L'union médicale du Canada, 1 mai 1949, Mai
[" MONTRÉAL, MAI 1949 Tome 78 \u2014 Numéro 5 Bulletin de l'Hlssoctation des Medecing de Langue Jrangaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union lDédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Deuxième congrès régional de l'A.L.F.C., à Chicoutimi les 2, 3 et 4 juin 1949 ADMINISTRATION SECRÉTARIAT ET SECRÉTARIAT 128, rue Sainte-Anne Montréad Tél.: LAncaster 9888 LES RECHERCHES ENGENDRENT LES NOUVEAUTÉS La majeure partie du programme de recherches de la maison Lilly est consacrée à l'exploration de champs peu connus.Toute idée qui a eu son origine au tableau noir, dans un carnet de notes, ou peut-être même par un heureux hasard, doit être développée par le chimiste et ses collaborateurs avant que la personne traitant de la pharmacologie et l'investigateur soient appelés à donner leur évaluation.Ce n'est qu\u2019au moyen de recherches continuelles que des produits meilleurs et irréprochables sont mis à la disposition du corps médical.QUALITÉ RECHERCHES ÉTHIQUE ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED e TORONTO, ONTARIO Gre, (R.P.2786) dans toutes les allergies rhume des foins coryza spasmodique asthme allergique zona prurit dragées e ampoules e élixir ° pommade gouttes nasales e t le plus spécifique .PHÉNERGAN (R.P.3277) \u201cd'antihistaminique du soër\u201d dans les allergies nocturnes ou rebelles asthme prurit nocturne zona e ampoules + dragées *D.M.DUNLOP, J.of P.and Pharmacol: London, England.Vol.1.No.1, Jan.1949.MONTREAL _ 4 q sans a0 Un précieux adjuvant PÉRITONITE \u201cSTREPTOMYCINE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuteTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 dans la L'expérience a prouvé que la STREPTOMYCINE était un précieux adjuvant dans la prophylaxie et le traitement de la péritonite, en présence de germes streptomycino-sensibles.La streptomycine associée à la pénicilline et aux sulfa- midés, a occasionnellement démontré son efficacité dans le traitement d'infections n\u2019ayant pas répondu à la pénicilline seule ou au traitement combiné pénicilline- sulfamidés.En général on obtient les meilleurs résultats en associant à une intervention chirurgicale appropriée, des doses optima de chacun de ces médicaments.Il est logique d\u2019augurer qu'avec un diagnostic précoce, une intervention chirurgicale immédiate et une chimiothérapie combinée, on peut réduire à presque zéro le nombre des décès attribuables à la péritonite généralisée, excepté dans les cas où le malade est déjà moribond avant que le traitement approprié ne soit institué.MERCK COMPLEXE CHLORURE DE CALCIUM CK & CO.LIMITED PER Ehimistes fabricants MONTREAL - TORONTO - VALLEYFIELD | SOMMAIRE BULLETIN Roger R.DUFRESNE = Le College des Médecins et Chirurgiens et les certificats de specialite 523 Un mot d'ordre: à Chicoutimi, les 2 et 3 juin 1949, pour le deuxième congrès régional de l'A.M.L.F.C.Programme du congrès TN 527 Paul LETONDAL L'aide de l'Etat & la médecine: le laboratoire et le praticien .\u2026.531 © © e Léonard-F.BÉLANGER Utilisations récentes de la radioactivité en biologie .533 Paul DONTIGNY Contribution à l'étude de l'hypertension d'origine hormonale (suite).538 RECUEIL DE FAITS Jean-Paul BOURQUE La prostatectomie transurétrale chez le distendu urinaire .549 Jean CHARBONNEAU Les tumeurs primitives de luretére .555 INDICATIONS: ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.VICHY CELESTINS EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminurie des goutteux et des Une demi-bouteille par jour, soit : graveleux Un verre à jeun.Cystites \u2014 Néphrites Un verre une demi-heure avant le repas du midi.,r » , > Un verre le soir.Artério-sclérose au début Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 AEROSOL DE POCHE UN MICRO-BROUILLARD formé de particules d'une extréme finesse, de la limite de la vision jusqu'aux dimensions microscopiques extrêmes.FOURNIT BROUILLARD SANS GOUTTELETTES VIA LES AERO-BRONCHES \u2014 Une particule de grosseur 5 mu chemine aisément jusqu'aux fines terminaisons alvéolaires pour y exercer son action thérapeutique.A LA PORTEE DE TOUS SOULAGEMENT RAPIDE de la FIEVRE DES FOINS de PEMPHYSEME des CRISES ASTHMATIQUES pour les INHALATIONS de PENICILLINE-AEROSOL.Un MICRO-BROUILLARD, sans gouttelettes.La désintégration mécanique fournit un brouillard très actif, dont l'efficacité thérapeutique peut aller jusqu'à 50 doses orales.Pour l'administration d'épinéphrine, de pénicilline, etc, Dyspné-lnhal fournit la nébulisation la plus ténue pour un résultat thérapeutique optimum.Tout asthmatique peut se traiter n'importe quand et n'importe où, dans les meilleures conditions de commodité et d'économie.Le micro-brouillard fourni par le pulvérisateur Dyspné-inhal prévient les dosages excessifs et leurs suites fâcheuses.FORMULE Une solution a 3.59 d'épinéphane, stabilisée par un procédé spécial ROUGIER FRERES SPÉCIALITÉS DE PRESCRIPTION MÉDICALE 350, rue Le Moyne + MONTREAL FABRICATION INDIVIDUELLE pour assurer un dosage rigoureux et un maximum d'efficacité.A III SOMMAIRE (Suite) e REVUE GÉNÉRALE Roma AMYOT Principales complications cérébro-méningées des atfections cardio-vas- Maurice TURCOTTE Embolies artérielles au cours des cardiopathies De la Broquerie FORTIER, Roland TURCOT et Gaston MASSON Prophylaxie et traitement de l'asphyxie du nouveau-né Jean-Paul LEGAULT Du diagnostic précoce de l'hypertrophie des glandes péri-urétrales .\u2026.ÉDITORIAL Paul DAVID L'emploi des anticoagulants dans le traitement de la thrombose coronarienne .VARIÉTÉS W.E.GALLIE La pratique de la chirurgie au Canada Pour les cas ou le régime alimentaire habi- FORMULE: tuel renferme suffi- Dans la dose quo- samment de vitamine Dans chaque tidienne moyenne i i le (4 capsules) A et de vitamines du capsu Vitamine D 50,000 unités int.200,000 unités int.groupe B: Vitamine A 1.666 unités int.6,664 unités int.\u201cOSTOFORTE\u201d Vitamine B: (chlorhydrate (S.E.C.No 651 \u201cFROSST\u201d) de thiamine) 9.67 mg.2.01 mg.I tient Riboflavine (vitamine Bs) .1.00 mg.00 mg.Guque Co tes =n de Niacine (acide nicotinique) 6.67 mg.26.67 mg.\"vitamine D.Vitamine C (acide ascorbique) 15.00 mg.60.00 mg.IMPORTANT : Le Composé PRÉSENTATION: Boîtes de 50 et 100 capsules (pour ordonnances).» > t .doter pas et L'Ostoforte ne DOSE: Jusqu\u2019à concurrence de six capsules par jour.Posologie com- sujets dont le rein ne fonc- plète à la demande des intéressés.tionne pas normalement, ni (à doses répétées) aux enfants.Charles &.Frooot & Co.MONTREAL CANADA maintenant VOIE buccale HORMONOTHÉRAPIE parentérale HORMONES comprimés buccaux JIdVAJHLONOHWYOH PRODUITS : Hormones stéroïdes Schering \u2014 PROGYNON * (Œs- tradiol U.S.P.XIII), PROLUTON * (Progestérone U.S.P.XIII), ORETON * (Propionate de Testostérone U.S.P.XIII) et CORTA- TE* (Acétate de Désoxycorticostérone U.S.P.XIII), préparés sous forme de comprimés et dissous dans un solvant récemment perfectionné, Polyhydrol\u201d RÉSULTATS: À poids égal, l'absorption des hormones stéroïdes dans le POLYHYDROL est bien meilleure par les muqueuses buccales et gingivales que par le tube digestif, et elle est comparable à celle par voie intramusculaire.Il s\u2019ensuit que la réponse clinique est excellente.AVANTAGE: L'administration Buccale des Comprimés de PROGY- NON, de PROLUTON, d\u2019ORETON et de CORTATE est (1) commode, puisqu\u2019on évite les injections; (2) simple, à cause du nouveau solvant solide; (3) économique, parce que l\u2019hormone est mieux utilisée.ADMINISTRATION: Les comprimés buccaux ne doivent pas être avalés, mais être placés entre la joue et la gencive où ils sont absorbés directement dans la circulation veineuse.RAISON D\u2019ÊTRE: En empruntant la voie veineuse par l\u2019entremise des capillaires et des veines de la bouche, de la langue, du pharynx et de l\u2019œsophage supérieur on évite dans une certaine mesure l\u2019inactivité hépatique qui se produit par la voie digestive.PRÉSENTATION: Flacon de 30 et de 100 Comprimés de PROGYNON Buccal 0.125 mg.et 0.25 mg.Comprimés de PROLUTON Buccal 10 mg.Comprimés d\u2019ORETON Buccal 2.5 mg.et 5 mg.Comprimés de CORTATE Buccal 2 mg.*Nom déposé.ORPORATION LTD, MONTREAL SOMMAIRE (Suite) J.-R.BOUTIN La pratique médicale dans nos hôpitaux Philippe PANNETON Masculin ou neutre?9.9 8 °° 0 6 7% 9 \u20ac \u20ac à #9 = + + à + + 4 + 0 6 4 + 6 0 6 6 + 6 + 6 8 0 + 0 4 0 4 à 2 6 André PLICHET Lettre de Paris .LL LL LL AAA 596 Louis-Félix DUBÉ Médecin de campagne vs loi du spécialiste en médecine .599 MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Extraits de Journaux .o.ALL \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d en 1880 .\u201c_.\u2026_ ANALYSES .2.Lea sean aa aan ana aa aa AL 605 MÉDECINE Mesure de la vitesse circulatoire segmentaire par la fluorescéine dans les artérites des membres inférieurs (605).Cyanose chez les enfants provoquée par une concentration trop élevée en nitrate dans l'eau de boisson dans la partie rurale de la province de Saskatchewan (605).Sensibilité à l\u2019histoplasmine.Observations préliminaires chez un groupe d'écoliers de la province de Québec (606).CARDIOLOGIE Diagnostic de l'insuffisance coronarienne par l'ergonovine (606).Résultats de la confrontation anatomo-clinique dans 171 cas de souffle systolique de pointe (607).Considérations sur les blocs de branches à propos de 252 cas (607).CHIRURGIE Les indications de la splénectomie (607).PÉDIATRIE L'alcool intraveineux dans le traitement de l'asthme (609).Intoxication par les nitrates de l'eau de puits (609).Cyanose des nourrissons par concentration élevée de l'eau en nitrates (609).OPHTALMO-OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE L'état actuel des épreuves objectives de I'audition (609).Symptomatologie des lésions du cavum (611).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Traitement surintensif de la syphilis récente (611).HYGIÈNE Un plan d'hygiène publique, relativement au facteur Rh, conçu pour tout un Etat (612).ELECTRO-RADIOLOGIE Notions préliminaires sur la radiothérapie de l\u2018anneau lymphoide de Waldeyer (612).LABORATOIRE Exploitation commerciale des vapeurs de glycol (612).Le diagnostic de laboratoire de la tuberculose (613).ANATOMIE PATHOLOGIQUE Nocardiose purement granulomateuse: une nouvelle maladie à champignons diagnostiquée par le parasite intracellulaire (613).Réticulo-endothéliose non lipidique: maladie de Letterer-Siwe (614).SOCIÉTÉS .LL.Lea aa LL a LA A Ana 615 Société médicale de Montréal: séance du ler février 1949 (615); séance du 15 février 1949 (617).Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec: séance du 21 janvier 1949 (617).Société de Gastro-entérologie de Montréal: séance du 11 février 1949 (618).NOUVELLES .ee .\u2026.w.» 6% ee 5 6 6 © 6 < + «6 6 à + © à s 6 © » + © s » 6 + = © » ss « \u20ac © + » + + » » + 5 + qT we Te I THR AT CL ed Ae Fo a Tan - 2 FN ; : wo ¥ 8 ; \u20ac ; Ri si ae WH A UN EXPOSE: Ar L'INTENTION DES MEDECINS CANADIENS - Ge a Ly AE sn pT ON am NL of npn =\" pris a mat 5 i à i He À > \\ \u201ca \u2014 > oo OF À Eo Se &.hr j = : Hi fv rr + \u201cPAXIL\u201d Marque \u201cSissi de I'*Euphénine Pour soulager les Spasmes Nombreux sont les cas où l\u2019administration de médicaments qui détendent les muscles lisses est avantageuse.En voici quelques-uns:\u2014 1.LA VAGOTONIE GENERALISEE.; 2.LES SPASMES GASTRO-INTESTINAUX ASSOCIÉS AUX ULCERES GASTRIQUES, AINSI QU'AU MAUVAIS FONCTIONNEMENT DE L'INTESTIN.LES SPASMES DE LA VÉSICULE BILIAIRE ET DU CANAL CYSTIQUE, ASSOCIÉS A LA CHOLÉLITHIASE.LE 2 .LES SPASMES URETERAUX ASSOCIES A L'URÉTÉROLITHIASE.! TÉNESME DE LA VESSIE URINAIRE AVEC SES ENVIES CONTINUELLES.| 5 .SPASMES UTERINS ASSOCIES A CERTAINS CAS DE DYS- MENORRHEE.L\u2019atropine, de même que d\u2019autres alcaloïdes de la famille des solanées, ont été communément employés dans le traitement de ces cas, mais le mydriase et l\u2019assèchement des sécrétions salivaires qui y sont associés ont stimulé la recherche et la synthèse d\u2019autres composés qui, tout en possédant les mêmes propriétés antispasmodiques de l\u2019atropine, ne présentent pas les risques qui l\u2019accompagnent.Il en a résulté la préparation d\u2019un grand nombre de composés qui se sont avérés utiles, et parmi lesquels le produit \u201cPAXIL\u201d est probablement le plus satisfaisant.La préparation \u201cPAXIL\u201d \u2014est relativement non-toxique; \u2014elle possède de bons effets antispasmodiques sur l\u2019intestin, la vésicule biliaire, l\u2019uretère, la vessie et l\u2019utérus; ces effets ont été démontrés à la suite d\u2019essais sur ces organes in vivo, de même que sur des organes isolés; \u2014son administration per os ne produit pas de mydriase; \u2014elle n\u2019affaiblit pas gravement les sécrétions salivaires.Dans certaines circonstances, tout particulièrement dans les cas de vagotonie généralisée et de spasmes involontaires provenant de l\u2019instabilité émotive, il est désirable d\u2019administrer une petite quantité de barbiturate dont la durée de l\u2019effet soit intermédiaire entre ceux d\u2019un effet très rapide \u2014 tel que le pentobarbital et ceux d\u2019un effet très prolongé \u2014 tel que le phénobarbital.Le \u201cNoctinal\u201d (marque \u201cZwr de butabarbital *chlorhydrate de Diphenylacetyldiethylaminoethanolester oo dh WW N.N.R.) possède ces avantages et sa combinaison avec \u201cPAXIL\u201d produit une médication possédant des propriétés thérapeutiques de grande valeur.ADMINISTRATION ET POSOLOGIE: Pour détendre les muscles lisses et faire cesser les douleurs causées par les spasmes du système gastro-intestinal, de la vésicule biliaire, de la vessie urinaire et de l\u2019utérus, l\u2019on administre \u201cPAXIL\u201d per os trois fois par jour, en doses de 75 à 150 mg.S.C.T.NO 425 \"Sos!\" PAXIL (Marque \"Sis de l\u2019euphénine).75 mg.\u201cPAXIL\u201d additionné de \"NOCTINAL\u201d S.C.T.N© 426 \u201cSosa!\u201d PAXIL (Marque Sins\u2019 de I\u2019euphénine).50 mg.NOCTINAL.2.400000 annee so ac 00000 15 mg.(Marque \u201cSos de butabarbital N.N.R.) Posologie: de 1 à 2 tablettes trois fois par jour.Présentation: flacons de 30 et de 100 tablettes.SOURCES À CONSULTER .Salow, Klin.Wochschr., 15, 1405, 1936.Jansen, Med.Klinik, 34, 1325, 1938.Friedli, Schweiz.med.Wochschr., 68, 201, 1938.Thewlis, Med.Times, 67, 201, 1939.Necheles and Kozoll, Am.J.Digestive Dis., 9, 36, 1942.Necheles, Olson, Neuwelt and Spier, Gastroenterology, 2, 46, 1944, .Ramsey and Richardson, J.Pharm.& Exper.Therapy, 89, 131, 1947.8.\u201cSelective Utilization of Barbiturates as Illustrated by a Study of Butabarbital sodium N.N.R.\u201d\u2019 Robert D.Dripps, J.A.M.A., vol.139, p.148, le 15 janvier 1949.AURAS ON \u2014 N L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014Montréal, may 1949 \u201cTHÉOLAMINE\u201d (Marque \u201cSos! d'aminophylline) dans le traitement de l\u2019insuffisance des coronaires Le rythme ininterrompu des pulsations cardiaques, qui s\u2019accompagne d\u2019une moyenne de cent mille contractions par vingt-quatre heures, exige forcément que la circulation du sang se fasse à proportion de ce travail.La circulation doit être capable d\u2019augmenter en fonction de toute activité extraordinaire que peuvent lui imposer divers efforts, tensions ou incitations.Plus nous vieillissons, plus nos vaisseaux sanguins coronaires tendent à perdre leur élasticité, et il arrive souvent qu\u2019ils ne se dilatent plus suffisamment pour fournir le supplément sanguin nécessaire à un surcroît d\u2019effort.Résultat possible: sténose des coronaires et les douleurs cardiaques concomitantes.La Théolamine dilate les artéres coronaires et peut étre utilement administrée pour \u201creculer les bornes de l\u2019activité\u201d avant que ne se manifestent les symptômes de cette insuffisance.Lorsque le patient est agité, harassé ou nerveux, l\u2019on recommande la Théolamine additionnée de t\u201cNoctinal\u201d.Hypodynamie myocardiaque aiguë Dans l\u2019hypodynamie myocardiaque aiguë, accompagnée d\u2019oedème pulmonaire, une injection intraveineuse de 0.5 gramme de Théolamine est souvent suivie d\u2019un soulagement immédiat.Ce soulagement est obtenu grâce à trois effets distincts: 1.La dilatation des bronchioles augmente l\u2019aération pulmonaire.2.La dilatation des vaisseaux coronaires accroît la circulation, dans le coeur, d\u2019un sang plus complètement oxygéné, et améliore conséquemment la fonction cardiaque.3.L'excrétion urinaire est encouragée par l\u2019action directe de la Théolamine sur le rein.AVERTISSEMENT: L'injection intraveineuse de Théolamine doit se donner très lentement \u2014 il faut de trois à cinq minutes pour injecter la dose- Asthme dit \u201c\u2018Status Asthmaticus\u2019\u2019 La valeur maintenant bien reconnue de l\u2019injection intraveineuse de Théolamine pour le traitement de cas graves d'asthme n\u2019a pas besoin d\u2019être amplifiée.Toutefois, une récente publication intitulée \u201cContinuous Intravenous Amino- phylline Therapy in Status Asthmaticus\u201d (injection lente et continue d\u2019aminophylline dans le traitement de \u201cStatus Asthmaticus\u201d), Goodall and Unger, Ann.of Allergy, vol.5, 196, 1947, constitue une extension importante de cette précieuse application thérapeutique.L\u2019asthme dit \u201cStatus Asthmaticus\u201d est un état de la maladie ou le patient peut, durant des heures et méme des jours, éprouver tellement de difficulté a respirer a la suite de contractions des bronches, qu\u2019on désespère de sa vie.Dans de tels cas on nous rapporte que l\u2019injection lente et continue de Théolamine a soulagé des patients qui s\u2019étaient montrés rebelles à toute autre forme de médication.Voici la technique à suivre: \u2014 deux, ou même trois, grammes de Théolamine (le contenu de quatre à six ampoules NO 541 \u2018So dont chacune contient 0.5 G.de Théolamine dans 10 cc.) sont dissous dans 2000 cc.d'un soluté salin physiologique, ou d\u2019une solution d\u2019eau distillée stérilisée contenant 5 p.c.de glucose.Cette solution est injectée par voie intraveineuse, de façon lente et continue, au taux d\u2019environ 1.5 à 2.0 cc.à la minute jusqu\u2019à ce que le patient éprouve un soulagement, alors que le taux de l\u2019injection peut être diminué.L'injection du montant total de 2,000 cc.doit se faire dans environ 24 heures.\u201cTHÉOLAMINE\u201d (Marque \u201crossf d'aminophylline) Ampoule N° 545 \"Sos \u201cThéolamine\u201d 1022.22 0s sas ea aa ua 00e 334 de gr.(0.25 G.) Eau distillée: q.s.pour faire 10 cc.Posologie: de 10 à 20 cc.injectés lentement (3-5 minutes) par voie intraveineuse, Répéter toutes les 6 heures au besoin.Ampoule N° 541 \"Frost \u201cThéolamine\u201d.eerie 744 gr.(0.5 G.) Eau distillée: q.s.pour faire 10 cc.Posologie: 10 cc.injectés lentement (3-5 minutes) par voie intraveineuse.Répéter toutes les six heures au besoin.Présentation: boîtes de 6 et 25 ampoules.C.C.T.N° 313 \"Los!\" \u201c\u201cThéolamine\u201d.Passe 0 ea 000 uses a0 6 114 gr.(0.1 G.) C.C.T.N° 326 \u2018Eros! \u201cThéolamine\u201d 2220022 a ass ana nana 6 114 gr.(0.1 G.) Phénobarbital.coceveee.17 de gr.(16 mg.) C.C.T.N© 327 \u2018Sos! \u201cThéolamine\u201d .coovveviiinennnn.114 gr.(0.1 G.) Digitale.12202220000 00e a aa a nee aa aan n Le Er.(0.3 I.U.) Phénobarbital.14 de gr.(16 mg.) E.C.T.N© 411 \u2018Srosel\u2019 \u201cThéolamine\u201d .cvivivieirrnnnnnnnn, 3 gr.(0.2 G.) E.C.T.N° 412 \u201cSoul\u201d \u201cThéolamine\u201d .coviiiriniinennnnn.3 gr.(0.2 G.) t\u201cNoctinal\u201d.L2000 1 sea ana ananas aa 15 gr.(32 mg.) Posologie: de 1 à 2 tablettes trois fois par jour.Présentation: flacons de 100 et 500 tablettes.Liste complète des formules sur demande.TAdministré en petites doses, le \u201cNoctinal\u201d (marque \u2018Gost\u2019 de butabarbital sodique N.N.R.) produit un effet doux (mais non cumulatif) durant de 4 à 6 heures.Aucune sensation d\u2019assoupissement ne se fait sentir chez les patients et leurs occupations ordinaires n\u2019en reçoivent aucune atteinte. 7 Aw SO B= TS L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 \u201cTHEOLA-GLYN\u201d (Marque \u201cSrosst\u2019 de glycinate de sodium et de théophyiline) Pour le soulagement des cas graves d'asthme, y compris ceux où l'épinéphrine n\u2019a plus d\u2019effet.Ilarrive parfois, qu\u2019à cause d\u2019irritation gastrique, l\u2019on soit empêché d\u2019administer les doses nécessaires de Theolamine pour le soulagement des cas graves d\u2019asthme.Théola-Glyn, une combinaison chimique de théophylline et de glycinate de sodium (1), semble être bien toléré, même à doses élevées, chez la majorité des individus.Grâce à cette combinaison, il est possible d\u2019administrer la théophylline en doses assez élevées pour soulager les patients lorsque tous les autres médicaments ont échoué, sauf l\u2019injection intraveineuse, lente et continue, de Théolamine.L\u2019on a administré des doses quotidiennes de Théola-Glyn atteignant jusqu\u2019à 60 grains (l\u2019équivalent de 30 grains de théophylline), et ces doses furent tolérées.Toutefois, il est rarement nécessaire d\u2019administrer des doses aussi élevées, et, en général, de 15 à 30 grains (soit de 715 à 15 grains de théophylline) suffisent, sauf dans les cas les plus graves et les plus opiniâtres.En outre, l\u2019on peut administrer Théola-Glyn pour le traitement d\u2019insuffisance cardiaque congestive et d\u2019insuffisance coronaire avec les mêmes résultats que ceux qui proviennent de l\u2019administration de Théolamine (marque \"So d\u2019aminophylline).Dans les cas graves d\u2019asthme et d\u2019insuffisance cardiaque, il peut arriver que l\u2019administration orale de Théolamine soit d\u2019action trop lente, ou que certaines congestions de la muqueuse gastrique causent l\u2019intolérance.Dans de tels cas, l\u2019on conseille l\u2019administration de Théola-Glyn sous la forme pratique de suppositoires rectaux.Les résultats obtenus par suite de l\u2019administration sous forme de suppositoires ont souvent été tout aussi satisfaisants qu\u2019à la suite de l\u2019injection intraveineuse lente et continue de Théolamine.Les suppositoires Théola-Glyn ont été élaborés dans le but d\u2019offrir les avantages suivants: facilité d\u2019introduction, absorption et effets thérapeutiques rapides, stabilité et absence d\u2019irritation.L'ingrédient de base employé est libre de substance grasse, stable sous toutes sortes de conditions atmosphériques et ferme tout en étant flexible.Sa forme procure une grande surface, ce qui permet une rapide dissolution et conséquente absorption des substances actives.L\u2019action thérapeutique est prompte.OBSERVATION (2) Un homme âgé de 90 ans, pesant 235 livres, souffrait depuis plusieurs années d\u2019attaques répétées de défaillance cardiaque.Il se relevait de ces attaques après quelques semaines d\u2019alitement et d\u2019un régime alimentaire où le sel était supprimé.Sa dernière attaque avait été très grave et s'était accompagnée d\u2019oedème, de dyspnée, d'asthme cardiaque et de périodes fréquentes et prolongés de malaises respiratoires type Cheyne-Stokes, et d\u2019insomnie.Le repos au lit et l'administration de diurétiques mercuriels procuraient un certain soulagement, mais même à la suite de quatre semaines d\u2019un tel traitement le patient n\u2019était pas complètement remis.On administra trois grains d\u2019aminophyl- line par jour mais ce traitement dut être discontinué pour cause d\u2019irritation gastrique.L'on y substitua Théola-Glyn au taux de dix grains (soit cinq grains de théophylline) toutes les quatre heures; le médicament fut bien toléré et les attaques d\u2019asthme cardiaque IX et de malaises respiratoires du type Cheyne-Stokes diminuèrent pour finalement cesser complètement.Son poids baissa à 204 livres: il continua à éprouver du soulagement et son état général s\u2019améliora.Il est souvent avantageux d'ajouter un sédatif doux au traitement de l\u2019asthme et de l'insuffisance cardiaque congestive.Dans de tels cas, Théola-Glyn additionné de t\u201c\u201cNoctinal\u201d\u2019 est indiqué.N ; \u201c#8 LA GLYN IE THE w exp 3 Ei te IIe.fi COMPRIMÉS \u201cTHÉOLA-GLYN\u201d (Marque \u201cGrosst de glycinate de sodium et de théophylline) C.T.N° 803 \"Sos! Chaque comprimé contient: {\u201cThéola-Glyn\u201d.\u2026.5 grains Posologie: de 1 à 3 comprimés toutes les 4 à 6 heures.Présentation: flacons de 100 et 500 comprimés.COMPRIMÉS de \u201cTHÉOLA-GLYN \u201d additionnés de \u201cNOCTINAL\u201d C.T.NO 804 \"Frost Chaque comprimé contient: {\u2018Théola-Glyn\u201d.5 grains +\u201cNoctinal\u201d.4 de grain (Marque \u201cSins de butabarbital sodique N.N.R.) Posologie: de 1 à 3 comprimés toutes les 4 à 6 heures.Présentation: flacons de 100 et 500 comprimés.SUPPOSITOIRES \u201cTHÉOLA-GLYN \u201d Chaque suppositoire contient: {\u2018\u2019Théola-Glyn\u201d.\u2026.\u2026.\u2026\u2026sececuues 12 grains Tétracaîne.\u2026.#de grain Posologie: 1 suppositoire 2 ou 3 fois par jour.Présentation: flacons de 12 suppositoires.tThéola-Glyn est une combinaison chimique de glycine et de théophylline, à parties égales.SOURCES À CONSULTER 1.Krantz, Holbert, Iwamoto and Carr, J.A.Ph.A., 1947, 36, 248-250.2.Lozinski, E., communication particulière.=77 \\ id ANNIVERSAIRE OÙ 0 Charles &.Frosst &C.MONTRÉAL uf wa CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtenn AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1949 Bulletin de l\u2019Association des Médecins de Tangue Francaise ou Canada Fondée & Québec en 1902 IL Anion Adédicale du Canada Fondée en 1872 e DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: Maurice Roch (Genève), Pasteur Vallery-Radot (Paris), Edmond Dubé, doyen Faculté de Médecine, Université de Montréal.Charles Vézina, doyen Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.Pierre Masson, J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal) Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Albert Bertrand, Roméo Boucher, A.Comtois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Pierre Smith Secrétaire adjoint à Montréal Secrétaire adjoint à Québec Roger Dufresne Maurice Beaudry 326 est, boulevard Saint-Joseph.128, rue Sainte-Anne.BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, Maurice Beaudry, P.Bourgeois, A.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, H.Gélinas, M.Gervais, Pierre Jobin, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, ' J.LeSage, Léon Longtin, Emile Maronda, J.-P.Paquette, Antoine Petti- grew, Germain Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Smith, Félix Tétu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina. CT L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurteriN A M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 11 suffit de se reporter aux premières publications de McCollum, Mendel et Funk, pour mesurer le chemin parcouru par la science dans le domaine de la nutrition, particulièrement en matière de vitamines.La branche de la nutrition n\u2019est plus, de nos jours, considérée comme l\u2019enfant adoptif de la médecine ni le parent pauvre de l\u2019agriculture.Notre connaissance des besoins vitaminiques de l\u2019homme a progressé à pas de géant.Les vitamines constituent, chez l\u2019être humain, des éléments sine qua non, pour la respiration, la reproduction, la croissance et la réparation de la cellule.Reculer les bornes du savoir Durant les 25 dernières années, les bio-chimistes ont sans cesse reculé les bornes du savoir, de la connaissance scientifique en matière de nutrition.Récemment, Lederle a été à l\u2019avant-garde de ce mouvement et ses chercheurs sont universellement connus pour leurs réalisations, avec l\u2019acide folique, la pyridocine, la biotine, les pantothénates, l\u2019extrait de foie et les produits de cette classe.Notre organisation s\u2019est assigné comme tâche de ne pas relâcher ses efforts en vue de découvrir de nouveaux facteurs destinés à améliorer la santé et l\u2019existence de l\u2019homme.North American Cyanamid Limited 7335, boulevard St-Laurent, Montréal 14, Qué.LEDERLE LABORATORIES DIVISION L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 Bulletin de l'Association des (Médecins de Xangue Francaise Ou Canada Fondée à Québec en 1902 yy Union fcdicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: Jean Saucier Vice-présidents: Gustave Lacasse et L.Gérin-Lajoie Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal i COMITE EXECUTIF MM.Jean Saucier, R.Amyot, J.-A.Vidal, D.Marion, Gustave Lacasse.COMITE DE PUBLICITE MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal, CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris); Louis-E.Phaneuf (Boston); Charles P.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa): L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \"ex-officio\", membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est.boul.Saint-Joseph.LAncaster 9888. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1949 XIII Le film de la vie est triste pour ceux qui soufjrent\u2026 Le NEO-SPASMYL SÉDATIF PUISSANT ET INNOFFENSIF Calme pendant la journée, et fait dormir pendant la nuit.Fidèle dans son action, toujours parfaitement toléré, il ne provoque jamais de réveil pénible et n\u2019a aucune contre-indication.NEO-SPASMYL DEUX FORMES PILULES à 5 ctgr.de barbiturique (soluble) \u2014 COMPRIMÉS à 1 ctgr.de barbiturique (soluble) Laboratoires \u201cNational\u201d Limits AGENTS GENERAUX AU CANADA RouxWs A QE 34 LIMITÉES MONTRÉAL XIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuteriN AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1949 OFFICIERS l'Association des (Dédecins de Langue Française ou Canada Fondée à Québec en 1902 e DIRECTEUR GÉNÉRAL HONORAIRE R.-E.VALIN, 165 est, rue Laurier, Ottawa.DIRECTEUR GÉNÉRAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Donatien MARION, Donatien MARION, sal.326 est, boul.Saint-Joseph, onaten Montréal Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.° A.-L.RICHARD, Ottawa.SECRÉTAIRE-TRÉSORIER GÉNÉRAL J-A.VIDAL, Montréal.B., ébec, Hermile TRUDEL, J- JOBIN Quebec 1990 est, rue Rachel, Pierre SMITH, Montréal Montréal.e COMITÉ DU XXe CONGRÈS J.-A.VIDAL, président.UE ENG ler vice-président.Pierre SMITH, secrétaire, A.ONCOURT, 2e Richard GAUDET, 3e \" 380, care Saint Louis, Edmond POTVIN, 4e \u201d \u201d Gustave LACASSE, 5e \" Hermile TRUDEL, trésorier, J.-M.LAFRAMBOISE, 6e \u201c 1990 est, rue Rachel, Auray FONTAINE, 7e \" Montréal.: e ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, Albert PAQUET, Chs VÉZINA, 1.-H.LAPOINTE, Chs-N.DeBLOIS, A.-L.RICHARD, J-A.JARRY.MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1950 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.1952 ARCHAMBAULT, Gérard, Henryville, P.Q.1952 LECOURS, JA 538, avenue King Edward, Ottawa \u2026.1952 BAILLY, Roland, St-Pie de Bagot, P.Q.1952 LEMIEUX, J.- 17, rue Sainte-Ursule, Québec Ce 1952 BEAUCHEMIN, L.-O., Calgary, Alberta .1950 MANSEAU, race, 244a, rue Principale, Ville Saint- BELIVEAU, Pierre, Méthégan, N-E.1952 Laurent, PQ 1.121210 1 La aan La La La aa» 1952 BIBAUD, Barthélémi, Valleyfield, P.Q.1952 MERCILLE, Jean, 316, Parc G.-Etienne-Cartier, Montréal 1952 BLAIN, Emile, 444 est, rue Sherbrooke, Montréal .1952 MICHAUD, oR 170 est, rue Laurier, Ottawa .19 BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec .1952 Tdi \"1017, Stafford Road, Fall River.Mass.1952 BONIN, Wilbrod, 2620, boul.Pie IX, Montréal .1950 MOR SSE TTE, Pierre, Saint- Georges, Beauce, P.Q.1952 BROUSSEAU, L.-Philippe, Malartic, P.Q.1950 PELLETIER, A, Winchendon, Mass.19 CARON, Sylyio, Mastaï, Québec .1952 PERRAS, J.-Ephrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q.1952 CHOLETTE, A.-M., 1451 est, boul.St-Joseph, Montréal 1950 PERRON, Jos., Shawinigan Falls, P.Q.1950 COUTURIER, Alphonse, Rivière-du-Loup.P Q .1950 PIETTE.Edmond, Joliette, P.Q.1950 DANDURAND, René, 847, rue Cherrier, Montréal .1952 POWERS, A., rue Front, Hull, P.Q.1950 D\u2019ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.1950 RIOUX, \u2019).\u201cEmile: Sainte-Anne-des- Monts, P.Q.1950 DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal 1952 ROULEAU, J.-Maurice, St-Grégoire, Cté Nicolet, P.Q.1952 DESMEULES, Roland, 167, Crande- Allée, Québec .1952 SORMANY, Albert, Edmunston, N.-B.19 DOMINGUE, Albert, Granby, P CQ.2.111111 1112 ee 1952 TANGUAY, Rodolphe.Sudbury, Ontario .1950 DUBE, Edmond, 26095; rue Saint-Denis, Montréal .1950 TETRAULT, Adélard, 429, Laviolette, T.-Rivières, P.Q.1950 GAUTHIER, 53, rue Saint-Louis, Québec .1950 THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.1950 GAUTHIER, Henri.E., Woonsoket, Rl.civ.1950 VIAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Ont.1950 VTi XR?Chlorhydrote ¢ ELI ITY oo :Avec chaque nouveau rapport, le cercle des applications cliniques de la PYRIBENZAMINE va sans cesse s'élargissant Introduit tout d'abord comme un agent efficace dans le traitement de la fièvre des foins saisonnière, sur la foi des preuves qui s'accumulent cet antihistaminique sûr, puissant s'est révelé efficace toute l'année durant dans une grande variété d'autres allergies.Parmi ses applications \u2018non-saisonnières\" nombreuses il en est une qui prend une importance grandissante, c'est l'atténuation et, dans certains cas, la prévention de certaines réactions seconda produites par les antibiotiques, les sérums et les vaccins.Qu'il permette l'usage de ces merveilleux agents thérapeutiques chez des malades qui ne pourraient par ailleurs les tolérer, est un fait digne par lui-même de mention.Il est tout intéressant de remarquer, cependant, que le rôle de la PYRIBENZAMINE s'exerce d ces allergies et dans d'autres avec tant de sûreté et d'absence presque d'effets secondaires propres que cela en fait l'antihistaminique de choix parmi un nombre sans cesse grandissant de médecins Canadiens durant tout le cours de l'année. es modes d'emploi sont pour le médecin ce que les nuances sont pour l'artiste.Plus la gamme en est variée, plus le choix est grand et plus sûre l'emprise que chacun d'eux exerce sur l\u2019objectif désiré.Pour le contrôle dec etats mparmodiquae- Ciba a mis à la disposition de la profession médicale deux formes de son antispasmodique bien connu la NEURO-TRASENTINE.Le choix de NEURO-TRASENTINE ou de son compagnon pharmaceutique NEURO-TRASENTINE \u201cFORTE\u201d dépend en majeure partie de l'intensité que l\u2019on veut donner au traitement.Dans des proportions différentes*, ils combinent tous les deux les propriétés antispasmodiques de la TRASENTINE avec les effets sédatifs du Phénobarbital, pour mettre rapidement et efficacement fin aux spasmes du tractus gastro-intestinal relevant de facteurs nerveux ou psychiques.*Chaque comprimé de NEURO-TRASENTINE contient 20 mgm.chacun de Trasentine et de phenobarbital.Chaque comprimé de NEURO-TRASENTINE \u201cFORTE\u201d contient 50 mgm.de Trasentine et 20 mgm.de phénobarbital(y Spécibiee: ITR OAI COMPAGNIE Ci pa LIMITÉE M Qf RE AL (| L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 XVII dans /\u2019Arthrite Le traitement BEREX (oral) rétablit une action physiologique normale.« Dans un groupe de 396 cas d\u2019arthrites traités par une combinaison de succinate de calcium et d\u2019acide acétylsalicylique, on a constaté un SOULAGEMENT EFFICACE des symptômes et le contrôle des troubles métaboliques associés a I'arthrite.» * Les cas étudiés comprenaient 208 cas d\u2019OSTÉOARTHRITE, 17 cas d\u2019ARTHRITE INFECTIEUSE AIGUË, 27 d\u2019ARTHRITE DEFORMANTE, 15 d\u2019ARTHRITES MIXTES et 34 cas de POLYARTHRITE RHUMATISMALE AIGUË.nc Dans chaque groupe étudié, le traitement au SUCCINATE SALICYLATE à procuré un soulagement des symptômes et a promptement rétabli une action physiologique normale.Hé \u201c Le TRAITEMENT BEREX est indiqué dans tous les cas d\u2019arthrite et de rhumatisme, y compris l\u2019ostéoarthrite, l\u2019arthrite infectieuse aiguë, ,l\u2019arthrite déformante, la fièvre rhumatismale et la névrite arthritique.SL, Le TRAITEMENT BEREX (oral) © rétablit promptement une action physiologique normale contrôle les troubles métaboliques soulage les symptômes , © est le seul produit à base de succinate-salicylate ETUDIE et peu coûteux et le BEREX n\u2019est PAS TOXIQUE.BIBLIOGRAPHIE: Ohio St.Med.Jo., Oct., 1947; J.A.M.A.135: 1114 (Dec.20, 1947).BFREX est le nom déposé de ce produit.Brevet déposé au Canada, aux E.-U.et autres pays.Pour obtenir de la documentation et un tiré-à-part de l\u2019étude * TRAITEMENT DE L\u2019ARTHRITE PAR LE SUCCINATE- SALICYLATE »,s\u2019adresser a BEREX Pharmacal Company, 36-48 Caledonia Road e Toronto, Canada XVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 POMMADE MID SUPPOSITOIRES MIDY EPINEPHRINE STOVAINE ANESTHÉSINE EX} DE MARRONS PRINCIPES D'INDE FRAIS STABILISÉ ACTIFS FRANCE @& >, PARIS- LABORATOIRES MIDY, 67 AVENUE DE WAGRAM, PARIS, (France) Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL \u2014 A Ek: Hi MLL - MIDY ais \u201cRÉGULATEUR DE LA Ji CIRCULATION VEINEUSE \u201d TROUBLES de la PUBERTÉ et de la MÉNNPAUSE ë & £ &] = 2 à 6 comprimés par jour.EE CE C CE CE C C es EC LABORATOIRES MIDY - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL | Sédatif et hypnotiqu@Refficace combinant l'action Phé et du Bromure de Sodium.Formule qui rend possible un posologique avec # O bromisme diminué SEL EFFERVESCENT e i FORMULE POSOLOGIE Posologie: Deux com Chaque cuillerée à thé Comme sédatif: Une cuil- més après cha epas contient bital lerée orné dans un demi énobarbital % Gr 2, |P énobarbita verre d'eau trois fois par : coucher, suivis Sodique 2 Gr.jour.(Ajoutez l'eau en mure de d'un verre d'eau, ou Bromure de dernier.) ddium 5 Grs., Sodium 5 Grs.© .selon l'ordonnance du Carbonate d Comme hypnotique: amine Hcl médecin Cale © Q.s Deux cuillerées à thé it.B;) 0.33 Mg.: he dans un demi-verre boflavine d\u2019eau avant le coucher.it.B,) 0.125 Mg.