L'union médicale du Canada, 1 février 1951, Février
[" 51-2751 2, MONTRÉAL, FÉVRIER 1951 Tome 80 \u2014 Numéro 2 Bulletin de l'Hlssociation des (i L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurzetIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 Lill °\u201d D i i FEI Ik.p comprimes lenticulaires dragéifiés.\".% \u2018 \u2019 F es ofor see lraitement specifique des anemies hypochromes Dans les anémies - hypochromes associées à une carence de fer, les comprimés dragéifiés de: \u2026 FESOFOR sont spécifiques non | seulement parce qu ils sont facile- on ment tolérés mais aussi a a cause de leur remarquable efficacité.we .oo 7 Grace a un procédé de Faxifieation spécial la \u2019 désagrégation des comprimés a lieu dans le milieu acide de l\u2019estomac et du duodémum où l'apsotption au fer est la plus intense.| Chaque comprimé contient 3 grains de sulfate ferreux desséché.{ce qui équivaut à 5 grains environ de sulfate ferreux cristallisé.Smith Kline & French I nter-American Corporation, Montréal 9 III SOMMAIRE (Suite) e REVUE GÉNÉRALE J.-P.PAQUETTE Médication symptomatique en tuberculose pulmonaire Léon JOURNET Réactions douloureuses chez la parturiente MOUVEMENT MICROBIOLOGIQUE Ralph W.G.WYCKOFF L'observation des bactériophages et des virus dans les cellules infectées (résumé) Pierre LÉPINE et Odile CROISSANT Etude au microscope électronique de la structure de la fibre nerveuse (résumé) Paul MAROIS Effets des hormones corticotropes sur le déterminisme de la réaction tuberculinique (résumé) .aan 217 Sorin SONEA Considérations sur la valeur de la séro-agglutination dans l'infection tuberculeuse pour son diagnostic et son pronostic (résumé) .218 Bernard MARTINEAU L'antigène méthylique de Boquet-Négre \u2014 Ses propriétés immunologi- ques et thérapeutiques (résumé) .iin.218 Maurice PANISSET ee Brucellose et tuberculose \u2014 Les enseignements de la chimio-pathogénie et de l'histopathologie de la brucellose expérimentale (résumé) .219 Pour les cas ou le régime alimentaire ha- FORMULE : bituel renferme suffi- Dans la dose quo- samment de vitamine Dans chaque tidienne moyenne A et de vitamines du capsule (4 capsules) groupe B: Vitamine D .cooovviiiininnnnn.50,000 unités int.200.000 unités int.Vitamine À \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.ersccrearancs 1,666 unités int.6,664 unités int.\u201cOSTOFORTE\u201d ., Vitamine B: (chlorhydrate (S.E.C.No 651 \u201cFROSST\u201d) de thiamine) .0.67 mg.2.67 mg.: Riboflavine (vitamine Bz) .1.00 mg.4.00 mg.Chaque, capsule content Niacine (acide nicotinique) .6.67 mg.26.67 mg.\u2019 vitamine D.\u2019 Vitamine C (acide ascorbique) 15.00 mg.60.00 mg.IMPORTANT: Le Composé PRÉSENTATION: Boîtes de 50 et 100 capsules (pour ordonnances).d\u2019Ostoforte et l\u2019Ostoforte ne doivent pas être donnés aux DOSE: Jusqu\u2019à concurrence de six capsules par jour.Posologie com- sujets dont le rein ne fonc- plète à la demande des intéressés.tionne pas normalement, ni (à doses répétées) aux enfants.Chartes &.Frosot &Co.MONTREAL CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 1860 La Trinitrine ou Nitroglycérine est utilisée pour la premiére fois dans le traitement de I'angor et de I'hypertension\u2014action rapide mais fugace, symptômes réactionnels des nitrites.1931 Le Tétranitrate d'Erythrol est reconnu efficace\u2014son action est plus lente à s'amorcer mais sa durée d'action plus prolongée (4 à 5 heures); il occasionne fréquemment des céphalées intenses.1941 L'Hexanitrate de Mannitol est employé en clinique pour son action de plus longue durée\u20146 à 7 heures\u2014 mais son action n\u2019est pas dépourvue ni de manifestations réactionnelles ni d'effets secondaires fâcheux.1947 Le Nitrinose (Hexanitrate d'\u2019Inositol) est d'abord préconisé en France par Grandjean et sa fabrication est réalisée au Canada.Par sa durée d'action plus prolongée et son absence de réactions fâcheuses, il s\u2019est révélé d'emblée un hypotenseur intéressant.inositol-hexa-nitrate) Maintenant fabriquée au Canada, Nitrinose a définitivement prouvé sa supériorité comme médicament de choix en raison du caractère organique de son radical Inositol, élément nutritif des principaux organes, notamment du muscle cardiaque.Extrêmement répandu dans la nature, l\u2019Inositol présente un intérêt biochimique de premier ordre.L'assimilation du Nitrinose est immédiate, sa tolérance parfaite; son action hypotensive est plus marquée et plus prolongée (8 à 10 heures) que celle des autres dérivés nitrés, et son emploi ne donne lieu à aucune réaction fâcheuse.1951 marque pour Rougier Frères le cinquantième anniversaire d'efforts constants pour mettre à la disposition du Corps Médical des spécialités pharmaceutiques de la plus haute qualité.Nitrinose est présenté en comprimés dosés à 5 mg, en flacons de 50, 500 et 1000.Pour une action hypotensive et sédative utile chez les hyperémotifs, le Phénitrinose (association Phénobarbital et Nitrinose) est recommandé. SOMMAIRE (Suite) ÉDITORIAL Paul LARIVIÈRE Quel est le rôle du praticien en regard du développement de l'hygiène mentale?ea HYGIENE ET MEDECINE SOCIALE Hon.Paul MARTIN Aide fédérale aux hôpitaux canadiens (abrégé) .VARIÉTÉS Léopold NÈGRE L'Institut Pasteur de Paris a la \u201cJournée de la Recherche\u201d .Armand FRAPPIER Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l'Université de Montréal \u2014 XIIe anniversaire \u2014 Douze ans de progrès (1938-1950) .\u201cEN DEVOIR\u201d 1.222.200 es aa a eee se aa ee aa aa a ee aa aa a a a a eee MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Roma AMYOT Médications récentes de contrôle de la transpiration odorante et de l'hyperidrose .02LL LL La aa aa ae ee ee ee aa a na aa da na aa ana EXTRAITS DE JOURNAUX : .cities \u201cL'Union Medicale du Canada\u201d en 1882 .AN BLY SES Le MEDECINE L'exploration phlébographique, technique.Partie pratique dans la pathologie veineuse (246).L'induration des corps caverneux est-elle une maladie par thrombose (246)?Hyperplasies tumorales angio-neuromateuses du tégument et des viscères (246).Syndrome de Leeffler avec éruption cutanée (246).Myasthénie grave: étude clinique et pathologique d\u2018un cas associé à un thymome médiastinal primaire et a un thymome intrapulmonaire secondaire (247).La prostigmine employée comme test dans la myasthénie grave (247).Myasthénie grave.Rapport d\u2019un cas avec autopsie (248).Histoplasmose: cause fréquente d\u2019appendicite et d\u2019adénite mésentérique (248).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Bilans cliniques et biologiques établis chez 1340 syphilitiques (syphilis primo-se- condaire) ayant suivi un traitement régulier d'au minimum quatre ans (arséno- bismuthique et bismuthique) (249).OPHTALMO-OTHO-RHINO-LARYNGOLOGIE « L'hémorragie tardive & la suite d\u2019adéno-amygdalectomie (249).CONGRÈS ET SOCIÉTÉS .vsssssat aan naan anne Deuxième réunion du \u2018\u2019Mental Hospital Institute\u201d de Saint-Louis (Missouri): 16 au 19 octobre 1950.\u2014 Paul Larivière.Société Médicale de Montréal: séances du 11 avril 1950 (252), du 2 mai 1950 (252), du 3 octobre 1950 (253), du 17 octobre 1950 (254), du 7 novembre 1950 (255), du 21 novembre 1950 (255).Société de gastro-entérologie: séances du 24 octobre 1950 (256), du 30 novembre 1950 (258).Réunion scientifique du bureau médical de l'hôpital Notre-Dame: séance du 12 octobre 1950 (259).NECROLOGIE .ooo tee eee eee eae NOUVELLES tintin itt eee eee eee eae REVUE DES LIVRES 1.220200 ea ett iain, LIVRES REGUS otitis 251 JUN SIROP CONTRE LA roux k | POUR BÉBÉS et ENFANTS Administration à la Goutte al a Sr iis AAAI viv: ine L\u2019administration de médicakpents au bébé ou a I\u2019enfant que la toux rend nerveux, harassé et irritable peut étre \\ine tiche assez difficile, et toute technique tendant à la simplifier devrait être préçieuse.A cette fin on présente contre la toux un sirop agréable au goût et dont\\l\u2019administration peut se faire à la goutte.Le choix des ingrédients convedant à une telle formule doit faire l\u2019objet d\u2019une certaine discrimination et l\u2019étude\\des différentes drogues efficaces dans ces cas fait opter en faveur du méthadont et de la scille.Depuis plusieurs générations les médecins emploient la scille avec succès pour liquéfier les sécrétions bronchiales ténaces.Le méthadone est un analgésique de synthèse et un sédatif relativement kouveau, dont l\u2019action pharmacologique se compare à celle de la morphine.Il a\\fait l\u2019objet d\u2019une étude approfondie en Allemagne durant la dernière guerre, étude qui a depuis lors été poursuivie minutieusement en Amérique où l\u2019on a\\prouvé ses propriétés analgésique, sédative et antitussigène.L\u2019on a aussi étakli que le méthadone possédait les avantages suivants sur la morphine.© Milligramme pour milligramme, le méthadone dst plus efficace.© Le méthadone ne tend pas à causer la constipation Yi à produire le spasme des muscles lisses.® Action myotique minime.® Un excellent analgésique.@ Un narcotique très léger dont la propension à l\u2019accoutunance est presque nulle.@® Le méthadone est un excellent sédatif du centre respiratyire.© Très grande marge entre la dose efficace et la dose toxiqu © a l'encontre de la morphine, le méthadone est aussi bien tol§ré chez les jeunes que chez es adultes.SOURCES A CONSULTER 1.\u201cA comparison of the toxicity of methadon and 3, \u201cEffect of age upol toxicity of methadon.\u201d some Jelated sant pounds.\u201d Pharmacol.& Exp.Henderson and Chèn, Proc.Soc.Exp.Biol.& Ther.7, 1, 228, mars 1948.° \u2019 Med.68, 350, juin 1948.2.\u201cOn the mechanism of the antitussive action of 4.Comparison of MetMadone and morphine,\u201d amidone.\u201d Buell et al, Fed.Proc.Soc.Pharma- Van Dyke, Bull.N.Y.Acad.Med.25, 152, mars cal.& Exp.Ther.Part 11, vol.7, p.208, mars 1949.> A ~* me eg \u201cGOUTTES ZEPHADON\" 2, POSOLOGIE mr BEBES: de cc.contient: de 6 mois à 1 an.0.25 cc.(environ 5 gouttes), done.1.2 mg.del &a2ans.0.5 cc.(environ 10 gouttes), rait représentant les constituants actifs de 2 a Sans.0.75 cc.(environ 15 gouttes), cle 110 30 ma.de3àS5ons.1.0 cc.(environ 20 gouttes), toutes les quatre heures.PRÉSENTATION ENFANTS: À.de 15 cc, accompagnés du compte-goutte Dose maximum pour enfants de 5 & 10 ans \u2014 gradué.2 cc.(V2 cuillerée à thé) toutes les quatre heures.Charles 8 Frost &Co _ 1 Qc lhe \u2014 SULFAMIDES et PÉNICILLINE en association: ACCROISSEMENT DES EFFETS THERAPEUTIQUES \u2014 PLUS DE SURETE, \\ rulfarcillin Pi 4 CER TCL = À = et de HAL Hy IT arp Ty Dru th LE VOS [Fs Enfants ty L\u2019action de la pénicilline et * sulfamides en association s\u2019est avérée synergique in vitro et in vivo.La pré£ence de concentrations minimes de sulfamides augmente considérablement le Wegré de dilution auquel on peut démontrer l\u2019action inhibitrice de la pénicilline sur les staphylocoques et les streptocoques.On a observé une action synergique semblable sur certaines bactéries à Gram- négatif.Le résultat d\u2019expérimentations établit que l\u2019inhibition de certains micro-organismes se fait à des cokcentrations bien moins fortes lorsque les sulfamides et la pénicilline agissent de concert que lorsque ces agents agissent isolément.Les comprimés Trulfacillin produisent celte activité synergique de la pénicilline et des sulfamides démontrée ci-dessus.Ilà possèdent un avantage additionnel: le mélange de sulfamides utilisés \u2014 sulfaMéthazine, sulfadiazine et sulfamé- razine \u2014 élimine presque entièrement le dartger de lésions rénales par suite de | précipitation de cristaux, et diminue considéAablement le danger de réactions d\u2019intolérance aux sulfamides.BIBLIOGRAPHIE j 1.\u201cSyergic action of penicillin and sulphona- mides Bigger, Lancet, 2, 142, le 29 juillet 1944.2.\u201cStudies on the, effect of penicillin on Gram.negative bacteria.Penicillin-sulfonamide synergy.\u2019 aw\u201d Stewart, J.of Hygiene, 45, 282, août 1947.6.\u201cCombined 3.\u201cThe combined effect of penicillin and of sul- fonamides Jin infections with gram-negative nicillin and sulfonamide therapy t of pneumococcic meningitis.\u2019 Waring and ith, J.A.M.A., 126, 418, 1944.organisms.\u2019 El Borolossy and Buttle, J.Ph.& Pharmacol., 2: NOS 2 et 3, 1950 4.\u201cThe synergistic or additive activity of chemotherapeutic compounds.\u201d Kolmer, Am.J.Med.Sciences, 215, 136, 1948 .\u201cSulfathiazole a d , Penicillin in typhoid fever: report of 6 case McSweeney, Lancét, 2, 114, 1946.\u201cSynergic action of benicillin and sulphathiazole in gonorrhoea.\u201d AVERTISSEMENT Bien qu\u2019avec l\u2019emploi de Trulfacillin le danger des phénomènes fâcheux généralement associés à la sulfamidothérapie soit grandement réduit, il ne faut pas cessèr d\u2019exercer une constante vigilance dans les recherches et le diagnostic de ces phénomènes, tels que l\u2019agranulocytose, la fièvre, les douleurs articulaires, les manifestations cutagéesgêtc.a.\u201d Administration chez les Adultes TRULFACILLIN\" Wn \" TRULFACILLIN (5-25) POUR ENFANTS (3-50) C.T.No 818 \"dus C.T.No 819 \"Guu A 2 Sulfométhazine.64 mg.(1 gr.) Sulfaméthazine.0.1 G.(125 gr.) Sulfadiazine 64 mg.{1 gr) Sulfadiazine.|._ 1.1L 01 C.01% gr) Sete Ame da virtomerazine.4000 .gr.2 + vtue .2 Pénicilline-G potassique cristallisée 25,000 U.L Pénicilline-G i 50,000 UJ.POSOLOGIE De trois-quarts à un grain de sulfamides por livre de poids corporel par jour (p.e., pour un enfant de De un à deux comprimés toutes les quatre heures.20 livres, un comprimé toutes les quatre heures.) PRÉSENTATION: flacon de 20 comprimés. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 IX Thérapie topique des infections localisées par le plus récent des antibiotiques à large spectre d'action Terramvcine CRISTALLINE pour emploi topique seulement Une pommade de Chlorhydrate de Terramycine Cristalline utilisant une base de pétrolatum.Chaque gramme de pommade contient 30 mg.de Terramycine.indique pour: les infections pyogéniques superficielles le pyoderme la dermatite pustulaire les infections\u2019 de blessures légères les infections associées à des brûlures légères la prophylaxie .D .particulierement utile pour les infections mixtes La Pommade de Chlorhydrate de Terramycine Cristalline est bien tolérée par l\u2019organisme, et peut s\u2019employer sans danger pendant de longues périodes.Dans le traitement des infections locales qui risquent de devenir systémiques, la pommade doit s\u2019utiliser comme accessoire de la thérapie buccale à base de Capsules de Chlorhydrate de Terramycine Cristalline.La Pommade de Chlorhydrate de Terramycine Cristalline est stable; elle peut se garder à la température ambiante intérieure pendant 12 mois sans perte sensible d\u2019efficacité.En vente au Canada: Fourni: En tubes d\u2019une contenance 9 CHARLES ALBERT SMITH, LIMITED d\u2019une once (28,4 g.) 123 Liberty Street, Toronto 315 Youville Square, Montreal CHAS.PFIZER & CO., INC., Service d\u2019Exportation 81 Maiden Lane, New York 7, N.Y., U.S.A. L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLemin AMLFC.\u2014 Montréal, février 1951 Bulletin de l'Association | des (Médecins de Langue francaise ou Canada Fondée en 1872 M Union lSédicale ou Canada Fondée a Québec en 1902 DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: Maurice Roch (Genève), Pasteur Vallery-Radot (Paris); Edmond Dubé, doyen , Faculté de Médecine, Université de Montréal.Charles Vézina, doyen Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.Pierre Masson, J.-A.Leduc, T.Parizeau, ].-N.Roy (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, Emile Blain, Roméo Boucher, Paul Bourgeois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, L.Gérin-Lajoie, Albert Jutras, J.-M.Laframboise, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Roma AMYOT | Secrétaire de la Rédaction Roger-R.Dufresne Assistant-rédacteur en chef Edouard Desjardins ;\u2018 1 326 est, boulevard Saint-Joseph.BUREAU DE COLLABORATION MM.Maurice Beaudry, A.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, \u201c Origène Dufresne, Roger Dufresne, M.Gervais, Pierre Jobin, Paul Lari- vière, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, Jean-Louis Léger, J.LeSage, Léon Longtin, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Smith, Félix Têtu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina. Médication efficace N contre les infections à bactéries, à rickettsies, à protozoaires et à virus non-filtrables AUREOMYCIN La demande insatiable d\u2019Auréomycine dans le monde entier a entraîné, non seulement une gigantesque expansion de notre capacité de production aux Etats- Unis.Elle a exigé aussi, en d\u2019autres pays, la mise en œuvre de moyens de production techniques extrêmement complexes, destinés à assurer une distribution universelle éventuelle de cet antibiotique de valeur extraordinaire.Les immenses réservoirs, servant aux fermentations de base, ont une capacité unitaire de 20,000 gallons.Des précautions sévères sont prises pour éviter la contamination par les actinophages de virus \u2014 qui se multiplient à même les actinomyces \u2014 et par d'autres germes.Lorsque se produit cette contamination, elle peut entraîner la mise au rancart d\u2019un lot tout entier.Depuis l'introduction de l\u2019Auréomycine, l'efficacité de cette fermentation n\u2019a cessé d'augmenter régulièrement, grâce à l\u2019adoption de milieux plus sensibles et de mutants à plus hauts rendements.Conditionnement: Capsules: Flacon de 25 et de 100 capsules à 50 mg.= Flacon de 16 et de 100 capsules à 250 mg.Forme ophtalmique: Fiole compte-gouttes à 25 mg.; la solution se prépare extemporanément par addition de 5 c.c.d\u2019eau distillée.LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American Cyanamid Limited 7335, boul.Saint-Laurent, Montréal 14, P.Q. XII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 Bulletin de l\u2019Association des (MDédecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 1L Union liDédicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: L.Gérin-Lajoie Vice-président: Pierre Smith Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal Secrétaire-trésorier adjoint: P.-R.Archambault COMITÉ EXÉCUTIF MM.L.Gérin-Lajoie, R.Amyot, J.-A.Vidal, D.Marion, Pierre Smith.COMITÉ DE PUBLICITÉ MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris); Louis-E.Phaneuf (Boston); Charles P.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Riviéres); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, '\u2018ex-officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, boul.Saint-Joseph.LAncaster 9888. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 XIII AMPHO-VACCINS A INGERER COLIBACILLES, ENTEROCOQUES, PROTEUS, BACILLUS BIFIDUS, BACILLES PYOCYANIQUES.INTESTI NAL AUTO-INTOXICATIONS D'ORIGINE INTESTINALE.ENTÉRITES.APPENDICITES, CHOLECYSTITES, SYNDROME ENTERO-RENAL, CERTAINS RHUMATISMES, INSUFFISANCE HEPATIQUE, PREPARATION DES MALADES AVANT LES INTERVENTIONS ABDOMINALES.BACILLES DE BORDET ET GENGOU 52%, PNEUMOCOQUES, PNEUMO- , BACILLES, STREPTOCOQUES, STAPHYLOCOQUES, ENTÉROCOQUES, Q U I N ] IVACCI N MICROCOCCUS CATARRHALIS, COCCO-BACILLES DE PFEIFFER, BACILLES PYOCYANIQUES aa 6%.TRAITEMENT EFFICACE DE LA COQUELUCHE ET DE SES COMPLICATIONS, PNEUMOCOQUES.PNEUMOBACILLES, STREPTOCOQUES, STAPHYLOCOQUES, ENTEROCOQUES, MICROCOCCUS CATARRHAL- P U LM O NAI R E IS, COCCOBACILLES DE PFEIFFER, BACILLES PYOCYANIQUES.GRIPPE, BRONCHITES, PNEUMONIES, BRONCHO-PNEUMONIES, PLEURÉSIES PURULENTES, CERTAINS ASTHMES, SINUSITES, OTITES, CONJONCTIVITES.PM COLIBACILLES, ENTÉROCOQUES, STAPHYLOCOQUES, E TOUTES INFECTIONS DE L'APPAREIL URINAIRE.eee EE fd LABORATOIRES DES AMPHO-VACCINS A.-D.RONCHE S E DOCTEUR EN PHARMACIE ANCIEN CHEF DE LABORATOIRE A L'HÔPITAL COCHIN\u2014LAURÉAT DE L'ACADÉMIE DE MÉDECINE.AGENTS GÉNÉRAUX MILLET, ROUX & CIE, LIMITÉE MONTRÉAL CANADA XIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuerIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 OFFICIERS l'Elssociation des \u2018IDédecins de Langue Jfrançaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 © DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, Donatien MARION, 165 est, rue Laurier, Ottawa.326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.DIRECTEUR GÉNÉRAL EXECUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, ] , 444 est, rue Sherbrooke, Emile BLAIN, Montréal.Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.2 .Ea J.-A.VIDAL, Montréal.SECRETAIRE-TRESORIER GENERAL LA J.-A.DENONCOURT, Trois-Rivières.Hermile TRUDEL, :h 1990 est, rue Rachel, J.-B.JOBIN, Quebec.Montréal.Jos.NORMAND, Trois-Rivieres.: +L.ROCHEFORT, Trois-Rivières.SECRÉTAIRE ADJOINT J B.-G.BEGIN, 3440, rue Hutchison, Montréal.© COMITÉ DU XXIe CONGRÈS J.-A.DENONCOURT, président., , Jos.NORMAND, secrétaire, .-B.OBIN, .1 = d .J J or vice-président 1027, boul.Laviolette, J.-M.LAFRAMBOISE, 2e \u201c Trois-Rivières.Gustave LACASSE, 3e J.-L.ROCHEFORT, trésorier, Auray FONTAINE, de C 1005, rue Saint-Prosper, Trois-Rivières.e ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, Chs.N.DeBLOIS, A.-L.RICHARD, J.-H.LAPOINTE, J.-A.JARRY, Edmond POTVIN, Albert PAQUET, Charles VEZINA, J.-A.VIDAL.Richard GAUDET, MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1954 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.1952 ARCHAMBAULT, Gérard, 472, av.Laurier, St-Jean, P.Q.1952 JOBIN, rb ere, 91 15, rue d'Auteuil, Québec .1954 BAILLY, Roland, 4339 avenue de Lorimier, Montréal .1952 LECO J.-A , 538, av.King- Edward, Ottawa, Ont.1952 BEAUCHEMIN, L.-O., Calgary, Alberta .1954 LENMEUX, J.-R., Hôpital Saint- Sacrement, Québec .1952 BELIVEAU, Pierre, Méthégan, N-E .1952 MANSEAU, Georges, 924, rue St-Aubin, Ville-St-Laurent 1952 BIBAUD, Barthélémi, Valleyfield, P.Q.1952 MERCILLE, Jean, 316, Parc G.-E.-Cartier, Montréal .1952 BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec .1952 MILOT, J.-D , 1017, Stafford Road, Fall River, Mass.1952 BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont .1954 MORISSET, Pierre, Saint-Georges-de-Beauce, P.Q.1952 BROUSSEAU, L.-Philippe, Malartic, P.Q.RE 1954 PERRAS, J.-Ephrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q.1952 CARON, Sylvio, Mastaï, Québec .1952 PERRON, Jos., Shawinigan Falls, P.Q.1 CHOLETTE, A.-M., 145] est, boul.St-Joseph, Montréal 1954 PIETTE, Edmond, Joliette, P.Q.1 COUTURIER, Alphonse, Riviére-du-Loup, P.Q.1954 PILON, J.- 269 est, boul.Saint-Joseph, Montréal .1954 D\u2019ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.1954 POWERS, A rue Front, Hull, P.Q.19 DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal.1952 .RIOUX, 1.Emile, Sainte-Anne-des- Monts, P.Q.1 DESMEULES, Roland, 167, Grande-Allée, Québec .1952 ROULEAU, J.-Maurice, St-Grégoire, Cté de Nicolet, P.Q.1952 DOMINGUE, Albert, Granby, P.Q 111111122012 e 1952 SMITH, Pierre, 300, Carré Saint-Louis, Montréal .1954 GAUTHIER, Henri-E., Woonsocket, R.lL 1111111000 1954 TETRAULT, Adélard, 411, boul.Laviolette, T.-Rivières 1924 GAUTHIER) J.-D., Shippegan, N.-B.1111151 0INIT 1954 THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.HURTUBISÉ, Raoul, Sénateur, 19, rue Durham, VIAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Ont.Sudbury, Ont.1.111120 0 10002 ea aa a a ea es a en» 1954 gam adam AEE RE 250 ANA re ces TIRE 3 i \u201cee, Fe 3 2 FERS: AU.FEU WN x) KE I] NEURO.T LEON Le FO 3 es en p CITE LE oi Nues) C pet emplo re Les deux formes co LG différentes fy: w! ou le Ap JD rhital Toutes & lis oH CLAGE Th S Ps douleur & Qu ee btenir lo La se A e; quand LEA plus gr 3sp sans Pe Fr A ii RA {eR LL Gi A NES NEURO-TRASENTINE Pa comprimé de Ile N ENTINE |] \u2018 3 Ye NE et de PASEN 5) | wh al: UAB A 4 3 SEE pute [Chaque comprim fil = EN = Ge {roo Ba = ui set pus = Ta 2 mg de Fig, PRB RDRTRR TA a COMPAGNIE LIMITEE MONTREAL N\\A ES rodbyrlensemine* parmi tous les be antihistaminigues on dispose, réalise un équilibre unique pas \u201c entre une haute, effica thérapeutique d\u2019une part, et une\u2019 faible $roportion d\u2019effets secondaires d\u2019autre part./ / i 0 \\.D 1% de 350 rapports médicaux publiés couvrant des milliers de cas on a / = _ \u2018énfiqué desso efficacité dans un grand nombre d'indications et qui va sans pt.Et cependant il règne,un accord général ',2,% sur le fait que la PYRIBENZAMINE le développement et la distribution par Ciba de la RIBENZANINE doivent se fo faire dans de justes proportions.La PYRIBENZAMINE elle-méme So fait amar To objet \u201cde.poblicité dans la presse ni à la radio.Et cependant chaque indication |nouv£lle et prouvée cliniquement pour son emploi est rapidement portée | attentfon de Fre qui est le Ae apte a en estimer la valeur, le médecin # ee candtzen À J autre qui est le mieux qualifié pour en faire consciencieusement > A gpormaien canadien.2 Pyribenzamine \\ qq distrils \u201con, | *Marque de chlorhydrate de tripelennamine Ciba.COMPAGNIE LIMITÉE MONTRÉAL Références:\u2014 1.Arbesman, C.E., Koepf, G.F., and Lenzer, A.R.: J.Allergy, 17: 275-83, 1946.2.Friedlander, A.S., and Friedlander, S.: North End Clin.Quarterly, 7: 14-18, 1946.3.Feinberg, S.M., ond Friedlander, S.: Am.J.Med.Sci, 213: 58-60, 1947. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 PREGANGLIONIC NN _ FIBER 17 ON SYMPATHETIC \\ GANGLION SYMPATHETIC EFFECTOR AE smonsan ACETYLCHOLINE PARASYMPATHETIC GANGLION PARASYMPATHETIC EFFECTOR ant ne Marque du bromure de méthanthéline BROMIDE \u2014 un véritable médicament anticholiner- gique, qui s\u2019oppose à l\u2019action de l\u2019acéthyl- choline sur les ganglions parasympathiques et sympathiques, et sur la terminaison des filets nerveux du parasympathique.Ainsi, cette préparation diminue considérablement l\u2019hypermotilité et, dans la plupart des cas, l\u2019hyperacidité caractéristique de la diathèse de l\u2019ulcère.L\u2019expérience démontre que l\u2019administration de deux comprimés de Banthine (100 mg.) toutes les six heures, jour et nuit, donnera de bons résultats chez les malades; bien qu\u2019un certain nombre de ces malades peuvent être traités d\u2019une façon satisfaisante par l\u2019administration d\u2019un comprimé (50 mg.) en suivant les mêmes règles d\u2019administration.*Banthine est le nom déposé de G.D.Searle & Co., Chicago, HI.ON PEUT MAINTENANT SE PROCURER BANTHINE DANS LES PHARMACIES AU CANADA.XVII Vasoconstriction associée à la thérapeutique antibiotique dans la NEO-SYNEPHRINE (marque de la phényléphrine) avec PÉNICILLINE CRISTALLISÉE Dans les infections des voies respiratoires supérieures, l'application locale de pénicilline dans la cavité nasale a une action bactériostatique décisive contre les micro- organismes pathogènes.Afin de faciliter un tel traitement, la Néo- Synéphrine est associée à la pénicilline, pour décongestionner les muqueuses et permettre l\u2019accès libre à l'antibiotique.La Néo-Synéphrine, vasoconstricteur puissant, ne perd pas son efficacité malgré les applications répétées.Elle est remarquable parce qu'elle ne produit pas de sensation de brûlure lors de l'application et par l\u2019absence de congestion compensatrice.NEO-SYNEPHRINE avec PENICILLINE CRISTALLISEE Stable - Plein rendement Présentation: Empaquetages combinés pour préparation de 10 c.c.de solution tamponnée de 0.25 de chlorhydrate de Néo-Synéphrine et 5,000 unités de ! pénicilline par c.c.NEW YORK 13, N.Y.WINDSOR, ONT.443 Sandwich Street \u2014 Windsor, Ontario.Néo-Synéphrine, marque de commerce enregistrée aux E.-U.et au Canada.454M EN) mérite \u2018sensation wa Lior T rétablissernent | 2 ge l'appétit, Es 3 = SG 4 | £ > ie (es .Chu GLY concentration * \u2018Une.où deux rile ws 4 hig habituellemént Soff santgs.Nl | Te 6.pe 2 La CO POIs ro \u2018adultes.\u2018est C5 j 5 cn CET ES 2) thé [11a [LI WLR] elon d'âge CS VA D.> MA LENS POLE | gh Ty Ma CLL [AE ne \u2018tache ÇA dec dents.SA Lis MURS Corl ONE rh PY laquelle peuvent Ys prescrire ro TE \" _ Foie, la.MELLE et les; Sels LETS Préparation CS 1 \u2018mieux CEE rendue LL LITT Cid plus ELE \u2014ë we ï Présent \u201csous le LIC original de § } ozs.(A votre | \u2018prescription.; [| : Tamine (B; oe in { : - A 9 Lier sphosphate de Ca.8 6 2A la suite Th r As pr RAL eliniques, CTH 0 Ou | signalé qué le Livifer dst un, adivvart pré- RCL les cas \u2018suivants?LLL) _ chez les bébés et leg enfants, Anémie' de Penfance, era daie CR UE) aide à Fassimilation et & la SCL À XX L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLietin AMLFC.\u2014 Montréal, février 1951 RHINIPHEN CORYZA GRIPPE MIGRAINE Chaque comprimé renferme: Acide Acétylsalicylique .5 grains Chlor.de Désoxéphédrine .0.625 mg.Ménadione (Vit.K) .0.25 mg.Dans les affections ci-dessus, lorsqu\u2019il existe de la fièvre, 2 comprimés en une seule prise, suivie d'un comprimé toutes les quatre heures en cas de besoin.Dans les autres cas, 1 a 4 comprimés par jour.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178 est, rue Jean-Talon, 1 - - Montréal 10 - contiennent | 3 avec TRISUL les polysulfamidés de \u201cBIO-CHIMIQUE\u201d vous garantissent une Qu'ils en | 2\u201c BISULFA @ Toxicité réduite @ Cristallurie réduite © Efficacité maintenue LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178 est, rue Jean-Talon, - - Montréal 10 \\ Anémies secondaires e | / avec fer et foie (No 816) Sels ferreux, extrait de foie et facteurs de la vitamine B\u2014éléments de choix pour le traitement optimum des anémies par carence de fer\u2014 présentés sous forme de capsules.Le \u201cBéminal\u201d avec Fer et Foie est bien toléré et préparé pour se désagréger rapidement dans l'estomac et assurer un haut degré d'absorption et d'utilisation.| Chaque capsule renferme: Sulfate ferreux P.B.(5 grains) 323 mg.Foie concentré, équivalent de 5 grammes de foie frais Thiamine.1 mg.Riboflavine.2 mg.Niacinamide.10 mg.Pyridoxine.0.5 mg.d-pantothénate de calcium.1.84 mg.et d'autres facteurs de la vitamine B provenant de 150 mg.de levure de bière soumise à des procédés spéciaux.\u201cBÉMINAL\u201d facteurs de la vitamine B Vitaminé C Fortis Concentré Injectable (Solution) Granulés Composé Injectable Fortis (desséché) Liquide Comprimés Injectable Vitaminé C Fortis Ayerst, McKenna & Harrison Limitée e Biologistes et Pharmaciens « Montréal, Canada XXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA - BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, février 1951 Maintenant disponible Un traitement associant oestrogènes et androgènes | vec Mey, Mr Eros, ERo Ne Permet l\u2019utilisation de certaines propriétés de l\u2019une ou l\u2019autre hormone sexuelle chez le sexe opposé, avec un minimum d'effets secondaires.S\u2019emploie dans le traitement des: @ fractures et ostéoporoses chez les deux sexes @ sous-alimentation chronique et maladies de la nutrition chez la femme @ ménopause, dans certains cas particuliers @ dysménorrhée @ troubles de la cinquantaine @ nanisme hypophysaire des fillettes @ acromégalie des deux sexes On peut obtenir sur demande un tableau complet des indications et des posologies.SE No 878 \u2014 chaque comprimé renferme: | LABORATOIRES MIDY - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 XXV Vans les affections breil.es de l'enfance _ Les petits qui souffrent d\u2019une affection fébrile aiguë apporteront une meilleure coopération au traitement si l\u2019on choisit comme agent antifébrile le délicieux Aspergum.L\u2019acide acétylsalicylique contenu dans l\u2019Aspergum se dissout promptement dans la salive et le suc gastrique et atteint rapidement la circulation sanguine.Dans tous les cas où l\u2019acide acétylsalicylique est indiqué, vous pouvez vous fier à l\u2019Aspergum pour sa facilité d\u2019administration.Préconisé selon les principes de l\u2019éthique professionnelle.Chaque comprimé du délicieux Asper- gum contient 342 grains d\u2019acide acétylsalicylique.Présentation et dosages uniques pour les besoins de l\u2019enfant.White Laboratories of Canada, Ltd, 64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ontario. A THERAPIE DF [WLCERE LÉQUILIBRE \u201cÉLECTROU YTIQUE Le LACTOL-MRT s'emploie avec succès contre les ulcères peptiques et autres affections gastriques pénibles, (hyperacidité, gastrite, spasmodicité gastro-intestinale), sans avoir recours à la couche protectrice, aux drogues ou l\u2019alcalinisation pure et simple.LELACTOLMRT Ramène à la normale la sécré* tion des sucs gastriques jusqu'au point où la fonction digestive se produit sans provoquer l\u2018irritation des tissus.Rétablit le pouvoir-tampon que possède l'organisme.Relache la musculature de l'estomac et du duodénum.Rétablit la circulation dans les parties ulcérées et enflammées de l\u2018estomac.Soulage la douleur et les autres symptômes pénibles.ÉQUILIBRE Des recherches cliniques très poussées ont démontré que l'emploi du LACTOL-MRT dans le traitement des ulcéres peptiques rétablit le flux normal de la sécrétion gastrique, procure une action-tampon rapide qui soulage l'irritation locale, rétablit le pouvoir-tampon que possède l'organisme et produit un équilibre électrolytique dans les tissus gastriques, amenant par voie de conséquence un relâchement de la musculature et un rétablissement de la circulation.Il s'ensuit que la douleur et les autres symptômes pénibles disparaissent \u2014 que les restrictions diététiques sont éliminées \u2014 et qu'il s'établit une disposition mentale optimiste et positive.DÉSÉQUILIBRE Le LACTOL-MRT est un mélange physiologique des lactates de sodium, potassium, calcium et magnésium, dont les proportions sont rigoureusement balancées pour procurer les ions électrolites nécessaires au rétablissement de l'équilibre électrolytique des tissus gastriques et à l\u2019exaltation du pouvoir-tampon de l\u2019organisme jusqu'à un niveau normal élevé.FORMULE:\u2014Chaque cuillerée à thé (5 c.c.) contient 1.5 gm.des lactates de sodium, potassium, calcium et magnésium dans un mélange physiologique.ADMINISTRATION:\u2014Une cuillerée à soupe t.i.d.et avant le coucher.En général, on peut reprendre le régime normal après deux semaines de médication.Après quatre semaines de traitement, les doses peuvent être réduites à une cuillerée à thé t.i.d.THE WINGATE CHEMICAL GO.LTD.MONTREAL CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuremiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 XXVII Se syndrome Joypertons / aw compiled ré rs SAAC, INTO APY a YS 1 Un produit de Kiker Wok E - 77/4 Un puissant alcaloide, extrait du Veratrum viride \u2014 standardisé biologiquement pour une action hypotensive chez les mammifères \u2014 un nouveau principe actif pour le traitement de Uhypertension.Le traitement par Veriloid produit non seulement des résultats objectifs encourageants \u2014 contrôle significatif et soutenu d\u2019une pression artérielle élevée \u2014 mais il donne également au patient un soulagement subjectif important.A mesure que le médicament agit, la céphalée hypertensive est soulagée, la fonction rénale s'améliore, la vision devient meilleure et la faiblesse musculaire disparaît.Ces effets salutaires sont directement attribuables à la vasodilatation périphérique produite par Veriloid, et à l\u2019amélioration de la nutrition tissulaire qui en résulte.Ils sont souvent ressentis bien avant qu\u2019une chute sensible de la pression artérielle soit obtenue.Bien qu\u2019un dosage individuel soit essentiel pour un effet thérapeutique maximum, dans la plupart des cas, une réponse au Veriloïd est obtenue habituellement avec une dose moyenne de 2.0 mg.à 5.0 mg., 3 ou 4 fois par jour après chaque repas et au coucher.Le dosage peut être établi en une semaine ou deux selon la réponse individuelle de chaque patient.Veriloid peut être obtenu sur prescription, dans toutes les pharmacies, en comprimés de 1.0 mg.Bouteilles de 100.Documentation sur demande.\u201cNom déposé de Riker Laboratories, Inc.RIKER PHARMACEUTICAL CO., LTD.68 BROADWAY AVENUE - TORONTO 8, ONTARIO STANDARDISÉ BIOLOGIQUEMENT POUR UNE ACTION HYPOTENSIVE CHEZ LES MAMMIFERES. XXVIII L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buuterin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 r Cholérétiques végétaux Extraits hépatiques et biliaires.A 7 _p ues P Const balion la 2 pilates du repas LABORATOIRES A.BAILLY SPELY-EXPORT 19 RUE DU ROCHER - PARIS Agents pour le Canada - VINANT Limitée, 200 rue Vallée, MONTRÉAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuireTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 XXIX tee.contre L'OTITE MOYENNE AIGUE ; ; 5 L'ENLÈVEMENT DES CONCRETIONS CERUMINEUSES comme ADJUVANT D'UNE CHIMIOTHERAPIE ANTI-INFECTIEUSE contre LES OTOPATHIES ASSOCIEES AUX MALADIES CONTAGIEUSES FORMULE: Glycérol (DOHOW) .17.90 g (la plus forte densité qui puisse être obtenue) Phénazone _.087g Benzocaine 0.23 g iconûe L\u2019OTITE MOYENNE SUPPURANTE CHRONIQUE LA FURONCULOSE ET LA DER- MATOMYCOSE AURICULAIRE \u2018Favorise la , décongestion nasale sans affecter les appareils circulatoire ou respiratoire conte LE RHUME ORDINAIRE * LES INFECTIONS DU SINUS | LA CONTRACTION NASALE PRE-ET POST OPÉRATOIRE LE RHUME DES FOINS © LES RHINITES ALLERGIQUE ET HYPERTROPHIQUE FORMULE: Saccharinate de désoxyéphédrine 0.50% ov dans une e solution à aqueuse.contenant 0.02% de laurylammonium saccharine.Aromatisé.pH 64.Présenté dons le SPRAY-O-MIZER DOHONY* (Combinaison vaporisateur-compte-gouttes) ; \u2019 *MARQUE DE COMMERCE \u2014BREVET EN INSTANCE ; AGREABLE\u2014EFFICACE , Egalement, en bouteilles de 16 onces liquides .NON-TOXIQUE\u2014 BACTERICIDE pour le bureau et l\u2019hôpital.Documentation rw et clinique envoyée sur demande q \"Parme re THE ITT CHEMICAL MEL 3 MALLON TEL cants San RECTALGAN PET eal New Yo A IT (HS \u201d \u2014 FN L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AMLF.C.\u2014 Montréal, février 1951 = Gh.LE PANSEMENT DE GAZE \u201cGELÉE DE PÉTROLE\u201d EST INDIQUÉ : pour les greffes épidermiques, les fractures compliquées, les brûlures, etc, comme pansement non-adhésif, pour susciter la granulation.Les mèches ouvertes facilitent la suppuration, assurent la ventilation aux greffes épidermiques, et au jeune épithélium, tout en causant le moins de traumatisme possible aux granulations.La saturation uniforme avec de la Gelée de Pétrole empêche les hausses sérieuses de température causées par l'absorption de toxiques.Elle prévient aussi la dermatite secondaire de la peau environnante, provenant de l\u2019écoulement, et permet une extrusion facile dans les cas de blessures profondes.\u2018\u201cJelonet\u201d est une gaze à mailles ouvertes, saturée uniformément de Gelée de Pétrole et de Baume du Pérou.Elle est emballée dans des contenants scellés de 36 pansements, stérilisés, prêts à servir immédiatement.Paquet spécial pour les hôpitaux: longueurs continues de 8 verges.SMITH & NEPHEW, LTD.2285, RUE PAPINEAU, MONTREAL (24), P.Q.Fait en Angleterre par les fabricants de \u2018\u2018Elastoplast\u2019\u2019 et de \u2018\u2018Gypsona\u2019 T.J.SMITH & NEPHEW, LTD.HULL, ENGLAND En pénicillothérapie per os, les formes tamponnée et non-tamponnée ont chacune leur place! Toutefois, les anti-acides les plus faibles sont suceptibles de donner la nausée à certains sujets.C'est alors que l'on recourra de préférence aux comprimés Wyeth de pénicilline soluble.Ceux-ci produirent les mêmes hémo- concentrations utiles à condition d'être administrés soit au moins une heure avant, soit deux heures après les repas.Ces comprimés non- tamponnés se révèlent encore utiles en pédiatrie, par suite de leur propriété de se dissoudre, sans le cailler, dans le lait.Penioral Soluble COMPRIMES SOLUBLES WYETH à 50,000 U.I.de pénicilline-G potassique par comprimé.Tube de 12 comprimés.ros avantage de la substance-tampon e de sodium dans le cas du Péniora otéger l'antibiotique contre l\u2019inactivation - e suc gastrique.Ainsi la médication peut- - \u20ac être donnée sans bouleverser l'horaire des repas des malades.PENICILLINE-G POTASSIQUE TAMPON NEE POUR ADMINISTRATION ORALE INADA) LIMITED Marque Deposee Soumise recémment à un essai clinique, par comparaison avec d\u2019autres antihistaminiques à des posologies comparables, la Néohétramine ( s'est révélée extrêmement efficace du point de vue thérapeutique et exceptionnellement bien ( tolérée!! 1.Schwartz, E.: Ann.Allergy 7:770 (nov.-dec.1949) CHLORHYDRATE DE *Néohétraminé EN COMPRIMES Comprimés à 25 mg.\u2014Flacons de 25, 100 et 1000 comprimés Comprimés à 50 mg.\u2014Flacons de 100, 500 et 1000 comprimés Comprimés à 100 mg.\u2014Flacons de 100 et 1000 comprimés EN CREME Tube de 1 once EN SIROP Well Flacons de 16 onces lig.et de V2 Gall.Imp.Marque Diposte L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 X XXIII voici des faits 1 Le CHLOROMYCETIN® est le premier antibiotique \u2014 et le seul \u2014 qui ait pu être fabriqué par voie de synthèse sur une échelle industrielle.Le CHLOROMYCETIN se révèle rapidement efficace con- 2 tre une gamme étendue de maladies infectieuses et notamment dans les infections des voies urinaires, la pneumonie bactérienne, la pneumonie atypique primaire, la fièvre ondulante aiguë, la fièvre typhoïde, d\u2019autres fièvres entérales attribuables aux salmonellas; la dysenterie (à shigella), la fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses, le typhus, le typhus des broussailles, le granulome inguinal, la lymphogranulomatose inguinale sub-aigué.3 Le CHLOROMYCETIN est bien toléré L'amélioration de santé du malade n\u2019est donc pas entravée par de graves effets secondaires.Le CHLOROMYCETIN peut s\u2019administrer par voies buc- 4 cale ou rectale.La voie parentérale n\u2019étant pas indispensable, le traitement est, de ce fait, à la fois simple et commode.; Le CHLOROMYCETIN permet de juguler de nombreuses maladies qui restent rebelles aux autres antibiotiques et aux sulfamides.Le CHLOROMYCETIN, possédant une activité antibioti- b que remarquable, aboutit à une guérison rapide, à une convalescence sans incidents et permet au malade de reprendre promptement son activité normale.Ce qui se traduit, en fin de compte, par une réelle économie.Chlofomycetin (chloramphénicol Parke-Davis), conditionnement est présenté en Kapseals(R) à 250 mg.et en capsules à 50 mg.a ro mee & CIE., LTEE.l PARKE, DAVIS XXXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 Cette nouvelle bouillie concourt à combattre les allergies des nourrissons Dernier perfectionnement \u2014 La fabrication \u2018d\u2019une nouvelle bouillie, la BOUILLIE DE RIZ Gerber, constitue le dernier perfectionnement en alimentation infantile.Cette bouillie présente tous les avantages nutritifs que doit posséder une bouillie \u201cdu début\u201d \u2014 et elle n\u2019est désavantagée par aucun danger d\u2019allergie.Elle est hypo-allergénique \u2014 La nouvelle bouillie Gerber, la BOUILLIE DE RIZ, est tout particulièrement indiquée quand des nourrissons présentent des signes d'allergie au blé ou à l'orge.Sa teneur en facteurs de la vitamine B provient de la présence d'extrait de son de riz, de thiamine, de riboflavine et de niacinamide.Faite d\u2019une seule céréale \u2014 Médecins et mamans ne sont donc plus limités dans leur choix aux seules Bouillies d\u2019Orge ou de Farine d\u2019Avoine Gerber, faites d\u2019une seule céréale chacune.La BOUILLIE DE RIZ est une nouvelle bouillie de cette catégorie.Elle est agréable au goût.Sa texture améliorée la rend agréable aux nourrissons et aux bébés plus âgés.Pour vos patients \u2014 Désormais, des échan- Quelques importants renseignements tillons des 4 bouillies Gerber, prêtes à servir sur la BOUILLIE DE RIZ Gerber Ingrédients: farine de riz, sirop de \u201csucre inverti\u201d*, De généreux échantillons cles phosphate dicalcique, huile de son de riz, sel, eau ouillies Gerber == Bboullie d de riz rophosphate de fer, niacinamide éréales, Bouillie de Fa- e son de riz, pyrophosphs Ter de Céréales.Bouillie d'Orge thiamine hydrochloride et riboflavine.et Bouillie de Riz \u2014 vous Vitamines seront distribués.De même, hr nous vous enverrons gratui- et sels minéraux Par cent grammes tement un dépliant sur l\u2019a- Thiamine .6.88 mg.nalyse des aliments servis ; ; ;( ; aux bébés.Il suffit d'écrire, Riboflavine LL LL a LL 446 mg utilisant votre en-tête de Niacine LA 2 4 4 4 4 4 4 0 4 8 4 40 0540 .mg.lettre particulier, a Gerber- Calcium .605.mg.gilvie Baby Foods, \u2018Ltd, Phosphore .680.mg.Niagara Falls, Canada.Fer oo 1 12e 70.me.L _ Nous nous occupons uniquement de l\u2019alimentation des bébés Nourritures pour bébés erber Gerber-Ogilvie Baby Foods Ltd, Niagara Falls, Canada Bouillies © \u2014Purées de fruits © Légumes © Soupes © Desserts L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 XXXV la plus efficace ferrothérapie connue PRÉSENTATION: MOL-IRON Sulfate ferreux molybdénisé \u2014 un complexe coprécipité d\u2019oxyde de molybdène et de sulfate ferreux.Des études approfondies portant sur une série de plusieurs observations ont démontré que le Mol-Iron de White s\u2019est montré remarquablement plus efficace comme agent hématopoïétique que le sulfate ferreux seul!-3 et qu\u2019il était exceptionnellement bien toléré #5 Cette préparation est indiquée dans les anémies secondaires par carence de fer.Comprimés Mol-Iron \u2014 petits, faciles à avaler.Flacons de 100 et de 1000.Ausst \u2014 Liquide Mol-Iron d\u2019un goût très agréable, plaît particulièrement aux enfants.Flacons de 12 onces liquides.1.Dieckmann, W.J., and Priddle, H.D.: Am.J.Obstet.& Gynec: 57:541, 1949, 2.Chesley, R.F., and Annitto, J.E.: Bull.Margaret Hague Mat.Hosp.1:68, 1948.3.Dieckmann, W.J., et al.: Am.J.Obstet.& Gynec.59:442, 1950.4.Kelly, H.T.: Pennsylvania M.J.51:999, 1948.5.Neary, E.R.: Am.J.Med.Sc.212:76, 1946.WHITE LABORATORIES OF CANADA LTD., 62-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ontario. et XXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buriemiyx AMLF.C.\u2014 Montréal, février 1951 , par voze buccal, DANS UN TONIQUE RECONSTITUANT, A BASE DE FER, QUI AUGMENTE L\u2019APPETIT! L'activité B12 d'au moins 12 micro- grammes de vitamine B12 par once, telle que déterminée par un titrage biologique.Du fer (gluconate ferreux) en quantités toniques! Les Vitamines du Complexe B d\u2019une teneur bien supérieure à celle reconnue comme ration quotidienne minimum! Agréable au goût également! © Merrell 1828 Cincinnati « U.S.A.Succursale Canadienne: 44 Osler Street, Toronto 9, Ontario *Marque Déposée L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurremN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 XXXVII Donnez une portée plus grande aux examens de routine que vous faites au bureau Comprimés-réactif CLINITEST (nom déposé) Pour la recherche de la glycosurie.Comprimés-réactif ACETEST (nom déposé) Pour la recherche des corps cétoniques.Comprimés-réactif HEMATEST (nom déposé) Pour la recherche du sang occulte.Dans le diabète, plus tôt on découvre le sucre, plus favorable est le pronostic.D\u2019où il ressort que l\u2019épreuve courante de glycosurie fait partie intégrante de chacun des examens que vous pratiquez au bureau.Les comprimés-réactif Clinitest (nom déposé) se prêtent exceptionnellement bien à cet usage.L\u2019épreuve est simple, rapide et sûre.Nul besoin d\u2019appliquer de la chaleur extérieure.Ensembles pour le bureau ou le laboratoire et rechanges de 24 et de 36 comprimés.L\u2019emploi des comprimés-réactif Acetest (nom déposé) facilite au médecin la découverte de la cétose dans le diabète \u2014 et dans plusieurs autres affections où l\u2019acidose peut se produire.Ce test unique permet de découvrir avec rapidité et facilité les corps cétoniques.La sensibilité est de 1 partie dans 1,000.Flacons de 100 et de 1,000 comprimés.La présence de sang occulte dans les fèces, les crachats ou l\u2019urine constitue souvent la première preuve d\u2019un processus pathologique dont on ne soupçonnerait pas la présence autrement.Avec les comprimés-ré- actif Hematest (nom déposé), une méthode précise, rapide et commode, la découverte du sang (présent dans la proportion de 1 partie ou plus dans 20,000), devient une pratique facile dans la routine du bureau.Flacons de 60 et de 500 comprimés.AMES COMPANY OF CANADA, LTD -e\u2018 TORONTO, ONTARIO XXXVIII Uk nouveau sirop FAUX mnt EFFICACE @ AGRÉABLE AU GOÛT ® BIEN TOLERE Le Sedulon est un nouveau composé non narcotique d'une efficacité telle qu'il peut remplacer la codéine.Découvert après de longues études dans les Instituts de Recherches Roche, ce composé exerce une action sédative douce, même dans les toux les plus rebelles.L'expérience clinique démontre que le Sedulon est spécialement indiqué dans les quintes de toux nocturnes.D'un goût agréable, le sirop de Sedulon \u2018Roche\u2019 sera préféré par les patients jeunes ou vieux.Il est présenté en flacons de 4 et 16 onces.Le Sedulon est la 3,3-diéthyl-2,4-dioxo-pipéridine.HOFFMANN-LA ROCHE LIMITÉE.@ MONTREAL sedulon À 170 esto wise 2 0 R 4 34: ete.27 dipncaiiiitien we Strsreg segus \u2018reitiéte content RB ime itl $5, Sedulon \u2018Roche\u2019 3 iv Sig.5 i toutes les 2 heures: 33 au coucher {contre la toux nocturne chez les adultes) SAGAS 1 PIS tania Wed) shee Pree S00 ROO RNCRCRRBCOOODYS da - .- .° .- ° .» .- .- .- .- .- .710000000600 000000000000 1 000 00000000 0000000000 000000000000 0100 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLenn AMLF.C.\u2014 Montréal, février 1951 Roche \u2019 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AMLFC.\u2014 Montréal, février 1951 XXXIX POURQUOI l\u2019agent de choix est le BEREX Traitement buccal pour le soulagement symptomatique dans les AFFECTIONS ARTHRITIQUES ET RHUMATISMALES La SALICYLOTHÉRAPIE est un traitement sûr éprouvé par le temps, que l'on peut employer pour soulager rapidement la douleur et amener une diminution prolongée des symptômes de l\u2019ARTHRITE et du RHUMATISME.Les autorités médicales sont généralement d\u2019accord sur ce point.Les médecins canadiens démontrent, par l\u2019augmentation toujours croissante de leurs prescriptions, que le BEREX est leur premier choix parmi les salicylates pour le traitement de l\u2019arthrite, du rhumatisme et des affections analogues.BEREX, le premier produit à base de succinate-salicylate mis à la disposition de la profession médicale il y a plusieurs années passées.Le succinate de calcium, en combinaison équilibrée avec l\u2019acide salicylique supprime le danger de toxicité, même lorsque des doses massives et prolongées doivent être employées.: BEREX peut être prescrit sans crainte dans toutes les formes d\u2019arthrite et d\u2019affections rhumatismales pour les raisons suivantes: BEREX apporte un soulagement rapide des symptômes douloureux.BEREX empêche la formation d'anticorps.BEREX peut être administrée en doses massives et pendant une période prolongée.BEREX est facile à administrer, sous forme de comprimés commodes.BEREX est peu coûteux.terre REX PHARMACAL RONTO, CANADA es sed in Canada À Votre pharmacien peut remplir vos ordonnances pour BEREX en flacons de 100 comprimés et en format économique de 500 comprimés à l\u2019usage des institutions.Documentation sur demande.BEREX Pharmacal Company - 36-48 Caledonia Road - Toronto, Canada Nouveau\u2026 Efficace.Economique cos INJECTABLE EN FIOLES DE 10 C.C.COMPOSITION Chaque c.c.de solution aqueuse stérile représente: VITAMINE Bz cristallisée .\u2026 15 mcg.FER (citrate ferreux ammoniacal vert) 10 mg.VITAMINES: Niacinamide o.oo.25 mg.*Pyridoxine (Be) _.0.15 mg.Riboflavine (Bz) LL.0.15 mg.*ECholing eee 20 mg.Alcool benzylique .\u2026.2% POSOLOGIE ET MODE D\u2019ADMINISTRATION HEMABIONE s\u2019administre par injection intramusculaire exclusivement.La posologie est variable suivant l\u2019individu.|! importe en tout cas d\u2019administrer une dose suffisante pour provoquer une réaction réticulocytaire idoine, pour normaliser le nombre de globules rouges et le taux d\u2019hémoglobine et pour assurer la disparition des symptômes gastriques et des autres symptômes.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178 est, rue Jean-Talon ANÉMIE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLerin A.MLF.C.\u2014 Montréal, février 1951 « \u2014\u2014\u2014 ee.S ICIEUSE HYPOCHROME CARENTIELLE Montréal 10. 3 si = Sie 2 Le Æ To Re ac 25 5 = a = se Ee 5 or i 5 5 a i So i 54 # en iss st sa 2: si ee Sees hs si se & HE SHS 3 2 Su Ré = foie; Wr 7 GE A = a\u201d Ex SE i Ste see ec = x, 5 À ih, SEE a i Se Ft =.i le EF br SRE AD £5 es En ae.ge a i Bigg © i & od a SE ue et.A EL \u20ac GHEE = = pe = à 2S - see 2e # HF as vs RO gis es ; sa 2 a gs Ze ® 2 ve 5 < an ES & Ce eras be i Li an A 2 = Ns Is Bi ss jé io a + ex 55 % i % Ho = =.2 om gh = 2 Le i = .5 2 5 = 3 se 5 \u201c4 = GA .Ai Es 7 See SR Ses Rec TK i SO 3% 5) er ie = ai 5 5 > £4 SS A £3 2e se \u201c De 7 DE SN RY £3 EAL ak FE os = es Co \u20ac p> 3 2 & 2 rent?Be Re Lo x a A se ses = = Re se EN 3 a 5 si 7.i > a 3 Se à PAR, 2 A = ss 7 i fa i 2 Be arin HHA = i 5 = eu x a.A ES 2 EY Lig i Pe oi 5 7 Ph ce ss Ce Ra ax 2e 2: = % se et = = 72% i E SE oe Ra 2 ie) SA oN ds a 2 % 20h @ S 3 = NN 5 a 2 se 4 se jet avec we e 8 2 A 2 ss ses se / ds es 7 Eu Gis se né L Ss i = CRE $ i .= LE i he id 3 Sud go $ is Es rE rad £2 = £2 > i Les RES Ÿ a 2 & 29 EA A 58 a 5 3 3 7 5 py es 20 3 SR \u20ac = 7 feo he à ou = Re va i HE 2 3 = y 2 A Ee ee os 5 GE dpi 2 5% sh, be 7 z a & 2 fii a PS i 3 i GE LEE i 24 =z rr pt a fc or SE i tt Æ a Ge © 2 5 i pi re .RG y oe fois, oS 3 % 0% SRR Sh a is 7 5 eu, 5 AE 5 0 = St i SH Es 2% 7 % pi 2: Br omy | al Pp Ce es 5 a 3 ne wu ha ses a 2 Ë % se SP a ie 8 SS xx NS x à > TR 5 3 as = EN Se SA 7 Aa sa & a FR ARR Se win WE aus a 5 Tm, RN EE = on x a 2 Ps od ox) Soe ve a, Pak 35 i i Bt: # 5 Ne Fo HR ER SASS i i a & Re XY en ne jeu BE: .Ne ser 5, ae Ne a = + Te i 2 A EN ; 5 Rn \u20ac BE 5 = in = = 2.oF i ps 5 as 5 = Se = ¥ on S 8 FRS 5 ne Bi , i a 2 is RY oy RE x > se = 8 TY 7 5 i ps certes fe pa ass nas 5 298% Fes Su CY oy pr = Sus 2 ES je 2 = NES AN a 2, es HR hy = Pre.tes ti, x, Ë + RL pre a\u201d 2 # er + aff = in TNR CTE IY D\u201d REMEDES qui sont comme des bonbons?Ca vaut la peine de les essayer pour les petits\u2014et aussi pour les adultes fignoleux.Un remède de saveur agréable et qui plait à ceux qui sont friands de sucreries comme les Comprimés Dulcets de DuozINE, offre nettement un intérêt thérapeutique.utilis ez Les enfants ne demandcnt pas mieux que de prendre ce bisulfamidé\u2014cn n'importe quelle quantité.Ils bénéficient de niveaux sanguins élevés et de réactions secondaires peu fréquentes \u2014 grâce à la combinaison de la sulfa- a diazine et de la sulfamérazine à parties égales.Selon un récent rapport! \u2019 ces drogues se classent en première ct deuxième places, respectivement, I'd | e S comme ingrédients de n'importe quel mélange de sulfamidés.Pour la maman, les Comprimés Dulcets de DuoziNE sont faciles à donner.Leur force constante supprime toute imprécision dans les doses administrées.Tout cela nous justifie de vous demander d'essayer les » Comprimés Dulcets de Duozing la prochaine fois que les sulfamidés seront U C re | S indiqués.Comprimés de 0.3 gramme et de 0.15 gramme, en flacons de 100.LA LITTERATURE COMPLETE sur les Comprimés Duicets de Sulfamidés, y compris un Tableau des Indications et une Table Posologique, vous en SULFAMIDO- pote Limicée, Monséal >.Abbott THERAPIE Suspension de Saveur Agréable Contenantun Alcalinisateur \u2014Est également disponible l'agréable Suspension de DuozinE aromatisée à l'orange, dont chaque cuillerée à thé contient O.15 gramme de sulfadiazine, 0.15 gramme de sulfamérazine et 1.5 gramme de citrate de sodium.Ce liquide est particulièrement agréable et facile à prendre lorsqu'il est dilué avec de l\u2019eau ou des jus de fruits.Présentés en flacons de 16 onces.Spécifiez Comprimés Dulcets* de DUOZINE NOM DÉPOSÉ (SULFADIAZINE-SULFAMERAZINE COMBINEES, ABBOTT) *Comprimés Sucrés Médicamentés, Abbott 1.Lehr, D.(1950), Relative Merits of Commonly Used Sulfonamide Drugs as Components of Mixtures, N.Y.State J.Med., 50:1361, June. Bulletin de l'Association des (Médecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union (iSédicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 79: MM.Amyot (Roma); Archambault (Paul-René) ; Autotte (Esdras) ; Baril (Edmond) ; Bassi (Guido) ; Bégin (B.-G.) ; Bélisie (Maurice) ; Bernard (Louis) ; Bernard (René); Blanc (Georges); Bernier (Alphonse) ; Bertrand (A.); Bertrand (Claude); Bisson (Christophe) ; Blagdon (Jacques); Blais (Ant.) ; Bonnier (Maurice); Boucher (Roméo) ; Boulanger (J.-B.) ; Boulez (N.); Bourque (]ean- Paul) ; Bouveau (G.); Brady (Kay); Brault (.- P.): Brissaud (H.-E.); Cabana (L.-P.); Cantero (A.) : Cartier (G.-E.) ; Casgrain (Gérard) ; Champy (Christian) ; Charbonneau (Henri); Charbonneau (Jean); Charest (G.); Charland (Richard-A) ; Charpy (J.); Chevillotte (R.); .Cloutier (François) ; Cloutier (Roland) ; Coignet (Jean) ; Collin (Pierre-Paul) ; Comeau (Maurice) ; Crevier (Paul- H.) ; Croisetière (Fernand) ; Dargis (Jean) ; David (Paul) ; Debray (Ch.); Debré (Robert); Desjardins (Edouard) ; Desmarais (Bernard); Desrosiers (Saint-Jean) ; Dion (Yvan) ; Dionne (Jean) ; Dionne (Paul); Doray.(Maurice) ; Doré (Réal) ; Dou- ville (J.) ; Dubé (Edmond) ; Dubé (L.-F.) ; Dufault (Paul); Dufresne (Origène) ; Dufresne (Roger- R.); Duhamel (Roger); Dumas (Paul); Duprat (Gérard) ;.Durivage (Jacques); Fabre (René); Fisher (John); Foisy (J.-P.); Forget (Ulysse).; Forté (Lionel) ; Fortier (De la Broquerie) ; Fortin (R.); Françon (François) ; Gagnon (E.-D.); Gagnon (Jacques-N.); Gareau (J.-Roger) ; Careau (Roland) ; Gariépy - (Urgel) ; Gaudry (Dominique) ; Gauthier (Jacques) ; Gérin-Lajoie (Léon) ; Gervais (Maurice) ; Gilbert (Ghislaine) ; Gingras (Gustave) ; Girard (Armand-E.) ; Giraud (Paul) ; Gratton (J.); Grignon (Jean); Grignon (René); Grobon (Pierre) ; Groulx (Ad.) ; Guénette (René) ; Guil- beault (Albert); Hamel (Pierre-Claude) ; Hood (A.J.G.) ; Hughes (H.G.) ; Jarry (Gaétan) ; Johnson (Réginald) ; Julien (Lucien) ; Jutras (Albert) ; Kaine (G.); Kaplan (S.); Kourilsky (Raoul); Labbé (Paul) ; Ladouceur (Paule) ; Lafleur (F.); Lafond (Guy) ; Lamarre (Léo) ; Lambert (Jacques), Landry (Philippe) ; Langevin (Raymond) ; Lapierre (Gaston) ; Lapointe (Donat) ; Lapointe (Jean) ; La- prade (Claude) ; Larivière (Paul) ; Larivière (Paul- M.) ; Latraverse (V.) ; Laurier (R.); Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire) ; Lavoie (Jules); Lebeau (René) ; Lebel (Léon) ; Leblanc (Loyola) ; Leblond (Wilfrid) ; Leclaire (Gérard) ; Leclerc (G.) ; Le- cours (Antonio) ; Lefebvre (René) ; Léger (Jean- Louis); Léonard (Claude); Léonard (Gérard) ; Lépine (Charles) ; Lépine (Edgar); LeSage (Albert) ; LeSage (Jean); Letendre (Samuel); Le- tondal (Paul) ; Léveillé (Antonio) ; Longpré (Daniel) ; Marcil (Bernard) ; Marcotte ().-E.-Alanxan- dre) ; Marcoux (Guy) ; Marin (A.) ; Marion (Pierre); Martel (J.-Alcide); Martin (Hon.Paul) ; McCormick (W.J.) ; Meloche (Bernard-H.); Mi- gneault (Gérard) ; Miller (J.-Chs) ; Milot (J.-P.) ; Miloutinowitch.(Mme) ; Mondello (Roméo) ; Mon- fette (Claude) ; Mongeau (Maurice) ; Morin (Gas- pard) ; Morissette (Léopold); Mouriquand (G.) ; Mozicconacci (P.); Nadeau (Gabriel); Odinet (Jaqcues) ; Panet-Raymond (J.) ; Paquette (J.-P.) ; Parrot (Paul).; Pépin (].-Roméo) ; Pettigrew (Antoine) ; Piette (Jean) ; Pilon (Jean-Louis) ; Pinson- neault (Germain) ; Plichet (André); Potvin (Victor) ; Prévost (J.); Primeau (Bertrand): Poirier (René) ; Prud\u2019homme (Jean); Reid (Léonide) ; Ricard (Paul-M.) ; Robillard (Gaston) ; Roch (M.) ; Roux (J.-René); Roux (M.); Royer (Albert); Saint-Martin (Maurice) ; Ségal (S.) ; Séguin (Fernand) ; Simard (Roland) ; Simonnet (H.) ; Smith (Henri); Smith (Pierre); Starkey (Hugh) ; Té- treault (Ernest) ; Therrien (Emile); Thibaudeau (Roland) ; Trudeau (Charles-H.) ; Vallée (Arthur- F.): Vasques (}.); Vézina (Norbert) ; Vidal (].- A.) ; Vigneau (Paul) ; Voyer (Armand). \u2026On m\u2019adressa le reproche qu\u2019on adresse souvent aux syphiligraphes celui de voir la vérole partout, alors qu\u2019à mon sens une critique mieux fondée et que l\u2019avenir nous réserve serait de ne pas voir encore la vérole partout où elle est et partout où on la verra plus tard.Je me souviens même (passez-mor l\u2019anecdote) qu\u2019un de mes très affectionnés et vénérés maîtres me dit à cette époque: « Je crains bien, mon cher ami, qu\u2019avec votre tabes d\u2019origine syphilitique vous ne vous soyez mis sur les bras une mauvaise affaire ».L\u2019« affaire », cependant, n\u2019était pas si mauvaise qu\u2019on avait pu le présager.Depuis ce temps, en effet, de très nombreuses statistiques ont été tour à tour publiées sur les antécédents de la syphilis dans le tabes, et toutes, à des degrés divers, ont témoigné dans le même sens, à savoir: la fréquence plus ou moins formellement significative d\u2019un passé syphilitique chez les sujets affectés de tabes.Telles sont, messieurs, les considérations multiples qui ont conduit à soupçonner d\u2019abord, puis à affirmer plus tard, une relation pathogénique entre la paralysie générale et la syphilis.Emanées de sources diverses, reposant sur des faits cliniques d\u2019authenticité irrécusable, elles servent de base aujourd\u2019hui à une grande vérité qui, pour avoir été longtemps méconnue, pour ne trouver encore qu\u2019un dédaigneux accueil près de certains de nos collègues, n\u2019en a pas moins conquis d\u2019ores et déjà droit de cité dans la science.À en juger par le chemin qu\u2019elle a fait dans les esprits ces dermiers temps, je me suis pas inquiet de son avenir.Il y a quinze ou vingt ans, honni eût été le médecin assez audacieux pour hasarder l\u2019opinion qu\u2019il pût y avoir quoi que ce soit de commun entre: la syphilis et la paralysie générale, que l\u2019on considérait comme une entité morbide sacro-sainte, absolument autonome, rigoureusement indépendante de toute affi- lation, non susceptible du moindre degré de vassalité vis-à-vis de n'importe quelle autre maladie.Il n\u2019y a pas plus de trois ans, un rapport académique, d\u2019ailleurs très savamment conçu et brillamment écrit par un de nos plus éminents aliénistes, enterrait sous des fleurs le livre d\u2019un de mes élèves qui avait osé défendre la doctrine de la paralysie générale d\u2019origine syphilitique.Et voici qu\u2019aujourd\u2019hui, enrichie d\u2019observations nouvelles, forte d\u2019adhésions nombreuses, cette doctrine tend à s\u2019affirmer de plus en plus.Dès maintenant, elle a conquis sa place dans la pathologie, dès maintenant il faut compter avec elle.Laissez passer encore quelques années, pour donner à la question le temps de mürir, et vous verrez que, vers la fin du siècle par exemple, ce qui eût été une hérésie pour la génération précédente, ce qui, aujourd\u2019hui encore, est taxé de « nouveauté, d\u2019innovation téméraire, de fantaisie », dont il convient de se garder « avec une sage réserve », sera devenu une vérité classique, sera élevé au rang d\u2019une doctrine officielle.(Fournier). BULLETIN 20.> ETUDIANTS ET PRATICIENS Ce qui paraît périmé et retardataire, dans l\u2019évolution d\u2019une science et d\u2019un système, peut éventuellement servir de nouveau dans leurs applications.On s\u2019étonne de la reviviscence d\u2019anciennes méthodes; l'ironie du destin et la force des choses réimposent ce qui avait été abandonné.Les notions peuvent se développer, se multiplier, la somme des connaissances se grossir, les techniques devenir de plus en plus complexes, toujours le sens commun prévaut et l\u2019esprit humain revient aux mesures d\u2019équilibre.Les mouvements du pendule symbolisent parfaitement les entreprises humaines, individuelles ou collectives : alternativement avance ou recul, va-et-vient, chaque fois que des points extrêmes ont été touchés.Il en va de même en médecine.De grands concepts reviennent périodiquement en première place sous des apparences et des dénominations différentes: le dynamisme et le physiologisme d\u2019une part, le mécanicisme et l\u2019anatomisme ou l'organicisme d\u2019autre part.Sur des plans inférieurs et dans l\u2019ordre de mécanismes secondaires, des exemples multiples pourraient démontrer le même phénomène.Si on descend encore dans la hiérarchie des valeurs purement scientifiques et si on aborde le domaine de l\u2019exercice de notre profession, on en vient à se demander si la médecine, qui a pris avec fierté et par l\u2019adjonction de disciplines diverses les caractères d\u2019une science, a définitivement cessé d\u2019être un art.Son enseignement s\u2019est compliqué de problèmes de biologie, de chimie, de physique et de physiologie expérimentale qui s\u2019appliquent dans les solutions pathogéniques, séméiologiques et thérapeutiques.Les malades sont observés dans des services savamment organisés et outillés.Ils sont étudiés anonymement par les cliniciens, les internes et les stagiaires, et considérés selon leurs consignations 154 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 matriculaires.Ce sont des cas qu\u2019on approfondit, ce sont de beaux et d\u2019intéressants problèmes qu\u2019on cherche à résoudre.