L'union médicale du Canada, 1 novembre 1953, Novembre
[" Tome 82 \u2014 Numéro ll MONTRÉAL, NOVEMBRE 1953 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union Médicale du Canada Revue mensuelle fondée a Montréal en 1872 ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT : 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal.LIPOTROPE MAINTENANT AVEC VITAMINE Bu (1 mcg.par comprimé) la formule lipotropique la plus compléte, la plus concentrée et aussi la plus économique se prescrit en gériatrie sous le nom de LIPOTROPE GERIATRIQUE Goût très agréable \u2014 Flacons de 12 onces Dose moyenne: 3 à 4 cuillerées à dessert par jour au début ou à la fin des repas, pur ou dans un breuvage.350, rue Le Moyne, MONTREAL 1 est le cholérétique préféré des médecins INDICATIONS: ictère hépatique \u2014 engorgement du foie \u2014 cholécystite \u2014 angiocholite \u2014 insuffisance biliaire \u2014 radiographie de la vésicule biliaire COMPRIMÉS: dosés à O Gm.30 (5 grains) d'acide déhydrocholique pur, cristallisé.Tubes de 20 et flacons de 100, 500 et 1,000 AMPOULES: de 5 c.c.de déhydrocholate de soude à 209%, soit 1 gramme par ampoule: pour injection intraveineuse.-Boites de 6 et de 100 ampoules le DYCHOLIUM augmente nettement le débit biliaire littérature et échantillons sur demande Poulenc Luxitée | MONTRÉAL BULLETIN VARIATIONS SUR UN THÈME ANCIEN Le médecin, qui consacre ses quelques heures de détente à la lecture des revues professionnelles et aux compte-rendus des congrès, ne peut pas ne pas être frappé par la similitude des grands thèmes touchés par les uns et par les autres.Coïncidence également que l'opinion quasi unanime sur certains points, qu\u2019elle soit émise par une autorité européenne ou par une compétence d'Amérique.On se penche partout sur les mêmes problèmes et quels que soient les angles sous lesquels on les envisage, on arrive toujours aux mêmes conclusions.Parmi les questions à l\u2019ordre du jour ainsi traitées aux quatre coins du monde, il y a la formation du médecin.On diffère, peut- être en certains milieux sur le mode d\u2019acquisition de la science nécessaire, sur la manière de parfaire l\u2019habileté technique et sur les moyens à fournir pour procurer l\u2019une et l\u2019autre, mais il n'y a aucune voix dissidente quand il s\u2019agit de la formation morale.Tous s\u2019accordent à dire qu\u2019elle doit être commencée avant même l\u2019entrée à l'Université, car sans elle la base scientifique, aussi parfaite qu\u2019elle puisse être, n\u2019est rien.Le docteur Fred W.Rankin n\u2019hésite pas à dire dans le discours présidentiel qu\u2019il a prononcé dernièrement au congrès de Chicago de l'American College of Surgeons que s\u2019il «est essentiel de déterminer la capacité intellectuelle et les connaissances du futur élève avant de lui permettre de commencer ses études de médecine, il n\u2019en faut pas moins faire de meilleurs efforts que ceux auxquels on est accoutumé actuellement pour déterminer ses qualités de cœur et d'esprit » ; la recherche ne doit pas s\u2019arrêter là, au seuil de la Faculté.il faut selon les paroles du docteur Rankin que « durant toutes les années d\u2019étude, les professeurs insistent sur le facteur moral ».Cette vue philosophique de la médecine peut paraître étonnante aux yeux de certains, mais elle n\u2019est pas moins très juste.Puisque de tous les milieux on réclame la primauté du spirituel, c\u2019est que le matérialisme ne mène qu\u2019à un refus total des devoirs aue chaque individu doit remplir dans une société bien organisée.Profession parmi les plus anciennes, la médecine en est une des plus nobles, car dès l\u2019orivine elle s\u2019est anpuyée sur le droit naturel et la loi morale en posant le principe du respect des droits d'autrui et celui de sa fidélité aux devoirs correspondants.\u2018 1198 BULLETIN Tome 82 -\u2014 Nov.1958 Hier encore, invité d'honneur au congrès du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, l\u2019hon.Vincent Massey, gouverneur général du Canada, reprenait la même thèse et insistait tout particulièrement sur l\u2019honnêteté du médecin en parlant des qualités qui sont nécessaires à celui-ci.La profession doit exiger de chacun de ses membres l'intégrité, car la pratique médicale, pour être efficace, doit s'appuyer sur le respect mutuel du malade et de son médecin et sur la confiance du patient en celui qui le traite.Ainsi que le docteur Rankin, l\u2019hon.Massey convient que le médecin excellent est «celui qui joint à une grande science, à l\u2019habileté, à l'expérience un ensemble de bonne volonté et d\u2019intégrité, ainsi qu\u2019une connaissance et une compréhension sympathiques des besoins et des devoirs d\u2019autrui.Le médecin n\u2019est pas seulement un meilleur homme, mais il est infiniment meilleur médecin, s\u2019il possède en totalité les qualités d\u2019humanisme » que depuis toujours on a exigé des disciples d\u2019Esculape.On mène ailleurs, sur d\u2019autres tribunes, la lutte serrée aux irréguliers de la médecine; on a porté avec justesse des faits patents à la connaissance du grand public.Tous sont d\u2019accord pour accorder leur meilleur concours à la défense des droits légitimes de la profession.Et à ce concert de protestations, il ne faut pas oublier d\u2019a- Jouter le témoignage discret des milliers de médecins qui par l\u2019exercice consciencieux de leur métier affirment chaque jour l\u2019idéal élevé qui a présidé à leur formation.Car si l\u2019on cherche, en certains millieux autres que les nôtres, des normes morales à établir, c\u2019est qu\u2019elles n\u2019'existaient pas ou qu\u2019on n\u2019en faisait pas foi.Prenons garde de ne pas sombrer dans certain colonialisme et de faire machine arrière, pensant suivre la marche en avant, par l\u2019imitation servile de formules éducatives en passe de s\u2019avérer inopérantes.- Réjouissons-nous de l'héritage légué par nos prédécesseurs à la Faculté et qui se lit comme suit: honnêteté, dignité, respect de soi-même et du malade, sens des responsabilités, dévouement, recherche du progrès scientifique, rémunération raisonnable, aménité, politesse, discrétion.Mais encore, faut-il que cela soit enseigné et non pas en quelques leçons mais tout au long du cours de médecine.Le meilleur propagandiste de la médecine a été, est et sera le malade satisfait de son médecin.Le meilleur atout de celui-ci est l\u2019accomplissement de son devoir, mais encore faut-il qu\u2019il en connaisse toute l\u2019étendue.Edouard DESJARDINS. LES PERTURBATIONS ÉLECTROLYTIQUES EN CHIRURGIE ET LEUR TRAITEMENT CHEZ L\u2019'ADULTE Maurice BÉLISLE, F.R.C.P.(C), et Charles-Emile GRIGNON INTRODUCTION Il existe dans l\u2019organisme trois anatomies, dont deux parfaitement bien connues et une troisième d\u2019étude plus récente.Ce sont d\u2019abord l\u2019anatomie macroscopique 150- 100- 20- \\ Mg Plasma coh CoH Na Cl poly souH 4.0 K Ca Pr Mg qui fait qu\u2019un individu a deux reins, que dans sa cuisse s\u2019y trouve un fémur avec une conformation bien définie; l\u2019anatomie histologique qui reconnaît dans le lobe antérieur de l\u2019hypophyse, par exemple, trois types de cellu- Liquides interstitiels -co3nê Na co3H \u2018C1 Co\" Liquides intra-cellulaires -co3n2 Na |CO?H K |pobu soln Mg Pr oly olin ~~ A, 0.Pr Tableau T (26) 1200 les principales.L\u2019on trouve également chez l\u2019homme une troisième anatomie, dite ionique, qui à l\u2019état normal varie peu.Quelle est la structure de cette anatomie ionique?90% des ions basiques du plasma sont constitués par du sodium, soit 142 milliéquiva- lents, le reste se répartissant assez également entre le calcium, potassium et magnésium, soit 5,5 et 3mEd.respectivement, le tout formant un total de 155 mEq.Du côté des anions, la situation diffère quelque peu.Deux ions acides se partagent principalement la tâche de neutraliser ces bases: CO3H et CI, l\u2019un à la concentration de 27 et l\u2019autre à concentration de 103 mEq.Nous trouvons également des phosphates, sulfates, acides organiques et protéines aux taux de 2,1,6, et 16 mEq.chacun, pour un total de 155 milliéquivalents.Comparons cette anatomie ionique normale du plasma avec celle des liquides interstitiels d\u2019abord, puis des liquides intra-cellulaires.(Tableau I et II) Liquides Liquides Plasma interstitiels fintra-cellulaires Na 142 12 10 K 5 142 Ca 5 3 \u2014 Mg 3 2 Lo Total 155 152 192 gq 27 30° 10 103 112 2 POFH 2 2 130 SO4H 1 1 20 Ac.Org.6 6 \u2014_ Protéines 16 1 30 Total 155 152 192 Tableau 11(7-26-46) Dans le premier cas, la différence la plus importante que nous constatons, c\u2019est qu\u2019il n\u2019existe à peu près pas de protéines dans les liquides interstitiels Dans le second, nous nous apercevons d\u2019un changement radical: l\u2019ion basique prédominant n\u2019est plus le sodium mais bien le potassium, les anions principaux ne sont plus CO®H et Cl, mais bien PO*H et SO*H qui se divisent la tache de neutraliser ce potassium.BELISLE er GRIGNON: ELECTROLYTES EN CHIRURGIE L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 Il existe dans tout l\u2019organisme une quantité à peu près égale de potassium et de sodium, soit environ 3000 mEq.(10-25), et 1900 mEq.de chlore (4).La plus grande partie du sodium se trouve dans les liquides extra-cellu- laires, du potassium dans les liquides intracellulaires; quant au chlore, il se partage assez également entre les deux, bien que dans le muscle où les dosages de liquides intracellulaires sont le plus souvent effectués, il n\u2019en existe à peu près pas.DÉFINITIONS.Afin de pouvoir parler un langage identique et se comprendre, donnons quelques définitions de base.A) Milliéquivalent au litre Quantité en milligrammes au litre d\u2019une substance, divisée par son poids atomique et multipliée par sa valence.Deux exemples, soit le sodium et le calcium, l\u2019un monovalent, l\u2019autre bivalent.Le taux normal de sodium dans le plasma est de 330 mg % ou 3300 mg au litre.Or le poids atomique du sodium est de 23 et sa valence de 1.Donc la concentration du sodium du plasma traduite en milliéquivalents au litre se chiffre à 3300 X 1 \u2014 = 142 23 De méme le taux normal de calcium sanguin est de 10 mg % ou 100 mg pour mille; le poids atomique du calcium s\u2019évaluant à 40, sa valence à 2, le nombre de mEq.de calcium au litre de plasma est donc de 100 X 2 \u2014 =35 40 Pourquoi rompre avec la tradition et employer le milliéquivalent au lieu de se contenter simplement des chiffres qui nous sont fournis par les laboratoires de nos hôpitaux, en milligrammes pour cent.Il y a deux raisons.La première est la suivante: l\u2019emploi du milliéquivalent permet de mieux visualiser l\u2019architecture électrolytique du plasma, la L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 somme des cations égalant celle des anions et de mettre en valeur le rôle et l'importance de chaque « pierre ionique ».En effet, le plasma est une solution électrolytique; or les électrolytes se dissocient et se neutralisent les uns mEg/litre 155+ BELISLE er GRIGNON: ELECTROLYTES EN CHIRURGIE 1201 que certains anions prennent une importance exagérée qu\u2019ils n\u2019ont pas en réalité pour la neutralisation des bases.Ainsi les protéines sanguines qui se trouvent dans le plasma à une concentration vingt fois plus grande que le Mg/litre 02H - 7600 olin les autres selon leur poids atomique et selon leur valence.Si au lieu de calculer en millié- quivalents en litre comme dans le tableau I, nous plaçons sur deux colonnes les quantités évaluées en milligrammes au litre (tableau IIT), nous nous apercevons immédiatement Tableau 111 (43) chlore, neutralisent 10% seulement des bases contre 65% pour le chlore.En somme, caleu- ler en mg % sans tenir compte de la valence ni du poids atomique, c\u2019est comme tenter de juger un moteur en considérant son poids seulement sans tenir compte du rendement et igno- 1202 rer qu\u2019un moteur plus petit peut produire parfois plus de chevaux-vapeur qu\u2019un autre plus lourd.La deuxième raison, et celle-là éminemment pratique, c\u2019est qu\u2019il est beaucoup plus facile de calculer en milliéquivalents qu\u2019en milligrammes la quantité d\u2019électrolyte à donner dans une médication de remplacement, sachant qu\u2019un ce d\u2019une solution moléculaire d\u2019un électrolyte monovalent en contient un milliéqui- valent.Prenons l\u2019exemple d\u2019un soluté moléeu- laire de CINa qui par définition contient donc 35,5 + 23) 58,5 grammes au litre de chlorure de sodium, ou 58 500 mg.Le nombre de mEq compris dans ce 1000 cc est donc: 58 500 X 1 soit 1000 mEq de CI et 1 000 mEq 58,5 de Na.D\u2019où 1 ce en contient 1 mEa.B) pH: Logarithme de l\u2019inverse de la concentration en ion hydrogène.Le p.H.normal du plasma est de 7,4 et il est maintenu à ce niveau de façon constante normalement grâce à des phénomènes physico-chimiques (substances tampons du plasma et des globules ainsi que le « chloride schift ») et physiologiques (poumons, reins et peut-être la muqueuse intestinale).Dans le plasma, le système tampon de beaucoup le plus actif, bien que in vitro il soit peu effectif, c\u2019est celui de CO3H Na, et cela a CO3H?2 cause du contrdle trés précis et trés sensible exercé par le poumon sur CO8H2.L'importance de ce système tampon a été traduite admirablement bien par Henderson- Hasselbalch, dans l\u2019équation suivante: p.H.= 6,1 + log CO°H B COOH?En effet, d\u2019après la loi d\u2019action de masse: H+ XxX COH-=K CO3H?CO3H2 Ht = KX \u2014 CO°H- pH = log 1 = log 1 + log COH~ H K CO3H?BELISLE er GRIGNON: ELECTROLYTES EN CHIRURGIE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 Plaçant dans une même atmosphère CO°H- et CO8H2, à des concentrations égales, et obtenant ainsi un rapport de 1 dont le logarithme est 0, l\u2019on peut déterminer la valeur de 1 soit 6.1 K Done pH = 6,1 + log COSH- CO3H?2 Normalement pH = 6,1 + log 60 volumes % 3 volumes % 27 mEq.ou pH = 6,1 log \u2014 P + log 1,35 mEq.pH \u2014 6,1 + log 20 1 pH \u20146,1 + 13 pH \u2014 7,4 L'organisme fait tout en son pouvoir pour garder intact ce rapport 20.1 Torsqu\u2019il y a augmentation ou diminution des bicarbonates, c\u2019est-à-dire du numérateur, il y a alcalose ou acidose dites métaboliques, et en l\u2019absence de compensation, le pH varie alors dans le même sens que la réserve alcaline.Si il existe une augmentation ou une diminution de dénominateur, soit de CO8H?, l\u2019on se trouve en présence d\u2019une acidose ou d\u2019une alcalose dites respiratoires, et en l\u2019absence de compensation, le pH varie ici en sens inverse de la réserve alcaline.DIAGNOSTIC A) Clinique En chirurgie, les acidoses et alcaloses respiratoires demeurent rares, et leur traitement causal si possible.Qu\u2019il suffise de dire qu\u2019autant l\u2019adjonction de CO?dans le traitement d\u2019une alcalose respiratoire peut être utile, autant, parfois, l\u2019oxygéno-thérapie intempestive, dans l\u2019acidose respiratoire v.g.emphysème pulmonaire, peut être dangereuse.En pratique ce que l\u2019on rencontre le plus souvent en chirurgie, ce sont des acidoses et L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 alcaloses métaboliques.Peut-on en faire le diagnostic clinique?Certes oui, et cela au même titre que la clinique peut nous permettre de porter le diagnostic d'insuffisance cardiaque.Car ici encore, le laboratoire, bien que très important, n\u2019est appelé que comme consultant: le clinicien sait à quel «temps » pathologique son malade se trouve, le laboratoire lui en indique « \u2019heure» par un chiffre précis.Nul n\u2019est justifié de demander un examen de laboratoire, au point de vue électrolytique, si cliniquement il ne peut en prévoir le résultat.Devant un malade qui a des pertes de liquides intestinaux bas comme le porteur d\u2019une fistule jéjunale ou biliaire ou pancréat:que, ou qui présente de la diarrhée, ou qui est drainé au moyen d\u2019un Miller-Abbott, un malade en somme qui perd plus de bases que de chlore (sachant que seul le liquide gastrique contient plus de chlore que de sodium et cela dans le rapport d\u2019environ 2 à 1), ce malade a toutes les chances de présenter de l\u2019acidose.À plus forte raison si le patient mange peu ou pas, ou s\u2019il présente une déshydratation telle que sa fonction rénale est perturbée.L'impression clinique sera confirmée lorsque, en plus, il présente une respiration rapide et superficielle, car alors, c\u2019est que le malade compense pour l\u2019acidose en éliminant le plus de CO?et tente ainsi de maintenir intact le rapport CO°H Na CO°H?Inversement devant un malade qui souffre d\u2019une obstruction haute ou qui vomit, ou qui est drainé au moyen d\u2019un Levine et perd plus de chlore que de sodium, cet individu a toutes les chances au monde de présenter de l\u2019alcalose avec hypochlorémie et hypopotassémie.En chirurgie, c\u2019est une des perturbations électrolytiques les plus fréquentes.L\u2019impression clinique pourra être confirmée si l\u2019on constate que le patient a une respiration lente et profonde dans le but de garder le plus de CO?possible et de conserver intact le rapport 20 1 B) Chimique Le diagnostic clinique étant effectué, il y a BELISLE er GRIGNON: ELECTROLYTES EN CHIRURGIE 1203 trois examens de laboratoire que nous demandons de routine dans les perturbations électrolytiques: la réserve alcaline, le chlore et le potassium sanguins.Ce dernier sera étudié subséquemment.Nous ne pratiquons pas les dosages d\u2019électrolytes dans les liquides de drainage ou l\u2019urine, car mesurer la quantité de sodium à administrer par la quantité de chlore éliminé par le rein est une méthode imprécise.(42) 1\u2014 Réserve alcaline: la normale se situe aux environ de 60 volumes %.Pour convertir ce chiffre en milliéquivalents, il n\u2019y a qu\u2019à diviser par le facteur 2,2.L\u2019importance de la réserve alcaline vient de ce qu\u2019elle indique si le malade fait de l\u2019acidose ou de l\u2019alcalose métaboliques, et s\u2019il lui faut recevoir du sodium ou non.2 \u2014 Chlore sanguin: il nous est donné dans nos laboratoires de deux façons, sous forme de chlore plasmatique à la concentration normale de 360 mg % ou sous forme de CINa au taux de 600 mg %.Dans ce dernier cas, rappelons- nous que pour convertir cette quantité en mEq., nous devons diviser par 58,5 et non 35,5 (c\u2019est là une erreur assez fréquente dans les calculs).L'importance de la détermination du chlore sanguin est triple: a) il permet de contrôler admirablement bien la réserve alcaline, car en général, à cause du «chloride schift », le chlore et la réserve alcaline varient en sens inverse.b) il permet de connaître approximativement le taux du sodium sanguin et de nous dispenser de cet examen de laboratoire assez laborieux à pratiquer.Sauf si les anions sont déplacés par une rétention de phosphates comme dans une insuffisance rénale, ou par une augmentation des acides organiques, comme dans un coma diabétique, la réserve alcaline en mEq.+ le chlore plasmatique en mEq.+ 10 \u2014 le taux du sodium.Ainsi normalement: 27 + 103 + 10 = 140 milliéquivalents de Na.c) enfin, et ceci est de beaucoup plus important, le chlore nous indique sous quelle forme le sodium doit être administré, c\u2019est-à-dire 1204 sous forme de chlorure de sodium, de lactate ou de bicarbonate.TRAITEMENT Le diagnostic clinique et chimique d\u2019acidose ou d\u2019alcalose métaboliques porté, quel traitement faut-il envisager?Il y a une erreur à ne pas commettre, c\u2019est celle de se précipiter sur les solutés.Il est nécessaire d\u2019envisager le problème sous un point de vue plus général, plus complexe, et beaucoup plus physiologique, car il se trouve intimement lié à la question du sang, de l\u2019eau, des calories et des vitamines.Ainsi traiter un état de shock en substituant seulement les liquides perdus par d\u2019autres, sans remplacer leurs constituants protéiniques, globulaires, électrolytiques dont le sodium si important pour l\u2019isoto- nicité, ne corrigera pas le collapsus cardiovas- culaire.(18-19-48) Avant de fixer quel électrolyte l\u2019on doit administrer et en quelle quantité, voici quatre questions auxquelles il faut répondre: A \u2014 Le malade a-t-il besoin de sang?Cette vérité peut paraître élémentaire, mais la meilleure façon de remplacer des globules rouges, c\u2019est de donner d\u2019autres globules rouges, en se basant, quant à la quantité, sur la formule sanguine, l\u2019hématocrite (33), si possible sur la détermination du volume sanguin, sur l\u2019évaluation clinique de la quantité de sang perdue.B \u2014 Le patient a-t-il besoin d\u2019eau?60% environ du poids du corps humain consiste en de l\u2019eau, dont 40% intra-cellulaires et 20% extra- cellulaires (16), soit environ 30 et 13 litres (plasma 3 litres, et liquides interstitiels 10).De plus, tous les jours dans le tube digestif, plus de 8000 ce d\u2019eau sont sécrétés et réabsorbés, soit 1 500 ce de salive, 2000 ce de liquide gastrique, 3000 cc de liquide intestinal, 1 000 ce de liquide pancréatique et 500 ce de bile.D\u2019où l\u2019on voit l\u2019importance du problème hydrique, particulièrement en chirurgie digestive.Quelle quantité d\u2019eau faut-il donner?Lorsque l\u2019on examine le malade pour la première BÉLISLE er GRIGNON: ÉLECTROLYTES EN CHIRURGIE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 fois, à son entrée à l\u2019hôpital, c\u2019est une quest'on difficile à répondre.Il est vrai qu\u2019il existe des formules basées sur l\u2019hématocrite ou encore sur le taux des protéines sanguines.Personnellement nous n\u2019employons jamais ces formules, car aussitôt apprises, aussitôt oubliées.Ici encore, croyons-nous, la clinique demeure le meilleur guide (langue, peau, etc.) Par contre déterminer la quantité d\u2019eau à donner à un patient que l\u2019on connaît depuis quelques jours, est beaucoup plus facile, car il suffit de connaître la quantité de liquides ingérés et excrétés, et ajouter au total des liquides excrétés, 500 cc par degré de température au-dessus de la normale.En effet, si l\u2019on fait abstraction de l\u2019eau excrétée dans la respiration soit 500 ce et dans les selles soit 200 ce (à moins que le malade ne présente de la diarrhée) qui est compensée par l\u2019eau incluse dans les éléments et l\u2019eau fournie par les trois métabolismes que l\u2019on ne calcule pas, normalement les liquides ingérés et excrétés s\u2019équivalent, soit environ 1 500 ce.De là l\u2019importance primordiale du dosage des liquides dans nos services hospitaliers, dosage si simple mais si difficile à obtenir de façon précise.À ces notions classiques, il faut ajouter celle du « third space », par comparaison avec l\u2019espace intra et extra-cellulaire (34).Ce phénomène se rencontre particulièrement chez les brûlés, dans les infections telles que les empyèmes, les péritonites, dans les iléus etc.Les compartiments intra et extra-cellulaires voient leurs liquides et leurs composants électrolytiques et protéiniques, se diriger, à travers des capillaires lésés, vers les tissus endommagés.(2-6-39) L\u2019organisme, bien que globalement il possède la même quantité d\u2019eau, souffre d\u2019une d:mi- nution notable des liquides extra et intra-cel- lulaires, dont le plasma, avec apparition d\u2019un état de shock qui doit être traité par une médication de remplacement.Vers la troisième journée, pour un brûlé par exemple, ou plus tard dans une infection, les liquides du « third space » se résorbent, amenant ainsi dans l\u2019organisme, selon l\u2019expression si juste de Randall, | des « auto-infus\u2018ons » (40).C\u2019est à ce moment L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 que l\u2019administration de solutés doit se limiter au strict minimum pour ne pas surcharger l\u2019organisme et produire des œdèmes pouvant être fatals.C \u2014 Comment nourrir le malade?Il mange: le problème est relativement facile, il ne mange pas: dans ces conditions, l\u2019on se butte à de nombreuses difficultés si seule la voie intraveineuse doit être utilisée.La voie sous-euta- née est contre-indiquée pour les solutés ne contenant pas d\u2019électrolytes, car il se crée artificiellement un « third space » et cela, même avec l\u2019hyaluronidase.(1-12-47) Un individu a besoin de 25 calories par kilogramme de poids, soit environ 1 800 calories par jour, au repos.Sous quelle forme les lui donner?Acides aminés: il lui en faudrait près de 500 grammes.De glucides: il lui faudrait plus de 4000 cc de sérum glucosé à 10%, or lorsque l\u2019on administre du glucose et que l\u2019on donne plus de 0,5 gramme par kilogramme- heure, le surplus passe dans les urines.Il est à noter qu\u2019avec le sucre intervert:, l\u2019on peut injecter jusqu\u2019à 1,5 gramme par kilogramme- heure sans glycosurie, ce qui est d\u2019une aide considérable.De lipides: ce problème des graisses intraveineuses est à l\u2019étude actuellement, et une fois résolu, facilitera grandement la thérapeutique calorique.En pratique, cette dernière doit être mixte et consister en glucides ou sucre interverti et acides aminés.Cent grammes de glucose par vingt-quatre heures diminuent de moitié les pertes azotées chez le malade qui ne mange pas.Lorsque l\u2019on dépasse cette quantité quotidienne de glucose, soit, par exemple, 200 grammes de sucre, l\u2019azote n\u2019est pas plus retenu qu\u2019avec 100 grammes (21-22), par contre intervient le danger de glycosurie et de déshydratation secondaire.D \u2014 Quelles vitamines doit-on donner au malade?Nous avons pris l\u2019habitude d\u2019injecter beaucoup de thiamine parce qu\u2019il agit comme co-enzyme au stade acide pyruvique BELISLE er GRIGNON: ELECTROLYTES EN CHIRURGIE 1205 de la dégradation des glucides, et que nous employons beaucoup de sucre.Nous administrons de très fortes doses de vitamine C, car tous les malades présentant des problèmes chirurgicaux sont « stressés » et de ce fa\u2019t voient leur cortex surrénalien se vider d\u2019acide ascorbique qui a un rôle à jouer dans l\u2019élaboration des gluco-corticoï- des.La riboflavine aiderait, dit-on, à la cicatrisation des plaies.Nous n\u2019avons pas d\u2019expérience dans ce domaine et ne l\u2019employons pas.En somme, nous avons déterminé si le malade a besoin de sang, la quantité d\u2019eau qu\u2019il doit recevoir et dans cette eau qu\u2019elles vitamines et combien de calories y placer.FE \u2014 C\u2019est maintenant seulement qu\u2019il faut envisager de corriger les perturbations électrolytiques.Deux problèmes.A) Quels électrolytes faut-il donner?a) Le malade présente de l'acidose métabolique et sa réserve alcaline est basse; il lui faut donc recevoir du sodium.Sous quelle forme le lui fournir?C\u2019est ici que la détermination du chlore sanguin nous aide.1\u2014 En général le chlore est élevé; aussi doit-on administrer le sodium sans chlore, c\u2019est-à-dire sous forme de lactate de soude M/6 ou de bicarbonate M/6.Personnellement nous n\u2019employons jamais le bicarbonate de soude I.V.pour deux raisons: il monte la réserve alcaline trop rapidement et trop haut parfois et c\u2019est un soluté qui doit être préparé extemporanément car sa conservation est difficile.2 \u2014 Le chlore sanguin apparaît normal, alors le sérum « lacto-physiologique », qui est le seul soluté relativement phys!ologique et pour le chlore et pour le sodium, peut être administré avec avantage.3 \u2014 Le chlore sanguin est bas, l\u2019emploi du sérum dit «physiologique » à 0,9% de CINa (il n\u2019est pas physiologique car il est très hy- pertonique pour le chlore) est indiqué. 1206 b) Le malade présente une alcalose métabolique et sa réserve alcaline se trouve élevée: 1 \u2014 Le plus souvent, le chlore est bas.Aussi, faut-il administrer le chlore sans sodium.À cet effet, nous employons du CINH* M/6.A cela, deux inconvénients.Le premier, c\u2019est que cette solution est irritante pour les veines; le second, c\u2019est que l\u2019on ajoute à l\u2019organisme une quantité d\u2019azote appréciable, chez des malades qui le plus souvent présentent en même temps une insuffisance fonctionnelle rénale.2 \u2014 En présence d\u2019un chlore sanguin normal, ou élevé, ce qui est rare, il n\u2019est pas impossible que la correction de l'hypopotassemie souvent concomitante, suffise à amender l\u2019alcalose métabolique.(9) B) La quantité de Na ou de Cl à administrer?C\u2019est un problème de simple mathématique.Pour combler complètement le déficit, l\u2019on doit caleuler en pratique avec les liquides totaux de l\u2019organisme, soit environ 40 litres.Mais comme durant les premières vingt-quatre heures, nous ne comblons en général que la moitié du déficit, nous avons pris l\u2019habitude d\u2019établir nos calculs sur 20 litres, soit plus que les liquides extra-cellulaires qui se chiffrent à 13 environ.(8) Prenons un exemple facile.Ainsi un malade présente une réserve alcaline à 38 volumes % et un chlore élevé.Nous décidons d\u2019administrer du lactate de soude M/6.Le déficit se chiffre donc à 60-38, soit 22 volumes % ou (22 4 2,2) 10 mEq.au litre de sodium.Durant la première journée ce patient devra recevoir 10 x 20 soit 200 milliéquivalents de Na, c\u2019est-à-dire 200 ce d\u2019un soluté moléculaire de lactate de soude M/1 ou 1200 cc d\u2019une solution M/6, sachant qu\u2019un ce d\u2019une solution M/1 d\u2019un électrolyte monovalent en contient un milliéquivalent.Cette quantité n\u2019amènera pas une correction immédiate du déficit sodé mais répétée dans les jours suivants, corrigera l\u2019acidose métabolique.Les tableaux IV et V sont des aide-mémoire qui peuvent aider le clinicien dans l\u2019ad- BÉLISLE er GRIGNON: ELECTROLYTES EN CHIRURGIE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 ministration d\u2019une thérapeutique électrolytique.ANIONS CATIONS Poids Poid moléculaire Valence moléculaire Velence cl 35.5 1 Na 23 1 c03H 61 1 K 39 1 pol 96 2 Ca yo 2 sok 96 2 Mg 24 2 Tableau IV Lactate de sodium - 96 ; CINHS » 53 ; CO2ANa - al Réserve alcellne en volume% - mEq.au litre de CCJH- Grammes % de protéines x 2.43 - uBq.dew protéines du plesna.F \u2014 Disons un mot du potassium.La normale dans le sang se chiffre à 5 milliéquiva- lents ou 20 mg %.Dans les liquides intracellulaires, sa concentration est environ 20 fois plus considérable, soit 140 mEq.au litre, alors que par comparaison, la concentration du sodium est seulement de 10 mEq.L\u2019ingestion normale quotidienne de potassium se chiffre à 70 mEq., dont 60 sont éliminés par les urines et 10 par les selles.Quelles sont les causes d\u2019hypopotassemie?Elles peuvent se résumer à cinq principales: 1) ingestion diminuée (malade qui ne mange pas) 2) excrétion urinaire augmentée (v.g.le diabétique sortant de coma avec reprise de diurése (38).D\u2019autres facteurs en plus, dans ce cas, amènent une kalémie abaissée: l'insuline administrée qui permet l\u2019utilisation du glucose à la périphérie et de ce fait entraîne dans la cellule du potassium; l\u2019administration de grandes quantités de solutés intraveineux ne contenant pas de potassium, qui diluent le potassium sanguin; le jeûne du malade avant et pendant le coma).3) pertes de potassium (vomissements, tube de Levine, diarrhée, fistules duodénale ou pancréatique, emploi thérapeutique de résines échangeurs de cations).4) hypercorticoïdisme (stress chirurgical ou autre, ACTH, cortisone, DCA, Cushing).5) déshydratation et excès de sodium (le potassium est entraîné hors de la cellule, en même 1000 c.c.de soluté contiennent en grammes et en milliéquivalents Lactate CiNa C1K c12ca c12Mg CO3HNa de poluk?canel sodium M SOLUTES 1 Gm.|mEq.Gm.|mEq.| Om.mEq.| Gm.|mEq.| Gm.jmEq.C.C.| C.CJ4 Om.mEq.| Gm.mEq.Butler 0.58 10 [0.89 12 20 20 [0.25]2.6 CINH*M physiologiqu ' salin.grate J 154 8.9 |167 CO3H Na M 15 |167 6 Darrow 1946 L 69 2.7 36 23 93 Hartman-Lactate-Ringer 6 103 OL 5d) 0.2 2.2 [0.2 2.0 25 25 Lactate d di M e de sodium ¥ 167 |167 Physiologique salin 8 0.9% 9 | 15k 2/3 physiologique salin 1/3 lactate de sodium M| g 103 56 56 Ringer 8.5 146{ 0.3 L 0.2] 2.2 Tableau V CEUs) PON UOTU(),T \u20acS61 \"AON \u2014 g8 WO], | HIDUANUTHO NA SHLATOULOHTH \u2018NONDIYD 48 H'ISTIMA LOCT 1208 temps que l\u2019eau, et remplacé par du sodium.À noter qu\u2019alors, on peut avoir un organisme en déficit considérable de potassium, tout en ayant une kalémie normale ou augmentée.Aussi est-il possible que la détermination du potassium dans les globules rouges soit un indice plus fidèle de l\u2019état des réserves potassiques intra-cellulaires, que la détermination du taux plasmatique (27-31) surtout si le malade est déshydraté.En chirurgie, la complication électrolytique la plus fréquente est probablement l\u2019alcalose avec hypochlorémie et hypopotassemie, due au fait que le malade ne mange pas, vomit, se voit retirer au moyen d\u2019un Levine le peu de potassium qu\u2019il n\u2019a pas vomi, qu\u2019il reçoit des solutés intraveineux ne contenant pas de potassium, qu\u2019il est « stressé » ( 17-32).A noter que dans une alcalose métabolique, à plus forte raison si une médication sodée intempestive est administrée, le potassium de la cellule tend à sortir et à être remplacé par le sodium, dans un mécanisme compensateur pour diminuer l\u2019alcalose.(13) Quant à l\u2019hyperpotassemie, elle se rencontre plus rarement en chirurgie et peut être due: 1) ingestion de potassium augmentée (ce qui est peu fréquent, car si le rein normal n\u2019a pas la propriété de conserver le potassium lorsque l\u2019organisme en manque, par contre, il élimine le surplus de potassium en cas d\u2019excès).2) élimination urinaire diminuée (14- 30) (c\u2019est la cause la plus fréquente d\u2019hyper- potassémie: anurie posttransfusion, shock ou traumatisme.) 3) lyse cellulaire (libération du potassium intra-cellulaire au cours de contusions graves et étendues.Nous n\u2019avons rencontré cette cause qu\u2019une seule fois.) 4) hy- pocorticoïdisme dont l\u2019Addison est le prototype.Les signes cliniques et électrocardiographi- ques d\u2019hypopotassemie: 1) fatigue, asthénie, anorexie, faiblesse musculaire, parfois léthargie, distension abdominale ou iléus.2) Q-T allongé, segment S-T abaissé ou inversé, parfois apparition de l\u2019onde U (3-37).Le dia- BELISLE er GRIGNON: ELECTROLYTES EN CHIRURGIE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 gnostie d\u2019une hypopotassemie, en clinique, n\u2019est pas tellement basée sur la présence de symptômes, lesquels d\u2019ailleurs sont très généraux, mais sur la présence de causes pouvant produire une hypokalémie.(20) Quant aux signes cliniques et électrocardio- graphiques d\u2019hyperkalémie: 1) pâleur, collapsus cardiovasculaire périphérique, arythmie cardiaque, tremblement des extrémités, parfois paresthésie des mains et des pieds, confusion mentale ou paralysie flasque.(24-29-35) 2) onde T élevée dépassant le tiers de QRS, espace P-R allongé, QRS élargie, un P qui peut disparaître et terminalement, une courbe bi-phasique.(15-23-36) À noter qu\u2019il n\u2019y a pas de corrélation entre les signes électrocar- diographiques et le taux du potassium dans le sang.(11) , Comment traiter une hypopotassemie?De toute évidence, il vaut mieux la prévenir que de la guérir (5), et cela par l\u2019administration prophylactique de potassium aux doses de 2 à 3 grammes par jour.(41) En présence d\u2019une kalémie abaissée, l\u2019on doit administrer, répartis sur vingt-quatre heures et lentement, huit à douze grammes de chlorure de potassium dans des solutés intraveineux, à la condition expresse que la fonction rénale soit bonne et qu\u2019une diurèse normale existe.Plusieurs jours de traitement peuvent être requis pour combler un déficit en potassium.Quant au traitement symptomatique de l\u2019hyperpotassemie, nous en connaissons cinq qui tous n\u2019ont que peu de valeur: 1) gluconate de calcium I.V.pour diminuer l\u2019irritabilité musculaire.2) injection de solutés glucosés pour entrainer le potassium dans la cellule (en présence d\u2019une anurie, la quantité de liquides à donner par voie parentérale est limitée).3) administration par lavement ou par Levine dans l\u2019estomac de résines échangeurs de cations, pour entrainer dans les selles du potassium.4) succion du liquide gastrique.5) dans les anuries, dialyse péritonéale, intestinale, ou rein artificiel. L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 BIBLIOGRAPHIE (1) W.E.ABBOTT, S.LEVEY, R.C.FOREMAN, H.KRIEGER, W.D.HOLDEN: The danger of administering parenteral fluids by pypodermo- clysis.Surgery, 32: 305, 1953.(2) J.W.BEARD et A.BLALOCK : The composition of the fluid that escapes from the blood Stream to an extremity after trauma to the intestines, and after burns.Arch.Surg.22: 617, 1931.(3) S.BELLET, W.A.STEIGER, C.S.NADLER et P.C.GAZES: Electrocardiographic patterns in hypopotassemia: observations on 79 patients.Am.J.Med.Sc., 219: 542, 1950.(4) E.Y.BERGER et J.M.STEELE: Electrolyte and water metabolism: physiologic considerations.Med.Clin.North Amer.36: 829, 1952.(5) REL.BERRY, V.IOB et KN.CAMPBELL: Potassium metabolism in the immediate postoperative period.Arch.Surg.57: 470, 1948.(6) A.BLALOCK: Experimental shock: VII.Arch.Surg., 22: 610, 1951.(7) O.BODANSKY : Parenteral fluid therapy.Med.Clin.North Amer.34: 395, 1950.(8) R.H.CARDOZO et I.S.EDELMAN: The volume of distribution of sodium thiosulfate as a measure of the extracellular fluid space.J.Clin.Invest., 31: 280, 1952.(9) R.E.COOKE, W.E.SEGAR, D.B.CHEEK, F.E.COVILLE et D.C.DARROW: The extra- renal correction of alcalosis associated with potassium deficieney.J.Clin.Invest, 31: 798, 1952.(10) L.CORSA, Jr.J.M.OLNEY, R.W.STEEN- BERG, M.BALL et F.D.MOORE: The measurement of exchangeable potassium in man by isotope dilution.J.Clin.Invest, 29: 1280, 1950.(11) J.H.CURRENS et J.D.CRAWFORD: The electrocardiogram and disturbance of potassium metabolism.New England J.Med., 243: 843,1950.(12) T.S.DANOWSKI, A.W.WINKLER et J.R.ELKINTON: Salt depletion peripheral vascular collapse and the treatment of diabetic acidosis.Yale J.Biol.and Med., 18: 405, 1946.(13) D.C.DARROW: Body-fluid physiology: The relation of tissue composition to problems of water and electrolyte balance.New England J.Med., 233: 91, 1945.(14) D.C.DARROW: Body-fluid physiology: The role of potassium in clinical disturbances of body water and electrolyte.New England J.Med., 242: 1014, 1950.(15) D.C.DARROW, E.L.PRATT: Fluid therapy.J.A.M.À, 143: 432, 1950.(16) N.DEANE.G.E.SCHREINER et J.S.ROBERTSON : The velocity of distribution of sucrose between plasma and interstitial fluid, with BÉLISLE er GRIGNON: ÉLECTROLYTES EN CHIRURGIE 1209 reference to the use of sucrose for the measurement of extracellular fluid in man.J.Clin.Invest.30: 1463, 1951.(17) P.L.ELIEL, O.H.PEARSON et F.C.WHITE: Postoperative potassium deficit and metabolic alcalosis.J.Clin.Investigation, 31: 419, 1952.(18) J.R.ELKINTON, A.W.WINKLER et T.S.DANOWSKI: The importance of volume and of tonicity of body fluids in salt depletion shock.J.Clin.Investigation, 26: 1002, 1942.(19) J.R.ELKINTON, T.S.DANOWSKI et A.W.WINKLER: Hemodynamic changes in salt depletion and in dehydration.J.Clin.Invest, 25: 120, 1946.(20) E.H.ELLISON, T.BOLES et R.M.ZOLLIN- GER: Potassium deficits in surgical patients.Am.Surgeon, 18: 449, 1952.(21) R.ELMAN, R.A.LEMMER, T.E.WEICH- SELBAUM, J.G.OWENS et R.W.YORE: Minimum postoperative maintenance requirements for parenteral water, sodium, potassium, chloride and glucose.Ann.Surg, 130: 703, 1949.( 22) R.ELMAN et T.E.WEICHSELBAUM: Significance of postoperative glycosuria, Ketonuria In non-diabetic adults.Arch.Surg., 62: 683,1951.(23) C.A.FINCH et J.F.MARCHAND: Cardiac arrest by action of potassium.Am.J.Med.Se.206: 507, 1943.(24) C.A.FINCH, C.G.SAWYER et J.M.FLYNN: Clinical syndrome of potassium intoxication.Am.J.Med., 1: 337, 1946.(25) G.R.FORGES et A.PERLEY: Estimation of total body sodium by isotopic dilution.J.Clin.Invest, 30: 558, 1951.(26) J.L.GAMBLE: Constitution chimique, physiologie et pathologie du liquide extracellulaire.Traduction française de F.A.Velay \u2014 page 21.G.Doin, édit., 1948.(27) M.P.HUTT: Effect of disease on erythocyte and plasma potassium concentrations.Am.J.Med.Sc., 223: 176, 1952.(28) H.T.JOHNSON, J.W.CONN, V.IOB et F.A.COLLER: Post-operative salt retention and its relation to increased adrenal cortical function.Ann.Surgery, 132: 374, 1950.(29) N.M.KEITH, A.E.OSTERRBERG et H.B.BURCHELL: Some effects of potassium salts in man.Ann.Int.Med., 16: 879, 1942.(30) N.M.KEITH et H.B.BURCHELL: Clinical intoxication with potassium : its occurence in severe renal insufficiency.Am.J.Med.Sc., 217: 1, 1949.(31) H.S.LANS, I.F.STEIN et K.A.MEYER: The relation of serum potassirm to erythrocyte 1210 potassium in normal subjects and patients with potassium deficiency.Am.J.Med.Sc., 223: 65, 1952.(32) H.S.LANS, I.F.STEIN, Jr., et K.A.MEYER: Diagnosis, treatment and prophylaxis of potassium deficiency in surgical patients; 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INSUFFISANCE CARDIAQUE ET BALANCE ÉLECTROLYTIQUE Guy LEMIEUX et C.-Emile GRIGNON INTRODUCTION Les premiers travaux concernant les perturbations électrolytiques au cours de l\u2019insuffisance cardiaque ont plus de cinquante ans d'existence.Déjà en 1901, Achard, Widal, Le- mierre et Loeper parlaient du rôle de la rétention du chlorure de sodium, et en particulier des chlorures, dans la formation de l\u2019ædè- me cardiaque.Ma:s il a fallu attendre quarante ans pour commencer à comprendre d\u2019une façon vraiment scientifique le mode de formation de l\u2019ædème au cours de la défaillance cardiaque et les changements électrolytiques qui se produisent au niveau des tissus.Depuis les travaux remarquables de Schroeder et Fut- cher en 1941, les publications se sont multipliées.La littérature actuelle abonde en travaux de toutes sortes sur la question.Chaque mois on peut lire des articles nouveaux sur les variations de la balance hydrique, du sodium, du potassium et des chlorures au cours de l\u2019insuffisance cardiaque.Devant la grande actualité du problème, nous avons cru bon de passer en revue les travaux faits à date sur la question et de résumer le problème en autant que le permettent les connaissances actuelles.RAPPEL SUR LES ÉLECTROLYTES Depuis les travaux de Gamble sur les électrolytes, les cadres se sont élargis; de nombreuses corrections ont été faites, de nouvelles techniques de dosage ont été mises à point, ce qui a permis une étude plus approfondie de nombreux problèmes médicaux et chirurgicaux.En ce qui concerne l\u2019insuffisance cardiaque, on ne peut aborder la question des électrolytes sans avoir fait un rappel sommaire sur les données fondamentales ayant trait à l\u2019eau, au sodium, au chlore, au potassium et au radical HCO>.I \u2014 L\u2019EAU DE L\u2019ORGANISME Depuis Gamble, on divise l\u2019organisme en deux grands compartiments: le compartiment intracellulaire et le compartiment extracellu- laire, ce dernier se subdivisant en milieu in- travasculaire ou sanguin et extracellulaire ex- travasculaire ou interstitiel.La teneur en eau de ces divers milieux a été déterminée et donne les résultats suivants.À \u2014 Quantité totale de l\u2019eau dans le corps humain.Cette quantité a été recherchée par diverses méthodes et exprimée en litres en évaluant le pourcentage en eau du poids du corps en kilogrammes (3).En 1934, Hevesy et Ho- fer se servaient du taux de dilution de l\u2019eau lourde ou deutérium dans l\u2019organisme pour obtenir des résultats qui s\u2019échelonnaient entre 62 et 70% du poids du corps (31).En 1947, Pace et Kline emploient l\u2019oxyde de Tritium ce qui donne des résultats analogues à ceux obtenus avec l\u2019eau lourde (22).En 1949, Bro- die, Steele et Soberman utilisent l\u2019antipyrine qui assure une distribution plus égale dans tous les tissus (6, 28).On obtient des chiffres moins élevés qui varient entre 55 et 60% du poids du corps.Actuellement on emploie une nouvelle substance qui est le 4-acétyl-4-ami- no-antipyrine ou NAAP.Brodie, Steele et Berger l\u2019emploient depuis 1951.Elle confirme les résultats obtenus avec l\u2019antipyrine.Gamble évaluait le volume total de l\u2019eau de l\u2019organisme en litres à 70% du poids du corps en kilos.Nous sommes déjà loin de cette conception, la teneur en eau de l\u2019organisme ne dépassant pas 60% du poids du corps.B \u2014 L'eau du compartiment extracellulaire.En 1934, Crandall emploie le thiocyanate de soude et le radio-sodium pour évaluer la 1212 teneur en eau du milieu extracellulaire (8).Brodie en 1939 emploie le bromure de soude parce que l'ion brome se comporte comme l\u2019ion chlore (5).Toutefois si on soustrait les résultats obtenus à la valeur totale de l\u2019organisme en eau on remarque qu\u2019il reste très peu d\u2019eau pour le liquide intracellulaire.On a oublié que les chlorures existent dans plusieurs cellules de l\u2019organisme telles l\u2019estomac, l'intestin, les glandes salivaires et sudoripares, les tubules rénaux, les globules rouges et le foie.En 1946, Kruhoffer, au Danemark, emploie l\u2019inuline, substance qui n\u2019est pas conservée par les cellules de l\u2019organisme (19).Les résultats sont de beaucoup inférieurs à ceux obtenus avec les bromures ou le thiocya- nate.Avec cette technique la teneur du milieu extracellulaire en eau s\u2019élève à 15% du poids du corps.Cette détermination a été appelée «inulin space».Depuis, d\u2019autres substances telles le mannitol, le thiosulfate et le ferro- cyanure de soude ont été utilisées donnant des résultats identiques à ceux obtenus avec la mesure de I\u2019 « tnulin space ».(2).C\u2014 L\u2019eau du compartiment extracellulaire intravasculaire ou plasma.Les principales substances employées pour cette détermination ont été le T-1824 ou bleu d\u2019Evans a/nsi que l\u2019iode et le phosphore radioactifs.L\u2019eau de la circulation compte pour 5% du poids du corps.D \u2014 L\u2019eau du milieu extracellulaire extravas- culaire ou milieu interstitiel.On n\u2019a qu\u2019à soustraire le T-1824 de l\u2019 «inu- lin space ».Résultat: 10% du poids du corps.E \u2014 L\u2019eau du milieu intracellulaire.La différence entre 1\u2019 « antipyrine space» qui mesure l\u2019eau totale et 1\u201d « tnulin space » qui représente l\u2019eau du milieu extracellulaire nous donne des valeurs variant entre 40 et 45% du poids du corps.Le tableau 1 nous fait .voir les valeurs déjà mentionnées.LEMIEUX Er GRIGNON: INSUFFISANCE CARDIAQUE ET.L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 TABLEAU 1 TENEUR EN EAU DE L'ORGANISME % du poids du Homme normal Compartiment corps en kgs pesant 60 kgs Extracellulaire (Inulin space) 15% 9 litres Plasma (T-1824) ee.- 5% 3 litres Interstitiel (Inulin space - T-1824) 10% 6 litres Intracellulaire (Antipyrine - Inulin) 40% 24 litres ToraL (Antipyrine space).55% 33 litres II \u2014 LES ELECTROLYTES Les principaux électrolytes qui doivent retenir notre attention pour l\u2019étude qui nous intéresse seront le sodium, le potassium, le chlore et l'ion HCO-3.Le sodium est un élément surtout extracellulaire: sa quantité totale dans l'organisme s\u2019élève à environ 75 grammes pour un homme de 70 kilos.Le potassium est un élément presque exclusivement intracellulaire (17).L'organisme d\u2019un homme pesant 70 kgs en contient 175 grammes.Le potassium est donc deux fois plus abondant que le sodium.Les chlorures existent à la fois dans la cellule et en dehors de celle-ci.Presque 50% des chlorures totaux, contrairement à ce qu\u2019on croyait autrefois, existent dans le milieu intracellulaire.Toutefois la concentration des chlorures est plus forte dans le milieu extracellulai- re.Les ions bicarbonates nous intéressent aussi parce qu\u2019ils représentent le système tampon le plus efficace de l\u2019organisme et aussi parce qu\u2019ils sont le reflet de la stabilité ou de l\u2019instabilité de l\u2019équilibre acide-base.Le tableau suivant donne une idée de la concentration en milliéquivalents au litre des ions Cl\u2014, Na+, K+ et HCO4- dans les divers milieux de l\u2019organisme.TABLEAU 2 Concentration en meq.au litre.Tons Plasma Interstitiel Intracellulaire Na+ 142 145 10 K+ 5 4 142 CI \u2014 103 112 2 HCOs\u2014 27 30 10 L'Union Méd.Canada .Tome 82 \u2014 Nov.1953 LEMIEUX Er GRIGNON: LE CARDIAQUE ET L'EAU Grâce aux méthodes déjà mentionnées, on a pu étudier le métabolisme de l\u2019eau chez les insuffisants cardiaques.La mesure de l\u2019 « anti- pyrine space » a démontré que celui-ci était augmenté surtout aux dépens du compartiment extracellulaire interstitiel, le compartiment intracellulaire n\u2019étant pas modifié.Le plasma révèle une hypervolémie avec une augmentation relativement basse par rapport à celle notée dans le milieu interstitiel.Friedberg rapporte les variations suivantes: (14) (Tableau 3).INSUFFISANCE CARDIAQUE ET.1213 3 \u2014 Le milieu intracellulaire demeure stable.Le CARDIAQUE ET LE SODIUM On a étudié le comportement de l\u2019insuffisance cardiaque vis-à-vis de l'ion sodium avec les moyens d\u2019investigation suivants: 1\u2014 Mesure et volume urinaire en cc par minute et de l\u2019excrétion de l\u2019ion Na en mi- croéquivalents par minute (y ég.min.).2 \u2014 Réponse du rein cardiaque à l\u2019administration parentérale d\u2019une certaine quantité de NaCl.TABLEAU 3 Poids Vol.total Plasma Interstitiel Intracellulaire en Kg.en litres en litres en litres en litres Individu normal en.62.2 34.2 3.2 6.8 24.2 Même individu en insuff.cardiaque \u2026\u2026.