(Ajoutez l'eau en dernier.) Man Phormaceutiques i TT Ltd; EL UN TL USE = RET ALL Vu | MONTREAL EE LA SOLUTION DE SALICYLATE DE SOUDE QU DOCTEUR CLIN RHUMATISME ARTHRITISME e SCIATIQUE TOLERANCE - ACTIVITÉ Flacon de 300 c.c.LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents: VINANT Ltée, 200, rue Vallée, Montréal ufr æ.> Roentgenogramme sans Lipiodol complète l'image du diagnostic! Agents exclusifs pour le Canada VINANT Ltée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL Roentgenogramme avec Lipiodol LABORATOIRES A.GUERBET & Cie 2% Rue du, Landy, o2 Puissante médication des carences de vitamines (X BÉMINALavee VIII Préparation recommandée po, corriger le déséquilibre alimentaire causé par l'insuffisance prolongé&|u régipf ou une maladie organique.Pris avant ou après l\u2019intervention chiftffgicale, ou durant la phase aiguë ou la convalescence des maladies, le \u201cBéminal\u201d avec Vitamine C (Fortis) peut largement contribuer à hâter la guérison.Il se montre aussi très utile pour rétablir l\u2019équilibre alimentaire chez les alcooliques chroniques.Chaque capsule dure renferme: Chlorure de thiamine .25 mg.Riboflavine .12.5 mg.Niacinamide .100 mg.Pyridoxine .eens 1 mg.d-pantothénate de calcium 10 mg.Vitamine C (acide ascor- bique) .cocciiiiiiiinn, 100 mg.Bouteilles de 30 et 100 capsules \u2018BEMINAL\u201d facteurs de la vitamine B AVEC FER ET FOIE-CONCENTRÉ - INJECTABLE (FORTIS) GRANULÉS - COMPOSÉ - INJECTABLE - LIQUIDE - COMPRIMÉS McKenna & Harrison Limitée + Biologistes et Pharmaciens + Montréal, Canada UNIO.i ALE - LalabDA = BuLLenin AVMLLF.C.Montréal, mai 1949 des infections buccales et pharyngées EY up 2 RRA = v a in SR Ah CITROEN BRA eu RCE ; ame ces XE pis 7e PE T0 Su?IE - Les Pastilles \u201cCillenta\u201d procurent | d'excellents résultats dans le 4 traitement de diverses formes de | l'infection de Vincent affectant la bouche et la gorge.Leur emploi en chirurgie buccale, avant ou après l'intervention, tend _ à maintenir l\u2019asepsie de la région.Lorsque la douleur est un facteur important, on recommande la formule No 859 pour l'effet anesthésique qu'elle produit grâce à son contenu en benzocaine.ACTION LENTE No 850\u20141,000 unités int.de pénicilline par pastille.ACTION RAPIDE No 849\u20141,000 unités int.de pénicilline par pastille.No 859\u20145,000 unités int.de pénicilline plus 2.5 mg.de benzocaine par pastille.No 860\u201410,000 unités int.de pénicilline par pastille.Bouteilles de 20 et de 100 pastilles Autres présentations: COMPRIMÉS, TABLETTES SOLUBLES, POMMADE, POMMADE OCULAIRE, COMPRIMÉS (ENFANTS) McKenna & Harrison Limitée » Biologistes et Pharmaciens » Montréal, Canada L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTN AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1949 XXIIL Pour la première fois \u2014 un bronchodilatateur plus puissant administré PAR VOIE SUBLINGUALE pour le SOULAGEMENT DE L'ASTHME Isuprel | Suprel est le nouveau et remarquable bronchodilatateur \u2014 1-(3\u2019, 4\u2019-dihy- droxyphényl) -2-isopropylaminoéthanol \u2014 qui offre aux asthmatiques un soulagement efficace et rapide.| Juprel Pour la première fois, ces COMPRIMÉS permettent aux asthmatiques d\u2019enrayer ou d'arrêter une attaque, dans quelque endroit que ce soit .a la maison ou au travail .en voyage .le jour ou la nuit .j par voIB SUBLINGUALE, le mode d\u2019administration d\u2019une facilité incomparable.On obtient d\u2019ordinaire le soulagement en 1 à 3 minutes.mu La SOLUTION, placée dans un vaporisateur à main et administrés sous forme d\u2019aérosol, procure souvent le soulagement après quelques respirations.Comprimés pour administration sublinguale contenant 10 z .mg.de chlorhydrate d\u2019Isuprel, en flacons de 50.PRESENTATION: Solution de chlorhydrate d\u2019Isuprel 1:200, en fioles de 10 et 50 ecm\u2019, Documentation e S Za 5 : .professionnelle ING.1019 ouest, rue Elliott, Windsor, Ontario.423 est, rue Ontario, Montréal, P.Q. XXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLentN AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1949 P NOUVEL ANTISPASMODIQUE SYNTHETIQUE NON NARCOTIQUE Pour le soulagement de la constriction spasmodique Un antispasmodique non narcotique.| Efficace dans le soulagement du spasme de la musculature lisse des systémes circulatoire, gastro-intestinal, biliaire et urinaire.C= Pour administration orale: 1 - 2 comprimés de 60 me.trois fois par jour.Pour administration parentérale: 1 ampoule de 45 mg.a répéter au besoin.Documentation sur demande ; #22\" NEO-LARYNGOBIS a définitivement rendu désuètes et rejeté dans l\u2019ombre les anciennes SUPPOSITOIRES médications symptomatiques des infections aiguës de la gorge.Dorénavant, il suffit d\u2019un seul suppositoire par jour durant deux jours NEQ-| ARYN GOBIS \u2014 exceptionnellement durant trois jours \u2014 \\ pour amener une guérison plus rapide, tout en simplifiant les soins donnés au malade.PRESENTATION: POSOLOGIE : Boîtes de 2 suppositoires (enfants et adultes) Adultes: 1 Suppositoire pour adultes par 24 heures.Enfants de 6 à 13 ans: 1 Suppositoire pour ENFANTS par 24 h.Enfants de 2 à 6 ans: 1, Suppositoire pour ENFANTS par 24 h.=\" Agents Exclusifs: GRAVET LTÉE, 1410-Wolfe, Montréal = #2 \"= der\u201d acte 2 a rt Ts ed L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burzermn A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 XXV ttendue depuis longtemps PÉNICILLINE À ACTION PROLONGÉE POUR INJECTION AQUEUSE .UNE FOIS PAR JOUR x © e © S / / Cl / (ND) Pénicilline G procaïnique pour injection aqueuse de Squibb Présentant tous les avantages de la pénicilline à action prolongée sans les désavantages des produits dont on disposait jusqu\u2019à présent.Ses indications sont les mêmes que.celles de la pénicilline dans Phuile et la cire.UNE INJECTION Une seule injection intramusculaire de 300,000 unités d\u2019uñe suspension aqueuse de CRYSTICILLIN maintient un niveau thérapeutique dans le sang PAR JOUR pendant 24 heures chez la majorité des malades \u2014 et pendant 36 heures chez environ la moitié d\u2019entre eux.MINIMUM DE La CRYSTICILLIN ne contient ni huile ni cire.Par conséquent, l\u2019injec- DOULEUR tion intramusculaire occasionne un minimum de douleur.FACILITE La CRYSTICILLIN s\u2019administre facilement en suspension aqueuse au moyen d\u2019une seringue et d\u2019une aiguille ordinaires, qu\u2019il n\u2019est pas néces- D\u2019ADMINISTRATION saire d\u2019assécher.Le risque de blocage de l\u2019aiguille est réduit au minimum et le nettoyage est facile.DEMEURE STABLE A l\u2019état sec, la CRYSTICILLIN demeure stable pendant 12 mois.Une SANS suspension aqueuse stérile peut se conserver à la.température de la chambre RÉFRIGÉRATION pendant une semaine sans perte sensible de son activité.La CRYSTICILLIN est présentée en fioles fermées avec un diaphragme en.caoutchouc perforable, contenant de la pénicilline G procaïnique sèche avec une quantité minime d\u2019agents dispersifs et stabilisateurs efficaces et non toxiques \u2014 devant être mis en suspension dans un diluant aqueux stérile.\u2018 Fioles multidoses de 1,500,000 unités * Marque de commerce enregistrée.POUR DOCUMENTATION, S'ADRESSER À E.R.SQUIBB & SONS OF CANADA, LIMITED 2245, RUE VIAU, MONTRÉAL SQUIBB un pionnier du développement scientifique et industriel de la pénicilline \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 Le Persédon est la 3,3-diéthyl-2, 4-dioxo-tétrahydropyridine découverte dans les laboratoires \u2018Roche\u2019.C'est un hypnogène d'un type nouveau, n'appartenant ni au groupe de l'acide barbiturique ni & celui des uréides.Un comprimé contient 0.2 gm.de substance active.Comme hypnogène, le Persédon \u2018Roche\u2019 induit rapidement le sommeil; il est bien toléré, actif, même pendant un emploi prolongé, et sans actions secondaires.Pour retrouver le sommeil perdu au cours de la nuit, le Persédon \u2018Roche\u2019 est excellent, car il agit rapidement et son action n\u2019est pas prolongée au delà de la période normale de sommeil.Comme sédatif léger, il peut être pris pendant la journée sans qu'on ressente d'abattement ou de somnolence.posologie : hypnogéne: 1 & 2 comprimés 15 à 20 minutes avant le coucher réveil précoce: un demi à !] comprimé enfants au-dessous de 12 ans: dose réduite selon l'âge.conditionnements : boîtes de 10 e?flacons de 100 comprimés.HOFFMANN - LA ROCHE LIMITÉE Montréal L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 XXVII \u201cCalcoum-Sandoz\u201d (Glucono-galacto-gluconate de calcium) Réduction de la perméabilité cellulaire PIQURES D\u2019'INSECTES - DIATHESE EXSUDATIVE - INFLAMMATIONS Suppression de réactions allergiques ou anaphylactiques RHUME DES FOINS, DERMATITES, ACCIDENTS SERIQUES Sédation neuro-musculaire SPASMOPHILIE, INSUFFISANCES CALCIQUES Granulé - Comprimés chocolatés et effervescents - Ampoules \u201cles ampoules Calcium-Sandoz restent toujours limpides\u2019 \u201cCalcibronat-S andox\u201d (Bromo-Lactobionate de Calcium) Association des effets sédatifs du Br à l\u2019action antispasmodique et neuro-équilibrante du Ca.ALLERGIE - DERMATITES PRURIGINEUSES - SPASMOPHILIE ERETHISME NERVEUX - AGITATION Granulé - Comprimés effervescents - Ampoules LITTÉRATURE ET ÉCHANTILLONS SUR DEMANDE.SANDOZ PHARMACEUTICALS LTD.391 RUE ST-JACQUES OUEST SANDOZ ~~ MONTREAL, P.Q. XXVIII L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriN A M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 Au Laboratoire de Recherches sur la Peau de Procter et Gamble: Titrage du Savon Résiduel sur la Peau pour déterminer l\u2019efficacité du rinçage d\u2019une solution de savon.LA SCIENCE .INGKEDIENT DE BASE de chaque pain de Savon Ivory pour Bébés U~ SAVON qui s\u2019emploie sur la peau sensible des bébés (des millions de fois par jour comme c\u2019est le cas pour l\u2019Ivory) mérite une attention et un contrôle scientifiques considérables.C\u2019est pourquoi Procter & Gamble fait de la science l\u2019ingrédient de base de chaque pain d\u2019Ivory.Ainsi, la recherche de l\u2019action du savon sur la peau n\u2019est qu\u2019un de plusieurs problèmes constamment à l\u2019étude dans les Laboratoires de Recherches de Procter & Gamble.Mais ce n\u2019est pas tout.Pour assurer une surveillance parfaite, les laboratoires de contrôle P & G soumettent l\u2019Ivory à 216 épreuves différentes au cours de sa fabrication.pour vérifier scientifiquement que chaque pain rencontre les normes rigoureuses établies d\u2019après les résultats des recherches.Le savon recommandé par des milliers de médecins pour le Oui, des savants et des techniciens experts main- soin de la peau.tiennent un contrôle constant de la pureté et de la douceur renommées de l\u2019Ivory.Mais toute leur attention ne vise qu\u2019un seul but.le soin de la peau délicate des Bébés.99 44/ 100 % pur Il flotte Le soin à l\u2019Ivory est le soin de la peau le plus célèbre au monde.Fabriqué au Canada PRINCIPE ANTIANÉMIQUE DES EXTRAITS DE FOIE Maintenant disponible sous une forme pure et cristallisée La vitamine Bi», récemment isolée dans les laboratoires de recherches de la maison Merck, est maintenant disponible.Des expériences cliniques ont démontré que le Cobione* (vitamine Bz2 cristallisée Merck) possède une activité hématopoïétique très élevée dans le traitement de x L\u2019ANÉMIE PERNICIEUSE x L\u2019ANÉMIE MACROCYTAIRE PAR CARENCE ALIMENTAIRE x LA SPRUE (tropicale et non tropicale).LE COBIONE Anémie pernicieuse avant le traitement au ; Co, Cobione (moelle osseuse mégaloblastique).@ est un composé pur, cristallisé, possédant une activité très élevée, @ est efficace dans le traitement de l\u2019anémie pernicieuse, y compris les manifestations neurologiques, @ est efficace et bien toléré chez les malades sensibles à toutes les préparations de foie, @ est efficace à des doses extrêmement faibles, vu son activité remarquablement élevée, @ peut être administré par voie parentérale en doses précises parce qu\u2019il est un composé pur et cristallisé, @ n\u2019a encore causé aucune réaction toxique lorsqu'on l\u2019a administré aux doses recommandées.Documentation sur demande * Cobione est le rom déposé par Merck & Co., Inc, pour leur marque de Vitamine Bis cristallisée.COB NOM DEPOSE Le même malade quatre-vingt-dix heures après une seule injection de 0.025 mg.de Cobione.MERCK & CO.LIMITED mats ladvicants MONTREAL - TORONTO - VALLEYFIELD XXX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 Cher docteur, Nous désirons vous remercier pour le temps précieux que vous avez si généreusement, par le passé, accordé à nos représentants.Durant le mois de mai, ceux-ci solliciteront de nouveau votre bienveillance et se feront un plaisir de vous familiariser davantage avec quelques-unes de nos spécialités.A M Y G - B | $ INFECTIONS DE LA GORGE (suppositoires) DIETACRINE SUPPLEMENT DIETETIQUE POLYVITAMINE (gouttes) : D 0 L E X SEDATIF, ANALGESIQUE, ANTIPYRETIQUE (comprimés) FERROCRINE FOIE \u2014 FER \u2014 CUIVRE ET VITAMINES (capsules) 7\u201d HEMACRINE TONIQUE HÉMATINIQUE COMPLET (émulsion) N E U R E X SEDATIF, HYPNOTIQUE, ANTISPASMODIQUE (comprimés) Faites donc votre demande en conséquence sur la carte-réponse que nous vous adressons régulièrement.LES LABORATOIRES [ASGRAIN & [HARBONNEAU Limitée \u201cUNIVERS PHARMACEUTIQUE, SCIENTIFIQUE ET MÉDICAL\u201d QUÉBEC MONTRÉAL OTTAWA La Double Action de L\u2019AMPHOJEL GEL D'HYDRATE D'ALUMINE GEL D\u2019ALUMINE WYETH L\u2019AMPHOJEL est unique, parce qu\u2019il est constitué du mélange de deux gels d\u2019alumine de types essentiellement différents: l\u2019un doué de propriété anti-acide, l\u2019autre présentant un effet adoucissant de pansement.Le \u201cgel anti-acide\u201d\u2019 enraye instantanément la corrosion gastrique el rétablit dans l\u2019estomac ce milieu faiblement acide qui y existe naturalle- ment à la fin d\u2019un repas.Le \u201cgel pansement\u201d assure un effet protecteur prolongé et pourrait être qualifié de \u201cmucine minérale.\u201d Ainsi l'AMPHOJEL, pris régulièrement, procure au malade une sensation continue de bien-être post-prandial.AMPHOJEL SIMPLE e AMPHOJEL NON AROMATISE AMPHOJEL avec TRISILICATE DE MAGNESIUM e AMPHOJEL avec HUILE MINERALE Vyell Marque Déposée JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED - WALKERVILLE, ONTARIO renferme le seul élément, à la fois essentiel et spécifique, capable d\u2019empêcher et de rétablir l\u2019atteinte hépatique.est une substance immédiatement utilisée par la cellule lésée, tandis que la méthionine mélangée à d\u2019autres substances protéiniques peut être utilisée ailleurs.est absolument dépourvue de toxicité (à l\u2019encontre de la cystine).est d'administration facile et remplace avantageusement d\u2019autres mesures, souvent moins appropriées, plus coûteuses et moins commodes.Flacon de 100 comprimés de un-demi gramme.Hise Marque déposée JOUN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED .WALKERVILLE, ONTARIO | Ce nouvel opuscule vous sera envoyé sur demande.i (1) PURETE \u2014 La Pénicill'ne G Sodique Cristallisée Merck Ÿ \u201cest d\u2019une pureté insurpassable.La suppression d\u2019impuretés et de corps qui, au point de vue thérapeutique, sont inertes, 4 ainsi que l\u2019absence d\u2019éléments susceptibles de se comporter comme des corps étrangers, rendent cette forme de pénicilline propre à tous les modes d\u2019administration qui peuvent être RAISONS indiqués, y compris l\u2019injection intrarachidienne.(2) ABSORPTION ET EFFET THERAPEUTIQUE RAPI- S IG NIFIC AT IVES DES \u2014 L\u2019absorption de la pénicilline en solution aqueuse s\u2019accomplit promptement, permettant ainsi un effet thérapeutique rapide.Cette caractéristique mérite souvent beaucoup POU R LE S 0 UE L LE S de considération, surtout lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019infections graves à , (3) FACILITÉ D\u2019ADMINISTRATION \u2014 Les solutions à TANT DE MEDECINS aqueuses de Pénicilline G Sodique Cristallisée Merck sont A faciles à manipuler et à injecter.La douleur et l\u2019irritation _ yp au siège de l\u2019injection sont réduites à un minimum.ET D\u2019HOPITAUX (4) S'ADAPTE FACILEMENT À LA THÉRAPIE \u2014 La Pénicilline G Sodique Cristallisée Merck n\u2019est jamais contre- f PR E F E RE NT L A indiquée dans les cas ou la pénicilline est tolérée et indiquée.@ Nous invoquons ces quatre raisons en faveur de l'usage de la Pénicillne G Sodique Cristallisée Merck lorsque la pénicilline est indiquée.PENICILLINE 6 SODIQUE CRISTALLISÉE ESS LR | Pu MONTREAL MERCK & CO.LIMITED limaistes Talricant TORONTO VALLEYFIELD XXXIV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 re T = > S + = 4 A 2 a 7 23 4 = en $ ; se ÿ XX \\ 2 2% 3 A > 3 i A6 $53 45 2 ZZ 7 ee a NR # > ca pv eg, gs À 55 3 2% = vie = Ho = dv & > an es rd 3 7 5 + Fe PSE td, & > ce es 59 4 > ba | 2 ee 3 sr sa s Ÿ cs t a 2 a Bs \u20ac A wr 2 cs Es vents > ko = 3 8, a a x \u201cnk \\ = ca = NG EE Zr re % B22 = \u20ac = tn, > a a \u201cei vs \u201cSper SE hy = pe Le* 3 ER Echantillon et circulaire sur demande LABORATOIRES DESAUTELS Ltée 200 ouest, rue Craig MONTREAL ts pit A E> 7; EE + 2 iL % Lo Sox oR iL Ep EE TEE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1949 delongues files de fourmis noires Les longues files de fourmis noires qu\u2019attirait la madhumeha, ou \u201curine de miel\u201d, amenèrent les sages de l\u2019Inde antique à temarquer et à reconnaître l\u2019urine de diabétique qu\u2019ils décrivirent comme étant \u2018astringente, sucrée, blanche et piquante\u201d.L\u2019avidité des insectes devint donc une méthode reconnue de diagnostic.Pour déceler la présence de sucre dans l\u2019urine, on continua pendant vingt siècles et plus de recourir à des moyens presque aussi primitifs, jusqu\u2019au jour où l\u2019on réussit à mettre au point, perfectionner et simplifier les tests modernes de la réduction du cuivre.Aujourd\u2019hui, rien n\u2019est plus simple ni plus sûr que d\u2019employer la méthode \u2018du comprimé-réactif de Ames, le test qui n\u2019exige que quelques secondes.Les taux de glycosurie sont déterminés par des opérations directes et faciles à apprendre.Grâce aux comprimés Clinitest (Marque de commerce), on a éliminé les inconvénients inhérents à l\u2019application de la chaleur extérieure.Dans l\u2019épreuve courante de glycosurie, l\u2019interprétation s\u2019obtient immédiatement par comparaison directe de la coloration.CLINITEST, nom déposé aux E.-U.et au Canada, des millénaires d'études.résumés en quelques secondes ! Clinitest pour l\u2019analyse glycosurique XXXV XXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 Le MALADE sous TRAITEMENT Les pénibles symptômes de l\u2019infection des voies urinaires, tels les mictions fréquentes, douloureuses et cuisantes, peuvent être rapidement soulagés dans un pourcentage élevé de cas par la simple administration orale du Pyridium.Grâce à cet analgésique urinaire, sûr et facile à administrer, les médecins peuvent souvent procurer à leurs malades le soulagement presque immédiat des symptômes urinaires douloureux, cependant que d\u2019autres mesures thérapeutiques sont mises en œuvre pour corriger l'affection efficiente.A doses thérapeutiques, le Pyridium est pour ainsi dire atoxique et peut étre administré en méme temps que la streptomycine, la pénicilline, les sulfamidés ou autres thérapies spécifiques.L'historique complet du Pyridium et de son emploi clinique sera envoyé sur demande.EPROUVE un soulagement bienfaisant a ses pénibles SYMPTOMES URINAIRES & COWLIMITED la at Pyridium \u2018est le nom A Sy de A.AI 5.2 SE: = +, # x a = $ # a = BS 5 a se = Se 22 s BN - .vs : ARE + de = + S Rh A 2 i = = A 5 5 se 5 & x 7 = = $ ai CS RN A #7 ¢ - ss Gi BE fd 5: = > « A es 5 = i i x 5 = * i ci Se = se 5 NS se # 5 au = a oi = LE + #& Ea a 3 5 Se H 2 = Ë & 22 £ 5 BR Ca Fée San = 5 se = SR 4 & i ih = i = = ès ss = i i i = ps #3 = Lk aN FH A es .> Se 2 Se Sig < = = £5 «3 = SEE BS a = SR S 5 oy Be a = = iS Rnd i x SO = i a i = \u201c 4 NEE se se = i = Rp x = = vos NN = = 8 it Si ss = S i & se se ay Ke ps és ce Sl LR So NY ie & A pus de Wu CAES oS Shy = i a à su Ses s WE N & tes xx SR se TE TE a i = Se ; = a fa = x Se S i SEE ake Sh i os 5 4 = Ho Se A ae & i 5 = 3 Es (x pi ht = x a = Es = Se i RE Sa 2 = a i a + = = = = Re ix i es Ra S i SE 3 ii ™ % > gs) = a = SE 5 _ bre = = = i 5 = us £5 4, es = 5 i is a 2, = a ni a ie = = i a ET 7 Sa oa EE 5 A = AE 3 = $ i Ë = i Si 55 5e i 5 ee SS 3 ES TS = os es S IR * Si 3 & = = 5 A = § i = se 5 S = = = Si TRS SE 2% sx Xe J Rie Sy 5 = À te .= = i 3 5 = .i RE = * = i = es vhs = HE = 3 i = = 5 a = Si a = N Si Se = ç ST = ST si ST SX $ * ÿ = = = & = se SR Se Sh 5 = = i .= GER SHIN ST = SE = Si WY i ns = = i A TE SORT = $ ë Sis es i & = S$ = = Ratt Na Sid REE cs is x SE = = Se EN TESS 8 Ah = IN S = = = x Wa S = Se S SES $ = = se RE SNS sa 5 A » se WW = = SE AY Se SER Wy FX NE Res 3 8 NW = 3 s .= RN = UR ARNE NG An HT SR 5 R = S SSI HR CARR TE NS SES RY RR § Sa RN = PRN RS 3 S > ve = 5 NS 8 % = AR XX SE = $ SE $ $ S sn S Se 3 = $ S ; = 2D S = ce 5 SE ST i 3 S = À 0 5 = = 3 $ 2 a 2 a SNS .Se i 3 $ i BN D = = § > 3 sw = x = aN +.= i = XX va a = i RX 3 = 3 , \\ = A « ss NX S AR : & i fog dl 23 +.NW = = Re = = = $ = 3 $ Se J £ 3 Sal \u201c = TAR 3 = = ss IWR 3 NY = $ AN m a = 4 a ® WN = ti & $ ; = Es 5 a = BD : 3 = $ 8 ® I 2 X = Sy 3 2 = A $ $ S = $ = = À NS = RN NN = = 3 S NN ® = = NS LU N R N 3 NN = S S S = ON \u201cre LA À Un A / A a .a n s .: : \u2014 .d : A ~ bh nte test di Li > oe _ 1) nterne 4 ï - A h A (SR D v3 Ed ey A 3e ty : LA B Bg 4} A La > = 5 Sa, ci eu nfectant A.on .J Le A > 8 5 EY nd?A 2% or en sa N t pes 2 = quete us Ç E É Dés Ls ss A a.i = n° 3 gs LT .= a COMPAGNIE Ls eme TRA 5 AT 7 HLA ART Rs Emer Pop. XXXVIII L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 Une Armure pour l\u2019Allergique «6 À oe Rhinite Allergique Vasomotrice.Fièvre des Foins Ecxéma Atopiau® c vt [5 9 4 Dermatite Médicamenteuse 4 Œdème Angionévritique Vv.+ Yay, Chlorhydrate de Diatrin* \u201cWARNER Le chlorhydrate de DIATRIN * «Warner» est présenté sous forme de comprimés dragéifiés de 50 mg.- en flacons de 100 et de 1000.William R.Un antihistaminique d\u2019une grande valeur à faible toxicité et ne produisant que peu ou point d\u2019effets secondaires.Le chlorhydrate de DIATRIN* \u2018Warner\u2019 procure un soulagement symptomatique prompt et efficace de l\u2019urticaire, de l\u2019ædème angionévritique, de la fièvre des foins, de la dermatite médicamenteuse, de l\u2019eezéma ato- pique, du prurit, de la rhinite allergique vasomotrice, troubles dont les manifestations sont attribuées à la libération d\u2019histamine dans les tissus.*Nom déposé Warner & Co., Ltd., 727 King St.West, Toronto. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrerTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 Efficace pour combattre la dépression simple Lorsque la cause des troubles émotifs sous-jacents est manifeste\u2014et qu\u2019elle a été convenablement élucidée\u2014le Sulfate de Benzédrine a démontré son efficacité dans le traitement des dépressions psychogènes bénignes mais tenaces, qui se rencontrent: Durant la vieillesse.Au cours d\u2019un rétablissement post-opératoire prolongé.Pendant des douleurs incessantes.Après un accouchement, créant des problèmes d\u2019ordre psychopatique.Lorsqu\u2019elles sont déclenchées par la ménopause.Pendant une maladie organique chronique, débilitante ou la cause d\u2019impotence.Comprimés de Sulfate de Benzédrine (Sulfate d\u2019amphétamine racémique S.K.F.) l\u2019un des produits fondamentaux en médecine Smith Kline & French Inter-American Corp., Philadelphie & Montréal Concessionnaires pour le Canada: The Leeming Miles Co., Ltd., Montréal.*Nom déposé au Canada.XXXIX L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 vous pouvez maintenant obtenir du même coup un niveau RAPIDE et optimum de pénicillinémie et une concentration thérapeutique SOUTENUE au moyen d\u2019une seule injection provenant d\u2019un seul contenant FLO-CILLIN \u201c96\u201d\u2014Ia pénicilline-retard \u201c96 Jheures\u201d originale\u2014s\u2019obtient maintenant sous une forme plus compléte.On a ajouté à chaque cm3 de la préparation FLO-CILLIN \u201c96\u201d, 100,000 unités de pénicilline G potassique.Vu sa solubilité, la pénicilline potassique s\u2019absorbe rapidement, en provoquant un niveau de pénicillinémie initial assez élevé pour mettre un frein dès le début à l\u2019envahisse- ment des bactéries.Au cours d\u2019une période qui se mesure en jours, il s\u2019opère une absorption lente et régulière du complexe insoluble que forme la pénicilline G procainique dispersée dans de l\u2019huile contenant du stéarate d\u2019aluminium, un sel non miscible à l\u2019eau.Ainsi, avec une seule injection provenant d\u2019un seul contenant, il est maintenant possible d\u2019obtenir un niveau optimum initial de pénicillinémie, , ainsi qu\u2019une concentration san- FLUIDITE PERMANENTE guine thérapeutique qui se NE NÉCESSITE AUCUNE maintient pendant 96 heures chez environ 90 pour cent des ç AGITATION PROLONGEE malades.Flo-Cillin \u201c967 (SURDOSÉE) Nom déposé par Bristol Laboratories pour leur pénicilline G pro- cainique (300,000 unités/cms?) et pénicilline G potassique (100,000 unités/cm3), dans I\u2019huile avec monostéarate d\u2019aluminium i 2%.S\u2019obtient en fioles de 10 cm?Précisez bien dans vos commandes soit Flo-Cillin \u201c\u201c96\u2019\u2019 + (Surdosée), soit Flo-Cillin \u2018\u201896\u2019* Thomas, E.W., et all: J.A.M.ÀA.137: 1517, 1948 LABORATORIES OF CANADA.LTD.286 OUEST, RUE ST-PAUL, MONTRÉAL, QUÉBEC. .dont vous pouvez tirer parti quand la pénicillinothérapie orale est indiquée.Prescrivez simplement les Comprimés Dwlcezs d\u2019Abbocilline(Pénicilline).Les enfants prennent les Comprimés Dulcets pour des bonbons parce qu\u2019ils en ont l'apparence et le goût.Mais vous savez qu\u2019ils constituent une médication puissante, titrée avec précision ct que, dissimulée dans l\u2019excipient parfumé à la cannelle de chaque Comprimé Dulcer d\u2019Abbocilline (Pénicilline), il y a 50,000 unités de pénicilline G potassique cristallisée et 0.25 gramme de carbonate de calcium comme tampon.Vous savez également que, dans ces Comprimés Dulcets, l'amertume de la pénicilline est si bien masquée qu'ils un PUISSANT AGENT PACIFICATEUR peuvent être employés avantageusement soit localement comme des pastilles, ou pour produire un effet général.Et parmi vos malades adultes, ceux qui sont partisans du moindre effort apprécieront ce moyen agréable de prendre de la pénicilline orale.La prochaine fois que vous aurez l\u2019occasion de prescrire de la pénicilline orale pensez à vos malades, à leur assurer une saine thérapeutique qui soit en même temps agréable, et spécifiez les Comprimés Dulcets d\u2019Abbocilline (Pénicilline Potassique Tamponnée).On les trouve en flacons de 12 dans toutes les bonnes pharmacies.Littérature détaillée sur demande.Prenez juste un moment pour la demander aux LaBoraTOIRES ABBOTT LiMITEE, MONTREAL 9.wap.Abbocilline DULCET COMPRIMES DE PENICILLINE POTASSIQUE TAMPONNEE a No op a > = Pre 3 a a ay, > pr # mé iii 5 % ey, no \"a, ~~ i ig: 8° zu, se.\u201cA ET, % rime x = et 2 À > 3 wy a RS oi egy Ron 4 dar a, X a A eee ges i By \u2014s.vi n°4, Ge x of pr .(eh oe a Zr PE Tg be ce 2 pe a 4 a; wf cc < era i on or opi Co rear on 3 à Pa és: Ki 5% oo ns 4 \u2014e Pp pw oA Eo ë ai, ng 3 A = 7 on wert SN Se 220 2 E i 0 55 3 mémo 4 A se 2 a ê rg SA 0 4 ay $5 ?Hort 48 ot, ; x a a 2 a pr # i pu sais RE 5 poi i i ge i A pei § ad Jk co Ess a Gi af A A gl i \u201c # i = He VA a @ 54 2 5 À = ut x sa 2 ; 1 2 Got Be 2 JA ex i Le Sa gs: is A Re > # 7 5 > 5 Bs A i 4 4: i a J pr.ss 2 a 25 Si A i Tres # je A à ee = dit pr a 2 EL 4 ne i Ee 5 + À 4 Si SE ke mots # 2 Er sais \u201ci a = = es A RS Se 5 5 Be A, ss, x # , ® sx rs py rire ttes gr 5 Kg Ba, à or ES = wr en 28 2 \u20ac A igh BR: LE a he $ a us Sa 2 Sf 5 : Se 5 a Sep \"A i - ë kay Ris 5 £2 \u2014 SR BE re = oi + Sn or = in 33 a fi if 7 - _.Pour les U KEK y TITS en DLC rre contre le MM.Amyot (Roma); Arcand Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union lIDédicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 77: (Arthur) ; Archam- (Jules); Archambault (Laurent); Ar- (P.-R.); Autotte (Esdras); Baissette (Gaston); Beauregard (J.-M.); Bélisle (Maurice); Bernier (Alphonse); Bertrand (A.); Boucher (Roméo); Boulais (F.- L.); Boulanger (J.-B.); Boulanger (Jacques) ; Bourbonnais (Earl) ; Bourgeois (Paul); Boutin (J.-R.) ; Brahy (].); Brien (Jules-A.); Brosseau (Victor) ; Burckel (Jean); Cabana (J.-Ernest) ; Cabana (L.-P.); Cantero (Antonio); Caumartin (Paul) ; Cazal (Pierre) ; Champoux (G.-Roger) ; Charbonneau (René); Charest (G.); Charland (Richard-A.) ; Choquette (G.); Cloutier (G.-E.); Cousineau (A.); Dargis (Jean); David (Paul) ; Desranleau (Jean-Marc) ; Desjardins (Edouard) ; Desrochers (Jean-Louis) ; Dhotel (Yves); Dionne (Paul); Dorion (].-Ed.); Duchesne (Laurent) ; Dufresne (Roger-R.); Dufresne (O.); Dussault (Fernand) ; Duvalier (François) ; Faure (Jacques) ; Foisy (J.-P.) ; Forté (Lionel); Fortier (Marcel) ; Frappier (Armand); Fugére (Paul); Gagnon (Jacques) ; Gariépy (J.-U.) ; Gariépy (L.-Henri) ; Gauthier (Bernard) ; Gauthier (C.-A.) ; Gauthier (Gérard) ; Gauthier (Jacques) ; Gélinas (Réal) ; Genest (Jacques); Gervais (Maurice); Gingras (Gustave); Grenier (E.-P.); Grignon (R.); Groulx (Ad.); Guilbeault (Albert); Heim de Balsac (R.); Hood (A.J.G.); Jarry (J.-A.) ; Joly (Pacifique); Joncas (Fernand) ; Jutras (Albert) ; Kozlowski (François Bratek); Labelle (Arcade) ; (Jean); Ladouceur (L.); bault chambault Lacerte Lambert (A.); Lamoureux (Louis); Landreville (J.-A.) ; Laperrière (Vincent) ; Laplante (Aimé) ; Laporte (J.-N.) ; Latraverse (V.) ; Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire); Leblond (Wilfrid) ; Leclerc (Georges) ; Lecours (J.-A.); Legault (Jean- Paul); Legault (Léonard); Léger (Jacques) ; Léger (Jean-Louis); Léger (Lucien) ; Léonard (Gérard); Lépine (Edgar); LeSage (Albert) ; LeSage (Jean); Lessard (Jean-Marc) ; Letellier de Saint-Just (E.); Longtin (Léon); Lortie (Edouard) ; Lussier (Roger) ; Mantha (Léopold) ; Marchand (J.-C.-A.); Marin (Albéric) ; Martin (L\u2019hon.Paul); Masson (Anne-Marie) ; McCormick (W.J.); Meloche (Lorenzo); Ménard (Raymond) ; Meunier (Robert) ; Monfette (Claude); Moreno (Manuel); Morissette (Léopold) ; Nadeau (Gabriel) ; Panisset (Maurice) ; Panneton (Philippe) ; Paquette (J.-P.); Parent (Honoré) ; Patel (Jean); Pelletier (Emile); Pemberton (Ralph) ; Perras (C.); Pesant (julien); Petti- grew (Antoine) ; Piette (Jean) ; Plichet (André) ; Plouffe (Adrien) ; Poirier (Paul) ; Prévot (A.-R.) ; Ricard (Hector) ; Richard (A.-L.) ; Riopelle (j.- L.) ; Robert (Paul); Robillard (Rosario); Rolland (P.-E.); Rouqués (Lucien); Royer (Albert) ; Saint-Martin (Maurice) ; Samson (J.-Ed.) ; Saucier (Jean); Simard (L.-C.); Simard Roland): Smith (Henri); Smith (Pierre) ; Thévenard (André) ; Torré (Pierre) ; Tremblay (Jacques) ; Tremblay (Jean); Trude! (Hermile) ; Vaillancourt (De Guise); Vallée (A.-F.); Vallée (Ls-Yvan): Valois (A.-B.) ; Vézina (Norbert) ; Vidal (].-A.). \u2026Je me sers, en conséquence, actuellement d\u2019un cylindre de bois de seize lignes de diamètre, long d\u2019un pied, percé dans son centre d\u2019un tube de trois lignes de diamètre, et brisé au mileu à l'aide d'un tenon garni de fil qui est arrondi à son extrémité et long d\u2019un pouce et demi.Les deux pièces dont il se compose sont évasées à leur extrémité à un pouce et demi de profondeur, de manière que l\u2019une puisse recevoir exactement le tenon, et l\u2019autre un obturateur de méme forme.\u2026Je n\u2019avais pas cru d\u2019abord nécessaire de donner un nom à un instrument aussi simple; d\u2019autres en ont jugé autrement, et je l'ai entendu désigner sous divers noms, tous impropres et quelquefois barbares, et, entre autres, sous ceux de sonomètre, pectoriloque, pectoriloquie, thoracil-que, cornet médic:1, etc.Je lui ai donné, en conséquence, le nom de stéthoscope, qui me paraît exprimer le mieux son principal usage.\u2026Quielques-uns des signes que l\u2019on obtient par l\u2019auscultation médiate sont très faciles à saisir, et il suffit de les avoir entendus une fois pcur les reconnaître toujours: tels sont ceux qui indiquent les ulcères des poumons, l\u2019hypertrophie du coeur a un haut degré, la communication fistuleuse entre la plevre et les bronches, etc.Mais il en est d\u2019autres qui demandent plus d'étude et d'habitude; et, par cela même que cette méthode d'exploration .porte la précis.n du diagnostic beaucoup plus loin que les autres, il faut aussi se donner plus de peine pour en tirer tout le parti possible.\u2026L\u2019auscultation médiate, d\u2019ailleurs, ne doit pas faire oublier la méthode d\u2019Avenbrugger; elle lui donne, au contraire, une importance toute nouvelle, et en étend l\u2019usage à beaucoup de maladies dans lesquelles la percussion seule n\u2019indique rien, cu peut même devenir une source d\u2019erreurs.Ainsi c\u2019est par la comparaison des résultats donnés par l\u2019un et l\u2019autre procédés que l\u2019on obtient des signes certains et évidents de l\u2019emphysème du poumon, du pneumo-thorax, et des épanchements liquides dans la plèvre.Il en est de même de plusieurs autres méthodes d\u2019exploration plus bornées dans leur objet, et particulièrement de la commotion hippocratique, de la mensuration du thorax, et même de l\u2019auscultation immédiate.Ces méthodes tombées dans l'oubli, et qui par elles-mêmes sont en effet aussi souvent propres à tromper qu\u2019à éclairer le praticien, devienment, dns des cas qui seront exposés dans cet ouvrage, des moyens utiles pour confirmer le diag- noshie établi par l\u2019auscultation médiate et la percussion, et pour le porter au plus haut degré de certitude et d\u2019évidence qu\u2019on puisse obtenir dans une science physique.(Laénnec) BULLETIN LE COLLÈGE DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS ET LES CERTIFICATS DE SPÉCIALITÉ La médecine, qui n'a pas cessé d'être un art, est devenue, depuis le début de notre siècle surtout, une science de plus en plus.précise et compliquée; et beaucoup, parmi ceux qui la pratiquent, ont choisi de se cantonner dans un domaine restreint où ils ont plus de chance d'atteindre à une véritable compétence.Cette préoccupation fort louable a donné aux véritables spécialistes une réputation et souvent une récompense amplement méritées.Mais, plus encore peut-être que ceux qui s\u2019en paralent, le qualificatif a fait fortune ! Aux yeux d'un grand nombre de profanes, le spécialiste est devenu une sorte de surhomme qui n'a plus rien de commun avec le médecin praticien.Un certain nombre de malades et surtout de pseu- do-malades ont tôt fait de diagnostiquer eux-mêmes leur mal et de courir d\u2019un spécialiste à l\u2019autre, à l\u2019année longue, pour recevoir confirmation de leur opinion et, le cas échéant, traitement de « leurs bobos».On leur appliquerait volontiers l\u2019aphorisme de Rhazès: « Celui qui interrogera beaucoup de médecins commettra beaucoup d'erreurs ».Il n\u2019était pas difficile de prévoir que l'engouement que nous signalions plus haut conduirait à des abus.Certains confrères ont voulu profiter de la crédulité populaire et se sont intitulés bravement « spécialistes généraux » ! D\u2019autres, plus nombreux, ont brûlé les étapes et rapporté, de brefs séjours à l'étranger, des connaissances.un peu sommaires qu\u2019ils ont tout de suite exploitées en se consacrant à un domaine particulier de la pratique médicale qu\u2019ils étaient loin de maîtriser.Les incompétents arborant le titre de spécialistes et agissant comme tels causent à leur confrères mieux qualifiés un préjudice grave à plusieurs points de vue et représentent, pour le public en général, un danger dont notre Collège des Médecins et Chirurgiens a compris la gravité.Les amendements projetés aux lois régissant la pratique de la médecine dans notre Province permettront de définir les différentes catégories de spécialistes; ils détermineront les qualifications re- 524 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 quises pour prétendre au certificat de spécialiste; ils règleront le mode de nomination et désigneront les titres que les différents détenteurs de certificat pourront arborer, à l\u2019exclusion de tous les autres membres de la profession.La nouvelle loi prévoit de plus que tout médecin qui, d\u2019une façon quelconque, se présentera comme spécialiste et n\u2019aura pas obtenu le certificat requis à cette fin s\u2019exposera à des mesures disciplinaires variables selon l'offense.Sur ce point, les règlements provinciaux vont plus loin que ceux du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens, qui décernent des certificats de spécialiste, mais ne prévoient pas de sanction contre ceux qui usurpent ce titre.Cette responsabilité nouvelle que prend le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec est tout à fait en accord avec le role que cet organisme s'est efforcé de jouer depuis sa fondation, auprès de la profession médicale et du public en général.On conçoit qu\u2019une innovation de cette envergure ne peut s'exécuter rapidement lorsqu\u2019elle vient déranger un état de choses préexistant.Il faudra probablement du temps avant que les règlements puissent s'appliquer dans toute leur rigueur.Ne retenons, pour le moment, que les motifs qu\u2019on invoque en leur faveur et que nous avons esquissés plus haut.