L'union médicale du Canada, 1 octobre 1950, Octobre
[" L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 I Un extrait de la série des rapports sur le TRADE- MARK La clef d'une ère nouvelle en science médicale La récente baisse de prix réduit le coût du traitement au Cortone d\u2019environ 50% LA RÉPONSE CLINIQUE dans TARTHRITE RHUMATOÏDE et ses VARIANTES Au nombre des affections où le Cortone a produit une amélioration chimique marquée, on compte: L\u2019ARTHRITE RHUMATOÏDE et les affections rhumatismales connexes.LE RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU.L\u2019ASTHME BRONCHIQUE.LES MALADIES DE L'OEIL, comprenant l\u2019iritis non spécifique, l\u2019iridocyclite, l\u2019uvéite et l\u2019ophtalmie sympathique.: LES AFFECTIONS CUTANEES, notamment le pemphigus, l'oedéme angioneurotique, la dermatite atopique et la dermatite exfolia- trice, comprenant des cas qui découlent de réactions causées par des médicaments.L\u2019acétate de CORTONE (acétate de Cortisone Merck) est offert aux hôpitaux où fonctionnent certains serv:ces essentiels sous la _ conduite de techniciens entraînés et sous la surveillance de médecins qualifiés.Pour le moment, seuls les malades hospitalisés peuvent recevoir cette drogue au cours de la période initiale du traitement.Le Cortone est produit au Canada dans notre usine de Valleyfield.MERCK & CO.LIMITED Chimistes fabricants Montréal, Toronto, Valleyfield L.réponse du traitement au CORTONE se traduit ordinairement dés le début par la diminution de la raideur subjective, soit entre 24 a 48 heures, mais parfois en moins de 6 heures apres la dose initiale.Dans nombre de cas, ce symptôme est complètement ou du moins remarquablement soulagé dans l\u2019espace de quelques jours.Puis, la sensibilité et la douleur, provoquées par le mouvement, s\u2019atténuent.Et finalement, le gonflement des articulations diminue rapidement et parfois complètement, bien que dans certains cas le soulagement est moins rapide et incomplet.Chez nombre de malades, la difformité des tissus mous des genoux et des coudes a disparu en 7 à 10 jours.Une augmentation de la force musculaire a été signalée.Comme on devait s\u2019y attendre, les conditions normales n\u2019ont été rétablies que dans la mesure permise par l\u2019ampleur des modifications pathologiques permanentes pré-existantes.Ordinairement l'appétit augmente assez rapidement el plusieurs malades ont déclaré que la sensation de fatigue qui accompagne cette affection avait disparu pour faire place à une réelle sensation de bien-être, parfois une heure environ après l\u2019administration initiale du médicament.Lorsque l\u2019on cesse le traitement au CORTONE, les symptômes peuvent réapparaître dans les 24 à 48 heures et s\u2019aggraver pendant 2 à 4 semaines consécutives.La gravité de la rechute varie et n\u2019a apparemment aucun rapport avec la durée du traitement.Chez certains malades cependant, la majeure partie du soulagement s\u2019est prolongé durant plusieurs semaines et même des mois.Si l\u2019on reprend l\u2019administration du CoRTONE au moment où les manifestations de l\u2019affection réapparaissent, une rémission rapide se fait de nouveau sentir.Cortope TRADE-MARK *Nom déposé par Merck & Co.Limited pour leur marque de cortisone.ACÉTATE (Acétate de CORTISONE MERCK) (Acétate de 11-Déhydro-17-hydroxycorticostérone-21 ) BULLETIN Roma AMYOT Le XXe congrès de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ce aa aa a AAA 1113 Suggestions concernant l'exercice de la médecine.Rôle prépondérant du praticien Pa 64 16 0 6 0 4 4 4 40 0 0 2 1 8 0 0 4 60 ee eee tee 4 8 0 8 0 8 8 A A 4 4 a eu a a an à 1 1 17 e e e J.CHARPY Essai étio-pathogénique du psoriasis Germain PINSONNEAULT et Albert JUTRAS Le cancer du sein.Critique des données actuelles et esquisse d'une classification pratique Ce eh ee he ete ee ae 8 0 0 0 8 0 0 08 a a 0 8 4 0 0 8 0 0 4 4 8 8 8 4 a a 4 a Lan 1131 INDICATIONS: ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.VICHY CELESTINS EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES | Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminurie des goutteux et des Une demi-bouteille par jour, soit: graveleux Un verre à jeun.Cystites.\u2014_ Néphrites Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Un verre le soir.Artério-sclérose au début Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 TI Une nerveuse représente un véritable musée pathologique.Pour de nombreux malades, spécialement les femmes, qui se plaignent de tension nerveuse pendant le jour et d\u2019insomnie \u2019ESKAPHEN B ELIXIR est une préparation idéale.Sous une forme agréable et inoffensive ESKAPHEN B présente a la fois l\u2019action calmante des barbituriques et l\u2019effet tonique de la thiamine.Chaque cuillerée à thé (5 cc.) contient L4 de grain de phénobarbital et 5 mg.de thiamine.Prescrivez Eskaphen B Elixir Pour le malade nerveux et sans appétit Smith Kline & French Inter-American Corporation, Montréal 9 SOMMAIRE (Suite) © RECUEIL DE FAITS E.-D.GAGNON et Paul DAVID Traitement chirurgical de la sténose mitrale.Commissurotomie 1142 REVUE GÉNÉRALE Pierre SMITH Le cancer de l'estomac: considérations générales J.-René ROUX Le cancer du rectum Jean LeSAGE Le malade qui vient consulter, se plaignant de son intestin Saint-Jean DESROSIERS .+.: es sa es ss es et ae uses snore oe oa + \u201c+ 6 + + 4 5 5 4 6 2 0 0 à Le malade qui se plaint de son estomac - I TE TT 1148 1151 1154 1163 *Sources a consulter .Biskind and Biskind, Endocrinology, 31, 109, 1942.Sutton and Ashworth, Arch.Int.Med.69, 15, 1942.Segaloff and Segaloff, Endocrinology, 34, 346, 1944, .Ayre, Am.Jour.Obs.and Gyn., 53, 609, 1947, .Hertz, \u2018Recent Progress in Hormone Research\u2019, Vol.2, Academic Press Inc.New-York, N.Y.1e COMPOSÉ \u201cQUESTRIN\u201d AMÉLIORE LE MÉTABOLISME DES HORMONES PROCURE UNE SENSATION DE BIEN-ÊTRE L'expérience clinique * a positivement démontré que lorsqu\u2019il n\u2019y a pas un apport suffisant de vitamines du groupe B, le foie ne peut opérer efficacement le métabolisme des hormones œstrogènes.Dans le composé \u201cQuestrin\u201d, les facteurs du groupe B sont combinés avec les œstrogènes naturels, hydro-solubles, qui sont rapidement absorbés et plus complètement utilisés au cours du métabolisme.Le composé \u201cQuestrin\u201d est actif \u201cper os\u201d et rapidement efficace.Il soulage promptement les manifestations d'insuffisance œstrogénique: symptômes de la ménopause, hémorragie utérine fonctionnelle, vaginite, kraurosis de la vulve, aménorrhée, engorgement des seins apres l'accouchement.: Toute documentation désirée vous sera envoyée sans délai.Chartes &.Frost & C0.MONTREAL CANADA Digitaline Nativelle telle qu'isolée par Nativelle en 1868 la MARQUE D'ORIGINE DE \u201cDIGITOXINE\u201d Maintenant reconnue par le \u201cU.S.Pharmacopoeia XIII.\u201d En 1872, Claude Adolphe NATIVELLE soumettait-à l'Académie de Médecine de Paris son mémoire sur la découverte de la DIGITALINE, dont le corps médical canadien a toujours apprécié la haute valeur.La supériorité de la DIGITALINE NATIVELLE est maintenant reconnue par tous les éminents cardiologues anglais et américains.(1) (1) References Présentation: Sir James Mackenzie, Disease of the Heart, COMPRIMÉS:\u20140.1 et 0.2 me.1925.Sir Thomas Lewis, Disease of the Heart, 8 ; 1933.New and Non Official Remedies, 1942 AMPOULES: \u2014Intrav.0.2 et 0.4 mg.B lo 1946 incl.Gold, Choice of a Digitalis Preparation, Connecticut State Med.Journal, Vol.SOLUTION :\u20141-1000 (5 gouttes = 0.1 mg.) IX, No.3, March 1945.Levine, Clinical Hearl Disease, 3rd Edition 1946.Gold, Cornell Conferences on Therapy, 1946, U.S.P.XIII (Official, April 1, 1947).SPÉCIALITÉS DE PRESCRIPTION MÉDICALE 1360, RUE LE MOYNE MONTRÉAL 1, QUÉBEC Ruben LAURIER La streptomycine en tuberculose Ce ee A LL LL LR MOUVEMENT MÉDICAL François FRANÇON Pathogénie de la goutte - Lea ee Pierre GROBON Opothérapie nerveuse et ulcères gastro-duodénaux :.\u2026.\u2026.\u2026 ÉDITORIAL Origène DUFRESNE Cinquième congrès international du cancer +-+ o-oo HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE Philippe LANDRY Dépistage en série de la tuberculose ae 0 4 8 0 8 2 4 4 4 4 0 4 a 4 4 0 4 4 a 4 2 4 8 41 A a eee + VARIÉTÉS La situation des anatomo-pathologistes dans la province de Québec -.Roger DUHAMEL Sous le règne du médecin Ct te te eee tee ii ie i ie ee a 1 a a 1 1 aa 0 6 \u2018L'Union Médicale du Canada\u201d en 1881 .a nee ANALYSES .\u2026.2220ee ea annee ana aa aa aa aa en a eee aa na aa aa ane MÉDECINE L'interprétation clinique des dosages urinaires des 17-cétostéroïdes (1204).Analyse clinique et étude de 502 cas de carcinome du poumon (1204).L'actinomycose pulmonaire (1205).Hernie de l\u2019hiatus (1205).Syndrome de Loeffler \u2014 Périartérite noueuse (1205).Syndrome de Loeffler, infiltrations pulmonaires et éosinophilie périphérique (1206).PHTISIOLOGIE L'analyse de l'infection tuberculeuse depuis la naissance jusqu\u2019au vieil âge.Relation avec la tuberculose clinique et la mortalité par tuberculose (1207).Etude expérimentale d\u2018anastomoses bronchiques (1207).CARDIOLOGIE L'emploi de la quinidine dans le traitement des arythmies cardiaques (1207).CHIRURGIE L'appendicite aiguë: facteurs contribuant au déclin de la mortalité durant une période de vingt ans (1208).ANATOMIE PATHOLOGIQUE Myocardite interstitielle à la suite de l'emploi clinique et expérimental des sulfamidés (1208).ELECTRO-RADIOLOGIE Angiographie percutanée de l'artère vertébrale (1208).SOCIÉTÉS Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec: séance du 3 mars 1950 (1210).Séance du 14 avril 1950 (1211).Réunion scientifique du bureau médical de l\u2018hôpital Notre-Dame: séance du 20 avril 1950 (1212).N1Xe1:10) K0 (© | MEN NOUVELLES .20220 00010 L ALL a ea a a da a ana Lane REVUE DES LIVRES 1110000000 aa aa A AAA 1184 1191 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 7 Une nouvelle préparation pour le traitement de l\u2019hypertension et la prophylaxie des attaques d\u2019angine de poitrine.\u201cMANNIRUTIN Marque d\u2019un composé d\u2019hexanitrate de Mannitol @ procure une vaso-dilatation relativement prolongée, @ augmente la résistance des capillaires, @ diminue l\u2019appréhension.\"MANNIRUTIN\" S.C.T.NO 435 \u2018So Chaque tablette enrobée de sucre contient: hexanitrate de mannitol rutine acide ascorbique Noctinal (Butabarbital N.N.R.).POSOLOGIE 1 à 2 tablettes trois fois par jour PRÉSENTATION Flacons de 50 et 100 tablettes CONTRE-INDICATIONS On doit user de circonspection dans l'emploi de Man- nirutin chez les patients souffrant d'anémie ou de tension intraoculaire augmentée, ou encore au cours de thrombose coronaire aiguë.Renseignements thérapeutiques MANNIRUTIN \u201d Le problème de la prévention et du traitement de l\u2019hypertension demeure irrésolu.Néanmoins, il n\u2019est pas indiqué d\u2019abandonner tout espoir de le résoudre un jour.Nombreuses sont les mesures propres à être essayées, et, dans certains cas, une amélioration de l\u2019état, ou, du moins, l\u2019ajournement de la conséquence inévitable récompense les efforts.Ce communiqué n\u2019a pas pour objet la discussion des différentes mesures médicales et chirurgicales communément employées dans le traitement de l\u2019hypertension, mais plutôt, l\u2019introduction d\u2019une préparation qui, dans certains cas choisis, peut soulager quelques-uns des symptômes et retarder de façon appréciable le moment du désastre final.Mannirutin est une combinaison d\u2019agents dont les effets visent à la suppression de certains états associés à l\u2019hypertension \u2014 résistance périphérique au courant sanguin, fragilité augmentée des capillaires, excès d\u2019appréhension.Pour être moins rapide, l\u2019action de l\u2019hexanitrate de Mannitol, 1.23 un des nouveaux agents vaso-dila- tateurs, est plus prolongée que celle des autres nitrites.On peut s\u2019attendre à ce que la rutine, 4.5.6 associée à l\u2019acide ascorbique, réduise la fragilité des capillaires lorsqu\u2019il y a augmentation, et offre donc une certaine protection contre l\u2019hémorragie causée par la rupture des capillaires.Le Noctinal (Butabarbital N.N.R.),7 est le sédatif diurne par excellence.À doses légères, le Noctinal réduit le niveau de la sensitivité au stimulus sans occasionner de somnolence.SOURCES À CONSULTER 1.\u201cA pharmacological study of mannitol hexanitrate\u201d, L.A.Heppel, Proc.Soc.Exp.Biol.& Med., 48, 72, 1941.2.\u2018Effect of organic nitrites on coronary flow.\u201d Wrightington, Proc.Soc.Exper.Biol.& Med., 52, 184, 1943.3.\u201cThe pharmacological basis of therapeutics.\u201d L.Goodman and A.Gilman, MacMillan Company, N.Y.4.\u201cEffect of rutin on increased capillary fragility in man.\u201d Griffith, Couch and Lindauer, Proc.Soc.Exper.Biol.& Med., 55, 228, 1 .5.\u201cRutin: A new drug for the treatment of increased capillary fragility.\u201d Shannon, Am.J.Med.Sci., 211, 539, 1946.6.\"The chemistry and therapeutic use of rutin.\u201d Couch, Krewson Naghski and Copley, Eastern Regional Research Laboratory, Philadelphia.7.\u201cSelective utilization of barbiturates.As illustrated by a stud of Butabarbital Sodium (N.N.R.)\u201d.R.D.Dripps, J.A.M.A., vol.139, 148, le 15 janvier 1949, Charles & Frosst & Co.MONTREAL CANADA L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F,C.\u2014Montréal, octobre 1950 Arai os mmm I \u2014 ee ea a Ta \u201cTRULFACILLIN Marque Eos! de comprimés de trois sulfamides et de pénicilline Une préparation combinant la PÉNICILLINE et les SULFAMIDES dans le but d'accroitre les effets thérapeutiques de chacune de ces drogues.\u201cTRULFACILLIN\" 5-25 C.T.N° 818 \"Eroof' Sulfadiazine.01 G.(124 gr.) Sulfaméthazine.0.1 G.(124 gr.) Sulfamérazine.0.1 G.(124 gr.) Pénicilline-G potassique cristallisée.25,000 unités int.POSOLOGIE de 1 à 2 comprimés toutes les quatre heures.\u201cTRULFACILLIN\" Pour enfants (3-50) C.T.N° 819 \u201cSwot Sulfadiazine.64 mg.(1 gr.) Sulfaméthazine.64 mg.(1 gr.) Sulfamérazine.64 mg.(1 gr.) Pénicilline-G potassique cristallisée.50,000 unités int.POSOLOGIE de % à 1 grain de la combinaison de sulfamides par jour et par livre du poids corporel (p.e., chez l'enfant de 20 livres, un comprimé toutes les quatre heures.) PRÉSENTATION Flacons de 20 comprimés.AVERTISSEMENT Bien qu'avec l'emploi de cette préparation le danger des phénomènes fâcheux généralement associés à la médication par les sulfamides soit grandement réduit, il ne faut pas cesser d'exercer une constante vigilance dans la recherche et le diagnostic de ces phénomènes, tels que l'agranulocytose, la fièvre, les douleurs tr AE.articulaires, les manifestations cutanées, etc.L'action synergique des composés chimiothérapeutiques On reconnaît depuis longtemps que l\u2019effet d\u2019une combinaison d\u2019agents thérapeutiques à activité pharmacologique similaire, agissant de concert, excède souvent les effets additifs prévus de la combinaison.Il a été démontré que l\u2019action d\u2019une association de pénicilline et de sulfamides est synergique in vitro et in vivo.En effet, Bigger! signalait, déjà en 1944, que la présence du sulfathiazole augmentait considérablement le point de dilution auquel on peut démontrer l\u2019action inhibitrice de la pénicilline sur les staphylocoques et les streptocoques.Dans le même mémoire, il suggérait l\u2019utilisation chez l\u2019homme de cette action synergique des sulfamides et de la pénicilline pour le traitement d\u2019infections qui n\u2019opposent pas de résistance à ces agents.Stewart?ainsi que El Borolossy et Buttle*, ont démontré qu\u2019une action synergique similaire résulte de l\u2019association de pénicilline et de sulfamides en traitement contre certaines bactéries à Gram- négatif.Le résultat d\u2019expérimentations établit que l\u2019inhibition de certains micro-organismes se fait à des taux de concentration bien moins élevés lorsque le sulfathiazole et la pénicilline agissent de concert que lorsque ces agents agissent isolément.Kolmer* donne une excellente analyse de la synergie des agents chimiothéra- \u2018TRuLFaciLHN\u201d ?LoiaTRIC s- .36 ¢ : : fie cons a ; etes niet cont JETT 4 15 we Past ep ; ; Caw apy\u201d \u2018otéssiurs aux a pe Rtas uate ate Lg? L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutern A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 19507, peutiques et met en lumière de nouvelles expérimentations pratiquées sur la souris, qui démontrent sans laisser beaucoup de doute que l\u2019action synergique de l\u2019association de la pénicilline et des sulfamides observée in vitro se produit aussi iz vivo dans les infections à pneumocoque type 1, à staph.aureus, les infections à strep.hémolytique et à typhoïde.Il est plus difficile d\u2019établir des données cliniques.Toutefois, nous possédons de nombreux rapports indiquant la valeur de la thérapeutique combinée dans la pneumonie causée par le pneumocoque.Dowling, Hussey, Hirsh et Wilhelm5 ont observé un taux de mortalité de 9.6 p.c.sur 94 cas traités exclusivement à la sulfadiazine, mais seulement 4.3 p.c.sur 94 cas traités à la pénicilline et à la sulfadiazine.Dans la méningite pneumococcique, le taux de mortalité observé a varié entre 58 et 65 p.c.lorsque le traitement consistait en des composés de sulfamide.Ce taux se chiffre à environ 48 p.c.lorsque la pénicilline est employée seule comme traitement.Waring et SmithS ont signalé la guérison de 12 patients sur 14 avec la médication combinée de sulfamides et de pénicilline.Dans les cas d\u2019endocardite aiguë causée par des infections à streptocoques beta hémolytiques, pneumocoques, gonocoques et méningocoques, le traitement au moyen d\u2019une combinaison de pénicilline et de sulfamides semble évidemment tout indiqué, tandis que dans les cas de fièvre typhoïde, l\u2019essai semble judicieux.\u201d Dans le traitement de la blennorragie, Hargreaves® rapporte de meilleurs résultats avec l\u2019utilisation d\u2019une combinaison de pénicilline et de sulfamides.Les comprimés \u2018\u201c\u2019TRULFACILLIN\u201d présentent l\u2019avantage, démontré ci-haut, de l\u2019activité synergique de la pénicilline et de sulfamides dans le traitement de certaines infections.Ils possèdent cet avantage additionnel que les sulfamides utilisés, sulfadiazine, sulfamérazine et sulfamétha- zine, représentent une combinaison qui élimine presque entièrement le danger de lésions rénales par suite de précipitation de cristaux, et comporte une réduction marquée du danger de réactions d\u2019intolérance aux sulfamides.10.11.12.13.14.15.16.17.Sources à consulter .\u201cSynergic action of penicillin and sulphona- mides.\u201d Bigger, Lancet, 2, 142, le 29 juillet 1944.\u201cStudies on the effect of penicillin on Gram- negative bacteria.Penicillin- sulfonamide synergy.\u201d Stewart, J.of Hygiene; 45, 282, août 1947.The combined effect of penicillin and of sulpho- namides in infections organisms.El Borolossy and Buttle, J.Ph.& Pharmacol., 2: Nos 2 et 3, 1950.with gram-negative .\u201cThe synergistic or additive activity of chemotherapeutic compounds.\u201d Kolmer, Am J.Med.Sciences, 215, 136, 1948.\u201cPenicillin and sulfadiazine compared with sulfadiazine alone in the treatment of pneumo- coccic pneumonia.\u201d Dowling, Hussey, Hirsh and Wilhelm, Ann.Int.Med.25, 950, 1946.\u201cCombined penicillin and sulfonamide therapy in the treatment of pneumococcic meningitis.\u201d Waring and Smith J.A.M.A.126, 418, 1944.\u201cSulfathiazole and penicillin in typhoid fever; report of 6 cases.\u201d McSweeney, Lancet, 2, 114, 1946.\u201cSynergic action of penicillin and sulfathiazole in gonorrhoea.\u201d Hargreaves, Brit.J.of Venereal Diseases, 23, 85, juin 1947.\u201cInhibition of drug precipitation in the urinary tract by the use of sulfonamide mixtures.\u201d Lehr.Proc.Soc.Exper.Biol.& Med.vol.58, No.11, 1945.\u201cPrevention of renal damage by use of mixtures of sulfonamides.\u201d Lehr, Brit.Med.J., le 13 décembre 1947, p.943.\u201cLowered incidence of sensitization through use of sulfonamide combinations.\u201d Lehr, Brit.Med.Journ., le 18 septembre 1948, p.543.\u201cPresent-day usage of sulfonamides and antibiotics in various diseases.\u201d Long, New Eng.J.Med., le 4 décembre 1947.\u201cPrognosis and treatment of pneumonia in children.\u201d King, Arch.Dis.Childh.19, 122, 1944.\u201cSulfonamides in treatment of infections in infancy.\u201d Henderson and Couper, Ach.Dis.Childh., 21, 23, 1946.\u201cPneumonia\u201d.Scadding, Practitioner, 157, 333, 1946.\u201cNeurosurgery in the Eastern Theatre of War.\u201d Johnson and Dick, Lancet, 2, 193, 1945.\u201cA survey of the outcome of 20 cases of H.influenzae meningitis related to bacterial type.\u201d Zinnemann, Brit.Med.Journ., 2, 931, 1946.Chartes &.Frosst &C0.MONTRÉAL CANADA L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuterin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 Bulletin de l'Association des \u2018(Dédecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union lSédicale ou Canada Fondée en 1872 e DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: Maurice Roch (Genève), Pasteur Vallery-Radot (Paris); Edmond Dubé, doyen , Faculté de Médecine, Université de Montréal.Charles Vézina, doyen Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.Pierre Masson, J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, Roméo Boucher, Paul Bourgeois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Pierre Smith Secrétaire adjoint a Montréal Roger Dufresne, 326 est, boulevard Saint-Joseph.BUREAU DE COLLABORATION MM.Maurice Beaudry, A.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, M.Gervais, Pierre Jobin, Paul Lari- vière, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, Jean-Louis Léger, ].LeSage, Léon Longtin, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Smith, Félix Têtu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina. \u2014 de - TN - L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuremiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 XI L'AURÉOMYCINE dans la tularémie On sait que la tularémie, affection assez répandue dans de multiples régions de ce pays pour constituer un problème d\u2019importance, se traite avec succès par l\u2019Auréomycine.Tous les types d\u2019infection tularémique, compliquée ou non, 7 0, - 0, 7 sont influencés rapidement par cet antibiotique.TT wi 0 / - o L ) mn i 4 Ty, 0 7! vy 4 PE jp ih Wir.Mh KO |.A ily 0 In.4 , : Mi % 7 A, Wl A 7 \u201ci 7 \u201cMy wm./ VA J lr A 7 4 0 7 7 \u201c0 a 5 7 7 5 7 / 7, 7 | , y nm = = 7] ig Ml W \u2019Auréomycine s\u2019est montrée aussi efficace comme traitement des états infectieux suivants: amibiase aiguë, infections oculaires dues à des bactéries et à des germes apparentés aux virus, septicémie à bactéroïdes, fièvre boutonneuse, brucellose aiguë, infections courantes de l\u2019utérus et de ses annexes, blennorragie rebelle, infections à Gram-positif (notamment celles qui sont sous la dépendance des streptocoques, des staphylocoques et des pneumocoques), infections a Gram-négatif (y compris celles dont les germes pathogènes appartiennent au groupe coli-aerogenes), granulome inguinal, infections à H.influenzae, lymphogranulomatose inguinale sub-aiguë, pneumonie atypique primaire, psittacose (fièvre des perroquets), fièvre du Queensland (fièvre Q), vérole à rickettsies, fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses, endocardite infectieuse sub-aiguë pénicillino-résistante, infections chirurgicales, fièvre par morsure de tique et typhus.Conditionnement: Capsules: Flacon de 25 capsules à 50 mg.Flacon de 16 capsules à 250 mg.Forme ophtalmique: Fiole de 256 mg., avec compte-gouttes; la solution extamporanée s'effectue par addition de 5 c.c.d\u2019eau distillée.LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American Cyanamid Limited 7335, boul.Saint-Laurent, Montréal 14, P.Q. XII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buiterin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 Bulletin de Association des \u2018Médecins de Langue Française ou Canada Fondée à Québec en 1902 T' Union lDédicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: Gustave Lacasse Vice-président: L.Gérin-Lajoie Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITÉ EXÉCUTIF MM.Gustave Lacasse, R.Amyot, J.-A.Vidal, D.Marion, Léon Gérin-Lajoie.COMITE DE PUBLICITE MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris); Louis-E.Phaneuf (Boston); Charles P.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); | J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-résorier sont, \u201cex-officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est.boul.Saint-Joseph.LAncaster 9888. Ka iy WIA aly i 3 Da = 3 rR 3 ÿ = ee va i 2% Say Le un SK a Es \u20ac CALME LE CŒUR a 5, i £2 % LABORATOIRES DEG A LAUDES A XVe Lap Je ILEV, a ry da 3 Âg rau; * NE N° R Le MILLET, ROUX CIE 9 quVTh 5 M MQ TR L MA AN AD A \u2014\u2014 XIV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuiemin A.MLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 OFFICIERS l'Association des ( Ce SR i Eo es = Pas és + a i = % HH pe: 3 i SYDNEY * 5 3 x » e So = = 1 : 3 = ne 2 sa a BE z se = Se & a = ae = = RR a + ee 5 S sé i i x ol.pes S ii) BE + E HR A .5 = $ ss Re 7 es ze 25 Tha xe 7 553 a se = .\u20ac 3 i pre et x 5 To XN 3 y 53 x i 24g 22 x : LS 2 A * > = \u20ac NS ke = ss te 3 RN a NR Js QUAI CIRCULAIRE ge 5 gn ER , = se ss SY 52 ES = NX i > SR N S a SE LS E > = = $ i = > & A = Ê > , 4 ow SEY ; = ES ser 2 8 i 5 ; 25 oo N a = iH =.+ es x Ÿ RN & 2 se ss 5 A = : + S : * = i vn SEE ; * 4 = a ! ; di = = fe Ee : i = 5 2 Sr 5 + 54 i DD i + = A a , XR Si i, #2 & Ë SE ei HE és = = Hod pv « 9 Ey Bs \u20ac # - 3 > is > Æ int-Jean.: .\u201cegy & i { a) À ss a oF 4 Ed 8 se, y { # = 5 = se 2 Ed % Es & = BE po Ni a = i % Saw 3 Tg gt Bhs : 5 as = 43 = 23: ose = + Sa HS = $ > = pr Rs 3 i Ne ir RE 2 x 3 4 P > & = die se 3 io = 2 Pi D x = spé f as = = %« ft a a wh i i Mg i EE = we la ae see on a | 2 % iE © Res - 2 % } $ 2 > SE a 2 SE i ig o a a = is @ 2 = 22 5 5 7 or gor Ë ss = XS = mw A Show iil oh i a $ \u201car Una ig ok = i Sux.+.# 4 555 2 @ Sy =, 2 EN Pas # FES Ze pe 2a 5 23 Ci Ta pe és.Be .> 2 50 5 % # we Co I $ oy Zo.9 5 pan i 5 > sid fet 2 SHE 5 rene Gi ses cn Sn a SE i x, es £ 5 LH i 5 # En gs) Se x wo 57 oh i 1 : ¥ bw 4 > Se Gi 2: por i es i = Ze = LÉ 4e $ m * : 2 Ya tés Pi a a a 52 Ss = gr 4 ned A ce i 8 5 2 ee $ : : : I i» \u201d 5 id in by = iS; a 4 5 fs 5 bos Fost 2: J 7 2 - = se Ta i x dû 7 4, 5% i 2 hd $1 Sah i 5 G 5 : 2e ; «ss act Ne i ou i, GR 2 2 = % Ao 74 x ht pe 2 = 3 i # ¢ ia) $ %.i ke se at RE $ Net Ly 4 # i a wo SE w TE Re oF TE.2 5 = SR y Vi ; HS 5 eA z ! iL i hy + = = Gad ve un A4 ps À a * ad æ Re + a 2 7 % 2 a i.ue à Ed i % a \u201c %e 5 ¥; 7 5 x œ i; sx ps 3 a a i of B 2 % 4 5 i 3 A of # EN) 3 À 5 ; wy es i i % £S ioral H oy 2 £3, ol Se 5 a æ Ce, 5 = $4 + % y 3 2 o> , & a 7 i Bi 4 Li Fi ¥ i ¥ + i Pie ¥ SE 7 BN 35 La mis à & Sa, 7 A 3% x # «lyf ao \u2018 cr + £4, % 3 q nercns, Gi & : 8 = ¥ py oy \u201cdre Ra he 06 RE a 4 & \u201d oy LR ir # 1 & a, 5 5 be * i Ni ~ 8 % Li À = + a Lo.He 5 ¥ oo] WF * 3 Eo - > p= pi ee es PE a at ES a a \u2014_\u2014 \u2014\u2014\u2014 .aux medecins de partout 1099 Tapports sur un seul anesthésique PONT GOLDEN GATE, SAN FRANCISCO PAR FREDE VIDAR Das 1934, alors qu\u2019Abbott a introduit le PENTOTHAL Sodique anesthésie locale ou régionale, il a entre les mains un patient avec pour l\u2019anesthésie intraveineuse, des articles décrivant son effica- moins de complications postopératoires; cité ont paru régulièrement dans la presse médicale dans tout le monde civilisé.Ces articles, publiés en moyenne à raison de huit par mois, ont fourni aux médecins de partout des directives autorisées sur les emplois de ce barbiturique d\u2019action ultra-brève, emplois portant sur toutes les sortes d'opérations, depuis une simple incision _ ; et drainage jusqu\u2019aux procédés chirurgicaux les plus compliqués.De la littérature détaillée sur le PENTOTHAL Sodique vous sera envoyée sur demande.Un film en couleur sur les emplois et les limitations du PENTOTHAL Sodique en obstétrique peut être mis à la l\u2019anesthésiste dispose d\u2019équipement simple et facile à serrer, d\u2019un anesthésiste qui peut s\u2019employer conjointement avec un grand nombre d\u2019autres anesthésiques selon les besoins individuels du patient, et il peut régler avec précision le degré d\u2019anesthésie.Il y a de bonnes raisons pour cette documentation étendue: le patient bénéficie d\u2019une induction rapide de l\u2019anesthésie, ordi- disposition des groupes médicaux intéressés.Adressez- nairement dénuée d\u2019anxiété, l\u2019amnésie chirurgicale est complète, et vous aux LABORATOIRES ABBOTT LIMITEE, MONTREAL 9.le réveil est court, agréable, et presque toujours sans nausées: le chirurgien est libéré de la crainte d\u2019explosion ou d\u2019incendie, il peut demander\u2014et obtenir en un instant\u2014une anesthésie plus profonde, il peut tenir le patient endormi quand il emploie une Comme adjuvant du er Pentothal Sodique pAssurez-vovS d-TUBOGURARINE, ABBOTT oe nee de Vom (THIOPENTAL Somat STERILE 88011) » ».présenté en fioles de 10 cc.et le se lise - pov de 20 cc., contenant 3 mg.de chlorhydrate de d-tubocura- rine pentahydraté par cc, Bulletin de l\u2019HAssociation des \u2018iDBédecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union Médicale ou Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 78: MM.Albert-Weil (Jean); Allard (Eugène); Amyot (Roma); Archambault (Paul-René); Attendu (C.-A.) ; Autoniotti (U.) ; Baillargeon (Bernard) ; Beaulieu (Emile) ; Bédard (O.); Béique (Léon); Bégin (B.-G.); Bélanger (Léonard-F.) ; Bélisle (L.-P.) ; Bellefeuille (Paul de) ; Bertrand (Albert) ; Bertrand (Claude); Besançon (L.Justin) ; Blain (Emile) ; Boulanger (Jacques) ; Boulanger (J.-B) ; Bourgeois (Paul); Bourque (Jean-Paul); Boutin (J.-R.) ; Boyer (F.) ; Brahy (Jules) ; Brault (Jean- Paul) ; Brodeur (Paul) ; Burckel (J.) ; Cabana (J.- Ernest) ; Cazal (P.); Charbonneau (jean); Cha- rest (G.); Charest (Fernand); Charette (H.); Charland (Richard-A.); Chenevert (Robert); Clermont (Moïse); Codounis (A.); Cornil (Lucien) ; Corriveau (A.-R.) ; Cyr (Donat-Paul) ; Daguet (G.); Dambassis (Jean-N.) ; Dargis (Jean); David (Paul) ; Derome (L.) ; Desjardins (Edouard) ; Desrochers (Jean-Léon) ; Dontigny (Paul); Doré (Réal); Dubé (Edmond); Dubé (Louis-Félix) ; Dubeau (Marius) ; Dufresne (Origène) ; Dufresne (Roger-R.) ; Dumas (Paul) ; Dupuis (Ronald) ; Forget (Ulysse) ; Fortier (De la Broquerie) ; Fortier (Marcel); Gagnon (E.-D.); Gagnon (Jacques) ; Gagnon (Roméo); Callie (W.E.); Gareau (J.- Roger) ; Gaulin (Eugène) ; Gavardin (Michel Bourgeois) ; Gérin-Lajoie (Léon) ; Gervais (Maurice); Giraud (G.) ; Gobeil (L.-].) ; Grenier (E.-P.) ; Grignon (René) ; Grobon (Pierre) ; Groulx (Adélard) ; Hallé (Jules); Handfield (J.-P.); Hébert (Auguste); Henry (François): Jarry (J.-A.); Jean (André) ; Johnson (Réginald) : Julien (P.-E.) : Ju- tras (Albert) ; Lafond (Guy) ; Laframboise (Georges) ; Lamoureux (Louis); Lamy (Rouville) ; La- perrière (Vincent); Lapierre (Jeanne); Lapointe (Gaston) ; Larichellière (Raymond) ; Lasalle (G.) ; Latraverse (Valmore) ; Laulan (Robert); Laurendeau (Edmond) ; Laurier (Ruben) ; Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire) ; Lebeau (René) ; Leclerc (G.) ; Leduc (Gaston); Legault (Jean-Paul); Léger (Jean-Louis) ; Léger (Lucien) ; Léonard (Claude) ; Lépine (Edgar) ; Lépine (Pierre) ; LeSage (Jean) ; Letienne (René); Letondal (Paul); Liberson (W.T.) ; Loignon (Gaston) ; Longpré (Daniel) ; Longtin (Madeleine) ; Lortie (Edouard); Mantha (Léo- pold) ; Marceau (Gilles); Marchand (J.-C.-A.) ; Marin (Albéric); Marion (Donatien); Martin (Hon.Paul); Massé (Philippe); Masson (Gaston) ; Millet (Joseph); Mirouze (J.); Mondello (Roméo); Monfette (C.); Newman (E.V.); Noël (J.-Ovila); Ostiguy (Marcel); Panet-Ray- mond; Panneton (Philippe); Paquette (J.-P.); Paradis (Bernard) ; Pilon (J.-Louis) ; Pinsonneault (G.) ; Plichet (A.); Poirier (Paul); Pothier (André) ; Potvin (Edmond) ; Pouliot (Antoine) ; Prud\u2019- homme (Jean) ; Ricard (Hector) ; Ricard (P.-M.); Rinfret (Lucien); Robillard (Eugéne); Robillard (Rosaire); Rossignol (J.-C.); Roy (Francois); Saint-Martin (M.) ; Saucier (Jean); Séguin (Fernand) : Simard (J.-Emile) ; Smith (Henri) ; Smith (Pierre) ; Stahl (A.) ; Tormey (Léonard L.) ; Tremblay (Gérard-O.) ; Trudel (Hermile) ; Turcot (Jacques); Turcot (Roland); Turcotte (Maurice); Vaillancourt (De Guise); Valin (R.-E.); Vézina (Norbert). \u2026 Passons maintenant à cette question: Dans quelles conditions se forme le réflexe conditionnel?Comment se constitue la mise en contact de la nouvelle voie nerveuse?La condition fondamentale est la concordance du temps d\u2019action de chaque agent externe avec celle de l\u2019excitateur absolu.Dans notre cas la nourriture est l\u2019excitateur absolu de la réaction alimentaire.Ainsi, si absorption de la nourriture chez l\u2019animal correspond à l\u2019action sur lui d\u2019un agent qui auparavant n\u2019avait aucune relation avec l'alimentation, cet agent devient excitateur de cette même réaction, au même degré que la nourriture.Dans le cas observé par nous, il en était justement ainsi.Nous essayions à plusieurs reprises d\u2019agir sur le chien à l\u2019aide du son du métronome, puis nous luà donnions tout de suite de la nourriture, c\u2019est-à-dire que nous produisions le réflexe alimentaire congénital.Quand nous avions répété à plusieurs reprises cette opération, il en résultait que seul le bruit du métronome commençait à provoquer la salivation et les mouvements correspondants.La même chose arrive dans le cas du réflexe de défense en présence, dans la cavité buccale, de substances refusées.Si nous introduisons dans la gueule du chien une faible solution d\u2019acide, nous obtenons le réflexe absolu à l\u2019acide, l\u2019animal fait des mouvements variés, secoue avec frénésie la tête en gardant la gueule ouverte, rejette à l\u2019aide de la langue l\u2019acide et en même temps il se produit une salivation abondante.Una réaction tout à fait identique est obtenue à l\u2019aide de m\u2019importe quel agent extérieur, dont le moment d\u2019action correspondrait à plusieurs reprises avec l\u2019introduction d\u2019acide dans la cavité buccale du chien.(PAVLOW) BULLETIN al + LE XX° CONGRÈS DE L\u2019ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA Les \u2018sens encore remplis des images du XX° Congrès, nous pouvons bien en marquer dès maintenant les reliefs et souligner l\u2019esprit qui s\u2019en est dégagé.Ce fut un Congrès animé, vivant, attentivement et abondamment suivi.Les nombreux exhibits scientifiques et commerciaux furent constamment achalandés.Ce qui est mieux encore, les séances scientifiques n\u2019ont pas manqué de très nombreux auditeurs.Ce fait fut, en grande partie, dû à la qualité des rapporteurs, mais surtout aux sujets qui furent traités.À ce propos, on doit féliciter les membres de l'Exécutif d\u2019avoir construit un programme varié dans son agencement.Il comprenait.d\u2019une part des questions diverses, brièvement et objectivement exposées, offrant toutes un intérêt immédiatement pratique; il contenait, d\u2019autre part, des études d'ensemble développées succinctement.par différents rapporteurs.Ces courtes leçons, ne mettant en lumière: que les notions les plus objectives et les plus immédiatement utiles d\u2019un sujet, bien entendu ne pénètrent pas en profondeur, ne prétendent pas verser sur l\u2019auditoire des flots d\u2019érudition; mais elles.ne lassent pas, soutiennent au contraire, par la diversité des sujets.et des auteurs qui se succèdent et par leur objectivité, l'attention de ceux qui écoutent et désirent en retirer un avantage réel.Et nous croyons bien que la majorité des médecins qui ont assisté au XX° Congrès, sinon tous, ont été pleinement satisfaits.des activités scientifiques.Les félicitations qu\u2019ils ne cessèrent de témoigner spontanément aux officiers durant les assises, en paraissent une démonstration convaincante.Promesses de futurs succès! Attachement plus entier à l\u2019Association, plus vif intérêt à l\u2019égard de ses activités! Dès la séance d\u2019ouverture à laquelle se trouvait une très nombreuse assistance, on put pressentir l\u2019esprit qui présiderait à ce- Congrès.Atmosphère scientifique, bien sûr; mais aussi climat de dignité et d\u2019élévation morale envers la profession dont les partici- 1114 L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin AM.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 pants ne peuvent oublier la noblesse et les impérieuses exigences; mais aussi assentiment unanime spontanément, sinon explicitement, exprimé pour une médecine humaine et morale, humainement et moralement exercée par le médecin qui peut atteindre le plus intimement l\u2019homme qui souffre: «le médecin de famille ».Ces directives du Congrès non expressément invoquées, mais induites par l\u2019implacabilité des temps actuels furent les principaux atouts du succès obtenu.| L\u2019Association avait institué lors d\u2019un congrès précédent un comité d'Economie Médicale devant étudier tout problème se rapportant à la stabilité de la profession et aux intérêts de la population en accord avec l\u2019exercice de la médecine.Ce comité assuma sa tâche avec assiduité, donnant de lui-même le plus possible, visant à résoudre certaines difficultés d\u2019ordre administratif et social, visant aussi à éclairer éventuellement les pouvoirs publics dans leur rôle et leur obligation d'instaurer des mesures de sécurité sociale.Durant ce XX° Congrès, une innovation importante fut réalisée en une séance d'Economie Médicale au cours de laquelle un rapport fut exposé et commenté.Ce rapport fut le prix des séances d\u2019études de ce comité.Il contient des vœux formulés brièvement qui sont quelques-uns des critères généraux pouvant actuellement inspirer la pratique de la médecine.Ces critères n\u2019ont rien de révolutionnaire ni de très original; ils sont l'expression d\u2019une opinion, une prise de position à l\u2019égard de certaines conditions ou de certaines tendances pour lesquelles l\u2019Association désirait exprimer son avis.À vrai dire les suggestions formulées, si elles n'étaient pas partagées par tous, si elles paraissaient plus ou moins réalisables à quiconque ou surtout si elles paraissaient incomplètes, ont du moins le mérite de ne contenir aucun élément de désunion dans la profession ou de nuisible à la population.Elles sont, encore\u2018une fois, une expression d\u2019opinion de la part d\u2019une Association respectable par son caractère et le nombre de ses adhérents, expression d'opinion bien explicite devant instruire nos gouvernements sur notre façon de penser sur une question d'importance.Afin de renseigner tous nos lecteurs sur la teneur de ce rapport, nous en publions le texte à la fin de ce bulletin.Quoi qu\u2019il en soit de la portée pratique de cette initiative et des résultats obtenus dont l\u2019insuccès ne dépendra sûrement pas d\u2019une aétion interrompue de l\u2019Association, on peut incontestablement se BULLETIN louer de la portée fructueuse immédiate qu\u2019aura eu la séance d\u2019E- conomie Médicale.Elle a contribué à rapprocher plus près de l\u2019Association ses nombreux adhérents, elle leur a fait sentir qu\u2019elle s\u2019occupait d\u2019eux et des problèmes qui les préoccupent, elle les a peut-être convaineus que l\u2019encouragement et l\u2019adhésion qu'ils accordent à leur Association en valent la peine et qu\u2019en retour elle ne les oublient pas.Enfin, elle prend du prestige auprès d\u2019eux; ils peuvent avoir la fierté d\u2019appartenir à un groupement qui s'adapte aux impératifs de l\u2019époque et ne s\u2019immobilise pas dans une imprévoyante stagnation.Pour tout cela, pour cette marche en avant et le succès de nos assises, nous devons féliciter et remercier le Conseil de l\u2019Association, tout particulièrement le docteur D.Marion, son Directeur Général, le secrétaire-trésorier, le docteur Hermile Trudel, l'Exécutif du Congrès et plus spécialement son Président, le docteur J.-A.Vidal, son secrétaire le docteur Pierre Smith, et ses dévoués auxiliaires; nous n'oublions pas le très actif coordinateur des activités du Congrès, le docteur Origène Dufresne.Un groupe important d\u2019annonceurs de produits pharmaceutiques, d\u2019instruments chirurgicaux et d\u2019appareils électriques furent des collaborateurs importants, ils ont droit également à un témoignage de gratitude.La tenue d\u2019un congrès médical est impossible sans rapporteurs, ils en constituent l\u2019armature, la raison d\u2019être.Ceux du XX° Congrès ont droit à des félicitations sincères; nos confrères qui présidèrent aux délibérations et maintinrent la bonne ordonnance des séances doivent également être remerciés de leur dévouement.Selon une coutume qui nous est chère et dont nous ne pourrions, sans amertume, nous départir, la France tint à participer activement à notre Congrès.La Professeur Kourilsky, qui entretient la flamme d\u2019une affection réciproque que son Maître Sergent avait allumée, conduisait une délégation dont les autres membres distingués furent le Professeur Léopold Nègre et le docteur Lamotte-Barrillon.Leurs communications contribuèrent à rehausser la qualité scientifique de nos séances.Nous leur en sommes reconnaissants et nous leur assurons de notre fidélité au souvenir de la France.Le succès d\u2019une entreprise dépend du zèle de tous et de chacun, la coopération complète semble avoir été le fait du XX° Congrès.1115 1116 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuremin AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 Deux événements d'importance ont marqué la clôture de nos assises.C\u2019est d'abord la décision prise par le Conseil qu\u2019il y aura dorénavant un Congrès annuel.Nous applaudissons sans restriction à cette nouvelle politique.Notre Association a maintenant la maturité suffisante pour se conformer à la ligne de conduite des sociétés et associations sérieuses ou importantes.Nous félicitons le docteur Denoncourt de sa nomination à la fonction de Président du prochain Congrès qui aura lieu à Trois- Rivières l\u2019année prochaine.Le deuxième événement fut la démission du Directeur Général, le docteur Donatien Marion et la nomination du docteur Emile Blain comme nouveau Directeur.Le docteur Marion était intégré à la vie même de l\u2019Association, il en fut l\u2019animateur depuis ces onzes dernières années, tellement actif, dynamique et intéressé à l\u2019essor de l'institution, fut sa contribution d\u2019abord comme trésorier et, depuis 1946, comme Directeur Général.On peut lui rendre ce témoignage qu\u2019il a dépensé son inlassable activité à l\u2019avancement de l\u2019Association et aux bénéfices des siens, tant fut et est encore fortement ancrée en lui une fierté ethnique qu\u2019on ne peut manquer d\u2019admirer.Nous regrettons vivement son départ du poste qu\u2019il occupait.Il a tous les droits à notre gratitude.Le docteur Blain, son successeur, bien au fait des questions d\u2019intérêts professionnels, connaissant parfaitement les rouages administratifs, esprit lucide et sagace, pondéré dans ses jugements comme ferme dans ses décisions, sera, nous n\u2019en doutons pas, un directeur digne de ceux qui ont dans le passé veillé aux destinés de notre Association.: Nous lui souhaitons le succès le plus complet dans la fonction qu\u2019il assume et nous sommes assuré que tous les membres de l\u2019Association sauront s\u2019associer intimement à lui, afin qu\u2019elle puisse accéder à de nouveaux accomplissements, au progrès renouvelé.Les hommes passent, mais doivent survivre et se surpasser les institutions, sans cesse vivifiées par l\u2019esprit que leur infusa la vie.Roma AMYOT. SUGGESTIONS CONCERNANT L'EXERCICE DE LA MÉDECINE RÔLE PRÉPONDÉRANT DU PRATICIEN (Rapport Amyot) Je crois que notre étude devrait marquer une prise de position en regard de l\u2019exercice de la médecine dans les conjonctures actuelles et devrait apporter certaines suggestions comportant des mesures ou moyens à mettre en œuvre pour sauvegarder le bon équilibre de la pratique de la médecine en général, à l'avantage bivalent de la population et de notre profession.Aucune intention favorisant un groupe particulier de médecins ne postule cette étude.Cependant, comme nous reconnaissons que le praticien constitue la pierre angulaire de notre profession et surtout de l'exercice médical, nos considérations porteront surtout sur lui, sur les conditions dans lesquelles il devrait pouvoir professer son art et appliquer sa science.1 \u2014 Une certaine entrave à l'exercice éclairé de la médecine auprès de la clientèle payante est incontestablement, de nos jours, l'obligation de recourir à des examens complémentaires de laboratoires et d\u2019électro-radiologie qui sont d'autre part d\u2019un coût hors d'atteinte pour une grande partie des malades.Il s\u2019ensuit que les médecins, les praticiens sont trop souvent gênés dans leurs moyens et les malades privés d'avantages diagnostiques indispensables.Si vraiment les gouvernants sont consentants à consacrer des sommes importantes à la sécurité sociale, on devrait penser à accorder gratuitement certains examens de laboratoire courants comme azotémie, glycémie, formule sanguine, etc, et même les examens radiologiques les plus communs et les plus demandés.Il s'agirait d\u2019établir, en des points stratégiques, des centres de laboratoires et de radiologie.Les laboratoires et les services de radiologie de certains hôpitaux urbains et régionaux, bien outillés et surtout bien desservis par un personnel médical dûment spécialisé, pourraient être ces centres d\u2019examens.Ou st on ne pouvait obtenir une gratuité absolue, on devrait du moins pouvoir diminuer généreusement les honoraires exigés pour ces examens complémentaires par une subvention de l\u2019Etat qui contribuerait conjointement avec le malade.2 \u2014 Pour ce qui est de l\u2019hospitalisation, dans l'intérêt de la population et de tous les médecins, spécialistes et praticiens, l\u2019assurance-hospitalisation est à recommander.D\u2019autre part, il serait désirable que le médecin praticien pût faire hospitaliser facilement ses malades privés et semi-privés et de les y traiter lui-même, aussi bien dans les villes que dans les régions rurales.Bien entendu, les chirurgiens agréés dans les hôpitaux devraient être nantis du certificat de compétence du Collège des Médecins.Quant à l\u2019observation et au traitement des malades dans les salles publiques par tout médecin praticien, il paraît difficile de recommander sans restriction la même politique de la porte 1118 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 ouverte.À moins que dans certains hôpitaux régionaux ou même urbains ROM universitaires, on puisse organiser un service du médecin praticien sous la surveillance d\u2019un bureau médical sérieux, attentif et zélé.Il est impératif que tous nos hôpitaux possèdent des règlements, si possible standardisés, strictement suivis tant au point de vue disciplinaire que scientifique, appliqués par un bureau médical.3 \u2014 La mise en opération de plans à contribution volontaire et forfaitaire préalablement versée, donnant droit aux soins chirurgicaux et médicaux, à l\u2019hôpital, à domicile et au cabinet de consultation, est à recommander, car elle favorise les soins à la population et définitivement la profession médicale.Bien entendu, on devra voir à ce que les honoraires soient suffisants, la contribution non onéreuse et les restrictions non prohibitives.4 \u2014 Le problème de l\u2019exercice dans les campagnes est sérieux.Le jeune médecin se spécialise ou désire exercer comme praticien dans les grandes villes ou dans de petites villes de province.La campagne proprement dite, le village, le rang rural sont mal servis et même certaines régions éloignées et plus \u2018pauvres sont dépourvues complètement de médecins.Voici quelques suggestions qui seraient susceptibles d\u2019améliorer la situation actuelle; elles portent tout particulièrement sur le sort et la situation des praticiens des campagnes.a) En principe, des médecins d\u2019extraction rurale devraient être encouragés et se sentir appelés à exercer dans les campagnes.Il est inutile d\u2019insister sur les TAÏSONS Qui motivent une telle opinion.b) Il est urgent d\u2019y faciliter le plus possible la vie et le travail du praticien : maison mise à la disposition, facilité concernant tout citoyen rural comme loisirs orgamsés, chemins, électricité, etc.; hôpitaux régionaux surtout bien outillés et excellemment pourvus de radiologistes et de médecins de laboratoires, plutôt qu\u2019imposants, spacieux et trop coûteux.Il serait souhaitable qu\u2019on songe préalablement à outiller ces hôpitaux et à les pourvoir de chirurgiens et de médecins techniciens compétents avant d\u2019en commencer la construction.c) Laisser aux praticiens certains soins sanitaires de mrévention, faciles d'application et qui ont été tout récemment attribués aux médecins des Unités Sanitaires ou des Services de santé.d) Organiser ou stimuler l\u2019organisation par des associations médicales auprès des sociétés régionales, de conférences périodiques prononcées par des; compétences.Ces conférences et ces cours post-scolaires auraient pour but da renseigner le praticien, d'effectuer des mises au point sur les nouveautés en médecine.e) L\u2019enseignement universitaire pourrait avec avantage offrir un caractère plus objectif, plus clinique, plus adapté au traitement efficace du malade, moins « compartimenté » en spécialités selon les systèmes et appareils, afin que le praticien loin des centres universitaires, isolé au sein de son territoire, se sente = ee = m0 ee RAPPORT AMYOT mieux pourvu de moyens naturels de diagnostic et éprouve moins souvent le besoin de recevoir l\u2019appui du spécialiste à l\u2019égard duquel il se considère trop facilement inférieur.f) Durant la période de leurs études, les étudiants pourraient prendre contact avec des praticiens ruraux convaincants et compétents qui viendrarent leur exposer les avantages de l\u2019exercice à la campagne; avantages pécunimres découlant non seulement du gain, mais surtout de la vie moins coûteuse, plus hygiénique, plus belle, plus naturelle, en contact avec une population en général plus honnête et plus humaine; prestige beaucoup plus reconnu du médecin dont le rôle de chef de file, dirigeant éclairé de l\u2019opinion publique, peut être facilement reconnu et apprécié.5 \u2014 On comprend que certaines régions de colomsation, pauvres, où le groupement humain est d\u2019une faible densité ne peuvent se procurer les offices de médecins.Comment pourrait-on remédier à cette lacune sérieuse?Une solution à tenter serait que l\u2019Etat confie à des praticiens généreusement rétribués par luz le rôle d\u2019exercer la médecine en des endroits stratégiques.Ces médecins pourraient exercer par contact direct et, au besoin, ils pourraient surveiller et diriger le travail d\u2019infirmières qui occuperaient des postes rayonnants autour du centre médical.Cette politique sauvegarderait les règlements du Collège des Médecins puisque la responsabilité médicale découlerait du médecin, et que les populations se sentiraient moins délaissées, mieux servies et éventuellement mieux traitées.1119 ESSAI ÉTIO-PATHOGÉNIQUE DU PSORIASIS J.CHARPY, Professeur à la chaire de Dermatologie, Faculté de Médecine de Marseille.I Le point de départ de mes recherches a été la vérification des travaux de Grüneberg (1933), de Reiss, de Kissmeyer et collaborateurs sur l\u2019action thérapeutique des extraits de cortico-surrénale dans le psoriasis.J'ai vérifié les données de ces auteurs et constaté un certain nombre de faits nouveaux: 1) La cortine naturelle (extrait cortico- surrénal total) blanchit les psoriasis jeunes en poussée récente, agit sur les arthropathies psoriasiques et améliore parfois les placards invétérés.Les auteurs allemands utilisaient des extraits totaux très concentrés (extraits de Swingle et Pfiffner, Ecortan, etc.), qu\u2019il était très difficile de se procurer, et qui étaient extrêmement onéreux.J\u2019ai pu néanmoins en 1938 utiliser ces produits chez 10 malades, et J'ai constaté une action thérapeutique directe aussi remarquable sur l\u2019éruption que sur les manifestations articulaires (3 cas).Les effets sont proportionnels aux doses administrées: pour obtenir un blanchiment rapide, en 10 à 15 jours, il faut injecter chaque jour à un malade de poids moyen (60 kgs) une quantité d\u2019extrait correspondant à 500 ou 600 grammes de glande fraîche de porc (soit 8 à 10 g.par kilo).Les effets favorables survivent plus ou moins longtemps à la cessation du traitement; mais les récidives sont la règle.2) L\u2019hormone corticotrope hypophysaire (corticostimuline) agit de la même façon que la cortine naturelle.Ce n\u2019est que tout récemment que j'ai pu vérifier ces faits avec une corticotrophine d\u2019origine américaine: les doses utiles sont de 50 mg.à 100 mg.par jour pendant quelques jours.De cette action on peut déduire que les hormones cortico-surrénales actives dans le psoriasis sont celles qui sont sous la dépendance de la cortico-stimuline, c\u2019est-à-dire les 11 oxycorticostéroides.Les autres hormones hypophysaires (hormones gonadotropes, extraits totaux du commerce) n\u2019ont aucune action comparable.Les extraits totaux au contraire semblent aggraver l\u2019éruption pso- riasique.3) Chez l'homme, comme chez la femme, la follhculine est inactive employée 1solément.Associée à la cortine naturelle, elle en renforce nettement l\u2019action, à doses moyennes.Les œstrogènes de synthèse, en particulier le diethylatilboestrol, agissent de même.4) Les extraits cortico-surrénaux du commerce francais sont en général assez pauvres en produits hormonaux actifs.Toutefois, si on les emploie à très fortes doses, ils ont constamment une action favorable sur le psoriasis, celle-ci n\u2019aboutit au blanchiment que dans les formes légères.Les extraits buvables sont aussi actifs, sinon plus que les formes injectables.Ce point de vue est intéressant parce qu\u2019il confirme que les hormones utiles sont de celles qui échappent à l\u2019action destructrice du foie.5) L\u2019acétate de désoxycorticostérone * n\u2019a absolument pas l\u2019action antipsoriasique directe et évidente de la cortine naturelle: il n\u2019agit apparemment ni sur l\u2019éruption, ni sur les manifestations articulaires.Toutefois il convient de noter que dans 7 observations personnelles de psoriasis graves et très étendus, l\u2019administration prolongée de fortes doses de Syncortyl a abouti, après une inefficacité totale de plusieurs semaines (5 à 13 semaines) à une guérison rapide, qui s\u2019est 1.De tous les produits français, celui qui m\u2019a donné les meilleurs résultats est un extrait alcoolique buvable, dont 1 ce correspond à 0 g.50 de lipoides ou a 10 g.de glande fraîche.On peut obtenir régulièrement des blanchiments rapides dans des psoriasis en poussée récente, avec des doses énormes de 50 à 100 ce nar jour (correspondant à 500 ou 1000 g.de glande fraîche) pour un adulte de poids moyen.Ces doses snt bien supportées.Le véhicule alcoolique oblige à les donner en plusieurs prises espacées.b ) ! CHARPY: maintenue plus d\u2019un an dans les 3 cas qui ont pu être suivis.Ces blanchiments « à retardement » qui s\u2019accompagnent d\u2019une crise de diurèse sont tout à fait remarquables.Je pense qu\u2019il faut les mettre sur le compte de l\u2019antagonisme désoxycorticostérone / 11 oxycorticostéroïdes, démontré par Thorn, puis par Long, en ce qui concerne l'équilibre hy- drochloruré.La désoxycorticostérone, hormone du sel et de l\u2019eau, administrée longtemps à fortes doses déterminerait la rétention dans le milieu humoral de certains ions minéraux.Cette rétention, à la longue, par un mécanisme complexe (irritation rénale, excitation neuro- hypophysaire?) provoquerait une stimulation tardive et apparemment durable de la sécrétion antagoniste des 11 oxycorticostéroïdes, qui seraient responsables du blanchiment Cette thérapeutique de «sommation » contraindrait en somme le pcoriasique à rétablir lui-même son équilibre.C\u2019est à ce titre qu\u2019elle paraît intéressante, non seulement dans le psoriasis, mais peut-être aussi dans le rhumatisme chronique évolutif, après une phase probable d\u2019aggravation des phénomènes articulaires.La grosse question est de savoir si cette «sommation » ne s\u2019obtient pas au prix de lésions irréversibles, en particulier au niveau du rein.En effet Selye a montré expérimentalement que des injections de fortes doses d\u2019acétate de désoxycorticostérone déterminaient une néphro-sclérose hypertensive, de la myocardite et de la périartérite noueuse.Il est juste de dire que les doses administrées dans les cas de psoriasis que j'ai soignés (au maximum 1/6 mg./kg./jour) étaient très inférieures à celles employées chez l\u2019animal.Au cours de mes traitements et pour les 3 malades qui ont pu être suivis à la suite de ces traitements, il n\u2019a été noté aucune modification pathologique, aucun œdème, aucun signe de souffrance rénale.La tension artérielle dans aucun cas ne s\u2019est trouvée sensiblement modifiée.Ces essais, qui datent déjà de quelques années, et que j'avais interrompus par prudence, mériteraient sans doute d\u2019être repris systématiquement en observant minutieusement, jour PSORIASIS 1121 après jour, les malades au point de vue humoral et rénal, pendant toute la durée de la thérapeutique et dans les semaines qui suivront.Je me propose de faire cette étude.6) Parmi les autres stéroïdes hormonaux, il faut noter que progestérone et acétate de testostérone n\u2019ont aucune action précise dans le psoriasis.7) La vitamine D, a parfois une action favcrable, mais inconstante, et le plus souvent insuffisante.Je suis loïn de partager à ce sujet l\u2019enthousiasme de certains auteurs.On sait que la vitamine Da est acidifiante (Lecoq) : il semble que cette acidification soit un facteur peu favorable dans le psoriasis.Et, de fait, l\u2019association à la vitamine Ds d\u2019une médication alcalinisante permet d'en obtenir des résultats pratiques parfois intéressants.8) Les résultats favorables publiés par certains auteurs avec des injections intraveineuses de vitamine C à doses fortes pourraient s\u2019expliquer par une activation fonctionnelle de la corticosurrénale, selon les idées de Gi- roud.Ces résultats me sont apparus comme étant très infidèles.Là aussi, le facteur acidification est sans doute à considérer.Les effets bien meilleurs, quoiqu\u2019inconstants, de l'association de grosses doses de vitamine A (200 000 à 400 000 unités par 24 heures) et de vitamine C (1 à 5 g.par 24 heures) s\u2019expliquent peut-être par l\u2019action alcalinisante correctrice de la vitamine À.9) Les conceptions, qui régnaient en 1940, à la suite des travaux de Vergar sur la cor- tico-surrénale « glande de la phosphorylation » et qui ont été remis en cause depuis, m'ont amené, de 1942 à 1945, à essayer d\u2019associer aux extraits totaux de cortico-surrénale divers éléments du complexe B.J'ai pu ainsi noter un certain nombre de faits que je résume ici pour leur seul intérêt doctrinal, car une longue expérience m\u2019a montré qu\u2019ils n\u2019étaient pas susceptibles d\u2019apporter une solution pratique au problème thérapeutique du psoriasis: a) la lactoflavine (per os ou en injections) renforce légèrement mais nettement l\u2019action de la cortine naturelle; 1122 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenn AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 b) les lactoflavines d\u2019origine naturelle sont, à cet égard, plus actives que les lactoflavines synthétiques; c) les vitamines B, (aneurine), Be (pyridoxine), PP (nicotamide) et l\u2019adénine, inactives isolément, semblent renforcer l\u2019action de la lactoflavine.De même l\u2019acide adénosine phosphorique d\u2019origine musculaire; d) enfin, l\u2019action synergique de ces éléments B est améliorée lorsqu\u2019on leur adjoint des extraits naturels de levure, ou différents extraits d\u2019organes.® * x De tous les essais thérapeutiques qui viennent d\u2019être rapportés, il est permis de conclure que les extraits totaux de cortico-surrénale ont une action favorable directe, constante, proportionnelle aux doses employées sur les efflorescences psoriasiques et sur les phéno- mèêènes articulaires qui peuvent les accompagner.Cette action favorable est le fait des 11 oxycorticostéroïdes, c\u2019est-à-dire des hormones qui sont sous la dépendance de la corticotro- phine hypophysaire et qui échappent à l\u2019action destructrice du foie.Il m\u2019a été malheureusement impossible d\u2019expérimenter l\u2019un quelconque de ces 11 oxycor- ticostéroïdes à l\u2019état pur (corticostérone), 11 dihydrccorticostérone ou composé À de Kendall, 17 hydroxycorticostérone ou composé F de Kendall, 11 déhydro 17 hydroxycorticosté- rone ou composé E de Kendall.Je n\u2019al pas pu davantage faire des dcsages de 11 oxycorticostéroïdes dans les urines des malades.Il convient de noter: 1.Que l\u2019action favorable dans le p£oriasis des 11 oxycorticostéroïdes est à rapprocher des améliorations connues depuis longtemps sous l'influence d\u2019une médication thymique: administration d\u2019extraits, stimulation radio- thérapique du thymus (Brock).On sait, en effet, depuis les travaux de White et Dougher- ty que thymus et tissu lymphoide sont sous le contrôle hormonal de la cortico-surrénale et de la corticostimuline hypophysaire.2.Les blanchiments et les améliorations obtenus dans le psoriasis sous l\u2019influence des extraits cortico-surrénaux (et des extraits thymiques) s\u2019accompagnent constamment d\u2019une correction.de certains troubles métaboliques, qui préexistent à l\u2019éruption, et que celle-ci, en se développant, vient modifier et corriger plus ou moins: nous étudierons ces faits dans une prochaine note.Le gros problème, qui se trouve posé, est en définitive celui de savoir s\u2019il existe à la base du psoriasis une insuffisance fonctionnelle de la cortico-surrénale, et en quoi consiste cette insuffisance.Nous nous efforcerons de résoudre ce problème dans une étude à venir.II 1.La lésion cutanée parakératosique du psoriasis montre simultanément des signes histologiques d\u2019hyperactivité du corps muqueux de Malpighi et un arrét de la fonction de kératinisation normale de l\u2019épiderme.Cette contradiction apparente s\u2019explique facilement si l\u2019on veut bien admettre les conclusions des expériences de Fischer sur des cultures de peau: la kératinisation serait un phénomène fermentaire anoxybiotique, qui se déclencherait dans les cellules du corps muqueux de Malpighi, lorsque celles-ci viendraient à manquer d\u2019oxygène.Toute paraké- ratose serait ainsi la conséquence logique d\u2019une suractivité oxybrotique de l\u2019épiderme, d\u2019un excès d\u2019oxygène.Dans le psoriasis, le trouble serait au maximum: en effet, les mesures de Gessler et de Ganz 2, faites en cellules de Warburg auraient montré que le quotient respiratoire de la peau malade, c\u2019est-à-dire le rapport entre la quantité d\u2019O2 consommé en 1 heure et le poids de la peau qui consomme cet O2, est augmenté de 400 % dans le psoriasis, alors qu\u2019il ne l\u2019est guère que de 100 % dans les inflammations cutanées les plus aiguës (eczéma, érythroder- mies\u2026).2.Citées d\u2019après Darier, in Nouvelle Pratique Dermatologique.Tome I, p.157.qu ¢ dorm Cl eam ym emu a.STEW Ame CHARPY : PSORIASIS Je publierai, dans quelques mois, un travail qui confirme, par des moyens tout à fait différents, cette suractivité oxybiotique de l\u2019épiderme psoriasique.C\u2019est là une caractéristique essentielle du psoriasis, a laquelle il ne semble pas qu\u2019on ait attaché suffisamment d\u2019importance.Les autres particularités histologiques de la lésion psoriasique (micro-abcès à neutrophiles de Sabouraud et Munro, œdème intracellulaire) s\u2019accordent parfaitement avec cette déviation primordiale, dont elles constituent même peut-être des conséquences directes.2.Il est intéressant de confronter avec cette suractivité oxybiotique de l\u2019épiderme psoria- sique, certains troubles du métabolisme général des malades atteints de psoriasis, troubles qui se présentent au contraire comme traduisant un déficit des processus d\u2019oxydation et de dégradation.Je ne retiendrai pour l'instant, dans cet ordre d\u2019idées que les 2 faits suivants: 1° Joltrain avait noté que le quotient res- Piratoire, mesuré après un repas de glucides, est chez les psoriasiques, non pas de 1 comme il devrait être normalement, mais au dessous de l'unité, sans toutefois s\u2019abaieser jusqu\u2019aux chiffres qu\u2019on observe chez les diabétiques.J\u2019ai pu vérifier la chose chez plusieurs malades, pour lesquels les chiffres obtenus allaient de 0,80 à 0,94.Tout se passe donc chez les psoriasiques comme si les glucides alimentaires n\u2019étaient pas complètement oxydés par l\u2019oxygène emprunté à l'extérieur.Nous examinerons plus loin quelle explication peut être proposée pour rendre compte de ces faits.2° La mesure de l\u2019action dynamique spécifique (ADS) des albumines avait montré à Pulay que chez les psoriasiques en évolution, l'ADS était constamment diminuée et per- fois nulle.Mes recherches ont confirmé ces faits (et noté par contre que l\u2019action dynamique spécifique des lipides ne semblait pas altérée).De cette notion, d\u2019interprétation difficile.nous ne tirerons pour l'instant qu\u2019un enseigne- 1123 ment: c'est que le catabolisme des protides apparait comme troublé chez les psoriasiques.En définitive, il existe chez les psoriasiques: d'une part, des troubles métaboliques généraux par insuffisance, et d\u2019autre part, au niveau de l\u2019épiderme psoriasique des signes d\u2019hyper- activité métabolique.Les questions à résoudre sont de savoir s\u2019il existe une relation entre ces 2 types de phénomènes apparemment opposés, si l\u2019un ne peut pas être la conséquence de l\u2019autre, et dans quel sens se fait la filiation.III Les problèmes posés dans les deux précédentes notes m\u2019ont amené à reprendre l\u2019étude critique des troubles du métabolisme dans le psoriasis, et plus particulièrement de ceux qui affectent protides et glucides.En effet, dans l\u2019hypothèse, suggérée par les faits thérapeutiques, d\u2019une insuffisance de sécrétion des 11 oxycorticostéroïdes, on devrait observer un syndrome protido-glucidique, caractérisé essentiellement par: a) des troubles du catabolisme des proté nes tissulaires, en particulier des protéines des organes lymphoides et plus accessoirement du foie; b) des troubles de la néoglucogénèse avec diminution du glycogène hépatique; c) enfin une augmentation de la combustion périphérique des glucides.Mais, d\u2019autre part, comme nous avons été amenés à noter un antagonisme entre le métabolisme propre de l\u2019éruption psoriasique et celui des malades qui présentent cette éruption, la question se pose de savoir si le déve- lcppement des éléments éruptifs ne vient pas modifier secondairement les troubles métaboliques primitifs.Il semble donc nécessaire de prendre des précautions particulières dans l\u2019examen des faits: 1° L'expérience prouve qu\u2019il est essentiel de distinguer: les éruptions jeunes à pouss\u201des aiguës et rapidement extensives et les formes à placards fixes. 