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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1952-07, Collections de BAnQ.

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[" Tome 81 \u2014 Numéro 7 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union Médicale Revue mensuelle fondée à Montréal en 187?ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT: 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal.XXIe CONGRES DE L'AM.LF.C, QUÉBEC les 23, 24, 25 et 26 SEPTEMBRE 1952 au QUEBEC WINTER CLUB Une thérapeutique nouvelle .PYGMAL PATE ACIDE ASTIER Æ En saturant les amines nocives au niveau des lésions par des sels d\u2019acides polyvalents judicieusement choisis au lieu d\u2019acides libres toujours irritants.B En utilisant un pH adapté a celui du revétement cutané.Calme presque instantanément le prurit d\u2019un grand nombre d\u2019affections cutanées cAmène la guérison rapide des eczémas aigus et suintants, eczémas de contact et professionnels, prurits: anal et vulvaire, lésions superficielles prurigineuses.en tubes de 45 grammes ROUCIER FRÈRES 350 rue Le Moyne, MONTREAL MONTREAL, JUILLET 1952 quelques témoignages sur notre curarisant de synthèse, le.FLAXÉDIL EN CHIRURGIE .\u2018En conclusion, le Flaxédil est actuellement le meilleur curarisant de synthèse qui soit applicable à tous les genres d'interventions.|i réalise une voie nouvelle dans le domaine anesthésique.\u201d BERGERON, A.R.: Acta Anaestes.Belgica, no 2, décembre 1950, pp.99-105 .l'auteur conclut que le Flaxédil est actuellement le meilleur des curarisants.En vertu de la promptitude avec laquelle il relâche les masticateurs et diminue l\u2019excitabilité du larynx, il permet des intubations faciles, rapides et sans risques de \u2018traumatisme.Enfin, dans la majorité des cas, son action est assez transitoire pour que la respiration diaphragmatique ne soit pas affectée .DOUGHTY, A.G.: tIntubation trachéale) The Lancet, 13 mai 1950, pp.899-902 (traduction) EN CONVULSIVOTHÉRAPIE .le Flaxédil semble plus satisfaisant dans l\u2019électrochoc que les deux autres curarisants étudiés, particulièrement à l\u2019égard de la rapidité de la dissipation de son effet et du prix modéré du traitement; enfin le Flaxédil ne s'accompagne pas de complication et le personnel hospitalier le préfère de beaucoup .THOMPSON, O.S.et NORTON, A.: Br.Med.jour., juin 1951, pp.857-860 (traduction) * brevel canadien P O U IL KE N C 2d caine enn mt Be conde PRE ie.an a aa Le Streptomagma réunit tous les éléments essentiels à une prompte et totale rémission clinique d\u2019un grand nombre de diarrhées bactériennes infectieuses.Par une action synergique, le Streptomagma assure la bactériostase, la neutralisation des toxines et la protection de la muqueuse intestinale enflammée.Il remplit ces trois fonctions simültanément.En règle générale, on assiste à une rémission complète au bout de quelques jours de traitement.COMPOSITION D'UNE ONCE LIQ.: Dihydrostreptomycine (sous forme de sulfate) 4.63 gr.(0.30 Gm.) .= Kaolin 45 gr.(2.92 Gm.) Pectine 4 gr.(0.26 Gm.) Yi Yet dans un gel d'alumine spécial \u2018 Posologie: 2 cuillerées à the trois fois par jour, avant les repas, Marque Déposée jusqu'à disparition des symptômes.Ches les adultes, on peut doubler cette dose s'il n'y a pas de réaction favorable dans les 24 heures.En flacon de 3 onces liq. SOMMAIRE e BULLETIN Roma AMYOT Nos étudiants et I'humanisation de la médecine .0000 02002 a ae sa ee se ses 765 Congrès des médecins de langue française \u2014 Programme social provisoire .-.768 e e © Jean ALBERT-WEIL La thérapeutique par les sucres et par les activants et adjuvants du métabolisme des glucides en neurologie, en neuro-psychiatrie et dans quelques autres branches de la médecine .002200 000004 Aa aa a ads eee ae ee a a ea sa ae a A ea aa ae se ee a ae eee 00 769 Samuel LETENDRE Considérations sur cent quatre cas de stérilité dont cinquante et une furent suivis de grossesse (SUITE) + vv vv ir ee ie ei eee 777 RECUEIL DE FAITS Roméo BOUCHER, Jean-Marc BORDELEAU Discussion diagnostique d'un cas de tumeurs osseuses .0.792 P.-E.JULIEN Thrombose de la veine rétinienne temporale supérieure .797 REVUE GÉNÉRALE Charles LEPINE 800 Le débit cardiaque «cc «crit eee ae es INDICATIONS: ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.ICHY CELESTINS EAU MINERALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES | Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminurie des goutteux et des Une demi-bouteille par jour, soit : | graveleux Un verre à jeun.Cystites \u2014 Néphrites Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Artério-sclérose au début Un verre le soir.Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal nome - L'Union Méa Canada II Tome 81 \u2014 juillet 1952 _- Sulfate de Dihydrostreptomycine Un médicament De nombreuses études faites par des cliniciens de choix réputés confirment que le sulfate de Dhydro- , ; .streptomycine possède la même efficacité que la h h streptomycine, qu\u2019il réduit au minimum la dou- en P tisiot er ap Le leur et l\u2019enflure au siège de l\u2019injection et qu\u2019on peut l\u2019administrer même à certains malades allergiques à la streptomycine.Des enquêtes comparatives très poussées ont prouvé de plus que le sulfate de dihydrostreptomycine était moins toxique pour le système vestibulaire.En plus de sa forme sèche habituelle ce produit se présente maintenant en un soluté commode, prêt à être injecté et connu sous le nom de 80LUTION DE SULFATE DE DIHYDROSTREPTOMYCINE MERCK.L\u2019ACIDE PARA-AMINOSALICYLIQUE MERCK (PAS), employé en conjonction avec le Sulfate de Dihy- drostreptomycine Merck, prolonge la période d\u2019efficacité de l\u2019antibiotique en empêchant ou en retardant l\u2019apparition de la résistance bactérienne.A AVANT LE TRAITEMENT (9 jours avant le traitement à la dihy- drostreptomycine ) Pneumonie tuberculeuse lobaire diffuse, partie inférieure du poumon gauche; caverne para-hi- laire à paroi mince (3 x 3.5 cm.).< APRÈS 3 MOIS DE TRAITEMENT (2 jours après avoir discontinué la di- hydrostreptomycine) Dégagement considérable de la phase exsudative aiguë dans le poumon atteint; réduction de la caverne et amincissement de la paroi.MERCK & CO.LIMITED Chimistes fabricants MONTRÉAL * TORONTO - VANCOUVER - VALLEYFIELD SOMMAIRE (Suite) Rosario ROBILLARD Grossesse et diabète .20020 ee 813 Ed.LAURENDEAU Arthéro-sclérose : étiologie et applications cliniques.219 Gaétan JARRY Lésions tuberculeuses minimes aux poumons asymptomatiques .823 Alphonse L'ESPERANCE Misères physiologiques et traumatismes causes de la tuberculose .828 J-Nap.TREMBLAY Streptomycine \u2014 P.A.S.\u2014 Rimifon .2200 0242 LL Lee eee eee ea ea a ae ea ee eee» 832 J.-J.LAURIER Qu'entend-on par congé médical -.tiie aan 838 EDITORIAL Roma AMYOT Les ganglioplégiques, leur mode d'action: quelques-unes de leurs utilisations en neurochirurgie et en neurologie .2200000 00e aa a ea es aa aa sa ea can, 841 VARIÉTÉS En devoir \u2014 Comité de médiation .02020200 0000 aa 04 aa a a aa ae aa 00 a à access 344 Rapport de congrès : Le 2ème Congrès des électro-radiologistes de culture latine .847 [] Marque d'un composé de Pentobarbital-\u201cNoctinal\u201d e PROVOQUE PROMPTEMENT LE SOMMEIL; e DONNE UN REPOS RAFRAÎCHISSANT DURANT TOUTE LA NUIT \u2014 libre de sensation déprimante.Le pentobarbital renfermé dans la tablette Twin-Barb induit rapidement au sommeil et ses effets durent pendant environ trois heures.À mesure que cette action s'épuise, le Noctinal commence à exercer ses effets plus soutenus.Le patient jouit donc d'approximativement huit heures de sommeil et se réveille rafraichi, libre de toute sensation déprimante.\u201cTWIN-BARB\" COMPOSITION DE LA TABLETTE S.C.T.N© 445 \"root Une enveloppe extérieure rapidement luble.\u2014\u2014 Chaque tablette renferme: soluble *Noctinal (dans le noyau intérieur) 50 mg.(34 de gr.) Du pentobarbital sodique qui produit , : ; ; une prompte sédation.\u2014 butabarbital sodique N.N.R.L'enrobage intérieur prend, pour se pentobarbital sodique (dans l\u2019en- dissoudre, environ le même temps que veloppe extérieure).65 mg.( 1 gr.) la durée de l'effet du pentobarbital.POSOLOGIE: une tablette avant le coucher.Le \u201cNoctinal\u201d prolonge la sédation.PRÉSENTATION: flacons de 100 tablettes.Charles 8.Frost &Co.MONTREAL CANADA 1860 La Trinitrne ou Nitroglycérine est utilisée pour la première fois dans le traitement de l\u2019angor et de l\u2019hypertension\u2014action rapide mais fugace, symptômes réactionnels des nitrites.1931 Le Tétranitrate d'Erythrol est reconnu efficace\u2014son action est plus lente à s'amorcer mais sa durée d'action plus prolongée (4 à 5 heures); il occasionne fréquemment des céphalées intenses.1941 L'Hexanitrate de Mannitol est employé en clinique pour son action de plus longue durée\u20146 à 7 heures\u2014mais son action n'est pas dépourvue ni de manifestations \u201c réactionnelles ni d'effets secondaires fâcheux.1947 Le Nitrinose (Hexanitrate d'Inositol) est d'abord préconisé en France par Grandjean et sa fabrication est réalisée au Canada.Par sa durée d'action plus prolongée et son absence de réactions fâcheuses, il s'est révélé d\u2019emblée un hypotenseur intéressant.mi rinose | 52 kd Maintenant fabriquée au Canada, Nitrinose a définitivement prouvé sa supériorité comme médicament de choix en raison du caractère organique de son radical Inositol, élément nutritif des principaux organes, notamment du muscle cardiaque.Extrêmement répandu dans la nature, l'Inositol présente un intérêt biochimique de premier ordre.L'assimilation du Nitrinose est immédiate, sa tolérance parfaite; son action hypotensive est plus marquée et plus prolongée (8 à 10 heures) que celle des autres dérivés nitrés, et son emploi ne donne lieu à aucune réaction fâcheuse.1952 marque pour Rougier Frères le commencement de leur deuxième cinquantenaire d'efforts constants pour mettre à la disposition du Corps Médical des spécialités pharmaceutiques de la plus haute qualité.Nitrinose est présenté en comprimés dosés à 5 mg, en flacons de 50, 500 et 1000.Pour une action hypotensive et sédative utile chez les hyperémotifs, le Phénitrinose (association Phénobarbital et Nitrinose) est recommandé.350, SOMMAIRE (Suite) MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Jules BRAHY A propos de sinusite +.0020000 00004 00 0 300 000 sa 1 a ae 0 0 aa 0 S Se ee A4 1 1 100000 849 ANALYSES .!.102 LL LL LL LL EL Ad A4 AA AA LA 4 a a a a a ee ea a a a a a a LL Ra La aa 850 MÉDECINE Nécrose pituitaire non reconnue (syndrome de Sheehan) (850).Le traitement du \u2018shock\u2019 dans l'infarctus du myocarde récent par la transfusion intra-artérielle (850).Effets de divers antifoliques au cours du traitement de la leucémie aiguë (851).Quelques problèmes concernant les électrolytes en médecine et en chirurgie (851).Leucémie congénitale (852).Maadie de griffes de chat (852).PHTISIOLOGIE Rapport existant entre l\u2018infection et les maladies tuberculeuses (853).Le dérivé hydrazine de l'acide isonicotinique (Rimifon, Marsilid) dans la pneumonie caséeuse.Tuberculose évolutive (853).CARDIOLOGIE Aspects cliniques des diurétiques mercuriels (854).OCTET ES OT 856 La Société Médicale de Montréal : séance du 18 mars 1952 (856); séance du 15 avril 1952 (857).Réunion scientifique du Bureau Médical de I'hopital Notre-Dame, séance du 31 janvier 1952 (858).Association des Médecins Canadiens en France: séance du ler avril 1952 (859); séance du 20 mai 1952 (860).NOUVELLES «oot iit ete eet ee te tet ete ee ee te tater eet einen 6 863 \u201cL'Union Médicale du Canada\u2019 en 1883 .02000 004240 44 a 4 a a 0 aa ea a 0 a a aa 00 0e» 867 REVUE DES LIVRES «urine aan aa a aa ae a aa a a na aa a ana ne 869 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES .020000 00 50e ea a ae sa ea a ea a a eee ee ea ee 882 CONDITIONS DE PUBLICATION \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u2019 parait tous les mois.Cette Revue est l\u2019organe officiel de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Elle publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l'Association et des articles médicaux inédits._\u2014 L\u2019abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour I\u2019étranger) ; les membres déja inscrits à l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du Journal.Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.\u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u2019 assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l\u2019auteur.Nous n\u2019acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l\u2019auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l\u2019éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L\u2019index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l'auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.\u2014_\u2014 Publicité : Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le baréme des annonces est fourni sur demande 3 Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: LAncaster 9888.Tout annonceur qui n\u2019observe pas l\u2019éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l\u2019administration doit être adressé franco aux bureaux de L'Union Médicale du Canada\u201d, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: LAncaster 9888. E+ BRIA di, or, + boy se te a ia SE JL.Anciens croyaient et proclamaient .et a bon droit.qu\u2019aucun tribut n\u2019etait suffisamment digne pour récompenser le labeur d\u2019un médecin loyal.Le théologien inculque le repentir dans l\u2019âme de l\u2019homme, mais c\u2019est grâce au médecin si l'homme vit pour se repentir.À quoi vaut-il d\u2019être médecin des âmes si l\u2019âme à laquelle l\u2019antidote est destiné s\u2019est dejà envolée \u2026 La dette de reconnaissance que nous devons à ceux qui annihilent l'ennemi qui nous attaque avec acharnement est immense; ne sommes-nous pas encore plus endettes a l\u2019égard du medecin qui combat chaque jour pour notre survivance contre les ennemis mortels de la vie ?Erasmus Declamatio in laudem artis medicae.Bl tte rea Ii «73 TAOS Brn Ho 206 rN YY.pet.> 2 Copies de cette page procurables de la maison Charles &.Frost & Co.MONTREAL CANADA Ce VIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN \u2014 A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juillet, 1952 Traitement de l\u2019Hypertension et Diminution des Attaques d\u2019Angine de Poitrine MANNIRUTIN Marque d'un Composé d\u2019Hexanitrate de Mannitol Le problème de la prévention et du traitement de l'hypertension n\u2019a pas encore été résolu.Néanmoins, il serait injuste de désespérer d'en trouver la solution.Il existe de nombreuses mesures qui méritent d'être essayées, et dans certains cas l'effort est récompensé par une amélioration de l'état ou, du moins, par un retardement de la conséquence inévitable.La discussion des différentes mesures médicales et chirurgicales en vogue n'est pas prévue ici; le but est plutôt d'introduire une préparation qui, dans certains cas choisis, peut soulager quelques-uns des symptômes et retarder de façon appréciable le terme fatal.-n 1 >.ri wi va i Mannirutin est une combinaison d'agents dont les effets visent à l'amendement de certains états associés à l'hypertension \u2014 @ augmentation de la résistance périphérique au courant sanguin, ® augmentation de la fragilité des capillaires, © réduction de l'appréhension.Réaction de la Pression Sanguine aux Nitrites chez les Personnes atteintes d\u2019Hypertension*.[ ! , Temps jusqu'au Temps jusqu'à | Etendue de la Temps jusqu au *NITRITE début de la chute la baisse maximum | chute systolique ression antérieure (Min.) | (Min.) { (mg.Hg.) P (Min.) Nitrite d\u2019amyle.Vaal 2a3 15 à 25 4à8 Nitroglycérine.1a2 5a10 15 à 30 25 à 40 Nitrite de soude .20 5 à 20 25 à 40 25 à 40 60 à 150 Tétranitrate d'érythritol.15 à 30 30 à 50 30 à 40 180 à 300 Hexanitrate de mannitol.\u2026.15 à 30 60 à 120 30 à 40 , 240 à 360 *Doses thérapeutiques entières et voies d'administration habituelles. - L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN \u2014 A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juillet, 1952 L\u2019action de l'hexanitrate de mannitol!}?est moins immédiate mais plus durable par rapport aux autres nitrites.On peut s'attendre à ce que la rutine,**® associée à l'acide ascor- bique, réduise la fragilité des capillaires lorsqu'il y a augmentation, et offre donc une certaine protection contre l'hémorragie causée par la rupture des capillaires.Le Noctinal (Butabarbital N.N.R.)\u201d un barbiturate légèrement sédatif, procure la sédation diurne par excellence.À doses légères, le Noctinal réduit le niveau de la sensibilité du système nerveux central au stimulus, sans occasionner la somnolence.CONTRE-INDICATIONS Les contre-indications sont rares.On doit user de circonspection dans l'emploi de Mannirutin chez les patients souffrant d\u2019anémie prononcée ou de tension intraoculaire augmentée, ou encore au cours de thrombose coronaire aiguë.1.\u201cA pharmacological study of mannitol hexanitrate.\u201d Heppel, Proc.Soc.Exp.Biol.& Med., 48:72, 1941.2.\u201cEffect of organic nitrates on coronary flow\".Wrightington, Proc.Soc.Exper.Biol.& Med., 52:184, 1953.3.\u201cThe pharmacological basis of therapeutics.\u201d Goodman and Gilman, McMillan Company, N.Y.4.\u201cEffects of rutin on increased capillary fragility in man.\u201d Griffith, Couch and Lindauer, Proc.Soc.Exper.Biol.& Med., 55:228, 1944.5.\u201cRutin: Anew drug for the treatment of increased capillary fragility.\u201d Shanno, Am.J.Med.Sci., 211:539, 1946.6.\u201cThe chemistry and therapeutic use of rutin.\u201d Couch, Krewson, Naghski and Copley, Eastern Regional Research Laboratory, Philadelphia.7.\u201cSelective utilization of barbiturates.As illustrated by a study of Butabarbital Sodium (N.N.R.).\u201d Dripps, JAMA, 139:148, 1949.\"MANNIRUTIN\u201d Marque d'un Composé d\u2019Hexanitrate de Mannitol S.C.T.NO 435 \u2018Srosst\u2019 Chaque tablette enrobée de sucre renferme: hexanitrate de mannitol.routine.LL LL ALL LL ee acide ascorbique.22201 111 LL Noctinal (butabarbital NNR).oo.POSOLOGIE: une a deux tablettes, trois fois par jour.PRESENTATION: flacons de 100 tablettes.IX 15 mg.10 mg.15 mg.15 mg.Charles E.Frosst &Co.MONTRÉAL, CANADA L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN \u2014 AM.LF.C.\u2014 Montréal, juillet, 2 Qi 4 Traitement d\u2019Allergies Saisonniéres .LE COMPOSE \u201cPYRITHEN\" Marque de Citrate de Chlorothen Composé procure les effets d'un excellent antihistaminique et l\u2019action analgésique et désobstruante de l\u2019*Acétophen et de la phénacétine.Chaque année le nombre de sujets souffrant d'allergies saisonnières augmente ap- préciablement.On admet généralement que la meilleure méthode de traitement est la désensibilisation pré-saisonniére au moyen de I'antigéne ou des antigènes en cause.La saison du pollen est très pénible pour la grande majorité des patients qui ne bénéficient pas de traitement, et même pour certains de ceux qui sont traités.Dans une grande proportion de cas, il peut y avoir soulagement des symptômes par l'administration du Composé Pyrithen.Le Composé Pyrithen \u2014 qui associe un antihistaminique supérieur, le citrate de chlorothen, à des agents analgésiques et désobstruants \u2014 procure un excellent moyen de soulager les nombreux malaises qui accompagnent la fièvre des foins.Il possède un triple avantage: la dose requise est légère, les effets antihistaminiques sont bien soutenus et les aléas de somnolence sont faibles.LE COMPOSÉ \u201cPYRITHEN\" conpnménesie-Sess Pyrithen (marque de citrate de chlorothen).25 mg.*Acétophen (marque d'acide acétylsalicylique).200 mg.Phénacétine.10 LL LL LL LA AL 150 mo.Caféine.LL LL LA A LA LL 30 mo.POSOLOGIE: un comprimé toutes les quatre heures.PRÉSENTATION: tubes de 12, flacons de 40 et 100 comprimés.AVERTISSEMENT.De rares cas accusent une tendance à la somnolence.Dans ces cas, on doit éviter la conduite d'une auto, l'actionnement d'un mécanisme compliqué, ou tout travail qui exige une grande application de l'esprit.Charles &.Frost &Co.MONTREAL, CANADA 1952 v 3 > * 2.I rm fT re rs ap L'Union Méd.Canada XI Tome 81 \u2014 juillet 1952 maintenant sous la forme injectable .BANTHINE® Bromure Marque de Bromure de Méthanthéline à employer lorsque l'administration buccale est difficile ou impraticable Banthine \u2014 un anticholinergique véritable possédant une marge de sécurité adéquate \u2014 se présente maintenant au médecin sous une forme injectable pouvant être employée par voie intraveineuse ou intramusculaire dans les affections accompagnées de nausées et de vomissements, là où l\u2019administration buccale est impraticable ou lorsqu\u2019une action rapide est désirable.Grâce à son action anticholinergique, la Banthine inhibe la stimulation excessive du vague et réduit l'hyper- motilité.> = z 5 2 5 .5 % Méoitat n° Ulcère peptique \u2014 la Banthine, administrée par voie buccale, a maintenant prouvé toute sa valeur.Cependant, la présence d\u2019un œdème dans la région de l\u2019ulcère peut indiquer l\u2019emploi de Banhtine par voie parentérale jusqu\u2019à réduction de l\u2019œdème.Pancréatite \u2014 on a prouvé que la Banthine, administrée par voie parentérale, soulageait la douleur, réduisait la teneur du sang en amylase et provoquait, chez le malade, une amélioration générale.Spasme viscéral \u2014 la Banthine diminue la motilité des appareils gastrointestinal et urinaire.La BANTHINE parentérale s\u2019obtient en ampoules contenant 50 mg.de Ban- thine en poudre.Les doses pour adulte sont généralement les mêmes qu\u2019avec les comprimés Banthine.G.D.S EARLE & CO.OF CANADA, LTD., 390 Weston Road, Toronto 9, Ontario Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Francaise du Canada L'Union Médicale du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: Maurice Roch (Genève), Pasteur Valléry-Radot (Paris), Wilbrod Bonin, doyen Faculté de Médecine, Université de Montréal; Charles Vézina, doyen Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; Pierre Masson, J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, MM.J.-M.Laframboise, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Emile Blain, Roméo Boucher, Paul Bourgeois, ].-A.Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, L.-P.Petit- Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, clerc, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Richard Gaudet, Léon Gerin-Lajoie, Albert Jutras, ; Hermile Trudel, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Édouard Desjardins Roger-R Dufresne Secrétaire adjoint de la Rédaction (Québec) Antoine Pettigrew BUREAU DE COLLABORATION: MM.Maurice Beaudry, J.-M.Beauregard, Maurice Bé- MM.Simon Lauzé, Rosaire Lauzer, René Lebeau, Sylvio lisle, A.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Cha- rest, C.-E.Côté, Paul David F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, H.de la Broquerie Fortier, M.Gervais, Pierre Jobin, P.Larivière, Valmore Latraverse, Leblond, J.Louis Léger, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinson- neault, M.Plamondon, P.Poirier Rosario Robillard, L.-P.Roy, Henri Smith, Félix Têtu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina, ROUX SEL NUTRITIONS DÉFICIENTES ; ASTHENIES ET HYPOTENSIONS @ ACCÉLÉRATION DES ÉCHANGES @ RESTAURATION DE L'ÉNERGIE @ LE STIMULANT \u201c de SÉCURITÉ \u201c 1 LES LABORATOIRES ROUSSEL INSTITUT DE SÉROTHÉRAPIE HÉMOPOTÉTIQUE 97,Rue de Vaugirard, PARIS (6°) « Littré 68-23 J Eddé Ltée « 1134 Beaver Hall, MONTREAL, P.Q PM A MOINDRE RÉSISTANCE AUX INFECTIONS L HEMOSTYL les 10 amino-acides indispensables le principe vaso-constricteur de GREENE, RAPPORT et PAGE.les glo bulinesey N AMPOULES BUVABLES ol Ry, Nouvelle posologie minimum de l\u2019auréomycine chez l'adulte.Quatre capsules à 250 mg.par jour, avec du lait.Intérieur de la bibliothèque du Memorial Howard, Nouvelle-Orléans, La.Dans la gamme des antibiotiques, l\u2019oto-laryngologiste choisit souvent Le chlorydrate d\u2019 AUREOMYCINE cristallisé parce que L'auréomycine apparaît rapidement dans les tissus de l'oreille, du nez et des sinus, ainsi que dans le liquide céphalo-rachidien.: L\u2019auréomycine, administrée par voie intraveineuse, atteint, en 5 minutes, sa concentration maximum dans le plasma.L\u2019auréomycine n\u2019a guère tendance à favoriser le développement d\u2019une bactério-résistance.L\u2019auréomycine s\u2019est révélée efficace dans des affections qui sont du domaine courant de l\u2019oto-laryngologiste et parmi elles : Infections laryngées ® Otite externe * Otite moyenne Mastoïdite © Pharyngite ® Sinusite ® Amygdalite Dans le monde entier, tout comme aux Etats-Unis, le Corps medical est unanime à considérer [auréomvycine comme un antibiotique efficace, à large champ d'action.Capsules à 50 mg.\u2014 Flacons de 25 et de 100 capsules Capsules à 250 mg.\u2014 Flacons de 16 et de 100 capsules.Solution ophtalmique \u2014 Fiole compte-gouttes à 25 mg.Solution à préparer extemporanément par addition de 5 c.c.d\u2019eau distillée.LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American Cyanamid Limited 7335, boulevard Saint-Laurent, Montréal 14, P.Q. Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale OFFICIERS Président: Pierre Smith Vice-président: Emile Blain Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal Secrétaire-trésorier adjoint: P.-R.Archambault COMITE EXECUTIF MM.Pierre Smith, R.Amyot, [-A.Vidal et Emile Blain.COMITÉ DE PUBLICITÉ MM.R.Amyot, Emile Blain st J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris), Louis-E.Phaneuf (Boston), Charles P.Mathé (San Francisco), A.Fontaine (Woansocket), J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa), L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac), ADMINISTRATION et SECRÉTARIAT { PUBLICITÉ : Jacques D.Clerk MM.R.Gaudet (Sherbrooke), Eug.Tremblay (Chicoutimi), Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), D.Colin (Saint-Boniface), L.-P.Mousseau (Edmonton).326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal Tél.: LAncaster 9888 $ N 7277 NN NAN Décalcifications Ostéopathies Rachitisme Tuberculoses- extra-pulmonaires Lupus tuberculeux NS 279 MEN STÉROGYL - 15 15 mg.DE VITAMINE D, CRISTALLISÉE en une ampoule Solution hydro-alcoolique pour la voie orale Solution huileuse pour la voie parentérale MIN LES LABORATOIRES ROUSSEL LABORATOIRES FRANÇAIS DE CHIMIOTHÉRAPIE DIRECTION FRANCE : 140 bis, RUE DE RENNES, PARIS (6°} DIRECTION FRANCE OUTRE-MER ET EXPORTATION : 89, R.DU CHERCHE-MIDI, PARIS (6°) Agent au Canada : J.EDDE Ltée - 1154 Beaver Hall - MONTREAL, P.Q.LA Les CLEFS du SUCCES dans le | TRAITEMENT des Affections neuropathiques UN CHOIX JUDICIEUX d'ingrédients d'une pureté absolue dans des proportions adéquates.et un procédé exclusif de fabrication, vous assurent une préparation qui \u2018ne vous a jamais failli dans le traitement des affections nerveuses./ Le NEO-SPASMYL agit comme tonique du système nerveux central, dont il modère l'excitabilité.Durant le jour, il prédispose au calme les malades surexcités, agités, anxieux.La nuit, il les aide à obtenir un sommeil naturel et réparateur.Il n'occasionne pas de mauvais réveil ni de prostration le lendemain.Neo-Spasmyl (FORT) 5 centigrammes Neo-Spasmyl (MEDIUM) 215 centigrammes Neo-Spasmy! (FAIBLE) I centigramme MILLET, ROUX 1215-17, rue ST-DENIS & CIE, LIMITEE MONTREAL, P.Q. OFFICIERS l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, Donatien MARION, 165 est, rue Laurier, Ottawa.326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal.DIRECTEUR GENERAL EXECUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, Emile BLAIN, Montréal.444 est, rue Sherbrooke, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.J.-A.DENONCOURT, Trois-Rivières.SECRET AIRE-TRESORIER GÉNÉRAL J.-B.JOBIN, Québec.Hermile TRUDEL, René DUBERGER, Sherbrooke.1990 est, rue Rachel, Montréal.Sylvio LEBLOND, Québec., Antoine POULIOT, Québec.SECRETAIRE ADJOINT SECRETARIAT: 326 est, boul.Saint-Joseph, B.-G.BEGIN Montréal.3440, rue Hutchison, Montréal.Tél.: HArbour 8076 ® COMITÉ DU XXIIe CONGRÈS J.-B.JOBIN, président.René DUBERGER.ler vice-président.Sylvio LEBLOND, Secrétaire.J-M.LAFRAMBOISE, 20 \" Pa TO LOT Secretaire adjoint.toi , for.Gustave LACASSE, 3e \" ome , resorier.SECRETARIAT DU CONGRES: Auray FONTAINE, 4e \" Université Laval, Québec, P.Q.e ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE J.-A.JARRY AL.RICHARD J-H.LAPOINTE Charles VEZINA Edmond POTVIN Albert PAQUET Richard GAUDET J-A.VIDAL Chs-N.deBLOIS J.-A.DENONCOURT MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1954 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe- des-Monts, P.Q.1952 ARCHAMBAULT, Gérard, 472, av.Laurier, St-Jean, PQ.1952 JOBIN, Pierre, 91, rue d\u2019Auteuil, Québec .1954 BAILLY, Roland, 4339, avenue de Lorimier, Montréal.1952 LECO URS, Re 538, av.King- -Edward, Ottawa, Ont.1952 BEAUCHEMIN, L.-O., \u2018Calgary, Alberta.1954 LEMIEUX, J.-R., Hôpital Saint- Sacrement, Québec 1952 BELIVEAU, Pierre, Méthégan, NB; s.\u2026.\u2026\u2026.1952 MANSEAU, Georges, 924, rue St-Aubin, Ville St-Laurent 1952 BIBAUD, Barthélemy, Valleyfield, Q.eee 1952 MERCILLE, 02% 316, Parc G.-E.-Cartier, Montréal .1952 BLANCHET, Roméo, 54, avenue acier, Québec .1952 MILOT, J.- 1017, Stafford Road, Fall River, Mass.1952 BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont .1954 MORISSET, Ce ierre, Saint- Georges- de- Beauce, P.Q.195 BROUSSEAU, L.-Philippe, Malartic, P.Q.1954 PERRAS, J.-Ephrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q.1952 CARON, Sylvio, Masta, Québec .1952 PERRON, Jos., Shawinigan Falls, P.Q.1954 CHOLETTE, A.-M ., 1451 est, boul.St-Joseph, Montréal 1954 PIETTE, Edmond, Joliette, P.Q.1954 COUTURIER, Alphonse, Rivière-du- Loup, P.0.A 1954 PILON, J.- , 389 est, boul.Saint-Joseph, Montréal .1954 D\u2019ARGENCOUR: Guy, Drummondville, \"8.Q.1954 POWERS, A 11, rue Front, Hull, P.Q.1954 DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal.1952 RIOUX, J.-Emile, Sainte-Anne-des-Monts, P.Q.1954 DESMEULES, Roland, 167, Grande-Allée, Québec co.1952 ROULEAU, |.-Maurice, St-Grégoire, Cté de Nicolet, PQ.1952 DOMINGUE, Albert, Granby, P.Q.00 1652 SMITH, Pierre, 300, Carré Saint-Louis, Montréal .1954 GAUTHIER, Henri-E., Woonsocket, R.1.|] 1054 TETRAULT, Adélard, 411, boul.Laviolette, T.-Rivières 1954 GAUTHIER, J.-D., Shippegan, N.-B.\u2026 1954 THIBAULT, fan 4070, boul.Lasalle, er du, P.Q.1: 4.HURTUBISE, Raoul, Sénateur, 19, rue Durham, PS VIAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Verdi eee.Sudbury, Ont.a, 1954 .EU CPU POP JE IRI A | | | | L'Union Méd.Canada XVI Tome 81 \u2014 juillet 1952 HYDRATE D\u2019ALUMINE AVEC BELLADONE ET PHENOBARBITAL Le Les comprimés Sebella exercent une action douce, non-toxique et anti-acide sur la muqueuse gastrique.Leur action antispasmodique et sédative en fait une excellente médication préparatoire au traitement spécifique de l\u2019ulcère gastro- duodénal.Ils sont également un précieux auxiliaire dans un grand nombre de troubles fonctionnels, non-ulcéreux, des voies digestives, troubles caractérisés par un excès d'acidité et de l\u2019hypermotilité, parmi lesquels on peut citer: l'indigestion nerveuse, le syndrome du colon \"irritable\u201d, la colite muco-menbraneuse, la colite ulcéreuse non-spécifique, les excès de table et l'abus des boissons alcooliques.\" 3 SS Je Er Composition: d\u2019un com aa EE SEL LLL me Hydrate d\u2019alumine (A1 (OH)s) 5 gr.Phénobarbital Vs gr.Extrait de belladone (correspondant a = 1/640 gr.d\u2019alcaloïdes totaux) Vs gr.Médication anti-acide sire Action spasmodique efficace Sédatif doux Marque Déposée BETAGEN VITAMINE \u201cB\u201d COMPOSEE ELIXIR GLYCEROPHOSPHATES TONIQUE ET ALIMENT NERVIN Pertes d\u2019énergie et d\u2019appétit \u2014 Anémie \u2014 Neurasthénie \u2014 Troubles gastro-intestinaux Déséquilibre nerveux PRINCIPAUX COMPOSANTS: .VITAMINE B: \u2014 RIBOFLAVINE \u2014 PYRIDOXINE \u2014 ACIDE NICOTINIQUE \u2014 ACIDE PANTOTHENIQUE LECITHINE \u2014 AVENINE \u2014 GLYCEROPHOSPHATES DE SODIUM, CALCIUM, POTASSIUM, STRYCHNINE (1/160 gr.à l\u2019once) SAVEUR AGREABLE @ TOLERANCE PARFAITE DOSE: UNE CUILLEREE A DESSERT QUATRE FOIS PAR JOUR AVANT LES REPAS.Comprimés A icalgen- 74 A base de Qluconate de Calcium INOSITOPHOSPHATE DE CALCIUM ET MAGNESIUM CERIUM OXALATE © VITAMINE D Groddedde, Lactation, Vomiidemenis gravidiques LE BICALCEN-D, COMPRIMÉ NON AROMATISÉ, PRESQUE INSIPIDE, ENTIÈREMENT SOLUBLE, EST LE MEDICAMENT DE CHOIX POUR LA FEMME CRAVIDE.Dose \u2014 Trois à six comprimés par jour.Comprimés T R | - S U L F A 0.50 gm.Amélioré ACTION RATIONNELLE DES SULFAS ; CHAQUE COMPRIMÉ RENFERME: @ SULFAMÉTHAZINE 37% @ SULFADIAZINE 37% SULFAMÉRAZINE 26% NOUVELLE ASSOCIATION SULFAMIDEE PERMETTANT DES DOSAGES ADÉQUATS TOUT EN DIMINUANT LE DANGER DE CRISTALLURIE - DOSE \u2014 UN COMPRIMÉ TOUTES LES 3 HEURES OU PLUS SELON L'\u2019AVIS DU MÉDECIN.*Marque déposée.(COMPRIMÉ À 0.10 GRAMME) NOUVELLE SYNERGIE BARBITURIQUE SOMENAL REPRÉSENTE L'EFFET RAPIDE DU BUTOBARBITAL ASSOCIÉ À L'EFFET PLUS PROLONGÉ DU PHÉNOBARBITAL.EMOTIVITE © INSOMNIE © SPASMES °* PHOBIE °* ANXIÉTÉ .Vo .; Butobarbital 0.05 gramme : DOSE: Selon l'avis du médecin.Phénobarbital 0.05 gramme {par comprimé.Ya (Ce CANADA DRUG \u20acO.Montreal, L'Union Méd Canada XIX Tome 81 \u2014 juillet 1952 nouvelle-commodit étendu en thérapeutique a spectre Les comprimés de, Terramycine enrobés de sucre, 1acCl rent ung plû Ce 4 VEN iR0 5 2606 beds.permettent ik applig PR oletée EU preterent I omr mes qu\u201d 172180 fé Pre TZ 1° MY of, LUE us na is de ik 2 et de ER a (2105 de Pi de Ie de erram CINE RISTALL MPHOTÉRIQUE Pfizer.PFIZER ea LTD.Ba11 RO DEN ROAD M UNT ROYAL, MONTREAL, P.Q.7 We REPRÉSENTANTS DU men N TRE MARIN plus grand producteur d\u2019antibiotiques du monde\" TN EPTOMYCINE = yA, te NT POLYMYXINE xX L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 MICROBIOLOGIE \u2014 HYGIÈNE \u2014 MÉDECINE PRÉVENTIVE ® RECHERCHES ® ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ ® ŒUVRES DE SANTÉ PUBLIQUE ® PRODUITS BIOLOGIQUES \u2014 VACCINS \u2014 SÉRUMS LE VACCIN BCG PREVENTION DE LA TUBERCULOSE PROTECTION DE 80% EN MILIEU TUBERCULEUX * \u2014 Préparé suivant la technique de l'Institut Pasteur.: an SAN .SRNR \u2014 Epreuves de sécurité sur chaque lot de vaccin.\u2014 3 voies: BUCCALE \u2014 INTRADERMIQUE \u2014 TRANS- CUTANÉE (Scarifications \u2014 Piqûres multiples).\u2014FOURNI GRATUITEMENT SUR DEMANDE dans la Province de Québec.Le seul Service du BCG au Canada, depuis 1926.*J.A.BEAUDOUIN: Am.Rev.Tuberc., 43: 581, 1941.A.G.FERGUSON: Am.Rev.Tuberc., 54: 325, 1946.1863-1933 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal, P.Q.Zone 26 (sans but lucratif) > 7 Sensation ~~ de se A 2 57 5 +, Es Bh > sk = 7 cos ee 2; 8 RUTH R 2 i A a sa Le oo! sa es # = 2 ain 5 , # i sé.A iy age 5 be oh 7p i id i a i 4 a ae is mu ke a rl i = Eo ce 2 x, = ji = ci SR ARN FR Ses 2% : \u201cren 2 i EX Re & sis 57 & si = 2 SE eo se = 15 ow = a ids £2 2 LR : Ee 2 2 a oF > des Foins = 2 i = as Ss % 2 à Eis =F 5 Gi i Ei $e A = 2 2 > % 2A SL = se x a Ge Ro = = ès 2 ë $ # 64 3% = = + is By % £1 5 J = cr 3 av ÊE sa % Fi Ca 5% - evre i 2% io a e a = = 8 % E + A 2 3 i 5 of = = ë = i Sa = fee se 7 ce a = a Bs a sci = i i 7 = we Sie br A = bec 5 = = oo EF = 5 bles 5 He = 5 > = 2 Sig fe i oo ; = = sas es BEG WE = 7 > 2 i i # age $ Es 5 7 oo a es © % Ye es a oy Re = a To sa I asser = ui = x a a oy : = 2 2 ; ; A Nn = So = 3 = =.& 8 Eo = = xd SBF Le = Eo a ox sa, Es ae gi = 5 5 i = 5 = ee IE = 3 a 3 3 ey = = # sa = imes de la F = = =, ra # Eo Gr i 2 se & ay SE i = GE = 27 ut oe e IC = EH = = 5 i Sa ; Er > A = = x Es ES es i 4 4 deu x 7 SH ay cog ces - su £5 x Ss 2 Ce = ee 2 ra x © 7 de ee 2d N © & + = = 5 J so Co $ > & > 3 5 2e + i oo i $ pour les V E = # = ge at 3 Wa = 3 +s à k = Tou = & = : Ei = = i hy A Eva 4 = À A duc { va a tat ae 2 La * io pr RE MR es ie £5 20 3 $ À A 2 fois pn cs Sap 2 oy Nn Re x SOR x = a a a S + 4 = \u20ac, a ws # Sa = = = ES & 743 £5 hE) res i \u201c cas SRE A = 3 4 agé Gi » À x Bi prone = hip + ts : m or A ny oy oN 00610 mn a Lol ve 3 a, I.ER A LA PLUPART de vos malades atteints de la fièvre des foins vous pouvez prescrire, cette saison-ci, un soulagement plus prolongé\u2014avec, en plus, la commodité et l'économie que comporte un plus petit nombre de doses.Vous n'avez qu\u2019à prescrire le Chlorhydrate de D1-PARALENE (Chlorhydrate de Chlorcyclizine, Abbott), un antihistaminique différent, 4 noyau pipérazinique, remarquable pour la durée de son action.Des études cliniques démontrent qu'avec le DI-PARALENE les malades obtiennent un soulagement durant 8 à 24 heures avec une seule dose, comparé à 4 à 6 heures avec la plupart des autres antihistaminiques.Brown et ses collaborateurs! considèrent que la chlorcyclizine est un des antihistaminiques les plus efficaces qu\u2019ils aient encore étudiés.À cause de sa faible toxicité le DI-PARALENE n\u2019occasionne que peu de réactions secondaires, La dose initiale pour adultes est de 50 mg.trois fois par jour, et elle peut rapidement être réduite à deux fois ou une seule fois par jour.Pris au coucher, le Dr-PARALENE peut procurer un soulagement qui dure jusqu\u2019au coucher le lendemain.Cette saison-ci prescrivez un soulagement plus prolongé sous forme de D1-PARALENE.Se trouve dans toute les bonnes pharmacies en flacons 8 À 24 D\u2019UNE de 100 et de 500 comprimés de 50 mg.et de 25 mg.DEMANDEZ LA LITTÉRATURE \u2014 Ecrivez simplement \u201cLittérature sur le Di-Paralène\u201d sur un de vos feuillets à ordonnances et adressez-le aux Laboratoires Abbott Limitée, Montréal 9.SEULE DOSE 74 chorhydrate de Di-Paralene NOM DÉPOSÉ 1.Brown, E.A,, Louvaine, A.F., Maher, J.P., Nobili, C., Norton, .R.C,, et Sannella, T.(1950), Ann.Allergy, 8:32, janvier-février.(CHLORHYDRATE DE CHLORCYCLIZINE, ABBOTT) Cw Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 7 nion Médicale du Lanada Revue mensuelle fondée à Montréal en 187\u20ac ONT COLLABORÉ MM.Allard (Eugène); Amyot (Roma); Andersen tA.) ; Archambault (Jacques); Archambault (Jules) ; Archambault (Paul-René) ; Augustin (Marc) ; Badeaux (Georgine) ; Balestrazzi (N.) ; Baril (Edmond) ; Beauregard (J.-M); Bélanger (Claude); Bélanger (Paul-Marcel) ; Bélisle (Maurice) ; Bertrand (A.); Blain (Emile); Bombardier (J.-P.) ; Boulanger (}.-B.); Bourbonnais (Georges); Bourgeois (Paul); Bourgeois-Gavardin (M.); Bourque (J.-P.); Boussat tAndré); Brisson (Gérard); Bru- nel (D.) ; Cabana (Léo- Paul) ; Caouette (Maurice) ; Champoux (Roger); Chaptal (].); Charbonneau (Henri) ; Charest (Gustave): Comeau (Maurice) ; Côté (Fernand); Coutu (Albert); Couture (Ernest) ; Croissant (Odile) ; Cusson (André) ; Daguet (G.); David (Paul); Del Vecchio (Marc); De- noncourt (|.-A.); Desforges !Aimé); Desjardins (Edouard) ; Desmarais ! Bernard) ; Desranleau (|.- Marc) ; Desrochers (jean-Léon}: Dionne (Paul); Doray (Maurice) ; Doré (Réal) Dubeau (Marius! ; Dubreuil (Lucien) ; Dufresne (Origéne) : Dutresne (Roger-R.); Dugal (lean-Pa::l}; Durand (Fernande) ; Durivage (Jacques! .Dussault (Roland) ; Duvalier (Francois); Favreau (|.-C.) ; Fiset (Robert); Foisy (René); Foley (A.-R.); Fontaine (Rosario) ; Forget (Ulysse); Fourage; Frappier (Armand) ; Frenette (Ulric); Fugére (Paul); Fu- kuda (Toku Ro); Gagnier (L.-A.); Gagnier (M.) ; Gagnon (E.-D); Cagnon (Jacques-N.); Gareau (|.-Roger) ; Gauthier (C.-A ) ; Gauthier (Louis-].) ; Cauthier (Vincent); Cenest (Jacques); Genest (Robert) ; Gervais (Maurice): Gill (Guillaume) ; Girard (Armand); Giroud (A.): Gosselin (Blan- dine-Yvette) ; Gosselin (Gilles): Gougoux (Jacques) ; Cratton (Armand): Gratton (Jean): Grignon (C.-E.); Grignon (Jean); Grignon (René) : Groulx (Ad.): Guy (Rolland): Hébert (Gérard); Hector (Saint-Lucien); Hillemand (Professeur) ; Hood (A | G): Hudon (Fermäthdé?, : Jacques se: (André) ; Jarry (Gaétan) ; Jean (Ri]7 Jdhisbn (Ré LX XJ AU VOLUME 80: ginald) ; Joncas (Gérard) ; Journet (Léon) ; Justin- Besançon (L.) ; Kelly (A.D.) ; Kourilsky (Raoul) ; Lacharité (Hervé); [Ladouceur (Léo); Lafond (Guy); Lacasse (Philippe); Laham (jean); La- motte-Barillon (S.); Lamoureux (Louis) ; Lamquin (L.); Landry (Philippe); Langlois (Marcel); Lapointe (Henri); Lapointe (J.-A.); Larichellière (Raymond) ; Lariviére (Paul); Larochelle (L.-N.); Larouche (Gérard - L.); Latraverse (Valmore) ; Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire) ; Lebeau (René) ; Leblanc (Loyola); LeBlond (Sylvio); LeBlond (Wilfrid) ; Lecours (Antonio); Lefebvre (René) ; Legault (Jean-Paul) ; Léger (Jacques) ; Léger (J.- Louis) ; Lemierre (Professeur A.) ; Lemieux (J.-E.) ; Lépine (Edgar) ; Lépine (Pierre) ; LeSage (Albert) ; LeSage (jean); Lessard (Ivan); Letendre (Paul); Letondal (Paul); Longtin (Jean); Mackay (André); Marion (Donatien) ; Marion (Pierre); Ma- rois (Paul); Martin (Hon.Paul) ; Martineau (Bernard) ; Marsolais (Almanzor) ; McCaffrey (Frank) ; Miller (J.-Chs); Mirallie (Charles); Monfette (Claude) ; Morissette (L.); Nadeau (Gabriel); Nègre (Léopold) ; Noël (Victor) ; Normand (Jos.) ; Panisset (Maurice); Paquet (A.-E.); Paquette (J.-P.) ; Pavilanis (Vytautas) ; Pesant (Laurent) ; Piette (Jean) ; Pilon (J.-Louis) ; Pinsonneault (G.) : Plichet (André); Poirier (J.-R.) ; Poirier (Paul) ; Poirier (René); Pouliot (Antoine); Potvin (V.) ; Prévost (Jules); Redon (Henri); Ricard (H.); Riopel (Paul); Rives; Robillard (Rosario) ; Roche- mont (Serge); Rolland (Gérard); Saint-Arnaud (Grégoire) ; Saint-Martin (Maurice) ; Saint-Martin (Théo.) ; Saint-Onge (Marie) ; Salvaing (].) ; Samson (].-Ed.); Saucier (Jean); Selye (Hans); Smith (Henri) ; Smith (Pierre) ; Sonea (Sorin) ; Sylvestre (].-Ernest) ; Sylvestre (Lucien) ; Tétreault (Ernest- R.!: Thibault (Eugène) ; Tougas (Hubert) ; Trudel (Hermile! : Vaillancourt (}.-R.); Vallée (A.-F.) ; Vallée !Louis-lvan); Valois (Ant.- B.); Verge Willra)s Végina (Norbert) ; Albert-Weil (Jean) ; :* M'yckotf: (Raiph W.G.).® +.+.\" ce ee 28 a ere vv LAA] Te.