À ce point de vue, les certificats de spécialité représenteront une amélioration indiscutable de la pratique médicale dans notre Province.Roger R.DUFRESNE. Î 4 UN MOT D'ORDRE: À CHICOUTIMI, LES 2 ET 3 JUIN 1949 POUR LE DEUXIÈME CONGRÈS RÉGIONAL DE L\u2019A.M.L.F.C.L\u2019idée des congrès régionaux a rencontré la faveur des membres de notre Association.Il y a deux ans, le congrès régional tenu à Sherbrooke était marqué d\u2019un franc succès.La pleine réussite du Congrès que l\u2019Association tiendra cette année à Chicoutimi, les 2 et 3 juin prochain, est actuellement assurée, à la fois par l'importance des travaux qui y seront présentés, par la renommée des médecins au programme et enfin par le nombre déjà imposant de ceux qui ont définitivement décidé d\u2019y prendre part.En plus de son caractère scientifique, le congrès de Chicoutimi présente un attrait tout spécial pour les médecins et leurs épouses, celui de la croisière au Saguenay, à bord du vapeur Richelieu.C\u2019est la première fois que, dans l\u2019histoire de l\u2019Association, l\u2019occasion leur est offerte de faire un magnifique voyage à bord d\u2019un vaisseau exclusivement réservé aux membres de l\u2019Association.La capacité du vapeur Richelieu a permis aux organisateurs de cette excursion de répondre à toutes les demandes de réservations qui leur ont été adressées à date; un petit nombre de cabines sont encore disponibles qu\u2019ils seront heureux d\u2019accorder à ceux et celles qui en feront la demande.TARIFS (par personne \u2014 2 personnes seulement par cabine) Cabine ordinaire nn.$62.30 à $65.75 Cabine avec véranda Privée mn $69.00 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.EFC.\u2014 Montréal, mai 1949 On est prié de noter que ces tarifs comprennent le transport, le lit de cabine et les repas (en tout onze repas).Point n\u2019est besoin de faire des réservations à Chicoutimi puisque le bateau reste au quai pendant toute la durée du Congres, a la disposition des excursionnistes pour les repas et les lits de cabines, sans frais additionnels.Pour réservation, on est prié de s\u2019adresser en personne, par téléphone ou par lettre au secrétariat de l\u2019Association des Médecins de Langue Francaise du Canada, 326 est, boulevard St-Joseph, Montréal.HA.: 8076.Nous reproduisons de nouveau le tableau de l\u2019itinéraire: Départ Montréal, mercredi, ler juin 1949 6.00 p.m.Départ Sorel, 7 Mo?9.00 p.m.Départ Trois-Rivières, ?voor 11.30 p.m.Arrivée Québec, 5.00 a.m.Départ Québec, 7.30 a.m.Entrée dans le Saguenay, ?vo 3.00 p.m.Caps Trinité, Eternité, \u201d M?5.00 p.m.Arrivée Chicoutimi, ?vo\u201d 7.30 p.m.En remontant le Saguenay vers Chicoutimi. BULLETIN 527 Vendredi, 3 juin, séjour à Chicoutimi.Départ Chicoutimi, Samedi, 4 7 2.00 a.m.Arrivée Murray Bay, 7 9?10.00 a.m.Départ Murray Bay, ?7?2.00 p.m.Arrivée Québec, ?6.30 p.m.Départ Québec, 7 vo\u201d 7.00 p.m.Départ Trois-Rivieres, dimanche, 5 7 1.30 a.m.Départ Sorel, > voor 3.00 a.m.Arrivée Montréal, \u201d D» 8.00 a.m.En terminant, nous répétons le mot d\u2019ordre: y A CHICOUTIMI, les 2 et 3 juin 1949.PROGRAMME DU CONGRES PATRONS Son Excellence Monseigneur Georges Melançon, évêque de Chicoutimi.L'Honorable Antonio Talbot, C.R., ministre de la Voirie.I Honorable Albiny Paquette, M.D., Ministre de la Santé.L'Honorable Mare Trudel, M.D., président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec.Monsieur Paul-Edmond Gagnon, M.P.Monsieur J.-A.Dion, M.P.Docteur Antonio Auger, M.P.P.Monsieur Antoine Marcotte, M.P.P.Docteur Eugène Thibault, président de la Fédération des Sociétés Médicales de la province de Québec.Docteur Roland Décarie, président de l'Association des Bureaux Médicaux de la province de Québec.Son Honneur Georges-H.Smith, maire de la cité de Chicoutimi. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 PROGRAMME GÉNÉRAL Jeudi, 2 juin 1949 21 : heur m.Co Heures a 4 1eures p.m Inscription sur le bateau RICHELIEU.10 heures & 12 heures a.m.8.30 heures p.m.: Ouverture officielle du Congres: Bienvenue du Président, docteur E.Potvin.Allocution du Directeur général, docteur Donatien Marion.9 heures à 11 heures p.m.: Cocktail à l\u2019hôtel Chicoutimi (les dames sont invitées).11 heures.\u2014 Temps libre.Vendredi, 3 juin 1949 8.45 heures a.m.\u2014 L\u2019inscription se continue à l\u2019Hôtel-Dieu de St-Vallier.845 \u201d am.\u2014 Programme scientifique à l\u2019Hôtel-Dieu de St-Vallier.1130 \u201d am \u2014 Diner buffet gracieusement offert par les religieuses de l\u2019Hôtel-Dieu.100 \u201d p.m.\u2014 Programme scientifique à l\u2019Hôtel-Dieu.200 7 p.m.\u2014 Assemblée du Conseil de l\u2019Association à l\u2019Hôtel-Dieu.330 \u201d p.m.\u2014 Temps libre.700 \u201d p.m.\u2014 Dîner de clôture \u2014 Hôtel Chicoutimi.Conférencier d\u2019honneur: Dr Ls.-J.Gobeil, Grande Baie.10.00 heures p.m.\u2014 Danse à l\u2019hôtel Chicoutimi.PROGRAMME SCIENTIFIQUE 2e Congrès Régional de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.SECTION DE MÉDECINE Vendredi, 3 juin 8.45 heures a.m.\u201cSédimentation\u201d Dr Gaston Leduc \u2014 Roberval.9.00 \u201d a.m.\u201cDiabète\u201d Dr Paul Brassard \u2014 Roberval.915 \u201d am.\u201cMononucléose infectieuse\u201d Dr J.-E.Morin \u2014 Québec.930 \u201d am.\u201cMédecine industrielle\u201d Dr E.Beaulieu \u2014 Porf Alfred.Dr R.Gagnon \u2014 Arvida.945 7 am.\u201cConsidération sur le traitement du zona au bureau du praticien\u201d Dr Ls.-J.Gobeil \u2014 Grande Baie.10.00 \u201d am.\u201cStreptomycine et tuberculose\u201d Dr Gérard-O.Tremblay \u2014 Chicoutimi.10.15 \u201d \u201cAgranulocytose\u201d Drs Gaston Lapointe et W.Lachance \u2014 Chicou- timi. 10.30 10.45 11.00 11.15 1.45 [ 2.00 | 2.15 \u201ca.ma.m.a.ma.m.a.ma.m.1.00 heure p.m.p.m.p.m.p.m.p.m.pm.p.m.BULLETIN 529 \u201cPersistance du canal artériel\u201d \u2014 Gérard Boudreault \u2014 Chicoutimi.\u201cLeucorrhée\u201d Drs Vincent Guimond et W.Lachance \u2014 Chicoutimi.\u201cEmploi combiné du curare et du métrazol dans le traitement de l\u2019éthylisme aigu\u201d Dr Gaston Comtois \u2014 Chicoutimi.\u2018\u201cMoniliase pulmonaire\u201d Drs Hector Lemieux et W.La- chance \u2014 Chicoutimi.SECTION DE CHIRURGIE \u201cJacobeus\u201d \u2014 Considération technique et clinique.Dr Henri Pineault \u2014 Roberval.\u201cMole hydatiforme et chorio-épitholiome\u201d Dr Henri Vaillancourt \u2014 Jonquière.\u201cTraitement du pied bot congénital\u201d Dr L.-P.Moreau \u2014 Montréal.Dr J.-L.Petitclere \u2014 Québec.\u201cEmploi du Tantalum dans la réparation des parois\u201d Dr Dominique Gaudry \u2014 Chicoutinn.\u201cA propos de perforation d\u2019uleus peptique\u201d Dr Emile Simard \u2014 Chicoutimi.PROGRAMME DE LA SECTION DES DAMES Comité des dames Docteur Rodolphe Madore Chicoutimi ?Vincent Guimond Chicoutimi ?Gustave Gauthier Chicoutimi ?Antoine Lapointe Jonquière \u201d L.-Ph.Munger Jonquière ?Adrien Plante Roberval Madame Eugène Tremblay ?Egide Lemieux William Tremblay 7 Rodolphe Madore Gustave Gauthier Gérard Tremblay Dominique Gaudry Emile Beaulieu Madame Antoine Lapointe ?Henri Vaillancourt ?Ernest Marchand Emile Simard Roméo Gagnon Vincent Guimond ?Wilfrid Lachance Gaston Lapointe ?Gérard Boudreault ?Geo-Th.Gauthier » Edmond Potvin Annette Tremblay Jeudi.2 juin 1949.11.00 \u201d p.m.Temps libre.Vendredi, 3 juin.8.30 heures p.m.Ouverture officielle du Congres.9.00 \u201d pm.Cocktail a \u2019hotel Chicoutimi.Danse à l\u2019hôtel Chicoutimi.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteTIN AMLFC, \u2014 Montréal, mai 1949 Chicoutimi Chicoutimi Chicoutimi Chicoutimi Chicoutimi Chicoutimi Chicoutimi Port-Alfred Jonquière Jonquière Kénogami Chicoutimi Arvida Chicoutimi Chicoutimi Chicoutimi Chicoutimi Chicoutimi Chicoutimi Chicoutimi 9.30 heures a.m.Ralliement sur le quai au bateau Richelieu.10.00 \u201d am.Départ en autobus pour Jonquière, Kénogami et Shipshaw.1200 \u201d am.Lunch au Saguenay Inn \u2014 Arvida.430 7 pm.Réunion des dames à l\u2019Hôtel-Dieu St-Vallier de Chicoutimi.Thé gracieusement offert par les religieuses de l\u2019Hôpital.700 \u201d pm.Dîner de clôture \u2014 Hôtel de Chicoutimi.(L\u2019habit n\u2019est pas de rigueur). L\u2019AIDE DE L\u2019ÉTAT À LA MÉDECINE LE LABORATOIRE ET LE PRATICIEN «Tout dive, c'est ne rien dire; tout montrer, cest ne Tien faire voir» (BABONNEIX) L'Association des Médecins de l\u2019Est de Montréal a pris l'initiative d\u2019organiser, cette année, quatre dîners-causeries pour étudier les problèmes actuels du praticien et l\u2019aide de l\u2019Etat à la médecine.Elle pourra réaliser son projet, grace a l'esprit de coopération et à la générosité de quatre maisons de spécialités pharmaceutiques de l\u2019est de la métropole.À chacun de ces dîners, un conférencier de choix expose la question à l\u2019ordre du jour, en tenant compte à la fois des besoins de la profession médicale et de la santé publique.Ce conférencier exprime son opinion personnelle sur le problème et ce qu\u2019il dit n\u2019engage nullement l\u2019Association, ce qui lui permet de parler en toute liberté.Après quoi, il s\u2019ensuit une discussion générale, à laquelle les convives à tour de rôle sont invités à participer.Cemme conclusion pratique de la soirée, un vœu exprimant l\u2019opinion de la majorité des membres présents sur le sujet, est adopté et transmis aux autorités compétentes.De cette façon, les membres de l\u2019Association des Médecins de l\u2019Est, conscients de la gravité de l\u2019heure et des dangers qui nous menacent, auront pris position, au cours de la présente année, sur des problèmes aussi impcrtants que « le laboratoire et le praticien », «!e praticien et les hôpitaux », «le praticien et les spécialistes », « le praticen et l\u2019Université ».Sur « le laboratoire et le praticien », l\u2019Association a exprimé le vœu « que les pouvoirs publics contribuent à augmenter le nombre de nos compétences, dans ce domaine, par l\u2019octroi de bourses d\u2019études à des médecins désireux de se spécialiser dans le laboratoire et les rayons X et qu\u2019ils leur accordent, par la suite, une situation convenable avec une juste rémunération ».Nos hôpitaux se multiplient dans la province.C\u2019est foit bien.Mais il nous fout plus de compétences dans le laboratoire et plus de laboratoires.Il en faut non seulement dans les hôpitaux, mais éga!ement dans les unités sanitaires, en raison des distances, de manière à permettre à tous les médecins de faire bénéficier leurs malades de ces examens et, partant, de protéger plus efficacement la santé publique.Ne l\u2019oublicns pas, c\u2019est le diagnostic, c\u2019est-à-dire la connaissance de la nature de la maladie, qui est à 'a base de la pratique médicale.Et l\u2019on peut de nos jours pratiquer la médecine, comme on lc faisait avant les découvertes de Pasteur ct de Rœntgen.Les médecins de clientèle générale, qui traitent la majorité des citoyens d\u2019un pays, représentent une force qu\u2019il convient de respecter, et dont la coopération est indispensable à la sauvegarde et au maint\u2018en de la santé publique.Autrement, quel'e raison d\u2019être auraient nos facultés de médecine et quelle valeur aurait leur enseignement? 532 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 Bien que la plupart de ces praticiens ne soient pas attachés à des hôpitaux, ils n\u2019en font pas moins d\u2019excellent travail en clientèle, et si on leur permettait de soigner dans les mêmes conditions que les médecins des hôpitaux, ils feraient mieux encore qu\u2019ils ne font en ce moment.Comme l\u2019a si bien dit notre regretté confrère, le professeur Oscar Mercier, vice-doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, «il ne faut pas d\u2019individualisme d\u2019une classe, en l\u2019occurrence des médecins des hôpitaux, mais une égalité pour tous les médecins, ce qui sera la seule manière d\u2019établir le salut pour tous ».Mercier était préoccupé de ces problèmes.A instar de ses collègues de la province d\u2019Ontario, il concevait « l\u2019unité sanitaire comme un véritable bureau de consultants, qui se déplacent de village en village, pour étudier avec le praticien les cas qu\u2019il veut leur présenter » (L\u2019Union Médicale du Canada, 1936, p.156).Les biologistes et les radiologistes ne sont-ils pas des consultants, des confrères avec qui on peut discuter de l\u2019opportunité et de l\u2019interprétation d\u2019un examen de laboratoire ou d\u2019une exploration radiologique?Une dernière question se pose.Vaudrait-il mieux que ces examens soient gratuits pour tous, comme l\u2019a suggéré le professeur Eugène Robillard, lors de notre premier dîner-causerie au Club Canadien le 22 février dernier?(Voir L'Union Médicale du Canada, 1949, p.462).L'idée est audacieuse, pleine d\u2019intérêt, mais surprend quelque peu au premier abord.Toutefois, après réflexion, on se rend compte qu\u2019elle peut être réalisable, dans certaines conditions, et que ce sera probablement la formule de l\u2019avenir.Mais, pour le moment, ce qu\u2019il nous faut, c\u2019est un plus grand nombre de compétences dans le laboratoire et les rayons X.Il en manque même dans nos grands hôpitaux, de l\u2019aveu des chefs de service, qui n\u2019ont pas suffisamment d\u2019assistants et qui sont surchargés de travail.Et c'est pourquoi l\u2019Association des Médecins de l\u2019Est a exprimé un vœu dans ce sens.Sur ce point, je crois, tout le monde est d\u2019accord.C\u2019est le bon sens méme.II faut commencer par le commencement.Aux pouvoirs publics de prendre leurs responsabilités.Paul LETONDAL, Président de l\u2019Association des Médecins de l\u2019Est de Montréal. UTILISATIONS RÉCENTES DE LA RADIOACTIVITÉ EN BIOLOGIE ! Léonard-F.BELANGER, Professeur titulaire d\u2019Histologie et d\u2019Embryologie, Université d\u2019Ottawa.Si l\u2019on considère les progrès de la médecine sur le vaste terrain des opérations de l\u2019intelligence humaine, on voit qu'ils occupent une place relativement humble.On se rend compte également que les grands mouvements en ce domaine, comme dans toutes les autres spécialités de la science, sont conditionnés par l\u2019avance générale et surtout par les découvertes se rapportant à la constitution intime de la matière.A ce compte, avec la réussite récente, par les physiciens, de la fission nucléaire, la médecine est entrée dans l\u2019Âge dit atomique.Elle y a trouvé le fourneau atomique et les radiochimistes, produisant pour son usage des isotopes radioactifs en quantité et variété croissantes.Mais hélas ! comme Mars suit et souvent dirige la main de la science, le médecin a rencontré aussi, au début de l\u2019ère atomique, des syndromes nouveaux, résultats de cette symbiose néfaste.Le présent exposé a pour but de présenter un résumé de la littérature récente sur les usages biologiques des découvertes de la physique nucléaire.Voyons d\u2019abord ce qu\u2019ont fait les bombes; nous pourrons constater par la suite ce que l\u2019on a déjà accompli, au point de vue médical, dans la clinique et au laboratoire.UTILISATION DE L\u2019ÉNERGIE NUCLÉAIRE POUR FINS MILITAIRES: LES EFFETS D'UNE EXPLOSION ATOMIQUE La littérature sur les événements d\u2019Hiroshima, Nagasaki et Bikini est déjà abondante, mais souvent fantaisiste et entremêlée de considérations d\u2019ordre politique.Voici quelques faits importants.Les effets biologiques d\u2019un bombardement atomique par air peuvent être rapportés à 1.Communication au XIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Ottawa-Hull, septembre 1948.quatre phénomènes, résultant de la libération soudaine d\u2019une énorme quantité d\u2019énergie: 1) La commotion directe ou indirecte, résultant de l\u2019explosion.On compte que 95 pour cent des populations japonaises qui se sont trouvées en dedans de 4 de mille du point d'attaque ont péri de cette façon.2) L\u2019émission de radiations électro-magné- tiques de toutes sortes: rayons infra-rouges, lumineux, ultra-violets et gamma.3) La mise en mouvement de particules subatomiques, neutrons et électrons, causant l\u2019ionisation tissulaire.4) Enfin, l\u2019inhalation ou l'absorption de substances radioactives ou encore le contact avec ces substances.Les effets propres des radiations ont été reconnus à des distances considérables de la zone d\u2019hécatombe initiale.Les brûlures par infra-rouges semblent avoir été plus impressionnantes que dommageables.Les vêtements blancs ou de couleur pâle ont eu un effet protecteur.À Bikini, les animaux d'expérience ont été bien protégés par leurs poils contre ces brûlures.Certains d\u2019entre eux, d\u2019après le rapport de Shileds Warren, ont été préalablement rasés et enduits d\u2019un onguent qui fut très efficace.L'effet des rayons gamma, le plus lent à se manifester, a donné lieu à une série de phénomènes plus ou moins intenses chez les sinistrés qui ont survéeu.1) Syndrome lympho-sanguin.Au début, atrophie marquée du système lymphoïde, accompagnée souvent d\u2019ulcérations amygdaliennes ou entériques.Diathèses hémorragiques: fragilité capillaire, hémorragie, leucopénie, anémie de type aplastique.Disparition progressive et irrégulière de la moelle rouge. DI4 2) Syndrome génital.Destruction du tissu germinatif avec apparition subséquente de cellules basophiles dites de castration, dans l\u2019hypophyse antérieure.3) Phénomènes superficiels bien connus des radiologistes: radiodermite, épilation, formation de chéloïdes.On a beaucoup parlé des effets génétiques mais plutôt d\u2019une façon spéculative.Les avor- temen s spontanés et la stérilité, du moins temporaire chez la femme comme chez l\u2019homme, ont été fréquemment constatés à Hiroshima.Il est évidemment trop tôt pour parler de mutations chez les descendants des humains et autres animaux supérieurs qui ont survéeu au cataclysme.Dans l\u2019expérience de Bikini, des graine: de blé d\u2019inde furent exposées de façon à recevoir pratiquement les seuls rayons gamma.Une étude systématique de ce matériel, faite dans les laboratoires de l'Université Cornell et dont les résultats furent publiés récemment dans Science, a révélé une acticn comparable à celle d\u2019une dose de 15000 r/ Roentgen: stérilité partielle, croissance scrofuleuse, déficiente en chlorophylle et altérations chromosomiales.Il semble donc que la possibilité pour la bombe de type atomique de frapper dans le temps et de créer pour l\u2019avenir des races monstrueuses soit très réelle.D\u2019autres manifestations d\u2019ordre cellulaire ont été récemment investiguées dans des condition: de laboratoire.Selon Brues, la mort cellulaire par irradiation serait due partiellement à l\u2019ionisation de l\u2019eau et aussi à la suspension de l\u2019activité de certaines enzymes du groupe sulphydril.Stowell explique l\u2019effet sélectif des radiations sur les cellules en mitose par la rupture de l\u2019équilibre métabolique qui est responsable de la formation des acides ribo et désoxyribonucléiques, substances qui sont à la base de la composition du noyau cellulaire.USAGES CLINIQUES DES ISOTOPES La littérature sur l\u2019usage clinique des isotopes radioactifs est déjà impressionnante, les L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 ButeTN AM.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 travaux de base ayant précédé de longtemps l'invention du fourneau atomique.Ces éléments furent d\u2019abord produits en laboratoire.par bombardements provenant du noyau en désintégration des métaux radioactifs naturels.Plus tard le cyclotron de Lawrence et autres mitrailleurs subatomiques permirent la fabrication de quantités plus considérables mais encore infimes et réservées aux seuls experts.En thérapeutique.\u2014 On peut résumer les résu tats en disant que les isotopes radioactifs de substances naturelles représentent une extension de la cur.ethérapie.Grace à leurs affinités biologiques, ils peuvent infiltrer l\u2019organisme au loin et quelquefois de façon spécifique, pc rtant avec eux la source de rayonnement qui causera la mort ou, pour le moins, un désordre intense, dans les cellules qui en seront les hôtes.On peut imaginer, de ce:te façon, que ces isotopes puissent devenir en théorie une arme de choix contre le cancer, à condition que l\u2019on trouve des substances qui seront absorbées électivement par la cellule cancéreuse et que l\u2019on vienne à fabriquer ces substances, synthétiquement, en faisant entrer dans leur composition un ou plusieurs de ces éléments irradiants.A Theure actuelle, cette condition est réalisée pour au moins un de nos organes, à savoir la glande thyroïde, dont l\u2019affinité pour l\u2019iode est bien connue.Le traitement du cancer par le radioiode est s.mple et efficace, du moins dans certa.ns cas de choix.La cause principa\u2018e des échecs résulte du fait que la cellule cancéreuse parfois se différencie et perd sa propriété adulte de fixer l\u2019iode.On comprend que, contre une néoplasie de ce genre, le radio- jode soit sans effet.En général, la technique contre le cancer métastatique consiste à administrer une dose de 200 millicuries, que l\u2019on répète au bout de deux mois, après « mûrissement » des métastases.L\u2019action destructive de l\u2019épithélium glandulaire est aussi recherchée dans les cas inopérables de goitre toxique, où l\u2019on obtient au moins une rémission des symptômes.Un autre exemple de localisation heureu- BÉLANGER : RADIOACTIVITÉ EN BIOLOGIE se est celle du phosphore, lequel entrant dans la composition du tissu squelettique, au pourtour de la moelle rouge, semb'e l\u2019agent d\u2019attaque idéal contre les tumeurs osseuses, pouvant ainsi atteindre à la source certaines dyscrasies sanguines.Jusqu\u2019à présent, les essais de cet ordre n\u2019ont pas répondu pleinement aux espérances.Contre le sarcome d\u2019Ewing, le radiophos- phore s\u2019est malheureusement montré inefficace.Dans la leucémie myéloïde, il semble plus efficace que les rayons X, mais hélas ! sans cffet permanent.Contre la polyglobulie par contre, le tral- tement par le radiophosphore est déjà l'arme de choix.On sait que les différentes cellules du sang adulte sont sélectivement attaquables par les radiations.Après une dose de 3 millicur:es de P32, on voit s\u2019abaisser progressivement d\u2019abord le taux des lymphocytes, puis celui des éléments granuleux, puis celui des p'a- quettes sanguines et enfin le taux des globules rouges.Au bout de trois mois, alors que le taux des trois groupes initiaux a depuis longtemps regagné les proportions norma'es, le taux des globules rouges sera à 50 pour cent environ de la proportion initiale et il se maintiendra encore longtemps à ce niveau.Il sem- b'e que l\u2019on puisse maintenir une proportion de 5 à 6 millions d\u2019hématies par millimè\u2018res eube de sang, en administrant une dose relat vement faible, à interval'es de 3 à 4 mois.Une application très ingénieuse de l\u2019ac\u201cion curiethérapique du radiophosphore est décrite par Bertram Low-Beer, dans l'American Journal of Roentgenology, livra'son de juillet 1947.Il s\u2019ag:t de l\u2019irradiation de tumeurs superficielles, telles que verrues, angiome ec.même épi\u2018héliomas cutanés contre 'esquels l'auteur a obtenu un effet curatif en plaçant à leur contact des morceaux de papier filtre imbibés d\u2019une solution de radiophosphore: irradiation continue et parfaitement contrô- léc.Au service du diagnostic clinique, les iso- tepe : radioactifs d\u2019éléments naturels ont rendu, à date, de grands services.535 Connaissant le taux normal d\u2019entrée de l\u2019iode dans la thyroïde (entre 15 et 35 pour cent de la quantité injectée), on peut penser à une insuffisance glandulaire ou à l\u2019hyperactivité, lorsque ce taux s'abais:e ou s\u2019élève au delà de ces limites.Entre les mains du William Sweets, du « Massachusetts General Hospital » a Boston, le radi phosphore s\u2019est avéré une arme utile pour le diagnostic des tumeurs intracrâniennes.Dans le tissu cérébral où les mitoses sont habituel ement très rares, l\u2019entrée du radio- phosphore, sous forme d\u2019acide nucléique et de phospholipides, au niveau d\u2019une zone de pro- liférat.on, est suffisante pour être décelée par un ionomètre de précision dans le genre «du compteur de Geiger-Mueller.Le radicfer a été employé de façon ingénieuse pour l\u2019étude de la longévité des globules rouges circulants.Le fer radioactif est administré à un donneur et les globules rouges chargés de cet élément sont injectés à un receveur.En ce terrain préalablement vierge de radioactivité, la disparition progressive des globules actifs peut être facilement suivie.D\u2019après les auteurs de ces expériences, la vie moyenne du globule rouge adulte circulant serait de 100 à 150 jours, soit de 2 à 3 fois plus que ce l\u2019on croyait dans le passé.Le radiosodium est l\u2019agent idéal pour l\u2019étude du temps circulatoire.Il a été utilisé aussi pour l\u2019étude de la formation et de la circulation du liquide céphalo-rachidien.Dans un domaine plus éloigné des applications cliniques, la physiologie comparée, il a permis la démonstration quantitative de la valeur fonctionnelle propre des différentes variété: d\u2019appareils placentaires.LA PART DU LABORATOIRE, HISTO-PHYSIOLOGIE Il va sans dire que les isotopes radioactif : des éléments naturels nés en laboratoire vont aussi trouver, au laboratoire même, de nombreuses façons d\u2019être utiles.Les travaux basés sur des comparaisons ionométriques à l\u2019aide du compteur de Geiger- 236 Mueller sont déja trop nombreux pour pouvoir même être énumérés dans une étude de ce genre.Je me bornerai à expliquer des progrès récents accomplis chez nous dans le domaine de la localisation tissulaire des éléments radioactifs.A l\u2019heure actuelle, le compteur de Geiger- Mueller, si précis qu\u2019il puisse être dans le dosage de la radioactivité, est désappointant comme localisateur, étant nécessairement imprécis à cause de sa large surface d\u2019approche.Tout au plus peut-on obtenir avec cet appareil des localisations d\u2019organes.Aussi, dès 1924, l\u2019idée était venue au professeur Lacassagne et à son collaborateur Lattés d\u2019utiliser, pour fin de localisations intra-organiques, les effets des radiations sur la plaque photographique.C\u2019était la vieille expérience de Becquerel, la première manifestation de l\u2019ère atomique, transportée dans le domaine de la biologie.: En plaçant la surface de section d\u2019un bloc histologique en contact avec une plaque photographique et en comparant l\u2019image obtenue avec une coupe de même provenance, ils réussissent à démontrer, entre autres choses, que du polonium ingéré sous forme soluble était retrouvé dans les masses lymphoïdes de la paro1 intestinale.Hamilton, Soley et Fichorn d\u2019une part, et surtout Charles Leblond, se sont servis d\u2019une technique analogue pour étudier la physiologie thyroïdienne avec le radioiode.Leblond a obtenu des localisations plus précises que les précédentes, en se servant de coupes histologiques d\u2019épaisseur minime, comme sources d'irradiation.Toutefois, ces images étaient encore difficiles à interpréter et les localisations étaient limitées à de larges accumulations.En 1946, Bélanger et Leblond publièrent une méthode qui obviait en grande partie à ces difficultés.Une localisation de qualité histologique est maintenant possible grâce an mariage de la plaque photographique avec le spécimen histologique.L\u2019émulsion appliquée L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuters AM LEC.\u2014 Montréal, mai 1949 directement sur la coupe montre, après une exposition suffisante.aux rayons qui se dégagent de celle-ci, une image « autographique » superposée à la source de radiation.Cette technique a permis, à date, des constatations histo-physiologiques intéressantes.Photographie non retouchée d\u2019une préparation auto- graphique par la méthode de superposition (ref.nos 3 et 15).Grossissement: x 17.Cette image représente la tête du tibia d'un rat en croissance (30 gms environ), traité avec une dose localisatrice de radiophosphore.Sur le fond de tissu coloré à l\u2019hématoxyline- éosine, la présence du radiophosphore est décelée par le noircissement de l\u2019émulsion photographique.On peut noter sur l\u2019image que le noircissement est généralisé dans la région immédiatement subjacente au cartilage de conjugaison, indiquant un échange complet de phosphore en cette zone de néo-ossification.| Au contraire, les travées osseuses plus anciennes de la diaphyse et de l\u2019épiphyse montrent un centre clair, les échanges, ici, se produisant seulement à la périphérie de la travée.(Travail inédit de Leblond, Bélanger et al.) Pour une part, des études faites à McGill avec le radioiode ont permis à Leblond une meilleure compréhension du fonctionnement de la thyroïde. BÉLANGER: RADIOACTIVITÉ EN BIOLOGIE 537 D\u2019autres travaux sont exécutés conjointement à McGill et à l\u2019Université d\u2019Ottawa dans le but de connaître le mécanisme intime de déposition du phosphore au niveau des os et des dents.Des faits intéressants ont été révélés à date, par la méthode autographique et confirmés par des dosages de radioactivité spécifique.Par exemple, on sait maintenant que les diverses régions d\u2019un os long en développement se comportent de façon différente par rapport au phosphore circulant: la métaphyse fixe le phosphore rapidement, tandis que le périoste et l'endoste de la diaphyse l\u2019absorbent plus lentement, mais le gardent plus longtemps, et que l\u2019os compact intermédiaire à ce niveau est encore plus lent à échanger.Ce comportement varié est peut-être fonction de l\u2019âge histogénétique et de la spécialisation cellulaire.Il peut s\u2019agir aussi de formations cristallines de plus en plus complexes, ou simplement de variations circulatoires anatomo-physiologiques.Nous espérons, dans un avenir rapproché, pouvoir, en répondant à ces questions, ajouter quelques pages à ce chapitre captivant de l\u2019histo-physiologie \u2014 à moins que l\u2019éclair qui a déjà brillé en Orient ne vienne illuminer dans le ciel d\u2019Occident les dernières secondes d\u2019une civilisation qui n\u2019aura pas su trouver le temps de vieillir.BIBLIOGRAPHIE 1.A.ARCAND: « Les protéines et le cancer.» Union Médicale du Canada, 77: 931-933, 1948.2.D.L.BARTHELINK: Communication personnelle.3.L.F.BELANGER et C.P.LEBLOND: «A method for locating radioactive elements in tissues by covering histological sections with a protogra- phic emulsion.» Endocrinology, 39: 8-13, 1946.4.A.M.BRUES: «Pathologic effects of ionizing radiation and radioactive materials.» Biochem.Jour., 42: 22, 1948.5.E.H.DRAEGER et S.WARREN: « Medicine at the Crossroads.» U.S.Navy Med.Bull, 47: 219-225.1947.6.GREENBERG et AL: «A study with radioactive isotope of the permeability of the blood to cere- bro-spinal fluid by barrier to ions.» Am.J.Phys, 140: 47, 1943.7.J.GROSS et C.P.LEBLOND: « Histological localization of radioactive elements.» McGill Med.Journal, 15: 1-40, 1946.8.H.B.JONES: «Recent developments in Medical Physics having application to radiation therapy.» Am.J.Rad.58: 1-3, 1947.9.A.LACASSAGNE et C.LATTES: J.Radiol.et Elect., 9: 1, 1925.10.C.P.LEBLOND: J.Anat., 77: 149, 1943.11.Id.Stain Tech., 18: 159, 1943.12.G.V.LEROY: «The medical sequelae of the atomic bomb explosion.» J.A.M.A, 134: 1143, 1947.13.B.V.A.LOW-BEER: «Radioactive Phosphorus as an External Therapeutic Agent in Basal cell carcinoma, warts and haemangioma.» Am.J.Rad., 58: 4-9, 1947.14.L.D.MARTINELLI et AL: «Retention of Radioactive Iodine in Thyroid carcinomas; histo- pathologic and radio-autographic studies.» Am.J.Rad., 58: 17-32, 1947.15.W.L.PERCIVAL et C.P.LEBLOND: «Rapid exchange of the bone salts in newborn rats as demonstrated with radioactive phosphorus.» Rev.Can.de Biol, 7: 217-235, 1948.16.L.F.RANDOLPH, A.E.LONGLEY et Ching SIUNG LI: «Cytogenic effects in corn exposed to atomic bomb ionizing radiation at Bikini.» Science, 108: 13-14, 1948.17.R.SCHREK: «Dark field observations on lymphocytes exposed to X-rays and other injurious agents.» J.Exp.Biol.and Med, 64: 15802, 1947.18.J.W.T.SPINKS: « The use of radioactive tracers in chemistry.» Proc.of the Conf.on Nuclear Chemistry, Chemical Inst.of Can.(1947).19.R.E.STOWEL « The effects of Roentgen Radiation on the thymonucleic acid content of trans- plantable mammary carcinoma.» Can.Res.5: 169-178, 1945.20.S.WARREN: «The pathologic effects of an Instantaneous dose of radiation.» Can.Res.6: 449-453, 1946. CONTRIBUTION À L\u2019ÉTUDE DE L\u2019HYPERTENSION D\u2019ORIGINE HORMONALE (suite) * Paul DONTIGNY, HYPERTENSION COMME CONSEQUENCE DUN DE- SÉQUILIBRE FONCTIONNEL DES GLANDES PITUITAIRE ET SURRÉNALES.1° Le rôle des surrénales La médullarre.a) Constatations cliniques.La découverte d'une substance hypertensive dans un extrait de la médullo-surrénale (392) et de son principe actif, l\u2019adrénaline (7, 511), a éveillé un grand intérêt chez certains chercheurs (285, 532) au sujet de sa relation avec hypertension.Vaquez (532), qui a observé l\u2019association fréquente de l\u2019hyperplasie surré- nalienne et de l\u2019hypertension, a é\u2018é le fondateur de la théorie voulant que l'hypertension résulte de l\u2019augmentation de la sécrétion de l\u2019épinéphrine.En 1922, Labbé, Tinel et Doumer (312) ont été les premiers à décrire l\u2019hypertension, de type paroxystique, chez des sujets porteurs de tumeurs du tissu chromaffine (paragangliome) de la glande surrénale.L\u2019énorme fluc uation de la pression artérielle caractéristique et dépendante de cette tumeur pouvait s\u2019observer chez le malade plusieurs fois par jour.Durant un de ces accès hypertensifs, le patient présentait des signes d\u2019une vaso-constriction intense, tels que la pâleur et le refroidissement des extrémités; des signes de sympathicotonie: tachycardie, mydriase, ete.Habituellement le patient mourait d\u2019œædème aigu du poumon et à l\u2019autopsie on trouvait, comme seule cause de hypertension, une tumeur de la médullo- surrénale.Cette maladie est plutôt rare, mais le nombre de cas diagnostiqués et guéris par l\u2019ablation chirurgicale de cette tumeur a augmenté 1.Voir L\u2019Union Médicale du Canada, avril 1949, p.416.Médecin à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).rapidement depuis la première description de ce syndrome.Plusieurs auteurs ont décrit et analysé des cas semblables et rapporté le sue- \u2018cès de leurs opérations (49, 71, 77, 80, 200, 268).Il est à noter, cependant, que le diagnos- tie de cette maladic n\u2019est pas toujours facile.Bien que ce type d\u2019hypertension soit surtout caractérisé par la grande fluctuation des phénomènes tensionnels, il peut arriver, dans certains cas, que la pression artérielle se maintienne constamment élevée ct soit prise pour de l'hypertension essentielle.Castleman et Smithwick (85) ont trouvé deux cas semblables chez les 100 premiers sympathectomisés pour hypertension.Après l\u2019ablation des tumeurs médullaires, les deux patients furent guéris.Il est intéressant de noter que toute excitation émotionnelle ou encore le massage de la région tumorale peuvent déclencher un accès tensionnel et que tous ces symptômes disparaissent après l\u2019extirpation de la tumeur (49, 526).Si ce type d\u2019hypertension persiste assez longtemps, il peut donner lieu, dans le fond de l\u2019œil, à des phénomènes exsudatifs, voire même à des hémorragies rétiniennes (49, 526).Comment expliquer, dans certains cas, la persistance de l\u2019hypertension entre ces accès paroxystiques de la tension?On ne peut s\u2019en prendre aux vaisseaux, puisque, après l\u2019ablation de la tumeur, l\u2019hypertension ne persiste pas.Vogt (539) a tenté d\u2019expliquer ce phénomène de la façon suivante: chez des chiens et des chats éviscérés, l\u2019injection d\u2019une quantité physiologique d\u2019adrénaline ou encore la stimulation des nerfs splanchniques provoquent une augmentation de la sécrétion des hormones corticales, augmentation qui correspond plusieurs fois à la valeur normale.Cette action ne se produit pas par l\u2019intermédiaire de l\u2019hypophyse, ce qui fait croire à la possibilité DONTIGNY: HYPERTENSION D'\u2019ORIGINE HORMONALE 539 d\u2019un contrôle indirect de l\u2019activité du cortex par le système nerveux sympathique.b) Constatations expérimentales.L\u2019action de l\u2019adrénaline est transitoire, et cette hormone est rapidement détruite dans l\u2019organisme.L'administration de grosses doses est pratiquement impossible du fait qu\u2019elles provoquent un œdème pulmonaire fatal.Plusieurs auteurs (286, 310, 278, 505) ont étudié les effets de l\u2019administration prolongée d\u2019adrénaline sur les vaisseaux de différentes espèces animales et provoqué ainsi, dans les artères et les artérioles, des lésions d\u2019hypertrophie, de nécrose et de sclérose.En 1905, Josué (287) a rapporté avoir obtenu une hypertension permanente chez le lapin, par l\u2019administration chronique d\u2019adrénaline.Ce résultat n\u2019a cependant pas été confirmé.Le cortex.a) Constatations cliniques.La corticale surrénale élabore une grande quantité d\u2019hormones stéroïdes, habituellement divisées en trois grandes classes: les glyco- corticoïdes, les testoïdes et les corticoïdes actifs sur les sels.Il est évident que, dans l\u2019hy- perfonctionnement du cortex, la sécrétion plus ou moins abondante d\u2019un type d'hormone par rapport à l\u2019autre peut donner lieu à une grande variété de symptômes.Nous allons voir dans la littérature quels sont ceux qui peuvent impliquer indirectement les surrénales dans la maladie hypertensive.Glyco-corticoïdes et testoides.En 1910 Neubauer (376) a montré, chez les hypertendus, une hyperglycémie habituellement sans glucosurie.Cette observation fut amplement confirmée (81) en particulier par Wishnofsky et Byron (566) dans l\u2019hypertension essentielle.Achard et Thiers (1), dans leur syndrome de « diabète des femmes à barbe » caractérisé par du virilisme, de l\u2019hirsutisme et de l'hypertension, ont observé la présence d\u2019une hyperplasie surrénalienne.Weil et Browne (551) ont trouvé une augmentation de l\u2019excrétion de l\u2019hormone corticale dans les urines de patients souffrant d\u2019hypertension, du syndrome de Cushing ou du syndrome adréno- génital et noté son absence dans l\u2019urine normale.Selye (462) a observé, chez certains hypertendus, une hausse dans l\u2019excrétion urinaire des glyco-corticoïdes et une diminution marquée pour les 17 céto-stéroïdes.Ceci représente peut-être un autre exemple d\u2019un chan- cement dans la production hormonale du cortex.Pendant que cette glande produit des excès de corticoïdes, elle peut n\u2019être plus apte à élaborer les quantités normales d\u2019androgènes.Corticoïde actif sur les sels.L\u2019élévation du potassium et la baisse du sodium sanguins représentent chez l\u2019animal sur- rénalectomisé ou chez le patient dont les surrénales sont en hypofonction deux des grands symptômes (66, 68, 309, 355, 380, 525).D\u2019autre part, dans de tels cas, administration de corticoide et en particulier de corticoide actif sur les sels, tel l\u2019acétate de désoxycorticosté- rone, tend à rétablir l\u2019équilibre des électrolytes (161, 239, 240, 241, 354, 381, 436, 523, 527, 552).Wesselow et Thompson (555) ont étudié les électrolytes sanguins dans l\u2019hypertension et montré que, chez des patients souffrant d\u2019'hypertension essentielle ou maligne, leur potas- sémie était beaucoup plus basse que celle qu\u2019ils obtenaient chez des êtres normaux soumis au même régime alimentaire; cette baisse était beaucoup plus accentuée encore dans la phase maligne de cette maladie.L'homme normal, soumis à une ration alimentaire dépourvue de sodium, perd du poids, a une diurèse abondante et présente certains malaises; l\u2019hypertendu, astreint au même régime, ne présente aucun de ces symptômes (414).Selye (462) a de plus montré que, chez les hypertendus, le rapport Na/Cl était augmenté d\u2019une facon significative.En 1937, Hoskins et I'ierman (263) remarquèrent qu\u2019un extrait glycériné du cortex sur- rénal provoquait parfois des phénomènes hy- pertensifs chez des patients et devait être discontinué.On ne pouvait incriminer une hormone en particulier, étant donné que cet extrait devait contenir toutes les substances du 540 cortex.La même année, Steiger et Reichstein (452) firent la synthèse d\u2019un composé qu\u2019ils nommèrent désoxycorticostérone et qui, l\u2019année suivante, fut isolé de la cortico-surrénale (434).Cette substance hormonale, injectée à des patients souffrant de la maladie d\u2019Addison, ramène leur pression sanguine à la normale.Si l\u2019on administre de fortes doses d\u2019acétate de désoxycorticostérone, on provoque une rétention d\u2019eau et de sodium, une hypoprotéinémie, un œdème marqué, de l\u2019insuffisance cardiaque, sans cependant obtenir aucun effet sur le métabolisme des hydrates de carbone (51, 162, 500).En 1939, Læb et ses collaborateurs (331) attirèrent l\u2019attention sur le fait que l\u2019administration de la désoxycorticostérone avait donné lieu à des phénomènes hypertensifs dans deux cas de maladie d\u2019Addison.Cette élévation ten- sionnelle a été amplement confirmée et étudiée par la suite (162, 448, 500, 330, 524, 147, 444, 187).Même chez l\u2019être normal, cette substance hormonale produit de l\u2019hypertension et ce phénomène ne dépend ni d\u2019une rétention d\u2019eau et de sodium, ni d\u2019une sensibilité des Vaisseaux, si on en juge par le test du froid (416).Perera (413) eut la bonne fortune d\u2019étudier un cas d\u2019hypertension essentielle qui, par la suite, a développé une maladie d\u2019Addison.Sa pression devint sub-normale et, malgré la restitution de son équilibre électrolytique sanguin par l'apport de chlorure de sodium, l\u2019hypotension persista; l\u2019administration d\u2019acétate de dé- soxycorticostérone provoqua de nouveau les phénomènes d\u2019hypertension.Cet auteur conclut que le cortex surrénal pouvait jouer un rôle important dans le développement ou le maintien de l\u2019hypertension essentielle chez l\u2019homme.Forster et ses collaborateurs (167) ont remarqué, à l\u2019autopsie d\u2019un jeune homme (addi- sonnien) qui avait été traité à l\u2019acétate de dé- soxycorticostérone durant 2 ans, des lésions vasculaires cérébrales semblables à celles que l\u2019on obtient par le même traitement chez l\u2019animal.