction rénale n\u2019est pas atteinte.EXCELLE PAR LA DUALITÉ DU CONTRÔLE AUQUEL LE MÉDICAMENT EST SOUMIS Avec Unitensen un double standard biologique est établi, chez le chien, \u2014un premier au point de vue effet hypotenseur et un second au point de vue réactions secondaires (vomissement), \u2014de sorte qu\u2019une marge thérapeutique intermédiaire sûre est obtenue.Au cours d\u2019essais cliniques poussés, seulement quelques cas isolés ont présenté du vomissement occasionnel.@LEILIRY DE TANNATE Flacons de 50, 100, | 500 et 1000.Les comprimés Unitensen ne produisent pas les réactions secondaires graves propres aux hypotenseurs synthétiques d\u2019usage courant.Les comprimés Unitensen peuvent être administrés sans crainte pendant un temps prolongé.Aucun effet d\u2019accumulation n\u2019a été observé.EXCELLE PAR LA SIMPLICITÉ DE LA POSOLOGIE Commencer par deux comprimés par jour: un immédiatement après le petit déjeuner, l\u2019autre au coucher.S'il est nécessaire d\u2019augmenter le nombre de comprimés, la troisième prise se fait à 1 ou 2 P.M.EXCELLE PAR LA MODICITÉ DU PRIX À cause de la posologie réduite, les comprimés Unitensen épargnent à vos patients de ¥3 a % du prix d\u2019autres agents puissamment hypotenseurs.Chaque comprimé Unitensen contient: Cryptenaminet.\u2026.ARS 2 mg.* (à l\u2019état de sel tannate) tAlcaloides estérifiés du Veratrum Viride obtenus par un procédé d\u2019extraction non-aqueuse exclusif à Irwin, Neisler.*Equivalent à 260 unités réflexe-du-sinus-carotidien.IRWIN, NEISLER & COMPANY ° Casier postal 157, TORONTO, ONTARIO.Spécialistes en produits pharmaceutiques pour ordonnances depuis 1886 Représentants exclusifs dans la 7 Province de Québec et Ottawa Herdt & i Or [ - VIO -. L'Union Méd.Canada XLIV Tome 83 \u2014 Nov.1954 a nt am MR 2 FORMES granulés comprimés | \u201cOn sait que l\u2019'ampoule de Vater est normalement envahie par les micro-organismes du duodénum ; le cholédoque se garde de l\u2019infection par la chasse biliaire qui vient s\u2019opposer à l\u2019ascension des germes.Lorsqu\u2019au contraire, le fluæ biliaire cesse de se produire, qu'il y a obstacle au cours de la bile, les germes se développent aisément dans la bile stagnante et viennent infester les parois de la vésicule et des conduits biliaires.\u201cAinsi se créent l\u2019angiocholite, l\u2019angiocholécystite par rétention.\u201d Emile Sergent: l\u2019exploration clinique médicale.Ed.1947, page 673.\u201cT\u2019acide déhydrocholique augmente de 144% la fraction aqueuse de la bile.\u201d Schmidt, C.R.; Beazell, J.M.; Atkonson, A.J., et Ivy, A.C.: The Effects of therapeutic agents on the volume and constituents of bile.Am.J.Digest.Dis.5:613.nov.1938.C\u2019est à cette action hydrocholéritique que la CHOLIBILE doit son remarquable effet de drainage: une bile plus fluide, plus abondante, draine les voies biliaires et vient s'opposer à l\u2019infection ascendante.CHOLIBILE GRANULE CHILIBILE FORT CHOLIBILE FAIBLE Formule par c.à t.rase par dragée par dragée Acide Déhydrocholique .0.10 Gm.0.25 Gm.0.10 Gm.Ext.de Cascara Sagrada .0.02 Gm.0.05 Gm.0,02 Gm.Chlorhydrate de Thiamine _.2 mg.5 mg.2 mg.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.950, avenue Ogilvy, Montréal LE SELSUN ris tes poitieutes (sans onguents malpropres) LE SELSUN te 18 démantesison (sans procédés compliqués) LE SELSUN ue to caisson (sans soins journaliers) ALL# BASSFORD En seulement quatre à six semaines, le SELSUN rend le cuir chevelu propre et sain.Puis\u2014sans autres soins\u2014le cuir chevelu de votre patient demeure libre de pellicules, de démangeaison et de cuisson dus à la dermatite sébor- rhéique pendant une à quatre semaines.Des rapports cliniques portant sur au-delà de 400 cas démontrent que le SELSUN enrate complètement 92 à 95 pour cent des cas de pellicules ordinaires, et 81 à 87 pour cent de tous les cas de dermatite séborrhéique.Le SELSUN est d\u2019un emploi remarquablement simple.Vos patients n\u2019ont qu\u2019à l\u2019ajouter à leur procédé habituel de lavage de la tête.Il s\u2019enlève facilement par rinçage, laissant le cuir chevelu et les cheveux propres et faciles à placer.On peut se procurer la Suspension de Sulfure SELSUN sur prescription seulement, en flacons de 4 onces avec le mode d\u2019emploi sur l\u2019étiquette.Abbott *Sulfure de Sélénium, Abbott 1.Slepyan, A.H., Arch.Dermat.& Syph., 65:228, février 1952.2.Slin- ger, W.N., et Hubbard, D.M., bid, 64:41, juillet 1951.3.Sauer, G.C., Missouri Med.Assn., 49:91], novembre 1952. L.BLUTENE est une nouvelle ménothérapie efficace; sans hormones, sans injections.e Rapide et commode: un comprimé de BLUTÈNE deux fois par jour est la dose usuelle\u2014met souvent fin aux symptômes en deux à cinq jours.e Le retour des symptômes est rare, pas de saignement d\u2019abstinence.e Les effets secondaires sont ordinairement de peu d\u2019importance et facilement enrayés.e LE BLUTÈNE s\u2019est montré efficace même dans certains cas difficiles où les oestrogènes, l'extrait de Abbott thyroide, le curetage, etc., avaient échoué.IMPORTANT: Il faut toujours procéder à un examen gynécologique soigné avant d\u2019instituer toute ménothérapie.De cette façon, si on découvre une cause organique au saignement, d\u2019autres mesures peuvent être promptement appliquées.AJR FE JIA « > \u2019 EN age \u201c(OIA CHLORURE DE NOM DÉPOSÉ Comprimés de 100 mg., flacons de 25 et de 100 LUTENE\u201d . BULLETIN RÉFLEXIONS SUR LE XXIV* CONGRÈS L\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada n\u2019a qu'à se féliciter du succès remporté par le congrès d\u2019Ottawa-Hull.Les artisans de ce succès ont déployé tous leurs efforts de façon à donner la mesure de leurs talents, qu'il s'agisse du programme général, des sujets scientifiques, du programme social des dames, de l'exposition tant scientifique que commerciale.Le 27 au soir, après la revue des activités de l\u2019année par le secrétaire général, le président, le docteur Jean-Marie Laframboise, inaugurait son congrès dans une allocution vibrante où il souhaitait l\u2019union plus intime de la profession médicale autour de l\u2019idée scientifique et préconisait, pour les moins fortunés, le rôle supplétif des gouvernements provinciaux dans le domaine de la santé.Le Directeur Général, le docteur Emile Blain, réaffirmait la volonté de l\u2019Association de vivre sa propre vie.Les orateurs suivants nous apportaient leur encouragement : Mme Charlotte Whitton, maire d'Ottawa, au nom de la ville qu\u2019elle représentait, l\u2019Archevêque d\u2019Ottawa, Monseigneur Marie-J.Lemieux, et le délégué de la Fran- se, M.René Cachera qui espère voir se former une union plus intime entre les différentes populations médicales de langue française.Le 28 septembre commençaient les séances scientifiques qui se sont suivies à un rythme régulier et étoffé, car le choix du programme a été judicieux.Nous regrettons que le manque de temps nous ait empêché d\u2019accepter plus de communications qui s'offraient spontanément.Elles sont en réserve et seront utilisées plus tard.Le mardi soir, Hull nous recevait à l\u2019Hôtel-de-Ville à un vin d'honneur, par le truchement de son premier magistrat, le maire Alexis Caron.Nous avons apprécié cette marque de déférence envers les congressistes de 'A.M.L.F.C.Le Comité d\u2019économie médicale apportait, à sa séance du mardi soir le 28, l\u2019opinion de trois personnalités marquantes sur le secret professionnel.Le président de l\u2019Association des Bureaux médicaux des hôpitaux de la province de Québec, le docteur Rolland Blais, exposait le point de vue médical.Partant de l\u2019idée des relations entre patients.médecins et compagnies d\u2019assurance ou d\u2019assurance hospitalisation, par exemple, le sujet a pris toute son extension et a touché tous les aspects, y compris le devoir du médecin devant les tribunaux.C\u2019est cet aspect qu\u2019a envisagé l'honorable Robert Tas- chereau.juge de la Cour Suprême du Canada, tandis que le Rév.Père Léon Loranger, o.mi., de l\u2019Université d\u2019Ottawa, donnait son opinion sur l\u2019aspect moral de la question.La suggestion pratique 108 poux fn, qui se dégage de la soirée est que le médecin doit, quand il a à délivrer un écrit traitant de l\u2019état de santé ou de maladie d\u2019un patient, remettre directement tout certificat à celui-ci qui l\u2019utilisera à sa guise selon les besoins du moment.(Le texte de ces trois exposés par les conférenciers paraîtra in extenso dans la livraison de décembre de L'Union Médicale du Canada.Il sera ainsi facile et commode de référer à ce numéro pour consultation future.) La soirée des exposants, qui semble être devenue une tradition établie, s'est déroulée dans la plus grande dignité et a été fort appréciée, ce qui prouve qu\u2019un événement social de ce genre ne menace pas de distraire les auditeurs du sérieux du congrès.Une autre tradition, qui a pris naissance tout récemment, s\u2019est continuée et les jubilaires des années 1904 et 1929 ont été conviés avec leur épouse à une réception intime donnée par l\u2019A.M.L.F.C.L'exposition mérite sûrement une mention spéciale.Tout d\u2019abord les stands commerciaux attiraient par leur ordonnance et leur point de vue esthétique et technique, tandis que les panneaux scientifiques déployaient une mine de renseignements qu\u2019ont appréciés les congressistes.Le Conseil de l\u2019Association tint au cours des quatre jours du congrès trois assemblées, et voici les décisions qui surgissent de ses délibérations.Le prochain congrès, le vingt-cinquième de la série, aura lieu à Montréal, du 21 au 25 septembre 1955, à l'hôtel Mont- Royal.Le comité du XXV?° congrès se compose des docteurs Roma Amyot, président; Louis - Philippe Mousseau (Alberta), Pierre Belliveau \u2018(Nouvelle-Ecosse), J.-A.Lecours (Ontario) et Pierre Smith (Québec), vice-présidents; François Archambault, secrétaire, et Pierre Turgeon, trésorier.Le docteur B.-G.Bégin a été réélu secrétaire adjoint et directeur de l\u2019exposition scientifique et commerciale.L'Association a décidé de continuer sa représentation à la Commission canadienne de classification des hôpitaux en renouvelant le mandat de son délégué, le docteur Eugène Thibault, de Verdun.Puis elle a formé les cadres de ses comités provinciaux.Celui de l\u2019Ontario a été confié au docteur Horace Viau, d'Ottawa, président, au docteur L.-M.Emard, de Cornwall, vice-président, et au docteur J.-R.Tittley, secrétaire.Le docteur Louis-Philippe Mousseau, d\u2019Edmonton, Alberta, devient président du comité provincial de l\u2019Ouest et il a pour l\u2019assister à la vice-présidence son confrère Richard Poirier, et au secrétariat, le docteur J.-P.Moreau, tous deux aussi d\u2019Edmonton. fons Mk Se BULLETIN Dans les provinces Maritimes, le comité est en voie de formation et les noms seront publiés plus tard.Le comité provincial du Québec fonctionne déjà depuis un an sous la présidence du docteur Roland Décarie, mandat renouvelé, le docteur Pierre Turgeon remplissant les fonctions de secrétaire.Le Comité d\u2019économie médicale voit les mêmes membres réélus sauf la différence suivante: le docteur Pierre Jobin, de Québec, occupe la présidence pour la session 1954-1955.Et le comité se compose des docteurs Roma Amyot (Montréal), J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), Conrad Gagnon (Montréal), Richard Gaudet (Sherbrooke), Jean-Marie Laframboise (Ottawa), puis des représentants des praticiens, sur la recommandation de la Fédération des Sociétés Médicales, les docteurs Jacques Dubé (Notre-Dame-du- Lac), Edouard Laverdure (Hull), René Major (Montréal).Ensuite les organismes suivants seront représentés: le Collège des Médecins et Chirurgiens, la Fédération des Sociétés Médicales de la province de Québec, l\u2019Association des Bureaux Médicaux des hôpitaux de la province de Québec, le Comité provincial du Québec.Au banquet de clôture, l\u2019orateur unique était le premier ministre du Canada, le très hon.Louis Saint-Laurent.Comparant les gouvernants aux médecins, le premier ministre a laissé entendre que tant que son gouvernement sera au pouvoir, il respectera le domaine de la santé qui est l'apanage du médecin et des provinces.Voilà les principales étapes du XXIV° congrès.Toute la charpente de cet événement ne s\u2019est pas soutenue seule.Nos sentiments de vive gratitude vont spontanément au président, tout d\u2019abord, et à ses aides, les docteurs Henri Robert de Saint-Victor et Arthur Powers, et à tous ses collaborateurs médiats et immédiats.L'événement annuel de l\u2019A.M.L.F.C.en est un de marque et nous sommes fier de souligner l\u2019encouragement apporté par nos patrons d'honneur, par la présence des doyens de nos trois facultés de Médecine, par la collaboration de nos rapporteurs scientifiques qui ont présenté une communication ou, dans les panneaux, les résultats de leurs recherches et de leur expérience.La présence des congressistes aussi est inestimable et contribue infailliblement à l\u2019avancement de cette science qui ne demande qu\u2019à servir aux intérêts du malade.Les dames, qui nous ont fait le plaisir et l\u2019honneur d\u2019agrémenter notre congrès de leur aimable présence, méritent toute notre vive reconnaissance.Hermile TRUDEL \u2019 Secrétaire-trésorier général. L\u2019ADMINISTRATION DE L\u2019'HEXAMETHONIUM CHEZ LES PATIENTS SOUFFRANT D\u2019'HYPERTENSION MALIGNE ' Jacques GENEST, F.R.C.P.(C), F.A.C.P., Raymond ROBILLARD 2, Gilles TREMBLAY 2 et Lidia ADAMKIEWICZ, du Département de Recherches Cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Jusqu'en ces dernières années, l'hypertension maligne constituait une complication redoutée des cliniciens parce que presque toujours fatale.Depuis un an, nous avons eu à la Clinique d\u2019Hypertension Artériclle de l\u2019H6- tel-Dieu de Montréal, l\u2019occasion de suivre neuf patients souffrant d\u2019hypertension maligne.Nous voulons d\u2019abord montrer, à l\u2019aide de deux de nos malades chez lesquels l\u2019hypertension maligne s\u2019est greffée sur une gloméru- lonéphrite chronique, qu\u2019il est possible par l\u2019administration d'hexamethonium d\u2019arrêter le processus clinique ct pathologique d\u2019hypertension maligne, de prévenir l\u2019encéphalopathie hypertensive et de prolonger la vie du patient.En deuxième lieu, nous voulons souligner deux des dangers que présente l\u2019administration prolongée de l\u2019hexamethonium et troisiemement, vous indiquer ce qui nous paraît à l'heure actuelle le meilleur mode de traitement de ce syndrome auparavant fatal à brève échéance.Mais tout d\u2019abord, permettez-nous à cause de la confusion qui existe sur ce sujet, de définir ce que nous entendons par hypertension maligne et d\u2019en décrire les caractères cliniques et pathologiques.Déjà, en 1884, Bright (1) avait remarqué l'association de l'hypertension cardiaque et de la néphrite chronique.Quelque 30 à 40 ans plus tard, avec l\u2019apparition de l\u2019ophtalmoscope, plusieurs cliniciens européens avaient insisté sur la pré- 1.Travail présenté par Jacques Genest à la Réunion de la Division de Québec de l\u2019Association Médicale Canadienne, à Trois-Rivières le 7 mai, 1954.Ce travail a été réalisé grâce à des subventions de la Compagnie Ciba, Montréal, du Ministère de la Santé et de l\u2019Hygiène Publique (Entente Fédérale- Provinciale), du Conseil National de Recherches et du Life Insurance Medical Research Fund.2.Fellow du Conseil National de Recherches.3.L\u2019hexamethonium nous a été gracieusement fourni sous forme de chlorure par M.Roger Payette, de la Compagnie Warner-Chileott, (Methium) et par M.B.-P.Mercier, de la Compagnie Burroughs Well- come (Hexamethon) et sous forme de bitartrate par M.Desjardins de la Compagnie Poulenc.sence de lésions rétiniennes chez les malades souffrant de néphrite chronique ct présentant un gros cœur.L\u2019hypertension artérielle était alors considérée comme presque toujours secondaire à une lésion rénale et ce n\u2019est qu\u2019en 1896 que Clifford Allbutt (2) démontra qu\u2019il existait un grand nombre de patients dont la pression artérielle dépassait la normale et qui ne manifestaient aucun signe d\u2019insuffisance ou de lésion rénale.C\u2019est à ce groupe qu\u2019Allbutt donna le nom d\u2019hyperpiésie ou hypertension essentielle.Ces patients pouvaient vivre 10 ans, 15 ans, et même 25 ans avec une élévation marquée de leur pression artérielle sans aucune diminution de leur fonction rénale et dans des conditions de santé relativement bonne.Mais cependant, il existe un petit nombre d\u2019hypertendus, entre 20 et 50 années d\u2019age, dont l'état général se détériore rapidement.Chez ces patients, on trouve une pression diastolique très élevée et fixe et une réti- nopathie hypertensive marquée.Ce groupe qui, au début, ne présente souvent aucun signe d\u2019anémie et qui, quelquefois, a une fonction rénale adéquate, évolue rapidement vers l\u2019insuffisance rénale grave avec urémie à moins qu\u2019un accident cérébral ou cardiaque n\u2019emporte le patient.Cette entité clinique fut dé- \u201ccrite en 1914 par Volhard et Fahr (3), sous le nom de Kombinationsform parce que ces auteurs croyaient que les lésions de nécrose glomérulaire étaient des lésions de glomérulo- néphrite aiguë greffée sur des lésions de né- phrosclérose.Mais quelques années plus tard, en 1919, Fahr (4) démontra que ces lésions artériolaires étaient généralisées et qu\u2019il s\u2019a- cissait de nécrose artériolaire ct d\u2019endartérite et non dc lésions de glomérulo-néphrite.A ce groupe, il donna le nom de néphro- sclérose maligne parce qu\u2019elles étaient surtout localisées au niveau des reins.Ce n\u2019est que L'Union Méd.Canada GENEST Er Cou: HEXAMETHONIUM ET H.ARTÉRIELLE Tome 83 \u2014 Nov.1954 dans la période de 1924 à 1928 que la définition de ce syndrome fut faite plus claire et plus précise par Keith, Wagener et Kernohan (5, 6) de la clinique Mayo qui, après avoir étudié 81 cas de cette catégorie, insistèrent sur la présence de l\u2019ædème papillaire et des lésions rétiniennes comme symptôme cardinal chez ces patients et sur la généralisation de lésions de nécrose artériolaire et d\u2019endartérite fibreuse.Ces observateurs firent aussi observer le fait que l\u2019absence d\u2019anémie et la présence d\u2019une fonction rénale relativement bonne au début (chez les cas qui ne sont pas secondaires à des lésions rénales chroniques) différencient ces patients de ceux présentant une glomérulo-néphrite chronique.Au terme de néphro-sclérose maligne, ils substituèrent celui d\u2019hypertension maligne que nous employons actuellement.Depuis, les caractères de ce syndrome se sont précisés davantage et la grande majorité des observateurs de cette maladie sont d\u2019accord sur la description suivante de l'hypertension maligne.Il nous semble approprié ici, de rappeler que, pour les besoins d\u2019exposition, l\u2019homme qui enseigne, a souvent recours à des définitions ou des classifications arbitraires qui sont des simplifications artificielles faites par l\u2019esprit humain sans qu\u2019elles aient leur con- tre-partie aussi nette dans la nature.Les chercheurs qui étudient ces maladies sont sans cesse en face de formes mixtes et de formes de transition.Néanmoins, ces classifications ont leur utilité pour fixer clairement certains critères qui séparent une variété d\u2019hypertension d\u2019une autre ou une étape de la maladie d\u2019une autre.1211 L\u2019hypertension maligne est un syndrome artériolaire d\u2019origine inconnue, caractérisé par une hypertension diastolique très élevée et fixe et par la présence dans le fond d\u2019œil d\u2019ædème papillaire, d\u2019exsudats et d\u2019hémorragies, et qui évolue rapidement vers I'insuffisance rénale grave et la mort.Ce syndrome peut se greffer sur une hypertension essentielle, sur une glo- mérulo-néphrite ou une pyélo-néphrite chronique, un syndrome de Cushing, des toxémies répétées, une périartérite noueuse ou un phae- ochromocytome.Au début, les symptômes sont ceux d\u2019une insuffisance cardiaque et d\u2019une augmentation de la pression intracranienne avec amblyopie, anorexie, nausées, vomissements, asthénie, perte de poids, céphalées intenses, dyspnée marquée, ou douleurs épigastriques.Ce stage est encore réversible, quelquefois spontanément, sans aucun traitement.Mais les signes d\u2019insuffisance rénale grave s\u2019installent rapidement avec albuminurie, sylindrurie, hématurie et rétention azotée marquée.L'évolution de ces patients avant que ne s\u2019installent les signes graves d\u2019insuff1- sance rénale, dépasse rarement un an mais quelquefois peut aller jusqu\u2019à trois et quatre ans.Mais lorsqu'il y a rétention azotée et insuffisance rénale marquées, cette évolution ne dépasse pas quelques semaines ou quelques mois.La cause de mortalité chez ces patients est illustrée dans la figure 1.Au point de vue pathologique, les lésions sont celles de la maladie qui a précédé l\u2019hypertension maligne.Mais, les lésions plus spécifiques sont les suivantes.D'abord, les reins présentent sur leur surface de nombreuses pétéchies.On trouve à leur niveau de même , HYPERTENSION MALIGNE .Smith, Odel et Causes de mortalité Kernohan I\u2014Cardiaques.22% Insuffisance Thrombose coronarienne IT\u2014Cérébrales.16% Hémorragies Thrombose III\u2014Urémie 59% Nombre de cas 97 Schroeder Page MacMahon & Pratt 15% 33% 17% 16% 19% 20% 60% 48% 59% 103 21 60 Figure I \u2014 Statistiques montrant les causes de mortalité dans l\u2019hypertension maligne. 1212 qu\u2019au niveau des organes splanchniques et du cerveau, des lésions de nécrose artériolaire fibrinoïde avec infarcissement de la paroi et des tissus environnants et une endartérite fibreuse concentrique avec hyperplasie endothéliale.Il est fréquent aussi, de voir dans le cerveau, de l\u2019œdème et de multiples foyers de nécrose ischémique ou d\u2019hémorragies miliaires.Les expériences de Goldblatt (7), et de Pickering et de Wilson (8) semblent démontrer que les signes et les lésions rencontrés dans l\u2019hypertension maligne sont dus au facteur mécanique de l\u2019élévation rapide et extrême de la pression diastolique, causée par une vaso-constriction intense d\u2019origine inconnue.La nécrose artériolaire chez les animaux rendus hypertendus par la méthode de Goldblatt, semble aller de pair avec l\u2019intensité de la pression diastolique.Il est intéressant de noter que chez ces animaux, seules les artères bronchiques montrent des lésions de nécrose arté- Figure 2 \u2014 Formule chimique de l\u2019ion Hexametho- nium avec illustration de son action et de ses effets secondaires.riolaire et non les artères pulmonaires dans lesquelles ia pression est normale.L\u2019emploi de l\u2019hexamethonium qui est une substance de blocage du système autonomique découverte par Paton et Zaimis (9) en 1948, à permis de réaliser des progrès remarquables dans le traitement de cette affection.Ce médicament est un ammonium biquaternaire attaché à une chaîne aliphatique de six carbones et son action sur le système autonomique GENEST er Couc.: HEXAMETHONIUM ET H.ARTÉRIELLE L'Union Méd.Canada ome 83 \u2014 Nov.1954 est illustrée dans la figure 2.Il agit par compétition avec l\u2019acétylcholine au niveau des synapses ganglionnaires des systèmes sympathique et para-sympathique.L\u2019hexamethonium permet d\u2019abaisser la pression artérielle pendant assez longtemps pour arréter le processus d\u2019hypertension maligne, comme vous le montreront les deux cas suivants.Il s\u2019agit de deux jeunes patientes âgées respectivement de 22 et 28 ans et qui présen- talent des antécédents de glomérulo-néphrite chronique.Au moment où nous les avons vues pour la première fois, toutes deux présentaient une pression diastolique dépassant 130-140 mm Hg, des signes graves d\u2019insuffisance rénale avec rétention azotée marquée et un œdè- dème papillaire avec présence d\u2019exsudats et d\u2019hémorragies rétiniennes.Grice à l\u2019emploi prolongé et effectif de l\u2019hexamethonium et dans un cas d\u2019un de ses dérivés, l\u2019œdème papillaire chez ces deux patientes est disparu et nous n\u2019avons retrouvé à l\u2019autopsie aucun signe de nécrose artériolaire.Leur survie a été de 11 mois et de 8 mois respectivement, malgré une fonction rénale presque nulle.Ni l\u2019une, ni l\u2019autre, comme d\u2019ailleurs nos 7 autres patients, ne présentèrent aucun des signes d\u2019encéphalopathie hypertensive décrits par Oppenheimer et Fishberg (10).La première patiente (figure 3) est une jeune fille de 22 ans qui a eu la scarlatine à 12 ans et une toxémie de grossesse à 20 ans.Au moment ou nous l\u2019avons vue, elle présentait une rétinopathie hypertensive grave avec œdème papillaire considérable, une urée sanguine à 1,5 gr au litre, une clearance de la créatinine endogène à 6 ml.par minute et de l\u2019urée à 12% de la normale, une élimination du P.S.P.de 2% dans 70 minutes, une anémie secondaire à 2 millions de globules rouges et de fortes traces d\u2019albumine dans les urines.L'administration combinée d\u2019aprésoline et d\u2019hexamethonium abaissa rapidement la pression artérielle à la normale, l\u2019œdème papillaire disparut complètement et la patiente fut renvoyée de l'hôpital en août 1953.Elle revint plus tard à la fin du même mois, à cause L'Union Méd.Canada GENEST Er Corr.: HEXAMETHONIUM ET H.ARTERIELLE 1213 Tome 83 \u2014 Nov.1954 Figure 3 \u2014 Jeune fille âgée de 22 ans avec antécédents de scarlatine et de toxémie de grossesse.À noter, la disparition de l\u2019ædème papillaire et la prolongation de la vie de cette patiente malgré une fonction rénale nulle.Cette patiente n\u2019a présenté aucun des signes de l\u2019encéphalopathie hypertensive.d\u2019un œdème généralisé considérable, dû à une et malgré nos efforts la pression remonta pro- ingestion excessive d'aliments salés et de sels gressivement par la suite à une moyenne de de Vichy.L\u2019œdème papillaire était réapparu 225/150 mm Hg.Il est & noter que l\u2019adminis- © WR MP MP Figure 4 \u2014 Coupe histologique d\u2019un rein de la patiente dont l\u2019évolution est illustrée dans la figure 3.On ne trouve au niveau des reins aucune lésion de nécrose artériolaire mais on peut voir une endartérite marquée et une atrophie considérable qui atteint, à la fois et les glomérules et les tubes urinifères. 1214 tration orale de protovératrine jusqu'à 7,8 mgs par jour n\u2019eut aucun cffet sur la pression artérielle à ce moment.En octobre 1953, la patiente qui était mourante et en décompensation cardiaque et rénale reçut de l\u2019ansoly- sen * qui est un dérivé de l\u2019hexamethonium et dont l\u2019action de blocage autonomique est de 3 à 5 fois plus puissante.Encore une fois, la pression artérielle fut abaissée et l\u2019ædème papillaire disparut une seconde fois.La patiente mourut d\u2019urémie en février 1954.Il est bon encore une fois de noter la survie de 11 mois malgré une fonction rénale à peu près nulle et une rétention azotée variant entre 1,3 et 2 grammes d\u2019urée sanguine au litre.Figure 5 Aspect histologique du poumon de la première patiente dont l\u2019évolution est illustrée dans la figure 3.Aspect du poumon urémique avec exsudation intra-alvéolaire d\u2019albumine, de fibrine et d\u2019éléments figurés du sang.À noter l\u2019aspect normal de la plèvre.A Tautopsie aucune lésion de nécrose ar- tériolaire ne fut trouvée aux reins (fig.4).On peut cependant voir au niveau de plu- 4.L\u2019Ansolysen nous a été gracieusement fourni par M.Desjardins de la Compagnie Poulenc, Montréal.GENEST Er Cou.: HEXAMETHONIUM ET H.ARTÉRIELLE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 sieurs artères une endartérite marquée avec duplication de la lamelle élastique interne et un épaississement de la média.Dans le parenchyme, 11 y a une atrophie considérable qui atteint à la fois les glomérules et les tubes urinifères.L'image microscopique des poumons (fig.5) est celle du poumon urémique caractérisée par une exsudation albumineuse au niveau des alvéoles, qui peut aller jusqu\u2019à l\u2019exsudation de fibrine avec organisation fibreuse et présence d\u2019éléments figurés du sang.Ces poumons font contraste avec ceux de la deuxième patiente, et qui sont décrits plus bas.Cette patiente de 28 ans, (fig.6) s\u2019est présentée en 1947 avec des symptômes de néphrite mixte avec état néphrotique prédominant: œdème généralisé, inversion du rapport albumines-globulines dans le sérum, protéiné- mie totale à 4 gr au litre, albuminurie qui est montée jusqu\u2019à 12 gr par jour, présence de sang, de cylindres granuleux et de corps bi-refringents dans les urines et pression artérielle élevée.Cette patiente a évolué avec des hausses et des baisses avec les mêmes symptômes et les mêmes signes biochimiques jusqu\u2019en juin 1953, date à laquelle la maladie évolua vers la glomérulo-néphrite chronique progressive et l\u2019ædème papillaire fit son apparition.À cette date, l\u2019urée sanguine est montée à 900 mgs.au litre.Nous avons vu la patiente pour la première fois en août 1953.L\u2019administration d\u2019hexamethonium abaissa rapidement sa pression à un niveau normal malgré la persistance d\u2019une urée sanguine élevée, d\u2019une clearance de la créatinine endogène aux environs de 11 mil.par minute et une élimination du P.S.P.de 5% en 70 minutes.En décembre 1953, l\u2019edème papillaire disparut et la patiente commença à se plaindre d\u2019une douleur à l\u2019hémithorax gauche accentuée par la toux et accompagnée à l\u2019auscultation d\u2019un frottement à la base gauche.La radiographie pulmonaire qui, jusque-là, avait été normale, montrait une infiltration par plages diffuses aux deux bases pulmonaires (fig.7).A cause de cas analogues rapportés par Morrisson (11) en Angleterre et par L\u2019Union Méd.Canada GENEST r Cor: HEXAMETHONIUM ET H.ARTÉRIELLE 1215 Tome 83 \u2014 Nov.1954 .pd ç wer / \\ La / ï ean 2 5 .£ % : qe Lean es 5, \\ rns \u2019 = _ Pa \u201cane Fe, \u2018 ; ES % i ie ew Haale 200 an HE 3 EHR BIB EE 2% \u201c48 ITS az 62 a CS in oe PBA ion iid FERTILE à ; {enseghset ; ih wh Eo I PH # 0 0 HIT mg MESSE Sek Cwm asa A RE 0e PE l'igure 6 \u2014 Patiente âgée de 28 ans avec une histoire de néphrite mixte avec état néphrotique prédominant depuis 1947 jusqu\u2019en juin 1953.À ce moment, la lésion rénale évolua nettement vers une glomérulo-néphrite chronique progressive sur laquelle s\u2019est greffée une hypertension maligne avec œdème papillaire.À noter, encore une fois, la disparition de l\u2019ædème papillaire et la prolongation de la vie par l'emploi d\u2019hexamethonium, malgré une fonction rénale quasi-nulle.La ligne pointillée de la courbe des pressions représente la pression artérielle prise en position debout tandis que la ligne solide représente la pression artérielle en position couchée.Schroeder (12) à St-Louis, nous avons fait le diagnostic d\u2019une pneumonie interstitielle causée par l\u2019hexamethonium.Cette infiltration interstitielle des poumons de cette patiente (fig.8) sera décrite d\u2019une façon détaillée ailleurs (13).Les alvéoles, contrairement aux poumons urémiques, sont épaissies et dissociées par une infiltration interstitielle considérable, formée de lymphocytes et de plasmocytes.Cette infiltration semble évoluer rapidement vers la fibrose, ce qui la rapproche du syndrome décrit par Hamman et Rich (14).Les reins de cette patiente montrent encore une fois l\u2019absence de nécrose artériolaire et une atrophie Figure 7 \u2014 Cette radiographie montre infiltration Slomérulaire et tubulaire considérable.Sur par plages diffuses aux deux bases pulmonaires, chez bien les points la coupe histologique de ces ] 1\u20ac ti .6).i - \\ foe 2 deuxiéme pa lente (fig 6).Les radiographies an- Leins ressemble à celle décrite plus haut.Le 1216 GENEST Er Cou.: poids combiné des deux reins chez nos deux patientes était de 76 et 88 grammes respectivement, et c\u2019est notre impression que ces patientes ont survécu jusqu\u2019à la limite ultime de leur fonction rénale.Cette complication x pulmonaire due à l\u2019hexamethonium est rare.En deuxième lieu, nous voulons mentionner un autre des dangers de l\u2019'hexamethonium, danger qui peut être plus grave que la pneumonie interstitielle que nous venons de décrire.Il s\u2019agit de l\u2019iléus paralytique causé par le blocage du parasympathique.Cet accident Figure 8 \u2014 Infiltration pulmonaire interstitielle formée de lymphocytes et de plasmocytes avec épaississement de la paroi alvéolaire.L\u2019examen d\u2019autres sections des deux poumons montre que cette infiltration semble évoluer vers la fibrose interstitielle.est survenu chez deux autres de nos patients qui présentaient une hypertension maligne.Chez l\u2019un d\u2019eutre eux, la pression artérielle à l\u2019admission était de 280/195 mm Hg, et le patient était en état quasi constant de défaillance ventriculaire gauche aiguë.Malgré l\u2019administration intra-musculaire combinée d\u2019a- présoline (jusqu\u2019à 120 mgs par jour) et d\u2019he- HEXAMETHONIUM ET H.ARTÉRIELLE L'Union Méd.Canada e 83 \u2014 Nov.1954 xamethonium (jusqu\u2019à 120 mgs par jour) la pression ne s\u2019est jamais abaissée en bas de 240/140 et le sixième jour le patient commença à présenter une distention abdominale.Malgré la cessation du médicament, l\u2019administration répétée de lait de magnésie, de prostigmine, d\u2019urécholine et de plusieurs lavements, l\u2019iléus progressa et le patient dont l\u2019état avait été critique dès le début, mourut quatre jours plus tard d\u2019iléus paralytique irréductible, de décompensation cardiaque droite et gauche et de son hypertension maligne.En dernier lieu, avec l\u2019expérience acquise chez nos neuf patients, nous croyons qu\u2019un des meilleurs traitements de l'hypertension maligne consiste: 1) dans l\u2019abaissement prolongé de la pression artérielle par l\u2019administration sous-cutanée d\u2019hexamethonium et l\u2019adjonction, si nécessaire, de doses faibles ou modérées d\u2019aprésoline (75 à 600 mgs par jour); 2) s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019insuffisance rénale, il ne nous semble pas nécessaire de soumettre le patient à d\u2019autres restriction qu\u2019une diète limitée en sel, & moins de 1 gm.de CINa par jour.S\u2019il y a rétention azotée, la diète doit être limitée 30-35 gms de protéines et à environ 1-1,5 gramme de chlorure de sodium par jour.Il est important de prévenir l\u2019iléus paralytique en administrant au patient à tous les soirs, une ou deux cuillerées à soupe de lait de magnésie, de cascara ou d\u2019agarol.Si cette dose est inefficace, il faut doubler le lende- maint soir et le surlendemain, donner, si nécessaire, 0,5 mg de prostigmine par voie intramusculaire et de faire suivre une demi-heure après un lavement évacuant.Au premier soupçon de distention abdominale, il faut cesser l\u2019hexamethonium et s\u2019attaquer à rétablir le péristaltisme intestinal.Il va de soi qu\u2019il est important de suivre la pression artérielle à intervalles aussi fréquents que possible et d\u2019avoir des dosages réguliers de l\u2019urée sanguine, des chlorures plasmatiques et des épreuves périodiques de la fonction rénale.Le fond d\u2019œil doit aussi être examiné à de fréquentes reprises.\u2014 L'Union Méd.Canada GENEST er Cor: HEXAMETHONIUM ET H.ARTÉRIELLE Tome 83 \u2014 Nov.1954 Conclusion Après avoir décrit brièvement le syndrome de l\u2019hypertension maligne, nous avons montré la possibilité, grâce à l\u2019emploi de l\u2019hexa- methonium de l\u2019arrêt de ce syndrome et de sa régression à la phase d\u2019hypertension bénigne.Nous avons décrit deux des dangers présentés par l\u2019emploi de l\u2019hexamethonium, l\u2019infiltration pulmonaire interstitielle et l\u2019iléus paralytique, et en dernier lieu, nous avons présenté ce qui nous paraît être un des meilleurs traitements de cette affection.Il ne fait pas de doutes dans notre esprit que l\u2019emploi de l\u2019hexamethonium dans le traitement de l\u2019hypertension maligne constitue un progrès remarquable.Il est maintenant possible, grâce à l\u2019emploi de ce médicament seul ou associé à l\u2019aprésoline, de prolonger la vie des patients atteints de ce syndrome dans de meilleures conditions de vie et de prévenir complètement les complications graves d\u2019encéphalopathie hypertensive.° 5.Nous tenons à exprimer nos remerciements à Mlle Fernande Salvail, il.pour son travail et son dévouement et à tous les consultants à la Clinique d\u2019Hypertension Artérielle de l\u2019Hôtel-Dieu pour leur généreuse collaboration.BIBLIOGRAPHIE (1) R.BRIGHT: Cases and Observations Illustrative of Renal Diseases Accompanied with the Secretion of Albuminous Urine, Guy\u2019s Hosp Rep, 1: 338, 1836.(2) T.C.ALLBUTT: Senile Plethora or High Arterial Pressure in Elderly Persons, Tr.Hunterian Soc., 38: 1895-96.1217 (3) VOHLARD et FAHR: dans Die Brightsche Nierenkrankheit, Berlin 1941.(4) FAHR: Virchows Arch.F.Path.Anat., 226: 119, 1919.(5) H.P.WAGENER et N.M.KEITH: Cases of Marked Hypertension, Adequate Renal Function and Neuroretinitis, Arch.Int.Med., 34: 374, 1924.(6) N.M.KEITH, H.P.WAGENER et J.W.KERNOHAN: The Syndrome of Malignant Hypertension.Arch.Int.Med., 41: 141, 1928.(7) H.GOLDBLATT: The Production of the Malignant Phase of Hypertension.J.Exper.Med., 67: 809, 1938.(8) C.WILSON et G.W.PICKERING: Acute Arterial Lesions in Rabbits with Experimental Renal Hypertension, Clin.Science, 3: 343, 1938.(9) W.D.M.PATON et E.G.ZAIMIS: Clinical Potentialities of Certain Bisquaternary Salts Causing Neuromuscular and Ganglionic Block.Nature, 162: 810, 1948.(10) B.S.OPPENHEIMER et A.FISHBERG: Hypertensive Encephalopathy.Arch.Int.Med.41: 264, 1928.(11) B.MORRISON: Parenteral Hexamethonium in Hypertension.Brit.Med.J., 13: 1291 (juin) 1953.(12) H.A.SCHROEDER et H.W.PERRY jr.Studies on the Control of Hypertension by Hy- phex.II - Toxicity and Side-effects.Circulation, 8: 829, (déc.) 1953.(13) R.ROBILLARD, J.-L.RIOPELLE, L.ADAM- KIEWICZ, G.TREMBLAY et J.GENEST: A Case of Interstitial Infiltration of the Lungs Developing during Treatment of Malignant Hypertension with Hexamethonium.En voie de publication.(14) L.HAMMAN et A.R.RICH: Acute Diffuse Interstitial Fibrosis of the Lungs.Bull.Johns Hopkins, Hosp., 44: 177, 1944. CONCEPTION MODERNE DU MÉCANISME DE LA COAGULATION SANGUINE ! Jean-Guy LAURIN (Montréal).Les travaux modernes sur le mécanisme de la coagulation sanguine ont rendu l'étude de ce phénomène particulièrement difficile.Cette difficulté tient à la complexité du problème, au nombre considérable des théories émises depuis le début du siècle pour l\u2019expliquer, enfin à la diversités des nomenclatures utilisées.C\u2019est un domaine en perpétuelle évolution.En effet, aucun chapitre de la physiologie humaine n\u2019a subi autant de modifications, et toute mise au point de la question est rapidement dépassée.HISTORIQUE La coagulation du sang a intéressé les premières grandes figures de la médecine.Malpi- ghi a été le premier, semble-t-il, en 1666, à se pencher sur ce problème.Au cours du 18e siècle, Petit, Hewson (1), Chaptal, et Hunter (2) l\u2019ont aussi abordé.Mais ce ne fut vraiment qu\u2019au siècle suivant qu\u2019ont été jetées par Buchanan (3), Lister (4), Denis et Ham- mersten (5) les bases qui ont servi à Alexander Schmidt (6) à édifier sa théorie en 1892.D\u2019après celle-ci, la coagulation sanguine est «le résultat d\u2019une réaction en chaîne de certains facteurs qui contribuent à la transformation du fibrinogène en fibrine par un ferment appelé thrombine ».On eut bientôt fait de reconnaître à la thrombine un précurseur inactif, la prothrombine, qui était elle-même activée par une autre substance de nature lipoïdique, la thromboplastine.Puis un autre pas fut réalisé avec la découverte du rôle essentiel joué par le calcium.À ce moment naquit ia théorie classique du mécanisme de la coagulation sanguine (Morawitz, 1905) (7), qui se traduisait, dès cette époque, sous la forme du schéma suivant: 1.Travail du Département d\u2019Hématologie, Radcliffe Infirmary, Oxford, Angleterre.Directeur: Dr.R.G.Macfarlane.Thromboplastine Prothrombine \u2014> Thrombine Ca Thrombine Fibrinogène \u2014 Fibrine Ce schéma classique demeure toujours vrai dans son essence.Dès 1910, Howell (8) concevait la coagulation du sang comme un processus dynamique où s\u2019opposent un système coagulant et un système anticoagulant ou inhibiteur.De cette opposition résulte l\u2019 «équilibre fluido-coagu- lant » de Hyneck.T1 apparut bientôt évident que plus de quatre facteurs étaient intéressés dans ce phénomène, et c\u2019est Nolf (9) qui, le premier, en 1908, émit cette opinion, que Bordet (10) a soutenue par la suite.Ce dernier a même entrevu l\u2019existence des facteurs accélérateurs récemment identifiés, et la « cytozyme» (11) qu'il a décrite alors s\u2019identifie étrangement aux nouvelles enzymes.THÉORIE MODERNE On reconnaît actuellement quatre phases distinctes dans la coagulation sanguine: 1) l\u2019activation ou la naissance de la thromboplastine, 2) la formation de la thrombine, 3) la production de fibrine, et 4) les phénomènes de la post-coagulation (rétraction du caillot et fibrinolyse).Le schéma de la coagulation du sang peut, actuellement, se représenter de la façon suivante: Il est indispensable d\u2019étudier d\u2019abord séparément chacun des facteurs impliqués dans ces réactions, pour mieux saisir l\u2019ensemble du phénomène.a) Le fibrinogène et la fibrine Le résultat final de la coagulation est la formation d\u2019un fin treillis de fibrine qui re- L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 tient dans ses mailles les éléments figurés du sang.Le fibrinogène est une grosse globuline (P.M.: 400000 \u2014 500 000), asymétrique et elliptique, soluble dans l\u2019eau et dans le plasma circulant, et extrêmement labile, le chauffage à 47° C.la détruisant complètement.C\u2019est une globuline 3 à 4 fois plus volumineu- LAURIN: COAGULATION SANGUINE 1219 laires.Des études par la méthode de diffraction aux rayons-X (12a) ont permis de le classer dans la famille des myosine-kératines.On peut l\u2019extraire par précipitation par les sels neutres.On a pu aussi le séparer du plasma par action de l\u2019alcool méthylique, à froid, dans la fraction I de Cohn.Par électropho- PFACTEUR | PLAQUETTAIRE FACTEUR GLOBULINZ [LYSE PLAQUETTAIRE | ANTI-HSMOPHILIQUE | FACTEUR CHRISTMAS SURFACE SURFACS ETRANGERE \\ ! ( P.T.C.) ETRANGERE LI CALCIUM TISSUS TEROKBO- PLASTINE 2 2 PROCON- 2 ACCELERINE PROACCHLERINE VERTINE a ( FACTEUR V ) CONVERTINE ( FACTEUR V11 ) 3 PRO THROMBINE} THROMBINE [FIBRINOGHNE }- c RETRACTION PROFIBRINO- FIBRINO- J.-L 1-0 ANTIFIBRINO- 5 7?NE LYSINE FIBRINOLYSO- (FIBRINOIYSE] KINASE MECANISME DE LA COAGULATION SANGUINE ( Mevi Fig se que les autres globulines plasmatiques, mesurant de 700 à 900 À de long par 30 à 50 À.selon Wohlisch et Kiesgen (12), le fibrinogène appartient au groupe des protéines fibril- D'APRes POWREN.) rèse du plasma, le fibrinogène forme un monticule entre les globulines 8 et les globulines a.L'origine du fibrinogène semble être surtout hépatique, mais il est probable que la 1220 moelle osseuse participe aussi à sa synthèse, sans doute par les éléments du système réti- culo-endothélial.Le plasma en contient environ 200 à 400 mg.%.Lyons (13) a suggéré, en 1945, l\u2019existence de deux types de fibrinogène, l\u2019un (A), qui existe dans le plasma frais et le sang normal, l\u2019autre (B), qui apparaît au cours de certains états pathologiques et se développe dans le sang normal conservé.La fibrine est une protéine fibrillaire, insoluble dans l\u2019eau, dessinant un réseau formé de mailles irrégulières et de nœuds.Les fibril- les fibrineuses sont d\u2019épaisseur et de longueur variables.Elles sont serrées en certains points (centres de coagulation) et lâches en d\u2019autres.Elles adsorbent facilement les molécules libres de thrombine et les plaquettes qui s\u2019y fixent et éclatent.L\u2019observation au microscope électronique (14) a montré qu\u2019au cours de la phase terminale de la coagulation les molécules de fibrinogène sont polymérisées sous l\u2019action de la thrombine et transformées en fibrilles semblables à des aiguilles crystallines, qui s\u2019alignent par accollement latéral pour former les mailles de fibrines.Ces fibrilles sont extrêmement adhésives et possèdent un grand pouvoir de contractilité: le caillot sanguin normal peut se rétracter jusqu\u2019à environ 40% de son volume initial.b) La prothrombine et la thrombine La thrombino-formation, dans le sang extravasé, résulte de la réaction, en présence des ions calcium, d\u2019une thromboplastine sur la prothrombine.La prothrombine, qui constitue le substrat destiné à fournir la thrombine, est une globuline synthétisée dans le foie en présence de vitamine K.Sa concentration dans le plasma est d'environ 20 mg.%.Le mode d\u2019action de la vitamine K dans la genèse de la prothrombine est inconnu, mais les observations de Lyons (13) nous incitent à croire qu\u2019elle entre dans la constitution de la molécule de prothrombine.LAURIN: COAGULATION SANGUINE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 Selon Quick (15), la prothrombine, à l\u2019état natif, se trouverait dans le plasma sous deux formes: d\u2019une part à l\u2019état de molécule isolée de prothrombine, d\u2019autre part à l\u2019état de complexes protidiques ou protidolipidiques assez peu stables, et composés vraisemblablement de la prothrombine proprement dite et d'autres éléments (facteurs VI et VII).En effet, cet auteur a observé que si l\u2019on met en présence, à parties égales, du plasma humain conservé et du plasma dicoumarole provenant d\u2019un chien, tous deux montrant isolément un temps de Quick allongé, donc hypoprothrom- binémiques, la prothrombine du mélange recouvre son activité.Cette expérience a fait naître l\u2019idée que la prothrombine est un complexe, formé d\u2019au moins deux autres facteurs, un « facteur labile », qui disparaît du sang ou du plasma conservés, et un autre (appelé d\u2019abord « Component B », puis « Component A »), la prothrombine classique, qui s\u2019abaisse au cours du traitement par le dicoumarol et au cours de l\u2019avitaminose K.Mais les travaux récents d\u2019Owren, d\u2019Alexander, de Ware et Seegers, que nous exposerons plus loin, ont apporté des modifications profondes à cette théorie.La prothrombine est transformée en thrombine active par la thromboplastine, l\u2019accélé- rine et la convertine.Cette transformation se réalise, en présence du calcium, au prix d\u2019une modification de la formule chimique.L\u2019apparition de thrombine comporte donc une « consommation » de la prothrombine.Une fois formée, la thrombine développe trois activités d\u2019inégale importance: elle active la proaccélérine en accélérine (effet au- tocatalytique) ; elle lyse les plaquettes restées intactes, ce qui fournit plus d\u2019enzyme plaquettaire (2e effet autocatalytique); enfin elle transforme le fibrinogène en fibrine.Puis la thrombine disparaît rapidement du sérum par suite de son adsorption par la fibrine et de sa neutralisation par l\u2019antithrombine du sérum (syn.: albumine X, antithrombine progressive, co-facteur de l\u2019héparine).L\u2019adsorption de la thrombine par le caillot de fi- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 brine ralentit beaucoup l\u2019autocatalyse, et par conséquent la consommation de la prothrombine.Quick (16) a démontré que celle-ci devient explosive après la coagulation, au moment où le caillot est artificiellement exprimé de son contenu.ec) La thromboplastine On appelle thromboplastine toute substance qui, en présence des ions calcium, accélère la formation de la thrombine avec l\u2019augmentation des doses de cette substance dans le milieu coagulant.L'origine et la nature de la thromboplastine ont fait l\u2019objet d\u2019une foule de travaux.Au début du siècle, Morawitz (7) soutenait que c\u2019étaient les plaquettes qui fournissaient cette substance.Fahey et Seegers (17) (1948) ont démontré que les plaquettes ne contenaient qu\u2019une infime quantité de thromboplastine, si même elles en contenaient.On a réalisé aussi qu\u2019elle se trouve dans toutes les cellules des tissus lésés ou sectionnés, surtout dans le cerveau et dans les poumons.La thromboplastine sanguine (18) est formée par l\u2019action d\u2019un agent libéré des plaquettes (le facteur plaquettaire ou thrombo- plastinogénase) sur au moins trois facteurs plasmatiques: le thromboplastinogène ou globuline antihémophilique, la proconvertine ou pro-facteur VII et un facteur nouvellement décrit sous les noms de PTC (19) (Plasma Thromboplastin Component) et de « Christmas Factor » (20).On avait cru jusqu\u2019ici que la thromboplastine tissulaire était beaucoup plus puissante que la thromboplastine sanguine, puisque le temps de coagulation en petits tubes, où toute influence de la thromboplastine tissulaire est à peu près éliminée, est de 5 à 10 minutes, alors que la coagulation du temps de Quick, où la thromboplastine tissulaire entre en jeu, est extrêmement court (14 ou 15 secondes).Les travaux récents de Biggs, Douglas et Macfarlane (1953) (18, 21) viennent de prouver que la thromboplastine sanguine, une fois activée, se montre plus puissante que tout ex- LAURIN: COAGULATION SANGUINE 1221 trait tissulaire jusqu\u2019ici décrit.Ces auteurs ont aussi démontré que non seulement l\u2019enzyme plaquettaire et la globuline antihémophilique, mais aussi le facteur VII, le facteur « Christmas » et le calcium sont indispensables à son activation, et qu\u2019en l\u2019absence de l'un ou de l\u2019autre de ces facteurs, il ne se produit pas de thromboplastine.Le contact avec une surface étrangère semble aussi nécessaire.On croyait, d\u2019après la théorie classique, que la thromboplastine suffisait à activer rapidement la prothrombine en thrombine, mais les travaux de ces dernières années ont montré que deux autres enzymes sont nécessaires: 1) l\u2019accélérine et 2) la convertine.d) L\u2019accélérine Synonymes: Facteurs V et VI d\u2019Owren, thrombogène de Nolf (1908), facteur labile de Quick, proaccélérine et accélérine d\u2019As- trup et Owren, plasma et sérum ac-globuline de Wares, Guest et Seegers, « Accelerator factor » de Fantl et Nance, co-facteur de la thromboplastine de Honorato, « Plasma-pro- thrombin-Conversion factor» (PPCF) de Stefanini, « Prothrombin converting factor » de Jacox.On reconnaît de plus en plus aujourd\u2019hui l\u2019identité de tous ces facteurs, décrits presque en même temps par différents chercheurs.L\u2019accélérine est une globuline que l\u2019on trouve dans le plasma sous forme de « proaccélé- rine » inactive (plasma ac-globuline).Ce sont les premières traces de thrombine formées qui servent à activer cette proenzyme.Celle-ci, dès lors, accélère considérablement la vitesse de transformation de la prothrombine.L'existence de cette enzyme, d\u2019abord soupçonnée par Bordet et Gengou en 1904, (22) par Nolf (9) en 1908 et par Smith (23) en 1943, a été précisée par les travaux de Quick (15, 24) sur le facteur labile, mais définitivement établie par Owren qui décrivit en 1944 (25) un nouveau facteur de la coagulation qu\u2019il a appelé le «facteur V».Cet auteur 1222 décrivit ce nouveau facteur, à l\u2019occasion de l\u2019étude (26) d\u2019un patient atteint d\u2019une diathèse hémorragique particulière, caractérisée par un allongement du temps de prothrombine, qui pouvait être corrigé par l\u2019addition de plasma normal, à une concentration aussi faible que 10%.Il réussit à démontrer que cet effet ne pouvait être mis sur le compte de la prothrombine classique, ni de tout autre facteur concerné dans la coagulation et connu jusqu\u2019à ce jour.Indépendamment de ces travaux, Ware et Seegers (27, 28) isolaient une fraction pro- téinique du sérum de bœuf, le « sérum ac-glo- buline », qu\u2019ils considèrent comme le résultat de l'interaction de la thrombine avec un précurseur relativement inactif, la « plasma ac- globuline ».On attribue à l'accélérine les propriétés suivantes (29): 1) elle est nécessaire à la conversion physiologique de la prothrombine, 2) sa concentration est plus grande dans les plasmas de bœuf, de chien et de lapin, que dans le plasma humain, 3) elle est relativement labile et se détériore plus vite en l\u2019absence de caleium; elle est plus labile en présence d\u2019oxalate de soude qu\u2019en présence de citrate, 4) elle est extrêmement labile en présence de thrombine, 5) elle n\u2019est pas adsorbée par Ba SO,, Ba CO, et Cas (P04)»; elle est légèrement adsorbable par Mg (OH)» et par les filtres de Seitz, 6) le précurseur plasmatique (pro-accélérine, plasma ac-globuline) est transformé sous l\u2019influence de la thrombine, en une forme plus active, le sérum ac-globu- line (accélérine ou facteur VI), qui est beau- coups plus labile, 7) elle disparaît rapidement du sang de chien et du sang humain pendant la coagulation, les deux sérums devenant relativement dépourvus d\u2019accélérine une heure après la coagulation.Mais le sérum de bœuf en contient une assez grande quantité après la coagulation.Un taux insuffisant d\u2019accélérine s\u2019accompagne d\u2019un retard de conversion de la prothrombine, ce qui se traduit par un allongement du temps de coagulation (parahémo- philie), par une élévation du temps de pro- LAURIN: COAGULATION SANGUINE L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 thrombine, par la lenteur de la conversion de la prothrombine au cours de la coagulation spontanée, enfin, par une faible formation de la thrombine (par la méthode en deux temps).c) La convertine Syn: facteur VII de Koller et Owren, SPCA (serum prothrombin conversion accelerator) d\u2019Alexander, Co-thromboplastine de Mann et Hurn, « Prothrombin Accelerator» de Mac Millan.Il s\u2019agit encore d\u2019une globuline dont la forme sérique (convertine, SPCA) est active et dont il existe vraisemblablement un précurseur plasmatique inactif (la proconverti- ne d\u2019Owren) (30).Cette proenzyme serait activée au début de la coagulation par la thromboplastine.Flle sert alors à provoquer ou à accélérer considérablement la transformation de la prothrombine en thrombine.On croit que la convertine est d\u2019origine hépatique et qu\u2019elle nécessite la présence de la vitamine K pour sa synthèse.En 1949, Owren (30) réussit à séparer la prothrombine de la proconvertine par adsorption fractionnée d\u2019une préparation de prothrombine.