© 2 9 aa = \u2018na = Ty © © à AS 000 - eo V VV fe 6 e 3.v - ov v o_o e ee ese \u2026Chez le médecin, il y a donc trois sagesses, celle de son métier, de sa culture générale, de sa philosophie de la vie.Trois sagesses dont la proportion rlative, pour un individu donné, est extrémement variable.Dans l\u2019ordre de l'utilité pragmatique, il est clair que la première, celle du métier, prime sur toutes les autres.On ne demande pas au médecin, quand le ventre fait souffrir, une dissertation sur la peinture moderne, sur la philosophie de Nietzsche ou sur ia mission providentielle de son peuple.Ce qu\u2019on exige de lui, c\u2019est un diagnostic précis et une thérapeutique adéquate, c\u2019est en somme de faire descendre de la stratosphère culturelle, l\u2019application concrète de sa science et de son art.Ce geste, tous les médecins l\u2019accomplissent.Le rendement en est divers, pour sûr, car la culture médicale et l\u2019habileté de tous les praticiens ne sont pas identiques.Mais, à qualités égales, je ne crois pas que jamais un chirurgien typiquement anglais ait procédé tout à fait comme un chirurgien franchement américain ou celui-là comme un chirurgien nettement français.Bien plus, au sein d\u2019une même école, deux médecins n\u2019agissent pas selon un thème inexorable.Chacun miet dans l'acte médical sa touche personnelle, qui se marque dans le choix des moyens, dans l'ambiance créée, dans la forme de contact de médecin à malade, bref dans tout un ensemble d\u2019impondérables dont la somme n\u2019est pas indifférente au résultat recherché.Car, en fait, le médecin, pas plus que l\u2019avocat, le sociologue, le prêtre, ete, pas plus que l\u2019homme de la rue n\u2019échappe à la loi de la synthèse personnelle.A l\u2019arrière-plan de toutes ses pensées, de toutes ses actions, il y a toute sa personne.Dans son geste médical il y a, conscientes ou non d\u2019elles-mémes, toute sa culture générale, toute sa philosophie de la vie.Et cela, je le répète, n\u2019est pas absolument indifférent pour le malade qui lui aussi, en plus de sa maladie, possède sa culture générale et sa conception de l\u2019existence humaine.Cela est encore moins indifférent quand le médecin fait office de soctolo- gue.On Ua souventes fois répété: le médecin est, à un moment ou l\u2019autre de son existence, le confident et le conseiller de presque tous ses clients.Il exerce sur eux, une influence indéniable et souvent décisive.Or, ce rôle de confident et de conseiller, voici que de plus en plus l\u2019Etat lui demande de le jouer, au bénéfice de la communauté.Il n\u2019y a guère besoin d\u2019être prophète pour affirmer qu'après la guerre, la participation de la médecine, et partant du médecin, a la réorgamsation ct au fonctionnement de notre nouvelle vie sociale sera décuplée.Cela universellement.On verra alors maints faits, maintes théories, sortir de la cage dorée où nous les gardons présentement pour gagner les législatures et les codes.Fants et théories, venus de partout, universels comme la culture médicale, mais qua devront, dans l\u2019application, se nuancer à la couleur des cultures particulières, se couler dans le moule des philosophies singulières de la vie, propres à chaque peuple, à chaque race.Or sur ce plan des applications sociales, la hérarchie des valeurs change.La médecine n\u2019est plus, comme la culture générale, qu\u2019un instrument au service d\u2019une conception supérieure.Et le médecin, tout en restant médecin, vaudra d\u2019autant plus pour la société dont il est, pour qui il est, qu'il sera davantage l\u2019homme complet, produit de sa propre civilisation.De ga propre civilisation, toujours vivante, puisque capable de toujours assimiler l\u2019extérieur en demeurant toujours elle-même.Antonio BARBEAU. BULLETIN NOS ÉTUDIANTS ET L\u2019'HUMANISATION DE LA MÉDECINE Sous les auspices de la Conférence Laënnec de Montréal et de F.E.U.C.C.(ce que je crois être la Fédération des étudiants des Universités Catholiques du Canada) des étudiants en médecine des Facultés d'Ottawa, de Québec et de Montréal, se réunirent en assemblée au cours de janvier 1952.Dans quel but ?Etait-ce pour discuter de sujets de sport ?Pour jeter les bases d\u2019un événement social: d'un bal, d\u2019un banquet?Ou encore, voulait- on instituer une vaste association des étudiants des trois facultés et créer de la sorte des liens plus étroits d\u2019amitié et de solidarité?Avait-on l\u2019intention de se consulter sur des vœux et des suggestions à formuler concernant l\u2019enseignement de la médecine (ce qui serait d\u2019une belle qualité de préoccupation et d\u2019une haute portée pratique pour nos étudiants, leur avenir et celui de notre médecine)?Non, encore mieux que cela, plus « calé » que cela.Nos futurs collègues se sont réunis pour traiter, en trois rapports volumineux et longuement préparés par travail d\u2019équipe, de l\u2019humanisation de la médecine, Ces rapports lourds de matière ont exposé un immense sujet et ont été discutés, avec une impavide assurance.Je n\u2019ai pas la moindre tentation d\u2019ironiser en relatant ainsi les transcendantes inquiétudes de nos étudiants.Au contraire, l\u2019étonnement et je dirait même l\u2019émerveillement m\u2019ont saisi en prenant connaissance de ces rapports publiés très récemment dans le « Buletin Laënnece » des étudiants en médecine de l\u2019Université de Montréal.Les propos, les soucis et les préoccupations ont un thème significatif et parfaitement en accord avec les problèmes de notre temps.Une chose est certaine, c\u2019est qu\u2019à l\u2019époque de nos études médicales, il y a 25 ou 50 ans, nous n\u2019aurions pas entrepris de remuer d'aussi profondes pensées.Nous n\u2019y aurions pas songé, beaucoup plus soucieux de questions purement médicales, exclusivement cliniques et 766 : IL Pr \u2026 ; 5 L'Union Md Canada 1 BU LETIN a : \u201cTome 81 \u2014 jui Het 1062 .= .anxieux de nous préparer à une carrière de praticien ou de cinicion: L'aspect social était automatiquement intègré et sans discussion possible dans le rôle que nous jouerions au sein de notre profession.Si nos étudiants se proposent d\u2019humaniser la pratique de la médecine, c\u2019est qu\u2019ils croient qu\u2019elle a perdu ou qu\u2019elle est en instance de perdre le caractère essentiel de son application.La médecine existe par l'homme et pour l\u2019homme, elle doit être accessible à tous et unir dans un colloque intime, sans aueun intermédiaire, un homme de science et de cœur, un conseiller, auquel se confie un autre homme, malade, souffrant, inquiet et bien souvent désemparé.Pas de barrière, de truchement, aucun trait d\u2019union: le contact doit être direct.La technique, la théorie complexe des investigations savantes, nécessaires sans doute, l'ensemble des procédés aptes à faciliter l'accessibilité au soins médicaux, ne sont que des moyens qui, loin de relâcher ce contact, doivent plutôt en faciliter la mise en œuvre et favoriser la bienfaisance des ses effets.Le rôle social de la médecine n\u2019a jamais cessé d\u2019exister, mais sa notion semble se perdre dans l\u2019aceumulation des moyens qui sont venus se greffer sur la pratique de la médecine.L'introduction aux trois rapports de nos étudiants souligne une vérité lourde de sens et de conséquence: les études médicales actuelles désincarneraient la médecine, la deshumaniseraient.On offre aux étudiants des perspectives scientifiques sans liaison avec l\u2019homme malade et on néglige précisément ainsi, selon eux, l'aspect social de la médecine, son aspect humain.Cette remarque pertinente et juste comporte une heureuse suggestion aux facultés.Ce n'est pas notre intention d\u2019insister plus longuement sur le contenu de ces trois rapports, dont l\u2019un traite des « grands principes d'une médecine humaine », un second de «la réalité médicale professionnelle et la personne » et enfin le troisième des « tentatives de résolution du problème social médical».| Ils sont excellemment documentés.Ils ont peut-être la raideur et la rigueur démonstratives de thèses philosophiques.Cette particularité de la forme n'étonne pas.Du collège à l'Un iversité l'espace a courte mesure.Ee TE TE Les rapporteurs montrent une connaissance poussée de tous Les ; aspects actuels de la pratique médicale, des tendances et applications ., L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 BULLETIN 767 socialisantes et étatisantes.Toutefois, leur générosité sans calcul, la tendance de la jeunesse vers la doctrine et le système les incitent à favoriser les modes de la pratique qui fourniraient d'office les soins médicaux à tous.Théoriquement, ils ont.çent fois raison.Mais l\u2019expérience et l\u2019âge leur enseigneront probablement qu\u2019à vouloir tout donner à tous, la médecine perd en qualité; que le médecin, comme tout autre, a besoin d\u2019un aiguillon pour se rehausser ; qu\u2019il accorde pour ce qu\u2019il reçoit et que le nivellement de la profession dans une égalité de rémunération médicale est précisément ce qui pourrait le plus rapidement abaisser la qualité des médecins et la valeur de leurs soins.| Néanmoins, on doit féliciter très chaleureusement nos étudiants de penser à ce problème de toute première importance et, j\u2019'ajouterais, de faire montre d\u2019un tel esprit sérieux et humanitaire.Cela augure très favorablement pour l'avenir.Cette mentalité toute imprégnée de sens social, de dévouement pour l\u2019humanité et de dignité professionnelle devra laisser forcément, après décantation par le temps et l\u2019épreuve de l\u2019exercice médical vécu, une conception supérieure à celle de la présente génération.Elle rejoindra, dans une orientation différente des modalités d'application professionnelle, celle de nos prédécesseurs: médecins de famille, humbles, sages et respectés, cliniciens savants, humains et dévoués pionniers de nos hôpitaux et de nos facultés, aussi près du malade que de la maladie.Nos jeunes étudiants veulent évoquer ces temps et ces images disparus.J'affirme qu\u2019ils ont raison et qu\u2019ils se préparent de la meilleure façon pour faire revivre en eux-mêmes ces figures du passé.Rendre plus humaine la médecine, le programme est vaste! Il s\u2019intègre au médecin lui-même, aux hôpitaux, aux universités, aux modalités de l\u2019exercice médical.Beau programme dont la réalisation serait au bénéfice du malade et peut-être surtout du médecin lui-même.Roma AMYOT. CONGRÈS DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA PROGRAMME SOCIAL PROVISOIRE Mardi, le 23 septembre 1952 8.30 p.m.Salle des Promotions, Université Laval: Séance solennelle d\u2019ouverture du Congrès Cinquantenaire de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada et Centenaire de la Faculté de Médecine.REMISE DE DOCTORATS D\u2019HONNEUR: Pr Emile Blain, directeur général de l\u2019'A.M.L.F.C.Pr Charles Vézina, doyen de la Faculté de Médecine de Laval.Dr Marc Trudel, ministre provincial et président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec.Pr Jean-Baptiste Jobin, président du XXIIe Congrès.Remise de diplomes d\u2019honneur aux Drs J.-Avila Denoncourt, Jos.Normand et J.-L.Rochefort.Allocutions: Mgr Ferdinand Vandry, Recteur, Dr Charles Vézina, Dr Jean-Baptiste Jobin, Dr Emile Blain, Dr Mare Trudel, S.E.Monsieur Hubert Guérin, ambassadeur de France au Canada.10.00 p.m.Vin d\u2019honneur offert par la Faculté de Médecine dans le vieux = réfectoire des prêtres à l\u2019Université Laval.Mercredi, le 24 septembre 1952 4.00 p.m.Thé au Chateau Frontenac avec démonstration florale.10.00 p.m.Grand concert par Raoul Jobin de l\u2019Opéra de Paris au Palais Montcalm.Jeudi, le 25 septembre 1952 12.00 Déjeuner \u2014 Revue de Modes.6.00 p.m.Buffet froid.9.00 p.m.Cinéma artistique au Palais Montcalm: Paris \u2014 Le Pape \u2014 Les cathédrales de France \u2014 Le ski.Vendredi, le 26 septembre 1952 7.00 p.m.Banquet de clôture avec coquetel et bal au Chateau Frontenac. LA THÉRAPEUTIQUE PAR LES SUCRES ET PAR LES ACTIVANTS ET ADJUVANTS DU MÉTABOLISME DES GLUCIDES EN NEUROLOGIE, EN NEURO-PSYCHIATRIE ET DANS QUELQUES AUTRES BRANCHES DE LA MÉDECINE Jean ALBET-WEIL (Paris), Médecin de l\u2019Hôpital Central des Prisons de France (Fresnes), Lauréat de l\u2019Institut et de l\u2019Académie Nationale de Médecine.Le métabolisme des glucides présente une énorme importance biochimique et physiolog1- que; il existe des interrelations entre ce métabolisme des lipides et des protides.La voie du métabolisme terminal des glucides, des lipides et d\u2019une grande partie des protides est unc voie commune.Cette voie est une série de réactions formant un cycle.Ce cycle débute par 1a formation d\u2019acides a trois carboxyles, c\u2019est.à-dire à trois fonctions acides, d\u2019où le nom de cycle tricarboxylique ou cycle de Krebs, du nom du biochimiste anglais qui nous l\u2019a fait connaître.Le cycle de Krebs est le lieu de jonction des métabolites des trois grandes classes de constituants des tissus et des aliments, glucides, protides et lipides.C\u2019est «le grand carrefour métabolique» (André Giberton:.Fait à noter: toutes les réactions sont réversibles.Selon les besoins et les réserves du moment, l'organisme mobilise soit des glucides, soit des lipides ou des protides.Dans tous les cas il y a production d'acide « cétonique, c\u2019est- à-dire d\u2019ac'de pyruvique et d'acide 8 cétoni- que, mais dans les conditions habituelles la dégradation ou resynthèse s\u2019effectuent instantanément.(H.Lestradet).Chacune des réac - tions est provoquée par un enzyme.Il en est de même de presque toutes les réactions des métabolismes.Le nombre des enzymes est presque aussi élevé que celui des opérations métaboliques elles-mêmes.Parmi ces enzymes, il en est de particulièrement importantes, ce sont les carboxylases qui interviennent dans la décarboxylation oxydative de l\u2019acide pyruvi- que, c\u2019est-à-dire aussi dans toute la chaîne des réactions suivantes, à savoir les réactions du cycle tricarboxylique de Krebs.La co- carboxylase est le co-enzyme des carboxylases.Elle est un dérivé de la vitamine B,, dont elle est l\u2019ester pyrophosphorique.L'aneurine ou thiamine étant les noms donnés à la vitamine B,, elle est donc « l\u2019ester pyrophosphorique d\u2019aneurine ou de thiamine ».Elle est la forme sous laquelle agit la vitamine B, dont la propriété essentielle est d\u2019agir sur le métabolisme des glucides et de favoriser leur métabolisme au sein des tissus nerveux et cérébral.On conçoit donc que la vitamine B; ou la cocarboxylase soient plus actives si elles sont associées à une thérapeutique sucrée.Le tissu neuro-cérébral est extrêmement sensible, beaucoup plus sensible que tout autre tissu à la réduction de sa teneur en glucose et le glucose est le substrat majeur nécessaire à la respiration de la matière grise par l\u2019intermédiaire d\u2019un acide, produit de dégradation des glucides mais qui peut provenir aussi de lipides ou de protides et dont nous avons vu plus haut la grande importance: l\u2019acide pyru- vique.Cet acide poursuit son cycle de transformation biochimiques normales surtout lorsque les processus métaboliques des glucides ne sont pas troublés.Le glucose est donc un des éléments essentiels à la physiologie du tissu neuro-cérébral.« Les centres nerveux, écrit Polonovski, dégradent le glucose beaucoup plus activement que le muscle.La majeure partie de l\u2019énergie nécessaire au fonctionnement du tissu cérébral est fournie par le catabolisme des glucides.» Etant données les considérations qui précèdent et les faits précités, étant donnés les troubles morbides entraînés par les états d'hy- 770 poglycémie, voire même d\u2019hyperglycémie, ce qui revient presque au même puisque dans se dernier cas le glucose est présent dans les tissus mais ne peut plus y subir ses transformations biochimiques normales, étant donnés aussi les troubles du métabolisme des glucides observés au cours de certaines affections neu- ro-cérébrales (hypoglycorachie des méningites, hyperglycorachie de l\u2019encéphalite épidémique, des réactions méningées aseptiques, des infections générales, des tumeurs cérébrales voisines du bulbe, etc.) ou autres (hypoglycémie de lintoxication par les champignons amanita phalloides (Binet et Marek), de la «réaction d\u2019alarme » du « syndrome d\u2019adaptation de Selye» etc\u2026), il était logique de vouloir en thérapeutique neuro-cérébrale favoriser le métabolisme des glucides et l\u2019augmenter même au cours de certains syndromes afin d'augmenter la consommation du cerveau en cxygène.L\u2019étude des maladies mentales a conduit à supposer que certains troubles étaient liés à un défaut de l'utilisation de l\u2019oxygène par le cerveau.Cette constatation a conduit Loeven- hart Lorenz et Waters à traiter les malades par des inhalat:ons d\u2019un mélange d\u2019oxygène et d\u2019acide carbonique.Ils ont obtenu des résultats encourageants dans certains cas de dépression psychique et de mutisme prolongé.Mais n\u2019est-il pas plus rationnel et plus physiologique de tenter d\u2019augmenter l\u2019utilisation de l\u2019oxygène par le cerveau en agissant sur le \u201c métabolisme des glucides?C\u2019est ce que nous avons tenté de faire dans un certain nombre de cas.La thérapeutique sucrée n'est certes pas nouvelle: le sucre et surtout le glucose directement assimilable ont été conseillés dans les maladies du foie, notamment par le profes- ceur Loeper en association avee le soufre, comme facteurs de « détoxication hépatique ».Les injections sucrées, notamment les injections intraveineuses de lévoluse assoc'é ou non à la strophantine ont été préconisées chez les cardiaques.En pathologie infantile, dans ALBERT-WEIL: LA THÉRAPEUTIQUE PAR LES SUCRES.L'Union Méd.Canada \" Tome 81 \u2014 juillet 1952 les vomissements acétonémiques, la thérapeutique sucrée joue un rôle considérable.Binet et ses collaborateurs ont institué la thérapeutique sucrée chez l\u2019homme intoxiqué par les champignons.Les injections intraveineuses de sérum glu- cosé hypertonique peuvent être très utiles pour lutter contre l\u2019hypertension intracrAnienne.Notre méthode personnelle est constituée par l\u2019association à la thérapeutique sucrée d\u2019enzymes ou de vitamines activant le métabolisme des glucides.Les applications nouvelles de cette méthode apportent des éléments curatifs nouveaux dans certains cas devant lesquels ont était auparavant presque désarmé.Notre thérapeutique est la suivante: Sucrage intensif et continu de l'organisme par ingestion de sucre et surtout de sucre immédiatement assimilable: dextrose, 8 ou 10 cuillerées à café par jour ou davantage (parfois miel puisque celui-ci est fait de glucose et de lévulose, corps entièrement assimilables).Il y aura intérêt vraisemblablement à joindre à l\u2019ingestion de dextrose l\u2019ingestion et l\u2019in- Jection de lévulose.C\u2019est ce que nous nous proposons de faire dans nos prochains essais thérapeutiques.Des recherches récentes ont permis en effet d\u2019attribuer au lévulose des aptitudes métaboliques particulières et un pouvoir glycoformateur très élevé.Il le doit à des propriétés biochimiques électives, à la présence au niveau du foie d\u2019une fructokinase spécifique (Leuthardt), et enfin \u2014 et surtout sans doute \u2014 au fait que contrairement au glucose, son métabolisme ne serait pas soumis à l\u2019insulino-dépendance (Staub).Dès maintenant nous pratiquons dans certains cas des injections intrave:neuses quotidiennes ou bi-quotidiennes d\u2019ampoules de 10 ou 20 ce.de solution stérile de lévulose à 20 ou 40%, associées quand elle est possible à l\u2019ingestion de dextrose per os.Nous mélangeons parfois dans la même seringue notamment chez les tuberculeux le contenu d\u2019une L'Union Méd.Canada AJ BERT-WEIL: LA THÉRAPEUTIQUE PAR LES SUCRES.771 Tome 81 \u2014 juillet 1952 ampoule de lévulose et le contenu d\u2019une am- re.Enfin, étant donné le rôle important joué poule de 5 ce.ou de 10 cc.de thiosulfate de soude contenant respectivement 0,40 g.ou 0,80 g.de thiosulfate de soude.Le thiosulfate de soude favorise en effet le métabolisme des sucres.Comme l\u2019écrit le professeur Loeper: « Le sucre et le soufre s\u2019ils sont utiles sépa- » rément, le sont plus encore conjointement car » ils ont dans le foie une action synergique.Le » soufre favorise la fixation du glycogène, » d\u2019après Campanacci, et le taux du glyco- » gène et celui du glutathion vont souvent de » pair dans le foie » (M.Loeper).On pourra chez certains malades pratiquer quelquefois des perfusions continues de sérum glucosé isotonique.Dans certains cas rares, on pratiquera des injections intrarachidiennes de sérum glucosé isotonique.Concomittam- ment 3 la thérapeutique sucrée intensive, on fera des injections intraveineuses ou intramusculaires quotidiennes ou bi-quotidiennes d\u2019activants du métabolisme des glucides.Le principal de ces activants est d\u2019abord et avant tout «l\u2019ester pyrophosphorique d\u2019aneurine » c\u2019est-à-dire la « cocarboxylase » qui est spécialisée en ampoules injectables contenant 50 mgs.du produit et qui n\u2019avait jusqu\u2019à présent été employée que dans les comas diabétiques (Boulin) et les toxicoses du nourrisson.À défaut de cocarboxylase, on emploiera les ampoules spécialisées de vitamine B, à dose forte, soit 100 mgs.par ampoule injectable.IN est recommandé de faire ingérer du sucre ou d'injecter une solution sucrée en même temps que l\u2019on injectera au malade la cocarboxylase ou la vitamine B,.On adjoindra à ce traitement l\u2019ingestion à la dose de 50 mgs.deux fois par jour de vitamine B,, à la dose de 40 à 50 mgs.par jour de vitamine Bj, à la dose de 100 mgs de panthenol (alcool correspondant à l\u2019acide panthothéni- que).On pourra au besoin combiner cette thérapeutique avec des inhalations d\u2019oxygène et de CO», qui, comme l\u2019on sait, excite les centres respiratoires et à doses convenables est donc un facteur d\u2019hyperventilation pulmonai- par des dérivés phosphoriques dans le cycle métabolique des glucines, l\u2019ingestion d\u2019acide phosphorique ou de dérivés phosphoriques pourra être également utile.On pourra adjoindre à cette thérapeutique, quand on le jugera nécessaire, l'ingestion ou l\u2019injection de certains amino-acides dits gly- coformateurs.L\u2019acide glutamique est de ce nombre.Ayant dans leur chaîne un nombre impair d\u2019atomes de carbone, ces acides aminés ont un catabolisme pécial, donnent naissance à du glucose et augmentent le taux du glyco- cène hépatique Ils subissent ces transformations vraisemblablement par l\u2019intermédiaire de l\u2019acide pyruvique et de l\u2019acide succinique.(Le dinitrile succinique peut d\u2019ailleurs être employé aussi en injections intraveineuses).Nous avons appliqué notre méthode thérapeutique à des cas divers et nous rendons compte succinctement des premiers résultats obtenus: Dans 2 cas de séquelles d\u2019hémiplégie récente observées dans le service de Médecine de l\u2019hôpital d\u2019Arpajon, nous avons obtenu des améliorations remarquables.Cas 1.Hémiplêgie droite survenue un mois auparavant chez un ancien hypertendu de 62 ans artérioscléreux, à la suite d\u2019un ictus vraiserv- hlablement par ramollissement cérébral.Cas 2.Hémiplégie datant de un mois survenue chez une femme hypertendue de 52 ans.Traitement dans les cas 1 et 2: cocarboxy- lase intramuseculaire quotidienne.Ingestion de 10 cuillerées à café par jour de dextrose, in- vestion de saccharose.Vitamines B, et Ba» per os.Dès la mise en œuvre du traitement, en contraste avec la période précédente, les progrès dans la marche et la motil:té des membres supérieurs et inférieurs ont été relativement rapides.Les malades ont pu quitter l\u2019hôpital un mois et demi plus tard très améliorés 772 et en état de reprendre un certain degré d\u2019activité.Les malades avaient reçu 20 injections de cocarboxylase, suivies d\u2019injections de vitamines B, (100 mgs.Pro Die).Cas 3.Sujet, 48 ans, fortement hypertendu: 22 Mx 12 Mn.À la suite d\u2019un ictus survenu il y a un en, conservait légère hémiparésie droite avec présence très nette du signe de Babinski, légère gêne dans la motilité du membre inférieur droit.Manque de force et d\u2019adresse dans la main droite.Légère adiadococinésie.Nous prescrivons ingestions à fortes doses de dextrose.Vitamines B, et B» per os.Sédatifs nervins.Injection intramusculaire 2 fois par semaine de une ampoule de iodobismuthate de quinine.Injection intramusculaire 2 fois par semaine de une ampoule de cocarboxylase une première série de douze injections.On constate au bout de huit jours de traitement la dispa- rmtion du signe de Babinski.Actuellement aprés un mois de traitement, la motilité du membre inférieur droit est devenue beaucoup plus aisée.La force revient dans le membre supérieur droit et les mouvements de la main droite ct des doigts sont plus aisés et plus précis.L\u2019adiadococinésie a presque disparu.Cas 4.Femme de 43 ans, hypertendue.Présente en juillet 1951 un syndrome d\u2019Avellis.Traitement: injection quotidienne intramusculaire de vitamine B; & 100 mgs.pro die.Ingestion à forte dose de dextrose.Iodobismuthate de quinine: une ampoule intramusculaire deux fois nar semaine.Après une première série de 9 injections de vitamines B1; la malade reçoit immédiatement ensuite une série de 12 injections a raison de une par jour de cocarboxylase.Après 40 jours de traitement: guérison totale de la paralysie.Les céphalées et les vertiges ont disparu.La T.À.est tombée de 18 Mx / 12Mn.à 14 Mx / 9 Mn.ALBERT-WEIL: LA THERAPEUTIQUE PAR LES SUCRES.L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 Cas 5.Jeune femme de 22 ans.Présente céphalée rebelle sine materia.Vue en octobre 1951.Fatigue générale.T.A.11/9.Examens divers négatifs (O.R.L., Examens sérologiques, examens hématologiques, urée sanguine, réaction de McLagan, etc.examen du fond de l'œil, radiographie du crâne et des sinus, examen des urines, examen clinique et radioscopique des divers appareils).Traitement: cocarbo- xylase: une ampoule intramusculaire tous les jours pendant 6 jours, puis, tous les 2 jours pendant 12 jours.Ingestion de 10 & 12 morceaux de sucre par jour et de dextrose.Les maux de tête disparurent après 15 jours de traitement.N\u2019ont pas réapparu depuis, si cc n\u2019est tout à fait passagèrement.Amélioration notable de l\u2019état général.Diminution considérable de l\u2019asthénie.Gain de poids.Cas 6.Femme de 50 ans: agoraphobie.Instabilité vago-sympathique.Etat anxieux.T.A.15/9.Traitement: 12 injections à raison de une par jour pendant 6 jours puis de une tous les deux jours pendant 12 jours de cocarboxylase, suivies d\u2019une série de 12 injections de vitamine B,.Ingestion de sucre et de dextrose à fortes doses.Six jours par mois, injections de amp.de testostérone-progestérone.Après un mois de traitement: grosse amélioration.La malade recommence à sortir ei peut de nouveau vaquer à ses occupations.Cas 7.Homme de 51 ans.Névralgie sciatique gauche.Il existe un certain degré de diathèse goutteuse (craquements articulaires, ete.) Spondylose au début au niveau des vertèbres lombaires T.A.18/11.Tt.pipérazine, préparation à base de colchique et d\u2019iodure de potassium à faibles doses pendant 5 jours, injection intramusculaire quotidienne pendant 20 jours d\u2019une ampoule pro die de cocarboxy- lase.Ingestion & fortes doses de sucre et dextrose. Enorme amélioration après un mois de trai- \u2018tement.Les douleurs sciatiques qui duraient \u2014 depuis plusieurs mois ont presque disparu.Les mouvements de la cuisse sont redevenus possibles.Revu un mois plus tard: ne souffre occupations.Cas 8.Femme de 53 ans: paralysie faciale périphérique à droite.Douleurs névritiques sur le territoire facial.Céphalée frontale et occi- pale T.A.17/10.tidienne d\u2019une ampoule de cocarboxylase pendant 6 jours, puis une injection tous les deux jours.La série d\u2019injections de cocarboxylase est suivie d\u2019une série de six injections à raison d\u2019une tous les deux jours de vitamine B, à 100 mgs.Par ailleurs absorbtion de sucre et de dextrose à forte dose.Reçoit par ailleurs 5 séances de radiothérapie.Guérison totale de la paralysie faciale et des douleurs en une vingtaine de jours.Cas 9.Homme de 47 ans: obsédé sexuel « Voit ses parents dans des attitudes obscénes, etc.» T.A.14/9.Bon état de santé général.Asthénie.Traitement: thérapeutique sucrée, cocarbo- xylase, hormonothérapie sexuelle antagoniste, psychothérapie.Se sent moins fatigué, mais par ailleurs: echec total du traitement dans ~~ cecas Cas 10.- Femme de 49 ans.Subit le 24 octobre 1949 pour néo du sein ablation du sein gauche et \u2026 euraâge ganglionnaire aisselle gauche.Reçoit « 22 séances de radiothérapie à Villejuif en 1949.Depuis un an paralysie progressive du membre supérieur gauche.Vue pour la pre- « L'Union Méd.Canada \\LBERT-WEIL: LA THÉRAPEUTIQUE PAR LES SUCRES.\u201c presque plus.Peut de nouveau vaquer à ses \u2018Traitement: injection intramuseulaire quo- \u2014 mière fois le 4 septembre 1951: paralysie flasque du membre supérieur gauche.(deme bras, avant-bras et main.Souffre jour et nuit au 773 niveau de la main, de l\u2019avant-bras, du bras et de l\u2019épaule gauche.Insomnie totale.Traitement: injection quotidienne pendant 20 jours d\u2019une ampoule par jour de cocarbo- xylase.Ingestion per os de glyco-colle-vita- mine E, de vitamine B,.Ingestion de sucre ct de dextrose à fortes doses.Ingestion de vitamine Ba.Après 20 jours de ce traitement: amélioration considérable.La malade ne souffre preque plus et elle a recouvré le sommeil sans l\u2019aide des nombreux hypnotiques auxquels elle était auparavant obligée d\u2019avoir recours.La paralysie du membre supérieur gauche persiste inchangée.La malade continue dans les mois suivants la thérapeutique sucrée et reçoit deux injections intramusculaires par semaine de cocarboxylase.Revue fin janvier 1952: souffre de nouveau un peu dans la journée mais bien moins qu\u2019avant le traitement.Dort sans hypnotique.La paralysie du membre supérieur gauche persiste accompagnée d\u2019un œdè- me de la main et de l\u2019avant bras.Cas 11.Homme de 50 ans: tuberculose ulcéro- fibreuse bilatérale.Condensation étendue au sommet droit.Spélunque sous claviculaire droite.À subi antérieurement thoracoplastie sommet gauche.Spélunque au tiers moyen du poumon gauche.Vu le 8 octobre 1951.Température 38° le matin, 40° le soir.Asthénie marquée.Dyspnée d\u2019effort.Fait nouvelle poussée évolutive.Avait déjà été traité les années précédentes par la dihydro-streptomycine.La D.H.S.ne semblait plus guère agir chez ce malade.On prescrit: di-hydro-streptomycine: 1 gr.par jour en deux fois.Cocarboxylase: une intraveineuse tous les jours pendant 24 jours puis une intramusculaire tous les jours.Régime hypersucré, dextrose per os à fortes doses, glycocolle-vitamine E 5 comprimés par jour, bouillie protidique, régime sucré et peu salé.Sc, Revu le 29 novembre 1951: a grossi de 3 774 ALBERT-WEIL : kgs.Pesait 59 kgs, fin septembre.Pèse actuellement 65 kgs.Température 37° le matin, 37,6° le soir en moyenne.Se sent beaucoup mieux.Tousse moins.Mange beaucoup mieux.N\u2019a plus de sueurs la nuit.La dyspnée a notablement diminué.Il semble exister un certain degré de nettoyage radiologique.A la fin du traitement le malade a reçu 72 injections de cocarboxylase dont 24 par voie intraveineuse.Il a reçu de plus 30 gr.de di- hydro-streptomycine.Revu fin janvier 1952: le sujet demeure apyrétique.Il n\u2019est plus fatigué et peut sans lassitude se livrer à des marches et à des promenades.Il n\u2019a pas perdu de poids, il ne tousse presque plus.L\u2019état pulmonaire semble pour le moment stabilisé.Présence intermittente d\u2019un bacille environ par champ dans les crachats.Cas 12.Psychasthénie.Etat dépressif intense chez une femme de 72 ans hypertendue, artérioscléreuse, survenu à la suite de revers financiers et commerciaux.Syndrome anxieux avec intermittence délire d\u2019interprétation.Traitement par régime hypersucré, injections de cocar- boxylase, injections intraveineuses de lévulose, etc\u2026Echec du traitement dans ce cas.Amélio- ation à la suite de quatre électro-chocs.Cas 13.Syndrome parkinsonnien typique survenu chez une femme de 50 ans qui à la suite d\u2019états dépressifs avait été soumise en deux ans envi- ront à 18 électro-chocs par divers psychiatres.Dans ce cas également la thérapeutique par ies sucres et les activants du métabolisme des glucides n\u2019a pas pour le moment donné de résultats et n\u2019a modifié en rien l\u2019état parkin- sonnien.Une série d\u2019autres malades sont en cours de traitement dont une femme atteinte de paraplégie consécutive à une sclérose en plaques.Des essais sont également en cours à Saint- Maurice dans le service de notre éminent ami LA THÉRAPEUTIQUE PAR LES SUCRES.L'Union Méd.Canada ome 81 \u2014 juillet 1952 le profeseur agrégé Henri Baruk.Par ailleurs des résultats remarquables ont été obtenus par notre confrère et ami le docteur Pierre Hennion, stomatologiste des Hôpitaux, qui a employé notre méthode dans des cas de névralgie faciale.Un malade notamment atteint de névralgie faciale sévère qui allait de ce \u2018ait subir une intervention de neuro-chirurgie a Vu ses douleurs s\u2019amender et a pu ainsi éviter l\u2019intervention.Les résultats obtenus dans ces cas feront l\u2019objet d\u2019une publication spéciale.Nous rendrons compte ultérieurement aussi en collaboration avec notre confrère le docteur July des résultats que peut donner notre méthode dans certains cas d\u2019artérite des membres inférieurs.July a pratiqué en effet avec des résultats très encourageants chez des sujets non diabétiques atteints d\u2019artérite des membres inférieurs des injections intra-arté- rielles de cocarboxylase dissoute dans une solution de novocaïne à 1%, associées à la médication hypersucrée per os.Notre méthode thérapeutique s\u2019applique aussi au traitement des intoxications par les champignons.L\u2019adjonction à la médication sucrée d\u2019enzymes et de vitamines activant le métabolisme des glucides aura vraisemblablement dans ces cas des effets favorables.Disons pour terminer que la thérapeutique par les sucres et les activants du métabolisme des glucides se révèle des plus utiles dans lez séquelles post-opératoires.Chez des opérés débilités, en état de dénutrition et qui présentent des complications infectieuses, notre thérapeutique, associée ou non à l\u2019administration de proteolysats ou de protides dont elle favorise l\u2019assimilation, constitue un adjuvant puissant de l\u2019action des antibiotiques.Chez une malade de 54 ans, opérée d'urgence pour un pyo- salpinx, (Dr Roger Adam), les injections de cocarboxylase associées à l\u2019ingestion de dextrose, aux injections de sérum relevèrent puissamment l\u2019état général et favorisèrent nettement l\u2019action de la pénicilline.Il en fut de même chez un malade de 47 L'Union Méd.Canada AJ BERT-WEIL: LA THÉRAPEUTIQUE PAR LES SUCRES.775 Tome 81 \u2014 juillet 1952 ans, opéré d\u2019urgence pour un ulcère gastrique perforé (Dr Pierre Cahen) et qui fit dans les jours suivants l\u2019opération un foyer bronchc- pneumonique, avec altération profonde des l\u2019état général.Notre méthode, associée aux antibiotiques produisit dans ce cas grave un très bon résultat.Il semble ressortir des faits dont nous avons rendu compte dans ce travail que la thérapeutique par les sucres et les adjuvants et acti- vants du métabolisme des glucides constitue une méthode essentiellement physiologique qui trouve des applications multiples dans des branches diverses de la médecine et même de la chirurgie.Nous serons heureux si elle peut retenir l\u2019attention des biochimistes, des physiologistes et des cliniciens qui ne manqueront pas de la perfectionner.Résumé Le métabolisme des glucides qui présente un cycle terminal commun avec les autres méta- holismes (cycle tricarboxylique de Krebs) est 4\u2019une énorme importance biochimique et physiologique.Favorisant la fixation de l\u2019oxygène au niveau du tissu neuro-cérébral, qui est particulièrement sensible à la réduction de sa teneur en glucose, le métabolisme des glucides est un des éléments essentiels à la physiologie neuro-cérébrale.Etant donnés ces faits, étant donnés les troubles de la régulation glucidique observés souvent en pathologie neuro-cérébrale, l\u2019auteur propose une thérapeutique hypersucrée par ingestion de sucres assimilables: dextrose et lévulose, injections intraveineuse de solution de lévulose à 20 et 40%, injections intraveineuses ou intramuseulaires d\u2019un enzyme favorisant le métabolisme des glucides et agissant sur le cycle de Krebs: « l\u2019ester pyrophosphorique d\u2019aneurine » ou « cocarboxylase » injections de vitamine Bj, ingestion de vitamine B», de panthenol, parfois « d\u2019acides ami - nés glyco-formateurs (acide glutamique).Parfois en association avec la thérapeutique par les sucres et les activants du métabolisme des glucides: inhalations d\u2019oxygène ou de carbo- gène.L\u2019auteur rend compte des résultats souvent très favorables qu\u2019il a obtenu dans des cas divers: séquelles d\u2019hémiplégie récente, syndrome d\u2019Avellis, caphalée sine materia, névrites, névralgies faciles, paralysie faciale.Dans certains cas d\u2019artérite des membres inférieurs, l\u2019injection intra-artérielle de cocar- boxylase dissoute dans une solution novocaïne A 1% a donné des résultats encourageants.{Dr July), en association avec la médication hypersucrée per os.(Chez des sujets non diabétiques bien entendu.) Dans certains cas de tuberculose pulmonaire la thérapeurique par les sucres et les enzymes et vitamines activant le métabolisme des glucides, associé parfois à des injections intraveineuses de thiosulfate de soude qui favorise le métabolisme des sucres (Loeper), exerce un effet puissant sur l\u2019état général qu\u2019elle améliore.Elle renforce et complète l\u2019action de la streptomycine et des autres antibiotiques.Dans les séquelles post-opératoires elle cons- fitue un adjuvant puissant de l\u2019action des antibiotiques.Elle relève puissamment l\u2019état général des opérés.La méthode sera aussi utile dans l\u2019intoxication par les champignons amanito phalloïdes.I\u2019adjonction à la médication sucrée d\u2019enzymes et de vitamines activant le métabolisme des glucides aura vraisemblablement dans ces cas un effet favorable.Par contre cette thérapeutique se montre jusqu\u2019à présent décevante, quoique agissant eur l\u2019état général, dans certains cas de psy- chasthénie et de psychose obsessionnelle qui velèvent davantage d\u2019un traitement psychothé- rapique et endocrinien.Des essais sont en cours dans le service du professeur agrégé Baruk sur des catatoniques, des maniaques et des hypomaniaques.Il sera rendu compte ultérieurement d\u2019autres essais en cours sur diverses catégories de malades.La méthode thérapeutique préconisée dans ce travail a des applications trés étendues.Th» ute Tb 5 776 Sommaire Etant donnée l\u2019importance physiologique et biochimique du métabolisme des glucides et son cycle terminal commun avec les autres inétabolismes (cycle de Krebs), et le rôle capital joué par le glucose dans la physiologie neuro-cérébrale, l\u2019auteur propose une thérapeutique par les sucres assimilables, dextrose et lévulose, et les activants du métabolisme du glucose: cocarboxylase, vitamine B,, vitamine B», ete.Il rend compte des résultats obtenus en neurologie et dans diverses autres branches de la médecine et même de la chirurgie.BIBLIOGRAPHIE 1.Jean ALBERT-WEIL: A) « Traitement de la tuberculose pulmonaire par le thiosulfate de soude, l\u2019extrait lipoïdique de rate et l\u2019extrait aqueux de pancréas.» France Médicale, février 1949, et Bruxelles Médical, no 24, 11 juin 1950, pages 1281 et suiv.\u2014 B) « Un perfectionnement de la streptomycinothérapie: l\u2019assocation dihydro- sttreptomycine - thiosulfate de saule jointe à un traitement endocrinien.» L\u2019Hôpital, oct.1951.\u2014 C) « Hémiplégie transitoire par hypoglycémie.Localisations des actions neuro-encéphaliques de l\u2019hypoglycémie.» «La thérapeutique sucré en neurologie et en neuro-psychiatrie.» Paris Médcal, Nos 23-34, 8-15 septembre 1951, pages 380 et suiv.2.BINET et MAREK: Société Médicale des Hop.de Paris, 19 juin 1936.3.P.Uhry BOULIN, FrssW.MEYER et Serge BONFILS: Presse Médicale, No 48, 23 juillet 1949.pages 689-690.4.CANIVET: « Métabolisme des glucides.» Sem.des Hôpitaux, No 8, 30 janv.1950.ALBERT-WEIL: LA THERAPEUTIQUE PAR LES SUCRES.L'Union Méd.Canada \"Tome 81 \u2014 juillet 1952 5.André CHOAY: La sécrétion interne du pancréas et l\u2019insuline.Un vol.de 569 pages.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1926.Pages 242 et suiv.6.R.FABRE et G.ROUGIER: Physiologie médicale.Maloine, édit, Paris, 1950.7.André GIBERTON: «Le grand carrefour métabolique.» Algérie Médicale, nov.1950.8.HIMWICH et Coll: « L\u2019effet de l\u2019'hypoglycémie sur le métabolisme du cerveau.» (En anglais).Endocrinology, No 21, 1937, page 800.9.H.LESTRADET: «Le métabolisme de l\u2019acide pyruvique dans le diabète.» Semaine des Hôp.de Paris, No 87, 26 nov.1951, page 3457.10.M.LOEPER : « Les deux S: soufre et sucre dans la « détoxication hépatique ».Le Monde Médical, 6le année, No 972, nov.-déc.1951, page 353.11.G.LEVY: «Le glucose en thérapeutique.» Concours Médical, Nos 41-42, oct.1937.12.F.LEUTHARDT et F.TESTA: Helvetica Clinica Acta, 33: 1919.1950.\u2014 Helvetica Cli- nica Acta, 34: Fasc.III, 1951.13.Irvine H.PAGE: Chemistry of the Brain.London.14.M.POLONOVSKI: A) Traité de biochimie.Masson et Cie, édit.\u2014 B) «Le glucose dans l\u2019alimentation des nourrissons.» Pratique Méd.Française, No 8, mai 1933.15.H.ROGER: «Les échanges gazeux et la glu- colyse dans le cerveau.s Presse Méd.No 33, 26 avril 1939, page 630.16.G.ROSENTHAL: A) «La cérébrasthénie auditive sommifère et l\u2019hypoglycémie d\u2019accès.» J.des Praticiens No 37, 15 sept.1949, p.459.\u2014 B) « Les injections intraveineuses sucrées.» Bullet Mém.de la Soc.de Méd.de Paris, No 9, déc.1951.Séance du 23 nov.1951.17.B.Ann SURE et Z.W.FORD: « Thiamin and Riboflavin Inter-relationships in Metabolism.» J.Biol.Chem.1942.164.241.18.H.STAUB.A.PLETSCHER et H.FAHR- LANDER: Helvetica Physiologica et Pharma- cologica Acta, Vol.9, Fasc.I, 40-54.1951. CONSIDÉRATIONS SUR CENT QUATRE CAS DE STÉRILITÉ DONT CINQUANTE ET UN FURENT SUIVIS DE GROSSESSE ! Samuel LETENDRE, Assistant étranger de l\u2019Université de Paris, Certificat du Collège des Médecins et Chirurgiens du Canada (Montréal).