1124 Dans les premières, les troubles métaboliques sont au maximum, alors qu\u2019on ne trouve pas grand chose dans les secondes.Non pas qu\u2019il s'agisse de maladies distinctes: la succession possible de ces 2 aspects chez le même individu montre bien que ce ne sont que deux formes d\u2019expression d\u2019un même trouble, mais d'intensité et de dynamisme différents.C\u2019est dans les formes jeunes et évolutives qu\u2019il conviendra donc d\u2019étudier les modif- cations métaboliques, si l\u2019on veut en tirer des renseignements valables pour expliquer la genèse de la maladie.2° La précession dans le temps d\u2019un trouble interne sur la manifestation cutanée constituerait un argument considérable en faveur de sa responsabilité dans le déterminisme de la dermatose.C\u2019est au début de la poussée, ou mieux encore, toutes les fois que ce sera possible, avant même que celle-ci ne se produise, que nous pourrons constater le trouble interne à l\u2019état de pureté.C\u2019est en analysant les faits à ce moment là, et non plus tard, que nous comprendrons en quoi consiste le déséquilibre initial du psoriasis.Les modifications ultérieures devront être confrontées avec ce trouble primitif; l\u2019analyse permettra peut-être alors d\u2019y démêler ce qui revient à l\u2019évolution de la dermatose elle-même.La plupart des faits, qui constituent l\u2019apport original de cet exposé, ont été établis selon ces principes.Mais on comprendra aisément la difficulté de réaliser des conditions parfaites d\u2019observation: on ne peut y arriver que pour un petit nombre de malades dociles, soumis à des poussées saisonnières, et qui ont compris l\u2019intérêt de se présenter à l\u2019examen au moment habituel où se fait la poussée, ou dès que celle-ci menace.Pratiquement, on ne pourra utiliser qu\u2019un malade sur trente ou quarante.Et ceci explique qu\u2019il ait fallu plusieurs années pour recueillir les données de cette note.A)\u2014Troubles du métabolisme azoté et protidique.Beaucoup d\u2019auteurs s\u2019accordent à penser qu\u2019il existe couvent dans le psoriasis une rétention azotée, qui se traduit par: L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenin AMLF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 dans le sang, une augmentation du taux de l\u2019urée, de l\u2019azote incoagulable, et d\u2019une façon plus discutée de l\u2019acide urique; dans les urines, une diminution simultanée de l\u2019excrétion de ces éléments; dans la peau enfin, une élévation de l\u2019azote résiduel et parfois de l\u2019acide urique et surtout une élimination intense d\u2019urée par les squames parakératosiques.Cette rétention azotée serait influencée par le régime et peut-être par les saisons.Elle disparaîtrait à la fin des poussées, qui seraient immédiatement suivies de décharges azotées urinaires.On interprète habituellement ce trouble azoté comme secondaire aux lésions cutanées, en liaison avec une consommation exagérée d\u2019albumines par la peau malade, ce qui, comme nous le verrons, n\u2019est que partiellement exact.Mais le trouble protidique est, en réalité, plus complexe: 1° Nous avons déjà noté, à la suite de Pulay, que l\u2019action dynamique spécifique des albumines est diminuée ou nulle dans le psoriasis.Il m\u2019a semblé, dans 3 cas, que cette diminution existait avant le développement de l\u2019éruption.Il s\u2019agirait donc d\u2019un trouble primitif.La signification de cet abaissement est complexe et discutée.Il nous suffit pour l\u2019instant de savoir qu\u2019elle traduit, pour une part tout au moins, un trouble des processus métaboliques de désalbumination qui s\u2019accomplissent normalement dans le foie et dans le rein.2° Il existe d\u2019autre part, dans le psoriasis, des modifications des albumines plasmatiques, dans le sens d\u2019une hyperprotéinémie et d\u2019un trouble de l\u2019équilibre albumine-globuline (Pu- lay, Schamberg, Huffschmidt.) Hurlez et Leborgne, dans un travail récent, retrouvent ces modifications.Mes observations personnelles, étagées sur plusieurs années, aboutissent aux conclusions sulvantes: | Dans la plupart des psoriasis évolutifs d\u2019une certaine intensité, on constate un chiffre fort de protides sanguines (75 g.°/oo à 130 = en Les CHARPY : PSORIASIS g.9/00).L\u2019augmentation porte sur la fraction sérine (de 45 g.°/00 à 80 g.°/00), le taux des globulines étant normal ou le plus souvent abaissé (de 20 g.°/00 à 30 g.°/00) , de sorte que le quotient albumineux est élevé (de 1,5 à 3 ou 3,5).La perturbation protidique semble exister dès les premières heures de la poussée éruptive.À ce moment, la déviation la plus caractéristique est une baisse de la fraction globuline, la sérum-albumine étant parfois normale, parfois déjà franchement augmentée.Le trouble persiste et s\u2019accentue, tout au moins en ce qui concerne l\u2019hypersérinémie, pendant la phase ascendante de l\u2019éruption, et s\u2019atténue ou disparaît quand la poussée est en régression.On ne le retrouve qu\u2019inconstam- ment dans les formes peu évolutives, à placards fixes, ou chez certains malades en traitement, que ce traitement soit interne ou externe: de simples applications réductrices sont susceptibles de la modifier ou de l\u2019annuler.Il est donc essentiel de faire la recherche chiez des malades non traités.En somme, la déviation plasmatique m'est apparue comme une caractéristique du psoriasis, qui devance l\u2019éruption et se corrige avant elle.Tout se passe dans le temps comme st elle était responsable de la dermatose.Ainsi s'explique qu\u2019elle puisse n\u2019être pas retrouvée au décours d\u2019une poussée aiguë, lors d\u2019un traitement efficace ou dans les formes stabilisées.Enfin, elle est relativement indépendante de l\u2019apport protidique alimentaire: en effet, je l\u2019ai retrouvée régulièrement pendant la période d'occupation chez des malades qui étaient soumis depuis longtemps à une restriction azotée importante.Enfin l\u2019épreuve du jeûne de quatre jours fournit des renseignements intéressants: les malades sont soumis pendant 4 jours pleins à une diète complète: on leur donne seulement des bouillons de légumes.On constate au cours du jeûne, une augmentation progressive de l\u2019azotémie, sans modifications sensibles du chlore sanguin, une réduction de l\u2019excrétion uréique, une diminution du taux des lymphocytes et des éosinophiles.La déviation plas- 1125 mau\u2026ique se corrige assez brusquement vers la fin du 3ème jour ou le 4ème jour par un abaissement de la sérum-albumine et, au contraire, une remontée des globulines.Parallèlement se produit une décharge azotée dans les urines, avec retour à la normale du chiffre d\u2019azotémie et constamment amélioration sensible de l\u2019éruption cutanée, même quand celle-ci était en phase ascendante.Malheureusement, cette amélioration n\u2019est que momentanée, et elle n\u2019aboutit à un résultat durable qu\u2019exceptionnellement, et dans des poussées éruptives très jeunes.Toute cette étude serait à reprendre en employant des techniques plus précises de fractionnement des albumines plasmatiques: Je me propose de le faire dans les mois à venir.x * EJ Il est délicat d\u2019interpréter la signification de ce déséquilibre plasmatique.a) La constatation d\u2019une augmentation dissociée des sérums-albumines, sans modification de même sens des globulines, permet d\u2019éliminer l\u2019influence prédominante des facteurs de réglage qui agissent simultanément sur les deux fractions (concentration sanguine, corps thyroïde, hypophyse, adrénaline, etc.).Divers facteurs peuvent jouer pour expliquer cette hypersérinémie et en particulier l\u2019hyperlipidémie, observée par de nombreux auteurs.La liaison entre les deux facteurs est évidente; mais rien n\u2019indique a priori dans quel sens se fait la subordination.Je noterai pour ma part, à titre de simples hypothèses, que cette hypersérinémie peut être la traduction soit d\u2019un catabolisme protéique diminué, soit d\u2019un anabolisme accru, soit enfin des deux déviations associées.b) L\u2019origine des globulines sériques, nous le savons maintenant, doit se chercher dans le tissu lymphoide: ce sont les lymphocytes qui libèrent les globulines normales, et cette libération est sous le contrôle hormonal des 11 oxycorticostéroïdes et de la corticostimuline hypophysaire.Un abaissement du taux des globulines sériques pourrait donc être la signature d\u2019une baisse fonctionnelle de la cor- 1126 tico-surrénale.Il s\u2019accompagnerait alors d\u2019une réaction du tissu lymphoide: L\u2019hypertrophie ganglionnaire ne fait pas classiquement partie du tableau clinique du psoriasis.Coste signale qu\u2019il n\u2019a jamais trouvé de ganglions dans le rhumatisme psoriasique.Pourtant, depuis que j'ai eu l\u2019attention attirée de ce côté, je dois dire que si les ganglions manquent dans les formes légères, j'ai constaté souvent une adénopathie généralisée, dans les formes sévères de psoriasis et en particulier dans les psoriasis arthropatiques graves.D\u2019autre part, l\u2019étude systématique de la formule sanguine, si elle ne donne que des résultats divergents en ce qui concerne l\u2019éosinophilie, montre au contraire que les poussées éruptives ascendantes s\u2019accompagnent dans la presque totalité des cas, en dehors de toute cause d\u2019erreur imputable à un traitement externe, d\u2019une lymphocytose croissante (de 25 a 40 %).Cette lymphocytose diminue progressivement au cours d\u2019un traitement par la corticostimu- line, ou les extraits totaux de cortico-surré- nale.Cette diminution constitue un test précis de l\u2019efficacité thérapeutique.Je concluerai, en définitive, qu\u2019il existe, dans le psoriasis, un trouble complexe du métabolisme protidique, qu\u2019on peut séparer en 2 éléments de significations vraisemblablement très différentes: 1° une modification de l\u2019équilibre des protides du sang, avec augmentation des albumines et, au contraire, diminution des globulines.C\u2019est là, sans doute, pour une part tout au moins, l\u2019expression d\u2019un défaut du catabolisme général des protines, par suite d\u2019une insuffisance fonctionnelle partielle de la cortico-surrénale.Cette insuffisance cortico-surrénalienne déterminerait un sous- fonctionnement du système lymphoïde dont l\u2019augmentation du taux des lymphocytes dans le sang (et éventuellement du temps de saignement) constituerait un test précis.Tout semble se passer comme si cette modification du métabolisme protidique était à la base de l\u2019éruption psoriasique.2° Tl existe d\u2019autre part un syndrome inconstant et variable de rétention azotée (urée et azote incoagulable) contemporain de l\u2019é- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 rupuion, et proportionnel à son activité.Il traduit probablement la part de l\u2019épiderme psoriasique dans son effort de correction du métabolisme protidique perturbé.3° La décharge azotée urinaire, qui, dans certaines circonstances, marque le début de l\u2019amélioration éruptive, me semble devoir être interprétée comme un test de la reprise du catabolisme protidique, c\u2019est-à-dire de l\u2019activité des 11 oxycorticostéroides.= * % B)\u2014 Troubles du métabolisme des glucides.Les classiques constatent qu\u2019il existe dans le psoriasis un trouble léger du métabolisme hydrocarboné; mais les avis diffèrent sur la signification de ce trouble, et sur sa responsabilité dans la genèse de l\u2019éruption.Les points qui ont retenu particulièrement l\u2019attention sont: les valeurs de la glycémie; les rapports du psoriasis et du diabète: enfin la teneur de la peau en glucose.Je reprends rapidement l\u2019étude de ces différents points, en résumant mes propres constatations personnelles: 1° L\u2019équilhbre glycémique chez les psoria- siques.Pour un petit nombre d\u2019auteurs, il y a hypoglycémie; pour la plupart, au contraire, hyperglycémie, s\u2019accentuant par l\u2019ingestion de sucre et par les injections d\u2019adrénaline.Mes recherches personnelles me permettent de penser qu\u2019il existe un trouble glycémique avant la poussée éruptive; celle-ci, en se développant, modifie et inverse le plus souvent ce trouble primitif.En effet, si l\u2019on observe des conditions expérimentales rigoureuses (malade non traité, n\u2019ayant pas fait depuis quelques jours d\u2019infraction à son régime habituel; prélèvement à jeun à 10 heures du matin, dosage immédiat), on constate que: Tout au début de la pouss\u2019e éruptive, il y a constamment hypoglycémie à jeun.Ce chiffre bas initial se transforme secondairement, dans un délai variable, en un chiffre normal ou fort, en même temps que l\u2019éruption CHARPY: PSORIASIS se développe.Le réglage une fois établi dans le sens d\u2019une hyperglycémie ne reviendra pas spontanément à la normale avant la fin de la poussée.Le taux de l\u2019hyperglycémie semble fonction, non pas tellement de l\u2019étendue de Péruption, que de son acuité (rougeur, congestion, épaisseur des lésions et des squames).Il est d\u2019une stabilité assez remarquable.Dans les vieux psoriasis éteints, où il ne persiste que des placards atones, la glycémie à jeun est le plus souvent normale.La sensibilité à l\u2019insuline, comme à l\u2019adrénaline, est vive dans la phase prééruptive et au début des poussées.Au contraire dans des éruptions plus anciennes, bien épanouies et stabilisées, les réactions à ces épreuves sont émoussées.Les épreuves d\u2019hyperglycémie provoquée sont grosso modo comparables, qu\u2019on administre le glucose par la bouche ou en intraveineuse: ceci indique qu\u2019il n\u2019y a pas de trouble dans l\u2019absorption intestinale des glucides.Là encore on a des réponses très différentes suivant le stade éruptif: a) Avant l\u2019éruption et tout au début des poussées, il y a hypoglycémie à jeun.L'\u2019épreuve donne une flèche aiguë et courte d\u2019hyperglycémie; la descente est rapide et aboutit au-dessous du point de départ; elle est suivie d\u2019une remontée très lente, qui a de la peine à atteindre le chiffre initial déjà bas.Ce type de réponse est rare et difficile à saisir.b) Le type II s\u2019observe dans le quart des cas.Il réalise une courbe d\u2019allure diabétique; on le rencontre dans des poussées très évolutives et dans des éruptions couvrant une vaste surface.Il y a, à jeun, un chiffre variable d'hyperglycémie.La ccurbe monte lentement et souvent assez haut.La descente amorcée tardivement est lente aussi; elle aboutit plus bas que le chiffre initial, mais parfois d\u2019assez peu, pour revenir au point de départ quatre heures au moins après le début de l'épreuve.Il existe toujours un triangle d\u2019hypoglycémie secondaire, mais celui-ci est de surface plus ou moins réduite.1127 c) Le type III, le plus fréquent, est analogue à ceux qu\u2019on observe chez des individus normaux.Il correspond à des psoriasis plus ou moins étendus, mais peu aigus.L\u2019épreuve de jeûne de quatre jours donne chez les individus normaux une chute d\u2019abord rapide de la glycémie pendant quelques heures, puis une descente beaucoup plus lente qui dure 1 a 2 jours, exceptionnellement 3; enfin la glycémie remonte brusquement jusqu\u2019au voisinage du chiffre initial.L\u2019allure générale de la courbe est la même chez les psoriasiques.Toutefois dans les éruptions étendues et actives, cette courbe est plus étalée dans le temps, la descente est plus lente, la remontée plus tardive et moins franche.Cette remontée coïncide avec la décharge azotée que nous avons déjà signalée, et une amélioration sensible, mais passagère, de l\u2019évolution éruptive.Au contraire, chez les malades observés tout au début d\u2019une poussée, et chez lesquels il existe un chiffre bas de glycémie au départ, l'épreuve montre que la descente se fait plus rapidement, qu\u2019elle aboutit en 40 à 60 heures à un chiffre très bas (aux environs de 0,40) avec parfois des incidents cliniques impressionnants.La remontée se fait brutalement, jusqu\u2019à un chiffre supérieur au point de départ: elle détermine un blanchiment souvent durable de l\u2019éruption.2° Psoriasis et diabète.Les opinions classiques à ce sujet divergent.Dans les épreuves d\u2019hyperglycémie provoquée, j'ai noté constamment un triangle d\u2019hypoglycémie secondaire, bien que celui-ci soit parfois réduit.C\u2019est la signature d\u2019une réponse insulinienne.L\u2019épreuve de Traugott confirme cette façon de voir.En somme, les courbes ne sont jamais de vraies courbes diabétiques.D\u2019autre part, il est très rare de trouver parmi les psoriasiques un diabétique pancréatique vrai et qui évolue comme tel.Nous verrons que les troubles de type diabétique qu\u2019on peut observer chez les psoriasiques peuvent être attribués à une réaction secondaire de l\u2019hypophyse, qui sé traduit d\u2019autre part par des modifications du métabolisme protidique.: 1128 Par contre, 1l existe indubitablement des familles où alternent des cas de psoriasis et des cas de diabète authentique.Il y a, entre les deux affections, une parenté de graine.3° Le sucre dans la lésion psoriasique.Sur cette question primordiale, je n\u2019apporte aucun fait nouveau.Mais je rappelle les acquisitions de l\u2019Ecole italienne: excès de sucre cutané avec élévation du rapport: sucre cutané/glycémie.(Venturi).La surcharge glu- cidique alimentaire, sans modifier la glycémie, donne de vraies courbes diabétiques dans le liquide de bulle (Ferrari).Enfin tout moyen qui réduit l\u2019hyperglycystie cutanée (histamine locale; pilocarpine, etc.) améliore l\u2019éruption (Venturi).% * ® Nous sommes désormais & méme de tenter de dégager la signification des troubles des métabolismes protidiques et glucidiques observés dans le psoriasis.1° Nous pensons avoir acquis une notion essentielle: c\u2019est qu\u2019au début d\u2019une poussée psoriasique et même au stade prééruptif, il existe des troubles métaboliques.Ces troubles sont caractérisés par: une baisse de l\u2019action dynamique spécifique des albumines, et une modification de l\u2019équilibre plasmatique avec hypoglobulinémie; d\u2019autre part, un chiffre bas de glycémie à jeun, chiffre qui est très sensible à l\u2019apport alimentaire, mais aussi à la continuation du jeûne.Ces deux troubles contemporains peuvent s\u2019expliquer par une diminution du catabclisme des protides et de la néoglucogénèse qui en découle.Ils traduiraient alors une baisse fonctionnelle des 11 oxycorticostéroïdes, eux-mêmes subordonnés à la corticostimuline hypophysaire.; Précédant l\u2019éruption, ces trcubles ne peuvent en être une conséquence.On peut retenir l\u2019hypothèse qu\u2019ils en sorent responsables.2° Mais l\u2019éruption va se développer et en même temps les troubles métaboliques se modifient.Le réglage de la glycémie qui ne se fait qu\u2019à grand peine, à un niveau bas, fragile et maintenu en grande partie par des apports L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriNn AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 alimentaires incessamment renouvelés, appelle des réactions de l\u2019organisme.La plus immédiate de ces réactions est vraisemblablement déclenchée par l\u2019hypoglycémie elle-même au niveau des centres glyco- régulateurs.Elle se fait dans le sens d\u2019une hypersympathicotonie adrénalinémique, dont l\u2019examen capillaroscopique fournit un test, en montrant, däns la lésion psoriasique et dès son début, une constriction des artérioles et des capillaires artériels, constriction assez puissante mais susceptible de peu de variations, à laquelle s\u2019associe, par voie de conséquence, une atonie des capillaires veineux, dont Unna, depuis longtemps, avait noté le caractère primitif, et auquel il attribuait une importance primordiale pour le développement de la lésion.En ce qui concerne l\u2019équilibre glycémique, cette hypersympathicotonie est, en fait, peu efficace, car elle ne l'influence que par son action de glycogénolyse hépatique, qui est elle-même subordonnée à l\u2019importance des réserves du foie en glycogène.Or celles-ci sont privées de l\u2019apport, qui leur vient normalement en cas de besoin (jeûne, lutte contre le froid.), du catabolisme des protides.Comment donc les psoriasiques vont-ils se défendre eontre cet équilibre précaire?a) Ils peuvent le faire par des repas abondants et fréquents, à condition, bien entendu que leur fonction insulinienne soit correcte et permette la fixation du glycogène d'origine alimentaire.Et, de fait, les psoriasiques ont souvent, surtout au début de leurs poussées, un gros appétit.b) Ils peuvent aussi \u2014 mais c\u2019est rare \u2014 faire une réaction d\u2019hyperthyroïdie, qui leur fournit du néoglucose à partir de leurs protéines musculaires: c\u2019est le cas de ces malades nerveux, instables, parfois subfébriles, à métabolisme basal plus ou moins élevé, qui maigrissent au début de leurs poussées éruptives.c) La réaction la plus fréquente vient de l\u2019hypophyse qui supplée par un catabolisme accru des lipides à une néoglycogénèse insuffisante.Et ceci rend compte sans doute, pour vne part tout au moins, des modifications du métabolisme des graisses et en particulier CHARPY: de l\u2019hyperlipidémie, qu\u2019on observe souvent chez les psoriasiques.Mais l\u2019activité de l\u2019'hypophyse dans le métabolisme des glucides est en réalité plus complexe: si elle contrôle la formation de néoglucose à partir des graisses, elle gêne en contrepartie l\u2019action de Uwnsuline.La réaction compensatrice de l\u2019hypophyse expliquerait donc les états paradiabétiques que nous avons signalés, dans un quart des cas.Elle explique également que l\u2019équilibre gly- cémique des psoriasiques soit peu sensible à l\u2019administration d\u2019insuline, comme il ressort des essais thérapeutiques déjà anciens de Ravaut, et comme je l\u2019ai vérifié depuis.Enfin cette réaction hypophysaire contribue sans doute à accroître l\u2019anabolisme protéique.Le taux élevé des albumines plasmatiques serait, pour une part tout au moins, la signature de cet anabolisme accru.d) C\u2019est en définitive le développement progressif en surface de l\u2019éruption cutanée qui va apporter, à l\u2019équilibre glycémique du psoriasique, des possibilités nouvelles de stabilité, et celles-ci beaucoup plus efficaces.On sait, par les beaux travaux de l\u2019Ecole toulousaine de Souba, Bugnard et leurs collaborateurs, que le stockage lacunaire du glucose est un mécanisme habituel, chez l\u2019individu normal, de garage momentané des glucides absorbés en excès, et ceci, indépendamment d\u2019une part du stockage hépatique, et d\u2019autre part de la qualité des réponses insuliniennes.Chez le psoriasique, ce stockage cutané va prendre, par suite peut-être de la sympathicotonie primitivement déclenchée, un caractère permanent et une importance prépondérante.Dans le sous-sol immédiat de chaque placard psoriasique évolutif, va se constituer une provision de glucose, susceptible d\u2019être utilisée à des fins différentes: ce sucre de réserve cutané pourra, à tout instant, parer à un à-coup d\u2019hypoglycémie humorale, et suppléer ainsi les réserves glycogéniques hépatiques qui ne sont plus normalement ravitaillées, surtout pour les cas d\u2019urgence.D\u2019autre part, ce sucre sert de combustible à la lésion psoriasique, dont nous avons vu que son métabolisme était PSORIASIS 1129 oxydatif.Grosso modo, on peut dire que « c\u2019est à sa chaleur » que se désintègrent les albumines en excès, dont les scories plus ou moins dégrossies sont rejetées à l\u2019extérieur avec les squames parakératosiques incessamment renouvelées.Lorsque l\u2019éruption est au complet épanouissement, l\u2019équilibre, de très précaire qu\u2019il était au début est devenu presque parfait.Le trouble initial persiste certes; les protides ne sont toujours pas catabolisées normalement, et le rein ne peut pas les évacuer tels quels.Mais les placards psoriasiques fonctionnent comme de véritables soupapes de sûreté vis- à-vis de cette accumulation de protides, et les rejettent à l\u2019extérieur après un catabolisme élémentaire.D\u2019autre part, chaque placard supplée par sa provision de glucose au ravitaillement défectueux du foie en glycogène: ainsi se trouve assuré un équilibre glycémique suffisant.Les choses peuvent en rester là indéfiniment.Elles ne cesseront pas \u2014 et l\u2019éruption par conséquent persistera \u2014 tant que le trouble initial ne se corrigera pas, ce qui peut se faire spontanément ou sous l'influence d\u2019une thérapeutique avisée.Quant aux épreuves de jeûne, dont nous avons parlé, elles aboutissent, au 4ème jour environ, à la correction simultanée des troubles protidiques et glucidiques et, par suite, à l\u2019arrêt de la dermatose.C\u2019est qu\u2019elles réalisent un vrai syndrome d\u2019alarme, elles accentuent les conséquences métaboliques du trouble initial, imposant en quelque sorte à l\u2019organisme de rétablir coûte que coûte et d\u2019urgence son équilibre; elles créent ainsi, à la faveur d\u2019un danger accru, une stimulation salutaire, mais malheureusement momentanée, de la fonction neuro-hypophyso-surrénale assoupie.® * LJ En conclusion, l\u2019étude chronologique et analytique des troubles des métabolismes glu- cidique et protidique dans le psoriasis nous amène à proposer pour cette affection un mécanisme pathogénique précis, qu\u2019on peut schématiser ainsi: 1130 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLemin AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 Il existerait chez les psoriasiques, avant toute éruption, un trouble métabolique primitif caractérisé par une inhibition ou une baisse fonctionnelle des 11 oxycorticostéroides.Ce trouble primitif déclencherait des réactions secondaires de suppléance ou de correction, et en particulier une hyperactivité de certaines fonctions métaboliques hypophysaires.Le développement de l\u2019éruption cutanée apparaît lui-même comme une de ces réactions secondaires.Par son métabolisme propre, cette éruption apporte une correction particulièrement efficace au trouble primitif.Nous étudierons dans la prochaine note certaines des nombreuses questions que soulève cette conception. LE CANCER DU SEIN CRITIQUE DES DONNEES ACTUELLES ET ESQUISSE D'UNE CLASSIFICATION PRATIQUE Germain PINSONNEAULT, Chef du Service de Rœntgenthérapie à l\u2019Institut du Radium de Montréal, Chef du Service de Radiothérapie à l\u2019hôpital Saint-Vincent-de-Paul de Sherbrooke.I\u2014ETIOLOGIE ET FRÉQUENCE.Le cancer du sein est le plus fréquent des cancers de la femme et de tous les cancers en général.Il fait présentement deux fois plus de victimes que le cancer utérin.Au Canada, il y aurait en moyenne 6 000 femmes atteintes de cancer du sein.Une jeune fille sur 25 est destinée à souffrir de cette maladie.Le nombre annuel de décès dans notre pays se chiffre autour de 1500.En Angleterre, on a observé que le cancer du sein tue presque deux fois plus de femmes dans la classe la plus riche que dans la classe la plus pauvre.Les célibataires fournissent un plus fort contingent de mortalité que les femmes mariées.Les grossesses précoces et multiples, de même que l'habitude d\u2019allaiter semblent diminuer l\u2019incidence du cancer du sein.Dans l\u2019étiologie du cancer du sein, il est impossible de ne pas parler de la mastite chronique.Pour certains, la mastite est à l\u2019origine de tous les cancers; pour d\u2019autres, la mastite est une chose, et le cancer en est une autre; pour d\u2019autres encore, on doit réserver son opinion et se borner à constater qu\u2019il est 1m- possible, pour le moment, de dissocier certaines formes de mastite de certaines formes de cancer.Mais tout d\u2019abord, qu\u2019est-ce au juste que la mastite ou mammite chronique?Il est certain que ce vocable désigne, dans la pratique, une foule d\u2019états pathologiques, différents dans leur morphologie, dans leurs manifestations cliniques, et dans leur relation avec le cancer.On doit convenir cependant que ce mot « omnibus » a un certain droit d\u2019exister, puisque toutes les lésions qu\u2019il traduit semblent se rattacher à un mécanisme commun, à savoir, une viciation des remaniements phys'ologiques et Albert JUTRAS, Directeur du Service de Radiologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.de.la glande.Or on sait que ces remaniements se succèdent sans cesse.Il serait bien difficile de faire la part exacte de ceux qui préparent la puberté et de ceux qui terminent la ménopause.Et entre ces deux étapes, il y a le rythme incessant de l\u2019activité ovarienne.Pinard aimait à répéter qu\u2019une femme ne devrait jamais avoir de règles, voulant signifier par là qu\u2019elle ne devrait cesser d\u2019être nourrice que pour devenir enceinte.Et Delbet, qui rapporte le propos, ajoute qu\u2019en réalité la femme est un être qui avorte tous les vingt-huit jours, et que ces avortements répétés ne sont pas sans entraîner des phénomènes anormaux du côté de la glande mammaire.Mais si le mécanisme de la mastite réside dans une viciation des remaniements physiologiques de la glande, comment cette viciation se traduit-elle dans le domaine anatomique?Il est amusant de relever dans la littérature les différentes dénominations par lesquelles les auteurs ont cru pouvoir exprimer les caractères morphologiques de la maladie.On trouve l\u2019hydatide celluleuse de Cooper, l\u2019adé- nose de Schimmelbusch, la maladie kystique de Reclus, la mastite interstitielle de Virchow, la cirrhose épithéliale irritative de Quenu, la fibromatose de Dietrich, l\u2019épithélio-fibrose kystique d\u2019Askanazy, la fibroadénomatose simple ou kystique de Semb, l\u2019hypertrophie parenchymateuse sénile de Bloodgood, avec ses trois stades adénomateux, kystique et papilloma- teux, l\u2019hyperplasie épithéliale desquamante de Cheatle et Cutler, etc.À quoi rime, direz-vous, une pareille floraison terminologique?A ceci, qu\u2019elle traduit éloquemment la difficulté qu\u2019il y a d\u2019exprimer les différents aspects et les différents degrés de l\u2019affection.Elle montre qu\u2019on 1132 n\u2019est pas fixé sur la nature du processus, qui peut être néoplasique ou inflammatoire, sur son origine, qui peut être épithéliale ou con- joncdve, sur la plasticité de la réaction, qui peut être tour à tour adénomateuse, papillaire, fibreuse ou kystique, ni sur les possibilités évolutives de cette dernière qui peut rester, la vie durant, comme l'expression d\u2019un incident sub-normal, ou être le prélude de tumeurs extrêmement malignes.II\u2014I,A MORTALITÉ DANS LE CANCER DU SEIN.La part du cancer du sein dans le taux général de mortalité est assez discutée.Si l\u2019on en croit certaines statistiques, elle serait passée de 7,3 par 100 000 habitants, en 1900, à 9,8 en 1930.A la suite d\u2019une enquête, dent les résultats sont parus dans le Canadian Journal of Public Health de juin 1949, McKinnon, de l\u2019Université de Toronto, est d\u2019avis que l\u2019augmentation n\u2019est qu\u2019apparente («paper Increase »).L\u2019auteur attribue l\u2019accroissement à l\u2019amélioration du diagnostic et à une meilleure \u2018tenue des statistiques.Pour disposer de données homogènes, MeKinnon a limité son étude à la seule province d\u2019Ontario et à une période d\u2019une quarantaine d\u2019années (1909-1947).Pour tous les groupes de la vingtaine, de la trentaine, de la quarantaine, etc., on observe une même augmentation subite autour de 1920.Or cette époque coïncide précisément avec celle du transfert des renseignements provinciaux au Bureau Fédéral des Statistiques.Elle coïncide aussi avec l\u2019essor du diagnostic qui a marqué la fin de la première grande guerre.Après 1920, l\u2019enquête de McKinnon montre que la mortalité par cancer du sein est restée en plateau de 1920 à 1947.Pas la moindre tendance à la baisse, en dépit de la propagande pour le diagnostic précoce et des soi-disant perfectionnements des techniques chirurgicales et radiologiques.Et, chose plus étonnante encore, la courbe en plateau s\u2019étend à tous les âges groupés par décade.Si perfectionnement il y a eu dans les méthodes de traitement et de dépistage, il faudrait que ce nerfectionnement eût été constamment con- tre-balancé par un accroissement de l'incidence L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuueTiN A.MLF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 du cancer du sein, et que les résultats du perfectionnement se soient fait sentir conformément à l'accroissement par décade: ce qui paraît pour le moins invraisemblable.La vérité toute crue serait donc que le cancer du sein tue dans la même proportion qu\u2019il y a 25 ans.Mais alors on est en droit de se demander où sont passées les 35 % de guérisons après cinq ans, revendiquées par la thérapeutique du dernier quart de siècle?Des faits d'apparence aussi contradictoire ne nous inci- tent-ils pas à un examen plus attentif des données \u2014 intangibles parce qu\u2019implicites, et implicites parce qu\u2019intangibles, \u2014 qui sont à la base de nos raisonnements sur le cancer en général et sur le cancer du sein en particulier?III \u2014COMPLEXITÉ DU PROBLÈME PATHOLOGIQUE DU CANCER DU SEIN.A) Aspect histologique du problème.On trouverait difficilement un chapitre de la médecine moderne où la confusion règne avec autant d\u2019emprise que dans celui des cancers du sein.Le pire, c\u2019est que cette confusion embrasse tous et chacun des différents aspects de la maladie.Aucun cancer ne fournit autant de variétés histologiques.Aucun ne s\u2019est enrichi d\u2019une nomenclature aussi indéchiffrable.Aucun ne présente autant de difficultés diagnostiques.Aucun ne requiert autant de réserve dans le pronostic.Aucun ne présente une gamme de traitements aussi complexe et embrouillée.Aucun, enfin, n\u2019a fait l\u2019objet d\u2019une avalanche de statistiques à tendance aussi contradictoire.On pourrait, en s\u2019inspirant de la littérature médicale actuelle, étayer solidement une foule de façons différentes de procéder dans le traitement des formes les plus courantes de cancer du sein.Chaque institution, chaque chirurgien, chaque radiothérapeute a son petit contingent personnel de succès et d\u2019insuccès, et, comme chacun met naturellement, et systématiquement, ses insuccès sur le compte du degré de malignité, et ses succès, au crédit de sa méthode \u2014 alors que le vrai peut être aussi bien l\u2019inverse! \u2014 chacun poursuit, avec sérénité et assurance, sa marche vers le pregrès.Chacun PINSONNEAULT er JUTRAS: LE CANCER DU SEIN de nous puise dans la chirurgie, les radiations et l\u2019hormonothérapie, les éléments de la technique qui convient le mieux à ses aptitudes, à son milieu professionnel et aux circonstances, avec la conscience tranquille ct catisfait> d\u2019avoir fait pour les malades ce qui peut se faire de mieux.Nous trions jalousement nos cas de tumeurs du sein histologiquement étiquetés « cancer », et si, au bout de cinq ans, l\u2019examen clinique n\u2019arrive pas à y déceler de traces de la lésion initiale, nous les inscrivons triomphalement à notre palmarès, la réputation de la meilleure technique allant, bien entendu, au meilleur palmarès.Cette façon d\u2019agir peut paraître simple et logique au premier abord.Pour en saisir l\u2019absurdité, il faut remonter aux concepts même qui sont à la base de nos connaissances sur le cancer.Le mot «cancer» s\u2019applique évidemment aux tumeurs malignes, mais la malignité peut s\u2019entendre.de bien des façons.La Palice nous dirait que les tumeurs malignes sont celles qui tuent.Malheureusement, le médecin ne peut pas se contenter de diagnostics d\u2019autopsie.Pour nous, les tumeurs malignes ne sont pas celles qui tuent, mais celles qui peuvent tuer.Autrement dit, poser un diagnostic de malignité équivaut à faire le pronostic d\u2019une tumeur dans des conditions données.Et c\u2019est là l\u2019énorme différence qui sépare cette vague entité pathologique, qu\u2019on appelle le cancer, des autres entités pathologiques définies.On peut dire d\u2019un malade qu\u2019il est atteint de tuberculose ou de syphilis, sans vouloir par là présumer le moindrement de la marche future de l\u2019affection.Dans le cancer, il en est autrement: quand on dit cancer, on dit malin, et quand on dit malin, on évoque un pronostic.Par une ironie du sort qui devrait nous inciter à la modestie, nous nous autorisons à porter des pronostics dans des circonstances où nous ne sommes même pas en mesure de faire un diagnostic.Car nous ne savons encore rien sur l\u2019essence même de la malignité.En d\u2019autres termes, personne au monde ne peut dire pourquoi, ou en quoi, une tumeur est maligne.Quand on examine un échantillon de tumeur maligne au miscroscope, on peut constater 1133 que les éléments qui la composent s\u2019éloignent plus ou moins du type normal, qu\u2019ils se reproduisent avec une activité extraordinaire, qu\u2019ils se groupent en ébauche organoïdes plus ou moins typiques, qu\u2019ils s\u2019infiltrent plus ou moins dans les structures avoisinantes, qu\u2019ils envahissent les vaisseaux sanguins et lymphatiques et que les parenchymes normaux, à leur\u2019 contact, réagissent de différentes manières.Et la somme de toutes ces particularités constitue ce qu\u2019on a convenu d\u2019appeler la malignité histologique.Mais la malignité histologique est une image, alors que la malignité réelle est une suite d'événements biologiques.Dans quelle mesure la première est-elle et peut-elle être le reflet de la seconde?On fonde des pronostics sur des aspects histologiques, qui équivalent à des instantanés pris au cours d\u2019une bataille.Personne ne contestera la valeur de tels instantanés, pour s'assurer de l\u2019identité des forces en présence, mais il est en tout autrement quand il s\u2019agit de juger de l\u2019aggressivité des adversaires, de l'importance de leurs réserves et de l'issue du combat.Il faudrait être de mauvais compte pour refuser d\u2019admettre que le cadre actuel de la malignité des cancers du sein est trop extensible, qu\u2019il se prête très mal aux réalités cliniques et, encore plus mal, à l\u2019appréciation de l\u2019efficacité d\u2019une thérapeutique.Il y a autant de différence dans la gravité de certains cancers du sein, qu\u2019il peut y en avoir entre un épithélioma baso-cellulaire de la peau et une leucémie.Il y a des cancers du sein qui s\u2019accommodent de n\u2019importe quel traitement, et il y en a d\u2019autres qui résistent à toutes les thérapeutiques.Et devant un tel état de choses, la masse des praticiens et des cliniciens continuent à rester satisfaits de savoir s\u2019il y a, ou s\u2019il n\u2019y a pas cancer.On appelle le pathologiste pour lui demander si la biopsie est positive, comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un Wassermann ou d\u2019une analyse de crachats.Et le patholcgiste, qui a la chance de s\u2019en tirer à si bon compte, aurait bien tort d\u2019insister.La tendance à juger du pronostic, de la conduite du traitement et de la qualité de la thérapeutique d\u2019après la seule conclusion des rap- 1134 ports de biopsies est devenue une seconde nature.Un grand clinicien (Pierre Delbet), exprimant la confiance de sa génération, s\u2019est dit convaineu que les perfectionnements de la technique histo-chimique permettraient un jour de faire le pronostic de tous les cancers.Un quart de siècle a passé sur cette prédiction et nous sommes toujours logés à la même enseigne.Un récent travail de Gricouroff, de la Fondation Curie, sur le pronostic histologique des cancers du sein, peut très bien servir à faire le point sur la question.Gricouroff a fait une étude minutieuse et détaillée de 281 tumeurs, enlevées par Tailhefer, chez des malades suivies pendant plus de cinq ans.L\u2019auteur a été frappé, comme Greenough, Broders, McCarty et d\u2019autres, de la très grande inégalité des résultats thérapeutiques chez des malades qui présentaient apparemment des tumeurs au même stade clinique d\u2019évolution.En mettant à profit les travaux de Delbet, de Cheatle, de Hartmann, de Geschickter, de Foote et Stewart, Gricouroff s\u2019est appliqué à dégager de son matériel des critères histologiques pouvant permettre une évaluation de la malignité.Après une étude théorique et pratique des différents critères actuellement admis, il s\u2019est rendu compte que la plupart d\u2019entre eux sont inutilisables à cause de leur inconstance, de leur variabilité ou de leur difficulté d'interprétation.En fin d\u2019analyse, l\u2019auteur a dû se résoudre à n\u2019en retenir qu\u2019un seul, qui est le degré d\u2019anaplasie cellulaire, ou son inverse: le degré de différenciation morphologique ou sécrétoire.Le degré 1 de Gricouroff comprend donc les tumeurs à architecture glandulaire, où l\u2019origine histogénétique est facilement reconnaissable.Ce sont celles qui comportent le meilleur pronostic.On en compte environ 17 %.Le degré 2 comprend des tumeurs où les éléments ne semblent plus disposés pour sécréter, mais sont simplement groupés en travées ou en massifs qui leur donnent en général une architecture alvéolaire ou papillaire.On en compte environ 27 %.Le degré 8 comprend les squirrhes, caractérisés par des cordons grêles qui s\u2019infiltrent L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 profondément dans un stroma plus ou moins fibreux.On en compte 46 %.Le degré 4 comprend des tumeurs où la dissémination cancéreuse est poussée à l\u2019extrême et fait penser à une infiltration leucocytaire d\u2019origine inflammatoire.Ce sont celles où le pronostic est le plus mauvais.On en compte environ 10 %.Dans la série de Gricouroff et Tailhefer, les succès opératoires se sont montrés régulièrement inversement proportionnels au degré de malignité envisagée sur cette base.On constate par .exemple que « l\u2019envahissement ganglionnaire, même étendu, n\u2019a pas grande importance lorsqu'il s\u2019agit du degré 1 ».D\u2019autre part, les petites dimensions d\u2019une tumeur ne constituent pas un facteur d\u2019amélioration du pronostic, lorsqu'il s\u2019agit d\u2019un cancer du degré 3 ou 4.Par contre, le résultat éloigné peut être présumé favorable pour une volumineuse tumeur du degré 1.Mais alors, direz-vous, la prédiction de Delbet s\u2019est réalisé, et le pronostic histologique des cancers du sein est devenu possible?Théoriquement oui, mais pratiquement non.Car, en fait, il n\u2019y a rien de changé.Et Gri- couroff nous en fournit lui-même l\u2019explication.« Etant donné, dit-il, la grande variabilité de structure d\u2019un point à un autre du cancer, il est indispensable de faire porter l\u2019examen microscopique sur des fragments intéressant toute l\u2019étendue de la tumeur.» On se rend facilement compte du peu d\u2019utilité pratique d\u2019un index de malignité qui obligerait à compléter le traitement chirurgical, avant de faire un diagnostic.Ce dont on a besoin dans le cancer du sein c\u2019est d\u2019un index qui permettrait de fixer d'avance le degré de malignité et de radiosensibilité des tumeurs, de manière à déterminer l\u2019étendue qu\u2019il convient de donner à l\u2019exérèse, et à faire la part des lésions qui relèvent de la chirurgie et de celles qui relèvent des radiations.Or on peut affirmer qu\u2019il n\u2019existe rien de tel pour le moment.Si le degré d\u2019anaplasie va souvent de pair avec l\u2019accroissement de la radiosensibilité, le fait est beau- A TR A iwRes.A a PINSONNEAULT tr JUTRAS: LE CANCER DU SEIN coup trop inconstant pour qu\u2019on songe à s\u2019en faire une règle.Vingt-cinq pour cent des cancers du sein durent plus de cinq ans sans le secours d\u2019aucune thérapeutique, et dix pour cent emportent les malades en moins d\u2019un an, malgré un diagnostic précoce et la mise en branle de tout un arsenal de défense.Or nous n\u2019avons pas de signes diagnostiques permettant de déterminer, avec une précision satisfaisante, si une tumeur appartient au premier groupe plutôt qu\u2019au second.Il peut très bien n\u2019y avoir aucune différence structurale appréciable entre un cancer qui métastase au bout de six mois, et un autre qui métastase au bout de trente ans.Telle est la confusion qui règne dans le domaine histologique.Elle tient à ce que M.Masson a appelé «l\u2019extrême plasticité » des cancers du sein.L'épithélioma de la glande mammaire peut reproduire en ébauche tout ce qui dérive normalement ou anormalement de l\u2019ectoderme, depuis les cellules basales de l\u2019épithélium jusqu\u2019à celles qui résultent des métaplasies complexes des tumeurs glandulaires mixtes.Et ce polymorphisme doit s\u2019entendre non seulement dans l\u2019espace, mais aussi dans le temps.Il n\u2019est pas rare qu\u2019une récidive ganglionnaire soit plus ou moins typique que la tumeur primitive.Pierre Delbet, qui a beaucoup insisté sur ces faits, s\u2019est cru en droit.d\u2019affirmer que l\u2019évolution se fait toujours dans le sens de l\u2019aggravation.On comprend mal qu\u2019une telle affirmation ait échappé à cet auteur, quand la clinique nous fournit tous les jours la preuve que l\u2019évolution d\u2019un cancer du sein peut présenter des variations de malignité, et que ce phénomène est apte à jouer dans le sens favorable, aussi bien que dans le sens défavorable.Nous aurons d\u2019ailleurs à revenir sur cette question.B) Aspect clinique du problème.Du côté clinique, les choses ne vont pas mieux.On'n\u2019a aucun moyen pratique de distinguer un noyau de mastite d\u2019un cancer du sein au début.Or la mastite est extraordinairement fréquente, et le pronostic du cancer du sein paraît extraordinairement amélioré par la précocité du diagnostic.On ne peut 1135 tout de même pas songer à mammectomiser tous les cas de mastite, pas plus qu\u2019à attendre que les cancers du sein atteignent leur période d\u2019état.Et en supposant, par impossible, qu\u2019on se résoudrait à enlever toutes les mamelles suspectes, on se heurterait à une deuxième difficulté.S\u2019il s\u2019agit véritablement d\u2019un cancer confirmé, la simple mastectomie ne suffit pas, il faudrait procéder, par la même occasion, à la résection de tous les lymphatiques tributaires de la mamelle.Dans les trois quarts des cas, ces lymphatiques vont à l\u2019aisselle, mais dans 20 % des cas, ils vont directement aux ganglions sous et sus-claviculaires sans passer par l\u2019aisselle.Et dans 10 % des cas environ, ils vont aux ganglions mamaires internes qui sont logés à l\u2019intérieur du thorax.Or, ces derniers, de même que les ganglions clavieu- laires, sont inaccessibles à la chirurgie courante.Peut-être pensez-vous qu\u2019on pourrait se borner à intervenir sur l\u2019aisselle seulement dans le cas où cette dernière comporte des ganglions hypertrophiés ?Erreur.Dans les cancers du sein au début, 25 % des ganglions hypertrophiés de l\u2019aisselle ne sont pas néoplasiques, et 25 % des aisselles qui n\u2019ont pas de ganglions hypertrophiés ont déjà en réalité des lymphatiques envahis.La situation du point de vue chirurgical se présente donc comme un dilemne où on a à choisir entre le risque de pratiquer inutilement une mutilation grave et étendue, et celui de voir ses statistiques de guérisons baisser dans des proportions.décourageantes.Le moyen élégant et courant de se dépêtrer d\u2019un dilemne est de trouver un compromis.Le compromis actuel, c\u2019est la biopsie extemporanée qui fixe l\u2019extension à donner à l\u2019exérèse et qui satisfait en même temps au principe du diagnostic et de l'intervention précoce.Mais le compromis a deux défauts capitaux.Premièrement, la biopsie extemporanée peut dire dans la majorité des cas s\u2019il s\u2019agit d\u2019un cancer, ou d\u2019un non cancer, mais elle ne peut pas, dans les lésions étendues, et dans les circonstances où elle est pratiquée, fournir de données précises sur le degré de malignité.Deuxièmement, la biopsie extemporanée, en cas de cancer, im- - .pp 1136 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLtErmn A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 plique une intervention radicale précoce sans rœntgenthérapie préopératoire.Or la rœnt- genthérapie préopératoire dans le cancer du sein s\u2019avère de plus en plus logique et indispensable.Durant 25 ans, on n\u2019a guère envoyé aux rayons X que les récidives postopératoires et les cas avancés où la chirurgie se trouvait sans ressources.C\u2019est devant des résultats inattendus acquis sur ce matériel, qu\u2019on a fini, un jour, par ouvrir les yeux sur les possibilités de la radiothérapie.À partir de ce moment, les chirurgiens ont dû se résigner à accepter la coopération du radiothérapeute pour les cas opérables avec aisselle envahie, se réservant jalousement l\u2019exclusivité du traitement des lésions strictement limitées à la glande.Mais la série des surprises continua et, au cours d\u2019essais préopératoires, on découvrit que, là où les rayons X avaient passé, il n'y avait plus, dans certains cas, rien à opérer, ni dans le sein, ni dans l\u2019aisselle.Au dernier congrès de l\u2019 « American Radium Society », tenu à Chicago en juin 1948, des radiothérapeutes et des chirurgiens de cinq pays se trouvaient réunis pour discuter du traitement du cancer du sein.On vit Baclesse, de la Fondation Curie, de Paris, déclarer 90% des guérisons, après des périodes variant de 3 à 5 ans, sur des tumeurs au stade 1 qui étaient considérées jusque là comme l\u2019apanage exclusif des chirurgiens.On entendit Windeyer, du « Middlesex Hospital », et Berven, directeur du Radiumhemmet, déclarer tour à tour qu\u2019il est impérieux que tous les cancers du sein, à n'importe quel stade, soit irradiés avant d\u2019être opérés, pour la raison bien simple et patente, disent-ils, qu\u2019il est impossible cliniquement de distinguer un cancer au stade 1 d\u2019un cancer au stade 2.On entendit sir Stanford Cade, chirurgien de l'Hôpital Westminster de Londres, concéder que la radiothérapie est apte à assurer la régression des cancers du sein en général, et qu\u2019elle peut, dans certains cas, en provoquer la disparition totale, avec preuves histologiques à l\u2019appui.Le grand point d\u2019interrogation pour sir Stanford Cade est la permanence des régressions observées.Mais le bon sens et la logique, dit-il, démontrent péremptoirement que la radiothérapie préopératoire doit être employée de préférence à la radiothérapie postopératoire.On vit enfin MceWhirter, de l\u2019Infirmerie Royale d\u2019Edimbourg, enjamber carrément les plates-bandes de la chirurgie et proposer tout un chambardement de la routine thérapeutique des vingt-cinq dernières années.McWhirter déclare que, devant les possibilités des rayons X, la mastectomie radicale avec curage de l\u2019aisselle a perdu ses indications.En voici les raisons.1° On ne possède aucun critère de guérison définitive dans le cancer du sein.Cinquante pour cent des malades cliniquement guéries au bout de cinq ans, sont mortes de leurs cancers au bout de quinze ans (Cade).Le critère qui a droit de cité dans l\u2019appréciation d\u2019une thérapeutique n\u2019est donc pas l\u2019état de guérison, mais simplement l\u2019état de survie au bout de tant d\u2019années, sans égard à l\u2019état de santé.2° En se basant sur le nombre de survies au bout de cinq ans, la mastectomie simple, combinée aux rayons X, donne des résultats supérieurs à la mastectomie radicale combinée aux rayons X.3° Une institution, ou un cancérologue, qui veut juger de l\u2019efficacité d\u2019une thérapeutique, doit tabler non pas sur la proportion des cas qui se prêtent au succès de sa propre thérapeutique, mais sur l\u2019ensemble des cas qui se présentent à lui, sans égard au stade d\u2019évolution.En d\u2019autres termes, un cas non traitable doit être considéré, non pas comme un cas neutre, mais purement et simplement comme un échec de la méthode.Si l\u2019on envisage le problème sur les bases de McWhirter, il est évident que l\u2019initiative dans le traitement du cancer du sein est en train d\u2019échapper aux chirurgiens pour échoir aux radiothérapeutes.Mais écoutons maintenant.le son de cloche des chirurgiens.Il y en a, comme Taylor, du « Massachusetts General Hospital », qui avouent n\u2019avoir jamais été en mesure de se rendre compte que les radiations pré ou postopératoires améliorent les statistiques chirurgicales, ou diffèrent l\u2019échéance fatale du cancer du sein.Cette PINSONNEAULT er JUTRAS: LE CANCER DU SEIN déclaration qui s\u2019appuie, au dire de l\u2019auteur, « sur une cinquantaine de cas », n\u2019a pas grande valeur, tant qu\u2019on ne sait pas de quelles qualités de radiations et de quelles techniques il s\u2019agit et sur quel genre de malades ont porté les expériences.Parmi les objections qu\u2019on entend communément contre l\u2019utilisation des radiations dans le cancer du sein, en voici quelques autres.On dit que les radiations retardent parfois inutilement l\u2019intervention et ne font que perdre du temps.Il est possible que dans un petit nombre de tumeurs totalement radiorésistan- tes, on perde son temps à irradier, mais cet inconvénient est largement déclassé par la grande proportion de disparitions et de régressions de lésions qu\u2019on peut observer à la suite d\u2019une irradiation bien conduite.On dit, et il se trouve encore des gens pour affirmer que les radiations ne peuvent pas, à elles seules, guérir un cancer du sein, et qu\u2019elles ne font que retarder l\u2019échéance.Cette affirmation est complètement erronée.Les travaux de Baclesse, de Maisin, de McWhir- ter, de Richards, de Cade sont un démenti formel a cette assertion.Il n\u2019y a pas un radiothérapeute d\u2019expérience qui n\u2019a pas, dans sa collection, d\u2019authentiques cancers du sein guéris depuis de nombreuses années.On dit encore que les radiations augmentent les difficultés opératoires.Ce peut étre vrai dans trois circonstances: si la malade est opérée trop tôt après une dose très intense, si la radiothérapie a été mal pratiquée, ou si le chirurgien, trop parcimonieux de greffes, ferme sa plaie avec des lambeaux trop tendus.La radiothérapie des cancers du sein doit, à notre avis, se faire à haut voltage, avec des rayons bien filtrés et avec des doses très étalées.La réaction cutanée n\u2019a jamais de raison de dépasser le stade d\u2019une radioépidermite sèche ou très faiblement exsudative.L\u2019habitude qu\u2019on a d'opérer environ 3 semaines après la fin des radiations est, dans notre opinion, une mauvaise habitude.Nous croyons, avee Richards et d\u2019autres, que si la radiothérapie a été ce qu\u2019elle doit être, l\u2019intervention doit être 1137 différée de plusieurs mois.Nous aurons d\u2019ailleurs à revenir sur ce dernier point.Si l\u2019on tient compte de ces règles, on verra que la radiothérapie n\u2019augmente pas les difficultés opératoires, mais qu\u2019au contraire, elle rend opérables beaucoup de tumeurs inopérables.Une dernière objection aux rayons X, au- quelle certains attachent une grande importance, parce qu\u2019ils la croient fondée sur des données scientifiques inattaquables, est la suivante.Elle est typiquement exposée dans un récent article d\u2019Haagensen, dont on a fait .grand état, dans les milieux chirurgicaux.Haagensen a pratiqué des mastectomies sur des cancers qui avaient reçu des doses de 4 500 r de radiations très pénétrantes et bien filtrées, administrées par Lenz.Les pièces anatomiques ont été examinées par Stout.Ce dernier a constaté qu'un très faible pourcentage de tumeurs seulement ne contenaient plus de cellules cancéreuses.Dans le plus grand nombre des cas, les lésions restaient farcies d\u2019éléments néoplasiques altérés, mais vivants.Tels sont les faits.Et Haagensen n\u2019hésite pas à en conclure que les rayons X seuls sont en général inaptes à assurer la guérison d\u2019un cancer du sein.Les conclusions de Haagensen ne résistent pas a la critique, parce qu\u2019elles outrepassent de beaucoup leurs prémisses.1° Les mastec- tomles de Haagensen ont été faites un ou deux mois après les radiations.Or ce délai est manifestement trop court pour qu\u2019on soit en mesure de juger des effets du traitement.Une dose très étalée de radiations pénétrantes ne peut pas agir à la manière d\u2019un traitement de contacthérapie qui amène une sidération instantanée de la reproduction cellulaire.Si Haagensen avait pratiqué ses mastectomies 6 mois ou un an plus tard, les constatations de Stout auraient probablement été tout autres.On a d'autant plus de raisons d\u2019opiner dans ce sens que les conclusions de Haagensen s\u2019opposent aux guérisons apparemment définitives, enregistrées par Richards, Maisin, McWhirter, Baclesse et d\u2019autres.2° Le fait que les tissus irradiés renfermaient des cellu- 1138 les néoplasiques encore identifiables n\u2019implique pas nécessairement que le cancer était encore en activité.Du point de vue strictement médical et pathologique, l'important n\u2019est pas que les cellules cancéreuses gardent ou non leur vitalité, mais qu\u2019elles perdent leur maligmté.L\u2019ennui n\u2019est pas tant d\u2019avoir une tumeur que d\u2019en mourir.Il est certain que des modifications peuvent se produire soit du côté de l\u2019organisme, soit du côté de la tumeur, qui aboutissent parfois à une neutralisation plus ou moins complète et plus ou moins durable du processus cancérigène.Ces faits, rares et peu apparents dans les épithéliomas épidermoïdes, sont fréquents et frappants dans les épithéliomas glandulaires du sein.Ils peuvent apparaître spontanément au cours de l\u2019évolution des cancers, mais ils sont particulièrement évidents dans les cancers soumis aux radiations.Que le mécanisme de cette régression, dans la malignité des néo- plasies, réside dans une maturation évolutive des cellules tumorales, comme le soutenait déjà Dominici, il y a 50 ans, ou dans une action freinatrice du stroma comme d\u2019autres l\u2019ont cru par la suite, que le phénomène soit, sous la dépendance de variations hormonales, ou qu\u2019il soit régi par d\u2019autres influences qui nous échappent, cela importe peu au point de vue de ses conséquences immédiates et pratiques.L\u2019essentiel est de ne pas perdre de vue que la malignité est un problème de biologie et non de morphologie cellulaire.Si Haagensen pouvait, chez ses malades guéries après cinq ans, faire l\u2019inventaire des ganglions qu\u2019il n\u2019a pas atteints chirurgicale- ment, il y trouverait peut-être des cellules cancéreuses quiescentes.Car enfin pour qu\u2019un cancer récidive après cinq ans de guérison apparente, 1l faut bien admettre que certaines de ses cellules ont dû rester cantonnées quelque part, et que les conditions de leur cachette ne se sont pas prêtées, jusque là, à leur reproduction.Et il n\u2019est pas bescin de microscope et de bistouri pour affirmer que les mitoses ne sont pas nombreuses, dans un cancer qui ne pousse pas! Peut-être va-t-on penser que cet exposé est L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutenin AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 un plaidoyer pro domo qui vise à tirer la couverture du côté de la radiothérapie.Pas du tout, car du côté de la radiothérapie, les connaissances sont loin d\u2019être plus claires et plus ordonnées qu\u2019en chirurgie.De même que la chirurgie des cancers du sein comporte des Halsted en miniature, des Halsted conventionnels et des Halsted améliorés, ainsi la radiothérapie présente des techniques ébauchées, des techniques ordinaires et des techniques élaborées.Et tout cela s\u2019appelle « chirurgie » ou «radiations », sans plus de précision.Et les cancers du sein, de la malignité 1 à la malignité 4, s\u2019appellent des « cancers » tout court, sans plus de précision non plus.Et avec tout cela, on fabrique des statistiques qui tendent à démontrer par a plus b que les cancers de tel stade doivent être traités de telle ou telle façon.Or chacun sait quoi penser des classifications par stade anatomo-clinique.Supposons par exemple qu\u2019on demande ce qu\u2019on entend par un cancer au stade 2.La réponse à cette question, pourtant bien simple, nécessiterait toute une dissertation.Il faudrait savoir d\u2019abord si on entend parler de la classification de Steinthal, de celle de Portman, de celle de Jungling ou de celle d\u2019un autre, car plusieurs institutions ont adopté des classifications particulières, dont quelques-unes sont excellentes comme celle de Richards, par exemple, mais beaucoup trop compliquées.Et puis, il y a des Steinthal et des Portman originaux, et des Steinthal et des Portman modifiés.Stade 2 ne veut pas dire la même chose à Toronto, New-York, Londres, Paris ou Stockholm.Et il y à pis que cela encore.Beaucoup de cancers sont cliniquement au stade 1 et histologique- ment au stade 2 ou 3, et d\u2019autres cancers, non moins nombreux, sont cliniquement au stade 2, qui sont histologiquement au stade 1.IV.\u2014FsQUISSE D'UNE CLASSIFICATION PRATIQUE.Si on voulait s\u2019en ten'r au côté pratique des choses, la question serait de beaucoup simplifiée.Quand on essaie, par exemple, avec sa seule expérience de praticien, de se figurer les PINSONNEAULT er JUTRAS: LE CANCER DU SEIN cancers du sein, comme ils se présentent, on voit qu\u2019ils tombent naturellement et fatalement dans deux catégories: 1° celle des cas où le diagnostic clinique est incertain, et 2° celle des cas où le diagnostic clinique est évident.Voyons dans quelle mesure une telle classification pourrait se prêter à la pratique actuelle.On constate d\u2019abord que les limites de ces deux groupes sont assez bien définies.Le premier comprend toutes les lésions au début, depuis les petites tumeurs solitaires de la glande mammaire, jusqu\u2019aux « grumeaux » et aux nodules suspects des seins atteints de mastite chronique.Il comprend toutes les adénopathies axillaires trop dures et trop volumineuses pour être normales et, en même temps, trop discrètes pour être cancéreuses.Le deuxième groupe comprend toutes les tumeurs cù les caractères et le degré d\u2019envahissement fixent indiscutablement le diagnostic.Cette classification s\u2019avère excellemment pratique, puisque chacun des deux groupes peut être régi par une loi générale qui oriente toute la thérapeutique du groupe.Voici ces deux lois: I.Toutes les tumeurs du groupe A, dont le diagnostic clinique est incertain, doivent être considérées comme cancéreuses jusqu\u2019à la preuve histologique du contraire.IT.Toutes les tumeurs du groupe B, dont le diagnostic clinique est évident, doivent être irradiées d\u2019emblée jusqu\u2019à épuisement complet de l\u2019effet des radiations.C\u2019est clair, facile à concevoir, facile à appliquer, conforme aux acquisitions les plus récentes sur la thérapeutique des cancers du sein, et cela résout la première partie du problème.Abordons maintenant la deuxième.Supposons une lésion du groupe A.L\u2019exé- rèse-biopsie large est pratiquée par un chirurgien entraîné, avec des précautions d\u2019aseptie cellulaire adéquates.Le pathologiste, qui a alors à sa disposition le matériel et le temps nécessaires, doit être en mesure de fournir non seulement un diagncstic positif ou négatif, mais aussi des précisions sur le degré de malignité.Et il est évident, dans ces conditions, que l\u2019importance respective des traitements 1139 radiologiques et chirurgicaux devra être proportionnée au degré de malignité.Dans l\u2019appréciation de la malignité, le doute sera tranché du côté du pire, et dans la conduite du traitement, toute lésion maligne sera d\u2019abord irradiée.Supposons maintenant un cancer du groupe B, cliniquement évident.Ici, il faut savoir se passer de biopsie, car les avantages qu\u2019on peut en tirer ne compensent pas les inconvénients qui peuvent en résulter.Si on prélève un fragment unique et minime, on devra payer d\u2019une effraction de la peau, et d\u2019un risque d\u2019essaimage, une maigre donnée qu\u2019on possède déjà, à savoir qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une lésion maligne.Si on a en vue le prélèvement de pièces plus importantes et multiples de nature à permettre une appréciation du degré de malignité h\u2018sto- logique, on s'expose à des dégâts qui peuvent entraver la réalisation du traitement radio- thérapeutique.Dans les cancers du sein, à la période d\u2019état, l\u2019évaluation rigoureuse de l\u2019extension anatomique en fonction de la durée, jointe à l\u2019étude des modalités de cette extension, fournit souvent des renseignements plus précis sur le degré de malignité que l\u2019examen histologique lui-même.Toutes les tumeurs de la catégorie B seront donc irradiées d\u2019emblée, sans biopsie.La tendance actuelle est d\u2019utiliser des rayons à haut voltage, fortement filtrés, et des doses étalées.Le traitement est poussé jusqu\u2019à l\u2019obtention d\u2019une radioépidermite sèche ou faiblement exsudative.Trois éventualités peuvent se produire.1.La tumeur est très radiosensible et disparaît totalement.Ces lésions très radiosen- sibles sont souvent très malignes, et tout complément thérapeutique par la chirurgie se trouve de ce fait contre-indiqué.2.La tumeur est moyennement radiosensi- ble et elle ne fond que partiellement.Quand les conditions anatomiques le permettent, le mieux est peut-être, pour le moment, de compléter la thérapeutique par une mastectomie radicale, plusieurs mois après la fin des radiations.3.La tumeur est radiorésistante et on n\u2019observe encore aucune régression après réalisa- 1140 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLenn A.MLF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 tion de la moitié du traitement projeté.Le mieux est alors d\u2019écourter les radiations et de pratiquer la méthode d\u2019exérèse qui est le plus en rapport avec les conditions anatomiques.On peut faire deux objections à cet essai de classification.La première, c\u2019est qu\u2019une même catégorie comporte des extensions très différentes.