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 Ce corticoïde actif sur les sels est une hormone à action conditionnée; chez l\u2019homme normal (300), comme chez l\u2019hypertendu (415), l\u2019action hypertensive de l\u2019acétate de désoxycorticostérone dépend de son association au chlorure de sodium.Etant donné les effets toxiques que causent de fortes doses de cette substance corticoïde sur l\u2019appareil car- diovasculaire (428, 441) et les dangers que comporte une ration alimentaire trop riche en chlorure de sodium (355) et trop pauvre en potassium (202, 355), il est nécessaire, avant de prescrire un tel médicament, de s\u2019assurer que l\u2019on pourra suivre ces patients de façon rigoureuse (354).Au point de vue morphologique.Même en 1910, on remarquait, chez les patients morts de la maladie de Bright et qui à l\u2019autopsie avaient de petits reins scléreux, que les surrénales étaient hypertrophiées et riches en lipides (4, 519).Déjà en 1904, Aubertin et Ambard (31) rapportaient neuf cas de néphrite avec hypertension, dont cinq présen- talent une hyperplasie diffuse du cortex, et les trois autres, des adénomes.L'association hypertension et surrénales hyperplasiques, adé- nomateuses ou carcinomateuses, a été observée maintes fois même en l\u2019absence de modifications morphologiques de l\u2019hypophyse (55, 172, 297, 299, 313, 328, 334, 357, 384, 393, 393, 437, 438, 517, 546, 557).Sarason (452) trouve que, dans les cas d\u2019hypertension, les surrénales sont toujours hypertrophiées surtout lorsqu\u2019elles s\u2019accompagnent d\u2019une maladie vaseu- laire.Cependant Dempsey (125) et d\u2019autres (70) furent incapables de confirmer cette observation, mais ces derniers admettent que leur résultat n\u2019exclut pas la possibilité d\u2019une hy- peractivité corticale durant cette maladie.D'ailleurs il est rapporté qu\u2019il existe une augmentation des hormones corticales dans le sang et l\u2019urine de patients hypertendus (427, 551).En 1935 Hutton (271) a émis la théorie que l'hypertension essentielle est d\u2019origine endocrinienne.Il déclare que l\u2019hypertrophie sur- rénalienne est une chose commune dans l\u2019a- au on = pu EVE EFS DONTIGNY: HYPERTENSION D\u2019ORIGINE HORMONALE 541 cromégalie, que l\u2019apparition de l'hypertension essentielle coïncide habituellement avec la ménopause chez la femme et l'impuissance chez l\u2019homme, et qu\u2019il existe une possibilité de stimulation corticale à cette période de la vie.L'importance du facteur ménopause dans l\u2019hypertension a été récemment étudiée par Taylor, Corcoran et Page (512).Après une étude sérieuse, ces auteurs concluent que la relation entre la ménopause et l\u2019hypertension est accidentelle et la perte de la sécrétion ovarienne n\u2019est une cause ni directe, ni indirecte, de l\u2019hypertension artérielle.Plusieurs auteurs ont rapporté des résultats heureux après l\u2019ablation d\u2019une partie de surrénale hyperplasique (120, 297, 313, 545, 546) ou par l\u2019irradiation de ces glandes (271) chez des sujets présentant des symptômes d\u2019hyper- corticalisme.b) Constatations expérimentales.Effets sur les électrolytes.Chez l\u2019homme, comme chez l'animal, l\u2019insuffisance surrénalienne est caractérisée par une diminution du sodium et des chlorures et une augmentation du potassium dans le sang.L\u2019administration d\u2019un extrait cortical les ramène à la normale (241, 242, 304).Après l\u2019isolation et la synthèse de l\u2019acétate de désoxycor- ticostérone, de nombreuses études furent faites pour connaître ses différentes propriétés.Chez le chien normal ou surrénaloprivé, cette substance hormonale produit une rétention du sodium et des chlorures et une excrétion du potassium (525, 527).Chez le rat sur- rénalectomisé, l\u2019administration de cette hormone corticale prévient la perte de sodium et des chlorures même si l\u2019animal est soumis à une ration alimentaire pauvre en chlorure de sodium (436).Cependant, si le traitement hormonal se prolonge, la chlorémie s\u2019abaisse (481).On a rapporté que de grosses doses d\u2019acétate de désoxycorticostérone produisent une diminution du potassium dans le cerveau et le foie chez le rat (571) et causent, aux dépens du potassium, une augmentation du sodium dans les muscles chez le chien (374).Le volume sanguin du chien (99) et du rat (481) est également augmenté à la suite de ce traitement.Parmi les hormones corticoïdes cristallisées, la désoxycorticostérone s\u2019est révélée comme étant la substance la plus active pour le contrôle du potassium de l\u2019organisme (552).Kuhlmann et ses collaborateurs (309) et d\u2019autres chercheurs (161, 362) ont remarqué que des chiens traités à l\u2019acétate de désoxy- corticostérone présentaient, après un certain temps, de la paralysie.Ces attaques coïncidaient avec une diminution du potassium sanguin et l\u2019administration de chlorure de potassium les guérissait.Ces auteurs en ont fait un rapprochement avec la paralysie familiale chronique de l\u2019homme.L'administration de grosses doses de cette hormone produit chez le chien (429, 371, 161, 362) et le rat (67, 429, 479) une polydipsie et une polyurie qui sont encore plus marquées si on leur fait ingérer en même temps du chlorure de sodium (371, 429).Effet sur la pression sanguine.Chez le chien et le rat surrénalectomisés, la désoxycorticostérone fait monter la pression à son niveau normal (318, 510).Plusieurs auteurs ont obtenu de l'hypertension artérielle chez le rat (65, 222, 486, 489) et le chien (436, 440) à la suite d\u2019injections de cette hormone.Cependant ni Gaudino (185) ni Braun-Me- nendez et Foglia (61) n\u2019ont pu confirmer ces résultats chez le rat.L\u2019échec de ces auteurs peut être attribué au fait qu\u2019ils ont utilisé des doses relativement petites et durant une période trop courte.Il est important de signaler qu\u2019à notre Institut, on a noté que l\u2019effet hy- pertensif de cette substance hormonale ne se fait sentir, du moins pour le rat, que 15 à 20 jours après le début du traitement.Effets morphologiques.Selye (469) et d\u2019autres investigateurs (305, 335) ont observé que l\u2019administration d\u2019acétate de désoxycorticostérone cause une hyper- 542 trophie rénale tant chez le rat normal que chez l\u2019animal hypophysectomisé (468) bien que chez ce dernier cette manifestation soit beaucoup moins prononcée.Cette hypertrophie qui est caractérisée par la dilatation, l\u2019hypertrophie et l\u2019hyperplasie des tubules peut être inhibée, selon Durlacher et ses collaborateurs (142), en ajoutant du chlorure de potassium à leur eau de boisson.Ce dernier résultat n\u2019a cependant pas été confirmé (352).Selye (470, 471, 472) a démontré que le traitement de jeunes poulets par l\u2019acétate de désoxycorticostérone leur donnait de la dilatation et de l\u2019hypertrophie cardiaque, de l\u2019œdè- me tissulaire, de l\u2019ascite, un épanchement pé- ricardique et de la néphroselérose.L\u2019addition de chlorure de sodium se montrait excessivement toxique (491).Selye (473) a également montré qu\u2019une solution de chlorure de sodium à 0.9% donnée comme eau de boisson était suffisante à elle seule pour produire les mêmes lésions chez ces bipèdes.Cependant, chez les mammifères, ce dernier traitement est habituellement inoffensif.Des expériences ultérieures démontrèrent que l\u2019administration d\u2019acétate de désoxycorticostérone pouvait produire des lésions semblables chez d\u2019autres espèces animales (chien, rat, singe) (483, 484) et qu\u2019une solution de chlorure de sodium administrée comme boisson sensibilisait particulièrement l\u2019animal à la néphrosclérose (483, 486, 491).En plus de ces lésions de néphro- sclérose, le traitement à la désoxycorticostéro- ne, en particulier chez des animaux soumis à une ration alimentaire riche en chlorure de sodium, produit des lésions vasculaires semblables à celles que l\u2019on rencontre dans la pé- riartérite noueuse (480, 486, 489), des lésions de myocardite (485), des lésions articulaires semblables à celles observées dans le rhumatisme polyarticulaire aigu (493) ct parfois des lésions de néphrite aiguë (421).On a prétendu dans la littérature (116, 117, 142) que ces changements cardiovasculaires et rénaux étaient secondaires à l\u2019hypopotassé- mie produite par l\u2019acétate de désoxycortico- stérone.Cependant Masson et Beland (352) et L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AML.EFC.\u2014 Montréal, mai 1949 d'autres (488), utilisant des animaux dont la potassémie était maintenue à la normale par l\u2019ingestion de chlorure de potassium, ont tenté, sans succès, de prévenir les lésions produites par cette substance.Etant donné la sensibilisation qu\u2019apporte le chlorure de sodium aux effets toxiques de la désoxycorticostérone (488.491) et le fait que les sels acidifiants (sulfate d\u2019ammonium, chlorure d\u2019ammonium, nitrate d'ammonium et chlorure de calcium) protègent contre les actions nocives de ce stéroïde (487, 488), probablement en facilitant l\u2019excrétion du sodium, nous sommes portés à croire que c\u2019est plutôt ce dernier sel qui est en cause.Il est intéressant de noter que la méthyl-testostérone a une tendance à protéger le rein contre la production de lésions né- phrosclérotiques produites par la désoxycor- ticostérone (490).2° Le rôle de l\u2019hypophyse A) Le lobe postérieur.a) Constatations cliniques.On a tenté à maintes reprises d'associer l\u2019hypertension de l\u2019éclampsie au lobe postérieur de l\u2019hypophyse.Hofbauer (260) a été le premier à parler de cette relation.Il pensait que les convulsions éclamptiques étaient probablement dues à l\u2019action vaso-constrictive déclenchée par le système pituitaire-surrénal.Aucune preuve n\u2019a été apportée à l\u2019appui de cette hypothèse.Les travaux d\u2019Anselmino et Hoffman (19, 20, 21, 22, 23) ont, dans le temps, créé un grand enthousiasme et ont été le point de départ d\u2019un grand nombre de recherches dans ce domaine.Ces auteurs ont extrait du sang de personnes souffrant d\u2019éclampsie une substance qui, injectée à des lapins, inhibait la diu- rèsc.Au point de vue pharmacologique, chim\u2018que et physique, elle se comportait de la même façon que l'hormone « vasopressine ».Dans le sang d\u2019une femme éclamptique dont la pression systolique dépassait 180 mm.Hg, ils ont trouvé une substance pressive qui, injectée à RS DONTIGNY: HYPERTENSION D'ORIGINE HORMONALE 543 des lapins, produisait de la rétention d\u2019eau, de l'hypertension, des spasmes capillaires, des phases comateuses, des convulsions et de l\u2019œ- dème pulmonaire.Par la suite, un grand nombre de chercheurs (75, 270, 324, 516, 554, 397) ont été incapables de déceler la présence d\u2019une hormone pressive ou antidiurétique dans le sang de patients hypertendus ou éclamptiques.Chez des patientes éclamptiques ou encore chez des personnes normales soumises à un régime sec, Teel et Reid (513) ont trouvé dans leurs urines une substance qui, injectée à des rats, produisait un effet antidiurétique.Ils considéraient ce produit semblable à la pitui- trine, étant donné que ces deux substances, au point de vue physique et chimique, se compor - taient de la même façon.On a montré que l'injection de vasopressine exerce une action pres- sive marquée chez les patientes éclamptiques, ce qui n\u2019est habituellement pas le cas chez les femmes normales, qu\u2019elles soient encein'es ou non (132, 531).On n\u2019emploie pas généralement cette procédure pour le diagnostic de l\u2019état éclamptique étant donné l\u2019inconstance de ces résultats (531).Ham (230) a récemment montré, dans l\u2019urine de l\u2019homme et du rat et dans des extraits placentaires, la présence d\u2019une substance antidiurétique.Page (399a) a été incapable d\u2019obtenir des effets presseurs chez l\u2019animal en injectant des extraits ou des dialysats de sang et de liquide céphalo-rachidien qui provenaient de pat entes éclampti- ques; de même des études répétées et bien contrôlées sur la chimie sanguine de ces malades n\u2019ont pu révéler la rétention d\u2019aucune sub- tance connue en quantité suffisante pour produire de l\u2019hypertension (131, 503).Au point de vue clinique, on peut conclure que dans le mécanisme hypertensif de l\u2019é- clampsie, le rôle du lobe postérieur de l\u2019hypophyse, s\u2019il existe, ne semble pas être important et reste à être précisé.b) Etudiant la question au point de vue expérimental, Fauvet (160) en 1931 a injecté de la vasopressine à des cobayes et a rapporté avoir obtenu dans le foie et les reins de ces animaux des lésions semblables à celles que l\u2019on voit dans l\u2019éclampsie, mais Ohligmacher (390) en 1933 a été incapable de confirmer ces résultats.Chez des cobayes, Watrin et François (547) ont obtenu, par le même traitement, de l\u2019hypertrophie cardiaque, et d\u2019autres auteurs (73, 533) ont également fait des observations encourageantes.En particulier, Burom (73) a montré que de fortes doses de vasopressine injectées à des rats ont donné des modifications pathologiques semblables à celles de l\u2019éclamp- sie: hypertension, diurèse retardée, albuminurie, coma, infiltration inflammatoire et dégénérescence des tubes contournés, foyers de nécrose hépatique (dont l\u2019histologie n\u2019était cependant pas caractéristique de l\u2019éclampsie) ct, chez les rats en gestation, la mort et la macération des fœtus.Poursuivant l\u2019étude de ces phénomènes, ce dernier auteur (74) a montré que le traitement préalable des animaux avec une hormone folliculoïde augmente leur sensibilité aux doses toxiques de la vasopressine et il suggère la possibilité que cette sensibilisa- t'on œstrogénique peut être un facteur dans la venèse de l\u2019éclampsie pour les raisons suivantes: 1) la production expérimentale par la va- sopressine de lésions semblables à celles que l\u2019on voit dans l\u2019éclampsie, 2) l\u2019hypersens:bilité des femmes éclamptiques à la vasopressine, 3) la période de la gestation durant laquelle les phénomènes éclamptiques sont susceptibles d\u2019apparaître est caractérisée par une grande concentration dans l\u2019organisme d'hormones folliculoides.Se servant de rats et de lapins, Dexter et Weiss (126) ont été incapables de confirmer ces résultats expérimentaux.Cependant on peut expliquer ces observations contradictoires si l\u2019on tient compte des nombreux facteurs qui entrent en jeu dans ces expériences.En effet Selye (463) a montré que pour obtenir ces modifications pathologiques les facteurs suivants sont importants: l\u2019âge de l\u2019animal (de préférence adulte), le sexe (de préférence des femelles), l\u2019état de nutrition (jeûne de 24 à 48 heures) et le mode d\u2019administration de l\u2019hormone (voie intrapéritonéale). 544 B) Lobe antérieur.a) Observations cliniques.On a rapporté dans la littérature de nombreux cas où des modifications pathologiques de l\u2019antéhypophyse étaient accompagnées de phénomènes d\u2019hypertension.Barker (34) associe l\u2019hypertension de l\u2019acromégalie à l\u2019hyperplasie ou aux formations adénomateuses des cellules éosinophiles que l'on rencontre dans cette maladie.Hechat (251), chez 3 acromégales qu\u2019il a observés, rapporte la présence de lésions artérioseléro- tiques dans les reins de 2 de ces patients; ceux-ci avaient en plus, dans le noyau supra- optique, des lésions de dégénérescence qu\u2019il attribua à l\u2019hypertension.Atkinson (30), dans sa monographie sur l\u2019acromégalie, ne fait mention de l\u2019hypertension comme complication de cette maladie que dans quelques cas seulement.Ainsi Courville et Mason (105) ne rapportent que 3 cas d\u2019hypertension sur 24 observations; ces auteurs sont d\u2019avis que, quand une hypertension accompagne l\u2019acromégalie, elle ne doit pas être considérée comme un symptôme de la maladie.Apparemment, les cellules éosinophiles ne sécrètent pas de substance pressive puisque que, dans la majorité des cas étudiés, il n\u2019y a pas d\u2019hypertension.Cependant Brenning (62), passant en revue l\u2019histoire de 76 cas d\u2019acromégalie, a obtenu des résultats un peu différents; 28 de ces malades étaient des jeunes dont l\u2019âge ne dépassait pas 40 ans tandis que les autres étaient plus âgés.Dans le groupe des jeunes, il n\u2019y avait que deux cas d\u2019hypertension légère tandis que dans l\u2019autre groupe, dont 30 femmes et 18 hommes, le pourcentage de l\u2019hypertension était de 70% et 11% respectivement.L'auteur conclut qu\u2019un déséquilibre fonctionnel de l\u2019antéhypophyse doit être tenu responsable puisque ces manifestations tensionnelles sont plus fréquentes chez la femme après la période de la ménopause.À l\u2019autopsie, ces patients présentent très fréquemment de la sclérose des artères rénales.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1949 Flaum et Ralli (165) ont étudié, durant le cours de la maladie et à l\u2019autopsie, le cas d\u2019une jeune femme de 34 ans qui souffrait d\u2019acromégalie.Chez elle la complication la plus sérieuse était l\u2019hypertension qui provoqua des troubles rétiniens, la perte de la vision et qui probablement causa la mort.Malgré le fait que l'hypertension existe assez fréquemment dans l\u2019acromégalie, elle se rencontre presque toujours dans le basophi- lisme pituitaire que l\u2019on appelle aujourd\u2019hui maladie de Cushing.Ses principaux symptômes sont: faiblesse musculaire, ostéoporose, diabète insulino-résistant, hypertension et lésions vasculaires rénales (5).Skubiszewski (496) semble avoir été le premier à suggérer que l'hypophyse joue un rôle essentiel dans l'hypertension, en notant une augmentation des cellules basophiles du lobe antérieur dans les cas de maladies rénales avec hypertension.Cushing (112) a été impressionné par la présence d\u2019une hypertension compliquée de lésions vasculaires, d\u2019hypertrophie, d\u2019hyperplasie ou d\u2019une transformation adénomateuse de la pituitaire.C\u2019est alors qu\u2019il a rapporté une série de douze cas de ce syndrome qui aujour- d\u2019hui porte son nom.L'augmentation de volume de la pituitaire, accompagnée de changement anormal des cellules basophiles, d\u2019hypertension et d\u2019artériosclérose, a fait le sujet de nombreuses publications (48, 69, 107, 113, 176, 205, 315, 323, 339, 342, 357, 446, 447, 509, 570).Une des grandes complications de ce syndrome est la sclérose vasculaire qui se manifeste sous forme de néphrosclérose maligne et d\u2019artério ou artériolo-sclérose généralisée (48, 107, 176, 205, 315, 339, 342, 446, 447, 509).D\u2019autre part, Bergfeld (43) a rapporté que huit d\u2019une série de neuf patients qui avaient souffert de néphrosclérose maligne, huit également parmi neuf malades qui avaient eu de l'hypertension avec néphrite chronique et seulement deux des cinquante témoins de cette expérience, ont présenté une augmentation des cellules basophiles du lobe antérieur de l\u2019hypophyse.Berblinger (41, 42) et d\u2019autres DONTIGNY: HYPERTENSION D\u2019ORIGINE HORMONALE 545 (Kraus et Traube) (306) ont obtenu des résultats à peu près semblables dans des cas d\u2019hypertension essentielle, d\u2019urémie, d\u2019éclamp- sie et dans certaines formes d\u2019hypertension intracranienne.Bien que la plupart des auteurs s\u2019entendent sur.le fait que dans la majorité des cas d\u2019hypertension le nombre des cellules basophiles est augmenté, certains d\u2019entre eux (248, 72, 409, 501) refusent de leur accorder un rôle étiologique dans cette maladie.Par exemple Kraus (307) croit plutôt que le basophilisme dans ces cas pourrait être un phénomène de compensation de la part de ces cellules qui semblent représenter une partie du mécanisme de contrôle de la pression sanguine.Il existe cependant des preuves que dans l\u2019hypertension le lobe antérieur de l'hypophyse est en hyperactivité.Ainsi Westphal et ses collaborateurs (556) ont pu montrer que, dans le sang d\u2019à peu près 86% de nombreux patients (au delà de 100) qui souffraient d\u2019hypertension essentielle ou maligne, il existait une substance « pressive » qui, injectée à des animaux, produisait une hypertrophie des surrénales.D\u2019après ces auteurs, cette substance, qu\u2019on ne trouvait pas dans le sang de personnes normales, était identique à l\u2019hormone cor- ticotrophique.D\u2019autres auteurs ont également rapporté des résultats semblables (461).De plus, on a observé dans des cas d\u2019hypertension que l\u2019irradiation de la pituitaire par des rayons X avait donné des résultats encourageants (110, 111, 139, 272) et que ce traitement physique dans des cas de maladies de Cushing avait apporté une amélioration notable des symptômes (176, 570).Wilson et Byrom (563) rapportent avoir fait le diagnostic de l\u2019hypertension maligne avant même l\u2019aparition de l\u2019albuminurie ou de tout autre trouble de la fonction rénale et à l\u2019autopsie n\u2019avoir trouvé dans ces reins que de rares lésions de nécrose fibrinoïde aiguë des artérioles.En mentionnant les faits précédents, ces auteurs concluent que l\u2019hypertension maligne comme telle existe avant l\u2019apparition des lésions rénales et que la « malignité » de cette maladie dépend avant tout d\u2019un facteur « extrarénal ».Ce facteur est inconnu, mais on peut tirer certaines indications du fait que l\u2019hypertension maligne se rencontre dans le basophilisme pituitaire (339) et que dans cette maladie le développement rapide d\u2019une hypertension de type malin a été observé (146).Seligsohn (461) cite un cas du syndrome de Cushing chez qui l'hypertension et l\u2019'hyperglycémie disparurent à la suite d\u2019un traitement au Novuril ou Neptal et chlorure d\u2019ammonium.Cette observation est très intéressante si l\u2019on se souvient du fait que le chlorure d\u2019ammonium inhibe complètement le développement des lésions de néphrosclérose qu\u2019on peut provoquer chez le rat par l\u2019acétate de désoxycorticostérone ou un extrait de l\u2019an- téhypophyse et du chlorure de sodium (228, 487).Quelle que soit l\u2019étiologie du syndrome de Cushing, il semble de plus en plus évident que la symptomatologie est due en grande partie au fonctionnement exagéré du cortex surrénal (5, 6, 522).Kessel (298) cité par Albright (5) a fait une heureuse suggestion pour ce qui a trait à la terminologie.Le terme « maladie de Cushing » est réservé aux cas où l\u2019on trouve une tumeur basophile de la pituitaire tandis que le nom « syndrome de Cushing » est utilisé pour désigner le syndrome dans son entier.Dans la plupart des cas présentant ce syndrome, qu\u2019il y ait modification des cellules basophiles ou non, on trouve presque toujours des altérations du cortex surrénal sous forme d\u2019adénome (113, 315, 446, 447), de carcinome (172, 323, 570), d\u2019hyperplasie (205, 315) ou d\u2019hypertrophie (69, 107, 342).Dans de rares cas on a trouvé des surrénales morphologiquement normales (100, 570, 530), mais Kepler (296) croit à la possibilité d\u2019un hyperfonetion- nement des surrénales même en l\u2019absence de tout changement histologique décelable dans ces glandes.D\u2019autre part, à l\u2019autopsie de cer- d46 tains cas de maladie de Cushing, une série de coupes histologiques de la pituitaire n\u2019a révélé aucun signe pathologique, mais on trouvait dans le cortex un carcinome (172).De plus, chez des patients qui souffraient de cette maladie, l\u2019ablation d\u2019un adénome cortical ou d\u2019une partie des surrénales hyperplasiées a été suivie d\u2019une régression complète des symptômes (546).La chimie du sang dans cette maladie montre des modifications assez caractéristiques: les électrolytes, par exemple, offrent un tableau qui est à l\u2019opposé de celui que l\u2019on voit dans l'insuffisance surrénalienne (5, 15, 100).On a également trouvé une augmentation du taux de la cortine dans le sérum sanguin (14, 15) et une excrétion élevée de cette hormone (549, 550) et des 17 céto-stéroides (109, 174) dans les urines.Dans cette maladie, que son étiologie soit d\u2019origine pituitaire ou primitivement corticale, il est intéressant de noter que sa symptomatologie est sensiblement la même.Les phénomènes hypertensifs et vasculaires qui l\u2019accompagnent nous laissent soupçonner le rôle possible de ces deux glandes endocrines dans la pathogénie de la maladie hypertensive.b) Constatations expér.mentales.En 1910, Thaon (515) a injecté à des lapins une suspension saline d\u2019hypophyse de mouton ou de bœuf durant six semaines et a noté chez ces animaux une diurèse marquée, une élévation de la pression artérielle et une légère paralysie de l\u2019arrière-train.À l\u2019autopsie les reins étaient rouges, hyperhémiés et montraient des glomérules œdémateux avec, à certains endroits, des signes de prolifération cellulaire qui se voyaient également dans les capsules.Ces modifications lui rappelaient les lésions de la glomérulo-néphrite subaigué.Blount (52) a transplanté des pituitaires (anlage) d\u2019embryons d\u2019amphibiens (ambly- stoma punctatum) chez des animaux de la même espèce et a produit ainsi des changements pathologiques qu\u2019il considérait analo- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin AM.LE.C.\u2014 Montréal, mai 1949 gues à ceux de l'hypertension chez l'homme.Cette condition était caractérisée par de la vaso-constriction, de la bradycardie, de l\u2019hypertrophie de la paroi ventriculaire et de l\u2019œ- ème; les glomérules dont la membrane basale était très épaissie ne remplissaient pas l\u2019espace capsulaire.Ces lésions étaient accompagnées d\u2019une hypertension et il est intéressant le noter que cette élévation tensionnelle précédait l\u2019apparition de ces modifications rénales.Cet auteur tentant, mais sans succès, d\u2019obtenir les mêmes phénomènes chez le rat par des injections de pitressine, admet la possibilité que les autres hormones pituitaires qui chez les amphibiens étaient sécrétées en excès (si l\u2019on se base sur la pigmentation très prononcée) exercent leur action par l\u2019intermédiaire d\u2019autres glandes telles que la thyroïde ou les surrénales (53).C\u2019est en 1944 que Selye commençait l\u2019étude du role que cette glande pouvait jouer dans la pathogénie de certaines maladies humaines (476).Il a en effet montré qu\u2019un extrait brut d\u2019antéhypophyse de best'aux injecté à des rats produisait au début une hypertrophie du cœur, des reins et de la rate; si le traitement était plus intense et plus chronique et que l\u2019animal était sensibilisé par une néphree- tomie unilatérale et une ration alimentaire riche en chlorure de sodium, on voyait apparaître des lésions de néphrosclérose, de péri- ar\u2018érite noueuse et des modifications cardiaques et articulaires ressemblant étrangement a ceux que l'on observe dans le rhumatisme polyarticulaire aigu de l\u2019homme.Le chapitre suivant et la partic expérimentale nous fourniront l\u2019occasion de traiter ce sujet d\u2019une façon plus élaborée.HYPERTENSION: MALADIE DE L\u2019ADAPTATION.Au cours de ses travaux sur les manifestations pathologiques et biochimiques produites par divers agents nocifs, Selye (464, 465, 477, 478) a été frappé par le fait que certaines manifestations sont toujours les mémes, quelle que soit la nature spécifique de l\u2019agent nocif VE DONTIGNY: HYPERTENSION D'ORIGINE HORMONALE 57 causal.C\u2019est la somme de ces réactions adaptatives non spécifiques qu\u2019il a appelée « syndrome général d\u2019adaptation ».Il a observé de plus que, si un organisme est exposé de façon continue à une certaine variété d\u2019agression, le syndrome général d\u2019adaptation qui en résulte se déroule en trois stades distincts: « La réaction d\u2019alarme », ensuite le « stade de résistance » et enfin le « stade d\u2019épuisement ».La réaction d\u2019alarme est «la somme de tous les phénomènes généraux non spécifiques provoqués par une exposition soudaine à des stimuli auxquels l\u2019organisme n\u2019est adapté ni quantitativement ni qualitativement ».Certains de ces phénomènes sont seulement passifs et représentent des signes de souffrance ou «shock », d\u2019autres sont des signes de défense active contre le shock.Le stade de résistance représente « la somme de toutes les réactions générales non spécifiques, produites par l\u2019exposition prolongée aux stimuli vis-à-vis desquels l\u2019organisme a acquis une adaptation par suite d\u2019une exposition continuelle ».Il est caractérisé par une augmentation de la résistance à l\u2019agent particulier auquel l\u2019organisme est exposé et par une diminution de la résistance à d\u2019autres variétés d'agression.Enfin, le stade d\u2019épuisement représente «la somme de toutes les réactions générales non spécifiques qui se développent finalement, comme résultat d\u2019une exposition très prolon- lée aux stimuli, vis-à-vis desquels l\u2019adaptation s\u2019est développée, mais ne peuvent se maintenir plus longtemps ».Chacune de ces phases est caractérisée par des modications fonctionnelles, métaboliques et morphologiques qui leur sont propres.Parmi les modifications morphologiques de la réaction d\u2019alarme une des plus importantes est l\u2019augmentation de volume du cortex surré- nal.Les cellules s\u2019hypertrophient et perdent leurs granules lipidiques.Ceci a été considéré comme un signe d\u2019activité endocrinienne accrue.Ces transformations surrénales sont essentiellement les mêmes, quel que soit le stimulus d\u2019alarme utilisé; elles ont été observées chez le rat (464, 465, 466), chez le lapin (351) et chez le cobaye (166).Antérieurement, ces lésions avaient été souvent décrites comme la conséquence spécifique des brûlures (164, 258), des maladies infectieuses (4, 29, 124, 344, 375, 418, 445, 520, 521), des intoxications par diverses substances (136, 341, 455, 553), des toxines bactériennes (391), des rayons X (175, 262, 421), des rayons ultraviolets (209), ete.On est maintenant de plus en plus con- vaineu que l\u2019hypertrophie corticale due à la réaction d\u2019alarme est à l\u2019origine de l\u2019augmentation de volume de la surrénale consécutive à l\u2019exposition à des stimuli aussi divers que l\u2019exercice musculaire (273), le froid (138), la fièvre déterminée par les ondes courtes (44), l\u2019a- noxie (114, 133), les toxiques (138), les rayons X (319), la section de la moelle épinière (170), les extraits tissulaires (370) et bien d\u2019autres agents nocifs (255).Pendant les phases de résistance et d\u2019épuisement dues au syndrome général d\u2019adaptation on voit survenir une néphrosclérose ou même une néphrite aiguë, spécialement chez les animaux sensibilisés par une néphrectomie unilatérale et absorption de grandes quantités de sodium.Cette atteinte rénale s\u2019accompagne d\u2019une hypertension de type malin, d\u2019albuminurie et quelquefois de nodosités périarté- rielles et de nodules cardiaques, rappelant les nodules d\u2019Aschoff du rhumatisme articulaire aigu.Tous les stimuli d\u2019alarme ne sont pas capables de déterminer ce syndrome; le refroidissement paraît être le plus actif à cet égard (474).Dans toutes ces modifications pathologiques, la diversité des stimuli d\u2019alarme et l\u2019identité des lésions obtenues supposent à la base l\u2019existence d\u2019un mécanisme pathogénique commun.Les faits suivants: l\u2019hypertrophie et l\u2019augmentation apparente de l\u2019activité physiologique des surrénales durant ce syndrome, l\u2019impossibilité d\u2019adaptation normale chez l\u2019animal surrénalectomisé (467) et les résultats bienfaisants qu\u2019apporte l\u2019extrait cortical dans la défense de l\u2019organisme soumis à des agressions non spécifiques (482), tous ces faits 548 ont conduit à élucider expérimentalement le rôle joué par les hormones corticoïdes.C\u2019est dans ces circonstances que Selye et ses collaborateurs montrèrent que les lésions obtenues durant le syndrome général d\u2019adaptation sont identiques à celles produites par l\u2019administration de grandes doses d\u2019acétate de désoxycorticostérone (470, 483, 485, 486) ou d'extrait antéhypophysaire (475, 476); aussi a-t-on pu supposer qu\u2019une perturbation du mécanisme hormonal d\u2019adaptation à la souffrance de l\u2019organisme pouvait être à lori- gine des maladies correspondantes chez l\u2019homme (477, 478).Les rapports entre le syndrome de Cushing et le syndrome général d\u2019adaptation ont été étudiés par Albright (5).Cet auteur a pensé que l\u2019hyperproduction de corticoïdes et les L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 modifications qui en résultent dans le métabolisme du sucre et des électrolytes rappellent le phénomène que l\u2019on observe dans le syndrome général d\u2019adaptation.Et ceci est particulièrement vrai dans les cas où le potassium sérique et la chlorémie sont au-dessus de la normale (100, 561).D\u2019autre part, le syndrome de Cushing aboutit souvent à la néphrosclérose et à l\u2019hypertension, phénomènes que l\u2019on peut produire expérimentalement par les hormones pituitaires ou corticoïdes.Ces observations montrent que dans la maladie de Cushing on à un état étroitement apparenté aux maladies de l\u2019adaptation mais différent d\u2019elles par le fait que le déséquilibre hormonal est la cause primitive de la maladie et non la conséquence de l\u2019adaptation à une action nocive exogène.