- 75.6 524 46 23.6 24.2 Apres le traitement .62.2 36.0 40 78 24.2 Ceci n\u2019est qu\u2019un exemple de centaines de cas qui ont été étudiés.Les résultats sont identiques partout.Devant ces faits ont peut donc conclure que: 1\u2014 La teneur totale en eau du corps de l\u2019insuffisance cardiaque est augmentée.2 \u2014 Cette augmentation se fait surtout au dépens du milieu interstitiel.3 \u2014 Modifications du volume de l\u2019eau chez l\u2019insuffisant traité à qui on administre du NaCl.Ces études menées surtout par Fisenmenger, Weston et Grossman (32) ont donné des résultats qu\u2019illustrent bien les trois tableaux suivants: (Tableaux 4, 5 et 6) TABLEAU 4 CONTRÔLE Volume urinaire en cc./minute Avant injection Excrétion de NaCl en uéq./ min.INSUFFISANCE CARDIAQUE Volume urinaire Ezxcrétion de NaCl en cc./ minute en péq./ min.de NaCl en 15 26 12 32 Après injection de 428 méq.de NaCl .18 396 06 33 TABLEAU 5 CONTRÔLE INSUFFISANCE CARDIAQUE Temps en min.Excrétion de % de Na+ Ecrétion de % de Nat après NaCl Na+ en még.excrété Na+ en méq.excrété 140 101 23 12 29 750 105 24 12 29 1200 257 60 35.2 82 TABLEAU 6 VOLUME EN LITRES Poids en Intracellu- kg.Total Plasma Interstitiel laire Avant le traitement .78.6 524 46 236 242 Aprés le traitement .622 36.0 4.0 78 24.2 Après le NaCl i.v.coe.64.9 38.7 42 103 24.2 1214 De l\u2019étude de ces tableaux qui donnent une idée du travail expérimental clinique accompli par les auteurs déjà mentionnés et que nous avons empruntés à Friedberg (14), il découle les constatations suivantes: 1 \u2014 Le rein cardiaque est incapable de manier l\u2019ion sodium et surtout de l\u2019excréter adéquatement.2 \u2014 Cette rétention de sodium favorise une rétention d\u2019eau et la production de l\u2019œdè- me cardiaque au dépens de l\u2019espace in- terstitiel.Nous étudierons plus loin les facteurs qui favorisent cette rétention de sodium et d\u2019eau.Nous voulons simplement souligner ici qu\u2019on à pu démontrer de façon précise ce que l\u2019on soupçonnait déjà depuis longtemps.LE CARDIAQUE ET LE POTASSIUM La teneur en potassium dans l\u2019organisme, nous l'avons déjà mentionné, est beaucoup plus forte que celle en sodium.Toutefois le potassium est un élément à prédominance intracellulaire et le taux de la kalémie ne peut que réfléter bien faiblement le taux du potassium dans l\u2019organisme.Le potassium sanguin a été étudié sur une assez vaste échelle chez les insuffisants cardiaques surtout depuis l\u2019emploi du photomètre à flamme qui permet de doser cette substance plus facilement et plus rapidement.En principe, on doit se rappeler qu\u2019en général le taux du potassium dans le sang des cardiaques est normal; celui du sodium aussi d\u2019ailleurs, et on ne trouvera des modifications de la kalémie que dans des circonstances particulières.Toutefois il est un fait admis par tous les auteurs: l\u2019insuffisant cardiaque perd du potassium au dépens de ses réserves intracellu- LEMIEUX er GRIGNON: INSUFFISANCE CARDIAQUE ET.L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 laires.Et cette perte est rarement révélée par le taux du potassium sanguin.Le rein, nous l'avons vu, est incapable, dans l\u2019insuffisance cardiaque, d\u2019excréter adéquatement l'ion sodium.Or il lui faut des cations pour excréter ses chlorures.La sécrétion rénale en NH,+ étant insuffisante, le rein excrète ses chlorures en grande partie sous forme de KCI.Quand les besoins se font sentir le potassium quitte la cellule et passe dans la circulation pour être excréter par le rein.Ce qui explique une kalé- mie normale le plus souvent.D'autres facteurs viennent favoriser cette perte de potassium.D\u2019abord le régime désalé stricte imposé dans les centres organisés ne contient que de 0,2 à 0,5 gramme de sodium par jour.Or, tel que le fait remarquer Fremont, cette diète est pauvre en sel et l\u2019est aussi en potassium (15).D\u2019où besoin pour l\u2019organisme de puiser dans ses réserves intracellulaires.I] y a enfin l\u2019action des diurétiques mercuriels et autres dont nous allons maintenant parler.ACTIONS DES DIURÉTIQUES 1 \u2014 Les mercuriels.Les diurétiques mercuriels ont une action spectaculaire sur l\u2019augmentation du volume urinaire et sur l\u2019excrétion du sodium chez l\u2019insuffisant cardiaque.Cette action est proportionnellement beaucoup moins forte chez l\u2019individu normal (tableau 7).Toutefois il faut se rappeler que les mercuriels facilitent davantage l\u2019excrétion des chlorures, une partie du sodium étant réabsorbé au niveau du tubule.L\u2019excrétion du potassium est ainsi favorisée.D\u2019où un emploi exagéré de ces diurétiques peut amener des perturbations électrolytiques ainsi que nous le verrons plus loin.TABLEAU 7 CONTRÔLE Vol.urinaire en cc./minute 15 24 Avant mercuriels .Apres mercuriels.26 185 INSUFFISANCE CARDIAQUE Excrétion de NaCl Volume urinaire Excrétion de NaCl en uéq./ min.en uéq./ min.32 240 en cc./minute 12 28 L\u2019Union Méd.Canadas [MIEUX er GRIGNON: INSUFFISANCE CARDIAQUE ET.Tome 82 \u2014 Nov.1953 2 \u2014 Chlorure d\u2019ammonium.Ce vieux médicament, adjuvant des mercuriels, est toujours employé.Il faut toutefois en éviter l\u2019emploi prolongé.On a rapporté des cas d\u2019acidose hyperchlorémique à la suite d\u2019administration prolongée de cette substance.Friedberg recommande de l\u2019employer par intervalles, pas plus que trois ou quatre jours à la fois.3 \u2014 Digitale.Chapman, Shaffer et Enselberg ont fait d\u2019intéressantes recherches sur la digitale et les perturbations électrolytiques qui peuvent se produire au niveau même de la cellule myo- cardique.(7-12) D\u2019après les données les plus récentes, les glycosides cardiaques favoriseraient la sortie du potassium hors de la cellule myocardique.Or on sait que le potassium est essentiel à la bonne contraction du muscle cardiaque.Enselberg croit que certaines arythmies cardiaques notées dans l\u2019intoxication digitalique, sont dues à une déficience en potassium au niveau de la cellule du cœur.De plus, on a remarqué que les malades qui étaient en hypopotassémie requiéraient des doses de digitaline beaucoup moins forte que ceux dont le potassium sanguin était normal ou élevé.4 \u2014 Les propyl éthyl aminouracils.Ce sont des substances nouvelles, encore au stade expérimental, employées par Kattus et Friedberg sous le nom de «6063 » et «2614 » et qui ne présentent pas la toxicité des mercuriels tout en étant aussi efficaces (18) Ce sont des antianhydrases carboniques qui bloquent le systéme enzymatique de la réabsorption tubulaire.Ces substances sont appelées & jouer un grand rôle dans le traitement des œdèmes cardiaque et cirrhotique.LES SPECTRES ÉLECTROLYTIQUES SANGUINS RENCONTRÉS AU COURS DE L\u2019INSUFFISANCE CARDIAQUE 1\u2014 Spectre normal Le plus souvent au cours de l\u2019insuffisance cardiaque le taux des divers électrolytes du 1215 plasma est normal.Les divers ions sont distribués d\u2019une façon adéquate dans les divers compartiments de l'organisme.Le sodium même s\u2019il est retenu s\u2019équilibre dans le milieu interstitiel et sanguin.Toutefois, comme nous l\u2019avons déjà mentionné, le potassium peut être déficient malgré une kalémie normale.2 \u2014 Acidose légère Ce spectre se rencontre surtout chez les malades qui sont à la diète désodée depuis quelque temps.Les analyses révèlent un sodium sanguin qui gravite autour de 135 milliéqui- valents au litre.L\u2019ion chlore est normal ou très légèrement abaissé.Il en est de même pour le potassium.Les ions bicarbonates ré- vêlent une légère acidose.Cette dernière s\u2019explique pour le fait qu\u2019à la longue un apport alimentaire insuffisant en sodium se traduit par une baisse du taux de cet ion dans le sang parce qu\u2019il est dilué malgré la rétention opérée par le rein.Si on permet au malade d\u2019ingérer du sel en petites quantités, la correction de l\u2019acidose s\u2019opère facilement.à \u2014 Le « Low Salt Syndrome » Ce syndrome a été décrit par Schoeder en 1949 (26).On pourra le rencontrer, quoique rarement, chez l\u2019insuffisant cardiaque traité depuis longtemps avec une diète désodée stricte, et chez qui se surajoute une pathologie rénale.À un moment donné, au cours de la maladie, l\u2019ion sodium devient très dilué dans le sang circulant.La tension osmotique du sérum baisse: le liquide intravasculaire passe alors dans l\u2019espace interstitiel jusqu\u2019à équilibre de la tension osmotique de part et d\u2019autre.Ce qui explique une recrudescence des œdèmes que l\u2019on peut rencontrer dans ce syndrome.On a alors affaire à l\u2019intoxication hydrique d\u2019Elkinton.Le tableau clinique est excessivement varié et seul le laboratoire donne le diagnostic.Le malade se plaint surtout de fatigue et de crampes musculaires.Il est souvent apathique, parfois impatient et irritable.On notera de l\u2019anorexie accompagné de nausées et vomisse- 1216 ments.En temps de chaleur, le malade souvent n\u2019accuse aucune soif; la peau est sèche: aucune sudation.Si non traité ce syndrome peut évoluer vers la mort avec fièvre, confusion mentale, shock et coma terminal.Le sang révèle une hyponatrémie marquée à 100 milli- équivalents au litre et moins.On peut noter aussi une hypochlorémie moins marquée.Les ions bicarbonates réflètent un état d\u2019acidose.Le potassium demeure normal.L\u2019urée sanguine est élevée.Au point de vue urinaire, le volume et la densité sont diminués.Il en est de même pour les chlorures et le sodium urinaire, l\u2019organisme faisant souvent un effort désespéré pour retenir le plus de sodium possible.Le traitement est simple et consiste à administrer du chlorure de sodium en solution hypertoni- que par voie parentérale.Les résultats sont souvent dramatiques.4 \u2014 Alcalose mercurielle hypochlorémique hy- pokalémique Ce spectre se rencontre surtout chez les malades qui sont soumis à un traitement mereu- riel intempestif.Les diurétiques mercuriels, nous l\u2019avons déjà mentionné, favorise, par blocage de la réabsorption tubulaire, l\u2019excrétion des ions chlore et sodium.Toutefois une partie du sodium est réabsorbée alors que le chlore est éliminé presque totalement.Et la fraction des chlorures qui n\u2019est pas liée au sodium est excrétée avec le potassium au dépens de la réserve intracellulaire.Ainsi, à la longue, par suite d\u2019usage répété de diurétiques mercuriels, le taux des chlorures sanguins s\u2019abaisse; la kalémie est diminuée alors que le sodium sanguin demeure normal.Les ions bicarbonates sont élevés réflétant l\u2019alcalose.Le traitement consiste à corriger la déficience chlorurée en fournissant à l\u2019organisme des ions CI- qui lui manquent et ceci sous forme de chlorure d\u2019ammonium par la bouche ou en solution par voie parentérale dans les cas plus graves.5 \u2014 Acidose rénale L\u2019insuffisance cardiaque se complique parfois d\u2019une insuffisance rénale qui dans cer- LEMIEUX rr GRIGNON: INSUFFISANCE CARDIAQUE ET.L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 tains cas peut devenir grave.Le spectre électrolytique est alors identique à celui que l\u2019on rencontre dans l\u2019insuffisance rénale isolée.L'acidose est alors due à la rétention des radicaux acides SO4- - et PO,~\u2014 et aussi à la perte de sodium surtout dans les conditions rénales pathologiques que l\u2019on classe sous le nom de «Salt loosing nephritis ».PATHOGÉNIE ET PHYSIOPATHOLOGIE DE LA RÉTENTION SODÉE ET MODE DE PRODUCTION DE L'ŒDÈME CARDIAQUE On sait que chez l'individu normal, une circulation adéquate, une fonction rénale normale et un système endocrine bien balancé sont nécessaires au bon maintien de l\u2019équilibre électrolytique.Or chez l\u2019insuffisant cardiaque cet équilibre est perturbé, ce qui explique la rétention de sodium et d\u2019eau (16-21).Et ce déséquilibre est actuellement attribué à deux classes de facteurs; rénaux et hormonaux.À \u2014 Les facteurs rénaux 1 \u2014 Diminution du taux de filtration glomé- rulaire.Depuis les travaux de James Hope en 1846 la physiopathologie de l'insuffisance cardiaque est discutée par deux grandes écoles; celle du « backward » et celle du « forward failure ».Actuellement on a tendance à combiner les deux théories pour en faire une synthèse logique.Quoiqu\u2019il en soit, que l\u2019insuffisance se produise en amont ou en aval du cœur, on doit admettre aujourd\u2019hui que le débit cardiaque efficace est insuffisant pour répondre aux besoins des divers tissus de l\u2019organisme.Merrill a étudié le taux de filtration glomérulaire chez les insuffisants cardiaques et il a démontré qu\u2019en général ce taux était diminué et que le taux de sodium présent dans le tubule rénal après la filtration avait subi une chute (20).Pour certains auteurs c\u2019est là le facteur primaire de la rétention sodée.2 \u2014 Hypertension veineuse rénale.Blake, à la suite d\u2019expériences faites chez le L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 chien, a démontré qu\u2019une augmentation de pression dans la veine rénale amène une diminution de l\u2019excrétion du sodium.(4) Or dans les états cliniques de congestion veineuse telle l\u2019insuffisance cardiaque on assiste à une élévation de pression dans la veine rénale.Ce deuxième facteur do:t donc retenir notre attention.Schroeder croit que cette élévation de la tension veineuse ralentit la vitesse de la circulation et favorise un contact prolongé du tubule avec le sang du réseau veineux péritu- bulaire pour faciliter une plus grande réabsorption de l\u2019ion sodium (25-27) B \u2014 Les facteurs hormonaux La question du rôle des hormones dans la rétention du sodium est trop controversée pour pouvoir présenter des faits bien établis à LEMIEUX er GRIGNON: INSUFFISANCE CARDIAQUE ET.1217 Dernièrement, avec les travaux d\u2019Eisen- menger et autres on a démontré que l\u2019excrétion de I'ion sodium était diminuée non seulement au niveau du rein mais aussi au niveau d\u2019autres barrières d\u2019excrétion telles que les glandes salivaires, sudoripares et intestinales (49-10-11-13) Et cette condition existe non seulement chez les insuffisants cardiaques mais aussi chez les cirrhotiques dont la fonction myocardique est souvent excellente.(30).Pour faciliter l\u2019excrétion du sodium fécal on a soumis une série d\u2019individus normaux et œdémateux à un traitement aux «cation exchange resine » et on a constaté que l\u2019intestin de l\u2019insuffisant cardiaque excrète beaucoup moins de sodium que celui de l'individu normal.Ces travaux sont résumés dans le tableau 8.TABLEAU 8 Glande sudoripare meq./litre sesrsersscasesiarsesesanesransrorrnsnatire l\u2019heure actuelle.De nombreux travaux sont en marche et il se peut que la question hormonale prenne la première place dans l\u2019explication physiopathologique des œdèmes cardiaque et cirrhotique.Il existe de nombreux arguments qui font pencher en faveur de facteurs hormonaux.En 1940, Thorn attire l\u2019attention sur le fait que certaines patentes cardiaques ou cirrhoti- ques peuvent présenter une recrudescence de leurs œdèmes durant la période prémenstruelle (29).En 1949, Parrish démontrait que certains cardiaques présentaient une augmentation du taux d\u2019excrétion des corticoïdes urinaires (23) On sait que les hormones cortico- surrénaliennes du type minéralo-cortico\u2019de ou désoxycorticostérone favorisent la réabsorption tubula*re du sodium au niveau du rein en modifiant le système enzymatique tubulaire.D'ailleurs l\u2019administration en quantités suffisantes d\u2019ACTH, cortisone ou désoxycorticos- térone le prouve par les œdèmes qu\u2019elle peut provoquer.EXCRETION DE SODIUM Glande salivaire Côlon meq./litre meq./g.d\u2019azote 35 : 40 7 15 Cet argument basé sur des recherches sérieuses nous indique done que la rétention du sodium n\u2019est pas une simple affaire rénale mais bien le résultat d\u2019un processus, réglé par les hormones type désoxycorticostérone, et qui a tendance à se généraliser à toutes les voies d\u2019excrétion de l\u2019organ:sme.Le dernier facteur extrarénal est le principe antidiurét:que.En 1950, Bercu, Rokaw et Massie présentaient un travail sur les propriétés antidiurétiques qu\u2019aurait l\u2019urine des cardiaques.(1) Le principe trouvé dans les urines des cardiaques et des cirrhotiques n\u2019a pas encore été identifié comme étant l\u2019hormone antidiurétique de l\u2019hypophyse.On s\u2019est demandé si ce taux augmenté du facteur anti- diurétique dans les urines réflétait une production exagérée au niveau de l\u2019hypophyse ou une inactivation diminuée au niveau du foie.Or en injectant de la pitress:ne à des cirrhotiques, on s\u2019est rendu compte que le foie de ces malades n\u2019avait pas perdu son pouvoir de détoxification.On doit donc envisager 1218 la possibilité d\u2019une surproduction du principe antidiurétique au niveau de l\u2019hypophyse.L\u2019hormone antidiurétique favorise la réabsorption de l\u2019eau au niveau des tubules rénaux.Verney a postulé que de légères variations du taux du sodium sanguin stimule la production de l'hormone antidiurétique par l\u2019intermédiaire d\u2019« osmo-récepteurs» qui seraient le point de départ du stimulus nerveux qui atteindrait l\u2019hypophyse postérieure par le tractus supra opticohypophysaire.Une diminution du volume sanguin cérébral et une dé- plétion des fluides extracellulaires pourraient déclencher un stimulus analogue par l\u2019intermédiaire des « volume-récepteurs » Shorr, Zweifach, Grossman et Weston ont identifié les facteurs vasotropiques V.E.M.(Vaso excitator material) analogue à la ré- nine et V.D.M.(Vaso dilator material) (24).Le facteur V.E.M.serait responsable de la vaso-constriction compensatrice qui existe au niveau de l\u2019artériole glomérulaire efférente lorsque le débit artériolaire rénal est diminué.Le facteur V.D.M.a été retrouvé en assez grande concentration dans la veine hépatique TABLEAU 9.DIMINUTION DU DEBIT ARTERIOLAIRE LEMIEUX er GRIGNON: INSUFFISANCE CARDIAQUE ET.L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 des insuffisants cardiaques.Ce facteur possède une activité antidiurétique marquée.C \u2014 Inter-relations entre les divers facteurs Schroeder et Eisenmenger ont tenté d\u2019évaluer d\u2019une façon logique les relations qui peuvent exister entre les facteurs que nous venons de discuter.Pour ces auteurs le point de départ des perturbations électrolytiques étudiées dans la défaillance cardiaque proviendrait d\u2019une diminution du volume sanguin cireulant efficace ou volume proportionné aux besoins de l\u2019organisme.Cette altération du volume sanguin secondaire à un myocarde défaillant amène évidemment une diminution de la filtration rénale glomérulaire et déjà on assiste à une rétention d\u2019eau et de sel.Mais cette même diminution constitue un stimulus qui va exciter à la fois le cortex surrénalien qui favorisera la rétention de sodium et la posthypophyse qui aidera à la réabsorption de l\u2019eau.La rétention d\u2019eau et de sodium amène une hypervolémie avec hypertension veineuse et transsudation dans l\u2019espace interstitiel.A ce moment l\u2019œdème cardiaque est installé.Le tableau 9 résume ces données.RENAL ( R.P.F.) 1 DIFINTTION NU TAUX DE FILTRATION 7 { R.F.R.) RETENTION D'ZATT § ET DE SODITR! HYPERVOLFLIIE DRINTITION DU COEUR VOLUME SANGUIN CIRCULANT DEFAIRLANT] EFFICACE CONGESTION ET | MYPERTENSION VEINENSE | Ÿ OEDELE { I'TTERSTITIEL) pi CORTEX DE a REABSORPTION SURRENALE.DE SODITM >| V.D.u.| REABSORPTION POST D'EAU L'Union Méd.Canada JEMIEUX rr GRIGNON: INSUFFISANCE CARDIAQUE ET.Tome 82 \u2014 Nov.1953 Conclusion.Comme nous venons de le voir la balance électrolytique chez l\u2019insuffisant cardiaque est modifiée.Elle peut même présenter des perturbations graves.Le cardiaque nous l'avons vu, retient de l\u2019eau et du sodium qu'il est incapable d\u2019excréter.I] perd du potassium au dépens de ses réserves intracellulaires.Enfin la physiopathologie de l\u2019ædème cardiaque est complexe parce qu\u2019elle relève de nombreux facteurs.Le problème des œdèmes cardiaque et cirrhotique n\u2019est pas encore résolu, mais il semble qu\u2019il touche à sa fin.Et c\u2019est une plus grande compréhension de la physiopathologie cellulaire et extracellulaire qui l\u2019aura permis.BIBLIOGRAPHIE (1) B.BERCU, S.N.ROKAW et E.MASSIE: Antidiuretic Action of the urine of patients in cardiac failure.Circulation, 2: 409, 1950.(2) E.Y.BERGER et J.M.STEELE: Electrolyte and Water Metabolism.Med.Cl.of N.Am., mai 1952.(3) E.Y.BERGER, J.M.STEELE, etc.: Estimation of extracellular water in man.Am.J.Phys, 122: 318, 1950.(4) W.D.BLAKE: Effect of increased renal venous pressure on renal function.Am.J.Physiology, 157: 1-13, 1949.(5) B.B.BRODIE: The use of Bromide as a measure of Extracellular fluid.J.Biol.Chem.130: 555, 1939.(6) B.B.BRODIE et R.SOBERMAN: The estimation of Antipyrine in biological materials.J.Biol.Chem., 179: 25, 1949.(7) D.W.CHAPMAN et C.F.SHAFFER: The effect of digitalis and a mercurial diuretic on the electrolyte balance in patients with.congestive heart failure.Amer.Prac.Dig.Treat.1: 1172, 1950.(8) L.A.CRANDALL: Estimation of the State of Hydration of the body by the amount of water available for the solution of Sodium Thiocyanate.Amer.J.Digest, 1: 126, 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Clin.Invest., octobre 1952.ACIDOSE ET ALCALOSE RESPIRATOIRES Maurice COMEAU et Fernand GREGOIRE, Institut Lavoisier (Montréal).GENERALITES La fonction principale des poumons est de transformer le sang veineux en sang artériel.Elle comprend deux phases trés importantes qui sont l\u2019addition d\u2019oxygène et l\u2019élimination de l\u2019excès du CO» du sang veineux.C\u2019est, de cette dernière phase qu\u2019il sera particulièrement question dans cette revue.De chaque côté de la membrane alvéolaire s\u2019établit un équilibre entre la tension du CO, (PCOs) de l\u2019air alvéolaire et le PCO», du sang perfusé.À partir de ce principe, il est clair que si la tension du CO; augmente dans l\u2019air alvéolaire par manque de ventilation adéquate cette augmentation provoquera, par équilibre, une augmentation similaire du PCO.sanguin.A linverse, si par hyperventilation le PCO.diminue au niveau de l\u2019air alvéolaire, 11 y aura diminution secondaire du PCO, sanguin et par suite de son contenu en COs.Si l\u2019on reporte ces données à l\u2019équation d\u2019Henderson-Hasselbalch, pH = 6.1 \u2014 log CO \u201d l\u2019on voit que ces fluctuations de tension du CO; au niveau des alvéoles se traduira par des variations du pH sanguin puisque le contenu en COz sanguin fera varier le dénominateur (COs Hs) du rapport ES Tr = = dont dépend la valeur du pH.DÉFINITIONS Le fait de ventiler en excès des besoins de l'organisme normal chasse des alvéoles une quantité excessive de CO».La baisse du PCO, qui s\u2019ensuit à ce niveau s\u2019équilibre alors dans le sang circulant par une diminution du CO, qui traverse la membrane et, par suite, de son CO; Hp, i.e.son acidité.A ce moment, ce lavage du CO, dépasse les mécanismes compensateurs et l\u2019on a un pH au-dessus de la normale, une alcalose respiratoire.D'autre part, lorsque l\u2019air est emprisonné dans les poumons, soit par emphysème, soit par hypoventilation à la suite d\u2019une intoxication des centres respiratoires, il y a stagnation de CO, au niveau des alvéoles.Cette augmentation du PCO, alvéolaire s\u2019équilibre de l\u2019autre côté de la membrane en diminuant son élimination normale du sang veineux.Plus de COz est accumulé au niveau du sang circulant et l\u2019on a un pH qui baisse en dessous de la normale donnant une acidose dite respiratoire.Ce qui différencie l\u2019acidose et l\u2019alcalose respiratoires aiguës de l\u2019acidose et de l\u2019alcalose métaboliques dans la phase non compensée, c\u2019est que dans les premières c\u2019est principalement le dénominateur du rapport CC H Na COs H.de l\u2019équation d\u2019Henderson - Hasselbalch qui L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 varie en plus ou en moins.Dans cette phase, il n\u2019y a donc pas de modification notable des électrolytes Na, K, Cl.Dans les secondes, le déséquilibre provient surtout de la modifi- COs H Na CO.Hi i.e.des bases tampons soit par exces d\u2019administration d\u2019alcalins, soit par déperdition exagérée d\u2019acides qui ne neutralisent plus les bases laissées libres ou encore par excès d\u2019acides comme dans l\u2019acidose diabétique.L\u2019acidose respiratoire est compensée au moment où l\u2019autre facteur (numérateur) s\u2019a- : CO; H Na a 20 juste pour porter le rapport =5\u20145\u2014\u2014\u2014 et donner un pH normal.Elle se compense d\u2019une part par l\u2019excrétion urinaire d\u2019acides (PO, Hs Na, etc.), d\u2019autre part par une rétention des bicarbonates qui sont conservés par le mécanisme ammonium des tubules rénaux.En effet, l\u2019épithélium des tubules rénaux produit du NH; qui passe dans la lumière des tubules pour prendre là la place du Na fixé aux acides.Les acides sont alors éliminés sous forme de sels d\u2019ammonium et le Na libéré retourne dans le sang pour réformer du CO3 H Na qui neutralisera une nouvelle quantité d\u2019acides.Les mêmes phénomènes se rencontrent dans l\u2019alcalose respiratoire où les mécanismes compensateurs agissent à l'inverse.cation du numérateur du rapport À partir de ces faits, l\u2019on prévoit déjà que la réserve alcaline ou «CO, combining power » peut, à certains moments, donner une fausse idée de la situation réelle et il faut toujours contrôler par un pH sanguin.Si la tension et le contenu du CO.sanguin sont hauts et que par contre le pH est bas, l\u2019on peut conclure qu\u2019il y a eu rétention de CO» au niveau des poumons et que le patient est en acidose respiratoire.Voici un schéma expliquant d\u2019une façon plus concrète comment l\u2019on peut se trouver en face des différentes situations au cours d\u2019une acidose et d\u2019une alcalose respiratoires: Comme il a été expliqué précédemment, l\u2019équation d\u2019Henderson-Hasselbalch décrit le pH COMEAU er GREGOIRE: ACIDOSE ET ALCALOSE R.1221 du sang en termes du rapport COs H Na = 20 COs BS H 1 D\u2019après l\u2019équation pH = 6.1 \u2014 log_\u20acO: H Na, p 4 p 5 CO; Hz pH \u2014 6.1 \u2014 log 20 aussi longtemps que le 1 rapport _CO: H Na sera 20 le pH demeurera CO, H, T normal quel que soit le chiffre absolu de la réserve alcaline.Par ailleurs, si le pH est modifié en plus ou en moins, selon le rapport, l\u2019on aura soit une alcalose, soit une acidose quelle que soit la valeur de la réserve alcaline.\u2014 190 40 H % J Nemol Aedosr fecdere how coms pened e o PH n al R-R.+ à ; fu Fig.I.\u2014 Acidose respiratoire.En relation avec ce schéma, supposons un individu ayant une réserve alcaline normale à 60 Vol.% (ou en milliéquivalents 60 \u2014 2.2 \u2014 27 meq./li.) avec un rapport 20 donc un pH normal.Si on lui administre une forte dose de morphine, l\u2019intoxication du centre respiratoire diminuera et le rythme et l\u2019amplitude de la respiration.Comme le CO, ne sera pas éliminé aussi rapidement par les poumons, sa tension augmentera au niveau des alvéoles, plus il s\u2019accumulera dans le sang pour élever le dénominateur (COs Hs) et diminuer le rapport, supposons à 20 pour donner un pH en acidose à environ 755, À ce moment, les mécanismes compensateurs se sont déjà mis en branle, rétention de bases, excrétion d\u2019acides par les reins, pour augmenter le numérateur (CO, H Na).L'on aura alors, en présence d\u2019acidose respiratoire, une réserve alcaline de plus en plus élevée (contrairement à l\u2019acidose métabolique) pour en arriver à une compen- 1222 sation adéquate qui donnera un pH normal (rapport 30 ou 20).C\u2019est cette dernière si- 1.5 1 tuation que l\u2019on rencontre couramment chez les asthmatiques chroniques emphysémateux où la maladie irréversible fixe le patient en acidose compensée.a EX alealrse Alealoso - hon Lom or ~\u201c PH + hos + RA RAL Fig.II.\u2014 Alcalose respiratoire.Considérons maintenant l\u2019inverse.Un patient hyperventile pour une des nombreuses causes qui seront énumérées plus tard.Cette polypnée provoque une élimination excessive de CO», diminuant d\u2019autant le dénominateur CO3 Ho et portant le pH vers l\u2019alcalose.Au moment où les mécanismes compensateurs entrent en jeu: élimination des bicarbonates, rétention d\u2019acides, nous aurons une diminution du numérateur, une réserve alcaline qui baissera jusqu\u2019à porter le pH vers la normale avec un rapport tendant vers le 20.Enfin, 1 l\u2019hyperventilation passée, on assiste à une hypoventilation compensatrice, le CO, s\u2019accumule dans les alvéoles, sa tension augmente et, partant, le sang veineux perd moins de COs lors de son passage dans les poumons.Le tout reviendra à la normale, pH et R.A., avec l\u2019équ'libre des termes du rapport H ES CO, H.De ces données, on déduit facilement que l\u2019on ne peut se fier à une réserve alcaline seule pour porter un diagnostic d\u2019acidose ou d\u2019alcalose respiratoire mais qu\u2019il faut toujours controler par un pH sanguin.La connaissance parfaite de ces mécanismes peut être, à certains moments, d\u2019importance capitale.Il ne faudrait pas, en effet, se méprendre sur la signification d\u2019une réserve alcaline élevée due à une acidose respiratoire avec celle d\u2019une alcalose métabolique, car au- COMEAU er GREGOIRE: ACIDOSE ET ALCALOSE R.L'Union Méd.Canada \u2018Tome 82 \u2014 Nov.1953 tant cette dernière bénéficierait d\u2019un traitement correcteur par les acidifiants autant ce serait une erreur grave que d\u2019administrer cette médication chez un cas d\u2019acidose respiratoire.Erreur encore plus grave est celle d\u2019emprisonner sous une tente d\u2019oxygène le pauvre patient emphysémateux dyspnéique et polyp- néique que l\u2019on précipite dans la narcose et souvent vers la mort en saturant son sang d\u2019oxygène.L\u2019anoxie, ou plutôt l\u2019hypoxie, est à ce moment le seul mécanisme réflexe qui lui reste pour chasser le CO» de ses poumons et baisser le PCO» déjà très élevé au niveau des alvéoles.De même, confondre une réserve alcaline basse chez un cas d\u2019alcalose par hyperventilation pour une acidose métabolique pourrait, par l\u2019administration intempestive d\u2019alcalins provoquer une crise de tétanie.ETIOLOGIE Notons d\u2019abord que, bien que les causes de l\u2019alcalose par hyperventilation soient multiples, I'incidence de cette dernière est relativement très rare si on la compare avec la haute fréquence de l\u2019acidose respiratoire.Quelles sont les causes de l\u2019alcalose par hyperventilation ?D\u2019abord, une élévation marquée de la température corporelle soit interne, par une fièvre élevée (104 degrés et plus), soit externe, par des bains très chauds ou une température très chaude et prolongée chez les individus non adaptés.Deuxièmement, une baisse de la tension d\u2019oxygène qui survient dans les hautes altitudes (anoxémie anoxique) ou dans la défaillance cardiaque (anoxie par stagnation).Enfin, elle peut être d\u2019origine nerveuse chez les personnes instables soumises à une tension émotionnelle soudaine, ou par anxiété ou hystérie.Cependant, elle peut survenir inconsciemment chez des personnes par ailleurs bien équilibrées.On peut le rencontrer aussi dans certaines tumeurs cérébrales, dans l\u2019encéphalite et à la suite d\u2019administration de certains médicaments comme le salicylate.Chez des malades déjà soumis à une légère alcalose asymptomatique soit par vomissements, soit par médication alcaline L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 excessive, une hyperventilation modérée peut précipiter la symptomatologie.Toutes les conditions qui font obstacles à la bonne ventilation pulmonaire peuvent être causes d\u2019acidose respiratoire.La plus importante de ces conditions est sans aucun doute l\u2019emphysème et ses causes telles l\u2019asthme, la bronchectasie, la bronchite chronique, etc.Notons aussi d\u2019autres causes moins fréquentes mais susceptibles d\u2019être rencontrées accidentellement telles la dépression de la respiration par intoxication du centre respiratoire par la morphine ou autres opiacés, et, enfin, une paralysie des muscles de la respiration comme dans la poliomyélite.SYMPTOMATOLOGIE En ce qui concerne l\u2019alcalose notons par ordre d\u2019apparition, la polypnée (38 et plus à la minute), le vertige, la céphalée, les picot- tements dans les mains et les orteils, la sensation de boule dans la gorge, la sécheresse de la bouche, la constriction thoracique simulant l\u2019angine, le spasme carpopédal qui se généralise, le délire, l\u2019agitation, l\u2019incontinence et la désorientation.L'\u2019alcalose respiratoire se rend rarement à la tétanie et elle ne survient que dans les cas graves et à évolution rapide.On peut d\u2019ailleurs sans danger faire reproduire la symptomatologie en faisant hyper- ventiler le patient durant quelques minutes (tout dépend de l\u2019effort fourni par le sujet) en ayant soin de déterminer le pH avant et après l\u2019épreuve.Ceci peut aider à confirmer un diagnostic chez un patient vu une fois la crise passée.L\u2019acidose respiratoire peut se produire sans symptômes manifestes autres que la dyspnée qui est beaucoup plus marquée que ce que l\u2019on deviait attendre de l\u2019exercice ou de l\u2019effort accompli; cependant, dans les cas aigus, l\u2019acidose respiratoire peut provoquer de la faiblesse, de l\u2019incohérence, le coma (narcose aci- dotique) et même la mort.COMEAU er GREGOIRE: ACIDOSE ET ALCALOSE R.1223 TRAITEMENT Le traitement de l\u2019alcalose respiratoire se résume à rassurer le malade, à l\u2019inviter à ralentir volontairement son rythme respiratoire, à respirer dans un sac afin d\u2019éviter une trop grande déperdition de CO» et maintenir son PCO, a un niveau élevé.Quelquefois, des injections de calcium peuvent être indiquées si l\u2019affection va jusqu\u2019à l\u2019apparition de spasmes.On aidera beaucoup le patient en acidose respiratoire en enlevant, par tous les moyens disponibles, le barrage qui obstrue la ventilation.Les broncho-dilatateurs et les antihistaminiques diminuent les spasmes, les antibiotiques combinés aux expectorants nettoient les bronches tout en favorisant la ventilation chez les emphysémateux atteints d\u2019une grippe avec infection des voies respiratoires.La bronchoscopie, l\u2019ACTH et la cortisone sont des grands moyens qui peuvent quelquefois sauver la vie du patient.L\u2019oxygénothérapie intermittente peut aussi être indiquée.Observations.Cas No 1.Monsieur B.D., 40 ans, a travaillé dans de la poussière de sable pour une compagnie manufacturière de vitre pendant cinq ans et demi.À son admission, il se plaint de dyspnée tant respiratoire qu\u2019expiratoire et tant au repos qu'à l'effort, des points de côté marqués au travail et qui s\u2019atténuent sensiblement au repos, toux sèche, asthénie et fatigabilité à l'effort seulement.Son exposition aux poussières ne fut pas continue mais répartie sur une période de 20 ans.Le patient est hospitalisé pour connaître la cause de sa dyspnée.L\u2019allure nerveuse et instable du patient attire notre attention et nous porte à faire une petite enquête sur la gravité de ses symptômes.Nous sommes surpris de constater que l\u2019administration de placébos calment la douleur au point que le patient, au départ, manifeste vivement le désir d\u2019en apporter une bonne quantité chez lui afin de bénéficier plus long- 1224 temps de leur pouvoir analgésique.Deuxièmement, le patient se plaint de ne pouvoir se coucher sur le dos, à cause de douleur.Nous le faisons surveiller par une infirmière qui constate à plusieurs reprises durant la nuit, et même durant sa sieste post-prandiale, que notre patient dort en décubitus dorsal et respire de 20 à 24 à la minute.Les analyses de laboratoire montrent des urines normales, un hémogramme normal; une sédimentation à 15 mm.(Cutler), deux examens directs des expectorations négatifs au B.K.; une consultation en O.R.L.ne décèle rien de pathologique.Un E.C.G.au repos et à l\u2019effort donne un tracé tout à fait normal.Les radiographies pulmonaires prises sous diverses incidences montrent bien l\u2019existence de nodulations hilaires mais sans signes évidents de pneumoconiose.Les épreuves de la fonction respiratoire sont plus révélatrices encore.L\u2019étude du sang artériel au repos et à l\u2019exercice rapporte ce qui suit: Ventilation à 37° C.Au repos A l'exercice saturée d\u2019eau \u2026\u2026\u2026\u2026 102 L/min.498 L./min.Oz CONSUMÉ errr 315 ce./min.645 ce./min.Equivalent Os wee.324 L.d\u2019air 772 L.d\u2019air Contenu en COz \u2026\u2026\u2026 45 vol.% 38 vol.% Contenu en HbOz \u2026 16 vol.% 17 vol.% Capacité en HbO» \u2026 17 vol.% 17 vol.% Saturation en HbO: \u2026 96.5 % 100 % Espace mort er 122 ce.208 ce.PCO: eerie 33 mm.Hg 19 mm.Hg.POs .rvrerresesrsesreconecserenesesonse 70 mm.Hg 110 mm.Hg.PH ore srrsnren 7.50 7.63 C\u2019est à la marche sur le tapis roulant que l\u2019hyperventilation cependant se manifeste avec le plus d\u2019évidence.Au repos, le patient avait déjà une respiration à 44/min.avec un pouls régulier à 84/min.seulement.À la marche à 1 mille à l'heure avec une pente à 4 pour cent, le patient, dès la première minute, hy- perventile à 92 respirations/minute pour atteindre 112 respirations/minute avec un pouls qui ne dépasse pas une fréquence de 104/ minute.À ce moment, le patient est très étourdi, chancelant et serait tombé si on ne l\u2019avait soutenu.COMEAU er GRÉGOIRE: ACIDOSE ET ALCALOSE R.L'Union Méd.Canada.Tome 82 \u2014 Nov.1953 Que s\u2019est-il passé?Ce patient a tellement.hyperventilé qu\u2019il a réussi, en dépit de l\u2019exercice, à augmenter considérablement son pH, quand normalement durant l\u2019effort, le pH baisse allant vers l\u2019acidose.On assiste alors à une légère diminution du contenu en CO.et de la pression du COz non suffisante cependant pour empécher une baisse du pH.Bien plus, lorqu\u2019un individu souffre d\u2019emphysème pulmonaire, il ne peut chasser tout le CO, produit durant l\u2019effort, la pression du CO, s\u2019élève, le contenu augmente un peu ou reste semblable, et le pH descend très considérablement car l\u2019acide carbonique retenu en plus des acides métaboliques provoquent une acidose considérable.Dans ce cas-ci, le patient non seulement peut laver son sang du CO» produit, mais aussi de celui qu\u2019il a en réserve.Il hyperventile tellement qu\u2019il devient supernormal en hypercom- pensant l\u2019acidose métabolique en saturant son sang à 100%, en diminuant son contenu et sa pression de CO.à tel point qu\u2019il fait une alcalose respiratoire à 7,63.Il est donc évident que ce patient ne souffre pas d\u2019emphysème pulmonaire, mais qu\u2019il hyperventile de façon très considérable à cause d\u2019une stimulation psychique extraordinaire.Cas No 2.Monsieur O.G., patient de 55 ans, est tousseur et dyspnéique à l\u2019effort depuis au delà de 22 ans et, depuis 5 ans, dyspnéique au décubitus.A la suite d\u2019emphysème et de fibrose pulmonaire il a développé progressivement un cor pulmonale avec toute sa symptomatologie.Chaque fois que le patient contracte une grippe ou un rhume, ses bronches s\u2019infectent, il devient de plus en plus dyspnéique et cyanosé, et nous l\u2019hospitalisons pour le soulager en désinfectant ses bronches par tous les moyens appropriés.C\u2019est au cours de ces différentes hospitalisations que nous avons pu mettre chez lui en évidence le trappage de l\u2019air au niveau de ses poumons emphysémateux comme le démontre ce volume pulmonaire. L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 Capacité totale Capacité vitale possible om.Capacité vitale utile Capacité fonctionnelle résiduelle \u2026\u2026 Réserve respiratoire Capacité résiduelle GUsRSSEONO0HACAN0OSENS00H00AUESOHSNCUCONCHSSS0NONONOSOOCOS mrrrsansenensnécsessuesenu0na 00000 0400u02 204 sesesccasesssereicersrsnsescnescsonsavenattorees Petcssssansssesascassisesernsesranssastsesescasnens Cet emphysème a été cause de rétention de CO; avec une légère acidose, qui se compense de plus en plus avec l\u2019amélioration du patient.Sang artériel: au repos COMEAU Er GRÉGOIRE: ACIDOSE ET ALCALOSE R.1225 Déterminé Prédit 5.49 4.39 1.53 3.32 1.49 4.57 1.65 0.67 0.58 396 = 722% 107 = 244% Comme les épreuves fonctionnelles s\u2019étaient révélées favorables, l\u2019opération fut donc décidée et l\u2019on procéda à une pneumonectomie Date PCO: Contenu en CO: pH 25 oct.1951 52 mm.Hg.61 Vol.% 7.33 12 juin 1952 43 mm.Hg.63 Vol.% 745 Normal 41 mm.Hg.49 vol.% 7.40 à 7.48 (au repos) Si l\u2019on compare les données du CO» de chaque expérience, on se rend compte que la pression d\u2019acide carbonique a diminué de 9 mm.Hg.et le pH a augmenté de .12 passant de l\u2019état d\u2019acidose à l\u2019état normal.Le contenu en CO» cependant est resté dans les mêmes limites montrant bien que ce patient a réussi à adapter son pH et à compenser partiellement, au point de vue acido-basique, pour sa condition emphysémateuse.Cas No 8.Mlle C.C.,, 39 ans, est une tuberculeuse cavitaire gauche très avancée référée à l\u2019Institut Lavoisier pour épreuves respiratoires afin d\u2019évaluer la capacité fonctionnelle du poumon droit en vue d\u2019une pneumonectomie gauche.La patiente avait subi, deux ans auparavant, une thoracoplastie gauche de 8 côtes et comme la positivité au B.K.était persistante, une résection pulmonaire était proposée.Sang artériel: gauche.Des études spéciales furent donc faites concernant le PCO, le contenu en CO; et le pH sanguin durant l'intervention et voici ce qu\u2019elles montrèrent comparées avec les données antérieures obtenues au repos.On se rend compte que la ventilation est considérablement diminuée durant l\u2019intervention.Elle est passée de 8 L./min.à 2,7 L./min.Cette hypoventilation a été cause d\u2019accumulation du CO.dans les alvéoles, d\u2019augmentation de la pression et du contenu dans le sang avec une répercussion immédiate sur le pH sanguin et une acidose trés considérable.Cette acidose n\u2019a pas été fatale dans ce cas car la patiente n\u2019étant pas une emphysémateuse a pu hyperventiler à son réveil, chasser le surplus de CO» et rééquilibrer son pH.Si elle avait été emphysémateuse, elle n\u2019aurait pu hyperventiler assez à son réveil pour chasser le surplus de CO; et serait restée en acidose.Les emphysémateux peuvent difficilement re- Durant l\u2019intervention Ventilation à 37° C.Au repos 2 h.après début 3 h.après début saturée d\u2019eau 8 L./min.2.7 L./min.15 L./min.Contenu en CO: 46 Vol.% 68 Vol.% 69 Vol.% Contenu en HbOs .14 Vol.% 17 Vol.% 17 Vol.% Capacité en HbO, .15 Vol.% 16 Vol.% 16 Vol.% Saturation en HbOs .94 % 106 % 105 % PCO: reeves 36 mm.Hg.123 mm.Hg.141 mm.Hg.} 0 72 mm.Hg.184 mm.Hg.156 mm.Hg.nH .musee 7.45 7.00 6.97 1226 monter leurs sécrétions bronchiques car la quantité d\u2019air qu\u2019ils peuvent mobiliser en peu de temps est trop minime, ce qui est encore un obstacle à la ventilation et une cause de rétention de COz en plus d\u2019une diminution de saturation.Si l\u2019on donne alors de l\u2019oxygène on a encore plus d\u2019hypoventilation et d\u2019accumulation de CO.et en dépit des meilleurs soins l\u2019emphysémateux peut mourir d\u2019acidose respiratoire décompensée dans les heures ou les jours qui suivront une intervention thoracique ou abdominale haute.Conclusion.Nous avons voulu dans cette revue démontrer l\u2019influence que peuvent avoir les affections du système respiratoire sur l\u2019équilibre acido- basique.Ces affections peuvent être organiques, infection, fibrose, emphysème anatomique, adénome, cancer, ou fonctionnelles, spasmes allergiques, emphysème physiologique, dyspnée psychique.Le traitement général de l\u2019hypoventilation consiste à favoriser les échanges des gaz au niveau de la membrane alvéolaire en enlevant les barrages, spasmes, infections, sécrétions, etc, et celui de l\u2019hyperventilation, à diminuer le lavage excessif du COs.Enfin, comme la réserve alcaline peut être élevée à la fois dans l\u2019alcalose métabolique COMEAU er GREGOIRE: ACIDOSE ET ALCALOSE R.L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 et dans l\u2019acidose respiratoire, et peut être basse dans l\u2019acidose métabolique et dans l\u2019alcalose respiratoire, on ne peut donc pas s\u2019y fier; d\u2019où nécessité de toujours contrôler par un pH sanguin.BIBLIOGRAPHIE 1.J.P.PETERS et O.D.VAN SLYKE: Qualitative clinical chemistry \u2014 Vol.II.Williams & Wilkins, Baltimore, 1932.2.T.H.SATTLER, G.M.MARQUARDT et G.M.CUMMINS: Alcalosis due to hyperventilation.J.A.M.A, 146: 1125 (21 juillet) 1951.3.I.S.KLEINER: Human biochemistry.Page 434.The C.V.Mosby Company, St.Louis, 1945.4.D.C.DARROW et E.L.PRATT: Fluid Therapy.J.A.M.A, 143: 365 (27 mai) 1950.5.C.H.BEST et N.B.TAYLOR: Physiological basis of medical practice.Page 163.Williams & Wilkins, Baltimore, 1943.6.J.L.PATTERSON, A.HEYMAN et T.W.DUKE: Cerebral circulation and metabolism in chronic pulmonary emphysema.Am.Jour.of Med, 12: 382 (avril) 1952.7.W.A.SODEMAN : Pathologic Physiology.Page 211.W.B.Saunders Co., Philadelphie, 1951.8.C.A.MOYER: Fluid Balance.Page 80.The Year Book Pub.Inc, Chicago, 1952.9.J.H.COMROE: Interpretation of commonly used pulmonaryq function tests.Am.Jour.of Med, 10: 356 (mars) 1951.10.Samson WRIGHT: Applied Physiology \u2014 page 380.Oxford University Press. RECUEIL DE FAITS DEUX CAS DE FIÈVRE RÉCURRENTE ! Albert BERTRAND, Chef du Laboratoire de bactériologie, Hôpital Notre-Dame; Claude LÉONARD, Assistant, Service de Pédiatrie, Hôpital Notre-Dame (Montréal).Observation 1.Jean C., né le 8 août 1948, est admis à la crèche d\u2019Youville le 19 du même mois.À ce moment, il est traité pour pyodermite.Le 28 août il fait une poussée de température à 103 degrés F.et reçoit de la pénicilline jusqu\u2019au 6 septembre.Entre temps, il se développe normalement.Le 28 septembre, nouvelle poussée de température à 104 degrés F.Il reçoit de la pénicilline jusqu\u2019au 4 octobre.Jlelalv] Jel] | - ° © 2 W « > + < © ul & = u [3 meleuses.Il reçoit de la pénicilline et des sulfamidés.Le 17 octobre, la température tombe subitement à la normale après six jours de traitement.Le 20 octobre, on note une légère hypertrophie du foie et de la rate.À ce moment l\u2019enfant, qui pèse 8 livres, est admis dans le service de pédiatrie de l\u2019hôpital Notre-Dame.Le 21 octobre, température à 103 degrés F.7 Courbe de température de l\u2019observation I.Du 5 au 8 octobre la température n\u2019a pas été enregistrée.Du 8 au 17 octobre, température variant entre 100 et 103 degrés F.L\u2019enfant est ballonné et passe des selles gru- 1.Travail présenté à la réunion scientifique du Bureau médical de l\u2019hôpital Notre-Dame, décembre Hémogramme: Globules rouges - mmm: 1 450 000 Globules blancs mens 5 500 Hémoglobine omnes coreee 38% Valeur globulaire esse 1.3 Poly.neutro.mn 63% Grands MONO.\u2026\u2026serrsrersnrens 1% Lymphocytes mmm.- 35% Poly.ÉOSINO.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026roccseerremeersnnec 1% 1228 Hématies granuleuses, myélocytes, aniso- cytose, poikilocytose, polychromatophilie.Le 22 octobre, température à 101 degrés F.Hémoculture faite sur milieu Brain Heart Infusion avec PAB et gélose de Difco.Le 23 octobre, température à 97 degrés F.Hématocrite, 12 vol.% Index ictérique, 23,6 unités.Protéines totales: 4,5 grammes %.Sérine: 2,7.Globuline: 1,8.Rapport S/G: 1,5.Le 24 octobre, soit 4 jours après son admission à l'hôpital Notre-Dame, l\u2019enfant succombe à la suite d\u2019une broncho-pneumonie.Le 6 novembre l\u2019hémoculture est positive.On y décelle de nombreux spirochètes type recurrentis.L\u2019autopsie ayant été pratiquée lors du dé- MuUlRit le L |E ui © .= k « ® \u201cud a = u bo BERTRAND rr LÉONARD: FIÈVRE RECURRENTE Le 29 août, la température est.normale « et .on cesse la médication.oo Du 20 septembre au 26 octobre: vontant 5 se ; développe normalement et pèse à 2 à cette der = nière date 8 livres.| Du 13 au 26 octobre, la courbe de la tem- .pérature n\u2019a pas été enregistrée, - Du 26 octobre au ler novembre, la température oscille entre 100 et 103 degrés PF L'enfant a un teint cireux et présente une légère hypertrophie du foie et de la rate.Elle est admise dans le service de pédiatrie | de l\u2019hôpital Notre-Dame le 1er novembre 1948 Le ler novembre, une hémoculture est pratiquée sur milieu Brain Heart Infusion.avec ; PAB et gélose de Difco.; Courbe de température de l\u2019observation II.cès, l\u2019anatomo-pathologiste mis au courant de la découverte de spirochètes dans l\u2019hémoculture fait des imprégnations à l\u2019argent de coupes du'foie et constate la présence de spirochètes dans cet organe.Observation 2.Murielle C., née le 6 août 1948, est admise à la crèche d\u2019Youville le 9 du même mois.Elle pèse 3 livres et demie et se développe normalement jusqu\u2019au 25 du mois d\u2019août.Le 25 août, poussée de température à 103 degrés F.Le 27 août, elle reçoit de la pénicilline et des sulfamidés.Le 10 novembre, l\u2019'hémoculture est positive: nombreux spirochètes type recurrentis.Du 10 novembre au 11 décembre, la température oscille entre 99 et 99,4 degrés F.La patiente quitte l\u2019hôpital le 11 décembre | en vole de guérison.Remarques sur l\u2019évolution des spirochètes dans les hémocultures.Très nombreux et souvent agalutinés - au moment de leur découverte dans les deux hémocultures, les spirochètes qui présentent la | mornholuaie du B.recurrentis, perdent graduellement leurs TRONVERIQURE, 8 wallongent, = .Méd.Canada Tome 82.\u2014 - Nov.1953 a L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 minuent en nombre et finissent pas disparaître complètement après 5 à 6 jours d\u2019observation dans ces milieux.De plus toutes les tentatives d\u2019inoculation au cobaye, au hamster, au rat et à la sour's, de même que les essais de culture pratiqués sur divers milieux sont demeurés négatifs.Micro-photo par Jean Lafond, Centre anticancéreux, Hôpital Notre-Dame, Montréal.Discussion.La possibilité de contamination accidenteile des hémocultures étant éliminée: 1.par la constatation de B recurrentis dans le foie du premier patient; 2.par la présence du même organisme dans le sang d\u2019un autre patient venant de la même crèche, un certain nombre de questions se posent à notre esprit: De quelle nature est cette maladie?S'agit-il d\u2019abord d\u2019une fièvre récurrente?Si oui, de quel type?Quel a été son mode de transmission ?D'où vient-elle?Avant de répondre à ces questions, il est bon de rappeler ce qu\u2019est la fièvre récurrente.Le terme de fièvre récurrente s\u2019applique à tout un groupe de fièvres spécifiques qui se ressemblent, qui sont dues à un spirochète du sang et qui se caractérisent cliniquement par une ou plusieurs poussées de température, chacune d\u2019une durée de 5 à 6 jours et séparées d\u2019intervalles apyrétiques d\u2019environ 6 jours.La maladie est très répandue dans le monde, sauf en Australie (Gay et coll.).L'Europe, l\u2019Asie, l\u2019Afrique sont autant de régions où la maladie sévit soit à l\u2019état épidémique, soit à BERTRAND er LÉONARD: FIÈVRE RÉCURRENTE 1229 l'état endémique, soit à l\u2019état sporadique.Sur le continent américain, du nord de l\u2019Argentine aux Etats-Unis (Oregon), on a signalé de nombreux cas de fièvre récurrente.Si la maladie diffère par quelques détails d\u2019un pays ou d\u2019un continent à un autre, on peut vependant, avec Lépine, de qui nous empruntons ces notions générales, en distinguer deux types principaux: les fièvres récurrentes à tiques (variétés duttoni) et la fièvre récurrente à poux, dite récurrente mondiale (variété obermeyeri).Selon Lépine, « les fièvres récurrentes à tiques tendent à se grouper en maladies régionales et le vecteur normal est une tique, généralement un ornithodore chez qui l\u2019infection persiste indéfiniment ».