(SUITE) INSUFFLATION SEULE SANS HYSTÉRO-SALPINGOGRAPHIE Chez 21 patientes nous nous sommes contentés de l\u2019insufflation de CO?sans recourir ultérieurement à l'hystéro-salpingographie.De cc nombre 17 sont devenues enceintes, soit en chiffres ronds, 81%.Dix d\u2019entre elles présentaient une stérilité primitive, et 7 une stérilité secondaire.Trois de ces patientes dont deux étaient des cas de stérilité secondaire, présentaient une cervicite très marquée.Après une diathermo-coagulation endo- et exo-cervi- cale elles sont devenues enceintes.Nous som- ries un peu enclins à conclure que chez ces trois personnes la cause de la stérilité résidait autant au niveau du col infecté, avec des glaires muco-purulentes constituant un obstacle sérieux à la survie et au passage des spermatozoïdes vers la cavité utérine et les trompes.Quant à la quatrième patiente qui n\u2019était pas devenue enceinte depuis au delà de quinze ans et qui l\u2019est devenue un certain nombre de mois après l\u2019insufflation, tout en admettant l\u2019existence du facteur tubaire dans cette stérilité conjugale, nous sommes plutôt portés à incriminer le mari dont l\u2019état de dénutrition et d'intoxication était tel qu\u2019il a fallu le faire hospitaliser.Après un retour à une vie et à une alimentation normales, la grossesse tant désirée par l\u2019épouse s\u2019annonça.Si nous éliminons ces quatres patientes où un facteur autre 1.Voir numéro de juin 1952, page 667.que le facteur tubaire peut être en cause, nous obtenons, correction faite, une proportion de 62%.Des quatre dernières patientes de ce groupe, une, en dépit d\u2019insufflations répétées, continua à présenter une perméabilité invincible.Quant aux trois autres, l\u2019insufflation avait permis de constater une perméabilité tout à fait normale avec douleur scapulaire, mais hélas, le mari de chacune d\u2019elles présentait une azoospermie.COMPARAISON DES DEUX TESTS Dans la stérilité chez la femme le facteur tubaire dans la plupart des cas se classe le premier par ordre d'importance, comparativement aux autres facteurs en cause.Comme moyens de diagnostic de la perméabilité ou de l\u2019imperméabilité des trompes de fallope nous possédons depuis longtemps deux tests qui sont à la fois des procédés de diagnostic et de traitement: ce sont l\u2019insufflation utéro-tubaire kymographique de CO?et l\u2019hystéro-salpingo- graphie obtenue par le lipiodol ou d\u2019autres substances opaques.Ces deux tests possèdent-ils la même valeur objective?Comportent-ils les mêmes dangers d\u2019utilisation?Doit-on opter pour l\u2019un des deux au détriment de l\u2019autre?Nous n\u2019avons pas l\u2019intention de faire ici le procès de ces deux méthodes.Disons tout de suite qu\u2019avant d\u2019affirmer la supériorité d\u2019une méthode sur l\u2019autre (en l\u2019occurence supériorité de l\u2019hystéro- salpingographie sur l\u2019insufflation) il faut avoir suffisamment expérimenté et connaître à fond 778 LETENDRE: CENT QUATRE ces deux méthodes.Car il est impossible à quelqu\u2019un qui n\u2019utilise pas les deux procédés, délaissant l\u2019un pour l\u2019autre, de tirer des conclusions adéquates des résultats qu\u2019il publie.Ainsi certains auteurs bien connus et certains gynécoloques, plus près de nous, réclamant pour l\u2019hystéro-salpingographie une supériorité incontestable, ajoutent même que l\u2019insufflation utéro-tubaire de CO?n\u2019est pas nécessaire et est même inutile puisqu\u2019on finit toujours par en arriver à l\u2019hystéro-salpingographie.Ce qui est une conclusion absolument inexacte et erronée puisqu\u2019à l'instar d\u2019autres auteurs nous possédons des dossiers pour prouver le contraire de tels avancés.On oublie trop souvent une notion fondamentale qui est la physiologie d\u2019un organe.Or, il en est de la trompe comme de tous les autres organes du corps humain: il y a, d\u2019une part, l'anatomie de l\u2019organe et de l\u2019autre, sa physiologie.Si avec l\u2019hystéro-salpingographie on finit par obtenir et visualiser dans un certain pourcentage de cas une perméabilité tubaire apparente on ne peut encore à ce moment, au point de vue pronostic, affirmer que ces trompes possèdent toutes les qualités requises pour la fécondation et la migration de l\u2019œuf.On ne saurait mettre cn doute l\u2019importance primordiale d\u2019un contrôle manométrique, d'une pression uniforme et d\u2019une mesure exacte du produit insufflé ou injecté.Est également de la Flus haute importance le graphique inscrit sur le kymographe où nous pouvons lire la pression à laquelle apparaissent les oscillations, leur tonicité, leur amplitude et leur courbe normale ou anormale qui nous permettent de conclure à l\u2019existence de trompes intègres ou lésées à des degrés divers.Que l\u2019insufflation utéro-tubaire kymographi- cue constitue un procédé pratique, rapide, pouvant être exécuté n'importe où et par un seul individu, là-dessus il n\u2019y a pas de doute.11 permet d\u2019obtenir, en plus des renseignements immédiats.Ce qui n\u2019est pas le cas pour l\u2019hys- téro-salpingographie après laquelle il faut attendre des heures et méme parfois des jours pour obtenir un diagnostic final.L'Union Méd.Canada CAS DE STÉ 4 STÉRILITÉ Tome 81 \u2014 juillet 1952 Avec le recul d\u2019un grand nombre d'années d\u2019observations, des auteurs, tels que Rubin, Douay et autres, reconnaissent que l\u2019injection lipiodolée a des inconvénients que n\u2019a pas l\u2019insufflation.En plus de créer certaines obstructions mécaniques et une irritation tubaire, des clichés montrant parfois un résidu laissé dans la trompe à la suite de la pression exercée pour vaincre une obstruction; ce résidu peut s\u2019éliminer en vingt-quatre ou quarante-huit heures mais aussi s\u2019accumuler et former un corps étranger sous forme de granulome (Rubin).Par ailleurs, une complication grave peut se produire sans qu\u2019on puisse mettre en cause une faute de l\u2019opérateur, c\u2019est le pyosalpinx consécutif à l\u2019infection d\u2019un hydrosalpinx latent.De telle sorte qu\u2019avec Douay, de Paris, rous pouvons dire que « pour bien réussir unc insufflation il y a plus de difficultés à surmonter que pour faire correctement une injection de lipiodol ».HYSTÉRO-SALPINGOGRAPHIE PLUS INSUFFLATION Dans la série de patientes que nous présentons dans cette communication nous avons pratiqué une hystéro-salpingographie chez 72 personnes.De ce nombre 62 avaient préalablement reçu une insufflation de CO?qui nous avait permis d\u2019obtenir chez 28 d\u2019entre elles une perméabil\u2018té tubaire à des degrés divers.Chez 18 autres nous avons après l\u2019hystéro- salpingographie répété une insufflation de CO?une ou plusieurs fois.Chez une patiente seulement nous avons fait une hystéro-salpingogra- phie d\u2019abord et par après effectué une insufflation.Ces deux tests ont montré une perméabilité tubaire.Parmi les 28 patientes qui avaient préalablement subi une insufflation avec obtention d\u2019une perméabilité tubaire à des degrés var'és, 24 n\u2019ont subi subséquemment qu\u2019une hystéro- salpingographie sans iusufflation répétée ultérieurement.De ce nombre 11 sont devenues enceintes.Par ailleurs, 27 patientes présentaient une imperméabilité tubaire lors d\u2019une première L\u2019Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 insufflation.Une hystéro-salpingographie effectuée chez elle en un deuxième temps nous a permis d\u2019obtenir une perméabilité tubaire chez 13 d\u2019entre elles et de ce nombre 5 devinrent enceintes.Pour les besoins de notre classification, nous établirons un autre groupe \u2014 mais qui fait toujours partie des 72 patientes mentionnées plus haut \u2014 dans lequel nous ferons entrer 16 malades qui après avoir subi une première insufflation ont cu en un deuxième temps une hystéro-salpingographie qui elle-même fut suivie d\u2019une ou plusieurs insufflations de CO2.De ce nombre 6 présentaient une perméabilité tubaire lors de la première insufflation faite avant l\u2019hystéro-salpingographie.Ce dernier test nous permit d\u2019obtenir un passage tubaire chez 4 d\u2019entre elles.Dans ce groupe de 16 malades 5 sont devenues enceintes et de ce nombre 4 avaient fourni des signes de perméabilité tubaire lors de la première insufflation de CO2.HYSTÉRO-SALPINGOGRAPHIE SEULE Reste un dernier groupe de 8 patientes chez lesquelles seul le test d\u2019hystéro-salpingogra- phie fut pratiqué.L\u2019obstruction tubaire, qu\u2019elle qu\u2019en soit la localisation, persista chez 4 d\u2019entre elles.Chez une cinquième nous avons constaté une augmentation notable du calibre en- do-utérin, un utérus déporté à gauche, une trompe gauche obturée tout juste au-dessus de la corne et une trompe droite discutable- ment perméable.Cette patiente est cependant devenue enceinte par la suite.Nous avons obtenu une perméabilité tubaire bilatérale chez les trois dernières personnes de ce groupe et deux d\u2019entre elles sont devenues enceintes.Comme conclusion, si dans le groupe des 72 patientes chez lesquelles nous avons pratiqué une hystéro-salpingographie nous faisons entrer les 28 patientes qui dès la première insufflation avaient montré une perméabilité tubaire et les 6 autres qui après une première insufflation avec passage tubaire ont subi une hystéro-salpingographie suivie d\u2019une ou plusieurs autres insufflations de CO?, nous obte- LETENDRE: CENT QUATRE CAS DE STÉRILITÉ 779 nons une proportion de 31,25% de grossesse; si enfin nous ajoutons les 8 dernières qui n\u2019ont subi qu\u2019une hystéro-salpingographie sans insufflation, nous obtenons le chiffre total de 24 patientes devenues enceintes, soit environ 33,3%.CONSTATATIONS RADIOLOGIQUES Que ce soit en stérilité ou tout simplement pour des fins de diagnostic en gynécologie générale, l\u2019hystéro-salpingographie est en soi un test qui peut nous rendre des services inappréciables.C\u2019est ainsi qu\u2019au cours de nos investigations entreprises au point de vue stérilité nous avons pu faire les constatations suivantes: Chez 12 patientes nous avons trouvé un utérus incliné et déporté à droite.De ce groupe une patiente avait accusé dans le passé une bartholinite et une réaction annexielle droite; elle devint enceinte après un traitement.Une deuxième avait été traitée à l\u2019Institut Bruchési.Avec beaucoup de peine et de persévérance, nous avons tout de même pu à la fin obtenir une grossesse.Une troisième présentait l\u2019histoire de trois avortements provoqués dans le passé.Une quatrième avait subi antérieurement une appendicectomie et une annexectomie droite.Chez 5 patientes nous avons pu constater un utérus incliné et déporté à gauche.L\u2019une d\u2019entre elles avait subi une appendicectomie dans le passé.Neuf patientes présentaient une antéflexion de l\u2019utérus.Une d\u2019entre elles avait préalablement subi une appendicectomie avec annexec- tomie droite et une deuxième s\u2019était payée le luxe de trois avortements provoqués.Nous avons rencontré une rétroversion utérine chez 5 patientes seulement; l\u2019une d\u2019elles avait eu un avortement provoqué au début du mariage.À la suite des traitements elle devint tout de même enceinte.Nous avons constaté une augmentation du volume de l\u2019utérus chez 4 malades.L'une d\u2019elles devint enceinte, mais dut subir avant 780 LETENDRE: CENT QUATRE terme une hystérectomie pour un volumineux myome utérin qui avait entravé l\u2019évolution normale de la grossesse.Deux patientes ont montré une cavité utérine petite.Par ailleurs, fait intéressant à noter, l\u2019une d\u2019elles présentait à l\u2019examen clinique un utérus manifestement plus gros que normal.Nous avons décelé chez trois malades une cavité utérine agrandie.L\u2019une d\u2019elles offrait l'image de lacunes qui nous ont fait conclure à l\u2019existence de petits myomes sous-muqueur.Chez cette patiente une première insufflation de CO?avait donné une courbe de sténose avec douleur scapulaire ressentie 20 à 25 minutes après le test.L\u2019hystéro-salpingogra- phie montra une image d\u2019imperméabilité.Une autre des patientes de ce groupe devint cependant enceinte.I\u2019hystéro-salpingographie nous a fourni l\u2019opportunité de rencontrer certaines irrégularités dans les contours et l'aspect de la cavité utérine.Chez deux malades les clichés suggéraient l\u2019existence d\u2019une hyperplasie de la muqueuse utérine; chez trois autres, une cavité agrandie et la présence de myomes sous-muqueux; chez une sixième malade, la présence d\u2019une petite formation papilloma- teuse située au pôle supérieur près de la corne droite; chez une septième malade, une image assez étrange du fond de la cavité pour laquelle un diagnostic radiologique définitif n\u2019a pas été établi.Les clichés ont montré chez une patiente un allongement important et irrégulier de l\u2019isthme utérin fortement dévié vers la droite, suggérant la présence possible d\u2019un myome du col utérin.Chez une autre malade l\u2019hystéro-salpingo- graphie nous a permis de constater l\u2019existence d\u2019une trompe droite très longue sc terminant très bas dans la cavité pelvienne.Chez deux patientes, l\u2019une présentait une trompe gauche ne laissant passer que quelques gouttes de lipiodol alors que nous avions obtenu un passage normal à droite; l\u2019autre montrait une perméabilité tubaire jusqu\u2019aux L\u2019Union Méd.Canada CAS DE STERILITE Tome 81 \u2014 juillet 1952 pavillons et aprés vingt-quatre heures on pouvait apercevoir quelques très minimes parcelles de lipiodol dans la cavité péritonéale.Une insufflation de CO?effectuée subséquemment donna une courbe d\u2019imperméabilité et la patiente ne ressentit aucune douleur scapulaire.Nous avons pu constater une obturation des deux trompes chez 2 patientes sans cependant v apercevoir un hydrosalpinx appréciable.Chez une malade, la corne gauche apparait sous forme d\u2019un mince filament rectiligne mais la substance opaque n\u2019atteint pas le pavillon.Imperméabilité totale de la trompe droite due à la présence d\u2019une grosse végétation qui en obstrue l\u2019entrée.Cavité utérine très agrandie avec deux grosses lacunes dans la région de l\u2019ostium tubaire à droite; ce qui suggère a présence d\u2019un fibromyome.Les clichés ont montré chez une autre patiente un tout petit utérus renversé et asymétrique; trompe gauche obstruée à la corne.Gros hydrosalpinx terminal droit.Chez une autre, une trompe gauche partiellement injectée et une imperméabilité de la trompe droite.L\u2019hystéro-salpingographie nous a permis de déceler chez 12 patientes l\u2019existence d\u2019un hydrosalpinx bilatéral contrôlé au moins vingt-quatre heures après le test.Il sera intéressant de mentionner ici que chez deux d\u2019entre elles une insufflation préalable de CO?avait permis tout de même d\u2019obtenir un certain degré de perméabilité puisqu\u2019après avoir quitté la table d\u2019examen elles avaient accusé une douleur scapulaire.Sept malades présentèrent un hydrosalpinx gauche avec: chez une première, imperméabilité de la trompe droite (mais cependant passage préalable de CO?et douleur scapulaire) ; chez trois autres, imperméabilité de la trompe droite.Chez une cinquième, oblitération tubaire proximale à droite.Chez une sixième, trompe droite à peine perceptible, très filiforme et imperméabilité de la partie terminale.Chez une septième, trompe droite obturée dans sa partie moyenne.4 L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 Une patiente présenta un hydrosalpinx droit avec imperméabilité tubaire à gauche (elle avait eu trois avortements provoqués).Chez 6 patientes nous avons pu constater une imperméabilité à la corne droite avec: Chez une première, un mince filament rectiligne n\u2019atteignant pas le pavillon gauche.Chez quatre autres: un hydrosalpinx gauche; chez une dernière malade, perméabilité à gauche.Elle devint enceinte.Chez une patiente âgée de 39 ans, devenue enceinte par la suite avec un traitement hormonal combiné, nous avons trouvé une trompe gauche partiellement injectée et obtenu une perméabilité à droite.Une autre patiente montrait une trompe droite obturée dans sa partie moyenne avec hydrosalpinx terminal gauche.Chez 4 patientes nous avons constaté une oblitération complète de la trompe gauche avec trompe droite perméable.Trois patientes montraient les deux trompes partiellement injectées; chez une première, obturation dans leur partie moyenne; chez une seconde, obturation près de leur extrémité distale et chez la troisième oblitération au 14 distal.Lors d\u2019hystéro-salpingographie, nous avons pu chez deux patientes constater un passage normal à droite mais un passage du lipiodol à gauche beaucoup plus lent et difficile; l\u2019une d\u2019elles devint enceinte; quant à la seconde, le pronostic est nécessairement très sombre vu l\u2019existence d\u2019une azoospermie du mari.Enfin, chez une autre patiente nous avons pu obtenir une perméabilité à droite mais les clichés nous montraient l\u2019image d\u2019un hydro- salpinx possible à gauche; cependant un cliché de contrôle fait subséquemment nous permit de constater que cet hydrosalpinx gauche temporaire était disparu.D\u2019où l\u2019importance du cliché de contrôle.De toutes ces constatations radiologiques il ressort que l\u2019hystéro-salpingographie effectuée tant au point de vue stérilité que pour des fins de diagnostic en gynécologie générale constitue en soi un moyen d\u2019investigation et LETENDRE: CENT QUATRE CAS DE STÉRILITÉ 781 parfois de traitement dont il n\u2019est plus nécessaire de démontrer la haute importance.* ® * Certains nous demanderont peut-être: pourquoi avoir recours à l\u2019hystéro-salpingographie quand déjà un premier test d\u2019insufflation utéro-tubaire kymographique de CO?vous avait permis d\u2019obtenir une perméabilité tubaire?À cette question nous pourrions répondre ceci: comme l\u2019utilisation de l\u2019hystéro- salpingographie s\u2019est largement répandue parmi les membres de la profession médicale, il était inévitabe que le public en fût mis au courant.Et une des raisons de sa popularité c\u2019est qu\u2019elle se prête à l\u2019image radiologique et, comme le faisait remarquer J.Novak, on lui accorde souvent la préférence parce que des patientes puis leurs parents et leurs proches sont impressionnés par des images.C\u2019est ainsi que pour satisfaire une curiosité ou un désir en somme légitime et facilement explicable, nous avons chez certaines patientes pratiqué ce test en un second temps.Ajoutons cependant que l\u2019interprétation de ces clichés n\u2019est pas toujours facile et qu\u2019elle requiert un entraînement spécial.Car une mauvaise interprétation a conduit à des conclusions fausses et nombreuses.* * * En faisant une rétrospective de tous ces cas soumis à une insufflation utéro-tubaire kymographique de CO?ou une hystéro-salpin- gographie, ou ayant subi les deux tests, nous sommes forcés de nous arrêter quelques instants devant deux groupes de patientes chez lesquelles les tests n\u2019ont pas été suivis de grossesse.Dans un premier groupe qui comprend 24 malades les trompes sont demeurées imperméables.L\u2019une d\u2019elles n\u2019a subi que l\u2019in- saffiation de CO?mais à plusieurs reprises, à des pressions différentes et à des quantités également variées de CO2.Deux autres n\u2019ont subi qu\u2019une hystéro-salpingographie.Une quatrième a subi une insufflation de CO?et une hystéro-salpingographie qui fut suivie 782 d\u2019une seconde insufflation.Chez les 20 autres nous avons pratiqué en premier lieu une insufflation de gaz et en second temps une hys- téro-salpingographie.Chez ces 24 malades donc il nous fut impossible en dépit des tests de vaincre l\u2019imperméabilité tubaire.Le second groupe comprend 12 patientes chez lesquelles nous avons pu obtenir une perméabilité tubaire, mais cependant pas de grossesse.Chez 4 de ces personnes dont le mari après examen avait montré un sperme normal et fertile la biopsie endométriale prémenstruelle avait permis de constater chez trois d\u2019entre elles une muqueuse inégalement développée ou insuffisamment évoluée; chez la quatrième, l\u2019insufflation de CO?avait fourni une courbe de spasmes et de passage tubaire mais à haute pression et avec d\u2019amples oscillations.La cinquième patiente présentait un endomètre norma.L\u2019examen du mari avait montré un sperme imparfait mais cependant vraisemblablement fertile.Quant aux huit autres la grossesse ne vint pas et pour cause; l'examen du sperme démontra chez 5 maris une azoospermie complète; chez un 6ème, très rares spermatozoïdes et immobiles; chez un 7ème, absence presque totale de spermatozoïdes et immobiles.A la suite des deux groupes de patientes que nous venons d\u2019étudier minutieusement nous nous trouvons en face d\u2019une autre série de 17 personnes chez lesquelles nous avons constaté ou obtenu une perméabilité à peu près parfaite chez 8 d\u2019entre elles et un passage tubaire plus difficile et moins parfait chez les 9 autres et qui cependant ne sont jamais \u2018devenues enceintes.Nous pourrions émettre bien des hypothèses pour tenter d'en expliquer les raisons, par exemple chez 6 d\u2019entre elles un premier test d\u2019insufflation de CO2 avait permis d\u2019obtenir une douleur scapulaire, donc un passage tubaire en dépit parfois d\u2019un graphique plus ou moins classique; la biopsie prémenstruelle de l\u2019endomètre faite chez une autre patiente avait montré une aplasie endométrale et chez une huitième personne: une muqueuse insuffisam- LETENDRE: CENT QUATRE CAS DE STÉRILITÉ L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 ment évoluée.Ces constatations suffisent par elles-mêmes à expliquer une absence de fécondation si les mêmes phénomènes se répètent assez fréquemment.Nous nous contenterons d\u2019ajouter pour ce qui concerne ces 17 patientes qu'il nous fut impossible d'obtenir une investigation quelconque chez le mari, entre autres, un examen du sperme.Par contre, nous demeurons avec 4 patientes ayant subi tous les tests avec succès y compris une biopsie endométriale prémenstruelle, donc possédant en soi toutes les possibilités de devenir enceintes alors que le mari de chacune d\u2019elles après examen, y compris celui du sperme, a été trouvé normal et cependant la grossesse espérée n\u2019est pas encore venue concrétiser leur rêve.Pourquoi?Quelles en sont les causes?À quels facteurs faut-il attribuer cet insuccès?Nous ne saurions vraiment l\u2019expliquer, car il existe encore dans les cas de stérilité bien des inconnus dont la soution nous échappe même avec l\u2019état actuel de nos connaissances.INCOMPATIBILITÉS HUMORALES «Il est des incompatibilités humorales qui rendent la fécondation impossible » a écrit Champy.Est-il permis de songer à une stérilité biologique par incompatibilités humorales chez les cinq couples où après l\u2019examen séparé des deux partenaires on ne trouva rien d\u2019anormal?Le terme « d\u2019incompatibilité » en fera sourire plusieurs, nous le savons, puis- qu\u2019après tout il masque notre impuissance à expliquer l\u2019absence de grossesse chez ces personnes apparemment normales.Ce qui nous ramène aux vieilles recherches sur la question des groupes sanguins, sur la sensibilisation de la femme au sperme du mari et qui produit contre lui des toxines: les spermatoxines, découvertes en 1899 par Land- steimer.On se rappellera les expériences de Metalnikoff qui injectait des spermatozoïdes de cobaye à des cobayes femelles, mâles ou châtrés, et qui tous produisaient un sérum L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 toxique pour les spermatozoïdes du cobaye, les expériences de Picado sur l\u2019atrophie des fleurs, consécutives à l\u2019injection du pollen homologue; les travaux de Dettler, de Munich, qui injectait du sperme frais par voie veineuse à des femelles après s\u2019être bien assuré qu'auparavant elles avaient été fécondées et qu\u2019elles avaient mis bas; les expériences de MacCar- they, de Savini et de Mme Th.Savini Costano.Il était logique, après de telles observations sur les fleurs et les animaux, qu\u2019on pensât à la possibilité de la stérilisation de la femme par injection de sperme et l\u2019expérience fut faite en Amérique et en Russie.Kalpikow préparait un vaccin standard et un sérum spermatoxique qui supprimaient la conception dans 92% des cas.Cette stérilisation biologique que l\u2019on crée expérimentalement, ne peut-on la voir apparaître spontanément chez la femme où l\u2019absorption de sperme indéfiniment répétée équivaut à des séries répétées d\u2019injections de sperme?Dans certaines cliniques on a essayé de surprendre cette sensibilité spontanée de la femme au sperme du mari en injectant un sérum préparé avec une émission extemporanée de sperme.Des réactions positives furent observées.C\u2019est alors qu\u2019on pensa que cette femme sensibilisée au sperme de son mari pourrait peut-être être désensibilisée par autohémothé- rapie.L\u2019expérience fut tentée par Abram, Jean Dalsace et Wallich sur treize juments demeurant stériles depuis des années.Six sont devenues pleines aprés autohémothérapie.La méme expérience tentée chez des femmes fut, en certains cas, couronnée de succes.Comme dans un certain nombre de cas, ni l\u2019examen de la femme ni celui du mari n\u2019apporte l'explication de la stérilité, nous avons eru intéressant de rappeler la vieille idée de l\u2019existence possible de la stérilité par incompatibilité humorale, naturelle ou acquise, et de rapporter certaines expériences faites en vue de rechercher la stérilité biologique par incompatibilité humorale acquise.LETENDRE: CENT QUATRE CAS DE STÉRILITÉ 783 DIATHERMIE-COAGULATION Dans l\u2019étiologie de la stérilité féminine, 1l existe un facteur qui bien que ne constituant pas une des causes les plus fréquentes de la stérilité peut dans un certain pourcentage de cas être responsable de l\u2019absence de fécondation: nous voulons parler de la cervicite chronique.Il en est deux variétés, a) l\u2019exocervicite, qui ne constitue pas un facteur étiologique de premier ordre dans la stérilité; b) l\u2019endo- cervicite qui elle, est un facteur important de stérilité et en est responsable de deux façons différentes.1) Par un facteur d\u2019ordre « mécanique »: il y à obstruction du col utérin par des glaires épaisses, adhérentes, mucopurulentes que sécrètent les glandes endocervicales et qui forment parfois un véritable bouchon.2) Par un facteur d\u2019ordre « physiologique »: le pH endocervical, qui normalement est alcalin, se modifie, devient acide et par le fait même nocif aux spermatozoïdes (cervical hostility).Parmi les moyens thérapeutiques dont nous disposons contre les cervicites à l\u2019heure présente 1l y a les antibiotiques et les sulfamidés d\u2019une part, et d\u2019autre part, la conization et la diathermo-coagulation exo et endo.cervicale.Dans la série de malades qui nous intéressent dans ce présent travail, nous nous sommes adressés à la diathermo-coagulation que nous avons pratiquée chez 14 d\u2019entre elles.De ce nombre 9 sont devenues enceintes par la suite: 5 présentaient une stérilité primitive et 4 une stérilité secondaire.Comme ces patientes ont reçu, par ailleurs, d'autres traitements, que ce soit sous forme d'insufflation utéro-tubaire kymographique de CO?ou d\u2019hystéro-salpingographie; de physiothérapie telle que la diathermie, ou de traitement hormonal comme ce fut le cas chez l'une d\u2019entre elles, il semblerait de prime abord difficile d\u2019établir jusqu\u2019à quel point l\u2019endo- cervicite était en cause.Après une étude attentive de l\u2019état du col 784 que présentaient ces malades au premier examen, comparativement à la facilité relative que nous avons eue d'obtenir une perméabilité \u2018tubaire au cours des tests effectués, nous pouvons conclure que chez 6 de cette série de patientes l\u2019endo-cervicite pouvait être ineri- minée à juste titre comme cause de cette stérilité conjugale.Trois présentaient une stérilité primitive et les trois autres, une stérilité secondaire.PHYSIOTHERAPIE: DIATHERMIE, ELLIOTT, T'HERMO-FLO, AVEC OU SANS PÉNICILINE ET SULFA Il est très souvent difficile d\u2019évaluer la signification de trompes partiellement obturées.Et d\u2019accord avec Rubin nous pouvons établir que pour fonctionner normalement une trompe doit posséder un épithélium normal et un péristaltisme normal.Donc nécessité d\u2019une physiologie normale de la lumière tubaire et \u2018absence ou diminution très appréciable des causes extra-tubaires telles que les adhérences qui mécaniquement paralysent ou empêchent totalement le péristaltisme de la trompe.Lorsqu'une patiente se présente au bureau pour stérilité, primitive ou secondaire, et qu\u2019à l'examen gynécologique nous décelons une réaction annexielle unie ou bilatérale avec souvent une paramétrite, le premier geste à poser est de s\u2019abstenir de tout test en vue de rechercher la perméabilité tubaire.Nous devons avant tout traiter et refroidir cette condition pathologique par tous les moyens physiques, antibiotiques et chimiques à notre disposition.Ce n\u2019est qu\u2019après plusieurs mois de retour à la normale de la condition pelvienne et du taux de sédimentation, de la disparition de toute douleur et de tout phénomène fébrile, qu\u2019on pourra maintenant commencer à aborder directement le problème de la stérilité.Dans le traitement des diverses conditions pathologiques des organes de la cavité pelvienne constituant une ou plusieurs causes de stérilité, nous avons à notre disposition plusieurs moyens dont l\u2019efficacité est depuis long- LETENDRE: CENT QUATRE CAS DE STÉRILITÉ L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 temps reconnue et qui peut rendre dans ces cas des services inappréciables; nous voulons parler de la diathermie surtout à ondes courtes, de l\u2019Elliott, du Thermo-Flo, des sulfamidés et plus récemment des antibiotiques.Sauf dans le cas de très gros pyo-salpinx qui nécessitent souvent après refroidissement une intervention chirurgicale, le traitement des salpingites, en général, de l\u2019avis de beaucoup d\u2019auteurs sérieux, est d\u2019ordre médical, et les résultats obtenus après traitements intelligemment institués, bien dirigés et patiemment suivis sont vraiment surprenants.Par son action thermique profonde, analgésique, hyperhémique et jusqu\u2019à un certain point bactéricide directe ou indirecte, la dia- thermie vaginale ou abdominale peut rendre de grands services dans ce groupe d\u2019affections génitales.Egalement l\u2019appareil Elliott ou de Thermo-Flo sont d\u2019un grand secours dans ces cas.L\u2019adjonction des sulfamidés combinés aux antibiotiques vient compléter un mode de traitement essentiellement conservateur, et très précieux surtout lorsqu\u2019on envisage le hy problème de grossesses à venir.Nous présentons un groupe de 18 patientes (dont 11 étaient venues consulter pour une stérilité primitive et 7, une stérilité secondaire) que nous avons traitées de la façon suivante: Mme R.L.\u2014 31 ans, mariée depuis 6 ans, stérilité primitive.Réaction annexielle droite, ménorragies, dyspareunie.Reçoit ondes courtes trans vagino-abdominales.Amélioration de l\u2019annexite droite.Disparition des ménorragies.Devient enceinte subséquemment.Mme F.R.\u2014 40 ans, stérilité secondaire.Salpingite bilatérale post-partum il y a bon nombre d\u2019années.Redevient enceinte à la suite d\u2019une série de traitements d\u2019Elliott.Mme M.G.\u2014 31 ans, stérilité secondaire, réaction annexielle bilatérale.Devient enceinte vers la fin d\u2019une série de traitements par Thermo-Flo.Mme G.C.\u2014 25 ans, stérilité secondaire.Réaction annexielle bilatérale.Redevient en- ; KR Méd.Canada oe 1 Tome 81 = 1952 = : oo ccinte vers la fin d'une série de traitements | .d\u2019Elliott suivie d\u2019une insufflation de CO».Mme A.D.\u2014 26 ans, S.P.Appendicectomie et annexectomie droite antérieurement.\u201c Présente une forte réaction annexielle gauche.Reçoit de la diathermie, un traitement hormonal puis deux insufflations de CO?.Devient \u2014 enceinte.Mme J.D.\u2014 26 ans, S.S.Fortes douleurs pelviennes.Reçoit diathermie puis insufflations répétées de CO2.Les trompes demeurent \u2018imperméables.La biopsie endométriale pré- \u2018menstruelle révèle en plus un état follicu- Tinique persistant.Pas de grossesse.Mme M.G.\u2014 29 ans, S.P.Reçoit de la diathermie suivie d\u2019une insufflation et d\u2019une hystéro-salpingographie.Pas de grossesse à date.Mme L.M.\u2014 23 ans, S.P.Appendicectomie antérieure.Réaction annexielle bilatérale.Dyspareunie et vaginisme.Reçoit des ondes \u2018courtes et de l\u2019Elliott.Nous faisons une insufflation, la malade devient enceinte.Mme E.R.\u2014 28 ans, S.P.Bartholinite antérieure et réaction annexielle bilatérale.Reçoit ondes courtes et Elliott.Devient enceinte.Mme E.B.\u2014 29 ans,, S.S.Appendicectomie et annexectomie droite il y a six ans.Présente une réaction annexielle gauche.Reçoit une série d\u2019Elliott.L\u2019hystéro-salpingographie montre un hydrosalpinx g.mais l\u2019insufflation permet tout de même d\u2019obtenir une perméabilité à haute pression et une douleur scapulaire.- Pas de grossesse à date.Mme G.E.G.\u2014 S.P.Réaction annexielle bilatérale.Nous lui faisons une série d\u2019Elliott puis une diathermo-coagulation du col.Suit \u201cune insufflation de CO?: courbe apparente d\u2019imperméabilité mais douleur épigastrique et scapulaire subséquente.Nous faisons plus tard - une hystéro-salpinographie: utérus déporté à \u201cdroite, trompe droite perméable.La perméa- ~~ bilité de la trompe gauche ne s\u2019obtient que Lo een Pas de Frome a date.: = ; provoqué il y a quatre ans.Réaction annexielle | Term : CENT QUATRE CAS DE STÉRILITÉ Mme M.P.\u2014 31 ans, S.S.Avortement gauche.785 surtout droite.Reçoit de l\u2019Elliott puis nous \u201cfaisons une insufflation de CO?qui donne une courbe d\u2019imperméabilité puis de passage mais douleur scapulaire peu marquée.Un peu plus tard une hystéro-salpingographie nous a permis d\u2019obtenir une perméabilité tubaire bilatérale.La patiente devient enceinte mais fait une grossesse ectopique droite.Mme A.B.\u2014 Présente une stérilité primitive.Réaction annexielle bilatérale plus marquée à droite, réaction métritique et para- métrite.Reçoit une série de Thermo-Flo et péniciline.Devient enceinte vers la fin des traitements.Mme R.D.\u2014 28 ans, S.P.Réaction an- nexielle bilatérale.Recoit une série de Ther- mo-Flo suivie d\u2019une hystéro-salpingographie.Nous y adjoignons un traitement hormonal.La patiente devient enceinte.Mme C.S.\u2014 28 ans, S.P.Gonococcie à 18 ans.Réaction annexielle bilatérale surtout gauche.Nous instituons un traitement d\u2019Elliott puis d\u2019ondes courtes trans vagino-abdo- minales, nous obtenons une perméabilité tubaire bilatérale; l\u2019utérus est incliné à gauche.Pas de grossesses.Un peu plus tard nous sommes amenés à instituer un traitement de péni- ciline et faison une dilatation du col.La patiente devient enceinte immédiatement.Mme J.G.\u2014 25 ans, S.P.Annexite bilatérale surtout droite, traitement par Thermo- Flo et péniciline.Une insufflation de CO?faite plus tard nous donne une courbe d\u2019imperméabilité et une hystéro-salpingographie nous démontre l\u2019existence d\u2019un assez gros hydrosal- pinx terminal bilatéral.Pas de grossesse.Mme J.P.L.\u2014 28 ans, S.P.Réaction annexielle bilatérale plus marquée à gauche.Nous donnons une série de traitements Ther- mo-Flo plus péniciline.Une insufflation de CO?nous donne une courbe de perméabilité mais la douleur scapulaire est apparue très tardivement.Une hystéro-salpingographie a démontré l\u2019existence d\u2019une obturation tubaire complète à droite et d\u2019une perméabilité à La patiente devient enceinte mais 786 LETENDRE: CENT QUATRE nous devons intervenir peu de temps après pour une grossesse tubaire gauche.~ Mme C.T.\u2014 8.8.A fait une fausse couche il y a 20 ans.Réaction annexielle surtout gauche.Nous instituons un traitement combiné de Thermo-Flo, péniciline et sulfas.Plus tard nous pratiquons une insufflation de CO?et obtenons une perméabilité tubaire bilatérale.La patiente devient enceinte le mois suivant.L\u2019étude de ces 18 patientes ne manque pas d\u2019intérêt puisque chacune d\u2019elles, dès le premier examen, présentait en plus d\u2019une stérilité soit primitive soit secondaire une contre-indication à tenter quelque test que ce fût en vue de vérifier la perméabilité tubaire.Une fois les phénomènes inflammatoires ou infectieux maîtrisés, nous avons abordé de face le problème de la stérilité et avons obtenu treize grossesses dont 8 chez des patientes présentant une stérilité primitive.Travail de persévérance, certes, au cours duquel la patiente se décourage et est souvent tentée de tout lâcher mais qui vaut la peine d\u2019être entrepris si on a vraiment le désir d\u2019arriver au but ultime qui est l\u2019enfant depuis longtemps attendu.BIOPSIE DE L\u2019ENDOMÈTRE A l\u2019heure actuelle la biopsie de l\u2019endomètre est encore la méthode la plus sûre de diagnostic de l\u2019état hormonal.D'autre part, c\u2019est la seule méthode qui permet d\u2019affirmer que le terrain endométrial a vraiment les propriétés requises pour la nidation.Elle permet enfin de déceler certains états pathologiques tels que endométrite, tuberculose génitale latente et insoupçonnée.Nous croyons que le moment le plus favorable pour une biopsie est de trois à quatre jours avant la date prévue pour les règles, c\u2019est-à-dire à un moment où tous les signes d\u2019action lutéinique doivent encore être présents, y compris la charge glycogénique.Dans les cas de stérilité on a signalé qu\u2019une biopsie faite avant les règles était susceptible ., Tn: : CAS DE STERILITE L'Union Med, Semana d\u2019interrompre une gestation déjà en cours.Alors, certains ont conseillé d\u2019attendre le début de l\u2019écoulement menstruel pour pratiquer la biopsie dans les douze premières heures de celui-ci.En réalité, on peut également léser une gestation au début dans ce cas, car à l'aurore d\u2019une grossesse, il n\u2019est pas rare de rencontrer une petite hémorragie ressemblant à un commencement de menstruation.D'autre part, l\u2019examen cyto-hormonal a une valeur moins absolue par suite du début de nécro- biose de l\u2019endomètre; à moins qu\u2019il soit pos- tible d\u2019effectuer cette biopsie au tout début de la menstruation et que l\u2019écoulement menstruel s'établissant bien lentement, nous ayons affaire à un endomètre encore peu modifié.Dans le cas où la femme craindrait beaucoup que la biopsie ne vînt interrompre une gestation possible, il faudrait obtenir qu\u2019il n\u2019y eût pas de rapport durant la période de fécondabilité.Pour éviter d\u2019avoir à répéter les biopsies à cause d\u2019une date mal choisie, une bonne façon de procéder consiste à demander la prise de la courbe thermique pendant deux mois et convoquer la femme le deuxième mois.Si la courbe thermique semble montrer un retard du décalage thermique par rapport au premier mois, nous n\u2019avons qu\u2019à retarder la biopsie d\u2019un nombre égal de jours pour tâcher de tomber trois ou quatre jours avant les règles.Je m\u2019en voudrais de ne pas mentionner ici que c\u2019est Mioricard qui, en France, a le plus fait pour imposer l\u2019exploration cytohormo- nale comme base ferme du diagnostic hormonal, et pour en préciser les critères.Nous avons effectué une biopsie endomé- triale prémenstruelle et parfois au tout début de la menstruation chez 35 femmes.D'autre part, nous avons dû répéter ce test chez quelques-unes d\u2019entre elles.Les raisons pour lesquelles nous n\u2019avons pas pratiqué la biopsie chez toutes les femmes de la série que nous présentons dans ce travail sont faciles à comprendre.D'abord 31 femmes sont devenues enceintes avant que nous n\u2019exécutions cette biopsie.Dans un autre groupe ce test s\u2019est IOI L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 avéré inutile vu la persistance de l\u2019imperméa- kilité tubaire après l\u2019insufflation de CO?et l\u2019hystéro-salpingographie.Chez un certain nombre d\u2019autres l'examen du sperme nous ayant permis d\u2019incriminer le mari, nous n\u2019avons pas jugé utile de faire la biopsie.Reste un dernier groupe où nous n\u2019avons pas pu obtenir cette biopsie pas plus qu\u2019il nous fût possible d'obtenir un examen du sperme.La lecture et l\u2019étude des biopsies que nous avons faites chez ces 35 femmes nous ont fourni les constatations suivantes: 20 femmes présentaient une muqueuse prémenstruelle normale: de ce nombre 8 devinrent enceintes.3 présentaient un état folliculinique persistant en phase prémenstruelle; de ce nombre une devint enceinte dans la suite.8 présentaient une muqueuse insuffisamment et inégalement développée: de ce nombre quatre devinrent enceintes dans la suite.3 présentaient une phase lutéinique anormale insuffisamment sécrétoire: deux d\u2019entre clles devinrent enceintes dans la suite.2 présentaient une aplasie de la muqueuse utérine: l\u2019une d\u2019elles après traitement hormonal intensif devint enceinte.1 présentait une tuberculose génitale.Une autre patiente présentait un effet pro- gestéronique normal au niveau du stroma mais cet effet progestéronique était retardé au niveau des glandes.Malheureusement pour cette dernière patiente le sperme du mari était stérile.Une dernière patiente présentait un endo- metre typique de la phase prémenstruelle mais en un point la muqueuse était ulcérée et né- crotique et le chorion avoisinant était transformé en un tube fibrohyalin où persistaient quelques glandes.STÉRILITÉ D\u2019ORIGINE ENDOCRINIENNE Une étude attentive des patientes que nous présentons dans cette communication nous a permis de déceler une étiolog'e d\u2019origine hormonale chez dix d\u2019entre elles.Que chez cer- LETENDRE: CENT QUATRE CAS DE STÉRILITÉ 787 taines femmes il y ait eu association d\u2019autres trouble tels que douleur annexielle bilatérale, cervicite, nervosisme exagéré et spasmes tubaires, imperméabilité tubaire unie ou bilatérale, il n\u2019en reste pas moins qu\u2019après avoir obtenu une perméabilité tubaire chez, deux patientes ,guéri une cervicite chronique et refroidi une réaction annexielle \u2018bilatérale, il persistait des troubles fonctionnels hormonaux évidents: aménorrhée secondaire et oligomé- norrhée, métrorragies fonctionnelles, aplasie endométriale, hypoménorrhée et obésité, aménorrhée de cing ans à la suite d\u2019un troisième accouchement chez l\u2019une d\u2019elles, dysovulation, muqueuse insuffisamment sécrétoire, insuffisamment évoluée, demeurant au stade sécrétoire précoce ou persistance d\u2019un état folli- culinique en phase prémenstruelle.Sauf les cas plutôt rares de maladies organiques des ovaires ou de lésions organiques hypophyso-hypothalamiques, la majorité des stérilités d\u2019origine ovarienne ou hypophyso- ovarienne semble être de nature fonctionnelle, liée à un trouble purement fonctionnel sans base organique de l\u2019ovaire, de l\u2019hypophyse ou des deux à la fois.C\u2019est ainsi que chez une première malade présentant une aménorrhée secondaire avec périodes d\u2019oligoménorrhée, un traitement hormonal a favorisé l\u2019obtention d\u2019une grossesse.Une seconde malade, qui accusait des métrorragies avec douleur annexielle bilatérale, après avoir reçu quelques traitements d\u2019Elliott à suivi un traitement hormonal et est devenue enceinte.Une troisième présentait de l\u2019aplasie de l\u2019endomètre.Elle habitait loin et n\u2019a pas accepté un