À ceci, on peut répondre que l\u2019extension anatomique est impossible à préciser dans cinquante pour cent des cancers au début, et qu\u2019il est illogique de vouloir compliquer une classification avec des données qui ne sont pas contrôlables.Il est futile de s\u2019attarder sur l'invasion ou la non invasion du creux axillaire, quand il est prouvé que le creux axillaire doit systématiquement être traité comme s\u2019il était envahi.La deuxième objection, c\u2019est qu\u2019avec ce système, une tumeur pourra être classée dans la catégorie A, ou dans la catégorie B, suivant le coefficient d\u2019expérience clinique du médecin.Mais on ne voit pas bien l'inconvénient que cela peut avoir, quand il est établi au préalable que toutes les lésions qui n\u2019entrent pas dans le champ de cette expérience, sont assurées d\u2019un contrôle histologique.Peut-être peut-on craindre que certains médecins soient trop portés à se fier à leur expérience clinique.C\u2019est plausible, mais alors l\u2019erreur ne pourra se faire que dans un sens: celui du pire, et tout danger de laisser évoluer une lésion maligne sera au moins littéralement et absolument écarté.En résumé, les cancers du sein pourraient se classer en deux groupes: le groupe À des cancers précliniques, identifiables seulement à l\u2019examen microscopique, et le groupe B des cancers cliniques, identifiables macroscopique- ment.Le groupe A comprendrait des tumeurs de malign\u2018té histologique Al, A2, A3, A4, suivant le degré d\u2019anaplasie cellulaire.Le groupe B comprendrait des tumeurs de malignité clinique B1, B2, B3, B4, suivant que la croissance ou la décrcissance s\u2019avère stationnaire, lente, rapide, ou ultra-rapide.Exemples: un squirrhe atrophique rentrerait dans B1, tandis qu\u2019un squirrhe ordinaire, qui n\u2019a pas encore de « personnalité » clinique, rentrerait dans A3.Un comédocarcinome, au stade préclinique, rentrerait dans A2, et, au stade clinique, dans B2.Un cancer aigu caractérisé serait un B4; un cancer pustuleux, un B3; un épithélioma glanduliforme, un A1, etc.Ce classement présente trois avantages particuliers.Le premier est qu\u2019il est fondé sur la malignité seule, qui est l\u2019essence même du cancer.C\u2019est un non sens, à notre avis, de faire intervenir le degré d\u2019extension anatomique («Stage », des anglo-saxons) dans un index clinique de malignité, comme l\u2019a fait Richards.Une tumeur peut être très peu évoluée et très maligne, ou être très étendue, et peu maligne.Ce qui caractérise essentiellement la malignité d\u2019une tumeur, c\u2019est sa rapidité de croissance et de dissémination.Un autre avantage, d\u2019un classement de ce genre, c\u2019est qu\u2019il se plie à la présentation de faits nouveaux, dont on avait très peu l'habitude, avant les perfectionnements récents des techniques rœntgenthérapiques.Tous les radiothérapeutes ont vu, par exemple, des cancers du groupe B3 passer au groupe Bl, sous l\u2019influence des relations.Seule une classification où la malignité clinique entre en ligne de compte, de pair avec la malignité histologique, peut intégrer ces faits.Un dernier avantage, enfin, sur lequel nous tenons à insister particulièrement, c\u2019est que ce classement paraît le seul à pouvoir cadrer parfaitement avec les deux principes suivants, qui sont, à notre avis, la base même de notre système actuel de défense contre le cancer du sein: 1° Toute tumeur de la glande mammaire, dont le diagnostic clinique est incertain, doit être considérée comme cancéreuse jusqu\u2019à la preuve histologique du contraire.2° Tout cancer du sein, confirmé histolo- giquement ou cliniquement doit être irradié avait toute tentative d\u2019exérèse. PINSONNEAULT Er JUTRAS: LE CANCER DU SEIN BIBLIOGRAPHIE F.BACLESSE: « Roentgen Therapy as the sole method of treatment of cancer of the breast.» Am.Journ.of Roentgen.and Rad.62: 311-319 (septembre) 1949.F.BACLESSE: « La rcentgenthérapie seule employée dans le traitement des cancers du sein, opérables et inopérables.» Journ.de Radwol.et d\u2019Elect., 30: vol.5-6, 1949.Elis BERVEN: « Treatment and results in cancer of the breast.» Am.Journ.of Roentgen.and Rad., 62: 320-325 (septembre) 1949.Sir Stanford CADE: « Treatment and results in cancer of the breast.» Am.Journ.of Roentgen.and Rad.62: 326-327 (septembre) 1949.Sir Stanford CADE: « Carcinoma of the breast.» Journ.of the Am.Med.Ass, 138: 1083-1087 (décembre) 1948.Pierre DELBET: Les cancers du sein.Masson et Cie, édit, Paris, 1927.G.GRICOUROFF: « Du pronostic histologique dans le cancer du sein.» Bull.Ass.Frse pour l'Etude du Cancer, 35: no 9, 1948.1141 C.D.HAAGENSEN: « Carcinoma of the breast.» Journ.of the Am.Med.Ass., 138: 195-205 (18 septembre) 1948.C.D.HAAGENSEN: «Carcinoma of the breast.» Journ.of the Am.Med.Ass, 138: 279-292 (25 septembre) 1948.C.D.HAAGENSEN: « The treatment and results in cancer of the breast at the Presbyterian Hospital.» The Am.Journ.of Roentgen.and Rad., 62: 328-334 (septembre) 1949.J.MAISIN.« Le rôle des radiations dans le traitement du cancer du sein.» Journ.de Radiol.et d'Elect.29: 363-403, 1948.N.E.McKINNON: « Breast cancer mortality, Ontario.1909-1947.» Can.Journ.Pub.Health, 40: 257-269 (juin) 1949.Robert MeWHIRTER : « Cancer of the breast.» Am.Journ.of Roentgen.and Rad.62: 335-340 (septembre) 1949.G.E.RICHARDS: « The place of surgery and of radiotherapy in its management.Mammary cancer.» Brit.Journ.of Radiol, 21: 109 127 (mars) 1948.Brian W.WINDEYER: « Cancer of the breast.» Am.Journ.of Roentgen and Rad.62: 345-354 (septembre) 1949. RECUEIL DE FAITS TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA STÉNOSE MITRALE ! COMMISSUROTOMIE E.-D.GAGNON, Chirurgien, et Paul DAVID, Médecin, Hôpital Notre-Dame (Montréal).Depuis une vingtaine d\u2019années, mais surtout depuis deux ans, plusieurs techniques opératoires ont été mises à l\u2019épreuve en vue de traiter par la chirurgie la sténose mitrale.Parmi les plus utilisées, il faut citer le « Shunt Veine Pulmonaire-Azygos », la ligature de la veine cave inférieure, la section de la valvule tricuspide avec entrée par la veine jugulaire, la dilatation manuelle de orifice mitral, la valvulotomie et enfin la commissurotomie.Cette dernière technique fut créée et appliquée par les Drs Bailey, Glover et O'Neill de Philadelphie.Nous avons préféré utiliser ce mode d\u2019opération pour plusieurs raisons qu\u2019il serait trop long d\u2019énumérer ici.L\u2019expérience du Dr Bailey et collaborateurs remonte maintenant à deux ans et elle porte sur 32 cas avec une mortalité de 6 cas.Avant de procéder ici, nous sommes allés sur place assister à une opération et nous documenter sur toute cette question.Nous nous devons de signaler l\u2019accueil très amical et même chaleureux de nos confrères de Philadelphie.La technique fut pratiquée sur le cadavre et le 27-2-50 le premier cas fut opéré.Nous avons rédigé au long les histoires de ces deux patients afin de bien préciser les indications, la technique et les suites opératoires.Observation 1.Monsieur N.F., dossier 12 033-49, a été hospitalisé à l\u2019Hôpital Notre-Dame le 18 novembre 1949 pour: dyspnée d\u2019effort progressive et hémoptysies accompagnées de toux.1° \u2014 Histoire C\u2019est un adolescent de 17 ans, 5'8\u201d, qui pèse 120 livres.Il est pâle, maigre et asthénique.Orphelin dès sa naissance, il a souffert du froid 1.Communication à la réunion scientifique du 20 mai 1950, du Bureau médical de l\u2019hôpital Notre-Dame.et de la faim, surtout à partir de l\u2019âge de 10 ans.Jusque-là, il n\u2019a jamais été malade et pouvait, comme ses petits compagnons, prendre part aux jeux de l\u2019enfance.Dès ce moment, sans aucun épisode rhumatismal, il commence à se sent'r fatigué et est obligé d\u2019abandonner le jeu, dix minutes environ après l'avoir commencé.De 10 à 15 ans, alors qu\u2019il est à l\u2019école ou au collège, une fatigue constante et un essoufflement facile l\u2019obligent à s\u2019asseoir pendant les heures de récréation.Pour la première fois, à 13 ans, un médecin examinateur lui dit qu\u2019il a « une lésion au cœur ».Le malade cependant nie toute crise de RAA.antérieure.À 15 ans, il s\u2019engage comme messager dans une imprimerie.À l\u2019occasion, il soulève des ballots de marchandise mais se sent tout de suite essoufflé.Le soir il est généralement fatigué, même s\u2019il ne travaille pas très fort.Vers cette époque, de temps en temps, il fait une randonnée à bicyclette à travers les rues de la ville.Mais il est obligé de s\u2019arrêter souvent pour reprendre haleine et pour cracher du sang.Inaniété nar ces hémoptysies, il abandonne définitivement le vélo 2 mois plus tard.Puis, il s\u2019engage comme commis dans un restaurant.Il travaille debout toute la journée et se sent plus fatigué que jamais auparavant, à tel point qu\u2019il doit s\u2019appuyer sur les murs de temps en temps pour se reposer.Souvent, le matin, en se rendant au travail, il crache du sang.En octobre 1949, il devient gardien de nuit et une nuit il crache environ 2 tasses de sang rouve.Cette hémoptysie était accompagnée d\u2019orthopnée et d\u2019une toux tenace et douloureuse.Il a continué, pendant 1 mois, à travailler et à cracher du sang, à peu près tous les 2 ou GAGNON gr DAVID: TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA STENOSE MITRALE 3 jours.C\u2019est alors qu\u2019il s\u2019est présenté au dispensaire de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Le patient n\u2019a jamais fait d\u2019ædème malléolaire, ni de dyspnée de décubitus, sauf la nuit de son hémoptysie importante.Il ressent, depuis l\u2019âge de 10 ans, une fatigue et une dyspnée d\u2019effort progressive.Son cœur a toujours battu vite et il à déjà ressenti des serrements précordiaux qui disparaissaient vite, sans trop l\u2019incommoder.Le patient ne tousse que lorsqu\u2019il crache du sang.2° \u2014 Examen.Cœur cliniquement peu augmenté de volume.Rythme cardiaque régulier à 92.Ce rythme s\u2019accélère au moindre effort et à la moindre émotion.À la pointe, frémissement catal- re caractéristique.Renforcement présystoli- que.Eclat très marqué du premier bruit et roulement diastolique extrêmement intense.Le deuxième bruit au foyer pulmonaire est très claqué et d\u2019une intensité 3 à 4 fois supérieure au deuxième bruit du foyer aortique.P.A.100/80.A l\u2019auscultation des poumons, aucun râle congestif.Foie non hypertrophié.Absence d\u2019ascite et d\u2019ædème malléolaire.3° \u2014 Examens de Laboratoire.1) Orthodriagramme: Diamètre thoracique transverse \u2014 22.8.Diamètre cardiaque transverse \u2014 11,9.Rapport cardiothora- cique légèrement augmenté.Bombement de l\u2019are moyen et de l\u2019oreillette à gauche.Double contour droit.Légère hvpertrophie ventriculaire gauche.Hypertrophie marquée de l\u2019oreillette gauche.Bonne dynamique.Absence de calcification.2) Electrocardiogramme: Rythme sinusal régulier à 84.PR: 0,17.QRS: 0,06.Axe électrique: plus 75°.Onde P de forte amplitude en D1 et à sommet bifide en D2.Onde T positive en D1, D2, D3, VL et VF.Les dérivations précordiales montrent une onde.R de très forte amplitude en V2.Ce tracé ne montre aucun signe d\u2019atteinte myocar- dique.La tendance à la déviation de l\u2019axe électrique à droite est compatible avec le diagnostic clinique de sténose mitrale.1143 3) Sang: Urée 40 mg.Glycémie 100 mg.Formule sanguine: globules rouges 4 700 000 \u2014 globules blancs 8 200 \u2014 hémoglobine 85% \u2014 polynucléaires neutrophiles 57% \u2014 lymphocytes 39% \u2014 polynucléaires éosinophiles 49.Urine normale.Radiographie du thorax: saillie de l\u2019arc auriculaire gauche.Légère turgescence des deux images hilaires.Absence d\u2019image d\u2019infiltration parenchymateuse.L\u2019index cardio-thoracique est de 13,6 cm.sur 27.; le rapport de ces deux diamètres est done à la limite de la normale.Après absorption de baryum, le cliché en OAD.révèle une légère saillie postérieure de l\u2019oreillette gauche.4° \u2014 Diagnostic.Maladie cardiaque rhumatismale.Sténose mitrale pure et serrée.Hypertension de la circulation pulmonaire & l\u2019effort.Nous pensons que la seule cure susceptible d\u2019améliorer l\u2019état cardiaque de ce jeune homme est une cure chirurgicale.Le patient est prêt à accepter le risque opératoire d\u2019une telle intervention.Le 18-2-50, le patient est accepté dans le service de Chirurgie en vue d\u2019une Commissu- rotomie.Les analyses d\u2019azotémie, glycémie, formule sanguine et urine sont normales.5° \u2014 Commissurotomie.Elle fut effectuée le 27-2-50.« L\u2019anesthésie fut dirigée par les Drs Louis Lamoureux et Guy Fortin.Quatre bouteilles de sang de 500cc furent utilisées de même qu\u2019un soluté intraveineux contenant de la novocaïne.Un électrocardiogramme fut enregistré pendant toutes les principales phases de l\u2019opération.Nous décrivons le protocole opératoire tel que trans- cit dans le dossier: Anesthésie intra trachéale.Sang 4 bouteilles.Décubitus latéral droit.Application des électrodes électrocar- diographiques aux 4 membres.Thoracotomie postéro-latérale gauche.Résection de la 5e côte.Section des angles postérieurs des 4e et 6e côtes.À l\u2019ouverture du thorax, poumon vierge d\u2019adhérences.Boutonnière péricardique à 145\u201d en arrière du phrénique.Injection de 10cc de novocaïne à 2% dans le péricarde que nous 1144 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burzenin A.MLF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 laissons agir 10 minutes (à l\u2019horloge).Ouverture du péricarde environ 344\u201d.Découverte d\u2019une auricule hypertrophiée de 3 fois au moins son volume normal.La novocaïnisation de la base de l\u2019auricule à l\u2019aiguille est difficile et ne peut être faite que sur la face postérieure.Insertion d\u2019un surjet en bourse au coton no 0.Après l\u2019application de la pince de Satinsky, le bout terminal de l\u2019auricule est amputé.Le couteau monté sur le doigt, une tentative d\u2019introduction est faite.L\u2019orifice de I\u2019auricule étant trop petit l\u2019auriecule nous échappe \u2014 Hémorragie qui est contrôlée manuellement en saisissant l\u2019auricule entre les doigts.La pince de Satinsky est réappliquée plus bas et l\u2019ouverture est agrandie.L\u2019introduction du doigt est maintenant facile.Palpation d\u2019une sténose mitrale serrée n\u2019admettant que le bout de l\u2019index.Les bords libres de la valvule sont irréguliers mais non calcifiés.Section de la commission latérale gauche par deux fois ce qui permet l\u2019insertion de l\u2019index jusqu\u2019à la 2e phalange.La main est renversée et nous faisons une section juste postérieure à la commissure interne ce qui permet d\u2019entrer tout l\u2019index confortablement jusqu\u2019à sa base.Fermeture en bourse de l\u2019auricule et de l\u2019extrémité terminale au surjet le tout au coton no O.Fermeture du thorax en 4 plans avec drainage dans 9e espace post.avec tube de Foley sous l\u2019eau.Dermalon sur la peau.Pansement compressif.Drs E.-D.Gagnon \u2014 R.Champoux \u2014 L.Lafortune et B.Laforest.» 6° \u2014 Suites opératoires.Elles furent dans l\u2019ensemble assez satisfaisantes et nous nous contentons de résumer les constatations qui nous ont le plus frappés \u2014 1° Douleur.Pendant les 15 premiers jours, le patient s\u2019est plaint presque continuellement d\u2019un serrement rétro-sternal très douloureux.L\u2019apparition de ces douleurs fut subite.Un électrocardiogramme montra des changements compatibles avec soit une péricardite soit une insuffisance coronarienne.Petit à petit cette douleur diminua d\u2019intensité et actuellement il ne l\u2019éprouve plus.2° Dyspnée.Elle fut très marquée pendant au moins deux semaines.Il s\u2019agissait d\u2019une dyspnée superficielle à caractère très rapide et avec battements des ailes du nez.Par la suite, nous avons constaté des râles bronchiques qui obstruaient tout l\u2019arbre pulmonaire.En ré-éduquant le patient au point de vue respiratoire et avec l\u2019aide d\u2019un spiromètre et d\u2019inhalations de CO2, il a pu cracher abondamment et retrouver graduellement une respiration à peu près normale.3° Température.Après la cessation des antibiotiques, il fait des clochers de température à 101 et même à 102°.Au fur et à mesure que Pexpectoration devint plus abondante, cette température diminua.4° Etat cardiaque.Depuis l'intervention, le rythme cardiaque demeure en général rapide allant de 120 à 96 actuellement.Le 13-3-50, le rythme devient subitement irrégulier et un électrocardiogramme confirma qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une fibrillation auriculaire avec un rythme ventriculaire moyen à 150.Cette complication céda rapidement au sulfate de quinidine (quinicardine).Depuis avec une dose d\u2019entretien faible, le rythme demeure régulier.Depuis l\u2019intervention, nous n\u2019avons pas constaté de disparition du roulement diastolique.Cependant celui-ci a diminué d\u2019intensité.Le premier bruit au foyer mitral est un peu moins claqué et le deuxième bruit au foyer pulmonaire est moins fort.Présence d\u2019un souffle systolique de pointe de faible intensité grade II.Il est encore trop tôt pour juger de l\u2019état fonctionnel de ce cœur à l\u2019effort.Observation 2.Monsieur L.L., dossiers 873-5849-11 510 \u2014 13 289 en 1949 et 1950, a été hospitalisé à l\u2019Hôpital Notre-Dame à quatre reprises, en 1949 et 1950.1° \u2014 Histoire.C\u2019est un jeune homme de 22 ans, maigre, pâle, asthénique, qui s\u2019est présenté la première fois au dispensaire de médecine, en juin 1949, pour hémoptysies et dyspnée.Le patient a fait une seule crise de rhumatisme polyarticulaire aigu, à l\u2019âge de 7 ans.Il a dû prendre le lit pendant 6 mois, parce qu\u2019il se GAGNON er DAVID: TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA STENOSE MITRALE sentait faible, faisait de la fièvre et avait perdu l\u2019appétit.Ses genoux, chevilles et mains présentaient les signes suivants: gonflement, rougeur, chaleur, douleur et raideur.De 9 à 12, il a fait de la « danse de St-Guy », et un médecin lui aurait dit qu\u2019il avait le «cœur nerveux ».Au sortir de l\u2019école, à 14 ans, il commence à travailler, et pendant 8 mois, il charge des barils de 150 livres dans des camions.Il fait sa journée de 8 heures mais le soir se sent fatigué.Il réussit tout de même, vers le même temps, à faire des randonnées de 40 à 50 milles à bicyclette.À 16 ans, alors qu\u2019il est empaqueteur pour l\u2019Imperial Tobacco, le patient ressent une fatigue presque continuelle et commence à faire de la dyspnée d\u2019effort (3 escaliers).Le médecin de la compagnie lui dit d\u2019aller se reposer, car il a «une grosse maladie de cœur ».De 18 à 1945 ans, assez souvent, à l\u2019occasion d\u2019un effort, le patient fait des crises de « bronchite asthmatique » qui durent entre 3 et 15 jours, et qui sont caractérisées par: de la toux, des expectorations quelquefois teintées de sang, de la dyspnée prononcée et de l\u2019orthop- née.De 1915 à 21 ans, aucune crise, mais le patient ne travaille pas et évite les efforts.À 21 ans en décembre 48, il fait une crise, qui s\u2019avère de l\u2019œdème aigu pulmonaire, d\u2019après les renseignements qu\u2019il nous fournit: dyspnée intense pendant 8 heures, accompagnée de toux et d\u2019expectorations spumeuses rosées assez abondantes pour remplir une chaudière de beurre de « peanuts ».Par la suite, il a craché du sang environ 35 fois.Il peut, presqu\u2019à coup sûr, prédire 12 heures à l\u2019avance ce qui va lui arriver, à cause d\u2019une sensation de fatigue et d\u2019oppression accompagnée de toux.Sa tolérance à l\u2019effort et à l\u2019émotion est rendu nulle: l\u2019été, s\u2019il marche 500 pieds, l\u2019hiver s\u2019il en marche 20, il fait une crise.Pendant les 15 jours qui ont précédé l'intervention, le patient a craché du sang; et la veille même de Popération, il fait une hémoptysie d\u2019environ 50 ce.1145 2° \u2014 Examen.T.A.100/65.Rythme cardiaque régulier variant entre 80 et 100.La palpation révèle un frémissement cataire à la pointe.À l\u2019auscultation, le 2e bruit pulmonaire est de 3 à 4 fois plus fort que le 2e bruit aortique; le 1er bruit est claqué au foyer mitral et semble se prolonger par un souffle systolique court et très discret; il existe un roulement diastolique très intense avec renforcement pré-systolique, à la pointe.Les poumons sont clairs ou présentent des râles congestifs aux bases, suivant la journée.3° \u2014 Examens de Laboratoire.Glycémie variant de 77 à 112 mg.Azotémie variant de 45 à 62 mg.Urines normales.Formule sanguine: 4 400 000 globules rouges et 9000 globules blancs.Hémoglobine 78%.Protéines sanguines à 6,45 g.au litre.Un radiogramme pulmonaire, en date du 14 juin 1949, se lit comme suit: turgescence marquée de l\u2019arce moyen de la silhouette gauche du cœur avec présomption d\u2019abaissement du point « G » et très légère turgescence de l\u2019arc ventriculaire gauche.Nous devons signaler, en plus, une diminution de la transparence pulmonaire des deux côtés par présence d\u2019un fin piqueté d\u2019ombres diffusément répandues sur les 2 plages pulmonaires.Il y a aussi légère turgescence de l\u2019image hilaire droite, probablement aussi de celle de gauche, laquelle est masquée par la turgescence de l\u2019arc moyen du cœur.S\u2019agirait-il de sténose mitrale?(Dr P.B:odeur).La scopie montre: un profil mitral typique avec bombement de l\u2019artère pulmonaire et de l\u2019oreillette gauche, et un double contour droit; le volume cardiaque est normal.Il existe une calcification mitrale qui semble très importante et de grosse dimension.Congestion para-hilaire bi-latérale et floue des champs pulmonaires qui font penser à un léger œdème pulmonaire (Dr P.David).La conclusion de l\u2019électrocardiogramme se lit comme suit: bloc auriculo-ventriculaire du ler degré; tracé compatible avec le diagnostic de sténose mitrale (Dr P.David).La scopie de l\u2019æsophage, le 6 mars 50, donne les renseignements suivants: le tiers moyen de l\u2019æso- 1146 phage est refoulé vers la droite et il présente une importante empreinte concave à grand rayon de courbure sur son bord gauche.Cette déformation, due à la dilatation de l\u2019oreillette gauche, est plus marquée que lors de l\u2019examen du 9-11-49 (Dr J.-L.Léger).4° \u2014 Diagnostic.Le diagnostic de maladie cardiaque rhumatismale avec sténose mitrale serrée s\u2019impose.Il est vrai que le risque opératoire est grand, vu la facilité avec laquelle le poumon se congestionne et la présence d\u2019une calcification importante chez un sujet jeune.Mais comme la tolérance du patient à l\u2019effort et à l\u2019émotion est nulle, et que le traitement médical ne peut apporter aucune amélioration à cet état de chose, nous nous croyons justifiés de lui proposer l\u2019intervention.5° \u2014 Commissurotomie.Elle fut effectuée le 8 mars 1950.Nous décrivons le protocole opératoire tel que transcrit dans le dossier: anesthésie intratrachéale (Drs Lamoureux et Fortin).Patient en décubitus latéral droit.Thora- cotomie postéro-latérale gauche à travers le lit de la 4e côte.Section des 3e et 5e côtes à l\u2019angle postérieur.Cavité pleurale vierge d\u2019adhérences.Poumon est œdémateux et montre des calcifications.Injection de 7 ce de novocaine 2% dans le péricarde qui est ouvert verticalement en arrière du nerf phrénique au niveau de l\u2019auricule.Novocaïnisation de la base de l\u2019auricule au moyen d\u2019un tampon.Insertion d\u2019un surjet en bourse au même niveau.Application de la pince de Satinsky au devant du surjet.Amputation du sommet de l\u2019auricule.Introduction de l\u2019index armé du couteau « guillotine».Hémorragie contrôlée par le surjet, mais il persiste un saignement entre le doigt et le couteau.La valvule mitrale est calcifiée et n\u2019admet que la pulpe de l\u2019index.Première section de la commissure latérale qui occasionne une chute de pression considérable, un ramollissement du myocarde corrigé par transfusion sanguine et éphédrine intra-vei- neuse.Après correction de l\u2019état myocardique, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenn A.MLF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 nous reprenons la section (no 2) à la commissure latérale.L'introduction du doigt est ensuite beaucoup plus facile jusqu\u2019à la 1ère phalange, mais l\u2019ouverture ne semble pas suffisante.Insertion de la main et du couteau et section interne (no 3) aux dépens du feuillet postérieur.Après cette manœuvre, il nous est possible d\u2019insérer le doigt et de le mobiliser d\u2019un côté à l\u2019autre de l\u2019orifice qui nous semble être environ du diamètre de 2 doigts.Drainage intercostal avec tube de Foley dans le 9e espace intercostal postérieur.Greffons prélevés sur le bord supérieur de la 5e côte inséré dans les cavités médullaires des 3e et 5e côtes.Fermeture en 4 plans.Nylon sur la peau.Drs E.-D.Gagnon \u2014 R.Champoux et L.Lafortune ».Il faut noter que pendant l\u2019anesthésie surtout au début, la broncho-aspiration ramenait une quantité importante de sang clair.6° \u2014 Suites opératoires.Le patient n\u2019a fait de température qu\u2019une seule fois, le lendemain de Popération 100° F.Pendant les 5-6 premiers jours, il toussait beaucoup mais n\u2019expectorait rien.Après quelques séances de CO2, il a finalement craché deux bouchons épais, gris-noir.La toux et les râles pulmonaires sont disparus dès ce moment.Aucune hémoptysie depuis le 8 mars 1950.Pendant les 20 premiers jours environ, le patient s\u2019est plaint de douleurs thoraciques gauches augmentées par l\u2019inspiration profonde et la toux, mais soulagées immédiatement par des infiltrations intercostales à la novocaïne.Nous croyons que ces douleurs étaient dues à la plaie et aux fractures des 3e et 5e côtes.Une semaine après l\u2019opération, le patient s\u2019est plaint d\u2019une autre douleur vive, rétros- ternale, soulagée par la position assise, le tronc penché en avant.En même temps, il y a disparition du frottement péricardique entendu depuis le premier jour post-opératoire.Un E.C.G.pris la même journée montre des changements compatibles avec le diagnostic clinique de péricardite.Mais tout rentre dans l\u2019ordre au bout d\u2019une semaine environ. GAGNON Er DAVID: TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA STÉNOSE MITRALE Dès le lendemain de l\u2019opération, l\u2019on notait un souffle systolique doux au foyer mitral.Le reste de l\u2019auscultation ne montrait pas de changement.Mais le nouveau souffle a augmenté graduellement jusqu\u2019à atteindre, 7 jours plus tard, l\u2019intensité d\u2019un grade ITI à IV, sur une échelle de VI.Aujourd\u2019hui, il masque presque complètement le ler bruit mitral.Le 2e bruit pulmonaire a conservé une assez forte intensité.Le roulement existe encore mais il est beaucoup moins fort et son timbre a nettement changé.Trois jours après l\u2019intervention, il fallut digitaliser le malade, pour prévenir l\u2019insuffisance cardiaque et ralentir le rythme qui se maintenant autour de 90-100.Dix jours après l\u2019opération, apparition d\u2019æœdè- me malléolaire, sans autre signe d\u2019insuffisance.Il est vrai que le patient se levait maintenant et qu\u2019il passait de longues heures dans son fauteuil.Disparition de cet œdème environ dix jours après son apparition.Depuis la commissurotomie, le pouls à varié de 88 à 100 et la T.A.de 90/50 à 105/70.La respiration, de 40 qu\u2019elle était le lendemain est redescendue graduellement à 22-24.Les E.C.G.enregistrés avant l\u2019opération et depuis, montrent: a) une diminution de la déviation droite de l\u2019axe électrique (plus 105°) qui est maintenant dans les limites de la normale (plus 75°); b) un intervalle PR qui est 1147 aussi long qu\u2019au mois de novembre 49 (0,26 sec.) malgré qu\u2019il soit descendu jusqu\u2019à 0,19 seconde et 0,20 dans les suites opératoires; c) un retour graduel à la normale de l\u2019onde T qui avait montré des changements importants pendant la période d\u2019irritation péricar- dique post-opératoire.COMMENTAIRES Après 6 semaines d\u2019observation de ces deux patients qui ont quitté l\u2019hôpital depuis 15 jours, il est certain que l\u2019état ne fut pas aggravé par l\u2019intervention.Il faut souligner ici le travail remarquable fait par les anesthésistes dans la seconde intervention en particulier.Ce patient d\u2019ailleurs n\u2019a pas eu une seule expectoration sanguinolente depuis la commisuroto- mie.Il est encore trop tôt pour juger des résultats fonctionnels de ces interventions, mais nous croyons avec beaucoup de conviction que le traitement chirurgical est le traitement de choix de la sténose mitrale, lorsque celle- ci est serrée ou lorsqu\u2019elle donne lieu à des accidents hémoptoïques ou congestifs, ou lorsqu\u2019elle immobilise un malade au point de l\u2019empêcher de faire tout effort si minime soit-il.Nous sommes très heureux de souligner que ce sont les deux premières commissurotomies pratiquées à Montréal. REVUE GENERALE LE CANCER DE L\u2019ESTOMAC : CONSIDERATIONS GÉNÉRALES ! Pierre SMITH Le cancer de l\u2019estomac, le plus fréquent des cancers viscéraux, est aussi l\u2019un des plus difficiles à diagnostiquer à son début.De ce fait, la chirurgie du cancer gastrique n\u2019enregistre qu\u2019une faible proportion de succès durables.Trois fois plus souvent rencontré chez l\u2019homme que chez la femme, son maximum de fréquence est entre quarante et cinquante ans; on le voit cependant quelquefois chez des malades beaucoup plus jeunes.Maints facteurs prédisposants sont invoqués et encore discutés: l\u2019hérédité, le terrain familial, les abus alimentaires, l\u2019usage immodéré de l\u2019alcool et du tabac.La dégénérescence maligne des ulcères est de même controversée; certaines écoles, dont celle de Pierre Masson, admettent franchement le développement de l\u2019épithélioma au niveau de l\u2019ulcère gastrique.Cette éventualité se produirait dans la proportion de 5 pour 100 environ.La preuve, d\u2019ordre ana- tomo-pathologique, est la présence d\u2019images histologiques de l\u2019ulcère coexistant côte à côte avec celles du cancer.Aucun signe clinique ne signale au début ce développement pathologique.Si la biopsie gastroscopique peut éventuellement surprendre le processus à son stade initial, le pronostic post-opéra- toire en sera d\u2019autant plus favorable.Comme l\u2019ulcère, le cancer siège élective- ment à la région antro-pylorique; puis par ordre de fréquence, à la petite courbure, au cardia, aux faces, à la grosse tubérosité, à la grande courbure.Ici, comme dans tout cancer du tractus digestif et des organes, en continuité plus ou moins directe avec le milieu extérieur, l\u2019élément infectieux peut se sura- 1.Travail pr\u2019senté anx « Journées médicales » de la Société Méd.cale de Montréal, le 9 mais 1950.(Montréal).jouter au processus néoplasique; d\u2019où les adhérences inflammatoires puis cancéro-inflam- matoires avec les viscères de voisinage: pancréas, méso-côlon et côlon transverse, vésicule biliaire et foie, péritoine et paroi abdominale antérieure.Ces formations adhérentes favorisent à la fois le développement d\u2019abcès localisés, l\u2019envahissement néoplasique de proche en proche et la propagation ganglionnaire inflammatoire et cancéreuse; adénopathies inflammatoires et adénopathies cancéreuses quasi impossibles à différencier même à ventre ouvert.La propagation lymphatique cancéreuse se manifeste par la présence de ganglions hypertrophiés.Cet envahissement est précoce, insidieux, et, à son début, aucun signe n\u2019en révèle le lieu et l\u2019étendue.Facteur de pronostic opératoire sombre, on les trouve envahis, chez les gastrectomisés, dans la proportion de 70 à 80 pour 100.Les premiers ganglions régionaux à être atteints sont, selon le siège du cancer: la chaîne de la petite courbure, la chaîne gas- tro-épiploïque, les ganglions rétro-pyloriques.Les cancers de la région pylorique, relativement fréquents, peuvent essaimer directement vers les ganglions de la chaîne hépatique, ceux de la grande courbure, à sa partie haute, vers la chaîne splénique; ces deux territoires ganglionnaires contrindiquent généralement tout essai d\u2019exérèse; à plus forte raison les adénopathies à distance dans le mésocôlon, dans l\u2019angle duodéno-jéjunal, dans les régions ré- tro-pancréatiques, latéro-aortiques, para-rec- tales cervicales.En même temps que progresse l\u2019essaimage ganglionnaire, peuvent aussi se produire des métastases à distance: au foie, à l\u2019ombilic, aux ovaires (tumeurs de Kruken- berg).\u2014\u2014\u2014 0 SMITH: LE CANCER DE L\u2019ESTOMAC La progression longtemps indolore de la tumeur, l\u2019envahissement lymphatique rapide et silencieux, l\u2019absence de signes d\u2019alarme initiaux, expliquent l\u2019imprécision symptomatique du début et pourquoi tant de cancéreux gastriques ne se présentent au clinicien ou au chirurgien qu\u2019à la phase d\u2019inopérabilité.Il est fort malheureux que ce cancer soit localisé sur un viscère profond, où ne saurait clairement se percevoir une masse petite ou moyenne, qu\u2019il ne soit pas plus fréquemment ni plus tôt lié à l\u2019hyperacidité gastrique douloureuse, aux spasmes du pylore, à la rétention gastrique, qu\u2019il ne provoque pas plus souvent d\u2019hémorragie d\u2019alarme initiale.Cliniquement et opéra- toirement, ce cancer a mauvaise réputation.Moins bonne que celle du cancer du sein, des voies respiratoires, des côlons, dont, pour ces derniers du moins, le diagnostic peut se poser d\u2019emblée par la clinique, la radiologie, ou l\u2019exploration instrumentale dans la proportion de 95 pour 100.Lorsqu\u2019un cancéreux gastrique, à tumeur palpable, présente des vomissements à jeun, un amaigrissement confirmé, des gastrorragies, des mélaenas, qu\u2019au teint anémié jaune paille s\u2019ajoute l\u2019ictère qui contresigne la compression du pédicule hépatique par l\u2019adénopathie envahissante, à fortiori, si l\u2019on décèle les métastases hépatiques, ombilicales, pelviennes, sus-claviculaires, de l\u2019œdème et de l\u2019ascite, ce cancéreux présente l\u2019image complète de l\u2019ino- pérabilité.La laparatomie révélera toujours une extension tumorale, métastatique, et adé- nopathique au delà des constatations cliniques et radiologiques.Ce tableau symptomatique n\u2019a plus qu\u2019une valeur de documentation spectaculaire utile tout au plus à supputer la date approximative de l\u2019échéance fatale.Lorsque le diagnostic de cancer gastrique s\u2019impose aisément, la lésion est inopérable.Entre la période avancée qui contremande l\u2019ablation chirurgicale, et celle de début qui l\u2019implique rigoureusement, s\u2019inscrit la période d\u2019état durant laquelle si le diagnostic est plus 1149 aisé, le traitement chirurgical reste encore grevé d\u2019échecs tardifs.A cette période de transition, les symptômes ont souvent des caractères qui peuvent lever tout doute sur la nature de la lésion; inappétence progressive, dégoût marqué pour les corps gras et les viandes, nausées, régurgitations post-prandiales, vomissements glaireux matinaux éveillant l\u2019idée de la présence juxta-pylorique du cancer avec tendance sté- nosante progressive; teint altéré, facies intoxiqué, plus grande fatigabilité, constipation ou diarrhée occasionnelle, hématémèse ou me- lænas fortuits, tous symptômes qui, considérés isolément, peuvent sembler banaux.Mais ce qui les caractérise, c\u2019est leur persistance tenace, leur régulière aggravation, leur absence de rémission en dépit des régimes diététiques les mieux suivis, des traitements les mieux observés.Cette période d\u2019état, pour maints patients, est de très courte durée.Environ 50 pour 100 des malades examinés trois mois après le début des troubles gastriques confirmés sont déjà des incurables.Un malade porteur d\u2019un cancer confondu avec un ulcère, traité durant trois mois, s\u2019est acheminé pendant ce temps vers l\u2019incurabilité.Ulcère et cancer, au début, peuvent être facilement confondus; dans 5 pour 100 des cas, le cancer nous l\u2019avons dit déjà, peut se développer au niveau d\u2019un ulcère; d\u2019où des confusions faciles et qui ne sont pas non plus pour augmenter les chances de guérison.{ C\u2019est donc à la période de début que l\u2019on doit poser le diagnostic de cancer si l\u2019on veut que l\u2019intervention chirurgicale réussisse définitivement.Les troubles généraux, en apparence les plus simples et les plus courants, une anomalie fonctionnelle quelconque qui peut être rattachée à l\u2019existence d\u2019une lésion gastrique, même chez un malade jeune, même si l\u2019état général semble excellent, même s\u2019il y a amélioration après traitement, doivent faire songer au cancer jusqu\u2019à preuve du contraire. 1150 Une dyspepsie ou une anorexie banale, une diarrhée ou une constipation soudaine, un amaigrissement inexpliqué, des douleurs périodiques à caractères ulcéreux, une simple hématémèse isolée doivent, chez le clinicien, éveiller l\u2019idée du cancer possible.Cette pensée doit obligatoirement commander sans retard toutes les recherches susceptibles de confirmer ou d\u2019infirmer la lésion soupçonnée: cytologie et chimisme gastrique, recherche des melænas occultes, exploration gas- troscopique et biopsie si possible, contrôle radiologique.La confrontation des résultats d\u2019exploration avec les données cliniques devra décider soit de la surveillance et du traitement médical, soit du geste chirurgical.De tous les moyens capables d\u2019éclairer un diagnostic clinique hésitant, le plus fidèlement constant, celui qui se range au premier chef, est sans contredit l\u2019exploration radiologique.Les explorations radiologiques doivent être pratiquées et répétées de façon systématique, par un radiologiste de carrière, aussi versé dans la réalisation des films techniquement parfaits, que dans l\u2019art difficile de l\u2019interprétation des clichés.L\u2019enjeu en vaut bien la peine, puisque sur les résultats des radiographies multiples et renouvelées se pose la sanction d'abstention ou d\u2019intervention opératoire.Le seul traitement du cancer de l\u2019estomac est la gastrectom'e totale.L\u2019unique chance de guérison définitive est l\u2019opération au stade initial lorsque l\u2019ablation de la lésion avec tous les ganglions néoplasiques est encore pos-ible.Si tous les ganglions et les essaimages cancéreux n\u2019ont pu être enlevés, on peut s\u2019exprimer en termes d\u2019amélioration et de survie, mais non L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L'F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 en termes de guérison.De tous les cancers opérables, celui-ci présente la plus minime proportion de survies après cinq ans; proportion qui n\u2019est que de 20 à 22 pour 100 d\u2019après certaines statistiques récentes.Environ 70 pour 100 des gastrectomisés présentent des récidives.Cecil pour les cas opérables; mais il n\u2019y a encore actuellement que 50 pour 100 des malades examinés qui peuvent entrer dans cette catégorie.Et encore! sur 100 cancéreux que l\u2019on peut croire de bons candidats à une gastrectomie totale heureuse, environ 35 ne devront subir qu\u2019une laparatomie exploratrice ou une simple gastro-entérostomie de dérivation.Où se trouvent donc le salut pour les infortunés cancéreux gastriques?Dans un diagnostic précoce, là ou les symptômes sont encore imprécis et ne peuvent que laisser soupçonner le cancer; dans un diagnostic confirmé dans certains cas par une biopsie gastroscopique et, le plus souvent, par les radiographies systématiques pratiquement parfaites et judicieusement commentées.Si le moyen le plus efficace de diagnostic réside dans l\u2019exploration radiologique, il s\u2019ensuit que les radiographies de l\u2019estomac devraient, tout comme pour les radiographies de l\u2019appareil respiratoire, être pratiquées sur une beaucoup plus grande échelle, avec une beaucoup plus grande fréquence qu\u2019elles ne le sont malgré tout actuellement.Et peut-être vaudrait-il mieux, en fin de compte, en venir au système logique de dépistage préventif, déjà si répandu pour le diagnostic radiologique des lésions pulmonaires, que de voir, dans la proportion de 50 pour 100, les cancéreux gastriques inopérables. LE CANCER DU RECTUM\" J.-René ROUX, Chirurgien à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.La mortalité générale par cancer est sans cesse croissante et est devenue, dans la dernière décade, suffisamment alarmante pour susciter un intérêt et un effort plus grands à rechercher la cause de cette affection.Cet accroissement reçoit son explication dans une plus grande précision du diagnostic d\u2019une part, et dans la prolongation de la durée moyenne de la vie d\u2019autre part.Le cancer du côlon ne diffère en rien, à ce point de vue, du cancer en général et cause annuellement, d\u2019après Lynch, plus de 35000 décès aux Etats-Unis.Or, on sait pertinemment que l\u2019ampoule rectale compte plus de 45% de ces tumeurs et que si on ajoute à ce chiffre celui qui représente la localisation de cette maladie au recto-sigmoïde la proportion passe au-delà de 60%.La mortalité par cancer du rectum est donc imposante et mérite une attention particu'ière puisqu\u2019anrès le cancer de l\u2019estomac c\u2019est la localisation la plus fréquente des cancers du tube digestif.De toutes les maladies graves héritées par l'homme, aucune n\u2019est plus prometteuse de disparition éventuelle de la liste des maladies mortelles et aucune n\u2019est à la fois plus décourageante.En effet, la localisation et la facilité d\u2019examen permettent un diagnostic des plus précis et des plus efficaces.De plus, son évolution est lente puisque d\u2019après Miles une telle lésion prend plus de six mois à couvrir le quart de la circonférence intestinale.Pourvu qu\u2019on le recherche systématiquement et méthodiquement le cancer du rectum, pourra être dépisté au tout début et traité radicalement.Le toucher rectal et la rectoscopie devraient faire partie de la routine d\u2019un examen physique.Il existe pourtant un délai de plus de neuf mois entre l\u2019apparition des signes du début et 1.Communication aux « Journées médicales» de la Société Médicale de Montréal, mai 1950.le moment où le patient est amené à consulter un chirurgien.La crainte de cette maladie, l\u2019ignorance du public et, il faut bien le dire, l\u2019insouciance de quelques membres de notre noble profession peuvent être la cause de ce retard.Plusieurs patients sont trop longtemps traités pour une colite ou de soi- disant hémorroïdes dont le diagnostic est porté en l\u2019absence d\u2019une investigation pourtant simple, facile, sans danger et indispensable.Ce retard est condamnable et peut être éliminé.Aucun patient ne devrait être traité pour de la colite ou des hémorroïdes sans avoir subi au préalable un toucher rectal, un examen au sigmoïdoscope et une exploration radiolo- giaue du côlon.Une saine vulgarisation aiderait à annuler ces facteurs de retard et à améliorer à la fois la manvaise réputation de cette affection, le pronostic et le taux de guérison.Je ne vous parlerai d\u2019étiologie de ces cancers que pour souligner la transformation maligne habituelle des polypes.L\u2019extirpation de ces tumeurs devrait être encouragée dès qu\u2019on les trouve et des examens subséquents devraient être pratiqués régulièrement chez de tels patients.On dépistera ainsi l\u2019apparition de nouvelles tumeurs et éventuellement un début de cancer.Dukes croit qu\u2019il existe une malignité en puissance dans l\u2019épithélium intestinal de certains individus et on peut ajouter.1e crois, surtout s\u2019ils sont porteurs de tumeurs bénignes.La guérison du cancer du rectum ne dépend pas seulement de l\u2019étendue de la résection, mais aussi de la précocité du diagnos- tie.Au stade de début ces tumeurs malignes se prêtent à une extirpation chirurgicale permettant la guérison mais dans la plupart des cas elles ne sont reconnues qu\u2019à un stade avancé et parfois trop évolué.TI est donc d\u2019importance primordiale de connaître les signes qui 1152 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 nous permettront de déceler la lésion le plus rapidement possible.Le rectum étant intimement lié au processus de la défécation, toute lésion de cet organe ne saurait se traduire autrement que par un changement de son fonctionnement.Il n\u2019existe pas de signes caractéristiques ou pa- thoenomoniques du cancer du rectum au début mais plutôt des symptômes vagues et variables selon l\u2019âge, la localisation et la grosseur de la tuméfaction, les symptômes sont d\u2019ailleurs communs à toutes les affections banales du rectum.Il ne faut plus attendre les hémorragies, l\u2019amaigrissement et l\u2019occlusion intestinale pour penser au cancer du rectum.Ce sont des manifestations tardives d\u2019une maladie existant depuis plus de 18 mois.On divise le rectum en trois parties, chacune d\u2019elles donnant des symptômes particuliers: l\u2019anus et le canal anal, l\u2019ampoule rectale proprement dite et le recto-sigmoïde.À l\u2019anus, à cause de la multitude de filets nerveux, la douleur anparaîtra très tôt et sera exacerbée par la défécation.Cette douleur persistera pendant plusieurs heures parfois mais son intensité diminuera durant ce temps.Le patient se plaindra parfois d\u2019un soulagement incomplet malgré une selle abondante.La perte sanguine à ce niveau est minime mais peut être abondante si la surface tumorale est ulcérée.Au recto-sigmoïde à cause de la petitesse de la lumière intestinale et de la solidité de la masse fécale nous aurons des symptômes d\u2019obstruction se traduisant par des crises intermittentes de coliques abdominales accompagnées de ballonnement, un changement dans la régularité de l\u2019évacuation intestinale depuis quelques semaines.Ce sera souvent une constipation entrecoupée de diarrhées apparaissant chez un patient parfaitement régulier auparavant.Au niveau de l\u2019ampoule rectale nous aurons une multitude de signes vagues à cause de l\u2019ampleur de la lumière intestinale.Ce sera encore ici un changement dans le rythme de la fonction évacuatrice de l\u2019intestin et des symptômes dus au passage des matières fécales sur la tumeur: envies fréquentes et urgentes; fausses envies; sensation de plénitude ou de poids au rectum; un malaise rectal précédant, accompagnant ou suivant la défécation; une sensation de brûlement au rectum ou a la région sacrée, avec irradiation dans les membres inférieurs; des selles plus ou moins déformées et présentant des filets de sang ou des glaires purulentes.Ces signes se trouvent assez souvent chez les porteurs de cancer du rectum pour inciter le praticien 3 faire un examen minutieux chez les patients qui s\u2019en plaignent.Le toucher rectal, examen dédaigné et détesté par un grand nombre de médecins, n\u2019est pas suffisamment entré dans les habitudes et pourtant plus de 70% des tumeurs cancéreuses du rectum peuvent être atteintes avec le doigt.Cette méthode d\u2019examen facile et non coûteuse devrait faire partie, encore une fois, de toute exploration physique et être répétée chaque fois et aussi souvent que nous sommes en présence d\u2019un seul signe énuméré plus haut.La rectoscopie se pratique facilement et ne devrait pas échoir exclusivement comme lot à des spécialistes.Rien de plus facile que d\u2019introduire, à travers l\u2019anus, un rectoscope qui nous permettra d\u2019examiner la muqueuse du rectum jusqu\u2019à une hauteur de 10 à 12 centimètres.L\u2019une et l\u2019autre de ces manœuvres doivent être exécutées, sans nulle trêve, à la moindre perte sanguine ou pour toute anomalie un peu persistante de la défécation.Miles.après une étude portant sur plusieurs milliers de cas.est venu à la conclusion que l\u2019évolution de la majorité de ces cancers est lente.Daland, chez 100 cas de cancer du rectum non traités, a trouvé une survie moyenne de quatorze mois après que le diagnostic fut posé.Cette affection évolue par extension en surface, infiltration en profondeur et enfin par métastases.Ces dernières se font par voie lvmphatique aux groupes ganglionnaires desservant la région et par voie veineuse à dis- Poe PE ROUX: LE CANCER DU RECTUM tance.Seafeld à la suite d\u2019un examen de 100 cas de cancer du rectum a trouvé une invasion ganglionnaire dans 47 et une propagation veineuse dans 20.On a cru longtemps à la suite des travaux de Miles, Cunéo et Poirier, que cette propagation ganglionnaire se faisait à la fois dans les groupes supérieurs, latéraux et inférieurs.Gabriel et Dukes ont démontré par la suite que les ganglions situés au-dessous de la tumeur ne sont envahis que si tous ceux qui se trouvent au-dessus sont bloqués par l\u2019envahissement.Cette condition ne se rencontre que dans 1% des cas environ et, chez des malades porteurs de tumeur déjà très avancée.Le grade histologique de la tumeur, d\u2019après le procédé de Broders et l\u2019étendue de la lésion d\u2019après son type classifié par Duke sont deux facteurs à envisager avant de porter un pronostic.La localisation de la 1ésion par rapport à l\u2019anus peut de même améliorer ou assombrir ce pronostic.Il est classique de dire que le pronostic est plus sombre à mesure que la lésion se rapproche de la ligne ano- rectale.Le taux de survivance après résection des lésions situées dans les six centimètres terminaux du rectum est moins bon que celui des lésions de la moitié supérieure quelle que soit la méthode employée pour l\u2019exciser.En effet le taux de malignité est en général plus élevé, l\u2019invasion ganglionnaire plus étendue et les voies d\u2019extension plus difficiles à \u201cenlever.La chirurgie reste le seul procédé thérapeutique de quelque valeur pour le cancer du rectum.La radiothérapie et la radiumthéra- pie se sont montrées inefficaces sauf pour certaines lésions de l\u2019anus.L'opération la plus fréquemment pratiquée et longtemps reconnue comme la meilleure est celle de Miles ou amputation du rectum par voie combinée abdomino-périnéale en un seul temps.Elle consiste dans la résection du rectum et de l\u2019anus avec les tissus avoisinants et dans l\u2019éta- 1153 blissement d\u2019un anus iliaque gauche définitif.Il y a dix ans cette technique était presqu\u2019universellement reconnue comme la seule capable de guérir un patient atteint de cancer du rectum ou du recto-sigmoïde.À la suite des développements de la technique chirurgicale, des nouvelles notions et de la découverte des antibiotiques, plusieurs chirurgiens ont cherché à conserver la fonction sphinctérienne dans certains cas choisis.Il existe plusieurs techniques susceptibles d\u2019atteindre ce but et il est inutile de les énumérer puisqu\u2019elles ne sont pas toutes efficaces.Dans des mains expérimentées ces techniques ont donné des résultats comparables à ceux de l\u2019opération de Miles à la condition d\u2019être faites chez des sujets porteurs d\u2019une tumeur située à plus de 8 centimètres de la ligne ano-rectale.Ce sont d\u2019une part la résection du rectum avec abaissement du bout supérieur et suture bout à bout au canal anal conservé, tel'e que pratiquée par Gaudart D\u2019Allaines à Paris, d\u2019autre part la résection du rectum avec suture bout à bout par la seule voie abdominale, telle que pratiquée par Dixon et plusieurs autres.Ce sont, à mon sens, les deux seuls procédés susceptibles de conserver à coup sûr la fonction sphinctérienne tout en conservant les chances de guérison.La mortalité opératoire a été grandement abaissée grâce à une meilleure connaissance de la physiologie de l\u2019opéré.à la préparation pré-opératoire et au traitement per- et postopératoire.Les résultats de l\u2019amputation par voie abdomino-périnéale seront améliorés pourvu qu\u2019elle soit prat\u2018quée à deux équipes travaillant en même temps.La résection est ainsi plus étendue.le temps onératoire est raccourci et le temps périnéal n\u2019est plus escamoté.Il existe peu de travaux comparant la mortalité et le taux de survivance dans des con- ditiohs identiques.Le taux d\u2019opérabilité varie selon les auteurs de 70 à 95% et le progrès croissant a permis une résection même avec envahissement du petit intestin, de l\u2019utérus, 1154 des annexes, de la vessie ou de la prostate.Quant à la survie, 5 ans après l\u2019opération pour Hayden elle est de 33%, pour Mayo elle est de 65% s\u2019il n\u2019existe pas d\u2019envahissement ganglionnaire et de 33% si les ganglions sont touchés par le processus cancéreux.D.Dixon ayant pratiqué la résection du rectum avec suture bout-à-bout par voie abdominale seule L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLemn A.MLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 dans 272 cas de cancer du haut rectum et du bas sigmoïde, rapporte une survie de 67,7% après 5 ans.Avec un diagnostic précoce, une résection large et des traitements appropriés, le cancer du rectum devrait, dans un avenir rapproché, pouvoir être traité de manière à obtenir une guérison dans plus de 80% des cas.LE MALADE, QUI VIENT CONSULTER, SE PLAIGNANT DE SON INTESTIN' Jean LeSAGE \u201c On ne peut embrasser dans 20 minutes toute la séméiologie de la pathologie intestinale, mais on aurait tort de parler longuement des constipations et des diarrhées, et de négliger tout débat sur les syndromes aigus.Ceux-ci sont les premiers à reconnaître et les plus urgents à traiter médicalement ou chirurgi- calement.Aussi abordons-nous, d\u2019abord, la question de la douleur aiguë avant de traiter des autres, d\u2019intensité moyenne ou légère, pour terminer par un résumé des constipations et diarrhées.Les malades qui se présentent pour autre chose ont peu d\u2019intérêt.En tout cas, ils ne sont pas pressés! I \u2014LA DOULEUR AIGUE.Il n\u2019est pas facile, en règle générale, de juger de la réalité ou de l\u2019intensité d\u2019une douleur intestinale ou abdominale: le seuil de la douleur se montre tellement relatif chez chaque individu.Si l\u2019on disait quelques mots du mécanisme de ce type de douleurs.1.Travail présenté, le 10 mai 1950, aux « Journées Médicales », organisées par la Société Médicale de Montréal, à l\u2019Université.(Montréal).Bockus, tout récemment, résume ainsi la filière de ce mécanisme: les viscères abdominaux, à l\u2019encontre de la peau \u2014 cela est prouvé \u2014 sont insensibles à la section, au pincement, au courant faradique, mais ils sont très sensibles à l\u2019augmentation de leur pression intérieure, provoquée par le tiraillement, la distension ou l\u2019extrême contraction.Wolf, par gastrostomie, a même démontré qu\u2019une pression sur la muqueuse réveil'e une douleur, d\u2019autant plus vive que l\u2019organe est distendu ou hypercontracté.Ce même organe montre un seuil encore plus bas de la douleur, si l\u2019organe est inflammé.Et l\u2019on arrive aux conceptions récentes suivantes: qu'il existe trois mécanismes possibles de la douleur aiguë, conceptions plus pratiques qu\u2019on ne le croirait à première vue.Le premier, de nature purement sympathique, ou douleur viscérale vraie due à une distension ou à une contraction d\u2019un organe et ressentie sans localisation précise vers le centre abdominal.Le deuxième, ou de la douleur transmise à certains segments médullaires par les fibres sympathiques.Il s\u2019agit d\u2019une douleur aiguë, LESAGE: LE MALADE SE PLAIGNANT DE SON INTESTIN cumulative, et traduisant a tout coup l'inflammation de l\u2019organe sous-jacent, localisation déjà plus précise.Enfin, douleur péritonéo-cutanée de Morley, qui a trouvé l\u2019existence de fibres cérébro-spinales, allant mourir dans le mésentère et le péritoine postérieur, communiquant au cerveau par le phrénique.Elle irradie les douleurs, par lésions du diaphragme, au cou, aux trapèzes, aux deux bras (côté radial).Elle donne à l\u2019abdomen, lors du palper, cette tension, cette rigidité musculaire bien connue.Mais nous sommes, là, rendus à un stade plus avancé d\u2019une inflammation viscérale.En langage clinique, elle s\u2019applique à deux syndromes aigus fréquents, l\u2019appendicite aiguë et la cholécystite aiguë avec colique hépatique.Voici, respectivement, ce qui se passerait: 1° Appendicite aiguë.Une première douleur, assez vive, s\u2019accuse dans la région épigastrique basse de la zône péri-ombilicale, avec nausées et vomissements.Ce sont les premières heures du drame habituel.A ce stade, le cœcum est distendu, il est, secondairement, bloqué par une colique appendiculaire pure.On laisse faire, on temporise, un praticien est appelé plus tard: cela aura pris quelques heures, ou 24 heures; c\u2019est la phase numéro 2.Par le sympathique, la douleur, par plusieurs trajets, rejoint les faisceaux médullaires, car l\u2019inflammation s\u2019est installée et gagne du terrain.Des douleurs réflexes apparaissent et vont se localiser dans la fosse illaque droite.On voit qu\u2019il se fait déjà tard quand on observe la douleur au soi-disant point de Mac Burney, ou qu\u2019on laisse passer la première scène.Enfin, le syndrome n\u2019aura pas été reconnu, ou on aura été demandé tard: la rigidité, la défense musculaire sont installées, la douleur est devenue plus aiguë et constante et se ré- pètera au point même de l\u2019appendice: basse s\u2019il est pendant, haute et lombaire s\u2019il est rétrocœcal; la douleur irradiera vers l\u2019aine et la cuisse, en plus, s\u2019il est en voie de rupture.C\u2019est que la péritonite associée, a réveillé le réflexe péritonéo-cutané de Morley.Le mé- 1155 decin se présente tard.Autrefois, à cette phase, la mortalité était élevée.On drainait, mais avec les antibiotiques, la pénicillinothérapie, les sérums, il est toujours temps d\u2019intervenir.On fera mieux d\u2019opérer au premier signal d\u2019alarme, non sans avoir précisé ce syndrome et l\u2019état des organes de voisinage par un toucher vaginal et rectal, une radiographie sans préparation, et une formule sanguine: on s\u2019assurera de l'extension du processus, on pourra prévoir un pneumo-péritoine ou l\u2019arrêt des anses enroulées.Une complication ou une occlusion se distinguera d\u2019un calcul urétéral a signes frustes.2° Les douleurs de la cholécystite aiguë, à certaines heures, peuvent ressembler étrangement au syndrome appendiculaire aigu.Nous l\u2019avons vu, et le diagnostic n\u2019est pas facile.Il est moins urgent d\u2019opérer une cholécystite qu\u2019une appendicite, et le praticien se trouve alors devant un dilemme, car la cholécystite aiguë, au début, peut s\u2019annoncer par une douleur épigastrique centrale (sympathique) qui doit s\u2019interpréter comme la résultante d\u2019une distension du cholécyste.Au bout de quelques heures, ou quelques jours, la douleur, très aiguë, se précice et se localise à l\u2019hypocondre droit pour irradier à l\u2019omoplate.De sympathique, l\u2019influx nerveux est devenu un réflexe cérébro-spinal.Laissé à lui-même, le processus atteint le péritoine.Dès ce moment, la paroi abdominale crée une rigidité, une défense musculaire de l\u2019hypochondre droit qui traduit l\u2019inflammation péritonéale.Ces cholécystites peuvent régresser par un traitement médical, mais des crises répétées n\u2019en restent pas là.L\u2019infection cholédocienne se propage fréquemment au pancréas : la douleur du début de la crise vésiculaire en était déjà le signe d\u2019alarme, car ces deux organes sont d\u2019intimes partenaires.Il faudra donc se méfier de crises de pancréatites aiguës, au moins œdémateuses, quand, en plus de douleurs aiguës droites, le malade se plaindra de douleurs centrales, solaires, transfixiantes et sans rythme à la suite d\u2019indigestions alimentaires, surtout si ces douleurs adoptent des irradiations violentes et tenaces, vers l\u2019hypo- 1156 chondre gauche et s\u2019accompagnant de pétéchies ou de purpura péri-ombilical (signe de Hals- ted).C\u2019est en recherchant et en trouvant l\u2019extraordinaire élévation des diastases pancréatiques urinaires ou sanguines que le diagnostic se précisera.Dans les deux cas, l\u2019exploration du carrefour, la levée du barrage lithiasique et le drainage du Wirsung autant que du cholédoque peuvent empêcher que la pancréatite, d\u2019œdémateuse se transforme en hémorragique, suppurative ou nécrosante.Dyspepsies fonctionnelles \u2014 Ulcère.Mises à part, les dyspepsies fonctionnelles et les constipations, le syndrome aigu le plus fréquent et le plus caractéristique, en Amérique, est sans doute à peu près le suivant: presque toujours, chez un homme jeune ou d\u2019âge moyen, pour la première fois ou une fois de plus, apparaît à horaire fixe, plutôt tardif et se renouvelant plusieurs fois par jour et la nuit, une douleur du type crampoïde ou une « faim impérieuse » \u2014 le mot est de Cru- veilhier \u2014 que soulage suffisamment, au début, aliments ou breuvages nutritifs.Clas£1i- que, ce syndrome, que l\u2019on sait récidivant, se résout et semble guérir au bout de 3 à 4 semaines, en laissant croire à nombre d\u2019entre nous que la thérapeutique instituée a mordu.Mais comme 1l s\u2019agit de l\u2019ulcère duodénal \u2014 le plus fréquent des deux, vous l\u2019avez deviné \u2014 le réveil possible et troublant bien sûr de ce même syndrome quelques mois plus tard, malgré une cicatrisation radiologique apparente, amènera d\u2019amères désillusions et posera certains problèmes.Doit-on se contenter d\u2019un traitement médical et le répéter ou, après un premier traitement médical, sans succès, convaincre le malade d\u2019une opération et alors, laquelle?Admettons que notre malade aura été mis au repos physique et moral, changé de milieu, hospitalisé au besoin et soumis à la méthode de repas fréquents et substantiels, aux sédatifs alternés avec les hydrolysats caséinés et les trisilicates, que sais-je, aurons-nous épuisé la thérapeutique?Il faut croire que non.et les tendances actuelles sont, entre autre, d\u2019étudier L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuretin A.MLF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 la personnalité de l\u2019ulcéreux du point de vue psychosomatique, de rechercher les causes profondes de cette déviation faite d\u2019agressivité et de désir de dépendance de l\u2019ulcéreux, et de la corriger avec patience.Sans quoi la cure restera vouée à l\u2019insuccès.La cure de l\u2019ulcère duodénal demeure médicale, mais les indications chirurgicales, quoique restreintes, sont devenues formelles: toutes les complications de l\u2019ulcère sont du ressort de la chirurgie seulement.On conseillera donc une intervention 1° dans le cas d\u2019hémorragies massives ou répétées chez les plus de 45 ans: 2° dans les sténoses duodénales ulcéreuses récentes ou anciennes; 3° chaque fois que le traitement médical complet échoue et que l\u2019ulcère prend de la profondeur, de la callosité, qu\u2019il risque de perforer postérieurement ; 4° intervention aussi chez les incorrigibles, les irréguliers, les rebelles, les «tricheurs »\u2026 Occlusions Le médecin est quelquefois appelé d\u2019urgence auprès d\u2019un autre type de malade qui, depuis une heure ou quelques heures, est pris de coliques déchirantes, à la suite d\u2019un effort ou d\u2019une purgation, localisées à un point d\u2019étranglement, ainsi une hernie inguinale, cause la plus fréquente, et qui permet une décision rapide, mais dans l\u2019absence de ce renseignement, le diagnostic reste à faire avec tous les types de coliques: hépatiques, néphrétiques, avec le tabes (rare), avec les perforations, peut-être davantage avec les pancréatites aiguës ou l\u2019infarctus intestinal, avec ses signes généraux d\u2019hémorragie interne et l\u2019état de collapsus précoce et, vraiment, il semble ex- cucable d\u2019avoir attendu, pour se prononcer, la période d\u2019état de ce syndrome: l\u2019apparition de vomissements alimentaires, puis aqueux espacés, ensuite répétés, l\u2019arrêt des matières et des gaz.Distingué-t-on, à ce moment, un météorisme avec péristaltisme venant se buter en un point?Il ne fait plus de doute; il s\u2019agit d\u2019une occlusion aiguë.Mais à quel siège ?De quelle nature ? LESAGE: LE MALADE SE PLAIGNANT DE SON INTESTIN 1157 Vomissements trés abondants avec intoxication générale rapide feront penser à une occlusion duodénale.Météorisme périombilical coïncidant avec cœcum plat plaidera en faveur d\u2019une sténose du grêle; « localisé sur le cœcum et distendant asymétriquement le côlon droit, il témoignera plutôt d\u2019une sténose colique ou des angles; alors qu\u2019une distension de tout le cadre signifiera plutôt une sténose basse, pelvo-sigmoi- dienne.» C\u2019est à cette phase, de préférence au premier stade de doute, que l\u2019examen radiologique doit se pratiquer de routine.D'après Lambret, il est aussi important que dans l\u2019exploration des fractures ; les images de distension aérique sus-hépatiques ou sous-dia- phragmatiques, les niveaux liquidiens d\u2019hypersécrétion signent la présence d\u2019une occlusion aiguë, mais aussi d\u2019une déshydratation considérable.En effet, l\u2019occlusion est marquée d\u2019un syndrome biologique pathognomonique à suivre de près et à corriger sans relâche: a) un syndrome humoral d\u2019abord caractérisé par une hypo-chlorémie essentielle et une hyperazoté- mie avec chute du taux du plasma circulant par déshydratation et hémoconcentration telles que la viscosité sanguine peut empêcher de recueil\u201dr le sang par l\u2019aiguille.Un syndrome de l\u2019anse étranglée tel que les liquides, par osmose, s\u2019y accumulent et que l\u2019anse peut contenir six fois plus de chlore que normalement.Donc, à rechercher: 1° une distension par gaz déglutis (78 %) et gaz de fermentation (10 %) plus gaz de diffusion sanguine; 2° une stagnation, due moins à l\u2019obstacle qu\u2019à la perte du pouvoir de résorption de l\u2019intestin \u2014 signalé déjà en 1901 par Kukula.Rien d\u2019étonnant que n\u2019apparaisse, dans ce drame, le tableau d\u2019un « chock », égal au choc traumatique, d\u2019autant plus grave que la distension est plus prononcée et l\u2019anse intéressée plus étranglée.Plus elle reste étranglée, plus elle sape la masse sanguine.On comprend dès lors, à quel point la méthode d\u2019aspiration duodénale continue, mise en honneur dés 1931, par Wangensteen, a pu avoir de retentissement sur le pronostic et | l\u2019évolution de l\u2019occlusion, à quel point elle s\u2019ect établie comme méthode classique d\u2019urgence, permettant, là où 1l fallait opérer dans les heures suivantes, de temporiser pendant souvent plusieurs jours, soit jusqu\u2019au moment ou I\u2019équilibre humoral, par la réhydratation et le rechloruration, sera rétabli, soit au rythme approximatif quotidien de 15 à 30 grammes de chlorure de sodium, puis de calcium et potassium, les liquides étant administrés au prorata des pertes subies.Il reste à faire le diagnostic de nature.Il est important de le poser, car, si dans les occlusions par hernie étranglée, par cancer colique, par brides, par iléus biliaire, par invagination intestinale ou volvulus, le traitement chirurgical s'impose \u2014 avec un distinguo pour les volvulue \u2014- par contre, dans l\u2019iléus dynamique spasmodique simple, ou dans l\u2019iléus paralytique (post-opératoire et si fréquent) la thérapeutique demeure, autant que possible, médicale et l\u2019aspiration duodénale se montre presque toujours curatrice.Les rayons X, le lavement baryté nous auront assuré que le diagnostic est exact et que la guérison n\u2019est pas un leurre ou une simple accalmie.Quant à vouloir poser un diagnostic préopératoire exact, dans les cas d\u2019occlusions mécaniques, que nous avons citées, c\u2019est beaucoup exiger de soi.Le praticien ou le spécialiste pourront se féliciter d\u2019avoir trouvé une occlusion aiguë avec une probabilité d\u2019étiologie mécanique à opérer dans un cas, dynamique ou paralytique à remettre médicalement en marche dans l\u2019autre alternative.Cancer Certains malades présentent un syndrome aigu qu\u2019on me permettra de rappeler: après une période d\u2019inappétence et d\u2019amaigrissement inexplicable, surviennent des coliques fixes avec arrêt des matières et des gaz remarquables par l'apparition d\u2019ondes péristaltiques sous la paroi, coliques se terminant par des borborygmes et des bruits hydroaériques, une alternance de constipation et de diarrhée, un mé- téorisme irrégulier: c\u2019est le syndrome de Koe- 1158 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrern A.M.L'F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 nig.Il indique une occlusion à étages du grêle, souvent par cancer.Mais le cancer du grêle est rare.Il siège à l\u2019iléon terminal.II.