« La transmission du spirochète de la tique à l'homme peut se faire: 1.par les sécrétions des glandes salivaires; 2.par le liquide coxale; 3.par les déjections anales (fèces ou liquide sécrété par les tubes malpighiens) ».«Les fièvres à tiques se divisent en plusieurs groupes: groupe centre-africain, groupe centre-asiatique, groupe américain, groupe méditerranéen» dont la symptomatologie est sensiblement la même mais qui se différencient surtout par le vecteur naturel et par les animaux de laboratoire susceptibles de contracter expérimentalement la maladie.La maladie type semble être celle du groupe centre-africain et se caractérise par une incubation de 7 jours ou plus, une invasion moyennement brutale, des symptômes neuro-ménin- gés et de nombreuses récurrences, de 6 à 10, séparées par de longs intervalles apyrétiques.La mortalité peut atteindre 30 pour cent et davantage.La maladie est transmise par O.moubata et peut être inoculée au rat et à la souris.Les rongeurs sauvages constituent les réservoirs du virus, Le groupe centre-asiatique présente une symptomatologie identique mais le spirochète transmis par O.tholozani, est surtout pathogène pour le cobaye.En dehors des ron- 1230 geurs, le mouton peut être un réservoir de Virus.Le groupe américain a également une même symptomatologie et est transmis par des variétés différentes d\u2019ornithodores selon les pays: O.talaje, O.turicata, O.hermsi, mais le spirochète peut être inoculé au rat et à la souris.Le réservoir de virus est constitué par les petits rongeurs et animaux sauvages: rats, écureuils, oposum, ouistiti.Le groupe méditerranéen s\u2019étend au bassin de la Méditerranée avec extension à l\u2019Asie antérieure et au centre asiatique.La maladie, sensiblement différente de celle des autres groupes, se caractérise par sa bénignité et ses nombreuses récurrences.Le spirochète, transmis par diverses variétés d\u2019ornithodores, dont O.erratus, est patho- gene surtout pour le cobaye et se retrouve chez de nombreux animaux rongeurs, sauvages ou domestiques: rat, gerboise, hérisson, renard, chacal, chien, chat, porc.La fièvre récurrente transmise par les poux, fièvre mondiale (variété obermeyeri), est cosmopolite et sévit de façon épidémique lorsque certaines conditions: famine, mauvaise nutrition, surpeuplement des habitations, saisons f£:oides, favorisent la promiscuité et l\u2019échange de parasites.| La récurrente, variété obermeyeri, se caractérise par une période d\u2019incubation courte, 2 à 12 jours, en moyenne 5 à 8 jours, un début brutal, la longueur marquée du premier accès qui s'accompagne de frisson, de céphalée intense, de douleurs articulaires et épigastriques avec ou sans vomissements.Le pouls est rapide, 110-115 et la température peut atteindre 104 degrés F.L\u2019hyperthermie persiste pendant 4 à 6 jours et peut présenter des variations de plusieurs degrés.Puis survient une transpiration profuse avec chute de la température à la normale.Après quelques jours de calme, la maladie peut reprendre avec habituellement des symptômes moins graves.Dans un fort pourcentage de cas, il n\u2019y a pas de récurrence.BERTRAND rr LEONARD: FIEVRE RECURRENTE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 La maladie, transmise par le pou (pediculus hominis, variétés capitis et corporis), résulte non de la piqûre par l\u2019arthropode mais de la contamination des lésions de grattage par des débris de poux broyés.La maladie peut se t:ansmettre expérimentalement au singe.L'agent responsable de l\u2019une quelconque de ces diverses formes de fièvre (duttoni ou ober- meyeri), le Borrelia recurrentis, est un organisme spiralé, très mobile, mesurant de 6 à 30 y de long et ayant des spires laches et peu profondes dont le nombre varie de 3 à 10.Selon Lépine toujours, «la taille des individus varie considérablement suivant le stade de la maladie où ils sont prélevés; courts et minces au début de l\u2019accès, ils présentent des formes longues à la fin de ce dernier.En phase apyrétique, ils sont invisibles mais le sang demeure infectieux pour les vecteurs parasites ».Morphologiquement, B.recurrentis, variété duttoni, et B.recurrentis, variété obermeyeri, sont semblables.Toutefois, Baltazard attribue, en pratiquant un examen sur fond noir, une réfringence unique à B.recurrentis, variété obermeyeri, alors que B.recurrentis, variété duttoni, présente, par le même procédé, un double contour.Ces deux variétés d'organismes se distinguent l\u2019un de l\u2019autre semble-t-il, surtout par leurs caractères immunologiques et par leur pathogénicité différente pour l\u2019homme et les animaux de laboratoire.Nicolle, Blaizot, Conseil, Blanc, en étudiant le B.recurrentis, variété obermeyeri (variété berbera, de Sergent et Foley), ont pu démontrer le rôle du pou dans la transmission de la maladie.Le spirochète disparaît rapidement du corps du pou après le repas infectant.Cependant, le pou devient infectant 5 à 6 jours après le repas alors qu\u2019il n\u2019y a pas de spirochète visible dans son organisme.Du septième au dixième jour, on retrouve dans le corps du pou de petits spirochètes qui sont infectants.Après dix jours, on ne retrouve que des spirochètes adultes et cependant, à ce moment, L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 le pou n\u2019est pas infectant.Après 19 jours, on ne retrouve plus de spirochètes.Expérimentalement, ces auteurs ont démontré qu\u2019un homme a pu être piqué 15 000 fois par des poux infectés sans contracter la maladie.Il a suffi toutefois à Nicolle et Blanc de broyer un pou infecté et d\u2019appliquer le broyat sur la conjonctive de ce volontaire pour qu\u2019il contracte la maladie.Chez la tique qui transmet le B.recurrentis, variété duttoni, Leishman a démontré, de son côté, la transmission héréditaire du spirochète et l\u2019apparition de granulations dans le corps de l\u2019arthropode.Lorsque les spirochètes disparaissent, les granulations restent infectantes pour la souris.Contrairement au pou, la tique peut transmettre directement la maladie par les sécrétions de ses tubes malpighiens.L\u2019homme et les animaux inférieurs, surtout les rongeurs, sont les réservoirs de spirochètes.La maladie semble suivre l'homme dans ses déplacements comme on a pu le constater en observant la marche des caravanes.Les maisons d'habitation ou de repos restent des foyers d\u2019infection après le passage des nomades.On admet qu\u2019alors les tiques infectées piquent les rats et que ces derniers demeurent des porteurs de spirochètes jusqu\u2019au passage d\u2019une autre caravane.Les tiques ou les poux vont alors s\u2019infecter sur ces rongeurs et peuvent suite transmettre de nouveau la maladie à l'homme.Conclusions.A la lumière de ces notions générales sur les borrelioses, quelles réponses peut-on donner aux questions posées antérieurement?S\u2019agit-il d\u2019abord de fièvre récurrente?Il faut admettre que les signes cliniques seuls n\u2019imposent pas d\u2019emblée le diagnostic.La courbe de température dans l\u2019un et l\u2019autre cas n\u2019est pas non plus ce qu\u2019on pourrait appeler caracté-istique, mais il faut signaler aussi que dans les deux cas les patients ont reçu de la pénic\u2018lline et des sulfamidés et que B.recur- rentis est légèrement sensible à la pénicilline.Toutefois, la présence de spirochètes dans le BERTRAND er LÉONARD: FIÈVRE RÉCURRENTE 1231 sang des deux patients \u201c et dans le foie de l\u2019un d\u2019eux lève les doutes et permet de dire fièvre récurrente.Mais de quel type?Il est vraisemblable de supposer qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une fièvre récurrente mondiale (obermeyeri).L\u2019évolution de la maladie de même que les tentatives d\u2019inoculation et de culture laissent croire en fait qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une forme bénigne.L\u2019un des enfants ayant succombé à la suite d\u2019une broncho-pneumonie, il convient de rappeler les complications pulmonaires partieu- lièrement graves, signalées par Whitmore, et qui surviennent fréquemment en pareil cas.La transmission de la maladie aux deux enfants s\u2019est faite vraisemblablement par les poux.Cependant, pour démontrer ce fait d\u2019une manière irréfutable, 11 nous aurait fallu examiner un très grand nombre de ces arthropodes et trouver chez quelques-uns d\u2019entre eux le B.recurientis.Malheureusement, il nous a été impossible de nous procurer ce matériel à la crèche d\u2019Youville.Quant à l\u2019origine de l\u2019infection, nous ne pouvons qu\u2019émettre des hypothèses.La maladie étant à peu près inconnue au Canada, nous avons pensé d\u2019abord à une contamination possible par l\u2019intermédiaire de domestiques étrangers venant de régions où la maladie sévit à l\u2019état endémique.Une enquête a démontré toutefois que l\u2019institution qui a recueilli ces nouveau-nés n\u2019a jamais eu recours aux services de telles personnes.On peut se demander également si le transport rapide par avion de produits les plus variés, venant souvent de régions très lointaines ne pourrait pas être un mode d\u2019importation de parasites infectés.Ce problème a été étudié au cours de la dernière guerre mondiale et la possibilité d\u2019un tel transport a été établie en particulier pour la malaria.De fait, des anophèles infectées ont été transportées par avion d\u2019Afrique au Brésil.2.A la même époque, nous avons.retrouvé dans l\u2019hémoculture d\u2019un troisième enfant non hospitalisé des spirochètes présentant la même morphologie que celles déjà décrites.Ce troisième enfant, traité chez ses parents, n\u2019a jamais eu de contact avec les deux patients venant de la crèche d\u2019Youville. 1232 Existe-t-il au Canada un type particulier de fièvre récurrente jusqu'ici non identifiée faute de recherches appropriées?Ceci est peu probable.Cependant, il faut retenir que ces deux enfants n\u2019ont eu apparemment aucun contact avec des personnes étrangères au pays entre le moment de leur admission à la crèche d\u2019Youville, soit entre les 6 et 8 août respectivement et l\u2019éclosion de la maladie, vers la fin du mois d\u2019octobre dans le second cas et au début du même mois dans le premier cas, alors BERTRAND er LÉONARD: FIÈVRE RÉCURRENTE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 que la période d\u2019incubation de la fièvre récurrente, variété obermeyeri, est d\u2019environ 7 à 8 jours.Ce sont là autant de questions auxquelles il nous est impossible de répondre d\u2019une manière satisfaisante à l\u2019heure actuelle, mais qui devront, si de nouveaux cas se présentent, retenir l\u2019attention des hygiénistes et des épi- démiologistes.Il appartiendra à ceux-ci, en définitive, d\u2019établir le lien entre la maladie constatée et son origine.DIABÈTE SUCRÉ ASSOCIÉ À UN ADÉNOME CHROMOPHOBE DE L\u2019'HYPOPHYSE PRÉSENTATION DE DEUX CAS! Robert GARNEAU (Québec).A notre connaissance, il n\u2019y a aucune observation dans la littérature médicale d\u2019adénome chromophobe antéhypophysaire au cours d\u2019un diabète sucré.L'association de ces deux entités soulève, une fois de plus, le problème complexe des relations hypophyso-pancréati- ques et nous avons cru intéressant de rapporter les deux cas suivants.Observation 1.Mlle G.G., âgée de 45 ans, est hospitalisée pour la première fois le 11 novembre 1942.Depuis un an, elle présente une polydypsie et une polyplagie croissantes avec une polla- kiurie diurne et nocturne.À ce syndrome s\u2019est ajouté, depuis quelques mois, une asthénie physique et intellectuelle progressive.Elle se plaint aussi de troubles visuels sous forme d\u2019amblyopie et de vision de points noirs, de dyspepsie, de prurit vulvaire intense et de sensations de fourmillements aux doigts.1.Travail de l\u2019Institut d\u2019Anatomie pathologique, Université Laval, Québec.Directeur: Professeur C.Auger.Ménopausée depuis l\u2019âge de 38 ans, elle aurait eu la rougeole et la coqueluche, en bas âge.Une sœur est morte de tuberculose pulmonaire.L\u2019examen physique montre une femme amaigrie, qui dit avoir perdu 20 livres dans les dix derniers mois.Les urines ont une densité de 1032 et contiennent 21 grammes de glucose au litre.La glycémie, à jeun, est de 3,03 grammes par mille.Avec un régime contrôlé et de l\u2019insulinothérapie, la malade quitte l'hôpital, très améliorée, 26 jours après son admission.Cette patiente est réadmise à l\u2019hôpital six ans plus tard, le 9 septembre 1948, dans un état de précoma.Sa mère est morte de diabète sucré à l\u2019âge de 68 ans, quelque temps avant cette deuxième hospitalisation.À son arrivée, la malade est somnolente et se plaint de violents maux de tête.Depuis onze mois, elle aurait maigri de six livres et depuis quelques jours son appétit a diminué notablement.Son syndrome diabétique persiste toujours et elle aurait ressenti, les jours précédents, une dou- cs] L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 leur sous forme de brûlure dans son membre inférieur droit.À l\u2019examen physique, il y a un œdème palpébral, plus marqué du côté droit et un œdème de l\u2019hémiface droite.La pupille droite est en mydriase et réagit peu à la lumière.L'haleine est d\u2019odeur acétonique.L\u2019azotémie est normale, mais la glycémie est à 3,00 grammes °/0m et la réserve alcaline à 40,9.= Le lendemain de son entrée à l\u2019hôpital, la malade, au cours de la nuit, vomit, transpire abondamment et devient très pâle; elle a alors une diarrhée abondante et tombe dans une torpeur profonde.Le jour suivant, l\u2019état comateux persiste avec des périodes de délire et d\u2019agitation.Apparaissent alors des contractures au membre inférieur gauche, une raideur de la nuque et une abolition des réflexes aux membres inférieurs.Une ponction lombaire retire un liquide céphalo-rachidien rouge sang et opaque, devenant fortement xanthochromi- que après centrifugation.La pression initiale est de 34 cc.d\u2019eau, la malade en position couchée.L\u2019albuminorachie est de 2,35 grammes °/oo et, à l'examen microscopique, il y a 79 923 globules rouges et 20 leucocytes, dont 74 pour cent de polynucléaires neutrophiles, par mm.cubes.La malade meurt le lendemain sans sortir de son coma.Autopsie (H.D.No 868).L\u2019autopsie fut pratiquée deux heures après la mort et en voici les principales constatations.A l\u2019ouverture du crâne, la selle turcique est distendue par une tumeur lobulée, à surface lisse, de 35 x 25 x 20 mm.de diamètre.A la coupe, le tissu tumoral est en majeure partie rouge hémorragique.Ce néoplasme fait hernie au-dessus de la selle turcique et comprime fortement l\u2019espace perforé postérieur, les tubercules mamillaires et les racines des bulbes olfactifs.La tumeur passe en arrière du chiasma optique, qui est dévié en avant et à droite.A la face postéro-supérieure de cette masse, GARNEAU: DIABÈTE ET ADENOME DE.1233 il y a un caillot hémorragique de 3 à 4 em.de diamètre et les méninges du voisinage contiennent du sang en abondance.La tumeur et le caillot refoulent en haut le plancher du troisième ventricule.Au cœur, il y a une légère hypertrophie concentrique du ventricule gauche dont la paroi mesure, par places, 22 mm.d\u2019épaisseur.Il y a 150 ce.de liquide citrin dans la cavité péricardique.L\u2019aorte présente une athéroma- tose légère.Le pancréas est sans particularités macroscopiques et son poids est dans les limites de la normale.Il y a trois petits polypes fibro-glandulaires dans la cavité utérine.Les reins sont pâles et pèsent 250 grammes chaque.Examen histologique: La tumeur hypophysaire est faite de cellules arrondies, à protoplasme clair, disposées en cordons ou traînées.Colorés par la méthode à l\u2019aldéhyde- fuchsine de Gomori (2), ces éléments sont chromophobes.Le tissu tumoral est très hémorragique et, partout, entouré d\u2019une mince capsule fibreuse (fig.1).Lg Fig.1 (H.D., 868).\u2014 Adénome chromophobe de l\u2019hypophyse.Plage tumorale en partie hémorragique.Hémalun-phloxine-safran.Gross.: x300.Au pancréas, les ilots de Langerhans présentent une hyalinisation marquée.Une substance anhiste et éosinophile forme autour des capillaires des traînées et des blocs importants, qui compriment les cellules insulaires, généralement allongées ou en voie d\u2019atrophie.Plusieurs de ces cellules comprimées 1234 contiennent des granulations basophiles (fig.2).| Fig.2 (H.D., 868) \u2014 Ilot de Langerhans hyalinisé.Les éléments foncés sont des cellules 6.Aldéhyde- fuchsine, hématoxyline de Harris.Gross.: x300.Aux reins, il y a surchage glycogénique modérée des anses de Henle.Les cellules hépatiques contiennent une quantité normale de glycogène.Observation 2.Mlle A.C., âgée de 33 ans, est admise à l'hôpital le 7 octobre 1950, pour de l\u2019asthénie, de la polydipsie et de la polyurie.Depuis 15 jours, cette malade présente une céphalalgie marquée et des vomissements.Elle se plaint aussi de constipation et d\u2019un prurit vulvaire intense et aurait maigri de quinze livres dans le dernier mois.Un cousin maternel souffre de diabète et dans ses antécédents on ne relève que la rougeole et la coqueluche, en bas Âge A l\u2019examen physique, on est en présence d\u2019une jeune fille plutôt maigre avec des seins atrophiques; il y a un érythème et des lésions de grattage à la région supéro-interne des cuisses et une leucorrhée fétide abondante.Les urines contiennent 40 grammes °/09 de glucose et 0,60 gramme °/00 d\u2019albumine et, à l'examen microscopique, quelques cylindres granuleux et épithéliaux.La glycémie est à 6,18 grammes °/0o et la réserve alcaline à 27,7.Avec une diète balancée et de l\u2019insulino- GARNEAU: DIABETE ET ADENOME DE.L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1053 thérapie, la malade quitte l\u2019hôpital grandement améliorée, après un séjour de 14 jours.Cette amélioration persiste pendant dix mois, et le 10 septembre 1951 cette malade est réadmise à l\u2019hôpital dans un coma profond.La glycémie est alors à 5,05 grammes 0/00, la réserve alcaline à 10,0 et l\u2019azotémie à 0,80 gramme °/o0.L'état est irréversible et malgré 1050 unités d\u2019insuline par voies sous-cutanée et intraveineuse, la malade meurt sans avoir repris connaissance, 13 heures après son entrée à l\u2019hôpital.Autopsie (H.D., No 1246).Une autopsie fut pratiquée deux heures après la mort.Les constatations macroscopiques importantes se limitent à l\u2019hypophyse et au pancréas.Le toit de la selle turcique est légèrement bombé et, à l\u2019hypophyse, il y a une petite tumeur arrondie, blanchâtre et bien encapsulée de 1 cm.de diamètre.Le pancréas est court, mince et très atrophique.A l'examen histologique, la tumeur hypophysaire est faite de cellules polygonales régulières et chromophobes qui sont disposées en rangées et adossées :à des capillaires.Au pancréas, le parenchyme exocrine présente une atrophie simple et les îlots sont fortement diminués en nombre et, en général, de petite taille.Après coloration par la méthode à l\u2019al- déhyde-fuchsine de Gomori (2), ces îlots contiennent encore plusieurs cellules avec de fines granulations basophiles.Les reins présentent une surcharge glycogénique très intense des anses de Henle et le foie est très riche en glycogène.Discussion Les relations possibles d\u2019une lésion anté- hypophysaire avec un diabète sucré ne sont pas encore précisées.Warren, dans sa monographie sur la Pathologie du Diabète (1), rappelle que, dès 1889, Marie rapportait 4 cas d\u2019acromégalie dont deux étaient associés à un diabète; il signale aussi les quinze cas, compilés par Colwell, d\u2019agromégalie avec lésions pancréatiques du type rencontré dans le diabète: fibrose ou hyalinisation des îlots L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 de Langerhans.Les expériences classiques de Houssay et Biasotti démontrant l\u2019effet bienfaisant de l\u2019hypophysectomie sur le diabète provoqué par pancréatectomie chez l\u2019animal et ceux de Young, par lesquels des chiens sont rendus diabétiques par des injections d\u2019extraits antéhypophysaires, sont bien connus.La glycosurie, encore, est un élément fréquent dans le syndrome de Cushing.Une observation intéressante est celle de Warren (1) qui, en examinant les hypophyses de chiens diabétiques, a remarqué chez deux animaux des cellules chromophobes plus volumineuses que normalement.Foley et al.(3) cependant, ont rapporté, en 1939, un cas d'adénome chromophobe antéhypophysaire avec un syndrome hypoglycémique.Il est permis de se demander alors s\u2019il n\u2019y a pas plusieurs types de cellules chromophobes dans l\u2019anté- hypophyse, les unes sécrétant une hormone hyperglycémiante et diabétogène, d\u2019autres produisant une hormone stimulatrice de la sécrétion insulinique.Chez nos deux malades, la relation de cause à effet entre l\u2019adénome chromophobe anté- hypophysaire et le syndrome diabétique est possible.D\u2019un autre côté, l\u2019association de ces deux lésions peut être une simple coincidence.On peut se demander même si l\u2019adénome n\u2019est pas apparu au cours du diabète.Chez la première malade, en effet, il s\u2019est écoulé environ sept ans entre les premières manifestations diabétiques et la mort par hémorragie méningée due à la tumeur pituitaire.Dans ces conditions, le développement d\u2019un adénome hypophysaire serait de l\u2019ordre d\u2019une hyper- GARNEAU: DIABETE ET ADENOME DE.1235 plasie compensatrice devant l\u2019insuffisance de la sécrétion insulinique.Si, au contraire, le diabète est secondaire à l\u2019existence de la tumeur hypophysaire, on peut penser que les cellules chromophobes de ces adénomes sécrètent une hormone hyperglycémiante.La présence, cependant, d\u2019un néoplasme amène certainement la destruction de cellules normales de l\u2019antéhypophyse et, quand la tumeur est volumineuse, comme dans notre premier cas, elle doit exercer une compression sur les centres nerveux glycorégulateurs du voisinage.Résumé Deux observations de diabète sucré associé à un adénome chromophobe de l\u2019antéhypo- physe sont rapportées.Les deux malades étaient des femmes.La première est décédée d\u2019une hémorragie méningée due à la tumeur pituitaire et, à l\u2019examen du pancréas, les îlots de Langerhans présentaient une hyalinisation marquée.Dans le deuxième cas, les lésions pancréatiques furent de l\u2019ordre de l\u2019atrophie simple.Les relations possibles entre une tumeur hypophysaire et un diabète sucré sont discutées.BIBLIOGRAPHIE (1) S.WARREN : The Pathology of Diabetes mellitus.Deuxième édition.Lea & Febiger, Phi- ladelphie, 1938, page 202.(2) G.GOMORI: A new stain for elastic tissue.Am.J.Clin.Path, 20: 665, 1950.(3) MP.FOLEY, A.M.SMELL et W.M.CRAIG: Anterior pituitary tumor (adenoma) associated with cachexia, hypoglycemy and duodenal ulcer.A.J.Med.Sc, 198: 1, 1989. REVUE GENERALE 2 > & > EVOLUTION DU CONCEPT DE SCHIZOPHRÉNIE ! Francois CLOUTIER, Sanatorium Prévost (Montréal).INTRODUCTION Vous pensez bien que je n\u2019ai pas la présomption de vous présenter un tableau complet d\u2019une question aussi complexe que celle de la schizophrénie.Ce serait tenter de résumer toute la psychiatrie en 20 minutes.Je voudrais simplement étudier l\u2019évolution de ce concept, et cela même, en me contentant de poser quelques jalons.Cet exposé sera nécessairement sommaire, artificiel et un peu touffu.D'ailleurs, si j'ai entrepris cette recherche avec vous, c\u2019est dans l\u2019espoir uniquement de dégager une tendance générale qui part de la conception première de la démence précoce jusqu\u2019à l\u2019idée que l\u2019on se fait aujourd\u2019hui de la schizophrénie.Il est bien évident que l\u2019on se trouve en présence d\u2019un concept qui s\u2019est modifié et ne cesse pas d\u2019être remanié.De sorte qu\u2019on ne sait plus très bien de quoi on parle lorsqu\u2019on pose ce diagnostic.Le non- psychiatre se dit que tous les malades sont des schizophrènes et le psychiatre lui, se demande si la schizophrénie existe.C\u2019est le sort des mots d\u2019évoluer et les mots sous-entendent des conceptions qui souvent cessent de correspondre à leur sens premier.D'où nécessité de les définir de façon dynamique pour ainsi dire.C\u2019est un phénomène que l\u2019on note dans tous les domaines: C\u2019est le cas, par exemple, du mot allergie qui, à l\u2019origine, signifiait uniquement un type d\u2019immunité particulière fait de résistance et de sensibilité, retrouvé dans 2 ou 3 maladies seulement, comme la tuberculose et la typhoïde.Vous savez qu\u2019aujourd\u2019hui, on a tendance à englober sous ce nom, tous les phénomènes d\u2019hy- 1.Texte d\u2019une conférence prononcée à l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu, en 1953.persensibilité qui sont historiquement, des manifestations d\u2019anaphylaxie.Je dis historiquement en pensant aux premières descriptions de ces deux séries de phénomènes.C\u2019est donc à la méthode historique également qu\u2019il faut s\u2019adresser pour suivre l\u2019évolution du concept de schizophrénie.C\u2019est la seule attitude qui me paraisse valable.Ces quelques points de repère que je vais vous proposer tourneront autour de plusieurs grands noms de la psychiatrie qui semblent significatifs d\u2019un mouvement d\u2019idées, qu\u2019ils en soient à l\u2019origine ou qu\u2019ils l\u2019aient précisé.Il faut donc négliger délibérément les solutions secondaires quelque soit leur intérêt.Une difficulté se pose.Comment étudier l\u2019évolution du concept de schizophrénie sans tenir compte des différentes théories patho- géniques?Il est certain qu\u2019une conception est fonction d\u2019une théorie; il est probable qu\u2019un organiciste, qu\u2019un psychogénétiste ou qu\u2019un globaliste ne posent pas le problème dans les mêmes termes.Il faudra bien essayer cependant de nous limiter à la description d\u2019un auteur donné sans nous étendre sur sa position dogmatique si nous voulons sortir de ce fouillis Nous parlerons donc des conceptions de Krepelin, de Bleuler, de Minkowski, de Claude, de Freud, de Meyer pour essayer d\u2019esquisser les tendances modernes qui pénètrent actuellement le concept de schizophrénie.Où nous mènera tout ce travail?S\u2019il avait pour but uniquement de préciser l\u2019évolution linguistique d\u2019un mot, il n\u2019aurait qu\u2019un intérêt limité.En fait, nous serons conduit à nous poser le problème de la nosographie psychiatrique.À le poser, non à le résoudre.Et c\u2019est la question essentielle de la psychiatrie moderne. L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 LES DIFFÉRENTES CONCEPTIONS I \u2014 KREPELIN Krepelin, le premier, constitue le groupe morbide de la démence précoce.Il précise sa conception dans la 8e édition de son fameux traité de psychiatrie.Il réunit dans une même entité l\u2019hébéphrénie de Hecker et la catatonie de Kallbaum qui avaient été décrites antérieurement de même que la démence paranoïde déjà isolée.Avec ces trois formes, sa synthèse est complète.L\u2019autonomie du groupe est fondée d\u2019abord sur l\u2019évolution: l\u2019affaiblissement rapide et primitif de l\u2019activité intellectuelle.Par la suite, la démence précoce lui apparaît comme un groupe d'états caractérisés par: a) l\u2019inaffec- twvité \u2014 c\u2019est le trouble essentiel b) la désagrégation psychique \u2014 inattention, affaiblissement de l\u2019activité mentale, troubles des associations des idées.Il remanie à plusieurs reprises cette entité jusqu\u2019à distinguer 9 formes cliniques.C\u2019est ainsi qu\u2019il fait sortir de sa synthèse, un groupe de délires particuliers sans atteinte de la personnalité: les paraphré- nics.La démence précoce se présente alors comme un psychose dégénérative, à caractère héréditaire, ce qui la rapproche de la conception des dégénérescences de Morel en France.Les principes de classification de Krepelin peuvent se résumer à trois d\u2019après Minkowski: a) La similarité et la spécificité des états terminaux \u2014 ce qui lui permet de réunir des entités antérieurement indépendantes.b) le caractère interchangeable des symptômes \u2014 c\u2019est-à-dire le fait que les états hébéphréniques, paranoïdes et catatoniques peuvent se succéder chez un même sujet avec une certaine constance.c) l\u2019idée de l\u2019hérédité similaire \u2014 qui veut que dans les familles où une tare se transmet, celle-ci puisse revêtir indifféremment l\u2019un des trois états décrits.II \u2014 BLEULER C\u2019est Bleuler qui le premier, emploie l\u2019expression de schizophrénie pour l\u2019appliquer d\u2019ailleurs à la synthèse de Krepelin.Il admet que le groupe comprend plusieurs maladies CLOUTIER: SCHIZOPHRENIE 1237 qu\u2019il n\u2019arrive pas à isoler.Cependant l\u2019autonomie du groupe existe parce qu\u2019en dehors de signes accessoires, il y a des symptômes fondamentaux.Le problème diagnostique consiste donc à trouver un symptôme dans la complexité du tableau clinique.Pour lui, le trouble essentiel, c\u2019est la dissociation de la personnalité.Il distingue dans l\u2019ensemble symptomatique, deux catégories de signes: a) des symptômes primaires produits directement par le processus pathogénique (qui d\u2019après son postulat est organique).b) des symptômes secondaires soit des tentatives d\u2019adaptation aux troubles primaires, qui représentent l\u2019activité des fonctions psychiques dans des conditions modifiées.À \u2014 Signes primaires 1\u2014 Le relâchement associatif qui traduit la dissociation de la personnalité.2 \u2014 Le contexte physique dans la mesure où il manifeste un processus cérébral primitif (donc en excluant les éléments réactionnels).Ex.: les modifications du système autonome.3 \u2014 Peut-être la disposition aux hallucinations, la tendance aux stéréotypies, les états d\u2019égarement ou les variations de l'humeur dans le sens maniaque ou mélancolique.À vrai dire cette partie de l\u2019œuvre de Bleu- ler est assez peu précise.Il a étudié surtout les signes secondaires plus facilement saisissables.B \u2014 Signes secondaires 1 \u2014 Dislocation du cours de la pensée.\u2014 Bleuler participe à la psychologie de son époque: l\u2019associationisme qui veut que les associations d\u2019idées se produisent par continuité, ressemblance ou contraste.Dans la schizophrénie, le malade associe en fonction de facteurs affectifs.D\u2019où: a) barrages \u2014 certaines idées, images sont systématiquement écartées qui devaient apparaître si le cours de l\u2019association avait été normal.b) négativisme \u2014 qui représente une forme grave et totale du barrage.2 \u2014 Affectivité.Il n\u2019y a pas absence d\u2019affectivité contrairement à la théorie classique 1238 mais viciation, perturbation.Les émotions sont imbibées parce que désagréables en partie à cause du relâchement associatif primaire.D'où: a) indifférnce apparente b) troubles de l'attention par manque d'intérêt ce) discordance et dissociation mimique.3 \u2014 Autisme.Le malade trouve un dédommagement en se séparant de la réalité.Le monde autistique est un univers où tous les désirs sont comblés et les obstacles, exclus.D\u2019ou apparition du symbolisme.4 \u2014 Ambivalence.Toute chose comporte deux aspects et on doit normalement prendre partie.Le relâchement associat:f du schizophrène lui fait attribuer à chacun des aspects une valeur absolue.5 \u2014 Démence.C\u2019est une pseudo-démence.L'unité de la personnalité est touchée.Le relâchement associatif rend la pensée impossible.Le malade se réalise par l\u2019autisme.Le processus morbide n\u2019atteint pas les diverses fonctions mais l'harmonie de ces fonctions.6 \u2014 Altération de la réalité.Les idées délirantes, les hallucinations, les illusions sont en relation également avec les altérations de la pensée, avec le relachement primaire.7 \u2014 Signes catatomiques.Ils représentent une fuite, un refuge, un retrait, fonction du relâchement également, qui fait que toutes les sollicitations du monde extérieur sont éprouvées comme douloureuses.On constate que Bleuler a été influencé d\u2019abord par l\u2019œuvre clinique et analytique de Krepelin dont 1l est parti et qu\u2019il a enrichi au point de vue symptomatologique; ensuite, par les travaux de l\u2019école psychanalytique qui commença:ent et insistaient sur l'importance de l\u2019inconscient dans le déterminisme des troubles mentaux.Cette influence se manifeste à propos de trois points de son œuvre (toujours d\u2019après Minkowski).1 \u2014 La notion du contenu de la psychose.\u2014 C\u2019est une application de la conception de Freud sur le sens des symptômes névrotiques et des rêves.D\u2019où emploi d\u2019une méthode basée sur l\u2019interprétation des symboles.Mais le fait de déch'ffrer le délire n'implique pas que l\u2019on CLOUTIER: SCHIZOPHRENIE L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 en comprenne l\u2019étiologie.C\u2019est un éclaircissement, une compréhension.2 \u2014 La notion d\u2019autisme \u2014 Bleuler introduit ce mot pour caractériser le mode de pensée du schizophrène.Il correspond à la caractérologie psychanalytique de Jung qui distingue l\u2019extraversion ou pensée tournée vers le monde extérieur de l\u2019intraversion ou pensée tournée vers le monde intérieur.3 \u2014 La notion d\u2019ambivalence \u2014 Elle n\u2019a de sens que dans un système psycho-dynamique.Elle est impossible pour une psychologie statique, absurde et irréalisable.Elle suppose un conflit entre deux forces positives également, qui de façon contemporaine, sont acceptées par la conscience.III \u2014 MINKOWSKI Minkowski, lui, se sépare de Bleuler sur la question de l\u2019autisme.Pour Bleuler, c\u2019est un signe secondaire, réactionnel, dérivant de trouble primitif, le déficit associatif et permettant au malade d\u2019échapper au monde extérieur qu\u2019il ne peut plus intégrer normalement.Pour Minkowski, l\u2019autisme c\u2019est toute la schzophrénie, c\u2019est un symptôme primaire, inné, const:tu- tionnel.Il préfère utiliser l\u2019expression de pensée déréistique à celle de pensée autistique.En effet, l\u2019autisme (qui correspond à l\u2019intra- version) peut se rencontrer normalement dans l\u2019introspection et la spéculation pure.La pensée du schizophrène est détachée de toute réalité qu\u2019elle soit intérieure ou extérieure.Le malade « prend des symboles pour la réalité et inversement des choses réelles pour des symboles.» La schizophrénie consiste non dans la désagrégation de la personnalité mais dans un trouble global.C\u2019est une attitude morbide constitutionnelle de la personnalité toute entière.Ce trouble global, c\u2019est la perte du sens normal du contact vital avec la réalité.C\u2019est le phénomène de base.La personnalité est dynamique, faite d\u2019attitudes qui impliquent un perpétuel devenir.L\u2019influence de I'ccuvre de Bergson est évidente. L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 IV \u2014 CLAUDE Voilà une conception dualiste qui s\u2019oppose à la tendance de l\u2019école allemande de faire entrer dans le cadre de la schizophrénie tous les délires chroniques.Il distingue la démence précoce, qui correspond à l\u2019hébéphrénie de Hecker et le groupe de schizoses.À \u2014 Démence précoce (caractères) 1 \u2014 Démence vraie caractérisée par l\u2019affaiblissement total, global des fonctions psychiques.Pas de décadence ni d\u2019autisme, ni de ca- tatonie.Troubles de comportement qui dominent.2 \u2014 Evolution rapide, progressive, sans rémission.3 \u2014 Début dans l\u2019adolescence avec comme prodromes, signes de troubles intellectuels et baisse de la capacité de travail.4 \u2014 Base anatomo-physiologique probable.Possibilité d\u2019une toxi-infection.B \u2014 Schizoses Groupe hétérogène mais comportant un trait commun: la tendance à la séparation du moi et du monde extérieur (soit l\u2019autisme au sens de Minkowski).Classification suivant les degrés en: 1) Schizoïdie \u2014 il n\u2019y a pas de discordance.L\u2019adaptation sociale reste correcte.2) Schizomanie \u2014 Il y a conflit aigu incompatible avec l\u2019adaptation sociale.Autisme.Négativisme.| 3) Schizophrénie \u2014 il y a discordance.La dissociation intellectuelle est compléte.Cette conception est proposée par Guiraud vers la même époque mais avec infiniment plus de souplesse.Il distingue l\u2019hébéphrénie et la schizophrénie.V \u2014 Freup et l\u2019école psychanalytique L'école psychanalytique met en doute la notion même d\u2019entité morbide en pathologie mentale.Ell voit dans les troubles mentaux un ensemble de réactions psychiques.Ce qui semble fondamental, ce sont les mécanismes par lesquels l\u2019individu réagit à un conflit psy- CLOUTIER: SCHIZOPHRÉNIE 1239 chique donné.Leur nosographie par conséquent est purement psychologique et basée sur la diversité des mécanismes réactionnels.L'école de Freud considère la schizophrénie comme une régression vers les stades narcissiques du développement de la libido.Il y a schizophrénisation à cause de problèmes affectifs ou de conflits.D\u2019où intentionalité, finalisme des symptômes.Freud lui-même, ne s\u2019est pas tellement intéressé à la schizophrénie puisqu'il travaillait surtout avec un matériel de névrosés.On peut citer dans ce domaine, l\u2019œuvre de Kempf qui représente une tentative d\u2019explication intéressante.On a tendance, aujourd\u2019hui, à insister sur les déficiences du « moi » du schizophrène qui, dans la perspective de la théor:e des instincts, est incapable de faire face aux problèmes de préservation.Schilder a peut-être été le premier à donner cette interprétation des tendances du moi dans la schizophrénie.On peut donc dire que les conceptions psychanalytiques tournent autour de deux points, d\u2019abord la régression au stade narcissique lequel représente du point de vue doctrinal une étape de développement psycho-sexuel, ensuite la faiblesse du moi devenu incapable d\u2019intégrer la réalité.VI \u2014 MEYER Avec Meyer, c\u2019est l\u2019introduction de l\u2019élément social.La schizophrénie représente une réaction psychologique à l\u2019égard de situations vitales difficiles ou d\u2019inadaptation sociale.Les symptômes sont caractérisés comme des variations d\u2019environnement psycho-social.Ce sont des types de réactions.Dans le vocabulaire un peu alambiqué de Meyer, la schizophrénie est une réaction parergastrique.L\u2019analyse structurale met en évidence deux faits importants de la schizophrénie: a) les conflits des instincts b) l\u2019incapacité d\u2019une adaptation constructive.La possibilité d\u2019une étiologie organique n\u2019est pas absolument niée mais il est nécessaire de se servir des faits qui sont à notre disposition.Ces faits sont psycho-biologiques et se pré- 1240 sentent comme une succession de causes et d\u2019effets.En face d\u2019un malade, il est beaucoup moins important de chercher à faire un diagnostic que se poser un certain nombre de questions qui tournent autour de deux points: a) quelle combinaison de faits et de facteurs présente un malade donné et quel est leur sens, leur tendance; b) quelles sont les possibilités qu\u2019il lui reste, l\u2019actif, le capital en langage de comptabilité.Conclusions.Les grandes étapes On est donc parti d\u2019une entité morbide bien définie, la démence précoce, dont l\u2019autonomie est fondée essentiellement sur l\u2019évolution démentielle, le caractère interchangeable des symptômes et une certaine conception génétique.Il s\u2019agit d\u2019une synthèse d\u2019états antérieurement isolés qui viennent à être réduit à trois formes principales: hébéphrénique, ca- tatonique, paranoïde.Le terme démence précoce qui évidemment, suppose un pronostic grave, est abandonné pour celui de schizophrénie.La schizophrénie ne se présente pas comme une entité rigide.Il s\u2019agit d\u2019un syndrome, d\u2019une collection d\u2019états qui sont superficiellement disparates mais qui peuvent être réduits à un trouble primaire.Le terme devient dynamique, les symptômes prennent un sens.Le concept s\u2019élargit jusqu\u2019à englober presque tous les délires chroniques sauf un petit secteur, la paranoïa.Les paraphrénies rejetés de la dernière description de la démence précoce, rentrent dans la schizophrénie.Les divergences s\u2019établissent surtout sur la notion du trouble primaire ou essentiel.Une réaction se produit contre l\u2019extension prise par le concept.Elle atteint surtout l\u2019école française.Elle revient à la conception initiale de la démence précoce d\u2019avant la synthèse krepelinienne qu\u2019elle dissocie d\u2019un groupe appelé schizoses.La paranoïa est plus étendue.Les psychoses hallucinatoires chroniques qui correspondent à peu près aux paraphrénies de CLOUTIER: SCHIZOPHRÉNIE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 l\u2019école allemande, sont rejetés du concept avec des formes particulières de délire comme le délire d'imagination.Cette conception trop étroite, s\u2019élargit bien que la tendance à distinguer l\u2019hébéphrénie ou démence précoce de la schizophrénie devenue moins rigide, persiste.Le concept de schizophrénie en tant qu\u2019entité morbide, disparaît sous l\u2019influence de la psychanalyse qui pénètre la pensée allemande et influence la jeune école américaine.On s\u2019intéresse aux mécanismes psychopathologiques.Le problème se pose en termes psychologiques, sans éliminer absolument une pathogénie or- ganiciste.On parle de régression, de faiblesse du moi.On parle de troubles de l\u2019adaptation sociale, de type de réaction.La schizophrénie à perdu presque entièrement son sens originel.Ce n\u2019est pas une maladie, ce n\u2019est plus un syndrome, c\u2019est simplement un mode de réagir.Le concept de schizophrénie se désagrège.Parallèlement, d'innombrables études viennent compliquer le problème, en particulier les études anthropologiques et morphologiques de Kretschmer, les travaux sur l\u2019hérédité de Ru- din et de Kahn.Chaque psychiatre propose sa propre classification dont les bases varient.On invente tout un vocabulaire.Les phéno- ménologistes allemands, avec Jasper et Bins- wanger surtout, abordent la question dans une perspective philosophique, en dehors de toute tradition psychiatrique.Et ces recherches contribuent probablement à accélérer l\u2019évolution.Ce n\u2019est plus seulement une simple réaction psychologique à l\u2019environnement, mais une-manière-particulière-d\u2019être-dans-le- monde.On venait d\u2019assister à l\u2019éclatement du concept, nous voilà devant sa destruction.La schizophrénie n\u2019existe plus.Le problème nosographique Si la schizophrénie n\u2019existe plus que deviennent les schizophrènes?Et c\u2019est ici que nous pouvons conclure en évoquant la nosographie.Voilà, à mon sens, comment se pose le problème.C\u2019est que le concept de schizophrénie a évolué considérablement et que pour des rai- L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 sons de commodité, nous en sommes restés à la classification de Krepelin avec ses formes cliniques.C\u2019est celle qui est proposée, presque sans modification, par l\u2019Organisation Mondiale de Santé et acceptée par la plupart des pays.D\u2019où conflit pour le psychiatre qui a ses propres conceptions de la schizophrénie et qui sans en avoir toujours conscience, a participé avec son époque, à l\u2019évolution du concept et qui se voit obligé de faire rentrer le malade dans une catégorie, de poser une étiquette.Il peut adopter trois attitudes, le scepticisme qui le condamne à l\u2019inaction, le délire créateur qui l\u2019oblige à formuler une conception personnelle et l\u2019acceptation de la situation avec la consolation de la comprendre! Le but d\u2019une nosographie est d\u2019isoler une entité morbide, une maladie, à partir d\u2019un groupe de cas qui doivent présenter trois ca- ractéres: a) une même étiologie et pathogénie; b) une même symptomatologie typique ou du moins retrouvée avec une fréquence suffisante; c) une même évolution.Or ces conditions ne peuvent pas toutes se trouver pour la schizophrénie, du moins actuellement.On manque de données biologiques, spécifiques, bien que l\u2019espoir d\u2019y arriver soit considérable.Une nosographie calquée sur la méthode anatomo-clinique qui a fondé la médecine, est donc impossible.Et pour l\u2019ins- CLOUTIER: SCHIZOPHRÉNIE 1241 tant, on n\u2019a pas d\u2019autre principe de division utilisable de façon absolue.Qu\u2019on le veuille ou non, on est donc réduit à se baser sur la symptomatologie en soi difficile à définir et sur l\u2019évolution qui est fonction de l\u2019appréciation - personnelle.Et il faut bien poser des diagnostics surtout en milieu hospitalier.Le diagnostic se justifie pour plusieurs raisons: a) utilité statistique locale et internationale; b) utilité au point de vue orientation thérapeutique et peut-être pronostic bien que l\u2019élément individuel prédomine; c) utilité de constituer des groupes homogènes dans un but de recherche.Si on est réduit uniquement à la symptomatologie et à l\u2019évolution, encore faut-il créer des entités nosographiques, avec prudence.D'où la nécessité de construire sur des faits objectifs, ce qui, nécessairement, nous condamne à nous contenter surtout d\u2019éléments descriptifs séméiologiques en renonçant parfois aux explications psycho-pathologiques élégantes lorsqu\u2019elles ne sont pas vérifiables.Et c\u2019est pour ces raisons que la classification de Krepelin remaniée par Bleuler, a tenu, à peine modifiée et en dépit de l\u2019évolution du concept de schizophrénie.Ce qui ne veut pas dire qu\u2019elle n\u2019ait pas ses insuffisances et qu\u2019on ne puisse pas y ajouter quelques retouches.Mais ceci est une autre histoire. 1242 Bulletin de \"Association des fiDédecins de Langue française du Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union (Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 82, No 11 \u2014 Montréal, novembre 1953 CANCER DE L'ESTOMAC ET SON DÉPISTAGE PRÉCOCE Le diagnostic des cancers de l\u2019estomac, comme celui d'ailleurs de tous les cancers du tube digestif, est d'abord clinique et seulement ensuite radiologique ou endoscopique.Et c\u2019est là toute sa faiblesse.Avec la cuti-réaction chez les jeunes et la radiologie à tous les âges, l\u2019organisation du dépistage systématique de la tuberculose pulmonaire a pu être mise sur pied en dehors de toute participation clinique.Rien de tel n\u2019est actuellement possible en cancérologie digestive.Certains, notamment aux Etats-Unis, ont proposé l\u2019examen radiologique systématique à partir d\u2019un certain âge.C\u2019est là un projet matériellement et financièrement irréalisable.Il existe environ un cancer gastrique sur mille sujets, au maximum cinq, peut-être dix, aux premiers temps du dépistage, s1 on admet que ce cancer puisse évoluer anatomiquement latent pendant cinq ans ou dix ans et à condition, toutefois, qu'aucun cas n'échappe à l\u2019investigation.C\u2019est done toujours bien la clinique qui doit donner l'alarme.Dans la règle, les malades s'adressent bien trop tard au médecin.Est-ce toujours négligence grave de leur part?ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 Qu'il soit tout d'abord souligné que, dans près de la moitié des cas, le cancer de l'estomac n\u2019est pas douloureux, et que sa symptomatologie ne semble ainsi justifier aucune alarme.Il se traduit, en effet, dans ces cas par: a) Un syndrome de dyspepsie hy- posthénique marqué par une pesanteur post-prandiale, du météorisme épigastrique, assez souvent des troubles intestinaux, diarrhée ou constipation.b) Une symptomatologie extra-di- gestive traduite surtout par des signes d'atteinte générale: asthénie, dyspnée d'effort, amaigrissement, anémie, œdè- me, état subfébrile, symptômes souvent dissociés et d'autant plus difficiles à ramener à leur cause véritable que non seulement l\u2019anorexie manque, mais que l'appétit peut demeurer longtemps excellente.c) Enfin, par des symptômes gastriques longtemps isolés, vomissement ou hématémèse.Pour d\u2019autres raisons, les formes douloureuses qui constituent plus de la moitié des cas, ne conduisent pas plus rapidement au diagnostic et c\u2019est souvent ici le médecin qui est responsable du retard.Dans environ un cas sur huit, le cancer évolue, en effet, sous les traits d'un ulcère gastro-duodénal avec sa douleur post-prandiale tardive, bien calmée par l\u2019alimentation et survenant par périodes entrecoupées de longues phases de sédation absolue.Et c\u2019est sous le couvert de ce diagnostic, somme toute rassurant qu'un traitement médical, apparemment actif d\u2019ailleurs, est poursuivi pendant des mois sinon des années.Ainsi le cancer gastrique, pas plus d\u2019ailleurs que la majorité des néopla- L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 sies, ne doit à la nature même de l\u2019anomalie cellulaire qui le caractérise une symptomatologie qui lui soit propre et dont la traduction serait précoce.Il ne vit que des signes d'emprunt.Or, la valeur de ces signes est trop souvent méconnue: du malade, car l'effort d'information qui a été poursuivi dans le domaine de la syphilis, de la tuberculose, du cancer du sein ou de l'utérus, reste encore à faire au profit des néoplasmes digestifs, et aussi du médecin qui ne se rappelle pas assez souvent que le cancer gastrique représente 30 pour cent, sinon plus encore, de la totalité des cas de cancers.Deux vérités premières l\u2019aideront alors au diagnostic: Le premier, nous le devons a Gut- mann, enseigne que tout ulcère gastrique qui, en quelques semaines, ne réagit pas franchement à un traitement d\u2019épreuve bien conduit et dont, en particulier, l\u2019image radiologique si typiquement ulcéreuse qu\u2019elle puisse paraître, ne rétrocède pas, doit être mis en suspicien.Quant au second, il est plus général et exprime que tout symptôme, si banal et anodin qu\u2019il puisse être, lorsqu'il apparaît pour la première fois chez un adulte et ne tend pas rapidement à disparaître doit être tenu pour éminemment suspect et engager un examen complet du viscère qui en semble responsable.Et dans le cadre de la pathologie gastrique, cette ligne de conduite doit se révéler d\u2019autant plus efficace que le cancer se développe volontiers chez des sujets, indemnes de tout passé digestif.En conclusion: il semble bien qu\u2019on soit maintenant autorisé à distinguer ÉDITORIAL 1243 deux formes cliniques et évolutives du cancer gastrique: 1.Le cancer habituel représentant environ quatre cinquièmes des cas, donnant lieu, dans à peine plus de la moitié des cas, à un syndrome douloureux gastrique très atypique, évoluant chez les autres malades sous le masque d\u2019une dyspepsie banale ou avec des signes de retentissement général, progressant d'une façon rapide, en un an ou moins pour les deux tiers d\u2019entre eux, en deux ans au maximum pour un septième.Ce cancer est anatomiquement représenté surtout par des lésions végétan- tes ou infiltrantes secondairement nécrosées et ulcérées.Enfin, il est en général l'apanage des adultes ayant franchement dépassé la cinquantaine.2.Le cancer ulcériforme beaucoup moins fréquent: un cinquième des cas, presque toujours douloureux et souvent de type clinique pseudo-ulcéreux, d\u2019évolution souvent lente, se comptant par années pouvant atteindre la décade et atteignant dans l\u2019ensemble des sujets nettement plus jeunes que les précédents, d'environ une dizaine d\u2019années, ce cancer correspondant dans la majorité des cas à des lésions anatomiques ulcériformes.La méthode du diagnostic précoce radio-clinique, que nous devons à R.A.Gutmann, nous permet de diagnostiquer des lésions cancéreuses in situ mais dans la mesure seulement ou nous sommes alertés suffisamment a temps.Il résulte de ces conditions que, jusqu\u2019a présent, il n\u2019a pratiquement été diagnostiqué a ce stade que de deuxième type de cancer, ulcériforme, douloureux et survenant chez les jeunes. 