traitement hormonal.Une quatrième présentait de l'obésité avec hypoménorrhée et une cervicite chronique.Après une diathermo-coagulation du col et un traitement hormono-diététique en vue de diminuer le poids et rétablir un cycle menstruel normal, cette femme est devenue enceinte.Une cinquième présentait une aménorrhée Ge cinq ans survenue à la suite de son troisième accouchement.La biopsie avait montré l\u2019exis- 788 LETENDRE: CENT QUATRE tence d\u2019une aplasie très marquée.Un traitement hormonal patient et intensif permit d\u2019obtenir une grossesse au bout de dix mois.Une sixième patiente, épouse d\u2019un confrère, n'avait pas eu de grossesse depuis au moins huit ans et présentait un syndrome de dyso- vulation très marquée avec hypoménorrhée.Un traitement hormonal intensif lui permit de devenir enceinte le mois suivant.Une septième malade, très nerveuse et, instable, chez laquelle des insufflations de CO?avaient toujours montré des courbes de spasmes et des biopsies nous avaient permis de déceler une muqueuse insuffisamment sécrétoire ne fut guère persévérante dans le traitement.Elle attend encore sa première grossesse.Une huitième patiente présentait une aplasie endométriale très prononcée.Un traitement hormonal intensif et prolongé lui permit de devenir enceinte.Une neuvième patiente, qui présentait unc muqueuse insuffisamment évoluée, accepta le traitement hormonal et devint enceinte.Une dernière malade, âgée de 39 ans, n\u2019ayant eu qu\u2019un enfant présentait une obturation tubaire bilatérale.Nous avons fini par obtenir une perméabilité unilatérale, mais la biopsie prémenstruelle montrait une muqueuse demeurant au stade sécrétoire précoce.Après plusieurs mois de traitement hormonal, cette patiente devint enceinte.Dans ce groupe de dix femmes où existait une étiologie d\u2019origine \u2018hormonale, sans le mwoindre doute, nous avons pu avec de la persévérance obtenir une grossesse chez huit d\u2019entre elles.pH VaciNAL BT pH CERVICAL Normalement la sécrétion vaginale constitue un enduit crémeux blanc tapissant la paroi vaginale.L'étude microscopique a démontré que la sécrétion vaginale est formée avant tout de cellules vaginales desquamées, mais elle contient toujours aussi des polynucléaires, une L'Union Méd.Canada CAS DE STÉR ; ILITE Tome 81 \u2014 juillet 1952 flore bactérienne spéciale (bacille vaginal de Déderlein seul ou associé 4 d\u2019autres germes) et des traînées de mucus (d\u2019origine utérine).Pendant les règles et souvent aussi dans les jours qui précèdent et suivent ces dernières viennent s\u2019ajouter les éléments du flux menstruel (hématies, cellules et débris endomé- triaux).On peut y rencontrer également nombre d\u2019autres éléments figurés tels que spermatozoïdes et autres éléments figurés amenés par le coit, parasites divers (notamment trichomonas et monilias), débris divers résultant de thérapeutiques à base d\u2019ovules, etc.Le caractère physico-chimique le plus saillant de la sécrétion vaginale est sa forte acidité (autour de pH 4,5) due à la présence d'un taux élevé d\u2019acide lactique (2 à 3 p.100).Nous croyons qu\u2019il est intéressant ici de rappeler que l\u2019acide lactique du vagin semble essentiellement fabriqué par les bacilles vaginaux de Däderlein (qui sont une variété de bacilles lactiques) à partir du glycogène des cellules vaginales desquamées.Or, la richesse du vagin en glycogène dépend en grande partie de l\u2019intensité de l\u2019imprégnation folliculinique de l'organisme; il s\u2019ensuit que l\u2019étude de pH vaginal peut fournir quelques indications sur le degré de folliculi- risation de l\u2019organisme si l\u2019on peut exclure toute autre cause de variation de l\u2019acidité.Nous savons, par ailleurs, que cette acidité a une importance considérable dans le processus de la fécondation pour ce qui a trait à l\u2019ascension des spermatozoïdes.Enfin, cette acidité comme nous le savons depuis longtemps joue certainement un rôle essentiel de défense et constitue une protection contre l\u2019ascension des germes banaux à partir de la vulve, la plupart de ces derniers devenant incapables de se multiplier dans un milieu possédant une telle acidité.L\u2019on comprend maintenant facilement pourquoi l\u2019acidité vaginale doit dans l\u2019ensemble être respectée sauf indication temporaire précise et justifiée. L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 L\u2019étude des variations cycliques du mucus cervical au cours du cycle menstruel normal fournit des données très intéressantes et indispensables en regard du problème de la stérilité.Aussitôt après la fin des règles, le col utérin nous apparaît comme fermé; nous constatons que la glaire exocervicale est peu abondante, d'aspect blanchâtre, non ou très peu filante; tandis que la glaire endocervicale est très peu abondante, transparente, un peu filante.Mais à partir du douzième jour, environ, chez la femme ayant un cycle de vingt-huit jours, la sécrétion cervicale devient nettement plus abondante et filante.Du quatorzième au seizième jour environ le col nous apparaît entr\u2019ouvert, laissant pendre dans le vagin une glaire transparente, abondante et très filante.Il est intéressant de noter que la glaire endocervicale présente les mêmes caractères.Puis, en un à trois jours, le col de nouveau se ferme, la sécrétion cervicale devient plus rare et moins filante.Du dix-huitième au vingt-septième jour environ on peut dire que le col est à peu près sec; à peine est-il possible de prélever un peu de mucus concrété, blanchâtre à l\u2019orifice cervical, et, dans la cavité cervicale une trace de mucus transparent non ou peu filant.Lorsque nous arrivons à la veille des règles nous constatons l\u2019apparition d\u2019une glaire transparente et filante assez peu abondante en général; elle persiste au début des règles, mêlée de quelques filets de sang; à la fin des règles on aperçoit une petite glaire de couleur ambrée et peu filante.Pour résumer nous pouvons dire que la glaire filante intermenstruelle persiste en général du douziéme au seizième jour chez la femme ayant un cycle normal de vingt-huit jours, mais est abondante surtout du treizième au quinzième jour; chez la femme ayant un cycle plus long cette glaire est généralement plus tardive alors qu\u2019elle sera plus précoce si le cycle est court; son maximum semble done coïncider avec la date de l\u2019ovulation et les deux LETENDRE: CENT QUATRE CAS DE STÉRILITÉ 789 jours qui l\u2019encadrent.On comprendra maintenant pourquoi le col est sec durant les dix jours environ qui suivent ce phénomène du milieu du cycle.Nous savons depuis longtemps que la glaire endocervicale normale est toujours franchement alcaline ayant un pH autour de 8, exceptionnellement au-dessous de 7,8.Elle est alcaline en phase de glaire filante (autour de 7,5), légèrement acide, au contraire, dans les autres phases son pH variant entre 6 et 7 ou même étant plus bas en phase lutéinique, suivant le degré d\u2019imprégnation par les sécrétions vaginales acides (Palmer et Michon, 1938).L\u2019examen microscopique à l\u2019état frais du mucus endocervical nous permet de constater que ce dernier contient presque toujours un certain nombre de cellules arrondies ou ova- laires, cellules glandulaires desquamées et leucocytes.Les unes et les autres paraissent polynuclées.Généralement ces cellules endo- cervicales polynuclées se reconnaissent facilement du fait de leur grande taille et de leur f&orme allongée.Quoiqu\u2019il en soit, il existe un cycle net dans ls nombre des cellules polynuclées du mucus endocervical; peu nombreuses en phase de glaire filante, c\u2019est dans la semaine prémenstruelle qu\u2019elles sont le plus nombreuses alors qu\u2019elles le sont un peu moins durant la semaine post-menstruelle.La glaire exocervicale présente de grosses variations au cours du cycle (Palmer et Mar- cille) mais est toujours plus ou moins contaminée par les sécrétions vaginales.Normalement les frottis de glaire endocervicale normale ne montrent la présence d\u2019aucun germe à aucun moment du cycle.* * sk Nous avons recherché le pH vaginal chez 49 femmes et le pH cervical chez 48.Pourquoi pas chez toutes les patientes, me demandera-t- on.La raison est trés simple.Bon nombre de femmes, désireuses d\u2019être « propres » avant de se soumettre à un examen gynécologique, ont 790 LETENDRE: CENT QUATRE soin de se doucher en utilisant à cet effet des antiseptiques susceptibles de modifier le pH vaginal; un certain nombre par ailleurs utilisant divers suppositoires pour traitement de leucorrhée ou autre affection cervico-vaginale, vient consulter alors que nous trouvons encore, au moment de l\u2019examen, des résidus de ces suppositoires.Dans ces conditions, les chiffres obtenus pour le pH surtout vaginal étant nécessairement erronnés, nous avons préféré les omettre, ne conservant que ceux qui furent obtenus dans des conditions plus normales et plus physiologiques.C\u2019est ainsi que pour le pH vaginal nous avons recueilli les chiffres suivants: pH entre 4 et 4,5: 1 femme, dont le pH était de 4,2 avec pH cervical de 7,5; elle devint enceinte.pH entre 4,5 et 5: 31 femmes, dont 15 devin- :ent enceintes, le pH cervical étant normal.pH entre 5 et 5,5: 15 femmes, dont 3 devinrent enceintes; le pH cervical étant normal.pH entre 5,5 et 6: 1 femme.| pH entre 6 et plus: 1 femme dont le pH était de 6,2 et qui présenta:t du trichomonas.pH cervical: Au-dessous de6: 1 femme, dont le pH était de 5,5.Entre 6 et 6,5: 1 femme, dont le pH était de 6.Elle devint enceinte.Entre 6,5 et 7: 1 femme, dont le pH était de 6,8.Elle devint enceinte.Entre 7 et 7,5: 25 femmes, dont 10 devinrent enceintes.Entre 7,5 et plus: 20 femmes, dont 6 devinrent enceintes.MÉTABOLISME BASAL Dans une sér\u2019e consécutive de 100 couples stériles, Samuel R.Meaker (de Boston) a constaté que le taux moyen du M.B.était de \u20147,19 chez les maris et de \u20145,68 chez les épouses.Parmi ces 200 patients 154 avaient un taux qui se rangeait du côté « moins » et L'Union Méd.Canada CAS DE STÉRI ; chez les 66 autres les taux étaient au-dessous de \u201410 qui marquent le chiffre conventionnel de la limite basse normale.Il semblerait exister une relation entre un métabolisme respiratoire en-dessous de la normale et l\u2019infertilité et Meaker pense que la cause des taux de métabolisme bas serait probablement due à l\u2019existence d\u2019un léger hypothyroïdisme.Des études poussées plus avant ont démontré que la plupart des patients et patientes ayant un taux de métabolisme produisent apparemment des spermatozoïdes et des ovules satisfaisants.On peut toutefois, selon toute évidence, supposer qu'il doit manquer à ces gamètes certaines qualités impossibles à démontrer, mais cependant nécessaires à une bonne fertilité.Meaker suggère qu\u2019on pourrait peut-être expliquer cette imperfection par un effet d\u2019une baisse dans le taux du métabolisme de l\u2019oxygène sur le protoplasme du gamete.L\u2019administration d\u2019extrait thyroidien, d\u2019après cet auteur, joue probablement un rôle important dans les résultats obtenus chez 10 pour cent environ des épouses et des maris traités avec succès pour infertilité.Aussi Mea- ker a-t-il tendance à ma/ntenir le taux du métabolisme basal de tous les patients traités pour stérilité, mâles et femelles, à ou légèrement au-dessus de 4+ 10.Ce que l\u2019on peut obtenir dans la plupart des cas par une administration minutieuse et régulière d\u2019extraits desséchés de thyroïde.Il soutient que les déterminations du métabolisme basal tant chez l\u2019homme que chez la femme sont indispensables dans une étude complète de la stérilité et qu\u2019on ne devrait jamais les omettre sous prétexte que le patient ne nous permet pas de soupçonner quelque désordre endocrinien que ce soit, que le sperme semble excellent ou que les rapports de la biopsie endométriale soient satisfaisants.Rubenstein (1938) a fait sur 15 jeunes femmes corrélativement à leur courbe thermique l\u2019étude quotidienne du métabolisme basal durant tout le cycle.Le métabolisme basal était a A RAE L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 pris en double, à l\u2019appareil de Benedict Roth; les valeurs n\u2019étaient utiliséees que si elles diffé- 1aient de moins de 5 p.100 et l\u2019on notait le plus faible des deux.L\u2019étude était faite sur les sujets à jeun depuis quinze heures, ayant dormi huit heures et été entraînés au port du masque.Dans ces conditions rigoureuses, la courbe du métabolisme basal présente des fluctuations exactement superposables à celles de la courbe thermique, autour de 0 dans la semaine post-menstruelle, de \u2014 4 dans la phase hypo- thermique de l\u2019æstrus, de + 2 à + 3 dans la phase lutéale hyperthermique.Il nous fut impossible d\u2019obtenir un métabolisme basal chez toutes les patientes dont nous faisons l\u2019étude dans cette présente commu- rication.Nous avons pu toutefois le contrôler chez 23 d\u2019entre elles.Sept femmes avaient un métabolisme dont le taux était compris entre 0 et \u2014 10: cinq devinrent enceintes et avaient pris de l\u2019extrait thyroïdien; une autre devint enceinte sans avoir pris d\u2019extrait thyroïdien.Une avait un M.B.de \u2014 12,5: elle devint enceinte et avait pris de la thyroïde.Deux avaient un M.B.de \u2014 15: l'une devint enceinte le même mois d\u2019une insufflation de CO?LETENDRE: CENT QUATRE CAS DE STÉRILITÉ 791 sans avoir pris de thyroïde, tandis que l\u2019autre, tout en ayant pris de la thyroïde ne devint pas enceinte.Une femme avait un M.B.de \u2014 17: elle devint enceinte et avait pris de la thyroïde.Une autre avait un M.B.de \u2014 25: elle devint enceinte et avait pris de la thyroïde.Quatre patientes montraient un taux de M.B.entre 0 et + 10: une devint enceinte, ayant pris de l\u2019extrait thyroïdien tandis que deux autres devinrent enceintes sans l\u2019adjonction de thyroïde.Trois patientes avaient un taux de M.B.compris entre + 10 et + 15; une devint enceinte sans l\u2019aide de la thyroïde.Une femme avait un M.B.de + 17,5: elle devint enceinte sans aucune thérapeutique.Une patiente avait un M.B.de + 26: elle devint enceinte sans médicamentation aucune.Une autre dont le M.B.était de +27 avait malheureusement un mari qui présentait une azoospermie.Une dernière avait un M.B.de \u2014 30; elle devint cependant enceinte sans traitement iodé, ayant par ailleurs des obstacles beaucoup plus importants au point de vue stérilité.(à suivre) RECUEIL DE FAITS oo DISCUSSION DIAGNOSTIQUE D'UN CAS DE TUMEURS OSSEUSES Roméo BOUCHER, Chef du Service de Médecine et Jean-Marc BORDELEAU, Interne à l\u2019hôpital Saint-Luc (Montréal).La discrimination diagnostique d\u2019une ou de plusieurs tumeurs osseuses chez un malade n\u2019est pas toujours aisée.Ce chapitre fort complexe relève de tant de facteurs que les plus avertis y perdent parfois leur latin.L\u2019histo-pathologie elle-même de l\u2019os en processus tumoral, même si l\u2019on en fait l\u2019étude sévère, ne donne pas toujours la clef du problème.N\u2019oublions pas, du reste, qu\u2019elle doit mettre en ligne de compte, pour être vraiment complète, et la constitution de l\u2019os lui-même et son développement, et les diverses origines possibles de la tumeur et, même, certaines raisons de prédilection qui la font se développer aux dépens de tel os plutôt que tel autre, d\u2019une partie de cet os plutôt que de telle autre.C\u2019est pourquoi nous avons cru utile de faire cette brève étude cli- nqiue d\u2019un cas que nous avons eu l\u2019occasion d\u2019observer dernièrement dans notre service.Observation.Le patient, homme de 60 ans, sans occupation, se présente & \u2019hOpital pour rhumatisme.Il se plaint, en effet, de douleurs a 1\u201dépaule droite et au membre inférieur gauche, de vertiges, d\u2019asthénie et d\u2019amaigrissement.La maladie aurait débuté, nous dit-il, il y a environ 9 ans, à la suite d\u2019une chute dans un escalier.Les troubles auraient lentement mais progressivement augmenté pour évoluer vers le syndrome clinique actuellement caractérisé par: 1) des douleurs à l\u2019épaule droite, surtout marquées à la mobilisation du membre, douleurs toujours présentes cependant, même au repos, assez vives pour empêcher le patient de manger seul; 2) des douleurs aux membres rnférieurs, moins violentes que les précédentes, mais qui rendent le patient absolument grabataire; 3) de l\u2019asthénie et quelques autres symptômes de moindre importance, complétant le tableau.L\u2019examen objectif nous offre un patient de forte constitution, présentant des signes d\u2019amaigrissement, un faciès pâle, un comportement bizarre.L\u2019examen de la tête et de la face ne nous apprend rien.Notons cependant que les pupilles sont égales et réagissent bien à la lumière et à l\u2019accommodation.Le cœur présente des bruits assourdis avec un rythme régulier.La T.A.est de 130/95.L'examen pulmonaire est négatif, sauf une légère diminution du murmure vésiculaire au sommet droit.Le thorax est normal dans sa forme.La palpation du sternum et des côtes ne fait noter aucune nodosité, aucune irrégularité osseuse.A l\u2019épaule droite, nous notons une voussure et une déformation; la mobilisation, active et passive, est douloureuse; la force musculaire à peu près nulle.La palpation de l'épaule, surtout à la région postérieure, est douloureuse.L\u2019abdomen est flasque.Ni le foie, ni la rate ne sont palpables.Il existe un globe vésical, légèrement douloureux, qui disparaît après cathétérisme.Les réflexes cutanés abdominaux sont abolis.A gauche, on note une irrégularité marquée par une absence de saillie de la hanche.La palpation est douloureuse à cet endroit.Il existe de l\u2019incontinence urinaire et fécale.Le toucher rectal montre un un relâchement des sphincters, la présence d\u2019hémorroïdes sessiles; la prostate est lisse et de consistance normale.Le membre inférieur droit est à peu près normal.On doit cependant noter une impor- L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 tante diminution de la force musculaire et une hypoesthésie au tact et à la douleur.Le membre inférieur gauche montre un œdè- me mou, ne prenant pas le godet, avec une circulation collatérale allant de la hanche au 1/3 inférieur de la jambe.Il existe également des troubles importants de sensibilité tactile et douloureuse à toute cette région.La force musculaire est cependant moins atteinte qu\u2019à dro:- te.Les réflexes rotuliens et achiléens sont abolis des deux côtés.Les réflexes cutanés plantaires sont en flexion des deux côtés.La marche est impossible.En aidant le patient, on remarque toutefois qu\u2019il projette les pieds en avant et qu'il talonne.* x + Nous n\u2019insistons pas sur le psychisme particulier de ce patient qui est fait de périodes de lucidité et de délire.Il serait hypnotisé par deux femmes égyptiennes qui ont pris son cas en mains, etc.Ce délire est fait de grandeur et de persécution.Par ailleurs, le patient est surtout euphorique, réalise assez mal son état, oublie assez facilement ses douleurs.Si nous voulons résumer le tableau clinique, nous sommes en présence de plusieurs éléments: 1) douleurs à l\u2019épaule droite et à la hanche gauche, qui n\u2019ont pas le type des arthropathies et sont présentes même en l\u2019absence de mouvements; elles semblent profondes, mais sont éveillées par une pression sur l\u2019omoplate droite, surtout, et sur la crête iliaque gauche; 2) impotence fonctionnelle du membre supérieur droit et des deux membres inférieurs; 3) troubles de la sensibilité aux membres inférieurs et diminution de la force musculaire; 4) incontinence urinaire et fécale; 5) troubles psychiques.Premières analyses Les premières analyses nous ont montré: 1) Une glycémie et une azotémie normales; 2) Un hémogramme donnant les chiffres suivants: BOUCHER-BORDEAU: DISCUSSION DIAGNOSTIQUE 793 Hb \u2014 62 G.BR.\u2014 3 200 000 G.B.\u2014 9,500 V.G.\u2014 ,90 Poly.\u2014 77 Lympho.\u2014 20 Mono.\u2014 2 Eosino.\u2014 1 3) les urines sont normales, avec une densité à 1010, cependant; 4) la radiologie nous montre: Epaule droite: destruction osseuse très avancée de la fosse sous épineuse de l\u2019omoplate avec multiples séquestres décélables; calcification avec péri-tendinite calcifiante de la cavité glénoïde et de l\u2019articulation.(Fig.I).Bassin: ostéolyse du 1/3 distal de l\u2019aile iliaque gauche.Cette destruction osseuse est très importante, irrégulière et gagne le tissu de la cavité cotyloïde.(Fig.II). 794 Colonne dorso-lombaire: multiples proliférations ostéophytiques et calcifications des tendons paravertébraux suggérant un mélange de spondylose rhizomélique et de spondylose ostéophytique chronique.Impression: 1) métastases héoplasiques osseuses; 2) fond ancien de spondylose ostéophy- tique et rhumatismal.Diagnostic différentiel Le problème diagnostique de ce patient relève évidemment de celui des tumeurs osseuses.Temporairement, oublions donc l\u2019opinion des radiologistes et discutons les possibilités en envisageant deux groupes de tumeurs: a) celles qui ne sont pas d\u2019origines osseuses; b) celles qui sont en relation avec l\u2019ostéogenèse.a) Tumeurs non osseuses: tumeur d\u2019Ewing; myélome multiple; fibrosarcome; liposarcome, ete.Tumeurs métastasiques: poumons; prostate; thyroïde; sein; rein, ete.b) Tumeurs osseuses: Bénignes: exostoses bénignes; ostéome; kyste osseux; chondrome.Malignes: chondrosarcome; sarcome ostéo- génique ostéoblastique; sarcome ostéogénique ostéolytique.Parmi ces tumeurs, éliminons donc tout de suite le fibrosarcome, le liposarcome qui ressortissent au diagnostic anatomo-pathologique surtout et qui provoquent ordinairement une prolifération osseuse; les tumeurs osseuses bénignes toujours assez localisées et très peu destructives; le chondrosarcome et le sarcome os- téogénique ostéoblastiques qui, radiologique- ment, montrent une prolifération osseuse.Et faisons maintenant une brève révision des maladies qui sont susceptibles de nous intéresser dans ce cas particulier.1) La tumeur d\u2019Ewing ou myélome endothélial est une lésion néoplasique qui peut présenter tous les intermédiaires entre la bénignité et la malignité.C\u2019est une tumeur des jeunes, entre 5 et 15 ans, très rare après l\u2019âge de 30 ans.Il existe la plupart du temps une histoire de traumatisme avec douleur intermittente au BOUCHER-BORDEAU: DISCUSSION DIAGNOSTIQUE L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 début, puis continue, s\u2019accompagnant de fièvre et souvent d'\u2019œdème.L'image radiologique montre des zones de formation et de destruction osseuse et, au niveau des nouvelles formations, une image de peau d\u2019oignon.Une autre caractéristique de la maladie est sa grande radiosensibilité, le principal élément, du diagnostic.L'aspect microscopique en est actuellement très discuté; nous n'avons pas à l'étudier ici.À cause de l\u2019Âge de notre malade et de l\u2019aspect radiologique de ses lésions osseuses nous pouvons pratiquement éliminer la tumeur d\u2019Ewing.2) Le myélome multiple ou maladie de Kahler est caractérisé par le développement, en de nombreux points du squelette, de tumeurs formées par la prolifération anormale nodulaire des éléments de la moelle osseuse.Dans la grande amjorité des cas, les cellules qui forment ces tumeurs sont des plasmocytes ou des pseudo-plasmocytes.Le début de la maladie est insidieux, lentement progressif et se manifeste par des douleurs vagues, souvent attribuées à un traumatisme.\u2018 La douleur deviendra d\u2019ailleurs le symptôme le plus important à cause de son intensité toujours très variable.En second lieu, on retrouve des fractures spontanées et, finalement, des tumeurs osseuses, palpables, tardives et inconstantes.La radiologie révèle de multiples lacunes osseuses, dont le grand nombre, la dissémination à plusieurs endroits du squelette, le petit volume, la netteté, la clarté et l'absence de toute réaction périostée forment la signature classique de la maladie.Les os les plus touchés sont les côtes, les vertèbres, le bassin et le crâne.Au laboratoire, il faut rechercher: 1) la protéinurie de Bence-Jones, présente dans 809 des cas, dont le taux varie de 1 à 10 grms., ce qui peut se retrouver également au cours des métastases osseuses des cancers viscéraux et des sarcomes osseux; 2) l\u2019augmentation des protéines sanguines L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 avec inversion du rapport sérine / globuline; 3) la calcémie qui est normale ou légèrement augmentée; 4) l\u2019hypercalciurie qui peut exister; 5) la phosphatase toujours normale.L\u2019\u2019étude hématologique montre: 1) parfois la présence dans le sang de plasmocytes (5 à 10%) ; 2) la présence de plasmocytes en très grand nombre dans la moelle osseuse, pourvu que la ponction soit faite au niveau d\u2019une tumeur.Nous aurons bientôt à revenir sur cette maladie.3) Les tumeurs métastasiques dérivent ordinairement des cancers du sein, de la prostate, du poumon et du rein (hypernéphrome), mais toute néoplasie peut donner des métastases osseuses au squelette, dont les os le plus souvent atteints sont les côtes, les vertèbres, le sternum, l'extrémité supérieure de l\u2019humérus.L\u2019aspect radiologique montre que la plupart de ces tumeurs sont ostéolytiques, que la destruction ne s\u2019accompagne pas de néoformation osseuse.L'image est souvent semblable à celle du myélome multiple, amis avec des contours plus flous.L\u2019hypernéphrome donne presque toujours une image d\u2019ostéolyse.Le cancer du sein est parfois ostéoblasique.Par contre, le cancer de la prostate est presque toujours ostéoblastique.4) Le sarcome ostéogénique, qu\u2019il soit ostéo- lytique ou ostéoblastique, est une maladie qu\u2019on voit entre 20 et 40 ans, très rarement après 50 ans.Dans 70% des cas, la lésion survient au niveau des os longs des membres inférieurs.C\u2019est une lés'on surtout proliférative avec zones de formation et de destruction osseuse.Nous pouvons aussi, dans le cas de notre patient, éliminer temporairement cette maladie.FXAMENS COMPLÉMENTAIRES Il nous reste donc à pousser plus avant la discussion en demandant des analyses complémentaires pour établir un diagnostic différen- BOUCHER-BORDEAU: DISCUSSION DIAGNOSTIQUE 795 tiel entre la myélomatose et des néoplasies secondaires.Maladie de Kahler.Quoique aspect radiologiquy ne nous invite guère à ce diagnostic nous avons voulu cependant, à cause de la possibilité d\u2019une forme atypique, étudier davantage ce problème, que l\u2019un de nous a déjà exposé dans un article récent, paru ici même.Une radiographie du crâne s\u2019est montrée négative, avec absence de lésions caractéristiques.L'hémogramme, déjà cité, montrait une anémie à 3200 000 et une légère augmentation des polynucléaires neutrophiles avec lymphopénie relative.Il n\u2019a pas été trouvé de cellules plasmocytaires dans le sang périphérique.Une ponction sternale nous montre une prépondérance des éléments de la série myélocy- taire avec un rapport érythromyéloïde de 1,6.Par ailleurs, des cellules plasmocytaires et pseudo-plasmocytaires sont retrouvées dans une proportion de 4%, ce qui indique une légère augmentation (0,5 à 1%).De l\u2019étude de ce myélogramme, nous pouvons donc penser à une anémie myélophtisique évoluant lentement, sans trop de répercussion sur le sang périphérique ce qui remet en question l\u2019hypothèse d\u2019une maladie de Kahler.Nous avons alors décidé de faire une ponction de la crête iliaque gauche pour en étudier la moelle osseuse.Après anesthésie à la novocaïne, nous faisons la ponction, en prenant comme point de repère la ligne axillaire médiane qui passe par la crête iliaque et le grand trochanter.Le trochart, faisant un angle de 30° avec le plan cutané, a été enfoncé sur une distance d\u2019environ 5 em.dont 2 em.dans la crête iliaque, qui donnait la sensation tactile d\u2019un os spongieux excessivement fragile.Malheureusement le prélèvement que nous avons fait, malgré son aspect macroscopique, ne contenait que des éléments du sang périphérique et il a été impossible de mettre en évidence, soit des plasmocytes, soit des cellules cancéreuses.Par ailleurs, la protéinurie de Bence-Jones s\u2019est révélée négative et le dosage des pro- 796 téines totales et fractionnées a donné le résultat suivant qui est parfaitement normal.Prot.totales : 6,1 gm.% N.6 a 8 Sérum album.: 3,8 gm.% N.3,5 à 5 Sérum glob.23 gm.% N.15 à 3 le rapport À 3,8 = \u2014 16 N.15 à 2 G 2,3 Les phosphatases et la calciurie sont également normales.Comme il nous manque beaucoup trop d\u2019éléments pour défendre le myélome multiple, nous devons nous orienter vers la recherche d\u2019un néoplasme primitif.Le cancer du sein et de la thyroïde sont éliminés par l\u2019examen clinique qui ne montre rien de particulier à ces régions.Le cancer de la prostate peut être éliminé par le toucher rectal qui a été fait par plusieurs médecins du service et par ceux d\u2019urologie.De plus, l\u2019étude des phosphatases et l'aspect os- téolytique des lésions osseuses infirment cette étiologie.Pour éliminer l\u2019hypernéphrome nous nous adressons à la pyélographie endoveineuse.« Les reins sont très haut situés et la substance opaque s\u2019éliminent facilement et en même temps à droite et à gauche.À droite, le bassinet et les calices sont bien dessinés; à gauche, les calices sont complètement estompés.» D\u2019après les radiologistes, cette anomalie n\u2019a rien de pathologique et pourrait s'expliquer par la difficulté de mobiliser le patient et d\u2019exercer une compression abdominale.À cause de la faiblesse des sphincters, la rectoscopie et le lavement baryté n\u2019ont pu être pratiqués, le patient n\u2019étant jamais suffisamment préparé à ces examens.Il nous reste à envisager une néoplasie pulmonaire.À cause d\u2019une abstention difficilement explicable, la radiographie pulmonaire de ce patient n\u2019avait pas été prise avec un film de 70 mm.Sans cet incident qui nous a forcés à faire ce long détour, cette discussion diagnostique n\u2019aurait probablement jamais eu lieu.En effet, le film pulmonaire montre un « voile dense, homogène, couvrant toute la moitié su- péricure du poumon droit, laissant cro\u2018re à BOUCHER-BORDEAU: DISCUSSION DIAGNOSTIQUE L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 une atéleetasie, par suite de néo bronchique.\u201cauf cela, image pulmonaire normale.» (Fig.3).Il faut noter, cependant, que ce phénomène d'atélectasie est récent.Une radiographie de l'épaule, demandée comme contrôle, nous montre parfaitement cette zone d\u2019atélectasie qu?n'avait pas été aperçue sur les premiers films de l\u2019épaule.(Fig 4). L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 Conclusions.Le diagnostic le plus probable est donc celui d\u2019un cancer bronchogénique, avec lésions osseuses métastatiques, accompagné d\u2019une anémie myélophtisique au début.Il existe également une spondylose ostéophytique et rhumatismale, un syndrome de compression médullaire qui n\u2019entre pas dans le cadre de ce travail et une atteinte psychique importante.x BOUCHER-BORDEAU: DISCUSSION DIAGNOSTIQUE 797 En résumé, à cause de l\u2019oubli d\u2019une radiographie pulmonaire, examen qui se fait cependant de routine dans notre service et dans tout l'hôpital et parce que notre attention avait surtout été attirée par des lésions osseuses de l'épaule, cela nous a permis de repasser brièvement les différents aspects cliniques des tumeurs osseuses et d\u2019en discuter les possibilités chez ce malade que nous présentons.Nous avons cru intéressant de rapporter ce cas dont le diagnostic est resté quelques jours en suspens.THROMBOSE DE LA VEINE RÉTINIENNE TEMPORALE SUPÉRIEURE! P.E.JULIEN Observation.J.L., 19 ans, bûcheron, vint me consulter pour trouble de vision, le 4 octobre 1950.Depuis deux semaines il a remarqué que son œil droit voyait moins bien; il n\u2019en continua pas moins son travail, lorsque soudain, il y a huit jours, il est devenu pratiquement aveugle.C\u2019est dans ces conditions qu\u2019il m\u2019est arrivé.A son entrée, une chose était frappante, l\u2019orientation du regard.Pour se conduire, il semblait obligé de tourner sa tête légèrement en obliquant vers la droite.C\u2019est en somme tout ce que l'examen externe pouvait révéler.Aucune rougeur du globe, cornée claire, iris de conformation normale.Aux doigts, l\u2019œil est hypotone et le réflexe lumineux paresseux.L\u2019acuité visuelle est nulle pour chaque œil mais la perception lumineuse persiste dans les deux veux.L'examen du fond d\u2019œil est plus révélateur.1.Communication à la 21e réunion de la Soc.canadienne d\u2019onhtalmo-oto-laryngologie.le 6 octobre 1951, à Trois-Rivières.(Shawinigan).Dans l\u2019œil droit ce qui frappe d\u2019abord c\u2019est l\u2019absence à peu près totale de tout point de repère.Un immense nuage noir comme de l\u2019encre flotte dans la partie centrale du vitré, entouré à son tour de traînées noirâtres isolées, au travers desquelles on peut distinguer quelques éclaircies et mettre au point tant bien que mal.Ainsi nous pouvons apprécier quelques plages rétiniennes dont la papille et les vaisseaux.Nous remarquons la présence d\u2019hémorragies fines, genre pétéchies, mais aucune trace d\u2019hémorragie récente importante, ni exsudats.Les troubles circulatoires sont les plus importants; les veines en particulier paraissent très touchées.La veine temporale supérieure présente de l'œdème qui lui donne nettement l\u2019apparence du manchon ; elle se perd peu à peu en arrière du vitré noir.Les autres veines perceptibles donnent à peu près les mêmes images: le tout dans un cadre très imprécis.Les artères n\u2019offrent pas de cratère bien particulier; peut-être une légère diminution dans leur calibre. 798 JULIEN: THROMBOSE DE LA VEINE RETINIENNE TEMPORALE A l\u2019œil gauche, un décollement vieux de quelques mois domine la scène.Le malade lui même ne peut préciser à quelle date sa vision a commencé à baisser.Le décollement s'étend de 7 heures à 1 heure avec une déchirure ma- culaire bien visible.Tel était la situation au 4 octobre 1950 et qui nous faisait étiqueter la maladie de l\u2019œil droit: thrombose de la veine temporale supérieure.Une consultation à cette époque confirmait le diagnostic.Le 10 octobre le malade est hospitalisé.Un premier effort est dirigé vers le dépistage des foyers d\u2019infection.Le résultat est négatif.Vint ensuite le déploiement des examens généraux sous la surveillance du Dr Paradis.Permettez moi de vous citer les différentes épreuves auxquelles le malade fut soumis: azotémie, urines, temps de saignement et de coagulation, plaquettes sanguines, fragilité globulaire, prothrombine, numération globulaire, sédimentation, cholestérinémie, glycémie, B.W.Enfin radiographie des poumons et du cœur.Sauf la glycémie dont les chiffres étaient légèrement élevés (133 mg par cc.) et la présence d\u2019un nodule fibreux para-hilaire droit, toutes les autres épreuves se révélèrent négatives.Tension artérielle 115/60 et un cœur légèrement rapide.L\u2019examen clinique négatif du foie, de la rate et de la thyroïde nous laissait en présence d\u2019un jeune homme sans tare physiologique dé- pistable.Traitement: localement atropine et verres teintés.Au point de vue général: rutine, vitamines B et C ajoutées à un repos physique et visuel complet.Le malade quitte l\u2019hôpital le 14 octobre.À sa visite suivante le 23 novembre, si la situation n\u2019était pas complètement améliorée du moins paraissait-elle stabilisée.En fait l\u2019éclairage du fond d\u2019œil présentait les mêmes difficultées mais l\u2019acuité visuelle droite était montée à 20/60.Et ce n\u2019est que le 4 septembre dernier que j\u2019eus l\u2019occasion de revoir ce malade.L'image qu\u2019il me présenta m'aurait suggéré de changer le titre de ce travail si elle n\u2019eût été la conséquence logique des troubles notés dix mois plus tôt.En effet le malade que vous avez examiné L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 présentait tous les symptômes d\u2019une rétinite proliférante.Et pourtant avec les conséquences qu'il faut désormais envisager, la situation nous paraissait plus optimiste.L\u2019acuité visuelle était passée à 20/25 et montait facilement à 20/20 avec une correction infime \u2014 + 0,25 à 85°.Le fond d'œil limpide surtout dans le quadrant temporal supérieur, une macula nette et intacte; une papille que l\u2019on réussi à saisir au travers d\u2019un réseau fibreux développé dans le vitré.Incidemment la trame blanche originaire de la veine temporale supérieure peut étayer assez bien le diagnostic de thrombose porté au début.Mais si l\u2019on examine les veines supérieure et nasale complètement oblitérées fibrosées il nous faut admettre que l\u2019ensemble du réseau veineux était touché.Mais la s\u2019arrête notre enthousiasme.Dans l\u2019hémi-rétine nasale une large bande cicatricielle sagittale cloisonne le tiers du globe oculaire et soulève le quadrant nasal inférieur de la rétine dans un large décollement inférieur allant de 8 heures & 3 heures, et parsemé de déchirures.Le champ visuel d\u2019ailleurs en porte la signature authentique.Dans l\u2019intervalle ce jeune homme est resté chez lui, accomplissant de façon modéré la plupart des travaux ordinaires sur la ferme.Physiquement sa condition semble bonne.Pronostic: même si le décollement inférieur favorise par son site le maintien de la situation, le pronostic reste aléatoire.Et ce, pour deux raisons: 1 \u2014 À cause de la nature des lésions et leur corrolaire nécessaire ; 2 \u2014 L'ignorance totale où nous sommes de l\u2019étiologie de ces hémorragies.Car si le diagnostic de thrombose nous parait défendable à l\u2019œil droit on ne peut ignorer que l\u2019œil congénère a été touché vraisemblablement de la même façon et qu\u2019il est la démonstration patente de l\u2019aboutissant ultime de cette terrible maladie.* ox * D\u2019où il faut envisager le problème des hémorragies récidivantes chez les jeunes.Elles L'Union Méd.Canada JULIEN: THROMBOSE DE LA VEINE RÉTINIENNE TEMPORALE Tome 81 \u2014 juillet 1952 ont fait le sujet de recherche depuis près d\u2019un siècle et si les conclusions tirées n\u2019ont pu apporter une solution claire en ce qui regarde l\u2019étiologie, elles ont eu sûrement le mérite de la classification qui nous sert de guide dans le dédale du diagnostic différentiel.On considère cinq formes cliniques d\u2019hémorragies récidivantes chez les jeunes: 1\u2014 Par périphlébite rétinienne tuberculeuse; 2 \u2014 Par angiopathie rétinienne; 3 \u2014 Par maladie du sang; 4 \u2014 Par infections diverses; 5 \u2014 Par troubles endocriniens.Dans l\u2019ensemble l\u2019image reste à peu près toujours la même sauf que dans la première variété, alors que les examens cliniques et de laboratoires se sont révélés négatifs comme dans le casqui nous intéresse, les auteurs rattachent quand même cette cause à une tuberculose pulmonaire primitive impossible à dépister.Dans la seconde variété que l\u2019on veut apparenter à la maladie de Buerger il s\u2019agirait plus d\u2019une affection artériolaire qu\u2019artérielle 799 et serait accompagnée naturellement de tout le cortège général des troubles circulatoires.Ajoutons à ceci quelques stigmates sanguins dont l\u2019augmentation des plaquettes, l\u2019hyper- coagulabilité, la diminution du temps de saignement, l\u2019hyperglycémie, et une hypercholes- térinémie très marquée.Dans la troisième variété les cas rapportés présentent dans les antécédents du malade une histoire d\u2019hémophilie, ne révélant par ailleurs aucune modification des éléments figurés du sang.Dans la quatrième variété on rappelle la théorie des foyers d\u2019infection en particulier les sinus, les dents et les amygdales.Voire certains antécédents grippale, ictère infectieux.Enfin la dernière variété fait mention de la gamme assez imposante des troubles endocriniens sans ou- bier l'influence possible de la tuberculose, de la syphilis et de l\u2019avitaminose.Je crois que dans le cas présent, par la comparaison des différents facteurs énumérés, on peut rattacher cette thrombose à une origine tuberculeuse sinon in actu du moins in poten- tia. REVUE GENERALE ++ LE DÉBIT CARDIAQUE Charles LEPINE On sait depuis longtemps que le rôle du système circulatoire est à la fois de distribuer l\u2019oxygène et les substances nutritives et de recueillir les produits d\u2019élimination au niveau des capillaires, dont le réseau constitue le centre de ce système.Le cœur intervient comme la pompe mécanique qui maintient ces échanges à un taux constant, qui augmente ou diminue son débit selon les besoins du métabolisme, quelles que soient les circonstances physiologiques ou pathologiques qui conditionnent ce dernier.Avant l\u2019avènement de méthodes précises et applicables à la clinique, cette notion présentait un intérêt purement académique.Maintenant, on ne peut plus envisager le traitement d\u2019une cardiopathie ou d\u2019une maladie systématique à répercusion circulatoire sans tenter ce définir quel est le débit cardiaque dans ces conditions.Le but du présent article est de colliger nos connaisances actuelles sur cette fonction importante.I] serait impossible de couvrir toute le littérature sur le sujet, il va sans dire.Nous iaisserons donc dans l\u2019ombre quantité de publications, particulièrement celles qui sont ou trop spéculatives ou l\u2019objet de trop de controverses.HISTORIQUE La notion de débit cardiaque a pris naissance avec la découverte de la circulation par William Harvey en 1628 (1).Harvey, mesurant la capacité ventriculaire du cœur sur des vadavres, et tenant compte du fait que le cœur ne se vidait que partiellement avec chaque contraction, déduisit que la quantité de sang expulsé par minute devait être supérieure au volume sanguin total de l\u2019organisme.Puis, il apprécia théoriquement les variations du débit énumérant les conditions physiologiques susceptibles de produire ces varia- *ions.Mais on ne fut témoin que beaucoup plus tard, au 19e siècle seulement, des premières tentatives pour mesurer ce débit cardiaque.On y arriva d\u2019abord par un procédé indirect, la détermination de la vitesse circulatoire.En 1832, Hering (2) mit au point un colorant (ferrocyanure de potassium), qui, en 1858 (3) fut amélioré et appliqué par Vierordt Ce dernier évalua par ce moyen le débit systolique à 180 cc.tandis que Volkmann, avec son hémodromètre, trouvait 188 ce.Par la suite.Ludwig et ses collaborateurs réalisèrent un appareil, appelé stromuhr, qu\u2019ils introdui- caient dans les artères et même dans l\u2019aorte de divers animaux pour en déterminer le débit cardiaque.Pourtant, la précision de cette méthode laissait encore à désirer, quand les travaux de Fick, un autre phys'ologiste allemand, apportèrent la solution.Convaineu que chez les mammifères tout le sang doit passer par les poumons pour se charger d\u2019oxygène «t éliminer le CO», Fick établit que la détermi - nation du contenu du sang en Oz ou en COs, à l\u2019entrée et à la sortie des poumons, de même oue le caleul de la quantité d'oxygène absorbé ou du CO» éliminé par les voies respiratoires donneraient les facteurs essentiels pour établir le débit cardiaque.Cette méthode, décrite en 1870 et surnommée principe de Fick, fut appliquée depuis per un grand nombre de chercheurs.Gréhant et Quinquaud l\u2019essayèrent sur le chien en 1886 tandis que Zuntz et Hage- mann la pratiquèrent sur le cheval en 1898.Ces derniers utilisèrent une sonde, qu\u2019ils intro- L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 duisaient dans le cœur droit, par la veine jugulaire, pour obtenir le sang veineux.Les risques apparents que comportaient pareilles techniques retardèrent l\u2019application du principe de Fick chez l\u2019homme jusqu\u2019à 1930.Bauman, Lauter, Friedlander et Grollman se servirent d\u2019une aiguille à ponction lombaire pour ponctionner l\u2019oreillette ou le ventricule droits chez \"homme, alors que Klein (4), adoptant la méthode que Forssmann (5) avait essayé sur jui-même en 1929, retira le sang de l'oreillette droite à l\u2019aide d\u2019une sonde introduite dans une veine du bras et dirigée vers l\u2019oreillette sous écran fluoroscopique.Cependant, les risques d\u2019embolie, d\u2019infection et l\u2019anxiété causée chez le patient firent rejeter cette méthode, qui se ion Grollman (6), devait être considérée tout au plus comme une curiosité clinique.Lau méthode qui prévalut alors fut celle des gaz étrangers, iodure d\u2019éthyl, éthylène, acétylène, etc.La méthode à l\u2019acétylène fut la plus en \u2018aveur et la plus utilisée jusqu\u2019en 1941.Pendant la même période, d\u2019autres méthodes étaient étudiées, les unes pratiques, d\u2019autres purement empiriques et théoriques.Ce fut d\u2019abord la méthode de dilution d\u2019un colorant, mise au point par Hamilton (7) et dont les 1ésultats sont assez comparables à ceux obtenus par le principe de Fick appliqué par la cathétérisation.Mais la popularité croissante de la méthode de Grollman éclipsa celle du colorant.On songea ensuite à la méthode de la pression du pouls (8), qui dérive le débit cardiaque du produit de la pression du pouls par ;a fréquence cardiaque.Puis, on développa les méthodes de la roentgénokymographie (9) et de la ballistocardiographie (10).Cette derrière, assez répandue a donné de bons résultats, surtout dans le domaine expérimental, quand il s\u2019agissait de comparer.plusieurs débits cardiaques, chez un même individu.Cependant la méthode la plus précise employée en ce moment est celle qui fut essayée par Klein en 1930 et vulgarisée par André Cournand en 1940, aux Etats-Unis.Cournand appliqua le principe de Fick a la détermination du débit cardiaque cn se servant du ca- LEPINE: LE DEBIT CARDIAQUE 801 thétérisme.Cette méthode, qui avait été rejetée par Grollman, comme simple curiosité, est devenue rapidement très populaire et a permis Je faire avancer considérablement nos connaissances sur la physiologie cardio-vasculaire.DEFINITION Le débit cardiaque, tel que mesuré par ie principe de Fick, est la quantité de sang en litres expulsée par le ventricule droit pendant une minute.On peut le qualifier d\u2019effectif, parce que sa détermination n\u2019inclut pas les régurgitations éventuelles à travers la valvule auriculo-ventriculaire.Le débit du cœur est nécessairement égal à celui du droit.Les inégalités susceptibles d\u2019exister s'annulent dans la succession des cycles circulatoires et respiratoires.Si tel n\u2019était pas le cas, un déséquilibre s\u2019ensuivrait entre la petite et la grande circulation, avec le dénouement fatal qu\u2019on imagine.Le débit cardiaque se calcule d\u2019après la formule Consommation de Oz cc/min.Diff.artério-veineuse en O: en vol.