L'union médicale du Canada, 1 novembre 1952, Novembre
[" Tome 81 \u2014 Numéro 11 MONTRÉAL, NOVEMBRE 1952 Bulletin de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 Union Médicale Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT: 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal.DYSPNÉ-INHAL le premier \u201cAEROSOL\u201d de poche le plus actif et le plus rapide grâce à son \u2018\u2018brouillard sec\u2019 et aussi le plus économique permet un soulagement immédiat de la crise d\u2019asthme.us + eme rs nm es ee 8 Pour l'amélioration de la Spécialités de prescription médicale CONDITION ASTHMATIQUE 350, RUE LE MOYNE, MONTRÉAL 1 DYSPNÉ-TABS ou DYSPNÉ-SUPPO est le cholérétique préféré des médecins Limitée Poulenc INDICATIONS: ictere hépatique \u2014 engorgement du foie \u2014 cholécystite \u2014 angiocholite \u2014 insuffisance biliaire \u2014 radiographie de la vésicule biliaire COMPRIMÉS- dosés à O Gm.30 (5 grains) d'acide déhydrocholique pur, cristallisé.Tubes de 20 et flacons de 100, 500 et 1,000 AMPOULES: de 5 c.c.de déhydrocholate de soude à 20%, soit 1 gramme par ampoule: pour injection intraveineuse.Boites de 6 et de 100 ampoules le DYCHOLIUM Augmente nettement le débit biliaire littérature et échantillons sur demande > ccm LN] mJ MONTREAL e yw, L'Union Méd.Canada I Tome 81 \u2014 Nov.1052 ~ a ne sat ; H i Sela - yitamin: Comp i ns -« _uû = tan ¢ sve Re YAR RA dded ; lL me a ne enfrate with factors fe, a \u201cso - - - 4 Tamme wi, le complexe vitaminiei Ti BE rout 92 concentré.d'écoree dé ; Loan y sont outés.an - - hia TAINS: .: a.- + nis found in ries bron.appréciables de he yi .ve dans Vextralt de th ov nutrition.i na ast establish 6 cay 0S encore établi l'imber S Vitamines en nutrition hums!\" \u201cOne or two teaspoonfuls directed by the pu v COMPLET wv EQUILIBRE vECONOMIQUE VGOUT AGRÉABLE V PROVENANT DE SOURCES NATURELLES Autres formes B-PLEX INJECTABLE Ur B-PLEX CAPSULES Hell Marque Déposée SOMMAIRE © IN MEMORIAM Albert Le SAGE: Le Docteur DeBlois (1867-1952) .iL, 1265 BULLETIN Hermile TRUDEL: Retour sur le XXIIe Congrès de l'A.M.LF.C.0 iii, 1269 \u2019 © © e M.BERGUIGNAN, J.FAURE, J.VERDEAU: Les psychoses myxœdémateuses .000 0000 La ae sa aa aa aa ee aa ea ee ea ee esse 1272 Gilles LORANGE, Paul DAVID: Coarctation de l'aorte .0042 004000115000 00 00 08e s aa see RAR ARE 1284 RECUEIL DE FAITS C.-A.GAUTHIER, M.COULOMBE: Cortisone: incidents et accidents psychiatriques .200000000042 000 ee aa 11100 1291 Reginald JOHNSON: Coarctation de l'aorte et hémopéricardie .2200000see eee eee aan ee aa ete ee 1297 Robert NAUD: Problèmes médico-chirurgicaux en rapport avec un épithélioma du côlon .1299 REVUE GÉNÉRALE Richard LESSARD: Les troubles de la circulation artérielle au niveau des membres (Diagnostic) .1301 INDICATIONS : ARTHRITISME | Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas i Diabète arthritique et un verre le soir.ICHY CELESTINS EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES © Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminurie des goutteux et des Une demi-bouteille par jour, soit : graveleux Un verre à jeun.! Cystites \u2014 Néphrites Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Artério-sclérose au début Un verre le soir.Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal CO À L'Union Méd.Canada III Tome 81 \u2014 Nov.1952 MICROGRAPHIE ÉLECTRONIQUE illustrant des spirochètes (X18, 780).Des organismes en forme d\u2019anneau apparaissent après exposition à l\u2019activité d\u2019un agent antagoniste.Contre la Syphilis.le Produit de Choix est la PÉNICILLINE \u201cLa pénicilline seule, dépasse de beaucoup les médicaments antisyphilitiques employés antérieurement, quant à ses aspects thérapeutique, économique, technique, toxique ou prophylactique.Et facteur plus important encore, sa haute valeur thérapeutique est accrue par la facilité avec laquelle on peut l\u2019administrer et se la procurer.\u201d Curtis, A.C., Kitchen, D.K., O\u2019Leary, P, A., Rattner, H., Rein, C.R., Schoch, A.G., Shaffer, L.W., et Wile, U.J.: Penicillin Treatment of Syphilis, J.A.M.A.145: 1223.1226, April 21, 1951.Produits Pénicilliniques Merck On peut se procurer la Pénicilline Merck en solution 7 aqueuse et en suspension aqueuse.MERCK & CO.LIMITED Chimistes fabricants MONTRÉAL * TORONTO : VANCOUVER - VALLEYFIELD Recherches et production au service du public SOMMAIRE (Suite) Jean GRIGNON: L'obésité et la maigreur .La a A ee ee ee ee et tee a eee tee tetes 1308 MOUVEMENT MÉDICAL Georges COUSINEAU, Léonard LEGAULT: De l\u2019éther à l\u2018anesthésie épidurale en chirurgie thoracique .1313 ÉDITORIAL Origène DUFRESNE: Place des radiations dans la thérapeutique .2200 0005 sa LL sa ee aa ee aa a eat en 1317 HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE Adélard GROULX: La fluoration de l'eau.Aspect médical .i 1319 VARIETES XXlIle Congres de FAMLEF.C.oie 1325 Allocution du docteur J.-B.Jobin, président du XXlleme Congres .1325 Allocution de S.E.Monsieur Hubert Guérin, ambassadeur de France .1329 Allocution du docteur Emile Blain, Directeur Général de I'A.M.L.F.C.1330 Allocution du docteur Charles Vézina, doyen de la Faculté de Médecine de Laval -.1331 Allocution de Monseigneur Ferdinand Vandry, recteur de l'Université Laval .1333 Allocution du docteur Marc Trudel, président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec «titi ii 1 ea ee aa den 0 = 1334 Allocution du docteur Emile Blain, (banquet de clôture) .0202 002 s ae Lee 1395 Allocution du docteur Hermile Trudel, secrétaire-trésorier général de l'A.M.L.F.C.1336 Allocution du Professeur Raoul Kourilsky, délégué français .24220000 010000 1338 \u2019 le Pationt Rebelle ou Fo F ERRO-CATALYTIC Carbonate Ferreux et Cuivre Actif \u201c'FERRO-CATALYTIC\" EST SINGULIEREMENT EFFICACE S.E.C.NO 82 \"Sos *Carbonate ferrevx.6% gr.ya.° Cuivre (sous forme de carbonate}.1/48 de gr.Dans des centaines de cas d'anémie secondaire, Phénolphtaléine.1/12 de gr.Ferro-Catalytic a prouvé son efficacité thérapeu- POSOLOGIE .Une capsule deux ou trois fois par jour Tique en augmentant rapidement le pourcentage PRÉSENTATION d'hémoglobine.La composition du sang accuse Boîtes de 50 et de 100 généralement une amélioration remarquable \u2018\u201cFERRO-CATALYTIC\" dans les 3 ou 4 semaines qui suivent le début Sirop N° 36 \"Srowt\u201d de la médication.Chaque once liquide renferme: .Phosphate de fer soluble, N.F.66-2 gr.De nombreux patients atteints d'anémie Cuivre (sous forme de suatel ses 1/12 de gr.rebelle à d'autres formes de 'médication et qui, Adultes: 2 cuillerées à thé 3 fois par jour.conséquemment, se voyaient dans un état de Enfants: à proportion.demi-invalidité à l'année, répondent de façon PRÉSENTATION sensationnelle au traitement par le Ferro- Flacons de 16 onces liquides .Catalytic.*Un grain de carbonate ferreux équivaut approximativement à V2 grain de fer à l'état ferreux.Chartes &.Frosot &Co.MONTRÉAL CANADA L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 NITRINOSE, le seul nitrite organique, est efficace dans le traitement des conditions hypertensives, parce qu'il est basé sur l\u2019emploi clinique d'un constituant normal de l'organisme, I\u2019hexa-nitro-meso-inositol qui assure.A - une thérapeutique nitreuse sûre B - une action lipotrope ayant comme résultat un agent hypotenseur qui T.possède une action vasodilatatrice marquée et de plus longue durée 2.est bien toléré et facilement assimilé 3.augmente la résistance capillaire 4.n\u2019occasionne pas de syndrome nitreux 5.soulage les effets secondaires de l'hypertension 6.diminue l\u2019infiltration graisseuse du myocarde par son radical inositol 7.possède des propriétés hypotensives plus marquées que les autres esters nitreux Phénitrinose indiqué dans le traitement des troubles hypertensifs compliqués par des facteurs nerveux et psychiques, associe Nitrinose au Phénobarbital pour assurer la thérapeutique nitreuse supérieure de la Nitrinose avec son action lipotrope favorisée par la sédation pour le relâchement du système nerveux.se» SOMMAIRE (Suite) W.V.JOHNSTON: L'accréditation des médecins en pratique générale .oo 1343 ANALYSES MEDECINE Leucémie à éosinophiles \u2014 Observations d\u2019un cas avec autopsie (1348).Aspects cliniques et hématologiques de la réticulose maligne (1348).Infiltrats pulmonaires avec éosinophilie (1349).Traitement de l'angor par le Khelin pur et cristallisé (1350).Un cas de Hand-Schüller-Christian traité par la cortisone (1350).PHTISIOLOGIE La tuberculose chez les diabétiques (1351).UROLOGIE Uréthrite chronique des fillettes (1352).ANATOMIE PATHOLOGIQUE Maladie à virus intéreesant le cerveau et les viscères chez le nouveau-né (1352).La \u2018griffe de chat\u201d (1352).Maladie de Ménière: aspects physio-pathologiques, formes cliniques et traitement (1352).NOUVELLES .222 02e L ea eee ea Lee ee a ee a Ad ee da de AL ea a a a aa 1354 REVUE DES LIVRES .020020200022 eee aa aa ana anna aa a aa aa aa 1362 \u201cL'Union Médicale du Canada\u2019 en 1883 .0200022000 Lena ana aa aa nana 1376 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES .220222 LL LL Lea La aa aa aa aa ana a 1378 LIVRES REÇUS .002 0200.L Lee Le eee eee a ee aa a ea eee aa a a eee ee eee a ee aa ane 1382 CONDITIONS DE PUBLICATION \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u2019 paraît tous les mois.Cette Revue est l\u2019organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.Elle publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l'Association et des articles médicaux inédits.\u2014 L'abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l\u2019étranger) ; les membres déjà inscrits à l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du Journal.Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.\u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u2019 assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom .de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l\u2019éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L\u2019index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l'auteur, titre de l'article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.\u2014_\u2014 Publicité : Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste.326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: LAncaster 9888.Tout annonceur qui n\u2019observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l\u2019administration doit être adressé franco aux bureaux de L'Union Médicale du Canada\u201d, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: LAncaster 9888. JB.le domaine des devoirs humains je n\u2019en connais aucun, sauf la témérité héroïque et périlleuse ou le martyr et le sacrifice total de soi, qui soit plus noble et plus grand que ceux du médecin.Sa tournée quotidienne de labeurs est riche de bienfaits et chaque nuit son sommeil est interrompu afin que d\u2019autres puissent reposer.Toute sa vie est consacrée à l\u2019exercice dévoué de son ministère de consolation et d'espoir.Elisha Bartlett \u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014_ =\u2014 \u2014 ee = \u2014] \u2014_\u2014 \u2014_ \u2014.\u2014 _\u2014 =\u2014 \u2014\u2014 wd \u2014 _ =\u2014 == \u2014 = = _ me \u2014 _ ~~ a.Copies de cette page procurables de Charles & Frost &Co.MONTREAL CANADA TT AV au ad VII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurrTin \u2014 A.M.LEF.C.\u2014 Montréal, novembre, 1952 Pour mieux combattre .\u2026.L'administration de sulfamides et de pénicilline en combinaison a donné d'excellents résultats cliniques dans le traitement de certaines infections.Tralfacilhn\u2019 MARQUE DE COMPRIMES DE TROIS SULFAMIDES ET DE PENICILLINE possede les avantages des combinaisons sulfamido-pénicilliniques.EFFETS SYNERGIQUES DES COMBINAISONS SULFAMIDO-PENICILLINIQUES De nombreuses investigations! ** ont démontré les effets synergiques de la pénicilline en combinaison avec différents sulfamides contre certains micro-organismes Gram-positifs.D'autres**® ont démontré un effet synergique semblable contre un certain nombre de micro-organismes Gram-négatifs.RAPPORTS CLINIQUES FAVORABLES La valeur de cette thérapie combinée est aussi illustrée par de nombreux rapports cliniques.Dowling et al.\u201d ont observé 94 cas de pneumonie pneumococcique traités à la sulfadiazine seule, et un nombre égal de cas traités à la sulfadiazine et à la pénicilline; chez les premiers le taux de mortalité fut de 9.6 pc, pour baisser à 4.3 p.c.chez les seconds.Dans la méningite pneumococcique traitée aux composés de sulfamides seuls, les taux de mortalité enregistrés ont varié entre 58-65 p.c.; à la pénicilline seule, environ 48 p.c.Des treize patients traités par Waring et SmithS au moyen des deux drogues combinées, douze guérirent.Nemir et Israel?traitèrent 15 enfants aux sulfamides et à la pénicilline; 14 se remirent, le quinzième, déjà moribond à son arrivée à l'hôpital, mourant 27 heures plus tards.Une revue de la documentation sur ce sujet fit remarquer par ces auteurs que sur 158 patients atteints de méningite pneumococcique et traités au moyen d'une combinaison des deux drogues, le taux de mortalité ne fut que de 19 p.c.Le traitement combiné donna de meilleurs résultats à Hargreaves!° dans les cas de blennorragie, et Johnson, Seabury et Dumville!! ont observé d'excellents résultats avec l'emploi de la combinaison dans le traitement d'urétrite blennorragique aiguë.Dans l'endocardite aiguë causée par une infection par streptocoques beta hémolytiques, pneumocoques, gonocoques et méningocoques, le traitement au moyen d'une combinaison de pénicilline et de sulfamides semble évidemment tout indiqué.DOSE ORALE UNIQUE Vollmer, Pomerance et Brandt?administrérent une dose orale unique d'une combinaison de sulfamides et de pénicilline à 26 enfants dont le diagnostic de pneumonie avait été confirmé.La réponse fut prompte dans chaque cas, la température baissant dans les 4 à 28 heures.Une seconde élévation transitoire de température eut lieu chez seulement trois de ces patients dont un seul \u2014 jeune bébé qui accusa une rechute après 5 jours \u2014 eut besoin d'un second traitement.Dans le traitement de ces cas, la proportion de sulfamides à la pénicilline fut de 0.1 G.de sulfamides pour 8-10 mille unités de pénicilline, et la dose fut calculée comme suit: Enfants jusqu'à 10 kilos de poids \u2014 0.2 grammes de sulfamides au kilo \u201c de 10 a 20 kilos de poids \u2014 0.15 grammes de sulfamides au kilo de 20 kilos et plus de poids \u2014 0.1 gramme de sulfamides au kilo.Une comparaison avec les résultats obtenus antérieurement par l'administration de sulfamides seuls, de la pénicilline seule injectée à intervalles réguliers et de sulfamides administrés oralement concomitamment avec une injection de pénicilline, fit conclure que la dose orale unique donne de bons résultats tout en étant beaucoup plus simple pour le patient comme pour le médecin.On peut difficilement attribuer les résultats thérapeutiques sensationnels observés à de simples effets additifs; ils indiquent plutôt un effet synergique de la pénicilline en combinaison avec les sulfamides dans ces genres d'infection.DOSES FRACTIONNÉES On traita à doses fractionnées vingt enfants souffrant d'amygdalite, d\u2019otite moyenne, de lymphadénite, de fièvre scarlatine ou de pneumonie.Le traitement fut institué dans les douze heures qui suivirent le début de la maladie.La dose maximum fut de 0.1 gramme de sulfamides plus 8-10 mille unités de pénicilline par kilo de poids corporel par jour, la première dose absorbant la moitié de cette quantité, l'autre moitié étant administrée en deux doses à 4-6 heures d'intervalle.La défervescence s'observa après 8 à 33 heures.La fièvre ne reprit pas dans aucun cas et les symptômes cliniques s'affaiblirent rapidement. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrET1N \u2014 A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre, 1952 Les Comprimés \u2018Trulfacillin procurent la synergie inhérente à la combinaison sulfamido-pénicillinique, tout en étant pratiquement exempts des risques associés à la sulfamido-thérapie.\" Trulfacillin M PÉDIATRIQUE 3-50, C.T.N° 819 \"Son LS Æ \\ N 7 SN Bibliographie 1.2.\u201cBactericidal and bacteriolytic action of penicillin on the staphylococcus.\u201d Chain and Duthie, Lancet, 248: 652, 1945.\u201cCombined action of penicillin and sulfonamide in vitro: nature of reaction.\u201d Klein and Kalter, J.Bact, 51: 95, 1946.\u201cSynergic action of penicillin and sulfonamides.\u201d Bigger, Lancet, 2: 142, 1944, .\"Studies on the effect of penicillin on Gram-negative bacteria.Penicillin-sulfonamide 45: 282, 1947.synergy.\u201d Stewart, Jr.of Hygiene, .\u201cThe synergistic or additive activity of chemotherapeutic compounds.\u201d Kolmer, Am.J.Med.Sc., 215: 136, 1948.\u201cThe combined effect of penicillin and of sulfonamides in infections with Gram-negative organisms.\u201d El Borolossy and Buttle, J.Ph.and Pharm., 2: 82 and 152, 1950.\"Penicillin and sulfadiazine compared with sulfadiazine alone Sulfaméthazine.64 mg Sulfadiazine.LL 64 mg Sulfamérazine.aan 64 mg Un total de 3 gr.de sulfamides.Pénicilline-G potassique cristallisée.50,000 U.L POSOLOGIE.De % à 1 grain de sulfamides combinés par livre de poids corporel par jour (p.e., pour un enfant de 20 livres, un comprimé toutes les 4 heures).PRÉSENTATION.Flacons de 20, boîtes de 100.\u2018Trulfacillin 7.100.C.T.N° 821 \"Son!\" Sulfaméthazine.0.Sulfadiazine.0.Sulfamérazine.0 Un total de 72 gr.de sulfamides.Pénicilline-G potassique cristallisée.100,000 U.lL POSOLOGIE.De 1 à 4 comprimés, suivis de 1 a 2 comprimés toutes les quatre heures.PRESENTATION.Boites de 12 et de 100.\u2018Trulfacillin's.s, C.T.N° 818 \u201cSiosst\u2019 Sulfaméthazine.111121111011 LL 0.1 G.Sulfadiazine.LL 0.1 G.i 0.1G Un total de 5 gr.de sulfamides.Pénicilline-G potassique cristallisée.25,000 ULL POSOLOGIE.De 1 & 4 comprimés, suivis de 1 à 2 comprimés toutes les quatre heures.PRESENTATION.Fioles de 20, boites de 100.N.B.Afin d'en préserver toute la force, les comprimés des formats de distribution sont recouverts d'une feuille d'étain hermétiquement scellée.in the treatment of pneumococcic pneumonia.\u201d Ann, Int.Med., 25: 950, 1946.8.\"Combined penicillin and sulfonamide therapy in the treatment of pneumococcic meningitis.\u201d Waring and Smith, JAMA, 126: 418, 1944.9.\u2018Pneumococcic meningitis in infants and children.Combined therapy using penicillin and sulfonamide.\u201d Nemir and Israel, JAMA, 147: 213, 1951.\u201cSynergic action of penicillin and sulphathiazole in gonorrhoea.\u201d Hargreaves, Br.J.Ven.Dis., 23: 85, 1947.11.\u201cThe use of oral penicillin in a buffered sulfonamide mixture in the treatment of acute gonorrheal urethritis.\u201d Johnson, Seabury.and Dumville, Am.J.Syph.Gon.and Ven.Dis., 35: 83, 1951.\u201cTreatment of pneumonia with a single oral dose of a penicillin- sulfadiazine-sulfamerazine combination.\u201d Vollmer, Pomerance and Brandt, N.Y.State J.Med., 50: 2293, 1950.Dowling et al., 10.12.Chartes &.Frosst &Co, MONTREAL + CANADA IX L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN \u2014 A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre, 1952 QUAND LA SULFAMIDOTHÉRAPIE SEULE EST INDIQUÉE \u2014 CTrulfa-zime\u201d et Trulia\u201d Combinaison de trois sulfamides.# Efficacité \u2014 Elimination maximum de risques.Trulfa-zine\u201d Une combinaison de sulfaméthazine, sulfamérazine et sulfadiazine.Suspension Coloration jaune Chaque once liquide renferme: sulfaméthazine.134% gr.sulfadiazine.re cree 13% gr.sulfamérazine.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026 nes 135 gr.Chaque drachme (3.5 cc.) renferme un total de 5 gr.(0.3 G.) de sulfamides.POSOLOGIE.Bébés: de 1 à 2 ans \u2014 V2 a 1 drachme; enfants: de 3 à 10 ans \u2014 1 à 2 drachmes; adultes: de 2 à 4 drachmes.Dans de l'eau, toutes les quatre heures.PRÉSENTATION.Flacons de 16 onces liquides.Comprimés C.T.N© 810 \"Sroost' Coloration jaune \u2014 divisibles sulfaméthazine.\u2026 en 0.166 G.sulfadiazine.Le 0.166 G.sulfamérazine.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026 Lun 0.166 G.Un total de 0.5 G.(7 gr.) de sulfamides.POSOLOGIE.1 à 2 comprimés toutes les quatre heures.PRÉSENTATION.Flacons de 100.cr Comprimés demi-concentration pour enfants C.T.N° 811 \"Sront' sulfaméthazine.83 mg.sulfadiazine.83 mg.sulfamérazine.\u2026 ere 83 mg.Un total de 0.25 G.(3% gr.) de sulfamides.POSOLOGIE.1 à 2 comprimés toutes les quatre heures.PRÉSENTATION.Flacons de 100.\u201cTrulla\u201d La formule de la suspension TRULFA et des comprimés TRULFA est semblable a la formule ci-dessus sauf que le sulfathiazol remplace le sulfaméthazine.AVERTISSEMENT.Bien qu'avec l'emploi des préparations décrites ici le danger des effets malencontreux associés à la sulfamidothérapie soit grandement diminué, il ne faut pas cesser d'exercer une constante vigilance dans la recherche et le diagnostic de ces effets tels que l'agranulocytose, la fièvre, les douleurs \u2018articulaires, les manifestations cutanées, etc.Chartes &.Frost & C0.MONTREAL + CANADA L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 100 MCS DE BANTHINE PER OS .Y T T : Y \u2019 7 T \u2014\u2014 - 2 : mT \u2014 - .| Les effets de 100 mgs de Banthine sur la motilité de l\u2019anse \u2018sigmoïde.Les contractions ne se reproduisirent plus au cours de la période d\u2019expérimentation.1 a wn Dans l'hypermotilité intestinale \u2014 la Banthine * \u201c.exerce une action inhibitrice prolongée sur la motilité gastro-intestinale .1 La durée de son action est remarquable.\u201d Il a également été noté que chez les sujets atteints d\u2019hypermotilité, on pouvait attribuer à l\u2019effet thérapeutique de la Banthine un véritable ralentissement dans la vitesse du passage des aliments à travers le tract gastro-intestinal.?R Le bromure de BA NTHI N E (marque du bromure de mé- thanthéline) \u2014 un véritable anticholinergique \u2014 s\u2019obtient pour usage buccal et parentéral.1.Kern, F., Jr.; Almy, T.P., and Stolk, N.J.: Effects of Certain Antispasmodic Drugs on the Intact Human Colon, with Special Reference to Banthine (B8-Diethylaminoethyl Xanthene-9-Carboxylate Metho- Cl] el bromide), Am.J.Med.11:67 (July) 1951.CHEMISTRY ers 2.Lepore, M.J.; Golden, R., and Flood, C.A.: Oral Banthine, an Effective Depressor of Gastrointestinal Motility, Gastroenterology 17: 551 (April) 1951.on! G.D.S EAR LE & CO.OF CANADA, LTD., 390 Weston Road, Toronto 9, Ontario LA RECHERCHE AU SERVICE DE LA MEDECINE Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: Maurice Roch (Genève), Pasteur Valléry-Radot (Paris), Wilbrod Bonin, doyen Faculté de Médecine, Université de Montréal; Charles Vézina, doyen Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; Pierre Masson, J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, Emile Blain, Roméo Boucher, Paul Bourgeois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, Léon Gérin-Lajoie, Albert Jutras, MM.J.-M.Laframboise, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, L.-P.Petit- clerc, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Edouard Desjardins Secrétaire de la Rédaction Roger-R Dufresne Secrétaire adjoint de la Rédaction (Québec) Antoine Pettigrew BUREAU DE COLLABORATION: MM.Maurice Beaudry, I -M.Beauregard, Maurice Bé- MM.Simon Lauzé, Rosaire Lauzer, René Lebeau, Sylvio lisle, A.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Cha- rest, C.-E.Côté, Paul David F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, H.de la Broquerie Fortier, M.Gervais, Pierre Jobin, P.Larivière, Valmore Latraverse, Leblond, J.-Louis Léger, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinson- neault, M.Plamondon, P.Poirier Rosario Robillard, L.-P.Roy, Henri Smith, Félix Tétu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina.rr Dia, Ve # SN nT; LISATION DE L'ORGANISME SUBST CEREBRALE-SURRENALE-EXTT ORCHITIQUE EPUISEMENT NERVEUX-SURMENACE -DEBILTE - HYPOTENSION AMPOULES BUVABLES DE 10°C LABORATOIRE FRAYSSEET CE NANTERRE (SEINE) Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE \u2014 200, rue Vallée, Montréal, P.Q. Nouvelle posologie minimum de l\u2019auréomycine chez l\u2019adulte: Quatre capsules à 250 mg.par jour, avec du lait.DS Bibliothèque Peep-O-Day, Princeton, New Jersey Antibiotique économique d'large champ d\u2019action, tel est le chlorhydrate cristallisé d\u2019 AUREOMYCINE En effet La littérature médicale a fréquemment signalé la parfaite activité de l\u2019auréomycine, à posologies faibles.Des doses minimes d\u2019auréomycine peuvent réduire à quelques jours l'incapacité de travail ou le séjour hospitalier.L'emploi précoce de l\u2019auréomycine arrive souvent à éliminer les échecs signalés par la littérature après la pénicilino- ou la streptomycino - thérapie.Le champ d\u2019indications cliniques de l\u2019auréomycine est d\u2019une telle ampleur que, une fois posé le diagnostic clinique, les analyses et recherches de laboratoire, souvent fort onéreuses, deviennent inutiles la plupart du temps.Capsules: à 50 mg.\u2014 Flacons de 25 et de 100 capsules à 100 mg.\u2014 Flacons de 25 et de 100 capsules à 250 mg.\u2014 Flacons de 16 et de 100 capsules Solution ophtalmique: Fiole de 25 mg.; solution à préparer par addition de 5 c.c.d\u2019eau distillée.LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American Cyanamid Limited 5550, avenue Royalmount, Ville Mont-Royal, Montréal 16, P.Q.Case postale 6120, Montréal, P.Q. Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L Union Médicale Canada ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF Président: Pierre Smith MM.Pierre Smith, R.Amyot, J.-A.Vidal et Vice-président: Emile Blain Emile Blain.Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal , Secrétaire-trésorier adjoint: P.-R.Archambault COMITE DE PUBLICITE MM.R.Amyot, Emile Blain et J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris), MM.R.Gaudet (Sherbrooke), Louis-E.Phaneuf (Boston), J.-Antonio Lecours (Ottawa), Charles P.Mathé (San Francisco), Eug.Tremblay (Chicoutimi), A.Fontaine (Woansocket), Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières).J-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L Mantha (Ottawa), D.Colin (Saint-Boniface), x Dubé a at 1.} L.-P.Mousseau (Edmonton).326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal Tél.: LAncaster 9888 ADMINISTRATION et SECRETARIAT PUBLICITE : Jacques D.Clerk ARGENT - AMPHETAMINE GLUCONATE EPHEDRINE EN SERUM GLUCOSE pH 7,6 DESINFECTION VOIES NASALES GOUTTES INCOLORES tl IV GPUTTE INSTILLARNONS PL RS FONS PAR YQUR Laboratoires Jean OLIVE, 200 Rue Vallée, MONTREAL L'Union Méd.Canada XV Tome 81 \u2014 Nov.1952 = | Je 2 (ee Lu) HIF URL COMPLEXE NEVROSTHENIQUE | coma Le hf MIL 1 ROUX WHR fr! & Ci LIMITEE OFFICIERS l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, Donatien MARION, 165 est, rue Laurier, Ottawa.326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal.DIRECTEUR GÉNÉRAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, ,Ç Emile BLAIN, Montréal.444 est, rue Sherbrooke, Montréal.Hermile TRUDEL.Montréal.\u2018 [| , , J.-A.DENONCOURT, Trois-Rivieres.SECRETAIRE-TRESORIER GENERAL IB.JOBIN, Québec.Hermile TRUDEL, Rene DUBERGER, Sherbrooke.1990 est, rue Rachel, Montréal.Sylvio LEBLOND.Québec.; Antoine POULIOT, Québec.SECRETAIRE ADJOINT SECRÉTARIAT: 326 est, boul.Saint-Joseph, B.-G.BEGIN Montréal.3440, rue Hutchison, Montréal.Tél.: HArbour 8076 ® COMITÉ DU XXIIe CONGRÈS J.-B.JOBIN, président.René DUBERGER, ler vice-président.Sylvio LEBLOND, Secrétaire.J.-M.LAFRAMBOISE, 2e n - Pierre JOBIN, Secrétaire adjoint.Gust LAC E 3 \" Antoine POULIOT, Trésorier.a ONT ASS .SECRETARIAT DU CONGRES: sr ° Université Laval, Québec, P.Q.° ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE J.-A.JARRY A.-L.RICHARD J.-H.LAPOINTE Charles VEZINA Edmond POTVIN Albert PAQUET Richard GAUDET J-A.VIDAL Chs-N.deBLOIS J.-A.DENONCOURT MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1954 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.ARCHAMBAULT, Gérard, 472, av.Laurier, St-Jean, PQ.1952 JOBIN, Pierre, 91, rue d'Auteuil, Québec .\u2026.1 BAILLY, Roland, 4339, avenue de Lorimier, Montréal.1952 LECOURS, -A., 538, av.King- Edward, Ottawa, Ont.BEAUCHEMIN, L.-0., Calgary, Alberta.1954 LEMIEUX, J.-R., Hépital Saint-Sacrement, Québec .BELIVEAU, Pierre, Méthégan, N.-B; 142224200000.1952 MANSEAU, Georges, 924, rue St-Aubin, Ville St-Laurent BIBAUD, Barthélemy, Valleyfield, Q .1952 MERCILLE, pean 316, Parc G.-E.-Cartier, Montréal .BLAN CHET, Roméo, 54, avenue \u2018Lavrier, Québec .1952 MILOT, |.- 1017, Stafford Road, Fall River, Mass.BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont .1954 MORISSET, Pierre, Saint- Georges-de- Beauce, P.Q.BROUSSEAU, L.-Philippe, Malartic, P.Q.1954 PERRAS, ].-Ephrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q CARON, Sylvio, Masta, Québec .1952 PERRON, Jos., Shawinigan Falls, P.Q.1954 CHOLETTE, A.-M., 145] est, boul.St-joseph, Montréal 1954 PIETTE, Edmond, Joliette, P.Q.| COUTURIER, Alphonse, Rivière-du- Loup, P.Q.1954 PILON, J.-L., 389 est, boul.Saint- joseph, Montréal .D\u2019ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.1954 POWERS, A.11, rue Front, Hull, P.Q.od DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal.1952 RIOUX, J.-Emile, Sainte-Anne-des-Monts, P.Q.DESMEULES, Roland, 167, Grande-Allée, Québec .1952 ROULEAU, J.-Maurice, St-Grégoire, Cté de Nicolet, P.Q.DOMINGUE, Albert, Granby, P.Q 122111121200 1952 SMITH, Pierre, 300, Carré Saint-Louis, Montréal \u2026.GAUTHIER, Henri- E., Woonsocket, R.1.1954 TET RAULT, Adélard, 411, boul.Laviolette, T.-Rividres GAUTHIER, J.-D., Shippegan, N.-B.\u2026.\u2026\u2026.1954 THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.HURTUBISE, Raoul, Sénateur, 19, rue Durham, VIAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Ont.1 Sudbury, Ont.LL LA La 1954 Yr \u201cgp ge x \u201cTEE wy 2g } eA 20\u2014 | aye X | FRUITS DES RECHERCHES de Duel \u2018 À le NOUVEAU COMPOSE PENICILLIQUE L.A.: nu.cic UN TUBEX TOUS LES 14 JOURS REALISE UNE PENICILLINEMIE THERAPEUTIQUE, À DES TAUX SOUTENUS, CHEZ LA PLUPART DES MALADES.BICILLIN 600 L-A INJECTABLE (BENZETHACIL) Le Tubex (de 1 c.c.) renferme 600,000 U.Ide la N,N\u2019'\u2014 dibenzyléthyléenediamine dipénicilline-G, en suspension aqueuse.TUBEX LIVRE AVEC OU SANS AIGUILLE UN COMPRIMÉ TOUTES LES 12 HEURES PERMET D\u2019OBTENIR, DANS LA MAJORITE DES CAS, UNE PENICILLINEMIE DECELABLE PENDANT 12 HEURES.BICILLIN 200 LA EN COMPRIMES (BENZETHACIL) Le comprimé, rainuré pour donner une plus grande souplesse à la posologie, renferme 200,000 U.l.de la N,N'\u2014dibenzyléthyl- ènediamine dipénicilline-G (benzéthacil).FIOLE DE 12 ET FLACON DE 100 COMPRIMES Autres formes disponibles: SUSPENSION DE BICILLIN 100 SUSPENSION DE BICILLIN 300 FLACON DE 2 ONCES LIQ. XX L\u2019Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 sait Ils.mn À Décontracturant NICOTATE DE MÉTHYLE / An tia lgiqu \u20ac SALICYLATE DE GLYCOL Vasomoteur HISTAMINE BAUME MIDALGAN D'EMPLOI PROPRE ET AGRÉABLE est d'un effet SÉDATIF PUISSANT Dans les processus douloureux rhumatismaux ou congestifs LABORATOIRES MIDY 67, AV.DE WAGRAM - PARIS-17° AGENTS POUR LE CANADA VINANT LIMITEE 200, RUE VALLÉE MONTRÉAL 18 ce $ \u2018Déravine\u201d NO 757\u20141 mg.au comprimé NO 758\u20142 mg.au comprimé \u2018\u201c\u2018Déravine\u201d\u2019 avec Phénobarbital NO 759\u20142 mg.au comprimé, plus 15 mg.(V4 grain) de Phénobarbital Flacons de 100 comprimés sécables.DERAVINE a aye Dans le traitement de l\u2019hypertension Les esters alcaloïdiques possédant la plus forte action hypotensive ont maintenant été identifiés et isolés sous forme cristalline; les alcaloides moins actifs et les substances toxiques sont rejetés au cours du processus d\u2019extraction.Un titrage précis d\u2019après des essais pratiqués sur des chiens anesthésiés lui assure une teneur hypotensive uniforme.Les comprimés, qui possèdent l'avantage de se dissoudre lentement, contribuent à maintenir l'action hypotensive.On peut I'employer même si le malade suit un régime ou un traitement à la digitale.La \u2018Déravine\u201d est bien tolérée; grâce à sa pureté et à sa haute teneur, une dose relativement peu élevée maintient la pression artérielle à un niveau constant et produit très peu d'effets secondaires.nin SE 7 oem ac ss rem TES Posologie conseillée Jours ler, 2e 4e Se, 6e 7e, Be Ye, 10e lle, 12e 1 14e Déjeuner Repas du midi| Repas du soir Collatien à l'heure du coucher Total m m mg.10 Ayerst, McKenna & Harrison Limitée Biologistes et Pharmaciens Montréal, Canada XXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014-BULLETIN A.M.L.F.C.-Montréal, novembre 1952 © | pour combattre la et la [AL ~~ phénobarbital / © No 819 Méthode directe de résoudre le problème des états anxieux et de l'anorexie.Le \"Béminal\u2019\u2019 avec Phénobarbital progpque une amélioration à la fois mentale et physique.Dose conseillée.\u2014Un comprimé 3 fois par jour.Chaque comprimé contient: Thiamine.5 mg.Pyridoxine.0mgq.Riboflavine.2mg.d-Panthénol.2 mg.Niacinamide.10 mg.Acide ascorbique 25 mg.Vitamine B12 1 microg.Phénobarbital (1{gr.)16 mg.Flacons de 100, 500 et 1,000 comprimés.Ayerst, McKenna & Harrison Limitée - Biologistes Avez-vous un porte-clefs Ayerst?Notre fichier est le seul moyen d'établir l'idenfité de ces porte-clefs numérotés individuellement.Une fois que votre nom y est inscrit, les clefs perdues qui nous sont refournées, vous seront envoyées immédiatement.il i : nes Tl i an 25700! [TY FYI CE RFA J ropype aod Ea Tg / { V4 6045162 644 ver ae RJ + Dares: cr 3 10 * A ea em TW FAYE 5 2 Ulcère phagédénique, jambe gauche, deux aspects Projetez l'Image\u2026aans tout son effet, Quelle satisfaction\u2014de posséder des plaques de projection 2 x 2 pouces illustrant vos travaux.En plus d\u2019aider grandement au diagnostic, elles sont la source d\u2019une fierté bien légitime quand on les exhibe aux conférences du personnel, dans les séminaires et devant d\u2019autres roupes restreints.Surtout, si l\u2019on a un projecteur qui les met en valeur.5 Pr ojetez-la.avec le Projecteur Kodaslide Merit Grâce à ce projecteur de prix modique, vous êtes toujours assuré d\u2019images claires et brillantes.Il est équipé d\u2019un objectif de projection Lumenized Kodak Ektanon, 5 ouces f/3.5; d\u2019une lampe de 150 watts; d\u2019un refroidisseur à convection pour garder les transparences planes et au point; d\u2019un bouton à même pour l\u2019élévation et d\u2019un mécanisme amélioré pour l\u2019introduction des plaques.Appareil compact et facile à porter.Le prix marqué L'assortiment complet de produits Kodak pour de $33 est sujet à changement sans avis.la profession médicale comprend: des cameras et des projecteurs pour vues fixes et animées \u2014 des films \u2014 en couleurs et en blanc et noir (y compris l'infra-rouge), des papiers; des produits chimiques pour le traitement; l'équipement pour CANADIAN KODAK CO., LIMITED le microfilmage ainsi que des microfilms.Toronto 9, Ontario Pour obtenir plus de détails, voyez votre fournisseur d\u2019accessoires photographiques, ou écrivez à: Au service du progrès médical grâce à la Photographie et à la Radiographie odak Marque Déposée complète Koentgenogramme sans Lipioaol l'image du diagnostic! 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INSOMNIE - SPASMES - PHOBIE - ANXIÉTÉ \u2014\u2026 Lali« CANADA DRUG CO.Montreal EL 0 aie ia ORR aL ERR pd 1 y APE Brie A in J i a RE er EUAN NEI SRI OAV GC ENTER LOTERIE I AINA tés Bada DAE evraraan vastes se\u201d - \u2018 7% gr.(0.5 g) CAPSULES BLEUES D\u2019HYDRATE DE CHLORAL\u2014 Fellows leur action dure de cinq à huit heures, ordinairement sans suites désagréables.Le pouls et la respiration sont ralentis, ° SOMMEIL tout comme dans le sommeil normal.Les réflexes ne sont REPARATEUR pas abolis et le patient peut être réveillé rapidement.\u201cL\u2019HYDRATE DE CHLORAL produit un sommeil de type normal, rarement suivi de sensations désagréables.\"! Posologie: Une ou deux capsules de 72 gr.ou deux & quatre de 3% gr.D au coucher.(APSULES DHYDRATE DE CHLORAL\u2014Fellows INODORES ¢ NON BARBITURIQUES + SANS SAVEUR 3% gr.(0.25 g) CAPSULES BLEU et BLANC D'HYDRATE DE CHLORAL\u2014 Fellows E I tient qui besoin d\u2019un sédatif durant © SEDATIF DE JOUR pour le patient qui a be la journée pour reposer confortablement.Posologie: Une capsule de 3% gr.trois fois par jour après les repas.3 ° a gre ELIMINATION\u2014Rapide et complète, d'où absence de séquelles déprimantes, 3-4 Présentation: Capsules d'HYDRATE DE CHLORAL\u2014Fellows 334 gr.(0.25 g) capsules bleu et blanc .flacons de 60 7V gr.(0.5 g) capsules bleues .flacons de 30 Echantillons médicaux et littérature sur demande WS MEDICAL MFG.CO., LTD.° fabricants de produits pharmaceutiques depuis 1866 286 ouest, rue St-Paul, Montréal, Qué.BIBLIOGRAPHIE .Hyman, H.T.: An Integrated Practice of Medicine (1950) .Rehfuss, M.R., et al: A Course in Practical Therapeutics (1948) Goodman, L., and Gilman, A.: The Pharmacological Basis of Therapeutics (1841).22nd printing, 1951, © Sollmann, T.: A Manual of Pharmacology, 7th ed.(1948), and Useful Drugs, 14th ed.(1947) ON = XXVIII L'Union Méd.Canada wo Tome 81 \u2014 Nov.1952 est efficace dans la majorité des infections a raison de 1.0 g par jour 1.SON ACTION THERAPEUTIQUE ENERGIQUE: Dans la plupart des infections.la dose efficace minimum ne dépasse pas 1.0 GRAMME PAR JOUR.@.SON VASTE DOMAINE D\u2019EFFICACITÉ: Aucun autre médicament n\u2019est doué d\u2019un spectre d\u2019action antimicrobien plus étendu.\\ .La Terramycine est ; ; ; : B.SON HAUT DEGRÉ DE TOLÉRANCE ET I*INNOCUITÉ: À ce point insurpassée pour de vue, la Terramycine est incomparable.A.SON ABSORPTION par l\u2019organisme.même dans les cas d\u2019infections graves exigeant des doses beaucoup plus fortes que 1.0 gramme par jour.De SA REMARQUABLE ÉCONOMIE lorsque le médecin prescrit les nouvelles doses minima.Terramycine Combiotic Pénicilline PFIZER CANADA, 1.TD., 8311 Royden Road, Mount Royal, Montreal, P.Q.Streptomycine Représentants du Plus Grand Producteur d\u2019Antibiotiques du Monde Dilydrostreptomyeine Polymyxine Bacitracine *et reconnue officiellement par les Services de Salubrité Publique L'action antitussigène distinctive de MERCODOLapporte un SOULAGEMENT PLUS COMPLET | À VOS JH PATIENTS QUI TOUSSENT = Le narcotique! à action sélective que contient le Mercodol arrête la toux déchirante .mais n\u2019affecte pas le réflexe tussigène dont vos patients ont besoin pour garder leurs voies respiratoires dégagées.En outre, Mercodol contient un broncho-dilatateur?efficace qui relâche les bronchioles obstruées, et un expectorant® pour liquéfier les sécrétions.Le résultat est un soulagement plus complet de la toux .une absence remarquable de nausées, constipation et.stimulation cardio-vasculaire ou nerveuse.MERCODOL Commande Spéciale pour Narcotiques Exigée LE SIROP ANTITUSSIGÈNE QUI ENRAYE LA TOUX\u2014MAIS MAINTIENT LE RÉFLEXE TUSSIGÈNE MERCODOL avec DECAPRYN Pour la toux ayant une origine allergique spécifique 30 cc.contiennent: M 1.Mercodinone 10.0 mg.errell 2.Chlorhydrate de Nethamine 0.1 Gm.3.Citrate de Soude 1.2 Gm.SINCE 1828 \u201c\u201cMercodol,\u201d \u2018\u201c\u201cMercodinone,\u201d \u2018\u2018Netbamine\u2019\u201d\u2019 et \u2018\u201c\u2018Decapryn\u2019\u2019 sont des marques New York e ST.THOMAS, ONT.© Cincinnati de fabriques L\u2019Union Méd.Canada XXX Tome 81 \u2014 Nov.1952 SULFOSALYL LE TRAITEMENT DE BASE DES RHUMATISMES CHRONIQUES Médication nouvelle par modification du Terrain et potentialisation des Corticostérones (Travaux de Freyberg et Pelner) ET ENTROSALYL RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU POLYARTHRITES - CARDITES RHUMATISMALES Avec 15 années de succés thérapeutiques ininterrompus, restent en téte de toutes les médications antirhumatismales.HORMANTOXONE PRINCIPE ANTITOXIQUE DU FOIE extrait, concentré, stabilisé, titré biologiquement Actif in vitro et in vivo NEUTRALISE LES POISONS FORMÉS OU REÇUS PAR L\u2019ORGANISME LES NOUVEAUX PANSEMENTS VITRISOL & CELLODERME SUPPRIMENT L\u2019ADHÉRENCE (Adoptés en France par les Hôpitaux et le Ministère de ia Guerre) DISTRIBUTEURS EXCLUSIFS CORONET DRUG CO.370 EST, RUE RACHEL, MONTRÉAL L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 XXX1 e = ® ~ .3 ° \\/ i A 7 { = NY # .= » ge .+ a» .pour obtenir un bel \u20ac équilibre et une pleine amélioration = e ° ° _ * .Afin de fournir une médication antianémique °c\u2019 .- = ° rationnelle, les capsulettes Armatinic \\ 0° = ° ° ° renferment des doses vraiment efficaces de e ° tous les facteurs hémotopoiétiques.la Vitamine B12 PLUS l'activateur\u2014 // ou facteur essentiel.L'addition du facteur essentiel\u2014duodénum desséché\u2014exerce une action stimulante et hématopoiétique tout à la fois.De récentes recherches ont révélé que la vitamine B12 prise par voie buccale exerce une action antianémiante égale aux solutés injectables de Bi2 pourvu qu'elle soit activée et fortifiée par du duodénum desséché.!-4 De plus, on a prouvé que l'acide folique était l'un des plus actifs stimulants de la vitamine B12, °° oe © armali 1][# nilué L'Armatinic Activé peut être employé soit dans I'anémie macrocytaire, soit dans I'anémie POUR UN TRAITEMENT ANTIANEMIQUE RATIONNEL , .hypochrome, (excepté pendant le traitement initial de I'anémie pernicieuse).EAR 2 er Em LU'ARMATINIC LIQUIDE .le NOUVEL Chaque Capsulette ARMATINIC hématinique avec Bi2 cristallisée et foie ACTIVE contient: clarifié .est aussi disponible en flacons de Sulfate ferreux desseché.\u2026.200 mg.8 onces et de 16 onces.*Crystomin (B12) .10 mcg.§ Fraction 11 de foie avec duodenum desséché.350 mg.Acide folique.1 mg Acide ascorbique (C).50 mg.*La marque des Laboratoires Armour Ë pour leur B12 cristallisée.Références: (1) Hall, B.E.: Brit.Med.J.2: 585-589, 1950; (2} Bethell, F.H.: Univ.Hosp.Bull, Ann Arbor 15: 49, 1949; (3) Bethell, F.H., et al: Ann.Int.Med.35: 518-528, 1951; (4) Spies, T.D.: JAM.A, 145: 66-71, 1951; (5) May, C.D.: Am.J.Dis.Child.80: 2, 1950; (6) Luhley, A.L., and Wheeler, W.E.: Health Center J.(Ohio St.Univ.) 3: 1, 1949; (7) Reisner, E.H., and Weiner, L.: Bull.New York Acad.Med.27: 391, 1951; (8) Griffenhagen, G.B., and De Guia, E.F.: J.Am.Pharm.Assn., Se.Ed.41: 181-184, 1952; {9) Diez, Rivas, Présentation: Flacons de 100 et F., Morales, F.H., and Meyer, L.M.: Ann.Int.Med.36: 1076, 1952.de 1000 \u2019 9 THE ARMOUR LABORATORIES 0) Distributeur canadien: LAURENTIAN AGENCIES, LTD.429, RUE SAINT-JEAN-BAPTISTE, MONTREAL 1, QUEBEC, CANADA The Land of Plenty\", par Pieter Brueghel (l'Ancien) \u2018courtoisie de la New York Graphic Society.\" seulement par la \u201cvolonté\u201d.C\u2019est le résultat d\u2019un ensemble d\u2019habitudes dont les causes sont à la fois physiologiques et psychologiques.Un traitement rationel de l\u2019obésité doit fournir au malade plus qu\u2019un soutien à sa volonté défaillante.Il doit corriger les insuffisances nutritives dérivant d\u2019un régime alimentaire i ALIMENTAIRE L\u2019obésité est plus qu\u2019un simple problème d\u2019alimentation surabondante qui peut être résolu anormal! et surmonter la \u2018\u201cdépression de régime\u201d causée par la restriction d\u2019aliments.* 1.Blazer, A.: The Obese Character (Le Caractere de l\u2019Obese) M.Times, 79:187, 1951.2.Hudgins, A.P.: Counseling the Overweight Patient (Conseils au Malade obese) Amer.Prac., 2:336.1951.p.336.Abd PLUS prévient les insuffisances alimentaires freine l\u2019appetit exagéré surmonte la \u201cdépression de régime\u201d J.B.ROERIG AND COMPANY (CANADA) LTD.1861, boulevard ST-LAURENT, MONTREAL, CANADA chaque capsule renferme SULPHATE DE DEXTRO-AMPHETAMINE 5 mg.CALCIUM 242 mg.COBALT 0.1 mg.CUIVRE 1 mg.IODE 0.15 mg.FER 3.33 mg.MANGANESE 0.33 mg.MOLYBDENE 0.2 mg.MAGNESIUM 2 mg.PHOSPHORE 187 mg.POTASSIUM 1.7 mg.ZINC 0.4 mg.VITAMINE A , 2.000 VITAMINE D wlio VITAMINE B, 2 mg.VITAMINE B.2 mg.VITAMINE B, 0.5 mg.NIACINAMIDE 20 mg.VITAMINE C 37.5 mg.*d-PANTOTHENATE de CALCIUM 3 me.\u201cLa signification de cette vitamine dans l'alimentation humaine n'est pas encore établie. L'Union Méd.Canada XXXII Tome 81 \u2014 Nov.1952 Si la Preuve Clinique est Votre Guide LES PRODUITS DE LA RECHERCHE DOHOW el FONGICIDES\u2019EST AVERE EFFICACE CONTRE FORMULE: Un procédé NOUVEAU, perfectionné employant comme véhicule la glycérine Dohow, produit, une combinaison chimique lui donnant ses précieuses propri- étes: Urée 2 GRAMMES Sulfathiazol 1.6 GRAMMES Glycérine (DOHOW) 16.4 GRAMMES (De la densité la plus élevée que se puisse obtenir) New York AURALGAN \u2014Aprés 40 ans DEMEURE RHINALGAN ¥ décongestif CTT KA l\u2019auralgésique Ql TT Ir NAT local, NON PAS général.ECTALGAN \u2014 LIQUIDE.Pour le soulagement sympiomatiaue des: Hémorrhoïdes, Prurit, Sutures Périnéales XXXIV L\u2019Union Méd.Canada \u2018Tome 81 \u2014 Nov.1952 TROUBLES ARTHRITIQUES ET RHUMATISMAUX Les médecins canadiens rapportent les résultats de \u201cESSAI DU BEREX\u201d Onze cent vingt et un médecins canadiens font I\u2019 \u201cESSAI DU BEREX\u201d pour les troubles arthritiques et rhumatismaux.Un total de 275 cas sont maintenant assez bien pour permettre le tableau suivant.Voici les résultats: Dans une grande variété de troubles comprenant l\u2019arthrite rhumatoïde, l\u2019ostéoarthrite et la fièvre rhumatismale, le traitement oral par le BEREX a donné une amélioration marquée dans 233 cas.84.7 pour cent.Une étude de 42 cas, chez lesquels aucune amélioration ne fut observée, révèle que l\u2019échec pouvait être attribuable, presque toujours, à un dosage insuffisant.Vous admetirez, nous en sommes certains, que ces découvertes offrent une preuve convaincante de l\u2019efficacité du traitement oral au BEREX (Succi- nate-Salicylate), facile à administrer, sûr et peu coûteux.e Offre renouvelée : Si vous n\u2019avez pas fait l\u2019 \u201cESSAI DU BEREX\u201d et que vous aimeriez le faire, voici notre offre \u2014 Dès que nous recevrons votre demande, nous vous enverrons un format pharmacie de 500 comprimés BEREX.Des quantités supplémentaires vous seront fournies au besoin, afin que votre essai du traitement oral par le BEREX (Succinate-Salicylate) dans un ou deux cas d\u2019arthrite ou de rhumatisme puisse étre concluant.En vue d\u2019assurer les meilleurs résultats, veuillez accompagner votre demande d\u2019une brève description du ou des cas sous observation, afin que nous puissions recommander le dosage.A cette fin, nous aimerions savoir .l\u2019âge du patient.le sexe.le genre d'affection.la durée de la maladie.les articulations atteintes.le degré (zéro 3 plus quatre) de la douleur, l\u2019enflure, la raideur, la difformité.le trouble fonctionnel.les conditions associées.Nous vous engageons, docteur, à faire I\u2019 \u201cESSAI DU BEREX\u201d.Constatez par vous-même que le BEREX vous offre un traitement vraiment supérieur dans les troubles arthritiques et rhumatismaux.Le BEREX se vend en flacons de 100 et en format pharmacie de 500 comprimés à votre pharmacie d\u2019or- donnancc.Fabriqué sous licence sous le nom déposé BEREX.BEREX PHARMACAL COMPANY 36-48 Caledonia Road, Toronto, Canada L'Union Méd.Canada XXXV Tome 81 \u2014 Nov.1952 INDICATIONS ONGUENT DE POLYMYXINE B\u2014BACITRACINE | .ccc unin ou chirurgicales brôlures infectées greffes cutanées infectées abcès et ulcères dont le siège est accessible furoncles pyodermite ecthyma folliculite dermatite eczématoïde infectieuse impétigo acné orgelets infections de l'oreille externe infections de l'oeil, telles que: conjonctivite blépharoconjonctivite sclérite kératite dacryocystite, etc.INFECTIONS SECONDAIRES se superposant à un état dermatologique quelconque ONGUENT \u2018POLYSPORINE\u2019, haque gramme contient: PRESENTE EN Polymyxine B (Sulfate) marque \u2018afrosporiNe\u2019 10,000 un es ¢ tubes de 15 grammes BACITRACINE 500 united avec embout applicateur tubes de 1/, d'once avec embout ophtalmiqü'e Épunnovens WELLCOME & CO.(The Wellcome Foundation Ltd.) renseignements complets Montreal envoyés sur demande L'Union Méd.Canada XXXVI Tome 81 \u2014 Nov.1952 emendatio vomituum Gravol s'identifie avec les résultats heureux qui s'obtiennent dans la prophylaxie et la thérapeutique des nausées et des vomissements.Il est tout indiqué dans: le mal de mouvement, la grossesse, la maladie des rayons, comme traitement du choc opératoire ou de l'électrochoc, ainsi que pour contrebalancer les réactions fâcheuses de certains antibiotiques.En plus, Gravol s'avère hautement efficace dans le syndrome de Ménière et la migraine, s\u2019il est administré durant la phase prodromique.Il fournit des résultats satisfaisants dans les troubles du labyrinthe associés à l'hypertension et à l\u2019artériosclérose.les Gravel frank w.horner limited, montreal, canada Gra vol.Dn Forme médorin, æRAVOL LIQUIDE GRAVOL- RA I FEES GRAVOL-6 GRAYOL L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 soso tree Émis z= LL > ; 0 O Zz PARTOUT AU CANADA si vous désirez le service d\u2019inspection pour les appareils KELEKET SANBORN LIEBEL-FLARSHEIM OFFNER PROFEX SIEMENS Il y a près de chez-vous un bureau de X-Ray and Radium.Nos employés assignés à ce service d\u2019inspection sont entraînés dans notre usine afin de donner le meilleur service possible.Ainsi, que ce soit pour l\u2019inspection de routine et d\u2019ajustement, pour des accessoires, des installations ou des réparations, comptez sur 261 Davenport Road, Toronto 5 Un stock complet de radium médical, d\u2019accessoires et d\u2019applicateurs.XXXVII XXXVIII POURQUOI l\u2019Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 CELLURK A est aussi efficace dans CONSTIPATION OBÉSITÉ ŒDÈME L\u2019éponge de cellulose ne se gorge d\u2019eau que dans L\u2019EAU La méthylcellulose, pour se gonfler, a aussi besoin D'EAU L\u2019EAU est une condition SINE QUA NON d'efficacité 1.La méthylcellulose, corps hygroscopique, par contact avec l'eau, se gonfle lentement et forme dans l'intestin un gel qui se mélange aux déchets, les amollit et facilite leur glissement et leur évacuation.2 Or, cette quantité d'eau, minime, mais indispensable, la méthylcellu- lose la rencontre précisément à l\u2019endroit même où elle est le plus nécessaire, c\u2019est-à-dire dans l'intestin.Elle y est apportée par osmose, grâce à l\u2019action d\u2019une petite dose d\u2019hydrate de magnésium.: 3.Pour vaincre, sans délai excessif, la paresse intestinale du constipé, a été ajoutée une faible dose de cascara sagrada, stimulant bénin du côlon.CELLURKA @ Conception rationnelle du traitement de la constipation Effet immédiat et à échéance, sans accoutumance @ Douceur d\u2019action sans effet purgatif FORMULE : Méthylcellulose Hydrate de magnésium Ext.de cascara sagrada 950, avenue Ogilvy, LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE, @ Saveur exquise du granulé @ Dragées faciles à prendre @ Coût très bas du traitement par dragée par cuillerée à thé 0.25 Gm.0.50 Gm.0.20 Gm.1.50 Gm.0.025 Gm.0.15 Gm.INC.Montréal > tn».ect.ta a iar: eile.cori.itm.oem: a itll ion.an iy PA FX in ét a ps Sa 7 TN pre sx gs FRY F2 Ta isi, i ik = 2855 Wai a ET 6 2 Re bi a i, = SN ve = 5 a GE se sl we 0 i = 58 hail i» Se \u2018 BR A =\u201c £2 SE x Sa ! Ls et = \u20ac GE.2 sid fed a Sek hy, = > Bs 22 a a a % fz SR i i Ee 5 ho HB i init ss 2 CL aa prs ses & és oh Di ~ So sr sh - Frame 2 ats Sing on Gh = 2e 5 ES 2 he Fi Nh = # Ts 2 5 7 A 0 = 4 5 3 © 7e = i 5 > .i 3: A VE 5 SE 55 CE er 5 ie i : 54 Le oF Sh SAE os 2 bi Ber i 5 i Se oS = = se 2 Ë 5e = Ze A Sl ; 5e er se gs 3 2 i a = es So = = 2 & * va ie es 5 HE A cé a % ES 5 i 23 232 2 25 To 4 Ce , 2 i 2 2 2 = 54 = ./ GR a = 0 ce 5 = se ES = Se = > se Si 0% = 2 53 en = 2 5, io = ce ; 3 3 5 = = = 4 EE SE 5 = & > ; - a a.25 5 i 22 a 53 52 & 2 5 = CE » y Eu = + 2 22 = es a SE 52 HS an SRE as! I i 4 Sa eu Lu 2 & 5 °F Se Zot Sa 2 se SE .i i a x 3 7 = se = = & 3 5 es Re F = on us = ue = 5e © 5 £a $ > = = 4 2 ey ee HE = AL ne RO a joo i Re se = es 5 5 Le £3 5 £25 - = .SE 2 = i 3 Sn G ss se = ne ns i 25 = \u2014 Le = A oi =.Rh TE a, = à 2 HE Aa Sen 2% 5 i Aa = i Lt Louer Une salle.Bt 7 35 ii oe 55 os X $ i a a EY 2 2 = = ve \u201cer = 2 i .= 5 pe > es = a iS 37 SH A i A Se & Cony £35 Le BE = i \u2014 ce se = 5 2 2k ë se # 5 2 es so a fs 0 Re > ge a = ; gel 2 i 7 = A Ty for 3 fo oy as ea = = se 253 Es Zl 0 i = se i si se Er on Se i i = = Xe he $55 \u201c3 ss 2 sg E = 5 x.S 2 Le ik = = ee ye SY So ES ; 5 a er Ke a 2 if 20 ss ; i se Soh i oo ei \u201c22 = a ae gos > i = Tis T0 i Es ry 6 es on = = 48 i : = A sa : i = 5 : a = see = op see (x & iid = a + Sax i se Gs 5 5e ope SUN = 7 ih i 2 Lo XE 37 A 2 se Te 2 0 LS 2 od = 4 5 Es Ss of SE BE HE Ss ie 3 5 = SSSR a Yi se 2 2 5 Bh i Le Zs ihr ic 5e, ee 550 7 ait Na je = Le .BREET | = Le ies i Ë = Es SE sue nn 15 por oar i Fe DA ir \u201ci EO] Ck $ Si Sie a RE + SE I sr oe 4 78 te Sas A Le a Be ç # SRR es æ ee 5 on en Bs ét, Le = 2 = or 2 HR = i 2 7 épée Re.wd = oe hy sik a Fe 3 TIE 1 7 5 SE pe Ea i a iG a A i 0 > se > 12 Case 2 ge > = = i x = = es SR Tad S i bo A 2e; .Eh a =) oe A id i i = Se fei ot wh % Hh 2 Be fo 5 Se ve Rs 5 À $ = Se es ES si i in PE > 5 >.= 2 Je Go] SG Ge.oY = = ax >> $ i od ES E> 4 CE ges : S .ss SES ES 5 2 Te 3 53 = = 5 a St #5 s x Sg es D gE FA 28 a 2 git chs = Be 57 2, 2 he fa = = = 88 > ce 3 = = i as Pi 55 ze a Ts ER os $ 5 = és = 3 = Ga 3 se ve Ce = = es 4 es = se IN i 4 parte po ve os.= = $ , Sots = es 2 5 Eo = ee + se $ il vous faud: LA 2 a oo Sh Se = © me Es Es Y a NE sp $ Su = = x $ = \u20ac A a LS .= 2 5 Re rs) 2 È Rx ce se 4 5 re = ist = \u20ac ce .iS i © a = 5 se \u201ca & se 2e = SR = OX x = % ve is 3 =} i a © 5 dhe 2e ss, 8 5 Ses = ie Si SE rg = ac = 7% a Se Ë on ns + SEE CE Be ho i 5 2 Sa BY = x ; ce 2 Re se ss tas Se a ie CEE = ou ie = es © 2e Be ee A ce ee 5 25 a # = $ © Ra 5 iS % es se ORR L A Sr À $ = se FE ok = * Sy vx 5e 5 £3 a Nt Gr 2 a = = 5 3 3 $ 3 2 a pe a 4, if ; $ oo gs 5 SE SD = ve 3 se = Bi = re te bé S, x 5 a ae 5 Pa 5 2 52 pe ce = Ged i 7 oS 5% fos CE te > = ty Xo A eo = 5 Si ES 2 EL = = ; 3 2 & 1 Si Bi, = = hh SE A # 2 5 § En oR % = == 5 5 5 22 SES 7 n Ski A eo 2 ee Lx iy Fins, es se ok Ee TR % ne oF = ses 55, NS \u20ac = 3 2 re 5 7 Lg = 5 : , 453 5 i: és sn ee Xe Ha 3B 3 i A Sa ox 0 : * 7 a > i = te > 2 z TE = AS 2 + Se © 4 4 7 = bs = = PRE ca Lat i 2 EL i \\ % i ne 53 à * 35 ; LE EA An Fel oN TZ 5 5 = 2 se Cr i a : | > 2 » fon « 3 se 7 3.7 5 4 Le ts LEE oot di A SF ih hs 65 aegis i.ay + eu a } % i a ca port SAA ta a y Sy pd % Th ~ ve crées Ho Gr poe.ae A EE a = © mme\u201d | à 44, usages cliniques du Nembutal A Erb: SEDATIF Cardio- vasculaire Hypertension ® Maladie coronaire Angine e Décompensation Maladie vasculaire périphérique Troubles Endocriniens Hyperthyroïdie Ménopause Nausées et Vomissements e Maladie fonctionnelle ou organique (émotive et gastro- intestinale aiguë) © Mal de radiations e Grossesse e Mal de mouvement Troubles Gastro-intestinaux Cardiospasme Pylorospasme Spasme des voies biliaires Spasme du côlon Ulcère peptique Colite Dyscinésie biliaire Troubles Allergiques Irritabilité Pour combattre la stimulation par l'éphédrine seule, etc.e [rritabilité Associée aux Infastions e Agitation et Irritabilité avec Douleur Système Nerveux Central e Paralysie agitante Chorée © Hystérie e Delirium tremens e Manie Anticonvulsif Traumatisme \u2014les malades qui > representent les 44 usages du Syrie Status epilepticus Nembutal\u201d d'action breve nvenoTiquE OBSTETRIQUE e Nausées et Vomissements e Eclampsie .\u2019 » , .e Amnésie Si vous n\u2019avez pas encore étudié toutes les applications du NEMBUTAL [\u2018 Ses : A : : CHIRURGIE (Pentobarbital, Abbott) d\u2019action brève, vérifiez la liste ci-contre.Elle vous o Sédation Pré-opératoira suggérera peut-étre quelque nouvel usage pour votre propre pratique.° rate .Base vi \\ .\u2019 .o Sedation Post-operatoire Un cas après l\u2019autre, dans les 583 rapports qui ont été publiés, démontre que des doses PEDIATRIE réglées de NEMBUTAL d\u2019action brève peut produire n'importe quel degré Sédation pour: recherché de dépression cérébrale\u2014depuis la sédation légère jusqu'à ® Examens spéciaux , ; .° Transfusions de sang ; l\u2019hypnose profonde\u2014avec seulement environ la moitié des doses + Admin parentérale 1 ?j ï © Petites opérations requises avec beaucoup d autres barbituriques.= Petites opérer aphie , 4 > .La marge de sécurité est large, la durée de l\u2019effet est brève.Et comme o Sédation Pré-opératoire la drogue est rapidement et complètement détruite dans l\u2019organisme, il n\u2019y \\ .> .e Cas où les suppositoires a guère tendance aux effets cumulatifs ou au reliquat d\u2019effet barbiturique.peuvent être employés.Pour une SEDATION RAPIDE À doses orales égales quand la voie orale aucun autre barbiturique ne réunit n\u2019est pas praticable UN EFFET PLUS RAPIDE, PLUS BREF, PLUS PROFOND que le NEMBUTAL .essayez les Suppositoires de NEMBUTAL Sodique *Nom déposé Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 7 nion Médicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 80: MM.Allard (Eugène); Amyot (Roma); Andersen (A.); Archambault (Jacques); Archambault (Jules) ; Archambault (Paul-René) ; Augustin (Marc) ; Badeaux (Georgine) ; Balestrazzi (N.) ; Baril (Edmond) ; Beauregard (J.-M.); Bélanger (Claude) ; Bélanger (Paul-Marcel) ; Bélisle (Maurice) ; Bertrand (A.); Blain (Emile); Bombardier (J.-P.) : Boulanger (J.-B.); Bourbonnais (Georges) ; Bourgeois (Paul); Bourgeois-Gavardin (M.) ; Bourque (J.-P.) ; Boussat (André) ; Brisson (Gérard) ; Bru- nel (D.) ; Cabana (Léo-Paul) ; Caouette (Maurice) : Champoux (Roger); Chaptal (J.); Charbonneau (Henri) ; Charest (Gustave) ; Comeau (Maurice) : Côté (Fernand); Coutu (Albert); Couture (Ernest) ; Croissant (Odile) ; Cusson (André) ; Daguet (G.); David (Paul); Del Vecchio (Marc); De- noncourt (J.-A.); Desforges (Aimé); Desjardins (Edouard) ; Desmarais (Bernard) ; Desranleau (|.- Marc) ; Desrochers (Jean-Léon); Dionne (Paul); Doray (Maurice) ; Doré (Réal) ; Dubeau (Marius) ; Dubreuil (Lucien) ; Dufresne (Origéne) : Dufresne (Roger-R.) ; Dugal (Jean-Paul); Durand (Fernande) ; Durivage (Jacques); Dussault (Roland) ; Duvalier (François) ; Favreau (J.-C.); Fiset (Robert) ; Foisy (René); Foley (A.-R.): Fontaine (Rosario) ; Forget (Ulysse); Fourage; Frappier (Armand) ; Frenette (Ulric); Fugére (Paul); Fu- kuda (Toku Ro); Gagnier (L.-A.); Gagnier (M.): Gagnon (E.-D.); Gagnon (Jacques-N.): Gareau (J.-Roger) ; Gauthier (C.-A.) ; Gauthier (Louis-).) ; Gauthier (Vincent); Genest (Jacques): GCenest (Robert); Gervais (Maurice) ; Gill (Guillaume) ; Girard (Armand); Giroud (A.): Cosselin (Blan- dine-Yvette) ; Gosselin (Cilles) : Gougoux (Jacques); Gratton (Armand) ; Gratton (Jean) ; Grignon (C.-E.); Grignon (Jean); Grignon (René): Groulx (Ad.); Guy (Rolland); Hébert (Gérard) : Hector (Saint-Lucien); Hillemand (Professeur) : Hood (A.J.G.); Hudon (Fernando); Jacques (André) ; Jarry (Caétan) ; Jean (R.) : Johnson (Ré- ginald) ; Joncas (Gérard) ; Journet (Léon) ; Justin- Besançon (L.) ; Kelly (A.D.) ; Kourilsky (Raoul) ; Lacharité (Hervé); Ladouceur (Léo); Lafond (Guy) ; Lacasse (Philippe); Laham (Jean); La- motte-Barillon (S.) ; Lamoureux (Louis) ; Lamquin (L.); Landry (Philippe); Langlois (Marcel); Lapointe (Henri); Lapointe (J.-A.); Larichellière (Raymond) ; Larivière (Paul) ; Larochelle (L.-N.) ; Larouche (Gérard-L.); Latraverse (Valmore) ; Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire) ; Lebeau (René) ; Leblanc (Loyola); LeBlond (Sylvio); LeBlond (Wilfrid) ; Lecours (Antonio) ; Lefebvre (René) ; Legault (Jean-Paul) ; Léger (Jacques) ; Léger (J.- Louis) ; Lemierre (Professeur A.) ; Lemieux (J.-E.) ; Lépine (Edgar) ; Lépine (Pierre) ; LeSage (Albert) ; LeSage (Jean) ; Lessard (Ivan) ; Letendre (Paul) ; Letondal (Paul); Longtin (Jean); Mackay (André) ; Marion (Donatien) ; Marion (Pierre); Ma- rois (Paul) ; Martin (Hon.Paul) ; Martineau (Bernard) ; Marsolais (Almanzor) ; McCaffrey (Frank) ; Miller (J.-Chs); Mirallie (Charles); Monfette (Claude); Morissette (L.); Nadeau (Gabriel) ; Nègre (Léopold) ; Noël (Victor) ; Normand (jos.) ; Panisset (Maurice); Paquet (A.-E.); Paquette (J.-P.) ; Pavilanis (Vytautas) ; Pesant (Laurent) ; Piette (Jean) ; Pilon ().-Louis) ; Pinsonneault (G.) ; Plichet (André) ; Poirier (J.-R.) ; Poirier (Paul) ; Poirier (René) ; Pouliot (Antoine); Potvin (V.); Prévost (Jules); Redon (Henri); Ricard (H.); Riopel (Paul); Rives; Robillard (Rosario) ; Roche- mont (Serge); Rolland (Gérard); Saint-Arnaud (Grégoire) ; Saint-Martin (Maurice) ; Saint-Martin (Théo.) ; Saint-Onge (Marie) ; Salvaing (}.) ; Samson (}J.-Ed.) ; Saucier (Jean); Selye (Hans) ; Smith (Henri) ; Smith (Pierre) ; Sonea (Sorin) ; Sylvestre (].-Ernest) ; Sylvestre (Lucien) ; Tétreault (Ernest- R.); Thibault (Eugène) ; Tougas (Hubert) ; Trudel (Hermile) ; Vaillancourt (J.-R.) ; Vallée (A.-F.) ; Vallée (Louis-lvan); Valois (Ant.- B.); Verge (Willie) ; Vézina (Norbert) ; Albert-Weil (Jean) ; Wyckoff (Ralph W.G.). 1266 où il se classa premier aux examens du doctorat en médecine, il pratiqua sa profession durant deux ans à New Market, New-Hamp- shire, E.U.A.! En 1894, il vient aux Trois- Rivières où il épouse Mlle Cordélia Carignan, fille de feu Onésime Carignan, alors député de Champlain aux Communes.Il ouvrit son premier bureau de médecin sur la rue Royale, en face du parc Champlain.En 1896, il acquerrait, de Sévère Dumoulin, le Manoir Seigneurial Dumoulin, qui allait porter, avec le temps, le nom de Château DeBlois.Cette institution fut, d\u2019abord, sanatorium, pour devenir plus tard sanatorium hôtel.SA MORT Les détails qui suivent, m\u2019ont été fournis par son fils, qui lui succède à la direction de l\u2019hôtel, le Château DeBlois.Le docteur Charles-Numa DeBlois est décédé le 9 octobre, à 8 heures et 10 minutes environ, dans ses appartements privés, au Château DeBlois, quelques minutes après qu\u2019il eut quitté la salle François ler où la Société Médicale des Trois-Rivières s\u2019était réunie pour célébrer le 85e anniversaire de naissance du doyen des médecins, et le 60e anniversaire de son entrée dans la profession.Le docteur DeBlois fut vivement applaudi à son entrée dans la salle du banquet.Il prit place à la table d'honneur aux côtés du docteur Gérard Mayrand, président, et du docteur Wellie Godin, qui devient, maintenant, le doyen des médecins de cette ville.Une demi-heure plus tard, le docteur De- .Blois se leva de table et se tournant vers le docteur Mayrand, il lui dit: « Vous m\u2019excusez, je vais monter chez moi pour me reposer quelques minutes, et je reviendrai à la fin du banquet.Je vous reçois à souper, je paie le vin et le champagne; je vous envoie également une cantatrice en votre honneur, j'espère que ce ne sera pas mon chant de cygne.» En tournant le coïn de la table, il déclare au docteur J.