1244 Les cancers habituels qui, répétons-le représentent la majorité des cas, échappent à nos investigations parce que leur marche est trop rapide, l\u2019apparition des signes cliniques trop tardifs et le caractère de ces derniers très peu évocateurs.Pour que la méthode de diagnostic radio-clinique puisse s\u2019appliquer avec efficacité à l\u2019ensemble des cancers habituels qui représentent 80 pour cent des faits, il faudrait qu\u2019elle puisse se mettre en branle avant l\u2019apparition des signes cliniques.Cette conclusion souligne la grande urgence d\u2019une méthode biologique de diagnostic du cancer, dont l\u2019apparition en grande série serait aussi aisée que celle de la cuti- réaction ou de la réaction de Wassermann.Le traitement est unique, c\u2019est la résection étendue et au tout début même s\u2019il y a métastases aux viscères vol- sins.L\u2019opération palliative dite de dé- ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 rivation permet dans la plupart des cas une survie importante et des conditions de vie moins pénibles pour le patient.Parfois on pourra même faire une seconde intervention s\u2019il le faut.Le pronostic est pauvre à cause d\u2019un diagnostic tardif.Nous savons que la plupart des cancers de l\u2019estomac évoluent depuis près de deux ans.Cependant s\u2019il n\u2019y a pas de métastases du voisinage, il peut y avoir une survie de cinq ans dans environ 50 pour cent de ces cas.Soyons done vigilants; allons vers un plus grand pourcentage de guérison du cancer de l\u2019estomac.Ne nous laissons pas décourager par les insuccès d\u2019hier et comptons sur les améliorations d\u2019aujourd\u2019hui avec l\u2019espoir d\u2019un lendemain plus heureux.C\u2019est le seul et unique but de la grande campagne de la Société Canadienne du Cancer et de nos centres anti-cancéreux.Antoine PETTIGREW. HYGIENE ET MEDECINE SOCIALE ee ++ LA SEMAINE NATIONALE D'IMMUNISATION ET LE SERVICE DE SANTE Adrien PLOUFFE.D.P.H., ; Directeur adjoint du Service de Santé, Ville de Montréal.C\u2019est le secret de polichinelle, la médecine contemporaine s\u2019oriente nettement, depuis un quart de siècle, vers la prévention de la maladie.Dans la pratique médicale de demain, l\u2019hygiène et la médecine préventive auront une place de choix, comme le disait le Dr Winter, il y a quinze ans: « Le monde a autant besoin aujourd\u2019hui de médecins éducateurs que de médecins guérisseurs ».Plus nous avancerons et plus cette remarque, expression de la vér:té, s\u2019imposera impérieusement à tous ceux qui se penchent sur la souffrance humaine.Le Service de santé, conscient de ses devoirs, de ses obligations et de ses responsabilités, déploie tous ses efforts, afin de répandre par tous les moyens possibles, toutes les notions de l\u2019hygiène et de la médecine préventive dans tous les milieux.L\u2019éducation, c\u2019est le mot d\u2019ordre qui préside à tout le travail du Service de santé.Une Semaine nationale d\u2019immunisation nous procure l\u2019occasion de rappeler aux Canadiens le caractère précieux de la santé de leurs enfants.Par les postes de la radio et par les journaux, la Ligue canadienne de santé nous parlera de la vaccination et de l\u2019immunisation.C\u2019est en suivant ses conseils autorisés, que le public comprendra l'importance de prévenir l\u2019éclosion de certaines maladies chez leurs enfants.Le Service de santé ne fait que continuer son œuvre en offrant sa plus entière collaboration à la Ligue de santé, à l\u2019occasion de la Semaine nationale d\u2019immunisation.C\u2019est en 1.Causerie prononcée à l\u2019émission « Tribune des Conférenciers de CKAC \u2014 Quart d'heure de Con- cordia », lundi le 28 septembre 1953, à 10.30 du soir.jetant un coup d\u2019œil rapide sur les faits tels qu\u2019ils se présentent à nous, que nous pourrons constater les progrès accomplis par notre Service dans ce domaine de la santé publique.Parlons d\u2019abord de la variole, maladie qui causait plus de 3000 décès à Montréal, en 1885, et qui n\u2019a pas causé un seul décès dans notre ville depuis 1919, ni un seul cas depuis 1930.Si nous avons pu chasser cette terrible maladie de nos foyers, c\u2019est grâce à la vaccination qui fut rendue obligatoire par une loi provinciale et par un règlement municipal.Si la vaccination contre la variole a suscité des discussions et même de l\u2019opposition au début de la mise en vigueur de la loi, cette loi est acceptée depuis longtemps par tout le monde dans notre province.On a compris que cette vaccination protège efficacement contre une maladie excessivement grave.Aucun enfant n\u2019est admis à l\u2019école s\u2019il n\u2019a pas son certificat de vaccination.Un bébé peut être vacciné contre la variole dès l\u2019âge de trois mois.Il faut rappeler que les adultes qui partent en voyage doivent avoir été vaccinés dans les trois ans qui précèdent le départ.Quoiqu\u2019il n\u2019y ait aucun danger d\u2019épidémie, c\u2019est une excellente précaution de se faire vacciner contre la variole au moins tous les sept ans.En dépit de toutes les précautions à l\u2019arrivée des immigrants, il est possible qu\u2019un étranger entre au Canada illégalement, après avoir été en contact avec un cas de variole.Une autre maladie grave qui causait autrefois d'innombrables décès chez les petits enfants, c\u2019est la diphtérie qui est en train de disparaître grâce à l\u2019anatoxine de Ramon.En 1939, après avoir démontré l\u2019efficacité 1246 PLOUFFE: IMMUNISATION et l\u2019innocuité de son vaccin, le professeur Ramon disait: «Qui oserait, étant pleinement conscient de ses responsabilités, retarder la généralisation d\u2019une méthode prophylactique qui a donné toutes les preuves de son efficacité en même temps que de son innocu\u2019té et qui a déjà épargné tant de vies humaines?» La réponse à cette question a été donnée par le monde entier, car partout on a immunisé les enfants contre la diphtérie et partout la diphtérie a reculé devant l\u2019anatoxine.La diphtérie a même disparu de certaines villes.Ici, à Montréal, en 1927, la diphtérie causait 219 décès.C\u2019est en 1928 que nous avons commencé d\u2019immuniser les enfants contre la diphtérie et le taux de la morbidité et de la mortalité attribuable à cette maladie a baissé graduellement.Cette année, jusqu\u2019à aujour- d\u2019hui, nous n\u2019avons eu que trois cas de diphtérie et nous n\u2019avons à déplorer aucun déces.~ A l\u2019heure actuelle, nous injectons aux ehfants un vaccin trivalent qui immunise à la fois contre la diphtérie, contre la coqueluche et contre le tétarios.Si la coqueluche existe encore en dépit du vaccin, le vaccin atténue la gravité de la maladie, quand elle survient chez les enfants qui ont, été vaccinés.\u2026 Rappelons qu\u2019on donne: une dose de: rappel un an après la dernière des trois injections et une autre dose avant l\u2019entrée à l\u2019école.C\u2019est une mesure de précaution.Le Service de santé se doit de remercier le public qui, par sa collaboration, a aidé-gran- dement au recul manifeste de\u2019 la \u2018diphtérie.Cette victoire n\u2019aurait pas été possible sans la collaboration de tous les parents.En passant, certains parents hésitent à faire vacciner leur bébé dès l\u2019âge de trois mois, sous prétexte qu\u2019il n\u2019y a plus de cas de diphtérie.Ce n\u2019est pas une raison valable, car on doit rappeler à ces parents que la menace de la diphtérie reste toujours suspendue sur la tête des enfants qui ne sont pas immunisés.À l\u2019heure actuelle, tout bébé de trois mois devrait être IMmMunisé.L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 Le Service de santé, surtout depuis une quinzaine d\u2019années, a fait une lutte intense à la tuberculose: articles dans les quotidiens, causeries radiophoniques, conférences publiques, distribution de publications qui traitent de la tuberculose.De 1938 à 1941, nous avons organisé 110 séances populaires qui ont attiré de grandes foules et au cours desquelles le public était mis en garde contre la tuberculose.Ces séances ont eu leu dans tous les quartiers de la ville de Montréal.Toutes ces offensives ont porté des fruits et, en 1952, le Dr Adélard Groulx pouvait annoncer que «la mortalité par tuberculose avait atteint.le taux le plus bas jamais obtenu jusqu'ici, soit 23,4 par 100 000 de population comparativement à 35,4 en 1951 et 792 il y a dix ans.» On ne doit pas l\u2019oublier, ces résultats n\u2019auraient pu être obtenus sans le dépistage de la tuberculose par les rayons X et sans le traitement précoce dans les dispensaires antituberculeux et, dans les sanatoriums.Certes, nous avons plus de lits qu\u2019auparavant, mais ces lits sont rarement vides.On ne saurait le nier, la tuberculose recrute encore trop de victimes dans notre province et, en conséquence, il importe de tout mettre en œuvre pour diminuer encore le taux de morbidité et de mortalité attribuable à la peste blanche.Cela nous amène à parler brièvement du BCG.Ces trois lettres signifient bacille Calmette-Guérin, noms de deux savants français de l\u2019institut Pasteur, qui ont découvert ce,;vaccin.| Depuis un quart de siècle, des millions de sujets ont été vaccinés par le BCG.Ce vaccin est absolutnent inoffensif et son efficacité est certaine.Les bébés doivent être vaccinés dans les premiers quinze jours de leur vie, mais ils peuvent être vaccinés plus tard, même à l\u2019âge adulte.On fait alors une cuti-réaction à la tuberculine ou au BCG.Les sujets négatifs sont vaccinés sur-le-champ.Les sujets positifs sont l\u2019objet d\u2019une enquête afin de savoir s\u2019il n\u2019y a pas de tuberculose dans la famille.PE EEE L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 A Montréal, le Service de santé a décidé d\u2019organiser la vaccination par le BCG dans les consultations municipales de nourrissons et pour enfants d\u2019âge préscolaire.Notre directeur, le Dr Adélard Groulx, signalait récemment le travail accompli dans le district sanitaire Maisonneuve par le Dr Jules Beauvilliers, secondé par son infirmière chef de groupe, Mlle M.Olivier, et par son personnel, médecins et infirmières du district, avec l\u2019aide d\u2019une équipe d\u2019experts, fournie par l\u2019Institut de microbiologie et d\u2019hygiène de l\u2019Université de Montréal, grâce à l\u2019amabilité de son directeur, le Dr A.Frappier.12 528 éleves sur 18 300 ont subi la cuti- réaction au BCG.3 676 ont eu une réaction positive et 8350 ont eu une réaction négative.Ceux-ci ont été vaccinés par le BCG.Dans le district sanitaire Rosemont, voici le trävail accompli par le Dr Ernest Chabot, médecin chef du district, secondé par Mlle L.Leblanc et par son personnel, médecins et infirmières du district, avec l\u2019aide de deux équipes mobiles ,d\u2019experts, fournies par l\u2019Institut dé microbiologie et d'hygiène.7 748 élè- PLOUFFE: IMMUNISATION 1247 ves sur 10 597 ont subi la cuti-réaction par le BCG.La lecture a été faite chez 7522 enfants.1 875 ont eu une cuti-réaction positive et 5597 une réaction négative.Ces derniers ont été vaccinés par le BCG.Le travail sera.bientôt complété dans ce district.Ce n\u2019est qu\u2019un début et la vaccination par le BCG sera ensuite entreprise dans le district Sud-Ouest et elle se fera, à la longue, dans tous les districts sanitaires.La science nous apprend « que la vaccination par le BCG réduit d\u2019environ 80 pour cent les risques de contracter la tuberculose dans un milieu tuberculeux et davantage dans un milieu sain ».: Comme il s\u2019agit d\u2019une vaccination d\u2019une innocuité absolue et que, d\u2019autre part, elle est réellement efficace, les parents ont tout intérêt à faire vacciner leurs enfants par le BCG.Le Service de santé ne saurait trop insister pour avoir la collaboration du public.Les plus.louables efforts: des \u2018hygiénistes ne sauraient réussir à atteindre l\u2019objectif; s\u2019ils ne sont pas secondés par la compréhension et la bonne volonté des parents.L\u2019OUVERTURE DES CLASSES ET LA CONTAGION 8 : G.CHAREST, M.P.H,, : Surintendant, Division des Maladies contagieuses, Service de Santé, Ville.de Montréal.Le premier moyen de contrôle est l\u2019isolement des malades ou patients souffrant de maladies contagieuses et il consiste à les gàr- der dans des endroits où ils ne peuvent transmettre à d\u2019autres personnes de leur entourage, durant la période de contagiosité, les microbes qui ont causé leur maladie.| Le second moyen de contrôle est la quarantaine qui est la limitation de mouvement de personnes qui sont venues en contact avec ces malades et cela durant une période de temps égale à la longueur de l\u2019incubation de la maladie c\u2019est-à-dire le temps que prend la 1.Causerie prononcée à l\u2019émission « Tribune des Conférenciers de CKAC \u2014 Quart d'heure de Con- cordia », lundi le 7 septembre 1953, à 1030 du soir.maladie : à se développer après que le mier obe a pénétré dans l\u2019organisme d\u2019une personne susceptible de la contracter._ Les adultes sont ordinairement protésés contre un grand nombre de ces maladies con- tagièuses de l\u2019enfance à cause d\u2019une atteinte antérieure et ce sont les enfants qui doivént être gardés en quarantaine afin d\u2019empêcher la propagation des maladies contagieuses.Il faut donc la collaboration des parents d\u2019abord, puisque ce sont les premiers intéressés à ce que les maladies contagieuses ne se répandent pas dans leur famille.Ils doivent notifier les autorités scolaires de la raison pour laquelle leur enfant est absent de l\u2019école.Les médecins praticiens qui sont appelés à 1248 traiter les malades atteints de maladie contagieuse sont obligés d\u2019après la Loi d\u2019Hygiène publique de la province de Québec, de déclarer à l'autorité sanitaire constituée, en l\u2019oceur- rence à la division des maladies contagieuses du Service de santé de la Ville de Montréal, soit par écrit, soit en téléphonant les noms et adresse de leurs patients souffrant de ces maladies.Les instituteurs et institutrices doivent se préoccuper de l\u2019état de santé de leurs élèves et référer au personnel médical de l\u2019école tous les cas apparents ou douteux de maladies contagieuses.Enfin, le médecin du Service de santé doit examiner les élèves qui lui sont référés et décider s\u2019ils doivent être exclus de l\u2019école et ensuite il envoie l\u2019élève au directeur ou à la directrice de l\u2019école, avec un avis indiquant la raison de son renvoi dans sa famille, si cela est jugé nécessaire.En l\u2019absence du médecin, si l\u2019infirmière se trouve à l\u2019école, elle peut renvoyer l\u2019enfant à domicile si le cas semble suspect, après avoir suivi la procédure mentionnée précédemment c\u2019est-à-dire avoir averti le directeur ou la directrice de l\u2019école, et demander ensuite au médecin de faire une visite à domicile pour établir le diagnostic.Le médecin du Service de santé, outre ces visites à domicile pour fin de diagnostic, doit s\u2019y rendre également pour les enquêtes épidé- miologiques dans les cas de diphtérie, de méningite à méningocoques, de typhoïde et de poliomyélite.L\u2019infirmière se rend aussi à domicile pour contrôler les absences de plus de trois jours qui semblent dues, d\u2019après les informations recueillies à l\u2019école, à une maladie contagieuse.Si le cas est confirmé par un médecin, l\u2019infirmière doit remplir une fiche épidémiologi- que pour les maladies contagieuses suivantes: rougeole, coqueluche et scarlatine afin de connaître les contacts familiaux qui doivent être revus à une date ultérieure pour s\u2019assurer s\u2019ils ont contracté la maladie.CHAREST: CONTAGION L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 L'infirmière est chargée d\u2019expliquer aux parents la durée de l'isolement et de la quarantaine pour chacune des maladies contagieuses de même que les procédés de désinfection.Elle remet un feuillet de réadmission à l\u2019école lors de cette visite de contrôle, s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019autres contacts d\u2019âge scolaire.S\u2019il existe des contacts d\u2019âge scolaire, gardés en quarantaine, elle revient faire une seconde visite de contrôle avant de remettre le feuillet de réadmission à l\u2019école.Depuis quelques années, des restrictions moins sévères ont été appliquées dans les trois maladies contagieuses suivantes: les oreillons, la rubéole et la varicelle.Ces maladies sont bénignes et ne sont la cause de complications qu\u2019en de rares circonstances.L\u2019infirmière ne se rend plus à domicile pour ces trois maladies lorsque le patient a été vu par un médecin et le feuillet de réadmission est envoyé aux parents par la poste.Depuis le début de l\u2019année 1953, 2054 cas d\u2019oreillons et 2 499 cas de varicelle ont été déclarés, ce qui représente 50% des 9066 cas de maladies contagieuses rapportés à date.A proprement parler, ce sont surtout la rougeole et la fièvre scarlatine qui demeurent à l\u2019âge scolaire, les deux maladies qui amènent le plus d\u2019ennuis.La rougeole est très contagieuse et vu que les rougeurs n\u2019apparaissent que trois jours après le début de la fièvre, les parents ne portent que peu d'attention à ce stage de la maladie; il en résulte des cas secondaires parmi les autres élèves si l\u2019enfant continue à fréquenter l\u2019école pendant cette période du début de la maladie.De plus, la rougeole étant apportée à la maison par l\u2019écolier est transmise aux plus jeunes enfants c\u2019est-à-dire ceux d\u2019age préscolaire et c\u2019est dans ce groupe d\u2019Âge que surviennent des décès par complications broncho-pulmonaires durant les mois d\u2019hiver et le printemps.Le contrôle de la scarlatine dans les écoles est rendu plus difficile à cause de la présence de cas d\u2019amygdalite streptococcique avec absence d\u2019un rash caractéristique.Ces derniers L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 cas sont souvent réadmis à l\u2019école après une maladie de quelques jours, tout en étant porteurs du microbe parce que des examens bactériologiques d\u2019un usage courant ne peuvent être pratiqués pour nous indiquer le nombre de ces porteurs de germes.De plus, le vaccin contre la scarlatine nécessite au moins cinq injections et n\u2019est employé que pour protéger contre la toxine du microbe et le rash lui-même et non contre les maux de gorge ou amygdalites streptococciques.Heureusement que la scarlatine est plus bénigne depuis les 15 dernières années et il est possible maintenant d\u2019employer les sulfamidés et la pénicilline aussi bien comme préventif que comme traitement.Une semaine après le départ du patient pour l'hôpital ou après séparation des contacts et leur location dans un autre foyer, il est permis aux enfants d\u2019âÂge scolaire de retourner à l\u2019école.Quant à la coqueluche, elle a subi une certaine régression depuis l\u2019emploi de l\u2019immunisation contre diphtérie et coqueluche en 1944 mais elle se rencontre encore assez fréquemment tandis que la diphtérie est sur le point d\u2019être complètement vaincue.La coqueluche dans la phase catarrhale c\u2019est-à-dire durant les 10 premiers jours de la maladie, présente également des difficultés de diagnostic qui favorisent grandement la transmission de la maladie.Dans cette maladie, comme dans la scarlatine, l\u2019examen bactériologique fait précocement, serait utile durant cette période du début mais présente beaucoup de difficultés inhérentes à la technique et à la conservation du milieu de culture.Cette méthode de laboratoire n\u2019est pas employée couramment et ne peut être ut'lisée que dans un hôpital.On rencontre à l\u2019école certaines maladies de la peau qui exigent l\u2019examen en série d\u2019un grand nombre d\u2019élèves, ce sont: la gale, l\u2019impetigo, la pédiculose et les teignes.La gale et la pédiculose sont dues à la présence de parasites, l\u2019acare et le pou.Les en- CHAREST: CONTAGION 1249 fants qui en sont infestés doivent être exclus de l\u2019école.Les teignes qui siègent le plus souvent au cuir chevelu sont dues à un groupe de champignons; elles ont été l\u2019objet depuis quelques mois, d\u2019une étude plus approfondie et un projet de contrôle plus adéquat a été mis de l\u2019avant qui devrait aider au dépistage de ces lésions de la peau.L'impetigo est une infection m'crobienne de la peau qui offre quelquefois une apparence repoussante lorsque les lésions se trouvent sur la face, surtout au pourtour de la bouche.Ces élèves doivent être exclus jusqu\u2019à la guérison de l\u2019impetigo.Une autre infection de la peau qui doit être mentionnée est la staphylococcie, responsable des clous et des furoncles qui sont de nature extensive et contagieuse.Il ressort donc de cette causerie que les parents doivent exercer une surveillance continuelle: 1\u2014 En premier lieu, les parents doivent s\u2019assurer si l\u2019enfant avant son départ pour l\u2019école, ne souffre pas d\u2019un rhume ou coryza, accompagné de fièvre et d\u2019autres malaises tels que mal de gorge, mal à la tête, étourdissement, nausée etc., car ce sont souvent les premiers symptômes d\u2019une maladie contagieuse.Même si l\u2019enfant n\u2019en parle pas ou ne se plaint pas, l\u2019attent'on de la mère doit être éveillée par le manque d\u2019entrain ou d\u2019appétit de l\u2019enfant.2 \u2014 11 est préférable que I\u2019enfant soit gardé à la maison, même s\u2019il souffre d\u2019une affection bénigne ou saisonnière car en demeurant chez lui, il pourra guérir plus vite s\u2019il est traité immédiatement.Au contra:re, s\u2019il s\u2019agit du début d\u2019une maladie contagieuse comme la rougeole, la coqueluche ou la scarlatine, il n\u2019aura pas transmis à d\u2019autres enfants la maladie dont il souffre présentement.D'ailleurs, c\u2019est faire preuve non seulement de prévoyance en agissant ainsi mais également de civisme car nous n\u2019aimerions pas qu\u2019une maladie évitable puisse atteindre notre famille à la suite de la négligence d\u2019autres parents. L \u2018éducation sanitaire de nos gens, les diverses mesures sanitaires et de contrôle des anciens facteurs de contamination alimentaire ou autre, les procédés de diagnostic et la thérapeutique moderne ont depuis longtemps déjà fait subir au taux de mortalité des maladies infectieuses et contagieuses, une baisse progressive et constante qui a maintenant relégué à un rang inférieur ces risques qui guettaient autrefois la vie d\u2019un grand nombre d\u2019enfants.La diphtérie et la coqueluche ont reculé en ces dernières années devant des mesures effectives de plus en plus généralisées de prévention par l\u2019immunisation systématique des nourrissons et par l'administration régulière des doses de rappel qui continuent durant l\u2019âge préscolaire et scolaire la protection des enfants contre ces maladies.Grâce à de nouveaux agents de traitement, la rougeole, la scarlatine et leurs complications causent aujourd\u2019hui beaucoup moins de fatalités chez nos enfants qui sont affectés de ces maladies qu\u2019on ne peut encore prévenir totalement dans l\u2019état actuel des techniques d\u2019immunisation utilisables.La tuberculose même qui comptait autrefois comme l\u2019une des causes les plus importantes de dé- : cès chez les jeunes enfants, cède graduellement aux méthodes de diagnostic plus précoce et plus précis ainsi qu\u2019à de nouvelles armes thérapeutiques employées pour la combattre; la généralisation graduelle à toute notre population infantile de la vaccination par le BCG empêchera un jour, nous sommes en droit de l\u2019espérer, que cette maladie redevienne plus tard après l\u2019âge de 25 ans la première cause de décès comme elle l\u2019est aujourd\u2019hui.C\u2019est donc bien ainsi que dans une étude sérieuse des problèmes de mortalité chez les jeunes, doit être située l'importance primordiale des acc\u2018dents, qu\u2019ils soient mortels d\u2019emblée, qu\u2019ils deviennent fatals dans leurs com- 1.Causerie prononcée à l\u2019émission « Tribune des Conférenciers de CKAC \u2014 Quart d'heure de Con- cordia », lundi le 24 août 1953,, à 10.30 du soir.LA PREMIÈRE CAUSE DE DÉCÈS AUX x Aces SCOLAIRE ET PRÉSCOLAIRE Bertrand PRIMEAU, M.P.H., Surintendant de la Division de l\u2019Hygiène de | Service de Santé, Ville de Montréal, plications ou bien qu\u2019ils soient simplement de demain.\u2018Enfance, producteurs de handicaps permanents ou temporaires chez leurs jeunes victimes.Retenons bien ces données: les accidents sont la première cause de décès chez les enfants d\u2019âge préscolaire et chez les écoliers.En 1952, à Montréal, sur 229 enfants décédés entre les âges de 1 à 14 ans, 59 sont morts d\u2019une façon accidentelle; ceci veut dire que les décès par accidents chez les enfants constituent plus du quart de tous les décès de 1 à 15 ans.En regard de 59 décès par cause accidentelle survenus à Montréal en 1952 chez les enfants de 1 à 14 ans, les autres causes importantes de mortalité juvénile figurant au tableau des dix premières causes de décès à ces Ages ont entraîné le nombre suivant de décès: le cancer, du système nerveux, du cerveau et du sang: 28 décès; la grippe et la pneumonie: 25 décès; les malformations congénitales: 17 décès: la tubereulose sous toutes ses formes: 10 décès: le rhumatisme articulaire aigu: 7 décès; l\u2019appendicite: 6 décès; et l\u2019épilepsie: 5 décès.Les statistiques démontrent encore qu\u2019en regard de chaque accident mortel on rencontre quatre infirmités permanentes et cent blessures exigeant une attention médicale.- La situation est-elle donc telle en regard des accidents mortels ou traumatisants chez les enfants que l\u2019on doive se contenter de l\u2019analyser ainsi tout simplement pour ensuite se croiser les bras de désespoir devant un problème insoluble et sans cesse grandissant?Vous convenez déjà, comment cette attitude fataliste et négative ne peut avoir droit de cité au sein des techniques de l'hygiène publique et de la médecine préventive qui, rap- pelons-le reste toujours la médecine d\u2019aujour- d\u2019hui et sera encore davantage la médecine Et je m'empresse d'ajouter qu\u2019e \u2018en matière de prévention des accidents qui menacent les \u201cenfants, la première responsabilité Tepose sur les épaules des par ats.Ce sont d'abord les L'Union Méd.Canada .Tome 82 \u2014 Nov.1953 parents qui ont fonction d'empêcher que, des accidents graves arrivent à leurs enfants et qui ont encore le devoir d\u2019enseigner à tous leurs enfants les premiers principes de sécurité ct de prévention dans tous les domaines où peuvent se rencontrer des risques d\u2019acei- dents.Les habitudes sécuritaires, tout comme les bonnes manières et les bonnes mœurs, s\u2019acquièrent durant les jeunes années et se contractent au foyer; à ces points de vue l\u2019exemple des parents devient tout aussi important que leurs conseils.Vous admettrez, que si vous acceptez la responsabilité de fournir à vos enfants la nourriture, le gîte et le vêtement, toutes nécessités quotidiennes essenti- \u2018elles à la conservation de leur santé, vous devez assumer encore la charge non moins inaliénable de faire tout en votre possible pour prévenir les causes d\u2019une mort prématurée, en vous rappelant toujours que la première de ces.causés par ordre de fréquence est représentée par tous les genres d\u2019accidents.\u201c Comment conviendrait-il done que vous envisagiez le problème?Cherchons, si vous le vouléz bien, la solution désirée dans l\u2019étude d\u2019un plan général d\u2019attaque contre cette première cause de mortalité juvénile.Vous me concèderez comme logique la théorie qui veut que le très jeune enfant, le nourrisson, conserve le besoin et le droit de pouvoir compter sur cent pour cent de protection de la part de ses parents contre tout risque d\u2019accidents.Enjambons maintenant les années de la période préscolaire et réalisons qué vers l\u2019âge de 5 ans, alors qu\u2019aussi bien le milieu scolaire que les exigences du jeu concourent à éloigner de plus en plus l\u2019enfant de toutes les mesures et précautions protectrices'du foyer, celu!-ci devrait être compétent à reconnaître et à éviter les risques d\u2019accidents les plus élémentaires.Ceci présuppose que l\u2019enfant a eu déjà durant cette courte période de 1 à 5 ans l\u2019opportunité d\u2019apprendre comment procéder en toute sécurité à l\u2019accomplissement \u2018des actes qui correspondent a sa croissance et qui sont de son age.D'un autre côté, encore et toujours à cet âge d\u2019entrée à l\u2019école, l\u2019enfant demeure éligible à une protect\u2018on paternelle et-maternelle d\u2019une valeur d\u2019au moins 75% si on accorde à PRIMEAU: DÉCÈS AUX ÂGES.1251 la technique éducative déjà amorçée une valeur d\u2019au moins 25% dans ce calcul complet de 100% de protection qui reste toujours le premier droit et le premier besoin de l\u2019enfant.Au fur et à mesure que se poursuivra la carrière scolastique de l\u2019écolier, son éducation sécuritaire familiale se verra favorablement complétée par l\u2019enseignement scolaire progressif d\u2019habitudes sécuritaires plus complexes et plus expertes, de sorte que vers l\u2019âge de 10 ans, les valeurs relatives que nous mentionnions tantôt devraient être simplement inversées et l\u2019écolier devrait alors pouvoir compter sur une protection constante et contre tous genres d\u2019accidents qui lui serait assurée dans une mesure de 75% par son expérience et son entraînement antérieurs et dans une proportion de 25% par les mesures sécuritaires dont ses parents et la communauté devraient continuer de l\u2019entourer.Poussant alors notre théorie jusqu\u2019à sa conclusion logique, vous réalisez facilement, comment à un moment donné, si vous voulez vers l\u2019âge de 15 ans, l\u2019adolescent devrait avoir pu bénéficier d\u2019un entraînement sécuritaire capable de le préserver de tout risque dans 100% des cas et ceci même en l\u2019absence de toute protection extérieure et indépendante.: N\u2019est-ce pas que si ce programme schématique se trouvait appliqué pour chacun de nos enfants, ce serait là une arme de première valeur dans notre lutte pour la diminution des fatalités par accidents chez les jeunes?N\u2019est- ce pas auss!, d\u2019un autre côté, aux parents et aux parents d\u2019abord qu\u2019il appartient d\u2019assurer constamment cette sauvegarde totale de leurs enfants contre les risques d\u2019accidents en préparant, pour le temps ou leurs mesures de protection s\u2019avéreront de moins en moins effectives, une -amélioration graduelle et satisfaisante des capacités individuelles que chaque enfant aura ou l\u2019'heur de perfectionner chez lui au cours d\u2019une formation sécuritaire bien prévue et bien conduite?Vous serez tout probablement intéressés à entendre, que parmi les accidents mortels qui constituent la première cause de décès aux âges de 1 à 24 ans, les plus importants par ordre de fréquence sont les accidents.d\u2019automobile, les chutes, les noyades, les brûlures, les 1252 accidents qui surviennent au cours du transport en commun, les décharges d\u2019armes à feu et l\u2019ingestion de poisons mortels.En outre du programme général de lutte que nous venons de proposer contre toutes les catégories d\u2019accidents, vous supposez bien qu\u2019il existe à l\u2019endroit de chaque classification particulière des techniques et des mesures spécifiquement applicables.Vous avez sans cesse remis devant vos yeux l\u2019angoissant problème des accidents de la route et de leur dualité d\u2019action en ce qui concerne aussi bien le massacre des enfants passagers dans une voiture accidentée que l\u2019holocauste des petites victimes broyées sur la route et sous les roues d\u2019un véhicule à moteur.Il a été prouvé depuis longtemps déjà, dans les endroits où on s\u2019est inquiété de définir une politique bien précise d\u2019attaque et de l\u2019appliquer systématiquement et avec persévérance que l'éducation des chauffeurs et des piétons, les considérations sécuritaires apportées à la construction des routes ainsi que la police effective des conditions de circulation étaient toutes des mesures conjointement aptes à produire des résultats garantis dans la lutte aux accidents de la route; ces techniques, applicables partout, représentent certainement les moyens actuels les plus effectifs de réduction des pertes de vie par accidents d\u2019automobile, ici comme ailleurs.Les chutes fatales des enfants de tout âge se produisent soit au foyer, soit au dehors, à I'occasion des jeux ou des incursions dans des endroits élevés et dangereux.La prévention des chutes qui arrivent au domicile de l\u2019enfant relève du grand programme général de lutte à tous ces accidents du foyer qui comptent pour beaucoup dans le grand groupe total de tous les accidents mortels.Une simple rampe au haut d\u2019un escalier, une petite barricade au bas d\u2019une fenêtre, une grille solide autour d\u2019un balcon, peuvent signifier toute la différence entre la conservation et la perte d\u2019une vie d\u2019enfant.S\u2019il est un domaine ou notre théorie de remplacer graduellement chez l\u2019enfant qui grandit la protection dont on doit l\u2019entourer d\u2019abord par l\u2019entraînement à se protéger lui-même au- PRIMEAU: DÉCÈS AUX ÂGES.L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 quel il doit être progressivement soumis, c\u2019est bien celui de la prévention des fatalités par noyades, et de même qu\u2019il ne peut être excusable de ne pas surveiller un jeune enfant qui voisine un danger aquatique quelconque, ainsi il reste toujours illogique de ne pas fournir aussitôt que possible à l\u2019enfant plus vieux l\u2019opportunité suffisante d\u2019apprendre à nager et à se tirer d\u2019embarras dans l\u2019eau.Vous m\u2019avouerez, que nous ne pourrons jamais nous vanter de progrès bien appréciables dans notre programme de prévention contre les brûlures mortelles subies par nos enfants aussi longtemps que nous constaterons la fréquence des accidents tels que celui de l\u2019enfant qui trouve des allumettes à sa portée, que celui de l\u2019enfant qui se verse sur le corps la théière remplie d\u2019eau bouillante ou le chaudron de soupe bouillante qu\u2019on n\u2019a pas su placer hors de son atteinte, que celui du petit qui tombe dans la cuve d\u2019eau bouillante préparée pour la lessive et négligemment laissée sans surveillance sur le plancher, et surtout que celui de cette maisonnée d\u2019enfants calcinés dans leurs lits et durant leur sommeil à l\u2019occasion de l\u2019absence de leurs parents et de toute autre personne responsable.Enfin, l\u2019éducation concernant le port et le maniement des armes à feu constituera toujours la seule mesure préventive effective qui devra graduellement remplacer chez l\u2019enfant plus vieux cette protection absolue du jeune enfant contre tout contact avec les armes à feu.Permettez-moi un dernier mot à l\u2019adresse de ces parents tellement oublieux et négligents qu\u2019ils s\u2019exposent à surprendre un ou plusieurs de leurs enfants en train d\u2019ingérer des médi- .caments ou des poisons domestiques mortels inconsciemment abandonnés dans des armoires ou sur des tablettes possibles et même faciles d\u2019accès au jeune enfant entraîné par son instinct de curiosité et son désir insatiable d\u2019expériences nouvelles: N\u2019avons-nous pas le devoir de répéter encore qu\u2019en matière de prévention d\u2019accidents mortels chez les enfants la première responsa- b:lité incombe aux parents? XXIII CONGRÈS DE LA.M.L.F.C.Sherbrooke, 16 au 19 septembre 1953 e I \u2014 SÉANCE D'OUVERTURE DU CONGRÈS ALLOCUTION DU DOCTEUR HERMILE TRUDEL, Secrétaire-trésorier de l'A.M.L.F.C.Le XXIII° congrès qui s\u2019ouvrira dans quelques instants, dans la Reine des Cantons de l\u2019Est, est dédié, selon le désir de celui qui préside à ses destinées, au médecin de pratique générale et c\u2019est pour cette raison qu\u2019il a voulu l\u2019appeler le «congrès du praticien ».Je me permets, au nom de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, de vous présenter les responsables, les initiateurs de ce grand événement qui se déroulera en votre présence durant les trois jours qui vont suivre.L\u2019honneur de la première citation revient, tout d\u2019abord et à bon droit, au président, le docteur René DuBerger, à la personnalité dynamique puisqu'il sait regarder avant d\u2019agir et qu\u2019il sait agir tôt après avoir pris une décision.Le président de votre congrès, Messieurs les médecins praticiens, a pour le seconder toute une armée de bonnes volontés décidées à faire du congrès de Sherbrooke l\u2019un des plus intéressants, l\u2019un des plus attrayants.Les docteurs Jean-Marie Lafram- boise, d\u2019Ottawa, Auray Fontaine, de Woon- socket, et L.-O.Beauchemin, de Calgary, en sont les vice-présidents.Puis le support immédiats a été fourni par un secrétaire précieux, le docteur Lionel Groleau, et un trésorier dévoué, le docteur Léo Blais.Nous aurions une longue liste à vous citer pour souligner le travail de tous nos confrères de Sherbrooke qui ont contribué à l\u2019effort commun et qui ont si bienveillamment emboîté le pas à la suite de leur président.Je me garderais bien d\u2019oublier le comité des dames qui, sous la présidence de Madame René DuBerger, a préparé à votre intention et pour votre divertissement mesdames, un programme social que vous pourrez apprécier pendant que votre mari assistera aux séances scientifiques.Disons-leur à toutes et à tous un grand merci et prouvons- leur notre reconnaissance en assistant assidûment et en grand nombre au régal social et scientifique que nous ont préparé le comité du XXIII° congrès, le directeur scientifique, les rapporteurs et les membres des différents comités, des jubilaires, de réception, des évé- nements sociaux, du logement, d\u2019exposition, etc.Depuis le XXII° congrès, tenu à Québec en 1952, et depuis qu\u2019elle a atteint le demi- siècle, l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada a continué de poursuivre ses buts et de perfectionner sa situation.Bien considérée comme elle le mérite aujour- d\u2019'hui, elle a participé, durant l\u2019année qui vient de s\u2019écouler, à l\u2019établissement d\u2019un organisme qui sera appelé à donner ses appréciations sur les services médicaux dans les hôpitaux du pays et à contribuer à leur classification.Puis, par son comité d\u2019économie médicale qui se réunit assidûment tout le cours de l\u2019année, l\u2019Association étudie plus précisément les problèmes, les questions qui intéressent et qui concernent immédiatement les membres.Tous les ans, depuis l\u2019année 1950, une réunion plénière a lieu au cours du congrès où est exposé une question d\u2019actualité.Cette année, à la réunion de vendredi le 18 courant, le sujet sera «le médecin face à la clientèle » et attirera un grand nombre de confrères qui sont décidés à ne pas laisser en d\u2019autres mains que les leurs la conduite de leurs propres affaires.Le comité d\u2019économie médicale, au cours de ses séances, émet des vœux qui sont transmis à l\u2019exécut\u2019f lequel les étudie et les soumet au Conseil.C\u2019est ce 1254 dernier organisme qui, mû par l\u2019intérêt collectif de la profession, imprime à l\u2019Association sa direction.Partout la collaboration que nous rencontrons se fait bienveillante et, spontanément, comme par enchantement, notre as- soclation poursuit ses buts non sans entraves, non sans épreuves, qui n\u2019en n\u2019a pas.Les difficultés rencontrées nous enhardissent, nous fortifient et nous encouragent à pousser davantage notre action.Je ne puis aller plus loin avant d\u2019avoir présenté un témoignage de grande estime à nos invités d'honneur de ce soir, aux patrons d'honneur, au comité du vingt-troisième congrès, aux rapporteurs, aux présidents des séances, à vous, patients auditeurs, à nos exposants, à vous tous Mesdames qui nous en- XXIIIe CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 couragez de votre présence, de votre amabilité et de votre coopération.Nous voudrions bien vous le prouver d\u2019une façon encore plus tangible, mais permettez que nous nous limitions ce soir à quatre d\u2019entre vous à qui l\u2019Association doit beaucoup et à qui elle veut témoigner toute sa reconnaissance pour les précieux services qu\u2019ils ont rendu l\u2019an dernier a pafeille date.Je prierais MM.les officiers du 22ème congrès, J.-B.Jobin, président, Syl- vio Leblond, secrétaire, Antoine Pouliot, trésorier, et Pierre Jobin, secrétaire-adjoint, de venir recevoir des mains du Directeur Général de l'Association, le docteur Emile Blain, le diplôme d'honneur de l\u2019Association des Médecins de Langue Francaise du Canada.ALLOCUTION DU DOCTEUR RENE.DuBERGER.Président du XXIII* Congres de I'A.M.L.F.C.Permettez-moi, tout d\u2019abord, de vous remercier au nom de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada et, en particulier, au nom du comité du XXIITe Congrès, d\u2019être venus ce soir rehausser notre Séance d'ouverture.C\u2019est un augure favorable et je prévois maintenant que Nos assises suivront les traces glorieuses de celles de Montréal, Trois-Rivières et Québec.\u2018 5 Je tieñs à souligner tout particulièrement -la visité de M.le docteur Marquézy, délégué officiel de la France, et-de M.le chanoine docteur Joseph Géraud, dé Lyon; vous nous apportez, Messieurs, un message de sympathie et de cordialité de celle: qui fut jadis notre mère-patrie et dont le nom et le souvenir éveillent toujours dans le cœur des Canadiens français un élan d\u2019amour et un hommage ému.Mesdames et Messieurs, A titre de Président, j'ai l\u2019honneur d\u2019annonce: officiellement l\u2019ouverture du XXIIIe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Lengue Française du Canada.L\u2019honneur de présider aux destinées de ce congrès m\u2019a profondément ému; je l\u2019ai accepté avec un sentiment de fierté auquel, je l\u2019avoue, se mélaient de la crainte et beaucoup d\u2019humilité.Cëux qui m\u2019ônt précédé font la gloire de la médecine canadienne-française.Du Pr.Delphis Brochu, en 1902, au docteur Jean- Baptiste Jobin, en 1952, vingt-cinq de nos plus illustres collègues inscrivaient leurs noms et laissaient dans l'Histoire de notre Société un souvenir impérissable.Aussi ai-je longtemps hésité à venir, le vingt-sixième, me placer sur cette liste glorieuse.La réalisation que le cycle du temps conduisait fatalement le congrès à notre région, le refus parfaitement motivé de collègues plus dignes que moi, et surtout l\u2019assurance d\u2019une collaboration active et entière de toute la profession médicale m'ont enfin décidé.La tâche n\u2019est pas encore terminée; le temps n\u2019est pas arrivé de remercier ceux qui m'ont aidé, mais je me dois, dès maintenant, de remercier les officiers.de l\u2019Association et les membres du Conseil de leur marque de con- L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 fiance et de \u2019honneur qui m\u2019échoit.Je m\u2019ef- -forcerai d\u2019en être digne.