% Dans tous les laboratoires où il a été mesuré chez un grand nombre de patients, on s\u2019accorde pour l\u2019évaluer entre 5 et 7 litres à la minute, chez des individus normaux à l\u2019état basal.On emploie plus fréquemment l\u2019index cardiaque, qui cst une expression plus juste au point de vue statistique.Cet index se définit xinsi: débit cardiaque en litres, par minute, par mètre carré de surface corporelle.Il 1m- porte de définir également une autre expression d'usage courant: le débit systolique.C\u2019est.la quantité de sang expulsée par le ventricule droit a chaque systole.Le chiffre normal est + 100 cc.MÉTHODES Trois principales méthodes sont actuelle- inent employées pour déterminer le débit cardiaque.1° Le cathétérisme cardiaque Tel qu\u2019établi par Cournand (11) et Warren 802 LÉPINE: LE DÉBIT CARDIAQUE (12), le cathétérisme cardiaque consiste en l\u2019introduction dans la veine basilique du bras droit, de préférence, d\u2019une sonde urétérale modifiée à lumière simple ou double, et dirigée sous écran fluoroscopique, vers le ventricule droit ou l\u2019artère pulmonaire.D\u2019une part, ce cathéter permet de prélever un échantillon de sang veineux, et pour ce faire l\u2019endroit d\u2019élection est l\u2019artère pulmonaire, étant donné que le sang veineux mélangé y est plus homogène que dans le ventricule ou l\u2019oreillette.Par ailleurs, le sang artériel est prélevé au moyen d\u2019une aiguille particulière installée dans une artère périphérique.La quantité d\u2019oxygène consommée est déterminée en faisant expirer le patient dans un sac Douglas, pendant 3 minutes, selon la méthode de Haldane.La quantité trouvée est ramenée à une minute.2° Méthode d\u2019injection d\u2019un colorant Le principe est déjà ancien.Mais la méthode fut développée par Hamilton et ses collaborateurs en 1932 (7).Ces auteurs ont opéré la détermination du débit cardiaque, en partant d\u2019une courbe de dilution obtenue par l\u2019analyse du contenu en colorant de plusieurs échantillons successifs de sang artériel recueillis, après une injection rapide du colorant dans une veine.Le colorant employé actuellement est le bleu Evans, mieux connu sous son nom chimique de T-1824.Les résultats obtenus par cette méthode sont de même ordre que ceux donnés par le cathétérisme cardiaque, avec l\u2019avantage de permettre, outre la détermination du débit cardiaque.le calcul de la vitesse circulatoire, du volume sanguin général, et du soi- disant volume sanguin pulmonaire.Pourtant, certains problèmes de chronométrage et de tonus veineux rendent très délicate l'utilisation de cette méthode.3° La ballistocardiographie.Quelques mots suffiront à expliquer le principe de cette méthode théorique réservée presque exclusivement au domaine expérimental.Il est basé sur le fait qu\u2019à chaque contraction L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 cardiaque, lorsque le sang sous pression est lancé dans l\u2019aorte thoracique, l\u2019organisme subit une secousse qui le fait osciller dans la direction des membres inférieurs, et lorsque le sang, aprés avoir contourné la crosse, est projeté dans l\u2019aorte descendante, la secousse se fait dans un sens opposé, c\u2019est-à-dire en direction de la tête.Ces secousses sont enregistrées sur du papier photographique et s\u2019expriment en une série d\u2019ondes à partir desquelles on peut calculer le débit systolique et la fréquence cardiaque.Cette méthode est malheureusement encore très imparfaite.Cependant, elle est appelée à rendre de grands services dans un avenir prochain.Depuis le début du 20e siècle, presque tous les efforts ont été appliqués à l\u2019établissement d\u2019une méthode sûre, de sorte qu\u2019on ne fait que commencer a étudier véritablement les lois oui régissent la fonction circulatoire.On se rend compte de plus en plus que les conclusions tirées, dans le passé, d\u2019études faites sur l\u2019animal, dans des conditions plus ou moins physiologiques, ne s\u2019appliquent pas toujours à l\u2019homme.Ainsi, comme on pouvait s\u2019y attendre, certains facteurs régularisant le débit cardiaque chez l\u2019homme, dont les systèmes nerveux, respiretoire et circulatoire sont intacts, n\u2019apparaissaient pas dans la préparation classique cœur-poumon.De même, la « loi du cœur » énoncée par Starling, qui voulait que le débit cardiaque dépende directement de la pression de remplissage et de la quantité de sang entrant dans les oreillettes s\u2019est avérée inexacte dans nombre de conditions physiologiques et pathologiques.T.B.Ferguson (13), enregistrant les pressions dans le ventricule gauche chez 9 chiens, n\u2019a pu démontrer aucune relation entre la pression de remplissage du ventricule gauche et le débit systolique.AFFECTIONS CARDIAQUES D\u2019ORIGINE INTRINSEQUE Péricardite La péricardite, quelle que soit son étiologie, diminue le débit cardiaque, comme l\u2019ont prouvé Warren et ses collaborateurs (14).Chez L\u2019Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 quatre patients étudiés, l\u2019index cardiaque était de 1,9, 2,3, 1,5 et 2,5 litres par minute par mètre carré de surface corporelle.Chez trois autres patients, l\u2019index cardiaque était normal, mais une différence artério-veineuse augmentée (contenu en O.) indiquait que ce débit était insuffisant.Aussi la ponction du péricarde dé- termine-t-elle une augmentation du débit avec une baisse correspondante du gradient artério- veineux.Cette diminution du débit cardiaque, consécutive à une péricardite, s\u2019explique facilement.Le cœur est incapable, à cause de la gêne mécanique apportée par l\u2019épanchement, d\u2019obtenir ses cCimensions normales dans la phase diastolique et de se contracter convenablement.Malgré l\u2019hypertension ventriculaire et auriculaire, la quantité de sang expulsée à chaque systole est réduite.Dans l\u2019hémopéricarde aigu ou chronique, les résultats ne sont pas différents.Récemment, J.V.Culbertson (15) rapportait un cas d\u2019hé- mopéricarde chronique tout-à-fait asympto- matique.Il trouva que le débit cardiaque était de 6,4 litres par minute au repos \u2014 donc tout- à-fait normal \u2014 tandis qu\u2019à l\u2019effort, il ne s\u2019élevait qu\u2019à 6,6 litres \u2014 et cette augmentation était due à l\u2019accélération marquée du cœur, puisque le débit systolique diminua, passant de 70 à 57 cc.Imfarctus du myocarde Utilisant la inéthode de dilution d\u2019un colorant de Hamilton, Freis et ses collaborateurs (16) ont observé que le débit cardiaque diminue proportionnellement à la gravité du tableau clinique et ont divisé leurs patients en trois groupes: groupe 1, occlusion coronarienne hénigne, index cardiaque: 3,4 = 0,8 litres.Groupe 2, occlusion coronarienne modérément grave et grave, index cardiaque: 2,9 \u2014 0,3 litres.Groupe 3, occlusion grave s\u2019accompagnant d\u2019état do choc, index cardiaque: 18 + 0,4 litres.Le débit systolique varia dans les mêmes proportions: Groupe 1: 76 \u2014 14 cc.Groupe 2: 50 + 9 ce.Groupe 3: 27 + 7 ce.La réduction se fait donc aux dépens du débit sys- LÉPINE: LE DÉBIT CARDIAQUE 803 tolique.L\u2019augmentation de la résistance périphérique et la tachycardie apparaissaient comme dec facteurs secondaires et compensateurs.Maladie mitrale L\u2019avènement de la commissurotomie, pour corriger la sténose mitrale, a donné lieu à diverses recherches sur les effets hémodynamiques de cette affection.Presque tous les auteurs sont unanimes à rapporter une diminution du débit cardiaque au repos et surtout une impuissance à augmenter ce débit à l\u2019effort.A.Draper et coll.(17) ont trouvé, sur 18 cas de sténose, un index cardiaque variant entre 1,49 et 3,48, avec un chiffre moyen de 2,33.A l\u2019effort, les chiffres allaient de 1,35 à 4,68, avec une valeur moyenne de 2,33.Chez trois patients seulement, ils ont constaté un index normal au repos mais réduit à l\u2019exercice Une autre étude sur 12 cas d\u2019insuffisance mitrale a révélé un index variant de 0,85 à 2,50 au repos (moyenne 1,91).Dans 8 de ces cas, où l\u2019épreuve d\u2019effort fut imposée, l\u2019index n\u2019augmenta légèrement que dans 3 cas et diminua dans les 5 autres.Les observations les plus complètes et les plus intéressantes, cependant, ont été celles de Gorlin et coll.(18).Elles leur permirent de conclure qu\u2019à une diminution du débit cardiaque est associée une chute du débit systolique.D\u2019une façon générale, sans qu\u2019aucune relation directe ne soit perceptible entre le degré de la sténose et le débit cardiaque, un débit normal ou élevé est cbservé dans les cas de sténose large ou dans les cas où l\u2019état basal n\u2019était pas obtenu.Par exemple, pour des dimensions valvulaires de 2,5, 1,6, et 1,4 em\u201d, les index cardiaques étaient respectivement de 5,2, 3,8 et 3,3.L\u2019index systolique, d\u2019autre part, était dans tous les cas, inversement proportionnel à la résistance vasculaire pulmonaire.La diminution du débit cardiaque se faisait aux dépens du métabolis me tissulaire.La consommation de l\u2019oxygène demeurait dans les limites de la normale, dans presque tous les cas.Cependant, le gradient 804 d\u2019oxygène artério-veineux était toujours augmenté, et constituait un phénomène compensateur.Des recherches sur le même sujet poursuivies par Chapman et coll.(19) et également par Borden et coll.(20) corroborèrent les résultats de Gorlin.Insuffisance tricuspidienne Provoquant chez un certain nombre de chiens une insuffisance tricuspidienne, À.S.Barger et coll.(44) observèrent que le débit rardiaque se maintenait dans des limites normales, s\u2019élevait 2,3 fois au-dessus de la normale avec un effort modéré, mais qu\u2019après exercice violent, il n\u2019atteignait que la moitié du maximum atteint normalement.Le même phénomène se produisait quand une sténose pulmonaire légère s\u2019ajoutait à l\u2019insuffisance tricus- pidienne déjà constituée.Cependant, avec une forte aggravation des deux lésions, le débit cardiaque tombait au-dessous de la normale au repos, et ne s\u2019élevait que très peu à l\u2019effort, produisant alors le tableau de l\u2019insuffisance cardiaque.Insuffisance cardiaque Comme le cœur a pour fonction de pompe: le sang destiné à tous les tissus et à tous les organes, quand cette pompe faiblit au point de ne plus répondre aux besoins du métabolisme, le tableau caractéristique de l\u2019insuffisance ou de la décompensation cardiaque apparaît à des degrés variables.Ce syndrome est un de ceux qui furent le mieux étudiés depuis l\u2019emploi du cathétérisme cardiaque.Stead, Warren et Brannon (21) appliquant le principe de Fick ont effectué 54 cathétérismes chez 48 su- Jets présentant tous les signes cliniques de l\u2019insuffisance cardiaque et ont comparé les résultats à ceux obtenus chez 61 sujets normaux.Le débit cardiaque était en deçà de 4,5 litres par minute chez 42 malades tandis qu\u2019il étais au-delà de 4,5 litres par minute chez 54 sujets normaux.Bloomfield (22), Howart (23), MeMichael (24) et leurs collaborateurs ont rapporté des résultats similaires.Dans tous les LÉPINE: LE DÉBIT CARDIAQUE L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 cas, quelle que fut la valeur du débit cardiaque, le chiffre du gradient artério-veineux était anormalement élevé, démontrant que les tissus réag'ssaient à l'insuffisance circulatoire en prélevant plus d\u2019oxygène que normalement.Tickman et Cargill (25) ont rapporté, en 1948, d\u2019intéressantes observations démontrant que le débit n\u2019augmente pas à l\u2019effort chez les natients en insuffisance.Selon Stead (26), on peut diviser les résultats obtenus en quatre classes: 1° Le débit cardiaque est faible dans l\u2019insuffisance et demeure faible quand les symptômes sont disparus, à la suite d\u2019un régime déchlorurique ou sous l'influence des diurétiques.Dans ces cas, on est en présence d\u2019une insuffisance irréversible ou chronique.2° Le débit cardiaque, bas dans l\u2019insuffisance, augmente avec l\u2019administration de d'gita- line ou quand certaines complications (infections, infarctus pulmonaire) sont rentrées dans l\u2019ordre.3° Le débit cardiaque est normal pendant Ja décompensation et demeure normal après compensation.Cependant, il n\u2019augmente pas normalement à l\u2019effort, alors que les signes s\u2019insuffisance apparaissent.4° Le débit cardiaque est accru pendant la période de défaillance et.diminue quand le stimulus responsable de cette élévation dis- narait.Cette éventualité peut se rencontrer chez un patient anxieux ou très dyspnéique.Ainsi tous les auteurs récents s\u2019entendent sur cette diminution relative du débit cardiaque dans les cas d\u2019insuffisance.Avant eux, les chercheurs employant des méthodes moins précises, avaient rapporté des chiffres très variables qui ne correspondaient pas toujours a ia réalité.Il importe de faire ici une remarque d\u2019un intérêt clinique incontestable.On rencontrera souvent chez un patient souffrant d'une cardiopathie, tant à l\u2019état basal qu\u2019au repos, voire même lors d\u2019un effort léger, un débit tout à fait normal, répondant parfaitement aux besoins métaboliques de ces différents états.Ce- L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 pendant, et c\u2019est le symptôme d\u2019alarme, ce patient remarque qu\u2019il est incapable d\u2019accomplir son travail habituel.Des observations phys:o - logiques démontreront qu\u2019il ne peut pas augmenter suffisamment sa consommation d'oxy- sène étant donné qu\u2019il lui est impossible d\u2019accroître son débit cardiaque.Les médecins do:- vent être parfaitement conscients de cette éventualité.Un traitement approprié institué dès lors préviendrait dans maints cas l\u2019avènement du syndrome dramatique manifestant !a grande insuffisance avec tout le contingent de perturbations physiques et psychologiques.AFFECTIONS CARDIAQUES D\u2019ORIGINE EXTRINSE- QUE Le débit cardiaque peut être modifié dans d\u2019autres conditions où le cœur n\u2019est pas directement touché.Il est augmenté, d\u2019une façon générale, dans l\u2019anémie, l'hyperthyroïdie, la fistule artério-veineuse, les maladies pulmonaires chroniques, le béribéri et certaines infections.Anémie Dans l\u2019anémie chronique, Brannon, Merrill, Warren et Stead (29) ont trouvé que le taux d\u2019hémoglobine devait descendre au-dessous de 7 gm et l\u2019hématocrite au-dessous de 20, pour trouver un débit cardiaque augmenté.Ainsi, chez 9 patients, où l\u2019hématocrite était au-dessous de 14 et l\u2019hémoglobine au-dessous de 5 gm, l\u2019index cardiaque moyen était de 6,5.Chez & patients dont le taux d\u2019hémoglobine était entre 5 et 7 gm, l'index était de 4,7.Chez 5 autres, dont le taux d\u2019hémoglobine variait de 7 à 9 gm, l\u2019index était de 4.Chez les 5 derniers avec un taux d\u2019hémoglobine de 9 à 13, l\u2019index se situait autour de 3.Pour démontrer que l\u2019index trouvé chez les patients ayant un taux d\u2019hémoglobine au-dessous de 7 gm était vraiment dû au degré d\u2019anémie, 4 patients parmi les plus sévèrement atteints furent étudiés après transfusion ou administration d\u2019extraits hépatiques.Dans tous les cas, le gradient arté- Tio-veineux augmenta et le débit-cardiaque LÉPINE: LE DÉBIT CARDIAQUE 805 diminua pour atteindre un chiffre normal.Chez les 24 suiets ainsi observés, les auteurs démontrèrent qu'il y avait une relation assez nette entre l\u2019incex cardiaque et le contenu en oxygène du sang artériel.Sharpey-Schafer (28), étudiant les effets de \u2019hémorragie massive et de l\u2019anémie chronique trouva les mêmes résultats.Cependant, récemment, Doyle et Wilson (29) ont constaté que l\u2019index cardia- aue était au-dessous de 4,0 en dépit d\u2019un taux d\u2019hémoglobine inférieur à 5 gm chez 10 patients.Béribéri Dans l\u2019hémisphère occidentale, le béribéri est une affection rare, et les études circulatoires sont peu nombreuses.Cependant, des recherches effectuées par Porter et Downs (30! de même que par Campbell, Selverstone et Donovan (31), et également par Hellems H.K.(32), il ressort que le débit cardiaque augmente dans la déficience en chlorure de thiamine.Tellems et ses collaborateurs ont observé 3 patients.Avant le commencement du traitement, le débit cardiaque élevé allait de 9,3 à 14,2 litres par minute.Dans deux cas traités pendant 3 semaines au chlorure de thiamine on nota une chute dans le débit de 3,6 et de 4,1 litres.Malgré l\u2019élévation marquée du débit cardiaque, ces patients sont dans un état de défaillance cardiaque, parce qu\u2019ils sont inca- pæbles d\u2019augmenter leur débit à l\u2019exercice (33).Fistule artério-veineuse Travaillant avec le ballistocardiographe, Wiarren, Nickerson et Elkin (34) ont mesuré le débit systolique et cardiaque chez 47 patients souffrant d\u2019une fistule artério-veineuse.Dans tous les cas, l\u2019index cardiaque comparé à celui obtenu après la fermeture de la fistule par une compression ou une intervention chirurgicale montra une élévation variant de 21% à 127%.L\u2019augmentation du débit par minute était fondamentalement le résultat d\u2019une élévation du débit systolique.Aucune relation n\u2019existait entre les dimensions du vaisseau fis- 806 tulé, les signes cliniques locaux et l\u2019augmentation du débit.Celle-ci avait plutôt un rapport avec l\u2019ancienneté de la lésion.Voulant prouver que la diminution post-opératoire du débit n\u2019était pas due au ralentissement du pouls, fait constant dans ces cas opérés, et connu sous le nom de signe de Banham, les auteurs \u2014 effectuant une occlusion temporaire de la fistule au moyen d\u2019un brassard \u2014 administrèrent de l\u2019atropine, dont l\u2019effet est d\u2019accélérer le pouls.Le rythme cardiaque varia peu, dans ces conditions, mais le débit subit une réduction variant entre 1,8 et 4,2 litres par minute.La même compression instituée sur un membre normal ne produisit aucun changement.À la suite de ces observations sur des cas de fistules périphériques, on serait enclin à penser que les mêmes phénomènes se produisent pour les fistules pulmonaires.Ti ne semble pas qu\u2019il en soit ainsi cependant.La différence de pression entre l\u2019arbre artériel et l\u2019arbre veineux est très faible dans le poumon.Vraisemblablement, le débit cardiaque ne s\u2019élève pas dans la même proportion, à moins que l\u2019hypoxie artérielle soit très marquée et qu\u2019elle existe depuis longtemps.Ce ne sont donc pas les mêmes facteurs qui interviennent alors, vraisemblablement.Maladies pulmonaires chroniques Nous ne parlerons pas des affections pulmonaires chroniques, les affections aiguës n\u2019ayant pas été étudiées spécifiquement.Le groupe de chercheurs qui a le plus contribué à faire connaître le substrat physiolog1- que de ce syndrome est celui de Cournand, à New-York.Tout ineline à croire, à la suite de leurs observations et des recherches expérimentales effectuées par Doyle, Wilson et Warren (35), que ce soit le défaut de saturation artérielle déterminé par une sorte de « bloc alvéolo-capillaire » qui perturbe la dynamique circulatoire.Réjane Harvey et coll.(36) onu démontré que les patients souffrant d\u2019un em: physème bénin accompagné d\u2019une légère ano- xie artérielle et ne présentant pas d\u2019attein- LÉPINE: LE DÉBIT CARDIAQUE L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 te circulatoire avaient un index cardiaque sensiblement normal au repos (3,24 1/min/m?).Par contre, quand le contenu artériel en oxygène s\u2019abaissait au-dessous de 90% au repos, le débit augmertait légèrement.Mais il s\u2019accroissait davantage quand ces patients présentaient une insuffisance cardiaque surajoutée.L\u2019index cardiaque moyen atteignait 4,65.Irené Ferrer (37) et Cournand (38) rattachent l\u2019augmentation du débit cardiaque à l\u2019anoxie, à la polyeythémie et à l\u2019hypervolémie.Cependant, il arrive, particulièrement dans certains cas de fibrose pulmonaire chronique, d\u2019affections vasculaires et d\u2019embolies multiples chroniques des vaisseaux pulmonaires, que la défaillance cardiaque s\u2019accompagne d\u2019une diminution du débit cardiaque.Cette diminution est irréversible parce que le myocarde a été affaibli par l\u2019hypertension pulmonaire chronique.La situation alors est analogue à celle existant pour le ventricule gauche qui a subi la surcharge d\u2019une hypertension systématique chronique.Récemment, Taquini et Gonzalez Fernandez (39) ont conclu, après une étude de 17 cas, qu\u2019il ne faut pas établir de règles trop rigides et que le débit cardiaque peut se comporter différemment si on l\u2019observe à des phases différentes de l\u2019évolution de la maladie.Dernièrement, nous avons eu l\u2019occasion d\u2019étudier un cas de cœur pulmonaire considéré cliniquement comme étant secondaire à une endarté- rite oblitérante pulmonaire.En dépit de la nolycythémie marquée (hématocrite à 62%) de l\u2019état de désaturation artérielle (86%), le débit cardiaque était de 5,4 et l\u2019index de 3,1.Hyperthyroidie et hypothyroidie Dans Thyperthyroidie, pour répondre aux besoins du métabolisme général qui est constamment augmenté, le cœur est forcé de maintenir à un niveau élevé le flot sanguin.Le débit est donc constamment élevé et peut être corrigé avec une thérapeutique adéquate.Par ailleurs, les patients myxœdémateux ont un index cardiaque abaissé en moyenne de 47% et pouvant atteindre le chiffre de 1,89 (40). L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 Hypertension Diverses études ont été poursuivies chez des sujets atteints d\u2019hypertension.Nous nous attacherons en particulier aux travaux publiés il y a quelques années par Goldring et Chasis (41), & l'analyse faite par Cournand (42).Le débit cardiaque, dans tous les cas rapportés par les premiers auteurs, était aux environs de 5,8 litres.Ce fait semble étonnant si Pon considére que le débit cardiaque est soumis, entre autres facteurs, à la pression artérielle.Mais il ne faut pas oublier que dans tous les cas d\u2019hypertension, la résistance arté- riolaire périphérique est augmentée proportionnellement au chiffre de la pression moyenne et constitue un facteur régulateur pour le maintien du débit cardiaque.Pourtant, l\u2019accroissement du travail cardiaque constitue une surcharge pour le ventricule gauche, qui par ailleurs n\u2019est pas toujours nourri adéquatement à la suite de l\u2019artériosclérose et de l\u2019insuffisance corcnarienne relative fréquentes dans ces circonstances.Le débit ne diminuera que lorsque le ventricule gauche flanchera.Il est également une autre catégorie d\u2019hypertension causée par la coarctation de l\u2019aorte (43) dans laquelle le débit cardiaque demeurera normal.Néphrite aiguë La glomérulonéphrite aiguë se manifeste cliniquement par une surcharge liquidienne de la circulation.Des œdèmes apparaissent.Il v a hypertension veineuse, facilement détectable, avec engorgement des jugulaires.Selon Bell (49), dans cette affection, les capillaires glomérulaires sont progressivement obstrués, ce qui, de toute évidence, réduit la surface de filtration chez tous les glomérules.Une diminution de la filtration semble stimuler une réabsorption tubulaire excessive d\u2019eau et de tel.Ces deux facteurs conjugués augmentent le volume des liquides extracellulaires et par ce fait même le volume sanguin.Secondairement, la pression veineuse périphérique aug- LÉPINE: LE DÉBIT CARDIAQUE 307 mente.Les pressions intracardiaques s\u2019élèvent aussi, comme l\u2019a montré C.E.Davies (50).Cependant, le débit cardiaque demeure normal.Chez les cinq cas rapportés par Davies, le débit cardiaque se maintenait entre 5 et 7,4.En dépit des conclusions de cet auteur, on ne peut mettre sur ce tableau clinique l\u2019étiquette d\u2019insuffisance cardiaque.Le muscle cardiaque est parfaitement normal.Seul le volume sanguin est augmenté.Cependant, si la maladie se prolonge un tant soit peu, à cause de cette surcharge liquidienne et de l\u2019hypertension artérielle concomitante, le muscle cardiaque pourrait finir par céder et donner lieu à une insuffisance circulatoire.Ce tableau de la glomé- rulonéphrite aiguë se compare tout à fait à celui qu\u2019on observe lors du traitement à la cortisone ou à l\u2019ACTH.Chez un patient étudié par Eichna (65), après vingt jours de traitement à la cortisone, il y avait un gain de poids de 32 livres.Le volume sanguin était passé de 2,6 litres à 3,8 litres.La pression auriculaire avait augmenté de 2 à 14, et la pression du ventricule droit de 21/4 à 39/17.Le débit cardiaque était demeuré le même, i.e.5,2 litres avant le traitement et 5,0 litres après le traitement.ETATS PHYSIOLOGIQUES DIVERS Anxiété Stead et coll.(45) ont observé l\u2019effet de l\u2019anxiété et de l\u2019appréhension sur la circulation.Ils ont constamment remarqué une augmentation du débit cardiaque.Ce débit augmente beaucour plus que la consommation en oxygeéne (i.e.le métabolisme) \u2014 66% comparé à 23%.Se servant du ballistocardiographe, Hickman et col:.(46) firent la même observation chez 23 jeunes gens étudiés immédiatement avant un examen oral.Ils trouvèrent une augmentation du débit systolique de 16%, tandis que l\u2019index dépassait de 48% celui de l\u2019étude de contrôle faite après l\u2019examen oral.Stevenson (47) et ses collaborateurs ont rapporté des résultats semblables. 808 Hxercice L'exercice produit normalement le même effet sur le débit cardiaque.Celui-ci s\u2019élève parallèlement à l\u2019augmentation de la consommation d\u2019oxygène.A.©.Barger et coll.(44) ont démontré récemment sur des chiens normaux bien entraînés que le débit s\u2019élève progressivement avec le degré d\u2019exercice imposé, jusqu\u2019à atteindre 4 à 5 fois le chiffre de repos.Dexter et coll.(48), qui ont observé des su- Jets humains, ont aussi démontré une augmentation du débit à l\u2019effort.Cependant, comme la indiqué Hickman (25), le débit cardiaque ou reste stable ou diminue, quand le cœur est en état de défaillance.Les besoins métaboliques sont satisfaits par une absorption plus considérable du sang artériel, et dans ces cas la différence artério-veineuse en oxygène est toujours anormalement agrandie.Cette différence constitue alors un critère très utile pour renseigner sur la compétence du muscle cardiaque.Posture La posture a aussi une influence sur la circulation (45).Si on fait passer le patient de la position horizontale à la pos*tion presque verticale (70% de l\u2019horizontale), on constate que la différence du contenu artério-veineux en oxygène augmente notablement, entraînant une chute du débit cardiaque.Celui-ci appa - remment, dans ce cas, suit la pression de remplissage et le retour veineux qui décro*ssent dans la position debout.Lorsqu\u2019un patient souffre d\u2019hypotension orthostatique, son débit cardiaque subit une chute très marquée.comme l\u2019a prouvé l\u2019étude de 12 cas faite par Hickman (51).La résistance artérielle périphérique ne sub\u2018t presque pas de modification et n\u2019intervient pas normalement comme phénomène compensateur.Intervention chirurgicale Récemment, Fleming et coll.(52) ont démontré qu\u2019à la suite d\u2019une intervention chi- LEPINE: LE DEBIT CARDIAQUE l'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 rurgicale, les variations dans le débit cardiaque dépendent de l\u2019importance et de l\u2019étendue de l'intervention.Il atteint son maximum d'augmentation le premier jour après l\u2019opération et retourne à la normale entre le 4e et le 7e jour.Cette augmentation n\u2019est pas uniquement imputable à la quantité de solutés administrés par les veines.Administration intraveineuse de solutes Voulant étudier l\u2019effet des solutés en admi- ristration intraveineuse, Hardy et Godfrey (53) ont comparé un groupe de patients déshydratés à un groupe de sujets normaux.Chez jes sujets déshydratés, le débit cardiaque par minute et le débit systolique augmentaienz parallèlement.L\u2019effet maximal était produit.très souvent dès l\u2019administration du premier litre.Chez les sujets normaux, aucune modification hémocdvnamique n\u2019apparut.Ce qui amènerait à croire que normalement, chez l\u2019homme, le retour veineux est déjà légèrement excessif et que contrairement à ce qu\u2019ensei- gnailt Starling, le débit systolique n\u2019est pas en rapport direct avec la press\u2018on de remplissage du ventricule droit.Par ailleurs, chez les patients déshydratés, le volume sanguin est diminué, la pression de remplissage est insuffisan - te et le débit cardiaque au-dessous de la normale, augmente sous l'influence d\u2019une augmentation de la masse sanguine.Repas Berman (54) au moyen du ballistocardio- graphe, fit une étude de l\u2019effet des repas sur !: débit cardiaque, et observa que celui-ci était constamment élevé chez les individus normaux.tandis qu\u2019il augmentait très peu chez les individus ayant des troubles coronariens.Cette epreuve post-prandiale est devenue un moyen de plus en plus popula*re de mesurer la compétence de la circulation coronarienne, dans les cas douteux.(7rossesse Avant l\u2019avènement de la cathétérisation.pour mesurer directement le débit cardiaque, L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 divers auteurs avaient estimé que celui-ci était élevé pendant la grossesse.Cependant.ils ne s\u2019entendaient pas bien sur l\u2019époque ou 1l devenait élevé.Palmer et Walker (55) ont observé 84 femmes enceintes en excellente santé.Elles avaient un débit cardiaque moyen de 5,8 litres /min.Par ailleurs, huit jeunes femmes normales, non enceintes, présentaient un débit cardiaque moyen de 4.6 litres / min.Mais chez les femmes enceintes, le débit s\u2019éleva graduellement à partir du 3e mois.Hamilton (56) faisant une étude plus détaillée chez 68 femmes enceintes normales trouva les chiffres suivants: 6- 9 semaines 4,29 litres / min.10-13\u201c 5,14 «\u201c 6 14-17 * 545 «\u201c \u201c 18-21 \u201c 565 © \u201c 22.25 < 571 « \u201c 26-29 573 « \u201c 30-33 554 «\u201c 6 34-37\u201c 5,50\u201c \u201c 38-40 444 pe ES MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES À PROPOS DE SINUSITE Jules BRAHY Les sinus de la face sont souvent le siège de réactions peu soupçonnées, mal connues ou tout simplement négligées.Presque tous les rhinologistes s\u2019entendent aujourd\u2019hui pour reconnaître que ces sinusites peuvent se diviser en trois groupes, par ordre de fréquence: a) allergique; b) allergique, puis infectieuse; c) infectieuse d\u2019emblée.Il y a déjà plusieurs années, nous avions attiré l\u2019attention sur le grand nombre de tuberculeux pulmonaires présentant des troubles des voies respiratoires supérieures; nous pouvons maintenant y ajouter la sinusite.Un certain pourcentage de tuberculeux nous racontent une histoire d\u2019intervention chirurgicale \u2014 ou traitement médical \u2014 dans le nez ou la gorge, juste avant que ne se déclare leur état tuberculeux, et les autres présentent lors du premier examen des troubles non équivoques dans le domaine de l'oto-rhino-laryngologie.Au sanatorium de Rosemont, nous avons pris comme ligne de conduite de faire radiographier les sinus des malades qui se présentent à la consultation O-R-L pour la première fois \u2014 examen de routine.Pendant que nous en avions l\u2019occasion, nous avons également fait radiographier les sinus de 60 asthmatiques ou bronchitiques venus à l\u2019Institut Lavoisier pour test cardio-pulmonaire.Enfin, pour compléter la comparaison, nous avons demandé à 100 membres du personnel (Montréal).(50 hommes et 50 femmes) de bien vouloir se soumettre à un examen radiologique de leur sinus.Nous voulons aujourd\u2019hui présenter un rapport préliminaire sur le résultat de ces examens et remercier cordialement le Dr Jean-P.Jean, radiologiste à Rosemont, de sa précieuse collaboration.Asthme Tuberculose Sujets ou pulmonaire sains bronchite Nombre de sujets 60 200 100 examinés Hommes 27 sur 42 68 14 sur 50 Femmes 9 sur 18 38 14 sur 50 Pourcentage 60% 58% 28% D\u2019après ce tableau, il est intéressant de constater que, chez les malades, les hommes sont beaucoup plus fréquemment atteints de sinusite que les femmes, mais que, chez les sujets sains, la proportion est exactement la même.De plus, il est étonnant de voir que 28 personnes sur 100, supposées être en bonne santé et vaquant tous les jours à leurs affaires, soient atteintes de sinusite frontale, ethmoïdale ou maxillaire \u2014 uni ou bilatérale.Chez tous les sujets examinés, la sinusite maxillaire est de beaucoup la plus fréquente et, par contre, le sphénoïde est très rarement atteint.L\u2019agénésie des sinus frontaux se rencontre dans 19% des cas. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus » : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple : J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE S.L.ISRAEL et A.S.CONSTON.\u2014 Nécrose pituitaire non reconnue (syndrome de Sheehan).(Unrecognized pituitary necrosis (Sheehan's Syndrome.) \"J.A.M.A.\"\u201d, 148: 189 (19 janvier) 1952.Sheehan, le premier, attira l\u2019attention sur l'importante relation entre la nécrose pituitaire et l\u2019hémorragie post-partum qu\u2019il explique ainsi: à l\u2019accouchement normal, il y aurait probablement une réduction physiologique du débit sanguin dans le lobe antérieur.Si, en plus, il y a collapsus circulatoire important, il est possible que le débit sanguin soit tellement réduit que des thrombus se forment dans les vaisseaux du lobe et provoquent de la nécrose par ischémie.Cette nécrose se développe lentement, environ deux semaines.Une lésion fraîche ne cause jamais la mort immédiatement après l\u2019accouchement.Voici le résumé de l\u2019histoire d\u2019une jeune femme de 30 ans qui a été admise à l\u2019hôpital pour césarienne à la suite d\u2019une cinquième grossesse.La patiente était diabétique et lors de son quatrième accouchement fit une hémorragie massive.À la fin de l\u2019opération (césarienne) sous rachi-anesthésie, elle se sentit mal et mourut.L\u2019autopsie révéla qu\u2019à la section de l\u2019hypophyse celle-ci était pour ses trois quarts, à sa partie centrale, remplacée par un tissu amorphe non fonctionnel.Les auteurs présument que la lésion hypophysaire nécrotique aurait été causée par une thrombose soit d\u2019origine diabétique soit à la suite de l\u2019hémorragie massive du quatrième accouchement.D'autre part, la patiente avait montré des signes d'insuffisance hypophysaire qui étaient inaperçus mais qui, s\u2019ils avaient été reconnus et traités par une médication hormonale suffisante, auraient peut-être permis de sauver la vie de la patiente.Maurice COMEAU.E.N.SILBER, B.D.LEVIN, G.H.BECKER et R.C.LEVY.\u2014 Le traitement du \u201cshock\u201d dans l'infarctus du myocarde récent par la transfusion intra-artérielle.(Treatment of shock in recent myocardial infarction by intra-arterial transfusion.) \"J.A.M.A.\", 147: 1626 (décembre) 1951.Une diminution de la mortalité en général dans l\u2019infarctus du myocarde est attribuée à l\u2019administration de routine des anti-coagu- lants.Cependant, lorsque l\u2019atteinte du myocarde est accompagnée de « choc » on a relevé un pourcentage de mortalité aussi haut que 77.8%.Récemment, en désespoir de cause, on administra du plasma intra-artériel et, devant le fait d\u2019une réponse immédiate favorable de l\u2019état de choc, on à cru bon de pousser plus loin l\u2019investigation et de tenter la même thé- 1apeutique chez d\u2019autres cas semblables.Chez neuf patients l\u2019on administra dans l\u2019artère radiale, au moyen d\u2019un appareil spécial rattaché à un ballon d\u2019oxygène, de 250 à 500 ce.de sang total en l\u2019espace de 20 à 30 minutes.Avant la transfusion les pressions artérielles systoliques variaient de 0 à 95 mm de Hg.et une heure après la manœuvre les pressions systoliquees variaient de 140 à 70.Le but de cette technique est d\u2019abord de L\u2019Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 maintenir une pression artérielle moyenne assez élevée pour préven:r; 1) l\u2019extension de l'infarctus par une circulation coronarienne rendue insuffisante par une baisse de la P.A.; 2) l\u2019ischémie cérébrale qui atteint les centres vitaux, notamment le respiratoire; 3) la diminution du débit sanguin rénal et par suite les dommages au niveau des tubules rénaux.Les avantages de la transfusion intra-arté- rielle sur l\u2019intraveineuse est qu\u2019elle peut s\u2019administrer même si le patient accuse de l\u2019œdème aigu pulmonaire et que la quantité requise par cette voie pour provoquer une hausse de la P.A.est beaucoup moindre que celle employée par voie intraveineuse.Maurice COMEAU.Wilson SLOAN ].\u2014 Effets de divers anti- foliques au cours du traitement de la leucémie aiguë.(Observations on the effect of various folic acid antagonists on Acute Leukemia.) \u201cBlood\u201d, 6: 1002 (nov.) 1951.L'auteur a traité, avec divers antifoliques, 70 malades atteints de leucémie aiguë.65 d\u2019entre eux ont survécu assez longtemps pour que l\u2019on puisse évaluer l\u2019effet de cette thérapeutique.Les formes observées: 38 lymphoiï- des, 23 monocytaires et 4 myéloïdes.La forme lymphoïde semble celle qui réponde le mieux à ce traitement, tant du point de vue hématologique que clinique.Même si les individus jeunes ont accusé une amélioration notable, les plus âgés ont aussi présenté des rémissions intéressantes.Des 65 malades observés, 11 se sont nettement améliorés.19 partiellement améliorés et 35 n\u2019ont aucunement répondu à ces agents thérapeutiques.Chez les premiers, on nota un tableau hématologique assez précis.L\u2019augmentation des plaquettes est ordinairement le premier s'gne de reviviscence médullaire, et il apparaît.vers Ja 3e ou la 4e semaine.Suivant la réapparition des neutrophiles normaux et la correction de l\u2019anémie.Les examens répétés de la moelle osseuse malgré les rémissions cliniques, laissent voir la persistance des cellules indifférenciées.On a même noté, en quelques circons- ANALYSES 851 tances, l\u2019apparition de mégaloblastose médul- la\u2018re avec macrocytose, anisocytose et poiki- locytose.Les manifestations toxiques sont fréquentes et se traduisent par de la glossite, ulcérations buccales, nausées, vomissements, diarrhée et alopécie.Du point de vue hématologique: thrombocytopénie, leucopénie et anémie, et une aplasie médullaire fatale survint chez un des malades.Dans la plupart des cas, la marge de sécurité entre les doses thérapeutiques et les doses toxiques se réduit à peu de chose.Il faut souligner que les antifoliques n\u2019ont amené de guérison véritable mais plutôt des rémissions assez prolongées.Gilles GOSSELIN.A.J.MERRIL.