À la Faculté, on ne pense plus au malade, il n\u2019y est même pas présent.On s\u2019efforce de connaître par l\u2019abstrait, d\u2019identifier, de délimiter clairement et arbitrairement les maladies qui le font souffrir et mourir.Dans cet amoncellement de manuels et de traités, de formules, de pourcentages, de rapports et de requêtes, le malade, l\u2019homme est perdu, oublié; il s\u2019évapore comme une ombre dont on ne retient que la silhouette.On ne porte aucune attention à son identité individuelle, il est un cas, un nombre.Tout ce qu\u2019il possède d\u2019immatériel, ses sentiments, ses souffrances, ses désirs, son bien-être moral et par-dessus tout l\u2019image de Dieu qu\u2019il porte en lui, est négligé, effacé, et surpassé par le problème purement pragmatique de sa pathologie.Et l\u2019étudiant quitte son école, l\u2019esprit assez bien meublé de science médicale, mais trop ignorant de la connaissance de l'homme malade.De ce déséquilibre, de ce dénivellement, il ressort que le jeune médecin cherche à exercer sa profession dans une spécialité; elle exige moins la science de l'homme malade qu\u2019il connaît peu et qui l\u2019effraie, que celle de la maladie.Et il en découle que le médecin de famille, qui doit posséder la science de guérir la maladie et l\u2019art de soutenir l\u2019espoir de l\u2019homme malade, se fait de plus en plus rare.Avec raison, on s\u2019inquiète de cet état de choses, on s'enquiert des moyens à prendre pour enrayer cette malheureuse évolution de la médecine.Peut-être faudra-t-il revenir à un usage anciennement utilisé, à une époque où les cliniques hospitalières n\u2019étaient pas organisées, à une époque où les services d\u2019hôpitaûx offraient des moyens rudimentaires d\u2019organisation et de traitement.Peut-être faudrait-il associer à la science de la maladie celle de l'homme malade et on s\u2019est souvenu que, dans le passé, les clercs-médecins, comme on les appelait, les étudiants et les jeunes médecins suivaient des enseignements et s\u2019instruisalent à l\u2019expérience de vieux praticiens.Ils assistaient à leurs consultations et les accompagnaient dans leurs visites quotidiennes.Ils apprenaient ainsi à résoudre avec science et charité les multiples difficultés médicales, familiales, sociales et morales qu\u2019offre l'homme dans la maladie.Ils apprenaient à exercer leur science et leur art en appliquant toutes les ressources de leur esprit, de leur expérience humaine et de leur cœur. BULLETIN Aux Etats-Unis, on s\u2019est souvenu de cela et il n\u2019est pas étonnant qu\u2019il en soit ainsi pour des raisons que tous connaissent.On a pensé qu\u2019il serait profitable à toute la profession de réaliser le préceptorat.Les étudiants, en plus de leurs cours et de leurs cliniques, pourraient bénéficier de l\u2019expérience d\u2019un praticien, d\u2019un précepteur qu\u2019ils fréquenteraient et qui les initierait à la pratique du médecin de famille.Treize écoles américaines ont déjà organisé ce genre d\u2019enseignement, nouveau et ancien à la fois.Une telle réalisation n\u2019est certes pas facile eu égard à l\u2019état actuel de l\u2019enseignement dans les Facultés.Elle exige, en plus, une coopération bénévole, dévouée et désintéressée de la part des praticiens déjà débordés par leur tâche.Mais le jeu en vaut la chandelle et surtout la grandeur de l\u2019œuvre est telle qu\u2019il se trouve des praticiens qui ont la fierté et l\u2019esprit de devoir à la hauteur de ce mandat.La sauvegarde de la médecine, le sauvetage des attributs réels du médecin et de son rôle impérissable auprès de l'homme malade, de l'homme souffrant en imminence d\u2019affolement et de désespérance, forcent les sacrifices consentis; ils en allègent le fardeau et en transforment l\u2019amertume en joie de servir, la plus humaine et la plus féconde des missions.Roma AMYOT.155 ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA À l\u2019issue de la réunion de l\u2019exécutif de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, le docteur Emile Blain, nommé Directeur général de l\u2019Association en septembre 1950, a pris possession du fauteuil présidentiel, succédant au docteur Donatien Marion, élu Directeur général honoraire.Ce dernier a remis l\u2019insigne d\u2019office et les clefs de l\u2019Association au docteur Blain.Au cours de la séance, l\u2019exécutif a choisi comme directeurs de l\u2019Association à L\u2019Union Médicale du Canada MM.les docteurs Emile Blain, de Montréal, et Jean-Marie Laframboise, d\u2019Ottawa.Le docteur Roma Amyot a été élu président du comité d\u2019économie médicale, et le docteur Emile Blain, ex-président, a été remplacé par le docteur Jean Mercille, surintendant médical de l\u2019hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc.Les autres membres nommés, en septembre 1950, sont les docteurs J.-A.Denoncourt (Trois- Rivières), Richard Gaudet (Sherbrooke), Pierre Jobin (Université Laval), J.-M.Laframboise (Ottawa).Pour représenter les médecins praticiens au comité d\u2019économie médicale, il y à les docteurs Armand Rioux (Québec), Raoul Morissette (Windsor Mills), et le docteur Conrad Gagnon (Montréal).Nos autres organismes y sont aussi représentés dans la personne du président du Collège des Médecins, le docteur Mare Trudel, du président de la Fédération des Sociétés Médicales, le docteur Eugène Thibault, du président de l\u2019Association des Bureaux médicaux des hôpitaux de la province de Québec, le docteur Roland Décarie.Le Directeur général et le Secrétaire-trésorier général font partie ex-officio du comité d\u2019économie médicale.Le comité conjoint de relations médicales France-Canada a à sa tête le docteur Donatien Marion, comme président, et le docteur B.-G.Bégin, comme secrétaire.Pour alléger la tâche du secrétaire-trésorier général, le docteur H.Trudel, l\u2019exécutif lui a adjoint le docteur B.-G.Bégin. RP EE Ae SVP QUELQUES ASPECTS THÉRAPEUTIQUES DE CERTAINS ANTIBIOTIQUES NOUVEAUX ET DE LA PÉNICILLINE ! L.-N.LAROCHELLE (Québec).Depuis la découverte de la pénicilline, le nombre des substances antibiotiques n\u2019a cessé d\u2019augmenter.Elles sont aujourd\u2019hui très nombreuses.Les tableaux de Turpin et Chassagne publiés dans le premier volume de thérapeutique de l\u2019Encyclopédie Médico-Chirurgicale en classifient une centaine.Bien entendu, plusieurs de ces agents anti- microbiens n\u2019ont pas atteint la maturité expérimentale et clinique qui permet de les lancer sur les marchés.Néanmoins, la valeur des travaux poursuivis dans les laboratoires et dans les hôpitaux nous font espérer que plusieurs d\u2019entre eux franchiront les dernières étapes de l\u2019investigation avec succès.Mais ce succès doit viser au pratique.Il faut, en effet, que tout nouvel agent anti-mi- crobien offre au moins des potentialités thérapeutiques plus vastes que les autres agents déjà disponibles; il doit être actif tant in vitro qu\u2019in vivo, contre des souches d\u2019organismes spécifiques, causes de maladies importantes, ou bien s\u2019attaquer à des microbes actuellement insensibles ou résistants aux antibiotiques déjà connus et employés.Les antibiotiques sont pour la très grande majorité d\u2019origine bactérienne et d\u2019origine fungique.D\u2019une part, le groupe bactérien est représenté par l\u2019Aérosporine, la Tyrothricine, la Mucoïdine (Circuline), la Polymyxine, l\u2019Antibiotique XG, la Bacitracine, la Myco- subtiline, la Subténoline, la Subtiline, la Sub- tiline C, etc.Le groupe fungique fournit, d\u2019autre part, plusieurs substances, dont les plus employées sont la pénicilline, la Streptomycine, la Chlo- romycétine, l\u2019Auréomycine, la Néomycine et la Terramycine et quelques autres que nous observerons brièvement.1.Communication au XXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1950.Enfin, quelques produits proviennent de sources très variées comme de l\u2019ail, de la banane, de la carotte, du houblon, du lichen, de la patate, de la tomate.On est convenu de les grouper sous l\u2019étiquette « d\u2019origines diverses ».À.QUELQUES ANTIBIOTIQUES D\u2019ORIGINE BACTÉRIENNE 1° LA POLYMYXINE OU AÉROSPORINE Commençons cette étude par celle de la Polymyxine (ou Aérosporine).Afin d\u2019éviter toute confusion, je précise sur le champ que l\u2019Aérosporine est identique à la Polymyxine À et que, par conséquent, elle se confond avec elle.L\u2019Aérosporine ou Polymyxine A a été découverte en 1947 par Ainsworth, Brown et Brown- lee.Les Polymyxines B, C, E, ont été découvertes en 1947 par Benedict et Langlyke et leurs collaborateurs.La Polymyxine D fut isolée en 1949 par Regna et ses associés.La Polymyxine désigne un nouvel antibiotique élaboré par des souches du bacille Poly- myxa dans la fermentation de différents milieux.C\u2019est un antibiotique polypeptidique.De là, au début des recherches, les dénominations différentes de polymyxines A, B, C, D, E, selon les acides aminés qui constituent cette substance.En effet, la polymyxine est composée de trois acides aminés de base auxquels s\u2019additionnent un ou plusieurs acides, v.g.la Polymyxine À ou Aérosporine est identifiée par la leucine, la Polymyxine B, par la phénylalanine, la Polymyxine D, par la sérine.Mais ces variations légères n\u2019en changent ni les propriétés, ni les indications cliniques.Son activité s\u2019étend aux bacilles Gram-né- gatifs surtout et au bacille H.pertussis. 158 Modes d\u2019administration et posologie Par la vole orale, on administre 200 à 400 milligrammes par jour.En injection intra-musculaire, une quantité totale de 2.5 mg.par kilo de poids et par jour est fractionnée en quatre doses.Ceci est répété pendant trois jours.Il est préférable d\u2019ajouter de la procaïne pour réduire la douleur au point d\u2019injection.Indications cliniques La Polymyxine exerce son action élective- ment contre les infect\u2018ons à Gram-négatifs et contre la coqueluche.Cette propriété thérapeutique en fera sûrement un complément précieux de la streptomycine, tant dans les cas de strep- tomveino-résistance que dans le traitement d'infections qui lui sont plus accessibles, dès que sa purification l\u2019aura débarrassée des impuretés qui en rendent encore l\u2019emploi réservé par voie intramusculaire.Incidents et accidents La Polymyxine par voie orale ne détermine pas de sensibilisation ni de toxicité; de même qu\u2019en application locale.Par la voie intramusculaire, au contraire, peuvent apparaître des troubles nerveux, du type paresthésique ou hypocesthésique, des étourdissements et des faiblesses qui disparaissent en vingt-quatre heures après la dernière injection.Malheureusement, cet antibiotique, dès que l\u2019on en augmente la dose déjà indiquée, peut produire des accidents toxiques au niveau du rein.Cette néphrotoxicité est due aux polypeptides dont il est constitué et son usage ne sera possible que si la molécule vient à être modifiée.Cette considération est apparemment vraie pour tous les corps polypeptidiques.2° LA MucoipINE oU CIRCULINE La Mucoïdine ou Circuline a été découverte, en mai 1948, par Murray et Tétrault travaillant dans les laboratoires de l\u2019Université Purdue à Lafayette, Indiana.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 Elle a été isolée et purifiée d\u2019une souche non-hémolytique du bacille Circulans Q 19.La Circuline ressemble beaucoup à la Polymy- xine D, c\u2019est un polypeptide basique, mais elle en diffère par sa composition en amino-acides et son inactivitation par la lipase.Elle agit moins vis-à-vis des microbes Gram-positifs que vis-à-vis des microbes Gram-négatifs, tout spécialement du colibacille, des Salmonella et du vibrion cholérique.3° La TYROTHRICINE La tyrothricine a été isolée par Dubos, en 1939, d\u2019une culture de bacilles Brevis, souche BG, germe aérobie et sporogene.La Tyrothricine est composée de 20% de Gramicidine et de 80% de Tyrocidine (Acide graminique et son chlorhydrate) (acide gra- minidique).Modes d\u2019admimistration et posologie Les applications pratiques de la Tyrothri- cine se limitent à son emploi local; les injections parentérales déclenchent de l'hémolyse.On emploie une solution alcoolique à 0,5 mg.par ce, une poudre contenant 1 partie pour 200 parties d\u2019acide borique, une crème et un onguent à 0,5 mg.de tyrothricine par gramme.Indications cliniques La Tyrothricine est employée localement dans les infections par bacilles Gram-positifs et par bacilles Gram-négatifs.On rapporte que plusieurs malades ont été traités avec succès, qui souffraient, soit d\u2019ulcères variqueux, soit d\u2019escarres, d\u2019impétigo ou de teignes try- chophytiques.En oto-rhino-laryngologie, on l\u2019utilise en applications (solution alcoolique de Tyro- thricine dans 100 parties d\u2019eau salée glycérinée à 2,5%) contre les porteurs de streptocoques hémolytiques dans le rhino-pharynx.Les rhinites, les sinusites, les angines répondent favorablement.En résumé, cet antibiotique est très efficace localement et son emploi peut être multiplié. LAROCHELLE : 4° ANTIBIOTIQUE XG.Cet antibiotique a été découvert par Lewis, Hopper et Schultz en 1946, dans les filtrats de culture du bacillus subtilis.En avril 1949, Hobby, Regna, Doherty et Stieg, au deuxiéme symposium national sur les antibiotiques, faisaient une revue des travaux publiés sur cet antibiotique bactérien dans « The Journal of Clinical Investigation ».Cette substance semble posséder une action remarquable contre certains champignons pathogènes pour l\u2019homme; elle s\u2019attaque efficacement aussi à plusieurs microbes Gram-positifs.L\u2019antibiotique XG aurait des propriétés communes avec la Bacillomycine décrite par Landy et al et des études comparatives semblent progresser au point de vue chimique et biologique.L\u2019antibiotique XG est & la fois fungistatique et fungicide.Actuellement, ses préparations sont hémolytiques; toutefois, il deviendrait possible de l\u2019administrer en injections après avoir fait disparaître sa toxicité .Pour le moment, son emploi local est le seul autorisé.5° La MYCOSUBTILINE La Mycosubtiline est un agent antifungique ¢laboré par le bacille subtilis, souche 370.Elle a été découverte par Walton et Woodruff en 1949, travaillant dans les laboratoires de Merck.Cette substance agirait vis-a-vis de la plupart des microbes Gram-positifs et Gram-né- gatifs et surtout vis-à-vis d\u2019un grand nombre de mycoses.Cette dernière propriété thérapeutique est sa grande qualité.Elle en tire d\u2019ailleurs son nom.6° La SUBTÉNOLINE La Subténoline est un autre antibiotique produit par le bacille subtilis.Elle est une découverte de Howell, Tauber, Hirschorn, Bucca et Thayer en 1948.ANTIBIOTIQUES 159 Son activité vis-a-vis de la plupart des souches de staphylocoque doré, du staphylocoque blane, du colibacille, du bacille d\u2019Eberth et du bacille para-typhique B est marquée.La mycobactérie tuberculeuse est partiellement inhibée.Bien que peu toxique, la Subténoline n\u2019a pas encore atteint le stade de la thérapeutique humaine.7° LA SUBTILINE La Subtiline a été isolée par Jansen et Hirschman, par Ramon et Richou en 1945, d\u2019une culture spéciale du Bacille subtilis.Cet autre antibiotique est un polypeptide.Son action s\u2019exerce vis-à-vis du bacille de Shiga, de la bactéridie charbonneuse, de certaines toxines (botuliniques diphtériques, du B.perfringeus), du tréponème de la syphilis et du bacille de Koch.Toutefois, à cause de sa toxicité, son mode d\u2019emploi, chez les humains, est réservé aux applications locales.8° La BACITRACINE Considérations générales La Bacitracine a été découverte en 1943, par Frank L.Meleney et Balbina Johnson, du Presbyterian Hospital de New-York, alors qu\u2019ils recherchaient dans des associations microbiennes de blessures très contaminées, un antagonisme bactérien.Ils obtinrent dans les tissus débridés d\u2019une fracture de tibia, une culture de bacille sporulé Gram-positif, destructrice des autres germes, qu\u2019ils appellèrent le bacillus subtilis Tracey I, parce que la jeune accidenté s\u2019appelait Marguerite Tracey; et, par filtration, ils en obtinrent le principe actif qui porta le nom de Bacitracine.In vitro, ils observèrent que ce filtrat crû inhibait la croissance de plusieurs souches de streptocoques hémolytiques, streptocoques non hémolytiques, staphylocoques, pneumocoques, gonocoques, tous les microbes de la gangrène 160 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurremiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 gazeuse, le bacille du tétanos, le bacille diphtérique, le spirochète de la syphilis, le groupe actinomycosique et parmi les protozoaires, I\u2019Endomoeba histolytica.11 a peu ou point d\u2019action contre les aérobies Gram-négatifs, les bacilles non sporulés.Ils demandèrent l\u2019aide du docteur Herbert Ankar du Département de Biochimie (Columbia University) pour purifier et concentrer ce filtrat crû, de manière à pouvoir l\u2019employer en thérapeutique humaine.Traité par l\u2019alcool butylique, il en obtint une poudre jaune, amorphe, 100 fois plus concentrée que le principe actif qui peut rester stable 18 mois à la température ordinaire, sans toxicité et sans irritation en application locale chez les humains.Soluble dans l\u2019eau et le sérum physiologique, elle peut être conservée trois semaines en solution, à condition d\u2019être gardée à basse température.Comme ses propriétés se rapprochent beaucoup de celles de la pénicilline et qu\u2019elle semble même présenter certains avantages sur cette dernière, comme, par exemple, une concentration sanguine prolongée, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle persiste dans le sang 7 à 8 heures après une I.I.M.et que son élimination est plus lente de l\u2019organisme, on la livra aux laboratoires pharmaceutiques pour sa fabrication commerciale.De plus, le plasma, le sang, le pus, la péni- cillinase ne l\u2019affectent pas, alors son action est plus efficace que celle de la pénicilline dans les associations microbiennes où cette dernière est détruite par la pénicillinase.Enfin, à date, elle donne moins de réactions allergisantes ou d\u2019hypersensitivité que la pénicilline, ce qui permettrait de la remplacer dans plusieurs indications thérapeutiques, mais avec le recul du temps et un emploi plus répandu, peut-être sera-t-elle aussi sensibilisante?Son principal avantage sur la Streptomycine, à date, serait sa plus grande activité sur une plus grande variété bactériologique, surtout les anaérobies.Modes d\u2019administration et posologie Meleney et ses collaborateurs rapportent qu\u2019en solution aqueuse la Bacitracine est sans toxicité et donne d\u2019excellents résultats employée topiquement.On l\u2019utilise en compresses, à la dose de 500 unités au ce en solution isotonique de chlorure de sodium; en infiltration locale, on injecte 15 cc à 5 ce, une ou deux fois par jour à la base du processus inflammatoire avec 1 à 2% de procaine pour diminuer la douleur de l\u2019injection.Ainsi employée dans les furoncles, les anthrax, les abcès superficiels et profonds, les plaies infectées, elle donne les meilleurs résultats.Indications cliniques J.L.Miller et M.H.Slatkin se servent d\u2019un onguent à la Bacitracine dans les dermatoses secondairement infectées comme l\u2019impétigo, les pyodermites qu\u2019elle fait disparaître en quelques jours.Actuellement, H.Eagle et ses collègues étudient son action contre le spirochète Pallidum et il semblerait que son utilisation dans la syphilis serait très effective et que son action conjuguée avec la pénicilline donnerait de meilleurs résultats que l\u2019emploi de la pénicilline seule.En ophtalmologie J.G.Bellons et C.J.Farmer utilisent un onguent ophtalmique à la Ba- citracine qui donne d\u2019excellents résultats dans les conjonctivites, les dacriocystites et les infections de la cornée.Samuel J.P.Prigal et Moses L.Furman ont rapporté dans les « Annals of Allergy », l\u2019excellence de l\u2019aérosolthérapie à la Bacitra- cine dans les affections sino-respiratoires: sinusites, aiguës et chroniques, bronchites, bronchiectasies, asthmes infectés.Ils ont surtout fait valoir sa supériorité comme aérosols par suite du peu d\u2019hypersensibilisation qu\u2019elle donne à la muqueuse comparée à celle de la pénicilline.Elle peut la remplacer avantageusement à cause de son efficacité dans les associations microbiennes, sans inhibition par la pénicillinase produite par les tissus, sécrétions LAROCHELLE: ANTIBIOTIQUES ou organismes qui ne semblent pas à leur tour produire d\u2019enzyme spécifique comme la baci- tracinase.Dissoute dans 20 ce de propylène- glycol, qui est le véhicule de choix, la dose de Bacitracine est en moyenne de 40 000 unités donnée une fois par jour pendant 4 à 24 jours.Comme tous les autres grands antibiotiques au moment de leur mise sur le marché, la Ba- citracine a rencontré les mêmes difficultés dans sa production commerciale.Meleney prétend qu\u2019au moment de son expérimentation.au laboratoire, alors qu\u2019elle était fabriquée dans un milieu synthétique, elle ne développait aucune toxicité mais, par contre, on en obtenait une trop petite quantité pour les besoins thérapeutiques.Plus tard, lorsque les laboratoires pharmaceutiques commencèrent à l\u2019obtenir dans un titrage 5 à 10 fois plus élevé au ce, c\u2019est sur un milieu à la fève de Soya qu\u2019ils la cultivèrent et, en culture superficielle, elle donnait une légère néphro-toxicité, albuminurie passagère, oligurie.Enfin, lorsque sa production commença sur une grande échelle par la méthode des « deep tanks » elle devint très néphrotoxique, toxicité qui peut être cependant diminuée par sa dissolution dans une solution saline de préférence.On croit que la Bacitracine est composée de divers acides aminés connus et neutralisables et aussi d\u2019autres acides aminés qui ne le sont pas.Ces substances, seraient la cause de sa toxicité.Par voie intra-musculaire, elle a donné d\u2019excellents résultats dans la pneumonie, l\u2019ostéomyélite, les abcès profonds, blessures contaminées, la cellulite, la gangrène et la colite ulcéreuse.La dose employée a varié de 20 à 50 000 unités par 6 heures.Elle serait très effective.Actuellement, l\u2019indication thérapeutique la plus importante de la Bacitracine est son emploi très efficace dans la dysenterie amibienne.De nombreuses études ont été rapportées sur ce sujet, la dernière en date est celle du docteur Harry Most et de ses collègues du Département de médecine préventive et de 161 médecine de l\u2019Université de New-York, qu\u2019il a publiée dans le «J.A.M.A.» du ler juillet 1950.Le docteur E.C.Faust, dans son laboratoire du Presbyterian Hospital, en ajoutant de la Bacitracine à des cultures d\u2019amibes pour les débarrasser des bactéries qui les accompagnaient, avait observé que les amibes mouraient avant les bactéries que cet antibiotique était destiné à éliminer.Le docteur Most a observé 51 patients atteints de dysenterie amibienne.Ils reçurent oralement en moyenne 80 000 unités en doses fractionnées pendant 10 jours.La Bacitracine donnée per os ne présente aucune toxicité appréciable.Ils assistèrent à la guérison clinique et bactériologique de l\u2019amibiase en quelques jours.Dans l\u2019espace de 3 à 4 jours ils virent cesser la diarrhée avec son caractère sanglant, ils constatèrent la guérison des ulcérations et ils virent dans 10 à 14 jours les amibes disparaître des selles pour ne plus y réapparaître ou pour y revenir plusieurs mois après la guérison clinique mais sans y donner aucun trouble.Dans 66% des cas, une seule cure fut suffisante, dans l\u2019autre tiers des cas, une nouvelle cure s\u2019est révélée nécessaire pour obtenir une guérison définitive.B.QUELQUES ANTIBIOTIQUES D\u2019ORIGINE FUNGIQUE Les antibiotiques que je vous ai présentés étaient d\u2019origine bactérienne.Nous passerons maintenant à l\u2019étude de quelques substances d\u2019origine fungique.A l\u2019exception des trois premiers, ils appartiennent au groupe des acti- nomycètés, les plus grands producteurs d\u2019an- tiblotiques employés en clinique.1° FUMIGATINE, FUMIGACINE, ASPERGILLINE La Fumigatine, la Fumigacine, et l\u2019Asper- gilline sont des antibiotiques fungiques, très voisins, dont l\u2019action anti-staphylococcique est le principal attribut. 162 La Fumigatine a été découverte en 1938 par Asnlow et Raistrick; la Fumigacine en 1943, par Waksman, Horning et Spencer et l\u2019As- pergilline par Stanley en 1944.Elles sont isolées d\u2019Aspergillus fumigatus.Toutes les trois sont néphrotoxiques.En thérapeutique, leur emploi est réservé a la voie locale en compresses, pulvérisations, aérosols et injections locales dans le cas de l\u2019As- pergilline.| Par cette voie, l\u2019action antistaphylococcique serait quelquefois plus décisive que celle de la pénicilline.2° La NÉOMYCINE Waksman avec des groupes différents de collaborateurs dont Le Chevalier, de Québec, pour la Néomycine, a travaillé depuis 10 ans à l\u2019Institut de Microbiologie de la Station Expérimentale d\u2019Agriculture du New-Jersey, sur des antibiotiques isolés, à partir de diverses souches d\u2019actinomycètes.Il a découvert, en 1941, la Streptothricine, en 1943, la Streptomveine, en 1947, la Grisé- ine et enfin, en 1949, la Néomycine.I] a négligé l\u2019expérimentation de la Griséine, à cause de sa toxicité, parce qu\u2019elle ne représentait pas non plus toutes les qualités qu\u2019il demandait à un nouvel antibiotique.Les antibiotiques provenant des souches d\u2019actinomycètes ont une haute activité contre les bactéries Gram-négatifs et les mycobac- téries.En 1949, une culture d\u2019actinomycètes, qu\u2019il appela Streptomycines Fradiæ, souche 3 535, semblait plus prometteuse que les autres.Il appela ce nouvel antibiotique Néomycine.En juillet 1950, Waksman publiait ses dernières conclusions sur cet antibiotique dans « The Journal of Laboratory and Clinical Medicine ».C\u2019est un antibiotique soluble dans H20, basique de nature, résistant à la chaleur, actif contre les Gram-positifs et les Gram- négatifs, les bactéries acido-résistantes, mais sans action contre les virus et les fungi.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 Il est bactériostatique et bactériolytique.Il vient de deux souches différentes de Strepto- myces Fradiæ, 3535 et 3554.Il a un index thérapeutique très avantageux et présente peu de toxicité.Il aurait une très bonne action sur les bacilles tuberculeux, sur le colibacille et donc serait très prometteur, car il agirait sur les organismes streptomycino-résistants et produirait lui-même moins de résistance aux microbes; il serait donc plus puissant.Jusqu\u2019ici, néanmoins, la Néomycine n\u2019a pas été commercialisée étant encore à l\u2019étude.3° La TERRAMYCINE La Terramycine est un antibiotique polyvalent récemment découvert (janvier 1950), dans des laboratoires de recherches, par une équipe de collaborateurs sous la direction de A.C.Finlay.Comme son nom l\u2019indique, la Terramycine provient du sol.Elle est produite par le Strep- tomyces rimosus; ce nouveau champignon.isolé de la terre, a été ainsi appelé d\u2019après l\u2019apparence craquelée de la surface de ces cultures sur agar.La Terramycinc est une substance cristalline et amphotère qui a la propriété de s\u2019unir à des acides ou à des bases.Elle est soluble dans le méthanol, l\u2019éthanol, l\u2019acétone et le glycol, dans l\u2019eau jusqu\u2019à un certain taux, mais insoluble dans l\u2019éther.Elle est stable en solution aqueuse pendant longtemps à un PH de 2,0 à 5,0 et à la température ordinaire.En pratique, l\u2019unité de Terramycine est définie comme représentant un microgramme de substance pure et anhydre.Ce nouvel antibiotique a, semble-t-il, une zone d\u2019influence très vaste puisqu\u2019il étend son action à des territoires microbiens aussi éloignés que ceux qui sont occupés par plusieurs bacilles Gram- positifs et Gram-négatifs, par des aérobies et des anaérobies, par des Rickettsiæ, par des Spirochètes et par certains virus. LAROCHELLE: Posologie et mode d\u2019administration La dose adéquate de Terramycine pour obtenir une réponse thérapeutique favorable, nécessairement, varie d\u2019un malade à un autre et aussi avec la forme et la sévérité d\u2019une affection.Pour le moment, la Terramycine est administrée seulement par la voie buccale sous forme de capsules de 50 à 100 ou 250 milligrammes.Le Chlorure de Terramycine cristallisé est rapidement absorbé.La Terramycine diffuse bien dans les plèvres et passe à travers le placenta mais ne traverse pas la barrière de la circulation cérébrale.T1 est improbable qu\u2019elle agisse en lavement.En moyenne, deux à trois grammes, administrés en doses fractionnées toutes les six heures suffisent pour contrôler la plupart des infections aiguës.Dans les formes sévères, il est indiqué, cependant, d\u2019ordonner une dose initiale de 1 à 2 grammes ou de maintenir une dose régulière plus élevée afin que le malade prenne de quatre à six grammes par jour.Chez les enfants en-dessous de vingt kilogrammes, l\u2019on conseille 100 à 150 milligrammes par kilo de poids.Au delà de ce poids, l\u2019enfant reçoit la même quantité que celle de l\u2019adulte.Le traitement doit être continué au moins quarante-huit heures après la chute de la température et alors que les principaux symptômes ont disparu.Si après 48 heures, un cas d\u2019infection aiguë n\u2019a pas répondu à cet antibiotique, il faut recourir à une autre forme de traitement.Indications cliniques L\u2019emploi de la Terramycine est efficace dans le traitement de nombreuses maladies.Déjà la littérature médicale nous apporte des études nous permettant de porter un jugement très favorable.À l\u2019exception de quelques articles publiés depuis juin, la plupart des travaux à date, publiés ou non, ont été disséqués et mis à contribution pour la préparation d\u2019un rapport présenté aux membres de l\u2019American Me- ANTIBIOTIQUES , 163 x dical Association à San Francisco, en juin 1950, sous le titre de Terramycine.Les infections à staphylocoques, à streptocoques, à pneumocoques, à gonocoques, méningocoques, à colibacilles et autres microbes de l\u2019intestin, à Salmonella, à Pasteurella, à Pseu- domonas, à Rickettsia, à certains Virus, à Spirochètes, à Protozoaires, à flore microbienne mixte sont pour la plupart sensibles à l\u2019action de cet antibiotique.Indications cliniques a) Infections sanguines Le traitement des septicémies à staphylocoques, à streptocoques, à pneumocoques, à Friedlanders, à Proteus par la Terramycine semble très efficace si l\u2019on emploie des doses de quatre à six grammes par jour, pendant une ou deux semaines.Les microbes Gram-positifs et Gram-négatifs sont les uns et les autres vulnérables avec cet antibiotique.b) Infections des voies respiratoires Les pneumonies surtout, qu\u2019elles soient à pneumocoques, à virus, à Friedlander, ou causées par une flore microbienne mixte sont combattues sans qu\u2019il soit nécessaire au préalable de déterminer l\u2019agent causal de l\u2019infection.Melcher, Gibson, Rose et Kneeland, dans le « Journal of A.M.A.», en août 1950, concluent en effet, que la Terramycine est très efficace dans le traitement des pneumonies lobaires et des pneumonies atypiques.Par voie orale, ils ont donné deux grammes à la première dose et un gramme toutes les six heures.Dix-huit cas de pneumonie lobaire traités à la Terramycine ont été rapidement améliorés, la température étant tombée entre 24 et 36 heures.Sept cas de pneumonie atypique ont réagi de la même façon.Ils ont pu affirmé que la Terramycine est un agent efficace dans ce traitement puisqu'ils n\u2019ont eu aucun échec et que les ennuis gastro- intestinaux, d\u2019ordre irritatif, furent moins marqués qu\u2019avec l\u2019Auréomycine. 164 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 c) La gonorrhée D\u2019après Hendricks et ses associés, un gramme de Terramycine administré par voie orale et répété à six heures d\u2019intervalle est suffisant pour guérir n\u2019importe quel cas d\u2019uréthrite go- nococcique, tandis que 0g,50 donné toutes les six heures, pour quatre doses, en guérirait 80%.Pour d\u2019autres, un seul gramme serait suffisant pour guérir de cette infection à la phase aiguë.d) Les brucelloses Le malade atteint de fièvre ondulante voit la température regagner rapidement la normale et dès la première semaine il peut se lever.La bactériémie disparaît au cours de cette même période.Toutefois, il est nécessaire de maintenir le traitement pendant quatre semaines environ pour éviter les récidives.e) La coqueluche La coqueluche est très favorablement traitée par la Terramycine.Pour ne citer que les deux cas rapportés par Ernest Q.King et ses collaborateurs, le premier cas déjà parvenu à son sixième jour de maladie a cessé le « chant du coq » dès les premières vingt-quatre heures et sa toux a beaucoup diminué dès le troisième jour\u2019; le second cas a bénéficié des mêmes succès le troisième et le cinquième jour.En même temps, la leucocytose tombait à la normale.f) Infections à spirochètes D\u2019après Hendricks et ses associés, des lésions syphilitiques primaires et secondaires répondent rapidement à la Terramycine lorsque la posologie est de 60 milligrammes par kilogramme de poids, par jour, pendant huit jours.Cette opinion, d\u2019après ces auteurs, n\u2019est que préliminaire et, assurément, le temps est nécessaire pour plus de certitude.g) Infections à virus Le granulome inguinal, la lymphogranulomatose inguinale ou maladie de Nicolas Fâvre, l\u2019herpès zoster et la mononucléose infectieuse sont l\u2019objet d\u2019applieations thérapeutiques intéressantes.Les doses quotidiennes varient de 2 à 6 grammes et le traitement s\u2019étend sur une période de 4 à 13 jours.h) Les rickettioses La Terramycine est encore très efficace contre un groupe d\u2019affections causées par des microbes du genre Rickettsia.Le typhus exanthématique, le typhus murin, certaines fièvres exanthématiques transmises par les acariens, acares ou tiques, comme la fièvre des Montagnes Rocheuses cèdent avec l\u2019emploi de la Terramycine.Les observations de Snyder et Snadet, de Knight et ses collaborateurs, de Marones démontrent qu\u2019après deux jours et demi la température tombe; les infectés sont apyrétiques et convalescents.Cette marge horaire est variable; la réponse thérapeutique arrive de 24 à 96 heures, après l\u2019administration d\u2019une dose quotidienne de deux à cinq grammes.4° LUPULON ET HUMULON Deux antibiotiques extraits du houblon et connus depuis 1924, avec les travaux de Walker.Ce sont deux antibiotiques liposolubles et toxiques.Ils agissent expérimentalement, contre le staphylocoque doré, la bactéridie charbonneuse, le colibacille, les Salmonella et les Shi- gella.Ils ne sont pas encore employés en thérapeutique humaine.5° LA PÉNICILLINE Généralités La pénicilline, l\u2019antibiotique le plus généralement employé et celui qui a subi avec le plus de succès l\u2019épreuve du temps, demeure un chef de file en raison de ses propriétés et des indications thérapeutiques. LAROCHELLE: ANTIBIOTIQUES La pénicilline a peut-être été découverte par hasard; mais sa découverte restera toujours un hommage à l\u2019observation et à la science de Fleming.En 1928, au St-Mary\u2019s Hospital, à Londres, Alexandre Fleming constate qu\u2019une moisissure, par une substance jaunâtre qu\u2019elle produit, exerce un pouvoir antimicrobien spectaculaire.L'identification de cette moisissure comme étant le Pénicillum Notatum sera faite par Westerdijk, à Baarn, en Hollande.Ce n\u2019est cependant qu\u2019en 1932, que Fleming songe à appliquer sa découverte au traitement des plaies infectées.Il faudra attendre encore une bonne décade, pour que la mise au point de sa fabrication commerciale permette son emploi régulier qui d\u2019ailleurs tardera encore pour atteindre le grand public médical.Propriétés physiques et chimiques, variétés de Pénicilline La pénicilline pure est une poudre blanche, cristalline.Elle est obtenue par des méthodes de culture très variées, mais très perfectionnées aujourd\u2019hui; ces cultures dites en surface ou en profondeur, dans des conditions d\u2019asep- tie les plus rigoureuses, doivent fournir une substance atoxique, stérile et absente de substance pyrogène.Un milligramme de cette poudre blanche équivaut à 1666 unités Oxford.La pénicilline est présentée généralement sous forme de sel; le plus employé est le sel de sodium.La pénicilline, cliniquement, est la résultante de l\u2019union d\u2019un acide, l\u2019acide pé- naldique, et d\u2019une base, la pénicillamine.Cependant, chaque fois que le radical de l\u2019acide pénaldique varie on obtient diverses sortes de pénicilline.Les principales présentations de pénicilline sont: Pénicilline F 2-penténylpénicilline.Pénicilline G benzylpénicilline.Pénicilline K u-heptylpénicilline.165 Pénicilline O Allylmercaptométhylpénicilline Pénicilline X hydroxybenzylpénicilline.Ces préparations de pénicilline ne diffèrent pas seulement pour des fins commerciales, mais ce sont des corps qui n\u2019ont pas les mêmes propriétés thérapeutiques et qui s\u2019adressent à une tolérance individuelle particulière.La pénicilline G et la pénicilline O sont, pour le moment, les meilleures présentations à cause de leur stabilité et de leurs actions bactéricide et tréponémicide, La pénicilline K semble être d\u2019un pouvoir anti-pneumococcique et antistreptococcique moins fort ainsi que d\u2019une efficacité moins prononcée à l\u2019endroit du tréponème de la syphilis.La pénicilline O aurait les propriétés, dose et mode d\u2019administration, de la pénicilline G.Elle serait très utile chez les malades sensibles à la pénicilline G.Modes d\u2019administration et posologie L\u2019administration de la pénicilline repose sur deux principes généraux qui découlent en premier lieu de son élimination rapide et en second lieu de son peu de tendance à la diffusion.Son élimination rapide a entraîné la recherche de procédés qui augmenteraient la durée de son action.Deux alternatives s\u2019offraient à cette solution: ou bien en retarder l\u2019élimination, ou bien en retarder l\u2019absorption.La Co- ranamide, l\u2019acide benzoïque ou l\u2019acide para- amino-hippurique, en freinant Pélimination urinaire, maintiennent sûrement, par ce barrage rénal, une meilleure concentration sanguine.Toutefois, de l'opinion de la plupart des cliniciens, ce procédé, s\u2019il a des avantages, n\u2019est pas sans risque pour les tubes contournés.Il semblait moins hasardeux de chercher à retarder l\u2019absorption de la pénicilline en employant comme véhicule une suspension aqueuse procaïnée, une suspension huileuse seule ou procaïnée ou additionnée de 2% de monostéa- rate d\u2019alumine. 166 Une concentration sanguine élective peut être atteinte en injectant ces différentes préparations à des horaires qui varieront de douze à vingt-quatre heures pour 300 000 unités de pénicilline G procaïnée en suspension aqueuse, de vingt-quatre à quarante-huit heures, pour une injection d\u2019une même quantité d\u2019unités de pénicilline G procainée en suspension huileuse et, de soixante-douze heures lorsque les 300 000 unités de pénicilline G procainée sont en suspension huileuse additionnée de 2% de monos- téarate d\u2019alumine.Voies d\u2019administration 1° La voie intramusculaire est, sans contredit, la voie la meilleure.La solution sodique des sels de pénicilline ainsi que les suspensions aqueuses ou huileuses et procaïnées permettent par cette voie de maintenir une concentration sanguine plus régulière.De cette façon aussi, la procaïne en prolongera l\u2019action, produira une certaine analgésie locale tout en réduisant la fréquence des réactions anaphylactiques.2° L\u2019injection sous-cutanée d\u2019une solution de - pénicilline cristallisée se fait en goutte à goutte, (X à XV gouttes à la minute).Cette forme est douloureuse et demeure une technique d\u2019exception.3° L\u2019injection intra-veineuse est faite à un débit qui varie de vingt à cinquante gouttes à la minute.Forcément, l\u2019action et l\u2019élimination sont rapides et son efficacité est généralement liée à l\u2019apport contenu du produit.4° La voie buccale n\u2019est sûrement pas à dédaigner.Sans artéfact, il faudrait administrer, il est vrai, environ cinq fois la dose ordinaire à être injectée.C\u2019est que l\u2019acide chlorhydrique détruit la pénicilline.Toutefois, administrée en capsules gélatines et accompagnées d\u2019alcalins, la pénicilline, à dose sensiblement égale atteint l\u2019action désirée.Cette précaution chez l\u2019enfant est superflue, justement en raison de la faible teneur en acide du suc gastrique.5° La voie intrarachidienne doit être adop- L UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuiLerin A M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 tée quelquefois pour introduire la pénicilline au delà du barrage vasculaire du système nerveux.Cette technique demande de réduire la concentration à 5 ou 10 000 unités pour 5 ou 10 ce de soluté physiologique.6° L\u2019aérosolthérapie est une excellente technique d\u2019application locale de la pénicilline dans les syndromes broncho-pulmonaires.20% en moyenne de la pénicilline est ainsi utilisée.Il faut que la pression de l\u2019air atteigne environ 1,5 atmosphère.Si l\u2019on désire adjoindre l\u2019oxygène, un débit de 5 à 6 litres d\u2019oxygène par minute est dirigé dans un nébuliseur où l\u2019on a déposé une solution concentrée de pénicilline (100 000 u.au cc).7° Topiquement, en pommade, pâte ou lotion, son emploi est recommandable à condition d\u2019avoir des préparations fraîches.Néanmoins, il faut toujours craindre une sensibilisation.Posologie Les doses de pénicilline sont variables.Elles le sont avec la nature de l\u2019infection, avec la sensibilité du microbe et aussi avec les associations médicamenteuses possibles dans le traitement de telle infection.En pratique, cette dose doit être suffisante et le traitement suffisamment prolongé.Cette quantité suffisante ne doit pas atteindre, sauf exception, des chiffres dont l\u2019importance laisse à l\u2019organisme l\u2019inutile et dispendieuse fonction de se débarrasser de l\u2019excès.La plupart des infections sont convenablement traitées avec une dose quotidienne de 300 000 unités, qu\u2019elle soit administrée toutes les quatre heures, fractionnée, ou sous forme d\u2019une suspension huileuse procaïnée, une fois par vingt-quatre heures.Il y a exception à cette loi, lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une septicémie, d\u2019une endocardite subaiguë ou de l\u2019actinomycose.Les doses peuvent atteindre jusqu\u2019à 5000 000 d\u2019unités.D'ailleurs, les cas d\u2019exception seront signalés tout en traitant des applications cliniques. LAROCHELLE: ANTIBIOTIQUES Applications cliniques La pénicillinothérapie pourrait être présentée en regard des différentes maladies de chaque grand système de l\u2019organisme humain; 1l y aurait sûrement des particularités intéressantes et nouvelles à signaler, mais ce mode d\u2019agencement nous obligerait à faire des répétitions fastidieuses.Il semble préférable de traiter cet angle du problème plutôt en fonction des infections des grands systèmes organiques, quitte à insister sur les points les plus saillants.a) Les infections sanguines Les infections sanguines sont représentées par les septicémies et par l\u2019endocardite subai- guë ou maladie de Jaccoud-Osler.Deux facteurs dominent le traitement de ces infections: le facteur quantité, le facteur temps.Premièrement, la pénicilline doit être administrée à de fortes doses comprises entre un et quatre millions d\u2019unités par jour: secondairement, le traitement doit être poursuivi pendant une période longue et variable selon les circonstances.Si l\u2019on prend comme exemple une endocardite subaiguë à streptocoque, la quantité de pénicilline est déterminée seulement après que lon a reconnu la variété de streptocoque à laquelle on s\u2019attaque.Certains streptocoques résisteraient à cette thérapeutique & moins que Pon atteigne une concentration sanguine de 0,2 à 0,3 d\u2019unités de pénicilline par cc de sang.Ce taux est donné par 2 à 3 000 000 d\u2019unités par jour.Lorsque de telles doses sont requises, la technique du goutte à goutte intraveineux nous apparaît supérieure aux autres modes d\u2019administration, en attendant qu'un nouvel antibiotique efficace soit indiqué avec une posologie proportionnellement moins élevée.Le facteur temps est mesuré par la disparition des signes généraux et par les hémocultures.Celles-ci doivent être négatives à deux ou trois reprises avant que le traitement ne 167 soit arrêté.Généralement, il s\u2019est écoulé environ deux mois depuis le début de la cure.b) Infections du système nerveux central Dans les affections du système nerveux central, qu\u2019il s\u2019agisse de plaies infectées du cerveau ou de méningite, il faut se rappeler que les antibiotiques traversent cette barrière en petite quantité et que, surtout dans les méningites, il est nécessaire d\u2019injecter dans le canal médullaire 5000 à 10 000 unités de pénicilline dans 5 ou 10 cc de soluté physiologique, tous les jours.Son association avec une chimiothérapie ou une autre mycothérapie est très recommandable.1 c) La syphilis La pénicilline est tréponémicide.Elle est aujourd\u2019hui le traitement de choix de la plupart des cas de syphilis récente ou ancienne, acquise ou congénitale.La chimiothérapie est à peu près disparue des grandes cliniques.Dans quelques-unes on fait précéder la pénicilline par le bismuth ou l\u2019arsenic, lorsque l\u2019on craint une réaction de Jarisch-Herxheimer.En général, l\u2019on conseille l\u2019assistance de la chimiothérapie ou de la pyréthérapie dans la cure de la neuro-syphilis sévère.La pénicillinothérapie de la syphilis est la plus avantageuse parce que ses succès équivalent aux meilleures réussites de la chimiothérapie; elle n\u2019en a pas les inconvénients; les facteurs temps de traitement, fréquence d\u2019injections et risques médicamenteux sont éliminés.Par contre, présentée sous forme de traitement ambulatoire, indolore, sans réactions, elle est acceptée facilement par les malades et administrée sans difficulté par le médecin de famille.Dans la syphilis récente, de moins de trois ans, dans la syphilis asymptomatique, dans la syphilis cardio-vasculaire, dans la syphilis nerveuse (Tucker), chez la femme enceinte (Wammock, Carrozzino, Ingraham, Clair), dans la syphilis congénitale, la technique d\u2019administration de la pénicilline, en moyenne, va- 168 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLreniN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 riera assez peu.Ou bien l\u2019on injectera 600 000 unités, soit deux ce de pénicilline G procainée, par voie intramuseulaire, deux fois par semaine, pendant quatre semaines consécutives; ou 600 000 unités de pénicilline G procaïnée en suspension huileuse, six à dix jours consécutifs, soit 2 400 000 unités dans les deux formes de traitement.Holmes et Bowden rapportaient tout récemment les succès de cette méthode tout en concédant que l\u2019on peut considérer comme bien traité le cas de celui qui reçoit ses 600 000 unités par jour, six fois dans les dix jours qui suivent la première injection.Il semble bien que les autres modes d\u2019administration de ces 2 400 000 unités sous forme de pénicilline G aqueuse injectée intramuseu- laire toutes les trois heures, pendant 714 jours ou par goutte à goutte, n\u2019aient aucun avantage et soient délaissés.En conclusion, la pénicilline a, pour le moment, détrôné l\u2019arsenic et le bismuth dans le traitement de la syphilis.Toutefois, elle ne dégage pas de l\u2019obligation de surveiller étroitement les malades atteints de cette infection en faisant des recherches sérologiques fréquentes et des examens cliniques attentifs, au cours des deux premières années.d) La gonorrhée La pénicillinothérapie de la gonorrhée a fourni jusqu\u2019ici des résultats presque indiscutables.Néanmoins, certains thérapeutes ont exprimé leur incertitude en prétextant que plusieurs cures de cette infection par la pénicilline n\u2019auraient pas donné les succès que l\u2019on était en mesure d\u2019attendre.King, Curtis, et Nicol dans le « Lancet» d\u2019avril dernier, signalent que méme dans le traitement d\u2019une gonorrhée non compliquée, il persisterait plusieurs cas d'infection atténuée et qu\u2019on ne saurait affirmer une guérison sans avoir obtenu au préalable, quelques plaques et cultures négatives des sécrétions prostatiques, chez l\u2019homme, de l\u2019urètre et du col utérin chez la femme.Et c\u2019est ainsi que le problème des échecs est venu rejoindre celui des pseudo pénicillino- résistances acquises.Ces objections ont provoqué des travaux sur les différentes souches neissériennes en cause, au point de provoquer une affirmation presque aussi catégorique de la part de Herrel et Welman, de Mayo, qui ont écrit qu\u2019ils n\u2019ont encore rencontré, dans leur milieu, aucun cas d\u2019échec dans le traitement de la gonorrhée par la pénicilline ni aucune souche résistante à cet antibiotique.À leur avis, les échecs sont dus à l\u2019emploi d\u2019une substance inefficace dès sa production, ou devenu inefficace, ou au fait de la ré-infection d\u2019un malade.La posologie de la pénicilline dans le traitement de la gonorrhée varie quelque peu d\u2019une clinique à l\u2019autre, de même que son mode d\u2019administration.Les doses de 300 000 unités de pénicilline G procaïnée en injection, une ou deux fois, sont généralement acceptées.La voie orale (R.Robinson) serait aussi une excellente façon d\u2019administrer la pénicilline à condition, cependant, d\u2019ordonner 500 000 unités.À cette dose, le résultat serait tout à fait semblable à celui obtenu par l\u2019injection.e) Les infections des voies respiratoires La pénicillinothérapie des infections des voies respiratoires, qu\u2019il s\u2019agisse de pneumonie ou de sinusite, requiert, en moyenne, des doses de 300 000 à 400 000 unités données par voie intramusculaire.L\u2019on peut fractionner les doses de pénicilline aqueuse ou n\u2019injecter qu\u2019une seule dose quotidienne de pénicilline G procaïnée soit aqueuse, soit en suspension huileuse.La controverse qu\u2019amorce la posologie de la pénicilline dans le traitement des infections pulmonaires, en général, et de la pneumonie en particulier, peut être éclairée à la lumière de certains travaux dont celui de Dowling, Lepper et Hirsh paru en juillet 1950 dans « The American Journal of the Medical Sciences ».Cette compilation réfère au traitement de 686 malades ayant souffert de pneumonie .à LAROCHELLE: ANTIBIOTIQUES pneumocoque.Les uns ont reçu de très fortes doses, les autres de faibles doses, tantôt par voie intra-musculaire, tantôt par voie orale.Des malades reçurent 600 000 unités de pénicilline en suspension huileuse ou dans la cire d\u2019abeille, deux fois par jour; quelques- uns reçurent 600 000 unités de pénicilline pro- caïnée dans l\u2019huile deux fois par jour.Les résultats de cette thérapeutique furent comparés à ceux obtenus avec des doses plus faibles de pénicilline.À certains malades, l\u2019on administra 15 000 unités, 25 000 unités, 50000 unités ou 100 000 unités de pénicilline aqueuse toutes les trois heures, par voie intra-musculaire; à d\u2019autres, 80 000 à 100 000 unités toutes les trois heures par voie orale; à d\u2019autres enfin, une injection tous les deux ou trois jours de 300 000 unités de pénicilline G procaïnée dans l\u2019huile avee mo- nostéarate d\u2019alumine.Malgré ces modes de traitement aussi différents et une posologie aussi discordante, les complications ont été à peu près aussi nombreuses dans chaque groupe de malades et les résultats généraux pratiquement identiques.Cette laborieuse observation répond assez bien à ceux qui ordonnent toujours de très fortes doses de pénicilline dans le traitement des infections des voies respiratoires, quitte à laisser à l\u2019organisme le souci de se débarrasser de l\u2019excès et peut-être aussi au malade l\u2019embarras de la note.Le problème de la pénicilline et de ses doses ne doit pas faire oublier qu\u2019une pneumonie bien traitée demande l\u2019association de la sul- fadiazine et de la sulfamérazine.Cette association fournit de bien meilleurs résultats.A tout événement, si aprés quarante-huit heures ou soixante-douze heures, la réponse thérapeutique est nulle, il faut songer à un autre antibiotique ou à une autre association médicamenteuse.f) Les infections osseuses Les infections osseuses sont efficacement 169 combattues, dans bien des cas, par la pénicilline.Lorsqu\u2019elles sont accompagnées d\u2019une septicémie, la posologie et le mode d\u2019administration de la pénicilline sont ceux des infections sanguines.Toutefois, contre une infection aiguë du type ostéomyélite seul, 3 à 500 000 unités suffisent.Par contre, la manœuvre thérapeutique est un peu différente dans le traitement d\u2019une ostéomyélite chronique.Ici, les plus beaux succès semblent obtenus lorsque la pénicillinothérapie est appliquée environ une semaine avant l\u2019intervention chirurgicale et continuée deux à trois semaines après l\u2019opération.L\u2019on note aussi que certaine forme d\u2019ostéomyélite, celle des os plats, répondrait mieux au traitement par la pénicilline.Le traitement de l\u2019arthrite suppurée se fait de la même façon, tout en complétant cette thérapeutique d\u2019une injection locale de 5 à 10 000 unités de pénicilline dans 5 à 10 ce de soluté salé, après avoir retiré du pus de l\u2019articulation.L\u2019on répète cette injection deux ou trois fois, à deux jours d\u2019intervalle.g) L\u2019emploi prophylactique de la Pénicilline L\u2019emploi prophylactique de la pénicilline par voie orale chez des malades ayant souffert de la maladie rhumatismale (R.A.A.) fait actuellement l\u2019objet d\u2019observations nombreuses et très intéressantes.En janvier dernier, dans le « Journal de l\u2019Association médicale américaine », Kate H.Kohn, Albert Milzer et Helen MacLean, dans un rapport intérimaire, rapportent leurs premières conclusions après avoir suivi des groupes d\u2019écoliers pendant trois ans.Ces écoliers étaient tous des sujets ayant eu le rhumatisme articulaire aigu, chez qui l\u2019on cherchait, par une dose optima de pénicilline orale, à modifier la flore microbienne de la gorge, à éloigner ou à éviter les récidives du rhumatisme articulaire aigu et à modifier leur évolution si elles survenaient.Le mode d\u2019administration de la pénicilline a varié au cours de cette période scolaire de trois ans.L\u2019on a donné 300 000 unités, deux ex 170 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 fois par jour, pendant cing mois, à ceux de première année; 200 000 unités, cinq fois par jour, cinq jours par semaine tout au long de l\u2019année scolaire, à ceux de deuxième année; et 200 000 unités, quatre fois par jour, la première semaine de chaque mois de l\u2019année, à ceux de troisième année.Voici les résultats de leur travail: Table 1.-\u2014 Incidence du streptocoque hémolytique A.Culture prise avant le traite- Pénicil- : ment par la pé- line Contrdle Controle Enfants nicilline, donné Groupe Groupe 1 Groupe 2 normaux la 1ère semaine e: TANVIET _ncorccnnescene 0 0 \u2014 \u2014 Février verres 142% 222% \u2014 \u2014_ MALS cscs 0 78% 20.% \u2014 Avril rine.0 31% 189% 16.% Mal cress 0 64% \u2014 \u2014_ JUIN ere 28% 76% \u2014 1 \u2014 Table 2.\u2014 Fréquence des récidives de la fièvre rhumatismale.Première Seconde Troisième année année année d\u2019école d\u2019école d\u2019école Groupe traité à la pénicilline \u2026\u2026 3% 8% 0% Contrôle, groupe 1 \u2026 5% 14% 11% Contrôle, groupe 2 \u2026 21% 21% 19% Ces chiffres semblent indiquer que la corrélation entre les récidives et l\u2019existence de streptocoque hémolytique À ait varié avec l\u2019emploi de la pénicilline, mais que l\u2019évolution clinique des récidives n\u2019ait pas été influencée, ni favorablement, ni défavorablement par son ingestion prophylactique.Par contre, il est assez évident qu\u2019elle ait réduit la fréquence des récidives.Plus récemment encore, dans la dernière livraison du « Journal de l\u2019Association médicale canadienne », Keith et ses collaborateurs publient leurs conclusions après une étude analogue de ce problème.Ils sont d\u2019opinion que, d\u2019une part, la pénicillinothérapie prophylactique, par voie orale et à la dose quotidienne de 500 000 unités, en deux fois par jour, suffirait la plupart du temps à éliminer le streptocoque hémolytique dans les cultures de la gorge; que, d\u2019autre part, la pénicillinothérapie curative du rhumatisme articulaire aigu donnerait des résultats appréciables.Cette étude, d\u2019après eux, ne porte pas sur un assez grand nombre de malades pour permettre d\u2019être affirmatif.Dans l\u2019un et l\u2019autre travail, l\u2019emploi prophylactique de la pénicilline semble au moins très prometteur chez les petits malades ayant eu la fièvre rhumatismale ou exposés à la contracter.Conclusions La thérapeutique anti-infectieuse a été révolutionnée par la découverte des antibiotiques.Au début, elle manquait évidemment de certains chaînons pour lui permettre d\u2019enserrer la plupart des infections.Actuellement, les grands antibiotiques des premières années sont rejoints par de nouvelles substances, les unes à pouvoir antimicrobien plus spécifique, les autres à fonction thérapeutique complémentaire.Cette dernière propriété ne vient pas seulement doubler l\u2019action des antibiotiques déjà employés, au contraire, dans plusieurs occasions, elle renforce l\u2019énergie diminuée des premiers antibiotiques en présence de microbes regroupant leurs forces en vue d\u2019appliquer une nouvelle tactique de défense.Bref, ces nouveaux produits, par une action soit spécifique, soit complémentaire, nous assurent plus de succès thérapeutique.BIBLIOGRAPHIE Aérosporine et polymyxines Peter P.REGNA, I.A.SOLOMONS, Bernard K.FORSCHER et Albert E.TIMRECK: « Chemical Studies on Polymyxin B.» Journ.Clin.Invest, 28: 1023, 1949.Edwin J.PULASKI, Hinton J.BAKER, Milton L.ROSENBERG et James CONNELL Jr.: « Laboratory and Clinical Studies of Polymyxin B and E.» Journ.Clin.Invest., 28: 1028, 1949.R.TURPIN et P.CHASSAGNE: «Les autres antibiotiques.» Encyclopédie Médico-chirurgicale, vol.1 \u2014 Thérapeutique: 25000B.Tyrothricine.Robert J.REEDY et Stanley W.WOLFSON: « The LAROCHELLE: ANTIBIOTIQUES Effects of Normal Horse Serum on the In Vitro Activity of Tyrothricin.» Journ.Clin.Invest.28: 861, 1949.R.TURPIN et P.CHASSAGNE: « Les autres antibiotiques.» Encyclopédie M 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Jules ARCHAMBAULT, Sérologiste en chef et consultant au Ministére de la Santé, Montréal, P.Q.L'action tréponémicide de la pénicilline in vivo, démontrée par Mahoney en 1943 (1), est aujourd\u2019hui définitivement reconnue et l\u2019emploi de cet agent a totalement révolutionné le traitement de la syphilis à toutes ses périodes.Concurremment, les techniques du laboratoire ont subi des développements essentiels.Aux réactions qualitatives de fixation du complément (Wassermann) et de floculation (Kahn et autres), utilisant des doses fixes du sérum examiné, est venue s\u2019ajouter la réaction quantitative, pratiquée sur des dilutions de plus en plus étendues d\u2019un sérum syphilitique dont on veut connaître la teneur exacte en réagines, par là même le degré de positivité.IMPORTANCE ET SIGNIFICATION DES RÉACTIONS QUANTITATIVES C\u2019est en observant les variations du taux des réagines, durant les mois qui suivent l\u2019administration de la pénicilline, qu\u2019il devient facile de reconnaître, dans un court délai, si le cas traité est un succès thérapeutique ou un échec nécessitant la reprise du traitement.Les réagines forment, comme nous le verrons plus loin, l\u2019un des groupes d'anticorps dus à l\u2019action du tréponème.Leur taux nous est révélé uniquement par les réactions quantitatives et il n\u2019est pas rare qu\u2019il atteigne les concentrations de 500 et 1 000 unités aux périodes actives de la syphilis.Sur les données de ces tests, pratiqués à des intervalles de 2 à 4 semaines, s\u2019établit la courbe sérologique du malade qui indiquera, par un déclin régulier, plus ou moins rapide suivant la période de la syphilis où le traitement intervient, le résultat favorable de ce traitement.1.Communication au XXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1950.Pour évaluer le taux des réagines et l\u2019effet de la pénicilline, les réactions de diagnostic, Wassermann et Kahn qualitatifs, sont incapables de nous guider.Leur rôle est de dépister la syphilis jusqu\u2019à ses périodes les moins actives.Pour cette raison, on les maintient à un degré d'extrême sensibilité qui les rend positives au maximum (+++) dès que le sang contient 4 à 8 unités de réagines.Elles ne varient pas aussi longtemps que ces faibles taux, ou tout autre plus élevé, se retrouvent dans le sang.Les résultats moindres: ++, ++, \u2014 n\u2019ont qu\u2019une signification relative et ils s\u2019observent trop près du moment où la sérologie va se négativer pour servir de guide au traitement.Dans les infections récentes qui répondent favorablement à l\u2019action de la pénicilline, il faut attendre au sixième mois, parfois au neuvième, pour voir la sérologie devenir négative.Encore est-il possible qu\u2019elle ne le soit pas complètement au douzième mois, sans qu\u2019il y ait lieu de s\u2019en alarmer, car l\u2019expérience a démontré que la persistance d\u2019un taux de réagines ne dépassant pas 8 unités (Kahn + avèc sérum dilué 1:2), n\u2019est pas l\u2019indice d\u2019un échec thérapeutique, ni de la nécessité d\u2019un nouveau traitement.Ces quelques unités résiduelles sont appelées à disparaître spontanément au cours de la deuxième année, suivant les observations de F.Thomas (2).Les réactions quantitatives offrent, de plus, une aide précieuse pour le diagnostic de la syphilis latente.Il est essentiel de noter le taux des réagines au cours d\u2019examens successifs lorsque le diagnostic de la syphilis repose sur une sérologie positive qui n\u2019a pas l\u2019appui de symptômes cliniques, ni d\u2019une histoire.concluante.: Une sérologie positive due a la syphilis se 174 reconnaît au niveau constant ou progressif et généralement élevé du taux des réagines, dans une série de tests quantitatifs.Inversement, l\u2019abaissement de la courbe sérologique, lorsqu\u2019il se produit spontanément, démontre, avant la disparition totale des réagines, que le résultat positif initial était faussé par l\u2019une des causes qui seront énumérées plus loin.TECHNIQUE DES RÉACTIONS QUANTITATIVES Pour ces épreuves quantitatives, le sérum subit la série des dilutions suivantes: 1:2; 1:4; 1:8; 1:16; 1:32; 1:64; 1:128; 1:256.Chacune est mise en présence des autres réactifs, suivant les techniques de Wassermann, de Kahn ou toute autre; nous avons choisi celle de Kahn parce qu\u2019elle est le plus généralement employée.Le degré de positivité d\u2019un sérum est jugé d\u2019autant plus élevé que la réaction s\u2019obtient avec une dilution plus étendue.Si elle se produit jusqu\u2019à la dilution 1:32, on dira que le sérum titre 32 dilutions (32 dils), ou encore qu\u2019il contient 128 unités de réagines, car le taux des unités de Kahn se calcule en multipliant par 4 le taux de la dilution.Comme l\u2019unité de réagine s\u2019évalue différemment suivant la technique employée, il a été recommandé par Ad.Harris (3), du Laboratoire VDRL de New-York, et 7l est généralement accepté, de rapporter le degré de positivité d\u2019un sérum en regard de sa dilution la plus étendue qui réagit, sans calculer le nombre d'unités.C\u2019est la méthode adoptée par les laboratoires du Ministère de la Santé, mais au cours de ce travail, nous avons conservé le terme « unité de réagines » afin que nos chiffres soient comparables à ceux qui ont été publiés jusqu'ici.ANTICORPS ET RÉAGINES: TEST D\u2019IMMOBILISATION Les réagines, qui sont à la base du sérodiagnostic de la syphilis, n\u2019ont pas encore été nettement identifiées, mais, comme la plupart des anticorps véritables, elles sont associées à la fraction gamma des globulines sériques.Elles L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 se rapprochent encore des anticorps par leur temps d\u2019apparition, leur taux élevé au cours des périodes actives de la syphilis et parce qu\u2019elles se retrouvent dans l\u2019organisme longtemps après la disparition des tréponèmes.Cette dernière propriété explique le phénomène de la séro-résistance, si fréquent en syphilis tardive et sur lequel nous reviendrons.A côté des réagines syphilitiques, mises en évidence par les tests sérologiques, l\u2019organisme infecté par le tréponème développe un véritable anticorps spécifique.Il a été récemment démontré par Nelson (4) qu\u2019en présence du complément cet anticorps immobilise le tréponème in vitro et détruit sa virulence.Le test d\u2019immobilisation de Nelson requiert une suspension de tréponèmes et ne saurait être utilisé couramment, tant que l\u2019on n\u2019aura pas réussi la culture de ce spirille sur un milieu artificiel.Telle que je l\u2019ai vue, pratiquée à Baltimore sour la direction du Dr Nelson, en février 1950, la réaction présente des difficultés techniques considérables, mais déjà elle éclaire plusieurs points obscurs de l\u2019immunité et fournit un critère pour le diagnostic de la syphilis latente.Il est regrettable que la réaction d\u2019immobilisation ne puisse s\u2019appliquer qu\u2019à un nombre fort restreint de sérums.Sans aucun doute, les épreuves sérologiques actuelles conserveront longtemps toute leur importance, qui est unique en ce que les résultats de ces épreuves représentent souvent la seule indication de l'infection syphilitique et la seule mesure de l\u2019effet du traitement.RÉACTIONS FAUSSES D'ORDRE BIOLOGIQUE Pour conserver toute sa valeur au sérodiagnostic de la syphilis, il faut savoir l\u2019interpréter et ne pas ignorer la possibilité d\u2019erreurs d\u2019ordre technique et d\u2019ordre biologique.Les premières se reconnaissent rapidement ; il suffit qu\u2019une réaction de contrôle ne soit pas conforme au résultat initial pour soupçonner une erreur technique, que des examens ultérieurs corrigeront sans difficulté.Les réactions fausses d\u2019ordre biologique relèvent de conditions éomplexes qu\u2019il importe de préciser. ARCHAMBAULT: DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT DE LA SYPHILIS Les réagines, que nous retrouvons dans la syphilis à des taux généralement fort élevés (100 à 1000 unités), ou des substances semblables, existent en quantité minime chez la plupart des individus normaux.Les réactions sérologiques n\u2019en sont nullement influencées, sauf chez quelques rares personnes, 1 sur 3 000 environ, dont le sang réagit positivement en l\u2019absence de toute cause décelable.Chez d\u2019autres, on verra ce faible taux de réagines, habituellement sans effet sur les tests, s\u2019élever brusquement au cours d'états pathologiques subis par l\u2019organisme.Parmi ceux-ci, notons en premier lieu, à cause de leur fré- \u2018quence, les infections des voies respiratoires supérieures et la pneumonie atypique.Bien que l\u2019on découvre jusqu\u2019à 20% de résultats positifs faux, au cours de ces infections, elles ne présentent un problème que dans les services hospitaliers où l\u2019examen sérologique est pratiqué en routine, car en clientèle on choisit d\u2019autres moments pour dépister la syphilis.On a pu encore observer un taux élevé de réactions fausses (20% environ) à la suite de la vaccination antivariolique, au cours de la mononucléose et de lhépatite infectieuses.La malaria et la lèpre sont des causes d\u2019erreurs peu fréquentes sous nos climats; de même le pian, la morsure du rat et la fièvre récurrente, dans lesquels interviennent des spirochètes d\u2019espèces diverses.D\u2019une manière générale, toute maladie infectieuse est sujette à fausser les réactions sérologiques, et, si elle s'accompagne d\u2019un résultat positif, il faut le contrôler par des examens pratiqués après que la température est devenue normale et souvent même plus tard.Les réactions positives fausses peuvent se répéter jusqu'au troisième mois; mais, bien avant ce délai, on aura reconnu la réaction fausse d'ordre biologique de la réaction positive due à la syphilis, si l\u2019on observe la courbe tracée sur les résultats de tests quantitatifs pratiqués en série.L\u2019abaissement rapide et spontané de cette courbe démontrera que les résultats positifs sont dus à une cause étran- 175 gère, car, dans la syphilis, la courbe reste à peu près stationnaire ou tend à s\u2019élever.Par résultats positifs, il faut entendre ceux qui sont généralement représentés par le groupe convenhonel de signes +++.