-A.Denoncourt: «Je me sens 1.En ce temps-là, on exigeait, dans les centres industriels, des médecins canadiens.IN MEMORIAM L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 très mal, je crois vraiment que je ne pourrai pas revenir.» Il était à ce moment environ 7 heures et 15.Or, vers les 7 heures et 45, le docteur Georges DeBlois, fils du défunt, s\u2019enquit de son père.C\u2019est alors qu\u2019il le trouva malade à sa chambre.On fit mander le docteur Adélard Tétrault, mais les efforts combinés des deux médecins furent vains.Le docteur DeBlois succomba doucement à une syncope après avoir reçu, en pleine connaissance, les derniers sacrements de l\u2019Eglise, comme il l\u2019avait demandé lui-même.En voyant le docteur Té- trault, il déclara: « Docteur, si vous croyez que je vais mourir, faites venir le prêtre.» Tandis qu\u2019on attendait, dans la salle François ler, que le docteur DeBlois revint pour prononcer son allocution, ce fut le docteur Adélard Tétrault qui descendit pour annoncer aux trente médecins réunis que leur confrère et doyen venait de s\u2019éteindre après une vie laborieuse.Le docteur Rodrigue Dugré, nouveau président de la Société Médicale des Trois-Ri- vières, souligna en quelques mots l\u2019exemple d\u2019un labeur constant qu\u2019avait su donner le docteur DeBlois.I\u2019assemblée se recueillit ensuite, pour réciter une prière à l'intention du disparu.LA MÉTHODE KNEIP Les générations actuelles ne sont pas familières avec les débuts de notre cher ami.Très progressiste, DeBlois avait voulu mieux connaître la méthode allemande Kneip, dont on parlait beaucoup ici et en Europe.Il se rendit sur place afin d\u2019obtenir des renseignements plus précis.Il s\u2019agissait du rôle de l\u2019eau froide et de l\u2019eau chaude employées alternativement selon certaines règles.Déjà spécialisé en maladies nerveuses, il comprit, tôt, que cette méthode constituait un moyen efficace et rapide d\u2019améliorer et de guérir ces anxieux, nombreux et surmenés, réunis aux frontières de la maladie réelle, et pouvant les conduire à des complications plus graves, sinon incurables : la neurasthénie, L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 l'insuffisance mentale et, peut-être, à la folie, La question méritait d\u2019être approfondie.Il se rendit en Allemagne.Il rapporta donc, de ses colloques avec les maîtres d\u2019outre-mer, les renseignements utiles en pareils cas; et il installa dans son sanatorium tous les appareils indispensables du point de vue scientifique.Il opéra un grand nombre de guérisons, quelques unes dont je fus le témoin.Il rendit, ainsi, des services inappréciables qu\u2019il serait superflu d\u2019énumérer et d\u2019analyser.On se rendit, à compter de cette date, en = .y .° plus grand nombre à son Institut.C\u2019est ainsi, et à cause de ses publications dans les journaux médicaux canadiens et étrangers, qu\u2019il acquit une réputation internationale sur cette question.LA QUESTION HÔTELLERIE Ce qu\u2019on ignore aussi, c\u2019est l\u2019évolution du sanatorium vers l\u2019hôtellerie.En 1908, sauf erreur, la ville des Trois- Rivières fut, en grande partie, incendiée.Il n\u2019y avait plus d\u2019hôtel pour recevoir les voyageurs.On demanda au docteur DeBlois s\u2019il ne consentirait pas à les recevoir temporairement dans son vaste établissement.Ce fut une proposition nouvelle à laquelle il n\u2019avait pas songé.Bref, il acquiesça pourvu qu\u2019on l\u2019aidât dans \u201ccette nouvelle organisation.Il consentit par simple dévouement à sa bonne ville des Trois-Rivières.Ce fut un succès dans les circonstances.Il sépara son sanatorium de l\u2019hôtellerie.Il construisit une aile nouvelle et il réussit à accommoder malades et voyageurs en attendant des jours plus profitables pour sa chère ville.C\u2019est ainsi que son établissement devint un hôtel très populaire à côté d\u2019un sanatorium très achalandé.Ceux qui ont reçu cette hospitalité, à ce double titre, peuvent en témoigner.On ne mentionne guère les raisons qui ont motivé cette importante et impérieuse évolution de la vie de notre cher ami.Je suis sûr qu\u2019il m\u2019approuverait en rappelant ses activités et les motifs qui ont prévalu en pareils cas.IN MEMORIAM 1267 Citoyen éminent, le docteur DeBlois jouissait, pour ainsi dire, d\u2019une renommée internationale tant comme médecin que comme hôtelier.Par ses nombreux voyages, en Europe et aux Etats-Unis, il fut en contact avec les plus grandes sommités du monde médical, scientifique et culturel.Des personnages célèbres du monde entier ont visité son établissement lors de leur passage aux Trois-Rivières.On sait, d\u2019ailleurs, que c\u2019est à son hôtel, au chachet si français, que se sont déroulés maints grands événements de la vie triflu- vienne.SES TITRES Nous pouvons donc raisonnablement conclure de l\u2019activité de sa vie par les titres qu\u2019il possède.Peu de citoyens ont eu une existence aussi remplie que celle du docteur Charles-D.De- Blois.Comme médecin et doyen des physio- thérapeutes, il était connu de toute l\u2019Amérique du Nord.Il fut un innovateur émérite.Plusieurs de ses travaux scientifiques ont été cités et reproduits aux Etats-Unis et en Europe.Il était membre honoraire de la Société Thérapeutique de Paris et de la Société Médicale de Montréal; membre correspondant de la Société de Médecine de Paris; de la Société Française d\u2019Hygiène; de la Société Française d\u2019Electrothérapie.Elu en 1904 secrétaire général de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord, il organisa, en 1906, le congrès de cette association aux Trois-Rivières; vice- président du quatorzième congrès de la même association tenu à Québec en 1904; puis président du seizième congrès de cette même association, lequel eut lieu aux Trois-Rivières en 1940 où il remporta un brillant succès; gouverneur du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec, de 1925 à 1934; vice-président du congrès international de Physiothérapie de Paris et représentant du Canada en 1908; officier d\u2019Académie (France) ; officier du 4e degré et membre fondateur du Conseil 1001 des Chevaliers de Colomb; il était depuis 1921 commandeur de l\u2019Ordre 1268 de Saint-Grégoire le Grand et Chevalier Grande Croix de l\u2019ordre de Saint-Lazare de Jérusalem (1931); titulaire de la Croix Pro Ecclesia et Pontifice; lauréat de l\u2019Institut Historique et Héraldique de France, avec médaille d\u2019or pour les arts, lettres et sciences; il fut aussi un ancien président de la Société Médicale des Trois-Rivières et du bureau médical de l'hôpital Saint-Joseph.Dernièrement, à l\u2019occasion du grand congrès qui marqua le cinquantenaire de la fondation de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord dont il fut un des fondateurs, il avait été l\u2019objet d\u2019un témoignage d\u2019estime général de la part de tous les congressistes.SA MENTALITÉ Comme homme et comme ami, il était irréprochable.La fidélité et la loyauté le caractérisaient.Son amitié n\u2019a jamais été prise en défaut, et il nous abordait avec un constant sourire sinon un mot aimable.Je le regretterai beaucoup.A un certain âge, les tombes sont plus nombreuses que les berceaux!.Ses fils auront un bel exemple à suivre.Quel plus beau témoignage à rendre à celui qu'on a aimé et qui nous quitte!.La mort, écrivait Balzac, rattache autant qu\u2019elle sépare; elle fait taire les passions mesquines.Avant de terminer, je voudrais citer une pensée qui le hantait et qu\u2019il énonçait souvent IN MEMORIAM L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 en ma présence.Elle est d\u2019Ibanez: « Le cours de la vie est inégal et bizarre.Le temps s\u2019écoule, monotone, et tout à coup les heures valent des mois, et les mois, des années.» Cela signifie, sans doute, que nous devons stabiliser ce que nous avons eu l\u2019illusion de construire durant notre vie ! \u2026.Profondément religieux, il a compris, de bonne heure, la signification du geste si on compare celui-ci à Jl\u2019inconsistance de la parole ! Sur cette question, DeBlois était plutôt catégorique, lui, si prudent d\u2019autre part.Il croyait, comme Bourget dans un de ses romans «qu\u2019il faut vivre comme on pense, sinon, tôt ou tard, on finit pas penser comme on à vécu » en citant quelques exemples qui appartiennent à l\u2019histoire; mais je crois, ajou- tait-il aussitôt, que nul n\u2019a le droit de pénétrer dans la vie privée de l\u2019individu \u2014 puisque ces deux formules s'opposent \u2014 si ce n\u2019est pour démontrer la force intangible d\u2019un précepte en face de la faiblesse du cœur et des sens! « Le travail, seul, nous sauve de nous-même, disait-il, parce qu\u2019il met de l\u2019ordre dans l\u2019existence.Selon moi, il constitue une protection contre nos instincts.» Tel fut notre cher ami DeBlois.Que sa famille veuille bien recevoir l\u2019hommage de notre souvenir envers celui qui fut si dévoué pour ses amis, et si fidèle à notre journal: L\u2019Union Médicale du Canada.Albert LeSAGE. BULLETIN RETOUR SUR LE XXIIE CONGRÈS DE L\u2019A.M.L.F.C.Le vingt-deuxième congrès nous renvoie encore ses échos et la répercussion de son vibrant succès parvient toujours à nos oreilles.De l\u2019aveu général, le congrès tenu à Québec cette année a plu à tous si on en croit les nombreux témoignages qui continuent de s\u2019extérioriser en des louanges sincères et en des remerciements spontanés.Les officiers qui l'ont organisé y ont mis toute leur âme; nous en avons récolté les fruits.Les premiers sont, nous en sommes sûrs, largement récompensés de leurs fatigues; quant à nous, nous avons été servis princièrement.C\u2019est pourquoi des regrets se font entendre de ceux qui ont été empêchés d\u2019y assister.Le vingt-deuxième congrès suivait immédiatement la journée de la Faculté de Médecine qui, de même que l\u2019Université Laval, fêtait son centenaire, et était l\u2019occasion pour l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada de célébrer, elle, son cinquantième anniversaire.Que de changements depuis 1902, année du premier congrès tenu sous la présidence de son fondateur, le docteur Delphis Brochu! Cette évolution est normale et elle existait en puissance dans l\u2019esprit des premiers officiers.Deux d'entre eux qui ont contribué à la mise en marche et au déploiement, ont pu admirer le superbe développement qu\u2019a subi notre Association.Les réunions scientifiques ont été une magnifique occasion de manifester notre enthousiasme et de faire le point.Déjà, dès la première journée, le 23 septembre au matin, une foule assez dense de congressistes s\u2019est portée aux bureaux d\u2019inscription qu\u2019elle a envahis avec le sourire et avec la satisfaction d\u2019assister à un événement qui s'annonçait sous une bonne augure.C\u2019est avec empressement que nous prodiguons nos remerciements à tous ceux qui ont contribué par leur précieuse présence à ces journées mémorables, À l\u2019Université Laval avait lieu l\u2019ouverture officielle par le président du congrès, le docteur Jean-Baptiste Jobin.Le Directeur Général, le docteur Emile Blain, au terme de son allocution, remettait, en témoignage de gratitude pour services rendus lors du vingt et unième congrès aux Trois-Rivières en 1951, le parchemin d'honneur aux docteurs J.-Avila Denoncourt, Jos.Normand et Jean- Louis Rochefort. L'Union Méd.Canada 1270 BULLETIN Tome 81 \u2014 Nov.1952 Un événement marquant se déroula au cours de cette séance solennelle et académique: le recteur de l\u2019Université, Monseigneur Ferdinand Vandry, conférait un doctorat honoris causa à quatre éminents membres de la profession médicale, MM.les docteurs Charles Vézina, doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval, Emile Blain, Directeur Général de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada et professeur agrégé de l\u2019Univ.de Montréal, Marc Trudel, président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec, et Jean-Baptiste Jobin, professeur de clinique médicale à l\u2019Université Laval et président du vingt-deuxième congrès.Ce ne fut pas sans émotion que l\u2019auditoire qui avait envahi la salle des promotions de l\u2019Université Laval assista, en présence de tout le corps professoral réuni sur l\u2019estrade d\u2019honneur, à la remise de ces doctorats, reconnaissance officielle du mérite respectif de ces quatre médecins qui honorent grandement notre profession par leur dévouement inlassable, leur courtoisie et leur prestige.Il nous fait plaisir de souligner la présence de Son Excellence l'Ambassadeur de France au Canada, monsieur Hubert Guérin, qui | a prononcé une allocution, et aussi celle de l'Ambassadeur de Bel- \u2018Ç gique au Canada, le vicomte Alain du Parce.{ Puis les conférenciers, pendant les trois jours qui suivirent, exposèrent tour à tour, au bénéfice de leurs confrères les praticiens, les fruits de leurs recherches et de leur expérience.Les conférences techniques et pratiques données dans un exposé clair et précis ne manquèrent pas de porter leurs fruits et de servir au grand nombre des médecins qui en faisaient leur profit afin de pouvoir ensuite appliquer, dans leur champ particulier, les connaissances acquises ou complétées au cours des séances.Depuis quelques années, les activités de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada ont débordé le cadre scientifique et ont exploré un domaine particulier aux médecins, celui des intérêts professionnels; la science ne repose-t-elle pas sur une organisation matérielle et cette organisation matérielle ne doit-elle pas servir la pratique de la médecine?Au cours de la soirée du 25, le comité d\u2019économie médicale, organisme précieux et cellule importante à rôle consultatif, fit part par la bouche du président, le docteur Roma Amyot, du travail de l\u2019année.À la suite de la récente décision du gouvernement de la province de Québec de doter la population de centres spéciaux destinés à compléter, le cas échéant, fo, Ye Sl pourris an certaines analyses nécessaires au diagnostic que doit poser le praticien, le comité d\u2019économie médicale qui avait étudié préalablement la question émettait humblement et sincérement des suggestions concernant l\u2019établissement de tels laboratoires.C\u2019est ce problème qu\u2019il exposait publiquement devant les médecins à cette séance.Notons-le bien, le comité d\u2019économie médicale n\u2019exige rien de qui que ce soit; il soumet tout simplement le résultat de ses délibérations qui, si elles rencontrent l'opinion du corps médical, parviendront à qui de droit, rien de plus.Une autre agréable soirée fut celle de l\u2019histoire de la Médecine traitée par des confrères renseignés.Pendant ce temps, les dames assistaient à divers événements préparés pour elles et se sont déclarées enchantées par ce programme social qui ne leur imposait ni une contrainte de toute minute, ni la fatigue d\u2019une organisation trop dense.Le banquet de clôture fut très recherché.Il comportait une formule agréable, celle de santés offertes à l\u2019Association, à l\u2019Eglise, à la province, au pays et à la France.À ces santés répondirent le Directeur Général, le docteur Emile Blain, Son Excellence l\u2019Archevêque de Québec, Monseigneur Maurice Roy, le ministre de la Santé, le docteur Albini Paquette, M.Hugues Lapointe, représentant le premier ministre du Canada, M.L.-S.Saint-Laurent, et le professeur Raoul Kourilsky, délégué du gouvernement français auprès de notre Association.Deux idées saillantes du discours de ce dernier: d\u2019abord celle de l\u2019appui précieux que continuera de fournir la France à la médecine canadienne-française qui se révèle de plus en plus chaque jour, la continuation des échanges de conférenciers de la France vers le Canada et du Canada vers la France, puis la reconnaissance des certificats de spécialités entre nos pays.Souvenir inoubliable, événement marquant, le vingt-deuxième congrès nous a ouvert une fois de plus les yeux sur notre avenir médical canadien-français dont nous avons raison d\u2019être fiers à plus d'un titre.Et notre témoignage de gratitude et de reconnaissance est déjà parvenu officiellement au comité qui l\u2019a élaboré.Hermile TRUDEL. Xf».LES PSYCHOSES MYX@EDEMATEUSES! M.BERGOUIGNAN, J.FAURE 2 et J.VERDEAU (Bordeaux).Si la bradypsychie fait partie du tableau classique du myxoedème acquis de l\u2019adulte, la «folie myxoedémateuse » constitue, elle, une entité plus rare, mais qu\u2019il ne faut nullement tenir pour exceptionnelle.Comme pour d\u2019autres psychoses dites endocrines, l'intérét doctrinal \u2014 plus encore que l'intérét pratique \u2014 de ces manifestations est considérable, puis- qu\u2019elles premettent d'aborder, dans un domaine bien défini au point de vue anatomo-clini- que et biologique, le problème fondamental de la somatogenèse dans les désordres de l\u2019esprit.Aussi, leur étude a-t-elle été reprise bien des fois au cours de ces cinquantes dernières années.Elle n\u2019a toutefois pas abouti jusqu\u2019ici à des conclusions bien convaincantes.Il faut reconnaître d\u2019ailleurs que l\u2019analyse des observations publiées dans la littérature met en présence des cas, à première vue, assez disparates, et cette impression première de polymorphisme conduit à penser que l'insuffisance thyroiï- dienne ne joue qu\u2019un rôle \u2014 nullement spécifique \u2014 de facteur d\u2019appoint, seulement révélateur, chez certains sujets, de dispositions psychopathiques latentes, comme toute autre déficience organique aurait pu le faire; faute d\u2019explication satisfaisante, on se contente d\u2019invoquer le rôle présumé d'une « auto-intoxication » hypothyroïdienne qui ne repose sur aucun argument précis.Cependant, deux autres considérations se dégagent aussi de cette étude de la littérature: c\u2019est d\u2019abord que les femmes atteintes de psychose myxoedémateuse (il s\u2019agit, en effet, d\u2019un syndrome exclusivement féminin) ont habituellement atteint la cinquantaine, âge d\u2019élection du myxoedème de l'adulte, sans avoir jusque là présenté de réaction psychopatholo- gique évidente au contact des divers événe- ments plus ou moins traumatisants de leur 1.Travail de la Clinique neuro-psychiatrique de Bordeaux, professeur Delmas-Marsalet.2.Chargé de Recherche de l\u2019Institut National d'Hygiène.existence, mais que l\u2019on devine souvent derrière les traits relevés par l\u2019observateur une formule quelque peu névrotique de la personnalité antérieure; d\u2019autre part, à quelques exceptions près, quel que soit le type clinique de la réaction psychopathologique au cours du myxoedème, l\u2019effet de la thérapeutique thyroi- dienne s\u2019exerce parallèlement sur l\u2019état physique et l\u2019état psychique de ces malades, qui, en général, au bout de quelques semaines, ont recouvré leur personnalité psychologique antérieure.Ces deux traits confèrent aux observations une certaine unité, de sorte qu\u2019il n\u2019est sans doute pas trop aventuré de garder le terme de psychose myxoedémateuse qui accorde à l\u2019hypothyroïdie un rôle pathogène plus spécifique que celui d\u2019un facteur purement occasionnel et simplement révélateur.L'observation clinique, biologique et thérapeutique, que nous avons recueillie nous a conduits à soulever essentiellement deux problèmes: 1) L'étude clinique et l\u2019évolution thérapeutique de notre malade nous ont fait envisager la possibilité d\u2019étapes successives de dissolution, responsables, \u2014 compte tenu de la personnalité affective du sujet \u2014 de tableaux cliniques apparemment polymorphes, mais reliés entre eux par des liens intrinsèques; ces étapes, nous avons cru pouvoir les dissocier, sans trop solliciter les faits, au cours de l\u2019amélioration progressive de notre malade; la confrontation de notre cas avec d'autres observations suffisamment explicites, publiées dans la littérature, nous autorise, croyons-nous, à penser qu\u2019il ne s\u2019agit pas là de découpage purement artificiel, ni de schéma applicable seulement à un cas isolé.2) Une exploration E.E.G.faite fortuitement sous sommeil barbiturique à la période d\u2019état de la maladie, nous a amenés à relever chez notre patiente des tracés que nous avons interprétés comme significatifs d\u2019une « dispo- L'Union M{d.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1052 sition hypersomnique » au cours de cette étape de sa maladie; un E.E.G.de contrôle pra- lique dans les mémes conditions, quelques semaines plus tard, aprés guérison clinique de la malade, nous a montré que ce type réactionnel pathologique avait fait place à des potentiels parfaitement normaux de sommeil barbiturique.Sans pouvoir tirer de cette constatation 1s0- lée \u2014 que nous n\u2019avons pu confronter avec aucune recherche superposable dans.la littérature, \u2014 des conclusions trop hâtives, nous avons néanmoins retenu cette opposition frappante, et personnellement acquis aux conceptions développées par H.Ey, nous soulignons le parrallélisme chronologique entre notre premier tracé et les réactions psychopathologi- ques à composante oniroïde de notre malade à ce stade évolutif, tandis qu\u2019au moment de l\u2019enregistrement suivant, elle avait récupéré son état mental normal.Nous aurions voulu attaquer un troisième problème: l\u2019étude de la personnalité pré-mor- bide chez les sujets qui font une psychose au cours du myxoedème: la pauvreté de nos documents personnels, ainsi que de ceux recueillis dans la littérature, ne nous l\u2019a pas permis.Voici les faits: Observation.Le 29 mars 1951, Mlle Juliette N., âgée de 57 ans, est amenée d\u2019urgence à la Clinique (Prof.P.Delmas-Marsalet) pour un « état Neuropsychiatrique de l\u2019Hôpital Saint-André d\u2019agitation maniaque ».Les renseignements fournis par l'entourage permettent de reconstituer l\u2019anamnèse suivante.Mlle N.est fatiguée depuis plusieurs années; elle se plaignait souvent de souffrir de la nuque, et présentait de fréquentes lipothymies.Il y a 3 ans, devant des épistaxis abondantes et répétées, son médecin lui aurait proposé une splénectomie qui fut refusée par la malade.Les troubles ont semblé augmenter ces derniers mois aboutissant à un état d\u2019épuisement, dont la description est bien vague.BERGOUIGNAN Er CoLL.: PSYCHOSES MYXŒDÉMATEUSES 1273 Le 23 février 1951, éclate un ép:sode mental aigu: la malade devient brusquement très anxieuse, agitée, se plaint de souffrir de partout, parle sans arrêt, semble égarée sans être vraiment confuse.Elle réclame auprès d\u2019elle tous les membres de sa famille, veut voir le médecin, qu\u2019elle refuse ensuite de recevoir à son arrivée, elle demande le prêtre, croit qu\u2019elle va mourir, désire les derniers Sacrements.Cet état dure une quinzaine de jours, puis s\u2019apaise de lui-même et la malade redevient ce qu\u2019elle était avant, c\u2019est-à-dire extrêmement fatiguée, se plaignant sans cesse.Quelques jours après, elle fait une syncope, avec pâleur, pouls filant, respiration stertoreuse, état difficile à qualifier rétrospectivement.De nouveau, le 11 mars, éclate un épisode d\u2019extrême agitation.Au milieu d\u2019une logorrhée incohérente, sa famille distingue au premier plan quelques idées mystiques: il est question de Jésus, de la Vierge, qu\u2019elle désigne au ciel, tendant les bras pendant des heures; elle les appelle, mais ne semble pas les voir.De grandes idées abstraites reviennent souvent «on ne connaît pas l\u2019imprévu, tout le monde se trompe, c\u2019est un mystère ».Ceci alterne avec des bouffées de gaité explosive et des éclats de rire sur un fond hyperthymique.Elle passe ainsi deux jours et deux nuits agités, sans sommeil; l\u2019agitation devient telle que le 20 mars, on doit hospitaliser d\u2019urgence la malade à Barbezieux: elle est présente, reconnaît les siens, sait où elle se trouve.Aux idées mystiques se joignent maintenant des idées de préjudice très vagues et des préoccupations teintées de spiritisme: il y a des signes cabalistiques partout, du mystère, on veut lui faire du mal, on lui a ouvert le ventre, la Croix-Rouge et Jésus seront responsables de sa mort.C'est, dans ces conditions que, huit jours après, la malade nous est amenée.L'étude de ses antécédents ne nous apprend rien: on ne relève dans son histoire, ni épisode mental antérieur, ni maladie infectieuse, ni appoint toxique.Elle vivait seule avec son frère, et tenait son ménage jusqu\u2019au début de cet épuisement progressif datant de trois ou 1274 quatre ans, dont le récit est malheureusement bien vague; jusque là, elle était gaie, active, très pieuse, mais sans mysticisme, de caractère égal et sans tendance cyclothymique.Elle est ménopausée depuis quelques mois seulement.L'étude de ses antécédents familiaux est entièrement négative.Mile N.se montre au premier contact avec nous, tantôt négativiste, tantôt disposée à répondre.Elle entend très bien toutes nos questions mais donne souvent une réponse à côté, à moins que nous nous montrions plus tenace qu\u2019elle: dans ce cas, elle se décide à répondre correctement.Elle parle d\u2019une voix très lente, dont le timbre nous frappe aussitôt: grave, masculin et rauque, il ne peut certainement pas être attribué à l\u2019injection calmante du voyage.La prononciation est comme engluée et pâteuse.La malade n\u2019est pas confuse, elle est orientée dans le temps et l\u2019espace.Il existe un assez gros ralentissement psychique, l\u2019attention spontanée est inexistante, tandis que l\u2019attention provoquée peut être éveillée, l\u2019autocritique et le jugement sont perturbés: Mlle N.ne se plaint de rien, n\u2019est pas malade, veut rentrer chez elle.Nous ne mettons pas en évidence de délire systématisé, mais seulement des idées délirantes vagues à thème de préjudice « on m\u2019a fait du mal.¢\u2019est vous qui serez responsable » \u2026 Les préoccupations mystiques du début ne persistent pas et la malade s\u2019irrite de nos questions; la mémoire n\u2019est pas très atteinte; elle est capable de raconter lentement et par bribes, les étapes de son histoire.Quant à son affectivité et à son humeur, l\u2019hy- perthymie du début, qui avait fait dire à son médecin « manie atypique » ne persiste pas.Son état thymique est variable actuellement, passant de l\u2019hostilité avec négativisme à l\u2019indifférence la plus complète.Un examen somatique complet s\u2019imposait: l\u2019aspect général est déjà très caractéristique: de petite taille et un peu forte, la malade se tient toute courbée.Elle semble épuisée.Dans un facies en pleine lune à la peau infiltrée, à la fois jaune et pâle, les yeux sont petits et le regard est terne.Ses sourcils sont clairsemés, BERGOUIGNAN Er CouL.: PSYCHOSES MYXŒDÉMATEUSES L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 sur le teint jaune, tranche la rougeur des joues.Ses lèvres sont épaisses, ses cheveux fins, longs et soyeux sont clairsemés sur les tempes.Au niveau du tronc, nous notons une obésité qui porte surtout sur l\u2019abdomen, flasque, au pannicule adipeux développé, à la peau jaunâtre et pâle, mais sans vergetures.La pilosité pubienne et axillaire est très diminuée.Les membres inférieurs sont infiltrés, sans œdème vrai, la peau de la face antérieure des tibias et de la plante des pieds est sèche, squameuse, cornée, quelques excoriations en montrent la fragilité, la pigmentation en réseau de la face antérieure des jambes est le témoin de sa frilosité et de longues expositions au foyer.Les membres supérieurs sont grêles, les mains petites mais proportionnées.Fig.1.\u2014 La malade avant Fig.2.\u2014 Aprés le trai- le traitement.tement.L\u2019examen du système nerveux montre, à la face, des réflexes normaux, l\u2019absence de troubles oculaires, des réactions à l\u2019accommodation et à la lumière normales; les réflexes sont faibles aux membres supérieurs et aux membres inférieurs, surtout les achilléens.Il n\u2019y a pas de signe de Babinski, pas de troubles sensitifs.Les cutanés abdominaux sont abolis, mais l\u2019état de sa paroi permet de n\u2019en pas tenir compte.Au point de vue digestif, nous notons: mauvaise denture, langue propre, foie de petit volume.La rate semble percutable, il n\u2019existe pas d\u2019adénopathies.L\u2019appareil cardio-vasculaire est en bon état, les bruits du cœur sont L\u2019Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 normaux.La tension artérielle est de 14-8.Le pouls est ralenti, régulier, à 64.Les résultats des examens biologiques, avant tout traitement, sont les suivants: Sang: réaction de B.W.: négative; \u2014 Urée: 0 gr 50; \u2014 formule sanguine: hémoglobine: 60% ; \u2014 hématies: 3 040 000; anisocytose; \u2014 leucocytose: 5 200; \u2014 poly.: 82% ; \u2014 éosino.: 4% ; \u2014 baso: 2% ; \u2014 lympho.: 12%; \u2014 taux des plaquettes: 264 000; \u2014 temps de saignement: 3 minutes; \u2014 temps de coagulation: 6 minutes; \u2014 signe du lacet: négatif; \u2014 glycémie: 1 gramme; \u2014 cholestérol: 2 gr.75 0/00 Avant A gauche: avant amélioration: en BERGOUIGNAN ker CoLL.: PSYCHOSES MYXŒDÉMATEUSES 1275 Liquide céphalo-rachidien: B.W.: négatif; benjoin: normal; pas d\u2019éléments; glucose: 0,52; albumine: 0,35; chlorures: 7,10.Nous ajoutons dès maintenant, que l\u2019électro-cardio- gramme, qui ne put être pris que par la suite, est normal, de même que la radiographie du crâne.Les jours suivants, la malade continue à être agitées et agressive, les divers examens l\u2019irritant, elle les refuse en général.L\u2019E.E.G.ne put être fait que sous nesdonal : (quarante centigrammes) \u2014 (voir les tracés).En voici le compte-rendu: dans les dérivations > Apres | + A ane Qe, haut: montage fronto-rolando-pariéto-occipital gauche: en bas: montage temporal antérieur-temporal moyen; temporal postérieur-occipital droit.A droite: après amélioration: en haut et en bas: mêmes montages qu\u2019à gauche.L\u2019EÆE.G.a été pris au même moment (par rapport au début de l\u2019injection de nesdonal) qu\u2019avant amélioration.15 jours plus tard, il n\u2019est plus qu\u2019à 2 grs.40 0/00; \u2014 protides totaux: 70 g.0/00; sérum albumine: 35 g.0/00; \u2014 sérum globuline: 35 g.0/00 A/G = 1; \u2014 lipides 4 g.80 0/00; \u2014 calcium: 90 mg.0/00; \u2014 phosphatases alcalines: 5 Uk.Urines: le premier examen montrait: pH: 4,6; \u2014 densité: 1010; albumine: 0,05; présence d\u2019urobiline; très nombreux leucocytes; cellules épithéliales; flore abondante.Quelques \u2018jours après, elles étaient redevenues normales, avec seulement, des traces d\u2019albumine qui disparurent par la suite.à courte distance inter-électrodes, le rythme fondamental est lent: de 5 c/s et de 15 à 35 microvolts d\u2019amplitude; les rythme rapides provoqués normalement par les barbituriques n\u2019existent pratiquement pas.Il n\u2019existe qu\u2019en dérivation à large distance interélectrodes (fronto-auriculaire, centro-auriculaire, ocei- pito-auriculaire, pariéto-auriculaire) de timides rythmes à 15 c/s rares et de très faible amplitude (cf.tracé).L'activité électrique est de très basse amplitude, pratiquement nulle, dans les dérivations fronto-rolandiques, rolando-pariétales, temporale antérieure-tem- 1276 porale moyenne, et temporale moyenne temporale postérieure (cf.tracé).En dérivation pariéto-occipitale et temporo-occipitale, le rythme alpha est remplacé par un rythme lent de 5 à 7 c/s et de 10 à 40 microvolts.Il n\u2019existe pas de rythmes rapides dans les dérivations à courte distance interélectrodes.Enfin, on peut observer de chaque côté, des ondes lentes à 3,5 c/s et à 5 c/s recueillies en opposition de phase au niveau de l\u2019électrode temporale moyenne, en montage frontale à temporale moyenne, temporale moyenne à pariétale (fig.3 avant).BERGOUIGNAN rr CorL.: PSYCHOSES MYXŒDÉMATEUSES L'Union Méd.Canada ome 81 \u2014 Nov.1952 Cette injection, d\u2019une dose pourtant modérée de nesdonal et que nous avions arrêtée dès le début du sommeil, eut un effet inattendu et même inquiétant, auquel nous avons attaché une réelle importance théorique.Pendant trois jours, il nous fut impossible de réveiller la malade, qui continua à dormir tout en s\u2019agitant parfois dans son sommeil, au cours duquel elle présenta même un court épisode de somnambulisme.Au bout de trois jours, elle se réveilla, oppositionniste, mais peut-être un peu moins agressive; elle fit encore semblant de dormir une journée, mais de fréquents battements des Avant.Apres fig \u2014 \u2014_ EL na rt prepa reprit ANA ho.MIA AAA Nom Mim Wirt AVA Fan tre Tn Ta fe Tm AMM Tm Tp \\ \\ 7» 02 702 | [rome \u201cne sec.En haut: à gauche, avant amélioration, sous quarante centigrammes de nesdonal: F3G = dérivation front gauche à oreille gauche F4D = dérivation front droit à oreille droite C3G = Rolandique gauche à oreille gauche CAD = Rolandique droite à oreille droite.O1G = Occipital gauche à oreille gauche 02D = Occipital droit a orei'le droite ; à droite, après amélioration, sous la même dose de nesdonal et au même moment par rapport au début de l\u2019injection de nesdonal.Le montage est le même qu\u2019à gauche.Fn bas: Schéma de position des électrodes: au-dessous du schéma: à gauche, avant amélioration, montage fronto-temporal moyen-pariétal gauche; a droite, aprés amélioration, même montage, E.E.G.pris au même moment qu\u2019à gauche après le début de l\u2019injecjection.En résumé, l\u2019activité fondamentale est lente, la réponse rapide, classique dans le sommeil barbiturique, pratiquement inexistante, très fruste dans les dérivations à large distance interélectrodes et nulle dans les dérivations à courte distance interélectrodes.L\u2019activité est de très basse amplitude dans les dérivations antérieures et moyennes à courte distance in- terélectrodes.paupiéres et la possibilité, malgré les yeux toujours fermés, de l\u2019alimenter sans difficulté montraient qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une attitude ou simulée ou, du moins majorée.Puis, elle se réveilla complètement et, en même temps, réapparurent les mêmes idées délirantes, très stéréotypées, à thème de préjudice, sous-tendues par une grosse anxiété: «de grâce, de grâce, laissez-moi partir, vous n\u2019avez pas le L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 droit de me tuer, ne me noyez pas, je ne sais pas nager.» Elles étaient certainement basées sur des interprétations délirantes, peut-être sur des hallucinations auditives, puisqu\u2019elle répondait à la voix de son frère qu\u2019elle croyait entendre l\u2019appeler depuis la cour.Le myxoedème de la malade étant cliniquement évident, nous instituons, le 12 avril 1951, un traitement thyroïdien: 2 milligrammes de thyroxine injectable par jour, puis des extraits thyroïdiens par la bouche, à raison de 0 gr.20, puis 0 gr.30 \u2014 0 gr.40.Le 21 avril, il y a déjà un changement.Il semble que le timbre de la voix soit moins bas et moins rauque.En tout cas, l\u2019état mental de la malade s\u2019est modifié: elle n\u2019est plus agitée, elle reste bradypsychique.Elle projette beaucoup moins son anxiété à l\u2019extérieur: ses idées délirantes prennent une tournure auto-accu- satrice «on a dit que j'étais méchante, que javais fait du mal ».Elle garde des premiers jours de son hospitalisation une amnésie lacunaire, le ralentissement idéo-moteur I'emporte alors sur l\u2019anxiété délirante.Une complication pulmonaire intercurrente, constituée probablement pendant l\u2019état léthargique (vieux cependant de plusieurs jours) ralentit à cette date l\u2019amélioration: gros foyer d\u2019hépatisation droit et petit foyer parahilaire gauche qui guériront avec 800 000 unités de pénicilline quotidienne pendant 8 jours.À partir du 5 mai, on est obligé de diminuer les doses d\u2019extrait thyroïdien, puis de les arrêter pour quelques jours à partir du 10 mai, la malade présentant de petits signes d\u2019intolérance.L\u2019anxiété et les idées délirantes ont complètement disparu, le mieux se manifestait chaque jour un peu plus nettement: la patiente avait commencé tout en restant déprimée à essayer d\u2019expliquer ses idées tristes, puis elle reconnut que l'entourage était composé seulement de personnes bienveillantes qu\u2019elle remerciait de leurs bons soins, tandis que ses persécuteurs étaient maintenant désignés par des termes de plus en plus vague: « on, ils.disaient que » et leurs menaces mises au passé.Elle se rendit compte enfin que tout venait d\u2019elle et finit par en rire.La voici donc calme, BERGOUIGNAN Er Cou.: PSYCHOSES MYXŒDÉMATEUSES 1277 reconnaissante, acceptant sans protester tous les traitements, accueillant tout le monde gentiment; le timbre de sa voix est franchement clair et élevé.Son aspect physique se transforme peu à peu: la pâleur jaunâtre du teint s\u2019atténue, les traits s\u2019affinent, le visage a perdu son expression hébétée; la malade commence à se lever.Les extraits thyroïdiens ont été repris à la dose de dix centigrammes par jour.La malade sort guérie le 21 juin 1951.Son état physique s\u2019est encore amélioré, elle se sent transformée et en est la première stupéfaite.Son état mental est redevenu ce qu\u2019il a dû toujours être: elle est gaie, aimable, mais manifestement débile; nous sommes frappés par deux traits essentiels: la labilité de son affectivité, débordante et démonstrative, et un élément névropathique dans son comportement.Ce dernier fait nous incite à n\u2019attacher qu\u2019un crédit relatif au récit des troubles précédant son entrée, en particulier des douleurs diffuses dont elle se plaignait et de sa démarche de plus en plus courbée en deux.Nous cherchons si des facteurs psychologiques sont intervenus dans l\u2019éclosion de ces troubles, mais il nous a été impossible de les mettre en évidence.Un E.E.G.de contrôle fut pris dans des conditions rigoureusement identiques à l\u2019E.E.G.précédent.Bien que la malade fut alors disciplinée, on fit une injection intraveineuse de quarante centigrammes de nesdonal.La réponse aux barbituriques fut normale: rythmes rapides de 20 à 30 c/s, de 60 à 80 microvolts d\u2019amplitude en dérivation à large distance inter-électrodes (cf.tracé).Dans les dérivations fronto-rolandique et rolando-parié- tale, il existait une nette activité rapide de 15 c/s et de 10 à 20 microvolts.En temporale antérieure à temporale moyenne, temporale moyenne à temporale postérieure, on observait des ondes de 9 c/s et de 30 à 50 microvolts associées à des ondes de 15 c/s et de 10 à 20 microvolts.En pariéto-occipitale et temporo- occipitale, il existait une belle activité a 9 ¢/s, de 35 à 80 microvolts, elle aussi associée à du 15 c/s (ce dernier moins abondant que dans les dérivations précédentes (cf.tracé).En- 1278 fin, au lieu d'être en miroir comme dans l\u2019E.E.G.pris avant le traitement, les dérivations frontale à temporale moyenne, temporale moyenne à pariétale, étaient différentes l\u2019une de l\u2019autre, la fronto-temporale montrant surtout des rythmes rapides et la temporo-pariétale un rythme alpha à 10 et 11 c/s.En résumé, cet E.E.G.est pratiquement normal, montre une bonne réponse aux barbituriques et s\u2019oppose point par point à l\u2019E.E.G.pris avant l\u2019institution du traitement.Les nouvelles reçues de Mlle N.qui est retournée dans son milieu familial, sont excellentes.I La désignation nosologique des troubles psychiques présentés par notre malade n\u2019est pas très difficile: c\u2019est l\u2019anxiété délirante qui faisait le fond de son état mental au moment de son entrée dans le service; à ce stade, le syndrome le plus caractéristique était la bouffée délirante, où l\u2019on pouvait déméler tour à tour, après des hallucinations visuelles passagèrement notées dans le milieu familial, des interprétations polymorphes et labiles, des hallucinations auditives fugaces.La malade ne paraissait pas confuse, mais il faut remarquer qu\u2019elle devait garder ensuite une amnésie lacunaire totale de cette période: ce fait doit situer la bouffée délirante de notre malade dans un cadre très proche des états oniroïdes sous-tendus par une très forte anxiété.Il faut noter qu\u2019un état semblable aurait spontanément régressé en février, du moins en apparence, dans le milieu familial, mais pour quelques jours seulement: cette évolution (qui stigmatise peut-être la grande labilité réactionnelle de notre malade, dont la débilité est certaine) n\u2019est pas une objection à l\u2019efficacité du traitement thyroïdien qui nous a procuré une guérison définitive d\u2019une autre qualité.Soulignons aussi que sous l\u2019influence du traitement \u2014 malgré la complication pulmonaire intercurrente, qui n\u2019a fait que retarder passagèrement l\u2019évolution thérapeutique \u2014 d\u2019abord, les idées délirantes de persécution, à base interprétative et hallucinatoire, ont dis- BERGOUIGNAN er CoL.: PSYCHOSES MYXŒDÉMATEUSES L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 paru en quelques jours; pendant une deuxième phase, nous avons constaté une anxiété plus auto-accusatrice avec concentration douloureuse, puis critique progressivement meilleure du thème affectif, et enfin, correction totale de l\u2019état thymique: toutes ces étapes ont été franchies en six semaines, tandis que l\u2019état somatique se transformait de façon spectaculaire.Le myxoedème de notre malade était évident: les photographies jointes en font foi.Nous ne pouvons situer que très approximativement son début à quelques années en arrière (trois ans probablement) ; la ménopause plus récente a probablement favorisé une aggravation du syndrome endocrinien, qui réalisait un type tout à fait classique (où l\u2019on pouvait noter une tendance hémorragipare initiale sans mettre en cause un syndrome psychoané- mique ni même, à notre sens, l\u2019influence adjuvante d\u2019un état anémique).\u2014 I \u2014 Nous avons cherché à confronter notre observation clinique avec les descriptions publiées dans la littérature, afin d\u2019essayer de circonscrire mieux le tableau habituel des psychoses au cours du myxoedème.On peut ranger observations et conclusions en deux groupes: Pour certains, tels que Wagner von Jauregg, il n\u2019y a pas de psychose myxoedémateuse: parmi les manifestations mentales polymorphes de l\u2019hypothyroïdie, on relèverait cependant avec une plus grande fréquence, les états confusionnels avec délire hallucinatoire non systématisé.Regis rapporte en 1911 une très belle observation de « myxoedème de l\u2019adulte avec aspect mongoloïde et psychose hallucinatoire chronique »; sous l'influence du traitement thyroi- dien, il obtint une transformation de l\u2019état physique, du comportement et de l\u2019état thymique, mais le délire hallucinatoire pour lequel s\u2019imposait le diagnostic syndromique de psychose paranoïde persista et même s\u2019objectiva plus L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 intensément.Il semblerait donc, d\u2019après le critère de l\u2019évolution thérapeutique, que si le fond thymique était vraiment sous la dépendance de l\u2019hypothyroïdie, le délire hallucinatoire en était indépendant: il est vrai qu\u2019avec Asher, on peut se demander si les troubles métaboliques ne peuvent pas engendrer des lésions irréversibles (Asher) ou du moins, des attitudes qui ont tendance à se fixer et qu'un traitement trop tardif ne peut plus modifier.\u2018 Dans un deuxième groupe, on peut ranger une série d\u2019observations, dont nous ne citerons que quelques-unes, qui ont des traits sinon spécifiques, du moins assez concordants et dont tout le tableau pathologique est entièrement corrigé par le traitement thyroïdien.C\u2019est ainsi que Zondek et Wolfsomn publient, sous l'étiquette syndromique de psychose schizophrénique hallucinatoire, l\u2019observation d\u2019une malade qui déclare: « Je suis torturée par des rêves éveillés; jour et nuit, j\u2019entends des voix qui me parlent.je sens de mauvaises odeurs, des machines me compri- iment la gorge.Je pleure toujours, surtout la nuit, parce que je souffre trop ».La médication thyroïdienne amena la guérison complète dè tous les troubles et le retour de l\u2019auto-critique.Andrew et Akelaitis, faisant un essai de synthèse, mettent l\u2019accent sur le ralentissement de tous les processus mentaux dans le myxoedème: l\u2019aspect inexpressif et stupide du visage, la parole lente et comme gelée, la voix basse et rauque qui donnent au malade un faux aspect de dément; son manque d\u2019initiative est tel qu\u2019il reste des heures sans bouger; les troubles de l\u2019affectivité sont tantôt l\u2019apathie et l\u2019indifférence, tantôt l\u2019anxiété et la dépression; les troubles du jugement peuvent s'exprimer par un délire comportant des hallucinations surtout visuelles, et parfois des rap- tus anxieux.L\u2019obseurcissement de la conscience ne réalise, en général, pas de confusion mentale véritable mais une simple obnubilation.Nous citerons un de leurs deux cas cliniques, où ressortent deux traits essentiels: l\u2019élément onirique et le déséquilibre affectif qui donne au délire son contenu: une italienne de 47 ans présente, à partir de 1910, à la suite d\u2019un ac- BERGOUIGNAN Er CoLL.: PSYCHOSES MYXŒDÉMATEUSES 1279 couchement, un tableau progressif du myxoedème; en 1918, elle constitue des idées délirantes mal systématisées avec hallucinations auditives et visuelles et épisodes confusionnels intermittents; elle entre à l\u2019Hôpital en 1928 seulement, le traitement thyroïdien fit disparaître tous les troubles; il fut abandonné et repris plusieurs fois, et on put assister chaque fois à une reprise du délire hallucinatoire.Des facteurs psychogènes évidents fournissaient le thème: vivant avec son père qui lui faisait sentir qu\u2019elle était une gêne, elle présentait pendant ses épisodes oniroïdes des idées délirantes de persécution et des hallucinations visuelles où il se montrait prêt à l\u2019étrangler et à la noyer.Une observation française, déjà ancienne, nous a paru très significative: c\u2019est celle de la malade que H.Claude et S.Bernard ont présentée à deux reprises aux Réunions Biologiques Neuropsychiâtriques de Sainte Anne, et chez qui nous retrouvons une séméiologie et une évolution thérapeutique très proches de celle de notre malade: une femme de 53 ans, atteinte de myxoedème progressif depuis 8 ans environ, présente, en dehors de la bradypsy- chie habituelle, des signes de dépression mélancolique avec agitation anxieuse intermittente, velléités de suicide; elle accuse, en outre, des idées délirantes de persécution avec hallucinations auditives et cénesthésiques (au cours de la deuxième présentation, les auteurs parlent, en outre, des hallucinations visuelles qu\u2019elle aurait présentées).Or, soumise à un traitement thyroïdien (0 gr.20 à 0 gr.40 par jour) on voit disparaitre d\u2019abord et trés vite (puisqu\u2019elles semblent évanouies dès la première présentation, au début de la cure), les idées délirantes; la disposition thymique persiste un peu plus longtemps, mais à la faveur d\u2019une critique meilleure, la malade cherche dans les circonstances extérieures, les événements de chaque jour, la justification de ses « dispositions chagrines » ; enfin, l\u2019état dépressif disparaît à son tour, faisant place à « une émotivité excessive.la malade se réjouit, s\u2019attendrit, s\u2019alarme à la moindre cause », attitude que les auteurs rapprochent de l\u2019hyperemotivité basedowienne.Mais 1280 ils n\u2019osent pas attribuer au myxoedème la responsabilité du syndrome hallucinatoire qui leur paraît relever d\u2019une intoxication exogène associée: leur malade avait effectivement commis des abus éthyliques dans son passé; ils signalent un nouveau « fléchissement de l\u2019état mental » parallèle à une reprise du myxoedème après interruption du traitement, mais ne précisent pas si les hallucinations sont réapparues à ce moment.Dans un important travail (1943), P.Sain- ton et J.Ajuriaguerra, après une revue de la littérature, rapportent 3 observations personnelles de psychose myxoedémateuse; mais une étude critique permet, \u2014 croyons-nous, \u2014 de ne retenir, comme répondant aux critères exigés, que leur troisième observation.Il s\u2019agit d\u2019une femme, indemne de tout antécédent psy- chopathique, qui développe vers la ménopause, un myxoedème très caractérisé; les troubles mentaux consistent en un onirisme très intense, visuel et auditif; le soir, elle « voit passer des voitures avec des individus qu\u2019on doit torturer; on les dirige vers les caves; elle les entend crier dans la chambre de torture »; dans la journée, elle garde une impression de changement de l'ambiance, d\u2019hostilité générale.Le traitement thyroïdien procure une bonne amélioration; une rechute se produit lors de l\u2019interruption; une reprise du traitement amène une nouvelle amélioration progressive.Après sa guérison, la malade n\u2019a pas perdu le souvenir de la scène onirique vécue, et elle reste même convaincue de la réalité objective de ses hallucinations passées.Les auteurs soulignent que la maladie a évolué en deux étapes: une première phase caractérisée par l\u2019onirisme hallucinatoire avec agitation, et une deuxième phase caractérisée par un syndrome interprétatif à thème dépressif sur le plan pathogéni- que; ils pensent eux aussi, comme H.Claude, que le myxoedème n\u2019a pas de responsabilité dans la genèse des troubles mentaux, mais qu\u2019il « diminue les réactions de défense et permet ainsi aux processus infectieux et auto- toxiques de manifester leur action ».Plus récemment, Asher, qui réunit 14 cas personnels, dont 9 ont répondu au traitement BERGOUIGNAN er Cour.: PSYCHOSES MYXŒDÉMATEUSEs L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 de façon spectaculaire, souligne les éléments fondamentaux du syndrome observé: anxiété ct agressivité, obnubilation, idées de persécution et hallucination; il prononce le terme d\u2019onirisme, mais ses observations sont peu utilisables dans le détail, parce que dépourvues d\u2019anamnèse et d\u2019analyse psychologique précises.Ces quelques faits paraissent néanmoins suffisants pour qu\u2019une certaine schématisation puisse être tentée: 1) La dépression anxieuse est souvent très marquée chez ces malades, sans qu\u2019on retrouve dans leur passé antérieur au myxoedème, aucune manifestation maniaco-dépressive.Nul ne contestera \u2014 et bien des auteurs déjà avant nous y ont insisté \u2014 Barham, entre autres, \u2014 que des facteurs psychologiques de conflit jouent leur rôle habituel, qui est très grand, dans la coloration affective de ces psychoses, mais faute de documents assez précis, comme nous l\u2019avons dit, nous ne pouvons aborder cette étude; nous retiendrons que notre malade, comme celle de Claude, faisant montre, après la guérison, d\u2019une hyperémotivité, d\u2019une labilité affective très caractérisées, mais à la différence de Claude, nous ne sommes pas portés à y voir la traduction d\u2019un basedowisme même fruste: nous y voyons davantage le reflet d\u2019une immaturité psychologique certaine.Cependant, après avoir marqué que cet aspect du problème est loin d\u2019être négligeable, il n\u2019en reste pas moins que la dépression anxieuse ne s\u2019est jamais manifestée avant le myxoedème chez ces malades, qu'en général, elle ne se manifeste qu\u2019à une phase avancée, relativement tardive de la maladie, et qu'\u2019enfin, elle régresse totalement, sans psychothérapie particulière, sous l\u2019influence du traitement thyroïdien administré à doses suffisantes: les délais de cette guérison, (même en tenant compte de la débilité ou de la labilité de ces malades), son parallèlisme étroit avec la transformation somatique excluent l\u2019hypothèse d\u2019une simple coïncidence.2) Un délire hallucinatoire non systématisé, de structure oniroïde, a été retrouvé dans la plupart des observations, comme dans la nôtre.Nous ne voulons rappeler que les observations L\u2019Union Méd.Canada BERGOUIGNAN er CoLL.: Tome 81 \u2014 Nov.1952 de H.Claude et S.Bernard, de P.Sainton et J.Ajuriaguerra qui présentent une parenté si frappante \u2018avec la notre.Nous pensons que le myxoedéme peut favoriser des états dépressifs de structure, tantôt névropathique, tantôt mélancolique, mais l\u2019étude de la littérature nous a convaincus que, dans ces cas, la personnalité prémorbide présente des dispositions nettement pathologiques (cyclothymie, attitudes névrotiques caractérisées dans le passé) qui, à elles seules, pourraient expliquer le tableau morbide; le myxoedème joue ici le rôle d\u2019appoint, sans doute non négligeable, mais il ne colore pas l\u2019expression clinique du syndrome et, d\u2019ailleurs, le traitement thyroïdien n\u2019a pas une action spectaculaire sur ces états.Avec P.Sainton et J.Ajuriaguerra, nous estimons que les formes confuso-oniriques représentent la véritable psychose myxoedémateuse, où la responsabilité de l\u2019hypothyroïdie dans le déclenchement du syndrome et dans sa formule clinique, est plus directe et le traitement beaucoup plus efficace.La plupart des auteurs français, à l\u2019exception de Regis qui croyait à l\u2019intoxication thyroïdienne, ont cependant cru qu\u2019il fallait invoquer, dans ces cas, un facteur toxique exo- ou endogène, indépendant du myxoedème, alors que celui-ci provoquerait seulement un « fléchissement » du terrain.Cette position ne nous paraît guère soutenable.Nous dirons plus loin la conception pathogé- rique que nous suggèrent nos constatations électrologiques sous nesdonal: elle fait appel beaucoup plus à la baisse du seuil de la conscience qu\u2019à des facteurs toxiques étagés.Mais nous voulons marquer dès ici, dans la même perspective, combien les étapes de la guérison, sous l'influence du traitement thyroïdien, nous ont paru significatives.En effet, très vite après l\u2019institution du traitement, nous avons vu disparaître le structure délirante oniroïde, alors que l\u2019anxiété et l\u2019état thymique persista:ent (c\u2019est ce qui s\u2019est passé aussi chez la malade de Claude et celle de Sainton; pour l'observation apparemment contradictoire de Regis, nous rappelons l'interprétation proposée par PSYCHOSES MYXŒDÉMATEUSES 1281 Asher).Sans vouloir amorcer de trop larges synthèses sur l\u2019action comparée de l\u2019extrait thyroïdien et des amines du réveil, il est permis de souligner l\u2019action rapidement spectaculaire du produit sur les éléments confuso-oniri- ques du syndrome.L\u2019anxiété, la tendance interprétative persistent davantage: elles disparaissent à leur tour par la poursuite du traitement sans qu\u2019une psychothérapie très active ait paru nécessaire dans les observations, dont nous avons pris connaissance: mais il ne faut pas oublier qu\u2019il s\u2019agit en général de personnalités psychiques assez labiles, chez qui l\u2019isolement a joué \u2014 à ce stade de la cure \u2014 un rôle utile.Ce que l\u2019on a pu observer, en cas d'interruption de l\u2019extrait, ce n\u2019est pas une aggravation de l'anxiété, mais une rechute de la bouffée confuso-onirique.Aussi, est-ce sur un fond de dépression névropathique psy- chogène, le syndrome confuso-onirique qui nous a paru spécifique de la psychose myxoedémateuse.\u2014 IIT \u2014 Les constatations électro-encéphalographi- ques que nous avons faites chez notre malade sous sommeil barbiturique nous ont suggéré une explication pathogénique de cette bouffée confuso-onirique que nous tenons pour caractéristique de la psychose myxoedémateuse véritable.À vrai dire, bien des auteurs ont déjà mis en relief les modifications des tracés au cours du myxoedéme primitif acquis de l\u2019adulte.Dans leur étude d\u2019ensemble, J.C.Mus- sio-Fournier, E.Garcia-Austt et E.Torrents, de Montevideo, décrivent 4 types d\u2019altérations.La caractéristique du premier groupe est la diminution de la fréquence et le bas voltage: le ralentissement du rythme fondamental se fait jusqu\u2019à 7 c/s, soit dans la région frontale, soit dans toutes les régions du cortex.Le second degré se caractérise par une basse amplitude localisée uniquement dans la région frontale; les autres régions montrent une fréquence normale ou modérément lente.Le troisième degré comprend une basse amplitude généralisée, avec des ondes lentes dans la région occipitale, et parfois dans la région centrale.Le quatrième degré montre une absence SE 1282 BERGOUIGNAN Er Coir.: PSYCHOSES MYX@DÉMATEUSES d'ondes dans toutes les régions.Dans la communication de Mussio-Fournier et coll.les montages ne sont pas indiqués, mais il y a tout lieu de penser, d\u2019après les figures, que les auteurs se sont servis des dérivations scalp- oreille.Rappelons qu\u2019auparavant, G.Guillain (1938), I.Bertrand, J.Delay et J.Guillain (1938) avait décrit dans le myxœdème congénital une diminution d\u2019amplitude et même une absence du rythme alpha et la présence d\u2019ondes lentes de 3 et 4 c/s.D.A.Ross et R.8.Schab (1939) avaient décrit un ralentissement du rythme alpha et établi une corrélation entre la fréquence du rythme alpha et le métabolisme basal.Mussio-Fournier et Torrents (1940-1942), Piaggo Blanco (1949) avaient également mentionné des altérations de même sens.La comparaison entre notre étude et celle de Mussio-Fournier ne peut être que lointaine, puisque Mussio-Fournier n\u2019a pas pris l\u2019'E.E.G.sous sommeil barbiturique.Mais le fait que, même sous barbiturique, l\u2019'E.E.G.est ralenti, qu\u2019il ne présente que fort peu de rythmes rapides en dérivations auriculaires et n\u2019en présente pas en dérivations du scalp, permet de penser que l\u2019E.E.G.est anormal et que cette altération se fait dans le sens des anomalies trouvées par Mussio-Fournier.Bien mieux, les dérivations bipolaires du scalp sont tout à fait comparables à celles du degré III de Mussio- Fournier.Ainsi, dans notre cas, le nesdonal, administré à cause du comportement de la malade, a joué le rôle intéressant d\u2019une épreuve pharmacodynamique.En comparant le tracé, avant traitement, et le tracé après amélioration, on se rend compte de l\u2019anomalie profonde du premier.Cette épreuve du nesdonal nous a conduits à une interprétation bioélectrique des mécanismes physiologiques par lesquels le myxoedème pourrait provoquer des manifestations confuso-onirique: c\u2019est avec la plus extrême prudence que nous avançons ces déductions, en nous appuyant sur les très nombreux tra- Vaux que nous ne saurions citer ici et qui, depuis Berger, ont été consacrés aux corréla- L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 tions bioélectriques du sommeil normal et pathologique (Cf.le travail récent de Pas- souant).Nous savons que le nesdonal \u2014 et les barbituriques de même nature que lui \u2014 entraînent dans l\u2019E.E.G., à l\u2019état normal, des ondes rapides de haute amplitude et que ce n\u2019est que plus tard, au cours de la narcose, que les ondes lentes apparaissent, avec les caractères élec- trographiques du sommeil.Or, chez notre malade, alors que l\u2019E.E.G.a été pris dans les mêmes conditions avant et après l\u2019amélioration, nous constatons que la première fois (avant amélioration) c'est d\u2019emblée un stade de sommeil qui a été réalisé et que le stade de rythmes rapides n\u2019a pas eu lieu; ceci fait penser que le myxoedème s\u2019accompagnait chez elle d\u2019une.aptitude anormale à la dissolution hypnique.Bien mieux, avant amélioration, dans les tracés scalp-oreille, c\u2019est une synchronie bilatérale à 5 et 15 cycles seconde qui a été réalisée, les bouffées à 5 dominant de façon nette.Cela témoignerait, selon la conception de H.H.Jasper, d\u2019une activité diencéphalique nette.Ainsi, cette aptitude à la dissolution hypnique aurait été accompagnée pendant l\u2019état myxoedémateux d\u2019une susceptibilité de certaines structures diencéphaliques.On pourrait aussi suggérer avec prudence, que la rareté des rythmes rapides et l\u2019abondance des rythmes à 5 indiquent une certaine dissociation entre la composante rapide et la composante lente du sommeil (au profit de cette dernière).Ainsi non seulement l\u2019état de cette malade se serait caractérisé par une aptitude anormale à la dissolution hypnique, mais encore la fonction du sommeil aurait été dissociée.Si l\u2019on rappelle que l\u2019activité de certaines structures thalamiques (noyau ventral médial, centre médian) au cours du sommeil provoqué chez le chat par R.Hess, réalisait un rythme à 5 de manière fondamentale, on est davantage tenté d\u2019admettre que chez notre malade, il existait probablement une activité diencéphalique particulière lors du premier E.E.G.Nous ne nous croyons cependant pas auto- mr\u201d L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 risés à envisager isolément un dysfonctionnement diencéphalique et à éluder la possibilité d\u2019une dissociation de la synergie cortico-thala- mique normale, qui, à la faveur de la dépression classique du cortex dans le myxoedème, donnerait lieu à une sorte de libération des structures sous-corticales.Il serait hasardeux de pousser plus avant ces hypothèses électrophysiologiques.Un fait doit être retenu, chez notre malade, la propension anormale au sommeil qui a brûlé les étapes électriques de la narcose, en pleine phase de myxoedème évolutif, ne se retrouve plus quelques semaines plus tard au cours d\u2019un deuxième examen pratiqué dans les mêmes conditions mais, cette fois, au cours d\u2019une santé redevenue normale.Il semble que l\u2019on puisse dégager dans la phase confuso-onirique de notre myxoedémateuse une aptitude anormale à la dissolution hypnique accompagnée peut- être d\u2019une activité diencéphalique dominante et d\u2019une dissociation des éléments du sommeil au bénéfice des niveaux inférieurs de cette fonction.Cette conclusion confirme et illustre sur le plan électrologique, dans le cadre limité de la psychose myxoedémateuse, les parentés, non seulement séméiologiques et spéculatives, mais peut-être biologiques qui relient certaines dissolutions psychopathologiques et les mécanismes du sommeil et du rêve: nous pensons que les constatations faites chez notre malade peuvent fournir un appoint à cette conception générale dont H.Ey a démontré la valeur.BIBLIOGRAPHIE Andrew J.E.AKELAITIS: « Psychiatric aspects of \u201c Myxoedema.» Journ.of nerv.and ment.diseases, 1: 22-36, 1936.R.ASHER: « Myxoedematous madness.» med.Journ., 2: (sept.) 1949.GF.BARHAM: «Insanity with Myoedema.» J.of ment.Science.58: 226, 1912.Harvey BECK: « The hallucinations in Myxoedema.» Medical T \"mes, 54: 201, 1926.I.BERTRAND.J.DELAY et J.GUILLAIN: « L\u2019électro-encéphalogramme dans le Myxoedème.» C.R Soc.de Biol., Paris, 129: 395-798, 1938.British BERGOUIGNAN er CoLL.: PSYCHOSES MYXŒDÉMATEUSES 1283 H.CLAUDE et J.BERNARD: « Myxoedème et Psychose.» Encéphale, Paris, 18: 417, 1923.H.CLAUDE et J.BERNARD: « Myxoedème et Psychose.» Encéphale, Paris, 19: 1, 1924.J.DECOURT, J.GRUNER et J.LAPRESLE: « Les lésions cérébrales du Myxoedème (à propos de 2 observations de Myxoedème) tardif chez - l\u2019adulte »).Annales de Médecine, 51: 352-378, 1950.Bon.FORSTER: «Pathology of the Myxoedem.» Journ.of Clinical Endocrinology, 4: 417, 1944.G.GUILLAIN, J.BERTRAND, J.DELAY et J.GUILLAIN: «Les anomalies de 'E.E.G.dans le myxoedème.» Bull.et Mem.Soc.Méd.Hop., Paris, 54: 1610-1617, 1938.Erich JACOBI: « Myxädem und Psychose.» Archiv.für Psych.und Nervenkrankheiten, 86: 426, 1928-29.) 