| Le but que poursuit sans relâche depuis plus de cinquante ans notre Association est \u201cinserit dans l\u2019acte d\u2019incorporation: « Rallier sur un terrain commun l\u2019intérêt scientifique, professionnel et culturel tous les médecins de langue française du Canada ».Son idéal est l\u2019avancement constant dans le domaine scientifique et dans l\u2019ordre social, la protection des droits et des privilèges de ses membres, la bonne entente aussi bien entre eux qu\u2019avec les autres groupes ethniques et, enfin, la formation d\u2019un front uni contre toutes attaques injustifiées auxquelles nous avons à faire face.Grâce aux efforts incessants des directeurs généraux, des exécutifs et des conseils qui se sont succédé, plusieurs objectifs sont déjà atteints.L'Association croît en vigueur et en importance d\u2019une année à l\u2019autre; sa voix impose maintenant le respect; aucune décision importante sur le plan national n\u2019est prise avant qu\u2019elle ne soit consultée.Nous sommes représentés sur tous les organismes importants, tels que, pour n\u2019en citer qu\u2019un seul, la Commission d\u2019enquête sur la standardisation des hôpitaux.Les affaires de la corporation sont régies par un conseil général de 60 membres représentant les différentes régions du pays.Un exécutif composé de 7 membres est chargé de donner suite aux décisions du conseil; enfin, les affaires courantes et les petits problèmes quotidiens sont résolus par deux officiers permanents, le Directeur Général et le Secré- taire-trésorier Général.L\u2019Union Médicale du Canada, fondée 11 y a 80 ans, est devenue le journal mensuel de l\u2019Association, journal qui nous fait honneur et qui se compare favorablement avec toutes les publications analogues du monde entier.Plusieurs comités ont été formés depuis la fondation.Le plus important, à mon avis, est celui d\u2019Economie Médicale.Sur ce comité, habilement dirigé par le docteur Roma Amyot, siègent des médecins représentant toutes les catégories de la profession: praticiens, uni- XXIIIe CONGRÈS 1255 versitaires, médecins des hôpitaux et, comme il se doit, deux membres du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Provinee:de Québec; le comité tient plusieurs séances chaque année.J\u2019ai eu le plaisir, au cours des derniers mois, d'assister à ses délibérations; je fus émerveillé par l\u2019ampleur des problèmes abordés, le sérieux de la discussion et l\u2019assiduité des membres; plusieurs franchissent des centaines de milles et voyagent même en avion afin de retourner au plus tot au chevet de leurs malades.Tous ces hommes oublient les sacrifices de \u2018temps et de déplacement, les fatigues du voyage; ils se penchent sur nos problèmes, sur vos problèmes, chers collègues, pour en trouver la solution rendre votre vie plus sereine, vous protéger, vous et vos patients, contre les empiètements toujours croissants, et, dans l\u2019ensemble, malfaisants de la médecine socialisée.J\u2019aimerais que chacun de nos collègues puissent assister à ces délibérations: c\u2019est manifestement impossible, mais nous avons au programme cette année, comme les années passées, une séance d\u2019économie médicale; elle aura lieu dans cette salle même vendredi soir à neuf heures; une soirée intéressante est pré- - parée ailleurs pour vos épouses.Je vous engage donc, chers collègues, à venir en très grand \u201cnombre à cette séance où vous pourrez, si tel est votre désir, exprimer vos propres opinions sur les problèmes à l\u2019étude.Un second comité mérite d\u2019être mentionné: c\u2019est le comité France-Canada qui s\u2019intéresse à nos jeunes étudiants en France ainsi qu\u2019à l\u2019échange de délégués ou de conférenciers.Plusieurs d\u2019entre vous ont pu être à même de constater comme nos jeunes médecins sont bien accueillis en France et comme on s\u2019empresse de leur fournir toutes les occasions possibles de se perfectionner dans la spécialité de leur choix.Ce soir, dans la présence du docteur Marquézy, nous avons une nouvelle occasion d\u2019apprécier les bienfaits de cette initiative.Si je fais ici l\u2019éloge, d\u2019ailleurs bien mérité, de ces comités, c\u2019est dans le but de vous 1256 signaler quelques-unes des facettes de notre Association.Je pourrais dire tout autant de bien de tous ceux, du Directeur Général au dernier membre entré au Conseil, qui contribuent au succès espéré; ce serait beaucoup trop long.Je veux tout simplement par là attirer l\u2019attention de tous, des jeunes surtout, sur les difficultés et la complexité des problèmes à envisager.C\u2019est un vieux cliché que de dire: « l\u2019union fait la force ».Vous admettrez cependant avec moi que les clichés vieillissent précisément parce qu\u2019ils sont vrais.La solidarité est nécessaire à la survivance d\u2019une association.Malheureusement, trop nombreux sont ceux qui se tiennent à l\u2019écart.Evidemment, tous les médecins ne peuvent s\u2019occuper activement de ces problèmes; il est impossible que tous assistent aux congrès; il en faut tout de même quelques-uns pour soigner les malades! Mais est-il une seule bonne raison pour ne pas être membre régulier de l\u2019Association en versant volontairement la modeste cotisation demandée?N\u2019est-il pas possible à l\u2019immense majorité d\u2019assister à un congrès de temps à autre?La distance et l\u2019éloignement rendent facile la critique, mais celle-ci est toujours alors destructive; comment peut-elle être constructive quand on ne fait rien?Pour connaître les problèmes, il faut les envisager, les étudier, les discuter.Et, pour critiquer, il faut d\u2019abord en avoir le droit.Il y a quelques années, lors d\u2019une élection (je ne dirai pas dans quel domaine), un de mes amis hésitait à voter; il ne trouvait pas un seul candidat qui méritât son vote.Finalement, me disait-il plus tard, « j'ai voté pour le moins mauvais afin de conserver mon droit de parole et de critique jusqu\u2019à la prochaine élection ».Comme le vote dans une démocratie, la participation aux groupements professionnels n\u2019est plus un privilège, c\u2019est un devoir.On nous objectera parfois qu\u2019ils sont trop nombreux; au contraire, ils ne le sont peut-être pas assez! Chacun a son rôle bien défini, rôle toujours utile et nécessaire.Ce merveilleux XXIIIe CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 organisme, la Fédération des Sociétés Médicales, pour n\u2019en mentionner qu\u2019un, a déjà à son crédit des œuvres admirables: ses conclusions sur l\u2019Assurance-santé font l\u2019admiration de tous et ont fait réfléchir et hésiter ceux qui se lançaient aveuglément dans ce mouvement.Comme médecins, nous prêchons la prophylaxie; nous voulons enrayer le mal avant son apparition; nous préconisons l'hygiène, l\u2019immunisation, l\u2019asepsie.Soyons donc logiques! Appliquons nos principes à nous-mêmes, à nos intérêts, à notre profession.Prenons part, une part active, à la défense de nos droits.Pour répéter une vieille boutade: mê- lons-nous de nos affaires, mais mélons-nous- en! Mesdames et Messieurs, j'ai la conviction profonde que notre profession est, de toutes les vocations laïques, la plus belle et la plus noble.Nous devons en être fiers et ne jamais l\u2019abaisser; notre devoir est de la soutenir, la protéger et l\u2019anoblir.Conservons le respect et l\u2019admiration que lui a toujours prodigués l\u2019humanité entière.Soyons honnêtement savants, laborieux et charitables, mais soyons aussi vigilants.Le docteur Nervell, dans son adresse présidentielle au Collège américain de Radiologie, donnait à ses jeunes collègues la recette du succès et de l\u2019estime de ses confrères.J'emprunte de son texte quelques remarques, car elles s\u2019appliquent avec une égale vérité à toute la profession: «En premier lieu, il faut la « compétence », la sine qua non, car, sans elle, vous serez comme un beau fruit dont le cœur est gâté.Le «progrès » dans les techniques et, aussi, dans les idées.L\u2019 « assiduité » au travail, car l\u2019opinion n\u2019est jamais bonne du confrère toujours absent.Le «tact», une combinaison d\u2019une modestie réelle associée au respect de la fierté d\u2019autrui.Si votre consultant est dans l\u2019erreur, ne l\u2019écrasez pas sous vos sarcasmes, mais laissez une science froide le renverser.Si vous avez raison, trouvez-y un secret plaisir: c\u2019est un mets de choix à rouler sous la L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 langue; profitez-en; une autre occasion peut se faire longtemps attendre.Enfin, le « courage », la pierre de touche du caractère.C\u2019est un attribut qui n\u2019est peut-être pas aimable en soi, mais sans lui tout est vain.Comme nous admirons l\u2019homme qui sait se tenir de- XXIIIe CONGRÈS 1257 bout et défendre ses convictions quand il sait avoir raison! Mais combien plus encore nous vénérons l\u2019homme qui peut se lever et défendre un autre quand c\u2019est l\u2019autre qui a raison! ALLOCUTION DU DOCTEUR EMILE BLAIN, Directeur Général de l'A.M.L.F.C.L'Association des Médecins de Langue Française du Canada ouvre ce soir, son 23e congrès sous les plus heureux auspices.Lors de ses deux visites précédentes à Sherbrooke, on lui avait tellement bien prouvé que la capitale de l\u2019Estrie est une hôtesse admirable, qu\u2019elle revient une troisième fois.Votre cité fait magnifiquement les choses, et c\u2019est toujours avec une hospitalité plus accueillante qu\u2019elle nous ouvre ses portes.Durant les journées qui vont suivre, nos congressistes vont s\u2019oceuper sérieusement des problèmes médicaux qui confrontent le praticien, ce praticien qu\u2019on appelle si joliment le médecin de famille.Depuis déjà quelque temps, on déplore un peu partout, la trop grande rareté de ce professionnel, et l\u2019on réclame sa mise en valeur dans tous les milieux de la société.C\u2019est un sentiment général de bon aloi auquel il faut répondre, car il est basé sur le bon sens même et sur les nécessités géographiques de notre immense pays.Aussi l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada est-elle heureuse de faire sa part pour rehausser le prestige de ce praticien, en lui dédiant le congrès en cours.Le Comité d\u2019organisation de Sherbrooke, sous l'impulsion dynamique de son président, le Dr René DuBerger, a établi à cette fin un programme scientifique de choix qui saura satisfaire aux exigences de la situation.La chose en vaut la peine, puisque en définitive, c\u2019est la santé de notre population qui en est la principale bénéficiaire.Et ce bien éminemment précieux qu'est la santé, c\u2019est le médecin, qui logiquement doit le sauvegarder.On n\u2019a encore découvert personne pour le remplacer dignement dans cette tâche, et l\u2019on n\u2019a encore rien trouvé pour suppléer à des études médicales bien faites et constamment poursuivies.C\u2019est le sort, généreusement consenti, du praticien, de consacrer sa jeunesse à des études préliminaires, de sacrifier une bonne part de sa vie d\u2019adolescent et de jeune homme à la recherche des connaissances médicales élémentaires, et d\u2019engager finalement le reste de ses jours, à approfondir davantage le mystérieux énigme de la maladie et de la souffrance, pour en faire profiter ses contemporains et leurs descendants: son rôle en est un de perpétuel perfectionnement.La pratique sérieuse de la médecine exige énormément de ses disciples, car elle opère dans des conditions qui évoluent sans cesse.Et si l\u2019on peut naître avec des dispositions naturelles pour l\u2019art médical, on ne devient médecin qu\u2019à prix de sacrifices.Ceux qui prétendent le contraire sont des naïfs de grande envergure ou des pince-sans-rire de goût douteux.Mesdames, messieurs, aussi longtemps que la justice sera administrée par des juges, que le droit sera exercé par des avocats, et que notre législation sera faite par des dirigeants dûment autorisés, vous êtes en droit de vous attendre, et pour les mêmes raisons, à ce que la médecine soit pratiquée par des médecins.La conservation de votre santé n\u2019est pas une chose qui s\u2019apprend à l\u2019école du soir.Et 1258 les cours par correspondance ont beau être perfectionnés, on ne voit pas bien comment on arrivera jamais à transformer, par la seule magie de quelque théorie manipulatrice, un candidat sans vocation, en un guérisseur respectable.Pendant que les adeptes du charlatanisme, sous toutes ses formes, continuent d\u2019attiser le feu de leurs illusions, faisons de notre mieux pour progresser, au jour le jour, dans l\u2019art et la science de guérir nos frères les humains, pauvres comme riches.Faisons en sorte que notre compétence soit tellement indiscutable, que les prétentions émanant d\u2019autres disciplines, paraissent à tout le monde, d\u2019une absurdité absolue.XXIIIe CONGRÈS L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 Voilà pourquoi nos congrès répondent si bien à un besoin; et si la formule n\u2019existait déjà, 11 faudrait se hâter de la créer.Nos séances d'étude sont précisément faites pour renseigner la classe médicale sur les saines nouveautés en cours, pour adapter les notions déjà acquises au climat de notre époque, et pour orienter la pratique professionnelle vers des réalisations supérieures.C\u2019est dans cet esprit que s\u2019ouvre, ce soir, le 23e congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada; et c\u2019est dans ce sens qu\u2019il se continuera.Avec vous, mesdames et messieurs, je souhaite à cette réunion de trois jours, le plus grand des succès; et avec vous, j'en attends des lendemains ensoleillés et bienfaisants.ALLOCUTION DU DOCTEUR R.-A.MARQUÉZY, Ce n\u2019est pas sans une profonde émotion que foulant pour la première fois le sol canadien, Je me trouve appelé à représenter officiellement le Gouvernement de mon pays devant une assemblée aussi éminente que la vôtre.Mes premières paroles seront des paroles de gratitude à votre Association des Médecins canadiens de langue française, toujours magnifiquement animée par le Professeur Marion et dirigée avec tant d\u2019éclat par le Professeur Blain.C\u2019est à eux que je dois l\u2019honneur d\u2019être aujourd\u2019hui le délégué de la France à votre XXNTIIT° Congrès.Qu\u2019ils soient: persuadés de ma plus vive reconnaissance.Que votre Secrétaire général le Docteur Trudel sache le prix que j\u2019attache à sa collaboration si cordiale qui donne tant de valeur et d\u2019agrément a nos relations.Mes chers Collègues, si c\u2019est avec émotion c\u2019est aussi avec une joie très réelle que j'ai accepté d\u2019être aujourd\u2019hui parmi vous car je vois se réaliser un vœu de ma jeunesse.Laissez-moi évoquer un instant les mémorables combats des troupes canadiennes qui, Délégué de la France pendant la première Guerre, 1914-1918, firent.de Vimy un des sommets de l\u2019héroïsme militaire.La 153ème division du 20ème corps à laquelle j\u2019appartenais combattait à vos côtés.La guerre finie j'appris très vite à mieux connaître le Canada par mon maître le Professeur.Sergent dont j'eus l\u2019honneur d\u2019être l\u2019interne en 1922 au vieil hôpital de La Charité.Cè n\u2019est pas devant vous que je dois rappeler les titres du Pr.Sergent à la reconnaissance fran- co-canadienne.Très vite il comprit l\u2019importance des relations culturelles entre nos deux pays et mit immédiatement au service de vos Universités ses admirables qualités d\u2019ensei- gneur tant dans les lecons magistrales que dans les causeries au lit du malade.Revenir chaque année à Québec et à Montréal, retrouver des collègues, des élèves à qui il avait voué un profond attachement, se retremper dans sa famille spirituelle était pour lui la plus grande joie.Il était heureux de reprendre le travail interrompu l\u2019année précédente.C\u2019est au Pr.Sergent que revient incontestablement le mérite d\u2019avoir renoué sur le plan médical L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 des liens qui devaient se resserrer chaque année davantage.Aidé des plus éminents maîtres de vos Facultés, il fut le véritable animateur des relations médicales franco-ca- nadiennes.Depuis lors, les étudiants cana- diens-français, toujours plus nombreux, viennent en France faire un stage de perfectionnement dans leur spécialité.Réunis à la Maison Canadienne de la Cité Universitaire, sous la direction de la Commission d\u2019Orientation de la Faculté de Médecine de Paris, ils sont, vous le savez, l\u2019objet de nos soins les plus attentifs.Parallèlement, Québec et Montréal entendent régulièrement un enseignement venu de France et le souvenir des Professeurs Lemière, Clere, Chiray, Pasteur Vallery-Radot, Turpin, Justin-Bezançon, Lenègre, Hillemand, Milliez, Charles Debray, Jean-Bernard, Si- guier est dans vos mémoires.J\u2019apporte à votre Association leurs salutations les plus cordiales.Mon vieil ami, le Professeur Kourilsky, président actuel du Comité Médical franco-ca- nadien de Paris, m\u2019a prié plus particulièrement de vous transmettre son salut très fraternel.Fidèle continuateur de l\u2019œuvre\u2019 de notre maître commun, le Pr.Sergent, il en a hérité l\u2019ardeur et le dévouement.Je suis heureux de vous annoncer qu\u2019il sera à nouveau parmi vous en mai 1954.J\u2019ai aussi le plaisir de vous apprendre le dénouement de \u2018ses \u2018 démarches, consécration d\u2019un long effort.À partir d\u2019octobre prochain, nos jeunes collègues canadiens auront dans nos services de Médecine et de Pédiatrie des responsabilités effectives dans les salles où ils prendront en charge des malades sous la direction personnelle du chef de service.\u2018Cette année, c\u2019est un pédiatre, élève des Professeurs J.Hallé et E.Lesné, qui vient apporter à votre XXIII® Congres le salut des médecins de France et spécialement de trois de nos grandes sociétés médicales, l\u2019Académie nationale de Médecine, la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, la Société de Pédiatrie de Paris.XXIIIe CONGRÈS 1259 Mon intention, mes chers collègues, n\u2019est pas de tracer devant vous le bilan actuel de la pédiatrie française ni de vous rappeler les travaux et découvertes des pédiatres français contemporains qui ont imprimé à notre disei- pline une activité souvent si efficace.Vous connaissez l\u2019école des Enfants-Ma- lades d\u2019où rayonne jusque dans le Nouyeau- Monde l\u2019enseignement du Professeur Robert Debré, l\u2019école de l'hôpital Trousseau sous la direction du Professeur J.Cathala, l\u2019école de.l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul sous l\u2019égide du Professeur M.Lelong.Les noms de nos collègues des hôpitaux: J.Lévesque, Robert Clément, H.Janet, Clément Launay, Julien Marie, Maurice Lamy, vous sont familiers.Nos revues vous apportent régulièrement la synthèse de leurs travaux.I] me paraît vain de les citer ici, il me semble préférable de vous rappeler l\u2019œuvre d\u2019un pédiatre trop tôt disparu (1876-1951), M.Ribadeau-Dumas.\u2018Ennemi du bruit de la foule, travaillant dans le silence, loin du tumulte, avec peu d\u2019élèves, M.Ribadeau-Dumas a laissé une œuvre immense clinique, anatomique, physiologique, pathogénique qui, à notre sens, a révolutionné la pathologie du nourrisson.Je n\u2019insisterai pas sur l\u2019importance de ses travaux sur la nutrition.Ses études sur le métabolisme basal, sur l\u2019alimefñtatioh des débiles et des prématurés, sure fonetionnement rénal, sur les fièvres alimentaires, sur les farines riches en protéines\u2018 du soja\u201d dw'du tournesol, sur\u2018les modifications des électrolytes dans les toxicoses où il a été un initiateur, sont classiques.Par contre, l\u2019originalité de ses études sur l'infection du nourrisson.me paraissent être méconnues.Or, c\u2019est là son œuvre essentielle, œuvre profonde apportant une explication rationnelle à nombre de problèmes non résolus avant lui.Rejettant les théories de l\u2019intoxication alimentaire jamais démontrée, n\u2019admettant qu\u2019exceptionnellement l\u2019infection enté- rale, il a fait la preuve que les symtômes dyspeptiques les plus banaux tels que le vomissement ou la diarrhée doivent le plus sou- 1260 vent trouver leur origine dans une infection parentérale.Il a montré l'importance des infections parentérales et mis au premier plan celles des voies aériennes supérieures.Il a fait rentrer la pathologie du nourrisson dans la médecine générale, affirmé l'identité des méthodes d'examen, de diagnostic et de traitement chez le nourrisson et le grand enfant.De ces idées simples en apparence est sortie la majorité des travaux de la pédiatrie contemporaine.Et tout en le sachant, pertinemment ou à leur insu, tous les pédiatres de notre génération doivent reconnaître en M.Riba- deau-Dumas le Maître qui a le plus fortement orienté leur pensée.La découverte des antibiotiques n\u2019a fait qu\u2019apporter une preuve indiscutable de la valeur de ses conceptions.* * se SI maintenant nous jetons un bref coup d'œil sur l\u2019état actuel de la pédiatrie, nous assistons à une transformation si rapide que nous avons peine à en suivre l\u2019évolution.Grâce aux vaccins préventifs, grâce aux antibiotiques, les maladies infectieuses disparaissent peu à peu.La diphtérie devient si rare que nos élèves ne la connaissent plus, les bron- chopneumonies n\u2019existent plus, la syphilis congénitale devient une maladie historique, la tuberculose est sur le point d\u2019être définitivement vaincue.Nous ne pouvons pas ne pas rester émus et admiratifs devant ces enfants guéris de méningite tuberculeuse.Par ailleurs, grâce à une meilleure connaissance d\u2019une diététique rationnelle et scientifiquement calculée non seulement sur les besoins quantitatifs mais surtout qualitatifs, les troubles nutritionnels chez l\u2019enfant ont à peu près disparu.C\u2019est dire que l\u2019aspect de nos services hospitaliers s\u2019est totalement modifié dans ces dernières années.Plus de troubles de la nutrition, plus de rachitismes si fréquents jadis, plus de maladies à pyogènes.Mais voici nos salles envahies par des affections qui nous apparaissent de plus en plus fréquentes, les maladies à virus.Vous savez la fréquence des encéphalites aiguës chez le jeune enfant.Et ici presque tout reste à faire, la virologie en XXITe CONGRÈS est à peu près à nexe obligatoire de tout hôpital d\u2019enfants.Chez le grand enfant, le rhumatisme articulaire n\u2019a pas diminué d'importance, et reste avec la poliomyélite une terrible maladie de l\u2019enfance.Il est encore trop tôt pour apprécier exactement la valeur prophylactique de l'ACT.H.et de la cortisone.La neuro-psychiatrie infantile prend aussi une place de premier plan.Son importance ne fera que grandir.Dans cette transformation de la pédiatrie contemporaine, il faut faire sans conteste jouer un rôle capital à une meilleure application des 1ègles d'hygiène et de prophylaxie.L\u2019ordonnance ministérielle du 2.x1.1945 sur la Protection Maternelle et Infantile en constitue la charte, dans notre pays.Son application n\u2019a pas tardé à porter ses fruits.C\u2019est dès la période préconceptionnelle que commence la protection de la mère et de l\u2019enfant par l\u2019obligation du certificat prénuptial.Elle se poursuit par la surveillance des femmes enceintes et des jeunes mères, grâce aux examens prénatal et post-natal, puis par la surveillance de tous les enfants de 0 a 6 ans.Le personnel chargé de l\u2019application de l\u2019ordonnance dans les collectivités est composé de médecins pédiatres et de médecins spécialisés en gynécologie et obstétrique, aidés d\u2019assistantes sociales dont l\u2019action s\u2019exerce dès les consultations prénatales et les consultations de nourrissons jusqu\u2019au domicile des futures mères et des enfants d\u2019âge scolaire.En 1951, le nombre de ces assistantes sociales atteignait 4.500, le nombre des visites à domicile dépassait 3 millions et demi, atteignant près de 700.000 pour le seul département de la Seine.La protection de la Maternité est l\u2019un des buts principaux de l'ordonnance.Pour bénéficier des allocations de toute nature, toute femme enceinte doit faire l\u2019objet d\u2019au sous 3 examens au cours de sa grossesse et d\u2019u examen post-natal dans les 8 semaines ut ; suivent l\u2019accouchement.Ces examens obliga- toires peuvent êtres effectués soit chez un L'Union M d.Canada \u2014\u2026 Tome 82.= Nov.vas à la pér ode \u20ac où Pasteur décou- .; ; vrait le staphylocoque.Des laboratoires de ; virologie devraient être actuellement une an- \u2018 L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 XX1IIe praticien soit dans une consultation collective.Le 1ésultat de cette surveillance se traduit par un dépistage précoce des cas de dystocie, par une découverte précoce de la tuberculose pulmonaire et la disparition presque complète des cas de syphilis.La mortalité maternelle a ainsi baissé considérablement, elle est inférieure à l décès pour 1000 accouchements (0,73 exactement en 1952).La protection du nouriisson s\u2019exerce à la fois à domicile par les assistantes sociales et dans les consultations collectives dont le nombre s\u2019élève à 8.200 sans compter les consultations mobiles dans les départements ruraux.Les placements d\u2019enfants hors du milieu familial se font rarement en pouponnière, mais le plus souvent en placement familial surveillé par une assistante sociale.Le nombre des Crèches où la mère met son enfant le matin pour le reprendre le soir après son travail a considérablement augmenté.Parmi les mesures concernant l\u2019alimentation de l'enfant, il faut signaler part:culièrement celles qui visent à obtenir un lait de qualité.Sous l'influence de mon maître, le Pr.Lesné, cette politique a pris un développement très important et, l\u2019an prochain, toute ville de plus de 20.000 habitants ne devra livrer que du lait pasteurisé.Toutes ces mesures rigoureusement appliquées n\u2019ont pas tardé à avoir sur l\u2019abaissement du chiffre de la mortalité infantile et de la mortinatalité une incidence heureuse.Sans doute, ce résultat ne découle pas seulement de l\u2019application de l'ordonnance du 2 novembre 1945.L'éducation des mères, la pratique des vaccinations préventives, l\u2019emploi des antibiotiques, le recours plus fréquent au médecin grâce à la Sécurité sociale jouent un rôle indiscutable.Ainsi dans la période précédant la guerre (1936-1938) le taux moyen de mortalité infantile était en France de 66 pour 1000 enfants nés vivants, le taux de mortinatalité de 33 pour 1000, c\u2019est-à-dire de 33 mort-nés et enfants décédés avant la déclaration de la naissance pour 1000 naissances totales.Pendant la guerre et l\u2019occupation allemande, ces CONGRÈS 1261 taux n'ont cessé d\u2019augmenter.En contact quotidien avec l\u2019enfance, nous avons vécu, mes chers collègues, pendant ces 4 années terribles des heures angoissantes.Nous avons vu mourir des petits enfants d\u2019inanition, et nous en avons vu mourir de froid.Les difficultés d\u2019approvisionnement en lait, le rationnement des aliments les plus indispensables, la rigueur des hivers, le manque de charbon avaient mis tous les enfants de France en péril.Les médecins d\u2019enfants plus que quiconque en ont eu une claire vision.Leur action n\u2019a cessé d\u2019alerter les pouvoirs publics.Déjà pendant l\u2019occupation et malgré l\u2019occupation, nos administrateurs, a tous les échelons et par tous les moyens, ont essayé de pallier les terribles conséquences de ces carences imposées par l\u2019ennemi et qui n\u2019auraient jamais dû frapper l\u2019enfance.Malgré leurs efforts, la mortalité infantile pendant ces années si douloureuses n\u2019a cessé d\u2019augmenter et, au lendemain de la libération, en 1945, elle atteignait le chiffre élevé de 108 pour 1000.Dès lors, les mesures médico-sociales que je vous ai rappelées, complétées, appliquées avec rigueur, jointes à l\u2019action des nouvelles thérapeutiques ont permis de rétablir une situation compromise Pour 1952, les taux de mortalité et de mortinatalité sont tombés respectivement à 41 et 25 pour 1000 soit un gain de 21 et 24 pour 1000 sur les taux d\u2019avant guerre.Ces chiffres les plus bas enregistrés en France montrent la valeur des mesures actuelles.Leur application plus rigoureuse permettra d\u2019améliorer encore les résultats.Déjà, dans le département de la Seine, l\u2019année 1952 marque un progrès manifeste: le taux de mortalité infantile dépasse à peine 26 pour 1000 naissances vivantes (26,4).Taux comparable à celui des pays les plus favorisés (Suède, 20 en 1951, Etats- Unis, 29 en 1950).Cet abaissement de la mortalité, Messieurs, coïncide, vous ne l\u2019ignorez pas, avec une augmentation régulière et importante de notre natalité.Commencé dès l\u2019occupation, véritable réflexe de survie française, le relèvement du nombre des naissances n\u2019a fait que s\u2019ac- 1262 croître passant de 612.628 en 1938, à 836.221 en 1946, s\u2019élevant à 887.171 en 1949, se maintenant actuellement à 820.394 en 1952 (avec seulement 518.685 décès).Une fois de plus, comme maintes fois au cours de son histoire, la France a su faire le rétablissement qui lui permet de reprendre sa place.Chaque pays, Messieurs, a un genre de vie \u2018 propre, des traditions personnelles, un génie XXIIIe CONGRÈS L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 particulier qui s\u2019oppose souvent à ceux d\u2019autres pays.Entre le Canada de langue française et la France, jamais pareille opposition n\u2019a existé.La communauté de langue facilite depuis longtemps une communauté de culture.Les relations médicales franco-canadiennes ont vivement contribué à cette compréhension et à cette amitié de nos deux pays.Puissent-elles se resserrer chaque année davantage ! II \u2014 BANQUET DE CLÔTURE DU CONGRÈS ALLOCUTION DE SON ÉMINENCE LE CARDINAL LÉGER Ce Congrès a pour but de mettre en commun toutes les richesses de votre science individuelle et de votre expérience si vaste.Un grand docteur de l\u2019époque moderne, le Professeur Okinezye, définissait ainsi la médecine: « C\u2019est une science ordonnée à l\u2019homme, non à la maladie; à l\u2019homme malade et non à la maladie de l\u2019homme.» Toute la noblesse de votre profession est exprimée dans cette formule lapidaire qui place la pyramide du savoir médical sur une base et ne la renverse pas sur une pointe, comme veut le faire trop souvent, hélas! la conception étroite et matérialiste d\u2019une certaine pensée médicale.Mais en m\u2019invitant si aimablement à prendre la parole au moment où vous allez clôturer ces assises s1 importantes, vous ne vous attendez pas à ce que je développe devant vous des aspects scientifiques de la profession médicale.Je viens, ce soir, au nom de l\u2019Eglise, vous lancer un appel et exhorter tout le corps médical à vivre selon l\u2019idéal qui lui a été proposé par Notre - Seigneur Jésus - Christ Lui-même, alors qu\u2019Il disait à Ses disciples: «Soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait.» (Mat.V, 48.) En effet, Messieurs, je suis ici au milieu d\u2019hommes sincères qui, tout en se consacrant totalement à la recherche scientifique et au soulagement des maux de l\u2019humanité, ne doivent pas oublier qu\u2019ils ont reçu, dès leur entrée dans ce monde, une consécration qui les voue pour toujours et avant tout au service du Seigneur.Vous êtes des médecins catholiques.Ce congrès, vous avez voulu lui donner un caractère catholique.Un prêtre de la sainte Eglise, qui possède votre science, a ouvert ces assises en rendant un témo:gnage qui vous a, j'en suis convaincu, profondément émus, et ce soir vous acceptez, au milieu de vous, un chef de cette même Eglise.Vous ne lui demandez pas un témoignage dans l\u2019ordre médical mais, comme des fils soumis, vous lui demandez une directive, un mot d\u2019ordre, un appel.Tout d\u2019abord, Messieurs, vous devez chercher dans votre métier: la perfection.Dieu vous a donné des talents et vous vous sanctifierez dans la mesure où vous pousserez à leur extrême limite les talents que Dieu vous a départis.La Sainte Ecriture nous affirme dans le Livre de la Sagesse (XI, 20) que « Dieu a tout fait avec mesure, poids et nombre ».Aimer la science, c\u2019est chercher avec persévérance, humilité et même âApreté, le plan divin caché dans les êtres dont les apparences sont souvent des ombres qui nous cachent la lumière divine.Le médecin, le chirurgien, qui travaillent sérieusement à rendre leur science et leur art plus parfaits, chantent à leur manière la gloire de Dieu et ils participent humblement, mais réellement, à l\u2019action créatrice du Père qui soutient le monde et le conserve dans l\u2019existence avec autant de réalisme que la mère porte un enfant dans son sein.Le monde est imparfait, non pas parce qu\u2019il a péché, mais parce qu\u2019il est inachevé, et pour L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 faire passer le monde de cet état d\u2019imperfection à un état d\u2019achèvement, Dieu a voulu s'associer un collaborateur: l\u2019homme.Devant une telle affirmation, nous devons faire nôtre la parole de l\u2019Apôtre saint Paul: «Comme elles sont hautes les cîmes sur lesquelles nous transportent la sagesse et la science de Dieu.» (Rom.IX, 33).Tout homme est appelé à collaborer ainsi au travail perpétuel que Dieu accomplit dans sa création.Mais, comme nous le disions au début de cet entretien, la science médicale ne s\u2019exerce pas sur une matière inerte.L'homme lui-même, dans ce qu\u2019il a de plus précieux, devient l\u2019objet de la science médicale.Le médecin scrute les profondeurs du vivant et, comme cette parole créatrice de Dieu que la Sainte Ecriture compare à un glaive et qui atteint jusqu\u2019à la division de l\u2019esprit et de la chair (Heb.FV, 12), le médecin exerce son action jusqu\u2019à ces frontières mystérieuses où la chair reçoit l\u2019impulsion de l\u2019esprit et où l\u2019esprit porte la lourdeur de la chair.Et si Dieu regarde tout ce qu\u2019Il a fait avec complaisance, et si son regard perspicace suit attentivement un pétale de fleur que la brise soulève et emporte, nous savons qu\u2019Il réserve les richesses de Sa prédilection pour l\u2019homme et qu\u2019Il a affirmé que pas un cheveu de sa tête ne tomberait sans sa permission (Luc, XXI, 18).Dieu a done des prédilections pour cet être que vos mains oscultent et que votre science veut arracher aux affres de la souffrance.Tout d\u2019abord.Dieu aime dans l\u2019homme le bien.Quand Dieu voit le bien quelque part, Il le respecte, Il l\u2019aime et, par tous les moyens que Sa Providence peut employer, Il pousse ce bien à sa perfection.Par contre, Dieu a en haine le mal, tout le mal.Le mal se présente devant Dieu comme un gouffre à combler, comme une corruption à détruire, comme une plaie à cicatriser.Le médecin à l\u2019écoute de son Père céleste trouve là une règle de conduite singulièrement précieuse.Collaborer à l\u2019œuvre du Père, cela veut dire pour lui: enlever le mal là où il est.Le médecin catho- XXIIIe CONGRÈS 1263 lique sera donc plus apte qu\u2019un autre à saisir dans la voix de ses patients la demande du Pater et, à certains moments, il aura l\u2019impression que la prière de ceux qui souffrent et qui empruntent le cri du Pater: « Délivrez- nous du mal », s\u2019adresse à lui, puisque Dieu a arrêté sur lui un regard de complaisance et l\u2019a associé à son plan providentiel en plaçant dans ses mains l\u2019instrument dont il se servira pour extraire le mal et pour combler I'imperfection de la créature en lui apportant un supplément d\u2019être.Ce principe, une fois posé, le médecin catholique comprendra également qu\u2019il n\u2019a jamais le droit de faire le mal pour obtenir le bien.Dieu est le maître de la vie et l\u2019homme n\u2019a jamais le droit de supprimer une vie, même pour en sauver une autre.Dieu est le créateur de tout ce qui est bon et c\u2019est pourquoi il ne sera pas permis au médecin d\u2019enlever un organe sain en prévision seulement d\u2019un danger possible; par contre le chirurgien ne se trompe Jamais en supprimant un organe malade.Il poursuit alors l\u2019œuvre du Père en délivrant du mal, et il imite l\u2019œuvre du Rédempteur en faisant reculer la souffrance et en sauvant.S1 Dieu a une prédilection pour l\u2019homme, celui qu\u2019Il a constitué roi de Sa création, parmi les hommes, Dieu aura des tendresses infinies pour les petits, les sans-défense, les humiliés.Le monde bouscule cette catégorie des faibles.Une société mécanisée et organisée dans les moindres manifestations de sa vie, selon une technique précise, rigoureuse et implacable, n\u2019a que faire des arriérés, des malchanceux, des lents et des inadaptés; mais l\u2019histoire de l\u2019Eglise nous prouve que c\u2019est là la portion choisie du Seigneur, et lorsque tout sera fini et que la poussière des siècles aura recouvert les derniers vestiges d\u2019une civilisation brillante; lorsque la sentence finale aura tout classé et tout préparé, ceux qui s\u2019en iront pour toujours dans la gloire du Père, ce seront justement ces mal nourris, ces mal vêtus, ces assoiffés, ces prisonniers, ces impotants et ces infirmes que le monde d\u2019aujourd\u2019hui méprise.(Math.XXV, 36).« Si vous ne devenez com- 1264 me de petits enfants vous n\u2019entrerez pas dans le royaume.» (Math.XVIII, 3).Dieu aime la faiblesse.Il aime l'homme alors que la vie, en lui, est à l\u2019état naissant, parce que cette faiblesse et cette vie n\u2019ont que Lui pour défenseur, et c\u2019est pourquoi le chirurgien qui est à l\u2019écoute de Dieu se penche avec amour sur la vie des tout-petits êtres qui sont dans les berceaux ou dans cette prison vivante des entrailles maternelles.Tout ceci est sacré, et un jour le médecin devra rendre compte de son administration à ce Père qui est dans les cieux et qui deviendra alors le Juge.Sur un plateau de la balance, le Juge placera un cheveu et Il demandera au chirurgien s\u2019il avait obtenu sa permission avant de faire tomber ce cheveu.Que diront- ils, alors, ceux qui verront dans un plateau de la balance non pas un cheveu mais des membres mutilés, des crânes brisés, des cœurs broyés?Enfin, si Dieu aime l\u2019homme, et dans l\u2019homme la faiblesse, Dieu se cache dans la souffrance; car cet être de faiblesse, qui est cependant le couronnement de toute une création, doit continuer dans le plan historique de la rédemption l\u2019œuvre du Christ Lui-même.La souffrance tout court est un mal et Dieu ne se complaît dans aucune souffrance; mais la souffrance peut devenir rédemptrice, tout comme le Calvaire s\u2019ouvre sur la Résurrection.Chaque jour, au son de l\u2019Angelus, l\u2019E- glise nous rappelle ce mystère lorsqu\u2019elle nous fait demander dans l\u2019oraison de l\u2019Angelus que nous puissions arriver à la gloire de la Résurrection par la Passion et la Croix de Jé- sus-Christ.Cette leçon de catéchisme, le Christ Lui-même l\u2019a donnée à Ses disciples au soir de sa Résurrection, alors qu\u2019ll réjoi- gnait les voyageurs d\u2019Emmaüs et que, entrant dans leur souffrance et leur détresse, Il réchauffait leur cœur en leur prouvant que le Christ ne pouvait pas entrer dans Sa gloire sans passer par la Croix.Comme il est beau le rôle du médecin qui voudrait se joindre à ses patients à la manière de ce mystérieux voyageur d\u2019Emmaüs! Le médecin, tout en travaillant à libérer son XXIIIe CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 patient de la souffrance et en retardant l\u2019échéance de la mort, l\u2019introduit par la chaleur de sa conviction discrète mais rayonnante, dans le mystère de la Rédemption.Il y a bien des manières de s\u2019approcher d\u2019un malade.Des mains étrangères peuvent obéir froidement aux dictées de la science, mais si cette main est chargée de l'affection d\u2019un cœur, le malade aura alors l\u2019impression d\u2019une présence, tout comme l'enfant qui est rassuré, lorsque son regard aperçoit la figure compatissante de sa mère.Si les mains du médecin doivent avoir parfois la dureté de la science, sa figure doit se pencher sur la chair douloureuse de l\u2019humanité avec le regard réconfortant d\u2019une mère et l\u2019affection créatrice d\u2019un Dieu.Oui, quel honneur est réservé au médecin! Il est auprès de la souffrance le témoin de la charité de Dieu, de cet amour de prédilection du Père pour Son enfant qui souffre; il est le témoin authentique de la Rédemption, continuée dans les membres souffrants du Christ qui sauve encore le monde par la douleur généreusement acceptée.Ce que nous venons de dire nous permet de rejoindre ce jugement qu\u2019un grand médecin énonçait, concernant la profession médicale: « Certains médecins ne visent que l\u2019argent; la profession les répudie.D\u2019autres, les purs scientifiques, ne cherchent que le «cas» ; hommes intéressants mais incomplets.Une troisième catégorie, sans négliger d\u2019honnêtes honoraires ni l\u2019avancement de la science, veulent avant tout la guérison du malade; ceux-là constituent l\u2019élite.Le patient n\u2019est pas un client, c\u2019est une souffrance qui se débat, qui aspire à se libérer.» Vous êtes cette élite, et pour employer l\u2019expression d\u2019un autre de vos collègues, je terminerai cette causerie par ces paroles : « Croyez-moi, chers professeurs et amis, nous ne nous pencherons jamais avec assez de commisération sur la souffrance humaine.Ne sont vraiment grands dans notre profession, que ceux qui la pratiquent non seulement à coups de véritable intelligence mais à grands battements du cœur qui compatit.» MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES LES MÉDICAMENTS HYPOTENSEURS ! Georges HEBERT, Médecin de l'hôpital Notre-Dame (Montréal).Quatre groupes de médicaments hypoten- seurs méritent actuellement l\u2019attention de la profession médicale, ce sont: les alcaloïdes du veratrum, les composés du méthonium, les dérivés de la phtalazine, et les alcaloïdes hydrogénés de l\u2019ergot.Leur mode d\u2019action est variable; en effet, les alcaloïdes du veratrum et ceux de l\u2019ergot causent l\u2019hypotension par action vasodépres- sive en même temps qu\u2019ils ralentissent le rythme cardiaque; les composés du méthonium produisent une « sympathectomie médicale » par blocage du systéme nerveux autonome au niveau méme des ganglions et, enfin, les dérivés de la phtalazine agissent comme antagonistes des substances humorales hypertensives (hypertensine, serotonine, phérentasine et norépinéphrine).Largement employé au siècle dernier dans l\u2019hypertension artérielle et dans l\u2019éclampsie, le veratrum viride avait perdu la faveur médicale à cause des dangers apportés par des produits d\u2019inégale valeur thérapeutique.Depuis 1946, il a repris droit de cité grâce à la fabrication de produits stables et bien étalonnés.Parmi eux, on trouve sur le marché des préparations de poudre totale et d\u2019autres contenant un ou des alcaloïdes du veratrum.Les comprimés de poudre totale contiennent 10 unités Craw \u2014 une unité correspond à la quantité requise pour causer l\u2019arrêt cardiaque du crustacé Daphnia magna \u2014 .Les comprimés d\u2019alcaloides sont dosés a 1, 2 et 3 milligrammes.Il existe aussi des solutions pour administration intraveineuse.1.Communication aux « Journées médicales» de la Société Médicale de Montréal, mai 1952.Généralement, la médication s\u2019administre par voie buccale; toutefois, dans le cas de poussées aiguës d\u2019hypertension, dans la pré- éclampsie ou dans l\u2019éclampsie, la voie parentérale pourra être utilisée.La dose requise pour amener une chute de la tension artérielle chez l\u2019homme est très variable.Elle est malheureusement sur les limites de la toxicité dans la plupart des cas et le traitement doit souvent être interrompu à cause des réactions d\u2019intolérance.Ces dernières sont d\u2019ordre digestif: hypersalivation, hoquet, nausées et vomissements ; d\u2019ordre hypotenseur: étourdissements, faiblesse, collapsus; enfin, bradycardie plus ou moins marquée.La cessation du médicament fait vite disparaître ces inconvénients mais la tension remonte de son côté.Il est bon de savoir que la bradycardie sera corrigée par l\u2019administration sous-cutanée d\u2019atropine (un milligramme, 1/60 grain), alors que les malaises de l\u2019hypotension s\u2019amélioreront avec l\u2019éphédrine intramusculaire : 50 milligrammes (34 grain).La deuxième catégorie des médicaments hypotenseurs est constituée par les composés du méthonium: le penta et l\u2019hexaméthonium.Ils existent sous forme de bromure, de chlorure, d\u2019iodure et de bi-tartrates, mais en thérapeutique, le bromure et le chlorure d\u2019hexa- méthonium sont surtout employés.La voie sous-cutanée donne des résultats beaucoup plus constants que la voie orale.Son emploi a malheureusement l'inconvénient des injections multiples et n\u2019est pas exempt des signes d\u2019intolérance: faiblesse, sensation de perte de connaissance, étourdissements surtout à la station debout; de plus, constipation, paralysie intestinale et rétention uri- 1266 naire.L\u2019urecholine 5 mg.sub-lingual serait antidote pour les troubles intestinaux et urinaires.Récemment, on a associé à l\u2019hexaméthonium l\u2019hydrazinophtalazine (Aprésoline Ciba).Ce produit est un dérivé de la phtalazine et fait partie de notre troisième catégorie de médicaments hypotenseurs.Nous avons dit qu\u2019il agissait comme antagoniste des substances humorales hypertensives (Schroeder).Il peut être administré par voie parentérale mais il s\u2019emploie surtout par voie orale sous forme de comprimés de 25 et de 50 milligrammes.On prescrira volontiers 25 milligrammes 3 fois par jour, au début, et on augmentera progressivement jusqu\u2019à 200 milligrammes 4 fois par jour.Les signes d\u2019intolérance sont la céphalée, les palpitations, les tremblements et l\u2019anxiété.Ils disparaissent avec la cessation du médicament.On les préviendrait quelque peu par l\u2019administration de pyribenzamine et de phénobarbital.L\u2019hydrazinophtalazine ne semble pas avoir une action hypotensive aussi grande que celle de l\u2019hexaméthonium.\u2018 Enfin, la quatrième catégorie d\u2019hypoten- seurs: les alcaloïdes hydrogénés, de l\u2019ergot.Connaissant à ce dernier des qualités de vasoconstriction, il est paradoxal de constater que les alcaloïdes, provenant du même ergot, puissent avoir des propriétés de vasodilatation.L\u2019ergotoxine, alcaloïde de l\u2019ergot, est connu depuis le début du siècle; l\u2019ergotamine, depuis 1918, et l\u2019ergobasine, depuis 1935.Ces alcaloïdes ont un constituant principal l\u2019acide lysergique.C\u2019est par hydrogénation du HÉBERT: HYPOTENSEURS L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 radical lysergique qu\u2019on est parvenu à réaliser des alcaloïdes à action essentiellement sympatholytique alors que l\u2019ergotoxine et l\u2019ergotamine ont une action sympatholytique et une action sur la musculature lisse et que I\u2019ergobasine a une action sur la musculature lisse seule.Ces alcaloides sont la dihydroergocormine, la dihydroergocristine et la dihydroergokryp- tine (CCK-179).Ils sont employés en association à parties égales et s\u2019administrent par voie buccale ou parentérale (Hydergine de Sandox).L\u2019hypotension qu\u2019ils provoquent n\u2019est pas toujours marquée, mais les symptômes de l\u2019hypertension seraient rapidement corrigés en particulier la céphalée et les vertiges.La dose thérapeutique étant éloignée de la dose mortelle, permettrait un emploi facile.De plus, les signes d\u2019intolérance sont minimum: légère faiblesse et embarras nasal.En conclusion, la thérapeutique s\u2019est enrichie de plusieurs médicaments hypotenseurs depuis 1946.Leur emploi n\u2019est pas sans dangers.Pour être actifs, ils doivent atteindre la limite de la tolérance.Aussi semble-t-il sage de les réserver aux hypertendus qui ont des manifestations cliniques autres que leur hypertension et pour qui les traitements symptomatiques habituels : psychothérapie, phénobarbital, acide acétylsalicylique, etc, ont échoué.Sans aucun doute, certains de ces malades bénéficieront des nouveaux médicaments hy- potenseurs administrés selon les règles de l\u2019art. LES INDICATIONS PRÉCISES DE L\u2019ACTH ET DE LA CORTISONE \u2018 Alfred CLÉROUX.Après la découverte de l\u2019action bienfaisante de la cortisone et de l\u2019'ACTH dans l\u2019arthrite rhumatoïde, une période de temps s\u2019en suivit au cours de laquelle on a parlé avec emphase de ces remèdes miraculeux comme on les nommait alors.Chacun fit des pieds et des mains pour obtenir quelques miligrammes de l\u2019un ou de l\u2019autre de ces produits.Bientôt d'innombrables articles furent publiés relatant les guérisons ou les améliorations obtenues dans un très grand nombre de maladies, et c\u2019est ainsi qu\u2019à peu près toutes les maladies furent traitées par ces remèdes.Toutefois, cela changea rapidement et il devint de mode de parler et d\u2019écrire sur les inconvénients qu\u2019ils comportent.À peu près en même temps, on réalisa que les guérisons du début n\u2019étaient en fait que des rémissions qui cessaient assez rapidement, dans la très grande majorité des cas, après l\u2019arrêt du traitement.Enfin, certains conclurent que le tout n\u2019avait été en somme qu\u2019une manifestation d\u2019hystérie collective de plus, et que ACTH et la cortisone n\u2019accomplissent rien de plus en thérapeutique, que ce que l\u2019on a déjà à notre disposition.Et maintenant, de tout cela, que nous reste- t-il?Avant d\u2019aborder le problème lui-même, revoyons ce que sont l\u2019ACTH et la cortisone.I\u2019ACTH, ou corticotropine, hormone sécrétée par le lobe antérieur de l\u2019hypophyse stimule le cortex surrénal, et apparemment est un polypeptide.La cortisone ou composé E est le produit, ou un des produits sécrété par le cortex surrénal.L\u2019ACTH, ne s\u2019administre que par la voie I.M., tandis que la cortisone se donne tant par la bouche qu\u2019I.M.Les doses ordinaires d\u2019ACTH varient entre 50 et 100 1.Communication aux « Journées médicales » de la Société Médicale de Montréal, mai 1953.miligrammes par jour divisées en trois ou quatre portions données à toutes les huit ou six heures.Donnée par la bouche, la cortisone agit rapidement, mais pour une courte durée, on doit donc fractionner la dose quotidienne en trois ou quatre portions données à intervalles réguliers.Par la voie I.M.elle agit lentement, mais son action dure deux ou trois jours.La dose moyenne de cortisone à donner est de 100 milligrammes.En ce qui concerne les doses; c\u2019est beaucoup plus la maladie sous traitement qui les règlera que le poids, l\u2019âge ou le sexe du patient; exception faite pour les enfants.Le composé F.ou hydrocortisone s\u2019apparente beaucoup à la cortisone.Bien que la question ne soit pas réglée, il semble agir surtout lorsqu\u2019on l\u2019administre localement.On l\u2019injecte dans les articulations douloureuses.Ces hormones provoquent des répercussions physiologiques et métaboliques dont il faut se souvenir si l\u2019on veut s\u2019éviter des ennuis.Toutes deux, elles empêchent la production d\u2019ACTH par l\u2019hypophyse.De plus la cortisone empêche la production de cortisone par le cortex surrénal.Il ne faut donc pas, autant que possible, les suspendre brusquement, car alors le patient peut souffrir pendant quelques jours d\u2019insuffisance surrénale.De plus, il est toujours préférable de les cesser petit à petit, car il semble qu\u2019on expose moins le patient à un retour brusque des symptômes.Le sodium et le chlore ont tendance à être retenus, et secondairement le patient souvent présente de l\u2019œdème, il est done préférable de donner un régime sans sel au patient que l\u2019on doit traiter pendant plus de deux semaines.En général les diurétiques mercuriels agissent très bien.A cause de cette rétention de sodium et de chlore, la tension artérielle doit être surveillée de près, et le régime sans sel est de mise lorsqu\u2019elle tend à monter.On ne peut dire que 1268 Phypertension soit une contre-indication formelle au traitement, mais il faut y aller avec grande prudence.Le potassium est éliminé en grande quantité et parfois, après un traitement un peu prolongé on observe de la faiblesse musculaire et des irrégularités cardiaques.Le métabolisme des glucides peut aussi être troublé, de sorte que chez certains patients la glycémie peut s\u2019élever à des niveaux anormaux et il peut y avoir glycosurie.Certains craignent de donner de \u2019ACTH ou de la cortisone aux diabétiques; il est assuré que leur besoin d\u2019insuline augmente pendant le traitement mais il ne semble pas qu\u2019il y ait contre-indication absolue.L'appétit augmente durant le traitement et il y a tendance à l\u2019obésité.La réponse inflammatoire est diminuée ou supprimée et la fibro- plasie est empêchée, ce qui explique l\u2019action sur les maladies inflammatoires en général.La guérison des plaies généralement, n\u2019est pas retardée.La fièvre, la douleur et le malaise sont très souvent supprimés, de sorte qu\u2019un patient peut faire une péritonite sans en présenter les signes et sans en éprouver les symptômes.Au cours du traitement on observe aussi d\u2019autres effets pouvant être sérieux que nous ne ferons que mentionner: euphorie, agitation, psychoses, altérations de l\u2019EEG., dépressions, convulsions, insomnie, céphalées, réveil de vieux ulcères duodénaux, diaphorèse, palpi- tatlons, myopie, et paresthésies.Il est heureux que les plus graves d\u2019entre ceux-ci ne se produisent que rarement, et il appert que les psychoses ne se manifestent que chez les prédisposés.Il semble qu\u2019on ne doive pas donner d\u2019ACTH et de cortisone aux tuberculeux actifs.Dans quelles maladies l\u2019'ACTH et la cortisone sont-elles utiles ?Le patient souffrant de maladie d\u2019Addison a certainement un avenir beaucoup plus rose devant lui avec la cortisone qui a rendu pratique pour ce patient la thérapeutique de substitution complète.Dans la maladie d\u2019Addison aujourd\u2019hui, l\u2019on donne une diète riche en sel, CLÉROUX: ACTH ET CORTISONE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 la désoxycorticostérone et la cortisone.La ma- Jorité des patients fait bien avec la cortisone et un supplément de sel dans le régime.Les addisonniens peuvent aujourd\u2019hui grâce à la cort:sone continuer leur travail; ce que la plupart d\u2019entre eux ne pouvaient faire auparavant.Avec la cortisone, les crises addisonnien- nes sont plus faciles à mâter et les opérations chez l\u2019addisonnien peuvent se faire sans grand risque.Il est à noter que l\u2019'ACTH n\u2019a aucune valeur dans la maladie d\u2019Addison parce que la surrénale est détruite.Certains patients normaux antérieurement, mais présentant une insuffisance surrénale à la suite d\u2019un stress prolongé, bénéficieront de l\u2019ACTH et de la cortisone.La maladie de Simmond\u2019s et le syndrome de Sheehan qui sont une insuffisance combinée de la thyroïde, des ovaires ou des testicules et du cortex surrénal due à une destruction de l\u2019'hypophyse répondent très bien à la cortisone, à l\u2019extrait thyroïdien et aux hormones sexuelles.Dans ces cas cependant, la surrénale n\u2019est pas détruite et théoriquement l\u2019ACTH peut faire aussi bien que la cortisone qui est employée de préférence parce qu\u2019elle peut se prendre par la bouche.Il ne faut pas oublier que l\u2019addisonnien et le patient souffrant de maladie de Simmond\u2019s ou du syndrome de Sheehan doivent prendre la cortisone pour le reste de leurs jours se trouvant ainsi dans la même position que le diabétique grave envers l\u2019insuline.Le syndrome génito-surrénal qui se manifeste par de la virilisation chez la femme et du développement sexuel précoce chez l\u2019homme semble vulnérable à la cortisone donnée à assez faibles doses.En ce qui concerne l\u2019arthrite rhumatoïde, l\u2019opinion actuelle est que ACTH et la cortisone ont de la valeur mais ne guérissent pas la maladie.Dans certains cas choisis, elles doivent être employées comme adjuvants au repos, aux exercices phys'othérapiques, aux salicylates, à la radiothérapie profonde et à la chrysothé- rapie.Les foyers d\u2019infection doivent être supprimés. L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 Si des articulations importantes sont menacées de difformité ou de destruction, ou si l\u2019inflammation est récente, la cortisone doit être commencée immédiatement.Il y a deux façons de les administrer, le traitement continu au cours duquel on donne la plus petite dose possible, ou l\u2019administration intermittente, c\u2019est-à-dire quelques jours ou semaines de traitement, suivis d\u2019un arrêt qui sera le plus long possible; puis reprise du traitement lorsque les symptômes reviennent.La fièvre rhumatismale répond en général favorablement, mais certains prétendent que les salicylates font tout aussi bien.Le temps permettra de juger mieux.On ne devrait pas traiter les malades présentant de la défaillance cardiaque.Dans les formes aiguës réfractaires de l\u2019asthme bronchique les résultats sont excellents.Les réactions allergiques ont tendance à être supprimées, on les emploie surtout dans les réactions médicamenteuses allergiques, les dermatites de contact, la rhinite allergique et la dermite atopique aiguë.CLÉROUX: ACTH ET CORTISONE 1269 Dans le lupus érythémateux aigu, la mortalité est fortement diminuée et subjectivement le patient se sent très amélioré.Il en est de même dans le pemphigus et dans la périarté- rite noueuse, maladies contre lesquelles nous ne pouvions absolument rien.La colite ulcéreuse et l\u2019entérite régionale répondent favorablement en général.L\u2019iritis, l\u2019iridocylite, la choriorétinite, les kératites, la sclérite, l\u2019épisclérite, la conjonctivite allergique sont toutes influencées favorablement.L\u2019agranulocytose semble répondre favorablement dans certains cas.De grands brulés ont bénéficié apparemment du traitement.Les autres maladies ne sont ordinairement pas influencées par l\u2019hormonothérapie.Certaines même sont aggravées par le traitement.En résumé l\u2019ACTH et la cortisone s\u2019avèrent d\u2019une aide précieuse dans le traitement d\u2019un bon nombre de maladies, apportant à de nombreux patients le soulagement qu\u2019ils n\u2019éprouveraient pas autrement quand ce n\u2019est pas la survie ou l\u2019activ:té leur permettant de gagner leur vie. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus » : nom de l\u2019auteur, titre de lart.cle, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple : J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE W.H.BOND, R.J.ROHN, R.W.DYKE et P.J.FOUTS.\u2014 Emploi en clinique du Trié- thylene Melamine.(Clinical use of Triethylene Melamine.) \"Arch.Int.Med.\u201d, 91: 602 (mai), 1958.Les A.ont étudié les effets clinique, hématologique et tissulaire du triéthylène mélamine (T.E.M.) administré par voie orale chez 75 malades atteints d\u2019affections diverses dont leucémie myéloïde chronique, maladie d\u2019Hodhkin, leucémie monocytaire, leucémie lymphoïde chronique, leucosarcomatose, leucémie aiguë, anémie hémolytique acquise, etc.La leucémie myéloïde et la leucémie lymphocytaire chronique sont les deux affections qui ont été contrôlées de façon la plus satisfaisante avec le T.E.M.Leurs résultats, au cours du traitement de la maladie de Hodgkin, ne sont pas aussi favorables que ceux rapportés par certains auteurs; on doit souligner cependant que leurs malades en étaient au stage de dissémination considérable.Chez 2 malades atteints d\u2019anémie hémolytique secondaire, le processus fut temporairement arrêté et contrôlé par le T.E.M.Aucun bénéfice marqué au cours des leucémies aiguës, leucosarcomatose et polycythé- mie.Il ne semble pas exister de règles fixes quant à la dose qui doit être administrée.Les auteurs admettent certains principes généraux: 1° les malades atteints de leucémie myéloïde chronique tolèrent les doses les plus fortes, on doit leur prescrire une dose quotidienne de 5 mg.jusqu\u2019à ce que le nombre des leucocytes soit diminués aux environs de 15 000 par milli- mêtre cube.Ces malades requièrent, par la suite, une dose de maintien assez variable (de 5 mg.4 fois par semaine à 5 mg.par mois).2° les malades atteints de lÏymphomes malins ou de leucémie lymphocytaire chronique devront recevoir une dose totale de 15 mg.de T.EM.répartis sur une période de 3 à 6 jours.Ceci pourra être répété à des intervalles de 14 à 28 jours jusqu\u2019à ce qu\u2019on obtienne une rémission satisfaisante ou que l\u2019hypoplasie de la moelle osseuse vienne empêcher la continuation du traitement.Les réactions toxiques sont ordinairement minimes et consistent principalement en l\u2019apparition d\u2019anorexie, de nausées et de vomissements.Les réactions toxiques graves furent rares et facilement contrôlées par la cortisone.Les auteurs concluent que le T.E.M.est une addition importante dans le traitement de certaines maladies du système réticuloendothélial.Gilles GOSSELIN.P.KARTUN, E.AZERAD et Ch.GRUPPER.\u2014 Le traitement de la fibrillation auriculaire par la quinidine.\u201cAnnales de Médecine\u201d, 53: 45, 1952.Les conclusions tirées de l\u2019étude de 50 cas de fibrillation auriculaire d\u2019étiologies diverses sont les suivantes: 1° \u2014 la brillation auriculaire n\u2019est pas un rythme physiologique; elle favorise les thromboses intra-auriculaires et les embolies de mé- me qu\u2019elle peut précipiter ou aggraver une insuffisance cardiaque.2° \u2014 les dangers provenant de l\u2019usage de la quinidine sont les embolies secondaires à la récupération du rythme sinusal et plus spécialement la syncope soudaine.Une surveillance clinique constante et des ECG répétés sont essentiels.Pour éviter ces accidents, les auteurs insistent sur 4 contrindications principales a) arythmie complète très ancienne et bien supportée, b) trouble de la conduction L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 intraventriculaire et déchéance myocardique accentuée, c) embolie artérielle préexistante, d) foyer inflammatoire cardiaque évolutif.3° \u2014 les indications principales de ce traitement sont les fibrillations récentes de toutes causes et qui ont un effet adverse sur l\u2019équilibre circulatoire.4° \u2014 la préparation des malades doit inclure la digitalisation et le traitement des foyers d\u2019infection.5° \u2014 la dihydroquinidine semble être mieux tolérée et plus efficace que le sulfate de quini- dine.6° \u2014 l\u2019administration du quinidine devra être prudente.La dose quotidienne efficace est de 2 2,5 grammes à prescrire en 4-6 doses progressives; on aura soin au préalable de bien interroger la tolérance des malades à ce médicament.7° \u2014 quand le rythme sinusal sera réapparu, une dose de maintien de 0,4 \u2014 0,6 grammes par jour est essentielle, souvent pendant plusieurs mois.8° \u2014 les indications formelles à l\u2019interruption du traitement sont les tachycardies extrêmes, les crises syncopales et l\u2019apparition d\u2019un bloc de branche.Gilles GOSSELIN.H.BROCARD.\u2014 Le traitement actuel des abcès du poumon.\u2018La Revue du Praticien\u201d\u201d, 3: 169 (21 janvier) 1953.Par la découverte des antibiotiques, la thérapeutique des abcès du poumon a totalement changé.Le principal agent de ce changemnet, c\u2019est la pénicilline.En présence d\u2019un abcès pulmonaire récent, c\u2019est le traitement médical qui s'impose en s\u2019adressant aux antibiotiques et en les donnant par voie générale.Dans certains cas mais très rarement, il est indiqué de faire un traitement local selon la flore microbienne en cause.L'auteur est d\u2019avis que le traitement anti- infectieux général l\u2019emporte de beaucoup sur le traitement local.La méthode locale est délaissée par l\u2019auteur depuis 3 ans.ANALYSES 1271 Sans connaître le germe en cause, l\u2019auteur fait des injections massives de pénicilline ordinaire (4 millions d\u2019unités par jour) et dans ces cas, l\u2019action de la pénicilline est extraordinaire: la température, l\u2019expectoration diminuent de même que l\u2019odeur.Une fois le traitement d\u2019urgence commencé il est bon de faire des recherches sur la flore microbienne.Cette opération est toujours délicate à moins que l\u2019on puisse tenter la ponction transpariétale de la cavité, ce qui est possible lorsque l\u2019abcès est superficiel et lorsqu\u2019il y a symphyse pleurale en regard de l\u2019abcès.Et encore, il y a beaucoup de causes d\u2019erreurs.Tous admettent que la flore microbienne est abondante et variée mais c\u2019est le staphylocoque doré qui est le plus souvent l\u2019agent causal.Ainsi, on ajoute à la pénicilline, l\u2019antibiotique de choix: auréomycine, chloromycétine, terramycine et streptomycine selon le cas.Certaines écoles préconisent le traitement anti-infectieux local.Alors on s\u2019adresse aux aérosols d\u2019antibiotiques aux injections trans- pariétales, aux instillations antibronchiques avec la sonde de Métras.Il faut poursuivre longtemps le traitement, même si les signes sont tous disparus.Il faut aussi surveiller pendant plusieurs années ces cas, pour éviter les récidives trop souvent possibles.Il faut enfin se méfier de la possibilité de voir éclore ultérieurement une T.B.pulmonaire même si cette éventualité est rare.Lorsqu\u2019on a affaire à un abcès pulmonaire observé tardivement, l\u2019état local n\u2019est plus le même.Il y a présence de barrières fibreuses qui viennent alors gêner la pénétration des médicaments dans la cavité.C\u2019est bien dans ces cas qu\u2019il faut essayer de porter l\u2019antibiotique dans le foyer abcédé.Les instillations bronchiques deviennent pratiquement nécessaires.Cette maladie autrefois terrible est aujour- d\u2019hui susceptible de guérison, même sans avoir recours à la chirurgie, en instituant un traitement médical judicieux.Paul-René ARCHAMBAULT. 1272 E.A.HARGROVE, A.E.BENNETT et F.R.FORD.\u2014 L'intoxication barbiturique aiguë et chronique: Récents progrès thérapeut- ques.\"California Medicine\u201d, 77: 383 (décembre) 1952.Les symptômes de l\u2019intoxication barbiturique aiguë grave sont les suivants: stupeur ou coma; respiration lente et superficielle; pouls faible et filiforme; dilatation des pupilles; flaccidité des membres; absence de réflexes tendineux.Le signe de Babinski peut être présent.Les signes cérébelleux sont: nystagmus, asynergie et adiadococinésie.Des convulsions peuvent se produire.Si l\u2019intoxication n\u2019est pas grave, le malade peut être simplement somnolent et désorienté.Les signes de troubles psychiques dus à l\u2019intoxication barbiturique chronique comprennent: altération de la pensée; confusion légère; perte du sens social; instabilité émotionnelle, caractérisée par l\u2019hyper- irritabilité et la dépendance émotionnelle.On peut confondre l\u2019intoxication barbiturique aiguë avec l\u2019alcoolisme, l\u2019intoxication bromique, les troubles neurologiques et les phénomènes qui conduisent au coma.L\u2019addiction barbiturique sous sa forme la plus légère peut être confondue avec différentes sortes de psy- cho-névroses, spécialement les états anxieux et l\u2019hystérie.On peut méprendre la forme la plus grave pour des troubles mentaux, en particulier pour la psychose de Korsakoff, par suite d\u2019obnubilation de la conscience et de confabulation; avec des réactions schizophrénoïdes, par suite de l\u2019état d\u2019hallucination-illusion ; enfin, avec le delirium tremens alcoolique ou l\u2019épilepsie.Un historique précis et un examen complet révèleront une augmentation de l\u2019azote non protéique du sang, et une: image particulièrement rapide de l\u2019électro-encéphalogramme contribuera à éclaircir le diagnostic.On a employé sans succès total plusieurs produits antagonistes dans le traitement de l\u2019intoxication barbiturique, pour oxyder et détoxiquer le composé barbiturique dans le corps.La picrotoxine, longtemps considérée comme le produit de choix pour l\u2019empoisonnement bar- ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 biturique, peut provoquer des convulsions, parfois mortelles.En 1950, Jones et ses collaborateurs ont recommandé l'emploi du métrozal (R) pour l\u2019intoxication barbiturique, et les auteurs du présent article l\u2019on également jugé préférable à la picrotoxine, quand on l\u2019administre ainsi que Jones le recommande: administration intra-veineuse de 5 ce.de métrazol, suivie dans les 15 minutes (sauf retour des réflexes) par 10 cc., puis par 20 cc.toutes les 30 minutes jusqu\u2019au retour des réflexes.On peut alors donner de petites doses intra-musculaires jusqu\u2019a ce que le malade soit pleinement conscient.L\u2019effet maximum étant obtenu presque immédiatement, le danger d\u2019un dosage exagéré et de convulsions est moindre qu\u2019avec la pi- crotoxine.La dernière addition thérapeutique a été apportée par Robie, en 1951, quand il a découvert que l\u2019électro-stimulation non-con- vulsive était efficace dans le traitement des malades ayant absorbé une trop forte dose de barbituriques.On applique un stimulateur électrique, et l\u2019on maintient alors le courant à 2-3 milliampères jusqu\u2019aux premiers signes de réveil.Le lavage gastrique et les émétiques augmentent le risque de pneumonie hypostatique.Les antibiotiques et l\u2019intubation intra-trachéa- le sont d\u2019utiles adjuvants pour combattre les pneumonies hypostatique ou par aspiration.Une suppression soigneusement contrôlée et la rééducation psychiatrique sont nécessaires pour le traitement de la toxicomanie; mais le pronostic reste douteux, ces malades ne coopérant généralement pas avec ceux qui les soignent.CHIRURGIE T.C.EVERSON.\u2014 Etat de la nutrition à la suite de gastrectomie totale.(Nutrition following total gastrectomy.) \"Surgery, Gynec.and Obst., Section Intern.Abstr.of Surg.\u201d, 95: 209 (septembre) 1952.Dans ce travail l\u2019auteur passe en revue la littérature concernant l\u2019état de nutrition à la suite de gastrectomie totale, et présente les résultats d\u2019expériences poursuivies à l\u2019université d\u2019Illinois, sur des patients et des ani- L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 maux ayant subi cette intervention chirurgicale.De très valables informations furent obtenues par des études de métabolisme, (ingestion et excrétion) des études du poids, (gain et perte) et par l\u2019examen macroscopique et microscopique des matières fécales.Ces expériences démontrèrent un défaut d\u2019absorption des lipides et des protéines chez un pourcentage élevé des patients et sensiblement les mêmes déficiences d\u2019assimilation chez les animaux gastrectomisés.Les mêmes études menées chez un groupe de patients à la suite de gastrectomie sub-totale indiquèrent une déficience nutritive similaire dans un pourcentage appréciable des sujets.L\u2019auteur discute aussi de l\u2019absorption des hydrates de carbone, des minéraux, et des vitamines.Les facteurs suivants semblent être responsables du défaut d\u2019assimilation des protéines et des graisses à la suite de gastrectomie totale: 1) Perte de la fonction digestive de l\u2019estomac, 2) Perte de la fonction que possède l\u2019estomac de triturer et de mélanger les aliments, 3) L\u2019absence d\u2019acide chlorhydrique et la section des vagues causant une diminution des sécrétions biliaires et pancréatiques, 4) Le mélange incomplet des aliments avec les sécrétions biliaires et pancréatiques, 5) L\u2019augmentation de la motilité intestinale, 6) La perte de la fonction de réservoir de l\u2019estomac.À la suite de ces données de physiologie pathologique, les mesures suivantes semblent devoir améliorer l\u2019état de nutrition des gastrec- tomisés: 1) L\u2019emploi de l\u2019_ésophago-duodénostomie de préférence à l\u2019ésophago-jéjunostomie, 2) L'ingestion par voie buccale d\u2019enzymes pancréatiques, 3) L'administration de médicaments destinés à réduire la motilité intestinale, ANALYSES 1273 4) La construction d\u2019un substitut à l\u2019estomac en utilisant un segment de jéjunum ou de côlon.5) L'adaptation avec le temps, 6) Le genre de diète et la fréquence des repas, 7) L'administration d\u2019extraits biliaires, d\u2019acide chlorhydrique, de ventriculine et de vitamines.Voici certaines recommandations de l\u2019auteur destinées à améliorer l\u2019état de nutrition chez ces opérés de l\u2019estomac: La quantité d\u2019aliments ingérés doit être de 25% à 50% plus élevée que chez les sujets normaux, avec une valeur calorique minimale de 50 calories par kilogramme de poids, une quantité minimale journalière de 200-250 grammes de lipides, de 100-150 grammes de protéines, et une ingestion maximale de 200- 250 grammes d\u2019hydrates de carbone.Les aliments solides doivent être bien mastiqués, et les liquides ingérés en quantité limitée au moment des repas qui doivent être fréquent mais peu abondants.L\u2019ingestion de doses élevées d\u2019enzymes pancréatiques est à conseiller au moment des repas.Paul-E.LABBE.R.F.RAUCH et R.N.BIETER.\u2014 Limites de l'emploi clinique de la banthine dans l\u2019ulcère gastro-duodéno-jéjunal.Action protectrice de la banthine contre l'ulcère d\u2019'origine histaminique des chiens.Surgery\u201d, 33: 21 (janvier) 1953.Entre janvier 1950 et janvier 1952, 52 malades ont été suivis tandis qu\u2019ils subissaient un traitement à la méthanthéline (banthine) pou ulcère gastro-duodéno-jéjunal.Au début du traitement, chaque malade montrait des symptômes d\u2019activité ulcéreuse.Quarante-six d\u2019entre eux avaient des ulcères duodénaux, 3 des ulcères gastriques, 2 des ulcères jéjunaux, et le dernier un ulcère de la poche gastrique après résection subtotale de l'estomac.Chez 23 malades, le traitement à la méthanthéline fut efficace; 5 malades en retirèrent un avan- 1274 tage, insuffisant néanmoins sans d\u2019adjonction d\u2019autres formes de traitement pour ulcère; chez 24 autres, la méthanthéline échoua.Dans les cas de réussite, la durée moyenne du traitement à la méthanthéline fut de 17 mois.Dans la plupart des cas d\u2019échecs de ce produit, la durée d\u2019observation fut inférieure à 5 mois.Pendant cette période, les malades demandèrent l\u2019arrêt de cette médication, ou furent considérés comme des échecs \u2014 après toutes les tentatives nécessaires \u2014 et transférées à une clinique spécialisée de l\u2019appareil digestif, pour suite du traitement et constituttion d\u2019un plan établi pour ulcère.Sur les 24 échecs, 15 retirèrent trop peu d'avantages pour justifier la continuation de la méthanthéline comme forme principale du traitement, chez 5, le traitement fut interrompu pour cause de réactions secondaires fâcheuses; 4 enfin eurent de graves complications ulcéreuses.À part quelques rares cas isolés, on pouvait prédire chez tous l\u2019échec final de la médication, au bout d\u2019une période d\u2019essai de quelques semaines.Le plan de dosage le plus efficace dans le traitement à la méthanthéline fut de 100 milligrammes, 4 fois par jour (avant les repas et au coucher).Des réactions secondaires fâcheuses survinrent chez 66% des malades; une sécheresse excessive de la bouche se produisit chez 28; un ralentissement des mictions, chez 10; du pyro- sis, chez 7; des troubles visuels, chez 4; de la constipation, chez 3; une conjonctivite secondaire à l\u2019insuffisance lacrymale, chez 2, et la perte de la libido dans 2 autres cas.De graves hémorragies gastro-intestinales ou de l\u2019occlusion se déclarèrent chez 4 malades tandis qu\u2019ils étaient soumis à des doses d\u2019entretien.On étudia expérimentalement, sur 28 chiens bâtards, l\u2019action protectrice de la méthanthé- line contre l\u2019ulcère d\u2019origine histaminique.Trois de ces animaux eurent des ulcéljations duodénales ou gastriques.Un mourut après 43 injections, et l\u2019on découvrit chez lui un ulcère typique de l\u2019antre pylorique, perforé par desquamation.Deux animaux, qui moururent de la maladie des jeunes chiens, avaient des ulcé- ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 rations muqueuses du duodénum.Sur les 25 autres chiens, 12 survécurent à la période de 45 jours d\u2019injections d\u2019histamine véhiculée dans de la cire vierge et de méthanthéline dans le même excipient; l\u2019autopsie révéla que leurs tubes digestifs àtaient absolument normaux.Treize animaux moururent de la maladie de Carré avant la fin des 45 jours d\u2019injections; ils étaient également indemnes de toute ulcération gastro-duodénale.Les auteurs sont persuadés que la plus grande efficacité de la méthanthéline chez les animaux peut être attribuée à l\u2019absorption, plus lente et plus complète, de la Banthine par voie parentérale, en comparaison avec celle, plus rapide et plus irrégulière, du produit administré à l'homme par voie buccale.PHTISIOLOGIE R.A.HEMPHILL, G.C.OWEN et J.D.STEFLE.\u2014 Thérapie par immobilisation du poumon dans la tuberculose pulmonaire : une étude clinique.(Lung Immobilizer Therapy in Pulmonary Tuberculosis.) \u2018American Review of Tuberculosis\u201d, 66: 261 (septembre) 1952.C\u2019est un appareil qui consiste en une chambre.Tout le corps est introduit dans cette chambre.On rapporte que ces malades ainsi traités dans cette chambre ont vu leur état s\u2019améliorer, les crachats devenir négatifs et des cavités se fermer.Alors, on y a vu la possibilité de s\u2019abstenir de la thoracoplastie du PNO par l\u2019emploi de cette chambre immobilisatrice.Selon cet exposé, les auteurs rapportent leurs résultats obtenus chez 18 tuberculeux atteints de tuberculose thoracique.Pendant 4 mois, durant 8 heures par jour, on a placé dans cette chambre immobilisatrice ces 18 malades.Que s\u2019est-il passé?Quatre ont vu leur état s\u2019aggraver.Neuf n\u2019ont présenté aucun changement.Chez trois seulement, on a pu constater une amélioration.Même chez un de ces améliorés, un certain progrès avait pu être constaté avant le début du traitement.Enfin, chez un autre, après la cessation du traitement, la maladie L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 s\u2019est aggravée.Devant de tels résultats, il ne faut pas attendre grand chose de cette thérapeutique.Il est cependant bon de savoir qu\u2019elle a été tentée avec les résultats que l\u2019on sait.Marc GAGNON.CARDIOLOGIE S.I.MILLER.\u2014 Tétralogie de Fallot : rapport d'un cas qui est mort à l'Üge de 57 ans à la suite d\u2019une intervention chirurgicale.(Tetralogy ot Fallot: report of a case that survived to is fifty seven years and died following surgical relief of qallstone ileus.) \u2018Annals of Int.Med.\u201d, 36: 901 (mars) 1952.Les malades atteints d\u2019une maladie de Fal- lot vivent rarement au delà de la troisième décade et seulement sept patients qui ont survéeu au delà de cet âge ont été rapportés dans la littérature.L'auteur rapporte en détail l\u2019histoire de ce patient qui est mort des suites d\u2019une complication de l'intervention chirurgicale pour un iléus paralytique.L'hypertrophie très prononcée de ces artères bronchiques explique peut-être la longévité de cet individu malgré une sténose pulmonaire très serrée en plus des autres caractéristiques d\u2019une tétralogie de Fallot.Paul DAVID.Allan J.RYAN.\u2014 Chirurgie du malade de 70 ans et plus.(Surgery in the patient over seventy.) \"Annals of Int.Med.\u201d, 36: 1437 (janvier) 1952.L\u2019auteur commence l\u2019exposé de son article en citant quelques statistiques sur ce sujet.Welch a groupé 609 opérations pratiquées chez 542 patients de 70 ans et plus; la mortalité fut de 10%.Brooks a rapporté, en 1937, 293 opérations pratiquées chez 287 patients; la mortalité fut de 14%.Il faut noter que ces dernières interventions pratiquées entre 1926 et 1935 ont été faites à une époque où les antibiotiques n\u2019existaient pas.Ziffren et collaborateurs ont pratiqué 227 opérations sur 207 patients âgés de 80 ans et plus; la mortalité dans ce groupe fut de 20%.Enfin l\u2019auteur cite sa série personnelle de 39 opérations majeures sur 36 patients ANALYSES 1275 de 70 ans et plus; la mortalité opératoire fut de 18%.L'auteur discute plusieurs points qu\u2019il est bon de retenir.Le diagnostic est souvent très difficile à poser chez des gens âgés.L\u2019histoire est souvent déficiente à cause d\u2019une mémoire plus ou moins confuse.Les gens âgés coopérent en général très mal avec le médecin.Lorsque le diagnostic a été posé et qu\u2019un acte chirurgical semble indiqué, il faut évaluer avec attention l\u2019opérabilité du patient.L'âge physiologique est beaucoup plus important que l\u2019âge chronologique.Une apparence relativement jeune, des signes évidents de vigueur physique et intellectuel et l\u2019absence de maladie dégénérative sont autant de signes en faveur d\u2019un bon risque opératoire.Une histoire de longévité dans la famille est de bon augure.L\u2019état cardiaque demande surtout à être vérifié avec beaucoup d\u2019attention.Lorsque le choix d\u2019une technique chirurgicale se pose, il faut en général chercher à pratiquer chez les gens âgés la technique la plus simple possible.Il semble par exemple qu\u2019une cholécystostomie est préférable à une cholé- cystectomie dans la plupart des cas.Il ne faut pas négliger la préparation psychologiques des gens âgés car beaucoup de ces personnes n\u2019ont aucune expérience avec la chirurgie et retiennent les taux de mortalités très élevés qui existaient 20 ou 30 ans auparavant.Un certain nombre de ces personnes âgées n\u2019espèrent même pas survivre à l\u2019opération pour des raisons de famille ou des raisons financières.Il faut essayer d\u2019obtenir une balance physiologique optimum au moment de l\u2019opération.Dans les cas d\u2019urgence, il est important de bien équilibrer la balance des électrolytiques.Cependant, il faut toujours se garder d\u2019infuser trop de liquide particulièrement des chlorures.Les gens âgés qui souffrent de diabète souffrent probablement plus de trop de traitements que pas assez.Il n\u2019est pas nécessaire pour les opérer d\u2019obtenir un niveau de sucre normal et d\u2019avoir des urines continuellement sans sucre.La pro- phylexie dentaire adéquate est souvent sous estimée chez les patients âgés.Comme le choc est une complication qui peut survenir rapi- 1276 dement chez les gens âgés qui subissent une opération, il est recommandable d\u2019installer un soluté dès le début de l\u2019opération.L'auteur suggère l\u2019insertion d\u2019une canule dans la veine saphène interne de la cheville comme voie d\u2019ac- cè.de tous les liquides pendant les 24 premiè- ses heures de l\u2019opération.On recommande l\u2019induction anesthésique avec du pentothal et de continuer ensuite avec de l\u2019éther et du cyclo- propane.S'il survient des irrégularités dans le pouls pendant l\u2019anesthésie, le rythme cardiaque devient rapidement régulier si on cesse le cyclopropane et si on administre de la procaine intra-veineuse.L'auteur évite l\u2019emploi d'anesthésie rachidienne dans la majorité de ces cas à cause de la grande labilité de la pression artérielle et le danger de précipiter des thromboses coronariennes.Il ne faut ja- biais administrer avant l\u2019anesthésie des doses trop considérables de morphine et de démerol.Le lever précoce est certainement le meilleur moyen d'empêcher l\u2019atélectasie pulmonaire.Paul DAVID.PEDIATRIE H.G.GUILD, W.GRUBB, M.Y.F.CHU et J.B.SIDBURY, Jr.\u2014 Les complications vasculaires du diabète juvénile : analyse de 40 malades atteints depuis 10 années.\u2018J.of Pediatrics\u201d, 41: 722 (décembre) 1952.Une clinique diabétique a été établie en 1930 dans le Service de Pédiatrie du Johns Hopkins Hospital de Baltimore, Maryland.Environ 250 enfants diabétiques y ont été traités et suivis pendant des périodes diverses.Le traitement du diabète, au cours de ces 22 années, a été modifié de temps en temps bien que le type de régime ait peu varié depuis 1935, date où l\u2019on reconnut la nécessité d\u2019un régime normalement proportionné, avec un taux d\u2019hydrates de carbone plus important qu\u2019antérieurement.Le mode d\u2019attaque, qui tendait tout d\u2019abord au perfectionnement, en insistant sur un régime strictement mesuré et sur l\u2019effort de mainteni:! des urines sans sucre, est devenu de plus en plus libéral à mesure que le malade s\u2019adaptait à sa maladie.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 Certains patients inertes, ou négligents, qui ont emprunté la voie de moindre résistance, se sont installés dans un genre de vie qui fait d\u2019eux un groupe-témoin pour les comparaisons avec ceux dont la maladie a été soumise à des règles mieux observées.Chez la plupart des malades, l\u2019on a employé l'insuline ordinaire ou cristallisée pour la réglementation initiale, et on l\u2019a continuée pendant les deux ou trois premières années, tandis que l\u2019on mettait le malade et sa mère au fait des éléments du diabète.Chez certains malades, devenus diabétiques au commencement de l\u2019ère de la protamine, le traitement consista uniquement en protamine-insuline, instituée dès le début.Cependant, quand on eut découvert qu\u2019il fallait y adjoindre éventuellement de l\u2019insuline courante, il devint de pratique systématique de commencer tout traitement par l\u2019insuline courante ou cristallisée, en recourant à la protamine-insuline courante quand deux doses iournalières n\u2019assuraient plus un contrôle satisfaisant, ou quand les taux de glycémie à jeun dépassaient des limites raisonnables.Au commencement, chaque enfant est soumis à un régime mesuré.On observe celui-ci en détail, tout en enseignant au patient la nature de la maladie et les éléments diététiques, tandis qu\u2019il se familiarise avec l\u2019emploi de l'insuline.À mesure que la mère et l\u2019enfant deviennent mieux veisés dans tous ces détails et prennent confiance, l\u2019on introduit une plus grande liberté de substitutions.Il y a trois ans, on a entrepris une revue générale des malades cliniques atteints depuis 10 ans ou plus, quant aux complications vasculaires, en particulier rétiniennes et rénales.Cette étude avait pour but: de déterminer 1) l\u2019incidence et le moment d\u2019appatition de ces complications; 2) la présence ou l\u2019absence d\u2019une corrélation entre les complications et l\u2019_étendue du contrôle sur le diabète.Cette vue d\u2019ensemble comprenait, outre l\u2019examen physiologique général, des examens détaillés des yeux, des analyses d\u2019urine et des tests de la fonction rénale, des études radiologiques des jambes L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 pour dépister toute calcification artérielle, et des déterminations du cholestérol sanguin ainsi que diverses autres observations.Quarante malades en tout furent soumis à cette étude.On découvrit que les complications vasculaires du diabète, en particulière celles que l\u2019on peut déceler dans la rétine, peuvent se trouver à une phase relativement précoce de l\u2019évolution du diabète juvénile.Bien que la proportion de ces complications augmente avec le temps, le moment de leur apparition, la gravité des lésions et la rapidité de leurs progrès sont modifiés par le degré du contrôle sur le diabète.Les malades dont l\u2019affection n\u2019est que moyennement ou mal jugulée peuvent présenter des lésions dès les 10 ans qui suivent sa déclaration, et échappent rarement à quelque signe de lésions vasculaizle au moment où l\u2019affection atteint sa quinzième année d\u2019existence.Ceux qui ne cessent d\u2019être bien soignés peuvent rester indemnes de lésions jusqu\u2019à 18 années à partir du début de la maladie et ne présenter que des altérations minimes, d'importance douteuse, pendant une période de 22 ans après la déclaration du mal.Même chez ceux qui n\u2019y échappent pas complètement, la premèire apparition des lésions est retardée, et celles-ci progressent beaucoup plus lentement que dans les autres groupes.Chez les enfants dont le diabète se déclare avant l\u2019âge scolaire, il est plus aisé d\u2019établir et de conserver un bon contrôle que chez ceux qui sont atteints plus tard, alors que les habitudes sont plus ancrées et que le goût de la liberté existe déjà.Accoutumés qu\u2019ils sont à être guidés en tout par leurs parents pendant leurs primes années, les enfants s\u2019adaptent plus facilement aux quelques restrictions que leur impose le diabète, et oublient vite tout autre genre de vie.Le but auquel on doit tendre dans le traitement de tous les enfants diabétiques est de maîtriser la maladie autant que c\u2019est raisonnablement possible, à tous les âges.Les visites régulières à la clinique ou chez le médecin, qui permettent un contrôle minutieux et un entraînement systématiques au mode de vie du ANALYSES 1277 diabétique, sont un facteur important pour la conservation de cette maîtrise.Il est également important de prendre garde à l\u2019état général et au genre d\u2019existence.B.KRAMER, H.GOLDMAN et L.CASON.\u2014 Traitement par l'ACTH des enfants né- phrotiques non-cedémateux.\u2018\u2019J.ot Pediatrics\u201d\u2019, 41: 792 (décembre) 1952.La néphrose lipoïde est unique en ce que son étiologie est inconnue, son évolution imprévisible, son pronostic incertain et son traitement imparfait.Ses principales manifestations sont: l\u2019œdème, l\u2019hypoprotéinémie, l\u2019albuminurie, l\u2019hypercholestérolémie et l\u2019hyperlipémie.Le traitement a été orienté vers l\u2019élimination de l\u2019œdème, tandis que l\u2019on a laissé le plus souvent ses manifestations moins évidentes suivre leurs cours naturel.Bien que l\u2019on ait trouvé que d\u2019autres agents et procédés provoquent la diurèse, aucun produit n\u2019a donné de résultats aussi marqués que la corticotropine.Les auteurs présentent des données additionnelles sur l\u2019emploi de cette dernière, particulièrement chez les enfants néphrotiques non- œdémateux.En passant en revue les cas pour lesquels on a employé la corticotropine, on a découvert que la récurrence de l\u2019œdème était de règle au bout de quelques semaines ou de quelques mois.En outre, on a remarqué que le traitement à la corticotropine était suivi de modifications des protéines du sérum, des lipides, de la vitesse de sédimentation, et d\u2019albuminurie.Ces modifications tendaient toutes vers la normale; mais, avec le retour de l\u2019œ- dème, on a constaté que tous ces chiffres retournaient à leurs taux antérieurs.Etant donné que ces modifications précèdent la diurèse, elles sembleraient provenir en premier lieu de l\u2019administration de corticotropine, plutôt que résulter de la diurèse même.On a tenté de déterminer s\u2019il était possible d\u2019accentuer la modification de ces valeurs vers la normale, en administrant de la corticotropine après la diurèse, et de calculer l\u2019effet qu\u2019elle produirait sur l\u2019évolution de la maladie. 1278 On a done donné de la corticotropine aux malades pendant 10 à 17 jours.La diurèse a commencé soit pendant l\u2019administration du produit, soit peu après sa suppression.Au bout d\u2019une à deux semaines, on a commencé une seconde «série » de corticotropine, qui a encore duré de 10 à 17 jours.La dose employée a été de 25 milligrammes toutes les 6 heures, sauf quand l\u2019expérience antérieure indiquait la nécessité probable d\u2019une plus forte dose, ou quand survenait une hypertension qui obligeait à la réduire.C\u2019est arbitrairement que l\u2019on a choisi ce type de deux « séries », puisqu\u2019on jugeait qu\u2019un repos d\u2019une à deux semaines pourrait diminuer la proportion des complications.Tous les malades ont été soumis aux antibiotiques à titre prophylactique et au chlorure de potassium per os.Les analyses d\u2019urines ont été faites systématiquement tous les jours, et l\u2019on a fait, toutes les semaines, de deux à trois prises et analyses du sang.Suit la discussion des résultats cliniques, chimiques et à long terme, qui sont portés sur des tableaux.On a constaté les mêmes complications qu\u2019avec les séries uniques de corti- cotropine.L\u2019hypertension, quand elle se produit, nécessite une réduction de la dose.L\u2019hyperglycémie et la glucosurie sont rares.L\u2019on a noté six fois de l\u2019hypopotassémie sur un total de 42 séries, au moment de la diurèse.De fortes doses de chlorure de potassium par la bouche ont rapidement ramené à la normale le potassium sérique.Il y a eu des infections, même en employant des antibiotiques.À ce jour, on compte trois morts sur les 20 malades qui ont été traités par la corticotro- pine.La dose de corticotropine recommandée pour le traitement des enfants néphrotiques varie considérablement.On a constaté que 50 milligrammes de corticotropine par jour provoquent la diurèse aussi régulièrement que de plus fortes doses.Un autre groupe calcule le dosage d\u2019après la zone superficielle, soit de 150 à 200 milligrammes par jour et par mètre carré de surface corporelle.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 En s\u2019appuyant sur les études ci-dessus, les auteurs concluent que la corticotropine, administrée aux enfants néphrotiques non-cedéma- teux \u2014 c\u2019est-à-dire chez lesquels la diurèse a été provoquée récemment par suite du traitement à la corticotropine \u2014 produit une amélioration frappante dans l\u2019image chimique anormale du sang inhérente à cette affection.Dans de nombreux cas, l\u2019on obtient une image normale.Le traitement ci-dessus des enfants néphrotiques semble prolonger la période de rémission qui se produit généralement quand on ne donne ce produit que pour provoquer la churèse.La durée exacte de cette prolongation doit être fixée après de nouvelles expériences.OBSTETRIQUE Robert E.LARTZ.\u2014 Le problème de la grossesse dépassée terme.(The Problem of Post Maturity.) \"Am.Journal of Obst.and Gynec.\u201d, 65: 986 (mai) 1953.Devant ce problème ennuyeux tant pour la mère que pour le médecin, l\u2019auteur compile ses propres statistiques sur une série de 736 cas consécutifs parmi lesquelles 71 ont dépassé le terme de plus de quatorze jours.Se basant sur la littérature, l\u2019auteur prévoyait dans ces cas, soit un gros bébé, soit un travail prolongé ou un pourcentage de mor- talité-fœtale.Dans cette série, seulement cinq enfants furent au dessus de 4,500 gm.chiffre considéré comme un gros bébé.D\u2019après Calkins, le poids du bébé n\u2019augmente que de 130 gm.durant les derniers vingt jours dépassés terme, ce qui lui fait émettre le principe qu\u2019il n\u2019est pas justifiable de provoquer le travail sur un col dur, même dépassé terme.La durée moyenne du travail sur les 71 cas fut de huit heures avec 10 cas ayant dépassé 12 heures.Il y eu quarante accouchements spontanés, vingt-cinq forceps bas, quatre forceps moyens, deux sièges et aucune césarienne.Conclusion: \u2014 Une grossesse dépassée terme n\u2019est pas une complication dangereuse pour la mère ou le fœtus; n\u2019est pas une cause de L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 gros bébé, ni de travail prolongé et n\u2019est aucunement une indication de césarienne.Paul-René ARCHAMBAULT.OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE A.MONTANDON \u2014 Le reflexe dépresseur d'origine labyrinthique vestibulaire.\"\u201cPrac- tica O.R.L.\u201d, 14: 257, 1952.Toute stimulation adéquate ou inadéquate de l\u2019appareil vestibulaire, si elle se répète à intervalles rapprochés ou si elle atteint une certaines intensité, aboutit rapidement à une perturbation profonde de l\u2019état végétatif se traduisant par une sensation de malaise par des nausées ou même des vomissements.C\u2019est là un fait d\u2019expérience courante aussi bien pour le passage d\u2019un bateau, soumis à une succession prolongée de secousses ou d\u2019excitations de ses otolithes, que pour le sujet normal ou pathologique, dont on explore les fonctions des canaux semi-circulaires au moyen des épreuves ordinaires, caloriques ou tournantes.L\u2019A.divise ces différentes réactions végétatives (produites) par excitations vestibulaires ou directes et en réactions secondaires ou indirectes.Parce que le plus intéressant, du point de vue physiologique, l\u2019A.insiste sur le premier groupe qui comprend celui des réactions directes.1) un réflexe circulatoire, caractérisé par une chute de la pression artérielle avec ralentissement ébauché du rythme cardiaque, analogue au réflexe, dépresseur d\u2019origine vasculaire; 2) un effet respiratoire \u2014 de ralentissement du rythme et d\u2019allongement de la phase expiratoire; 3) un effet digestif: contraction gastrique et accélération du peris- taltisme intestinal; 4) un réflexe pupillaire; en myosis.L\u2019ensemble de ces réflexes est du type pa- ratympathique.Il existe une ressemblance frappante entre les effets des centres vasopresseurs et vasodé- presseurs de la substance réticulée du bulbe et les effets du réflexe dépresseur d\u2019origine labyrinthique.ANALYSES 1279 Il sera donc plausible d\u2019admettre une intervention de ces centres dans le dit réflexe, soit que l\u2019excitation vestibulaire provoque une stimulation des centres presseurs, soit que plutôt elle provoque une inhibition des centres dépresseurs de la région réticulo-bulbaire.Du point de vue pratique, il conviendra, d\u2019éviter les stimulations labyrinthiques violentes ou trop fréquentes qui par les désordres végétatifs profonds et durables qu\u2019elles engendrent, risquent de fausser complètement les résultats des examens vestibulaires.S\u2019il est indifférent de répéter à des intervalles de temps assez rapprochés des stimulations acoustiques, il n\u2019en va pas de même des stimulations vestibulaires coloriques et rotatoires.V.LATRAVERSE.UROLOGIE J.E.BYRNE.\u2014 La cortisone dans le traitement des rétrécissements de l'urétre masculin.\"Missouri Medicine\u201d, 50: 23 (jon- vier) 1953.Les rétrécissements acquis de l\u2019urètre masculin sont virtuellement impossibles à quérir et difficiles à traiter.Le processus en est une réaction inflammatoire, suivie d\u2019une formation de cicatrice et d\u2019un empiètement sur la lumière urétrale.La périurétrite initiale, suivie d\u2019une stase de l\u2019exsudat inflammatoire, provoque une organisation de celui-ci en tissu fibreux.Dans le rétrécissement blennorragique, la stricture de l\u2019urètre survient au bout de plusieurs années; dans celui d\u2019origine traumatique, c\u2019est une question de semaines.Des études entreprises afin de vérifier pourquoi la cortisone ou le composé E entravait la cicatrisation des plaies et la réfection ont révélé qu\u2019elle altère la prolifération des fibro- blastes et supprime ou inhite les systèmes d\u2019enzymes cellulaires.Pénétré de l\u2019idée que toute substance qui inhiberait la prolifération du tissu fibreux pourrait combattre le rétrécissement de l\u2019urètre, Byrne a décidé d\u2019augmenter, par l\u2019administration de cortisone, la dilatation des strictures urétrales. 1280 Trente-et-un malades des services urologi- ques de deux hôpitaux de Saint-Louis ont été choisis pour cette étude.Tous avaient été vus à la consultation externe et y avaient subi le traitement conventionnel du rétrécissement de l\u2019urètre pendant des temps variables.Tous présentaient, au moment de leur hospitalisation, des symptômes attribuables à ce rétrécissement.Les examens systématiques du laboratoire, comprenant des cultures urétrales, ont été pratiqués et l\u2019on a fait des injections de 400 000 unités de pénicilline-procaïne le jour de l\u2019admission et les deux jours suivants.Le lendemain de l\u2019admission, sous anesthésie, on a calibré le rétrécissement et dilaté l\u2019urè-' tre aux bougies de Beniqué jusqu\u2019à ce que l\u2019on puisse introduire un dilatateur de Kollman F-20 (courbe masculine) ; cet instrument a été placé de telle sorte que la stricture puisse s\u2019élargir jusqu\u2019à F-30.On a alors retiré le dilatateur et l\u2019on a introduit une sonde F-24 du type Foley, qui est restée à demeure pendant trois jours; on a permis au malade de se lever dès que les malaises de l\u2019anesthésie eurent été dissipés.On a institué le traitement par la cortisone le jour de l\u2019admission, une dose initiale de 300 milligrammes étant administrée dans les premières 24 heures.On a alors réduit la dose à 100 milligrammes par jour, en 4 doses divisées, pendant les 30 jours suivants.Après retrait de la sonde, le troisième jour, les malades ont été transférés au service des consultations externes, où ils sont revenus toutes les semaines.Neuf mois après le point de départ de ce traitement, 17 des cas montraient des résultats encourageants.Cet article présente des observations préliminaires, sans chercher à tirer de conclusions de ce début de travail.On s\u2019oceupe actuellement à inclure les cas d\u2019échecs de la série originale dans un second groupe de cas qui sera soumis à des doses quelque peu supérieures de cortisone pendant une longue période.Les cas de succès sont suivis, et feront l\u2019objet d\u2019une évaluation au bout de 12 à 18 mois.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 ANESTHESIE M.S.SADOVE, G.M.WYANT et L.A.GITTELSON.\u2014 L'épisode anoxique aigu.(The acute hypoxic episode.) \"British Med.Journal\u201d, 255 (ler août) 1953.L\u2019anoxie avec ses effets nocifs doit être évitée ou jugulée rapidement.Les constatations anatomo-pathologiques de Courville vieilles pourtant de dix ans demeurent à point.C\u2019est le chirurgien qui rencontre d\u2019ordinaire l\u2019épisode anoxique aigu, ainsi lors de l\u2019arrêt cardiaque.Dans ce cas, s\u2019assurer d\u2019une ventilation pulmonaire parfaite, puis faire le message cardiaque.On n\u2019a que quatre (4) minutes pour agir, laps de temps écourté par une ano- xie partielle antérieure.Les notions exactes sur le traitement de l\u2019épisode post anoxique aigu manquent encore.Lors de cet épisode, il se fait des lésions cérébrales irréversibles et on croit que tout traitement dans ces circonstances est inutile.Attitude commune mais injustifiable car on ne peut jamais présumer de l\u2019étendue de la destruction cérébrale pas plus qu\u2019on ne peut dire des cellules qu\u2019elles sont lésées partiellement ou complètement.Aussi, a-t-on vu des lésions cérébrales s\u2019installer une fois l\u2019épisode aigu terminé et qui eussent pu être évitées.1\u2014 Rôle de l\u2019ædème cérébral Œdème d\u2019ailleurs généralisé: au cerveau, il s\u2019interpose entre le capillaire et la cellule laquelle ne peut se ravitailler en oxygène.L\u2019ædè- me cérébral survient dans une structure rigide: la tension intra-crânienne augmente et gène la circulation cérébrale.Ainsi l\u2019anoxie aide à l\u2019ædème, l\u2019œdème augmente l\u2019anoxie; il se cré un cercle vicieux qu\u2019il faudra briser.L\u2019œdème atteint l\u2019hypothalalamus et dérange le centre de régulation.2 \u2014 Thérapie de déshydratation Instituer un régime déshydratant sévère.Les auteurs ont employé avec succès du glucose à 50% et à 25%.T1 est à noter que le glucose s\u2019il déshydrate, n\u2019augmente pas le L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 temps de survie du cortex ni qu\u2019il accroît la résistance à l\u2019anoxie.On peut encore faire usage d\u2019albumine sérique humaine, de plasma concentré.En théorie dextran et subtosan seraient excellents; l\u2019expérience manque encore.Sérum et plasma seraient supérieurs au soluté hypertonique, ne lésant pas le rein qui dans tous les cas doit être surveillé de près.3 \u2014 Oxygénation adéquate Oxygène en permanence, masque et cathéter sont supérieurs à la tente.S\u2019assurer de la liberté des voies aériennes.Trendelenbourg à 7 degrés sans danger et propice à l\u2019évacuation des sécrétions.Trachéotomie au besoin et veiller à ANALYSES 1281 ce que l\u2019air courant soit suffisant.Les analeptiques n\u2019ont pas leur place dans ce syndrome.4 \u2014 Autres mesures Combattre la dilatation gastrique fréquente par le siphon qui servira encore à gaver si nécessaire.Préférer les vaso-presseurs, nor-adré- naline, néosynéphrine, aux liquides pour maintenir la T.A.et ne pas nuire au régime de déshydratation.Antibiotiques.Infiltration stellaire d\u2019un côté ou bilatérale si nécessaire et qui semble sans danger.En résumé, la thérapeutique est pauvre: déshydratation, oxygénation sont les points capitaux du traitement.François CLICHE. SOCIÉTÉS \u2018L'Union Médicale du Canada\u201d publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 5 mai 1953 Tenue à l'hôpital N.-D.-de-l'Espérance Présidence de M.J.-H.Charbonneau Pneumo-péritoine dans les cas d'hypotension abdominale.Dr R.LECOURS Ce travail, un premier rapport de constatation clinique de l\u2019emploi du pneumopéritoine dans les cas d\u2019hypotension abdominale, fut présenté par le docteur R.LEcours, de l'hôpital de Ville St-Laurent.L\u2019étude des tensions physiologiques des différentes zones de la cavité abdominale amena le rapporteur à classifier en trois groupes distincts les anomalies tensionnelles.Les individus à tension normale de 20 mm.de Hg mesurée au niveau de l\u2019ampoule rectale, les hypertendus, dont la pression est plus grande que 20 mm.de Hg, et les hypotendus où la pression est inférieure à 20 mm.de Hg.C\u2019est cette dernière catégorie de patients qui intéressait le rapporteur avec la conséquence indirecte de hypotension, la viscéroptose concomit- tante.Le docteur LEcours nous rapporte deux observations personnelles soulagées, sinon guéries 3 la suite d\u2019injection d\u2019air dans la cavité péritonéale.Avant de terminer, le rapporteur nous souligne que beaucoup de ces patients deviennent, à la longue, des somato-psychiques si la cause de l\u2019hypotension abdominale n\u2019est pas enrayée.Dans un travail ultérieur, le conférencier nous promet d\u2019autres développements quant à la nature et à la thérapie des hypotendus abdominaux.Crise aiguë d'hémorroïdes Dr ARCHAMBAULT Le docteur ARCHAMBAULT, proctologiste de l\u2019hôpital de Ville St-Laurent, nous fait part de ses connaissances quant au traitement de la crise hémorrhoïdale aiguë.Il nous en décrit la pathologie et l\u2019étiologie, en soulignant les facteurs mécaniques d\u2019obstruction et des facteurs infectieux régionaux.Le traitement consistera à prescrire des bains de siège, à la température plutôt chaude que froide, et dans l\u2019application de pommades douces, émollientes, et surtout d\u2019aider à la défécation en préconisant l\u2019emploi de laxatifs doux.Epreuve du travail en obstétrique moderne.Dr POWER Ce travail, du docteur Power, fut présenté au moyen de graphiques et schémas, pour illustrer les différences anatomiques qui peuvent expliquer pourquoi chez une parturiente le travail retarde.Le conférencier expliqua à l\u2019auditoire les manœuvres à accomplir, de même que la façon de prévoir, dans un tel cas donné, en vue d\u2019éviter des difficultés lors de l\u2019accouchement.Syndrome de Guillain-Barré.Dr P.