À plus forte raison, seront considérées positives les réactions obtenues avec un sérum dilué; sur nos rapports elles sont indiquées par un «x» placé sous le titre de la dilution la plus étendue qui a réagi.Ce titre est l\u2019indice du degré de positivité du sérum.Quant aux réactions faibles, nous souhaitons, avec la plupart des syphiligraphes, qu\u2019elles soient rapportées « nulles » ou « douteuses » et que disparaissent les signes +, ++, +++, trop souvent interprétés comme de véritables degrés de positivité sérologique.Cette interprétation s\u2019éloigne de la réalité, d'autant plus que les tests sont devenus extrêmement sensibles.Tout au plus une réaction faible peut-elle éveiller un soupçon et faire rechercher la syphilis.Au début du chancre, elle précède de quelques jours à peine la réaction positive forte.Aux périodes tardives, on la retrouve parfois associée à quelques signes cliniques ou à un liquide céphalo-rachidien anormal.Dans la syphilis latente traitée, la persistance d\u2019une sérologie faible n\u2019a pas de signification sérieuse.Enfin, des réactions faibles ou douteuses se retrouvent à l\u2019examen du sang de personnes qui n\u2019ont jamais été infectées de syphilis.Ces cas représentent une infime proportion dans l\u2019ensemble des 350000 échantillons de sang examinés annuellement dans notre laboratoire de sérologie.Ils démontrent, cependant, que ce serait une grave erreur d\u2019établir le diagnostic de syphilis ou d'appliquer le traitement, parce que le sang d'une personne persiste à donner des réactions sérologiques douteuses, correspondant aux signes conventionnels: + HF, J SÉRORÉSISTANCE Par définition, la sérorésistance est le retard observé dans la négativation sérologique, lors- 176 qu'il dépasse les délais normaux.Nécessairement il doit s\u2019écouler un délai entre la fin du traitement qui détruit les tréponèmes et le moment où les anticorps disparaîtront de la circulation, entraînant le taux de la positivité sérologique à des niveaux de plus en plus bas.Dans les conditions normales, l\u2019abaissement de la courbe, tracée sur les résultats quantitatifs, se produit du troisième au neuvième mois en syphilis récente.La sérologie ne cède que par degrés dans les syphilis tardives qui répondent favorablement au traitement, elle se négative rarement au cours de la première année.À la suite d\u2019un traitement intensif, la sérologie s\u2019interprète comme négative, du moment qu\u2019elle ne révèle plus que les faibles taux de 4, même de 8 unités de Kahn.Rappelons que les réactions de diagnostic (Wassermann et Kahn qualitatifs) sont trop sensibles pour servir de guide au traitement.De même, pour interpréter la sérorésistance, on s\u2019en rapportera uniquement aux données des réactions quantitatives.La présence de taux de réagines dépassant 16 unités (dil 1:4; 1:8 et suivantes) neuf mois après un traitement intensif, n'a de signification grave qu\u2019en syphilis récente.Elle y est généralement considérée comme l'indice de la résistance des tréponèmes, d\u2019un échec thérapeutique probable, ou de l\u2019envahissement des centres nerveux.Il en est autrement dans les syphilis tardives où la sérorésistance est de règle.Si décevante qu\u2019elle puisse être pour le médecin, il ne doit pas s\u2019en alarmer, pourvu que le liquide céphalo-rachidien soit normal et le système cardio-vasculaire indemne.En syphilis tardive latente, une sérologie positive à la suite du traitement ne prouve pas l\u2019existence de foyers actifs de tréponèmes.Tout porte à croire qu\u2019après la destruction de ces foyers, les réagines restent longtemps dans lorganisme, tout comme font les anticorps élaborés au cours d\u2019autres infections.Cette interprétation est conforme à l\u2019expérience qui a démontré que les récidives cliniques ou sérolo- giques sont rares chez les sujets traités (5%) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurerIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 et n\u2019épargnent pas davantage les patients né- gativés que ceux dont la sérologie reste positive (5).Par récidive sérologique il faut entendre un relèvement marqué et prolongé du titre de la réaction quantitative par rapport aux résultats précédents.Dans la moyenne des syphilis latentes tardives suffisamment traitées, les réagines persistent dans le sang durant cinq années ou plus et ce serait une erreur de prolonger le traitement à seule fin de négativer la sérologie.Un résultat favorable en syphilis tardive se traduit par un abaissement appréciable de la courbe sérologique, qui peut se maintenir, ou aller en s\u2019accentuant durant les années qui suivent.Le pronostic n\u2019est réservé que si le taux des réagines suit une courbe ascendante au cours d\u2019examens successifs.Dans ce cas, une récidive clinique est à craindre et la reprise du traitement s'impose.Il est certain qu\u2019un grand nombre de syphilitiques subissent des traitements inutilement prolongés, pour la seule raison que leur sérologie résiste.Un résultat positif ne signifie pas qu\u2019il existe encore des tréponèmes dans l\u2019organisme.Il faut savoir interpréter la sérologie et tenir compte de la période de l\u2019infection, de l'intensité et de la durée des traitements reçus.LA PÉNICILLINE DANS LE TRAITEMENT DE LA SYPHILIS L\u2019emploi de la pénicilline a profondément modifié le traitement et le pronostic de la syphilis; toutes les formes de la maladie peuvent bénéficier de cette médication.Dès l\u2019année 1947, la Division des Maladies Vénériennes du Ministère de la Santé fournissait la pénicilline pour les syphilis récentes, la femme enceinte syphilitique et pour la syphilis congénitale.La plupart de ces malades devaient être hospitalisés.Au début de 1948, nous avons assisté à New- York, à Philadelphie et à Baltimore, aux premiers essais de la péniciline procaïnique, qui rend possible le traitement de la syphilis en- ARCHAMBAULT: DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT DE LA SYPHILIS 177 clientèle et dans les cliniques, chez les malades ambulants.La distribution gratuite de ce produit s\u2019étendit bientôt à tous les cas de syphilis nerveuse; elle se généralise aujourd\u2019hui au bénéfice de tous les syphilitiques qui n\u2019ont pas déjà reçu un traitement considéré suffisant.DOSAGE DE LA PÉNICILLINE Les dosages reconnus les plus sûrs varient de 4 800 000 à 6 000 000 d\u2019unités de pénicilline procaïnique pour un traitement initial, sauf dans la syphilis nerveuse où la dose totale de 9000 000 d\u2019unités se recommande d\u2019emblée.La dose individuelle la plus recommandable est de 600 000 unités de pénicilline procaïnique en une seule injection de 2 cc.Cette dose suffit à maintenir de façon continue, dans le sang, des concentrations utiles et dosables de pénicilline, pendant 4 jours.Par conséquent, il est logique de conclure qu\u2019en espaçant les doses individuelles de deux jours, dans les syphilis récentes et nerveuses, de trois jours dans les syphilis tardives, on ne diminue en rien l\u2019action de la pénicilline.La suspension de pénicilline procaïnique dans l\u2019huile, additionnée de monostéarate d\u2019alumine, remplit les conditions requises pour le traitement de la syphilis en général: injection pratiquement indolore, absorption lente, conservation du produit pendant plusieurs mois à la température de la chambre.Ce produit est le seul qui soit distribué par la Division des Maladies Vénériennes du Ministère de la Santé, sauf dans le cas de quelques patients hospitalisés dans un service, où l\u2019injection de pénicilline soluble se fait régulièrement toutes les trois heures, jour et nuit.Les indications de la pénicilline soluble se font de moins en moins nombreuses; on recommande d\u2019y avoir recours durant la grossesse, si le traitement n\u2019intervient qu\u2019aux derniers mois, et chez le nouveau-né syphilitique, lorsqu\u2019il est hospitalisé.La dose totale, pour l\u2019adulte, est de 4800 000 unités, divisée en 60 injections de 80000 unités, espacées de trois heures.En tout, la durée du traitement est de 714 jours.SYPHILIS RECENTE Les statistiques démontrent que 85% des infections récentes cèdent à une dose totale de cinq à six millions d\u2019unités de pénicilline pro- caïnique, administrée en dix injections de 600 000 unités.Mais il faut noter que, parmi les patients qui requièrent un second traitement, plus de 50% se sont réinfectés.Conséquemment, il conviendrait de réduire d\u2019autant le taux des prétendus insuccès qui figure dans les statistiques.Les récidives et les réinfections s\u2019y trouvent réunies, vu que la plupart ne peuvent être différenciées avec certitude.L\u2019association de la chimiothérapie à la pénicilline compte encore des partisans, moins nombreux cependant, qui croient possible de réduire le taux des récidives en administrant chaque semaine une à deux injections de ma- pharsen, une de bismuth, durant les dix semaines qui suivent la pénicilline.Cette médication adjuvante se justifie mieux aux périodes tardives que dans les syphilis récentes.On doit l\u2019omettre en syphilis primaire et toutes les fois qu\u2019elle est mal tolérée, ou d\u2019application difficile à cause des circonstances.Bon nombre de cliniciens la réduisent au bismuth seul.Ce qui importe le plus à la suite du traitement par la pénicilline, c\u2019est d\u2019en contrôler l\u2019effet par des réactions quantitatives sur le sang, pratiquées une fois chaque mois jusqu\u2019à la négativation de la sérologie, puis tous les trois mois jusqu\u2019au terme de la deuxième année.La courbe tracée sur les données de ces réactions démontrera, par un abaissement régulier, l\u2019action favorable de la pénicilline.Environ 65% des syphilis secondaires sont séronégatives au 6e mois, la plupart des autres le deviendront graduellement avant le douzième.Cependant la sérologie peut rester positive avec un sérum mon dilué (4 unités), ou dilué 1 dans 2 (8 unités), sans qu\u2019il soit néces- satire d\u2019applhiquer un nouveau traitement.E.W.Thomas en vient à la conclusion que ces quelques unités résiduelles sont appelées à disparaître spontanément et qu\u2019un second traitement ne hâtera pas la négativation totale de la sérologie.Cependant une sérologie positive, 178 même faiblement, au 9e mois, en syphilis récente, indique la nécessité d\u2019examiner sans délai le liquide céphalo-rachidien.En général, plus le traitement est précoce, plus rapide est la chute du titre sérologique.S\u2019il n\u2019est pas promptement influencé en syphilis récente, surtout s\u2019il décline pour remonter à un niveau quatre fois plus élevé que les précédents, un nouveau tra:tement s\u2019impose.La récidive sérologique se produit d\u2019ordinaire avant le 9e mois, rarement après le 18e.Pour un second traitement, la dose totale de pénicilline procaïnique sera portée à 9 millions d'unités, en 15 injections.La médication adjuvante trouve ici son indication si elle est tolérée.SYPHILIS DE LA FEMME ENCEINTE La pénicilline, administrée durant la grossesse, prévient l\u2019infection congénitale dans pratiquement tous les cas, dans ceux-là surtout où le traitement intervient avant le 8e mois.L\u2019administration, une fois chaque jour, ou tous les deux jours, de 600 000 unités de pénicilline procaïnique dans l\u2019huile, pour 8 à 10 injections, suffit comme traitement initial, sans médication adjuvante.Dans une série d\u2019examens sérologiques mensuels, on observera le titre de la réaction.S\u2019il reste stationnaire dans une infection récente, ou s\u2019il remonte à des niveaux plus élevés que les précédents à quelque période de la syphilis que ce soit, la nécessité d\u2019un second traitement se trouve clairement indiquée.SYPHILIS CONGÉNITALE La sérologie positive de la mère, pas plus qu\u2019un résultat positif sur le sang du cordon, n\u2019apportent la preuve que l\u2019enfant est.infecté, car les réagines de la mère franchissent la barrière du placenta.L\u2019infection congénitale doit être diagnostiquée par des signes cliniques et/ou par une sérologie positive, qui ne s\u2019est pas négativée spontanément au cours des trois premiers mois après la naissance.Le nouveau- né trouvé cliniquement normal et qui présente une sérologie négative au quatrième mois, peut être considéré indemne.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLetiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 Chez le jeune enfant, la pénicilline assure de meilleurs résultats qu\u2019aucune autre médication.On l\u2019administre aux taux de 100 000, même de 200 000 unités par livre de poids, qui représentent des doses totales d\u2019un million d\u2019unités à la naissance, de trois à quatre millions pour un enfant de 25 livres.Dès que l\u2019enfant pèse 50 livres, la dose totale de l\u2019adulte se trouve atteinte, soit 6 millions d\u2019unités.Proportionnellement à la dose totale, la dose individuelle varie de 100 000 à 300 000 -et à 600 000 unités (dose de l\u2019adulte) pour chacune des 10 injections qui seront espacées de 24 à 48 heures, s1 l\u2019on emploie la pénicilline procaïnique dans l\u2019huile.La pénicilline soluble n\u2019est utilisable que dans les services hospitaliers.La dose totale est la même que pour la pénicilline insoluble; elle se répartit en 80 injections de 12 500 à 75 000 unités, administrées toutes les trois heures.À la suite du traitement, les examens séro- logiques et cliniques seront répétés tous les deux à trois mois jusqu\u2019à ce que la négativa- tion sérologique se produise.On l\u2019observe au sixième mois chez 75% des enfants traités dès la naissance.La radiographie des os longs fait partie d\u2019une série d\u2019observations cliniques et sérologiques réparties sur plusieurs années.SYPHILIS TARDIVE De cette catégorie de cas, la syphilis nerveuse doit d'abord être éliminée par la ponction lombaire.Les formules de traitement recommandées pour les infections récentes s\u2019appliquent aux syphilis tardives latentes et dans la plupart des formes symptomatiques bénignes.La mégativation sérologique m\u2019est plus \u2018ci, comme en syphilis récente, l\u2019un des buts du traitement; chercher à l\u2019obtenir, dans plus de 50% des cas, serait futile, quelles que soient l\u2019intensité et la durée du traitement.Un traitement de moyenne intensité suffit généralement pour enrayer l\u2019évolution d\u2019une syphilis tardive et les tests quantitatifs, s\u2019ils restent positifs, fournissent quand même de ARCHAMBAULT: DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT DE LA SYPHILIS précieux renseignements sur le résultat obtenu et le pronostic.On considérera particulièrement favorables les cas où le taux des réagines décline nettement durant l\u2019année, ou les deux années, qui suivent l\u2019administration de la pénicilline, combinée ou non à la chimiothérapie; mais dans la plupart de ces cas la sérologie ne deviendra pas négative avant 5 et même 10 années.SYPHILIS NERVEUSE La syphilis nerveuse, diagnostiquée à sa période préclinique ou avant la destruction irrémédiable des tissus, est généralement arrétée dans son évolution par des séries répétées de pénicilline, sans qu\u2019il soit nécessaire de recourir à la chaleur provoquée, sauf dans quelques cas particulièrement résistants (6,7).Il ne faut jamais entreprendre le traitement d\u2019une syphilis nerveuse sans connaître, au préalable, le degré d\u2019activité du processus, par l'examen du liquide céphalo-rachidien.Il ne suffit pas d\u2019y trouver le Wassermann positif.Il lest d\u2019ordinaire avec de petites doses de liquide céphalo-rachidien aux périodes actives de la syphilis nerveuse, mais celles-ci se caractérisent davantage par le nombre anormal des cellules (plus de 4), le taux élevé des protéines (plus de 40 mg.) et une réaction colloïdale positive dans la première zone (premiers tubes de l\u2019échelle des dilutions).Datt- ner et Thomas (2, 8) considèrent définitivement inactive une syphilis nerveuse, lorsque, durant les 15 mois qui suivent le traitement, le liquide céphalo-rachidien contient moins de 4 cellu'es, de 40 mg.de protéine, et présente un abaissement de la courbe de l\u2019or, avec une diminution marquée du degré de positivité du Wassermann.Ce concept est le fruit d\u2019une longue série d'observations minutieusement poursuivies par Dattner, dans la clinique de Von J auregg à Vienne, et, depuis 1939, par Thomas et Datt- ner à l\u2019Hôpital Bellevue, New-York.Telle qu\u2019énoncée, la formule peut ne pas être admise par tous les syphiligraphes et neurologistes, ni s\u2019appliquer rigoureusement à tous les 179 cas, elle n\u2019en fournit pas moins le moyen de différencier la plupart des syphilis nerveuses actives, de celles qui ont cessé de l\u2019être.Deux recherches essentielles servent de base à la formule Dattner-Thomas: la numération des cellules et l\u2019évaluation des protéines.La première est souvent négligée, malgré son importance, parce que l'indice précieux et sensible, que fournit le taux des éléments, perd sa valeur si la numération n\u2019est pas faite durant les premières heures qui suivent la ponction lombaire.C\u2019est une recherche à pratiquer dans le laboratoire de la clinique ou du médecin.L\u2019autolyse rapide des éléments rend leur numération impossible sur les échantillons reçus au laboratoire du Ministère de la Santé.Par contre, les autres examens sur le liquide céphalo-rachidien, s\u2019ils subissent quelque retard, n\u2019en sont nullement affectés, pourvu que le liquide soit bien prélevé, limpide et conservé aseptiquement.- La précision remarquable du spectrophoto- mètre et les techniques actuelles pour l\u2019évaluation des protéines, ont de beaucoup augmenté l'importance de cette recherche.Parties égales (1 cc) de liquide céphalo-rachidien et d\u2019une solution d\u2019acide trichloracetique (10%) sont mises en contact.Il s\u2019ensuit une turbidité, d\u2019autant plus marquée que la teneur en protéines du liquide est plus élevée.En passant à travers ce milieu trouble, le faisceau lumineux du spectrophotomètre subit une absorption partielle et les rayons transmis s\u2019enregistrent sur l\u2019index d\u2019une cellule photoélectrique.Le taux de la transmission lumineuse est transposé en milligrammes de protéines, suivant une formule établie au préalable.Un liquide normal ne contient pas plus de 40 milligrammes de protéines par 100 ce; Dattner admet 45 milligrammes comme l\u2019extrême limite.La lymphocytose et, plus tard, la teneur en protéines du liquide céphalo-rachidien, reviennent aux limites normales, lorsque le processus syphilitique cesse d\u2019être actif.La précipitation de Por, ou de tout autre colloïde, est faible, en particulier dans les premiers tubes de gauche.Quant à la fixation du com- 180 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureniN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 plément, ou réaction de Wassermann, elle reste positive, mais la réaction ne se produit plus qu\u2019avec des doses de plus en plus élevées de liquide céphalo-rachidien.En d\u2019autres termes, le taux des réagines décline, mais il s\u2019écoulera quatre ou cinq ans avant qu\u2019elles ne disparaissent totalement.La formule établie sur les données des quatres réactions servira de guide au traitement.Ce serait une erreur de le continuer pour la seule raison que le liquide céphalo-rachidien contient encore des réagines, en quantité suffisante pour que la réaction de Wassermann reste positive.L\u2019amélioration clinique ne suit pas nécessairement les progrès observés dans les examens sur le liquide céphalo-rachidien.Il existe des cas nombreux où les dégâts organiques permanents, affectant les centres nerveux, s\u2019opposent à une amélioration clinique.Aucun traitement ne réussira à remplacer le tissu cicatriciel par un neurone en état de fonctionner.Il en résulte que les examens du liquide céphalo-rachidien, répétés à intervalles de 4 à 9 mois, durant les périodes actives de la neuro-syphilis, sont les meilleurs indicateurs de l\u2019efficacité du traitement.Dans la suite, il suffira de pratiquer la ponction lombaire, une fois l\u2019an, pour constater la permanence des résultats favorables ou prévoir une récidive.La dose totale de 9 millions d\u2019unités de pénicilline procaïnique dans l'huile se recommande d\u2019emblée, comme un traitement initial de la neuro-syphilis.Cette dose se répartit en quinze injections de 600 000 unités.L\u2019administration des premières à 24 heures d\u2019intervalle assure le taux de concentration désirable de la pénicilline dans le sang.Mais il est logique d\u2019espacer les doses suivantes de 2 et 3 jours, si l\u2019on admet que, dans les syphilis tardives, on renforce l\u2019action de la pénicilline en prolongeant le traitement au delà de 20 jours.Cependant, les avantages de cette technique ne sont pas suffisamment prouvés pour justifier que l\u2019hospitalisation d\u2019un malade, aux frais du Ministère, dure plus que les 15 jours requis, comme minimum.en pareil cas.La pénicilline soluble s\u2019administre à la dose totale de 6000000 d'unités, qu\u2019il faut répartir en 120 injections de 50 000 unités, de trois heures en trois heures, la nuit comme le jour.L\u2019hospitalisation et le traitement dureront 15 jours.C\u2019est au cours des périodes actives de la neurosyphilis que cette technique trouve parfois son indication, mais on ne peut dire avec certitude qu\u2019elle donne de meilleurs résultats que la pénicilline insoluble & la dose de 9000 000 d\u2019unités.L\u2019échec, ou l\u2019insuffisance du traitement initial, se reconnaît au peu d\u2019amélioration constaté dans la formule du liquide céphalo-rachidien, lors du deuxième examen, 3 à 6 mois après le traitement.Ce serait peine perdue d\u2019administrer la chimiothérapie dans la neurosyphilis: les arsenicaux trivalents et le bismuth sont inactifs; les pentavalents, plus dangereux qu\u2019utiles.Sauf dans la démence paralytique - récente, rapidement progressive, on ne songera pas non plus à la pyrétothérapie ni à la malaria, du moins avant un second traitement par la pénicilline.Pour un second traitement, la dose totale de pémicilline sera portée à 12 millions d\u2019unités, bien qu\u2019il ne soit pas certain que les trois millions d\u2019unités additionnelles soient un facteur décisif dans le résultat final.Dans leurs statistiques sur 388 cas de neu- rosyphilis, maintenus sous observation durant plus d\u2019une année, Dattner et Thomas en ont rapporté 19 qui ont résisté à un deuxième traitement par la pénicilline et 3 seulement qui, après des séries répétées, présentent encore les signes caractéristiques d\u2019une syphilis active à l\u2019examen du liquide céphalo-rachidien.Ces patients sont asymptomatiques et peut-être faut-il attribuer l\u2019échec thérapeutique aux doses insuffisantes de pénicilline reçues dès le début de leur traitement.Lors d\u2019une discussion à laquelle j\u2019eus le privilège d\u2019assister, en février dernier, les auteurs ont émis l\u2019opinion, qu\u2019en dépit d\u2019échecs apparents, de semblables cas sont susceptibles de répondre à de nouvelles applications de la pénicilline.Elles seront espacées de neuf à douze mois. ARCHAMBAULT: DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT DE LA SYPHILIS CHOC THERAPEUTIQUE OU REACTION D HERX- HEIMER Comme toute médication active, la pénicilline, administrée d\u2019emblée, est susceptible de produire une réaction d\u2019Herxheimer.Celle-ci se manifeste, en syphilis récente, par une re- erudescence, sans gravité, des symptômes et par une élévation de la température, qui s\u2019enregistre entre la 12e et la 24e heure.On s\u2019est beaucoup préoccupé du choc thérapeutique dans le traitement des syphilis tardives, bien que des accidents graves, cardio- vasculaires, hépatiques ou nerveux, n\u2019aient été rapportés que rarement.C\u2019est toutefois une sage pratique d\u2019administrer une série de bismuth avant la pénicilline, dans le traitement des syphilis cardio-vasculaires, et de ne pas entreprendre celui d\u2019une syphilis nerveuse symptomatique sans préparer le malade par quelques injections de bismuth.Résumé L\u2019emploi de la pénicilline a profondément modifié le traitement et le pronostic de la syphilis.La plupart des infections récentes cèdent à une dose totale de 5 à 6 millions d\u2019unités de pénicilline administrée en 10 jours.Ce traitement, institué durant la grossesse, prévient presqu\u2019à coup sûr l\u2019infection congénitale, et il simplifie de beaucoup la thérapeutique des syphilis tardives.Enfin, la syphilis nerveuse diagnostiquée à sa période préclinique, ou avant la destruction irrémédiable des tissus, est généralement arrêtée dans son évolution par des séries répétées de pénicilline, sans qu\u2019il soit nécessaire de recourir à la chaleur provoquée, sauf dans quelques cas particulièrement résistants.Le pronostic de la syphilis, non plus que le diagnostic de la maladie, ne sauraient être suffisamment établis sur le seul fait que le sang, le liquide céphalo-rachidien, ou les deux, ont donné des résultats positifs aux différentes réactions.Il faut que ces 1éactions soient quantitatives et interprétées dans leur ensem- 181 ble, en présence des manifestations cliniques, s\u2019il y en a.Car, dans les syphilis tardives, le processus peut être définitivement arrêté et les tréponèmes entièrement détruits, alors que le sang, ou même le liquide céphalo-rachidien, donnent encore des résultats positifs au Wassermann ou au Kahn.Par conséquent, une sérologie positive isolée n\u2019est pas nécessairement l'indice d\u2019une syphilis active qu\u2019il faut traiter; la courbe sérologique, la durée de l\u2019infection et la somme des traitements reçus sont des considérations essentielles, pour instituer, diriger et arrêter le traitement de la syphilis.BIBLIOGRAPHIE 1.a) J.F.MAHONEY, R.C.ARNOLD, A.HARRIS: « Penicillin treatment of early syphilis.» À preliminary report.V.D.Information, 24: 355 (décembre) 1943.b) J.F.MAHONEY, R.C.ARNOLD, C.STERNER et al: «Penicillin treatment of early syphilis.» J.A.M.A, 126: 63 (26 mai) 1945.2.a) Evan W.THOMAS: Syphilis, its course and management.The MacMillan Company, New- York 1949.b) Evan W.THOMAS, Simeon LANDY: « Report on 726 patients who were retreated following Penicillin Therapy for early syphilis.» Am.J.of Syphilis, G.and V.D.34: 126-143 (mars) 1950.c) Evan W.THOMAS, Simeon LANDY, Lopo de MELLO: «Variations of Serologic Pattern in patients given Penicillin Therapy for supposed Early latent Syphilis.» Am.J.of Syphilis, Gonorrhea and V.D.34: 4 (juillet) 1950.3.Ad.HARRIS: « Quantitative Serologic Tests for Syphilis, Standard Method of Reporting.» J.of V.D.Information, 28: 249-251 (nov.) 1947.4.a) Robert A.NELSON jr.et Manfred M.MAYER: «Immobilization of Treponema Pallidum in vitro by antibody produced in syphilitic infection.» Journal of Experimental Med- tcine, 89: 4 (avril) 1949.b) Robert A.NELSON jr., Harold E.C.ZHEUT- LIN, Judith A.DIESENDRUCK, Perry G.M.AUSTIN: «Studies on Treponemal Immobilizing Antibodies in Syphilis.» Am.J.of Syphils, G.and V.D., 34: 2 (mars) 1950. 182 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuruerIn A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 5.Joseph Earle MOORE, Jarold E.KEMP, Harry for Syphilis.» Am.J.of Syphilis, G.and V.D EAGLE, Paul PADGET, Mary Stewart GOOD- 33: 2 (mars) 1949.WIN, Frank W.REYNOLD : The Modern Treatment of Syphilis.Charles C.Thomas, 1944., 7.A.C.CURTIS, Wm.T.KRUSE, Dorothy H.NORTON : « Neurosyphilis; Evaluation after 6.a) John H.STOKES, Mortimer S.FALK, George Three Years of Treatment with Penicillin Alone G.GAMMON, Herman BEERMAN, Norman and with a Combination of Penicillin and Mal- INGRAHAM et al: « Effect of Five Years of aria.» Am.J.of Syphilis, G.and V.D.33: Penicillin Alone in Neurosyphilis.» Am.Journal 527-536 (novembre) 1949.li .D, 33: b 1949.\u2026 of Syphilis, G.and V.D 6 (novembre) 8.B.DATTNER: «Penicillin Failures in Neuro- b) John H.STOKES, G.W.JAMES: « The Pro- syphilis.» Am.J.of Syphilis, G.and V.D., 33: blem of Biologic False Positive Serologic Tests 571-575 (janvier) 1949. ÉVOLUTION DU TRAITEMENT DES URÉTRITES ! Lucien SYLVESTRE, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).1°) LES URÉTRITES GONOCOCCIQUES Au Congrès de l\u2019American Venereal Disease Association, tenu en avril 1950 à Washington, Thomas M.Gocke présente une étude sur la valeur de 8 antibiotiques dans les infections gonococciques.D\u2019après ce rapport, la pénicilline est de beaucoup l\u2019agent le plus actif, suivent l\u2019auréomycine et la chloromycétine, qui montrent une activité à peu près égale, puis la streptomycine et la bacitracine, la néomycine, l\u2019ærosporine et la polymixine (2).Cent mille unités de pénicilline est une posologie adéquate suivant la clinique des maladies vénériennes du John Hopkins Hospital (1).; Eisenberg et Easterly obtiennent 972% de guérison avec 200000 unités de pénicilline huileuse dans le traitement de 33278 blennorragies.Aucune pénicillinorésistance n\u2019est notée dans toute cette série (21).Six cents cas de blennorragie traités à notre clinique avec une seule injection de 300 000 unités de pénicilline G procaïnée en solution huileuse (type 96 heures) nous donne de semblables résultats.Les blennorragies, bien rares d\u2019ailleurs, qui ne répondent pas à un premier traitement cèdent habituellement à une seconde dose de 300 000 où 600 000 unités.Parmi les autres antibiotiques actifs contre le gonocoque notons la streptomycine.Une seule injection intramusculaire de 15 à 1 gramme de cet antibiotique dissous dans 2 ce d\u2019eau distillée, nous a donné des résultats semblables à ceux que l\u2019on obtient avec la pénicilline.L\u2019auréomycine est antigonoccique.Trois grammes absorbés au cours de la journée don- dent 98% de guérisons.Les incidents tels que 1.Communication au XXe Congrès de l'A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1950.nausées, vomissements, étourdissements et diarrhée surviennent dans 17% des cas (9).Robinson guérit 13 patients avec 3 grammes de chloromycétine en une seule dose (6).On croit que un gramme de terramycine, absorbé en une seule fois, constitue un traitement adéquat de la blennorragie.Hendricks et ses associés ont guéri 100% de leurs cas avec 2 doses de 1 gramme de terramycine, absorbées à 6 heures d\u2019intervalle.De prétendues blennorragies ayant résisté à plusieurs millions d\u2019unités de pénicilline sont adressées à notre clinique.Le microscope révèle que dans ces cas nous avons affaire soit à des infections non gonococciques, soit à de nouvelles contaminations.L\u2019écoulement urétral qui persiste parfois après le traitement d\u2019une blennorragie n\u2019est pas nécessairement l\u2019indice d\u2019une pénicillino- résistance et ne doit pas être traité avec cet antibiotique s\u2019il ne contient pas de gonocoques.Jacoby et Rosenthal, du Centre d\u2019hygiène de la Ville de New-York, trouvent suffisant de réduire les tests de guérison à un seul examen fait une semaine après le traitement et comprenant un frottis et une culture des sécrétions urétrales et prostatiques.: Les premiers symptômes de la syphilis peuvent être supprimés par la pénicilline, l\u2019auréomycine, la chloromycétine et la terramycine.Il faut toujours faire l\u2019examen de toute lésion suspecte de syphilis et un examen sérologique mensuel pendant trois mois ou plus.2°) LES URÉTRITES NON GONOCOCCIQUES On accuse d\u2019innombrables organismes d\u2019être la cause des urétrites non gonococciques: une grande variété de microbes, des champignons, des virus.Le fait que l\u2019auréomycine et la chlo- romycétine ont une action efficace dans cer- 184 taines urétrites non gonococciques fait penser de plus en plus que des virus peuvent être une cause première de ces urétrites et que les autres bactéries ne sont là que secondairement (23).La terramyecine, qui est agissante aussi bien dans les infections à virus que dans les infections microbiennes, nous a déjà donné quelques succès remarquables dans le traitement de ces urétrites non gonococciques.Dienes, de Boston (20), a démontré en avril 1948 le rôle des « pleuro-pneumonia-like organisms » ou organismes L dans les maladies des voies génito-urinaires et articulaires.Il conclut que ces organismes ont une activité pathogène dans les organes génitaux de l\u2019homme et de la femme et que l\u2019on pourrait les considérer comme agent causal d\u2019une forme infectieuse d\u2019arthrite et du syndrome de Reiter.Selon Dienes, ces organismes sont des bactéries et non des virus comme prétendent quelques auteurs.On ne les identifie que par le moyen des cultures et grâce à des techniques de laboratoire très spéciales et très délicates.Harkness et Henderson Begg (12) ont trouvé cet organisme L dans 21 cas sur 57 d\u2019urétrite subaiguë abactérienne (type de Wealsch), dans 5 cas sur 10 d\u2019urétrite bactérienne aiguë, dans 7 cas sur 41 de syndrome de Reiter, dans 12 cas sur 46 de cervicite non gonococcique.Par ailleurs ils n\u2019ont pas trouvé cet organisme L chez 50 individus normaux.On recommande la streptomycine dans le traitement de ces infections.R.R.Wilcox (9) traite 4 cas d\u2019urétrite non gonococcique avec de l\u2019auréomycine.Chez 3 cas il trouve des organismes L avant le traitement et aucun après.Trois cas de maladie de Reiter ont été traités à notre clinique.La streptomycine a donné des améliorations marquées dans deux cas et une guérison qui se maintient depuis deux ans chez un malade qui en était à sa troisième attaque.On croit que les infections engendrées par ces organismes L sont d\u2019origine vénérienne puisqu\u2019ils se trouvent dans les organes génitaux de partenaires qui présentent des signes d\u2019urétrite, de cervicite et d\u2019arthrite.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 Les docteurs David Beaulieu et Maurice Saint-Martin du Ministère de la Santé et moi- même avons passé quelques jours à étudier ces organismes L au laboratoire même du docteur Dienes à Boston.Nous commencons incessamment à faire les recherches bactériologiques et cliniques indispensables au diagnostic et au traitement de ces infections.Les prostato-vésiculites sont souvent une cause d\u2019écoulement chronique de l\u2019urètre.On serait surpris du nombre des prostatites chroniques si on se donnait la peine de rechercher le pus dans les sécrétions prostatiques de nos malades.Le toucher rectal seul, sans examen des sécrétions ne suffit pas pour établir un diagnostic de prostatite.Sur 48 sujets présentant un écoulement urétral non gonococcique j'ai trouvé 36 cas dont l\u2019examen des sécrétions prostatiques a montré du pus.D\u2019après Schepers la prostato-vésiculite est probablement aussi fréquente que la cervicite chez la femme et le diagnostic est établi dans une faible proportion des cas (14).Avant d\u2019entreprendre le traitement de ces infections de la prostate nous faisons une culture pour la recherche du gonocoque et une seconde pour l\u2019identification des autres microbes enfin un test de sensibilité aux antibiotiques.Il conviendrait aussi de rechercher les organismes L parce que dans bien des cas d\u2019infection de la prostate on ne trouve pas de microbes pathogènes ce qui laisse croire à la présence d\u2019organismes L ou de virus, dans ces sécrétions glandulaires.Un exemple illustre bien l\u2019utilité des renseignements fournis par le laboratoire dans un cas de prostatite chronique amélioré mais non guéri par dix massages de la prostate associés à la pénicilline et à la sulfadiazine.Les résultats des examens de laboratoire se lisent comme suit.Culture: Test sensibilité: Streptocoque « fæcalis » Terramycine xxxx Auréomycine xxx Streptomycine xx Chloromycétine x Résistance: Pénicilline SYLVESTRE: ÉVOLUTION DU TRAITEMENT DES URÉTRITES Sept cent-cinquante milligrammes de terra- mycine, quatre fois par jour pendant 3 jours, amènent la disparition des streptocoques, des malaises éprouvés par le malade à la région périnéale et une diminution marquée des polynucléaires des sécrétions prostatiques.Il est admis que la pénicilline n\u2019est pas efficace dans les urétrites non gonococciques, \u2018cependant les prostato-vésiculites chroniques sont souvent reconnues comme agent causal des microbes pénicillino-sensibles.La pénicilline associée à un sulfamidé efficace comme la Gantrisine constitue, avec les massages prostatiques, un traitement qui nous donne environ 50% de guérison.En résumé, La mycothérapie a réduit tout le traitement de la blennorragie à une seule injection intramusculaire d\u2019un antibiotique comme la pénicilline, la streptomycine, ou encore à l\u2019absorption buccale de comprimés comme la terramy- cine, l\u2019auréomycine, la chloromycétine.Elle a aussi des indications dans l\u2019urétrite simple non gonococcique ou compliquée de prostato- vésiculite.Cependant certaines infections chroniques, rebelles, de la prostate et des vésicules séminales, nécessitent encore des examens et des traitements urétroscopiques: (urétrogra- phies, diathermo-coagulation, lavage des vésicules séminales.) Il faut favoriser dans bien des cas le drainage de ces glandes par des massages avant où pendant la mycothérapie.La posologie et le mode d\u2019action des antibiotiques les plus récents dans les infections qui nous concernent devront être l\u2019objet d\u2019études très sérieuses avant que soit définitivement établi la meilleur façon de les utiliser, autrement nous perdrons par une utilisation incorrecte et fantaisiste toute l\u2019aide précieuse qu\u2019ils pourraient nous apporter.BIBLIOGRAPHIE (1) R.C.V.ROBINSON: « Newer antibiotics in the treatment of Venereal Disease.» Am.Jour.Syph., Gon.and V.D., 34: 3 (mai) 1950.185 (2) Thomas M.GOCKE et al: « Antibiotics Spectrum of the Gonococcus.» Am.J.Syph., and V.D.34: 265, 1950.(3) C.H.CHEN et al: «The Treatment of Gonorrhea with Chloramphenicol.» South.Med.J.42: 986, 1949.(4) V.J.DORSET et al: «Penicillin Therapy of Gonococcic Endocarditis.» Am.Heart.Jour, 38: 610, 1949.(5) Adolph JACOBY et Theodore ROSENTHAL: « Revised Criteria of Cure in Gonorrhea.» Am.J.of Syph., Gon.and V.D., 34: 57, 1950.(6) H.M.ROBINSON Sr.et H.M.ROBINSON J.: «Studies on Chloromycetin in Early Syphilis and Gonorrhea.» South Med.J.42: 688, 1949.(7) R.R.WILCOX: « Streptomycin in Non Gon- ococcal Urethritis.» Lancet, 1: 395, 1949.(8) H.S.COLLINS et al: « Aureomycin Treatment of Acute Gonorrhea In Males.» Amer.J.of Syph., 33: 263.(9) R.R.WILCOX et G.M.FINFLAY: « Ureth- ritis Gonococcal and Nonspecific Treated with Aureomycin.» Brit.Med.Jour, 2: 257, 1949.(10) SPITZER et al: « The Treatment of Gonorrheal Arthritis with Penicillin.» Am.J.of Med.Science, 218: 138, 1949.(11) R.D.HERROLD: « Treatment of Chronic Nonspecific Prostatitis with Penicillin.s The Jour.of Urol., 57: 897, 1947.(12) A.H.HARKNESS et HENDERSON-BEGG: « The Significance of Pleuro-pneumonia like or \u201cL\u201d organisms in Nongonococcal Urethritis, Reit- ers Disease and Abacterial Pyuria.» Brit.J.of V.D., 24: 50-58, 1948.(13) W.J.B.BEVERIDGE, A.D.CAMPBELL et P.E.LIND: «Pleuropneumonia Like Organisms in Cases of Non Gonococcal Urethritis in Man and in Normal Female Genitalia.» M.J.Australia, 33: 179, 1916.(14) G.W.H.SCHEPERS: « Prostatitis and Vesi- culitis.» South African Med.J., (avril), 12, 1947.(15) Thomas V.WILLIAMSON: « Post Gonococeal Infection.» The Urol.and Cut.Review.51: 224, 1947.(16) E.J.PULASKI: «Streptomycin Therapy of Penicillin Resistant and Sulfonamide Resistant Nonspecific Urethritis.» J.Ven.Dis.Inf, 28: 1-6, 1947. 186 (17) Charles E.MARSHALL: « Chronie Vesiculitis as a Factor in the Production or Non Gonococeal Urethral Discharge.» M.J.Australia, 1: 846, 1946.(18) W.E.COUTTS: « Non Bacterial Infection of the Urinary Tract.» Brit.J.of V.D.24: 109, 1948.(19) J.GRAY: « Nonspecific Urethritis.» Bull.US.Army Med.Dept., 8: 728, 1948.(20) Louis DIENES, M.W.ROPES, W.E.SMITHS.MADOF et W.BAUER: « The Role of Pleur- opneumonia Like Organisms in Genito-urinary and Joint Diseases.» New-Engl.J.Med.238: 509, 1948.(21) H.EISENBERG et M.E.EASTERLY: « Efficiency of Penicillin in Gonorrhea by analysed sampling method.» Jour.V.D.Inf, 29: 269.1948.L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuiLetin AMLFC.\u2014 Montréal, février 1951 (22) G.CAROLL et al: « Gantrisin in the Treatment of Urinary Infection.» J.A.M.A, 142: 85-86, 1950.| (23) C.H.CHEN et R.B.DIENST: « Nonspecific Urethritis Succesfully Treated with Chlor- omycetin.» Urol.and Cut.Rev., 54: 77-79, 1950.(24) Alfred COHN et al: «So called Penicillin Resistant Gonococcal Infections.A clinical and Laboratory Study.» Am.J.Syph., Gonor.and V.D., 33: (janvier) 1949.(25) R.P.HUGHES et C.M.CARPENTER: « Alleged Penicillin Resistant Gonorrhea.» Am.J.Syph., 32: 265, 1948.(26) Pierre DUREL: La blennorragie.1950. LA STREPTOMYCINE LES APPLICATIONS MÉDICALES NON TUBERCULEUSES Jules PRÉVOST, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Au début du livre de l\u2019Ecclésiaste, il est dit qu\u2019il n\u2019existe rien dont on puisse affirmer: « Vois, c\u2019est nouveau! » Si cet aphorisme peut s\u2019appliquer à un grand nombre de problèmes scientifiques, il en est peu qui le démontrent autant que la découverte des antibiotiques.Il y à au moins 2 500 ans, les Chinois soignaient les infections cutanées au moyen de fèves de Soya recouvertes de moisissure (1) et, à une époque plus rapprochée de nous, certaines tribus indiennes de l\u2019Amétique prétendaient que des pièces de bois au dernier stade de décomposition possédaient une vertu curative pour les plaies infectées.Pasteur et Joubert, Cornil et Babès et plusieurs autres définirent le phénomène de l\u2019antibiose et en tirèrent des conclusions encourageantes pour l\u2019avenir.Depuis le début du 20e siècle, des recherches systématiques furent entreprises qui conduisirent à la découverte de la pénicilline en 1929 par Fleming.À partir de 1939, à la Rutgers University, Selman A.Wacksman et ses collaborateurs travaillèrent intensément sur des souches acti- nomycotiques conservées depuis longtemps au laboratoire.De 20 à 30% des actinomycètes furent trouvés susceptibles d\u2019effets antibacté- riens.Plusieurs substances en furent isolées (la clavecine, la fumigasine, la microsporine, la streptothricine) dont la valeur restait discutable & cause de leur faible pouvoir d\u2019action et de leur toxicité (2).Seule la streptothricine présentait quelque intérét.Elle était soluble dans l\u2019eau et n\u2019avait qu\u2019une toxicité limitée à l\u2019égard des animaux de laboratoire.Malheureusement, son action thérapeutique qui s\u2019était montrée incontestable contre un grand nombre de bacilles s\u2019avérait très faible vis-à-vis des 1.Communication au XXe Congrès de l'A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1950.bacilles Gram-négatifs.C\u2019était contre ceux-ci surtout qu\u2019il fallait travailler, parce que la pénicilline conservait tous ses droits dans la lutte contre les Gram-positifs.Après de longs tâtonnements, Waksman et ses collaborateurs Albert Schatz et Elizabeth Bugie parvinrent en 1944 à la découverte de la streptomycine, ainsi dénommée à cause de certaines propriétés physico-chimiques qu\u2019elle possédait en commun avec la streptothricine (3).Le mérite de Waksman est considérable.Dès qu\u2019il eût mesuré la valeur de ce produit, il sacharna à en faire la mise au point et à organiser lui-même la production industrielle et commerciale, alors que pour la pénicilline ce sont les gouvernements anglais et américain qui avaient décidé de sa production et son utilisation sur une haute échelle au début de la guerre de 1939.La streptomycine est un produit d\u2019autolyse, probablement de nature enzymatique, de l\u2019Ac- tinomyces griseus.Celui-ci est un champignon appartenant au groupe des Streptomycètes à mycélium aérien aporogène.Deux bases, la streptidine et la streptobiosamine, s\u2019associent pour constituer sa formule chimique.La première de ces bases est hydroxylée et attachée par une liaison glucosique à la seconde qui est un disaccharide azoté.La formule brute qui en résulte est: C»4, Hz9 N7 O1».Différant en cela aussi de la pénicilline, la streptomycine est une base organique active, susceptible de fournir des sels en présence des acides.On a obtenu ainsi le chlorure de streptomycine, le sulfate et le phosphate de streptomycine.La préparation la plus utilisée actuellement est le complexe chlorure de calcium et streptomycine.La forme réduite, connue sous le nom de dihydrostreptomycine, est préférée à cause de sa stabilité chimique et de sa tendan- 188 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 ce peu marquée à produire des effets secondaires.Elle est soluble dans l\u2019eau, insoluble dans les solvants organiques courants qui sont l\u2019alcool, l\u2019éther, le chloroforme et l\u2019acétone.Wlaksman, pour mesurer le pouvoir antibac- térien de la streptomycine a choisi des ordres d\u2019unités en se servant de Escherichia coli et Bacillus subtilis comme agents d\u2019épreuve.Primitivement une unité de streptomycine était la quantité d\u2019antibiotique capable d\u2019inhiber complètement la croissance d\u2019Escherichia coli dans un centimètre cube de bouillon de culture.Ce fut l\u2019unité À.L\u2019unité L, plus pratique pour les fins pharmacologiques et cliniques usuelles, est la quantité de streptomycine inhibant la croissance de Escherichia coli dans 1000 ce de bouillon.Une unité L était équivalente à 1 000 unités S.Quand on eut la streptomycine cristallisée, on dut choisir un autre système et on établit qu\u2019un microgramme valait une unité.Ainsi un gramme équivaut à 1000 000 U (4).Les voies d\u2019administration sont variées et d\u2019inégale valeur.Absorbée par la bouche, presque tout le produit est éliminé rapidement par les selles.On n\u2019en trouve que quelques traces dans le sang et dans l\u2019urine.La voie parentérale est la plus sûre et la seule à établir dans le sang un niveau satisfaisant.De 50 à 70% de la streptomycine ainsi admi- ristrée est éliminée par les reins.Les matières fécales en contiennent très peu.Une quantité très faible diffuse normalement dans le liquide céphalo-rachidien.Quand le niveau sanguin est à 25 y par ce (ce qui est assez élevé) on n\u2019en trouve que 2 y par ce dans le liquide céphalo- rachidien.Chez les patients atteints de méningite, la quantité trouvée est plus élevée, les méninges inflammées devenant plus perméables.La streptomycine se trouve dans les exsudats péritonéaux et pleuraux, dans la bile, dans l\u2019humeur aqueuse et est transmissible de la mère au fœtus.Elle s\u2019accumule dans les organes suivants par ordre décroissant: le rein, le poumon, le foie, la rate.On n\u2019en a jamais trouvé dans le cerveau (6).De plus, il semble bien que le tissu réticulo-endothélial soit incapable d\u2019absorber la streptomycine.L\u2019addition de bleu-trypan essayée et préconisée en 1947 par Nelson, Forgues et Kucera transporterait ce médicament dans les organes riches en éléments réticulo-endothéliaux.Adcock et Hettig ont dosé avec précision la quantité de streptomycine présente dans le sang après une injection intramusculaire de 200 mg.Une heure après l\u2019injection, le taux dans le sang était de 16 y par ce.Il y \u2018en avait encore des quantités décelables à la 12e heure.Selon Zintel, l\u2019administration de 600 mg.est suivie d\u2019un niveau sanguin à 26,5 y par ce après trois heures et à 8 y après six heures.Les reins sont responsables de cette élimination rapide de la streptomycine, à condition de fonctionner normalement.Selon Adcock et Hettig, 20 à 35% de la quantité injectée s\u2019élimine en deux heures; 50 à 70% en douze heures.Tous les auteurs semblent s\u2019entendre sur ces chiffres.Il se peut que le pourcentage non éliminé soit retenu dans les organes ci- haut mentionnés où le streptomycine se fixe électivement.Dans une infection aiguë, le maintien d\u2019un niveau sanguin élevé est nécessaire.Dans une infection chronique, ce haut niveau est moins nécessaire étant donné que les microorganismes ont tendance à croître plus lentement.Il fut établi que des niveaux sanguins à 5 ou 7 y par cc étaient suffisants pour les infections ne comportant pas de bactériémie.Par contre dans les bactériémies, les auteurs préconisent un taux de 10 à 15 y par ce (7).Les indications médicales de la streptomycine sont extrêmement nombreuses.Avant sa découverte, notre arsenal thérapeutique ne comptait aucun produit pouvant combattre efficacement les infections à bacilles Gram- négatifs.Seul de ceux-ci le gonocoque était sensible à la pénicilline qui est demeurée le médicament de choix.Les principaux microorganismes pouvant répondre à la streptomycine, en dehors du bacille de Koch dont l\u2019étude ne doit pas entrer dans PRÉVOST: LA STREPTOMYCINE les cadres de cet exposé, sont les suivants avec l\u2019infection dont ils sont responsables: 1°.\u2014 Hemophilus influenzæ Les méningites et les pneumopathies à He- mophilus Influenzæ (bacille de Pfeiffer) répondent à la streptomycine d\u2019une façon souvent spectaculaire.Avant l\u2019avènement de la chimiothérapie, le taux de mortalité pour ces méningites était de 90 à 100%.Emanuel Appelbaum et Jack Nelson (8) dans une revue de 90 cas qu'ils ont soumis à la streptomycine, rapportent 87 guérisons et 3 décès.Chez 73 patients, le traitement fut donné par deux voies, la voie intrathécale et la voie intramuseulaire.Chez 17 patients, la streptomycine fut administrée par voie intramusculaire seulement.Les résultats furent similaires dans les deux séries de cas.Hoyne et Brown (9) dans un rapport précé- dent avaient observé 11 cas de méningite à Influenza traités par injections intramuseu- laires seulement.Tous les patients avaient guéri merveilleusement.Dans la série de Ap- pelbaum et Nelson, le liquide céphalo-rachidien devint stérile après quatre jours chez 69 patients.Tous les malades n\u2019avaient pas été vus au début de leur infection.Chez 27, la méningite évoluait depuis huit jours quand le traitement fut institué.La posologie utilisée fut de 50 mg.par jour en injection intrathécale pour les enfants de moins de quatre ans, de 100 mg.pour les autres; de 0,25 à 0,5 g.par jour en injection intramusculaire pour les enfants de moins de quatre ans et de 0,5 à 1 g.pour les autres.Le traitement par voie intrathécale dura de trois à six jours et celui par voie intramuseu- laire de cinq à neuf jours.La guérison clinique apparut en moyenne vers le sixième jour.Dans la pneumonie à H.Influenzæ, la streptomycine est habituellement administrée par voie intramusculaire à raison de 2 à 4 g.par jour pendant dix jours.2°.\u2014 Pasteurella Tularensis La streptomycine a une action quasi spéci- 189 cutanées, ophtalmiques et digestives que pleu- ro-pulmonaires.Alfred Goldman (10) soutient que, dans la forme pulmonaire, les résultats sont frappants et apparaissent en moins de deux à trois jours après le commencement du traitement.Pulaski et Seeley déduisant de leurs expériences que les formes typhoïdiques et ulcé- ro-glandulaires compliquées de pneumon'e sont celles qui répondent le mieux à la médication (11).La dose courante employée est de 2 g.par jour pendant une semaine.3°, \u2014 Escherichia coli Dans une étude effectuée sur les effets bactériostatiques de la streptomycine dans les infections non tuberculeuses, P.H.Buxton (12) rapporte que presque toutes les infections urinaires aiguës ou chroniques à colibacille ont été guéries par la streptomycine.Keefer a publié ses résultats en 1946 (13).Sur 154 cas d\u2019infections urinaires à E.coli il avait obtenu 81 guérisons et 40 améliorations.Il semble bien que les insuccès observés dans le traitement à la streptomycine dans les infections urinaires tiennent aux caractères suppuratifs chroniques et avancés de ces maladies, à la présence de foyers microbiens plus ou moins organisés au sein desquels la pénétration de l\u2019antibiotique s\u2019effectue mal, et aussi à l\u2019existence sur les voies urinaires d\u2019une obstruction qui entrave l\u2019élimination et permet la stagnation de l\u2019agent pathogène.Pulski et Seeley (loc.et cit.), parmi les 465 cas d\u2019infections urinaires qu\u2019ils ont observés, ont remarqué qu\u2019il y avait échee chaque fois qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une pathologie avancée, d\u2019un abcès non drainé, d\u2019un néoplasme infecté ou d\u2019une infection de la prostate.Les mêmes auteurs ont constaté que l\u2019antibiotique agissait au mieux dans les infections aiguës et dans les accès aigus d\u2019infections chroniques, et qu\u2019il agissait peu dans les infections à symptômes peu marqués.Un facteur qui contribue encore à l\u2019inefficacité du traitement est l\u2019acidité de l\u2019urine.Ce facteur peut être évité si on a soin d\u2019alcaliniser les urines par des procédés thérapeutiques adé- fique sur la tularémie, dans les formes tantquats. 190 4°.\u2014 Bacillus pyocyaneus La streptomycinothérapie s\u2019est avérée efficace contre ce bacille dans les infections urinaires.Sur les 44 cas d\u2019infection observés par Buxton, Simon et Selbie, 26 étaient dus au B.pyocyaneus.Un certain nombre répondirent très bien au traitement.Certaines infections cutanées réfractaires à toute médication et où ce bacille était en cause ont bien regressé avec l\u2019administration de la streptomycine.Gérard Lasalle et Maurice Saint-Martin ont publié en juillet 1949 (14) un cas d\u2019infection de l\u2019oreille à pyocyanique.Il s\u2019agissait, en l\u2019occurrence, d\u2019un eczéma infecté du conduit auditif externe qui ne s\u2019améliorait pas, malgré tous les traitements locaux et généraux à la pénicilline, à la thyrothricine.Ils tentèrent un traitement local à la streptomycine (solution aqueuse contenant 2 500 U par ce.) Quarante-huit heures plus tard, on notait une amélioration sérieuse.Aprés quatre vingt-seize heures, il y avait guérison.Revues six mois plus tard, les lésions étaient entièrement guéries et n\u2019avaient pas manifesté de récidive.Calloway en 1947, avait rapporté un cas semblable où toutes les médications alors en cours avaient été essayées, sans donner de résultat en huit mois.Après quarante-huit heures de streptomycinothérapie, l\u2019érythème et l\u2019écoulement avaient disparu.Dix à vingt jours plus tard, les cultures étaient négatives et l\u2019oreille normale.Le même bacille peut se trouver en association dans des infections diverses.Ainsi, dans les abcès pulmonaires, il peut arriver que l\u2019on isole du B.pyocyaneus contre lequel la pénicilline et les sulfas restent impuissants.C\u2019est alors que la streptomycine peut intervenir avantageusement.5°.\u2014 Bacille proteus Le bacille Proteus vulgaris que l\u2019on observe seul ou comme agent pathogène d\u2019accompagnement dans les pleurésies, les péritonites, les abcès à localisations diverses, dans les cystites, les infections intestinales, entre autres L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 les entérites (15) est également sensible à la streptomycine.6°.\u2014 Brucella abortus Jusqu'ici, seules les formes aiguës de brucellose ont semblé réagir favorablement à la streptomycine associée à la sulfadiazine.Les formes chroniques ont été réfractaires au traitement.On peut en dire autant des infections à Shigella et à Salmonella qui décroissent à condition d\u2019être traitées de façon précoce.Pour ce qui est de la colite ulcéreuse non spécifique, on aurait noté une certaine amélioration avec Pemploi de la streptomycine per os et en injection intramusculaire dans la phase aiguë de la maladie.La streptomycine, nous venons de le constater, agit électivement sur un grand nombre de microorganismes, en plus d\u2019être le seul antibiotique spécifique connu à date contre le bacille de Koch.Il faut ajouter aussi qu\u2019elle joue un grand rôle dans la lutte contre les infections dont les agents pathogènes sont devenus après un certain temps résistants à la pénicilline.En conclusion, on peut dire avec Levaditi que, « parmi les treize processus infectieux humains soumis au traitement streptomycinique, trois se sont révélés radicalement curables.sept facilement guérissables, deux relativement réfractaires et deux totalement résistants.» (16) Dans l\u2019utilisation de la streptomycine en thérapeutique humaine, trois grands principes doivent guider le clinicien: 1° \u2014 Il doit, de concert avec le bactériologiste, s\u2019assurer «in vitro» de la sensibilité à la streptomycine du bacille en cause; 2° \u2014 Il doit apprécier le degré de cette sensibilité pour doser le médicament, au début de la maladie et en cours de traitement.3° \u2014 Il doit surveiller les signes d\u2019intoxication qui peuvent survenir n\u2019importe quand. PRÉVOST: LA STREPTOMYCINE Voici, d\u2019après Pratt et Defrenoy (17), un tableau montrant les relations possibles des mi- croorganismes à l\u2019égard de la streptomycine et diverses formes qui peuvent exister au point de vue sensibilité et résistance.1°.\u2014 Formes sensibles, qui sont détruites par la streptomycine à des concentrations de 10 microgrammes ou moins par ce.2°.\u2014 Formes résistantes, qui sont capables de croître en présence de 10 microgrammes ou plus de streptomyecine par ce.Ces formes résistantes sont subdivisées en formes tolérantes et en formes dépendantes.a) Formes tolérantes.Elles se divisent en formes indifférentes qui poussent avec ou sans streptomycine et en formes facultatives qui ont le pouvoir de métaboliser la streptomycine (ie.elles peuvent pousser normalement sur un milieu ne contenant que de la streptomycine comme élément nutritif).Naturellement, ces mutantes ne pourraient pas survivre dans la nature à cause de déficiences dans leur strue- ture biochimique.b) Formes dépendantes.Elles ne peuvent pas pousser sans l\u2019adjonction de la streptomycine à leur milieu de culture.Ce phénomène de résistance peut se développer avec une rapidité extraordinaire et il diffère essentiellement de celui que l\u2019on observe avec la pénicilline.Pour celle-ci, il apparaît dans les bactéries des substances de nature probab'ement enzymatique qui déterminent un véritable blocage de l\u2019antibiotique.A l\u2019égard de la streptomycine, il en est tout autrement.Sur une population microbienne, il existerait des individus qui dès l\u2019origine jouiraient d\u2019un potentiel de résistance plus ou moins accentué.Il s\u2019effectuerait, brusquement ou lentement, une sélection vis-à-vis la streptomycine.Ainsi on a réussi à isoler des populations microbiennes qu\u2019on avait toutes les raisons de considérer comme sensibles, des individus montrant une résistance appréciable.Il y a tout lieu de croire que ce sont ces individus résistants qui en se divisant et en se multipliant diminueraient l\u2019efficacité du traitement.191 Les bactériologistes ont cependant observé que les souches résistantes présentaient des modifications morphologiques importantes et des affinités tinctoriales imprévues.Grâce à ces constatations, on parviendra probablement bientôt à élucider l\u2019énigme de cette résistance microbienne.Il restera probablement une pierre d\u2019achoppement à l\u2019utilisation du puissant antibiotique qu\u2019est la streptomycine: l\u2019apparition occasionnelle de certains signes d\u2019intolérance, remarqués par tous ceux qui en ont fait l\u2019emploi.S'il arrive que ces manifestations se produisent brusquement, elles disparaissent par ailleurs dès l\u2019interruption du traitement.Au nombre de ces signes, il faut citer les nausées, les vomissements, les céphalées, les arthralgies, les poussées thermiques, des dermatites prurigineuses.On peut même rencontrer un véritable choc anaphylactique mis en évidence par une chute de pression, de la dyspnée et un tableau asthmatiforme.Entre autres éventualités plus rares, notons la stomatite ulcéreuse et membraneuse, dont Beham et Perr ont rapporté trois cas (18).L'hémogramme a souvent révélé aussi une éosinophilie sanguine impressionnante qui ne pouvait être imputée à aucune autre cause.Parmi les complications pouvant survenir à la suite de l'emploi prolongé de la streptomycine, on compte encore celles qui intéressent le VITIe nerf et qui se traduisent par des bourdonnement d\u2019oreilles, de la surdité, du vertige, de l\u2019ataxie, une réponse vestibulaire négative aux épreuves caloriques.De plus, Valer- gakis, Hays et Sutherland (19) ont rapporté des cas de décès survenus à la suite d\u2019injection intraciternale de streptomycine, sans pouvoir accuser autre chose de tels accidents.Pour prévenir ces diverses manifestations dues à la toxicité de la streptomycine, les auteurs ont essayé de varier les doses.Il semble bien que les meilleurs résultats à ce point de vue sont ceux que l\u2019on a obtenus avec des doses plus fortes et moins fréquentes.Ainsi l\u2019administration de 2 g.tous les deux ou quatre jours pendant une période de quatre à six se- 192 maines paraît être exempte d\u2019effets secondaires.| Aboutissement de recherches intensives menées depuis plusieurs années sur les actinomycètes, la découverte de la streptomycine apporte la solution de plusieurs problèmes de thérapeutique humaine concernant des infections devant lesquelles on était tout à fait désarmé.Cette découverte n\u2019a pas cessé de donner ses fruits.Les vastes travaux de Waksman et de ses collaborateurs ont, chez les bactériologistes et les expérimentateurs, suscité déjà beaucoup d\u2019intérêt et inspiré des recherches qui apporteront dans un avenir prochain, espérons- le, le dernier mot au phénomène de l\u2019antibio- se et feront lever les dernières barrières qui nous empêchent d\u2019avoir raison tout à fait des processus infectieux.BIBLIOGRAPHIE (1) R.PRATT et J.DUFRENOY: Antibiotics, p.2, 1949.(2) E.LEVADITI: La Streptomycine, page 12.(3) WAKSMAN, BUGIE, SCHATZ: Proceedings of the Society for Experimental Biology and Medicine, 55: 66-69, 1944.(4) R.PRATT et DUFRENOY: Antibiotics, page 127, 1949.(5) BAGGENSTOSS, FELDMAN et HINSHAW: American Rev.Tubercul, 64: 20, 1947.(6) ADCOCK et HETTIG: Arch.Intern.Med, 77 : 179, 1946.(7) R.PRATT et DUFRENOQY: Antibiotics, page 146, 1949.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 (8) E.APPELBAUM et J.NELSON: «Streptomycin in the Treatment of Influenzal Meningitis.» J.A.M.A, 143: 715-717 (24 juin) 1950.(9) A.L.HOYNE et R.H.BROWN : «Intra- thecaltherapy not Required for H.Influenzae Meningitis.» J.A.M.À, 136: 597-601 (28 fév.) 1948.(10) « Antibiotics in Non Tuberculous Pulmonary Diseases.» Diseases of the Chest, 6: 882 (déc.) 1949.(11) E.J.PULASKI et SEELEY: «Further Experiences with Streptomycin Therapy in United States Army Hospitals.» J.Lab.and Clin.Med, 33: 1-14 (janvier) 1948.(12) P.H.BUXTON, R.D.SIMON et F.R.SEL- BIE: «Streptomycin in NonTuberculous Infections.» The Lancet, 1: 729 (30 avril) 1949.(13) KEEFER, BLACKE et al: J.Amer.Med.Ass.132: 4, 1946.(14) M.SAINT-MARTIN et G.LASALLE: LU- nion Médicale du Canada, 78: 819 (juillet) 1949.(15) JORDAN et BURROWS: Textbook of Bacteriology, 14e édition, p.480, 1945.(16) LEVADITI: loc.cit., page 180.(17) R.PRATT et DUFRENOY : Antibiotics, pages 142-143.(18) H.BEHAM et H.PERR: « Stomatitis Due to Streptomycin.» J.A.M.A, 138: 495 (16 oct.) 1948.(19) F.VALERGAKIS, D.HAYS et A.M.SUTHERLAND: «Reactions Following Intracisternal Use of Streptomycin.» J.A.M.A., 142: 720 (11 mars) 1950. LA THYROÏDECTOMIE C.