À cette solution de prothrombine débarrassée de proconvertine, 11 ajouta de la thromboplastine, du calcium, de la proaccé- lérine; la thrombino-formation était extrêmement lente et incomplète.Mais l\u2019addition de proconvertine accélérait la thrombino-forma- tion, et la vitesse de la réaction augmentait ou diminuait en fonction de la concentration de la proconvertine jusqu\u2019à une certaine limite (10%).Une concentration trop faible de proconvertine était incapable de produire une conversion de toute la prothrombine présente.Mais une nouvelle addition de proconvertine pouvait transformer la prothrombine résiduelle.La méme année, De Vries et Alexander (31) isolaient du sérum l\u2019'SPCA et démontraient qu'il est différent de l\u2019ac-globuline et qu'il se forme au cours de la coagulation normale ou durant le vieillissement du plasma ou de fractions plasmatiques, à partir d\u2019un précurseur L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 présent dans le plasma.Ils constatèrent par la suite qu\u2019il était identique à la convertine d\u2019Owren.Les propriétés bien définies de la conver- tine (29) la distinguent nettement de l\u2019accé- lérine: 1) la convertine est relativement stable.À la fois dans le sérum et sous sa forme purifiée, elle n\u2019est pas altérée pendant au moins 5 heures à 37° C.Le plasma humain sec et le sérum vieilli, sont tous deux d\u2019excellentes sources de convertine.2) le taux de convertine est plus élevé dans les sérums humains et canins que dans le sérum de bœuf.3) la convertine et son précurseur sont adsor- bables par Ba SO4 et par Ba COs, et il est possible de les éluer ensuite avec du citrate de soude.Ils sont aussi adsorbés par les filtres Seitz EK à 10% d\u2019amiante.4) la con- vertine est relativement inactive sur le plasma vieilli, le plasma des parahémophiles et sur la prothrombine purifiée dans un système isolé.5) la convertine n\u2019est pas précipitée à partir du sérum à pH 5,1 ou 5,7, tandis que l\u2019accélérine est quantitativement précipitée à partir du plasma à pH 5,3.6) le spee- tre d\u2019adsorption de la convertine par les ultraviolets est différent de celui de l\u2019accélérine ou de la prothrombine, en particulier aux longueurs d\u2019onde de 270 à 290 u.f) La globuline anti-hémophilitique (GAH) Synonyme: thromboplastinogène (Quick).Les propriétés physico-chimiques de ce facteur sont encore assez mal connues.On sait qu\u2019il est lié, dans la fraction I de Cohn, au fibrinogène, qui forme de 60 à 90% de cette fraction.On le retrouve aussi, mais en plus faible concentration, associé à la prothrombine et à certaines globulines, dans les fractions IIIs et III; (32).Il est possible de le séparer du fibrinogène, dans la fraction I, par chauffage à 56° C.pendant 5 minutes, ce qui détruit le fibrinogène, sans affecter la GAH, (33) qui est thermostable et résiste au chauffage à 56° C.pendant 10 minutes.La GAH peut être isolée, par précipitation, du plasma frais normal saturé à 25% de sulfate d\u2019am- LAURIN: COAGULATION SANGUINE 1223 monium (20).L\u2019éther la précipite aussi du plasma frais dans la fraction du fibrinogène.Elle traverse les filtres de Seitz et n\u2019est pas adsorbée par l\u2019hydroxyde d\u2019aluminium.La GAH possède une grande labilité et disparaît assez rapidement dans le sang ou le plasma conservés, même à 4° C., au bout de 24 à 48 heures (21).D\u2019où la nécessité d'utiliser du sang ou du plasma frais chez I'hémophile.Le plasma desséché aussitôt après prélèvement du sang, conserve à la GAH toute son activité pour un temps indéfini (34).Ce facteur se trouve normalement en excès dans le plasma.Il est fortement diminué chez l\u2019hémophile, qui présente en conséquence une activité thromboplastique réduite, un temps de coagulation prolongé et un défaut d\u2019utilisation de la prothrombine.Au cours de la coagulation, la GAH réagit avec le facteur plaquettaire, le facteur VII ou proconvertine, le facteur Christmas et le calcium, pour former la thromboplastine plasmatique (18).Comme la prothrombine, la GAH est «consommée » au cours de la coagulation, et l\u2019on n\u2019en retrouve qu\u2019une infime quantité dans le sérum (35).g) Le facteur « Christmas».Synonymes: P.T.C.(Plasma Thromboplastin Component), thromboplastine B.Ce nouveau facteur a été découvert récemment et simultanément par différents auteurs (19, 20).Son absence donne lieu à une tendance hémorragique impossible à distinguer cliniquement de l\u2019hémophilie.On sait, à la suite des travaux de Koller, de Biggs, Macfarlane et Merskey, que ce facteur est diffé- rent de la globuline anti-hémophilique.Kol- ler (36) a, le premier, établi cette différence, en montrant que le sang d\u2019un individu atteint de la « Maladie de Christmas », corrige l\u2019allongement du temps de coagulation d\u2019un hémophile et vice-versa.Cette correction mutuelle prouve que dans la maladie de Christmas, la GAH est en concentration normale, mais qu\u2019un déficit en un facteur différent est en cause. 1224 Biggs, Macfarlane (20) et collaborateurs ont pu établir les propriétés de ce nouveau facteur.On l\u2019obtient surtout à partir du sérum, alors que la GAH est surtout présente dans le plasma et est « consommée » au cours de la coagulation.Il est associé aux globulines a et 8 du plasma normal, et il en est précipité par saturation entre 33 et 50% à l\u2019aide de sulfate d\u2019ammonium.Le facteur « Christmas » est retenu par les filtres Seitz et est adsorbé par AL (OH); et Ba SO, alors que la GAH traverse ces filtres et n\u2019est pas adsorbée par ces deux substances.Il est thermolabile, étant détruit par le chauffage a 56° C.pendant 10 minutes (la GAH résiste à ce traitement), mais il se conserve bien à la température du frigidaire.Il n\u2019est pas présent dans la fraction I de Cohn, et on peut le précipiter par l\u2019alcool à basse température.Présent en quantité normale chez l\u2019hémophile, il est fortement diminué dans la Maladie de Christmas (Hémophilie B) et au cours du traitement par certains dérivés de la cou- marine.Le facteur Christmas ou PTC, semble indispensable à la formation de la thromboplastine sanguine.Son absence donne lieu à un syndrome hémophiloïde, caractérisé par un allongement du temps de coagulation, un défaut de consommation de la prothrombine et des hémorragies dont la nature et la distribution sont identiques à celles de l\u2019hémophilie.h) Le facteur plaquettaire.Synonyme: Thromboplastinogénase (Quick).Le rôle des plaquettes, au cours de l\u2019hémostase, est multiple et comporte quatre fonctions principales: 1 \u2014 fonction télangiotro- pe, intervenant, au moins partiellement, au début, dans la vasoconstriction capillaire, par suite de la libération de « sérotonine » (37) ; 2 \u2014 formation du clou hémostatique de Hayem (pouvoir agglutinant) ; 3 \u2014 fonction thromboplastique au cours de la coagulation plasmatique; 4 \u2014 rétraction du caillot.Seule la fonctibn thromboplastique des plaquettes retiendra ici notre attention.LAURIN: COAGULATION SANGUINE L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 Le facteur plaquettaire est nécessaire à la formation d\u2019une thromboplastine active (18).On croyait au début que les plaquettes contenaient effectivement une thromboplastine qui était libérée au cours de la désintégration des plaquettes venues en contact avec une surface étrangère en présence de calcium.Les travaux de Fahey et Seegers (17) ont démontré que les plaquettes sont pratiquement dépourvues de thromboplastine, mais qu\u2019elles jouent un rôle primordial dans la formation de la thromboplastine sanguine.La lyse des plaquettes au contact d\u2019une surface étrangère est nécessaire à la libération du « facteur pla- quettaire », qui réagit en présence de calcium, avec la globuline anti-hémophilique, le facteur Christmas et le pro-facteur VII ou pro- convertine, pour donner naissance a une thromboplastine puissante.La nature de ces inter-réactions est encore inconnue.On sait toutefois que les plaquettes exercent un rôle quantitatif dans l\u2019apparition de la thromboplastine.En d\u2019autres termes la quantité de thromboplastine produite au cours de la coagulation plasmatique en petits cubes est directement proportionnelle au nombre de plaquettes présentes.Mais au-dessus d\u2019un certain minimum, la diminution des plaquettes n\u2019affecte pas le temps d\u2019apparition de la thromboplastine, d\u2019où un temps de coagulation normal dans le purpura thrombocyto- pénique.Au contraire la diminution de la globuline anti-hémophilique retarde le temps d\u2019apparition de la thromboplastine, d\u2019où un allongement du temps de coagulation dans l\u2019hémophilie.Bien que non encore isolé, ce « facteur pla- quettaire » de coagulation plasmatique semble jouer un rôle essentiel dans l\u2019apparition de la thromboplastine.Ce facteur n\u2019est pas une thromboplastine ni un précurseur inactif de la thromboplastine.LES ANTICOAGULANTS Pour compléter cette étude analytique de la coagulation sanguine, il convient d\u2019indiquer la place des principaux anticoagulants.On \u2014_\u2014 \u2014\u2014 EEE 20 =\u2014=\u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 > em \u2014 =\u2014 = Ee zz= L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 peut en distinguer trois catégories: 1 \u2014 les anticoagulants naturels, 2 \u2014 les anticoagulants artificiels et thérapeutiques, 3 \u2014 les anticoagulants qui se développent au cours de certains processus pathologiques.Les anticoagulants naturels expliquent en partie l\u2019état de fluidité du sang.L\u2019intégrité des endothéliums vasculaires est aussi responsable du maintien de la fluidité sanguine.Mais il est certain que la présence dans le sang de substances anticoagulantes venant s\u2019opposer aux substances coagulantes, prévient le déclanchement d\u2019accidents thrombotiques chez l'individu normal et l\u2019extension des thromboses locales.L'héparine, l\u2019antithrombine et l\u2019antithrom- boplastine sont généralement considérés comme les principaux anticoagulants naturels.L'héparine est un muco-polysaccharide apparenté à l\u2019acide chondroïtine sulfurique qui plément lié à la sérum-albumine du plasma Sa formule chimique exacte est encore inconnue, mais on sait qu\u2019elle contient de l\u2019acide glycuronique, d la glucosamine et de l\u2019acide sulfurique (39).On l\u2019obtient surtout à partir du foie et du poumon et sa synthèse serait réalisée par les mastocytes ou cellules basophiles du système réticulo-endothélial.C\u2019est une substance hydrosoluble que l\u2019on peut précipiter par l\u2019alcool, l\u2019acétone et dans un milieu acide.Elle possède une forte charge élec- tro-négative et une pression osmotique très faible.L\u2019héparine exerce un effet « antithrombine » (40) en s\u2019opposant à l\u2019action de la thrombine sur le fibrinogène et en augmentant l\u2019adsorption de la thrombine sur la fibrine.Il semble que l'héparine n\u2019exerce son action antithrom- bine qu\u2019en présence d\u2019un co-facteur ou complément lié à la sérum-albumine du plasma (41).Ce co-facteur de l\u2019héparine d\u2019après certains auteurs, ne serait autre que l\u2019antithrom- bine naturelle.L'existence de l\u2019antithrombine naturelle a été soupççonnée dès 1892 par Schmidt et en 1905, par Morawitz.Ces auteurs en effet constatèrent la disparition rapide de la thrombine après la coagulation du sang.Ils impu- LAURIN: COAGULATION SANGUINE 1225 tèrent ce fait à la neutralisation de la thrombine par une antithrombine.On constata ultérieurement la puissance extraordinaire de cette antithrombine.Si l\u2019on ajoute, en effet, de la thrombine purifiée à du plasma, on peut observer qu\u2019un seul centimètre cube de plasma parvient à neutraliser environ 2 000 unités de thrombine, c\u2019est-à-dire la quantité de thrombine susceptible de coaguler 2000 cm3 de fibrinogène en 15 secondes (21).S1 puissante soit-elle, cette substance recèle encore beaucoup d\u2019inconnus.On a pu lui attribuer quelques rares propriétés physico-chimiques, comme sa précipitation dans la fraction albumine par des méthodes chimiques de fractionnement du plasma à l\u2019aide de sulfate d\u2019ammonium ou de certains acides.Mais des études électrophorétiques (42) ont démontré que l\u2019an- tithrombine est liée à la globuline, « qui est contenue dans la fraction albumine non purifiée, obtenue par les méthodes biochimiques de précipitation.On sait encore de l\u2019antithrom- bine que les méthodes de fractionnement du plasma à l\u2019éther la détruisent (43), ainsi que le chloroforme, le chauffage à 56° C.et des pH au-dessus de 9,5 et au-dessous de 6.Le mode d\u2019action de l\u2019antithrombine est encore à l\u2019étude.La plupart des auteurs semblent se rallier à l\u2019existence de plusieurs anti- thrombines naturelles.D\u2019après Quick (44), la fibrine, qui peut adsorber une grande quantité de thrombine, serait la plus importante des antithrombines physiologiques.Seegers (45) et collaborateurs viennent de mettre en évidence quatre activités antithrombiniques du plasma, auxquelles ils ont proposé les noms d\u2019antithrombine I, II, III, et IV.L\u2019antithrom- bine I serait l\u2019adsorption de la thrombine sur la fibrine.l\u2019antithrombine II serait le cofacteur plasmatique de l\u2019héparine, agissant de concert avec l\u2019héparine pour bloquer l\u2019action de la thrombine sur le fibrinogène.L\u2019an- tithrombine III aurait le pouvoir de neutraliser la thrombine en l\u2019absence d\u2019héparine.Enfin l\u2019antithrombine IV inactiverait la thrombine au moment même où elle se forme à partir de la prothrombine.Elle ne s\u2019attaquerait pas à la thrombine déjà formée. 1226 La distinction de quatre activités anti- thrombiniques de plasma n\u2019implique toutefois pas l\u2019existence de quatre facteurs distincts.I1 semble toutefois prouvé que les an- tithrombines II et III sont deux entités réellement distinctes.Quant aux antithrombines I et IV, leur individualité et leurs rapports avec les deux autres ne sont pas encore précisés.L'existence d\u2019un inhibiteur naturel de la thromboplastine a été soutenue par Tocantins (46, 47) depuis 1942, à la suite de ses travaux sur l'influence des surfaces de contact sur la coagulation sanguine.D\u2019après cet auteur, le sang contient une antithromboplas- tine que les « surfaces étrangères » retiennent, libérant ainsi et « activant » la thromboplastine.Le déclanchement de la coagulation in vitro se réaliserait donc par la neutralisation de l\u2019antithromboplastine.Les surfaces siliconées ou paraffinées n\u2019auraient pas la propriété de retenir cet inhibiteur, d\u2019où l\u2019allongement du temps de coagulation du sang dans les tubes de verre dont les surfaces ont été traitées par la silicone ou par la paraffine.Demeurée longtemps hypothétique, l\u2019existence de ce facteur vient d\u2019être confirmée par Tocantins (48, 49), qui a isolé du sang normal et du sang d\u2019hémophiles une substance capable d\u2019inhiber l\u2019activité thromboplastique du plasma.Le plasma des hémophiles, selon cet auteur, contiendrait un excès de cet inhibiteur.L'activité antithromboplastique de ce facteur serait dirigée contre la fraction lipi- dique (céphaline) de la thromboplastine.Les anticoagulants thérapeutiques les plus communément utilisés sont, d\u2019une part, l\u2019héparine qui allonge le temps de coagulation en inhibant l\u2019action de la thrombine sur le fibrinogène, d\u2019autre part, ceux qui produisent un allongement du temps de prothrombine de Quick, les dérivés de la coumarine.L\u2019héparine a déjà été étudiée avec les anticoagulants naturels.En thérapeutique elle doit être administrée parentéralement, mais l\u2019injection intraveineuse ne produit qu\u2019un allongement passager du temps de coagulation.C\u2019est ainsi que 10 000 unités ne prolongent le LAURIN: COAGULATION SANGUINE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 temps de coagulation que pendant 2 à 3 heures, 15000 unités pendant 4 à 5 heures et 20 000 unités pendant environ 6 jours (21).D\u2019où la nécessité d\u2019injections répétées.A cet inconvénient s\u2019ajoute le coût élevé du médicament.L\u2019injection intramusculaire est très douloureuse.Au cours du traitement à l\u2019héparine, on observe une chute progressive des plaquettes qui n\u2019est pas sans danger puisqu\u2019elle peut provoquer des hémorragies (50).Il est donc prudent de ne pas poursuivre l\u2019administration de l\u2019héparine au delà de 7 à 8 jours.Cependant, la rapidité de son action en fait un médicament précieux dans les urgences; son élimination rapide de l\u2019organisme minimise le danger des hémorragies qui peuvent survenir, car dans ce cas l\u2019arrêt du traitement est rapidement suivi d\u2019un arrêt des saignements.L\u2019action des dérivés de la coumarine sur les facteurs de la coagulation paraissait bien établie.On croyait que ce médicament ne provoquait qu\u2019une baisse de la prothrombine (51).Des études récentes ont permis d\u2019établir que la concentration du facteur VII, sous l\u2019influence de la dicoumarine, diminue plus rapidement que celle de la prothrombine (52).C\u2019est ainsi que le deuxième jour du traitement, le taux du facteur VII peut être réduit aux environs de 12%, alors que celui de la prothrombine est à peu près à 70%.Pendant toute la durée du traitement, le taux du facteur VII reste plus bas.L\u2019hypocoagulabilité du sang après administration du dicoumarol est donc due à une diminution du taux du facteur VII et de la prothrombine, mais principalement du facteur VII (50).Depuis que ces faits sont connus, certains coagulationistes ont voulu modifier la méthode classique de surveillance du traitement par la dicoumarine, en déterminant simultanément le facteur VII et la prothrombine (53) ou en recourant à d\u2019autres épreuves moins courantes, comme le test de tolérance à l\u2019héparine in vitro.(54, 55) Mais pour les besoins de la pratique journalière, il semble que le temps de prothrombine de Quick demeure la méthode de choix, d\u2019autant plus que les résul- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 tats de cette épreuve correspondent beaucoup plus aux valeurs du facteur VII qu\u2019à celles de la prothrombine (50).Le mode d\u2019action des dérivés de la couma- rine semble bien établi.Ces substances, en effet, agissent à titre d\u2019anti-vitamines K en prévenant la synthèse du facteur VII et de la prothrombine au niveau du foie.Mais la rapidité de leur action et de leur élimination n\u2019est pas la même pour chacun de ces dérivés.Alors que le dicoumarol n\u2019exerce son action anticoagulante qu\u2019au bout de deux ou trois jours et que cette action persiste de trois à sept jours après cessation du traitement, l\u2019effet du Tromexan (56) est plus rapide (24 heures), mais de plus courte durée, puisque le temps de prothrombine revient à la normale entre 12 et 24 heures après l\u2019arrêt du médicament.Le Tromexan cause une chute plus profonde du facteur VII, sans affecter d\u2019une façon appréciable la concentration en prothrombine (21).Un autre dérivé de la dicoumarine, la préparation 63 de Link, dont l\u2019absorption est lente et dont l\u2019excrétion est plus lente que celle du dicoumarol (50), nécessite par conséquent des doses plus faibles que celles de la dicoumarine.Enfin, le phé- nyl-indane-dione (P.I.D.) agit rapidement, comme le Tromexan, mais il semble plus difficile, avec cet anticoagulant, de maintenir la prothrombine à un taux constant.Le P.ID.produit un abaissement à peu près égal de la proconvertine (pro-facteur VII) et de la prothrombine, bien qu\u2019initialement, la chute de la proconvertine soit plus précoce et plus intense (57).On a décrit, au cours de ces dernières années un certain nombre d\u2019états hémorragiques causés par l'apparition, dans le sang, d\u2019inhibiteurs de la coagulation ou par l\u2019augmentation du taux ou de l\u2019activité de certains anticoagulants.L\u2019apparition en quantité anormale d\u2019un inhibiteur de la thrombine apparenté à I'héparine a été observé expérimentalement chez le chien dans le choc anaphylactique (58).On rapproche de cette observation l\u2019état d'hypocoagulabilité sanguine décrite dans cer- LAURIN: COAGULATION SANGUINE 1227 tains cas d\u2019anaphylaxie humaine (59).Celle- ci, toutefois, est souvent accompagné d\u2019une agglutination des plaquettes, et la thrombocy- topénie qui en résulte pourrait bien expliquer, en partie, le trouble de la coagulation d\u2019origine anaphylactique.L'exposition à une dose importante de rayons X peut aussi provoquer un trouble de la coagulation, qui relèverait, d\u2019après certains auteurs (60), d\u2019un excès d\u2019héparine.Mais on tend actuellement à attribuer plutôt ces tendances hémorragiques à la chute des plaquettes et à des lésions vasculaires (61).Enfin, chez certains individus, par ailleurs normaux, l'apparition d\u2019hémorragies spontanées a pu être rattachée à la présence d\u2019un | anticoagulant ressemblant à l\u2019héparine (62).L'apparition d\u2019inhibiteurs de la thromboplastine peut se voir chez certains hémophiles, chez des femmes ayant accouché quelques semaines auparavant, ou chez des sujets chez qui la présence d\u2019inhibiteurs de la thromboplastine ne relève d\u2019aucune cause décelable.Chez l\u2019'hémophile ayant reçu de multiples transfusions de sang total, de plasma ou des injections de la Fraction I de Cohn, qui contient la globuline anti-hémophilique, on observe parfois le développement d\u2019une résistance plus ou moins complète à ces traitements (63).Il est alors possible de mettre en évidence un anticoagulant circulant, dont l\u2019action anti-thromboplastique est dirigée contre la globuline anti-hémophilique (64).Le caractère immunologique de cet anticoagulant semble bien établi.En effet, les injections répétées de globuline anti-hémophilique sous la forme de sang total, de plasma frais ou de la fraction I de Cohn produiraient dans certains cas une iso-immunisation contre la globuline injectée, celle-ci jouant le rôle d\u2019un antigène (65).Un anticoagulant circulant à caractère an- ti-thromboplastique a été mis en évidence chez des femmes qui présentaient une diathèse hémorragique ressemblant en tous points à l\u2019hémophilie (66).L'apparition tardive de cette diathèse dans l\u2019existence, chez des femmes, et l\u2019absence d\u2019une transmission 1228 héréditaire l\u2019en distinguaient toutefois de l\u2019hémophilie.Dans la plupart de ces cas, les hémorragies spontanées étaient apparues quelques semaines ou quelques mois après la naissance d\u2019un enfant.Il s\u2019agirait d\u2019une iso-immu- nisation feto-maternelle, à travers le placenta, contre la thromboplastine de la mère (67).MÉCANISME DE LA COAGULATION SANGUINE Après l\u2019étude sommaire des différents facteurs impliqués dans ce phénomène, considérons, à la lumière des travaux récents, la théorie la plus généralement admise, à l'heure actuelle, du mécanisme de la coagulation sanguine.Il est pratique, au point de vue didactique, de diviser ce phénomène en quatre phases.Première phase: formation d\u2019une quantité adéquate de thromboplastine active.Le déclanchement de la coagulation sanguine est réalisé par le contact du sang épanché avec une surface non endothélisée, non siliconée et non paraffinée.Ce contact étranger provoque une agglutination des plaquettes, qui se lysent et libèrent le « facteur pla- quettaire ».Celui-ci réagit avec une substance présente dans le plasma, le thromboplasti- nogène ou globuline antihémophilique, pour former une thromboplastine active.Ainsi que nous l\u2019avons vu plus haut, les travaux récents de R.G.Macfarlane et coll.(18, 21) ont démontré que non seulement le facteur plaquettaire, la globuline antihémo- philique et le calcium sont nécessaires à la formation de la thromboplastine, mais que le facteur VII joue déjà, à cet échelon, un rôle indispensable et que la thrombine exerce une action accélératrice non seulement sur sa propre formation (réaction autocatalytique), mais aussi sur celle de la thromboplastine et cela, à une concentration très faible.La thromboplastine formée dépend quantitativement surtout du nombre des plaquettes, et d\u2019une façon moins directe, de la concentration en globuline antihémophilique et en facteur VII.La concentration en globuline antihémo- philique influence plus particulièrement le LAURIN: COAGULATION SANGUINE L\u2019Union Méd.Canad.Tome 83 \u2014 Nov.1954 temps de latence qui précède la formation de la thromboplastine sanguine.Le nouveau facteur Christmas (ou PTC) Jouerait aussi un rôle indispensable dans la formation de la thromboplastine.(20, 21) Enfin, le facteur V vient d\u2019être ajouté au groupe des substances nécessaires à la formation de la thromboplastine sanguine.En effet, d\u2019après l\u2019équipe d\u2019Oxford, «les soi-disant « accélérateurs » prennent une part active dans la réaction de la thromboplastine sur la prothrombine » (68).Une fois formée, la thromboplastine plasmatique possède toutes les propriétés de l\u2019extrait de cerveau et elle déclanche la throm- bino-formation dans le plasma sans aucun temps de latence (18, 21, 69).Deuxième phase: conversion de la prothrombine en thrombine en présence de thromboplastine activée, de calcium ionisé, de la convertine (facteur VIT) et de l\u2019accélérine (facteur V).Cette deuxième phase évolue sans doute en plusieurs stades successifs.In vitro, la prothrombine purifiée ne se transforme que très lentement en thrombine, (24 heures) en l\u2019absence des facteurs V et VII (29, 30), mais cette conversion s\u2019effectue tout de même, et une quantité infime de thrombine se forme.Ces parcelles de thrombine, formées au cours de la phase invisible de la coagulation, semblent nécessaires, comme on l\u2019a vu plus haut, pour acélérer la désintégration des plaquettes, la formation de la thromboplastine, et pour transformer les facteurs plasmatiques inactifs de conversion de la prothrombine en facteurs sériques actifs.C\u2019est alors que ces derniers augmentent considérablement le taux de conversion de la prothrombine en thrombine.Ces enzymes ne peuvent se remplacer complètement et en l\u2019absence totale de l\u2019un, la conversion de prothrombine reste lente.Une concentration minima de chacun est nécessaire.Une concentration très élevée en l\u2019un des enzymes est susceptible de suppléer à un déficit incomplet en un autre (70). L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 Troisième phase: transformation du fibrinogène en fibrine sous l\u2019action de la thrombine.A ce moment, la réaction autocatalytique est freinée, car la fibrine agit comme une an- tithrombine en absorbant la thrombine (44), ce qui met fin à la lyse plaquettaire.On a aussi mentionné à ce sujet l\u2019existence d\u2019une antithrombine naturelle, spécifique (40, 41, 45).Quatrième phase: la rétraction du caillot et sa lyse ultérieure.Deux conditions sont indispensables à la formation d\u2019un caillot parfaitement hémostatique: A) la présence d\u2019un fibrinogène de bonne qualité et b) la présence de plaquettes résiduelles intactes qui puissent rétracter le caillot sanguin.La rétraction dépend aussi de la qualité de la surface de eontact qui sollicite plus ou moins l\u2019adhérence.Dans un tube à essai ordinaire, rincé au sérum physiologique, elle doit être totale entre 60 et 180 minutes, à 37° C.Lorsqu\u2019on regarde un tube contenant du sang coagulé depuis 24 heures, on voit souvent au fond un petit culot d\u2019hématies: ce culot est le témoin de l\u2019émiettement du caillot ou de la fibrinolyse partielle normale.Avec le plasma citraté recalcifié, on note une lyse partielle débutant par le haut au bout de 8 à 10 jours.Avec le sang coagulé, la fibrino- lyse est importante au bout de quelques jours et devient totale.On explique ainsi la lyse du caillot: une profibrinolysine du plasma (syn.: plasmino- gène, protryptase) est activée par une fibrino- kinase (syn.: lysokinase) (71).La streptoki- nase, qui est une lysokinase d\u2019origine bactérienne, agit dans le même sens (72).Il en résulte une fibrinolysine active capable de dissoudre le caillot de fibrine.On admet généralement que la fibrinolysine est neutralisée par une antifibrinolysine (syn.: anti- plasmine), liée à la sérum-albumine (21).L'importance de la fibrinolyse en pathologie s\u2019est accrue depuis la découverte de la streptokinase (utilisée en thérapeutique) et la mise en évidence de syndromes hémorragi- LAURIN: COAGULATION SANGUINE 1229 ques graves par fibrinolyse accélérée à la suite d'accidents de la grossesse (73) ou de chirurgie pulmonaire (74).Les travaux de la dernière décennie ont mis en évidence le rôle capital joué par les nouvelles enzymes de la coagulation (accé- lérine et convertine).La découverte de ces facteurs nous a considérablement éclairés sur les réactions initiales de la coagulation, en particulier sur la naissance de la thromboplastine et sur le mode de transformation de la prothrombine.Ces travaux modernes ont également transformé la signification de tests utilisés depuis longtemps, notamment le temps de Quick, et ils ont permis la mise au point de nouvelles techniques d\u2019analyse, qui rendent possible une étude plus fine des phénomènes normaux et pathologiques de la coagulation sanguine.Ils ont enfin introduit une nouvelle notion d\u2019une importance primordiale, celle de la consommation de la prothrombine.LA CONSOMMATION DE LA PROTHROMBINE Brinkhous (75) s\u2019était déjà penché sur ce problème en 1939.En France, Chevallier et Fiehrer l\u2019ont repris en 1946 (76).Owren (77) l\u2019a aussi abordé en 1947.Mais ce sont les études de Quick (16, 44, 78) en 1947-48, qui ont définitivement fixé les idées sur ce point.Cet auteur soutenait qu\u2019au moment de la coagulation, seulement une partie de la prothrombine était convertie en thrombine.Utilisant sa méthode en un temps, il a donc étudié la consommation de la prothrombine une heure, 4 heures et 24 heures après la coagulation.Il a pu ainsi démontrer la supériorité du test de consommation de la prothrombine sur le temps de coagulation classique, car celui-ci peut être normal en présence d\u2019une consommation de prothrombine incomplète.Le principe de cette méthode est le suivant: s\u2019il reste de la prothrombine non consommée après la coagulation, il est possible de la transformer en thrombine en ajoutant de la thromboplastine et de tester la thrombine vis-à-vis d\u2019une solution de fibrinogène standard. 1230 LAURIN: COAGULATION SANGUINE On a ainsi découvert que chez la plupart des sujets normaux, moins de 20% de la prothrombine plasmatique demeure dans le sérum une heure après la coagulation du sang.Dans l\u2019hémophilie et dans les thrombocyto- pénies, la consommation de prothrombine est beaucoup moins complète, puisqu\u2019il en reste souvent plus de 70% (16, 82).Cette constatation confirme donc l\u2019hypothèse que dans ces deux conditions, l\u2019anomalie se situe à la première phase de la coagulation.Il s\u2019agit d\u2019un défaut de formation de la thromboplastine, par suite d\u2019une absence de globuline antihémophilique (thromboplastinogène) ou d\u2019une diminution du facteur plaquettaire (thromboplastinogénase).Mesure de la consommation de la prothrombine D\u2019après la méthode originale en un temps de Quick (16), on centrifuge du sang veineux 15, 30 et 60 minutes après la coagulation et l\u2019on détermine le temps de prothrombine du sérum dans chaque tube immédiatement après la centrifugation, et à tous les quarts d\u2019heure pendant la première heure qui suit la coagulation.Stefanini (79) a proposé une simplification de ce test.Mais on a mis en doute la validité des résultats obtenus en caleulant la consommation de la prothrombine à partir des déterminations par la méthode en un temps (80).On reproche en effet à cette méthode de ne pas tenir compte de la présence de la convertine dans le sérum.Or cette enzyme confère à la prothrombine une activité plus grande dans le sérum que dans le plasma original.On a donc proposé une méthode en deux temps, (81, &2) dans laquelle le sérum, prélevé 4 heures après la coagulation, est laissé en contact pendant 60 minutes avec un excès de thromboplastine standard.Puis, en un deuxième temps, on ajoute une solution de fibrinogène standard, et on note le temps de coagulation, qui traduit l\u2019activité de la prothrombine résiduelle dans le sérum.Normalement, ce temps doit être supérieur à une minute.Un temps plus court s\u2019observe dans tous les cas où une quantité appréciable de prothrom- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 bine non consommée persiste dans le sérum.Alors que le temps de Quick traduit l\u2019activité de la prothrombine (plus que sa concentration) et des accélérateurs de la thrombino- formation, à l\u2019exclusion des facteurs throm- boplastiques, le test de la consommation de la prothrombine mesure surtout l\u2019activité de enzyme plaquettaire, de la globuline anti- hémophilique et de la convertine.Ces acquisitions récentes ont remis en question l'interprétation des résultats fournis par le classique temps de Quick, qui, théoriquement, devait mesurer le taux de prothrombine.Elles ont ainsi permis de dissocier du groupe des hypoprothrombinémies deux entités nouvelles caractérisées par des hémorragies protéiformes et par un allongement du temps de Quick.Ce sont la parahémophilie (83) (déficit en\u2019 accélérine) et les hypocon- vertinémies (84, 70, 85) (déficit en SPCA).L'identification de tels déficits chez quelques malades est venu confirmer d\u2019une façon indiscutable le bien-fondé des théories modernes au sujet des nouveaux facteurs enzymatiques de la coagulation.BIBLIOGRAPHIE (1) W.HEWSON (1772), Londres: Experimental Inquiry into the properties of the blood.(2) J.HUNTER (1794): A Treatise on the Blood (Londres, 1812).(3) A.BUCHANAN: On the coagulation of the Blood and other fibriniferous liquids.J.Physiol, 2: 158, 1879.(4) J.LISTER: Croonian Lecture.Proc.Roy.Soc.12: 580, 1863.(5) O.HAMMERSTEN : Uber das Fibrinogen.Pflug.Arch, 19: 563.1879.(6) A.SCHMIDT (1892).Cité par Morawitz (1905).Zut Blutlebre.Leipzig.(7) P.MORAWITZ: Die Chemie der Blutgerinnung.Ergebn Physiol., 4: 307.1905.(8) W.H.HOWELL: The Nature and Action of the Thromboplastic (Zymoplastic) Substance of the Tissues.Amer.J.Phystol., 31: 1, 1912.(9) P.NOLF: Contribution à l\u2019étude de la coagulation du 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LES SYMPTÔMES DIGESTIFS AU COURS DE L\u2019ANGINE DE POITRINE Jean LONCTIN et B.CARASSO, Hôpital-sanatorium Saint-Joseph et Institut Lavoisier (Montréal).Les symptômes digestifs au cours des crises de thrombose coronarienne sont bien connus car ils priment très souvent sur les symptômes cardiaques proprement dits.Ceci ne s'applique pas aux symptômes digestifs qui ont lieu pendant ou après la crise d\u2019angine de poitrine; au fait, ces derniers ne sont mentionnés qu\u2019occasionnellement dans les traités.Il est probable que ce problème particulier ait souvent prêté à confusion, et ceci à cause du fait que l\u2019intérêt médical a été, pendant de nombreuses années, centré sur les troubles cardiaques nerveux causés par des réflexes digestifs.Cette notion, introduite en premier lieu par Rosenbach, a été connue dernièrement sous le nom de \u201csyndrome gastro-cardiaque\u201d (Roemheld !).En outre, le terme d\u2019angine a été souvent employé de façon inexacte dans différents types de douleur précordiale, ce qui a pu créer des confusions.L\u2019étude présente a été entreprise dans le but de déterminer la fréquence et les caractères cliniques des symptômes digestifs au cours de la \u201cvraie\u201d angine de poitrine.Comme, à notre connaissance, il n\u2019y a pas d\u2019études à cet effet, il est permis de penser qu\u2019une telle étude peut être d\u2019une certaine aide à des fins diagnostiques et, peut-être, pronostiques.Matériel d\u2019étude.L'étude a porté sur 660 cas d\u2019angor d\u2019effort.Le diagnostic a été certifié dans chaque cas par la relation directe de cause de la douleur rétro-sternale ou atypiquement localisée, avec l\u2019effort et l\u2019effet favorisant de la nitro-glycé- rine.Elle a été souvent appuyée par l\u2019évidence électro-cardiographique d\u2019anoxémie cardiaque, mais ceci n\u2019a pas été une constante sine qua non du diagnostic.L\u2019âge des patients varie entre 22 et 80 ans.1.Observations cliniques du service de cardiologie du Prof.J.Lenègre, Hôpital Boucicaut, Paris.Cependant, la majorité (86,2%) se situe entre 40-60 ans.L\u2019incidence d\u2019une crise de thrombose coronarienne a été soigneusement investiguée.Dans le nombre total, il y a eu 102 cas (155%) d\u2019infarctus du myocarde précédant ou faisant suite à l\u2019angine de poitrine.Ceci a été certifié par les données électrocardiogra- phiques, ou présumé par les données cliniques.Les cas présentant quelques formes de troubles digestifs (ex.douleurs abdominales, nausée, vomissements, sialorrhée, éructation et flatulence) ont été sélectionnés en vue d\u2019une étude plus minutieuse.L'association avec l\u2019ulcère gastro-duodénal a été traitée dans un article précédent (12).Les symptômes digestifs sans relation avec une maladie digestive certifiée seront passés en revue dans cette étude.RÉSULTATS.1.Vomissements, nausée et troubles secré- toires.\u2014 La nausée et les vomissements n\u2019ont pas été fréquents: seulement 8 cas (1,2%) ont été trouvés parmi les cas étudiés.Deux d\u2019entre eux méritent d\u2019être détaillés, en raison de leur caractère atypique.Le premier patient se plaignait de nausée après effort.La nausée était plus marquée que la douleur précordiale, cette dernière ne semblant pas importante au patient.Un deuxième patient nous a relaté que sa douleur ré- trosternale cessait d'habitude seulement après des crises de vomissements.De pareils cas sont très rares et doivent être considérés comme un équivalent angineux (2).La sialorrhée est une autre manifestation atypique de l\u2019angine de poitrine.L\u2019observation suivante représente un exemple de ce trouble secrétoire. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 Observation 1.R.G., femme de 54 ans, s\u2019est plainte pendant dix ans d\u2019une douleur axillaire gauche, irradiant vers le bas dans le bras gauche après effort.Occasionnellement, en marchant pendant une journée froide ou en portant un poids, la patiente se plaignait d\u2019une abondante secrétion de salive, qui l\u2019obligeait de s\u2019arrêter et qui cessait au repos.L\u2019électrocardiogramme montrait une inversion de l\u2019onde T en aVF et dans les dérivations précordiales gauches.2.Flatulence et éructation.\u2014 Dans notre série, 39 patients se sont plaints d\u2019aérophagie marquée et constante.Il faut préciser que nous avons inclus dans notre étude seulement les patients pour lesquels les syndromes digestifs étaient tellement importants qu\u2019ils en parlaient spontanément.En outre, la sensation rétro-sternale a fait certains de ces patients croire qu\u2019ils avaient une \u201cindigestion\u201d.En ce qui concerne les éructations, une classification clinique était nécessaire, et celle d\u2019Alvarez s\u2019est montrée utile (3).Elle distingue: a) l\u2019expulsion involontaire de gaz de l\u2019estomac; b) l\u2019attaque qui consiste à avaler et successivement expulser l\u2019air; c) une tendance en quelque sorte volontaire à éructer, où le patient essaie de se débarrasser de la distension gastrique en éructant délibérément.Dans nombre de nos cas, l\u2019éructation avait lieu vers la fin de la crise d\u2019angine et semblait involontaire.Les crises d\u2019éructation, où la tendance à expulser l\u2019air était appuyée par l\u2019ava- lement d\u2019air, ont été rarement observées.Nous avons également trouvé que certains malades, qui n\u2019éructaient pas, se sont plaints de flatulence à la fin de la crise angineuse.Ils ont essayé d\u2019y remédier en éructant volontairement.| | Souvent, il semble que l\u2019éructation fait cesser la crise d\u2019angine: dans ces cas, on remarque assez couramment que le patient attribue son trouble rétro-sternal à son système diges- LONGTIN Er CARASSO: ANGINE DE POI1RINE ET.1235 tif, et principalement à son estomac.Les observations qui suivent 1llustreront ceci: Observation 2.F.K., homme de 56 ans.Le syndrome angineux débuta il y a quatre ans et fut typique consistant en crises de douleur constrictive ré- trosternale, s\u2019irradiant dans le bras gauche, d\u2019une durée d\u2019environ 5 minutes et déterminées par l\u2019effort.Les crises étaient accompagnées de flatulence et la douleur disparaissait progressivement après éructation.Le patient avait souvent l\u2019impression qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019aérophagie et essaya pendant longtemps des absorbants gastriques.Quelquefois la flatulence peut provoquer un état de mal.Observation 3.B.M., homme de 54 ans.Il s\u2019était plaint depuis les deux dernières années de douleur rétro-sternale typique après effort, suivie constamment par des éructations.Quelques mois après le début de ce syndrome, le patient éprouva une très sévère crise rétro-sternale nocturne, qui dura plusieurs heures.Depuis, les crises devinrent très fréquentes.Les douleurs au décubitus furent les plus sévères.Les symptômes eurent une séquence constante, et la flatulence sembla être la manifestation la plus insupportable, provoquant un état de mal.Le patient affirmait avoir souvent pris de la nitroglycérine pendant la nuit, et avoir essayer de masser son abdomen afin de se délivrer de l\u2019excès de gaz.Il avait envie d\u2019éructer, sans y parvenir, et n\u2019obtenait qu\u2019un soulagement passager avec la nitroglycérine.Comme dans quelques cas la flatulence de la fin de la crise angineuse apparaissait souvent après une crise de thrombose coronarienne, on a avancé l\u2019hypothèse que la tendance à la flatulence peut être favorisée par un infarctus précédent.Laudry et coll.(4) ont noté assez fréquemment la flatulence, du moins pendant les mois ou les semaines précédant l\u2019infarctus cardiaque.Ils présument qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une prolongation de la distension gazeu- 1236 se provoquée par la crise aiguë de thrombose coronaire.Dans la série des 39 cas, nous avons trouvé l\u2019infartus myocardique dans les antécédents de 11 malades.Ceci démontre un pourcentage de 28%, comparé à celui de 11,5% relevé dans la totalité des 660 cas.Malheureusement, nous n\u2019avons pas pu déterminer si la thrombose coronaire avait provoqué ou seulement aggravé le syndrome digestif.Le cas suivant démontre l\u2019influence de l\u2019infarctus sur le déclenchement des troubles digestifs.Observation 4.C.A., homme de 55 ans, se plaignait depuis trois ans de douleur précordiale typiquement angineuse.Quelque mois après le début de son angine, il a développé un infarctus postérieur du myocarde; depuis cette attaque, la douleur angineuse a été constamment accompagnée d\u2019éructations.Discussion Une interprétation pathogénique du syndrome aérophagique dans l\u2019angine de poitrine est difficile à déterminer, puisque l\u2019aérophagie représente un chapitre plutôt obseur dans la physiologie pathologique.Au fait, une interprétation univoque des faits décrits n\u2019est pas possible parce qu\u2019il faut faire une distinction entre l\u2019éructation spontanée et la vraie aérophagie.D\u2019après White (5), l\u2019éructation à la fin d\u2019une crise serait due à un cardiospasme réflexe, à travers des connections réflexes entre le cœur et le cardia.Verdon et, plus tard, Jackson et Jackson (6), ont affirmé que l\u2019angine elle-même était due à des contractions spasmodiques de l\u2019oesophage.Ils ont appuyé cette affirmation par des arguments discutables, tels que l\u2019action calmante de l\u2019éructation.Ils ont aussi provoqué chez le chien, par des stimulations électriques de l\u2019oesophage, des contractions musculaires dans le dermatomère caractéristique des irradiations angineuses.D\u2019après les études radiologiques d\u2019Alvarez chez des vrais sujets aérophagiques, l\u2019air ava- LONGTIN Er CARASSO: ANGINE DE POITRINE ET.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 lé descendait jusqu\u2019au segment distal de l\u2019oesophage, et l\u2019air allait rarement au delà du cardia.Les sujets avalaient l\u2019air apparemment pour alléger leurs symptômes.Ceci est comparable en quelque sorte au grattage de la peau irritée, qui s\u2019associe avec un besoin accru de continuer cette action.Nous essaierons ci-dessus d'intégrer les symptômes gastriques et coliques, tels que trouvés dans notre série a) L'éructation accompagnait ou suivait la crise d\u2019angine.Cette observation a été la plus fréquente dans notre série.L'éructation spontanée, qui peut être attribuée au cardiospas- me ou à des ondes réflexes antipéristaltiques, était plus fréquente que l\u2019éructation en salve.Cette dernière semble être de la \u201cvraie aérophagie\u201d aiguë: l\u2019air est expulsé après avoir été avalé par des contractions spasmodiques.Dans le premier cas, il n\u2019y a probablement pas de vraie aérophagie.b) La flatulence: la crise d\u2019angine apparaît rarement sur un fond de symptômes digestifs antérieurs.Ces derniers aggravent et parfois semblent provoquer l\u2019attaque.Plus souvent, la flatulence est apparue après le début du syndrome angineux.Une explication à titre d\u2019essai peut attribuer la flatulence à l'habitude développpée par le patient d\u2019avaler de l\u2019air dans l\u2019espoir d\u2019alléger la douleur ressentie dans \u201cl\u2019estomac\u201d.Ceci représente de la vraie aérophagie, dont la cause est probablement la douleur angineuse, en quelque sorte mal logée.ec) La distension colique et les émissions de gaz sont rares.Elles ne semblent pas attribuables à des causes digestives.Elles apparaissent généralement seulement après le début du syndrôme cardiaque.Leur soudaine apparition à la fin de l\u2019attaque est hautement suggestive d\u2019un mécanisme réflexe.Selon Wolf et Wolf (5), ces phénomènes sont dus au changement du tonus musculaire, qui provo- queralt des perturbations dans les échanges de gaz dans les vaisseaux intestinaux.D\u2019après Cantor (8), les malades hypertensifs se plaignent souvent de flatulence. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 Comme nous l\u2019avons décrit, chez certains patients la tendance à la flatulence a été provoquée par un infarctus du myocarde.On peut présumer que la crise cardiaque, à la suite de l\u2019ébranlement neuro-végétatif, ouvre la voie à des réflexes cardio-digestifs.En ce qui concerne l\u2019action aggravante de la vraie aérophagie sur les crises d\u2019angine, certains travaux expérimentaux signalent des réflexes vaso-constrictifs coronariens ayant leur point de départ dans l\u2019estomac, et transmis par le vague.D\u2019après Green (9), des réflexes coronariens peuvent être provoqués chez le chien par stimulation gastrique, et peuvent être aussi bien vaso-constrictifs, vaso-dilata- teurs, ou les deux à la fois.Gilbert et coll.(10) expérimentant sur des chiens, ont obtenu après la distension de l\u2019estomac une diminution de 15 à 35% du débit coronarien.Celui-ci était demeuré inchangé lorsque le chien était préparé par la vagotomie ou l\u2019atropine.Dans une deuxième série expériences (11), les mêmes auteurs ont soumis dix malades au test d\u2019anoxémie de Lévy.La \u201cdouleur expérimentale\u201d est apparue après un certain temps mesuré, qui était constant pour un malade donné.La douleur apparaissait plus tôt lorsque l'estomac était distendu par un repas antérieur.Cet effet était annulé par l\u2019atropine.Il faut cependant tenir compte que le travail expérimental sur le débit coronarien, et tout spécialement sur ses déterminants réflexes, est sujet à beaucoup d\u2019erreurs d\u2019interprétation, comme Gregg (12) l\u2019a démontré.En conséquence, plus de faits expérimentaux sont nécessaires à l\u2019appui des observations cliniques décrites ci-dessus.Résumé 1.Nous avons présenté une étude concernant la fréquence et les caractères cliniques LONGTIN er CARASSO: ANGINE DE POITRINE ET.1237 de symptômes digestifs dans l\u2019angine de poitrine non associée à une maladie digestive.2.Tandis que la nausée, les vomissements et les troubles secrétoires sont peu fréquents, nous avons trouvé que la flatulence et les éructations accompagnaient assez souvent l\u2019angine de poitrine.Nous esquissons à titre d\u2019essai la pathogenèse possible.3.L\u2019infarctus myocardique a été trouvé plus fréquemment chez les malades se plaignant de flatulence.On peut penser que dans certains cas les troubles digestifs sont une séquelle éloignée d\u2019une crise de thrombose coronarienne.Ces constatations permettent d\u2019affirmer qu\u2019une étude cardiaque détaillée est justifiée chez les patients d\u2019âge moyen ou avancé, qui se plaignent d\u2019un syndrome aérophagique d\u2019apparition récente.BIBLIOGRAPHIE 1.L.ROEMHELD: AmJ.M Sc, 182: 13, 1931.2.R.V.FROMENT et B.COBLENTZ: Lyon Med., 36: 250, 1944.3.W.ALVAREZ: An Introduction to Gastro-En- terology, P.B.Hoeber, New-York, 1st edition 1948.4.C.LAUBRY, P.SOULIE et HEIM DE BALZAC: Arch.Mal.Cœur, 31: 583, 1938.5.P.D.WHITE: Heart diseases, MacMillan, New- York, 3rd ed., 1947.6.D.JACKSON et R.JACKSON: J.Lab.Clin.M.21: 993, 1936.7.S.WOLF et H.G.WOLF: Human Gastric Function.An experimental study of a man and his stomach.Oxford University Press, New-York, 1943.8.J.L.CANTOR et J.A.MARKS: Ann.Int.Med., 3: 403, 1929.9.G.W.GREENE: Am.J.Phys., 113: 399, 1935.10.N.GILBERT et G.LE ROY: Am.Heart J., 20: 519, 1940.11.D.E.GREGG: Coronary Circulation in Health and Disease, Lea & Febiger, Philadelphia, 1st edition, 1950.12.B.CARASSO et J.LONGTIN: Un.Méd.Can.81: 1076, 1952. RECUEIL DE FAITS à + à.® LE TRAITEMENT DES ANÉMIES MACROCYTAIRES PAR LA VITAMINE B: ORALE Blandine GOSSELIN et Léopold MORISSETTE, Hôpital Notre-Dame (Montréal).Le traitement par la bouche de toutes les conditions habituellement contrôlées avec l\u2019aide d\u2019injections a toujours séduit médecins et patients, particulièrement ces derniers.L\u2019anémie pernicieuse n\u2019a pas échappé à cette règle et après avoir cessé de mériter son nom, grâce à l\u2019ingestion quotidienne de foie de veau en quantité considérable, une fois la preuve faite de l\u2019efficacité d\u2019extraits injectables, une série de médicaments ont été proposés pour remettre à l'honneur la voie orale.À la suite des découvertes de Castle a paru il y a plusieurs années sur le marché une préparation de poudre de muqueuse gastrique de pore qui donnait de bons résultats au point de vue hématologique mais dont l\u2019emploi pour des raisons d\u2019ordre économique et psychologique ne connut pas la faveur de la profession bien longtemps.Lorsque l\u2019acide folique apparut avec ses promesses hélas! fallacieuses pour le traitement et l\u2019entretien de l\u2019anémie addi- sonnienne, grand nombre de patients chantèrent triomphe au nom de leur peau «tannée» dans le sens vernaculaire du mot.Depuis un an environ, il y a sur le marché des préparations de vitamine B,» associée à de l\u2019extrait de muqueuse gastrique ou duodénale dont nous avons eu l\u2019occasion d\u2019étudier la valeur hématopoïétique dans un cas qui présente d\u2019autre part un intérêt clinique tel que l\u2019un d\u2019entre nous (BYG) en avait préparé la publication depuis quelques mois.En voici schématiquement l\u2019histoire.Observation Monsieur A.D., 34 ans, se présente à l\u2019Hôpital Notre-Dame le 19 juillet 1948.Il se plain alors de douleurs au creux épigastrique, de boule rétro-sternale, de vomissements fréquents et de nausées, d\u2019alternance de diarrhée et constipation.Les malaises remontent à 3 ans auparavant alors qu\u2019il souffrait de douleurs à l\u2019estomac qui apparaissaient quelques heures après les repas mais non calmées par la nourriture.Depuis lors, perte progressive de l\u2019appétit.À son arrivée à l\u2019hôpital, il avait maigri de 20 livres depuis quelques mois.