-E.CHARBONNEAU Le docteur P.-E.CHARBONNEAU nous présenta ce travail, en nous décrivant un cas traité par eux (les docteurs Réal GELINAS et CHARBONNEAU) où le patient présentait tous les symptômes d\u2019une myéloradiculoneurite d\u2019origine obscure, avec une faiblesse des groupes moteurs proximaux et des troubles sensoriels distants, c\u2019est-à-dire des extrémités.La patiente était tombée subitement dans le coma, à la suite d\u2019une infection respiratoire supérieure, d'apparence bénigne.Son L.C.R.montra une très haute élévation du taux de ses protéines, sans que le nombre des éléments en fut augmenté.Cette patiente fut traitée par l\u2019'ACTH et, en plus, on lui administra de la cortisone.L'évolution ne fut pas heureuse, car la malade L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 subit une rechute à la suite d\u2019une amélioration apparente et ne put survivre à cette seconde attaque.Les rapporteurs suggèrent qu\u2019à l\u2019avenir, dès que le diagnostic de cette entitée est posé, on mette en jeu toutes les mesures connues et adjoindre à celles-ci, aussitôt que possible, la cortisone et l'ACTH.Séance spéciale du 10 septembre 1953.Tenue à l'Hôtel-Dieu de Montréal Présidence de M.René Rolland Quelques recherches expérimentales sur le mode d'action des antithyroïdiens.M.Daniel BARGETON L\u2019unique présentation scientifique de la soirée fut confiée au docteur Daniel Bargeton, physiologiste, professeur à la Faculté de Médecine de Paris, qui avait intitulé son travail « Quelques recherches expérimentales sur le mode d\u2019action des antithyroidiens ».Il présenta à l\u2019auditoire des schémas illustrant les effets frénateurs de quelques substances sur les fonctions de la glande thyroïde.11 souligna la différence fondamentale entre une substance antithyroïdienne et antithyroxinien- ne: la première empêchie la, formation de l\u2019hormone thyroïdienne par la glande, tandis, \u2018dans le deuxième cas, la substance n'empêche que r action de l\u2019hormone.Il a souligné aussi un autre fait assez bizarre: celui de la réponse totale, entière, d\u2019une substance antithyroïdienne et ça indépendemment de la dose donnée et de la nature de cette substance.C\u2019est la loi du tout ou rien; elle agit ou elle n\u2019agit pas.Quant à la glande thyroïde elle-même, lorsque l\u2019antithyroïdien est cessé, la glande thyroïde reprend sa fonction normalement sans avoir subi de dommages physio-histologiques.Le but de la thérapie employant les agents anti- thyroïdiens, c\u2019est de régulariser le débit de la glande thyroïde.À ce titre, l\u2019effet peut être comparableà celui de l\u2019insuline vis-à-vis le pancréas.SOCIÉTÉS 1283 A la fin de cet exposé, le docteur Bargeton projeta un film cinématographique de court métrage, illustrant la technique employée dans ses laboratoires pour faire l\u2019essai sur les animaux des substances toxiques.Plusieurs auditeurs eurent à poser des questions au conférencier, entre autres les docteur C.-E.Grignon, Paul Dumas, Fernand Grégoire et Doré.Avant de clore cette intéressante soirée, le docteur René Rolland fit part d\u2019un avis de motion que présentera le docteur Paul Robert, re: le bill des chiropraticiens.N\u2019ayant pas de motion, ni d\u2019affaires nouvelles, la séance fut levée à minuit moins cinq.Le secrétaire des séances, Pierre-A.TURGEON.+ ++ ASSOCIATION DES BUREAUX MÉDICAUX DES HÔPITAUX DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Réunion du Comité exécutif, 6 juin 1953 { ASSURANCE-PENSION Les Bureaux médicaux qui ont engagé des pourparlers avec l\u2019administration de leur hôpital rapportent du progrès dans leurs négociations.Dans certains cas, le principe de l\u2019établissement d\u2019un plan d\u2019assurance-pension est admis ou reconnu.nécessaire ; dans d\u2019autres, il ne reste.plus qu\u2019à aplanir certaines difficultés d\u2019opérations du plan pour sa mise en vigueur.ASSURANCE-MALADIE COLLECTIVE - L'assemblée étudie ensuite.l\u2019opportunité et la possibilité d\u2019offrir \u2018aux membres un.plan d\u2019assurance-maladie collective.Après délibérations, les membres se prononcent unanimement\u2019 en faveur du projet.La question sera soumise au Conseil des membres à l\u2019occasion de l\u2019assemblée annuelle prochaine, afin de connaître le sentiment des membres sur le plan désiré.Certains plans limitent les paiements à deux ans; d\u2019autres assurent protection pour toute la vie, mais le montant de la prime est double.| L\u2019on suggère aussi un plan sans.protection durant les premiers six mois de maladie, estimant que c\u2019est surtout la maladie prolongée au delà de cette périodé qui est onéreuse pour 1284 le médecin et que d\u2019autre part, le coût de la prime serait plus facilement accessible.Quel que soit le plan, on croît qu\u2019il devrait comprendre une triple protection: le coût des services hospitaliers, celui des soins médicaux et chirurgicaux et une indemnité de salaire.ASSURANCE-AUTOMOBILE COLLECTIVE Soumise une correspondance relative à la mise en marche du plan d\u2019assurance-automo- bile collective.Le plan consiste en une réduction de 20 pour cent sur la prime de la police, désirée individuellement par les membres des Bureaux médicaux faisant partie de l\u2019Association.Une réduction supplémentaire de 20 pour cent est aussi accordée, s\u2019il s\u2019agit d\u2019un automobile utilisé pour « plaisir », pourvu que l\u2019assuré n\u2019ait pas eu d'accident au cours des trois dernières années.Il est entendu que l\u2019adhésion au plan est individuelle et facultative.Il est consenti par la Compagnie d\u2019Assurance la Protection nationale, par l\u2019entremise de la firme de courtage d\u2019assurances Thompson & Internoscia Limited, 5537, chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal, et M.Jean Renaud en est l\u2019agent, dûment accrédité par l\u2019Association.L\u2019acceptation de ce plan ne lie pas non plus l\u2019association qui reste libre, le cas échéant, d\u2019accepter un plan qui serait offert à meilleures conditions.AUDITION DES COMPTES Soumis, le rapport de l\u2019auditeur couvrant les recettes et les déboursés de l\u2019année 1952.Ce rapport est adopté à l\u2019unanimité et il sera présenté à l\u2019assemblée annuelle du Conseil des membres avec le rapport du trésorier qui couvrira la période du ler janvier 1953 à la date de l\u2019assemblée.FORMULE DE DEMANDE D\u2019ADMISSION À UN BUREAU MÉDICAL D\u2019HÔPITAL Quelques formules de Bureaux médicaux membres sont déposées en vue de la préparation d\u2019une formule uniforme.L'étude de la question, cependant, reste en suspens jusqu\u2019à ce que le Comité reçoive un plus grand nombre de formules pour entreprendre ce travail.SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 PusLiciTE Le président fait rapport de ses démarches pour assurer la publicité des assemblées.L\u2019agent de presse consulté consent à faire la distribution d\u2019un compte rendu de chaque assemblée, moyennant $25.00 tous frais compris.En raison du travail et du coût de la distribution des copies, y compris papeterie et timbres, il est proposé, secondé et résolu à l\u2019unanimité d\u2019engager cette dépense de $25.00 au lieu et place de celle de $20.00, approuvée à la dernière assemblée.Le Secrétaire est alors prié de préparer et de remettre, à la suite de chaque assemblée, un communiqué à M.F.Zalloni, l\u2019agent de presse, qui se chargera d\u2019en demander la publication aux journaux.Quant aux revues et journaux médicaux, il est suggéré de leur faire parvenir le procès- verbal des assemblées plutôt que le communiqué.Cette suggestion rencontre l\u2019assentiment unanime.REPRÉSENTATIONS Soumises, des demandes de la part des Bureaux médicaux des hôpitaux suivants de leur déléguer un représentant: Hôpital Saint-Joseph de Lachine, Hôpital Sainte-Marie de Trois-Rivières, Hôpital Sainte-Thérèse de Shawinigan.Le docteur Willie Major offre de visiter l\u2019hôpital St-Joseph de Lachine et le docteur Maurice Campbell accepte de visiter les deux autres hôpitaux.Il est donc proposé, secondé et résolu à l\u2019unanimité de déléguer les docteurs Willie Major et Maurice Campbell aux hôpitaux précités pour représenter l\u2019Association auprès de leur Bureau médical.ASSURANCE-HOSPITALISATION Soumise, une communication rappelant les démarches instantes de l\u2019Association provinciale des Radiologistes pour faire corriger une anomalie, dans les plans d\u2019assurance-hospita- lisation, à l\u2019égard des traitements de rayons X et demandant l\u2019appui de l\u2019A.B.M.H.P.Q.au soutien des revendications des Radiologistes auprès des compagnies d\u2019assurances. L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 Cette communication signale le préjudice causé, d\u2019une part aux malades, privés de la radiothérapie, lorsque celle-ci constituerait un traitement de choix et, quelquefois pour éviter et remplacer une intervention; d\u2019autre part, aux radiothérapeutes, auxquels les plans ne reconnaissent pas le droit de cité dans la thérapeutique courante.L'auteur vise aussi à refuter les objections financières à la correction de l\u2019anomalie qu\u2019il signale, citant maints cas où le traitement aux rayons X ne revient pas plus cher qu'un traitement par d\u2019autres méthodes.Mais, pour dissiper toute crainte à ce sujet, il suggère qu\u2019on pourrait, à la rigueur, limiter les allocations lorsque le traitement aux rayons X x est substitué à un autre.De l\u2019échange d\u2019opinions qui suivit la lecture de cette communication, il ressort que le Comité reconnaît le bien-fondé de cette revendication qu\u2019il se propose d\u2019appuyer.Pour remédier à cette anomalie, est préconisé un système, incluant cette thérapeutique, qui soit l\u2019uniforme et généralisé par l\u2019entreprise privée opérant sans profit.CERTIFICATS D\u2019ASSURANCE Le président soumet une résolution d\u2019un Bureau médical membre, concernant les certificats d\u2019assurance.Cette résolution est inspirée de l\u2019inquiétude du corps médical devant les demandes de renseignements de plus en plus détaillés, sur les malades, par les compagnies d\u2019assurances.Elle préconise une modification des formules pour limiter les renseignements au strict nécessaire afin de ne pas engager le secret professionnel que le corps médical tient absolument à sauvegarder, dans son intégrité.La résolution préconise aussi un système uniforme, à ce sujet, pour tout le corps médical, qu\u2019elle suggère de consulter par voie de référendum.Le Comité reconnaît le bien- fondé de cette résolution et l\u2019endosse à l\u2019unanimité.ASSURANCE-SANTÉ Le docteur J.-Emile Pelletier fait ensuite rapport d\u2019une communication qu\u2019il a été in- SOCIÉTÉS 1285 vité à donner à l\u2019occasion d\u2019une réunion du Conseil canadien du Bien-être social convoqué pour étudier le système d\u2019assurance-santé qui conviendrait le mieux aux Canadiens.Essentiellement, le docteur Pelletier a discuté, entre autres, les points suivants: a) La souveraineté \u2018de la province en matière d\u2019assurance-santé; b) L'unité dans la diversité, pour le respect de tous dans un pays à double culture; ec) L'organisation de la santé regarde l\u2019ordre privé de la société par l\u2019intermédiaire d\u2019organismes décentralisés fonctionnant de bas en haut; d) La société pose des problèmes de groupe, d\u2019où le droit de solidarité et le droit de secours mutuel autonome; e) Les organismes de santé doivent prévoir le libre choix du médecin par le patient, même indigent, droit essentiel certain qui a priorité sur des droits secondaires douteux; f) La santé est un bien personnel; g) L'Etat n\u2019étant pas une fin, son rôle supplétif ne doit pas supplanter celui de l\u2019entreprise privée; h) Le système d\u2019assurance-santé doit prévoir la consultation au bureau du médecin et la visite à domicile.A l\u2019unanimité, le Comité approuve les avancés du docteur Pelletier et l\u2019en félicite.AGENDA DE L\u2019ASSEMBLÉE ANNUELLE Le Comité procède ensuite à la préparation de l\u2019agenda de l\u2019assemblée annuelle du Conseil des membres qui aura lieu à Sherbrooke le 16 septembre prochain.Le Secrétaire est prié de joindre cet agenda à la convocation du Conseil des membres.FÉLICITATIONS Sur proposition du docteur Pesant, secondée par le docteur M.Campbell, les membres adressent unanimement un vote de félicitations au docteur Roméo Boucher pour son \u2018 article intitulé « Malaise certain » publié dans l\u2019édition du 5 mai 1953 de L\u2019Information médicale et paramédicale. NOUVELLES NOUVEAUX \u201cFELLOWS\u201d DU COLLEGE ROYAL DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA Lors de l\u2019assemblée annuelle du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada tenue à Montréal, le 31 octobre 1953, 104 diplômes d\u2019admission comme fellow ont été remis.Parmi les élus, on remarque les noms des docteurs Jacques Bernier (Montréal), Gérard Dion (Rimouski), Réal Albert Gélinas (Montréal), Marcel Guay (Québec), P.- Paul Julien (Montréal), René Létienne (Montréal), Léon Longtin Montréal), Jacques Blagdon (Montréal), F-Louis Brochu (Richmond, Va.), Maurice Caouette (Québec), Gérard Girard (Québec), John Gosselin (Matane), Pierre-Guy Lafond (Montréal), Jean-Marc Lessard (Québec), Yves Prévost (Montréal), Gilbert Rinfret (Montréal), Eudore Savoie (Montréal), J-Emile Simard (Chicoutimi), Louis- P.Simard (Chicoutimi), Jean-Paul Thibault (Saint- Jérôme), et Jean-Paul Venne (Montréal).+ + RAPPORTEURS À L'ASSEMBLÉE ANNUELLE DU COLLÈGE ROYAL DU CANADA Le Colliège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada a tenu son assemblée à l\u2019hôtel Windsor de Montréal, les 30 et 31 octobre 1953.Au nombre des rapporteurs à ces assises scientifiques, on relève les noms des docteurs Guy-E.Joron (Montréal), Jean-Paul Bourque (Montréal), Jean Charbonneau (Montréal), Georges-Emile Cloutier (Montréal), Jacques Turcot (Québec), Grégoire .Saint-Arnaud (Québec) et Louis Coulonval (Québec).Le docteur Léon Gérin-Lajoie a présidé la séance du 31 octobre de la section d\u2019obstétrique «et de gvnécologie.Le docteur Edmond Dubé présida à l\u2019assemblée annuelle et.au banquet du 31 octobre.auquel le gouverneur général, I'hon.Vincent Massey, était l\u2019invité d\u2019honneur.+ + CHIRURGIENS À L'HONNEUR Le Collège américain des chirurgiens, fondé en 1913 dans le but d\u2019établir des standards rigides d\u2019excellence et de compétence en chirurgie, est devenu en quarante ans une institution capitale.Au début, 450 membres; aujourd\u2019hui, 19,000.ee ee A Chicago, au cours d\u2019une impressionnante cérémonie, 1,100 chirurgiens étaient faits Fellow de cet organisme, unique au monde et sûrement le plus considérable du genre.Accèdent au titre de fellow les chirurgiens qui remplissent des conditions spécifiques dans l\u2019ordre de la haute spécialisation et sont, sur le plan de l\u2019éthique professionnelle et de la personne morale, absolument sans reproches.La nouvelle promotion 1953 désigne six chirurgiens montréalais, soit les docteurs: Hamilton A.Baxter, L-Arthur Magnan, Robert A.Levine, Richard C.Long, Gérard Saint-Onge et Paul H.Niloff, de Montréal, J.A.Hector Beaudet et J.-Paul Drouin, de Québec, H.A.McDougall, de Sherbrooke.ee ++ SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE DE QUÉBEC A l'hôpital Saint-Michel Archange se réunissait, ces jours derniers, la Société de Phtisiologie de Québec.L\u2019un des travaux, soumis par le docteur J.-E.Labrecque, portait sur les résultats de la lutte antituberculeuse dans cette ville fermée.Non seulement les patients, mais le personnel hospitalier, soit une population totale de 4,375 âmes, sont depuis quelques années l\u2019objet d\u2019une attention extrêmement vigilante du point de vue tuberculose.Environ 15 pour cent des admissions a Saint-Mi- chel- Archange soulèvent un double voile: à la ma- ladié mentale se joint une affection tuberculeuse, active: ou inactive.Actuellement, 653 patients peuvent être classés dans l\u2019une ou l\u2019autre de ces.catégories.Mais on.note déjà une diminution de la morbidité dont la vaccination par le BCG semble responsable pour une large part, cependant que la mortalité baisse dans des proportions vraiment extraordinaires: 66 décès en 1950, 64 en 1951, 49 en 1952 et 6 seulement pendant le premier semestre de 1953.Si la même moyenne est observée jusqu\u2019au 31 décembre, le total annuel des décès tuberculeux ne sera plus que le cinquième de ce qu\u2019il était en 1950.Voilà un beau sujet de réflexion pour ceux qui vivent extra muros et n\u2019auraient pas encore compris l\u2019importance de se protéger contre une maladie à la fois évitable et curable.Le \u2018docteur Labrecque, directeur médical de l\u2019hôpital de l\u2019immigration, est.en charge du département.de phtisiologie à Saint-Michel Archange, département organisé par le docteur Lucien La Rue, surinterdant médical, avec le concours des Révérendes Mères Hospitalières. L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 Autres travaux présentés A cette réunion, d\u2019autres travaux ont été présentés: La maladie de Shaver (qui commence à exercer ses ravages dans notre montre industriel), par le docteur J-S.Bélanger, clinicien en tuberculose, de Chicou- timi; le docteur Gérard Michaud, directeur médical du Sanatorium Saint-Michel de Roberval, et le docteur J.-A.Chabot, directeur du service de santé d\u2019Arvida; Thoracoplastie avec plombage, par le docteur J.-A.Gravel, chef du service de chirurgie thoracique à l\u2019Hôpital des Anciens Combattants, assistant du même service à l'hôpital Laval et consultant à l\u2019Hôtel-Dieu ; Traitement de la tuberculose rénale \u2014 compilation des résultats sur 200 cas, par le docteur Arthur Bédard, chef du service d\u2019urologie à l\u2019Hôtel-Dieu.Le docteur Herman Gauthier, médecin-directeur du Sanatorium Saint-Georges, de Mont-Joli, président de la Société, dirigea la discussion.Et, d\u2019un vœu unanime, il fut résolu que la prochaine séance, celle du printemps, aurait lieu à Mont-Joli même.0-6 > LE COLLEGE DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Avis concernant les spécialités.Les Comités des Spécialistes chargés de considérer les demandes de certification se réuniront au cours du mois de décembre 1953.Les médecins dont les études et l\u2019entraînement postscolaires sont terminés, voudront bien présenter leurs requêtes avant le 15 novembre, ceci permettant aux Comités concernés d\u2019obtenir les renseignements jugés nécessaires.Tout aspirant au certificat voudra bien noter que, conformément à nos règlements, des certificats sans examen pourront être émis jusqu\u2019au ler juin 1955.Pour fins d\u2019octroyer des certificats de compétence, le Bureau Provincial de Médecine du Québec reconnaît les spécialités suivantes: .Anesthésie.Dermatologie et syphiligraphie.Chirurgie générale.Médecine interne.Allergie.Cardiologie.Maladies pulmonaires et T.B.Gastro-entérologie.Neurologie et/ou psychiatrie.Neuro-chirurgie.Obstétrique et/ou: gynécologie.Ophtalmologie.Urologie.DTC OWN [a ol a SF WN \u2014=O © NOUVELLES 1287 14.Chirurgie orthopédique.15.Oto-rhino-laryngologie.16.Pédiatrie.17.Pathologie clinique, bactériologie et anatomie pathologique.18.Médecine physique.19.Chirurgie plastique et reconstructive.20.Radiologie: diagnostique et/ou thérapeutique.21.Chirurgie thoracique.22.Hygiène.Copies des Règlements et normes de formation post- universitaire ainsi que des formules de demande peuvent être obtenues en s\u2019adressant au Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec, 1896 ouest, rue Dorchester, Montréal \u2014 FI.5205.Jean PAQUIN, M.D, registraire.è-\u2014 ++ LE DOCTEUR LOUIS-PHILIPPE LAPORTE, ÉLU VICE-PRÉSIDENT On nous informe que le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec vient d\u2019élire, en remplacement du docteur J.-F.-A.Gatien, décédé, le docteur Louis-Ph.Laporte, de Montréal, secrétaire- trésorier de la Fédération des Sociétés Médicales de la Province de Québec depuis dix ans.ee ++ LE DOCTEUR PIERRE-ÉDOUARD MEUNIER, LAURÉAT Le sous-secrétaire de la Province, M.Jean Bru- chési, vient de faire connaître le résultat des concours littéraires et scientifiques de la province.Parmi les lauréats, on remarque au chapitre des sciences appliquées, le nom du docteur Pierre-Edouard Meunier, de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, qui obtient le troisième prix pour sa monographie intitulée: Etude clinique de la dysménorrhée.ee \u2014* DISCOURS DU DOCTEUR WILBROD BONIN _ À L'A.C.F.A.S.Le docteur Wilbrod Bonin, doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, à titre de président de l\u2019Association, a démontré devant les congressistes de l\u2019Association Canadienne-fran- çaise pour l\u2019Avancement des Sciences (l\u2019A.C.F.A.S.) que la biologie doit constituer une des assises de l\u2019éducation de tous nos enfants.L\u2019AC.F.AS.réunit les délégués de toutes les sociétés à caractère scientifique du Canada \u2018français et constitue ainsi le groupement le plus représentatif des scientifiques de langue française au pays. 1288 LE DOCTEUR ALBERT GUILBEAULT DÉLÉ- GUË AU CONGRÈS DE LA HAVANE Le docteur Albert Guilbeault, chef du service de pédiatrie à l\u2019hôpital Notre-Dame et professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal, a représenté la Société de Pédiatrie au Congrès international de pédiatrie qui s\u2019est tenu à La Havane du 12 au 17 octobre 1953.Le docteur Guilbeault était aussi délégué au Congrès de l\u2019American Academy of Pediatrics.ee ve AU SANATORIUM DE MONT-JOLI L'assemblée annuelle de la Corporation du Sanatorium de Mont-Joli a eu lieu récemment.Le bureau médical est formé des médecins suivants: directeur et administrateur, le docteur Herman Gauthier ; assistant du directeur, le docteur Albert Kimpton; chefs de service, les docteurs Henri Reid, F.-X.Beaulieu, François Soucy, Denis Boucher et Léo Bélanger.Les médecins résidents sont les docteurs Gervais Soucy et Marcel Dion.ee ee ÉLECTION DU DOCTEUR MELANSON, DE FREDERICTON L\u2019Association Canadienne de la Santé publique a tenu son assemblée annuelle à Toronto, au début d\u2019octobre 1953.Parmi les officiers nouvellement élus, on remarque les docteurs J.-A.Melanson, de Fredericton, officier médical du Nouveau-Brunswick, choisi comme vice-président; M.W.Wosley, de Leaside, secrétaire honoraire, et G.W.Moss, de Toronto, trésorier honoraire.2-e- ++ LE DOCTEUR GILLES BERTRAND, MAÎTRE ÉS-SCIENCES Le docteur Gilles Bertrand, présentement résident dans le service du docteur W.Penfield, à l\u2019Institut Neurologique de Montréal, a reçu de l\u2019Université McGill, à la graduation d\u2019octobre, le degré de Maître ès Sciences après présentation d\u2019une thèse en physiologie du système nerveux intituliée: Electrophys- iological Study of the Efferent Pathways to the Spinal Cord from the Cortical Motor Areas in the Monkeys.6-6 ve L'HÔPITAL SAINT-JOSEPH DES TROIS-RI- VIÈRES, HOPITAL UNIVERSITAIRE L\u2019hopital Saint-Joseph des Trois-Rivières vient d\u2019être agréé comme hôpital universitaire par l\u2019Université Laval de Québec.NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 CONFÉRENCE DU DOCTEUR LOUIS- CHARLES SIMARD Le directeur de l\u2019Institut du Cancer de Montréal, le docteur L-Charles Simard, de l'hôpital Notre- Dame, a prononcé à Drummondville le 28 octobre 1953, une conférence intitulée: La croisade contre le cancer au Canada.HONNEUR CONFÉRÉ AUX DOCTEURS JEAN LONGTIN ET PIERRE LARUE On nous apprend que l\u2019American College of Chest Physicians vient de nommer à titre de membres associés ou fellows les docteurs Jean Longtin et Pierre Larue, attachés à l\u2019hôpital-sanatorium Saint- Joseph de Rosemont.HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR CONRAD SAINT-JEAN Le docteur Conrad Saint-Jean, chirurgien de l\u2019hôpital de Granby, vient d\u2019être élu président de l\u2019Association des Professionnels de Granby.Le docteur P-E.Robert a été choisi parmi les directeurs de l\u2019organisme.te ++ LE DOCTEUR PAUL LETONDAL, DÉLÉGUÉ AU CONGRE DE LA HAVANE Le docteur Paul Letondal a assisté au Congrès international de pédiatrie tenu à La Havane, Cuba, à titre de délégué de l\u2019Hôpital Sainte-Justine de Montréal et de l\u2019Association des Pédiatres de la Province de Québec.ee > CONFERENCE A L'UNIVERSITE DE MONTREAL Le professeur Henri Mazeaud, de la Faculté de Droit de l\u2019Université de Paris, a prononcé à l\u2019Université de Montréal, mercredi le 16 octobre 1953, une conférence intitulée: L'évaluation de la responsabilité médicale.+ > 1 Ÿ .HONNEUR CONFERE AU DOCTEUR J.-ALCIDE MARTEL L\u2019American Academy of Pediatrics vient d\u2019annoncer l\u2019élection dans ses rangs de 168 médecins.Au nombre des nouveaux élus, on remarque le docteur J.- Alcide Martel, médecin de l'hôpital Sainte-Justine Montréal. L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 FÉDÉRATION MONDIALE D'ANESTHÉSISTES DE 22 PAYS À L'ÉTUDE Le docteur H.R.Griffith, anesthésiste de Montréal, a annoncé le projet de constituer une fédération mondiale des sociétés d\u2019anesthésistes qui réunirait plus de 7,000 anesthésistes de 22 pays.Le docteur Griffith, qui est professeur d\u2019anesthésie à l\u2019Université McGill et président d\u2019un comité chargé de constituer la fédération, a déclaré qu\u2019une assemblée constituante se réunira à Amsterdam au cours de l\u2019été 1955.Un projet de constitution, préparé à une réunion du comité tenue à Bruxelles en juin dernier, est soumis à l\u2019approbation des diverses sociétés nationales.LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL La réunion d\u2019octobre de la Société de Chirurgie à eu lieu mercredi le 14 octobre au Cercle Universitaire de Montréal.L\u2019ordre du jour comportait la lecture des minutes de la dernière assemblée et deux communications: 1.Nouvelle technique d\u2019adénomectomie prostati- qui (trans-vésico-capsulaire), par le docteur Jean-P.Bourque.3.Plastie du cholédoque, par le docteur Jean Martin.LE PERSONNEL DES UNITÉS SANITAIRES FAIRE 63000 VISITES À DOMICILE AU COURS DU MOIS D'AOÛT L\u2019infirmière visiteuse est indispensable et les Unités sanitaires ne sauraient fonctionner sans elle.Dans la province de Québec, la visiteuse d'hygiène remplit une tâche essentielle.Il est aujourd\u2019hui parfaitement établi qu\u2019un nombre déterminé d\u2019infirmières travaillant dans des conditions prescrites permet de réduire d\u2019autant la mortalité infantile et la mortalité maternelle.Au cours du mois d\u2019août, le personnel des Unités sanitaires que dirige l\u2019hon.Albiny Paquette, m.d., ministre de la Santé de la province de Québec, a effectué plus de 63,000 visites se répartissant comme suit: ense\u2018gnement de l\u2019hygiène générale, 21,492 familles visitées; hygiène maternelle, 1,473 visites; hygiène de la première enfance, 21,976 enfants d\u2019Âge pré-scolaire visités et 15,661 nourrissons; hygiène de l\u2019âge scolaire: ?37 visites; tuberculose: 2,063 visites à domiciles.Au cours de cette période, dans les différentes régions desservies par nos Unités sanitaires, on a procédé à l\u2019examen de 8283 NOUVELLES 1289 personnes.1,046 ont subi l\u2019_épreuve à la tuberculine et le nombre des cliniques a atteint 198.Quant aux cliniques de puériculture, il y en a eu 1,304 pendant le mois d\u2019août et on a procédé à 49,308 examens médicaux ou physiques.Les conseils que donne l\u2019infirmière visiteuse sont précieux.« L'expérience développe chez les visiteuses, a -t-on affirmé, le don de mettre à profit tous les éléments qu\u2019elle a sous la main et la rend experte dans l\u2019art d\u2019obtenir de la famille les soins qu\u2019exigent l\u2019état et les habitudes antérieures du malade.Le renouvellement de lair, la propreté de la chambre et du lit, une nourriture appropriée et bien préparée, le calme, l\u2019administration régulière des médicaments, c\u2019est le minimum de ce qu\u2019un malade peut demander.La tâche n\u2019est pas toujours facile, car chacun a ses manies.Les uns ont toujours peur de renouveler l\u2019air de crainte du froid.Ils n\u2019aèrent jamais.La propreté, le calme, la régularité de l\u2019existence, l\u2019organisation systématique du ménage, d\u2019autres nen ont cure.Pauvreté et ignorance rendent souvent le régime et l\u2019alimentation défectueux.La visiteuse doit faire preuve de patience, de tact et de persévérance pour obtenir les réformes nécessaires.Mais quels résultats quand la visiteuse est parvenu à inculquer ces notions d\u2019hygiène dans une famille.» + + PRIX ANNUEL DU CINÉMA MÉDICO-CHI- RURGICAL DE \u201cLA PRESSE MÉDICALE\u201d Le Prix annuel du Cinéma Médico-Chirurgieal, doté de 100.000 francs en espèces (pouvant éventuellement être partagé) et de divers autres prix, sera attribué (comme les années précédentes) lors de la dernière séance du « Cours d\u2019Actualités médico-chi- rurgicales » à la Faculté de Médecine de Paris en mars 1954.Ne pourront être primés que les films d\u2019amateurs qui ne sont pas déjà édités, subventionnés ou réalisés par un laboratoire ou une firme.Le Jury s\u2019attachera autant à la valeur didactique du film qu\u2019à sa qualité proprement cinématographique.Aucune restriction ne sera faite en ce qui concerne la qualité du film, sonore ou muet, couleur ou noir, mais sera seul admis le format de 16 mm.Les candidatures devront être adressées au Secrétariat du Journal, La Presse Médicale, 120, boul.Saint-Germain à Paris (VIe), avant le ler mars 1954.En raison du succès obtenu l\u2019an dernier, et pour éviter l\u2019afilux de la dernière heure, nos confrères sont d\u2019ores et déjà invités à adresser leur candidature, les films devant parvenir au plus tard le 8 mars 1954. REVUE DES LIVRES L.de GENNES, J.-P.MAY et J.HELIE.\u2014 Le pneumo-rétro-péritoine.Un volume de 107 pages, avec 50 figures.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1953.Le pneumo-rétro-péritoine, l\u2019un des plus récents procédés d\u2019exploration radiologique de l\u2019abdomen, consiste en une insufflation gazeuse, non plus du péritoine (le procédé est ancien et l\u2019on en connaît les inconvénients) mais des espaces cellulaires rétropéritonéaux.Cette technique est aujourd\u2019hui suffisamment connue et expérimentée pour justifier la publication d\u2019une monographie qui vient préciser ce qu\u2019on est en droit d\u2019attendre de ce mode d'investigation, et situer ses possibilités et ses limites en radiodiagnostic.L\u2019étude s\u2019appuie sur l\u2019observation de 345 insufflations rétropéritonéales, faites dans les services centraux de radiologie de l\u2019hôpital Broussais et de la Pitié, à Paris.Cette déjà importante expérience a été corroborée par les observations ultérieures des auteurs, qui portent à 500 leur nombre total.Sur un si grand nombre de cas, les auteurs ont pu établir sans conteste la parfaite innocuité du procédé, sa simplicité, la précision de ses résultats.Dans un pneumo-rétro-péritoine, le gaz injecté fuse par définition dans la couche tissulaire rétropéritonéale.La plage gazeuse postérieure ainsi réalisée permet, sur les radiographies, aux organes abdominaux et singulièrement aux organes rétropéritonéaux de se détacher avec un maximum de netteté, grâce au contraste gazeux, et d\u2019avoir des contours particulièrement bien dessinés.Pour suivre le trajet emprunté par le gaz à partir de son point d\u2019injection et pour apprécier les rapports existant entre le siège d\u2019un organe et la qualité de son image radiologique après pneumo-rétro-péritoine, une courte étude anatomique est nécessaire.Après ce premier chapitre sont envisagés successivement: la technique; les accidents; les avantages; e.© à.+ les résultats du pneumo-rétro-péritoine (pour les reins, les glandes surrénales, la rate, les tumeus et les masses de l\u2019abdomen).De nombreuses radios accompagnent le texte, soigneusement tirées sur papier couché et chacune accompagnée du schéma correspondant.Une importante bibliographie termine l\u2019étude.Raymond GARCIN et Doros ŒCONOMOS.\u2014 Les aspects neurologiques des malformations congénitales de la charnière cr- nio-rachidienne.Un vol.de 206 pages, avec 94 figures.(2.015 fr) \u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1953.Cette monographie, qui intéresse aussi bien le neurologiste et le neuro-chirurgien que l\u2019orthopédiste et le radiologiste, est consacrée à l\u2019étude clinique des diverses malformations de la charnière crânio-rachidienne: impression basilaire, occipitalisation de l\u2019atlas.Mais au-dessous des malformations osseuses, il est en profondeur des malformations nerveuses associées (malformation d\u2019Arnold- Chiari en particulier) ou des retentissements mécaniques sur les formations nerveuses sous- jacentes.Les auteurs.en poursuivent une étude analytique et critique et, à la faveur de 17 observations personnelles de malformations de la charnière, passent en revue les divers aspects du problème dont l\u2019essor a été considérable depuis les travaux radiologiques de Chamberlain et ceux plus récents de Fisch- gold.Beaucoup de syndromes neurologiques incompris trouvent souvent leur étiologie dans ces malformations congénitales facilement lisibles sur de simples clichés radiographiques de profil et de face du crâne.Dans un certain nombre de cas une thérapeutique neuro-chi- rurgicale peut apporter un soulagement mécanique à certains de ces syndromes par malformation osseuse, lorsque leur évolution est progressive. L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 Divisions de l\u2019ouvrage Historique.\u2014 Rappel embryologique.I.Malformations osseuses et merveuses de la région de la charnière cranio-rachidienne.\u2014 Impression basilaire: définition et critères, étiologie générale.\u2014 Malformations rachidiennes associées ou non à l\u2019impression basilaire.\u2014 Les malformations nerveuses associées: la malformation d\u2019Arnold-Chiari, l\u2019hy- dromyélie et les syringomyélies.\u2014 Les retentissements sur les méninges.\u2014 Les anomalies vasculaires notées au cours des interventions chirurgicales.II.Les syndromes cliniques des malformations de la charnière crânio-rachidienne.\u2014 Les grands syndromes neurologiques.\u2014 Syndromes cliniques associés.\u2014 Le liquide céphalo-rachidien.\u2014 Sur quelques facteurs étiologiques d\u2019extériorisation ou d\u2019aggravation des troubles neurologiques: rôle des traumatismes, rôle des infections intercurrentes.\u2014 Evolution générale des accidents nerveux.\u2014 Observations personnelles de malformations primitives de la charnière crânio-rachidienne avec syndromes neurologiques.\u2014 Ordre chronologique des observations avec troubles neurologiques recueillies dans la littérature.\u2014 Aperçu statistique.III.Impressions basilaires secondaires.IV.Diagnostic: Diagnostic clinique.\u2014 Diagnostic radiographique.V.Thérapeutique: But de l\u2019intervention, conduite à tenir, résultats.Bibliographie.\u2014 Index alphabétique.R.GOUVERNEUR, P.PORCHER et R.HIC- KEL.\u2014 Radiologie du rein et de l'uretére.Un vol.de 440 pages, avec 412 figures.5-80 fr.).\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1953.Cet ouvrage de radiologie des anomalies et des affections du rein et de l\u2019uretère ne fait double emploi avec aucun Traité d\u2019Urologie paru en France.L\u2019exploration radiologique du système urinaire a gagné, depuis quelques années, une place de premier plan parmi les moyens d'investigation.On peut dire, qu\u2019actuellement, pas une affection rénale ou urétérale ne peut être élucidée complètement sans la radiographie simple ou la radiographie après injection intraveineuse d\u2019une substance qui, par son élimination, traduit la valeur de la fonction rénale et met en relief les caractères de forme, de volume des calices, du bassinet de l\u2019uretère.L'ancienne pyélographie a perdu beaucoup de ses indications du fait que l\u2019uro- REVUE DES LIVRES 1291 graphie renseigne en général suffisamment.Il est pourtant des cas où elle mettra mieux en évidence une lésion que l\u2019urographie ne démontrera pas très bien.Ces explorations rénales sont mêmes utiles dans beaucoup d\u2019affections vésicales qui retentissent sur les reins sans que parfois on les soupçonne.Or, si la plupart des images radiographiques sont d'interprétation facile pour les urologis- tes, parce qu\u2019elles traduisent des cas d\u2019observation courante, il en est qui, même pour des urologistes de certaine expérience, sont d\u2019une interprétation malaisée, car ces images peuvent revêtir des aspects inconnus soit du fait d\u2019une affection banale évoluant de façon anormale, soit du fait qu\u2019elle évolue sur un rein anormal, soit enfin qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une maladie exceptionnelle.Les auteurs ont donc voulu offrir au clinicien et au chirurgien un travail de séméiologie radiologique tenant compte de ces acquisitions et aussi complet que possible.Il s\u2019agit surtout de l\u2019expérience personnelle qu\u2019ils ont acquise depuis ces treize dernières années; ils se sont appliqués à dégager de l\u2019étude de ces nombreux documents une synthèse des signes urographiques fonctionnels et des signes morphologiques tels qu\u2019ils se présentent au cours de l\u2019évolution des affections des reins et de l\u2019uretère.Les auteurs insistent, entre autres points, sur le fait que l\u2019interprétation d\u2019un uro ou d\u2019un pyélogramme ne peut plus se faire, comme le pensaient autrefois certains, «à l\u2019impression », mais bien après une étude méthodique, systématique, raisonnée, des images données par le film; cela implique qu\u2019on attribue une grande valeur à la découverte et à l\u2019interprétation des « petits signes ».L\u2019avantage évident d\u2019une telle discipline est de permettre, souvent, de poser le diagnostic de l\u2019affection en cause au début de son évolution; la rançon d\u2019une telle exigence est, nécessairement, le doute qui se fait jour dans l\u2019esprit | du spécialiste s\u2019il se heurte à une image qui 1292 se situe, par ses caractères peu accusés, à la limite du normal et du pathologique.Les auteurs défendent, d\u2019autre part, l\u2019emploi de la compression précoce au cours de l\u2019exécution de l\u2019urographie intraveineuse, en s'appuyant sur les comparaisons qu\u2019ils ont pu faire des résultats de la méthode qui était classique en 1941 avec les résultats de la technique utilisée actuellement.C\u2019est devant des urographies exécutées avec compression précoce qu\u2019ils ont pu, sans grande peine, redresser de nombreuses erreurs commises par la seule faute de la compression tardive (tuberculoses rénales étiquetées pyélonéphrites ou lithiases, tumeurs malignes du rein non aperçues, néphrectomies proposées pour le rein sain, etc.).Après des années de travail hospitalier, il apparaît aux auteurs que la collaboration de l\u2019urologue et du radiologiste gagne à être étroite et qu\u2019il n\u2019est pas bon, de la part du clinicien, de trop brider le radiologiste, de lui dire d\u2019une façon trop précise ce qu\u2019il doit faire.On peut dire de ce Traité que, s\u2019il sera d\u2019un grand secours aux urologistes et aux radiologistes, il rendra également des services aux médecins et chirurgiens même non spécialisés en urologie.Divisions de l\u2019ouvrage Technique.Généralités \u2014 Exploration radiologique du rein et de l\u2019uretère.\u2014 Anatomie radiologique du rein et de l\u2019uretère.\u2014 Signes et images urogra- phiques fonctionnels.\u2014 Anomalies rénales.\u2014 Anomalies de l\u2019uretère \u2014Néphroptose \u2014Hydronéphrose.\u2014 Hydrocalices.\u2014 Comportement des cavités rénales et de l\u2019uretère et fonctionnement du rein au cours de la gravidité.\u2014 Lithiase rénale.\u2014 Lithiase urétérale.\u2014 Infections non tuberculeuses du rein.\u2014 Phlegmon périnéphrétique.\u2014 Tuberculose rénale.\u2014 Tuberculose de l\u2019uretère.\u2014 Tumeurs du rein.\u2014 Maladie polykystique des reins \u2014 Kyste hydatique du rein.\u2014 Tumeurs du bassinet et de l\u2019uretère.\u2014 Tumeurs paranéphrétiques.\u2014 Fistules rénales.\u2014 Fistules de l\u2019uretère.\u2014 Béance des uretères.\u2014 Traumatismes du rein.\u2014 Traumatismes de l\u2019uretère.\u2014 Affections vasculaires du rein.\u2014 Bibliographie.REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 Jacques STEPHANI.\u2014 Traité de phtisiologie.Diagnostic et traitement de la tuberculose pulmonaire et extra-pulmonaire.\u2014 Avec la collaboration de Edouard Arnold, R.Kirsch t, F.Nicod, G.de Rham, J.-A.Bau- mann, A.P.Naef, A.Petit, G.Turini; préface du prof.Geo.Bickel.\u2014 A.Legrand et Cie, édit., Pais, 1953.Le Traité que Jacques Stephani publie avec ses collaborateurs, est probablement appelé a représenter pour un certain temps le livre de chevet du phtisiologue.De fait, tout ce qui touche à la pneumologie, et à ses domaines frontières s\u2019y trouve non seulement détaillé mais vécu de façon vivante.Qu'il s\u2019agisse des antibiotiques, des décollements endopleuraux, du pneumothorax extrapleural, ou de la chirurgie d\u2019exérèse, ces disciplines dans ce qu\u2019elles ont de complétement ou de partiellement nouveau, y sont minutieusement décrites, par le moyen d\u2019un texte abondamment illustré.L\u2019ouvrage concrétise ainsi le travail en équipe, tel qu\u2019il est organisé actuellement dans tous les centres spécialisés.D'autre part, il n\u2019existait pas à ce jour de monographie traitant avec ampleur de toutes les localisations dites extrapulmonaires de 1a tuberculose.Le Traité de Phtisiologie comble cette lacune.Le praticien comme le spécialiste peuvent désormais étudier et suivre la maladie, non seulement dans le poumon et la plèvre, mais dans l\u2019organisme entier.Ce point constitue une des principales originalités de l\u2019ouvrage.Extrait de la préface du prof.Bickel: En mettant à notre disposition, en un texte aussi facile à lire que richement documenté, non seulement les notions classiques, qui constituent la base de nos connaissances phtisio- logiques actuelles, mais aussi les acquisitions les plus récentes de l\u2019anatomie, de la physiologie pathologique, et du diagnostic, le docteur Jacques Stephani a su mener à chef une œuvre dont l\u2019utilité pratique ne le cède en rien à l'intérêt strictement scientifique.Les quelques chapitres dont il a confié la rédaction à d\u2019éminents spécialistes, constituent pour L'Union Méd.Canada XLIII Tome 82 \u2014 Nov.1953 V refait les forces!.i À | redonne de I\u2019énergiel.ù x PAN TAVENES fo al Cs A tt PS > (y 2 6 © age Q % ik Préparation naturelle Ca & CON Id et cencentrée, contenant (XT les principes excito / toniques de l\u2019avoine Saint noire (Avena Sativa) £ sous forma de dragées ANGLO-FRENCH DRUG CIE LTEE 1294 son nouveau livre un enrichissement précieux, qui ne compromet en aucune façon l\u2019unité de cet excellent traité.F.MARTORELL.\u2014 Ulcères des jambes d'origine neuro-vasculaire.Avec la collaboration de J.Guasch, hématologie; A.Mar- torell, angiologie; J.Osés Josué, radiologie; R.Roca de Vinyals, histopathologie; A.Valls Rovira, diabétologie; J.Valls-Serra, angiologie.Traduction de O.Liévain.Un volume de 116 pages, avec 53 figures.(670 f.).\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1953.L\u2019ulcère chronique de la jambe comme entité clinique a cessé d\u2019exister.Les ulcères des extrémités constituent toujours un symptôme, une complication ou une séquelle d\u2019une autre maladie.Cette maladie causale exige d\u2019être connue pour orienter dûment la thérapeutique.Il est admis aujourd\u2019hui que les ulcères des extrémités ont une origine neuro-vasculaire, dans 90 pour cent des cas.En majeure partie ils se localisent à la région sus-malléolaire, et les plus nombreux obéissent aux troubles de la circulation veineuse, influencée défavorablement par l\u2019orthostatisme; ce sont les ulcères phlébostatiques.Dans une moindre proportion, existent les ulcères de topographies plus irrégulières, liées à une circulation artérielle insuffisante; ce sont les ulcères ischémiques.Enfin existent ceux qui dépendent des altérations de l\u2019innervation des territoires cutanés ulcérés; ce sont les ulcères neurotrophi- ques.Cette monographie s\u2019adresse au médecin praticien.Le but des auteurs a été de faciliter au médecin « général » qui se trouve en présence d\u2019un malade porteur d\u2019ulcères des extrémités, le diagnostic différentiel à faire et la thérapeutique à appliquer; c\u2019est ainsi que la plupart des chapitres commencent par un schéma de localisation préférentielle à côté du titre, en dessous duquel figurent les synonymes de l\u2019affection envisagée.On retrouve à chaque chapitre les mêmes divisions: concept, physiopathologie, diagnostic, traitement.Le lecteur intéressé à étendre ses connaissances sur telle question précise trouvera en REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 fin de chaque chapitre une bibliographie sélectionnée.Divisions de l\u2019ouvrage Ulcère variqueux.\u2014 Ulcère post-phlébitique.\u2014 Ulcère par insuffisance veineuse profonde constitutionnelle.\u2014 Ulcère par fistule artérioveineuse.\u2014 Ulcère et splénomégalie.\u2014 Ulcère par déclivité et immobilité.\u2014 Ulcère post-poliomyélitique.\u2014 Ulcère par perniosis.\u2014 Ulcères de l\u2019érythème induré de Bazin.\u2014 Vasculites nodulaires ulcérées.\u2014 Ulcère hypertensif.\u2014 Ulcère artériosclérotique.\u2014 Ulcère ischémique des diibétiques.\u2014 Ulcère thrombo-an- géitique.\u2014 Ulcère endartéritique.\u2014 Ulcères post- emboliques.\u2014 Ulcères « post-congélation ».\u2014 Ulcères par décubitus.\u2014 Ulcère spondylolisthésique.\u2014 Ulcère perforant plantaire par myélodisplasie.\u2014 Ulcère perforant plantaire par section nerveuse non réparée physiologiquement.\u2014 Ulcères par lésion vasculoner- veuse.\u2014 Ulcère perforant plantaire diabétique.Bernard DUHAMEL.\u2014 Chirurgie du nouveau-né et du nourrisson.Préface du Prof.M.Fèvre.Un vol.de 308 pages, avec 158 figures.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1953.Ce livre, dit le Prof.Fèvre dans sa préface, «comble une lacune et vient à son heure ».Ce n\u2019est point que la chirurgie du premier age soit nouvelle, mais elle a été totalement renouvelée depuis quelques années grâce aux progrès des techniques de diagnostic, en pa- ticulier aux progrès de la radiologie, et grâce aux progrès de la réanimation et de l\u2019anesthésie.Des affections considérées jusqu\u2019ici comme au-dessus des ressources de la thérapeutique peuvent bénéficier maintenant d\u2019un traitement chirurgical efficace.Des interventions audacieuses qui se seraient jadis soldées par la mort assurent désormais la survie.Enfin, nombre de maladies considérées comme « essentielles » se révèlent la conséquence d\u2019anomalies jusqu\u2019ici méconnues, et peuvent être guéries par un traitement chirurgical simple.Les médecins praticiens trouveront dans cet ouvrage des indications opératoires qu\u2019ils ne soupçonnaient peut-être pas; les pédiatres y trouveront de substantiels chapitres médico- chirurgicaux; les radiologistes puiseront de précieux conseils dans le chapitre rédigé par QE re rer rer ve C7 Es Les comprimés \u201cDAINITE\u201d soulagent lel nud PROTECTION FCONTINUE CONTRE ASTHME FORMULE DES COMPRIMÉS DAINITE Pour le jour: Pentobarbital de sodium .\u2026.Va gr.Aminophylline .3gr.Ephédrine HCI .V4 gr.Benzocaine .Va gr.Hydroxide d\u2019alumine 214; gr.Pour la nuit: Phénobarbital .34 gr.Pentobarbital de sodium .V2 gr.Aminophylline .4gr.Benzocaine .Vs gr.Hydroxide d\u2019alumine 214 gr.POSOLOGIE: La dose moyenne est de un ou deux comprimés de jour \u201cDainite\u2019\u201d\u2019 trois fois par jour avant les repas et de un ou deux comprimés du soir à 10 heures p.m.PRÉSENTATION: Boîte de 36 comprimés pour le jour et de 12 comprimés pour le soir.Flacons de 100 comprimés pour le jour.Flacons de 100 comprimés pour le soir.Documentation et échantillon envoyés sur demande.Une spécialité Irwin, Neisler & Co., U.S.A.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC.2027, Avenue du Collège McGill, Montréal 1296 Jacques Sauvegrain; les anesthésiologistes se rendront compte des différences fondamentales qui existent entre l\u2019anesthésie de l\u2019adulte et celle du nourrisson.Les chirurgiens, enfin, sauront ce qu\u2019ils peuvent attendre des opérations pratiquées, et sauront utiliser au mieux les indications techniques ou les méthodes opératoires exposées avec l\u2019appui d\u2019une importante iconographie.Ce livre ne représente cependant nullement un traité ou un précis.L\u2019auteur expose l\u2019expérience qu\u2019il a acquise à la clinique chirurgicale infantile de l'hôpital des Enfants-Ma- lades, et ne se réfère à la littérature que dans la mesure où elle a influé sur sa ligne de conduite.Certains chapitres, qui traitent d\u2019affections bien connues, sont simplement effleurés; d\u2019autres sont exposés à fond, et certains prennent une ampleur que justifie leur nouveauté.C\u2019est, en même temps qu\u2019une mise au point, un livre original.Divisions de l\u2019ouvrage I.Généralités.Introduction.Chirurgie du nourrisson et chirurgie du nouveau-né.