-E.GRIGNON, René GRIGNON et Jean GRIGNON, Hôpital Notre-Dame (Montréal).Depuis dix ans, la chirurgie en général a Contre-indications opératoires.fait des progrès fantastiques.Tous se rappellent le haut pourcentage de mortalité, en particulier dans la chirurgie de la glande thy- TRAITEMENT MÉDICO-CHIRURGICAL.roïde qui faisait trembler le chirurgien devant I.\u2014 Gottre toxique.un cou.À ce moment, on traitait un goitre toxique comme une lésion.Depuis, on a Avant l\u2019opération.Thyroïdite aiguë.compris qu'il s\u2019agissait d\u2019une maladie carac- À - Traitement de l\u2019état général.térisée par une lésion et des symptômes bien 1.- Repos physique et mental.propres, on a compris que c\u2019était une maladie 2.- Diète hyperhydrocarbonée normale médico-chirurgicale, que ces patients devaient en protides et en graisses.être d\u2019abord préparés médicalement puis opé- \u201c 8.- Vitamines, surtout B -C.rés et, de nouveau, suivis médicalement.Avec 4.- Sédatifs à doses filées.l\u2019avènement de la biochimie, de l\u2019iode, du pro- 5.- Testostérone si la fonte musculaire pylthiouracil et d\u2019une chirurgie anatomique est considérable.basée sur la physiopathologie, on est arrivé à soulager et même à guérir ces malades sans leur faire courir le risque de mort qui souvent forçait le médecin praticien à détourner les patients du chirurgien.Nous vous présentons donc notre mode de procéder dans les maladies de la glande thyroïde avec nos résultats.B - Traitement spécial.1.- Parmi les antithyroïdiens, le pro- pylthiouracil que nous commençons d\u2019emblée à 300 mg.par jour, que nous avons donné jusqu\u2019à 1 g.par jour sans toxicité.2.- La solution lugol associée au pro- pylthiouracil dès le début du trai- Tous les cas présentés furent préparés par tement, à la dose de 20 à 30 gouttes des endocrinologistes (Dr C.-E.Grignon et par jour Dr Je an Grignon) avec consultants au be- 3.- Le propylthiouracil est cessé envi- soin, ils furent suivis par eux après l\u2019opération ron 15 jours avant l'intervention et 2 : MAS , .\u2019 et apres our sortie de l'hôpital en coopération la solution lugol est augmentée à avec te chirurgien.45 gouttes par jour.ge , .N.B.\u2014 La plupart de nos patients sont préparés Indications opératoires.à domicile.Nous favorisons une préparation de 3 à ° .4 mois, afin de donner au malade le temps de relever 1° \u2014 Abcès.son organisme entier avant de se présenter à la 2° \u2014 Thyroidite chronique : simple lym- Chirurgie.Chez les malades âgés ou très toxiques, ., .; nous diminuons le propylthiouracil dès que le mé- phoide; maladie de Riedel, maladie tabolisme basal est normal et nous attendons un d\u2019Hashimotto.mois.3° \u2014 Goitre nodulaire toxique - tous.À l\u2019opération.4° \u2014 Goitre nodulaire non toxique - tous.5° \u2014 Goitre parenchymateux toxique - 1.- Sédation intense la veille et le matin de tous.l\u2019opération.6° \u2014 Goitre parenchymateux non toxi- 2.- Anesthésie générale avec une associa- que - certains (volume).tion de pentothal - éther ou cyclopro- 7° \u2014 Néoplasmes.pane.Si le goitre est gros ou s\u2019il com- 194 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 prime la trachée, l\u2019anesthésie intratra- chéale est préférée.Dans tous les cas, une aspiration des sécrétions bronchiques est de règle courante de même que l\u2019oxygénation intense des malades.3.- L\u2019usage des solutés mixtes durant et après l\u2019intervention est constante.Si le patient a saigné suffisamment pour produire un choe, on a recours à la transfusion.Après l'opération.1.- Solutés mixtes un à deux litres par 24 heures.2.- Sédation et analgésie.3.- Pénicilline S.R.400 000 unités pour les premiers jours.4.- Diète liquide puis molle, généreuse dès la deuxième journée.5.- Inhalations de vapeurs d\u2019eau, 4 à 5 fois par jour, afin de détacher les sécrétions bronchiques.6.- Surveiller les complications précoces (tétanie, hématome, paralysie des cordes vocales, atélectasie pulmonaire, bronchites, ete.).7.- Lever précoce (le lendemain de l\u2019opération).8.- Il faut revoir ces opérés chaque mois pour plusieurs mois, saisir l\u2019hypothyroïdie dès qu\u2019elle se manifeste (gain de poids, sensibilité au froid, fatigabilité, etc.), et ne pas attendre que se soit installée l\u2019image typique du myxœdè- me.Il faut en même temps surveiller l\u2019apparition de la tétanie ou de toute autre complication tardive avant qu\u2019il ne soit trop tard.II.\u2014 Goitre non toxique.1.- Traitement général adéquat, c\u2019est-à-dire bonne diète, sédation, etc.2.- Si le métabolisme basal est au-dessous de la normale, il faut donner de l\u2019extrait thyroïdien pour ramener le patient à l\u2019état d\u2019eu- thyroïdie.3.- Solution lugol, 45 à 60 gouttes par jour durant les 15 jours qui précèdent l\u2019opération.4.- Mêmes règles au point de vue de l\u2019intervention chirurgicale, sauf une sédation moins intense.5.- Mêmes règles post-opératoires que pour les goitres toxiques.: TECHNIQUE.1.- Incision en collier de la peau et du peaucier du cou avec dissection jusqu\u2019à la limite supérieure du cartilage thyroïdien.2.- Libération du bord antérieur du muscle sterno-cléido-mastoidien.3.- Suture des veines jugulaires antérieures.4.- Séparation verticale médiane des muscles pré-thyroidiens ou sous-hyoidiens, puis section horizontale haute de ceux-ci sur pinces jusque sous les sterno-cléïido-mastoïdiens.Ces muscles sont ensuite réclinés en haut et en bas après leur libération latérale.5.- Le paquet vasculo-nerveux est récliné au moyen d\u2019un écarteur mousse.6.- La glande est saisie au moyen de pinces de Lahey et relevée vers la ligne médiane (accouchement).7.- Libération et ligature des veines thyroïdiennes superficielles.8.- Libération du pôle supérieur.9.- Libération du pôle inférieur.10.- Dissection de l\u2019artère thyroïdienne inférieure.11.- Localisation du nerf récurrent.12.- Localisation des glandes parathyroï- des inférieures.13.- Ligature du pôle supérieur puis section .14.- Ligature du pôle inférieur puis section.15.- Ligature des branches de l\u2019artère thyroïdienne inférieure dans la glande. GRIGNON Er AL: LA THYROÏDECTOMIE 195 Nombre: 100 cas.Opérabilité Age Fréquence Thyroïdites 3% Néo 4 cas 4% 93 cas / \\ Complications RÉSULTATS.1946 - 1950 Opérés 96 \u2014 96%.Non opérés 4% 1 goitre nodulaire non toxique et pyonéphrose bilatérale.1 néo trachéotomisé, décédé de bronchite capillaire (11 jours).2 thyroïdites aiguës.17 à 70 ans.Hommes, 12 cas \u2014 12,5%.Femmes, 84 cas \u2014 84,5%.( Aiguës, 2 cas \u2014 2%.l Chronique, Riedel, 1 cas \u2014 1%.( Homme, 1 cas \u2014 25%.Fréquence | Femmes, 3 cas \u2014 75%.Age 30, 50, 60, 63.Surgoitres ( Toxique, 1 cas \u2014 25%.nodulaires | Non toxiques, 3 cas \u2014 75%.1 cas de métastases généralisées, vivant après 2 ans.1 cas, décédé, de bronchite capillaire après trachéotomie pour asphyxie \u2014 survie de 11 jours.1 cas, décédé, de bronchite capillaire après thyroïdectomie \u2014 survie 2 jours.1 cas, décédé, de métastases pulmonaires \u2014 survie 7 mois.Toxiques, 18 \u2014 19,3%.Parenchymateux f Toxiques, arenchymateux Non toxiques, 6 \u2014 6,4%.( Toxiques, 38 \u2014 408%.] Non toxiques, 30 \u2014 32,2%.Nodulaires Riedel 1 cas \u2014 1%.Mortalité op, 0 \u2014 0%.Métabolisme basal: maximum 86.Poids maximum: 420 grammes Anesthésie intra-trachéale: 51 cas \u2014 548%.Myxœdème Aucun.( Transitoires, 3 cas \u2014 3,1%.| Permanent, 1 cas léger \u2014 1%.Tétanie Récidive Persistance Paralysie des - Aucun.cordes vocales Paralysie des adducteurs \u2014 1 transitoire.Bronchite capillaire \u2014 2 cas de néo.Métastases \u2014 2 cas.Emphysème du cou \u2014 1 cas (cause inconnue). 196 16.- Exérèse de la glande de dehors en dedans sur pinces.17.- Libération de l\u2019isthme sur la trachée, de bas en haut, jusqu\u2019au cartilage crécoïde, puis de haut en bas.18.- Libération et résection sur pinces du lobe pyramidal s\u2019il existe.19.- Ligatures.20.- Suture du moignon à la trachée.21.- Hémostase parfaite.22.- L\u2019opérateur change de côté et procède de la même manière pour le côté gauche.23.- Fermeture des muscles sous-hyoi- diens avec double sutures en matelas pour la section horizontale et avec surjet sur la section verticale après la mise en place du drainage en position latérale.24.- Agrafes sur la peau.25.- Laryngoscopie directe pour examen des cordes vocales.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLrETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 26.- Le 3ème ou 4ème jour, les agrafes sont enlevées et les drains retirés sauf pour certains cas spéciaux où l\u2019espace mort est considérable, les drains doivent alors être retirés plus tard.27.- Congé vers le 6ème jour post-opéra- toire.28.- Toutes les pièces doivent être analysées.Par les résultats obtenus chez les cancéreux, même si nous étions en présence de cas avancés, nous sommes en lieu d\u2019espérer qu\u2019un jour il y aura un meilleur traitement que la chirurgie.Quant au reste, nous croyons que les résultats atteints prouvent l\u2019efficacité de la conduite tenue, la valeur de la technique exposée et que le médecin praticien peut maintenant rendre service, en toute sécurité, à son malade en le présentant à la chirurgie. RECUEIL DE FAITS à + 2 > NEOPLASME DE LA JONCTION DUODENO-JEJUNALE, À L\u2019ANGLE DE TREITZ PRÉSENTATION D\u2019UN CAS! Roger CHAMPOUX, F.R.C.S.(C), Chirurgien à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Les néoplasmes primitifs de l\u2019intestin grêle sont, de l\u2019accord commun de tous les auteurs, des lésions relativement rares.Ils représentent un partie minime de toutes les tumeurs malignes du tractus gastro-intestinal.Selon les statistiques relevées à la Clinique Mayo, par Dixon, en 1946, et par Pridgen et Ch.Mayo, en 1950, ils constitueraient environ 3% de tous les cancers du tube digestif.Crile Jr, de Cleveland, rapporte des chiffres à peu près identiques.La moyenne d\u2019Âge dans laquelle on rencontre ces lésions est approximativement de 49 ans et on les trouve deux fois plus fréquemment chez les hommes que chez les femmes.Du point de vue macroscopique, ces lésions peuvent être divisées en trois types principaux: 1° le type annulaire, qui est le plus fréquent; 2° le type polypoide et 3° en dernier lieu, la forme ulcéreuse.Les symptômes généraux sont: 1° la douleur; 2°les nausées; 3° les vomissements post- prandiaux; 4° la perte de poids; 5° les hémorragies intestinales représentées par du méléna; 6° une masse palpable dans 40 à 50% des cas et 7° finalement de l\u2019ictère, lorsque la tumeur envahit la région de l\u2019ampoule de Vater.La symptomatologie diffère par certaines particularités selon sa prédominance pour une des trois variétés des syndromes suivants: a) Le syndrome anémique, lequel présente, comme symptômes prédominants, une anémie 1.Travail présenté à la Société de Chirurgie de Montréal, en mai 1950.secondaire assez marquée, accompagnée de perte de force, et de lassitude prononcée, dont l\u2019aggravation est graduelle.b) Le syndrome d\u2019obstruction, dans lequel on note surtout un état nauséeux post-pran- dial, des vomissements qui sont plus ou moins rapprochés de l\u2019ingestion d\u2019aliments et plus ou moins fréquents, selon le degré d\u2019obstruction, et qui amènent un état de déshydratation progressif.c) Le syndrome de perforation, dans lequel la douleur joue le rôle primordial; douleur souvent localisée à un point abdominal fixe, mais souvent aussi rapportée à un endroit éloigné, tel que le dos, l\u2019épaule droite, ou autre endroit.On divise les tumeurs malignes du petit intestin de la façon suivante: 1.Les épithéliomas, qui sont les plus fréquents.2.Les sarcomes, (leiomyosarcomes, lym- phosarcomes).3.Les carcinoides, ou tumeurs argentaffi- nes qui sont rares.4.En dernier lieu, les mélanomes, qui sont trés rares.Le diagnostic de ces tumeurs est assez difficile à poser d\u2019une façon précise, car il résulte de l\u2019étude coordonnée de la clinique et de la radiologie, et doit être corroboré par l\u2019étude histo-pathologique des pièces prélevées.Le traitement de choix de ces tumeurs est la résection large de la masse tumorale et des 198 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin AMLFC.\u2014 Montréal, février 1951 ganglions adjacents, lorsque cela est possible; sinon on a recours à une opération palliative qui est une entéro-anastomose de dérivation: soit une gastro-entérostomie (jéju- nostomie), une duodéno-jéjunostomie, ou une entéro-entérostomie, selon le site de la lésion.Le pronostic n\u2019est pas des plus favorables.La mortalité opératoire, très élevée jusqu\u2019à ces dix dernières années (22%), a été diminuée à 3,2% depuis, à la Clinique Mayo.La survie moyenne est d\u2019environ 32,2 mois.Les survies de 5 ans et plus ne dépassent pas 23,9%.Crile Jr, rapporte une mortalité de 50% entre 6 mois et un an.Observation.Le cas que nous présentons ici est celui d\u2019un homme de 46 ans, journalier de son métier.Il est hospitalisé le 29 mars 1950 pour douleurs au creux ép'gastrique, gaz stomacaux et sensation de gonflement épigastrique après les repas, nausées et vomissements post-prandiaux et amaigrissement.Ces troubles ont débuté il y à un mois et se sont aggravés progressivement; actuellement, ces vomissements surviennent presque après chaque repas et sont précédés d\u2019une exacerbation des malaises abdominaux.Depuis décembre, il accuse un amaigrissement de 30 livres.En novembre dernier, il aurait subi un traumatisme au creux épigastrique, pour lequel il a été hospitalisé.Il présente des selles plutôt diarrhéiques depuis un mois, et de la constipation depuis deux à trois jours.Il n\u2019a pas noté de méléna, ni de sang dans ses vomissements.L\u2019examen clinique ne révèle rien de particulier, à part de l\u2019amaigrissement, et une douleur au creux épigastrique.On ne sent pas de masse abdominale palpable.Les analyses sont les suivantes: 1) Formule sanguine (31 mars 1950).G.R.: 5.000.000; G.B.: 6.000; HB.(Haldane) : 112%; V.globulaire: 1,1; Poly neutro: 47: Gr.Mono: 2; Lympho: 50 (augmentés).L\u2019hématocrite-est à 36.Poly éosino, 1.L'analyse des urines ne présente rien de particulier, l\u2019urée est à 24 mg.% Le glucose est à 103 mg.%.Les protéines du sang sont à 7,8.La recherche du sang microscopique dans les selles n\u2019a pas été faite.Examen radiologique (résumé) Le repas baryté démontre un estomac légèrement dilaté, contenant une quantité importante de liquide de stase.Il existe un méga- bulbe ainsi qu\u2019un duodénum dilaté dans ses première et deuxième portions, où l\u2019on reconnaît des particules alimentaires non digérées\u2026 La vidange présente un retard considérable au passage duodénal, au niveau de la 4ème portion.Conclusion.Lésion obstructive vraisemblablement située au niveau de la 4ème portion du duodénum, en amont de l\u2019angle de Treitz.On doit envisager la possibilité d\u2019un néo du duodénum, ou d\u2019un néo du corps du pancréas avec envahissement de la muqueuse duodénale.\u2026 (signé) J.- Louis Léger, radiologue.Le patient est alors transféré en chirurgie où il subit une intervention chirurgicale.Voici \u2018un résumé du protocole opératoire: Anesthésie rachidienne.Opération.Incision para-médiane droite, sus et para ombilicale.A l\u2019ouverture du péritoine, on trouve un peu de liquide séreux dans la cavité abdominale.La vésicule biliaire présente quelques adhérences lâches au duodénum, sans autre particularité.En soulevant le côlon transverse et son méso, on aperçoit l\u2019union de la 2ème et de la 3ème portion du duodénum qui sont très dilatées et bombent en dessous du mésocôlon transverse.Le mésentère est farci de ganglions hypertrophiés, durs et blanchâtres, à partir de sa racine jusqu\u2019à Pangle iléo- colique.Au niveau de l\u2019angle de Treitz, à la jonction duodéno-jéjunale, on trouve une lésion annulaire, sténosante, et de consistance ferme, .relativement mobile sur le plan profond.On prélève trois ganglions près du site de cette CHAMPOUX: NÉOPLASME DUODÉNO-JÉJUNAL lésion pour biopsie extemporanée.Le rapport de la coupe à la congélation revient: ganglions lymphatiques présentant une fibrose marquée, sans images de métastases.On pratique une jéjunotomie, en aval de la lésion, pour biopsie directe dans la lumière du petit intestin.On aperçoit une masse circulaire sténosante, finement granuleuse et saignant facilement.Trois fragments sont prélevés pour biopsie.Devant l\u2019impossibilité d\u2019obtenir un diagnostic pathologique précis extemporané et en présence d\u2019un si grand nombre de ganglions, au niveau desquels il existe une grande possibilité de métastase, nous décidons de faire 199 L\u2019évolution post-opératoire chez ce malade s\u2019est passée sans incident.Le tube de Levine est enlevé le 3ème jour, et une diète progressive est instituée.Le 10ème jour, le malade peut ingérer tout ce qu\u2019il veut, sans aucun malaise ni vomissement.L\u2019anastomose duodéno- jéjunale fonctionne parfaitement, et la condition du patient est fortement améliorée.Le 26 avril 1950, nous recevons un rapport anatomo-pathologique fait à l\u2019aide des frag- T.ésion sténosante à l\u2019angle de Treitz.\u2014- _-2) 2e ct 3e portion du duodénum.Site de lu duodéno-jéjunostomie.Entérotomie pour biopsie (jéjunostomie).ments prélevés au niveau de la lésion et qui est le suivant: épithélioma à mucus.Nous décidons de réintervenir chez ce malade, ce qui est fait le 15ème jour après la première intervention, vu l\u2019état général ex- D Pancréas.\u2014 2) Duodéno-jéjunostomie.une anastomose de dérivation consistant en une duodéno-jéjunostomie au niveau de l\u2019union de la 2ème et de la 3ème portion du duodénum, avec l\u2019anse proximale jéjunale.5) Portion duodéno-jéjunale réséquée.cellent du malade, avec l\u2019espoir que les ganglions mésentériques ne sont pas métastati- ques.Cette nouvelle intervention est plus labo- 200 rieuse que la première, et nous devons libérer de nombreuses anses intestinales qui se sont accolées ensemble, ainsi qu\u2019au niveau de la lésion et de l\u2019anastomose duodéno-jéjunale.Le ligament, ainsi que le muscle de Treitz, est sectionné, la veine mésentérique supérieure est reclinée à gauche et le duodénum mobilisé en clivant le pancréas, l\u2019artère et la veine mésentérique supérieure ainsi que la veine cave inférieure.Résection de la 3ème portion du duodénum, à 1 pouce et demi distalement à l\u2019anastomose, de la 4ème portion du duodénum ainsi que de trois pouces environ de jéjunum.Les tranches de section duodénale et jéjunale sont fermées en 3 plans au catgut chronique et l\u2019anastomose duodéno-jéjunale laissée intacte à cause de son bon fonctionnement.Prélèvement de six ganglions à différents endroits pour biopsie.L\u2019évolution post-opératoire a été ici un peu plus orageuse.Le patient a fait le deuxième jour une atélectasie considérable de son poumon droit dont il s\u2019est très bien remis et ra- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 pidement.L\u2019anastomose duodéno-jéjunale « continué de fonctionner parfaitement et le malade est parti chez lui le 21ème jour postopératoire.Le rapport anatomo-pathologique de la pièce principale est le suivant épithélioma glandulaire du duodénum.Les six ganglions prélevés ne présentent pas d\u2019images de métastases.Aujourd\u2019hui, six mois après la résection de sa tumeur duodénale, le malade se porte parfaitement bien; il mange tout ce qu\u2019il veut sans aucun malaise et a augmenté son poids de 22 livres.Mais quel est le pronostic réservé à ce patient?Seul l\u2019avenir pourra répondre à cette question.En attendant, nous avons l\u2019impression bien nette de lui avoir rendu service et prolongé sa vie.Actuellement, nous le surveillons et 1l est revu de mois en mois dans le but de contrôler son évolution. UN CAS DE MELANOME DE L\u2019IRIS?Claude MONFETTE, Ophtalmologiste à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Observation.Un garçon de 15 ans, de constitution robuste, se présente à nous en novembre dernier.Sans correction, sa vision est normale des deux yeux.Il a présenté, il y a quelque temps, des douleurs transitoires à son œil gauche.Sur l'iris de cet œil, vers 2 heures, on note une masse bilobée de 5 millimètres carrés, dont la présence diminue le diamètre pupillaire à 2 millimètres dans l\u2019axe 2 heures à huit heures; à l\u2019éclairage oblique cette formation a un reflet bleuté et l\u2019apparence de deux mamelons.L'histoire familiale et celle du patient sont négatives, tant au point de vue tuberculeux que tumoral.Le Bordet-Wasserman est négatif, ainsi que les autres examens d\u2019usage, y compris la recherche de la mélanine dans les urines.L\u2019entourage n\u2019a remarqué que dernièrement cette anomalie irienne, de sorte que sa progression n\u2019a pu être notée.Cette masse se situe à mi-chemin entre l\u2019angle de filtration et le rebord pupillaire.Le reste de l\u2019examen ophtalmologique est normal.Conservation de la mobilité intrinsèque.Réflexes conservés à l\u2019accommodation et à la lumière.Réflexe consensuel présent.L'examen de la cornée et de la chambre antérieure est négatif au biomicroscope.La tonométrie, l\u2019ophtalmoscopie et.la diaphanoscopie sont négatives.Il pouvait s\u2019agir ici d\u2019un mélano-sarcome irien ou d\u2019un mélanome bénin; le diagnostic était d\u2019ordre anatomo-pathologique.La famille ayant été mise au courant des possibilités: une iridectomie large, pratiquée le 11 novembre 1949, fut notre pièce de biopsie.Le malade quitta lPhôpital après 5 jours d\u2019hospitalisation.1.Communication à la Société d\u2019Ophtalmologie et d\u2019Oto-rhino-laryngologie Canadienne, XXe Congrès de PA.M.L.F.C., Montréal, sept.1950.Le protocole de examen anatomo-patho- logique pratiqué par le docteur J.-L.Riopelle se lit ainsi: « Sur la face postérieure de l\u2019iris, il y a une accumulation de cellules pigmentaires formant une masse plus ou moins papillaire.Ces cellules sont développées aux dépens de la couche pigmentaire de la rétine.Elles ne sont pas envahissantes dans la profondeur, il n\u2019y a rien qui permette de penser à un processus malin.Diagnostic: Mélanome bénin de l\u2019iris.» x * * Il eût pu s\u2019agir ici d\u2019un sarcome irien.En 1939, d\u2019après Doherty, 175 cas de sarcome irien ont été rapportés dans la littérature anglo- saxonne et, depuis lors, 24 l\u2019on été.Fuchs décrit deux formes distinctes de mélanomes: 1.Une tumeur noirâtre naît dans le stroma irien et proémine dans la chambre antérieure; elle est produite par une prolifération des cellules pigmentées du stroma irien.2.L\u2019autre variété siège sur le bord pupillaire de l\u2019iris.Elle s\u2019y développe aux dépens de la couche pigmentaire rétinienne, au bord de la pupille, et se réfléchit sur la face antérieure de l\u2019iris.Toutes les deux sont des tumeurs bénignes, cependant les cas de mélanomes de la première espèce peuvent donner plus tard naissance à des sarcomes pigmentés.Parsons abonde dans le même sens.Wolff considère les mélanomes comme des naevus.Anargyros, Stock, Gilbert ont décrit des tumeurs bénignes de la face postérieure de l\u2019iris, qui n\u2019avaient pas occasionné de troubles accessoires accidentels.La tumeur fut désignée, soit mélanome de l\u2019iris (Anargyros, Winters- teiner) soit épithélioma papillaire de la face postérieure de l\u2019iris (Stock).Les cellules tumorales sont constamment de 202 grosses cellules, la plupart cylindriques d\u2019après Gilbert, et sont remplies de pigments rétiniens.Le stroma peut manquer (Anargyros) ou être constitué de multiples vaisscaux (Stock) ou d\u2019un collagène délicat et pauvre en vaisseaux (Gilbert).BIBLIOGRAPHIE 1.E.FUCHS: Manuel d\u2019ophtalmologie, 1899, pages 399-400.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerIiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 2.J.H.PARSONS: The Pathology of the Eye, vol.I, pages 332 et suivantes.3.WOLFF: Pathology of the Eye, 1948, page 207.4.FELBERG: « Melanoma of the Iris.» American Journal of Ophthalmology, 33: 949 (juin) 1950.F.T.TOOKE: «A Melanome of the Iris with Pathological Findings.» British Journal of Ophthalmology, mars 1938.6.Sigmund GINSBERG: « Melanome der Irishin- terfluche.» Henke Lubarsch.Auge, XI, 1, p.537.Cr CANCER DU RECTUM CHEZ L\u2019'HOMME ' Albert COUTU, Chirurgien a \"Hopital Général de Verdun Tout individu dépassant la cinquantaine et qui présente, depuis un certain temps déjà, des troubles d\u2019évacuation intestinale, des modifications des selles et des douleurs abdominales, doit être soupçonné, jusqu\u2019à preuve du contraire, d\u2019être porteur d\u2019un cancer du gros intestin, de l\u2019extrémité distale du gros intestin surtout.Boœhme et Hanson \u201c)\u2019, d\u2019après leurs statistiques, prouvent que, 3 fois sur 4, le cancer du gros intestin se localise au côlon sigmoïde ou au rectum, dans plus de la moitié des cas au rectum et 7 fois sur 100 au recto- sigmoïde.Les cancéreux du rectum se plaignent de diarrhée, de constipation, de diarrhée suivie de constipation, de douleurs abdominales, de douleur à la défécation, de douleur périnéale surtout après défécation, de douleurs irradiées vers les membres inférieurs, vers la face postérieure des cuisses en particulier, de défécation non satisfaite, de selles déformées, d\u2019hémorragie rectale.Si la diarrhée prédomine, on pensera à la forme bourgeonnante d\u2019un cancer siégeant au 1.Travail présenté à la réunion scientifique du 31 octobre 1950, à l\u2019Hôpital Général de Verdun.(Montréal).reeto-sigmoïde ou à l'ampoule rectale; la diarrhée est due à un excès de mucus sécrété par la muqueuse hyperhémiée du pourtour de la lésion néoplasique; les selles diarrhéiques seraient plus nombreuses dans le néoplasme de l\u2019ampoule rectale.La constipation indique plutôt un cancer sténosant et il va de soi que la constipation est d\u2019autant plus opiniâtre que la sténose est plus prononcée; à un stade plus avancé, les signes de sub-occlusion ou d\u2019occlusion intestinale franche feront leur apparition.La diarrhée suivie de constipation révèle la marche progressive de la lésion néoplasique; la période de constipation secondaire à la période de diarrhée sera retardée proportionnellement au calibre de la lumière intestinale que le néoplasme malin aura eu à combler.La douleur à la défécation, la douleur périnéale après la défécation, la défécation, non satisfaite sont l\u2019apanage du cancer du canal anal.Les douleurs irradiées aux membres inférieurs feront douter d\u2019une propagation directe du processus néoplasique et l\u2019hémorragie sera le signe d\u2019une ulcération du cancer.Fansler \u2018?dit que « l\u2019opinion générale que le sang noir indique une lésion du côlon et du sang clair, une lésion dans le rectum, porte souvent à er- i \u2018 t \u2014_\u2014 cri ti oe COUTU: CANCER DU RECTUM reur » ; la coloration du sang, done, indique tout au plus son séjour plus ou moins prolongé dans la lumière intestinale.Les moyens d'investigations pour diagnostiquer le cancer du rectum sont le toucher rectal, l\u2019endoscopie, la biopsie et le lavement ba- ryté.Le toucher rectal permet, dans un grand nombre de cas, de sentir au bout du doigt le néoplasme; si on n\u2019obtient pas cette sensation, il n'y a aucune conclusion à tirer: l\u2019endos- copiste, alors, résoudra le problème.Si on parvient à toucher la masse, 1l faudra ne point oublier de tenter de la mobiliser, afin de se rendre compte de son degré de liberté ou de fixité; il faut également, lors du toucher rectal, évaluer les caractères de la prostate.Il est une bonne étude, sitôt l\u2019examen digital terminé, de palper la région inguino-crurale, afin de dépister les métastases ganglionnaires à ce niveau.C\u2019est surtout le cancer du rectum pelvien qui ensemence le groupe supéro-interne des ganglions inguinaux superficiels du triangle de Scarpa.On sait que les limites du toucher rectal sont vite atteintes mais, heureusement, il nous est toujours possible de recourir aux bons offices de l\u2019endoscopiste.L\u2019endoscopie va nous fournir une foule de renseignements, utiles non seulement au diagnostic, mais également au choix de la technique opératoire.Par elle, on sera fixé sur la localisation de la tumeur, sur sa distance de l\u2019anus, sur ses qualités de volume, de surface, d\u2019étendue, de friabilité, d\u2019ulcération, de mobilité ou de fixité; elle nous dira également s\u2019il existe plus d\u2019une tumeur: la coexistence de polypes et dc cancer a été notée à plus d\u2019une reprise; bien que bénins, ces polypes doivent être extirpés en même temps que le cancer, parce qu\u2019ils sont des causes prédisposantes aux lésions néoplasiques malignes.La biopsie signera le diagnostic histologique de la lésion et le lavement baryté rendra de plus grands services dans les tumeurs situées en amont du recto-sig- moide.Le diagnostic étant posé, il faudra bien connaître la résistance de l\u2019individu et le préparer adéquatement à l\u2019intervention chirurgi- 203 cale.Je n\u2019insisterai ni sur l'examen général, ni sur le traitement pré-opératoire; c\u2019est entendu que le traitement aura une double visée; d\u2019ordre général, quant à l\u2019anémie, à la déshydratation, à l\u2019hypoprotéinémie, à l\u2019hypo- ventilation respiratoire, à la décompensation circulatoire, etc, et d\u2019ordre local, quant à la préparation du tube intestinal.Ce n\u2019est pas mon intention, non plus, de vous entretenir bien longuement sur le traitement chirurgical du cancer du rectum.Cependant, il serait peut-être utile de rappeler les contre-indications de l\u2019intervention.D\u2019après d'Allaines \u2018#), ces contre-indications seraient peu nombreuses: les métastases multiples, la propagat'on locale étendue et l\u2019infection pelvienne importante.Il faut opérer, selon lui, chaque fois qu\u2019on le peut; l\u2019âge, l\u2019extension locale à des organes extirpables, les métastases peu nombreuses, même au foie, ne contre-indiquent pas à tout coup.Pack dit que l\u2019« âge anatomique et physiologique du patient est beaucoup plus important à considérer que son âge chronologique ».Les principes généraux, en technique chirurgicale, consistent en l\u2019ablation d\u2019un segment intestinal incluant la tumeur, 5 em d\u2019organe sain au-dessous et 15 cm au-dessus; en second lieu et quand faire se peut, conserver le canal anal, afin de sauvegarder la fonction sphinctérienne ; le réflexe d\u2019évacuation, d\u2019après d\u2019Allaines, résiderait dans la muqueuse du rectum pelvien.Les conclusions, à lheure actuelle, semblent dire que les préparations pré et post-opé- ratoires, l\u2019anesthésie et les techniques opératoires sont parfaites, mais que le seul espoir d\u2019abaisser le taux de mortalité réside, selon d\u2019Allaines, Hoxworth , Maes ® dans la réduction de l'intervalle entre le début des symptômes ct le diagnostic.Observation.Monsieur Louis R., âgé de 78 ans, entre à Phopital, sous les soins de monsieur le docteur P.E.Leduc, le 21 septembre 1950, pour une diarrhée rebelle à tout traitement médi- 204 cal et qui dure depuis 6 mois.Il aurait noté le passage de sang, avec ses selles, au début de sa diarrhée seulement, mais jamais depuis.Il a maigri de 15 à 20 livres.À l\u2019examen, on remarque un certain embonpoint qui, certainement, a dû être plus marqué dans le passé; le facies est pâle, les conjonctives sont décolorées; l\u2019abdomen est légèrement ballonné, peu douloureux et tympanique.\u201c l\u2019examen du système circulatoire révèle des artères sclérosées, un pouls accéléré et une pression artérielle de 140/85.Les analyses de laboratoire indiquent des urines contenant des leucocytes ++, des cellules épithéliales ++ et des bactéries mobiles +; une formule sanguine dont l\u2019hémoglobine est de 67%, le nombre des globules rouges, de 3 690 000 et celui des globules blancs, de 7 150; le N.P.N.est de 34 mg.% et la glucose sanguin, de 90 mg.%; le Kline est négatif.Une proctoscopie et une biopsie furent pratiquées par monsieur le docteur R.Gareau; le rapport proctoscopique indique un néo annulaire végétant du rectum, situé à 3 pouces de l\u2019anus et mobile, et une prostate hypertrophiée.Le diagnostic histologique est celui d\u2019un épithélioma cylindrique (rapport du docteur R.Beaulieu).L\u2019électrocardiogramme se lit comme suit: déviation gauche importante, rien de coronarien (rapport du docteur LS-P.Pelletier).Le rapport radiographique (cliché simple debout) donne comme conclusion: l\u2019image ac- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 tuelle fait penser à un état de subocclusion bas situé sur le côlon gauche (docteur R.Vallée).Une intervention chirurgicale fut pratiquée le 2 octobre.L\u2019exploration de la cavité abdominale montra un gros intestin très distendu, pas de dilatation du jéjuno-iléon; la tumeur rectale était de consistance ligneuse, de forme annulaire, mais non adhérente aux organes du voisinage ; on ne palpa aucune chaîne ganglionnaire.On sectionna le rectum au-dessus de la tumeur (opération de Hartmann), et on pratiqua une colostomie gauche.Le surlendemain de l\u2019opération, le patient, nullement responsable, s\u2019arracha le drain laissé dans l\u2019incision abdominale et en même temps, ce qui fut moins bien, sectionna, par torsion, le bout intestinal, qui formait son nouvel anus.Il est encore vivant, mais son état dépérissant ne permet pas de réintervenir.BIBLIOGRAPHIE (1) Earl J.BOEHME et Paul HANSON: J.Surg.Clin.N.America, 26: 551, 1946.(2) Walter A.FANSLER: Lancet, 68: 278, 1948.(3) François D\u2019'ALLAINES: Traitement chirurgical du cancer, 1946.(4) George T.PACK: Annals of Surgery, 127: 1105.1948.(5) Paul I.HOXWORTH et Neil N.EARLY: Cincinnati J.Med, 28: 98, 1947.(6) Urban MAES et I.M.ESSRIG: Annals of Surgery, 130: 1008.1949. REVUE GÉNÉRALE MEDICATION SYMPTOMATIQUE EN TUBERCULOSE PULMONAIRE\" J.-P.PAQUETTE, F.C.C.P., Assistant-professeur à la chaire de phtisiologie de l\u2019Université de Montréal, Chef de service à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur (Montréal).La tâche qui m\u2019incombe de parler du traitement symptomatique en tuberculose pulmonaire est agréable et facile, mais elle comporte tout de même un risque: elle me donne l\u2019impression d\u2019être.«le montreur d\u2019ours! » En effet, quel médecin, quel jeune interne n'a pas appris à traiter les symptômes?Nos émules les charlatans de tout acabit s\u2019en occupent depuis longtemps et en tirent bon profit.- Mais quel bienfait en retire le patient?Parfois passager, très souvent nul.Il importe donc pour le médecin digne de ce nom et surtout pour celui qui veut se dévouer particulièrement à la tuberculose, de revoir de temps à autre, ne fut-ce qu\u2019à grands pas, l\u2019aspect actuel du traitement des symptômes.J\u2019ai dit à grands pas.C\u2019est bien ce que nous ferons aujourd\u2019hui, car je ne compte pas \u2014 si vous me permettez l\u2019expression \u2014 vider la question en quelques minutes.Procédons donc.I\u2014 Toux Prenons tout d\u2019abord le symptôme toux.C\u2019est bien le plus fréquent, le plus banal, le plus bénin, le plus malin et le plus fatigant des symptômes.Et cependant.faut-il immédiatement recourir à la drogue?\u2014 Il vaut mieux penser qu\u2019il y a des toux nécessaires, d\u2019autres qui ne le sont pas.Les toux nécessaires sont celles qu\u2019il faut respecter.Elles concourent à l\u2019évidement des bronches.Généralement, elles ne durent pas.Une fois l\u2019embarras bronchique disparu, c\u2019est 1.Cours post-scolaire organisé par le Comité Provincial de Défense contre la Tuberculose.Donné le ler mai 1950 à l\u2019Université de Montréal.le calme pour des heures.De plus, il n\u2019y a pas d\u2019effort; donc pas de fatigue ou bien s\u2019il s\u2019agit de sécrétions très abondantes, recommandons le drainage postural ou plantural le matin.Des toux qui ne sont pas nécessaires, quelques-unes sont évitables par un effort de volonté ou d\u2019attention; d\u2019autres sont contrôlables, d\u2019autres enfin sont incontrôlables.Toutes cependant épuisent le patient.Dès lors, nous sommes en présence de traitements différents: le premier, psychique, par entraînement de la volonté; le deuxième, physique ou chimique, par l\u2019emploi d\u2019un tonique banal; le troisième, par traitement médicamenteux ou par drogue.Parlant de toux évitables, c\u2019est curieux mais il y en a un assez grand nombre, chez les nerveux et les nerveuses et plus particulièrement dans les premiers stades de la maladie.Ces patients toussent les uns par habitude, certains par snobisme pour impressionner famille ou voisin; d\u2019autres enfin sont plus généreux que ne l\u2019exigent et les lésions et les besoins.Le thérapeute a donc, à exercer ici, un rôle de psychiatre pour capter la confiance du malade, au point de l\u2019empêcher de tousser par conviction.Voilà pour les toux évitables.Il y a des toux contrôlables, avons-nous dit.\u2014 Ce sont celles qui sont dues à une irritation locale, tels l\u2019air trop vif, le vent, les émanations irritantes, les fumées, le tabac et où le patient a la bonne volonté de s\u2019aider.Ici, la prescription est simple: un local mieux orienté pour la cure, défense de fumer et pour le patient et pour l\u2019entourage. 206 Il y a ensuite les toux par irritation naso- pharyngée ou laryngée.Souvent elles cèdent à l\u2019ingestion d\u2019eau froide, de fragments de glace; au lait chaud, aux comprimés de tout acabit depuis la pastille de menthe jusqu\u2019à celle de pénicilline.Parfois les solutions alcalines ou huileuses au mentol, eucalyptus ou goménol en vaporisations réussissent; quelquefois enfin, une simple vessie de glace ou un sinapisme à la base du cou suffit.Dans les toux incontrôlables, 11 faudra avoir recours à la codéine, à la morphine ou à l\u2019héroïne.De ces trois drogues, la préférence doit aller \u2014 tous le savent \u2014 à la codéine sous forme de sulfate ou phosphate \u2014 per os \u2014 en sirop ou en comprimés à la dose de 44 de grain à 14 gr.Le comprimé est préférable au sirop à cause de digestion plus facile.En injections sous-cutanées, 54 gr, 1 ou 2 fois par jour suffit généralement.La codéine est un excellent médicament avec lequel l\u2019habitude n\u2019est pas trop à craindre en ce sens qu\u2019elle n\u2019est pas trop rapide et qu\u2019on la brise assez facilement.Tel n\u2019est pas le cas des deux autres: morphine et héroïne.Contre la toux, j'avoue n\u2019avoir jamais employé la morphine per os ou en injections.Rarement les suppositoires d\u2019opium à la dose de 4 à 14 gr.En général, une toux rebelle à la codéine, en injections, requiert un traitement héroïque et il faut faire confiance plutôt à l\u2019héroïne, mais réservons-la pour les malheureux cas terminaux où il faut juguler à tout prix, afin d\u2019éviter ou de retarder le plus possible la terrible habitude.On commencera done par des doses homéopathiques 1/24 de gr.puis 1/12.Tâcher alors de maintenir à cette dose ou même de régresser pour éviter, si pussible, et narcomanie et \u2014 surtout \u2014 cuthanasie franche.Comme substituts à ces drogues, des spécialités ont eu, ou ont encore, de la vogue.Pan- topon moins brutal que la morphine s\u2019emploie quelquefois en injections.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 Dilaudid a eu quelque temps un peu de vogue.Dérivé ou plutôt succédané de la morphine lui aussi se donne per os à 1/24 de grain; en injection hypodermique à la dose de 1/48, 1/32, 1/24 de gr.Il est supposé ne pas donner de vomissement.Hycodan est un trituré moins toxique que la codéine qui l\u2019est peu.Mais il est plus actif à dose moindre, se donne à raison de 1/12 gr.14, 14, 3 ou 4 fois par 24 heures per os seulement.Si on a affaire à une toux rebelle à toutes médications déjà citées et que l\u2019état général et la condition lésionnelle le permettent, il reste à tenter un pneumothorax ou pneumopé- ritoine ou une chirurgie du phrénique.II \u2014 EXPECTORATION Dans le symptome expectoration, les médicaments agissent de façon sensible quoique moins frappante que dans le symptôme toux.Le but de la médication est de fluidifier les sécrétions ou encore de les tarir.Ces sécrétions sont des agrégats tantôt fluides, tantôt semi- solides, plus ou moins visqueux, plus ou moins adhérents aux parois des antres ou des bronches qui les contiennent.Il est donc important d\u2019expulser, des bronches et des poumons, ces déchets embarrassants qui empoisonnent par leurs toxines et leurs microbes ou qui forcent l\u2019élasticité du tissu pulmonaire par leur poids.Il est donc bon d\u2019expectorer et l\u2019expulsion des sécrétions doit se faire facilement, sans effort pour le patient.Toujours les moyens simples et physiques doivent être tentés les premiers.Chez les dilatés bronchiques, l\u2019évidement matutinal des bronches se fait d\u2019abord par le drainage postural ou plantural.Bien souvent, i] n\u2019est besoin d\u2019aucune médication.Quand 1l en faut, les boissons chaudes ou une infusion de 10 à 15 gouttes d\u2019esprit d\u2019ammoniaque aromatique dans 3 oz.d\u2019eau chaude ou de café au lait agissent bien.Les potions expectorantes à l\u2019acétate d'ammoniaque ou bien au chlorure d\u2019ammonium se PAQUETTE: TUBERCULOSE PULMONAIRE 207 donnent aux doses de 30 centg.à 1 gramme, et de 5 à 8 doses par 24 hres.Il ne faut pas prolonger ces médicaments à cause de l\u2019irritation provoquée ou à cause de possibilité de déclencher une hémoptysie.En cas de sécrétions trop abondantes qu\u2019on croit pouvoir tarir ou diminuer, les différentes formules à la créosote ou au thiocol, ce dernier moins toxique, aident grandement soit en potions, en pilules soit en solutions huileuses injectables en I.M.On a aussi employé le benzoate de soude à 20% qu\u2019on donnait à raison de 10 cc en I.V.avec résultats encourageants.De même que certaines bonnes préparations, il semble qu\u2019on ait délaissé le benzoate trop vite.III \u2014 HEMOPTYSIE Le symptôme le plus énervant et pour le patient et pour le médecin c\u2019est bien I\u2019hémoptysie.\u2014 Rares sont les patients qui n\u2019ont pas un respect religieux de ce symptôme.Quant au médecin s\u2019il a déjà assisté à une hémorragie qui devient foudroyante, il est porté dans la suite à redouter même les cas bénins.Comme point de départ de la thérapeutique, il faut préciser le diagnostic.Avons-nous bien affaire à une hémoptysie, une hématémèse, un épistaxis ou quelque hémorragie banale ou importante mais provenant du carrefour des voies digestives et respiratoires supérieures: gorge, trachée, œsophage?Ce qu\u2019il y a à faire?\u2014 D\u2019abord, repos et tranquillité absolue.Glace à sucer.Vessie de glace sur la poitrine, une autre sur les parties génitales sont d\u2019anciens trucs qui réussissent dans les cas bénins.Le repos au lit en position demi-assise.Etre calme soi-même, pour calmer le patient et l\u2019entourage.De tous les médicaments employés et suggérés en de tels cas, et malgré l\u2019opposition de certains auteurs, nous croyons à deux médicaments comme les meilleurs et les plus sûrs.Ce sont la codéine et la bonne vieille morphine aux doses de 4 gr.à 15 gr.à répéter jusqu\u2019à 1 gr.4 174 gr.par 24 hres pour 2 jours, en in- Jections S.C.Voila le moment de ne pas ménager les drogues, si on a affaire à une hémoptysie de quelque importance.Les anti-coa- gulants du commerce: coagulen, thromboplastine, sérum hémostatique, rouge congo, ont presque complètement perdu leur vogue ; on ne leur donne plus ou presque plus de crédit, parce qu\u2019ils n\u2019ajoutent rien à l\u2019effet des deux drogues précitées.Depuis de nombreuses années, on a associé à la morphine un nouveau venu dans l\u2019arsenal thérapeutique: la vitamine K à la dose de d ou 10 mg.en injection I.M.2 à 3 fois par jour, pour 1 ou 2 jours, puis on continue avec les comprimés à 5 mg.2, 3 fois par jour.À la place de la morphine et de l\u2019héroïne beaucoup d\u2019auteurs prônent aujourd\u2019hui les barbituriques per os, aux doses de 5 ou 10 centigrammes à répéter plusieurs fois par jour, suivant la réaction individuelle.On calme les nerfs sans inhibition du réflexe tussigène pour la protection des territoires broncho-alvéolai- res circonvoisins.On peut associer cette thérapeutique à celle des vaso-constricteurs dont nous dirons quelques mots au paragraphe suivant.Donc on a aussi préconisé l\u2019emploi de deux drogues diamétralement opposées par les effets qu\u2019elles provoquent: vaso-dilatation, vasoconstriction.Les vaso-constricteurs fermeraient les vaisseaux malgré l\u2019augmentation de la pression artérielle; et les vaso-dilatateurs favoriseraient l\u2019arrêt de l\u2019hémorragie en dilatant les vaisseaux et en abaissant la pression.Comme constricteurs, on a préconisé l\u2019ergot ou les dérivés de l\u2019extrait pituitaire; comme dilatateurs, le nitrite d\u2019amyle.On se sert aussi de tourniquet, au haut (racine) des membres, bras ou cuisses, pour laisser le plus de sang possible dans les extrémités.Il est cependant recommandé de ne pas laisser ces tourniquets plus de deux heures en place.Le sulfate de magnésie est aussi recommandé pour conserver une circulation intense dans le réseau vasculaire intestinal et péri-intestinal.Cette dernière médication trouve sa meilleure application dans les jours qui suivent l\u2019hémop- 208 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 tysie.Elle nettoie l\u2019intestin et le foie des déchets et du sang qui s\u2019accumulent durant l\u2019hémorragie.Le calcium en injection ou par la bouche a eu de la vogue lui aussi.Les comprimés de lactate de calcium à la dose de 5 grs., 5 ou 6 fois par jour ont eu leur vogue de même que les injections intraveineuses de gluconate de calcium & 10 ou 20% en injections I.V., tous les deux jours ou 3 jours.Les transfusions sont quelquefois nécessaires.Elles rendent d\u2019immenses services.Nous croyons qu'il est mieux de les donner en petites quantités à la fois et de les répéter, 200 ou 250 ce de sang en 2 ou 3 séances par jour, premièrement pour ne pas trop augmenter la colonne sanguine et continuer ainsi l\u2019hémorragie,; deuxièmement pour ne pas fatiguer le patient par la longueur de l\u2019injection.Dans les cas très rebelles, le pneumothorax d\u2019urgence a rendu d\u2019immenses services de même que le pneumopéritoine et la phrénicectomie.Pendant l\u2019hémoptysie, il est important de ne pas alimenter le malade.On peut lui donner des boissons froides: eau, lait glacé, crème glacée.Ce qu\u2019on interdit le plus formellement, c\u2019est la soupe chaude, le thé, le café chauds.Après l\u2019hémoptysie, diète légère, fragmentée: lait, bouillon-reine, gruau, œufs, céréales.Aider le patient à manger.Dans tous les cas, faire garder le lit.Les toni-cardiaques doux: huile camphrée, spartéine, caféine pour ne pas fouetter le muscle cardiaque trop fort et renouveler l\u2019hémorragie.IV \u2014 DyspPNEE La dyspnée est un autre symptôme qui rend le patient misérable et anxieux.Chez les tuberculeux, si l\u2019on excepte les cas de pneumothorax spontané et de pleurésie au début, c\u2019est l\u2019apanage des phases pré-terminales et terminales.Le patient est donc au lit.Il lui faut de Pair frais parfois de l\u2019oxygène.Les toni-cardia- ques donnent peu ou pas de résultats.Un seul remède donne un peu de succès ou euphorie.C\u2019est la morphine à dose fragmentée gr 1/24 pour commencer.V \u2014 FIèvRE La fièvre indique l\u2019activité de la maladie.Comme premier traitement: cure au lit, à l\u2019air frais, en galerie de cure si possible.Un changement de climat donne aussi \u2014 et souvent \u2014 des résultats rapides et intéressants.Là chute de température, dans les premiers jours, indique un pronostic favorable dans les cas minimes ou modérément avancés.Si la température persiste pour des mois, il n\u2019est pas contre-indiqué, si les autres symptômes régressent, de permettre 15 à 20 minutes de marche et de la chaise longue.Les fébrici- tants tirent aussi grand avantage de frictions, de bains d\u2019éponge mais les bains froids leur sont funestes à cause de la fatigue, des frissons ou des réactions pneumoniques ou pleurales possibles.Comme médication, si la température est trop fatigante, l\u2019acide acétylsalicylique avec ou sans caféine, l\u2019antipyrine, la cryogénine à petites doses de 215 à 5 grs.Il est bon aussi de faire boire abondamment (1 à 2 litres d\u2019eau ou de jus de fruits) pour provoquer une diurèse abondante.On comprend facilement qu\u2019il faut donner de faibles doses de produits antithermiques parce qu\u2019ils provoquent une diaphorèse abondante, symptôme déjà existant, qu\u2019il faut combattre souvent.VI \u2014 DIAPHORÈSE NOCTURNE C\u2019est un symptôme d\u2019activité à tous les stages de la maladie.Souvent la cure bien faite la fait disparaître en même temps que disparaissent les toxines produites par l\u2019activité de la maladie.Il est important de surveiller les vêtements de nuit, la literie.S\u2019ils sont trop lourds pour la saison il n\u2019est pas étonnant que le patient transpire.Ordre de changer \u2014 Après ces diaphorèses, il faut assécher le patient, le frictionner à l\u2019alcool et le changer de vêtements. PAQUETTE: TUBERCULOSE PULMONAIRE Ici le médicament le plus fidèle semble l\u2019atropine, et encore.On la prescrit sous forme de cachets comme suit: Poudre de belladone 0,01 gramme pour 1 cachet.Poudre d\u2019agaric 0,25 gramme Sig.1 à 2 cachets pj.Ou encore, l\u2019atropine à la dose de 1/100 ou 1/120 gr.Quelques auteurs préconisent un peu d\u2019alcool ou de cognac le soir, ou encore un repas léger au moment de se mettre au lit.VII \u2014 DOULEURS THORACIQUES L'aspirine, la teinture d\u2019iode, les baumes analgésiques, les bandes de diachylon, les ventouses sèches, les pointes de feu, les infiltrations locales à la novocaïne à la dose de 10 à 20 ce à 15% en injections locales comme blocage d\u2019un nerf ou d\u2019un groupe de nerfs.VIII \u2014 TROUBLES DIGESTIFS Quand on songe au décubitus constant du patient en cure de repos, à son inactivité totale, donc à la faible dépense d\u2019énergie qu\u2019il donne et à l\u2019alimentation régulière qu\u2019il reçoit, il n\u2019est pas surprenant que ce patient souffre assez souvent et rapidement de troubles digestifs.Il est même surprenant de constater qu\u2019il n\u2019en existe pas davantage.Il est donc logique de chercher la cause des troubles et d\u2019instituer le traitement nécessaire.Il consiste bien souvent à réduire l\u2019apport de lait, d'œufs, de crème, de viandes grasses, constituant en partie des mets de la suralimentation qu\u2019on n\u2019a pas encore réussi à déraciner.Le drainage lent du foie par des cholagogues doux tels: les sels biliaires, l\u2019acide dihydro- colique a une action bienfaisante, en quelques jours lorsqu\u2019on l\u2019aide par des alcalins après les repas: bicarbonate ou association bicarbonate et bismuth.Le problème consiste donc ici à ajuster un régime profitable qui calme la faim et satisfait et le palais et l\u2019estomac.209 IX \u2014 L\u2019ANOREXIE L\u2019anorexie est un symptôme parfois déroutant pour le thérapeute.Il peut parfois épuiser toute la pharmacologie connue et cela, sans résultat.Tout d\u2019abord, l\u2019apéro des gens en bonne santé doit être proserit.L'alcool en tuberculose est un stimulant et un excitant qu\u2019il vaut mieux conserver pour les vieux fibreux ou les réci- prents du musée d'anatomie pathologique.Mieux vaut prescrire: la noix vomique, la teinture de gentiane, la teinture de cardamone, la vitamine B., les glycérophosphates, le cacodylate de soude.Les teintures de gentiane et de cardamone se donnent généralement aux doses de 35 à 60 gouttes avant les repas, dans de l\u2019eau.La noix vomique à 15 gouttes.Les formules de B.complexe sont bien connues et ont la faveur du moment.Plus souvent qu\u2019autrement, le commerce nous les présente associées à une préparation de poly-glycéro- phosphates.Le cacodylate de soude a eu une grande vogue il y a 30 ou 40 ans.On croyait alors avoir découvert un stimulant très puissant et un médicament de grande valeur en tuberculose.C\u2019est en effet un médicament qui stimule l\u2019appétit et revigore.Il faut cependant ne pas l\u2019employer dans les cas fébriles.Dose 5 à 10 centig.S.C.Sa vogue est aujourd\u2019hui disparue quoique le cacodylate entre très souvent dans la composition des stimulants du commerce, vendus en ampoules.L\u2019insuline se donne 3 la dose de 5 unités, avant le repas principal, en injections S.C., pour se prolonger de 15 à 20 jours.Il faut aussi ajouter à la diète de bonnes quantités de glucides, afin d\u2019éviter le coma insuli- nique.X \u2014 DIARRHÉE Les diarrhéeg banales répondent bien à l\u2019acide lactique à 10% en sirop de Limons.Il se prescrit à la dose de 1 c.à soupe aux 4 heures, dans un verre d\u2019eau de Vichy.La 210 pulpe de pommes fraîches a aussi été recommandée.On la présente en pharmacie sous forme de pectine et pectates que le commerce a associé à des véhicules plus ou moins heureux.On obtient un certain résultat avec ces médicaments dans la tuberculose intestinale.Parfois on est forcé de les associer à la teinture d\u2019opium ou au lait de bismuth, ou aux deux combinés, aux doses de 5 gouttes de teinture d\u2019opium dans 1 c.à soupe de lait de bismuth.Le traitement de McConkey en T.B.intestinale reste indiqué.Il consiste en jus de tomates, 1 c.à soupe, et huile de fois de morue, 2 c.à thé.On peut doubler la dose de chacune suivant tolérance.On les donne avant, pendant, ou après les repas, selon la tolérance du patient.On ne doit cependant pas oublier que la streptomycine semble avoir une action surprenante dans la T.B.intestinale.Si j'ai parlé de tous ces produits pharmaceutiques, 1l est évident que leur emploi est subordonné aux directives d\u2019un traitement rationnel, suivant la mode du jour: ils restent l\u2019apanage des cas où les antibiotiques et le PAS.(acide para-amino-salycilique) ne réussissent pas.XT \u2014 L\u2019INSOMNIE Le patient qui dort toute la journée, ne peut dormir aussi toute la nuit.Celui qui mange trop de friandises le soir, ne peut s'attendre à un sommeil immédiat et tranquille.Donc, défauts à expliquer et à corriger lorsqu\u2019on les a découverts.De plus il faut une bonne aération de la chambre, un bon lit, assez de couvertures mais pas trop.Détails, détails, je le veux bien, mais de quelle importance!.Il faut avant de prescrire des drogues toujours utiliser les petits moyens: les bains d\u2019éponge chauds, les frictions à l\u2019alcool, l\u2019aération des couvertures de lit, les préparations au lait chaud, chocolat chaud, ovaltine.À la faillite de ces petits moyens, on peut employer les barbituriques, à doses faibles ou L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurzeTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 moyennes pour quelques jours seulement: 8 à 12 jours, 15 au plus.A cause de l\u2019accoutumance, il est contre- indiqué d\u2019employer les opiacés en cas d\u2019insomnie.C\u2019est du moins la règle de conduite que suivent les phtisiologues.NII \u2014 STIMULANTS DE L\u2019ÉTAT GÉNÉRAL Tous les toniques imaginables peuvent être employés en autant qu\u2019ils ne contiennent pas trop d\u2019alcool si on s\u2019adresse aux produits donnés par la bouche.| Par voie parentérale ou intra-veineuse ou intra-musculaire, outre le cacodylate déja nommé, les glycérophosphates composés, l\u2019association foie, fer, vitamines, les B.complexes; on peut encore avoir recours au gluconate de calcium ou à la vitamine B,.J\u2019associe souvent ces deux derniers, le B, à 100 mg.au cc pour 1 cc et 5 cc de gluconate de Ca à 10%, le tout intra-veineux, tous les 2 jours.Avant de terminer, je voudrais vous inviter à réfléchir sur un petit article de Jacquemain de Paris, paru en décembre dernier, dans le Monde Médical.Jacquemain, à toit ou à raison, y déplore que la collapsothérapie médicale et chirurgicale et l\u2019ère des antibiotiques aient fait oublier complètement la tuberculine et l\u2019antigène de MM.Nègre et Bocquet.Il le déplore d\u2019autant plus, dit-il en substance, \u2018que ces deux oubliés, qui ont cependant de la valeur, ont justement des effets intéressants dans les cas où l\u2019effet des antibiotiques est à peu près nul: les formes « fibro-caséeuses faiblement évolutives, peu pyrétiques, peu réagissantes, non hémoptoïques, ayant laissé un état général assez bon qui permette de faire les frais des réactions thérapeutiques.» Car l\u2019action de ces thérapeutiques ne s\u2019exerce qu\u2019en autant qu\u2019elles provoquent des réactions focales qu\u2019il faut justement savoir interpréter et utiliser comme thérapeutiques.Les doses sont minimes, progressives, plus ou moins lentes, à intervalles de 4 à 8 jours suivant l\u2019intensité des réactions. PAQUETTE: TUBERCULOSE PULMONAIRE M.Jacquemain les emploie aussi avant d\u2019abandonner un pneumothorax.Doses: 1/10 de ce de la solution à 1/10 000.Assisterons-nous à un regain de l\u2019aurothé- rapie?Dans le même article, M.Jacquemain voudrait tout de même qu\u2019on ne la rejette pas complètement.L\u2019or agirait non pas directement « sur le bacille mals sur le foyer infectieux en produisant des réactions focales ».L\u2019or est indiqué dans les.formes chroniques fibro-caséifiantes anciennes, plus ou moins torpides, quand le foie et les reins sont parfaits.Il faut espacer les injections assez « pour ne pas pratiquer la suivante avant que la réaction de la précédente ne soit complètement éteinte».Jacquemain préconise des doses faibles en associant l\u2019or sous forme de thiosulfate au gluconate de Ca à 10% et à la vitamine C.à 5%.\u2018 3 Indications: Dans les formes fibreuses ou fibro-caséeuses peu évolutives, peu pyrétiques, au dessous de 60 ans.211 Posologre: 10 a 20 centigrammes aux 4 ou 6 jours, jusqu\u2019à 3 ou 4 grammes.Conclusion Nous avons parcouru en vitesse les principaux symptômes de la tuberculose pulmonaire et avons esquissé les rudiments du traitement symptomatique.J\u2019ai bien conscience de n\u2019avoir rien apporté de neuf à cette partie de la thérapeutique.Telle qu\u2019elle est, elle a sa grande importance, même si tous ont le grand espoir de voir surgir dans un avenir très rapproché le remède providentiel qui sera le « spécifique véritable » recherché avec tant d\u2019acharnement depuis trois quarts de siècle.En attendant, utilisons le plus consciencieusement possible ce que la science nous a révélé jusqu\u2019ici, en nous disant avec J.N.Hayes, de Saranac: « Le traitement symptomatique n\u2019est pas seulement désirable, il est nécessaire.» RÉACTIONS DOULOUREUSES CHEZ LA PARTURIENTE Léon JOURNET, Assistant dans le service d\u2019obstétrique, hôpital! de la Miséricorde (Montréal).La grossesse, étant un phénomène physiologique, ne doit théoriquement apporter aucun ennui à la mère.L\u2019arrêt des menstruations et la saillie de l\u2019utérus dans le bas ventre devraient être les seuls symptômes annonçant la conception.Cependant notre expérience nous prouve que cette symbiose harmonique est rare et, bien plus, quand par hasard il se produit, la mère se demande si notre diagnostic est juste.En effet, à côté de ces cas uniques la grossesse s'accompagne souvent de nausées, vomissements, puis de douleurs.C\u2019est de ces réactions douloureuses, source de tant de petits ennuis de notre pratique journalière que nous allons parler.Les douleurs de la puerpéralité se localisent soit à la région génitale, soit à distance.DOULEURS À LA RÉGION GÉNITALE La migration de l\u2019œuf à travers le salpinx ne doit pas déterminer d\u2019ennuis, cependant, s\u2019il y a un léger rétrécissement ou une augmentation anormale de sécrétion dans la lumière du canal, la patiente pourra éprouver des douleurs correspondant à des contractions de la trompe.D'ailleurs, si l\u2019œuf n\u2019est pas évacué, nous aurons une grossesse ectopique.Cet œuf qui a heureusement franchi le canal salpingien peut se greffer dans une corne ou malencontreusement échouer sur un utérus dévié ou mal formé.S1 l\u2019œuf est mal greffé, la distension de l\u2019utérus se fait mal, il en résulte une douleur sourde, de variations plus ou moins constantes que l\u2019on observe dans la grossesse angulaire, dans les utérus infantiles et les rétroflexions de l\u2019utérus.Il faut donc penser à ces éventualités lorsque la parturiente éprouve des douleurs dans les premières semaines.À ces douleurs sourdes, font suite des contractions qui prennent les caractères des coliques avec, quelquefois, une légère perte sanguine.Dans la grossesse angulaire et la rétro- flexion, les contractions peuvent être salutaires et rétablir la situation, ou annoncer le début de l\u2019avortement si les contractions ont amené un décollement trop important de l'œuf.En effet dans la grossesse angulaire, les contractions chassent l\u2019œuf dans la cavité utérine, ne laissant dans la corne que le placenta; dans l\u2019utérus rétrofléchi les contractions déterminent le passage de l\u2019utérus du Douglas à la partie abdominale.Si la déflexion ne se fait pas, nous pouvons essayer de dégager l\u2019utérus, en introduisant deux doigts dans le vagin et en poussant sur le fond utérin, la patiente était mise dans une position « genu pectorale ».Cette manœuvre est cependant dangereuse, car elle peut soit amener le soulagement immédiat soit provoquer l\u2019avortement.Il sera donc prudent d\u2019expliquer la manœuvre à la patiente, afin qu\u2019elle ne nous taxe pas d\u2019avorteur.Si nous avons affaire à un utérus infantile, il semble que plusieurs grossesses soient nécessaires pour entraîner la distension nécessaire des fibres musculaires, la parturiente amenant sa grossesse de plus près du terme, (ce qui d\u2019ailleurs peut nous induire, suivant les cas, à un pronostic plus ou moins favorable pour l\u2019avenir des grossesses futures).Si donc, avec le développement de la grossesse, les douleurs utérines cessent, 11 n\u2019en est pas de même des utérus cylindriques qui souvent restent sensibles durant toute la grossesse, comme si la distension restait continuellement pénible.Inversement, un utérus développé plutôt sur JOURNET: DOULEURS CHEZ LA PARTURIENTE la largeur peut amener l\u2019enchatonnement de la tête.Quand la tête est dans la corne utérine, la patiente éprouve des douleurs sourdes et quelquefois très violentes.La version, par ma- nœuvre externe, amènera le soulagement immédiat.C\u2019est d\u2019ailleurs une occasion presque unique où vous pourrez obtenir une victoire spectaculaire.J\u2019ai encore à la mémoire deux cas où, appelé au domicile de la patiente, j'ai pu lui apporter un soulagement immédiat à son grand ébahissement et presque au mien.Après avoir examiné les douleurs de la région utérine, examinons les réactions douloureuses extra-génitales, mais se rattachant quand même à l\u2019état puerpéral.DOULEURS EXTRA-GÉNITALES Vous connaissez tous ces malades qui se plaignent de souffrir d\u2019un peu partout.Mais il y a des localisations plus ou moins fréquentes.Lorsqu\u2019une patiente vient consulter dans la deuxième partie de la grossesse, si ce n\u2019est pas pour s'assurer de la présence d\u2019un médecin à son accouchement c\u2019est parce qu\u2019elle a mal au ventre et presque toujours c\u2019est dans le côté droit.Cette douleur, bien localisée et assez aiguë ou diffuse et vague, est exagérée par la fatigue et disparaît ou diminue par le repos.Devons-nous crier à la salpingite ou à l\u2019appendicite et dans ce dernier diagnostic recourir à l'opération ou dans l\u2019expectative armée laisser suspendre l\u2019épée de Damoclès pendant toute la grossesse, ce qui n\u2019a rien de rassurant pour la malade?Un examen attentif évitera ces erreurs de diagnostic et nous révélera que la douleur n\u2019est pas intra-abdominale, mais bien pariétale.Le palper, au niveau du plan droit, détermine une défense musculaire plus ou moins forte, plus vous insistez plus la douleur est vive et la malade repousse votre main.Demandez à la parturiente de s\u2019asseoir pendant qu\u2019avec la main gauche vous vous opposez à ce mouvement: la paroi abdominale se contracte avec l\u2019effort alors avec votre main 213 droite recherchez la douleur qui est alors exquise.La preuve est faite, car si la douleur avait résulté d\u2019un organe intra abdominal, la contraction musculaire formant plastron aurait empêché de la provoquer.Chez ces femmes souffrant de douleurs pariétales de la grossesse vous trouverez toujours de la symphysalgie qui viendra confirmer votre diagnostic.Le relâchement douloureux des symphyses des os du bassin est un syndrome qui est caractérisé par des douleurs plus ou moins vives dans les articulations du pubis et des symphyses sacro-iliaques.Ces douleurs s\u2019accompagnent d\u2019une exagération de la mobilité articulaire, normale chez la femme enceinte.Cette affection est plus fréquente chez les multipares et principalement chez les femmes qui ont présenté des grossesses très rapprochées.On la voit souvent se répéter à chaque gestation.Pour chercher à localiser la douleur, on appuie avec l\u2019extrémité du doigt sur l\u2019interligne pubien, et on détermine une douleur exquise; la femme en est toute surprise car elle n\u2019accuse jamais de douleur spontanée au niveau du pubis; mais la douleur provoquée y est constante chez toutes les femmes qui ont des douleurs pariétales de la grossesse et chez beaucoup d\u2019autres qui n\u2019en souffrent pas.L'examen attentif aura donc eu le résultat d\u2019éliminer le diagnostic d\u2019appendicite, car le questionnaire nous apprendra souvent que ces femmes n\u2019ont souvent jamais souffert du côté droit avant leur grossesse, parfois qu\u2019elles ont eu les mêmes douleurs à des grossesses précédentes.Si nous avions affaire à une appendicite, nous aurions des vomissements, un peu d\u2019hyperthermie, une cytologie élevée, mais ici, notez que nous n\u2019avons que de la douleur.La douleur disparaît le plus souvent peu de temps après l\u2019accouchement et il est tout à fait rare qu\u2019au bout d\u2019un mois, la malade ne soit tout à fait normale.Les douleurs sont beaucoup moins fréquentes à gauche, mais elles peuvent exister, sans cependant occasionner les mêmes conséquences d\u2019erreur de diagnostic; car si vous ne pensez 214 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenin A.M.L.F.C.