À part le système digestif, tous les autres systèmes semblaient en bon état.Comme antécédents personnels, on ne note aucune maladie grave et aucune opération.Il n\u2019y a également rien à noter dans les antécédents héréditaires.A l\u2019examen objectif, on trouve un homme amaigri n\u2019offrant aucune particularité aux yeux, oreilles, nez, gorge; il a deux prothèses dentaires et aucune adénopathie cervicale.La tension artérielle est de 110/70, le rythme cardiaque régulier à 76, sans souffle.Le murmure vésiculaire est normal; l\u2019abdomen est souple, sans masse palpable.Le foie et la rate n\u2019offrent aucune particularité.On éveille un point douloureux à la palpation du creux épigastrique.Le toucher rectal est normal de même que les organes génitaux.La radiologie confirme l\u2019impression clinique de néoplasie de l\u2019estomac.En voici le rapport: «lésion néoplasique étendue, infiltrante et végétante du tiers distal de l\u2019estomac.Déformation d\u2019origine vraisemblablement extrinsèque et dislocation bulbaire.Vidange gastrique dans les délais normaux.Transit intestinal normal ».(Dr J.Michon).Les examens de laboratoire se lisent comme suit: formule sanguine: 5 200 000 globules rouges, 9 250 globules blancs, hémoglobine: 108%.Azotémie à 34 et glycémie à 114.L\u2019analyse des urines est à peu près normale si ce n\u2019est pour de très rares cylindres L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 granuleux et de traces d\u2019albumine.Les protéines sanguines sont à 4,9 mlgr %.Le patient est opéré par le docteur Marcel Lamoureux le 26 juillet et sur le protocole opératoire, on lit qu\u2019on lui a fait une gastrectomie totale transthoracique pour une tumeur de la grosseur d\u2019une orange et s\u2019étendant en nappe depuis le pylore jusqu\u2019aux 34 supérieurs de l\u2019estomac.Il y a présence de petits ganglions dans le méso gastrique.On pratique une œso- phago-jéjunostomie et une jéjuno-jéjunosto- mie.L\u2019évolution post opératoire est normale.Le patient va bien sauf pour des chaleurs après les repas.Le repas baryté montre un bon fonctionnement de la bouche œsophago- jéjunale.Une nouvelle formule sanguine faite le 4 août est normale, à savoir: 5 075,000 gio- bules rouges, 8,100 globules blancs, 99% d\u2019hémoglobine.Le rapport histo-pathologique de la pièce opératoire est le suivant: « La pièce examinée montre une lésion qui s\u2019étend le long de la petite courbure à partir du pylore et qui mesure 9 cm par 5,5 em, elle est ulcérée; le fond est lisse et plan ».Au microscope, cette lésion est constituée par un épithé- loma très atypique de l\u2019estomac.La partie ulcérée est recouverte par une fausse membrane purulente.L\u2019épithélioma est constitué de cellules dissociées les unes des autres, il infiltre diffusément les musculeuses et il proli- fere jusque dans le péritoine.Le stroma est très scléreux au niveau de la muqueuse et des musculeuses.Dans le péritoine, ces cellules prennent souvent des figures de cellules en bague et secrètent du mucus.Des vaisseaux lymphatiques de la paroi contiennent des cellules néoplasiques à plusieurs endroits.Dans une des coupes examinées existe un ganglion qui est en partie envahi par l\u2019épi- thélioma qui présente ici les mêmes caractères d\u2019atypie que dans la lésion primitive.Les cellules en bague sont, cependant un peu plus nombreuses.(Claire Gélinas Mackay).Le patient quitte l\u2019hôpital le 24 août, 1948 et est suivi ensuite à la clinique externe du CAC aux six semaines, puis aux trois et six mois.Son état est floride et il se fait suivre jusqu\u2019en août, 1950.GOSSELIN ET MORISSETTE: VITAMINE Bz ET.1239 Le 18 mai, 1953, le patient se présente à la clinique externe et consulte pour faiblesse, changement de coloration de ses téguments, douleurs occasionnelles à l\u2019hypochondre droit.Nous lui faisons alors une médication de soutien.Le 29 mai, il revient à la clinique externe dans le même état.On demande alors son hospitalisation.Il entre à l\u2019hôpital le 19 juin.Il nous raconte que ses malaises remontent au mois de novembre, 1952.Il se sent faiblir graduellement, voit son appétit diminuer, éprouve un dégoût de plus en plus marqué pour les viandes.Sa digestion est lente et difficile; il a une sensation de boule et de la somnolence durant l'heure qui suit chaque ingestion alimentaire.Vers la méme période, ses selles sont devenues liquides; pas de sang ni de méléna toutefois.Il se plaint de ténesme intermittent.Les nausées sont fréquentes mais les vomissements rares et bilieux.Comme il devient dyspnéique et en diaphorèse au moindre effort, il se voit obligé de cesser tout travail au début de mai.Bien que l\u2019œdème soit de plus en plus marqué aux membres inférieurs, le patient perd 15 livres.A l\u2019examen objectif, on trouve un patient très affaibli, amaigri, avec une coloration su- bictérique.Les conjonctives et les muqueuses sont très pâles.Il n\u2019y a pas d\u2019adénopathie.La tension artérielle est de 90/60 et le rythme cardiaque régulier à 80 avec un léger souffle systolique sans irradiation à la pointe.Les poumons sont normaux et l\u2019abdomen sans particularité.L\u2019ædème des membres inférieurs est important et monte jusqu\u2019aux genoux.Les examens de laboratoire à son entrée sont les suivants: analyse des urines: normale; albumine Bence-Jones: absence.Dosage du potassium: 20 mgm (normale: 16 à 24).Dosage du sodium: 335 mgm (normale: 315 à 340).Azotémie: 32 mgm.Glycémie: 91 mgm.La formule sanguine se lit comme suit: 775 000 globules rouges; 3250 globules bl.; 20% d\u2019hémoglobine; 64 polynucluéaires, 1 monocyte, 25 lymphocytes, 4 éosinophiles, 1 métamyélocyte et deux cellules souches.On note sur le frottis une légère macrocytose.Le 23 juin, on lui fait une ponction ster- 1240 GOSSELIN er MORISSETTE: nale et dans le sang médullaire, on remarque une réaction mégaloblastique.Le lendemain, on lui administre des capsules: « Cristamine Forte » à raison de deux capsules par jour pendant 7 jours, puis une capsule par jour pendant la semaine suivante, et deux par jour la 3e semaine pour essayer d\u2019obtenir une réponse réticulocytaire secondaire.Au cours de ce traitement, on fait unc numération des réticulocytes aux trois jours.On ne donne aucune autre médication hématologique à ce patient.Voici un tableau où l\u2019on met en évidence la réponse sanguine à la médication administrée: \u2014 La «cristamine forte » contient par capsule 100 micro-grammes de Bis, 75 milligrammes d\u2019extrait de muqueuse duodénale et 1,75 milligrammes d\u2019acide folique.Deux jours après le début du traitement, le malade a noté une amélioration subjective remarquable.Dès le 30 juin, l\u2019edème des membres inférieurs était moins marqué, la dyspnée disparaissait peu a peu, l\u2019appétit était meilleur, et le facies était moins bouffi et jaune.Le 7 juillet, l\u2019œdème des membres inférieurs n\u2019allait plus qu\u2019au 1/3 des jambes, les selles étaient redevenues normales.A son départ le 21 juillet, il persistait encore un œdème malléolaire et une sensibilité dans les Jambes, mais à part ces points, le patient se sentait beaucoup plus fort, son appétit était excellent.On le revoit à la clinique externe le 23 juillet, et il nous dit que son œdème est disparu le matin au lever mais se réinstalle aussitôt qu\u2019il commence à cireuler.Le 30 juillet, on lui prescrit une diète déchlorurée.Ses protéines sont alors à 64 gr %.Le 13 août, l\u2019œdème a diminué mais persiste quand même: on le digitalise.Le 3 septembre, les œdèmes sont complètement disparus et le patient se sent de mieux en mieux.Le 10 septembre, on cesse la crystamine et on lui fait de la rubramine à raison de 30 microgrammes aux 15 jours.Le 24 septembre, on cesse la digitale.Le patient travaille deux ou trois Jours par semaine sans grande fatigue.Il n\u2019a pas d\u2019œdème et son rythme cardiaque est régulier à 80.Depuis le début d\u2019octobre, il travaille tous les jours sauf le dimanche de L'Union Méd.Canada VITAMINE \u2026 Ba ET Tome 83 \u2014 Nov.1954 6.00 a.m.à 5.00 p.m.Le 5 novembre, à cause d\u2019une baisse dans les hématies, on ajoute du fer sous forme de thironex, 1co.3.i.d.Actuellement, il ne prend que de la rubramine, 39 meg aux 15 jours ct il fait le travail d\u2019un homme en parfaite santé.COMMENTAIRES Comme vous avez pu le voir, ce produit a donné à notre patient une réponse réticulocy - taire normale et un retour de la formule à des chiffres satisfaisants dans des délais normaux.Nous n\u2019avons pas reçu assez du produit pour lui donner des doses d\u2019entretien auxquelles il aurait fallu arriver par tâtonnements.On peut nous faire la remarque qu'avec le seul extrait du duodénum, on aurait possiblement obtenu des résultats analogues, mais si l\u2019on s\u2019en rapporte à l\u2019histoire, on verra que le traitement à base de muqueuse gastrique seule demandait des doses beaucoup plus considérables de cette substance.D\u2019autre part, dès le début des travaux expérimentaux sur les premiers échantillons de vitamine By» offerts aux recherches cliniques, on a constaté que celle-ci en ingestion à moins de doses énormes n\u2019avait aucun effet à moins d\u2019être administrée conjointement avec du suc gastrique normal qui venait évidemment fournir le principe intrinsèque permettant l\u2019absorption et l\u2019utilisation du principe extrinsèque qu'est la vitamine By».Ce n\u2019est qu\u2019après la commercialisation au prix raisonnable d\u2019aujour- d\u2019hui, grâce à son identification parmi les sous-produits de la streptomycine que les travaux purent être repris sur les possibilités thérapeutiques par voie orale.Il semble que la présente association à des doses relativement modérées des deux principes ait une valeur thérapeutique réelle.Croyez bien que ce n\u2019est pas sur notre unique cas que nous basons ces conclusions mais sur diverses coi- munications publiées ou non de nos confrères qui s\u2019intéressent à la question.Est-ce à dire cependant qu\u2019au point de vue pratique cette addition à l\u2019arsenal thérapeutique représente unc contribution bien mer- L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 veilleuse?Nous ne le croyons pas; quand on à en mains un médicament qu\u2019on peut administrer en injection à toutes les deux ou trois semaines pour un prix modique et qu\u2019on maintient ainsi la formule sanguine à un niveau optimum et l'intégrité du système nerveux GOSSELIN er MORISSETTE: VITAMINE B ET.1241 maladie s\u2019il reçoit des piqûres que s\u2019il prend des capsules.Evidemment, dans certains cas particuliers où les injections sont impossibles pour raison d\u2019éloignement des centres ou pour des voyages prolongés ou pour des pusillanimités insurmontables de la part du patient, REPONSE DU SANG AUX MEDICAMENTS 4,500,000 G 1,000,000 L 0 3,500,000 B VU 3,000,000 L BE 2,500,000 s 2,000,000 R 0 1,500,000 U G 1,000,000 E s 500,000 100 95 H 90 E 85 M 80 0 75 G 70 L 65 0 60 B 55 I 50 N Ls BE 40 35 + 30 25 20 R Lo E 35 T 30 I 25 c 20 Tr 15 L 10 0 5 c ht Y 3 T 2 E 1 s MEDICAMENTS: CRISTAMINE FORTE RUBRAMINE FER DATE: JUN JUILLET EPT, OCT.NOV.DEC.MARS AVRIL +27.30 2.6.10.+13.20.3 TTT.En 2 1917 ii 8 de manière satisfaisante, il ne nous semble pas qu\u2019on améliore le sort des patients en leur faisant ingérer quotidiennement des capsules dispendieuses qu\u2019ils auront tendance à oublier et qui leur permettront de rester indéfiniment loin de leur médecin, les privant ainsi de contrôles importants.Croyez bien que nous ne sommes pas les apôtres des séries de piqûres et que nous tachons de voir à ce que les patients qui pourraient nous rémunérer reçoivent d\u2019autre part leurs injections, mais nous croyons qu\u2019au point de vue psychologique, l\u2019anémique comprendra en général mieux l\u2019importance de sa cette méthode orale est appelée à rendre de grands services, mais il faudra demander à d'autres plus fortunés dans l\u2019_échantillonnage quelles devraient être les doses d\u2019entretien.En somme, nous vous avons présenté un cas d\u2019anémie macrocytaire mégaloblastique gastriprive chez lequel nous avons démontré l\u2019efficacité hématopoïétique d\u2019une préparation orale de vitamine B,s associée avec de l\u2019extrait de muqueuse duodénale.Nous ne sommes pas prêts à dire que cette méthode de traitement devrait remplacer en général l\u2019ancienne voie parentérale. TRICHINOSE AIGUË : DEUX CAS André LANTHIER et Maurice BELISLE, F.R.C.P.(C), Hôpital Notre-Dame (Montréal).Nous avons eu récemment l\u2019occasion de traiter à l\u2019hôpital Notre-Dame, deux patients qui souffraient de trichinose aiguë.C\u2019est une affection qui sans être rare, présente un diagnostic parfois diffeile à porter.L'intérêt de ces deux malades provient de ce qu\u2019ils étaient jeunes mariés, offraient au début une symptomatologie pouvant faire penser à du botulisme ou à une encéphalite, que tous deux eurent une atteinte hépatique et que l\u2019époux, au cours de l\u2019évolution de sa maladie, se plaignit de douleurs très vives à l\u2019hypochondre droit, dues en toute prcbabilité à l\u2019envahissement par la trichine de son diaphragme, douleurs telles qu\u2019on les rencontre dans la cholécystite aiguë.L'histoire de ces deux malades est rapportée en même temps, vu la similitude très curieuse de leurs signes cliniques et objectifs.Observation Examen subjectif Monsieur et Madame R.A., mariés depuis trois mois, demeurant à Montréal, toux deux âgés de vingt-cinq ans, arrivent en ambulance à l\u2019hôpital Notre-Dame, dans la soirée du vingt-six janvier 1954.Leur histoire clinique est à peu près identique.Le début de leur maladie remonte à un mois.C\u2019est d\u2019abord la jeune femme qui, subitement, un soir, est prise d\u2019un accès fébrile, avec céphalée, courbatures, anorexie et nausée.Les cinq jours suivants, elle accuse une légère diarrhée, sans mucus ni sang; la température varie entre 99° et 101° Fahrenheit.Le troisième jour, c\u2019est le mari qui commence à présenter le même tableau clinique, c\u2019est-à-dire, fièvre, céphalée, courbatures, anorexie et nausées, sans diarrhée cependant.Le diagnostic de grippe est porté, à domicile: pénicilline, diète légère, repos! Après une semaine, même état, mais en plus, pour Madame, douleurs musculaires généralisées, œdème de la face, des mains et des pieds.Deux jours après, le mari présente à son tour des douleurs musculaires généralisées.C\u2019est alors que la mère du jeune homme, croyant qu\u2019il puisse s\u2019agir d\u2019une intoxication au carbone, fait venir l\u2019équipe de l\u2019Hydro- Québec.En effet, on trouve une fuite de gaz dans un des tuyaux et le médecin traitant, averti, demande la recherche de la carboxy- hémoglobine dans le sang des malades, laquelle s\u2019avère négative.Malgré tous les traitements, malgré le changement de domicile effectué à cause de la dite fuite de gaz, leur état continue de s\u2019aggraver et, une semaine avant d\u2019entrer a l\u2019hôpital, ils accusent tous deux une raideur marquée des membres, de l\u2019oligurie et une lenteur de la parole avec périodes transitoires de somnolence et de confusion mentale.Pendant cette dernière semaine précédant l\u2019entrée à l'hôpital, ils ont dû garder le lit.En parfaite santé avant le début de la maladie actuelle, les deux époux avaient fail leur voyage de noces aux chutes Niagara.Iis ne se rappellent pas avoir mangé de viande de porc ni de saucisses mal cuites ni de conserves alimentaires qui auraient pu paraître suspectes.Aucune personne de leur entourage n\u2019a présenté un syndrome semblable.Le questionnaire des divers systèmes et apparei:s ne révèle rien d\u2019autre que ce qui est rapporté dans l\u2019histoire de la maladie actuelle.Les antécédents personnels et héréditaires de l\u2019épouse n\u2019offrent rien de remarquable; le mari a subi en 1946, une appendicectomie au cours de laquelle on lui a enlevé également des calculs biliaires, sans ablation de la vésicule. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 Eramen objectif La jeune femme présente une température à 102° F.et un pouls à 120.Pâle, somnolente, elle répond lentement et laborieusement aux questions.La peau est sèche mais sans lésions.La face apparaît œdématiée surtout au niveau des paupières.Les pupilles sont égales, en mydriase marquée et répondent à la lumière et à l\u2019accommodation.On note aussi un chémosis avec injection conjonctivale et des suffusions hémorragiques dans les conjonctives bulbaires.Pas d\u2019adénopathie.L\u2019examen clinique pulmonaire ne révèle rien de suspect.Le cœur est de volume normal avec un rythme régulier à 120, synchrone avec le pouls; on entend un souffle systolique grade II, doux, sans irradiation à l\u2019apex.La tension artérielle se chiffre à 110/70.L\u2019examen de l\u2019abdomen ne présente qu\u2019une hypersensibilité généralisée sans défense musculaire.Le foie mesure dix centimètres de hauteur sous la ligne médio-claviculaire; la rate, non palpable, se percute sur cinq centimètres.Les loges rénales ne sont pas douloureuses.L\u2019examen gynécologique et le toucher rectal sont négatifs.Les réflexes ostéotendineux sont normaux.On note une raideur considérable de la nuque et des membres; tous les muscles semblent douloureux à la pression.Il existe un léger œdème malléolaire.Le fond d\u2019œil s\u2019avère normal.Quant au mari, il a une température de 101° F.et un pouls de 100.Paraissant moins malade que son épouse, il est quand même pâle et répond lentement aux questions.Il semble moins déshydraté, et ne présente pas d\u2019œdème.Les pupilles sont aussi en mydriase mais il n\u2019y a pas de chémosis ni de suffusions hémorragiques conjonctivales.Pas de ganglions cervicaux, axillaires ou inguinaux.L\u2019examen clinique du cœur et des poumons est négatif, la tension artérielle à 100/66.A l\u2019examen de l\u2019abdomen, on note seulement une cicatrice d\u2019appendicectomie et une légère douleur généralisée à la palpation.Le foie mesure neuf centimètres.La rate n\u2019est pas palpable et se percute sur seulement deux tra- LANTHIER er BELISLE: TRICHINOSE AIGUË 1243 vers de doigts.Les organes génitaux sont normaux et le toucher rectal est négatif.Les membres présentent aussi de la raideur et de la douleur & la pression des masses musculaires.L\u2019examen neurologique complet est négatif et le fond d\u2019œil est normal.Analyses de laboratoire Les analyses suivantes sont normales pour les deux: urine, azotémie, glycémie, calcium sanguin total et ionisé, analyse chimique et bactériologique du liquide céphalo-rachidien.Du vingt-six au vingt-neuf janvier, ils ont chaque jour une formule sanguine complète: \u2014 pour l'épouse, les globules rouges passent de 4 500 000 le 26 à 3 950 000 le 29; les globules blanes de 21 000 le 26 à 27 750 le 27 puis à 22250 le 29.Les éosinophiles qui se chiffrent à 50% le 26 montent à 60% le 28 pour baisser ensuite à 55% le 29.Une formule de contrôle, le quatre février, montre 9 250 globules blancs avec encore 22% d\u2019éosinophiles.\u2014 pour le mari, les globules rouges sont à 4 200 000 le 26, à 4 000 000 le 29.Les globules blancs passent de 14000 à 8 000 et les éosinophiles de 24% à 20%.Une autre formule le ler février: 7 000 globules blancs avec encore 14% d\u2019éosinophiles.« La sédimentation, globulaire se chiffre à 18 millimètres en une heure (Cutler) pour l\u2019épouse et à 14, pour le mari.Leurs radiographies pulmonaires s\u2019avèrent négatives.Ils ont chacun une hémoculture et un séro-dia- gnostic négatifs.La recherche des parasites, en particulier de la trichine dans leur sang et du liquide céphalo-rachidien demeure négative.La ponction sternale révèle une moelle normale dans les deux cas.Des biopsies musculaires dans le but de rechercher la trichine sont aussi négatives.L\u2019épouse a une céphaline-cholestérol à \u2014+\u2014-++H+- à deux reprises, le 30 janvier et le 4 février.Le 3 février, elle avait une turbidité du thymol à 11,1 unités et une flocculation & +++.La céphaline-cholestérol du mari est 1244 à +++.On envoie leurs sérums à New- York afin d\u2019y effectuer le test sérologique de flocculation pour la trichinose: les deux reviennent très fortement positifs à +++, particulièrement celui du mari, qui, en comparaison avec l\u2019autre, devrait être évalué à 20 +.Evolution et traitement Les époux reçoivent le même traitement au début, c\u2019est-à-dire alimentation progressive, soluté glucosé 5% et physiologique avec acide \u2018ascorbique et chlorure de thiamine, des barbituriques à faible dose.La jeune femme prend en plus du chlorure d\u2019ammonium à cause de ses œdèmes.Avec ce traitement symptomatique, l\u2019épouse s'améliore rapidement.Au bout de quatre Jours, disparition complète de la fièvre, de l\u2019ædème, de la raideur des membres, des douleurs musculaires et des signes oculaires; elle reçoit son congé au bout de quatorze jours, se sentant très bien.Contrairement à son épouse, le mari, qui semblait moins malade au début, s\u2019améliore beaucoup plus lentement.Le 6e jour, i.e.le 1er fév, pm.il se plaint d\u2019une douleur subite, violente, à l\u2019hypochondre droit avec nausées et l'examen met en évidence un plastron de défense musculaire à cet endroit.La douleur cède temporairement à une injection d\u2019opiacé pour revenir dans la soirée et nécessiter une autre injection.Pendant les deux jours suivants, il ne fait pas d\u2019autres crises aiguës mais son hypochondre droit demeure douloureux.Le 7 février, nouvel épisode douloureux aigu, cette fois en demi-ceinture à l\u2019hémi-thorax inférieur droit douleur exagérée par la respiration: pas de nausées, pas de toux.L\u2019examen montre encore une défense musculaire à l\u2019hy- pochondre droit, mais l\u2019examen clinique pulmonaire, confirmé par le radiogramme, met en évidence un épanchement de la base droite.On substitue alors la terramycine aux injections de pénicilline et de streptomycine qu\u2019il reçoit depuis six jours.Quarante-huit heures après, sa température est normale et LANTHIER er BELISLE: TRICHINOSE AIGUË L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 il ne ressent plus de douleur.Par la suite, amélioration progressive jusqu\u2019à son départ de l'hôpital le 16 février après 21 jours d\u2019hospitalisation.Discussion Etiologie L'agent étiologique porte le nom de trichi- nella spiralis.L\u2019homme se contamine le plus souvent en mangeant de la viande de porc crue ou mal cuite, habituellement des saucisses contenant des larves enkystées (3, 10).Dans l\u2019estomac ou le duodénum se produit la désintégration des kystes et la mise en liberté des larves qui se fixent immédiatement dans la partie superficielle de la muqueuse duodénale ou jéjunale.Après trois ou quatre jours, la maturation des vers est terminée, la fécondation a lieu et, dès la cinquième journée, les jeunes larves vivantes apparaissent.Le mâle mesure environ 1,5 millimètre et la femelle 3 millimètres.Au début, quelques larves passent dans la lumière intestinale et sont évacuées dans les selles; mais, à mesure que les femelles migrent plus profondément dans la muscularis mucosæ, les larves pénètrent de plus en plus nombreuses dans les veinules et les lymphatiques mésentériques, pour être ensuite transportées par le courant sanguin dans toutes les parties du corps.Elles se fixent finalement dans les muscles squelettiques où elles vont bientôt s\u2019enkyster.La porduction de larves dure quatre à cinq semaines.Les muscles les plus souvent atteints sont les piliers du diaphragme, la langue, le deltoïde, le pectoral ct les muscles intercostaux.Les larves qui mesurent environ 100 microns, arrivant ailleurs que dans les muscles squelettiques ne s\u2019enkystent pas mais se désagrègent et produisent une réaction inflammatoire intra et péri-vasculaire.Dans le muscle squelettique, 11 se produit une coque scléro-kystique autour de la larve qui peut atteindre un millimètre de longueur; certaines larves peuvent demeurer ainsi viables pendant près de dix ans alors que d\u2019autres meurent et se calcifient en dedans de six mois. L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 Chez l\u2019homme, l\u2019enkystement musculaire marque la fin du cycle vital alors que chez l\u2019hôte réservoir, le porc, les larves enkystées constituent la source d'infection (13).La meilleure prévention demeure la cuisson prolongée de la viande, à moins que l\u2019irradiation au moyen de rayons gamma de la viande ne demeure praticable.La trichinose est commune dans toutes les parties du monde où se consomme la viande de porc, surtout en Amérique et en Europe; elle est beaucoup plus rare dans les pays tropicaux.Aux Etats-Unis, l'incidence générale serait de 15 à 20% ct les infections asympto- matiques très nombreuses.L\u2019américain, dit- on, mangerait par année, trois repas contaminés par la trichine.Manifestations anatomo-pathologiques et cliniques Au point de vue symptomatologique, on distingue trois stades à la maladie, parallèles aux trois stages biologiques du parasite: 1) le stade d\u2019invasion, 2) le stade de migration des larves et 3) le stade d\u2019enkystement.Pendant les premiers jours, alors que les larves migrent dans la muqueuse duodénale et jéjunale, elles irritent considérablement cette muqueuse et simulent cliniquement une intoxication alimentaire aiguë avec nausées, vomissements et diarrhée.L\u2019autre stade, celui de l\u2019invasion muscula1- re, commence au bout d\u2019une semaine et peut durer jusqu\u2019à cinq ou six semaines.Les larves produisent une myosite avec dégénérescence granuleuse basophile de la fibre musculaire envahie; les fibres adjacentes montrent une dégénérescence hyaline ou hydropique.Le foyer de dégénérescence cest envahi par des leucocytes neutrophiles et éosinophiles, des macrophages et quelques lymphocytes.La congestion vasculaire, l\u2019œdème et les hémorragies sont des caractères constants.Après quelques semaines, la réaction inflammatoire s\u2019atténue graduellement pendant la progression de l\u2019encapsulation.Dans la myocarde, les larves ne s\u2019enkys- LANTHIER er BELISLE: TRICHINOSE AIGUË 1245 tent pas mais produisent une myocardite intense.On a observé des larves entourées de réactions inflammatoires moins importantes dans d\u2019autres organes tels le poumon et le cerveau ct aussi dans d\u2019autres viscères.C\u2019est surtout pendant cette période d\u2019invasion musculaire qu\u2019apparaissent les manifestations cliniques les plus caractéristiques.On aura communément de la fièvre (104° \u2014 105° F.) due à la désintégration des larves et à la dégénérescence musculaire.Les signes oculaires sont des plus frappants: la conjonctivite et l\u2019œdème conjonctivo-palpitral sont dus à l'invasion des muscles extraoculaires par les larves; souvent on aura des hémorra- gles conjonctivales et épisclérales (9, 13).La myosite est surtout évidente au niveau des muscles de la respiration, de la parole, de la mastication et de la déglutition; les membres présentent de la raideur et de la douleur à la pression des masses musculaires.Les symptômes respiratoires sont dus au passage des larves dans le poumon ou à l\u2019invasion des muscles respiratoires.La céphalée est fréquente et, si elle est intolérable, fera soupçonner fortement une atteinte du système nerveux central; cette dernière pourra se manifester par des hallucinations, de la manie, du délire, de la stupeur ou de l\u2019agitation, des parésies ou des paralysies (12).Ces manifestations, habituellement transitoires, seront parfois permanentes.On a décrit des cas se présentant comme une mé- ningo-encéphalite aiguë (15); on a même rapporté un cas se présentant comme un syndrome du scalène antérieure (17).Certains malades auront parfois des lésions érythématopapuleuses cutanées pendant plusieurs jours.L\u2019atteinte vasculaire toujours possible peut provoquer des thromboses vasculaires importantes au niveau des viscères et des membres (2).Avec l\u2019enkystement des larves commence le stade critique de l\u2019intoxication.On pourra avoir de la cachexie, de l\u2019ædème ou de la déshydratation. 1246 Le malade pourra succomber à la toxémie, à une pneumonie ou à une pleurésie, à une péritonite et le plus souvent à une glomérulo- néphrite aiguë.Le tableau décrit plus haut est celui du cas grave, massivement infecté.Le plus souvent la maladie est beaucoup moins grave et la grande majorité des cas sont des infections sub-cliniques.Il est important de noter que la trichine ne traverse pas le placenta (4).Laboratoire Un des signes les plus constants et les plus précoces est la leucocytose avec éosinophilie qui apparaît habituellement au début de la deuxième semaine et augmente par la suite: dans les cas moyens les éosinophiles varient entre 15% et 50%.L\u2019intradermo-réaction devient positive au début de la troisième semaine.L'antigène est préparé avec des larves à une dilution d\u2019environ 1/10 000: la réaction positive est traduite par une macule qui apparaît trente minutes après l\u2019injection (6, 8).La réaction de précipitation devient positive après la troi- sieme semaine.Sa valeur diagnostique \u20acot augmentée si la réaction, d\u2019abord négative, devient plus tard positive ou si le titre augmente au cours de l\u2019évolution (7, 8).Certains faux positifs peuvent accompagner d\u2019autres maladies en particulier le Hodgkin, les leucémies (16).Il y a aussi une réaction de fixation du complément mais elle est trop compliquée pour l'usage général.Les vers adultes et les larves sont très rarement retrouvés dans les selles.Dans certains cas, on pourra mettre en épidence des larves dans le sang périphérique, plus rarement dans le liquide céphalo- rachidien ou la moelle osseuse (5).Assez souvent, la biopsie musculaire faite au bon moment et au bon endroit viendra confirmer le diagnostic.Diagnostic différentiel La trichinose doit être différenciée des ma- LANTHIER er BELISLE: TRICHINOSE AIGUË L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 ladies suivantes: glomérulonéphrite aiguë, thyphoïde, méningite, encéphalite, fièvre rhumatismale, arthrite rhumatoïde, leucémie à éosinophiles, dermatomyosite et périartérite noueuse.Pronostic Le pronostic est meilleur chez l\u2019enfant que chez l\u2019adulte.S\u2019il n\u2019y a pas d\u2019atteinte grave du rein, du myocarde ou des muscles respiratoires, le pronoctic est généralement bon.La maladie n\u2019est fatale que dans environ 5% des cas (1).Traitement Il n\u2019y a pas encore de traitement spécifique.Le traitement symptomatique consiste à calmer les douleurs, à maintenir un apport suffisant de calories et de liquides et à assurer le sommeil des malades par des somnifères.On doit surveiller surtout les fonctions cardiaque, respiratoire et rénale.Il va s\u2019en dire qu\u2019on n\u2019a pas été sans essayer l\u2019'ACTH et la cortisone dans la trichinose.Luongo, Reid et Weiss en 1951 ont traité à ACTH trois cas de trichinose aiguë: pendant le traitement ils ont noté une rémission presque complète des symptômes cliniques.Les symptômes sont apparus de nouveau dans la période de contrôle sans ACTH pour disparaître aussitôt par la reprise du traitement.De plus, les mêmes auteurs ont étudié les effets de l'ACTH chez des animaux de laboratoire infectés expérimentalement: ils n\u2019ont noté aucune différence anatomopathologique entre les animaux traités et les non traités par des biopsies musculaires répétées au cours de la maladie et à l\u2019autopsie (11).Rosen, de Oakland, Californie, a traité un cas avec de la cortisone en 1952 et obtenu un résultat identique (14).Il semble que ACTH et la cortisone n\u2019ont aucun effet sur le parasite ni sur la réaction inflammatoire de l\u2019hôte dans la trichinose; elles ne font que supprimer les manifestations toxiques en protégeant la cellule par un mécanisme qui nous échappe encore. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 SOMMAIRE 1 \u2014 Deux cas de trichinose aiguë sont rapportés.2\u2014 Une brève revue de la littérature est présentée.3\u2014 Le diagnostic clinique et de laboratoire est discuté.4 \u2014 Une évaluation de la thérapeutique actuelle est faite.BIBLIOGRAPHIE (1) R.R.BEARD: Incidence of Trichinella Infections in San Francisco, 1950.J.A.M.A., 146: 331, 1951.(2) J.A.COVEY, J.J.McMAHON et H.L.MYERS: Trichinosis as a Cause of Major Arterial Thrombosis.J.A.M.A., 140: 1212, 1949.(3) A.D.EVANS et M.LENNOX: An Outbreak of Trichiniasis in Barry Glamorgan.Brit.Med.Journ., 11: 131 (18 juillet) 1953.(4) A.M.FETCHKO, J.E.WEBER et J.H.CARROLL: Trichinosis Complicating Pregnancy.Am.J.Surg., 84: 249, 1952.(5) J.FOLDES: Acute Trichinosis with Finding of Larva in Bone Marrow.Am.J.Clin.Path., 23: 918, 1953.(6) A.W.FRISCH, C.B.WHIMS et J.M.OP- PENHEIM: Intradermal Reactions in Trichinosis.Am.J.Clin.Path., 17: 16, 1947.(7) A.W.FRISCH, C.B.WHIMS et J.M.OPPEN- HEIM : Complement - Fixation and Precipitin LANTHIER er BELISLE: TRICHINOSE AIGUE 1247 Tests in Trichinosis.Am.J.Clin.Path., 17: 24, 1947.(8) A.W.FRISCH, C.B.WHIMS et J.M.OP- PENHEIM: Immunologic Reactions in Trichinosis with Purified Antigens.Am.J.Clin.Path, 17: 29, 1947.(9) F.H HATHAWAY et L.BLANEY: Trichinosis: Report of an Epidemic.Ann.Int.Med., 26: 250, 1947.(10) M.HELFAND, K.H.HOUCK et F.M.WEISSMAN: Trichinosis as a Cause of Encephalitis.Dis.Nerv.System, 12: 242, 1952.(11) M.A.LUONGO, D.H.REID et W.W.WEISS: The Effect of ACTH in Trichinosis.New Eng.J.Med., 245: 757, 1951, (12) M.MACANDREW et E.Davis: Trichiniasis Presenting with Foot-Drop and Facial Palsy.Lancet, 254: 140, 1948.(13) R.E.OBER: Trichinosis.A review of Cases in Massachusetts from 1936 to 1945.New Eng.J.Med., 235: 839, 1946.(14) E.ROSEN: Cortisone Treatment of Trichinosis.Am.J.Med.Sc., 223: 16, 1952.(15) R.A.SCOTT, R.E.JOHNSON et D.HOLZ- MAN: Trichinosis with Neurologic and Mental Manifestations.New Eng.J.Med., 247: 512, 1952.(16) C.M.SOUTHAM, A.E.THOMPSON et J.H.BURCHENAL: False Positive Trichina Pre- cipitin Reactions in Neoplastic Disease.Proc.Soc.Exper.Biol.and Med., 72: 354, 1949.(17) D.R.TAYLOR, A.M.MOORE et H.SCHWARZ: Scalenus Anticus Syndrome Caused by Trichinosis.J.A.M.A, 147: 1044, 1951. CHOC OBSTÉTRICAL IDIOPATHIQUE SUIVI D'UNE HEMORRAGIE GRAVE DU 4° STAGE DU TRAVAIL Réal LAFOND Nous avons intitulé à dessein la présente communication «choc obstétrical idiopathique » car nous n'avons trouvé aucune explication susceptible de nous faire comprendre la séric de phénomènes graves qui ont eu lieu au cours du cas d\u2019accouchement que nous avons fait récemment.H.R.MacLennan, de Glasgow, Ecosse, dans une communication présentée au Congrès International et quatrième congrès américain d\u2019obstétrique et de gynécologie rapporte qu\u2019un tel choc obstétrical «idiopathique » n\u2019existe pas.II veut que tout choc obstétrical primaire ou idiopathique ait une cause directe avec un état pathologique antérieur à la grossesse ou à l\u2019accouchement.Nous citons \u201cWe have learned much of the nature of shock from the physiologists and the pathologists, but unless this knowledge is applied clinically they will have to some extent wasted their time.As a clinical speaker, I feel it is rigth that I should draw attention to one aspect of obstetric shock to which I think insufficient attention has been paid \u2014 the part paid by intercurrent disease\u201d.I] admet ensuite qu\u2019une patiente peut mourir de choc après une opération aussi minime qu\u2019un forceps bas mais que toujours alors il faut chercher la cause du choc dans une maladie intercurrente.Et il termine ainsi le paragraphe: \u201cThe term idiopathic\u201d obstetric shock has sometimes been applied to such cases.I do not believe that \u201cidiopathic\u201d obstetric shock exists\u201d \u2014 and \u201cif it existed at all must be an extraordinary rarity and cases which were labelled obstetric shock of undetermined cause were always due to minor stimuli, associated with intercurrent disease\u201d.Et il donne comme maladie intercurrente, en outre de l\u2019intoxication gravidique, une infection urinaire, une grippe, un trouble gastrointestinal accompagné de vomissements et de (Sherbrooke).diarrhée, une bronchite chronique ct une lé- slon cardiaque apparemment bien compensée.Toutes ces causes, dit-il, peuvent donner les conséquences les plus sérieuses lorsque asso- clées à un traumatisme obstétrical minime.Nous ne savons donc trop si le cas que nous allons vous citer viendra affirmer ou infirmer la thèse du Dr MacLennan.Quoiqu'il en soit, nous sommes assuré que tout médecin qui fait de l\u2019obstétrique a surement rencontré des patientes ayant présenté au cours de leur grossesse, l\u2019une ou l\u2019autre des maladies intercurrentes précitées et qui n\u2019ont pas fait de choc primaire ou idiopathique même après un «stimulus majeur ».D'autre part, après un tel choc, il nous est toujours facile de racero- cher tantôt une bronchite chronique tantôt un dérangement gastro-intestinal.C\u2019est pourquoi, après cet unique cas dans notre pratique, de choc primaire, nous sommes porté à croire que cette entité existe.Voici donc le cas en question.Observation Mme L.B.primipare de 28 ans se présente au bureau le 12 mai 1954.Menstruée à 12 ans, durée de 5 jours, ses règles apparaissent tous les 32 à 33 jours.Elle n\u2019a jamais été malade et n\u2019a subi aucune opération.Ajoutons qu\u2019elle pèse habituellement entre 125 et 130 livres, mesure 5 pieds 6 pouces, que c\u2019est une sportive qui a gagné plusieurs tournois de golf.Ses dernières menstruations datent du 21 septembre 1954; sa date d\u2019accouchement devrait donc être autour du 28 juillet.Toutefois, l'examen nous révèle que son utérus n\u2019est qu\u2019à un travers de doigt au-dessus de l\u2019ombilie et que le fœtus, bien vivant, est très petit, ce qui nous porte à croire que la patiente n\u2019a guère plus de cinq mois de grossesse.En la questionnant donc plus attentivement, elle nous raconte alors qu\u2019elle ne demeure L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 dans notre ville que depuis peu et qu\u2019un médecin de la région où elle habitait antérieurement l\u2019a traitée par des injections en juillet, août ct septembre pour frigidité sexuelle.Nous lui disons donc qu\u2019elle n\u2019a guère plus de cinq mois de grossesse et qu\u2019elle accouchera vraisemblablement vers la mi-septembre.Son état de santé actuel est très bon sauf qu\u2019elle est toujours constipée.Elle pèse alors 132 livres, le pouls est régulier au rythme de 80, aucun souffle cardiaque, la tension -artérielle est de 118/60.Elle ne tousse pas et les poumons sont négatifs à l\u2019auseultation.Quinze Jours plus tard soit le 28 mai, nous la revoyons parce qu\u2019elle ressent depuis 2 jours des douleurs abdominales et lombaires gauches.Elle n\u2019a pas de température mais l\u2019examen physique nous fait porter un diagnostic de pyélonéphrite gauche.Ce diagnostie est confirmé deux jours plus tard par culture des urines.Il s\u2019agit d\u2019une pyélonéphrite gauche a colibacilles.La malade n\u2019est pas hospitalisée et au bout d\u2019une semaine de traitement par antibiotiques et sulfamidés combinés, les urines sont redcve- nues négatives.Des examens d\u2019urines avec culture faits à deux reprises par la suite se révèlent toujours négatifs.Nous revoyons tous les 15 jours, la patiente, jusqu\u2019à la fin de sa grossesse; cette dernière progresse normalement.La T.A.varie entre 128/64 le 14 juin 1954 et 120/80 le 14 septembre soit la veille de son accouchement.Elle pèse alors 142 livres, n\u2019a pas d'œdème ni albumine.Le fœtus est en OIGA la tête fœtale à hauteur des épines ischiatiques et le col est effacé.Le 18 septembre à 2 hrs p.m.la patiente nous téléphone et nous dit qu\u2019elle est en douleur depuis environ une heure, que les membranes sont rupturées et qu\u2019elle perd par le vagin une sécrétion brunâtre.À 3 h 30 p.m.elle entre a l\u2019hôpital; T.A.140/90, pouls régulier et bien frappé.Dilatation: 115 em; liquide amniotique vert foncé, douleurs fortes toutes les cinq minutes.À 5 h.30 p.m.elle reçoit démerol 100 mgm; à 7 h.30 p.m.scopolamine, 1/100 gr.A 9 hres p.m.démerol 50 mgm.A 11 hres LAFOND: CHOC OBSTETRICAL 1249 40 p.m., la dilatation est de 8 em et les douleurs sont toujours trés fortes; le col semble rigide, nous donnons spasmalgine 1 amp.A 1 h.15 a.m.le 19 septembre 1954 la téte est a la vulve et nous sommes appelé pour terminer l\u2019accouchement.Nous appliquons un fur- ceps vulvaire et à 2 h.05 la malade donne naissance à une fille de 7 livres 5 onces.L'anesthésie est faite à l\u2019aide de trilène.Nous avons quelque difficulté à ranimer l\u2019enfant et nous y travaillons pendant plus de dix minutes.La malade est alors bien éveillée et comme elle nous voit travailler sur l\u2019enfant, elle s\u2019inquiète de son sort.Après avoir fait pleurer l'enfant, nous revenons à la mère.Nous réparons l\u2019épisiotomie, qui ne s\u2019est pas compliquée de déchirure, sans anesthésie au trilène.Le tout prend environ 10 minutes, puis nous expulsons le placenta par pression légère sur le fond utérin.Ce dernier nous semble complet de même que les membranes.La malade reçoit alors ergonovine 1 ce I'M.dès la sortie du placenta.Nous estimons la perte sanguine totale entre 200 et 300 ce.En passant près de la malade, nous remarquons alors qu\u2019elle est pâle et moîte.Le pouls radial est imperceptible, la tension artérielle est à O et les bruits cardiaques ne sont quasi pas perceptibles.La respiration est alors très rapide et superficielle.Devant cet état de choc inexplicable, nous administrons immédiatement à la malade de l\u2019oxygène 61.à la minute par cathéter nasal, méthédrine, 1 amp.I.Met cédilanid, 1 amp IV.injectée lentement.Nous recourons en même temps aux services d\u2019un cardiologue, le Dr Gaston Masson et nous demandons de faire administrer les derniers sacrements à la malade.Elle est alors éveillée mais quasi sans connaissance.Avant que le cardiologue n\u2019arrive nous redonnons à la malade une seconde ampoule de méthédri- ne et un second cédilanid I.V.car tous les symptômes persistent encore.À l\u2019arrivée du Dr Masson, les bruits cardiaques sont perceptibles mais la T.A.est toujours à 0.Nous décidons alors, même en l\u2019absence d\u2019hémorragie, de donner du sang.Comme la banque de sang 1250 LAFOND: CHOC OBSTÉTRICAL est quasi à sec, nous administrons à la fois un substitut de plasma « intradex » 500 ce et du sang citraté 500 cc.Nous omettons à dessein l\u2019application de sacs chauds à la suite du travail de H.L.Sheehan (2) qui veut que dans un cas de choc, la circulation périphérique soit d\u2019abord très ralentie et qu\u2019ensuite il y ait perte complète de réflexes vosomo- teurs locaux d\u2019où il conclue qu\u2019il n\u2019y a pas transport de chaleur et du fait même danger de brûlures locales.Nous surveillons la malade jusqu\u2019à 5 h.45 a.m.Graduellement, tous les signes de choc disparaissent.La malade blague sur la frousse qu\u2019elle nous a causée.Le pouls est alors à 80, la T.A.à 110/80; elle ne saigne absolument pas.Comme nous le remarquions plus haut, elle n\u2019a pas perdu jusqu\u2019alors plus de 300 ce de sang.En retournant à sa chambre la malade demande à voir son enfant.Ce qui nous semble démontrer sa parfaite lucidité.Et nous quittons alors la malade.Voilà la fin du premier choc que nous appelons « idiopathique ».Une heure plus tard, soit 6 h.45 am.la malade se dit faible.La T.A.est alors de 95/60; en l\u2019espace de cinq minutes, elle tombe à 30/0; nous retournons en vitesse au lit de la malade.Elle est pâle, agitée, ne sent plus ses jambes et demande de l\u2019air.Elle baigne alors dans une mare de sang sans caillots; Putérus est tres gros et mollasse.L\u2019expression manuelle de cet organe fait sortir une quantité énorme de sang non caillé, surement plus de 500 cc.Une nouvelle bouteille de sang ci- tratée avait été installée dès notre arrivée.Nous poussons ce sang sans pression.Les armes ocytociques, pitacin et ergonivine y passent alors, la première, intramusculaire et la seconde, intraveineuse; nous répétons cette dernière 15 minutes plus tard.Sans conviction nous donnons également kavitan.Rien n\u2019y fait.Durant plus d\u2019une demi-heure nous laissons notre main sur le ventre de la malade afin de garder contact avec l\u2019utérus.Quand l\u2019utérus est bien contracté, il nous semble que le saignement est moins intense L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 mais sitôt que nous cessons un contact ferme avec l\u2019organe, il se ramollit immédiatement et un flot de sang s\u2019échappe par le vagin.À 8 hres a.m.nous faisons appel à un anesthésiste, le Dr F.Tanguay, afin de faire un curetage au cas ou un cotylédon placentaire aurait été oublié et un paquetage si cette intervention est négative.Une nouvelle transfusion de sang citraté de 500 cc est installée et comme la banque de sang est maintenant à sec en 0 positif, nous faisons appel aux membres de la famille pour du sang supplémentaire.Sous une anesthésie légère de protoxyde d\u2019azote et d\u2019oxygène, nous faisons un curetage qui s\u2019avère négatif suivi d\u2019un paquetage utérin et vaginal.La T.A.qui était au début de l'intervention de 70/55 remonte jusqu\u2019à 85/70.Nous gardons la malade à la salle d'opération afin de constater s\u2019il y a amélioration.Après 10 minutes, la T.A.retombe à nouveau et après 25 minutes, le pouls radial n\u2019est plus perçu et la T.A.est à 0.Nous remarquons que le sang a imbibé tout notre paquetage et qu\u2019il s\u2019en écoule maintenant à l\u2019extérieur de la vulve.C\u2019est alors que nous décidons de tenter l\u2019hy- térectomie pour sauver la vie de la malade.En attendant le sang qui n\u2019arrive pas, nous injectons 1000 ce d\u2019intradex sous pression et l\u2019opération débute alors que la T.A.est remontée à 90/60 et qu\u2019une nouvelle transfusion sanguine de 1000 cc cette fois est injectée sous pression.L\u2019hystérectomie subtotale est faite rapidement.Au départ de la salle d\u2019opération la T.A.est maintenant de 100/70 et le pouls qui était disparu bat à 108 par minute.A 12.30 p.m.la T.A.est de 120/80 et le pouls bat à 80, la patiente est éveillée, consciente, un peu souffrante.Elle ne saigne pas mais nous donnons quand même une dernière transfusion sanguine de 500 ce.Le cathétérisme vésical fait alors ne donne que 100 cc d\u2019une urine jaune foncée; trouble, épaisse avec albumine + 2, cylindres hyalins et granuleux 1-3.La transfusion terminée est suivie de L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 1 000 cc de dextrose a 5%.Nous sommes tout heureux quand a 5 hres p.m.un nouveau cathétérisme donne un résultat de 800 ce d\u2019une urine limpide avec + 1 d\u2019albumine.Les suites post-opératoires se firent sans autre drame; la température qui avait fait un clocher à 101,3° le Z2ième jour redevient à la normale le 3ième jour pour y demeurer.La formule rouge du lendemain de l'opération qui est de 3315 000 avec une hémoglobine à 55% retombe à 2 800 000 le 4ième jour.Nous donnons une autre transfusion de 500 ce de sang citraté.Le 8iéme jour post-opératoire, nous cédons à l\u2019insistance de la malade et permettons le départ.Les urines sont négatives et la formule sanguine se lit comme suit: hémoglobine 76%, gl.rouges 4355 000, gl.blancs 16 900.Toutefois comme le volume globulaire n\u2019est qu\u2019à 34 nous lui donnons une dernière transfusion sanguine de 500 cc.Aujourd\u2019hui même, le 18 octobre, un mois après l\u2019intervention, la formule rouge est de 4 600 000 et l\u2019hémoglobine de 93%.COMMENTAIRES L\u2019exposé du présent cas nous permet croy- ons-nous, de penser que la malade a fait d\u2019abord un choc obstétrical suivi d\u2019une hémorragie du 4ième stage.(Javert).Et ce choc obstétrical, nous l\u2019appelons idiopathique ou primaire car nous ne pouvons croire que la pyélonéphrite banale du 5e mois ait pu avoir un effet sur les suites obstétricales immédiates.Les pertes jaunes verdâtres dès le début du travail avec une présentation céphalique, des douleurs fortes continuelles, l\u2019état de stupeur dans lequel l\u2019enfant est apparu à sa naissance, pourraient peut-être nous faire croire à un début de décollement prématuré du placenta, et de ce fait à un stimulus majeur pouvant déclencher un choc.(Théorie de MacLennan).Mais alors, la perte sanguine après la sortie du placenta aurait, il nous semble, été plus importante.Enfin, il nous faut écarter la possibilité d\u2019une embolie pulmonaire de liquide amniotique car la malade LAFOND: CHOC OBSTÉTRICAL 1251 n\u2019a ni toussé ni craché de sang et n\u2019a fait aucune température immédiate.Reste donc à expliquer le choc sans hémorragie immédiate dans le présent cas.Nous devons avancer que les travaux de Blalock, Phemister et Greger- sen de même que les livres de Moon et Davis font plutôt mention en obstétrique d\u2019un choc consécutif à une hémorragie du 3ième stage et seuls les cliniciens anglais MacLennan et Sheehan citent des cas de chocs sans hémorragie.Toutefois, Zweifach et Hershey (1949) mentionnent l\u2019anesthésie comme cause possible de choc obstétrical mais le trilène n\u2019y est pas étudié car il est postérieur à leur travail.En supposant que l\u2019anesthésie n\u2019eût pas été assez profonde, le stimulus nerveux causé par la douleur aurait-il pu causer le choc?Quant à l'hémorragie consécutive, nous croyons pouvoir la rattacher comme conséquence du choc primaire.En effet, d\u2019après les travaux de Reid, nous croyons que le choc primaire a déclenché un phénomène qui a réduit l\u2019activité de la prothrombine par production d\u2019héparine en quantité anormale ou comme l\u2019a démontré Tagnon, produit une afi- brinogénémie par digestion du fibrinogène par une enzyme fibrinolytique.Conclusions Nous croyons done pouvoir tirer comme expérience de ce cas: 1° \u2014 que l\u2019intradex est un merveilleux substitut du sang en cas d\u2019urgence; notre patiente en a reçu 1 500 ce; 2° \u2014 que le sang transfusé a sûrement sauvé notre malade, nous lui en avons donné 4 500 cc en 12 heures environ et 5500 cc en tout.durant son hospitalisation; 3° \u2014 que le choc ne devient irréversible que lorsque le patient est mort; 4° \u2014 qu\u2019enfin la santé floride antérieure de notre malade et sa ténacité à s\u2019accrocher à la vie ont surement contribué à sa survie.BIBLIOGRAPHIE H.R.MacLENNAN: Am.Journ.of Obst.and Gynec., Supplementary Volume, 61-A: 740. 1252 LAFOND: CHOC OBSTÉTRICAL H.I.SHEEHAN : Idem, page 776.A.BLALOCK: S.Clin.North America, 21: 1643, 1941; Surgery, 14: 487, 1943.D.B.PHEMISTER: Surg., Gyn.and Obst.\u2026 86: 487, 1948.M.I.GREGERSEN: Ann.Rev.Physiol\u2026 8: 335, 1946.V.H.MOON: Shock: Its Dynamics, Occurence and Management.Lea & Febiger, édit, Philadelphie, 1949.I1\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 H.A.DAVIS: Shock and Allied Forms of Failure of Circulation.Greene & Statton, Inc., édit., New- York, 1049.B.W.ZWEIFACH et S.G.HERSHEY : Surg., Gyn.and Obst., 89: 469, 1949.D.E.REID: Am.J.of Obst.and Gyrec., Supp.Volume, 61-A: 765.H.TAGNON et M.PETERMANN: 4ist Annual Meeting, Am.Soc.for Clin.Investigation, Atlantic City, 2 mai 1949.EMPLOI DE L\u2019ACTH DANS L\u2019HÉPATITE INFECTIEUSE A.LANTHIER ! et C.-E.I \u2014 INTRODUCTION L'emploi de la cortisone et de l\u2019'ACTH dans les maladies hépatiques n\u2019est pas une nouveauté.Il existe plusieurs publications sur l\u2019effet de ces hormones dans les maladies hépatiques.elles modifient, jusqu\u2019à un certain point, la symptomatologie de certaines cirrhoses, mais la fréquence de l\u2019aggravation et des complications souvent sérieuses, dues à cette thérapeutique hormonale, en limite beaucoup l\u2019emploi (2-3-4-9).Les travaux sur les effets de la cortisone et de l\u2019'ACTH dans l\u2019hépatite à virus sont beaucoup moins nombreux; certains succès thérapeutiques ont été rapportés par Colbert sur cinq cas de I.H.en 1951 (5) et par Rifkin sur quatre cas de S.H.en 1952 (8).Mais c\u2019est surtout Evans et ses collaborateurs qui ont le mieux étudié la question en présentant un magnifique travail sur les effets physiologiques et thérapeutiques de l\u2019'ACTH et de la cortisone dans l'hépatite à virus, en se servant des 1.Assistant-résident, Service de Médecine, Hôpital Notre-Dame, Montréal.2.Chef du Service de Médecine, Hôpital Notre- Dame, Montréal.I\u2019ACTH a action prolongée (Duracton) employé au cours de ces travaux cliniques a été gracieusement fourni par la Compagnie Nordic Biochemicals, Sue- cursale de Montréal.GRIGNON 2 (Montréal).nombreux cas qui leur étaient envoyés au Hepatitis Centre du 98e hôpital général de l\u2019armée américaine en Europe (7 a, b, c,).II \u2014 PLAN D\u2019LTUDE Pour cette étude clinique, nous avons chois1 trois cas d\u2019hépatite infectieuse, en se servant des critères suivants: histoires de la maladie, examen physique, tests hépatiques, évolution de la maladie, absence de contre-indications thérapeutiques à ACTH.D'après l\u2019histoire, une de nos malades était très probablement un cas d\u2019ictère au sérum homologue.Comme point de comparaison, nous nous sommes servis des cas traités antérieurement lc] par les méthodes symtomatiques habituelles, et aussi des nombreux cas rapportés dans la littérature, en particulier dans les travaux d\u2019Evans (7 a, b, \u20ac).Chacun des trois malades reçut une diète hypercalorique, riche en protides et en glucides, contenant une quantité moyenne de graisses.Le sel n\u2019a pas été restreint de façon drastique, nous avons simplement fait enlever la saliére du cabaret des malades.Une des malades a reçu trois grammes de chlorure de potassium par jour, pendant quatre jours; par la suite, nous n\u2019en avons plus donné à cause de l\u2019irritation gastrique produite. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 L\u2019ACTH à action prolongée (Duracton) fut administré par voie intramuseulaire toutes les vingt-quatre ou trente-six heures; le dosage moyen fut de vingt à quarante U.I.par injee- tion.Le premier cas reçut de l'ACTH pendant HEPATITE 60t+ INDEX ICTERIQUE 5oj dort Jor \u2014 CHOLESTEROL .pers, 3 -\u2014\" ESTERS 00 bp 7 me 2 00f J THyMoL (TVRGIDITE) UNITES vv CEPHALINE-CHOLESTEROL 44 3+ mu o> v LANTHIER er GRIGNON: HÉPATITE INF.ET ACTH 1253 treize jours pour un total de 250 U.1.; le deuxième en reçut pendant douze jours pour un total de 480 U.I.et le troisième en reçut pendant vingt-six jours pour un total de 880 U.I.Les observations suivantes étaient enregis- InFectieuse (SH?) MME, A.M.44 SYMPTOMES (PAIBLESSE- ANOREXIE- NAVSCES) 5+} | 24} a+} 250} EOSINOPHILES 2007 150} Aoo} so 40 } ACTH 0.13.20 10} Fan 21 22 > 24 25 26 27 26 20 LAN >, ® © 30 31rey 4 2 3 4 5 6 Fig.1 \u2014 Tableau montrant l\u2019évolution des symptômes et des tests hépatiques pendant le traitement à l\u2019'ACTH; cas no 1, Mme A.M.40 ans. 1254 trées chaque jour: pression artérielle et poids du malade, dosage des liquides ingérés et excrétés, mesure du foie, symptômes (faiblesse, anorexie, nausées) et température.La numération des éosinophiles était faite chaque matin à neuf heures.Le Van Den Bergh quantitatif et l\u2019index ictérique étaient faits deux ou trois fois par semaine.Les analyses suivantes étaient faites une fois par semaine: formule sanguine complète, azotémie, glycémie, céphaline-cholestérol, thymol (turbidité et floculation), cholestérol et esters du cholestérol, sédimentation globulaire.D\u2019autres analyses ont été faites de façon moins systématique: phosphatase alcaline, test à la vitamine K, protéines totales avec rapport A/G.Une biopsie du foie sous péri- tonéoscopie a été pratiquée chez un des malades avant le début et à la fin du traitement a ACTH.III \u2014 EFFETS DE L\u2019ACTH SUR LA FONCTION HEPATIQUE A) Bilirubinémre.L\u2019ACTH provoque une baisse initiale rapide, parfois dramatique, du taux de la bilirubine plasmatique; par la suite, la chute est beaucoup plus graduelle, de sorte que la période ictérique n\u2019est pas raccourcie de façon sensible chez les malades traités à l\u2019'ACTH.B) Tests de floculation.La positivité de ces tests (céphaline cholestérol, thymol) ne diminue pas plus rapidement chez les malades traités à l\u2019'ACTH que chez les contrôles.L\u2019ACTH n\u2019influence en aucune façon l\u2019évolution de ces tests.C) Cholestérol et esters.Chez les personnes normales, l\u2019'ACTH amène d\u2019abord une baisse du cholestérol sanguin; (6) si l\u2019on continue le traitement, on assiste à une hausse secondaire du cholestérol sanguin, due, très probablement, à une diminution de la fonction thyroïdienne (1).Dans l'hépatite à virus, l\u2019'ACTH accélère un peu le retour vers la normale de la fraction estérifiée du cholestérol sanguin.LANTHIER er GRIGNON: HÉPATITE INF.ET ACTH L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 D) Phosphatase alcaline \u2014 Protéines totales et rapport A/G.D\u2019après Evans, l\u2019'ACTH accélère un peu la baisse de la phosphatase alcaline et le retour à la normale du rapport A/G.quand ce dernier est modifié (7a).IV \u2014 EFFETS DE L\u2019ACTH SUR L\u2019HISTO-PATHO- LOGIE HÉPATIQUE.L\u2019ACTH ne semble pas du tout favoriser la régénération du parenchyme hépatique; chez le cas que nous avons biopsié avant et vingt- cinq jours après le début du traitement, nous avons même noté une augmentation de la sclérose péri-portale, avec passage à la chronicité de l\u2019infiltrat inflammatoire et une augmentation de la prolifération des canaux biliaires.Evans, qui a biopsié ses vingt malades avant le traitement et trente jours après, conclut que l\u2019'ACTH n\u2019influence en aucune façon l\u2019évolution histo-pathologique du foie, sauf pour ce qui est de la déposition des lipides dans les cellules hépatiques qui augmente sensiblement sous l\u2019influence de cette hormone (7 a, b).V \u2014 EFFETS PHYSIOLOGIQUES A) Effets généraux.Dès les premiers jours du traitement, les malades ont exprimé une sensation de bien- être général, avec disparition ou diminution marquée des symptômes.Leur appétit s\u2019est amélioré suffisamment pour leur permettre de manger complètement leur diète variant entre 3 200 et 4 500 calories par jour.Tous les trois ont montré une légère augmentation de poids (3 à 6 lbs), sans rétention d\u2019eau au cours du traitement.B) Formule sanguine.Augmentation progressive de la leucocytose avec neutrophilie et lymphopénie pendant la durée du traitement à l\u2019'ACTH C) Eosinophiles.La réponse éosinopénique a l\u2019ACTH fut assez peu marquée comme le démontrent les L'Union Méd.Canada ufr Tome 83 \u2014 Nov.1954 LANTHIER Er GRIGNON : HÉPATITE INF.ET ACTH 1255 Hépatite Invectieuse CL H) | | Mune A.V.14: INDEX ICTERIQUE.@ 47 KETOSTEROÏLES M6RS [14 URES.20¢t BO DO BORTICOIDES VU.GLYcOGEN:QUES/24 HRES.\u2014CHOLESTER OL.MERS Ÿ 200 t ~~ ESTERS 150 \u2014 100 4 CT eee _ : So | TTT TTT Tmo ToT 0 - CEPHALINE - CHOLESTEROL 6+ - AHIMOL_ (TURGIDITE) UNITES Stoel 4+ fp Jt 3+ TT IR COTO OT OTOT TOUT , 1} 14 0 LSYMPTOMES (FAÏBLESSE-ANOREX(E - NAUSEES 4+ 3+ Ï : SE 1+ 0 400 EQSINOPHILES 3sot 300} 2sot 200} 250} \u201cTN 100} NNN, 0 ACTH U.1.401 30 20 10¢ A À 1 Sy LL LIL LL 2e A PA A A 0 4 hl a FEV.24 25 26 27 2610 2 3 4 5 6 1 8 $ 10 a 1z 2315 Fig.2 \u2014 Tableau montrant l\u2019évolution des symptômes et des tests hépatiques pendant bY le traitement à ACTH; cas no 2, Mme A.V.23 ans. 1256 graphiques.Cette réponse insuffisante des éosinophiles fut aussi notée par Evans et ses collaborateurs qui l\u2019ont interprétée comme une diminution de la réponse cortico-surrénalienne à l'ACTH; à l\u2019appui de cette hypothèse, ils rapportent un de leurs malades dont les éosinophiles sont demeurés élevés pendant toute la durée du traitement; non seulement ce malade ne montra aucune amélioration clinique, mais il eut une rechute encore pire que la maladie initiale (7a).D) Métabolisme des glucides.Contrairement aux malades d\u2019Evans, dont seize sur vingt ont fait de la glycosurie et sept sur vingt ont montré une hyperglycémie à jeun, aucune de nos trois malades n\u2019a montré de glycosurie et leur glycémie à jeun, malgré une légère élévation, est toujours demeurée dans les limites de la normale.E) Pression artérielle.Aucun des trois malades n\u2019a présenté de pression artérielle supérieure à 140/90 pendant toute la durée du traitement.F) Rétention d\u2019eau.Non seulement les malades n\u2019ont pas fait de rétention d\u2019eau mais ils ont tous les trois accusé une diurèse importante avec balance négative variant entre 100 et 400 et parfois même 500 ce par jour.Cette diurèse s\u2019est installée après deux à quatre jours et est demeurée jusqu\u2019à quelques jours après cessation de 'ACTH.G) Dosages hormonaux.Comme Bongiovanni l\u2019a déjà démontré, les 17 kétostéroides sont abaissés alors que les gluco-corticoides sont normaux ou méme un peu élevés dans l\u2019atteinte hépatique (3).Les deux valeurs s\u2019élèvent à peu près parallèlement au cours du traitement à l\u2019ACTH.VI \u2014 RÉSULTATS ET DISCUSSION Dans l'hépatite infectieuse, l'ACTH amène une chute initiale rapide, parfois dramatique de la bilirubinémie avec diminution marquée des symptômes généraux v.g.fièvre, lassitude, LANTHIER er GRIGNON: HÉPATITE INF.ET ACTH L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 anorexie et nausées.Cependant, l\u2019évolution ultérieure de la maladie, sa durée ainsi que les tests de fonction hépatique ne sont pas modifiés de façon appréciable.L'évolution histo-pathologique du foie n\u2019est à peu près pas influencée, sauf pour l\u2019augmentation des dépôts lipidiques au niveau de la cellule hépatique.Nous n\u2019avons pas eu de rechute sur nos trois cas; par ailleurs, Evans rapporte 20% de rechute chez les vingt cas traités à l'ACTH et aussi chez les dix cas traités à la cortisone, alors que le taux de rechute chez les contrôles est inférieur à 1%.Nous pouvons donc conclure que l\u2019'ACTH présente peu d\u2019avantages dans le traitement de I'hépatite infectieuse; en effet, à côté de la chute initiale de la bilirubinémie et de la sensation du bien-être général, l'incidence des rechutes, les effets secondaires et le coût du médicament semblent en limiter beaucoup l\u2019emploi.Le mécanisme d\u2019action de l\u2019ACTH dans l'hépatite infectieuse n\u2019est pas complètement éclairci; on croit que son action est due surtout à la suppression des symptômes généraux, comme dans plusieurs autres maladies, ce qui donne au malade une sensation de bien- être et lui permet en même temps de manger une diète hypercalorique.On invoque aussi les propriétés anti-phlogistiques de l\u2019ACTH ainsi que son augmentation de la glycogénèse hépatique qui favoriseraient la régénération de la cellule hépatique.Par contre, l'ACTH modifie certainement les relations hôte-virus, soit en activant la croissance du virus, soit en bloquant les mécanismes immunologiques de défense, soit par une combinaison de ces deux mécanismes.Résumé \u2014 Trois cas d\u2019hépatite infectieuse traités à ACTH sont rapportés.\u2014 Les effets de ACTH sur la fonction et l\u2019histo-pathologie hépatiques sont discutés.\u2014 Mention est aussi faite des effets phy- L'Union Méd.Canada - HY Tome 83 \u2014 Nov.1954 LANTHIER Er GRIGNON: HEPATITE INF.ET ACTH 1257 8ot To} bot Jour 4ot 307 2 O+ 10; Hépatite [necctievsEe (LH) M L.M.INDEX VOCTERIQUE fn \u2014 CHOLESTEROL.MGRS% 300 - ESTERS esor 200f 1507 1007 sof 4+} $+{ e+} 1+} CEPHALINE- CHOLESTEROL 350} 390[ è SOI 200] 15071 100 50! 3+} e+} 1+ EOSINOPHILES ad _ A _ SYMPTOMES 40 30} 20} 10} ACTH u.T1.\u201d Û -.ERASE J EE ite dit fe fae ac 20 21 22 23 2425 2621 2823 3031 L @ > 4 5 6 7 8 9% 10 11 12 13 14 15 161718 15 20 21 MARS AVR.doux frghc> \u2014ÿ dou friboe Fig.3 \u2014 Tableau montrant l\u2019évolution des symptômes et des tests hépatiques pendant le traitement & ACTH cas no 3, M.LP.42 ans. 1258 siologiques de cette hormone au cours de l\u2019hépatite infectieuse.\u2014 Une brève revue des principales publications sur la question est aussi incluse.! Nous tenons à remercier les laboratoires de l\u2019Hôpital Notre-Dame pour leur gracieuse collaboration, en particulier le laboratoire d\u2019hématologie et de bactériologie, sous la direction du Dr.Albert Bertrand, et le laboratoire de chimie dirigé par M.Jules Labarre.BIBLIOGRAPHIE (1) D.ADLERSBERG, L.SCHAEFER et S.R.DRACHMAN: Hypercholesteremia during Cortisone and ACTH Therapy.144: 909-914 (nov.) 1950.(2) A.M.BONGIOVANNI, S.H.BLONDHEIM, W.J.ELSENMENGER et H.G.KUNKEL: Effects of ACTH in Patients with Liver Disease.J.Clin.Ir:vest., 29: 798, 1950.(3) A.M.BONGIOVANNI et W.J.EISENMEN- GER: Adrenal Cortical Metabolism in Liver Disease.J.Clin.Endocrinol, 11: 152, 1951.(4) Hugh R.BUTT, Mamdred W.COMFORT, Marschelieh POWER et Harold L.MASON: Ob- LANTHIER sr GRIGNON: HÉPATITE INF.ET ACTH L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 servation on the effect of Cortisone Acetate on two Patients with Hepatic Disease.J.Lab.and Clive.Med., 37: 870, 1951.(5) James W.COLBERT jr, James F.HOLLAND, Yvan HEISSLER et Marjorie KNOWLTON: The Use of ACTH in Acute Viral Hepatitis.New England J.Med., 245: 172, 1951.(6) J.W.CONN, W.C.VOGEL, L.H.LOUIS et S.S.FAJANS: Serum cholestérol: a probable precursor of adrenal cortical hormones.J.Lab.and Clin.Med., 35: 504-517 (avril) 1950.(7) Alfred S.EVANS, Helmuth SPRINZ et Robert S.NELSON: Adrenal Hormone Therapy in Viral Hepatitis \u2014 Annals Int.Med., 38: 6, 1953: a) The Effect of ACTH in the Acute Disease, p.1115; b) The Effect of Cortisone in the Acute Disease, p.1134; ¢) The Effect of ACTH and Cortisone in Severe Fulminant Cases, p.1148.(8) Harold RIFKIN, Leon J.MARKS, David J.HAMMERMAN, Mortimer J.BLUMENTHAL, Alter WEISS et Berthold WEINGARTEN: Use of Corticotropin and Cortisone Acetate in Acute Homologous Serum Hepatitis.Arch.Int.Med., 39: 32, 1952.(9) John Joseph WEBSTER: Adrenal Cortex in Liver Disease.Annals Int.Med, 33: 4, 1950. REVUE GÉNÉRALE 2e ee SINUS ET KYSTE SACROCOCCYGIENS Léon BEIQUE, F.R.C.S.(C), et Claude DUPONT, Hôpital Notre-Dame (Montréal).La terminologie employée pour désigner cette lésion est variée; les auteurs parlent de kyste dermoïde, ou encore de sinus et de kyste pilonidal, ou de maladie pilonidale \u2014 l\u2019adjectif pilonidal, étymologiquement voulant dire « Nid de poils ».Les localisations les plus disparates ont été rapportées, profitons-en pour faire un bref historique.C\u2019est d\u2019abord en 1847 qu\u2019Anderson, et Warren en 1854, ont décrit des lésions suppuratives sacro-coccygiennes contenant des poils.En 1854, Jackson fait mention de lésions identiques à l\u2019ombilic, mais ce n\u2019est qu\u2019en 1880 que Hodger fait une description exacte de la lésion sacro-coccygienne en employant un terme maintenant consacré Sinus Pilo- nidal.Puis la littérature à ce sujet devient de plus en plus fournie et variée.Patey, Scarff et Ewing, en 1946, parlent du ( Barbers\u2019 Hand ), voulant faire rentrer dans le cadre des « Nids de Poils» une lésion suppurative chronique de la face dorsale de la main sûrement, mais poils hétérogènes, ne venant pas de follicules pileux, mais de coupes de cheveux.On a même cité des cas de sinus pilonidal plantaire où la lésion survenait après une marche, pieds nus sur tapis en fibre de coco.Un sinus pilonidal vrai, a été constaté par T.E.Smith, en 1948, au périnée antérieur, et Aird parle d\u2019un cas de sinus pilonidal axillaire, en 1952.Mais son malade ayant subi auparavant deux autres interventions axillaires, il est possible que le traumatisme chirurgical soit ici responsable d\u2019une inclusion dermique, amenant par la suite un kyste pilonidal, traumatique mais non congénital.MacLeod, en 1953, rapporte un cas de sinus pilonidal sus-pubien chez une femme de 35 ans, et il est à noter que les deux malades de Aird et MacLeod avaient été opérés précédemment pour sinus sacro-coccygien.Mais dans la grande majorité des cas les lésions sont sacro-coccygiennes et nous nous en tiendrons à celles-ci vu l\u2019intérêt proctolo- gique de ce séminar.ÉTIOLOGIE Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer cette lésion.On a parlé d\u2019ombilic postérieur, de restes embryonnaires d\u2019une glande sexuelle secondaire, et même d\u2019appendice caudal.À l\u2019aide de l\u2019anatomie comparée.Stone compare ces inclusions dermiques chez l\u2019homme à une glande retrouvée dans la queue des oiseaux.Cette glande Preen Gland permet à l\u2019oiseau d\u2019enduire ses plumes d\u2019une substance onctueuse servant à la fois de nettoyeur et de fixatif.Mais grâce à l\u2019étude microscopique de ces lésions, l\u2019on peut conclure à l\u2019origine ectodermique de celles-ci, et connaissant l\u2019embryologie de la région sacro-coccygienne, deux théories sont maintenant admises: Voici d\u2019abord les notions d\u2019embryologie qu'il faut connaître.Dès le 20e jour de vie embryonnaire, le disque embryonnaire se creuse à sa face supérieure ectodermique.Cette gouttière neurale se creuse de plus en plus, les lèvres se rapprochent et à 23 jours s\u2019accolent.La gouttière neurale est devenue tube neural.Le tube neural, d\u2019origine ectodermique est immédiatement sous la face ectodermique de l\u2019embryon, et reste encore en continuité avec celle-ci par ses extrémités appelées neuropores antérieur et postérieur.Ces neuropores s\u2019oblitèrent à un mois L\u2019attache de l\u2019extrémité distale du tube neural à la portion caudale ectodermique de l\u2019embryon 1260 (ultérieurement sacro-coccygienne) va persister.Et c\u2019est là maintenant que les théories ectodermiques se disputent.A \u2014 Certains auteurs, tels Fox et Aschoff, expliquent cette dysembryoplasie ectodermique par la traction que fait le tube neural (futur canal médullaire) sur le raphé médian sacro-coceygien.Cette traction amenant des inclusions ectodermiques dans les tissus sous- cutanés sacro-coccygiens.On aurait done ici une dysembryoplasie ectodermique hétéroto- pique.B \u2014 D\u2019autres, tels Tourneaux, Mallory et Gage identifient ces débris ectodermiques sous-cutanés et des restes kystiques de l\u2019extrémité caudale du canal neural lui-même.Et Gage, comme preuve de l\u2019origine neurale, rapporte un cas de sinus dorsal au niveau de D-4, allant de la peau au canal médullaire.Suivant cette dernière théorie; le sinus sacro- coccygien serait une dysembryoplasie ectodermique vestige d\u2019une formation embryonnaire transitoire.FACTEURS PREDISPOSANTS À L'INFECTION DU SINUS 1 \u2014 La peau de la région sacro-coccygienne est abondamment fournie de glandes sébacées et sudoripares.Ceci favorise un état d\u2019hyper- hydrose, d'humidité dans le pli interfessier, permettant l\u2019éclosion d\u2019une flore bactérienne intense.2 \u2014 La circulation artérielle est terminale au raphé médian, ceci diminuant les possibilités de lutte anti-bactérienne.3 \u2014 La flore microbienne est aérobique et anaérobique composée de staphylocoques, de streptocoques et de colibacilles.Meleney a prouvé que les lésions sous-cutanées profondes étaient dues à un streptocoque hémolytique nicro-aérophilique.4 \u2014 Le traumatisme C\u2019est ce facteur, qui dans l\u2019armée, associé à une hygiène per- à désirer, a fait de cette sonnelle laissant à maladie l\u2019une des affections les plus fréquentes où l\u2019on a dû intervenir chirurgicalement.Cette affection prévalait surtout chez les sol- BÉIQUE er DUPONT: SINUS er KYSTES SACROCOCCYGIENS L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 dats des forces mécanisées \u2014 d\u2019où son nom de Jeep Disease que Buie lui a donné.FRÉQUENCE Il est noté que 5% des individus de race blanche souffre de sinus ou kyste sacro-coccy- gien, et que ce taux est moins élevé chez les Noirs.Cette affection apparaît entre 20 et 40 ans surtout.Sur 150 cas opérés à l\u2019hôpital Notre-Daine, de 1948 a 1953, 83 étaient entre 20 et 30 ans, c\u2019est-à-dire, 52%.Elle est 2 fois plus fréquente chez les hoin- mes, et surtout chez les poilus.Pendant la guerre, chez les militaires, le nombre de jours de maladie pour sinus pilo- nidal était plus élevé que la somme des jours de maladie pour hernie et gonorrhée.C\u2019est pourquoi tant de nouvelles techniques ont été essayées par les chirurgiens de l\u2019armée, afin de diminuer le temps d\u2019hospitalisation dans les jours post-opératoires du sinus sacro-coc- cygien.ANATOMO-PATHOLOGIE 1 \u2014 Macroscopie Formes.Le sinus sacrococeygien peut se présenter sous diverses formes.La plus simple c\u2019est la fossette sacrococceygienne, mais le plus souvent il pénètre profondément dans le tissu cellulaire sous-cutané en direction soit « cau- dad », soit « céphalad », le plus souvent « cé- phalad ».I] peut même traverser le facia pré- sacré et se rendre au facia sacrococcygien.Ce facia sacrococeygien est le raphé médian fibreux d\u2019insertion médiane du muscle grand fessier.Rarement le sinus sera en communication avec le canal sacré.Très rarement le sinus sera en communication avec le canal rachidien.Il y a alors émission de L.C.R., et le malade meurt de méningite suppurée.Ce sont ces cas qui militent en faveur d\u2019une origine neurale du sinus sacrococcygien.Pertui.Son pertui est unique et médian si la lésion ne s\u2019est pas encore infectée d\u2019une façon aiguë.Une boucle de cheveux peut en sortir.Signe alors pathognomonique.Pour une raison quelconque le pertui s\u2019oblitère et les L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 sécrétions s\u2019accumulent en vase clos, de même que les cellules kératinisées desquamées et des cheveux.Cette accumulation, s\u2019ajoutant à une flore microbienne d\u2019activité moyenne et aux traumatismes de tous les jours, amène une érosion de l\u2019épithélium qui tapisse le kyste.Et c\u2019est alors que débutera la réaction inflammatoire aiguë.Puis l\u2019abcès se draine spontanément ou chirurgicalement par de néo pertuis médians et latéraux.Une fois évacué, le kyste demeurera en réaction inflammatoire chronique.2 \u2014 Microscopie Le trajet fistuleux est tapissé d\u2019un épithélium pavimenteux stratifié, contenant dans 50% des cas des follicules pileux et dans 20 à 30%, des glandes sébacées et sudoripares.Après érosion de l\u2019épithélium et la réaction inflammatoire aiguë, le processus naturel de guérison et de réparation tissulaire apparaît.Le tissu de granulation remplace l\u2019épithélium mais il est infecté en surface et présente une base fibreuse.DÉFINITION \u2014 SINUS SACROCOCCYGIEN C\u2019est un sinus congenital, tapissé d\u2019un épithélium pavimenteux stratifié, avec ou sans formation kystique et localisé aux tissus mous sacrococcygien médians.Il présente un pertui unique médian, ou plusieurs médians et latéraux, et il contient des poils dans 50% des cas (il n\u2019est donc pas toujours pilonidal).SYMPTOMATOLOGIE ET DIAGNOSTIC 1\u2014 Si la lésion est découverte lors d\u2019un examen général, ou qu\u2019elle est examinée entre deux phases aiguës, le malade n\u2019accuse aucune douleur.On est en présence d\u2019un pertui médian sacrococcygien avec ou sans pertuis latéraux.2 \u2014 A la pression, on pourra voir sourdre un liquide granuleux, jaunâtre, non ou peu odorant.Les sous-vêtements sont en général tachés de placards jaunâtres.BÉIQUE er DUPONT: SINUS er KYSTES SACROCOCCYGIENS 1261 3 \u2014 La présence de cheveux signe le diagnostic.4 \u2014 Si la lésion est en réaction inflammatoire aiguë, les signes cardinaux de l\u2019inflammation seront évidents.Tuméfaction sacrococcygienne très douloureuse, plus ou moins fluctuante, recouverte d\u2019une peau tendue, chaude, rouge.5\u2014 Au toucher rectal, on constatera une paroi rectale souple, ce qui élimine la fistule anale.On constatera que la tuméfaction n\u2019est pas en rapport immédiat avec la paroi rectale, ce qui élimine l\u2019abcès ano-rectal (ischio ou pelvi-rectal, ou sous-muqueux).6 \u2014 Sondage à l\u2019aide d\u2019une sonde mousse.L'examen sera complété par le sondage avec sonde mousse par l\u2019orifice médian.Le trajet fistuleux est ainsi mis en évidence et palpé sur la sonde, et constaté sans communication avec la lumière rectale (toucher rectal, et sonde en place).\u2018 L\u2019injection au bleu de méthyléne afin d\u2019en retrouver dans le rectum, si c\u2019est une fistule anale, n\u2019est pas nécessaire.Le lipiodolage pour en connaître l\u2019étendue est rarement justifié.TRAITEMENT A \u2014 Drainage B Injection \u201c Traitement (Soins préop.Marsupialisation chirurgical Tech.op.Ex.en tissus sains.Depuis quelques 15 ans les efforts se sont multipliés pour diminuer le temps d\u2019hospitalisation et le % de récidives qui variait de 30 à 40%.Le but du traitement \u2014 Etre simple, éliminer tous les tissus kystiques et fistuleux, et enlever le moins de tissus sains possible.Le mode de traitement variera suivant l\u2019état de tranquillité ou d\u2019exacerbation de la réaction inflammatoire.A \u2014 Kyste sacrococcygien en réaction infam- matoire aiguë 1262 1 \u2014 Ouvrir et drainer.9 __ Pansements humides soln \u2014 Dakin \u2014 et bains de siège puis pansements secs, une fois la tranquillité revenue.3 \u2014 Sulfamidothérapie et antibiotiques à la mode.4 \u2014 Attendre 3 mois au moins, avant de pratiquer l\u2019intervention radicale, ou \u2014 pratiquer la marsupialisation (cf infra) immédiatement.B \u2014 Sinus et kyste sacrococcygiens en réaction infammatoire chronique I \u2014 Injections sclérosantes.Sont à déconseiller car elles n\u2019enlèvent pas la cause, l\u2019inclusion dermique, et sont suivies de 100% de récidives.Au plus seraient-elles à conseiller pour une récidive, où le sinus actuel n\u2019est tapissé que par du tissu de granulation chroniquement infecté, sans inclusion dermique \u2014 et encore là, sommes-nous certains de l\u2019absence de tout tissu ectodermique.II \u2014 Traitement chirurgical.Soins préopératoires: pendant 5 jours avant l\u2019intervention.a) Epilation radiologique de la région.Ceci arrêtera pendant 5-6 mois l\u2019activité des follicules pileux.Evitera les poils des bords de la plaie qui s\u2019invaginent dans la plaie.Evitera un nouveau kyste appelé alors, à juste titre pilonidal.b) Bains de siège chauds \u2014 30 minutes \u2014 3 fois par jour, afin de nettoyer la région et activer la circulation.ec) Sulfamidothérapie \u2014 Antibiotiques à la mode.Sulfas à action topique intestinale, pour diminuer la flore microbienne ano-rectale.d) Bleu de méthylène en injection dans le sinus, pendant les jours pré-opératoires.Dans les cas polyfistulisés, pratiquer à plusieurs reprises cette injection, ceci amène une coloration sèche des tissus malades.À l\u2019opération il n\u2019y a pas de diffusion de teinture liquide, pouvant masquer les tissus sains.Cela indiquera si certains trajets fistuleux sont laissés en place, lors de la résection.BÉIQUE er DUPONT: SINUS er KYSTES SACROCOCCYGIENS L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 Techniques opératoires Schéma des techniques opératoires: a) Marsupialisation de Buie b) Exérèse complète en tissus sains: méthode ouverte; méthode semi-ouverte; méthode fermée.A \u2014 Marsupralisation, qui veut dire extériorisation du fond du sinus et du kyste.1 \u2014 Rachi-anesthésie.2 \u2014 Placer le malade en position prône et soulever le bassin du malade par une table propice ou par des coussins.Ecarter les fesses du malade par des diachylons avec traction latérale.3 \u2014 Préparation du champ opératoire.4 \u2014 Ouverture du sinus sur toute sa longueur et sur ses prolongements latéraux, ouverture guidée par une sonde en place.L\u2019incision cutanée doit être aussi médiane que possible, avec des extensions latérales en \u2018Y\u201d ou en \u201cT\u201d pour les prolongements latéraux du sinus.5 \u2014 Excision des bords cutanés qui surplombent la paroi profonde du sinus, et de ses prolongements s\u2019il y en a.6 \u2014 Curettage du tissu de granulation lâche, jusqu\u2019à la base fibreuse.7 \u2014 Suture des bords cutanés de la plaie à la périphérie du lit scléreux \u2014 ce qui reste maintenant du sinus sacrococcygien.Suture avec du «catgut plain 00 ».Ceci transforme la plaie en une gouttière, dont le fond est composé du lit fibreux de ce qui était auparavant le sinus sacrococcygien.8 \u2014 Paquetage de la gouttière sacrococey- gienne avec une gauze iodoformée pour 3 jours.Puis faire suivre de pansements à la soln de Dakin.Avantages de la marsumialisation 1 \u2014 C\u2019est une méthode simple et rapide.2 \u2014 Elle laisse une petite plaie rapidement guérie, puis une petite cicatrice rarement douloureuse.3 \u2014 Elle peut être pratiquée 2 jours après l\u2019ouverture d\u2019un kyste infecté, et même au moment de l\u2019ouverture pour drainage.La guérison serait même accélérée dans ces cas, L'Union Méd.Canada BÉIQUE er DUPONT: SINUS er KYSTES SACROCOCCYGIENS Tome 83 \u2014 Nov.1954 grâce à une circulation exagérée par la réaction inflammatoire aiguë.4 \u2014 Son temps moyen d\u2019hospitalisation varie entre 7 et 9 jours, et la guérison est complète 36 à 43 jours plus tard.5 \u2014 Son taux de récidive n\u2019est que 16% au grand maximum, ce qui est tout de même encore assez élevé.B \u2014 Erérèse complète en tissus sains des tissus fistuleux 1 \u2014 Rachi-anesthésie.2 \u2014 Position du malade, déjà décrite \u2014 Diachylons sur les fesses.3 \u2014 Incision cutanée éliptique, en quartier d\u2019orange.Incision pas trop élargie mais suffisante suivant l\u2019étendue de la lésion, préalablement sondée.4 \u2014 Dissection de la lésion.\u2014 Commencer à la partie caudale de celle-ci d\u2019abord, et disséquer en profondeur jusqu\u2019au facia sacrococ- cygien.Mettre des pinces Kosher sur ce segment déjà isolé et faire une traction vers le haut et « céphalad ».Ceci permettra de raser le facia sacrococcygien en remontant jusqu\u2019à la portion supérieure de la lésion.S1 des tia- jets fistuleux secondaires sont rencontrés, il faudra les disséquer une fois la lésion principale enlevée.5 \u2014 Hémostase complète au « catgut plain » 0000.Le moins de corps étranger possible.6 \u2014 Nous voilà maintenant devant une plaie béante du siège.C\u2019est ici que les techniques se multiplient.Faut-il laisser ouvert ou refermer?1° \u2014 Méthode ouverte Laisser granuler par le fond et cicatriser Healing of the bottom by the bottom, disent les anglais.Paquetage de la plaie à la gauze iodofor- mée.Soins post-opératoires trois jours après: Bains de siège; irriguer à la soln de Dakin \u2014 puis pansement sec, 15 jours après; raser et brûler les granulations, raser les poils au pourtour de la plaie.1263 Avantages de la méthode ouverte 1 \u2014 Elle est très simple.2\u2014 Elle récidive dans 1 à 2% \u2014 Seule, cette méthode a un taux aussi bas de récidive.Inconvéments 1 \u2014 Hospitalisation de 3 semaines.2 \u2014 Temps de guérison: 6 à 8 semaines et allant quelquefois jusqu\u2019à 3 mois.3 \u2014 Pansements quotidiens et Follow-up, soins post-opératoires laborieux.4 \u2014 Souvent laisge une cicatrice douloureuse.2° \u2014 Méthode semi-ouverte Il faudra d\u2019abord, lors de l\u2019incision cutanée, enlever le moins de peau possible.Fermeture partielle de la plaie en suturant les bords cutanés de la plaie au facia sacro- coceygien.La suture sera faite avec un matériel non absorbable, à être enlevé 6 jours plus tard.Ceci laisse une gouttière sacrococygienne étroite, sans espace mort.Cette gouttière est paquetée avec une gauze iodoformée.Avantages de la méthode semi-ouverte 1 \u2014 Laisse une petite plaie puis une petite cicatrice, rarement douloureuse.2 \u2014 Le lever est permis deux à trois jours après.3 \u2014 Le temps de guérison est de 5 semaines, au plus.4 \u2014 Récidive dans 3 à 4% des cas.3° \u2014 Méthode fermée Cette méthode consiste en une fermeture immédiate complète de la plaie.1 \u2014 Faire une hémostase complète par de la pression et des compresses chaudes.Le moins de ligature possible.2 \u2014 Eliminer les espaces morts en refermant la plaie parfaitement, ceci par des points matelassés verticaux qui vont s\u2019ancrer au facia sacrococcygien, et par des points larges et profonds que l\u2019on attachera sur un rouleau de gauze ou de compresses placées immédiatement sur la plaie.Ceci permet un pansement compressif et immobile. 1264 Avantages de la méthode fermée 1\u2014 Peu de soins locaux post-opératoires.2 \u2014 Hospitalisation de 8 à 12 jours.3 \u2014 Guérison complète dans 2 ou 3 semaines.Inconvémients Récidives dans 15 à 30% des cas.Causes de récidives avec la méthode fermée 1 \u2014 Exérèse incomplète des tissus ectodermiques.2 \u2014 Exérèse incomplète des tissus inflammatoires, c\u2019est pourquoi il faut attendre jusqu'à 6 mois après une réaction aiguë, avant d\u2019intervenir.3\u2014 La non-oblitération complète des espaces morts qui s\u2019infectent et sont secondairement tapissés par un tissu de granulation infecté.C\u2019est cette 3e cause qui est le plus souvent en faute dans les cas de récidives.Moyens préconisés pour éliminer les espaces morts 1 \u2014 Greffe cutanée de la pläie SaCrococcy- gienne après exérèse en tissus sains.a) La greffe doit être d\u2019une demie épaisseur de peau Thick Split-Thickness Skin Graft.Doit être maintenue en place par un pansement compressif, immobile.Inconvénient: Donne une peau fragile souvent excoriée.Pour obvier à cet état de fragilité on a préconisé: .b) Greffe cutanée d\u2019épaisseur totale: Full Thickness Skin Graft, à l\u2019aide d\u2019un lambeau du voisinage, glissé dans la plaie Local Rotation Flap, ou à l\u2019aide d\u2019une greffe pédiculée.2\u2014 Incisions latérales de relâchement.Pratiquer deux incisions latérales, parallèles au grand axe de la plaie sacrococcygienne.Ces incisions sont faites jusque dans le tissu cellulaire sous-cutané.Là il sera possible de fermer la plaie sacro- coccygienne médiane sans tension.Les incisions de relâchement seront greffées avec une demi-épaisseur de peau, ou suturées sans trop de tension.3 \u2014 Lambeaux musculo-aponévrotiques du grand fessier.Une fois la lésion disséquée et BEIQUE er DUPONT: SINUS er KYSTES SACROCOCCYGIENS L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 enlevée, les incisions éliptiques en quartier d'orange sont descendues en pleine épaisseur du muscle grand fessier et de son aponévrose de revêtement.Ces deux lambeaux get d.sont ensuite suturés l\u2019un à l\u2019autre sur la ligne médiane.CONCLUSION QUAND À LA CONDUITE À SUIVRE 1\u2014Si le sinus est petit, asymptomatique ou exempt de réaction inflammatoire aiguë depuis 6 mois: Pratiquer une exérèse en bloc et refermer immédiatement.2\u2014 S'il y a kyste en réaction inflammatoire aiguë: a) ouverture et drainage, seuls ou suivis de b) marsupialisation.3\u2014 S'il y a sinus chroniquement infecté, avec lésions étendues: a) Si le malade n\u2019est pas pressé, et financièrement capable, et s\u2019il ne veut pas risquer de récidives: exérèse en bloc et plaie laissée ouverte.b) Si le malade est pressé de quitter l\u2019hôpital: exérèse en bloc et plaie laissée à demie ouverte, marsupialisation, greffe cutanée.c) Si le malade est très pressé et accepte le risque d\u2019une récidive dans 15 à 30%: exé- rèse en bloc et fermeture immédiate complète de la plaie.Soins post-opératoires Locaux: Ceux de la méthode employée.Généraux: Sulfamidothérapie, antibiotiques à la mode, vit.C.500 mgms per os, 2 f.p.jr pour favoriser la guérison tissulaire, Résumé 1\u2014 Le sinus sacrococcygien est une dy- sembryoplasie ectodermique originant du tube neural ou du raphé médian sacrococcygien, avec vestigienne ou hétérotopique.2 \u2014 Le sinus peut s\u2019oblitérer, devenir kystique, s\u2019infecter et ensuite s\u2019abcéder.à \u2014 Le traitement sera le suivant: a) L'état de la lésion: asymptomatique, chronique, aiguë.b) L\u2019étendue de la lésion. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 c) Le temps dont le malade dispose pour se faire traiter.d) Le risque de récidive qu\u2019il veut bien courir.BIBLIOGRAPHIE Bailey HAMILTON: Physical Signs in Clinical Surgery.John Wright & Sons Ltd, 11e édition, p.229- 237, 1949.Louis A.BUIE: Pilonidal Diseases.Surgical Clinics of North America, 32: 1247 (août) 1952.TURRELL et GLADSTONE: Pilonidal Sinus and Cyst.Inter.Abstr.Surgery, 93: 417 (nov.) 1951 in Surg.Gynec.and Obst., (nov.) 1951.LAWRENCE et BAKER: The Marsupialisation Operation for Pilonidal Sinus.New England J.Med.245: 134, 1951.Dan C.DONALD: Factors to be Considered in the Surgical Treatment of the Pilonidal Disease.A.J.of Surg.85: 152 (fév.) 1953.BOYD: Surgical Pathology.Saunders, Philadelphia, 5e édition, 1942.BEIQUE er DUPONT: SINUS er KYSTES SACROCOCCYGIENS 1265 Ian AIRD: Pilonidal Sinus of the Axilla.B.Med.J., 1: 902 (avril) 1952.MacLEOD: Pilonidal Sinus of the Suprapubic Region.B.Med.J., 1: 710 (mars) 1953.Ed.DESJARDINS: 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de la médecine moderne, il convient maintenant de prévenir les maladies par des méthodes prophylactiques plutôt que de les traiter à leur phase d\u2019état.Les dernières acquisitions de la prophylaxie ont mis entre les mains des médecins des armes nouvelles qui leur permettent, soit de prévenir purement et simplement la maladie, soit de poser un diagnostic précoce.\" Les succès obtenus par la vaccination dans la lutte contre les maladies contagieuses et ceux, non moins éclatants, qui résultent de la lutte contre la mortalité infantile, sont bien connus.Des mesures sont maintenant prises pour prévenir le cancer, la tuberculose, le rhumatisme et les maladies mentales.Le jour n\u2019est peut- être pas loin où ces maladies auront enfin été maîtrisées.Chaque année, des sommes considérables se dépensent pour tâcher de prévenir ou de guérir ces maladies dé- génératrices.Cependant, le diabète, maladie chronique et dégénérative, est encore, chez-nous, presque totalement oublié.Pour des raisons inexplicables, le diabète est laissé à l\u2019abandon.L\u2019'enseignement médical qu'on en fait occupe une 1.Lederle Bulletin, 3: 4, 1953.EDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 place trop restreinte et la majorité des médecins canadiens-français ne connaissent cette maladie que d\u2019une manière tout à fait insuffisante.C\u2019est pourquoi le dépistage des diabétiques n\u2019a pas encore été fait de façon systématique et la prophylaxie de cette maladie, chez les descendants diabétiques pourtant si menacés, n\u2019est pas encore née.L'absence de maisons de repos ou de convalescence et la rareté des hôpitaux privés où ces malades pourraient suivre convenablement leur régime apporte une preuve de plus à cette lacune dans l\u2019enseignement de cette maladie.Parce que le diabète est une maladie sociale, que, laissé sans traitement, il provoque des lésions dégénératives et mortelles, que, par un diagnostic précoce facile et un traitement adéquat, il va cesser d\u2019être cette maladie meurtrière, le médecin a le devoir de dépister les diabétiques parmi ses malades.Diabète, maladie sociale.A la Faculté de Médecine de Paris, le professeur Raoul Boulin vient de créer la «chaire de Clinique médico- sociale du diabète ».En raison de sa fréquence, de sa gravité, de ses conséquences dégénératives et souvent mortelles, le diabète est une véritable maladie sociale.Les thérapeutiques médicales ne peuvent, sans l\u2019apport de mesures sociales, résoudre ce problème et réduire ainsi les effets et la gravité de cette maladie.Depuis 1948, aux Etats-Unis, il se fait, chaque année, une campagne de dépistage des diabétiques dans le but d\u2019en découvrir plus d\u2019un million qui ignorent être atteints de cette maladie.Les découvrir et les traiter, voilà des L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 mesures prophylactiques du diabète à la portée de tout médecin.Diabète, maladie florissante.Au Canada, selon le rapport d\u2019une enquête qui a été faite sur cette maladie en 1951, il y aurait 75,000 diabétiques connus.\u201d Le relevé qui a été fait sous la direction de Best, le co- découvreur de l'insuline, à New-Mar- ket, dans la banlieue de Toronto, démontre que sa population est diabétique dans la proportion de 1,2%.° Si l\u2019on caleule que la population de notre pays est d\u2019environ 15000000 d\u2019habitants, 11 y aurait done, chez nous, 225 000 personnes atteintes de cette maladie, soit un diabétique connu pour deux méconnus.Ironie du sort, malgré les progrès réalisés par la médecine actuelle, le nombre des diabétiques ne cesse d\u2019augmenter.Cette progression croissante s\u2019explique par un dépistage, mais encore bien insuffisant, des cas latents, par une longévité accrue en général et enfin par une longévité plus marquée des diabétiques qui dépassent maintenant de beaucoup l\u2019âge où ils ont pu léguer leur hérédité.Diabète, maladie meutrière.Cette maladie occupe le sixième rang dans la liste des facteurs de mortalité,\u2018 mais si nous englobons les mortalités de causes cardiaques, cérébrales et rénales sous le terme d\u2019artériosclérose, il nous faut dire que l\u2019arthérioselérose, le cancer, les accidents et le diabète sont 2.H.LeRiche: Le diabète et le praticien.Communication personnelle.3.A.J.Kenny et A.L.Chute: A study of the prevalence of Diabetes in an Ontario Community.Canada M.A.J., 65: 233, 1951.4.E.P.Joslin, H.F.Root, etc.: The treatment of Diabetes Mellitus.Lea & Febiger, édit., Phila- delphie, 1952.EDITORIAL 1267 les quatre plus grands fléaux qui affligent l'humanité.Si les prévisions de Perrott s'avèrent exactes, la mortalité par le diabète, en 1980, ne sera dépassée que par celles des maladies de cœur.\u201d C\u2019est pour combattre ce facteur de mortalité et, avouons-le, cette morbidité, cause de tant d'incapacité par lésions vasculaires dues à cette maladie que le dépistage des diabétiques doit être plus intensif.Le dépistage précoce.C\u2019est un fait aujourd'hui bien établi que les diabétiques reconnus à temps et correctement traités ne doivent plus mourir purement et simplement de leur diabète.Ceux qui l\u2019ignorent ou le négligent seront par lui décimés plus tôt qu\u2019ils ne le croient.Nous devons donc les trouver tôt pour les aider avant que des complications souvent irrémédiables ne se soient établies.Cette tâche retombe sur les épaules des médecins qui occupent des postes d'avant-garde à cause de leur facilité de contact avec leurs malades.Les praticiens doivent se faire un devoir de rechercher le sucre urinaire chez tous leurs malades, au moins une fois l\u2019an.Ne rechercher le sucre urinaire que chez les malades présentant des symptômes diabétiques est, pour le médecin, une omission responsable de tant de malades qui 1gno- rent leur diabète.Le spécialiste n\u2019échappe pas à ce devoir.Chez le grand nombre de malades vus par les médecins spécialisés, si le sucre urinaire était recherché, les diabétiques seraient mieux reconnus.Les médecins ont le devoir de rechercher davantage le diabète sans at- E.Lilly & Company: Diabetes Mellitus.The Lakeside Press, R.R.Donnelly & Sons Co.édit.Chieago, 1951. 1268 tendre que ceux qui en sont atteints soient refusés par les compagnies d\u2019assurance.Il faut louer les compagnies d\u2019assurance pour leur travail dans ce domaine, et surtout les imiter pour donner une expansion à cette campagne de dépistage.Les diabétiques bien entraînés à contrôler leur maladie reconnaissent leur devoir de rechercher le diabète chez les membres de leurs familles à cause de la tendance héréditaire de cette maladie.Leur activité dans ce domaine peut s\u2019étendre à leur entourage et le test s'effectuer après le repas lors d\u2019une réunion familiale.Cet exemple donné par les diabétiques doit être suivi par les médecins.Trop de cas latents passent même in- soupconnés parce que l'analyse a été pratiquée sur des urines à jeun.Cette méthode doit être abandonnée quand il s\u2019agit de dépister ces malades.S'il est vrai que les médecins ont un rôle de premier plan dans la découverte des diabétiques, il est une autre profession qui pourrait les seconder avantageusement.Les chirurgiens-dentistes accomplissent, tous les jours, des actes chirurgicaux qui peuvent devenir dramatiques chez ces malades non équilibrés.Pour leur propre protection, les dentistes doivent rechercher le sucre dans les urines de leurs clients et de ce fait, 1ls rendront un service à l\u2019humanité en découvrant un bon nombre de diabétiques.Enfin, les Ministères de la Santé ont un rôle de premier ordre à jouer dans la prévention de la maladie et dans la protection de la santé des individus.Ces organismes peuvent faire beaucoup en propageant la connaissance de cette ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 maladie dans notre province ou dans tout notre pays, par des brochures, des journaux ou les ondes.Aujourd\u2019hui, il n\u2019y a pas d\u2019excuse pour ne pas compléter l\u2019examen d\u2019un malade sans rechercher le sucre urinaire.Les méthodes rapides, grâce au Galatest ou au Clinitest, sont à la portée des médecins pour découvrir les diabétiques, comme elles le sont aux malades pour contrôler leur diabète.L'analyse des urines ne peut déceler tous les cas de diabète, ni n\u2019en confirmer le diagnostic, il faut la glycémie.La présence de sucre dans les urines exige une glycémie sur le champ, sans attendre au lendemain pour la pratiquer, à jeun.Si elle est au-dessus de 2 grammes au litre après un repas, ou au-dessus de 1,30 gm.à jeun, le diabète est confirmé.La recherche du sucre urinaire et celle du sucre sanguin sont des méthodes simples.Elles sont efficaces pour dépister les diabétiques méconnus.Pratiquons-les de routine et le problème du dépistage du diabète sera en grande partie résolu.Depuis un an, l\u2019Association canadienne des diabétiques est fondée, mais la province de Québec, pour des raisons inexplicables, hésite à en faire partie.L\u2019urgence du problème nous a forcé à inspirer les diabétiques canadiens-fran- cais à s\u2019unir.Ils répondent à cet appel avec enthousiasme en formant le Service Auxiliaire des Diabétiques.Des aviseurs médicaux au nombre de sept ont déjà donné leur appui à cette noble cause à laquelle nous souhaitons le plus grand succès.Rosario ROBILLARD. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE + + + + L\u2019HYGIÈNE MENTALE AU SERVICE DE SANTÉ ! J.-E.-A.MARCOTTE, Psychiatre.« Hygiéne mentale » et «santé mentale » sont maintenant des termes assez familiers, d\u2019usage courant dans les conversations du citoyen moyen, comme dans les discours et les écrits de ceux qui ont pour mission la sauvegarde du bien-être et du « bien-vivre» de leurs semblables.On les retrouve encore, ces termes, et presque chaque jour, dans les grands journaux où ils sont l\u2019objet de commentaires sérieux, où on leur fera même parfois l'honneur des grosses manchettes réservées aux nouvelles sensationnelles.Mais ces termes ont-ils une signification aussi claire que leur son est familier?Ne sont-ils pas demeurés, à cause de l\u2019adjectif «mental », un peu suspects ou même un peu menaçants?Ne se ressentent-ils pas toujours, défavorablement, de leur association forcée avec les maladies mentales?J'ai, presque chaque jour, la preuve qu\u2019il en est ainsi, que trop de mystérieux, trop de merveilleux même, s\u2019attachent à un défaut aussi naturel que la santé mentale, aux moyens aussi naturels de se l\u2019assurer qui constituent l\u2019hygiène mentale.On me permettra, par conséquent, de les définir, de les préciser, en les illustrant, ces termes de santé mentale et d'hygiène mentale, afin que ce qu\u2019ils représentent soit plus efficacement à la portée de ceux qui devraient en bénéficier, c\u2019est-à-dire tout le monde.La santé mentale, selon une foule de gens, consiste à ne pas manquer d\u2019intelligence au point de ne pouvoir se conduire soi-même, à être exempt d\u2019hallucinations ou d\u2019illusions grossières, de bizarreries ou de travers de ca- 1.Causerie prononcée à l\u2019émission « Tribune des Conférenciers de CKAC \u2014 Quart d\u2019heure de Con- cordia », lundi le 27 septembre 1954.ractère intolérables dans la société; ou encore plus brièvement, si on n\u2019est pas aliéné, on est en santé mentale.Ce concept populaire est vrai, mais insuffisant.La santé mentale, que recherche maintenant l'hygiène mentale, c\u2019est l\u2019état satisfaisant, idéal même, de l\u2019individu d\u2019intelligence au moins moyenne, qui est capable de contrôler ses instincts, ses poussées d\u2019émotion, de s\u2019instruire relativement par le livre et l\u2019expérience, d\u2019utiliser ses capacités, de s\u2019accepter, d'accepter ses semblables, de se faire accepter par eux, de tirer partie des situations, de faire face au malheur comme au bonheur, d\u2019être utile à ses semblables en recherchant et atteignant un contentement relatif de son lot dans la vie.L\u2019homme en santé mentale est encore celui qui parvient à se connaître assez bien, à évaluer ses capacités en regard de ses faiblesses, à comprendre et à résoudre la plupart de ses problèmes; qui peut différer la satisfaction de ses besoins, même légitimes, en sacrifier un part sans se croire si injustement traité par le sort qu\u2019il passera son temps à vouloir se venger sur la société, à se mettre en travers de tout et de tous; qui est capable de cette adaptation sans épuisement, sans avoir à se faire sans cesse violence, sans bouleversement, sans usure nerveuse exagérée.La santé mentale, au vrai sens, ce n\u2019est pas l\u2019absence de difficultés, mais la capacité d\u2019y faire face sans explosion enfantine, sans sentiment d\u2019écrasement, avec l'efficacité possible qu\u2019il faut accepter parfois comme insuffisante, quitte à s\u2019y prendre autrement ou à chercher sa satisfaction légitime ailleurs.On peut déjà anticiper quelque peu ce qu\u2019est l\u2019hygiène mentale.C\u2019est nécessairement un ensemble de moyens, de principes et d\u2019ap- 1270 plications pratiques conséquentes, tirés de la psychologie, surtout celle de l\u2019enfance, de la médecine, de la psychiatrie, de l\u2019hygiène publique, de la sociologie, de l'éducation, visant à sauvegarder et développer l'intelligence, à maintenir en équilibre l\u2019émotivité, à prévenir les mésadaptations de l\u2019individu et des groupes dans les plans de la famille, de l\u2019école, de la société, à prévenir de cette façon les maladies mentales, les névroses, les malheurs, les conflits locaux et même la guerre mondiale.En pratique, l\u2019hygiène mentale comporte l\u2019éducation des masses pour qu\u2019elles reconnaissent que le mal mental est une maladie comme une autre, susceptible de prévention et de guérison, parce qu\u2019il est l\u2019aboutissement de facteurs naturels contrôlables.Le dépistage, l\u2019étude, la solution, dans l\u2019enfance, de problèmes de conduite de toutes sortes, par la clinique médico-psychologique, constituent la forme d'hygiène mentale la plus active comme la plus efficace.Dans le même ordre d\u2019idée, mais dans une sphère et avec des moyens plus spécialisés, procurer à l\u2019enfant des méthodes d\u2019enseignement qui répondent à sa psychologie, à ses capacités diverses, une discipline en rapport avec sa compréhension et sa sensibilité, c\u2019est encore faire de l'hygiène mentale pratique, efficacement préventive et constructive.C\u2019est pourrait-on résumer, permettre de vivre et d\u2019apprendre à mieux vivre, avec plus d\u2019efficacité et de satisfaction, par des moyens humains, parce qu\u2019à l\u2019intention des humains, ce qui n\u2019exclut pas les valeurs spirituelles parce que cela y conduit.* * La santé mentale est une des grandes préoccupations du monde civilisé actuel: la Fédération Mondiale pour la Santé Mentale, en rapport officiel et intime avec les Nations Unies, à son 5e Congrès International, à Toronto, en août dernier, réunissait plus de 2 000 représentants de 52 nations.Les gouvernants des pays et des états quelque peu progressifs qui ont compris toute importance de la santé mentale, fournissent aussi largement que pos- MARCOTTE: HYGIENE MENTALE AU SERVICE DE SANTE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 \\ sible les octrois nécessaires à sa sauvegarde, à l\u2019hygiène mentale préventive.Cette préoccupation.s\u2019est manifestée, de plus en plus pratiquement, depuis 1918, 9 ans après le dé- clanchement du mouvement d'hygiène mentale, aux Etats-Unis.Le service de santé de Montréal, appuyé par les administrateurs de la ville, n\u2019a pas oublié l\u2019hygiène mentale dans le développement de son hygiène publique préventive: une section d\u2019hygiène mentale était organisée en 1929, comme le directeur du service de Santé, le Dr Adélard Groulx, en a fait l\u2019historique déjà.Voici les services que notre section de l\u2019Hygiène mentale rend actuellement au public de notre ville.Un personnel composé de deux psychiatres, de neuf infirmières hygiénistes ayant reçu un entraînement spécial en hygiène mentale et en technique psychologique, avec l'assistance de deux stagiaires en psychologie de l\u2019Université de Montréal (ces derniers durant 7 mois annuellement), évoluent dans deux champs d\u2019action connexes; d\u2019abord dans deux cliniques quotidiennes, sises respectivement à 2165 Mont-Royal est et à 6100, 9e Ave Rosemont, et dans les écoles des deux commissions scolaires Catholique et Protestante de notre ville.Aux deux cliniques, on admet annuellement plus de 600 sujets variant en moyenne de 3 ou 4 ans à 15 ou 16 ans; ils sont référés par des agences sociales, des maisons d\u2019enseignement, des médecins, ou directement par leurs parents.Il est intéressant de noter que le taux des cas envoyés directement à la consultation par les parents s\u2019est élevé de 24 à 38% depuis 5 ans; on nous comprendra facilement si nous interprétons cette hausse, en partie du moins, comme un indice de satisfaction des parents que nous avons tenté d'aider: on nous déclare d\u2019habitude que c\u2019est à la suggestion de proches ou d\u2019amis s\u2019étant prévalus de nos services dans le passé qu\u2019on est venu consulter.Les jeunes sujets reçus à la clinique présentent des problèmes très variés par leur ap- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 parence et leur gravité: on peut avoir affaire à de simples agités qui se défendent comme ils peuvent contre des restrictions exagérées de l\u2019activité naturelle de leur âge; il peut s\u2019agir d\u2019enfants hostiles, agressifs, qui, cadets durant un certain temps, sentent leur prestige trop menacé par la venue d\u2019un frère ou d\u2019une sœur; il y a encore des sujets qui s\u2019approprient ce qui ne leur appartient pas, d\u2019autres qui présentent des caprices d\u2019alimentation, des apathiques, des tendus, des peureux; un certain nombre d\u2019enfants plus profondement bouleversés dans leur personnalité qui ne peuvent s\u2019adapter nulle part, n\u2019accepter aucune autorité, aucune sympathie même, ne se faire accepter de personne.Chez certains, il s\u2019agira de réactions personnelles ou de leur entourage, à des défectuosités ou à des maladies physiques ignorées plus ou moins jusque là, que l\u2019on retournera à leurs médecins, aux cliniques d\u2019hôpitaux, pour les traitements appropriés, tout en conseillant les parents quant aux attitudes à prendre.En résumé, car le temps presse, voici les activités de la clinique d\u2019hygiéne mentale qui ont pour objet d\u2019enrayer des anomalies de conduite ou de caractère qui pourraient, laissées à elles-mêmes, dégénérer en troubles profonds de la personnalité, en névroses ou en psychoses à l\u2019adolescence ou à l\u2019âge adulte: 1 \u2014 Examens exclusivement psychométriques, observations du comportement des sujets, par les psychotechniciennes; 2 \u2014 Prise de l\u2019enquête préliminaire aux examens par la surveillante et les infirmières (ces dernières doivent assez souvent aller dans les familles pour cette enquête) ; 3 \u2014 Examen psychiatrique des enfants, entrevues avec les parents, travailleurs sociaux, et autres responsables, par les psychiatres; appréciation plus ou moins poussée, selon indication, de l\u2019état physique, des signes neurologiques, ete; 4 \u2014 Tests de personnalité par les psychologues stagiaires de l\u2019Institut de Psycholo- gle, MARCOTTE: HYGIENE MENTALE AU SERVICE DE SANTE 1271 5 \u2014 Entrevues thérapeutiques avec des enfants et quelques parents par les psychiatres; 6 \u2014 Visites subséquentes (follow-up) dans les familles, par les infirmières, pour plus amples explications des instructions données par les psychiatres, ou vérification s\u2019il y a ou non amélioration.Dans les écoles, en étroite collaboration avec le personnel enseignant, des équipes du personnel de l'hygiène mentale, s\u2019adonnent à un travail qui a pour but de faire mieux connaître les enfants pour qu\u2019on les fasse profiter pleinement de l\u2019instruction et de la formation, dans la mesure de leurs aptitudes et de leur caractère; schématiquement, voici en quoi consiste ce travail: 1 \u2014 L\u2019examen psychométrique, par les infirmières psychotechniciennes, des élèves dépistés, en majorité par le personnel enseignant, comme suspects de déficit intellectuel ou présentant des troubles de comportement; certains cas sont soumis en vue d\u2019une orientation scolaire; 2 \u2014 Le diagnostic et les recommandations adéquates, par les psychiatres, alors qu\u2019ils revoient les enfants examinés au cours de brèves entrevues et revisent les dossiers d\u2019examens présentés par les psychotechniciennes.3 \u2014 Des causeries, au personnel enseignant, dans les écoles visitées, préalables ou consécutives aux examens, par les infirmières; des entretiens avec les titulaires de classes et directeurs pour explications et renseignements, par les psychiatres et les infirmières, ainsi que des entrevues avec certains parents.