\u2014 DOULEURS D'INTENSITÉ MOYENNE OU LÉGÈRE Certains malades viennent consulter pour une constipation subite et tenace, de date récente, d\u2019autres font une dyspepsie récente avec atteinte de l\u2019état général et, à l\u2019examen, présentent une formule rouge abaissée à un ou deux millions, d\u2019autres, avec des troubles dyspeptiques, accusent des poussées fébriles sans autre signe objectif.A cette période, bien malin qui pensera juste.Et cependant, d\u2019après Rankin, tous ces malades viennent consulter très tard, 11 mois en moyenne après le début du premier symptôme d\u2019un cancer colique.Dès ce stade, celui qui pratiquera un examen radiologique, aura la bonne fortune de trouver la localisation d\u2019un cancer probable, mais au début, à part l\u2019apparition d\u2019un syndrome de Koenig qui, associé à la phonendoscopie, peut donner le point de repère, aucune différence entre le cancer du côlon droit et celui du côlon gauche.T] faut des mois ou de un à deux ans avant que les premiers signes d'importance s\u2019annoncent.Avec Hillemand, on peut les réduire à trois signes isolés: 1° \u2014 à des douleurs de moyenne intensité avec irradiation en aval, en amont, après une évacuation, un repas.Elles alternent avec des crises plus aiguës.2° \u2014 Des troubles du transit intestinal.Chez des sujets normaux, jusque là, l\u2019apparition d\u2019une brusque constipation progressive, ou dans un 15 des cas, une diarrhée incorrigible \u2014 ou une constante alternance de constipation et de diarrhée.3° \u2014 Tardivement, s\u2019établit le blocage avec ce tableau de coliques violentes, de météoris- me sus-tumoral, ces débâcles et toujours cette fièvre avec hyperleucocytose; c\u2019est bien, en effet, le propre des cancers des côlons que de s\u2019infecter précocement et jusqu\u2019à l\u2019exitus.On a toujours cherché à différencier le tableau clinique des cancers gauches, tôt ou tard occlusifs et d\u2019évolution plus lente, des cancers droits, où les signes de l\u2019atteinte générale et les selles pseudo-diarrhéiques prédominent.Mais il n\u2019y a là qu\u2019une part de vérité.Les cancers du cœcum sont quelquefois occlusifs, en tout cas, difficiles à différencier de la tuberculose iléo-cæcale et, d\u2019ailleurs, très souvent associée à elle.Il faut retenir en définitive que les néo-co- liques prennent les masques les plus variés et les rechercher quand la thérapeutique d\u2019un autre syndrome n\u2019obtient pas de succès.On nous permettra d\u2019ouvrir une parenthèse sur un syndrome plus torpide, mais avec toute une gamme de variations, et dont le diagnostic se pose avec le cancer des côlons: il peut s\u2019agir d\u2019un malade qui présente, ici, des manifestations dyspeptiques du type atonique avec nausées et selles diarrhéiques, là, des hémorragies intestinales, ailleurs un syndrome de Koenig avec coliques étagées, ou encore des diarrhées glaireuses avec poussées thermiques, diarrhées pouvant s\u2019élever à 15 ou 20 par jour chez un malade qui maigrit.Demande-t-on un examen bactériologique des selles?On y trouve du bacille de Koch et le diagnostic se confirme des images de Stierlin ou filiformes ou des images hydro-aériques multiples avec niveaux liquidiens.Il s\u2019agit bien d\u2019une tuberculose iléo-cæcale, plus rarement d\u2019une entérite tuberculeuse.Mais ces images s\u2019accompagnent d\u2019un syndrome occlusif simple et il est rare qu\u2019en même temps le malade ne laisse apercevoir une tuberculose pulmonaire.Là, pas de doute avec un cancer.D'ailleurs, la plupart des T.B.intestinales commencent au cœcum d\u2019où elles se propagent et les diarrhées sanguinolentes, où, à la sigmoïdoscopie, on observe des ulcérations, révèlent un processus T.B.encore plus avancé.Toutefois, un traitement intense, à base de hautes doses de vitamines « À » et les rayons ultra-violets, le régime alimentaire combiné au repos complet peuvent amender les formes curables non sténosantes de ce processus. orcas ore: RE EEE ra LESAGE: LE MALADE SE PLAIGNANT DE SON INTESTIN Plus rarement, il peut nous arriver d\u2019être demandé auprès du jeune malade suivant: un enfant ou un adolescent dont la famille raconte que, depuis son enfance, il présente, par crises, une diarrhée tenace, aiguë plus récemment, de petites hémorragies rectales, ou du ténesme, des faux besoins et, comme l\u2019évolution peut s\u2019échelonner sur 5, 10, 15 ou 20 ans, n\u2019ayant été consulté que tardivement, un amaigrissement qui peut même atteindre la cachexie\u2026 À quoi penser?le diagnostic semble assez facile pour peu qu\u2019on pratique le toucher rectal.Si la lésion est basse, à la recto-sigmoï- doscopie, ou si la lésion est rectale ou plus haute, on peut «mettre le doigt» sur un ou plusieurs polypes et la biopsie en déterminera la nature.T1 peut s\u2019agir d\u2019une polypose dite essentielle ou d\u2019une polypose inflammatoire.L'intérêt de cette différenciation naît du fait que, dans le premier cas, la dégénérescence se produit dans 50 à 60% des cas et qu\u2019il importe d\u2019extirper ces polypes, au point d\u2019avoir à pratiquer une colectomie, et que, dans l\u2019autre alternative, le processus \u2014 plus rare \u2014 demeure purement inflammatoire.Dans ce dernier type, on trouve, en association, de la fièvre, ou une phlébite, ou une parotidite.Mais une biopsie doit toujours étre faite.Cliniquement, la poly- pose essentielle des jeunes se reconnait encore par deux signes: 1° l\u2019hippocratisme des doigts et 2° l\u2019infantilisme relatif, dont nous avions publié deux cas il y a 13 ans (Bensaude).Diverticulose Il est une classe de malades qui se plaignent de douleurs dans le bas-ventre, augmentant à l\u2019effort irradiant vers le rectum ou les organes génitaux, et selles semi-liquides.A l\u2019examen, on perçoit toujours, chez ceux-ci, cette corde colique tant décrite et cet état peut persister des mois et des années jusqu\u2019au déclenchement de la crise diverticulaire proprement dite.Jusqu'ici, aux rayons X, on avait mis, seule, en évidence, une diverticulose à évolution sournoise.Le surmenage.l\u2019abus des purgatifs auront précipité la crise de diverticulite.Le 1159 processus \u2014 résultant d\u2019une hernie de la muqueuse à travers la « museularis mucosæ » et la musculeuse, s\u2019est compliqué et il faut traiter un nouveau syndrome \u2014 de plus en plus fréquent \u2014 presqu\u2019en expectative armée.L'huile de paraffine, le sous-nitrate de bismuth, les antispasmodiques avaient suffi.A partir de cette complication, il faudra serrer le problème de près et s\u2019assurer que la sig- moïdite d\u2019accompagnement n\u2019est pas un cancer; il faudra tenir en échec ce processus, de crainte qu\u2019une fistulisation ou une suppuration de voisinage ne se produise à cette phase.Ce syndrome en est un d\u2019ordre chirurgical.Recto-colites Au chapitre des lésions coliques, il est un syndrome, plus fréquent en Amérique qu\u2019en Europe et plus annoncé, peut-on dire, sur ce continent, caractérisé par deux formes cliniques, l\u2019une suraiguë, disent les auteurs français où le malade passe d\u2019emblée 20 à 40 selles par 24 heures d\u2019abord sanglantes, puis purulentes et où l\u2019hyperthermie devient extrême, la déglobulie énorme, presqu\u2019a 1000 000, et qui emportent le malade en quelques semaines.Nous sommes d\u2019accord sur ces formes.Il s\u2019agit la de recto-colites graves.Mais, beaucoup plus fréquentes, sont les formes subaigués ou chroniques a rechute.Nous en avons bien recueilli personnellement environ 30 cas en 15 ans et leur nombre augmente plus qu\u2019en proportion de la population depuis la dernière guerre.Les Américains l\u2019ont baptisée « Recto-colite ulcéreuse non spécifique », la différenciant ainsi des colites amibiennes, bacillaires, tuberculeuses ou à protozoaires.Le tableau est à peu près le suivant: en pleine santé, un individu est subitement pris d\u2019un syndrome dysentérique fébrile: les selles s\u2019évacuent au nombre de 15 à 20 ou 25 par 24 heures, avec ténesme, passage de sang et, bientôt, de glaires.Indolore au début, ce syndrome, à cause des colites et des épreintes, provoque de l\u2019insomnie et atteint l\u2019état général.Provoqué par un choc moral, il entretient, à son tour, un véritable cercle vicieux.Aux rayons 1160 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuern A.ML.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 X, on met en évidence une disparition des incisures haustrales; au sigmoïdoscope, on trouve une muqueuse fragile, saignant au moindre contact et, disséminées partout, des ulcérations punctiformes que les rayons X ne peuvent encore distinguer.Avec le repos complet, un régime sans résidus, mais nutritif, des lavements à l\u2019huile de foie de morue, des vitamines K.C., l\u2019hépatothérapie, les sulfatalidines, voire l\u2019auréomycine, on semble quelquefois gagner la partie, diminuer les selles à deux ou trois par jour, apaiser toute douleur.Mais ces malades restent fragiles.Ils peuvent récidiver.On en ignore encore la ou les causes: serait-elle spécifique, ou y aura-t-il démembrement?Par ailleurs, nombre de malades se présentent tard, le traitement médical échoue et, sur ce continent, on a recours à une iléostomie qui suffit, quelquefois, mais qu\u2019il faut trop souvent faire suivre d\u2019une colectomie en un ou deux temps.Les Français trouvent cette méthode cruelle; mais plusieurs ici peuvent vous le dire: elle obtient des résultats inattendus chez des malades qu\u2019on avait condamnés, surtout si le malade se complique d\u2019hémorragie massive, d\u2019occlusion et de perforation.Il semble, ici, à propos de dire quelques mots sur les belles recherches de l\u2019Ecole de Phila- delphie sous l\u2019impulsion de Bockus, Bradden et Karl Meyer.Ces expérimentateurs sur l\u2019humain ont trouvé que les selles des malades affligés de colite ulcéreuse chronique contiennent, proportionnellement à la gravité du syndrome, un enzyme dit lysozyme mucolyti- que ou susceptible de détruire le mucus protecteur de la muqueuse colique.On trouve le chiffre de cet enzyme élevé, aussi, mais à un degré moindre, dans l\u2019entérite régionale de Crohn, enzyme décroissant avec l\u2019amélioration clinique du malade.Deux substances nouvelles semblent avoir sur ce syndrome un effet au moins d\u2019amélioration clinique, même s\u2019ils ne réussissent pas encore à empêcher toute récidive: l\u2019un se nomme le sulfate d\u2019héxadecyl de soude et le deuxième, le nisulfazole, non enecre mis sur le marché, malheureusement.Les auteurs suggèrent l\u2019usage de cette thérapeutique sur une plus grande échelle! * * * Il est un syndrome, dont nous ne parlons qu\u2019en passant, bien propre à la région ileo- cœcale et qui ne cesse d\u2019induire en erreur \u2014 surtout qu\u2019il y est plus fréquent \u2014 parce qu\u2019il prend le masque tantôt d\u2019une tuberculose ou d\u2019un cancer cœcal, tantôt d\u2019une appendicite aiguë.Cliniquement, il peut s\u2019agir d\u2019un enfant si la forme est très aiguë, plus souvent d\u2019un adulte, dans les formes subaiguës, qui offrent le tableau suivant: des crampes ou des coliques subites dans le quadrant inférieur droit avec vomissements, fièvre, polynucléose et même syndrome occlusif avec présence d\u2019un boudin.Qui ne songerait ici à une appendicite aiguë?Il vaut mieux en effet le penser et faire opérer.Dans des formes moins brutales, des coliques apparaissent dans la fosse iliaque droite et une diarrhée, des selles sanglantes.Mais le syndrome évolue par poussées et l\u2019état général devient touché.Le palper réveille une douleur de la fosse iliaque droite ou un boudin.L'évolution peut se faire vers la chronicité, l\u2019occlusion ou la fistulisation; mais appelé, on aura déjà demandé l\u2019exploration et, en général, tous seront surpris de se trouver en présence d\u2019un iléon et d\u2019un cœcum durs, très épaissis, ayant considérablement diminué la lumière de ces deux segments.Ce qui paraissait être un néo ou une tuberculose aux rayons X sera étiqueté iléite terminale ou régionale.C\u2019est une scléro-lipomatose de nature indéterminée avec folliculite et adénites énormes.* % * Il me reste à vous parler de syndromes où la douleur offre une intensité moins aiguë.Di- visons-les en deux grandes classes: 1.\u2014 les constipations, 2.\u2014 les diarrhées et devrions- nous ajouter pour terminer, un mot sur les colites?Je serai bref.Il est probable que la plupart des constipations remontent à l\u2019enfance.Et mon ami Cha- put aura sans doute sur la genèse de ce syn- r= LESAGE: LE MALADE SE PLAIGNANT DE SON INTESTIN drome, comme sur celui des diarrhées, des explications au chapitre de la psychosomatique.De mauvaises habitudes alimentaires, la sédentarité, une triste éducation neuro-motrice de l\u2019intestin \u2014 le mot est de cet élégant Lam- bling \u2014 le refus d\u2019obéissance au réflexe de la défécation, sont autant de facteurs susceptibles d\u2019inhiber le jeu de l\u2019exonération: de dys- chésie ou constipation rectale, facile à mettre en évidence par le toucher rectal, le malade passe à la constipation gauche ou sigmoïdien- ne, région d\u2019arrêt d\u2019ailleurs physiologique \u2014 qui deviendra bientôt constipation spasmodique et constituera le côlon irritable des Américains.Ici, les selles sont rares, sèches, dures, à formes de scybales, traumatisant au passage le sphincter anal et formant fissures et spasme sphinctérien.L\u2019état général s\u2019altére: une céphalée frontale, une congestion du visage, un malaise général forment un cortège typique des deux ou trois premiers jours de constipation.Si le ou, plus souvent, la malade se présente alors, on aura tôt fait, avec une mise au point du régime, à l\u2019aide de mucilages, de vitamines B, d\u2019exercices abdominaux, de corriger ce genre de constipation, car il s\u2019agit là de constipation fonctionnelle et non pas d\u2019une constipation symptomatique d\u2019infections, d\u2019intoxications ou de lésions viscérales, en particulier, de lésions gynécologiques ou endocriniennes, \u2014 on ne saurait trop y insister \u2014 bouleversant à tout coup le rythme intestinal.Malheureusement, ces individus ne se pensent pas encore tous des malades et mettent en œuvre une auto-thérapeutique dont les effets fâcheux ne tardent pas à les effrayer et à leur ouvrir les yeux.Ils s\u2019engagent dans le dédale des médications laxatives et n\u2019obtiennent plus d\u2019exonérations qu\u2019au prix de coliques et de selles pseudo diarrhéiques alternant avec la constipation.Celle-ci rentre alors dans la période dite de décompensation, si bien nommée par l\u2019Ecole Bensaude, avec Lambling.Constipations gauches et colopathie muco- membraneuse deviennent synonymes: les vertiges, les nausées, les céphalées, les sucurs froides vont de pair avec les coliques gauches pen- 1161 dant et après exonération.À la longue, se constitue la sigmoïdite, la colite vraie, et, secondairement, la typhlite ou constipation droite avec des douleurs à la fosse iliaque droite, du type appendicite chronique, où les selles sont d\u2019abord plates ou dures, puis décolorées, mousseuses, caractéristiques des diarrhées de fermentation.Les répercussions sur l\u2019état général dominent: les états vertigineux, l\u2019asthénie s\u2019associent.On trouve un cœcum gargouillant de la fièvre.Comme il est difficile, à ce stade, d\u2019incriminer une appendicite chronique et comme il est sage de n\u2019opérer celle-ci que si elle se révèle l\u2019épine essentielle, telle l\u2019appendicite neurogène! D\u2019autres manifestations s\u2019installent, toute une série de dyspepsies, de cholécystites, d\u2019infections urinaires, jusqu\u2019à l\u2019intoxication stercorale où l\u2019asthénie se combine à la dépression, aux algies, et dont Pauchet maniait si bien l\u2019épouvantail.La thérapeutique de ces états de négligence n\u2019est pas désespérée et je trouve toujours efficaces les hautes doses de sous-nitrate de bismuth prises le matin à jeun, jointes aux lavements deux fois la semaine, associés à l\u2019ingestion d'huile de ricin.Gutman recommande la codéine et le potassium.La yohimbine rend des services.L\u2019infiltration novocainique des splanchniques lombaires avec Faroy obtient des résultats trés favorables.Pour terminer, nous avons pensé exposer simultanément diarrhées et colites.Elles forment partie, tôt ou tard, du même cortège.La définition d\u2019une diarrhée: l\u2019élimination trop rapide de selles trop liquides (Roux) semble exacte et il est conforme aux faits de distinguer les diarrhées secondaires aux infections, aux intoxications et aux lésions organiques, des diarrhées primitives, elles-mêmes: 1.\u2014 aiguës; 2.\u2014 subaigués.1.\u2014 Aiguës ou infectieuses, elles peuvent nous apporter des surprises comme en font foi, l\u2019étude bactériologique systématique des selles.Ainsi, n\u2019a-t-on pas trouvé aux Etats-Unis, dans 517 cas de diarrhée chronique, 68% des cas porteurs de bacilles dysentériques! Ailleurs, 1162 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurEenn AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 des salmonelloses dans 32% des cas.A Montréal, mon ami Halpenny n\u2019a-t-il pas relevé en un an douze cas de salmonelloses! Il est vraiment pitoyable de voir des malades se plaignant de diarrhées chroniques encore traitées à l\u2019extrait de fraise ou aux comp.d\u2019opium et belladone sans autre recherche! Au chapitre des diarrhées non infectieuses, on incrimine de plus en plus les intoxications hydriques, les eaux polluées et, ailleurs, le staphylocoque doré, dû à un ensemencement lors de la mise en boîte, qui se retrouve l\u2019agent fréquent de contamination.2.\u2014 Subaiguës: mentionnons ici les diarrhées parasitaires, dont l\u2019amibe de la dysenterie qui, prélevé fraîchement, se montre l\u2019agent principal, les lambliases, plus fréquentes ici qu\u2019on ne le croit, et les balantidiases coli, de découverte courante.Commençant dès l\u2019enfance, des diarrhées à début explosif, à évolution irrégulière, sont provoquées par les émotions, l\u2019ingestion de certains aliments, tels les graisses; des diarrhées nerveuses s\u2019apparentent aux diarrhées allergiques, ces dernières étant plus souvent associées aux urticaires, aux hémorragies cutanées.La colite muqueuse en est aussi la traduction.La diarrhée par achylie ou achlorhydrie doit être considérée comme exceptionnelle; les diarrhées dites hépato-vésiculaires sont d\u2019origine neuro-végétative.La diarrhée pancréatique, marquée par une stéatorrhée, est rare et souvent syphilitique.Sur le plan endocrinien, les dysménorrhées, les insuffisances surrénales, les hyperthyroïdies surtout, s\u2019accompagnent de diarrhées.Au chapitre des diarrhées métaboliques, soulignons le spasme, la maladie cœliaque où les selles sont formées de graisses non dédoublées, et la maladie de Biermer.La Pellagre, dans la moitié des cas « souffre » d\u2019une diarrhée prin- tanière-muco-glaireuse ou hémorragique et cède rapidement à l\u2019amide nicotinique.À la longue, les diarrhées modifient à tel point le chimisme et la flore bactérienne normale que la putréfaction intestinale (indigestion protidique) et les fermentations acides entrent en Jeu et créent de véritables typhlo- colites.* x + Ceci termine cet exposé très résumé sur les « plaintes intestinales » du malade.Notre exposé n\u2019a rien de classique.Partant du point de vue qu\u2019il est plus important de rechercher d\u2019abord une lésion viscérale avant de s\u2019arrêter au trouble fonctionnel et de savoir reconnaître un syndrome aigu avant un syndrome chronique, nous avons parlé des plus fréquents, puis cité les plus rares.Nous regrettons d\u2019avoir été obligé, trop souvent, de sacrifier le point de vue thérapeutique.a [PE Em \u2014 \u2014 LE MALADE QUI SE PLAINT DE SON ESTOMAC!\" Saint-Jean DESROSIERS, Chef du service de gastro-entérologie à l\u2019hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc (Montréal).Pour exposer de la façon la plus pratique les procédés qui vous permettront d\u2019en arrl- ver & un diagnostic aussi précis que possible, je m\u2019en tiendrai aux trois chapitres suivants: I \u2014 Interrogatoire, II \u2014 Maladie actuelle, III \u2014 Troubles fonctionnels ou organiques.I\u2014INTERROGATOIRE.Je ne saurais trop insister sur la valeur de l\u2019interrogatoire dans la pathologie digestive, c\u2019est d\u2019une importance capitale.Dans un très grand nombre de cas, vous mettrez le doigt sur le «bobo» avant même d\u2019avoir examiné votre malade.A \u2014Antécédents héréditaires.L'âge des parents \u2014 des grands-parents \u2014 cause de décès.Nombre d\u2019enfants \u2014 cause de décès.B.\u2014\u2014Antécédents personnels.Maladies de l\u2019enfance.Pour la femme: début des règles, âge de la ménopause.Maladies: accidents ou opérations à date.Habitudes: tabac, alcool, liqueurs gazeuses, maladies vénériennes.Hygiène alimentaire: mastication incomplète, ingestion abondante de liquide au cours du repas.Hygiène buccale: dentition.Poids: variation.Tracas: peut-être le plus essentiel de l\u2019interrogatoire! Tracas d\u2019origine familiale, conjugale, financière.Re habitation: nature du logement \u2014 voisinage.Travail: conditions du travail \u2014 nature du travail \u2014 entourage.1.Travail présenté aux « Journées médicales » de la Société Médicale de Montréal, mai 1950.II \u2014 MALADIE ACTUELLE.A\u2014La durée: d\u2019une façon aussi exacte que possible; souvent il y aura relation directe entre l\u2019apparition des malaises et la naissance des tracas.B.\u2014La douleur: localisation, nature, horaire, rythme: dans le jour, la semaine, le mois et l\u2019année.Quoique le facteur douleur soit souvent trompeur, l\u2019exactitude de sa description par le patient sera en fonction directe de la sollicitude avec laquelle le médecin s\u2019appliquera à la rechercher.Encouragez le patient à décrire sa douleur par des comparaisons propres à lui \u2014 il y a longtemps qu\u2019il médite sur son mal: c\u2019est parce qu\u2019il est rendu à bout qu\u2019il est rendu chez-vous! III \u2014TROUBLES FONCTIONNELS ET ORGANIQUES.Dans le premier cas, c\u2019est la majorité, le simple fait d\u2019avoir exposé le problème amènera automatiquement sa solution.Je n\u2019insiste pas, un de nous vous en fera une mise au point détaillée.Troubles organiques de l\u2019estomac.Nous considérerons ensemble trois entités pathologiques: l\u2019ulcère de l\u2019estomac, le cancer de l\u2019estomac et les gastrites.ULCÈRE DE L\u2019ESTOMAC: MALADIE DE CRUVEILHIER.Répartition.Nous rencontrons 4 à 5 cas chez l\u2019homme pour 1 chez la femme.À noter qu\u2019il est plutôt rare chez les races primitives.Sur 100 ulcéreux nous trouvons: 68 ulcères gastriques, 12 ulcères gastriques et duodénaux associés, 20 ulcères duodénaux sans ulcère gastrique.Dans cet exposé, il ne sera question que de l\u2019ulcère gastrique.| 1164 Manifestations cliniques.La douleur.Elle évolue par poussées.Le rythme post-prandial est toujours le même pour le même malade.La douleur peut être modifiée plus ou moins par les médicaments ou encore par la prudence alimentaire.La durée de la douleur peut être de trois semaines environ, une durée de deux mois ou davantage c\u2019est douteux: ne pas oublier alors la possibilité du néo.La valeur de l'horaire de la douleur est quelque peu relative; il semble toutefois exister un rapprochement entre l\u2019horaire de la douleur et le siège de la lésion: plus la douleur s\u2019éloigne du repas, plus le siège approche du bulbe.La localisation de la douleur est plus ou moins importante étant donné qu\u2019elle est variable chez différents sujets.L\u2019épigastre, toutefois, est presque toujours sensible à la palpation profonde sur la fin de l\u2019inspiration.Le caractère de cette douleur peut nous aider dans le diagnostic: sensation de brûlure dans la gastrite, de lourdeur dans la ptose, de crampe dans l\u2019ulcère gastrique.Epreuves de laboratoire.Tubage gastrique: recherche de l\u2019'HCL et de la pepsine, après injection d\u2019histamine.Sécrétion gastrique nocturne : le volume dans l\u2019ulcère gastrique 867 ce.Dans le néo- gastrique 320 à 350 ce, ce renseignement a une haute valeur différentielle.Sang occulte dans les selles: plus ou moins pratique comme renseignement de localisation.Formes cliniques A\u2014Formes symptomatiques: ulcères expérimentaux.Post-opératoires, m.'dicamenteux (cincho- phène, atophen), à l\u2019histamine, par ligature du pylore chez le rat.Pathogénie.Trois hypothèses, que je ne fais que citer sans commentaires : acidité gastrique, fragilisation de la muqueuse, terrain ulcéreux.A noter que l\u2019ulcère est une maladie de l\u2019homme et non de la femme.Après la mé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenien AMLF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 nopause, la fréquence est la même chez les deux.B\u2014Formes topographiques.Sur la petite courbure: 70 %, plutôt sur la la face antérieure (aux rayons X, il faut prendre l\u2019image en oblique!).Sur la grande courbure: très rare.Région de l\u2019antre: méfions-nous du cancer, sinon guéri en trois mois; enlever! Canal pylorique: dans 50 % des cas il y a sténose.Juxtacardiaque: environ 5%.Se méfier, dans cette région, d\u2019un diverticule juxtacar- diaque, quoique exceptionnel chez l\u2019homme, il faut y penser.Multiples: 5 à 10 pour cent gastriques et duodénaux.=: C.\u2014Formes anatomiques.Ulcère plat \u2014 ulcère nain \u2014 ulcère géant.D.\u2014Formes selon le terrain.Chez les enfants, le vieillard et chez l\u2019estomac opéré.Dragnostic.Il repose sur la valeur des renseignements cliniques, radiologiques, gastroscopiques.Nous devons à l\u2019endoscopie gastrique une moisson particulièrement abondante de notions intéressant la biologie de l\u2019ulcère gastro-duodénal.Certes, la clinique et la radiologie nous avaient déjà renseigné sur les singularités de l\u2019évolution de la maladie de Cruveilhier, mais c\u2019est à l\u2019endoscopie que l\u2019on doit des précisions formelles.Diagnostic différentiel.Il est à faire avec le cancer de l\u2019estomac, Pulcère cancérisé, la gastrite ulcéreuse et l\u2019ulcère duodénal.Evolution.Quelques-uns guérissent sans récidive, d\u2019autres avec récidives; de plus en plus fréquentes l\u2019rlcère devient rebelle, il s\u2019organise calleux. DESROSIERS: LE MALADE QUI SE PLAINT DE SON ESTOMAC 1165 Traitement Il faut y aller avec prudence, mais avec confiance, le problème à résoudre: opérer ou non.1.Quand opérer?a) Dans les cas d\u2019ulcère cempliqué de perforation, d\u2019hémorragie, de sténose ou suspect de cancer.Même dans ces cas graves, pas de hâte intempestive: partager la responsabilité de la décision à prendre avec un consultant.b) Ulcère résistant au traitement médical.Comment le savoir?Au moyen de l\u2019image radiologique et gastroscopique: ça va mieux ou ça ne Va pas mieux.Quand se décider ?On se basera: 1.Sur l\u2019évolution: de trois ou quatre mois ou plus.2.Sur l\u2019opinion du malade après lui avoir exposé honnêtement le problème: son avenir post-opératoire immédiat et éloigné.La condition sociale du malade devra être prise en sérieuse considération: un changement d\u2019atmosphère, des distractions, voire des voyages, si bienfaisants solent-ils, ces moyens ne cont pas facilement réalisables pour tous.2.Quelle opératicn faire?Cette question est à décider avec un chirurgien compétent, après un exposé clair, précis et complet du cas étudié.Traitement médical A \u2014Hygiène.Chez les ardents: repos au lit, un mois.Chez les plus calmes: repos physique modéré, repos moral et hygiène buccale.B.\u2014 Régime.Chez les ardents: diète de Sippy.Chez les calmes: pas de crudités, sauf fruits bien mûrs; pas d\u2019acide; pas d\u2019alcool, sauf le vin coupé; pas de ccndiments; pas de graisses cuites \u2014 ca augmente le temps de la digestion.Pour ce qui est du tabac, si l\u2019on doit fumer que ce soit après les repas, vu que ça excite un peu l\u2019estomac.On permettra: laitage, légumes, pâtes alimentaires, poissons, lait avec citrate de soude, eau de Vichy.C\u2014 Médicaments: (1) externes, (2) par voie orale, (3) par voie parentérale.(1) Bouillotte, chaude ou froide, suivant l\u2019individu; celui qui digère bien le froid, b.f., et celui qui digère bien le chaud, b.c.Radiothérapie: plus ou moins efficace.(2) a) Contre le chimisme gastrique, les alcalins: Co?NaH, \u2014 craie, magnésie hydratée, calcinée.b) Pansement gastrique.Bismuth (ennuis) : nausées, vertiges, éruptions.Succédanés du bismuth: tulane, baryum, kaolin.Hydrate d\u2019alumine colloidal.Mucine \u2014 pectine \u2014 plus ou moins bon.Résine synthétique.c) Désinfectant: collargol.d) Antispasmodiques: belladone, atropine, jusquiame, syntropan, tracentine, papaverine, gardénal, bromure de sodium.e) Antialgiques: morphine \u2014 méfiez-vous! Novocaïne, solution à un pour cent.(3) a) Antialgiques : novocaïne intraveineuse.Résultats plus ou moins probants.Atropine : sous-cutanée ou intraveineuse beaucoup mieux.b) Aminés: histidine \u2014 histamine.c) Dérivés glandulaires: extraits glandulaires: hypophyse, pancréas, parathyroïde, pepsine, entérogastrone \u2014 urogastrone \u2014 robuden.d) Hormones cristallisées et œstrogènes : Nota bene: la femme en grossesse voit disparaître son ulcère.On donnera la folliculine en p'qûre, œstrogène par la bouche.e) Vaccino - protéinothérapie : dérivés du lait \u2014 streptolysat.f) Médicaments divers: vitamines A, B, C \u2014 salicylate de soude, benzoate de soude. 1166 CANCER DE L\u2019ESTOMAC Le diagnostic précoce du cancer de l\u2019estomac est une des grosses questions de la médecine contemporaine.On connaît assez la fréquence du cancer gastrique, sa gravité absolue et la carence de tout traitement en dehors de l\u2019opération hâtive.L'on peut en somme résumer l\u2019opinion générale par cette formule d\u2019Elsner: « La néoformation gastrique devient déjà une tumeur inopérable pendant la période de silence.» Boas a également écrit: « Ce qui est redoutable dans le cancer, ce n\u2019est pas la tumeur, c\u2019est la latence.» Mortalité: six à huit pour cent de tous les cancers.Fréquence: trois chez l\u2019homme pour un chez la femme.Mortalité chez l\u2019homme: trente-trois pour cent, presque toujours des épithéliomas.Signes fonctionnels : début insidieux, à formes masquées allant de l\u2019ulcère à la dyspepsie banale.Âge: vers la quarantaine ou au-dessus, avec un passé gastrique assez souvent négligeable, malaises apparaissant sans cause nette, persistants, plus ou moins rebelles à la thérapeutique.Etat général : amaigrissement progressif, anorexie pour les viandes et les graisses \u2014 le goût du tabac souvent diminué ou perdu \u2014 asthénie plus ou moins prononcée \u2014 cycle irrégulier de la douleur.Aux rayons X: je laisse aux radiologistes le soin de décrire la multiplicité des aspects que représentent les clichés du cancer de l\u2019estomac.A la gastroscopie: l\u2019examen endoscopique comprend évidemment deux temps: la recherche d\u2019une lésion, le diagnostic de la lésion éventuelle.Comme se présentent done à l\u2019ob- Jectif ces lésions encore limitées?Elles peuvent être: infiltration, ulcération, tumeur.Ces notions intéressent exclusivement ceux qui s\u2019adonnent couramment à l\u2019exploration endoscopique, je vous fais grâce des détails: description des lésions, diagnostic différentiel.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenin AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 Formes cliniques a) Formes symptomatiques : anorexie \u2014 boulimie \u2014 dysphagie quelquefois œsopha- gienne, plus souvent gastralgique.Motricité intestinale modifiée : diarrhée quelquefois, constipation souvent.b) Formes anémiques \u2014 cachexie à caractère fébrile.c) Formes ictériques \u2014 cancer secondaire au foie: penser au cancer primaire de l\u2019estomac, très souvent au pylore! d) Formes avec métastases: métastase ovarienne dans le syndrome de Krukenberg.e) Cancer du cardia \u2014 mauvais cancer au triple point de vue radiologique, gastroscopi- que et chirurgical.f) Cancer de la grande courbure \u2014 tendance à se perforer dans le côlon.g) Sarcome de l\u2019estomac: trouvaille histologique.h) Limite (remarquable par la densité de la stroma-réaction): elle s\u2019accompagne d\u2019incontinence pylorique à évolution lente, envoyant des métastases au côlon bas et au rectum.Diagnostic: a) Clinique: interrogatoire, examen, palpation de la tumeur, toucher rectal: attention au néo! b) Laboratoire: achlorhydrie du chimisme gastrique, répétée.c) Rayons X.d) Gastroscopie.e) Biopsie: analyse du ganglion sus-clavi- culaire gauche de Troisier.f) Laparatomie exploratrice: l\u2019opinion chirurgicale se basera sur le degré d\u2019infiltration.Nota bene: Avec un diagnostic précoce, 60 pour cent ont cinq ans de survie, mais avec un diagnostic tardif, quatre pour cent ont cing ans de survie, nous rapportait récemment le Prof.Charles Debray, que je salue au passage avec reconnaissance.L\u2019assiduité à ses cours a permis la réalisation de ce travail.Traitement: exérese. DESROSIERS: LE MALADE QUI SE PLAINT DE SON ESTOMAC GASTRITES La gastrite est le sujet de choix du gastro- scopiste.Seule la gastroscopie permet d\u2019établir la forme, l\u2019étendue, le degré, l\u2019évolution de la maladie, toutes choses que la clinique est impuissante à préciser.La classification des gastrites ne peut être aujourd\u2019hui édifiée que par la gastroscopie.Une classification rigoureuse demeure toutefois délicate étant donné la difficulté d\u2019établir un parallélisme étroit entre les aspects macroscopiques, les lésions histologiques, les modifications sécrétoires, le terrain clinique.Division: gastrite vraie, gastropathie allergique, gastropathie par carence.A \u2014La gastrite vraie.1.Etiologie.Il y a presque toujours des phénomènes inflammatoires.a) Mécanique : mastication incomplète, manger trop chaud, trop froid; gastrite réactionnelle après radiothérapie dans le cancer du sein ou cancer du poumon.b) Toxique: alcool, épices, irritants.T.médicamenteux: iode, arsenic.T.professionnel: benzène, plomb.T.criminel: plomb, phosphore.c) Infectieux: typhoïde, variole, soit encore infection à distance: appendicite, colite, cholécystite, affections rénales, affections d\u2019origine buccale.d) Associés: à un cancer \u2014 gastrectomie.2.Formes cliniques.A\u2014Aiguës.(1) Toxiques \u2014 après empoisonnement, chez les urémiques et les diabétiques, dans les gastrites des brûlés.(2) Infectieuses \u2014 primitives, encore décrites sous le nom de gastrites phlegmoneuses, exceptionnelles \u2014 la mort survenant en quelques jours.On voit un estomac rouge, gonflé.Depuis l\u2019avénement de la pénicilline et de la streptomycine, ces gastrites phlegmoneuses sont tout de même quelquefois guérissables.1167 (3) Embarras gastriques fébriles : avec nausées, vomissements, diarrhées, évolution de trois jours vers la guérison.B\u2014Chroniques (sub-aigués).Signes fonctionnels: c\u2019est embêtant, comme nous le disions au début, il y a manque de parallélisme entre la clinique et la gastroscopie.Variétés: Dyspepsies hypersténiques : brûlures post- prandiales, horaire précoce, à peu près permanentes, calmées plutôt par alcalins et non par alimentation.Dyspepsies hyposténiques : ballonnement, gêne, gonflement à l\u2019épigastre \u2014 horaire variable.Signes neurologiques: A-t-on affaire à des névropathes?Pas nécessairement puisque la gastroscopie montre quelque chose.Bouche: dans la gastrite, elle est quelquefois désignée comme le miroir de l\u2019estomac.On y rencontre des aphtes buccales coexistant avec des aphtes gastriques.L\u2019aspect radiologique des gastrites chroniques présente des formes variées.Ce chapitre étant volontairement omis dans cet exposé, et pour cause.L\u2019aspect gastroscopique nous permet une variété de classifications.1.Vasomotrice: la muqueuse est congestionnée: les sentiments ont une répercussion sur la muqueuse de l\u2019estomac; il y a œdème, érythème, sérosité (comme dans la gastrite dite catarrhale), hémorragie traumatique de peu de gravité, quelquefois occasionnée par le bout du gastroscope \u2014 purpura-angiome.2.Ulcéreuse: érosions en « griffes de chat » avec œdème.Gastrite aphtoïde, comme l\u2019aphte buccale.Gastrite pseudo-membraneuse (Moutier).3.Gastrite hypertrophique: mamelonnée.Dans certains cas, cette gastrite réalise une élévation pseudo-tumorale végétante, tout-à- fait singulière (signalée par Schindler).4.Gastrite atrophique : amincissement de la muqueuse, disparition des plis, visibilité 1168 vasculaire.D'ans cette catégorie se rencontrent également les gascrites ulcéro - atrophique, atrophique mamelonnée, œdémateuse et érythémateuse, ulcéro-hémorragique et la gastrite atrophique ulcéro-pseudo-membraneuse.3.Evolution: Plus ou moins rapide, de quelques heures à quelques mois, très souvent avec le temps la gastrite vraie évolue vers la gastrite atro- phique.4.Complications: Colite, cholécystite, diarrhée; le problème est de savoir qui incriminer.Est-ce la gastrite qui a causé la colite ou bien est-ce la colite qui a été cause de la gastrite?Traitement des gastrites en général Il nous faut distinguer deux cas: A\u2014Gastrite d\u2019intensité moyenne : régime sévère \u2014 défendus: alcool, irritants, tabac, graisses cuites.Permis: viande, œufs, pommes de terre.Soigner la bouche : orienter chez le dentiste, l\u2019oto-rhino-laryngologiste, au besoin.Médicaments : comme pour l\u2019ulcère : bismuth, belladone, collargol, bromure de sodium.B\u2014G'astrite aiguë: nourrir par la sende dans le duodénum.Voie parentérale: larostidine \u2014 protéinothérapie \u2014 pénicilline.(Moutier rapporte un de ses cas guéri au bout de six jours avec dix millions d\u2019unités.) Exceptionnellement, il faut avoir reccurs à l\u2019opération.C.\u2014La gastrite allergique.D\u2019abord, y a-t-il vraiment allergie gastrique?(1) Oui.D\u2019après Richet, dans la grande anaphylaxie, l\u2019estomac et l\u2019intestin souffrent.(2) D\u2019après Chevalier, de Lyon: après ingestion d\u2019œufs \u2014 dans les cas d''ntolérance L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTtiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 à la gastroscopie, une demi-heure après, il a vu un énorme œdème à la région antrale.Manifestations: Nous rencontrons des formes pseudo-ulcé- reuses, pseudo-cancéreuses, pseudo-hémorragi- ques, mais ce n\u2019est pas très fréquent.Nous voyons également des phénomènes d\u2019ordre vaso-moteur: érythème, œdème, purpura et parfois ulcérations.Diagnostic: Eliminer les lésions ordinaires, rechercher s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019autres allergies, chercher l\u2019aliment déclenchant.Médicaments: Autohémothérapie, hyposulfite de soude, antihistaminiques de synthèse (Phenergan).D \u2014Gastropathies par carence, rencontrées dans: (1) Maladie de Biermer \u2014 à la gastroscopie: (a) Achlorhydrie \u2014 apres trois a sx semaines: muqueuse d\u2019un blanc brillant, vascularisation transparente, zones plus claires en «aires» \u2014 c\u2019est l\u2019image de la gastrite atrophique.| Contrôle du diagnostic \u2014 poncticn sternale: mégaloblastes.(b) Pseudo-tumeur chez les biermériens.+ Cliniquement: anorexie, pâleur.Radiologiquement : image lacunaire non constante.(ec) Vraie tumeur: Le cancer est fréquent chez les biermériens; grâce à la thérapeutique par le foie ils vivent plus longtemps.Le cancer a évolué: premier temps, maladie de Biermer; 2e temps, polype; 3e temps, néo .sur une période de sept ans! (2) Pellagre \u2014 muqueuse rouge-feu; traitée par la vitamine PP.(3) Anémie hypochrome \u2014 guér'e par le fer et la vitamine Bus.w= wun LA STREPTOMYCINE EN TUBERCULOSE \" Ruben LAURIER, Médecin à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur (Montréal).La recherche d\u2019une médication active et spécifique contre la tuberculose a, depuis longtemps, fasciné tous les chercheurs.L\u2019iode, le chlorure de calcium, les agents chimiques tels que les dérivés sulfonés, le promin, le diazone, le promizole ont donné d\u2019étonnants résultats dans le traitement de la tuberculose expérimentale.Mais l\u2019expérience chez les humains est venue couper court aux espérances des chercheurs.Une médication qui donne des preuves taneible~ d\u2019efficacité, tant en tuberculose ev- périmentale que chez les humains, dans le traitement de certaines formes de tuberculose pulmonaire, était rapportée, en janvier 1944, par le Docteur Selman A.Wacksman, travaillant & la Station Expérimentale d\u2019Agriculture de l\u2019Etat du New Jersey, affiliée à l\u2019Université Rutgers.Tous les médicaments essayés avant 1944 chez les humains pour combattre la tuberculose pulmonaire se sont avérés à peu près nuls et, même.fort toxiques.Seule la streptomycine offrait quelques espérances, aux premiers expérimentateurs.La streptomycine est une poudre blanche soluble dans l\u2019eau.finement diluée, qui répond à la formule C21 H39 O12 N7-3HCL-1% CACL2.La streptomvc'ne est un antibiotigue trés puissant.Les antibiotiques sont des substances anti-microbiennes, nous dit Wacksman, produites par des micro- organismes ou par des substances analogues provenant de corps végétaux ou animaux.L\u2019action anti-bactérienne des antibiotiques est essentiellement un effet bactério-statioue, c\u2019est- à-dire qu\u2019elles empêchent le développement des bactéries.Nul doute ne peut subsister quant aux effets exercés par la streptomycine sur le bacille de Koch in vitro.Les expé:ien- ces de Wacksman, Newman, Feldman, Inshaw et Emmart l\u2019ont démontré pérempto'rement.1.Communication aux « Journées médicales » de la Société Médicale de Montréal, mai 1950.Dose Quant à la dose, une observation conjointe, conduite par l\u2019administration des Vétérans des Etats-Unis, après une observation de 2780 cas de tuberculose, en vient à la conclusion, en juin 1948, que la dose de 3 grammes par jour, pendant six mois, période héroïque de la strep- tomycinothérapie est révolue.Elle décide baisser la dose quotidienne à un gramme par jour, donnée en injection intra-musculaire profonde, de cinquante centigrammes matin et soir, diluée dans 2 ce d\u2019eau distillée ou de sérum physiologique.À cette même occasion, on décide de ramener la période \u2018de 120 jours, à 60 et même à 42 jours sans diminution notable de son efficacité.À partir de ce moment, sauf pour des exceptions bien définies, on a tendance à donner de 45 à 60 grammes de streptomycine tout au plus.Ce qui nous semble, aujourd\u2019hui devoir être la dose optima, et ceci a pour avantage de retarder ou d\u2019éliminer, dans bon nombre de cas, la streptomycino- résistance dont je vous parlerai tantôt et aussi de réduire de beaucoup les phénomènes toxiques graves rencontrés quand on employait les doses atomiques.INDICATIONS Les indications de nécessité sont: les méningites tuberculeuses et les tuberculoses miliaires.Wm Tucker, dans l\u2019American Review of Tuberculosis de décembre 1949, de l\u2019Administration des Vétérans des Etats-Unis, estime que 30% des cas de tuberculose miliaire étaient encore vivants après 18 mois et plus de traitement et que moins de 10% des sujets ayant développé des méningites tuberculeuses, soit seules, soit associées à des tuberculoses miliaires, survivaient après 18 mois de traitement.Quant aux appréciations, je m\u2019en tiendrai aux chiffres de Tucker de l\u2019armée américaine et aux chiffres du Comité de la National TB 1170 Association, à moins d\u2019avis contraire, car je crois que ces appéciations sont basées sur un nombre extraordinaire de sujets et que tout est pesé et mesuré avec soin dans ces observations.: Dans les lésions laryngées, la streptomycine est aussi d\u2019un précieux secours surtout pour faire disparaître les douleurs indicibles de cette complication décevante.Il note 55% de lésions guéries après neuf semaines de traitement et 36% d\u2019améliorées.La dysphagie disparaît assez rapidement après une semaine ou deux de traitement.Les meilleurs résultats sont obtenus dans les lésions laryngées œdé- mateuses ou ulcératives en coup d\u2019ongle de très récente origine.Moins de succès dans les lésions granuleuses.Les lésions trachéo-bronchiques bénéficient aussi, comme les lésions laryngées, de la strep- tomveinothérapie avec un pourcentage de 71% de guérison.Il est à remarquer que les lésions le plus haut situées, et dans le larynx et dans la trachée, semblent régresser le plus rapidement.Dans les lésions endo-bronchi- ques, avec sténose de la bronche, la streptomycine n\u2019est pas indiquée car elle favorise davantage la sténose bronchique et produit, en amont des phénomènes de rétention, des épisodes pneumoniques et broncho-pneumoniques.Le rapport conclut qu\u2019étant donné que l\u2019on note une grande amélioration dans les formes laryngées et trachéo-bronchiques au début, elle constitue une des indications des plus favorables de la streptomycinothérapie.Dans les lésions exsudatives, soit les lé- s'ons de récente origine et surtout dans les formes de lésions exsudatives malignes, où l\u2019état général est déchéant.l\u2019hvnerthermie.la toux et l\u2019expectoration s\u2019nsta!'lent d\u2019emblée, surtout à la deuxième, et à la troisième période de la maladie, la strentomvrine donne des résultats d\u2019autant plus encourageants qu\u2019elle est donnée le plus tôt possible après la découverte des lésions.Nous voyons, dans ces cas, des réponses au traitement étonnantes et durables se traduisant quelquefois par des régressions ad integrum.L\u2019'UNION MEBICALE DU CANADA \u2014 BurLLemin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 La streptomycine est aussi indiquée dans les pneumonies caséeuses au début et dans les lésions où nous trouvons des cavités à parois minces (thin wall cavities).Dans les lésions caséo-exsudatives les résultats sont moins bons et, après une certaine amélioration clinique et radiologique de début, nous constatons souvent une recrudescence des lésions et une baisse de l\u2019état général et souvent un état de résistance à la streptomycine.Nous croyons avec Tucker que c\u2019est pendant la période d\u2019amélioration clinique et radiologique qui suit le commencement du traitement à la streptomycine que nous devrions nous décider à une collapsothérapie en rapport avec le type et la situation des lésions.Trop souvent, hélas, nous nous sommes contentés de nous croiser les bras et de nous bercer d\u2019illusions devant une régression radiologique marquée, mais parfois trop éphémère, et.nous avons laissé passer l\u2019occasion de rendre service à notre malade, juste au bon moment.Ainsi s\u2019explique, dans un grand nombre de cas, les échecs cuisants après de si belles espérances! Ces remarques, ce n\u2019est pas seulement mot qui vous les fais, quoique j\u2019y aie pensé en faisant une revue de cent cas de lésions exsudati- ves et après avoir constaté chez plusieurs des améliorations de début très intéressantes; ces remarques, elles viennent encore du Comité des Vétérans qu\u2018 s\u2019exprime ainsi: la streptomycine ajoutée à la cure hygiéno-diététique a démontré qu\u2019el'e nouva t renverser une poussée de forme exsudative à la deuxième période surtout, et souvent à la troisième période de la maladie chez la majorité des patients.Mais comme ce renversement ne va pas jusqu\u2019à la restitution ad integrum et comme un nombre assez prononcé de réactivations arrive, la streptomycine ne produit que rarement.des guérisons totales.Sa plus grande utilité est donc de mener à une collapsothérapie quelconque.D\u2019après les investigateurs, la collapsothé- rapie a pu être faite dans 20% des cas traités et recevant la streptomycine et dans 25% des. LAURIER: LA STREPTOMYCINE EN TUBERCULOSE cas traités après streptomycinothérapie.Et 1l conclut en disant que le temps optimum pour induire une collapsothérapie est dans les premières semaines du traitement avant que les micro-organismes ne deviennent résistants.Elle est aussi indiquée dans les tuberculoses fibro-caséeuses avec poussée exsudative homo ou hétéro latérale récente empêchant une col- lapsothérapie par thoracoplastie.J.B.*O\u2019Con- nor est d\u2019avis que, quand le chirurgien voit que la poussée récente, après trois ou quatre semaines de streptomycine régresse rapidement, celui-ci peut procéder à la thoracoplastie ou à la résection avec une marge raisonnable de sécurité, même s\u2019il y a eu une lésion active homo ou contro latérale.Nous croyons que cette opinion est discutable surtout pour ce qui a trait à la résection.Dans les formes tuberculeuses au niveau des ganglions ou des os ainsi que dans les fistules tuberculeuses intéressant la peau et la muqueuse d\u2019un organe sous-jacent, telles que fistules stercorales, bronchiques et autres, la streptomycine s\u2019est avérée très efficace et l\u2019on recommande de faire le traitement chirurg'cal, si possible, aussitôt que l\u2019amélioration s\u2019amorce.Dans les tuberculoses génito-urinaires, John G.Lattimer, J.B.Anderson et Stanley Braham recommandent une dose massive de 30 centigrammes toutes les quatre heures, jour et nuit et ce, pendant 120 jours.Les lésions rénales très importantes s\u2019améliorent peu au cours et après le traitement, tandis que les lésions minimes et de début ont donné des guérisons avec disparition des bacilles des urines dans 68% des cas, après six mois de traitement avec neuf cultures consécutives des urines tous les mois.Dans la tuberculose osseuse et articulaire, sur les signes locaux (inflammation, douleurs, gonflement et limitation de mouvement), il y eut amélioration notable.Mais l\u2019amélioration radiologique ne va pas de pair avec l\u2019amélioration clinique.1171 Dans les entémtes tuberculeuses, comme complication de la tuberculose pulmonaire très avancée, la streptomycine donne des améliorations symptomatiques et fait disparaître les douleurs.CONTRE-INDICATIONS La streptomycine est contre-indiquée dans toutes les lésions à allure chronique, dans les tuberculoses fibro-caséeuses avec des cavités à bords épais et entourées d\u2019une coque fibreuse, dans les tuberculoses endo-bronchiques avec sténose bronchique déjà organisée, dans les tuberculoses fibreuses ou fibro-exsudatives et surtout dans les tuberculoses pulmonaires au premier stade de la maladie et les graves lésions caséeuses et cavitaires de la troisième période, ete.Dans ces formes fibro-caséeuses où il n\u2019y a rien à faire, on peut donner quelquefois 15 jours de streptomycine, de temps à autre, pour atténuer une poussée de température élevée ou simplement comme traitement symptomatique, mais novs croyons que c\u2019est en pure perte.La raison pour laquelle les tuberculoses fibro-caséeuses avancées ne bénéficieront pas de la streptomycinothérapie est qu\u2019il s\u2019établit une streptomycino-résistance et celle-ci cera d\u2019autant plus précoce que la caséose ou l\u2019ulcération sera rlus grande.Ceci nous amène à parler de la streptomycino-résistance.Le problème de la streptomycino-résistance est un problème sérieux et qui fait actuellement l\u2019objet d\u2019études poussées par divers bactériologistes.Il ne m\u2019appartient pas de vous parler des diverses modifications qui s\u2019effectuent dans un organisme traité par un antibiotique ni de vous décrire les changements métaboliques et morphologiques qui s\u2019installent chez les populations bactériennes après ce traitement.Ce qu\u2019il faut retenir c\u2019est que, après un certain temps de traitement à la streptomycine, 30 à 40 jours environ, les bacilles ont tendance à devenir streptomycino- résistants et que la streptomycine que l\u2019on donne, après que cette résistance s\u2019est établie, est donnée en pure perte, selon certains auteurs. 1172 Les bacilles deviennent streptomycino-ré- sistants in vitro, d\u2019accord; ma\u2019s quel est leur comportement in vivo, c\u2019est ce que nous ne savons pas.Sur ce point, je vous citerai le cas d\u2019un patient hospitalisé à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, ayant reçu 180 grammes de streptomycine, et dont la streptomycino-résistance était positive après examen.Ce patient fait une hémoptysie pour laquelle on amorce un pneumo-péritoine; l\u2019hémoptysie s\u2019arrête; le patient va mieux mais il développe, au cours et à cause de son pneu- mo-péritoine, une hernie qui force le médecin à abandonner le traitement.Nouvelles hémoptysies et ensemencement broncho-pneumoni- que bilatéral.On administre alors 45 grammes de streptomycine à un gramme et demi par jour, et on note dans un mois une régression radiologique très marquée et une amélioration de l\u2019état clinique vraiment spectaculaire.Il existe une quantité d\u2019autres cas qui ont été certainement streptomycino-résistants et qui se sont améliorés de façon notable.Par contre, il existe quelques patients qui ont reçu la streptomycine à dose massive et qui ont été opérés pour thoraconlastie et oui ont fait des comnli- cations post-opératoires avec ensemencement bilatéral et que nous n\u2019avons pu sauver en reprenant la streptomycine.Mieux aurait valu la réserver comme médication pré-opératoire seulement.Le problème actuel est d\u2019essaver d\u2019enrayer la streptomycino-résistance.Yeg'an et Van Derlinke suggèrent de combiner la streptomycine et l\u2019acide para-amino salycilique et nous donnent les conseils suivants: il semblerait avantageux de commencer à donner la streptomycine seule pour 15 jours et.ensuite, donner les deux médicaments, streptomveine et acide para-amino salycilique pendant 15 jours; arrêter la streptomycine après quatre semaines de traitement et ensuite continuer avec l\u2019acide para-amino salycilique.Nous croyons que cette méthode mérite d\u2019être essayée et il ne L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuremin AMLF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 faut rien négliger pour tenter de vaincre cette streptomycino-résistance.Le colonel Temple, de Washington, sugge- re de donner l\u2019acide para-amino salycilique pendant 120 jours et d\u2019intercaller un traitement à la streptomycine d\u2019un gramme par jour, tous les trois jours.ACTION DU MÉDICAMENT Dès le début du traitement, la streptomycine agit incontestablement sur l\u2019état général et les symptômes généraux.La toux et l\u2019expectoration diminuent; la température a tendance à revenir à la normale, dans une grande proportion de cas.Le poids augmente ainsi que l\u2019appétit.Il n\u2019est pas rare de voir des augmentations pondérales de 10, 15 et même 25 livres.La bacille de Koch disparaît des expectorations dans une proportion de 20 à 25%.La radiographie pulmonaire nous montre une régression marquée des images exsu- datives et une tendance à la fibrose dans les formes fibro-caséeuses.Conclusion.La streptomycine est un médicament précieux en tuberculose pulmonaire à condition qu\u2019on l\u2019emploie à bon escient.La strentomycine a donné des résultats excellents dans certains cas.Elle a certainement sauvé des milliers de vies humaines.En association avec l\u2019acide para-amino salycilique et le tibione, la streptomycine nous ouvre des horizons prometteurs mais il est trop tôt pour se prononcer sur les résultats à date.Ce n\u2019est pas une panacée universelle.La streptomycine a ses indications précises, actuellement, et le temps est maintenant révolu de donner de la streptomycine pour savoir ce qu\u2019il en adviendra.Avant de donner la strentomycine, il faut se faire une idée exacte de la forme et de l\u2019étendue des lésions tuberculeuses contre lesquelles il nous faut agir et des possibilités de régression et de guérison que la streptomycine peut apporter. MOUVEMENT MÉDICAL PATHOGÉNIE DE LA GOUTTE François FRANÇON (Aix-les-Bains), Membre correspondant national de l\u2019Académie Nationale de Médecine, Membre de la Commission du Rhumatisme au Conseil Supérieur d\u2019Hygiène Sociale (Ministère de la Santé publique et de la Population).De tout temps la pathogénie de la goutte a sollicité l\u2019intérêt des médecins et donné lieu aux spéculations les plus ingénieuses.Elle reste, il faut l\u2019avouer, encore bien mystérieuse et nous pouvons presque reprendre à notre compte la phrase désabusée d\u2019Arétée de Cap- padoce: « Seuls les dieux connaissent les causes de la goutte ».Comme correctif, nous devons cependant affirmer que dans la majorité des cas régime et médications viennent à bout de la maladie et qu\u2019il n\u2019y a plus lieu de souscrire à l\u2019affirmation d\u2019Ovide: Tollere nodosam nescit Medicina podagram.Il nous a paru intéressant de résumer l\u2019opinion actuelle sur la pathogénie de la goutte.Si provisoire qu\u2019elle soit \u2014 et il faut qu\u2019elle le soit \u2014 elle reflète comme un miroir fidèle les progrès ou, tout au moins, les fluctuations des idées régnantes.De ce point de vue, il nous faut distinguer: 1° La Maladie goutteuse (synonymes: diathèse goutteuse, goutiness des Anglais, ete.).2° La crise aiguë caractéristique.Dans ces deux sections, nous nous attacherons surtout aux faits bien établis, sans entrer dans le détail des discussions et interprétations ce qui nous entraînerait trop loin.(1) 1° PATHOGÉNIE DE LA MALADIE GOUTTEUSE Très schématiquement nous lui assignerons des facteurs cliniques, biochimiques et humoraux: il est manifeste qu\u2019ils interfèrent les uns avec les autres.1.Nous tenons à reconnaître ici notre dette vis à vis du Pr.Coste, du Dr M.-P.Weil et des travaux du Congrès de l\u2019Acide Urique à Vittel (1935): tel a été l\u2019essentiel de notre documentation avec l\u2019article de l\u2019attaque de goutte.dans notre 2e Série de Conférences Cliniques de Rhumatologie Pratique (1949), Vigot.éditeur à Paris.A.Facteurs cliniques.\u2014 Ils constituent un terrain particulier: il s\u2019agit d\u2019une affection héréditaire, familiale, qui frappe presque exclusivement les sujets masculins à partir de la trentaine, dans certaines classes sociales (avocats, médecins, etc.) ou professions (restaurateurs, etc.): elle choisit ses victimes parmi les sédentaires, les surmenés nerveux et surtout ceux qui abusent des plaisirs de la table.La gravelle, la migraine, l\u2019asthme, l\u2019eczéma, l\u2019urticaire, etc, apparaissent comme des équivalents, comme les manifestations d\u2019une même diathèse, qualifiée autrefois d\u2019arthritique et maintenant de colloïdoclasique (Widal) B.Facteurs biochimiques.\u2014 La pertuba- tion du métabolisme se traduit essent\u2018ellement par le taux exagéré de l\u2019acide urique dans le sang (plasma et globules rouges), par son dépôt dans les cartilages articulaires et les tophus aux localisations multiples.L\u2019acide urique se forme aux dépens des nucléines, des purines, peut-être aussi des protides, voire même des glucides (Folin).Dans l\u2019organisme humain il n\u2019y a pas d\u2019uricase, au moins classiquement.Mais, chez le goutteux, les rétentions organiques sont plus complexes: à côté de l\u2019acide urique, on trouve en excès dans le sang des pigments biliaires, du cholestérol, des protides (M.-P.Weil), de l\u2019azote résiduel, des polypeptides, de l\u2019acide oxalique (Loeper).Dans l\u2019urine, l\u2019acide urique (qui, classiquement, serait plutôt diminué) présente de très grandes variations individuelles, en valeur absolue par rapport à l\u2019uricémie, en relation aussi avec les périodes de crise aiguë et leurs intervalles: de ces analyses on ne peut tirer de conclusion, et c\u2019est pour cela que les épreuves de charge, 1174 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 destinées à montrer le retard de son élimination chez le goutteux, ne sont pas entrées dans la pratique.A vrai dire, dans tout cela, il s\u2019agit de comment, et non de pourquoi, et nous abordons ainsi les interprétations.Pour expliquer Phype:uricémie, on a mis en avant la réten- fton de l'acide urique par trouble lésion- ne! ou fonctionnel (Garrod) du rein ou par fixation exagérée sur les tissus (uratohisté- chie de Gudzent) ; or ce trouble et cette fixation apparaissent comme bien inconstants (M.-P.Weil) ; l\u2019insuffisance de sa destruction qui constitue le postulat essentiel de la théorie métabolique de Brugsch et Schittenhelm: elle ne cadre guère avec l\u2019absence d\u2019uricase et la faible valeur de l\u2019uricolyse normale; son hypernroduction (c\u2019est le facteur qui paraît le plus nlausible) à la faveur de lésions ou de perturbations métaboliques du foie ou des centres diencéphaliques qui commanderaient le système nerveux végétatif et le métabolisme nucléino-purinique: si cette origine parathala- miaue ne repose encore sur aucun document solide, le point de départ hépatique paraît être l\u2019hvpothèse de travail la plus admissible: mais, à côté d\u2019elle, on tend à faire une place importante aux troubles de solubilisation de l\u2019acide urique, touchant peut-être les substances hydrotropes qui le maintiennent dissous: cependant leur taux ne paraît pas modifié chez de tels malades.: D'ailleurs, comme le dit très bien P.-P.Weil.« l\u2019hyperuricémie n\u2019est qu\u2019un indice comme l\u2019est l\u2019urée de l\u2019état urémique ».C\u2019est la même conclusion à laquelle étaient arrivés Bouchard et N.Fiessinger.On a voulu rendre compte de l\u2019affinité de Pacide urique pour le cartilage par un changement du pH de ce tissu ou par une diminution de son alcalinité: il est beaucoup plus probable qu\u2019il se dépose sur des foyers de nécrose fibrinoïde dont nous dirons plus loin la signification.II est certain qu\u2019il se fixe électi- vement, sur des formations peu ou pas vaseu- larisées, cartilage, tendons, ete., comme le souligne H.Cohen, et jamais sur des tissus sains Allbutt.C.Facteurs humoraux.\u2014 Comme l\u2019a dit Chauffard: « La surcharge urique (le sang est en effet, en forte sursaturation) met le goutteux en équilibre instable qui peut à tout instant être compromis ou détruit sous l\u2019influence de causes perturbatrices très diverses.» Mais cet encombrement humoral ne résume pas le bilan pathologique: le goutteux est sensibilisé vis-à-vis de maints allergènes, et il est fréquent de trouver chez lui des intradermo- réactions positives à diverses protéines (Gud- zent), aux vins de Bourgogne (Widal) ou de Porto (Coates): nous pouvons en rapprocher la tendance précipitante à l\u2019égard du cholestérol et du calcium (Loeper).Aussi est-il tout préparé à déclencher la crise dont nous allons nous efforcer de serrer de près le mécanisme.2°) PATHOGÉNIE DE LA CRISE AIGUË.Elle est interprétée très différemment suivant les auteurs: a) Pour la majorité d\u2019entre eux, elle répondrait à une précipitation d\u2019acide urique: assez souvent, en effet, elle est accompagnée ou suivie de la formation d\u2019un tophus.b) Selon Finck, elle représenterait, au contraire, un épisode de résorption d\u2019acide urique au cours d\u2019un accès d\u2019hypervagotonie.c) Suivant Fiessinger, l\u2019acide urique ne Jouerait ici aucun rôle.En pareille circonstance, urémie et uricurie présentent de très grandes variations individuelles qui ne sont pas faites pour éclairer le problème.D\u2019autre part, l\u2019injection intra-vei- neuse d\u2019urate de sodium peut produire de la fièvre, mais pas d\u2019arthrite aiguë.A la suite de Billard, Meillere, Galup, Li- nossier, André Leri, LLewellyn Jones, Chauffard, etc., on a tendance à assimiler la crise de goutte à un choc anaphylactique (colloïdo- clasique, allergique, hyperergique, chacun de ces termes impliquant une nuance pathogéni- que un peu différente).Voici les arguments re AI a.ress.gm tom FRANÇON: PATHOGÉNIE DE LA GOUTTE avancés en faveur de cette thèse actuellement très en faveur.a.Etiologiques.