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COARCTATION LE L\u2019AORTE' Gilles LORANGE, Médecin, Hôpital Certaines entités médicales accessibles à la seule clinique passent trop souvent inaperçues à cause d\u2019un examen insuffisant, d\u2019incompétence ou d\u2019oubli.La coarctation de l\u2019aorte en est une.Nous avons eu l'occasion d\u2019observer onze malades depuis 1948.La revue de ces cas nous a permis de constater en plus des éléments du .syndrome classique certains aspects symp- tomatologiques, que nos recherches bibliographiques ne nous avaient pas fait découvrir.ANATOMIE PATHOLOGIQUE La coarctation de l\u2019aorte est un rétrécissement congénital de l\u2019aorte au voisinage de l\u2019abouchement du canal artériel.L\u2019anatomie pathologique décrit deux types de sténose: un type dit adulte, le plus fréquent, où le canal artériel oblitéré s\u2019insère à la portion supérieure ou au niveau même du rétrécissement aortique et un type dit infantile, très rare, où le canal artériel est fonctionnel et la sténose supérieure à l\u2019abouchement du canad artériel sur l\u2019aorte.Dans la forme adulte, on se trouve donc en présence de 2 aortes, l\u2019une supérieure, proximale, l\u2019autre inférieure, distale.Elles sont séparées par un segment sténosé qui souvent laisse à peine passer une allumette.Pour contourner cette lésion, se développe une circulation collatérale artérielle qui établit un « shunt » entre l\u2019aorte proximale et l'aorte distale.Des études anatomiques (1) et cliniques (2) ont prouvé que cette circulation se faisait par trois voies: 1.artères de la partie supérieure du thorax.2.artères de la région de l\u2019épaule.3.artères mammaires internes.1 Travail fait dans le service de: médecine, section cardiologie.et présenté à l\u2019Assemblée scientifique du Bureau médical de l\u2019Hôpital Notre-Dame le 12 mars 1952.1 { + et Notre-Dame Paul DAVID, Cardiologue, (Montréal).ETIOLOGIE L\u2019étiologie de cette maladie est encore incertaine.Pour certains auteurs, la coarctation du type adulte ne serait pas congénitale et résulterait d\u2019une viciation de la fermeture du canal artériel.Dans la coarctation du type infantile, les lésions seraient déjà constituées à la naissance et elles seraient favorisées par un canal artériel hyperdeveloppé.] Internal Mammary Art: si intercostal Art.VR) AR > oN RR 5 S » SN SN > RE 5 Ns N S a Fig.1.\u2014 Type adulte.FRÉQUENCE Cette entité pathologique semble être la moins fréquente des principales maladies congénitales du cœur.Paul Wood (3) la signale dans 8% d\u2019une série de 200 cas de maladie congénitale.Le sexe masculin prédomine mais les proportions varient considérablement selon les auteurs.Notre série nous donne un rapport de 7 à 4, ce qui est superposable à la statistique de Calodney et Carson (4) qui, pour une série de 22 cas ont une proportion de 13 mâles pour 9 du sexe féminin. L'Union Méd.Canada \"Tome 81 \u2014 Nov.1952 L\u2019incidence en rapport avec l'âge est variable et ne peut fournir aucune indication.La coarctation du type infantile, à cause de son pronostic, est rarement rencontrée à un âge adulte.Celle du type adulte a été diagnostiquée à tout âge: le plus âgé de notre série a 47 ans.Le Dr Keith (5) de Toronto pour une série de 12 cas calcule une moyenne d'âge de 814 ans.Dans notre série, nous avons: othmus of Aorta A Puctus Arteriosus 4 RN SN PN RTS NNN NOR NARA = NN N Fig.2.\u2014 Type infantile LORANGE ET DAVID: COARCTATION DE L\u2019AORTE 1285 se sont présentés pour l\u2019une des 4 raison suivantes: 28 pour hypertensien artérielle 15 pour symptômes cardiaques 19 pour troubles divers sans relation avec la coarctation 3 pour coarctation de l\u2019aorte déjà diagnostiquée.9 x .> D'après Adams (7), l\u2019attention est attirée sur la possibilité d'une coarctation soit par une hypertension artérielle au cours d\u2019un examen Fig.3 Cette radiographie met en évidence les principaux signes radiologiques: érosions costales, absence de saillie aortique à gauche, turgescence de l\u2019are ventriculaire.Cette radiographie est tirée de notre collection.Nous empruntons à Helen Taussig ces deux schémas mettant en évidence la différence du point de vue anatomique entre la coarctation du type adulte et celle du type infantile.Ils permettent aussi de m'eux' comprendre la symptomatologie de même que la circulation collatérale.TABLEAU 1 Age Nombre de cas Pourcentage 0 à 10 ans 2 18,1% 11 a 20 ans 3 27 2% 21 à 30 ans 4 363% 31 à 40 ans 1 98% 41 et plus 1 98% SYMPTOMATOLOGIE La symptomatologie est bien connue.Elle reflète l\u2019hypertension artérielle en amont de la coarctation et l\u2019hypotension en aval de la lésion.Les 65 malades d\u2019Hines et Christensen (6) de routine, soit par un accident vasculaire, soit par des signes d\u2019insuffisance cardiaque.Un relevé des plaintes, qui ont amené les patients à nous consulter donne le tableau suivant: TABLEAU II .Plaintes à l\u2019admission Plaintes Nombre Pourcen- : de cas tage Epistaxis 4 363% Troubles \u2018digestifs 3 27,2 Hypertension artérielle 3 27,2 Insuffisance cardiaque 2 18,1 Dyspnée d\u2019effort 2 18,1 Céphalée 2 18,1 Troubles aux membres inférieurs 2 18,1 Troubles menstruels 1 98 be Rae 1286 LORANGE er DAVID: COARCTATION DE L\u2019AORTE Il est à signaler que 2 de nos patients avaient été, quelques années auparavant, refusés par l\u2019armée sans autre explication et probablement sans diagnostic précis.On doit se rappeler que la coarctation peut ne donner aucun symptôme.Dans un de nos cas, le diagnostic fut fait seulement à l\u2019autopsie.« Patient de 47 ans, avec des antécédents normaux.sauf un épisode d\u2019épistaxis vers l\u2019âge de 35 ans, qui est hospitalisé d\u2019urgence avec un tableau d\u2019insuffisance cardiaque, une hypertension à 175/30 et un double souffle aortique.La radiologie montrait une dilatation globale des 4 cavités cardiaques.Le diagnostic de double lésion aortique rhumatismale fut posé.L\u2019autopsie montra la présence d\u2019une coarctation de l\u2019aorte.» L'hypertension artérielle de la circulation en deça de la coarctation est responsable des symptômes éprouvés aux membres supérieurs et à la face.Le patient se plaindra de céphalée temporale, frontale ou en casque, de type intermittent ou continu; il éprouvera des sensations paresthésiques de brûlure à la face \u2014 Il notera du « flushing » et des pulsations dans la tête.Au contraire, les membres inférieurs, en raison de l\u2019hypotension et de leur circulation artérielle indirecte présenteront des engourdissements, de la faiblesse, des crampes musculaires.Les plaies guériront lentement et difficilement à cause de l\u2019'hyponutrition locale.Le deuxième cas de la série met ce fait en évidence.On relève en effet dans ses antécédents, une fracture du tibia droit qui nécessita six interventions sanglantes avant d\u2019obtenir une guérison définitive.Une étude systématique et détaillée de tous les symptômes éprouvés par nos 11 cas corrobore évidemment la symptomatologie classique, à des degrés variables cependant.Fn effet, de tous les symptômes concernant la tête et les membres supérieurs, un seul prend de l\u2019importance: la céphalée qui fut notée dans 6 de nos cas.Trois patients se sont plaints d\u2019étourdissements, un de rougeur et chaleur de la face et un de perte intermittente de mémoire.Au contraire, nous avons constaté avec plus de constance les symptômes aux membres inférieurs.L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 TABLEAU III Symptomatologie des membres inférieurs Symptômes Nombre Pourcen- de cas tage Engourdissements des jambes 7 65,4% Crampes musculaires 6 54,5 Faiblesse des jambes 5 45,4 Sensation de pieds gelés 3 27,2 Persistance de plaies atones 2 18,1 La schématisation de la symptomatologie nous a permis de constater deux symptômes à peine mentionnés dans la littérature: la dyspnée et l\u2019épistaxis, que nous avons retrouvés respectivement chez 11 et chez 6 de nos malades.La dyspnée est sûrement causée par une insuffisance ventriculaire gauche.Cependant les auteurs (8, 9) semblent considérer cette insuffisance cardiaque comme une complication tardive dans la séquence des évènements, alors que sa fréquence, son sommet d\u2019apparition en rapport avec l\u2019âge du patient (5 à 47) semblent nous indiquer qu\u2019elle fait vraiment partie du tableau clinique régulier de la coarctation.L\u2019épistaxis devrait attirer notre attention vers la présence d\u2019une hypertension artérielle et subséquemment vers une coarctation de l\u2019aorte.Le 4ème cas de notre série illustre cette assertion.« Un jeune homme de 25 ans d\u2019apparence norma'e est hospitalisé d\u2019urgence pour épistaxis.Trois jours après son hospitalisation, les globules rouges sont à 1525000 avec 39% d\u2019hémoglobine.Aucune lésion locale ne peut expliquer l\u2019épistaxis.La pression artérielle est à 160/90 au bras droit.Après 31 jours de traitement symptomatique, le patient nous fut référé et opéré.Il est maintenant guéri.» SIGNES PHYSIQUES À l\u2019examen physique, le malade est en général normalement développé.Deux de nos patients avaient pratiqué la boxe durant un temps appréciable.Un seul présentait un retard notable de croissance.La cyanose est absente dans la coarctation du type adulte, elle est présente aux membres inférieurs dans celle du type infantile.C\u2019est d\u2019ailleurs le signe différentiel le plus important.L'absence de pouls fémoral, l\u2019hypertension aux membres supérieurs, l\u2019hypotension aux 2 L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 membres inférieurs nous feront poser le diagnostic d\u2019emblée.La tension artérielle au creux poplité était à O chez 9 patients; chez 1, elle ne fut pas enregistrée; l\u2019autre avait une tension artérielle de 100/70 alors qu\u2019au bras droit elle était à 180/100.L\u2019hypertension aux membres supérieurs est le signe le plus constant et devrait nous inciter à rechercher les autres signes de la coarctation surtout lorsque le sujet est jeune.De toute façon, on en découvrirait probablement plus de cas.Plusieurs théories ont cherché à expliquer le mécanisme de cette hypertension artérielle.Qu'il nous suffise de retenir la conclusion d\u2019une étude de Bing (10) à ce propos: « Il est probable que l\u2019hypertension dans la coarctation de l\u2019aorte n\u2019est pas attribuable à un mécanisme vasopresseur d\u2019origine rénale, mais est plutôt causée par la résistance de la sténose et de la circulation collatérale.» SIGNES CIRCULATOIRES L\u2019examen du cœur montrera presque toujours une augmentation du volume cardiaque avec une pointe palpable au delà de sa localisation habituelle.L\u2019auscultation nous fera entendre un deuxième bruit aortique clacué, un souffle systolique assez intense le long du bord gauche du sternum, avec maximum au 2e ou 3e espace intercostal.Nous avons observé ces signes chez 9 de nos patients.La circulation artérielle collatérale se manifeste par la vision et la palpation de pulsations artérielles à des localisations anormales.7 cas présentaient des inter-costales palpables au niveau de la pointe de l\u2019omoplate gauche.Un souffle systolique est habituellement audible au niveau de l\u2019espace inter-scapulo-ver- tébral gauche (7 cas).SIGNES RADIOLOGIQUES L\u2019examen radiologique simple du thorax soit en scopie, soit en graphie peut nous offrir un certain nombre de signes caractéristiques.Sangster (11) nous en signale 7.Pour Adams (7), le signe radiologique le plus évident est LORANGE Er DAVID: COARCTATION DE L\u2019AORTE 1287 TABLEAU IV Signes circulatoires Signes Nombre Pourcen- de cas tage Deuxième bruit aortique claqué 10 90,9% Eouffle systolique bord gauche du sternum, 3e espace inter-costal 9 81,8 Thrill 2e espace inter-costal gau.2 18,1 Thr:1 à la pointe du cœur 2 18,1 Artères inter-costales, pointe de l\u2019omoplate gauche 7 65,4 Souffle systolique espace inter- .capulo-vertébral gauche 7 65,4 Le tableau no 4 met en évidence, par ordre de fréquence et d\u2019importance les signes d\u2019ordre circulatoire rencontrés chez nos patients porteurs d\u2019une coarctation de l\u2019aorte.la présence d\u2019érosions costales.Cependant d'après Reifenstein (12) et ses collaboratéurs, les érosions costales seraient absentes dans 25% des cas.Gross (13) considère les signes radiologiques en rapport avec l\u2019Âge du patient et nos statistiques confirment ce fait.Chez nos 3 malades âgés de moins de 15 ans, aucun ne présente d\u2019érosions costales; un avait une augmentation concentrique du ventricule gauche, un autre une absence de saillie de l\u2019arc aortique accompagnée d\u2019une turgescence de l\u2019arc ventriculaire et le troisième avait une image cardiaque normale.De nos 8 autres cas, l\u2019un n\u2019a pas eu d\u2019examen radiologique.Sur nos 7 patients adultes, dont l\u2019âge varie de 17 à 47 ans, 6 ont des érosions costales, 6 ont une turgescence de l\u2019arc ventriculaire, 4 une absence de saillie de l\u2019are aortique à gauche, un seul présente une saillie de l\u2019aorte thoracique descendante.Les barèmes radiologiques les plus caractéristiques seront donc: 1.absence de satllie aortique à gauche.2.turgescence de l\u2019arc ventriculaire.3.présence d\u2019érosions costales.Ces trois critères sont des signes indirects d\u2019une circulation collatérale et seront d\u2019autant plus apparents que le développement de cette circulation sera plus prononcé d\u2019où leur relation avec l\u2019âge du patient.Il va sans dire que ces critères radiologiques, sauf en ce qui concerne les érosions costales quand elles sont présentes, ne fait que con- 1288 LORANGE er DAVID: COARCTATION DE L\u2019AORTE former un diagnostic déjà posé ou soupçonné par la clinique.TABLEAU V S gnes radiologiques Signes Nombre Pourcen- de cas tage Enfants: (3) 0 a 15 ans: Erosions costales 0 Aucun signe radiologique 1 9,8% Augmentation concentrique ventricule gauche 1 98 Absence de saillie de l\u2019arc aortique avec turgescence l'arc ventricu'aire 1 98 Adultes: (8) 15 ans et plus: Erosions costales 6 54,5 Turgescence de l\u2019are ventriculaire 6 54,5 Absence de saillie de l\u2019arc aortique à gauche 4 36,3 Saillie de l\u2019aorte thoracique descendante 1 98 Pas d\u2019examens radiologique 1 - Confrontation de la fréquence des signes radiologiques en rapport avec l\u2019âge du patient.L'utilisation de substances opaques intra- vasculaires permettra de poser de façon sûre et certaine le diagnostic positif et de situer le niveau exact de la sténose.Nous n\u2019avons malheureusement dans notre série actuelle aucun exemple ni aucun chiffre, à vous fournir à ce sujet.Freeman (14) et ses collaborateurs nous font part de leur expérience.L\u2019angio-cardio- graphie par voie intra-veineuse, pratiquée chez 10 patients porteurs cliniquement d\u2019une coarctation de l'aorte, « n\u2019a pas mis la lésion en évidence de façon satisfaisante ».L\u2019expérience de Keith (5) est identique.Devant ces résultats, s\u2019est instituée une nouvelle méthode: l\u2019aorthographie.Elle consiste à injecter rapidement dans une artère, une solution de diodrast à 70%.Rad- ner (15) la pratique dans l\u2019artère brachiale ou la sous-clavière, par aiguille ou cathéter.Freeman (14) utilise plutôt la carotide.Sur une série de 15 cas, l\u2019examen fut satisfaisant dans 13.Chez 9 patients, la localisation, le degré et l\u2019extension de la sténose furent clairement visualisés.L\u2019aortographie confirme le diagnostic et permet au chirurg'en d\u2019obtenir des renseignements qui le guident dans le choix et l\u2019emploi de la technique opératoire.L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 SIGNES ÉLECTROCARDIOGRAPHIQUES L\u2019électrocardiographie apporte peu de renseignements.D\u2019après les auteurs, le seul signe positif serait la déviation gauche de l'axe électrique.L'analyse des électrocardiogrammes faits chez nos patients, nous donne les résultats suivants: 5 ont un axe électrique normal entre plus 15 et plus 75 degrés sans aucune anormalité par ailleurs; 4 ont un axe électrique dévié vers la gauche entre O et moins 30 degrés de ceux-ci, 3 ont des signes d\u2019hypertrophie ven- Fig.4 Aortographie pratiquée chez un enfant d\u2019une semaine.L\u2019injection de la substance opaque se fait par la sous- clavière.Elle montre l\u2019endroit et létendue précis de la région coarctée.(Tirée de « Modern Trends in pedia- tries » - Keith).triculaire gauche et l\u2019un de ces cas présente un syndrome de Wilff, Parkinson, White; 1 a un axe fortement dévié vers la droite à plus de 135 degrés.Il a en même temps des signes d\u2019hypertrophie ventriculaire droite ce qui indique, croyons-nous, chez cet enfant de 5 ans, en plus de sa coarctation, une lésion valvulaire associée.1 n\u2019a pas eu d\u2019électrocardiogramme.- L'Union Méd.Canada T'ome 81 \u2014 Nov.1952 Si l\u2019électrocardiogramme n\u2019apporte aucune précision au diagnostic, Gross (13) affirme qu\u2019il doit quand même être fait car il donne une image de l\u2019état du myocarde et permet d'éliminer d\u2019autres lésions congénitales assc- ciées.EXAMENS COMPLÉMENTAIRES L\u2019oscillométrie fut pratiquée chez 6 de nos patients.Dans tous les cas, elle montre une différence importante de l\u2019index oscillométri- que entre le membre supérieur et le membre inférieur.Notre tableau comparatif nous indique qu\u2019au membre supérieur, les pulsations enrégistrées varient entre 3 et 13, tandis qu\u2019au membre inférieur la variation se fait entre 0 et 4,5.Un examen du fond d\u2019œil a été fait chez 3 cas: l\u2019un s\u2019est révélé normal, les 2 autres montraient des anomalités vasculaires.Adams (7) précise que cet examen peut être utile dans le diagnostic différentiel de l\u2019hypertension et que l\u2019image caractéristique serait celle de vaisseaux ondoyants à courbe large et rapide.Les cas no 3 et 6 de notre série donnent cette image de dilatation et tortuosité veineuse de même que des artérioles filiformes.La périphérothermie fut enrégistrée chez lc patient no 4; elle s\u2019est montrée égale aux membres supérieurs et aux membres inférieurs.PRONOSTIC Les auteurs semblent unanimes sur le pronostic des patients atteints de coarctation de l\u2019aorte.Gross (13), Adams (7), Sangster (11), Hines et Christensen (6), Blalock (16) s\u2019entendent à dire que l\u2019individu porteur d\u2019une coarctation de l\u2019aorte évolue vers l\u2019une des conditions suivantes: 1 endocardite maligne; 2 rupture de l\u2019aorte; 3 hémorragie cérébrale; 4 insuffisance cardiaque aiguë ou chronique.Reifenstein (12) et ses collaborateurs, sur une statistique importante, établissent que 26% ont une moyenne de survie de 47 ans, la coarctation étant découverte à l\u2019autopsie, 22% meurent d\u2019endocardite maligne et d\u2019aortite dans la troisième décade, 23% font une rup- LORANGE er DAVID: COARCTATION DE L\u2019AORTE 1289 ture se produisant au niveau de la portion ascendante de l\u2019arc aortique, 29% décèdent des suites de leur hypertension soit par insuffisance cardiaque, soit par hémorragie cérébrale, la moyenne générale de survie des cas de coarec- tation de l\u2019aorte serait de 35 ans.TRAITEMENT La chirurgie offre maintenant 3 techniques opératoires éprouvées: 1.excision de la coarctation suivie d\u2019un abouchement bout à bout \u2018 de l'aorte proximale et de l\u2019aorte distale 2.excision de la lésion et abouchement de la sous- clavière à la portion distale de l\u2019aorte 3.excision de la coarctation et remplacement par greffe aortique prélevé ailleurs.Chaque technique a ses indications.Cependant, la plupart des auteurs semblent opter pour l\u2019excision et l\u2019abouchement bout-à-bout lorsqu'il est possible.Gross (13) a employé cette technique dans 72 cas avec d\u2019excellents résultats du point de vue hypertension dans 65, des résultats moyens dans 6 et aucun résultat dans un cas.La technique de Blalock et Parks utilisant l\u2019abouchement de la sous- clavière semble surtout indiquée là où la coarctation est présente sur une longue étendue.Quant à la greffe aortique, elle paraît promise à d\u2019excellents résultats, mais trop peu de cas ont subi cette intervention pour qu\u2019on puisse songer à se prononcer d\u2019une façon définitive.4 de nos 11 cas ont été opérés.On pratiqua, chez 3 de ces patients, l\u2019excision de la coarctation avec abouchement bout à bout de l\u2019aorte distale et de l\u2019aorte proximale.Chez l\u2019autre, on employa la méthode de Blalock et Parks.Deux n\u2019ont pas survéeu à l'intervention.Des deux autres, l\u2019une a été revue en février dernier, 1 an après l\u2019opération.Tous les symptômes ont complètement disparu.La T.A.est parfaitement équilibrée aux deux membres.Elle se sent parfaitement bien et travaille actuellement comme domestique.L\u2019autre a traversé une série de complications pulmonaires.Cependant, \u2018la tension artérielle était égale aux deux membres et aux dernières nouvelles, 215 ans après l'intervention, le patient 1290 LORANGE er DAVID: COARCTATION DE L'\u2019AORTE se sentait très bien.Parmi les 7 autres cas, l\u2019un est décédé d\u2019insuffisance cardiaque.C\u2019est le cas no 1 dont le diagnostic fut établi à l\u2019autopsie.L'opération fut proposée à 4 autres, mais n\u2019a pas encore été acceptée.Le cas no 10 est une enfant de 5 ans, dont le diagnostic de coarctation de l'aorte fut posé il y a environ 1 an.Elle a, croyons-nous, une sténose mitrale associée.Elle fut hospitalisée en janvier dernier et faisait à ce moment une endocardite maligne.Enfin, le dernier cas, est au stade de .l\u2019insuffisance cardiaque chronique et l\u2019on ne peut actuellement songer à l\u2019intervention.Conclusion.Nous avons observé onze cas de coarctation de l'aorte et en avons profité pour faire une étude de cette malformation congénitale de l\u2019aorte.Le diagnostic est facile à faire au bureau.La présence d\u2019une pression artérielle élevée aux membres supérieurs et son absence aux membres inférieurs permet d\u2019étiqueter la maladie.La chirurgie seule permet de prévenir les complications qui tuent à un âge moyen de 35 ans.Nous croyons donc que tout cas de coarctation de l\u2019aorte devrait être opéré.L'âge idéal d\u2019opérabilité semble être entre 14 et 20 ans.BIBLIOGRAPHIE (1) W.BOYD: Text book of pathology, 384: 1950.(2) H.B.TAUSSIG: « Congenital malformations of the heart.» The Commonwealth Fund, 42: 464, 1947.(3) Paul WOOD: « Congenital heart disease: Review of its clinical aspects in light of experience gained by means of modern technics.» British med J., 2: 639-645 (sept.) 2: 693-698 (sept.) 1950.(in Year Book of Medicine, 411, 1951).(4) Martin M.CALODNEY ct Merl J.CARSON: « Coarctation of aorta in early infancy.» J.of Ped.L\u2019Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 37: 46-77 (juillet) 1950.(in Year Book of Medicine, 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treatment of one hundred cases of coarctation of the aorte.» Circulation, 1: 41 (janv.) 1950.(14) N.E.FREEMAN, E.R.MILLER et H.B.STEPHENS: « Coarctatio nof the aorta.(retrograde arteriography in the diagnosis of the cardiovascular lesions.») Annals of Int.Med.32: 827, 1950.(15) S.RADNER : Acta radiological Stocholm, 29: 178, 1948.(16) Alfred BLALOCK.« Physiopathology and surgical treatment of congenital cardiovascular defects.» Bull.of the New-York Academy of Medicine, 22: 57 (fév.) 1946. RECUEIL DE FAITS CORTISONE INCIDENTS ET ACCIDENTS PSYCHIATRIQUES ' C.A.GAUTHIER et M.COULOMBE (Québec).Le trop grand bruit qui, depuis près de cinq ans, a été fait au sujet du cortex surrénalien et de ses hormones pourrait, de prime abord, laisser croire que toute redite est superflue.Mais, au fait, ce bruit fut-il trop grand?Tant d\u2019horizons nouveaux ont dépuis été entrevus que l\u2019on peut s\u2019y arrêter un court moment.Deux points paraissent mériter notre attention.D'abord, tout nous semble avoir été expérimenté avec un esprit tellement analytique que l\u2019on peut bien se demander si, au point où l\u2019on en est rendu, ce n\u2019est pas plutôt l\u2019esprit de synthèse qui manque pour orienter et tenter de faire le point dont tout ce fouillis de faits épars qui semblent, pour les chercheurs, même les plus avertis, avoir bien peu de relations évidentes ou tangibles les uns avec les autres.Telle, par exemple, cette interchangeabilité des (caractères sexuels secondaires chez les animaux non castrés soumis aux actions des hormones adrénocorticotropes.Deuxièmement, sur le plan clinique cette fois, doit-on la hardiesse de certains auteurs dans leur emploi de cette arme redoutable- ment puissante et aux doses administrées?Pour en revenir à une phrase déjà vieille, est-ce bien là médecine héroïque ou médecins téméraires; surtout ceux qui rapportent les cas où on l\u2019employa d\u2019une façon empirique et « pour voir ».Dans les débuts, l\u2019on disait « l\u2019emploi de la cortisone peut produire des effets secondaires mais ceux-là sont de nature physiologique et non nécessairement indésirables ».(1).1.Travail du service de neurologie de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, présenté à la réunion du Bureau médical de l\u2019hôpital, le 17 mai 1952.\u2018en passant par Mais dès 1948, et même après qu\u2019on l\u2019eut deviné en 1947, on se rendit compte que l\u2019on devait au moins surveiller le taux de l\u2019éosinophilie chez les malades soumis au traitement par l\u2019hormone adrénocorticotropique.(2).Et assez tôt, on rapporta des accidents atteignant tous les organes et systèmes au cours de ces traitements.Les écrits à ce sujet sont devenus légion.Tout aussi rapidement, les effets sur le système nerveux central furent appréciés.Depuis la diminution du «seuil » de la douleur (3), l\u2019hypotonicité musculaire aggravée (4) ou au contraire l\u2019hypertonicité excessive, (5) presque toute la symptoma- logie neurologique y passa.Mais la surprise fut plus grande encore de constater les effets insoupçonnés sur l\u2019activité cérébrale dans certaines conditions (6) chez les animaux d\u2019abord, sujets d\u2019expérimentation.Puis, les formules étant, disait-on, «a point » l\u2019hormone fut administrée à l\u2019homme.Il est à se demander s\u2019il existe une seule maladie où l\u2019on n\u2019en ait pas tenté les effets; dans certains cas, en se basant sur des données expérimentales, ce qu\u2019on ne peut critiquer; dans d\u2019autres cas, «pour voir» ce que cela donnerait, ce qui est moins bien.Dès lors, les incidents et accidents tant neurologiques que psychiatriques, se firent plus fréquents, sinon toujours rapportés.C\u2019est de la deuxième catégorie dont nous voulons vous entretenir rapidement.Nous rappellerons à votre souvenir le symposium présenté à ce même Bureau Médical il y a plus d\u2019un an par les médecins du service de médecine.Nous n\u2019insisterons pas sur les aspects biologiques et physiologiques de 1292 GAUTHIER er COULOMBE: CORTISONE L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 l'hormone puisqu'ils nous ont alors été expo- grand nombre de facteurs tant constitution- sés; pas plus du reste que sur ses effets thérapeutiques.Nous nous limiterons tel que dit antérieurement.Mais dès maintenant, nous pouvons dire qu\u2019au strict point de vue de la fonction psychique, les malades soumis à l\u2019action des hormones surrénaliennes, (et même de l\u2019ACTH pituitaire) réagissent d\u2019une façon toute personnelle et individuelle.Et cela, en certains cas, indépendemment de l\u2019apport quantitatif des doses employées, ainsi que nous l\u2019avons vu illustré.Sans doute, plus élevées sont les doses, plus prolongée en est l\u2019administration, plus fréquents ou graves sont les accidents, en général.Mais certains cas ont réagi à des doses pourtant si peu élevées, qu\u2019on doit le retenir et qu\u2019une autre conclusion s\u2019impose déjà.Il est d'usage, d\u2019une façon assez répandue, de donner au début des traitements, des doses dites d\u2019attaque.On dit qu\u2019elles doivent être «initialement intensives ».Histoire de saturer rapidement l\u2019organisme, et de déclancher les réaction, pour après, les maintenir, saturation et réactions, par des doses plus faibles.Or dans les cas où des phénomènes mentaux indésirables se produisent, ils surviennent très souvent au début du traitement.Nous devrons done nous demander si, ici comme dans tellement d\u2019autres cas, «tâter le pouls » du malade n\u2019est pas aussi, sinon plus important.De petites doses de début, si elles n\u2019amènent pas les résultats spectaculaires qui semblent recherchés, pourraient peut-être avoir le bon effet de « tester » les susceptibilités et les réponses individuelles, sans pour cela, possiblement, déclancher trop d\u2019effets nocifs.Nous disons « possiblement » car, chez quelques cas, le « déclic» se fait tout de même avec des petites doses et toute la machinerie du cycle inter-glandulaire est mise en marche pour ne s\u2019arrêter que longtemps après.Ici nous ne parlons que des répercussions psychiques de la stimulation ainsi déclanchée.Et ce mécanisme de déclanchement en «hyper», est tellement complexe, dépendant d\u2019un si nels que strictement hormonaux, qu\u2019il semble bien difficile actuellement de le contrôler par des méthodes agissant sur les causes mêmes.En effet, hormis la cessation de l\u2019administration de l'hormone, et même alors les effets se prolongeant, la thérapeutique n\u2019est aucunement spécifique.Les faits psychiatriques dépendant de l\u2019administration de l\u2019hormone adrénocorticotro- pique ont été observés.Leur gamme peut être variée et progressivement croissante en intensité tel que nous allons maintenant le constater.L\u2019un des effets secondaires de la cortisone ou: de l\u2019ACTH consiste dans la modification apparente et passagère de la personnalité; cette- modification est indépendante jusqu\u2019à un certain point de l\u2019amélioration clinique, car ici l\u2019on ne peut se baser sur l\u2019euphorie ou la sensation de bien-aise ressentie par le malade pour en conclure à une amélioration de la maladie traitée.En effet le premier signe, et très fréquent, consiste dans une euphorie qui au début réjouit évidemment le patient d\u2019abord, puis sa famille et le médecin.Elle ne survit pas, sauf en quelques exceptions, à la cessation du traitement, mais au contraire, trop souvent et rapidement prend des proportions encombrantes; le malade devient trop gai, trop volubile, irritable même, ne veut rien entendre, sa turbulence plonge son entourage dans le désarroi, et nous voici aux prises avec un état de manie qui ne pliera souvent que devant l\u2019électro-choc.En cours de traitement, une excessive volubilité et de l\u2019insomnie sont des signes avertisseurs; plus raremnet un état mélancolique pouvant conduire jusqu\u2019au suicide.La littérature abonde de faits relatant les troubles d\u2019ordre psychiatrique au cours de l\u2019emploi de la cortisone et de l\u2019'ACTH.Notre but n\u2019est évidemment pas de tous les rapporter pas plus que d\u2019en exagérer l\u2019importance.En voici quelques exemples.Pearson et Eliel, sur 70 cas traités pour des maladies variées ont eu à déplorer 2 cas de suicide en cours de traitement.Wilkins et L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 Lewis rapportent dans le Journal Clin.-En- doer.11/1/25, un cas de manie survenue par- imi dix malades traités.Soner Dratman-Frank-Israel rapportent dans le New England Journal Med.244, fév.51, un cas de psychose sévère développée après le traitement, encore sur un total de dix cas traités.Hoeffer and Glaser (J.A.M.A.juin 17-1950) ont étudié les modifications électroencéphalo- graphiques et neuro-psychiatriques chez quinze malades traités avec l\u2019'ACTH pour diverses maladies (arthrite rhumatoïde pour la plupart).Des altérations importantes du tracé électroencéphalographique sont apparues chez treize et des modifications neuro-psychiatri- ques chez dix.Dans deux cas les modifications psychiatriques furent importantes, soit une psychose maniaque et un état de stupeur.Ces deux malades avant le traitement étaient de caractère instable.Deux autres malades exhibaient des tendances schizoïdes qui ne furent pas modifiées au cours du traitement.Les autres changements psychiatriques remarqués furent les suivants: trois cas de manifestations anxieuses, deux d\u2019insomnie, un de volubilité et enfin un dernier chez qui l\u2019irritabilité revêtait des caractères nettement pathologiques.D\u2019autres auteurs citent un cas de cato- tonie avec fièvre et deshydration.Dans l\u2019éclosion de tels états, les tendances des malades jouent un rôle prédominant.Ainsi la notion chez un malade d\u2019accès antérieur d\u2019une cyclothimie avec alternances de gaieté et de dépression assez marquée, pourront inciter le médecin à prévoir la possibilité de dé- clancher l\u2019apparition d\u2019un état maniaque avec la cortisone et, de la sorte, proportionner le risque de la médication avec l\u2019importance de la maladie à traiter.À date il semble que les dangers qui sont le plus à redouter soient ceux de la série maniaco-dépressive.Quand à la pathogénie de ces troubles mentaux elle est aussi obscure que celle d\u2019un grand nombre de maladies mentales mêmes et du mécanisme d\u2019action de l\u2019'ACTH et de la cortisone.L'hypothèse suivant laquelle il y aurait GAUTHIER Er COULOMBE: CORTISONE 1293 une relation spécifique entre une augmentation de l\u2019activité des surrénales et les états maniaques n\u2019a pu être confirmée; au contraire, elle a été infirmée par différents expérimentateurs.Lettmann, Turski et Clechorn ont fait l'étude de dix cas de manie avec l\u2019'ACTH et en voici un exemple.À un maniaque on a administré 1 600 mgm de cortisone en 14 jours; une légère amélioration s\u2019est produite que l\u2019auteur n\u2019attribue pas définitivement à l\u2019effet du médicament mais qui le force à conclure qu\u2019au moins ce résultat met en évidence que l'assertion suivant laquelle une augmentation des hormones cortico-surrénaliennes est en soi un facteur déclanchant des états maniaques, est toute gratuite.Quant à l\u2019utilité de la cortisone et de l\u2019'ACTH dans ces états maniaques mêmes, elle s\u2019est révélée si peu évidente que, dans les dix cas l\u2019électro-choc dut être employé.D'ailleurs ce problème déborde le cadre de ce travail et a été traité ailleurs.Tout au plus devons-nous retenir que le seuil convulsif par l\u2019électro-choc est abaissé chez les malades qui reçoivent de l\u2019ACTH.Voici quelques cas de troubles mentaux observés en notre hôpital à la suite de l\u2019emploi de la cortisone.Observation 1.Madame J.F., âgée de 54 ans, (dossier H.E.J.no 97 156) est atteinte d\u2019une sclérose latérale combinée.De plus, elle souffre d\u2019un syndrome rhumatismal afébril, mais avec arthralgies et myalgies trés prononcées.En fin de mars 1951, toute médication antalgique étant sans beaucoup d\u2019effet satisfaisant, on \u2018commence à administrer l\u2019acétate de cortisone sous forme de tablettes per os dosées à 25 mgm.Durant deux jours, on ne lui en fait prendre que deux par jour.Le troisième jour, on augmente à cinq par jour, soir 125 mgm per os.Quarante-huit heures plus tard, en même temps que diminution des phénomènes douloureux, il faut l\u2019avouer, apparaît aussi une euphorie assez prononcée mais paisible.La malade quitte l\u2019hôpital le 7 avril, et, sans 1294 surveillance médicale, continue à prendre six comprimés par jour, se procurant la médication directement et seule.Le 15 avril, nous recevons la visite de sa fille et de son fils, qui viennent nous demander pourquoi leur mère, depuis sa sortie de l\u2019hôpital, « à toujours l\u2019air de quelqu\u2019un qui a pris un p\u2019tit coup ».Les explications leur sont fournies, mais nous n\u2019avons jamais revu la malade et ne savons pas ce qui en est advenu.Ici, aucun trait de personnalité particuliére remarquable.Observation 2.G.L., 25 ans, (dossier H.E.J.no 84 732).Il s\u2019agit d\u2019un syndrome organo-fonctionnel chez un débile mental, tellement complexe que la classification en semble impossible.Maigre, rhumatisant polyarthralgique avec insuffisance artérielle et claudication intermittente du type de Buerger, dysendocrinien à prédominance d\u2019hypothyroïdie avec métabolisme basal variant de \u2014 15 à 25% \u2014, psycho-névrosé du type surtout neurasthénique sur un fond débile et puéril, toute tentative de traitement ne semblait pas diminuer les phénomènes subjectifs douloureux.En perte de cause, nous l\u2019avouons, , et sans doute imprudemment, nous en convenons aussi, nous prescrivimes l\u2019acétate de cortisone à 25 mgm par comprimé oral, lors d\u2019une entrevue en clinique externe.Le premier jour, 3 fois 3 comprimés de 25 mgm; le second, 4 fois 2 comprimés; le troisième, 2 fois 3 comprimés plus un au coucher.Dans la suite, 4 comprimés par jour.La dose totale prise fut de un cent comprimés.En fin d\u2019octobre, l\u2019hormone fut cessée parce que déjà, sept jours après le début de l\u2019administration, une euphorie trop prononcée avait été notée par un de nous.En novembre et décembre, pas de douleurs, mais affectivité et conduite inquiétantes qui peuvent être résumées ainsi, selon les paroles du père qui, on l\u2019imagine, est venu nous demander ce qui se passait chez son fils.Vers le septième jours après le début du traitement à la maison, on remarqua des altérations inquiétantes de sa person- GAUTHIER er COULOMBE: GORTISONE L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 nalité.D'inquiet, retiré, passif et incapable qu'il était, le malade devient toujours en mouvement, « ne tient pas en place », euphorique et loquace, a en téte et parle constamment « de projets de fou», doit être très surveillé pour ne pas se lancer à chaque jour dans des achats inconsidérés et puérilement ridicules, totalement hors de proportion avec ses moyens (qui sont nuls), souvent insomnique et « réveurs a grands cris ».Nous l\u2019avions perdu de vue depuis le 5 décembre alors que plusieurs de ces caractéristiques avaient été remarquées.Et le père nous déclara qu\u2019il « retrouva son gars » « aussi niai- seux qu'avant »\u2026 vers le 15 décembre seulement.Ici, sur un fond constitutionnel, un cent comprimés à 25 mgm ont provoqué ces réactions pour une durée totale de près de 215 mois et une persévérance des symptômes de près de six semaines après la cessation de l\u2019administration de l'hormone.Observation 3.M.J.B., 40 ans.(dossier H.E.J.no 99 762).Avait été hospitalisé du 25 au 29 mai 1951, pour une broncho-alvéolite de la base droite, séquelle grippale.Il fut réadmis le 26 novembre de la même année pôur un amaigrissement considérable, de l\u2019inappétence, de l\u2019asthénie et des vomissements alimentaires.Les seuls renseignements que l\u2019on ait obtenus lors de la dernière hospitalisation, le malade vivant seul, sont qu\u2019il a progressivement perdu du poids et des forces, est devenu insomnique et a accusé depuis apparemment seulement 3 semaines avant admission, des troubles digestifs consistant en quelques vomissements alimentaires post-prandiaux et surtout des régurgitations nettement alimentaires jusqu\u2019à 2 et 3 heures après chaque repas et des sensations de plénitude épigastrique avec légers brûlements calmés par les alcalins.Différents examens tel que transit gastro-intestinal sans conclusion nette furent pratiqués.Sauf l\u2019insomnie et l\u2019asthénie nous n\u2019avons aucun détail sur sa présentation mentale.Devant ce syndrome peu précis, alors que surtout la dénutrition géné- \u2014_ « L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 rale et progressive prenait le dessus, on commença le 5 décembre à administrer de la cortisone à la dose de 100 mgm en im.aux 6 heures.Il en reçut deux fois 100 mgm dans la nuit du 5 au 6; durant la journée du 7, il reçut 100 mgm dans 1 000 cc de sérum mixte.Dans la nuit du 7 au 8, il reçut un comprimé de cortone par la bouche au coucher et l'agitation commença dans la nuit du 8 au 9.Refuse de se coucher et de fermer la lumière, veut discuter et «a droit de tout faire ».La nuit se passa en grande agitation a tel point qu à 2.45 h.le résident note qu\u2019il est «extrêmement agité, parle constamment, bouge sans cesse, refuse de se coucher, demande de s\u2019expliquer sans écouter ce qui lui est dit ».Enfin le 11, l\u2019agitation psycho-motrice est telle qu\u2019il doit être transféré dans un milieu spécialisé.Voici comment il se présentait selon les notes au dossier signées par un de nous: « ce malade qui il y a quelques jours était tellement asthénique qu\u2019il ne pouvait se lever de son lit est devenu assez rapidement en état d\u2019hyperactivité musculaire.Mentalement il est excessivement loquace, désorienté dans le temps et le lieu, avec de fausses reconnaissances, de la fuite d\u2019idées, une attention excessivemnet mobile.Il est euphorique et démontre une autocritique gravement diminuée, soit, le tableau d\u2019un accès maniaque.» Le tout cède progressivement après dix traitements d\u2019électrochoc.Il quitte l'hôpital guéri de son accès maniaque et très amélioré physiquement ayart engraissé de 15 livres, gardant seulement qu\u2019une sédimentation à 52.Son sommet droit reste bien un peu voilé, mais les recherches de B.K.dans le liquide gastrique et les expectorations sont restées négatives.A sa sortie il est référé a son médecin traitant à cause de ces signes pulmonaires.Evidemment, si l\u2019on pousse l\u2019analyse de ce cas, on peut se demander quel était l\u2019état mental du patient à son arrivée à l\u2019hôpital lors de sa seconde admission.On voudra bien se rappeler qu\u2019il était insomnique, ne pouvait ou ne voulait pas manger; était-il alors et déjà dans un état pré-mélancolique?c\u2019est possible.GAUTHIER rr COULOMBE: CORTISONE 1295 Nous ne pouvons qu\u2019en émettre l'hypothèse.De toute façon, le début apparent et bruyant des symptômes psychiatriques coïncidant avec le traitement à la cortisone nous permet d\u2019y voir une relation de cause à l\u2019effet, mais dans une certaine mesure seulement et par obscure mécanisme.En résumé, donc, trois observations d\u2019incidents et d'accidents psychiatriques, ayant évolué chez des malades soumis à des doses bien inégales d\u2019acétate de cortisone: le premier cas voit une euphorie simple déclanchée par une posologie bien faible; chez le second, l\u2019euphorie avec troubles de comportement se prolonge six semaines après la cessation de doses, en somme peu élevées; enfin le troisième avec des doses plus hautes mais bien en deçà des maxima, entre rapidement, il nous semble, dans un accès maniaque qui cède avec la thérapeutique ordinairement mise en œuvre dans ces cas.Que pourrions-nous conclure de cette courte présentation?D'abord, nous croyons que, sur le total des cas à l\u2019hôpital chez qui l\u2019hormone cortico-surrénalienne a été administrée, peu, en somme, ont présenté des manifestations psychiatriques indésirables.Peut-être pourrait-on opposer ces exceptions au fait que nous disions qu\u2019il paraîtrait prudent de songer aux réponses individuelles dans les doses du début du traitement.Au cours de la revue de la littérature sur ce sujet (comprenant quelques centaines d\u2019articles publiés) que nous avons faite, il nous paraît que ce pourcentage des cas présentant dés accidents mentaux, est tellement inégalement réparti, et varie si considérablement avec les auteurs, qu\u2019il ne semble pas possible d\u2019en tirer aucune conclusion.Mais, tout de même, chacune des fois où se déclanchent ces symptômes mentaux (presque toujours en hyper) n\u2019en demeure pas moins une fois de trop.Il en résulte que la prudence doit être grande et qu\u2019il est sûrement sage d\u2019explorer un peu le type constitutionnel du sujet chez qui on doive ou veuille administrer l\u2019hormone.Dans une forte proportion des cas rapportés d'accidents mentaux, et comme on doit aussi s\u2019y 1296 GAUTHIER Er COULOMBE: CORTISONE attendre, on retrouve une histoire antérieure de traits caractéristiques et variés.de personnalités qui retiennent l\u2019attention.Il faut bien admettre cependant que cette enquête, sujette à tant d\u2019erreurs, sans compter les informations inexactes, peut donner lieu à des interprétations erronées.Mais cela n\u2019est pas une prérogative de la seule psychiatrie, on doit aussi en convenir.De plus, et cette fois sans aucun doute, c\u2019est au cours de l\u2019administration de la cortisone que la surveillance psychiatrique ne doit pas se relâcher.Les petits signes du début, tels qu\u2019altération de la personnalité, changements d'humeur, insomnie, rêves et agitation nocturne et hyperactivité nocturne croissante, sont autant de symptômes du groupe de la «sonnette d\u2019alarme ».Les grandes fluctuations du taux de l\u2019éosinophilie sanguine doivent aussi être très fréquemment recherchées, puisque dans nombre de cas, elles ont précédé les troubles mentaux.On le sait aussi, les dosages des cétostéroi- des, ont une valeur que je dirais barométrique et thermométrique.On sait aussi quelle est leur formidable complexité.Peut-être la nouvelle méthode (ou moins vieille) de Porter Silber, mettra-t-elle sur la piste d\u2019une plus grande simplification.On la dit spécifique pour l'évaluation des corticoïdes, basée sur une réaction colorimétrique et paraît-il applicable à la clinique.Mais cela n\u2019est pas de notre ressort.Tout au plus pouvons-nous dire que les laboratoires de recherches de Collip y travaillent en notre pays (7).Finalement, et surtout, cette arme qui est tellement redoutablement puissante, qui dé- clanche de si nombreuses et étonnantes réactions bio-organiques, qui a des effets souvent si imprévisibles et si difficilement contrôlables, cette arme donne, apparemment surtout l'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 chez les prédisposés des troubles mentaux quelquefois si intenses, que dans ce domaine de la thérapeutique, le médecin devra user particulièrement et dans tous les cas de l\u2019une des grandes vertus qui doit toujours être sienne: la prudence.Ce n\u2019est plus ici affaire de traitement à l\u2019aveugle, mais au contraire méthode qui requiert observation soutenue @t avertie }en mêtne temps que contrôles hématologiques et bio- chimiques sérieux.De cette façon, et de celle-là seulement, le médecin contribuera-t-il à l\u2019œuvre double qui est sienne, le bien du malade et l\u2019avancement de la médecine.BIBLIOGRAPHIE (1) HENCH, KENDALL, SLOCUMT-POLLEY: «The effects of cortisone acetate and pituitary ACTH: a study in clinical physiology.» Arch.Int.Med., 85: 545 (avril) 1950.(2) ROSENBERG et LEWIS: « Reduction of eosin- ophil level.etc.» Journal applied Physiol, 3: 164 (septembre) 1950.(3) WHITELAN : « Physiological reactions to pituitary adrenocorticotropic hormone in severe burns.» J.A.M.A, 145: 85 (13 janv.) 1951.(4) MILLIKAN et EATON: «Clinical evaluation of the effect of ACTH and Cortisone in myas- thenia gravis.» Journal Lab.and Clin.Med., 36: 966 (décembre) 1950 (in Soc.Proceedings).(5) TORDA et WOLFF: «Effect of ACTH and Cortisone on neuro muscular function.» Am.J.Physiol., 163: 755 (déc.) 1950 (in Soc.Proc.).(6) Woodbery EMMETT, HINCKLEY, JACSON, NEWTON et al: « Antagonism of adrenocortical extract and cortisone to desoxycorticosterone; brain excitability in adrenalecto \u2014 mised rats.» Proc.Soc.Exper.Biol.and Med.76: 65 (janv.) 1951.(7) CARROLL, McALPINE et NOBLE: «Studies on the excretion of Cortisone and Compound F using the Porter-Silber method.» J.C.M.A, 65: 263 (octobre) 1951.Fy \u2014\u2014\u2014#p\u2014 - = =\u2014\u2014 7 COARCTATION DE L\u2019AORTE ANEVRYSME DISSEQUANT DE L\u2019AORTE ET HÉMOPÉRICARDE ! Reginald JOHNSON, Hôpital Notre-Dame (Montréal).Le diagnostic de coarctation de l\u2019aorte peut s\u2019établir sur des constatations cliniques simples et faciles à reconnaître.L'importance de ce diagnostic repose sur les deux faits suivants: 1 \u2014 Possibilité de cure radicale par la chirurgie.2 \u2014 Danger constant, chez le porteur de cette malformation, de complications graves, voire méme mortelles, dés le jeune age.Le cas que nous vous présentons illustre bien cette derniére assertion.Observation.J.C., étudiant âgé de 19 ans, mesurant 6 pieds et pesant 180 livres fut admis à l'hôpital le 28 juillet 1951, pour douleurs rétro- sternales constrictives.L'histoire chronologique, chez ce malade, nous révèle que dès l\u2019âge de 7 ans, un médecin fait le diagnostic de gros cceur.Un an avant son admission, on lui découvre une tension artérielle élevée (180 systolique), et le jeune homme note quelques symptômes importants mais trop fugaces pour l\u2019empêcher de mener une vie très active: 1 \u2014 Dyspnée à l\u2019effort (légère).2 \u2014 Céphalées occipitales et ments fréquents.à \u2014 Troubles visuels passagers v.g.vision embrouillée.4 \u2014 Douleurs musculaires aux membres inférieurs après efforts physiques tels que marche prolongée, course, bicyclette et natation.étourdisse- Maladie actuelle Trois jours avant son admission, alors qu\u2019il était à son bureau de travail, le malade est 1.Commnication à la réunion scientifiique du Bureau médical de l\u2019hôpita' Notre-Dame, le 27 mars 1952.pris d\u2019une douleur rétro-sternale constrictive subite sans irradiation, non calmée par la morphine et l\u2019immobilisant dans sa chaise.À son entrée à l\u2019hôpital, 48 heures après le début de la crise, la douleur persiste, le malade est anxieux et oppressé.A l\u2019examen physique on trouve les particularités suivantes: température: 101°F.; pulsation: 128/minute; respiration: 40/minute; cœur cliniquement augmenté de volume \u2014 bruit de galop protodiastolique très net; au foyer aortique, souffle systolique discret sans grande irradiation, et souffle diastolique s\u2019irradiant tout le long du rebord gauche sternal; T.A.aux deux membres supérieurs: 168/95; T.A.aux deux membres inférieurs: 0; pulsations à peine perceptible aux artères fémorales, et absentes aux artères poplitées, tibiales postérieures et pédieuses.Aucune circulation collatérale décelable; le foie déborde de deux travers de doigts les fosses-côtes sur la ligne médio-claviculaire, est légèrement douloureux mais non pulsatile; le reste de l\u2019examen physique est essentiellement négatif.Les examens de laboratoire donnent les résultats suivants: formule sanguine: leucocytose à 15000 avec neutrophiles à 86,5%\" et lymphocytes & 9%; sédimentation sanguine: 24 mm.dans une heure (Cutler) ; B.W.: négatif.0 Les autres analyses (urines, glycémie, urée, etc.) sont dans les limites de la normale.Le tracé électrocardiographique montre les particularités suivantes: tachycardie sinusa- le à 140; élévation légère du segment ST en D1, D2 AVL, V5 et V6 et abaissement de ST en D8 et AVF.Présence d\u2019une onde «gq» en D2, D3 et AVF, négative en D3, positive en D1, AVL et dans toutes les précordiales. 1298 Conclusion Tachicardie sinusale; signes importants d\u2019atteinte myocardique; tracé nettement pathologique.Evolution Les symptômes, douleur et dyspnée, regres- sèrent assez rapidement avec la médication habituelle (oxygène, morphine, papavérine).La température fit une chute progressive vers la normale.La T.A.se maintint à peu près la même (150 \u2014 170/90).Cependant la tachycardie et le bruit de galop persistèrent même après digitalisation adéquate et une dose quotidienne de digitaline.Dans la journée du 2 août, le malade avait une bonne apparence, il n\u2019accusait aucun malaise et demandait même la permission de se lever.Subitement à 2.45 heures p.m., sans prodrome aucun, il est frappé d\u2019une douleur rétro- sternale violente, non soulagée par une injection de morphine.Cette douleur s'accompagne d\u2019une sensation d\u2019étourdissement et d\u2019une céphalée occipitale très intense.La tension artérielle se chiffre à 210/100.Le rythme cardiaque est régulier mais rapide à 140/minute et le bruit de galop persiste toujours.Le pouls devient imperceptible, la T.A.fait une chute graduelle mais rapide, le malade devient cyanosé et comateux.Quarante minutes après le début de cette nouvelle et dernière crise, le patient était décédé.Diagnostic anatomique Coarctation de l\u2019aorte; dilatation anévrys- male de l\u2019aorte ascendante; rupture de la paroi aortique dans le péricarde et hémopéricar- de; hypertrophie ventriculaire gauche marquée.JOHNSON: COARCTATION DE L\u2019AORTE L\u2019Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 COMMENTAIRES 1 Une tension artérielle élevée, chez un enfant ou un adolescent doit toujours attirer l\u2019attention sur la possibilité d\u2019une malformation congénitale de l'aorte.2 La palpation des artères périphériques et l\u2019enregistrement de la tension artérielle, aux membres inférieurs, doivent être faits systématiquement, dans ces cas, pour confirmer ou infirmer le diagnostic de coarctation de l\u2019aorte.3 L\u2019apparition d\u2019un syndrome douloureux rétro-sternal ou abdominal, chez un sujet porteur de cette malformation congénitale, est fortement suggestif d\u2019anévrysme disséquant de l\u2019aorte et rupture possible de la paroi avec épanchement sanguin dans un viscère avoisinant (plèvre, médiastin, péricarde, etc.).4 Le diagnostic différentiel entre un anévrysme disséquant et un accident vasculaire coronarien est parfois difficile à établir.La présence d\u2019une coarctation de l\u2019aorte, l\u2019âge du malade, l\u2019absence de chute tens'onnelle, et d\u2019une image électrocardiographique d\u2019infare- tus, la présence ou l\u2019apparition d\u2019un souffle diastolique aortique sont les facteurs importants à considérer dans l\u2019établissement de ce diagnostic différentiel.5 La présence du souffle diastolique dans un grand nombre de ces cas ne peut s\u2019expliquer par une anomalie anatomique de l\u2019appareil aortique.6 Même en l\u2019absence d\u2019atteinte par la dissection, des artères coronariennes, le tracé électrique montre souvent des anomalies qui peuvent donner le change pour un infarctus du myocarde.Le cas que nous avons présenté illustre bien ces deux dernières particularités. TE PROBLEMES MEDICO- CHIRURGICAUX EN RAPPORT AVEC UN EPITHELIOMA DU COLON Robert NAUD, Chirurgien à l\u2019hôpital Saint-François-d\u2019Assise (Québec).Le cancer du côlon, évoluant normalement, chez un malade d\u2019âge moyen ne présentant pas d'autre condition pathologique grave, pose des problèmes dont la littérature médicale est amplement pourvue et que vous avez tous eu l\u2019occasion de parcourir.Ayant l\u2019honneur d\u2019inaugurer, pour le service de Chirurgie de l\u2019Hôptial Saint-François d\u2019Assise, les conférences cliniques qui se tiendront désormais tous les mois pour le plus grand bien de tous j'ai voulu vous présenter un cas d\u2019épithélioma du côlon dont l\u2019intérêt fut soutenu tant au point de vue médical que chirurgical.Observation.Nous rapportant au dossier du malade, à la feuille d\u2019observation du médecin, sur l\u2019importance de laquelle nous ne saurions trop insister, nous lisons, en date du 2 octobre 1951, l\u2019observation suivante du Dr Maurice Turcotte que je cite textuellement: « Homme de 64 ans, qui a fait un infarctus du myocarde en fin de mars 1951.Evolution assez bonne depuis, sauf une crise anginiforme en mai.Passé digestif assez vague depuis plusieurs années, sans aucun symptôme précis.Gonflement gastrique post-prandial, éructations, vague gastralgie, aucun trouble intestinal quelconque.Le 29 septembre dernier colique abdominales droites fréquentes mais ne durant que quelques minutes, inappétence, sensation d\u2019embarras gastro-abdominal, état nauséeux, vomissements alimentaires et bilieux fréquents, constipation opiniâtre et arrêt des gaz intestinaux.Malade amaigri, pâle pas trop deshy- draté.T.A.124/68.Cœur: rythme régulier, bruits un peu sourds à la base.Abdomen: ballonnement et sonorité à droite, surtout à la région du cœcum qui est très sensible.Empâtement à la partie supérieure de l\u2019abdomen.Le malade vomit tout ce qu\u2019il prend.Impression: obstruction du côlon transverse par néo probable.» Fin de la citation.Appelé en consultation ce même jour, je constate les mêmes signes abdominaux, et comme l\u2019état du patient nous le permet, d\u2019accord avec son médecin traitant, nous procédons aux examens de laboratoire, hydratons le malade, syphonons son estomac.L\u2019azotémie est à 0 gm 48%.Le lendemain matin, la leucocytèse est à 24 000.Les globules rouges à 3 840 000.Le patient a reçu 300 ce de sang complet, un litre de sérum mixte et un litre de soluté glucosé à 5%.Le cœur qui posait un important problème en raison de son infarctus assez récent, se comporte plutôt bien et nous confirme ce que nous appelons « La réadaptation sociale des infarcisés.» Nous maintenons donc le diagnos- tie d\u2019obstruction colique par néo probable du transverse et procédons à une laparatomie qui nous révèle une occlusion presque totale du côlon par un néo sténosant de l\u2019angle spléni- que.Une colectomie segmentaire large est pratiquée avec anastomose immédiate termino- terminale.La fragilité du patient nous inspire des craintes et nous pratiquons un anus de dérivation temporaire.Je laisse à nos compé- tants anesthésistes le soin de vous intéresser avec les problèmes qu\u2019ils ont eu à résoudre lors des interventions qu\u2019a subies ce patient.Les suites opératoires de cette première intervention furent assez simples.La dérivation colique lui fut d\u2019un précieux secours.Les protéines sanguines, les chlorures urinaires et sanguines et l\u2019hydratation furent controlés et équilibrés au besoin et donnèrent au patient une convalescence normale et rapide.Le rapport histopathologique démontra un épithélio- ma végétant glandulaire de 4 cm.de longueur.Un ganglion du voisinage contenait des îlots de cellules néoplasiques. 1300 NAUD: ÉPITHÉLIOMA DU CÔLON Le 6 novembre, soit un mois après l\u2019exérèse du néoplasme nous croyons à la possibilité de fermer l\u2019anus.Au cours du débridement, nous nous rendons compte que la fragilité des tissus nous conduira à un désastre et nous décidons de laisser l\u2019anus.Une anse de grêle se pince à notre insu dans la brêche, et deux jours plus tard nous sommes en face d\u2019une complication très ennuyeuse avec une fistule haut située sur le grêle.Les aliments ingérés par l\u2019estomac en sortent intacts, les sucs pancréatiques digèrent rapidement et largement la paroi, et la protéi- nisation du patient devient le problème du jour avec comme autre complication, un petit état de choc infaillible lors de chaque administration de protéines intra-veineuses.Devant l\u2019état de dénutrition progressive du patient, le maintien en bon état de son cœur et de son fonctionnement rénal, nous décidons d\u2019intervenir de nouveau le 26 janvier dernier.L\u2019anesthésiste fait des miracles, le chirurgien son possible et les assistants font montre de patience.Au cours d\u2019une intervention qui dure presque trois heurses, je libère patiemment et l'anus et la fistule; une viscérolyse soignée, est \u2018faite et après fermeture facile de l\u2019anus, je résèque une courte partie du grêle, porteuse de la fistule, pour finir par une anastomose laté- ro-latérale.J\u2019ai le grand plaisir de constater qu\u2019il n\u2019y a pas encore de récidive ni de métastase.La fermeture de la brèche dans la paroi, qui ne mesure pas moins de trois pouces de diamètre est excessivement ouvragée, et à L\u2019Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 force de glissements, je parviens à tout contenir à l\u2019aide d\u2019un fil métallique dont le dessin me fut gracieusement offert par le département de radiologie sur un film qui vous intéressera certainement.Un médicament dont le seul désavantage est le coût prohibitif, fut d\u2019un précieux secours dans cette derniére convalescence.Il s\u2019agit d\u2019un extrait cortico-surrénalien, auquel on attribue des vertus anti-vomitives, appéritives énergitiques, anti-asthéniques et surtout antitoxiques.À mon avis, vous vous doutez bien que toutes ces qualités soient énumérées dans le pamphlet qui accompagne le produit mais Je dois lui rendre le témoignage que dans l\u2019état extrême où se trouvait le patient, il fut certainement d\u2019un précieux secours.LS # * Le cas que je viens de rapporter, cancer du colon avec complications multiples n\u2019a pas pour but d\u2019apporter quelque chose de nouveau dans le domaine chirurgical dont la littérature est remplie de choses vraiment nouvelles et merveilleuses, accomplies par des chirurgiens de grande envergure, mais pour plusieurs d\u2019entre vous qui avez vu ce malade, j'ai pensé vous intéresser en vous le rapportant, et à la veille de son départ, apparemment guéri, mon patient s\u2019est prêté de bonne grâce à venir vous montrer son abdomen étanche, et non douloureux, et dont toutes les fonctions ont maintenant repris un cours normal. gas sta ivi i , REVUE GÉNÉRALE LES TROUBLES DE LA CIRCULATION ARTÉRIELLE AU NIVEAU DES MEMBRES\" DIAGNOSTIC Richard LESSARD, F.R.C.P.(C), F.A.C.P., Professeur de Pathologie médicale, Université Laval (Québec).SÉMIOLOGIE GÉNÉRALE DES TROUBLES DE LA CIRCULATION ARTERIELLE Lorsque la circulation artérielle devient déficitaire au niveau des membres, on constate une série de symptômes de gravité croissante, qui extériorisent l\u2019ischémie.Il y a lieu de considérer successivement, les formes frustes, l\u2019ischémie relative et enfin l\u2019ischémie totale.1° FORMES FRUSTES On insiste sur l\u2019absence de symptômes sub- Jectifs, le sujet ne se plaint de rien.Seul un examen systématique clinique ou radiologique décèle les troubles.Les artères sont sinueuses, indurées avec des calcifications palpables ou simplement visibles sur les radiographies.Certaines artéres peuvent être totalement obstruées sans que les patients n\u2019en souffrent.Pour en arriver à cette phase de tolérance intégrale, il est nécessaire que le processus oblitérant ait été très lent et qu'une circulation collatérale non pulsatile ait eu le temps de s\u2019installer.Leriche explique ces artérites silencieuses « par la localisation endoartérielle des lésions sans participation de l\u2019adventice, donc sans retentissement angio- plastique.» 