-\u2014 Montréal, février 1951 pas à la douleur pariétale vous penserez, à tort ou à raison, à la constipation si fréquente chez la parturiente.Cependant l\u2019examen de la partie postérieure du vagin vous montrera si le rectum est rempli, l\u2019examen du cul-de-sac gauche vous révèlera une tumeur molasse qui pourra disparaître sous le doigt; pensons alors à un côlon distendu par les gaz.I] est un autre diagnostic que notre paresse nous a peut-être fait poser fréquemment: c\u2019est celui de salpingite: « Madame c\u2019est un peu de salpingite », et tout le monde est content sauf la vérité.Peut-on admettre qu\u2019une trompe malade puisse suivre l\u2019ascension de l\u2019utérus; passe encore au début ou après la grossesse.D'ailleurs, la douleur à la pression disparaît encore ici en faisant contracter la paroi.Or, insistons bien, si le diagnostic de salpingite et grossesse est exceptionnel, il est beaucoup plus fréquent de trouver une annexite dans les suites de couches.Rappelons pour mémoire le diagnostic différentiel de la douleur pariétale avec la menace de fausse couche, l\u2019utérus fibromateux, la cystite, l\u2019urétrite, la hernie (car, si c\u2019est la paroi abdominale antéro-latérale qui est ordinairement souffrante, l\u2019irradiation douloureuse se fait parfois vers les aines).D\u2019autres patientes viennent vous consulter pour des douleurs dans les « reins ».Evidem- ment nous savons tous qu\u2019alors il faut chercher la douleur beaucoup plus bas.Quelquefois le sacrum est sensible, mais ordinairement vous trouverez de la douleur aux symphyses sacro-iliaques, avec sensibilité aux masses musculaires voisines.L\u2019examen des vertèbres se révèle négatif, d\u2019ailleurs l\u2019étiologie nous fournira la clef du mystère.Les douleurs aux fausses côtes sont beaucoup mieux connues; la palpation nous montrera que la douleur est franchement osseuse et nous fera éliminer le diagnostic de névralgie intercostale, de lésion pleuro-pulmonaire ou de douleur vésiculaire.Vous avez aussi ces femmes qui se plaignent de mal dans les jambes, de crampes dans les mollets.Habituellement ces patientes se plaignent surtout du membre inférieur droit.Il s\u2019agit ordinairement non pas d\u2019une douleur d\u2019origine nerveuse mais musculaire et le diagnostic de sciatique, si connu et si pratiqué, est encore très souvent erroné.Si la tête fœtale est engagée, évidemment nous pouvons avoir compression nerveuse, mais lorsque la tête n\u2019a pas d\u2019engagement, l\u2019examen nous révèle le plus souvent que la douleur musculaire n\u2019a pas de localisation aux points d\u2019émergence des branches du sciatique.En faisant contracter les adducteurs (custodes virginitatis), on les trouve douloureux et particulièrement à leur point d\u2019insertion iliaque.ETIOLOGIE À quoi sont dues ces douleurs musculaires ou osseuses au cours de la grossesse, et pourquoi ces douleurs musculaires siègent en général sur la paroi inféro-latérale droite de l\u2019abdomen?Les travaux de Brindeau, Metzger, Durante nous en donnent l\u2019explication en étudiant les modifications histologiques des muscles abdominaux au cours de la puerpéralité.Les muscles striés subissent les mêmes phénomènes de multiplication et d\u2019hypertrophie que l\u2019utérus; de plus l\u2019extrême vascularisation de la paroi qui provoque une sorte d\u2019ædème, facilite la distension.Ce qui explique que l\u2019utérus gravide, creuse sans gêne une poche dans la paroi, tandis qu\u2019une tumeur volumineuse provoque des phénomènes de compression.À partir du quatrième à cinquième mois, la poche abdominale s\u2019est formée au dépend des muscles antéro- latéraux de l\u2019abdomen, les muscles obliques et transverses sont comme dissociés.La partie haute de l\u2019abdomen reste inchangée, tandis que la partie droite est moins touchée que la gauche.Après que la distension musculaire latérale a atteint presque sa limite, entre en jeu la distension des muscles droits dans leur partie moyenne et l\u2019écartement de leurs bords internes.La ligne blanche qui subit l\u2019imbibition s\u2019élargit (éventration), résiste cependant sur une faible hauteur sur sa partie inférieure et dans la région épigastrique.Dans les côtés, les JOURNET: DOULEURS CHEZ LA PARTURIENTE muscles s\u2019étirent, mais ne s\u2019incurvent pas; c\u2019est au dépens du refoulement des fausses côtes que l\u2019utérus fait sa place (douleurs chondro-sternales).Les douleurs ressenties dans la paroi, au cours de la grossesse sont facilement explicables par cette transformation physiologique.Ces muscles qui sont comme lavés, dissociés, étirés se fatiguent plus vite et il est normal que l'utérus, venant en contact avec la paroi le jour et la quittant la nuit, les douleurs soient surtout diurnes.Quant à leur localisation surtout à droite, l\u2019utérus étant dans la majorité des cas incliné à droite, il est naturel que les muscles se fatiguent plus vite de ce côté d\u2019autant plus que la majorité des patientes étant droitières, les muscles de la partie droite du corps travaillent plus.Ce phénomène d\u2019hyper-exercice du côté droit expliquerait assez bien aussi la fatigue du côté de la jambe droite.Aux douleurs musculaires se rattachent les douleurs osseuses ou inversement, car elles ont souvent une inter-relation.Il est rare que les patientes accusent des douleurs osseuses mais chez presque toutes on trouve de la symphysalgie.La décalcification gravidique est bien connue et, en puisant dans les travaux présentés sur le métabolisme du calcium au Congrès français de médecine d'il y a quelques années, nous apprenons que la mobilisation du calcium est extrêmement active pendant la grossesse.La chaux est en partie prélevée sur l\u2019alimentation même; elle est surtout puisée au niveau 215 des os qui la renferment sous forme de fluorures, de phosphates et de carbonates.Le phosphate de chaux est le premier attaqué mais c\u2019est le carbonate qui est le plus vite détruit; or, le carbonate siège aux extrémités osseuses, au voisinage articulaire et voilà qui explique la localisation des douleurs gravidiques.La décalcification se fait aux endroits favorables pour la mère: elle atteint le bassin (symphyses).Cette décalcification des symphyses provoque des douleurs, mais permet plus d\u2019ampliation du bassin.La décalcification des articulations sacro- iliaques et de la colonne explique les douleurs des reins.Les masses sacro-lombaires se fatiguent du ramollissement des articulations vertébrales et de l\u2019exagération de l\u2019ensellure rendue nécessaire pour rétablir l\u2019équilibre.Nous sommes assez désarmés en face de ces malaises, soit pour les guérir, soit pour les soulager.Le repos au lit et le port d\u2019un corset qui soulève la masse constituée par l\u2019utérus soulagerait les patientes.Nous devrions évidemment y adjoindre des préparations de calcium avec vitamine D sans oublier les aliments riches en calcium.Une petite explication donnée à votre patiente ne l\u2019empêchera pas de souffrir, mais évitera de l\u2019inquiéter; elle s\u2019apercevra d\u2019ailleurs que le repos calme les douleurs.Nous pouvons donc retenir que les parturientes ont souvent des douleurs au cours de leur grossesse.[ Que ces douleurs sont dues en grande partie à la décalcification et à l\u2019état puerpéral de la musculature. MOUVEMENT MICROBIOLOGIQUE\" ee \u2014e L'OBSERVATION DES BACTÉRIOPHAGES ET DES VIRUS DANS LES CELLULES INFECTÉES ! (RÉSUMÉ) Ralph W.G.WYCKOFF Le développement du microscope électronique nous apporte des méthodes tout a fait nouvelles et imprévues pour étudier les virus.Il n\u2019est pas difficile de voir, à l\u2019aide de cet instrument, des objets plus petits que les plus petits virus.Sous certaines conditions, on peut déterminer les formes et les dimensions des particules élémentaires des virus divers des plantes et des animaux.On peut le faire quand il est possible d\u2019obtenir ces virus dans un état qui permet leur reconnaissance parmi d'autres particules macromoléeulaires qui se trouvent dans les tissus infectés.Une fois cette reconnaissance établie, on peut commencer l\u2019examen de ces particules dans leurs cellules hôtes, aussi bien que la recherche de leur origine.Depuis quelques années, les bactériophages sont les virus les plus simples pour de telles études a cause de leurs formes spermatoidales, de leur opacité extraordinaire et de leur visibilité dans des cellules bactériennes isolées.Les résultats qu\u2019on a obtenus déjà nous ont donné beaucoup de renseignements mais ils n\u2019ont pas fourni des explications suffisantes sur le mécanisme de la prolifération de ces agents infectieux.J\u2019ai continué ces expériences à l\u2019aide de nouvelles méthodes de préparation et, aujourd\u2019hui, je voudrais vous exposer quelques résultats que nous avons obtenus 1.Conférences prononcées aux Micro-Hebdo-Actua- lités de l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal.tout récemment.Le résultat le plus important est sans doute la découverte dans les cellules infectées des formes « immatures » des bactériophages.Elles ont l\u2019aspect de bâtons plus gros et plus courts que les queues des particules mûres.Dans les clichés qui suivront, je vais faire voir ces bâtons et les indications préliminaires que nous avons obtenues sur leur développement.On voit aussi, sur les photographies, d\u2019autres formes qui sont d\u2019importance pour l\u2019étude des processus de multiplication du bactériophage.Ce sont des filaments du diamètre des queues et des têtes des particules mûres.Le développement de méthodes très simples et très pratiques pour sectionner les tissus en vue de la microscopie électronique a étendu encore la portée de nos expériences.Nous avons démontré !a présence des particules de bactériophage dans les coupes minces de bactéries infectées aussi bien que les particules de plusieurs virus dans les tissus sectionnés de plantes et d\u2019animaux.Je vais exposer des exemples des cellules infectées par la mosaïque du tabac, la variole aviaire, le virus vaccinal, l\u2019influenza et quelques virus des insectes.On y peut voir les particules élémentaires aux divers stades de leur développement, mais les expériences sont trop récentes pour nous offrir une explication complète de ce processus. MOUVEMENT MICROBIOLOGIQUE 217 ÉTUDE AU MICROSCOPE ÉLECTRONIQUE DE LA STRUCTURE DE LA FIBRE NERVEUSE (RÉSUMÉ) Pierre LÉPINE et Odile CROISSANT Les auteurs rapportent l\u2019état de leurs recherches, poursuivies depuis deux ans à l\u2019Institut Pasteur de Paris, sur la structure de la fibre nerveuse examinée suivant différentes techniques au microscope électronique.Le point de départ de ces recherches a été l\u2019étude des voies anatomiques suivies par les virus pour atteindre par neuroprolasie le système nerveux central.Les examens ont porté sur des fibres nerveuses isolées par micro-dis- section à partir des nerfs de la grenouille, de la souris, du lapin et du singe.Les résultats obtenus confirment tout d\u2019abord les données classiques en montrant que la fibre nerveuse se compose essentiellement, à la partie centrale, de l\u2019axone proprement dit enveloppé de la myéline, elle-même contenue dans une gaine périphérique.L'aspect, aux forts gTOSs- sissements, de cette gaine périphérique montre qu\u2019elle comporte une structure striée et périodique rappelant de façon frappante la structure du collagène tel qu\u2019il a été reconnu au microscope électronique dans différents tissus.Le collagène périphérique forme un lacis qui se continue avec les structures analogues des fibres voisines.La myéline est semi-fluide à l\u2019état frais et elle tend à s\u2019étaler sur les supports, formant des figures qui rappellent au microscope électronique les classiques figures myéliniques observées depuis longtemps par Nageotte.Enfin, l\u2019axone lui-même se présente à nous comme une structure pleine ou fibrillaire, mais non pas comme un tubule creux, ainsi que l\u2019ont décrit certains auteurs.Les formations qualifiées de neuro-tubules apparaissent comme des artefacts dus au processus de fixation, formés aux dépens du collagène périphérique.Ce collagène, étudié par des voies histochimiques, se montre différent des collagènes classiques.Notamment, il n\u2019est pas attaqué par la collagénase extraite de toxines microbiennes, telles que Clostridium cedematiens ou Clostridium histolyticum.Il mérite donc bien le nom de neurocollagène.Certaines actions enzymatiques ont, par contre, permis d\u2019obtenir des neurones à l\u2019état nu, après digestion complète du collagène et de la myéline qui les enveloppe.De telles structures, facilement reconnaissables au microscope optique peuvent être sélectionnées par micromanipulation et étudiées électivement au microscope électronique.Il est ainsi possible de contrôler les aspects nouveaux de la morphologie en microscopie électronique par les images plus classiques obtenues au moyen du inicros- cope ordinaire.De nombreuses projections illustraient l\u2019exposé des auteurs.EFFETS DES HORMONES CORTICOTROPES SUR LE DÉTERMINISME DE LA REACTION TUBERCULINIQUE (RESUME) Paul MAROIS Les observations cliniques récentes démontrent les effets bienfaisants de la cortisone et de 'ACTH dans un grand nombre de troubles attribués à des états d\u2019allergie.L\u2019effet inhibiteur de ces hormones sur l\u2019hypersensibilité tuberculinique cutanée a été signalée.Cette réaction allergique se traduit par un phénomène inflammatoire caractérisé par une profonde infiltration cellulaire, de la nécrose et une atteinte, plus ou moins prononcée, du système vasculaire, se produisant à la suite d\u2019une réaction antigène-anticorps.L\u2019étude de 218 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurertn A.M.LFU.\u2014 Montréal, février 1951 l'influence de ces hormones sur les tissus lymphoïdes, le métabolisme de l\u2019histamine, les réactions antigène-anticorps, ainsi que de leurs effets cytologiques, contribuent à éclairer le mécanisme de la réaction à la tuberculine et permettent d\u2019établir des hypothèses de travail sur le mode d\u2019action des hormones corticotro- pes sur les modifications de la réactivité cutanée à la tuberculine.CONSIDÉRATIONS SUR LA VALEUR DE LA SÉRO-AGGLUTINATION DANS L'INFECTION TUBERCULEUSE POUR SON DIAGNOSTIC ET SON PRONOSTIC (RÉSUMÉ) M.Sorin Les réactions sérologiques ont été étudiées depuis longtemps, mais elle avaient été abandonnées à cause de leur imprécision.Il faut, pourtant, citer les travaux de Paul Courmont, qui, avec l\u2019agglutination de sa culture S À PC, avait obtenu des résultats qu\u2019il tient pour significatifs dans l\u2019infection tuberculeuse.Toutefois, ces résultats n\u2019ont pas été confirmés par la plupart des chercheurs.Récemment, une méthode d\u2019hémagglutina- tion, mise au point par Middlebrook et Du- bos, semble s\u2019avérer plus sensible et fidèle.La technique comporte l\u2019adsorption préalable d\u2019antigènes tuberculeux à la surface d\u2019hématies normales, qui sont ensuite agglutinées par le sérum des sujets tuberculeux.Elle n\u2019apporte pas, à elle seule, un moyen d\u2019affirmer une SONEA infection tuberculeuse évolutive car sa précision ne dépasse pas 90 pour cent.La production des agglutinines peut être liée à la destruction des bacilles tuberculeux dans l\u2019organisme infecté.L'apparition et la disparition précoce de ces anticorps nous offre, peut- être, un moyen plus sensible pour l\u2019étude de l\u2019évolution de la maladie que toute autre épreuve de laboratoire existante.L\u2019agglutination, dans l\u2019infection tuberculeuse, semble donner des indications particulièrement précieuses dans les cas suivants: 1) Dépistage précoce (a) des primo-infections, ou (b) des réactivations de processus tuberculeux.2) Confirmation d\u2019une guérison clinique.L'ANTIGÈNE MÉTHYLIQUE DE BOQUET-NÈGRE SES PROPRIÉTÉS IMMUNOLOGIQUES ET THÉRAPEUTIQUES (RÉSUMÉ) M.Bernard MARTINEAU Boquet et Nègre, en 1921, entreprennent l\u2019étude biologique des divers constituants des bacilles de Koch.Ils constatent, comme Kurt Meyer, que la fraction des bacilles de Koch, soluble dans l\u2019alcoo!] méthylique et insoluble dans l\u2019acétone, possède des propriétés fixatrices beaucoup plus élevées que les corps bacillaires intacts, en présence de sérum tuberculeux, dans une réaction de déviation du complément.L\u2019antigène méthylique mis en suspension en cau physiologique et injecté à des lapins, provoque une abondante formation d'anticorps.beaucoup plus considérable encore si ces lapins sont déjà tuberculisés.D'autre part, l\u2019antigène méthylique, contrairement à l\u2019antigène éthylique qui est toxique à des doses thérapeutiques, influence favorablement l\u2019évolution de la tuberculose expérimentale du lapin et du cobaye.Du point de vue de la clinique, Pantigénc méthylique s\u2019est montré efficace dans le traitement des tuberculoses externes, ainsi qu\u2019en font foi les observations des docteurs L.Lor- tat-Jacob ct L.Bethoux et autres.Récemment.le traitement de la tuberculose Fron A .Cem sh pra rt ine ana MOUVEMENT MICROBIOLOGIQUE du cobaye et du lapin par Passociation de la streptomycine et de l\u2019antigène méthylique a donné des résultats très supérieurs à ceux obtenus isolément avec chacun de ces produits.219 Vu l\u2019inocuité de l\u2019antigène méthylique, l\u2019association avec la streptomycine peut servir de traitement dans certaines formes de tubereu- loses pulmonaires.BRUCELLOSE ET TUBERCULOSE LES ENSEIGNEMENTS DE LA CHIMIO-PATHOGENIE ET DE L'HISTO- PATHOLOGIE DE LA BRUCELLOSE EXPERIMENTALE (RESUME) M.Maurice PANISSET Il est impossible de ne pas faire de rapprochement entre les infections par le bacille tuberculeux et les diverses brucelloses.Ce sont, les unes et les autres, des infections chroniques, et allergisantes.Brucella et microbactéries provoquent dans les tissus l\u2019apparition de granulomes.Il est, par contre, intéressant de constater que la structure et la constitution chimique des brucella et celle des mycobactéries, sont très différentes.En particulier, les brucella ne sont pas acido-résistantes.Dans la brucellose expérimentale, le type d\u2019infection dépend, notamment, de l\u2019espèce de brucella qui est en cause.D\u2019après des travaux récents (Braude et Anderson), le granulome hépathique qui apparaît dès le début de l\u2019infection à Brucella abortus est lié à la défense cellulaire du sujet.Il se transforme bientôt pour disparaître sans laisser de traces.L'état d\u2019allergie ne semble pas être indispensable à la formation du granulome, dans la brucellose expérimentale due à Brucella abor- tus.Néanmoins, l\u2019introduction d\u2019antigène dans les tissus sensibilisés provoque une réaction granulomateuse renfermant des cellules géantes de Langhans.La cellule bactérienne de brucella est dépourvue de ces substances auxquelles on attribue la formation du granulome tuberculeux, ou la sensibilisation à la tuberculine.L\u2019étude de la pathogénie et de l\u2019histopathologie de la brucellose expérimentale montre l\u2019intérêt des recherches sur le pouvoir pathogène et allergisant des bacilles tuberculeux \u201cnus\u201d.Elle suggère des expériences inspirées des travaux de Bloch, et de ceux de Nine Choucroun, expériences qui étudieraient l\u2019action biologique de brucella \u201chabillées\u201d de la substance isolée des bacilles tuberculeux virulents ou non. 220 Bulletin de l\u2019Association des fiDédecins de Tangue Francaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union (Médicale DU Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 80, No 2 \u2014 Montréal, février 1951 QUEL EST LE RÔLE DU PRATICIEN EN REGARD DU.DEVELOPPEMENT DE L\u2019'HYGIENE MENTALE ?Je ne doute pas que les médecins soient déjà au courant du développement de l'hygiène mentale au Canada, et plus particulièrement dans la province de Québec.Ce mouvement qui se développe à l\u2019aide de subventions gouvernementales se propose d\u2019améliorer la santé mentale de la population et comporte principalement le développement des hôpitaux psychiatriques et la création de cliniques spécialisées dans différents hôpitaux.Ces cliniques de dépistage et de traitement sont des centres propres à promouvoir la prophylaxie des troubles mentaux.Tous les médecins, j'en suis sûr, approuveront ce mouvement en faveur du développement de l'hygiène mentale, mais, peut-être, beaucoup de praticiens et de spécialistes croient-ils que seul le psychiatre a qualité pour collaborer à ce mouvement.De fait.la vérité est tout autre.L\u2019hygiène mentale et la psychothérapie générale doivent être l\u2019affaire non seulement des psychiatres mais bien de tous les médecins.En- tendons-nous: je ne veux pas dire que tous les médecins devraient avoir des connaissances approfondies en psycho- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burierin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 thérapie, mais j\u2019affirme que, chacun dans l\u2019exercice de sa spécialité, est appelé à pratiquer une psychothérapie superficielle \u2014 le mot n\u2019a ici rien de péjoratif \u2014 laquelle, si elle est bien faite, sera dans bien des cas efficace.Je me permettrai tout d\u2019abord de mettre au point certains faits peu connus du médecin.La connaissance de ces faits, à quoi j'ajouterai l'assurance que la plupart des praticiens sous-estiment leurs propres qualités de psychothérapeutes, encouragera, je l\u2019espère.ceux-ci à se faire des adeptes du développement de l'hygiène mentale.Tout d\u2019abord, s\u2019il est vrai que la psychiatrie est surtout affaire de psychiatres, il faut bien rappeler que les troubles qui aboutiront à des psychoses nécessitant l\u2019internement sont l'infime minorité.Ce sur quoi il faut mettre l\u2019accent c\u2019est le fait que dans la pratique médicale, y compris les spécialités, 25 pour cent au moins des patients ne présentent aucun trouble organique.Leurs symptômes, dits subjectifs ou fonctionnels, sont d\u2019origine émotionnelle et par conséquent psychique.Une autre catégorie, 25 pour cent également, présenteront des troubles organiques définis, mais ceux-ci seront accompagnés de troubles émotionnels, bien plus ces troubles émotionnels auront souvent précédé et déterminé les troubles organiques.(C\u2019est cette catégorie de malades qui relève plus particulièrement de la médecine psychosomatique.) Si donc une bonne moitié, sinon plus, des malades qui vont consulter le médecin souffrent de troubles psychiques plus ou moins camouflés en signes organiques, il est clair 1° que le petit nombre existant de psychiatres \u2014 il ne s\u2019en trouve du reste ÉDITORIAL que dans les grandes villes \u2014 ne saurait suffire à traiter tous ces patients; 2° que, quelle que soit sa spécialité, le médecin a le devoir d\u2019essayer de comprendre les troubles émotionnels de ses patients, de tâcher d\u2019amener le patient lui-même à les comprendre, afin de trouver une solution convenable, ou tout au moins un compromis.Or c\u2019est justement là le rôle de la psychothérapie (thérapeutique des troubles psychiques par des moyens psychiques).Les médecins, du reste, en font tous un peu l'application chaque jour, et souvent sans le savoir.Je crois que si le praticien devenait plus conscient du rôle de la psychothérapie, de son importance, et en même temps se rendait compte avec quelle relative facilité il pourrait, dans la majorité des cas, l'appliquer, il verrait s\u2019étendre de façon étonnante son action thérapeutique et collaborerait ainsi avec efficacité à la diffusion de l\u2019hygiène mentale.Il n'entre pas dans le cadre de cet article de faire un cours sur la psychothérapie à l\u2019usage du praticien, mais qu\u2019il me soit cependant permis de rappeler quelques règles simples et élémentaires.Le praticien en général s\u2019exagère les difficultés du problème psychiatrique.Il est vrai que la psychiatrie peut s\u2019engager dans bien des subtilités et relever de techniques compliquées et apparemment rebutantes, mais c\u2019est qu\u2019alors il s'agit de psychothérapie profonde, laquelle, évidemment, doit être réservée au seul psychiatre.Mais il reste la psychothérapie courante qui relève du simple bon sens et du sens clinique que le praticien ne manque pas de développer au contact des malades.Le principe essentiel est certainement de 221 savoir écouter avec patience et avec intérêt les confidences du malade souffrant de troubles émotionnels.Car ce dont généralement il souffre le plus c\u2019est de ne pouvoir se confier à un auditeur attentif et sympathique.Le seul fait de raconter leurs troubles et leurs soucis soulage les névropathes.(C\u2019est le phénomène bien connu de l\u2019épuisement d\u2019une sensation ou d\u2019une émotion par la répétition.) Que de fois un patient sortira du cabinet de consultation en disant: « Docteur, je me sens déjà mieux, de vous avoir raconté mes troubles.» Deuxième conseil très important, essentiel même: 1l faut forcer le patient à reconnaître que sa maladie comporte un autre facteur que ses troubles organiques, dans les cas où ceux-ci existent et plus particulièrement si ses symptômes subjectifs sont sans fondement organique, amener le malade à admettre la présence d\u2019un problème psychique; soit un conflit émotionnel, soit une frustration affective, une mauvaise adaptation sociale ou familiale, etc.Il faut insister, forcer le malade à reconnaître que c\u2019est là la cause des symptômes observés.Le malade est venu voir le médecin pour se plaindre d\u2019essouflements, de palpitations, de douleurs précardia- ques, et croit avoir une maladie de cœur.le médecin n\u2019a trouvé aucun signe objectif, mais a deviné une cause émotionnelle ou un malajustement de la personnalité.Peut-être le médecin ne trouvera-t-il pas tous les mécanismes qui ont déclenché cette névrose cardiaque, mais ce qui importe c\u2019est que le praticien, une fois lui-même assuré que cette cause psychique existe, sache convaincre son malade, l\u2019amène 222 à rejeter cette notion de « maladie de cœur ».Souvent du reste le praticien, pour peu qu\u2019il s\u2019en donne la peine, discernera les principaux facteurs des conflits émotionnels et pourra grandement aider le patient à trouver une solution ou du moins un compromis qui facilite un meilleur ajustement social.Les cas rebelles et ceux où les troubles émotionnels auront amené des réactions antisociales graves seront évidemment dirigés vers les centres psychiatriques mais, encore une fois, ces cas seront relativement rares.Sans doute, objectera-t-on, la psychothérapie même pratiquée superficiellement peut devenir pernicieuse dans des mains inexpertes, mais le praticien n\u2019est-il pas par définition celui qui sait utiliser les différentes techniques élémentaires de toutes les branches de la médecine?Un simple pansement sur une coupure est un acte chirurgical qui peut, exceptionnellement, amener des complications, mais il ne viendra à l\u2019esprit de personne de soutenir que ce cas aurait dû être dirigé tout de suite à un chirurgien.Il en est de même de la psychothérapie superficielle ; le médecin doit la pratiquer avec confiance et, sauf dans des cas très rares, il n\u2019y aura pas de complications mais, au contraire, amélioration notable.Le grand secret du reste, et il est reconnu que des praticiens s'avèrent de très bons psychothérapeutes en suivant cette méthode toute simple, est d\u2019écouter beaucoup.de parler peu.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurzeTtIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 Surtout, il ne faut pas inquiéter le patient par la divulgation des symptômes observés: « Vous faites de la haute pression, votre pouls est trop rapide, vous passez des phosphates dans vos urines, etc.» Toute phrase dans la bouche du médecin est guettée avec anxiété par le malade qui s\u2019empresse de l\u2019interpréter et qui souvent se croira atteint d\u2019une maladie grave à la suite d\u2019une réflexion sans importance aux yeux du médecin.Se taire, écouter, et avoir à sa disposition deux ou trois « slogans » qui, répétés avec énergie, feront pénétrer dans l\u2019inconscient du malade la suggestion désirée.Voilà les principaux principes de la psychothérapie telle qu\u2019appliquée par le praticien.Tout cela, je le reconnais, ne saurait guère s\u2019enseigner; c\u2019est plutôt affaire d\u2019intuition, de flair clinique.En général, le praticien n\u2019en manque pas, mais il est parfois porté à sous-estimer les moyens les plus simples, comme une \u201cbonne parole d\u2019encouragement; or ces moyens simples au point d\u2019en paraître quelque peu enfantins sont souvent les plus efficaces.Et voilà pourquoi nous formons le vœu, en terminant, que dans chaque spécialité l\u2019on s\u2019attache à développer cet état d\u2019esprit qui fera étudier dans le malade les deux côtés de la personnalité: côté physique et côté psychique.Ainsi chaque médecin deviendra un précieux agent de diffusion de l\u2019hygiène mentale.Paul LARIVIERE. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE ee ++ AIDE FÉDÉRALE AUX HÔPITAUX CANADIENS! 1 \u2014IMPORTANCE ACTUELLE DES HÔPITAUX Dans le tableau du progrès sanitaire au Canada, l\u2019hôpital occupe une place centrale et significative.On ne saurait exagérer l\u2019importance de l\u2019hôpital moderne.A l\u2019heure\u2019 actuelle, les hôpitaux sont la pierre d\u2019assise même de notre structure sanitaire canadienne.L'hôpital est le centre de toute l\u2019action sanitaire locale.C\u2019est par son intermédiaire que nos médecins et les autres préposés à l\u2019hygiène peuvent mettre à profit leur science et leur art.L'hôpital moderne a la garde de tous les progrès médicaux qui ont été accomplis au cours des ages.Ce n\u2019est que là qu\u2019on peut les grouper pour en faire l\u2019entière application pratique.C\u2019est dans les hôpitaux que la profession infirmière, vieille déjà d\u2019un siècle, donne toute sa valeur.Le microscope, le matériel moderne de radiographie, le radium, les nouvelles méthodes de laboratoire, la science de l'hygiène alimentaire, l\u2019administration de nouvelles et merveilleuses drogues, tout cela fait corps avec les soins modernes et scientifiques donnés dans les hôpitaux.Je tiens ici à souligner spécialement l'importance des services de laboratoire \u201cdes hôpitaux.Pour qu\u2019un hôpital tire le meilleur parti possible des dernières découvertes de la science médicale, il faut qu\u2019il ait des facilités de laboratoire proportionnées à sa grandeur et à ses obligations.Grâce aux projets entrepris à l\u2019aide des subventions à l\u2019hygiène mentale, à la lutte antituberculeuse et à la lutte anticancéreuse, le Programme national d\u2019hygiène a contribué d\u2019une manière indirecte, mais importante, à l\u2019extension et à l\u2019amélioration des facilités de laboratoire, dans les hôpitaux canadiens.Il y a quelque temps, avait lieu l\u2019ouverture officielle du sanatorium Saint-Joseph de Rosemont, Montréal, placé sous l\u2019habile direction des Sœurs de la Miséricorde.Cette institution deviendra certainement, dans la province de Québec, un centre remarquable de recherche et de traitement antituberculeux.Les dispositions qui régissent la subvention à la lutte antituberculose permettent au Gouvernement fédéral d\u2019aider des institutions de ce genre à s\u2019équiper.On me dit que le sanatorium Saint-Joseph a maintenant 1.Traduction d\u2019un abrégé de la causerie prononcée par l\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, à la Conférence ontarienne de l\u2019Association des Hôpitaux Catholiques, au « St.Joseph's Hospital».Toronto.le jeudi 2 novembre l\u2019un des meilleurs et des plus modernes laboratoires de recherche antituberculeuse que l\u2019on puisse trouver n\u2019importe où sur ce continent.2 \u2014AIDE FÉDÉRALE AUX HÔPITAUX CANADIENS Le Programme national d\u2019hygiène a facilité, dans le domaine hospitalier, de grands et importants progrès.Les subventions fédérales ont aidé à construire des hôpitaux dont on avait grandement besoin.Il se passe peu de jours sans que je n\u2019approuve la construction d\u2019un hôpital en quelque endroit du Canada.Grâce à la construction ou à l\u2019agrandissement d\u2019hôpitaux, on a installé, en moins de deux ans et demi, 24 000 lits de plus, soit plus de 25 par jour.Mais l\u2019aide fédérale aux hôpitaux ne se limite pas aux travaux de construction.En effet, grâce aux diverses subventions, on a fait du progrès dans divers domaines du service hospitalier.Voyez ce qui s\u2019est accompli depuis l'inauguration du Programme national d\u2019hygiène : \u201422 millions et demi de dollars fédéraux ont aidé à la construction ou à l\u2019agrandissement de 300 hôpitaux dont on avait un grand besoin.\u2014Les hôpitaux, les sanatoriums et les dispensaires reçoivent de très fortes quantités de matériel scientifique moderne.\u20142 500 nouveaux préposés à l'hygiène sont aux études.\u2014Chaque année, il y a 2500000 examens radio- graphiques de la poitrine de plus.\u2014Plus de 45 millions de dollars de subventions fédérales ont été dépensés ou engagés afin d\u2019assister les programmes de santé provinciaux.3\u2014LA PLACE DES HÔPITAUX DANS LE PROGRAMME NATIONAL D\u2019HYGIENE Ces faits démontrent clairement que l\u2019intérêt que nous portons aux hôpitaux canadiens s\u2019exprime de multiples façons.Ce n\u2019est pas là un programme à sens unique.Nous jourrions, certes, construire des hôpitaux d\u2019un bout à l\u2019autre du Canada et en rester là.Mais ces hôpitaux seraient peu utiles si nous n\u2019étions pas prêts à prendre d\u2019autres mesures importantes.Ils seraient comme des squelettes; ils ne seraient ni fréquentés ni équipés.Nous avons donc reconnu que construire des hôpitaux, ce n\u2019est pas toujours suffisant.On forme un personnel spécialisé.On améliore l\u2019enseignement donné aux infirmières dans les hôpitaux-écoles.On fournit le personnel et 224 le matériel nécessaire aux hôpitaux qui deviennent des centres où l\u2019on appliquera des programmes provinciaux, nouveaux ou améliorés, d\u2019hygiène mentale ; de lutte contre la tuberculose, le cancer et les maladies vénériennes; de soins aux enfants infirmes ou de projets d\u2019hygiène publique générale.Pour résoudre un problème, il faut, évidemment, en connaître clairement la nature et la portée.Cela est vrai de l\u2019hygiène comme de tout autre domaine.On est en train de mettre la dernière main aux relevés de santé, ce qui nous mettra au courant, nous et les autorités sanitaires provinciales, de tous nos besoins actuels et.permettra de faire des plans pour l\u2019avenir.Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, de concert avec le Bureau fédéral de la statistique, tient en ce moment une enquête sur la maladie, d\u2019envergure nationale, avec l\u2019entière coopération des autorités sanitaires provinciales.C\u2019est la première fois qu\u2019une enquête de ce genre et de cette envergure se tient en quelque point de l\u2019univers.On a choisi un groupe-échantillon de 10 000 familles canadiennes, comprenant environ 40000 personnes.Avec leur coopération, nous pourrons, pour la première fois, obtenir des renseignements exacts sur la répartition et la fréquence de la maladie, le coût des soins médicaux, la somme de temps que la maladie fait perdre, et d\u2019autres renseignements précieux.Nous espérons aussi, grâce à l'enquête sur la maladie, pouvoir déterminer le nombre de mos citoyens désavantagés, ainsi que la nature exacte de leurs infirmités et la valeur de leur pouvoir d'achat.Maintenant, examinons de plus près comment les hôpitaux peuvent bénéficier des diverses subventions fédérales à l\u2019hygiène.Qu\u2019il me soit permis, en premier lieu, de parler de la construction des hôpitaux elle-même.Je vous ai déjà dit un mot des magnifiques progrès réalisés.Dans la seule province d\u2019Ontario, des subventions fédérales de plus de $6 250 000 ont aidé à l\u2019installation de plus de 6 800 lits nouveaux dans les hôpitaux.Ici même à Toronto, plus de 81750 000 de deniers fédéraux ont été affectés aux entreprises suivantes: 1.Hospital for Sick Children \u2014 C\u2019est un magnifique hôpital de 605 lits destinés au traitement et au soin des enfants atteints de maladies aiguës.2.Toronto East General and Orthopaedic Hospital \u2014 On agrandit ce bel hôpital, réservé au traitement des maladies aiguës, afin d\u2019y installer 206 nouveaux lits.Co .Toronto General Hospital (Wellesley Division) ; St.Michael\u2019s Hospital; St.Joseph\u2019s Hospital; Toronto Western Hospital \u2014 On répare et on agrandit ces quatre hôpitaux afin d\u2019y installer 1300 nouveaux lits pour maladies aiguës.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuzeniN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 4.The New Mount Sinai Hospital; Humber Memorial Hospital (Weston) \u2014 Ces deux nouveaux hôpitaux pour le traitement des maladies aiguës auront 440 lits.Ces projets, comme tant d\u2019autres, ont été entrepris à la demande et avec l\u2019entière collaboration de l\u2019hon.Russell Kelly, ancien ministre ontarien de la Santé, et de l\u2019hon.MacKinnon Phillips, nouveau ministre.4 \u2014IMPORTANCE DE LA FOMATION La multiplication des hôpitaux a naturellement pour résultat une plus grande demande de personnel.A date cette année, environ $1 250000 de ces subventions ont été assignés à la formation de préposés à l\u2019hygiène.En outre, on a nommé aux universités et aux autres institutions un personnel très varié destiné à enseigner aux infirmières, aux techniciens et aux autres personnes qui à l\u2019heure actuelle suivent des cours.Il vous plairait peut-être de savoir quels sont exactement les genres de formation donnés.Jusqu\u2019à maintenant, il y en a quatre principaux: 1.Infirmières et aides-infirmières.2.Techniciens de radiographie et de laboratoire.3.Autres praticiens d\u2019hôpital, comme thérapeutes professionnels, préposés aux dossiers, hygiénistes alimentaires et travailleurs sociaux préposés à la médecine; et 4.Administrateurs d\u2019hôpital.1.En premier lieu, il y a la question très urgente de former des infirmières et des aides-infirmières.A ce sujet, en Ontario, deux expériences assez intéressantes se poursuivent qui vont accélérer la formation des infirmières.La première, c\u2019est l\u2019école de formation métropolitaine, à Windsor; la seconde, le projet récent du Western Hospital, à Toronto, grâce auquel les infirmières conplèteront leur formation en deux ans.L'étude d\u2019essai en enseignement infirmier poursuivie au Western Hospital, à Toronto, a deux buts: 1.Augmenter le nombre d\u2019infirmières, qui est tombé bien au-dessous de la demande ; 9.Etablir un cours pratique qui coordonne étroitement les études et la clinique, et vise à améliorer les méthodes actuelles.C\u2019est grâce à l\u2019appui de l\u2019Atkinson Charitable Foundation qu\u2019on a pu commencer sans délai ce projet.Un octroi de $100 000 vient de ce fonds, qui perpétue la mémoire de feu Joseph E.Atkinson.Quand on a annoncé le programme.A.J.Swanson, surintendant général du Western Hospital de Toronto, a souligné que c\u2019était un bel exemple de coopération.«Il y a ici quatre associés, a-t-il dit: l\u2019Atkinson Charitable Foundation, le ministère on- tarien de la Santé.le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social et le Western Hospital de Toronto.» AIDE FÉDÉRALE AUX HÔPITAUX CANADIENS 2.Le second champ de formation concerne les techniciens de radiographie et de laboratoire.Les facilités modernes de laboratoires et de radiographie destinées au diagnostic ont augmenté le besoin de techniciens exercés pour les diriger.À l\u2019heure actuelle, il y a peut-être, en proportion, une pénurie plus grande de techniciens que d\u2019infirmières diplômées.Pour satisfaire ce besoin, un certain nombre de projets de formation fonctionnent maintenant.3.L'assistance fédérale va aussi à la formation d\u2019autres employés d\u2019hôpital, ainsi les préposés aux dossiers médicaux.Sans les services d\u2019archivistes compétents, les grands hôpitaux auraient difficulté à maintenir de bons dossiers, à se conformer aux normes modernes et à préparer les facilités appropriées d\u2019enseignement.On aide aussi la formation de physiothérapeutes et celle de thérapeutes professionnels et récréatifs, surtout dans les domaines de la tuberculose et des maladies contagieuses.4.Enfin, il y a un autre domaine très important de formation que nous ne négligeons pas.Nous comprenons aujourd\u2019hui mieux que jamais auparavant que l'hôpital ne peut rester isolé, qu\u2019il doit entretenir des relations harmonieuses avec les autres hôpitaux et facilités d\u2019hygiène.Pour bien coordonner les initiatives d\u2019un hôpital avec celles des autres agences, il faut dans l'hôpital une administration convenable.Aussi le Programme national d\u2019hygiène aide-t-il à la formation d\u2019administrateurs d'hôpital.Pour que les assurances hospitalières à contribution préalable, par exemple, réussissent, la province doit pouvoir estimer avec exactitude les frais hospitaliers.C\u2019est nécessaire, afin qu\u2019on puisse déterminer 225 des taux équitables et pour l\u2019hôpital qui fournit le service et pour le malade qui l\u2019utilise.Pour ce motif, l\u2019assistance aux projets de formation en comptabilité et en administration d\u2019hôpital revêt une plus grande importance.5 \u2014CoONTRIBUTION DE L\u2019HÔPITAL À LA SANTÉ Tous les hôpitaux du Canada devraient connaître l\u2019assistance fédérale procurable par l\u2019entremise des services provinciaux de la santé, en vertu des diverses subventions.Le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux sont heureux de prêter leur concours, car nous croyons, et avec raison, qu\u2019il n\u2019existe aucun meilleur moyen de dépenser les deniers publics.Mais les membres de votre Association le savent mieux que moi: il y a d\u2019autres considérations que celles de l\u2019argent.Vous savez que plusieurs impondérables entrent dans la construction et le fonctionnement d\u2019un hôpital, que les conditions essentielles sont l\u2019élaboration imaginative, l\u2019humanitarisme authentique et le désir vraiment désintéressé de rendre service.Par tout le Canada, les hôpitaux ajoutent d\u2019une manière impressionnante à leur réputation.J'ai grande confiance en leur avenir.Nul groupe ne garde plus jalousement ses.hautes normes de service que les hygiénistes qui travaillent dans nos hôpitaux.Votre fidélité au devoir, votre traitement habile et prévenant des malades confiés à vos soins, apparaissent dans tout ce que vous faites \u2014 dans la bonté de la charité chrétienne \u2014 et préparent une meilleure santé à tous les Canadiens. VARIÉTÉS © .L'INSTITUT, PASTEUR DE PARIS À LA \u201cJOURNÉE DE LA RECHERCHE\u2019 Léopold NÈGRE, Chef de Service à l\u2019Institut Pasteur de Paris.Monsieur le Ministre, J'ai eu l\u2019honneur, en 1938, de célébrer sous votre présidence la fondation de l\u2019Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l\u2019Université de Montréal en parlant du rôle des Instituts Pasteur dans le monde.J\u2019éprouve un vif plaisir à me retrouver ce soir à vos côtés pour rendre hommage à l\u2019œuvre que votre Institut a accomplie depuis sa création et à vous remercier de l\u2019accueil bienveillant que vous m\u2019avez toujours réservé sur le sol canadien et de ce que vous avez fait pour l\u2019Institut Pasteur.Comme ministre de la Santé publique vous avez apporté votre haut appui à l\u2019établissement des liens qui se sont noués dès sa fondation entre l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal et l\u2019Institut Pasteur et à la diffusion dans la province de Québec de la méthode de vaccination antituberculeuse de Calmette et Guérin.L\u2019Institut Pasteur vous exprime sa profonde gratitude de lui avoir permis de donner sur le plan scientifique un nouveau et bien faible témoignage de l\u2019attachement séculaire qui unit la France au Canada et que tous les Fran- cals conservent précieusement dans leur cœur.Monsieur le Consul général de France, Votre présence aux cérémonies d\u2019aujourd\u2019hui est la preuve de l\u2019intérêt que notre pays n\u2019a jamais cessé de porter à toutes les activités qui ont la noble mission de prévenir ou de soulager les souffrances humaines.Permettez-moi de saisir cette occasion pour vous remercier de toutes les attentions que vous avez eues pour moi pendant mon séjour.Monsieur le Recteur de l\u2019Université.Monsieur le Doyen de la Faculté de Médecine, Je n\u2019ai pas oublié les belles journées que j\u2019ai passées à deux reprises dans votre université de la rue Saint-Denis.Je l\u2019ai retrouvée rajeunie et développée dans les nouveaux bâtiments qui l\u2019abritent et toujours aussi accueillante à ceux qui la visitent.J'ai éprouvé un très grande joie, après 12 ans de 1.Allocution prononcée au banquet de clôture de la Journée de la Recherche, le 28 octobre 1950.(XIIe anniversaire de l\u2019Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l\u2019Université de Montréal.) séparation, de voir en pleine activité l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de votre Université qui constitue l\u2019un des plus beaux fleurons de sa couronne.Monsieur le Président du Conseil d\u2019Administration, Monsieur le Directeur de l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal, Vous avez fait \u2019honneur au vieux pastorien que je suis de l\u2019inviter à venir représenter l\u2019Institut Pasteur aux côtés de MM.les professeurs Lépine et Simonnet à la Journée de la Recherche qui coïncide avec le 12ème anniversaire de votre Institut.Je vous en exprime ma très vive reconnaissance.Vous ne pouviez pas, au soir de ma vie, me donner de plus grande joie que celle de me retrouver au milieu d\u2019amis très chers dans la journée qui glorifie le développement de l\u2019Institut aux débuts duquel j\u2019ai assisté et qui manifeste l\u2019importance de la recherche, premier but de tous les disciples de Pasteur.Ces derniers connaissent le rôle important que le Conseil de l\u2019Institut Pasteur joue dans les destinées de cette maison.Il en est de même pour vous, messieurs le président et les membres du Conseil d\u2019Administration, qui apportez dans le développement de l\u2019Institut de Montréal les lumières que vous avez acquises dans \u2018les branches les plus diverses des activités humaines.J\u2019aurai à évoquer dans un instant les relations que j\u2019ai eues avec les premiers de vos collègues qui ont contribué à fonder cet Institut.Je tiens à saluer la mémoire des regrettés Armand Dupuis, Alban Janin et Hervé Prévost, et à dire à l\u2019hon.H.Asselin et aux membres de votre conseil nommés dans ces dernières années, MM.René Morin, Louis Casaubon et Paul Huot, combien j'ai été heureux de prendre contact avec eux.Mesdames, Messieurs, chers amis, Sous le joug de l\u2019occupation, lorsque nos cœurs étaient étreints par le sacrifice de vos fils qui tombaient à Dieppe, dans le Cotentin, pour la délivrance de notre patrie et, lorsque après la libération vous nous avez encore donné tant de preuves de votre affection, nous savions que vous restiez fidèles à votre devise: «Je me souviens».- Nous aussi, nous n\u2019oublions pas ce que la France VARIÉTÉS doit au Canada et, dans le cadre plus étroit de la Fête que nous célébrons aujourd\u2019hui, ce que l\u2019Institut Pasteur doit aux premiers pionniers du BCG dans votre pays qui, par leur acte de foi dans une découverte pastorienne, ont préparé la voie à la fondation d\u2019un Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène dans la Province de Québec.Je veux, en particulier, rendre l'hommage qui leur est dû aux deux vénérés professeurs Télesphore Parizeau et Albert LeSage qui, par les dispositions qu\u2019avec le professeur Armand Frappier ils ont prises, comme doyens successifs de votre Faculté de Médecine, ont assuré la préparation du BCG dans les conditions parfaites de sécurité et ont jeté ainsi les premiers fondements de l\u2019Institut dont nous célébrons le 12ème anniversaire.Mon cher ami, Lorsque vous êtes venu en 1932 vous initier au BCG dans mon laboratoire du Service de la Tuberculose, vous aviez déjà entretenu MM.Roux et Calmette de la création d\u2019un Institut.de microbiologie dans cette ville.Vous pensiez avec raison qu'une grande province comme celle de Québec devait avoir un établissement semblable pour assurer la préparation du BCG et des divers vaccins et sérums qui jouent à l'heure actuelle un rôle de premier plan dans la prévention et le traitement des maladies infectieuses et pour poursuivre sur place les recherches scientifiques indispensables pour mieux les connaître et les combattre.Sous le haut patronage de l'honorable docteur Paquette, ministre de la Santé publique, et du docteur Jean Grégoire, sous-ministre, et de l\u2019Université de Montréal, et avec l\u2019appui d\u2019Armand Du- puis, Louis Dupire, Eugène Doucet, Télesphore Pa- rizeau, Albert LeSage, Edmond Dubé et Georges Préfontaine, vous avez créé, en 1938, l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal.Aujourd\u2019hui après 12 ans de fonctionnement, par votre labeur persévérant, votre esprit d\u2019organisation et votre méthode, cet établissement a acquis un développement que nul n\u2019aurait pu soupçonner à l\u2019origine.Assisté par des collaborateurs dévoués qui ont fait des stages plus ou moins prolongés à l\u2019Institut Pasteur de Paris, Fredette, Forté, Panisset, Tassé, vous avez créé de grands services tels que ceux de la production des vaccins et des sérums, des virus, de la tuberculose, de la diphtérie et des anatoxines et des anaérobies.Deux éminents maîtres de Paris, le professeur Lépine, de l\u2019Institut Pasteur, et le professeur Simonnet, de l\u2019Institut National agronomique et de l\u2019Ecole d\u2019Alfort, vous font bénéficier de leur compétence universellement connue dans les domaines des virus et de la nutrition.Les 227 places qu\u2019ils occupent ici sont les témoins de.l\u2019œuvre qu\u2019ils y accomplissent.Dans un très court délai, l\u2019Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l\u2019Université de Montréal a conquis une place importante parmi les établissements semblables des diverses parties du monde.Son développement est tel qu\u2019il est déjà à l\u2019étroit dans ses locaux actuels et que, pour assurer désormais son avenir, il faut envisager une extension beaucoup plus grande des bâtiments qui l\u2019abritent.Vous n\u2019auriez pas été fidèles aux disciplines pasto- riennes dont vous avez voulu vous inspirer si vous n\u2019aviez pas mis au premier plan de vos préoccupations la recherche scientifique.En commémorant aujour- d'hui le 12ème anniversaire de la fondation de votre Institut par une journée de la recherche, vous avez tenu à mettre en évidence qu\u2019elle est le premier objectif de votre activité et de celle de vos collaborateurs.Depuis 18 ans que je vous suis de près ou de loin, vous n\u2019avez jamais cessé de vous consacrer à des recherches sur la tuberculose, et d\u2019y mettre en évidence des faits nouveaux d\u201dun grand intérêt.Vous avez montré quelles sont les épreuves les plus sensible pour déceler l\u2019allergie par les réactions cutanées à la tuberculine.Avec Guy vous avez établi existence d\u2019une intra-allergie par la méthode des scarifications cutanées avec le BCG et vous avez été les premiers à l'utiliser pour le dépistage de l\u2019allergie spontanée dans les collectivités et de l\u2019allergie vaccinale chez les anciens vaccinés par le BCG qui ont cessé de réagir à la tuberculine.Dans nos visites aux centres de vaccination de Saint-Hyacinthe et de Saint-Eus- tache, j'ai éprouvé le plus haut intérêt à constater avec vous les résultats de ces méthodes qu\u2019emploient avec un grand dévouement vos collaborateurs, les docteurs Desjardins et Roy.L'Institut Pasteur tient à rendre hommage à la part que vous avez prise avec vos collaborateurs dans l\u2019étude du BCG, sa diffusion au Canada et sa préparation irréprochable qui a permis au professeur Baudouin ainsi qu\u2019aux docteurs Ferguson et Guil- beault de pratiquer leurs essais de vaccination remarquables au point de vue de l\u2019innocuité et de l\u2019efficacité de la méthode de Calmette et Guérin et a la clinique du BCG d\u2019accomplir son œuvre magnifique.Par vos articles publiés dans les revues américaines, vos conférences, vos expositions aux Etats- Unis vous avez fait mieux connaître dans ce pays le procédé de vaccination antituberculeuse par le BCG.Ces échanges que vous entretenez ainsi avec la nation voisine feront de votre Institut la sentinelle avancée de la science pastorienne en Amérique du Nord.Dans le domaine des anaérobies, vous avez avec Fredette découvert un facteur déchaînant chez les 228 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 animaux inoculés avec le microbe de la gangrène gazeuse, découverte qui peut ouvrir des horizons nouveaux sur l\u2019évolution de cette affection.Dionne, Forté et Guérault étudient les facteurs d\u2019invasion dans diverses maladies infectieuses, et Tassé et Marcil, la dessication des vaccins.Les travaux effectués sous la direction du professeur Lépine par ses collaborateurs, MM.Pavilanis et Nantel et Mlle Croissant, dans le domaine des virus et de leur mise en évidence au moyen du microscope électronique, ceux inspirés par le professeur Simonuet et poursuivis par lui-même avec M.DeRepentigny, dans celui de la nutrition, et vos recherches en cours sur la tuberculose, avec MM.Marois, Panisset, Guy, Martineau, Sonea, Painchaud et Mme Podoski, apporteront à l\u2019Institut de Micro- biologic et d\u2019Hygiéne de l\u2019Université de Montréal de nouvelles moissons dont il pourra s\u2019enorgueillir.Aussi, suis-je heureux en ce jour de fête de vous exprimer, ainsi qu\u2019à tout votre personnel, les bien vives félicitations et les vœux les plus sincères que forment, pour le développement toujours plus grand de l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal, le professeur Pasteur Valléry- Radot, président du Conseil d\u2019Administration de l\u2019Institut Pasteur, le professeur Jacques Tréfouel, son directeur, et tous ses membres.Permettez-moi d\u2019y joindre le souvenir de Cal- mette, les messages de Guérin, de Bretey et de Mme Calmette qui savent ce qui a été accompli ici pour le BCG, et de nos collègues, Giroux, Machebœuf et Prévôt qui, comme les professeurs Pasteur Valléry- Radot et Tréfouel ainsi que Mme Tréfouel, ont, par leurs visites et leurs conférences dans votre Institut, resserré les liens qui vous unissent à l\u2019Institut Pasteur et ont emporté un souvenir inoubliable de leur séjour au Canada.Nous espérons que nombreux seront vos collaborateurs qui voudront travailler dans nos laboratoires.Ils y seront accueillis les bras ouverts comme tous les Canadiens qui se rendent en France avec l\u2019émotion de retrouver sur son sol le souvenir de leurs aïeux.À l\u2019avant-veille de mon départ, il me reste à remercier l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal et tous nos amis canadiens et français, et en particulier le corps médical, de l'accueil émouvant qu\u2019ils m\u2019ont fait ainsi qu\u2019à ma femme pour la troisième fois sur le sol canadien.Au cours de nos divers séjours, nous avons eu le privilège de contempler les nuits doublement étoilées du Canada, puisque le ciel peut se mirer à l\u2019infini dans l'immense étendue de vos lacs, d\u2019admirer le pourpre de vos érables qui revêtent leurs plus beaux atours pour ne pas se laisser oublier avant de revêtir le manteau blanc qui les recouvre tout l'hiver.Nous avons senti sur la blancheur immaculée de votre neige les chauds effluves du soleil qui annonce triomphalement la victoire qu\u2019il remportera peu après et rendra à la terre sa vie et sa fécondité.J'ai eu enfin l\u2019immense satisfaction de voir construire sur le sol canadien, auquel je suis si profondément attaché, un temps de la recherche où ceux qui la pratiquent éprouvent la joie de connaître une des plus grandes qu\u2019un homme puisse ressentir.Dans les heures pleines d'inquiétude que nous traversons en pensant à l'avenir de l\u2019humanité.il n'y a pas de plus grande fête que celle de ce soir qui glorifie le triomphe de l\u2019esprit sur la matière, de la charité sur la haine et de la vie sur la mort.Travaillons inlassablement à la découverte des méthodes nouvelles qui aideront à préserver les hommes des souffrances qu\u2019ils endurent.Guidés par la devise de Pasteur « En fait de bien à répandre et de misères à soulager, notre devoir ne cesse que là où s'arrête notre pouvoir», nous éprouverons la double joie d\u2019avoir sauvé des vies humaines et d\u2019avoir accompli la loi d\u2019amour qui, si elle était observée par tous.pourrait transformer le monde. INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITE DE MONTRÉAL DOUZE ANS DE PROGRÈS (1938 - 1950) Armand FRAPPIER,* Directeur de l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal.LA FONDATION DE L\u2019INSTITUT En 1938, fut réalisée l\u2019incorporation de l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de Montréal, institution à la fois scientifique et industrielle, mais sans but lucratif et sans capital-actions.On rattacha officiellement et intégralement cet Institut à l\u2019Université de Montréal en 1942 par une Loi spéciale du Parlement provincial, modifiée en 1950, et constituant en corporation l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal.On avait voulu ainsi créer dans la province de Québec un organisme autonome, en vue de stimuler la spécialisation et les recherches en Microbiologie et en Médecine préventive et en prenant comme modèles l\u2019Institut Pasteur de Paris et les Connaught Medical Research Laboratories de l\u2019Université de Toronto.Comblant le besoin de laboratoires de recherches dans ces domaines, cette fondation favoriserait la formation dune équipe univers taire de chercheurs et d\u2019experts qui, par leur travaux et leurs conseils, rendraient sans doute service & la santé publique, l\u2019une des plus grandes préoccupations du siècle.Peut-être feraient-ils un jour école et contri- bueraient-ils bientôt au progrès de la science et au rayonnement de la pensée scientifique et médicale du Canada dans le monde.D'un autre côté, la province de Québec était à ce moment tributaire de l\u2019étranger quant à son approvisionnement de vaccins et de sérums pour les services de Santé.Si une section industrielle du nouvel institut préparait les mêmes produits, on pourrait les acheter.Le profit de cette vente soutiendrait au moins une partie de son fonctionnement.Parle fait même, on récupérerait dans la Province les sommes expédiées pour cette nécessité chaque année à l\u2019extérieur.Il était aussi désirable de créer, dans Québec, au confluent des cultures scientifiques française, anglaise et américaine.une institution où fermenterait la pensée française et pasteurienne, où l\u2019on grefferait, sur un fond essentiellement français.le meilleur des philosophies scientifiques et des techniques microbiologiques an- * Doyen de l\u2019Ecole d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal et professeur de Bactériologie à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.glaises et américaines.On arriverait ainsi à une synthèse originale et à une échelle étendue de culture scientifique.Enfin, un institut de microbiologie et d'hygiène fournirait, un jour ou l\u2019autre, les cadres à une école d\u2019hygiène 1.Mais encore fallait-il partir de rien ou d\u2019à peu près rien.Cependant, dans son laboratoire de Bactériologie, la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal persistait à soutenir, depuis 1926, la préparation du vaccin BCG, employé par Baudouin et Frappier, à Montréal, et Ferguson, en Saskatchewan, pour leurs recherches conduites sous les auspices du Conseil National des Recherches du Canada.était le premier laboratoire de BCG érigé en Amérique du Nord, depuis la découverte de Calmette et Guérin annoncée en 1924.Le docteur Armand Frappier, ancien élève de Calmette et de Nègre, en avait pris la direction, de même que celle du Département de Bactériologie de la Faculté de Médecine, en 1932.Le docteur Frappier avait compris que l\u2019avenir scientifique de l\u2019Institut projeté graviterait, au début, autour de l\u2019importante question du vaccin BCG.Dès 1933, il obtint des fonds considérables du Conseil National des Recherches pour pousser l\u2019étude expérimentale du BCG.En 1934, il s\u2019adjoignait un premier assistant dans la personne de M.Victorien Fredette, pharmacien, qui est aujourd\u2019hui docteur-ès-sciences de la Sorbonne et l\u2019un des assistants-directeurs de l\u2019Institut.D\u2019autres jeunes travailleurs vinrent se joindre à cet embryon de personnel: MM.Lionel Forté, pharmacien et maître-ès-sciences, Maurice Pa- nisset, docteur vétérinaire, Jean assé, maître-ès- sciences, devenus assistants-directeurs.Ils se soumirent courageusement à la longue et difficile formation en bactériologie et au travail d\u2019équipe qui allait bientôt caractériser ce groupe.De sorte que, vers 1938, et en vue de la fondation du futur institut, ils avaient déjà mis au point la plupart des techniques délicates de la préparation des divers vaccins et sérums employés en hygiène publique au Canada.1.L'Ecole d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal fut fondée en 1945.C\u2019est une faculté constituante de l\u2019Université.L\u2019Institut et l\u2019Ecole sont intimement liés, quoique indépendants l\u2019un de l\u2019autre. TITUT=MICROBIOLOGIE « D' HYGIENE L'UNIVERSITE» MONTRÉAL CONSEIL DADMINISTRATION - Mtre RENE MORIN, Ne - VICE-PRESIDENT M, le docteur GEORGES PREFONTAINE SECRETAIRE ANCIENS MEMBRES M.LOUIS CASAUBON., - M.PAUL + M.ARMAND DUPUIS, Ing.P.+ M.LOUIS OUPIRE - + M.ALBAN JANIN LAURENCE, D.Phorm.- + M A.J.HUOT, CA.premier président.+ M.HERVE PREVOST deuxième président.M.le docteur G.GOSSELIN.M.Le docteur ALBERT LESAGE - ; M EUGÈNE DOUCET, - HON, EDOUARD ASSELIN CR.TRESORIER VICE -PRESIDENT PRESIDENT MEMBRES DE L'INSTITUT HON, EDOUARD ASSELIN, C.R.- M.EUGENE DOUCET, M.le docteur ADELARD GROULX.- M.Ls dockeur ALBERT LESAGE.M.lu docteur JEAN GREGOIRE, - Mtre RENE MORIN.N.P HON.WILFRID GAGNON, - M.le docteur DONATIEN MARION.M, le docteur ARMAND FRAPPIER - M.docteur EDMOND OUBÉ M.lu docteur TELESPHORE PARIZEAU.- M.le docteur GEORGES PREFONTAINE DIRECTEUR ARMAND FRAPPIER M.D | Jum [ CABINET OU DIRECTEUR 1er secretaire secrétaire Dactylo.COORDONNATE UR CONSEIL TECHNIQUE ASS, DIRECTEUR BIBLIOTHÈQUE | bibliothécaire ! dactylo.ASS.DIRECTEUR ASS.DIRECTEUR ASS, DIRECTEUR PUBLICATIONS CONFÉRENCES COURS DE MICROBIOLOGIÉ SÉRIE DE COURS CONGRÈS PROFESSEURS INVITÉS I Technicien el B.C CG, 1 Yechmicien CL.2 2 aides de Laboratoire Il 3 conditionneuses ET D'ENSEIGNEMENT DE L'INST, ET DE BACIERIOLO- GIE Dé LA FAC DE MÉO.I BACTERIOTHEQUE VACCINS - SERUMS I assistant de loboratoire b Technicien CIl.2 4 aides de Lloboratoire CLI 4 aides de Lab ! medecin I vetérinaire 2 gardes-malades 2 poursiers 1 assistant de laboratoire 2 stogioires 2 Techniciens CLL | Technicien er ET DES FERMENTATIONS T'assistont de Laboratoire V aide de Laboratoire CL.| 1 oide (moin-docuvre ) Technicien, \u20acL.2 er MEDECINE PREVENTIVE \u2014 SERVICE DE MEDECINE 1 Chef adjoint de service PREVENTIVE I | prepos£ ou lovage | Technicien 3 ordes de Loborotoire EL! | Contremoitresee B Conditionneuses CONTROLE -CONDITIONNEMENT I et: VIRUS | chef de Laboratoire | veterimoire t garde- -molode , l'ossistont de L I SEROTHERAPIE - ELEVAGE VARIOLE | assistant de laboratoire 1 oide de Laboratoire CLI 4 aides (moun.-doeuvre) 2 Palefreniers.t Sagisins 2 aides de laboratoire CL2 2 gides de Laboratoire CI1 | préposé ou lavage MEDECINE VÉTÉRINAIRE | boursier MICROBIOLOGIE GÉNÉRALE \u2018 ç boursier l'assistant de Laboratoire PRATIQUES t side é Laboratoire CHIMIE 2 7 assistants de Laboratoire [v.FREDETTE B.M4.05c.M.PANISSET DV.