\u2014 Quelques problèmes concernant les électrolytes en médecine et en chirurgie.(Electrolyte problems in medicine and surgery.) \"American Practitioner\u201d, 3: 92 (février) 1952.Les déséquilibres électrolytiques sont responsables de la moitié des mortalités dans le service de chirurgie de l\u2019Hôpital Grady Memorial et se rencontrent souvent chez les patients hospitalisés dans les services des deux Hôpitaux où l\u2019auteur pratique.La néphrose du néphron inférieur est le problème rencontré le plus souvent et est associé à l\u2019état de choc, aux traumatismes étendus, à des transfusions incompatibles, à l\u2019injection d\u2019eau distillée par voie endovei- neuse, aux brûlures etc.Cette néphrose est caractérisée cliniquement par une oligurie avec une urine de faible densité et à faible concentration en électrolytes ou par de l\u2019anurie.On constate souvent une hémoglobinurie et une albuminurie, la première survenant chez des patients ayant eu des transfusions.l\u2019auteur distingue ensuite différentes conditions qui peuvent amener cette oligurie: empoisonnement par les sels mercuriques, la nécrose bilatérale du cortex rénal, la néphrite glomérulaire aiguë, la périartérite et la déshy- 852 dratation; les analyses biochimiques d\u2019une patiente présentant cet état de néphrose du népron inférieur, sans œdème et sans faiblesse marquée avec anurie de 11 jours sont les suivants: NPN augmentés d\u2019un facteur de 10, COz 1/5 de la normale \u2014 acidos marquée, CI diminués de la 4, Na 8/10 de la normale, K normal et P augmenté d\u2019un facteur de 3.Le traitement consiste dans l\u2019administration d\u2019eau à 800 ml par jour si le patient est afébri- le plus l\u2019eau perdue dans l\u2019urine, par diarrhée ou fistule, glucose 15-20% IV pour protéger les protéines et empêcher la trop grande production de composés azotés toxiques, diète au beurre et sucre si tolérée, pas de Na sauf pour remplacer les pertes (le Na peut produire des convulsions, de l\u2019edème pulmonaire aigu et entraîner la mort.Si œdème pulmonaire: ami- nophylline), pas de K, peser le patient à tous les jours et permettre une perte de poids de 14 livre par jour, ne pas essayer de rétablir la composition normale du sang pendant la phase anurique.Quand ces recommandations sont suivies, les patients anuriques se rétablissent rapidement à moins d\u2019un traumatisme sérieux qui provoque une augmentation fatale de K sanguin.La fonction rénale redevient presque toujours normale.Florent DEPOCAS.W.G.BERNHARD, L.GORE et R.À.KILBY.\u2014 Leucémie congénitale.(Congenital leukemia.) \u201cBlood\u201d, 6: 990 (nov.) 1951.Cette forme congénitale de leucémie est excessivement rare et les critères nécessaires à l\u2019établissement de son diagnostic doivent être découverts à la naissance ou peu de temps après.Les signes physiques le plus souvent observés sont: hémorragies spontanées des téguments et des muqueuses, infiltrations nodulaires de la peau, hépato-splénomégalie, hypertrophie ganglionnaire, hyperthermie et pâleur.Le sang périphérique traduit les modifications qui s\u2019opèrent au niveau de la moelle ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 osseuse et laisse voir un nombre anormal de cellules plus ou moins différencées, ou atypiques, surtout de la lignée myéloïde; on note aussi de la leucocytose associée à de l\u2019anémie et de la thrombocytooénie, quelques hématies nuclées.Toutefois, comme l\u2019érythroblastose fœtale et la syphilis congénitale sont assez facilement confondues avec la leucémie, il est nécessaire de pratiquer certains examens sérologiques et de déterminer à quel groupe et sous-groupe sanguins appartiennent les parents.Les À.exposent, en détail, l\u2019observation des 4 cas de leucémie congénitale.En plus des signes hématologiques et.cliniques manifestes, 3 des 4 malades présentaient des anomalies congénitales multiples et diverses (mongolisme, dextrocardie, communication inter-ven- triculaire, syndrome de Klippel-Feil, etc.) indiquant des perturbations précoces de développement au cours de la vie fœtale.Contrairement à ce que l\u2019on voit au cours de la leucémie de l\u2019enfance, les cellules de la lignée myéloïde (4 cas) montraient une différenciation assez variée, semblable à celle des leucémies chroniques de l\u2019adulte.Il semble donc que cet état leucémique ait éxisté, durant la plus grande partie de la vie utérine.Gilles GOSSELIN.W.E.R.GREERM et C.S.KEEFER.\u2014 Maladie de griffes de chat.(Cat-scratch fever.) \u2018New England Journal of Med\u201d, 244: 545 (12 avril) 1951.À l\u2019occasion de la première publication américaine concernant cette maladie, les À.présentent l\u2019observation d\u2019une maladie et résument les faits importants qui caractérisent cette nouvelle entité.I] y a, presque constamment, une histoire de contact avec un chat et le syndrome présente un aspect analogue, mais beaucoup moins sévére que la tularémie.Cliniquement, on note des adénopathies, généralement multiples, assez étroitement localisées à un groupe ganglionnaire dans le territoire de draînage où peut siéger la porte L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 d\u2019entrée.Des symptômes généraux, tels qu'hyperthermie, asthénie, malaise général, témoignent de la généralisation de l'infection.Il n\u2019y a aucun retentissement spécifique sur la formule sanguine et les analyses de laboratoire sont à peu près normales.Il existe une intra- dermoréaction spécifique préparée à partir des ganglions infectés.On ignore encore l\u2019organisme en cause mais il semble s\u2019agir d\u2019un virus.Il n\u2019existe aucun traitement spécifique.Gilles GOSSELIN.PHTISIOLOGIE J.HEIMBECK.\u2014 Rapport existant entre l'infection et les maladies tuberculeuses.Revue de la Tuberculose, 14: 197, 1951.Ce travail s\u2019échelonne sur plus de 25 années d\u2019étude.L'observation porte sur environ 9 000 sujets.La quantité, l\u2019intensité, la durée et la fréquence de l\u2019infection tuberculeuse sont des facteurs décisifs dans l\u2019éclosion de la tuberculose pulmonaire.Lorsque ces sujets ont été choisis, ils ne présentaient aucun signe pouvant faire croire à une atteinte tuberculeue.La durée de l\u2019observation varie entre 1 à 23 années (la moyenne 11 années).Dans le premier lot choisi, on prend soin, de ceux qui ont été exposés à une infection tuberculeuse massive, continue (Von Pirquet positif dans 100% des cas en deçà de 3 ans).Pour le deuxième lot, 11 s\u2019agit de sujets vivant dans une ville populeuse (Von Pirquet positif dans 100% des cas en 30 ans).Alors c\u2019est l\u2019infection faible et disséminée.Or, il découle de ces fait une différence dans la morbidité et la mortalité au compte de 50%.S\u2019il s\u2019agit de surinfection tuberculeuse, la morbidité est quatre fois plus élevée, si cette surinfection est massive.C\u2019est le contraire si elle est faible.Ces faits confirment qu\u2019il existe une différence d\u2019action entre les surinfections par des doses massives ou par des doses réduites.ANALYSES 853 C\u2019est dans les milieux tuberculisés que se rencontre la grande majorité des tuberculeux: famille, école, pension, caserne, bureaux, hôpital, milieux où vivent et travaillent des personnes atteintes de T.B.ouverte.Le terrain familial joue un rôle.Les infections massives paraissent augmenter la morbidité et la mortalité.(Réaction tuberculinique positive: morbidité 6,1 pour cent.Pour les familles où la contagion se fait lentement, la morbidité est de 5,8 pour cent).Les caractères massifs et la fréquence de l\u2019infection semblent être responsables de cette morbidité.Les infections minimes et rares seraient la meilleure vaccination.Cette opinion est loin de faire échec à la vaccination pratiquée avec le B.C.G.Paul-René ARCHAMBAULT.W.STEENKEN et E.WOLINSKY.\u2014 Le dérivé hydrazine de l'acide isonicotinique (Rimifon, Marsilid) dans la pneumonie ca- séeuse.Tuberculose évolutive.( Antituber- culous properties of Hydrazines of Isoni- cotinic Acid (Rimifon, Marsilid.) \u201cThe American Review of Tuberculosis\u201d.65: 427 (avril) 1952.Quarante-quatre cas aigus de pneumonie ca- séeuse tuberculeuse évolutive avec fièvre ont été traités avec deux dérivés hydrazinés de l\u2019acide isonicotinique, (a) le 1-isonicotynyl- 2-isopropyl hydrazine (Marsilid) et (b) l\u2019hy- drazide de l'acide isonicotinique (Rimifon).À ce jour, la durée des traitements a été de quatre à quinze semaines.Chez tous les malades il s\u2019est produit une transformation rapide et marquée des conditions toxiques, qui existaient à l\u2019origine, comme l\u2019ont montré l\u2019augmentation du poids, le retour de l\u2019appétit, la chute de la température et une brusque reprise de l\u2019état général.La toux et l\u2019expectoration ont été éliminées ou réduites de façon marquée.Le contenu en bacilles des expectorations a diminué dans 38 cas et, dans 8 cas, la recherche des bacilles adico-résistants sur les étale- 854 ANALYSES ments colorés s\u2019est montrée constamment négative.L'examen des clichés radiographiques indique une réduction du volume de cavernes dans 17 cas et, dans 5 cas, la diminution de l\u2019exsudat s\u2019est manifesté.Au bout de quatre semaines les effets thérapeutiques de l\u2019hydrazide de l\u2019acide isonicotinique (Rimifon) à la dose de 4 mg.par Kg.par jour sont à peu près équivalents & ceux de 1-isonocotynyl-2-isopropyl hydrazine (Marsilid) aux mémes doses et pendant la méme période.À doses comparables, l\u2019incidence de réactions secondaires immédiates est légèrement plus élevée avec la thérapie par le dérivé iso- propyl (Marsilid), comme le montre l\u2019expérimentation sur l\u2019animal; il semble que l\u2019hy- drazide de l\u2019acide isonicotinique possède un potentiel de toxicité retardée plus élevé.Les dérivés hydrazinés de l\u2019acide isonicoti- nique exercent une action thérapeutique impressionnante sur le cours de la pneumonie caséeuse tuberculeuse aiguë chez l\u2019homme.Sylvio DESAUTELS.CARDIOLOGIE C.Thorpe RAY et George E.BURCH.\u2014 Aspects cliniques des diurétiques mercuriels.(Clinical aspects of mercurial diuretics.) \u201cCirculation\u201d, 3: 926 (juin) 1951.Déjà au 16e siècle, on employait le mercure inorganique pour ses propriétés diurétiques.Puis l\u2019emploi du mercure devint populaire dans le traitement de la syphilis et les propriétés diurétiques furent de nouveau observées.Des recherches intenses donnèrent des produits de moins en moins toxiques (salyrgan, mercupurin, mercuhydrin, thiome- rin).L\u2019introduction de la théophylline ou du groupe thiol dans la molécule a réduit la toxicité sans déranger l\u2019effet diurétique du mercure.Le mercuhydrin contient 39 mgm de Hg par ce.et le thiomerin 40 mg.Pharmacodynamie Absorption: il est difficile de mesurer (tests L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 très insuffisants) la quantité de mercure absorbée par voie orale ou rectale.La route parentérale est la meilleure.La présence de théophylline augmente la vitesse d\u2019absorption muculaire.L\u2019absorption de thiomerin semble satisfaisante par voie sous-cutanée.Distribution: la concentration de Hg obtenue dans les tissus est certainement affectée par une insuffisance de l\u2019excrétion rénale.Le mercule semble être mis en réserve dans l'organisme.Il est distribué partout y compris les os.La concentration la plus forte est trouvée dans le rein puis dans le foie.On le retrouve à forte concentration dans l\u2019urine et la bile.On ignore sous quelle forme le mercure est storé dans l\u2019organisme mais certains croient qu\u2019il est combiné à des protéines tissulaires.Les liquides extra-cellulaires servent de réservoir.Excrétion: la principale voie est l\u2019arbre urinaire \u2014 Le point de saturation du sang en Hgm est de 3 mgm par litre.Au delà de ce chiffre, l\u2019excrétion débute et peut durer jusqu\u2019à 6 mois après la dernière dose.L\u2019excrétion du mercure est plus lente dans l\u2019insuffisance cardiaque et encore plus lente en présence d'une insuffisance rénale.Site et mode d\u2019action: Il semble bien que le taux de filtration glo- mérulaire n\u2019est pas augmenté par les diurétiques mercuriels.Le mercure semble agir sur le tubule.Il s\u2019agit d\u2019une réduction de la réabsorption avec comme conséquence une excrétion augmentée d\u2019électrolytes et d\u2019eau.La partie distale du tubule semble être la plus sensible.En même temps que l\u2019eau l\u2019excrétion de CL, NA, K et Mg est augmentée alors que phosphates et sulfates sont peu affectés.Toxicité: Des doses importantes de mercure donnent des changements nécrotiques dans l\u2019épithélium tubulaire du rein.On a noté des effets toxiques du Hg sur le cœur lui-même.L\u2019importance des réactions toxiques cardio-vaseu- laires est évidente d\u2019après des rapports de dé- L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 cès succédant à des injections I.V.de Hg.La mort survient en 1 à 3 minutes.Souvent des signe d\u2019intolérance sont observés et il faut en tenir sérieusement compte.Applications cliniques: Insuffisance cardiaque, le syndrome né- phrotique et la cirrhose hépatique avec ascite.Le dosage idéal est le plus petit donnant une diurèse satisfaisante.La fréquence des injections dépend de la condition du patient et de ses réponses antérieures aux injections.Il semble préférable d\u2019administrer des petites doses plus souvent que des grosses doses rarement.La voie orale ne peut être retenue que pour l\u2019entretien d\u2019une rétention d\u2019eau peu prononcée.On a attiré l'attention du syndrome de déplétion en sel qui résulte souvent d\u2019un usage trop fréquent et non judicieux de diurétiques mercuriels.Il est caractérisé par de la faiblesse, de l\u2019apathie, de l\u2019anorexie, des vomissements de la confusion mentale et le coma.On peut ajouter une ANALYSES 855 diminution du volume urinaire de la concentration dans le sang du NA et des CL et augmentation de l\u2019urée.Souvent à ce stage, les mercuriels ne donnent plus de réponse.Le CLNH4 augmente la réponse diurétique de 15 à 25%.Une saignée de 500 à 700 cc.avant l\u2019injection d\u2019un mercuriel peut donner une bonne diurèse lorsque les mercuriels ont échoué précédemment.Contre indications: Une maladie rénale aiguë comme la glo- mérulo-néphrite et une maladie rénale chronique avec insuffisance rénale contre indiquent l\u2019emploi des mercuriels.Lorsque l\u2019urée dépasse 60 mgm pour 100, les diurétiques mercuriels doivent être employés avec beaucoup de précaution.Il faut cesser lorsque le patient ne répond plus aux injections.Il faut à ce moment ré-évaluer la balance électrolytique et refaire un bilan clinique y compris les reins.Se méfier de toute réaction associée à une injection.Paul DAVID. SOCIÉTÉS «L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Réunion du 18 mars 1952 Tenue à l'hôpital Notre-Dame Présidence de M.Paul Robert Le traitement chirurgical de la douleur vésicale.M.J.-P.BOURQUE Devant les symptomes douloureux de la vessie présentés chez certains malades et devant l\u2019inefficacité des traitements usuels, l\u2019urologue se devait de trouver une solution à ce problème.Le docteur Bourque nous présente une série de quatorze cas soulagés dans la proportion de 80%, grâce à un procédé opératoire assez récent.C\u2019est en sectionnant les nerfs pré-sa- crés, les ganglions hypogastriques et les nerfs érecteurs qu\u2019il a obtenu ces résultats encourageants.Un bref rappel anatomique nous situa quant à la relation qu\u2019ont ces nerfs et ganglions avec le bas-fond de la vessie.La section de ces éléments n\u2019entraîne pas de conséquences fâcheuses et ont peu de répercussion sur la physiologie de la vessie, puisque peu de temps après la section des éléments nerveux, il semble que la vessie reprenne d\u2019elle-même son tonus, et ceci serait dû au fait que la vessie contient,, dans l\u2019épaisseur de son bas-fond, près du trigone, des éléments ganglionnaires qui auraient pour fonction de suppléer à l'absence de connections nerveuses secondaires à la section des nerfs et, de ce fait, on obtiendrait une vessie qui fonctionnerait d\u2019une façon autonome.Ce fait d\u2019une vessie autonome fut discuté par le docteur Simon Lauzé, pathologiste, qui prétend n\u2019avoir pu trouver dans des coupes sériées de vessie ces éléments ganglionnaires dont parlait le docteur Bourque, mais celui-ci opine que la grande majorité de ces ganglions se trouve dans le bas-fond de la vessie et non dans les parois latérales.Les ulcères des membres inférieurs avec leur traitement.M.J.-G.HÉBERT Après avoir repassé les différentes causes des ulcères des membres inférieurs, tant bactériennes que traumatiques ou par obstruction, le docteur Hébert, spécialiste en chirurgie plastique à l'hôpital St-Luc, nous parle des ulcérations des jambes, secondaires à l\u2019insuffisance veineuse.Cette insuffisance veineuse est responsable pour 80% des cas d\u2019ulcérations des membres inférieurs.Leur traitement consiste, dans les cas rebelles, à avoir recours à des greffes cutanées épaisses.Ce greffon dermo-épidermique ayant besoin d\u2019être nourri ne peut être sectionné hâtivement; c\u2019est pour cette raison qu\u2019on doit le laisser en place beaucoup plus longtemps qu\u2019une simple greffe épidermique sans pannicule adipeux.Le docteur Hébert illustra sa conférence de photographies cliniques prises sur des cas traités dans son service à St-Luc.Le goitre et ses étiologies.M.Alfred CLEROUX Les différentes étiologies des goitres simples sont passées en revue au cours de ce travail qui analyse les causes les plus fréquentes de l\u2019hy- L\u2019Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 pertrophie de la glande thyroïde.\u201c Cette hypertrophie de la glande thyroïde peut être due à une foule de facteurs et, tour à tour, le docteur Cléroux nous parle du rôle de la carence iodée, de l\u2019apport du chou dans l\u2019alimentation, de certains états physiologiques, tels la grossesse, des agents infectieux, etc, etc.Il est à remarquer que cette maladie aurait été connue de la plus haute antiquité, puisque l\u2019on en parle dans les papyrus égyptiens.Le docteur DorÉ remercia le conférencier et le félicita de cette revue d\u2019un des multiples aspects du goitre simple, et il attira l\u2019attention, en outre, sur la futilité d\u2019opérer un goitreux qui présente une hypertrophie thyroïdienne secondaire à un de ces facteurs.La soirée se termine par la présentation d\u2019un film sonore, en langue française, gracieusement fourni par la maison Poulenc et qui s\u2019intitule « L\u2019exploration radio-manométrique des voies biliaires ».Tout au cours de cette pellicule, on voit se dérouler la technique pour étudier, sous écran radiologique, la vésicule biliaire préalablement injecté par une préparation spéciale.Au moyen d\u2019un appareillage simple et de canules spéciales, on peut étudier les pressions au canal cystique, au cholédogue et dans la vésicule biliaire même.Séance du 15 avril 1952 Tenue à l'hôpital Sainte-Jeanne-d'Arc Présidence de M.Paul Robert Le choc opératoire.M.J.ARCHAMBAULT Le rapporteur, au cours d\u2019un travail concis et mettant au point les dernières notions acquises sur ce sujet, nous explique les théories diverses pouvant amener ce phénomène physio- pathologique.Le choc étant un trouble de la masse sanguine circulante, il suffirait, pour y obvier, de remplacer celle-ci par des transfu- SOCIÉTÉS 857 sions de plasma ou de sang total et, à défaut, par des sérums glucosés ou salés, mais en moins grandes quantités.C\u2019est là la médication de base et d'urgence.Une fois ce geste posé, on voit à tenir le patient au repos absolu dans une ambiance de tranquillité et de calme et, pour ce faire, on emploiera la médication appropriée et reconnue.En conclusion, le docteur Archambault nous fait remarquer que le succès de la thérapie contre les états de choc dépend de la hâte avec laquelle on s'applique à entreprendre le traitement.Kyste pilonidal.M.Georges LANDRY Le docteur Landry fait tout d\u2019abord une distinction histogénétique entre les kystes pi- jonidiens et les kystes sacro-cocygiens.Les premiers seraient dus à des invaginations épidermiques lors de notre vie embryonnaire, tandis que les seconds seraient dus à des tumeurs de l\u2019axe médullaire.Ce sont surtout les hommes d\u2019âÂge moyen, de 15 à 35 ans, qui sont le plus sujet à présenter ces lésions et, parmi ceux-ci, ceux dont le métier requiert une station assise prolongée et sujette à des traumatismes répétés.C\u2019est ainsi qui, durant le dernier conflit, on en est venu à nommer cette maladie « The Jeep Disease », à cause de la très grande fréquence de ce symptôme rencontré chez ceux qui conduisaient ces petits véhicules moteurs.Lors de la discussion du traitement, le docteur Landry expliqua clairement les deux méthodes le plus fréquemment employées, c\u2019est- à-dire la méthode chirurgicale ouverte et la fermée, selon qu\u2019on opte pour suturer ou non la plaie une fois l\u2019ablation du kyste effectuée.Maladies du pied.M.R.LARICHELLIÈRE Au cours de ce travail, le docteur Larichel- lière, responsable du nouveau service de podo- 858 logie de l\u2019hôpital Ste-Jeanne d\u2019Arc, nous a entretenus surtout sur le syndrome du déséquilibre du plantaire interne.Les caractéristiques de ce syndrome chez un sujet donné sont les suivants: d\u2019abord, il y a éversion du talon; ensuite, supination de la pointe du pied.Ce déséquilibre donne comme symptômes des états -de tensions musculaires anormales, avec sensations de fatigue des membres inférieurs, ainsi que des algies au niveau des régions lombo- sacrées.Pour corriger ces pieds malades, on devra essayer de rétablir ce déséquilibre, en posant du côté interne du talon des petites élévations de un huitième de pouce et, au nouveau des orteils, d\u2019autres de même hauteur, mais cette fois-ci posées du côté externe du pied.On se doit de chausser soulier à son pied et non pas s\u2019essayer d\u2019adapter son pied à un soulier de modèle spécial ou exclusif.En terminant, le docteur Larichellière exprime l\u2019opinion que ceux qui sont le mieux préparés pour cette nouvelle spécialité qu'est la podologie sont bien les orthopédistes.Le secrétaire des séances, Pierre-A.TURGEON.ee ++ RÉUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Séance du 31 janvier 1952 Présidence de M.Raymond Simard.Kyste bronchique du médiastin postérieur provoquant des douleurs abdominales.MM.Norbert VÉZINA, Armand TRÉPANIER, Paul-M.RICARD et Claude BERTRAND L\u2019enfant Bernard R., est vu à domicile, pour la première fois à la fin de juillet 1951.Il est âgé de 7 ans, à ce moment.À l\u2019âge de 215 ans, l\u2019enfant a commencé à se plaindre de douleurs abdominales survenant par crises, d\u2019une durée et d\u2019une intensité variables.Ces crises, presque journalières, pendant plus de deux ans, ont cessé complètement, sans cause apparente, vers l\u2019âge de 5 ans.De 5 à 7 ans, silence abdominal complet.SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 Récemment, depuis 1% mois, les attaques de crampes abdominales sont réapparues plus intenses et plus rapprochées que jamais.À l\u2019examen, nous sommes en présence d\u2019un enfant légèrement retardé au point de vue physique, mais présentant un développement mental supérieur à la moyenne des enfants de son âge.Sauf une pâleur olivätre des téguments, rien à noter à l\u2019examen.L'enfant a d\u2019ailleurs subi de nombreuses injections d\u2019extrait de foie de veau, expliquent les parents, entre 2 et 5 ans, dans le but de faire disparaître les douleurs abdominales, en corrigeant l\u2019anémie, comme l\u2019espérait le médecin traitant à cette époque.Si on demande au petit patient où siège sa douleur, il nous indique de l\u2019index son ombilic.Vu en pleine crise, les douleurs semblent être très intenses; l\u2019enfant fléchit les cuisses sur le bassin, les jambes sur les cuisses, en même temps que des contorsions agitent les membres supérieurs.D\u2019autres fois, l'enfant comprime fortement de ses deux mains la région sous-ombilicale, se met en boule et se berce à la façon d\u2019un cheval de bois.Le petit malade est hospitalisé pour être soumis à des examens plus élaborés.Voici, ci-dessous, une liste des différentes radiographies et des examens de laboratoire qui n\u2019apportèrent absolument rien à la solution du problème: Investigations n\u2019ayant jeté aucune lumière sur la nature des crises abdominales: Lavement baryté; R-X de l'intestin grêle; pyélo- graphie I.V.; analyse des urines; Analyse du L.C.R.: glucose 78; chlorure 714; B.W.du sang; B.W.du L.C.R.; glycémie 97 mgr.; frottis de la moelle osseuse; P.A.prise aux 4 heures durant les crises 115/35.Les seuls examens qui montrèrent quelque chose d\u2019anormal furent: 1 \u2014 Une formule sanguine à 3 775 000 globules rouges et 52% d\u2019hémoglobine.2 \u2014 Une radiographie du petit bassin qui révéla un spina bifida de toute la colonne sacrée.3 \u2014 Température à 99 à 100°. L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 4 \u2014 Pouls 110 à 130.5 \u2014 Une fluoroscopie du médiastin (faite à l\u2019occasion d\u2019un repas baryté destiné à visualiser l\u2019intestin grêle.) Cette fluoroscopie décela la présence d\u2019une ombre située dans le médiastin postérieur droit.Cette ombre fait une saillie semi-circulaire non pulsatile, saillie dont la concavité regarde vers la gauche.(Dr A.Trépanier).La masse s'étend de la clavieu- le jusqu\u2019à la 8e côte sur son diamètre vertical, alors que le diamètre transversal est de 2,5 cms.(Dr P.Brodeur).Il était impossible d\u2019établir une relation entre anomalie, ou le spina bifida et les crises abdominales, tandis qu\u2019il était logique de considérer cette tumeur médiastinale comme étant à l\u2019origine des douleurs paroxystiques référées à l'ombilic.Consulté sur ce sujet, le Dr C.Bertrand croit « que ceci peut expliquer les crises douloureuses, par compression splanchnique.» L\u2019exploration du médiastin est décidée, pour pratiquer, si possible, l\u2019ablation de la tumeur.Le 27/9/51 sous anesthésie I.T.La tumeur est abordée par une thoracotomie extra-pleurale, postéro-latérale droite, après résection complète de la 5e côte.La médiasti- notomie conduit sur une tumeur bilobée kys- nique, fluctuante, dont le plus gros lobe et le plus externe s\u2019étend et englobe le ler ganglion sympathique jusqu\u2019au 9e ganglion; le plus petit lobe et le plus intense laisse échapper par son pôle inférieur le nerf grand splanchnique.De cette masse émergent tous les rami correspondant à autant de nerfs intercostaux.La dissection de la tumeur se fait assez facilement, sans rupturer ni le kyste, ni la plèvre.Il n\u2019existe, par ailleurs, aucune communication avec l\u2019œsophage, ou la trachée, fermeture sans drainage (durée 3 heures).Le docteur Claire Gélinas-Mackay nous fait la description suivante de la pièce opératoire: « À l\u2019ouverture, il s\u2019agit d\u2019un kyste à parois minces, contenant un liquide blanc nacré, de consistance crémeuse\u2026 La muqueuse (de ce kyste) provient apparemment du système res- SOCIÉTÉS 859 piratoire, tandis que les musculeuses sont d\u2019aspect digestif.Il s\u2019agit d'une malformation congénitale provenant et du tube digestif et du système respiratoire.» Les suites opératoires furent des plus calmes.L\u2019enfant se lève le 4e jour après l\u2019intervention.On nota cependant une tachycardie sinusale persistante autour de 160.Il faut dire, il est vrai, que cette tachycardie existait déjà peut- être moins marquée, avant l\u2019opération.Un électro (Dr P.David) montra qu\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019atteinte myocardique.L\u2019enfant a été opéré il y a déjà plus de deux mois, et il n\u2019a présenté aucune douleur abdominale depuis.Les crises sont complètement disparues.Le cœur s\u2019est stabilisé.Le pouls est maintenant à 90.L'enfant mange bien, dort bien et présente une activité normale.ee 2e ASSOCIATION DES MÉDECINS CANADIENS EN FRANCE Séance du ler avril 1952 La séance est ouverte par le professeur Hillemand et par le docteur Chigot, le professeur Kourilsky arrivant un peu plus tard, en la présence de M.Gérin-Lajoie, de passage à Paris en route pour Genève, puis pour Bruxelles, et du docteur Denoncour, qui, venu en France pour quelque temps, s\u2019est remis avec enthousiasme à la chirurgie dans les hôpitaux de Paris avant de partir pour l\u2019Italie.Ont été successivement examinés les cas suivants: 1° \u2014 Le docteur Dionne qui, voulant se perfectionner en gynécologie, a été dirigé sur le service du professeur Cordier, orientation contrôlée par le docteur Chigot et qui doit être revérifiée encore après un mois d\u2019études à la prochaine réunion, de façon à être certain que le docteur Dionne a pu trouver ce qu\u2019il cher- chaïit et tirer profit de son séjour.2° \u2014 Les certificats généraux de fin de séjour ont été rédigés pour le docteur Yvon Paradis, &60 en même temps qu\u2019une série de lettres l\u2019introduisant auprès du professeur Amberson de New-York, auprès de John Hopkins Hospital et de Saranac-Lake.Ces lettres ont été rédigées par le professeur Kourilsky pour le docteur Cournand à NewYork et le docteur Voisin, résidant actuellement à John Hopkins.3° \u2014 Le docteur Chigot a, d\u2019autre part, rédigé un certificat de stage analogue au docteur Raymond Brossard pour les quelques mois qu\u2019il a passés en chirurgie générale et en phlébologie.| 4° Des certificats analogues ont été faits par le professeur Kourilsky pour M.Rémi Delisle, qui doit repartir aux Etats-Unis dans le courant de l\u2019été et qui cherche une place de résident en Médecine interne.Une correspondance a été engagée à cet effet avec le docteur Cour- nand au Bellevue Hospital à New-York.5° \u2014 Ensuite les certificats généraux concernant le docteur Flavien Melanson, président de l\u2019Association, ont été rédigés par le professeur Kourilsky en vue de l\u2019obtention du diplôme de spécialité du Collège Royal.Une lettre spéciale a été adressée au docteur Blan- cket et au docteur MacFarlane a son sujet.6° \u2014 Une nouvelle lettre a été adressée au docteur Odilon Cotton, qui nous avait écrit pour faire un stage en France, auquel nous avions organisé un curriculum complet, mais qui nous a envoyé un télégramme établissant qu\u2019il n\u2019avait pas encore reçu la lettre.La réunion a appris avec plaisir l\u2019arrivée prochaine du docteur Trudel, qui sera en France le 18 mai.Il est alors décidé de fixer la prochaine réunion au troisième mardi de mai en son honneur, au lieu du deuxième mardi.Une lettre a été écrite à M.Trudel pour lui notifier cette décision et l\u2019inviter à la prochaine réunion de l'Association.* * + Séance du 20 mai 1952 La dernière réunion officielle de l\u2019Association des Médecins Canadiens en France s\u2019est tenue le mardi 20 mai à la Maison Canadienne.SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 Le docteur Marceau, Associé du Collège Royal du Canada, a été orienté par le docteur Chigot.Ont reçu leur certificat de stage le docteur Laframboise, le docteur Dumas, le docteur Gagnon, le docteur Tarte, le docteur Filteau et le docteur Julien.Il a été pris connaissance de la lettre du docteur Baillargeon au docteur Laframboise.Le docteur Baillargeon désire venir faire un stage en France.Il lui a été conseillé d\u2019aller dans le service du professeur Degos à l\u2019Hôpital Saint-Louis.La lettre du professeur Degos lui sera communiquée dès qu\u2019elle nous sera parvenue.Une adresse a été votée et transmise au docteur Trudel, à qui l\u2019Assemblée envoie ses condoléances pour sa récente opération.D'autre part, l\u2019Assemblée envoie à notre collègue, le docteur Charles Dumas, qui aurait dû être parmi nous ce soir et qui a dû brusquement partir au Canada du fait de la mort de son père, ses bien affectueuses sympathies, et les a exprimées à madame Dumas qui assistait à la réunion.Assistait également à la réunion le docteur Laberge, qui termine une cinquième année de perfectionnement chez le docteur Baclesse.Etant donné le grand nombre de départs pour le Canada, et notamment celui du président, le docteur Melanson, il a été procédé à une désignation provisoire d\u2019un président et d\u2019un secrétaire, destinés à assurer la marche -de l\u2019Association par interim jusqu'au moment des nouvelles arrivées en octobre, où une nouvelle élection générale aura lieu.Le docteur Lorrain et le docteur Dionne sont \u2018élus respectivement président et secrétaire- trésorier à l\u2019unanimité.D'autre part, étant donné la part extrêmement active qui a été prise par le docteur Hillemand à l\u2019orientation des canadiens depuis son retour du Canada, il a été porté à la connaissance de l\u2019Association que la section franco-canadienne de l\u2019A.D.R.M.l\u2019a désigné comme président-adjoint de la Commission L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 d'Orientation des Etudes Médicales.Il sera assisté dans l\u2019orientation, lorsque cela lui sera possible, par le professeur Jean Bernard, le docteur Chigot conservant la direction de l'orientation chirurgicale.La prochaine séance de travail aura lieu le mardi 14 octobre 1952.Il a été décidé qu\u2019une réunion sociale de fin d'année se tiendrait au début du mois de juin prochain, avec l\u2019ancien et le nouveau comité et que, comme l\u2019an dernier, il serait demandé à quelques artistes de talent de vouloir bien y apporter leur concours.?Allocution de M.le docteur Fl.Melanson C\u2019est la soirée des adieux, c\u2019est la dernière soirée de l\u2019année, c\u2019est ma dernière soirée universitaire et, comme vous le pensez bien, c\u2019est avec regret que je dois quitter la France le mois prochain.Aussi je donne ce soir ma démission de président de l\u2019Association.Je crois que les conseillers sont dans le même état que moi et que c\u2019est avec regret également qu\u2019ils se voient obligés d\u2019en faire autant.En tous cas cela a été une charge agréable pour moi puisque, à ce propos, j'ai pu rencontrer des confrères canadiens qui étaient à Paris et qui seront pour moi de bons amis de retour au pays.J\u2019espère qu\u2019ils ne m\u2019en voudront pas trop de les avoir fait attendre quand on préparait leurs certificats, mais enfin c\u2019était pour leur bien.Je remercie tous ceux qui m\u2019ont aidé dans ma tâche et je dois un particulier merci aux professeurs français qui se sont occupés de nous, en particulier le professeur Kourilsky, qui a fondé l\u2019Association pour notre bien à nous et pour obtenir nos équivalences au Canada; je crois qu\u2019il y a très bien réussi puisque actuellement au Canada on fait moins de difficultés du moment qu\u2019on la signature du président honoraire du Comité d\u2019Orientation; c\u2019est beaucoup plus facile pour nous d\u2019arriver là-bas.Je remercie également les autres professeurs français qui assistent le professeur Kourilsky, SOCIÉTÉS 861 MM.Chigot, Hillemand ct Jean Bernard, qui également se dévouent pour nous et prennent de leur temps si précieux.Encore une fois, Merci et Au Revoir.Je vous demanderai d'élire un président et un secrétaire pour une période allant jusqu\u2019à l'automne prochain.La prochaine réunion de l\u2019Association se tiendra le deuxième mardi d\u2019octobre, c\u2019est-à-dire le 14 octobre, à cette date- là se tiendront des élections générales; il serait bon qu\u2019il y ait quelqu\u2019un pendant la période des vacances, afin de pouvoir diriger les nouveaux arrivants et de pouvoir faire le trait d\u2019union d\u2019ici à l\u2019automne.M.le docteur Bellanger \u2014 11 serait très pratique d\u2019avoir quelqu\u2019un qui demeure à la Maison Canadienne pendant la période des vacances.Je propose le docteur Lorrain.M.le docteur Melanson \u2014 Y a-t-il d\u2019autres propositions?M.le docteur Bellanger propose que le docteur Lorrain soit élu président.Il est appuyé par le docteur Laberge.Quels sont ceux qui sont de cet avis?Avis contraires?Le docteur Lorrain est élu président à l\u2019unanimité.Passons maintenant à l\u2019élection du secrétai- re-trésorier.M le docteur Julien \u2014 Je propose le docteur Dionne comme secrétaire-trésorier.M.le docteur Melanson \u2014 T1 est, proposé que le docteur Dionne soit élu secrétaire-trésorier, proposition faite par le docteur Julien, appuyé par le docteur Delille.Tout le monde est d\u2019accord?Le docteur Dionne est élu secrétaire-tréso- rier à l\u2019unanimité.Allocution de M.le professeur Kourilsky Je ne veux pas laisser partir le docteur Me- lanson sans le remercier de tout ce qu\u2019il a fait pendant ces trois ans.Vous savez qu\u2019il a été un président modèle et son prédécesseur, qui avait fait beaucoup pour l\u2019Association avait fait un excellent choix en désignant M.Melan- son pour continuer la tradition que nous avions inaugurée. 862 M.Melanson s\u2019est donné vraiment un mal considérable pendant ces trois années, et, c\u2019est grâce à lui que l\u2019Association a vécu, prospéré et rempli sa tâche qui est celle de guider et d\u2019orienter les médecins canadiens.Dût sa modestie en souffrir, il faut le remercier et je souhaiterai quant à moi que le futur et définitif président qui sera élu en octobre, avec nos nouveaux collègues canadiens, soit aussi assidu que le docteur Melanson.Cette assiduité est du reste une nécessité car pour nous, pour mes collègues MM.Hillemand, Chigot, Jean Bernard et pour moi-même, il est absolument nécessaire que nous puissions compter ici sur des membres absolument sûrs, qui soient à peu près tout le temps à la Maison Canadienne, pour que nous puissions remplir notre rôle.C\u2019est pourquoi j'ai été particulièrement reconnaissant à M.Melanson et c\u2019est pourquoi je reporte la même reconnaissance a priori sur M.Lorrain, qui veut bien se charger d\u2019assumer la tâche de président.C\u2019est notre dernière séance collective de l\u2019année.À cette époque arrivent parfois un certain nombre de médecins; ce ne sont pas ceux qui font en général des études, mais ce sont ceux qui veulent passer quinze jours, vingt jours SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 dans les services et ils ont besoin de renseignements; à quelque moment qu\u2019ils arrivent ils doivent être renseignés et dirigés.Il faut qu\u2019à ce moment-là le président les dirige automatiquement sur l\u2019un d\u2019entre nous, parce que nous n\u2019avons pas le temps de réunir une commission; il faut que l\u2019on sache qu\u2019ils doivent être adressés, soit à mon ami Hillemand, soit à moi, ou, si ce sont des chirurgiens, à M.Chigot.Il serait peut-être bon de le dire et peut-être même qu\u2019un papier soit affiché en permanence à la Maison Canadienne, donnant, en l'absence de séances régulières de l\u2019Association, toutes les indications nécessaires.Nous nous chargerons d\u2019orienter les médecins pendant cette période-là comme nous l\u2019avons toujours fait.Comme j'aurai le grand plaisir et le grand honneur d\u2019être au Canada en septembre et que Je ne serai peut-être pas rentré au moment de la première réunion, il faudra que ce soit notre collègue Hillemand qui prenne sur lui la charge d\u2019orientation pendant mon absence.Maintenant il est possible que je réussisse à revenir à temps pour la première réunion et que je vous apporte le bonjour et les souhaits tout frais du Canada.On demande un Médecin résidant, en Radiologie, Reddy Memorial Hospital, Montréal.Service de Radiothérapie récemment installé.Nombres d\u2019examens diagnostiques: 10,000 par année.Reconnu par le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, pour un an d\u2019entraînement en vue de la certification en radio-diagnostique.Mentionner expérience en radiologie, bonne connais- Memorial Hospital.sance de l\u2019anglais essentielle.S\u2019adresser au Radiologiste, Reddy NOUVELLES LE DOCTEUR JULES GILBERT, DÉLÉGUÉ DE L'O.M.S.Le docteur Jules Gilbert, directeur de l\u2019enseignement de l'hygiène au Ministère provincial de la Santé et secrétaire de l\u2019Ecole d'Hygiène de l\u2019Université de Montréal, vient d\u2019être chargé d\u2019une mission dans le Pacifique Occidental par l\u2019Organtsation Mondiale de la Santé.De Genève, où il se rendit d\u2019abord, le docteur Gilbert se dirigera vers Manille, aux Iles Philippines, quartiers-généraux de l'O.M.S.pour la région.Le docteur Gilbert agira comme expert-conseil dans l\u2019élaboration d\u2019un programme de formation professionnelle pour les années à venir.Le docteur Gilbert prendra également part à une conférence qui aura lieu, en septembre, en Indo- Chine, à Saïgon.HONNEUR CONFIÉ AU DOCTEUR J.-A.VIDAL Le docteur J.-A.Vidal, professeur titulaire de phtisiologie à l\u2019Université de Montréal et président du Comité Consultatif sur la tuberculose auprès du gouvernement provincial, vient d\u2019être désigné comme président-élu de - l\u2019Association Canadienne contre la Tuberculose, lors du congrès de celle-ci tenu à Régina.+ + LE DOCTEUR JULES BRAHY PRÉSIDE, À BANFF, LA SOCIÉTÉ CANADIENNE D'OTOLARYNGOLOGIE Le docteur Jules Brahy, de l\u2019hôpital Notre-Dame, consultant à l'hôpital du Sacré-Cœur et au Sana- toorium Saint-Joseph de Rosemont, à Montréal, a dirigé, à titre de président, les séances et l\u2019assemblée annuelle de la Société Canadienne d\u2019Otolaryngologie.Le congrès de la Société s\u2019est tenu à Banff, les 20 et 21 juin 1952.LE DOCTEUR ALBERT BERTRAND DÉLÉGUÉ À BRUXELLES Le docteur Albert Bertrand, professeur titulaire à l\u2019Université de Montréal et chef de laboratoire à + + l\u2019hôpital Notre-Dame, a représenté l\u2019Université de Montréal et le Canada aux « Journées Médicales Annuelles » de Bruxelles.+ + LE DOCTEUR WESLEY BOURNE INVITÉ À PARIS A la demande du gouvernement français et sous la recommandation de l\u2019Organisation Mondiale de la Santé, le docteur Wesley Bourne, professeur honoraire à l\u2019Université McGill et premier professeur d\u2019anesthésie à cette université, vient d\u2019être invité à organiser, à Paris, l\u2019enseignement de l\u2019anesthésie, à titre de conseiller-expert.Le docteur Bourne passera quinze mois en France à cette fin.ee LE DOCTEUR KARL STERN, À L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA Le docteur Karl Stern, assistant professeur de psychiatrie à McGill, membre de l\u2019Institut Allan Memorial, consultant au Sanatorium Prévost, vient d\u2019être choisi comme le premier titulaire de la chaire de psychiatrie ouverte par la Faculté de Médecine de l\u2019Université d\u2019Ottawa.ee ee ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DE GYNÉCOLOGUES ET ACCOUCHEURS L\u2019assemblée annuelle de la Society of Obstetricians and Gynecologists of Canada vient de tenir son assemblée annuelle 4 Banff.Le docteur G.A.Simpson, de Montréal, a été élu secrétaire, et le docteur Léon Gérin-Lajoie a été choisi parmi les conseillers.oo ++ ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MADAWASKA La Société Médicale de la région de Madawaska vient de faire le choix de ses officiers pour 1952.Parmi ceux-ci, on note les noms du président, le docteur Rino Y.Fournier, de Madawaska, Maine, et du Secrétaire, le docteur L.G.Bélanger, d\u2019Ed- mundston, N.