(à suivre) RECUEIL DE FAITS 2 + à + LA PROSTATECTOMIE TRANSURÉTRALE CHEZ LE DISTENDU URINAIRE ' Jean-Paul BOURQUE, F.R.C.S.(C.), Professeur agrégé d\u2019Urologie à la Faculté de Médecine, Chargé du service d\u2019Urologie à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.La chirurgie chez le distendu urinaire a toujours été un problème dont la solution jusqu\u2019à ces derniers temps n\u2019était pas facile; aussi, pour bien comprendre le problème et pour en arriver à une solution, il faut bien le situer.Définition Qu\u2019appelle-t-on les distendus urinaires?Ce sont ces malades qui présentent depuis longtemps une obstruction au niveau du col vésical, qu\u2019il s\u2019agisse soit d\u2019un rétrécissement, soit d\u2019une hyperplasie musculaire du col, ou encore plus fréquemment d\u2019hypertrophie ou de cancer de la prostate qui amène une rétention urinaire chronique et par la suite une distension de tout l\u2019arbre urinaire.Les malades qui nous intéressent plus particulièrement sont les prostatiques.Que se passe-t-il chez ces malades?À cause de l\u2019obstruction au niveau du col, la vessie se dilate et se dilate d\u2019autant plus facilement que les efforts que ces malades font pour évacuer leur vessie sont très grands.Cette dilatation qui porte d\u2019abord uniquement sur la vessie en en augmentant la capacité, petit à petit, par reflux, distend les uretères et finalement atteint les cavités rénales, c\u2019est-à-dire les bassinets et les calices primaires et secondaires.ANATOMIE PATHOLOGIQUE Donc, au point de vue anatomo-pathologi- que, ces malades présentent une grande vessie à capacité qui dépasse souvent 500 à 600 cc.et en plus des urétéro-hydronéphroses bilatérales plus ou moins marquées.Il s\u2019ensuit donc, à cause du refoulement du parenchyme rénal, une destruction partielle de ce parenchyme 1.Communication au XIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Ottawa-Hull, septembre 1948.qui va toujours en augmentant et qui, laissée à elle-même, évolue vers la destruction quasi complète de tout le parenchyme, comme nous le voyons dans les grandes hydronéphroses, où le parenchyme rénal est réduit à peu près à rien et où le rein est devenu une poche dont la fonction est réduite à peu près à zéro.Au point de vue microscopique, au niveau de la vessie, la musculature de celle-ci est surdéveloppée, nous donnant cet aspect de vessie à colonne avec grandes cellules et parfois même de petits diverticules.Plus souvent qu\u2019autrement, il y a infection, et cette infection, de vésicale qu\u2019elle était d\u2019abord, remonte l\u2019appareil urinaire supérieur pour s\u2019installer dans les bassinets et même s\u2019infiltrer au niveau du parenchyme pour nous donner des lésions de pyélonéphrites chroniques, avec sclérose de ce dernier, qui évoluent vers la néphrite chronique vraie qui est toujours funeste.ETAT FONCTIONNEL DU REIN Au point de vue fonctionnel, l\u2019élimination du P.S.P.est basse et dépasse rarement 10 à 15% en 70 minutes.Le Van Slyke se tient dans les alentours de 50% et même parfois plus bas; la Constante d\u2019Ambard est élevée et, en plus, ces malades sont en déséquilibre complet au point de vue acide-base, ce qui fait qu\u2019on peut les voir verser soit dans l\u2019alcalose, soit dans l\u2019acidose, à la moindre manipulation.Un fait assez particulier aussi, c\u2019est que chez le distendu urinaire, plus souvent qu\u2019autrement, le taux de l\u2019urée est élevé, et malgré le traitement médical, 11 est souvent impossible de réduire celle-ci a un taux normal.Par contre, dans les jours qui suivent l\u2019intervention, dès que l\u2019obstacle est levé, l\u2019azotémie tombe à 550 la normale.Ceci est bien illustré dans les quelques observations que nous rapportons plus loin.Comme nous venons de le voir, ces malades qui sont souvent infectés, généralement par des infections à colibacilles, sont donc extrêmement susceptibles à la moindre manœuvre et, si celle-ci est le moindrement brutale, elle déclenche chez ceux-là de la fièvre urinaire qui est une septicémie extrêmement grave à point de départ urinaire.Heureusement, dans plusieurs cas, et ceci est très important, ces malades conservent tout de même un bon dosage, car ce qui est sacrifié à la concentration est compensé par le débit éliminatoire qui est augment®, et c\u2019est le point le plus important car \u201cc\u2019est le fa't que le dosage est bon, qui nous permet d\u2019opérer.FORMES CLINIQUES Cliniquement, ces malades se présentent sous trois types: nous avons d\u2019abord les urinaires proprement dits, c\u2019est-à-dire ces malades qui vivent ni plus ni moins pour uriner, car ils urinent toutes les cinq ou dix minutes, nuit et jour, et ce pendant des mois.Ensuite, la deuxième catégorie, celle des incontinents ou des malades qui urinent par regorgement: la vessie étant remplie à capacité, les sphincters sont forcés et l\u2019urine s\u2019égoutte continuellement hors de la vessie.Enfin, un troisième groupe de malades ont été classés comme soit-disant dyspeptiques urinaires.Ce sont des malades qui viennent consulter uniquement pour des troubles digestifs: nausées, vomissements, inappétence, etc.Leur dyspepsie est tout simplement due à une augmentation plus ou moins grande du taux de l\u2019urée dans le sang.Ce sont généralement des azotémies qui se tiennent dans les alentours de 70 centigrammes et parfois au dela, variant entre ce premier chiffre et 1 gr., 1.25 gr.Comme ces azotémies se sont installées lentement et progressivement, ces malades ne présentent à peu près pas d\u2019autres troubles, sauf ces symptômes d\u2019intoxication urémique, qui L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1949 au début n\u2019attirent pas leur attention à cause de la lenteur de leur évolution.D'après le tableau clinique et pathologique que nous venons de voir, il est extrêmement facile de se rendre compte que ces malades sont excessivement fragiles à cause de leur instabilité métabolique.Ces malades, souvent, en plus d\u2019être des urinaires de vieille date, sont des hépatiques.C\u2019est donc dire que ces sujets chez qui tout déséquilibre amené par une intervention choquante et qui répondent toujours très mal aux transfusions de sang total ou de plasma, exigent une intervention qui, tout en leur permettant de rétablir le flot normal de l'urine, ne trouble pas ou le moins possible leur état précaire.Et c\u2019est ici que la prostatectomie transurétrale est indiquée et triomphe, à cause des multiples avantages que Je vais décrire plus loin.AVANTAGES DE LA PROSTATECTOMIE TRANSURÉ- TRALE Le terme de prostatectomie transurétrale surprend au premier abord, car, malheureusement, l'interprétation de cette opération a plus souvent qu\u2019autrement été faussée.On a appelé l\u2019intervention forage ou résection partielle de la prostate jusqu\u2019au jour où, après en avoir perfectionné la technique, il ne s\u2019agit plus de faire un canal à travers la prostate, ni d\u2019enlever une partie de celle-ci, mais bien de faire une prostatectomie complète, c\u2019est-à-dire l\u2019évidement complet de la loge prostatique de son adénome, comme on le réalise par la prostatectomie sus-pubienne, la .prostatectomie périnéale, ou encore la dernière en date, l\u2019opération de Millins, c\u2019est-à-dire la prostatectomie rétro-pubienne.Comme il ne s\u2019agit pas ici de discuter une question technique ou les indications de telle ou telle intervention, qu\u2019il nous suffise de dire que la transurétrale a fait ses preuves depuis les quinze dernières années et que je ne crois pas qu\u2019il y ait de discussions possibles à son sujet.Malheureusement, quand on discute prostatectomie, on discute encore trop souvent technique, et pas assez souvent opérateur.Une BOURQUE: PROSTATECTOMIE TRANSURETRALE 551 résection mal faite est désastreuse.Une résection bien faite est une bénédiction.Et, pour que celle-ci soit bien faite, il faut faire une résection complète de tout le tissu prostatique jusqu\u2019à la capsule, c\u2019est-à-dire réaliser avec le résectoscope ce qu\u2019on réalise par les autres interventions.Cette dextérité technique s\u2019acquiert par l\u2019expérience.Personnellement, nous pratiquons cette opération depuis dix ans et ce n\u2019est que depuis les deux ou trois dernières années que nous réalisons une véritable prostatectomie et nous pouvons ajouter sans fausse modestie que les premiers cas que nous avons faits ont dû être repris par nous ou par d\u2019autres urologues, comme il nous arrive de réopérer des malades opérés ailleurs.Ceci dit, passons maintenant aux avantages de la transurétrale et nous allons voir immédiatement que c\u2019est l'intervention de choix quand nous sommes en présence d\u2019un malade fragile, comme le sont les distendus urinaires chroniques.D'abord, c\u2019est une intervention qui peut se conduire en réduisant énormément le choc opératoire, car ce n\u2019est pas une intervention sanglante, et ce n\u2019est pas non plus une intervention où il y a des manipulations brutales avec tiraillements ou déchirures des tissus, comme malheureusement on est parfois forcé de le faire dans les autres interventions.L'état général du malade n\u2019est donc que peu ou pas touché.C\u2019est une intervention où l\u2019hémorragie est minime à condition de la bien savoir conduire.Pour la réaliser d\u2019une façon quasi exsangue, il ne faut pas oublier, comme malheureusement ceci se fait trop souvent, que les deux artères prostatiques principales arrivent à l\u2019adénome de chaque côté de la prostate, en haut, à peu près à la jonction du tiers supérieur et des deux tiers inférieurs des lobes latéraux.Il s\u2019agit donc, au départ, de réséquer ces deux portions des lobes latéraux pour aller électrocoaguler ces deux vaisseaux importants, ce qui nous permet de faire le reste de l'intervention avec une perte de sang négligeable.C\u2019est un détail de technique, je veux bien, mais qui a son importance chez un malade fragile.Au point de vue infection, s1 linterven- tion est bien conduite et les soins postopératoires bien suivis, surtout avec l\u2019aide que nous apportent aujourd\u2019hui les sulfamidés et les antibiotiques, l\u2019élévation thermique et les dangers du déclenchement de la fièvre urinaire sont rares à condition de bien surveiller le drainage de la vessie après l\u2019intervention.En plus, cette intervention a le grand avantage de pouvoir être arrêtée à n'importe quel moment, ce qui veut dire que, si le malade a tendance à être choqué, si sa pression artérielle baisse, si son état général change, si ses échanges respiratoires diminuent, on peut arrêter à quelques minutes d\u2019avis l\u2019intervention et retourner le malade à son lit, où il peut plus facilement être remonté.Ceci n\u2019est réalisable qu\u2019avec la transurétrale, car il est impossible d\u2019arrêter au cours des autres interventions, tant dans la sus-pubienne, la périnéale que la rétro-pubienne, qui une fois commencées doivent être terminées.Il peut sembler bizarre de dire qu\u2019on peut arrêter d\u2019opérer en plein milieu d\u2019une opération, mais ceci a été fait à plusieurs reprises et n\u2019a aucune espèce d\u2019importance, puisque, les jours qui suivent, 1l suffit de reprendre le travail où il a été laissé et de continuer, sans pour cela nuire au malade, ni allonger son temps d\u2019hospitalisation.C\u2019est donc pourquoi, s'il y a danger de choc dans les grosses résections, les résections qui dépassent 60, 70 et 80 grammes, il est à mon avis préférable de les faire en deux séances et, si ce n\u2019est pas suffisant, en trois séances, à quelques jours d\u2019intervalle.De cette façon, on évite une séance opératoire trop longue, où l\u2019hémorragie, si minime soit-elle, peut mettre la vie du malade en danger, à cause du déséquilibre dans lequel il se trouve.On évite aussi les grandes chutes de pression, qui souvent sont à l\u2019origine de lésions importantes cardiovaseulaires ou cérébrales et aussi, ce qui est très important, au niveau du rein lui-même, par la provocation d\u2019une baisse du dosage des urines, ce 952 qui forcément nuit à l\u2019élimination de l\u2019urée et, par conséquent, provoque une augmentation du taux de celle-ci dans le sang, ce qui peut évoluer vers l\u2019urémie mortelle.La prostatectomie transurétrale est donc une excellente intervention et qui, bien conduite, donne d\u2019excellents résultats.Nous avons opéré plusieurs malades avec des azotémies irréductibles par le traitement médical (sonde à demeure, sérum, etc.) qui dépassaient 60 et 70 centigrammes et même dans certains cas 1.25 gramme et chez qui toute autre intervention nous aurait sûrement donné énormément d\u2019ennuis, sinon des échees quasi certains.Au cours de l\u2019année qui vient de finir, nous n\u2019avons perdu qu\u2019un malade opéré de cette façon, et à cause d\u2019infection que ni les sulfamidés ni les antibiotiques n\u2019ont pu faire rentrer dans l\u2019ordre.Un fait intéressant à noter et qui est illustré dans les observations qui suivent, \u201cc\u2019est que, chez tous nos opérés, l\u2019azotémie, qui était irréductible avant l\u2019intervention, est tombée à la normale dans les jours qui ont suivi l\u2019opération\u201d, et 3 leur départ, ces malades, en plus d\u2019évacuer leur vessie complètement, avaient une azotémie normale et leur fonction rénale était quasi totalement récupérée.* = Suivent quelques observations personnelles.Observation 1.M.F.D., 70 ans, se présente à la consultation pour des troubles digestifs très marqués: nausées, vomissements, inappétence et aussi pour une pollakiurie assez importante.À l'examen du malade, nous trouvons un globe vésical qui remonte à l\u2019ombilie; le toucher rectal nous démontre une hypertrophie de la prostate grade III.Le malade est admis à l\u2019hôpital.A son admission son azotémie est à 1.28 gramme, le résidu vésical de 600 cc.et le P.S.P.à 13%.Après traitement par la sonde à demeure, sérum, etc, nous réussissons à diminuer l\u2019azotémie à 1 gramme.Mais, malgré que le traitement soit continué, nous n\u2019obtenons aucune amélioration.Comme le dosa- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 at ge du malade est bon, c\u2019est-à-dire qu\u2019il urine 2500 cc.par 24 heures, nous décidons d\u2019intervenir.Prostatectomie transurétrale en une séance.Cinq jours après l\u2019opération, l\u2019azotémie est à 0.60 gramme et à son départ, 12 jours après, l\u2019azotémie est normale à 0.32 gramme et le résidu vésical est nul.Observation 2.M.J.-B.F.,, 65 ans, se présente à la consultation pour incontinence des urines.À l'examen, nous trouvons un globe vésical à quatre travers de doigt au-dessus du pubis.Le résidu est de 400 ce.Le malade est admis à l\u2019hôpital.Son azotémie à l\u2019admission est de 0.75 gramme et le P.S.P.à 28%.Le traitement médical améliore légèrement le malade et nous pouvons diminuer son azotémie à 0.500 gramme.Le dosage étant bon, nous décidons d\u2019intervenir.Prostatectomie transurétrale.Douze jours après, l\u2019azotémie est normale à 0.30 gramme et le malade quitte l\u2019hôpital guéri.Observation 3.M.W, D., 72 ans, se présente à la consultation pour pollakiurie extrêmement intense jour et nuit.À l'examen, une hypertrophie simple de la prostate, grade IIY5s.Résidu vésical, 400 cc.À son admission, l\u2019azotémie était de 0.600 gramme, le P.S.P.à 33% et le dosage des urines à 2,400 cc.Prostatectomie transurétrale en deux séances, car le malade, qui est un cardiaque, ne peut supporter une longue intervention.Suites opératoires normales.Le malade quitte l\u2019hôpital sans résidu avec une azotémie à 0.300 gramme et un P.S.P.à 60%.Observation 4.M.H.G., 89 ans, se présente à la consultation avec nausées, vomissements, inappé- tence.À l\u2019examen, présence d\u2019un globe vésical à l\u2019ombilic et un résidu vésical de 650 ce.Hypertrophie de la prostate grade II, intravé- er EE ES BOURQUE: PROSTATECTOMIE TRANSURÉTRALE 553 sicale.Azotémie à l\u2019admission, 0.800 gramme et P.S.P.à 16%.Par le traitement médical, son azotémie se réduit à 0.600 gramme: il est impossible de la réduire davantage.Prostatectomie transurétrale.Suites opératoires normales.À son départ, azotémie à 0.25 gramme et résidu vésical nul.Observation 5.M.H.G., 59 ans, se présente à la consultation pour une pollakiurie intense qui dure depuis trois ans.À l\u2019examen, globe vésical légèrement au- dessus de l\u2019ombilic, avec un résidu de 650 cc.À l\u2019admission, l\u2019azotémie est de 0.840 gramme et le P.S.P.à 18%.L\u2019azotémie est irréductible.Nous décidons quand même l'intervention, car le dosage est bon à 2800 cc.Suites opératoires normales.Quinze jours après, le malade quitte l\u2019hôpital sans résidu vésical et avec une azotémie à 0.35 gramme.Observation 6.M.O.B., 66 ans, se présente à la consultation pour de la dysurie et de la pollakiurie diurne et nocturne.A l\u2019examen, hypertrophie de la prostate grade IV.Résidu vésical de 450 cc.Azotémie à 0.600 gramme et P.S.P.à 38%.Résection transurétrale en deux séances pour éviter le choc.Le malade quitte l\u2019hôpital 18 jours après la deuxième intervention, guéri, avec une azotémie à 0.35 gramme et sans résidu vésical.Observation 7.M.J.-A.G.,, 65 ans, se présente à la consultation pour une masse dans le bas-ventre, sans trouble urinaire.À l\u2019examen, il s\u2019agit d\u2019un globe vésical.C\u2019est un porteur d\u2019une hypertrophie de la prostate grade II.L\u2019azotémie à l\u2019admission est de 1.200 gramme et le P.S.P.est à 15%.Apres traitement médical, sérum, ete., Vazo- témie reste à 1 gramme.Nous décidons d\u2019intervenir quand même, car le dosage est bon à 2600 cc.Prostatectomie transurétrale en une séance.Suites opératoires normales.Au départ, l\u2019azotémie est à 0.35 gramme et il n\u2019y a plus de résidu vésical.Observation 8.M.A.B.,, 74 ans, se présente à la consultation pour incontinence diurne et nocturne des urines.À l'examen, globe vésical à l\u2019ombilic.Hypertrophie de la prostate grade III.Azotémie à l\u2019admission, 0.800 gramme et P.S.P.à 22%.Après traitement médical, l\u2019azotémie descend à 0.600 gramme.Prostatectomie transurétrale en deux séances à cinq jours d\u2019intervalle.Le malade quitte l\u2019hôpital quatorze jours après la deuxième intervention, sans résidu vésical, avec une azotémie à 0.25 gramme.Observation 9.M.J.L., 82 ans, se présente à la consultation en rétention aiguë, après une période de pollakiurie et de dysurie très intense depuis un an et demi.À l'examen, hypertrophie de la prostate grade IV.Azotémie à l\u2019admission, 1.300 gramme et P.S.P.à 12%.Après traitement médical, l\u2019azotémie reste à 0.600 gramme, mais le dosage se maintient entre 2500 et 3000 cc.Prostatectomie en deux séances.Le malade quitte l\u2019hôpital quinze jours après la deuxième intervention avec une azotémie à 0.28 gramme et sans résidu vésical.Observation 10.M.E.N., 88 ans, se présente à la consultation pour de la pollakiurie diurne et nocturne très intense qui dure depuis deux ans.À l'examen, globe vésical à l\u2019ombilic.Hypertrophie de la prostate grade III5.A l\u2019admission, azotémie à 0.700 gramme et P.S.P.à 22%.Après traitement médical, l\u2019azotémie reste à 0.650 gramme.Le dosage est à 3000 cc.Prostatectomie transurétrale en une séance.Douze jours après l\u2019opération, le malade quitte l\u2019hôpital sans résidu vésical et avec une azotémie à 0.300 gramme.Observation 11.M.O.L.,, 70 ans, se présente à la consul- 054 tation pour une hématurie qui dure depuis une semaine avec dysurie et pollakiurie.L\u2019examen du malade nous révèle un globe vésical et une hypertrophie de la prostate grade III.Azotémie à l\u2019admission à 0.940 gramme et P.S.P.à 16%.Après traitement médical, l\u2019azotémie descend à 0.600 gramme.Intervention: prostatectomie transurétrale en deux séances.Le malade quitte l\u2019hôpital 12 jours après la deuxième intervention, sans résidu vésical et avec une azotémie à 0.32 gramme.Observation 12.M.A.B., 61 ans, se présente à la consultation pour dysurie avec douleur à la miction.À l\u2019examen, hypertrophie de la prostate grade 11 avec cystite.L\u2019azotémie est à 0.750 gramme et le P.S.P.à 28%.Après traitement, l\u2019azotémie est réduite à 0.500 gramme.Intervention: prostatectomie transurétrale en une séance.Le malade quitte l\u2019hôpital 14 Jours après l\u2019intervention avec une azotémie à 0.28 gramme et sans résidu vésical.Observation 13.M.P.P., 65 ans, se présente à la consultation pour une pollakiurie diurne et nocturne de tous les instants.À l\u2019examen, globe vésical au-dessus de l\u2019ombilic et hypertrophie de la prostate grade III45.A l\u2019admission, l\u2019azotémie est à 0.800 gramme et le P.S.P.à 16%.Après traitement médical, l\u2019azotémie descend à 0.700 gramme.Le dosage est à 3000 cc.Prostatectomie en une séance.À son départ, le malade a une azotémie à 0.35 gramme et son résidu vésical est nul.Observation 14.M.E.D., 63 ans, se présente à la consultation pour dysurie et pollakiurie.A examen, globe vésical à trois travers de doigt au-dessus de l\u2019ombilic et résidu de 300 ce.Hypertrophie de la prostate grade 111.Azotémie à 0.750 gramme, P.S.P.à 22% et dosage a 2800 cc.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 Prostatectomie transurétrale en une séance.Azotémie normale au départ.Observation 15.M.B.P., 72 ans, est dirigé à l\u2019hôpital pour une masse à l\u2019hypogastre et il nous est amené en coma urémique avec une azotémie à 3.20 grammes.Le traitement médical et la sonde à demeure améliorent le malade, mais son azotémie reste à 0.800 gramme et à ce point est irréductible.Le P.S.P.est à 11%.Prostatectomie transurétrale en une séance.Deux jours après, l\u2019azotémie est à 0.600 gramme et 12 jours après, au départ, l\u2019azotémie est à 0.35 gramme et le résidu vésical nul.Observation 16.M.C.L., 68 ans, se présente à la consultation pour dysurie et pollakiurie.A l\u2019examen, globe vésical sous l\u2019ombilic et hypertrophie de la prostate grade III.L\u2019azotémie est à 1.200 gramme et le P.S.P.à 8%.Le traitement médical améliore légèrement le malade, mais ne réduit l\u2019azotémie qu\u2019à 0.700 gramme.Le dosage est à 2700 cc.Prostatectomie transurétrale en une séance.Au départ, 12 jours après l\u2019opération, l\u2019azotémie est à 0.350 gramme et le résidu vésical est nul.Conclusions En résumé, de ce qui précède, il ressort que le distendu urinaire est un malade fragile à cause des lésions anatomiques importantes qu\u2019il présente et aussi à cause de son instabilité au point de vue fonctionnel.Il est donc de toute première importance d\u2019imposer à ce malade une opération qui, tout en donnant d\u2019excellents résultats, ne risque pas de déclencher une série de perturbations fonctionnelles qui pourraient être fatales; pour cela, la prostatectomie transurétrale est sans contredit l\u2019opération de choix, à cause de ses multiples avantages, car elle peut être pratiquée sans choc, sans hémorragie importante et en une ou plusieurs séances, si les besoins du malade le requièrent. re ps vo LES TUMEURS PRIMITIVES DE L'URETERE' Jean CHARBONNEAU, Urologue à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.La fréquence avec laquelle on a rapporté les cas de cancers primitifs de l\u2019uretère en cette dernière décade est due au progrès et à la précision de notre instrumentation.Si l\u2019on considère qu\u2019en 1943, Scott n\u2019a trouvé que six patients vivants et bien portants sur une étude de 182 malades, il n'est pas besoin d\u2019insister sur la nécessité qu'il y a pour nous de faire un diagnostic précoce et d\u2019intervenir rapidement et radicalement.En 1878, Wising et Blicks rapporièrent le premier cas de cancer primitif de l\u2019uretère avec preuves histologiques à l\u2019appui.C\u2019est à Albarran que revient l\u2019honneur d\u2019avoir fait le premier diagnostic préopératoire en 1902.Rousseleau et Lamon en rapportèrent 50 cas en 1930.Scott pcuvait en accepter 61 en 1934.Cette affection apparaît habituellement entre la 4ième et la 6iéme décade.Il est plus fréquent chez l\u2019homme que chez la femme et se localise le plus souvent à la portion pelvienne de l\u2019uretère droit.Les deux principaux symptômes qu\u2019il occasionne sont les suivants: 1° hématurie qui est capricieuse, spontanée et rebelle; 2° la douleur.Tantôt il s\u2019agit d\u2019une sensation de pesanteur siégeant à la région lombaire ou à la fosse iliaque, tantôt le malade éprouvera une véritable crise de colique néphrétique.La pyélographie intraveineuse, la pyélo- graphie rétrograde, l\u2019analyse des urines avec recherche de cellules cancéreuses sont autant d\u2019examens requis pour la recherche de cette affection.L\u2019urographie intraveineuse ne pourra pas toujours nous renseigner de façon précise, le ren correspondant étant souvent non fone- tionnel.Le cathétérisme des uretères, ou du moins la tentative de cathétériser les uretères, pourra au contraire nous diriger de façon plus positive.Que l\u2019on réussisse ou non à franchir 1.Communication au XIXe Concrès de l\u2019A.M.L.F.C.Ottawa-Hull, septembre 1948.l\u2019obstacle, cette maœuvre provoquera une éjaculation sanglante assez typique.Quant à la mise en évidence d\u2019une image lacunaire sur le trajet de l\u2019uretère, il n\u2019est pas toujours facile d\u2019y arriver et ce n\u2019est qu\u2019après avoir déplacé la sonde plusieurs fois et avoir injecté la substance opaque à divers niveaux que l\u2019on pourra réussir à démontrer cette image négative.Jolly décrit trois variétés de cancers de l\u2019uretère: 1° le cancer papillaire à apparence villeuse et dont l\u2019épithélium est de type transitionnel; 2° le cancer à cellules cornées; 3° la forme aplastique dont les cellules ne sont pas différenciées.La premiére variété est peu maligne, elle métastase tardivement.Elle peut provoquer des hématuries profuses.Le Zième type est infiltrant et métastase rapidement aux régions voisines.Le 3ième type enfin est très malin.Il donne des métastases par voie lympathique et par voie sanguine.Quelle que soit la variété patho'ogique à laquelle on ait affaire, le traitement chirurgical doit être institué rapidement.Il doit être radical et c\u2019est l\u2019urétéro-néphrec- tomie qui doit être l\u2019opération de choix.Si la tumeur est située bas et si elle envahit la portion intravésicale de l\u2019uretère, on ne doit pas hésiter à faire une cystectomie partielle.MeLel'and, en 1944, a rapporté un cas pour lequel, après avoir excisé la région tuméfiée, il a fait la suture bout à bout de l\u2019uretère.Il est trop tôt pour se prononcer sur la cure définitive de ce cancer.Il existerait un rétrécissement au niveau de l\u2019abouchement urétéral et le malade devrait se faire dilater régulièrement.Nous sommes sceptiques sur la valeur de ce procédé chirurgical surtout si l\u2019on considère les variétés pathologiques auxquelles on a affaire.Observation.M.G.F., âgé de 64 ans (doss\u2019er No 9527, Hôtel-Dieu de Montréal), gardien dans une 596 usine, se présente dans le service d\u2019urologie le 29 novembre 1947.Il se plaint de douleurs à la région lombaire droite et d\u2019hématurie.Ces douleurs se manifestent sous forme d\u2019élancements et de pesanteur.Elles s\u2019irradient tantôt à l\u2019hypocondre droit, tantôt le long de l\u2019uretère vers la vessie.Elles sont inconstantes et ne semblent pas être provoquées.L\u2019hématurie s\u2019est produite la lère fois 6 mois avant que le malade nous consultât.Chaque fois, il s\u2019est agi d\u2019une hématurie abondante, spontanée, s\u2019accompagnant de passage de nombreux caillots.Les antécédents du malade nous signalent que son père est mort à 50 ans de cancer de l'intestin.Deux sœurs sont mortes, l\u2019une de laryngite tuberculeuse et l\u2019autre de cancer du sein.Les antécédents personnels n\u2019ont rien de significatif.L'examen du malade nous met en présence d\u2019un adulte de 65 ans ; son teint est terreux, il est amai- ori et déshydraté.Il semble inquiet de son sort et parle déjà de cancer probable.Voici nos constatations à l\u2019examen objectif : Yeux: arc sénile, réflexes papillaires normaux.Mauvaise convergence.Nez: mauvaise perméabilité à droite.Bouche (dents): un appareil! de prothèse complet en haut.Un appareil partiel en - bas, pyorrhée.Gorge: rien de particulier.Cou:.pas d\u2019adénopathie.Thorax: rales bronchiques & la plage pulmonaire droite au niveau de la pointe de l\u2019omo- \u201cplate.Râles disséminés sur toute l\u2019étendue de - la plage pulmonaire gauche.Cœur: \u2018rythme régulièt, bruits bien frappés mais lointains.Pas de souffle.La pointe bat dans le '4ième éspatè' intercostal.Abdomen\u2019 l\u2019examien \u2018de l\u2019abdomen montre que \u2018les points rénaux et Urétéraux droits sont hettement doulouteux/ Les reins, toutefois, \u201c ne\u2018sont pas palpablez \u2018Aucune masse perceptible.Examen des organes génitaux mantre sun hy- \u2018drocèle à droite de volume moyen.Réflexes \u2018normaux.\u2018 yep\u201d nl L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 Les analyses de laboratoire donnent- les renseignements suivants: HB: 55%, GR: 3,050,000, GB: 7,400, VG: 91, prothrombine: 92%, neutro.: 62, éosino.: 1, baso.: 1, lympho.: 34, mono.: 2, Giycémie: 1.24.Urée: 0.198.Protéines: 6.70.Phosphatémie: 2.78.Phos- phatase alcaline: 1.88.Wassermann: négatif, Van Slyke: 94%.P.S.P.: 51% rein gauche, nul à droite.Bromesulfaléine: 4%.Analyses des urines: réaction acide, densité 1012, alb.tr, pus xxxx, sang x.x.Radiographie pulmonaire: sclérose intersti- tielle et emphysème diffus.Examen urologique: la prostate est hypertrophiée grade II.Elle est souple.Ses contours se dessinent nettement.Aucun noyau induré.L\u2019urètre prostatique est allongé.Cystoscopie: la capacité vésicale diminuée, 150 cms cubes, cystite chronique et diffuse, œdè- me de la région du trigone, hyperhémie marquée du col vésical, 2 lobes latéraux prostatiques plus un lobe moyen.I orifice urétéral gauche est normal et une sonde No 12 est introduite facilement jusque dans le bassinet, à droite.Elle s\u2019arrête à 5 cms.La tentative de pousser notre scnde provoque chaque fois une éjaculation sanglante qui trouble immédiatement le milieu vésical.La sensation que nous avons lorsque nous sommes arrêtés au niveau de l\u2019obstacle n\u2019est pas celle d\u2019un calcul mais bien d\u2019une masse tout à fait molle.L'étude radiologique ne révèle rien d\u2019anormal si ce n\u2019est que le contour du rein gauche se dessine très bien tandis qu\u2019à droite une masse floue peut être observée.La pyélographie endovei- neuse montre des cavités rénales gauches qui s'impregnent rapidement.Elles ne sont pas déformées.Aucune trace de diodrast ne peut être décelée à droite même 45 minutes après l'injection de la substance opaque.La pyélo- graphie rétrograde confirme les données de la pyélographie endoveineuse.Les cavités rénales gauches sont en effet normales tandis qu\u2019à droite ellés ne sont pas injectées.L'hématurie, la douleur, l'obstruction au niveau de l\u2019ure- tere droit\u201d avec hémattrie proyoquée par le CHARBONNEAU: TUMEURS PRIMITIVES DE L\u2019URETÈRE 557 passage de la sonde nous orientent vers la possibilité d\u2019une tumeur de l\u2019uretère droit.Nous décidons de faire une urétéro-néphrec- tomie droite.Incision ilio-pelvienne droite.Incision de l\u2019aponévrose et refoulement au péritoine vers la ligne médiane.Localisation de l\u2019uretère et de la tumeur.Elle occupe une portion d\u2019environ 6 ems partant de la région vési- Fig.1.cale.Elle est disséquée sur toute sa longueur jusqu\u2019à ce que l\u2019uretère soit parfaitement souple.Dissection de celui-ci jusque dans sa portion iliaque.Fermeture et drainage de cette première plaie.Le patient est ensuite couché sur le côté gauche.Nous faisons une lombo- tomie droite.Incision du fascia rétro-rénal.Enorme hydronéphrose droite.Le parenchyme rénal est réduit à une mince coque.Libération de tout le rein.Ligature du pédicule rénal et néphrectomie droite.Nous sortons toute la masse, uretère et rein, par la plaie lombaire.Drain-cigarette.Fermeture habituelle en 3 plans.Diagnostic postopératoire: tumeur de l'uretére droit.L\u2019examen anatomo-pathologique nous permet les constatations suivantes (fig.I).Rein mesurant 13 cms de long, 6 cms de large et 4 cms d\u2019épaisseur, avec segment d\u2019uretére long de 27 cms.Le tout pése 345 grammes avant ouverture.À l\u2019examen extérieur, rein gros, à surface bosselée.Hydronéphrose externe du corps du bassinet et dilatation de l\u2019uretère qui mesure environ 8 mms de diamètre sur la plus grande partie de sa longueur.Dans son tiers inférieur, l\u2019uretère est toutefois le siège d\u2019un renflement fusiforme qui dans sa région moyenne atteint au moins 15 mms de diamètre.À cet endroit, la palpation laisse percevoir une certaine induration de la paroi urétérale ainsi que la réplétion de la lumière par une masse semi-solide.Après ouverture du rein, et de l\u2019uretère, on observe une forte distension du bassinet et des calices avec transformation du rein en un sac hydronéphrotique.Le parenchyme rénal est atrophique et scléreux et mesure à peine deux à trois mms d\u2019épaisseur maximum.Le contenu du bassinet et des calices consiste en un liquide brunâtre sangul- nolent.Le tiers supérieur de l\u2019uretère est modérément dilaté, mais sa paroi est d\u2019épaisseur sensiblement normale, comme celle du bassinet.Le tiers moyen de l\u2019uretère offre une paroi légèrement épaissie et indurée ainsi qu\u2019une muqueuse mamelonnée.Enfin, le tiers inférieur est encombré de végétations agglomérées tout à fait semblables à celles des tumeurs papillaires du bassinet ou de la vessie.Les végétations sont insérées sur tout le pourtour de la paroi qui semble au surplus épaissie et indurée.A l\u2019unicn de Ja zone tumorale avec la région moyenne de l\u2019uretère, on note 558 une structure n'ayant pas de caractère néoplasique, du moins à l\u2019œil nu.Examen histologique (fig.2).La tumeur signa ée a l'examen macroscopique est un néop'asme à structure papillaire dont les papilles comprennent 1° un revêtement stratifié trans-fusionnel d\u2019épaisseur très variable suivant les points avec des rég:ons où la tumeur tend à devenir solide ; 2° un axe conjonctif presque partout grêle.Les cellules Fig.2.épithéliales sont pourvues de noyaux assez irréguliers, de forme, mais il n\u2019y a pas de monstruosité.Les mitoses sont rares.Si l\u2019on examine avec attention la paroi sous-jacente à la tumeur, on observe en plusieurs endroits en dehors de la tunique musculaire, c\u2019est-à-dire dans l\u2019adventice urétérale, une longue traînée L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 tumorale occupant la cavité des vaisseaux sanguins ou lympathiques.La région légèrement épaissie et sténosée de la paroi urétérale située juste en amont du néoplasme consiste en une zone d\u2019hypertrophie annulaire de la musculeuse sans infiltration tumorale et sans réaction inflammatoire actuelle.Au niveau du rein proprement dit, on constate une dilatation des cavités avec réplétion par une sérosité sanglante.Certaines papilles rénales exulcérées sont infiltrées de macrophages, chargées de pigments ferrugineux par suite de la phagocytose de globules rouges ou de pigments hémoglobiniques.Le parenchyme rénal est en grande partie atrophique et présente au surplus des lésions de néphrite chronique in- terstitielle.Diagnostie: épithélioma papillaire du tiers Inférieur de l'uretère.Hydro-hématonéphre se avec néphrite interstitielle chronique et atrophie rénale.(Dr J.