\u2014 Examen radiologique du nourrisson (par Jacques Sauvegrain).Techniques anesthésiques.\u2014 Soins pré et postopératoire (bilan humoral, hydratation et réanimation, réalimentation).\u2014 Matériel et technique opératoires.\u2014 Malformations congénitales (diagnostic et traitement, étiologie).II.Pathologie du nouveau-né.Les syndromes asphyxiques et les troubles de la déglutition (inclusion de la langue, hernies diaphragmatiques, atrésies de l\u2019æœsophage, fistules ceso-trachéa- les, diverticules de l\u2019hypopharynx).Problèmes pathogéniques généraux posés par les occlusions congénitales et les ictéries congénitaux.\u2014 Les occlusions congénitales (sténoses duodénales, occlusions intestinales, péritonites méconiales, iléus méconial et maladie fibro-kystique, diverticules, kystes et dédoublements du tube digestif).\u2014 Les malformations congénitales des voies biliaires.\u2014 Les malformations de anus et du rectum.Les aplasies de recouvrement (omphalocèles, exstrophie vésicale, spina-bifida, méningo-encéphalo- cèle, aplasies tégumentaires).REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 Les tumeurs congénitales (tumeurs sacro-coccygien- nes, angiomes).III.Pathologie du nourrisson.Le nourrisson vomisseur.\u2014 Sténose hypertrophique du pylore.\u2014 Malpositions cardio-tubérositaires et hernies par l\u2019hiatus œsophagien.Occlusions du nourrisson.\u2014 Iléus fonctionnel.\u2014 Invaginations intestinales.\u2014 Mégacôlon congénital.Appendicites du nourrisson.\u2014 Péritonites primitives.\u2014 Persistance totale ou partielle du canal omphalo-mésentérique.\u2014 Hernies inguinales.Pathologie accidentelle du tube digestif.\u2014 Corps étrangers.\u2014 Rétrécissements cicatriciels de l\u2019æso- phage.\u2014 Perforations instrumentales de l\u2019æsophage.Bec-de-lièvre et division palatine.\u2014 Phimosis.Léon VANNIER.\u2014 Précis de thérapeutique homœopathique.3e édition revue et corrigée.Un vol.de 654 pages.(1.600 fr.).\u2014 G.Doin et Cie, é&dit., Paris, 1953.Trop souvent, les confréres qui désirent pratiquer I\u2019homeeopathie sont embarrassés pour choisir le remède qui convient exactement au cas qui leur est soumis, au malade qui leur est présenté.Nous avons pensé leur être utile en leur offrant un unvre qui leur permît de déterminer facilement et rapidement le remède nécessaire, sans attendre de posséder la connaissance complète de la matière médicale homæœopathique dont nous savons combien l\u2019étude est difficile.Bien mieux, nous pensons que l'usage de ce Précis les aidera à mieux comprendre les indications et les applications de nos remèdes; à leur faire connaître et apprécier la médecine homeeo- pathique dont la pratique assure aux malades d\u2019admirables résultats et aux médecins.une parfaite sécurité.P.RIMBAUD.\u2014 Précis de séméiologie médicale élémentaire.Avec la collaboration de L.Gondard.3e édit.revue et corrigée.Un vol.de 330 pages.(1.350 fr.) \u2014 G.Doin et Cie, édit.Paris, 1953.Ce Précis, dès sa publication en 1943, connut le plus grand succès auprès des étudiants privés d\u2019ouvrages didactiques simples au moment où ils abordent pour la première fois les grands services hospitaliers.Les stagiaires, en groupes parfois disparates, reçoivent un enseignement magistral qui trop souvent s\u2019appuie sur d\u2019innombrables recherches biologiques.n\u2019aLalyse des signes fournis par l\u2019auscultation d\u2019un pormon ou d\u2019un cœur, par exemple, s\u2019efface devant L\u2019Antistine-Privine donne un soulagement rapide, intense et prolongé de la congestion nasale.La combinaison synergique de l\u2019antihistaminique Antistine et du vasoconstricteur Privine est \u2018\u201cle médicament de choix pour application aux muqueuses nasales.\u201d\u20191 PRESENTATION : 1.Vaporisateur commode: Emet un aérosol qui fait parvenir la solution directement à la région des symptômes.2.Solution\u2014flacon de 4% once liquide avec compte-gouttes.Pour instillation dans les narines et dans le cul-de-sac conjonctival dans le traitement des affections allergiques des muqueuses nasales et de la conjonctive.1.Hunter, R.B., et Dunlop, D.M.; Quart.J.Med.17: 271-290, 1948.nt{stine-Privine\u201d | 1298 des clichés radiologiques, des électrocardiogrammes complexes.On consulte les ondes mystérieuses d\u2019un électroencéphalogramme sans avoir recherché les réflexes.Certes, ces renseignements « paracliniques » facilitent parfois le diagnostic.Mais le jeune médecin dès ses premiers pas dans sa nouvelle carrière en sera le plus souvent privé.L'identification des signes cliniques devra être rapide; la décision thérapeutique ne peut attendre.La séméiologie demeurera donc la base de l\u2019enseignement quelle qu esoit l\u2019évolution médicale.La troisième Edition qui paraît aujourd\u2019hui tient compte de cette évolution; une place plus importante a été faite aux reproductions radiographiques, aux explorations fonctionnelles rénales ou hépatiques.Le chapitre consacré aux modifications sanguines a été entièrement remanié.Mais cette mise à jour, ce rajeunissement, n\u2019ont entraîné aucune surcharge importante.Par sa clarté, sa concision, ce Précis de séméiologie médicale conservera la faveur des jeunes générations.Jean QUENU, directeur.\u2014 Nouvelle pratique chirurgicale illustrée \u2014 Fasciclule VII.Un volume de 294 pages avec 251 figures dessinées d'après nature par S.Dupret.(2.300 fr.) \u2014 G.Doin et Cie, édit.Paris, 1953.Sommaire du fascicule VII: Amputation du sein pour cancer (J.Quénu).\u2014 Phrénoplastie par filet de nylon pour éventatiorn diaphragmatique gauche (J.Quénu et P.Herlemont).\u2014 Technique d\u2019un cas de néphrectomie partielle (B.Fey).\u2014 Hystérectomie totale pour fibrome (J.Qué- nu).\u2014 Colpo-hystérectomie vaginale pour prolapsus utérin.Technique de Roubier (J.Perrotin).\u2014 Sym-\" pathectomie lombaire, splanchnicectomie et médullo- surrénalectomie associées dans le traitement des artérites juvéniles (Maladie de Buerger), (N.Oecono- mos).\u2014 Ostéosynthèse des fractures trochantérien- nes.Technique du « clou-plate » (J.Teinturier).\u2014 Greffe d\u2019une pseudarthrose du tibia par simple onlay.Opération de Phemister (M.Arsac).\u2014 Résection de la veine saphène interne (G.Thomeret).Rappel: Fascicule 1: 274 pages, 239 figures.1947.1.200 fr.Fascicule 2: 272 pages, 235 figures.1948.1400 fr.Fascicule 3: 290 pages, 252 figures.1949.1.500 fr.REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 Fascicule 4: 288 pages, 255 figures.1950.1.500 fr.Fascicule 5: 254 pages, 228 figures.1951.1.600 fr.Fascicule 6: 270 pages, 249 figures.1952.2.250 fr.Léon VANNIER et ILIOVICI \u2014 L'homæœo- pathie sans peine.Un vol.de 176 pages.(600 fr.) \u2014 G.Doin et Cie é dit., Paris, 1953.La curiosité s\u2019éveill ede plus en plus vis-à-vis de l\u2019Homæopathie.Un nombre croissant de Médecins et d\u2019Etudiants désire l\u2019étudier puis la pratiquer.Tous sont attirés par des résultats qui ont gagné l\u2019opinion publique, mais beaucoup sont rebutés par la réputation d\u2019obscurité qui s'attache à l\u2019Homœopathie et qui est absolument injustifiée.C\u2019est à quoi ont pourvu les Docteurs Léon Vannier et lliovici.Sous la forme de lettres familières mais précises, ils envisagent tour à tour le psoints essentiels de la Doctrine et de la Pratique.Ils répondent dans les grandes lignes à toutes les questions que le non-initié se pose.L\u2019ouvrage apparaît ainsi comme le préambule naturel à une étude plus approfondie.Il donne les premiers rudiments techniques et aide à faJonner le nouvel esprit nécessaire pour la compréhension et l\u2019application de l\u2019Homæopathie.En même temps il montre bien l\u2019accord et non l\u2019antagonisme qui existe entre les différentes conceptions médicales.Une vraie synthèse est inconcevable sans la connaissance ho- mæopathique.Victor PAUCHET et S.DUPRET.\u2014 L'anatomie en poche.Ge édition revue et corzi- gée.Un vol.de 464 pages, avec 434 planches en noir et en couleurs.(1.400 fr.) \u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1953.Depuis la 1ère édition, publiée en 1926, l\u2019Anatomie en poche a fait, en raison de sa commodité, une magnifique carrière, celle que lui avait prédite Victor Pauchet.Rajeunie et augmentée, cette 6e édition sera, comme les précédentes, consultée par tous les étudiants qui dissèquent ou qui fréquentent les hôpitaux, par les candidats à l\u2019externat et à l\u2019internat, par les chirurgiens qui, à la veille d\u2019une opéatiorn inhabituelle, voudront repasser en quelques minutes les rapports des organes de la région où ils vont opérer.A tous, ce livre rappellera l\u2019Anatomie, sans effort grâce à la clarté de ses planches, et à tout instant car son petit format permet de l\u2019emporter toujours et partout avec soi. pour prévenir l\u2019attaque d\u2019angine de poitrine L\u2019efficacité prophylactique du Peritrate dans l\u2019angine de poitrine repose sur une abondante documentation.1-4 Dans certains cas, les attaques ont été virtuellement éliminées.1 Dans d\u2019autres cas, elles se produisent moins fréquemment, 1-3 ou perdent de leur intensité, 1-2 les malades ont moins besoin de nitroglycérine 1.2 et leur tolérance aux exercices est augmentée.13,4 Efficace chez 4 patients sur 5.Au cours d\u2019une série d\u2019observations, on a obtenu une diminution dans la fréquence des attaques chez 784% des cas traités.1 \u201cDans un autre groupe, on a obtenu un fort pourcentage de résultats heureux\u201d \u2014 chez 80% des malades, les attaques furent moins nombreuses.?Les attaques que l\u2019on n\u2019a pu prévenir \u201cperdirent de leur intensité et durèrent moins longtemps.\u201d 1 Ces résultats se reproduisent en pratique privée.Les rapports provenant d\u2019un nombre toujours plus considérable de médecins sont également très encourageants.De nombreux malades obtiennent une entiére protection contre les Peri ® 0 trate © attaques, une réduction dans le nombre des attaques ou une régression dans la gravité des attaques, en adhérant à des doses régulières de 1-2 comprimés, 3 à 4 fois par jour.Un nitrate nouveau, à action prolongée, virtuellement dépourvu de toxicité.La structure chimique du Peritrate avec ses cinq atomes de carbone et sa chaîne latérale diffère de la structure en chaîne droite des composés plus anciens.Son absorption se fait lentement (1 - 1% heure) et elle dure longtemps (4 à 5 heures).Le Peritrate est virtuellement non toxique.Il ne se produit que rarement des effets secondaires bénins et transitoires qui d'ailleurs sont facilement maîtrisés.Jusqu\u2019à maintenant, il ne s\u2019est pas présenté de cas de tolérance chez les malades que l\u2019on a observés.S\u2019obtient sous forme de comprimés de 10 mg, en flacons de 100 et 500.1.Humphreys, .P., et al: Angiology 3:1 (Feb.) 1952.2.Plotz, M.: New York State J.Med., 52:2012-2014 (Aug.15) 1952.3.Perlman, A.: Angiology 83:16 (Feb.) 1952.4.Samuels, 8.8., et al: Angiology 3:30 (Feb.) 1952.SH gL LILY CD TETRANITRATE (MARQUE DE TETRANITRATE DE PENTAERYTHRITOL) WARNER-CHILCOTT L'alboratories Division of William R.Warner & Co.Ltd.\u2014 Toronto, Ontario 1300 Publié sous la direction de MM.A.LEMIER- RE, Ch.LENORMANT, Ph.PAGNIEZ, P.SAVY, N.FIESSINGER, L.de GENNES et A.RAVINA.\u2014 Traité de médecine (en 17 volumes).\u2014 Tome XVII (et dernier) : Maladies des muscles, des os, des articulations.Rhumatismes chroniques.Addenda aux tomes I, II, IV, V, XII et XVII.\u2014 Table générale alphabétique des tomes I à XVII.Un vol.de 1,062 pages, 237 figures.(6.100 frs).Prix: broché: 5.500 fr.: cartonné: 6.100 fr.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1953.Avec le 17e et dernier tome qui vient de paraître, l'important Traité de Médecine dont la Librairie Masson avait entrepris la publication se trouve au- jourd\u2019hui complet.Cet ensemble constiue Pouvrage le plus important et le plus riche de substance qui ait été publié au cours des trois dernières années.On peut dire que c\u2019est actuellement la base essentielle de toutes les recherches d\u2019ordre médical.L\u2019ouvrage est devenu indispensable dans toutes les bibliothèques scientifiques et médicales et dans les Universités et les Centres de Recherches en France et à l\u2019étranger.Il n\u2019est que de consulter les monographies parues depuis ces dernières années pour s\u2019apercevoir de la place qu\u2019a prise le Traité comme ouvrage fondamental de référence.Il n\u2019est guère de Bibliographie qui ne signale le chapitre du Traité de Médecine se rapportant à la question envisagée.Le tome qui vient de paraître présente l\u2019étude des questions suivantes: Maladies des muscles, des os, des articulations et rhumatismes chroniques.De plus, il comporte toute une série d\u2019addenda aux tomes I \u2014 II \u2014 IV \u2014 V \u2014 XII et XVII, mettant l\u2019ouvrage à jour des dernières réalisations dans les questions correspondantes: Tome I: Traitement des méningites à bacilles de Pfeiffer.Embryopathies de la rubéole.Traitements récents de la coqueluche.Oreillons, Fièvre thyphoïde.Tome II: Brucelloses.Traitement de la maladie de Nicolas-Favre.Tularémie: lymphoréticulose bénigne.Autres adénopathies régionales subaiguës (pas- teurelloses).Traitement de l\u2019amibiase: nouveaux médicaments.Typhus exanthématique.Fièvre de Queensland.\u2014 Tome IV: Avitaminoses.Tome V: Asthme: nouveaux traitements.Pneumonies atypiques.Embolies pulmonaires.Infarctus pulmonaire.Oedème aigu du poumon .Pneumothorax spontané.Poumon et plèvres cardiaques.Tome XII: Progrès dans le traitement des anémies mégalobalstiques.Données récentes sur certai- REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 nes maladies des globules blancs et des organes leu- copoiétiques.Acquiistions récentes dans le domaine de la coagulation sanguine.Progrès dans le traitement des splénomégalies congestives.Tome XVII: Traitement des rhumatismes articulaires chroniques par la cortison ni e et la corticotro- phine.Rappelons que le Traité de Médecine a été conçu de telle sorte que chaque tome puisse être acquis et utilisé séparément, comme Une monographie très poussée de la question traitée.Néanmoins l\u2019ouvrage possède une unité qui vient de sa conception d\u2019ensemble, le même esprit ayant présidé à l\u2019élaboration de l\u2019œuvre.Cette unité apparaît surtout si l\u2019on utilise l\u2019Index Général qui termine le tome XVII.Cet Index Alphabétique de 240 pages se présente comme un instrument de travail exceptionnel et sans doute unique, qui confère au traité des facilités de consultation rares, en le transformant en un véritable dictionnaire de médecine.Sandro BURGI.\u2014 Les régulations neuro- végétatives.Préface du prof.J.Lhermitte.Un vol.de 176 pages.(580 fr.) \u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1953.Cette monographie écrite d\u2019une façon très condensée, expose nos connaissances actuelles des régulations nerveuses de la vie végétative.Partant des données immédiates de la biologie, du besoin d\u2019alimentation par exemple, l\u2019auteur se demande quels sont les mécanismes nerveux qui provoquent la sensation de faim, la recherche de la nourriture, qui président à la digestion, etc.C\u2019est, dire qu\u2019il décrit tous ces processus non pas pour eux-mêmes, mais en fonction des besoins de l'organisme.Cette méthode l'amène, évidemment, à considérer les régulations que l\u2019on connaît, aussi bien que celles dont on ignore à peu près tout (la faim ou la soif, entre autres).Il ne s\u2019agit donc pas d\u2019un précis d\u2019anatomo-physio- logie du système nerveux végétatif, mais d\u2019une étude biologique de ses fonctions.L\u2019exposé des régulations au service de l\u2019alimentation est suivi par la description des mécanismes qui assurent le métabolisme de l\u2019eau, l\u2019introduction de l\u2019oxygène et l\u2019élimination du CO,, l\u2019homéothermie, les fonctions génératives, etc.Un chapitre spécial est consacré aux régulations neuro-végétatives à intégration méso-diencéphalique.Il y est démontré que celles-ci servent en premier lieu à ajuster le comportement instinctif et non pas à régler des métabolismes souvent imaginaires.Pour des raisons d\u2019économie et parce que l\u2019organisme ne procède jamais de façon schématique, quelques mécanismes qui concernent l\u2019homéothermie, losmose et le métavolisme de l\u2019eau, peut-être la vie sexuelle, y L'Union Méd.Canada XLVII Tome 82 \u2014 Nov.1953 Pour l\u2019usage quotidien, le Veratrite est un agent hypotenseur recommandable et dépourvu de réactions secondaires fâcheuses.II peut procurer une amélioration de la circulation, un abaissement progressif de la tension artérielle et une sensation de bien-être accru sans exiger un horaire compliqué ou un ajustement quotidien de sa posologie.Son prix économique, facteur important dans un traitement de longue haleine, milite en faveur du Veratrite comme médicament d\u2019entretien de la plupart des malades hypertendus.Chaque tabule VERATRITE LITTÉRATURE ET ÉCHANTILLON ENVOYÉS AUX MÉDECINS contient: SUR DEMANDE.Veratrum viride 40 unités C.S.R.* Nitrite de sodium .1 grain Phénobarbital .Y4 grain Dose initiale: 2 tabules 3 f.p.|.après Îles repas.*Le titrage biologique des spécialités Irwin-Neisler à base de Veratrum Viride est maintenant établi en unités C.S.R.# L'équivalence thérapeutique en unités Craw est approximativement comme suit: Unités Craw Unités C.S.R.3 40 10 130 Manufacturé par IRWIN, NEISLER & COMPANY, DECATUR, Illinois, U.S.A.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC.- - 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal 1302 REVUE DES LIVRES sont également organisés.Quant aux régulations neuro-végétatives à intégration corticale, très étudiés et très à la mode actuellement, un dernier chapitre en fait le bilan en tâchant de les grouper selon leur signification qui, cependant, correspond bien souvent à une perturbation plutôt qu\u2019à une régulation de la vie végétative, en aucun cas à une fonction supérieure.Comme il s\u2019agit d\u2019un ancien élève et collaborateur du professeur W.-R.Hess, Prix Nobel, l\u2019auteur, tout en restant très personnel, fait connaître en même temps aux médecins français les grandes lignes qui ressortent des travaux et de l\u2019enseignement du Maître de Zurich.Traitant de la régulation nerveuse des organes internes, l\u2019ouvrage s\u2019adresse aux neurologues aussi bien qu\u2019aux pathologues et aux physiologistes dont ce sera le rôle de combler les lacunes qui y sont mises en lumière.Une bibliographie très étendue facilitera la tâche de tous les chercheurs.P.de GRACIANSKY et S.BOULLE.\u2014 Atlas de dermatologie en couleurs.Fascicule V.\u2014 Librairie Maloine S.A, édit, Paris, 1953.On trouvera dans ce cinquième fascicule de l\u2019Atlas de Dermatologie la suite de la documentation iconographique concernant la Syphilis.Le texte qui l\u2019accompagne traite des aspects cutanés de la mériode tertiaire.La, diminution de fréquence de la syphilis tertiaire a précédé de quelques années celle des accidents primo-secondaires, démontrant l\u2019efficacité des cures arséno-bismuthiques opposées pendant près de trente années à la syphilis précoce.Cette rareté explique les erreurs de diagnostic graves et prolongées auxquelles sont exposés de nos jours les sujets atteints de ces manifestations «historiques» de la syphilis.A la suite des aspects caractéristiques de lichen plan publiés dans les fascicules précédents, on trouvera ici deux formes de diagnostic plus difficile de la même dermatose: lichen pigmentogène et lichen corné\u2026 La maladie de Pick-Herxheimer, rare en France, sauf en Alsace et en Bretagne, se traduit par une symptomatologie cutanée caractéristique dont nous présentons plusieurs ex- L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 emples.Les rapports de cette dermatose avec les maladies dites « du collagène » en font une affection d'actualité, qui soulève des problèmes pathogéniques intéressants à discuter, Le syndrome de Gougerot-Sjogren pose des questions différentes, sans doute, mais du même ordre: on ne peut plus considérer cette « xérodermostéose » comme une simple curiosité dermatologique ou ophtalmologique.Les rapports de la siccité des muqueuses avec la polyarthrite chronique, les altérations digestives, hématologiques, les troubles de la nutrition, font entrer ce syndrome dans la pathologie générale.Nous avons enfin réuni dans ce fascicule un certain nombre de dermatoses, fréquentes OU rares, que notre expérience nous a montrées souvent méconnues, alors que leur diagnostic est particulièrement facile pour qui en a observé un aspect caractéristique.Telles sont la dermatite des prés, la maladie de Foz- Fordyce, les léiomycomes, la leucokératose tabagique, les radiodermites.Ces dernières tirent leur intérêt de leur gravité plus peut-être que de leur fréquence, qui a diminué depuis que la technique et les indications de la radiothérapie sont mieux connues, et que les dermatologistes, du fait de leur spécialisation, ont peut-être parfois tendance à exagérer.L\u2019existence, toutefois, de ces accidents, dont nous présentons aujour- d\u2019hui un premier exemple, doit inciter à ne recourir à la thérapeutique par la radiations que lorsqu\u2019elle est formellement indiquées et irremplaçable.Prosper MERKLEN et Robert WAITZ.\u2014 Atlas d'hématologie.\u2014 Un volume de 283 pages, 70 planches en 6 couleurs.Broché: 6.000 fr.; cartonné: 6.600 fr.\u2014 Librairie Maloine, édit, Paris, 1953.On sait que depuis quelques années l\u2019iconographie a conquis un développement justifié dans toutes les branches de la médecine.L\u2019hématologie, en particulier, devait bénéficier de pp.I oe oe ada. 008d Xx x = pour.ee LA GROSSESSE L'ALLAITEMENT LA CROISSANCE RAPIDE LA CONVALESCENCE pe a a ace , RAO ASN CCS x SUPPLÉMENT ALIMENTAIRE chaque comprimé contient: *Composé d'os broyés PT 5gr.Sulfate de fer - - 0-7 + = 1 5 gr.Vitamine À CE 1 500 U.l.Vitamine D EE 1 400 U.|.Vitamine C - - - =- = = = = 25 mg.Mononitrate de thiamine - - - - - 075mg.Riboflavine - - - - = = =- = 075mg.Niacine - «+ - = = = = - 50 mg lodure de potassium - - - - - - 05 mg - - = - 01 mg.Carbonate de cuivre - - OO Glycérophosphate de manganèse 1 mg.Oo *Le Composé d'os broyés contient: O Calcium.25% oO © Phosphore \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.11% Fluor ooo 0.25% Posologie : Un comprimé deux ou trois fois par jour après les repas.Présentation : Flacons de 100, 500, 1000.I | \u2018 o \u2014l UNE COMPAGNIE ENTIEREMENT CANADIENNE .DEPUIS 1879 Rep tants: [EET résen M.J.-L.Vallerand, 1055, Mont Saint-Denis, Wolfesfield Park, Québec, P.Q.M.G.Lamontagne, 2317, av.Regent, NDG.Montréal, P.Q.\u2014 M.P.-E.Thibaudeau, 2425, boul.Girouard, St-Hyacinthe, P.Q.M.M.Quesnel, appartement 3, 917 est, boul.Saint-Joseph, Montréal, P.Q.M.Phil.Bilodeau, 3142, chemin Sainte-Foy, Sainte-Foy, Québec.Mr.F.L.Upton, Warwick Court, 4715 Queen Mary Road, Montreal 26, Que. 1304 cette tendance: le diagnostic y est en grande partie basé sur l\u2019examen cytologique du sang et des organes hématopoiétiques, moelle osseuse, rate, etc.Le besoin s\u2019imposait en France d\u2019un ouvrage où seraient groupées les reproductions des diverses cellules sanguines.Cette lacune a été comblée par l\u2019Atlas d\u2019Hématologie qu\u2019ont fait paraître MM.Pr.Merklen et R.Waitz.On y trouvera les images en couleurs de la grande majorité des cellules qu\u2019on a coutume de rencontrer dans le sang et les organes de l\u2019hématopoïèse à l\u2019état normal et pathologique.Elles ont été dessinées d\u2019après des préparations toutes traitées par la technique de May-Grunwald-Giemsa.L'ensemble est réuni en planches très soignées, qui permettent de prendre une connaissance exacte de la morphologie et de la coloration des variétés de leucocytes d\u2019hématies et de diverses cellules en cause.REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 La troisième édition s\u2019est enrichie de 12 nouvelles planches, celles-ci concernant, pour la plupart, la cytologie de la moelle osseuse.L\u2019attention apportée aux choix des préparations et à la qualité de leur reproduction fait de cet Atlas un recueil de documents de haute valeur, égal ou supérieur aux meilleurs Atlas étrangers.Au cours de pages très claires, placées en tête de l\u2019ouvrage, sont exposés les caractères différentiels des éléments cellulaires du sang et de la moelle osseuse, à comprendre et à interpréter la lecture des planches qui suivent.Si l\u2019Atlas d\u2019Hématologie de MM.Pr.Mer- klen et Waitz, s\u2019adresse avant tout aux hématologistes et aux histologistes, il se montre aussi d\u2019une réelle utilité pour les praticiens de médecine générale et les spécialistes; tout médecin a de plus en plus l\u2019occasion de s\u2019intéresser aux questions dont l\u2019ouvrage fournit la solution iconographique.\u201cL'Union Médicale du Canada\u2019 en 1884 L'affaire Lynam et les asiles d\u2019aliénés.Novembre 1884.On a, dans ces derniers temps, fait beaucoup de bruit autour du nom d\u2019une dame Lynam internée à PAsile de la Longue-Pointe comme aliénée.A la prière du sieur Lynam, son mari, cette dame avait été, préalablement à son admission à l'asile, examinée par des médecins qui s\u2019étaient prononcés pour l\u2019aliénation mentale.Un des amis de la dame croyant devoir mettre en doute la justesse de ce diagnostic, a réussi à provoquer, à ce sujet, une enquête judiciaire au cours de laquelle un certain nombre de médecins ont, aprés examen, déclaré que cette prétendue aliénée était en pleine possession de son intelligence et qu\u2019on devait la mettre immédiatement en liberté.A cette opinion s\u2019est rangé le médecin résident de l\u2019asile.D\u2019autres, en plus petit nombre, ont affirmé que dans leur âme et conscience, ils croyaient la dame Lynam aliénée, et que par conséquent il n\u2019y avait pas lieu de lui donner son exeat.Le médecin visiteur officiel de l'asile, M.le docteur Henry Howard, était, entre autres, de cet avis.Ces contradictions des médecins, jointes au verbiage des avocats, n\u2019ont pas peu contribué à embrouiller les choses.Aussi, l\u2019hon.juge Jetté, qui présidait la cour, a-t-il cru devoir confier le cas à un expert, M.le docteur Vallée, de Québec, avec instruction de faire rapport.L'affaire en est là pour le moment, et il est plus ou moins difficile d\u2019en prévoir le résultat final.Il y a dans toute cette affaire plusieurs points à éclaircir.Un, entre autre, sur lequel il sera besoin de jeter quelque lumière est le suivant: Comment a-t-il pu se faire que cette femme, supposant le cas où elle ne serait pas aliénée, ait nonobstant été internée sur certificats de médecins, et ait continué de l'être en dépit du diagnostic de non-folie porté par le médecin résident de l\u2019asile?Puisqu\u2019il y avait conflit d\u2019opinion entre le médecin visiteur et le méde- IV Pour Adultes IN Pour Enfants Chaque comprime contient: Chaque comprimé contient: Phénacétine CIS Ogr.100 Aminoxide d\u2019Atropine _.1/600 grain Acide Acétylsalicylique -.Ogr.233 Acide Acétylsalicylique _.1 grain Chlorhydrate d\u2019Aminoxide Phénacétine % grain d\u2019Atropine ._.___._.0gr.0005 ememmmmeooeoes Echantillon médical sur demande HERDT & CHARTON, INC.2027, avenue du Collège McGill, Montréal 2 1306 cin résident, comment s'est-il fait que personne ne l\u2019ait su avant l\u2019enquête, et que les autorités n\u2019en aient pas été averties plus tôt?A qui appartenait-il, en réalité, de faire cette déclaration?Sur qui le blame doit-il être jeté?On se plaint beaucoup, parfois, dans le public, de l\u2019extrême difficulté qu\u2019il y a à faire admettre les aliénés dans un asile, vu les nombreuses formalités légales à remplir.Il faut employer plus d\u2019une journée, et la plupart du temps plus d\u2019une semaine en marches et démarches, promener souvent le malade de cour en cour, de l\u2019hôpital à la prison etc, avant que d\u2019obtenir du gouvernement l\u2019ordre d\u2019admission à la maison de santé.Ces retards et ces difficultés, si regrettables qu\u2019ils puissent être, ne sauraient entrer en ligne de comparaison avec le peu de soin que l\u2019on accorde bien souvent à l\u2019examen médical de l\u2019individu soi-disant aliéné.Aux termes de la loi, cet examen peut être fait par tout médecin licencié, si peu compétent qu\u2019il puisse être.Malgré le respect et la considération que nous avons pour nos confrères, nous ne pouvons croire que tous soient également compétents à juger de l\u2019état mental d\u2019un sujet soupçonné de folie.Nous concevons que, en de certains cas bien évidents, bien palpables, le diagnostic de folie soit des plus faciles à poser et que le premier praticien venu puisse le faire.Mais des cas surviennent qui présentent de réelles difficultés, et au sujet desquels un spécialiste seul pourrait se prononcer sûrement.Nous en avons eu une preuve dans le cas de la dame Lynam.Ici le diagnostic ne devait pas être des plus faciles puisque le médecin visiteur et le médecin résident de l\u2019asile, tous deux censés être compétents en la matière, ont différé d\u2019opinion à ce sujet.Il est permis de croire qu\u2019un médecin ordinaire n\u2019y eut vu que du feu.La première mesure à prendre pour faciliter et assurer l\u2019admission, à l\u2019asile d\u2019aliénés, de toute per- L'UNION MÉDICALE DU CANADA, EN 1884 L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 sonne atteinte de folie, doit donc être l\u2019examen de cette personne par les aliénistes compétents.Sans cela, on s'expose à voir l\u2019affaire Lynam se répéter en plus ou moins grand nombre de fois, au détriment de la liberté individuelle et de la justice.Mais si, d\u2019un côté, il faut prendre de grandes précautions pour éviter le danger de déclarer aliénés et de traiter comme tels des individus sains d\u2019esprit, d\u2019un autre côté il importe, advenant le cas de folie, de donner aux malheureux qui en sont frappés tout le traitement qui convient à leur état.Nous n\u2019entreprendrons pas de discuter ici les divers modes de traitement des aliénés; nous laissons aux spécialistes cette tâche plus au moins difficile.Qu\u2019on nous permette de dire seulement qu\u2019en principe nous sommes peu en faveur de l\u2019affermage des asiles d\u2019aliénés, soit à des individus, soit même à des corporations, religieuses ou laïques.A notre sens, le gouvernement lui-même devrait prendre la haute direction des institutions de ce genre et en faire sa propre affaire, même si cela devait coûter à la province quelques milliers de piastres de plus.Le traitement des aliénés n\u2019est pas une chose sur laquelle on doive lésiner.L'espace nous manquant, aujourd\u2019hui, nous nous réservons de continter dans une livraison subséquente, l\u2019examen de cette question importante.Nous profiterons de l\u2019occasion pour examiner la lettre que M.le docteur Hack Tuke, de Londres, adressée, sur la question qui nous occupe, au rédacteur du Canada Medical and Surgical Journal, lettre qui a fait le tour de la presse et qui a si fort ému les esprits.Le docteur Tuke peut être, en ce qui concerne certains détails assez secondaires, influencés par des préjugés de race et de croyance, mais au fond, il a touché la véritable note, et mis le doigt sur le point le plus faible de notre système de traitement des aliénés. Pour présenter vos constatations brillamment Xanthome.Sujet éclairé pour mettre en évidence la nature protubérante de la tumeur.__ avec une nouvelle et merveilleuse latitude Si, pour le projet ou le sujet dont vous vous occupez, la continuité est d\u2019importance primordiale\u2014la chirurgie, par exemple; si vous avez des projections qui doivent être présentées à des auditoires restreints ou nombreux, tantôt par vous-même, tantôt par d\u2019autres\u2014il vous faudra le film de 16 mm.ainsi qu\u2019un projecteur efficace et de qualité supérieure.CANADIAN KODAK CO., LIMITED Toronto 9, Ontario Contribuant au progrès de la médecine par la Photographie et la Radiographie Vos désirs sont comblés\u2014avec un Projecteur Sonore Kodascope Pageant, pour film de 16 mm.Il projette les films sonores ou silencieux, convient pour bobines contenant jusqu\u2019à 2,000 pieds de film.Il est compact, léger \u20141534 x 13 x 10%4 pouces\u2014pese seulement 324% livres; installation et fonctionnement faciles; projection brillante, même dans une grande salle\u2014un objectif f/1.6 de 2 pouces, par exemple, donne, sur l\u2019écran, une image de 6 pieds à une distance de 32 pieds.La gamme sonore est étendue et sans déformation, ce qui permet une audition claire et nette des paroles.Un raccord pour le branchement d\u2019un microphone accessoire permet la narration.Les paliers, \u2018lubrifiés d\u2019une fagon permanente\u201d, n\u2019ont jamais besoin d\u2019être huilés.Fonctionnement silencieux, sans échauffement.Prix, $561, sujet à changement sans préavis.Pour de plus amples renseignements, voyez votre marchand d\u2019appareils photographiques, ou écrivez- nous directement.Kodalk - MARQUE DÉPOSÉE ' NOUVELLES PHARMACEUTIQUES LA COMPAGNIE UPJOHN FAIT CONNAI- TRE SES PROJETS DE CONSTRUCTION D'UN IMMEUBLE POUR SES SERVICES AU CANADA La compagnie canadienne Upjohn vient d\u2019acheter un terrain de neuf acres à Toronto pour y construire un immeuble destiné à abriter ses bureaux dans cette ville ainsi que les installations nécessaires à l\u2019emballage de ses produits pharmaceutiques: C\u2019est ce qu\u2019a annoncé aujourd\u2019hui M.Robert S.Jordan, président du conseil d\u2019administration de la compagnie canadienne Upjohn.M.Jordan a déclaré que cet immeuble attrayant et moderne sera construit par la société Austin dans le secteur de Don-Mills, au nord de Toronto.Il devrait être terminé et prêt à être occupé l\u2019été prochain, selon ce qu\u2019a ajouté M.Jordan.La superficie utilisable du nouvel immeuble est évaluée à 17 500 pieds carrés.Le terrain d\u2019ailleurs est disposé de telle manière que l\u2019immeuble pourra être agrandi à l\u2019avenir et fournir alors jusqu\u2019à 200 000 pieds carrés de superficie utilisable.Upjohn-Canada est une succursale appartenant entièrement à la compagnie Upjohn, l\u2019une des principales firmes américaines de produits pharmaceutiques.«La compagnie Upjohn », a dit M.Jordan, « est installée de façon active au Canada depuis environ 25 ans.Nos projets de construction au Canada, a-t-il ajouté, sont la preuve la plus concrête de notre confiance dans l'avenir du Canada.» L'ÉRYTHROMYCINE Une étude de la Clinique Mayo portant sur cinquante-quatre cas a démontré que la plupart des infections dues au Micrococcus pyogenes (Staphylococcus aureus) qui sont résistantes aux antibiotiques à large spectre antibactérien peuvent être traitées avec succès par l\u2019antibiotique à grand rayon d\u2019action qu\u2019est l\u2019érythromyecine.* Herrell, W.E, Nichols, D.R., et Martin, W.J.: Erythromycin for Infections Due to Micrococcus Pyogenes, J.A.M.A., 152: 1601 (August 22), 1953.Dans le rapport paru dans le Journal of the American Medical Association *, les docteurs Wallace E.Herrell, Donald R.Nichols et William J.Martin déclarent: « Jusqu\u2019à date, on a rarement rencontré une souche de M.pyogenes qui soit naturellement résistante à l\u2019érythromycine.Il se peut que le nombre de souches résistantes augmente à l\u2019avenir, mais à date, l\u2019érythromycine demeure efficace contre la plupart des souches de cet organisme ».L\u2019érythromycine est fournie par Eli Lilly and Company sous le nom d\u2019Ilotycine (Erythromycine, Lilly), qui est leur marque de fabrique.Un fait qui ressort particulièrement des constatations des médecins de la Clinique Mayo est l\u2019efficacité de l\u2019érythromycines dans l\u2019iléo-colite à staphylocoques.Chez tous les quatorze patients ayant développé des infections résistantes aux antibiotiques à large spectre antibactérien à la suite d\u2019une intervention chirurgicale, l\u2019administration d\u2019érythromycine a promptement enrayé les symptômes et amené une guérison rapide.« Dans un tel cas », déclare le rapport de Mayo, « si le patient reçoit des antibiotiques à large spectre antibactérien, leur administration est immédiatement interrompue et remplacée par de l\u2019érythromycine par voie orale.Il se produit une amélioration clinique dans les 24 à 72 heures et la culture des selles révèle le retour de la flore usuelle ».Chez huit malades gravement atteints de septicémie staphylococcique on a trouvé des souches résistantes aux antibiotiques à large spectre antibacté- rien.Dans la moitié des cas, des épreuves de sensibilité ont démontré que la pénicilline n\u2019inhibait pas les organismes à des concentrations inférieures à 10 unités par centimètre cube.Dans tous les cas il y avait résistance élevée.aux antibiotiques à large spectre antibactérien, individuellement ou en combinaison.Par contre, M.pyogenes a été inhibé par l\u2019érythromycine à des concentrations de 0,2 meg à 04 meg.par cc.«Il n\u2019y a guère de doute que l\u2019érythromycinothéra- pie a sauvé la vie à six de ces huit malades », concluent les médecins de Rochester.Le rapport déclare également: « Bien que le traitement ait été prolongé dans plusieurs des cas précités, on n\u2019a obesrvé aucun effet toxique sérieux pouvant être attribué à l\u2019emploi de l\u2019érythromycine.\u2026» L\u2019Union Méd.Canada LI Tome 82 \u2014 Nov.1953 © e Pénicilline L'ANTIBIOTIQUE BUCCAL DE CHOIX \u201cLa pénicilline est le MEDICAMENT DE CHOIX pour le traitement des infections à streptocoques.\u201d \u2014 Congrès sur la fièvre rhumatismale et les maladies congénitales du coeur de l'American Heart Association.Ann.Int.Med.38:343 (fév.) 1953.& | Pneumonie I \u2014 SES CES St \u2014 \u2014 ES SE GEE SE GREE SRE EE EE ES OS ES CS ES ES GE SE ES CES CEE: N \u201cLa pénicilline est toujours L\u2019'AGENT DE CHOIX pour le traitement de la pneumonie pneumococcique.\u201d \u2014Reimann, H.A.: Maladies infectieuses, Arch.Int.Med.91:353 (mars) 1953.\u201cA l\u2019heure actuelle le TRAITEMENT DE CHOIX (de la gonorrhée) utilise .la pénicilline .\u201d \u2014Dubos, R.J., Infections bactériennes et mycoti- ques chez l\u2019homme, 2ème édition, J.B.Lippincott Co., Philadelphie, 1952, p.568.Neisseria gonorrhoeae P.G.A.500 Comprimés De Pénicilline G (Ammonium) Pour Administration Buccale 500,000 Unités Internationales Efficaces - Pratiques - Économiques THE BRITISH DRUG HOUSES © 7-3BF © 1310 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES LA LUTTE CONTRE LES MALADIES DE L'ACCOUCHEMENT À L'AIDE DES MÉDICATIONS MODERNES La médecine moderne, qui se tient prête devant une population mondiale toujours grandissante, est en train de remporter des succès éclatants contre les principales maladies de l\u2019accouchement.Selon des rapports récents, les plus nouveaux parmi les antibiotiques, lorsqu\u2019ils sont utilisés en même temps que les dernières méthodes de soins à l\u2019accouchement, réussissent à réduire la mortalité chez la mère et chez l\u2019enfant à un degré qui n\u2019a jamais été égalé dans toute l\u2019histoire de la médecine.Le nombre des cas d\u2019infection, qu\u2019on estimait autrefois responsable de 30% des décès au cours d\u2019accouchements, est maintenant grandement réduit.Ce fait est illustré dans une communication récente d\u2019un médecin allemand qui a rapporté devant une réunion de la Société de Gynécologie de l\u2019Allemagne du Nord- Ouest que pas un seul cas de fièvre puerpérale ne s\u2019était déclaré dans la ville très peuplée de Hambourg depuis 1950.Par comparaison, a souligné le Dr W.Schultz, cette dangereuse infection, qui se répand dans le corps de la mère affaibli par l\u2019accouchement, avait fait perdre la vie à 200 femmes de cette ville en 1921.Ces constatations encourageantes sont semblables à celles de deux spécialistes nord-américains qui ont déclaré, à la suite d\u2019une étude sur plus de 400 cas d'infections puerpérales traîtés à la terramycine et autres antibiotiques, que les infections à l\u2019accouchement sont maintenant réduites « à l\u2019étrange position d\u2019un facteur d\u2019importance mineure dans la mortalité maternelle».Ces médecins, les docteurs Edward Sattenspiel et Ray F.Chesley, rapportent dans un numéro récent du Bulletin of the Margaret Hague Maternity Hospital que la thérapeutique à la terra- mycine, lorsqu\u2019ils l\u2019ont employée, a réussi dans le traitement de 95% des femmes atteintes de l\u2019infection.En plus qu\u2019ils combattent l\u2019infection, les antibiotiques se sont révélés utiles dans le traitement de ce qu\u2019on appelle « la toxémie de la grossesse », état mal connu et dangereux considéré comme responsable de plus d\u2019un quart des décès maternels.Dans la lutte contre la toxémie, maladie qu\u2019on pense être imputable à l\u2019accumulation des substances toxiques dans le sang des femmes enceintes, on s\u2019attend à voir, des progrès importants être réalisés à la suite de la découverte que la pénicilline et la terra- mycine sont toutes deux capables de venir à bout des graves symptômes de cette maladie.Les docteurs G.V.Smith et Duncan E.Reid, qui ont traité 13 malades de la toxémie avec ces antibiotiques, vommuniquent dans le journal Obstetrics L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 and Gyencology que la thérapeutique à la terramycine et à la pénicilline avait réussi dans tous les cas où les méthodes thérapeutiques habituelles n\u2019avaient pas été capables d\u2019enrayer les progrès de la maladie.L'ILOTYCINE-SULFA Eli Lilly and Company ont introduit I'Tlotycine- Sulfa (Enythromycine avec triple sulfa, Lilly) sous deux différentes formes \u2014 une nouvelle dragée de construction spéciale à désagrégation contrôlée, et un mélange sec pour suspension orale dont la saveur a été approuvée par un Jury de Jeunes Dégustateurs, une initiative unique dont la maison Lilly peut seule revendiquer le mérite.Les nouvelles Dragées d\u2019Ilotycine-Sulfa (No 12) sont d'une construction exceptionnelle du fait que la moitié de la médication sulfamidée se trouve dans l\u2019enrobage.Cela rend les sulfamides rapidement disponibles et en permet l\u2019absorption rapide Les cliniciens ont trouvé que ces dragées donnent une sulfa- midémie plus élevée, plus rapide et plus régulière que ne pourraient donner les comprimés dragéifiés de construction ordinaire.En outre, la grosseur de la dragée se trouve réduite.La suspension orale d\u2019Ilotycine-Sulfa (M-85) a créé une impression très favorable sur le Jury de Jeunes Dégustateurs.Ils en ont aimé la saveur sucrée de sassafras et muscade (certains d\u2019entre eux ont trouvé qu\u2019elle avait le goût de flan aux œufs).Ils en ont également aimé la couleur jaune serin et la consistance crémeuse.La combinaison de sulfamides avec l\u2019Hotycine (Erythromycine, Lilly) élargit le spectre antibac- térien surtout contre les bactéries Gram négatives.Les cliniciens signalent que ces organismes Gram négatifs sont souvent en cause avec les bactéries Gram positives dans la production des infections mixtes des voies génito-urinaires et des voies respiratoires supérieures.Des études de laboratoire (in vitro et in vivo) indiquent que la combinaison de l\u2019\u2018Ilotycine\u2019 avec les trois sulfamides \u2014 sulfadiazine, sulfamérazine et sulfaméthazine \u2014 produit souvent des effets anti- infectieux additifs.L\u2019\u2018Ilotycine-Sulfa\u2019 se montrera particulièrement utile au médecin dans le traitement d\u2019infections causées par des organismes pathogènes non identifiés.Les Dragées No 12 sont recouvertes d\u2019un enrobage sucré, gris, rapidement soluble.Sous cet enrobage extérieur se trouve une couche composée de la moitié de la teneur totale en sulfamide.Immédiatement sous la couche de sulfamide se trouve un enrobage glutinisé spécial, identique à celui employé pour les dragées d\u2019\u2018Tlotycine\u2019.Cet enrobage intérieur empêche la destruction de l\u2019\u2018Ilotycine\u2019 par l\u2019acidité gastri- L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 1 Dispersion huileuse (x133).Les globules, volumineux et irréguliers, ne réussissent pas à se mêler rapidement avec les matières fécales.IL n\u2019y a pas distribution uniforme de phénolphtaléine, ce qui n\u2019aide pas à la stimulation du péristaltisme.L\u2019effet peut être sporadique et la selle incomplète.Fi yy JE ey Ed wl Li Cp rE L\u2019émulsion huileuse d\u2019Agarol (x133).globules, petits et uniformes ainsi que la mhé- nolphtaléine se mêlent instantanément au contenu de l\u2019intestin, provoquant le péristaltisme par ume lubrification et une stimulation plus uniforme.Quel est le meilleur laxatif \u2014 LA DISPERSION GROSSIERE OU L\u2019EMULSION UNIFORME Une dispersion grossière est instable et ses effets prêtent à confusion.Tout médecin peut reconnaître la supériorité de l\u2019émulsion d\u2019Agarol (en haut à droite) par opposition à une dispersion ordinaire eau-dans-huile (à gauche).L'huile qui nage a un goût désagréable et est souvent cause de régurgitations.Les gros globules ont tendance à s\u2019agglomérer pour former dans l\u2019intestin des nappes d\u2019huile qui peuvent suinter par voie du sphincter sous forme de fuites anales.Agréable pour les estomacs délicats L\u2019émulsion d\u2019Agarol a un goût délicieux et elle ne dérangera pas un estomac sensible.Elle assure plus d\u2019uniformité dans la distribution des ingrédients actifs et les résultats cliniques.Son admixtion au contenu de l\u2019intestin fournit une lubrification efficace et uniforme des matières fécales ainsi que du conduit.Il n\u2019y a pas d\u2019huile libre qui pourrait causer du suintement.A été mélangé comme du lait homogénéisé L\u2019Agarol est une émulsion ne contenant que de l\u2019huile minérale raffinée, de la phénophtaléine blanche purifiée, de la gelée d\u2019agar, de l\u2019adragante, de l\u2019acacia, du blanc d\u2019œuf et de la glycérine, le tout étant mélangé par un procédé spécial semblable à celui que l\u2019on emploie pour homogénéiser le lait.Depuis plus de 30 ans, les médecins ont obtenu avec l\u2019Agarol des résultats uniformes et précis qui constituent une source de satisfaction constante pour eux-mêmes et leurs patients.AGAROL AGRÉABLE, EFFICACE, DOUX \u2014 NE CAUSE NI GÊNE NI SUINTEMENT WARNER-CHILCOTT Laboratories Division of William R.Warner & Co.Ltd.\u2014 Toronto, Ontario LIT 1312 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES que, mais dégage l\u2019\u2018Ilotycine\u2019 et le reste des sulfamides pour qu\u2019ils soient absorbés dès qu\u2019ils arrivent dans l\u2019intestin.Chaque dragée renferme 50 mg d\u2019\u2018Ilotycine\u2019 cristallisée et 111 mg de chacun des trois sulfamides.La posolgoie recommandée est de trois dragées quatre fois par jour.Ceci procure une dose globale par jour le 600 mg d\u2019\u2018Tlotycine\u2019 et de 4 g de trisulfamide, se situant entre les limites des doses thérapeutiques acceptables des deux drogues.L\u2019 \u2018Tlotycine-Sulfa\u2019 pour Suspension Orale est présentée dans un emballage qui donne 60 cm8 après mélange selon les directions.La suspension contient a alors par 5 ecm3 (environ 1 cuillerée 3 café) 100 mg L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Nov.1953 d\u2019 \u2018Llotycine\u2019 sous forme de carbonate d\u2019éthyle cristallisé et 167 mg de chacun des trois sulfamides.Les cliniciens recommandent les doses suivantes: Enfant de 4 kg: % cuillerée a café toutes les six heures.Enfants de 14 kg: 1 cuillerée à café toutes les six heures.° Adultes et enfants de 28 kg: 2 cuillerées à café toutes les six heures.Cette dernière dose fournit au total 800 mg d\u2019 \u2018Ilo- tycine\u2019 et 4 g de trisulfamide par jour, doses globales se situant toutes deux entre les limites des doses thérapeutiques acceptables.LIVRES REÇUS Atlas de dermatologie.\u2014 P.de Graciansky et S.Boulle.\u2014 Maloine, édit, Paris.Pratique médico-chirurgicale pratique \u2014 Tomes IX et X (fin).Publiée sous la direction de A.Lemierre, H.Mondor, A.Ravina, J.Patel et A.Plichet \u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1953.Traité de phtisiologie.Jacques Stephani.\u2014 Amédée Legrand et Cie, édit, Paris, 1953.Conseils pour la guérison du surmenage nerveux.\u2014 Dr Louis Corman.\u2014 Editions J.Oliven, Paris, 1953.L'homœopathie sans peine.Dr Léon Vannier et Iliovici.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1953.L'anatomie en poche.Victor Pauchet et S.Dupret.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1953.Précis de thérapeutique homæœopathique.Dr Léon Vannier.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1953.Prototype.Connaissance des Tempéraments.\u2014 Dr Louis Corman.\u2014 Editions J.Oliven, Paris, 1953.L'année médicale pratique.Publiée sous la direction du Prof.Camille Lian.\u2014 Editions R.Lépine, Paris, 1953.Les maladies des fosses nasales.J.Ter- racol.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1953.Traité de médecine.Tome XVII.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1953.Précis de séméiologie médicale élémentaire.\u2014 P.Rimbaud.\u2014 G.Doin et Cie, é&dit., Paris, 1953.Le vertige.Ren- Mayoux.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1953.L'année endocrinologique.\u2014 Albeaux-Fernet et coll.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1953.Les acquisitions médicales récentes 1953.Editions Médicales Flammarion, Paris, 1953.Les régulations neuro-végétatives.Sandro Burgi.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1953.Nouvelle pratique chirurgicale illustrée.\u2014 Jean Quénu.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1953.Comment traiter les leucémies.Jean Bernard.\u2014 Editions Médicales Flammarion, Paris, 1953.Comment traiter l'asthme de l'adulte.\u2014 P.Vallery-Radot.\u2014 Edition Médicales Flam- marion, Paris, 1953.Comment traiter l'obésité, \u2014 Albeaux-Fer- net.\u2014 Edition Médicales Flammarion, Paris, 1953.Comment traiter les anémies.\u2014 Bernard Dreyfus.Edit.Médicales Flammarion, Paris, 1953.Comment traiter les abcès du poumon.\u2014 René Israël.\u2014 Edit.Médicales Flamme- rion, Paris, 1953.1 "]
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