\u2014 Des visites, à domicile, dans certains cas, pour une étude plus complète des enfants ou pour des conseils aux parents.Des lecteurs ont sans doute remarqué qu\u2019établie en 1929, la Section de l\u2019Hygiène Mentale compte done 25 années d\u2019existence: nous ne demandons qu\u2019une chose à l\u2019occasion de cet anniversaire: qu\u2019on nous souhaite des secours nécessaires, d\u2019où qu\u2019ils viennent, pour accomplir plus encore. IMPORTANCE DE LA VACCINATION ET DE L\u2019IMMUNISATION \" G.CHAREST, M.P.H., Surintendant, division des maladies contagieuses, Service de Santé de Montréal.Parmi les attributions du Service de santé de la ville de Montréal, il en existe une qui consiste à protéger la population contre les épidémies et la recrudescence des maladies contagieuses.Au premier plan, figure le programme de vaccination contre la variole et l\u2019immunisation contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos.La vaccination antivariolique est devenue obligatoire dans la province de Québec à la suite de l\u2019épidémie de 1885 et, depuis ce temps, la maladie a décliné graduellement et a été reléguée finalement dans l\u2019ombre, depuis 1930.Par contre, tous les états ou pays qui ont laissé cette vaccination facultative continuent d\u2019être aux prises avec cette maladie à tendance épidémique.La sécurité dont nous jouissons n\u2019est que relative car la vaccination antivariolique n\u2019est administrée le plus souvent qu\u2019à l\u2019âge scolaire, comme tel est le cas ici à Montréal où le règlement municipal no 324 rend obligatoire la présentation d\u2019un certificat de vaccination efficace avant l\u2019entrée de l\u2019enfant à l\u2019école.Cependant, la revaccination à intervalles fixes n\u2019est soumise à aucune exigence stricte ou légale et, par le fait même, n\u2019est pratiquée que chez un faible pourcentage d'adolescents ou d\u2019adultes.Durant le mois d\u2019août, le Service de santé organise des séances spéciales de vaccination dans les 70 cliniques municipales réparties à travers la ville et au Pare Lafontaine, une clinique temporaire est ouverte toute la journée sur le terrain de jeux, durant les vacances.De plus, les médecins praticiens sont toujours à la disposition des parents car le vaccin est fourni par le Service de santé et distribué 1.Causerie prononcée à l\u2019émission « Tribune des Conférenciers de CKAC \u2014 Quart d\u2019heure de Con- cordia », au poste CKAK, le lundi 16 août 1954, à 10 heures 30 du soir.dans les neuf centres sanitaires de même qu\u2019au bureau de la division des maladies contagieuses, dans l\u2019annexe de l\u2019hôtel de ville, 775, rue Gosford.Voici quelques précautions qu\u2019il faut prendre après la vaccination contre la variole (picote): 1.\u2014 Ne pas couvrir le vaccin avec aucun protecteur ou dispositif en « celluloid »; 2.\u2014 Empécher l\u2019enfant de toucher à son vaccin ou de se gratter car il y a quelquefois un peu de démangeaison ; 3.\u2014 Garder l\u2019enfant au repos vers le cinquième jour après la vaccination ; 4.\u2014 En donnant un bain, il ne faut pas laver la région où l'enfant est vacciné; 5.\u2014 Si le vaccin devient très douloureux, il faut faire venir son médecin ou avertir la clinique où l\u2019enfant à été vacciné; 6.\u2014 Il faut ramener l\u2019enfant chez le médecin ou à la clinique, une semaine après l\u2019inoculation du vaccin pour obtenir son certificat ou faire une deuxième inoculation si le vaccin « n\u2019a pas pris » c\u2019est-à-dire s\u2019il ne s\u2019est pas produit une réaction typique de vaccine primaire.Si, à la suite de cette deuxième inoculation, la vaccination n\u2019a pas été efficace, un certificat spécial valable pour 5 ans est remis aux parents.Il est également recommandé lors de l\u2019entrée à l\u2019école de ces nouveaux venus, de leur faire donner une dose de rappel du vaccin contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos.Cela suppose évidemment qu\u2019ils ont été immunisés précédemment en bas âge et qu\u2019ils ont reçu les trois injections nécessaires pour les protéger contre ces maladies, de même qu\u2019une première dose de rappel vers l\u2019âge de 2 ans.L'enfant peut donc recevoir cette deuxième dose de rappel en même temps qu\u2019il est vac- L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 ciné contre la variole c\u2019est-à-dire durant la même visite soit à la consultation, soit chez le médecin praticien car la réaction vaceinale ne commence à se produire que vers le cinquième jour après l\u2019inoculation, alors que la dose de rappel est ordinairement inoffensive ou ne donne qu\u2019une réaction légère dans les 24 premières heures.Il y a cependant un certain nombre d\u2019enfants qui arrivent à l\u2019école, sans avoir été immunisés et c\u2019est parmi eux que surviennent des cas de diphtérie souvent graves.Il n\u2019existe pas de raison de nos jours, pour qu\u2019un enfant ne soit pas protégé contre la diphtérie; toutes les objections formulées à l\u2019encontre de l\u2019immunisation ont été réfutées et, à cause de la négligence ou l\u2019insouciance des parents, les enfants sont exposés à contracter une maladie sournoise évoluant rapidement et souvent fatale.Il est alors indiqué de faire donner la première d\u2019une série de 3 injections du vaccin trivalent durant la visite où le médecin procède à la vaccination antivariolique.Un mois plus tard, la deuxième dose puis par la suite, une troisième dose dveront être administrées.Après plus de 25 ans que l\u2019anatoxine de Ramon est employée pour prévenir la diphtérie, pour la première fois en 1953, il s\u2019est écoulé une année entière sans qu\u2019il survienne un seul décès attribuable à cette maladie.En 1954, jusqu\u2019à maintenant, il n\u2019y eut que 5 cas rapportés mais aucun décès, ce qui signifie que nous aurons une seconde année consécutive où la perspective d\u2019avoir fait disparaître la diphtérie comme cause de mortalité, devient de plus en plus certaine, à condition de continuer à immuniser tous les enfants de l\u2019âge de 3 mois jusqu\u2019à 10 ans.Le vaccin anticoquelucheux réuni à l\u2019ana- toxine mentionnée préalablement, est administré depuis 10 ans seulement et a donné jusqu'ici des résultats encourageants.Le problème est un peu différent de celui de la diphtérie car la maladie revêt une gravité moindre chez l\u2019enfant d\u2019âge scolaire mais la durée de la maladie qui est de 4 à 6 semaines et la CHAREST: VACCINATION ET IMMUNISATION 1273 coïncidence d\u2019une grippe ou bronchite aiguë, durant les mois d\u2019hiver, nécessitent souvent une longue convalescence.L'enfant d\u2019âge scolaire est retardé dans ses classes et doit quelquefois reprendre une année d\u2019étude.La coqueluche d\u2019âge scolaire est assez souvent responsable de cas secondaires dans le milieu familial et c\u2019est alors que les autres enfants, nourrissons ou préscolaires, sont atteints d\u2019une maladie qui est d\u2019autant plus grave que le patient est plus jeune.À date, en 1954, il y eut 356 cas de coqueluche déclarés à la division des maladies contagieuses et 2 décès sont survenus chez de jeunes enfants.Depuis le mois de juin 1951, le Service de santé emploie le vaccin trivalent qui contient un troisième produit, l\u2019anatoxine tétanique, qui a été ajoutée aux deux autres déjà mentionnés et protège contre une maladie qui est signalée à l\u2019occasion d\u2019accidents divers comme les chutes sur le sol ou piqûres par des clous rouillés ou contusions avec plaies ouvertes.Ces différentes lésions de la peau servent de porte d\u2019entrée au microbe que l\u2019on trouve, sous forme de spores, dans la terre ou la poussière.L'efficacité de ce produit en médecine militaire durant la deuxième guerre mondiale, a consacré l\u2019emploi de ce vaccin même dans la vie courante car les causes des blessures corporelles se multiplient avec les développements de la technique moderne de sorte que cette nouvelle addition au vaccin est un précieux adjuvant dans le domaine préventif.Si l\u2019enfant a reçu le vaccin trivalent, il suffit d\u2019injecter lors d\u2019un traumatisme où il y a doute de contamination par le microbe du tétanos, une dose de rappel de l\u2019anatoxine tétanique pour obtenir une protection certaine contre les complications souvent graves de cette maladie.Chez un enfant d\u2019âge scolaire qui a déjà contracté la coqueluche durant les premières années de la vie et n\u2019a pas été immunisé préalablement contre la dihptérie et le tétanos, il est possible de se servir d\u2019un vaccin ne con- 1274 tenant que les deux anatoxines diphtérique et tétanique.Il ne me reste plus qu\u2019à vous mentionner que le Service de santé en collaboration avec l\u2019Institut de Microbiologie de l\u2019Université de Montréal a entrepris depuis un an et demi, la vaccination contre la tuberculose par le BCG chez les écoliers de Montréal.Après avoir débuté dans les districts Maisonneuve, Sud- Ouest, le travail sera parachevé dans le district St-Jacques, après l\u2019ouverture des classes et continué dans d\u2019autres districts.Le Service de santé demande aux parents de signer et de retourner la formule de consentement que l\u2019élève apportera à la maison afin que l\u2019équipe volante formée à cette fin puisse procéder sans retard et que la vaccination contre la tuberculose de tous les élèves des écoles primaires soit complétée le plus.tôt possible.Cette vaccination est pratiquée d\u2019une manière presque identique à la vaccination antivariolique en introduisant à travers la peau par de légères scarifications dans la région lombaire, une certaine quantité de vaccin contenant le bacille de Calmette-Guérin; une épreuve préliminaire doit établir si l\u2019enfant CHAREST: VACCINATION ET IMMUNISATION L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 réagit négativement vis-à-vis le BCG ou à la tuberculine elle-même.Cette initiative a pour but de combattre la tuberculose avec tous les moyens mis à notre disposition : vaccination par le BCG, dépistage précoce par les radiographies pulmonaires de toute la population, traitement des malades et isolement des contagieux en milieu sanatorial.Les progrès réalisés depuis les 16 dernières années à Montréal dans la lutte contre la tuberculose alors que le taux de mortalité par cette maladie qui était en 1938 de 74,8, a été abaissé à 19,5 par 100 000 de population en 1953, représentent une diminution de 74% dans le nombre des décès.Ces succès doivent nous inciter à redoubler d\u2019efforts afin d\u2019atteindre les mêmes résultats déjà obtenus dans d\u2019autres villes du continent nord-américain.Les réalisations accomplies dans le domaine de la prévention des maladies contagieuses ont contribué à rendre plus facile la tâche des parents dans la sauvegarde de la santé de leurs enfants et devraient les inciter à se rendre compte de l\u2019importance de la vaccination et de l\u2019immunisation que s\u2019efforce de répandre le Service de santé de la ville de Montréal. XXIV° CONGRÉS DE L\u2019A.M.L.F.C.OTTAWA - HULL ee ++ SÉANCE D'OUVERTURE ALLOCUTION DU DOCTEUR HERMILE TRUDEL, Secrétaire-trésorier général.Nous nous réjouissons grandement de revenir, cette année, dans la Capitale de notre pays tenir notre XXIV° congrès.Et c\u2019est avec une émotion toujours bien sentie que nous voyons une élite de distingués visiteurs qui vient nous manifester son encouragement et sa sympathie.Croyez bien que nous ressentons une fois de plus la chaude appréciation que vous apportez si bienveillamment à l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Durant l\u2019année qui vient de s\u2019écouler, notre Association a accompli une tâche quotidienne de plus en plus chargée d\u2019après le mandat que nous a confié le Conseil de notre organisme.Encouragé par la réponse et par l\u2019appui de la profession médicale, l\u2019exécutif a, au cours des deux séances qu\u2019il a tenues, tenté, sous l\u2019habile direction du Directeur Général, le professeur Emile Blain, d\u2019accomplir son travail dans les domaines qui touchent de près la profession médicale et cela au plus grand avantage de la population au service de laquelle nous nous dévouons bien humblement.Le cerveau pensant de notre Association, je veux dire le Comité d\u2019économie médicale, s\u2019est réuni six fois au cours de la session 1953-1954.Il a touché, en plus de la publicité et de l\u2019aide qu\u2019il a apporté au comité du congrès dans la préparation du programme scientifique, les questions qui intéressent nos membres autant que la population du pays.Dans une atmosphère de grande cordialité, le comité d\u2019économie médicale, sous la présidence du docteur Roma Amyot, a étudié les problèmes qui lui ont été soumis, en a abordé d\u2019autres et a tiré les conclusions qui s\u2019imposaient afin de les soumettre ensuite au Conseil lequel décide de leur application.Ainsi le comité traitera à sa séance publique de l\u2019année, demain soir, de la question du secret professionnel qui sera envisagée au point de vue médical, moral et juridique par des personnes de haute réputation.Nous avons contribué, et nous continuons notre travail encore, au classement des hôpitaux canadiens en prenant une part active à la Commission canadienne de classification établie il y a environ un an et demi.Notre délégué à cet organisme est le docteur Eugène Thibault, de Verdun, qui nous représente dignement, avec tact et empressement.Nous avons vu un de nos désirs réalisé quand le docteur Jean-Jacques Laurier a été nommé par la Commission un des visiteurs des hôpitaux et ce représentant voit son mandat s\u2019établir à tout le pays puisqu\u2019il visite les institutions hospitalières des différentes provinces selon la répartition de la tâche qu\u2019on lui a confiée.| ) La France, qui porte haut le flambeau de la science médicale, est toujours associée à nous par l'intermédiaire du comité conjoint des relations médicales entre nos deux pays.Sous la présidence du prof.Donatien Marion, ce comité s\u2019occupe toujours activement de diriger les confrères canadiens à puiser dans la science française les connaissances qu\u2019ils y peuvent acquérir, contribuant ainsi à consolider la médecine canadienne-franaise.L\u2019an dernier, le Conseil de l\u2019Association a manifesté le désir de tenir des contacts étroits avec nos compatriotes - médecins de langue anglaise.Aussi a été mis sur pied un comité de liaison qui réunit trois membres de notre Association et trois membres de la Canadian Medical Association.Ces dévoués confrères, les docteurs René DuBerger, de Sherbrooke; J.-Emile Pelletier, de Québec, et Albert Jutras, de Montréal, dans une réunion très cordiale 1276 et très sympathique, ont rencontré les représentants de la Canadian Medical Association.Ce comité de liaison a un rôle essentiellement consultatif et les suggestions auxquelles il pourrait aboutir sont soumises avant leur application à l\u2019exécutif de nos deux grandes associations.Une autre idée émise par le Conseil de l\u2019AM, L.F.C.a été celle de créer des comités provinciaux et interprovinciaux pour régler les questions provinciales, l\u2019A.M.L'F.C.s\u2019oceu- pant exclusivement des problèmes nationaux.L'un d\u2019eux a été formé dans le Québec et la présidence en a été confiée au docteur Roland Décarie, de Montréal, assisté du docteur Pierre Jobin, de Québec, vice-président, et du docteur Pierre Turgeon, de Montréal, secrétaire.Les autres comités provinciaux sont en voie de formation, Avec celui d\u2019Ontario, celui des Provinces de l\u2019Ouest comprenant la partie du pays stiuée au delà de l\u2019Ontario et celui des Provinces Maritimes, à l\u2019est du Québec, nous compterons donc quatre comités provinciaux.Notons en passant que ces organismes garderont leur propre autonomie tout en fonctionnant sous l\u2019égide et avec la collaboration du corps central.Voilà bien des points que nous avons éla- XXIVe CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 borés au cours de l\u2019année.Il serait fastidieux pour vous de vous développer davantage le travail accompli.Qu\u2019il me suffise de dire que nous apprécions grandement la coopération spontanée que nous rencontrons partout et qui se fait très bienveillante.Les intéressés n\u2019en méritent que mieux les éloges que vous pourriez leur décerner.Le grand événement de l\u2019année demeure le congrès annuel.Il me reste l\u2019insigne honneur de vous présenter les trois principaux officiers qui, aidés de tous les confrères qui les entourent, ont préparé pour vous les grandes assises des trois prochains jours: le président, le docteur Jean-Marie Laframboise; le secrétaire, le docteur Henri-Robert de Saint-Victor, tous deux d'Ottawa, et le trésorier, le docteur Arthur Powers, de Hull.Mesdames, nos dignes et aimables compagnes, nous avons pensé à vous: il vous sera servi pour vous faire passer le temps agréablement un programme de choix.Au nom de tous mes collègues, merci de votre encouragement.Je laisse maintenant la parole au président du XXIV° congrès, le docteur Jean-Marie Laframboise, qui vous adressera son message.ALLOCUTION DU DOCTEUR JEAN-MARIE LAFRAMBOISE, Président du XXIVe Congres.Permettez-moi d\u2019abord de saluer les éminents personnages qui ont daigné venir rehausser de leur présence, l\u2019ouverture officielle de notre vingt-quatrième congrès.Madame la mairesse, je vous remercie très sincèrement, d\u2019être venue présenter les vœux de la population outaouaise, aux médecins de langue française du Canada.Je salue respectueusement Son Excellence Mgr Marie-Joseph Lemieux, l\u2019éminent archevêque d\u2019Ottawa.Sa présence est le signe sensible de la féconde coopération de la religion et de la science dans la noble tâche de la protection de la vie humaine.Excellence, notre Association tient à proclamer bien haut son adhésion complète et indéfectible à une éthique professionnelle qui s\u2019inspire intégralement du respect de la vie humaine et des autres principes de justice et de charité de la morale chrétienne.Je salue aussi, au nom de notre Association, Son Exe Monsieur Hubert Guérin, qui représente si dignement au Canada la France que nous aimons et qui a procuré à un grand nombre de médecins canadiens le perfectionnement de la formation professionnelle.Je salue tout particulièrement le docteur Cachera, délégué officiel du gouvernement L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 français, et des médecins de France, qui nous apportera ce soir le message de la médecine française.Je salue aussi le Recteur de l\u2019Université d'Ottawa, ainsi que les doyens de nos trois grandes facultés de médecine: Laval, Montréal et Ottawa, ainsi que le président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec.Notre Association, qui a déjà 54 ans de vie, est l\u2019affirmation de l\u2019existence d\u2019une médecine canadienne-française, qui s\u2019inspire à la fois des enseignements et des techniques de la médecine française et des précieux apports de la médecine anglaise et américaine, mais qui à ses particularités, au premier rang desquelles on peut bien mentionner, sans crainte de se tromper, un souci serupuleux de l\u2019éthique professionnelle et un grand désir de perfectionnement.Notre Association, par ses congrès, par sa revue mensuelle et par son organisation permanente, a appuyé depuis cinquante ans, tous les mouvements nationaux et internationaux, en faveur de la santé publique, et elle est heureuse de constater que le gouvernement du Canada et les gouvernements de chacune de nos dix provinces se préoccupent de plus en plus de toutes les phases de ce problème fondamental par des initiatives de plus en plus vastes, de plus en plus variées et de plus en plus généreuses.Cet encouragement au développement de la médecine et à la protection et au prolongement de la vie humaine, le gouvernement de notre pays et nos gouvernements provinciaux le pratiquent dans les limites de leurs attributions respectives et conformément aux principes d\u2019une saine démocratie, qui laisse à l\u2019initiative privée toute sa liberté d\u2019action et se XXIVe CONGRÈS 1277 contente d'exercer un pouvoir supplétif au bénéfice de l\u2019individu et de la collectivité.En travaillant assidûment à maintenir au sein de la profession médicale un haut degré de compétence scientifique et les normes traditionnelles de responsabilité professionnelle et de dévouement au service de l\u2019humanité, notre Association, comme tous les autres corps médicaux de notre pays, contribue à assurer le maintien de cet état de choses, qui garantit à la fois la liberté individuelle, la compétence professionnelle et le bien-être de la nation.Notre Association est donc heureuse de féliciter les autorités civiles, comme elle félicite aussi nos universités et toutes les associations médicales du pays, de leurs efforts constants et couronnés de succès, dans le domaine de la recherche et de la formation professionnelle des médecins.Ces efforts conjugués de l\u2019Eglise, de l\u2019Etat, des Universités, des Associations médicales et du public contribuent à assurer à notre peuple une vie plus saine, plus longue, plus féconde et plus heureuse, Une bonne partie de cette impulsion, en faveur du progrès de la médecine et de l\u2019hygiène publique, s\u2019effectue au sein des congrès professionnels comme celui-ci, au cours desquels il nous est donné de bénéficier de la science et de l\u2019expérience des maîtres de notre profession.C\u2019est donc à une œuvre salutaire et humanitaire, patriotique, sociale, économique et religieuse, que vous êtes conviés aujourd\u2019hui et, afin de ne pas retarder d\u2019un moment de plus l\u2019exécution de cette bienfaisante entreprise, je déclare officiellement ouvert, le vingt-qua- trième Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada. ALLOCUTION DU DOCTEUR ÉMILE BLAIN, Directeur général.L'Association des Médecins de Langue Française du Canada inaugure, ce soir, son vingt- quatrième congrès dans la capitale du pays.Elle est heureuse d\u2019y saluer les hautes personnalités civiles et religieuses qui l\u2019entourent; les dévoués organisateurs de cette récollection annuelle de la médecine canadienne d\u2019expression française; le très distingué public qui l\u2019honore de sa présence; et les vaillants confrères qui, de loin ou de près, ont répondu à son invitation.C\u2019est tout à l\u2019honneur de la profession médicale que de donner ainsi le spectacle d\u2019un groupe considérable de gens bien occupés qui se déplacent à leurs frais et dépens, pour venir chercher ou donner, selon le cas, les plus récentes notions dans l\u2019art de soulager ceux qui souffrent.Quand on ne voit la chose que du dehors, on peut être induit en erreur par le côté matériel d\u2019une telle entreprise.Mais en y regardant de plus près, on se rend vite compte qu\u2019au delà de la manifestation pour ainsi dire sociale d\u2019un congrès de ce genre, il y a un sens extraordinairement humain qui prime tout, et qu\u2019on se doit parfois de mettre en lumière.Le médecin qui laisse là ses affaires et ses exigences personnelles pour venir se renseigner davantage, fait œuvre humanitaire.Sans doute, profite-t-il lui-même, au point de vue des connaissances acquises, de ce déplacement coûteux, Mais n\u2019est-ce pas qu\u2019en définitive les plus grands bénéficiaires de sa présence ici sont encore ses malades toujours à l\u2019affüt de nouveautés susceptibles de leur faire du bien?Dans notre siècle trépidant où tout prend une allure vertigineuse, la médecine emboîte le pas quand elle ne prend pas les devants, et évolue comme le reste à un rythme accéléré.Certaines acquisitions d\u2019hier ne valent guère aujourd\u2019hui; et il est possible que ce que nous considérons aujourd\u2019hui comme intangible nous fasse sourire demain.Il y a cent ans à peine, la médecine était purement clinique; de nos jours, elle devient de plus en plus biologique et radiologique.Après avoir été avant tout un art, elle se métamorphose en quelque chose qui se rattache davantage à la science.Nous nous rendons bien compte que par ses moyens d\u2019étude, la médecine est devenue scientifique; nous acceptons ce fait, et faisons de notre mieux pour nous y conformer.Mais nous savons également que dans l'application de cette médecine, le facteur humain reste dominant; et à cela nous tenons, comme bien l\u2019on pense.Aussi concevons-nous la pratique médicale à la fois comme un art et comme une science, où chaque élément a sa place, pour le plus grand bien, nous l\u2019espérons, de ceux qui y ont recours.C\u2019est dire que dans ce perpétuel et rapide renouvellement, le médecin sent le besoin de rajeunir ses dogmes médicaux.Quand ses trop rares loisirs lui permettent, il tente de le faire par des lectures appropriées ou d\u2019occasionnels cours de perfectionnement.Mais plusieurs sont d\u2019avis qu\u2019il le réalise encore mieux en se donnant la peine de venir assister pendant quelques jours aux séances d\u2019étude d\u2019un congrès.C\u2019est précisément dans ce but que l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada organise ses congrès annuels; et en aidant ainsi ses membres à secourir plus adéquatement la population qui dépend d\u2019eux, la réunion inaugurale de ce soir, prend un sens vraiment humain.Mesdames, messieurs, à tout cela s\u2019ajoute une note culturelle.Rester soi-même tout en ayant le désir de s\u2019améliorer n\u2019est pas un signe de décadence, que je sache; et ce n\u2019est guère manquer de personnalité que de vouloir garder la sienne.Nos médecins canadiens d\u2019expression française sont Canadiens dans I\u2019ame.Mais ils croient qu\u2019en restant fidèles à leur origine L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 tehnique, ils font profiter le Canada d\u2019une culture médicale précieuse qui contribue à son progrès et à sa gloire.Tel est, semble-t-il, la signification du 24° congrès qui s\u2019ouvre ce soir.Et voilà qui explique la présence sur cette tribune et dans XXIVe CONGRÈS 1279 l\u2019auditoire, de médecins de France, des Etats- Unis, d'Haïti, de la Guadeloupe et d\u2019ailleurs, aux côtés de leurs confrères canadiens.L\u2019Association présente ses hommages à tous ses invités, et souhaite cordialement à tous les congressistes le plus franc des succès, ALLOCUTION DE MONSEIGNEUR MARIE- JOSEPH LEMIEUX Archevêque d'Ottawa.Se souvenant de ce que dit la Bible: « Honore le médecin, car tu as besoin de lui, et c\u2019est le Seigneur qui l\u2019a créé » (Eccli.38, 1), PEglise a toujours manifesté son estime pour la profession médicale.Elle rappelle volontiers que l\u2019un des évangélistes, saint Luc, était médecin; et chaque jour, à la messe, elle fait mémoire de deux médecins, Côme et Damien, qui continuèrent à guérir les malades, après avoir eux-mêmes subi le martyr.C\u2019est précisément leur fête aujourd\u2019hui, et je suis certain qu\u2019ils voudront attirer les bénédictions divines sur votre Congrès.En accueillant l\u2019archevêque d\u2019Ottawa à la séance d\u2019ouverture, vous affirmez votre désir de mettre à la base de vos travaux l\u2019idée chrétienne de la santé que le Pape exposait jadis aux délégués de l\u2019Assemblée mondiale de la Santé.« L'Eglise, disait-il, loin de considérer la santé comme un objet d\u2019ordre exclusivement biologique, a toujours souligné l\u2019importance, pour la maintenir, des forces religieuses et morales, et elle l\u2019a toujours comptée au nombre des conditions de la dignité et du bien total de l'humanité, de son bien corporel et spirituel, temporel et éternel» (discours du 27 juin 1949).C\u2019est aussi votre conviction, Messieurs, car chez vous la science est au service de cette valeur encore plus précieuse qu\u2019est la charité.Les préoccupations scientifiques dont témoignent les nombreuses communications inscrites au programme de ces journées d\u2019étude, sont elles-mêmes inspirées et soutenues par la volonté de contribuer plus efficacement au bien de l'humanité.Et si les plus compétents d\u2019entre vous communiquent avec tant de libéralité les résultats de leurs patientes recherches, ce n\u2019est pas dans le seul but de promouvoir l\u2019avancement de la science, c\u2019est surtout pour venir en aide à leurs frères souffrants.| Par ce noble dessein, la profession médicale ressemble au sacerdoce auquel on l\u2019a justement comparé.L\u2019affinité est telle que le prêtre, de son côté, peut être appelé médecin selon le mot d\u2019Origène: « Les apôtres et leurs successeurs dans l\u2019Eglise sont les médecins établis par le chef médecin Jésus-Christ pour guérir les blessures de l\u2019âÂme ».Cet échange de vocables est fondé sur le fait que le prêtre et le médecin sont tous deux, chacun à sa manière, les collaborateurs de Dieu.« C\u2019est en ce sens, explique le Pape, que la sainte Ecriture dit du médecin que Dieu l\u2019a créé.Il l\u2019a créé comme un instrument de sa miséricorde pour adoucir les maux de ses frères, comme un guide et un conseiller pour leur enseigner la sagesse, comme un dépositaire de sa science de l\u2019homme et de sa bonté secourable » (26/4/52).Est-il besoin d\u2019ajouter que le médecin a souvent l\u2019occasion de ramener les hommes à un mode de vie plus rationnel, et en définitive plus conforme à la loi divine?La possibilité d\u2019exercer une aussi bienfaisante influence doit l\u2019inciter à ne rien négliger pour mériter la confiance de ses patients.Et si l\u2019exercice de la médecine est, comme l\u2019a défini un grand médecin français, le Professeur Louis Portes, « la libre rencontre d\u2019une confiance et d\u2019une conscience », on saisit immédiatement combien 1l 1280 importe que chez le médecin la conscience soit toujours à la hauteur de la science.Certes, votre premier devoir est de vous tenir au courant du progrès scientifique accompli dans le champ de votre spécialité.Mais les développements de la science joints à l\u2019évolution des mœurs posent à la conscience du praticien des problèmes souvent complexes dont la solution doit s'inspirer des principes chrétiens.Au cours des dix dernières années surtout, le Pape a traité ces questions de l\u2019euthanasie, de l\u2019eugénisme, de la stérilisation et de la fécondation artificielle, de la limitation des naissances, des interventions de l\u2019Etat et d\u2019autres problèmes, en de nombreuses allocutions adressées aux représentants des diverses spécialités médicales.Je suis à l\u2019aise pour vous recommander de prendre connaissance de ses directives et de les suivre, puisque vos pro- XXIVe CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 pres confrères en ont récemment reconnu la haute valeur.Lors du Gième Congrès international des médecins catholiques tenu à Dublin en juillet dernier, le premier prix international d\u2019éthique, institué par l\u2019Association portugaise des médecins catholiques, était décerné au Pape Pie XII, avec la mention suivante: «en hommage filial pour ses lumineuses allocutions sur la moralité médicale, formant un ensemble de lois admirables en matière d\u2019éthique professionnelle ».Messieurs, j'ai confiance que vous donnerez à cet hommage toute sa portée pratique, en respectant toujours les exigences de la loi naturelle et de la loi divine dans l\u2019exercice de votre très noble profession, offrant ainsi au monde l\u2019exemple de ce que la science et la conscience peuvent accomplir pour le bonheur de l\u2019humanité, et la gloire de Dieu, lorsqu\u2019elles unissent leurs efforts.ALLOCUTION DU PROFESSEUR RENÉ CACHERA, Délégué de la France au XXIVe Congres.Ce n\u2019est pas seulement pour moi un grand honneur d\u2019étre le délégué de la France au XXIVe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, c'est aussi une mission que j'ai acceptée chaleureusement, et que je remplis avec joie.Depuis un demi-siècle, la tradition de ce Congrès s\u2019est régulièrement perpétuée une année sur deux, et la Médecine de France, sauf pendant la coupure des deux guerres, a toujours été présente à vos réunions.Les délégués qu\u2019elle vous a envoyés composent une liste de noms illustres: preuve de l'intérêt que mon pays porte à votre Association, témoignage aussi du lourd honneur qu\u2019ont à soutenir les épaules du successeur.Je ne retiendrai, pour évoquer leur mémoire, que deux noms sur cette liste, ceux de deux de mes Maîtres: Emile Sergent, dans le service de qui, comme stagiaire, j'ai acquis les premiers rudiments de la médecine: Charles Achard, dont je fus successivement l\u2019externe puis l\u2019interne.L\u2019un et l\u2019autre ont apporté la plus valeureuse contribution aux relations médicales entre nos deux pays.* %* Xk Je voudrais saluer d\u2019abord le docteur Jean- Marie Laframboise, président de ce Congrès, et, en sa personne, le corps médical d\u2019Ottawa dont nous sommes les hotes.Je lui transmets l'hommage de mes Collègues de Paris et de la province, notamment des membres de notre Comité Franco-canadien.Nous avons la fortune de retrouver ici le docteur Donatien Marion, directeur général honoraire de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Son nom est si connu et si aimé en France! Il symbolise le resserrement de nos échanges médicaux réciproques.Nous savons que, dans ses nouvelles et hautes fonctions, 1l saura trouver L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 les moyens de servir encore la cause à laquelle il s\u2019est dévoué.Le docteur Emile Blain dirige actuellement votre Association avec la solidité et la fidélité que chacun lui connaît.Qu\u2019il veuille bien accueillir le salut de ses amis de Paris, de Hille- mand, de Marquézy.Pour nous tous, il est la personnification même des hautes qualités du médecin canadien français.Nos remerciements sincères vont au Docteur Henri de Saint-Victor, qui assume avec succès la lourde tâche du secrétariat de ce Congrès, et au Dr Hermile Trudel, secrétaire général de votre Association; comment dire toute ma gratitude à celui qui s\u2019est fait le sympathique et fidèle garde du corps de votre visiteur?Messieurs, Tout Français qui arrive en terre canadienne éprouve toujours le même sentiment; il est saisi par l\u2019émotion de se trouver au milieu de parents, dont le proche cousinage s\u2019affirme à lui par ce lien fondamental: l\u2019identité du langage.Mais ce sentiment a pris encore un aspect nouveau depuis que deux guerres mondiales ont imprimé en nous la certitude que notre civilisation millénaire pourrait se trouver un jour dans le cas d\u2019être anéantie: risque qui n\u2019était pas même imaginable il y a quarante ans.Comme l\u2019a écrit superbement notre Paul Valéry, «nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles.Nous avions entendu parler de mondes disparus tout entiers, d\u2019empires coulés à pic avec tous leurs hommes et tous leurs engins; descendus au fond inexplorable des siècles avec leurs dieux et leurs lois .Nous apercevions, a travers l\u2019épaisseur de l\u2019histoire, les fantômes d'immenses navires qui furent chargés de richesse et d\u2019esprit.Mais ces naufrages, après tout, n\u2019étaient pas notre affaire.Nous voyons maintenant que l\u2019abîme de XXIVe CONGRÈS 1281 l\u2019histoire est assez grand pour tout le monde.Nous sentons qu\u2019une civilisation a la même fragilité qu\u2019une vie.Les circonstances qui enverraient les œuvres de Keats et celles de Beaudelaire rejoindre les œuvres de Ménan- dre ne sont plus du tout inconcevables: elles sont dans les journaux.» Ces lignes, écrites en 1919, n\u2019ont fait que gagner en profondeur et en vérité après 1940.Certaines heures, que nous avons vécues alors, en France, ont pu faire croire parfois que ce passage de Valéry était en vérité prophétique et que la menace était en train de s\u2019accomplir.Aussi, les yeux ouverts désormais sur la précarité de ce qui, à d\u2019autres générations, semblait indestructible, est-ce avec un sentiment nouveau que le Francais d\u2019aujourd\u2019hui entend parler ici sa langue.Il voit avec confiance, avec gratitude, en quelles mains solides est placé sur ce continent l'héritage sans prix de la culture française.Il se dit que si, par impossible, l\u2019Europe devait un jour être engloutie dans une catastrophe, la Nouvclic France qui vit au sein de la Confédération canadienne ne laisserait pas périr notre civilisation.x x # Messieurs et chers Collègues, Un thème, qui a été longtemps rebattu par des conférenciers médicaux de toutes nations, consiste à faire l\u2019éloge de la clinique française traditionnelle, et souvent à établir un parallèle, rehaussé d\u2019oppositions, entre celle-ci et la médecine biologique.Ce n\u2019est pas dans ce sens que je vous parlerai de la clinique, telle qu\u2019elle est comprise et pratiquée en France à l\u2019heure actuelle.Au risque de décevoir ceux qui attendent sur ce point le couplet de rigueur, je crois plutôt devoir tenir compte de l\u2019évolution profonde qui s\u2019est accomplie.Le maître clinicien, dont les talents oratui- res tiennent sous le charme l\u2019auditeur sensible aux couleurs vraies de la description et aux finesses du diagnostie, appartient à une époque révolue.Je dois le confesser, il n\u2019en 1282 existe plus de représentants dans la Franue d\u2019aujourd\u2019hui.Cependant, je n\u2019en soulignerai pas moins I'importance primordiale que revét toujours à nos yeux une éducation clinique solide et approfondie.Devenue fort difficile à acquérir, celle-ci suppose à la fois une connaissance encyclopédique de la littérature médicale, et une fréquentation directe et prolongée des malades.Mais nous ne pouvons concevoir que cette culture clinique supérieure soit en aucune manière exclusive des recherches biologiques: elle en est au contraire étroitement tributaire.Pour illustrer cette nouvelle incarnation du clinicien contemporain, permettez-moi de vous citer quelques exemples empruntés à de récents travaux français.Quand Jean Lenègre, par une étude minutieuse des pressions intra-cardiaques, précise et rénove la physio-pathologie de diverses cardiopathies, n\u2019est-ce-pas là de la clinique, bien que différente de celle d\u2019autrefois?Quand Kourilsky nous apporte, avec la ciné-densigraphie, une méthode nouvelle d\u2019exploration pulmonaire, fait-il œuvre de clinicien efficient?Lorsque Caroli, combinant la mesure des pressions à l\u2019opacification radiologique des voies biliaires, crée la radio-manométrie, n\u2019ap- porte-t-il pas une méthode féconde d\u2019exploration paraclinique, qui est aujourd\u2019hui d\u2019un usage général en France?Hamburger, s\u2019appuyant sur la mesure de la résistivité ou du point cryoscopique, a rendu courante l\u2019étude de la concentration osmotique du plasma: ce qui lui a permis de décrire les syndromes de déshydratation ou d\u2019hyperhydratation, avec une rigueur que n'auraient pas désavouée les grands cliniciens d\u2019antan.L\u2019exposition des « Entretiens de Bichat » que je vous invite à venir visiter ici même à Ottawa, réalisée sous l\u2019impulsion du professeur Justin-Besançon, réunit d\u2019ailleurs des documents qui me dispensent de m\u2019étendre davantage sur ce sujet.XXIVe CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 J'ajouterai seulement que, à côté de ces travaux para-cliniques, d\u2019autres ont une orientation franchement biologique.Laissez-moi vous donner simplement pour exemple des réalisations comme celles de l\u2019Hôpital Beau- jon, où le laboratoire et le service du professeur Agrégé Fauvert sont spécialisés dans l\u2019étude des radio-isotopes et de leurs applications médicales, ou encore comme le Centre de la Transfusion Sanguine de Paris, où Bes- sis a contribué à édifier une nouvelle cytologie du sang, grace à la microcinématographie des éléments figurés en contraste de phase.Ces quelques exemples fragmentaires, empruntés & Paris seulement, vous montrent qu\u2019une union féconde entre la clinique et les recherches biologiques s\u2019est accomplie en France comme ailleurs.Mais je voudrais souligner une notion qui est sans doute reconnue en France plus qu\u2019ailleurs: c\u2019est que, s\u2019ils ne sont pas inspirés par une compétence clinique irréprochable, d\u2019excellents travaux de recherches appuyés sur des moyens techniques de premier ordre, risquent souvent de se trouver faussés par la base.Que de fois n\u2019avons-nous pas lu des publications, étayées sur un appareil imposant d\u2019investigations techniquement parfaites, dont les applications et les conclusions se trouvaient cependant porter à faux; il apparaît alors régulièrement que la base clinique du travail était faible, le choix des malades mal entendu, avec une discrimination défectueuse des cas étudiés, et souvent un mélange de conditions pathologiques hétérogènes qu\u2019une analyse clinique plus compétente aurait su discerner.Nous en concluons que, dans l\u2019union nécessaire de la clinique et des recherches biologiques, les deux termes doivent être d\u2019égale valeur.C\u2019est dans cet esprit que nous tenons à maintenir l\u2019éducation clinique à un niveau excellent, pour donner à la recherche para-médicale la base solide dont elle a besoin. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 Mes chers Collègues et Amis canadiens, Jamais nous n\u2019avons eu plus de raisons qu\u2019aujourd\u2019hui de nous unir pour travauser, décidés que nous sommes à maintenir et à développer ensemble notre science médicale de langue française.Nous connaissons en France, et nous suivons avec intérêt, l\u2019effort accompli par la médecine canadienne.Des périodiques de valeur, comme l\u2019Union Médicale du Canada et tant d\u2019autres, nous font connaître vos travaux.Et vous savez combien de médecins français sont venus depuis quelques années visiter vos Universités et vos Hôpitaux.En retour, notre désir est d\u2019accueillir chez nous un nombre toujours plus grand de médecins canadiens.Nos organisations pour le développement des relations médicales vous attendent.À Paris, sous l\u2019égide du Doyen Binet, fonctionne à la Faculté une Commission d\u2019Orientation médico-chirurgicale, composée de Jus- tin-Besançon, Kourilsky et Chigot; elle se charge d\u2019accueillir plus spécialement les jeunes médecins; en fonction de leurs aptitudes et de leurs desiderata, ceux-ci sont dirigés sur les services les plus appropriés.D'autre part, un enseignement post-universitaire est organisé sous la direction du Professeur agrégé Castaigne: il s\u2019adresse aux jeunes médecins qui sont en stage de perfectionnement à Paris.En outre, nous souhaitons particulièrement faciliter à nos Collègues canadiens l\u2019organisa- XXIVe CONGRÈS 1283 tion de voyages qui les fasse participer à nos réunions scientifiques.Qu'il s\u2019agisse de Congrès de médecine, de chirurgie, ou de diverses spécialités, nous voudrions que vous veniez, de plus en plus nombreux, contribuer à nos travaux.Les docteurs Emile Blain et Kou- rilsky, de part et d\u2019autre de l\u2019Atlantique, sont prêts à prendre toutes les initiatives utiles à cet égard.Messieurs, Quelle tâche nous pouvons assumer en commun! Quel vaste avenir, si nous le voulons, s\u2019offre à nous! Il nous faut affirmer l\u2019existence dans le monde d\u2019une médecine de langue française: prouver sa vitalité, faire reconnaître sa valeur et ses qualités propres; augmenter son poids et son influence dans la communauté scientifique internationale.Pour atteindre ces buts, à une époque où des groupement linguistiques puissants se partagent la planète, nous sommes placés devant l\u2019absolue nécessité de resserrer étroitement la cohésion de toux ceux qui, sur la surface du globe, expriment en français leurs connaissances médicales.Et puisqu\u2019il se trouve que cette nécessité pressante nous pousse dans le sens même où nous entraînerait notre libre inclinaison, comment ne saisirions-nous pas ensemble notre chance? BANQUET DE CLÔTURE ALLOCUTION DE L'HONORABLE LOUIS SAINT-LAURENT, Premier ministre du Canada.Tout d\u2019abord, je tiens & vous exprimer toute la satisfaction que j\u2019éprouve à me trouver parmi vous, messieurs les membres de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.C\u2019est, en effet, un honneur enviable que d\u2019ê- tre l\u2019invité d\u2019une société qui groupe 4 000 des membres d\u2019une des professions les plus honorables, et certainement la plus indispensable de toutes.En tant que Québécois et ancien de Laval, j'ai aussi un motif bien justifié de sympathiser avec votre association, puisqu'elle a vu le jour grâce à l\u2019initiative et au dévouement éclairé d\u2019un groupe de médecins de Québec, ayant à leur tête le docteur Delphis Brochu, dont je salue la mémoire avec tout le respect que lui mérite le succès que connaît votre groupement distingué depuis plus d\u2019un demi- siècle.Si j'ai accepté avec empressement l\u2019invitation de votre président, c\u2019est probablement parce qu\u2019il existe, entre votre profession et la carrière publique qui est la mienne, depuis une douzaine d\u2019années, une certaine ressemblance, un lien de sympathie très évident, puisque nous poursuivons, chacun à notre fa- ¢on, un but analogue.Vous vous préoccupez de la vie et du bien-être de l\u2019individu pour le bénéfice de la nation, alors que nous, ici à Ottawa, nous faisons de notre mieux pour assurer le bien-être de la nation pour le bénéfice des individus qui la composent.En effet, nous du Gouvernement, nous travaillons à l\u2019élaboration et à l\u2019application de lois civiles qui visent à procurer à notre population un climat social sain, une atmosphère favorable à son progrès et son développement.Dans l\u2019élaboration de ces lois, nous devons songer à la population en général, mais aussi aux familles et aux individus, ainsi qu\u2019aux conditions particulières du milieu où ils vivent.L'importance individuelle de chacun de nous se manifeste dans son encadrement familial et même géographique; c\u2019est ainsi qu\u2019en tant qu\u2019individus nous propageons ce caractère de continuité qui porte en soi les traits essentiels de nos ancêtres et de notre milieu, d\u2019où notre influence et notre importance dans la façon de vivre et de se comporter des Canadiens de demain.Comme le dit si bien le docteur Alexis Carrel, « Chaque individu met son empreinte sur son milieu, sa maison, sa famille, ses amis.Il vit comme entouré de lui- même.C\u2019est grâce à ce qu\u2019il a ainsi créé que sa descendance hérite de ses caractères ».Quant à vous, messieurs les médecins, c\u2019est de cet individu, de sa personne humaine, que vous vous occupez depuis sa conception jus- du\u2019à sa mort; vous avez le souci de son bien- être, de la lutte constante contre les dangers Gui menacent sa santé physique et morale et de la guérison des maladies qui peuvent l\u2019atteindre; vous vous efforcez de trouver et de prescrire les remèdes qui sont le plus aptes à combattre les causes de malaises et à maintenir l\u2019activité saine et normale de cet individu.Un peu comme vous, nous nous efforçons de trouver et d'appliquer des formules qui sont aptes à stimuler l\u2019activité économique de la nation, afin de contribuer au bien-être général dans toute la mesure du possible; comme vous aussi, nous avons besoin de la coopération de ceux qui nous ont confié leurs intérêts, et nous nous efforçons de leur expliquer le pourquoi de nos actes, les raisons qui nous font croire que telle législation et telle politique sont les plus propices à atteindre le but que nous poursuivons.Et comme vous également, il nous est bien utile d\u2019avoir la confiance des gens au bien-être desquels nous travaillons! _-\u2014 L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 Voilà donc quelques raisons qui expliquent pourquoi j'ai accepté votre invitation avec empressement, et je veux profiter de l\u2019occasion pour vous dire toute la satisfaction que nous procure, à mes collègues du Gouvernement et à moi-même, la sincère coopération des médecins du Canada dans tout ce qui intéresse le bien-être aussi bien des individus que de la nation toute entière.Il existe d\u2019ailleurs ici, à Ottawa, bon nombre de ministères dont l\u2019administration, ou bien requiert les services de membres de la profession médicale, ou intéresse particulièrement les médecins.Qu\u2019il suffise de mentionner entre autres les ministères de la Santé nationale et du Bien-être social, des Affaires des anciens combattants, de la Défense nationale.Et il convient de rappeler que le Parlement canadien ne compte pas moins de quatorze députés et sénateurs que les affaires publiques intéressent évidemment aussi bien que l\u2019art médical.Parmi eux se trouve le dévoué docteur McCann, dont les prescriptions ne sont peut-être pas toujours appréciées de ceux auxquels elles s\u2019appliquent, mais dont le grand dévouement à la chose publique est hautement apprécié.Je disais, il y a un instant, que le médecin s\u2019occupe de la personne humaine depuis la naissance jusqu\u2019à la mort.Qui n\u2019a pas entendu parler des exploits souvent héroïques du « médecin de campagne » faisant des visites à pied, à cheval ou en cabriolet, suivant ainsi les routes poudreuses ou les sentiers durant l\u2019été; ou encore, durant l'hiver, allant aux malades en raquettes ou se faisant conduire par des chevaux «à la relève ».C\u2019est peut- être de l\u2019histoire ancienne, mais de l\u2019histoire tout de même, et je ne serais pas surpris que, parmi vous, il s\u2019en trouve un bon nombre qui alent eu de pareilles expériences.Ce qu\u2019il fallait au médecin d\u2019alors et ce qu\u2019il lui faut encore aujourd\u2019hui, \u2014 bien que les conditions aient changé, \u2014 c\u2019est du courage, un sens de responsabilité et de dévouement envers ses semblables.Le médecin est un ami de l\u2019humanité qui XXIVe CONGRÈS 1285 travaille non seulement à soulager les souffrances et à guérir les maladies, mais d\u2019abord et surtout à les prévenir; en accomplissant cette tâche quotidienne, les membres de votre profession trouvent une grande satisfaction de se conformer à la loi fondamentale des bonnes relations entre les humains: l\u2019amour de son prochain.