| L.FORTÉ BFfh.MSc.J.TASSE M.Sc L SERVICES SCIENTIFIQUES ET TECHNIQUES SERVICES ANAEROBIES MÉDECI ENSEIGNEMENT PRODUCTION RECHERCHES AUXIEIAIRÉS 6 FERMENTATIONS PREV ENTIVE M.PANISSET L.FORTE A.FRAPPIER J.TASSÉ V.FREDETTE A.FRAPPIER MICRO - HEBDO-ACTUALITES DIPHTÉRIE TUBERCULOSE ANAEROBIES MILIEUX DE CULTURE assistant de Laboratoire 1 stogioire SERVICES DE RECHERCHES - SERVICE DES ANAEROBIES ! Technicien \u20acL2 2 aides de Laboratoire CL! 3 oides de Laboratoire Cl.) | Contremoitresse 4 Préposés ou lavage ANIMAUX EN EXPÉRIENCE | Vétérinaire consultont 4 aides (main-d'oeuvre) DESSICCATION Personnel de surintendouce STANDARDISATION DES TECHNIQUES t Préposé ou Lavage UF I chef Sdoint, de service | secrétaire 1 \u2018technicienne | Preposce aux machines statistiques SERVICES ADMINISTRATIFS COMPTABILITÉ & ACHATS.SURINTENDANCE | t surintendant I aide generale | fermier 1 aide fermier ! doctylographe 1 contremaitre 4 aides ( main-d'ocuvr ) | ossistant-tresorier 1 assistant complable | commis QL.3 1 sténo-dactylo.4 commis, CL! | magasinier 0EC \u2018 IC61 JOLTA9] \"JBIHUON \u2014 \"() J TIN'V NILaTIag \u2014 VOYNVO AC HIVOICHN NOINQUI FRAPPIFER: L\u2019INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE Des hommes d\u2019affaires et des professionnels avertis (Louis Dupire, journaliste, Eugène Doucet, industriel, les docteurs Télesphore Parizeau, à ce moment doyen de la Faculté de Médecine, et qui voyait ainsi se concrétiser une de ses idées les plus chères, Edmond Dubé, futur doyen, Georges Préfontaine, professeur à la Faculté des Sciences) à la tête desquels se mit le regretté Armand Dupuis, de la Maison Dupuis Frères, s\u2019intéressèrent au projet soumis par le docteur Armand Frappier et l\u2019Institut fut incorporé en 1938.Or, ce projet constituait la réalisation d'un vœu émis depuis longtemps par le ministre de la Santé, hon.docteur J-H-A.Paquette, du Cabinet provincial, et de son sous-ministre, le docteur Jean Grégoire.L'Institut recut donc en 1938, avec gratitude, un premier octroi de la part du Gouvernement de la province de Québec.Le Ministère provincial de la Santé a, depuis, maintenu sa contribution au développement progressif de l\u2019œuvre, à la fois comme client et comme commanditaire.En 1940, la Société d\u2019Administration de l\u2019Université de Montréal, par une décision de grande largeur de vue et qui ne manquait pas d\u2019audace, attribuait la somme nécessaire à la construction des laboratoires de l\u2019Institut et acceptait la suggestion du Ministère de le loger temporairement dans l\u2019Immeuble de la Montagne.Enfin, au mois de mai 1941, l\u2019Institut prenait possession de ses locaux dans les immeubles de l\u2019Université.De cette collaboration avec l\u2019Université allait sortir, surtout pour le début, des avantages scientifiques et matériels réciproques.Entre temps, l\u2019Institut avait acheté une ferme à Laval-des-Rapides, en bordure de la rivière des Prairies, magnifique endroit sur lequel fut établi l\u2019Annexe, comprenant aujourd\u2019hui des écuries et des laboratoires de sérothérapie pour l\u2019hyperimmunisation des chevaux producteurs des sérums et des antitoxines, des ménageries pour l\u2019élevage des animaux de laboratoire, les laboratoires du vaccin antivariolique, des laboratoires isolés pour l\u2019étude des virus hautement contagieux, des magasins, une maison de logement et un bureau, un club de tennis, ete.L'ORGANISATION DE L'INSTITUT Rôle des instituts de microbiologie et d'hygiène dans le monde.« Lorsque Pasteur put affirmer, le premier mars 1886, l'efficacité des vaccinations antirabiques, l\u2019Académie des Sciences décida d\u2019ouvrir une souscription en France et à l\u2019étranger pour créer à Paris, sous le nom d\u2019'Institut Pasteur, un établissement destiné à assurer le traitement de la rage après morsure et pour permettre au fondateur de la Microbiologie et à ses collaborateurs de poursuivre leurs recherches scientifiques si fécondes dans un cadre moins étroit que le laboratoire de la rue d\u2019Ulm.» 231 « Le premier Institut de Microbiologie, fondé par Pasteur, comprenait des services de recherches, des services d\u2019enseignement et des services pratiques (préparation des vaccins et plus tard des sérums et autres produits biologiques scientifiques reconnus).» « Ainsi avait été créé par le fondateur de la Microbiologie le modèle de tous les instituts sérieux qui, depuis lors, ont été consacrés à cette branche des sciences biologiques et médicales.» «Si l\u2019on établit le bilan de toutes les découvertes qui, avec celles de Pasteur, ont été faites dans ces instituts, on peut aboutir à cette conclusion qu\u2019ils ont contribué et contribuent encore, car il s\u2019y fait continuellement des découvertes, à modifier d\u2019une façon étonnante l\u2019orientation de la médecine et de la vie sociale moderne.» (Nègre).Il est aussi convenable et avantageux que la préparation des produits biologiques soit placée dans une institution scientifique sans but lucratif, comme l\u2019avait voulu Pasteur, tous les profits retournant à la science.La sécurité et la qualité des produits n\u2019y perdent rien.Les savants trouvent là un asile, digne de leur personnalité, où ils exercent leurs talents en toute indépendance.La Charte de l\u2019Institut.L\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène, de par sa Charte, est avant tout une àinstitution de recherches en Microbiologie et en Médecine préventive.La loi de l\u2019Institut lui assigne les buts suivants: a) Etablir des laboratoires et autres services accessoires, aux fins de poursuivre des recherches scientifiques en Microbiologie et en Hygiène; b) Utiliser les dits laboratoires et services à des cours de perfectionnement en Microbiologie et en Hygiène ainsi qu\u2019en Médecine préventive; entraîner et former des experts techniciens en Microbiologie médicale, hygiénique et industrielle ; c) Faire servir exclusivement aux fins de recherches scientifiques en Microbiologie médicale, en Hygiène et en Médecine préventive, toute contribution, souscription, subvention et tout profit résultant de la vente des produits biologiques (vaccins et sérums) fabriqués par le dit Institut.Les services scientifiques et techniques de l'Institut.L\u2019Institut est divisé en six principaux services scientifiques et techniques correspondant à autant de grands chefs d\u2019activité et constituant des entités administratives: Service de Recherches, Services pratiques: (vaccins, sérums) (produits biologiques) Service des Anaérobies et des Fermentations.Service de Médecine préventive.Service d\u2019Enseignement, Services Auxiliaires. 232 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 Le directeur ct les directeurs-adjoints en assurent le fonctionnement.Ces derniers font partie du Conseil Technique dont le rôle est consultatif auprès du Directeur.En référant au tableau hors-texte, on aura une idée immédiate de l\u2019orientation et de l\u2019activité de chaque service.I\u2014La recherche.Le Service de Recherches et celui de Médecine préventive sont placés sous la direction immédiate du Directeur, de même que la bibliothèque.Il est à noter qu\u2019aucun service n\u2019est exempt de la recherche; mais celle-ci se fait en liaison avec le Service de Recherches proprement dit.On obtient ainsi une coordination scientifique et un contrôle administratif efficaces, mais on laisse la plus entière liberté aux chercheurs.À l\u2019Institut, la recherche est dirigée vers un double but: a) recherches fondamentales b) recherches de portée pratique et intéressant la santé publique et la microbiologie économique.La caisse de recherches de l\u2019Institut s\u2019alimente, non seulement à même les profits dont il est question ci-haut, mais également à même des octrois reçus pour des fins déterminées, de la part du Conseil National des Recherches, des ministères et services de santé et de quelques corps publics ou privés intéressés au progrès de la science ou de la santé.Les chercheurs de l\u2019Institut ont choisi trois principaux sujets dans lesquels ils sont restés et font leur marque: la tuberculose expérimentale et la vacei- nation par le BCG, le mécanisme de l\u2019Infection et les facteurs déchainants dans la gangrène gazeuse et autres infections, la biologie des virus et l\u2019épidémiologie des maladies à virus neurotropes.Ils coordonnent spontanément leurs efforts dans ces domaines, formant en réalité trois principales équipes de travailleurs.La liberté de chaque chercheur est respectée du moment qu\u2019il ne sort pas du sujet général.Quotidiennement ont lieu des assemblées scientifiques des chefs, assistants et techniciens de divers services, au cours desquelles sont discutés, par le menu détail et à divers points de vus, les protocoles et les résultats des expériences.Vingt-deux projets de recherches sont présentement en marche à l\u2019Ins- ktut.A \u2014Tuberculose expérimentale \u2014 Vaccination par le BCG.Depuis 1933, les chercheurs de l\u2019Institut (Frappier, Fredette, Forté, Panisset, Guy, Desjardins, Roy, Marois, Podoski, Martineau, Marcil, Painchaud) ont apporté une contribution importante à l\u2019étude expérimentale et épidémiologique de l\u2019immunité et de l\u2019allergie en tuberculose, à celle de la valeur des différentes méthodes de vaccination par le BCG et d\u2019épreuves à la tuberculine; ils ont proposé et mis au point la Cuti-réaction au BCG, simplifiant énormément les épreuves d\u2019allergie pour fins de diagnostic et de vaccination ; enfin, ils ont élaboré et mis à l\u2019essai des plans pratiques d\u2019application, aux diverses collectivités canadiennes, de la vaccination par le BCG.Pendant près de 20 ans, ils représentaient l\u2019un des seuls groupes intéressés au BCG en Amérique.De nombreuses publications, au pays et à l\u2019étranger, des communications devant les congrès nationaux et internationaux, des conférences devant les sociétés scientifiques ou médicales du Canada et de différents pays sur les sujets ci-haut décrits, ont réussi en peu d\u2019années à donner un lustre scientifique appréciable à l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal.B\u2014 Mécanisme de l\u2019infection et les facteurs déchaînants dans la gangrène gazeuse et autres infections.Les travaux du Service des Anaérobies et des Fermentations de l\u2019Institut (Fredette, Frappier, Vinet, Forget) sur l\u2019action d\u2019un facteur déchaînant dans l'infection expérimentale par le bacille perfringens ont suscité un vif intérêt dans le monde scientifique.Cette découverte pourrait peut-être conduire un jour à la vaccination spécifique et efficace contre la gangrène gazeuse, au perfectionnement de la sérothérapie antigangréneuse et à l\u2019explication du mécanisme de certaines infections.L'Institut possède l\u2019un des laboratoires les mieux équipés pour l\u2019étude des microbes anaérobies.On y applique tout particulièrement les techniques de l\u2019école française pour l\u2019isolement, la culture et la détermination de ces agents, techniques dont la sensibilité et le rendement sont insurpassés.Des travaux semblables sont présentement poursuivis à partir d\u2019autres bactéries pathogènes.C Biologie des virus et épidémiologie des maladies à virus neurotropes.Depuis quelques années l\u2019Institut a ouvert un département de recherches sur les virus et ce nouveau laboratoire a rapidement progressé grâce à des subventions du Ministère provincial et du Ministère fédéral de la Santé ainsi que de la Légion Canadienne.On y poursuit (grâce au travail des Lépine, Pavilanis, Frappier, Nantel) une vaste enquête provinciale sur l\u2019épidémiologie de la poliomyélite et des encéphalites; avec des résultats très \u2018intéressants même d\u2019un point de vue fondamental.On a été faire des enquêtes et des prélèvements à cette fin au cours d\u2019épidémies sévissant sur la côte du Labrador, par des froids de 20 degrés F.sous zéro.Dans le même service on poursuit l\u2019investigation des températures mortelles critiques pour les virus neurotropes, en utilisant un appareil mis au point ps rer se FRAPPIER: L'INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE dans les laboratoires de l\u2019Institut et d\u2019une extrême sensibilité.La générosité de la Section du Québec de la Légion Canadienne (Parade of Dimes Fund) a permis récemment l\u2019installation d\u2019un laboratoire de microscopie électronique appliquée à la recherche en virologie et en microbiologie.D Autres recherches.On a aussi mis au point, dans les Services pratiques, ou Service de Production de l\u2019Institut, des méthodes économiques et pratiques de purification des anatoxines diphtérique et tétanique ainsi que des antitoxines (Forté, DeRepentigny, Borduas, Gué- rault).Le laboratoire de la Tuberculose s\u2019est aussi occupé de l\u2019épidémiologie de l\u2019Histoplasmose.Les chercheurs (Guy, Panisset, Frappier, Poirier) ont été les premiers à signaler l\u2019existence au Canada d\u2019un pourcentage assez considérable de sujets humains réagissant à l\u2019histoplasmine.Les résultats des recherches faites à l\u2019Institut ont été publiés dans les journaux suivants: L\u2019Union Médicale du Canada, Canadian Medical Association Journal, Canadian Journal of Public Health, Canadian Journal of Research, la Revue Canadienne de Biologie, les Comptes Rendus de la Société de Biologie (Paris), Canadian Journal of Comparative Medicine, la Revue Trimestrielle, la Revue Médicale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal, la Revue de Pathologie exotique et comparée, Proceedings of the Royal Society of Canada.Les chercheurs de l\u2019Institut ont aussi participé activement aux Congrès internationaux de microbiologie (1939, New-York, 1947, Copenhague), au 4e Congrès International de Malaria et de Maladies tropicales (Washington, 1948), au ler Congrès International du BCG (Paris, 1948), à la première assemblée de l\u2019Organisation Mondiale de la Santé (Genève, 1948), au Congrès International de Pathologie exotique et comparée (Istamboul, 1949), au Congrès de l\u2019Union Internationale de la Tuberculose (Copenhague, 1950).A l\u2019occasion du 12ème anniversaire de sa fondation, l\u2019Institut publie un volume composé des tirés à part des principales publications des dernières années.II.\u2014Les Services pratiques ou Service de Production (vaccins, sérums, produits biologiques).Les laboratoires de production de l\u2019Institut fournissent à la recherche du personnel expert, du matériel abondant et diversifié et des fonds.Les Canadiens y ont trouvé des carrières nouvelles.Voici la liste des principaux produits préparés dans l'Institut (dir-adj.L.Forté) pour les besoins de la Santé publique, sous le numéro 86 de la licence fédérale: Anatoxine diphtérique 233 Anatoxine diphtérique et vaccin anticoquelucheux (associés) D.C.Anatoxine diphtérique, vaccin anticoquelucheux et anatoxine tétanique (associés) D.C.T.Vaccin antityphique Vaccin antipho-Paratyphoïdique À et B \u2014 T.A.B.Vaccin antitypho-Paratyphoïdique A et B \u2014 anatoxine tétanique (associés) \u2014 T.A.B.T.Vaccin antitypho-Paratyphoïdique A et B \u2014 Anatoxines tétanique et diphtérique (associés) T.A.B.T.D.Antitoxine diphtérique Virus vaccinal Anatoxine diphtérique précipitée par l\u2019alun (toxoïde diphtérique à l\u2019alun) Toxine diphtérique pour Epreuves de Schick avec contrôle Vaccin anticoquelucheux Vaccins bactériens divers Antitoxine tétanique Anatoxine tétanique Vaccin B.C.G.BCG pour Cuti-réaction.Les profits dérivés de la vente de ces produits permettent à l\u2019Institut de soutenir les frais généraux entraînés par les recherches et aussi une bonne partie des frais spéciaux.Le Service du BCG.Il est intéressant de rappeler que, dès 1925, lc Conseil National des Recherches du Canada créait un Comité de recherches sur la tuberculose et le BCG et confiait à l\u2019Université de Montréal la tâche de préparer le BCG et d\u2019étudier son innocuité et son efficacité, tant expérimentale que clinique.Le docteur Petit, de l\u2019Institut Pasteur de Paris, avait apporté la première souche de BCG à l\u2019Université de Montréal en 1926.En 1932, le docteur Armand Frappier avait assumé la responsabilité du Service du BCG à la Faculté de Médecine.Jusqu\u2019en 1938, le Conseil National des Recherches (à partir de 1934) et la Faculté de Médecine (depuis 1926) ont contribué aux frais de la préparation du BCG.Mais en 1938, l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal, nouvellement fondé, absorba le Service du BCG.Généreusement soutenu par le Ministère de la Santé de la province de Québec, ces laboratoires furent réorganisés et ont, depuis, progressé jusqu\u2019au plus haut point.Le Service du BCG a fourni ce vaccin depuis 1926 aux chercheurs et aux médecins du Canada désireux de l\u2019étudier ou de l\u2019employer, en particulier pour les recherches du professeur J-A.Baudouin, de la Faculté de Médecine, qui fut.en 1926, l\u2019initiateur au Canada, et en Amérique, de la vaccination par voie buccale au moyen du BCG chez les nouveau- 234 nés issus de familles tuberculeuses; dc 1933 à 1938 pour les beaux travaux du docteur R.G.Ferguson, de Saskatchewan, qui a employé lu voie intradermique chez les enfants et les adultes.Jusqu\u2019à tout dernièrement, le Service du BCG de l\u2019Institut était encore le seul au Canada et en Amérique du Nord à préparer le BCG sur une échelle industrielle ct à le délivrer jusqu\u2019aux confins du pays, de Terre-Neuve à la Colombie-Britannique et même, pendant un certain temps, jusqu\u2019en Australie.Il s\u2019agit là de véritables prodiges d\u2019organisation puisque le BCG n\u2019a qu\u2019une durée d\u2019utilisation de 10 jours et, devant l'impossibilité de constituer des stocks, il faut le distribuer quotidiennement à une multiplicité d\u2019endroits, IN où on l\u2019emploie immédiatement.Le Service du BCG comprend les laboratoires de préparation du vaccin, parmi les mieux aménagés et isolés qui soient, les sections de l'expédition et des renseignements, le Fichier du BCG de la province de Québec, où est tenu à date le dossier de chacun des sujets vaccinés, enfin les laboratoires de recherches qui sont compris dans la Section de Tuberculose expérimentale.Cette dernière section est tout à fait éloignée et son personnel n\u2019a rien à voir dans les laboratoires du BCG.I.c personnel est radiographié périodiquement, les laboratoires et les étuves sont sous clefs et la technique est invariable et rigoureusement contrôlée.En 1949, l\u2019Institut a délivré suffisamment de BCG pour vacciner plus de 60 000 personnes.III \u2014Œuvres sociales de Médecine préventive.L'Institut a fait de la vaccination contre la tuberculose une œuvre à laquelle il attache une extrême importance.Le Service du BCG est en relation avec les Services de Santé ct les laboratoires de BCG de nombreux pays.Le Service du BCG est aussi en relations très étroites avec les Ministères fédéral et provinciaux de la Santé, les ligues antituberculeuses, les hôpitaux et sanatoriums du Canada.L'Université de Montréal a donc été la première institution de l'Amérique du Nord à s'engager dans l\u2019étude et l\u2019application de la vaccination humaine par le BCG.Le Service du BCG de l\u2019Institut agit comme centre de renseignements sur ce vaccin pour tout le pays.Ce Service a été chargé d\u2019organiser et de contrôler la vaccination par le BCG dans les Unités sanitaires de la province de Québec et chez les Indiens de l'Est du Canada et de tenir le Fichier à cet effet (Frappier, Guy, Desjardins et Roy).Dans ce Fichier central sont consignés les noms et le dossier de chaque sujet vacciné par le BCG depuis 1926, pour la province de Québec.Il s\u2019y trouve environ 250 000 fiches dont le nombre a augmenté à raison de 40 000 dans la seule année 1949.C\u2019est grâce aux efforts du Service du BCG de l\u2019Institut, que la vaccination L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 contre la tuberculose s\u2019est développée dans la Province et même dans tout le pays.C\u2019est une œuvre sociale dont l\u2019Institut est fier et qui à elle seule suffirait pour justifier son existence.L'Institut a aussi offert pendant la guerre, gratuitement, au Gouvernement du Canada, des locaux spacieux et l\u2019expérience de son personnel technique pour l'installation d\u2019un centre de séparation et de dessication du sérum normal humain pour l\u2019est du Canada.Ce fut l\u2019une des plus belles contributions de la province de Québec à l\u2019effort de guerre.Des di- zaïnes de milliers de bouteilles de sérum fourni par la Croix-Rouge et desséché à l\u2019Institut ont été expédiées sur les champs de bataille européens et asiatiques ou dans les hôpitaux du Canada.Le personnel de l\u2019Institut (dir.-adj.J.Tassé) a accompli pendant cette période des prodiges de calcul et de production.Ce service de dessiccation fonctionne en temps de paix en collaboration avec la Croix-Rouge et, pour la dessiccation de la pénicilline et de la streptomycine, en collaboration avec certaines industries pharmaceutiques.On l\u2019utilise également pour dessécher certains produits biologiques, tels que les vaccins contre la brucellose, le BCG.etc.L\u2019Institut et son personnel font aussi œuvre de médecine préventive en collaborant très étroitement avec les institutions publiques et privées de santé, y compris les hôpitaux qui ont recours à l\u2019Institut pour certaines directives techniques et pour la formation professionnelle de certaines catégories de personnel.IV \u2014L\u2019Enseignement.a) Enseignement de la Bactériologie et de la M?- crobiologie scolaires dans les Facultés de médecine et d'Hygiène \u2014 Collaboration de l\u2019Institut.A l\u2019Université de Montréal, l\u2019enseignement de la Bactériologie aux élèves de Médecine, de Chirurgie dentaire, des Sciences, de Pharmacie, et de Diététique, est centralisé dans le département de Bactériologie de la Faculté de Médecine; l\u2019enseignement de la Microbiologie appliquée à l\u2019Hygiène (Prof.Maurice Panisset), (Bactériologie, Parasitologie, Entomologie, Immunologie, Virologie) se fait dans le même département, mais relève d\u2019un budget autonome.L\u2019Institut participe et collabore à ces enseignements en offrant des professeurs, des techniciens et des démonstrateurs expérimentés, toujours sur place pour le service des élèves et en préparant des fournitures d\u2019enseignement variées et abondantes.Les élèves désireux d\u2019obtenir les titres de certificat, de maîtrise ou de doctorat.trouvent dans l\u2019Institut un centre d\u2019étude idéal et des facilités de travail considérables: environ 20 chefs de service, professeurs invités ou chefs de laboratoire spécialisés et un personnel de plus de 125 assistants, techniciens FRAPPIER: L\u2019INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE ou aides; 30 000 pieds carrés de laboratoires comprenant plusieurs petites unités de recherches, des salles d\u2019études et une bibliothèque recevant plus de 100 revues de microbiologie ou de science connexes et contenant les plus récents traités, sans compter une section de plusieurs milliers de tirés à part; enfin une bactériothèque, un équipement et un outillage modernes, du précieux matériel, comme les toxines et les antitoxines, etc.Les diplômes sont conférés par les facultés intéressées.b) Enseignement propre de l\u2019Institut \u2014 Microbiologie appliquée \u2014 Médecine préventive.L\u2019Institut forme des techniciens de laboratoire.L'Institut, seul ou en collaboration avec l\u2019Ecole d'Hygiène, organise chaque année (dir-adj.Prof.M.Panisset) des séries de leçons magistrales dans des domaines de grande spécialisation.En voici quelques exemples: Les virus: biologie \u2014 15 leçons; épidémiologie \u2014 15 leçons.Dr Pierre Lépine, Institut Pasteur de Paris.L\u2019immunité: données modernes \u2014 15 leçons.Dr Pierre Lépine.Les rickettsies \u2014 6 leçons.Dr Pierre Lépine.Le BCG et la tuberculose expérimentale \u2014 20 leçons.Dr Léoponld Nègre.Institut Pasteur de Paris.La nutrition \u2014 20 leçons.Dr H.Simonnet, Institut Agronomique (Paris), Ecole d\u2019Alfort.France.La nutrition et l\u2019immunité \u2014 2 lecons.Dr H.Simonnet.La nutrition et la carie dentaire \u2014 6 leçons.Dr H.Simonnet.Les anaérobies \u2014 20 leçons.Dr A.R.Prévot, Institut Pasteur de Paris.L\u2019épidémiologie des maladies infectieuses 20 leçons.Dr Roger Sohier, Université de Lyon, France.Les mycobactéries \u2014 6 leçons.Dr Guiseppe Penso, Ist.Sup.di sanita, Rome.L'Institut a réuni quelques-unes de ces séries de leçons en volumes pour ses élèves et ceux de l\u2019Ecole d'Hygiène.De plus, des conférences par des spécialistes de grande réputation ont lieu régulièrement à l\u2019Institut pendant l\u2019année scolaire.En voici quelques titres: Les lipo-polysaccharides du B.tuberculeux.(Mlle Nine Choucroun, de New-York, 1950).Les acides nucléiques des bactéries.(Boivin, de Strasbourg, 1947).Les polysaccharides dans l\u2019immunité.(Heidelberger, de New-York, 1949).La disparition des bacilles tuberculeux dans la primo-infection chez l\u2019homme.(R.Kourilsky, de Paris, 1950).Nouveautés en Microscopie électronique.(Wyckof, de Philadelphie, 1950).Il nous a paru intéressant de donner la liste des savants, en outre de ceux que nous avons cités, qui, ces dernières années, ont honoré l'Institut de leur enseignement: le docteur P.Boquet, de l\u2019Institut Pasteur de Paris; les docteurs Justin Besançon, C.Béclère, de la Faculté de médecine de Paris; le docteur O.Bier, directeur de l\u2019Institut de Butantan du Brésil; les docteurs P.Giroud et R.Latarget, de l\u2019Institut Pasteur de Paris; le docteur H.Olivier, de la Faculté de médecine de Dijon; madame Poinsot-Chapuis, vice- présidente de l\u2019Assemblée Nationale de France; les docteurs E.J.D.Murray, R.L.Denton et M.O.Denstedt, de l\u2019Université McGill; le docteur E.Morin, de l\u2019Université Laval; MM.J.Gibbard, Ph.D., et B.LaSalle, M.V., du Laboratoire d'Hygiène du Canada; le docteur Mitchell, du Laboratoire de recherches vétérinaires du Gouvernement fédéral ; les docteurs P.Masson, L-C.Simard, Arthur Gagnon et A.Bertrand, de la Faculté de médecine de l\u2019Univ.de Montréal; MM.Roger Barré, DSc., et Ls-P.Bouthillier, D.Sc., de la Faculté des Sciences de I'Univ.de Montréal; M.Paul Genest, M.V.du Laboratoire de recherches vétérinaires de la province de Québec, sans compter les membres du personnel scientifique de l\u2019Institut.Par ses publications, par l\u2019organisation de cours spéciaux de vulgarisation et par l\u2019envoi de conférenciers dans les principaux centres de la Province et du pays, l\u2019Institut a secondé les efforts des services de santé, surtout dans la lutte contre la tuberculose, contre la diphtérie et la coqueluche.Ces conférenciers ont renseigné le personnel médical, hygiéniste ou hospitalier sur la technique des transfusions sanguines, l\u2019usage du sérum humain, de la pénicilline, l\u2019emploi de la tuberculine, du BCG, des divers vaccins et sérums et des réactions qui peuvent suivre leur administration.En 1949, notre personnel a ainsi prononcé plus de 50 conférences, non seulement dans Québec, mais dans d\u2019autres provinces.c) Micro-Hebdo-Actualités (dir-adj.prof.M.Panis- set) \u2014 \u201cSeminars\u201d (Prof.J.Gilbert).Chaque mercredi de l\u2019année scolaire, de 5 heures à 6 heures, sous la présidence du Directeur, l\u2019Institut réunit son personnel scientifique auquel se joignent des visiteurs d\u2019autres facultés ou d\u2019institutions de l\u2019extérieur: c\u2019est l\u2019heure des Micro-Hebdo- Actualités.Le conférencier fait un exposé de 20 à 30 minutes sur un sujet bibliographique, ou encore un sujet d\u2019études personnelles.La discussion suit.Plusieurs travaux présentés à ces Micro-Hebdo- Actualités ont été publiés sous forme de revues ou de mémoires.Des savants bien connus n\u2019ont pas 236 dédaigné apparaître à cette tribune (réf.liste précédente).Le jeudi, à la même heure, a lieu le \u201cSeminar\u2019 des élèves et des professeurs de l\u2019Ecole d\u2019Hygiène, présidé par le Doyen.Cette réunion a un caractère plus didactique.Un bon nombre des travaux présentés là par les élèves ont une réelle valeur., d) Enseignement de l\u2019Hygiène publique.N\u2019eût-il pas existé qu\u2019il aurait fallu créer l\u2019Institut avant de songer à organiser dans Québec l\u2019enseignement spécialisé de l\u2019'Hygiène publique et de la Médecine préventive.Le matériel, le personnel et la caisse de recherches qu\u2019offre un Institut de ce genre constituent une mise de fonds appréciable et un cadre tout fait pour une école d\u2019hygiène.L'Institut a d\u2019ailleurs largement contribué à la fondation de l\u2019Ecole d'Hygiène de l\u2019Université de Montréal à laquelle il est étroitement lié et avec laquelle il collabore pour l\u2019enseignement de la microbiologie et la recherche.Les candidats au diplôme en Hygiène publique trouvent dans l\u2019Institut un foyer de travail agréable et une pépinière de sujets d\u2019études.V.\u2014 Services auxiliaires.Les Services auxiliaires (dir-adj.Jean assé) comprennent les laboratoires de préparation des milieux de culture, les laboratoires de stérilisation, de lavage, les salles d\u2019animaux en expérience, du conditionnement, de la mise en ampoules, ete.L\u2019organisation des Services auxiliaires est ordonnée en fonction des grands services de l\u2019Institut.On cherche à donner aux techniques et à l\u2019équipement la plus grande uniformité possible.Le contrôle de la stérilisation en particulier est d\u2019une telle perfection qu\u2019il est physiquement impossible de ne pas déceler à temps toute erreur ou omission.L\u2019équipement de l\u2019Institut ne laisse rien à désirer.Il est le plus moderne et de la meilleure qualité.VI.\u2014 Les services administratifs.Surintendance, Achats et Comptabilité.Ces services sont depuis le début de l\u2019Institut sous la direction de M.Rosaire Hudon, assistant-trésorier, assisté de M.Roland Roy et M.Jean-Louis Pelletier.L'Institut fonctionne sur une base budgétaire.Le directeur soumet le budget annuel au Conseil d\u2019Administration qui l\u2019approuve avec ou sans modifications.Ensuite, le directeur administre le budget.Le système de comptabilité établi à l\u2019Institut permet au directeur et aux administrateurs de connaître mensuellement l\u2019état des dépenses, des revenus ct des engagements.LA DIRECTION Le cabinet du directeur se compose de plusieurs secrétaires et sténo-dactylographes.Le directeur est L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutertn A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 en contact permanent avec son personnel et sa tâche est organisée de façon à ce qu\u2019il apporte une direction et un contrôle immédiats et permanents à la recherche.L'Assemblée et le Conseil d\u2019Administration.À la fondation de l\u2019Institut de Microbiologie et d'Hygiène de Montréal en 1938, l\u2019Assemblée n\u2019était composée que de huit membres qui siégeaient tous au Conseil d\u2019Administration: le regretté Armand Dupuis, ing.p., président, qui était à ce moment secrétaire de la maison Dupuis Frères, M.le docteur 'Télesphore Parizeau, à ce moment doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, M.le docteur Georges Préfontaine, professeur à la Faculté des Sciences, M.le docteur Armand Frappier, professeur à la Faculté de Médecine de la même université, ainsi que MM.les docteurs Edmond Dubé et Albert LeSage, devenus doyens par la suite, et Gaston Gosselin, professeur à la Faculté de médecine, MM.Louis Dupire journaliste, et Eugène Doucet, imprimeur.Bientôt, l\u2019Institut nommait un Président d'honneur dans la personne de l\u2019hon.J-H.-A.Paquette, ministre de la Santé de la province de Québec, tandis que MM.les docteurs Jean Grégoire, sous-ministre de la Santé à Québec, et Adélard Groulx, directeur du Service de Santé de Montréal, devenaient membres actifs de la corporation.La tâche de ces fondateurs a consisté à obtenir de la part du Gouvernement provincial les subsides initiaux pour équiper les laboratoires de l\u2019Institut, assurer la mise en marche de la Section industrielle, et une source de revenus à l\u2019Institut naissant, et définir ses rapports avec l\u2019Université.L'installation de l\u2019Institut, en 1941, dans les immeubles de l\u2019Université, à la Montagne, fut considérée comme le signal, longtemps expiré, de leur prochain parachèvement et de la rentrée au port universitaire de ce vaisseau géant abandonné toute une décade au gré des tempêtes financières.Nous avons vu, en 1942, qu\u2019une loi spéciale de la Législature provinciale rattachait l\u2019Institut à l\u2019Université de Montréal.Il prenait le nom d\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal.L\u2019assemblée de l\u2019Institut se composait alors de 15 membres: MM.Louis Casaubon, le regretté Armand Dupuis, les docteurs Edmond Dubé, Jean Grégoire, Adélard Groulx, Albert LeSage, Télesphore Parizeau, Georges Préfontaine, Armand Frappier, l\u2019hon.Wilfrid Gagnon, MM.Paul Huot.le regretté Alban Janin, le regretté A.J.Laurence, Me René Morin, et le regretté Hervé Prévost.Le Conseil d\u2019Administration se composait alors de MM.Alban Janin, président, René Morin, n.p., vice-président, Hervé Prévost, vice-président, Louis Casau- bon et Paul Huot, respectivement trésorier et \u2018secrétaire.La tâche de ce Conseil d\u2019Administration FRAPPIER: L'INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE fut considérable.Au milieu des circonstances difficiles de la guerre, il réussit à obtenir des fonds de capital pour assurer le progrès rapide de l\u2019Institut et organiser son effort de guerre et particulièrement le Service de dessiccation de sérum normal humain pour les Forces armées.Par suite de décès et de démissions, trois nouveaux membres furent nommés dernièrement, dont M.le docteur Donatien Marion, qui est aussi membre du Conseil des gouverneurs de l\u2019Université, l\u2019honorable Edouard Asselin, cr président du Conseil législatif de la province de Québec, qui devint président du Conseil d\u2019Administration de l\u2019Institut, et M.Eugène Doucet, devenu vice-président conjointement avec Me René Morin.Les docteurs Albert LeSage et Georges Préfontaine revinrent au Conseil comme trésorier et secrétaire.Sous l\u2019habile direction de ces hautes personnalités, l\u2019Institut a fait des pas de géant.Son budget a dépassé le demi-million.C\u2019est la recherche, tout particulièrement, qu\u2019on a développée ces dernières années, alors que la section industrielle était désormais organisée et la vie elle-même de l\u2019Institut fondamentalement assurée.On ne saurait trop insister sur le fait que les succès rapides de l\u2019Institut sont dus en grande partie à l\u2019habileté et au dévouement de ses administrateurs et à la confiance qu\u2019ils ont bien voulu accorder au directeur et à son personnel scientifique.Parmi les questions de plus en plus nombreuses soumises au Conseil d\u2019Administration, la principale est maintenant celle des locaux.L'Institut est devenu trop à l\u2019étroit dans ses laboratoires actuels qui ne lui avaient été assignés que temporairement.Au surplus, il doit livrer la place à l\u2019Hôpital Universitaire.En effet, il est pris comme dans une souricière : toute sortie et toute extension lui sont impossibles.Et cependant, les occasions qu\u2019il a de rendre de nouveaux services à la Santé publique se multiplient quotidiennement.Le manque d\u2019espace menace d\u2019ar- 237 rêter cet élan.Un plan de construction est à l\u2019étude.En attendant, l\u2019administration et la direction em- ploieht des palliatifs coûteux et de moins en moins efficaces, en vue de remédier à ce manque d\u2019espace qui devient aigu de jour en jour.Ce sera la tâche considérable du Conseil d\u2019Administration que d\u2019installer l\u2019Institut dans de nouveaux laboratoires encore plus modernes et d\u2019apporter ainsi une nouvelle contribution à son progrès.Parvenu à l\u2019âge adulte, l\u2019Institut mérite qu\u2019on le loge dans des laboratoires bien à lui et construits en vue de ses propres besoins, qui diffèrent sensiblement de ceux de l\u2019Université.De toute évidence, la liaison avec cette dernière demeurera, non seulement sentimentale, mais matérielle, les laboratoires de l\u2019Institut étant construits à proximité.Conclusions.Il règne à l\u2019Institut une activité débordante.On y procède continuellement à la réalisation de nouveaux projets.La recherche prend de plus en plus d\u2019importance dans la vie des nations et le rôle de la microbiologie est de plus en plus étendu en hygiène, en médecine préventive et curative, et malheureusement aussi, dans la guerre bactérienne, de sorte que l\u2019étude de cette science est essentielle non seulement au bien-être et à la santé mais également à la sécurité nationale.L'Institut est vraiment venu à son heure et se sent capable de rendre de grands\u2019 services de ce côté au Canada et à la province de Québec.D'autre part, le grand nombre de visiteurs, profanes ou savants, qui, depuis ces dernières années, ont apposé leur signature dans le Livre d\u2019Or de l\u2019Inst:tut, est un témoignage de l\u2019intérêt qu\u2019il suscite au Canada et à l\u2019étranger.Il est à souhaiter que l\u2019Institut s\u2019installe bientôt dans des locaux bien à lui, plus spacieux, plus adaptés à ses fins, quoique pratiquement reliés à l\u2019Université, et surtout plus extensibles.Le Canada, et en particulier le Canada français, continue l\u2019œuvre de Pasteur.L\u2019avenir est séduisant. EN DEVOIR' POURQUOI TOUT CE FRACAS À PROPOS DE RELATIONS PUBLIQUES ?Nombreux sont les meneurs d\u2019hommes qui ne croient pas à la nécessité de promouvoir de bonnes relations avec le public dans leurs affaires ou leur profession.Les médecins ne forment pas d'exception à cette règle et beaucoup d\u2019entre eux voient ces relations d\u2019un mauvais œil.Sans doute reconnaissent-ils désirable que l\u2019opinion publique leur soit favorable, mais ils n\u2019estiment pas qu\u2019il y ait besoin de la solliciter.Ils disent: « Plus que toute autre peut-être, notre profession travaille dans l\u2019in- térét public.Le public, lui, sait cela.C\u2019est pourquoi il a une bonne opinion du médecin, il ne saurait en être autrement.» À première vue, cette attitude paraît logique.Mais considérons-la avec attention.L\u2019opinion publique sur la profession médicale repose sur deux propositions: la profession s\u2019acquitte bien de sa tâche, et le public est tenu au courant de cela.Si tel est le cas, il n\u2019y a rien d\u2019étonnant à ce que l\u2019opinion publique soit favorable à la profession.Mais ces deux propositions sont-elles vraies?LE RENDEMENT DU MÉDECIN Tout ce qu\u2019on exigeait naguère des médecins était qu\u2019ils fussent de bons praticiens.Traitaient-ils leurs patients avec compétence et humanité, qu\u2019ils jouissaient de l\u2019estime de leurs concitoyens; c\u2019est pourquoi la profession, tout à son devoir, avait alors une réputation des plus enviables.Mais il ne suffit 1.Jusqu'ici, En Devoir était publié et distribué à la profession médicale chaque mois sous forme d\u2019un feuillet.Ce feuillet ne sera plus distribué.D\u2019autre part.on désire continuer la parution mensuelle de ce texte qui traite d\u2019intérêts professionnels et d\u2019économie médicale.On nous a demandé de le publier pour le bénéfice des médecins de langue française.Nous avons accédé à cette équitable demande.Aussi, nous refusons-nous tout mérite et toute responsabilité dans la composition de cette matière et dans l\u2019énoncé des idées émises qui n\u2019ont d\u2019autre but que l\u2019instruction et l\u2019édification de la profession.plus, de nos jours, d\u2019être un praticien compétent.Des courants sociologiques, politiques et économiques ont emporté la profession dans des mers plus vastes et plus turbulentes.On juge maintenant ses actes d\u2019un autre point de vue: la conduite professionnelle et les relations du médecin dans la communauté \u2014 l\u2019entre-croisement complexe de toutes les influences sociologiques, politiques et économiques qui sont de nos jours en jeu dans la vie moderne.La profession est-elle à la hauteur de cette situation ?I.\u2014 CONDUITE PROFESSIONNELLE Comme elle l\u2019a longtemps été au Canada, la 1éputation du médecin se maintient haute, qu\u2019il s\u2019agisse du chercheur ou du praticien.Mais elle n\u2019est pas encore assez haute.Plus le public se fera une conception élevée du médecin, plus elle exigera de lui.Noblesse oblige et les meneurs se doivent de s\u2019améliorer sans cesse.C\u2019est là la responsabilité de toute véritable « profession ».Il importe aux médecins non seulement de maintenir, mais de rehausser davantage leur niveau spirituel, puis d'appliquer des sanctions à ceux des leurs qui dérogeraient à l\u2019honneur professionnel.Ainsi qu\u2019un rédacteur américain disait récemment: « Le public tient les médecins en si haute estime qu\u2019ils ne peuvent se permettre d\u2019accorder leur protection à l\u2019individu qui dévierait du droit chemin.» 11.\u2014 RELATIONS AVEC LA COMMUNAUTÉ Le médecin ne peut plus désormais se borner à suivie le phare de la science.Bien qu\u2019elles aient été fatalement inspirées par la politique, les premières approches dans le domaine des relations publiques, telles que les grandes réalisations de la santé publique.étaient le prolongement naturel des progrès de la science.Mais aujourd\u2019hui, la médecine est dans le domaine politique, et ce n\u2019est pas la science qui l\u2019y a conduit.Elle peut ne pas ¥ v 0 EN DEVOIR goûter cette entrée dans la sphère publique, mais la politique a braqué sur elle ses projecteurs et entend bien les y laisser.La médecine doit apprendre son nouveau rôle \u2014 et sans tarder.C\u2019est le public qui s\u2019est chargé de lui donner.Il ne sert à rien d\u2019en blâmer les politiciens \u2014 ils ne sont que l\u2019instrument du public.Car c\u2019est fondamentalement le désir du public de s\u2019assurer des soins médicaux sur une plus haute échelle.Ce désir est réel et il doit être satisfait.Ce nouveau rôle présente à la profession une magnifique occasion.En garantissant ces soins médicaux, elle prend un poste de commande qui grandit son renom; refuse-t-elle, au contraire, de satisfaire à ce besoin, c\u2019est le gouvernement qui s\u2019en chargera, au détriment de la grandeur et du bon renom de la profession.La profession, dans son ensemble, fait face à la situation.Elle a répondu aux besoins du publie, grâce à des soins médicaux émis sous les auspices de la profession elle-même.Ou plutôt, elle a rendu réalisable la réponse à ce besoin.Personne n\u2019est en mesure d\u2019affirmer cependant que les plans, tels quels, ont comblé toutes les lacunes.Pour atteindre cet objectif, il est nécessaire que les médecins, individuellement, prêtent davantage leur appui, qu\u2019il y ait une participation plus active des patients et une sélection moindre des cas.Seul, l\u2019effort individuel des médecins et leur encouragement obtiendront ce résultat.Les plans de soins médicaux payés d\u2019avance ne sont qu\u2019un des aspects du nouveau rôle de la profession, bien que le plus important peut- être.Le vaste domaine des relations publiques relève maintenant de chaque médecin.C\u2019est par là, aussi bien que par son art et sa science, qu\u2019il atteindra les sommets de sa profession.UN PUBLIC INFORMÉ Il est illusoire et vain que les médecins fassent quoi que ce soit pour remplir leurs nouvelles obligations, si le public n\u2019est pas informé, car c\u2019est lui qui juge, en dernier ressort, les actes de la profession.Il importe done 239 qu\u2019il ait tous les renseignements aussi véridiques que possible.Le but du programme des relations de la profession médicale avec le public, devrait être de fournir, à ce dernier, les faits, tous les faits, en sorte qu\u2019il lui soit possible, ainsi qu\u2019aux législateurs, de rendre de sains jugements.La médecine n\u2019a rien à cacher, mais donner l\u2019impression de cacher quelque chose ne servirait qu\u2019à éveiller les soupçons.Dans le premier numéro de \u201cEN DEVOIR\u201d, nous citions l\u2019opinion d\u2019un rédacteur canadien; elle vaut d\u2019être répétée: « Les malentendus incitent à la crainte.Et la craînte engendre le ressentiment, un luxe que ne peut se payer aucune profession \u2014 car trop de gens s\u2019empresseront de le faire servir à leurs propres fins, une meilleure compréhension des médecins, pris individuellement ou en groupe, serait un bienfait.II importe que les médecins assouplissent leurs relations avec le public.» La base de bonnes relations est simple \u2014 besogne bien faite et mise du public au courant.Peu facile à atteindre, ce double objectif exige une grande vigilance de la part des médecins et des sociétés médicales pour ne pas porter atteinte au bon renom de la profession et s'assurer de la compréhension d\u2019un public.Si les médecins canadiens font confiance au public, celui-ci leur accordera confiance à son tour.LICENCE DU GOUVERNEMENT Le gouvernement de l\u2019Alberta s\u2019est proposé d\u2019enlever aux sociétés professionnelles le pouvoir d\u2019octroyer des licences aux professions telles que la médecine et le droit.Une raison invoqué pour cela est à l\u2019effet que les sociétés se sont montrées peu empressées d\u2019accorder des licences à des Européens qualifiés.On a raison de croire que dans la plupart des provinces on a étudié à leur mérite réel les requêtes provenant des médecins européens.Les examinateurs ont été consciencieux et soucieux de la protection du public. 240 Mais à moins que celui-ci ne sache bien que de tels examens ont pour but sa protection et non l\u2019intérêt de la profession, il est possible que d\u2019autres provinces suivent l\u2019exemple de l\u2019Alberta.Les sociétés professionnelles opèrent, ou devraient opérer dans l\u2019intérêt du public, et par conséquent celui-ci a le droit de savoir ce qu\u2019elles font, sinon il aura tendance à porter de faux jugements.Le temps est depuis longtemps révolu ou les professions n\u2019étaient responsables qu\u2019envers elles-mémes.LES SERVICES D\u2019APPELS TÉLÉPHONIQUES D\u2019URGENCE En décembre, à Cleveland, un représentant de la C.M.A.assistait à la troisième conférence annuelle de l\u2019« American Medical Association » sur les relations médicales publiques.La note dominante de la conférence donna sur les activités locales de comté dans ce domaine.Il n\u2019y a rien de bien mystérieux dans toute cette affaire, a-t-on dit, il est tout bonnement question de servir le public, à partir de la création de comités des griefs jusqu\u2019aux services téléphoniques d\u2019urgence.Ces services rencontrent un besoin essentiel tant par lui-même que pour les bonnes relations avec le public.Pour couronner de succès un tel service, l'impartialité et l\u2019efficacité mises à part, il importe surtout que le numéro d\u2019appel soit bien connu du public.A cette fin, la plupart des services utilisent régulièrement les annonces dans les journaux et à la radio.Un double but est ainsi atteint, pense-t-on.Ces annonces font bien connaître le numéro, mais ce qui est plus important encore, elles signifient au L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenin AMLEFC.\u2014 Montréal, février 1951 public qu\u2019il lui est loisible de se prévaloir des soins médicaux d\u2019urgence dans le plus bref délai possible.Tours p\u2019Ivoire ?A la conférence de Cleveland des critiques nombreuses furent entendues, venant aussi bien de profanes que de médecins.Voici quelques-uns de ces commentaires: « Les médecins sont astreints à un autre devoir que celui de procurer des soins médicaux à leurs malades.» « Les médecins sont trop distants et non informés des courants modernes de l\u2019idéologie sociale.» « Il y a trop de fausse dignité dans la profession.» « L\u2019attitude distante de la médecine est une source de grands ennuis.» « Il nous faut apprendre à coopérer avec les groupements profanes et les consulter davantage.» «Les médecins jouissent de privilèges spé- claux et ils doivent aussi réaliser qu\u2019ils ont des obligations spéciales.» «Les médecins considèrent comme une ingérence indue la discussion de questions médicales par les profanes.Cette attitude n\u2019a plus de raison d\u2019être.» «Trop souvent les médecins sont accusés de protéger leurs confrères manquant de compétence et d\u2019honnêteté.» « Nous devons faire confiance au peuple et lui montrer que nous n\u2019avons rien à cacher.» « Descendez de vos tours d\u2019ivoire.» MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES MÉDICATIONS RÉCENTES DE CONTRÔLE DE LA TRANSPIRATION ODORANTE ET DE L\u2019HYPERIDROSE Roma AMYOT.La transpiration est un phénomène normal.La sueur peut être jugée comme un liquide d\u2019élimination de substances plus ou moins toxiques et les glandes sudorales comme de multiples reins minuscules disséminés dans le tégument, d\u2019où l\u2019odeur forte de la sueur, qui forme la partie la plus importante de l\u2019odeur corporelle.Cette odeur est chez certains plus pénétrante et intolérable; chez d\u2019autres, la sueur est franchement pathologique par son caractère d\u2019abondance.Quoi qu\u2019il en soit, l\u2019odeur de la sueur est pour certaines personnes et surtout chez les femmes une entrave à la détente et au bien- être moral dans les relations sociales; un certain nombre en sont à ce point gênées qu\u2019elles en subissent un sentiment d\u2019humiliation, de honte même et qu\u2019elles se privent des plaisirs de société les plus utiles à un bon équilibre affectif.Chez d\u2019autres sujets, le plus souvent hyperémotifs, en tout cas neurotoniques, l\u2019hy- peridrose plus particulièrement des extrémités, est à ce point extrême qu\u2019elle constitue une infirmité indéniable et que la sueur à certains moments dégouline littéralement des mains et des pieds.C\u2019est dans de tels cas, irréductibles à des médications topiques (poudres contenant bismuth et acide tannique, so- _lution de permanganate de potasse, de formol) qu\u2019on recourt à une sympathectomie qui abolit complètement toute sécrétion sudorale et crée des ennuis indubitablement moins intolérables, mais quand même réels par la sécheresse permanente et totale.Récemment deux constatations semblent pouvoir être d\u2019une utilité appréciable contre ces phénomènes peut-être d\u2019ordre mineur, mais de conséquence à répercussion pénible sur le bon équilibre émotionnel de l\u2019individu hyperhydrotique.pe 5 ok Depuis une trentaine d\u2019années, on se préoccupe de la composition chimique de la chlorophylle et de ses propriétés médicinales.Plus particulièrement de 1922 à 1930, Emil Buergi expérimenta l\u2019action de la porphyrine sur la stimulation de la culture des tissus et sur ses effets proprement thérapeutiques.Westcott!, d\u2019autre part, étudia l\u2019activité hé- matopoiétique de la chlorophylle sur les animaux et l'homme.C\u2019est au cours de ces recherches qu\u2019il découvrit fortuitement son pouvoir désodorisant.Il constata en effet que la vitamine B1 et certains éléments qui rendent Purine odorante perdaient, par l\u2019effet de la chlorophylle ingérée, ce caractère odoriférant.Fort de cette observation, Westcott mêla une solution très odorante par son contenu un ben- zyl de mercaptan qui a l\u2019odeur de l\u2019urine de putois, à une préparation liquide de chlorophylle et s\u2019aperçut que le mélange devenait inodore.Puis, il fit ingérer de la chlorophylle à la dose de 65 à 200 mg.le matin à différents groupes de volontaires et le résultat fut que lPodeur de la sueur disparaissait dans 90% des cas environ.Il en vint à la conclusion qu\u2019une dose de 100 mg.ingérée le matin produit son effet une heure après son ingestion et qu\u2019elle le conserve pendant environ 18 heures.En plus, le rinçage de la bouche par une so- 1.F.Howard Westcott: « Oral chlorophyle fraction for body and breath desodorization.» New York State Journal of Medicine, 50: 698 (15 mars) 1950. 242 lution de chlorophylle \u2018ou la dissolution d\u2019un comprimé de la même substance, annihile l\u2019o- | deur forte et tenace d\u2019oïgnon préalablement mastiqué.Cette odeur ne revient pas si la bouche a été parfaitement rincée et nettoyée en même temps qu\u2019imprégnée de chlorophylle.Cette substance, doit-on ajouter, s\u2019est montrée tout à fait inoffensive.Un produit synthétique (méthobromure de beta - diéthylaminoethylxanthine-9-carboxyla- te?) vagolytique ou anticholinergique, est employé assez couramment dans les cas d\u2019ulcères gastro-duodénaux.Keith S.Grimson et ses collaborateurs prirent connaissance que plusieurs de ces malades en cours de traitement présentaient de la sècheresse des mains.Ils eurent donc l\u2019idée de recommander l\u2019emploi de cette substance à une malade qui souffrait d\u2019une hyperidrose sévère des aisselles et des extrémités.Ils la lui prescrivirent à la dose définitive de 100 milligrammes.L\u2019assèchement 9.Banthine de G.D.Searle & Co.3.Keith S.Grimson et coll.: « Successful treatment of hyperhidrosis using Banthine.» J.A.M.À, 143: 1331 (12 août) 1950.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buiter A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 des mains se montra de 30 à 45 minutes après l\u2019ingestion et l\u2019effet persista pendant les quatre heures qui suivirent.Les incidents d\u2019intoxication, comme de la sècheresse de la bouche, de la dilatation pupillaire, et de la tendance à la constipation furent légers et très tolérables.La malade, affirment les auteurs, fut enchantée des résultats obtenus.Son travail de sténo-dac- tylo pouvait maintenant s\u2019effectuer sans ennui, sans l\u2019obligation itérative d\u2019imbiber ses mouchoirs pour assécher ses mains et sans l\u2019humiliant inconvénient d\u2019imprégner ses vêtements d\u2019une sueur odorante et maculante.Trois autres sujets hyperhydrotiques furent soumis à la même thérapeutique et bénéficièrent du même avantage.Chez ces autres cas, la banthine fut bien tolérée ce qui, en regard des effets obtenus, comporte de l\u2019importance.Ainsi, par la chlorophylle, par la Banthine a-t-on à sa disposition deux moyens qui pourront éventuellement faciliter le contrôle de l\u2019hypersécrétion sudorale.Dans bien des cas, on aura exercé une action apaisante, sinon sur une affection réelle et sérieuse, du moins sur un vice fonctionnel qui peut devenir une infirmité indéniable, cause de souci et d\u2019anxiété de nature à compromettre l\u2019activité pragmatique de certains individus.CONTRE L'HYPERTENSION ARTÉRIELLE Le bromure d\u2019hexamethonium (bromure d\u2019hexamethylène-bistrimethyl-ammonium) exerce une action sympatholytique, un blocage sympathique comparable à celui produit par le tétraéthyl ammonium.Toutefois, cette action s\u2019installerait plus lentement, serait plus profonde et durerait plus longtemps.On administra donc à des hypertendus cette substance qui se montra d\u2019une activité plus stable par voie digestive que par voie parentérale.On en fit une solution aqueuse et on l\u2019employa à des doses allant progressivement en une dizaine de jours de 25 centigrammes, deux fois par jour, à 50 centigrammes, 4 ou 6 fois par jour.Certains inconvénients furent constatés et qui furent passagers: troubles de la vision, sécheresse de la bouche, état nauséeux, brûlement d\u2019estomac, constipation et même paresse intestinale.L'effet se montra vraiment très favorable chez 8 malades.(Allan Campbell et Eric Robertson \u2014 Brit.Med.Journ., p.804 (7 octobre 1950) HISTAMINE ET RAMOLLISSEMENT CEREBRAL L\u2019histamine est un vaso-dilatateur.Elle exercerait cette action méme sur les veinules, MÉDECINE les a1térioles et les capillaires cérébraux.Aussi a-t-on pensé à s\u2019en servir en injection intraveineuse pour traiter les sujets qui sont l\u2019objet d\u2019un ramollissement cérébral le plus tôt possible après l'installation de la lésion.Le but est de favoriser la circulation anastomatique et de restreindre le plus possible la zone de ramollissement.On utilise du diphosphate d\u2019histamine à la dose de 2,75 mg.qu\u2019on ajoute à 500 ccd'un soluté isotonique salé ou glucosé.Ce soluté histaminique est perfusé dans la veine en goutte à goutte durant une période d\u2019environ deux heures, 2 à 3 fois par jour, pendant quelques jours et même pour une durée de deux semaines chez les sujets qui ne se sont pas améliorés au début du traitement.Bien entendu cette thérapeutique ne s'applique pas aux cas d\u2019hémorragie cérébrale ni aux malades porteurs de tumeur endocrânienne à tension intracrânienne augmentée, l\u2019histamine contribuant à élever davantage cette tension.(Furmanske \u2014 Arch.Neur.Psy., 63: 415, 1950) LES ENVELOPPEMENTS HUMIDES CHAUDS DANS LA POLIOMYÉLITE REMPLACÉS PAR UN SYMPATHOLYTIQUE DE SYNTHÈSE En partant du postulat que les douleurs et les spasmes de la poliomyélite antérieure aiguë au début de son évolution sont la conséquence d\u2019une instabilité vaso-motrice dans les muscles, les auteurs ont utilisé une médication sympa- tholytique dans le but d\u2019établir une vaso-dila- tation à peu près constante.En fait, cette médication obtiendrait l\u2019effet des enveloppements ou des bains chauds.On utilisa une préparation dont l\u2019appellation brevetée est Priscoline.Les doses introduites par voie intramusculaire, au moins chez les malades à partir d\u2019un an d\u2019Âge, et toutes les 3 où 4 heures, furent accrues graduellement jusqu\u2019à ce qu\u2019elles aient amené une rougeur et une sensation de chaleur au tégument.On rapporte des succès de cette thérapeutique qui n\u2019ont pas une valeur curative, mais signifient une atténuation et une disparition de la douleur, de la contracture musculaire et de l\u2019ins- ET CHIRURGIE PRATIQUES 243 tabilité vaso-motrice du membre paralysé.(Errol Smith et coll.J.A.M.A., 144: 213, 16 sept.1950.) PAS DE VACCINATION CONTRE LA DIPHTÉRIE ET LA COQUELUCHE DURANT UNE ÉPIDÉMIE DE POLIOMYÉLITE?Cela serait peut-être plus prudent, si on accorde de l\u2019importance à certaines observations faites en Angleterre et en Australie.On aurait en effet constaté une fréquence troublante de la localisation de la paralysie dans le membre même sur lequel on avait injecté le vaccin dans les 30 jours précédents.On a été évidemment porté à attribuer soit au traumatisme de l'injection avec répercussion sur le centre correspondant, soit moins vraisemblablement cependant, aux vaccins eux-mêmes, une influence très favorisante de l\u2019installation des accidents paralytiques.Cette question sera plus attentivement étudiée.A tout événement, jusqu\u2019à preuve du contraire, il vaudrait mieux s\u2019abstenir de vacciner et même peut-être des injections chez les enfants durant une épidémie de poliomyélite.(J.A.M.A., 144: 240, 16 sept.1950 \u2014 Editorial.) RÉSULTATS REMARQUABLES DU TRAITEMENT DE LA MÉNINGITE TUBERCULEUSE PAR LA STREPTOMYCINE Sur 60 cas dont le traitement fut commencé au moins un an auparavant on rapporte 50% de survie avec état clinique et formule du liquide céphalo-rachidien manifestant la guérison.On utilisa la streptomycine intrathécale chaque jour pendant 6 à 12 semaines au moins (100 mg.chez les adultes, 75 ou 50 mg.chez l'enfant), et la streptomycine intramusculaire, (ou la dihydrostreptomycine) quotidienne pendant au moins 6 mois (2 grammes chez l\u2019adulte, 20 mg.par livre de poids chez l\u2019enfant).Dans certains cas particulièrement graves, sinon désespérés, on utilisa avec un succès imprévisible un extrait protéique purifié de tuberculine en injection intrathécale.Cette subs- 244 tance ainsi utilisée à des doses infinitésimales (de l\u2019ordre de 0,0000035 mg.\u2014 0,0000075 mg.pour les doses initiales), semble fournir la lyse des exsudats fibrineux et faciliter l\u2019action de la streptomycine sur le bacille de Koch.(Hugh Cairns et coll.J A.M.A., 144: 92, 9 sept., 1950) LA MALADIE DES RAYONS TRAITEE PAR LE PHENERGAN Le Phenergan administré à la dose de 25 mg.après le repas du soir, et dont l\u2019action semble se perpétuer durant les 24 heures qui suivent, à paru produire une action très favorable contre les phénomènes déclenchés par la radiothérapie.Cette action médicamenteuse pourrait être préventive et curative.Ainsi elle prévien drait ou ferait disparaître la diarrhée, les nausées, l\u2019asthénie, l\u2019hypotension, la tachycardie et l\u2019insomnie, entre autres troubles plus ou moins sévères qui marquent trop souvent le traitement par les rayons X ou le radium.(J.A.Salva et M.Badell.La Presse Médicale, 57: 888, 8 octobre 1949) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuretin AMLE.C.\u2014 Montréal, février 1951 LES VASO-DILATATEURS CONTRE LA DYSMÉNORRHÉE FONCTIONNELLE En utilisant l\u2019acide nicotinique et la Prisco- line, par voie orale, ou par voie endoveineuse, isolément ou conjointement, on obtiendrait des résultats appréciables et dans une forte proportion de cas à dysménorrhée fonctionnelle.(Griffith et Maxwell Little.South M.J., 42: 1082, décembre 1949) LES VOMISSEMENTS DE LA GROSSESSE ET LE DIÉTHYLSTILBOESTROL L\u2019administration per os de 5 mg.par jour de diéthylstilboestrol paraît posséder une action très heureuse sur les nausées et vomissements de la grossesse.Ainsi cette thérapeutique appliquée à 31 parturientes dès les premières doléances donna les résultats suivants: après la première semaine de traitement dans la majorité des cas: chez 70% de ces femmes enceintes les troubles disparurent complètement, chez 26% on constata une amélioration telle qu\u2019elles ne furent plus ennuyées.Une seule parturiente n\u2019obtint pas une amélioration sensible.(Bert- ling et Burwell \u2014 Am.J.Obst.and Gyn,, 59: 461, février 1950) Roma AMYOT. \u201cI Wnion Medicale du Canada\u201d en 1882 Paraplégie et hémiplégie Février 1882 Dame A.B., 55 ans, tempérament sanguin, entre à l\u2019hôpital, Salle Sainte-Marie, No 35, dans le cours du mois de décembre dernier, souffrant d\u2019hémiplégie du côté droit.La malade donne les informations suivantes: il y a un an environ, elle eut une attaque d\u2019hémiplégie (bras et jambe gauches), sans que l\u2019intelligence et la parole fussent affectées.La paralysie était incomplète.Les deux membres recouvrèrent leurs fonctions graduellement, quand, tout à coup, le premier novembre 1881, vers 10 heures am, les quatre membres furent à la fois atteints de paralysie.La malade perdit alors tout à fait connaissance, mais cette perte de connaissance ne fut que passagère et, au bout d\u2019une demi-heure, la malade avait recouvré non seulement son intelligence, mais encore l\u2019usage des quatre membres naguère paralysés.Le soir du même jour, autre attaque d\u2019hémiplégie double, sans perte de connaissance cette fois, mais avec grande difficulté à parler.Depuis, la jambe et le bras gauches sont graduellement revenus à un état voisin de l\u2019état normal tandis que les membres correspondants du côté droit sont restés entièrement paralysés, la jambe l\u2019étant un peu moins que le bras.A son entrée à l\u2019hôpital, la malade éprouve encore une certaine difficulté à articuler les mots.A cela sont venues s\u2019ajouter, pendant trois jours, des douleurs dans la région dorso-lombaire, de la difficulté dans la miction, et même la rétention d\u2019urine.D\u2019après l'histoire du cas, aucune lésion de la moelle ne peut être invoquée pour rendre compte de la paraplégie.Restent les lésions du côté du cerveau.D\u2019après M.le Prof.Laramée, il y a eu ici, lors de la première attaque d\u2019hémiplégie double, un petit épanchement sanguin au centre de la protubérance annulaire.Cette hémorragie a dû être très limitée, car, si elle avait été tant soit peu considérable, elle aurait certainement et rapidement entraîné la mort.L\u2019hémorragie, au centre de la protubérance, entraîne la paralysie des quatre membres.Quant à la troisième attaque qui se répéta le soir du même jour, l\u2019épanchement a dû se faire non seulement au centre de la protubérance mais aussi dans l\u2019hémisphère gauche, probablement dans les corps striés et couches optiques vu que les épanchements, dans la majorité des cas.siègent dans ces parties de l\u2019encéphale.Lors de la première attaque, c\u2019est-à-dire celle qui date d\u2019un an, comme l\u2019hémiplégie était du côté gauche, l\u2019épanchement a dû se faire dans l\u2019hémisphère droit.Le côté intéressant de ce cas, c\u2019est que l\u2019épanchement a été léger dans tous les cas, surtout dans l\u2019attaque qui a été suivie de paralysie des quatre membres et ordinairement, dans les récidives, les hémorragies ont lieu dans le même hémisphère.Mais dans le cas actuel les épanchements ont eu lieu, lors de la première attaque, dans l\u2019hémisphère droit vu qu\u2019elle a été suivie d\u2019hémiplégie du côté gauche; dans la seconde attaque, l\u2019hémorragie a eu lieu au centre de la protubérance vu qu\u2019elle a été suivie de paralysie des quatre membres.Enfin, dans la dernière attaque, l\u2019épanchement a dû se faire au centre de la protubérance et dans l\u2019hémisphère gauche vu la paralysie permanente du côté droit.Les parties de l\u2019encéphale où siègent ordinairement les épanchements sont les couches optiques, les corps striés, la protubérance, les circonvolutions, le cervelet, le bulbe, les pédoncules cérébelleux moyens et le centre ovale, mais les 7/8 des épanchements ont lieu dans les corps striés, dans le domaine de l\u2019artère lenticulo-striée ou dans les couches optiques, c\u2019est-à-dire dans le domaine de l\u2019artère lenticulo-optique ou dans leur voisinage.Quant à la cause qui a favorisé cette hémiplégie, dans le cas qui nous occupe, le Prof.Laramée est bien disposé à admettre la prédisposition héréditaire vu que la maladie s\u2019est manifestée du côté des parents maternels, il est probable aussi que l\u2019excès de tension vasculaire peut être invoqué ici, vu que la malade est d\u2019un tempérament sanguin.Pour expliquer la rétention d\u2019urine, il est probable que cette paresse de la vessie tenait au décubitus dorsal, et les douleurs dont la malade s\u2019est plaint dans la région dorso-lombaire étaient dues à la même cause, vu que cet état de choses n\u2019a duré que trois jours; si la moelle épinière avait été pour quelque chose dans ce trouble vésical, cet état normal aurait persisté davantage.On a suivi pour ce cas le traitement ordinairement préconisé.Faradisation du bras et de la jambe du côté droit, une à deux séances par jour.