2° L\u2019ISCHÉMIE RELATIVE Ici les troubles de la circulation artérielle sont mal tolérés.Il n\u2019y a pas de nécrose apparente, il n\u2019y a pas de gangrène, mais l\u2019ischémie relative se manifeste par des douleurs, des 1.Communication au XXIIème Congrès de l\u2019AM.L.F.C., Québec, septembre 1952.troubles vaso-moteurs et trophiques, symptômes qui peuvent être isolés ou qui s'associent dans la plupart des cas.Les douleurs peuvent revêtir le type de la claudication intermittente signalée en 1831 par le vétérinaire Boulay et bien décrite cliniquement par Charcot en 1858.Absente au repos, elle n\u2019apparaît qu\u2019à la marche.Celui qui en est atteint ressent une faiblesse douloureuse dans le mollet ou dans la région antéro-externe de la jambe ou dans le pied, plus rarement dans le genou, la cuisse ou la fesse (Leriche).Si le sujet continue de marcher, il doit bientôt s'arrêter, car apparaitra au niveau de la cheville ou du pied une crampe véritable.Le mécanisme de production semble être double: défaut d'irrigation musculaire et vaso-cons- triction reflexe qui diminue d'autant un apport circulatoire déjà précaire.Les douleurs au repos, douleurs de décubitus (Vaquez), apparaissant au cours de la nuit, sont aussi fréquentes.Elles indiquent une aggravation dans la marche de la maladie, d\u2019où le nom de ( douleurs prégangréneuses ).Elles sont calmées par la position debout; le massage, les frictions ou en laissant simplement pendre la jambe hors du lit.Les troublse vaso-moteurs s\u2019extériorisent par des changements dans la coloration des téguments et des modifications de la température loco dolenti.Le pied est généralement pâle et froid.La température locale est abaissée.Une teinte rouge violacée apparaît avec la position déclive, c\u2019est l\u2019érythrose de déclivité de Parkes Weber.Le signe de l\u2019expression de l\u2019orteil de Buerger a une grande valeur sémiotique.On le 1302 recherche comme suit: on serre l\u2019orteil entre les doigts, puis on cesse la compression, l\u2019orteil demeure alors livide au lieu de se colorer immédiatement.Plus rarement, le pied sera froid et rouge.Les troubles trophiques apparaissent à une phase plus tardive.La peau est pâle ou violacée, les ongles sont brunâtres, ternes, friables.On a signalé le mal perforant plantaire, l'amyotrophie discrète des muscles de la jambe, un certain degré d\u2019œdème et de décalcification osseuse surtout marquée au niveau des métatarsiens.3° L'ISCHÉMIE TOTALE L'ischémie totale ou ischémie complète est l\u2019aboutissant quasi obligatoire des troubles plus discrets de l\u2019irrigation que nous avons déjà mentionnés.Elle se manifeste par la gangrène qui est généralement sèche, plus rarement humide.La gangrène sèche peut être d\u2019emblée étendue.Il est rare quand même, qu\u2019elle remonte au-dessus du genou.Les douleurs sont très vives, l\u2019impoæt@nce est totale et l\u2019arrêt cireu- latoire absolu.Le membre se momifie en commençant par les orteils, les téguments se dessèchent et noircissent.On note à la limite des tissus non altérés, un sillon d\u2019élimination qui « sépare le mort du vif ».L'état général s\u2019altère rapidement, la fièvre s\u2019élève accompagnée de son cortège symptomatique habituel qui va de la sécheresse de la bouche à l\u2019atteinte usuelle des appareils rénaux, cardiaques et pulmonaires.La gangrène sèche localisée se l\u2018mite aux extrémités atteignant un ou plusieurs orteils, elle peut parfois évoluer sans douleurs.Les pulsations et les oscillations artérielles sont ordinairement abolies dans les régions touchées.La momification des tissus est l\u2019évolution habituelle avec possibilité d\u2019élimination du segment altéré.L'état général est parfois peu touché mais les douleurs sont presque obligatoires et ce sont elles qui obligent les malades à consulter.La gangrène humide, conséquence directe de l\u2019ischémie, est le résultat d\u2019une infection qui LESSARD: CIRCULATION ARTÉRIELLE AUX MEMBRES L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 détermine une escarre molle avec œdème, lymphangite et adénites satellites.Des fusées purulentes s\u2019insinuent en profondeur suivant les tendons, les aponévroses et portent l\u2019infection vers la racine du membre.Cette gangrène humide est presque la règle chez les diabétiques.Elle peut également compliquer une gangrène sèche étendue ou localisée.SÉMIOLOGIE OBJECTIVE DES TROUBLES DE LA PERMÉABILITÉ ARTÉRIELLE.Il n\u2019existe pas de parallélisme absolu entre les troubles ischémiques et les signes objectifs de l\u2019examen clinique ou instrumental.Divers procédés peuvent être mis en œuvre pour extérioriser l\u2019atteinte de la circulation artérielle.1.\u2014 La palpation des trajets artériels est facile à réaliser et ne doit jamais être omise.Elle constitue un temps important de l\u2019examen, elle renseigne sur l\u2019induration des vaisseaux, l\u2019affaiblissement ou l'absence de pulsations.Doivent être systématiquement explorées, les pédieuses dans le premier espace métatarsien à la région dorsale du pied, les tibiales postérieures au milieu de la gouttière rétro-malléol- laire interne, les poplitées à la face postérieure des genoux, les fémorales au triangle de Scarpa et dans le canal de Hunter.La palpation des artères poplitées est parfois ardue par suite de la présence d\u2019cedéme et d\u2019adiposité du membre.Les pédieuses ne peuvent pas étre palpées chez 8% des sujets normaux, conséquence d\u2019anomalies artérielles (Allen, Barker, Hines).La palpation artérielle doit être bilatérale, même si un seul côté paraît atteint.2.\u2014 L\u2019oscillométrie serait la méthode de choix (Ravaut).Elle mesure le degré de perméabilité et de pulsatibilité du réseau artériel du territoire exploré.On doit pratiquer les mensurations à des niveaux identiques sur les deux membres inférieurs, à la cuisse au tiers inférieur, à la jambe au tiers supérieur et au tiers inférieur.Il faut comparer les oscillations obtenues aux membres inférieurs avec celles des membres supérieurs.Il n\u2019est pas nécessaire L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 d\u2019utiliser un oscillographe qui inscrit sur un graphique les courbes obtenues.L\u2019oscillométrie renseigne précocement sur les troubles de l'irrigation artérielle, lorsqu\u2019un sujet souffre de claudication intermittente, l\u2019oscillation maximale ou indice oscillométri- que est presque toujours diminuée.L\u2019abolition des oscillations correspond a un déficit circulatoire artériel, précurseur de troubles sévères sinon imminents.\u2014 On peut combiner l'oscillométrie avec l\u2019épreuve du bain chaud de Babinski et Heitz.Si les phénomènes ischém:ques sont la conséquence d\u2019un spasme artériel, le membre réchauffé va fournir un indice oscillométrique très augmenté.S\u2019il s\u2019agit d\u2019une lésion organique, l\u2019indice oscillométrique ne changera pas.3.\u2014 La radiographie des artères met en évidence les calcifications artérielles.Malheureusement ces calcifications ne sont pas constantes, même lorsqu\u2019elles existent, elles ne sont pas continues sur les trajets vasculaires.Une artère simplement scléreuse sans calcifications n\u2019est pas visible sur les clichés.4.\u2014 L\u2019épreuve de Moszkourcz consiste à enrouler une bande élastique assez serrée de bas en haut, autour du membre malade.Un garrot est posé à la racine du membre.La bande élastique, maintenue en place cinq minutes, est enlevée, le membre est extrêmement livide.On lâche alors le garrot.Une teinte rouge uniforme des téguments apparaît, elle s\u2019étend de la racine du membre pour cesser brusquement à la limite supérieure du territoire ischémié.5.\u2014 L\u2019artériograpme date des travaux de Sicard et Forestier en 1923.Cette méthode consiste à injecter, dans la lumière des artères, une substance opaque qui fait ressortir, par effet de contraste, le dessin des réseaux vaseu- laires.Les techniques utilisées sont celles de R.Dos Santos.L'appareil radiographique doit permettre la prise de clichés à grande vitesse.Les liquides utilisés ont d\u2019abord été les huiles iodées \u2014 le lipiodol \u2014 actuellement on se sert surtout d\u2019une solution iodée, le diodrast.LESSARD: CIRCULATION ARTÉRIELLE AUX MEMBRES 1303 L\u2019artériographie est loin d\u2019être un procédé d'investigation anodin (Broustet).Il y a la douleur qui est parfois vive au cours de l\u2019injection, la possibilité d\u2019hématomes, de blocage définitif d\u2019un territoire artériel déjà insuffisant.Son emploi est justifié lorsqu\u2019on envisage une intervention chirurgicale, pour délimiter exactement la zone ischémique ou l\u2019état de la circulation collatérale.Elle ne doit quand même pas être préconisée indistinctement dans tous les cas d\u2019altérations artérielles, que l\u2019ischémie soit intense ou peu accentuée.FORMES ÉTIOLOGIQUES Les troubles de la circulation artérielle des membres inférieurs peuvent être la conséquence de processus nombreux et divers.Il y a lieu de les étudier successivement en insistant eur leurs caractéristiques anatomo-pathologiques et surtout cliniques.Les trois grandes causes des artérites des membres inférieurs seront d\u2019abord étudiées, ce sont l\u2019athérosclérose, le diabète, la thrombo-angéite oblitérante.Ensuite seront envisagées les artérites infectieuses, les artérites toxiques, les artérites de cause locale comprenant les gelures, les embolies, les anévrysmes artériels et la périartérite noueuse.1° Athérosclérose L\u2019athérosclérose \u2014 le mot est de Marchand \u2014 est sans contredit la cause principale des maladies artérielles des membres.On l\u2019a longtemps décrite sous la rubrique de l\u2019artérite sénile.En effet, si l\u2019affection peut, durant des années, être silencieuse et lentement évolutive, \u2018les manifestations cliniques qui en fixent le diagnostic apparaissent entre 50 et 70 ans, plus précocement chez l\u2019homme que chez la femme.L\u2019hérédité artérielle a été invoquée sans que la preuve puisse en être faite de façon rigoureuse.On a successivement incriminé le tabac, l\u2019alcool, les troubles du métabolisme du cholestérol, du calcium, l'intervention de la médullo-surrénale.Il semble que l\u2019athérosclérose soit, sans plus, une des manifestations du vieillissement de l\u2019organisme, preuve de l\u2019inexorable marche du temps. 1304 Au point de vue anatomo-pathologique, les faits établis paraissent bien démontrer que l\u2019athérosclérose atteint les gros vaisseaux des deux membres inférieurs et se localise élective- ment & certains territoires tels les naissances des collatérales et les éperons des bifurcations artérielles.On note l'atteinte fréquente mais non obligatoire des artéres cérébrales, rénales, coronaires et de l'aorte.Bien qu\u2019elle puisse évoluer rapidement chez les gens âgés, et donner lieu à des accidents aigus, l\u2019athérosclérose a une tendance quasi naturelle à s\u2019aggraver progressivement et à réaliser les troubles ischémiques que nous avons déjà décrits avec la gangrène sèche de type localisé comme aboutissement presque inéluctable.Les phénomènes ischémiques peuvent se dérouler par à-coups avec des possibilités de régressions temporaires sinon de guérisons.Il faut également mentionner la rareté de l\u2019atteinte isolée du membre supérieur et l\u2019absence presque constante de phénomènes hypertensifs, les artéritiques n\u2019ont que rarement une hypertension grave (Ravaut).2° Diabète Les lésions cardiaques et vasculaires sont aujourd\u2019hui plus fréquemment rencontrées qu\u2019autrefois chez les diabétiques.L'usage de l\u2019insuline prolonge la vie des patients et atténue les méfaits de l\u2019acidose.L\u2019artérite diabétique se manifeste à un Âge variable.Elle atteint même les sujets atteints de diabète léger ou moyen, à condition que la maladie ait évolué depuis un certain temps.Elle est plus fréquente chez les hommes, aux environs de la cinquantaine.Les lésions anatomo-pathologiques sont comparables à celles que l\u2019on retrouve dans l'athérosclérose, malgré qu\u2019elles aient une prédominance distale (Ravaut).Bilatérales et symétriques, elles sont segmentaires et terminales.Le facteur humoral joue un rôle de premier plan.Le diabète par un processus complexe d\u2019hypercholestérolémie, d\u2019hyperglycémie et d\u2019hyperglycistie en même temps qu\u2019il favorise le développement de l\u2019artérite, facilite LESSARD: CIRCULATION ARTÉRIELLE AUX L'Union Méd.Canada MEM 0S IBREs Tome 81 \u2014 Nov.1952 l'apparition de la névrite et de l\u2019infection qui n\u2019est pas causée par des germes anaérobies mais par les pyogènes ordinaires, surtout le staphylocoque.L\u2019atteinte diabétique des membres inférieurs, à ses débuts tout au moins est généralement silencieuse.La claudication intermittente est relativement rare.La radiographie montre beaucoup plus souvent des opacités au niveau des artères.Selon Joslin, 90% des diabétiques ayant plus de 5 ans de maladie, présentent des calcifications artérielles.Si l\u2019affection continue d\u2019évoluer, elle va déterminer la gangrène diabétique.Cette dernière apparaît, sur un terrain préparé, à la suite d\u2019une infection minime des extrémités: durillon infecté, excoriation périungéale, écorchure d\u2019un sillon interdigital, elle est presque toujours humide et infectée avec atteinte précoce de l\u2019état général.Elle aggrave le diabète, crée un degré d\u2019insulino-résistance et évolue vers les accidents d\u2019acidose et de coma.À noter qu\u2019on ne doit pas trop compter, au point de vue diagnostique, sur l\u2019abolition complète des oscillations.La gangrène sèche est plus rare, bien qu\u2019elle puisse s\u2019observer.Lorsqu\u2019une gangrène apparaît chez un diabétique, les chances de guérison restent précaires, il ne faut pas oublier les possibilités de récidives, soit sur le même membre, soit sur le membre opposé.3° Thrombo-angéite oblitérante La thrombo-angéite oblitérante a été décrite en premier lieu (1908) par Leo Buerger du Mount Sinai Hospital de New-York.C\u2019est une artérite qui atteint les sujets masculins particulièrement jeunes avant 45 ans, souvent avant 25 ans.Flle n\u2019est pas d\u2019origine syphilitique.Buerger a insisté sur sa fréquence dans la race israélite, quoique ce caractère ethnique ne soit pas d\u2019une constance absolue (Clerc).L\u2019abus du tabac se retrouve dans l'immense majorité des observations.Anatomo-pathologiquement, on insiste sur la précocité et la prédominance de la thrombose dans la lumière vaseulaire (Ravaut), sur L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 l'atteinte des artères de moyen et de petit calibre, sur les localisations poly-artérielles, cérébrales, coronaires, mésentériques, enfin sur les participations veineuses réalisant une pan- vaseularite de tout un territoire (Clerc).Il semble que la thrombo-angéite oblitérante, qui a une physionomie clinique évolutive très particulière, constitue une entité à part, bien que non admise par tous, dans le groupe important des artérites.La pathogénie reste complexe malgré que l\u2019intervention des surrénales, selon les idées préconisées par le russe Von Oppel et reprises par Leriche, paraisse être de plus en plus acceptée.Ainsi la thrombo-angé- ite oblitérante serait probablement « la conséquence d\u2019un hypersurrénalisme qui engendre à la fois du spasme et une artériose oblité- rante ».Cliniquement, l\u2019affection est essentiellement chronique et récidivante.Vont apparaître aux extrémités, des foyers successifs souvent multiples de gangrènes et aux membres inférieurs et aux membres supérieurs.L'atteinte veineuse s\u2019extériorise par l\u2019aspect de veines en rigole, en creux (Leriche), de thrombo-phlébites superficielles multiples.L\u2019intolérance vasculaire se manifeste par des douleurs paroxystiques ou permanentes, exacerbées par la position couchée, siégeant aux extrémités des membres.Les troubles trophiques et vaso-moteurs sont la règle.Contrairement à ce que l\u2019on rencontre dans l\u2019athéroselérose, l\u2019oscillométrie fournit peu de renseignements et on est parfois frappé par la non diminution de l\u2019index oscillométri- que.L\u2019artériographie met en évidence des ar- téres non calcifiées mais uniformément rétrécies, sténosées dans leur ensemble.Et la maladie évolue vers la gangréne qui est généralement parcellaire.Ce sont alors les phénomènes douloureux qui prédominent; il existe un contraste remarquable entre l\u2019intensité de la souffrance ressentie, et le peu d\u2019étendue relatif du foyer de sphacèle (Clerc).Mais il y à plus, c\u2019est une véritable maladie de tout le système artériel, avec la possibilité, la fréquence d\u2019atteintes multiples, régionales ou à distance sur les membres opposés, y compris LESSARD: CIRCULATION ARTÉRIELLE AUX MEMBRES 1305 les membres supérieurs, sans excepter les thromboses artérielles, contemporaines ou subséquentes, mésentériques, cérébrales ou coronariennes.La thrombo-angéite oblitérante est donc caractéristique par l\u2019Âge peu avancé des sujets qui en sont atteints, par l\u2019intensité des phénomènes douloureux qu\u2019elle détermine, par l\u2019atteinte simultanée de toute le paquet vasculaire, par la multiplicité de ses localisations et par la fréquence de ses récidives.4° Artérites infectieuses Les signes d\u2019une oblitération artérielle discrète ou sévère peuvent être occasionnellement observés dans la fièvre typhoïde, le typhus, la rougeole, la pneumonie, l\u2019influenza, le choléra, les septicémies, l\u2019endocardite infectieuse, la diphtérie, la fièvre scarlatine.Il peut s'agir \u2018d\u2019un simple spasme, d\u2019une thrombose affectant les petites artères et déterminant une nécrose de la peau ou d\u2019une occlusion complète d\u2019une artère importante avec gangrène massive sèche ou humide.L\u2019artérite infectieuse due au bacille de Koch est très rare quoique possible.La syphilis touche plus souvent les artères des membres.Ses localisations distales sont quand même loin d\u2019atteindre la fréquence des manifestations au niveau de l\u2019aorte ou du cerveau.L\u2019ischémie périphérique qu\u2019elle détermine, spasmodique ou organique, se manifeste de façon lente ou soudaine, elle se rend rarement à la phase gangréneuse.Le traitement spécifique n\u2019agit que sur l\u2019ischémie à sa période initiale, sur le spasme artériel, il est inefficace dans l\u2019état gangréneux constitué.5° Artérites toxiques Les artérites toxiques peuvent apparaître au cours d\u2019une intoxication par l\u2019oxyde de carbone et surtout par l\u2019ergot de seigle.L\u2019ergotisme aigu ou chronique causé par l\u2019ingestion de pain de seigle, d\u2019avoine ou de blé affectés par un champignon particulier (claviceps purpuræ), se complique parfois de phénomènes gangréneux localisés au nez, aux oreilles, 1306 LESSARD: CIRCULATION ARTÉRIELLE AUX MEMBRES aux doigts ou aux orteils chez les adultes jeunes de sexe masculin.Le tartrate d\u2019ergota- mine (Yater et Cahill, Roch) a pu déclancher une symptomatologie identique.6° Artérites de cause locale Ces lésions artérielles sont le résultat d\u2019un traumatisme local.Une plaie artérielle, une ligature ancienne, une compression par un cal osseux en sont les causes les plus fréquentes.Aux membres supérieurs, on rencontre parfois l\u2019artérite axillaire des béquillards ou les compressions exercées par une côte cervicale hypertrophiée.Les troubles ischémiques, qui surviennent à la suite de gelures ou d\u2019immersions prolongées des pieds (trench foot, immersion foot), peuvent s\u2019arréter au stage de vago-spasme, ils déterminent souvent de véritables gangrènes des extrémités.Même après la guérison apparente, l'avenir des gelés est grevé par la possibilité de ces artérites oblitérantes, susceptibles d\u2019évoluer plus tard pour leur propre compte (Ra- vaut).7° Embolies des artères des membres Considérées autrefois comme très fréquentes, les embolies des artéres des membres sont certainement rares.Il faut d\u2019emblée éliminer les embolies artérielles post-opératoires qui, selon Ravaut, ne comptent pratiquement pas.Le caillot fibrino-cruorique qui oblitère la lumière artérielle a le cœur gauche comme point de départ.Les lésions mitrales, compensées ou décompensées, jouent un rôle de premier plan.Les végétations peuvent siéger au niveau même de la bi-valve mitrale ou surtout au niveau de l\u2019oreillette gauche ou de l\u2019auricule, où s\u2019est établi un état de thrombose auriculaire.Sans cause apparente, à l\u2019occasion d\u2019un traitement toni-cardiaque intensif ou au cours d\u2019une tentative de régularisation d\u2019une fibrillation auriculaire de date ancienne, les accidents apparaissent.Outre les lésions mitrales qui sont les maladies emboligènes par excellence, on a vu des troubles du même ordre dans les infarctus du myocarde, les endocardites bactériennes et même les myocardites.L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 Les manifestations cliniques sont la plupart du temps caractéristiques, début brusque, douleur subite « en coup de fouet » dans un membre, engourdissement et pâleur de tout le segment sous-jacent, abolition totale des pulsations artérielles, angoisse et collapsus général.Pour que l\u2019on puisse poser le diagnostic d\u2019une embolie artérielle d'un membre, il faut la notion d\u2019une maladie emboligène pré-exis- tante, la reconnaissance d\u2019un début brutal et l\u2019absence, dans le territoire ischémié, de pulsations aux examens clinique et oscillométri- que.Rapidement s\u2019installe une thrombose secondaire avec formation d\u2019un caillot qui déborde largement, en amont et en aval, dans l\u2019artère obstruée, le siège de l\u2019embol initial.Le diagnostic précoce est important puis- qu\u2019il permet une intervention salvatrice, l\u2019em- bolectomie ou l\u2019artériectomie (Leriche).Elle ne met malheureusement pas à l'abri d\u2019une récurrence sur le même vaisseau ou sur un autre point du réseau artériel.8° Anévrysmes spontanés des artères des membres Les anévrysmes spontanés des artères des membres méritent une brève mention.Tous les auteurs reconnaissent les rôles que jouent dans leur production la syphilis et surtout l\u2019artériosclérose (Allen, Barker, Hines).Ils se rencontrent chez l\u2019homme à l\u2019Âge moyen de la vie, après 40 ans.Au niveau des membres inférieurs, ils siègent principalement sur la poplitée basse (Ra- vaut), le type sacciforme est le plus usuel.Cliniquement, le sujet constate une sensation de gêne, de pesanteur dans son membre, note la présence d\u2019un œdème malléolaire unilatéral ou découvre l\u2019existence d\u2019une tumeur arrondie, molle, pulsatile.L\u2019auscultation locale peut déceler un souffle systolique non constant.Dans les anévrysmes anciens, les battements, le souffle sont absents, seule persite la tumeur, ce qui ne facilite pas le diagnostic.L\u2019évolution se fait rarement vers la rupture, elle donne plutôt lieu à des phénomènes de compression locale.Il ne faut pas trop compter sur le comblement de l\u2019ectasie.Des em- - L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 bolies peuvent originer au niveau du sac ané- vrysmal, et déterminer des oblitérations artérielles à l\u2019extrémité du membre.9° Périartérite noueuse La périartérite noueuse a été décrite en 1866 par Kussmaul et Maier.C\u2019est une polyartérite qui touche les vaisseaux de moyen et de petit calibre s\u2019accompagnant de signes d\u2019une infection générale.Il s\u2019agit d\u2019une affection rare, atteignant les deux sexes, avec maximum de fréquence dans les troisième et quatrième décennies.L\u2019agent étiologique spécifique est inconnu.On a voulu en faire récemment une maladie du collagéne d\u2019origine virale ou allergique.Les lésions anatomiques sont caractéristiques.On constate sur les artères superficielles ou profondes des nodules à disposition péri- artérielle.Toutes les artères peuvent être atteintes, d\u2019où résulte un polymorphisme clinique extrême.Il y a généralement un état fébrile variable accompagné de tachycardie, d\u2019anémie, d\u2019asthénie, d\u2019amaigrissement, de diaphorèse, parfois d\u2019une éosinophilie importante.Des formes cardiaques, rénales, digestives, rhumatismales et nerveuses ont été décrites par divers auteurs.On a signalé des hypertrophies splénique et hépatique.Les manifestations symptomatiques les plus typiques sont les nodosités dermiques dures, grosses comme une tête d\u2019épingle ou un pois, un peu sensibles au palper, elles peuvent atteindre 2 cms de diamètre, surtout elles permettent la biopsie et fixent le diagnostic jusque-là hésitant.La périartérite noueuse peut avoir une évolution aiguë qui emporte le malade en quelques semaines ou une marche plus lente, entrecoupée de rémissions, qui est également fatale.La symptomatologie artérielle est perdue dans le tableau général de l\u2019affection qui a toute l\u2019apparence d\u2019un état septicémique.En conclusion, il convient de signaler que les troubles de la circulation artérielle au niveau des membres peuvent avoir de multiples étiologies.La première place revient sans discussion aux throrf6-artérites causées par l\u2019a- LESSARD: CIRCULATION ARTÉRIELLE AUX MEMBRES 1307 thérosclérose.Pour certains auteurs, la throm- bo-artérite d'origine diabétique n\u2019en serait qu\u2019une variante.La symptomatologie fonctionnelle est évocatrice surtout lorsque la claudication intermittente et les douleurs de décubitus sont présentes.On peut dire, avec Ravaut, que toute manifestation pathologique, quelle qu\u2019elle soit, lorsqu\u2019elle siège à l\u2019extrémité d\u2019un membre et surtout d\u2019un membre inférieur, doit toujours orienter l\u2019examen du côté du système artériel.Quant à l\u2019exploration objective des territoires artériels, il faut insister sur l'importance primordiale de la palpation des troncs artériels, de l\u2019oscillométrie et de l\u2019artériographie.L'absence de battements peut, il est vrai, être due à une sténose de l\u2019isthme de l\u2019aorte, à un anévrysme de l'aorte abdominale ou de l'iliaque, à une aplasie ou à une anomalie artérielle.Ces affections sont à éliminer avant de poser le diagnostic de troubles artériels au niveau des membres inférieurs.L\u2019oscillométrie renseigne précocement sur l\u2019atteinte artérielle.Très souvent, l\u2019oblitération siège plus haut sur le membre que ne l\u2019indique la limite supérieure de la zone ischémique, déterminée par des manœuvres cliniques ou instrumentales.Allen, Barker et Hines accordent à l\u2019oscillomètre une valeur très relative dans le diagnostic des troubles vasculaires des extrémités.L\u2019artériographie fixe plus directement le siège de l\u2019oblitération.On doit spécialement y recourir en face d\u2019une oblitération artérielle aiguë où on pourrait la considérer comme la première étape du traitement chirurgical.BIBLIOGRAPHIE A.V.ALLEN, N.W.BARKER et E.A.HINES: Peripheral Vascular Diseases.Saunders, 1947.Russell L.CECIL: A Text Book of Medicine.Saunders, 1948., A.CLERC: Pathologie médicale.Tome IV: Cœur et vaisseaux.Masson, édit, 1940.L.LANGERON: Les oblitérations artérielles des membres.Doin, éditeur, 1930.LEMIERRE: Traité de Médecine, Tome XI: Maladie des vaisseaux.Articles: Broustet, Ravaut et Pont.Masson, édit, 1948. L\u2019OBÉSITÉ ET LA MAIGREUR Jean GRIGNON, F.R.C.P.(C), Médecin de l'hôpital L'OBÉSITÉ Tous savent que depuis 25 ans la moyenne de vie s\u2019est accrue jusqu\u2019à 65, 67 ans; et ceci grâce à un plus grand soin de l\u2019enfance et à un meilleur contrôle des infections.Mais il y a l\u2019autre côté de la médaille.Si les individus vivent plus longtemps ils ont aussi plus de chance de présenter un cancer ou d\u2019acquérir une de ces maladies appelées dégénératives.Si vous ouvrez un fascicule de statistiques vous verrez clairement que l'obese présente plus souvent que tout autre à un certain moment, une maladie rénale ou cardio- vasculaire ou encore un diabète.Il est aussi bien admis que l\u2019obèse traverse mal un choc opératoire ou une maladie ordinaire.Pour toutes ces considérations il ne faut pas regarder l\u2019obésité comme un gage de prospérité; et le médecin plus que le patient ne doit pas voir le traitement de l\u2019obèse comme une banale prescription esthétique.Il faut traiter l\u2019obésité sitôt qu'elle est reconnue; parce que plus une habitude dure longtemps plus elle est difficile à combattre, et par ailleurs, il semble bien que l\u2019obésité débutant dans l\u2019enfance peut retarder la puberté chez les deux sexes.C\u2019est ici que vous trouverez posé souvent le diagnost'e d'adi- poso-génital pour des adolescents obèses ayant des organes génitaux sous la normale.De même il faut se rappeler que l\u2019enfant obèse est le point de mire de ses compagnons.Son caractère en sera modifié pour longtemps.Cet enfant sera un déprimé ou un batailleur.Nous constatons les mêmes réactions chez l\u2019adolescent qui souffre d\u2019un handicap physique quelconque; et parmi les pires je pense à l\u2019ectopie testiculaire et la petite stature.Vous en reconnaîtrez de nombreux cas parmi les pensionnaires d\u2019écoles de réforme.Il est bien évident que la correction médicale s'impose ici plus que toute autre.Notre-Dame (Montréal).L\u2019obésité peut se définir; comme un désordre du métabolisme caractérisé par un excès de graisse dans tout l\u2019organisme; mais plus marqué où la graisse est présente normalement.Mais il n\u2019est pas facile de dire à quel poids un individu devient obèse.Je conseillerais de vous baser sur l\u2019aspeet de chacun plutôt que sur les déviations des standards établis pour l\u2019âge et la hauteur; parce que le développement musculaire et osseux de deux personnes sont parfois bien différents.Pour les enfants entre 8 et 16 ans j'ai trouvé les cartes de N.Talbot très pratiques, parce qu\u2019elles nous donnent une idée sur la cause de l\u2019obésité et nous sont utiles lors de l\u2019évolution du patient.Si nous considérons maintenant les causes de l\u2019obésité, depuis 25 ans les opinions sont passées d\u2019un extrême à l\u2019autre.On parlait alors du type pituitaire, thyroi- dien ou gonadique.La seule obésité vraiment glandulaire qui garde des adeptes aujourd\u2019hui est celle rencontrée dans le syndrome de Cushing.Avec les années on en vient à regarder l\u2019obésité comme une manifestation de troubles émotionnels.Je vois notre vie émotionnelle & peu près comme ceci: nous devons avoir 100% de satisfaction et si nous ne le trouvons pas dans un domaine, nous chercherons inconsciemment dans un autre.La nourriture est à la portée de tous surtout pour la femme qui vit autour de la cuisine; et nous mangeons, nous mangeons beaucoup mais notre appétit est exagéré et nous ne le croyons pas; ceci semble logique; et c\u2019est la vérité pour nombre d\u2019obèses.Mais tous les obèses ne présentent pas de troubles émotionnels.Et nous sommes forcés de reconnaître les habitudes sociales et familiales, les facteurs économiques et les trou- L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 bles glandulaires comme responsables dans ce chapitre de l\u2019étiologie.Nous vivons dans une période de cocktails et de bridge ou de canasta.Les réunions sociales sont nombreuses.L'exercice intellectuel au sens large a remplacé l\u2019exercice musculaire.Vous avez sans doute déjà rencontré ces personnes qui jurent que leur obésité est héréditaire, familiale.La plupart du temps ce qui est héréditaire est la sorte de cuisine transmise de mère en fille, et l\u2019éducation alimenta- re des jeunes enfants.Une habitude acquise après de nombreuses années est bien difficile à modifier.Dans de tels cas il est à conseiller d\u2019amener la mère au médecin afin qu\u2019elle redresse ses convictions concernant la diète normale.Aujourd'hui il semble circuler plus d\u2019obéses qu\u2019auparavant.Evidemment que nous vivons dans une période d\u2019insécurité, d\u2019anxiété; mais il faut admettre que les hydrates de carbone sont plus facile à acheter, sont plus à la portée du budget moyen.Le même phénomène fut constaté en Allemagne après la guerre.Les malaises sociaux favorisent l'obésité.Il est difficile d\u2019admettre que des troubles glandulaires favorisent souvent l'apparition de dépôts de graisse; quoiqu\u2019il semble bien que l\u2019hypothyroïdie puisse y part'ciper; surtout en limitant la dépense d\u2019énergie.Et 1l semble bien que les troubles glandulaires ne causent pas l\u2019obésité per se; mais le type d\u2019obésité.Le meilleur exemple est l\u2019obèse castré qui présente des tissus adipeux plus abondants autour de la racine inférieure.Ce tissu en même temps se mobilise difficilement lors de l\u2019amaigrissement, preuve de plus qu\u2019il peut être influencé par certaines hormones.Traitement 1° La diète Le but visé est de diminuer l\u2019apport calorique tant que la nutrition et la force physique n\u2019en souffriront point.La diète doit être volumineuse plutôt que concentrée, de façon à calmer l'appétit.Elle doit contenir une quantité GRIGNON: OBÉSITÉ ET MAIGREUR 1309 au moins normale de protéines (80 à 120 gr); et être pauvre en graisses (35 à 60 gr) et hydrates de carbone (100 à 135 gr).Une telle diète contient entre 1 100 et 1 400 calories que nous prescrivons en considérant l\u2019âge du patient, le travail à accomplir, et les habitudes alimentaires qui ont précédé le traitement.Nous refusons d\u2019employer ces diètes de 600 à 800 calories qui ne contiennent que des fruits, ou des œufs, ou de la viande.Celles-ci sont recommandées dans les magazines.Mais il faut convaincre le patient que la pratique log:que de la médecine ne se fait guère par l'intermédiaire du Holiday, du Times, du Newsweek, du Readers digest, etc.Ces prescriptions sont difficiles à suivre longtemps.Elles peuvent occasionner une balance nitrogène négative et certainement manquent le but visé; qui doit être d\u2019enseigner non pas seulement de perdre du poids maintenant : mais de suivre une diète normale pour l\u2019avenir.S1 la diète semble pauvre en vitamines il est facile d\u2019y ajouter une capsule par jour.Nous ne sommes pas avec les adeptes d\u2019un contrôle rigide des calories ingérées.Nous préférons que le patient comprenne son traitement sans se croire accablé par des règles trop sévères.Il ne doit pas refuser toutes les réunions sociales; mais plutôt se comporter comme une personne normale à de telles réunions, choisissant les aliments qu\u2019il peut se permettre, évitant les autres.Il n\u2019est pas exagéré d\u2019exiger une perte de 8 lbs par mois, sans rendre l\u2019obèse malheureux.En ce qui concerne les liqueurs nous permettons un alcool (rye scotch) avec de l'eau ou du soda et défendons les cocktails, la bière et les liqueurs douces qui sont toutes riches en calories.2° Pour ce qui est des exercices; il faut être prudent avec un obèse qui dépasse 45 ans ou avec l\u2019obésité qui dure depuis longtemps.De tels sujets présentent un myocarde fatigué dont le surmenage se traduit cliniquement par un œdème vespéral des chevilles, de la dyspnée et parfois un souffle fonctionnel mitral.La 1310 marche sur un terrain plat sera seule permise tant que le polds ne sera pas descendu et que les troubles myocardiques ne seront pas disparus.Les exercices prescrits ne doivent pas être fastidieux; mais intéressants.Des « hobbies » enfin.À ceux qui peuvent se le permettre, le golf entre autres en est un, excellent.Les exercices plus laborieux ne seront permis qu'après une bonne période d\u2019entrainement.Mais votre patient ne doit jamais croire que ces exercices remplacent l\u2019observance de la diète.3° Avec chacun et plus particulièrement celui qui présente des troubles émotionnels évidents; il faut user de psychothérapie.Sans en abuser cependant; car peu devront visiter le psychiatre.Nous pouvons tous les faire causer, raconter leur vie et il sera facile ensuite de suggérer des soupapes; que ce soit une partie de hockey, de baseball, une petite vue etc.Tout médecin peut aider la femme à solutionner sa vie sexuelle qui est souvent privée de satisfaction parce que mal comprise.4° A propos des massages.On peut dire qu\u2019ils ne sont pas défendus; mais il faut admettre qu\u2019ils n\u2019aident guère avant 40 ans, parce que la diète riche en protéines sauvegarde les muscles et l\u2019élasticité de la peau.5° Les bains turcs cependant doivent être défendus pour les obèses possédant une faiblesse myocardique.6° À propos des médicaments employés pour réduire l\u2019obésité; il n\u2019y a guère de controverse quant à l\u2019emploi d\u2019un tonicardiaque ou si vous limitez l\u2019ingestion de sel à 3 gr par jour chez un cardiaque; mais telle n\u2019est plus le cas si vous mentionnez l\u2019extrait thyroïdien ou l\u2019amphetamine.Nous sommes opposés aux fortes doses d\u2019extrait thyroïdien; mais nous donnons souvent 1 à 1 grain à ceux dont la métabolisme basal est bas et qui présentent une hypothyroïdie clinique.Si vous prétendez que ce ne sont pas de réels hypothyroïdiens; vous avez suffisamment de raisons pour parler ainsi; mais personnelle- GRIGNON: OBÉSITÉ ET MAIGREUR L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 ment j'aime mieux attendre la preuve que certains tests précis (RAI uptake or excretion, ou P.B.1) nous donnera chez quelques centaines de patients.De telles petites doses ne peuvent faire de tort et elles peuvent augmenter la diurèse, impressionnant ainsi favorablement l\u2019obèse au début de sa cure.Certains cliniciens favorisent l\u2019emploi d\u2019amphetamine, d\u2019autres le défendent; et chacun a de bons arguments à l'appui.On doit les refuser parce que les patients vont considérer leurs pilules plus que leur diète; et nous allons manquer le but visé.Et ils peuvent être toxiques.Mais si nous croyons cette école, environ 50% vont rapidement négliger la diète.Depuis quelques années nous aimons prescrire un mélange de déxédrine et d\u2019amytal.L\u2019amytal masque l'effet excitant de la déxédrine sans pour cela contrecarrer son effet modérateur de l\u2019appétit.Il est vrai que les mêmes causes produisent les mêmes effets dans les mêmes conditions.Mais quand un patient a perdu 50 lbs les con- améliorés grâce à votre psychothérapie et il a appris a connaître la valeur calorique des dif- ditions ont changé.Entre autres, son appétit est diminué, ses troubles émotionnels se sont férents aliments.Après quelques mois nous conseillons de diminuer graduellement la médication, en laissant le patient avec sa propre compréhension du traitement.En résumé, l\u2019obésité est une condition qui doit être traitée dès qu\u2019elle est reconnue; et traitée de sorte qu\u2019avec les années elle ne puisse occasionner des troubles physiques et psychologiques graves.sk LA MAIGREUR C\u2019est il semble bien la contrepartie de l\u2019obésité, sans qu\u2019elle puisse toutefois mener à de graves complications d\u2019après l\u2019idée qu\u2019on s\u2019en fait couramment. ee de = L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 Il faut distinguer entre la maigreur sympto- me et la maigreur habituelle ou de longue durée.Si la derniére ne nous effraie guere; la première cependant est le signe visible dun état morbide qui évolue.Il n\u2019est pas plus facile de fixer des limites à la maigreur qu\u2019il ne l\u2019était pour l\u2019obésité.Le diagnostic repose sur l\u2019aspect clinique; mais il est bien important de savoir si le symptôme maigreur est dû à une simple balance négative entre l\u2019apport alimentaire et la dépense calorique de l\u2019organisme.Parmi les maladies qui favorisent la maigreur, il faut penser couramment au cancer, à l\u2019hyperthyroïdie, aux leucémies, au diabète.Ces maladies sont essentiellement cachecti- santes même chez l'individu qui mange beaucoup.Il faut éliminer les troubles intestinaux et hépatiques qui limitent l\u2019apport calorique par anoréxie ou la crainte de provoquer des douleurs, ou par une diarrhée fréquente.Il faut de même se rappeler que l\u2019insuffisance pituitaire, la maladie d\u2019Addison et l\u2019hypothyroïdie peuvent favoriser une balance calorique pour différentes raisons biologiques.Dans ce même chapitre je place l\u2019anoréxie nerveuse; parce qu\u2019elle peut causer de l\u2019insuffisance glandulaire totale difficile à séparer de la maladie de Simmond.Ceci est ellement vrai que la plupart des cas de cachexie hypothy- saire rapportés en réalité de l\u2019anoréxie nerveuse.Quelques petits trucs à connaître sont: 1° Dans le Simmond la maigreur n\u2019est pas aussi prononcée; 2° L'histoire clinique est différente dans le début des 2 maladies.Dans la cachexie pituitaire, sauf dans le syndrome de Sheelan dû à un choc hémorragique au cours de l\u2019accouchement; l\u2019insuffisance glandulaire est lente et progressive.Dans l\u2019anoréxie nerveuse, le début des symptômes suit un choc émotionnel, l\u2019aménorrhée est en général subite, sauf exceptions où elle suit normalement la dénutrition.Dans l\u2019anoréxie nerveuse les poils aux aisselles persistent; mais finissent par tomber dans le Simmond.GRIGNON: OBÉSITÉ ET MAIGREUR 1311 3° Le laboratoire hormonal trouve un image différente au point de vue hormones du cortex surrénalien.Dans le Simmond les 17-cétostéroïdes et la cortine sont tous les deux très bas.Dans l\u2019anoréxie nerveuse les 17-cétostéroi- des sont de même bas; mais la cortine reste au dessus de 25 unités glycogéniques.Ceci éliminé il faut se demander si l\u2019apport calorique est suffisant pour compléter les dépenses d\u2019un individu surmené; d\u2019un individu qui est un anxieux et dont la dépense calorique est supérieure à la normale; d\u2019un individu qui mange beaucoup; mais qui ne prend que des aliments peu engraissants; de celui qui bouffe à un repas pour oublier presque les deux suivants; de celui qui croit avoir bien mangé parce qu\u2019il a satisfait sa faim diminuée souvent par des gaz intestinaux ou l\u2019usage excessif du tabac.Si vous avez éliminé ces raisons d\u2019être maigre; je crois bien que la maigreur dite constitutionnelle n\u2019existe plus.Traitement Evidemment qu\u2019il variera suivant l\u2019étiologie.Dans la maigreur symptôme vous viserez l\u2019élimination de la cause.Vous réussirez complètement dans l\u2019hyperthyroïdie et l\u2019hypothyroïdie et le diabète et certains troubles digestifs et parfois l\u2019anorexie nerveuse; partiellement dans la cachexie pituitaire et la maladie d\u2019Addison maintenant que des médicaments ' précieux sont venus à notre secours, pas du tout ou très peu dans les leucémies et le cancer rendu à la phase cachectisante.Dans la maigreur qu\u2019on appelle constitutionnelle et qui ne l\u2019est pas en réalité, parfois les résultats sont brillants, parfois aussi moins consolants.Il faut essayer de rétablir l\u2019équilibre psychique des névrosés par le repos, l\u2019insulinothérapie et la psychothérapie; enseigner quelques notions de diététique à ceux qui mangent mal, restreindre le tabac à plusieurs.Vos résultats dépendront surtout du patient qui veut faire T .5 £ L'Union Méd.Canada 1312 GRIGNON: OBESITE ET MAIGREUR Tome 81 \u2014 Nov.1952 un effort et un effort constant pour réajuster R.CANON: « Volume of extracellular fluids during sa vie et son genre de vie.obesity.» Press Med., 57: 657 (16 juillet) 1949.L.8S.KIMBALL: « Diettherapy.» South.Hosp., 17: BIBLIOGRAPHIE 51 (juillet) 1949.H.BRUCH: «Psychology of obesity.» Cincinnati J.E.TUTTLE: «Psychiatric plus dietary approach.» Med, 31: 273 (sept.) 1950.Am.J.Digest.Dis, 15: 381 (nov.) 1948.- MOUVEMENT MÉDICAL DE L'ÉTHER À L\u2019ANESTHÉSIE ÉPIDURALE EN CHIRURGIE THORACIQUE ! Georges COUSINEAU et Léonard LEGAULT, Hôpital du Sacré-Cœur, Cartierville (Montréal).Au cours d\u2019une réunion récente de la Société des Anesthésistes de Montréal, le Dr G.À.P.Hurley exprimait son opinion au sujet de l\u2019anesthésie en chirurgie thoracique par la phrase suivante: « Si la chirurgie thoracique a pu réaliser les immenses progrès qu\u2019elle à connus depuis une vingtaine d\u2019années, c\u2019est grâce à l\u2019avancement prodigieux accompli pendant cette période par la spécialité de l\u2019anesthésie et grâce à l\u2019habileté et aux connaissances supérieures des anesthésistes modernes.» (1) En effet, si l\u2019on étudie la marche de la chirurgie thoracique dans un service comme celui de l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur, depuis les premiers pas hésitants qu\u2019elle faisait vers 1930, jusqu\u2019aux prouesses chirurgicales actuelles comme les résections pulmonaires, on ne peut manquer d\u2019observer ce parallélisme des progrès réalisés dans les techniques anesthésiques.Il y a une vingtaine d'années l\u2019anesthésie par l\u2019éther et le chloroforme ou par une combinaison de ceux-ci avec le protoxyde d\u2019azote, permettait au chirurgien, qui devait se hâter, de réaliser une costectomie de drainage ou encore une thoracoplastie qui, alors, signifiait la résection en vitesse de trois ou quatre segments de côtes, à l\u2019exclusion de la première dont la résection laborieuse était alors considérée un trop grand risque.Depuis, nous avons vu la réalisation de thoracoplasties mieux faites et plus complètes, comprenant la résection de 3 ou 4 côtes avec leurs apophyses transverses et la première côte dans sa totalité; opération qui dure parfois jusqu\u2019à deux heures ou plus.1.Travail exécuté dans le service de chirurgie thoracique de l'hôpital du Sacré-Cœur, avec la collaboration du docteur Georges Deshaies, chirurgien en chef du service.A quoi attribuer la possibilité de ces difficiles opérations, sinon à de nouvelles techniques d\u2019anesthésie et à nos connaissances plus grandes de la physiologie cardio-respiratoire.Mentionnons brièvement, dans l\u2019ordre de leur apparition: 1\u2014 La découverte du cyclopropane.2 \u2014 La découverte du pentothal.3 \u2014 La pratique généralisée de l\u2019intubation intra-trachéale.4 \u2014 La découverte du curare.5 \u2014 L'emploi de la novocaïne intra-veineu- se.6 \u2014 La facilité actuelle de la transfusion sanguine devenue presque routinière.7 \u2014 Enfin, la dernière technique apparue dans notre service, celle de l\u2019anesthésie épidu- rale.| Aprés une observation de plus de deux mille interventions en chirurgie thoracique, nous en sommes venus à une technique d\u2019anesthésie qui nous paraît satisfaisante dans la grande majorité des cas: c\u2019est l\u2019anesthésie endo-trachéale, après induction au pentothal- curare, par le cyclopropane au début et le maintien de l\u2019anesthésie avec le mélange éther et protoxyde d\u2019azate: elle nous permet l\u2019aspiration à travers le tube intra-trachéal des sécrétions bronchiques et la respiration manuellement assistée lorsqu\u2019elle est nécessaire.Mais, il y a une catégorie de patients chez qui, même cette méthode qui nous semble si heureuse habituellement, ne nous satisfait pas entièrement: ce sont les patients chez qui on redoute l\u2019essaimage de la maladie du côté opposé, ou encore ceux qui ayant déjà subi une thoracoplastie contra latérale sont grandement handicappés dans leur capacité respi- 1314 ratoire, ou encore les patients considérés comme de mauvais risques parce qu\u2019ils sont déjà fortement touchés au point de vue du cœur, du foie ou des reins.Que pouvions nous désirer comme méthode d\u2019anesthésie pour ce groupe de patients classés comme de si pauvres risques?a) Une méthode d\u2019anesthésie de technique sûre; b) Une anesthésie qui permette au besoin 100% d\u2019oxygénation; c) Une anesthésie qui, gardant le patient conscient, nous assure de sa collaboration et lui permet de se débarrasser par la toux des sécrétions bronchiques; d) Une anesthésie qui diminue le danger d\u2019atélectasie post-opératoire; e) Une anesthésie qui diminue l\u2019hémorragie et le choc et ne donne pas une chute importante de la pression artérielle; f) Une anesthésie agréable pour le patient, sans nausées ou céphalée.Il semble que ces désidérata sont réalisés par l\u2019anesthésie épidurale dont nous allons maintenant dire quelques mots.Ce mode d\u2019anesthésie a été expérimenté d\u2019abord en Italie par Dogliotti (2), en Argentine par Gutierrez (3), puis aux Etats-Unis par Fujihawa, Neves, Brasler et Buckingham (4); c\u2019est à la suite de la publication de ces derniers que nous avons décidé d\u2019utiliser cette méthode d\u2019anesthésie dans notre service de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur où nous avons, depuis un an exécuté une série de 50 anesthésies épi- durales pour des thoracoplasties pratiquées sur des patients considérés comme de mauvais risques opératoires._ L\u2019anesthésie épidurale consiste dans l\u2019injection d\u2019un liquide anesthésique dans l\u2019espace compris entre la dure-mère et la cloison osseuse et fibro-cartilagineuse du canal vertébral: pour comprendre comment on peut réaliser cette injection exactement dans cet espace épidural, nous rappellerons quelques données anatomiques de la région concernée.Rouviére (5) nous explique que la dure- mère rachidienne est un manchon fibreux qui COUSINEAU er LEGAULT: ANESTHÉSIE ÉPIDURALE L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 contient la moelle épinière et les racines rachidiennes; à son extrémité supérieure, elle se continue, sur le pourtour du trou occipital auquel elle adhère fortement, avec la dure- mère crânienne; à son extrémité inférieure, la dure-mère descend plus bas que l\u2019extrémité inférieure de la moelle et se prolonge jusqu\u2019à la base du coccyx sous la forme d\u2019une gaine qui entoure la partie sous dure-mèrienne du filum terminale; ce prolongement est appelé ligament coccygien de la moelle.La face externe de la dure-mère rachidienne adhère à la paroi antérieure du canal rachidien sur la hauteur des deux premières vertèbres cervicales.Partout ailleurs, elle est séparée des parois du canal rachidien par un espace épi- dural, étroit en avant, mais large en arrière et sur les côtés; on trouve dans cet espace épidural du tissu adipeux plus ou moins fluide, des plexus veineux et artériels et des vaisseaux sympathiques.Nous avons vu que l'espace épidural est fermé hermétiquement en haut par l\u2019adhésion ferme de la dure-mère au pourtour du trou occipital, et nous savons que l\u2019espace épidural s\u2019étend sur toute la longueur du canal vertébral jusqu\u2019à la jonction sacro-coccygiène et qu\u2019il communique latéralement avec les racines des nerfs spinaux et les ganglions sympathiques avec leurs rameaux communiquants gris et blancs.Il est donc possible d\u2019obtenir une anesthésie régionale par l\u2019injection d\u2019un liquide anesthésique dans cet espace épidural sans craindre que ce liquide anesthésique ne pénètre dans les centres cérébraux puisque le canal épidu- ral est hermétiquement fermé à son extrémité supérieure.Comment alors allons-nous pouvoir repérer cet espace épidural pour y pratiquer notre injection de liquide anesthésique?C\u2019est en recherchant le « signe de la goutte » de Gutierrez (6).Celui-ci utilise la pression négative qui existe dans l\u2019espace épidural pour le repérer; il place une goutte de liquide au bout de son aiguille à ponction lombaire qu\u2019il introduit entre deux vertèbres jusqu\u2019à ce que cette goutte soit aspirée à l\u2019intérieur, grâce à % cette pression négative qui serait de \u2014I1 à L\u2019Union Méd.Canada (QUSINEAU Er LEGAULT: ANESTHESIE EPIDURALE Tome 81 \u2014 Nov.1952 \u201418 mm.de mercure selon Heldt et Maloney (7).Cette pression négative serait même augmentée par la flexion du cou et la xyphose du patient (8) et c\u2019est là la position idéale à lui faire prendre pour faire une anesthésie épidu- rale haute en chirurgie thoracique.« Ce signe de la goutte » que nous venons de tenter de décrire est facile à obtenir et vraiment assez spectaculaire; nous l\u2019avons toujours recherché et obtenu dans la série de cas que nous avons faits: il réapparaît, même après une injection de 10 ou 12 ce.de liquide, si nous attendons un assez long moment, et ceci nous assure de nouveau que notre injection est faite au bon endroit; d\u2019ailleurs, au lieu d\u2019avoir l\u2019aspiration de la goutte, nous aurions un écoulement de liquide céphalo- rachidien si nous avions eu la malchance de pénétrer à travers la dure-mère.Nous avons employé au début, la solution de novocaïne 2% et cobéfrine 1/200 000 que nous avions l'habitude d\u2019employer pour nos blocs du plexus brachial; puis, après les 12 premiers cas, nous avons ajouté à notre solution 10 à 15 mg.de pontocaïne en cristaux, pour prolonger la durée de notre anesthésie.Après avoir analgésié localement la peau et les téguments entre la 7e vertèbre cervicale et la 1ère vertèbre dorsale, avec 2 ce.de seu- rocaïne, nous introduisons une aiguille à ponction lombaire no 20 munie de son mandrin à travers la peau et les ligaments; à ce moment, le mandrin est retiré et une goutte de sérum physiologique est déposée au bout de l\u2019aiguille, et l\u2019on continue d\u2019introduire celle-ci vers l'espace épidural; dès que l\u2019on y pénètre, la goutte est aspirée brusquement, on peut alors, en ajouter une deuxième et une troisième et chacune disparaît aussi rapidement; sûr alors de notre localisation, nous injectons lentement 2 ou 3 cc de la solution de novocaine et nous attendons un moment: si aucune réaction fa- cheuse ne survient, nous continuons lentement notre injection par dose de 5 ce.à la fois jusqu\u2019à ce que nous atteignions la dose totale de 25 à 40 cc.selon le poids du malade et la longueur de sa colonne vertébrale.1315 Aussitôt après, le patient est couché pendant 10 minutes sur le côté qui sera opéré afin que notre solution se fixe davantage par gravité; ensuite il est définitivement installé sur son côté sain et le chirurgien commence l\u2019asepsie du champ opératoire.L\u2019anesthésie épidurale est une anesthésie surtout sensitive parce que, les nerfs sensitifs étant beaucoup plus petits que les nerfs moteurs (9), le liquide anesthésique pénètre bien plus facilement les plus petites fibrilles nerveuses; en sorte que, nous obtenons une insensibilité de la région à opérer sans diminuer de façon importante le travail des muscles intercostaux, du diaphragme et des muscles accessoires de la respiration.Ceci est un avantage incontestable sur la rachi-anesthésie haute qui d\u2019ailleurs présente bien d\u2019autres dangers, comme la chute importante de la tens'on artérielle et le risque de syncopes respiratoires.(10) Nous avons été heureux des résultats obtenus au cours de notre expérience: Patients opérérés pour thoracoplastie: ler temps: 14; 2 e ou 3e temps: 36; anesthésie parfaite sans ajouter quoique ce soit: 35 soit 70% ; anesthésie excellente, avec adjonction de pentothal dans 500 cc de sérum physiologique, en goutte à goutte, (la dose de pentothal n\u2019a jamais dépassée 0,35 gr): 14 soit 28%; anesthésie ratée, où il a fallu ajouter pento- thal et protoxyde d\u2019azote: 1 soit 2%.Nous n\u2019avons eu aucune mortalité, ni aucun incident sérieux.Au début, nous eûmes quelques difficulté à faire accepter aux patients ce nouveau mode d\u2019anesthésie, mais après les 7 ou 8 premiers cas, nos patients devinrent pour notre anesthésie épidurale d\u2019excellents propagandistes, ce qui démontre qu\u2019ils en gardaient un excellent souvenir et appréciaient également la période d\u2019analgésie post-opératoire qui dure parfois jusqu\u2019à une douzaine d\u2019heures et la possibilité pour eux de boire et de s\u2019alimenter dès leur retour de la salle d'opération.Conclusions Si l\u2019anesthésie épidurale n\u2019est pas nécessai- 1316 COUSINEAU er LEGAULT: ANESTHÉSIE ÉPIDURALE rement à généraliser, elle peut rendre de grands services: 1\u2014 Chez les grands malades, les mauvais risques opératoires ; 2 \u2014 Elle diminue l\u2019hémorragie de façon considérable; 3 \u2014 Elle permet l\u2019oxygénation à 100% ; 4 \u2014 On peut, si on le désire, utiliser l\u2019élec- tro-coagulation sans danger d\u2019explosion.5\u2014 Elle évite l\u2019essaimage de la maladie dans le poumon opposé; 6 \u2014 Elle diminue les risques d\u2019atélectasie post-opératoire; 7 \u2014 Elle est moins dangereuse que la rachianesthésie haute; 8 \u2014 Son seul inconvénient est de demander une période de 30 à 40 minutes avant que le chirurgien puisse commencer son travail, mais elle est assez facile à réaliser si l\u2019on suit bien la technique indiquée.L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 BIBLIOGRAPHIE (1) Dr G.A.P.HURLEY: Réunion des anesthésistes de Montréal chez Ciba, mai 1951.(2) DOGLIOTTI: Arch.Soc.Ital.Chir, 38: 797, 1932.(3) GUTIERREZ: Rev.de Cir.de Buenos Aires, 12: 1, 1932.(4) FUJIHAWA, NEVES, BRASLER, BUCKINGHAM: Journal of Thorac Surg.fév.1948.(5) ROUVIERE: Anatomie, Tome II, pp.624, 625, édition 1927.(6) GUTIERREZ: Rev.de Cir.de Buenos Aires, 12: 225, 1933.(7) HELDT et MALONEY: Am.Jo.Med., 175: 371, 1938.(8) BONNIOT: Bull.et Mém.Soc.Nat.de Chir.60: 124, 1934.: (9) DAWKINS: Proc.Roy.Soc.Med., 38: 6, 1945.(10) P.SANDY, BERARD et GUILLIAMS: Mém.Acad.de Chirur, 73: 311-317 (30 avril-7mai) 1947. L\u2019Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 Bulletin de l'Hssoctation des Médecins de Langue Francaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) L\u2019Union Medicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 81, No 11 \u2014 Montréal, novembre 1952 PLACE DES RADIATIONS DANS LA THERAPEUTIQUE Le mot Radiations, dans son sens général, s'applique aussi bien à l\u2019émission corpusculaire des rayons cathodiques et des rayons bèta qu\u2019à l\u2019ébranlement vibratoire de l\u2019éther produisant des rayons infra-rouges, des rayons lumineux, des rayons ultra-violets, des rayons X ou des rayons gamma.Mais, dans le sens restreint qu\u2019on lui donne en médecine, il désigne les rayons X et les rayons gamma du Radium ou des Isotopes Radioactifs.À peine les rayons X avaient-ils été découverts par Roentgen en 1895, que les physiciens, qui s\u2019en servaient, observèrent des réactions spéciales plus ou moins sérieuses sur leur peau.Aussi, des médecins ne tardèrent-ils pas à les utiliser pour le traitement de certaines maladies.Dès 1904, on traitait avec succès des affections cutanées comme le mycosis fongoïde, le sarcome cutané et les dermatoses prurigineuses.Puis, l'on connaissait déjà le moyen de faire régresser à travers une peau saine demeurant intacte, des tumeurs thyroïdiennes (Basedow), ganglionnaires (Hodgkin), spléniques (leucémie my- éloide) et utérines (fibromyome).C\u2019est dire que le traitement par les radiations n\u2019est pas une nouveauté thérapeutique.Tout d\u2019abord empirique, la radiothérapie superficielle et semi- ÉDITORIAL 1317 pénétrante est vite devenue une méthode thérapeutique précise avec des règles ordonnées, grâce aux progrès techniques et à l'observation clinique minutieuse.Assez restreint au début, le champ d\u2019action de ce mode de traitement est très étendu maintenant.Il comprend de nombreuses lésions inflammatoires ou tumorales de la peau, des affections sous-cutanées multiples et différents processus pathologiques des tissus et des organes profonds.On peut dire qu\u2019on ne compte plus aujour- d\u2019hui les indications de la radiothérapie superficielle et moyennement pénétrante.Et les résultats qu\u2019elle donne dans les douleurs, les lésions inflammatoires, les troubles neuro-glandulaires ou les processus tumoraux, sont souvent surprenants.Aussi la radiothérapie superficielle ou semi-pénétrante est-elle indiquée dans nombre de cas qui résistent aux thérapeutiques médicales ou chirurgicales usuelles.Quoique de date plus récente, puis- qu\u2019elle ne fit son apparition qu\u2019avec la fabrication du tube Coolidge de 200 kilovolts, vers 1920, la radiothérapie pénétrante ou profonde, occupe au- jourd'hui une place de toute première importance dans l'arsenal thérapeutique des tumeurs malignes.D\u2019imprécise et empirique qu\u2019elle fut pendant assez longtemps, elle est devenue à la suite d\u2019études radiobiologiques poussées et d\u2019observations cliniques nombreuses une méthode thérapeutique de plus en plus précise et de plus en plus rationnelle.Les progrès réalisés depuis quelques années dans l\u2019appareillage et les modalités d\u2019application de la radiothérapie profonde ont aceru considérablement son efficacité et lui ont acquis une place de première importance dans la thérapeutique antitumorale.On peut 1318 aujourd\u2019hui distribuer dans une région localisée et même dans tout un volume tumoral, une dose à la fois plus élevée et plus homogène qu\u2019autrefois, tout en évitant de donner des doses trop fortes à la peau ainsi qu'aux tissus et organes sains situés entre la tumeur et la surface cutanée.; Les données actuelles sur la disposition des champs d\u2019irradiation, sur la distribution de la dose dans le temps, et surtout sur la répartition spatiale du rayonnement, ne s\u2019acquiert pas en un jour, pas plus d\u2019ailleurs que la technique chirurgicale.On ne s'improvise pas radiothérapeute, pas plus qu\u2019on ne s\u2019improvise chirurgien.Il faut étudier la physique des radiations, la radio- biologie et l\u2019anatomie pathologique, en même temps qu\u2019il faut observer soigneusement et longuement les patients soumis à ce procédé thérapeutique.C\u2019est la valeur du radiothérapeute qui souvent fait la valeur de la radiothérapie.La radiothérapie autitumorale est fréquemment d\u2019un précieux secours à la chirurgie, soit qu\u2019elle la prépare ou qu\u2019elle la complète.Et il n'est pas rare que dans certaines formes et certaines localisations de cancer, la radiothérapie profonde soit le traitement de choix.Elle est actuellement une arme dans l\u2019arsenal thérapeutique des cancers.Les résultats qu\u2019elle a donnés dans les principaux centres anticancéreux d\u2019Europe et d\u2019Amérique, lui ont mérité d\u2019y occuper une place de premier plan.Si ceux qui doutent de la valeur thérapeutique des ravons X, se rendaient compte de ce qui se passe dans ces centres, ils accorderaient certainement une place plus importante à la radiothérapie dans l\u2019arsenal thérapeutique des cancers.: Dans les centres universitaires où la radiothérapie n\u2019oceupe pas la place qui ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 lui revient, on se rend vite compte que les possibilités thérapeutiques de cette nouvelle discipline de l\u2019art de guérir, n\u2019y sont pas très bien connues.C\u2019est dommage! car certains malades chez lesquels la radiothérapie serait un traitement bienfaisant en seront privés.C\u2019est ainsi, par exemple, qu\u2019un sujet atteint d\u2019une polyglobulie ou d\u2019une leucémie myéloïde ou d\u2019un lympho- blastome du médiastin, sera voué à un triste sort, sil ne reçoit pas le secours de la radiothérapie.Ce qui nous étonne le plus, c\u2019est que des compagnies d\u2019assurance-maladie refusent à leurs assurés toute indemnité pour un traitement radiothérapique, même si ce dernier est le seul qui convienne à un malade donné.Les assurés doivent donc ou bien payer eux-mêmes leur traitement radiothérapique s\u2019il est le seul indiqué, ou bien opter pour un autre procédé thérapeutique moins efficace dont le coût est défrayé par la compagnie d\u2019assurance.Il nous semble que, si la radiothérapie est reconnue comme spécialité par le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec au même titre que la chirurgie, un assuré devrait être indemnisé pour un traitement radiothérapique.comme il l\u2019est pour une intervention chirurgicale.Pourquoi les compagnies d\u2019assurance- maladie ne défrayeraient-elles pas le coût des traitements les plus efficaces pour leurs assurés, même si ces traitements ressortissent au domaine des radiations?Souhaitons que les compagnies d\u2019assurance-maladie, comme les facultés de médecine.accordent aux radiations la place importante qui leur revient dans la thérapeutique.pour le plus grand bien des patients qu\u2019elles ont- mission d\u2019aider dans leurs maladies.Origène DUFRESNE. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE e e LA FLUORATION DE L\u2019EAU! ASPECT MEDICAL Ad.GROULX, M.P.H., Directeur, Service de Santé, Ville de Montréal.Parmi les problèmes médicaux et dentaires auxquels il reste encore à trouver une solution, la carie des dents en est un qui affecte une très forte proportion de la population, surtout de la population enfantine.C\u2019est sans doute le défaut physique le plus fréquent (avec le pourcentage le plus élevé) parmi les enfants d\u2019âge préscolaire et scolaire.Partant, c\u2019est un probiè- me majeur dans les services d\u2019hygiéne dentaire, partie importante d'un programme général de santé publique.Nous connaissons le grand nombre de cas de carie dentaire, nous savons également que seulement une fraction de ceux qui en souffrent sont traités, qu\u2019un grand nombre d\u2019enfants, en particulier, demeurent sans traitement et que la limitation des fonds et du personnel rend difficile l\u2019exécution d\u2019un programme complet de prévention et de traitement des dents.La fluoration des approvisionnements de l\u2019eau potable est, parmi les moyens à notre disposition, l\u2019une «des techniques les plus prometteuses pour la prophylaxie de la carie dentaire », établie sur une base générale naturellement, comme c\u2019est le cas pour la filtration et la chloration, à une surveillance géné- 1ale et à un contrôle des services de santé.Puis-je ajouter que les préceptes de base conservent toute leur importance dans un programme adéquat d'hygiène dentaire: alimentation rationnelle des femmes enceintes et alimentation maternelle pour le bébé; ensei- 1.Travail présenté à la Société d'Hygiène et de Médecine préventive de la Province de Québec, le mercredi 24 septembre 1952, au Château Frontenac, à Québec, lors du 22ème Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.gnement approprié des mesures prophylactiques, du brossage régulier des dents immédiatement après les repas, etc.A titre d\u2019officier médical de santé (M.O.H.), je parlerai surtout de l\u2019aspect médical de la fluoration de l\u2019eau, ce qui veut dire, je présume, traiter de sa toxicité, de sa valeur nutritive, de son absorption dans le corps humain, de ses relations possibles avec des troubles vhysiques tels le cancer, les affections du rein, les maladies gastro-intestinales, ete.En conséquence, je limiterai mes remarques: 1\u2014 à sa relation avec l\u2019alimentation; 2 \u2014 à la toxicité du fluor; 3 \u2014 aux maladies que la fluoration pourrait entraîner.NUTRITION Le fluor est un microconstituant de certains tissus du corps humain, en particulier des os et des dents.Dans les régimes alimentaires, on ne l\u2019a pas considéré comme essentiel, parce qu\u2019on n\u2019a pas reconnu sa foncton réelle dans les os, sauf aujourd\u2019hui, dans les dents.Et là encore, c\u2019est par ses effets toxiques nocifs, par ses accidents que, par déduction, on a pensé que des doses minimes auraient un effet avantageux.C\u2019est ce qui a amené les chercheurs à considérer l\u2019emploi du fluor dans certains aliments, dans l\u2019eau en particulier, comme agent préventif de la carie dentaire.Son ingestion, en trop grande quantité, produirait de l\u2019intoxication chronique et entraînerait des troubles cellulaires du métabolisme des os. 1320 Le fluor est un sel minéral dont on retrouve des traces minimes dans la plupart des aliments, mals en plus forte proportion (quoique faible) dans le thé, les poissons et méme dans ie lait.C\u2019est aussi un sel qui est contenu normalement dans l\u2019eau, mais dans des quantités variant entre un taux assez élevé et zéro.Le fluor est un sel toxique en soi; c\u2019est un poison, mais qui, employé en doses minimes meluses ou ajoutées à l\u2019eau, soit dans une proportion de 1 ppm, a des avantages, en particulier, celui de prévenir la carie dentaire.Sous des conditions de vie normale, le fluor est un élément dans l\u2019alimentation de l\u2019homme.L\u2019eau potable en est une source importante et variable.L'intensité des mauvais effets du fluor sur les os et les tissus dentaires est en relation directe de la quantité de fluor qu\u2019elles retiennent.Cependant, il y a une très bonne élimination du fluor chez l\u2019homme par l\u2019intermédiaire des urines, des selles et de la sueur.Le fluor joue un certain rôle dans la composition normale des os.L'émail des dents est particulièrement riche en fluor; il en contient presque deux fois autant que les os.Tous les tissus contiennent du fluor qui, comme je l\u2019ai indiqué plus haut, se trouve dans presque tons les aliments et la plupart des eaux minérales.Le métabolisme du fluor dans l\u2019organisme nous est très peu connu, sauf par son influence toxique secondaire à un excès dans l\u2019alimentation qui se manifeste sous la forme de « Juorose dentaire » ou décalcification de l\u2019émail, plus communément appelée mottled enamel qui se produit surtout dans la denture permanente des enfants.On a aussi remarqué que des quantités appréciables de fluor sont retenues par l\u2019enfant en croissance et que cela peut exercer une certaine influence sur son métabolisme.Mais les recherches faites à date démontrent bien que la quantité de fluor absorbée par l\u2019organisme, lorsque l\u2019eau consommée contient du fluor en concentration de 1,0 ppm ou moins, GROULX: FLUORATION DE L'EAU L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 est bien inférieure aux quantités qui produiraient des effets toxiques défavorables.INTOXICATION Il a été démontré que l\u2019excès de fluor produit un empoisonnement aigu ou chronique.Dans l\u2019empoisonnement chronique, le fluor s\u2019accumule non seulement dans les os, mais aussi dans les tissus.Dans l\u2019empoisonnement aigu, le calcium peut être diminué apprécia- blement.La quantité présente est proportionnelle à la quantité absorbée.On a trouvé que le fluor en quantités de 0,03 pour cent ou plus du régime alimentaire retarde la croissance et détruit l\u2019équilibre du calcium.Le phosphore est diminué dans la fiuorose.On a même prétendu que la fluorose produit une hypertrophie de la glande thyroïde, mais cette assertion a été niée.L\u2019intoxication d\u2019une nature plus générale par le fluor a aussi été décrite.Ses manifestations comprennent l\u2019ostéosclérose de tout le système osseux, des dérangements gastro-intestinaux et des troubles cardiaques et respiratoires.Il faut baser le choix du composé de fluor à employer pour traiter les approvisionnements d\u2019eau sur l\u2019efficacité prouvée de ce composé comme réducteur de la carie.D\u2019autres produits ont été essayés, tels que la fluosilicate de sodium, l\u2019acide hydrofluorique, l\u2019acide hydro- fluosilicique, le fluorure de calcium, le fluorure d\u2019étain et le monofluorophosphate de sodium.Cependant, à l\u2019heure actuelle, la preuve n\u2019est vas suffisamment faite pour justifier l'usage d'un composé du fluor autre que le fluorure de sodium pour traiter un approvisionnement l\u2019eau, si ce n\u2019est sur une base expérimentale.En ce qui concerne la toxicologie du fluor en solution dans l\u2019eau, les taches sur les dents: se produisent probablement quand la concentration de fluorure de sodium est de 2 à 5 ppm.mais ne se produisent pas quand l\u2019eau 1 contient moins que 1,5 ppm.Lansbury déclare: « L'absorption optimum de fluor est d\u2019environ 1 milligramme par jour L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 lorsque l\u2019approvisionnement d\u2019eau contient 0,9 ppm.La quantité de fluor suffisante pour causer la fluorose (dents tachetées) est de 1,7 ou plus ppm.» Des travailleurs exposés peuvent absorber jusqu\u2019à 25 mg.par jour ce qui résulte en un empoisonnement chronique au bout d\u2019environ une année.L\u2019empoisonnement chronique par le fluor est surtout caractérisé par les taches sur les dents, l\u2019ostéosclérose et d\u2019autres effets.Il est généralement accepté que des symptômes toxiques apparaissent avec l\u2019absorption d\u2019une seule dose de 14 gramme à 1 gramme de Huorure de sodium, la dose toxique variant avec les conditions de l'individu au moment de l'absorption.Les symptômes comprennent des vomissements, des douleurs abdominales et de la diarrhée.La dose fatale de fluorure de sodium semble être de 3 à 4 gr, dépendant également des conditions de l\u2019individu au moment de l\u2019absorption; mais Greene déclare que la dose fatale est entre 5 et 10 gr.Les symptômes d'une intoxication aiguë par le fluor comprennent les vomissements, les douleurs abdominales, la diarrhée, les spasmes douloureux, la « paresis », la salivation excessive, la transpiration et la dyspnée.La mort est habituellement attribuable à la paralysie du système respiratoire.Il est donc reconnu que de hautes concentrations de fluor peuvent causer la fluorose dentaire, mais à la concentration de 1 ppm, il y a fluorose mais non décoloration des dents, le dentiste seul peut le constater.Plusieurs dentistes considèrent même qu\u2019à la concentration de 1 ppm, cette eau augmente la beauté aes dents (33,34).L'avantage de la fluoration c\u2019est qu\u2019elle peut être contrôlée au point qu\u2019elle empêche la carie sans décoloration.PROBLÈME MÉDICAL Nous semblons posséder aujourd\u2019hui toute l\u2019évidence nécessaire concernant ce fait que le fluor ingéré dans l\u2019eau potable ne présente aucun autre problème de santé que celui de la GROULX: FLUORATION DE L'EAU 1321 décalcification de l\u2019émail, laquelle décalcification se produit et est décelable seulement lorsque la concentration fluorée dépasse 1,5 ppm.1° Chez l\u2019enfant et le jeune adulte D\u2019autres aspects du problème médical du fluor méritent toutefois d\u2019être étudiés.Par exemple, le problème de la rétention du fluor chez les jeunes enfants par opposition à sa rétention chez les adultes.La possibilité de certaines lésions squelettiques qui résulteraient d\u2019une ingestion d\u2019eau potable fluorée, a fait l\u2019objet d\u2019une étude récente et d\u2019une enquête épidémiologique ayant porté sur l'incidence des fractures parmi les groupes d\u2019écoliers et de jeunes enrôlés dans les forces armées américaines.Quant à l\u2019opinion émise que le fluor dans l\u2019eau rendrait les os fragiles, une étude détaillée de 1 458 enfants d\u2019écoles supérieures dans 7 villes dont la concentration du fluor dans l'eau était variable, n\u2019a prouvé aucune expérience de fractures osseuses plus fréquentes.Une enquête radiologique à Bartlett, Texas, où l\u2019eau contient 8 ppm de fluor révélait une densité osseuse plus prononcée dans 11% des cas examinés.Toutefois, aucun trouble fonctionnel ne fut trouvé.L'examen radiologique ces personnes vivant dans des régions où l\u2019eau contenait de 1,2 à 3 ppm de fluor, ne permit pas de constater de la fluorose des os.Les résultats de cette enquête ont indiqué qu\u2019il n\u2019y a aucune relation entre les fractures et l\u2019ingestion continue d\u2019eau potable fluorée contenant jusqu\u2019à 2, 4 ou même 5 ppm de fluor.Aucun effet de l\u2019eau fluorée sur la taille :k le poids des jeunes adultes et des écoliers ne fut noté.Des jeunes adultes buvant de l\u2019eau fluorée contenant de 2 à 52 ppm de fluor ne manifestèrent aucun sypmtôme de lésion rénale.Aucun rapport n\u2019a été publié {effets désastreux autres que la fluorose dentaire dans aucune des régions ayant utilisé l eau potable fluorée.Au contraire, des enquêtes pédiatriques telles que celles conduites à 1322 Newburgh et Kingston, indiquent qu\u2019il n\u2019y à aucune différence notable entre les enfants de Newburgh et ceux de Kingston.Les études de McOlure sur la taille, le poids et l\u2019incidence des fractures chez les adolescents et les jeunes adultes de régions dépourvues de fluor et d\u2019autres régions où l\u2019eau contient du fluor n'ont montré aucune espèce de différence.Les études sur la rétention fluorée dans des cas où des quantités considérables de fluor furent ingérées ont montré que l\u2019organisme possède un mécanisme très effectif d\u2019élimination du fluor par l\u2019urine, les selles et la sueur.11 est par conséquent logique d\u2019assumer que la fluoration contrôlée de l\u2019eau potable constitue une mesure de santé à l'abri de tout danger.2° Chez l\u2019adulte Les fluorures ajoutés à l\u2019eau ne causent pas de dommages aux organes internes des adultes.Les statistiques démographiques des régions où le fluor existe normalement dans l\u2019eau ne montrent pas de corrélation entre le fluor et les taux de mortalité.On a accusé les fluorures accumulés dans le système de provoquer un effet dangereux pour les reins.Là encore, les statistiques démographiques du Wisconsin State Board of Health ne relatent aucune différence dans les villes ayant des quantités variées de fluor dans leur eau potable.Son élimination par les urines, la transpiration et les selles, est à peu près complète.L\u2019habileté du système à manier les fiuorures est adéquate à la quantité ingérée par l\u2019eau fluorurée.À cause de la relation chimique que le fluor a avec le brôme et l\u2019iode, on a craint une augmentation des troubles cutanés comme l'acné.Une expérience du docteur Ervin Epstein, de l\u2019Université Stanford de San Francisco, sur 40 patients souffrant d\u2019acné, à qui il donna des tablettes de fluor, prouva que le fluor n\u2019avait aucune mauvais effet.On a aussi prétendu que la fluoration de l\u2019eau des réservoirs publics constituait une médication de la masse.La fluoration ne cons- GROULX: FLUORATION DE L'EAU L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 titue pas un remède; il ne s'agit pas de traiter une maladie existante; il s\u2019agit de la prévenir.La fluoration fournit une substance que l\u2019on trouve normalement dans les dents.Cette substance, le fluor, apportée en quantités suffisantes, est un agent de prévention de la carie dentaire.D'autre part, nous avons dit antérieurement que le fluor est un constituant du corps humain et qu\u2019on le trouve normalement dans des aliments, en particulier dans l\u2019eau.Le fluor, comme la chaux et le phosphore, est un constituant naturel des dents et des os et doit être fourni au système par la nourriture ut le breuvage afin d\u2019établir une structure calcifiée normale.Les fluorures dans l\u2019eau potable des réservoirs publics ne sont pas plus une médication que sont les autres substances trouvées dans l\u2019eau ou que les autres constituants nutritifs nécessaires pour le maintien de la santé.Ajouter du fluorure de soude à l\u2019eau n\u2019est pas plus ne médication que d\u2019ajouter du sel de table ou autres ingrédients à la nourriture pour la rendre agréable et utile.Une grande objection portée a été que le fluor ou ses sels causeraient ou accélèreraient la croissance du cancer.Les faits suivants réfutent que le fluor cause le cancer: Faits relatifs aux rumeurs que la fluoration cause le cancer Denver San Francisco (au fluorée) (pas de fluor) Taux du cancer par 100 000 pop.518,2 525,9 Taux du cancer autre que la peau 396,9 446,2 Cancer du sein 85,0 91,1 Le Texas Bureau of Vital Statistics a démontré que dans les régions du pays avec une haute teneur de fluor dans l\u2019eau, le taux du cancer du sein est plus bas que dans les régions où il n\u2019y a pratiquement pas de fluor dans l\u2019eau.Dans les cinq états de la Nouvelle Angleterre où c\u2019est généralement connu qu\u2019il n\u2019y a pratiquement pas de fluor dans l\u2019eau, le taux du cancer du sein est 17 fois plus haut par 100 000 de population qu'ailleurs. L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 Par ailleurs, au Texas où il y à plus de fluor dans l\u2019eau que dans le reste du pays, le taux du cancer du sein est de 7,3.The M.D.Anderson Cancer Research Hospital, at Touston, Texas, établit que selon leurs records de milliers de cas de tumeur dans le Texas, rien ne peut prouver que les régions avec eau fluo- rée montrent une plus grande incidence des tumeurs mammaires que dans les régions sans fluor.Conclusion.Pendant des générations, trois millions de personnes ont vécu normalement dans les régions où la concentration des fluorures est plus forte que celle recommandée pour prévenir la carie dentaire.La seule trouvaille faite par les chercheurs fut un défaut de l\u2019émail, appelé fluorose dentaire dû à une trop haute concentration du fluor mais sans aucun mauvais effet physiologique.Le Council on Pharmacy and Chemistry et le Council on Foods and Nutrition de l\u2019American Medical Association ont émis un communiqué conjoint au sujet de la fluoration des approvisionnements d\u2019eau.Ces deux organismes d\u2019experts sont d\u2019avis que l\u2019addition d\u2019une partie par million de fluor à l\u2019eau potable est inoffensive, avec contrôle approprié par des méthodes approuvées.La seule difficulté rencontrée jusqu'ici est une accroissement possible des taches sur les dents.Des milliers d\u2019observations nous apprennent que la fréquence des taches sur les dents observées chez les enfants qui boivent de l\u2019eau contenant du fluor jusqu\u2019à une concentration de 1 ppm est minime et que les taches ne peuvent être décelées que par un examen dentaire minutieux.À part de l\u2019effet sur l\u2019émail des dents, aucun autre effet toxique n\u2019a été rapporté dans les endroits où l\u2019approvisionnement d\u2019eau contient plusieurs fois cette concentration de 1 ppm.Après avoir étudié toutes les preuves recueillies à date, les groupes d\u2019experts sus-mention- nés sont d\u2019avis que l'usage d\u2019une eau potable contenant jusqu\u2019à 1 ppm de fluor ne présente GROULX: FLUORATION DE L'EAU 1323 aucun danger.(Cependant, l\u2019usage de produits qui sont naturellement riches en fluor, tels que les tablettes de poudre d\u2019os, les losanges, les dentifrices, la gomme à mâcher à laquelle on a ajouté du fluor, devraient être évités là où l\u2019eau est déjà fluorée.Dans les endroits où les enfants sont exposés à des températures chaudes et portés à boire beaucoup d\u2019eau, il peut être nécessaire d\u2019abaisser la concentration de fluor pour éviter les taches sur les dents).Toutes les organisations de Santé Nationale aux Etats-Unis préconisent les avantages et l\u2019absence de tout danger de la fluoration.Parmi ces organisations se trouvent: l\u2019American Medical Association, l\u2019American Dental Association, American Association of Public Tealth Dentists, \u2019American Public Health Association, le State and Territorial Health Officers Association, l\u2019United States Public Health Service, le National Research Council, l\u2019American Hospital Association, l\u2019Ame- 11can Nurses\u2019 Association, American Walter Wiorks Association.La fluoration des approvisionnements d'eau a été adoptée par plus de 150 municipalités.A Montréal, la question de la fluoration de l\u2019eau d\u2019alimentation des aqueducs municipaux est actuellement posée devant la Commission d'hygiène et le Service de santé en fait une étude complète.En conséquence, ayant limité mes remarques à l\u2019aspect médical de la fluoration, j\u2019estime qu\u2019à ce point de vue il n\u2019y a pas d\u2019objection à la fluoration de l\u2019eau dans la proportion si-haut mentionnée, c\u2019est-à-dire 1 ppm, en autant que cette opération se fera sous une surveillance constante et rigide.Mais, avant d\u2019exprimer une opinion définitive et complète, je considère qu\u2019il est sage d\u2019attendre les conclusions du rapport actuellement à l\u2019étude par les officiers de notre Service.A titre de directeur d\u2019un service de santé, j'ai non seulement à déterminer lefficacité et la sûreté des techniques, mais aussi à considérer d\u2019autres problèmes inhérents à cette question, tels que sa praticabilité, son coût et ses méthodes de contrôle. 1324 BIBLIOGRAPHIE Herman-E.HILLEBOEet David-B.AST: « Public Health Aspects of Water Fluoridation.» Am.J ., of Public Health, 41: 1370, (Nov.) 1951.L.A.PEQUEGNAT: Medical Officer of Health, Toronto Department of Health \u2014 Report to the Local Board of Health of Toronto, on « The advisability of fluoridation of the Toronto public water supply.» C.L.HOWELL, L.E.BURNEY, H.G.DAY, Jos C.MUHLER: «Choice of Fluoridating Agent in the Control of Dental Caries.» Am.J.of Public H ealth, 42: (Janv.) 1952.Gerald J.COX et Harold C.HODGDE: « The Toxicity of Fluorides in Relation to their Use in Dentistry.» The J.of A.Dental Association, 40: 440 (avril) 1950.I.Newton KUGELMASS: «Newer Pediatric Practice.» 144, 1940.James S.McLESTER : « Nutrition and Diet in Health and Disease.» 126, 1944.Alfred T.SHOBL: « Mineral Metabolism.» 242, 1949.Ruth WOODS: « The Role of Fluorine in the Diet.» Borden\u2019s Review of Nutritional Research, 9: 3 (mars) 1948.Nutrition in GROULX: FLUORATION DE L'EAU l'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 Irwin D.MANDELL: « Can Tooth Decay be stopped.» Canadian Dental Association, (mai) 1951.« Fluoridation.» M ichigan Water Works News, 12: (nov.) 1950.« Facts regarding statements made in objection to fluoridation.» New York State Department of Health, Bureau of Dental Health, (avril) 1952.« Fluoridation of drinking water harmless.» Statement by American Medical Association, A.D.Ass, 43: 733, (déc.) 1951.« Dental Caries and Fluorine.» American Association for the Advancement of Science, 1946.«Public Health Aspects of Water Fluoridation.» A.J.of Public Health, 41: 1370, 1951.« Report on Fluoridation of Water Supplies.» Division of Medical Sciences, National Research Council, Washington, D.C.« What are we waiting for?\u2014 An editorial on fluoridation of public health supplies.» A.J.of Public Health, 41: (fév.) 1951, « Better health for 5 to 14 cents a year \u2014 through fluoridated water.» Division of Dental Health, Public Health Service, Federal Security Agency, Washington, D.C., 62, 1951. VARIÉTÉS e à + XXIIÈME CONGRÉS DE L\u2019A.M.L.F.C.Québec, 23-26 septembre 1952 SÉANCE D'OUVERTURE ALLOCUTION DU DOCTEUR J.-B.JOBIN, Président du XXIIème Congrès.A titre de président, j'ai l'honneur de déclarer ouvert la 22ème congrès des Médecins de Langue Française du Canada.L\u2019honneur qui m'est fait de présider ce congrès remplit mon âme de gratitude à l\u2019adresse de ceux qui m\u2019ont manifesté une telle confiance; mais, en même temps, je suis saisi d\u2019appréhension en face des difficultés de la mission qui m\u2019a été confiée.Je me sens cependant réconforté en pensant aux collaborateurs merveilleux qui m\u2019ont prêté si généreusement leur concours et j'espère que, la chance nous souriant, notre congrès sera ce que nous avons rêvé qu\u2019il soit: un hommage à Laval.L\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada célèbre aujourd\u2019hui le cinquantenaire de sa fondation en même temps que l\u2019Université Laval en célèbre son centenaire, et les fêtes qui viennent de se dérouler dans une splendeur magnifique témoignent à l\u2019envie de la réputation et de l\u2019estime dont jouit notre université.Les membres de notre association sont heureux de joindre leurs voix au concert de louanges qui s\u2019est élevé vers Laval à l\u2019occasion de son centenaire et ils applaudissent de tout cœur à l\u2019œuvre admirable qui a été accomplie depuis cent ans.Ils formulent des vœux pour que les générations futures se rendent signes de l\u2019idéal de culture et de vie spirituelle qui leur a été.indiqué.Pour rendre hommage à ceux qui ont présidé aux destinées de Laval, comme à ceux qui ont fondé notre association, je voudrais, après avoir fait un bref résumé de l\u2019évolution de la médecine au Canada français, dire quelles furent les grandes découvertes médicales de ce dernier demi-siècle et terminer en mentio- nont les problèmes avec lesquels le médecin d\u2019aujourd\u2019hui se trouve confronté.Si l\u2019on consulte l\u2019histoire, l\u2019on apprend qu\u2019aux premiers temps de la colonie et pendant les premières années du régime anglais, il ne fallait au Canada ni diplôme ni parchemin pour pratiquer la médecine: les seuls médecins qu\u2019on y trouvait étaient venus de France sur les bateaux du roi ou avaient été formés ici même après un simple apprentissage de quatre ou cing ans.De tous ces médecins qui, au début de la colonie, donnérent leurs soins, avec un égal dévouement, aux Indiens et aux colons, il y a peu de noms à retenir, si ce n\u2019est cependant celui du docteur Robert Giffard qui fonda la seigneurie de Beauport.et celui de Michel Sarrazin auquel le regretté Arthur Vallée a consacré une monographie remarquable.Telle était la médecine sous le régime fran- cais et l\u2019on peut se faire une idée de l\u2019état des choses quand on lit dans l\u2019Abbé Fallon: « En 1669, il y avait cinq médecins à Montréal et l\u2019on comprend mal qu\u2019une ville si peu populeuse puisse faire vivre tant de médecin.» A partir de 1657, le Gouverneur Général charge certains médecins de contrôler l\u2019exercice de la médecine, mais leur influence fut à peu près nulle et, en 1788, Lord Dorchester, ému de l\u2019état de la chose médicale, doit promulguer une ordonnance qui impose aux mé- decins-chirurgiens l\u2019obligation de passer un 1326 examen devant un jury nommé par le Gouverneur Général; c\u2019était la médecine mise en tutelle.Cet état de chose dura jusqu\u2019en 1831, alors que les membres de la profession médicale, luttant pour conquérir leur autonomie, obtinrent un amendement suivant lequel les examinateurs n\u2019étaient plus nommés par le Gouverneur Général, mais par une assemblée de médecins.La rebellion de 1837-1838 fit perdre les avantages qui avaient été si difficilement acquis et, pendant une période de dix ans, l\u2019on en revint à la loi de 1788.Quand les esprits se furent calmés, le besoin se fit sentir de doter la profession médicale d\u2019une véritable charte constitutionnelle et c\u2019est alors, en 1847, que les médecins furent constitués en corps public, sous le nom de Collège des Médecins et Chirurgiens du Bas Canada.Ce collège était composé de 36 gouverneurs, élus par les médecins, il surveillait les études et la pratique de la médecine; le système d\u2019apprentissage était aboli; les étudiants étaient obligés de suivre des cours universitaires et les diplômes décernés par l\u2019université étaient reconnus par le collège, à la condition que celui-ci soit représenté par des assesseurs sur le bureau des examinateurs.Pendant que les médecins organisaient leur corporation sur des bases solides et qu\u2019ils conquéraient de haute lutte leur autonomie, la médecine elle-même évoluait parallèlement vers un développement toujours plus complet.Des sociétés d\u2019études se formaient, dont la Société Médicale de Québec, en 1826, et la Canadian Medical Association, fondée également à Québec, en 1867.L\u2019Université Laval fut fondée en 1852 avec ses quatre facultés initiales, la théologie, les arts, le droit et la médecine, et l\u2019on comprend aisément l\u2019influence considérable que la faculté de médecine a exercée sur toutes les générations de médecins qu\u2019elle a formés depuis sa fondation.Nous fêtons cette année même le centenaire de l\u2019enseignement de la médecine en français au Canada et, dans quelques instants, le Doyen Vézina vous dira tout ce dont nous lui sommes redevables.ALLOCUTIONS AU XXIIk CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 Enfin, en 1902, le docteur Delphis Michel Brochu, de Québec, fondait l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada et les 21 congrès que cette association a tenus depuis sa fondation ont contribué largement aux progrès de la médecine en notre milieu «en fournissant aux congressistes des exposés brefs des acquisitions médicales de l\u2019année, immédiatement assimilables et prêts à l\u2019usage quotidien », d\u2019après les termes mêmes du docteur Brochu dans son discours inaugural.Chaque congrès de notre association a posé un jalon qui permet de réaliser aujourd\u2019hui que son influence n\u2019a jamais cessé de grandir, tant dans le domaine scientifique, que dans celui de l\u2019économie médicale.L'association a été le témoin et souvent le responsable de la diffusion au Canada français des grandes découvertes médicales qui se sont faites de par le monde depuis un demi- siècle et, en cela, elle a parfaitement rempli la mission que ses membres fondateurs lui avaient confiée.Au début du XXème siècle, la partique de la médecine et surtout celle de la chirurgie furent révolutionnées par les géniales découvertes de Pasteur; l\u2019aseptie remplaçait l\u2019anti- septie et la chirurgie pouvait alors se permettre des audaces jusque la inconnues.La méthode anatomo-clinique qu\u2019avait créée Laënnec permet, au début de ce siècle, aux grands cliniciens de l\u2019école française, Dieu- lafoy, Vidal et Sergent, d\u2019imprimer à l\u2019enseignement clinique une marque indélébile.La découverte des rayons X par l\u2019allemand Roentgen, avec ses nouvelles facilités d\u2019investigation, permit une grande précision de diagnostic et partant un traitement plus hâtif et plus efficace.Le radium de Marie et de Pierre Curie et les substances radio-actives ont fourni à la thérapeutique des possibilités dont on connaît encore imparfaitement toutes les applications.Les magnifiques travaux sur l\u2019insuline par les Canadiens Banting, Best, McLoed et Col- lip ont changé radicalement la vie des diabétiques.Et j'ai le très grand plaisir de saluer L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 la présence parmi nous ce soir de Monsieur Collip lui-même.Le traitement des anémies fut rendu possible par la découverte des propriétés du foie de veau par Minot et Murphy.L\u2019anaphylaxie et l\u2019allergie n\u2019ont pas encore livré tous leurs secrets.L\u2019anesthésie, réalisant des progrès extraordinaires, permit aux chirurgiens, sur le système nerveux, l\u2019appareil respiratoire et même le cœur, des interventions dont la hardiesse étonne même les médecins.Enfin, les travaux de Domargh, de monsieur et de madame Tréfouel, de même que ceux de l\u2019Anglais Flemming, ont mis à la disposition des médecins les sulfamidés et les antibiotiques auxquels on découvre chaque jour de nouvelles propriétés curatives.Tout cela a complètement transformé la pratique de la médecine: certaines maladies ont disparu: telles la variole, la diphtérie et, tout dernièrement, les maladies vénériennes.Mais, par malheur, si certaines maladies meurent et disparaissent, par contre, d\u2019autres apparaissent et imposent aux médecins d\u2019être toujours en alerte et d\u2019opposer de nouveaux moyens de défense aux nouvelles attaques dont l\u2019homme est continuellement l\u2019objet.Je veux parler des maladies dégénératives et du cancer qui sont devenus plus fréquents parce que l\u2019homme atteint aujourd\u2019hui une moyenne d\u2019âge plus élevée.Et je veux parler également des névroses dont le nombre est effarent et qui résultent d\u2019un défaut d\u2019adaptation de l\u2019organisme humain aux conditions de vie qui sont actuellement les siennes.Comme l\u2019a prétendu Alexis Carrel, il semble que l\u2019évolution biologique de l\u2019homme soit en retard, comme dégradée, par rapport aux gigantesques découvertes que l\u2019homme lui-même a faites dans le domaine de la physique et dans celui de la mécanique.L\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, de même que les enseignants, les sociologues et les hommes d\u2019Etat, se doit d\u2019envisager tous ces problèmes et d\u2019en faciliter la connaissance aux médecins.ALLOCUTIONS AU XXIIz CONGRÈS 1327 Ils ne doivent pas perdre de vu que les vieillards et les incurables manquent de lits pour les recevoir; que les cancéreux attendent encore le médicament qui les guérira; que les névrosés désirent qu\u2019on les comprenne et qu\u2019on les aide à sortir de leur envoûtement; que l\u2019enseignement universitaire aspire vers de meilleures possibilités d\u2019enseignement clinique; que les laboratoires de recherches scientifiques manquent et de secours matériels et de personnel spécialisé et enfin que la population toute entière réclame des praticiens aussi dévoués et charitables que compétents et consciencieux.L'exercice de la médecine était autrefois beaucoup plus simple, mais aujourd\u2019hui les choses sont plus compliquées, les techniques d\u2019examens se sont multipliées et, souvent même avant de poser un diagnostic final, il faut avoir recours à toute une équipe de médecins et de techniciens.Et il est arrivé que le coût de ces examens s\u2019élevant trop haut, le patient est devenu incapable de faire face à toutes ces obligations : c\u2019est ainsi qu\u2019apparut la nécessité d\u2019avoir recours à la médecine sociale, médecine sociale qu\u2019il ne faut pas bouder, mais, au contraire, qu\u2019il faut bien connaître et bien comprendre si nous ne voulons pas être submergés par elle.Elle a pour but de mettre les acquisitions de la médecine moderne à la portée de tous par l\u2019organisation d\u2019une sécurité sociale dont les pauvres pourront bénéficier comme les riches .L\u2019Etat peut et, même, doit se substituer à l\u2019individu dans le domaine de la médecine préventive et même dans celui de la médecine curative, quand il s\u2019agit de maladies longues et coûteuses ou de malades indigents.Mais, dans tous les autres cas, la médecine reste du domaine de l\u2019entreprise privée et les patients doivent s\u2019organiser collectivement pour payer leurs frais médicaux, s\u2019ils n\u2019arrivent pas à le faire individuellement; c\u2019est le système d\u2019assurance -santé à l\u2019adresse des petits et des moyens salariés.Mais encore faut-il qu\u2019avec tous ces systè- 1328 ALLOCUTIONS AU XXII; CONGRÈS mes l\u2019on respecte les grands principes qui sont à la base de la pratique médicale, à savoir: 1.Le secret professionnel.| 2.La liberté de règlement des .honoraires entre patient et médecin.3.La liberté de prescription.4.Le libre choix du médecin par le patient et « vice versa » la libre acceptation du client par le médecin.Il ne faut jamais oublier que l\u2019acte médical doit toujours rester un échange direct et secret entre le malade et son médecin et celuici, réalisant l\u2019importance des décisions dont il prendra la responsabilité, doit être conscient du drame qui se joue dans l\u2019âÂme de son patient qui lui révèle ses tares et ses erreurs aussi bien que ses misères physiques; celui qui se livre ainsi au médecin est un être humain, composé d\u2019un corps et d\u2019une âme, et il faut savoir que son équilibre biologique peut être rompu aussi bien par un problème familial ou moral que par une lésion organique.Le médecin doit donc s\u2019efforcer de connaître son malade dans tous les aspects de sa personnalité et ne pas oublier que la vie de la famille peut aussi être bouleversée par le verdict qu\u2019il va rendre.C\u2019est pourquoi nous n\u2019insisterons jamais trop sur l\u2019importance du secret professionnel et sur la nécessité que le médecin a d\u2019avoir avec son client ce « colloque singulier » dont parle Duhamel, ce tête-à-tête intime qui facilite les confidences, qui est absolument indispensable à \u2018une pratique vraiment humaine de la médecine et que la médecine d\u2019hôpital, les besoins de l\u2019enseignement et la socialisation rendent tous les jours plus difficile.La pratique de la médecine, avec son continuel renouvellement scientifique et ses complications sociales, est devenue quelque chose d\u2019extrêmement complexe, elle réclame, de la part du médecin, non seulement une santé robuste et des connaissances techniques continuellement rajeunies, mais aussi une grande charité à l\u2019égard du client, un jugement prudent et un sens profond de ses responsabilités à l\u2019égard de la société.Le médecin, conscient de la grandeur et de L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 la.difficulté de sa mission, sait que son premier devoir est un devoir de compétence.L\u2019acquisition des notions essentielles est pour lui une nécessité, rien ne doit être laissé au hasard, la routine doit être bannie de sa pratique, il doit toujours avoir présent à l\u2019esprit que de sa compétence professionnelle dépendent les plus grands biens dont l\u2019homme puisse disposer, à savoir la paix de sa famille, sa santé et parfois même sa vie: le médecin n\u2019a donc pas le droit de se tromper et encore moins celui de tromper son client.Pour réaliser cet idéal, il n\u2019y en a pas de mieux placé, je crois, que le médecin de famille, ce praticien qui connaît parfaitement son client, ses conditions sociales et familiales et qui ne doit pas se dérober au devoir qu\u2019il a de guider son patient: sa responsabilité de médecin et sa dignité d\u2019homme restent entières quels que soient les spécialistes qu\u2019il ait appelés à son aide.Dans tous les milieux du monde, l\u2019on réalise aujourd\u2019hui que la médecine a été trop standardisée, qu\u2019elle ne peut s\u2019accommoder d\u2019un travail fait à la chaîne et que la vieille clinique, avec son bon sens et sa grande charité, ne peut être abandonnée sans un dommage réel pour le patient.C\u2019est pourquoi il nous fait plaisir d\u2019exprimer notre respect et notre estime à l\u2019adresse du médecin praticien dont la valeur professionnelle est garantie par la valeur morale.C\u2019est à lui que revient le devoir de garder un sain équilibre entre la médecine moderne, avec ses techniques savantes, et la médecine d\u2019hier, avec son humanisme profond.Et, par ailleurs, ma pensée va, avec une égale sympathie, aux médecins d\u2019hôpitaux, aux professeurs de nos facultés de médecine et aux médecins de laboratoire qui contribuent eu aussi, et avec un égal dévouement, à la création d\u2019une médecine canadienne d\u2019expression française.Jusqu\u2019à la dernière guerre, notre culture s\u2019est surtout alimentée aux sources françaises et, bien loin de vouloir prétendre à un affranchissement définitif, je suis cependant d\u2019avis que nous avons maintenant suffisamment évo- L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 lué pour avoir le droit de chercher à acquérir une culture qui soit véritablement d\u2019expression canadienne.Sur ce continent Nord-Américain, nous ne conserverons notre caractère tehnique distinct que si nous avons assez de maturité d\u2019esprit pour faire la synthèse des connaissances médicales puisées aux sources françaises d\u2019une part et aux sources anglo-américaines d\u2019autre ALLOCUTIONS AU XXIIs CONGRÈS 1329 part pour en dégager une culture qui nous soit véritablement personnelle et qui nous permettra d\u2019ores et déjà de jouer sur la scène canadienne le rôle qui nous est dévolu.Ce sera notre manière à nous d\u2019aimer notre pays que de collaborer à l\u2019enrichissement de la civilisation canadienne en élevant de plus en plus le niveau de la culture médicale au Canada.ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE M.HUBERT GUÉRIN, Ambassadeur de France.Il est particulièrement heureux et il n\u2019est d\u2019ailleurs que juste que le Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada ait pu se situer cette année dans le cadre des fêtes inoubliables qui ont marqué la célébration du centenaire de l\u2019Université Laval et de la Faculté de Médecine, l\u2019une des quatre Facultés doyennes, dont les activités ont si largement contribué au renom de ce foyer ardent de science en même temps que de culture française qu\u2019est la glorieuse Université de Québec.Je suis très reconnaissant au Président du Congrès d\u2019avoir bien voulu, cette année encore, convier le représentant de la France au Canada à prendre la parole à votre séance d\u2019ouverture.La continuité de cette attention de votre part me touche vivement, car elle marque tout le prix que vous attachez au maintien et au développement des liens qui unissent à mon pays la médecine canadienne.C\u2019est une constatation frappante, et qui n\u2019échappe pas méme au profane, que celle de la communautéé des méthodes et des préoccupations, aussi bien scientifiques que psychologiques, auxquelles vous êtes, comme vos confrères de France, soucieux de demeurer fidèles.Les jours que nous vivons à Québec vous offrent l\u2019occasion de contacts multiples et précieux qui donneront, j'en suis certain, une impulsion nouvelle à une coopération cordiale également souhaitée de votre part comme de la nôtre.J\u2019emporte, après ce séjour au cœur de votre province, un souvenir profond de la place qui a été faite à la France dans le déroulement imposant de la célébration de ce centenaire.Les paroles qui ont été prononcées à plusieurs reprises par Mgr le Chancelier et par Mgr le Recteur, celles qu\u2019ont formulées hier soir avec tant d\u2019émouvante sincérité le Premier Ministre du Canada et le Premier Ministre intérimaire de la Province, ne manqueront pas de trouver dans tous les milieux en France un écho vibrant, de sympathie et de gratitude.Vous nous avez montré une fois de plus que vous n\u2019oubliez pas vos origines, et nous avons été, mes compatriotes et, moi, émus de recevoir dans une circonstance aussi solennelle ce témoignage nouveau de vos sentiments.Vous avez, de votre côté, mesuré toute la portée et la signification de l\u2019élan sincère qui avait incité tant de Français éminents à franchir l\u2019Océan afin de vous apporter l\u2019hommage de leur admiration et de leur amitié.C\u2019est dans cette atmosphère même que nous nous trouvons ce soir et, en exprimant mes félicitations à la Faculté centenaire et à son éminent Doyen, je remercie de tout cœur le Président et les membres du Congrès de leur cordial accueil.Je souhaite que les assises qui s\u2019ouvrent présentement soient le cadre de travaux féconds en progrès nouveaux dans la noble tâche à laquelle vous vous consacrez. 1330 ALLOCUTIONS AU XXII CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 ALLOCUTION DU DOCTEUR ÉMILE BLAIN, Directeur Général de l'A.M.L.F, C.En 1902, l\u2019Université Laval célébrait son cinquantenaire.Cette année-là, le 25 juin, avait lieu le premier congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord.Dans cette même salle des Promotions, en cette soirée du 23 septembre 1952, la Faculté de Médecine fête ses cent ans, et l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, puisque tel est maintenant son nom, célèbre son jubilé d\u2019or et inaugure en même temps son XXTIème congrès.L'histoire a de ces retours! Si les anniversaires varient, les circonstances restent d\u2019une analogie frappante.Et à l\u2019occasion de cette heureuse coïncidence, l\u2019A.M.L.F.C.présente ses respectueux hommages et ses vœux à l\u2019Université Laval et à sa Faculté de Médecine qui, toutes deux, ont un siècle de gloire à leur crédit.Dans l\u2019allocution inaugurale de notre premier congrès, en 1902, le Président, M.le Professeur Brochu, disait textuellement : « C\u2019est un devoir bien doux pour l\u2019Association, avant de commencer ses travaux, que d\u2019exprimer hautement son admiration et sa gratitude envers cette grande institution qui fait la gloire de la race canadienne-française en prodiguant au pays, depuis un demi-siècle, les bienfaits de l\u2019enseignement supérieur.» En doublant le demi-siècle dont il s'agissait alors et en ajoutant au tribut le nom de la Faculté de Médecine, nous empruntons, ce soir, la même formule pour exprimer des sentiments identiques.Félicitations cordiales aux deux admirables centenaires et vœux de longue et fructueuse vie sur cette terre canadienne qu\u2019elles ont tant contribué à développer et à nous faire chérir.Notre association est née et a grandi à l\u2019ombre de nos universités où l\u2019enseignement de la Médecine s\u2019est fait en français.Et, depuis, elle a toujours tenu à conserver ce précieux contact.Les liens les plus étroits la rattachent à ces centres de culture, dont elle n\u2019est après tout que comme un prolongement dans la vie active des nôtres.Et cette solidarité aussi évidente que nécessaire, nous nous devons de la garder intacte et bienfaisante.C\u2019est précisément ce que notre association a tenté de faire durant ces cinquante années d\u2019existence.Fondateurs et continuateurs se sont donné la main pour édifier une œuvre d'envergure nationale, et grâce à leur dévouement et à leurs sacrifices, cette œuvre est devenue aujourd\u2019hui quelque chose de bien vivant.L\u2019incertitude du début a fait place à une vitalité indiscutable.Aux pionniers des premières heures et des suivantes, nous gardons un reconnaissant souvenir.Aus artisans actuels qui nous aident à la maintenir et à la développer davantage, nous demandons de continuer leur précieux concours.Concours des autorités civiles et religieuses; concours de nos amis de France et d\u2019ailleurs dont nous saluons avec émotion les distingués représentants; concours de tous les médecins canadiens et franco-américains d\u2019expression française; concours ,enfin, des sympathisants petits et grands qui, de tous les milieux, nous offrent un encouragement inestimable.Merci à l\u2019Université Laval de son hospitalité de ce soir.Nous souhaitons revenir dans ses murs, bien avant le prochain cinquantenaire, admirer sa future Faculté de Médecine et ses nouvelles réalisations.Est-il besoin de souhaiter à ce XXIIème congrès le plus complet des succès?La chose peut paraître superflue quand on connaît l\u2019extraordinaire travail préparatoire exécuté par notre comité de Québec; la haute valeur personnelle des rapporteurs au programme; la curiosité scientifique des nombreux inscrits; et, enfin, la façon de recevoir, de la vieille cité de Champlain.Dans de telles conditions, on ne peut vraiment s\u2019attendre à autre chose.Et l\u2019on est déjà assuré que l\u2019organisation, tant du côté matériel que du côté social, vaudra L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 aux participants le maximum de résultats, et, à la population en général, les plus heureux effets.* * * Mesdames, Messieurs, à cinquante ans, on a des habitudes.Notre association a les siennes et elle les appelle ses traditions.L'une d\u2019elles consiste à remettre des diplômes d\u2019honneur à quelques-uns de ses officiers qui, à l\u2019occasion du congrès précédent, se sont le plus signalés.Me permettriez-vous de profiter de la circonstance pour faire revivre cette coutume et présenter, au nom de l\u2019association, des parchemins honorifique à trois de nos membres qui, par un hasard remarquable, sont tous trois des anciens élèves de la Faculté de Médecine de Laval.Lors de nos assises de l\u2019an dernier, aux Trois-Rivières, M.le docteur J.-A.Denon- court, président du congrès, a fait preuve d\u2019un tel zèle, comme organisateur et comme ALLOCUTIONS AU XXIIE CONGRÈS 1331 réalisateur, qu\u2019aux yeux de l'Association, il a mérité d\u2019emblée et sans discussion, cette mention spéciale que je suis personnellement fier de lui remettre.Monsieur le docteur Jos.Normand, secrétaire du même congrès, l\u2019homme à l\u2019air jovial et au sourire permanent, a su vaincre avec efficacité et élégance toutes les difficultés inhérentes à ce poste.L\u2019Association est heureuse de reconnaître publiquement ses bons services et lui remet, en gage de gratitude, ce certificat enluminé.Monsieur le docteur Jean-Louis A.Rochefort, trésorier de notre XXIème congrès, a administré les finances d\u2019une façon si impeccable qu\u2019il a conquis entièrement l\u2019admiration de tous et c\u2019est avec un sentiment de reconnaissance que l\u2019Association le prie de bien vouloir accepter cette attestation-souvenir.Messieurs les récipiendaires, j'ajoute à ces témoignages, mes félicitations personnelles; et je crois que l\u2019auditoire a hâte de manifester encore une fois les siennes.ALLOCUTION DU DOCTEUR CHARLES VÉZINA, Doyen de la Faculté de Médecine de Laval.La Faculté de Médecine est particulièrement heureuse et honorée de souhaiter la bienvenue à tous les personnages qui ont bien voulu accepter son invitation d'assister, ce soir, à la célébration de son centenaire.Leur présence est un témoignage de l\u2019intérêt qu\u2019ils portent à notre Faculté et au rôle qu\u2019elle doit jouer, ainsi qu\u2019un encouragement aux projets que nous désirons ardemment réaliser.Nous tenons à les remercier et osons espérer qu\u2019ils voudront bien continuer leur sollicitude à l\u2019œuvre que nous avons entrepris.Ce n\u2019est pas le moment, ce soir, de faire l\u2019historique de la Faculté de Médecine.Je veux tout simplement vous dire le rôle qu\u2019elle est appelée à rendre.Il ne faut pas oublier que les grandes Universités sont nécessaires à un pays qui veut grandir et exercer une influence.Je suis convaincu que l'influence des Canadiens français sera d\u2019autant plus grands que le rayonnement de leurs universités sera plus considérable.C\u2019est pourquoi, il est nécessaire de voir grand et de préparer des hommes pour l\u2019avenir.Quand il s\u2019agit d\u2019institutions comme les universités, dont la vie est aussi longue que celle des peuples qui les ont fondées, il ne faut pas craindre de voir grand et d\u2019élaborer des projets qui peuvent paraître trop vastes et trop ambitieux à quelques âmes timides; car nous devons penser que nous travaillons pour ceux qui viendront après nous.Le Canada est appelé à un grand avenir.Son importance a grandi depuis la dernière guerre.Il ne faudrait pas que nos universités piétinent sur place et négligent de prendre une part active et considérable dans cette marche ascendante qui est déjà commencée.Car si nous laissons passer l\u2019occasion qui, peut-être ne se présentera plus, ne pensez-vous pas que 1332 nos successeurs pourront nous blâmer d\u2019avoir exagéré notre prudence, manqué de prévoyance et n\u2019avoir pas assez pensé à eux.Nous devons imiter ce sage personnage de la fable de La Fontaine qui disait: « Nos arrières neveux nous devront cet ombrage.» Notre Faculté de Médecine doit profiter de l\u2019expérience de ses sœurs ainées qui seront heureuses de la conseiller et de l\u2019aider.Une faculté de médecine doit d\u2019abord former des médecins compétents et humains, il s\u2019ensuit qu\u2019elle doit faire un choix judicieux de ses étudiants.C\u2019est un de ses principaux rôles; mais, il ne faut pas penser qu\u2019elle a rempli tout son devoir, et que son ambition doit s\u2019arrêter là.Comme le disait son Eminence le cardinal Villeneuve: « Elle ne doit pas présenter une science inerte à retenir de mémoire, mais former les esprits à la connaissance des sources et à la pratique des recherches et des travaux scientifiques, et leur apprendre à contribuer le plus possible au développement des sciences elles-mêmes.» Sa Sainteté le pape Pie XI, dans sa constitution « Deus Scientiarium Dominus » sur les universités, ne rappelait-il pas que « Dieu Seigneur des Sciences, en confiant à son Eglise le mandat d\u2019enseigner toutes les nations, l\u2019a établie, sans nul doute, maîtresse infaillible de la vérité divine, mais par là même, aussi protectrice principale et inspiratrice de tout savoir humain.C\u2019est en effet, le propre de l\u2019E- glise de transmettre à tous les hommes les enseignements sacrés qu\u2019Elle a reçus et tirés de la révélation divine.Mais, d\u2019autre part, parce que la foi et la raison, non seulement ne peuvent jamais se contredire, mais qu\u2019au contraire, étant donné leur harmonie complète, elles se prêtent un mutuel appui.L'Eglise a toujours considéré comme son devoir d\u2019aider et de promouvoir la culture des arts et des sciences, ainsi que l\u2019attestent de nombreux et irrécusables témoignages historiques.» L\u2019Eglise a toujours produit des docteurs et des savants qu\u2019on tenait en grande considération; il serait trop long d\u2019énumérer les Universités qu\u2019elle a créées ainsi que celles qu\u2019Elle a encouragées et guidées.Nous pourrions citer, ALLOCUTIONS AU XXII CONGRES \"Toon Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 et en grand nombre, les noms des savants catholiques, religieux et laiques qui furent des précurseurs dont les travaux et les découvertes scientifiques démontrent bien qu'il n\u2019y a aucun antagonisme entre la foi et la raison.Nous sommes donc en bonne compagnie, lorsque nous voulons développer dans nos universités les travaux et les recherches scientifiques.Loin de nous l\u2019idée de prétendre que dans ce domaine, nos universités n\u2019ont pas progressé; car depuis plusieurs années des efforts ont été faits qui encourageaient ces travaux, ces efforts, pourrait-on dire extraordinaires, si l\u2019on considère les sacrifices que nos universités se sont imposés et les maigres ressources qu\u2019elles possédaient.Aussi leur devons-nous une grande reconnaissance, car nous savons que ce n\u2019est que par des prodiges de courage et de ténacité que certaines de nos facultés ont pû se développer et acquérir la réputation qu\u2019elles possèdent.Nous sommes rendus à un point où le dévouement et l\u2019enthousiasme ne suffisent plus; si nous voulons continuer d\u2019aspirer aux sommets, nos gouvernements, qui ont déjà fait beaucoup, doivent augmenter les subsides aux universités, et nos concitoyens être des mécènes et des patriotes.La collaboration de l\u2019univers:té et du pouvoir civil est nécessaire, car «jamais, a dit Cicéron, les hommes d\u2019œuvres, sans l\u2019appui de l'esprit public, jamais l\u2019esprit public, sans le concours des hommes d\u2019œuvres, ne seront capables de fonder ou de maintenir longtemps une vaste et savante organisation ».Le cardinal Villeneuve disait.dans une de ses conférences que: « Ce n\u2019est pas seulement d\u2019avoir des universités, mais d\u2019en relever l\u2019idée à son juste titre, c\u2019est-à-dire, à celui d\u2019une école de haut savoir, dans tous les domaines.» Si nous avons raison de dire souvent les droits que notre préséance au Canada nous a acquis, nous devons, par des réalisations, démontrer que nous acceptons aussi les devoirs que comportent de pareils droits.Ft si nous voulons être sincères avec nous- mêmes, notre patriotisme doit se manifester autant par nos actes que par nos paroles.Les ea\u201d L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 hommages rendus aux faits et gestes de nos ancêtres sont très louables, mais si notre patriotisme se limite au culte du passé, nous avons des craintes qu\u2019il ne devienne stérile.Dire ce que nos ancêtres ont accompli est bien, mais ce doit être un stimulant à suivre les grands exemples qu\u2019ils nous ont laissés.Si nous continuons de puiser dans ce patrimoine, sans jamais y ajouter, nous risquons fort de le voir se tarir.Aussi, nous croyons qu\u2019une des plus belles manifestations de notre patriotisme est de posséder des universités dont l\u2019enseignement, les travaux, les recherches et même les découvertes, seront la preuve que nous avons suivi les exemples que nos ancêtres nous ont donnés, et que nous descendons d'une grande race que le monde ne peut ignorer et dont il ne peut se passer.Notre jeunesse est intelli- ALLOCUTIONS AU XXIIz CONGRÈS 1333 gente, pleine d\u2019énergie et d'enthousiasme.Il appartient aux aînés de la guider et de lui procurer tous les moyens de satisfaire ses aspirations.Actuellement, si nous voulons réaliser ces projets, nous devons compter sur la présence de savants dont les travaux jetteront du lustre sur nos universités, et qui attiseront ce feu sacré qui se manifeste chez beaucoup de nos étudiants.Voilà, mesdames, et messieurs, quelques idées que j'ai voulu vous exposer brièvement; et je ne vois pas pourquoi nos universités, si elles y pensent constamment et avec ténacité, si nos gouvernements et nos compatriotes veulent continuer de les soutenir et les aider, je ne vois pas pourquoi nos Universités n\u2019oceu- peraient la place et ne joueraient pas le grand rôle qu\u2019on attend d\u2019elles.| ALLOCUTION DE MONSEIGNEUR FERDINAND VANDRY, Recteur de l'Université Laval.Votre congrès prolonge en beauté les fêtes du centenaire de l\u2019Université Laval.Il se soude fort heureusement aux manifestations académiques qui célèbrent les cent années d\u2019existence de notre Faculté de Médecine, et, à cause de cela, vous avez eu la très bonne idée d'intégrer dans vos travaux scientifiques un symposium sur les glandes surrénales préparé par des professeurs de l\u2019Université Laval.Tant de délicates attentions pour notre Université centenaire vous honorent beaucoup et me comblent de joie.J\u2019ai une autre raison de me réjouir d\u2019accueillir tant de médecins réunis à Québec pour mettre en commun leurs préoccupations professionnelles, leurs problèmes, leurs études et leurs ambitions.C\u2019est que vos délibérations et vos échanges de vues serviront sûrement à apporter de nouvelles informations à la science médicale.L'Université vous en félicite.J'aime à vous dire, Messieurs, que vous avez le grand mérite de contribuer très activement à maintenir à un niveau supérieur la vie de l\u2019esprit en notre pays.À ce mérite déjà grand vous ajoutez, n\u2019allons pas l\u2019oublier, celui de vous préoccuper intelligemment de la vie du corps, qui n\u2019est pas sans utilité pour assurer la survivance de l\u2019esprit sur la terre.Vous appartenez à une profession très noble qui occupe une place de choix dans la structure organique de la nation.Sans vous, la vie universitaire serait privée d\u2019une valeur spirituelle qui l\u2019enrichit notablement.Aussi êtes- vous de ceux que les universités aiment à envelopper de considération et d\u2019honneur.Pour tous ces raisons, c\u2019est avec grand plaisir que l\u2019Université Laval vous reçoit chez elle.Elle est heureuse de vous dire que votre présence dans ses murs est pour elle un honneur et un encouragement.A l\u2019occasion de ce XXIIème congrès de votre association, l\u2019Université Laval a cru qu\u2019elle se devait d\u2019honorer quelques-uns d\u2019entre vous en leur conférant un diplôme d\u2019honneur.En le faisant c\u2019est toute la profession médicale que l\u2019Université entend honorer, et, au sein de la profession, quelques figures plus 1334 nettement marquées dont vous avez davantage raison d\u2019être fiers.Puisqu\u2019il lui fallait faire un choix parmi tous ceux dont elle apprécie davantage les mérites, l\u2019Université Laval a jeté les yeux sur quatre personnalités du monde médical qui ont depuis longtemps attiré davantage votre attention et mérite votre unanime admiration.Ce sont: le docteur Charles Vézina, doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval, le docteur Marc ALLOCUTIONS AU XXIIk CONGRÈS l\u2019Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 Trudel, président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec, le docteur Emile Blain, directeur général de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada, et le docteur Jean-Baptiste Jobin, chef du service médical à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec et président du XXITème congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.ALLOCUTION DU DOCTEUR MARC TRUDEL, Président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la P.de Québec Le doctorat honorifique que veut bien me conférer l\u2019Université Laval me touche profondément; il constitue un hommage délicat à l\u2019adresse du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec que j'ai l\u2019avantage de servir depuis 6 ans, à titre de président.Votre vénérable institution, Monseigneur le Recteur, a voulu par ce geste manifester encore une fois son attachement maternel à toute la profession médicale de notre province, qui compte dans ses rangs des chercheurs réputés, des professeurs éminents, des chirurgiens et des médecins d\u2019hôpitaux dont la science n\u2019a d\u2019égal que leur dévouement et surtout des praticiens de médecine générale, qui, tant dans nos villes que dans nos campagnes, se donnent à la journée et à la nuit longues aux soins que requièrent leurs concitoyens.C\u2019est pour moi une satisfaction intense de partager l\u2019honneur qu\u2019on me fait avec cette admirable légion de praticiens, dont la science n\u2019a pas toujours éclaté au grand jour, mais dont le sens clinique, l\u2019acuité d\u2019observation et la connaissance profonde des familles confiées à leur soin, ont conduit à une justesse de diagnostic étonnante et à des succès enviables dans leur lutte contre la maladie.Aussi, c\u2019est avec effusion que je remercie l\u2019Université Laval au nom de 4300 médecins de notre province qui contribuent chacun dans sa sphère à la garde de la santé nationale tant dans le domaine de l\u2019enseignement universitaire que dans le domaine du praticien.L'Université Laval, sa Faculté de Médecine et le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec sont des tri-jumaux centenaires dont le développement, dans le cours du dernier siècle, constitue un hommage aux qualités remarquables de leurs fondateurs respectifs.Sacrifices héroïques, dévouements répétés et trop souvent méconnus, foi solide dans la nécessité de leur œuvre doublée d\u2019une vision de l\u2019avenir qui dénotait chez eux la clairvoyance des bâtisseurs de nations, voilà les secrets de la vitalité de ces trois institutions centenaires.L'Université Laval, par ses œuvres, est reconnue universellement comme la pionnière et la gardienne de la culture française en Amérique.Sa Faculté de Médecine, par son œuvre scientifique et la formation d\u2019une élite qui lui fait honneur, a Vu sa réputation s\u2019étendre dans le monde à tel point que son nom est aujourd\u2019hui synonyme de science et de dévouement.Le Collège des Médccins, l\u2019aîné de cette trilogie d\u2019institutions remarquables, à qui une charte centenaire confère l\u2019autorité absolue sur les études et la pratique médicales n\u2019a eu qu\u2019à se louer des relations qu\u2019il a dû entretenir avec l\u2019Université Laval et sa Faculté de Médecine.La coopération intelligente entre ces trois institutions importantes vaut à la profession médicale d\u2019aujourd\u2019hui d\u2019être mieux préparée pour envisager ses lourdes respon- L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 sabilités devant l\u2019évolution sociale dont elle est témoin.Les réformes apportées à l\u2019enseignement médical, la reconnaissance officielle et légale de nos compétences, et l\u2019attention soutenue apportée au relèvement du niveau professionnel de nos praticiens, contribuent à redonner à notre profession la place de choix que ses services passés et présents doivent lui garantir au sein de notre société.Jaloux de ces prérogatives et défenseur acharné de son droit légal de pratique de la médecine dans la province de Québec, le médecin de notre province n\u2019a certes pas l\u2019esprit fermé à toute idée de progrès; il est prêt, à titre personnel ou comme corporation, à coopérer avec toute organisation de bonne foi pour le mieux être de la population.Conscient de ses responsabilités personnelles vis-à-vis ses clients, il s\u2019oppose fermement à toute idée de médecine étatisée, étant convaincu que le respect intégral de son autonomie et de sa liberté professionnelles constituent pour le public la meilleure garantie de la qualité des soins qu\u2019il doit recevoir, aussi bien que l\u2019assurance de son plus grand dévouement à servir jusqu\u2019aux limites des possibilités humaines.D'ailleurs, l\u2019histoire de notre profession est garante de son dévouement désintéressé; les multiples exemples des confrères de 30, 40 et 50 années de pratique médicale constituent la réplique la plus convaincante aux contempteurs de notre profession.ALLOCUTIONS AU XXIIz CONGRÈS 1335 Le Collège des Médecins, depuis quelques années surtout, sans abandonner son action disciplinaire nécessaire auprès de ses membres, s\u2019est efforcé de mieux comprendre et de mieux remplir le rôle social qui lui est assigné dans notre société.Aussi s\u2019intéresse-t-il d\u2019une façon efficace à toutes les questions sociales qui surgissent depuis la dernier quart de siècle pour leur apporter des solutions répondant aux besoins des temps présents.L\u2019Université Laval reconnaît le rôle éminemment social que joue le médecin dans notre province depuis cent ans au delà.Je lui réitère mes chaleureux remerciements, au nom de notre profession, et je formule le vœu que notre vénérable université continue de faire rayonner autour d\u2019elle.par sa Faculté de Médecine principalement, les bienfaits de son enseignement tant scientifique que moral.Je suls convaincu que notre peuple comprend mieux que jamais son rôle de gardienne vigilante de nos traditions tout en ne se refusant pas de prendre sa large part au progrès général.Laval s\u2019inspire à bon escient des exemples de son glorieux passé dans l\u2019accomplissement de ses réalisations présentes, et elle peut envisager l\u2019avenir avec la garantie de succès que lui assure un passé chargé de mérite et de gloire.Hommages à l\u2019Université Laval et à sa Faculté de Médecine centenaires.BANQUET DE CLÔTURE ALLOCUTION DU DOCTEUR ÉMILE BLAIN Vous venez de boire à la santé de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada avec tant de bonne grâce que, sans doute, celle-ci s\u2019en trouvera toute regail- lardie.Si elle pouvait parler, elle-même, elle vous dirait les plus beaux remerciements qui soient.Elle prierait le Professeur J.