« La fin de la médecine », disait l\u2019éminent médecin anglais John Ryle, « c\u2019est l\u2019homme tout entier et sa famille ».Les progrès marqués de la science, en ces dernières années, et l\u2019intérêt de plus en plus grand des administrations publiques aux questions de santé et d\u2019hygiène vous fournissent sans doute un apport appréciable et constituent un encouragement à votre précieux travail.Nous avons tous lieu de nous réjouir, en effet, des progrès vraiment remarquables de la science médicale en ces dernières décades.La recherche médicale a triomphé de certaines maladies qui, il n\u2019y a pas si longtemps, décimaient les populations et semblaient à peu près inévitables et incurables.Des maladies qui, autrefois, terrifiaient nos mères, \u2014 la variole, la diphtérie, la fièvre typhoïde, \u2014 ne sont plus les fléaux incontrôlables qu\u2019ils ont déjà été.Grâce à l\u2019action concertée de la médecine, d'organisations bénévoles et des administrations publiques, d\u2019autres affections, comme la tuberculose, cèdent du terrain, de jour en jour, sous la poussée des soins et des traitements que la science rend de plus en plus efficaces.Il convient de se louer que, depuis 1900, le taux de la mortalité par tuberculose ait diminué de plus de 75 p.100.En 1948, le taux de la mortalité par tuberculose était de 37,1.En 1951, ce taux était réduit à 24,5 et, en 1952, il baissait à 17,1 par 100 000 personnes.Je n\u2019ai pas voulu charger mon texte de chif- res, \u2014 que vous connaissez d\u2019ailleurs, \u2014 puis- qu\u2019ils ont été publiés dans le rapport quinquennal du ministère de la Santé nationale et du Bien-être social pour la période qui va de mai 1948 à mai 1953, mais il semble à propos, en une occasion comme celle-ci, de souli- 1286 gner l'importance des progrès accomplis en ce pays dans le domaine de la santé, grâce aux efforts communs des membres de votre profession et des corps publics.Les efforts de la science se dirigent actuellement en particulier vers la découverte d\u2019un traitement efficace contre le cancer, ce terrible fléau qui compte encore environ 30 000 nouveaux cas chaque année.Nous semblons justifiés d\u2019espérer qu\u2019avant trop longtemps la bombe au cobalt radioactif, élaborée par les physiciens du Gouvernement à Chalk River, pour combattre le cancer, constituera un apport substantiel des hommes de sciences canadiens à l\u2019allégement des souffrances d\u2019une foule d\u2019êtres humains.Et vous n\u2019ignorez pas qu\u2019il reste encore énormément à faire pour combattre aussi bien les maladies mentales qui affectent, à l\u2019heure actuelle, 4 personnes par 1000 âmes, que la poliomyélite, l\u2019arthrite, le rhumatisme et nombre d\u2019autres maladies de ce genre, mais nous pouvons espérer que la science en viendra à bout, si nous y mettons les efforts et la ténacité qui s\u2019imposent.D'ailleurs, l\u2019insuline, l\u2019anatoxine diphtérique, les sulfamidés, les antibiotiques ne sont- ils pas dus à de patientes recherches?Certes, ces recherches sont coûteuses, mais les dividendes précieux qu\u2019elles ont apportés jusqu'ici ont, depuis longtemps, justifié ces déboursés.Evidemment, tout le monde constate également que les services médicaux, à mesure qu\u2019ils s\u2019améliorent, deviennent de plus en plus coûteux et qu'il est de plus en plus difficile pour le faible salarié de se procurer les soins médicaux dont lui et sa famille ont besoin.Mais il nous répugne à tous de penser que le coût élevé des avantages des services les plus modernes et les plus efficaces de diagnostic, de laboratoires et d\u2019hospitalisation puisse en priver les membres des familles nombreuses.Cc est ici, semble- t- il, que, dans l'intérêt général, | les.gouvernements ont la responsabilité d: lintervenir, tout en respectant les traditions consfitutionnelles et professionnelles, afin d\u2019élaborer des méthodes de répartition des frais XXIVe CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 de maladie qui, tout en étant équitables pour tous, permettent d\u2019assurer aux moins fortunés les soins médicaux essentiels.En effet, pour des raisons évidentes, \u2014 dont le coût élevé des recherches médicales, de la construction et de fonctionnement des hôpitaux, des services de santé, etc, \u2014 les pouvoirs publics doivent reconnaître leur part de responsabilité et ne rien épargner pour assurer à toute la population les meilleurs soins possibles; c\u2019est grâce à la conscience des gouvernements et à la contribution de la médecine que nous pourrons atteindre cet objectif en demandant à chacun de coopérer et d\u2019apporter toute l\u2019aide possible.Mais, à ce propos, je tiens donc à vous assurer que le Gouvernement actuel n\u2019a pas le désir ni l'intention d\u2019entreprendre quoi que ce soit de nature à restreindre ou à limiter la liberté d'action dont le médecin a toujours joui chez nous.D'ailleurs, je ne crois pas qu\u2019on puisse dire que les pouvoirs publics n\u2019ont pas respecté les suggestions, les points de vue et les légitimes aspirations de la profession médicale.Je suis convaincu que le respect de ces facteurs est la condition essentielle du succès que nous recherchons et des services que nous voulons voir à la portée de tous.On me permettra de rappeler, en ce moment, ce que je disais en 1950, à ce même sujet: « La route que nous voulons suivre est celle de la coopération et non celle de la centralisation.-Un telle centralisation découragerait l'initiative généreuse de plus d\u2019un citoyen qui, aujourd\u2019hui, consacre gratuitement une partie de son temps à promouvoir la santé publique ».Il serait sans doute à propos, à ce sujet, de citer mon collègue, l\u2019honorable Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, qui, en novembre 1948, disait au Collège royal des Médecins et Chirurgiens: « N\u2019est-ce pas un de nos plus légitimes désirs que les médecins continuent d\u2019être libres de servir leurs malades sans être asservis ».= Je tiens à rappeler aussi ces autres paroles L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 que prononçait, à la même occasion, celui à qui nous sommes redevables en bonne partie du succès de notre programme national de santé: «Le point de départ de notre programme d'hygiène, c\u2019est l\u2019individu, disait encore M.Martin.Comme l\u2019organisation de la santé doit tenir compte des conditions du travail et de vie de l\u2019individu, elle sera créée sur place ou par régions.Sauf en ce qui regarde d\u2019anciens services fédéraux d\u2019hygiène, comme l\u2019inspection des aliments et des drogues, les services de quarantaine, le traitement des marins et des Indiens malades, il serait absurde de vouloir administrer d'Ottawa des services de santé disséminés dans le Canada tout entier.« L\u2019hygiène publique concerne tout le pays, mais la responsabilité en repose d\u2019abord sur les provinces.Et il est bon qu\u2019il en soit ainsi.Les services de santé sont établis dans chaque province sur des bases solides; étant donné que ce sont des besoins locaux et des conditions locales qui ont inspiré leur création, il est bon qu\u2019ils relèvent de chaque localité, de chaque province.C\u2019est aussi prudent que sensé.L\u2019administration de la santé au Canada est un vaste réseau de toutes les initiatives prises tant par des organismes bénévoles que par des administrations municipales, provinciales et fédérales ».(Fin de la citation) Voilà l\u2019attitude du Gouvernement actuel, et je ne vois pas, à l\u2019heure actuelle, de raisons sérieuses de la modifier.Dans notre pays, la santé publique a toujours été essentiellement la responsabilité des provinces.Nous ne voulons pas rompre cette tradition, mais nous voulons aider les services d'hygiène et de santé que les ministères provinciaux maintiennent déjà aussi efficacement.Puisque nous avons un objectif commun et que nous travaillons au bien-être des mêmes citoyens qui méritent tous un même traitement d\u2019une côte à l\u2019autre, nous croyons qu\u2019une étroite collaboration du gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux, des médecins et de toute la population, aura les meilleures garanties de succès et aidera le mieux XXIVe CONGRÈS 1287 à assurer le niveau de vie et d\u2019hygiène que nous désirons tous.Et tous admettent, je crois, que le gouvernement fédéral peut continuer à aider sensiblement à l\u2019amélioration des services de santé qui profiteront à toute la nation, sans crainte aucune qu\u2019il veuille tout contrôler.Cette aide pourra continuer à se traduire sous forme de subventions qui permettront de maintenir les services actuels et d\u2019améliorer les programmes de recherche dans des domaines nouveaux.Qu'il suffise de mentionner que ces subventions depuis 1948 jusqu\u2019à mars de cette année s\u2019élèvent à $125 000 000.Cette contribution appréciable a servi, comme vous le savez, à stimuler les travaux de recherche, à la formation et la spécialisation professionnelle, aux fins d'hygiène mentale, aux luttes anticancéreuse, antituberculeuse, antivénérienne, à la construction d\u2019hôpitaux et à nombre d\u2019améliorations qui exigent la coopération des administrations fédérales, provinciales et municipales, soutenues par les efforts d\u2019une population bien renseignée.Je ne voudrais pas paraître trop enthou- slaste quant aux progrès déjà réalisés, mais je crois qu\u2019il y a lieu d\u2019être fiers et confiants, \u2014 même si nous comparons notre situation à celle d\u2019autres pays, \u2014 en constatant que la durée moyenne de la vie a augmenté de près d\u2019une génération depuis 1900 et qu\u2019au cours des dix dernières années seulement, la durée probable de vie d\u2019un enfant s\u2019est allongée de quatre à six ans.Je crois sincèrement que des résultats comme ceux-là devraient suffire pour inciter toutes les bonnes volontés à coopérer dans toute la mesure du possible, afin de réaliser des progrès plus grands encore.En plus des subventions qu\u2019il distribue, suivant des normes où l\u2019électoralisme n\u2019a aucune place, le gouvernement fédéral joue un rôle important de coordination, \u2014 et non de centralisation, \u2014 afin que le travail admirable accompli par les gouvernements provinciaux, les organisations bénévoles et les associations comme la vôtre reçoive tout l\u2019encouragement possible et afin que toute la population du 1288 pays puisse profiter des fruits de ce travail d\u2019une façon équitable et juste pour tous.Vous comprendrez facilement que la participation et la coopération pleine et entière des membres de votre profession et de chacune des provinces nous sont absolument nécessaires si nous voulons mener à bonne fin la tâche que nous nous sommes tracée pour le plus grand bien de notre population.Les progrès que nous aurons réalisés au sein de nos propres frontières, nous serons heureux d\u2019en faire profiter les citoyens des autres pays au sein de la grande famille des nations.D'ailleurs notre participation active à l\u2019Organisation Mondiale de Santé, sous les auspices de l\u2019ONU, indique bien notre volonté de coopérer avec les autres nations à l\u2019amélioration des services de santé, non seulement chez nous, mais chez d\u2019autres peuples moins fortunés que nous le sommes.C\u2019est en pratiquant ainsi les vertus de dévouement et de charité chrétienne que vous connaissez si bien dans l\u2019exercice de vos fone- tions, que nous espérons assurer au monde le bien-être, le progrès et le respect de la personne humaine pour la paix et le plus grand bien de l\u2019humanité.Ai-je besoin de vous rappeler cette mystique sociale telle qu\u2019exprimée par Pasteur, qui faisait dire à son fils: «Vous m\u2019apportez la joie la plus profonde que puisse éprouver un homme qui croit invinciblement que la science et la paix triomphe- XXIVe CONGRÈS L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 ront de l'ignorance et de la guerre, que les peuples s\u2019entendront, non pour détruire, mais pour édifier, et que l\u2019avenir appartiendra à ceux qui auront le plus fait pour l\u2019humanité souffrante ».J'aimerais terminer cet exposé en vous citant les paroles que Sa Sainteté Pie XII adressait à un groupe de médecins: «Le médecin se trouve dans une situation très favorable pour discerner et étudier les rapports de l\u2019homme dans l\u2019ensemble de la vie sociale, laquelle se manifeste à ses yeux sous ses aspects positifs ct négatifs.C\u2019est pourquoi son intervention n\u2019est pas toujours médicale seulement, elle est aussi, souvent sociale et, dans ce domaine, il est pourvu de notions si importantes et il est revêtu d\u2019une autorité morale si reconnue que, dans les conflits actuels, 11 peut rendre des services éminents à la communauté en suggérant l\u2019esprit de respect envers la personne humaine, là où l\u2019égoïsme tend à l\u2019avilir, et l\u2019esprit d\u2019ob- Jectivité, là où la démagogie altère les dun- nées des problèmes en en imposant une solution raisonnable ».Je termine sur ces mots en vous remerciant des services et des exemples que vous fournissez à la nation et en vous souhaitant à tous de conserver et de cultiver cet esprit d\u2019objectivité, cet esprit de dévouement et cet esprit de respect de la personne humaine qui font de votre profession l\u2019une des plus utiles et des plus respectées qui soient.ALLOCUTION DU DOCTEUR EMILE BLAIN, Directeur Général.Le 24iéme Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada sera bientôt chose du passé.Avant qu\u2019il ne devienne qu\u2019un très beau souvenir, je voulais remercier officiellement tous ceux et celles qui ont contribué à son succès.Mais le Dr La- framboise a pris les devants de si heureuse façon en distribuant les éloges et les remerciements à qui de droit, que je ne m'en prendrai qu\u2019à lui.Comme il fallait s\u2019y attendre, notre président du congrès s\u2019est volontairement oublié dans la liste des méritants.Et tout le monde m\u2019en voudrait si je ne plaçais immédiatement son nom à la tête des créanciers que l\u2019Association vient de se créer à l\u2019occasion de ce con- L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 grès.Pour la première fois de ma vie, j'ai douté de sa parole en l\u2019entendant dire tout à l\u2019heure « qu\u2019il n\u2019avait eu dans tout cela qu\u2019à regarder faire les autres ».L\u2019office de président de congrès est une lourde tâche, et j'en prends à témoin tous les ex-présidents qui sont à cette table.S'en tirer aussi brillamment que l\u2019a fait le Dr Laframboise mérite les plus chaleureuses félicitations, et c\u2019est avec plaisir que je lui dis ce soir toute notre admiration.C\u2019est une bien piètre récompense pour tant de labeur et de réalisation; mais pour les gens de certaine qualité, dont vous êtes éminemment mon cher président, la satisfaction d'une œuvre bien accomplie renferme en elle-même quelque rétribution.Pourrais-je également sans manquer aux convenances, demander à notre gracieuse présidente Madame Laframboise de bien vouloir remercier personnellement en notre nom chacune de ses collaboratrices.Elle le fera beaucoup mieux que moi, personne n\u2019en doute, et son sourire aura plus de poids que toutes mes paroles.D'ailleurs, travailler à vos côtés, madame, est déjà un honneur que tout le comité féminin d\u2019Ottawa-Hull aura su goûter et apprécier justement.Mesdames, messieurs, j'ai le privilège de vous annoncer qu\u2019en vertu d\u2019une décision du conseil de notre association, notre prochain congrès aura lieu à Montréal, les 21-22-23 et 24 septembre 1955.Les officiers-élus de cette 25ième réunion annuelle sont: président, le Dr Roma Amyot; secrétaire, le Dr François Archambault; et trésorier, le Dr Pierre Tur- geon, tous trois de Montréal.Nous félicitons ces confrères et amis de cette nomination, et leur souhaitons le plus entier succès.x x ok XXIVe CONGRÈS 1289 Mesdames, messieurs, notre congrès d\u2019Otta- wa-Hull aura été l\u2019occasion de travaux scientifiques de première valeur; d\u2019un symposium sur le secret professionnel d\u2019une très haute tenue; de manifestations sociales de bon goût; et de contacts aussi utiles qu\u2019agréables entre médecins de diverses régions et de différents pays.Il aura apporté à la médecine canadienne une contribution digne et valable.Bref, il aura prouvé que l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada est un groupe bien vivant, attaché à ses devoirs comme à ses droits, et qui n\u2019entend pas démériter.Dans sa marche en avant, l\u2019Association ne cesse de recevoir des témoignages de bienveillante sympathie émanant de toutes les sources, et elle en est justement fière.Cette année, comme elle tenait ses assises dans la capitale fédérale, elle avait souhaité avoir comme orateur invité, le premier citoyen du Canada.Et ce soir, le très honorable Louis Saint-Laurent est parmi nous.M.le Premier Ministre, l\u2019Association se ré- Jouit de votre présence.Elle comprend bien que si malgré vos occupations de chef de gouvernement, vous avez trouvé le moyen et le temps de répondre à son invitation, c\u2019est que vous avez voulu témoigner par là de l\u2019intérêt que vous portez à la cause de la santé chez nous.En saluant en vous l\u2019un des plus dignes représentants de l\u2019autorité, elle ne peut s\u2019empêcher de souhaiter que vous et elle ayez d\u2019autres occasions aussi heureuses de faire plus ample connaissance.Dans sa modeste sphère médicale, l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada essaie de réaliser ce que vous réussissez bien dans la haute administration du pays: elle consacre ce qu\u2019elle a de meilleur au progrès et à la grandeur du Canada. MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES à © é dd RECHERCHES ET DÉCOUVERTES MÉDICALES Trois anomalies du métabolisme trouvées dans le tissu cérébral de l\u2019épileptique.La cortisone vient en aide aux victimes des attaques d\u2019apoplerie.Un nouveau thermomètre électronique enregistre la température en 7 secondes.Relation entre l\u2019activité thyroïdienne et les caries dentaires constatées chez les rats.L\u2019oblitération du canal artériel a généralement lieu dans les 3 jours.Des expériences sur l\u2019animal indiquent qu\u2019une déficience hormonale est responsable de maladies mentales.L\u2019arrière-faix de quadruplets est recupéré.Effets salutaires de la vitaminothérapie chez les malades atteints de poliomyélite.* * LS Les savants attachés aux Services de Recherches du Gouvernement des Etats-Unis ont découvert des indices susceptibles de mettre la médecine sur la voie du premier traitement spécifique de l\u2019épilepsie.D\u2019après les études rapportées par le Dr Donald B.Towers du Service de la Santé des Etats-Unis (U.S.Public Health Service), le tissu cérébral des épileptiques est caractérisé par trois anomalies du métabolisme.Ces anomalies sont les suivantes: (1) la conservation de l\u2019acétylcholine cellulaire; (2) la conservation intra-cellulaire de l\u2019acide glutamique; et (3) la conservation intra-cellu- laire du potassium (1).Selon le Dr Towers, l\u2019anomalie de l\u2019acide glutamique paraît être la plus importante des trois.Etant donné que des tests précédents ont montré que l\u2019acide glutamique ne traversait pas facilement la barrière hémato-encéphali- que, le Dr Towers a traité un petit nombre d\u2019épileptiques avec la glutamine et l\u2019amino- acide très voisin qui est l\u2019asparagine.On avait montré précédemment que l\u2019asparagine pouvait remédier à l\u2019anomalie du métabolisme de la glutamine chez l\u2019animal.Le Dr Towers a déclaré que « dans les plusieurs cas d\u2019épilepsie grave ou rebelle traités, le nombre d\u2019attaques a pu être considérablement réduit.De plus, les anomalies électro-encéphalographi- ques furent sensiblement améliorées.C\u2019est, la première fois qu\u2019on assiste après traitement à une amélioration des décharges électriques anormales, caractéristiques de l\u2019épilepsie, sans obtenir par ailleurs aucune modification de l\u2019activité électrique normale ».Les antispasmodiques généralement employés actuellement (par ex., la dilantine, les barbituriques et leurs dérivés) ne sont que des sédatifs généraux du système nerveux central et n\u2019attaquent pas directement la source première du mal.Le Dr Towers a fait remarquer que sa découverte « ne constitue pas encore un nouveau traitement et n\u2019implique nullement la possibilité de guérison » mais que la maladie pourrait un jour être maîtrisée par des méthodes «de la même nature, et peut-être aussi de même degré que celles employées dans le traitement médical du diabète.» Selon le Dr.Henry I.Russek et ses collaborateurs (2), le traitement d\u2019urgence par la cortisone d\u2019un groupe de malades frappés d\u2019apoplexie a donné des résultats extrêmement satisfaisants.La cortisone a produit des «effets frappants » chez 9 malades sur 12 atteints d\u2019hémiplégie à la suite d\u2019une thrombose ou d\u2019une embolie cérébrale.Dès les premières 24 heures, l\u2019amélioration observée était « spectaculaire ».Les symptômes paralytiques et les troubles de la parole (dysarthrie et aphasie) ont régressé.Les médecins ont noté que «les meilleurs résultats ont été obtenus chez les malades somnolents, stuporeux, mentalement déprimés ou apathiques ».Selon ces médecins, «ces constatations viennent à l\u2019appui de l\u2019hypothèse que les effets immédiats de la cortisone sont les plus marqués chez les malades porteurs des lésions cérébrales plus étendues et dans lesquelles l\u2019ædème local joue un rôle de premier plan.» il L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 Dans la plupart des cas, la posologie de la cortisone a été de 300 mg par jour pendant les deux premiers jours, en doses fractionnées par voie orale; cette posologie a été graduellement diminuée pour atteindre une dose d\u2019entretien de 50 mg par jour, qui a été maintenue jusqu'à la fin de la troisième semaine.À ces doses, la cortisone n\u2019a produit aucune complication notable.Chez les malades comateux ou ayant des difficultés à avaler, l\u2019hormone a été administrée par voie parentérale.Vers la fin de la troisième semaine du traitement, la récupération neurologique constatée a été remarquable chez tous les malades.La rechute a été observée chez deux malades dont le traitement avait été interrompu après la première semaine.Chez ces derniers, la parésie réapparaissait dans les membres atteints dans l\u2019espace de deux ou trois jours, mais régressait dès la reprise du traitement par la cortisone.Chez trois autres malades atteints d\u2019hémorragie cérébrale et qui étaient moribonds lors de l'institution du traitement, l\u2019hormonothérapie a été sans succès.%* x *% Le cabinet du Médecin Inspecteur de l\u2019Armée Américaine (Surgeon General\u2019s Office of the U.S.Army) a annoncé la construction d\u2019un nouveau thermomètre électronique qui possède des avantages notables sur les appareils standard (3).L\u2019instrument, dont la description a été donnée par son inventeur, le Colonel G.T.Perkins, est constitué par un tube métallique ayant presque les mêmes dimensions que le thermomètre conventionnel à mercure, formé par fusion des oxydes d\u2019uranium, de nickel, de cobalt ou de manganèse (métaux dont la résistance au passage d\u2019un courant électrique varie en fonction de la température).Le tube incassable communique, par un fil connecteur, avec une batterie à mercure, dont la boîte en plastique est si petite qu\u2019elle peut être facilement tenue à la main.Dans une salle d\u2019hôpital, tous les lits peuvent être munis d\u2019éléments sensibles (thermistrores), et RECHERCHES ET DÉCOUVERTES MÉDICALES 1291 l'infirmière peut lire la température des malades dans l\u2019espace de quelques secondes à partir d\u2019un compteur central calibré.D\u2019après le Colonel Perkins, les tests ont montré que le nouvel instrument est précis à un dixième de degré (Fahrenheit) près sur une échelle de 10 degrés, alors que les appareils standard n\u2019ont qu\u2019une précision qui va de 4/10ièmes à 8/101èmes sur la même échelle.* x *% Des expériences faites à l\u2019Université d\u2019Indiana ont montré que l\u2019activité de la glande thyroïde modifie d\u2019une certaine manière la sensibilité des rats aux caries dentaires (4).Dans les recherches faites par les Drs J.C.Muhler et W.C.Shafer, des rats du type Sprague-Dawley ont été divisés en six groupes.On administra à un groupe de la poudre de thyroïde desséchée (de 10 à 60 mg par jour, suivant le taux de croissance), et à un autre la même quantité de poudre de thyroïde avec, en plus, 20 microgrammes de fluor par millilitre d\u2019eau ingérée.À un troisième groupe on administra du thiouracil (0,1% dans l\u2019alimentation), et à un quatrième, la même concentration en thiouracil avec, en plus, 20 mi- crogrammes de fluor (sous forme du sel sodique) par millilitre d\u2019eau ingérée.On administra à un autre groupe la même concentration en fluor dans l\u2019eau ingérée.Le sixième groupe servit de témoin.À la fin de l'expérience (145 jours), les dentistes ont trouvé que la poudre de thyroïde desséchée avait diminué l\u2019incidence des caries autant que le fluor seul, et que ces deux produits, employés simultanément, diminuent davantage le nombre de caries d\u2019environ 55%.Le thiouracil, d\u2019autre part, augmenta notablement le nombre de caries.L\u2019adjonction de fluor dans l\u2019eau des animaux recevant du thi- ouracil n\u2019a pas eu d\u2019effets sur l\u2019augmentation de la sensibilité aux caries produite par cet inhibiteur de la thyroïde.Ces travaux viennent à l\u2019appui de constatations antérieures suggérant l\u2019existence d\u2019une action synergique du fluor et de la glande thyroïde sur les caries déntaires.Les auteurs 1292 pensent que l\u2019action préventive du fluor sur les caries pourrait s\u2019exercer par stimulation de la glande thyroïde, plutôt que par une augmentation de la résistance de l\u2019émail, comme on a tendance à le croire en ce moment.(La comparaison entre le poids des animaux à la fin de l\u2019expérience et celui du début indique que le fluor joue également un rôle dans la croissance du squelette.) Les auteurs concluent «qu\u2019il existe des preuves convaincantes indiquant que l\u2019activité de la thyroïde est liée, de quelque manière, à l\u2019incidence des caries dentaires chez le rat.» * Utilisant une nouvelle technique, des médecins de l\u2019Université de Stanford ont trouvé que l\u2019oblitération du canal artériel se produit chez la plupart des enfants dans les trois jours qui suivent la naissance (5).La cvanose des pieds, observée parfois chez les nouveau-nés, a amené les Drs F.L.Eldridge, H.N.Hultgren et M.E.Wigmore à croire que ce signe pourrait traduire le passage du sang dans la circulation fœtale à travers un canal artériel perméable, et que tant que ce canal restait ouvert il y aurait une différence notable entre le degré d\u2019oxygénation du sang artériel des mains et celui des pieds.Pour vérifier cette hypothèse, on préleva chez 12 nouveau-nés du sang capillaire artériel au niveau de leurs main et pied droits.Chez les cinq nouveau-nés étudiés de une à trois heures après la naissance, les médecins ont trouvé que la saturation en oxygène du sang prélevé au niveau des mains était remarquablement plus élevée que celle du sang prélevé des pieds \u2014 «témoignant la présence d\u2019un court-circuit artério-veineux vers la partie inférieure de l\u2019organisme.» Trois enfants sur les cinq examinés de 3 à 72 heures après la naissance montraient encore une concentration en oxygène notablement plus faible au niveau des pieds.Toutefois, aucun des quatre nourrissons examinés plus de trois jours après la naissance n\u2019a montré une diffé- RECHERCHES ET DÉCOUVERTES MÉDICALES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 rence notable au point de vue de la saturation du sang en oxygène.Selon ces médecins, ces constatations indiquent que chez la plupart des nouveau-nés le canal artériel est perméable et qu\u2019il est le siège d\u2019un court-circuit artério-veineux du type fœtal dans les trois premières heures de la vie; cet état de choses peut continuer pendant trois jours.Chez les nouveau-nés qui ne manifestent plus de signe de dérivation sanguine artério-veineuse, l\u2019oblitération du canal artériel a eu lieu soit fonctionnellement, soit «du fait de la diminution de la résistance offerte par le réseau vasculaire pulmonaire qui fait que le courant à travers le canal artériel change de direction et passe du type fœtal au type adulte ».* x *% Des expériences faites sur les animaux à l\u2019Institut Rockefeller pour la Recherche Médicale (Rockefeller Institute for Medical Research) suggèrent que la déficience du tissu cérébral en hormone sérotonine peut être responsable de certains troubles mentaux (6).Au cours d\u2019une réunion de l\u2019Académie Nationale des Sciences (National Academy of Sciences), le Dr D.W.Woolley a déclaré que parmi les substances ayant une action antagoniste connue vis-à-vis de la sérotonine au niveau des muscles lisses (les alcaloïdes de l\u2019ergot, les alcaloïdes de l\u2019harmala et la yohimbine) figurent des produits capables également de produire des aberrations mentales, tels que, entre autres, l\u2019acide lysergique dié- thylamide, l\u2019harmaline et les anti-métabolites synthétiques dits ( medmain ).Les troubles mentaux que ces substances provoquent peuvent être le résultat de la déficience en sérotonine qu\u2019elles produisent dans le cerveau.Selon le Dr Woolley, il est possible, par conséquent, que certaines affections mentales \u2014 telles que la schizophrénie \u2014 puissent être le résultat d\u2019une déficience cérébrale en sérotonine relevant d\u2019un trouble du métabolisme.Des expériences ont montré que la sérotonine, injectée par la voie parentérale, ne réussit pas à franchir la barrière hémato-encé- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 phalique.D\u2019après le Dr Woolley, toutefois, on pourrait trouver un composé ayant une action du type sérotonine capable de traverser cette barrière et qui pourrait s\u2019avérer efficace du point de vue thérapeutique.* x * Les Drs.Robert R.Ryan et George B.Wis- locki, de Weymouth et de Boston, ont rapporté avoir réussi à récupérer \u2014 chose peu commune -\u2014 les placentas et les membranes fœtales de tous les membres d\u2019une grossesse quadrigémellaire (7).Ils ont trouvé que l\u2019arrière-faix consiste en deux masses placentaires, chacune étant composée de deux disques placentaires fusionnés.Dans la masse placentaire appartenant à deux jumeaux mâles univitellins, les vaisseaux placentaires s\u2019anasto- mosaient largement; il y avait deux sacs amniotiques séparés seulement par une cloison formée de deux membranes (deux amnios) placées dos à dos.La seconde masse placentaire appartenait à deux jumeaux bivitellins, mâle et femelle, avec circulation indépendante; la cloison de séparation comportait quatre membranes (deux amnios et deux chorions).Les chercheurs ont conclu que «la grossesse quadrigémellaire a résulté de la fécondation de trois ovules, dont un a donné naissance à des jumeaux univitellins ».x * Au cours d\u2019une réunion du Congrès Mexicain de Recherches Pharmacologiques et Thérapeutiques, le Dr Hermilo Castaneda Ve- lasco a rapporté que des doses massives de vitamines C et By» ont eu un effet salutaire marqué sur la poliomyélite dont elles arrêtent l\u2019évolution clinique et accélèrent la guérison (8).Se basant sur l\u2019expérience acquise dans 14 cas de poliomyélite observée chez des enfants dont l\u2019âge s\u2019échelonnait entre six mois et trois ans, le médecin mexicain a déclaré que si la thérapeutique par la vitamine C ne supprimait pas les paralysies déjà existantes, elle a semblé empêcher toute nouvelle extension de l\u2019atteinte nerveuse.La vitamine, administrée à la dose de 20 grammes par jour pen- RECHERCHES ET DÉCOUVERTES MÉDICALES 1293 dant cinq jours, a semblé également capable d'accélérer la défervescence, d\u2019entraîner rapidement « une diminution marquée » du spasme et des douleurs musculaires ainsi que de donner aux malades la sensation subjective de bien-être.On n\u2019a observé en aucun cas une extension de la paralysie déjà existante avant le début de la thérapeutique par l\u2019acide ascorbique.Outre la vitamine C, on a administré à cinq malades une injection intramuseulaire de 1 000 microgrammes de vitamine B12 par jour, pendant un mois.D\u2019après le Dr Castaneda, ces malades, de même qu\u2019un patient qui n\u2019avait reçu que la vitamine By», ont réagi à la physiothérapie des muscles paralysés beaucoup plus rapidement qu\u2019on ne l\u2019aurait ordinairement escompté.Tout en insistant sur le fait qu\u2019il ne s\u2019agit là que d\u2019un rapport préliminaire, le docteur Castaneda a déclaré qu\u2019à son avis les résultats obtenus sont assez encourageants pour justifier d\u2019autres recherches plus approfondies sur la vitaminothérapie dans la poliomyélite.Il a fait remarquer que des résultats analogues avaient été rapportés en 1952 par le Dr H.Baur de Bâle, Suisse.BIBLIOGRAPHIE (1) Présenté à une réunion de l\u2019American Academy of Neurology, tenue à Washington, D.C, le 29 avril 1954.(2) Cortisone in the Immediate Therapy of Apoplec- tis Stroke.Journal of the American Geriatrics Society, 2: 216 (avril) 1954.(3) Communication: Surgeon General's Office, U.S.Army, 12 mai 1954.(4) The Effects of Feeding Desiccated Thyroid and Thiouracil on Dental Caries in Rats.Science, 119: 687 (mai) 1954.(5) The Physiologic Closure of the Ductus Arteri- osus in Newborn Infants: A Preliminary Report.Science, 119: 731 (mai) 1954.(6) Présenté à une réunion de la National Academy of Sciences, tenue à Washington, D.C, les 26-28 avril 1954.(7) Birth of Quadruplets, with an Account of the Placentas and Fetal Membranes.The New England Journal of Medicine, 250: 775 (mai) 1954.(8) Vitamin Therapy in Poliomyelitis.Présenté à une réunion du Congrès Mexicain de Recherches Pharmacologiques et Thérapeutiques, tenue le 12 mai 1954 à Mexico City. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus» : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE I.D.STEIN et O.A.ROSE.\u2014 Le traitement de la thrombophlébite par le phénylbuta- zone.(Treatment of superficial thrombo- phlebitis with Phenylbutazone (Butazol- idine.) \"Archives of Int.Med.\u201d, 93: 899 (juin) 1954.La thérapeutique des thrombophlébites (repos au lit, élévation du pied, application du chaud ou de froid, analgésiques, anticoagulants, antibiotiques), jusqu\u2019à maintenant, emmenait une guérison au bout d\u2019une à quatre semaines quand, chez de nombreux malades, la maladie se prolongeait bien au delà de la moyenne.La phénylbutazone, qui apporte une résolution rapide dans certaines affections inflammatoires (arthrite rhumatoïde, goutte, etc.), a été récemment employée avec grand succès dans certains cas de thrombophlébite.Les auteurs rapportent 33 cas de thrombo- phlébite superficielle.La moyenne du traitement a durée une semaine.Il faut cependant se méfier des effets toxiques de cette thérapeutique même si elle s\u2019avère efficace d\u2019une façon remarquable.Paul-René ARCHAMBAULT.J.LHERMITE, H.PORSIN et C.BETOURNE.\u2014 Des effets du venin d'abeilles dans les maladies dites du collagène.\u2018La Presse Médicale\", 62: 48, page 1017 (3 juillet) 1954.Nombre de travaux sont venus renforcer l\u2019idée que le venin d\u2019abeilles agit sur le système nerveux qui est très diffus dans le tissu du collagène «en réduisant certains de ses désordres et sur les tissus dérivés du mésenchyme, lorsque ceux-ci se trouvent altérés par un processus morbide à évolution chronique et progressive ».C\u2019est par l\u2019action directe du venin d\u2019abeilles sur les terminaisons nerveuses périphériques (agissant sur l\u2019élément douleur) que l\u2019on assiste à des résultats pratiques dans les algies rhumatismales et dans certaines arthroses localisées.Les auteurs rapportent quatre observations pour démontrer les heureux effets de l\u2019apico- thérapie.En choisissant la voie parentérale, nous assistons à une véritable vaso-dilatation dans les affections chroniques progressives de nature rhumatismale, c\u2019est-à-dire dans une des maladies du collagène.Paul-René ARCHAMBAULT.CHIRURGIE James A.DINGWALL, Bruce R.HEINZEN et Margie PIFER.\u2014 Taux postopératoire des éosinophiles.(Eosinophilic Response to Surgery.) \u201cSurgery\u201d, 36: 87 (juillet) 1954.A la suite d\u2019une intervention chirurgicale, il y a une surproduction de 11 et 17-kétos- téroides entrainant une chute marquée du nombre d\u2019éosinophiles dans le sang circulant.Les auteurs ont étudié ce phénomène dans les suites postopératoires de 50 patients.Tous, moins onze, montrèrent une diminution du nombre des éosinophiles.De ces onze, quatre avaient des niveaux préopératoires à 0 et quatre autres avaient des niveaux très bas qui s\u2019élevèrent au cours de la convalescence.Des trois autres, un présenta une élévation des éosinophiles dès la première journée après l\u2019opération et mourut cinq jours plus tard, tableau qui laisse soupçonner une insuffisance surrénalienne.Un autre ayant reçu du propyl- thiouracil à fortes doses montra une élévation du nombre des éosinophiles dans les 5 jours qui suivirent l\u2019opération, ce qui s\u2019expliquerait L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 par l\u2019atrophie des surrénales que l\u2019on note à la suite de thérapeutique au propylthiouracil.Le taux des éosinophiles était retourné à la normale chez tous les patients vers le troisième ou le quatrième jour après l\u2019opération sauf en cas de complication.Lise FORTIER.Carl HUGHES.\u2014 Introduction intra-aortique d'un cathéter à ballon pour arrêter les hémorragies intra-abdominales.(Use of an Intra-Aortic Ballon Catheter Tampon- ade for Controlling Intra-Abdominal Hemorrhage in Man.) \"Surgery\", 36: 69 Guil- let) 1954.L\u2019instrument employé est un cathéter à ballon Dotter-Lukas No 10 de 125 cm.de long que l\u2019on introduit dans l\u2019aorte, par inel- sion de l\u2019artère fémorale, jusqu\u2019au-dessus du tronc cœliaque.Jusqu\u2019ici, on ne l\u2019a utilisé que chez des patients moribonds à la suite d\u2019hémorragies intra-abdominales, ayant reçu 5000 cc.et plus de sang, sans que la pression artérielle réapparaisse.Cette mesure restaura temporairement la tension artérielle chez un des patients mais les deux expirèrent.Il semble que l\u2019occlusion de l\u2019aorte au-dessus du tronc cœliaque et de la mésentérique supérieure peut être maintenu pendant 20 minutes sans évidence de nécrose hépatique, du moins chez le chien.Lise FORTIER.PHTISIOLOGIE K.R.BOUCOT et M.F.SOKOLOFF.\u2014 Le carcinome bronchogénicque pré-clinique.\"The Amer.Review of Tuberculosis\u201d, 69: 2, 164 (février) 1954.Dans la ville de Philadelphie, le cancer bronchogénique a été constaté 30 pour 100,000 chez 142,156 sujets qui ont été examinés ra- diologiquement.On a rencontré 50 fois plus de ces malades chez les individus ayant atteint 45 ans et plus.L'homme a été 10 fois plus souvent atteint que la femme.Les blancs et les noirs n\u2019ont pas été différemment touchés.Vingt-neuf pour cent ont eu des résections pulmonaires sur les 77 cas de cancer bronchique confirmé.Le taux de survie s\u2019est chiffré à 18 pour cent pendant une période d\u2019observation de 3 mois à 6 ans.ANALYSES 1295 Afin d\u2019éviter des erreurs, il a été nécessaire de faire des examens radiologiques minutieux et répétés.Surtout chez un sujet de plus de 45 ans, toute anomalie pulmonaire devrait nous faire soupçonner le cancer.Il n\u2019est pas impossible que le cancer du poumon et la tuberculose pulmonaire puissent coexister: les auteurs en ont apporté la preuve.Chez les 77 cas de cancer bronchique confirmé, ils ont découvert six tuberculeux en activité avec des B.K.positifs.Comme conclusion, les auteurs proposent de rechercher le cancer pulmonaire par d\u2019autres moyens lorsqu\u2019il y a symptômes pathologiques même si les radiographies paraissent normales.Enfin, la toux est le plus fréquent des symptômes sur les 142.Sur les 156 sujets examinés, deux seulement n\u2019offraient aucun symptôme.C\u2019est une affection très grave à laquelle il faut toujours penser.Paul-René ARCHAMBAULT.R.B.McCONNELL, K.C.T.GORDON et T.JONES.\u2014 Les facteurs personnels et d'emploi dans l'étiologie du carcinome du poumon.(Occupational and personal factors in the etiology of carcinoma of the lung.) \u201cLancet\u201d, 2: 651 (4 octobre) 1952.Cette question brûlante d\u2019actualité et fertile en controverses trouve beaucoup d'intérêt dans ce travail.D\u2019après les auteurs, les gros fumeurs pourraient devenir un facteur favorable à l\u2019étiologie du carcinome du poumon.lls entendent par gros fumeurs ceux qui grillent plus que 20 cigarettes par jour.En effet, ils ont trouvé un pourcentage plus élevé de cancer pulmonaire que chez les témoins.Depuis 25 ans, c\u2019est évident, le nombre des cancéreux du poumon a augmenté sensiblement.Pour essayer de trouver les causes de cette augmentation, les auteurs se sont adressés à 100 cas reconnus comme porteurs d\u2019un carcinome du poumon tout en tenant compte des facteurs personnels et des emplois exercés.Comme témoins, ils se sont adressés à des suspects tout simplement.Parmi ces 100 carcinomateux, il y avait 93 hommes et 7 femmes.Les auteurs les ont divisés en deux groupes, des sédentaires d\u2019une part, et les actifs d\u2019autre part.Dans cette 1296 catégorie, les auteurs n\u2019ont constaté aucune différence.Il en fut de même pour ceux qui ont été exposés aux poussières ou qui ont vécu dans des régions industrielles.Mais ils font exception pour les gros fumeurs de cigarettes car alors là, leurs statistiques au point de vue cancer pulmonaire augmentent sensiblement.C\u2019est un témoignage dont il faut tenir compte.Paul-René ARCHAMBAULT.CARDIOLOGIE Lewis DEXTER, Sawson MacDONALD, M.RABINOWITZ, George SEXIS et Florence HAYNES.\u2014 Aspects médicaux de la commissurotomie dans la sténose mitrale.(Medical Aspects of patients undergoing Surgeon for Mitral Stenosis.) Circulation\u201d, 9: 758 (mai) 1954.Les syndromes cliniques de la sténose mitrale peuvent se diviser en quatre stades: Stade 1.\u2014 Il y a peu de symptômes subjectifs de lésion mitrale et la dyspnée n\u2019apparaît qu\u2019après un effort violent.L\u2019électrocardiogramme et les rayons X sont normaux, mais en fluoroscopie, on note une hypertrophie de l\u2019oreillette gauche.Stade 2.\u2014 Les symptômes pulmonaires sévères apparaissent à l\u2019effort modéré, durant une émotion ou une brusque augmentation du pouls.Apparition de dyspnée intense à la montée d\u2019un étage: orthopnée et crise de dyspnée paroxystique nocturne.Apparition d\u2019œdème aigu du poumon et d\u2019hémoptysies.Sténose mitrale serrée dans un cœur de volume normal.Stade 3.\u2014 Les symptômes du stade 2 sont, ici, souvent masqués par une asthénie et une fatigabilité excessive, de telle sorte que le patient passe souvent comme un simulateur ou un névrosé cardiaque.À l\u2019électrocardiogramme, on note une hypertrophie ventriculaire droite.Aux rayons X: hypertrophie auriculaire gauche avec une hypertrophie ventriculaire droite et une hypertrophie de l\u2019artère pulmonaire.Le cœur est augmenté de volume de plus de 20 pour cent.Stade 4.\u2014 On note, ici, une fatigue extrême et une incapacité physique totale: il y a perte de poids, cachexie et le patient devient grabataire.Dyspnée constante, or- thopnée, dyspnée nocturne paroxystique; ces symptômes apparaissent parce que le patient ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 est constamment au seuil d\u2019un œdème aigu du poumon; défaillance du ventricule droit.Le volume du cœur est augmenté de 50 pour cent, le ventricule droit est énorme, l\u2019oreillette gauche est augmentée et l\u2019artère pulmonaire proéminente.À l\u2019électro, on note une hypertrophie ventriculaire droite.Les indications de la chirurgie.Devant un patient porteur d\u2019une lésion de sténose mitrale, on peut se poser les questions suivantes: 1.Qu\u2019accomplira l\u2019intervention?Si la com- missurotomie peut augmenter la surface mitrale au tiers de la normale (soit 1,5 à 2 mill.), le patient pourra mener une vie à peu près normale.On peut considérer comme équivalent de vie normale, la possibilité pour le patient de monter un étage à la vitesse normale sans apparition de symptôme.2.Quels sont les risques de l\u2019opération ?Dans le stade 1, les patients n\u2019ayant pas de symptômes ne consultent pas.La mortalité dans cette catégorie devrait être basse.Dans ies stades 2 et 3, on a eu 3 pour cent de mortalité alors que dans le stade 4, on a obtenu 23 pour cent de mortalité.3.Quelle serait l\u2019évolution de la maladie sans l'intervention?L\u2019évolution est très capricieuse.De façon générale, les patients dont l\u2019état de santé déchoit graduellement, sont des candidats d\u2019opération.Il n\u2019est pas nécessaire d'intervenir dans les cas statiques et asymptomatiques.Les indications pour la chirurgie sont les patients dans les stades 2, 3 et 4 ainsi que ceux qui ont fait une embolie artérielle.Autres facteurs dans le choix des patients.1.L'intervention chirurgicale ne doit pas être abandonnée à cause de la sévérité de la maladie, la seule question à se poser étant de savoir si l'opération apportera quelque soulagement au patient.Ceux qui ont une sténose mitrale serrée ont tout à gagner et peu à perdre.Cependant, l\u2019opération ne doit être cxécutée qu\u2019après un traitement médical approprié.2.Maladies concomitantes.a) Les autres lésions valvulaires.De façon générale, si la sténose mitrale est la lésion prédominante. L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 on conseille l\u2019opération, même si les symptômes causés par les autres lésions peuvent augmenter par la suite.1.Sténose aortique: Cette lésion est la plus difficile à évaluer, car elle masque souvent les manifestations caractéristiques de la sténose mitrale.De façon générale, si la durée de la montée systolique (duration of systolic upstroke) est normale chez un individu malade ayant les murmures des sténoses mitrale et aortique, on peut conclure que la sténose aortique est peu importante et que l'opération soulagera le malade.2.Régurgitation aortique: La pression diastolique est la plus utile des mesures pour déterminer la sévérité de la régurgitation.Si la P.D.est de 50 mm.Hg ou plus, la régurgitation aortique peut être considérée comme insignifiante; entre 30 et 50 mm.Hg, elle est de sévérité majeure et inférieur à 30 mm.Hg, la régurgitation est importante et l\u2019opération pour sténose mitrale n\u2019est pas conseillée.3.Régurgitation mitrale: Lorsque les deux lésions coexistent, les symptômes de l\u2019une ou l\u2019autre lésion prédominent.Si la sténose est plus importante, l\u2019opération améliorera le patient; si c\u2019est la régurgitation, on ne retirera aucun bénéfice de la commissurotomie.La régurgitation tricuspidienne n\u2019est pas une con- tre-médication, non plus que la sténose tri- cuspidienne, bien que le médecin doit être prêt à opérer également sur cette dernière.b) Activité rhumatismale: S'il y a une activité rhumatismale en même temps qu\u2019une sténose mitrale sévère, on peut penser que le patient pourra plus facilement se défendre si la valvule est élargie.L'activité rhumatismale n\u2019est donc pas une contre-indication à l\u2019opération.Elle n\u2019a cependant pas été pratiquée durant la période fébrile de la maladie.c) L\u2019endocardite bactérienne subaigué est une contre-indication absolue à l\u2019opération.d) Infarctus pulmonaire récent: Si l\u2019opération était indiquée pour la condition du patient avant que cette complication ne survienne, il est préférable d\u2019attendre environ deux semaines et traiter le malade durant ce temps avec les anticoagulants.e) Grossesse: La commis- surotomie durant la grossesse est un risque surajouté et ne doit être réservé qu\u2019à des patientes chez qui la grossesse ne peut continuer ANALYSES 1297 sans provoquer de graves dangers.f) La fibrillation auriculaire: Elle n\u2019augmente pas le risque chirurgical; elle prédispose cependant, à la thrombose auriculaire gauche.g) Autres maladies: Si le pronostic de la maladie associée est favorable, on peut intervenir; sinon il est préférable de s\u2019abstenir.Préparation médicale à l\u2019intervention.Le patient doit être hospitalisé environ une semaine avant l\u2019intervention.On donne une diète pauvre en sodium.Tous les patients doivent être digitalisés.Il sera, de cette faocn, plus facile de rétablir le rythme advenant une fibrillation auriculaire.La quinidine et le pronestyl ne sont pas donnés de façon préventive, mais seulement au cours de l\u2019intervention pour traiter les extra-systoles ventriculaires ou la tachycardie ventriculaire.Les auteurs ont peu d\u2019expérience avec la cortisone et l'ACTH.Trartement médical durant l\u2019intervention.S'il y a diminution de la contractilité, on donne du chlorure de calcium ou de l\u2019épiné- phrine.La prostigmine est indiquée dans les arythmies auriculaires et le pronestyl lors d\u2019une augmentation de l\u2019irritabilité du ventricule.Si on a, à la fois une contractilité diminuée et des battements prématurés d\u2019origine ventriculaire multi-focale, on ne donne ni épinéphrine ni pronestyl mais plutôt du chlorure de calcium ou l\u2019on attend que l\u2019un ou l'autre des troubles prédomine et administrer alors le médicament indiqué.L\u2019embolie cérébrale est une complication qui peut survenir et, contre laquelle on ne peut malheureusement rien faire.Traitement médical postopératoire.Il est nécessaire d\u2019avoir un personnel adéquat et une surveillance continue.Une diète pauvre en sel durant toute la convalescence et lorsque le patient retourne chez lui.Le sel peut être augmenté graduellement si les progrès sont satisfaisants.Le patient commence à se lever après 2 ou 3 jours et marche apres 10 jours.Il ne peut retourner au travail qu\u2019après deux mois et augmente graduellement ses activités.En présence de fibrillation auriculaire, on augmente la dose de digita- = lisation de façon à maintenir un rythme car- 1298 diaque inférieur à 100.Avec un rythme sinusal normal, on donne de la quinidine afin d\u2019éviter la fibrillation.Si la fibrillation se développe et qu\u2019elle n\u2019est pas réduite après deux semaines, on tente la réduction par la quinidine d\u2019après la technique de Levine, après quoi, on maintient la quinidine à 0,3 grammes 4 fois par jour pendant environ six semaines.On réduit l\u2019absorption de sels (2 grammes par jour plus la quantité perdue par drainage thoracique) et de liquide (1500 à 1800 cc.par jour plus la quantité perdue par drainage) de façon à ce qu\u2019après environ 5 jours, la balance électrolytique soit restaurée.Les psychoses postopératoires sont rares et de courte durée.On n\u2019emploie pas, de façon routinière, les anticoagulants après l\u2019opération pour éviter les embolies pulmonaires.En présence de fièvre, de tachycardie, on donne de l\u2019héparine pendant 10 jours.L'opération ne confère pas l\u2019immunité à un réveil de l\u2019activité rhumatismale et les suites postopératoires peuvent être orageuses.Tous les patients doivent être traités prophy- lactiquement avec les antibiotiques après l\u2019opération.Sylvio DESAUTELS.NEURO-PSYCHIATRIE J.DELAI, L.BERTAGNA et A.LAURAS.\u2014 ACTH, cortisone et psychisme.\u2018La Presse Médicale\u201d, 62: 1037 (7 juillet) 1954.Chez 75 pour cent des malades ainsi traités, nous notons des modifications psychiques plus cu moins importantes: excitation psychique, euphorique, un sentiment de facilitation, des processus intellectuels avec tendance à de la logorrhée et à de l\u2019insomnie.Les auteurs font une étude très intéressante des phénomènes nerveux qui viennent modifier le psychisme au cours de l\u2019adréno- corticothérapie.Ils étudient les psychoses cau- sces par l\u2019ACTH, la cortisone et l\u2019action thérapeutique de l\u2019adréno-corticothérapie sur les psychoses.Les auteurs se posent différentes questions.S'agit-il d\u2019une action pharmaco-dynamique spécifique?Un mécanisme d\u2019action non spécifique peut-il être unique?Devant ce déséquilibre neuro-hormonal pathologique, il parait y avoir une prédisposition personnelle ou ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 familiale.Aussi conseillent-ils d\u2019être prudents dans l\u2019emploi de ces thérapeutiques en face de malades ayant déjà présenté des antécédents psycho-pathologiques.Paul-René ARCHAMBAULT.Roma AMYOT et Julio VASQUEZ.\u2014 Tétanie et épilepsie.\"La Presse Médicale\u201d, 62: 362 (6 mars) 1954.Une dysrythmie cérébrale acquiert parfois, à l\u2019occasion d\u2019un trouble métabolique générateur de tétanie, un pouvoir épileptogène.C\u2019est ce qui survient chez des sujets qui pos- sedent déjà une prédisposition latente constitutionnelle.Aussi voit-on parfois la tétanie être la cause de l\u2019épilepsie.La tétanie et l\u2019épilepsie se trouvent associées.La tétanie, c\u2019est l\u2019apparition subite de spasmes musculaires spontanés, siégeant d\u2019abord aux extrémités distales et envahissant petit à petit les autres parties du corps.C\u2019est une véritable « hyperexcitabilité neu- rophysiologique du neuromyôme ».Cette hy- perexcitabilité est secondaire à des troubles du métabolisme du calcium, du phosphore dans le sang.Les auteurs rapportent, avec beaucoup d\u2019intérêt, une observation d\u2019une femme de 40 ans.Ce cas vient illustrer la conception actuelle des crises comitiales.En effet, ces crises apparaissent chez des malades en hypocalcémie et en hypoparathyroïdie.Tout épileptique semble présenter une symptomatologie comportant des signes qui ressemblent à de la spasmophilie ou à de la tétanie latente.S\u2019inspirant de ces signes qui relèvent de la clinique et du laboratoire, les auteurs proposent de traiter ces états hypocalcémiques plutôt que de donner des anticonvulsants.Nous devons des félicitations aux auteurs pour leur si intéressante publication.Paul-René ARCHAMBAULT.J.SIGWALD et M.HENNE.\u2014 L'utilisation des propriétés \u2018\u2019neuroplégiques \u201c de la Chlorpromazine dans le traitement de divers cas de psychoses délirantes chroni- cues et subaiguës.