-B. 864 NOUVELLES ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE QUÉBEC Le docteur Lucien Rinfret et le docteur Gérald Labrie viennent d\u2019être élus respectivement président et secrétaire de la Société Médicale de Québec.te ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE ROUYN-NORANDA Les élections qui viennent d\u2019avoir lieu à la Société Médicale de Rouyn-Noranda ont donné les résultats suivants: président, le docteur A.J.Pauly; secrétaire, le docteur Maurice Bourgouin.ee ee LE DOCTEUR ROBERT LACHANCE DEVIENT F.A.C.P.Lors de son dernier congrès tenu à Cleveland, l\u2019American College of Physicians a élu fellow le docteur Robert Lachance, en charge du service du diabète de l\u2019Hôpital Général de Verdun.ee \u2014e HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR LOUIS-CHARLES SIMARD Le docteur Louis-Charles Simard, directeur de l'Institut du Cancer de l'hôpital Notre-Dame et membre de la Société Royale du Canada, vient d\u2019être nommé membre du Conseil des Recherches de la Défense nationale.2-0 ++ BOURSIERS DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER La Société Canadienne du Cancer vient d\u2019annoncer attribution de deux bourses d\u2019études évaluées à plus de $3000.chacune.Les bourses vont aux docteurs Roger Courteau et Jean-F.Joyal dont les études porteront sur l\u2019urologie.++ ++ OCTROI À L'HÔPITAL D'ORMSTOWN Les directeurs de l\u2019hôpital Barrie Memorial d\u2019Orms- town annoncent qu\u2019un montant de $5 000.leur a été octroyé par le Ministère provincial de la Santé de Québec.L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 HOMMAGE AU DOCTEUR J.-A.ROULEAU L'hôpital Notre-Dame a fêté récemment la nomination de son président comme médecin honoraire.Le docteur Rouleau est président du Bureau d'administration et a été pendant plusieurs années chef du service de médecine et professeur de clinique médicale.Les docteurs Roland Décarie et Paul Bourgeois ont fait l\u2019éloge du docteur Rouleau et lui ont exprimé la reconnaissance que lui devait l'hôpital Notre-Dame.OCTROI À DOLBEAU À la demande des autorités municipales, le Ministère de la Santé de Québec vient d\u2019accorder un octroi de $300 000.pour la construction d\u2019un hôpital à Dolbeau, qui sera administré par les Hospitalières de l\u2019Hôtel-Dieu Saint-Vallier de Chicoutimi.ee UNE CLINIQUE PSYCHIATRIQUE À L'HÔPITAL SAINT-VINCENT-DE-PAUL DE SHERBROOKE Le doyen de l\u2019Université de Montréal vient d\u2019annoncer que la Clinique de psychiatrie de l\u2019hôpital Saint-Vincent-de-Paul de Sherbrooke a été rattachée au département de psychiatrie de l\u2019Université de Montréal.Le docteur James O'Neill est le chef de cette clinique.2e ++ LA SOCIÉTÉ D'ORTHOPÉDIE DE MONTRÉAL THE MONTREAL ORTHOPEDIC SOCIETY La Société d\u2019Orthopédie de Montréal a tenu une réunion à l'hôpital du Sacré-Cœur de Cartierville, samedi, le 31 mai 1952, à 9 heures et demie a.m.En voici le programme: 1.La résection de l\u2019épaule dans l\u2019ostéoarthrite tuberculeuse \u2014 par le docteur Guy Lafond.2.Rachitisme rénal \u2014 par les docteurs André Derome et U.Frénette.3.Hypertrophie congénitale des membres supérieurs, avec lipomatose \u2014 par les docteurs J-P.Landry et J.-E.Samson.Pp rw aa fC, L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 PROFESSEUR AGRÉGÉS À LA FACULTÉ DE MÉDECINE Université Laval (Québec) A la suite du concours d\u2019agrégation de la Faculté de Médecine, trois nouveaux professeurs agrégés ont reçu leur nomination du Conseil universitaire: le docteur Jacques Turcot, F.R.CS.(C), FACS, assistant universitaire, en chirurgie; le docteur Antoine Pettigrew, F.A.C.S., assistant universitaire, en chirurgie; le docteur Jean Grandbois, F.R.C.P.(C), assistant universitaire, en dermato-syphiligraphie.NOMINATIONS À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE LAVAL Le docteur Gustave Auger, professeur titulaire de propédeutique chirurgicale et assistant dans le service B de chirurgie de l\u2019Hôtel-Dieu, a été nommé chef de clinique dans ce même service.Le docteur F.-X.Demers, assistant dans les services de gynécologie et d\u2019obstétrique de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus et professeur agrégé à la faculté de médecine, a été chargé du cours de gynécologie.Le docteur Jean Sirois, chef des services de neurochirurgie de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus et de l\u2019hôpital Saint-Michel-Archange et assistant universitaire à la faculté, a été chargé du cours de neuro-chirurgie.Le docteur Jacques Turcot, assistant universitaire, dans le service A de chirurgie à l\u2019Hôtel-Dieu, a été chargé d\u2019un cours de pathologie chirurgicale.Le docteur Marcel Guay, assistant universitaire dans le service de médecine à l\u2019Hôtel-Dieu, a été chargé d\u2019un cours de séméiologie.Le docteur Maurice Turcotte, assistant universitaire dans le service de médecine de l'hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, a été nommé chef de clinique dans ce même service.Le docteur Maurice Samson, assistant hospitalier dans le service de chirurgie de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant- Jésus, a été chargé d\u2019un cours de propédeutique dans ce même hôpital.BOURSE AU DOCTEUR MERCÉDES THÉRIEN La Fondation Nuffield vient de décerner une bourse d\u2019études post-doctorales en Sciences Naturelles à Mademoiselle Mercédes Thérien, professeur auxiliaire et assistante de recherches à l\u2019Institut de Physiologie de l\u2019Université Laval.Elle ira poursuivre ses études et ses recherches en Angleterre, à NOUVELLES 865 l\u2019Université Cambridge, sous la direction du professeur Young.La Fondation Nuffield accorde des bourses à ceux qui possèdent déjà un doctorat ès- sciences et qui ont quelques années d\u2019expérience dans l\u2019enseignement et la recherche universitaire; le Comité n\u2019accorde qu\u2019une bourse par année au Canada et c\u2019est la première fois qu\u2019un membre du personnel de l\u2019Université Laval en obtient une.Mlle Thérien a déjà mérité des bourses du Conseil National de Recherches (1945) et de la Canadian Life Insurance Officers Association (1951).Depuis 1945, elle étudie et poursuit ses travaux de recherches sous la direction du professeur Louis-Paul Dugal, du département de physiologie expérimentale de la Faculté de Médecine; elle est docteur ès- sciences (1948) avec très grande distinction; depuis deux ans, elle est professeur auxiliaire et chargée des travaux pratiques à l\u2019Institut de physiologie.Au cours de sa carrière, Mademoiselle Thérien a publié une vingtaine de travaux scientifiques sur le rôle hormonal de l\u2019acide ascorbique.ee ++ CONSTRUCTION HOSPITALIÈRE A MONTREAL ET A QUEBEC L\u2019honorable Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce que son ministère a approuvé l\u2019octroi de subventions fédérales s\u2019élevant à $67 500 afin d\u2019aider à construire un hôpital et une maison d\u2019infirmières à Montréal ainsi qu\u2019une maison d\u2019infirmières à Québec.Le Jewish Hospital of Hope (7745 est, rue Sherbrooke), à Montréal, reçoit $18 000 afin de l\u2019aider à augmenter le nombre de ses lits réservés aux malades chroniques.Institution neutre, cet hôpital est ouvert depuis moins de dix ans et étend graduellement ses services en vue du soin des malades qui ont besoin d\u2019un traitement hospitalier à long terme.L'hôpital Saint-Joseph pour convalescents, de Bordeaux, recevra une subvention de $24 000 afin d\u2019aider à l\u2019installation de 48 nouveaux lits dans sa maison d\u2019aides-infirmières.Les travaux doivent se terminer dans le courant de l\u2019année.L'Hôtel-Dieu de Québec, qui agrandit sa maison d\u2019infirmières, recevra une subvention fédérale de $25 500.2-e- + CONGRÈS INTERNATIONAL D'ANGÉIOLO- GIE ET D'HISTOPATHOLOGIE Le premier Congrès International d\u2019Angéiologie et d\u2019Histapathologie est organisé sous la présidence d'honneur de Monsieur le Ministre de la Santé publique et sous la présidence effective de M.le 866 NOUVELLES Professeur Cailliau, président de la Société française d\u2019Angéiologie et d\u2019Histopathologie.Il aura lieu à Paris les 14, 15 et 16 octobre 1952 et sera consacré aux Capillaires et aux Maladie Péricapillaires.Voici les rapports prévus pour ce Congrès: Sciences expérimentales Physiologie générale: Pharmacologie et physiologie expérimentale de la vaso-motricité \u2014 Burstein.Histologie: Innervation efférente des vaisseaux sanguins \u2014 Jabonero.Innervation des parois vasculaires \u2014 Cailliau.Résistance capillaires La résistance capillaire : quelques données physiologiques \u2014 Parrot.Perméabilité capillaire: Physiologie pathologique de la perméabilité capillaire.Données expérimentales \u2014 Halpern.Utilisation des racho-éléments artificiels dans l\u2019explication de la perméabilité capillaire \u2014 Morel.Moyens d\u2019exploration des capillaires.Pression artériolo-capillaire: Etudes de la pression et de la circulation artériolaire chez l\u2019homme normal et dans certains états physiologiques \u2014 A.Lemaire, J.Loeper et Housset.L\u2019artériolo-capillaro-pléthys- mographe; courbes obtenues, comparaisons et conclusions \u2014 M.Jacquet.La résistance capillaire: La résistance capillaire en pathologie humaine \u2014 Parrot, Galmiche et Dussy.Perméabilité capillaire: Contribution à l\u2019étude de la perméabilité capillaire en pathologie hépatique \u2014 Cachera et Darnis.L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 Pathologie chirurgicale Rôle des capillaires dans la pathologie de la maladie post-traumatique et le choc \u2014 Laborit.Fistules artério-veineuses et capillaires \u2014 Caby.Œdème post-traumatique et maladie postopératoire \u2014 Adams-Ray.Infiltrations du sympathique \u2014 Luzuy et Rossi.Tumeurs glomiques \u2014 Riveros et Hertz.Traitement chirurgical des affections capillaires du membre supérieur \u2014 Oudot.Ophtalmologie Les capillaires rétiniens, leur innervation vasomotrice et leurs altérations pathologiques \u2014 Mawas.Pathologie comparée L\u2019angiomatose capillaire des bovides \u2014 Prof.Drieux.Pathologie médicale Le système capillaire de la peau du point de vue de la dermatologie fonctionnelle \u2014 Comel.L\u2019acrodynie et les syndromes voisins \u2014 Fanconi.Exploration et atteinte des vaisseaux chez le nouveau-né \u2014 Minkowski.Capillaires et affections rénales \u2014 Derot.Capillaires et rhumatismes \u2014 Junet.Tous renseignements au sujet des adhésions, inscriptions pour l\u2019obtention des volumes de rapports et de communications, demandes de communications, doivent être adressés au docteur Gerson, secrétaire général, 60, boul.de Latour-Maubourg.Re ra \u201cS'Union Médicale du Canada\u2019 en 1883 Chronique et nouvelles scientifiques Juillet 1883 Qui aurait jamais cru que le vélocipédomanie tenterait de s\u2019attaquer à nous '.Un certain docteur Corbin, de St.Johns, Michigan, adresse au Medical Age une correspondance dans laquelle il cherche à établir l\u2019utilité pratique du bicycle pour les médecins qui ont quelque distance à parcourir dans la visite de leurs malades.Au point de vue hygiénique, ce genre de locomotion laisserait peu à désirer; il joindrait même l\u2019agréable à l\u2019utile et constituerait un mode aussi élégant que chic de prendre un exercice corporel dont ont grand besoin ceux qui se livrent avec ardeur aux travaux de Pesprit.Quel drôle d\u2019effet produiraient certains de nos Esculapes d\u2019ici, s\u2019ils adoptaient les idées et le véhicule du docteur Corbin! Le corregpondant ajoute qu\u2019en se servant de vélocipède le médecin ne déroge en aucune façon à la dignité professionnelle.Corbin de mon cœur, ton article a dû être payé tant la ligne par quelque fabricant de bicycles en peine d\u2019écouler sa marchandise.* x + N\u2019est-ce pas l\u2019an dernier que l\u2019on nous annonçait la mort de Ricord, le fameux syphiliographe?Plusieurs journaux d\u2019outre-mer en avaient publié la nouvelle, et, si j'ai bonne mémoire, L\u2019Union Médicale du Canada l\u2019avait reproduite pour l'information de ses lecteurs.Il y a quelque temps, deux de mes amis se prennent de querelle au sujet de cet événement.L\u2019un prétend que Ricord n\u2019est pas mort, car il vit encore, comme dit la chanson.L\u2019autre nie absolument le fait et assure que le pére de la syphilis a, depuis nombre de jours, atteint les sombres bords.On convient finalement d\u2019aller aux informations et Pon établit un pari, le perdant devant payer au gagnant et à ses amis quelque chose comme un dîner fin.On prend donc patience.Une lettre reçue peu de temps après informait les intéressés que Ricord n\u2019était pas plus mort que vous et moi, qu\u2019il habitait Paris, mais y vivait assez retiré.Je dirai en passant que la joie de celui qui gagna le pari se borna à la satisfaction d\u2019avoir eu raison.Le dîner fin est encore à l\u2019état de promesse et.j\u2019en devais être hélas ! Mais il paraît qu\u2019il n\u2019y a pas qu\u2019au Canada que la mort de Ricord ait été annoncée.Simplissime, le spirituel chroniqueur de l\u2019Umion Médicale, de Paris, a eu la même mésaventure et nous la raconte le plus finement du monde sous le titre: « Les morts vivants».Je lui passe la plume: « Je viens d\u2019éprouver une des plus grandes surprises de mon existence.J\u2019avais lu, il y a quelques mois, dans le Journal de médecine de Bruxelles, que M.le professeur Ricord, le célèbre et spirituel syphiligraphe, était mort.Absent de Paris depuis plusieurs semaines, je n\u2019étais pas au courant de ce qui s\u2019était passé dans notre monde médical, et d\u2019autres occupations firent que je n\u2019eus pas l\u2019occasion de vérifier si le fait était exact.Or, mardi dernier, qui rencontrai-je dans la salle des Pas-Perdus de l\u2019Académie?Ricord lui-même, toujours souriant, de ce demi-sourire spirituel et narquois que vous connaissez bien, toujours ingambe, et n\u2019ayant nullement l\u2019air de quelqu\u2019un qui revient de l\u2019autre monde.« Ma stupéfaction fut si profonde et si visible qu\u2019un de mes amis crut devoir m\u2019en demander raison.« Mais, Ricord !.Ricord !.puis-je seulement balbutier.\u2014 Quoi, Ricord?\u2014 Mais, il est mort! \u2014 Comment, mort?Mais oui, il y a trois mois, et je viens de voir un monsieur qui lui ressemblait tellement que j'ai cru que c\u2019était lui.» Il faisait très chaud mardi dernier, surtout à l\u2019Académie, et mon ami me regardait d\u2019un air inquiet, trouvant évidemment dans mes paroles les signes précurseurs d\u2019une congestion cérébrale.« Voyons, me dit-il, Ri- cord n\u2019est pas mort; le monsieur qui lui ressemble tant est bien lui-même.\u2014 Mais quel Ricord?insis- tai-je.\u2014 Ricord, le seul Ricord, le grand prêtre de la syphilis, celui qui nous l\u2019a apprise à tous, celui qui a sauvé tant de glands que le roi de Hollande a cru faire acte de simple justice en lui envoyant l\u2019Ordre du Chêne!» « A mon tour je regardai mon ami d\u2019un air inquiet, tellement il avait d\u2019ardeur à vouloir me convaincre de l\u2019existence réelle d\u2019un personnage que dans mon for intérieur je croyais bien et dûment enterré depuis plusieurs mois.Je l\u2019entraînai sur le boulevard, au grand air, et l\u2019'emmenai doucement vers la Faculté, en ayant soin de le faire passer sous l\u2019ombre des jeunes arbres pour rendre à son cerveau un peu de fraîcheur, attention que d\u2019ailleurs il s\u2019efforçait de me rendre de son mieux.A la bibliothèque de ladite Faculté, je demandai le numéro de mars du Journal de médecine de Bruxelles, et en haut de la seconde colonne de la dernière page, je lui fit lire parmi les morts annoncées par M.le docteur Van den Corput, rédacteur en chef, le nom de notre vénéré confrère.«Le journal s\u2019était trompé mais il n\u2019était pas le seul.Un des jeunes bibliothécaires présents nous apprit, en effet.qu\u2019il avait lu dans plusieurs journaux £68 allemands la nouvelle de lz mort de M.Ricord, et qu\u2019à l'heure actuelle, il le croyait disparu de la surface de notre globe depuis le commencement de Pannée.Nous rectifiames, mon ami et moi, ses idées & ce sujet.Nous sommes heureux d\u2019ajouter, pour l\u2019édification du Wochenschrift ou Zeitung quelconques qui ont mis le nom de M.Ricord dans leur article nécrologique, qu\u2019il a dîné en aimable compagnie jeudi dernier, et qu\u2019au dessert il a chanté sa chanson avec autant de succès que le plus jeune de ses convives.» & * + Après une discussion aussi longue qu\u2019animée, à l\u2019Académie de Médecine de Paris, au sujet de l\u2019épidémie de fièvre typhoïde qui a sévi dernièrement dans la capitale du monde civilisé, on en est arrivé à la conclusion, dit la Gazette des Hôpitaux, que «la plus capitale des causes qui multiplient les cas de fièvre typhoïde et qui rendent les épidémies plus meurtrières chaque année, est le déversement des matières fécales dans les égoûts ».A Montréal, les matières fécales de cent cinquante mille individus se déversent toutes dans les égoûts, lesquels égoûts communiquent tous avec nos rues par des regards et «déversent ainsi sur les passants, leurs émanations de tout genre», pour me servir des expressions même de notre confrère.\u201cL\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA\u201d EN 1883 L \u2018Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 Celui-ci jette le cri d\u2019alarme à la suite de l\u2019Académie et de M.Le Fort.Ce cri, je le répète comme un écho, en disant à nos édiles: « L\u2019égoût, voilà l\u2019ennemi ! » + Un homme qui en palpe de l\u2019argent, de ce temps-ci, c\u2019est M.de Lamirande, l\u2019agent-collecteur du Collège des Médecins et Chirurgiens.Cela lui arrive de tous côtés.Presque tous les médecins de la province veulent s'assurer leur droit de voter aux prochaines élections, et pour cela, il leur faut payer toutes leurs redevances au Collège.Je dis presque tous, car il en est malheureusement un certain nombre qui sont fort arriérés sur ce point-là.Quelques-uns n\u2019ont pas payé de contributions depuis quatre ans.Et il y en à parmi ces derniers qui ont eu le toupet de donner leur procuration ! On m\u2019assure que dans le fin fond de certaines paroisses du nord ou du sud se trouvent des praticiens qui refusent absolument de solder le prix de leur contribution au Collège des M.C.disant qu\u2019« ils ne veulent pas faire partie de ce collège-là ».En effet, il y aurait de la cruauté à les y forcer, et je les recommande tout spécialement à la clémente pitié du Bureau des Gouverneurs.MAX.MÉDECINS DEMANDÉS POUR CHANTIERS DE CONSTRUCTION AU LABRADOR Nous avons besoin de deux autres médecins aux chantiers de construction de l\u2019armée au Labrador.A l\u2019heure actuelle, notre Service médical fonctionne à plein rendement, mais il nous faut immédiatement quelques médecins de plus.Rémunération généreuse.Très bon standard de vie.La préférence ira aux jeunes médecins ayant terminé une année d\u2019internat, mais toute demande venant d\u2019un médecin qualifié et âgé de moins de 55 ans sera prise en considération.Ecrivez ou téléphonez à nos frais à : DRAKE - MERRITT 1625, rue Delorimier, Montréal.Téléphone: HOchelaga 5498 1.Avant application d'ACNOMEL.Mlle.E., 16 ans, atteinte d\u2019acné depuis six mois.Tous les traitements antérieurs sont demeurés sans résultats.2.L\u2019ACNOMEL cache les lésions acnéiques.De couleur chair, cette pommade est presqu\u2019invisible.Son utilisation dès le début de l\u2019affection réduit le nombre de cicatrices.3.L\u2019ACNOMEL agit rapidement.14° jour\u2014 Mlle.E.n\u2019a pas mis d\u2019ACNOMEL.Les lésions ne sont pas masquées.Ces changements considérables sont le résultat de deux semaines de traitement à l'ACNOMEL.(L\u2019ACNOMEL contient: résorcinol, 2%, et soufre, 8%, dans un véhicule de couleur chair qui ne tache ni ne graisse.) Smith Kline & French Inter-American Corporation, Montreal 9 \u2018Acnomel\u2019 marque déposée au Can.Pat.Off. PRAGMATAR Traitement des séborrhées du cuir chevelu Effets d\u2019un traitement quotidien au P RAGMATAR 26 avril Patient W.F.Agé de 62 ans.Les lésions séborrhéiques et les excoriations ont à peu près disparu.9 mars Diagnostic: Eczéma séborrhéique du visage et du cuir chevelu.Traitement: Application quotidienne de \u2018Pragmatar\u2019.Il est généralement admis aujourd\u2019hui que le PRAGMATAR est la préparation la plus effective pour traiter les séborrhées du cuir chevelu.Ce produit est également très efficace pour beaucoup d\u2019autres affections du cuir chevelu, y compris le pityriasis.| e P R A G M ATA R \u2014 pommade onctueuse et parfaitement homogène, est indispensable dans les séborrhées sèches, les épidermo- mycoses, les eczématides légères.Smith Kline & French Inter-American Corporation, Montréal 9 \u2018\u201cPragmatar\u2019 marque déposée au Can.Pat.Off. REVUE DES LIVRES Jean BOYER, Lucienne CORRE-HURST et Marguerite TISSIER.\u2014 Acquisitions récentes dans l'épidémiologie et la prophylaxie des maladies infectieuses.Préface du prof.P.Mollaret.Un volume de 162 pages, avec 32 figures (960 fr.) \u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1951.Les progrès scientifiques ont eu de profondes répercussions dans le domaine de l\u2019épidémiologie et de la prophylaxie des maladies contagieuses.La découverte des antibiotiques n\u2019a pas seulement provoqué une révolution dans le traitement de nombreuses maladies infectieuses, elle a aussi ouvert un nouveau chapitre dans le domaine de la prévention.Par la position qu\u2019ils occupent, à la tête des services d\u2019Hygiène et des Laboratoires des Épidémies à la Préfecture de Police de Paris, les Auteurs étaient à même, plus qu\u2019aucun autre, de préciser ces acquisitons en s\u2019aidant des statistiques contrôlées de leurs services, et de la coordination étroite qu\u2019ils peuvent réaliser entre l\u2019épidémiologie et le laboratoire.C\u2019est avant tout un exposé original de leurs recherches personnelles en matière d\u2019épidémiologie et de prophylaxie, qu\u2019ils présentent ici.Cela les amène à préciser certaines conceptions que l'expérience récente a remises en question.Voici en particulier quelques points essentiels : Les antibiotiques ont enrichi la prophylaxie de certaines maladies (scarlatine, méningite cérébro-spinale, diphtérie, typhoïde notamment), comme elles ont enrichi leur traitement.Certains points nouveaux sont soulignés concernant la transmission de la typhoïde, et notamment l'importance du beurre pollué.La valeur actuelle de la vaccination est étudiée, ainsi que l\u2019explication du fait que la para- typhoide B devient de plus en plus fréquente chez l\u2019enfant et chez les vaccinés.e + & + Pour la poliomyélite, l\u2019ouvrage fournit des arguments renforçant la thèse de la transmission de la maladie par voie digestive.Mais les auteurs peuvent souligner, sans paradoxe, que la fréquence actuelle de la poliomyélite est liée aux progrès de l'hygiène rurale.Pour la diphtérie, ils précisent que la vacei- nation, tout en étant une arme précieuse, n\u2019est pas le seul élément qui explique l\u2019effondrement actuel de la morbidité.La latence possible du typhus exanthématique est étudiée également, ainsi que ses répercussions possibles au point de vue épidé- miologique.Concernant les toxi-infections alimentaires, des précisions sont données sur l\u2019étiologie des Salmonelloses (contamination par viande de cheval notamment), et sur le danger des doses massives d\u2019antibiotiques.Les intoxications alimentaires staphylococciques \u2014 maladies encore peu connues, et actuellement à l\u2019ordre du jour \u2014 sont exposées longuement.Enfin, les Auteurs étudient les maladies transmissibles au cours de la natation et leur prophylaxie.L'étude du contrôle hygiénique des piscines y est développée, ainsi que les notions indispensables pour le bon choix d\u2019une baignade.On voit l'intérêt des questions soulevées.Elles donnent à l\u2019ouvrage une audience dépassant largement le cadre des services d\u2019hygiène des villes et collectivités (laboratoires, dispensaires, etc.), et celui des spécialistes des maladies infectieuses.Ce sont tous les médecins qui tireront profit de cette lecture.Comme le souligne dans sa préface le Professeur Mollaret, les acquisitions en matière d\u2019épidémiologie ne sont pas continues; «tout au contraire c\u2019est la discontinuité, la contradiction, voire le recul qui symbolisent fidèlement le déroulement successif de la pensée médicale en ce domaine».+ aol À ) ay us 4 _ 870 REVUE DES LIVRES En fixant les conclusions qui peuvent être tirées d\u2019une période de «mouvement », les Auteurs rendent un précieux service à leurs confrères et aux organismes chargés de la sauvegarde de la Santé Publique.Divisions de l\u2019ouvrage Préface.\u2014 Introduction.\u2014 Les infections typhopa- ratyphoïdiques.\u2014 La poliomyélite antérieure aiguë.\u2014 La scarlatine.\u2014 La diphtérie.\u2014 La rougeole.\u2014 La méningite cérébro-spinale.\u2014 Influence des phénomènes d\u2019auto-épuration biologique (microbiopha- gie, microbiolyse) sur les maladies transmissibles par voie rhino-pharyngée.\u2014 Toxi-infections alimentaires.\u2014 Péril infectieux et natation.\u2014 La variole.\u2014 Le typhus exanthématique.\u2014 Conclusions.A.TZANCK, M.DEROT, J.-J.BERNIER, M.BESSIS, ].DAUSSET, M.LEGRAIN, P.MILLIEZ, L.MOREAU, P.PIGNARD et P.TANRET.\u2014 Traitement des néphrites aiguës anuriques par les méthodes d'épuration extra-rénale.Un vol.de 176 pages, 9 figures, 5 tableaux.(1200 fr.) \u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris 1952.Depuis toujours la thérapeutique des anuries a oscillé entre deux pôles: la recherche des moyens visant à accélérer la reprise de la diurèse, et la recherche de moyens permettant à l\u2019organisme de survivre sans émonctoire rénale.La découverte des antibiotiques et des médicaments antitoxiques nouveaux a fait faire un pas décisif aux recherches du premier ordre; mais elle a aussi mis en pleine lumière un fait que les anciennes observations lais- salent pressentir : sous l\u2019influence d\u2019une agression infectieuse ou toxqiue, le rein subit en très peu de temps de profondes lésions, dont la réparation exige un délai de 12 à 15 jours.Les thérapeutiques étiologiques, loin de rendre sans objet les recherches visant à prolonger la survie de l\u2019organisme anurique, ont, au contraire, conféré une importance accrue à ce que l\u2019on appelle l\u2019épuration extra-rénale.Les moyens thérapeutiques que l\u2019on groupe sous ce nom sont essentiellement l\u2019exsanguino- transfusion, la dialyse péritonéale, l\u2019'hémodialyse ou rein artificiel, la dialyse intestinale.Si ces différentes méthodes sont historiquement déjà anciennes, elles n\u2019ont été minutieu- L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 sement réglées que récemment, et ont alors permis d\u2019obtenir des cas de guérison indiseu- tables.Leur mise au point a été due à des interférences entre les recherches néphrolo- giques et les recherches concernant les autres disciplines médicales : une meilleure connaissance des groupes sanguins a permis seule l\u2019exsanguino-transfusion; les découvertes successives de l\u2019héparine, des antibiotiques et des matières plastiques bien tolérées par l\u2019organisme ont permis la mise au point de la dialyse péritonéale et de l\u2019hémodialyse.Cette monographie expose les conceptions actuelles de la médecine française sur l\u2019utilisation de ces divers procédés dans le traitement des néphrites anuriques.Elle en précise les bases, les indications, la technique, en s\u2019appuyant sur l\u2019expérience clinique et la compétence des Auteurs qui ont longuement étudié et maintes fois appliqué les méthodes dont ils parlent.Ils concluent que l\u2019exsanguino-tranfusion et la dialyse péritonéale semblent à ce jour les méthodes d\u2019épuration extra-rénale les plus simples et les plus efficaces.Ces méthodes doivent être limitées à une indication très précise : la néphrite anurique aiguë grave.Cette affection, autrefois presque toujours mortelle, guérit désormais dans 60 p.100 des cas.Les Auteurs soulignent enfin que ces méthodes ne doivent être utilisées qu\u2019à bon escient.Elles ne peuvent porter leur fruit que si elles sont associées à un traitement médical ininutieusement réglé.Divisions de l\u2019ouvrage Introduction.\u2014 1.L\u2019exsanguino-transfusion : bases théoriques du traitement des intoxications et des néphrites aiguës par les exsanguino-transfusions.Technique de l\u2019exsanguino-transfusion.Conduite du traitement des néphrites aiguës anuriques par les exsan- guino-transfusions.\u2014 2.La dialyse péritonéale: bases théoriques de la dialyse péritonéale.Technique de la dialyse péritonéale.Conduite du traitement des néphrites aiguës anuriques par la dialyse péritonéale.\u2014 3.Le traitement médical des néphrites anuriques.\u2014 4.Les méthodes à l\u2019étude: Rein artificiel et dialyse intestinale.\u2014 5.Etude statistique et comparative du traitement des néphrites aiguës anuriques par les exsanguino-transfusions et la dialyse péritonéale. A hy se Fars Wi = = i ry : I SS É Er 7 3 5 i i a Sai % FA 4 7 LEE x % A 7: in ; se tas vtt 2 x Fe: ui L' ob ese.JOYEUX bo Cu ILE ps 5 + 22 awe qu as > ét £8 re = A) 4 £3 (is PY # fs ir te.iA vl A a 58 er x ur ça AA 1 he toa a M fe eli I KC dresse ry À 5 2 RA ul A Te) LI 1 lel) Ly L'obèse toutef Ss fi e pa $,} 5 pl 4 iv?Te bid i Re of i 1H À hé UE = + vi OU æ \u201c4 £ #2 ahi Rx 5 nt amaigrissant RS A tamin tr 3 Avantages de Gianf 4 la d tion tit rc ni nn RS Ti , it An a 2 JR: Vs mn a > él xh 2 iA er js 3K ae re # és al) 1 sit 4 2 avi ts) Us nT) art A CS : i?wi 5 + d-Am hétamine mg.= x A en 5 m.Cok Extr Te 4 5 duction d ë po ds sans r Sir = (35 +8 Ex ie es ass < ; RO sû 3 Mode d loi: a IAS dé pi S 4 jour pendan ou A 0 J A vo a 3 à TT a A Lu Le Lu [| durs additionnels.Repos d J jours a 1 Te cida le] Cd LUN i ! anses = bh | IR Cie 5 LTEE MONTREAL 18 DRU 6 \\ OT wn EME ia tie &72 REVUE DES H.BOUR et G.SIEURIN.\u2014 Vade-mecum du médecin du travail.Préface du prof.P.Mazel; conclusions du Dr R.Barthe.Un volume de 288 pages.(1100 fr.) \u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1951.Parmi les réalisations médico-sociales récentes, la médecine du travail est l\u2019une de celles dont les résultats paraissent les plus féconds.En reconsidérant les liens qui unissent l\u2019économique et le social, elle protège l\u2019homme et sert ainsi la production.La doctrine en est maintenant bien établie dans l\u2019idéal car ses principes sont fixes et ont pour but l\u2019organisation humaine du travail.Cette organisation repose sur des bases précises : l\u2019adaptation du travail à l\u2019homme, le dépistage et la prophylaxie des maladies, et la surveillance des jeunes.Ainsi se trouve réalisée la protection de l\u2019homme sur le plan physique, technique et psychique.L'application doit tendre vers cet idéal et ceci exige que les médecins des entreprises accomplissent correctement les tâches multiples et diverses qui leur incombent et dont l\u2019exécution nécessite des connaissances spéciales.C\u2019est pour faciliter aux médecins du travail l\u2019exercice de leur fonction et leur permettre de triompher des difficultés qu\u2019ils peuvent rencontrer, que MM.Bour et Sieurin ont écrit le Vade Mecum qu\u2019ils nous présentent au- jourd\u2019hui.Modeste par son titre mais riche par son contenu, ce livre, comme le dit le Professeur Mazel dans la préface, est le fruit d\u2019une double et précieuse expérience à laquelle s\u2019est jointe celle d\u2019une équipe de collaborateurs particulièrement qualifiés groupant des médecins et des non médecins : employeurs, cadres, ouvriers.Ce guide, essentiellement pratique, dont la rédaction est aussi claire que concise, ne contient que le strict nécessaire des données scientifiques et des dispositions légales.La fonction du médecin est envisagée sous ses multiples aspects depuis son arrivée dans la collectivité de travailleurs dont il a la responsabilité.L\u2019aménagement du service mé- L\u2019Union Méd.Canada LIVRES a.Tome 81 \u2014 juillet 1952 dical est examiné dans tous ses détails, avec ses locaux, son matériel et son personnel ; la technique des actes médicaux que le médecin doit effectuer dans son cabinet est précisée ainsi que son comportement dans les visites d\u2019ateliers qui sont destinées à étudier la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles.Dans les derniers chapitres de l\u2019ouvrage sont examinées les liaisons du service médical à l\u2019intérieur et à l\u2019extérieur de l\u2019entreprise, les tâches adjuvantes extra-médicales l\u2019alimentation, le sport, et les moyens matériels (modèles de dossiers, de fiches, de graphiques et d\u2019emplois du temps) qui permettent de réaliser les divers actes médicaux.Enfin, en manière de conclusion, le Dr.Barthe, à la lumière de l\u2019expérience que lui ont apportée ses nombreuses années de pratique professionnelle, envisage les problèmes se référant à la déontologie du médecin du travail, ses droits, ses devoirs, ses responsabilités.Ce livre rendra les plus grands services au praticien qui débute dans sa fonction de médecin d\u2019entreprise, aussi bien qu\u2019à celui qui y a déjà acquis de lexpérience.Il n\u2019intéressera pas moins l'ingénieur, l\u2019architedte, l\u2019assistante sociale, les membres des Comités d\u2019entreprise et tous ceux qui ont conscience de limportance des problèmes humains du travail.Divisions de l\u2019ouvrage Il.L'arrivée du médecin à l\u2019usine.\u2014 II.Forger les moyens de travail du médecin.Aménagement d\u2019un service médical.F'tablissement des premiers secours.Mise en train des études de postes.Constitution des documents.\u2014 III.Le médecin dans son cabinet: connaissance des hommes.Visite d\u2019embauche.Examens systématiques.Examens occasionnels.Examens complémentaires.Prophylaxie des fléaux sociaux.\u2014 IV.Le médecin à l\u2019atelier: connaissance du milieu.Visites d\u2019ateliers.Etude des postes de travail.Etude biologique d\u2019un poste de travail.Conclusions.\u2014 V.Surveillance et prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles.\u2014 VI.Les liaisons du service médical, à l\u2019intérieur et à l\u2019extérieur de l\u2019entreprise.\u2014 VII.Tâches adjuvantes extra-médicales.Jusqu\u2019où doit aller l\u2019action du médecin d\u2019entreprise ? > NOUVEAU f SUCCEDANE DE LA VOLONTE POUR MAINTENIR LES OBESES re SUR UN RÉGIME NÉCESSAIREMENT FAIBLE EN CALORIES, a dans le brailement de l'obésile OBOCELL diminue à la fois la faim et l'appétit.>, $ I AR Age ne OBOCELL fait que le patient suit son régime.plus longtemps! OBOCELL supprime la sensation de vide et fait disparaitre le désir de manger en remplissant les intestins.Chaque comprimé Obocell contient: Méthylcellulose -.-.\u2014.- 150 me.Phosphate de dextro-amphétamine 5 mg.ADMINISTRATION: De trois à six comprimés par jour, de préférence 30 minutes avant les repas.PRÉSENTATION: Flacons de 50, 100 et 500 comprimés.Echantillon et littérature sur demande.Préparé par IRWIN NEISLER & CO.\u2014 Decatur, Illinois.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON INC.2027, COLLEGE McGILL, MONTREAL 874 : REVUE DES LIVRES L\u2019alimentation des travailleurs.Le sport chez les jeunes.Le rôle social du médecin d\u2019entreprise.Rôle éducatif du médecin du travail.\u2014 VIII.Organisation des tâches.Le dossier médical.Registres et cahiers.Statistiques et graphiques.Programmes et horaires.\u2014 Conclusions (Dr R.Barthe): Déontologie dans Ja Médecine du Travail.Droits et Devoir.Secret professionnel.Responsabilité.\u2014 Annexes.\u2014 Liste des textes officiels intéressant la médecine du travail.Docteur Walter MICHEL.\u2014 La respiration volontaire.Un volume de 237 pages, 11 figures.1,000 francs.\u2014 Librairie Maloine, édit, Paris, 1951.La respiration pulmonaire est, en soi, un acte involontaire.Il est cependant connu que cette fonction a été soumise systématiquement à l\u2019intervention de la volonté.En Orient parti- eulièrement, la respiration volontaire est pratiquée.Elle est enseignée comme un moyen de prévenir et de guérir certaines affections somatiques et psychosomatiques.«Cette méthode n\u2019avait pas, jusqu'ici, d\u2019autres bases que la tradition.Les résultats en étaient empiriques.Le Docteur Walter Michel, ancien assistant à l\u2019hôpital universitaire de Genève, a fait de longues et patientes recherches sur les bases physiologiques de ces pratiques.Il met ainsi à la disposition de ses confrères une arme nouvelle dont les résultats thérapeutiques sont incalculables.D\u2019autres méthodes thérapeutiques ont subi une évolution semblable à la spirologie.La diététique aussi est devenue une science après avoir été pendant des siècles, le fief des cuisinières.Le massage, la gymnastique, la climatothérapie, l\u2019hydrothérapie par exemple ont dû attendre fort longtemps jusqu\u2019à ce que la médecine sportive, la phtisiologie, la balnéo- logie, la climatologie leur fournissent une base scientifique qui permette d\u2019en contrôler l\u2019emploi.La Respiration Volontaire du Docteur Michel constitue une base qui donnera l\u2019essor à de nouvelles recherches.De même que nous savons maintenant comment et pourquoi il faut boire et manger, on saura désormais comment et pourquoi il faut respirer.L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 Table des matières Introduction.\u2014 La respiration volontaire.\u2014 La respiration pulmonaire.\u2014 La respiration des tissus.\u2014 Les effets de la respiration.\u2014 Le rein considéré comme un organe de la respiration.\u2014 Respiration et glande thyroïde.\u2014 Respiration et digestion.\u2014 Respiration et nutrition.\u2014 La respiration et les graisses.\u2014 La respiration et les hydrates de carbone.\u2014 Action de la respiration sur d\u2019autres glandes à sécrétion interne.\u2014 Respiration et vitamines.\u2014 La respiration et la maladie.\u2014 Respiration et maladies infectieuses.\u2014 Applications.P.de GRACIANSKY, médecin de l'hôpital Saint-Louis, et S.BOULLE, médecin assistant de l'hôp.Saint-Louis.\u2014 Atlas de dermatologie.\u2014 En couleurs.320 planches en couleurs, publiées en 20 fascicules.Nouveau procédé d'impression.\u2014 Librairie Maloine S.A., édit., Paris, 1951.Pour la première fois dans l\u2019édition médicale, la Librairie Maloine publie, sous la direction de Messieurs de Graciansky et Boulle, Médecin et Assistant de l\u2019Hôpital Saint-Louis, un Atlas de Dermatologie en couleurs, dont les planches, grâce à un nouveau procédé d\u2019impression sont les reproductions en couleurs les plus fidèles obtenues jusqu\u2019à présent des différentes dermatoses.Cet Atlas en cours de publication sera présenté dans 5 reliures à feuillets mobiles et comprendra 320 planches, de 21 em x 27 cm en 20 fascicules publiés à raison d\u2019un exemplaire tous les 3 mois.Toutes ces planches ont été prises d\u2019après nature pour éviter les risques de reproduction inexacte que pourrait donner un moulage.En regard des planches, un bref commentaire décrit l\u2019éruption reproduite.Un texte détaillé, sur feuillets intercalaires, étudie la dermatose dans son ensemble, et envisage à la lumière des plus récents travaux français et étrangers, la clinique, le diagnostic et le traitement de chaque affection.La reproduction, dans le corps du texte de quelques coupes histologiques caractéristiques complète la documentation du véritable Traité de dermatologie que réalise cet Atlas. ES di N° Tg |; \u201ci Ÿ 2 v < 4 8) \u2019 etd oY + © & Ra & «+ © & C Om Pon SN » A 6 19 4 PYRIBENZAMINE \\ COMPRIME PRIME \u2018A ACTION RETARDEE - 24 heures de sou ageme 1 Ll ans | H & fièvre.des 1 pass saisonnière ca \u2014_ ro tes isonnières 24 heures La PYRIBENZAMINE contrôl par jour, ce qui permet aux malades de jouir un som meil réparateur.Ce soulagement ininterrompu s obtient en prenan n Comprimé rainé et va : Com primé £4 2 Q action retardée\u201d après le déjeuns et après le repas du soir.Les Comprimés \u2018 action retardée Zt?sont spécialement enrobés pour \u2014 iba | SMARQUE DÉPOSÉE différer l'absorption du médicament jusqu'à ce que | le Comprimé rainé ait exercé son plein effet il 876 Le dermatologiste et le médecin praticien trouveront à la fois une reproduction des éruptions courantes et des dermatoses plus rares, qu\u2019ils n\u2019auront peut-être pas eu l\u2019occasion de rencontrer encore et pour lesquelles les images de l\u2019Atlas sont une base de référence.Cet ouvrage est donc pour le praticien un véritable instrument de travail qui sera consulté avec profit quotidiennement étant donné la grande diffusion des maladies de la peau.Les deux premiers fascicules de 16 planches, déjà parus, sont actuellement en souscription avec les 2 fascicules suivants.Avec l\u2019envoi de ces 2 premiers fascicules, les souscripteurs recevront une très belle reliure à feuillets mobiles, qui leur permettra de classer les planches dans un ordre donné au fur et à mesure de leur parution.Table des matières Fascicule I Les Acnés (2 planches) Erythème polymorphe (1 planche) Les Erythrodermies (1 planche) Fibro-sarcome de la peau (1 planche) Glossite exfoliatrice marginée (1 planche) Granulosis rubra nasi (1 planche) Lichen plan (5 planches) Lupus Erythémateux disséminé aigu (2 planches) Les nodosités des trayeurs (1 planche) Les Parapsoriasis (1 planche) Sclérodermie (1 planche).Fascicule II Chancre mou (1 planche) Dermatomyosite (1 planche) Poïkilodermatomyosite (2 planches) Erythroplasie (3 photos en 2 planches) Herpès (1 planche).Lèpre (3 planches) Lichen scléreux \u2014 Lichen plan annulaire (p photos en 1 planche) Lupus érythémateux chronique (2 planches) Maladie de Darier (2 planches) Maladie de Paget du sein (1 planche) Pityriasis versicolor (1 planche).Fascicule ITI Chancre mou (1 planche) Elaïokoniose folliculaire (1 planche) .Epithéliomas cutanés (8 photos en 5 planches) Langue noire pileuse (1 planche) Tèpre (1 planche) Lupus érvthémateux chronique (1 planche) REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 Maladie de Pick-Herocheiner (3 photos en 2 planches) Pellagre (2 planches) Syndrome de Gougerot-Sjôgren (1 planche) Radiodermite (1 planche).Fascicule IV Syphilis (16 planches).Jean ROUSSEL, ancien interne des Hôpitaux, ancien chef de clinique à la Faculté de Médecine de Nancy.