-B.Jobin, président de ce congrès et proposeur de la santé, de bien vouloir accepter pour lui et ses collègues, l\u2019expression de son entière reconnaissance.Elle gardera un beau souvenir de leur dévouement à tous, et de la magnifique collaboration qu\u2019ils ont su lui manifester.Elle soulignerait qu\u2019en ce soir de cinquantenaire, il y a à la table d'honneur deux de ses partisans qui lui ont été le plus longtemps fidèles.Après avoir assisté à sa naissance, en 1900-1902, ils ont tenu à fêter avec nous son jubilé d\u2019or.M.le docteur Albert LeSage, de Montréal, et M.le docteur Charles DeBlois, des Trois-Rivières, ont été des pionniers, dans notre organisation, et, depuis son début, ils n\u2019ont jamais cessé de l\u2019aïder, de l\u2019encourager - 1336 et de l'honorer.Tour à tour, secrétaires et présidents de congrès, ils méritent les plus grands éloges, et c\u2019est avec fierté qu\u2019en cette occasion si brillante, l\u2019association cite leurs noms à l\u2019honneur.Mesdames, Messieurs, boire à la santé de quelqu\u2019un, c\u2019est lui témoigner de la sympathie, de l\u2019amitié; mais c\u2019est encore lui souhaiter longue vie, plein épanouissement de sa personnalité, réussite dans ses activités présentes et réalisation de ses espoirs.Encore une fois, si l\u2019association pouvait parler, elle vous ferait part de ses objectifs et de ses rêves.En vous prenant la main, elle vous conduirait, à deux pas d\u2019ici, sur le promontoire de la vieille cité, et, après avoir fixé avec vous les quatre points cardinaux, elle vous dirait: Tout ceci est le Canada, notre Canada; la patrie de nos ancêtres, la nôtre et celle de nos enfants.Dans ce jeune et immense pays, il y a quatre siècles, des gens sont venus de France implanter une civilisation.Ils y ont fait souche.Ft comme la terre était riche et la semence robuste, il arriva que cette poignée de colonisateurs se transforma par la suite en quatre millions de Canadiens.Canadiens, qui respectent leurs souvenirs et demeurent fidèles à leur hérédité.Voilà pourquoi, Messieurs les délégués de France, quand vous revenez nous visiter, nous nous comprenons si bien, sans avoir recours ni aux interprètes, ni à l\u2019espéranto.Voilà pourquoi, Mesdames et Messieurs, il existe chez nous, dans le domaine médical, ALLOCUTIONS AU XXIIk CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 une Association des Médecins de Langue Française du Canada.La population canadienne d\u2019expression française a besoin, pour continuer à vivre, de médecins qui parlent sa langue et qui comprennent sa mentalité.Ces médecins-là sont définitivement canadiens, et ils aiment leur patrie.Mais c\u2019est en français qu\u2019ils entendent l\u2019aimer, la servir et contribuer à sa gloire.La médecine canadienne d\u2019expression française prend ses sources de renseignements où elle les trouve.Et elle a le plus profond respect pour les autres qui en font autant.Mais elle ne croit pas que, pour réussir, il lui soit nécessaire de changer d\u2019âÂme et d\u2019esprit.Elle se pense chez elle, partout au Canada, d\u2019un océan à l\u2019autre; et cela sans forfanterie, mais sans faiblesse, et pour le plus grand bien de notre patrie.Chez nous, les fleuves sont immenses, les lacs sont souvent des mers intérieures, les montagnes sont hautes, les provinces sont grandes comme des pays.La nature a construit sur une large échelle.C\u2019est dire que, dans un espace aussi étendu, il y a suffisamment de place pour tous les hommes de bonne volonté; y compris, bien entendu, ceux qui gardent au fond d\u2019eux-mêmes un goût inné de la clarté, de la concision et de la nuance.Toujours accoudée au parapet du promontoire, celle qui ne peut toujours pas parler, mais qui n\u2019en pense pas moins, fait des yeux un autre tour d\u2019horizon, puis, vous regardant tous et toutes, vous dit le plus gentiment possible: « Vous avez bu à ma santé?Je vais m\u2019occuper de la votre.» ALLOCUTION DU DOCTEUR HERMILE TRUDEL Secrétaire-trésorier général de l'A.M.L.F.C.En son cinquantième anniversaire, l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada est encore toute animée de l\u2019esprit alerte et vigoureux de ses précieux fondateurs.Née ici même sur le sol de cette ville, fondée par un fils de Québec.aidée de toute une phalange de confrères ayant un même but: grouper les médecins d\u2019expression française autour d\u2019une même idée, elle poursuit allègrement la mission que lui ont tracée les pionniers, mission reprise par nos prédécesseurs et continuée par ceux cui leur ont succédé.Après cinquante ans d\u2019une vie féconde et nécessaire, l\u2019Association se sent encore plus L'Union Méd.Canada \u2018Tome 81 \u2014 Nov.1952 jeune que jamais et éprouve sans cesse le besoin d\u2019agrandir ses cadres et d\u2019étaler ses activités sur un champ de plus en plus vaste.Après ce congrès de quatre jours où, dans un programme bien choisi et habilement exécuté, et je traduis ici l\u2019opinion d\u2019un très grand nombre de confrères, nos professeurs et nos cliniciens, formés par nos dignes universités et rompus à l\u2019expérience de leur milieu hospitalier, ont donné toute leur mesure, vous comprenez facilement notre joie, notre fierté, je dirais notre orgueuil si ce n\u2019était un péché capital, de pouvoir présenter aux médecins praticiens venus de partout en si grand nombre, nos maîtres de la médecine.N\u2019écoutant que leur dévouement dont nous ne sommes pas surpris, se rendant aux désirs des organisateurs de ce congrés, nos cliniciens n\u2019ont manifesté aucune hésitation à sacrifier de nouvelles heures de travail, de loisir, empruntées peut-être à leur famille, pour venir livrer leurs précieuses connaissances à ce vaste auditoire avide de les entendre.Hommages aux médecins praticiens qui, eux aussi, ont temporairement quitté la clientèle qui les réclame sans leur laisser beaucoup de répit en ces années particulièrement marquées de l\u2019incertain et du doute.L\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada fête aujourd\u2019hui avec vous son jubilé d\u2019or et croyez bien qu\u2019elle le mérite amplement et c\u2019est dû à votre collaboration à tous.L'année qui vient de s\u2019écouler a fait sa trace et, imitant les précédentes, elle a été féconde en activités de toutes sortes.Après le XXIème congrès tenu aux Trois- Rivières sous la présidence du docteur De- noncourt, l\u2019Association.encore toute grisée du succès qu\u2019elle vient d\u2019obtenir grâce à nos confrères de cette région, reprend sa route et s\u2019arrête aux divers endroits qui retiennent son attention: randonnée du délégué de la France auprès de l\u2019Association.M.le prof.Pierre Hillemand, et tournée de conférences ici à Québec où il rencontre le doyen de la Faculté de Médecine, le docteur Charles Vézina; le président du XXIIéme congrès, le docteur ALLOCUTIONS AU XXIIE CONGRÈS 1337 J.-B.Jobin, et plusieurs autres confrères, avec leurs dames.Ensuite Chicoutimi, de nouveau Trois-Rivières, Sherbrooke, Ottawa ; notre cœur est encore rempli des mille attentions qui ont été prodiguées.A Boston, le 24 octobre 1951, jour du congrès de l\u2019Association Médicale Franco-Américaine, ses officiers et membres, sous la présidence du docteur Ulysse Forget, de Warren, R.I, nous recoi- vent cordialement.Le très sympathique prof.Pierre Hillemand nous fait l\u2019honneur et le plaisir de nous y accompagner.Séance scientifique, réception de courtoisie, amabilité de toutes sortes, puis la préparation du XXIIe congrès sous la présidence du docteur J.-B.Jobin, qui dirige son comité avec une maîtrise sûre.Le docteur Roma Amyot, président du comité d\u2019économie médicale, rassemble son état-major, reprend la tâche où il l\u2019avait laissée et étudie les différentes questions qui lui sont soumises ou par le conseil ou par les membres de l\u2019Association, et, j'emprunte à son brillant rapport les choses exécutées au cours de l\u2019année.L'Association fera partie de l\u2019organisme canadien en train de formation qui s\u2019occupera de la classification de nos hôpitaux.L'Association fait des suggestions concernant les centres de diagnostic que le gouvernement veut établir dans cette province.Hier soir, en cette ville, ces suggestions ont été présentées en grande assemblée à tous les médecins, parce que cela les concerne tout particulièrement, et acceptées ce matin par le Conseil de l\u2019Association.L\u2019Exécutif de l\u2019Association, dans l\u2019intervalle des assemblées du Conseil, a délibéré à plusieurs reprises, pour exécuter les décisions du Conseil, pour régler au meilleur possible de sa connaissance les problèmes qui se présentent chaque jour et ils sont nombreux.Cela nécessite de multiples rencontres au sein des organismes, avec des personnages pour discuter de l\u2019aspect de certaines questions qui nous concernent simultanément.Car, les événements nous le rappellent à chaque moment, l\u2019Association est placée à un carrefour: culture française, culture anglaise, 1338 culture étatsunienne dont elle tire partie pour former la médecine canadienne-française qui doit tout de même constituer un intéressant apport pour notre nation.Français, Franco- Américains, Américains, Canadiens-français, voilà un substratum où nous puisons.La France n\u2019hésite pas, et le professeur Raoul Kourilsky en tête, à recevoir nos médecins qui désirent étudier ou se spécialiser dans une certaine branche de la médecine.Cette intervention se poursuit toujours par l\u2019intermédiaire du comité conjoint de relations médicales France-Canada, sous l\u2019habile direction du Directeur Général Honoraire, le docteur Donatien Marion.L\u2019irradiation de votre association, se produit, chers confrères, dans tous les milieux, son journal pénètre dans les bibliothèques de plusieurs pays européens et américains.Il me reste un agréable devoir, celui de présenter vos remerciements et ceux de l\u2019Association aux patrons d\u2019honneur, aux invités d\u2019honneur, aux membres du comité du XXIlIe congrès, à son président, le docteur J.-B.Jobin, au secrétaire, le docteur Sylvio Leblond, au secrétaire adjoint, le docteur Pierre Jobin, au trésorier, le docteur Antoine Pouliot, à tout les autres organisateurs et aux dames organisatrices, à la presse, aux conférenciers, aux présidents de séances, au coordonnateur des séances, aux exposants pharmaceutiques, aux journalistes, à la radio de Québec et à Radio-Canada.ALLOCUTIONS AU XXIIr CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 Mesdames, je vous dis un grand merci d\u2019avoir tendrement regardé votre mari dans les yeux et de lui avoir dit: «Je veux aller au congrès de Québec, bon!» Chers confrères, nous vous sommes biens reconnaissants d\u2019avoir répondu à l\u2019appel pressant de votre femme et à celui du président.Le Conseil de l\u2019Association, à son assemblée régulière tenue ce matin, a nommé les membres du comité du XXIIIème congrès qui se tiendra à Sherbrooke dans la deuxième partie de septembre 1953, sous la présidence du docteur René DuBerger, avec comme ler vice-président, le docteur Jean-M.Lafram- boise, d\u2019Ottama, comme 2ème vice-président, le docteur Auray Fontaine, de Woonsocket, comme 3ème vice-président, le sén.Gustave Lacasse, de Tecumseh, Ont., et comme 4ème vice-président, le docteur L.-O.Beauchemin, de Calgary ; comme secrétaire, le docteur Lionel Groleau, et comme trésorier, le docteur Léo Blais.Je profite de cette circonstance pour vous inviter tous à nous rencontrer à Sherbrooke.En terminant, ce serait le grand désir de l\u2019Association qu\u2019une bonne délégation de médecins Canadiens assiste, l\u2019an prochain, au congrès des médecins de langue française d\u2019Europe qui aura lieu à Paris au début d\u2019octobre.L\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada vous dit à tous au revoir et à l\u2019an prochain.ALLOCUTION DU PROFESSEUR RAOUL KOURILSKY, Délégué français.Voici donc terminé le vingt-deuxième congrès de Médecins de langue française à Québec.Pour la deuxième fois je suis chargé par notre gouvernement d\u2019y faire entendre officiellement la voix de la France.Qu'elle est donc émouvante cette tradition de la présence française au congrès des médecins Canadiens de langue française! Dès l\u2019institution même de ces congrès, il y a exactement cinquante ans, vous l\u2019avez voulu, Messieurs, pas une seule fois de son côté, sauf pendant les années de guerre, la France n\u2019a manqué à l\u2019appel.Il est clair pour tous les assistants, que le congrès que nous venons de vivre ensemble, a suscité une activité extrême, une véritable fièvre de travail, discipliné par une admirable organisation.Nous avons assisté et participé avec joie à son succès éclatant, indiscutable, gagnés par cette plénitude dans l\u2019effort et par la perfection de la L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 réussite.Oui, Messieurs, le vingt-deuxième congrès fut un grand congrès, où furent traités dans l\u2019équilibre le plus calculé et le plus heureux, les sujets de la plus haute actualité scientifique et les questions de clinique médicale fondamentales si nécessaires à la pratique médicale.Il n\u2019est pas douteux que tous les participants ont rivalisé d\u2019émulation avec le dessein bien arrêté d\u2019honorer le centenaire de la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval qui les a formés: ils l\u2019ont fait de la meilleure façon qui soit au monde en lui dédiant une œuvre parfaite, en démontrant ce que les médecins canadiens formés par leur université savaient et pouvaient faire.Tous nos collègues français, Messieurs, soyez-en sûrs, méditent ce succès et s\u2019associent profondément à votre joie.Monseigneur, c\u2019est à vous d\u2019abord qu\u2019il me faut rendre hommage puisque vous personnifiez l\u2019Université qui a fait et les officiers du vingt-deuxième congrès et les participants.Messieurs, je ne sais pas, croyez-moi, tourner les grandes phrases et faire vibrer les mots, mais je veux dire ce que je pense: Je veux que tous ceux qui sont ici, en face de moi, sachent ce que nous pensons en France de Monseigneur Vandry.Il n\u2019est pas un seul des médecins français qui ne l\u2019aient connu, qui n\u2019aient pour lui-même le plus grand respect et la plus profonde estime.Il est entouré en France et spécialement à la Faculté de Médecine de Paris et dans d\u2019autres, d\u2019un véritable amour.Son équité, son émouvante bonne foi, sa puissance morale, son intelligence, ses hautes vertus chrétiennes qui imprègnent sa personnalité, suscitent vers lui un élan irrésistible et unanime de sympathie, d\u2019affection et, il faut le dire, d\u2019admiration.L\u2019ascendant qu\u2019il a acquis est sans mesure avec les honneurs qu\u2019il mérite.Quoiqu'il arrive de ceux-ci, il leur sera toujours supérieur.La reconnaissance de la France a déjà été au docteur Vézina, doyen de la Faculté de Médecine.J\u2019ai eu l\u2019honneur, en 1946, d\u2019assister au dix-huitième congrès de Médecins dont il était le président.Nous venions d\u2019arriver de France avec le Professeur Chiray et le doc- ALLOCUTIONS AU XXIIk CONGRÈS 1339 teur Bailliart au sortir de la guerre; et cette émotion est une des nlus fortes de celles que nous avons vécues.Je lui apporte le salut de tous nos amis de France, mon entière et indéfectible amitié.A ce même congrès, mon très vieil ami de vingt-six ans, Jean-B.Jobin, était secrétaire général; c\u2019est a lui, devenu président du vingt-deuxième congrès, que nous devons cette merveilleuse réussite dont il peut être fier.Il a su s\u2019entourer d\u2019une équipe d\u2019officiers d\u2019une extraordinaire activité et entre tous je dois saluer nos chers amis Pierre Jobin et Sylvio Leblond.Tous doivent être félicités et remerciés Mon cher Jean-Baptiste, nous nous connaissons depuis trop longtemps pour que nous fassions échange de compliments; nous nous apprécions en hommes, en un regard et en un serrement de main.Mais il est un fait que tous nos amis Canadiens doivent connaître: notre rencontre à Québec avec Jean-Baptiste Jobin a été à l\u2019origine du tour nouveau pris par les relations médicales franco-canadiennes depuis la guerre parce qu\u2019il nous a fait comprendre l\u2019ampleur du problème.Nous venions à peine de débarquer au Château Frontenac.Le voyage avait été difficile : la France n\u2019avait plus de bateaux, les seuls avions qui traversaient l\u2019Atlantique étaient anglais ou américains ; la plupart étaient militaires: il n\u2019y avait de place ni sur les uns, ni sur les autres.Mais il fallait répondre à l\u2019appel.J\u2019ai réussi à trouver trois places sur une Liberator dirigé par un équipage militaire anglais ; nous arrivâmes la veille.Vous souvenez-vous alors, mon cher Jean- Baptiste, et vous mon cher ami Vézina, de cette première entrevue après sept ans de nuit noire, d\u2019absence et de silence total.En un instant, grâce à vous, nous avions compris ce que les Canadiens français attendaient de la médecine française.Nous avons découvert la grandeur de la tâche; nous avons résolu de n\u2019y point faillir.Mais nous avons aussi longuement mesuré les diffieultés qui nous attendaient, sortant d\u2019un pays ruiné, sucé comme 1340 un raisin flétri par les méthodes allemandes d'occupation, de sous-alimentation, d\u2019avilissement monétaire et de démoralisation, caractéristiques du milieu du vingtième siècle.La promesse fut faite; nous amis Chiray et Bailliart étant déjà à la limite universitaire d'activité, c\u2019est à moi qu\u2019il appartenait de la tenir.Messieurs, votre amitié qui honore tous nos collègues français, les prévenances dont vous les comblez, les regards joyeux qui croisent les leurs, les mains qui se tendent vers eux, sont autant de preuves que cette promesse a été tenue et que je n\u2019y ai pas failli.Comment fallait-il reconstruire les relations franco-canadiennes?En les organisant.Il y à ici deux aspects de la question: les échanges de la France vers le Canada, les échanges du Canada vers la France.Je dois, ici, avant d\u2019aller plus loin, rendre immédiatement un solennel hommage à l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada et à son ancien Directeur Général, le docteur Donatien Marion, qui a compris l\u2019intérêt du problème et a étudié les solutions possibles avec notre ami Justin-Besançon, sans lequel l\u2019organisation actuelle n\u2019aurait pu être réalisée.Les échanges de la France vers le Canada étaient traditionnellement réglés et ils le sont encore par l\u2019Institut Franco-Canadien qui permet l\u2019échange de conférenciers.Par ce moyen sont venus dans la province de Québec MM.Justin-Besançon, Pasteur Vallery-Radot, Fa- bre, Lenègre et bien d\u2019autres.Cette formule, qui s\u2019est révélée très précieuse, ne concerne que les universités.Or la médecine a évolué de façon si rapide et si étendue qu\u2019il faut trouver de nouveaux moyens plus étendus et plus directs pour augmenter les échanges.Ce fut pendant les rares loisirs que me laissait le congrès une des tâches qui m\u2019incombaient et dans les principes ont été étudiés.L\u2019appel direct de médecins par les universités ou les hôpitaux est à notre avis une formule excellente; elle doit logiquement s\u2019accompagner de la définition précise des tâches que ceux-ci doivent remplir: leçons cliniques, enseignement post graduate sur un point déterminé.médical ou chirurgical.ALLOCUTIONS AU XXII CONGRÈS l'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 Toutes ces questions sont à l\u2019étude.Par contre, en 1950 pour la première fois, une innovation heureuse fut introduite dans la mission du représentant de la France au congrès des Médecins de langue française.Notre ami Donatien Marion, Directeur Général de l\u2019Association, réussit à convaincre le Directeur des relations culturelles de'l\u2019intérêt qu\u2019il y aurait à ce que le conférencier visite les centres provinciaux.Aussi, pour la première fois il y a deux ans, la mission qui me fut assignée par notre gouvernement, consista après le congrès, à travailler à Verdun, Sherbrooke, Chicoutimi, Trois-Rivières, en mème temps que Montréal (où se tenait le congrès) et à Québec.L\u2019enthousiasme avec lequel cette modification fut accueillie témoigne assez de la nécessité de le renouveler.Aussi le Dr Hillemand, l\u2019an dernier, reçut la même mission et assista en plus au congrès des Franco-Amé- ricains à Boston.Cetteannée, du fait des fêtes du centenaire de l\u2019Université Laval, la mission n\u2019a pas été précisée dans le sens.Mais il est dans notre intention de la faire codifier statutairement pour celui d\u2019entre nous qui est délégué au congrès des Médecins de Langue Française.La question des universités serait réglée \u2018à la fois par des échanges directs et par l\u2019Institut Franco-Canadien.Les échanges du Canada vers la France ont requis immédiatement toute mon attention.Ici encore nous avons prouvé le mouvement en marchant, puis nous l\u2019avons codifié.Avant la guerre, l\u2019orientation des médecins canadiens en France était un problème.En fait elle était abandonnée à la fantaisie de chacun.Il faut néanmoins que je rende un grand et fililal hommage au seul qui en ait eu dès cette époque le souci: au professeur Emile Sergent, grand Français et Canadien d\u2019élection.Je suis sûr que vous communierez avec moi dans son souvenir.Il y avait toujours dans le service deux ou trois Canadiens ; ceux-ci, lorsqu\u2019un nouveau venu était en difficulté, lui conseillaient de venir dans le service demander un conseil au professeur Sergent sur ce qu\u2019il devait faire.Le résultat était parfois L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 curieux.Je me souviens, un matin, d\u2019un pauvre Canadien très intimidé, que notre ami Louis Rousseau poussait au premier rang d\u2019une foule nombreuse pour qu\u2019il se présente au patron.Il s\u2019agissait de lui indiquer un service de pédiatrie.Sergent l\u2019aperçoit et l\u2019interroge avec son ton.gouailleur inimitable: « Qui est celui-là?» À quoi Rousseau répond: «C\u2019est un de nos amis canadiens.» «Ah, c\u2019est un Canadien, dit Sergent, voilà un véritable Français qui conserve les vertus les plus fortes de la race à la différence de ceux-ci (en montrant les stagiaires) qui donnent tous les signes d\u2019une dégénérescence progressive.» Et se tournant vers le Canadien: « Que viens- tu faire chez-nous?» « Des enfants », lui répond triomphalement le Canadien, provoquant une hilarité générale.« Tu ne peux pas les faire chez toi! », répond Sergent au milieu des rires.Il le dirige dans le service de Ribadeau- Dumas à la Salpétrière.I orientation est plus solennelle aujourd\u2019hui et elle est faite en fonction de instruction qui est demandée ici-méme au Canada.J\u2019eus l\u2019idée de créer une petite commission d\u2019orientation à la Faculté de Médecine, dépendant de l\u2019Association pour le développement des relations médicales à l\u2019étranger.Mais bien vite je compris qu\u2019il fallait le transporter dans le haut lieu des Canadiens à Paris: à la Maison Canadienne.Je fus soutenu par l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada qui comprit aussitôt l'intérêt du problème.Le docteur Marion venu tout exprès du Canada, nos amis Justin-Besançon, qui regrette de ne pas être des nôtres et de qui je tiens ma présidence du comité franco-canadien de l\u2019A.D.R.M.après qu\u2019il eut abandonné la sienne, le doyen Léon Binet si bienveillant pour les Canadiens et lui-même élève de Sergent, les docteurs Blain, Thibault, Gaudet et moi-même procédâmes solennellement, il y a trois ans, à l\u2019inauguration du comité d\u2019orientation à la Maison Canadienne.Vous savez tous comment il fonctionne.Je n\u2019y insiste pas.Mais je vais rendre hommage à ceux qui s\u2019en occupent avec moi: le docteur ALLOCUTIONS AU XXIIk CONGRÈS 1341 Chigot, chirurgien des hôpitaux, qui devrait être ici des nôtres, le docteur Hillemand et Jean Bernard.Je me rappelle qu\u2019il dirige non seulement sur Paris, mais dans les autres Universités de France, et vous devez remercier, Messieurs, le doyen Hermann, ici présent, qui a secondé cet effort de toute son autorité décenale à la Faculté de Médecine à Lyon.Un nouveau développement intéressant dont vous devez être prévenu est la mise au point de la règlementation française pour les diplômes de spécialités.Il vous intéressera certainement de connaître que celles-ci se font en trois ans et que dans les centres français reconnus, toutes les années sont valables.Nous étudions maintenant ici même le moyen d\u2019obtenir l\u2019équivalence du diplôme pour le Canada après entente avec les organismes responsables, et la possibilité d\u2019ententes avec les facultés anglaises, déterminées de faire compter dans le diplôme français une année faite en Angleterre, pour permettre à nos amis canadiens de parfaire leur instruction dans les deux pays et dans les deux langues.Le resserrement des échanges culturels internationaux évoluant rapidement depuis la guerre, favorise en ce moment même de telles réalisations.Notre collègue, le professeur Velter, s\u2019occupe particulièrement de cette importante question.Messieurs, il reste beaucoup à faire encore et les tâches ne manqueront pas, car des questions pendantes déterminées en ce moment même par le docteur Leclainche, directeur à l\u2019Assistance Publique, est le problème des résidences dans les hôpitaux de Paris et la reconnaissance des attestations par le Collège Royal.= Mais nous continuerons à parfaire l\u2019édifice et l\u2019évolution doit se faire au rythme du développement de la médecine canadienne.Car il n\u2019est pas douteux, Messieurs, et votre congrès le mémontre, que le départ est fait chez vous, ici dans la province de Québec, par l\u2019évolution d\u2019une médecine canadienne-française.Elle a déjà passé l\u2019aurore.Combien il est 1342 ALLOCUTIONS AU XXIIr CONGRÈS émouvant de la voir se façonner peu à peu sous nos yeux.Dès maintenant on peut en discerner les caractères propres et certains d\u2019entre vous les analysent déjà \u2014 je fais allusion ici à notre ami Paul Robert \u2014 j'en vois pour ma part deux principaux.Le premier est la fermeté de l\u2019éducation scientifique de base, chimique, physiologique, histologique.Vous y apportez, Messieurs, la méthode, le sérieux, l\u2019honnêteté, la tenacité, l\u2019obstination qui sont les qualités essentielles.Vous vous souvenez de la parole de Claude Bernard: «Il ne faut plus dire, la médecine est l\u2019art de guérir, mais la médecine est la « science » de guérir.» Les possibilités immenses de votre pays vous mettent en mesure d\u2019outiller vos laboratoires et vos universités d\u2019une manière très complète et très rapide.Il vous répugne cependant, parce que vous êtes français, de mettre l\u2019homme en équations si exactes soient-elles.Si le savant poursuit son travail d\u2019élaboration scientifique, il sait bien que la science est une activité en soi, coordonnée autour d\u2019une série d\u2019opérations mentales d\u2019une rigueur et d\u2019une précision extrême.C\u2019est encore Claude Bernard qui écrit: « La science exclut le sentiment et la liberté humaine.» Le médecin ne peut se confiner en cette tâche.Il lui faut faire davantage et Claude Bernard encore si souvent déformé et incompris dans ses pensées profondes l\u2019a bien vu: « C\u2019est le sentiment, écrit-il, qui est le côté fondamental de l\u2019homme, il ne se détruira jamais, heureusement, c\u2019est ce qu\u2019on appelle la foi, le cœur.» Quelle que soit la perfection de tous les moyens scientifiques, le médecin doit établir un contact direct d\u2019âme à âme.Il faillit à son devoir s\u2019il ne le fait pas.Il ne s\u2019agit pas seulement d\u2019approfondir la vie psy- L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 chologique en appliquant les règles de la médecine psychosomatique, mais d\u2019aimer son prochain, mais de l\u2019aimer vraiment, de lui tendre le secours d\u2019une sympathie vivante et active.Telle est, Messieurs, je le sais, votre propre conception qui, nourrie par le christianisme, rejoint la nôtre.Ainsi se dessine peu à peu la médecine canadienne.L'évolution peut être lente, elle peut être difficile, elle peut ne pas être évidente, même pour ceux qui l\u2019éprouvent.Il n\u2019importe, elle se fait.La voie se fraye entre deux cultures véhiculées par deux langues.J\u2019ai l\u2019inébranlable conviction qu\u2019il vous est impossible de ne pas vous établir sur les bases que je viens de définir.En conclusion, Messieurs, il faut travailler ensemble.La France vous aidera de tous ses moyens et elle vous offrira ce que vous voudrez prendre d\u2019elle.Sans doute il y a des difficultés; sans doute nous voudrions mieux faire; sans doute nous sommes parfois pris par des difficultés financières et avons une organisation trop vieille par endroits.Et pourtant, Messieurs, ayons confiance les uns dans les autres.Nous avons des difficultés qui ne sont pas toutes de notre fait: pendant que vous construisez, nous reconstruisons; nous nous battons aussi dans une guerre d\u2019usure qui gaspille nos jours, notre argent, notre sang; nous avons en plus à faire face à des obligations internationales que vous connaissez.Mais tout se fait avec le temps, la ténacité ct la foi.Le médecin français et le médecin ranadien-français se soutiendront, s\u2019épauleront.Il y aura toujours des hommes de cœur et de foi des deux côtés de l\u2019océan pour le soutenir.Vive le Canada français! Vive la France! L\u2019ACCRÉDITATION DES MÉDECINS EN PRATIQUE GÉNÉRALE W.V.JOHNSTON, M.D.(Lucknow, Ont.).Nul n'est mieux qualifié que le Dr Victor Johnston pour exprimer le point de vue de ses confrères en médecine générale.L'article suivant, préparé par le Dr Johnston, envisage un problème des plus complexe.De quelle façon le médecin en pratique générale peut-il recevoir la considération que lui méritent son rang et son œuvre?D\u2019autres hommes sortis de la même école possèdent des diplômes ou des certificats spéciaux.Mais lui, ne serait-il pas possible de le munir d\u2019un passeport semblable?Chaque famille canadienne devrait s\u2019assurer les services d\u2019un médecin de famille qui s\u2019oceu- perait de soigner 90% de leurs maladies et qui, au besoin, les dirigerait vers un spécialiste et des soins spécialisés.De nos jours, le rôle des médecins en pratique générale consiste à être des médecins compétents auprès des familles et des médecins particuliers auprès des individus, et en mesure de les guider dans le labyrinthe de la médecine moderne.Ces fonctions sont loin d\u2019être un champ statique pour leurs activités.En effet, ses frontières varient au fur et à mesure que s\u2019accroissent les connaissances dans le domaine de la médecine préventive et curative.Il faut admettre que la qualité des soins prodigués au public par les médecins en pratique générale a maintenant atteint son plus haut niveau dans l\u2019histoire de la médecine mais par contre le statut du médecin n\u2019a fait que rétrograder.Le statut des médecins en pratique générale devrait, en tout temps, être en fonction de leur compétence.En fin de compte, le médecin s\u2019affirme ou périclite selon qu\u2019il est \u2014 ou non \u2014 une autorité ou un maître dans son métier.Il existe plusieurs raisons pour justifier cette opinion amoindrie des services que dispense le médecin de famille.L\u2019une de ces raisons réside dans la très haute qualité du travail accompli par le spécialiste.Le public a été profondément impressionné par les résultats merveilleux qu\u2019ont obtenu les spécialistes, par l\u2019application de techniques particulières, dans la conquête de certains types de maladies jusqu\u2019ici jugées fatales.Une autre raison peut être attribuée au fait que, dans tous les domaines des affaires et de l\u2019industrie, on compte de plus en plus sur la spécialisation.Au fur et à mesure que le spécialiste acquiert une plus grande maîtrise dans certains travaux particuliers il se voit décerner un certificat de compétence.Ainsi, lorsque le profane recherche des soins médicaux il sait qu\u2019un certificat signifie une compétence particulière et sa confiance va naturellement vers le médecin qui détient un tel certificat.Un autre facteur qui contribue à cette situation c\u2019est qu\u2019en elle-même, la pratique générale de la médecine subit des changements en ceci qu\u2019au lieu de demeurer une unité parfaitement intégrée elle se divise maintenant en une variété d\u2019unités distinctes \u2014 notamment, les soins médicaux qu\u2019offrent diverses sources dans le milieu des affaires; les services de santé industriels et gouvernementaux.En outre, le médecin lui-même a modifié son attitude, tendant davantage à devenir un homme d\u2019affaires qu\u2019à demeurer le confident de famille.En rendant moins personnels ses rapports avec ses patients il a perdu quelque peur leur estime et leur confiance.Plusieurs facteurs entrent en cause lorsqu\u2019il s\u2019agit de mettre en œuvre avec succès une politique visant à pourvoir notre population d\u2019un nombre suffisant de médecins de famille capables.D\u2019abord faut-il que le public se rende compte que ce genre de service est le 1344 JOHNSTON: L\u2019ACCRÉDITATION DES MÉDECINS.meilleur et le plus économique lui permettant de bénéficier des progrès de la médecine moderne.Il faut également qu\u2019il existe une coopération entière entre les médecins en pratique générale et les spécialistes, le premier devant fournir le plus de détails possible concernant le patient qu\u2019il refère au spécialiste pour une opinion ou un traitement, et ce dernier devant apprécier que plus le médecin de famille est compétent plus il sera en mesure de déterminer s\u2019il a besoin d\u2019assistance.Il est donc essentiel d\u2019orienter davantage la formation professionnelle vers les soins familiaux en prévoyant une branche de pratique générale dans toutes les écoles de médecine.Il importe que chaque médecin en pratique générale ait accès à un hôpital général pour y donner les soins dans les limites de sa compétence.Mais par dessus tout les médecins en pratique générale devront eux-mêmes consacrer plus de temps et plus d\u2019efforts à l\u2019établissement de leurs propres capacités et être prêts à assumer plus de responsabilité en ce qui concerne la formation des médecins de famille au point de vue social et professionnel.Ces observations sont les conclusions de la Section de la Pratique Générale de l\u2019Association Médicale Canadienne.Ce ne sont pas des idées visionnaires issues de ma seule imagination.Ces conclusions ont été atteintes après deux années d\u2019études par l\u2019exécutif de cette Section dont les membres comprennent des représentants de toutes les provinces.Au cours de leurs délibérations ils ont bénéficié de l\u2019aide précieuse de spécialistes en matière d\u2019éduca- cation, de représentants du Gouvernement, du Collège Royal et de confrères de langue fran- caise; ils ont eu la coopération d'un certain nombre d\u2019autorités hospitaliéres et de 'hygiene publique ainsi que des membres du Conseil exécutif de l\u2019Association Médicale Canadienne.Ces deux années nous ont permis de nous renseigner.La Section de la Pratique Générale s\u2019est efforcée de viser à longue portée en fixant comme objectif ultime une amélioration dans la formation, l'éducation et la pratique des médecins de famille.On a visé premièrement et surtout les besoins de la population et les L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 intérêts de la profession entière.En mars de cette année, à Toronto, l\u2019exécutif de la Section de la Pratique Générale a approuvé à l\u2019unanimité le principe de l\u2019accréditation des médecins en pratique générale d\u2019une compétence reconnue, et a prié l\u2019Association Médicale Canadienne d\u2019établir un mécanisme pour le mettre en œuvre.Lors de la convention annuelle de juin, à Banff, l\u2019assemblée générale de la Section et le Conseil Général de l\u2019Association Médicale Canadienne ont ratifié le principe de l\u2019accréditation.Un comité conjoint de la Section et de l\u2019exécutif du corps-mère étudie présentement la question et soumettra son rapport.Que voulez-vous dire au juste par « accréditation »?Voici: il s\u2019agirait d\u2019établir un critère de la formation et de l\u2019expérience lequel, combiné avec l\u2019excellence de la pratique et les cours de perfectionnement post-scolaires fréquents, serait reconnu de telle man:ère qu\u2019il aurait une signification pour le public, la profession et les hôpitaux.Comment cette accréditation sera-telle accomplie?Nous sommes d\u2019opinion qu\u2019il faudrait créer un Collège de Pratique Générale.Nous réclamons un organisme qui soit investi des pouvoirs nécessaires pour estimer et certifier la compétence des médecins en pratique générale.Ce pouvoir ne s\u2019exercerait qu\u2019à la demande d\u2019un médecin.Le Collège aurait également pour fonctions de fixer des standards adéquats pour la pratique générale.L\u2019organisme, en un mot, ferait œuvre utile en comptant sur la coopération individuelle de tous les médecins.L'organisme proposé serait en quelque sorte un « centre académique » ayant pour fonctions de prêter assistance aux médecins en pratique générale et de diriger leurs activités.Ses débuts seraient modestes mais il serait appelé à se développer graduellement.Nous avons pensé l\u2019appeler « Collège de la Pratique Générale ».D\u2019autres noms ont été suggérés, par exemple « Association », « Faculté », et « Académie » de la Pratique Générale, mais aucun de ces titres n\u2019a paru convenable à la plupart des membres.Il semble préférable de choisir PA L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 un nom dont la signification méme rende bien l\u2019idée des fonctions que devra accomplir l\u2019organisme.En abordant le problème complexe de l\u2019accréditation, il importe de ne pas perdre de vue \u201c certains principes.Le but de l\u2019organisme serait d\u2019améliorer les standards graduellement et non pas du jour au lendemain.La compétence moyenne \u2014 et non pas celle de quelques médecins seulement \u2014 serait élevée en conservant les relations professionnelles dans un état d\u2019harmonie.Nous croyons que ceci pourrait être achevé en basant les standards en partie sur la formation académique et en partie sur une évaluation fonctionnelle, c\u2019est-à- dire qu\u2019on procéderait à la fois au moyen d\u2019un examen et d\u2019un genre de vérification fonctionnelle.Cette dernière comporterait une analyse du genre de pratique exercée.On pourrait inclure dans ce dernier point la soumission par le médecin d\u2019un rapport couvrant 50 cas dont une proportion comprendrait des patients référés à des spécialistes-conseils.Il serait attaché une importance particulière à l\u2019âge du médecin.Dans le cas des nouveaux diplômés désirant un certificat d'accréditation, le standard de formation et de qualifications serait plus élevé.Et pourquoi recherchons-nous cette accréditation?Le motif qui nous anime est l\u2019établissement et le maintien de standards aussi élevés que possible pour la pratique générale.Le prestige du médecin sera rehaussé en conséquence, amenant ainsi des relations plus parfaites entre la profession entière et le public.Il est fort possible qu\u2019il en résulte sur la situation économique variable de la médecine une influence considérable et profitable.Nos spécialistes en matière d'éducation réclament un tel organisme.Le docteur G.E.Hall, président de la «Western Ontario University », dans un article important publié dans le Journal de l\u2019Association Médicale Canadienne de mai 1952, déclare que « on doit trouver quelque moyen d\u2019établir l'identité des médecins en pratique générale pourvus d\u2019une compétence reconnue ».Il'ajoute en outre que «il importe de définir clairement la nécessité JOHNSTON: L\u2019ACCREDITATION DES MEDECINS .* 1345 d\u2019une formation universitaire en pratique générale et cette formation devrait être suffisamment étendue pour produire chez ceux qui remplissent cette condition un sentiment de fierté et de confiance en soi ».Le docteur Hall déclare encore que «nous pourrions établir un critère qui, non seulement permettrait à un homme d\u2019obtenir un diplôme ou un classement mais l\u2019empêcherait de passer le reste de sa vie complètement indifférent aux progrès de la médecine ».: A l'heure actuelle, la formation spécialisée reçoit la préférence dans les centres universitaires.En définissant la pratique générale de façon plus juste et en fixant des standards plus précis, il semble que nous aurions atteint une compréhension plus réaliste de la formation requise pour se consacrer à cette sphère d'activités.Il nous paraît logique que les écoles de médecine devraient concentrer leurs efforts pour orienter leurs sous-gradués vers la médecine générale, réservant la formation spécialisée et les cours de perfectionnement pour les médecins de famille à qui elle offrirait cette instruction dans son programme sous la manchette des cours post-scolaires.On nous a signalé à maintes reprises qu\u2019il existe, dans les centres non-enseignants, un bon nombre d\u2019hôpitaux importants qui se prêteraient admirablement bien à des programmes pour la formation de médecins en pratique générale.Une autre raison qui justifierait la recherche d\u2019un système d'accréditation c\u2019est que dans plusieurs de nos grandes villes, les médecins en pratique générale ressentent le besoin de s'appuyer sur une organisation ou une autorité quelconque sur laquelle ils pourraient compter pour attester leur compétence, et ils réclament un tel organisme.Personne n\u2019est en mesure de leur rendre ce service à l\u2019heure actuelle et ils doivent faire face à certaines difficultés dans leurs contacts avec les hôpitaux.Certains hôpitaux ne leur ouvrent leurs portes que sur présentation d\u2019un certificat émanant d\u2019une autorité compétente.Ces hôpitaux estiment qu\u2019un certificat est acceptable \u2014 et je suppose suffisamment digne de foi pour l\u2019admission d\u2019un médecin dans leur insti- 1346 tution, quoique à l\u2019origine un certificat de spécialiste n\u2019ait pas été destiné à tenir lieu de license.On pourra prétendre que l\u2019accréditation sera un autre instrument de division dans nos rangs, que cette mesure consacrera un groupe de médecins de famille d\u2019une catégorie soi- disant supérieure ou de spécialistes en pratique générale.Ce serait là un résultat désastreux.Nous n\u2019avons nullement l'intention de parcourir le pays et de classifier sur le champ nos médecins en pratique générale.Cependant, nous avons la conviction qu\u2019il faut commencer quelque part et que c\u2019est aux médecins eux-mêmes qu\u2019il échoît de se mettre à la tâche pour leur propre bénéfice en établissant des standards pour régir leur travail.Nous sommes convaincus que c\u2019est là une condition fondamentale pour assurer des soins médicaux satisfaisants à la population et pour résoudre quelques-uns de nos problèmes professionnels.Vous nous direz peut-être qu\u2019il existe un grand nombre de moyens autres qu\u2019un examen pour juger un médecin.Et vous aurez raison.Plusieurs d\u2019entre nous ont hésité à se départir de la confiance que leur inspiraient l\u2019individualisme farouche et l\u2019initiative des médecins pour satisfaire aux exigences de la médecine moderne.Mais nous avons été forcés de reconnaître que l\u2019examen et le certificat sont l\u2019une des méthodes les mieux éprouvées qui soient à la disposition de la société pour se protéger dans toute sphère où les travailleurs doivent témoigner de connaissances expertes.Nous sommes émerveillés par tout ce qu\u2019a accompli le Collège américain des Chirurgiens pour la chirurgie dans notre pays.On nous fait remarquer qu\u2019aux environs de l\u2019année 1913 une petite poignée de chirurgiens s\u2019organisé- rent en petit groupe et se donnèrent le nom de « Collège », et en effet ils furent un Collège.Ils établirent des normes rigides pour ceux qui voulaient faire partie de leur Collège.L'une des clauses de ces règlements stipulait que chaque membre devait soumettre 50 cas parmi ses patients.Ils ne tardèrent pas à constater qu\u2019il n\u2019y avait en Amérique du Nord pas un seul chirurgien en mesure de produire une JOHNSTON: I\u2019ACCREDITATION DES MEDECINS.L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 telle liste.Cette exigence fut mise sur le tapis \u2014 mais pas pour longtemps.Avec la coopération de leurs membres ils entreprirent, au moyen de règlements supplémentaires, de hausser les standards de la chirurgie pour le bénéfice de la médecine entière.Chaque fois qu\u2019il a été question d\u2019organiser un système d\u2019accréditation de spécialistes la même crainte a surgi \u2014 que cette accréditation provoquerait une autre division malsaine au sein de la profession.Or, le résultat a été tout autre car il a produit une formation spécialisée d\u2019une qualité de plus en plus remarquable et, partant, une hausse du standard des soins spécialisés.L'établissement d\u2019un Collège de Pratique Générale entraînera une mise de fonds considérable.En se prononçant sur le principe mis en cause, les médecins en pratique générale devront réaliser que la responsabilité financière leur incombe principalement.Une certaine assistance viendra peut-être d\u2019autres sources mais ils devront eux-mêmes consentir une certaine somme de sacrifices.L'heure est peut-être bien choisie pour inviter les médecins en pratique générale à offrir leur souscription.Je suis convaineu qu\u2019un tel appel produirait des fonds considérables.Ce serait là une preuve de notre confiance dans l\u2019entreprise.Voyons ce dont nous sommes capables.La Section de la Pratique Générale estime que l\u2019accréditation des médecins en pratique générale constitue une partie intégrante de tout plan compréhensif destiné à améliorer la qualité de la pratique générale et pour permettre à ses disciples de mieux servir le public, le Collège Royal du Canada, nos universités et les conseils médicaux des hôpitaux de nos grandes villes.I] est tout à fait à propos que nous recherchions les conseils et la collaboration de l\u2019Association Médicale Canadienne.Nous, et tous les autres médecins du Canada, sommes l\u2019Association Médicale du Canada.Ce que nous voulons c\u2019est ce que les spécialistes ont déjà obtenu eux-mêmes.Nous sollicitons leur appui.Nous voulons un plus grand nombre de médecins en pratique générale et nous voulons L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 qu\u2019ils soient compétents.Nous désirons, surtout pour les jeunes gens et jeunes femmes qui se consacrent à ce travail, qu\u2019ils reçoivent une formation spéciale pour remplir le rôle de médecin de famille, que cette sphère soit plus explicite et plus précise dans ses standards d\u2019excellence et que leurs hôpitaux locaux leur accordent des lits pour leurs patients et leur JOHNSTON: L\u2019ACCREDITATION DES MEDECINS.1347 facilitent l\u2019accès à leurs salles.Une fois ces conditions assurées nous sommes certains qu\u2019ils seront en mesure de fournir à notre population, à des conditions raisonnables, ce qu\u2019il y a de mieux en fait de soins médicaux, et qu\u2019ils seront fiers de consacrer leur vie à cette œuvre admirable. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus » : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple : J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE H.I.HYMAN et T.JARROLD.\u2014 Leucémie a éosinophiles.Observation d'un cas avec autopsie.(Eosinophilic leukemia.Report of a case with autopsy.) \"Ann.Int.Med.\u201d, 36: 6; 1541 (juin) 1952 Les opinions sont partagées quant à l\u2019existence de la leucémie à éosinophiles, en tant qu\u2019entité unique définie.C\u2019est pourquoi, beaucoup de cliniciens, devant une éosinophilie excessive, ne considèrent la leucémie qu\u2019en tout dernier lieu.Et lorsque les hématologistes sont obligés, devant un cas donné, d\u2019interpréter l\u2019association leucémie et éosinophilie, ils se partagent en 2 groupes: les uns considèrent la leucémie à éosinophiles comme une variété banale de leucémie myéloïde chronique, les autres croient qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une entité bien distincte et possédant une image hématologique caractéristique.À cause de l\u2019intérêt de ces discussions et de la rareté de cette forme de leucémie, les auteurs ont cru bon de rapporter un cas dont l\u2019histoire clinique et l\u2019évolution sont assez typiques de leucémie, mais dont les analyses répétées (frottis de sang périphérique et de moelle sternale) et l\u2019examen des différents organes après autopsie suggèrent fortement l\u2019existence, chez ce malade, d\u2019une leucémie à éosinophiles (infiltration éosino- philique des poumons, du foie, du cœur, de la rate, des ganglions et des méninges.) Dans le sang périphérique et dans la moelle, les auteurs ont noté la présence d\u2019un même type de cellules éosinophiles adultes mais à morphologie anormale.Plusieurs auteurs ont déjà rapporté l\u2019aspect mature mais atypique de ces éosinophiles leucémiques.Ils diffèrent des P.N.E.normaux en ce que leurs granulations sont moins nombreuses et plus ténues tandis que le cytoplasme est plutôt limpide et contient de nombreuses vacuoles.Quant à l\u2019aspect morphologique de la moelle osseuse chez ces malades atteints de leucémie dite éosinophilique, certains auteurs prétendent qu'ils ont trouvé jusqu\u2019à 40% de « stem cells » qu\u2019ils considèrent être un stade dans la formation de ces éosinophiles anormaux.Souvent ces malades succombent à une poussée aiguë myéloblastique.À cause de la présence dans le sang, dans la moelle, dans certains organes de ces éosinophiles anormaux il semble, selon les auteurs, que l\u2019on doive penser à l\u2019existence de la leucémie à éosinophiles comme à celle d\u2019une entité distincte et définie avec des aspects cliniques et histologiques qui la place à part de cette proche voisine qui est la leucémie myéloïde chronique.Gilles GOSSELIN.P.CAZAL.\u2014 Aspects cliniques et hématologiques de la réticulose maligne.\"Acta Haematologica\u201d, 7: 2; 65 (février) 1952.La réticulose maligne est caractérisée par une prolifération envahissante, irréversible, atypique et systématisée des cellules réticulo- histiocytaires.Alors que les néoplasies sont des proliférations cellulaires ayant les mêmes caractères d\u2019envahissement, d\u2019irréversibilité et d\u2019atypie, elles se font à partir d\u2019un point de départ local et se généralisent dans l\u2019organisme par le phénomène de métastase tandis que, au contraire, la réticulose maligne, comme toute une série d\u2019affections hématologiques (leucoses, lymphogranulomatose), est constituée par une prolifération du méme type, mais son point de départ est multiple et elle se généralise, non par métastases, mais par transfor- L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 mation sur place des cellules normales en éléments anormaux.La réticulose maligne présente un trés grand polymorphisme clinique, dû surtout à l'ubiquité des éléments réticulo-histiocytaires qui se trouvent dans tous les organes ou dans toutes les parties de l\u2019organisme.Et si les localisations les plus fréquentes sont les princ\u2018paux organes hématopoïétiques (la rate, les ganglions, le foie, la moelle osseuse) d'autres peuvent apparaître dans de nombreux territoires, très divers selon les cas, la peau, les poumons, le squelette, etc.Les signes généraux sont ceux que l\u2019on observe également dans les leucoses et les affections voisines malignes: ils tendent à s\u2019accentuer au cours de l\u2019évolution (fièvre de type ondulant, asthénie, anémie, amaigrissement.) L'évolution générale est toujours mortelle à plus ou moins brève échéance selon qu\u2019il s\u2019agit de formes aiguës ou chroniques.Devant le grand polymorphisme de cette maladie, il est difficile de présenter un classement des aspects cliniques qui peuvent varier à l'infini.Chaque malade représente un cas particulier.Cependant, en négligeant les cas exceptionnels, et en essayant de regrouper les autres, on peut arriver à distinguer trois aspects principaux: 1) formes viscérales (organes hémopoiéti- que: foie, rate, ganglions) ; 2) formes dermatologiques où l\u2019atteinte cutanée est initiale et prédominante; 3) forme spéciale atteignant le jeune er- fant et individualisée sous le nom de maladie de Letterer-Siwe.L'étude de la prolifération cellulaire ne do\u2019t pas se limiter au sang périphérique mais doit comprendre les organes hémopaïétiques et toutes les autres localisations de la maladie.L\u2019atteinte sanguine se caractérise par les anomalies suivantes: anémie, thrombocytopé- nie, perturbation de la formule leucocytaire et apparition de cellules anormales.Celles-ci qui prolifèrent dans les tissus et passent dans le sang sont d\u2019origine réticulo-histiocytaire.Elles rappellent les monocytes typiques par leur grande taille, la forme et le structure chroma- ANALYSES 1349 tinienne de leur noyau, la teinte de leur cytoplasme, leurs granulations azurophiles et leurs granulations peroxydasiques.Elles s\u2019en distinguent nettement par leurs caractères d\u2019aty- pie.Leur taille est souvent plus grande (30- 40 m.).Leur noyau est plus irrégulier, soit d\u2019une seule pièce, soit bilobé ou multilobé, leurs granulations azurophiles cytoplasmiques sont parfois plus grossieres et plus irrégulieres, parfois raréfiées ou absentes; le plus souvent elles se concentrent autour du noyau si bien que le cytoplasme est divisé en 2 zones, l\u2019une centrale granuleuse, l\u2019autre périphérique hyaline.Certains éléments sont nettement nu- cléolés.La réticulo-endothéliose maligne doit être différenciée de la leucémie monocytaire, de la lymphogranulomatose maligne, du mycosis fungoide, du gralunome éosinophile et des réticulo-sarcomes.Gilles GOSSELIN.W.H.REEDER et B.E.GOODRICH.\u2014 Infiltrats pulmonaires avec éosinophilie.(Pulmonary Infiltration with eosinophilia, P.I.E.syndrome.) \u201cAnn.Int.Med.\u201d, 36: 5; 1217 (mai) 1952.: Les auteurs ramènent la maladie de Loeffler à trois faits principaux: 1) infiltrats variables et transitoires des plages pulmonaires; 2) éosinophilie sanguine; 3) évolution bénigne et de courte durée si ce syndrome n\u2019est pas accompagné de quelque maladie fatale surtout de périartérite noueuse.Les images pathologiques décelées par la radiologie peuvent être unies ou bilatérales, uniques ou multiples, grandes ou petites, se présenter sous la forme d\u2019un voile assez homogène ou prendre un aspect vaguement ouaté.Le tout évolue durant quelque 2 semaines, avec disparition graduelle et complète de ces modifications radiologiques.Les symptômes et signes cliniques sont assez variables, 25% des cas sont décelés par des examens de routine alors que les malades n\u2019accusaient aucun trouble.Par contre, certains consulteront pour de la toux le plus souvent non productrice, de l\u2019anorexie, une fièvre lé- 1350 ANALYSES gère et une sensation de malaise généralisé.Les signes cliniques pulmonaires sont minimes et non spécifiques.De plus on retrouve dans l\u2019histoire de ces malades un épisode urticai- rien, asthmatique, migraineux, une crise d'œ- dème angio-neurotique.Les auteurs rapportent 4 des 8 cas qu\u2019ils ont observés sur une période de 18 mois.Un seul de ces malades est décédé: il y avait chez celui-ci association de « P.ILE.Syndrome » et de périartérite noueuse.Quelques-uns furent traités et avec succès au moyen de cortisone ou d\u2019ACTH.Ces hormones amènent rapidement une diminution des éosinophiles au niveau du sang périphérique, le nettoyage des infiltrats pulmonaires et le soulagement des troubles subjectifs.Gilles GOSSELIN.R.C.SCOTT et Vincent J.SEIWERT.\u2014 Traitement de Y'angor pectoris par le Khel- lin pur et cristallisé.(Treatment of Angina Pectoris with pure crystalline Khellin.) \u201cAnn.Int.Med.\u201d, 86: 5; 1190 (mai) 1952.14 patients souffrant d\u2019angor pectoris sont traités au khellin cristallisé à la dose de 200 mgs ingérés tous les jours.Auparavant ils avaient été observés au repos complet durant quelques semaines.On alterna, toutes les 4 semaines, Khellin et placebo.Les auteurs précisent que 8 de leurs 14 malades ont noté une diminution assez nette des épisodes angineux durant la période où ils ingéraient le khellin comparativement à ceux qu\u2019ils éprouvaient durant la phase d\u2019observation ou durant la phase d\u2019administration de placebo.9 de ces 14 malades accusèrent des signes d\u2019intolérance à la dose quotidienne de 200 mgs de khellin.Ces réactions disparurent en cessant temporairement le médicament ou en diminuant cette dose quotidienne à 150 ou 100 mgs.On pratiqua chez ces malades des tests de tolérance a l'exercice au cours des phases d\u2019observation avec administration de placebo et d\u2019ingestion de khellin.Il y eut amélioration L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 notable de ces épreuves chez 3 des malades traités au khellin.Les auteurs concluent qu\u2019il est préférable d\u2019employer la forme pure, cristallisée de khel- lin plutét que les mixtures: celle-là provoquerait moins de signes d\u2019intolérance et partant permettrait d\u2019atteindre la dose thérapeutique.Gilles GOSSELIN.W.H.BLAHD, M.S.LEVY et S.H.BASSETT.\u2014 Un cas de Hand-Schüller-Christion traité par la cortisone.(A case of Hand- Schiiller-Christian syndrome treated with Cortisone.) \u201cAnn.of Int.Med.\u201d, 35: 927 (octobre) 1951.C\u2019est un ingénieur industriel de 29 ans qui est atteint du syndrome de Hand-Schüller- Christian.Les principaux troubles dont il se plaint sont les suivants: maux de tête, douleurs thoraciques, toux.La toux va en s\u2019aggravant depuis quatre semaines.Dix-huit mois avant son hospitalisation il présente une toux sèche, tenace.Aux aisselles, il a une masse.À cette époque, on fait le diagnostic de sar- coïdose associée à des troubles relevant du diabète insipide.Aux rayons X, on remarque, aux parties moyennes et inférieures des poumons, des images interstitielles d\u2019aspect fibreux qui favorisent bien le diagnostic de sarcoidose.Six mois avant son admission un PUO spontané apparait au poumon gauche.On lui fait quelques thoracentéses et on retire un liquide sanguinolent.Un mois avant son entrée à l\u2019hôpital, la toux et la douleur thoracique s\u2019aggravent.