\u2018La Sem.des Hôp.\u201d 50-51: 2978 (10-14 août) 1954.La Chlorpromazine a presque universellement trouvée sa place dans les états aigus d'agitation, dans la tension émotionnelle sé- TIT L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 vère et dans les névroses d\u2019angoisse graves.Son action a également été expérimentée dans les psychoses de tout ordre mais les résultats obtenus dans ces cas ont été moins intéressants.Les auteurs ont employé ce médicament dans plusieurs cas de délires chroniques et subaigus et rapportent les observations de dix cas.Ce faisant, ils n\u2019espéraient sans doute pas provoquer une guérison du délire mais ils espéraient diminuer l\u2019intensité de ces phénomènes d\u2019automatisme mental, enlever une partie de la tension qui accompagne ces états et prévenir un internement qui semblait inévitable.Les résultats ont été conformes à leur attente et, dans un cas, le délire est complètement disparu; dans les autres cas, l\u2019intensité du délire a été grandement diminuée et les patients ont pu vivre dans la société, accomplir leur travail journalier et mener une existence presque normale.Les doses employées semblent considérables, variant de 75 mg.à 300 mg.par jour, dans la plupart des cas par voie orale.Le médicament a été donné pour de très longues périodes, mois et année, avec la recherche d\u2019une dose d\u2019entretien comme on le fait actuellement pour l\u2019épilepsie.Sauf durant les premiers jours, il n\u2019a pas été remarqué de somnolence anormale et les patients ont toujours été externes et ambulatoires.Une critique assez sérieuse peut être faite de ce travail puisque seuls les cas favorables semblent avoir été rapportés et aucun groupe contrôle n\u2019a été étudié.Toutefois, cette hypothèse de travail est sûrement intéressante et vaut la peine d\u2019être étudiée plus à fond.J.-M.BORDELEAU.D.BOUTTIER.\u2014 La maladie de Wilson, dégénérescence hépato-lenticulaire: conception pathogénique nouvelle et thérapeutique.\u2018Gazette Méd.de France\u201d, 61: 929 (juillet) 1954.L\u2019auteur fait une revue de la question des dégénérescences hépato-lenticulaires et méme si cet article n\u2019est pas un travail extrêmement original il m\u2019a semblé important d\u2019en faire un résumé puisqu\u2019il contient le résultat des ANALYSES 1299 recherches des quelques dernières années sur ce sujet.L'histoire de cette maladie est intéressante.En 1912, Wilson décrit l\u2019association du syndrome extra-pyramidal et de la cirrhose du foie; un peu plus tard, Kayser et Fleischer décrivent la pigmentation verte péri-cornéenne.En 1947, Uzman et Denny Brown montrent l\u2019augmentation considérable du taux des acides aminés dans les urines des Wilsoniens et, en 1948, Mendelbrote découvre une hypercupré- mie et une hypercuprurie ainsi que I\u2019élévation de l\u2019élimination urinaire du cuivre sous l\u2019action du B.A.L.L\u2019auteur donne une excellente description de la symptomatologie de la maladie de Wilson sur laquelle nous n\u2019avons pas à insister ici.Il est cependant bon d\u2019insister sur quelques points: l\u2019anneau vert cornéen de Kayser et Fleischer n\u2019est pas toujours visible à l\u2019exa- ment direct et souvent il ne sera mis en évidence que par la lampe à fente; la cirrhose est souvent difficile à mettre en évidence car les épreuves fonctionnelles sont habituellement normales et l\u2019hépato-mégalie est rare.C\u2019est la ponction-biopsie du foie qui affirmera l\u2019existence de la cirrhose.| L\u2019augmentation du taux des acides aminés dans les urines est considérable: 800 à 2.000 mg.par 24 heures (norm.: 100 - 300 mg.).L\u2019augmentation du cuivre dans le sang est très voisine de la normale: 150 à 200 gammas pour cent (normale: 90-150 gammas %).Le taux du cuivre urinaire est beaucoup plus important: 10 à 20 fois plus élevé que le taux normal de 50 gammas par 24 heures.A la suite de ces découvertes, la maladie fut considérée comme un trouble du métabolisme du cuivre ou plus exactement une baisse importante de la cæruloplasmine, protéine spéciale qui est responsable de l\u2019absorption du cuivre au niveau du tube digestif et de son transport dans l\u2019organisme.Le cuivre étant un métal lourd, il devenait logique de chercher à traiter cette maladie par le B.A.L.On emploie des doses assez fortes de B.A.L.(600 mg.par jour en moyenne) pour quelques jours.Il faut répéter les cures pendant plusieurs mois.J.-M.BORDELEAU. NOUVELLES LE DOCTEUR ROMA AMYOT A LA PRE- SIDENCE DU CONGRES DES MEDECINS DE LANGUE FRANCAISE DE 1955 Le vingt-cinquiéme congrès de Association des Médecins de Langue Francaise du Canada aura lieu a Montréal, les 21, 22, 23 et 24 septembre 1955, sous la présidence du docteur Roma Amyot, de Phopital Notre-Dame.Les autres membres du comité d\u2019organisation du 25e congres sont: les docteurs L.-Philippe Mousseau, Edmonton, premier vice-président; Pierre Belliveau, Méthégan, N.-E., deuxième vice-président; J.-Ant.Lecours, Ottawa, troisière vice-président; Pierre Smith, Montréal, quatrième vice-président ; François Archambault, Montréal, secrétaire; Pierre Turgeon.Montréal, trésorier.Plusieurs autres nominations ont été faites à l\u2019occasion du congrès de l\u2019Association, à Ottawa.Ont été élus membres du conseil: les docteurs E.-Rolland Blais, Montréal; Wilbrod Bonin, Montréal; L.-P.Brousseau, Malartic: Alphonse Couturier, Riviere-du-Loup; Roland Desmeules, Québec; Ladis- las-M.Eymard, Cornwall; Auray Fontaine, Woon- socket; J.-Dominique Gauthier, Shippegan, N.-B.: Albert Joanette, Ste-Agathe-des-Monts ; Pierre Jobin, Québec; Gaston Masson, Sherbrooke ; Horace Paiement, Sturgeon Falls; J-M.Perron, Shawinigan ; Edmond Piette, Joliette; J-Louis Pilon, Montréal; Arthur Powers, Hull; J-Emile Rioux, Ste-Anne-des- Monts; Henri Robert de Saint-Victor, Ottawa; Ad.Tétreault, Trois-Rivières; Eug.Thibault, Verdun ; Horace Viau, Ottawa.Le Comité d\u2019économie médicale, avec comme président le docteur Pierre Jobin, de Québec, se compose des docteurs Roma Amyot, J.-A.Denoncourt, Conrad Gagnon, Richard Gaudet et J.-M.Laframboise.Les représentants des médecins praticiens, d\u2019après la recommandation de la Fédération des sociétés médicales, sont les docteurs Jacques Dubé, Notre-Dame- du-Lac, Edouard Laverdure, Hull, et René Major.Montréal.Le docteur Eug.Thibault, de Verdun, a été choisi comme représentant de l\u2019Association à la Commission canadienne de classification des hôpitaux.Le docteur B.-G.Bégin, de Montréal, a été choisi comme secrétaire adjoint de l\u2019Association et directeur de l\u2019exposition scientifique et commerciale.Les divers comités Voici maintenant la composition des divers comités: ee.+e Comité provincial du Québec: les docteurs Roland Décarie, Montréal, président; Paul Racicot, Lévis, vice-président; Pierre Turgeon, Montréal, secrétaire.Comité provincial de l\u2019Ontario: les docteurs Horace Viau, Ottawa, président; L-M.Eymard, Cornwall, vice-président; J.-A.Titley, Ottawa, secrétaire.Comité interprovincial des provinces maritimes: le docteur G.-L.Dumont, président.Comité interprovincial des provinces de l\u2019Ouest: les docteurs L.-P.Mousseau, d\u2019Edmonton, président ; Roger Poirier et J.Moreau.CONFÉRENCE DU DOCTEUR GUY-H.DELTOUR Le docteur Guy-H.Deltour, du Collège de France et de l\u2019hôpital Broussais, de Paris, a donné à l\u2019Hô- tel-Dieu de Montréal, samedi le 16 octobre 1954, une conférence sur la nouvelle hormone thyroidienne «la tri-iodo-thyroïdine »s.Présenté par le directeur des recherches cliniques, le docteur Jacques Genest, le conférencier a été remercié par le docteur Gaston Gosselin.ob ++ RÉUNION DE L'ASSOCIATION DES CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC L'assemblée annuelle de l\u2019Association des Chirurgiens de la Province de Québec \u2014 « Association of Surgeons of the Province of Quebec» \u2014 a eu lieu, à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, vendredi le ler octobre 1954.Les rapports du comité de direction, du secrétaire et du trésorier ont été lus et adoptés.L'élection des officiers a suivi.Le résultat se lit comme suit: président, le docteur Edouard Desjardins, Montréal; premier vice-président, le docteur Donald R.Webster, Montréal; deuxième vice-président, le docteur F.Roy, Québec; sec-trésorier, le docteur François Ar- chambault, Montréal; conseillers: les docteurs J.-A.Denoncourt, Trois-Rivières, Calixte Favreau, Montréal, Léon Gérin-Lajoie, Montréal, Ant.Pettigrew, Québec, et Philip G.Rowe, Montréal.L'assemblée générale a été précédée de séances scientifiques.Le matin, les docteurs Paul Cartier, Jean Charbonneau, Roger Gariépy, Charles Ouimet et Gérard Saint-Onge étaient au programme de la réunion qui a été présidée conjointement par les docteurs Charles Lefrançois et Philip G.Rowe. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 L'après-midi, il y eut deux présentations sous forme de forum tenues sous la présidence conjointe des uocteurs Charles Hébert et G.Miller.Le premier lorum portait sur les écueils de la chirurgie biliaire.Dirigé par le docteur François Roy, le groupe des rapporteurs était composé des docteurs Paul Poliquin, Paul-Maurice Ricard, Albert Jutras et Campbell McG.Gardner.Le second forum, dirigé par le docteur François Archambault, concernait le cancer du sein ct les rapporteurs étaient les docteurs J.C.Armour, Jean Bouchard, Florian Trempe et J.-Luc Riopelle.La réunion s\u2019est terminée par un diner au Cercle Universitaire avec conférence par l\u2019hon.Yves Prévost qui a parlé de la responsabilité du chirurgien.Le docteur François Roy présenta l\u2019hon.Prévost qui fut remercié par le docteur Mason Couper.CONFÉRENCE À BOSTON DU DOCTEUR ALBERT BERTRAND Le docteur Albert Bertrand, professeur titulaire à l\u2019Université de Montréal et chef de laboratoire à l'hôpital Notre-Dame, a donné à Boston une conférence sous les auspices de l\u2019Association médicale franco-américaine.Le titre de la conférence était le suivant: La transfusion de sang irradié.6 ve LA SOCIÉTÉ CANADIENNE-FRANÇAISE D'ÉLECTRO-RADIOLOGIE MÉDICALES La réunion de la Société C.-F.d\u2019Electro-Radio- logie Médicales a eu lieu à l\u2019Institut du Radium, 4121 est, rue Ontario, Montréal, le samedi 16 octobre, à 8.30 heures du soir.L'ordre du jour était ainsi rédigé : Procès-verbal, correspondance, affaires nouvelles, nomination d\u2019un archiviste permanent.Les travaux scientifiques: Hommage à la mémoire du docteur Edmour Perron, par le président, le docteur Léglius Gagnier.1.Le docteur Albert Jutras: La cholégraphie en- doveineuse: avantages; difficultés d\u2019interprétation ; technique rationnelle.2.Le docteur Gillaume Gill: Cancer de la bouche chez la femme.+ 9 CONFERENCE DU DOCTEUR ALBERT JUTRAS Le docteur Albert Jutras, directeur du Département de radiologie à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, a prononcé une conférence à l\u2019Hôpital Général de Sharron, Conn., le 25 septembre dernier.Cette conférence portait sur le sujet suivant : Exploration radiologique des voies biliaires avant.pendant et après intervention chirurgicale.NOUVELLES 1301 LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL Lu Société de Chirurgie de Montréal a repris ses activités mercredi le 20 octobre 1954.La réunion à eu lieu au Cercle Universitaire sous la présidence du docteur Albert Couturier.L\u2019ordre du jour comportait: 1.Lecture des minutes de la dernière assemblée 2.Communications: Lymphangiome géant du foie \u2014 résection et survie, par le docteur Ronald Dupuis.A props d\u2019un cas d\u2019infarctus de l\u2019intestin grêle, par le docteur Lucien Julien.LE DOCTEUR RAOUL KOURILSKY À L'HÔPITAL NOTRE-DAME Le docteur Raoul Kourilsky, professeur à la Faculté de Médecine de Paris, chef de service et directeur des recherches à l'hôpital Saint-Antoine de Paris, a présenté à l\u2019auditorium des infirmières de l\u2019hôp.Notre-Dame un film sur la poliomyélite qu\u2019il a acompagné de commentaires.+ ++ RAPPORTEURS AU CONGRÈS ANNUEL DU COLLÈGE ROYAL Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada a tenu ses assises annuelles à Winnipeg, les 22 et 23 octobre 1954.Au nombre des rapporteurs au Congrès, on remarque les noms des docteurs Albert Jutras et Laurent Huot (sur la cholégraphie endoveineuse), Jacques Genest, L.Adamkiewitez, R.Robillard et Gilles Tremblay (sur les usages cliniques de la rauwolfia serpentina), Léon Gérin-Lajoie (sur les cancers du col restant), tous de Montréal, et le docteur Joffre-André Gravel, de Québec, (sur l'emploi de la greffe musculaire intercostale pour l\u2019occlusion bronchique).NOMINATION DU DOCTEUR RÉAL DORÉ Le docteur Réal Doré, de l'Hôpital Général de Verdun, à été élu membre correspondant de 1\u2019 « American Goiter Association ».Son diplôme lui a été remis tout récemment.+\u2014 ++ LE DOCTEUR GUSTAVE GINGRAS EN MISSION AU VÉNÉZUÉLA Le docteur Gustave Gingras, directeur médical de l\u2019Institut de réhabilitation de Montréal, a assisté, à titre officiel, à une session plénière de la Sécurité sociale médicale et de l\u2019administration du Vénézuéla. 1302 Il a aussi participé à l'inauguration du premier centre de médecine physique et de réhabilitation de l\u2019Amérique du Sud, qui a été créé sous les auspices du gouvernement du Vénézuéla et de l\u2019administration de l\u2019Assistance technique des Nations-Unies.+ ++ CONFÉRENCES DU PROFESSEUR RENE CACHERA Sous les auspices de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, le professeur René Cachera a prononcé, jeudi le 7 octobre 1954, une conférence intitulée: Les hépatites métra-ictériques.Le docteur René Cachera a également donné une conférence, vendredi le 8 octobre 1954, à l\u2019Hôtel-Dieu.+\u2014 ++ SOCIÉTÉ DE CARDIOLOGIE DE MONTRÉAL La première assemblée de la saison 1954-55 de la Société de Cardiologie de Montréal a eu lieu mer- - credi, le 13 octobre, au Cercle Universitaire de Montréal.L'ordre du jour était le suivant: 1.Dîner à 6.30 h.p.m.2.Entretien préliminaire pour faire connaître le plan général des assemblées qui auront lieu au cours de l\u2019année par le docteur A.L.Johnson.3.Symposium sur le traitement de l\u2019hypertension par les médicaments.Rapporteurs: les docteurs G.W.Fullerton, J.Ge- nest, B.Levitan, G.-R.Turgeon et H.N.Segall.+\u2014e ++ LE DOCTEUR GUY BÉGIN, DÉLÉGUÉ Le docteur B-Guy Bégin, chirurgien de l\u2019hôpital du Sacré-Coeur de Cartierville, a participé, à titre de délégué, au Congrès international sur les maladies thoraciques qui s\u2019est tenu à Barcelone, Espagne.+ ++ CONFÉRENCES DU DOCTEUR EDMOND VELTER L'Institut Scientifique Franco-Canadien, 2900, boul.du Mont-Royal, Montréal, a organisé trois conférences qui furent données sous les auspices de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.par le docteur Edmond Velter, professeur titulaire d\u2019ophtalmologie à la Faculté de Médecine de Paris.Dates et titres: mardi, le 12 octobre 1954: à l\u2019Université de Montréal, à 2 h.p.m.: Les rétinites hypertensives (projections des photos kodachrome, 4 x 4).Mercredi, 13 octobre 1954: à l\u2019Hôtel-Dieu de NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 Montréal, à 10.30 h.a.m.: Etat actuel de la chirurgie oculaire.Vendredi, 15 oct.1954: à l\u2019hôp.Notre-Dame.à 10.30 h.a.m.: Les inégalités pupillaires et les syndromes pupillaires myotoniques.SOUTENANCE DE THÈSE EN PATHOLOGIE EXPÉRIMENTALE À la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, M.Paul Lemonde a soutenu, le 21 octobre 1954, une thèse pour l\u2019obtention d\u2019un doctorat (Ph.D.) en pathologie expérimentale.Le sujet de la thèse était: Etude sur les facteurs hormonaux dans les infections.CONFÉRENCE DU PROFESSEUR RAOUL KOURILSKY À L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Sous les auspices de l\u2019ACFAS et de la Faculté de Médecine, le professeur Raoul Kourilsky a prononcé, vendredi le 8 octobre, à 2 h.p.m., à l\u2019Université de Montréal, une conférence intitulée: Recherches récentes sur la phagocytose (avec présentation de films).RÉUNION DE LA \u201cMONTREAL NEUROLOGICAL SOCIETY\u201d Il y eut séance clinique, le mereredi 6 octobre 1954, à l\u2019hôpital Notre-Dame, à 5.00 heures p.m.Programme: 1.Probléme de diagnostic, par le docteur R.Amyot.2.Problémes neuro-chirurgicaux: a) Méningiomes envahissant le sinus longitudinal supérieur.b) Hybernation chez un décérrébré traumatique.c) Vertige de nature indéterminée.d) Choréathétose et luxation de l\u2019atlas.\u2014 Les docteurs Bertrand, Rinfret, Philine et Char- tier.CONGRÈS DE GASTRO-ENTÉROLOGIE Le dix-neuvième congrès annuel de l\u2019Association nationale de Gastro-Entérologie et la première réunion annuelle de l\u2019« American College of Gastroenterol- ogy » eurent lieu à Washington.les 25, 26 et 27 octobre 1954. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 XLVII Composition d\u2019un comprimé glutinisé: Salicylate de sodium ___.__.__._.200 mg.Salicylate de potassium .__.____._.__.10 mg.Salicylate de calcium _.__.__.__._.6 mg.Acide para-aminobenzoique .160 mg.Iodure de strontium __._.____.__._._.___.__.32 mg.Vitamine C _._.000000000 000 ee ec es cesse 20 mg.INDICATIONS : Ostéo-arthrite, arthrite rhumatoïde, spondylite, maladie de Bouillaud, myosite, fibrosite, bursite, myalgies, névrites et névralgies.POSOLOGIE : 12 comprimés par jour à raison de 2 comprimés toutes les 2 ou 3 heures avec un demi-verre d\u2019eau.Après soulagement de la douleur, continuer la posologie à 6 comprimés par jour, si nécessaire.PRÉSENTATION : Flacons de 100, 500 et 1,000 comprimés glutinisés.Sur demande, un agrandissement 8 x 10 de la présente caricature. L'Union Méd.Canada XLVIII Tome 83 \u2014 Nov.1954 ACHROMYEIN Bei TE rate ; ; eus Test acte 34 SPERSOIDES:* 50 mg.par cuillerée à thé (3.0 g.) Poudre Dispersible GOUTTES PÉDIATRIQUES; Aromatisées à la cerise.Environ 25 mg.par 5 gouttes.Compte-gouttes gradué.i LLG Trfrocyring Ceyutntting foe SAL RENPERSHN t5 REF Quss PR ORAL SUSPENSION ORALE: Aromatisée à la cerise.250 mg.par cuillerée à thé de 5 cc.aintenant disponible sous ces nombreuses formes commodes : Hropydd x Fedeueninnids Wocyeline HI DRAGEES: 250 mg.CAPSULES: 250 mg., 100 mg., 50 mg. secs rame 3 ATR TA - L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 INTRAVEINEUSE: 500 mg., 250 mg., 100 mg.L\u2019ACHROMYCINE, le nouvel antibiotique à large spectre, est maintenant disponible dans une gamme étendue de formes pour administration orale, topique et parentérale aux enfants et aux adultes.De nouvelles formes seront annoncées dès qu\u2019elles auront été mises au point.L\u2019ACHROMYCINE est nettement moins irritante pour le tube gastro-intestinal.Elle diffuse plus rapidement dans LEDERLE LABORATORIES DIVISION, NORTH AMERICAN Cyanamid LIMITED XLIX COMPRIMÉS SOLUBLES: 50 mg.INTRAMUSCULAIRE: 700 mg.Tetracycline Lederle les tissus et les humeurs.En solution, elle conserve une activité efficace pendant au moins 24 heures.L\u2019ACHROMYCINE s\u2019est avérée efficace contre les streptococcies hémolytiques bêta, E.Coli, les méningocoques, les staphylocoques, les pneumocoques et les gonocoques, la bronchite aiguë, la bronchiolite, la coqueluche et les pneumonies atypiques, ainsi que les infections pseudovirales et mixtes.\u2018 \u2019 *MARQUE DEPOSEE 5550 Avenue Royalmount, Ville Mont Royal, Montréal, Québec } 1306 LE COLLÈGE DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUEBEC Avis concemant les spécialités Les Comités des Spécialistes chargés de considérer les demandes de certification se réuniront au cours du mois de décembre 1954.Les médecins dont les études et l'entraînement postscolaires sont terminées, voudront bien présenter leurs requêtes avant le 15 novembre, ceci permettant aux Comités concernés d\u2019obtenir les renseignements jugés nécessaires.Tout aspirant au certificat voudra bien noter que, conformément à nos règlements, des certificats sans examen pourront être émis jusqu\u2019au ler juin 1955.Pour fins d\u2019octroyer des certificats de compétence, le Bureau Provincial de Médecine du Québec reconnaît les spécialités suivantes: 1.Anesthésie.2.Dermatologie et syphiligraphie.3.Chirurgie générale.4.Médecine interne.5.Allergie.6.Cardiologie.7.Maladies pulmonaires et Tuberculose.8.Gastro-entérologie.9.Neurologie et/ou psychiatrie.10.Neuro-chirurgie.11.Obstétrique et/ou gynécologie.12.Ophtalmologie.13.Urologie.14.Chirurgie orthopédique.15.Otorhinolaryngologie.16.Pédiatrie.17.Pathologie clinique, bactériologie et anatomie pathologique.18.Médecine physique.19.Chirurgie plastique et reconstructive.20.Radiologie: diagnostique et thérapeutique.21.Chirurgie thoracique.22.Hygiène.Copies des Règlements et normes de formation postuniversitaire ainsi que des formules de demande peuvent être obtenues en s\u2019adressant au Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec.1896 ouest, rue Dorchester, Montréal \u2014 FT.5205.Jean PAQUIN, MD, Registraire.ee ++ PLUS DE 94,000 ENFANTS BÉNÉFICIENT DES UNITÉS SANITAIRES EN AOÛT * Soignées à temps, la plupart des maladies sont curables; presque toutes sont évitables.C\u2019est pourquoi le ministère de la Santé de la province de Québec entretient dans chaque comté des Unités sanitaires dont le personnel spécialisé s\u2019applique à NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 vulgariser l'hygiène et à enseigner la prophylaxie.Au cours du mois d\u2019août, d\u2019après les chiffres qui viennent d\u2019être compilés, on à tenu dans les 77 comtés desservis par les Unités sanitaires, 1411 cliniques de puériculture.Dans ces cliniques, les médecins hygiénistes, assistés des infirmières, ont examiné 25,186 nourrissons (0 à 1 an) et 25,152 enfants d\u2019âge préscolaire (un à six ans).En outre, des visites à domicile ont permis à nos hygiénistes de faire 17,894 examens de nourrissons et 25,856 examens de moins de six ans, ce qui constitue un nombre total d\u2019examens atteignant le chiffre de 94,088.C\u2019est ainsi que diminue la mortalité dans notre province.L\u2019hygiéniste vous apprend à conserver votre santé, à éloigner la maladie.Suivez ses conseils et consultez fréquemment votre médecin de famille.Ecoutez ce confident discret, cet ami tutélaire.N\u2019est-ce pas M.Fernand Laudet, membre de l\u2019Institut de France, qui disait: « Oui, la santé est le premier de tous les biens, celui sans lequel tous les autres sont dépourvus de charme; et puis elle n\u2019est pas un droit, mais une récompense: il faut la mériter.» +-e- + SUBVENTION FÉDÉRALE À L'HÔPITAL DE RIMOUSKI L\u2019honorable Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce que l\u2019hôpital Saint-Joseph de Rimouski (Qué.), en voie de construction, recevra une subvention fédérale, d\u2019un montant de $221,158.67, versée en vertu du Programme national de santé.Cet hôpital avait été détruit par l'incendie désastreux qui, en 1950, rasait toute une partie de Ri- mouski.En annonçant l\u2019octroi de cette subvention, M.Martin fait remarquer que les Soeurs de la Charité de Québec, administratrices de l\u2019hôpital, s\u2019efforcent de bâtir le nouvel immeuble aussi à l\u2019_épreuve du feu que possible.Le nouvel hôpital sera beaucoup plus spacieux que l\u2019ancien.ee ++ CONGRÈS MONDIAL DES MÉDECINS POUR L'ÉTUDE DES CONDITIONS ACTUELLES DE VIE Secrétariat permanent: Vienne I.\u2026 Wollzeile 29/3.Une réunion du Comité International du Congrès Mondial des Médecins pour l\u2019Etude des Conditions Actuelles de Vie a proposé qu\u2019un deuxième Congrès Mondial se tienne en septembre 1955 sous le titre : « L'influence des conditions de vie et de travail sur la santé ».Des informations plus détaillées seront données ultérieurement. L'Union Méd.Canada L Tome 83 \u2014 Nov.1954 Medication de Choir nour la Sinudile et les ma FORMULE : lodoforme Menthol lodures Camphre {En solution huileuse de taible acidité) .I INJECTIONS INTRA-MUSCULAIRES (ampoules de 1 cc.) Représentants pour le Canada : HERDT & CHARTON, INC.2027.Avenue du Collège McGill, MONTRÉAL «3 '\"@Anion Medicale du Canada\u2019 en 1885 Du développement de la Profession Médicale en Canada.Wm.OSLER.(Discours prononcé à l\u2019Assemblée annuelle de l\u2019Association Médicale canadienne, à Chatham, Ont, les 2 et 3 septembre 1885.) .Tels que constitués maintenant, les Bureaux de Médecine ont, de par la loi, plein pouvoir d\u2019adopter les règlements concernant l'éducation médicale dans les provinces, de déterminer quelles études préliminaires seront éxigées, en quoi devra consister le curriculum, et de faire tels changements qui, de temps en temps, pourraient devenir nécessaires.Si nous considérions les conditions dans lesquelles nous sommes, ces divers points sont avantageux au plus haut degré.Il y a dans la Puissance onze écoles de médecine, dont plusieurs sont des corporations qui ne sont soumises à aucun contrôle, et dont les facultés ne sauraient être responsables, n\u2019étant sous la surveillance d\u2019aucun administrateur ou gouverneur.Même parmi celles qui font partie des universités, il en est qui, comme facultés, sont partiellement ou entièrement indépendantes, et il y a eu des cas où, pour conserver une plus grande liberté, on a sacrifié les avantages de l\u2019affiliation universitaire.Le résultat inévitable d\u2019un semblable état de choses est une concurrence très active.Les élèves sont peu nombreux, les écoles abondent; les dépenses sont lourdes tandis que la recette est légère; la nature humaine est fragile, et vous savez ce qui arrive alors.Les mesures restrictives sont mises de côté, on offre des avantages spéciaux.Peu à peu le niveau des études s\u2019abaisse, les examens deviennent une farce, et les écoles ne sont plus que des machines à diplômes, dans lesquelles les plus hauts intérêts de la profession et la sécurité même du public sont sacrifiés à la cupidité des candidats.L'esprit peut à peine mesurer jusqu\u2019à quel point peuvent s\u2019abaisser les directeurs de certaines institutions, grâce à ce système de compétition effrénée.Ceux-ci remueront ciel et terre pour s\u2019attirer des élèves; ils auront recours aux sollicitations et à la persuasion, à différents sacrifices et ruses d\u2019une probité douteuse.Finalement les propriétaires de ces écoles sont pris d\u2019une sorte de paralysie morale (ce que les théologiens caractérisent du nom d\u2019endurcissement du cœur), et alors, incapables de voir et encore moins de faire ce qui est juste, ils en viennent à croire que leur système est bon, et les tentatives de réforme deviennent à peu près désespérées.Ce tableau n\u2019est pas chargé.La libre compétition entre plusieurs écoles est synonyme de commerce libre des diplômes, et ce commerce libre est lui-même synonyme d\u2019homicide.Les Bureaux de médecine ont sauvé les écoles canadiennes de semblables désastres.Les collèges se sont opiniâtrement opposés à l'extension des pouvoirs des Bureaux, jaloux qu\u2019ils étaient de leurs droits et de leurs chartes; et puis, empressés à mettre des obstacles à d\u2019utiles législations au lieu de favoriser celles-ci, ils ont trop souvent, bien qu\u2019ils ne le sussent pas, trouvé la victoire dans la défaite.Le principe est bon et bien établi: la profession médicale d\u2019un pays ou d\u2019une province doit être la gardienne de son propre honneur.La profession, en effet, est plus grande que les écoles qui n\u2019en sont que des parties.Elle doit avoir sous son contrôle tout ce qui regarde l\u2019éducation médicale et la pratique de l\u2019art de guérir.Incorporé, le corps professionnel de chaque province est connu sous le nom de «Collège des Médecins et Chirurgiens», et, comme vous le savez tous, par l\u2019acte de la Confédération, chaque province a le droit de régir ses propres affaires en matière d'éducation.Sur ce point, les Bureaux, pour répondre à l\u2019idéal que l\u2019on s\u2019en fait, doivent faire ce qui suit: lo Examiner les qualifications des candidats à l\u2019étude de la médecine.2° Disposer le curriculum de la meilleure manière possible, pour le plus grand bien du pays et suivant les exigences de la science moderne.3° Contrôler d\u2019une manière absolue les examens pour la pratique de la médecine.Je me propose de faire quelques remarques sur chacun de ces points, surtout en ce qui touche l\u2019état de choses actuel.1.\u2014 Examen préliminaire.\u2014 Dans la plupart des provinces, un système tout À fait satisfaisant est établi, et un jeune homme, avant de commencer à étudier la médecine, doit donner des preuves que son éducation générale le met en état de se livrer d\u2019une manière intelligente à l\u2019étude d\u2019une profession.Si l\u2019examen est satisfaisant, on lui permet de s\u2019enregistrer et c\u2019est là que date le commencement de ses études professionnelles, Un bureau devrait pouvoir contrôler ses propres examens préliminaires et n\u2019en pas accepter d\u2019autres.Il est directement responsable envers la profession du fait qu\u2019aucun sujet incompétent n\u2019est admis à l\u2019étude.Un échec est de moindre importance pour un jeune homme et est alors plus facilement supporté qu\u2019il ne le serait à un âge plus avancé.Les examinateurs devraient être des personnes indépendantes, livrées à l\u2019enseignement général, et il en faudrait au moins quatre.Un homme seul ne peut pas faire subir d\u2019une manière entièrement satisfaisante un examen préliminaire.L'organisation du Bureau pour les examens préliminaires & Québec devrait servir de modèle À toutes les autres provinces.EE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 la circulation ériphérique.LI Priscoline administrée par voie orale ou parentérale produit une vasodilatation périphérique générale.Cet effet est le plus marqué aux extrémités et est accompagné d\u2019hyperémie de la peau.L\u2019efficacité de Priscoline comme vasodilatateur est attribuée à deux causes: son effet adrénolytique, et son action directe, comparable à celle de l\u2019histamine, sur les artérioles et les petits vaisseaux sanguins.En réduisant les spasmes vasculaires, Priscoline diminue la douleur et en améliorant l\u2019irrigation sanguine des extrémités, elle accélère la guérison des ulcères.Dans les cas d\u2019obstruction organique, Priscoline peut s\u2019avérer utile en ouvrant des réseaux sanguins collatéraux.Priscoline (chlorhydrate de 2-benzyl-imidazoline), est disponible en: Comprimés\u2014 (blancs rainés) contenant chacun 25 mg., flacons de 100 et 500.Flacons à doses multiples\u2014 10 cc., contenant 25 mg.par cc.Onguent ophtalmique, 10%, tubes contenant 1/6 oz.COMPAGNIE CIBA LIMITEE, MONTREAL.*Marque déposée 206F 1310 Ici dans Ontario on a certainement rétrogradé quand le Conseil Médical a confié à d\u2019autres mains l\u2019examen préliminaire; en outre, l\u2019acceptation du certificat d\u2019un High School n\u2019est pas sans désavantages.Nous avons besoin de veiller de plus en plus sur ce point, et dans l\u2019intérêt de la haute éducation, les Bureaux devraient recevoir l\u2019appui cordial des écoles de médecine dans les efforts qu\u2019ils font pour mettre l\u2019éducation à un niveau honnête et satisfaisant.Que l\u2019on se soit relâché sur ce point dans le passé, tous ceux qui ont eu occasion de voir les questions d\u2019examen ne le savent que trop.Par tout le Canada les sujets d\u2019examen sont à peu près les mêmes que ceux recommandés par le conseil médical britannique et comprennent les éléments d\u2019une bonne éducation générale ainsi qu\u2019une connaissance suffisante du latin.À ces sujets spéciaux on a ajouté dernièrement la philosophie naturelle, la chimie et la botanique, cette dernière étant facultative.L'étudiant a eu dans le passé à lutter contre plusieurs difficultés qui devraient disparaître.Dans quelques cas, il a eu à subir deux examens, un devant le Bureau de la province et l\u2019autre devant l\u2019université où il désire prendre ses degrés.L'examen préliminaire des bureaux devrait être conduite de telle façon que toutes les universités pourraient l\u2019accepter au lieu et place de la leur.et s\u2019il était universellement reconnu par les professeurs dans les High Schools et par les candidats qu\u2019il n\u2019y a qu\u2019une porte d\u2019entrée \u201cL\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA\u201d EN 1885 PPT SE à L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 à l\u2019étude de la médecine, c\u2019est-à-dire par le Bureau Médical et des examinateurs autorisés, on éviterait beaucoup de trouble et d\u2019ennui.De plus, dans l\u2019intérêt des étudiants, il faudrait mettre le plus grand soin dans le choix des sujets d\u2019examen, sujets qui devraient être les mêmes que ceux enseignés dans les classes avancées de hautes écoles.On devrait, autant que possible, choisir des livres semblables à ceux en usage pour les autres examens.Un manque d\u2019attention à ces détails apparemment insignifiants a été parfois le point de départ de beaucoup d\u2019irritation de la part des étudiants et des professeurs.Laissez-moi donc insister auprès de vous sur l\u2019importance de faire tout en votre pouvoir pour placer sur une base solide l\u2019éducation préliminaire des étudiants.La chose est entre vos mains, insistez pour avoir des bureaux compétents, indépendants et responsables auprès des représentants que vous avez choisis et, ce qui est également important, inspirez aux étudiants et aux jeunes gens qui vous demandent conseil le besoin qu\u2019ils ont d\u2019une sérieuse préparation.Comme résultat de quelques années d'observation, je dirai que les médecins de notre pays en général ne sont pas tout à fait à la hauteur de leur devoir sur ce point.Trop souvent les jeunes gens se présentent aux examens sans y être suffisamment préparés et échouent par le fait même de la faiblesse de leur éducation préliminaire.huite de DARD PHARMACEUTICAL CO.INC, + 253 West 26th St., N.Y.injection intramusculaire.2 NCR Erm ol os gol Soll [R= PR nt Dans les troubles intestinaux 5:99 A EUCARBON® 2 > Chaque comprimé contient: a ' Extrait de rhubarbe, , séné, dy! soufre précipité, ?hb menthe poivrée, huile de = i fenouil, dans un excipient de oer -DISF 1 charbon de saule suractivé.ead lériane Pour préparer la Solution de 3% : extrait © d'o btenir un PANSEMENT HUMIDE La be de divisé @ in 1.employer a enro N PRESTO-BORO® SS se), 0.05 CALMA : ue CO vée et Sulfate d'al t a Chaq ora io a ele NON- -DÉPRIMANT émotifs et te Taree\u201d hs (de \u20ac A cacite.S ODEUR, de troubles astro- POUDRE EN ENVELOPPES à maximum coû \u2019 AN .dans les cas aque et 3 \u2014 COMPRIMÉS \u2014 a SÉDA IF SAN PERT est indique Psion névrose ce vie Pour le traitement de tumé- hs -DIS © epre : \\, insomnic.actions, inflammations, KE VALERIANETS l'anxiété.état a et nstrue oo comprimés entorses.4 d'e puiseme û énopaus ns de 50 ot ordonnance Dans les affections per.8 restinale.nolimen més qi.d 7 oe es p rmacies d'or pulmonaires 2 in 2 comPTT pans toute?QUINOPULMIN® 5 Posologie: é Canadian Distributor: LYSTER CHEMICALS, LTD., 222 Hospital St., Montreal |, Canada avec comphre à 276% 23 A L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 On obtient d\u2019une façon prolongée, avec les comprimés Cardalin, des niveaux sanguins plus élevés qu\u2019avec une thérapie intraveineuse \u2014 en toute sécurité.Même 3 gr.ne suffisent pas L'inefficacité relative des comprimés de 3 gr.d\u2019aminophylline, donnés deux fois par jour, s'explique par la faible teneur du sang en théophylline qu\u2019ils produisent.Cette faible concentration sanguine obtenue par voie buccale contribue aussi à expliquer la grande divergence entre les résultats obtenus au moyen d'injections intraveineuses et les résultats obtenus avec l\u2019aminophylline administrée en petites doses ordinaires par voie buccale.L'aminophylline administrée par voie intraveineuse s'est révélée convenablement efficace dans le traitement de certaines affections cardiaques et respiratoires.p/100 1500 1250 2 comprimés non enrobés de 100 mg.TENEUR DU PLASMA EN THEOPHYLLINE 2 enrobés de 100 HEURES | 2 3 4 5 6 7 8- 9 APRES ADMINISTRATION Teneur du sang en théophylline aprés I'ingestion d*aminophylline entérique enrobée et non enrobée (Adapté de Waxler & Shack, J.A.M.A.143: 736, 1950) Les niveaux sanguins obtenus avec les comprimés de 3 gr.d\u2019aminophylline entériques enrobés ou non enrobés atteignent à la moitié environ des niveaux produits par 3 gr.d'aminophylline intraveineuse \u2014 et approximativement au quart des niveaux obtenus avec la dose préférée de 714 gr.d'aminophylline intraveineuse.Cardalin produit un effet thérapeutique complet par voie buccale Un ou deux comprimés Cardalin administrés par voie buccale ont provoqué une teneur du sang en théophylline plus forte et plus prolongée que 7 L4 gr.d\u2019aminophyl- line administrée par voie intraveineuse.C'est à cette haute teneur du sang en théophylline qu'il faut attribuer les excellents résultats cliniques obtenus avec les comprimés Cardalin administrés par voie buccale dans la bronchite asthmatique, les affections cardiaques et les oedèmes.9/100 ct 1500 1250 DEUX COMPRIMÉS CARDALIN UN COMPRIMÉ 1000 CARDALIN / \u2018 250 7% GR.D'AMINOPHYLLINE LV, =) TENEUR DU PLASMA EN THEOPHYLLINE HEURES | 2 3 4 5 6 7 8 9 APRES ADMINISTRATION On a obtenu d\u2019une façon prolongée, avec un ou deux comprimés Cardalin administrés par voie buccale, des concentrations plasmatiques en théophylline plus élevées qu'avec 714 gr.d'aminophyl- line administrée par voie intraveineuse.(Adapté de Bickerman, H.A., et al.: Ann.Allergy 11: 301, 1953, et Truitt, E.B., Jr., et al: J.Pharmacol.& Exper.Therap.100: 309, 1950) Chaque comprimé Cardalin contient: Aminophylline.5.0 gr.Hydroxyde d\u2019alumine.2.5 gr.Aminobenzoate d\u2019éthyle.0.5 gr.Empaquetage: Bouteilles de 50, 100, 500 et 1000 comprimés.Egalement disponible: Cardalin-Phen, contenant 14 gr.de phénobarbital par comprimés.Comprimés Gardalin EN INSTANCE DE BREVET IRWIN, NEISLER & COMPANY e DECATUR, ILLINOIS Boîte postale 157, Toronto, Ontario , Spécialités pharmaceutiques d'ordonnance depuis 1886 Représentants exclusifs dans la province de Québec et Ottawa.Herdt & Charton Inc.Montréal LIT REVUE DES LIVRES Electrocardiographie clinique.J.Lenégre, G.Carouso et H.Chevalier.Un vol.de 810 pages.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1954, Ouvrage impressionnant par sa présentation impeccable, sa documentation parfaite et son souci d\u2019objectivité.La préface est de Charles Laubry.Il se divise en six parties: 1.\u2014 Technique électrocardiographique.2.\u2014 Electrophysiologie.3.\u2014 L\u2019électrocardiogramme normal.2-0 ee 4.\u2014 Analyse séméiologique des principaux syndromes électriques: hypertrophies, blocs de branche et insuffisance coronarienne.5.\u2014 L\u2019électrocardiogramme dans les principaux types étiologiques de maladies ou de souffrance du cœur.6.\u2014 Les troubles du rythme.La première partie traite de la technique électrocardiographique.Elle nous explique en dix pages ce que l\u2019on entend par électrocardiographe, dérivations bipolaires et dérivations unipolaires des membres et de la région précordiale et comment on doit enregistrer un électrocardiogramme.L\u2019ouvrage débute donc en nous mettant devant un fait pratique précis: le tracé électrique.Le débutant aura du plaisir à se sentir tout de suite en terrain concret, mais le cardiologue sera peut-être ennuyé de lire tout de suite ce qu\u2019il considère un sous- chapitre de l\u2019électrogénèse du tracé.La deuxième partie couvre en trente pages les bases physiologiques et physiques de l\u2019électrocardiogramme.Ces pages extrêmement synthétiques peuvent décourager celui qui n\u2019est pas déjà initié.Celui-ci fera bien de lire d\u2019abord les précis élémentaires d\u2019électrophysiologie, ou d\u2019aller aux nombreuses références données par l\u2019auteur.La troisième partie traite de l\u2019électrocardiogramme normal et codifie ses nombreuses variantes.Chapitre très ingrat à lire car il a le souci du détail précis que seule peut donner une longue expérience dans la lecture des tracés.D\u2019où une certaine confusion pour le lecteur non spécialisé.Pour le cardiologue cependant, nomenclature unique et indispensable.Un court chapitre sur l\u2019électrocardiogramme œsophagien et endocavitaire donne l\u2019impression, par la façon dont il est présenté, que les auteurs ont voulu cataloguer toute leur expérience personnelle.Nous aurions préféré lire ces pages dans le chapitre consacré à l\u2019électrophysiologie.Mêmes remarques pour un autre court chapitre sur le vectocardiogramme, à qui d\u2019ailleurs l\u2019auteur refuse toute validité théorique et pratique.Avec la quatrième partie, on entre de plein pied dans les symptômes électriques pathologiques.Trois cent cinquante pages d\u2019une véritable petite encyclopédie illustrée par une quantité imposante de tracés électriques, tous accompagnés d\u2019un aperçu clinique, radiologique, hémodynamique et anatomique.Rien n\u2019est affirmé qui ne soit appuyé sur des faits concrets, logiques et tangibles, surtout en ce qui concerne les hypertrophies auriculaires et ventriculaires et l'insuffisance coronarienne.Les auteurs laissent deviner que le contrôle anatomique est leur préoceupation constante et il n\u2019est aucune des interprétations des nombreux tracés illustrés qui ne soit rigouieuse- ment logique.Il faut cependant beaucoup de temps pour tout lire dans le détail; voiume done de consultation surtout, qui nous permet de puiser généreusement dans l\u2019expérience d\u2019auteurs très avertis et de première classe.Sous le titre d\u2019électrocardiogramme des principaux types étiologiques de maladies ou de souffrance du cœur, les auteurs traitent avec le même bonheur des cardiopathies rhumatismales, de l\u2019hypertension artérielle, de l\u2019angine de poitrine, du cœur pulmonaire, des malformations congénitales, des péricardites et de l'influence sur l\u2019électrocardiogramme, des médicaments et de diverses conditions pathologiques extra-cardiaques.-\u2014 L'Union Méd.Canada LIII Tome 83 \u2014 Nov.1954 Capsules de Supplément Vitamino-Minéralo- Hormonal Lederle - 9 \u2018\u201cJe ne suis pas un Rembrandt, mais ./ La vie peut valoir la peine d\u2019être vécue quand les années avancent, surtout si l\u2019on a égard aux besoins spécifiques de l\u2019âge avancé.La GEVRINE, le plus nouveau des produits gériatriques Lederle, fournit l\u2019action protéino-anabolique de l\u2019hormonothérapie mixte, en même temps qu\u2019un supplément vitamino-minéral.LEDERLE LABORATORIES DIVISION Je A North American Cyanamid Limited 5550 Avenue Royalmount, Ville Mont Royal, Montréal, Québec \u2019 LA *MARQUE DEPOSEE 1314 Pour compléter l\u2019ouvrage, les auteurs illustrent les troubles du rythme.Les 650 références confirment le sérieux de cette magnifique présentation qui, pour le cardiologue, devient un outil de travail presque indispensable, le force à une étude approfondie et ne laisse rien de côté.Les notions trop succintes d\u2019électrophysiologie et de genèse de certains tracés pathologiques obligent à aller aux références, qui heureusement sont généreuses.Au point de vue utilité dans la pratique courante, c\u2019est un ouvrage à placer sur les rayons de notre bibliothèque médicale.Cet ouvrage se compare avec avantage aux meilleurs traités américains dédiés à l\u2019électrocardiographie.Yvan LESSARD, Institut de Cardiologie.Henri BRICAIRE.\u2014 Comment traiter les hyperthyroidies.\u2014 Editions Médicales Flammarion, éditeurs, Paris, 1954.L\u2019arsenal thérapeutique mis à la disposition du praticien pour combattre l\u2019hyperthyroïdie est largement fourni d\u2019armes efficaces.Le problème du traitement des hyperthyroïdies n\u2019est pas pour autant d\u2019une résolution toujours aisée.Il ne l\u2019est pas tout d\u2019abord parce que ce groupement nosologique réunit sous une étiquette générique des affections d\u2019essences différentes.Il ne l\u2019est pas également en raison des incidences thérapeutiques très nuancées qu\u2019offre chacune de ces variantes cliniques.Tel agent médicamenteux, valable en certaine éventualité, risque d\u2019être inopérant, voire même dangereux, lorsque appliqué à une autre forme pathologique, assez proche pourtant de la première par sa structure symptomatique.Le choix des indications constitue, en fait, la difficulté majeure du problème; il est lourd de conséquences puisqu'il détermine l\u2019adoption d\u2019une méthode qui, judicieusement appliquée, est capable d\u2019obtenir une guérison totale, alors qu\u2019inconsidérément mise en œuvre elle est non seulement vouée à l\u2019échec, mais aussi source REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 possible d'accidents, rançon de sa potentialité thérapeutique.Il n\u2019est pas, en matière de traitement anti- thyroïdien, de règle universelle; il n\u2019est pas de formules susceptibles de codifier avec rigueur l\u2019attitude du thérapeute.Est-ce à dire que le traitement des hyperthyroïdies ne peut être conduit que d\u2019une façon empirique?Certainement non.Des jalons assez nombreux et suffisamment précis démarquent les grandes voies que doit emprunter toute thérapeutique qui se veut efficiente et non grevée de risques sévères.Ces repères ont pu être placés à la faveur d\u2019une meilleure compréhension du mécanisme phy- sio-pathologique.En ce domaine, les obscurités sont nombreuses; elles expliquent la fréquence des hésitations et des déboires; pourtant ce sont à nos quelques connaissances pathogéniques en matière d\u2019hyperthyroïdie que nous devons les progrès récemment réalisés dans le traitement des hyperthyréoses.Tout en respectant le caractère pratique dévolu à cet ouvrage, il semble donc indispensable de réserver une certaine place à l\u2019exposé succinct des notions doctrinales de base ainsi qu\u2019au rappel des grands aspects cliniques des hyperthyroidies.Ce sont là les deux grandes données qui président à la mise en place de tout traitement rationnel.Divisions de l'ouvrage La première partie traite de ces généralités liminaires: \u2014définition et classification des hyperthyroidies: \u2014 conception physiopathologique des hyperthyroi- dies; \u2014 aspects cliniques des hyperthyroidies, en fonction des indications thérapeutiques.La deuxième partie sera consacrée à l\u2019étude analytique des différents agents thérapeutiques.La troisième partie est une synthèse, aussi pratique que possible, des éléments fournis par les deux parties précédentes.Elle s\u2019efforcera de condenser en quelques schémas thérapeutiques, appliqués aux différentes indications, les grandes données exposées auparavant. L'Union Méd.Canada LIV Tome 83 \u2014 Nov.1954 yo Ty RE R Pour Adultes | EN Pour Enfontion *.Chaque comprimé contient: Phénacétine .__.Ogr.100 .eo a \u2019Atrop .1/600 Acide Acétylsalicylique .0 gr.233 Aminoxide d\u2019Atropine / grain Le.2 i IH li 2 + \u2018 1 ai v Chlorhydrate d\u2019Aminoxide - ide pr soncyliques # grain d\u2019Atropine .__.0 gr.0005 enace me siens Fmt af grain # Chaque comprimé contient: Echantillon médical sur demande HERDT & CHARTON, INC.2027, avenue du Collége McGill.\u2018 Montréal 2 i A A VE 1316 W.Ritchie RUSSEL.\u2014 Poliomyélite (diagnostic, traitement, vaccination) \u2014 Traduit de l'anglais par le docteur P.Jacquemart.\u2014 Un volume, 1954, 139 pages, 37 illustrations, 900 frs; cartonné, 1 000 frs.Editions Maloine, édit.Paris, 1954.Depuis la parution de Poliomyelitis, l\u2019ouvrage de Ritchie Russell en langue anglaise, les événements ont progressé avec une telle rapidité que l\u2019auteur a jugé indispensable d\u2019ajouter de nouvelles illustrations et d\u2019opérer un certain nombre de modifications et d\u2019additions à l\u2019édition originale afin de rendre, selon les termes qu\u2019il emploie dans le post-scriptum à la préface, «cette édition française tout à fait up to date ».Il s\u2019agit d\u2019un livre essentiellement clinique écrit dans un but pratique.L\u2019auteur y expose tout ce qu\u2019il est nécessaire de connaître et fait état des découvertes les plus récentes.Des thérapeutiques nouvelles obligeront sans doute bientôt le praticien à porter un diagnostic précoce et antérieur à l\u2019apparition des paralysies s\u2019il veut agir efficacement.Les multiples aspects de l\u2019affection sont longuement passés en revue avec le souci de découvrir des signes caractéristiques sous ses apparences souvent trompeuses ou atypiques.L\u2019auteur examine ensuite les facteurs susceptibles d\u2019influencer la vulnérabilité cellulaire REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 et démontre péremptoirement le rôle néfaste de l\u2019activité physique et des traumatismes.Toute son attention est consacrée au traitement dans les chapitres ultérieurs.Une place particulière est faite au drainage postural très simple à réaliser et susceptible en certains cas de sauver la vie du malade s\u2019il se trouve auprès de lui une personne avertie pour l\u2019instituer d'urgence.Les chapitres sur le développement des paralysies et sur les poumons d\u2019acier sont particulièrement importants.Les photographies des modèles anglais et français (modèle Binet- Bochet des Ets Rainal) y sont reproduits ainsi que des appareils tout récents comme la pompe Oxford qui permet de pratiquer chez les malades en poumon d\u2019acier la respiration artificielle combinée ou non avec la trachéotomie et l\u2019usage des curarisants.L'auteur expose ensuite sa méthode personnelle pour réhabiliter rapidement les muscles atteints et prévenir les séquelles et les déformations.Puis, il étudie la gamma-globuline et laisse entrevoir la mise au point dans un proche avenir, de vaccins préventifs.Les pionniers de cette vaccination, Blanc et Martin à Casablanca, Koprowski aux U.S.A.ont franchi dans cette voie un grand pas.L'avenir dira sous peu s\u2019ils ont vaincu définitivement le terrible fléau que représente la poliomyélite dont les épidémies de l\u2019été et de l\u2019automne 1953 ont été particulièrement sérieuses. ron L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 LV Vous pouvez prévenir les attaques dans l\u2019angine de poitrine La Prophylaxie au Péritrate efficace dans 4 cas sur 5.Humpreys et al.ont observé que le Péritrate réduisait le nombre des attaques chez 78.4 pour cent des malades et que \u201c.les malades présentant le plus grand nombre d\u2019attaques montraient la plus grande diminution.\u201d! Comme complément à cette observation, Russek et ses co-chercheurs firent remarquer que leurs résultats chez les malades souffrant d\u2019angine de poitrine et recevant du Péritrate étaient \u201c.comparables à ceux obtenus avec le trinitrate de glycéryl mais que la durée d\u2019action était considérablement prolongée.