\u2014 L'estomac en cascade.Préface du prof.P.Kissel.Un vol.de 136 pages, avec 60 radiographies et schémas.1.000 fr.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1951.L'auteur analyse les mécanismes divers pouvant provoquer la déformation caractéristique en cascade de l\u2019estomac.Il explique comment les actions des diverses pathogénies peuvent modifier l\u2019image radiologique et réaliser le syndrome pathologique maximum.Il envisage d\u2019autre part dans quelles conditions le diagnostic radiologique peut être précisé par les méthodes nouvelles pharmacodynamiques.Pénétrant ainsi dans un domaine nouveau de l\u2019interprétation des images, l\u2019auteur penche vers une étiologie organo-spasmodique en faisant jouer un rôle reflectogène à des foyers discrets de périgastrite siégeant sur les faces de l\u2019estomac.Il semble que les constatations chirurgicales mettent souvent en évidence la présence de foyers réduits de périviscérite dont la finesse contraste avec l'intensité des images radiologiques.C\u2019est alors qu\u2019intervient le facteur spasmodique.L\u2019auteur remarque que les plicatures gastriques s\u2019accompagnent tout naturellement d\u2019une légère torsion des segments intéressés et fait rentrer dans un vaste cadre les formes mal classées de volvulus segmentaires et chroniques.Cette simplification séduisante de ces affections permet de mieux en comprendre l\u2019évolution clinique, dont le pronostic est en général bénin.Les radiographies nombreuses de sept observations personnelles illustrent les mécanismes pathogéniques à l\u2019aide de schémas en deux couleurs basés sur des considérations géométriques segmentaires.Le traitement est seulemnt esquissé car il ne L'Union Méd.Canada XLVI Tome 81 \u2014 juillet 1952 \"ot SN] AA OK Fr CONTI ST PSR 5 NN Pour l\u2019usage quotidien, le Veratrite est un agent hypotenseur recommandable et dépourvu de réactions secondaires fâcheuses.II peut procurer une amélioration de la circulation, un abaissement progressif de la tension artérielle et une sensation de bien-être accru sans exiger un horaire compliqué ou un ajustement quotidien de sa posologie.Son prix économique, facteur important dans un traitement de longue haleine, milite en faveur du Veratrite comme médicament d'entretien de la plupart des malades hypertendus.LITTÉRATURE ET ÉCHANTILLONS ENVOYÉS AUX MÉDECINS SUR DEMANDE.Chaque tabule de VERATRITE contient: Veratrum viride 3 UNITÉS CRAW* Nitrite de sodium .1 grain Phénobarbital .Va grain Dose initiale: 2 tabules 3 f.p.i.aprés les repas.*Standardisé biologiquement du point de vue toxicité par l'épreuve Craw sur la daphnia magna.Manufacturé par IRWIN, NEISLER & COMPANY, DECATUR, ILLINOIS, U.S.A.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON.INC.- - 2027, Avenue du College McGill, Montréal &78 saurait rentrer dans un travail a allure essentiellement radiologique.Toutefois l\u2019auteur rappelle et discute les résultats de la chirurgie du sympathique et de la chirurgie de la périgas- frite.La bibliographie fait mention des quelques rares études faites sur la question et rappelle les noms des auteurs qui se sont occupés des sujets utiles à la rédaction de cette monographie, qui intéressera au premier chez les gas- tro-entérologues et les électroradiologistes.La préparation des radios et des schémas (en noir et rouge) a été particulièrement soignée.Divisions de l'ouvrage Préface.\u2014 Avant-propos.\u2014 Introduction.\u2014 Historique.\u2014 Pathogénie.\u2014 Aperçu clinique.\u2014 Observations.\u2014 Etude radiologique.\u2014 Diagnostie.\u2014 Traitement.\u2014 Bibliographie.Jean DUHAMEL.\u2014 Gastrites et antihistaminiques de synthèse \u2014 Etude clinique, endoscopique et expérimentale.\u2014 Préface du prof.Pasteur Vallery-Radot.Un vol.de 96 pages.500 fr.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1951.L'auteur s\u2019est attaché à l\u2019étude d\u2019une affection dont le diagnostic ne peut pratiquement être posé avec certitude que grâce à la gastroscopie.Les gastrites chroniques sont des affections dont l\u2019étiologie, la physiopathologie, les rapports avec la maladie ulcéreuse et les différentes maladies sanguines, carentielles et métaboliques, soulèvent de passionnants problèmes, et il apparaît que l\u2019estomac se comporte dans l\u2019économie comme un organe à fonctions multiples et complexes.L\u2019action souvent remarquable des antihistaminiques dans une affection difficile à traiter comme les gastrites chroniques, présente non seulement un intérêt thérapeutique, mais jette une certaine lumière sur la nature de ces affections.L\u2019auteur analyse vingt-cinq observations de gastrites toutes contrôlées par gastroscopie, et dans lesquelles, après échec des thérapeutiques nouvelles, les antihistaminiques se sont mon- REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 trés efficaces.Il montre quelles sont les formes de gastrite où la médication antihistaminique est indiquée, et analyse les modalités partieu- lières d\u2019action de la drogue.Les gastrites sensibles aux antihistaminiques de synthèse ne sont apparemment pas des gastrites allergiques, mais des gastrites chroniques d'étiologie souvent mal connue.Une partie importante de l\u2019ouvrage est consacrée à l\u2019étude des gastrites expérimentales et, en particulier, au phénomène d\u2019Arthus gastrique.Ce phénomène, que les auteurs américains distinguent de l\u2019anaphylaxie expérimentale, et qu\u2019ils considèrent comme un phénomène inflammatoire banal dû au conflit antigène-anti- corps, a été réalisé sur l\u2019estomac du cobaye grâce à la méthode quantitative préconisée par Kabat.Un traitement préventif par le 3277 R P inhibe totalement le phénomène.Signalons enfin une bibliographie très complète concernant les gastrites allergiques et les gastrites expérimentales.Div:sions de l'ouvrage Introduction.\u2014 Place nosographique et étude sommaire du syndrome de gastrite.\u2014 Etude des observations de gastrites humaines sensibles à l\u2019action des antihistaminiques de synthèse.\u2014 Etude statistique et comparée des observations.\u2014 Action pharmacodynamique des antihistaminiques de synthèse dans les gastrites.\u2014 Etudes expérimentales.\u2014 Phénomène d\u2019Arthus.\u2014 Conclusion.\u2014 Bibliographie.R.de GRAILLY et Henry LEGER.\u2014 Les tumeurs articulaires malignes.Un vol.de 118 pages, avec 7 planches hors texte.600 francs.\u2014 Masson et Cie, é&dit., Paris, 1951.Devant l\u2019extrême diversité des faits et des conceptions exposées dans les publications consacrées à la question, les Auteurs ont voulu reprendre, en un travail d\u2019ensemble, l\u2019étude des tumeurs articulaires malignes, et en tracer un aperçu synthétique.Leur travail, qui s\u2019appuie en outre sur de récentes statistiques et sur plusieurs cas personnels, représente donc le terme de travaux remontant à 20 ans, dont les étapes ont abouti à la connaissance détaillée du milieu synovial, des tumeurs articulaires L'ANTIAGIDE ORIGINAL Fourni en bouteilles de 16 onces, 80 onces et en gallons.Aussi sous forme de poudre.DILAXOL E.B.S.Each fluid ounce contains: Bismuth Subsalicylate - 4 gre.Diastase - _ - - 1 gr- Magnesium Trisilicate, Carbonate and Hydrexide combined 75 875 Dose\u2014One to two teaspoonfuls.Antacid-Digestive-Laxative F Indicated in Dyspepsia, Duodenitis: latulence, Hyperacidity, Nausea gomiting of Pregnancy and other astro-Intestinal Disorders.Control Keep in a Cool Place SHAKE WELL D'UN LITTORAL A L'AUTRE LEWORTH CHEMICAL CO.LTD., TORONTO, CANADA UNE COMPAGNIE ENTIEREMENT CANADIENNE.DEPUIS 1879 Représentants: M.Gaudias Lamontagne, 2317 Regent Ave., N.D.G., Montréal, P.Q.M.J.-A.Le Febvre, 4995 Hampton Ave., N.D.G., Montréal, P.Q.M.J.-L.Vallerand, 23, rue de l'Eglise, Québec, P.Q.M.P.-E.Thibaudeau, 2425, boul.Girouard, Saint-Hyacinthe, P.Q.Maurice Quesnel, 917 est, boul.Saint-Joseph \u2014 apt 3, Montréal. 880 REVUE DES LIVRES bénignes, enfin des tumeurs malignes.Il convient de citer, dans cette longue suite de publications, celles que fit l\u2019un des Auteurs sur le milieu synovial et les tumeurs articulaires malignes, et dont la présente étude constitue la suite et en quelque sorte la conclusion.Ce sont les tumeurs primitives des articulations, c\u2019est-à-dire celles qui naissent des différents tissus de la jointure, qui retiennent l\u2019attention des Auteurs, et font l\u2019objet principal de cette monographie.Un historique développé montre d\u2019abord combien il a été difficile d\u2019assigner à ces tumeurs leur véritable origine.C\u2019est l\u2019occasion pour les Auteurs de rappeler un certain nombre d\u2019observations particulièrement instructives, d\u2019en discuter la valeur, de confronter les différentes conceptions qui ont été émises, et de montrer comment s\u2019est peu à peu dégagée et précisée la notion de sarcome synovial actuellement admise.Suit une étude clinique.Les Auteurs insistent sur le diagnostic histologique et différentiel, les critères de malignité et le pronostic.Ils discutent ensuite les indications de la biopsie et des thérapeutiques à la lumière des derniers cas publiés.Un chapitre particulier est consacré aux tumeurs métastatiques, ainsi qu\u2019aux tumeurs développées aux dépens de l\u2019os et des parties molles avoisinantes, se propageant secondairement à l\u2019articulation.Divisions de l\u2019ouvrage Généralités \u2014 Historique.\u2014 Conditions étiologiques d\u2019apparition des tumeuars articulaires malignes.\u2014 Symptomatologie.\u2014 Anatomie parthologi- que macroscopique.\u2014 Anatomie pathologique m1- croscopique.\u2014 Diagnostic.Traitement.Pronostic.Tumeurs articulaires malignes de propagation.Tumeurs métastatiques articulaires malignes.Pierre KISSEL et Georges ARNOULD.\u2014 Les maladies à virus lymphotrope \u2014 (Lymphocytose infectieuse aiguë, rubéole, mononucléose infectieuse, hépatite épidémique).\u2014 Leurs manifestations nerveuses.Un vol.de 238 pages.1,250 francs.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1951.Les Auteurs se sont proposé, dans ce livre, de faire un exposé général des « maladies à L\u2019Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 virus lymphotrope ».Cette étude est entièrement nouvelle.Si de nombreuses publications ont déjà traité, séparément, de la lymphocytose infectieuse aiguë, de la rubéole, de la mononucléose infectieuse, de l\u2019hépatite épidémique, la question, jusqu\u2019ici, n\u2019a jamais été exposée dans son ensemble.Et pourtant, le rapprochement de ces quatre maladies conduit à une meilleure compréhension de chacune d\u2019elles, et ouvre des hori- Zons.Lymphocytose infectieuse aiguë, rubéole, mononucléose infectieuse, hépatite épidémique ont été réunies en un groupe par les hématologistes, en raison de l\u2019affinité commune, et très particulière, de ces quatre maladies pour les tissus et organes lymphoïdes de l\u2019organisme.Les Auteurs se sont proposé de justifier ce groupement par un faisceau d\u2019arguments tirés des analogies virologiques, épidémiologiques et surtout cliniques de ces affections.En leur qualité de neurologistes, ils se sont plus particulièrement attachés à l\u2019étude des manifestations neurologiques et les ont décrites, successivement, pour la lymphocytose infectieuse aiguë, la rubéole, la mononucléose infectieuse et l\u2019hépatite épidémique.Ils ont exposé, ensuite, les problèmes difficiles de diagnostic et de pathogénie que posent ces localisations nerveuses.Des considérations nosologiques terminent l\u2019ouvrage; élargissant l'horizon, P.Kissel et G.Arnould étudient les confins du groupe des infections à virus lymphotrope et ses relations, encore imprécises, avec d\u2019autres maladies, telles que la chorio-méningite lymphocytaire, les oreillons, la poliomyélite, la pneumonie atypique à Virus.Cette étude d\u2019ensemble des « maladies à virus lymphotrope » intéressera, nous en sommes sûrs, et fera réfléchir.C\u2019est que les Auteurs, comme le dit le Professeur de Lavergne, dans la Préface, ont réussi à exposer nos connaissances sur les viroses, à traiter hématologie, neurologie et clinique sans oublier qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un tout; et jamais leur documentation, pourtant complète, ne nuit à la clarté et à la vivacité de leur exposé. L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 NOUVEAU extrait total de coear REOSEN MB OPOTHERAPIE SPECIFIQUE AVEC DES EXTRAITS DE COEUR TOTAL #i insuffisances coronaires pour le traitement des infarctus du myocarde arythmies organiques ou toxiques Les recherches expérimentales effectuées sur l'animal avec l'extrait total de cœur Roesen, montrent une augmentation de la capacité de travail du cœur et une amélioration de l\u2019irrigation coronaire.Travaux de : A.Hammerli-Mislin, H.\u2014 Blomer, et H.Schimert, G.\u2014 Stern, P.\u2014 Kung, H.L., etc.Led fnavaux cliniques confirment les résultats expérimentaux et font la preuve de l\u2019action du ROESEN : dans les insuffisances coronaires, les infarctus du myocarde, les arythmies organiques ou toxiques.Travaux de : Greif, S., et Hofler, |.\u2014 Suryon, H.Saracoglu, K., etc.Posologie et mode d\u2019emploi : Voir littérature.Préparé par les LABORATOIRES ROBAPHARM, Bâle, Suisse Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC, 2027, McGill College, Montréal, P.Q.Echantillon et littérature envoyés aux médecins sur demande.PRÉSENTATION : Ampoules : boîte de 6 et 30 ampoules.Dragées : flacons de 30 et 150 dragées. 582 REVUE DES LIVRES Maurice AUBRY et Charles FREIDEL.\u2014 Chirurg iede la face et de la région maxil- lo-ftaciale.\u2014 2ème édition entièrement refondue.Un vol.de 880 pages, avec 710 figures.6.000 francs.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1951.La première édition de ce véritable traité parut en 1940.Il est inutile par conséquent de souligner ce que cette seconde édition, entièrement refondue, apporte de nouveau, particulièrement en ce qui concerne la chirurgie réparatrice des blessés de la face.Depuis cette époque, l\u2019un des Auteurs a été associé aux travaux du Docteur Virenque dans son Centre de Chirurgie maxillo-faciale des « Blessés de la Face ».La chirurgie de la face est située à la frontière de plusieurs spécialités.Le chirurgien qui veut s\u2019y consacrer et s\u2019y spécialiser, mais aussi le chirurgien général de province qui est obli- oatoirement appelé à faire de la chirurgie réparatrice des blessés de la rue, se doivent donc de rassembler un ensemble de connaissances qu\u2019aucun enseignement systématique, il faui le reconnaître, ne dispense en France actuellement.: Il y faut d\u2019abord, il va sans dire, une solide base chirurgicale générale \u2014 celle que dispense parfaitement l\u2019Internat des Hôpitaux.Le spécialiste en chirurgie faciale doit être aussi un excellent rhinologiste; le nez, centre et avant-garde de la face, est très souvent lésé 'ar le traumatisme.D\u2019excellentes connaissances stomatologiques sont également requises, car les fractures des maxillaires sont fréquentes; il convient de travailler en liaison étroite avec le prothésiste, et de lui donner des indications très précises sur les appareils, provisoires ou définitifs, à établir.Des notions d\u2019ophtalmologie sont également utiles pour la restauration des lésions péri- orbitaires.Enfin, des connaissances radiologiques, des notions de biologie et de physiologie sont également nécessaires pour la «greffe » des tissus.L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 Toutes ces connaissances demandent donc à être groupées et la chirurgie de la face doit devenir une chirurgie régionale.C\u2019est ce regroupement que présente le traité des Docteurs Aubry et Freidel, mis à jour, en cette nouvelle édition, de toutes les nouveautés dont ces spécialités ont bénéficié durant dix années particulièrement riches en progrès.Divisions de l'ouvrage 1.\u2014 Généralités sur la chirurgie de la face (50 pages).Les limites de la chirurgie faciale.Particularités techniques de la chirurgie faciale.Autoplasties faciales.Greffes de tissus mous autres que la peau.Greffes osseuses et cartilagineuses.Implants.IT.\u2014 Chirurgie de l\u2019étage moyen ou mazillo-nasal (258 pages).1.Les ma'formations.2.Fractures du nez.3.Frac tures du maxillaire supérieur.4, Kystes du maxillaire supérieur.\u2019.Dents incluses du maxillaire supérieur.6.Résection apicale.7.Ostéites du maxillaire supérieur.8.Les sinusites.9.Tumeurs du maxillaire.10.Lésions des téguments de la face.11.Lésions inflammatoires du tissu cellulaire péri-maxillaire.12.Lésions du tissu lymphatique.13.Lésons des nerfs de la face.14.Actinomycose maxillo-faciale.15.Lupus.16.Tumeurs de la face.III.\u2014 Chirurgie de l\u2019étage inférieur ou mandibulaire (293 pages).1.Malformations du maxillaire inférieur.2.Fractures du maxillaire inférieur.3.Kystes du maxillaire inférieur.4.Dents incluses.5.Ost.ites du maxillaire inférieur.6.Tumeurs du maxillaire inférieur.7.Lésions inflammatoires du tissu cellulaire péri-mandi- bulaire.8.Lésion du tissu lymphatique.Adénites cervicales.9.Lésions des glandes salivaires.10.Tumeurs latéro-pharyngées.11.Généralités sur les lésions de l\u2019articulation temporo-maxillaire.12.Arthrites temporo-maxillaires suppurées.13.Constriction et ankyloses des mâchoires.14.Luxation de l\u2019articulation temporo-maxillaire.IV.\u2014 Chirurgie de l'étage intermédiaire ou buccal (84 pages).1.Malformations des lèvres et du palais, par J.Récamier.2.Lésions inf'ammatoires.3.Syphilis vélo- palatine.4.Lésions buccales dans les affections sanguines.5.Noma.6.Tumeurs des lèvres.7.Tumeurs du voile du palais.8.Tumeurs bénignes du plancher de la bouche.9.Tumeurs malignes du plancher.10.Malformations de la langue.11.Lésions inflammatoires de la langue.12.Ulcérations non cancéreuses de la langue.13.Tumeurs de la langue.TE SUSPENSION La CREMOSUXIDINE est une suspension, douce et délicieusement aromatisée au chocolat, de SULFASUXIDINE\u2014l\u2019agent bactériostatique intestinal pratiquement atoxique\u2014avec kaolin (comme détoxicant) et pectine, pour le traitement des diarrhées infectieuses et non spécifiques.Comme la SULFASUXIDINE demeure dans l'intestin à une concentration élevée et n\u2019est que très peu absorbée, la CREMOSUXIDINE constitue une thérapeutique rationnelle et efficace de la diarrhée, même chez les enfants et les nourrissons.En flacons SPASAVER de 16 onces fluide.Sharp & Dohme (Canada) Ltd., Toronto 13, Ontario.2561 Jon! - Ig oUIO], BpeuB,) PIN UOTU) T XTIX 884 REVUE DES LIVRES V.\u2014 Chirurgie restauratrice (171 pages).1.Généralités sur la chirurgie restauratrice.2.Lésions labio-buccales et péri-buccales.3.Lésions traumatiques de l\u2019étage moyen.4.Lésions de l\u2019étage inférieur.Lésions mandibulaires.5.Lésions mixtes des étages moyen et inférieur.Index alphabétique des matières.R.M.DE RIRBET, prof.d'Anatomie à la F.de Médecine d'Alger.\u2014 Anatomie schématique de l'appareil nerveux \u2014 les nerfs craniens.Un vol.de 568 pages, avec 271 figures dans le texte et en dépliants.3.500 francs.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1951.L\u2019Ouvrage comprend 3 parties: 1° des considérations générales sur les différentes Paires craniennes (Organisation de chacune d\u2019entre elles, Origines réelles et apparentes, Valeur, Catégories, Classification et Ré- \u2018paration schématique d\u2019après leur développement particulier chez l\u2019Embryon, Orifices de sortie de la base du Crâne, etc, etc\u2026; 2° l\u2019Etude descriptive de chaque Nerf cra- nien, pris individuellement \u2014 avec un chapitre spécial, cohérent, consacré à l\u2019ensemble de tous ceux qui se trouvent dans la Cavité orbitaire; L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 3° toute une série de schémas concernant la Topographie nerveuse, périphérique et radiculaire, non seulement de la Tête et du Cou, mais, aussi, du Tronc et des Membres (Nerfs craniens et Nerfs rachidiens \u2014 Territoires sensoriels, sensitifs cutanés et muqueux, musculaires et articulaires).271 figures, toute originales et volontairement très schématiques, accompagnées d\u2019un texte aussi réduit que possible pour une interprétation convenable et complète.But proposé: être le plus didactique possible et, compte tenu de l\u2019extrême complexité de l\u2019Organisation des Paires nerveuses craniennes \u2014 réparties en Groupements de « Qualités physiologiques » fort dissemblables \u2014 permettre de retrouver facilement et très rapidement tel ou tel détail éventuel et utile.En somme: « Instrument de travail », non seulement pour la préparation aux Examens et aux Concours dans lesquels une part importante est réservée à l\u2019Anatomie, mais aussi pour les Cliniciens \u2014 Neurologues en particulier \u2014 pour les Neuro-chirurgiens, et les Chirurgiens de la Face et du Cou, les Ophtalmologistes, les Oto-rhino-laryngologistes et les Stomatologistes. L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 thérapeutique antibiotique décongestive Comme la plupart des organismes responsables de la sinusite sont pénicillino-sensibles, ! cet antibiotique convient bien pour le traitement local de cette affection.?Pour que la pénicilline puisse agir efficacement, elle doit être appliquée sur la région malade souvent et à une concentration suffisante.L'application de Néo-Synéphrine réduit la congestion nasale et aide ainsi à faire pénétrer l\u2019antibiotique.8 La Néo-Synéphrine\" Pénicillime +: présentée en emballage combiné (avec diluant) pour faire 15 cc.de solution de Chlorhydrate de Néo- Synéphrine 3 0.25 pour cent contenant 10,000 U.I.de pénicilline par cc.1.Putney, ).F.: Sinus Infection, in Conn, H.J.: Current Therapy 1951.Philadelphia, W.B.Saunders Co., 1951, p.71.wn 2.Craig, S.L.: New York State Jour.Med., 49:181, Jan.15, 1949., 3.Woodward, F.D., and Holt, T.: Ï Local Use of Penicillin in Infections of the Ear, Nose and Throat.J.A.M.A., 129:589, Oct.27, 1945.of Canada, Limited | | | j I | | { Windsor, Ont.| - DE te Sw Sn dive phon ans WH pe pr messe VAN Pour une Double Action contre le Coryza, la Rhinite Allergique, la Rhinite Vasomotrice et la Sinusite .Néo-Synéphrine Thenfadil * Solution Nasale Antihistaminique Décongestive Flacons de 1 once fluide renfermant Chlorhydrate de Néo-Synéphrine 0.25% Chlorhydrate de Thenfadil 0.1%.Néo-Synéphrine, nom déposé de la phényléphrine.Thenfadil, nom déposé du chlorhydrate de N,N-diméthyl-N'- (3-thémyl) -N°- (2-pyridyl) éthylènediamine.443 ouest, rue Sandwich, West Windsor, Ont. EC a le NOUVELLES PHARMACEUTIQUES LES CHIRURGIENS, DU CONGRÈS INTERNATIONAL DE MADRID SUIVENT DES OPÉRATIONS À LA TÉLÉVISION EN COULEURS Pour la première fois en Europe, les détails techniques d\u2019opérations chirurgicales ont été présentés par la télévision en couleurs « Veri- color » aux chirurgiens qui assistaient à l\u2019Assemblée du Collège International de Chirurgée, réuni à Madrid du 20 au 24 mai.À l\u2019Assemblée de Madrid, qui a été l\u2019un des congrès médicaux internationaux les plus importants, assistaient environ 2 500 chirurgiens venus de tous les pays du monde parmi lesquels des personnalités éminentes telles que les professeurs Max Thorek de Chicago, Dr.Desai- ve, de la Belgique, R.Judet de Paris, et Raymond Darget de Bordeaux.Pendant les cinq jours de cette réunion générale, on montra à la télévision en couleurs des opérations chirurgicales, des démonstrations de pathologie et divers autres présentations, pour le plys grand profit des chirurgiens présents: ceux-ci purent ainsi suivre de près l'exposé des procédés considérés et étudier les techniques chirurgicales nouvelles mises au point par leurs collègues.Le procédé de télévision Vericolor donne aux spectateurs la possib:lité de voir par la gradation des couleurs naturelles, les tissus tels qu\u2019ils apparaissent aux chirurgiens eux- mêmes.Les nerfs, artères et tendons peuvent être ainsi différenciés ce qui est presque impossible par la télévision en noir et blanc.Le système Vericolor a été mis au point aux Etats- Unis 11 y a deux ans; les appareils sont fabriqués par la maison Remington Rand.Seuls les postes de réception branchés sur un circuit fermé peuvent voir la démonstration.On se sert d\u2019une camera de petites dimension conçue spécialement pour être employée à proximité d\u2019opérations chirurgicales sans susciter de difficulté concernant l\u2019antisepsie.Sa dimension est cinq fois moindre que celle des cameras de télévision ordinaire.Un système spécial d\u2019inter-communication permet également au chirurgien en train d\u2019opérer de communiquer à tout moment avec son auditoire.À Madrid, la démonstration de télévision en couleurs a été organisée sous les auspices de la Pfizer International Corporation of New York, filiale de Charles Pfizer & Co., Inc, de Brooklyn, New York, une fabrique américaine de produits chimiques et pharmaceutiques fondée il y à 108 ans et dont les laboratoires ont découvert la terramycine.On estime que la télévision en couleurs constitue un nouveau moyen d\u2019une très grande importance pour \u2019éducation médicale et scientifique.En Amérique du Nord, deux universités utilisent déjà quotidiennement le procédé de télévision en couleurs Vericolor pour l\u2019instruction des étudiants en médecine, et plusieurs autres institutions envisagent des installations semblables.COMPRIMÉS DE TERRAMYCINE OFFERTS PAR CHAS.PFIZER, LE SEUL ANTIBIOTIQUE A LARGE SPECTRE PRESENTE SOUS CETTE FORME Des comprimés avec enrobement sucré contenant de la terramycine cristallisée sont maintenant offerts sur le marché par Chas.Pfizer & Co., Inc, les producteurs de cette antibiotique à large spectre.Les comprimés, qui seront offerts aux mêmes doses que les capsules de terremaycine Pfizer, sont la seule forme du genre d\u2019un antibiotique à large spectre.Trois groupes de chercheurs ,complètement indépendants, ont trouvé que les médecins, les pharmaciens et le public préfèrent de beaucoup L'Union Méd.Canada Li Tome 81 \u2014 juillet 1952 .pal) NN Lx TR a ; Y \u201c # i Re / À N 1 J j 2 3 ' Zz N ; = D \u2018in.P= > - S NN WW iv A ng ZA NY amer, ris , EURE TE 79911; 0 7» 50) 2 in! hy ce I i PTE CA, Association oestrogène- androgène pour le traitement au cours de la ménopause Chaque comprimé contient: Ethinyl Oestradiol B.D.H.\u2014 0.01 mg Méthyl Testostérone B.D.H.\u2014 3.00 mg qui fournissent une médication bien équilibrée dans les insuffisances hormonales.BRITISH DRUG HOUSES Jo ito RER tt jour dl vii uen d'clluc depuis des ann 888 les comprimés comme méthode de médication orale.Les enquêtes indiquent que les adultes aiment davantage les comprimés et par une large mesure.Les résultats de l\u2019enquête ont aussi guidé Pfizer dans le choix de la couleur des comprimés qui sont jaune citron.La versatilité de la terramycine, que lui confère sa structure chimique, a rendu possible des formes d\u2019administration telles que la suspension orale et les pastilles.De même que ces deux formules, les comprimés de terramycine sont faits avec la terramycine base plutôt qu\u2019avee la forme hydrochlorure.La stabilité des comprimés de terramycine est excellente dans des conditions normales, puisqu\u2019elle est à l\u2019abri des rayons lumineux.La date d\u2019expiration est d'environ deux ans.Pfizer insiste sur le fait que l\u2019avantage de la présentation mise à part, l'action des comprimés de terramycine sera en tous points semblable à celle des capsules de terramycine.Les comprimés se dissolvent rapidement et dans l\u2019estomac et dans le petit intestin.On les prescrira dans plus de 80 maladies différentes dans lesquelles les capsules de terramycine sont recommandées.Comme pour les capsules, les comprimés de terramycine seront vendus sous trois concentrations, de deux grosseurs pour chacun.Les comprimés de 250 mg.seront présentés en quantité de 16 et de 100, et les doses de 50 et 100 mg.en quantités de 25 et de 100.Les quantités de 16 et 25 seront embouteillées dans des fioles de verre opticlear, présentées dans des cartons de 10 fioles.Les quantités de 100 seront présentées dans des flacons de couleur ambre.LES MÉDECINS TROUVENT QUE LA TERRA- MYCINE EST UN MÉDICAMENT DE VALEUR DANS LES INFECTIONS URINAIRES La littérature médicale courante affirme la grande valeur de la terramycine dans plusieurs infections du tractus urinaire, et insiste sur 250 mg.aux six heures par la suite.Les patients NOUVELLES PHARMACEUTIQUES son efficacité particulière das les cas qu sistent aux autres formes de traitement.Le docteur R.G.Douglas eb ses associés du « New York Hospital » et du « Cornell Medi- .cal College » ont décrit le traitement de 32 infections du tractus urinaires chez des patientes du service d\u2019obstétrique et de gynécologie.Un °° article de ces médecins paru dans le journal California Medicine (1) donne une conclusion que « les cas, dans lesquels il n\u2019y a pas de lésion organique ou obstruction, répondent rapidement à la terramycine employée comme antiseptique urinaire ».Chez 26 de leurs 32 patientes, la température revint à la normale dans 72 heures, la pyurie cessa, on obtint une culture négative et la patiente ne présentait plus de symptômes.Parmi les autres malades, les résultats furent « pauvres » dans 2 cas seulement, qui avaient une lésion organique ou obstruction et dont l\u2019organisme en cause était Ps.æruginosa.Selon les auteurs, les pyélites ou les cysto- urétérites post-opératoires simples répondent «très rapidement » à la terramycine.L\u2019antibiotique apporta « une chute rapide de la température, la disparition de la pyurie et de la bacillurie, et une amélioration symptomatique ».Les doses recommandées pour les patients avec lésion organique ou obstruction étaient de 500 mg.aux six heures pour cinq jours, puis de sans lésion aggravante recevaient 250 mg.aux six heures pendant cinq jours, puis la même dose deux fois par jours jusqu\u2019à la dixième journée.Les résultats obtenus par le docteur Douglas et ses associés sont comparables à ceux d\u2019autres cliniciens.Quatre médecins de l\u2019Université de Washington, par exemple, écrivent dans The American Journal of the Medical Sciences (2) à propos du traitement à la terramycine d\u2019une autre série de 28 malades souffrant d\u2019infections urinaires graves et chroniques.| Le docteur R.J.Sayer et ses assistants ont noté une «une bonne amélioration clinique » oo L'Union Méd.Canada LIL Tome 81 \u2014 juillet 1952 AMINOPHYL EDDÉ Dragées glutinisées dosées à O Gm.10 d\u2019Aminophylline Médicament de fonds chez les Cardio-rénaux AMINOBAINE Insuffisances cardiaques Association d\u2019Aminophylline (5 cg.) et de Ouabaïne (1 mg.) par dragée glutinisée de 0 Gm.30 et par Suppositoire \u2014 boîte de 10 AMINO-PAPAVÉRINE Suppositoires de 2 Gm.(Aminophylline 5 cg.et Papavérine 2 cg.) Anti-spasmodique vasculaire SEDAMINOPHYL EDDE Dragées glutinisées Aminophylline 0 Gm.10 et Phénobarbital 0 Gm.01 Sédatif Cardio-pulmonaire ARTICHOBYL Tn (No SD TL MEDICATION HEPATIQUE, CHOLAGOGUE ET DIURÉTIQUE a base d\u2019extrait de feuilles d\u2019artichaut L\u2019Artichobyl se caractérise par l\u2019extrême douceur de son action.Il n\u2019a pas de contre-indication, et les hépatiques, pourtant si sensibles aux médicaments, peuvent en ingérer des doses élevées sans inconvénient.4 à 12 dragées par jour, réparties sur la journée.J.EDDÉ, Limitée, 1154, Beaver Hall Sq., MONTRÉAL. 890 dans 24 cas, et une stérilisation au moins temporaire des urines dans 20 cas.Ils donnaient une dose quotidienne de 4 grammes, répartie en quatre doses de 1 g.aux six heures.Les enfants reçurent des quantités proportionnelles à leur poids.Dans une étude sur 41 patients souffrant d\u2019infection urinaire du type « probablement résistant à la cure», les docteurs J.A.McKenzie et J.J.Nugent obtinrent des « résultats en général excellents » avec des doses quotidiennes de 1 g.ou moins de terramycine.Dans le Journal of the Florida Medical Association (3), les médecins rapportent qu\u2019environ les deux-tiers des cas compliqués, résistants, montrèrent une amélioration ou excellente ou satisfaisante, «et dans bien des cas.meilleure que celle que nous attendions ».L'efficacité de la terramycine dans le traitement des cas réfractaires ressort aussi des expériences du docteur R.M.Nesbit et de ses associés à l\u2019Université de Michigan, publiées dans le Journal of Urology (4).Vingt-quatre cas rebelles furent choisis parce que «tous souffraient d\u2019une infection depuis longtemps, et chez plusieurs des groupes, différents organismes infectieux avaient été retrouvés à différentes reprises ».Un mieux rapide fut noté chez 20 patients, quoique plusieurs firent une rechute quand la drogue fut discontinuée.En Angleterre, les docteurs W.D.Linsell et A.P.Fletcher, du « Wright-Fleming Institute of Microbiology », Londres, ont trouvé que « pratiquement toutes » les infections urinaires ordinaires répondent bien au traitement par la terramycine.Dans le British Medical Journal (5), les docteurs Linsell et Fletcher notérent une amélioration rapide dans 13 cas d\u2019infections urinaires, dont 10 avaient résisté aux sulfamides et 6 avaient des complications.À la suite de la terramycinothérapie, les échantillons prélevés par cathétérisme furent stériles au bout de 24 ou 48 heures et l\u2019on observa pas de rechute.L\u2019expérience de la clinique et du laboratoire avec la terramycine dans les infections urinai- NOUVELLES PHARMACEUTIQUES L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 res est résumée dans un article récent, publié dans le journal de la Florida Medical Association (6).Six cent quarante et une variété de neuf organismes, fréquemment rencontrés dans des urines infectées, furent éprouvés quant à leur sensibilité é 6 antib'otiques.Les auteurs concluent que la terramycine est l\u2019antibiotique de choix dans les infections causées par E.col et P.œruginosa, les deux organismes le plus fréquemment rencontrés dans les infections urinaires.Ils déclarent aussi que A.Aerogènes, un autre pathogène urinaire commun, est « plus susceptible à l\u2019autéomycine et à la ter- ramycine » qu\u2019à tout autre agent thérapeutique.BIBLIOGRAPHIE 1.R.G.DOUGLAS et coll.: « Terramycin in Urinary Tract Infections.» Califorma Medicine, 79: 6, pp.463-5, (décembre) 1950.2.R.J.SAYER et co!l.: « Terramycin: Clinical, Pharmacologic and Bacteriologic Studies.» The American Journal of the Medical Sciences, 221: 3, pp.256-63, (mars) 1951.3.J.A.McKENZIE et J.J.NUGENT: « The Clinical Use of Terramycin in Infections of the Urinary Tract.» The Journal of the Florida Med cal Association, 37: 10, pp.218-23, (octobre) 1950.4.R.M.NESBIT et coll.: «Clinical Experience with Terramycin in the Treatment of Refractory Urinary Infections.» Journal of Urology, 65: 2, pp.336-42, (février) 1951.5.W.D.LINSELL et À.P.FLETCHER: « Laboratory and Clinical Experience with Terramycin Hydrochloride.» Brit'sh Medical Journal, 2: pp.1190-95, ( novembre) 1951.6.G.CARROLL et R.V.BRENNAN: « Antibic- tics in the Treatment of Urinary Tract Infections.» Journal of the Florida Medical Association, 38: pp.257-9, (octobre) 1951.LES ANTIBIOTIQUES VIENNENT EN AIDE AUX VICTIMES DE BRÛLURES ET COMBATTENT LES INFECTIONS SÉRIEUSES Les remèdes antibiotiques modernes non seulement combattent une très large variété de maladie infectieuses, mais encore, selon des rapports médicaux récents, ont démontré aux médecins leur valeur dans le traitement des brûlures graves. Un rappel | de vos plus jeunes patients , d \u2018| nes et ,.our de vitamins: téines P or Pl shes ont besoin \u20ac D rotéines se aux, les iumum.Ces sande r tim ment dans la wanda , sales et \\es légumes riété ande Var\".Je procurer une plus aire du bébé, de protein\u201d tamisées et les soupé jandes ta S g y ne DT afin de fournir les prot une forme tre ue 7 STRAINED IVER, BEEF \u20ac fÉGETABLE SOUP SR OEUF ET LEGUMES UPE TAMISEE Ces aliments tamisés de Aylmer pour bébés offrent une excellente source de protéines qui favorisent la croissance.Soupe au foie, bœuf et légumes Aylmer Poulet, légumes et farine Aylmer Agneau et légumes Aylmer Bœuf gratté avec farine Aylmer Haricots verts tamisés Aylmer Pois tamisés Aylmer Epinards tamisés Aylmer Soupe aux tomates Aylmer Desserts de crème aux œufs Aylmer ALIMENTS AYLMER POUR BÉBÉS CANADIAN CANNERS LTD., HAMILTON, Ontario 892 L'administration d\u2019antibiotiques pendant une période prolongée est un moyen important de favoriser la formation des nouveaux tissus cutanés sur les régions du corps gravement brûlés, d\u2019après le docteur L.Fisenstodt de Newark, Etats-Unis.Ce médecin recommande l\u2019administration immédiate aux victimes de brûlures graves d\u2019injections des antibiotiques pénicilline et streptomycine sous forme combinée, en plus du traitement par hormones ACTH.L\u2019hormone, aux dires du docteur Eisen- stodt, fortifie le malade contre le choc qui accompagne d\u2019habitude les brûlures graves.L\u2019 ¢équipe » péniailline-streptomycine combinées sous la forme d\u2019une seule drogue appelée Combiotic empêche les infections qui détruisent souvent les « ilôts » de tissus cutanés non-endommagés dans les régions brûlées.Ces ilôts fournissent les centres d\u2019où les tissus se reforment en vue de recouvrir les parties brûlées, comme l\u2019a expliqué le docteur Eisenstodt.Les sujets atteints de brûlures étendues devraient recevoir chaque jour, pendant trois semaines, deux à trois injections intramusculaires de Combiotic, selon l\u2019opinion de ce médecin.À la suite de quoi, des doses orales de terramycine, l\u2019antibiotique à spectre d\u2019action étendu, peuvent être administrées pour éviter les infections.« Le Combiotic et la terramycine ont combattu l'infection avec succès dans des cas du brûlures graves »: telle est la conclusion du docteur Tisenstodt, dont le rapport a été publié dans un numéro récent du « Journal of the Medical Society of New Jersey ».Des médecins anglais ont constaté également la valeur des antibiotiques pour le L'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 même usage.Ils ont signalé que les médicaments à spectre d\u2019action étendu tirés des moisissures du sol, tels que la terramycine, ont éliminé le « streptococcus pyogenes » un organisme microscopique, agent de l'infection des brûlures, qui semble entraver les greffes cutanées.Lorsque la terramycine fut administrée oralement à douze sujets souffrant de brûlures, ces bactéries furent éliminées chez tous les malades à l\u2019exception d\u2019un seul, dans un délai variant entre quatre et sept jours.Ces savants anglais furent frappés à la fois par la puissance des antibiotiques à spectre d\u2019action étendu, et par la rapidité avec laquelle ils agissent.Cette rapidité est un facteur important dans le traitement des brûlures, puisque les greffes, pour être le plus efficaces, doivent être faite dans les délais les plus réduits.Cette étude, qui a été publiée dans « The Lancet », l\u2019important journal médical anglais, a été effectuée par le docteur D.M.Jackson et ses collègues du Birmingham Accident Hospital.Un rapport provenant d\u2019Italie confirme l\u2019efficacité de la terramycine dans une vaste gamme de maladies infectueuses.Se basant sur leurs observations sur 19 sujets, deux médecins de Turin ont conclu que ce médicament, «outre son remarquable effet thérapeutique, présente l\u2019avantage d\u2019être inoffensif et d\u2019être bien toléré par les malades ».Cette série de malades était atteinte d\u2019infections pulmonaires, de brucellose, de dysenterie amibienne, d\u2019infections de la membrane intérieure du cœur et d\u2019infections gastro- intestinales.Le médecins dont il s'agit sont les docteurs G.Lenti et M.Fazio de l\u2019Université de Turin. L'Union Méd.Canada - IV Tome 81 \u2014 juillet 1952 [ L Po RATED | \\ ILK | D INCREASED - HOMOOE CE NOM EST DIGNE DE VOTRE RECOMMANDATION! Parce que \u201cCarnation\u201d est préparé AVEC LA PRECISION D'UNE ORDONNANCE MEDICALE SOUS UN CONTROLE QUI S\u2019ETEND DE LA TRAITE A LA MISE EN CONSERVE \u2014deux caractéristiques propres au Lait Evaporé Carnation Carnation offre un produit vraiment unique en ce que chaque goutte de lait Carnation \u2014 \u2014 est préparée dans les propres usines Carnation \u2014 est traitée sous la propre surveillance de Carnation Ainsi, lorsque vous spécifiez Carnation, vous désignez par le fait même des standards élevés et rigoureusement uniformes s\u2019appliquant à la production du lait évaporé.Vous faites une recommandation dont vous pouvez être sûr en disant simplement \u2014\u201cCarnation\u201d.Ce simple fait explique peut-être pourquoi, dans une proportion de 8 sur 10, les mères qui emploient le lait Carnation déclarent: \u201cMon médecin me l\u2019a recommandé.\u201d 1052 F Le lait que tout médecin connait \u201c\u201c Provenant de vaches bien nourries LV \u201c NEOLITE\u2014M.D.\u2014The Goodyear Tire & Rubber Co.of Canada Ltd.| l'Union Méd.Canada Tome 81 \u2014 juillet 1952 igez semelles des qui soient vraiment Souples et très durables, les semelles NEOLITE assurent la plus complète protection contre l\u2019'humidité, la chaleur et le froid.Le fait d\u2019être mouillées puis séchées fréquemment ne tend pas à les faire durcir ou se fendiller.De plus en plus les chaussures de qualité sont pourvues de semelles NEOLITE.Elle servent aussi beaucoup pour le ressemelage parce qu\u2019elles sont deux fois plus durables que le cuir.Le NEOLITE n\u2019est pas un caoutchouc mais bien un composé chimique résine -elastomer.Le nom NEOLITE parait clairement sur chaque semelle.SEMELLES NEOLITE reste toujeurs un médicament de choix pour le traitement scientifique de la « .COQUELUCHE .est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des teux Cequeluchoides.\u2014_\u2014 Ne cause ni intolérance ni complication.e Littérature sur demande.Pie a Gus Coad ; ws Dans les troubles intestinaux kK \u201c EUCARBON® se 3 ch : sante as aque comprimé contient: Ny ¢ Extrait de rhubarbe, séné, Fins.soufre précipité, huile de Re, menthe poivrée, huile de qe fenouil, dans un excipient de sd pi q charbon de saule suractivé.ace - ariane Pour préparer la Solution de Xe xtrait de valéri un Burow XIV sn contient: 27\" fin d'obtenir PANSEMENT HUMIDE, 3% employez pre : - CALMANT.PRESTO-BORO® a Chaque com sp bed, \u2019 N pEPRIMANT et és ot (Sulfate d aluminium of pe oncen - mot acétate de calcium) ay (de \u20ac d' He cacité, ANS ODEUR, NO d troubles a gastro- POUDRE EN ENVELOPPES INE maximum ,S : dans les
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