\u2014 Terrain sensibilisé avec petite insuffisance hépatique; équivalents sous forme de manifestations colloïdoclasiques, voire même de maladie de Bouillaud qu\u2019on regarde parfois comme d\u2019origine allergique; provocation élective par certains mets ou certaines boissons.b.Cliniques.\u2014 Brusquerie spectaculaire du début, intensité du syndrome inflammatoire qui se termine pendant longtemps par une restitutio ad integrum.e.Expérimentaux.\u2014 En dehors des intra- dermoréactions ou des réactions précipitantes plus haut citées, mentionnons ici le déclenchement d\u2019une crise chez un goutteux par l\u2019injection sous-cutanée de son propre liquide pleurétique (Bezançon, M.-P.Weil et De Gennes) ou de sérums thérapeutiques, etc.La crise de goutte offre d\u2019ailleurs des analogies frappantes avec le rhumatisme sérique (Jousset et Delglove), les chocs sériques locaux ou vaso- trophiques de Bouche et Hustin, l\u2019inflammation hyperergique (Rossle, M.-P.Weil, Dela- rue): le substratum de nécrose fibrinoïde serait d\u2019ailleurs commun avec les lésions des rhumatismes (M.-P.Weil et Delarue).Enfin Chini a montré que l\u2019introduction d\u2019acide urique dans la cavité articulaire du lapin modifiait sa perméabilité cellulaire et capillaire, créant ainsi un locus minoris resis- tentiæ, qui attire et fixe les antigènes en circulation dans l\u2019économie: plus tard, l\u2019injection parentérale d\u2019antigène déchaînant déterminerait son inflammation allergique.Certes il y a des réserves à faire, le métabolisme urique n\u2019est pas le même chez le lapin que chez l\u2019homme, et on ne peut conclure de l\u2019irritation brutale de l\u2019expérience à la lente distillation des poisons goutteux: mais on ne peut pas ne pas rapprocher les deux constatations.d.Thérapeutiques.\u2014 Nous devons retenir les effets favorables donnés dans la crise de goutte par la réinjection de la sérosité de vésicatoire (Finck) et par l\u2019antohémothropie (Paillard).Il faut encore tenir compte de 1175 l\u2019arrêt brusque des manifestations obtenu au début de la crise de goutte par les antihistaminiques de synthèse (Violle, Coste) : l\u2019histamine figure, en effet, parmi les substances libérées au moment du choc anaphylactique.Dans ces derniers mois, le soulagement de la crise par la Cortisone et l\u2019A.C.T.H.classe la goutte à côté des rhumatismes, paraît justifier les vues unicistes de Klinge et pose de nouveaux problèmes à la sagacité des chercheurs.Coste a soumis tous les arguments a, b, ce, à une critique pénétrante: il admet cependant l\u2019intervention « d\u2019un certain quantum de sensibilisation, d\u2019intolérance ».Il a tenté, d\u2019autre part, de raccorder l\u2019hyperuricémie à l\u2019allergie: il penche vers leur interdépendance, l\u2019acide urique se fixant sur un foyer préparé par une sensibilisation locale et une allergie générale: il serait en réalité un « produit mort », par destruction brutale des grosses molécules qui le précèdent dans la chaîne de destruction catabolique qui dégrade nucléines et purines: il y a là, à tout le moins, une synthèse harmonieuse et une hypothèse de travail du plus haut intérêt.Conclusions pratiques Il faut retenir: 1° \u2014 la nécessité de recherches nouvelles partant de constatations bien assises pour s\u2019élever vers une pathogénie plus précise qui embrasse l\u2019ensemble des faits.2°\u2014 L\u2019absence de valeur pronostique de l\u2019hyperuricémie, comme nous l\u2019avons montré: elle n\u2019est pas en rapport avec la gravité de la maladie.Par contre sa signification diagnostique reste grande, sinon absolue, quand on répète les examens chez un même sujet: c\u2019est à juste titre que H.Cohen insiste sur ce point (1948).3° \u2014 L'orientation nouvelle de la diététique: dans ses proscriptions elle s\u2019inquiète moins de la teneur des aliments en nucléines ou purines que de la sensibilisation du sujet vis-à-vis de tel ou tel d\u2019entre eux.Nous croyons d\u2019ailleurs, ce n\u2019est qu\u2019une impression personnelle, 1176 que cette sensibilisation n\u2019est souvent qu\u2019à éclipses, c\u2019est-à-dire efficiente que pendant certaines périodes de l\u2019existence.Pour prononcer des interdictions en matière de régime, il ne semble pas qu\u2019on puisse faire entière confiance aux intradermo-réactions plus haut citées: leur valeur n\u2019est qu\u2019indicative, non absolue, et l\u2019expérience personnelle du malade mérite plus de confiance.4° \u2014 L'intérêt des thérapeutiques nouvelles par les antihistaminiques de synthèse, par la L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuremin AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 Cortisone et l\u2019A.C.T.H.: mais elles ne sauraient dispenser le sujet de suivre le régime et de mener le genre de vie nécessaires.Existe-t-il un rapport entre l\u2019abondance plus.grande des 17 cétostéroïdes chez l\u2019homme (13 mg.par 24 heures contre 8 mg.chez la femme), la fréquence infiniment plus grande de la goutte chez lui, le soulagement de l\u2019accès par l\u2019A.C.T.H., après parfois sa provocation préalable par la même médication?Nous posons simplement l\u2019énoncé de ces problèmes sans avoir la prétention de les résoudre. OPOTHÉRAPIE NERVEUSE ET ULCÈRES GASTRO-DUODÉNAUX Pierre GROBON, Attaché médical à l\u2019Hôpital Necker, à Paris.A côté des multiples méthodes thérapeutiques classiques ou récentes traitant avec des succès de plus en plus fréquents et durables les ulcères digestifs, qu\u2019il me soit permis d\u2019apporter ma collaboration aux efforts faits jusqu\u2019alors.Sans doute en cette matière comme dans bien d\u2019autres, les résultats de la recherche médicale sont en nette progression ; longue a été la route depuis l\u2019ère mécanique des simples pansements muqueux à laquelle a succédé le stade chimique si fructueux des acides aminés et des anti-spasmodiques pour en arriver à la période des préparations biologiques, appuyées sur les si intéressants travaux de monsieur R.Carvaillo.Nous nous proposerons ici, de rappeler les effets de «l\u2019Opothérapie nerveuse » au cours de la maladie ulcéreuse, tant, dans ses formes du début qu\u2019à la phase dite de pleine évolution, ou qu\u2019après un passé plus ou moins long, pouvant alors réaliser le syndrome si spécial de l\u2019ulcère calleux.Nous montrerons ensuite rapidement les arguments sur lesquels nous nous sommes basés pour penser à l\u2019action bénéfique de cette méthode.Jusqu'ici nous avons traité, avant tout, des ulcères digestifs ayant paru rebelles à toute thérapeutique, en poussée évolutive, dont le début des troubles remontait & quelques années (de deux à cinq ans) et dans les tout premiers jours de la phase critique.480 observations permettent d\u2019affirmer que, sous l\u2019influence de la cure neurale: les douleurs épigastriques spontanées ont cessé dès le quatrième ou cinquième jour de la première cure (traitement d\u2019attaque), l\u2019état général s\u2019est considérablement amélioré en une vingtaine de jours avec augmentation pondérale, reprise de l\u2019appétit, et surtout suppression totale de l\u2019asthénie.| L\u2019examen clinique fait à la fin de la première série de traitements révèle l\u2019indolence des zones antérieurement douloureuses, correspondant à la localisation de l\u2019ulcère.L\u2019examen radiologique de contrôle, pratiqué systématiquement par M.Lamy, attaché de radiologie à l\u2019Hôpital Necker, a montré dans la majorité de nos observations, en cas d\u2019ulcus gastrique, la disparition totale de la niche: dix-huit images de niches géantes, en particulier, ont complètement disparu dans ce laps de temps, alors qu\u2019au 6e jour de traitement l\u2019aspect pathologique était déjà très amélioré.En cas d\u2019ulcus duodénal on constate au cours de l\u2019examen « scopique » (dont il serait si utile de prendre un film cinématographique si les conditions de luminosité de l\u2019écran et de sensibilité des émulsions le permettaient) que les fonctions de remplissage et d\u2019évacuation sont redevenues satisfaisantes, mais que les contours bulbaires ne reprennent que très imparfaitement leur régularité.Nous pouvons affirmer la rupture du cycle évolutif ulcéreux puisque, avec un recul de trois ans, nous n\u2019avons eu que quatre rechutes vraisemblablement dues à une mauvaise conduite du traitement (absence de séries d\u2019entretien).Elles ont été le fait des ulcères duodénaux, s\u2019accompagnant d\u2019atteinte vésiculaire importante.En tout cas nous n\u2019avons relaté ni hématémèse, ni mélœna, ni signes de s\u2018/nose.L'état général s\u2019est avéré excellent et des examens radiographiques de contrôle, :épétés tous les 6 mois, permettent de croire à une guérison définitive.Enfin nous pensons qu\u2019avec cette méthode, les malades sont mis à l\u2019abri de l\u2019évolut\u2018on de la maladie ulcéreuse sur les tranches opé- 1178 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurern A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 ratoires, ou sur une autre muqueuse.Sans doute cette heureuse évolution dépend de nombreux facteurs classiquement connus, tels que: l\u2019hérédité, l\u2019âge du malade, l\u2019ancienneté de l\u2019affection, les antécédents acquis et son mode de vie; mais aussi d\u2019une autre notion sur laquelle nous voulons insister: la qualité tissulaire nerveuse.La formation d\u2019un ulcus gastrique ou duodénal doit coincider avec «un fléchissement du tonus nervin» chez des sujets particulièrement actifs mais trop surmenés du type physiognomonique: rétracté latéral dont parle Corman.Ce genre est d\u2019après nous propice aux ulcères gastro-duodénaux et en particulier gastriques.À côté de ces formes d\u2019ulcère jeune, et de type classique, nous devons signaler quelques aspects spéciaux qui nous paraissent intéressants: \u2014 Ce sont, tout d\u2019abord, les ulcères calleux, si difficiles à traiter médicalement, avec leur symptomatologie floue, la périviscérite associée, leurs signes d\u2019infection (ainsi qu\u2019en témoignent les poussées fébriles et l\u2019altération de la formule sanguine), enfin l\u2019atteintte de l\u2019état général résultant du catabolisme de ces malades.On sait la répercussion organique dont ils sont la cause, surtout dans leur forme duodénale, et l\u2019intérêt de la radiographie, tant pour éviter l\u2019état vésiculaire que pour apprécier les perturbations gastro-intestinales secondaires.Nous avons eu à examiner quinze malades souffrant d\u2019ulcères duodénaux arrivés à ce stade, et nous tenons précisément à communiquer les résultats obtenus chez eux par notre méthode: cliniquement, l\u2019amélioration a été beaucoup plus longue à se faire; les douleurs spontanées sans rythme caractéristique se sont montrées plus rebelles à calmer.L\u2019état général est resté longtemps précaire, et l\u2019élargissement du régime a dû être retardé.Toutefois, après trois séries, les malades ont accusé un mieux, jamais ressenti jusqu\u2019alors, quel que soit le traitement entrepris.L\u2019examen.radiologique a montré en parallèlisme avec la clinique une amélioration que l\u2019on peut affirmer étant donnés: un remplissage bulbaire satisfaisant, une meilleure qualité de contractions, une évacuation plus lente et plus complète; au total, un bulbe sans signes d\u2019intolérance, mais restant cicatriciel, et dont le tissu fibreux gêne la régularité des contours.Nous pensons que de tels bulbes ne reprendront jamais leur forme typique triangulaire bien connue, mais, quel que soit leur aspect, on ne peut plus les considérer comme étant le siège d\u2019une lésion évolutive.La guérison de l\u2019ulcère amène petit à petit celle de la périduodénite.- \u2014 Certains aspects radiologiques ulcéreux, en particuliers pré-pyloriques, à contours déchiquetés et irréguliers, ou à type de petites niches irrégulières en plateau ou encastrées, peuvent en imposer pour des cancers.Ces «ulcères cancériformes » guérissent parfaitement sous l\u2019influence de l\u2019opothérapie nerveuse: nous en avons observé 8 cas typiques.Il y a done lieu, semble-t-il, de tenter la méthode pendant 18 jours, période fort courte ne risquant pas de faire perdre un temps précieux -au malade, régle a respecter formellement en occurence; \u2019examen radiologique de contrôle doit faire part en cas d\u2019ulcère d\u2019une image avantageusement modifiée.\u2014 De nombreux malades accusent des troubles cliniques survenus récemment, évoquant l\u2019ulcère digestif: la douleur épigastrique est en effet apparue brusquement; elle est violente, irradiant jusque dans le dos, rytdmée par les repas; l\u2019examen radiologique adéquat permet d\u2019éliminer la lithiase hépatique et ne révèle aucune image pathologique d\u2019ulcère digestif.Il semble s\u2019agir là d\u2019un stade préulcé- reux comparable aux douleurs jambières, ne montrant à l\u2019inspection aucune altération cutanée.L'épreuve du traitement amenant rapidement la cessation des phénomènes douloureux tend à prouver qu\u2019il y a bien là une altération névritique muqueuse, risquant de sc transformer plus tardivement en véritable ulcère.Ce syndrome est essentiellement différent de la simple dyspepsie hyperchlorhydrique nullement influencée par la cure neurale.Si nous n\u2019opposons pas davantage ulcères gastriques et ulcères duodénaux, c\u2019est parce que ces deux formes sont justifiables aussi bien l\u2019une que l\u2019autre de la même thérapeutique.Toutefois, il importe de dire que l\u2019uleus gastrique y est encore plus sensible.L\u2019estomac se trouve en effet en dehors du carrefour bilio- digestif, et il n\u2019est pas ou peu un organe d\u2019assimilation.Enfin, la lésion névritique de sa muqueuse ne s\u2019accompagne pas dans l\u2019immense majorité des cas de troubles du système hépato-vésiculaire dont l\u2019intégrité est si importante pour assurer l\u2019entretien de la qualité tissulaire en général et des tissus nerveux en particulier.L\u2019ulcus duodénal, pour des raisons contraires, est plus difficile à guérir et a pu faire figurer quelques échecs.Sans doute, n\u2019ont-ils toujours été que partiels, mais quelques observations ont pu les révéler plus lents à s\u2019améliorer, aptes à la récidive un an après, moins sensibles à la reprise des cures neurales, plus tenaces quant aux aspects radiologiques.Ainsi peut-on les qualifier d\u2019ulcères « neuro- bilio-digestifs » essayant de montrer ainsi la part active des éléments diastasiques dans leur genèse.Toute thérapeutique anti-ulcéreuse ne peut viser qu\u2019à aider la nature sans s\u2019y opposer, ni irriter les cellules.Fréquents doivent être les cas d\u2019ulcères muqueux connus ou méconnus qui guérissent spontanément, et c\u2019est ici plus que jamais que l\u2019on est en droit de parler de la natura medica- trix.Quand on s\u2019aperçoit de l\u2019amélioration nette, sinon de la guérison, que relatent les malades au retour des vacances, parce qu\u2019ils ont reçu les bienfaits de la cure d\u2019oxygène, on doit admettre qu\u2019il n\u2019est peut-être pas toujours difficile de guérir pareille affection.Les intéressants travaux de M.R.Carvaillo mettent en lumière l\u2019effort de l\u2019organisme pour enrayer le processus ulcéreux.Nous nous per- GROBON: OPOTHERAPIE NERVEUSE 1179 mettons de voir dans la poussée douloureuse, ulcéreuse, si connue et si pathognomonique, un travail nerveux de souffrance sans doute, mais aussi d\u2019essai de régénérescence.S\u2019agit-il, comme l\u2019évoque cet auteur, d\u2019un phénomène analogue au processus d\u2019immunité par modification humorale, la chose est possible.Pour nous, il nous semble plutôt qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un passage dans le sang de produits régénérateurs sécrétés par les filets nerveux terminaux, d\u2019une « décharge neuro-hor- monale », et que cette méthode permet d\u2019injecter avec succès, grâce au sérum prélevé dans les 15 jours suivant la crise douloureuse.Il serait d\u2019ailleurs fort intéressant d\u2019agir de même avec le sérum d\u2019un sujet ayant fait une forte poussée douloureuse à l\u2019occasion d\u2019une plaie variqueuse jambière et de tenter de traiter un ulcère digestif ou vice-versa.La cellule nerveuse nous apparaît comme un véritable accumulateur, se chargeant et se déchargeant rythmiquement sous des influences diverses connues ou méconnues ainsi qu\u2019en témoignent: le cycle évolutif des poussées, le déclenchement inopiné du processus ulcéreux sans cause apparente même en plein régime, l\u2019influence fondamentale du psychisme et de la vie émotive du malade, semblant vider ou remplacer les réserves de tonus nervin.Enfin le degré d\u2019excitabilité du parasympathique dont on peut apprécier l\u2019activité par la prise du réflexe oculo-cardiaque.Cette manœuvre fait part le plus souvent de bradycardie dans le cas d\u2019ulcère muqueux et de tachycardie dans celui d\u2019ulcère cutané.Les interventions ou actions diverses sur le para-sympathique ou le sympathique, selon la topographie de la lésion ulcéreuse, montrent bien cette dualité physio-pathologique: le parasympathique présidant a l\u2019ulcère muqueux, le sympathique à l\u2019ulcère cutané.Mais nombre d\u2019ulcères digestifs n\u2019ont pas toujours hélas, cette heureuse évolution spontanée et ont besoin d\u2019être traités.Je rappellerai ici, dans un bref résumé, les divers rapprochements de faits qui m\u2019ont per- 1180 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.MLF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 mis de penser à la thérapeutique de ces affections par les extraits neuraux.La guérison de plusieurs centaines de cas d\u2019ulcérations jambières chroniques, me conduisit, il y a 3 ans environ, dès le début de mes travaux, à associer l\u2019idée d\u2019un même traitement pour les plaies muqueuses.Toutes deux m\u2019ont paru être d\u2019ori- vine névritique, et semblaient justiciables d\u2019une thérapeutique de la peau ou des muqueuses par les nerfs.L\u2019origine commune ectodermique des systèmes cutané et nerveux; l\u2019existence de certaines fibres nerveuses reconnues sécrétrices telles que: les fibres adrénergiques et cholinergiques; la coexistence chez un même malade d\u2019ulcère de jambe et d\u2019ulcère digestif, prouve le bien-fondé de cette hypothèse.Parfois c\u2019est l\u2019interrogatoire qui découvre dans les antécédents du malade atteint d\u2019ulcère de jambe l\u2019existence d\u2019un ulcère muqueux chez les parents.De nombreux travaux viennent étayer cette théorie: ce sont, avant tout, les travaux histologiques de M.le Professeur Cailliau ainsi que ceux de MM.Weissenbach, Levy-Frenc- kel et Touraine ayant montré les lésions névritiques existant au sein des muqueuses ulcérées.Ce sont aussi les travaux de physiologie nerveuse de Cajal en 1893 et de Mawas 1910 et surtout de M.le Professeur Jean Verne en 1913, qui font entrevoir un rôle glandulaire aux cellules névrogliques considérées jusqu\u2019alors comme des éléments de soutien.Ce sont les travaux beaucoup plus récents, à notre avis très démonstratifs, de M.Raoul May.Cet auteur, par les greffes nerveuses intra-oculaires chez le rat, met au jour d\u2019une manière évidente la régénérescence des tissus qui meurent (segment de nerf périphérique ou muscle anervé) au contact des tissus qui continuent à vivre (portion de tissu embryonnaire encéphalique de poulet).Entin, les travaux cliniques et chirurgicaux de M.le Professeur Leriche et des auteurs américains ont bien démontré l'influence bénéfique de la thérapeutique élective du système vago-sympathique.Personnellement, nous pensons qu\u2019une harmonie dans le fonctionnement nerveux est indispensable à la sécrétion normale des filets nerveux terminaux les plus infimes.Cette « neuro-harmonie » semble dirigée par les cellules du cortex dont les ordres sont aussi bien moteurs que sensitifs et antitrophiques.La moelle épinière ne serait qu\u2019un « viaduc » laissant passer les excitations corticales, permettant ainsi d\u2019assurer le bon fonctionnement des terminaisons neurales périphériques.Les extraits spino-médullaire et neural absorbés par les muscles passent dans le courant sanguin et régénèrent les tissus nerveux quels qu\u2019ils soient.Ceux-ci paraissent sécréter à leur tour des produits spécifiques que je considère comme de nature hormonale et reconstituent ainsi les cellules altérées situées à leur contact.On sait que M.Raoul May pense que cette action se fait avant tout par l'intermédiaire de substances bio-chimiques soufrées._ Nous utilisons à cet effet un extrait totat de moelle épinière bovine ou équine, ainsi qu\u2019un extrait de nerfs sciatiques bovins délipoïdés et déprotéïnés repris dans le sérum physiologique, dosés respectivement à 3 g.et à 0,50 d\u2019organes frais pour 5 cc de sérum physiologique.Cette préparation est administrée le matin par voie buccale, et le soir par voie intramusculaire, pendant 18 jours de suite.La cure est ambulatoire et ne comporte aucune autre médication adjuvante.Cependant, il me semblerait illogique et paradoxal de ne pas soumettre le malade tout au moins au début du traitement à un régime strict: lacté en cas d\u2019ulcère gastrique, non lacté en cas d\u2019uleus duodénal.La reconstitution d\u2019une muqueuse nécessite, pour être rapide, l\u2019absence de toute irritation.Le régime est d\u2019ailleurs rapidement élargi et les exigences diététiques ne doivent sévir que tout à fait au début.Une série semblable d\u2019entretien devra être faite 15 jours après la fin de la première, mais ne durera que 12 jours.D\u2019autres séries d\u2019entretien seront envisagées à des intervalles de GROBON : OPOTHÉRAPIE NERVEUSE plus en plus éloignés, fixés selon la gravité du cas.Sous l\u2019influence de ce traitement, nous pouvons affirmer d\u2019excellents résultats cliniques et radiologiques dans 97% des cas d\u2019uleus gastriques, et 80% d\u2019ulcus duodénaux.Au total, à la lumière des résultats thérapeutiques fournis par cette méthode, il nous semble permis de pouvoir affirmer une origine trophique névritique aux ulcères digestifs.« L\u2019Opothérapie nerveuse » permet d\u2019assurer la convalescence des filets nerveux terminaux gastriques ou duodénaux qui entraînent à leur 1181 tour par une neuro-sécrétion normale la régé- nérescence des cellules muqueuses au contact.Les ulcères gastriques sont les plus sensibles à cette action, et la guérison est en règle très rapide.Les ulcères duodénaux, à cause des troubles hépato-vésiculaires associés, constituent des cas parfois rebelles.Toutefois, avec un recul de trois ans environ, nous pouvons espérer pour la grande majorité de nos malades la cessation définitive de l\u2019affection quelle que soit la localisation de leurs ulcères. 1182 Bulletin de Association Des Médecins de Langue Francaise ou Canada (Fondée & Québec en 1902) L'Union Médicale dDU Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 79, No 10 \u2014 Montréal, octobre 1950 Vère CONGRÈS INTERNATIONAL DU CANCER Le Vème Congrès International du Cancer, qui eut lieu à Paris, du 16 au 22 juillet dernier, fut un Congrès remarquable par la qualité des travaux présentés et par le nombre des représentants des divers pays.Inauguré par le Président de la République Française, en présence des délégués officiels de 45 pays et de plusieurs centaines de personnes intéressées au problème du cancer, le dernier Congrès de Cancérologie s\u2019est déroulé dans une atmosphère de cordiale amitié et de franche collaboration scientifique.Les travaux présentés à ce Congrès nous ont rapproché de la découverte de la cause ou des causes efficientes du cancer.Travaux faits avec des hormones; expériences conduites avec des produits du goudron ; recherches effectuées sur les virus; observations faites sur les tissus soumis à des irritations par divers agents (physiques-chimiques ou parasitaires) etc\u2026, ont précisé des notions vagues, éclairé certains aspects particuliers et posé des données nouvelles sur le problème de l\u2019étiologie du cancer.En attendant le jour où l\u2019on découvrira la cause du cancer, nous devrons L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLetin AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 mettre tout en ceuvre pour dépister le cancer à son début.Des biochimistes, travaillant sur le sérum des cancéreux, ont observé une variation de proportion entre certaines enzymes circulant dans le sang.Certains cancérologues y voient déjà un futur procédé de diagnostic précoce du cancer.De leur côté, des cytologistes, en étudiant les sécrétions pharyngées, pulmonaires, gastriques ou utérines, etc.y ont trouvé des cellules de dimensions, de forme et de teinte anormales, chez les personnes atteintes de cancer dans l\u2019organe d\u2019où provenait la sécrétion.Cette recherche de cellules cancéreuses dans les prélèvements de sécrétions rendra certainement de grands services à ceux qui sont frappés par cette maladie, sans le savoir.Car elle permettra de faire un diagnostic précoce de cancers qui seraient devenus incurables au moment de leur manifestation clinique.En dépit des nouvelles méthodes de dépistage du cancer à son début, il y aura toujours des cancers difficilement curables par les méthodes thérapeutiques actuelles.Pour élever le taux des guérisons de cancers difficilement curables, radiothérapeutes et chirurgiens se sont mis à la tâche et ont rivalisé de science, d\u2019ingéniosité et d\u2019habileté technique, pour améliorer leurs résultats thérapeutiques.Les radiothérapeutes ont employé des appareils de R.X., à très haut voltage, des bombes de Radium ou de Cobalteo radioactif, des générateurs de partieu- les bêta très rapides, des isotopes radioactifs comme l'iodeis: et le phosphores, et des neutrons provenant de la fission nucléaire.Le point n\u2019est pas encore fait sur ces nouveaux modes de traitement, mais il ressort des travaux wn EDITORIAL 1183 présentés au Vème Congrès International du Cancer, que nous pouvons espérer guérir à l\u2019avenir un plus grand nombre de cancers par les radiations.Certes, il faudra bien connaître les indications et les techniques d'utilisation de ces diverses radiations.Mais déjà, des radiothérapeutes éminents commencent à nous fournir des données précises sur ces nouvelles armes de l\u2019arsenal thérapeutique du cancer.Grâce aux nouvelles méthodes anesthésiques et à une meilleure préparation du malade, les chirurgiens peuvent maintenant entreprendre sans grand danger pour la vie du patient, de longues et mutilantes opérations.Des résections larges pour des cancers étendus de la peau; des évidements complets de la cavité pelvienne pour des cancers utérins avancés; des transplantations des uretères dans le sigmoïde pour des cancers de la vessie; de l\u2019électro-chi- rurgie suivie de chirurgie plastique pour des cancers térébrants du visage et de la diathermo-coagulation pour des cancers buccaux et gingivo-mandi- bulaires, sont pratiqués avec des succès incontestables dans diverses cliniques.L'association de la Chirurgie et du Radium, pour des cancers de la vessie et de l'utérus, et celle de la Chirurgie et des Rayons X, pour des cancers du sein et de l\u2019hypopharynx, sont devenues des pratiques courantes dans plusieurs grands centres hospitaliers du monde.Le Congrès de Paris a rappelé ces thérapeutiques à ceux qui y assistèrent, en a précisé certaines indications et techniques, et en a exposé les résultats.Quels que soient la cause du cancer et les moyens adéquats que l\u2019on possède pour traiter cette maladie, nous n\u2019arriverons à la guérir que si nous la dépistons précocément.Instruction du public; éducation des étudiants en médecine et-des médecins; tenue d\u2019un registre des cancéreux; examen périodique des malades: organisation bibliographique internationale ; système de notation pour le diagnostic; classification des stades évolutifs de la tumeur; constitution de centres anticancéreux ; établissements de sous- centres dépendant du centre principal; assistance financière aux cancéreux; création de ligues anticancéreuses, etc\u2026, furent étudiés et suggérés par le Vème Congrès International du Cancer, comme des moyens propices à lutter efficacement contre le cancer.Les trois branches en lesquelles avait été subdivisé le Vème Congrès International du Cancer, à savoir: Biologie et Expérimentation; Pathologie, clinique et thérapeutique; et Lutte Sociale firent chacune l\u2019objet de nombreuses et importantes communications.Elles constituèrent un excellent programme d\u2019étude sur le Problème du Cancer.\u20180 Les conclusions que peuvent tirer ceux qui ont assisté à ce Congrès me paraissent être les suivantes: l\u2019avancement des recherches fondamentales sur l\u2019étiologie et la biochimie de la maladie cancéreuse ; la découverte de nouvelles méthodes de dépistage précoce des cancers; le perfectionnement des modes de traitement des cancéreux et, enfin, l\u2019organisation méthodique de la lutte soclale contre le fléau du Cancer.Origène DUFRESNE. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE ++ DÉPISTAGE EN SÉRIE DE LA TUBERCULOSE ! Philippe LANDRY, Directeur médical à la Ligue Antituberculeuse de Montréal Inc.La rad:ographie en série ou radiographie miniature ou photofluorographie ou encore photoradiographie est l\u2019emploi de radiographies pulmonaires en série dans le but de découvrir la source d\u2019infection tuberculeuse.Il est ainsi possible de dépister au début les personnes ayant des lésions tuberculeuses minimes pour prévenir la progression de la maladie par un traitement prompt et adéquat.Il nous est également possible de signaler certaines conditions anormales pulmonaires dont l\u2019examen clinique précisera le diagnostic.Le résultat de ce genre d\u2019examen est en relation directe avec l\u2019efficacité de l\u2019organisation, l\u2019expérience du personnel, la promptitude et la précision du médecin de famille ou du dispensaire qui complétera l'impression radiologique par des examens cliniques et bactériologiques.Anderson constate en février 1948 que la baisse du taux de tuberculose est universelle.« Ceci, écrit-il, est le résultat de certains facteurs qui ont joué dans le passé.Nous ne connaissons pas tous ces facteurs ni l\u2019influence précise que chacun d\u2019eux a exercé.» Il n\u2019est done pas impossible que ces éléments ne continuent pas à jouer dans le même sens; c\u2019est pourquoi, il faut travailler au maximum sur ceux que nous connaissons en augmentant la résistance du terrain, en améliorant les conditions socio-économiques et, enfin, en perfectionnant les méthodes de contrôle.Le dépistage est une de ces méthodes dont.le but n\u2019est pas de remplacer les autres movens d\u2019investigation mais de les compléter en exam/nant des individus qui autrement ne le seraient pas.Le premier pas à faire dans la préparation d\u2019un programme de lutte contre la tuberculose est l\u2019évaluation soignée et attentive de l\u2019étendue et de la nature du programme tuberculeux Conférence donnée à ]TTniversité de Montréal, à l\u2019occasion des Cours de Perfectionnement sur la Tuberculose, mai 1950.de chaque localité; si la tuberculose doit disparaître complètement, il est essentiel que le taux des nouveaux cas dépistés soit toujours plus bas que celui des cas isolés ou hospitalisés; d\u2019autre part, plus le taux de mortalité descend, plus le dép'stage est difficile; et, comme le faisait remarquer Frosst en 1940, les moyens actuels peuvent empêcher d\u2019augmenter ce taux mais ne pourrons pas le descendre plus bas qu\u2019un certain niveau.Etant donné que souvent la tubercu'ose ne se développe que plusieurs années après le contact, l\u2019examen de ces contacts ne donne un résultat que dans moins que la moitié des cas; il faut donc faire le dépistage de toute la population pour connaître l\u2019autre moitié des contacts.En 1942, Monsieur C.-O.Monat, i.¢., de Montréal, a été approché par quelques médecins qui lui ont demandé son concours pour l\u2019organisation financière et administrative de la lutte antituberculeuse dans la ville de Montréal.Après étude du problème, Monsieur Mo- nat, avec le concours de quelques industriels de renom, formait une organisation à charte, c\u2019est-à-dire indépendante et autonome, dont le but était de faire la lutte contre la tuberculose par le moyen du dépistage dans Montréal et le district Métropolitain.T1] a été vite constaté que la radiographie en sér\u2018e quelque parfaite aue soit cette organisation n\u2019offrait par elle- même au\u2019une solution partielle au problème tuberculeux et n\u2019en était aue le premier pas.L\u2019identification des cas n\u2019était pas suffisante.Plusieurs autres problèmes connexes anparu- rent: la gratuité du diagnostic dans les dispensaires, le nombre insuffisant de lits dans les: sanatoriums et beaucoup d\u2019autres problèmes soclo-économiaues tels la réadart-tion du tuberculeux euéri et aide financiére -aux familles des tuberculeux hospitalisés; ce qui fai- one re En EE LANDRY: DÉPISTAGE EN SÉRIE DE LA T.B.1185 sait qu\u2019en 1945, Monsieur Monat envoyait un mémoire au Gouvernement de Québec, signalant ces lacunes, préconisant des solutions, que nous avons le plaisir de voir se réaliser peu à peu.Avec votre permission, nous discuterons du problème du dépistage 1° \u2014 au point de vue organisation et 2° \u2014 au point de vue du résultat obtenu.Notre expérience est basée sur les 800 000 radiographies que nous avons faites à La Ligue depuis 1944.Afin d\u2019atteindre le plus possible des agglomérations, nous considérons l\u2019organisat'on clans un groupe industriel et dans un groupe non industriel.Dans les grandes compagnies, le programme du dépistage doit être établi avec la coopération du département médical de cette compagnie; que chaque employé ait sa radiographie pulmonaire doit être le but à obtenir.Le premier contact est fait avec le pronriétaire ou le gérant de la compagnie pour discuter des questions de principes; les détails seront fixés avec le gérant du personnel.Ces détails consistent à choisir la date, le local et les heures de cet examen; le pouvoir électrique de 220 volts avec un ampérage de 50 à 60 au minimum, sur courant A.C.Nous suggérons de préparer les fiches d\u2019inscription à l\u2019avance et de les classer par ordre alphabétique de département.7 personnes par 5 minutes pourront être examinées.Les heures de travail seront de 5 à 6 heures par jour et durant 5 jours par semaine; des appointements spéciaux seront faits pour les gens travaillant la nuit.Sauf exception, cet examen n\u2019est pas obligatoire mais, généralement, nous pouvons nous attendre à une réponse de 80 à 85%.Il est à noter que lorsque nous retournons pour une 2e et 3e fois dans une même compagnie, nous atteignons presque 100% du personnel.Nous avons alors vaincu les principaux obstacles qui étaient, la peur du rayon X.l'indifférence, la sensation de bien-être dû au fait que l\u2019individu se sent en bonne santé; d\u2019autre part, ceux aui avaient accepté la radiographie l\u2019ont fait pour savoir ce que leur radiographie révélerait; d\u2019autres simplement pour faire comme tout le monde ou encore parce que cet examen était gratuit.En préparant cet examen dans une compagnie, il ne faut pas être trop pessimiste et il faut tabler sur l\u2019instinet d\u2019imitation qui motive très souvent les actes du groupe d'individus.L\u2019organisation d\u2019un groupe non industriel, c\u2019est-à-d'-e du public en général, est bien plus difficile et nécessite beaucoup plus de préparation.Dans une population comme celle de Montréal nous avons basé notre travail sur les 8 districts sanitaires; actuellement, notre programme nous permet de visiter chacun de ces districts tous les 2 ans.Suivant la densité de la population, 8 à 12 jours sont nécessaires pour chacune des 150 paroisses de l\u2019Ile de Montréal.Nous formons un comité composé du diree- teur des Maladies Contagieuses de la Ville de Montréal, du médecin du district à visiter et da ses gardes-malades, d\u2019vn médecin de la Ligue et de la garde-malade de la Ligue qui s\u2019occupe de cette organisation.Le taux de tuberculeux de chaque paroisse à visiter et le temps nécessaire à faire cet examen est discuté.Nous choisissons les locaux qui sont généralement des salles ou des écoles paroissiales.Ce travail étant fait, le travail de contact commence.La Ville de Montréal se charge d\u2019obliger tous les manipulateurs d\u2019aliments barbiers ou coiffeurs de se présenter aux dates fixées aux endroits convenus.Nous visitons les curés des paroisses catholiques, les pasteurs d\u2019autres religions pour leur demander d\u2019inviter leurs fidèles à se faire radiographier.Une de nos gardes-malades visite les petites comnagnies qui sont, dans le voisinage du local choisi pour les inviter à profiter de cet examen.Pendant la même période de temps, nous avons à la radio et dans les journaux, principalement dans les périodiques locaux, des appels à la population soulignant les avantages de la radiographie pour dépister la tuberculose.Le maximum d\u2019une population examina- ble se chiffre entre 65 et 75% de la population totale.10% des adultes étant incapa- 1186 bles de se rendre et 15 à 25% étant des enfants en dessous de 15 ans, c\u2019est-à-dire en dessous du groupe fréquentant les écoles d\u2019enseignement supérieur.La perte de temps et d\u2019argent en comparaison des résultats obtenus est trop forte pour motiver la radiographie systématique des enfants et les statistiques ont fait admettre ce point de vue par toutes les organisations de dépistage.Le genre d\u2019appareil radiologique à utiliser est un item important à considérer étant donné qu\u2019un appareil 70mm.peut faire 60000 à 70 000 radiographies par année et que d\u2019autre part, le coût net de chaque personne examinée est d\u2019environ $1.00.La décision d\u2019obtenir un de ces appareils doit être basée sur la densité de la population à examiner et sur les revenus financiers probables que l\u2019on peut obtenir; en d\u2019autres mots, il faut que la population soit assez forte pour que l\u2019on puisse opérer pendant tout le cours de l\u2019année et qu\u2019on ait l\u2019argent nécessaire à l\u2019opération d\u2019une unité radiologique; autrement, le capital utilisé serait trop considérable et le personnel manquerait d\u2019expérience et d\u2019intérét dans son travail.Le rendement des appareils à radiophoto- fluorographe est assez uniforme et leur choix dépend de facteurs très secondaires.Ces appareils sont caractérisés par une caméra automatique qui photographie un écran fluoro\u201cconi- aus.Le fover de la lenti'le est de 1.5.Une cellule photo-électrique contrôle le temps d\u2019exposition électroniquement et le temps varie entre 1/10 à 1/20 de seconde.Les films employés sont de l\u2019ordre de 70 mm.c\u2019est-à-dire de 245 pouces par 215; ils sont non perforés et sensibles au bleu.Ces films sont sur des bobines de 100 pieds et sont susceptibles de produire 375 à 400 expositions.D\u2019après notre expérience, nous ne croyons pas que l\u2019usage de films en stéréo sur films 70 mm.soit reeommanda- ble.Ces appareils sont actuellement équipés en sorte que toute erreur est quasi impossible puisque lorsque qu\u2019un seul contact ne se fait pas, il est impossible de prendre une radiographie, l\u2019appareil ne fonctionnant pas.On a discuté des avantages des unités mobi- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuremin AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 les transportables en comparaison de celles fixées dans une roulotte.Le type roulotte est avantageux dans les endroits où il n\u2019y a pas d'électricité et où les habitations sont clairsemées.À Montréal, nous sommes satisfaits des appareils mobiles employés et, l\u2019an dernier, à titre d\u2019expérience, nous avons voyagé dans le comté de Labelle où particulièrement les conditions de travail n\u2019étaient pas idéales mais où, toutefois, le résultat a été très satisfaisant.Il faut être prudent sur le nombre de radiographies prises à la minute; la chaleur dégagée peut-être dommageable au tube Roentgen; particulièrement en été, le nombre d\u2019expositions doit être réduit.Le personnel doit être protégé contre la radiation secondaire; on conseille fortement une formule sanguine tous les 2 ou 3 mois et tout changement dans les globules blancs doit être surveillé.Nous comptons 2 gardes-malades sur chaque unité radiologique.La présence de gardes- malades comme techniciennes n\u2019est pas nécessaire mais nous avons des preuves que leur présence assure la confiance aux personnes examinées; leurs études spécialisées leur permettent de répondre justement aux nombreux problèmes qui leur sont soumis par les personnes examinées; leur entraînement professionnel donne à une organisation l\u2019assurance que le point de vue médical et confidentiel sera respecté.3 gardes-malades consacrent leur temps à faire des entrevues qui prépareront les examens.2 gardes-malades ont la surveillance des cas dépistés afin que ceux-ci se présentent chez leur médecin ou à un dispensaire.Actuellement, à la Ligue, nous sommes rendus à un point ou étant donné le travail antérieur, deux personnes sont consacrées au classement des films et des cartes d\u2019inscription afin de fournir rapidement les renseignements demandés; un technicien s\u2019occupe de développer tous nos films.Comme les médecins n\u2019ont pas la réputation d\u2019être de très bons administrateurs, la Ligue a un administrateur qui s\u2019oceupe uni- LANDRY: DÉPISTAGE EN SÉRIE DE LA T.B.quement de la question finance; sa présence est très utile et libère le médecin d\u2019une foule de questions d\u2019ordre matériel; d\u2019autre part, l\u2019expérience nous a montré que nos ressources et notre fonds de campagne ont augmenté avec l\u2019expérience et la compétence du personnel administratif.Il est très important d\u2019avoir une idée précise du budget que nous pouvons dépenser avant de décider de l\u2019organisation de radiographies en groupe.Comme nous l'avons dit, le coût net de chaque personne radiographiée sur film miniature est de $1.00.Ce chiffre se divise en 70 cents comme frais d\u2019opération et 30 cents comme frais d\u2019administration.Ces chiffres sont corroborés par le docteur Zacks, Chef des Cliniques au Département de la Santé au Massachusetts.Vous imaginez la somme considérable requise par notre organisation à Montréal pour faire la radiographie de 175 000 à 200 000 personnes par année.Tous les films 70 mm.sont développés dans les 24 heures qui suivent l\u2019examen.Ils sont.lus immédiatement et nous communiquons ensuite par téléphone les noms des individus chez qui nous voulons avoir une radiographie 14 x 17 de contrôle.Lorsque toute l\u2019équipe fonctionne normalement, les résultats dépendent principalement 1\u2014 de l\u2019opération, 2 \u2014 de la position du patient 3 \u2014 de la régularité du pouvoir électrique et 4\u2014 de la technique du développement.Le fait d\u2019examiner chaque individu sans le faire dévêtir a été adopté ap:ès mûres réflexions.L\u2019inconvénient de voir certains arté- fax faci'es à distinguer sur films 14 x 17 est favorablement compensé par une vitesse d\u2019opération plus grande, un local moins spacieux, un personnel technique moins nombreux et surtout un nombre plus grand de personnes qu\u2019on peut radiographier étant donné que la pudeur féminine est préservée; d\u2019autre part, la perte de temps des employés est sensiblement réduite et les autorités de la compagnie n\u2019en sont que plus favorables à notre mouvement.Mais le problème n\u2019est pas dans la grandeur du film employé mais dans la lecture du film.1187 L'interprétation des films radiologiques doit être faite par des médecins spécialisés en maladies pulmonaires et par des radiologistes.À la Ligue, nous comptons, dans notre personnel médical, trois phtisiologues et un radiologiste ; l\u2019un de ces phtisiologues est hygiéniste.Tous les films 70 mm.sont lus indépendamment par deux médecins.Ce contrôle est absolument nécessaire pour éviter les erreurs inhérentes à la lecture de 800 à 1 200 films par jour.Nous ne faisons pas de diagnostic radiologique final sur film 70 mm.mais nous demandons un film de contrôle 14 x 17 lequel est discuté par un comité de quatre médecins.La décision des médecins est très importante car elle peut affecter pour une période de temps assez longue non seulement la santé mais le status économique et social de l\u2019individu.Un diagnostic positif incertain est dangereux et injuste.Les radiographies pulmonaires anatomiquement parfaites étant rares, il faut éviter de tomber dans un excès de prudence en signalant des anomalies pulmonaires sans importance, ce qui cause beaucoup d\u2019ennuis aux individus qui sont demandés pour des radiographies de contrôle.C\u2019est ainsi que les lobes azygos, les micronodules calcifiés, les calcifications pleurales, les côtes surnuméraires ne doivent pas être considérés comme anomalies importantes.Le muscle sterno-cleido mastoïdien peut donner l\u2019impression d\u2019un voile, l\u2019extrémité d\u2019une côte peut faire penser à des images non calcifiées, le croisement de deux côtes ou la superposition de vaisseaux pulmonaires ne doit pas être pris pour des images anormales.Dans 5 à 6% des cas, 11 faut demander des radiographies de contrôle 14 x 17.Il est donc très important que les films miniature donnent le maximum de rendement que nous pouvons leur demander.Ceci dépend de quatre facteurs principaux; 1\u2014 la vitesse d\u2019opération; 400 films environ par jour à une vitesse de 75 personnes à l'heure en moyenne.2\u2014 la position du patient; surveiller que le patient ne soit pas tourné, qu\u2019il existe un bon contact entre le thorax et l\u2019écran et enfin que la radiographie soit prise 1188 à l'inspiration.3\u20141le temps d\u2019exposition.Il est entendu que, théoriquement, celui-ci est contrôlé par la cellule photo-électrique mais, malheureusement, les thorax maigres sont souvent pénétrés et les obèses donne un film trop pâle et un peu flou.4 \u2014 le développement des films.Nous soulignons ici l\u2019importance d\u2019une température uniforme à 68° F.et l\u2019usage d\u2019un bassin d\u2019arrêt.Nous caleulons actuellement de 45 à 60 minutes pour développer un film de 100 pieds.Un rapport personnel est plus satisfaisant qu\u2019une carte impersonnelle ou qu\u2019aucun rapport.Le coût d\u2019envoi de ces rapports est sûre- -ment un bon placement au point de vue publicité.A Montréal, nous envoyons un rapport à chaque personne examinée indiquant que la radiographie prise ne montre aucune image nécessitant actuellement une surveillance médicale.La personne montrant une image anormale est avisée confidentiellement à son domicile, de se présenter chez son médecin de famille ou à un dispensaire.Le groupe de ceux qui montrent des lésions anormales mais dont l\u2019apparence n\u2019est pas tuberculeuse, comme dans le cas de tumeur, de bronchiectasie et de cardiopathie, reçoivent leurs cartes négatives spécifiant qu\u2019il n\u2019apparaît pas de lésions tuberculeuses mais en même temps une lettre leur indique que la radiographie a montré certaines images anormales pour lesquelles nous leur conseillons de voir un médecin.Une compagnie, qui a fait examiner ses employés, reçoit un rapport \u2018général spécifiant le nombre d\u2019emplovés et le nombre de cas trouvés anormaux.Le médecin de la compagnie reçoit la lecture du film et le diagnostic radiologique.Dans les compagnies qui utilisent nos services annuellement ou tous les deux ans, nous comparons la radiogranhie actuelle des cas anormaux avec celle que nous possédons antérieurement et si nous ne voyons aucun changement radiologique; dans les cas fibreux particulièrement, nous renvoyons l\u2019individu à une radiographie de contrô'e dans 6 à 12 mois et nous lui \u2018permettons de conti- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuremin AMLF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 nuer son travail.Ayant la certitude que son état pulmonaire n\u2019a pas changé radiologique- ment nous nous croyons justifiés d\u2019autoriser cet individu à travailler tout en lui évitant de faires des dépenses non nécessaires.Mais dans ces derniers cas, il faut être très prudent et se baser sur une grande expérience clinique.Le service social est essentiel au dépistage de la tuberculose.Il doit atteindre un triple but.1\u2014 diriger le plus tôt possible les cas actifs chez un médecin afin que ceux-ci soient traités le plus promptement possible.2 \u2014 protéger le public contre la contamination par ces cas actifs.3 \u2014 s\u2019assurer que tous les cas dépistés et sous surveillance médicale se présentent à leurs examens périodiquement.Il est souhaitable qu\u2019une organisation de dépistage ait son propre dispensaire.Lorsque ceci est impossible à réaliser, il est de première importance qu\u2019une collaboration étroite existe entre le service social du centre de dépistage et celui du dispensaire; autrement il y aura dédoublement de travail et dépenses inutiles de fonds et source de multiples ennuis pour les individus sous surveillance.Depuis un an, nous avons noté que près de 50% des personnes que nous avons avisées de se présenter chez leur médecin l\u2019ont fait sur réception du premier avis; 40% ont nécessité l\u2019envoi d\u2019un second avis ou la visite d\u2019une garde-malade; 10% n\u2019ont pu être atteints pour différentes raisons dont la principale était que ces individus ne demeuralent plus dans la ville de Montréal.Ceci signifie que la population en général est consciente de la valeur de notre travail et qu\u2019elle y coopère quand le problème lui est posé clairement.D\u2019après le résultat du travail accompli, nous pouvons déduire certaines données utiles pour le futur.Si nous considérons l\u2019âge de la population examinée, nous voyons que le maximum des personnes radiographiées le furent entre 15 et 20 ans et le minimum entre 35 et 40 ans; d\u2019autre part, le taux d\u2019images anormales trouvées est de 0,6% de 15 à 20 ans en comparaison de celui de 1,5% après 50 ans.Le groupe de 50 ans ou plus est également celui LANDRY: DEPISTAGE EN SERIE DE LA T.B.où l'on trouve le plus d'images anormales non tuberculeuses.Comme le rapportait Temple & Crutchlow dans leur rapport sur la tuberculose pulmonaire chez les personnes âgées, « la tuberculose pulmonaire peut apparaitre et apparait chez les gens âgés à un stade de début.Des cas de tuberculose minimes ou modérément avancés, bacillaires, ont été dépistés chez des personnes de 50 et 60 ans.Le maximum de l\u2019incidence de la morbidité et de la mortalité particulièrement chez les hommes glisse lentement du jeune adulte vers l\u2019Âge moyen.» La proportion des cas tuberculeux dépistés en 1949 fut de 69,6% chez les cas minimes, 25.7% chez les cas modérément avancés et 4,7% chez les cas très avancés.Ces chiffres se comparent presque exactement avec ceux trouvés aux Etats-Unis, dans les autres provinces du Canada et en Grande-Bretagne.L\u2019on peut dire que l\u2019incidence des lésions tuberculeuses est directement en relation avec l\u2019âge.Il faut signaler ici que la fibrose pulmonaire non tuberculeuse rencontrée si souvent chez les personnes au-dessus de 40 ans rend très difficile la différenciation à faire avec celle de la sclérose d\u2019origine tuberculeuse.Il est vrai que les statistiques doivent être données comme des probabilités; mais dans le dépistage en groupe le grand nombre d\u2019examens réalisés et la correction des faux positifs par les faux négatifs rétablit la proportion sur une base assez juste.C\u2019est ainsi que sur plus de 1 000 cas qui se sont présentés à l\u2019Institut Bru- chési et au Royal Edward Laurentian Hopital, institutions qui nous fournissent leurs diagnostics finaux, 0,52% sur le grand total des examens sont des cas de tuberculose en activité.Un autre point qui nous a impressionné est qu\u2019environ 80% des cas très avancés étaient ignorants de leur état pulmonaire.L\u2019explication à ce point semble être que les cas très avancés connus des autorités sanitaires sont dans les sanatoriums.Ces chiffres se comparent avec ceux du Dr.Siegal, Niagara, où sur 50 000 examens, il a trouvé un taux de 0,29% de tu- 1189 berculeux en activité dont seulement 8% étaient connus.Quel est maintenant le pourcentage des nouveaux cas trouvés dans les compagnies re- éxaminées?Ce résultat est variable suivant les conditions médicales établies dans ces compagnies.Lorsqu\u2019une compagnie possède l\u2019examen pulmonaire de pré-embauchage obligatoire, le taux de rechute diminue sur celui des années antérieures; c\u2019est pourquoi, nous insistons beaucoup sur la nécessité de l\u2019examen pré- embauchage et la radiographie de tous les cas absents lors de la radiographie en groupe, comme complément essentiel à notre travail.D'après notre expérience, aucun groupe d'employés ni aucun genre de travail ne prédispose à la tuberculose, l\u2019un plus que l\u2019autre.Il faut toutefois exclure le personnel et les pensionnaires des asiles d\u2019aliénés ou celui des prisons où le taux de tuberculose est beaucoup plus élevé qu\u2019ailleurs en raison d\u2019un contact plus intense.Il faut également tenir compte de certains endroits où on manipule la silice (SiO2).Dans les radiographies en série, il faut être très prudent dans l\u2019interprétation des images nodulaires; il est préférable de prendre des films 14 x 17 pour éviter toute discussion.Le diagnostic différentiel est toujours un problème puisque des conditions pathologiques pulmonaires d\u2019origine vasculaire, inflammatoire, néoplasique ou allergique peuvent donner des images anormales.Un contrôle par l\u2019histoire de cas et par l\u2019examen clinique ou bactériologique, par des radiographies en série à des angles spéciaux est souvent absolument nécessaire pour arriver au diagnostic précis qui même quelquefois ne pourra être prouvé avant l\u2019autopsie.Que penser maintenant des images anormales non tuberculeuses?Il faut d\u2019abord éliminer toutes les ombres dues aux vêtements, aux objets opaques ou semi-opaques qui font partie de ce vêtement ou encore, des solutions opaques employées en bronchographie.Les ombres fantômes doivent être surveillées car, d\u2019une part, elles peuvent être dues à une erreur 1190 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buutern A.M.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 technique mais, souvent, elles peuvent être causées par une infection aiguë ou subaiguë ou par des conditions allergiques.En cas de doute, il est préférable de prendre une radiographie 14 x 17 mais ce n\u2019est pas l'identification de ces calcifications qui est difficile, mais bien la ligne de conduite à tenir.Dans ce cas, le Dr.Zacks suggère d\u2019avertir personnellement l\u2019individu de \u2018se faire radiographier périodiquement; mais si le fait de signaler ces foyers calcifiés peut porter préjudice à l\u2019emploi de individu, il n\u2019y a aucun inconvénient à lui donner un certificat négatif particulièrement si la personne est un adulte.Chez les adolescents, on peut les tenir sous observation jusqu\u2019à ce qu\u2019ils aient atteints la maturité.Comme nous l\u2019avons dit au début, le but de la radiographie en série est de découvrir la tuberculose mihime mais ce mot minime ne doit pas signifier secondaire en importance car ce n\u2019est pas la grandeur de la lésion mais bien la qualité de l\u2019ombre qui est importante.En cas de doute, il est toujours plus prudent de porter un diagnostic d\u2019observation, lequel sera corroboré par le dispensaire, que de laisser un individu dans une fausse confiance.Les opacités denses à limites précises, de formes ovoïdes ou allongées doivent être signalées.Il est possible d\u2019identifier le goitre intra-thoracique, les élargissements de ganglions médiastinaux et la plupart des masses intrathoraciques.Il n\u2019est pas possible d\u2019en faire l\u2019identification anatomique mais leur présence doit être signalée car un diagnostic prompt peut permettre des traitements médicaux ou chirurgicaux suivant le cas; ainsi des traitements médicaux pourront être donnés pour des sarcoides, des lymphoblastomes ou des maladies à champignons; la chirurgie sera très utile dans les cancers primitifs du poumon, les abcès, les tumeurs bénignes ou les kystes.En faisant la lecture des films miniatures, on est souvent frappé, particulièrement chez les personnes âgées, du grand nombre d\u2019hypertrophie au moins apparente du cœur.Il faut se souvenir que ni la grosseur ni la forme du cœur dans une radiographie en postéro-anté- rieur n\u2019est assez précise pour porter un diagnostic de cardiopathie sauf peut-être dans les cas très marqués.Dans ces derniers cas, il faut tenir compte que la radiographie est prise à une distance de 40 à 45 pouces ce qui amène nécessairement une exagération d\u2019ordre physique puisque les rayons X ne sont pas parallèles; l'ombre du cœur pourra être déplacée, la silhouette tordue par une mauvaise position du sujet, le temps d\u2019inspiration mal fait, l\u2019abdomen trop protubérant, une colonne vertébrale légèrement tournée; toutes les déformations de la cage thoracique ou de la colonne vertébrale peuvent faire penser à des malformations cardiaques qui en réalité n\u2019existent pas.Il est donc inévitable que des cas limites et même des images assez exagérées soient susceptibles d\u2019être omises et que, d\u2019autre part, des personnes avec des cœurs élargis donnent une image apparemment normale.Le pourcentage des images non tuberculeuses intra-thoraciques trouvées dans le dépistage en série est de 1 à 2%.Dans les hôpitaux généraux, on a trouvé jusqu\u2019à 9,3% d\u2019images anormales en faisant la radiographie systématique de tous les cas qui se présentaient au dispensaire.La valeur du dépistage dépend entièrement de l'intérêt du médecin de famille au cas dépisté et de son examen clinique; ce dépistage n\u2019est plus nécessaire lorsque tous les médecins prendront tous les moyens pour assumer toutes leurs responsabilités dans leur propre communauté.Bien plus, cette organisation est une barrière contre la médecine d\u2019état puisque un ouvrage bien fait même par une organisation médicale indépendante rend le peuple satisfait du service médical et n\u2019a aucune raison de vouloir faire l\u2019expérience d\u2019un autre système.En résumé, pour atteindre l\u2019éradication complète de la tuberculose par la radiographie en série, c\u2019est-à-dire pour dépister le maximum de cas il faut plus d\u2019appareils qui examineront plus souvent un plus grand nombre d\u2019individus.Ceci ne pourra pas être obtenu sans la collaboration active du public, jointe à celle des médecins et des organismes antituberculeux. VARIÉTÉS LA SITUATION DES ANATOMO-PATHOLOGISTES DANS LA PROVINCE DE QUEBEC En 1945, les anatomo-pathologistes de la Province de Québec se réunissaient en assemblée plénière et constituaient une association qu\u2019ils dénommèrent « l\u2019Association des Anato- mo-Pathologistes de la Province de Québec ».Cette nouvelle société avait un triple objet: 1) réunir périodiquement les anatomo-patho- logistes pour leur permettre de discuter ensemble les problèmes scientifiques de leur spécialité; 2) étudier les questions de formation professionnelle, afin d\u2019assurer et de maintenir un haut degré de compétence professionnelle chez les anatomo-pathologistes du Québec; 3) promouvoir les intérêts des anatomo-pathologis- tes de la Province de Québec en précisant leur rôle ainsi que leur relation avec les hôpitaux, les Universités, les organismes sanitaires et le grand public.Pour arriver à ces buts, l\u2019Association des anatomo-pathologistes de la Province de Québec obtenait en 1948 son incorporation suivant la loi des Syndicats Professionnels de la Province de Québec.Depuis ses débuts l\u2019association s\u2019est préoccupée de la situation du pathologiste dans la Province de Québec, et au Canada.Il est intéressant de noter qu\u2019une association nationale de pathologistes visant les mêmes buts a été fondée le 18 juin 1949 à Saskatoon à la réunion annuelle de l\u2019Association Médicale Canadienne.On ne peut douter que dans la Province de Québec le nombre des anatomo-pathologistes reconnus soit tout à fait insuffisant, si l\u2019on considère le nombre total des lits d\u2019hôpitaux.Un bref inventaire révèle que, pour 3 000 lits d'hôpital, il y a moins de 35 anatomo-patholo- gistes reconnus dans la Province de Québec.Nombreux sont les hôpitaux de 150 lits, ou plus qui ne comportent pas de service interne d\u2019Anatomie Pathologique, fait déplorable à notre époque.En face de cette lacune d\u2019ailleurs croissante, de spécialistes en pathologie, à quoi s\u2019ajoute un besoin toujours plus grand de leur service, il semble souhaitable de s\u2019enquérir du statut des pathologistes dans la Province de Québec, afin de découvrir pourquoi de plus nombreux jeunes gens ne sont pas attirés vers cette spécialité de la médecine, ou pourquoi, une fois formé, le jeune pathologiste ne demeure pas ici.Il convient de signaler que, pour occuper divers postes de pathologistes au Canada, on a dû importer des spécialistes anglais ou américains, tandis qu\u2019un nombre considérable de jeunes pathologistes canadiens passaient la frontière et se fixaient aux Etats-Unis où certains d\u2019entre eux se sont particulièrement distingués.Ce sont là des pertes que nous n\u2019avons pas le moyen d\u2019accepter avec indifférence.On ne peut élever aucune objection sérieuse contre le fait que dans les conditions actuelles les laboratoires jouent un rôle très important dans un hôpital moderne.On ne saurait songer à envisager sans eux la pratique de la médecine scientifique.Il doit donc s\u2019ensuivre que la qualité du travail accompli dans ces 'abo- ratoires est proportionnellement fonction de la nature et du degré de la formation scientifique des directeurs de ces laboratoires.Il s\u2019ensuit également, et la démonstration en a été faite, que la qualité des soins médicaux généraux dans un hôpital donné et dans une localité déterminée s'améliore avec l\u2019excellence des servi- ves de laboratoires accessibles.La formation post-universitaire d\u2019un médecin dans la spécialité de la pathologie est prolongée et exige beaucoup de lui.Au Canada comme aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, on ne réclame pas moins d\u2019une période de cinq ans avant que le candidat soit éligible à subir les examens d\u2019un Bureau spécial qui reconnaîtra ses mérites.Cette formation com- 1192 prend un internat d\u2019au moins une année dans un hôpital approuvé par le Conseil d\u2019Education médicale; une période d\u2019études, en plus de l\u2019internat, d\u2019au moins trois années complètes dans une institution ou un département de pathologie dont le Bureau reconnaît la compétence pour fournir un entraînement satisfaisant dans le domaine de la pathologie et, enfin, une cinquième année de formation ou de pratique en pathologie.Cette formation comprend les item suivants: 1) un diplôme obtenu après une année dans les différentes sphères de la pathologie clinique, traitant de bactériologie, d\u2019immunologie, de biochimie, de parasitologie, d\u2019hématologie et de microscopie clinique en rapport avec le diagnostic, le pronostic et le traitement des maladies cliniques; 2) une formation et une expérience d\u2019au moins deux années en anatomie pathologique, traitant des aspects morphologiques des maladies.Le Collège royal des Médecins et Chirurgiens du Canada a établi à peu près les mêmes qualifications pour l'obtention du certificat de spécialité en pathologie et en bactériologie.Le genre et la nature du travail en pathologie attire spontanément le jeune homme qui a une tendance déterminée vers les aspects fondamentaux ou scientifiques de 'a maladie.C\u2019est précisément dans ce secteur qu\u2019au cours du dernier demi-siècle se sont produits plusieurs des progrès enregistrés en médecine.Mais le pathologiste dans un hôpital moderne est assurément plus qu\u2019un simple bonhomme de laboratoire.Il est d\u2019abord et avant tout un médecin dont le travail est essentiellement de nature consultative.Il collabore sans cesse à établir des diagnostics cliniques.Par sa connaissance de l\u2019histoire naturelle de la maladie, il est en mesure de rendre et il rend souvent des pronostics.Par ses autopsies, il confirme ou souvent il infirme en tout ou en partie le dernier diagnostic clinique; il aide le clinicien à obtenir une meilleure connaissance et à découvrir une étroite corrélation entre les symptômes et les modifications morbides; il fournit une explication de certains échecs des procédés chirurgicaux et il compile des faits et L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLrenin AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 des statistiques à des fins d\u2019enseignement et de recherche.Par le moyen de conférences clini- ques-pathologiques, il contribue à la formation des internes et à l\u2019accession de standards élevés de diagnostic.Par la nature même de son travail, il est indispensable dans toute clinique pour tumeurs, qui n\u2019existerait pas sans sa collaboration.En raison du caractère positif de ses consultations.ses conclusions forment la base des dossiers des hôpitaux aussi bien que de toutes les données statistiques nationales.Par son aide dans le diagnostic, le pathologiste concourt ipso facto au traitement dans la mesure où celui-ci dépend de celui-là.Le pathologiste est donc d\u2019abord et avant tout un médecin consultant qui s\u2019acquitte de plusieurs devoirs médicaux et son rôle est indispensable, non seulement dans les recherches médicales, mais dans la pratiove de la médecine moderne.Son rôle est particulièrement de premier plan dans la lutte actuelle contre le cancer.Il est regrettable aue trop souvent le pathologiste soit considéré, non pas comme un consultant, mais comme un simple technicien auquel on soumet des spécimens avec les informations les plus incomplètes.C\u2019est précisément cette attitude qui éloigne de nombreux Jeunes gens, oui ont un idéal professionnel, du choix de cette spécialité.Contrairement à d\u2019autres snécialistes apnelés en consultation, le pathologiste demeure inconnu du patient qui apprend rarement la nature et l\u2019importance de sa consultation.Conscient de la valeur de son travail.le pathologiste estime au\u2019il devrait être reconnu comme consultant non seulement de ses confrères médec'ns, mais aussi du patient, puisque les deux bénéficient de ses connaissances et de son habileté.Ce manque de relations de médecin a patient est un autre des obstacles s\u2019opposant à l\u2019entrée de jeunes médecins dans la spécialité de la patho'ogie.Faute de temps suffisant, le pathologiste ne pourrait pas et en fait ne devrait pas voir tous les patients auxquels il rend service; toutefois, des relations plus fréquentes entre le pathologiste et le patient, de même que la connaissance acquise par ce dernier des consultations pri- Art ts mr a AR ANATOMO-PATHOLOGISTES EN QUÉBEC vées faites par le pathologiste, feraient davantage comprendre au patient l\u2019importance de son travail et la nécessité des honoraires de laboratoire.Le pathologiste abandonne la pratique générale, dans le sens où on l\u2019entend généralement, mais non pas le privilège d'être reconnu comme un médecin consultant.Il faudrait que le public en général fût plus au courant de son rôle en médecine.Loin de nuire au praticien, la reconnaissance publique de son rôle permettra un traitement plus précoce, plus étendu et meilleur de la maladie dans la localité.S\u2019il est vrai que la spécialité de la pathologie peut s\u2019exercer en pratique privée (à preuve l\u2019augmentation du nombre des laboratoires privés dirigés par des pathologistes compétents aux Etats-Unis), c\u2019est essentiellement en pratique collective et particulièrement dans les hôpitaux que le plus grand nombre des pathologistes mettent leurs talents à profit.Comme résultat, la majorité des pathologistes bien entraînés et compétents travaillent dans des hôpitaux où existent des relations d\u2019employeur à employé.On reconnaît habituellement et implicitement ce genre de rapports par le versement d\u2019un traitement fixe aux patho'ogistes pour les services rendus à l\u2019hôpital.Ces relations entre les hôpitaux et les pathologistes sont tout à fait différentes de celles des nombreux autres médecins spécialistes (à l\u2019exception, peut-être, du nombre plus restreint des radiologistes et des anesthésistes), qui jouissent de leur autonomie et d\u2019une rémunération sans plafond fondée sur leur habileté.lenr travail et leur indépendance.Ces faits n\u2019échannent pas à l\u2019attention des jeunes diplômés en médec'ne songeant à se choisir une spécialité.Il n\u2019est pas rare que de tels accords sur un traitement fixe entre l\u2019administration des hôpitaux et les pathologistes ne tiennent pas compte de l'augmentation incessante de travail accomp'i dans les laboratoires d\u2019hôpital, beaucoup de ce travail provenant de sources extérieures à l\u2019hôpital, de telle sorte que les services du pathologiste sont littéralement vendus par l\u2019hôpital, ce pour quoi le pathologiste ne touche rien.1193 C\u2019est soulever la très intéressante question de savoir si les hôpitaux pratiquent en fait l\u2019art de la médecine, un sujet qui suscite beaucoup d'intérêt dans plusieurs Etats, v.g.la Californie, et à l\u2019Association médicale américaine.Tandis que certaines administrations d'hôpital permettent à des pathologistes plein-temps d\u2019agir comme consultants et d\u2019envoyer directement des comptes à leurs patients pour services de laboratoire pour des cas ne provenant pas de l\u2019hôpital, il y en a encore beaucoup qui soutiennent que l\u2019employé, ie.le pathologiste, doit simplement exécuter tout le travail qui lui est arbitrairement assigné pour le traitement fixe à lui versé par l\u2019hôpital, un traitement habituellement de beaucoup inférieur aux revenus des spécialistes de clinique.Il existe aujourd\u2019hui un mécontentement grandissant de la part des pathologistes plein- temps dans les hôpitaux d\u2019avoir à accepter un traitement fixe sans égard aux services sans cesse accrus rendus par les laboratoires dont ils assument la direction ; on a élaboré un certain nombre de méthodes pour permettre au pathologiste de partager dans les revenus majorés du laboratoire grâce à ses efforts.C\u2019est un fait que les jeunes gens bien formés et compétent entrant dans la spécialité de la pathologie envisagent pour leurs services des revenus plus élevés que des hommes déjà établis selon l\u2019échelle inférieure qui prévalait naguère, et à moins qu\u2019on puisse assurer une rémunération adéquate pour une formation approfondie et prolongée dans ce domaine difficile, il n'y a pas lieu de prévoir pour bientôt l\u2019entrée dans cette spécialité d\u2019un nombre suffisant d\u2019hommes bien préparés.