\u201d 2 Absence d\u2019attaques et ECG sensiblement amélioré.Dans les cas prouvés d\u2019angine de poitrine, l\u2019absence d\u2019attaques durant la prophylaxie au Péritrate est habituellement accompagnée d\u2019une amélioration de l\u2019'ECG.Le Péritrate s\u2019est montré efficace pour empêcher CLIC LL 3 3 S MS TT les déplacements du segment S-T qui se produisent après exercice chez plusieurs angineux.! Un régime simple aide le patient vers une vie normale.Le Péritrate, un vaso-dilatateur des coronaires à effet prolongé, fera décroître le besoin de nitroglycérine chez la plupart des angineux.3 Un régime soutenu de un ou deux comprimés 4 fois par jour produira habituellement: 1.une diminution du nombre des attaques 2.une diminution de la gravité des attaques qui ne peuvent être prévenues.Disponible en comprimés de 10 mg.dans des bouteilles de 100, 500 et 5000 comprimés.!.Humphreys, P.et al: Angiology 3:1 (fév.) 1952.2.Russek, H.I.; Urbach, K.F.Doerner, A.A., et Zohman, B.L.: J.A.M.A.153:207 (19 sept.) 1953.3.Plotz, M.: New York State J.Med.52:2012 (15 août) 1952.any TETRANITRATE (Marque de tétranitrate de pentaerythritol) WARNER-CHILCOTT Laboratoïées Filiale de William R.Warner et Cie Ltée Toronto, Ontario. NOUVELLES PHARMACEUTIQUES UNE PRÉPARATION HORMONO-ANTIHIS- TAMINIQUE POUR APPLICATION LOCALE DANS LES YEUX ET DANS LE NEZ Un soulagement plus efficace est maintenant disponible même pour le malade réfractaire sujet aux allergies nasales et ophtalmiques, grâce au Corti- cloron, la nouvelle suspension stérile antiallergique.Composé d\u2019acétate de cortisone (0.5 pour cent) et de l\u2019antihistaminique bien connu qu\u2019est le Chlor- tripolon (0.25 pour cent), le Corticloron procure un double bienfait aux victimes de la fièvre des foins.C\u2019est un décongestif efficace et rapide, qui réduit la congestion des muqueuses nasales due aux allergies et/ou à la rhinite vaso-motrice et qui soulage en même temps l\u2019ædème et autres manifestations allergiques des paupières et de la conjonctive, Le Corticloron, qui a été introduit sur le marché par Schering Corporation Limited, Montréal, offre en plus l\u2019avantage d\u2019être sans danger pour les hypertendus chez qui d\u2019autres vaso-constricteurs sont contre-indiqués.La dose usuelle dans l\u2019allergie nasale est de deux gouttes de Corticloron dans chaque narine à intervalles de quatre heures.Pour le soulagement des symptômes des « yeux rouges » allergiques et des allergies oculaires externes comme la démangeaison, la cuisson, le larmoiement, la douleur, l\u2019_écoulement filant et la rougeur, instiller une goutte dans l\u2019œil affecté à intervalles variant d\u2019une à quatre heures, selon Ja nature et la sévérité du trouble.La Suspension Stérile de Corticloron est présentée en flacons compte- gouttes de 15 ce, scellés hermétiquement avec une capsule vissante, emballés en boîtes individuelles.o-& ee NOUVEAU \"FILM DE CONTACT\u201d ANTI- BACTÉRIEN DANS LES INFECTIONS DE L'ŒIL AVEC LE SULAMYD SODIQUE L'application régulière du Sulamyd Sodique de Schering a été adoptée dans les cliniques industrielles et militaires après enlèvement de corps étrangers dans l'œil.Schering Corporation Limited, laboratoire pharmaceutique de Montréal, a lancé sur le marché une nouvelle forme ophtalmique, une solution ophtalmique de Sulamyd Sodique à 10 pour cent avec mé- thylcellulose.Son action est à la fois antibactérienne et anti- inflammatoire.Le constituant méthylcellulose 05 à + à v pour cent fournit un bon «film de contact» parce que la majeure partie du médicament est retenue dans le cul-de-sac conjonctival, même quand le malade cligne des yeux, Elle est idéale dans les infections b(nignes et modérées, ainsi que pour la prophylaxie des infections de l\u2019œil, car la solution pénètre profondément dans les tissus intra-oculaires.La solution ophtalmique de Sulamyd Sodique à 10 pour cent avec méthylcellulose s\u2019est montrée utile duns le traitement des lésions de la cornée, de la conjonctivite aiguë et chronique, du trachome, de la kérato-conjonctivite épidémique, de la blépharite ulc(reuse, des troubles oculaires dans la variole, ainsi que des lésions oculaires causées par des produits chimiques tels que les gaz de combat.La dose recommandée est d\u2019une ou deux gouttes instillées dans le cul-de-sac conjonctival toutes les deux ou trois heures durant le jour et moins souvent la nuit, jusqu\u2019à l\u2019obtention d\u2019une réponse favorable.Présentée en flacons compte-gouttes de 15 cc, la solution ophtalmique de Sulamyd Sodique à 10 pour cent avec méthylcellulose doit être employée selon les besoins individuels du malade.TOUX DÉSAGRÉABLES DUES AUX RHUMES SOULAGÉES PAR LE SIROP DE CORICIDINE NOUVEAU COMPOSÉ ANTI- TOUX-ANALGÉSIQUE La première formule complète destinée spécialement à un meilleur soulagement de la toux est maintenant disponible sous forme du nouveau Sirop de Coricidine de saveur agréable.Mis sur le marché par Schering Corporation Limited, laboratoire pharmaceutique de Montréal, le sirop renferme par cuillerée à thé (5 ce.) 1.67 mg.de bitartrate de dihydro- codéinone, 2.0 mg.de maléate de Chlor-Tripolon, 225.0 mg.de salicylate de sodium, 100.0 mg.de citrate de sodium, 30.0 mg.de caféine et 30.0 mg.de galacolate de glycéryle.La sédation de la dihydrocodéinone réprime efficacement le «chatouillement » tussigène et calme la toux entrecoupée.L\u2019action analgésique bien connue des salicylates combinés a la dihydrocodéinone soulage les maux et douleurs accompagnant le rhume et la grippe.Le sirop de Coricidine s\u2019est montré un véhicule idéal.La double action des expectorants \u2014 gaiacolate de glycérile et citrate de sodium \u2014 aide à soulager L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLÆIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1954 Pour la Prévention de Charles & Frost & Co.MONTREAL CANADA I\u2019INSUFFISANCE NUTRITIVE et du Traitement Intense des CARENCES VITAMINIQUES BEFORTE MARQUE DÉPOSÉE Il est nettement admis que les régimes alimentaires des états suivants sont effectivement ou véritablement incomplets, et il faut donc les compléter.Durant les Périodes de Restriction Diététique, comme dans le traitement de l'ulcére peptique, la colite, le diabète sucré, l'alcoolisme chronique, les régimes irrationnels, l\u2019anorexie nerveuse, la cardiopathie, la néphrite et la sénilité.Etant donné l'Absorption Insuffisante qui accompagne la colite, la coeliakie, la dysenterie, la cardiopathie avancée.Durant les Périodes de Besoins Extraordinaires qui procèdent de l'hyperthyroidie, des infections aiguës, de la grossesse, de la lactation et des maladies débilitantes (tuberculose, arthrite, asthme chronique, etc.) Les tablettes de \u201cBEFORTE les vitamines B additionnées de C et D Tablette N° 360 \"Sos! Levure de bière concentrée.150 mg.Chlorhydrate de thiomine.5 mg.Riboflavine.3 mg.Niacinamide.12.5 mg.Chlorhydrate de pyridoxine.1 mg.Vitamine B12.1.5 mcgm.Acide ascorbique.LL.35 mg.Vitamine D.LL aa Lee 500 U.L POSOLOGIE: dose prophylactique, 2 tablettes par jour; dose thérapeutique, | à 2 tablettes trois fois par jour.Présentées en flacons de 30 et 100 tablettes. L'UNION MÉDICALE Dt CANADA \u2014 BULLETIN A MLF.C.\u2014 Montréal, novembre 1954 Efficacité prouvée dans | l\u2019'OEDÈME | PULMONAIRE AIGU l\u2019AFFECTION CARDIO-VASCULAIRE HYPERTENSIVE l\u2019'INSUFFISANCE CARDIAQUE CONGESTIVE l\u2019ASTHME \"THEOLAMINE\u2019 MARQUE D'AMINOPHYLLINE HYDROSOLUBILITE REMARQUABLE BONNE TOLERANCE ® Améliore la ventilation pulmonaire en dilatant les bronchioles.© Améliore la nutrition du myocarde en dilatant les artères coronaires.@ Favorise la diurèse en augmentant le taux de filtration glomérulaire.Tablette N° 313 \"Sox! Théolamine.VA gr.(0.1 G.) Tablette N° 326 Eos! YP Théolamine.TA gr.(0.1 G.) AVERTISSEMENT Ampoule N° 541 \u2018Éron!\u2019 Phénobarbital.\u2026.Va de gr.(16 mg.) ee : Théolamine.7%2 gr.(0.5 G.) POSOLOGIE: d'une & deux tablettes trois L'injection intraveineuse Eau distillée a 10 cc.fois par jour.de Théolamine doit se el Ls i .POSOLOGIE: 10 cc.injectés lentement (de ° Gros faire très lentement; 3 à 5 minutes) par voie intraveineuse, toutes Tablette N 41 1 il faut de 3 à 5 minutes les 6 heures au besoin.(enrobage entérique) pour injecter la dose Théolamine.3 gr.(0.2 G.) Boîtes de 6 et 25 ampoules.POSOLOGIE: une tablette trois fois par jour.Documentation et liste Flacons de 100 tablettes.complète des formules sur demande.Chartes E.Frosst &C0.MONTRÉAL CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1954 Chntes &.EFrosst &Co MQBRÉ AL Pour favoriser le RÉTABLISSEMENT NORMAL DE LA MOTILITÉ INTESTINALE seul le \"'KONDREMUL MARQUE DÉPOSÉE UNE ÉMULSION DE CHONDRUS presente tous ces avantages.\"KONDREMUL (étiquette bleue) Recommandé chez les enfants; dans les cas de constipation spasmodique et de grossesse.Renferme 200 unités internationales de vitamine B1 par once liquide.Améliore la tonicité de la musculature intestinale.Produit une selle molle, abondante, et qui s'évacue naturellement.x .1 KONDREMUL additionné de CASCARA (étiquette verte) Efficace dans les cas de constipation atonique comme il arrive chez les vieillards.L'action laxative douce et tonifiante du Cascara sagrada combinée à l'action du Kondremul résulte en des selles molles et abondantes, qui s'évacuent naturellement.EFFICACITÉ Imprègne les matières fécales et permet l'évacuation naturelle (ce n\u2019est pas tout simplement un lubrifiant huileux).MINIMUM DE SUINTEMENT L'émulsion fine ne se dissout pas par la dilution ou les sucs digestifs.La séparation de l'huile des autres composants n'est pas à craindre et le suintement anal, toujours gênant, est l'exception.CONVIENT AUX DIABÉTIQUES Ne renferme ni sucre ni alcool.AUCUN EFFET CONSÉCUTIF Le réflexe normal de la défécation n'est pas amorti.SE MÉLANGE facilement, et sans se résoudre, avec une boisson chaude ou froide\u2014lait, chocolat, eau, etc.SE VERSE facilement\u2014même à température froide.GOÛT DÉLICIEUX Agréablement aromatisé et de consistance non huileuse; plait au palais le plus délicat.\"KONDREMUL CANADA additionné de PHENOLPHTALEINE (étiquette rouge) Pour les cas plus opiniâtres.Renferme 2.2 gr.de phénolphtaléine par cuillerée à soupe.On diminue la dose graduellement à mesure que l'intestin se régularise.Produit une selle molle, abondante, et qui s'évacue naturellement.POSOLOGIE.ADULTES: une cuillerée à soupe le soir et le matin; diminuer la dose à une cuillerée à soupe le soir à mesure que l'intestin se régularise.ENFANTS: d'une à deux cuillerées à thé le soir suffit généralement.Présenté en flacons de 16 onces liquides. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014- Montréal, novembre 1954 une médication anticoagulante © 1 \u2014_\u2014 plus sûre AVERTISSEMENT Les réactions toxiques sont extrêmement rares.Trois cas de dyscrasie sanguine et un cas de sensibilité ont été signalés.SOURCES À CONSULTER: \u201cThe Effect of Phenylindanedione on Plasma Prothrombin and Factor V Levels and a Comparison with the Effect of Dicumarol.\u201d Chr.J.Bjerkelund.Scandinavian J.Clin.Lab.Invest.2:83, 1950.\u201cThe Anticoagulant Effect of Phenylindane- dione in Thromboembolic Disorders.\u201d K.W.G.Brown et R.L.MacMillan, Am.J.Med.Sci.225:495, mai 1953.\u201cA New Prothrombopenic Agent.\u201d A.Blau- stein.Can.Med.Assoc.J.62:470, 1950.\u201cManagement of Acute Myocardial Infarction.\u201d R.E.Beamish et E.N.East, Manitoba Med.Rev.32:71, 1952.\u201cPhenylindanedione: A Useful Anticoagulant.\u201d S.R.Townsend, K.J.Fay, J.R.Downing, R.Laing, et D.G.Cameron, Can.Med.Assoc.J.69:149, 1953.Charles & Frosst & Co.MONTRÉAL CANADA \u2014 DANILONE Marque de phénylindanédione Un anticoagulant efficace qui présente des avantages marqués sur le Dicumarol.@ La période d'action latente ne dure que de 10 à 24 heures, contre 48 pour le Dicumarol.! @ Le retour à la normale du temps de prothrombine, après arrêt de la drogue, est déjà bien avancé après 24 heures, et révolu dans les 40 heures \u2014 contre 7 jours pour le Dicumarol.?@ Comme il est rapidement excrété, le phénylin- danédione n\u2019a pas d'action cumulative.Une fois déterminée la dose d'entretien peut être répétée chaque jour durant plusieurs jours et les risques d\u2019hémorragie sont faibles.Les déterminations de temps de prothrombine n\u2019ont besoin d\u2019être faites qu\u2019a intervalles de 7 a 14 jours, ou moins fréquemment selon que l'indiquent les résultats obtenus.\u2019 \u201c\"DANILONE\" Comprimé N© 805 \"Sut Divisible Phénylindanédione .50 mg.DOSE INITIALE MOYENNE 100 mg.matin et soir4 DOSE D'ENTRETIEN MOYENNE de 25 à 50 mg.deux fois par jour?Présentés en flacons de 100 comprimés. Tumeur, médiastin postérieur.Arthrite traumatique.Méniscectomie et synovectomie gauches.ressortir, fa valeur de tout film.\u201c Leg projecteurs Kodak de 16 mm,., brillants, portatifs, font , voir les images avec grande netteté, clarté, et d\u2019une façon vitante \u2014 en noir-et-blanc ou en couleurs .i Projecteurs Sonores Kodascope Pageant .Ces projecteurs incorporent le mécanisme et les principes acoustiques et optiques les plus perfectionnés.Leur fonctionnement est simple, les résultats sûrs .images d\u2019une netteté extrême d\u2019un angle à l\u2019autre \u2014 reproduction sonore excellente.Modèle 7K2 .Muni d\u2019un haut-parleur de 8 po.en boîtier amovible unique.Ajoutez l'appareil Kodak à Multi-Haut-Parleurs si les conditions d'acoustique présentent un problème.Il y a quatre autres modèles offrant un débit sonore et un éclairage encore plus puissants.Prix à partir de $565.Projedreur Kodascope Analyst .Remarquable projecteur silencieux .conçu spécifiquement pour les cas od les films sont susceptibles d\u2019être scrutés et étudiés dans \u2018tous leurs détails.Il offre la possibilité de répéter les vues à volonté, sans risquer d\u2019abîmer le film, grâce à la commande à distance pour projection inversée instantanée.Il donne des images sur écran normal ou sur le dessus d\u2019un bureau, grâce à l\u2019Ecran \u2018Day View\u2019 qui en fait partie intégrante.Au complet dans une mallette, $392.La gamme complète des Produits Photographiques Kodak pour le Corps Médical comprend: cameras et projecteurs pour vues fixes et animées; film \u2014 couleurs et noir-et-blanc (y compris l\u2019infra-rouge); Projecteur Kodascope Royal (silencieux) .papiers; produits chimiques pour le Excellent projecteur à toutes fins (un peu plus tirage; microfilm et équipement pour petit et plus léger que les modèles Analyst et microfilmer.Pageant).Projection normale ou inversée.Excellent système optique.Lubrification permanente.Les prix sont sujets à changement A sans préavis.Prix, au complet, $304.Pour de plus amples renseignements, voyez votre marchand Kodak, ou demandez de la documentation a: CANADIAN KODAK CO., LIMITED Toronto 9, Ontario Au service du progres médical grace a la Photographie et a la Radiographie \u2014 une marque déposée depuis 1888 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES (suspension aseptique et onguent) combat les infections de l'œil D enraye l\u2019inflammation de l\u2019œil protège l\u2019œil blessé.Cortomyd est la seule préparation ophtalmique contenant de la cortisone et du sulfacétamide sodique.D\u2019une tolérance facile, d\u2019une action rapide et sûre, Cortomyd peut être employé pour ses effets anti-inflammatoires et anti-bactériens sans nuire à l\u2019usage normal de l\u2019æœil.Un soulagement symptomatique s\u2019obtient souvent en quelques minutes, tandis que l\u2019infection est fréquemment enrayée en l\u2019espace de quelques heures.Formule: Acétate de cortisone (ACÉTATE de CORTOGEN) 1.5% (15 mg.par cc.); sulfacétamide sodique (suLamyp SODIQUE) 10% (100 mg.par ce.).Presentation: Suspension ophtalmique aseptique en bouteille-compte-gouttes de 5 cc.; onguent ophtalmique en tube de 14 d\u2019once.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 la toux en augmentant la sécrétion liquide des voies rsepiratoires et en fluidifiant les mucosités tenaces.En même temps, les symptômes congestifs accompagnant le rhume bénéficient de façon marquée de l\u2019effet de l\u2019antihistaminique \u2014 le maléate de Chlor- Tripolon \u2014 qui soulage rapidement les réactions exsudatives et pseudoallergiques telles que l\u2019éternuement, l\u2019écoulement nasal et la congestion.S\u2019il y a lieu d\u2019employer d\u2019autres ingrédients dans des cas spéciaux, le Sirop est compatible avec des quantités thérapeutiques de la plupart des médicaments préférés.Le Sirop de Coricidine est présenté en flacons de 16 onces.LES ENZYMES DANS LES AFFECTIONS RHUMATISMALES Dans son numéro de février 1954, la revue Clinical Medicine présente un article signé par Blackberg et Walker et intitulé « A New Concept in the Treatment of Rheumatic Diseases »; cet intéressant travail commente les dernières découvertes dans le domaine de la cytochimie et décrit l\u2019emploi des enzymes dans le traitement de l\u2019arthrite et des affections rhumatismales de même nature.On peut lire dans cet exposé que six cliniciens tout à fait qualifiés se sont rendu compte que ce traitement avait réussi à calmer la douleur, à rétablir les mouvements et à réduire l\u2019enflure chez 94 pour cent des cas en observation.L\u2019amélioration se produisit rapidement sans causer d\u2019effets indésirables.L'article discute en détail du mode d\u2019action et des réactions biochimiques propres à l\u2019emploi du Coba- den, une combinaison de monophosphate-5-d\u2019adénosine et de cyanocobalamine.Les ingrédients actifs font partie de plusieurs systèmes enzymatiques qui entrent de façon directe ou indirecte dans presque toute activité du métabolisme.Les auteurs déclarent que le produit Cobaden utilisé au cours de leurs expériences, contient une préparation spéciale de monophosphate-5-d\u2019adénosine dérivé du tissu musculaire.Ils font remarquer que de nombreux chercheurs ont souligné l\u2019importance de n\u2019employer qu\u2019une préparation biologiquement active.Dans une faculté médicale de renom, LePage et Potter ont fait subir des épreuves à des échantillons chimiquement purs de monophosphate-5-d\u2019adénosine et n\u2019en ont trouvé qu\u2019un de satisfaisant.! Dans le Cobaden, le monophosphate-5-d\u2019adénosine dérivé du tissu musculaire est préparé de manière à en exclure les substances inhibitrices, ce qui lui assure l\u2019activité biologique nécessaire.1.G.A.LePage et Van R.Potter: Effect of Trace Elements in Adenosine Triphosphate.J.Biol.Chem.179: 1229, juillet 1940. a L'Union Méd.Canada LXI Tome 83 \u2014 Nov.1954 soulagement des malaises causés par les hémorroïdes AN USOL, Suppositoires Hémorroidaux Sans anesthésique ni analgésique, Anusol apporte un soulagement prompt et durable à la démangeaison et à la douleur.Suppositoires Hémorroïdaux, enveloppés individuellement.S\u2019obtiennent en boîtes de 12.WARNER-CHILCOTT 4 Division de William R.Warner & Co.Ltd.\u2014 Toronto, Ontario 1326 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES Les essais de laboratoire l\u2019ont prouvé: Le rinçage oftie pour couches prévient l\u2019irritation! Des essais ont été faits récemment par des laboratoires canadiens indépendants: \u2014 Pour prouver l\u2019action bactériostatique de Softie \u2014 Pour prouver que Softie empêche l\u2019urée de se décomposer en ammoniaque non combinée \u2014 Pour montrer l\u2019action bactériostatique de Softie sur une couche.Voici un extrait du rapport sur les essais de laboratoire: \u201c.à l\u2019usage courant, on peut prévoir que le produit, s\u2019il est employé correctement pendant une période de temps normale, créera des conditions bactériostatiques.\u201d Il ne vous reste plus qu\u2019à en faire l\u2019essai vous- même.Pour recommander Softie avec conviction, il faut que vous l\u2019ayez éprouvé.C\u2019est pourquoi nous serons heureux de vous envoyer un échantillon sur demande.Ecrivez-nous aujourd\u2019hui.ASSOCIATED CHEMICAL COMPANY OF CANADA LIMITED BOX 509, TORONTO 15, ONT.On peut aussi obtenir Softie sous forme concentrée à l\u2019usage des hôpitaux.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 PHOLDINE La Pholdine est un sirop pour la toux, adoucissant et agréablement aromatisé, contenant.de la pholco- dine, un nouveau dérivé de la morphine, capable de supprimer le réflexe de la toux de manière particulièrement efficace.On est généralement d\u2019accord que, parmi les substances connues utilisées pour arrêter la toux, les alcaloïdes de l\u2019opium sont les plus efficaces.Au cous des cinquante dernières années, les médecins ont beaucoup employé la morphine et, en particulier, certains de ses dérivés comme la codéine et la dio- nine, pour soigner les toux sérieuses.Les recherches pharmacologiques poussées ont démontré que la pholcodine est nettement moins toxique que la codéine, la morphine et la dionine.Les études sur sa toxicité ont montré que la pholcodine détermine de cinq à sept fois moins de réactions toxiques aiguës que la codéine.Elle n\u2019a aucune influence sur amplitude ou le rythme des mouvements de l\u2019intestin.Contrairement à la codéine et à la morphine, la pholcodine n\u2019augmente pas le tonus.Utilisée comme analgésique sur les lapins, elle s\u2019est révélée au moins aussi efficace que la codéine.L\u2019Organisation Mondiale de la Santé a examiné la possibilité d\u2019addiction à la pholcodine.Elle a décidé que cette substance n\u2019est pas plus susceptible de déterminer l\u2019addiction que la codéine.La pholcodine fut bien tolérée par voie buccale.On n\u2019a pas constaté de dilatation intestinale ni de constipation, comme c\u2019est le cas, fréquemment, avec la codéine.Par suite de son indice thérapeutique favorable par rapport à la codéine, la pholcodine convient particulièrement bien à la médecine infantile.On a observé que les enfants la supportent bien.On a soigné, facilement, la coqueluche et la trachéo- bronchite des nourrissons au moyen de doses de 10 mg.à 40 mg.par jour, divisées en plusieurs doses.Il ne se forme pas d\u2019accoutumance.Une fois la dose efficace minima établie, il ne fut jamais nécessaire de l\u2019augmenter, même lorsqu\u2019on continua le traitement pendant plusieurs mois.Chez de nombreux malades, il a été possible de réduire progressivement la dose tout en continuant à obtenir l\u2019effet thérapeutique maximum.Outre son action sur le réflexe de la toux, la pholcodine possède une action sédative supérieure à celle de la codéine.Prise avant le coucher, elle favorisa le sommeil chez la majorité des malades.Cette action fut surtout remarquable chez les personnes agitées.Indications: La Pholdine est indiquée dans tous les cas où il est désirable d\u2019éliminer le réflexe de la toux. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 LXIII ; tension nerveuse anxiété appréhension gastrites #8 spasmes du pylore hypermotilité diverticulites re À spasmes génito-urinaires colites muco-membraneuses pancréatites 7 côlon spastique Que le malade présente un trouble du\u201c\u2018haut\u2019\u2019 ou du \u201c\u2018bàs,\u201d\u201d très souvent, des troubles à la fois d'ordre émotif et d\u2019ordre viscéral sont présents.Dans la pratique, une grande proportion de malades ont besoin d'un soulagement intégré des symptômes associés dans les deux zones affectées.Le Pamiphen* est une association anticholinergique-sédative rationnelle pour le traitement de ces conditions.Les-éftets intégrés du Pamiphen (par exemple, dans les états de tension nerveuse s'accompagnant d\u2019une hyperactivité gastro-intestinale) sont le résultat de la combinaison de la Pamine* (marque du bromure de méthscopolamine), agent parasympatholytique efficace créé par Upjohn, et du phénobarbital, agent sédatif éprouvé.Le Pamiphen, préparation bien tolérée, présentée sous forme liquide, agit sur l\u2019ensemble des symptômes qui reflètent fréquemment un \u201csyndrome de I'axe émotif-viscéral.\u201d antisécrétoire, antispasmodique et sédatif Flacons de 4 onces liquides Dose moyenne pour l'adulte: 1 ou 2 cuillerées à thé trois ou quatre fois par jour Chaque 5 cm* de Pamiphen renferme: af amine (bromure de methscopolamine) UTI 1,25 mg Phénobarbital 2 210 8 mg : Alcool rare aa 20% ; Produits pharmaceutiques supérieurs depuis 1886 THE Urjoun CoMPANY OF CANADA 865 York Mills Road, Box 202, Postal Station J, Toronto 6, Ontario La *MARQUE DE FABRIQUE DÉPOSÉE LXIV Tome 83 \u2014 Nov.1954 L'Union Méd.Canada Pour votre bureau, DOCTEUR 4 © Ç SOUS-MAINS FEUILLES DE COMPTABILITÉ DOSSIERS CHEMISES FICHIERS # CLASSEURS LAROUSSE MÉDICAL UN.1-1431 STYLOS NOUVEAU NUMERO DE TELEPHONE © ) BEAUCHEMIN 4 30, RUE SAINT-GABRIEL UNE VISITE EST SOLLICITEE A NOTRE MONTREAL SALLE D'ÉCHANTILLONS L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 Pour un renversement efficace du temps de Prothrombine dangereusement prolongé Retour rapide à des niveaux sûrs Le MEPHYTON est le premier antagoniste à action rapide et infaillible dans l\u2019hypoprothrombinémie provoquée par le DicumarolP et autres anticoagu- ÉMULSION DE lants du genre.Il n\u2019a pas été signalé que le MEPHYTON provoquait des effets secondaires s\u2019il est administré tel que recommandé.L'action du M E P H Y I 0 N MEPHYTON se fait sentir en l\u2019espace de quelques minutes et l\u2019hémorragie cesse habituellement en (Marque déposée) moins de 3 heures.Le renversement du temps de (ÉMULSION DE prothrombine s'opère en moins de 4 à 12 heures.VITAMINE K; MERCK) Documentation sur demande Recherches et production { \\ MERCK & CO.LIMITED au service du public.\\} : Chimistes fabricants MONTRÉAL » TORONTO - VANCOUVER - VALLEYFIELD LXVI L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 a LA Fe \\./ CO \u2014 gg EZ] & Sa 3 Nymorce le sommeil naturel =e > \"y po: i 2 ( 1 £ Zhe \u2019 1 jje PL i! > 1 a\" 10 convulsions = : Sa spasmes 195 naupathie LOWY es abo rior Ere Ty Gent \u2014\u2014 cs ee \u201cut i TROUBLES NEURO-CARDIAQUES = é HYPERTENSION = ud J EDDE, Limitée 1154 Beaver Hall MONTREAL, Canada ADULTES ENFANTS _ aaa L'Union Méd.Canada LXVII Tome 83 \u2014 Nov.1954 cette capsule soulage le syndrome douleur = spasme en quelques Y minutes / \\ tonique viscéral.DACTIL PUR ET ASSOCIE AU GARDENAL Vous verrez, en administrant DACTIL a votre cabinet de consultation, comment il soulage le syndrome douleur = spasme du carrefour gastrointestinal et des voies biliaires \u2014 généralement en 10 à 20 minutes.action de ce nouveau produit DACTIL est un tonique \u2014 qui rétablit et maintient un tonus viscéral normal.Parfaitement bien toléré, DACTIL reste sans effet sur les sécrétions gastriques ou biliaires.deux formes + quatre fois por jour DACTIL avec gardénal, en flacons de 50 capsules.Chaque capsule contient 50 mg.de DACTIL et 16 mg.de gardénal (attention: peut engendrer l\u2019accoutumance).DACTIL (pur) en flacons de 50 capsules, contenant chacune 50 mg.de DACTIL.DACTIL, le premier des dérivés de pipéridine de Lakeside, est la seule marque déposée de N-éthyl-3-pipéridyl- diphénylacétate HCI.Il agit dans le spasme gastro-intestinal, le spasme biliaire, le spasme cardiaque, le spasme pylorique, le spasme du sphincter biliaire, la dyscinésie biliaire, la névrose et l\u2019irritabilité gastriques; il peut aussi être employé comme thérapeutique accessoire dans certains cas d\u2019hypermotilité inflammatoire.\u2018Traitement spécifique du syndrome douleur spasme du segment gastro-intestinal supérieur, DACTIL n\u2019a pas d'indications dans l\u2019ulcère gastrique.LES PIONNIERS DE LA PIPERIDINE oH N | » .24 WELLINGTON STREET, WEST, TORONTO, ONTARIO CaHs 747054 LX L'Union Méd.Canada vill Tome 83 \u2014 Nov.1954 Dans une étude clinique approfondie, entreprise par cinq médecins de renom, il a été reconnu que le Cobaden, une combinaison unique de monophosphate-5-d\u2019adénosine et de cyanocobalamine, \u201cavait donné de bons résultats dans le soulagement de la douleur, le rétablissement des mouvements et pour diminuer l\u2019enflure et la sensibilité chez 66 des 70 patients traités pour de l\u2019ostéoarthri- te, de la douleur polyarticulaire, de la polyarthrite, la ténosite (bursite), l\u2019inflammation des fascia musculaires, la ténosynovite, la névrite périphérique (sciatique) et la névrite diabétique\u201d.1 1.De Lucia and Strosberg: Med.Times 82: 1, p.47, 1954.Chaque cc.de COBADEN contient: Acide monophosphate-5-d\u2019adénosine 25 mg.Cyanocobalamine 60 mcg.Alcool benzylique -oocecoocemeoaaeae 1.5% Eau pour injections q.s.THE WILBY COMPANY 1242, Avenue du Collège McGill Montréal 2, Qué.PHARMACEUTICAL CO., INC.333 COLUMBIA STREET, RENSSELAER, NEW YORK L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 LXIX quel que soit le point de vue.B-D| les AIGUILLES vous assurent le summum d'uniformité - d\u2019acuité - de sécurité Fabriquées d'acier hyperchrome inoxydable, les AIGUILLES B-D sont: a l\u2019epreuve de la rouille de part en part assez rigides pour pouvoir facilement pénétrer dans les tissus assez flexibles pour pouvoir se plier sans casser assez dures pour garder leur pointe effilée assez résistantes pour servir longtemps BECTON, DICKINSON AND COMPANY RUTHERFORD, N.J.B-D B-D EST LA MARQUE DEPOSEE PAR BECTON, DICKINSON AND COMPANY L'Union Méd.Canal LXX Tome 83 \u2014 Nov.1054 HYPERAGIDITÉ CONSTIPATION Depuis plus de 75 ans, le Lait de Magnésie Phillips\u2019 est accepté d\u2019une façon générale par le corps médical.comme agent thérapeutique standard pour soulager la constipation et l\u2019hyperacidité de l\u2019estomac.Comme laxatif \u2014Le Lait de Magnésie Phillips\u2019, quoique très efficace, est doux et sans danger pour les adultes et les enfants.Comme antiacide \u2014 Le Lait de Magnésie Phillips\u2019 soulage rapidement et efficacement.Ne contient pas de carbonates; pour cette raison, il n\u2019occasionne pas de malaises dus à la flatulence.Laxatif: 2 à 4 cuillerées à soupe | DOSE: ; Antiacide: 1 à 4 cuillerées à thé, ou I 1 à 4 tablettes LAIT DE MAGNÉSIE PHILLIPS\u2019 Préparé exclusivement par STERLING DRUG MFG LTD., 1019 Elliott Street West, Windsor, Ont. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 Mais ce n\u2019est qu'un début pour LXXI Il y a déjà plus de trente ans que SANBORN étudie, perfectionne et fabrique des instruments vérificateurs de métabolisme basal ainsi que des cardiographes.La COMPAGNIE SANBORN fabriqua les premiers instruments commerciaux de métabolisme en Amérique; elle produisit la Cardiette, premier électro-cardiographe au monde qui fût vraiement portatif.Plus de 17,000 propriétaires d\u2019appareils SANBORN, répandus dans tous les pays du monde, ont approuvé nos produits, et grâce à leur appui constant, nous avons pû manufacturer des appareils supérieurs de plus en plus perfectionnés.; Mais ce n\u2019est là qu'un début! 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LXXII L'Union Méd.Canada Tome 83 Nov.1954 Tg Bl he Teal pire of CE 4j}: 60 misutes Gprès injgatjon d PEER ry a LAC YAR Pr) yst nf av [OR re de la vésicule biliaire.nouveau - # un instrument t_important pour A diagnos angiocholécystographique Vi VU holografi ne méthode intrave YA ectivation radiograp rbre biliaire.Le con te radi aphique est excellent d VR élevée dé c A agit Pol To 1) nts chez le cholécystectomisé Cholécystopa e, (Sel: 4 [IER vésicule et de J' biliaire log iques rompt diagnostic bali be Val! TTR OTN) OR rption TAT: | HiT detect] te uŸé le # une sup ation 2:00 ui el cing reuve uscep SQUIBB HT) 3 R: Squibb Sons of arr La.Cle ER eet ee eee. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 LXXIII Uniformément A / POUR NOURRISSONS - ENFANTS ADULTES ET VIEILLARDS NE CONTIENT AUCUN ANTIBIOTIQUE a N'affecte pas LA TENSION ARTÉRIELLE | LA RESPIRATION LE SYSTÈME NERVEUX CENTRAL Parfaitement Sur! dans les cas de 2 DIABETE\u2014 AFFECTIONS CARDIAQUES | GROSSESSE_THYROIDISME ET HYPERTENSION Témoignages de sources autorisées envoyés surdema nds, ENTIEREMENT EXEMPT D\u2019EFFETS SECONDAIRES - aucun effet cumulatif .aucun problème | de surdose .non-toxique.es ÿ A - - .Biblio h RHINALGAN Pour plus de Sarete! 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Acute Infectious Diseases, 1949.0.28%, dans une solution aqueuse isotonique renfermant 0.02% de Saccharinate de Lauryla- mine.pH 6.4 + 0.1.Stable.Ne se détériore pas, ne change pas de couleur.Aucun goût sucré.LE NOUVEL 0-T0S-MO-SAN est un spécifique dans les infec- AURALGAN\u2014Aprés 40 ans DEMEURE tions suppurées de l\u2019oreille (aiguës ou chroniques).l\u2019auralgésique et décongestif de choix.RECTALGAN \u2014 Liquide \u2026 Pour le soulagement symptomatique des: hémorroides, prurit, sutures périnéales.DOHOW CHEMICAL COMPANY, LTD., Montreal - New York La a .3 x 2 .EF (8 TIT Un indice qui ne trompe jamais.° .quel que soit l\u2019angle sous lequel est prise me TS la photo.Ne peut être confondu avec les os, Sa ou des taches, sur la plaque radiographique.ar 2 es je se se 4 3 \u201c + a . Union Méd.Canada d'ome 83 \u2014 Nov.1954 LXXV Discussion moderne sur l\u2019ulcère .TRIMUCOLAN Dr LEBLANC: \u201cIl a des récidives les unes après les autres.\u201d Dr LEBRUN: \u201cAs-tu essayé quelque chose de nouveau?\u201d Dr LEBLANC: \u201cBien.javais pensé au Trimucolan.\u201d Avec le traitement usuel: 429% de récidives Des études s\u2019étendant sur une période de 50 ans ont prouvé qu\u2019il s\u2019était produit 42% de récidives chez des malades atteints d\u2019ulcères peptiques qu\u2019on avait pu suivre pendant deux ans après les avoir traités de la façon conventionnelle.\u201cLes chiffres qui comprennent 64 rapports et 1352 cas, accusent un taux de récidives atteignant 42% au cours des deux années qui suivent le traitement.\u201d 1 Avec le traitement mucine-antiacide: 18% de récidives Hardt et Steigmann se sont servis de muci- ne-antiacide pour traiter 125 malades.Ils n\u2019ont trouvé que 18% de récidives après les avoir suivis pendant 2 ans?1.Au moins 60% moins de risques de crise 2, Soulagement rapide Il vaut mieux employer 3.Effet anti-acide prolongé TRIMUCOLAN 4.Couche protectrice plus MUCINE efficace qu\u2019avec un + Hydroxide d\u2019aluminium actif anti-acide seul ; + Trisilicate de magnésium 5.Cicatrisation rapide En flacons de 100 comprimés Csi rer Stems af CANADA LÉ 443 OUEST, RUE SANDWICH.WEST WINDSOR.ONT Trimucolan, nom déposé aux E.-U.et au Canada 1.Bralow, S.P., Spellberg, M., Kroll, H., et Necheles, H.: Am.Jour.Digest.Dis., 17:119, avril 1950.2.Hardt, L.L., et Steigmann, Frederick: Am.Jour.Digest.Dis.17:195, juin 1950. LXXVI L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 _ \u2014 CG hee) È bo EEE PE = = = ALT | ASPIRIN ER i 12 | 1 oly base ts math males Full | I ta a = = Dose quot enne, com, OMDimet.avec de {evn i 2 \u2014 ur AT Lp, Windagr, Ont.l ES = \u2014\u2014 ES == == _\u2014 Rien de ce que vous prescrivez n'est fait plus soigneusement que {Aspirin NC Ru Aspirin\u2019 est, au Canada, la marque déposée de The Bayer Company Limited ; L'Union Méd.Canada LXXVII Tome 83 \u2014 Nov.1954 ACTIVITÉ ASSURÉE dans le nouveau 85 (POUDRE POLYVITAMINEE) POUR ENFANTS.L'activité des vitamines dans Pédiavite est assurée parce que ces vitamines sont dispersées dans une base sèche avec dextrose.De plus, les Vitamines À et D ont subi un procédé spécial de stabilisation.Pédiavite est une préparation de vitamines, agréable au goût, qui se dissout rapidement dans la formule des enfants, dans un verre de lait ou de jus d\u2019orange, ou répandue sur des céréales ou autres aliments.Contient par c.à thé rase: Vitamine A.eee eee ane re near re anna ae 5000 U.I.Vitamine D.21 aa rare rare caen ra na 1000 U.l.Mononitrate de Thiamine .1.2 mo.Riboflavine.Di bérra ra eee ree era eanra ne 2.0 mo.Niacinamide 11 eee are eeerr area r aan ne 7.5 mg Vitamine Ba2.eee ea eee \u2026 3.0 mco.Acide Ascorbique.11 ee 60.0 mo.Dextrose.AR 2.7 Gm.Dose suggérée: Une c.à thé rase par jour.Présentation: Bocal de 3 oz.(traitement pour 30 jours) Ecrivez pour échantillon à: 525 Logan Ave., Toronto Disponible par B .dans toutes pharmacies § < , = S hutileworth united PRODUITS PHARMACEUTIQUES TORONTO CANADA L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 LXXVIII SCENE.MEDICALE .LEÇON D\u2019ANATOMIE \u201c.vous comprenez, doc, un char c\u2019est exactement comme le corps hu- | main: le moteur, c\u2019est le cœur! Si vous faites travailler vof cœur trop | fort, il ne veut plus marcher.pas vrai ?.Ben, c\u2019est la même chose pour votre moteur, ça fait que.\u201d I] est probable que vous avez votre part des désagréments auxquels vous ne pouvez vous soustraire.Comme, par exemple, les gens qui veulent une consultation gratuite, les médecins amateurs ou les personnes qui \u2018parlent la même langue que vous\u201d, tel le mécanicien représenté ci-haut.Il existe cependant d'autres désagréments que vous n'êtes pas obligé d'endurer comme, par exemple, les irritations et les gerçures provoquées par les lavages et les brossages fréquents auxquels vous soumettez vos mains à l'hôpital.Car il est si facile de conserver vos mains douces et saines en vous servant de Noxzema.Il est merveilleusement adoucissant \u2014 il procure une délicieuse sensation de fraicheur et aide à guérir les minuscules fissures.De plus, Noxzema ne graisse ni ne salit les mains.Voulez-vous un autre bon tuyau ?.Après une journée de travail, lorsque vos pieds sont échauffés et fatigués, friction- nez-les avec un peu de Noxzema.Vous constaterez combien il rafraichit et quel bien-être vous en éprouvez par la suite ! Renseignements La formule de la Crème Noxzema ordinaire pour la peau est une modernisation de l'ancienne huile Carron ; on y a ajouté du Camphre, du menthol, de l'essence de girofle et moins de 14% de phénol; l'excipient est une émulsion solidifiée non grasse \u2014 son pH est presque neutre, soit environ 7.4 \u2014 Lorsque, dans les cas d'irritations ou de brûlures, vous désirez un anti- pyrotique, un antipsorique ou les deux à la fois, vous pouvez en toute confiance prescrire Noxzema, la pommade médicamentée et non grasse. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 LXXIX Gastrite ulcéreuse IL guérie avec E NE \"eR Fig.6.Cas 103 après Un traitement de 4 mois au PRANTAL.* Heineken, T.S.: Rev.Gastro- enterol.20: 829, 1953.; PR ANTAL .soulage la douleur - ous | aide la guérison - provoque \u201cmoins de ile.réactions secondaires\u201d - Posologie sous plusieurs formes PRANTAL Méthylsulfate, marque de méthylsulfate de diphenméthanil.= sl Ts HM LXXX L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 RÉGULATEUR DU TONUS VAGO-SYMPATHIQUE DESANXYL COMPRIMES KERATINISES Ee FORMULE: hypophyse fraiche - chlorhy- belladone stabilisée, extrait drate d\u2019éphédrine, phénobar- d\u2019euphorbe, crataegus, scille.bital.INDICATIONS: états anxieux, dyspnées asthmatifor- Tempéraments émotifs, instables ou mes, asthme, emphyséme.Spasmes anxieux, insomnies d\u2019origine neuro- gastriques et intestinaux.végétative, vertiges, migraines, affections allergiques.Contre-indiqué dans l\u2019hypertension élevée, l\u2019albumine, les affections organiques cardiaques et le diabète.Docteur, En prescrivant le DESANXYL, spécifiez \u201cEDDE\u201d Flacons de 30, 100, 500 J.EDDÉ, LIMITÉE, 1154, Beaver Hall, Montréal \u2014 Tél.: UN.6-1806 Maison fondée en 1918 =e - L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 ct SHARP DOHME vif, SHARP & DOHME (CANADA) LTD.0 Toronto Ontario PHOTOGRAPHIE PAR PAUL RADKAI \u201cTous les enfants ont promptement manifeste une amelioration clinique.\u201d COMPRIMES DE REMANDEN PENICILLINE AVEC PROBENECIDE\u2014LA NOUVELLE PÉNICILLINE ORALE D'ACTION PLUS PROLONGÉE ACTIONS ET EMPLOIS: Le REMANDEN est un produit pénicillinique oral d\u2019action plus prolongée, donnant des niveaux plasmatiques se comparant favorablement à ceux obtenus par l\u2019injection de pénicilline procaïnique.Les niveaux plasmatiques de pénicilline chez un groupe de 20 enfants traités par le REMANDEN étaient supérieurs à 0.03 U.l.par mil- litre trois heures après l\u2019administration \u2014 la moyenne était dix fois plus élevée que le niveau inhibiteur minimum pour le streptocoque hémolytique bêta trouvé dans la fièvre scarlatine.\u2018 DEUX FORCES: 100,000 ou 250,000 U.I.de pénicilline G cristallisée et 0.25 gramme de probénécide (Béné- mide) par comprimé.Adultes \u20144 comprimés au début, ensuite 2 toutes les 6 ou 8 heures.Enfants\u2014 Calculer sur une base de 0.025 mg.de probénécide Bénémide par kilo (2.2 Ibs.) corporelle\u2014 ordinairement 2 à 4 comprimés par jour.PRESENTATION: En fioles de 12 et flacons de 100.REFERENCE: 1.J.Pediat.42:292 (mars) 1953. LXXXII L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 Ampoules Buvables PROPYLOSE-B (non-injectables) MÉDICATION HÉMATOPOÏÉTIQUE, ANTI-ANÉMIQUE FORMULE : Extrait de foie protéolysé, Extraits de rate et de moelle osseuse, Vitamines B1», B1, B», Acides Aminés.INDICATIONS : Traitement préventif et correctif des déficiences nutritives et des anémies secondaires.POSOLOGIE : Une ou deux ampoules par jour, avec un peu d\u2019eau, de vin ou de jus d'orange, avant les repas.v Echantillon médical sur demande.v LABORATOIRES DESAUTELS LIMITÉE 200 ouest, rue Craig, - - Montréal L'Union Méd.Canada LXXXIII Tome 83 \u2014 Nov.1954 Emplâtre médicamenteux à action décongestive et analgésique.1OTIZI Soulage la douleur et réduit la congestion dans les: « .AFFECTIONS DES VOIES RESPIRATOIRES .+ + » INFLAMMATIONS NEURO-MUSCULAIRES « « + + ARTHRALGIES Une application est efficace durant 8 à 12 heures.HOBART LABORATORIES, Inc.900 N.Franklin St.Chicago 10, U.S.A.Distributeurs pour le Canada: ANGLO - FRENCH DRUG CIE LTEE 209 EST, RUE SAINTE-CATHERINE, MONTREAL 18, QUE. L'Union Méd.Canada , Tome 83 \u2014 Nov.1954 L'électrocardiographie General Electric vous offre 3 exclusivités \u2018avant garde LXXXIV oO Commutateur SRE nouveau genre, choix d\u2019enregistrements plus simples et plus rapides.Sans déplacer les électrodes, vous pouvez enregistrer jusqu\u2019à 30 dérivations, y compris six dérivations thoraciques.Une fois les électrodes en contact sur le patient, vous pouvez enregistrer les dérivations 1, 2, 3, aVR, aVL, aVF et, de plus, les points thoraciques de 1 à 6 à V, CR, CL et CF en maniant simplement le bouton de sélection.@ Un nouvel entraînement du papier permet un chargement plus facile, une précision plus grande.© Un meuble nouveau, concu pour une manipu- En utilisant une bobine d\u2019un genre nouveau et un moteur synchrome, General Electric offre une vitesse uniforme d\u2019entraînement pour les mesures exactes des durées de conduction.Le chargement est simple \u2014 aucune pièce amovible.Vous cuvrez la petite porte.vous glissez la bobine de papier sur son axe.vous engagez l\u2019amorce dans le couloir.et vous fermez le tout d\u2019un seul mouvement.Cela ne prend que quelques secondes.lation facile et plus de sécurité.Il est portatif.Les couvercles en deux sections s\u2019ouvrent au toucher du doigt.Les manettes en retrait sont d\u2019accès immédiat.La poignée, fixée à la boîte principale.ne demande pas d\u2019effort du couvercle.Pour plus amples renseignements au sujet du Cardioscribe DW%B.adressez-vous au bureau le plus rapproché de General Electric X Ray Corporation.Ltd.\u2026 Montréal, Toronto, Vancouver, Winnipeg.Notre produit le plus important: le progrès.GENERAL \u20ac ELECTRIC L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 LXXXV nt et chimi standardisé biologiqueme © assure une chute graduelle de la pression artérielle e a une toxicité très faible e donne un léger effet sédatif e retarde le développement de la tolérance au remède ms L'AYPERTENSION : > Alcaloïdes de Rauwolfia Serpentina 0.375 Alcaloides de Rauwolfia Serpentina 0.75 com rimés d f Nn mgs.(C.S.Rose) No 844 mgs.(C.S.Vert) No 849 p Chaque comprimé contient approximative- Chaque comprimé contient approximativement 50 mgs.de Racine en Poudre.ment 100 mgs.de Racine en Poudre.(enrobés de sucre) J ; Pour un soulagement prompt et continu dans l\u2019hypertension essentielle.La Rauwolfia Serpentina combinée avec des agents hypotensifs plus puissants, > 1 produit une potentiation synergétique plutét qu\u2019une sommation simple.comprimes Id U 1d Chaque comprimé contient: Hexanitrate de Mannitol .Co 30 mgs Veratrum Viride .LL LL LL LL LL LL 100 mgs Couleur Orange No 842 (encote) * Rutine ee EE 20 mgs Alcaloides de Rauwolfia Serpentina \u2026 ; 1.0.75 mg.(contient approximativement 50 mgs de Racine en Poudre) .> Chaque comprimé contient: Alcaloides de Rauwolfia Serpentina .21120240 0.75 mg.comprimes (contient approximativement 50 mes de Racine en Poudre) Dilin (Theophylline Dihydroxypropyl) LL LL LL LL LL 100 mgs.Couleur Crise No 843 (encote) * Rutine .LL LL LL La .20 msgs DILIN § (chimiquement Theophylline Dihydroxypropyl) est un dérivé soluble neutre de theophylline possédant les propriétés thérapeutiques de l\u2019amino- phylline mais environ 1/5 aussi toxique que l\u2019ethylenediamine theophylline tel qu\u2019expérimenté chez les souris.Les propriétés thérapeutiques essentielles désirées dans le traitement de l\u2019hypertension et la défaillance cardiaque possédées par la theo- phylline dihydroxypropyl sont: a) Diurétique \u2014 réduction de l\u2019excès d\u2019œdème.b) Dilatation des vaisseaux coronaires et autres vaisseaux de la circulation.¢) Augmentation de tonus du muscle cardiaque \u2014 en stimulant la force de battement du cœur.Tout le système circulatoire est alors amélioré.d) Asthme cardiaque \u2014 la Dilin a démontré sa valeur clinique dans le traitement de l\u2018asthme cardiaque par son action directe sur le muscle bronchique.Encote est le nom de commerce de la Rutine \u2014 protection contre la fragilité capillaire.robe entérique Barlow-Maney manufacturée sous licence de l\u2019Université + DILIN \u2014 Licence obtenue de la Fondation des Recherches de d\u2019lowa.\u2018Université d\u2019lowa.Echantillons et littérature sur demande.5 LABORATOIRES BARLOW-MANEY Hamilton, Ont.\u2014 CEDAR RAPIDS, lowa \u2014 Montréal, P.Q.\u201cAu Service de la Profession Médicale et Pharmaceutique depuis 1911\u201d L'Union Méd.Canada LXXXVI Tome 83 \u2014 Nov.1954 RRR .BOSON RE A KR ORI CE Ba es R.Zt.eer Ca mmecécerer Alec VAN de end Lesenre Eta ine LA Afro 4 PA y | | À \u201d | I oe?VA US a LA GRANDE MAR | | : 2 7 ; x | COGNAC Mise en bouteilles a a COGNAC France DEPUIS PRÈS D'UN DEMI-SIÈCLE Toujours le même but: RÉDUIRE LE TAUX DE LA MORTALITE INFANTILE Par la Qualité de nos Produits L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 LXXXVII Une façon pratique d'aider les patients à éviter la caféine du thé et du café Lorsque vous recommandez à vos patients d\u2019abandonner l\u2019usage du thé et du café, ceux-ci trouveront beaucoup plus facile de mettre vos conseils en pratique si vous leur suggérez d\u2019adopter POSTUM.Depuis quarante ans, les médecins conseillent à leurs patients \u201cnerveux\u201d, et à ceux qui ont de la difficulté à s\u2019endormir, de boire POSTUM.Les patients savent que POSTUM est un breuvage délicieux et réconfortant, qui ne contient ni caféine ni autre stupéfiant susceptible de trop stimuler le système nerveux.Excellent pour les enfants et les convalescents.Si vous nous envoyez le coupon ci-dessous, nous nous ferons un plaisir POSTUR UN PRODUIT DE GENERAL FOODS P-533 F de vous expédier, gratuitement, une provision de POSTUM à l\u2019intention de vos patients qui essaient de se défaire de l\u2019habitude du thé et du café.* * *® Bien que nombre de gens puissent consommer du thé et du café sans en ressentir de mauvais effets, chez d\u2019autres, par contre, l'absorption de même une ou deux tasses de ces breuvages peut provoquer des troubles digestifs, de l\u2019hypertension et de l\u2019insomnie.Voyez l\u2019article intitulé: \u201cCaffein and Peptic Ulcer\u201d, par les Drs J.A.Roth, A.C.Ivy et A.J.Atkinson, publié dans l\u2019A.M.A.Journal, le 25 novembre 1944.Veuillez remplir cette formule pour obtenir \u2014 CRATUITEMENT \u2014 du Postum pour vos patients! A Am Am Su an An mn Mn a an En en An EL A a AR AD An an an an an an Am Am.Am.AD.Am An an an an am am am am OW WES WS WS OW OW WP WP OWS OW WS Wr WP WP WP Wr WP Wr WP We We Wr WwW WW WW WW WW Ww Ww ww POSTUM, General Foods Limited, Cobourg, Ont.Veuillez m\u2019envoyer, sans frais ni obligation de ma part, votre Colis Professionnel de 12 paquets-échan- tillons de POSTUM.Ville Cette offre expire le 31 décembre 1054.Valable pour le Canada seulement.- wr Ww Ww w= ww ww - ww -_- y Cette simple épreuve montre comment NE EPONGES Grrity LISCO MARQUE DÉPOSÉE meilleures .et deux fois plus efficaces! 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LISCO sont importantes : GRANDE CAPILLARITÉ\u2014S\u2019imprègne facilement et débarrasse la plaie de tout écoulement pour la laisser sèche et saine.« GRANDE CAPACITE D\u2019ABSORPTION\u2014Ab- sorbe davantage.UNE éponge Lisco absorbe autant que DEUX éponges de gaze.Beaucoup plus économique.e SÛRETÉ\u2014 Trois plis de gaze empêchent les fibres du coton de sortir du tampon.e DOUCEUR\u2014 Les bords fermés assurent plus de confort.UN PRODUIT EXCLUSIF DE BAUER & BLACK DIVISION DE THE KENDALL COMPANY (CANADA) LIMITED TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories (Selsun) \u2014 (Blutène) Ames Company of Canada Limited (Clinitest) ._.___.XXII Anglo-French Drug Cie Limitée (Klev) Associated Chemical Co.of Canada Ltd.(Softie) Ayerst, McKenna & Harrison Limitée (Premarine- Béminal) eae XXI - XXII Banque Canadienne Nationale _._.__._._._.11_.XVIII Barnes Company.Limited, A.C.(Argyrol) __._____._._____ XLI Bauer and Black (Fponges Lisco \u201cCurity\u2019) _._.LXXXVIII Bayer Company Limited, The (Aspirin) _._.____ LXXVI Becton, Dickinson & Company (Aiguilles B-D) ._\u2026.LXIX Bell-Craig Limited (Alucote) oo.XC Bristol (Polycycline) XXXI - XXXII British Drug Houses (Pholdine) _._\u2026._.____.1.111 0000000 XIX Burroughs Wellcome & Company (Marzine) .__._.____.XXTX Camus (Cognac) ei.LXXXVI Canada Drug Company (Betagen) \u2014 (Bicalgen D) \u2014 (Tri-sulfa) \u2014 (Somenal) oo.XXVIII Canada Drug Company (Paveral) ._._._._._.11111L2 LXXXIX Canadian Kodak Company Limited (Projecteurs) ._._.LX Ciba Limitée (Priscoline) coco LI Dohow Chemical Company Limited (Rhinalgan) .__._._ LXXIII Eddé, J.Limitée (Désanxyl) ooo LXXX Eddé, J.Limitée (Neurinase \u2014 Alepsal \u2014 Génévral) LXVI Frosst, Charles E.& Company (Beforte \u2014 Kondremul \u2014 Theolamine \u2014 Danilone) ____.______.LVI - LVII - LVIII - LIX Frosst, Charles E.& Company (Dulsana \u2014 Ostoco \u2014 Ostogen \u2014 Prohema) ._.11.1.11L21000 VII - VIII - IX - X Frosst, Charles E.& Company (Sedalka) .____.___.111111 IV Geigy Pharmaceuticals (Butazolidine) oo.XI General Electric X-Ray Corporaiion Limited (Electrocardiographie) _.11110100100000 LL LXXXIV General Foods Limited (Postum instantané) .____\u2026.LXXXVII Herdt & Charton, Inc.(Camirol) __ ec Lnn L Herdt & Charton, Inc.(Unitensen) ._._.______________.XLI1 - XLII Herdt & Charton, Inc.(Cardalin) i.LII Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) _._.__._._._.il Herdt & Charton, Inc.(Agrippol) ._.11111111001100000 LIV Hoffmann - La Roche Limitée (Ilidar) _.__.1111111100 XVII Hobart Laboratories, Inc.(Numotizine) _.__.__.LXXXIII Horner Limited, Frank W.(Infantol) _ XL Johnson & Johnson Limited (Ray-Tec) .111111000 LXXIV Joubert Limitée, Jj.J.(Produits) ._.111111111000 LXXXVI Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Cholibile) ___.__ _________.XLIV Laboratoires Barlow-Maney (Rauwolfia) __._.__ _._ _.LXXXV Laboratoire Desbergers Limitée (Dynamycine \u2014 Strepto- Dynamycine \u2014 Sulpha-Dynamycine) .__.111111000 Quatrième page de la couverture des toux Coqueluchoides.\u2014 reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la COQUELUCHE - - est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et Ne cause ni tolérance ni complications.Littérature sur demande.Pages Laboratoires Desautels Limitée (Propylose-B) ._.__\u2026.LXXXII Laboratoires Jean Oiive (Vasovérine) 107 XIV Laboratoires Jean Olive (Tussolyse Codéinose) _.XVI Laboratcires Jean Olive ( Argédrine) \u2014 (Passitonyl)._.__\u2026.XX Laboratoires Jean Olive (Neuro-Soléne) \u2014 (Normo- Gastryl) ._.___.120ec nes LL LL LL XXIV Laboratoires Jean Olive (Hépax) \u2014 (Revitalose) .XXXVI Lakeside Laboratories (Canada) Limited (Dact1) ___._.LXVII Lederle Laboratories (Achromycine) _.__________ XLVIII - XLIX Lederle Laboratories (Perihemine) ___._._._._ 1102 I Lederle Laboratories (Gévrine) ___._._.1101011100 LIN Librairie Beauchemin Limitée ___.___._ ____ 1111110 LXIV (Poly-Vi-Sol) ._.111111002 Troisième page de la couverture Merck & Company Limited (Mephyton) .1 LXV Merck & Company Limited (Hydro-Cortone) 1 XV Merrell (Mercodol) .__.111111111111 1 0 XXV Millet, Roux & Cie (Néo-Spasmyl) 111111 111 Noxzema (Créme) __._______ LXXVIII Pan Pharmacals Limited, The (Berex \u2014 Succinate- Salicylate) _.1111101111 1000000 ee.XXXV Pfizer Canada Limited (Terramycine) _ ____._.________ __ XXVII Poulenc Limitée (Dycholium) Deuxième page de la couverture Rand Pharmaceutical Co.Inc.(Cobaden) .LXVII Rougier Freres (Lipotrope) .____.LL LL 00 V Rougier Freres (Enzamine) _._ Premiére page de la couverture Sandoz Pharmaceuticals (Plexonal) 1.111100 XXVI Schering Corp.Limited (Cortomyd) _.__._ 111111111110 LX Schering Corp.Limited (Prantal) _.____ LXXIX Searle & Company, G.D.(Metamucil) __._ XXXII Sharp & Dohme (Canada) Limited (Remanden) .LXXXI Shuit'eworth Chemical Company Limited, The E.B.(Pediavite) __.1111110000000 LL LL LL LL LL LXXVII Smith, K'ine & French Inter-American Corp.(Dexedrine) XIII Squibb & Sons of Canada Limited (Cholographin) __.LXXII Standard Pharmaceutical Co.Inc.(Valerinate-Dispert) .___ LI Sterling Drug Mig.Limited (Lait de magnésie Phillips\u2019) LXX Upjohn Company of Canada, The (Pamiphen) .__.____.LXIII U.S.Vitamin Corporation (C.V.P.) ___ XXXIX Vinant Limitée (Valerianate Pierlot) \u2014 (Lipiodol) __.___-.XXX Vinant Limitée (Baume Midalgan)._._.__.11111000 XXXIV Warner-Chilcott Laboratories (Peritrate) ._ _._.__111111000 LV Warner-Chilcott Laboratories (Anusol) ._._._.1 1111111000 LXI Winthrep Stearns of Canada Limited (Trimucolan) _.__.__.LXXV Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (B-Plex) _._ XXXVII X-ray and Radium Ind.Limited (Sanborn) __.__ ____._.LXXI XC L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Nov.1954 ALUCOTE DANS LE TRAITEMENT DE L\u2019ULCÈRE\u2026 ALUCOTE PERMET DE TRAITER L\u2019ULCÈRE AVEC LA SILICONE (Polydimethylsiloxane).@ ALUCOTE applique le principe de l'usage de la SILICONE en dermatologie, en l\u2019associant à l\u2019hydrate d\u2019alumine pour protéger la niche ulcéreuse, favorisant ainsi la cicatrisation.@ ALUCOTE est libre de tout effet toxique \u2014 absolument inerte \u2014 non absorbable ou digestible, et n'intervient pas dans l\u2019absorption des métabolites essentiels.@ Des applications cliniques à 116 patients, à Montréal et Toronto, ont rapporté des résultats de cicatrisation très satisfaisants dans tous les cas.ALUCOTE a été même efficace dans ces cas particulièrement difficiles où les traitements habituels n'avaient antérieurement produit aucun soulagement.FAITES L\u2019ESSAI D\u2019ALUCOTE DANS VOTRE PLUS DIFFICILE CAS D\u2019ULCÈRE.Échantillons et documentation sur demande.BE LL-CRAIG: EE az IN > CAN AO RL nd 0.6 c.c.de Poly-Vi-Sol contiennent : Vitamine A 5000 U.I.Vitamine D 1000 U.I.Acide ascorbique 50 mg.Thiamine | mg.Riboflavine 0.8 mg.Niacinamide 6 mg.Si vous désirez un supplément contenant sim- lement des vitamines A, D et C, spécifiez ri-Vi-Sol, également supérieur au point de vue de commodité et stabilité.Facilement accepté par le patient.Saveur supérieure Plait au goût.Pas d'arrière-goût désagréable.Facilement accepté.e Te , r e Miscibilité supérieure Se disperse facilement dans la formule, ou dans du jus de fruit ou de l'eau.Se mélange bien aux céréales.ou aux purées de fruits., r .Commodite superieure Léger, clair, ne éolle pos \u2026.peut être mesuré avec précision et administré facilement.u ., , .Stabilite superieure Pas besoin de réfrigération.Peut étre placé sons risques dans l'autoclave avec lo formule.POLY-VI-SOL MEAD JOHNSON & CO.OF CANADA, LTD.Toronto et Belleville, Ontario.=n (CIA SNS 77 =9 2 RY = E ( NT LE ps A cz STREPTO-DYNAMYCINE ( res N oA te & : 27 SULFA-DYNAMYCINE MALADIES INFECTIEUSES.À \u2014_\u2014 wri (¢ "]
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