À l\u2019intérieur, d\u2019abord l\u2019iodure de potassium à dose de 5 gr.trois fois par jour, puis le sulfate de strychnine à 1,60 gr.aussi trois fois par jour.Contre la constipation on prescrit des pilules ainsi composées: extrait de belladone, 4 gr.; extrait de noix vomique, 1/6 gr.: podophylline, 1/6 gr.et, occasionnellement, des lavements simples.Au bout d'un mots de ce traitement, l\u2019état de la malade s\u2019est sensiblement amélioré.Les mouvements volontaires commencent à se faire dans les membres paralysés.: La malade est encore sous traitement. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus » : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple : J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE Claude HERTZ (Paris).\u2014 L'exploration phlé- bographique, technique.Partie pratique dans la pathologie veineuse.\u2018Ann.de la Soc.d'Angéiologie et d'histopathologie\u201d, 3: 7 (20 oct.) 1950.L\u2019A.dans une forme vivante et avec un sens pratique remarquable, montre que l\u2019exploration phlébographique est à la portée de tous, qu\u2019elle est plus simple qu\u2019une radiographie digestive à condition qu\u2019on élimine de la technique toutes les complications superflues.Il insiste sur l\u2019interprétation souvent délicate des images obtenues et cite des exemples typiques de l\u2019intérêt de cette méthode.Louis GERSON.\u2014 L'induration des corps caverneux est-elle une maladie par thrombose?\"Ann.Soc.d'Angéiologie et d'histo- pathologie\u201d, 3: 10 (20 oct.) 1950.A propos d\u2019une observation d\u2019une thrombose des corps caverneux l\u2019A.soulève le problème de l\u2019origine de l\u2019induration des corps caverneux.Il arrive aux conclusions suivantes: 1) La thrombose des corps caverneux peut être, dans certains cas, la manifestation unique d\u2019une maladie thrombosante générale.2) Celle-ci, que nous proposons de dénommer Thrombogénie est capable de donner des thromboses multiples dans l\u2019espace et dans le temps, sans que le mécanisme classique et discutable de l\u2019embolie ait besoin d'être invoqué.3) La thrombogénie suffit à expliquer les thromboses pulmonaires, la plupart des acci- e- + à + dents post-opératoires.Son domaine ne peut que grandir aux dépens de l\u2019hypothétique embolie.4) La thérapeutique de la thrombogénie ne pouvant être que médicale les thérapeutiques chirurgicales ne sont que des thérapeutiques d\u2019attente.F.CAILLIAU.\u2014 Hyperplasies tumorales an- gio-neuromateuses du tégument et des viscères.\u201cAnn.Soc.d'Angéiologie et d'his- topathologie\u201d, 3: 1 (20 oct.) 1930.Une étude méthodique de l\u2019histologie normale des nerfs vasculaires et de l\u2019histologie pathologique des syndromes angio-neuromateux, conduit l\u2019A.à admettre l\u2019existence de cœurs périphériques régulateurs autonomes comparables au faisceau de His.La conception d\u2019un système nerveux parcellaire, autonome, raccordé au système cérébro-spinal, oblige à reviser la physiologie pathologique de la thrombo-an- géite, de l\u2019artério-sclérose et des gangrènes diabétiques.Ce sont les lésions glomiques et leurs conséquences physiologiques qui seraient le phénomène primitif; les lésions des gros vaisseaux, notamment les gangrènes, n\u2019en étant qu\u2019un phénomène secondaire.D.O.WRIGHT et Edwin M.GOLD.\u2014 Syndrome de Loeffier avec éruption cutanée.(Loeffler's Syndrome Associated with Creeping Eruption (Cutaneous Helmin- thiasis.) \u2018Arch.Int.Med.\", 78: 303 (sept.) 1946.Les auteurs ajoutent 17 cas aux 9 déjà rapportés par eux de syndrome de Loeffler compliqué d\u2019éruption cutanée extensive pour les raisons suivantes: a) Pour prouver que l\u2019éruption cutanée peut être ajoutée comme facteur étiologique du syndrome de Loeffler.b) Pour prouver que l\u2019éruption cutanée n\u2019est pas toujours simplement un symptôme. ANALYSES c) Pour prouver une fois de plus que le syndrome de Loeffler est d\u2019origine allergique.Il va de soi que les infiltrations pulmonaires n\u2019étaient pas dues à une infestation concomitante des poumons par le parasite, car: a) Les tunnels cutanés classiques étaient toujours présents.b) On n\u2019a trouvé ni nématodes ni œufs dans 204 examens de selles.c) Aucune larve de nématodes n\u2019a été trouvée dans aucun des 381 examens de crachats.On doit donc dire que les réactions pulmonaires sont d\u2019ordre allergique, allergie que lon peut facilement mettre en évidence par l\u2019injection intradermique aux antigènes d\u2019As- caris et/ou de Trichine.N.B.\u2014 Le diagnostic différentiel, dans ce cas, est à faire entre pneumonie à virus, tuberculose pulmonaire et sarcoïde.Il s\u2019agit de traiter adéquatement les lésions cutanées: geler l\u2019extrémité des tunnels pendant 30 secondes chaque jour par la vaporisation de chlorure d\u2019éthyle.J.-Roger GAREAU.Harry A.DEROW, Monroe J.SCHLESINGER et Lester PERSKY.\u2014 Myasthénie grave: étude clinique et pathologique d'un cas associé à un thymome médiastinal primaire et à un thymome intrapulmonaire secondaire.(Myasthenia Gravis: A Clinical and Pathological Study of a Case Associated with a Primary Mediastinal Thymoma and a Solitary Secon\u201darv I- trapulmonary Thymoma.) \"New Fngland Journal of Medicine\u201d, 243: 478 (28 sept.) 1950.La tumeur du thymus, qui est retrouvée chez environ un sixième des patients souffrant de myasthénie grave, est une tumeur généralement encapsulée, à croissance lente considérée comme un néoplasme bénin.C\u2019est le thymome.Pourtant, 10 pour cent de ces tumeurs empiêètent par continuité sur la plèvre adjacente, les poumons, le péricarde ou la veine cave.On en a même trouvé de petites implantations à distance sur les plèvres, mais 247 celles-ci n\u2019ont pas été interprétées comme métastasiques.Par ailleurs, aucune des tumeurs thymiques donnant beaucoup de métastases n\u2019est associée aux symptômes de la myasthénie grave.Les auteurs rapportent un cas de gros thy- mome envahissant avec petite métastase pulmonaire et s\u2019accompagnant de myasthénie grave.Il s\u2019agit d\u2019une femme de 33 ans qui s\u2019était présentée pour symptômes typiques de myasthénie grave et dont la maladie a évolué selon le mode clinique habituel pendant 5 ans.Au début, dysphagie et dysarthrie occasionnées par la fatigue, les émoticns ou les infections respiratoires.À ce moment, on trouve au cours d\u2019un examen radiologique la présence d\u2019une tumeur médiastinale qu\u2019on irradie.Les symptômes vont cependant toujours s\u2019aggravant, et l'administration orale de Prostig- mine est nécessaire pour les maîtriser.Une biopsie pratiquée durant une exploration chirurgicale révéla que certaines plages de la tumeur étaient plutôt épithéliales tandis que, dans d\u2019autres, c\u2019étaient surtout les lymphocytes qui dominaient.À l\u2019autopsie, on trouva, de plus, au poumon droit: un infarctus, au sommet, et un autre thymome, au lobe inférieur.Il est à remarquer que, dans la biopsie, les éléments épithéliaux étaient souvent en mitoses, ce qui est plutôt rare.Quelles sont les possibilités quant au mode de dissémination?Sanguine (veine cave supérieure).Lymphatique (ganglions lymphatiques médiastinaux).Aérienne?Peut-être, étant donnée l\u2019érosion nécrotique d\u2019une grosse bronche, secondaire à l\u2019extension de la tumeur primitive dans le poumon gauche.J -Roger GAREAT.George D.GAMMON et Harold SCHEIE.\u2014 La prostigmine employée comme test dans la myasthénie grave.(Use of Prostigmin as a Diagnosis Test of Myasthenia qravis.) \u201cJ.A.M.A., 109: 413 (7 août) 1937.La prostigmine fait disparaître la faiblesse musculaire dans la myasthénie grave.Elle ne 248 la fait pas disparaître dans les autres maladies musculaires, ni dans les asthénies dues à des lésions du système nerveux central ou périphérique.Cas étudiés: quatre cas de myasthénie grave, dont un avee hyperthyroïdie, quatre cas de dystrophie musculaire progressive, deux cas de myotonie dystrophique, un cas de paralysie périodique familiale, deux cas d\u2019amyotonie congénitale, cinq adultes normaux et trois enfants normaux.Dose: 15 à 2 mg.de prostigmine avec 1/100 grain de sulfate d\u2019atropine en injection hypodermique pour l\u2019adulte, et la moitié de la dose chez l\u2019enfant.De toutes les maladies étudiées, seule la myasthénie grave a été améliorée par la prostigmine.N.B.\u2014 Belles photos pour illustrer l\u2019amélioration par la prostigmine.J.-Roger GAREAU.Frank E.BARTON et Charles F.BRANCH.\u2014 Myasthénie grave.Rapport d'un cas avec autopsie.(Myasthenia Gravis.) \u201cJ.A.MA.\u201d, 109: 2044 (18 déc.) 1937.C\u2019est le cas d\u2019une célibataire de 27 ans qui, entre autres analyses, présentait un métabolisme basal de plus 29 et de plus 19 avec une leucocytose de 11,050 et 76% de neutrophiles.Après une hospitalisation de neuf semaines où l\u2019on avait noté une amélioration progressive des symptômes, elle fait, soudain, une crise aiguë de cyanose; on la place sous la tente d\u2019oxygène après lui avoir pratiqué une trachéotomie, et elle meurt bientôt malgré la prostigmine.Aspects intéressants des lésions trouvées: lymphorragie du muscle cardiaque, toxémie importante (splénite, foyers nécrotiques du foie, des surrénales, du pancréas et entérite légère), atrophie du thymus.On a pu mettre en évidence des cocci par des colorations spéciales des organes les plus touchés: pancréas et muscle strié.Une myosite bien caractéristique affecte les muscles de la locomotion, le cœur et le diaphragme.La splé- nite aiguë, la pancréatite et l\u2019entérite ont contribué sûrement à raccourcir la durée de la maladie.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 Photos \u2014 Cœur: lymphorragie x 120.Thymus: atrophie x 25.Diaphragme: dégénérescence des faisceaux, œdème interstitiel, infiltration leucocytaire et neutrophilique.J.-Roger GAREAU.Alan RAFTERY, Peter C.TRAFAS et Roy D.McCLURE.\u2014 Histoplasmose: cause fréquente d'appendicite et d'adénite mésentérique.(Histoplasmosis: À common cause of Appendicitis and Mesenteric Adenitis.) \u2018Ann.of Surgery\", 132: 720 (octobre) 1950.En 1939, Wangensteen présentait une revue complète de l\u2019étiologie des appendicites et attirait l\u2019attention sur le fait que l\u2019hyperplasie du tissu lymphoïde peut causer une obstruction appendiculaire et se traduire en appendicite aiguë, sub-aiguë, récidivante ou chronique.Darling, en 1906, décrivait l\u2019histoplasmose.Par la suite, l\u2019attention a été attirée sur les cas mortels (Parsons et Zarafonetis, en 1945).Plus récemment, on a constaté que cette maladie atteignait de façon bénigne un très grand nombre d\u2019individus (présence de calcifications pulmonaires avec test positif à l\u2019histoplasmi- ne).L\u2019animal vecteur serait un rongeur, et la cause: l\u2019histoplasma capsulatum.Voici ce que rapportent les auteurs: Matériel: 2135 cas d\u2019appendicite, échelonnés sur une période de 10 ans, et 30 cas d\u2019adénite mésentérique, chez des enfants, à l\u2019'hôpital Henry-Ford.Résultats: Sur 1173 cas d\u2019appendicite aiguë: 58 cas d\u2019histoplasmose.Sur 768 cas d\u2019appendicite chronique : 35 cas d\u2019histoplasmose.Sur 164 cas normaux ou divers : d\u2019histoplasmose.Sur 30 cas d\u2019adénite mésentérique: 13 cas d\u2019histoplasmose.L\u2019image histologique, constante dans tous les cas, montre une hyperplasie lymphoide marquée avec turgescence des follicules lym- phoides dont le centre germinatif, en réaction, contient de gros macrophages.C\u2019est aspect 10 cas ANALYSES en ciel étoilé.On retrouve les organismes dans le cytoplasme des gros macrophages.On a extrait, du matériel courant, 21 appendices qu\u2019on a étudiés à fond.L\u2019un d'eux contenait des organismes morphologiquement identifiables, et ces organismes ont reproduit la maladie chez la souris.I] en est de même pour le cas d\u2019adénite mésentérique qui a aussi été étudié à fond.Des 103 cas d\u2019histoplasmose diagnostiqués morphologiquement, 90, dont on a pu se procurer le dossier, présentaient des symptômes de maladie chronique: 56 cas de douleurs abdominales épisodiques datant de 1 mois à 10 ans.70 ont fait de l\u2019hyperthermie après l\u2019opération sans cause apparente.17 ont été revus pour les mêmes symptômes, après l\u2019opération.13 avaient eu une radiographie pulmonaire (une seule était normale).12 avaient de l\u2019engorgement hilaire, de l\u2019infiltration pulmonaire et des calcifications.9 d\u2019entre eux étaient négatifs au test à la tuberculine.(Les trois n\u2019avaient pas subi le test.) J.-Roger GAREAU.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE R.DEGOS, L.VISSIAN et H.BASSET.\u2014 Bilans cliniques et biologiques établis chez 1340 syphilitiques (syphilis primo-secon- daire) ayant suivi un traitement régulier d'au minimum quatre ans (arséno-bismu- thique et bismuthique).\"Annales de Dermatologie et de Syphiligraphie\u201d, 10: 34 (septembre-octobre) 1950.Le pourcentage extrêmement élevé d\u2019abandons de traitements lorsque ceux-ci excèdent quelques semaines a conduit les syphiligraphes américains à préférer les traitements de très courte durée par la pénicilline seule.Du point de vue social, ces traitements rapides peuvent être justifiés si, étant mieux suivis par les malades, ils entraînent un pourcentage total de récidives moindre que les traitements arséno-bismuthiques prolongés et mal suivis.249 Du point de vue individuel, le problème est tout autre.Le médecin doit proposer au malade le traitement le plus efficace, même si celui-ci est de longue durée.Les syphiligraphes français, pour la plupart, conseillent un traitement arséno-bismuthique d\u2019une durée de 4 années ou plus parce que, d\u2019une part, s'adressant à des malades beaucoup mieux disciplinés, ils savent qu\u2019il sera suivi régulièrement et que, d\u2019autre part, ils considèrent ce traitement comme très efficace.Dans le but de préciser l\u2019efficacité réelle du traitement arséno-bismuthique poursuivi pendant 4 ans au minimum, les auteurs se sont imposés le travail considérable de reconvoquer et d\u2019examiner quelque 1 340 syphilitiques qui ont été traités pour syphilis récente entre les années 1924 et 1945.Tous ces malades ont suivi régulièrement le traitement classique arséno-bismuthique pendant 4 ans ou plus.Des 1340 malades ainsi examinés tant au point de vue clinique que sérologique, 2 seulement, i.e.0,14% ont présenté d\u2019une façon certaine des récidives, On peut donc conclure qu\u2019un traitement arséno-bismuthique régulièrement suivi pendant 4 ans au moins permet en pratique d\u2019affirmer la guérison.Henri SMITH.OPHTALMO-OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE A.J.COMBS.\u2014 L'hémorragie tardive à la suite d'adéno-amygdalectomie.(A Study of Delayed Bleeding Following Removal of the Tonsils and Adenoids.) \"The Laryngoscope\u201d, 60: 296 (mars) 1950.L'auteur signale opinion des auteurs qui considèrent l\u2019emploi généreux des préparations d\u2019acide acétylsalicylique responsable d\u2019hypo- prothrombinémie.On observa que l\u2019administration intraveineuse de vitamine K peut ramener à la normale le taux de prothrombine sanguine, dans 24 à 48 heures.La vitamine K devient donc une médication préventive de l\u2019hypoprothrombinémie, facteur causal le plus fréquent des hémorragies tardives post- amygdalectomiques. 250 Pour l\u2019auteur, l\u2019hémorragie tardive est celle qui se présente après la deuxième journée suivant l\u2019opération, particulièrement entre le troisième et le huitième jour.Dans le ler groupe des cas observés, on administra de la Synkavite à raison de 10 milligrammes, en comprimés trois fois par jour, aux repas, avec une dragée d\u2019Aspergum contenant 3,5 grains d\u2019acide acétylsalicylique.Chez un deuxième groupe, on ajouta à la médication précédente 250 milligrammes d\u2019acide ascorbique.À un troisième groupe d\u2019opérés, on prescrivit l\u2019acide ascorbique accompagné d\u2019Aspergum, sans Synkavite (vitamine K).C\u2019est dans ce troisième groupe qu\u2019on observa le plus fort pourcentage d\u2019hémorragies post-opératoires soit 13,96%, dont 7,26% exigèrent une thérapeutique antagoniste intensive.On constata que l\u2019emploi de la vitamine K réduisit, d\u2019une part, la fréquence de l\u2019hé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 morragie post-opératoire de 13,96% a 7,31% et, d\u2019autre part, le pronostic de 7,96% a 3,05%.La prescription conjointe de vitamine K et d\u2019acide ascorbique constitue une thérapeutique adjuvante des plus efficaces avant et après l\u2019adéno-amygdalectomie.Comme autres causes prédisposantes à l\u2019hémorragie, l\u2019auteur mentionne: dyscrasie sanguine, congestion du tissu de granulation par l\u2019infection secondaire de la loge amygdalienne, déficience alimentaire surtout en protéines et en vitamines, enfin l'hypertension.Chez 653 cas rapportés par l\u2019auteur, l\u2019hémorragie de la région adénoïdienne est de beaucoup la plus fréquente.Il recommande comme précaution pré-opératoire, le temps de saignement et de coagulation, la numération globulaire au besoin; opérer en l'absence de phase inflammatoire adéno-amygdalienne.Valmore LATRAVERSE. SOCIÉTÉS « L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.DEUXIÈME RÉUNION DU \u201cMENTAL HOSPITAL INSTITUTE\u201d St-Louis (Missouri) \u2014 16 - 19 octobre 1950 La réunion du «Second Mental Hospital Institute » s\u2019est tenu à St-Louis, Missouri, du 16 au 19 octobre 1950.Cette réunion qui diffère des congrès habituels de psychiatrie, s\u2019occupe principalement des problèmes pratiques des hôpitaux mentaux.L\u2019accent est mis sur les problèmes d\u2019administration, sur l\u2019enseignement à donner aux psychiatres et à leurs aides (gardiens, infirmiers, infirmières) et sur les méthodes de traitement.Cette réunion groupaient des psychiatres de toutes les parties des Etats-Unis et du Canada.Le programme était très chargé et s\u2019est poursuivi pendant quatre jours, de 8 h.30 à 12 h.30 et de 1 h.30 à 5 h.30.L'organisation et la direction des séances avait été confiée au directeur de l\u2019Institut, Dr Blain.Cette organisation était impeccable; l\u2019on pouvait admirer en particulier l\u2019observance exacte de l'horaire.Chaque séance était sous la présidence d\u2019un clinicien ou d\u2019un administrateur, selon le sujet traité.Chaque sujet était d\u2019abord exposé brièvement par un membre après quoi la discussion s\u2019engageait «from the floor » et chaque membre participant pouvait donner son opinion.Le rapporteur résumait alors la discussion et l\u2019on passait à une autre question.Parmi les principaux sujets traités l\u2019on peut citer: « Administration and Business Management » et les communications sur la direction scientifique d\u2019un hôpital mental (The Clinical Director), sur la thérapeutique de groupe, sur la formation des psychologues et des auxiliaires sociaux.Plusieurs communications furent consacrées aux statistiques et aux méthodes à préconiser dans ce domaine.On a également étudié le développement de la psychiatrie dans les hôpitaux généraux et dans les hôpitaux privés.Une communication particulièrement intéressante a été faite par les Drs Reid et Cameron, de Montréal, sur l\u2019hospitalisation diurne des malades (Day Hospitals), système qui a été tenté avec succès à l\u2019« Allan Memorial Institute ».Signalons également le Dr Stogdill, du Ministère fédéral de la Santé et du Bien-Etre, qui a entretenu les congressistes sur les résultats cliniques obtenus à l\u2019aide des dons du gouvernement pour le développement de l\u2019hygiène mentale (The Clinical Results of the Government Grant-In-Aid Program).A la dernière séance de nombreuses suggestions ont été faites en vue du développement et du perfectionnement de l\u2019«APA Mental Hospital Service ».Soulignons que cette réunion étudie sous un angle bien pratique les problèmes de la psychiatrie.Il est évidemment entendu que le « Mental Hospital Institute » ne vise pas à remplacer les congrès habituels de psychiatrie où des questions plus scientifiques sont traitées.La pratique de la psychiatrie est presque toujours alliée à des problèmes administratifs et se prête particulièrement bien à ce genre de réunion.L\u2019on peut cependant se demander s\u2019il n\u2019y aurait pas avantage et intérêt pour un groupe d\u2019hôpitaux mentaux à organiser des réunions analogues à celles inaugurées par le «Mental Hospital Institute.» Paul LARIVIERE. 252 LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 11 avril 1950 Tenue à l'Hôpital Général de Verdun.Présidence de M.Origène Dufresne Un cas de rhinophyma opéré.Dr Hubert TOUGAS Le docteur Tougas présente un cas de tumeur siégeant sur le nez.Il mentionne les différentes étiologies possibles, entre autres la vitamine B,.Le traitement du rhinophyma relève du dermatologiste, dans certains cas; dans d\u2019autres cas, tel celui présenté, la chirurgie est indiquée, associée à la galvano-cauté- risation.Cependant, le traitement de choix, en général, consiste dans la décortication à l\u2019aide d\u2019un rasoir.M.Tougas présente des photographies du malade, avant et après l\u2019opération.La masse violacée est entièrement disparue.L'arythmie complète chez les jeunes.Dr Georges LACHAINE M.Lachaine présente le cas d\u2019un jeune homme de 28 ans, chez qui il a trouvé une arythmie complète \u2014 apparition progressive de souffle, des signes de sténose mitrale; tous les antécédents sont négatifs.Il souligne l\u2019importance du diagnostic et la nécessité de donner un traitement adéquat chez ces malades.Les médications conseillées sont la digitaline, le sulfate de quinidine et, chez les malades plus jeunes, le salicylate de soude.Fixation centro-médullaire expérimentale des os longs.Dr Léo JARRY M.Jarry a présenté les résultats de ses expériences sur la fixation centro-médullaire expérimentale des os longs.Son exposé était accompagné de multiples micro-photos et L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtetin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 photographies démontrant les excellents résultats de cette fixation.Les hémorragies rectales.Dr Roland GAREAU M.Gareau présente une étude de statistiques portant sur 308 cas d\u2019hémorragie rectale.La majorité de ces cas présentait des hémorroïdes internes.Une faible proportion, soit 36 cas, présentait un cancer du rectum.Il insiste sur l\u2019importance du toucher rectal, de l\u2019anoscopie et la proctoscopie associés à l\u2019examen radiologique.Principes généraux dans la chirurgie du cancer du côlon et du rectum.Dr Ronald DUPUIS M.Dupuis expose une revue de l\u2019anatomie du côlon et du rectum, pour en arriver à l\u2019étude statistique des lésions du côlon et du rectum.TH démontre la nécessité d\u2019opérer les cancers du côlon et du rectum, au début.Séance du 2 mai 1950 Tenue à l'hôpital du Sacre-Cœur.Présidence de M.Origène Dufresne Renseignements pratiques basés sur l'expérience de la vaccination par le BCG au Canada.Drs A.FRAPPIER et R.GUY M.Frappier démontre clairement, à l\u2019aide de statistiques récentes, que le BCG est un excellent moyen de prévention contre la tuberculose, à condition toutefois que le BCG soit administré d\u2019abord chez les malades exposés au contact de tuberculeux.Il démontre également la nécessité de donner le BCG à tous les enfants indistinctement, ceci afin de prévenir la contamination possible. SOCIÉTÉS Dépistage de la tuberculose pulmonaire par les radiographies en série.Dr Philippe LANDRY M.Landry produit une foule de documents radiologiques démontrant la nécessité des radiographies pulmonaires en série chez des malades susceptibles d\u2019être porteurs de bacilles de Koch.En principe, une radiographie douteuse, de même qu\u2019un examen clinique douteux, nécessite un contrôle radiologique fréquent.Incidence de la tuberculose pulmonaire chez les personnes agées de plus de quarante ans.Drs L.LADOUCEUR et J.-M.FILLATREAULT M.Ladouceur insiste sur la fréquence de .la tuberculose pulmonaire chez les personnes âgées de plus de 40 ans; à preuve, les statistiques rapportées par l\u2019auteur.Ces formes de tuberculose, si fréquentes actuellement, sont un danger très grave de contamination, car, en général, ce sont des formes atténuées; les malades toussent et crachent et risquent davantage de contaminer les jeunes enfants qui viennent à leur contact, ou leur entourage immédiat.Il serait très important d\u2019isoler ces malades dans des sanatoriums, afin de leur garantir une guérison plus rapide.Le dispensaire au service du médecin praticien.Dr Gaétan JARRY Le docteur Gaétan Jarry démontre l\u2019importance du dispensaire dans le dépistage de la tuberculose.Le dispensaire, en effet, est à la portée de tous.Il devient le centre des activités antituberculeuses, car, dans ces dispensaires, les médecins ont à leur disposition tous les moyens scientifiques et modernes du dépistage de la tuberculose.Les malades peuvent y 253 venir à volonté, pour des analyses répétées et, dans certains cas, pour être gardés sous observation, ce qui décongestionnerait passablement les hôpitaux et aiderait en même temps le médecin praticien à préciser des diagnostics douteux avec les seuls moyens qu\u2019il possède à son bureau.Séance du 3 octobre 1950 Tenue à l'hôpital Saint-Luc.Présidence de M.Origène Dufresne Diagnostic hématologique des maladies infectieuses communes.M.le professeur Jean BERNARD (Paris) La formule sanguine peut venir en aide aux médecins praticiens dans plusieurs maladies contagieuses dont la scarlatine, la rubéole, oreillons, la coqueluche.Dans la scarlatine, il y a éosinophylie et neutrophylie.Dans la rubéole, les plasmocytes sont en excès aux environs de 5 à 15 pour cent globules blancs.Les oreillons modifient peu la formule sanguine.Nous ne notons qu\u2019une diminution des neutrophyles.La coqueluche, par contre, provoque une leucocytose et une lymphocytose élevée.Les neutrophyles ne bougent pas.Les leucocytes peuvent dépasser 120 000.La coqueluche ne touche pas la moelle osseuse.Ces lymphocytes viendraient des ilots lymphoides pulmonaires.Discussion.MM.CHARBONNEAU, BoUzIAXNE et BOILEAU.Drs CHARBONNEAU et BoUZIANE n'ont jamais observé de lymphocytose très marquée dans la coqueluche. 254 L'infection focale en pathologie générale.M.le professeur Raoul KOURILSKY (Paris) M.Kourilsky rappelle ses idées sur le laboratoire en rapport avec la clinique.La clinique doit justifier la demande de telle analyse en vue du diagnostic.L\u2019école allemande a exagéré la notion d'infection focale, puis est venue l\u2019ère des hémocultures et de la septicémie.Dans le rhumatisme, il faut rechercher l\u2019infection focale du côté des dents saines, poumons, prostate, trompes utérines.Dans le diabète insipide, recherchez une infection localisée au lobe postérieur de l\u2019hypophyse.Il eut l\u2019occasion de vérifier ceci dans quatre cas d\u2019autopsie.Séance du 17 octobre 1950 Tenue à l'Hôtel-Dieu de Montréal.Présidence de M.Origène Dufresne Physiopathologie de l'hypertension.Dr Jacques GENEST, du Rockefeller Institute for Medical Research, New-York.M.Genest nous parle surtout de la physiopathologie de l\u2019hypertension artérielle essentielle.Actuellement, nous ignorons la cause exacte de l\u2019hypertension artérielle essentielle.Certains pensent à une affaire rénale, d\u2019autres aux glandes endocrines et d\u2019autres à des phénomènes physico-chimiques exerçant indirectement une action sur les parois artérielles et sur les glandes.M.Genest expose ses travaux actuellement en cours sur la physiopathologie de l\u2019hypertension artérielle.Le chlorure de sodium exercerait une action sur le desoxy- corticostérone, entraînant ainsi une élévation de la tension artérielle.De nombreux transparents illustrent cet avancé.Le malade est soumis à un régime sans sel ou pauvre en sodium, i.e.contenant 50 mg.de chlorure de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLietin AMLFC.\u2014 Montréal, février 1951 sodium.La tension artérielle baisse, puis on donne de nouveau du CINa et la tension s\u2019élève.Aspects cliniques de l'hypertension.Dr Paul DONTIGNY M.Dontigny passe en revue les différents syndromes hypertensifs, entre autres les hypertensions d'origines cérébrales, endocrinienne, rénale et cardio-vasceulaire, pour s\u2019attarder davantage sur l\u2019hypertension artérielle, dite essentielle.Il mentionne les différents symptômes qu\u2019accompagne chacun de ces syndromes et insiste beaucoup sur l\u2019examen du fond de l\u2019æil que chaque médecin devrait faire chez les malades atteints d\u2019hypertension artérielle.Le fond de l\u2019œil reflète assez bien et de façon assez précise l\u2019état vasculaire au point de vue artério-sclérose.Traitement de l'hypertension artérielle.Dr Pierre MARION Il n\u2019y a pas de traitement spécifique de l\u2019hypertension artérielle essentielle.Il faut d\u2019abord tenter la psychothérapie dès la première visite du malade, cacher ses premières impressions à la lecture de la pression artérielle et ne pas effrayer le malade au point de lui développer une psychose et une phobie de la tension artérielle.A ces premières mesures peuvent s\u2019ajouter des sédatifs à faibles doses ainsi que les vasodilatateurs périphériques, tels que la nitrite et l\u2019aminophyline.Il y a aussi la question diète.On recommande, un peu partout, dans les grandes cliniques, l\u2019emploi des diètes sans sel ou très faibles en sel, et ne contenant que très peu de protéines.Ces diètes ne sont d\u2019application pratique que dans un milieu hospitalier où le personnel est entraîné à des disciplines rigides.À la maison, cette diète ne saurait qu\u2019empoisonner l\u2019existence du malade et développer chez lui une véritable phobie des aliments. SOCIÉTÉS Il est recommandable de demander de diminuer le sel et de boire davantage de l\u2019eau et des jus de fruits.Vous pourrez ajouter à ceci l\u2019administration de chlorure d\u2019ammonium, qui favorisera l\u2019élimination du chlorure de sodium.% ® Séance du 7 novembre 1950 Tenue à l'hôpital Sainte-Justine.Présidence de M.Origène Dufresne Diverticule de Meckel.Drs Edmond DURE et P.-Paul COLIN M.Collin fait un rappel anatomique et embryologique du sujet.Il n\u2019existe pas de symptomatologie pathognomonique, mais le plus souvent nous avons une hémorragie digestive.Le traitement consiste dans la résection par le procédé de Mikulicz.En discussion.M.Dubé note que 85 pour cent des lésions abdominales aiguës sont d\u2019origine appendiculaire.Les fractures du coude chez l'enfant.Drs B.GAUTHIER et P.LABELLE M.Gauthier nous parle des fractures supra- condyliennes de l\u2019humérus, représentant environ 60 pour cent des fractures du coude.Il rapporte cent cas, dont cinquante traités en 1945 et cinquante en 1949.Les traitements consistent dans la fixation intramédullaire et la transfixation médullaire.En général, il vaut mieux adopter la méthode conservatrice avec «overhead traction» et traction latérale.Les rapporteurs présentent de nombreux clichés illustrant les merveilleux résultats obtenus.Le diabète infantile.Dr Albert ROYER Le diagnostic de diabète est rarement fait à domicile.Il est fréquent dans tous les grou- 255 pes d\u2019âge chez l\u2019enfant; les principaux symp- tomes sont l\u2019amaigrissement, les douleurs musculaires, polyurie, anorexie, constipation marquée et furonculose parfois.Le traitement consiste dans l\u2019administration d'insuline ordinaire ou protamine zinc associée à une diète généreuse, afin de ne pas entraver la croissance.Les enfants apprennent à se donner eux-mêmes les injections.Chez les enfants, le pronostic est bon.La moyenne de survie étant de 43 ans.En discussion.MM.LEToNpAL, Truper, GRIGNON et La- RIVIÈRE.Séance du 21 novembre 1950 Tenue à l'hôpital Notre-Dame.Présidence de M.Origène Dufresne.Le traitement des diarrhées infantiles.Dr Robert SAINT-MARTIN En général, les diarrhées infantiles sont causées, soit par un manque d\u2019aliments, soit par une alimentation inappropriée, de la déshydratation ou des infections.Quant aux diarrhées épidémiques des nouveau-nés, on l\u2019attribue, en général, à un virus.Dans tous les cas de diarrhées infantiles, il est bon de procéder à un examen complet, rechercher le sang dans les selles et les bactéries susceptibles de provoquer ces diarrhées.Comme traitement, on conseille de corriger la déshydratation et l\u2019acidose par l\u2019adminis- traction de lactate de sodium, de bicarbonate de soude.Parfois, il est nécessaire d\u2019administrer du sang et du plasma.Les vitamines et les antibiotiques sont parfois nécessaires.Les ictères.Drs G.BASTIEN, E.SAVOIE, C.CHOLETTE P.CARTIER Le docteur Cartier rappelle la physiologie et le mécanisme pathologique de la production des ictères.On les classe généralement de la 256 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 façon suivante: ictères par obstruction ; ictères hémolytiques, et ictères hépato-cellulaires.Il mentionne la symptomatologie particulière à chacun de ces ictères.Il insiste davantage sur leur traitement.Dans l\u2019ictère hémolytique familial, la splé- nectomie est indiquée.Le pronostic en est bon, avec peu de récidives.Quant à l\u2019ictère hépato-cellulaire, le régime associé aux protéines abondantes améliore grandement le malade.Si l\u2019ictère hépato- cellulaire est d\u2019origine toxique, les acides aminés aideront beaucoup.Pour les ictères par obstruction, l\u2019intervention précoce évite au malade une évolution longue et inutile.Il est bien entendu que l'intervention ne sera pratiquée qu\u2019après avoir éliminé les autres diagnostics possibles.Etude sur la quinidine \u2014 18 cas.Dr Jean-D.GRATTON Le docteur Gratton énumère les effets physiologiques de la quinidine sur le cœur.La quinidine, en général, a une action anti-fi- brillatoire et augmente la période réfractaire.Son administration comporte certains dangers, mais seulement lorsque l\u2019on dépasse les doses généralement admises.Le docteur Gratton rapporte dix-huit cas observés dans le service de Médecine de l\u2019hôpital Notre-Dame.Plusieurs de ces malades étaient des cas de fibrillation auriculaire et de tachycardie paroxystique.Dans la plupart de ces cas, la quinidine a eu raison, tant de la fibrillation que de la tachycardie.La quinidine a ses emplois bien précis en cardiologie et n\u2019est pas, comme on a toujours eu tendance à le laisser croire, une médication de laquelle on doive s\u2019éloigner.Elle a plusieurs indications thérapeutiques, à condition de pouvoir surveiller le malade de près.Le secrétaire des séances, Pierre MARION.SOCIÉTÉ DE GASTRO-ENTÉROLOGIE Réunion du 24 octobre 1950 Tenue à l'Hôtel-Dieu de Montréal.Présidence de M.Yves Chaput Cholangiographie d'évacuation.M.Albert JUTRAS La visualisation du cholédoque lors de l\u2019évacuation de la vésicule biliaire est très souhaitable dans certains cas, telle que la diskinésie biliaire par exemple.Le temps idéal pour la visibilité du cholédoque est la vingtième minute après le repas gras ou plus exactement, vingt minutes après l\u2019arrivée du repas gras dans le duodénum.Une petite quantité de baryum mélangé à la crème et aux œufs peut servir d\u2019indicateur et donner le moment exact de la traversée pylorique.L\u2019administration des graisses peut même se faire directement dans le duodénum au moyen d\u2019une sonde d\u2019Einhorn.La position couchée sur le dos est employée.D\u2019après les constatations du docteur Jutras un cholédoque qui mesurerait plus de 6 millimètres de largeur est pathologique.Il a même observé un reflux de la bile iodée dans le canal hépatique.Ces études lui ont également permis d'étudier l\u2019image radiologique de la papille de Vater.Il a comparé les images observées lors des cholangiographies post-opératoires à celles obtenues par la cholangiographie d\u2019évacuation et croit être sur le point de donner une description radiologique très précise de l\u2019ampoule de Vater.Discussion.M.JEAN LESAGE propose les séries cholé- cysto-cholédociennes comme les séries duodénales.Il suggère que certains extraits glandulaires pourraient provoquer une contraction vésiculaire en temps opportun.Un cas de dolichocôlon.M.C.LEFRANÇOIS Le docteur Lefrançois nous présente ensuite les péripéties d\u2019un cas de dolichocôlon.Sa ma- \u2014\u2014 re es le de du nl ly SOCIÉTÉS lade, qui est une religieuse de 50 ans, souffre depuis 5 ans de constipation, de douleur dans la fosse iliaque gauche, d\u2019amaigrissement et de ballonnement.En 1937, elle a subi une appendicectomie et une iléosigmoïdostomie pour le même syndrome.Il a réopéré cette malade et lui a fait une colectomie segmentaire (sigmoïde et anse iléale abouchée à ce segment) et a rétabli le circuit iléo-cœcal qui avait été fermé en 1937.Il discute alors des différents traitements proposés pour le dolicho-côlon.La sympathectomie est abandonnée.Si l\u2019on fait des anastomoses, selon lui, il faut éviter de fermer le circuit iléo-cœcal et surtout toujours faire une anastomose termino-latérale puisque l\u2019anastomose latéro-latérale permet toujours la dilatation de l\u2019anse anastomotique qui forme un large cul-de-sac ou va s\u2019accumuler le contenu intestinal.La colectomie segmentaire est un autre traitement.Une nouvelle théorie expliquerait le dolicho- côlon par un spasme anal.La dilatation anale serait donc un traitement approprié ou la section du sphincter interne de l\u2019anus.Dernièrement on a préconisé l\u2019amputation du rectum à cause de la rareté des plexus de Meissner et d\u2019Auerbach trouvé dans la paroi rectale dans ces cas de dolicho-côlon.Discussion.MM.Yves CHAPUT, JEAN-PAUL CHOLETTE, PauL LETENDRE, ROGER DUFRESNE, JEAN LE- SAGE et ALBERT JUTRAS.Deux cas de néoplasme opérés avec succès.MM.J.-P.CHOLETTE et P.LETENDRE Le premier cas est un néoplasme de l\u2019ampoule de Vater.Ce malade souffrait d\u2019ictère par obstruction.On avait retrouvé dans le tubage duodénal des cellules néoplasiques et l\u2019examen radiologique du tube digestif s\u2019était révélé négatif.A la laparatomie exploratrice aucune 257 métastase n\u2019est trouvée.Le foie est gros, le pancréas induré mais avec conservation de la lobulation.Une petite lésion de l\u2019ampoule de Vater est découverte et l\u2019opération de Whipple est décidée: résection de la tête du pancréas.Gastro-jéjunostomie \u2014 Jéjuno-jéjunos- tomie.Hépatico et pancréatico-jéjunostomie.Une cholangio-jéjunographie post-opéra- toire est faite qui révèle que le tout fonctionne bien.Le deuxième cas est un néoplasme du recto- sigmoïde.A l\u2019été 1949 la malade souffrait de constipation de plus en plus tenace.Cette constipation après quelques mois est devenue de la diarrhée.En avril 1950, elle a subi une sigmoidostomie pour obstruction intestinale.La laparotomie fait découvrir un néo du sigmoide long de 12 centimètres bien circonserit et n\u2019envahissant pas la musculeuse, histologiquement, les ganglions ne sont pas envahis non plus.Le docteur Letendre suggère qu\u2019une péri- sigmoïdite antérieure aurait limité l\u2019extension du néoplasme.Discussion.MM.RoGER DUFRESNE et ALBERT JUTRAS Après les travaux scientifiques la réunion est fermée pour les membres de la société.L\u2019on discute alors du certificat de spécialiste en gastro-entérologie décerné par le Collège des Médecins de la province de Québec.Les représentants de la société qui ont assisté à la séance convoquée par le Collège des médecins ont proposé les conditions suivantes pour l\u2019obtention du certificat: Obtention sans examen: 2 années de résidence ou d\u2019internat dans une institution reconnue.3 années de pratique de la médecine.2 années de gastro-entérologie dans un service reconnu.Ou certificat de médecine interne plus 2 ans de gastro-entérologie. 258 Obtention après examens : 1 année d\u2019internat rotatoire.3 années d\u2019internat en service hospitalier.3 années en gastro-entérologie.Passage de l\u2019examen avec succès.Il est alors suggéré à l\u2019unanimité que les représentants de la société fasse entendre au Collège des médecins que le spécialiste en gas- tro-entérologie devrait être spécialiste en médecine interne d\u2019abord, et que le certificat de médecine interne soit le certificat de base pour toute spécialité de médecine.Il est ensuite fait lecture d\u2019une lettre du docteur Raymond Du- puy au docteur Chaput lui annonçant la médaille Gutmann.Le docteur Jutras propose que la Société de Gastro-entérologie fasse un hommage collectif à monsieur Gutmann sous la forme que le docteur Chaput décidera.Enfin, il est décidé de porter la cotisation annuelle à $5.00 et les membres recevront bientôt leur avis de cotisation.Séance du 30 novembre 1950 Tenue à l'hôpital Saint-Luc.Présidence de M.Paul Letendre.Maladie cœliaque.M.J.-H.CHARBONNEAU Le premier travail au programme était celui du docteur J.-H.Charbonneau qui nous a présenté un enfant d\u2019environ 3 ans, qu\u2019il avait sous ses soins depuis 6 mois, pour maladie cœliaque.Il profite de cette présentation pour faire une revue de cette maladie et nous montrer les mauvais effets d\u2019un écart de régime.Les symptômes principaux de la maladie cœliaque sont: l\u2019abdomen proéminent par distension énorme du gros intestin, les fesses aplaties par amaigrissement, l\u2019anémie, le retard du développement mental et le rachitisme; une diarrhée abondante, les selles contenant des graisses, des amidons, des savons, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 des aliments non digérés, des vomissements parfois, l\u2019instabilité, l\u2019anxiété, \u2019hypoprotéiné- mie et l\u2019intolérance à la diète.L\u2019on peut constater de plus une hypermotilité de l\u2019in- .testin grêle et enfin une amylase pancréatique basse.Les causes invoquées ont été: un défaut héréditaire de métabolisme, une diète pauvre en protéines, en fruits, en vitamines, les infections respiratoires chroniques, les affections entériques.Cette maladie apparaît entre 6 mois et 3 ans.Avant l\u2019âge de 6 mois, il faut penser à la fibrose kystique du pancréas.L\u2019enfant en question fut adressé au docteur Charbonneau pour entérite microbienne.Agé de 25 mois, 11 ne pesait que 16 livres.En supprimant les graisses, les amidons, le sucre de canne, le lait cru et en donnant du lait protéiné et dégraissé (en l\u2019occurence du Dryco) et des vitamines aidées de rayons ultra-violets, l\u2019enfant en 6 mois fut remis sur la voie de la guérison.Il pèse maintenant 29 livres.C\u2019est donc dire qu\u2019il a repris 13 livres.Il n\u2019a plus d\u2019anémie ni de signe de rachitisme.Un cas d'obstruction intestinale.M.Louis BERNARD Le docteur Louis Bernard nous a ensuite présenté un cas curieux d\u2019obstruction intestinale.Il s\u2019agit d\u2019un homme obèse, de 60 ans, qui en 1927 fut opéré pour hernie ombilicale.En 1930 il fut hospitalisé pour une crise de sub-occlusion (une constipation de 8 jours, suivie de diarrhée avec atteinte grave de l\u2019état général).En 1937, il n\u2019est plus capable de travailler et est opéré pour un rétrécissement long de 12 pouces de nature indéterminée sur le côlon gauche.On lui fit alors une iléosigmoïdostomie et une appendicectomie de routine.Après 13 ans de vie normale, c\u2019est-à-dire en août 1950, il est réhospitalisé pour de violentes douleurs abdominales : pendant 8 SOCIÉTÉS jours, il est en occlusion complète.Il est réopéré et l\u2019on retrouve une lésion de sigmoïdite semblable à la lésion primitive sur le descendant.Il existe en plus une péritonite aiguë avec agglutination des anses intestinales.La seule libération des anses intestinales guérit le malade sans que l\u2019on puisse porter le diagnostic étiologique précis.Cas de perforation gastro-duodénale.M.Louis-Yvan VALLEE Pour terminer, le docteur Louis - Yvan Vallée présentait un relevé de tous les cas de perforation gastro-duodénale de l'hôpital Saint-Luc depuis 1947.En 1947, 1948, 1949: 33 patients furent opérés pour perforation, 24 furent radiographiés et 21 eurent un diagnostic radiologique positif.En 1950, 10 patients furent opérés et 9 cas sur 10 ont eu un diagnostic radiologique de perforation.Il y a donc 10 pour cent des perforations qui échappent aux radiologistes.Ceci s\u2019explique par la présence d\u2019adhérences entre le foie et le diaphragme, par le fait de perforation recouverte, etc.A Saint-Luc, tous les cas d\u2019abdomen aigu sont radiographiés.Trois films sont pris de façon routinière: un film de l\u2019abdomen en position couchée, un film en position debout et un film pulmonaire.Si le malade ne peut se tenir debout, il est couché sur le côté gauche et un film est pris avec le tube en direction horizontale.Après cet exposé, le docteur Vallée présentait un grand nombre de films de pneumo- péritoine de toutes sortes.Le secrétaire, Jean-Louis LEGER.259 RÉUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Séance du 12 octobre 1950.Présidence de M.Léopold Morissette Ulcère gastrique perforé chez un nouveau-né \u2014 avec survie.MM.J.-L.LEGER, P.-M.RICARD, C.LEONARD et Jean PIETTE Cette communication a paru comme article original dans la livraison de novembre de L\u2019Union Médicale du Canada, page 1277.Discussion.M.CLaupe LÉoONARD résume brièvement l\u2019observation du malade.Il attire l\u2019attention sur le fait que le père de l\u2019enfant aurait eu une histoire de perforation intestinale.M.JEAN-Lours LÉGER: la radiographie nous montre une grande quantité de liquide dans la cavité péritonéale.En plus, il y à de l\u2019air avec un niveau liquide.La poche à air gastrique n\u2019est pas distendue.Lors de l\u2019examen radiologique, un cathéter a été introduit dans l\u2019œso- phage et on a injecté du lipiodol, ce qui a permis de localiser la perforation de façon très précise.On voit que le lipiodol tombe dans la cavité péritonéale.Le docteur Léger demande aux chirurgiens présents s\u2019ils ont déjà noté une ischémie ou une pâleur de la muqueuse stomacale dans les cas de perforation de l\u2019estomac qu\u2019ils ont eu l\u2019occasion d\u2019opérer.M.Jacques LÉGER: l\u2019observation rapportée présente une certaine analogie avec le syndrome d\u2019alarme de Selye.On peut se demander si l\u2019explication de Barclay ne serait pas simplement une des explications qui manquent au syndrome de Selye.Il est certain que l\u2019on n\u2019a pas l\u2019occasion de rencontrer souvent des ulcères chez les tout jeunes enfants.Ne serait-il pas intéressant de faire une série de tubes digestifs chez les jeunes enfants pour voir s\u2019il n\u2019y aurait pas, dans certains cas, non pas perfo- 260 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 ration mais simplement ulcère.Il demande pourquoi on a injecté du lipiodol plutôt que du baryum, lors de l\u2019examen radiologique.M.Roma Amyor: le travail de Cushing est un argument qui explique l\u2019apparition de l'ulcère selon une cause neurologique.Il explique l\u2019apparition de l\u2019ulcère par vagotonie.Cette théorie avait été promulguée avant lui et c\u2019est d\u2019elle que découle la vagotomie comme traitement.Il y a des possibilités que l\u2019action prédominante du sympathique produise de l\u2019ischémie.M.ALBERT GUILBEAULT attire l\u2019attention sur la phrase du 10e paragraphe de la page 2, qui commence par « Un dénommé Carteaux ».Il est d\u2019avis qu\u2019il y aurait eu possibilité d\u2019employer une tournure de phrase un peu plus convenable.Il fait remarquer que le diagnostic a été fait par les procédés de laboratoire mais que cela ne diminue en rien le mérite des cliniciens qui ont suivi le malade.C\u2019est le seul cas opéré pour ulcère de l\u2019estomac à un âge aussi précoce et il le fut à l\u2019hôpital Notre-Dame, ce qui signifie que nos chirurgiens sont compétents en chirurgie infantile.M.J-Urcer GaArIiÉPy répond au docteur J.-L.Léger, au sujet de l\u2019ischémie de la muqueuse gastrique dans les cas d\u2019ulcère d\u2019estomac, qu\u2019il n\u2019a jamais remarqué la pâleur des tissus de l\u2019estomac au cours d\u2019une intervention chirurgicale mais ce peut être parce que son attention n\u2019avait jamais été attirée sur ce point.M.Jean-Louis LEGER répond au docteur À.Guilbeault, au sujet de l\u2019expression «un dénommé C'arteaux », que dans la référence bibliographique de Holt il y a une phrase qui indique qu\u2019un nommé Carteaux aura:t vu un fœtus porteur d\u2019ulcère gastrique, sans donner le prénom de l\u2019auteur ni mentionner la référence exacte.Il est possible que Carteaux ait été un anatomo-pathologiste et qu\u2019il ait vu un ulcère chez un fœtus mort.Il répond au docteur Jacques Léger que le lipiodol a été employé au lieu du baryum afin de procéder avec stérilité et ne pas ajouter un danger de péritonite par le baryum dilué dans de l\u2019eau non stérilisée.De plus, le baryum est une substance irritante qui aurait pu causer une réaction péritonéale.Un cas de sclérite et épisclérite.M.René CHARBONNEAU Madame Henri M., âgée de 42 ans se présente le 7 août 1948 avec de la douleur et de la rougeur à l\u2019œil droit depuis environ 15 jours.Elle accuse une légère baisse de la vision dans cet œil et de la photophobie.Aucune histoire de traumatisme.Elle aurait eu la même chose à l\u2019œil gauche il y a 3 ou 4 ans.La malade nous dit qu\u2019elle transpire facilement la nuit, qu\u2019elle tousse très peu et fait une légère dyspnée à l\u2019effort.Elle aurait souffert de rhumatisme à l\u2019âge de 20 ans.Amygdalectomie à 24 ans.Les antécédents héréditaires ne présentent aucun intérêt si ce n\u2019est la mort de son père à 31 ans de cardiopathie et celle de son mari, par hémorragie cérébrale.Le questionnaire gynécologique ne relève rien d\u2019impressionnant, sauf une leucorrhée abondante, 2 grossesses, 1 accouchement à terme, puis 1 avortement, 3 mois.L\u2019examen des yeux donne les résultats suivants: VOD 20/25 avec verres 20/20 VOS 20/40 avec verres 20/40 Tension normale OU O.D.Injection ciliaire violacée.Présence de vaisseaux sanguins s\u2019avançant dans la cornée près du limbe.Lésion dystrophique, infiltrée, en dehors du limbe en haut et en bas de la cornée.Pupille en myosis.Cellules dans la chambre antérieure.L\u2019iris présente un petit nodule vers 4 hres et déjà il y a une synéchie postérieure, à cet endroit.L\u2019œil gauche est blanc avec un pourtour cornéen déformé, une pupille en myosis soudée au cristallin.Tout autour de la cornée la sclérotique est amincie et de coloration violacée. SOCIÉTÉS Le diagnostic de sclérite avec iritis aiguë est posé pour l'œil droit.À gauche, il s\u2019agit de la même maladie ayant eu sa phase aiguë antérieurement, et maintenant stabilisée.Nous prescrivons à la malade des compresses chaudes, de l\u2019atropine et de la pénicilline localement, et nous lui conseillons de subir un examen général.Nous suivons la malade régulièrement pendant une quinzaine de jours et le 25 août 1948, elle a son congé.La vision est de 20/20 à droite et 20/30 à gauche.Il ne reste aucun signe d\u2019iritis à droite.La cornée et tous les milieux sont clairs.Toutefois, il persiste un amincissement léger de la sclérotique, au pourtour de la cornée.La malade est alors sous traitement pour tuberculose pulmonaire depuis 115 semaine, faisant une cure de repos et de diète, à domicile et non dans une institution.Le 20 janvier 1949, soit 5 mois plus tard, la malade vient nous consulter parce qu\u2019elle a une rougeur à l\u2019œil droit, sans grande douleur, depuis 2 ou 3 jours.L\u2019examen nous montre, à l\u2019œil droit, vers 6 heures, à 5 mm.du limbe, un petit nodule légèrement surélevé, dur, non mobilisable, sur une tache rouge sombre, sensible à la pression.Il n\u2019y a aucun signe d\u2019activité à Piris, la chambre antérieure et la cornée sont bien claires.Le diagnostic d\u2019épisclérite est alors posé, et nous en avons la confirmation quelques jours plus tard, par l\u2019apparition d\u2019autres petits nodules semblables, à 7 hres et 9 hres, et leur disparition au bout de quelques semaines après un traitement local par des compresses chaudes et de l\u2019onguent sulfathiazole.Depuis ce temps, la malade fait des rechutes et présente de petits nodules semblables, so:t à droite, soit à gauche, à peu près tous les 3 ou 4 mois.Nous avons beaucoup de difficulté à la convaincre de se faire suivre de près pour sa tuberculose et sa ménopause qui s\u2019installe avec de l\u2019hypertension artérielle.La sclérite est l\u2019inflammation de la sclérotique proprement dite et cette maladie est peu 261 commune.Elle peut se présenter sous 2 formes: sclérite antérieure et sclérite postérieure associée à une inflammation de la capsule de Tenon.D\u2019ordinaire c\u2019est l\u2019espace péri-limbique qui est touché.Pathologie La sclérotique est alors épaissie et infiltrée.Même si la présence de polymorphonucléaires peut être mise en évidence, la lésion est caractérisée essentiellement par la présence de mononucléaires dont les amas entassés forment la substance des nodules ou des endroits de gonflement diffus.Il existe aussi un engorgement considérable des vaisseaux et une dilatation lymphatique.L\u2019épisclérite se produit lorsque seules les couches superficielles de la sclérotique sont touchées.Complications Quand les lésions sont situées dans la région antérieure, l\u2019infiltration peut se répandre en avant, envahir la cornée, constituer la kératite sclérosante et l'on a alors les mêmes éléments pathologiques dans le stroma cornéen, les lamelles étant séparées par de l\u2019ædème et une infiltration profuse de cellules inflammatoires.Plus souvent, le processus inflammatoire s\u2019étend le long des vaisseaux ciliaires antérieurs de sorte qu\u2019il en résulte une uvéite antérieure.Dans les cas bénins, l\u2019exsudation inflammatoire peut se résorber sans laisser de trace; mais dans les cas un peu sérieux, il y a nécrose des cellules et des fibres, ou bien une dégénérescence graisseuse ou hyaline peut survenir.Le tissu nécrotique est alors absorbé lentement et ordinairement il y a une prolifération d\u2019un nouveau tissu fibreux pour remplacer l\u2019atrophie résultant en une cicatrice laissant, à cet endroit, une sclérotique amincie pouvant devenir ectasique ou staphylomateuse.Nous avons présenté ce cas, parce que la sclérite et l\u2019épisclérite sont des maladies assez rares, arrivant chez des adultes surtout des femmes souffrant d\u2019une affection générale telle que la goutte, le rhumatisme, la tuberculose, la syphilis, etc.d\u2019où l\u2019extrême importance de 262 faire un examen très complet de tous les systèmes et d\u2019instituer un traitement approprié d\u2019ordre local et général.Discussion.M.Léororn MORISSETTE: est-ce que l\u2019on avait trouvé quelque chose au point de vue de l\u2019état général de ce malade?M.RENÉ CHARBONNEAU répond que l\u2019examen par un médecin aurait révélé des signes cliniques de tuberculose mais que l\u2019examen des crachats n\u2019a pas été fait.M.JuLrrs BRAULT: en réalité la vraie cause de la sclérite et de l\u2019épisclérite n\u2019est pas connue.On recommandait autrefois, pour le soulagement de la douleur, le salicylate de soude.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurtetiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 On parle aussi de la radiothérapie comme traitement de cette affection.M.J.-UrceL GARIÉPY: est-ce que l'injection du ganglion étoilé n\u2019améliorerait pas le syndrome?M.Léororp MORISSETTE: à cause du diagnostic probable de tuberculose aurait-il été bon d\u2019essayer le traitement par la streptomycine?M.RENÉ CHARBONNEAU répond au docteur J.-U.Gariépy qu\u2019il n\u2019a pas d'expérience dans l\u2019injection du ganglion étoilé.Il répond au docteur L.Morissette que la streptomycine n\u2019a pas été essayée.Le secrétaire adjoint du bureau médical, Georges LECLERC NECROLOGIE LE DOCTEUR STANISLAS DAVIAULT Le docteur Stanislas Daviault, tout récemment décédé à Montréal, fut, par excellence, un médecin de famille; à notre avis, le type exemplaire du praticien.Ce sont des souvenirs tout personnels que je voudrais évoquer à son propos.Une constante amitié nous liait depuis la période, déjà lointaine, hélas! où nous poursuivions nos études au séminaire de Joliette.De la sorte, il m\u2019a été donné, plus qu\u2019à d\u2019autres, peut-être, de suivre sa carrière.Comme tous les modestes, et à peu près tous les praticiens de sa qualité, le curriculum wvi- tæ du docteur Daviault tiendrait en quelques lignes, en ce qui regarde les événements d\u2019éclat, de nature à retenir la vedette publique.Du reste, il ne se souciait guère d\u2019attirer sur sa personne la grande notoriété, préoccupé qu\u2019il était de consacrer simplement son temps à l\u2019allégement de la douleur au sein des familles.A cette mission, il consacrait ses jours et ses nuits, ne s\u2019accordant presque jamais d\u2019heures de répit.Le dimanche même n\u2019était pas pour lui une journée de démission envers ses malades.On le voyait constamment, ce jour-là, occupé à des visites qui le tenaient en alerte jusque dans la soirée.A toute heure, on était assuré de pouvoir entrer en contact avec lui.- I] ne s\u2019accordait que de rares moments de loisirs et de courtes vacances; il consacrait + + ces brefs moments à la lecture, car Daviault possédait une belle culture; les grands courants intellectuels et artistiques lui étaient familiers.Les libraires recevaient sa fréquente visite.Lire et bouquiner constituaient l\u2019une de ses diversions favorites.Les réunions médicales trouvaient aussi en lui un auditeur averti, grâce à sa vaste expérience des cas rencontrés au cours de sa pratique journalière; expérience qu\u2019il confrontait avec les dernières données de la science.À propos de son maître vénéré, le docteur Potain, Léon Daudet formulait cette juste observation: « Il faut un cœur d\u2019apôtre ou une insensibilité totale, pour traverser tant de cercles infernaux, remplis de gémissements et de plaies hideuses ».Vivement sensible devant la souffrance, Da- viault avait conservé un cœur d\u2019apôtre et rarement on a pu surprendre chez lui quelque signe de lassitude ou d\u2019impatience.Sans cesse, il apporta, auprès de sa clientèle, la compassion, le zèle et la bonne humeur.Dispenser ainsi quotidiennement son art et sa sympathie, sans bruit, représente une belle œuvre humanitaire, mais ne donnant pas lieu à un grand déploiement spectaculaire.L\u2019éloge lui viendra de la part de centaines de familles auxquelles il a prodigué ses soins durant plus de trente années, et cela suffira à sa mémoire.LR. NOUVELLES ÉLECTIONS À L'UNION MÉDICALE DU CANADA Lors de l'assemblée générale annuelle de L'Union Médicale du Canada, tenue au Cercle Universitaire de Montréal, samedi le 27 janvier 1951, il y eut élection des officiers pour l\u2019année courante.Le docteur Léon Gérin-Lajoie a été élu président de L\u2019Union Médicale du Canada; le docteur Pierre Smith a été choisi comme vice-président, et le docteur J.-A.Vidal a été réélu secrétaire-trésorier; le docteur Paul-René Archambault a été nommé assistant se- crétaire-trésorier.Le président sortant de charge était le sénateur Gustave Lacasse, de Tecumseh, Ont.À la rédaction, les docteurs Roma Amyot et Edouard Desjardins ont été réélus, le premier, comme rédac- teur-en-chef et, le second, comme assistant rédacteur- en-chef.Le docteur Roger Dufresne a été désigné comme secrétaire de la rédaction.ee ee ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL Les membres de la Société de Chirurgie, réunis à l\u2019Hôtel-Dieu, lors de la séance du 6 décembre 1950, ont choisi les officiers suivants pour l\u2019année 1951: président, docteur Charles Lefrançois; vice-prés:dent, docteur Paul-Maurice Ricard; secrétaire général, docteur Albert Couturier; secrétaire annuel, docteur Lucien Julien; trésorier, docteur Gérard Rolland: archiviste, docteur Guy d\u2019Argencourt; aviseur, docteur Paul Bourgeois.+ + NOUVEL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE L'EST DE MONTRÉAL Les membres de l\u2019Association des Médecins de l'Est de Montréal ont procédé, dernièrement, à l\u2019élection de l\u2019exécutif pour 1951.En voici le résultat: président, docteur Gérard Rivard; ler vice-président, docteur Viateur Archambault; 2ème vice-président, docteur Julien Pesant; 3ème vice-président, docteur Lucien Amyot; secrétaire, docteur Léon Ledoux; trésorier, docteur René Major; conseillers, les docteurs René Dionne, J.-E.Limoges, Origéne Dufresne, Conrad Gagnon et Yvon Bélanger.+ + \u201cSEMINAR\u201d D'ANATOMIE MACROSCOPIQUE Le 26 janvier 1951, se tint à la Faculté de Médecine, au département d\u2019anatomie, un seminar, sous la direction du docteur Maurice Blais.Les sujets au programme et les rapporteurs se lisaient comme suit: 1.Les aponévroses du cou: a) Point de vue anglo- saxon.\u2014 Docteur Andersen, interne-résident en OR.L.à l'hôpital Notre-Dame.2.Les aponévroses du cou: b) Existe-t-il un rapprochement possible entre l\u2019école française et l\u2019école anglo-saxonne?; c) Applications médico-chirurgicales.\u2014 Docteur Valmore Latraverse, assistant-professeur d\u2019oto-rhino-laryngologie.+ + LAURÉATS DU PRIX CIBA DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL A la séance inaugurale de janvier 1951, le président de la Société Médicale de Montréal a fait connaître le nom des lauréats du prix Ciba décerné par la Société pour l\u2019année 1950.Les docteurs Léo Jarry et Jules Gilbert furent le choix des membres du jury pour leurs présentations faites lors d\u2019une séance régulière de la Société.ee © SÉANCE D'ÉTUDE À SAINTE-JUSTINE La séance d\u2019étude, avec présentation de malades, tenue à l'hôpital Sainte-Justine, le 27 janvier 1951, comportait le programme suivant: docteur Christophe Bisson: Thérapeutique post-opératoire dans un cas de chirurgie abdominale; docteur Hermile Tru- del: Pleurésies purulentes à cinq semaines; docteur Fernand Croisetière: Considérations pratiques en oto-rhino-ophtalmologie chez l\u2019enfant.+ + HÔPITAL POUR LES INCURABLES A GRANBY Un nouvel hôpital est à l\u2019état de projet.Il serait érigé à Granby et contiendrait 200 lits mis au service exclusif des malades incurables et des invalides. NOUVELLES LE DOCTEUR ARMAND DEROME, ÉLU PRÉSIDENT Le docteur Armand Derome, de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, vient de participer activement à la fondation d\u2019une œuvre sociale: le club Notre-Dame- de-Grâces.Il en a été choisi à l\u2019unanimité comme le premier président.2-e- © SÉANCE DE LA SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE Les docteurs Wilfrid Boileau, Denis Langlois, Geo.Deshaies et Ruben Laurier étaient les rapporteurs à la dernière séance de la Société de Phtisiologie.Le docteur Boileau a traité de méthodes pour trouver la streptomycino-résistance; les docteurs Lan- glois et Deshaies ont parlé du cancer pulmonaire, et le docteur Laurier a présenté deux cas de suppuration pulmonaire.2e ++ NOUVEAU SURINTENDANT MÉDICAL Le ministère des Affaires des Anciens Combattants annonce la nomination du docteur Jules Mercier au poste de surintendant médical de l'hôpital de la Reine Marie.e-+ ++ CLINIQUE DES MALADIES DU THORAX DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Le 19 janvier 1951 Tumeur pulmonaire?\u2014 Drs E-D.Gagnon et Claire Gélinas-Mackay.Empyéme?\u2014 Drs J-P-M.Ricard et Y.Pré- vost.Microscopie en fluorescence.\u2014 Drs A.Bertrand et À.Leduc.Fibrome intrathoracique.\u2014 Drs J.-P.-M.Ricard, A.Mackay et B.Meloche.Le 26 janvier 1951 Cas pour diagnostic.\u2014 Drs E.-D.Gagnon, A.Mackay et M.Lauzon.Néo de l\u2019æsophage.\u2014 Drs Roger Champoux et J.-P.Venne.Beryllium.\u2014 Dr L.-P.Morissette.PREMIER CONGRES MONDIAL DE PSYCHIATRIE Le Congrès International de Psychiatrie s\u2019est tenu à Paris à la date prévue: du 18 au 27 septembre 1950.Il a groupé près de 2.000 congressistes provenant de 46 pays.265 Pendant ces 8 journées, 75 réunions de travail ont eut lieu (séances plénières, colloques, symposia) portant sur l\u2019ensemble des problèmes actuels de la psychiatrie.Les Actes du Congrès seront publiés en 8 volumes qui paraîtront au cours de l\u2019année 1951.L'assemblée de 39 sociétés de psychiatrie de 26 pays, assemblée qui constitue désormais la base juridique des Congrès Mondiaux de Psychiatrie a décidé l\u2019organisation de congrès périodiques auxquels tous les pays du monde seront invités et dont la périodicité a été approximativement fixée à 5 ans.Il a été décidé à l\u2019unanimité que le Congrès International de Psychiatrie de 1950 porterait officiellement le nom de premier Congrès Mondial de Psychiatrie.Un Comité International ayant tout pouvoir pour choisir la date et le lieu du prochain congrès et établir les statuts du nouvel organisme international en liaison avec l'UNESCO a été constitué.Ont été nommés membres de ce comité: J.Delay (France), Henri Ey (France), B.Ja- cobowski (Suède); D.Julius (Yougoslavie), W.Maclay (G.-B.), M.de Medeiros (Brésil), W.Over- holser (U.S.A.), J.R.Rees (G.-B.), H.C.Rumke (Hollande), P.Sivadon (France), K.Soddy (G.-B.), P.Turquet (G.