| Dans la province de Québec (comme c\u2019est probablement vrai dans les autres provinces), un nombre considérable d\u2019hopitaux de 150 lits et plus n\u2019ont pas de pathologistes convenablement qualifiés.C\u2019est ce qui les rend immédiatement inéligibles pour approbation par aucun organisme reconnu de contrôle et les empêche de poursuivre un entraînement supérieur.Il est évident que la routine du contrôle et le travail de vérification dans de telles institu- 1194 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLteTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 tions de même que les services rendus aux patients sont tout à fait inférieurs aux standards normaux et tout travail provenant des centres avoisinants qui est dirigé vers les hôpitaux impose un labeur supplémentaire à ces pathologistes qui ne reçoivent aucune rémunération pour leurs services à cet hôpital.On a récemment proposé que le gouvernement provincial organise des centres pour le diagnostic du cancer où un médecin obtiendrait gratuitement une biopsie de tout tissu prélevé sur un patient soupçonné d\u2019être atteint de cancer.Si ce projet s\u2019accomplissait, il requerrait immédiatement les services d\u2019un grand nombre de pathologistes compétents et bien formés pour faire face à la quantité de travail à prévoir.De tels hommes préparés en nombre suffisant ne sont tout simplement pas disponibles et cela signifierait que le travail devrait être exécuté par ceux qui le sont.Il est donc évident que dans la province de Québec et au Canada en général, il existe à la fois une pénurie et un besoin de pathologistes bien formés et compétents.Il est également évident qu\u2019il y a trop peu de jeunes gens qui sont attirés vers cette spécialité.Nous avons souligné plus haut les raisons qui éloignent les jeunes gens de choisir cette spécialité particulière.Voici une solution acceptable de ce problème: 1) que les revenus financiers d\u2019un pathologiste et d\u2019un directeur de laboratoire parfaitement entraîné et qualifié soient élevés à un niveau équitable par rapport à ceux des spécialistes cliniciens; 2) que la situation du pathologiste dans la hiérarchie médicale soit équivalente à celle de tout spécialiste clinicien consultant, et qu\u2019il ne soit pas considéré comme un super-technicien ni par ses collègues ni par l\u2019administration hospitalière qui retient ses services; 3) qu\u2019il jouisse, dans les consultations, de plus fréquentes relations de patient à médecin que par le passé et qu\u2019il lui soit permis de toucher une rémunération pour ces consultations, et 4) que ses revenus soient automatiquement augmentés en fonction de l\u2019accroissement des services rendus.L\u2019Association insiste sur le fait que le pathologiste, à cause de ces perspectives, de sa formation et de ses méthodes particulières d\u2019investigation, doit être considéré comme un médecin spécialiste qui, par la nature de ses fonctions, agit en consultation.Devant la pénurie grandissante d\u2019hommes se dirigeant vers la pathologie, ajoutée à la nécessité accrue de leurs services, l\u2019Association des Pathologistes du Québec soutient qu\u2019afin d\u2019attirer des candidats excellents dans cette spécialité, il y a lieu d\u2019apporter des améliorations dans le statut professionnel et économique du pathologiste.Ce n\u2019est qu\u2019en recourant à ces moyens qu\u2019il est vraisemblable que des jeunes gens consentiront à devenir pathologistes, aussi nombreux que les exigent les besoins du Canada.L\u2019Association des Anatomo-pathologistes de la Province de Québec. SOUS LE RÈGNE DU MÉDECIN! Roger DUHAMEL.Directeur de \u2018\u2018Montréal-Matin\u2019\u2019.Si je tente de découvrir les motifs de l\u2019honneur qui m\u2019échoit aujourd\u2019hui de porter la parole devant un groupement aussi distingué que le vôtre, puïsque le moyen âge avait la flatteuse habitude d\u2019associer étroitement chirurgiens et barbiers, je demeure dans la plus profonde perplexité.Les occasions m\u2019ont manqué pour entretenir des relations très suivies avec les maîtres dans l\u2019art de guérir, d\u2019abord parce que je n\u2019ai pas l\u2019avantage d\u2019être des vôtres, ensuite parce que la Providence a voulu que s\u2019écoulent les trente-quatre premières années de ma vie sans que j'aie à recourir à vos efficaces thérapeutiques non plus qu\u2019à vos sages conseils.Je devine bien que vous m\u2019attendez à quelque détour et que c\u2019est vous qui aurez le dernier mot; avant cet inévitable rendez-vous où vous me verrez humble et repentant de mes abus ou de mes inhibitions, il m\u2019est encore permis de m\u2019adresser à vous d'homme à hommes, sans redouter vos foudres autres que verbales.Serait-ce mon patronyme qui a guidé votre choix et, dans ce cas, j'inclinerais à penser que vous aimeriez entendre exposer une thèse sur le typhus exanthématique, ce dont je me sens tout à fait incapable, contrairement à mon illustre homonyme français membre à la fois de l\u2019Académie de médecine et de celle de Richelieu.Au fond, pourquoi sonder ici les reins et les cœurs?N'\u2019est-il pas préférable de reconnaître tout simplement que ma présence parmi vous s\u2019explique de la façon la plus naturelle du monde et que vous devez en tenir comme responsable l\u2019amitié que veut bien me porter votre excellent président, le docteur Origène Dufresne, une amitié dont je m\u2019honore et qui me flatte.Je dois néanmoins lui faire sans délai un amer reproche: il m\u2019a demandé de vous faire une causerie bréve et humoristique.Pour la brièveté, j'ai bien l\u2019im- 1.Conférence prononcée aux « Journées médicales » de la Société Médicale de Montréal, mai 1950.pression que nous nous entendrons tous à ravir; quant à l\u2019humour, je dois avouer à ma courte honte que je ne tiens pas épicerie de cette denrée et que j\u2019envie ces esprits primesautiers et allègres capables de faciliter votre digestion par la magie d\u2019un rire sonore et éclatant.Comme tous les arts nobles et nécessaires, votre profession a connu des laudateurs et des détracteurs.Pourquoi n\u2019en pas évoquer quelques-uns, pour bien souligner que les louanges et les attaques valent infiniment mieux que l'indifférence générale qui n\u2019a jamais été et ne sera jamais votre lot, quoi qu'il advienne du souhait exprimé récemment par un banquier bien connu qui aspire à vous transformer en simples fonctionnaires.On peut aisément supposer une société, différente de la nôtre sans doute, mais non pas nécessairement inférieure en qualité, où les avocats et les notaires n\u2019existeraient pas, où il n\u2019y aurait même plus d\u2019annonceurs de radio, où les chanteurs mâles ne chanteraient pas comme des eunuques et où les femmes n\u2019auraient pas des voix désespérées de duègnes énivrées.Tout cela demeure possible, mais on ne peut pas un seul instant concevoir une civilisation sans médecins.Même les tribus les plus primitives honorent les sorciers, censés posséder des secrets bénéfiques pour favoriser la guérison des maladies.Il est par conséquent tout à fait naturel que la littérature universelle se fasse l\u2019écho de ces constantes préoccupations des hommes.Une fois qu\u2019il eût à jamais perdu les dons « prénatu- rels », Adam, sortant du Paradis pour n\u2019y jamais retourner, a dû s\u2019empresser de consulter le premier bottin de téléphone à sa portée pour y découvrir l\u2019adresse d\u2019un médecin, en formant toutefois intérieurement le vœu de ne pas tomber malade pendant le tournoi annuel de \u2018golf.Il n\u2019est que d\u2019ouvrir l\u2019Ecclésiastique pour 1196 s\u2019apercevoir comme est justement célébrée la profession médicale.On y lit: « Rends au médecin pour tes besoins les honneurs [qui lui sont dus; car lui aussi, c\u2019est le Seigneur qui l\u2019a créé.C\u2019est du Très-Haut, en effet, que vient la guérison, et du roi lui-même il reçoit des présents.La science du médecin élève sa tête, et il est admiré en présence des grands.En poursuivant la lecture de ce texte, 1l m'arrive toutefois de m\u2019inquiéter à constater une hérésie sous la plume de l\u2019auteur inspiré, car il semble accorder encore plus d\u2019efficace à la grâce de Dieu qu\u2019à l\u2019art du médecin: Mon fils, si tu es malade, ne néglige pas mon conseil, mais prie le Seigneur, et il te guérira.Eloigne la transgression, redresse tes mains, et purifie ton cœur de tout péché.Offre l\u2019encens et l\u2019oblation de farine, et immole de grasses victimes, comme si c\u2019en était [fait de toi.Puis donne accès au médecin, car, lui aussi, le Seigneur [l\u2019a créé, et qu\u2019il ne s\u2019éloigne pas de toi, car tu as besoin de lui.Il arrive que leurs mains ont du succès, car eux aussi prieront le Seigneur, afin qu\u2019il leur accorde de procurer le repos et la guérison, pour prolonger la vie du malade.Que celui qui pèche devant son Créateur tombe entre les mains du médecin! » Sans se livrer à une exégèse très poussée, comment ne pas découvrir dans ce passage une confiance modérée dans la vertu de vos médicaments?J\u2019ajoute, pour demeurer juste, qu\u2019à cette époque fort lointaine, les remèdes brevetés n\u2019existaient pas encore et cette lacune peut expliquer le discret scepticisme qui se dégage de ces phrases.J'hésite à invoquer maintenant le témoignage de votre grand maître, Hippocrate, car je sais que ses œuvres vous sont familières et qu\u2019il demeure, après vingt-cinq siècles, le guide par excellence.Hippocrate ne manque pas de sévérité à votre égard, mais il est bien placé pour s\u2019exprimer en toute franchise, puisqu'il L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuzeriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 est lui-même de la partie et qu\u2019au surplus, il n\u2019a pas à redouter d\u2019être traduit devant le Collège des médecins et chirurgiens pour atteinte à l\u2019éthique professionnelle.«La médecine est de toutes les professions la plus noble, écrit-il; et cependant, par l\u2019ignorance et de ceux qui l\u2019exercent et de ceux qui les jugent à la légère, elle est dès à présent reléguée au dernier rang.Un aussi faux jugement me semble provenir principalement de ce que la profession médicale seule n\u2019est, dans les cités, soumise à aucune autre peine qu\u2019à celle de la déconsidération; or la déconsidération ne blesse pas les gens qui en vivent.Ces gens ressemblent beaucoup aux figurants qu\u2019on fait paraître dans les tragédies; de même que les figurants ont l\u2019apparence, l\u2019habit et le masque d\u2019acteur, sans être acteurs, de même parmi les médecins, beaucoup le sont pour le titre, bien peu le sont par le fait ».Le grand intérêt de ce texte provient surtout, me semble-t-il, de l\u2019époque où il a été écrit.C\u2019est une opportune mise en garde contre les charlatans et même contre une infime, mais détestable, minorité de médecins incapables ou insoucieux de s\u2019égaler à la hauteur du sacerdoce dont ils sont les grands-prêtres indignes.Je ne doute pas que vous donnerez pleinement raison à Hippocrate, quand il précise et énumère les conditions pour accéder à la pratique exemplaire et bienfaisante de la médecine: « Celui qui est destiné à acquérir des connaissances réelles en médecine a besoin de réunir les conditions suivantes: disposition naturelle; enseignement; lieu favorable; instruction dès l\u2019enfance; amour du travail; longue application.Avant tout il est besoin de dispositions naturelles.Tout est vain quand on veut forcer la nature; mais quand elle met elle-même dans la meilleure voie, alors commence l\u2019enseignement de l\u2019art, que l\u2019élève doit s'approprier par la réflexion, l\u2019élève pris dès l\u2019enfance et placé dans un lieu propre à l\u2019instruction.Il faut en outre consacrer au travail un long temps, afin que l\u2019enseignement, jetant de profondes racines, porte des fruits heureux DUHAMEL: SOUS LE RÈGNE DU MÉDECIN et abondants ».Par la suite, le médecin doit avoir un comportement particulier et Hippo- crate ne dédaigne pas d\u2019entrer dans des détails qui peuvent paraître secondaires et auxquels il accorde de l\u2019importance.Guérisseurs du vingtième siècle, êtes-vous d\u2019accord avec lui quand il proclame que la règle du médecin doit être d\u2019avoir une bonne couleur et de l\u2019embonpoint, suivant ce que comporte sa nature; car le vulgaire s\u2019imagine que ceux dont le corps n\u2019est pas ainsi en bon état ne sauraient soigner convenablement les autres.Puis 1l sera d\u2019une grande propreté sur sa personne, mais décente, parfums agréables et dont l\u2019odeur n\u2019ait rien de suspect en général, tout cela plaît aux malades ».Rien n\u2019échappe à l\u2019investigation secrupuleuse du savant grec.Qu\u2019avec une exemplaire discrétion il aborde des sujets délicats! «La justice présidera, poursuit-il, à toutes ses relations, car il faut que la justice intervienne souvent; ce ne sont pas de petits rapports que ceux du médecin avec les malades; les malades se soumettent au médecin, et lui, à toute heure, est en contact avec des femmes, avec de jeunes filles, avec des objets précieux; il faut, à l\u2019égard de tout cela, garder les mains pures ».Comme ce païen de l\u2019antiquité rejoint les moralistes de notre héritage chrétien ; on ne trouverait pas sans doute maître laïque plus justement pointilleux en matière de déontologie médicale.Si Platon et Aristote ont eu des propos flatteurs sur les médecins, il n\u2019en va pas du tout ainsi d\u2019Esope, le fabuliste amer et désenchanté.Il ne se prive pas à l\u2019occasion de laisser libre cours à son pessimisme, comme en témoigne cette petite fable très dépouillée, selon sa manière: Un médecin soignait un malade.Celui-ci étant mort, le médecin disait aux gens du cortège: « Cet homme, s\u2019il s\u2019était abstenu de vin et avait pris des lavements, ne serait pas mort.\u2014 Hé, mon bel ami, reprit l\u2019un d\u2019eux, ce n\u2019est pas à présent qu\u2019il fallait dire cela, alors que cela ne sert plus à rien, c\u2019est quand 1l pouvait encore en profiter que tu devais lui don- 1197 ner ce conseil.» Cette fable montre que c\u2019est au moment où ils en ont besoin qu\u2019il faut prêter son aide à ses amis, au lieu de faire l\u2019habile homme, quand leurs affaires sont désespérées.Cette fable repose sur un malentendu; la plupart d\u2019entre nous, nous nous imaginons faussement que nous disposons d\u2019une promesse de longue vie, voire d\u2019une vie indéfinie, et nous nous dressons contre le médecin comme s\u2019il pouvait par le seul prestige de son autorité nous disputer victorieusement au sort mauvais.Au reste, les remarquables progrès accomplis depuis un demi-siècle, surtout dans le domaine de la médecine préventive, enlève toute actualité à cette fable d\u2019Esope.En somme, tant que les hommes seront mortels, les médecins auront mauvaise presse, même s\u2019ils parviennent de plus en plus à retarder la fatale échéance.Si l\u2019on se réfère à Caton et à Pline l\u2019Ancien, on n\u2019est pas lent à souligner une méfiance instinctive chez ces Romains a l\u2019égard de la science grecque et l\u2019on se demande si cette attitude ne leur serait pas dictée par une déformation de nature nationaliste et xénophobe, plustôt que par un mépris sincère de la médecine en elle-même.N'est-ce pas de cette façon qu\u2019il est raisonnable d\u2019interpréter ce passage assez étonnant de l\u2019Histoire naturelle où Pline l\u2019Ancien se montre d\u2019une extrême rigueur: « La médecine varie tous les jours, après avoir été tant de fois modifiée.Nous sommes poussés par le vent du charlatanisme grec, et il est évident que le premier d\u2019entre eux habile à pérorer devient aussitôt l\u2019arbitre de notre vie et de notre mort; comme si des milliers de peuples ne vivaient pas sans médecine, non pas, il est vrai, sans médecins; tel fut le peuple romain pendant plus de six cents ans; cependant il n\u2019a jamais été lent à recevoir les arts utiles; il a même accueilli la médecine avec avidité, jusqu\u2019à ce que, épreuve faite, il l\u2019ait condamnée.» Il n\u2019est pas de grand esprit qui ne soit parfois sujet à errer; à sa décharge, indiquons cependant que l\u2019exercice de la médecine il y a quelque deux mille ans devait comporter de graves lacunes et qu\u2019il en sera 1198 L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burin AM.LFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 d\u2019ailleurs ainsi pendant de nombreux siécles ultérieurs.La littérature truculente du moyen age français n\u2019a pas négligé ce sujet si riche en possibilités.À titre d\u2019exemple, on peut citer le fabliau du Vilain mire, c\u2019est-à-dire du paysan médecin, dont Molière devait s\u2019inspirer très fidèlement dans le Médecin malgré lui.Dans ce conte en vers très railleurs, un paysan a la monotone habitude de battre sa femme; celle- ci décide de se venger et le désigne comme un habile médecin à des gens du roi, prenant bien soin d'ajouter qu\u2019il faut lui donner des coups pour qu\u2019il consente à exercer son art.Le paysan n\u2019avoue en effet qu\u2019il est médecin qu\u2019après une bastonnade.Présenté à la cour, il fait tellement rire la fille du roi par ses contorsions qu\u2019elle rejette une arête qui l\u2019empêchait de parler.Un tel succès lui attire forcément d\u2019autres clients; c\u2019est alors qu\u2019il annonce qu\u2019il va brûler le plus malade d\u2019entre eux et qu\u2019il donnera ses cendres aux autres pour les guérir; immédiatement, tous se déclarent bien portants.La consultation terminée, le roi demande à chacun s\u2019il est guéri et chacun répond: « Oui, sire, Dieu merci!» Richement récompensé, le paysan retourne chez lui bien résolu à ne plus battre sa femme.Mais l\u2019on n\u2019a jamais su s\u2019il avait respecté cet engagement.Outre le Médecin malgré lui, l\u2019œuvre de Molière comprend des charges féroces contre la profession.On connaît la farce du Médecin volant, où le médecin Sganarélle passe avec rapidité d\u2019un travestissement à un autre.Dans l\u2019Amour médecin, une jeune fille dépérit d\u2019amour parce que son père s\u2019oppose à ce qu\u2019elle épouse celui que son cœur a choisi.Lorsque son amant réussit à entrer dans la maison sous un déguisement de médecin et à faire signer au père récalcitrant un contrat de mariage, elle recouvre la santé comme par enchantement.Guérison assurément miraculeuse, dont on hésite cependant à vous accorder tout le crédit.C\u2019est dans la première scène de cette pièce, vous vous en souvenez, que &e trouve le mot fameux.Monsieur Josse, qui est orfèvre, conseille, pour guérir la malade, de lui acheter « une belle garniture de diamants, ou de rubis, ou d\u2019émeraudes ».Sganarelle, le père de la jeune fille, lui répond finement: « Vous êtes orfèvre, monsieur Josse ».Le mot, devenu proverbe, s\u2019adresse aux dispensateurs de conseils intéressés, qui ne sont pas tous, il s\u2019en faut de beaucoup, des membres de la profession médicale.Dans Monsieur de Pourceaugnac, Molière nous présente un bourgeois de Paris qui a fait venir de province un gentilhomme limousin, M.de Pourceaugnac, à qui il destine sa fille.Ce ne sera pas chose facile.Eraste, aidé de deux intrigants, le jette dans une série d\u2019embarras et le fait traiter comme malade et comme fou par des médecins et des apothicaires.Dégoûté à juste titre de la capitale, Pourceau- gnac retourne dans son patelin et Eraste épousera celle qu\u2019il aime.Enfin, le Malade imaginaire, c\u2019est Argan, un névrosé qui se croit toujours malade et s\u2019entoure de médecins.Il désire marier sa fille Angélique à Thomas Diafoirus, un jeune médecin plus bête que nature.Comme on le prévoit sans peine, cette intrigue sera finalement déjouée.La pièce ne nous permet pas de nous égayer franchement, si l\u2019on se rappelle que, le 17 février 1673, Molière jouait le rôle d\u2019Argan pour la quatrième fois, quand, au moment de prononcer le fameux « Juro », il fut pris d\u2019un vomissement de sang et qu\u2019il expira une heure plus tard dans sa maison.Etait-ce là une vengeance des médecins qu\u2019il avait si durement malmenés?Pour lui rendre justice, il importe de reconnaître que s\u2019il s\u2019est attaqué à la fausse dévotion dans Tartuffe, à la fausse culture dans les Femmes savantes, de même il n\u2019a voulu s\u2019en prendre qu\u2019aux charlatans qui étaient légion à son époque et qu\u2019il souhaitait protester contre la pratique abusive des saignées.On s\u2019explique alors qu\u2019en 1650, rendu dans le royaume de la reine Christine, René Descartes, ait témoigné de l\u2019animosité à l\u2019égard de ceux qu\u2019il appelle les grands «saigneurs » et que, les voyant s\u2019approcher de lui avec des lancettes, il ait jeté ce cri de supplication: « Messieurs, de grâce, épargnez le sang français! ».| a DUHAMEL: SOUS LE RÈGNE DU MÉDECIN Je craindrais de me rendre coupable d\u2019une grave omission, si je ne mentionnais pas les Aphorismes de l\u2019Ecole de Salerne, célèbre école de médecine au moyen âge, même si les érudits discutent encore pour savoir si leur auteur est Joannes de Mediolano ou Jean de Milan, comme interprète de toute la faculté consultée par Robert, duc de Normandie, ou si ce texte n\u2019était pas déjà composé en l\u2019an 1066, sous le règne du roi Edouard d\u2019Angleterre.Le problème ne se pose guère pour nous, qui prenons connaissance de cet échantillon de poésie didactique, comme si ces deux mots, poésie et didactique, ne comportaient pas une antinomie irréconciliable.T1 reste que ces aphorismes sont rédigés en vers de mirliton, mais contiennent une sagesse dont s\u2019enchantent à tout le moins les profanes, les candidats à l\u2019éventuelle maladie.Quelle joie à apprendre de ces savants docteurs qu\u2019il existe des moyens de se passer de médecin: S\u2019il n\u2019est nul médecin près de votre personne, Qui dans l\u2019occasion puisse être consulté, En voici trois que l\u2019on vous donne: Un fonds de belle humeur, un repos limité, Et surtout la sobriété.L\u2019auteur plus ou moins anonyme de ces préceptes devance un grand nombre de nos contemporains en ce qui semble d\u2019avis qu\u2019il faut réserver l\u2019eau à un usage externe seulement: Dans vos repas ne buvez point d\u2019eau claire, Il en provient trop d\u2019incommodités; L\u2019estomac refroidi malaisément digère, Et ce qu\u2019on mange alors laisse des crudités.Quant à l\u2019usage du vin, les conseils se font abondants et précis.Sans entrer dans tous les détails dont il y a lieu sans doute de faire son profit, tenons-nous-en à un principe de base qui ralliera tous les amateurs: Quant au vin, sur le choix, voici notre doctrine: Buvez-en peu; mais qu\u2019il soit bon.Le bon vin sert de médecine, Le mauvais vin est un poison.Point de vins frelatés, ils gitent la poitrine; Un vin frais, naturel, pétillant, gracieux, Doit flatter le palais, l\u2019odorat et les yeux.1199 Programme excellent, dont voudront s\u2019inspirer tous les amphitryons, qu\u2019ils soient ou non médecins.Mais la sollicitude exquise de l\u2019Ecole de Salerne s\u2019étend beaucoup plus loin, puis- qu\u2019elle s\u2019inquiète de ceux qui auraient dépassé la norme permise et auraient négligé de se garder à pique et à carreau contre les entrai- nements d\u2019une gourmandise prévue et classée parmi les septs péchés capitaux: Si, pour avoir trop bu la veille, Votre estomac est dérangé, Ayez dès le matin recours à la bouteille, Vous serez bientôt soulagé ; Par ce remède bien purgé, Aux maux de cœur, aux maux de tête, Vous donnerez un bon congé, En prenant du poil de la bête.La recette est d\u2019or, sans aucun doute, encore qu\u2019il faille faire attention de ne pas enchaîner trop fidèlement et de ne pas recommencer une nouvelle phase de la même ébriété.Nous connaissons tous des gens qui, pour avoir trop rigoureusement suivi cette maxime, n\u2019ont pas retrouvé leurs esprits depuis une trentaine d\u2019années.Ce qui frappe l\u2019observateur de l\u2019extérieur, surtout s\u2019il est intéressé, par goût et aussi par métier, aux différentes manifestations littéraires, c\u2019est le nombre vraiment impressionnant des médecins qui, à un moment ou l\u2019autre de leur existence, ont tâté de la littérature et ont même parfois abandonné pour elle l\u2019exercice de leur profession.Il serait facile d\u2019étayer cette constatation d\u2019une longue liste de noms qui n\u2019éclairerait pas davantage notre propos.Une question plus intéressante se pose inévitablement: à quoi tiennent ces liens évidents entre la littérature et la médecine?Leur conjonction fréquente n\u2019est-elle que le fait du hasard ou ne correspond-elle pas au contraire à une exigence plus profonde?J\u2019incline à retenir cette dernière explication, beaucoup plus conforme, à mon avis, à la réalité des choses.Par sa formation, le médecin doit faire œuvre précise, il s\u2019emploie à écarter dans la mesure du possible toute approximation.Et l\u2019objet auquel il applique ses con- 1200 naissances et son observation quotidienne, c\u2019est l\u2019être humain, c\u2019est l\u2019homme, porteur d\u2019un mystère qu\u2019il lui importe de déchiffrer.On sait depuis longtemps qu\u2019une maladie n\u2019est exclusivement physique que dans des circonstances rares, voire exceptionnelles.Elle est le plus souvent la projection extérieure, le témoignage sensible, d\u2019un lent travail interne, elle plonge jusqu\u2019aux racines de la conscience.D\u2019où la nécessité pour le médecin de dépasser la surface des apparences afin que l\u2019excroissance de tel arbuste ne lui dissimule pas la forêt dans laquelle il lui faut découvrir le fil conducteur.Enfermé dans le dédale où ruse avec lui le Minotaure, il s\u2019efforce de tenir bien en mains le fil que lui tend la secourable Ariane.C\u2019est ainsi qu\u2019il sonde peut-être plus encore les cœurs que les reins, convaincu de l\u2019unité fondamentale de l\u2019homme et des mille et une réactions imprévisibles qu\u2019un état de conscience peut déterminer et qu\u2019il devient plus facile de cerner, une fois qu\u2019on s\u2019est\u2019refusé de limiter son investigation patiente au seul défaut local de la cuirasse.Ce labeur d\u2019investissement, n\u2019est-ce pas aussi l\u2019œuvre de choix du moraliste et du romancier à qui rien de ce qui est humain.ne doit demeurer étranger?Par la pente naturelle de ses recherches et par la tournure d\u2019esprit qu\u2019il acquiert fatalement, le médecin est tout naturellement entraîné à entretenir, dans une perspective différente, mais voisine, des préoccupations analogues à celles du littérateur.S\u2019il a su dominer les exigences immédiates de son métier, il sait parfaitement que les résultats d\u2019un examen superficiel ne lui livrent pas les clefs dont il éprouve le besoin pour recourir à l\u2019efficace thérapeutique.S'il est au surplus doué du don de l\u2019expression, quoi d\u2019étonnant qu\u2019un jour il lui arrive de regarder par les fenêtres de son cabinet de travail et d\u2019apercevoir dans leur décor coutumier les hommes et les femmes dont il sait désormais que le sthétoscope ou le bistouri ne lui livrera pas entièrement les secrets?Certains de vos grands confrères français ont succombé à cette tentation, les uns réussissant à conserver un I\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLetin AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 difficile équilibre entre les impératifs de leurs deux, vocations jumelées, les autres cédant après quelque résistance à l\u2019appel puissant d\u2019une carrière nouvelle où leur formation médicale leur sera toujours d\u2019un incommensurable appoint.Si l'on me permet ici une observation toute personnelle, encore que je ne la croie pas entièrement subjective, j\u2019ajouterai que c\u2019est un fait d'expérience, au Canada français en tout cas, que de tous nos hommes de profession libérale, j'entends par là ceux qui ont dû se soumettre de longues années à la formation secondaire et universitaire, ce sont les médecins qui conservent le mieux le souci de la culture générale.Sans doute est-ce là une condition de leur propre rayonnement professionnel.Mais il y a davantage.Le médecin moyen, si on le compare à l\u2019avocat ou à l\u2019ingénieur moyen, garde en lui un goût de perfectionnement personnel qu\u2019on regrette de ne pas découvrir aussi vif chez ses collègues des autres disciplines intellectuelles.Je ne fais qu\u2019esquisser ici le problème, sans aucun désir de flatterie déplacée, mais j'estime qu\u2019il y aurait là une étude sociologique très fructueuse à entreprendre.Je souhaite terminer ces quelques remarques par un beau texte que vous avez inspiré et qui demeure à votre honneur.Devant un jour porter la parole devant un groupement de chirurgiens, Paul Valéry prononçait les phrases suivantes: «S'il est une action toute naturelle qui détruit de la vie, et qui peut devenir criminelle quand elle devient consciente et organisée, il est heureusement arrivé que le génie de l\u2019homme a concu et créé toute une autre action, tout opposée.Cette mort, qu\u2019il peut reproduire et répandre si puissamment et largement, il a appris à la combattre; et en regard de la plaie qui cause la mort, il a osé pratiquer et approfondir la plaie qui sauve la vie.C\u2019est bien la plus hardie entreprise humaine, une pénétration et une modification immédiate des tissus DUHAMEL: SOUS LE RÈGNE DU MÉDECIN de notre corps, qui ne refuse point désormais à toucher au plus noble d\u2019entre eux, aux plus susceptibles, qui ne craint d'aborder par le fer ni le cerveau, ni le cœur, ni l\u2019aorte; c\u2019est- à-dire les organes dont le temps est si précieux qu\u2019une fraction de minute perdue par eux peut entraîner la perte brusque de tout l'être.Mais vous pensez bien que la personne qui sait de vous ce que tout le monde en sait, ne manque pas, quand elle songe à vous, de vous imaginer dans l\u2019exercice de vos dramatiques fonctions, qui s\u2019accomplissent aujourd\u2019hui avec une solennité quasi religieuse, dans une sorte de luxe de métal poli et de linge candide, que baigne la lumière sans ombre émise par un soleil de cristal.Un ancien revenu des Enfers, qui vous verrait dans votre grave tâche, revêtus et masqués de blanc, une lampe merveilleuse fixée au front, entouré de lévites attentifs, agissant, comme d\u2019après un rituel minutieux, sur un être plongé dans un sommeil magique, entr\u2019ouvert sous vos mains gantées, croirait assister à je ne sais quel sacrifice, de ceux que l\u2019on célébrait entre initiés, aux mystères des sectes antiques.Mais n\u2019est-ce point le sacrifice du mal et de la mort que vous célébrez 1201 dans cette étrange pompe, si savamment ordonnée?» Messieurs, ce n\u2019est pas le fait du hasard qu\u2019à travers les siècles, vous ayez inspiré les plus grands esprits et les ayez obligés à réfléchir sur les innombrables aspects de la profession médicale.C\u2019est qu\u2019il est impossible de méditer sur la condition humaine sans tenir un compte rigoureux de votre action et de votre fonction essentielle.C\u2019est à la fois votre gloire légitime et votre lourde responsabilité de savoir que vous êtes au carrefour où se nouent les multiples voies de l\u2019activité humaine.Que nous le voulions ou non, nous sommes tous les uns les autres sous le règne du médecin, ce règne qui durera aussi longtemps que la vie devra se poursuivre sur cette petite planète jetée au sein d\u2019un fantastique univers, cette planète grande si l\u2019on se rappelle qu\u2019elle a été entre toutes choisie pour entretenir cette flamme de l\u2019esprit impuissante à rayonner, si elle ne dispose pas de votre protection et de votre appui.Roger DUHAMEL, de l\u2019Académie candienne-française. \u201c3 Wnion Medicale du Canada\u201d en 1881 Octobre 1881.Le listérisme.La question du listérisme nous offre, en ce moment, des péripéties et des changements à vue des plus surprenants.Tandis que d\u2019un côté le Professeur Nuss- baum voudrait rendre la méthode de Lister compul- soire en Allemagne sous peine de malpractice, de l\u2019autre les délibérations du congrès médical international de Londres (du 6 août dernier) tendraient à la faire rejeter de la chirurgie intra-péritonéale.Keith jusqu\u2019alors listérien s\u2019en déclare l\u2019ennemi acharné, tandis que Spencer Wells reste tellement convaincu de l\u2019efficacité du listérisme qu\u2019il dit que le drainage est devenu inutile et ne l\u2019a pas employé depuis trois ans; Marion Sims n\u2019est pas aussi affirmatif mais reste listérien; Volkmann et Kujet enfin considèrent la chirurgie intra-péritonéale comme la pierre de touche du listérisme.Voilà où en est la question et nous n\u2019avons pas assurément la prétention de la trancher, mais si, d\u2019un côté, les prétentions de Nussbaum, Volkmann et Kujet sont exagérées, de l\u2019autre les faits que Keith apporte à l\u2019appui de sa thèse sont loin de paraître assez concluants pour exclure le listérisme de la chirurgie intra-péritonéale.Voici ces statistiques telles que nous les transmet un correspondant du \u201cBoston Medical and Surgical Reporter\u201d: «Il est vrai, dit Keith, que j'ai eu avec la méthode de Lister 80 succès consécutifs d'ovariotomie, mais dans les 25 cas suivants, j'ai perdu sept malades dont une de septicémie aiguë, trois par empoisonnement évident par l\u2019acide carbolique et une d\u2019hémorragie rénale.» Et il ajoute que depuis quatre mois, il a abandonné le listérisme et que ces cas lui donnent beaucoup moins de trouble et des résultats plus satisfaisants, sans autre agent que la propreté la plus scrupuleuse.Il ne faut pas exiger d\u2019une méthode plus qu\u2019elle ne peut donner, ni lui imputer trop rigoureusement quelques accidents isolés, et pour ne parler que de la statistique de Keith, quand même il aurait constaté l\u2019empoisonnement par l\u2019acide carbolique trois fois sur 105 cas, il nous paraît exagéré de conclure au rejet, sans appel, de la méthode; et 98 succès dont 80 consécutifs sur 105 cas seront peut-être difficiles à obtenir sans antiseptiques, attendons! L\u2019opinion de Volkmann et Kuget leur est à peu près personnelle et ne paraît pas être partagée par un grand nombre de chirurgiens.Lister lui-même est loin d\u2019énoncer de semblables prétentions.Keith n\u2019est pas le seul qui ait constaté les accidents dus à l\u2019acide carbolique, mais nul avant lui n\u2019avait osé tirer de semblables conclusions de cas trop peu nombreux et qui peuvent être dus tout aussi souvent à la manière dont l\u2019agent antiseptique est employé qu\u2019à l\u2019agent lui-même, presque tous les remèdes de la pharmacopée en sont\u2019 là.Et, tout au moins, avant de rejeter la méthode de Lister il nous paraîtrait plus logique de chercher à substituer à l\u2019acide carbolique un autre antiseptique qui en ait les précieuses qualités sans en avoir les inconvénients.Avant Lister la chirurgie intra-péritonéale et l\u2019ouverture des articulations n\u2019étaient guère heureuses et nous croyons plus prudent d\u2019attendre que Keith ait pu compter 80 succès consécutifs avec sa méthode avant de lui donner la préférence, à l\u2019exclusion complète de celle de Lister.Greffe osseuse.La greffe osseuse est le triomphe le plus récent et non pas le moins brillant qu\u2019ait à enregistrer la chirurgie moderne.Le mérite en est dû au Dr MacEwen qui en a conçu l\u2019idée et l\u2019a appliquée le premier avec succès.En 1878 un enfant de trois ans fut reçu au « Glasgow Infirmary » pour une nécrose de l\u2019humérus droit dont le corps était déjà séparé de l\u2019épiphyse.Quinze mois après que la partie nécrosée eût été enlevée, l\u2019os ne s\u2019était pas reproduit et les deux tiers du corps de l\u2019humérus manquaient.Le Dr MacEwen qui avait en ce moment sous la main un cas de courbure antérieure du tibia put se procurer des fragments d\u2019os sains qu\u2019il divisa en un grand nombre de petits morceaux et, guidé par ses connaissances anatomiques, il les déposa au sein des masses charnues dans la position normale de l\u2019humérus.Le succès couronna cette heureuse tentative, les fragments se réunirent entr\u2019eux, puis aux extrémités de l\u2019os préexistant et le résultat final fut la formation d\u2019un nouvel os d\u2019un demi pouce seulement plus court que son congénère.Un mois avant que le Dr MacEwen eût publié son cas, le Dr MacNamara du Westminster Hospital avait annoncé à ses élèves son intention de tenter la greffe osseuse mais l\u2019état général du malade n\u2019étant pas propice, il avait dû remettre à plus tard l\u2019exécution de son dessein.Malgré que l\u2019opération ne soit pas souvent requise, la nature se suppléant le plus souvent à elle-même, elle n\u2019en constitue pas moins, le cas échéant, un grand bienfait pour l\u2019humanité.Le Dr MacNamara dit que l\u2019idée de la greffe osseuse lui a été suggérée par le succès obtenu dans la transplantation drs dents. « L'UNION MÉDICALE DU CANADA » EN 1881 Hôpital Notre-Dame.Un correspondant du Monde qui signe « Un lecteur» se plaint que la rue du Champ-de-Mars est infectée par les exhalaisons des écuries, d\u2019une tannerie et par l\u2019Hôpital Notre-Dame «qui exhale des odeurs peu salutaires comme on peut s'attendre d'un établissement de ce genre.» Si le correspondant s\u2019attend à cela, il lui en coûterait peu de se détromper et il voudra nous permettre de nous attendre à tout autre chose d\u2019un hôpital de soixante lits qui dispose d\u2019un local aussi vaste et si bien aéré.Ceux qui ont eu l\u2019occasion de visiter l\u2019hôpital peuvent juger des avancées du « Lecteur».Il trouverait l\u2019air de l'hôpital embaumé si, comme nous médecins, il respirait de temps à autre l\u2019atmosphère méphitique de certaines maisons privées (qui ne sont pas rares par malheur) et dont les hôtes se trouveraient bien d\u2019un séjour momentané à l'hôpital.Si les officiers de santé, se rendant complaisamment à l'invitation du « Lecteur », se décidaient à visiter l\u2019hôpital Notre-Dame, le correspondant ferait bien de les y accompagner, il apprendrait ce que ces messieurs savent déjà: que la santé publique n\u2019est nullement compromise par l\u2019hôpital, mille fois moins que par les locataires qui occupaient la bâtisse avant que lhôpital fut fondé.\u2018 1203 Tarif médical.Notre nouveau tarif, quoique diminué, tombe encore sur les nerfs de\u2018 quelqu\u2019un.Un correspondant (nous ont-ils pris à parti) se plaint que nos honoraires sont fabuleux et que le public est à notre merci pieds et poings liés comme un voyageur au milieu d\u2019une troupe de brigands.De deux choses l\u2019une, ou ce monsieur ne pèse pas notre travail, notre responsabilité et nos sacrifices dans la même balance que nous, ou il ignore que c\u2019est là un tarif maximum et que le minimum qui n\u2019a pas de limites au-dessus du zéro est malheureusement plus usuel que le premier.Il se demande (le voyez-vous d\u2019ici) combien d\u2019argent nous recevons que nous n\u2019avons pas gagné! Quelqu\u2019un lui répond en rétorquant l\u2019argument: combien d\u2019argent nous gagnons que nous ne recevons pas.Nous ne voudrions pas jurer qu\u2019il n\u2019en sait rien.Nous pouvons bien le dire une fois \u2014 le médecin, ici comme ailleurs, est un des membres de la société qui fait le plus souvent la charité.C\u2019est peut-être souvent par intérêt, la conscience de chacun peut seule en juger.* * * Question universitaire.\u2014 Un télégramme reçu de Rome, le 21 septembre dernier, nous apprend que l\u2019Université Laval a gagné sa cause. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus » : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple : J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE G.R.BISKIND.\u2014 L'interprétation clinique des dosages urinaires des 17-cétostéroïdes.(The clinical signiticance of urinary 17- ketosteroids assays.) \u201cCalifornia Medicine\u201d, 72: 148 (mars) 1950.Des progrés récents sur la connaissance du métabolisme des stéroïdes ont fait que le dosage \u2018urinaire des 17-cétostéroïdes est un test important dans le diagnostic de certains syndromes endocriniens.Les stéroïdes de l\u2019urine peuvent être divisés en composés neutres, phénoliques et acidiques (neutral, phenolic, acidic).Les stéroides acidi- ques sont les acides biliaires, les phénoliques sont surtout les œstrogènes.Les stéroïdes neutres contiennent les métabolites des testicules, ovaires et surrénales.Trois groupes de composés, présents dans le cortex surrénal, produisent des stéroïdes neutres dans l\u2019urine.Ce sont: 1) les substances androgènes, 2) la désoxycorticostérone, 3) la corticostérone.La testostérone et le progestérone sont également les précurseurs de quelques-uns des stéroïdes neutres de l\u2019urine.Ces derniers peuvent être subdivisés en cétoniques et non-cétoniques.Les non-cétoni- ques sont en faible quantité et dérivent de la progestérone et de la désoxycorticostérone.La fraction cétonique plus importante est composée des suivantes: isoandrostérone du testicule, déhydroandrostérone du cortex surréna- lien, l\u2019androstérone et d\u2019autres complexes stéroïdes qui sont des métabolites de la surrénale et du testicule.La valeur des dosages urinaires des 24 heures des 17-cétostéroïdes obtenus d\u2019adultes normaux varient ainsi: hommes 8 à 22 mg., femmes 6 à 13 mg.Chez les enfants les résultats sont variables.Le dosage augmente dans certaines maladies endocriniennes surtout les tumeurs du cortex surrénalien classifiées ainsi par Kenyon: 1) syndrome adrénogénital, 2) syndrome de Cushing, 3) des syndromes mixtes communs aux deux premiers, 4) des expressions isolées de néoplasme, 5) féminisation d\u2019adultes mâles et plus rarement d\u2019enfants, 6) tumeurs sans manifestations endocrines.René LEFEBVRE.W.F.RIENHOFF, Jr.\u2014 Analyse clinique et étude de 502 cas de carcinome du poumon.(Clinical analysis and follow up study of 502 cases of carcinoma of lung.) \"Diseases of Chest\", 17: 33 (janvier) 1950.Sur ces 502 cas, 344 étaient inopérables au moment de l\u2019examen.Une pneumonectomie totale a été pratiquée chez les 158 autres.Quarante et un de ces 158 opérés sont morts en moins d\u2019un an, ce qui représente un taux de mortalité de 26 pour cent.So'xante trois de ces morts ont survéeu de 1 mois à 6 ans après lPopération, tandis que les cinquante quatre qui survivent comptent 1 mois à 16 ans de survie après l\u2019intervention.A la suite de ces résultats, l\u2019auteur conclut que le carcinome primitif du poumon doit subir une pneumo- nectomie totale parce aue les autres moyens chirurgicaux se montrent inefficaces.L\u2019auteur fait les observations suivantes: les hommes sont plus fortement atteints de cette maladie.dans la proportion de 6 a 1 et l\u2019âge le plus fréquent se situe entre 40 à 60 ans.Par ordre de fréquence, les symptômes sont les suivants: la toux 71 pour cent; l\u2019hémoptysie 63 pour cent; la douleur 50 pour pis 2e ANALYSES cent; l\u2019amaigrissement 39 pour cent; la dyspnée 23 pour cent; la pneumonie 18 pour cent; la fièvre 13 pour cent.A noter que la radiographie s\u2019est montrée positive chez les 502 cas.La bronchoscopie et la bronchographie viennent après.La biopsie transthoracique est limitée et difficile d\u2019interprétation.La thoracotomie exploratrice, selon l\u2019auteur, devrait être plus souvent employée que dans le passé.Paul-René ARCHAMBAULT.S.F.OOSTHNIZEN et H.FAINSINGER.\u2014 L'actinomycose pulmonaire.(Pulmonary actinomycosis.) \"British Journal of Radiology\u201d, 22: 152 (mars) 1949.Les auteurs rapportent 3 cas d\u2019actinomycose primitive de la région thoracique.Le premier cas suggère l\u2019idée d\u2019un abcès pulmonaire.Le second, celui d\u2019abcès multiples du poumon, compliqués de dilatation des bronches.Le troisième, celui d\u2019un épanchement médiastinal.La pénicillinothérap'e s\u2019est montrée très eff1- cace dans les 3 cas.C\u2019est Harz qui, en 1877, le premier identifia Pactinomycose.Le microbe a été extrait des lésions de la langue et des mâchoires de vaches.Heureusement que c\u2019est une maladie assez rare chez l\u2019homme.Ces microbes sont transmis par l\u2019intermédiaire de lésions de la peau ou des muqueuses et aussi par simple inhalation.Cette maladie peut être primitive ou secondaire à une infection médiastinale.Les symptômes sont assez souvent absents ou, s\u2019il y en a, on note une légère toux, une très faible douleur thoracique.Il peut se surajouter des signes de consolidation ou d\u2019épanchement pleural.Plus tard, il peut se produire un abcès de la paroi thoracique.La meilleure preuve diagnostique, c\u2019est la présence dans l\u2019expectoration ou dans le liquide extrait, de grains de soufre.Quant aux signes radiologiques, ils ne sont aucunement typiques puisqu\u2019ils donnent tout simplement des images de consolidation, d\u2019abcès ou d\u2019épanchement pleural.Paul-René ARCHAMBAULT.1205 G.G.RICHARDS et K.A.CROCKETT.\u2014 Hernie de l'hiatus.(Hiatus hernia.) \"Archives of Surgery\", 58: 411 (avril) 1949.Les auteurs ont traité à la Clinique de Salt Lake 24 cas de hernie de l\u2019hiatus en 18 mois.C\u2019est plus que durant les 30 années précédentes.L\u2019âge des malades se situe entre 33 et 68 ans.Dix-sept étaient des hommes, seize étaient des obèses.Le traitement employé: une cure d\u2019amaigrissement et une diète appropriée ont généralement suffi.Chez un malade, on a dû recourir à la section du phrénique.Pour faire le diagnostic de cette affection, ce sont les rayons X seuls qui peuvent le confirmer ou l\u2019infirmer.Quant aux symptômes, bien qu\u2019il n\u2019y en ait pas de classiques, on a noté chez 23 patients une douleur épigastrique sous-sternale.Chez 7 autres, on a observé une douleur irradiant à l\u2019épaule gauche ou au bras.Un seul a souffert de dysphagie alors que deux autres ont été atteints d\u2019hémorragie avec anémie secondaire.Enfin ces malades ont souffert de six mois à vingt ans.Une observation très poussée est nécessaire si l\u2019on veut soulager ces malades et les guérir.Paul-René ARCHAMBAULT.John TOMENIUS.\u2014 Syndrome de Loeffler \u2014 Périartérite noueuse.(Loeffler's Syndrome \u2014 Periarteritis Nodosa.) \"Acta Medica Scandinavica\u2019, 133: 55, 1949.Il est difficile de faire, dans le moment, une démarcation pathologique bien nette entre la péri-artérite noueuse, l\u2019artérite rhumatismale, la thrombo-angéite oblitérante.l\u2019artérite temporale ou l\u2019artérite chronique à cellules géantes, car toutes ces maladies relèvent de l\u2019allergie et ont des points communs qui s\u2019expliquent par les processus locaux qui se développent dans les ramifications de tout le système artériel.Il arrive souvent qu\u2019on observe le syndrome de Loeffler dans la périartérite noueuse.On doit isoler une bonne quantité de maladies vasculaires sous l\u2019en-tête « allergie », et on doit y inclure la périartérite noueuse. 1206 Premier cas.(16 ans) La patiente a souffert de troubles pulmonaires d\u2019abord, avec alternance de présence et d\u2019absence d\u2019infiltration éosinophilique des poumons, pendant 5 ans, mais sans symptômes: puis, 345 ans de symptômes pulmonaires et, enfin, la dernière année, sont même apparus des symptômes digestifs et neurologiques.Il y à eu une réaction remarquable des organes hémopoiétiques: 70 000 G.B.avec 70% à 80% d\u2019éosinonhiles et jusqu\u2019à 7% de myélocytes dans le sang.Aussi, splénomégalie réductible par la radiothérapie.Moelle osseuse remplie d\u2019éosinophiles.Pas de leucémie franche.Tous ces symptômes correspondent à ceux de l\u2019éosinophilie à leucémoïdes éosinophiliques (Eosi- nophilia leucemoïdes) d\u2019Engbaek et al.qui devrait donc s\u2019appeler plutôt péri-(pan)-arté- rite noueuse.ou bien soit artérite, soit phlébite allergique suivant les cas.Deuxième cas.Il s\u2019agit d\u2019une patiente de 60 ans chez qui le diagnostic radiologique d\u2019infiltration pulmonaire éosinophilique de Loeffler à été posé et qui s\u2019est améliorée de facon non équivoque par le traitement à la lergitine, au dicoumarol et à la pénicilline.Symptômes: infiltrations pulmonaires, grande éosinophilie sanguine, fièvre légère, asthme périodique, céphalées, douleurs du type myalgique dans le cou et, de temps en temps, de petites douleurs angi- noïdes.Biopsie musculaire (pectoral) positive: périartérite noueuse.La biopsie cutanée a été négative.Discussion: Le syndrome dit éosinophilie à leucémoïdes d\u2019Engbaek et al.est tout simplement, d\u2019après l\u2019auteur, une forme de périartérite noueuse, avec une très forte réaction des organes hémo- poiétiques.J.-Roger GAREAU.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Mentréal, octobre 1950 John C.HAM et Walter T.ZIMDAHL.\u2014 Syndrome de Loeffler, infiltrations pulmonaires et éosinophilie périphérique.(Loef- Îler Syndrome and pulmonary infiltrations accompanied bv peripheral eosinonvhilia.) \u201cAnn.Int.Med.\", 29: 428 (septembre) 1948.Critéres du svndrome de Loeffler: Radiographie: infiltrations pulmonaires.Eosinophilie de N.à 60% et plus.Fièvre: inexistante dans 60% des cas.Toux.Crachats: rares.Saisons: juillet et août.Evolution: toujours bénigne.Durée: courte.L'auteur rapporte 3 cas intéressants.ler cas: aspect de maladie aiguë: pneumonie ne ressemblant pas cliniquement à une vraie pneumonie infectieuse.Pas de réponse à la sulfamidothérapie.Crises de toux très forte avec cyanose et apnée soulagées par l\u2019injection i-v.d\u2019aminophylline.Tests étiologiques négatifs.2e cas: Toux irritative avec fièvre 101-102°F pendant 17 jours R.X.positifs.Eosinonhilie 42%.Tests étiologiques négatifs.Début ressemblant à de l\u2019angine de poitrine.3e cas: 2 épisodes d\u2019infiltration pulmonaire avec éosinophilie.Ant.pers.fièvre des foins.Pas de tests cutanés.autres tests négatifs.Les agents étiologiques invoqués sont: L\u2019as- caris (M'uller et Schultze) bien qu\u2019on ne le retrouve pas toujours dans les selles et les crachats (Koino).Les amibes (Stephano), retrouvées dans les crachats, mais non dans les selles (Hoff et Hicks).Le Fasciola Hepatica (Lavier, Bariety et Caroli).Trichuris trichiura (Miller) dans les selles.Helminthiases cutanées (Wright et Gold) avec infiltrations pulmonaires et éosinophilie.(9 cas) La coccidioidomycose doit aussi étre considérée vu qu'elle est d\u2019abord une maladie pulmonaire.J.-Roger GAREAU. ANALYSES PHTISIOLOGIE P.W.BEAVEN.\u2014 L'analyse de l'infection tuberculeuse depuis la naissance jusqu\u2019au vieil age.Relation avec la tuberculose clinique et la mortalité par tuberculose.(Analysis of T.B.infection from birth to old age; its relationship to clinical tuberculosis and deaths from tuberculosis.) \"Diseases of Chest\", 17: 280 (mars) 1950.L\u2019auteur a fait des tests à la tuberculine dans la ville de Rochester, N.Y.durant la période qui s\u2019étend de 1942 à 1944.I] s\u2019est adressé a 9252 adultes et 3000 enfants de 0 & 14 ans.Or, ses résultats démontrent que les tests positifs et l\u2019infection tuberculeuse sont relativement rares chez les enfants de cette ville.Puis la positivité à la tuberculine monte très rapidement pour atteindre son maximum vers l\u2019âge de 50 ans pour décliner après cet âge.Serait-ce parce que la peau des personnes âgées serait moins sensible.Ce sont les hommes au- dessus de 30 ans qui sont le plus touchés même mortellement.C\u2019est entre 0 et 14 ans que l\u2019infection tuberculeuse est le plus fréquemment fatale.Les conséquences sont moins sérieuses entre 15 et 29 ans.Il en est de même au-dessus de 30 ans.La tuberculose et son taux de mortalité à Rochester s\u2019élévent lorsque la période de l\u2019enfance est passée.L\u2019auteur en conclut que l\u2019infection tuberculeuse primitive survient alors à un âge avancé de la vie, chez les hab\u2018tants de Rochester, à cause de l\u2019hyg'ène préventive.Paul-René ARCHAMBAULT.JACKSON, LEFKIN, TUTTLE et HAMPTON.\u2014 Etude expérimentale d'anastomoses bronchiques.(An experimental studv in bronchial anastomosis.) \"Tournal of Thoracic Surgery\", 5: 630 (mai) 1949.Les auteurs ont fait des sections et des anastomoses bronchiques.Ils ont eu des résultats favorables chez 33 chiens.Jamais telle intervention n\u2019a été tentée chez l\u2019être humain.Ils ont utilisé deux méthodes: la première a consisté en une fermeture bout à bout, tandis que la deuxième s\u2019est pratiquée à «parement ren- 1207 versé ».Selon les auteurs, la deuxième méthode offre plus d\u2019avantages.C\u2019est une étude expérimentale fort intéressante, parce qu\u2019elle laisse prévoir, pour l\u2019avenir, des moyens mis à notre disposition, pour lutter contre les maladies des bronches.Paul-René ARCHAMBAULT.CARDIOLOGIE Richard FRANCE.\u2014 L'emploi de la quini- dine dans le traitement des arythmies cardiaques.(The use of Quinidine in the treatment of cardiac arrhythmias.) \" Amer- icon Practioner\u201d, 1: 790 (août) 1950.La quinidine est un poison protoplasmique.Son action dépressive sur le myocarde prolonge la systole et augmente ainsi la période réfractaire, de sorte que le nombre d\u2019influx partant du pacemaker, ectopique ou non, se trouve diminué.Une dose appropriée sera celle qui déprime le foyer ectopique suffisamment pour permettre au pacemaker de reprendre son rôle.Une dose trop forte au contraire déprime tellement la conductibilité et l\u2019excitabilité du myocarde que ni le pacemaker ni le foyer ectopique ne peuvent fonctionner, et la mort peut survenir par arrêt du cœur.Le British Heart Journal rapporte le cas d\u2019une femme de 47 ans admise à l\u2019hôpital avec un rythme ventriculaire à 230.Elle a reçu 0,2 g.de quinidine per os et 1 g.de quinidine dissous dans 1 000ce de sérum salé-glucose en goutte à goutte intra-veineux.Après 30 minutes elle avait reçu 06 g.Elle perdit connaissance et mourut 4 heures après son admission à l\u2019hôpital.Y a-t-il des tests qui peuvent aider a régulariser le dosage de quinidine?Car la dose appropriée pour un patient pourra être trop forte pour un autre.Toutefois le médicament a la réputation de produire des effets heureux à maintes reprises.L\u2019allongement du segment Q-T peut servir d'indice.En 1943, Legall, Horn et Riseman ont rapporté qu\u2019une dose unique par la bouche de 1.0 g.a produit un effet maximum en 2 heu- 1208 res 30 minutes et a prolongé le segment Q-T de 0,07 sec.Par voie intra-musculaire une dose de 0,3 g.a produit un allongement maximum du segment Q-T en une heure.La concentration plasmatique de quinidine peut également servir lorsqu\u2019on est obligé de donner des doses croissantes du médicament.En 1946 Delevett et Poindexter ont rapporté que sur 19 patients recevant des doses différentes et dans des conditions variées les attaques ne se sont pas reproduites tant que la concentration plasmatique dépassait 1 mg.par litre.René LEFEBVRE.CHIRURGIE L.R.SLATTERY, YANNITELLI et HINTON.\u2014 L'appendicite aiguë : facteurs contribuant au déclin de la mortalité durant une période de vingt ans.(Acute appendicitis : evaluation of factors contributing to decrease in mortality in Municipal hospital over twenty year period.) \"Archives of Surgery\u201d, 60: 31 (janvier) 1949.En 1939, aux Etats-Unis, il y a eu 14 113 décès causés par l\u2019appendicite aiguë.En 1946, on n\u2019en comptait plus que 5 285.Une chute rapide de la mortalité est évidente.Aussi les auteurs étudient-ils 952 cas d\u2019appendicite aiguë qui ont été traités dans une section de Phopital Bellevue de New York, et ce durant 20 ans, soit de 1928 a 1947.On constate que la morbidité est aussi en baisse que la mortalité À quoi cela est-il dû?D\u2019abord les malades sont plus souvent vus qu\u2019autrefois aux premières atteintes de la maladie.Il faut aussi ajouter que les médecins sont plus avisés.Les malades reçoivent les soins que nécessite cette maladie.Puis la découverte des sul- famidés et des antibiotiques diminue le danger des complications, des infections secondaires.Ce sont ces facteurs qui aident à sauver des vies qui autrefois étaient vouées à un destin fatal.Paul-René ARCHAMBAULT.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLieTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 ANATOMIE PATHOLOGIQUE À.J.FRENCH et C.V.WELLER.\u2014 Myocardite interstitielle à la suite de l'emploi clinique et expérimental des sulfamidés.(Interstitial myocarditis following the clinical and experimental use of sulfon- amides drugs.) \"Am.J.of Path.\u201d, p.109, vol.18, janvier 1942.Une myocardite interstitielle riche en éosinophiles a été trouvée chez 126 patients qui ne présentaient comme facteur commun que l\u2019administration de sulfamidés peu de temps avant le décès.Une myocardite interstitielle éosinophilique semblable a été produite chez la souris et le rat par l\u2019injection intra-péritonéale quotidienne de néoprontosil, de sulfanilamide, de sul- fapyridine sodium et de sulfathiazole sodium même à dose inférieure à celle employée ordinairement chez l\u2019homme.Des infiltrations éosinophiliques ont aussi été trouvées dans les poumons, le foie et les reins des cas humains et expérimentaux chez l\u2019animal.La moelle osseuse, la rate et les ganglions lymphatiques montraient également une augmentation des éosinophiles dans certaines circonstances.Il ressort de ces observations qu\u2019il faut prendre beaucoup de précautions dans l\u2019usage des sulfamidés.J.-Roger GAREAU.ELECTRO-RADIOLOGIE E.LINDGREN.\u2014 Angiographie percutanée de l'artère vertébrale.(Percutaneous an- giography of the vertebral artery.) \"Acta Radiologica\u2019, 33: 389 (mai) 1950.Après un aperçu historique des techniques employées pour l'injection de la vertébrale, l\u2019auteur décrit sa propre méthode en donnant les raisons anatomiques de cette voie d\u2019accès.L\u2019accès à l\u2019artère vertébrale est beaucoup plus facile par voie antérieure ou latérale que postérieurement.Avant chaque artériographie, des radiographies simples de la colonne cervicale sont pri- ANALYSES ses, pour éliminer la possibilité d\u2019ostéophytes qui rendraient difficile ou même impossible la ponction de l\u2019artère.Plus la ponction est faite haute, plus elle est facile, parce que la distance entre les apophyses transverses augmente à mesure que l\u2019on s\u2019élève et il y a beaucoup plus souvent des ostéophytes aux niveaux inférieurs qu\u2019aux supérieurs.L\u2019examen est fait sous anesthésie locale ou générale.Une légère extension de la tête élargit les espaces intertransversaires.L\u2019artère vertébrale est beaucoup plus fixe que la carotide.Celle-ci est réclinée vers l\u2019extérieur par la main gauche de l\u2019opérateur, et l\u2019aiguille doit passer en dedans de la carotide.Si l\u2019aiguille est dirigée.trop vers la ligne médiane, elle bute sur le corps vertébral.Si elle est dirigée trop latéralement, elle rencontre des nerfs et le patient éprouve des douleurs soit dans l\u2019épaule, soit dans le bras.L\u2019anesthésie générale enlève à l\u2019opérateur la possibilité de se guider sur les réactions du malade et l\u2019expose à léser les nerfs périphéri- phériques.Par contre, sous anesthésie locale, la douleur peut amener une constriction vasculaire et rendre la ponction plus difficile.Il existe un danger de ponctionner l\u2019espace sous arachnoï- dien et l\u2019on doit vérifier parfaitement le reflux du sang, car l\u2019injection du Diodrast dans l\u2019espace sous-arachnoïdien est formellement contre-indiquée.1209 Une aiguille à biseau court et tranchant est la seule recommandable.Lindgren soutient que dans les 24 des cas, la ponction percutanée est possible.Si cette ponction est impossible, il recommande d\u2019utiliser la technique de Radner qui consiste à introduire un cathéter dans l\u2019artère radiale, jusqu\u2019à la vertébrale.60 artériographies ont été faite entre 1947 et 1949.Les patients n\u2019accusent absolument rien lorsque la substance de contraste est injectée dans la vertébrale, au contraire de l\u2019injection caro- tidienne, alors qu\u2019ils accusent une sensation de chaleur ou de brûlure.2 complications graves sont survenues sur 60 injections: une cécité de 3 jours et une désorientation totale de 24 heures.Il est très difficile de se baser sur la position du tronc basilaire pour apprécier la présence ou l\u2019absence de tumeur de la fosse postérieure, car la position normale du tronc basilaire varie énormément.La pneumographie surpasse l\u2019artériographie dans les tumeurs de la fosse postérieure autant pour la localisation que pour l\u2019appréciation du volume de la tumeur.L\u2019indication majeure de l\u2019artériographie vertébrale est l\u2019anomalie vasculaire, telle que l\u2019anévrysme artériel ou l\u2019anévrysme artério-veineux.Jean-Louis LEGER. SOCIÉTÉS « L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Séance du 3 mars 1950 Tenue à l'Hôpital des Anciens Combattants.Revue des cas d'arthrite depuis juillet 1949.MM.Jean ROUSSEAU et Claude DELISLE Compilation et division, selon leurs diagnostics, de 100 cas d\u2019arthrite vus à l\u2019Hôpital des Anciens Combattants, Québec.La moitié de ces cas étaient diagnostiqués ostéo-arthrite généralisée, de la colonne ou des membres: il est à noter que la traction cervicale fut très efficace dans tous les cas où il y avait pincement des interlignes cervicaux.Les autres traitements ont donné des résultats variables, soit en soulageant la douleur ou en améliorant l\u2019état général de ces malades.La deuxième moitié des cas étudiés comprenait des spondylites ankylosantes que le traitement de routine a améliorées, des gouttes et arthrites de la goutte, une maladie de Paget, deux cas de maladie de Scheurmann, un syndrome de la main et de l\u2019épaule, deux cas d\u2019arthralgie consécutive au rhumatisme articulaire aigu, une hernie discale, deux cas d\u2019arthrite tuberculeuse, sept cas de fibrosite et des cas d\u2019arthrite rhumatoïde.L\u2019association Acétate de Désoxycorticosté- rone et Acide ascorbique telle qu\u2019instituée par Lewin et Wassen en Angleterre a été essayée chez sept patients: 4 cas d\u2019arthrite rhumatoïde, 1 cas de spondylite ankylosante, 1 syndrome de Reiter, et un cas d\u2019arthrite tuberculeuse.Les résultats ont été comparables à ceux donnés par Lewin et Wassen dans leur article paru dans le Lancet du 26 novembre 1949.La maladie d'Alhers-Schônberg (Ostéopétrose \u2014 Ostéomarmoréose) MM.S.LeBLOND, P.