À l\u2019auscultation, on entend peu de chose si ce n\u2019est un frottement pleural à l\u2019hémithorax gauche.L\u2019examen radiologique donne la même image de fibrose interstielle généralisée.Mais 2 semaines avant son entrée, le malade ressent une douleur subite au thorax droit qui est bientôt suivie d'une toux paroxystique.C\u2019est un autre PNO logé au poumon droit.Un peu plus tard un deuxième PNO spontané survient au même poumon.On pose alors le diagnostic de maladie de Hand- Schüller-Christian et on tente le traitement par l\u2019ACTH.Trente minutes après cette in- jéction, un érythème urticairien généralisé - pme Rp mien - yves an cn sist.re L'Union Mc(d.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 apparaît accompagné de dyspnée intense.La cortisone est employée.On essaie, mais en vain de faire la réexpen- sion pulmonaire.Au poumon droit, on pratique une thoracotomie qui montre un poumon atteint de fibrose pulmonaire avancée avec un emphysème bulleux.Une biopsie du poumon droit révèle un épaississement et une abondante vascularisation de la plévre.Les interstices des alvéoles sont infiltrées de cellules inflammatoires, y compris des cellules plasmatiques et quelques éosinophiles.Ces constatations donnent la preuve d\u2019une maladie active et évolutive appelée Hand-Schüller-Christian.L.ACTH et la cortisone semblent avoir donné des résultats plutôt douteux.C\u2019est pourquoi on a eu recours à la radiothérapie.Il est intéressant de savoir qu\u2019avant 1893, quand Hand découvrit cette maladie, on lui donnait le nom de « General Tuberculosis ».L\u2019étiologie de cette maladie est encore inconnue.Mais aujourd'hui sa physio-pathologie est assez bien établie.Paul-René ARCHAMBAULT.PHTISIOLOGIE K.R.BOCOT, E.S.DILLON, D.A.COOPER, P.MEIER et R.RICHARDSON.\u2014 La tuberculose chez les diabétiques.(Tuberculosis among diabetics.) \u201cAmer.Rev.of Tuberculosis\u201d, 1: 1 (janvier) 1952.Les auteurs étudient 3 106 diabétiques au point de vue tuberculose.Le taux de la tuberculose chez ces diabétiques monte jusqu\u2019à 8 pour cent; c\u2019est un taux trois fois supérieur à celui observé chez des gens apparemment saïns, peu importe leur race ou leur occupation.Chez les diabétiques au-dessous de 40 ans la tuberculose active est à 5 pour cent.Mais au-dessus de 40 ans, le taux de la tuberculose active descend à 1,7 pour cent.Fait important à noter: la tuberculose augmente de 1,5 pour cent si les diabétiques tuberculeux ne reçoivent pas d\u2019insuline ou s\u2019ils en reçoivent, moins de 40 unités d\u2019insuline sont injectées.Si ces diabétiques tubereuleux ANALYSES 1351 reçoivent plus de 40 unités par jour, la tuberculose augmente de 5,3 pour cent.C\u2019est un travail très élaboré qui représente une mise au point fort remarquable.Paul-René ARCHAMBAULT.UROLOGIE Clarence V.HODGES.\u2014 Uréthrite chronique des fillettes.(Chronic Uretritis in Girls.) \u201cJ.A.M.A., 149: 753-756 (juin) 1952.Les symptômes les plus communs de cette infection souvent ignorés et négligés sont: des épisodes de fièvre, énurésis, pollakyurie et de miction impérieuse.La douleur est souvent transmise aux régions supra-pubiennes inguinales ou costo-vertébrales.Le pus est souvent présent durant des périodes d\u2019exacerbation, et il y a une différence notable entre les urines obtenues par miction libre ou par cathéteris- me.Les cultures d'urine sont souvent négatives.La répétition de l'infection urinaire basée sur l\u2019exacerbation de l\u2019uréthrite chranique postérieure semble être fréquente et temporairement touchée par les médicaments.Les études endoscopiques montrent un degré de processus inflammatoire chronique n\u2019ayant pas encore atteint le stage de fibrose.76% des patients sont traités avec succès par des dilatations uréthrales.Les sulfamides et les agents anti-biotiques sont administrés con- Jointement dans les cas ou la culture de l\u2019urine est positive.Les instillations locales et l\u2019électro-coagu- lation ne sont pas nécessairement dans la majorité des cas.Toutes les cultures sont positives aux colibacilles et entéro-cocci et sugge- rent que l'intestin est la source des infections uréthrales.Il semble que les rechutes soient plutôt dues à des exacerbations d\u2019uréthrite chronique plutôt qu\u2019à les ré-infections.Dans les cas ou l\u2019uréthrite et la pyelonéphrite chronique co-existent, il semble que l\u2019infection chronique soit plutôt retenue dans l\u2019urèthre que dans le rein.Cette étude fut basée sur une série de 25 cas, âgés de 245 à 9 ans.P-E.BELANGER. 1352 ANATOMIE PATHOLOGIQUE Lewis A.KIDDER.\u2014 Maladie a virus intéressant le cerveau et les viscères chez le nouveau-né.(Cerebral and visceral inclusion disease of infancy.) \"Am.J.of Clin.Path.\u201d, 22: 870 (septembre) 1952.Il s\u2019agit de la maladie rapportée dans la littérature médicale depuis une cinquantaine d\u2019années sous les noms variés de maladie à corps d\u2019inclusion, «cytomégalic inclusion disease », «salivary gland virus inclusion disease », et « protozan like cells ».Cas rapporté: enfant de 1920 gms mort environ une heure après sa naissance (par manque de soin?\u2014 le cordon ombilical n\u2019a pas été attaché).Le seul fait intéressant à relever de l\u2019autopsie est la présence sur les coupes du cerveau de placards jaunâtres de 1 à 5 mm de longueur (régions périventriculaire, corticale et sous- corticale).À l\u2019examen microscopique, on a trouvé des inclusions cytoplasmiques dans le rein, le poumon, le foie, le pancréas, la médullo-surrénale, la glande thyroïde et le cerveau.Ces corps d\u2019inclusions sont formations acidophiles, rondes, ovales, fusiformes ou réniformes.Dans le centre de ces «corps », il existe souvent une zone moins colorée de la taille d\u2019un nucléole et le pourtour du « corps » est constitué d\u2019une couronne claire (aspect en œil de hibou).Il s\u2019agit selon l\u2019auteur d\u2019une infection à virus transmissible à travers le placenta.Simon L'AUZÉ.R.A.FOX.\u2014 La \u201cgriffe de chat\u201d.(So called \u201ccat Scratch Fever\u201d.) \"Arch.of Path\u201d, 54: 75 (juin) 1952.L\u2019auteur se propose, non pas d\u2019étudier l\u2019étiologie ou le vecteur de la maladie de la griffe de chat, mais de préciser les lésions créées dans les ganglions.A la macroscopie, (sur les 4 cas étudiés) il note qu\u2019en coupe, les ganglions présentent ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 une coloration grisâtre parsemée de petits points jaunes d\u2019environ 3 mm de diamètre.A l'histologie, l\u2019architecture générale du ganglion est modifiée par la présence de pseu- do-tubercules à centre nécrotique parsemé de polynucléaires qu\u2019entoure une couronne de cellules épithélioïdes parmi lesquelles existe cecasionnellement une cellule géante.Le pourtour de cette couronne est parsemé de lymphocytes et de monocytes.Cette image ressemble à celle de la tularémie, et on ne peut faire le diagnostic de la lésion par l\u2019histo-pathologie seule.Simon L'AUZÉ.M.SALTZMAN.\u2014 Maladie de Ménière : aspects physio-pathologiques, formes cliniques et traitement.(Méniére\u2019s Disease : its pathologic features.clinical expressions and therapy.) \u201cAnn.Int.Med.\u201d, 36: 5; 1157 (mai) 1952.Les auteurs exposent, après revue des études les plus récentes, la physiopathologie du Syndrome de Ménière et soulignent surtout le rôle attribué aux modifications de pression osmotique au niveau de l\u2019endolymphe et de la périlymphe.Ils attribuent au tableau clinique trois formes principales: 1) forme labyrinthique où le vertige s\u2019associe à l\u2019insensibilité des canaux semi-circulaires; 2) forme cochléaire où domine la surdité; 3) forme complète où le malade se plaint d'épisodes répétés de vertiges, de surdité plus ou moins totale et d\u2019acouplènes.La plupart du temps s\u2019ajoute à ce tableau un nystagmus rotatoire.Ce nystagmus sera du côté de la lésion s\u2019il s\u2019agit d\u2019irritation, du côté opposé à la lésion si le processus en est rendu au stade de dégénérescence.De plus, le malade aura lui-même noté un soulagement notable lorsqu\u2019il était installé en décubitus latéral, souvent du côté atteint.Les auteurs établissent le diagnostic différentiel et énumèrent certains syndromes qui doivent être éliminés tels que lésions du tronc cérébral, tumeurs de l\u2019angle ponto-cérébelleux, thrombose de l\u2019artère cérébelleuse postéro- L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 inférieure.Ils insistent sur l'importance de l\u2019examen neurologique complet, des tests labyrinthiques et de l\u2019examen audiographique.Reste enfin à éliminer le Ménière symptomatique qui survient secondairement aux lésions les plus diverses, partout dans l\u2019organisme.Ils exposent, enfin, les traitements nombreux et variés que proposent: ANALYSES 1353 1.la chirurgie: a) section de la branche vestibulaire du VIII nerf crânien (Dandy); b) destruction des canaux semi-circulaires (ou du labyrinthe endo-lymphatique (Lampert).2.la médecine: a) diète sèche et déchlorurée; b) administration de doses massives de potassium; c) injections d\u2019histamine sous diverses formes.Gilles GOSSELIN. NOUVELLES CONFÉRENCIERS AU COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS .DU CANADA Les docteurs Alfred Cléroux, Léopold Long, Edou- ard Gagnon, Paul David, Jean-Paul Brault, Paul Bourgeois, Roland Simard, de Montréal, et les docteur Louis Coulonval et J.-A.Gravel, de Québec, étaient au nombre des rapporteurs à l\u2019Assemblée annuelle du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, tenue à Toronto, les 3 et 4 octobre 1952.Le congrès était sous la présidence du docteur Edmond Dubé, ancien doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.RÉORGANISATION DES SERVICES D'OPHTALMOLOGIE ET D'OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Le Conseil médical et le Bureau d\u2019Administration de l\u2019hôpital Notre-Dame viennent de décider la création de deux services autonomes: l\u2019ophtalmologie et l\u2019oto-rhino-laryngologie.Le service d\u2019ophtalmologie demeure sous la direction du docteur Jules Brault et le service d\u2019oto- rhino-laryngologie est confié au docteur Fernand Montreuil.Le premier service est assuré par six ophtalmo logistes, un assistant bénévole.un stagiaire et deux internes.L\u2019enseignement de la spécialité est organisé sous les auspices de la Faculté de Médecine et du service hospitalier.Le docteur Jules Brault dirige un programme de résidence de quatre ans en ophtalmologie.Le second service comprend un personnel médical de six oto-rhino-laryngologistes, un résident et deux internes.Le docteur Montreuil dirige, à l\u2019hôpital, l\u2019enseignement clinique de la spécialité en collaboration avec la Faculté de Médecine.Les deux services d\u2019ophtalmologie et d\u2019oto-rhino- laryngologie offrent chacun une résidence de quatre ans pour l\u2019entraînement des spécialistes.Le programme de résidence comporte deux années d\u2019internat rotatoire réparti en médecine, chirurgie et pathologie, et deux années dans la spécialité proprement dite.Le tout doit être suivi d\u2019une année d\u2019études à l'étranger, dans un milieu scientifique reconnu.si le candidat désire être attaché au personnel médical de l\u2019hôpital.Le poste de résidence est présentement ouvert en ophtalmologie; celui d\u2019oto-rhino-laryngologie est déjà rempli.ee ++ ASSOCIATION DES BUREAUX MÉDICAUX DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Lors de l\u2019assemblée annuelle de l\u2019Association des Bureaux Médicaux de la Province de Québec, tenue à Québec le 22 septembre, l\u2019exécutif suivant a été élu: Président: le docteur Roland Blais (Montréal) ; ler vice-président: le docteur J-E.Pelletier (Québec) ; 2ème vice-président: le docteur Edmond Pot- vin (Chicoutimi); secrétaire-trésorier: le docteur Willie Major (Montréal); secrétaire adjoint: le docteur Julien Pesant (Montréal); conseillers: les docteurs Bernard Tremblay (Saint-Jérôme), Jacques Olivier (Sherbrooke), A.-E.Dion (Sherbrooke), Irénée Lapierre (Lévis), D.Campbell (Trois-Ri- vières).Président sortant de charge: docteur Roland Décarie (Montréal).+ + PROGRAMME du PROFESSEUR RAYMOND VILLEY (DE CAEN) À SAINT-LUC DE MONTRÉAL Voici le programme des conférences de clinique thérapeutique et leçons cliniques données à l\u2019hôpital Saint-Luc par le professeur Raymond Villey : 7 octobre, 3 9 heures p.m.\u2014 Diagnostic des hématomes intracérébraux spontanés.(Séance d\u2019ouverture de la Société Médicale de Montréal.) 8 octobre, à 5 heures p.m.\u2014 Les céphalées.9 octobre, 4 11 heures a.m.\u2014 Angiomes et anévrysmes intracriniens.10 octobre, 3 5 heures p.m.\u2014 Les troubles de la miction.13 octobre, 3 5 heures p.m.\u2014 Les asthénies.14 octobre, à 11 heures a.m.\u2014 Thrombose de la carotide interne.15 octobre, à 5 heures p.m.\u2014 Les douleurs du membre supérieur.16 octobre, à 11 heures a.m.\u2014 Hématomes intra- cérébraux.17 octobre, 3 5 heures p.m.\u2014 Les douleurs du membre inférieur. L'Union Méd.Canada NOUVELLES 1355 Tome 81 \u2014 Nov.1952 20 octobre, à 5 heures pm.\u2014 Schéma des compressions de la moelle.21 octobre, à 11 heures am.\u2014 Les atrophies cérébrales.22 octobres, à 5 heures p.m.\u2014 Thrombo-phlébites cérébrales.23 octobre, à 11 heures am.\u2014 L\u2019hypotension intracränienne.24 octobre, à 5 heures p.m.\u2014 Les accidents cérébraux des hypertendus.27 octobre, à 5 heures p.m.\u2014 Troubles neurologiques allergiques.: 28 octobre, & 11 heures a.m.\u2014 Les syndromes du lobe temporal.29 octobre, à 5 heures p.m.\u2014 Les épilepsies.30 octobre, à 11 heures a.m.\u2014 Les scléroses en plaques et la sclérose combinée de la moelle.3 novembre, à 5 heures p.m.\u2014 L'état de mal convulsif et son traitement.4 novembre, à 11 heures a.m.\u2014 Les leuco-encé- phalites.5 novembre, à 5 heures p.m.\u2014 La méningite tuberculeuse.7 novembre, à 5 heures p.m.\u2014 La poliomyélite et les polyradiculonévrites.Programme des leçons cliniques Tous les matins, à 9.30 heures \u2014 Examen clinique des malades avec commentaires au lit du malade ou lecon magistrale sur un cas choisi.NOMINATIONS A LA FACULTE DE MÉDECINE DE L'UNIV.DE MONTREAL L'Université de Montréal vient d\u2019annoncer la nomination aux postes de professeurs agrégés des docteurs Paul Brodeur, en radiologie; Jean-Jacques Lussier, en physiologie, et Fernand Montreuil, en oto-rhino-laryngologie.Ont été aussi nommés assistants professeurs, les docteurs Benoît-Guy Bégin (chirurgie thoracique), Jacques Bernier (médecine), Alfred Cléroux (médecine), Claude Fortier (médecine et chirurgie expérimentales), Maurice Gagnier (obstétrique), Roger Gareau (psychiatrie), Gustave Gingras (médecine physique), Robert Guillemin {médecine et chirurgie expérimentales), Gilles Huard (pédiatrie), Léon Lebel (médecine), Jean Piette (pédiatrie), Jean-Paul Thériault (anatomie pathologique).NOMINATION À L'INSTITUT LAVOISIER Le docteur Charles Lépine, après un séjour de perfectionnement aux Etats-Unis, prendra la direction du nouveau département de physiologie circulatoire à l\u2019Institut Lavoisier de Rosemont.SÉANCE DE LA \"MONTREAL NEUROLOGICAL SOCIETY\u201d La « Montreal Neurological Society » a tenu sa réunion le 22 octobre 1952 à l\u2019hôpital Notre-Dame.En voici le programme: 1.Un cas d\u2019angiome intraventriculaire.Docteurs R.Amyot et G.Rinfret.2.Un cas de lésion de l\u2019angle.Docteurs C.Bertrand et R.Amyot.3.Un cas de Klippel-Feil avec symptômes de la fosse postérieure, Docteurs C.Bertrand et A.Pelletier.4.Un cas pour diagnostic.Docteurs R.Amyot et J.Vasquez.ee ++ CONFÉRENCE DU DOCTEUR CHARLES K.FRIEDBERG Vendredi, le 17 oetobre 1952, le docteur Charles K.Friedberg a donné une conférence sur l\u2019équilibre électrolytique à la Résidence des Gardes-Malades du « Montreal Jewish General Hospital ».LE DOCTEUR WILBROD BONIN ÉLU PRÉSIDENT DE L'ACFAS L\u2019assemblée annuelle de J'ACFAS a eu lieu récemment.À l\u2019issue de celle-ci, on a procédé à l\u2019élection du nouvel exécutif qui a donné les résultats suivants: Président: le docteur Wilbrod Bonin, doyen de Montréal; vice-présidents: ©.Ouellet, Québec; L.Marion, Ottawa; trésorier: Abel Gauthier, Montréal ; secrétaire général: docteur Jean-Jacques Lussier, Montréal; assistant-secrétaire: C.Geoffrion, Québec.ee ee RÉUNION DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE (SECTION DES CANTONS DE L'EST) Dans une conférence prononcée devant les membres de l\u2019Association des Médecins de Langue Française (section de la région des Cantons de l\u2019Est), Son Exc.Mgr Georges Cabana, archevêque de Sherbrooke, a tracé les grands devoirs du médecin catholique pour observer qu\u2019il avait un apostolat à exercer du point de vue spirituel auprès du malade et que même la femme du médecin ne peut demeurer indifférente si elle est convaincue du rôle qu\u2019elle est 1356 également appelée à jouer auprès d\u2019un mari préoccupé du soin de ses patients.Monseigneur Cabana a rappelé la grande influence que le médecin peut exercer auprès d\u2019un malade, du bien qu\u2019il peut faire pour peu qu\u2019il sache faire intervenir la nécessité du spirituel.Le dîner au Club Social, était offert par M.Roméo Adam, du laboratoire biochimique de Montréal, et il était présidé par le docteur Léo Blais, président.Le docteur Lionel Groleau, président sortant de charge, a remercié Mgr Cabana.CONFÉRENCE, AU CAMBODGE, DU DOCTEUR JULES GILBERT Lors de son voyage autour du monde à titre d\u2019expert-conseil de l\u2019Organisation Mondiale de la Santé, le docteur Jules Gilbert a été invité à prononcer une conférence à Phnom Penh, au Cambodge, qu\u2019il a intitulée: « La médecine et l\u2019hygiène dans la Province de Québec ».te ++ CONFÉRENCES DU PROFESSEUR JULIEN DUMAS Sous les auspices de l\u2019Institut Scientifique Franco- Canadien, des conférences publiques ont été données à la Faculté de Médecine de l'Univ.de Montréal par le professeur Julien Dumas, directeur du cours de microbiologie à l\u2019Institut Pasteur de Paris, sur les bacilles dysentériques.Le mardi, 21 octobre 1952: Bacilles de Shiga; le jeudi, 23 octobre: Bacilles de Flexner.Le vendredi, le 21 octobre 1952, à 8 heures du soir, le docteur M.Panisset commenta un film sur L\u2019œuvre scientifique de Pasteur.Sous les auspices de la Société Médica'e de Montréal, le docteur Julien Dumas donna une conférence intitulée: Les dysentéries: étude clinique, mardi, 21 octobre 1952 à 9 heures du soir, à l\u2019Hôtel-Dieu, Pavillon Jeanne-Mance.+ + HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR B.-G.BÉGIN Le docteur B-G.Bégin, chirurgien de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur de Cartierville, vient d\u2019être élu gouverneur de l\u2019« American College of Chest Physicians ».NOUVELLES L\u2019Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE DE MONTRÉAL La réunion d'octobre de la Société de Phtisiologie de Montréal s\u2019est tenue conjointement avec la Section de la tuberculose de la « Montreal Medico- Chirurgical Society » et avec la Société de Phtisiologie de Québec en l'hôpital du Sacré-Cœur de Car- tierville.Le programme était le suivant: Le pneumopéritoine artificiel dans le traitement de la tuberculose pulmonaire et de l\u2019emphysème hypertrophique, par le docteur Andrew L.Banyai, de Milwaukee, et la maladie kystique des poumons par le docteur D.Francis M.Wood, de Brookline, Mass.NOUVEAU CHAPITRE CANADIEN DE L\u2019' \u201cAMERICAN COLLEGE OF CHEST PHYSICIAN\" Le docteur Andrew L.Banyai, de Milwaukee, président de I\u2019 « American College of Chest Physicians », est venu assister à Montréal à la première réunion du chapitre de Montréal nouvellement créé.Le docteur Fernand Hébert est le président du chapitre qui compte 50 membres.Les autres officiers sont les docteurs G.R.Howell, ler vice-président; Georges Grégoire, 2ème vice-président; Jean-Jacques Laurier, secrétaire, et A.Hickey, trésorier.RÉUNION D'ÉTUDES DES INTERNES DES HÔPITAUX DE MONTRÉAL L\u2019Association des Internes des hôpitaux de Montréal vient de reprendre la série de ses réunions scientifiques.Les docteurs Paul David et Edouard Gagnon étaient les invités d\u2019honneur.Les docteurs C.Labrecque, Maltais, Lemire et Décary étaient les rapporteurs au programme.ÉLECTIONS À L'ASSOCIATION PROVINCIALE DES RADIOLOGISTES Les nouveaux officiers de l\u2019Association provinciale des Radiologistes sont les suivants: Président, le docteur Origène Dufresne; vice-président, le docteur D.L.McRae; secrétaire, le docteur Jean-Pierre Jean; trésorier, le docteur Yvan Vallée; secrétaire des séances, le docteur Jean Michon ; directeurs, les docteurs E.Crawford, C.B.Pierce, Henri Lapointe, Paul H.de Varennes et M.Samson. L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 ÉLECTIONS DE LA \u201cCANADIAN PHYSIOLOGICAL SOCIETY\" Le docteur J.P.Collip vient d\u2019être élu président de la « Canadian Physiological Society ».Les autres officiers sont les docteurs Eugène Robillard, vice- président; A.S.Burton, secrétaire; Léonard-E.Bé- \u201clanger, trésorier; F.M.Friedman, M.M.Hoffman, E.Pagé, H.V.Rice, R.E.Haist et G.M.Beveridge, directeurs.ÉTUDIANTS EN MÉDECINE ET INTERNES ÉLISENT À QUÉBEC LEUR PRÉSIDENT M.S.Blais, de l\u2019Université d\u2019Ottawa, a été élu président de l'Association des étudiants en médecine et des internes.Il succède à M.Jacques Baillar- geon, de l\u2019Université Laval.Le prochain congrès de l\u2019Association se tiendra.dans la capitale fédérale l\u2019an prochain.M.André Grenier, de l\u2019Université de Montréal, a été élu chef du secrétariat permanent et M.J.Cooper, de l\u2019Université McGill, remplira les fonctions de rédacteur en chef du journal de TACEMI.A l'issue de son congrès.l'ACEMI a décidé de créer un fonds de voyages qui lui permettra de tenir sa conférence nationale dans certaines facultés de médecine plus éloignées des provinces du centre canadien.Des délégués de 11 universités canadiennes ont participé aux assises de l\u2019'ACEMI à Québec.L'HÔTEL-DIEU DE CHICOUTIMI, AIDÉ Un nouvel octroi de $600 000 vient d\u2019être donné par le gouvernement de la Province à l\u2019Hôtel-Dieu de Chicoutimi, sur recommandation de l\u2019honorable Antonio Talbot.député de Chicoutimi et ministre de la Voirie, a annoncé dernièrement le premier ministre, l\u2019hon.Maurice Duplessis.SOUTENANCE DE THÈSE EN MÉDECINE ET CHIRURGIE EXPÉRIMENTALES Sous la présidence du vice-doven de la Faculté de Médecine a eu lieu la soutenance de thèse de M.Paris Constantinides, M.D.\u2026 pour l\u2019obtention d\u2019un doctorat (Ph.D.) en médecine et chirurgie expérimentales.Cette soutenance eut lieu le jeudi, 23 octobre 1952, à 4 heures p.m.à la salle des conférences de l\u2019Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales.Sujet de la thèse: The Influence of D-etary Protein on the Alarm Reaction.NOUVELLES 1357 CONFÉRENCE DU PROFESSEUR N.H.SWELLENGREBEL Samedi, le 18 octobre 1952, le professeur N.H.Swellengrebel, directeur de l\u2019Institut d'Hygiène tropicale d\u2019Amsterdam, Hollande, a prononcé, à l\u2019Hôtel- Dieu, une conférence illustrée d\u2019exemples tirés de l\u2019expérience acquise en Indonésie et intitulée: « Infection et nutrition ».2-0 ++ SÉANCE D'OUVERTURE DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL La séance d\u2019ouverture de la Société Médicale de Montréal eut lieu à l'hôpital Saint-Luc, mardi, le 7 octobre, à 9 heures du soir, à l\u2019amphithéâtre des gardes-malades.Voici le programme scientifique de la soirée: Le professeur Henri Simonnet (de Paris): Clinique et Laboratoire.Application de l\u2019électrophéro- graphie des protéines sériques au diagnostic et au pronostic.Le professeur Raymond Villey (de Caen): Diagnostic clinique des hématomes intracérébraux spontanés.CONFERENCE A MONTREAL DU DOCTEUR FRANCOIS BACLESSE Le docteur François Baclesse.chef de radiothérapie à l'Institut du Radium de Paris et conférencier invité de l\u2019« American Cancer Society», a prononcé une causerie au Cercle Universitaire de Montréal, vendredi, le 24 octobre 1952, sur le traitement du cancer du sein.RÉUNION DE LA SOCIÉTÉ DE GASTRO- ENTÉROLOGIE DE MONTRÉAL La réunion d\u2019octobre de la Société de Gastro- entérologie de Montréal eut lieu à l\u2019Hôtel-Dieu, le 29 octobre 1952, sous la présidence du docteur Paul Letendre.Au programme: Les tumeurs sous muqueuses gastriques et la polypose colique.LE DOCTEUR FERNAND LONGPRÉ NOMMÉ SURINTENDANT DE L'HÔPITAL À NORTHAMPTON, Mass.Le docteur J-H.Fernand Longpré vient d\u2019être nommé surintendant de l\u2019hôpital d\u2019Etat de Northamp- 1358 NOUVELLES ton, Mass.nous apprend le docteur Jack Evwalt, commissaire des maladies mentales dans cet Etat.Cette nomination a été décidée par les syndics de l'institution et doit être maintenant ratifiée par le gouverneur Paul A.Dever.Le docteur Longpré est membre de l\u2019Association médicale américaine, de la Société médicale de l'Etat du Massachusetts, de l\u2019Association américaine de psychiatrie, de la Société de psychiatrie de la Nou- velle-Angleterre et médecin consultant en psychiatrie pour l\u2019administration des vétérans dans le district de Springfield.De 1924 à 1934 il a fait de la pratique privée à Attleboro.En 1942, il entra dans le corps de l\u2019armée américaine en qualité de major pour devenir ensuite lieutenant-colonel.C\u2019est en 1946 qu\u2019il est retourné comme chirurgien à l\u2019hôpital d\u2019Etat de Taunton pour être nommé surintendant adjoint en 1947.2a TROIS NOUVEAUX HÔPITAUX MIS EN CHANTIER On apprenr que trois nouveaux hôpitaux viennent de demander des soumissions pour leur érection.Il s\u2019agit des hôpitaux de Louiseville, avec 60 lits; Maria, avec 75 lits, et Coaticook, avec 65 lits.++ LE RÔLE DE LA MÉDECINE DANS LA GUERRE ABC Une importante étape vient d\u2019être franchie dans les préparatifs de la défense civile au Canada.Pour la première fois sur ce continent, un cours sur les aspects médicaux de la guerre atomique, biologique et chimique, exclusivement à l'intention des médecins de langue française, a été inauguré en l\u2019auditorium de l\u2019Ecole technique de Montréal.Quelque 75 médecins de la ville et de la province, ainsi que de l\u2019Ontario et du Nouveau-Brunswick, ont suivi ce cours.Offert par le gouvernement fédéral, et organisé par les services de santé de la Défense nationale, il a pour but de préparer nos médecins à protéger efficacement la vie et la santé de la population dans le cas d\u2019une guerre atomique.Toutes les techniques les plus récentes de premiers secours de traitement des brûlures et autres maladies causées par la radiation, y furent étudiées de même que les moyens à prendre pour parer aux maladies causées par les agents chimiques et biologiques.L'enseignement est basé sur le fait que les plans relatifs aux services médicaux de la défense civile ont été organisés de façon suffisamment souple pour pouvoir s'adapter à des désastres de moindre envergure.comme des conflagrations, inondations, etc.L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 Les cours portent sur des sujets divers se rapportant aux aspects médicaux de la guerre ABC, mais on appuie d\u2019une façon spéciale sur le traitement des brûlures, le diagnostic et les traitements de la maladie des radiations, de l\u2019utilisation du sang et de ses dérivés dans le traitement des victimes de la guerre atomique, et de l\u2019organisation générale des services de santé de la défense civile.Tous les médecins qui auront suivi cette session seront bien préparés à collaborer à l\u2019organisation des services de santé de la défense civile à travers la province.La session a été officiellement ouverte par le docteur O.Leroux, directeur adjoint des études sur l\u2019assurance-santé, à Ottawa, au nom du ministre fédéral de la Santé, l\u2019'hon.Paul Martin, qui dirige actuellement la délégation canadienne aux Nations unies.Le gouvernement fédéral, a-t-il dit, n\u2019a pas hésité à accorder son appui financier à ce cours, parce qu\u2019il reconnaît le rôle vital que les médecins seraient appelés dans l\u2019éventualité d\u2019une attaque ennemie ou d\u2019une catastrophe de grande envergure en temps de paix.Bien que ce cours soit offert par le gouvernement fédéral, le mérite en revient pour une large part au docteur Léo Lynch et à son personnel pour avoir déterminé l\u2019emploi du temps, organisé le cours dans ses détails matériels, choisi des instructeurs, etc.Les médecins hygiénistes de Montréal et de Québec ont collaboré étroitement avec le docteur Lynch et continuent à s\u2019intéresser au cours à titre d\u2019instructeurs.ee > JOURNÉES MÉDICALES D'ÉVIAN 1953 Le deuxième Congrès International de Médecine Hyppocratique aura lieu à Evian, du & au 6 septembre 1953, sous la présidence de M.le professeur Laignel-Lavastine.Le programme en sera publié ultérieurement.Pour tous renseignements scientifiques s\u2019adresser à M.le professeur Delore, secrétaire général du congrès, 13, rue Jarente, à Lyon, et pour tous autres renseignements, au secrétariat administratif, Société des Eaux Minérales d\u2019Evian, à Evian (Haute-Savoie).ee OCTROIS DU FÉDÉRAL À CINQ HÔPITAUX L\u2019honorable Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce que des subventions fédérales, dont le montant total dépasse 32 200 000, viennent d\u2019être accordées à cinq hôpitaux de la province de Québec situés dans les villes L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 suivantes: Montréal, Saint-Joseph-d\u2019Alma, Chicou- timi et Saint-Jean-d\u2019Iberville.La plus forte de ces subventions \u2014 $1 380 231 \u2014 est affectée aux frais de construction du nouvel hôpital Sainte-Justine, que l\u2019on est en train de bâtir sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine, à Montréal.Une fois terminé, cet hôpital sera l\u2019un des plus grands et des plus modernes au Canada.Il comprendra 796 lits de malades; une pouponnière de 108 couchettes; une importante clinique externe et une maison qui pourra loger 347 infirmières.On y trouvera un ensemble complet de services médicaux, chirurgicaux et obstétriques; une pharmacie; des laboratoires; \u2018 des services de radiographie et de physiothérapie.| L'hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc, situé également à Montréal, recevra une subvention de $325 400, ce qui lui permettra d\u2019ajouter 285 lits, un centre sanitaire et une maison d\u2019infirmiéres de 18 lits.L\u2019agrandissement, qui doit être terminé l\u2019an prochain, comprendra aussi de nouvelles salles d\u2019opération et des laboratoires.A Saint-Joseph-d\u2019Alma, les Sœurs Augustines-de- la-Miséricorde-de-Jésus font construire un nouvel hôpital de 122 lits afin de desservir la population du comté du Lac-Saint-Jean.Cet hôpital comprendra, de plus, une pouponnière de 38 couchettes, des services modernes de médecine, de chirurgie et d\u2019obstétrique, ainsi qu\u2019un centre sanitaire.La subvention fédérale à la construction, qui doit se terminer l\u2019an prochain, s\u2019élèvera à près de $158 800.L'Hôtel-Dieu Saint-Vallier, de Chicoutimi, transforme des locaux précédemment occupés par le personnel afin d\u2019y loger des malades, ajoute un étage à l\u2019édifice actuel et construit une nouvelle aile.Il pourra loger ainsi 192 malades de plus dans le département des maladies aiguës.Il comprendra aussi une pouponnière de 60 couchettes; un département de reuro-psychiatrie de 54 lits; une maison d\u2019infirmières de 44 lits et un centre sanitaire.La subvention fédérale s\u2019élèvera à $362 700 environ.L'hôpital Saint-Jean, dirigé par les Sœurs Grires de Saint-Jean-d\u2019Iberville, a également augmenté le nombre de ses lits en transformant en salles pour les malades les locaux occupés par le personnel au cinquième étage.Il reçoit une subvention fédérale de $10000.C\u2019est la deuxième subvention fédérale attribuée à cet hôpital, qui a déjà, en 1950, reçu plus de $37 900 pour ses travaux d\u2019agrandissement.VASTE CLINIQUE DE BCG ÉRIGÉE DANS MONTRÉAL La clinique de BCG où l\u2019on donne le sérum antituberculeux aux enfants de la ville de Montréal sera dotée par le gouvernement de la province de Québec NOUVELLES 1359 d\u2019une édifice spacieux en même temps que d\u2019un hôpital d\u2019une centaine de lits pour l\u2019hospitalisation temporaire des enfants qui font des réactions à des injections de ce genre Les nouveaux édifices seront situés sur un terrain donné par la ville de Montréal, dans le nord de la ville, non loin du terrain de golf municipal, et il se peut que l\u2019Institut Bruchési soit déménagé à cet endroit, afin de centraliser en un même lieu les institutions dont la raison d\u2019être est de lutter contre la tuberculose.ee OCTROIS SPÉCIAUX DE $3500 000 À QUATRE HOPITAUX DE MONTRÉAL Le Comité Exécutif à approuvé dernièrement des octrois spéciaux de $3500000 à quatre hôpitaux locaux et un total de 886100 en subventions à diverses organisations philanthropiques et artistiques.Le conseil devra approuver ces dons à son assemblée statutaire du 3 novembre prochain.Les octrois spéciaux vont aux hôpitaux suivants: Montreal Convalescent Hospital, $50 000; Sainte-Justine, $1 900 000 : Ste-Jeanne-d\u2019Are, $550 000; Maisonneuve, $1 000 000.ee +e ALIMENTATION DE LA FEMME ENCEINTE La femme enceinte ne doit pas oublier que son alimentation et ses habitudes de vie ont une influence capitale sur le développement et la santé de l\u2019enfant qu\u2019elle porte, de même que sur sa propre santé et son pouvoir d\u2019allaiter le bébé auquel elle donner naissance.L'alimentation de la femme enceinte, tout comme celle d\u2019une personne normale, doit être adéquate et raisonnée.Les aliments consommés doivent fournir à l\u2019organisme maternel tous les éléments dont il a besoin pour le maintien de son intégrité; ils ont à pourvoir en plus une quantité supplémentaire de tous les éléments essentiels pour la croissance et le développement du fœtus.Ce n\u2019est pas tant la quantité que la qualité des aliments qui compte, puisque la femme enceinte ne devrait pas gagner en poids plus de quinze à vingt livres au cours de toute sa grossesse.Ce gain est assuré par une augmentation graduelle de la quantité totale des aliments, augmentation qui ne doit pas dépasser vingt-cinq pour cent de l\u2019alimentation requise en temps ordinaire.Normalement, ce maximum ne devrait pas être atteint avant les débuts du dernier trimestre.Ce sont les matériaux de construction et de régulation dont il faut s\u2019assurer la présence avec plus d\u2019attention.durant la grossesse, qu\u2019en tout autre temps, à savoir: les protéines, les sels minéraux et les vitamines.Voilà ce que recommandent les hygiénistes du ministère provincial de la Santé que dirige l\u2019hon.Albiny Paquette, md.ministre de la santé. 1360 NOUVELLES SERVICE D'HYGIÈNE MENTALE À L'HÔPITAL GÉNÉRAL D'OTTAWA L\u2019honorable Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce que le Gouvernement fédéral vient d\u2019accorder une subvention à l\u2019Hôpital Général d\u2019Ottawa afin de l\u2019aider à établir un servir d\u2019hygiène mentale.Les nouveaux services cliniques seront sous la direction du docteur Karl Stern, éminent psychiatre qui vient de s\u2019établir à Ottawa comme professeur de psychiatrie à l\u2019école de médecine de l\u2019Université d'Ottawa et psychiatre en chef de l\u2019Hôpital Général.Les plans prévoient l\u2019établissement de cliniques d'hygiène mentale pour malades externes, à l\u2019intention des adultes et des enfants.La clinique des adultes sera ouverte trois demi-journées par semaine et comprendra un paychologue et d\u2019un travailleur social en psychiatrie qui y consacreront tout leur temps.La clinique des enfants sera également ouverte trois demi-journées par semaine.Son personnel comprendra un psychologue et un travailleur social travailleur social en psychiatrie, qui y travailleront, tous les trois, une partie de leur temps.L'établissement de ces services répondra à un besoin qui se fait sentir depuis longtemps à Ottawa, déclare M.Martin.Les c'iniques rendront un précieux service autant dans la prévention des maladies mentales que dans le traitement précoce avant que la « maladie force à une hospitalisation prolongée.Les plans prévoient aussi un service interne à l'intention de 30 malades, au maximum, qui seront sous la surveillance du docteur Victorin Voyer, assisté d\u2019un premier interne.M.Martin fait remarquer que le traitement à bref terme des maladies mentales dans des salles d'hôpitaux généraux est conforme aux concepts les plus modernes de l\u2019administration hospitalière et sanitaire, et dotera Ottawa d\u2019un nouveau et précieux service sanitaire.La thérapeutique professionnelle entrera dans le programme de traitement des malades hospitalisés et d\u2019un très grand nombre de malades externes.La subvention fédérale servira au paiement des appointements de deux spécialistes de la thérapeutique professionnelle et à l\u2019achat de matériel pour ce traitement.Les psychologues et les travailleurs sociaux attachés aux cliniques consacreront beaucoup de temps, ajoute le ministre fédéral de la Santé, à l\u2019évaluation des tests, aux entrevues avec les parents et au travail de liaison avec d\u2019autres agences locales.L\u2019Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 DEUX NOUVELLES DROGUES ANTITUBERCULEUSES MAINTENANT DISPONIBLES SUR ORDONNANCE L\u2019honorable Paul Martin, ministre fédéral de la Santé, révèle que l\u2019on peut se procurer dorénavant sur ordonnance d\u2019un médecin les deux drogues antituberculeuses les plus nouvelles: l\u2019isoniazide et l\u2019ipro- mazide, qui, auparavant, ne servaient au Canada qu'à la recherche dans les sanatoriums, les hôpitaux et les autres centres de recherche médicale.Bien qu\u2019on ait relâché quelque peu les restrictions sur l\u2019emploi de ces drogues, les fonctionnaires fédéraux de la Santé préviennent qu\u2019on ne doit pas les considérer comme des panacées universelles, mais simplement comme d\u2019autres armes pour combattre la tuberculose.Il n\u2019y a que quelques mois que l\u2019on a découvert qu\u2019elles étaient précieuses contre cette maladie.On poursuit les recherches afin de déterminer complètement leurs effets et leur utilité.En général, les recherches n\u2019ont pas justifié les grands espoirs exprimés au début de la découverte.Il faudra encore attendre quelque temps avant que les recherches soient terminées et fournissent des données qui permettront d\u2019évaluer exactement la valeur des drogues.Dans les règlements des aliments et drogues, l\u2019isoniazide désigne l\u2019isonicotinyl hydrazide ou hydrazine de l\u2019acide isonicotinique, et l\u2019iproniazide désigne 1-isonicotinyl-2-isopropylhydrazide.Ces deux drogues sont mises sur le marché sous divers noms de commerce.Les règlements des aliments et drogues ont été modifiés de façon à placer les sels de cortisone, l\u2019hydrocortisone et ses sels sur la liste des drogues qu\u2019on ne peut obtenir que sur ordonnance.CONSTRUCTION HOSPITALIÈRE DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC M.Paul Martin, ministre fédéral de la Santé, annonce que des hôpitaux de Ville-Marie et de Saint-Hyacinthe viennent de recevoir $79500 de subventions fédérales afin de les aider à payer des \u2018frais d\u2019agrandissement.A Ville-Marie, l'hôpital Sainte-Famille une fois agrandi aura 50 lits de plus pour les malades, une maison d\u2019infirmières de 33 lits, une chaufferie, une buanderie et une cuisine nouvelles.Cet hôpital, dirigé par les Sœurs Grises de la Croix, dessert une population d\u2019environ 20000 âmes dans le comté de Témiscamingue et d\u2019une partie du comté de Rouyn- Noranda.Une fois les travaux terminés, il comptera 85 lits.Ta subvention fédérale est de $66 500.Tr L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 A Saint-Hyacinthe, l'hôpital Saint-Charles augmente ses aménagements de diagnostic à l\u2019intention des malades internes et externes en transformant une salle d\u2019opération et une salle d\u2019archives médicales en laboratoires de pathologie, de chimie, de bactériologie et de services connexes.La subvention fédérale dépasse les $13 000.SOCIÉTÉ DE RHUMATOLOGIE DE QUÉBEC En octobre dernier, s\u2019est fondée à Québec une société de rhumatologie sous l\u2019instigation du docteur Joachim Jobin, assistant universitaire à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Les médecins qui la composent se proposent d\u2019étudier le rhumatisme chronique en des séances mensuelles où seront convoqués au besoin les différents spécialistes que la question intéresse.C\u2019est le prolongement scientifique d\u2019une consultation externe fondée récemment à l\u2019Hôtel-Dieu.Les cadres se composent comme suit: Prés'dent: docteur Joachim Jobin, de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Premier vice-président: docteur Sylvio Leblond, professeur à Laval et médecin de l\u2019Hôtel-Dieu de Chicoutimi.Deuxième vice-président: docteur Jean Rousseau, de \"Hôpital des Anciens Combattants.NOUVELLES 1361 Secrétaire-trésorier: docteur Roland Côté, de l\u2019hôp.du Saint-Sacrement.Membres: docteur Roger Dunn, de l\u2019hôpital du Jeffrey Hale; docteur Malcolm Vachon, de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus; docteur Benoît Boucher, de l\u2019hôpital des Anciens Combattants.\u201c= oad LE DOCTEUR PAUL-H.CREVIER EN EUROPE Le docteur Paul-H.Crevier, aprés avoir passé prés de trois ans comme interne senior aux hépitaux Hôtel-Dieu et Notre-Dame et trente-deux mois aux Etats-Unis (Chicago, Memphis, New-York) où il s\u2019est spécialisé en neuro-chirurgie et en psychochirurgie, s\u2019est embarqué le 5 septembre dernier sur l\u2019Ile-de-France pour un stage de perfectionnement de un an en Europe (France et Suède).Le docteur Crevier est actuellement dans le service de neurochirurgie du professeur Petit-Dutaillis, à l\u2019Hôpital la Pitié de Paris, comme assistant clinique à titre étranger et passera ensuite quelques semaines à, l\u2019hôpital Sainte-Anne.Il! terminera par un stage d\u2019études dans le service du docteur Olivecrona, à Stockholm.\u2018 Le docteur Crevier est un boursier des gouverne ments fédéral et provincial. REVUE DES LIVRES François CLOUTIER.\u2014 Le coma post-hypo- glycémique dans la cure de Sakel.Revue critique et étude pathogénique.\u2014 Editions Gizard, édit.Paris, 1952.Ce travail, publié en France, est d\u2019un médecin canadien qui y poursuit des études postscolaires en psychiatrie.Après un séjour de plus d\u2019un an dans les services du Professeur Delay à l'hôpital Sainte-Anne de Paris, notre compatriote a voulu marquer par une monographie son passage dans cette clinique où se fait l\u2019enseignement psychiatrique officiel de la Faculté de Médecine.Excellente initiative qui démontre l\u2019application de l\u2019auteur, son esprit de travail et une attitude intellectuelle à l\u2019égard de la publication scientifique qui ne manquera pas de servir quand il sera de retour parmi nous.Le coma post-hypoglycémique est une complication sévère et très souvent mortelle de la cure de Sakel, du coma hypoglycémique, thérapeutique utilisée en psychiatrie.En fait, et heureusement, il n\u2019est pas d\u2019une fréquence imposante: il surviendrait dans 2% environ des chocs hypoglycémiques provoqués.La mortalité en serait de 16%.Il n\u2019est pas rattaché directement à l\u2019hypoglycémie puisque les glycémies répétées démontrent des dosages du glycose sanguin à des taux normaux, et même plus élevés que la normale.Il est plutôt la conséquence des lésions cellulaires cérébrales constituées durant la phase hypoglycémique et qui n\u2019ont pas repris leur intégrité histo-bio- logique et fonctionnelle.D\u2019autre part, l\u2019aspeet anatomo-pathologique de ce coma n\u2019offre aucune spécifité, c\u2019est celle que l\u2019on découvre dans d\u2019autres processus à évolution aiguë: œdème, congestion vasculaire, dégénérescence neuro-ganglionnaire assez diffuse, se montrant peut-être plus accentuées au diencéphale.Il apparaît comme si la cellule nerveuse ne pouvait plus utiliser le glucose par ailleurs en quantité normale dans le sang, comme si les échanges entre le milieu et les éléments intra- 2 > 2 © cellulaires étaient interrompus, comme si le métabolisme cellulaire de ce fait s\u2019avérait déficient par altération des échanges électrolytiques, lipidiques et protidiques à travers une membrane cellulaire considérablement modifiée dans son rôle.L'auteur, réflétant la conception de son mai- tre Delay, appliquerait volontiers à la pathogénie du coma-post-hypoglycémique, la doctrine de la pathologie de l\u2019adaptation établie par Selye.Les chocs hypoglycémiants, répétés, sont autant d\u2019assauts qui éventuellement finiraient par créer une déficience, un épuisement dans le circuit diencéphalo-hypophyso-surrénalien.La thérapeutique du coma post-hypoglycé- mique ne comporte aucune initiative spécifique.Peut-être pourrait-on envisager l\u2019opportunité d\u2019employer une thérapie hormonale sous la forme d\u2019extraits totaux cortico-surrénalien et une médication électrolytique par perfusion sanguine.L\u2019usage du potassium particuliére- ment pourrait apporter des ecets heureux et corriger une déficience cellulaire en cette substance chimique.Ce travail de Cloutier dont nous n\u2019avons donné que des notions rapidement redigées et prises un peu au hasard de sa lecture est concis et scientifiquement bien étayé.Sa rédaction est correcte et dans la meilleure discipline médicale.Une riche bibliographie en est le complément.Roma AMYOT.P.SOULIE et Coll: \u2014 Cardiopathies congénitales.Un volume de 345 pages.\u2014 L'Expansion Scientifique Française, édit, Paris, 1952.Dans une courte préface, le Professeur R.Dubré expose avec grande lucidité le problème des maladies cardiovasculaires congénitales.Je me souviens qu\u2019en 1947 les bébés de France étaient transportés à Baltimore pour y subir Flot d\u2019ingrédients actifs ggfür plus d'énergie et de résista y 4 | oN | ee ; WP Chlorure de thiamine: 0.15 mg-W ds Lactate de Rp 10.0 LER Riboflavine: 0.15 mg.P pyridoxine: 0.22 mo ele de ha ammoniacal: 5.4 mg.3 83 UL\" CTE gw *Pantothénate de calcium: 1.10 mg.2 1 2 a eo re a I \u2018Nucléinate de etes Catalyseur le tonique complet \u201cLo valeur nutritive de PA cette vitamine n'est pos encore retonnue Hemo- -Bex) LL lait « pÙ 1 Peau agréments To boire 1 du li F ; \u2018| ANGLO-FRENCH DRUG CIE LTEE\u2014 MONTREAL 18 1 2 a SI a DE À = 2 | = - i.A 1364 REVUE DES LIVRES la cure chirurgicale de Blalock.Les hôpitaux français sortaient à peine de la désorganisation de l\u2019occupation.Le corps médical s\u2019empressait d\u2019apprendre et d\u2019assimiler toutes les nouveautés d\u2019Amérique.Il fallait agir vite et bien pour rattraper le temps perdu et plusieurs doutaient de la réussite tant les progrès semblaient d\u2019importance.En 1950, la France invite les cardiologues du monde entier au premier congrès international de cardiologie.Attrait du voyage, désir de retrouver les maîtres d\u2019Europe, occasion de connaître des valeurs ignorées, les cardiologues se rendirent en nombre imposant, au delà du millier.Ce congrès fut le plus éblouissant de tous ceux que j'ai fréquentés.A son lendemain, on ne pouvait plus douter de la cardiologie française, on savait qu\u2019elle reprendrait sa place de commande et que Vaquez, Laubry, Gallavardin auraient de dignes successeurs.Le livre de Soulié illustre, pour moi, ces quelques pensées.La médecine individualiste est maintenant vouée à l\u2019échec, au stationnaire, donc au recul.Soulié a tout de suite compris.Il a groupé autour de lui toute une équipe capable d\u2019organiser une clinique des maladies congénitales.A chacun il a assigné des rôles, angiocardiographie, cathétérisme, analyse des gaz, clinique infantile, clinique adulte.L\u2019effort extraordinaire de chacun joint au feu sacré de tous, de ce feu alimenté sans cesse par un maître brillant et dynamique nous vaut aujourd\u2019hui le livre le plus clair, le plus complet et le mieux présenté sur les cardiopathies congénitales.Je voudrais que ceux qui doutent du génie français parcourent seulement ce livre qui n\u2019a pas, à ma connaissance, d\u2019équivalent.Bien sûr, loin de moi l\u2019idée de diminuer le livre d\u2019Helen Taussig qui fut, à son heure, d\u2019un intérêt historique.Abbott et Taussig furent des pionniers sans lesquelles la connaissance des maladies cardiaques congénitales serait probablement encore dans une profonde léthargie.On reste cependant étonné de constater qu\u2019en cinq années un laboratoire dénué de tout, se soit organisé et ait pu produire L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 une œuvre d'aussi grande envergure.Quel exemple pour ceux qui essaient de construire et d'imposer, coûte que coûte, le progrès dans un système qui se contente d\u2019une routine bien faite mais stérile.À peu près tous les chapitres de ce livre sont excellents.Je les énumère: PREMIÈRE PARTIE Généralités et techniques 1.Les malformations bulbo-septales.Etude anatomique.2.Le cathétérisme cardio-vasculaire.3.L'angiocardiographie.4.Physio-pathologie de la cyanose.DEUXIÈME PARTIE Etude de différents types de malformations cardiaques.La tétrade de Fallot.La triade de Fallot.L\u2019atrésie tricuspidienne.La maladie d\u2019Ebstein.La transposition artérielle.Le complexe d\u2019Eisenmenger.Conception actuelle de la maladie de Roger.8.Les manifestations du septum interauri- culaire.9.La persistance du canal artériel.10.Considérations sur \u2019hémodynamique de la persistance du canal artériel.11.La coarctation aortique.12.Anomalies de développement des arcs aortiques.13.Les dextrocardies.14.Les retours veineux anormaux.15.Les anomalies de naissance des artères coronaires.16.Diagnostic des gros cœurs du nourrisson.Nok Wh TROISIEME PARTIE Chirurgie des manifestations cardiovasculaires.1.L\u2019anesthésie dans la chirurgie des cyanoses congénitales.2.Indications et contre-indications opératoires \u2014 Techniques chirurgicales.3.L\u2019électrocardiographie peropératoire. XLII Tome 81 \u2014 Nov.1952 L'Union Méd.Canada IL ad Chabaud [[ (™) pi In II po i (A dvd die ddd DERMOP h Plusieurs frictions PE LR ULTRA-RAPIDE PROGRESSIVE 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal CONFIRMÉESESCIENTIF Représentants exclusifs eu Canada REY GNT IR [1 _ tH 111}, PP] LABORATOIRES DE THÉRAPEUTIQUE MODERNE 7 #7) SOULAGEMENT 'DECONGESTION! PÉNÉTRATION CONCENTRATI EE À - pl SALICYLOTHÉRAPIE@RPERCUTAN HERDT & CHARTON, INC. 1366 Ces chapitres sont signés D.Routier, J.R.Sicot, P.Soulié, A.Piton et M.Touche, J.Baillet, P.Soulié, J.Mouaille, P.Chiche, M.Touche, J.Carlotti, F.Joly, Y.Bouvrain, R.Tricot, F.Bouchard, J.Di Matteo et M.De- georges, P.Vernant, J.Labesse, J.Silvestre, Y.Dagonet, O.Schweisguth, G.Delahaye, M.Servelle et M.Touche.Cette nomenclature un peu sèche n\u2019a pas d\u2019autre but que de féliciter individuellement les auteurs et de montrer que ce livre est réellement une œuvre d\u2019équipe et comme on le voit d\u2019un groupe important.En somme, tous les assistants ont contribué à l\u2019œuvre du chef.J\u2019aime cet esprit où le patron ne craint pas ni le nombre ni la qualité de ses collaborateurs.Notre médecine moderne, pour progresser, doit s\u2019acheminer dans cette voie.Il serait vain de commenter les divers chapitres.J\u2019ai tellement appris en lisant ces pages qu\u2019il m\u2019est impossible de le juger en érudit.J\u2019aurais aimé voir des schémas pour illustrer le chapitre de Routier sur les malformations bulbo-septales.Il aurait aussi gagner en compréhension.La première partie du chapitre sur la cyanose semble manquer de cohésion et le problème pourrait être exposé avec plus de clarté.J'aurais profité de connaître l\u2019échelle des pressions ventriculaires normales à partir de la naissance jusqu\u2019à l\u2019adolescence.Le problème du « truncus aor- ticus» est à peine exposé comme celui des cœurs à cavité unique, deux ou trois cavités.Ce sont là des détails qui prouvent seulement que j'ai lu tout le livre avec soin.La personnalité du livre est forte car elle se base avant tout sur les expériences cliniques et les données de laboratoire du groupe.Les problèmes ont été étudiés avec soin et les auteurs prennent position.Les controverses sont ébauchées et les revues bibliographiques résumées à l\u2019essentiel.Les illustrations sont d\u2019excellente qualité et nombreuses.La présentation est unique et rappelle celle de l\u2019atlas de radiologie de Laubry et coll.Nous espérons que l\u2019équipe Soulié continuera à consacrer une grande partie de ses énergies à l\u2019étude de ces problèmes et que, REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 dans quelques années, elle nous vaudra une seconde édition qui s\u2019enrichira des expériences qui ne cesseront de croître.Nous aurons aussi l\u2019avantage du follow-up des cas, ce qui permettra de mieux évaluer certaines techniques chirurgicales.Certains tableaux cliniques gagneront en précision et on pourra, grâce à des travaux de cet ordre, posé avec plus de facilité le diagnostic exact souvent difficile de la cardiopathie congénitale.Paul DAVID.Jean HAMBURGER, prof.agrégé à la Faculté de Méd.de Paris; et Georges MA- THE, interne Médaille d'Or des Hôp.de Paris.\u2014 Physiologie normale et pathologique du métabolisme de l'eau.Un vol.de 512 pages, 52 fig.plus 10 planches hors-texte.(2 850 fr) \u2014 Les Editions Médicales Flammarion, édit, Paris, 1952.D\u2019innombrables travaux ont été consacrés depuis quelques années à l\u2019équilibre de l\u2019eau et des électrolytes dans l\u2019organisme.Il est apparu que les troubles de cet équilibre jouaient un rôle considérable en pathologie.Comme le disent les auteurs dans la préface, «on peut poser en principe que tout malade grave \u2014 qu\u2019il soit atteint d'une infection, d\u2019une intoxication, d\u2019une brûlure étendue, d\u2019une insuffisance rénale, cardiaque ou hépatique sévère, où encore qu\u2019il vienne de subir un traumatisme ou une intervention chirurgicale ou obstétricale \u2014 soulève le problème des troubles de l\u2019équilibre hydrique.Et peut- être en aucun autre domaine de la médecine la sanction thérapeutique n\u2019est-elle aussi proche du diagnostic et ne se révèle-t-elle aussi efficace si le diagnostic est exact, comme aussi désastreuse si les indications sont mal posées.» La question est posée dans cette ouvrage sur la base de plus de 2 500 références bibliographiques.Une partie importante est consacrée au résultat des recherches personnelles des auteurs sur la physiologie des échanges de l\u2019eau dans l\u2019organisme, les procédés d\u2019investigation biologique utilisables en clinique humaine, enfin un plan de démembrement des grands syndromes de perturbation hydrique. un pas en avant sulfamidothér our Mara Et toit Pre Méilleüre solubalité, pea A, FRERE SH _ CDI: ie Le } >® En moyenne ramener Tey qe=mmeue ELKOSIN TOTAL grpypopeny ELKOSIN LIBRE HEURES Niveaux obtenus avec une seule dose orale de 0.05 Gm./Kg.D'après Prior, J.A.et Saslaw, S., Lab.& Clin, Med.sept.1951.MARQUE DEPOSEE © 1368 Le biologiste trouvera dans ce livre les données actuelles sur les problèmes de l\u2019hydratation; et le médecin aura, pour la première fois rassemblés dans un même ouvrage, la description sémiologique et le traitement des principaux types de désordres hydriques.RÉSUMÉ DE LA TABLE DES MATIÈRES Première partie Physiologie normale Section I \u2014 Les secteurs de répartition de l\u2019eau et leur structure physio-chimique.Chapitre premier \u2014 Teneur de l\u2019organisme en eau.Les secteurs de répartition hydrique.Chapitre II \u2014 Le secteur extracellulaire.Chapitre III \u2014 Le secteur cellulaire.Section II \u2014 Les échanges d\u2019eau entre les divers secteurs de répartition.Chapitre IV \u2014 Echanges centre secteur cellulaire et secteur extracellulaire.Chapitre V \u2014 Echanges entre le plasma et les liquides interstitiels.Section III \u2014 Le bilan hydrique, les entrées et les sorties de l\u2019eau dans l\u2019organisme.Chapitre VI \u2014 Bilan de l\u2019eau.Chapitre VII \u2014 Sources de l\u2019eau.Chapitre VIII \u2014 Elimination de l\u2019eau.Section IV \u2014 Régulation neuro-hormonale du métabolisme de l\u2019eau.Chapitre IX \u2014 Neuro-hypophyse.Chapitre X \u2014 Cortico-surrénale.Chapitre XI \u2014 Rôle des autres glandes endocrines et du système nerveux.Deuxième partie Méthodes d\u2019exploration Section I \u2014 Méthodes de mesure des grands secteurs hydriques de l\u2019organisme.Chapitre XII \u2014 Principes généraux de mesure.Chapitre XIII \u2014 Mesure de l\u2019eau totale.Chapitre XIV \u2014 Mesure de l\u2019eau extracellulaire.Calcul de l\u2019eau cellulaire.Chapitre XV \u2014 Mesure du volume plasmatique.Calcul du volume de Peau interstitielle.Section II \u2014 Méthodes fournissant des renseignements indirects sur l\u2019équilibre hydrique.Chapitre XVI \u2014 Méthodes gravimétriques et den- simétriques.Méthodes de mesure de l\u2019hémoconcen- tration.Chapitre XVII \u2014 Méthodes de mesure de la pression osmotique totale et de la pression osmotique efficace.Section III \u2014 Méthodes d\u2019étude de l'élimination de l\u2019eau.Chapitre XVIII \u2014 Méthodes d\u2019étude de l\u2019élimination urinaire de l\u2019eau.REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Cunada Tome 81 \u2014 Nov.1952 Troisième partie Pathologie Section I \u2014 Les troubles de l\u2019hydratation du secteur extracellulaire.Chapitre XIX \u2014 L\u2019hyperhydratation extracellu- laire: les œdèmes.Chapitre XX \u2014 La déshydratation extracellulaire.Section II \u2014 Les troubles de l\u2019hydratation du secteur cellulaire.Chapitre XXI \u2014 La déshydratation cellulaire.Chapitre XXII \u2014 L\u2019hyperhydratation cellulaire.Section III \u2014 Les troubles de l\u2019hydratation portant sur les deux secteurs.Chapitre XXIII \u2014 L\u2019hyperhydratation globale, la déshydratation globale et les déséquilibres internes de l\u2019eau (déshyratation).Publiée sous la direction de C.LIAN, prof.de Clinique Médicale, membre de l'Acad.de Médecine, médecin de l'hôp.de la Pitié.\u2014 L'Année Médicale Pratique \u2014 XXXe année, édition 1952.Un vol.de 500 pages.(1 100 fr.) \u2014 Editions R.Lépine, édit, 39, rue d'Amsterdam, Paris VIIIe, C.Chèque Post., Paris, 712-04.L\u2019Année Médicale Pratique est une vieille et bonne camarade des Médecins, puisque pour la trentième fois elle leur apporte une foule de renseignements pratiques sur les notions nouvelles de l\u2019année dans toutes les branches de la médecine.Elle est heureuse de la confiance que lui témoignent fidèlement ses nombreux lecteurs, en reconnaissance des services précieux qu\u2019elle leur a rendus avec ses 300 petits articles annuels, classés par ordre alphabétique, écrits par d\u2019éminents spécialistes.A.RAVINA.\u2014 L'année Thérapeutique \u2014 Médications et procédés nouveaux.23ème année, 1951.Un vol.de 215 pages.(850 fr.) \u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1952.Comme chaque année, l\u2019Auteur a résumé et groupé, pour le praticien.tous les faits nouveaux d\u2019ordre thérapeutique publiés au cours de l\u2019année précédente.L'ouvrage contribue à faire connaître des techniques nouvelles d\u2019application immédiate et facile, et indique les orientations actuelles de certaines méthodes thérapeutiques.L\u2019Auteur étudie, dans cette série: 1° Les maladies et les symptômes (28 trai- ER b Re Za, \u2014 = mY = SY RA dd lie \u2014 il , .\u2026 AN 0 ps =.Le a oy = pa = a se a 3% 7% 4 te mmr pe a 5 7 à an we 7 Ry ibs a pr 4 es.= À A 8 ; 257 \u201cx > 5% 3 a Xa Ta * Fa 2 5 Ce ee 2 x ei 35 Eo 5 ee % age Vid Le 4 Pe pe we Si x ét HR Ei : æ £3 a) 2 te, Es a he 5 2 i - Ses Wl, » y F4 ss, 5, 2 A + > ae \u201c 4 OR ci i a E.cn cs 7 7 a 4 LE À i, hot a 2 ci A on 8 ce i Yo Sh a ne Ci Ga na \u201cHi WA va Rik) 2 oN Le Ha, * Medication de choix FORMULE lodotorme Men thot lodures Cam phre pour la dinudile et les infections Ampoule de 1 cc.des uoies (En solution huileuse de faible acidité) Injection J Documentation complète et échantillon sur demande REPRÉSENTANTS POUR LE CANADA HERDT & CHARTON, \u201cMÉDICAMENTS DE MARQUE\" 2027, AVENUE du COLLÈCE McGILL, MONTRÉAL 1370 tements se rapportant aux affections suivantes) : Alcoolisme chronique.Amibiase.Asthme.Brucelloses.Coqueluche.Dermatoses bulleuses et pem- phigus.Gastro-entérites infantiles.Hémopathies malignes.Iritis et irido-cyclites.Pneumonie.Péritonites tuberculeuses.Psoriasis.Rhumatisme.Syphilis primo- secondaire de l\u2019adulte.Tétanos.Thromboses veineuses.Tuberculose pulmonaire.Vitiligo.Vomissements postopératoires.2° Les méthodes et techniques thérapeutiques (10 sujets traités) : Anesthésie générale.Anesthésie locale.Hibernation artificielle.Parencentèse péritonéale.Perfusions veineuses de liquide ascitique.Pneumopéritoine.Ultrasons.3° Les médications nouvelles avec leurs différents emplois (45 études) : Antibiotiques.Auréomyeine.Bacitracine.Chloro- mycétine.Cortisone.Ganglio-plégiques.Hormone adrénocorticotrope.Hyaluromidase.Néomycine.Pénicilline.Polymyxine.Radiophosphore.Streptokinase et streptodormase.Streptomycine.Terramycine.Testostérone.Viomycine.Vitabine Bz.Ce volume contient en outre la table alphabétique des matières des années 1931 à 1950 (sixième à vingt-deuxième année).H.LABORIT, chirurgien des Hôpitaux de la Marine.\u2014 Réaction organique à l'agression et choc.Préface du prof.R.Leriche.Un volume de 205 pages, avec 17 figures.(1250 fr.) \u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1952.«Voici un livre remarquable et qui doit retenir l\u2019attention.Il apporte vraiment quelque chose de nouveau.» Ainsi s\u2019exprime le Professeur R.Leriche en tête de la préface qu\u2019il a faite à l\u2019étude physiopathologique du Docteur Laborit.L'ouvrage se fonde sur deux idées dominantes: La première est que ce qu'on a coutume d\u2019appeler nos moyens de défense ne défend que la constance de notre milieu intérieur, c\u2019est-à-dire notre liberté par rapport au milieu extérieur, mais non point notre vie tout- court.Si les êtres inférieurs savent encore s\u2019adapter, nous ne savons plus que réagir au milieu et tenter de conserver notre « homéostasie ».REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 La seconde est que lorsque nous pouvons réaliser le maintien de la constance de notre milieu intérieur, nous y parvenons grâce à une «réaction oscillante post-agressive ».L\u2019auteur étudie cette réaction oscillante du point de vue clinique, physiopathologique, neuro-végétatif, endocrinien, biologique, ana- tomo-pathologique \u2014 et en montrant sa réalité, constate que cette notion permet d\u2019interpréter de façon cohérante les faits apparemment contradictoires concernant le choc et la maladie post-agressive.Le choc est donc pour l\u2019Auteur l\u2019impossibilité pour un organisme de rétablir l\u2019équilibre physiobiologique que l'agression lui a fait perdre.Les différentes formes de choc sont étudiées et une pathogénie faisant appel aux différentes notions acquises, sans exclusion, est présentée.Cette étude conduit à une thérapeutique originale des syndromes d\u2019agression en général Quand l\u2019agression engendre une réaction oscillante harmonieuse ne dépassant pas une certaine amplitude, variable avec chaque individu et son état d\u2019entraînement, et que l\u2019équilibre peut être spontanément rétabli, tout essai thérapeutique risque d\u2019être malencontreux et de désamortir l\u2019oscillation.L\u2019Auteur ne donne pour exemple les résultats décevants de l\u2019adrénaline dans le choc, et les espoirs déçus des thérapeutiques endocriniennes.Quand l\u2019agression est susceptible d\u2019engendrer un déséquilibre irréversible, il propose de mettre en vie ralentie l\u2019organisme agressé et de tempérer ses possibilités réactionnelles \u2014 par des moyens pharmacodynamiques d\u2019abord, complétés par la réfrigération qui accuse l\u2019hy- pométabolisme dans certains cas graves.C'est l\u2019« hibernation artificielle » qui a déjà donné des résultats thérapeutiques indéniables.Divisions, de l'ouvrage Introduction.