-B.), J.Wyrsch (Suisse).Tant que le Comité d\u2019Organisation du prochain congrès n\u2019aura pas été désigné, toute correspondance peut être adressée au secrétariat des Congrès Mondiaux de Psychiatrie, Centre Psychiatrique Sainte- Anne, 1, rue Cabanis, Paris XTVème.2-e- + HYGIÈNE INDUSTRIELLE Prévenir les maladies d\u2019origine industrielle et promouvoir le niveau de la santé chez l\u2019adulte, tel est le but que se propose la division d\u2019hygiène industrielle du ministère de la Santé de la province de Québec.Le mot «adulte » prend ici un sens assez large; il désigne la masse des travailleurs, c\u2019est-à- dire, tous ceux qui participent au travail organisé; il désigne donc aussi, en dépit de son sens chronologique, un nombre assez considérable de filles et de garçons âgés de 15 à 20 ans, employés dans l\u2019industrie.La division possède un service médical et \u201c technique d\u2019hygiène industrielle et un service d\u2019inspection sanitaire des campements forestiers.Le service technique d\u2019hygiène industrielle, par l\u2019intermédiaire d\u2019ingénieurs sanitaires et de chimistes spécialement entraînés en hygiène industrielle, permet de faire nombre d\u2019études approfondies médicales et techniques, sur les conditions de travail dans les usines et dans les mines, afin de déterminer jusqu\u2019à quel point la santé des ouvriers peut être exposée dans le cours de leur travail.Ces études portent 266 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burterin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 surtout sur les poussières, les fumées, les gaz et les vapeurs dangereuses et sur les poisons industriels avec lesquels les ouvriers peuvent venir en contact.Au point de vue médical, la division s\u2019efforce de pousser l\u2019organisation effective des services médicaux dans l\u2019industrie, en insistant surtout sur l\u2019examen périodique des employés.Elle doit préparer la législation touchant l'hygiène des établissements industriels, élaborer un programme d\u2019éducation en matière d'hygiène industrielle pour le bénéfice de l\u2019ouvrier et de l\u2019industriel.Les activités du personnel de la division d\u2019hygiène industrielle accusent en 1949 une augmentation substantielle dans tous les services, sauf dans ceux où le temps plus que l\u2019élément statistique joue un rôle déterminant.En effet, les déclarations de maladies du travail sont passées de 96 qu\u2019elles étaient en 1948 à 259.Le travail accompli par le personnel du service d\u2019hématologie monte de 1.955 à 4.635, celui des déterminations techniques effectuées dans les usines visitées, de 635 à 1.107.Le travail technique effectué au laboratoire de la division passe de 607 à 957.Quant à l\u2019amélioration sanitaire des campements forestiers, elle manifeste un progrès considérable.On peut conclure par ces paroles du rapport de 1949: « Les efforts des années précédentes commencent à donner des résultats impressionnants au point de vue médical et technique, particulièrement dans les industries où les ouvriers sont exposés au plomb et à ses composés, à la poussière de silice, à la poussière d\u2019amiante.» + + JOURNÉE D'ÉTUDE EN PROCTOLOGIE (\"SEMINAR\") L\u2019 « International Academy of Pathology » donnera son premier cours sur des sujets se rapportant à la proctologie, de même que sur les plus récentes découvertes dans ce domaine; ce cours sera sous forme d\u2019un symposium et d\u2019une discussion concertée ou forum.Cette réunion aura lieu à New-York, le 7 avril 1951.Le nombre d\u2019inscriptions sera limité; ce cours est destiné aux médecins diplômés et qui sont membres de l\u2019« American Medical Association », des Associations d\u2019Etat ou de Comté, gradués d\u2019une Ecole de Médecine approuvée.L\u2019admission au cours nécessitera la présentation d\u2019une carte.L'inscription sera accordée de préférence à ceux qui sont affiliés à l\u2019 «International Academy of Proctology ».En ce qui concerne l\u2019inscription et pour de plus amples détails, s\u2019adresser au docteur William Lieberman, président du comité d\u2019étude, International Academy of Proctology, 1819 Broadway, New-York 23, N.Y.+ + AIDE FÉDÉRALE AUX ÉPILEPTIQUES Le Foyer Dieppe, de Saint-Hilaire, comté de Rouville, P.Q., recevra une subvention fédérale qui lui permettra d\u2019étendre son travail pour les épileptiques.C\u2019est ce qu\u2019annonce l'honorable Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, qui ajoute que cette institution «rend un service signalé» en apprenant aux épileptiques du sexe masculin à pourvoir eux-mêmes à leur subsistance.Le Foyer Dieppe, élevé à la mémoire des Canadiens tués à Dieppe en 1942, fonctionne depuis le mois de février 1947.Il hospitalise environ 70 malades, âgés de 15 à 55 ans.La subvention fédérale pourvoit aux traitements de deux nouvelles infirmières et de deux thérapeutes professionnels à temps continu.Ces derniers poursuivront ce qui a été commencé dans le domaine de la menuiserie, de l\u2019ébénisterie, de la cordonnerie, du travail du cuir, du tissage et d\u2019autres métiers semblables.La subvention se monte, pour l\u2019année financière courante, à plus de $10 500.oo LE GRAND COMBAT Comme le prétre et le notaire, le médecin a joué un rôle de grande importance dans le développement et le progrès du Canada rural.Dans les centres de colonisation surtout, le médecin faisait partie intégrante et essentielle de la vie communautaire.On reconnaissait sa petite voiture lorsqu\u2019elle passait dans les rangs.On l\u2019arrêtait pour lui demander son opinion sur les sujets les plus divers: « Ca se peut-i\u2019 docteur que j'me suis donné une détorse en plantant les poteaux de ma clôture?J'ai mal aux rognons depuis c\u2019temps-là ! » Les femmes pour leur part cherchaient à apprendre les nouvelles: «Y paraîtrait que Bertine a accouché d\u2019un gros garçon avant-hier?» Ou bien encore, on lui demandait: « Vous pourriez pas voir le député par rapport au grand chemin?Si ça continue de même, ben vite y sera p\u2019us passable.» Et le brave médecin se prétait de bonne grâce à toutes les fonctions supplémentaires qu\u2019on exigeait de lui.Un jour il devenait administrateur de la chose municipale; le lendemain il était journaliste et exposait, dans les journaux de la ville, le point de vue de ses concitoyens; une autre fois, il s\u2019improvisait agronome, professeur, architecte ou même L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 XLIII port?LE ENT ARMES ANCIENNES et NOUVELLES contre le RHUMATISME et TARTHRITISME wc GENTISOL gentisate de sodium ac.p-aminobenszoique Vitamines B; et C Ne contient pas de salicylate Tolérance parfaite ANGLO-FRENCH DRUG COMPAGNIE LIMITÉE 209 est, rue Sainte-Catherine, - - Montréal 18 268 mécanicien, selon les circonstances.Comme bien souvent il était seul, avec le curé et le notaire, à posséder quelque instruction, on n\u2019hésitait pas à lui soumettre les problèmes trop difficiles, à faire appel à sa science.Sans compter qu\u2019il connaissait tous les potins du village; les mariages en perspective, les transactions financières, les querelles, ete.Il avait mis au monde les plus jeunes; il avait vu mourir les anciens.Il soignait les pauvres aussi bien que les riches, prodiguant ses soins à tous ceux qui les réclamaient, sacrifiant son bien-être et sa santé pour courir au chevet des malades, la nuit comme le jour, beau temps, mauvais temps, sans souci des distances ou des moyens de locomotion.Les médecins de campagne ont écrit de bien belles pages dans la petite histoire du Canada! Aujourd\u2019hui que le modernisme a gagné les campagnes après les villes, le problème de la santé n\u2019est plus du tout le même.Les médecins sont plus nombreux, les moyens de transport sont.plus faciles et plus rapides, les services sociaux sont mieux organisés.Il résulte de tout cela que la bataille contre la maladie prend une ampleur nouvelle, connaît chaque jour une efficacité plus grande.Tous les moyens sont employés dans cette guerre totale qui met aux prises la science et la maladie.Les gouvernements fédéral et provinciaux du Canada dépensent des millions de dollars chaque année dans les laboratoires, les hôpitaux, les unités sanitaires, afin de conserver à la nation la plus précieuse de toutes ses ressources naturelles: la santé.Il était donc logique que dans cette lutte où les inventions du siècle deviennent des armes de première valeur, le cinéma soit appelé à fournir sa contribution.Et c\u2019est ainsi que l\u2019Office national du film a réalisé, depuis onze ans qu\u2019il existe, un grand nombre de documentaires relatifs à la santé publique.Des films sur tous les sujets, depuis la pasteurisation du lait jusqu\u2019aux recherches sur le cancer.Parmi les principales de ces réalisations, il faut mentionner: L\u2019armure invisible, L'eau potable, Le lait quotidien, Les banmis imaginaires, Hostilité et Dépression, de la série des Mécanismes mentaux; Maternité, Forteresse blanche, Derrière une étiquette, A belles dents, Alerte: science contre cancer, La petite infirmière, Prévenir, c\u2019est guérir, La santé à la campagne, etc.Autant de métrages qui parlent de santé, qui enseignent aux Canadiens les règles essentielles de la médecine préventive .4 Les dirigeants de l\u2019Office du film entendent continuer ce vaste programme d\u2019é ducation, tant il est vrai que le rôle du film documentaire dans le \u201cdomaine de la santé publique en est un de tout premier plan, et tant il est vrai aussi que ce qui a été fait jusqu\u2019à maintenant n\u2019est qu\u2019un aperçu de ce qu\u2019il faudra faire demain! d'hygiène mentale.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteniN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 L'UNIVERSITE DE TORONTO ETUDIE LE COUT DES SERVICES D'HYGIÈNE MENTALE L\u2019Université de Toronto entreprend une étude sur ce que coûtent, à la longue, les services canadiens, publics et privés, d'hygiène mentale, et sur les avantages de certaines formes de traitement et de service.Des subventions du ministère fédéral de la Santé financeront cette étude, dont la durée sera de trois ans environ.En premier lieu, on étudiera l\u2019histoire des programmes d\u2019hygiène mentale appliqués au Canada, afin de déterminer l\u2019évolution de la législation, de l\u2019organisation administrative et des dépenses, ainsi que le développement des hôpitaux, des asiles, des cliniques et d\u2019autres facilités matérielles pour le traitement des maladies mentales.En deuxième lieu, on fera une analyse détaillée du coût, au cours des récentes années, des services Cette analyse englobera les services publics et privés, et aura pour but de révéler la marche des dépenses, ce que coûtent, par tête, les soins dans les institutions, et les dépenses qu\u2019entraîne chaque partie du programme d\u2019hygiène mentale \u2014 c\u2019est-à-dire, les cliniques, les pensions privées, les hôpitaux, ete.En troisième lieu, on essaiera d\u2019évaluer en dollars et en cents les parties du programme d\u2019hygiène mentale qui touchent à la prévention de la maladie et à la réadaptation.On étudiera des services tels \"que les cliniques locales d\u2019hygiène mentale, les programmes de thérapeutique professionnelle, les foyers d\u2019adoption et des formes spéciales de soins comme les pavillons pour les débiles séniles, ainsi que la place que peuvent prendre dans la société les malades qui ont subi, en guise de traitement, une opération cérébrale.L'étude de ces trois aspects du problème de l\u2019hygiène mentale soulèvera probablement d\u2019autres questions ayant trait au fardeau économique que la mauvaise santé mentale impose à l\u2019ensemble de la société.Ces travaux de recherche sont sous la surveillance générale du docteur H.M.Cassidy, directeur de l'Ecole de service social.Quant à leur organisation et à leur progrès, le docteur John V.Machell, qui a M.Gifford Price comme adjoint, en est directement chargé.L'\u2019enquête .sera étroitement reliée au programme d\u2019études suivi par les travailleurs sociaux en psychiatrie, et on espère que ces étudiants y \u201capporteront une importante contribution.L'héfiorable Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, déclare que ces travaux sont «opportuns et importants », que les renseignements recueillis aideront les gouvernements \u2014\u2014\u2014 en Sa rÉ i 2 Ex = 2e \u2018 7 2 de oH 2) ds \u20ac = 2 oe i wr 6 2 2 2 oi : Ca 5 5 via ne Se 3 2 i oh a a a 5 Bi x = 2 os A 5 7 Li % a bs , 2 a i i ve 2 i % 5 i $ De Eee fu x 53 ih ot CE es 2 ut seu = = 3 SE » 3 0 Xo = PE 9 ne & Se + j = hes » 2 0 4 = 5 5 = of 2 55 Rs 0 GE Pog = 7 BEI + vo = 3 : = i S S ss e y 3 À x 8 Ny vs BS ve a = x : > Sra Ë i Si: a i 4 n i o Ge A 5 $ g = 2.iy Gre © 3 ss 2 2 Sa 6 O 2 > NA ! oz Ge i.© 3 Ge © tas 5 = S $ if > \u201cvi à 3 = 5, a 2 % i AS =.$ x5; a 3 & TN = ee = = NA = a ia rd O 2% no : = y wd ë se 2 i | 5 | 3 Se = = S = > Ne RES Wg ce, = Es = St \u20ac 3 $ La \u201ca 8 9 = ay NY S = pe > * El % x = = Sa # Ë i i! 2 DQ Q.NN A = de; = = ss SE = x = SEN css We Ë sn x D = S = x Yen WW \u20ac Wad == 8 a For : 8 ve 2 > s hy SN 38 NS 8 8 ne x 3 : : > : Oo a \u201c ee Wit $ 5 = Ww li, : Ni Sy 2% $ > ë = = = SR S 5e Ë 0 $ ce Se oy 0 s x RR = NE = > 5 aX SA .sn ex mé S LE AB © Ww cé, 5 x SEN My 3 ES = Sa we Ca = = = SE & = oO x Ee XN A 3 2 = 5 s S § A x 2 $ = = = a a & + = S & S = Ww = £ ST x = = Dead ê o¥ = x = nee iN 5 2 x = 3 REN EN) £ Mg > Eo SN 5 F se sc » We = ; | A oe = \u201c0 LN 8 - av =.= = = Se RE 2 = ss RS S I = Æ = a F2 = ; 3 RS 3 Ea bd 0 À sean = $ Ww Ë ne : Sd 3 = = NS » 3 $ RS = Ny Ÿ = 5 Ÿ = $ > 8 Ë a 8 a = 3 NR x pS = press AY = a 5 RW Se scene =.NM w A A = N S = i = ; 5 = % ee Sa = 5 = A = 5 = = = x % + S NS 3 N 7 wh i 5 = & WW W SF > À PRE a Ha RN = § 5 Ye?® 5 Te AP ox > == FR 270 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 fédéral, provinciaux et municipaux à évaluer la valeur des services actuels, à en organiser de nouveaux et à élaborer un programme d'information publique sur l\u2019hygiène mentale .On estime le coût de ce projet à $10 000 environ par année.4169 MÈRES CANADIENNES DONNENT NAISSANCE À 8338 JUMEAUX Le nombre des naissances multiples est toujours assez considérable en Canada.D\u2019après le rapport démographique provisoire de l\u2019année 1949, il appert qu\u2019il y a eu, dans tout le Canada, cette année-là, 7 940 jumeaux dont 4 047 du sexe masculin et 3 893 du sexe féminin.Dans la province de Québec, les jumelles furent au nombre de 1 185 et les jumeaux 1208.Il s\u2019agit ici des enfants nés vivants.En réalité, si l\u2019on compte les naissances doubles comme une seule unité, on constate qu\u2019elles ont atteint, dans tout le pays, 4169 et dans le Québec 1261.Il faut, en effet, ajouter aux 7 940 jumeaux nés vivants les 398 mort-nés, ce qui fait un total de 8338 enfants ou 4 169 naissances doubles.Par ailleurs, durant cette période, il y a eu 39 naissances triples au Canada dont 16 dans le Québec, ce qui constitue pour le Canada 117 enfants dont 9 étaient mort-nés et pour notre province 48 dont 7 étaient mort-nés.; Dans les autres provinces, les naissances doubles se répartissent comme suit: Ile-du-Prince-Edouard, 37; Nouveau - Brunswick, 182; Terre- Neuve, 136; Manitoba, 228; Saskatchewan, 293; Colombie, 307; Alberta, 334: Ontario, 1173.Les naissances triples qui atteignent 16 dans le Québec se chiffrent à 12 en Ontario, à 3 en Saskatchewan et à une dans chacune des autres provinces: Prince-Edouard, Nouvelle-E- cosse, Nouveau-Brunswick, Manitoba, Alberta et Colombie.Il y en a eu deux dans Terre-Neuve.En outre, il y a eu un cas de quatre jumelles, toutes nées vivantes.Le total des naissances vivantes, en Canada, en 1949, a été de 366137 dont 188 337 enfants de sexe masculin et 177800 de sexe féminin.Le Québec, pour sa part, en compta 116 828 dont 60 155 mâles et 56 673 femelles.+ + HYGIÈNE MENTALE I\u2019honorable Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, a déclaré, lors de la première séance tenue par le Comité consultatif d\u2019hygiène mentale du Ministère fédéral de la Santé, que le Gouvernement fédéral a décidé de dépenser plus de $3 300 000, cette année, pour la prévention et le traitement des affections mentales.Près d\u2019un quart de million de cette somme sera employé à des travaux de recherche sur des problèmes d\u2019hygiène mentale très divers.« L\u2019espoir de poursuivre avec succès la lutte contre les affections mentales, c\u2019est surtout dans la recherche qu\u2019il repose », déclare M.Martin.Des 107 projets de recherche que les subventions nationales d\u2019hygiène ont financés depuis 1948, près d\u2019un tiers avaient trait à l\u2019hygiène mentale.Les provinces, ajoute M.Martin, utilisent les subventions fédérales d\u2019hygiène plus que les autres années.Les affectations actuelles dépassent de $600 000 celles de l\u2019an dernier, à pareille date.On a dépensé de fortes sommes dans chaque province afin d'acheter le matériel technique spécial qu\u2019exigent les plus récentes techniques de diagnostic et de traitement.On a aussi prévu, à l\u2019intention des hôpitaux et des cliniques pour maladies mentales, l\u2019embauchage permanent de 700 employés et l\u2019emploi intermittent de 141 autres personnes.Afin de parer à la pénurie de personnel, neuf universités ou collèges ont, avec l\u2019aide fédérale, étendu leurs facilités d\u2019enseignement, et, l\u2019an dernier, près de 300 personnes ont reçu des bourses qui leur ont permis de se spécialiser en hygiène mentale.Grâce au programme de construction d\u2019hôpitaux, on a installé plus de 4 500 lits supplémentaires, afin de remédier à l\u2019encombrement des maisons de santé.Le ministre de la Santé insiste sur l\u2019importance qu\u2019il y a d\u2019organiser des services qui préviendront les affections mentales, en particulier des cliniques d\u2019hygiène mentale et d\u2019orientation juvénile, et des programmes éducatifs qui feront disparaître la flétrissure qui s\u2019attache souvent aux affections mentales.Le Comité consultatif d\u2019hygiène mentale, qui tient actuellement sa cinquième session annuelle, se compose des directeurs provinciaux de l\u2019hygiène mentale et des représentants de plusieurs universités.Le docteur C.G.Stogdill, d\u2019Ottawa, chef du Service de l\u2019hygiène mentale au ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, en est le président.FONDATION D'UN CENTRE CANADIEN D'INFLUENZA On vient d\u2019établir un Centre de recherches canadien d\u2019influenza au Laboratoire d\u2019hygiène du ministère de la Santé.Son but, disent les fonctionnaires de ce ministère, est de coopérer étroitement avec les centres correspondants des Etats-Unis et du Royaûme- Uni, afin d\u2019étudier le genre et la méthode de propagation des souches de virus de l\u2019influenza qui peuvent faire leur apparition en quelque lieu du Canada.Ces travaux de recherche s'imposent, yr CF es = ae > 5 ew VOUS CONNAISSEZ CES PRODUITS VOICI MAINTENANT (EE 0 QU\u2019EST-CE QUE C\u2019EST?| C\u2019est un nouveau traitement colloïdal pour la constipation chronique, qui a pour but d'augmenter le volume./ C\u2019est un mélange de méthylcellulose et de carboxyméthylcellulose qui _ produit une gelée volumineuse, I.PRESENTATION encourageant ainsi un mouvement C.T: No.756 péristaltique normal et une VOLUGEL £ évacuation alvine naturelle.RS J C\u2019est une gelée non-antigénique, Each tablet contains: C .T.No 756, Volugel E.B.S,, non-irritante qui n\u2019est pas absorbée Garboxymethyloallulose > $378 Gm.0.5 Gm., en flacons de 100, par la muqueuse intestinale.* Indicated in chronic constipation.500 et 1,000.DOSAGE: Four t teen tablets daily until - regularity is established Thon the dose is C.T.No 157, Volugel E.B.S.gradually reduced until none are required.Plus Puissant, 0.5 Gm.plus Tablets should b hed d ith ; \" PREUVES CLINIQUES Plenty of water.+ ™ 0.7 mg.du purgatif synthéti- | Control que, Discétylphénolisatine, en flacons de 100, 500 et 1,000.THEE.= ROA 1 Tainter (1) constata qu\u2019avec la la 13 no méthylcellulose, les selles passaient facilement.Ni coliques ni crampes ne furent ressenties à la suite de l\u2019administration de ce médicament.Schweig (2), dans une étude sur 37 aH patients pour évaluer l\u2019efficacité de (1) Tainter, M.L.: Proc.Soc.Exper.Biol.& Med., 54: 77 (1943) la méthylcellulose, constata que, dans 62% des cas, des selles normales, molles et volumineuses étaient passées au moins une fois par jour sans colques, crampes ou ténesme.ans 30% des cas, les résultats furent y Le bons, le patient allant à la selle Dépliant descriptif sur demande.Cinq fois ou plus par semaine.(2)Schweig, K.: N.Y.State J.Med., 48, 1822(1948) Ce produit est annoncé d\u2019une façon intensive par des représentants qui se présentent chez les médecins avec des échantillons et de la documentation.TILEWORTH CHEMICAL CO.LTD., TORONTO, CANADA UNE COMPAGNIE ENTIEREMENT CANADIENNE.DEPUIS 1879 Représentants: M.Maurice Phaneuf, 1510, rue Chambly, Montréal, P.Q.M.Gaudias Lamontagne, 2317 Regent Ave., N.D.C., Montréal, P.Q.M.J.L.Vallerand, 23, rue de l'Eglise, Québec, P.Q. 272 ajoutent-ils, si l\u2019on veut trouver les moyens de lutter contre cette affection.Le Centre servira de chambre de compensation pour les renseignements sur l\u2019influenza, à l\u2019usage des laboratoires provinciaux, des centres médicaux universitaires et des ministères de la Santé.Il sera la succursale, au Canada, du service de renseignements sur l\u2019influenza, de l\u2019Organisation mondiale de la Santé.Il est entendu, depuis deux ans, que les laboratoires provinciaux servent de «postes d\u2019observation », en cas d\u2019influenza.On fournit à ces laboratoires des récipients de facture spéciale afin que l\u2019on puisse envoyer en état de congélation au Laboratoire d\u2019Ottawa, pour fins de classification, les prélèvements que l\u2019on soupçonne contenir des virus d\u2019influenza.Le comité qui dirige le nouveau Centre de renseignements sur l\u2019influenza est composé comme suit: docteur C.E.Van Rooyen, Connaught Laboratories, Université de Toronto (président); docteur F.R.Nagler, section des recherches sur les virus, Laboratoire d\u2019hygiène, Ottawa (vice-président); le com- mandant-chirurgien W.J.Elliott, ministère de la Défense nationale; docteur Armand Frappier, directeur de l\u2019Institut d\u2019hygiène et de microbiologie, Université de Montréal; docteur C.A.Mitchell, chef du service de la pathologie animale, ministère de l\u2019Agriculture, Ottawa; James Gibbard, chef du Laboratoire d\u2019hygiène du ministère fédéral de la Santé, et docteur A.F.W.Peart, chef du Service de l\u2019épidémiologie, ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, Ottawa.e- \u2014\"\" XIIe CONGRÈS FRANÇAIS DE STOMATOLOGIE Paris \u2014 octobre 1951 On est prié de noter que le prochain Congrès Français de Stomatologie aura lieu en octobre 1951, sous la présidence du docteur René Vincent.Deux rapports sont déjà annoncés: Docteurs Hennion et Bataille: Les parotidites chroniques.Docteur Friez: Traitement de la pyorrhée.Deux questions seront mises en discussion: Docteurs Carlier et Goudaert: L\u2019hémostase en stomatologie.Docteur Houpert: Traitement des communications bucco-sinusales d\u2019origine dentaire.ee AGRANDISSEMENT DE DEUX HÔPITAUX À MONTRÉAL Les travaux qui se font en ce moment à l\u2019Hôtel- Dieu et à l'hôpital des convalescents de Montréal L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLetix A.M.LF.C.\u2014 Montréal, févr:er 1951 permettront d\u2019installer 250 lits de plus à l\u2019intention des malades atteints d\u2019affections chroniques et des convalescents.L\u2019honorable Paul Martin, ministre de la Santé nationale, annonce en même temps que le Gouvernement fédéral accordera une subvention de $375 000, afin d\u2019aider à acquitter le coût de ces travaux.M.Martin déclare que le Canada a un besoin pressant de facilités d\u2019hospitalisation pour les malades atteints d\u2019affections chroniques et pour ceux qui relèvent de maladies graves.En vertu du plan fédéral d\u2019aide à la construction d\u2019hôpitaux, on accorde une prime de $500 par lit afin d\u2019encourager l\u2019installation de lits destinés à ces catégories de malades.L\u2019agrandissement de ces deux hôpitaux soulagera d\u2019autant la pression qui s'exerce sur les hôpitaux de Montréal et de la région réservés au traitement des maladies aiguës.L\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, situé à 109 ouest, avenue des Pins, construit une aile de neuf étages, où seront soignées les personnes atteintes de rhumatisme.Cette aile pourra recevoir 210 malades, quand les travaux seront terminés, c\u2019est-à-dire au printemps de 1952.La subvention fédérale s\u2019élèvera à $315 000.En agrandissant son cinquième étage et en mettant les appartements des infirmières à la disposition des malades, l'hôpital des convalescents de Montréal, situé à 3001, avenue Kent, pourra installer 40 lits de plus.On construira de nouveaux quartiers pour les infirmières.Cet hôpital, exclusivement réservé aux convalescents, accepte seulement les malades qui sortent des hôpitaux de Montréal et de la région.La subvention fédérale s\u2019élèvera à $60 000.-e + SUBVENTION FÉDÉRALE À TROIS SANATORIUMS QUÉBECOIS L\u2019honorable Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce que le Gouvernement fédéral a affecté plus de $278 000 à l\u2019achat de matériel scientifique et technique destiné à trois sanatoriums de la province de Québec: Saint- Georges, à Mont-Joli; Lac-Edouard, comté de Qué- bec-Montmorency, et Saint-Joseph-de-Rosemont, à Montréal.Cette subvention fait partie d\u2019une offensive nationale contre la tuberculose.De concert avec toutes les provinces, Québec s\u2019efforce, en multipliant les mesures de dépistage et en améliorant les facilités de traitement, de réduire le taux de la mortalité par tuberculose, déclare M.Martin.Que ce programme est couronné de succès.on le voit par les chiffres du Bureau fédéral de la statistique, qui accusent une réduction du taux de la mortalité par tuberculose dans le Québec: de 58,4 en 1948 à 48,8 en 1949. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuremiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 XLVI CHOLÉRÉTIQUE\u2014CHOLAGOGUE L\u2019ANABILE est présenté sous forme de \u2018\u2018tabule\u2019\u2019 titrée à 5 grains de bile de bœuf fraîche desséchée, contenant les acides biliaires associés et d\u2019autres éléments naturels de la bile.Chaque \u2018\u2018tabule\u201d d\u2019Anabile équivaut à environ 4 cc.de bile de bœuf fraîche.INDICATIONS _ Stase biliaire de toute origine (sauf les cas qui nécessitent une intervention chirurgicale).Hyposécrétion hépatique (cirrhose, inflammation des voies biliaires, congestion passive chronique).Cholécystite, pourvu qu\u2019il n\u2019y ait aucune obstruction sérieuse.Absence ou insuffisance de motricité intestinale, provenant d\u2019une sécrétion biliaire insuffisante ou l\u2019accompagnant.Carence de vitamines lipo-solubles, associés à l\u2019hyposécrétion ou qui en résulte.Etats cardiaques relevant d\u2019une maladie du système biliaire (maladie de Banti, cirrhose accompagnée d\u2019ascite).POSOLOGIE À doses thérapeutiques ordinaires, les acides biliaires naturels associés tels qu\u2019ils se trouvent dans l\u2019ANABILE, ne sont pas toxiques.L'ANABILE peut être pris à raison de 5 ou 10 grains trois ou quatre fois par jour, après les repas ou pendant les repas, selon les besoins individuels.Le régime alimentaire doit être pauvre en graisse.ÉCHANTILLON MÉDICAL ET DOCUMENTATION COMPLÈTE SUR DEMANDE IRWIN NEISLER & CO.- FONDÉE EN 1886 - DECATUR, ILLINOIS REPRÉSENTANTS POUR LE CANADA HERDT & CHARTON, INC.\u201cMÉDICAMENTS DE MARQUE\u201d 2027, AVENUE DU COLLEGE McCILL \u2014 MONTREAL 274 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin AMLF.C.\u2014 Montréal, février 1951 L\u2019an dernier, avec l\u2019aide d\u2019une subvention fédérale à la construction d\u2019hôpitaux, le sanatorium Saint- Georges a terminé des travaux d\u2019agrandissement qui permettent l\u2019installation de 300 lits.Il fallait, pour assurer à ces nouveaux malades les facilités de traitement voulues, une grande quantité de matériel pour les salles d\u2019opération et d\u2019outillage technique.C\u2019est dans ce but qu\u2019une subvention fédérale a été approuvée.L\u2019augmentation du nombre des malades, au sanatorium du Lac-Edouard, exige aussi plus de matériel scientifique pour le travail de radiographie et de laboratoire, pour le pneumothorax et les autres techniques de diagnostic et de traitement.On a affecté des fonds à l\u2019achat d\u2019un matériel qui donnera plus d\u2019importance à la thérapeutique professionnelle, ainsi qu\u2019à l\u2019établissement d\u2019une bibliothèque pour les malades et d\u2019une bibliothèque scientifique à l\u2019usage du personnel médical et infirmier.Le nouveau sanatorium de Saint-Joseph-de-Rose- mont, à Montréal, reçoit plus de $158 200.La plus grande partie de cette subvention servira à l\u2019achat de matériel, y compris un outillage complet pour les services dentaires, urologiques, orthopédiques, pathologiques, chirurgicaux et otolaryngologiques, ainsi que pour les laboratoires de bactériologie et de biochimie.Cette subvention pourvoira aussi aux traitements d\u2019un chirurgien du thorax, d\u2019un chef des laboratoires et de deux diététiciennes.Le sanatorium Saint-Joseph-de-Rosemont, qui peut contenir 500 lits, jouera certainement un rôle important dans la lutte antituberculeuse qui se poursuit dans la région de Montréal, ajoute M.Martin.Hôpital-école affilié à l\u2019Université de Montréal, ce sanatorium est appelé à devenir un centre important de recherches.Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse au secrétariat: 326 est, Boulevard St-Joseph \u2014 LA.9888.afin qu'ils puissent recevoir l' « UNION MEDICALE DU CANADA » sans aucune interruption. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutetin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 XLVII Naturellement .le produit de choix VIBELAN B.D.H.LE COMPLEXE VITAMINIQUE B ENTIER _ Natu rel (non renforcé) \u201cPas essentiellement en raison de la teneur en thiamine, niacine et riboflavine, mais bien plutôt comme source d\u2019autres éléments nutritifs du Complexe Vitaminique B pas encore synthétisés.\u201d \u2014 Jolliffe, Norman, J.A.M.A., 129: 9, 613.Chaque dose quotidienne de trois cuillerées a thé de Vibelan B.D.H.représente des quantités proportionnées de tous les facteurs qui se rencontrent dans les sources naturelles suivantes:\u2014 teneur standardisée: Sonderiz .300 gm.Thiamine naturelle .1.80 mg.Foie frais .15 gm.Riboflavine naturelle .2.25 mg.Levure de biére .3 gm.Nicotinamide naturelle.15.0 mg POSOLOGIE : Une cuillerée a thé trois fois par jour.Vendu en flacons de 4 et 16 onces liquides.THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED | | TORONTO CANADA REVUE DES LIVRES Henri BARUK.\u2014 Précis de Psychiatrie.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1950.Le précis de Psychiatrie du Prof.Henri Baruk n\u2019est pas un précis comme ceux que nous avons l\u2019habitude de lire.Il a été conçu par un homme qui n\u2019entend pas marcher d\u2019emblée dans les sentiers battus et qui n\u2019accepte pas sans les avoir passé au double crible de l\u2019expérience et de la discussion les théories indémontrées et les hypothèses accréditées par le\u2019 plus grand nombre des psychiatres.Il ressort de cette manière d\u2019envisager les bouleversements du psychisme une attitude, une conception et une exposition du sujet qui ne peuvent être que différentes, et partant, essentiellement personnelles.Il y a longtemps que j'ai lu un précis de psychiatrie qui ne soit pas une réédition à peine corrigée et augmentée de traités antérieurs.Ce n\u2019est pas là un mince mérite.On peut ne pas être toujours d\u2019accord avec le Pr.Baruk sur certaines thérapeutiques et sur certaines conceptions pathogéniques, mais on ne peut l\u2019accuser de parti pris ou d\u2019insin- cérité.Il laisse toujours la porte ouverte à la discussion et il admet les divergences d\u2019opinion.Il ne donne jamais entièrement tort aux écoles dont il n\u2019endosse pas la doctrine; il se contente alors d\u2019exprimer un doute sérieux, il invite le lecteur à la prudence, il souhaite la démonstration plus éclatante d\u2019un avancé un peu fantaisiste ou insuffisamment étayé.Son avant-propos est une habile synthèse du volume.Dès le début, il insiste très justement sur la technique de l\u2019examen psychiatrique.Ce seul chapitre de 20 pages est un exemple de bon examen que les étudiants liront avec profit.Sa classification des syndromes mentaux est excessivement simple.Elle couvre, cependant, tout le territoire de la psychiatrie.I] remplace à + Om l\u2019ancienne dénomination de syndromes par celle, beaucoup plus souple, de réactions : réactions dépressives, d\u2019excitation, de confusion mentale, schizophréniques et épileptiques.Il présente, dans des chapitres séparés, les hallucinations et les délires hallucinatoires, les états démentiels et les psychopathies organiques, les aspects, social et moral, de la psychiatrie.Son attitude devant l'explication pathogé- nique des manifestations psychosomatiques s\u2019inspire de son expérience et de sa prudence habituelle de ne pas conclure d\u2019emblée.Il admet une origine psychogénétique partielle mais il met aussi le lecteur en garde contre les généralisations.Ceux qui s\u2019intéressent à la catatonie retrouveront, dans ce précis, l\u2019exposé de ses travaux sur la catatonie expérimentale et les conséquences qui peuvent en découler chez les inhibés et dissociés de toutes sortes.Le Pr.Baruk est très nettement préoccupé par les questions de conscience morale et de paix sociale.Il donne à ces à-côtés philosophiques et sociologiques une importance telle que le lecteur a l\u2019impression qu\u2019il a voulu créer un nouveau chapitre de la psychiatrie traditionnelle.Ces aspects ne sont-ils pas déjà pressentis dans la psychiatrie tout court?Par ailleurs, il faut retenir son test de tsédek, qui a le mérite d\u2019être simple et de s\u2019appliquer en peu de temps.Ce test permet de dénoncer rapidement certaines aberrations du sens moral décrites par les auteurs anglais sous le nom de « Moral Insanity », et par extension, de préciser la signification de déviations affectives d\u2019explication difficile.Il faut dire, enfin, que l\u2019auteur est assez réfractaire à toute méthode thérapeutique de violence: chocs de tous ordres, lobotomies et explorations intempestives de l\u2019inconscient.Il L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLterIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 XLVIII L'AGUE - ANTISPASMODIQUE FAD CATIONS \u2018 \u2026 comprimés Agrippol s'emploient pour soulager les symptômes accompagnant les rhumes, le coryza, la grippe, hs bronchite, l'asthme des foins, l'asthme bronchique, la dysménorhée, les maux de tête et les névralgies.a COMPOSITION | Acétophénétidine Acide acéthylsalicylique Chlorhydrate d'aminoxide-atropine ÉCHANTILLON MÉDICAL ET DOCUMENTATION COMPLETE SUR DEMANDE HERDT & CHARTON, INC.\u201cMEDICAMENTS DE MARQUE\" 1, 2027, AVENUE DU COLLEGE McGILL CT MONTREAL C 278 insiste sur importance du traitement moral et biologique.Le précis du Pr.Baruk ne surprendra pas le lecteur averti qui revivra ses propres hésitations et expériences, ses propres préférences et préjugés, car il n\u2019est pas douteux que la psychiatrie est à un carrefour et que l\u2019orientation définitive n\u2019est pas encore un fait accompli.Les organicistes et les descriptifs voient leurs rangs se raréfier tandis que les partisans de la psychogénèse exclusive recrutent un nombre toujours croissant d\u2019adeptes, mais déjà une nouvelle école, dite organo- dynamiste (Ey), tente de fusionner les théoriciens qui s\u2019acharnent à explication uniciste ou prépondérante.Le lecteur moins préparé \u2014 l\u2019étudiant, par exemple \u2014, qui lira ce précis, y puisera une grande leçon d\u2019amour de son prochain; il notera soigneusement ce qui correspond à ses aspirations et il adaptera sa lecture à sa propre expérience des malades.Il ne pourra s\u2019empêcher de retenir que pour faire de la bonne psychiatrie 11 faut d\u2019abord aimer son métier.Il faut, comme disait Parchappe \u2014 cité par Baruk \u2014 aimer les aliénés pour être capable de les servir.Jean SAUCIER.Maurice TUBIANA, chef de clinique à la Faculté de Médecine de Paris, chargé de recherches à l'Institut National d'Hygiène.\u2014 Les isotopes radioactifs en médecine et en biologie.Préface du prof.L.Bugnard.Un volume de 392 pages, avec 84 figures.1800 fr.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1950.T\u2019outil que constitue l\u2019isotope radioactif est d\u2019une telle puissance et d\u2019une telle efficacité qu\u2019il est vraisemblable que son emploi ne fera que s\u2019étendre au cours des années à venir.Mais l\u2019ampleur des résultats déjà obtenus en biologie justifie largement l\u2019importante étude de M.Tubiana.Phvysicien et médecin, l\u2019auteur a séjourné aux Etats-Unis pour compléter sa documentation dans le domaine de l\u2019utilisation médicale des radio-isotopes.Il a voulu dans son L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burren A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 ouvrage apporter aux médecins et aux gistes qui désirent utiliser les isotopes cor instrument de travail un résumé des connais sances indispensables, une perspective d possibilités et des méthodes offertes, un expo: de quelques-unes des expériences publiées et des travaux en cours, tant pour qu\u2019ils y trouvent des sujets d\u2019inspirations théoriques techniques, que pour leur éviter de refairn des travaux déjà accomplis.Une première partie est consacrée aux pi blèmes concernant les techniques de détection et de mesure de la radioactivité.L\u2019auteur siste sur les précautions à prendre aussi bien dans l\u2019établissement préalable du plan de l\u2019expérimentation que dans l\u2019exécution de expériences et des mesures La deuxième partie traite des isotopes \u20ac en tant qu\u2019indicateurs et constitue véritablem le centre du livre.L\u2019auteur s\u2019attache surtout aux méthodes et maintient un équilibre entre l\u2019exposé des problèmes théoriques et pratiques, et celui des expériences prises comme exemple.Un long chapitre est consacré aux utilisations cliniques des isotopes: mesure des liquides d l\u2019organisme, études cardiovasculaires, appli tions diagnostiques, etc.| La troisième partie envisage le radio-é ment artificiel en tant qu\u2019émetteur de radia tions ionisantes.L'auteur présente les grandes lignes des connaissances qui expliquent le principe des applications médicales.Il déve _ loppe longuement, d\u2019un point de vue clinique et technique, le problème de l\u2019utilisation thé rapeutique des isotopes.Ont été surtout veloppés les chapitres concernant l\u2019utilisatio du radio-iode et du radio-phosphore et le problèmes immédiatement connexes.Des in cations bibliographiques très développées p mettent aux lecteurs de pousser plus a leur enquéte.Divisions de Uouvrage I.\u2014 Généralités physiques.Radioactivité, P tés des radiations émises par les radio-éléments.| paration des radio-éléments artificiels.\\ radioactivité.Les appareils de m lons.L\u2019autoradiographie ~~ L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuuemin A.MLEF.C.\u2014 Montréal, février 1951 XLIX Deux produits Les Comprimés STOLIC et STOLIC FORTE sont composés de vinbarbital De/v:ra/l, 30 mg.(YA grain), un sédatif dont l\u2019action est d\u2019une durée modérée, quasi dépourvu d'effets secondaires; de ratine, 20 mg.(% de grain), ayant la propriété de diminuer la fragilité capillaire; et d\u2019hexanitrate de mannitol, 15 mg.(Y% de grain), agent hypotenseur temarquablement efficace en raison de son action progressive prolongée.Les Comprimés STOLIC FORTE renferment 30 mg.(¥ grain) d\u2019bexanitrate de mannitol.Dans l'hypertension Les Comprimés STOLIC et STOLIC FORTE sont indiqués pour le soulagement de l'hypertension essentielle, l\u2019unedes affections qui se rencontrent le plus fréquemment en pratique médicale, et que l\u2019on considère comme l\u2019une des plus grandes causes de décès.Action therapeutique Les Comprimés STOLIC et STOLIC FORTE abaissent la tension artérielle d'environ 33 mm.de mercure pendant une période de 4 à 6 heures.La chute de la tension artérielle commence à se faire sentir de 15 à 30 minutes après l\u2019administration et atteint son maximum au bout de deux heures et demie à trois heures.En outre, on note une diminution de la fragilité capillaire anormale, souvent associée à l'hypertension ; l\u2019appréhension fait place à un calme bienfaisant, égalisant les fluctuations émotives de la pression sanguine.Présentation: flacons de 100 et 1,000 comprimés, enrobés de sucre Sharp & Dohme (Canada) Ltd., Toronto 13, Ontario.> TOLIC et STOLIC FORTE Comprimés d\u2019hexanitrate de mannitol, de rutine et de vinbarbital Delvinal 280 IF.\u2014 Utilisation des radio-éléments artificiels comme \u201cagents marqués\u201d.Les radio-éléments artificiels dans l\u2019analyse biochimique.Etude des métabolismes.Les causes d\u2019erreur.Utilisations cliniques des radio- éléments artificiels.III.\u2014 Action biologique des radiations.Utilisation thérapeutique des radio-éléments artificiels.Iode radioactif dans l\u2019exploration et le traitement de la thyroïde.Utilisations thérapeutiques du phosphore radioactif et des autres radio-éléments artificiels.Précautions à prendre lors de l\u2019emploi d\u2019isotopes radioactifs.Appendice.Table de quelques isotopes utiles en biologie.A.JOUVE, prof.agrégé a la Faculté de Médecine de Marseille, médecin des Hopi- taux; P.BUISSON, médecin des Hôp.de Marseille, et A.ALBOUY, P.VELASQUE, G.BERGIER.\u2014 La vectocardiographie en clinique.Un volume de 166 pages, avec 78 figures.750 fr.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1950.La vectocardiographie n\u2019a pas encore obtenu l\u2019audience du grand public médical et même de beaucoup de cardiologues.Elle prend pourtant une importance grandissante en clinique cardiologique.D\u2019importants progrès techniques ont permis de réaliser par des artifices divers, dans un plan, puis dans l\u2019espace, la synthèse des manifestations électriques du cœur considérées comme un tout.| Aussi, la vectocardiographie apparaît-elle d\u2019abord comme une méthode simplificatrice.Le désir de mettre en évidence avec le maximum de précision les potentiels locaux a conduit à multiplier les modes de dérivation et à alourdir les principaux chapitres de l\u2019électrocardiographie de subdivisions toujours plus nombreuses.On a ainsi compliqué l\u2019enregistrement des tracés et rendu leur étude de plus en plus difficile, parfois même ésotérique, sans que la précision attendue se soit toujours manifestée.La vectocardiographie offre au contraire des possibilités de synthèse dont l\u2019efficacité est dès maintenant chose évidente: pour s\u2019en convaincre, il suffit de se reporter aux travaux de Vastesaeger et Rochet qui, grâce à l'interprétation vectorielle, ont donné à l\u2019électrocardiogramme des sujets normaux l\u2019unité qui lui faisait défaut et ont défini L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.LE.C.\u2014 Montréal, février 1951 ainsi avec une précision toute nouvelle la frontière des faits normaux et pathologiques.Cet ouvrage vient confirmer, à l\u2019aide de documents personnels, la validité de la méthode vectorielle, en assure les bases et montre de quelle façon elle simplifie l\u2019interprétation des tracés.Les auteurs ont de plus cherché à résoudre les questions qui demeuralent en suspens (comme la notion du siège exact dans l\u2019espace, du point d\u2019origine du vectocardio- gramme spatial).A la lecture de cette étude, les praticiens se convaincront qu\u2019en face des conceptions classiques, cette méthode offre tous les avantages de la synthèse sur l\u2019analyse et que l\u2019effort nécessaire à l\u2019assimilation de ce langage nouveau est largement payé par une vue plus claire et plus juste des faits.Divisions de l'ouvrage Notions de vecteurs.I.\u2014 Evolution des idées sur l\u2019interprétation des manifestations électriques du cœur.II.\u2014 L'intervention vectocardiographique, sa validité.\u2014 Les confrontations anatomiques et électriques.La régularité du champ électrique corporel.Les nécroses expérimentales du myocarde.III.\u2014 Les bases théoriques de l\u2019interprétation vectorielle.\u2014 L'hypothèse du vecteur spatial.Le caleul des différences de potentiel enregistrées à la surface du conducteur.IV.\u2014 Le point d\u2019origine de la boucle vectocardio- graphique.V.\u2014 Les techniques d\u2019enregistrement vectocardio- graphique.\u2014 L'\u2019appareillage.Polarité du vecteur.Orientation du vectogramme.Modes de dérivation.Techniques personnelles.VI.\u2014 L'interprétation vectorielle en clinique.\u2014 Méthode de construction.Les éléments caractéristiques du vectocardiogramme spatial.Lecture rapide es tracés scalaires.VII.\u2014 Le vectocardiogramme normal.\u2014 Caractères généraux du vectocardiogramme normal.Relation spatiale de la boucle QRS et de l\u2019axe anatomique.Manifestations électriques liées à l\u2019activité des oreillettes.VIII.\u2014 Essai d\u2019interprétation vectorielle en pathologie.\u2014 Eléments caractéristiques des vecto- cardiogrammes pathologiques.Surcharges ventriculaires.Troubles de la conduction intraventriculaire.Svndromes coronariens.Conclusions.Bibliographie. NS = - ead 4 hes H 2 pphpje © ( CX * *a 3 wg da 2 & fo, #2 x N° x ~~ \u20ac D 4 WN 4, With, pre CORAMINES ADENOSINE s.[ Dilate ha Ç Onai ES prog poitrine.etes Lr) py linsuffisance rite Ve corongrienne et linfarctus du myocarde., CORAMINE -EPHEDRINE RS ir Exe LC ER\" Wa ARTE Eh EO sur FH CEI Ed INDICATIONS: yy bronchique, bronchite et bronchiectos 3 id Lila et gpg e CORAMINE- GLUCOSE Oui EE un hot Vivi ant Hoh ah o Pim ey surtout dans les élats de faiblesse cour la A et lo vieillesse.COMPAGNIE LIMITEE MONTREAL *Nikéthamide \u201cCiba\u201d 282 Ed.DOUMER, prof.à la Faculté de Médecine de Lille.\u2014 Les principes de l'électrocardiographie.Préface du prof.Ch.Laubry.Un volume de 130 pages, avec 68 figures.500 f.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1950.Cet ouvrage s\u2019adresse au lecteur qui aborde l'étude de l\u2019électrocardiographie, dont on ne peut séparer les premiers éléments de la vec- tocardiographie.Il apporte, avec la précision et la clarté désirables, un enseignement de base.Conçu et développé à partir de l\u2019enseignement clinique de l\u2019auteur, il s\u2019attache à l\u2019exposé des notions fondamentales sur l\u2019électrocardiogramme normal et ses anomalies principales.L\u2019auteur n\u2019a pas pour autant envisagé la question d\u2019un point de vue purement pratique, c\u2019est-à-dire sous l\u2019angle seul des services qu\u2019on peut tirer de l\u2019électrocardiographie pour asseoir le diagnostic.Il a voulu aussi indiquer le mécanisme des principales anomalies pour en faire mieux comprendre le développement, et appuyer leur interprétation sur des bases plus sûres, ce qui implique Pétude préalable des conditions qui président au développement de l\u2019électrocardiogramme normal et qui en déterminent le profil.On trouve ainsi étudiés dans ce volume le problème de l\u2019électrogénèse dans le cœur, les conditions et les lois de la projection à distance des potentiels cardiaques et comment leur projection détermine sur chacune des dérivations, bipolaires ou unipolaires, proches ou éloignées, les différents accidents des tracés.Cette mise au point de la question dans ses éléments essentiels ne va d\u2019ailleurs pas sans une vue critique de certains aspects des grandes théories anglo-saxonnes qui constituent aujourd\u2019hui la base incontestée de nos connaissances.L\u2019auteur fait des réserves sur certaines vues théoriques et peut-être trop « mathématiques » de ces doctrines.C\u2019est dire que l\u2019ouvrage possède un caractère personnel et original qui intéressera les cardiologues spécialisés.Divisions de l\u2019ouvrage 1.Les dérivations bipolaires d\u2019Einthoven.L\u2019êlec- trocardiogramme normal en dérivations d\u2019Einthoven.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 L\u2019électrogénèse cardiaque et l\u2019explication des tracés en dérivations bipolaires.\u2014 2.Les dérivations uni- polaires des membres.Les déviations de l\u2019axe électrique du cœur.\u2014 3.Les dérivations précordiales.Les blocs de branche.\u2014 4.Les déformations des tracés électriques d\u2019origine coronarienne.\u2014 5.Les prépondérances ventriculaires.Le gradient ventriculaire.\u2014 Bibliographie.Paul COSSA, ancien chef de clinique à la Faculté de Médecine de Paris, neurologiste des Hôpitaux de Nice.\u2014 Physiopathologie du système nerveux \u2014 du mécanisme au diagnostic.Troisième édition entièrement refondue.Un volume de 960 pages, avec 329 figures.(Broché 1900 fr, ou cartonné toile 2300 fr).\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1950.La troisième édition de ce livre, devenu classique, constitue, en grande partie, un nouvel ouvrage.La précédente mise à jour datait de 1942, et le contact, rompu à cette époque avec la neuro-physiologie anglo-saxonne, n\u2019a pu être repris qu\u2019en 1945.P.Cossa a préféré alors reprendre son texte, le «repenser » tout entier, le récrire dans sa plus grande part: et c\u2019est à peine si un tiers des pages de la première édition figure dans cette étude.Rappelons qu\u2019elle s\u2019expose, aussi bien pour l\u2019étudiant que pour le praticien, ce qui doit être retenu de la physiologie pour la compréhension de la pathologie nerveuse et pour l\u2019établissement du diagnostic neurologique.L'auteur se place au point de vue clinique: il se donne le diagnostic comme but; pour y parvenir, l\u2019étude du mécanisme est le moyen.Une première partie (152 pages) est consacrée à un aperçu de physiologie générale normale et pathologique (histologie, activité nerveuse élémentaire, neurones, activité réflexe, liquide céphalo-rachidien, etc.).La deuxième partie traite des fonctions du système nerveux (448 pages); les différents sens y sont successivement envisagés, puis: la contraction musculaire, les réflexes cinétiques segmentaires, statiques et stato-ki- nétiques; la motilité, automatique et volontaire; la régulation des mouvements; la moti- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenin A.MLF.C.\u2014 Montréal, février 1951 LI Les jeunes malades aussi apprécient le Pyridium' Les symptômes douloureux de l'infection des voies urinaires, comme la pollakiurie, la douleur et sensation de brûlure à la miction, peuvent être rapidement soulagés dans un pourcen- SOULAGEMENT tage élevé de cas par la simple administration buccale de BIENFAISANT Pyridium.A doses thérapeutiques, le Pyridium est pour ainsi dire atoxique, et peut être administré en même temps que la streptomycine, la pénicilline, les sulfamidés ou autre thérapie génito-urinaire spécifique.par l\u2019analgésie efficace et Grâce à cet analgésique urinaire sûr et facile & employer, les médecins peuvent souvent procurer à leurs malades un soulagement très rapide à leurs symptômes urinaires douloureux, en même temps que d'autres moyens thérapeutiques sont mis en œuvre pour soulager l'affection efficiente non diagnostiquée.sûre.(Phény axe ; in (> ee 4 ES pit & CE LIMITED PARI PE) MONTREAISE « IIORO NTT « SV AL EYFIELD = 284 lité oculaire; la physiopathologie des syndromes périphériques.La troisième partie (134 pages) concerne les fonctions végétatives: physiologie normale, puis pathologique.Un chapitre traite de quelques fonctions spéciales du système végétatif et un autre des syndromes vaseulaires cérébraux.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreriN AMLF.C.\u2014 Montréal, février 1951 Enfin, une quatrième partie (130 pages) expose les rapports du système nerveux et de la vie psychique: sommeil, vie instinetivo- affective; écorce cérébrale; langage; aphasie : électro-encéphalographie; réflexes conditionnels; bases physiologiques de l\u2019activité intellectuelle.LIVRES REÇUS Chirurgie réparatrice et correctrice des téguments et des formes.\u2014 L.Dufourmentel.2ème édition.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, France.Les volvulus aigus du côlon droit.Albert Courty.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, France.La stérilité involontaire.\u2014 Raoul Palmer.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, France.Les phlébites.\u2014 Lucien Léger et Claude Frileux.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, France.Traité de Médecine.Volume IX.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, France.Les principes de l'électrocardiographie.\u2014 Edmond Doumer.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, France.La vectocardiographie en clinique.\u2014 A.Jouve, P.Buisson, A.Albouy, P.Velasque, C.Bergier.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, France.Les isotopes radioactifs en médecine et en biologie.\u2014 Maurice Tubiana.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, France.Manuel d\u2019ophtalmologie.\u2014 P.Bailliart et A.Magitot.\u2014 G.Doin et Cie, Masson et Cie, éditeurs, Paris, France.Précis de médecine légale.3eme edition.\u2014 Etienne Martin.\u2014 G.Doin et Cie, édit.Paris, France.Précis d\u2019histologie physiologique.5ème édition.\u2014 A.Policard.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, France.Chirurgie esthétique nasale.\u2014 Marcel Gal- fier.\u2014 G.Doin et Cie, éditeurs, Paris, France.Traitement de la stérilité involontaire.\u2014 Frank Viala, J.-A.Huet.\u2014 G.Doin et Cie, éditeurs, Paris, France.Physiologie et biologie du système nerveux végétatif au service de la chirurgie.\u2014 H.Laborit.\u2014 G.Doin et Cie, éditeurs, Paris, France.Traité des maladies des veines.Charles Laubry, Jacques Louvel.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, France.Retour du tuberculeux a la vie sociale et professionnelle Sa réadaptation.\u2014 Dr E.-P.Laurent.\u2014 G.Doin et Cie, édit.Paris.Traités de chirurgie d'urgence et de techniques opératoires.\u2014 Charles À.Perret.\u2014 Gaston Doin et Cie, édit, Paris, France.Pathologie des veines.Traitement médical et chirurgical.J.-D.Martinet, R.Tubia- na.\u2014 G.Doin et Cie, Paris, France. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurrriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 L\u2019'INDUCTOTHERM GE remplit toutes les conditions propres à chacune des techniques de diathermie = E la diathermie de l\u2019oreille à la diathermie du bassin ou du thorax, l\u2019Inductotherm GE reçoit l'approbation des plus exigeants.Il nous apporte les moyens pratiques efficaces et faciles d'obtenir la qualité et l'intensité voulues de l'énergie requise pour chaque traitement.Au point de vue débit, l'Inductotherm est capable d'élever la température de n'importe quelle région du corps à la limite de la tolérance du patient.La meilleure réponse à vos besoins pour toute la gamme des techniques de diathermie.Demandez au représentant GE des détails plus complets sur l\u2019Inductotherm ou écrivez à la suceur- sale la plus rapprochée.General Electric X-Ray Corporation, Limited, Montréal, Toronto, Vancouver, Winnipeg.GENERAL @ ELECTRIC X-RAY CORPORATION L | M ! T E D MONTREAL TORONTO VANCOUVER WINNIPEG LIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AM.LFC.\u2014 Montréal, février 1951 Expantion de Anglo-Grench Drug Cie Liée M.Donat Saulnier | M.Roger Charbonneau M.Jacques Melançon M.Roger Charbonneau, président, et M.Jacques Melançon, nouveau directeur général de l\u2019Anglo-French Drug, prévoient une expansion considérable | des affaires de la compagnie en 1951.MM.Charbonneau et Melançon annoncent la nomination de M.Donat Saulnier, pharmacien, au poste de gérant de l\u2019Anglo-French Drug Cie Limitée.M.Saulnier, qui compte plus de vingt ans d\u2019expérience en pharmacie, est très estimé dans les milieux médicaux, hospitaliers et pharmaceutiques; il possède lui-même des intérêts dans la compagnie.| L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtetin AMLF.C.\u2014 Montréal, février 1951 LIV & oulagement Douleur Musculaire Squelettique Arthrite Les ingrédients, éprouvés par le R humatisme temps, contenus dans Rub A-535, .pommade émolliente dans un exci- Bursite pient genre nouveau, qui ne tache M .pas et ne graisse pas, facilitent l\u2019action yosite analgésique rapide dans le traitement Fat symptomatique d\u2019un grand nombre d\u2019af- N evr ites fections musculo-squelettiques.Sciatique Rub A-535 peut être employée après des traitements par diathermie, rayons infra- Lumbago rouges, bains de chaleur et autres formes de physiothérapie.Rub A-535 renferme quatre ingrédients actifs: camphre 1%, menthol 1%, huile d\u2019eucalyptus 4%, salicylate de méthyle 12%.The Denver Chemical Mfg.Co., Inc.Montréal, P.Q. LV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 | SANATORIUM PREVOST | BANATOR FAÇADE SUD = , @ Personnel hospitalier ex- L'établissement demeure toujours consacré au traitement périmenté.Cures de repos.Physiothérapie complète.INDIVIDUEL des Pyrétothérapie.Electro- affections neuro- chocs.Insulinothérapie.Psy- psychiatriques en chothérapie.Bientôt: radio- cure libre.thérapie; régimes confiés à une diététicienne.BUREAU MÉDICAL: Neuro-psychiatres: Drs Roma Amyot, Ernest Brunet, Jean-Léon Desrochers, Paul Larivière, Gaston Loignon, Alcide Pilon, Jean Saucier et Karl Stern; Consultants: Drs Fernand Charest, Paul David, Edouard Desjardins, Roland Dussault, Léon Gérin-Lajoie, Charles-E.Grignon, Charles-E.Hébert, }.-B.Jobin, Albert Jutras, Richard Lessard, Georges Manseau, Léopold Morissette, Jules Prévost, J.-A.Vidal.4455 OUEST BOULEVARD GOUIN, TÉLÉPHONE: BYwater 2405 * IS i wl.YS: AK Ee _ \u2014 \u2014 - - .ANY L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buriemiy A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 Four FINS DE PRESCRIPTION esl maintenant dishontble EN COMPRIMES SANS IDENTIFICATION TAB RCL.3 'DISPRIN\u2019 apporte une amélioration au moyen d'administrer l'acide acétylsalicylique sous forme de sel de calcium pour le soulagement des douleurs banales.C\u2019est un analgésique qui peut être recommandé aux patients en toute confiance en raison de sa solubilité, de son goût agréable et du soulagement rapide qu\u2019il apporte.Il y a, toutefois, maintes occasions où, pour diverses raisons, il est nécessaire que \u2018DISPRIN\u2019 soit prescrit.Dans ce but vous trouvez maintenant un comprimé, qui n\u2019est marqué qu\u2019au chiffre de la maison, et auquel on a donné le nom de TAB RCL.3.TAB RCL.3 s'obtient en format spécial pour fins de prescription contenant 100 comprimés, en conditionnement hermétique afin de leur garder toutes leurs propriétés thérapeutiques.S'obtient dans toutes les pharmacies.LVI @ RECKITT & COLMAN (CANADA) LTD.DIVISION DES PRODUITS PHARMACEUTIQUES 1000 RUE AMHERST, MONTREAL, P.Q: LVII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuzerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1951 \u2014mmmm MICROBIOLOGIE \u2014 HYGIÈNE \u2014 MÉDECINE PRÉVENTIVE @ RECHERCHES @ ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ @ ŒUVRES DE SANTÉ PUBLIQUE @ PRODUITS BIOLOGIQUES \u2014 VACCINS \u2014 SÉRUMS LE VACCIN BCG PRÉVENTION DE LA TUBERCULOSE PROTECTION DE 809, EN MILIEU TUBERCULEUX\" \u2014 Préparé suivant la technique de l'Institut Pasteur.\u2014 Epreuves de sécurité sur chaque lot de vaccin.\u2014 3 voies: BUCCALE \u2014 INTRADERMIQUE \u2014 TRANS- CUTANÉE (Scarifications \u2014 Piqûres multiples).\u2014 FOURNI GRATUITEMENT SUR DEMANDE dans la Province de Québec.Le seul Service du BCG au Canada, depuis 1926.*J.A.BAUDOUIN: Am.Rev.Tuberc., 43: 581, 1941.ALBERT CALMETTE A.G.FERGUSON: Am.Rev.Tuberc., 54: 325, 1946.1863-1933 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal, P.Q., Zone 26 (sans but lucratif) \" Plus de deux milliards \u2014 tel est le nombre de tampons TAMPAX achetés au cours des douze dernières années.Ces achats renouvelés, ajoutés à des essais cliniques intensifs*, confirment pleinement la sécurité inhérente à ces tampons de ouate à usage intravaginal.TAMPAX ne cause ni érosion, ni vaginite et n\u2019enraye pas le flux menstruel.Offert en trois degrés d'absorption (Régulier, Super, Junior), TAMPAX répond facilement à tous les besoins particuliers.Il est merveilleusement confortable, commode et efficace.*West.J.Surg, Obstet.& Gynec., 51: 150, 1943; J.A.M.A., 128: 490, 1945; Am.J.Obst.& Gynec., 48: 510, 1944, ete, CANADIAN TAMPAX CORPORATION LTD, BRAMPTON, ONTARIO Le protection menibuelle intone de choix TAMDAX PUBLICITÉ ACCEPTÉE PAR THE JOURNAL OF THE AMERICAN MEDICAL ASSOCIATION LIX L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buttery AMLIC.\u2014 Montréal, février 1951 FORMAT POUR ENFANTS ANPIRIN MARQUE DEPOSEE AU CANADA Ces comprimés d\u2019Aspirin Format Spécial pour Enfants permettent aux mamans de donner les doses que vous prescrivez.Le format pour enfants est présenté en comprimés bisséqués de 24 grains que l\u2019on casse facilement pour donner des doses de 14 grain.Le comprimé se désagrège rapidement pour se mélanger avec le véhicule que le médecin recommande pour l\u2019administrer.(D 22 grs.14 ers.|) THE BAYER COMPANY LIMITED, 1019 ELLIOTT STREET W, CW DSOR, ONTARIO L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurzerrN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1951 LX ÉTATS DÉPRESSIFS BOITES DE 10 ET 100 CONVALESCENCES RY > Ÿ ANÉMIES SECONDAIRES D DÉGLOBULISATIONS N THÉRAPEUTIQUES AMPOULES BUVABLES 10 cc @ CANADA * LABORATOIRES JEAN OLIVE .-2 ECO ER ES §& vonTREAL { pour 100 grammes: SÉDATIF et TONIQUE NERVIN Acide nicotinique .72 mgm.Passitonyl est a la fois un tonique et un sédatif du systè- Nucléinate de Manganèse 0.20 gm.Glycérophosphate de Soude 1.\u2014 gm.me nerveux destiné à ramener rapidement un équilibre Arrhénal .0.14 gm.normal.Les éléments toniques de la formule évitent Fluorure de Sodium .0.05 gm.les sensations de lassitude et de dépression que peuvent Extrait mou de Passiflore .3.60 gms Extrait mou de Saule .1.80 gm.donner les sédatifs même légers.Teinture de Cratoegus .2.70 gms Teinture de Primevère .0.90 gm.Excipient q.s.p.100 gms 4dultes: 1 cuillerée à dessert avant les CALME et TONIFIE repas, midi et soir.Enfants: 2 cuillerées à thé par jour.Laboratoires Jean Olive, 200, rue Vallée, Montréal. LXI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burenin AMLFC.\u2014 Montréal, février 1951 is s Ve qe tu 44 La Librairie Beauchemin Limilse imprimeur de « L'Union Médicale du Canada », offre ses services a tous les MEDECINS, ANNONCEURS et LECTEURS AAA LE SELLE a a ASS NAPE ACE de cette revue pour tous | travaux d\u2019impression et de | reliure.@ Son outillage le plus perfectionné, @ Son personnel des plus avisés, Sont garantie de qualité, @ A des prix modérés.CONFIEZ-NOUS VOS TRAVAUX ET NOUS FERONS EN SORTE DE VOUS DONNER ENTIÈRE SATISFACTION.LIBRAIRES \u2014 ÉDITEURS [ Imprimeurs - Relieurss - Papetiers en gros | 426-430, rue ST-GABRIEL, MONTRÉAL Tél.: LAncaster 4236 | LIBRAIRIE BEAUGHEMIN LIMITEE » bY Rr TES JRE easy Lc TTR pees MA A GQ a 4 YE CCT Am VT Ca 100 .1.Conduit nasal .i Dans le traitement de infection para-nasale, ta méthode Argyrol .instillations d'ARGYROL à 20% dans le canal lacrymal.2.Voies nasales .gouttes d'une solution d'ARGYROL à 10%.3.Fosses nasales .ARGYROL à 10%, on triple effet |.Décongestionne sans irriter la membrane et sans nuire à la protection ciliaire.Incontestablement bactériostatique et cependant non toxique pour les tissus.3.Nettoie en stimulant les secrétions, renforçant ainsi la première ligne de défense de l'organisme.\u201cXIGEZ ARGYROL DANS L'EMBALLAGE AUTHENTIQUE .tamponnement avec [A RE: une action sans reaction Agent bactéricstatique, émollient et détersif efficace, ARGYKOL démontre constamment ses avantages dans la lutte contre l'infection et dans le rétablissement des fonctions normales.En outre, le rétablissement n'est pas entravé par la congestion compensatoire, si souvent entraînée par la plupart des vaso-constricteurs.| Ma | { ] AR \\ ly \\ assure Sans sor of vu 202.107 i 3 cy 1, 75 a ae ES \u2014 FC ES = ~~ La marque déposée ARGYROL nT est la propriété de Eat 7 A.C.Barnes Company Limited - Maintenant en vente au Canada\u2014 ARGYPULVIS, nouveau moyen efficace de vaincre le Trichomonase.Sur demande, nous vous enverrons des échantillons professionnels d'ARGYPULVIS (sous les deux formes: en poudre à insuffler, pour l'usage du praticien, et en capsules, pour l'usage complémentaire de la malade), ainsi que des prospectus.ARGYPULVIS et ARGYROL sont fabriqués exclusivement par A.C.BARNES COMPANY, LTD. ©The Borden Co.Ltd.uJ'ai aidé beaucoup de médecins à soigner de cas d'allergie au lait! \u201c s\u2019exclama Elsie, la Vache Bor p \u201cMon MULL-SOY \u2014 concentré liquide à base de fèves de soya \u2014 est un aliment hypoallergénique convenant à la plupart des bébés, enfants et adultes qui sont allergiques au lait! \u2018Les formules sont exceptionnellement agréables au goût et faciles à préparer.La dilution standard équivaut à du lait de vache complet, et fournit de grandes quantités de calcium et de phosphore.\u201cNous n\u2019ajoutons pas de concentrés vitaminiques, parce que ceux-ci (vous le savez) occasionnent parfois des manifestations d\u2019allergie.\u201cMais les ingrédients contenus dans le MULL-SOY fournissent 100 unités internationales de vitamine B; naturelle par pinte de dilution standard.\u201cSi vous désirez de la documentation détaillée, envoyez-nous simplement un petit mot.\u201d\u201d MU LL - SOY_ produit hypoallergénique émulsifié, à base de fèves de soya, qui remplace le lait de vache.Aliments Borden\u2019s pour Formules REG.U.8, PAT, OFF EMULSIFIED FOOD tor Infants, Children, Adults mot fore, ed concentrate of water 807 jeu 4 ro se, hogy Y bean oil, dextrose, SVErOLY 4 sof bean pates calcium carbonate, sa ris ob thin, Homogenized ON NET Contents 157 FL OF ® Dryco\u2014aliment trés protéiné\u2014contenant © Lait Protéiné en Poudre Marque C.M.P.la Ra peu de matiéres grasses\u2014pour bébés e Klim\u2014Lait complet en Poudre e Lait à l\u2019Acide Lactique en Poudre C.M.P.e Starlac\u2014Lait Ecrémé en Poudre THE BORDEN COMPANY, LIMITED.Division des Aliments pour Formules \u2014 Spadina Crescent, Toronto 4, Ontario © Lait Evaporé Borden\u2019s De la documentation sera envoyée aux médecins, sur demande. 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