-E.COTE et R.PICHETTE La maladie d\u2019Alhers Schonberg ou Ostéo- pétrose, est une affection plutôt rare qui se caractérise par une densification du système osseux avec déformation en massue des os longs et une anémie par destruction progressive de la moelle.Monsieur R.(57 ans) présente les manifestations radiologiques de la maladie et une anémie relative.La maladie semble être apparue tardivement chez lui et ne présente pas de caractère familial, comme en témoignent les examens radiologiques et sanguins de trois membres de sa famille.Il présente, en plus, un état de confusion mentale qui semble plus en rapport avec une intoxication chronique alcoolique qu\u2019avec la maladie d\u2019Alhers Schonberg.Confusions mentales.M.J.-Chs MILLER Deux cas d\u2019intoxication exogène (alcool et barbituriques), et un cas d\u2019intoxication endogène (cardiaque brightique) ont développé des confusions mentales transitoires allant jusqu\u2019à l\u2019onirisme et l\u2019hallucinose.Rappel de l\u2019aspect clinique des confusions mentales autrefois confinées aux milieux psychiatriques fermés avec internement du malade.Les facilités modernes de l\u2019Hygiène Men- SOCIÉTÉS tale avec services psychiatriques dans les hôpitaux généraux, évitent souvent aux malades le préjudice de l\u2019internement; elles permettent une collaboration plus rapide et plus efficace entre la Médecine somatique et la Psychiatrie pour la prévention et le traitement de plusieurs affections mentales.Deux cas d\u2019hématémeése grave.MM.J.-L.PETITCLERC et G.MARCEAU Un faible pourcentage de malades meurent à la suite d\u2019une hématémèse.De ce pourcentage, seulement quelques malades parmi ceux qui présentent un ulcère bénéficient d\u2019une intervention d\u2019urgence qui doit être faite dans les premières 48 heures.La gastrectomie partielle est l\u2019intervention de choix.Quant aux autres malades, il est rare qu\u2019ils puissent s\u2019exempter d\u2019une intervention qui devra avoir lieu dans les circonstances les plus favorables pour le malade.Deux cas d\u2019hématémèse grave sont présentés avec leur traitement respectif.Séance du 14 avril 1950 Tenue a l'hôpital Laval.Considérations sur l'acide para-amino- salicylique en tuberculose pulmonaire.M.C.-H.DORVAL Un avant-dernier né, dans l\u2019arsenal thérapeutique mis à l\u2019épreuve contre la tuberculose pulmonaire, possède des propriétés physico-chimiques et bactério-statiques très intéressantes dans la lutte contre le bacille de Koch.Son administration per os est d\u2019un maniement facile, même comme traitement ambulatoire dans certaines formes aiguës ou chroniques de tuberculose pulmonaire.Avec lui nous avons trouvé une réponse au besoin de diminuer la streptomycinorésistan- ce.Cela nous permet de prolonger cette der- 1211 nière médication qui garde encore la première place dans les formes aiguës et sub-aiguës.Son action favorable sur les signes généraux et fonctionnels en font une médication de base d\u2019abord, d\u2019association ensuite, et enfin de substitution dans les formes chroniques ou graves de tuberculose pulmonaire.Application de divers traitements de la tuberculose pulmonaire.MM.R.DESMEULES, R.DION et L.MONTMINY Les auteurs rapportent dix observations de différentes formes de tuberculose pulmonaire traitées par des modalités thérapeutiques déja un peu anciennes ou encore par des méthodes de traitement qui subissent actuellement l\u2019épreuve de l\u2019expérience clinique.Ils insistent sur l\u2019importance de la cure hy- giéno-diététique et affirment que la cure de repos tient encore la première place dans le traitement de la tuberculose.Oublier cette notion c\u2019est s\u2019exposer à de graves désillusions.Les différents modes de collapsothérapie sont toujours parmi les meilleures armes de la thérapeutique anti-tuberculeuse.Les nouveaux traitements loin d\u2019en diminuer les indications, en facilitant les applications.Les auteurs soulignent les indications de la résection pulmonaire, de la streptomycine, de l\u2019acide para-amino-salicylique et la T.B.1.Ils insistent sur la nécessité de faire un diagnostic clinique et radiologique complet avant de choisir une modalité thérapeutique et ils sont d\u2019opinion que la laboratoire prend une place de plus en plus grande dans la poursuite du diagnostic et du traitement scientifique de la tuberculose pulmonaire.Streptomycino-résistance et corollaires thérapeutiques.M.GIROUX, chef des laboratoires.La recherche de la streptomycino-résistan- ce chez les malades traités par la streptomycine se révèle intéressante par les indications 1212 thérapeutiques qui en découlent.Dans les formes pulmonaires ulcéro-caséeu- ses ou fibreuses, la résistance du bacille de Koch s\u2019installe rapidement, tandis que dans les formes aiguës, les résultats thérapeutiques sont meilleurs, avec moins de danger pour l\u2019avenir., Dans les localisations méningées et pleurales, la streptomycino-résistance prend plus de temps à s\u2019installer, ce qui permet un traitement prolongé de l\u2019antibiotique.Au point de vue épidémiologique, il faut se souvenir que la streptomycino-résistance est, irréversible.oOo > REUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MEDICAL DE L'HOPITAL NOTRE-DAME Séance du 20 avril 1950.Présidence de M.P.-M.RICARD Traitement chirurgical de la sténose mitrale.Commissurotomie.MM.E.-D.GAGNON et Paul DAVID Cette communication parait comme article original dans la présente livraison, page 1142.Discussion.M.Paur DavrD nous fait voir les deux malades: Le premier malade peut maintenant faire plus d\u2019exercices qu\u2019auparavant.Il se déplace toute la journée et est moins essoufflé qu\u2019avant l\u2019opération.Le deuxième malade n\u2019a pas saigné une seule fois depuis l\u2019opération.La veille de l\u2019opération, il avait craché du sang.Durant l\u2019intervention, il a fallu enlever le sang au bron- choscope.Les deux malades confirment les affirmations du docteur Paul David et se disent très bien.M.Enovarn-D.GAGNON présente une planche en couleurs faite par le docteur Lemire et qui représente une vue postérieure du cœur tel qu\u2019il apparaît après l\u2019ouverture de la paroi thoracique.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLenn AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 Au moyen de transparents il fait voir deux modèles du couteau utilisé pour l\u2019opération.Il décrit tous les stages de l\u2019opération et donne des commentaires sur les difficultés rencontrées au cours de l\u2019intervention.M.Paur Davin: Dans les deux cas, on a l'impression que l\u2019indication opératoire était claire et nette.Les deux malades étaient voués à une mort relativement prochaine à moins de jouer le tout pour le tout.Ils ont tous deux accepté le risque de l\u2019intervention.Une sténose mitrale qui saigne a une moyenne de 4 ans de survie.L\u2019évolution post-opératoire a demandé beaucoup plus d\u2019attention et de soins que l\u2019on ne s\u2019y attendait.Il faut absolument voir les malades 2 fois par jour durant plusieurs jours.Le phénomène «douleur» fut d\u2019une importance primordiale.Des électrocardiogrammes ont été faits presque continuellement durant l\u2019intervention et ensuite tous les deux jours.Le premier malade a fait une péricardite et un épisode de fibrillation auriculaire.Le deuxième malade a eu un épisode de péricardite avec frottement.Il faudra, à l\u2019avenir, montrer à ces malades comment respirer et comment cracher.L\u2019opération est le traitement de choix dans certains types de sténose mitrale.M.Epovarn-D.GAGNON rapporte qu\u2019à Phi- ladelphie 41 malades ont été opérés avec 7 mortalités, dont 6 décès dans les 10 premiers cas et 1 décès dans les 31 derniers cas.M.ALBERT BERTRAND demande s\u2019il y a danger de libération de calcifications vasculaires.D.J.-UrcEL GaArIÉPY: comment peut-on contrôler la douleur?M.Roma AMyoT: l\u2019ouverture du cœur estelle douloureuse?M.RENÉ CHARBONNEAU: quel est le pronostic au point de vue de la persistance de l\u2019ouverture de la valve de la mitrale.M.Epovarn-D.GAGNON répond au docteur A.Bertrand que le danger de libération de tissus est bien moindre qu\u2019avee la valvulo- tomie qui enlevait de petits morceaux.Avec le nouveau couteau, on ne devrait rien enle- SOCIÉTÉS ver, par conséquent aucun danger de libération de particules.Au docteur J.-U.Gariépy : il est très difficile de contrôler la douleur inter-costale; on a essayé tous les médicaments et diverses infiltrations.Au docteur Roma Amyot: il croit que le cœur n\u2019est pas sensible à la douleur.La douleur est provoquée par la péricardite qui dure une dizaine de jours.C\u2019est une péricardite traumatique et aseptique.Au docteur René Charbonneau: si la section est faite au niveau du tissu scléreux il n\u2019y a pas de raison que la valve se ressoude.La pression est considérable et va maintenir les feuillets écartés.Cancer muco-érosif de l'estomac.M.Laurent ARCHAMBAULT Gutmann et Bertrand, de France, Pont décrit en 1938, à savoir: Caractères: a) Cliniquement : \u2014 Histoire d\u2019ulcus gastro- duodénal datant de 4 - 20 ans.Patient non démoli quant à l\u2019état général.b) Radiologiquement: \u2014 Pas d\u2019image franche de niche ulcéreuse, mais rigidité légère de petite courbure.Hyperkinésie gastrique.Localisation fréquente à l\u2019antre pylorique, sur la petite courbure, allant alternativement sur les deux faces.Diminution discrète des plis de la muqueuse.ec) Histologiquement : \u2014 Trouvaille histologique la plupart du temps.Remplace la muqueuse sur une surface étendue au delà de 5 em.N\u2019effondre pas la muscularis mucosæ.Macroscopiquement, c\u2019est une exulcération, un dépolissage de la muqueuse, pouvant souvent passer inaperçu, même de visu la pièce ouverte.Pas de tache cicatricielle d\u2019ulcère sur la séreuse.Pas de masse palpable, sauf une légère infiltration œdémateuse.Les ganglions ne sont pas envahis.Donc, extension et superficialité.Ce n\u2019est pas un ulcère cancérisé parce qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019ulcère, malgré Phistoire cli- 1213 nique ulcériforme.L\u2019acidité gastrique n\u2019est pas modifiée.Ce n\u2019est pas un ulcéro-cancer parce qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019ulcération.Il n\u2019existe pas d\u2019enduit fibrineux tapissant la lésion.Notre observation: Patient âgé de 46 ans, débardeur de son métier, arrive d\u2019urgence en hématémèse massive, la troisième depuis deux jours.Patient est exsangue, P.A.0/0, état de choc hémorragique.Varices œsophagiennes reléguées au second plan parce que pas d\u2019éthylisme.Traitement par transfusion pendant 2 jours et morphine qui relève la formule rouge de 1 500 000 à 3 500 000.Deux jours après admission, on fait repas baryté qui revient négatif.L\u2019état général s\u2019améliore et 8 jours plus tard, on refait repas baryté dont rapport est comme suit: « (Esophage normal.On note une forte incisure de la grande courbure à l\u2019union des segments vertical et horizontal, donnant à l\u2019estomac un aspect biloculé et persistant durant toute la durée de l\u2019examen.Impossibilité de démontrer la présence d\u2019une niche sur la petite courbure en face de l\u2019incisure, quoique plusieurs films en sont fortement suspects.Conclusions: \u2014 « T1 s\u2019agit, à notre avis, d\u2019une lésion ulcéreuse bénigne du segment vertical de l\u2019estomac au voisinage de la petite courbure mais en face de l\u2019incisure spasmodique de la grande courbure.La dilatation jéju- nale et duodénale est due à la morphine.» Nous avons opéré le patient par crainte d\u2019une nouvelle hématémèse que nous ne pourrions peut-être pas contrôler une seconde fois.Nous avons pratiqué une gastrectomie sub- totale haute antécolique.Nous avons noté, à la jonction des portions verticales et horizontales de la petite courbure, une légère infiltration œdémateuse mais pas de cicatrice séreuse ni masse.Il existait des ganglions près du tronc cœliaque mais ils avaient l\u2019aspect inflammatoire.Le rapport histologique nous a fortement surpris et en voici le compte rendu: 1214 « À 10 em.en haut du pylore, le dessin de la muqueuse est disparu, sur une aire de 3 cm.carrés.Il est remplacé par un tissu d\u2019aspect de granulation .La paroi, à ce niveau, est épaissie.Micro: sur une longueur d\u2019environ 3 cent.la muqueuse normale est remplacée par un liséré de cellules épithéliomateuses qui reste superficiellement situé au-dessus de la mus- cularis mucosæ et prend ainsi la valeur d\u2019un épithélium de recouvrement.En épaisseur, cette muqueuse épithéliomateuse possède des dimensions régulières et sensiblement égales à celles d'un épithelium normal.Elle est faite de cellules éparses ou disposées en trabécules qu\u2019irriguent des capillaires béants.Sur une de nos lames, vraisemblablement prélevée au centre de l\u2019aire de 3 cm.notée à la macroscopie, on note que la paroi stomacale est modifiée par une sclérose ancienne qui remplace la musculeuse.À cette hauteur, et là seulement, la paroi stomacale est infiltrée par de petites traînées épithéliomateuses qui envahissent avec une certaine électivité les nerfs hyperplasiés de la paroi.Cette sclérose ne semble pas contemporaine de l\u2019invasion épithéliomateuse parce qu\u2019elle est trop ancienne (tissu fibreux dense, hyperplasie marquée des nerfs) et parce qu\u2019elle est trop abondante par rapport à l\u2019élément épi- théliomateux; il existe d\u2019ailleurs, emprisonné dans la partie superficielle de cette sclérose, un petit îlot de glandes normales.Ces faits laissent entendre que cette sclérose est la cicatrice d\u2019un ancien ulcère guéri.Elle est le seul point d\u2019envahissement d\u2019un épithélioma demeuré superficiel sur une assez longue étendue.Les ganglions du méso ne sont pas envahis.Dr S.Lauzé.» Ce patient est suivi à la clinique anticancéreuse et il y aura un an en mai qu\u2019il a été opéré; son état se maintient.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 Conclusion: Nous croyons que les lésions présentées par ce malade ressemblent beaucoup à celles observées par Gutmann et quoique nous ayons des signes histologiques nets d\u2019un ulcère an- clen, nous pensons que celui-ci s\u2019est guéri et retapissé d\u2019une muqueuse plus ou moins atypique.L\u2019épithélioma envahit en un point cette cicatrice après avoir évolué en surface sur une étendue de 3 cm.carrés, au delà de l\u2019ancien ulcère.L\u2019hématémèse s\u2019explique par la présence de nombreux capillaires dilatés et superficiels notés dans la muqueuse envahie.Discussion.M.LAURENT ARCHAMBAULT: l\u2019intérêt de la communication vient de la surprise de s\u2019apercevoir qu\u2019il s'agissait d\u2019un cancer.Il fait voir les clichés radiographiques de l\u2019estomac.On note une légère rigidité de la petite courbure, mais aucun signe de niche.Il y avait donc absence de signes nets radiologiques chez ce malade.- A l\u2019intervention, il n\u2019y avait aucun signe d\u2019envahissement malin.Il projette l\u2019image ana- tomo-pathologique de l\u2019estomac et nous fait voir les lésions qui ont été trouvées.M.LÉororp MORISSETTE: par où le malade a-t-il saigné?M.LAURENT ARCHAMBAULT répond qu\u2019il y avait de nombreux petits capillaires dilatés en surface et que l\u2019hémorragie provenait probablement de ces capillaires.M.Lours-CHARLES SIMARD: on peut reconstituer en quelque sorte l\u2019histoire du malade.Il semble qu\u2019antérieurement il a probablement fait un ulcère à marche rapide qui a guéri rapidement sans former de tissu cicatriciel, et il s\u2019est reconstitué une muqueuse anormale de type intestinal.Dans cette muqueuse s\u2019est développé un cancer en surface.L\u2019épithélioma infiltre le tissu conjonctif qui a l\u2019air dense et scléreux.L\u2019épithélioma est probablement né SOCIÉTÉS juste au site de l\u2019ulcère.Il aurait pris naissance au-dessus du tissu cicatriciel et envahi en profondeur à ce niveau, puis aurait progressé en surface plus loin.Il s\u2019agit d\u2019un épi- thélioma qui est né dans une muqueuse méta- plasique.M.G.CHOQUETTE: les ulcères guéris doi- vent-ils être suivis autant que ceux non guéris.M.Lours-CHARLES SIMARD répond au docteur G.Choquette par l\u2019affirmative.Il y a métaplasie de la muqueuse de régénération.Il est possible que dans cette muqueuse un épi- thélioma puisse naître.Il faut considérer le cancer mucoïde comme un stade de l\u2019épithélio- ma de l\u2019estomac naissant sur une muqueuse métaplasiée.Neuro-syphilis vasculaire avec liquide céphalo-rachidien négatif, ou Hémiplégie droite chez un cas de syphilis latente ancienne.MM.Roma AMYOT et Geo.LECLERC Histoire: Jean Savo.\u2026, homme, âgé de 38 ans, fut hospitalisé dans le service de Neurologie, du 17 août 1949 au 28 septembre 1949 à cause d\u2019une hémiplégie droite.Au moment de son admission, il présentait plusieurs symptômes: a) faiblesse du membre supérieur droit; b) faiblesse des deux jambes; c) difficulté de la marche; d) incontinence des urines et des selles; e) troubles psychiques; perte d\u2019orientation, perte de la mémoire durant 2 semaines, dépression, mélancolie, aucun désir de manger, etc.Les signes physiques principaux étaient: réflexe rotulien plus fort à droite, réflexe achilléen droit trépidant, clonus du pied droit, réflexes tendineux du membre supérieur droit plus vifs qu\u2019à gauche, sensibilités normales, sens vibratoire conservé.Les réflexes oculaires étaient normaux.L\u2019examen du fond de l\u2019œil a montré de la stase papillaire à droite.1215 Du 24 août au 26 septembre 1949, le malade a reçu une injection quotidienne de 300 000 unités de pénicilline procaïnée aqueuse pour un total de 10 000 000 unités en 33 jours.Une amélioration graduelle des symptômes fut remarquée dès le troisième jour après le début du traitement.Histoire de gonorrhée il y a environ 10 ans.Il fut alors traité dans un autre hôpital mais on ne lui aurait pas fait de prise de sang au moment de l\u2019infection ni même trois mois plus tard.Examen: il n\u2019y a aucun signe physique de syphilis.Les bruits du cceur sont normaux.P.A.bras droit 130/80, bras gauche 130/90.Les pupilles sont égales et réguliéres et réagissent normalement à la lumière et en accommodation.Les réflexes tendineux sont normaux et égaux des deux côtés.Le sens vibratoire est conservé.Il n\u2019y a aucun signe psychique de neurosyphilis.Laboratoire a) Liquide céphalo-rachidien 19-8-49 3-11-49 Wassermann négatif négatif Courbe de l\u2019Or colloïdal normale normale Pandy test négatif négatif Eléments 0,2 0,6 Albumine 0,3 0,2 b) Epreuves sérologiques de la syphilis Wassermann Kahn 22 8-49 XXXX XXXX XXXX 28-10-49 XXXX xxxx dil 1: 8 3-11-49 XXXX xxxx dil 1:16 14- 3-50 XXXX xxxx dil 1: 8 Discussion.M.Roma AMyoT: Il s\u2019agit ici d\u2019un homme de 38 ans, ce qui rend plus probable le diagnostic de syphilis.Les auteurs francais désignent cette manifestation de la syphilis sous le terme de « syphilis cérébrale ».Comme il n\u2019y a pas de participation méningée le li- 1216 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buutenin AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 quide céphalo-rachidien est négatif.Il s\u2019agit probablement d\u2019une thrombose plutôt que d\u2019une hémorragie.La thrombose aurait amené un processus d\u2019encéphalomalacie.M.JuLEs Prévost demande si le malade faisait de l\u2019artério-sclérose ou s\u2019il y avait des lésions aortiques concomitantes.M.JULES BRAULT: un angio-spasme aurait- il expliqué la symptomatologie?M.GrorGEs LECLERC répond au docteur J.Prévost que le malade a eu un examen car- diologique complet, l\u2019automne dernier, par le docteur P.David qui n\u2019a rien trouvé d\u2019anormal au point de vue vasculaire.M.Roma Amyor répond au docteur J.Brault qu\u2019un angio-spasme pourrait donner des symptômes semblables.Le secrétaire adjoint du bureau médical, Docteur Georges LECLERC. me mn NECROLOGIE à © à + LE DOCTEUR ARTHUR LESSARD (1869 - 1950) Il y a quelques semaines, est décédé, à l\u2019Hô- tel-Dieu de Montréal, après un long stage, le docteur Arthur Lessard.Il dirigeait le département des hôpitaux et de l\u2019Assistance publique du Gouvernement de la Province de Québec.On pouvait le consulter, chaque jour, à son bureau, rue Saint- Hubert, où nous recevions le parfait accueil.Depuis longtemps, nous étions liés d\u2019amitié.Nous nous étions rencontrés, la première fois, au collège: le Séminaire de Québec, où nous avons fait nos classiques.Il possédait, à fond, en ce temps-là, les mathématiques et les sciences pour lesquelles il montrait une aptitude particulière.Nous étions voisins à la salle d\u2019études.Souvent, il me donnait des conseils profitables lorsqu\u2019une difficulté inattendue se présentait.Je lui en ai toujours été reconnaissant, et nous éprouvions beaucoup de satisfaction à le rappeler dans nos entretiens familiers et fréquents.Après son baccalauréat ès arts, il étudia la médecine à l\u2019Université Laval, à Québec, qu\u2019il quitta, muni de son diplôme, pour se fixer à Granby où il devint rapidement le médecin en qui tous avaient confiance.Il possédait ce don inné de la réflexion et de la mesure: deux qualités essentielles dans l\u2019exercice de la médecine.De plus, il observait strictement cette discrétion si rare, aujourd\u2019hui plus que jamais, tandis que les misères côtoient, souvent, les succès les moins discutables.Peu de temps après, il épousa la fille du docteur Pheelan, un praticien de grande réputation, de Waterloo, paroisse voisine, et dont il eut deux enfants: madame MacClements et Jean-Claude Lessard, d\u2019Ottawa, actuellement sous-ministre du transport au Canada.\u2014 Le docteur Lessard devint bientôt le médecin consultant le plus actif de la petite ville.Il en profita pour fonder, avec d\u2019autres collègues, une Société Médicale urbaine, où des médecins autorisés exposaient à ses membres les progrès récents accomplis en médecine ou en chirurgie.C\u2019est là que, plus tard, nous nous sommes revus!.\u2026 Il occupait, à cette époque, une situation de haut rang dans ce milieu industriel.Il a été maire, puis membre de la Commission des Ecoles de cette ville et des districts environnants.Quelle ascension !\u2026 Ses relations, nombreuses et variées, sa réputation d\u2019intégrité, le désignèrent, un jour, à une importante Compagnie d\u2019Assurance sur la vie dont le siège principal est à Montréal.On lui fit des propositions telles qu\u2019il abandonna l\u2019exercice de sa profession pour se consacrer exclusivement à son nouvel emploi où il fit merveille, s1 bien qu\u2019il en devint un des principaux conseillers.Subséquemment, l\u2019hôpital Notre-Dame, de Montréal, lui proposa de devenir le Surintendant de son importante organisation.Il s\u2019y consacra avec dévouement et intelligence.Il y demeura plus de 15 ans, sauf erreur.Il en suivait le développement avec attention, car les causes de friction sont nombreuses en pareil milieu.L\u2019ambition n\u2019abandonne pas ses droits sans résistance; ni l\u2019âge, ses privilèges.Mais son jugement sûr, sa loyauté et sa bienveillance surent éviter les conflits possibles entre les médecins et l\u2019administration.Un jour, sachant son expérience, le Gouvernement lui confia le soin de diriger, en son nom, l\u2019Assistance publique dans la Province de Québec.C\u2019est là qu\u2019il dût satisfaire les uns et les autres en tenant compte des intérêts gé- 1218 néraux et spéciaux de chacun.Il a accompli cette besogne, onéreuse, avec tact et succès sinon civisme! Tous reconnaissent que sa disparition laisse un vide difficile à combler.\u2014 C\u2019est là qu\u2019il apprit la gravité du problème de l\u2019assistance aux orphelins, anonymes ou autres.Ces enfants, dignes de pitié et privés de leurs parents, étaient recueillis, avec ou sans rémunération, par certaines de nos communautés dont le zèle ne s\u2019était jamais ralenti.Il crut que les pouvoirs publics devaient les secourir.Bientôt, après des conversations et des entrevues, il fonda et présida, durant plusieurs années, une organisation dont le but consistait à placer ces enfants dans des familles honorables qui puissent les adopter, les instruire et les éduquer.\u2014 Le placement familial obtint, sous sa direction et avec le concours du clergé ou de bienfaiteurs dévoués, un grand succès.Aujourd'hui, on compte par centaines, par milliers peut-être, des enfants à qui les parents adoptifs doivent un peu de bonheur dans leur solitude tandis que la joie se répand autour d\u2019eux.\u2014 Silencieusement, sans orgueil et sans vantardise, le docteur Lessard devenait un marchand de bonheur.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuzemin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 Son attitude devant la mort ressemble à sa vie.Il s\u2019est soumis à l\u2019épreuve de la maladie sans récrimination, et il a succombé, en souriant, sans regrets, puisqu\u2019il avait accompli une œuvre durable et féconde, disons simplement humaine, sans heurter les préjugés ni les convictions d\u2019autrui.Bien entendu, il assumait ainsi une tâche lourde de responsabilité, mais il comptait, pour la mener à bonne fin, sur l\u2019appui des grands et des petits.I n\u2019a pas été déçu!\u2026 *% % * Courte biographie !.\u2026 Eloquentes et longues perspectives! Nous perdons, en lui, non seulement un médecin averti et évolué, mais un apôtre épris d\u2019idéal, égaré dans un «monde où l\u2019on s\u2019ennuie » |.d\u2019autres diraient: «où l\u2019on s\u2019amuse».Je dépose cet humble souvenir sur sa tombe et en hommage à ses enfants, croyant, avec Keats, qu\u2019une œuvre de bien est une œuvre de beauté pour toujours.Albert LeSAGE.Mont ls 0 Jed Pp di | doc 4 teur | qu NOUVELLES LE DOCTEUR ROMÉO PÉPIN ÉLU VICE-DOYEN Le Conseil des gouverneurs de l\u2019Université de Montréal vient de choisir, suivant les règlements de la nouvelle charte, le vice-doyen de la Faculté de Médecine et ce choix a porté sur le docteur Roméo Pépin, chef du service de médecine et professeur de clinique médicale à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Le docteur Pépin remplace le docteur Léon Gérin-Lajoie.On sait que le successeur de l\u2019ancien doyen, le docteur Edmond Dubé est le docteur W.Bonin, professeur d\u2019histologie.+-e HONNEURS CONFÉRÉS AU DOCTEUR HANS SELYE Le professeur Hans Selye, directeur de l\u2019Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales de l\u2019Université de Montréal, est revenu récemment d\u2019un voyage de quelques mois en Europe et en Amérique du Sud, où il a donné une série de conférences et où il fut honoré par des universités et des sociétés savantes.A Londres, il a été décoré de la médaille Aberdeen ; il a reçu un doctorat « honoris causa » de l\u2019Université nationale d\u2019Argentine et une décoration de l\u2019Académie de médecine de Florence.Il a été fait membre honoraire de l\u2019Académie Nationale d\u2019Espagne et membre de la Société d\u2019Endocrinologie de Rio de Janeiro.OFFICIERS DU COLLÈGE DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec vient d\u2019élire ses dirigeants.Le docteur Mare Trudel de Shawinigan a été élu président, les docteurs J.-F.-G.Gatien et Vance Ward de Montréal, ainsi que le docteur À.Beauchesne de Beauceville ont été choisis comme vice-présidents.Le docteur Jean Paquin a été réélu régistraire.UN MEDECIN LAUREAT Le Cercle du Livre Français de Montréal vient de couronner de son prix annuel le meilleur manuscrit remis dans l\u2019année; il s\u2019agit d\u2019un roman: \u201cLouise Genest\u201d écrit par un médecin de l\u2019hôpital général du Christ-Roi de Verdun, le docteur Aimé Pelletier.+ + NOUVEAU DIRECTEUR DE L'A.M.L.F.C.L\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada vient de se choisir un nouveau directeur général dans la personne du docteur Emile Blain, ophtalmologiste de l\u2019hôpital Notre-Dame de Montréal.ee ++ OFFICIERS DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL GÉNÉRAL D'OTTAWA Il y eut récemment élection des officiers du bureau médical de l'Hôpital général d\u2019Ottawa pour l\u2019année 1950-1951.Le docteur J.-Antonio Lecours a été élu président; le vice-président choisi a été le docteur Arthur Powers et le docteur J.P.Gilhooley a été nommé secrétaire.ee + BÉNÉDICTION DE L'HÔTEL-DIEU DE SAINT-JEROME Dimanche, le ler octobre 1950, eut lieu la bénédiction du nouvel hôpital de Saint-Jérôme, comté de Terrebonne: l\u2019Hôtel-Dieu.Il s\u2019agit d\u2019un immeuble très imposant de près de deux cents lits.Le docteur Rosaire Lapointe en est le premier président du Bureau Médical.6-6 ++ L'HÔPITAL NOTRE-DAME DE BIDDEFORD Dimanche, le 13 août 1950, eut lieu au milieu d\u2019une grande cérémonie publique la bénédiction et la pose de la pierre angulaire du nouvel hôpital de Biddeford, Maine, qui porte le nom d\u2019Hôpital Notre-Dame.L'institution est sous la direction des Religieuses Hospitalières de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal et la première supérieure est Sœur Barcelo, diététicienne renommée, auteur d\u2019un volume sur la diététique.Le bureau médical du nouvel hôpital sera constitué incessamment dans ses cadres définitifs.+ ¢ UN HOPITAL DESIRE DANS LA PARTIE NORD DE LA CITE DE MONTREAL La campagne menée depuis plusieurs années par l\u2019Association des Hommes d\u2019affaires du Nord de 1220 Montréal vient d'entrer dans une phase décisive.Ces deux Associations, en effet, ont organisé une délégation monstre à Québec auprès des autorités compétentes.Le docteur Gérard Morin, médecin de l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal, président de l\u2019Association, s\u2019est fait à cette occasion l\u2019interprète du corps médical.-e- ++ ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ D'HYGIÈNE ET DE MÉDECINE PRÉVENTIVE Les élections de la Société d\u2019Hygiène et de Médecine préventive de la Province de Québec ont eu lieu, lors du Congrès tenu à l\u2019Hôtel Mont Royal.Elles ont donné le résultat suivant: président: le docteur Marc Bergeron de Saint-Hyacinthe; vice-présidents: les docteurs A.R.Foley de Québec et C.W.Mac- Millan de Montréal; secrétaire: le docteur M.Saint- Martin; trésorier: le docteur J.-A.Landreville et conseiller: le docteur Albert Dumas de Montmagny.te + LE DOCTEUR LAMOTTE-BARILLON À SAINTE-JUSTINE Le docteur S.Lamotte-Barillon, médecin-assistant des hôpitaux de Paris a donné une conférence à l\u2019hôpital Sainte-Justine.A cette occasion, Madame La- motte-Barillon a exposé le résultat de ses recherches avec le professeur Robert Debré sur les affections du système réticulo-endothélial, en particulier les dys- lipoïdoses et les polycories.ee ++ LE DOCTEUR JACQUES MIALARET AU MEXIQUE Pour la seconde fois, le docteur Jacques Mialaret, chirurgien des hôpitaux de Paris, a été invité à donner une série de leçons dans les universités mexicaines durant le mois de septembre.e-e ee HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR GUSTAVE GINGRAS Le docteur Gustave Gingras, directeur du service de médecine physique du Ministère des Affaires des Anciens Combattants et directeur médical du Centre de Réhabilitation de la Société des Infirmes vient d\u2019être élu membre de l\u2019American Board of Physical M edecine and Rehabilitation et de l\u2019American Society of Physical Medicine.L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLenin AMLF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 LE DOCTEUR PAUL DAVID A PARIS Le docteur Paul David a représenté l\u2019Université de Montréal et l\u2019hôpital Notre-Dame au ler Congrès International de Médecine Interne tenu en septembre à Paris.LE CONGRÈS INTERNATIONAL DES FEMMES MÉDECINS Le 6e Congrès de l\u2019Association Internationale des Femmes médecins vient d\u2019avoir lieu au Women\u2019s Medical College de Pensylvanie, situé à Philadelphie.Le docteur Charlotte Ruys d\u2019Amsterdam est la présidente de l\u2019Association.LE DOCTEUR ROBERT LACHANCE EN AUTRICHE Le docteur Robert Lachance de Verdun doit donner une conférence à la Société Médicale de Vienne, Autriche.Il parlera sur les problèmes de la nutrition au Canada.ee LIGUE CANADIENNE DE SANTÉ Le docteur Charles-F.Martin, ancien doyen de la Faculté de Médecine de McGill, M.Arthur Wood et le docteur Charles Vézina, doyen de Laval ont été nommés présidents conjoints pour la province de Québec de la Ligue Canadienne de Santé.Les docteurs C.W.MacMillan et A.Frappier agiront comme consultants auprès du secrétaire exécutif, M.Léon Trépanier.ee UN COURS ORGANISÉ POUR LES MISSIONNAIRES L'Université de Montréal a inauguré un cours destiné aux missionnaires.Le personnel chargé de dispenser ce cours se compose des docteurs Frappier, Jules Gilbert, J.Prévost, H.Charbonneau, Laurent Bergeron, Roland Guy et de plusieurs autres.te + NOMINATION DU DOCTEUR JEAN-PIERRE JEAN Le docteur Jean-Pierre Jean, assistant du service d\u2019électrothérapie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal et chargé de la radiologie au Sanatorium St-Joseph de Rosemont, vient d\u2019être nommé chef du service radiologique de I\u2019hopital Herbert Reddy Memorial. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTrN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 XLII comprimés lenticulaires dragéifiés.\u2019 \u2019 F esotor\u2026 traitement specifique des anemies hypochromes \u201c Dans les anémies \u201chypochromes associées \u201cà une carence de fer, les comprimés dragéifiés de .\u2018 FESOFOR sont spécifiques non * ulement parce qu\u2019ils sont facilement tolérés mais aussi à cause de leur remarquable efficacité.| Grace a un procédé de dragéification spécial la / désagrégation des comprimés a lieu dans le milieu | acide de l\u2019estomac et du duodénum où l'absorption du fer est la plus intense.CS | Chaque comprimé contient 3 grains de sulfate ferreux desséché, ! ce qul équivaut a 5 grains environ de sulfate ferreux cristallisé.\\ Smith Kline & French I nter-American n Corporation, M ontréal 9 1222 NOUVEAU PRÉSIDENT DU COLLÈGE INTERNATIONAL DES CHIRURGIENS Lors de son Congrès tenu à Buenos Ayres, le Collège International des Chirurgiens vient d\u2019élire son président pour 1951.Il s\u2019agit du docteur Hans Fins- terer de Vienne, Autriche.Le docteur Jean-Paul Legault de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal a été nommé président conjoint du chapitre québécois du Collège International.+ + LE DOCTEUR OMER MANSEAU DÉLÉGUÉ DE L'HÔTEL-DIEU Le docteur Omer Manseau a représenté l\u2019Hôtel- Dieu au ler Congrès International de Médecine Interne tenu à Paris du 11 au 14, ainsi qu\u2019à la 11e Conférence Internationale sur la tuberculose tenue à Copenhague les 3 et 6 septembre.+ Q NOUVEL HÔPITAL À ROBERVAL Les Petites Sœurs Franciscaines de la Baie Saint- Paul viennent d\u2019acquérir le nouveau Collège encore inachevé de Roberval.L'édifice sera utilisé comme institution pour le traitement des maladies mentales et portera le nom d\u2019Hôpital Sainte Elisabeth.+ + CENTRE D'ANESTHÉSIOLOGIE Le premier centre international pour l\u2019étude des méthodes modernes d\u2019anesthésiologie a été inauguré récemment à Copenhague.21 boursiers de l'OMS se sont inscrits pour un cours d\u2019un an.Ce centre a été créé conjointement par l\u2019Université de Copenhague et l\u2019Organisation Mondiale de la Santé.+ + CONFÉRENCE DU DOCTEUR JULIETTE DUROCHER La Société des Femmes Universitaires de Montréal a tenu récemment une séance au Cercle Universitaire, au cours de laquelle le docteur Juliette Durocher anesthésiste de l\u2019hôpital Notre-Dame et d\u2019Ottawa a prononcé une causerie intitulée: « Femmes médecins, femmes spécialistes.» L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 LE DOCTEUR CLAUDE MONFETTE À L'OPHTALMOLOGICAL STUDY COUNCIL Le docteur Claude Monfette du service d\u2019ophtalmologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal a suivi les cours Lancaster en ophtalmologie organisés par l\u2019Oph- talmological Study Council de Boston.RÉUNION DE MÉDECINS DU LAC ST-JEAN La Société médicale de Chicoutimi et du Lac-St- Jean a célébré le 50e anniversaire de sa fondation.Plus de 50 médecins se sont groupés à cette occasion pour assister à des banquets et conférences en plusieurs villes de notre région.A Roberval, les fêtes débutèrent par un dîner au sanatorium St-Michel après lequel on tint une séance régulière de la Société.L\u2019exécutif se compose des Drs L.-Joseph Gobeil, président, Léo Tanguay, vice-président, et Marcel Thivierge, secrétaire-trésorier, tous de la Baie- des Ha! Ha! On procéda d\u2019abord à quelques affaires de routine, puis on passa à la partie scientifique qu\u2019assumaient 5 médecins de l\u2019endroit.Plusieurs communications Le Dr Henri Pineault livra d\u2019abord une étude sur la cause surprise de perforation du côlon.Après quoi, le Dr Fernand Lemelin parla des ruptures utérines.Le troisième conférencier, le Dr Adrien Plante, fit ensuite connaître les fruits de ses travaux sur les abus de la pénicilline par voie orale.Puis le Dr Yvon Paradis traita des infiltrats tuberculeux précoces; pour terminer, quelques aspects particuliers de l\u2019as- surance-santé furent développés par le Dr J.-M.Lé- vesque.Les célébrations se continuèrent le lendemain à l\u2019Hôtel-Dieu de Chicoutimi, la deuxième journée du congrès étant consacrée aux parties historiques et sociales.Les médecins et leurs dames assistèrent d\u2019abord à la messe célébrée en la chapelle de l\u2019hôpital.Le sermon fut prononcé par le chanoine O-D.Simard, supérieur du séminaire, qui parla du rôle de la profession dans l\u2019ordre social et des responsabilités qui y sont attachées.Dans la conférence qui suivit le buffet, le Dr H.-D.Brassard, de Roberval, rendit hommage aux fondateurs de la Société médicale, les Drs Beauchamp, Riverin, Savard, Mayrand, Warren et Claveau.Les congressistes se rendirent ensuite au club de golf d\u2019Arvida pour la partie récréative de la journée, puis un thé fut servi avant le banquet de clôture à l\u2019hôtel Chicoutimi.Ce banquet était sous la présidence de l\u2019'hon.Marc Trudel, président du Collège des Médecins. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 XLIV protège toute la famille élément n .s Utritifs essentiels V i tamines + M i néraux A Calcium B complexe Phosphore C Cuivre D Fer E Manganese Niacinamide Magnésium Acide pantothénique Zinc lode TOUS LES ETATS DE CARENCE ; O vitamines Boîte de 100 capsules \u2014 20 vi \" 50 minéraux ANGLO-FRENCH DRUG CIE LTEE 209 est, rue Sainte-Catherine, Montréal 18 1224 LEÇONS ET CONFÉRENCES DU PROFESSEUR JEAN BERNARD Le professeur Jean Bernard de Paris donnera à lhôpital St-Luc, de Montréal des conférences: tous les lundis, mercredis, vendredis à 5 hres pm.à l\u2019amphithéâtre des gardes-malades, des Cliniques: tous les jours à 10 hres dans le service de médecine à partir du 2 octobre et des Cliniques magistrales: tous les mardis et jeudis à 11 hrs a.m.dans le service de médecine (4e sud).Programme 3 oct.9 hres: Séance d\u2019ouverture de la Société Médicale de Montréal à l\u2019Hôpital Saint- Luc (amphithéâtre des gardes-malades).Au programme : les professeurs Raoul Kourilsky et Jean Bernard, de Paris.Généralités, Examens cliniques, Examens du sang, Ponction de la moelle, de la rate, des ganglions.6 oct.5 hres: Diagnostic de la leucémie aiguë.9 oct.5 hres: Evolution, pronostic et traitement de leucémie aiguë.11 oct.5 hres: Mononucléose infectieuse et le diagnostic des fièvres ganglionnaires.La maladie de Biermer et son traitement.Diagnostic des anémies graves.Diagnostic et traitement des polyglobulies.Diagnostic et traitement de la leucémie myéloïde chronique.Maladie de Hodgkin et diagnostic des lymphadénies.Diagnostic des splénomégalies.Hémogénie et diagnostic des purpuras.2 nov.5 hres: Traitement des hémorragies graves.4 oct.5 hres: 13 oct.5 hres: 16 oct.5 hres: 18 oct.5 hres: 20 oct.5 hres: 23 oct.5 hres: 25 oct.5 hres: 27 oct.5 hres: Seront, en outre, traités dans le service les sujets suivants : 1° \u2014 La maladie de Hodgkin et le diagnostic des lymphadénies.2° \u2014 Les myélomes.3° \u2014 L\u2019ictère hémolytique, type Minkowski-Chauf- fard et les maladies parentes.4° \u2014 L\u2019Hémophilie.5° \u2014 Diagnostic hématologique des maladies infectieuses connues.6° \u2014 Désordres sanguins provoqués par les poisons.7° \u2014 Diagnostic des agranulocytoses.8° \u2014 Diagnostic des anémies hémolytiques aigués.9° \u2014 Traitement chirurgical des hémopathies.10° \u2014 L\u2019exsanguino-transfusion.L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buen AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 ÉLU À L'ACADÉMIE DE MÉDECINE Le docteur François Françon vient d\u2019être élu membre correspondant national de l\u2019Académie de médecine de Paris dans la première section: médecine et spécialités médicales.te + CONFÉRENCE ANNUELLE LOUIS GROSS La 13e conférence annuelle en souvenir du docteur Louis Gross aura lieu sous les auspices de la Montreal Clinical Society.Le docteur G.Lyman Duff doyen de McGill parlera de la pathogénie de l\u2019arté- rio-sclérose.La conférence se tiendra le 25 octobre 1950 à 8.30 hres.p.m.à l'Hôpital général Juif de Montréal.Ad CONGRÈS INTERNATIONAL DE GYNÉCOLOGIE Le Congrès International de Gynécologie aura lieu à Paris du 23 au 29 juin 1951.Au nombre des rapporteurs inscrits au programme, on note le nom du Docteur Fabien Gagnon de Québec.+ + NOUVEAUX HÔPITAUX DANS LE QUÉBEC : ET AU NOUVEAU-BRUNSWICK L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce aujourd\u2019hui qu\u2019on vient d\u2019accorder des subventions d\u2019environ $74 500 afin d\u2019aider aux frais de construction d\u2019un hôpital à Ormstown (Qué.), et d\u2019un centre sanitaire à Saint- Jean (N-B.).A Ormstown, un nouvel édifice, qui contiendra des facilités médicales et chirurgicales modernes et pourra abriter 63 lits ainsi qu\u2019une pouponnière de 14 moïses, remplacera le Barrie Memorial Hospital.Ce nouvel hôpital, dont les travaux sont censés se terminer le mois prochain, desservira une population d\u2019environ 30000 âmes des comtés de Châteauguay et de Huntingdon.En ce qui regarde les frais de construction, la quote-part du Gouvernement fédéral sera supérieure à $67 600.Une subvention provinciale et des dons privés couvriront le solde de ces frais.On a versé $6 878 pour aider à l\u2019agrandissement du Centre de lutte antituberculeuse de Saint-Jean (N.-B.).Cet agrandissement, que l\u2019on utilise actuellement, comprend des salles d\u2019admission, de consultation et d\u2019examen, ainsi que des bureaux pour l\u2019administration.ee SN V F R 1 A W | S une nouvelle préparation dans le traitement de l'hypertension essentielle Chaque tablette contient 10 Unités Craw de Veratrum Viride contrôlé biologiquement par les Laboratoires de recherches Irwin Neisler & Co., Decatur, lil.Les expériences faites dans de nombreuses cliniques ont démontré que le Veratrum Viride titré biologiquement est supérieur à toute autre drogue pour abaisser la pression artérielle.(The Medical Clinics of North America, septembre 1948; Doctor Freis, page 1253.) Les tablettes Vertavis doivent être prises à une heure d\u2019intervalle et de préférence après les repas.La dose doit être augmentée ou diminuée graduellement selon les résultats obtenus.POSOLOGIE: Donnez une tablette VERTAVIS (10 unités Craw) aux heures ci-dessous mentionnées: Dose quotidienne SEMAINE VERT AVIS MATIN SOIR Unités Craw 1ère semaine 1 tablette à 7 heures 7 heures 20 | Zième semaine 1 tablette à 7 & 8 heures 7 heures 30 Sième semaine 1 tablette à 7 & 8 heures 7 & 8 heures 40 4ième semaine 1 tablette à 7, 8 & 9 heures 7 & 8 heures 50 Sième semaine 1 tablette à 7, 8 & 9 heures 7, 8 & 9 heures 60 Documentation complète et échantillon envoyés à MM.les médecins sur demande.Manufacturé par IRWIN NEISLER CO., Decatur, Ill., U.S.A.Agents exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, P.Q.| 0SMOPA FORMULE: OSMOPAK est un pansement osmotique émollient composé de 58% de sulfate de magnésie, de 1-2% de benzocaïne et de 1-25,000 de vert brillant, dans une base miscible à l\u2019eau.OSMOPAK est recommandé dans tous les cas d'infection en général, clous, furoncles, plaies diabétiques, etc., et dans le traitement d\u2019inflammation ou d'infections locales purulentes des mains, des pieds ou de tout autre tissu sous-cutané.L'OSMOPAK procure le maximum de drainage avec un minimum de perte de tissu.|| est aussi recommandé dans la cervicite et la vaginite.Présentation: Pots de 115 et 577 grammes.Echantillon médical et documentation sur demande.Manufacturé par Irwin Neisler Co., Decatur, Ill.U.S.A.Agents exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, P.Q.ee aaa \u2014 1226 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuzeTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 AUGMENTATION DES CLINIQUES DENTAIRES Le ministère provincial de la Santé porte à 53 le nombre de ses dentistes.L\u2019honorable J-H.-A.Paquette, m.d., ministre de la Santé de la province de Québec, annonce que cing \u2018Unités sanitaires viennent d\u2019être dotées de cliniques dentaires, ce qui porte à cinquante-trois le nombre des chirurgiens-dentistes attachés aux bureaux de santé provinciaux.A l\u2019heure actuelle, 49 Unités sanitaires, desservant 57 circonscriptions, bénéficient des avan- \u2018tages de la clinique dentaire.Les cinq nouveaux comtés qui profiteront de cet excellent service sont Dorchester, Montmorency, Richelieu, Gaspé-sud et Stanstead.Les cliniques régu- Hières se tiendront donc aux bureaux des Unités sanitaires de ces comtés, unités situées à Saint-Anselme, Sainte-Anne-de-Beaupré, Sorel, Gaspé et Magog.Nos 53 chirurgiens-dentistes tiennent régulièrement des cliniques, soit au siège même de l'Unité sanitaire, soit dans les écoles ou dans les salles paroissiales des différents villages, car ils sont tous munis d\u2019appareils portatifs et d\u2019une trousse d\u2019instruments perfectionnés.Durant l\u2019année 1949, ces chirurgiens-dentistes qui s\u2019oceupent de faire connaître au publie les notions essentielles de la prophylaxie de la bouche, ont prononcé, dans les diverses régions auxquelles ils sont attachés, 752 conférences d\u2019hygiène dentaire, conférences qui réunirent une assistance totale de 24 210 personnes.Au cours des nombreuses cliniques tenues en 1949, ils ont procédé à l\u2019examen de la bouche de 72262 enfants et fait 39359 prophylaxies, cependant qu\u2019ils découvraient un total de 171771 dents cariées.On ne saurait trop souligner l\u2019importance de l\u2019hygiène dentaire.D\u2019après certains experts, 60 à 80% de nos écoliers ont des dents carriées.C\u2019est en somme le défaut physique dominant.Par conséquent, c\u2019est là un problème sérieux; il faut lui prêter une attention toute particulière.Le mode d\u2019implantation des dents, leur conformation, l\u2019état des gencives relèvent de l\u2019hygiène et de la prévention dentaires.Le rôle considérable que jouent les dents, leur influence sur l\u2019organisme exigent une surveillance.étroite, c\u2019est pourquoi le ministère de la Santé met à la disposition de la population de la Province des chirurgiens-dentistes expérimentés.Que les parents conduisent régulièrement leurs enfants aux cliniques dentaires du minis tère.ee ++ L'UNITÉ SANITAIRE DE SHERBROOKE REÇOIT UNE SUBVENTION FÉDÉRALE L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce aujourd'hui que le Gouvernement fédéral consent à assumer presque tous les frais d\u2019exploitation de l\u2019unité sanitaire du comté et de la ville de Sherbrooke, récemment organisée.Une subvention fédérale d\u2019hygiène, d'un montant supérieur à $60 700, permettra d\u2019établir un service complet d\u2019hygiéne publique et de prophylaxie a l'intention des 60 000 habitants de cette région.L\u2019unité sanitaire de Sherbrooke, autorisée par le gouvernement provincial, en janvier dernier, a commencé de fonctionner en avril.Le personnel de cette unité comprend un directeur médical, un directeur adjoint, un spécialiste de la tuberculose, un technicien de la lutte antituberculeuse, 14 infirmières-hygiénistes, deux ingénieurs sanitaires, deux vétérinaires et des employés de bureau, tous à service continu, et un dentiste d\u2019hygiène publique, qui ne travaille que par intermittence.La subvention fédérale pourvoit aux traitements de ce personnel, ainsi qu\u2019à l\u2019achat des sérums et des vaccins requis par l\u2019unité.M.Martin fait remarquer que le développement de services d\u2019hygiène publique qui assurent une aide directe et pratique à de larges groupes de la population est « très encourageant ».Une bonne partie du travail des unités sanitaires consiste à prévenir la maladie ou à enrayer ses progrès avant qu\u2019elle devienne incontrôlable.Ce travail a donc des conséquences directes sur la société tout entière, immé- \u2018diatement et pour l\u2019avenir.Une unité sanitaire se charge de multiples services d\u2019hygiène publique, par exemple de l\u2019immunisation contre les maladies contagieuses, des dispensaires prénatals et des consultations de nourrissons, de la prévention des maladies chez les enfants d\u2019âge scolaire, ainsi que de l\u2019inspection, en vue de leur pureté, des approvisionnements d'aliments et d\u2019eau.rm re - 'hypertension eT) { LU) complexe \u2018 .LE TENSOL E.B.S.Des nitrites pour dilatation vasculaire; H ourndl: Des \u201cadjuvants\u201d pour régulation : cardiaque; Du \u201cNeurobarb\u201d pour détente nerveuse.D.\u20ac 4) B79 .° .A E Cette association fait que le TENSOL E.B.S.est un agent sir pour le traitement de I'hypertension.C.C.T.No.871 Continuellement employé par le corps médical depuis des années, le TENSOL E.B.S.a prouvé à maintes reprises ses avantages pour le traitement efficace de l\u2019hypertension artérielle.Pour vos patients hypertendus, employez le TENSOL E.B.S.\u2014C.C.T.No 371.TENSOL E.B.S.Each tablet represents: © Tinct.Strophanthus - + Tinct.Digitalis - - 2 mins.Nitroglycerin - - With Crategus Oxycanthus Directions: One or two tablets four times a day.Lorsque la fragilité des capillaires présente une complication, Control ordonnez le TENSOL avec RUTINE E.B.S.\u2014 S.C.T.No 371C.> NR B AL-COMP 2 N : : e RON .» THE OV) CO HU TTLEWORTH CHEMICAL CO.LTD, TORONTO, CANADA Représentants: M.Paul Busseau, 4904, rue Wellington, Verdun, P A.Sammers, Morrisburg, Ont.Q.\u2014 M.AM.J.L.Vallerand, 1055, Mont Saint-Denis, Wolfesfield, P.Q.-\u2014 M.P.E.Thibaudeau, 385, boul.Charest, Québec, P.Q. REVUE DES LIVRES Jean VELORME, ingénieur E.C.1.L., et Pierre LAROUX, pharmacien diplômé de la Faculté de Pharmacie de Paris, directeur technique de \u201cSpecia\u201d.\u2014 Les conquêtes des matières plastiques en médecine et en chirurgie.Un volume de 224 pages, 30 gravures.\u2014 Editions Amphora, rue du Général Caloni, Casablanca.Le premier ouvrage rassemblant tous les documents concernant les applications des matières plastiques dans la construction et l\u2019aménagement des hôpitaux la préparation de produits pharmaceutiques, les traitements médicaux, les interventions chirurgicales, la dentisterie, la prothèse et l\u2019orthopédie, la recherche et l\u2019enseignement médical.Un très important chapitre étudie dans le détail la toxicologie des matières plastiques tant pour elles-mêmes que pour les adjuvants dont elles sont généralement accompagnées: plastifiants, solvants, colorants, charges, etc.L\u2019ouvrage se termine par une bibliographie des principaux brevets se rapportant au domaine des plastiques en médecine.C\u2019est le tome VI de la collection \u201cArts et techniques des matières plastiques\u201d bien connue des techniciens de toutes les branches des sciences et de l\u2019industrie.R.BENDA et D.A.URQUIA.\u2014 Recherches expérimentales sur l'asthme.Leurs applications au diagnostic et au traitement.Un volume de 83 pages.\u2014 Librairie Maloine, édit, Paris, 1950.On trouvera dans cet ouvrage l\u2019exposé d\u2019une étude entreprise depuis plus de quatre ans: elle met en évidence ce fait important que le sérum humain normal (de même que divers sérums animaux), possède une action antihistaminique dont le sérum des asthmatiques se montre, au contraire, dépourvu.« Au lecteur désireux de se documenter sur la partie expérimentale de nos recherches, écrivent les Auteurs, nous n\u2019avons fait grâce ee + d\u2019aucun détail ».Mais ils ont pensé également à ceux qui s\u2019intéresseraient davantage au côté pratique de ces recherches: aussi ont-ils intercalé dans leur texte, après le compte-rendu de chaque série d\u2019expériences, un résumé en italique, où le clinicien et le thérapeute, sans se laisser détourner par l\u2019abondance des détails techniques, pourront recueillir l\u2019essentiel des faits expérimentaux, inséparables \u2014 ici, plus que partout ailleurs \u2014 des questions de diagnostic et de traitement.Les applications d\u2019ordre diagnostique méritent de retenir l\u2019attention en ce qui concerne spécialement un double problème qui ne semble jamais avoir été parfaitement résolu jusqu\u2019à présent: celui des rapports de l\u2019asthme et des dyspnées asthmatiformes, d\u2019une part; celui des frontières de l\u2019asthme et du pseudo- asthme, d\u2019autre part.Quant aux applications thérapeutiques, elles supposent des règles très particulières: injection hétérosérothérapique unique, par voie sous-cutanée; choix d\u2019un sérum riche en globuline, provenant d\u2019un donneur non professionnel et d\u2019un groupe (de préférence A ou O), différent de celui du malade.Les résultats qu\u2019on en peut attendre se manifestent non seulement par l\u2019amélioration ou la guérison clinique dans une très forte proportion des cas, mais encore par des modifications bio-chimi- ques aisément contrôlables au laboratoire.Dr D.HERVOUET.\u2014 Pathogénie de la tuberculose, oxyaminothérapie, allergie et B.C.G.Un volume de 155 pages.\u2014 Librairie Maloine, édit, Paris, 1950.Extrait de la table des matières: Mode de colonisation du Bacille de Koch.Solution biologique du phénomène de Koch.Tuberculose et allergie.Le problème constant de la cuti-réaction tuberculinique.Est-elle constante, spécifique, inoffensive? L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuiretiN A.M.I.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 XLVII symptômes mE: te Temple le coryt la grippe la bronchite, l'asthme des foins, l'asthme Tl dysménorrhée, les maux de tête et les névralgies.~~ COMPOSITION 2.| Acétophénétidine be : Acide acéthylsalicylique Chlorhydrate d\u2019 aminoxide-atropine ÉCHANTILLON MÉDICAL ET DOCUMENTATION COMPLETE SUR DEMANDE HERDT & CHARTON, INC \u201cMEDICAMENTS DE MARQUE\u201d | 2027, AVENUE DU COLLEGE McGILL \u2014 .MONTREAL ln ir ang met 1230 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLemNy AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 Pleurésies aiguës avec épanchement, jugulées par l\u2019oxyaminothérapie.Problème de l\u2019hérédité tuberculeuse.Essai de classification des maladies infectieuses.Spontanéité de la tuberculose.Importance du terrain biologique dans la lutte contre la tuberculose.Critique de l\u2019allergie et du B.C.G.\u2014 Primauté du terrain.\u2014 La question du B.C.G.\u2014 Allergie et B.C.G.Juste position du B.C.G.Anatoxine antidiphtérique.P.LE DAMANY, professeur honoraire à l'E- cole de Médecine de Rennes.\u2014 La luxation congénitale de la hanche.Etudes d'anthropogénie normale et pathologique.Déductions thérapeutiques.Un volume de 124 pages, avec 44 figures.\u2014 Librairie Maloine, édit, Paris, 1950.L'auteur, dans la première partie de cet ouvrage, a résumé ses études antérieures concernant les causes et le mécanisme pathogénique de cette infirmité si répandue.Dans la seconde, il expose les raisons pour lesquelles une observation prolongée l\u2019a conduit à améliorer, tout en la simplifiant, la méthode de traitement qu\u2019il employait initialement.Les études d\u2019anatomie comparée, montrant la disposition des membres et leurs modifications phylogéniques dans la série des mammifères, l\u2019ont conduit à cette déduction que l\u2019homme au-dessus de cette série animale constitue, à bien des points de vue, une anomalie caractérisée, à cause du volume du cerveau, par la largueur du bassin et la longueur des membres inférieurs.; Il en résulte pour lui l\u2019impossibilité de s\u2019adapter sans déformations, d\u2019une part au pelotonnement nécessaire dans la cavité utérine, d\u2019autre part à la déflexion excessive qu\u2019imposent le décubitus dorsal et la station debout qui lui sont propres.C\u2019est de ces déformations que résulte, parmi les luxations congénitales de la hanche, la seule forme que le médecin soit appelé à voir et à soigner; l\u2019auteur la dénomme «luxation an- thropogénique ».Cette luxation n\u2019est donc pas, contrairement à l\u2019opinion commune, une malformation vraie; elle résulte des déformations acquises pendant la vie intra-utérine.Communes à tous les su- Jets, sans aucune exception, elles ne deviennent pathologiques que quand elles dépassent un certain degré de grandeur.Cette pathogénie est confirmée: 1° \u2014 Par la fréquence comparée des luxations dans les races humaines, les familles, les sexes, les présentations feetales, ete.; 2° \u2014 Par la constatation chez le fœtus à terme de déformations singulières du fémur et du cotyle; 3° \u2014 Par la fréquence chez les nouveau-nés de hanches subluxables, spontanément curables ou aboutissant à la luxation.L\u2019auteur déduit de ces renseignements que la femme de race blanche semble constituer l\u2019élément terminal d\u2019une évolution phylogénique.La fréquence chez elle de la luxation des hanches montre que cette élévation est déjà lourde de conséquences.Toutes les luxations et subluxations anthro- pogéniques se faisant, quoi qu\u2019on en ait dit, par un même mécanisme, le traitement doit.être uniforme pour toutes.La mobilisation, les exercices passifs et actifs, doivent y jouer un rôle capital, l\u2019immobilisation étant réduite au minimum compatible avec le maintien de la tête fémorale dans la cavité articulaire.Les résultats seront d\u2019autant plus beaux et plus durables que l\u2019enfant sera plus jeune, plus voisin de la fin de la première année.L\u2019appréciation des résultats doit être faite avec sévérité.Sur les radiographies publiées par les auteurs, que d\u2019images défectueuses sont données pour des succès! La puberté, la maternité, l\u2019âge mûr ou la ménopause ont réservé et réserveront des désillusions.Dans le chapitre où sont indiqués les résultats des traitements, il n\u2019y a pas de statistiques; elles seraient sans valeur; l\u2019auteur se contente de conclure qu\u2019en suivant la technique qu\u2019il expose le succès est à peu près cer- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 NOUVELLE FORMULE ÉPROUVÉE LE SUPPLÉMENT DIÉTÉTIQUE b.D.H.contient maintenant PLUS de CALCIUM, PLUS de FER, ainsi que des ÉLÉMENTS CATALYSEURS Lorsque le \u201crégime mixte ordinaire\u201d ne fournit \u201cpas suffisamment\u201d d\u2019aliments essentiels au cours d\u2019une période où les besoins sont plus grands, l\u2019administration quotidienne du Supplément Diététique B.D.H.procure une marge étendue de sécurité.Chaque capsule contient: Vitamine A 1,500 U.I.Pro-vitamine A (carotène-Béta) 1,500 U.I.Chlorure de Thiamine 1.2 mg.Riboflavine 1.0 mg.Nicotinamide 10.0 mg.Acide Ascorbique 25.0 mg.Vitamine D 600 U.I.Phosphate de calcium bicalcique (214 grains) 165.0 mg.Iode 0.2 mg.Chaque comprimé contient l\u2019équivalent de: Sulfate ferreux B P.(5 grains) 330.0 mg.Cuivre 1.5 mg.Manganese 2.0 mg.L\u2019administration d\u2019une capsule et d\u2019un comprimé constitue une seule dose.THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED TORONTO CANADA XLVIII 1232 tain et durable pourvu que l\u2019enfant soit très jeune et que ses hanches n\u2019aient été l\u2019objet d\u2019aucune manipulation antérieure.A.HEBRAUD, avec la collaboration de H.LABORIT et J.-Y.NICOL.\u2014 Formulaire de thérapeutique hormonale et corrélative sexuelle et parasexuelle.Ouvrage couronné par l'Académie de Médecine.Un volume de 104 pages.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1950.Destiné à être un guide essentiellement pratique de thérapeutique hormonale sexuelle, ce Formulaire est volontairement dépouillé de toutes notions théoriques sur la physiologie hormonale.Il est divisé en deux parties: La première partie comprend les chapitres suivants: Insuffisance du syndrome hémorragique utérin; Exagérations du syndrome hémorragique utérin; Syndromes endocriniens divers de la femme; Glandes mammaires; Obstétrique; Hormonothérapie chez l'homme.On y trouvera les prescriptions hormonales indiquées sous une forme directement utilisable par le lecteur pressé, auxquelles s\u2019associent, à l\u2019occasion, les autres thérapeutiques.Un élément original est la part faite à la thérapeutique corrélative qui agit sur le système neuro-végétatif dans le sens hormonal recherché.La deuxième partie est un classement de toutes les spécialités que l\u2019on peut prescrire en hormonothérapie sexuelle.En somme, un instrument de travail qui sera utilisé tous les jours par le praticien.L.GRANDMAISON, professeur à l'Ecole de Médecine de Grenoble, et Pierre MARTIN, de Châtel-Guyon.\u2014 Les cellulites : leurs causes, leurs manifestations cliniques, leur traitement.Un volume de 148 pages, avec figures.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1950.Prônée par les uns, niée par les autres, la Cellulite existe et les nombreux travaux consacrés, ces dernières années, à cette maladie du tissu conjonctif disent suffisamment son rôle dans la pathologie organique et générale.Aussi, le livre des Docteurs Grandmaison et L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buttenin AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 Martin est-il bien venu à un moment où l\u2019idée de Cellulite tend à la vulgarisation et déborde le domaine scientifique pour devenir la maladie à la mode, celle dont on discute malheureusement un peu trop dans les conversations mondaines.Dans leur petit livre, les auteurs se sont efforcés de nous soumettre une mise au point de ce sujet fort délicat.Après un court historique, la maladie cellulitique est présentée avec les perturbations anatomo-pathologiques qui l\u2019accompagnent.Les différentes causes de cette infiltration anormale du tissu conjonctif et, en particulier, les étiologies arthritique, en- térohépatique, endocrinienne, infectieuse sont ensuite l\u2019objet d\u2019une étude approfondie.Puis, après une vue d\u2019ensemble sur la symptomatologie et sur les erreurs de diagnostic toujours à craindre, nous abordons le problème de la thérapeutique avec la massothérapie et les différentes possibilités médicamenteuses, thermales, électrothérapiques, alimentaires basées sur l\u2019étiologie et sur le degré pathologique de la réaction cellulitique.Enfin, dans un important chapitre, les auteurs étudient les différentes formes de la Cellulite et brossent un intéressant tableau clinique et thérapeutique des grands syndromes: céphalalgique, cervical, rachidien, thoracique, des membres supérieurs, des membres inférieurs, sans oublier les Cellulites abdominales, les Cellulites profondes et le syndrome pelvien si grave de conséquences chez la femme.C\u2019est donc un guide pratique que nous proposent les Docteurs Grandmaison et Martin.Sa lecture est facile.Il a été écrit aussi bien pour le praticien que pour l\u2019étudiant et sa clarté n\u2019a d\u2019égale que sa valeur scientifique.Professeur M.CAULLERY.\u2014 Le parasitisme et la symbiose.2ème édition revue et corrigée.Encyclopédie scientifique \u2014 Bibliothèque de Biologie Générale.\u2014 Un volume de 358 pages, avec 80 figures.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1950.La nouvelle édition du livre du Professeur Caullery: Le Parasitisme et la Symbiose, tout en conservant les grandes lignes et l\u2019esprit de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AMLF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 XLIX Nouveau Traitement Scientifique pour les ULCERES GASTRIQUES et DUODENAUX ROBUDE VOIE BUCCALE et INJECTABLE Société suisse de gastro-entérologie Dragées à base d\u2019EXTRAITS Genève 22-23 juin 1946 Ampoules injectables à base et d'INTESTIN CRÊLE.GRÊLE, préparés de diverses Suite des résumés des communications préparés de diverses méthodes I méthodes P.