-L.Riopelle, pathologiste) Les suites opératoires ont été assez longues mais sans incident sérieux.Le malade a quitté le service la 21ième journée après son intervention chirurgicale.Nous revoyons le malade tous les 4 mois.Son poids a augmenté de 30 livres depuis sa sortie de l'hôpital.Nous avons fait 2 contrôles cys- toscopiques qui n\u2019ont rien révé'é d\u2019anormal.Il importe donc d\u2019insister auprès des malades afin qu\u2019ils se fassent examiner dès les premiers symptômes.Nous avons vu ce patient 6 mois après une première hématurie.Nous avons bien l'impression qu\u2019il ne sera pas indemne de métastase dans quelque temps, surtout si l\u2019on considère le rapport anatomo-pathologique qui nous montre qu\u201dl existe déjà un envahissement des parois avoisinant l\u2019uretère. REVUE GÉNÉRALE e PRINCIPALES COMPLICATIONS CÉRÉBRO-MÉNINGÉES DES AFFECTIONS CARDIO-VASCULAIRES ' Roma AMYOT, Chef du service de Neurologie de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Des accidents cérébro-méningés, d\u2019installation habituellement brutale, de gravité sévère, causant même la mort en quelques heures ou en quelques jours, ou laissant après eux des séquelles neurologiques importantes, peuvent compliquer certaines affections cardio-vasculaires.Nous connaissons tous ces complications; leur fréquence rend leur observation accessible au praticien comme au clinicien et au neurologiste.Ce sont l\u2019ædème cérébro-mé- ningé, l\u2019hémorragie sous-arachnoidienne, plus rarement Uhématone sous-dural spontané, enfin, de constatation courante, l\u2019hémorragie cérébrale et le ramollissement.Nous avons à étudier ces divers phénomènes non pas tant sur le plan de la symptomatologie, qui n\u2019offre pas de très grandes difficultés cliniques, qu\u2019aux points de vue étiologique et physio-pathologique ou pathogénique.De la sorte, on pourra, en autant qu\u2019il est possible, en savoir l\u2019origine habituelle et en comprendre le mécanisme d\u2019installation.Notons, dès maintenant, que toute cette pathologie est bien plus du domaine de la médecine générale, par sa genèse, et que si elle verse dans la neurologie ce n\u2019est que par les manifestations cliniques et le site des lésions explosives qui aggravent l\u2019affection cardio-vaseu- laire sous-jacente.L\u2019ENCÉPHALOPATHIE DE L\u2019HYPERTENSION ARTÉRIELLE L\u2019ædème cérébro-méningé fit l\u2019objet d\u2019un 1.Communication au XIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C.Ottawa-Hull, septembre 1948.important travail présenté par Alajouanine en 1936, à la Réunion Internationale annuelle de la Société de Neurologie de Paris, et en 1947, lors d\u2019une Réunion conjointe de la Royal Society of Medecine de Londres et de la Société de Neurologie de Paris.Admettons que cet accident est lié à l\u2019hypertension artérielle et il serait, en fait, le substratum anatomo-pathologique de l\u2019encéphalo- pathie de l'hypertension artérielle.Et l\u2019auteur précité affirme avec raison, à notre humble avis, que certaines formes d\u2019urémie cérébrale, que les manifestations nerveuses de l\u2019éclamp- sie, que l\u2019apoplexie séreuse par intoxication médicamenteuse, que l\u2019encéphalopathie saturnine relèvent du même fait qui est l\u2019œdème cérébro-méningé.Chez des sujets à instabilité tensionnelle très variable ou a hypertension constante, mais sous le coup d\u2019une élévation impressionnante de la pression artérielle, peut s\u2019installer brusquement l\u2019ædème cérébro-méningé réalisant ainsi la forme aigué.Apparaissent alors aussi brutalement les symptômes suivants: de la céphalée violente, des nausées, des vomissements, des accidents visuels pouvant aller jusqu\u2019à l\u2019amaurose, de l\u2019obnubilation intellectuelle évoluant progressivement vers un état de torpeur; parfois de l\u2019agitation avec délire onirique et confusion, ou encore des accès convulsifs.La nuque est habituellement enraidie et on trouve le signe de Kernig.La ponction lombaire montre de l\u2019hypertension avec hyperpulsatilité du liquide.Ce qui d\u2019ailleurs coïncide avec une hypertension rétinienne.La résolution marque habituellement l\u2019évolution de cette forme.La ponction lombaire thérapeutique, la saignée et 560 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA l'emploi de vasodilatateurs aident la guérison.La forme subaiguë et chronique de l\u2019ædème cérébro-méningé provoque le syndrome de l'hypertension intracrânienne avec céphalée, vomissements et stase papillaire au point qu\u2019elle simule très étroitement la tumeur intracrânienne et que certains auteurs la dénomment même la forme pseudo-tumorale.Le diagnostic différentiel doit donc en être effectué et la notion d\u2019hypertension artérielle sévère concomitante, l\u2019absence de signes neurologiques de localisation et les renseignements fournis par l\u2019encéphalographie ou la ventricu- lographie gazeuse peuvent permettre de l\u2019identifier.Les malades devront être traités par des ponctions lombaires, des diurétiques, le sulfate de magnésie en intraveineuse, un régime alimentaire hypochloruré.Dans les cas résistants et pour prévenir la cécité par atrophie optique secondaire à l\u2019ædème papillaire, cn devra recourir à la trépanation décompressive avec ouverture de l\u2019arachnoïde.On pourra agir encore plus efficacement par un traitement préventif appliqué aux sujets à hypertension maligne, soit par exérèse d\u2019un surrénalome ou d\u2019un rein à hydronéphrose ou pyélonéphrite ou à malformation congénitale, causes de l\u2019hypertension ou encore par une intervention palliative sur le sympathique, qui pourra abaisser la tension et surtout concourra à éviter les coups d\u2019hypertension et l\u2019ædème cérébro-méningé.Aigu ou chronique, l\u2019ædème cérébro-ménin- gé est bien plus que la simple accumulation de liquide céphalo-rachidien dans les ventricules et les espaces sous-arachnoïdiens; elle amène l\u2019imbibition de tout le parenchyme cérébral avec vaso-dilatation et distension des espaces périvasculaires, avec altérations morphologiques des cellules nerveuses.À tout événement, cet œdème paraît étroitement lié à la vaso-dilatation des vaisseaux du cerveau jusqu'aux capillaires, sous l\u2019effet brutal de la poussée hypertensive; vaso-dilatation passagère dans la forme aiguë, plus tenace et quasi irréversible dans la forme chronique pour des raisons diffici'es à saisir: peut-être par lésions \u2014 BULLETIN AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1949 vasculaires, peut-être par dérèglement des centres neuro-végétatifs qui n'agissent plus sur le tonus des vaisseaux de l\u2019encéphale, qui d\u2019ailleurs sont normalement moins sensibles que les vaisseaux des autres territoires de l\u2019organisme aux incitations du système neuro- végétatif.L\u2019HEMORRAGIE SOUS-ARACHNOÏDIENNE L\u2019hémorragie sous-arachnoïdienne spontanée, non associée au traumatisme crânien, serait pour certains auteurs aussi fréquente que l\u2019hémorragie cérébrale: elle constituerait ainsi 7% de tous les accidents cérébraux d\u2019origine vasculaire et serait la cause dans 2% des cas de mort subite inexpliquée.Elle serait mortelle au premier accident dans un pourcentage allant de 25 à 50% des cas selon les auteurs.Ces notions montrent bien l\u2019intérêt qui suscite l\u2019étude de l\u2019hémorragie sous-arach- noïdienne, la connaissance de sa symptomatologie, de ses principales causes et de son traitement.L\u2019éruption soudaine du sang dans l\u2019espace sous-arachnoïdien déclenche subitement un drame méningé.Le malade est littéralement assommé par une violente douleur de tête, il peut perdre connaissance, il peut mourir si l\u2019'hémorragie est massive.Il a des vomissements, il est vertigineux et est au moins obnubilé durant les premières heures.Il peut avoir des convulsions; il peut aussi présenter une hémiparésie ou une ophtalmoplégie et même une hémorragie de la rétine.Mais ce qui domine à l\u2019examen du malade, c\u2019est un syndrome méningé avec raideur de la nuque, même de tout le rachis, avec rachialgie, avec signe de Kernig.La ponction lombaire révèle la présence de sang dans le liquide, uniformément réparti dans les trois tubes et la tension céphalo- rachidienne est habituellement augmentée.D'autre part, il ressort des travaux de ces dix dernières années, par des constatations nécropsiques et chirurgicales, par des investigations d\u2019angiographie intracrânienne, que l\u2019hémorragie sous-arachnoïdienne est la conséquence, dans la très grande majorité des cas, d\u2019une rupture d\u2019anévrysme intracränien.Et, ce qui est plus, cet anévrysme serait habituel- AMYOT: COMPLICATIONS CÉRÉBRO-MÉNINGÉES lement sinon congénital, du moins le résuitat d\u2019une aplasie vasculaire congénitale.La dilatation vasculaire peut être due à l\u2019artériosclérose, elle peut être la conséquence d\u2019un processus d\u2019artérite infectieuse, secondaire par Fig.1.\u2014 Images artériographiques stylisées d\u2019anévrysmes intracrâniens (de E.Moniz in R.N.1935).exemple à une endocardite évolutive, mais elle serait surtout l\u2019effet soit, selon certains auteurs dont Forbus, d\u2019une absence de la couche musculeuse au point de bifurcation des artères cérébrales de la base ou du cortex, sot, selon d\u2019autres, d\u2019une distribution insuffisante du tissu élastique dans la paroi du vaisseau.À tout événement, elle se produit aux po nts de bifurcation de l'artere.Cette notion de l\u2019origine congénitale des anévrysmes intracrâniens date de 1887, telle 561 que la suggéra Eppinger.Ils se situent à l\u2019artère basilaire, sur la carotide interne et surtout au cercle de Willis de la base et sur ses branches.Et cette étiologie explique parfaitement l\u2019apparition de l\u2019hémorragie sous-arachnoï- dienne à tous les âges, même durant l\u2019enfance ou l'adolescence, elle fait comprendre la survenue de l\u2019hémorragie sans modification préalable de la tension artérielle.Et si la fréquence de l\u2019hémorragie sous-arachnoïdienne augmente avec l\u2019âge, du moins jusqu\u2019à la soixantaine, c\u2019est que l\u2019artério-sclérose ajoute son efficience propre et son influence sur des vaisseaux primitivement aplasiques et porteurs d\u2019anévrysme, c\u2019est que, aussi, l\u2019hypertension artérielle, plus fréquente, y favorise la rupture.Mais il existe incontestablement un autre agent vasculaire qui provoque l\u2019hémorragie sous-arachnoïdienne et c\u2019est la malformation des vaisseaux piemériens, tout particulièrement l\u2019angiome.Cette constatation fut illustrée par Clovis Vincent en 1938 et encore tout récemment par Wechsler.L\u2019angiographie cérébrale se montre précieuse en visualisant et révélant une telle étiologie et cette dernière serait la cause la plus fréquente des hémorragies sous-arachnoïdiennes récidivantes.À ces divers thèmes sur l\u2019hémorragie sous- arachnoïdienne nous ajoutons que la rupture d\u2019un anévrysme d\u2019une branche artérielle, accolée au cortex ou enfouie dans un sillon ou même une scissure, peut amener la formation d'un véritable hématome intracérébral, le sang se collectant dans le parenchyme en même temps qu\u2019il pourrait se mêler en partie au liquide céphalo-rachidien.Cette hémorragie cérébrale, bien circonscrite, fait œuvre de tumeur intracrânienne et son traitement pourra être éventuellement chirurgical.Comment traiter une hémorragie sous- arachnoïdienne?Contre le phénomène hémorragique déjà constitué, on ne peut rien; le traitement sera symptomatique et la ponction lombaire pourra être employée pour atténuer l\u2019hypertension intracranienne, si nécessaire.Normalement, le liquide céphalo- 562 rachidien n\u2019est plus sanguinolent vers la 7ième journée, si l\u2019hémorragie n\u2019a pas persisté ou n\u2019a pas récidivé; il prend une couleur jaunâtre.Fig.2.\u2014 Reproductions angiographiques stylisées d\u2019angiomes cérébraux (de E.Moniz in R.N.1935).Mais le traitement de l\u2019hémorragie sous- arachnoïdienne peut s\u2019attaquer à sa cause et les neuro-chirurgiens, sous l\u2019impulsion de Dandy, maintenant non seulement réussissent la ligature extra-crânienne et intra-crânienne de la carotide interne, ma's réussissent même dans certains cas à isoler complètement le sac anévrysmal par des ligatures ou des clips métalliques posés en amont et en aval de la dila- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal.mai 1919) tation.Ce t'a \u2019ement possède !e grand mérite de prévenir une récidive qui pourrait être mortelle.D'autre part, les malformations vasculaires pourraient aussi être traitées par la ligature de la carotide et l\u2019application de la radiothérapie sur la région angiomateuse.L\u2019HÉMATOME SOUS-DURAL L'hématome sous-dural est d\u2019abord du domaine traumatique.Mais il arrive parfois que les malades nient la survenue antérieure de tout choc à la tête et on est bien forcé alors d'admettre la possibilité de l\u2019existence d\u2019un hématome sous-dural spontané.Tout récemment un élève de Clovis Vincent, Michel Feld, en rapportait 15 observations et trouva\u2019t chez deux malades la présence de varices de la dure-mère.Il rapprochait anatomiquement l'hémorragie sous-arachnoïdienne, par anévrysme congénital, de \u2019hématome sous-dural spentané par malformation également congé- nita!e des veines perforantes cérébro-duremé- riennes.Ce rapprochement n\u2019a rien d\u2019invraisemblable et doit être retenu.À tout événement, comme vous le savez, la symptomatologie de l\u2019hématome sous-dural est celle de la tumeur cérébrale, sauf que les troubles mentaux y sont peut-être plus fréquents et que le liquide sera souvent jaunâtre et plus riche en albumine.Son traitement est purement chirurgical.L\u2019HÉMORRAGIE ET LE RAMOLLISSEMENT CÉRÉBRAUX Et nous en arrivons à la question majeure des complications cérébro-méningées des affections cardio-vasculaires, c\u2019est-à-dire à l\u2019hémorra- gle et au ramollissement cérébraux.L\u2019étude de ces deux ordres d\u2019accidents vasculaires n\u2019offrait, il y a 25 ans, aucune difficulté doctrinale.Leur pathogénie apparaissait limpide et claire par sa simplicité.L\u2019hémorragie résultait d'une rupture artérielle, plus précisément d\u2019un anévrysme miliaire tel que décrit par Charcot \u2018et Bouchard, le ramollissement était la résultante directe d\u2019une obstruction par thrombose AMYOT: COMPLICATIONS CÉRÉBRO-MÉNINGÉES 563 artérielle qui amenait la désintégration du parenchyme privé de sang dans la zone d\u2019irrigation de l\u2019artère obstruée; tel était l\u2019enseignement d\u2019Andral et de Virchow.Mais les faits ne seraient pas aussi simples ni tranchés.Nous en discuterons dans un instant.Les symptômes de ramollissement et de l\u2019hémorragie se confondent; il est en fait assez difficile d\u2019en faire cliniquement la distinction dans la majeure partie des ca:.Evidemment, si le liquide céphalo-rachidien contient du sang, on est en droit de croire à l\u2019hémorragie.Si le sujet est l\u2019objet d\u2019une hypertension artérielle sévère, on pourra présumer qu\u2019il y a hémorragie.Si les symptômes ont une installation graduelle, on croira au ramollissement, quoiqu\u2019une progression des accidents déclen- Fig.3 \u2014 Hématome intracérébral (Lhermitte in La Presse Médicale).chés puisse être aussi l\u2019effet d\u2019une hémorragie.Foix affirmait que sur 10 cas d\u2019apoplexie qui survivent, 8 sont du domaine du ramollissement.À tout événement, dans la plupart des cas on conjecture sur la nature exacte de la lésion.La symptomatologie nous est bien connue.C'est la survenue brutale, avec, selon les cas, inconscience suivie ou non de coma plus ou moins profond, obnubilation ou simplement vertige, d\u2019un syndrome hémiplégique.Si la lésion est cortico-sous-corticale et située à gauche chez un droitier ou inversement chez un gaucher dans les lobes pariétal et temporal, elle s'accompagne d\u2019aphasie et d\u2019hémianopsie.Quel que soit l\u2019hémisphère atteint, le ramollissement et l\u2019'hémorragie déterminent habituellement un tel syndrome hémiplégique pour la raiscn anatomique suivante qu\u2019ils se produisent le plus souvent dans le territoire d\u2019irrigation profonde et superficielle, ou dans l\u2019une à l\u2019exclusion de l\u2019autre, de l\u2019artère cérébrale moyenne.Ainsi se trouvent intéressés, dans le territoire profond, la capsule interne contenant les fibres motrices pyramidales et, au territoire superficiel, les centres moteurs étagés sur la circonvolution frontale ascendante.L\u2019hémiplégie s\u2019associe à des troubles habituellement partiellement déficitaires des sensibilités objectives.Elle est d\u2019abord flasque; ele devient spasmodique vers la quatrième semaine.Si la lésion siège au territoire d\u2019irrigation de la cérébrale postérieure, l'hémiplégie est fruste, transitoire, elle est dépassée en sévérité par un hémi-syndrome sensitif où se trouvent des signes déficitaires marqués et de la douleur, par atteinte de la couche optique, assceiés à une hémianopsie homonyme croisée, due à la lésion du lobe occipital.Si le ramollissement ou l\u2019'hémorragie s\u2019effectuent dans le territoire d\u2019irrigation de la cérébrale antérieure, les signes hémiplégiques siègent surtout au membre inférieur et il peut exister encore ici une hémianopsie homonyme croisée, par atteinte de la bandelette optique.Nous n\u2019insistons pas plus longuement sur la symptomatologie qui comporte bien d\u2019autres éléments cliniques d\u2019ordre neurologique et général, nous nous empressons d\u2019en arriver à la partie la plus intéressante de cette question : à l\u2019étiologie et à la pathogénie.Après quoi nous dirons un mot du traitement.Les auteurs allemands ont étudié sérieusement ce problème de la pathogénie du ramollissement et de l\u2019hémorragie au cerveau.Leurs 564 constatations qui comportent une partie assez objective et une partie plus conjecturale, sont admises par l\u2019école française mais, moins una- niment, par les écoles américaines et anglaises qui s\u2019en tiennent plutôt aux deux processus de la rupture et de l\u2019obstruction artérielles.Fig.4 \u2014 Hémorragie cérébrale pluricentrique (Lher- mitte in La Presse Médicale).Mais quelles sont ces idées nouvelles?L\u2019hémorragie cérébrale peut être dans certains cas minoritaires le résultat d\u2019une rupture d\u2019artère causant la formation d\u2019un véritable hématome qui disloque et dissocie le parenchyme.Nous avons vu que la rupture d\u2019anévrysme, d\u2019origine congénitale ou artério-sclérotique, pouvait déterminer une telle lésion.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLErIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1949 Mais ce n\u2019est pas le fait de la majorité des hémorragies cérébrales.L\u2019examen du cerveau ne révèle pas de rupture de vaisseaux; la lésion hémorragique n\u2019est pas concentrique, mais pluricentrique à plusieurs foyers contigus et nettement séparés, parfois contenant un foyer central et plus massif par coalescence de plusieurs foyers isolés; le tissu cérébral n\u2019est pas refoulé par le foyer d\u2019hémorragie, mais plutôt imbibé de sang.Bien plus, entre le ramollissement cérébral et l\u2019hémorragie, il existe une similitude qualitative, la différence n\u2019étant que quantitative.Dans les deux processus, on se trouverait en présence d\u2019une lésion d\u2019enfarcissement parenchymateux plus ou moins envahi par le sang; peu dans le ramcllissement blanc, plus abondamment dans le ramollissement rouge et surabondamment dans l\u2019hémorragie.Et dans les deux cas, une vasodilatation des veinules et des capillaires causerait de la stase vasculaire et une extravasation plus ou moins massive déterminant, dans le ramollissement comme dans l\u2019hémorragie, un déficit circulatoire par encombrement et de la nécrose.L'\u2019infarctus pulmonaire par embolie pourrait constituer un point de ressemblance assez fidèle.Voilà d\u2019une façon très résumée et simplifiée la partie la plus objective de la théorie actuelle sur le mécanisme du ramollissement et de l\u2019hémorragie.On pourrait ajouter, avec quasi-cer- titude, que la stase par vaso-dilatation ne se complète d\u2019une extravasation massive et vraiment hémorragique que lorsqu\u2019il y a hypertension artérielle forçant l\u2019entrée du sang dans le territoire de distribution artérielle vaso-paralyséd par l\u2019entremise de branches anastomotiques qui le relient au tissu sain avoisinant.Le mécanisme intime de cette vaso-dilata- tion paralytique et de la stase est du domaine de la conjecture et de l\u2019hypothèse.Contentons-nous de dire que l\u2019embolie, que la thrombose artérielle, que le vaso-spasme sévère, que les thrombophlébites ou la thrombose de la carotide, que l\u2019hypertension paroxystique sont tous des facteurs qui pourraient déclencher le choc vasculaire, l'inhibition para- UDA SE ppt tte ESS ES AMYOT: COMPLICATIONS CÉRÉBRO-MÉNINGÉES 565 lytique des vaisseaux artériels, la vaso-dila- tation dans un territoire artériel du cerveau et de l\u2019axe encéphalique.Qu\u2019on se souvienne aussi qu\u2019un vaso-spasme léger et de courte durée peut provoquer des phénomènes cliniques passagers comme d\u2019ailleurs une défaillance tensionnelle légère chez un scléreux; qu\u2019un spasme plus tenace provoquera des lésions définitives: soit de ramollissement ou d\u2019hémorragie, comme le fera une chute impressionnante, de la tension artérielle chez un sujet à vaisseaux déjà scléreux et rétrécis.Mais l\u2019hémorragie et le ramollissement ne sont pas le fait de tout être humain et, s\u2019ils peuvent se rencontrer à tous les âges, ils sont néanmoins des accidents de l\u2019Âge mûr et de la vieillesse.Bien entendu, la syphilis comme certaines autres infections aiguës et sévères pourront déclencher de l\u2019artérite et une thrombose; dans d\u2019autres cas une thrombo-phlébite et cela à tous les ages: il s\u2019ensuivra l\u2019attaque d\u2019apoplexie.Ailleurs ce sera une endocardite évolutive qui aura déclenché une embolie, ou un rétrécissement mitral avec ou sans fibrillation et encore ici l\u2019accident cérébral surviendra sans différenciation d'âge.Ce pourrait être aussi une thrombo-angéite oblitérante ou maladie de Buerger à localisation encéphalique.Mais, le plus souvent, le ramollissement et \u2019hémorragie cérébrale sont le fait de l\u2019adulte après la quarantaine, sont le fait de l\u2019hypertension artérielle et de l\u2019artério-sclérose et je devrais ajouter que le diabète ajoute sûrement son action sur les lésions dégénératives de l\u2019artério-sclé- rose et de l\u2019athéro-sclérose.Avant de terminer cette étude, forcément très écourtée vu son ampleur et le temps dont Je dispose, 11 me paraît important de dire quelques mots sur le traitement de l\u2019hémorragie cérébrale et du ramollissement, à la phase immédiatement post-apoplectique, de mentionner surtout que l\u2019on peut très peu et qu\u2019on doit s\u2019abstenir de thérapeutiques inutiles ou nuisibles.Aucune nourriture ou boisson par la bouche tant que le malade ne peut avaler très facilement, afin d'éviter l\u2019engouement et la broncho-pneumonie de déglutition.Eviter la stase pulmonaire.Eviter l\u2019encombrement bronchique par le drainage postural et l\u2019aspiration des mucosités.Eviter les eschares au siège.Hydrater le malade par voie parentérale.Ne pas remuer le malade outre mesure.Pas de saignée, inutile et même dangereuse chez les hypotendus scléreux.Pas de ponction lombaire, à moins qu\u2019il n\u2019y ait sévère hypertension intracrânienne.Tonifier le coeur.S\u2019efforcer de relever la tension artérielle si elle est basse.On pourra employer certains vaso-dilatateurs comme l\u2019acétylcholine, comme l\u2019acide nicotinique qui agissent sur les territoires artériels adjacents et peuvent favoriser de la suppléance, agissant aussi sur les vaisseaux en dehors du cerveau pouvant ainsi créer une dérivation favorable en cas d\u2019hémorragie.On a conseillé l\u2019infiltra- ton novocaïnique du ganglion stellaire dans les cas d\u2019embolie et de ramollissement afin de lever l\u2019angio-spasme et activer la circulation.L\u2019hématome intra-cérébral par rupture artériel'e, le plus souvent anévrysmale, peut être traité chirurgicalement dans certains cas favorables, comme l\u2019hémorragie intra-ventriculaire pourrait éventuellement bénéficier des soins d\u2019un neuro-chirurgien.| TRAVAUX CONSULTES Th.ALAJOUANINE et R.THUREL: «La pathologie de la circulation cérébrale.» R.Neur\u2026, 65: 1276 (juin) 1936.Th.ALAJOUANINE: «Œdème cérébro-méningé par hypertension artérielle.» R.Neur, 79: 263 (avril) 1947.Charles D.ARING: « Vascular Diseases of the Nervous System.» Brain, 65: 28 (mars) 1945.W.E.DANDY: Intracranial arterial 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Eg ET EMBOLIES ARTÉRIELLES AU COURS DES CARDIOPATHIES ! Maurice TURCOTTE (Québec).Qui de vous n\u2019a pas eu à faire face à l\u2019occlusion brutale d\u2019une artère alors qu'il était en lutte avec un rétréci mitral, un artérioscléreux ou un plus ou moins vieil infarctisé du myocarde aux prises avec un flutter ou une fibrillation auriculaire ou un autre trouble de son rythme cardiaque ?C\u2019est là un accident \u2014 et heureu:ement il n\u2019est pas trop fréquent \u2014 qui vient compliquer l\u2019évolution déjà par trop décourageante de certaines cardiopathies.Et c\u2019est alors que des heures d\u2019hésitation ne sont plus permises et qu\u2019il faut tenter rapidement et toujours de sauver la vie de son malade, même s\u2019il est déjà un cardiaque dangereux.Ici encore, la nature a tout prévu.Elle a bien voulu que le diagnostic de l\u2019occlusion aiguë d\u2019une artère soit excessivement facile et que la localisation de l\u2019embolus en cause ne soit guère plus difficile.De ce fait, elle a permis au médecin de pouvoir, très rapidement, instituer un traitement qui, avec l\u2019évolution de la médecine et de la chirurgie depuis quelques années, devient de plus en plus efficace.Et, vu que toujours le bon traitement dépend du bon diagnostic, ce sont 1a les deux questions qui vont nous intéresser au cours de cette présentation.Seulement, les syndromes fournis par les accidents emboliques étant fort nombreux, nous ne nous proposons que d\u2019en effleurer les principaux pour ne pas avoir à abuser trop longtemps de votre attention.Le syndrome qui mène au diagnostic d\u2019une occlusion d\u2019une artère périphérique par un embolus est assez caractéristique, même si 1.Communication au XIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Ottawa-Hull, septembre 1948.l\u2019un ou l\u2019autre des symptômes peut manquer plus ou mo.ns.En effet, lorsqu'un embolus vient obstruer la lumière d'une artère d\u2019un membre, les signes sont assez nets et les principaux symptômes sont : la douleur, la pâleur, l\u2019abaissement de la température locale, la paralysie, la disparition des pulsations.De ces symptômes, le plus important et le plus utile au diagnostic est la douleur.Le plus souvent, cette douleur est brutale, très brutale, et excessivement violente.Elle est d\u2019autant plus forte qu\u2019un plus grand nombre de muscles sont ischémiés.Au moment de son apparition, cependant, el'e n\u2019indique pas toujour: l\u2019endroit exact où s\u2019est arrêté l\u2019embolus.Elle peut être ressentie n\u2019importe où dans le segment de membre ou dans le membre sous- jacent à l\u2019occlusion de l\u2019artère et ce n\u2019est qu\u2019après quelques jours, moment qu\u2019il ne faudra pas attendre pour intervenir, qu\u2019elle se localise bien à l\u2019endroit intéressé, lorsque, autour de l\u2019embolus, l\u2019artère est devenue le siège d\u2019inflammation.Rapidement, le membre ou le segment de membre intéressé devient d\u2019une pâleur livide, couleur de cierge, puis marbré de blanc et de bleu cyanotique avant, enfin, de revêtir cette couleur cyanotique sombre, presque noire, signature de la gangrène qui s\u2019installe.L\u2019abaissement de la température locale.comme la sensation d\u2019engourdissement, de froid, passe souvent inaperçu au malade parce que perdu au milieu des grands phénomènes douloureux.C\u2019est au médecin de la contrôler, lui-même, par la palpation du membre atteint.Le malade ne-s\u2019en plaindra que lorsque l\u2019accident d\u2019embolie n\u2019aura pas ou que peu donné de douleur, ce qui peut se produire encore assez souvent.En effet, chez des malades déjà 568 alités pour le traitement de leur cœur, cette douleur aiguë manque souvent et, alors, l\u2019engourdissement du membre, la sensation de froid, l\u2019abaissement de la température locale et la paralysie deviennent les symptômes les plus importants.La perte du mouvement et de la sensibilité arrive plus où moins tôt après l\u2019occlusion de l'artère.Les petits mouvements disparaissent d\u2019abord, puis les mouvements plus grands cessent et la sensibilité locale normale n\u2019existe plus.Il y a toujours une disparition des pulsation en bas de l\u2019endroit où s\u2019est arrêté l\u2019embolus, mais ceci peut prêter à confusion, notamment dans l\u2019occlusion de l\u2019artère fémorale au-dessus du point d\u2019origine de la fémorale profonde.En effet, la perception de pulsations à l\u2019artère fémorale, laquelle n\u2019est accessible aux sensations tactiles que sur une longueur d\u2019un pouce et demi au-dessus de sa bifurcation, peut faire croire que les artères fémorales sont intactes et que l\u2019occlusion siège à l\u2019origine de la poplitée.C\u2019est ici que le sphygmomanomètre et encore mieux l\u2019oscillomètre aideront à éclaircir la question en permettant de lire les oscillations à différents niveaux d\u2019un membre intéressé et de constater qu\u2019au-dessous de l\u2019occlusion il n\u2019existe pas d\u2019oscillations.Avec ces notions et en insistant sur le fait que les symptômes énumérés s\u2019installent rapidement, brusquement, -presque toujours d\u2019une façon dramatique, le diagnostic différentiel ne peut prêter à confusion.L'histoire du malade qui a un cœur avarié, est en fibrillation ou a vu son rythme cardio-circulatoire bouleversé pour une raison quelconque, est fortement suggestive.Et pratiquement rien d\u2019autre ne peut entraîner un accident aussi brusque et aussi choquant que cette occlusion artérielle par embolie d\u2019origine cardiaque.Peut-être pourrions-nous hésiter vis-à-vis de l\u2019hypothèse d\u2019une artérite thrombosante, surtout lorsque manque au tableau cette douleur à apparition brusque, mais, ici, certains facteurs viennent vite nous tirer d\u2019embarras.La notion d\u2019une affection artérielle préexistante, le plus souvent L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuzLemn A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 bilatérale, ayant donné des signes prémonitoires, affection progressive et nous faisant voir, sous l\u2019écran radioscopique, de la calcification artérielle, sera d\u2019une aide précieuse dans l'établissement d\u2019un diagnostic.Et ce n\u2019est que dans de très rares cas qu\u2019à la mise à jour du vaisseau atteint, le chirurgien se trouvera en présence d\u2019une artère, déjà le siège d\u2019une artérite thrombosante, finalement obstruée par un embolus parti du cœur.En somme, le cardiaque connu, sous traitement ou non, qui, soudainement, accuse, dans un membre ou dans un segment de membre, une sensation de froid, une certaine paresthésie qui précèdent de très peu cette douleur violente que nous avons décrite plus haut; ce cardiaque qui nous présente un membre horriblement douloureux, froid, très pâle ou marbré de blanc et de bleu cyanotique et paralysé plus ou moins complètement, est un malade à qui nous devons un traitement rapide.Retarder seulement un peu, hésiter dans des considérations entraîneront quasi fatalement, sinon la mort du malade, du moins la perte d\u2019un membre à cause d\u2019un processus gangréneux rapide qui, lui, n\u2019attendra pas les conclusions amenées par de trop longues discussions.Dès le diagnostic posé, le traitement doit commencer.Et, ici non plus, l\u2019hésitation n\u2019a pas sa place.Il nous faut maintenant admettre que, même si la médecine est appelée à poser un diagnostic précoce et à instituer rapidement une thérapeutique, cette thérapeutique n\u2019aura d\u2019utilité, le plus souvent, que de préparer le malade pour la chirurgie.En face d'une ccclusion, par embolus, d'une artére périphérique, le médecin verra à organiser un traitement visant à calmer la douleur du malade et à soulager le spasme qui résultent de l\u2019occlusion, il verra à retarder le temps de coagulation du sang de façon à éviter, le plus possible, la thrombose vasculaire consécutive à l\u2019arrêt d\u2019un embolus dans une artère.En somme, 1! organisera son malade de façon qu\u2019il puisse subir \u2014 le moins mal possible \u2014 l\u2019intervention chirurgicale qui permettra l\u2019enlèvement de l\u2019embolus et le rétablissement de ere me ae ane EEE 7 3 2 pos pe - TURCOTTE: EMBOLIES ARTÉRIELLES AU COURS DES CARDIOPATHIES la circulation.Dans la suite, on devra voir au maintien de cette circulation et a la prévention de complications de thrombose post- cpérato.re.Pour faire lâcher le spasme artériel, la thérapeutique nous offre toute une série de médicaments, mais il semble bien que les plus utiles soient la papavérine et la spasmalgine.La première sera donnée, par vole intraveineuse de préférence, à la dose de 44 ou 1 grain toutes les heures si nécessaire.La spasmalgine, un composé de pantopon, de papavérine et d\u2019atrinal, est souvent préférable parce que plus efficace sur la douleur que la papavérine seule.La novocaïne en solution à 2% ou 3% dans un soluté isotonique, en injection intraveineuse lente, semble bien agir sur le spasme artériel et sur la douleur; mais, ici, notre expérience est fort limitée.Il n\u2019est pas utile et encore moins nécessaire d\u2019é'ever le membre et il faudra se garder de trop le réchauffer.Un membre ainsi ischémié est exposé à des brûlures faciles qui accéléreront la gangrène et entraîneront des difficultés plus grandes dans le traitement entrepris.Tout au plus devrons- nous organiser le membre lésé pour que soit maintenue une température moyenne de 90 à 92 degrés F.Certains auteurs, en se basant sur le fait que le froid diminue les besoins d\u2019oxygénation, préfèrent le froid.On a bien vanté les bons effets, sur le spasme artériel, obtenus par les blocages sympathiques.Leurs effets sur le spasme sont indéniables tout comme i's soulagent la douleur.Mais il a été observé que, dans certains cas, ces blocages avaient été responsables du fait qu\u2019un embolus, arrêté à la bifurcation d\u2019une artère facile d\u2019accès, avait été délogé pour aller s\u2019arrêter plus loin, dans une branche artérielle plus petite.Inutile de dire qu\u2019alors les difficultés de la chirurgie deviennent plus grandes et exposent à des insucces plus faciles.En méme temps que ncus nous appliquons à faire disparaître le spasme artériel et à soulager la douleur, il faudra voir à l\u2019admin:s- tration d\u2019anticoagulants.Et nous avon: 2a choisir entre la dicoumarine et l\u2019héparine.569 La dicoumarine, même si elle a l\u2019avantage de s\u2019administrer par voie buccale, est trop lente à montrer ses effets, trop toxique et trop difficile à contrôler et à contre-balancer pour que nous lui donnions la préférence.L\u2019héparine, par contre, répond bien mieux a la rapidité avec laquelle nous voulons agir, elle n\u2019est pas toxique et est assez difficile à contrôler.Pour la moyenne des individus, nous parvenons à obtenir un temps de coagulation de 30 à 45 minutes avec les doses que voici : 1° 40 à 60 mers (4 à 6 ce.) dans 20 ce.de sérum isotonique, en première dose.2° Dans la suite, 20 mgrs à l\u2019heure au moyen d\u2019une solution dans un sérum installé à la veine d\u2019une façon permanente.Evidemment, pour controler les doses qui peuvent varier d\u2019un sujet à un autre, 11 faudra faire des temps de coagulation du sang toutes les trois ou quatre heures.Si ces mesures ont quelquefo:s donné des résultats fort satisfaisants sur le rétablissement de la circulation là où elle avait cessé, il semb'e bien établi, aujourd'hui, qu\u2019elles ne doivent que viser à préparer le malade pour la chirurgie en éloignant la thrombose artérielle qui viendra tôt s\u2019ajouter à l\u2019arrêt d\u2019un embolus dans l\u2019arbre circulatoire.Elles permettent aussi, un peu, de préparer un cœur malade ou emballé à traverser l'intervention proposée.Et, si, six à huit heures après le début de ce traitement, la circulation n\u2019a aucune tendance à se rétablir, 11 faudra se hâter d\u2019avoir recours à l\u2019embolectomie.Je n\u2019oserais pas discuter, devant vous, la conduite à tenir du chirurgien.Je ne connais que bien grossièrement les techniques de ces interventions délicates et Je craindrais de m\u2019attirer des bosses.Quant à l\u2019anesthésie à employer chez ces ma'ades, son choix est laissé à l\u2019anesthésiste et au chirurgien.Il semble bien que l\u2019anesthésie locale doive avoir la préférence.De fait ce malade dont le cœur est en malfonction- nement supportera mal, bien souvent, !es anesthésiques généraux.Et il en est de même pour 070 l\u2019anesthésie rachidienne qui, en plus de molester l\u2019appareil cardiocirculatoire, exposera le malade à voir son embolus changer de place pour créer des embêtements nouveaux à l\u2019opérateur.Les difficultés ne finissent pas dès qu\u2019a été pratiquée l\u2019embolectomie.Les soins postopératoires sont très importants et ne permettent aucune négligence.Il faudra maintenir l\u2019hé- parinisation de façon à garder le temps de coagulation au-dessus de la normale.Et, si l\u2019état du cœur ne permet pas l\u2019administration continue de l\u2019héparine dans un soluté salé isotonique, on pourra donner, dans la veine, toutes les deux heures, 5 ce.d\u2019héparine.Il faudra bien surveiller le temps de coagulation pour pouvoir varier prudemment et efficacement les doses de l\u2019anticoagulant.La circulation du membre atteint devra être attentivement surveillée et il faudra prévenir toute lésion à la peau et se méfier de tout point de pression.Le membre sera gardé à cette même température que nous recommandions dans les soins préopératoires.Des massages doux pourront avoir une certaine utilité.Les antispasmodiques et les analgésiques cités plus haut seront employés au besoin.