\u2014 1.Schématisation des principaux systèmes corrélatifs mis en jeu par l\u2019agression.Le système nerveux végétatif.Le système endocrinien.Le système réticulo-endothélial.\u2014 II.Etude clinique des états de choc et de la réaction oscillante post- agressive.Symptomatologie et évolution des états de choc.Symptomatologie et évolution de la réaction POUR UN CONTRÔLE ADEQUAT DE LA TOUX SPECIFIEZ Q UN SEDATIF RESPIRATOIRE EFFICACE SOUS FORME LIQUIDE Scilexol augmente activement le volume et la fluidité des sécrétions de l\u2019appareil respiratoire, ce qui facilite leur expulsion.Par son action sédative, il apaise temporairement le centre de la toux, empêchant ainsi la toux fatigante et inutile qui nuit au sommeil et au repos normal.ANALYSES BIOLOGIQUES Scilexol avec teinture camphrée d'opium fut administré en doses de 0.1 ml.par kilo de pesanteur, à quatre espèces différentes de mammifères dans un laboratoire indépendant.Dans chaque cas, il s\u2019est produit une augmentation de la sécrétion dans l'appareil respiratoire, et ce résultat confirme les découvertes cliniques précédentes démontrant que le Scilexol est une préparation très efficace pour la toux.DISPONIBILITÉ Scilexol est généralement disponible sur ordonnance, à l'état simple ou combiné avec l\u2019un ou l\u2019autre des sédatifs suivants: Codéine, Méthadon, Teint.Camphrée d'Opium, ou Héroïne.Renseignements imprimés et échantillon sur demande.{LEWORTH CHEMICAL CO.LTD, TORONTO, CANADA UNE COMPAGNIE ENTIÈREMENT CANADIENNE.DEPUIS 1879 Représentants: M.GCaudias Lamontagne, 2317 Regent Ave., N.DC.Montréal, P.Q.M, J.-A.Le Febvre, 4995 Hampton Ave., N.D.G., Montréal, P.Q.J.-L.Vallerand, 23, rue de l'Église, uébec, P.O.P.-E.Thibaudeau, 2425, boul.Girouard, Saint-Hyacinthe, P.Q.M.Maurice uesnel, 917 est, boul.Saint- Man \u2014 apt 3 Montréal, P.Q. 1372 oscillante postagressive.\u2014 III.Etude physiopatho- logique du choc et de la R.O.P.A.Etude physio- pathologique de quelques formes cliniques.Le système endocrinien.Etude physiopathologique de la R.O.P.A.\u2014 IV.Etude biochimique du choc et de la R.OP.A.Etude biochimique du choc.Etude biochimique de la R.OP.A.\u2014 V.Anatomie pathologique.Le choc primaire.Le choc secondaire.\u2014 VI.Essai de synthèse.\u2014 VII.Prophylaxie et traitement des états de choc et de la réaction oscillante postagressive.Prophylaxie des états de choc et de la réaction oscillante postagressive.Traitement des états de choc et la réaction oscillante postagressive.Conclusion.\u2014 Bibliographie.\u2014 Index alphabétique.MM.FRIEZ, MARIE, LEPOIVRE, LAMBERT, VRASSE, HENAULT, CERNEA, LEBOURG, HENNION.\u2014 Les ostéites des maxillaires.Un volume de 174 pages, avec 12 fig.et 6 planches.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1952.Les maxillaires ne sont pas des os comme les autres.S'ils participent des caractères généraux du tissu osseux, il faut savoir que leur embryologie, leur structure variable d\u2019une région à une autre, leurs rapports intimes sur une grande étendue avec la cavité buccale et le système dentaire, leur imposent des lois physiopathologiques spéciales.Il a paru intéressant, dans une série de conférences, d\u2019envisager sous l\u2019angle des disciplines médico-chirurgicales du stomatologiste les faits cliniques si variés que l\u2019inflammation réalise à leur niveau.La publication de ces conférences offrira à l\u2019omnipraticien, comme au spécialiste qui les observe communément, l\u2019ensemble de ces lésions, qu\u2019elles soient banales ou spécifiques, aiguës ou chroniques, d\u2019origine locale ou générale.On y trouvera également évoquées les conséquences parfois redoutables des traitements par les agents physiques si fréquemment appliqués dans la région cervico-faciale ainsi que l\u2019étude, difficile à classer, des ostéodys- trophies isolées ou non, et qui trouvent souvent dans le territoire des mâchoires une zone de localisation ou de révélation.Après un chapitre de synthèse diagnostique, les indications générales du traitement sont REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 exposées à la lumière des conceptions modernes de la lutte contre l\u2019infection et sans jamais perdre de vue la destinée fonctionnelle et esthétique des maxillaires.Table de l\u2019ouvrage Rappels de physiopathologie osseuse: considérations générales, par P.Friez.\u2014 Ostéite et ostéomyélites mandibulaire, par R.Marie.\u2014 Ostéites, ostéomyélites, ostéphlegmons du maxillaire supérieur, par M.Lepoivre.\u2014 Ostéites et ostémyélites des maxillaires d\u2019origine hématogène, par A.Lambert.\u2014 Ostéites de la zone alvéolaire des maxillaires.Alvéo- lyses circonscrites et diffuses par P.Friez.\u2014 Syphilis des maxillaires, par R.Vrasse.\u2014 Tuberculose des maxillaires, par M.Hénault \u2014 Les ostéites par .agents physiques et chimiques, par P.Cernéa.\u2014 Les ostéites fibreuses des marxillaires, par L.Lebourg.\u2014 Diagnostic des ostéites des maxillaires.par P.Hennion.\u2014 Traitement des ostéites des maxillaires, par P.Cernéa.Publié sous la direction de Jacques CHAR- PY.\u2014 Les réactions organiques non spécifiques en dermatologie.\u2014 Colloque de la filiale marseillaise de la Soc.française de Dermatologie et de Syphiligraphie (octobre 1951).Un volume de 524 pages, 100 figures et 18 tableaux (3 500 fr.) \u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1952.Cet ouvrage présente les comptes rendus complets \u2014 rapports, communications, discussions \u2014 de l'important colloque tenu à Marseille en octobre 1951 par la filiale marseillaise de la Société française de Dermatologie et de Syphiligraphie.Le sujet traité: les réactions organiques non spécifiques, est défini ainsi dès le premier exposé, par J.Charpy et G.Tramier: « Précisons immédiatement que le terme est pris exclusivement dans le sens de spécificité étiologique.Les réactions non spécifiques, c\u2019est l\u2019ensemble des réponses organiques, tissulaires ou hormonales qui apparaissent sous des formes identiques, quel que soit l\u2019agent agresseur qui les ait sollicitées.« Ce terme est loin d\u2019être parfait puisqu\u2019il englobe, nous le verrons, des faits, parmi beaucoup d\u2019autres, que nous avons accoutumé de décrire, de définir et de classer, comme étant justement par quelque côté « spécifiques »; ainsi, certaines modifications tissulai- POUR MAIGRIR eg SUR UN RÉGIME NÉCESSAIREMENT FAIBLE EN CALORIES, , dans le traitement de l'ohésite OBOCELL diminue à la fois la faim et l'appétit.OBOCELL fait que le patient suit son régime.plus longtemps! OBOCELL supprime la sensation de vide et fait disparaître le désir de manger en remplissant les intestins.NOUVE AU F SUCCÉDANÉ DE LA VOLONTÉ POUR MAINTENIR LES OBÈSES 3 ry 4 CET à Is De >a Chaque comprimé Obocell contient: Méthylcelluiose .\u2014- 150 me.Phosphate de dextro-amphétamine 5 mg.ADMINISTRATION: De trois à six comprimés par jour, de préférence 30 minutes avant les repas.PRÉSENTATION: Flacons de 50, 100 et 500 comprimés.Echantillon et littérature sur demande.Préparé par IRWIN NEISLER & CO.\u2014 Decatur, Hines.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON INC.2027, COLLEGE McGILL, MONTREAL 1374 res consécutives à un conflit antigène-anti- corps, ou à l'attaque d\u2019un agent microbien\u2026 «.Si nous avons préféré, en définitive, le terme de «réaction non spécifique », c\u2019est que, dans la restriction même qu\u2019il enferme, il porte une intention supplémentaire, que l'expérience vérifie: il implique qu\u2019une cause morbide particulière, quelle qu\u2019elle soit, ne caractérise qu\u2019une part, et souvent infime, de la maladie qu\u2019elle crée.La cause induit, elle ne détermine pas, ou tout au moins pas complètement.La réponse anatomo-pathologique à cette induction, c\u2019est notre organisme qui la bâtit avec ses moyens propres, et si complexes que soient les procédés d\u2019ajustement de l\u2019organisme, les modalités de réponse seront en nombre limité et largement indépendantes de la nature de la cause inductrice.«Cette notion a un intérêt doctrinal et pratique considérable: elle nous invite légitimement à chercher une meilleure compréhension de la maladie et de ses remèdes éventuels dans l\u2019analyse du mécanisme intime des réponses organiques, considérées en elles-mêmes, indépendamment des causes qui ont pu les provoquer.Elle nous autorise même à pousser arbitrairement l\u2019abstraction plus loin, et à tenter de séparer ce qui, dans un cas donné, constitue la réponse directe spécifique de la cause connue, et ce qui appartient en propre à l\u2019organisme, réaction non spécifique, que pourraient reproduire identiquement d\u2019autres agents pathogènes ou d\u2019autres types d\u2019agression.« C\u2019est dans ce sens là qu\u2019il faut comprendre notre programme d'aujourd'hui.On saisit facilement l\u2019intérêt de cette abstraction comme procédé de connaissance, étant bien entendu que cliniciens et thérapeutes devront obligatoirement renouer les deux fils ainsi artificiellement séparés, et n\u2019envisager leurs problèmes pratiques qu\u2019avec tous les éléments étiologiques et pathologéniques qu\u2019ils auront pu recueillir.» Questions traitées 1.Les réactions cutanées non spécifiques.Position du problème.Mécanismes, par J.Charpy et G.Tramier.Discussion, communications, par A.Tzanck REVUE DES LIVRES L\u2019Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 et C.Albahary; W.-M.Stewart (Un cas clinique remarquable de phénomène de Sanarelli-Shwartz- man); L.-M.Pautrier; H.Jaeger; J.Charpy, G.Tramier et E.Calas (Quelques essais de médications non spécifiques en thérapeutique dermatologique).\u2014 II.Réflexions sur le syndrome d\u2019irritation, par G.Tardieu.\u2014 III.Le Syndrome général d\u2019adaptation, par H.Selye et R.Guillemin.Discussion, par G.Tardieu; M.Wahl (A propos des conditions des effets des hormones cortico-surrénales et des dysré- actions sériques au cours des infections générales aiguës).\u2014 IV.Les « Maladies de l\u2019adaptation » de H.Selye, par F.Coste.Discussion, par L.-M.Pautrier, J.-A.Barre, J.Charpy.\u2014 V.Une conception patho- génique d\u2019ensemble de la médecine (médecine inté- grative, neuro-ergonologie, pathologie corrélative et arelative, diencéphale, agressologie), par M.Mosin- ger.\u2014 VI.Les facteurs de diffusion et leur contrôle hormonale, par M.Bourel.Discussion, par F.Coste, C.Grupper, P.de Graciansky, J.Charpy, M.Bourel.\u2014 VII.L\u2019inflammation et la cortico-surrénale, par P.Ducommun.Discussion, par F.Coste, M.Mosin- ger.\u2014 VIII.Les maladies du tissu conjonctif en dermatologie.par P.Cazal et P.Izarn.Discussion, par L.-M.Patrier, F.Coste, C.Grupper, P.de Graciansky, M.Mosinger.\u2014 IX.L\u2019allergie en dermatologie dans ses rapports avec la cortico-surrénale, par B.Piguet.Discussion, par R.Tzanck et E.Sidi (Recherches sur la cortisone et ACTH dans les eczémas de sensibilisation).\u2014 X.L'allergie en dermatologie dans ses rapports avec les hormones génitales, par P.Temime.Discussion.Communication, par J.D.Romani, F.Coste, P.Temime; Vachon et Saugaz (Les frottis vaginaux dans certaines manifestations allergiques: eczéma, prurit).\u2014 XI.Les traitements par l\u2019ACTH, la cortisone et les dérivés cortico-surrénaliens.Essai d'interprétation, par J.Charpy, L.Oddoze et G.Tramier.Discussion, par M.-F.Polano; E.Carpentier (Observations relatives au traitement par cortisone, ACTH et salicyles de quelques affections dermatologiques), H.Jaeger, F.Coste.\u2014 XTI.Le problème étio-pathologique du psoriasis, par J.Charpy.\u2014 XIII.Le problème thérapeutique du psoriasis, par J.Charny et E.Calas.Discussion.Communications, par L-M.Pautrier; M.\u201cMonacella; C.Albahary.R.Aron-Brunetière et J.-P.François (Les faits étiologiques, clinique et thérapeutiques actuels aident-ils à la compréhension du psoriasis?), H.Thiers et Thivollet (Etude numérique de 130 cas de psoriasis), C.Huriez, W.-M.Stewart \u2018Psoriasis et diététique); A.Marchal; H.Jaeger; T.Margarot, P.Rimbaud, P.Izarn et J.Ribstein (Erythrodermie et pyarthroses aseptiques après traitement par la cortisone d\u2019un psoriasis arthopathique), M.Lefranc (Psoriasis familial et conjugal), P.Valette (Le problème thérapeutique du psoriasis considéré d\u2019un point de vue crénothérapique). L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 Cortope APRÈS SURRÉNALECTOMIE DOUBLE * XLVII en NOUVEAUX comprimés de 5 mg.Pour l'évaluation précise des doses d'entretien et comme thérapie dans les cas réagissant aux g petites doses.FLEXIBILITE \u2014 Employés seuls ou avec les comprimés de 25 mg., les nouveaux comprimés de 5 mg.permettent une plus grande flexibilité dans l'ajustement de la dose selon les besoins individuels des malades.Les fluctuations de l\u2019arthrite rhumatoïde qui suit son cours normal, peuvent ainsi être mieux maitrisées.PRECISION \u2014 Permettent une évaluation plus exacte de la dose d'entretien minimum.On peut donc surveiller les symptômes de plus près et réduire davantage la possibilité des effets physiologiques néfastes.> ÉCONOMIE \u2014 Evitent le gaspillage de CoRTONE grâce à une corrélation plus exacte entre les doses administrées et les doses requises.Documentation sur demande Cortone\u2019 ACÉTATE (ACÉTATE DE CORTISONE, MBRCK) *COoRTONB est la marque déposée de Merck & Co.Limited pour sa préparation de cortisone.Cette substance été donnée au monde grâce aux recherches et à la production de Merck.MERCK & CO.LIMITED Chimistes fabricants MONTREAL - TORONTO * VANCOUVER - VALLEYFIELD æ \u201c3 Hnion Medicale du Canada\u2019 en 1883 Croup et Diphtérie \u2014 Bureau de Santé par Sévérin Lachapelle, M.D., Saint-Henri de Montréal.Novembre 1883.La saison froide va nous apporter les angines et avec les angines, le croup et la diphtérie plus particulièrement.Pour un grand nombre, un très grand nombre de médecins, une simple angine tonsillaire constitue l\u2019une ou l\u2019autre de ces deux dernières maladies.Mon Dieu! qui nous débarrassera de ces praticiens fourbes et fourbus?Quelle satisfaisante habitude que celle qui consiste à tromper les autres et à se tromper soi-même! La réputation célèbre ne peut-elle donc s\u2019acquérir qu\u2019aux dépens de la vérité, et pour avoir guéri ce que j\u2019appellerai des maux de gorge ordinaires, va-t-on se proclamer guérisseurs de la diphtérie?Mais ce n\u2019est pas une boutade inutile que je veux faire \u2014 Madame de Girardin a dit depuis longtemps que le médecin est né incorrigible \u2014 je veux seulement attirer l\u2019attention sur ces deux maladies, devenues sœurs et enfants de nos hivers.Le temps n\u2019apporte pas de médication importante dans le traitement de l\u2019une ou l\u2019autre de ces affections infantiles.Dans la médication du croup, il ressort une vérité, c\u2019est que la médication nauséeuse est aussi nécessaire que l\u2019action vomitive.On se contente trop du vomitif, tout le traitement est là; si la guérison n\u2019est pas opérée par l\u2019émétique ou l\u2019ipéca, on se résigne à la mort.Erreur! Tl faut se souvenir que l\u2019action nauséeuse de certains médicaments a pour effet le dégagement plus prompt de toute sécrétion anormale dans les tuyaux aériens, et dans le croup comme dans la bronchite.on doit recourir à leur salutaire inflvence.Ainsi le sirop d\u2019ipéca, la lobelia inflata chez les enfants moins forts, et l\u2019émétique en lavage chez les enfants plus vigoureux.sont autant adjuvants à petite dose qu\u2019à large dose.Donnez largement au début.et continuez à doses fractionnées ct fréquemment répétées, jusqu\u2019à ce que le danger soit disparu.Les contre-iritants qui agissent promptement doivent être également employés, l\u2019huile de croton et l\u2019onguent cantharidien sont ceux qui opèrent le plus activement la dérivation voulue.Dans un cas désespéré.l\u2019obtins guérison au moyen de l\u2019onguent de cantharide que je laissai agir de la manière la plus ernclle.Dans la diphtérie, l\u2019opinion médicale se rallie à la médication mixte; les deux théories, française et allemande, qui veulent, l\u2019une une affection locale, l\u2019autre une affection générale dans la diphtérie, se sont fondues en une seule quand il s\u2019agit du traitement.C\u2019est là une quasi-révolution, au moins parmi nous.Si ma mémoire ne me fait pas défaut, il y a trois ou quatre ans, lors d\u2019une discussion sur ce sujet à la Société Médicale de Montréal, l\u2019opinion presque , \u2019 générale avait été contre le traitement local.Il faut donc combiner les deux traitements; attaquer le mal, loco dolenti, par les caustiques, par l\u2019enlèvement des fausses membranes, est aussi nécessaire que d\u2019agir directement sur le sang au moyen de médicaments antiseptiques, microzoicides, etc.Le praticien qui, esclave de l\u2019une ou de l\u2019autre des deux théories sur la diphtérie, fait suivre à son petit patient un traitement uniquement local, ou uniquement général, semble être en désaccord avec l\u2019autorité de l\u2019expérience.L\u2019hygiène semble être devenue un mot assez sérieux dans l\u2019esprit de notre population, si l\u2019on en juge d\u2019après les apparences.Ainsi, l\u2019on a parlé tour à tour depuis quelque temps de la grande convention hygiénique à Kingston, lors de la convention médicale; il semblait même que cette convention devait être plus hygiénique que médicale.On a murmuré aux environs des bureaux de santé, qu\u2019un journal hygiénique allait bientôt naître.On a annoncé un peu plus loin qu\u2019une assemblée serait tenue dans le but de jeter les bases d\u2019une Société hygiénique.Comme on le voit, le mot se répète l\u2019ébranlement se fait, est commencé; c\u2019est un bon signe; néanmoins, je n\u2019exagèrerai pas le sérieux et je dirai que fonder une société d\u2019hygiène devant fonctionner à souhait, et que créer un journal qui ne devra pas mourir au maillot n\u2019est pas chose facile.Et pourtant c\u2019est bien le journal d\u2019hygiène populaire qu\u2019il faut à notre ville de Montréal.En effet, il est une chose qu\u2019on semble méconnaître, c\u2019est que la maladie et la mortalité de notre ville sont bien plus le résultat de l\u2019ignorance que de la malpropreté de nos rues, de nos cours, etc, je parle ici surtout du chiffre de la mortalité infantile.C\u2019est la connaissance des notions élémentaires d\u2019hygiène dans la santé et dans la maladie qu\u2019il faut introduire dans notre population ignorante, et cela ne peut se faire qu\u2019au moyen de l\u2019enseignement du journal, en attendant que nous ayions cet enseignement dans nos écoles.Je dis que c\u2019est bien plus l\u2019ignorance que toute autre raison qui est cause du chiffre exagéré de la Pour une posologie efficace, il suffit d\u2019un comprime deux fois par jour, ou d\u2019une injection toutes les deux semaines, dans la majorité des cas.Administration facile \u2014 voie buccale © \u201cDuapène\u201d' est très agréable à prendre et diminue le risque de sensibilité et de troubles digestifs.© \u201cDuapène\u201d' supprime l'administration au \u2018milieu de la nuit\u201d.© \u201cDuapène\u201d\u2019 se prend indépendamment de l'heure des repas.Injectable @ une injection de ] cc.suffit pour maintenir une pénicillinémie efficace qui se prolonge oussi longtemps que 4 à 7 injections de l\u2019ancien sel de pénicilline.@ le traitement n'exige qu'une seule injection chez la plupart des malades.@ ce traitement est plus économique que toute autre forme de pénicilline, porti- culièrement dans les infections comme la fièvre rhumatismale, où il est nécessaire d'obtenir une prophylaxie prolongée.© la seringue \u2018\u201cCortrex'' est prête à utiliser.On peut l'obtenir sur demande.Comprimés \u201cDUAPENE\u201d\u2019 \u2014 200 A-P* No 773 200,000 U.I.aucomprimé.Flaconsde 12 et 100 Injectable \u201cDUAPÈNE\u201d \u2014 600 A- p* No 954 600,000 U.l.au cc.\u201cCartrex\u2019\u2019 de 1 cc.avec aiguille stérilisée Suspension \u2014 voie buccale (anciennement Suspension \u2018\u2018Cillenta\u2019\u2019) \u201cDUAPÈNE\u201d \u2014 50, Suspension N° 915 50,000 U.I.par cuillerée à thé \u201cDUAPÈNE\u201d \u2014 100, Suspension N© 916 100,000 U.I.par cuillerée à thé \u201cDUAPÈNE\u201d \u2014 300, Suspension N° 917 300,000 U.l.par cuillerée à thé Flacons de 2 onces *A-P, action prolongée e Ayerst, McKenna & Harrison Limitéee Biologistes et Pharmaciens + MONTRÉAL, CANADA F-827 1378 mortalité infantile à Montréal, et personne ne devrait en douter.Par ignorance, j'entends ici cette ignorance des choses élémentaires nécessaires à la santé, des lois de la digestion, de la nutrition, de l\u2019absorption, de la respiration, de celles qui président aux fonctions des sens, etc, l\u2019ignorance sur ce sujet est si profonde qu\u2019il y a quelque chose qui révolte dans la constatation de ce fait: on tue ses enfants sans le savoir, tout naïvement.Quelle terrible tragédie!.\u201cL'UNION MÉDICALE DU CANADA\u201d EN 1883 L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 Allons, Messieurs du Bureau de Santé, soyez convaincus de cette vérité, à laquelle vous n\u2019attachez pas autant d\u2019importance qu'il est nécessaire, puisque vous ne nous parlez presque toujours que de nettoyage.Prenez pour devise: instruire le peuple, et le peuple comprendra la propreté, qui ne Sera qu\u2019une conséquence de son instruction, de son amélioration intellectuelle.NOUVELLES PHARMACEUTIQUES ee ++ LES ANTIBIOTIQUES STIMULENT LA CROISSANCE DES PLANTES ! Une nouvelle découverte vient d\u2019être annoncée au cours de la réunion annuelle de l\u2019Institut Américain des Sciences Biologiques, à l\u2019Université Cornell (New-York).Cette découverte pourrait avoir un effet très marqué sur l\u2019agriculture dans le monde entier et en particulier dans les vastes régions de la planète où la croissance des produits de la terre est limitée à une courte période.Le Dr Louis G.Nickell, chef du laboratoire de phytochimie de Charles Pfizer & Cie, de Brooklyn (New-York), \u2014 la société pharmaceutique dont l\u2019équipe de recherches a découvert la terramycine \u2014, a trouvé en effet que des quantités infinitésimales de certains antibiotiques ont une action stimulante sur la croissance des plantes.Les expériences du Dr Nickell portèrent sur une variété de maïs, l\u2019un des aliments essentiels de l\u2019humanité.Il planta 49 graines dans chacun des deux chassis de serre et arrosa l\u2019un avec de l\u2019eau du robinet et l\u2019autre avec la même eau qu\u2019il avait mélangée de terra- mycine dans la proportion de cinq fractions de terramycine par million de fractions d\u2019eau.Au bout de quatre semaines on mesura le maïs et l\u2019on trouva que la hauteur moyenne du maïs traité à la terramycine atteignait 44,32 cm.et celle du maïs non-traité 35,56 cm.L'augmentation de poids était encore plus frappante.Quand la partie des plantes poussée au-dessus du sol fut pesée aprés séchage, on constata que le mais traité à la terramycine pesait en moyenne 5,1 gr.et le mais non-traité seulement 2,4 gr.Les graines arrosées à l\u2019eau ordinairement germèrent et donnèrent des pousses dans la proportion de 25% environ; celles qui avaient été plantées dans le chassis traité à la terramycine germèrent dans la proportion de 40% environ.Des expériences menées avec cet antibiotique sur l\u2019oseille, les radis et les pensées montrèrent également une stimulation considérable dans leur croissance.Les recherches faites avec de loseille établirent que la croissance continue même si l\u2019arrosage avec de la terra- mycine cesse complètement peu après le début de l\u2019expérience.Les travaux du Dr Nickell confirment les XLIX L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 Maintenani\u2026 un traitement plus efficace des nausées et des vomissements dans.LA GROSSESSE LA CINÉPATHIE LES MALAISES LA PHASE L POST-ANES- CAUSES PAR THESIQUE LES RADIATIONS APOLAMINE® Il est prouvé que les substances anti-vomitives ont une efficacité plus grande lorsqu'on les administre en groupes.L\u2019Apolamine réunit des agents anti-vomitifs reconnus en une association parfaitement équilibrée, permettant ainsi un traitement plus rationnel des réflexes qui gouvernent les nausées et les vomissements.FREINE LE CENTRE MOTEUR RESPONSABLE DES VOMISSEMENTS Grâce à une sédation légère qui calme le vomissement considéré comme réflexe et apaise le malade ANNULE L\u2019EXCÈS DE STIMULATION PARASYMPATHIQUE Qui provoque de la salivation, de l\u2019hypersécrétion gastrique et partant, le vomissement.CONTRIBUE AU RÉTABLISSEMENT D'UN MEILLEUR ÉQUILIBRE DU MÉTABOLISME En fournissant les vitamines du complexe B qui tendent à prévenir la nausée et le vomissement.CONTRÔLE L'IRRITATION GASTRIQUE LOCALE Il réduit au minimum les réflexes de nausée causés par divers aliments en diminuant la sensibilité de la muqueuse stomacale.Chaque comprimé contient 15 mg.(V4 grain) Luminal(R), 0.1 mg.(1/600 grain) sulfate d'atropine, 0.2 mg.(1/300 grain) bromhydrate de gm.(1Y2 grain) benzocaïne, scopolamine, O.1 4 mg.riboflavine, 2.5 mg.chlorhydrate de pyridoxine et 25 mg.nicotinamide.A Apolamine s'obtient en flacons de 100 comprimés Went 4% 14 or canaon, vo, Luminal est une marque de phénobarbital dont le nom a été déposé aux E.-U.et au Canada. 1380 résultats obtenus avec les compléments antibiotiques ajoutés à la nourriture des animaux.La terramycine et la pénicilline, par exemple, ont été employées depuis deux ans déjà pour stimuler la croissance de la volaille et des porcs, en sorte que l\u2019on peut gagner plusieurs semaines pour les conduire au marché, avec une consommation moindre de nourriture.Il semble maintenant que la culture des plantes va pouvoir bénéficier d\u2019améliorations comparables.NOUVELLE MÉTHODE DE GUÉRISON DU TRACHOME Le trachome est une maladie des yeux qui affecte des dizaines de millions d\u2019individus dans la plupart des régions du globe et qui a souvent pour aboutissement la cécité.Cependant, des médecins de plusieurs pays s\u2018gnalent maintenant que la guérison peut être obtenue grâce à la terramycine, un antibiotique tiré de moisissures du sol.Le trachome est une affection extrêmement contagieuse, qui rend les paupières leuses, épaisses et rouges.Dans les phases ultérieures de son évolution, le mal affecte l\u2019œ!l-même et s\u2019accompagne d'infections secondaires.On ne connaît pas le nombre exact des victimes de cette maladie qui, au dire des autorités en la matière.est «pratiquement universelle » dans le Moyen Orient ct très répandue en Asie, en Afrique du Nord, en Europe orientale et dans plusieurs des républiques américaines.\u2018 Le docteur Izzet B:lger, de l\u2019Hôpital-Dis- pensaire pour le trachome à Adana (Turquie).a rapporté avoir traité à la terramycine «avec de très bons résultats » 700 victimes du trachome.Parmi ces malades se trouvaient 640 élèves d\u2019une école spéciale pour les enfants atteints de cette maladie.80% d\u2019entre eux furent guéris au bout de douze semaines: ils souffraient tous de la forme chronique de la maladie et presque tous éprouvèrent un soulagement de ses symptômes après une ou deux semaines de traitement.Il n\u2019y eut, d\u2019après le NOUVELLES PHARMACEUTIQUES granu-.L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 Docteur Bilger, que cing enfants qui ne réagirent pas au traitement par l'antibiotique.Dans certains cas chroniques, deux à trois mois de traitement sont nécessaires avant la guérison complète, mais le Docteur Bilger a noté que, pour la plupart de ces cas, la période de traitement peut être raccourcie par une intervention chirurgicale et l\u2019emploi de médicaments chimiques.Un rapport de l\u2019étude faite par ce médecin a été publié dans un numéro récent du Journal de l\u2019Association Médicale Américaine.La valeur considérable de la terramycine dans le traitement du trachome a déjà fait l\u2019objet de plusieurs études par des savants japonais.L\u2019une des plus concluantes a été effectuée par le docteur Yukihiko Mitsui et ses collègues, membres du département ophtalmologique de la faculté de médecine de l\u2019Université de Kumamoto.Cette étude a porté sur 700 cas, représentant chaque stade de la maladie.À ses débuts.le trachome a\u2018gu peut-être guéri promptement et sans exception avec la terramyecine, selon les constatatioñs de l\u2019équipe du Docteur Mitsui.Le trachome chronique tend à être plus persistant, mais la plupart des cas ont réagi favorablement au traitement antibiotique combiné avec une intervention chirurgicale.« Une troisième série de traitement n'apparaît nécessaire que dans moins de 3% des cas,» écrit le Docteur Mitsui.11 est curieux de noter qu\u2019à son stade ultérieur, la maladic réagit très rapidement, de faibles doses de terramycine réalisant la « guérison en quelques jours ».Le traitement du trachome à la terramycine est maintenant très répandu au Japon, en grande partie a la suite des travaux de l\u2019équipe du Docteur Mitsui, du Docteur Kanata Ito et d\u2019autres.Le Ministère de la Santé a estimé que les centaines de milliers de Japonais qui contractent cette maladie chaque année peuvent être guéris dans la proportion de 80% grâce à la thérapie antibiotique. L'Union Méd.Canada L Tome 81 \u2014 Nov.1952 Avis important PÉNICILLINO-THÉRAPIE PAR VOIE BUCCALE RÉDUITE À UN COÛT SANS PRÉCÉDENT Les praticiens se sont depuis longtemps rendu compte que l\u2019administration de Pénicilline par voie buccale présente des avantages mais qu\u2019elle n\u2019est pas économique lorsqu\u2019ils désirent donner des doses appropriées.Avec l\u2019avènement des comprimés oraux de Pénicilline G Ammonium (P.G.A.500) dosés à 500,000 u.i, il est maintenant possible de maintenir des hémoconcentrations de pénicilline sans qu\u2019il en coûte beaucoup; le médecin et ses aides s\u2019évitent aussi les désagréments et le coût des injections ainsi que d\u2019inutiles pertes de temps.Il existe de nombreuses preuves que pour maintenir la pénicilline à des niveaux sanguins suffisants, il est nécessaire de n\u2019en administrer que cinq fois la quantité que l\u2019on donnerait ordinairement par voie parentérale.Les expériences que l\u2019on a faites récemment aux Connaught Medical Research Laboratories ont démontré que \u201csi l\u2019on administre des doses comparables d\u2019un sel ammoniacal ou d\u2019un sel potassique de la pénicilline, les concentrations qui en résultent dans le sérum sont essentiellement les mêmes\u201d.* La pénicilline prise par voie buccale montre un maximum d\u2019activité si elle est ingérée pas moins d\u2019une demi-heure avant les repas ou une heure et demie à deux heures après.Lorsqu\u2019on administre le médicament, toutes les six à huit heures, il devient facile d\u2019arranger les doses pour qu\u2019elles ne coinei- dent pas avec les repas.* Young et al, Canadian J.of Public Health, Sept.1953, p.1.COMPRIMES DE PENICILLINE B.D.H.POUR USAGE BUCCAL (Ammonium G) PGA 500 500,000 unités internationales S\u2019obtiennent en flacons de 12 et de 100 THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED LIVRES REÇUS Les tumeurs des maxillaires.\u2014 Par MM.Bataille, Béal, Bureau, Cernéa, Descrozail- les, Lambert, Parent.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1952.Réaction organique à l'agression et choc.\u2014 H.Laborit.Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1952.Pratique neurologique.\u2014 M.Riser.Tomes I et II.Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1952.Traité de Médecine.Tome VI.\u2014 Pr.A.Le- mierre, Pr.Ch.Lenormand, Pr.P.Savy, Pr.N.Fiessinger, Pr.L.de Gennes, A.Ravina.Masson et Cie, édit, Paris, 1952.Tension artérielle \u2014 Hypertension \u2014 Hypotension.\u2014 Vital Lassance.Librairie Maloine, 27, rue de l'Ecole de Médecine, Paris, 1952.Les rhumatismes en médecine et dans la société.\u2014 Dr François Françon.Les Editions Universelles, Paris, 1952.Le coma post-hypoglycémique dans la cure de Sakel.\u2014 Dr François Cloutier.Edition Gizard, 2, rue Campagne-Première, Paris.L'année endocrinologique.\u2014 MM.Albeaux- Fernet, L.Bellot, J.Berton, P.Bréant, J.De- ribreux, M.Gélinet, J.Robert et J.Truet.- Masson et Cie, édit, Paris, 1952.Dermatoses professionnelles.\u2014 H.Gougerot et À.Carteaud.Librairie Maloine, édit.Paris, 1952.Métabolisme de l'eau.\u2014 Jean Hamburger, Georges Mathé.Editions Médicales Flam- marion, 22, rue de Vaugirard, Paris.Les réactions organiques non spécifiques en dermatologie.Publié sous la direction de Jacques Charpy.\u2014 Masson et Cie, é&dit., Paris, 1952.Research in Dermatology.\u2014 August A.Wer- net et collaborateurs.Al R.Schmidt, édit, Belleville, Ill. SENTE PASSES 0 77m coal 2 vas re id Ls ; i Arts nents.LA N dard Zt résol 111 he N Ap NOM DEPOSE 25 1 Se s VA 7 TENSI SN À A vd pour le contrôle de I'HYP NN oT F 7 \u2014 æ 5 J AN Lee vole gegen 220 0% a Ze 7 7 2 A 2e AY i id .{ i î Sh i & id En = of i A) = Re a \u2014 BY N 2 oo PL : SN es 7 a JO 0 vs CE 0, ng What LUE Dr rome nnradiqatl 6 Sd 20 A 7 er ET a xe i %, Li ry = TRS # \u2018 2 RSS : a SN te ve ; = > sa A se \u201cMX > =, \u201cA \u2019r pr x WW ze 4 & SES AT mars SQ NCS 0 5% % ih, 2 at Loy = SE rs tL le RON hot AN S ne a 3 =» RON bi.on A + S sent be i RE | A means, i ÿ 1 \\ as He oS 2 NS Xe BA 7 Sa À 3 N& di % as RS » 7 Bi NS présolin sru suvel agent anti pertensif , d ons resu nne s dans de nombreux cas \u2014 ouy permet de hypertension ous contrô a On recommande que l'Apr F employée chez les pertendu \u2018ont pas.été améliorés par les méthodes usuelles d raitement es caractér istiques de Aprésol intéret e praticien énéra \u2019Aprésolin st efficace da to Aprésoline, efficace par voie orale les types d hypertension et prod + parentérale, augment Fr irriga un abaissement graduel et soute on sanguin rein \u2014 avantag de da tension artériell aid aul agents grand nombre de malad ns 4 L'Aprésoline produit \u2018un dimin Les effets ndaires ont tendanc tion appréciable de da tonicité \u2018disparaître spontanément quand vasculaire cérébrale.n oursuit | traitement.Des renseignements complets sur lu posologie et l'emploi clinique \u2018peuvent être obtenue sur demande.i Ciba meer ces mme «reg f Le \u2018Mijit\u2019 en position ' verticale s\u2019emploie .comme pulvérisateur! .A 3 .le Bitartrate et le Pulvérisateur 6 ooo?iit vous apportent les developpements les plus recents dans la thérapeutique intranasale .un vaso-constricteur efficace .et le mode d'application le plus facile et le plus rapide Le \u2018Mijit\u2019 en position renversée s\u2019emploie be ¢ comme compte-gouttes! Es Il procure une vaso-constriction efficace mais, à doses appropriées, ordinairement 1l ne provoque pas d\u2019engorgement secondaire.Après l'administration d\u2019Aramine il n\u2019y ja pratiquement pas de vaso-dilatation se- pcondaire.L'action de ce nouveau vaso-cons- tricteur n'est pas assez intense ou prolongée pour occasionner de l'engorgement se- icondaire.Il a une durée d\u2019action désirable, mais e produit pas d\u2019effet vaso-dilatateur apparent.L\u2019Aramine parait dénué de composant vaso-dilatateur.Qu\u2019il soit employé en application locale ou administré par voie Ce que l\u2019Aramine ne fait pas aussi bien que ce que I\u2019 Aramine fait en font un décongestif de premier ordre orale ou parentérale, son action est essentiellement celle d\u2019un vaso-constricteur.Il exerce une action douce et ne gêne pas appréciablement l'activité ciliaire.L'\u2019Aramine ne réprime que peu ou point l\u2019activité ciliaire.Son emploi est remarquablement dénué d'effets nocifs sur les muqueuses.Il procure un soulagement efficace et durable, mais apparemment ne produit pas de stimulation centrale.À doses appropriées, l\u2019Aramine est apparemment sans effet sur le système nerveux central.On n\u2019a observé aucun effet secondaire tel que les palpitations.em EL eel a ee Rompe are et ee pC om reir mE eT a ys ARMES are Er CT Au cours de l'emploi de l\u2019Ara- mine on n\u2019a pratiquement pas rencontré d'effets secondaires tels que les palpitations.Le\u2018Mijit'est aussi des plus efficaces employé comme compte-gouttes.A doses appropriées, l\u2019Aramine n'affecte pas l\u2019activité ciliaire.Employé à doses appropriées au coucher, use de la douceur on action l'Aramine être employé par nalades de tout âge.l'Aramine ne nuit pas au sommeil.Indications : Comparez l\u2019 Aramine avec d\u2019autres décongestifs nasals Pour le soulagement de la congestion _ nasale qui accompagne le coryza, la Action Observg \u2018ARAMINE\u2019 EPHEDRINH Jproouit A RODUIT PRODUIT C rhinite, la sinusite et la naso-pharyngite.Durée Modérée Modérée | Brève Prolongée Modérée Posologie : Sécurité Oui Oui Contre-indi-{fll'usage pro Bonne 5, nait ué dans l'hy4! longée peu 1 ou 2 \u2018\u2018bouffées\u201d du \u2018Mijit\u2019 ou 2 ou 3 er tension of aprovoquer \u2019 .la maladie des lésions gouttes d\u2019Aramine dans chaque narine cardiaque locales toutes les trois heures.Lésions nasal Non Occasionnel Oui Occasionel-§§ Rarement yy 0, résultant d'emy lement lement Présentation: ploi prolongé ) En emballage combiné contenant demi- Irritation Pratiqueme Oui Pratiquemeny Pratiquemen JPratiquement once de Décongestif Intranasal au Bitar- cuisson) aucune 1 afcune aucune adcume s .| Congestion Pratiqguemeng JOccasionnell: Oui Chez certaing pPratiquement trate d'Aramine (0.25 pour cent dans secondaire aucune jent résulta i [ malades | F aucune une solution isotonique) et un Pulvérisa- d'irritation teur \u201cMijit\u2019.Présenté aussi en flacon de Excitation ou Non Oui [Maux de tête Non Non insomnie 1 ; _ % once avec compte gouttes.Sharp & Palpitation Non Occasionnel{ Oui ?Non Dohme (Canada) Ltd., Toronto 13, lement Ontario.Inhibition de Légère Marquée Pas Légère Modérée la motilité ; déterminée cilia're heures pour de ble oY dete nte gre ource\u20ac pour V7 de re\u201d seigné fiable ments Lisez LALMANACH DU PEUPLE got ONTREAL oo DENEMIN 2\u2014 L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 ed Togs Lo location fit; dort LACTOGEN Lorsqu\u2019il y a déficience de lait maternel, ou que la lactation fait entièrement défaut, il n\u2019y a pas de meilleure formule que Lactogen.Préparé de façon à se comparer au lait maternel, le Lactogen se compose de lait de vache entier, modifié avec du gras de lait et de la lactose.Cependant, il diffère sur un point important: la teneur en protéine du Lactogen en dilution normale est d\u2019un tiers plus élevée que celle du lait maternel\u20142.0% au lieu de 1.5%.Une formule eomplits poun, enfuitt; on am, Boul, enrbrallage Lactogen contient tous les ingrédients d\u2019une formule bien équilibrée pour le nourrisson.{pale à préparer dimplomant 4 ajsälin du L'eau Lactogen est simple à employer.On agite la quantité prescrite dans de l\u2019eau, de l\u2019eau préalablement bouillie.On peut préparer soit un seul repas, soit la quantité nécessaire pour une journée complète et laisser le tout en glacière jusqu\u2019au moment de s\u2019en servir.NESTLE (CANADA) LTD., TORONTO ONT.HAUTE TENEUR EN PROTEINE DU LACTOGEN La teneur en protéine du Lactogen est plus que satisfaisante pour répondre au besoin de protéine pour la croissance du nourrisson. L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 LXV Plexonal Une nouvelle association médicamenteuse pour le traitement des insomnies et des états d\u2019excitation + Oe ww ACTION INITIALE PROFONDE RENFORCEE\u2014Début d\u2019action plus rapide.ACTIVITE ELARGIE\u2014Sireté de Ueffet.MARGE THERAPEUTIQUE ETEN DUE\u2014 Bonne tolérance, pas d effets secondatres ou tardifs.P COMPOSITION\u2014Chaque dragée contient: Natrium diaethylbarbituricum (barbital).45 mg.Natrium phenylaethylbarbituricum (phénobarbital) .15 mg.Natrium allylisobutylbarbituricum (sandoptal).25 mg.Dihydroergotaminum methansulfonicum (d.h.e.45) .0.16 mg.Scopolaminum hydrochloricum.0.08 mg.POSOLOGIE MOYENNE\u2014Insomnies: 1-3 dragées 4 heure avant le coucher Sédatif de jour: 1-2 dragées 2 à 3 fois par jour.Dose maximum par jour: 8 dragées.Littérature et échantillons sur demande SANDOZ PHARMACEUTICALS LTD.SANDOZ 286 RUE ST.PAUL OUEST MONTREAL, P.Q. L'Union Méd.Canada LXVI Tome 81 \u2014 Nov.1952 AMINOPHYL EDDÉ Dragées glutinisées dosées à 0 Gm.10 d\u2019Aminophylline Médicament de fonds chez les Cardio-rénaux AMINOBAINE Insuffisances cardiaques Association d\u2019Aminophylline (5 cg.) et de Ouabaïne (1 mg.) par dragée glutinisée de 0 Gm.30 et par Suppositoire \u2014 boîte de 10 AMINO-PAPAVÉRINE Suppositoires de 2 Gm.(Aminophylline 5 cg.et Papavérine 2 cg ) Anti-spasmodique vasculaire SEDAMINOPHYL EDDE Dragées glutinisées Aminophylline 0 Gm.10 et Phénobarbital 0 Gm.01 Sédatif Cardio-pulmonaire ARTICHOBYL Vad b (@) J 2 NL MÉDICATION HÉPATIQUE, CHOLAGOGUE ET DIURÉTIQUE à base d\u2019extrait de feuilles d\u2019artichaut L\u2019Artichobyl se caractérise par l\u2019extrême douceur de son action.Il n'a pas de contre-indication, et les hépatiques, pourtant si sensibles aux médicaments, peuvent en ingérer des doses élevées sans inconvénient.4 à 12 dragées par jour, réparties sur la journée.|.EDDÉ, Limitée, 1154, Beaver Hall Sq., MONTRÉAL. pour donner plus de poids a notre argument.170 LIVRES A LA FOIS! L NE vous viendrait pas à l\u2019idée de Æ vous servir d\u2019une bande de 3 pouces de ruban adhésif \u201cZO\u201d, pour suspendre en l\u2019air un homme de 170 lbs.Nous l\u2019avons fait cependant \u2014 et nous en avons pris une photo \u2014 pour étayer nos dires.C\u2019est là la preuve flagrante de l\u2019énorme pouvoir adhésif et de la solidité du ruban adhésif \u201cZO\u201d de Johnson & Johnson.L'histoire ne s\u2019arrête pas là.En fait, nous avons amélioré le ruban adhésif \u2018\u201cZO\u201d\u2019 dans quatre domaines importants: 1.Pouvoir adhésif renforcé 2.Risque moindre d\u2019irritation cutanée 3.Blancheur plus marquée 4.Fraîcheur prolongée L\u2019actuel ruban adhésif \u201cZO\u201d est le fruit des recherches approfondies de Johnson & Johnson.Il a été soumis à des épreuves rigoureuses dans les laboratoires de Johnson & Johnson.Dans 38 universités et hôpitaux universitaires du pays, d\u2019éminents aller- gistes et orthopédistes l\u2019ont passé au crible de la clinique.Le ruban adhésif \u201cZO\u2019\u201d démontre comment Johnson & Johnson, une fois de plus à la poursuite perpétuelle du \u201cmieux\u201d, a trouvé le moyen d\u2019améliorer encore un produit déjà reconnu comme excellent.La maison de conflance en pansements chirurgicoux PASSEZ COMMANDE A VOTRE DISTRIBUTEUR Johnson MONTREAL FABRIQUE AU CANADA J\u2019'Union Méd.Canada LXVIII Tome 81 \u2014 Nov.1952 re ES ST = > CE = > = \u2014 MUR TTIT SL HT priory PREC SN ACID 7 ee RPS RoI eee wt 190 2 tablets wih water fn i = pA dose 2 Compos (votdienme, 9 com primes.a od feo, (EET 2 compe (1p Wintoos, OL.RS =r = = == = Erm (Sh) === Rien de ce que vous prescrivez n'est fait plus soigneusement que [Aspirin \u2018\u2019Aspirin\u2019\u2019 est, au Canada, la marque déposée de The Bayer Company Limited Pendant près de cinquante ans, les Recherches et le Développement en regard du produit ont été la pierre angulaire de la vaste expérience où Bauer & Black ont préparé l\u2019avenir.Bauer & Black appuient sur la valeur primordiale des recherches et du développement pour atteindre la technique experte exigée pour présenter des produits spécialisés destinés à des besoins spéciaux.Le BANDAGE WEBRIL CURITY est le résultat merveilleux de nombreuses années de recherches laborieuses pour obtenir le meilleur en.fait de garniture pour emplâtre.Cette récente découverte de Bauer & Black a été analysée et approuvée au cours de l\u2019usage par = des centaines de médecins.C\u2019est un bandage doux, non rétrécissable, D Ç se déchirant nettement.I! ne se plisse pas, ne forme pas de bourrelets ou de peloton.!! est, de plus, si FACILE A APPLIQUER ! 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L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 Glycosurie et Acétonurie chez les Malades, lors du Traitement à l'ACTH ou à la CORTISONE* Tous les malades doivent subir une analyse d\u2019urine complète avant de recevoir de la corticotropin, (lACTH) ou de la cortisone.Le glucose ou l\u2019acétone doivent être recherchés avec soin dans Purine.Durant l\u2019administration d\u2019ACTH ou de cortisone, de fréquents contrôles sont recommandés afin de déceler la présence de sucre et-d\u2019acétone dans l\u2019urine.Le résultat de l\u2019analyse du sucre dans l\u2019urine pendant un traitement avec l\u2019ACTH ou la cortisone peut permettre de déceler un état prédiabétique.Il est souvent indiqué d\u2019augmenter les doses d\u2019insuline des diabétiques traités avec l\u2019'ACTH ou la cortisone.GALATEST (SUGAR-TEST, DENCO) Le plus simple et le plus rapide contrôle du sucre dans l\u2019urine.ACETONE TEST (DENCO) Pour la détection rapide de l\u2019acétone dans l\u2019urine.ts *BIBLIOGRAPHIE \u201cCortisone\u201d \u2014 J.M.Galatest et Acetone Test (Denco) ne Carlisle, M.D.A.demandent aucun équipement de labor- Schmatolia, MD.\u2014 atoire, aucune éprouvette, aucun réactif Losteraduate Medicine, ou source extérieure de chaleur.\u201cOral Cortisone Therapy , inIntractable Bronchial Il suffit d\u2019une ou deux gouttes de l\u2019échan- Asthma\u201d-E.Schwartz, : rp d : 5 M.D.\u2014 Journal of the tillon d\u2019urine, déposées sur un peu de American Medical As.poudre, pour provoquer une reaction sociation, December 29, ; ; 3 ae .colorée en présence d\u2019acétone ou de \u201cCortisone (Compound sucre.E), Summary of Its 1 .Clinical Uses \u2014 J, M.Les malades peuvent étre facilement in- Carlisle, M.D.\u2014 British a .PE .Medical Journal, Sep- Boîte Combinée struits à se servir du Galatest et Acetone tember 9, 1950, Pour le Bureau ou pour exa- Test (Denco).\u201cGortisone and ACTH i 1 lades a icile.po a o es cn mold AMES Pour plus ample linérature, derives & Enpsiologe Enea aad CALATEST ct une bouteille E l\u2019adresse suivante: .tions\u201d \u2014 Randall G.\u2019 enco), THE DENVER CHEMICAL MANUFACTURIN .prague, M.D.\u2014 Ameri.une goutte-à-goutte et une 6 co can Journal of Medi- échelle colorée .Prix $2.75 Dépt.CM-211, 286, rue St-Paul ouest cine, May, 1951.Montréal 1, P.@Q.ids Ss ER Otoscope No 216 pour opérations.Le Spéculum, monté sur vis à rotation brevetée, permet un cham d'opération plus grand.Aucune vis d\u2019assemblage.Eclairage direct et brillant.5 spéculums en nylon.ment a téte dite \u201cde May\u201d, possé- dans un système optique parfaitement mis au point et un dispositif tournant qui permet de choisir instantanément l'ouverture désirée.Lentilles \u201420 à +40.\u2018Ophtalmoscope No 110.Bel instru- Otoscope No 201 à double emploi.D\u2019un dessin nouveau, possédant une grande lentille à diagnostics montée sur pivot au sommet et munie d\u2019une extension pour le pouce vers le bas.Laisse beaucoup d'espace libre pour les instruments.Le dispositif tournant dans l\u2019ophtalmoscope No 110 donne les ouvertures standard, en trou d\u2019épingle et en fente, le quadrillé \u201cWhite Line\u201d et le filtre qui bloque le rouge.Le No 106, sans dispositif tournant coûte meilleur marché.Précision et rapidité du diagnostic assurées grâce à cet ensemble complet et compact de No 21.Plus durable, plus compact, plus hygiénique et plus attrayant que les modèles anciens.Le No 21-L pour les poignées à batteries grand modèle; 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pour enfants: une cuillerée à table rase, dans 4 onces de lait; pour bébés: deux cuillerées à thé rases, dans 4 onces de lait écrémé ou d\u2019eau et faire bouillir pendant 44 minute.*cf Plowright, T.R.: The Use of Carob Flour (Arobon) in a Controlled Series of Infant Diarrhea, J.Pediat.39:16 (juillet) 1951.MARQUE DEPOSEE WN Jal fia Préparation Nestlé antidiarrhéique = | E f d 5 .Le, pan A a rs OF or n pots de onces PE { Pour échantillons et renseignements, écrivez à \u2014 NESTLÉ (CANADA) LTD., 80 KING STREET WEST, TORONTO, ONTARIO LXXVI L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 De la traite A0 à la boîte ee e VAPORATEDN Chaque goutte de Carnation est préparée avec autant de précision que s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une ordonnance médicale, sous, la propre surveillance de Carnation et dans les propres usines Carnation.Un tel contrôle, s\u2019étendant de la traite à la mise en conserve, explique pourquoi la qualité de Carnation est insurpassée.pourquoi son uniformité ne varie jamais.pourquoi vous pouvez recommander Carnation en toute confiance.arnatio Fel) To) oh y NA he NJ NN _ NI Ne dites pas \u201cLait évaporé' tes arnation - le lait que tout médecin connaît COUNCIL ON Ve IIL > NUTRITION /ÆG van\" \u2018Provenant de vaches bien nourries\u201d CORY 1042 F L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 LXXVII NUTRITIONS DÉFICIENTES ASTHÉNIES ET HYPOTENSIONS \\ @ ACCELERATION DES ECHANGES MOINDRE RESISTANCE AUX INFECTIONS @ RESTAURATION DE L'ÉNERGIE @ LE STIMULANT \u201c de SÉCURITÉ \u201d LES LABORATOIRES ROUSSEL INSTITUT DE SÉROTHÉRAPIE HÉMOPOTÉTIQUE 97, Rue de Vaugirard, PARIS (6°) - Littré 68-23 » 1154 Beaver Hall, MONTREAL, P.Q.HEMOSTYL N tes 10 amino-acides indispensables le principe vaso-constricteur de GREENE, RAPPORT et PAGE.les globulines-y 4 0 es Etre Willy LAB \u2026 GÉNÉVRIER.FRANCE \u201d NEY 1 EE LAB.GENEVRIER.FRANCE posmest Sv; EDDÉ Ltée MONTRÉAL LXXVIII CHANGEMENT D\u2019ADRESSE Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse sans retard au secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph \u2014 LAncaster 9888, afin de faciliter l\u2019exactitude de la liste d\u2019inscription.EXCLUSIFS ! Pois, .CAROTTES, le EPINARDS fib de \u2014_\u2014 Seuls Libby\u2019s offrent cette délicleuse combinaison de légumes nutritifs dans leur variété d'aliments pour bébés.Tome 81 \u2014 Nov.1952 L'Union Méd.Canada On peut obtenir un controle efficace de l'HYPERTENSION avec le A.a EFFICACE NON-TOXIQUE ECONOMIQUE QUI ASSOCIE VERATRUM @ 0100 à d'autres ingrédients thérapeutiques, essentiels au traitement rationnel de l'hypertension Chaque comprimé contient: VERUTAL Veratrum Viride 100 ma.Hexanitrate de Mannito! 2 gr.| VASODILATATION Phénobarbital % gr.- SEDATION Rutine 10 mg.- PROTECTION CAPILLAIRE Echantillons et littérature ID pharmaceutical co., inc.sur demande albany, n.y. L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 LXXIX Pour obtenir un soulagement immediat dans les Toux vraiment opiniatres Prescrivez : sim BENZOCODE *Cette préparation contient 1 grain de codéine à l\u2019once.Spécialité t ( \u2018 : Univers Pharmaceutique d ; s qe Labors voi res à fal i dl Oneal aed cu QUÉBEC MONTRÉAL 1 ST-JEAN (Terreneuve) LE | comvoré RE NABOCAL J 5 (RAND) PAS DU CALCIUM ORDINAIRE \u2014 MAIS DES 0S PULVERISES Trois comprime de NABOCAL contiennent: Le calcium organique naturel intégral, Poudre d'os 1932mg.Vitamine À 15000 Unités Oxychlorure Ferrique 21mg.Vitamine D 1200 Unités associé à tous les minéraux et vitamines lodure de Potassium .798 mg.Vitamine Biz 1.5 mg.essentiels a un supplément total.Sulfate de Manganese 27 mg.Acide Folique 1.02 mg.Sulfate ge Soldalt 3 mg.Acide Ascarbique % mg.olybdate de Sodium .mg.Vitamine 9 mg.- Sulfate de Cuivre 12 mg.Vitamine B.1.5 mg.© CALCIUM NATUREL-= POUR UNE PLUS GRANDE UTILISATION Sulfate de Magnésium 182 mg.yitamine Be 2.25 mg.© FER COLLOIDAL = POUR UNE MEILLEURE TOLERANCE ulfate de Zinc mg.Niacinamide me.2 2 Sulfate de Patassium 66 mg.Pantothénatedecaicium15 mg.® FLUOR INHERENT \u2014 POUR PREVENIR LA CARIE DENTAIRE Fluor 1170 p.p.m.Vitamine E $ mg.- (Tocophérois mixtes) pharmaceutical co., ine.Echantillons littérature sur demande albany, n.y. La chaleur humide d'un CATAPLASME | D\u2019ANTIPHLOGISTINE est d'une réelle valeur dans le soulagement des symptô- | mes pénibles qui accompagnent les af- | fections des voies respiratoires.Toux \u2014 douleur musculaire et pleurétique \u2014 constriction rétrosternale \u2014 douleur de poitrine.LE CATAPLASME MÉDICAMENTÉ D\u2019ANTIPHLOGISTINE est prêt à employer.|! maintient une chaleur humide calmante pendant plusieurs heures.dans les affections respiratoires RHUME DE POITRINE PLEURÉSIE BRONCHITE PNEUMONIE -p PANSEMENT ET TV) Le cataplasme au kaolin le plus largement employé dans l\u2019univers THE DENVER CHEMICAL MFG.COMPANY Sed 4%: cise Co ed 1 Dans les troubles intestinaux os : EUCARBON® cé Y, Chaque comprimé contient: 2 3 Extrait de rhubarbe, séné, Titre, soufre précipité, huile de 75 T menthe Poivrée, huile de Re enouil, dans un excipient de CA : TE PE | charbon de saule suractivé.ad \u2018 par l'usage : de valériane Pour préparer la Solution de oN oo tra! .n urow 2.7.0 : ex d'obtenir \u201c PANSEMENT HUMIDE, ti f 7% bé atin employez oN .4 0 ® ae 2 primé, enré ALMANT PRESTO-BORO S x ue COMP! élevée]: t © a lurnind rd 25s Pre concentration.ge RIMANT | émotifs et rate de calcium) 7 or coum d efficacies S de troub 4 gastro POUDRE EN ENVELOPPES A 2 maxi GoÛ diaque \u2014 COMPRIMÉS \u2014 84% EDATIF AN 2 rose car 2189 Pour le traitement de tumé- 45 ye S N s DISPERT insomnie factions, inflammations, ; Ra erat .entorses.eu ms VALERIA nt l'anxiété.ausique © \"ey ot 100 comprimés- CES pe d'épuisem molimen ménop flacons de 50 Cres d'ordonnance.Dans les affections Ae) BS ; tinale.ies V1.4 tes pharmac pulmonaires 53 se ntes .mprim tes le Act BEI egies à 2 COMPTÉ pam ves QUINOPULMIN® ME: ROIS Canadian Distributor: LYSTER CHEMICALS, LTD, 222 Hospital St, Montreal |, Canada avec campire à 215% 332 TA g injection intramusculaire.STANDARD PHARMACEUTICAL CO.INC.BER : °.LA est 26th St., N.Y.reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la \u2018 COQUELUCHE - .est journellement prescrit avec succés pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoides.\u2014_ Ne cause ni intolérance ni complication.e Littérature sur demande EE ea eT A RRO: FX) LW {VEX HO BN Te1N fT FY TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories (Nembutal) .XXXIX - XL Ames Company of Canada Limited (Clinitest) \u2014 (Acetest) \u2014 (Bumintest) \u2014 (Hematest) .LVI Anglo-French Drug.Co.(Hemo-Bex) .XLI Armour Laboratories, The (Armatinic) .XXXI Ayerst, McKenna & Harrison Limitée (Déravine).- XXI - XXII Ayerst, McKenna & Harrison Limitée (Durapène) .XLVIII Bauer & Black (Curity) -.0420.02 00012221 ec 24e LXIX Bayer Company Limited (Aspirin) .LXVIII Bell-Craig Limited (Phenat) .LXXXII Berex Pharmacal Company (Berex) .XXXIV British Drug Houses (Canada) Limited, The (Pénicilline) .L Burroughs Wellcome & Company (Poiysporine) XXXV Canada Drug Company (Betagen) \u2014 (Bicalgen D) \u2014 (Tri-sulfa) \u2014 (Somenal) .00200000001 22e XXVI Canada Drug Company (Pavéral) .LXXX Canadian Kodak Company (Produits photogravhiques) XXIII Carnation (Lait concentré) .cine.LXXVI Casgrain et Charbonneau Limitée (Benzocode) .LXXIX Ciba Limitée (Elkosin) .000204 0000000 c en XLII Ciba Limitée (Apresoline) -.overrun.LI Chas.H.Phillips Co.(Lait de Magnésie) .LXX Coronet Drug Co.(Sulfosalyl) \u2014 (Entrosalyl) \u2014 (Hormantoxone) \u2014 (Vitrisol) .02000 00000006 XXX Denver Chemical Mig.Co., The (Antiphlogistine) .LXXX Denver Chemical Mig.Co., The (Galatest) \u2014 (Acétone test) Ce ee rete ee eee eee ee à LXXI Dohow Chemical Co.Limited (O-Tos-Mo-San) .XXXII Eddé, J.Limitée (Hemostyl) \u2014 (Alepsal) .LXXVII Eddé, J.Limitée (Aminophyl Eddé) \u2014 (Aminobaïne) \u2014 (Amino-papavérine) \u2014 (Nerinase-Alepsal) LXVI Fellows Medical Mfg.Co.Limited (Hydrate de chloral) XXVII Frosst, Charles E.& Company (Trulfaciline) VII - VIII - IX - -X Frosst, Charles E.& Company (Ferrc-Catalytic) .IV General Electric X-Ray Corporation Limited (Maxicon ASC) LVII Heinz (Aliments pour enfants) .LXXIV Herdt & Charton, Inc.(Algesal) .coi, XLII Herdt & Charton, Inc.(Obocell) .-.0.0000000 XLVI Herdt & Charton, Inc.(Gamirol) .000000000 XLIV Herdt & Charton.Inc.(Vichy Célestins) .Il Horner Limited, Frank W.(Gravol) .XXXVI Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l\u2019Université de Montréal (Vaccin BCG) .-.22000000 00000.LXII Johnson & Johnson Limited (Bio-sorb) .LX Johnson & Johnson Limited (Adhésif \u201cZO') .LXVII 2e ++ Pages Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Celluka) Laboratoire Desbergers Limitée (B-totum concentré et vitamine C) Quatrième page de la couverture \u2014.Laboratoires Jean Olive (Revitalose) .XII Laboratoires Jean Olive (Argédrine) \u2014 (Neurosolène) .XIV Laboratoires Jean Olive (Pyocoline) \u2014 (Nestosyl) .LXI Lederle Laboratories (Auréomycine) .0.XIII Libby's (Aliments Libby's pour bébes) .LXVIII Librairie Beauchemin Limitée .LIV Mead Johnson & Company of Canada Limited (Mulcin) Troisième page de la couverture Merck & Company Limited (Cortone) XLVII Merck & Company Limited (Produits pénicilliniques Merck) III Merck & Company Limited (Sulfate de dihydrostrepto- .mycine) .0024 044244 00 86 4 4 60 eee a ea a eee a» XIX Merrell (Mercodol) «viii init ite ee eee ee eee XXIX Millet.Roux & Compagnie (Toni-Spasmyl) .Xv Nestlé (Canada) Limited (Lactogen) .LXIV Nestle (Canada) Limited (Arobon) .LXXV Pfizer Canada Limited (Terramycine) .XXVIII Poulenc Limitée (Dycholium) Deuxième page de la couverture Rand Pharmaceutical Co.Inc.(Verutal) .LXXVIII Rand Pharmaceutical Co.Inc.(Nabocal) .LXXIX Riker Pharmaceutical Co.Lid.(Veriloid) .XXV Roerig and Co.(Canada) Limted, J.B.(Am-plus) .XXXII Rougier Frères (Nitrinose) \u2014 (Phénitrinose).Vv Rougier Frères (Dyspné-Inhal) .lère page de la couverture Sandoz Pharmaceuticals Limited (Plexonal) .LXV Searle & Company, G.D.(Banthine) .XI Sharp & Dohme (Canada) Limited (Aramine) \u2014 (\"MII\") ree eee eee LII - LUI Shuttleworth Chemical Co.Limited, The E.B.(Scilexol) XLV Sm\u2019'th & Nephew Limited (Vicopaste - Ichtopaste) .XVIII Spencer Supports (Canada) Limited .LXIII Standard Pharmaceutical Company, Inc.(Valerianets- Dispert) oii ee LXXX Upjohn Company, The (Biosulfa 250 M) .LIX Vinant Limitée (Lipiodol) \u2014 (Genoscopolamine) XXIV Vinant Limitée (Baume Midalgan) .+0.0020000000000.XX Warner & Co.Ltd., William R.(Gelusil) .LV Winthrop-Stearns Inc.(Apolamine) .XLIX Welch Allyn Inc.(Ophtalmoscope-otoscope) .LXXIII Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (B-Plex) .I Wyeth & Bros.(Canada) Limited.John (Bicillin 600-L-A) \u2014 (Bicillin 200-L-A) .022000 001010 ee a a ae» XVII X-Ray and Radium Industries Limited .XXXVI Le Collège Mopal des Médecins et Chiruraiens du Canada AVIS CONCERNANT LES EXAMENS On fait maintenant passer les examens pour le diplôme d'associé (Fellow) en médecine et en chirurgie, et pour le certificat des spécialités médicales et chirurgicales approuvées.Les demandes d\u2019admission aux examens de 1953 seront acceptées jusqu\u2019au 30 avril 1953.Les règlements et les conditions régissant les examens, listes des hôpitaux canadiens approuvés, et des formules de demande peuvent être obtenus du : Secrétaire Honoraire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa, Canada. LXXXII L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 Nov.1952 PHENAT 1/8 (jaune) phénobarbital sodique 1/8 gr.PHENAT 1/6 (vert) phénobarbital sodique 1/6 gr.PHENAT 1/4 (rose) phénobarbital sodique 1/4 gr.PHENAT constitue un antispasmodique sûr dans les cas de pylo- rospasme et d\u2019hypertonie chez les nourrissons et les enfants.La formule \u201dMistura-Atropine co.\u201d trouve en PHENAT un remplaçant sûr, STABLE et précis.Les comprimés sont fabriqués de manière qu\u2019ils se dissolvent intanstanément dans une cuillerée à thé d\u2019eau ou qu\u2019on puisse les ajouter au lait ou au jus de fruit.Avec Phenat, on est assuré de pouvoir contrôler les doses avec exactitude.* \u201cLe phénobarbital sodique est instable en solution aqueuse, quelle que sott sa concentration.Le phénobarbital sodique commence à se décomposer probablement quelques heures après sa dissolution.\u201d* *Dr.G.G.Walker, Bulletin, Ontario College of Pharmacy, Mai 1952.ÉCHANTILLONS ET DOCUMENTATION SUR DEMANDE sulfate d\u2019atropine 1/1200 gr.sulfate d\u2019atropine 1/1000 gr.sulfate d\u2019atropine 1/1000 gr.PR MULCIN | avecsa rälurelle dorange MET UN SOURIRE DANS LA CUILLEREE DE VITAMINES LID Dimes (1 A NLITARE Dunston of VINE 4,9, ¢, THIAMINE, LBORAME 90 NLACIKAWIE Même les enfants difficiles accueillent Mulcin* avec plaisir \u2014éliminant un problème des plus communs dans la prophylaxie vitaminique.Sa saveur rafraîchissante de jus d'orange, aimée des enfants et des adolescents, fait de Mulcin un \u201crégal\u201d journalier.La couleur jaune de cette émulsion vitaminique est très appétissante aussi.CHAQUE CUILLEREE De consistance légère et non visqueuse, Mulcin se verse ! | A THE FOURNIT: _ aisément dans la cuillère.Pour les nourrissons, il est facile vienne 5 ee 0 nites de I'ajouter a la formule, au jus de fruit ou à l\u2019eau.Clair et Acide Ascorbique.50 mg.léger, Mulcin ne se sépare pas.Il est stable aux tempéra- Thiamine .1mg.tures ordinaires.ie ces 12 me- Supérieur en tous points, Mulcin est un aristocrate en pro- 8 duits pharmaceutiques.En flacons de 4 oz.et 8 03.MEAD JOHNSON & CO.OF CANADA, LTD., BELLEVILLE, ONTARIO + MARQUE DEPOSEE B-TOTUM CONCENTRÉ et VITAMINE C Haute Concentration du Complexe Vitaminique B Supplémentée par 160 mgm.Vitamine C par dragée FORMULE : Chaque dragée contient : I Chlorure de Thiamine o.oo 7.5 mg.Riboflavine eae 1.5 me.Niacinamide ooo eee 20.mg.| Chlorure de Pyridoxine 5 me.Pantothénate de Calcium oo 2.me.ACIDE ASCORBIQUE (VITAMINE C) 160.mg.INDICATIONS : Toutes les manifestations il goer wil&iyes, cutanées, imputables directement ou + indj 17 a \u2018 ja Pon Weg, vitamines B et C, post-opératoire.SIE : 7, % CONDIT/Q À NEME \u2018 «par jour F lacong À GT \u2019 i in \u201c5; BIOLOGISTES ee\u201d IE LT] PHARMACIENS Montréal NED jr Canada "]
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