-d.Dr H.Kapp (Bile) 1.Le traitement de l\u2019ulcère gastrique et duodénal par le Robuden.L\u2019accroissement, ces dernières années, des ulcères gastriques et duodénaux a contribué au fait que de nombreux cas ont dû être traités ambulatoirement.L'étude de nombreux médicaments dans des conditions graves a été ainsi rendue possible.Rapport sur le traitement avec le Robuden.Sur 30 cas d'ulcères gastriques, la niche, après le traitement, avait disparu dans 21 cas, persisté dans 9 cas et récidivé dans 5 cas.On constate donc un succès temporaire dans les deux tiers des cas et un succès durable dans environ la moitié des cas traités.Sur 34 cas d'ulcères duodénaux, la niche, après le traitement, avait disparu dans 29 cas, persisté dans 5 cas et récidivé dans 5 cas.Succès temporaire, cinq sixièmes des cas et succès durable, deux tiers des cas.On peut conclure sur la base de ces recherches que le traitement ambulatoire avec le Robuden fournit des résultats comparables à ceux du traitement par le repos et la diététique.Documentation et échantillon médical envoyés sur demande.Préparé par LES LABORATOIRES ROBAPHARM SOC.BÂLE, SUISSE Représentants exclusifs au Canada HERDT & CHARTON, INC.2027, AVENUE DU COLLÈGE McGILL - MONTRÉAL 1234 la première, en diffère par de nombreux et importants additifs et remaniements résultants de la mise en œuvre des travaux et découvertes des dernières années.La conception générale du livre qui avait reçu une approbation indiscutable n\u2019a pas été modifiée.Les organismes sont intimement solidaires du milieu où ils vivent, mais celui-ci ne se réduit pas aux conditions physico-chimiques et, pour presque toutes les espèces, ce sont même les rapports avec d\u2019autres éléments vivants du milieu qui ont la plus grande importance, parce qu\u2019ils aboutissent à des connexions étroites et constantes et provoquent des réactions et transformations profondes.Ainsi se réalisent d\u2019innombrables associations permanentes et des plus diverses, que résument les termes de commensalisme, parasitisme, symbiose, et qui sont un des aspects majeurs de la biologie.L'auteur en a examiné et analysé les caractéristiques et les conséquences sur une série d\u2019exemples concrets tout en s\u2019attachant à en dégager les traits généraux, et il y a pleinement réussi.On trouvera dans cette nouvelle édition la mise en œuvre des résultats des recherches les plus récentes, en particulier en ce qui concerne la symbiose, dont l\u2019étude a fait, au cours des dernières années, des progrès considérables.Il n\u2019est pas douteux que cette nouvelle édition doive retrouver l\u2019accueil très favorable qu'avait reçu la première, non seulement du biologiste et du physiologiste, mais aussi du médecin.A.ANCEL, professeur honoraire des Facultés de Médecine de Nancy et Strasbourg.\u2014 La chimiotératogenèse.Réalisation des monstruosités par des substances chimiques chez les vertébrés.Encyclopédie scientifique, Bibliothèque de Biologie Gé nérale.Un volume de 398 pages, avec 80 figures.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1950.Des malformations identiques à des malformations spontanées de l\u2019homme ont été obtenues par pénétration de certaines substances chimiques dans des embryons de vertébrés, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutemin AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 la nature de la malformation réalisée variant avec la substance utilisée.Des malformations du même genre ont été aussi obtenues chez des oiseaux et des mammifères par carence en diverses substances de la nourriture de la mère.Les principaux résultats de ces deux variétés d\u2019expériences sont relatés dans ce livre.Dans la première partie, les diverses malformations déterminées par des substances chimiques sont passées en revue et la sensibilité tératogénique de certaines ébauches organiques est mise en évidence.La seconde partie est consacrée aux substances chimiques qui ont manifesté un pouvoir tératogène électif.Dans la troisième sont étudiés divers problèmes soulevés par la réalisation expérimentale des malformations: mécanismes réalisateurs des malformations conditionnées par des substances chimiques; malformations associées, malformations unilatérales; variations individuelles des embryons à l\u2019action létale et à l\u2019action tératogène des substances chimiques; effets des associations de deux substances à action tératogène élective; relations entre l\u2019action tératogène des facteurs héréditaires et des facteurs chimiques.Les résultats obtenus permettent d\u2019apercevoir un vaste champ d\u2019expériences dont l\u2019exploration découvrira des faits indispensables à la connaissance du déterminisme des malformations spontanées, éclairera les mécanismes de leur réalisation et pourra suggérer contre elles des moyens de prévention.Elle apportera en outre des renseignements importants sur la mécanique embryonnaire et permettra une analyse de la morphogenèse susceptible de dévoiler les bases physiologiques du développement; elle fournira enfin une importante contribution à l\u2019étude des causes des mutations.La chimiotératogenèse intéresse donc particulièrement, non seulement le tératologiste, mais aussi l\u2019embryologiste, le physiologiste, le généticien, le vétérinaire et le médecin.Elle apparaît comme une science à laquelle doit être réservée une place à part parmi celles du développement; ce livre en constitue une présentation. L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuuLerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 L Le Lyo B-C avec B, est une préparation très efficace dans le traitement des malades souffrant d'anémie mégalocytique et de la sprue, et comme traitement d'en- 12 tretien chez les malades atteints d\u2019anémie pernicieuse.En outre, la vitamine B,, a démontré son utilité chez les enfants est véritablement uni Ue / chez qui se manifestait un retard de ( ° croissance.L'administration de la vitamine B,» a produit d'excellents résultats ve.DANS LES ANEMIES en augmentant l'appétit et en améliorant la force physique et la vivacité.MÉGALOCYTIQUES Les facteurs lyophilisés de Lyo B-C avec B,, demeurent stables indéfiniment sous ; éfrigération; combinée avec le diluant | DE NUTRITION re stérile contenant 1 microgramme de B,, 1 par c.c.lasolution est préte pour adminis- LA SPRUE tration intraveineuse, ou peut être el ajoutée aux infusions de glucose, de L\u2019ANÉMIE PERNICIEUSE plasma, de solution saline, d\u2019acides ., ; iné solution de Ringer.(traitement d'entretien) aminés ou de solution de King Chaque unité reconstituée (5 c.c.) contient: Vitamine B, 5 mcg.¢ > Chlorhydrate de thiamine (vitamine B,) 100 mg.Riboflavine (vitamine B,) 10 mg.- Chlorhydrate de pyridoxine (vitamine Bs) 10 mg.Pantothénate de calcium 50 mg.Niacinamide 500 mg.Acide ascorbique 500 mg.avec Offert en unités de 5 c.c.SHARP & DOHME (Canada) Ltd., Toronto 13, Ontario Co. 1236 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurertn A.MLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 André BARBÉ, médecin honoraire de la Salpêtrière.\u2014 Précis de psychiatrie.\u2014 Collection Testut.Un volume de 1116 pages, avec 33 figures.\u2014 G.Doin, édit, Paris, 1950.L\u2019étude des affections mentales a fait de très grands progrès depuis près d\u2019un demi- siècle, et, si les examens cliniques, sémiologiques n\u2019ont été que peu modifiés, par contre les recherches biologiques ont permis de déceler bien des inconnues dans le domaine de la pathogénie.Les cliniciens du siècle dernier avaient très bien vu et classé la plupart des troubles mentaux, mais ils n\u2019avaient pas à leur disposition les méthodes d\u2019exploration dont nous disposons aujourd\u2019hui.Pour bien comprendre un aliéné (ce terme étant pris dans son acception la plus large) il faut s\u2019efforcer de l\u2019observer, de l\u2019écouter et de diriger l\u2019entretien d\u2019une façon aussi naturelle que possible; c\u2019est dire que son attitude, sa physionomie, ses réponses, ses explications devront être soigneusement enregistrées, tout en lui inspirant confiance.L\u2019étude des troubles qui peuvent affecter le fonctionnement normal de l\u2019intelligence sera donc suivie de celle des idées délirantes, des hallucinations et des interprétations, sans pour cela s\u2019astreindre à une exploration méthodique, car très souvent les malades n\u2019aiment pas à revenir sur ce à quoi ils ont fait allusion ou dont ils ont déjà parlé.Plusieurs chapitres ont été particulièrement développés dans ce volume: ils concernent les obsessions, les états périodiques, les intoxications et les infections.Les obsessions représentent un des chapitres les plus passionnants de la psychiatrie journalière: elles peuvent conduire les sujets qui en sont atteints à des réactions dangereuses (impulsions) pour eux et pour autrui.Il en est de même pour les états périodiques et surtout pour la mélancolie.Toutes les intoxications peuvent s\u2019accompagner ou se compliquer de troubles mentaux: il y a donc ici un ensemble de causes qui, soit prises isolément, soit réunies, peuvent être la source de désordres intellectuels; il en est de même pour toutes les infections, qui, soit aiguës, soit chroniques peuvent retentir rapidement ou tardivement sur l\u2019état mental: il semble bien que les lésions passagères ou durables soient ici beaucoup plus intenses que celles qui peuvent être observées par une simple compression, une tumeur cérébrale par exemple; c\u2019est au point qu\u2019il semble bien que les folies discordantes relèvent en grande partie d\u2019une infection.Les états convulsifs, les délires systématisés, les anomalies constitutionnelles ont été également envisagés.Ce volume se termine par un exposé des méthodes d\u2019exploration physique et biologique, ainsi que par le traitement.Il s\u2019adresse non seulement à l\u2019étudiant, mais aussi au praticien qui trouvera dans ce millier de pages l\u2019étude fouillée mais toujours très claire d\u2019une spécialité complexe.M.MONNEROT-DUMAINE, maître de conférences à la Faculté de Médecine de Beyrouth.\u2014 Tous les diagnostics et tous les traitements.Un volume de 683 pages.\u2014 Librairie Maloine, édit., Paris, 1950.* Déjà édité pendant la guerre à Beyrouth pour les besoins du public médical français séparé de la France, et deux fois épuisé rapidement, cet ouvrage reparaît cette fois à Paris.Ce précis prétend aider le médecin à faire tous ses diagnostics, même ceux des maladies rares, et à retrouver immédiatement tous les traitements.Ce difficile programme a déjà suscité de nombreuses tentatives, plus ou moins heureuses et beaucoup de vade-mecum ont été proposés au praticien depuis une cinquantaine d\u2019années.Il en fut beaucoup de médiocres, il en fut de bons; mais il n\u2019en fut guère qui ne recélassent de graves lacunes: les uns menaient bien du symptôme courant à la maladie courante, mais restaient muets sur les diagnostics rares et difficiles (ceux sur lesquels le lecteur avait justement besoin d\u2019être guidé) ; d\u2019autres, parfaits pour la pathologie non spécialisée, n\u2019effleuraient qu\u2019à peine les chapitres spécialisés (dermatologie, psychiatrie, etc.\u2026); d\u2019autres enfin, négligeaient le diagnostic au profit de la \"eu YP Tw ~~ lorsque le sens professionnel et le mc prestige exigent ner = Te -\u2014_ I Pr aus esse its of ce qu il y a de mieux \u2018 ES LovaLrs - Si BS TITITICL id \u201c \" w id \u201c \u201c Pitz 500 x E : cD ès 1 etes lues + il il im ous tery \u2014 a ae J HA Pe dh on pre ES ee I muse Fa \u2014_\u2014 \u2014\u2014=DPICK =H R= EE es | ve = I EE ete à = = Fe Ee es Eee ee a = 1% + PH = RSS ee & == \\ \u201c# EN = \u2014 RT.| ema Somme b> EE PICKER x- RAY - oo ee EE pee b Foo Fs 3 ko 7 ane i, Afb A Ee 4.| ; ji NARA or Ons go 5% AS Ch, PS Ë wi 1 lh H, a ts Hi SAS la le tableau de commande \u201c table basculante à à rayons X > t le générateur cker SN Pictronic 500 ma Constellation\u201d angle véritable de 45° tout ce que vous espérez .et davantage PICKER X-RAY OF CANADA LTD en position \u201cTrendelenburg FR 3443, rue Saint-Denis, Montréal AIRES 1238 thérapeutique ou vice-versa.L\u2019ouvrage de Monnerot-Dumaine échappe à ces critiques, et réussit à être à la fois complet et concis, didactique et pratique.Il comporte deux parties.La première est diagnostique.Pour chaque appareil les maladies sont rassemblées par syndromes, mais on n\u2019y trouve pas seulement les grands syndromes; on y envisage aussi le diagnostic des érythro blastoses, du syndrome ventriculaire, des fugues ou des érythroder- mies et de tant d\u2019autres syndromes dont la valeur sémiologique n\u2019est pas présente instantanément à l\u2019esprit du praticien.Pour chaque affection ne sont donnés qu\u2019un petit nombre de signes, mais ce sont les signes nécessaires et suffisants pour établir le diagnostic.Pratiquement toutes les maladies connues y sont citées, et cliniquement définies, succinctement mais suffisamment; et si elles parviennent à tenir dans 300 pages, c\u2019est qu\u2019un ingénieux sytème de renvois permet de ne décrire qu\u2019une fois chaque syndrome et chaque affection.Pour la partie thérapeutique, l\u2019auteur a adopté l\u2019ordre alphabétique, le plus commode pour le praticien.Un index alphabétique comportant environ 3 000 mots facilite considérablement les recherches diagnostiques et thérapeutiques; il donne une idée de la documentation énorme contenue dans cet ouvrage qui conserve pourtant les dimensions modestes d\u2019un manuel.Si nous ajoutons à cela le fait que le texte a été minutieusement tenu au courant des derniers reclassements nosologiques et des toutes dernières acquisitions de la thérapeutique, on conçoit la place que prendra ce précis de conception nouvelle dans le cabinet du médecin et même dans sa voiture, à côté de sa trousse d\u2019urgence.Jean QUENU, directeur.\u2014 Nouvelle pratique chirurgicale illustrée.Fascicule IV.Un volume de 288 pages, avec 255 figures dessinées d'après nature par S.Dupret.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1950.Sommaire du fascicule IV: Extirpation d\u2019une tumeur du médiastin (M.Iselin).\u2014 Cure opératoire d\u2019une hernie dia- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLetin AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 phragmatique gauche chez l'enfant (J.Cau- choix).\u2014 Hémicolectomie droite pour cancer du côlon ascendant (J.Quénu).\u2014 La ligature des veines fémorales superficielles avec « thrombectomie d\u2019aval » dans les thromboses veineuses (C.Frileux).\u2014 Cure opératoire de Postéomyélite du fémur (J.Cauchoix).\u2014 Amputation inter-trochantérienne pour ostéosarcome du fémur suivant la technique de E.Quénu et E.Desmarest (B.Lascaux).M.AUDIER, professeur agrégé a la Faculté de Médecine de Marseille, avec la collaboration de J.DANIEL (pour l'homæœopathie).\u2014 La pratique des médications cardio- vasculaires.2e édition revue et augmentée.Un volume de 312 pages, avec figures.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1950.Voici la réédition d\u2019un ouvrage, dont la première a connu un grand succès auprès des praticiens.Il s\u2019agit d\u2019un livre de thérapeutique cardio- vasculaire écrit selon deux idées directrices: la première tendant à un exposé analytique détaillé des médicaments, des méthodes physio- thérapiques et chirurgicales; la deuxième visant à une étude plus classique de ces médicaments à propos de chaque maladie ou de chaque syndrome.Par exemple, on pourra lire successivement : un chapitre général sur l\u2019hygiène du cardiaque et des études importantes sur la digitale, le strophantus, l\u2019adonis, la scille, les bases pu- riques, les analeptiques.Dans les médications étiologiques, la pénicilline occupe une place importante ainsi que le salicylate de soude et les diverses méthodes utilisées dans le traitement du rhumatisme articulaire aigu.L\u2019auteur expose ensuite la thérapeutique des arythmies, des diverses variétés d\u2019insuffisance cardiaque, des endocardites, des malformations congénitales, etc.Pour les affections vasculaires, le méme plan est suivi: étude des médications, des spasmes vasculaires, des lésions pariétales, de la thrombose, précédant la description thérapeutique des coronarites, des artérites périphériques et des phlébites. $$ 9 / res OX 4 7 HN 4 / / oH a pr «| ab } 4 HE ar mécanisme de la a douleur \u20ac est complexe, Si elle 123 nsi 0 m nerveuse.prolonee elle pré ged frit! gmentétio A tee 5 ouleur Re Celle-ci, 4 son tour, à 7e [33 31F ol I aA ici yi peut se rq pre un _gnalgésique\u2019ni-gar un er if à dminist hy! sol A 2 méme a ht] 12 TE) SOciation le inopyrine et de l\u2019acide dual arbite iC da at pirate: y ax mit S deux fontre Ementd efficace ENS Px LH, 100.4 Soin El ae US ap\" Eu la pe Fs NL Dees Ly opib ole: ES flacons de ESA comprimés a wl Cu \u2018ami 3 oles CC 9 / II COMPAGNIE LIMITEE MONTREAL *Noms Déposés 1240 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuierin A.M.L'F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 Ce procédé tiès didactique permet au lecteur de choisir, soit l\u2019étude documentée d\u2019un médicament, soit un schéma rapide des indications thérapeutiques dans une affection qu\u2019il vient d\u2019observer.Enfin, faisant preuve d\u2019éclectisme thérapeutique, M.Audier a estimé que toutes les méthodes devaient être utilisées, qui contribuent à soulager le malade de ses troubles fonctionnels gênants.En pratique médicale, il faut éviter le dogmatisme; seuls les résultats thérapeutiques comptent.Il est indubitable que l\u2019homœopathie offre en cardiologie des ressources qu\u2019il ne faut pas négliger.Aussi J.Daniel a-t-il écrit un important chapitre qui a trait à cette discipline médicale.+ + Docteurs C.et J.ODDO.\u2014 La médecine d'urgence \u2014 Symptômes, diagnostic, traitement immédiat, formulaire.9e édition entièrement revue.Un volume de 782 pages.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1950.Cet ouvrage, dont le succès déjà ancien est essentiellement lié aux qualités cliniques qui le rendent aussi précieux pour le médecin praticien que pour l\u2019étudiant, a été complètement remanié.Tout en lui conservant son caractère absolument pratique, l\u2019auteur a mis au point les connaissances récentes tant symptomatiques que thérapeutiques intéressant la « Médecine d\u2019urgence ».Ces transformations l\u2019ont amené à étudier un nombre important d\u2019affections qui n\u2019avaient pas trouvé leur place dans les éditions précédentes: tachycardies paroxystiques, pancréatites aiguës, dilatation aiguë de l\u2019estomac, volvülus gastrique, infarctus intestinal, hémiplégies soudaines, syndromes méningés aigus, insuffisance surrénale aiguë, syndrome malin, accidents médicaux d\u2019urgence en médecine du travail, etc.Par ailleurs, il a jugé utile de grouper à part les affections infantiles d\u2019urgence et de faire une synthèse des diverses modalités du drame abdominal.Enfin, toutes les fois que cela a pu paraître utile, les techniques thérapeutiques modernes: infiltration des plexus, goutte à goutte intraveineux, etc, ont été décrites de façon précise et succincte, permettant au médecin de les pratiquer aisément.Telle qu\u2019elle se présente, complètement rénovée, la « Médecine d\u2019urgence » répond à un réel besoin.Elle a sa place toute désignée parmi les livres de chevet du médecin praticien.On est cordialement invité à venir consulter ces ouvrages, au secrétariat de « L\u2019Union Médicale du Canada », 326 est boulevard Saint-Joseph, Montréal. Lait L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buureriv A.M.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 LIII évaporé amélioré pour l\u2019alimentation du nourrisson FOUNDATION (8 RP 1210 IIVITAMIN DJ}; UPON PERIODIC TESTS oy > COUNCIL ON FOODS AND NUTRITION S 4 | MT .\u2019 Depuis des années, les marques de lait évaporé Nestlé ont permis à d\u2019innombrables bébés de commencer leur vie de la bonne façon.Aujourd\u2019hui, un nouveau lait, pourvu de toutes les propriétés propres à Nestlé, renferme désormais un principe nouveau qui en fait l\u2019aliment idéal pour les bébés.*On a incorporé à chaque once liquide de ce lait 24 unités internationales de vitamine Dz pure et cristallisée.Une fois reconstituée, une chopine impériale renferme 480 unités de vitamine Da .Ir MIT CES her WEIGHT 1 Pounp .EQUIVALENT 15 Lu OOF A CANADIAN PRODUCT type de vitamine D engendrée dans l\u2019organisme par les rayons solaires et reconnue comme étant la principale vitamine D naturelle présente dans l\u2019huile de foie de morue.L\u2019enrichissement en vitamine D3 ne modifie en rien la saveur du lait et laisse intactes toutes ses vitamines naturelles.En ordonnant le lait Nestlé\u2014vous assurez un apport adéquat de vitamine D, sous une forme siire et anodine.et vous savez que le lait Nestlé est économique, d\u2019emploi facile et digne de confiance.Nous ne donnons pas aux profanes d\u2019 indications sur l\u2019alimentation des bébés.BUILDING, TORONTO, LE NOUVEAU LAIT ÉVAPORÉ NexTLÉ contient 480 unités de vitamine D; par chopine impériale * NESTLE\u2019S MILK PRODUCTS (CANADA) LIMITED METROPOLITAN ONTARIO Libby, McNeill & Libby of Canada Limited, Journaux médicaux.EXTRAIT D'UNE REVUE D\u2019ETUDES CLINIQUES ET EXPERIMENTALES SUR LA VALEUR NUTRITIVE DES FRUITS, LEGUMES ET CEREALES HOMOGENEISES DANS L\u2019ALIMENTATION DU NOURRISSON Par le Dr John A.KILLIAN, Ph.D.IVe partie Rendement comparé du fer dans les légumes homogénéisés et les légumes tamisés.Le développement de nos connaissances sur la teneur en fer et sur le métabolisme du fer (discutés antérieurement) nous amena à entreprendre des tests d\u2019alimentation chez les nourrissons pour déterminer l\u2019influence de l\u2019homogénéisation des légumes sur l\u2019acsimilation du fer.TESTS CLINIQUES D\u2019'ALIMENTATION CHEZ LES NOURRISSONS Ces tests furent faits en collaboration avec le Dr John Gibblin, au «New York Foundling Hospital ».Des enfants « bien portants », gardés à l\u2019institution sous observation continuelle, furent divisés en 2 groupes principaux\u2014un de ces groupes reçut une ration quotidienne de légumes homogénéisés de Libby et l\u2019autre reçut une ration équivalente des mêmes légumes cuits et tamisés dans la cuisine des diètes du pavillon des nourrissons (Feeding Pavilion).Tous les enfants furent ainsi nourris pendant les 2 mois que dura l\u2019observation.Le tableau V illustre les données moyennes des modifications du taux de l\u2019hémoglobine observées dans chaque sous-groupe d\u2019âge à la fin de la période d\u2019alimentation.Dix-huit enfants âgés de 4 à 8 semaines reçurent à même leurs biberons des légumes homogénéisés.Il était impossible d\u2019ajouter des légumes tamisés de cette façon à la diète d\u2019enfants de cet âge.Ce groupe montra un gain de poids moyen de 53.2 onces durant les 2 mois.Quinze des 18 enfants montrèrent une augmentation du taux de l\u2019hémoglobine, 2 n\u2019eurent aucune modification, et un enfant seulement afficha un déclin.Dans ce dernier cas l\u2019'hémoglobine tomba de 120% à 94%, changement qui n\u2019indique pas une anémie de début.Les enfants nourris avec des légumes homogénéisés dans les deux autres groupes d\u2019age montrèrent définitivement une plus haute fréquence d\u2019augmentation du taux de I\u2019hémoglobine, et une incidence moins grande et significative du déclin que chez les enfants nourris avec une ration équivalente de légumes tamisés.TABLEAU V Pourcentage d\u2019enfants chez qui l\u2019on trouva des modifications significatives du taux d\u2019hémoglobine durant leur Groupe d\u2019âge Supplément à la Nombre (mois) diète lactée d\u2019enfants 1-2 Homogénéisés 18 Tamisés 0 2 Homogénéisés 160 Tamisés 147 3 Homogénéisés 13 Tamisés 26 Tous les Homogénéisés 191 groupes Tamisés 173 Des 191 enfants nourris avec les légumes homogénéisés de Libby, 74% ont eu des augmentations de l\u2019hémoglobine, 10% des chutes et 16% ne montrérent aucun changement.D\u2019un autre côté, seulement 36% des 173 enfants recevant des légumes tamisés ont eu des augmentations de leur taux d\u2019hémoglobine, 49% des chutes et 15% aucun changement.alimentation avec des légumes homogénéisés ou tamisés.Pourcentage d\u2019enfants Augmentation Déclin Aucun changement 83 6 11 73 11 16 33 49 18 77 8 15 50 50 0 74 10 16 36 49 15 Les données sur le nombre des globules rouges, résumées dans le tableau VI révèlent des changements analogues.Les conclusions de ces tests d\u2019alimentation sont que les légumes homogénéisés, comme supplément à la diète lactée, furent plus efficaces que les légumes tamisés dans la protection contre l\u2019anémie progressive, caractéristique de ces âges reprcduite dans les tableaux V et VI.TABLEAU VI Pourcentage d'enfants démontrant des modifications significatives du nombre de leurs globules rouges, durant Groupe d\u2019âge Supplément à la Nombre (mois) diète lactée d\u2019enfants 1-2 Homogénéisés 18 .( Tamisés 2 Homogénéisés 160 Tamisés , 147 3 Homogénéisés 13 Tamisés 26 .Tous les Homogénéisés 191 groupes Tamisés 173 l'alimentation avec les légumes homogénéisés ou tamisés.Pourcentage d\u2019enfants Augmentation Déclin Aucun changement 72 0 18 68 15 17 51 42 7 62 15 23 37 25 38 68 14 18 49 40 11 (A suivre) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuierin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 LV.MIDALGAN MIDY OULE LA DOULEUR BAUME AMPOULES osition : Histamine.; Comp Nicotate de Méthyl.Histamine.Salicylate de Glycol.Histidine.Capsicine.étés: Révulsif.Révulsif.Prop tete Vaso-Dilatateur.Anti-Algique.Décontracturant.Désensibilisant.Indications: Douleurs d'origine Toutes les algies et rhumatismale, mus- allergies, rhumatis- culaire, nerveuse ou me, asthme, urticaire, vasculaire.etc.\u2019 .a Injections intradermi- Mode d emploi : Simple friction.ques.Présentation : Tube de 45 ar.Boîte de 6 amp.1 cc.Laboratoires MIDY, Paris Agents pour le Canada : VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTREAL \u201cx PIPERAZINE EFFERVESCENTE MIDY (Granulé effervescent) ANTI-URIQUE TYPE THIODÉRAZINE MIDY (injectable) Traitement général du RHUMATISME CHRONIQUE THIODERAZINE MIDY (buvable) (Gouttes) Traitement général du RHUMATISME CHRONIQUE THIODACAINE MIDY (Ampoules 20 cc.) Traitement local de la DOULEUR RHUMATISMALE Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTREAL.(Ampoules 5 ce.) LVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurzETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 D.H.DOUGANS Vancouver W.K.PALMER Winnipeg \u2019 : W.B.HONEYWELL Toronto La maison Merck & Co.Limited, Montréal, annonce la nomination de trois nouveaux gérants régionaux pour Toronto, Winnipeg et Vancouver.M.Honeywell aura ses bureaux à Toronto, comme auparavant, et il aura | charge de la Province d\u2019Ontario.Le territoire de M, Palmer comprendra | les provinces du Manitoba et de la Saskatchewan, avec bureaux à Winnipeg.M.Dougans aura encore ses bureaux à Vancouver, et son territoire comprendra l\u2019Alberta et la Colombie-Britannique. si efficace flux La marge de sécurité entre le volume du flux menstruel* et la capacité d\u2019absorption des tampons TAMPAX est plus que suffisante.La vente de plus de deux billions de TAMPAX, au cours des douze dernières années, en est un témoignage probant.Le confort et la commodité que procurent les trois degrés d\u2019absorption de ces tampons intravaginaux (avec applicateurs individuels) donnent entière satisfaction aux femmes.*Am.J.Obst.& Gyn., 31: 979, 1936.CANADIAN TAMPAX CORPORATION LTD.BRAMPTON, ONTARIO Publicité acceptée par \u2018\u201cThe Journal of the American TAMPAX La protection menstruelle interne de choix Echantillons professionnels envoyés sur demande.pe LVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLieTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 MICROBIOLOGIE \u2014 HYGIÈNE \u2014 MÉDECINE PRÉVENTIVE @ RECHERCHES @ ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ @ ŒUVRES DE SANTÉ PUBLIQUE @ PRODUITS BIOLOGIQUES \u2014 VACCINS \u2014 SÉRUMS LE VACCIN BCG PREVENTION DE LA TUBERCULOSE PROTECTION DE 809%, EN MILIEU TUBERCULEUX\" \u2014 Préparé suivant la technique de l'Institut Pasteur.\u2014 Epreuves de sécurité sur chaque lot de vaccin.\u2014 3 voies: BUCCALE \u2014 INTRADERMIQUE \u2014 TRANS- CUTANEE (Scarifications \u2014 Piqiires multiples).\u2014 FOURNI GRATUITEMENT SUR DEMANDE dans la Province de Québec.Le seul Service du BCG au Canada, depuis 1926.*].A.BAUDOUIN: Am.Rev.Tuberc., 43: 581, 1941, A.G.FERGUSON: Am.Rev.Tuberc., 54: 325, 1946.1863-1933 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal, P.Q.Zone 26 (sans but lucratif) \u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014 a gg, PF L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burienin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 LIX LA SOLUTION DE SALICYLATE DE SOUDE QU DOCTEUR CLIN RHUMATISME ARTHRITISME « SCIATIQUE TOLERANCE - ACTIVITÉ Flacon de 300 c.c.\"LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents: VINANT Ltée, 200, rue Vallée, Montréal surrositoires E.G.I.Composition: Eucalyptol, Gaiacol, lode.Propriétés: Antiseptique broncho-pulmonaire des voies respiratoires.Indications: Grippe, Bronchite, Pneumonie, Broncho-Pneumonie, Coqueluche, Catarrhe, Dilatation des bronches.03olo Le: Adultes, 1 a 5 par jours 4 Enfants et Bébés, 1 à 3 par jour.Présentation : Formats : Adultes, Enfants, Bébés.Boîtes de 12 suppositoires.Laboratoires Adrian & Cie, Paris Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL. LX L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burzenn AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 omates my Valeur nutritive d'une portion moyenne * de tomates en boîtes.; Pourcentage de la Eléments Quantité par ration quotidienne nutritifs recommandée (b) Energie alimentaire 25 calories 1 Protéines 1 gm.1 Calcium 0.013 gm.\u2014 Phosphore 0.032 gm.\u2014 Fer 0.7 mg.12 Vitamine A 1260 u.l 22 Thiamine 0.06 mg.7 Riboflavine 0.04 mg.3 Niacine 0.8 mg.10 9 Vitamine C 23 mg.77 77 *1/; tasse (120 grammes).tTableau des Valeurs Nutritives Recommandées pour emploi au Canada, Division de la Nutrition, Ministére de la Santé Nationale et du Bien-Etre Social.fPourcentage basé sur la ration nécessaire pour le maintien de la santé, Prototype Diététique Canadien 1946, (a) d\u2019une femme de 120 livres modérément active, (b) d\u2019un homme de 160 livres modérément actif.A découper et classer.KENTVILLE AMERICAN CAN COMPANY e MONTRÉAL e TORONTO e HAMILTON ® WINNIPEG VANCOUVER 1% L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buttery A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 LXI L FF ANEMIES SECONDAIRES' D DÉGLOBULISATIONS, THÉR AMPOULES BUVABLES 10 cc v APEUTIQUES ETATS DÉPRESSIFS- BOITES DE 10 ET 100 CONVALESCENCES STIMULE LES FONCTIONS PSYCHIQUES RECONSTITUE LE TISSU SANGUIN CONTIENT FER, CUIVRE, MANGANÉSE, MAGNÉSIUM, CALCIUM ] CARENCES EN FER GLOBINATES ANEMIES HYPOCHROMES HÉMOPEPTONE DÉMINÉRALISATIONS INOPHOSPHAN DEPRESSIONS PSYCHIQUES HEMATOPORPHYRINE ASTHENIES - NEURASTHENIES \u2018CANADA LABORATOIRES WJEAN OLIVE JI 200.2 RU LÉE ÉA LXII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLieTiN A.MLF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 NATORIUM PREVOST | L'établi @ Personnel hospitalier ex- eta 1Ssem ent de- périmenté.Cures de repos.meure toujours consacré au traitement Physiothérapie complète.INDIVIDUEL des Pyrétothérapie.Electro- affections neuro- chocs.Insulinothérapie.Psy- psychiatriques en chothérapie.Bientôt: radio- cure libre.thérapie; régimes confiés à une diététicienne.BUREAU MÉDICAL: Neuro-psychiatres: Drs Roma Amyot, Ernest Brunet, Jean-Léon Desrochers, Paul Larivière, Gaston Loignon, Alcide Pilon, Jean Saucier et Karl Stern; Consultants: Drs Fernand Charest, Paul David, Edouard Desjardins, Roland Dussault, Léon Gérin-Lajoie, Charles-E.Grignon, Charles-E.Hébert, J.-B.Jobin, Albert Jutras, Richard Lessard, Georges Manseau, Léopold Morissette, Jules Prévost, |.-A.Vidal.4455 OUEST BOULEVARD GOUIN, TÉLÉPHONE: BYwater 2405 x = L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuremiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 LXIII Til NEURO SOLENE SEDATIF DU VAGUE SYNERGIE DES DOSES THERAPEUTIQUES FAIBLES EXTRAIT JUSQUIAME EXTRAIT VALERIANE OXYDE DE ZINC BARBITAL O- GR: O17 Petits nerveux, pseudo-cardioques 1 comprimé, matin, midi et soir Troubles du sommeil 1, à 2, en plus, au coucher LABORATOIRES BRÉANT.PARIS .LABORATOIRES J.OLIVE 200 RUE VALLÉE - MONTRÉAL PASSITONYL FORMULE pour 100 grammes: Thiamine (B1) .6 mgm.Riboflavine (B:) .8 mgm.Acide nicotinique .72 mgm.Nucléinate de Manganése 0.20 gm.Glycérophosphate de Soude 1.\u2014 gm.Arrthénal .0.14 gm.Fluorure de Sodium .0.05 gm.Extrait mou de Passiflore .3.60 gms Extrait mou de Saule .1.80 gm.Teinture de Cratoegus .2.70 gms Teinture de Primevére .0.90 gm.Excipient gq.s.Pp.100 gms Adultes: 1 cuillerée à dessert avant les repas, midi et soir.Enfants: 2 cuillerées à thé par jour.SÉDATIF et TONIQUE NERVIN Passitonyl est à la fois un tonique et un sédatif du système nerveux destiné à ramener rapidement un équilibre normal.Les éléments toniques de la formule évitent les sensations de lassitude et de dépression que peuvent donner les sédatifs, même légers.CALME et TONIFIE Laboratoires Jean Olive, 200, rue Vallée, Montréal. LXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriyx A.MLF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 pour les tissus les plus sensibles GELÉE ANALGÉSIQUE ET LUBRIFIANTE de endoscopie\u2014l'action à la fois analgésique et lubrifiante de cette gelée facilite la cystoscopie, la rectoscopie et autres examens endoscopiques.douleurs ano-rectales\u2014 cette gelée soulage les douleurs anales et rectales; particulièrement précieuse à la suite d'une opération.Chaque tube est accompagné d'une canule rectale.brûlures\u2014cette gelée constitue un pansement analgésique et protecteur dans le cas de brûlures douloureuses du premier et du second degré.COMMANDEZ-LA CHEZ VOTRE VENDEUR ( LIMITED MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuierinN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 LXV tériaux et te mé Au point de vu | riel \"America: faisant.Au porate do vue i unite est congue pours aider le chirux ien également pour les GIQUES - MB Ro UROL | Canrient TUBES GYAÉCOLO STERILISATEURS CHIRURGICAUX pour tous les besoins de l'hôpital, offrant en exclusivité le Contrôle Cyclomatique.TABLES CHIRURGICALES opérations majeures ou d'importance secondaire, obstétrique, orthopédie, chirurgie thoracique.LUMIÈRES CHIRURGICALES majeures, mineures, obstétriques, d'urgence, germicides.APPAREILS SPECIAUX unités de laboratoire pour formules de lait, meubles en acier inoxydable, chaises d'invalides, lits à bassin automatique, matelas à points de compression alternatifs, ozona- teurs.sécher © * 1e pl de souples mat wngh foxtrd dons sex \u201d - A .Ecrivez des maintenant pour plus de renseignements AMERICAN STERILIZER COMPANY ni Erie, Pennsylvanie a rss aux vi fore war Lae wi Ride de em pois CA sous sant\u201d .Sant Eo eee saériFiort , stunt - gentsr d'objets Lex des Yew astro ments: P pti snes i ] \\ 7 pe 7% | a Représentég qu Sy EE] Per PNAS EAC, MAITEC _ Y NTO - , =, * WINNIPEG - CALGAR AN ER L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLteriv AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1950 ACEYY Sanger NRL = £ ( lw 2 tablets, wih water, ful Te Do chon will py n beat vy dese 9 Wblets.ou 12 comprimes avec de fem Wildwnne, 9 comprimes.- u TIA COMPRRY (10.Windaor, Ont, Le prestige et l'acceptation générale dont jouit l'Aspirin ont été établis au cours d'une période de plus de quarante-sept ans, en produisant toujours le meilleur produit du genre que l'habileté scientifique permette d'obtenir.Rien de ce que vous prescrivez n'est fabriqué sous des contrôles plus rigoureux.Depuis les matières premières jusqu'au produit fini, plus de soixante-dix Vérifications et essais différents sont faits.L'une des plus belles usines de produits pharmaceutiques au monde ne fabrique qu'une chose .I'analgésique pour =F usage à la maison .l'Aspirin.The Bayer Company Ltd., 1019 Elliott Street, W., Windsor, Ontario \u201cAspirin\u201d est la marque déposée au Canada de The Bayer Company Ltd. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 LXVII _ UN SUPPORT SPENCER dans les cas post-opératoires rh x wy » Ye - icité musculaire pour améliorer la tonicité 0 Les SPENCERS - pour encourager une meilleure attitude sont ve î.2 .individuellement Quand un support est indiqué aprés une opération chirurgicale, Co un Support Spencer, dessiné individuellement pour la malade dessinés qui le portera, présente plusieurs avantages importants.pour les malades à la suite d\u2019opérations A telles que: Par exemple, un Spencer pro- cure compensation pour les Hystérectomie muscles abdominaux affaiblis, sans restreindre l\u2019activité mus- Néphropexie ; culaire naturelle.Cela aide la nature à restaurer la tonicité- N éphr ectomie B à Un Support produit une Appendicectomie ¥ amélioration spontanée dans 4 l\u2019attitude de maintien en sup- Cholécystectomie portant le bas abdomen et le dos avec coordination.Il mo- Colostomie difie ainsi une inclinaison préjudiciable du bassin.Césarienne Avec un Support Abdominal Herniotomie Spencer, le support de l\u2019abdomen s\u2019effectue par en dessous, Mastectomie \u2014_ vers le haut et le dos.Le Ceinture abdominals Spencer destinée spéciale: médecin peut prescrire le de Chirurgie © matantUnet pas Clastiauc \u2018ne cédere mime gré de support requis.vertébrale de l'abdomen est mis sur le bassin, non pas sur 8 I'épine dorsale dans la région lombaire ou au- a dessus.Remarquer le Soutien-gorge Spencer, également dessiné spécialement pour cette femme.Les Supports Spencer sont aussi efficaces parce que: Chaque Support Spencer est dessiné, taillé et fait individuellement dans nos ateliers de Rock Island, après qu\u2019une corsetière a pris une description du corps et de l\u2019attitude de maintien \u2014 ainsi que des mesures détaillées.Les instructions du médecin sont soigneusement suivies, ce qui lui assure que chaque malade aura exactement le dessin qui convient pour seconder son traitement.ML AL an an SN AB Mn mn em AR AR AR.SN A Am Am Am AR.A Ae Sn En Sn Sr SPENCER SUPPORTS (CANADA) LTD, Rock Island, P.Q.Angleterre: Spencer Ltd., Banbury, Oxon Etats-Unis: Spencer, Inc., New Haven, Conn.Veuillez m\u2019adresser la brochure \u2018\u2018Les Les Supports Spencer pour hommes sont d\u2019apparence tout a fait Supports Spencer dans la Pratique Mé- - a ama asm ama.masculine.dicale Moderne\u201d.Nom.Pour atteindre une marchande de Supports Spencer, consultez le M.D bottin du téléphone (sous \u2018\u201c\u201cCorsetiere Spencer\u201d ou \u2018Salon de Sup- Adresse ee ports Spencer\u2019\u2019).Ou Écrivez-nous directement.PL RL 10-50 dessinés SUPPORTS SPENCER ndividuellement LXVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BunLerin AMLF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 \\ Vober! 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Il n\u2019y a pas de \u2018\u2018goût étrange\u201d qui complique la transition du biberon au gobelet.uniforme de Carnation, d\u2019année en année, en matières grasses, en minéraux, en principe coagulant, en viscosité, par exemple.Il n\u2019y a pas de \u201cgoût étrange\u201d qui occasionnerait de la résistance chez l\u2019enfant lors de la transition au gobelet \u2014 pas d\u2019autre facteur inconnu qui pourrait causer certains troubles.Oui, du premier boire à une enfance bien portante \u2014 il n\u2019y a pas de lait plus agréable et plus sûr que Carnation.Vous pouvez le recommander par son nom avec entière confiance.\u2018\u201cProvenant de vaches bien nourries\u201d Le Lait Que Tout Médecin Connait oe L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLerix A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 Le nouveau spécifique PRESENTATION Gravol est présenté en flacons de 25 et de 100 comprimés striés d\u2019une force de 50 mg.NOTE : A date, il n\u2019existe aucune évidence de réactions toxiques imputables à Gravol.Toutefois, certains individus peuvent très bien éprouver un certain affaissement ou une légère confusion à la suite d\u2019une posologie élevée ou continue.Références: 1, Carliner, P.E., Radman, H.M.et Gay, L.H.: Science, 110: 215 (août 26/49).2.Gay, L.H.et Carliner, P.E.: The Prevention and Treatment of Motion Sickness, Bull.Johns Hopkins Hosp., mai 1949.3.Beeler, J.W., Tillisch, J.H.et Popp, W.C.: Proc, Staff Meet.Mayo Clinic (sept.14/49).contre les nausées ravol dans LA GROSSESSE LE MAL DE MOUVEMENT LA MALADIE DES RADIATIONS et autres conditions ayant comme facteurs les nausées et les vomissements.Comptes rendus tirés de la bibliographie sur le 8-chloro théophyllinate de l\u2019éther diphénylméthy- lique du béta-diméthylaminoéthanol (GRAVOL).GRAVOL DANS LA GROSSESSE \u201cSur quarante-trois patientes souffrant de symptômes depuis 4-6 semaines, trente-et-une (72%) furent complètement soulagées dans une période de trois heures après le traitement.Douze patientes (28%) n\u2019éprouvèrent pas de soulagement\u201d.(1) GRAVOL DANS LE MAL DE MOUVEMENT 98.6% efficace comme prophylaxie du mal de mer.élimine les symptômes dans une proportion allant jusqu\u2019à 97.6% des cas déjà déclarés.(2) GRAVOL DANS LA MALADIE DES RADIATIONS Sur 82 patientes souffrant de la maladie des radiations à un degré grave ou modéré, 65 ont rapporté des résultats bons ou excellents.(3) FORMULE DE GRAVOL: Chaque comprimé strié contient: 8-chloro théophyllinate de l\u2019éther diphénylmé- thylique du bêta-diméthylaminoéthanol, 50 mg.FRANK W.HORNER LIMITED MONTREAL CANADA LXXIII LXXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 Pour la première fois au Canada STEROGYL 15 (Calciférol) Ampoules buvables et ampoules injectables dosées à 15 mgr.de Vitamine D, (600,000 U.I.) soigneusement débarrassées de toutes substances toxiques.PRÉSENTATION Boîte de 1 Ampoule buvable en Solution Alcoolique.Boîte de 1 et boîte de 4 Ampoules buvables en Solution Huileuse.Boîte de 4 Ampoules pour injections intra-musculaires.INDICATIONS Rachitisme \u2014 Spasmophilie \u2014 Tétanie Décalcification de la grossesse \u2014 Ostéoporose Consolidation des fractures \u2014 Tuberculoses extra-pulmonaires.Demandez le Schéma d\u2019utilisation du STÉROGYL 15 LES LABORATOIRES ROUSSEL Laboratoires Français de Chimiothérapie PARIS 6° J.EDDE Limitée, 1154 Beaver Hall Square, Montréal.Agent général au Canada.ECZEMAS SEDO tbe MONTREAL ULCERES - BRULURES Lésions et Irritations de la Peau Pommade J.EDDÉ Limitée, 1154, Beaver Hall Sq., Montréal, Agents pour le Canada. 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LE JUS D\u2019ORANGE \u201cBIB\u201d EST DE QUALITE \u201cVERIFIEE\u201d 1 ACIDE ASCORBIQUE L\u2019AMA précise qu\u2019un bébé d'un an a besoin de 30 mg./100 cc.de vitamine C par jour (35 mg./100 cc.suffiront jusqu'à l'âge de six ans).Pour être certaine d\u2019une teneur suffisante, l'AMA spécifie qu\u2019au moins 40 mg./100 cc.d'acide ascor- bique naturel doit être contenu dans le produit fini.De fait, \u2018\u201cBIB\u201d contient environ 50 mg./100 cc.2 TENEUR EN VITAMINE C GARANTIE La prétention d\u2019une teneur de 40 mg./100 cc.d'acide ascorbique naturel dans le Jus d\u2019Orange \u2018\u2018BIB\u2019\u2019 s\u2019appuie sur des analyses constantes du Dept de l\u2019Agriculture des E.-U.Le Jus d'Orange \u2018\u2018BIB\u2019\u2019 possède le sceau d\u2019approbation de l\u2019Association Médicale Américaine.3 CONTRÔLE DES BACTÉRIES La pasteurisation instantanée élimine le besoin de précautions élaborées à prendre à la maison \u2014 et \u201ctue\u201d les bactéries, plutôt que d\u2019en retarder simplement la croissance, comme dans les jus congelés, 4, SAVEUR (CONTRÔLÉE) Le choix de fruits riches en acide ascorbique et pauvres en acide citrique aide à l\u2019uniformité.Ceci, plus une formule scientifiquement préparée et l\u2019addition de a dextrose, si nécessaire \u2014 établit I'index d\u2019Acide Brix (rapport entre les sucres 0° solides et l'acide citrique) \u2014 et donne au Jus d'Orange \u201cBIB\u201d un goût uniforme, qui plait aux bébés.5 TOLERANCE ET ALLERGIES L\u2019huile d'écorces, souvent une source d\u2019allergies et une cause de rejet ou de refus de la part des bébés \u2014 est pratiquement absente du Jus d'Orange \u2018\u201c\u2018BIB\u2019\u2019.Un filtrage appropriée élimine la pulpe \u2014 le rend plus facile à faire boire, surtout à la bouteille.Pour échantillon \u2014 écrivez à Canadian Canners, Limited, Hamilton, Ont.JUS D'ORANGE \u201cBIB\u201d distribué aux épiciers du Canada par CANADIAN CANNERS LIMITED, HAMILTON, fabricants de Nourritures AYLMER pour les bébés pr es \u2018La Réfrigération Frigidaire conserve 225 5 se Sherbrooke, P.Q.\u201cNous avons, en tout temps, été satisfaits de son rendement\u201d.C\u2019est la Compagnie H.C.Wilson & \u201d u A Sons Ltd., de Sherbrooke qui a fait la es enre es ol ours [410 es vente et l'installation de l\u2019équipement Frigidaire à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôtel-Dieu de Sherbrooke, P.Q.Dans des milliers d\u2019hôpitaux, d\u2019institutions et d\u2019autres édifices, l\u2019équipement Frigidaire s\u2019attire des éloges pour la façon dont il s\u2019acquitte de toutes les tâches de réfrigération.Il est tout naturel qu\u2019on s\u2019adresse à Frigidaire lorsque les exigences de réfrigération sont si diverses, car Frigidaire est le chef de file dans l\u2019industrie de la réfrigération.C\u2019est Frigidaire qui offre la plus grande variété de produits pour le réfrigération commerciale.Frigidaire vous fait profiter de la haute expérience de ses ingénieurs et de son 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l\u2019équipement de réfrigération requis \"+srrarten0e0000000\u2014 0000 nn 0000000000 0A 002000020001 OONOVUUOOU000D000 2000020000 200 020220002010 SSU0U VON 0 C20ON 0002 SANS 0000 Le Collège Moyal des Médecins et Chiruraiens du Canada AVIS CONCERNANT LES EXAMENS ASSOCIÉ (FELLOW) EN MÉDECINE L'examen peut être passé en MÉDECINE, ou en médecine en accentuant sur l\u2019une des spécialités suivantes: Anesthésie Psychiatrie Radiodiagnostic Dermatologie et syphiligraphie Pédiatrie Radiothérapie Neurologie ASSOCIÉ (FELLOW) EN CHIRURGIE L\u2019examen peut être passé en CHIRURGIE, ou en chirurgie en accentuant sur l\u2019une des spécialités suivantes: Neuro-chirurgie Ophtalmologie Otolaryngologie Obstétrique et gynécologie Chirurgie orthopédique Urologie CERTIFICATS EN SPÉCIALITÉS L'examen peut être passé dans une des spéci \u2018lités suivantes, approuvées pour le certificat: SPÉCIALITÉS MÉDICALES Anesthésie Psychiatrie Médecine physique Dermatologie et syphiligraphie Pédiatrie Santé publique Médecine interne Pathologie Radiodiagnostic Neurologie ; Bactériologie Radiothérapie SPECIALITES CHIRURGICALES Chirurgie générale Ophtalmologie Chirurgie plastique Neuro-chirurgie Chirurgie orthopédique Chirurgie thoracique Obstétrique et/ou gynécologie Otolaryngologie Urologie Les demandes concernant les examens de 1951 doivent être présentées avant le 30 avril 1951.Il ne sera pas tenu aucun compte des demandes faites après cette date.Copies des règlements concernant les examens pour le titre d\u2019Associé, et pour le certificat de spécialiste, ainsi que des formules de demande peuvent être obtenues en s\u2019adressant comme suit: Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa, Canada.FAN RP re TO TN SE SA lb = PRINCIPAUX COMPOSANTS Vitamine B: (chlorure de Thiamine) Riboflavine ® avec les autres facteurs de la Nervin Vitamine B complexe Tonique et Aliment Bs, Bs, Bs, Bs Lécithine d\u2019œufs , , Avénine Pertes d'énergie et d'appétit \u2014 Anémie Glycérophosphates , .de Sodium Neurasthénie \u2014 Troubles gastro-intestinaux.de Calcium de Potassium Déséquilibre nerveux.de Strychnine\u20181 /60 gr.à l\u2019once) ES Saveur agréable \u2014 Tolérance parfaite.PX TA RE CL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 Une boîte moyenne de PORC PASSE AU TAMIS SWIFT°S | TE | © RQR* La capacité limitée de bébé demande a ce que ses aliments contiennent en grande quantité des éléments nutritifs de qualité supérieure.La viande est un de ces aliments.C\u2019est pourquoi tant de médecins recommandent de servir une portion quotidienne de Viandes Swift\u2019s pour Bébés dès le plus jeune âge.Excellente Source de Protéines Toutes les Viandes Swift\u2019s pour Bébés - sont une excellente source de protéines complètes et de fer.Les bébés ont SWIFT .« là première marque en fait de viandes .la première maison EW besoin chaque jour.besoin de tous ces éléments nutritifs en grande quantité tous les jours.Pour aider le bébé a prendre de bonnes habitudes alimentaires, Swift offre une variété complète\u2014soit de viandes Passées au Tamis ou Coupées en Dés\u2014boeuf, agneau, porc, veau, foie, coeur.Toutes les six, de la viande 100%, sont parées pour réduire la quantité de gras à un minimum.Toutes sont soigneusement cuites, et prêtes à servir.PLUS! 75% du phosphore* et 129, des calories dont bébé a LXXIX Etudes Cliniques en Cours sur l\u2019Alimentation Carnée RAPPORT NO 5 EFFETS DE LA VIANDE DANS L\u2019ALIMENTATION D\u2019UN LARGE GROUPE D\u2019ENFANTS DANS UNE INSTITUTION Cette étude a été faite pour se rendre compte des effets que produit la Viande Swifts Passée au Tamis dans l\u2019alimentation des bébés pendant une période d\u2019au moins un an.De nombreuses observations ont été faites et les résultats sont arrangés en tableaux pour connaître le rapport entre l\u2019alimentation carnée et la croissance, la composition du sang, l\u2019incidence et la gravité des infections, et le bien-être général des bébés.Cette étude fait partie d\u2019un programme de recherches cliniques intensives faites actuellement grâce aux subventions de la maison Swift.#316 onces, approximativement 100 gm.par boîte.Tous les chiffres donnés ci-dessus sont basés sur la Ration Quotidienne Recommandée du National Research Council, pour un bébé de moins d\u2019un an, excepté les chiffres pour le phosphore, qui sont basés sur la Ration Quotidienne Minimum du U.S.Food and Drug Department pour un bébé d\u2019un an.Remarque: Le pourcentage de protéines s\u2019applique à un bébé de moins d\u2019un an, pesant 22 livres.Les chiffres ci-dessus varteront nécessairement suivant les changements naturels de la viande.Toutes les déclarations concernant l'alimentation qui sont contenues dans cette annonce ont l'approbation du Comité des Aliments et de la Nutrition de l'Association Médicale Américaine.à préparer et à éprouver au point de vue clinique les Viandes 100% pour Bébés. LXXX L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 d'honanre de votre confiance Depuis longtemps la profession médicale honore les produits BABY'S OWN de sa confiance.Et les fabricants de BABY\u2019S OWN sont convaincus que c\u2019est la pureté, scrupuleusement contrôlée, de leurs produits qui leur vaut cet honneur.Nous nous renseignons constamment sur les nouvelles méthodes thérapeutiques approuvées par les médecins afin de conserver à nos produits leur qualité incomparable.La pureté et la douceur du savon, de l'huile (libre de tout antiseptique) et de la poudre BABY\u2019S OWN sont d\u2019une importance capitale pour l\u2019épiderme des bébés.Si vous désirez utiliser ou recommander en toute confiance des articles de toilette pour les soins de l\u2019épiderme des bébés, vous ne trouverez mieux que BABY'S OWN.Baby Oum - HUILE - SAVON - POUDRE The J.B.Williams Co.(Canada) Limited La Salle, P.Q.UN MÉLANGE LACTÉ de valeur reconnue pour l'alimentation des bébés Les sirops de maïs Crown Brand et Lily White sont reconnus par la profession médicale comme l'hydrate de carbone sûr et fiable pour ajouter au lait que l'on donne aux bébés.Ces purs sirops de maïs se digèrent facilement et n'irritent pas l'intestin délicat des bébés.Les deux peuvent être ajoutés à n'importe quelle formule lactée.Fabriqués par THE CANADA STARCH COMPANY Limited, Montréal et Toronto.The CANADA STARCH CO.Ltd.Montréal ae Veuillez m\u2019envoyer SIROP DE MAIS \u201cCROWN BRAND\u201d OO CALCULATEUR \\ [J Livret: \u201cLES SIROPS DE MAIS DANS .\u201c\u201c vy Ee ot rome et SIROP DE MAIS \u201cLILY WHITE [J TABLETTES DE FORMULES : EMME ENCEIN- oO La, brochure Ar AUX MÉDECINS SEULEMENT O La brochure: \u201cDEXTROSOL\" Vous pouvez obtenir, sur demande, un vetit calculateur de poche contenant les différents régimes d\u2019enfants dans lesquels on trouve ces deux célèbres sirops de maïs.un traité scientifique, sous forme NOM Leceerce ces e eee eee eee ee encens de livret, sur l\u2019alimentation des enfants.des tablettes de formules et une intéressante brochure sur les soins pré-nataux.Veuillez nous Adresse -2-0000eeeceeeeeeeeneeeceneece ° adresser le coupon et nous vous ferons parvenir immédiatement ces choses utiles pour vous. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 LXXXI Le Collège Mopyal des Médecins et Chirurgiens du Canada CERTIFICATION EN HYGIÈNE PUBLIQUE Le Conseil du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada a résolu d'accorder des certificats en HYGIÈNE PUBLIQUE, reconnue comme spécialité.D'ici le 31 décembre 1950, les demandes seront acceptées pour le certificat en HYGIÈNE PUBLIQUE sans examen pour ceux qui ont 10 ans ou plus de service signalé en hygiène publique ou en médecine préventive.Ceux qui désirent se présenter à l\u2019examen de 1951 pour l'obtention d\u2019un certificat en Hygiène Publique doivent poser leur candidature avant le 30 avril 1951.Les formules de demande et autres renseignements seront obtenus en s'adressant au: Secrétaire Honoraire, 150, rue Metcalfe, Ottawa, Ontario.Hyd toch olérétique Cholagogue & Viurétique COMPRIMÉS IDROCGOL v [ASGRAIN & [HARBONNEAI UNIVERS PHARMACEUTIQUE, MÉDICAL ET SCIENTIFIQUE a VALERIANETS-DISPERT > au ras\u201d £7 : LENT 1 ° » \u2019 .,_.Es PALIER Chaque comprimé contient 0.05 Gm.d'extrait de valériane SE , irritables : finement divisé afin d'obtenir un maximum d'efficacité., Sans odeur et sans goût.N'est pas sujet à accoutumance.PROPRIÉTÉS ET INDICATIONS: Un léger calmant du système nerveux central.Indiqué dans les cas de troubles émotifs, états d'anxiété, insomnie nerveuse, ainsi que dans le syndrome nerveux de la ménopause et dans certains cas d'artériosclérose.; | ou 2 comprimés au besoin ou 3 comprimés au coucher.En flacons de 50, 100 et 500.F:* [a STANDARD PHARMACEUTICAL CO., INC.1123 Broadway, New York fv has Distributeur au Canada: LYSTER CHEMICALS, Ltd.222 Hospital St., Montreal 1, Canada reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .+.COQUELUCHE .est journellement prescrit avec succés pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoides.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complication.Littérature sur demande.\u2018AGENTS CANADA DRUG.CO.MONTREAL w= Timaro Acide Dehydrocholique di-Methionine, Inositol, Methenamine une synergie médicamenteuse qui rétablit le bon fonctionnement du métabolisme des Examen de la vue ALBANY PHILIE.O.D.ASSISTE DOPTOMETRISTES ET QPTICIENS DIPLOMES BUREAU CHEZ 6) ss Spi lipides le Timarol est indiqué dans les e cirrhoses et infiltration graisseuse du foie e cholécystites et angiocholites e intoxications (professionelles et médicamenteuses ) Demander MONTREAL littérature et ROUGIER FRÈRES, 350 rue Le Moyne, Montréal 1 échantillons à Fabricants et Concessionaires au Canada pour les Laboratoires du Dr.P.Astier, Paris, France rat (IY ren es ASSOCIATION RATIONNELLE DES SULFAS.CRISTALLISATION ET CALCUL RENAL ÉVITÉS PAR L\u2019ALCALINISATION DE LA FORMULE: Aussi TRI-SULFA SULFATHIAZOLE Aussi TRI-SULFA en suspension SULFAMERAZINE sans bicarbonate, 3 0.50 gram.contient par comprimé et 0.30 gram.SULFADIAZINE 0.30 gram.par comprimé par cuillerée à thé.0.50 gram.du mélange par comprimé.pour enfant.#5 La Cie CANADA DRUG CO., Montréal» = ann L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 LXXXIII Elle s\u2019est augmentée de deux nouveaux titres de lait! Au Lait Semi-écrémé \u2018\u2018Farmer\u2019's Wife\u2019, que tout le monde connait, Cow & Gate ont ajouté deux nouveaux titrages de lait pour l'alimentation des enfants.La même qualité d\u2019excellence qui a rendu \u2018Farmer's Wife\" si populaire se retrouve dans ces nouveaux produits.CALORIES RAS |ERES C RECONSTITUES SOLIDES \\ Y2 LAIT /2 EAU COULEUR DE|CORPS GRAS | LETIQUETTE Lait évapore 26% AS ordinaire ROUGE 8% ow po 7 que er = = qua Q - 9 ° 2 antag bo mé FR EE semi-ecrem aie Cram © \u201coe ee Ete concentre £2 a a tu A 00% 2.00% SE - a se : o AMAR ELA : BS 9 Lai bere = \u2019 nn .er x Og tré À niet concen or voc onu! \u201c0, pr Avy CL RE ak ki Cen ) Te = cv IRL ARTE SE Lx 1B 9 ) _ FC FRYERS TR I PI IR, A>, x » x Wl a A Peed ASX = ZZ i ET S.V.P.demandez le C formulaire de poche et autre documentation.(C ANAD A) LIMITEE GANANOQUE, ONTARIO POUR LA PREMIERE FOIS \u2014 TROIS TITRES DE LAIT CONCENTRE LXXXIV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuzerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 NOTRE SERVICE PROFESSIONNEL DE PERCEPTION est spécialement DESTINÉ AUX MEMBRES DU CORPS MÉDICAL IVE IVE BB URE ATU Enx., 266 ouest, rue Notre-Dame \u2014 Ch.41, Montréal HA.6419 Marcel MARISSEAU, prop.-gérant Taux de 25% pour MM.les Médecins et Chirurgiens interruption.Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse au secrétariat: 326 est, Boulevard St-Joseph \u2014 LA.9888, afin qu'ils puissent recevoir l' « UNION MEDICALE DU CANADA » sans aucune MAISON À VENDRE.Cottage semi- détaché, Côte Saint-Antoine, coin Girouard.Lignes de tramways et d'autobus à proximité.Récemment remodelé et décoré.Occupé depuis 16 ans par médecin avec bureau et domicile.Systeme d\u2019intercommunication radiophonique a chaque étage.Monte-charge.Chauffage à l'huile.Garage chauffé avec chambre de bonne au-dessus.Sera libre en octobre.Docteur L.-Henri Gariépy, 5486, Côte Saint-Antoine, Montréal 28.POSITION VACANTE.L'Hôpital Général Universitaire d'Ottawa demande un assistant radiologiste.Veuillez soumettre votre âge, votre nationalité, votre religion, l\u2019école médicale dont vous êtes gradué, votre entrai- nement radiologique et le salaire que vous vous attendez d'obtenir, vous adressant à la Supérieure de l\u2019Hôpital Général d'Ottawa. vtr eww = TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories (Pentothal Sodique) .XLI - XLIT American Can Co.(Tomates) .0020000 100006 LX American Sterilizer Company (Matériel American\u2019).LXV Ames Company of Canada Ltd.(Decholin) .XXVII Anglo-French Drug Co.Limitée (Vi-Mi Caps) -.- XLIV Ayerst, McKenna & Harrison Limitée (Alphamette) \u2014 (Supplavite) \u2014 (Prémarine) .XXI - XXII Barnes Co.Limited, A.C.(Argyrol) .LXXI Bayer Co.Limited (The) (Aspirin) .LXVI British Drug Houses (Canada) Limited, The (Le supplément diététique BDH.) .XLVI Canada Drug Company (Betagen) .LXXVIII Canada Drug Company (Pavéral) \u2014 (Tri-Sulfa) .LXXXII Canada Starch Co., Limited (Mélange lacté) .LXXX Canadian Canners Limited (Jus d'orange pour bébés) LXXVI Canadian Tampax Corporation Limited .LVII Carnation Co.Limited (Uniformité) .LXXII Casgrain et Charbonneau Limitée (Idrocol) -.LXXXI Collège Royal des Médecins et Chirurgiens (Avis) .LXXVIIT Collège Royal des Médecins et Chirurgiens (Avis) .- :.LXXXI Comvagnie Ciba Limitée (Neuro-trasentine) \u2014 (Eticylol) 0.222200 Las ee aa sea eee XV - XVI Compagnie Ciba L'mitee (Cibalgine) -.LIT Cow & Gate (Canada) Limitée (Lait Farmer's Wife) LXXXIII Dupuis Frères (Examen de la vue) .LXXXII Eddé, J., Limitée (Neur'nase) \u2014 (Alepsal) \u2014 (Desanxyl) \u2014 (Artichobyl) «o.oo.LXIX Eddé, J.\u2026.Limitée (Sterogyl 15) \u2014 (Inotyol) .LXXIV Eli Lilly and Company Limited .Premiére page de la couverture Frigidaire Products of Canada.Limited (Réfrigération d'hôpitaux) LXXVII Frosst, Charles E.& Co.(Mannirutin) \u2014 (Trulfacillin) VII - VIII Frosst, Charles E.& Co.(Trulfacillin) .2.IX Frosst, Charles E.& Co.(Composé Questrin) -.IV Herdt & Charton, Inc.(Vertavis) \u2014 (Osmopak) .XLV Herdt & Charton, Inc.(Agrippol) .«.ovine.XLVII Herdt & Charton, Inc.(Robuden) .o.XLIX Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) .II Horner Limited, Frank W.(Gravol) .LXXIII Institut de Microbiologie et d\u2019Hygieéne de l'Université de Montréal (Vaccin BCG) .viii.LVIII Johnson & Johnson Limited (Anesthetic) .LXIV Johnson & Johnson Limited (Lotion Johnson pour bébés) LXXV Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Neurophen) .XX Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Arthro-dox) «.XL Laboratoires Desbergers Limitée (Rubion-Heparos) .Quatrième page de la couverture Laboratoires Desautels Limitée (Passodine) .XXXIV Laboratoires Jean Olive (Porfrine) \u2014 (Triglobine) LXI Laboratoires Jean Olive (Neurosolène) \u2014 (Passitonyl) LXIII Pages Lederle Laboratories (Auréomycine) .2202004000 XI Libby.McNeil & Libby of Canada Limited (Homogénéisation) .0020 442044110444 La 1100 LIV Librairie Beauchemin Limitée .LXVIII Mead Johnson & Company of Canada Limited (Dextri- Maltose) .Troisième page de la couverture Merck & Company Limited (Cortone) .I Merck & Company Limited (Nominations) .LVI Merrell Co., The Wm.S.(Mercodol) .XXXVI Millet, Roux & Cie (Spasmosédine) .XII M M Bureau (Percept'on de comptes) .LXXXIV Mowatt & Moore Limited (Livifer) .XIX Nestlé\u2019s Milk Products (Canada) Limited (Lait évaporé) LIII Parke.Davis & Company (Chloromycetin) .XXXVI Pfizer & Co.Inc., Chas.(Terrabon) .XVII Picker X-Ray of Canada Limited (Constellation) \u2014 (Pictronic) 0200000104 L La LL ea AL ea LA eee LI Poulenc Limitée (Stovaginal) .RAA Deuxième page de la couverture Robins Company, Inc.(A.H.) (Robitussin) .XXIX Robins Company.Inc.(A.H.) (Pabalate) .XXXV Rougier Frères (Digitaline Nativelle) .Vv Rougier Freres (Timarol Astier) .LXXXII Sandoz Pharmaceuticals Limited (Mésantoïne) .XXVIII Sanatorium Prévost .cov iti ee LXII Sharp & Dohme (Canada) Limited (Thalexyl) .XXXIX Sharp & Dohme (Canada) Limited (Lyo B-C avec Br) .L Shuttleworth Chemical Co.Limited, The E.B.(Tensol E.B.S.) XLVI Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Eskaphen B Elixir) «coi ee eee aa 6 III Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Fesofer) .XLIII Smith & Nephew Limited (Gypsona) \u2014 (Jelonet) \u2014 (Elastocrêpe) «ovo viii ee ee XXX Spencer Supports (Canada) Limited .LXVII Standard Pharmaceutical Co., Inc.(Valerianets-dispert) LXXXI Swift Canadian Co.Limited (Viandes pour bébés) .LXXIX Usines Chimiques du Canada Inc.(Sal Iodum Valor) LXXXVI Vinant Limitée (Pulmo-Bailly) \u2014 (Rhinamide) .XXIV Vinant Limitée (Spécialités Midy) .LV Vinant Limitée (Solution Clin) \u2014 (Suppositoires E.G.I.).LIX Vinant Limitée (Caréna) \u2014 (Genoscopolamine) .\u2026.XXXVI Warner & Co.Limited, William R.(Hemosules) .LXX White Laboratories of Canada (Moldiron) .XXV White Laboratories of Canada (Aspergum) .XXXII Williams Co.(Canada) Limited, The J.B.(Baby's Own) LXXX Winthrop-Stearns Inc.(Néo-synéphrine + pénicilline cristallisée) «oo XVIII Wingate Chemical Co.Limited, The (Sulfa-lactate co.-MRT) 11000010 4 La LL A ea a V1 LA La LL XXVI Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Beplete) \u2014 (Wychol) ovo eee XXXI - XXXII X-Ray & Radium Industries Limited .XXIII LXXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLErIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1950 7 Dodum Vas L\u2019injection intraveineuse de SAL-IODUM VALOR est non seulement la « méthode idéale » d\u2019administrer les salicylates et les iodures; mais encore elle UN semble être la seule également bien tolérée par tous les sujets.Elle est le plus sûr et le plus prompt moyen d\u2019obtenir des résultats tangibles dans l\u2019administration de ces deux médicaments.L\u2019injection de SAL-IODUM VALOR est a la fois indolore SPECIF 10 VE et sans danger, les médicaments, étant introduits instantanément dans le courant circulatoire, ne subissent pas l\u2019action de sucs gastriques et de plus fortes doses sont tolérées; leur élimination est DU rapide et ne cause aucune irritation du filtre rénal.Il nous suffit de mettre sous les yeux du médecin les services que la médication intraveineuse de SAL-IODUM VALOR est appelée à rendre et d'en signaler les bienfaits si grands et si remarquables.RHUM ATISME C\u2019est, au dire d\u2019un grand nombre de cliniciens distingués, la meilleure médication dans les cas de Rhumatisme aigu et chronique, dans la Goutte et toutes les formes d\u2019Arthritisme.Posologie: Une injection (20 cc.) peut être donnée tous les deux jours, jusqu\u2019à l\u2019obtention des résultats désirés.\u2014 Echantillons sur demande. ; \u201cLa vérité na point d'âge\u201d Thomas Fuller, 1639 3 Au cours des ans, les idées, les théories et les conceptions peuvent changer de pair avec les nouvelles découvertes et l\u2019évolution de la science.Mais la vérité n\u2019a point d\u2019âge.Quelle que soit l\u2019oscillation du pendule, la vérité demeure le centre de sa course.A cause de ses qualités inhérentes, Dextri-Maltose* est plus que jamais l\u2019hydrate de carbone de choix dans les hôpitaux.Il jouit de la confiance d\u2019un nombre toujours grandissant de médecins.Le médecin qui prescrit le Dextri-Maltose dans l\u2019alimentation des enfants suit ce que l\u2019expérience a confirmé, car aucun autre hydrate de carbone ne jouit d\u2019une réputation aussi favorable et éprouvée dans les épreuves cliniques.Quelque soit l\u2019oscillation du pendule, les faits sont toujours des faits, et la vérité n\u2019a point d\u2019âge.| MEAD JOHNSON & CO.OF CANADA, LIMITED BELLEVILLE, ONTARIO *Marque déposée Perr RURION |2 DESBERGERS VITAMINE Principe Anti-Anémie Pernicieuse du Foie de Veau Ampoule 1 c.c.Contenant 15 microgrammes de Vitamine B,2 cristallisée en solution saline Vial 5 cc.Contenant 30 microgrammes de Vitamine Bs cristallisée par c.c.Posologie : 1 c.c.par 15 jours ou & inte rapproché, selon la gravité es BIOLOGISTES FOIE DE VEAU CONCENTRE et ACIDES AMINES Conticnt Vitamine B,.et tous les autres facteurs anti-anémie secondaire 2 Indications : Anémies secondaires, aussi comme médication de support dans le traitement spécifique de l'anémie pernicieuse.Posologie : ta ampoule à tous les deux jours bg les jours selon le cas.y 10 ampoules buvables.PHARMACIENS "]
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