À ce stage postopératoire, les blocages sympathiques trouvent leur raison d\u2019être et sont souvent d\u2019un précieux secours au malade embolecto- misé.La compression veineuse, manuelle ou mécanique, intermittente, aiderait, paraît-il, beaucoup à la circulation dans ce membre qui vient d\u2019être soulagé d\u2019un obstacle à son fonctionnement.Ce traitement devra être maintenu durant huit à dix jours après l\u2019embolectomie et n\u2019être cessé que progressivement quand il est bien sûr que la circulation se fait bien.Et, si les résultats que nous montrent les statistiques ne sont pas toujours des plus encourageants, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1949 ils le sont suffisamment pour que, vis-à-vis de ces occlusions artérielles, le traitement soit toujours tenté.Nous aurons quelquefois des résultats surprenants et, au moins, la consolation \u2014si c\u2019en est une \u2014 de voir notre malade mourir de son cœur et non pas d\u2019accidents gangréneux qui auraient pu être évités.BIBLIOGRAPHIE 1.G.SALAND: «Acute occlusions of peripheral arteries; clinical analysis and treatment.» Ann.Int.Med., 14: 2027 (mai) 1941.no .P.HOPKINS: «Peripheral Embolectomy.» Brit.Med.J., 2: 117 (juillet) 1945.3.A.LESSER: « Arterial Occlusion of lower extremities with review of literature.» J.A.M.A., 122: 285 (29 mai) 1943.4.B.H.BRUNKOW: «Vascular Accidents of extremities.» Am.J.Surgery, 53: 440 (sept.) 1941.5.G.H.PRATT: «Peripheral Embolisms.» Am.J.Surgery, 56: 566 (juin) 1942.6.R.AMYOT et J.VASQUEZ: «Embolies des membres inférieurs.» L\u2019Union Médicale du Canada, 73: 885-889 (août) 1944.7.J.T.REYNOLDS et F.J.JIRKA: «Embolic occlusions of major arteries.» Surgery, 16: 485 (oct.) 1944.8.F.S.WITHERELL: «Treatment of Arterial Embolisms of extremities.» New York State J.Med.44: 35 (janv.) 1944.9.A.M.DICKINSON: « Embolisms of Peripheral Arteries: 6 cases.» Am.J.Surg.57: 508 (sept.) 1942.10.G.de TAKATS: «Surgical Treatment of acute vascular occlusion.» S.Clin.North America, 22: 199 (fév.) 1942.11.H.AGERS: «Peripheral Arterial Embolisms.» Brit.M.J., 2: 101 (24 juillet) 1943.12.N.W.ROOME: «Sympathetic Blockage in peripheral vascular accidents.» Canad.M.A.J., 44: 594 (juin) 1941. PROPHYLAXIE ET TRAITEMENT DE L'ASPHY XIE DU NOUVEAU-NE Prof.de la BROQUERIE FORTIER, Roland TURCOT et Gaston MASSON, Service de Pédiatrie, Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus de Québec.De tout temps, les pédiatres se sont particulièrement attachés à diminuer l\u2019effroyable mortalité infantile.En tout pays ce fut l\u2019œu- vre primordiale et la préoccupation constante d\u2019un grand nombre de nos maîtres.Mais il semble aujourd\u2019hui que la lutte doive se porter vers la prophylaxie de la mortalité néonatale.En effet, lorsque l\u2019on parcourt les statistiques démographiques, l\u2019on est frappé par le taux effarant de la mortalité infantile des premiers jours.Et si l\u2019on recherche les causes qui président à cette importante mortalité, l\u2019on constate que les troubles de la fonction respiratoire sont parmi les plus fréquents.Bien plus, nous pouvons même être étonnés du très grand nombre de cas d\u2019asphyxie chez le nouveau-né dont la mort, à plus ou moins brève échéance, ou les séquelles nerveuses graves, sont les conséquences prochaines ou éloignées.Devant de telles éventualités il est essentiel de scruter les moyens à prendre pour les éviter ou du moins les amoindrir.Depuis un certain nombre d\u2019années, aux Etats-Unis notamment, l\u2019on s\u2019est préoccupé de ce problème.Des recherches ont été entreprises dont les résultats laissent déjà entrevoir une diminution notable de la mortalité par asphyxie.Néanmoins, l\u2019asphyxie du nouveau-né demeure une éventualité obstétricale fréquente.Les organisateurs de cette section de Pédiatrie au XIXe Congrès des Médecins de Langue Française du Canada ont eu l\u2019heureuse idée de consacrer la première réunion de leurs délibérations à l\u2019étude de l\u2019asphyxie du nouveau-né.Il n\u2019est peut-être pas de problème qui soulève plus d\u2019intérêt médical, familial et social.1.Communication au XIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C, Ottawa-Hull, septembre 1948.L\u2019on vous en a exposé l\u2019aspect clinique, il nous incombe de vous rappeler brièvement les points essentiels de la prophylaxie et du traitement.PROPHYLAXIE.Pour bien comprendre l\u2019importance d\u2019une étude de ce point en particulier, nous croyons qu\u2019une incursion dans les statistiques démographiques est nécessaire.Dès 1942, Esopo et Marchetti (1) pouvaient établir qu\u2019au New York Lying-In Hospital, 19% des cas de morts survenues dans les premières heures après la naissance étaient dues à l\u2019asphyxie.Litchfield (2), en 1945, affirme que 2% des nouveau-nés naissent en état d\u2019asphyxie.De ce 2%, 50% meurent de lésions nerveuses et 50% survivent ou meurent- selon l\u2019habileté de l\u2019obstétricien à utiliser les méthodes de réanimation les plus adéquates au degré d\u2019asphyxie du nouveau-né.Récemment, l\u2019un de nous (3) pouvait établir, à l\u2019aide d\u2019une statistique décennale (1934-1944), que 36% des cas de morts survenues dans les 2 ou 3 premiers jours de vie étaient causés par l\u2019asphyxie.Outre ces conséquences mortelles de l\u2019asphyxie du nouveau-né, il faut signaler l\u2019existence de séquelles nerveuses dont les répercussions sociales ne sont pas à sous-estimer.Ces séquelles sont aujourd\u2019hui bien précises.Elles peuvent se classifier en séquelles physiques, neurologiques ou neuro-psychiatriques.Mary Preston (4), en avril 1945, publiait un article fort démonstratif à ce sujet.Elle y révélait que, des 132 cas de nouveau-nés survivants d\u2019asphyxie à des degrés divers, tous étaient porteurs de lésions nerveuses susceptibles d\u2019expliquer les troubles du comportement, constatés chez eux.Certains de ces enfants étaient des hyperexcitables, des apathiques, 572 des cyclothymiques, ou des candidats éventuels à l\u2019épilepsie.Ces enfants étaient des sujets créant des problèmes familiaux, scolaires et sociaux.Le seul rappel de ces deux éventualités évolutives de l\u2019asphyxie, la mort dans les premiers jours et les séquelles, nous incite à l\u2019étude de sa prophylaxie et à l\u2019institution d\u2019un traitement précoce adéquat et soutenu.La prévention de l\u2019asphyxie néo-natale s\u2019obtient au prix de nombreuses précautions.Le guide le plus sûr dans le choix des moyens préventifs de cet accident nous semble être une connaissance parfaite de sa physiopathogénie.Une telle connaissance établit péremptoirement l'indispensabilité de l\u2019enseignement de l'hygiène maternelle et infantile, celle de l\u2019organisation d\u2019une assistance maternelle médico-sociale efficace et la pratique d\u2019une médecine prénatale prophylactique.C\u2019est par ces moyens que l\u2019on parviendra à combattre effectivement toutes les causes de prématurité et de débilité, les maladies propres à la femme enceinte, telles que l\u2019intoxication gravidique et les affections cardio-rénales, etc.À cette prévention doit s\u2019ajouter, il va s\u2019en dire, une prévention immédiate, obstétricale celle-là.En effet, un accoucheur averti doit procéder à un examen général de chaque parturiente afin de prévoir toutes les causes de dystocies susceptibles de favoriser l\u2019asphyxie.La conduite que tient l\u2019obstétricien au cours du travail et de l\u2019accouchement est d\u2019une importance capitale.À ce sujet le Dr F.Daily (5), professeur d\u2019obstétrique à l\u2019Université de Chicago, demandait en 1938 qu\u2019on augmente le nombre d'heures d\u2019enseignement clinique obstétrical afin de former de meilleurs accoucheurs dans nos écoles.Il recommandait fortement aux cliniciens de laisser les internes procéder à des accouchements de façon qu\u2019ils acquièrent très tôt une expérience suffisante.En regard de la prévention contre l\u2019asphyxie du nouveau-né, l\u2019usage rationnel des analgésiques et des anesthésiques au cours du travail mérite autant d\u2019attention, sinon plus, que L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtetn AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1949 le choix des méthodes d\u2019accouchement.La plupart des auteurs, en effet, insistent beaucoup sur le mode d\u2019administration de ces médicaments et ils les considèrent comme des agents toxiques du centre respira\u2018oire de l\u2019enfant \u201cin utero\u201d.J.C.Litzenberg (6) rapporte que l'expulsion naturelle donne une fréquence d\u2019apnée néo-natale de 2%; tandis que celle opérée sous effet d\u2019analgésiques et anesthésiques fournit de 35 à 65% d\u2019asphyxie.D\u2019autres, comme Beilly, Curtis Lund (7), Eastman, regardent ces drogues comme des facteurs étiologiques importants d\u2019asphyxie lorsqu\u2019ils sont administrés à des doses trop élevées ou à une période indue du travail ou de la délivrance.Chacun sait d\u2019ailleurs qu\u2019on est encore à la recherche d\u2019un analgésique ou d\u2019un anesthésique obstétrical idéal.La médecine clinique et expérimentale nous prouve tous les jours d\u2019une façon péremptoire les désavantages et les avantages de chacun de ces médicaments.Ainsi l\u2019on sait que l\u2019administration de morphine à une parturiente durant les 4 heures qui précèdent l\u2019accouchement est tout à fait contre-indiquée.La scopolamine possède un effet cumulatif, employée seule ou associée à la morphine ou aux barbituriques.Après une analyse du graphique respiratoire de 68 nouveau-nés, dont la mère avait reçu du Démerol et de l\u2019hyocine comme sédatifs.Robert H.Golthchak (8) conclut qu\u2019ils sont peu offensifs sur le centre respiratoire de l\u2019enfant.Dixon et Gilbert Barker (9) sont du même avis.Shumann, en 1943, démontre l\u2019absence chez le nouveau-né d\u2019inconvénients respiratoires sérieux attribuables au Démerol.À l\u2019heure actuelle, on considère le Démerol ct les compositions chimiques de même type, comme les sédatifs obstétricaux idéaux.Quant à la valeur du \u201c10, 720\u201d et du Dolophine, on ne la connaît que très peu.Le Dr Curtis Lund (7) présenta en juin dernier un rapport préliminaire fait d\u2019après certaines expériences en cours.Les premières observations tirées de l'emploi de ces compositions laissent croire à une action sc rapprochant beaucoup de celle du Démerol.I\u2019¢tude pharmacodynamique des anesthési- DE LA BROQUERIE FORTIER er CoLL.: ASPHYXIE DU NOUVEAU-NE 573 ques employés en obstétrique nous conduit à connaître leur nocivité respiratoire.On connaît l\u2019action dépressive du chloroforme dont l\u2019usage ne doit pas être trop prolongé.D\u2019après Clement Smith et Robert Barker (10), l\u2019éther demeure un anesthésique susceptible de provoquer la cyanose malgré que l\u2019on puisse en maîtriser plus aisément les inconvénients.L\u2019éthylène, le cyclopropane et le protoxyde d\u2019azote exposent en plus au shock s\u2019ils se trouvent entre des mains inexpérimentées.Le pentotal est à craindre en tant que dépresseur important.L\u2019anesthésie caudale peralt une technique à négliger d\u2019une façon générale, car elle abaisse la tension artérielle maternelle, diminue l\u2019apport de sang oxygéné au placenta et inhibe ainsi partiellement les centres nerveux respiratoires du fœtus.Il nous est donc perm's de dire que les analgésiques et les anesthésiques sont des adjuvants très utiles à la pratique de l\u2019obstétrique, mais qu\u2019ils peuvent être des armes dangereuses pour l\u2019enfant s\u2019ils sont employés sans discernement.Un usage modéré de ces médicaments diminuera aussi bien le nombre des accouchements par forceps ou interventions chirurgicales de plus d'importance, que celui du taux de mortalité infantile par asphyxie.TRAITEMENT.L\u2019accoucheur le plus prudent se trouvera infailliblement un jour en face d\u2019un nouveau- né en état d\u2019asphyxie.À ce moment, il devra tout mettre en œuvre pour sortir l\u2019enfant de ce'te périlleuse situation.Dans le choix des diverses méthodes de réanimation, il devra toujours avoir à l\u2019esprit le mécanisme physlo- pathologique de l\u2019asphyxie néo-natale.Pour un grand nombre d'auteurs modernes, l\u2019ano- xéinie est un phénomène chimique qui se révèle par une diminution de la concentration sanguine en oxygène, une augmentation du CO, et une baisse du Ph sanguin.Pour Flagg (11), les qualités fondamentales d\u2019un traitement curatif de l\u2019asphyxie sont: 1° la précocité; 2° l\u2019absence de brusquerie; 3° le choix d\u2019une thérapeutique appropriée à chaque degré d\u2019asphyxie: l\u2019asphyxie légère où l\u2019enfant n\u2019a plus de mouvement de la tête et des extrémités; l\u2019asphyxie modérée où il y a absence de tonus musculaire; et enfin l\u2019asphyxie grave où l\u2019enfant résiste à tous les moyens habituels de réanimation: il est pâle et cyanosé, n\u2019a que des battements cardiaques occasionnels et ses voies respiratoires supérieures sont collabées.A) Les principes du traitement de l\u2019anoxémie sont connus de tous.Il s\u2019agit d\u2019abord de traiter le shock s\u2019il y a lieu: de lever les obstacles au passage de l\u2019air dans les alvéoles pulmonaires, de stimuler les centres respiratoires et enfin de procéder à l\u2019oxygénothérapie.Dès la naissance, l\u2019enfant asphyxié doit être l\u2019objet d\u2019une attention constante jusqu\u2019à l\u2019établissement d\u2019une première inspiration et même au delà, selon les circonstances.Litchfield et bien d\u2019autres auteurs modernes proscrivent les mé\u2018hodes anciennes de réanimation qui consistent en: brandissement du bébé, l\u2019immersion dans l\u2019eau froide puis dans l\u2019eau chaude alternativement, la fessée, la dilatation des sphincters, les frictions de tout genre, ete.Toutes ces manœuvres ne font qu\u2019accentuer l\u2019état de shock et diminuer les chances de succès par un retard apporté dans l\u2019application d\u2019un traitement efficace, alors que les instants sont précieux par suite de la rapidité d\u2019apparition des lésions cérébrales et de leur irréversibilité précoce.Aussitôt l\u2019expulsion faite, l\u2019enfant doit être recu dans une couverture chaude stérile, de façon 'à conserver son corps à une température idéale.Le médecin pendant ce temps aura.placé le nouveau-né sur une table dure, la tête en hyperextension et à l\u2019aide d\u2019une gaze stérile tentera de libérer le pharynx, le rhinopharynx, le larynx et la bouche des débris amniotiques susceptibles d\u2019entraver le passage de l\u2019air vers l\u2019alvéole pulmonaire.Selon Mousel et Essex, toute tentative de stimulation respiratoire avant l\u2019obtention d\u2019une première inspiration est non seulement vaine mais contre- indiquée.Si l\u2019obstacle persiste, 1l faudra avoir recours à l\u2019introduction d\u2019un cathéter dans le pharynx avec lequel on exercera une succion pour débarrasser les voies respiratoires et per- OT4 mettre ainsi l\u2019insufflation d\u2019un mélange d\u2019oxygène et de CO, Ces méthodes de réanimation suffisent généralement à supprimer l\u2019asphyxie légère.L\u2019asphyxie modérée exigera souvent, en plus des procédés signalés, l\u2019intubation endotraché- ale.Un cathéter semi-rigide de latex, dimension F 12 à biseau court, d\u2019une longueur de 8 pouces, devra être employé.L'introduction peut se faire à l\u2019aveuglette; mais il est plus prudent de se servir du laryngoscope.Ce dernier tiendra l\u2019épiglotte en avant et visualisera la trachée dans laquelle on introduira lentement le cathéter sur une longueur de 2 pouces environ pendant que l\u2019enfant sera maintenu couché sur une table dure et la tête en extension forcée.L\u2019on procède alors à l\u2019aspiration des débris de mucus du larynx et de la trachée et à l\u2019insufflation d\u2019un mélange de O, plus CO,, ou d\u2019oxygène pur.Le degré le plus sérieux d\u2019asphyxie, comme nous l'avons dit tantôt, ne répond pas aux moyens ordinaires de réanimation à cause d\u2019un état de collapse des voies respiratoires.Il faut alors forcer l\u2019ouverture des voies respiratoires par l\u2019insufflation de gaz oxygène ou CO., sous une pression mesurée.Cette manœuvre permet de combattre l\u2019atélectasie, de favoriser indirectement la diffusion et l\u2019assimilation des gaz dans le sang, de relever la congestion du cœur droit, de favoriser la circulation gauche et enfin de stimuler les centres respiratoires.B) Les médications stimulantes ont acquis la confiance des médecins, mais leur efficacité est en certains milieux controversée.Le Dr Khatihim et Synder (12) ont tenté en 1945 d\u2019établir la valeur de certains des stimulants respiratoires les plus employés en obstétrique, tels: l\u2019alpha-lobéline, la coramine, la caféine, le métrazol et le cyanide.Leur expérimentation porte à croire que l'administration de ces médicaments influence favorablement le rythme et l\u2019amplitude de la respiration, mais que la marge de sécurité entre la dose efficace et la dose convulsive est si étroite que leur emploi doit être différé parfois.Pour la plupart des auteurs cependant, les L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 médications stimulantes de la respiration doivent être considérées comme des adjuvants.Et leur fonction ne commence véritablement qu\u2019une fois que la respiration est établie et pas avant.Le mode d\u2019administration consiste à injecter lentement dans la veine ombilicale, en même temps que l\u2019insufflation débute, environ 5 milligrammes de lobeline, puis à rejeter la même dose par voie musculaire 10 à 15 minutes plus tard si nécessaire.Ces mêmes doses peuvent être répétées, mais il ne faut jamais perdre de vue, toutefois, l\u2019action convulsive de n'importe lequel de ces médimaments si la dose est trop élevée.Le grand désir des médecins de parvenir à un traitement curatif de l\u2019asphyxie du nouveau-né explique l\u2019existence de nombreuses méthodes de réanimation tout comme la diversité des appareils utilisés à cet effet.Il est Inutile d\u2019insister sur les dangers de la méthode du bouche à bouche, qui conduit parfois à l\u2019'emphysème et aux infections pulmonaires subséquentes.Quant à la respiration artificielle, Mousel et Essex la trouvent dangereuse pour la simple raison qu\u2019on ne peut, disent-ils, exprimer l\u2019air d\u2019un poumon qui n\u2019en contient pas.De plus, elle expose l\u2019enfant à des lésions pulmonaires.Les chambres à oxygène seraient peu utiles.Enfin, Murphy et Bauer démontrent qu\u2019à la suite de l\u2019emploi de ces méthodes on trouve peu d\u2019aération pulmonaire.C) Oxygénothérapie.Vous décrire tous les appareils d\u2019oxygénothérapie, voilà qui dépasse largement les cadres de ce travail.Le \u201cDrinker\u201d, le \u201cKreiselemam Resuscitator\u201d, le \u201cJohnson Respirator\u201d, voilà autant d\u2019appareils assez bien conçus.Il existe un appareil qu\u2019on nomme \u201cDawn Resuscitator\u201d qui réalise plusieurs des conditions d\u2019un bon revivificateur.Il stimule la respiration naturelle normale.C\u2019est un appareil adaptable à tout être humain.Son mécanisme automatique exempte au malade des modifications infligées par l\u2019opérateur et le rend de maniement facile.Enfin, il est sûr, efficace et adaptable pour l\u2019emploi de tous les gaz nécessaires à la réanimation.Tout y est régularisé: pression d\u2019oxygène 16 mm.Hg, i DE LA BROQUERIE FORTIER er Corr.: ASPHYXIE DU NOUVEAU-NÉ 575 volume d'oxygène, rythme 20-25 à la minute.Récemment les docteurs Robert S.Millen et Davies(13) ont décrit un appareil qu\u2019ils appellent le \u201cSee Saw Resuscitator\u201d.Le mot est significatif puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une espèce de berceau mu par l\u2019électricité.Sur une table mobile servant de support est placé l\u2019appareil contenant le berceau de verre.Ce dernier est fixé par une de ses extrémités à un cadre métallique légèrement plus élevé que la surface du cabinet.Quant à l\u2019autre extrémité, elle est réunie par une tige d\u2019acier au moteur qui se trouve à l\u2019intérieur du cabinet.dans les poumons.L\u2019inverse favorise l\u2019expiration.La première fois que l'enfant va tête basse, on aspire les sécrétions qui se trouvent dans la bouche.Dans ce berceau la concentration en oxygène, l\u2019hygrométrie et la température sont sous contrôle automatique.Le Dr Eugène Allard, de l\u2019hôpital de l\u2019En- fant-Jésus de Québec, est l\u2019inventeur de l\u2019appareil à réanimation, ci-dessous.Anesthésiste de carrière, il a cherché à fournir à ses confrères un appareil simple, efficace, pratique et de maniement facile.D\u2019une très grande simplicité de construction et de fonctionnement, Appareil de Reanimation (Or Fug.{lard ) Jueber.> c) prose d'air, I- hus d'Uz, 2-Tonametre indiquant pressina d'Oz dans abus, 3\u201c mdhcateur du débit dasygene, 4- L'ontrole par manethe, 5S-Tube de rouulchuuc, 6-.5ac accordeon, 7-Soupape de surele, §- Tube andule, ?Pièce angulaire reliant tube zu masque, a)vahe de Fermeture, b)valve d'eshalsisan, A - Tlasque.= £35 Pag So 5AR Un mouvement de rotation de cette tige transmet au berceau un va-et-vient vertical.En somme, l'appareil berce l\u2019enfant à un rythme de 40 à la minute ou moins si on le désire.Le principe de cette méthode est très simple.L'enfant est ainsi placé alternativement et d\u2019une façon rythmique tête basse puis tête haute.Dans cette dernière position, le poids du foie et du contenu abdominal comprime le diaphragme et provoque l\u2019aspiration d\u2019air cet appareil est principalement destiné à servir dans la salle d\u2019obstétrique pour faire inhaler à la mère une plus forte quantité d\u2019oxygène dans les cas de dépression respiratoire ou d\u2019anoxémie causées par une intoxication médicamenteuse (sédatifs) ou en cas de syncope anesthésique.Toutefois, sa principale utilisation est la réanimation du nouveau-né qui ne respire pas spontanément ou encore qui reste cyanosé par manque d\u2019oxygénation suffisante. 5176 L\u2019appareil est destiné aussi bien à l\u2019inhalation d\u2019oxygène pur comme à la réanimation, c\u2019est-à-dire à l\u2019introduction d\u2019O, sous pression positive pour permettre l\u2019expansion des poumons.Description Légende.1 \u2014 Obus d'oxygène ou de carbogène CO, 5% 0, 95%.2\u2014 Un manomètre indiquant la pression d\u2019O, dans l\u2019obus.3 \u2014 Un manomètre dont l\u2019échelle de O à 15 litres par minute indique le débit d\u2019oxygène qui est contrôlé par la manette 4.(Heidbrink).5 \u2014 Un tube de caoutchouc conduisant l\u2019oxygène du manomètre indicateur au sac.6 \u2014 Un sac de caoutchouc en forme d\u2019accordéon (Connell) permettant une pression manuelle facile.7 \u2014 Une soupape de sûreté ajustable, de 0 a 25 mill.de Hg., permettant d\u2019éviter un excès de pression à l\u2019intérieur des voies respiratoires lorsqu\u2019une pression trop forte est exercée sur le sac.8 \u2014 Un tube de gros calibre en caoutchouc ondulé empéchant les coudures, qui communique avec le masque.9 \u2014 Une pièce angulaire alliant le tube au masque, munie d\u2019une valve de fermeture, d\u2019une valve d\u2019exhalaison et d\u2019une prise d\u2019air.10 \u2014 Masques de différentes grandeurs pour s\u2019adapter hermétiquement à la face de la mère ou du nouveau-né.Autres accessoires.Un cathéter intratrachéal No 12 avec pince spéciale pour son introduction.Un laryngoscope petit modèle, un appareil d\u2019aspiration des sécrétions bucco-pharyngées.Fonctionnement.Ouvrir lentement la valve de l\u2019obus d\u2019oxygène, ajuster le débit d\u2019alimentation d\u2019oxygène L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, ma\u2019 1949 pour maintenir le sac modérément distendu.Ajuster la soupape de sûreté à 15 mill.de He.pour le bébé.Appliquer hermétiquement le masque sur la face après avoir fait l\u2019aspiration bucco-pha- ryngée.Ouvrir la valve qui met en communication le sac et le masque et faire des pressions manuelles douces et rythmées sur le sac.Si l'O, ne pénètre pas librement dans les poumons, on fera les mêmes manœuvres après intubation.7 Pour son inventeur, cet appareil reste un dispositif de réanimation dont l\u2019emploi doit être temporaire seulement.Il ne remplace aucunement la tente à O,, qui devra être employée une fois la réanimation terminée, ou le poumon d'acier lorsqu\u2019il s\u2019agit de suppléer à la respiration par une manœuvre automatique prolongée.De plus, une surveillance étroite de tout le matériel affecté au traitement de l\u2019asphyxie du nouveau-né est indispensable.Chaque jour, une inspection attentive de l\u2019appareil est indispensable pour obtenir un rendement rapide et efficace à quelques secondes d\u2019avis.wt, ae % D Quant à l\u2019oxygénothérapie comme traitement de l\u2019anoxémie du nouveau-né, les auteurs ne sont pas tous d'accord.Certains, comme Flagg et Henderson, considèrent que l\u2019administration d'un mélange d'oxygène à 95% et de CO, à 5% est l\u2019idéal.D\u2019autres prétendent que l'oxygène pur est nettement supérieur à cause de l\u2019anoxémie qui accompagne toujours l'asphyxie.Un fait certain, c\u2019est que le CO, est un stimulant des centres respiratoires, du moins à concentration optima.Malgré tout, Fastman trouve que, chez l\u2019asphyxié, la con- cen ration de CO, dans le sang est déjà suffisante pour qu'il n'y ait aucun intérét thérapeutique dans I'addition du CO, & l'oxygénc.Le Dr Arthur B.Hunt croit que l\u2019oxygénothérapie est logique et efficace à la fois.Nous sommes portés à croire que l\u2019emploi de l\u2019oxy- vo) EEE EEE DE LA BROQUERIE FORTIER er Corr.: ASPHYXIE DU NOUVEAU-NÉ 577 génothérapie est suffisant.Si l\u2019oxygénothérapie est efficace chez un nouveau-né en état d\u2019asphyxie, il est aujourd\u2019hui reconnu que l\u2019oxygénothérapie maternelle dans les dernières minutes de la délivrance prévient l\u2019asphy- x1e ou la combat si elle s\u2019est déjà manifestée.En effet, le Dr Barcroft (14) démontre que le sang fœtal à la naissance de l\u2019enfant ne comporte que 50% de la concentration en oxygène dont il est capable.Et, d\u2019après Eastman (14), l\u2019anoxémie stimule la respiration maternelle pendant qu\u2019elle déprime la respiration fœtale.C\u2019est pourquoi, on conseille dans ces cas l\u2019administration d\u2019oxygène à la mère avant de couper le cordon fournissant ainsi l\u2019oxygène nécessaire au sang de l'enfant.L\u2019on préconise en certains milieux la transfusion sanguine comme traitement.Tout dernièrement, Clement Smith et Stevenson (15) émettaient l\u2019opinion qu'il existerait chez le fœtus une déficience du sang en anhydrase carbonique tendant à retarder l\u2019élimination du CO,, et l\u2019accumulation de l'O, au niveau de l'appareil respiratoire.Ils émettent même l\u2019idée que cette transfusion ne peut que leur être utile durant les premières heures de leur vie.Conclusion.De tout cet ensemble d\u2019opinions concernant la prophylaxie et le traitement de l\u2019asphyxie du nouveau-né nous retiendrons que la prévention demeure toujours le meilleur traitement et que la majorité des cas favorables répondent bien au traitement cura if.À ce sujet, donc: 1] \u2014 Maintenir l\u2019enfant au chaud dès sa naissance.2 \u2014 Le placer dans une posture 1déale à la respiration, i.e.la téte en hyperextension.3 \u2014 Libérer les voles aériennes supérieures au moyen d\u2019une gaze stérile, utiliser la succion s\u2019il v a lieu et même l\u2019intubation en- dotrachéale accompagnée de l\u2019insuffisance de gaz sous pression.4 \u2014 Une fois la respiration établie, injecter lentement 1/20 grain de lobeline dans la veine ombilicale.5 \u2014 Utiliser l\u2019oxygénothérapie préventive maternelle ou curative.6 \u2014 Et, une fois l\u2019asphyxie dissipée, prévenir sa répétition en utilisant l\u2019oxygène par intervalles ou en permanence.BIBLIOGRAPHIE 1.A.ESOPO et A.MARCHETTI: « The Causes of Foetal and Neonatal Mortality.» Am.J.Obst.and Gyn., 44: 1 (juillet) 1942.2.H.R.LITCHFIELD: «Asphyxia Nenatorum.» Journal of Pediatrics, 26: 279 (mars) 1945.3.de la B.FORTIER et P.Ladouceur 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DU DIAGNOSTIC PRÉCOCE DE L'HYPERTROPHIE DES GLANDES PERI-URETRALES Jean-Paul LEGAULT, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, Chargé du service d\u2019Urologie à l\u2019Hôtel-Dieu (Montréal).Nous n\u2019avons pas la prétention, dans ce court article, de discourir sur un sujet aussi vaste.Notre but est de repasser ensemble les moyens de diagnostic nombreux et précis mis à notre disposition.Nous nous adresserons surtout au praticien ou même au chirurgien de certains centres, obligés de faire de l\u2019urologie.D\u2019aucuns savent la fréquence de cette affection: l\u2019hypertrophie de la prostate.Cependant, on est plutôt porté à accepter comme un fait acquis cette habitude, qu\u2019a un homme après la cinquantaine, d\u2019uriner la nuit, plus souvent le jour, avec ou sans difficulté.La statistique montre en effet que 33% des hommes qui dépassé la cinquantaine en sont affectés.De ce pourcentage, de 5% à 14% présentent un cancer de la prostate.D\u2019autres statistiques rapportent que, après 45 ans, au moins 50% des hommes en sont plus ou moins affligés.L\u2019étiologie de cette affection est encore très discutée.Parmi les animaux, seuls le chien et l\u2019homme en sont affectés, mais encore d\u2019une façon toute différente.Chez l\u2019homme, l\u2019hypertrophie prostatique ou des glandes péri-uré- trales n\u2019en est réellement pas une, mais plutôt une néoplasie bénigne, caractérisée par une transformation des corps sphéroïdes en nodules, transformation qui a lieu à la portion médullaire de la prostate.La prostate de l\u2019homme a deux régions différenciées avec des fonctions physiologiques variées; conséquemment, il y a donc une origine embryonnaire distincte de même qu\u2019une sécrétion ou une manifestation humorale différente.Puisque l\u2019hypertrophie de la prostate survient dans un âge avancé, la cause doit déjà exister depuis longtemps; on la suppose dans le testicule.En effet, l\u2019examen histologique des testicules d\u2019un homme âgé présente des modifications hormonales et cellulaires très apparentes.L\u2019hypertrophie de la prostate est 1.Communication au XIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Ottawa-Hull, septembre 1948.en somme une hyperplasie qui se développe en même temps qu\u2019une baisse des hormones androgènes.La théorie de Reishhauer est actuellement acceptée.La lésion initiale serait un nodule fibreux dans le tissu péri-urétral, lequel nodule stimule la pénétration rapide et précoce des éléments glandulaires qui y sont adjacents.On ne trouve jamais d\u2019éléments glandulaires sans nodules fibreux quoique l'inverse puisse se trouver.Le diagnostic de cette affection se porte facilement grâce à la diversité des modes d\u2019examen.Le questionnaire, l\u2019anamnèse du malade nous révéla déjà la présomption de la maladie.Mais c\u2019est par le toucher rectal, la cystoscopie, l\u2019urétro-cystoscopie, la cysto-radiographie que le diagnostic se porte.De la précision du diagnostic dépendra le traitement: plus celui-là sera précoce, plus celui-ci sera effectif à prolonger la survie du malade.De tous les examens, à notre point de vue, le toucher rectal combiné à la cystoscopie est de première nécessité.En effet, au toucher rectal seul, on pourrait sentir une glande peu augmentée de volume et l\u2019on serait porté à laisser faire, s\u2019il n\u2019y avait pas évidemment de soupçons de malignité.Cependant que la cystoscopie révélera des lobes intra-urétraux ou intravésicaux, qu\u2019on ne peut sentir au toucher rectal, causant une obstruction importante.De petits calculs de vessie logés en arrière d\u2019un petit lobe moyen peuvent aussi être décelés par la cystoscopie.Cette obstruction peut être facilement enlevée par une lithotritie, s\u2019il y a calcul, et par la résection transurétrale.À ce stade une telle intervention est sans gravité et donne des résultats excellents.Nous ne nous étendrons pas sur les complications de l\u2019hypertrophie de la prostate, puisque notre sujet s\u2019intéresse au stade du début de cette maladie.Cependant, nous ne pouvons passer sous silence l\u2019hydronéphrose.Nous insisterons donc ici sur la nécessité de faire une LEGAULT: HYPERTROPHIE DES GLANDES PÉRI-URÉTRALES pyélographie I.V.à tous ces patients.Pour plus de détails sur ce sujet, nous vous renvoyons à l\u2019article publié dans le numéro de juillet 1948 du Journal of Urology par H.L.Kretschner et F.H.Squire.Nous ne parlerons pas non plus des calculs de vessie, des cystites, des diverticules, enfin d\u2019autres conditions morbides associées.Cependant, il nous faut mentionner la transformation cancéreuse d\u2019une hypertrophie ou le cancer lui-même.C\u2019est alors que le diagnostic précoce a une importance capitale pour donner un traitement précoce.Ce traitement, s\u2019il n\u2019est pas curatif, serait au moins palliatif.Le cancer de la prostate se rencontre après la cinquantaine, bien qu\u2019on en rapporte après 45 ans.Comme l\u2019hypertrophie, le cancer naît dans une partie quelconque de la périphérie, plus précisément dans le tissu prostatique lui- même.Au toucher rectal, le cancer n\u2019est pas décelable, si seulement la partie postérieure est envahie.Par contre, il peut nous arriver de porter un diagnostic de néoplasie au toucher rectal par la présence des vésicules séminales turgescentes: c\u2019est le signe de Marion.| Il existe cependant d\u2019autres épreuves plus certaines de diagnostic: le test de la phospha- tase sanguine et la recherche dans les urines des cellules néoplasiques.Pour le test de la phosphatase, il faut se rappeler que le cancer de la prostate envahit de bonne heure les lymphatiques, mais que cette infiltration reste longtemps intracapsul- laire.Ce n\u2019est qu\u2019au stade avancé que l\u2019extravasation se fait; alors seulement le test est positif.Il sera d\u2019une grande utilité pour déceler les métastases.Le test de la recherche des cellules cancéreuses dans les urines est plus difficile.Cependant, il a une grande utilité pour découvrir un cancer de n\u2019importe quelle région de l\u2019arbre urinaire.La technique consiste à rechercher dans un spécimen frais d\u2019urine une morphologie et une cytologie modifiées.La morphologie a cependant moins de valeur que la cytologie.Celle-ci portera sur les noyaux et le cytoplasme.On recherchera dans le noyau sa di- 279 mension, sa multiplicité, sa fragmentation, I\u2019hyperchromatose; dans le cytoplasme, la graisse et sa réaction.On peut se servir de la technique de Papanicolaou ou de Ferguson et autres.Ce test a l\u2019avantage de diagnostiquer un cancer de la prostate avant même que le toucher rectal ne puisse le faire, avant même que l\u2019érosion dans l\u2019urètre ne se soit produite et que la cystoscopie et la biopsie ne soient positives.Cependant, le test a un désavantage.On ne peut dire le degré d\u2019invasion du cancer ni son grade.De plus, il faudrait une standardisation du test pour pouvoir donner la corrélation entre les résultats obtenus et la nature même du cancer.Quel sera le traitement de l\u2019hypertrophie ou du cancer de la prostate?Ce sera au chirurgien et à l\u2019urologiste de décider.Cependant, nous insistons pour qu\u2019il soit précoce.Pour l\u2019hypertrophie la chose va bien, mais pour le cancer les opinions sont partagées.De toute façon, quelle sera la survie du patient?Vest et Frazier rapportent une survie de d ans pour 8% des cas non opérés.Nesbit et Plumb vont jusqu\u2019à 10%.Cependant, la méthode qui semble donner de meilleurs résultats est le traitement à l\u2019œs- trogène avec ou sans orchidectomie bilatérale.Cependant, les statistiques sont les mêmes que pour les non-opérés.Pour ceux qui subissent la prostatectomie périnéale avec ablation des vésicules séminales, après 5 ans, la survie serait de 56.5%.Quant à nous, nous employons la méthode suivante.Nous pratiquons l\u2019orchidectomie bilatérale et prescrivons les œstrogènes.Cependant, si le patient a de la difficulté à uriner, nous ferons une résection transurétrale.Quant à nos statistiques, nous croyons qu\u2019il est trop tôt pour les publier.Voilà donc que nous avions à vous dire.Nous avouons n\u2019avoir pas tout dit; cependant c\u2019est suffisant, croyons-nous, pour alerter la vigilance de chacun.Du diagnostic précoce dépendra le traitement; et du traitement dépendra, espérons- nous, le bon résultat. Bulletin dDe l'Association des (Dedecins oe Langue française du Canada (Fondée à Québec en 1902) W'Union (Medicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 78, No 5 Montréal, mai 1949 L'EMPLOI DES ANTICOAGULANTS DANS LE TRAITEMENT DE LA THROMBOSE CORONARIENNE La thrombose coronarienne survient presque toujours brusquement.Elle prive une partie plus ou moins importante du muscle cardiaque de sang oxygéné, d'où infarctus du myocarde.La gravité du drame coronarien est connue.Son taux de mortalité est d\u2019environ 25%.Un patient sur quatre meurt soit par fibrillation ventriculaire ou par rupture ventriculaire et surtout par Insuffisance cardiaque ou complication thromboembolique.Impossible de prévenir la rupture du muscle cardiaque.Certains croient à l'efficacité de la papavérine, de la quinidine, etc.dans la prévention de la fibrillation ventriculaire, complication toujours mortelle.Les tonicardiaques peuvent contrôler l'insuffisance cardiaque qui s'installe.Et les embolies?Dans 50% des cas d\u2019infarctus, il se développe un thrombus mural, c\u2019est- à-dire un thrombus intraventriculaire qui 14 fois sur 100 donnera naissance à une embolie pulmonaire, cérébrale ou périphérique.' Chez les sujets de cinquante ans et moins, cette complication Blumer.G.: «The importance of ambolism as a complication of cardiac infarction».Ann.Int.Med, 11:499 (sept.) 1937.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buttery AM.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1949 est la plus fréquente.\u201d Dès 1938, So- landt, Nassim et Best suggérèrent l\u2019utilisation d'anticoagulants en présence d'un infarctus myocardique.Wright, * Nichol et Page, ° Peters, Guy- ter et Brambel, * relevèrent cette suggestion et publièrent des résultats très encourageants.Malheureusement, le nombre de leurs cas n\u2019avait pas une signification statistique suffisante pour en tirer des conclusions définitives.Afin de combler cette lacune, les directeurs de l\u2019« American Heart Asso- clation » autorisèrent en 1946 la formation d'un comité chargé d\u2019étudier I'efficacité des anticoagulants dans le traitement de l\u2019infaretus du myocarde.Les docteurs Wright, Marple et Beck ont publié le premier rapport du comité.\u201c Ce travail remarquable honore nos confrères du sud et particulièrement le Dr Wright, qui fut l\u2019âme dirigeante du projet.Seize hôpitaux et au moins trente médecins ont collaboré dans cette recherche.Il fut convenu que les patients admis à l'hôpital pour infarctus les jours pairs serviraient de contrôle et ceux admis les jours impairs recevraient un anticoagulant.Par ailleurs, tous les pa- 2.Master, A.M., Dack.S.et Jaffe.H.L.: « Age, sex and hypertension in myocardial infarction due to coronary occlusion».Arch.Int.Med., 64: 767 (oct.) 1939.3.Solandt, D.Y., Nassim, R.et Best, C.H.: « Production and prevention of cardiac mural thrombosis in dogs».Lancet, 2: 592, 1939.4.Wright, I.S.: « Experiences with.dcumarol in the treatment of coronary thrombosis with myo- cardial infarction».Am Heart J., 32: 20,1946.5.Nichol, E.S.et Page, S.W.: « Dicumarol therapy In acute coronary thrombosis: Results in fifty attacks.» J.Florida M.A.32: 365, 1946.6.Peters, H.R., Guyter, J.R.et Brambel.C.E.: « Dicumarol in acute coronary thrombosi ELECTIONS A LA SOCIETE MEDICALE DE VAL D'OR ET DE LA REGION Les officiers suivants composent le nouveau bureau de la Société Médicale de Val d\u2019Or et de la région: président: le docteur J.E.Grondin de Val d'Or; vice-président: le docteur L.P.Brousseau de Malar- tie; secrétaire: le docteur L.P.Taschereau, de Val d\u2019Or.2-e.>= LE DOCTEUR LEON GERIN-LAJOIE A MADRID Le docteur Léon Gérin-Lajoie, vice-doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, participa aux travaux de l\u2019Association Médicale Mondiale lors de la réunion de Madrid qui eut lieu du 20 au 24 avril.Le président était le docteur T.C.Routley de l\u2019Association Médicale Canadienne.LE DOCTEUR ÉMILE LEGRAND, DÉLÉGUÉ DE LA PROVINCE Le docteur Emile Legrand participa à titre de délégué de la Province de Québec aux réunions de l\u2019American Psychiatrie Association qui se tinrent à Philadelphie du 11 au 16 avril.t-e e+ RÉUNION DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE L'OUTAOUAIS La Société Médicale de l\u2019Outaouais tint une réunion dans l\u2019avant-dernière semaine d\u2019avril.Le docteur Albert Jutras de Montréal était au nombre des conférenciers invités.ee LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL Une séance de la Société de Chirurgie de Montréal a eu lieu à l\u2019hôpital Notre-Dame, sous la présidence du docteur Paul Bourgeois, le mercredi 6 avril 1949, à 4.30 heures p.m.Les communications présentées furent les suivantes : a) Cancer du sein; statistiques de l\u2019Institut du Cancer, hôpital Notre-Dame: docteur François Ar- chambault; b) En discussion : hernie diaphragmatique (présentation de films): docteur Christophe Bisson. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burterin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1949 XLII Lo.} po ern A Je \\ 1 i i | *hematopoiesis CHIMIOTHÉRAPIE CACODYLIQUE INTENSIVE Anémies Formule Convalescences Fer colloidal .0.01 gm.Surmenage Cacodylate de sodium.0.30 gm.Troubles de la croissance Sulfate de strychnine .0.001 gm.et de la puberté.(Boites de 12 amps.5 cc.) Agents pour le Canada: ANGLO-FRENCH DRUG Cie, Limitée \u2014 Montréal 622 INNOVATION DANS LE DOMAINE DE LA MÉDECINE AÉRONAUTIQUE Des cours de médecine aéronautique seront donnés, du 24 au 30 avril, à Toronto, à un premier groupe de 35 médecins choisis parmi les 200 qui ont le droit de faire subir l'examen médical des aviateurs, prescrit par le ministère fédéral des transports.Il s\u2019agirait de la première entreprise du genre dans le monde.Les études sont sous la direction du docteur Harry Wilson, chef de la médecine aéronautique civile du ministère précité.Les mêmes cours seront plus tard donnés à tous les autres médecins chargés de l\u2019examen des aviateurs.Les docteurs C.P.Ga- boury et P.Dagenais-Pérusse de Montréal, J.N.Lessard de Val d\u2019Or et W.L.Delaney de Québec sont inscrits au premier cours.JOURNÉE DE DERMATOLOGIE Les docteurs Albéric Marin, Georges Leclerc, Eugène Garceau ont assisté à la Journée de l\u2019« Atlantic Dermatological Conference », tenue à Philadelphie en mars 1949.2e \u2014- OCTROI DE $16,630 A LAVAL Le Conseil National de Recherches accordera, cette année, un montant de $16,630 en vue d\u2019aider les professeurs de l\u2019Université Laval dans leurs recherches dans différents domaines de la science et de la médecine.ad > PROFESSEURS EN VOYAGE AUX ETATS-UNIS Quatre professeurs de l\u2019Université de Montréal sont partis récemment pour les Etats-Unis, où ils doivent prendre part à d\u2019importantes réunions scientifiques.Les docteurs Wilbrod Bonin et Jean Frappier et M.Guy Remillard, M.Sc., s\u2019en vont à Philadelphie, où se tient le congrès des anatomistes américains.Les docteurs Jean Frappier et Arthur Gagnon doivent également prendre part à la conférence internationale sur la vitamine « E », dont les assises ont lieu à New-York.AGRANDISSEMENT D'UN HÔPITAL Des travaux d\u2019envergure seront bientôt entrepris à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.On reconstruira une partie de cet hôpital.Les travaux coûteront plus d\u2019un mil- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLetiN A.MLF.C.\u2014 Montréal, mai 1949 lion de dollars.Le nouvel édifice aura au moins cinq étages de hauteur.On y trouvera un service d\u2019obstétrique d\u2019une quarantaine de lits, ce qui est une innovation à l\u2019Hôtel-Dieu.En raison de l\u2019encombrement extrême que l\u2019on subirait par la démolition de tout le vieil édifice, on procèdera par section à la reconstruction, pour ne pas priver l\u2019hôpital de trop de services à la fois.On s\u2019attend que les travaux se fassent sur une période d'environ deux années.ee 9 SERIE DE LECONS DU PROFESSEUR SOHIER L\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de 1'Université de Montréal attend l\u2019arrivée d\u2019un savant réputé, le docteur Roger Sohier, professeur agrégé à l\u2019Institut d\u2019Hygiène de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Lyon.Le docteur Sohier a déjà fait partie de l\u2019Institut Pasteur et compte parmi les plus éminents épidémiologistes de France.Il est aussi l\u2019un des plus brillants professeurs de la jeune génération pasteurienne.Dans la série de leçons qu\u2019il donnera à l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène, le professeur Sohier présentera le tableau du diagnostie, du traitement et de la prophylaxie de quelques maladies infectieuses, qui prennent de plus en plus d\u2019intérêt au point de vue scientifique comme au point de vue de la santé publique.La première leçon aura lieu le mercredi, 20 avril.La série comprend douze leçons qui se donneront les lundi et mercredi de chaque semaine, à l\u2019exception du 25 mai, à reporter au 27.Les sujets suivants seront traités: 1) Du déterminisme épidémiologique: connaissances acquises et problèmes non résolus; 2) Les porteurs de germes en épidémiologie; 3) Les adénolymphoïdites aiguës bénignes de la mononucléose infectieuse et épidémiologique ; 4) Ictères infectieux épidémiques; 5) Leptospiroses: épidémiologie et prophylaxie; 6) Les gastro-entérites aiguës de l\u2019enfant; 7) Toxi-infections alimentaires à salmonella ; 8) Le problème du coryza; 9) Oreillons; 10) Amibiase ou formes frustes et inapparentes dans les maladies infectieuses; 11) Tests cutanés d\u2019immunité et d\u2019allergie en épidémiologie et en prophylaxie ; 12) Chimioprophylaxie des maladies infectieuses et parasitaires.Les pédiatres et les médecins praticiens sont particulièrement invités à ces leçons. I ty Foes CEE M tA 0 SMO PAK esis sronen rivectn]| FORMULE: OSMOPAK est un pansement osmotique émollient composé de 58% de sulfate de magnésie, de 1-2% de benzocaïne et de 1-25,000 de vert brillant, dans une base miscible à l\u2019eau.OSMOPAK est recommandé dans tous les cas d\u2019infection en général, clous, furoncles, plaies diabétiques, etc., et dans le traitement d\u2019inflammation ou d'infections locales purulentes des mains, des pieds ou de tout autre tissu sous-cutané.L'OSMOPAK procure le maximum de drainage avec un minimum de perte de tissu.|| est aussi recommandé dans la cervicite et la vaginite.Présentation: Pots de 115 et 577 grammes.Echantillon médical et documentation sur demande.Manufacturé par Irwin Neisler Co., Decatur, Ill.U.S.A.Agents exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC.2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, P.Q.T V une nouvelle préparation dans le traitement de l'hypertension essentielle Chaque tablette contient 10 Unités Craw de Veratrum Viride contrôlé biologiquement par les Laboratoires de recherches Irwin Neisler & Co., Decatur, lil.Les expériences faites dans de nombreuses cliniques ont démontré que le Veratrum Viride titré biologiquement est supérieur à toute autre drogue pour abaisser la pression artérielle.(The Medical Clinics of North America, septembre 1948; Doctor Freis, page 1253.) Les tablettes Vertavis doivent être prises à une heure d\u2019intervalle et de préférence après les repas.La dose doit être augmentée ou diminuée graduellement selon les résultats obtenus.POSOLOCIE: Donnez une tablette VERTAVIS (10 unités Craw) aux heures ci-dessous mentionnées: Dose quotidienne SEMAINE VERTAVIS MATIN SOIR Unités Craw lére semaine 1 tablette à 7 heures 7 heures 20 Z2ième semaine 1 tablette à 7 & 8 heures 7 heures 30 3ième semaine 1 tablette à 7 & 8 heures 7 & 8 heures 40 4i¢me semaine 1 tablette a 7, 8 & 9 heures 7 & 8 heures 50 bi¢me semaine 1 tablette à 7, 8 & 9 heures 7, 8 & 9 heures 60 Documentation compléte et échantillon envoyés 3 MM.les médecins sur demande.Manufacturé par IRWIN NEISLER CO., Decatur, ill., U.S.A.Agents exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, P.Q. 624 LE DOCTEUR GEORGES DESHAYES A LA NOUVELLE-ORLEANS Le docteur Georges Deshayes, chef du service de chirurgie thoracique à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, participait récemment au congrès de l\u2019American Association for Thoracic Surgery à la Nouvelle-Orléans.ee ++ RÉUNIONS DE MÉDECINS À SHERBROOKE L\u2019Association des Médecins de Langue Française des Cantons de l\u2019Est a donné récemment un dîner- causerie au Club Social de Sherbrooke, sous la présidence du docteur L.-R.Boisvert.Un grand nombre de médecins de langue française des Cantons de l\u2019Est se sont réunis pour entendre le docteur Fabien Gagnon, professeur à la faculté de médecine de Laval, traiter du sujet suivant: « Endocrinologie pratique >, ee ++ GÉNÉREUX OCTROIS POUR RECHERCHES MÉDICALES Les compagnies d\u2019assurance-vie des Etats-Unis et du Canada viennent d\u2019octroyer un total de $51.660.à deux universités canadiennes, pour des travaux de recherche sur les maladies du cœur.Ces deux universités sont Western Ontario, qui reçoit $30 450.et l\u2019Université de Saskatchewan, dont l\u2019octroi est de $21,210.Le fonds des recherches médicales de compagnies d\u2019assurance-vie dépensera, cette année, une somme de $680,000.dont la majeure partie sera versée à 35 universités et centres de recherches du Canada et des Etats-Unis, pour 53 catégories de recherches différentes.T\u2019octroi à l\u2019université de Saskatchewan sera divisé entre les docteurs Rudolph Altschul et L.-B.Jacques; celui à Western Ontario, entre les docteurs Alan C.Burton, George W.Manning et E.M.Watson.Des bourses ont également été accordées aux docteurs George S.Balfour, d\u2018Edmonton, Claude Fortier et Sydney D.Kobernick, de Montréal, ainsi qu\u2019à Mlle Marguerite M.T.Lambert, d\u2019Edmonton.ee ++ HONNEUR AU DOCTEUR ULRIC FRÉNETTE Le docteur Ulric Frénette, chirurgien-orthopédiste à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, a récemment subi avec succès, à New-York et à Chicago, les examens pour l\u2019obtention du diplôme de l\u2019American Board of Orthopaedic Surgery._ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuterty A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1949 PRIX CASGRAIN-CHARBONNEAU Nous avons l\u2019honneur de vous rappeler que la Maison Casgrain et Charbonneau offre «un prix de $500.00 à être attribué au meilleur travail \u2014 de recherche ou d\u2019amélioration scientifique \u2014 se rapportant à la médecine, à la pharmacie, à la dentisterie, à la chimie ou bio-chimie, ce qui comprend toute découverte médicale ou pharmaceutique, toute amélioration importante de traitement médical ou d\u2019opération chirurgicale, toute découverte scientifique d\u2019ordre médical ».1° Peuvent prendre part au concours: les diplômés de l\u2019Université de Montréal.2° Les travaux devront être envoyés au Recteur de l\u2019Université, avant le ler mai 1949.3° Ces travaux devront être inédits.LE CANADA ET LES ÉTATS-UNIS S'UNISSENT POUR LA LUTTE ANTICANCÉREUSE Les organismes fédéraux d\u2019hygiène publique du .Canada et des Etats-Unis viennent de prendre une initiative qui n\u2019a pas son précédent en temps de paix.C\u2019est, en effet, sous leurs communs auspices qu\u2019une campagne internationale sera lancée dans le but de tenir la population des deux pays au courant des recherches sur le cancer.C\u2019est ce que révèle aujourd\u2019hui M.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, tandis qu\u2019à Washington M.Oscar R.Ewing, de la Federal Security Administration, parlant au nom de l\u2019Institut national du cancer des services d\u2019hygiène publique des Etats-Unis.annonce la même nouvelle.Cet effort commun prendra la forme d\u2019un film cinématographique, qui sera accompagné d\u2019une documentation appropriée.Ce film sera tourné au Canada par l\u2019Office national du film, qui s\u2019est acquis une réputation internationale par sa manière de traiter les thèmes médicaux et scientifiques.Ce film, dont le titre sera probablement \u201cThe Scientist Versus Cancer\u201d, aura pour but, en exposant ce que signifie la recherche sur le cancer, ce qu\u2019elle a accompli jusqu'ici et dans quelle direction elle s\u2019oriente, d\u2019intéresser à cette recherche les étudiants des écoles secondaires et des collèges, et de les porter vers cette carrière.«De 50 à 60 projets de recherche sur les causes du cancer et sur les moyens qui peuvent exister de lutter contre ce fléau sont en voie d\u2019accomplissement dans les universités et les hôpitaux canadiens.grâce à l\u2019appui financier de l\u2019Institut national du cancer du Canada », dit M.Martin.Ces travaux se poursuivent dans la plus étroite collaboration avec les chercheurs scientifiques des Etats-Unis et d\u2019autres _Vitazole ER BS.Grâce à la présence de sulfanilamid: (49%, ) et de sulfathiazole (4%) dans la formule, l\u2019action bactériostatique du Vitazole E.B.S.s\u2019exerce sur une variété considérable d\u2019organismes.L'huile de foie de morue (50%) est à la fois bactériostatique et bactéricide.L\u2019huile de foie de morue et l\u2019urée (59%) que contient le Vitazole agissent toutes deux comme stimulants au cours de la formation de l\u2019épithélium.Le Vitazole renferme de l\u2019urée qui, en se combinant à certains principes non identifiés de l\u2019huile de foie de morue, contribue à la lyse du tissu nécrotique malodorant.*Le Vitazole a un associé: le Vitament .B.S., dont la formule est identique, Mais qui ne renferme pas de sulfamidés.COMPOSITION VITAZOLE VITAMENT Huile de foie de morue .50%.50% Urée .ARR .5%.5% Sulfanilamide .49%.cee \u2014 Sulfathiazole .cov.4%.Excipient hydrosoluble .37%.[45% À CHAQUE GRAMME EST AJOUTÉ: Vitamine A.1,000 unités int.1,000 unités int.Vitamine D .100 unités int.100 unités int.[LEWORTH CHEMICAL CO.LTD., TORONTO, CANADA AN ALL CANADIAN COMPANY SINCE 1879 626 pays.Mais il nous faut plus de compétences pour accomplir tout ce qu\u2019il y a à faire dans la poursuite d\u2019autres pistes hypothétiques qui mèneront peut- être à la victoire sur ce fléau.Cette campagne d'éducation commune devrait grandement aider à atteindre ce but.» De son côté, à Washington, M.Ewing déclare que cette initiative concertée est \u201cle prolongement naturel de l\u2019offensive internationale lancée à l\u2019heure actuelle contre le cancer, cet ennemi commun de l'humanité ».La littérature que l\u2019on distribuera en même temps que l\u2019on montrera le film sera préparée au Canada et aux Etats-Unis.En notre pays, c\u2019est le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, de concert avec l\u2019Institut national du cancer du Canada et la Société canadienne du cancer, qui s\u2019occupera de cette documentation.Celle-ci comprendra des guides d\u2019études pour instituteurs et chefs de débats ainsi que des opuscules pour les étudiants et les groupes non médicaux.Le ministère canadien de la Santé nationale et du Bien-être social et l\u2019Institut national du cancer des services d\u2019hygiène publique des Etats-Unis verseront chacun une subvention de $20,000.pour couvrir les frais du film.On espère terminer d\u2019ici un an le film ainsi que la documentation qui l\u2019accompagnera.o-& ++ 115,000 NAISSANCES EN 1948 DANS NOTRE PROVINCE Plus de 6,200 enfants de moins d'un an sont décédés Il appert, selon un premier rapport préliminaire, que 115000 enfants au moins ont vu le jour, en 1948, dans la province de Québec.Les hygiénistes du ministère provincial de la Santé que dirige l\u2019honorable J-H.-A.Paquette, m.d., profitent de cette occasion pour rappeler aux parents quels soins ils doivent prendre de leurs petits durant les quatre premiers mois.Ces conseils sont d\u2019autant plus importants qu\u2019environ 6,200 enfants de moins d\u2019un an sont morts au cours de l\u2019an dernier.La diète du bébé \u201c Lait.\u2014 Le lait maternel est préférable à tout autre, cependant les repas doivent être donnés à intervalles réguliers, fixés par l\u2019horloge, tout comme on doit le faire quand le bébé est nourri au biberon.Si l\u2019enfant doit être nourri au lait de vache, ce dernier sera modifié selon la formule prescrite par le médecin.Huile de foie de morue.\u2014 A l\u2019âge de 2 ou 3 semaines, on commence à donner régulièrement de l\u2019huile de foie de morue titrée pour la vitamine «D» (fac- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuutemiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1949 teur anti-rachitique).Commencez par une goutte 2 fois par jour, puis augmentez d\u2019une goutte tous les jours jusqu\u2019à une cuillerée à thé 2 fois par jour, ou plus suivant la valeur en vitamine «D» de l'huile de foie de morue employée.On peut la donner 1 heure avant les repas.Cependant, il est généralement mieux de la donner immédiatement avant, pendant ou après les repas de 10.00 ou 9.00 a.m.et 6.00 p.m.Jus de fruits.\u2014 Jus d\u2019oranges ou jus de tomates (fraîches ou en conserves) passées au tamis fin.On commence dès la fin du premier mois à la dose de Y cuillerée à thé additionnée d\u2019une égale quantité d\u2019eau bouillie, deux fois par jour, environ une heure avant le repas.On augmente graduellement jusqu\u2019à une cuillerée à soupe de jus d\u2019orange 2 fois par jour.Si vous donnez du jus de tomates, la dose doit être augmentée jusqu\u2019à 3 cuillerées à soupe 2 fois par jour.Eau.\u2014 2 ou 3 fois par jour (en été plus souvent).offrez au bébé de l\u2019eau bouillie non sucrée.Offrez-en régulièrement, même s\u2019il la refuse fréquemment.Pour plus de détails, consultez votre médecin et venez aux cliniques régulièrement.ee ++ ARCHIVES DES MALADIES DE L'APPAREIL DIGESTIF ET DES MALADIES DE LA NUTRITION Un des directeurs de L'Union Médicale recevait récemment du docteur A.Lambling une lettre que nous croyons devoir rendre publique car elle pourrait s\u2019adresser à tous les médecins du Canada intéressés à la gastro-entérologie en général et à la médecine française en particulier.La Direction.Après des années d\u2019épreuve dont elles ont subi le contre-coup, les Archives des Maladies du Tube Digestif, fondées en 1907, ont repris la place qu\u2019elles occupaient avant la guerre parmi les grandes publications médicales.Elles sont tout d\u2019abord l\u2019organe officiel de la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie et celui des Sociétés de Province (Nord.Sud-Ouest, Rhône, Région méditerranéenne) et donnent ainsi régulièrement la substance de toutes les recherches en cours dans notre pays.Chaque numéro, bimestriel.contient, indépendamment des comptes rendus de ces Sociétés, des Mémoires originaux de spécialistes, non seulement de France mais d\u2019un grand nombre de Centres de Gastro- entérologie, aussi bien d'Europe que d\u2019outre-Atlanti- que, en particulier d\u2019Amérique du Sud.Ainsi se réflètent dans ses pages les différentes tendances de notre spécialité. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1949 XLVI Nouveau Traitement Scientifique pour les ULCÈRES GASTRIQUES et DUODENAUX ROBUDENR VOIE BUCCALE et INJECTABLE Société suisse de gastro-entérologie Dragées a base I\u2019EXTRAITS Genéve 22-23 juin 1946 Ampoules injectables 3 base d\u2019ESTOMAC et d\u2019INTESTIN (Voir Médecine et Hygiène, no 78) d\u2019EXTRAITS d'ESTOMAC a et d\u2019INTESTIN GRELE, GRELE, préparés de diverses Suite des résumés des communications préparés de diverses méthodes méthodes P.-d.Dr H.Kapp (Bâle) 1.Le traitement de l\u2019ulcère gastrique et duodénal par le Robuden L'accroissement ces dernières années des ulcères gastriques et duodénaux a contribué au fait que de nombreux cas ont dû être traités ambulatoirement.L'étude de nombreux médicaments dans des conditions graves a été ainsi rendue possible.Rapport sur le traitement avec le Robuden.Sur 30 cas d\u2019'ulcères gastriques, la niche, après le traitement, avait disparu dans 21 cas, persisté dans 9 cas et récidivé dans 5 cas.On constate donc un succès temporaire dans les deux tiers des cas et un succès durable dans environ la moitié des cas traités.Sur 34 cas d\u2019ulcères duodénaux, la niche après le traitement avait disparu dans 29 cas, persisté dans 5 cas et récidivé dans 5 cas.Succès temporaire cing sixiémes des cas et succès durable deux tiers des cas.On peut conclure sur la base de ces recherches que le traitement ambulatoire avec le Robuden fournit des résultats comparables à ceux du traitement par le repos et la diététique.Documentation et échantillon médical envoyés sur demande.Préparé par LES LABORATOIRES ROBAPHARM SOC.BÂLE, SUISSE Représentants exclusifs au Canada HERDT & CHARTON, INC.2027, AVENUE DU COLLÈGE McGILL - MONTRÉAL 628 Des notes de clinique et de thérapeutique viennent également éclairer par des cas concrets les problèmes souvent délicats qui se posent chaque jour à la sagacité du praticien, et des revues d\u2019ensemble mettent au point des questions à l\u2019ordre du jour.En outre, par des fiches bibliographiques, insérées hors texte pour qu\u2019elles puissent être éventuellement découpées et classées, et par des analyses très étudiées des principaux travaux de Gastro-entérologie parus dans la littérature mondiale elles permettent, grâce à une table des matières annuelle détaillée, de réunir rapidement une documentation très complète sur tous les sujets.Le comité de publication de notre journal a pensé qu'à une époque où les deux rives de l\u2019Atlantique se sont si considérablement rapprochées, il importait que des contacts particulièrement étroits fussent rétablis avec la médecine canadienne-francaise, spirituellement et géographiquement désignée pour fondre harmonieusement les deux grandes civilisations occidentales.C\u2019est dans cet esprit que nous vous ouvrons en toute cordialité les colonnes de notre journal pour tous les mémoires originaux, personnels ou de votre Ecole, concernant la gastro-entérologie et la nutrition.Et nous formons également le vœu que vous nous ferez le grand honneur de devenir un lecteur régulier de notre publication.* ee ++ COURS DE BRONCHO-ŒSOPHAGOLOGIE Un cours théorique et pratique sera fait à Paris par le Pr.Chevalier L.Jackson et le Dr A.Soulas.Il commencera le 3 juillet et se terminera le 14 juillet 1949.Renseignements précis à venir.te 2,295 CLINIQUES ANTITUBERCULEUSES AU COURS DE 1948 Au cours de 1948, il y a eu dans la province de Québec, dans les territoires desservis par les Unités sanitaires, 2,295 cliniques antituberculeuses auxquelles assistèrent 82,828 personnes qui subirent l\u2019examen.\u201cTous ceux qui ont des doutes sur l\u2019état de leurs poumons devraient profiter des cliniques antituberculeuses qui se tiennent régulièrement dans les différents comtés desservis par nos Unités sanitaires\u201d.Pendant 1948, le nombre des visites à domicile faites par les hygiénistes du ministère de la santé à cet égard s\u2019élève à 19,596 et le nombre des épreuves à la tuberculine atteint 29.525.\u201cNourriture saine, sommeil réparateur, bonne hygiène générale sont les trois principaux ennemis de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1949 la tuberculose, disent les cliniciens.Ne mettez pas d\u2019obstacles à la pénétration des rayons solaires dans vos demeures et assurez une bonne aération de votre logement, surtout pendant les heures de sommeil.Tant qu\u2019il y aura des tuberculeux autour de nous, les dangers d'infection sont considérables.Mères de famille, aidez-nous à éviter les méfaits de la tuberculose en préservant vos jeunes enfants des contacts dangereux et en leur enseignant les notions élémentaires de l\u2019hygiène afin qu\u2019ils puissent se développer en force et en beauté, et continuer d\u2019être la joie de leurs foyers et la fierté de leur race\u201d.+ ++ 93,231 PERSONNES EXAMINÉES POUR MALADIES CONTAGIEUSES Si vous souffrez d\u2019une maladie contagieuse, gardez- vous bien de la communiquer.Soyez prudents afin d\u2019éviter de la disséminer autour de vous.Les hygiénistes des Unités sanitaires de la province s\u2019efforcent d\u2019enrayer la contagion.C\u2019est ainsi que, pendant l\u2019année 1948, ils ont examiné 93,231 personnes considérées comme des contacts ou cas suspects.Ils ont dépisté 14,814 cas non déclarés tandis que 7,206 autres leur étaient rapportés.Ils ont dû visiter à : cet égard plus de 15,700 maisons et exclure des écoles 10,774 enfants, après avoir fait la visite de 7,564 maisons d\u2019enseignement, tant il est vrai que le contact avec nos semblables est un des principaux facteurs dans la propagation des maladies.Méfions- nous, en particulier, des objets qui ont servi à des personnes souffrant de tuberculose, de scarlatine, de diphtérie ou de typhoïde.LA MISE EN CONSERVE ET L'HYGIÈNE Choix méticuleux des produits alimentaires.Il y a deux classes bien connues d\u2019intoxication alimentaire: l\u2019infection et la toxémie.La première apparaît de six à douze heures après l\u2019ingestion de l\u2019aliment et d\u2019après Roseneau la mortalité, en ce cas, n\u2019est que de deux,pour cent.L\u2019infection n\u2019est pas l\u2019apanage des aliments mis en boîtes: tous les aliments étant par définition de bons milieux de culture, la liste de ceux conservés susceptibles d\u2019être contaminés semble illimitée.La seconde ou toxémie résulte de toxines microbiennes développées dans l\u2019aliment conservé.Elle se produit de 24 à 36 heures après l\u2019ingestion et porte le nom de botulisme.Affection grave dont la mortalité va de cinquante à cent pour cent des malades; la déclaration en est obligatoire dans la province de Québec. facteurs antianémiques efficaces La combinaison des éléments nutritifs que contient le Sirop HyoToLE,* la nouvelle préparation antianémique efficace de Sharp & Dohme, donne une réponse hémopoiétique rapide dans tous les types d\u2019anémies susceptibles d'un traitement par voie buccale.Un centimètre contient: Sulfate ferreux U.S.P.43.82 mg.74 d-pantothénate de calcium.0.169 mg.Chlorhydrate de thiamine Co VV\u2019 (vitamine B,) .0.338 mg.Vv Niacinamide .1.014 mg.1 Riboflavine (vitamine B,) .0.067 mg.KW Acide folique .0.169 mg.Chlorhydrate de pyridoxine W (vitamine B5) .0.033 mg.avec concentré de foie cru provenant de 3 gm.de foie frais.Le Sirop HYOTOLE est agréablement aromatisé et les enfants, aussi bien que les femmes enceintes et les personnes âgées l\u2019acceptent volontiers.I] est particulièrement indiqué dans le traitement des anémies nutritives.Présenté en flacons de 16 onces, et en Winchesters.Sharp & Dohme (Canada), Ltd., Toronto 5, Ontario.(kid {V7 Etc CAL 1a ma rque CONS erce 0 STU pl _ PRIE sirop de sulfate ferreux et composé vitaminique B 630 Les hygiénistes conseillent en conséquence d\u2019observer, au cours de la mise en conserve tant industrielle que ménagère et aussi au moment de l\u2019utilisation des produits conservés, les mesures préventives générales suivantes: 1.N\u2019utiliser pour la fabrication que des produits alimentaires frais, sains et propres.2.Le récipient hermétiquement fermé et son contenu doivent être stérilisés d\u2019une manière efficace: la température de l\u2019autoclave (vapeur d\u2019eau sous pression) sera portée à 1159 C.au moins, et maintenue pendant une heure et demie (Brouardel), ou, selon la nature du produit alimentaire à conserver, trois chauffages successifs à 100° C.(ébullition de Peau) pendant deux heures et répétés trois jours consécutifs (tyndallisation).3.Tous les aliments doivent être convenablement cuits, soit au cours de la mise en conserves, soit avant d\u2019être consommés.4.Le consommateur doit toujours examiner soigneusement toute conserve au moment de s\u2019en servir, et, au moindre soupçon d\u2019altération, la rejeter.e-\u2014 ee 2,630 CAS DE SCARLATINE DANS LA PROVINCE Complications graves de la scarlatine.La scarlatine est une maladie contagieuse qui se manifeste surtout à la fin de l\u2019hiver et au printemps.En notre pays, en 1947, dernière année pour laquelle sont parues des statistiques, il y a eu 7,492 cas dont 3,281 en Ontario et 2,630 dans le Québec.Si dangereuse qu\u2019elle soit, la scarlatine n\u2019est pas la plus mortelle de nos maladies contagieuses; cependant, durant la même période il y eut 42 enfants décédés dont 29 dans notre province, ce qui constitue un résultat peu satisfaisant pour nous.Toutefois, la scarlatine présente des complications et peut avoir des conséquences graves: la néphrite, le rhumatisme scarlatin et la surrénalite.Depuis que la scarlatine a perdu de sa malignité et que la science médicale a trouvé de nouveaux moyens pour traiter cette infection, déclare l\u2019épidé- miologiste de la province, on est trop porté à négliger les mesures de prévention et l'isolement du malade.Cette négligence suscite des cas secondaires qui devraient être évités.Les complications de la scarlatine sont très sérieuses.La surrénalite, par exemple, bien qu\u2019elle soit moins connue, est grave et peut certainement abréger les jours de ses victimes.C\u2019est une affection de la glande à sécrétion interne qui coiffe-le rein.Il suffit de le noter pour se rendre compte de sa nocivité.L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1949 La néphrite, qui est une maladie du rein, condamne ses victimes à un régime extrêmement sévère qu\u2019elles doivent suivre tout le reste de leur vie.Cette complication a plus d\u2019importance encore chez les personnes du sexe féminin, car, à l\u2019occasion d\u2019une grossesse, elles seront vouées à l\u2019albuminurie et exposées à mourir d\u2019éclampsie.On voit qu\u2019il convient de prendre toutes les précautions possibles pour se protéger contre la scarlatine.Prévenez donc cette maladie et si vos enfants ou vos élèves en souffrent isolez-les immédiatement et empêchez que ce fléau ne contamine les autres.Il y va de l\u2019intérêt de tous.ee ee MODIFICATION DES DATES DU XXVIIe CONGRÈS FRANÇAIS DE MÉDECINE Le Congrès français de Chirurgie ayant reporté les dates de ses assises aux 3, 4, 5, 6, 7 et 8 octobre 1949, le Congrès français de Médecine aura lieu les 29, 30 septembre et 1er octobre, à Genève.ee ve CONSTRUCTION D'HÔPITAUX DANS QUÉBEC M.Paul Martin, ministre de la Santé nationale, annonce, aujourd'hui que les hôpitaux du Québec disposeront de 653 lits de plus, lorsque quatre projets qui viennent d\u2019être approuvés en vertu du programme fédéral de construction d\u2019hépitaux seront terminés.Le plus important de ces projets, celui de l\u2019agrandissement du sanatorium Saint-Georges, de Mont- Joli, donnera 298 lits, et le moins important, celui de l'hôpital de Blanc-Sablon, sur les confins du Labrador, 23 lits.Les autres projets sont le nouvel hôpital de St-Georges de Beauce, qui aura 179 lits, et l\u2019agrandissement de l\u2019hôpital Youville, de Noran- da (153 lits).La construction de la nouvelle aile du sanatorium Saint-Georges permettra d\u2019hospitaliser un plus grand nombre de tuberculeux des comtés de Matane, Ma- tapédia, Rimouski, Témiscouata et Riviére-du- Loup.La capacité de l\u2019hôpital en sera presque doublée, et il y aura plus d\u2019espace pour les services médicaux, le personnel infirmier, et les internes résidants.Les travaux ont commencé en 1946 et on espère les terminer au cours du printemps.La subvention fédérale sera de $248,555.Le nouvel hôpital de St-Georges de Beauce, qui doit être terminé au cours de l\u2019année, desservira une population d\u2019environ 60.000 âmes du comté de Beauce et de la région environnante.Il s\u2019appellera l\u2019Hôtel-Dieu Notre-Dame de Beauce et sera sous la CRÉSOPIRINE DOULEURS RHUMATISMALES, | - YRALGIE] TAT ray ARTICULAIRE,\"AIGU, FE.\u201d DEPUROGENE CEN VTC | LIL LILES URÉE 3 La LA LI | FENUGRENE _PUISSANT, SA D'AUG- ; 13 31 Aude) vs JP FOUDRE DE FENUGREC DÉSHUILÉE 3.711.559 DQRISEE RONTENANT TOUS SES PRINCIPES.Nae 'PHOSPHORES PET CHOLESTERINES.\u2018 f FUCUSOL OBÉSITE.EMBONPOINT EXAGERE.MUTHANOL SYPHILIS.Cu SES ae UNE YI Ime Nl i} ith - - 2027, AVENUE 1 COLLEGE rods MCD, 632 direction des Augustines de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Il recevra du Gouvernement fédéral une contribution de plus de $176.000.L'hôpital Youville, de Noranda, porte à 153 le nombre de ses lits afin d\u2019offrir de meilleurs services d\u2019hospitalisation aux villes de Noranda et de Rouyn ainsi qu\u2019aux régions environnantes des comtés du Témiscamingue et de l\u2019Abitibi.Ce sont les Sœurs Grises de la Croix qui en ont la direction.Non seulement le Gouvernement fédéral lui verse-t-il plus de $31,000.mais le gouvernement provincial et les compagnies minières de la région subventionnent également ses travaux de construction.Le Gouvernement fédéral contribuera près de $17,000.aux frais de construction du nouvel hôpital de Notre-Dame de Lourdes de Blanc-Sablon, région lointaine du comté de Saguenay.Cet hôpital, dont les travaux seront terminés cette année, desservira neuf L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriNy AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1949 localités isolées.C\u2019est la Corporation diocésaine du Labrador qui érige cette institution.La subvention fédérale pour la construction d\u2019hôpitaux se calcule à raison de $1,000 par lit de traitement actif et, comme dans le cas du sanatorium Saint-Georges, de $1,500.par lit de malade chronique, fait remarquer M.Martin.Etant donné que, dans le cas de ces quatre hôpitaux, les travaux de construction étaient déjà entrepris lorsque, en mai dernier.le programme fédéral d\u2019hygiène a pris effet, ces hôpitaux n\u2019ont pas droit au plein montant de la subvention, mais on a déjà commencé à leur verser la part qui leur est due.Le ministère de la Santé de la province de Québec avait recommandé les quatre projets.Les dispositions du programme fédéral de construction d\u2019hôpitaux exigent que le gouvernement provincial verse une contribution qui soit au moins égale à l\u2019octroi fédéral. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burreriy A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 XLIX Direction du laboratoire Direction du laboratoire M.A.SARRAZIN Pharmacien-chimiste Bachelier de l\u2019Université de Montréal Premier prix de Matière médicale et de Travaux pratiques de Chimie Dr R.GRENIER Médecin-chirurgien Mile LORRAINE VIDAL Technicienne médicale diplômée M.LUC CHOQUETTE Pharmacien-chimiste Bachelier de l\u2019Université de Montréal Docteur de l'Université de Paris Urine Mile M.DE BELLEFEUILLE Carde-malade diplômée de l\u2019hôpital Saint-Luc LABORATOIRE D'ANALYSES San g Analyses complètes Diagnostic de la Grossesse : Recherche du facteur R-H FOR LEUCOCYTAIRE Urée Chlorures - sang total Polynucléaires Métamyélocytes Glycémie Chlorures - plasma neutrophyles juvéniles Sédimentation Calcium Grands mononucléaires Myélocytes Hématocrite Cholestérol total - Esters Lymphocytes Blastes Prothrombine Temps de coagulation Polynucléaires Hématies nucléées Protéines totales Temps de saignement éosinophiles Plaquettes sanguines Concentration des sulfa Rétractilité du caillot Polynucléaires basophiles Anisocytose et pénicilline Résistance globulaire Shilling: Poikilocytose Créatinine Groupe sanguin (int) B&tonnets (Stab) Réticulocytes Acide urique Facteur Rh \\A 4 Sarrazin & Choquette PHARMACIENS \u2014 CHIMISTES \u2014 ANALYSTES Prises de sang faites à la pharmacie.Tous les jours de 9 heures à 5 heures.\u2014_ Rapports le jour méme.Nous envoyons chercher les échantillons a domicile.Bouteilles échantillons spéciales envoyées sur demande.LES MEDECINS DE L\u2019EXTERIEUR qui désirent profiter des avantages offerts par notre laboratoire d'analyses peuvent, en nous écrivant.se procurer gratuitement des récipients spéciaux contenant une substance antibiotique qui assure la conservation de l'échantillon.Résultats retournés immédiatement. REVUE DES LIVRES + + Henry JOLY.\u2014 Traitement chirurgical de la tuberculose pulmonaire.\u2014 Vigot Frères, édit., Paris, 1947.« Ce livre a pour but de faire connaitre les techniques que nous employons et de préciser les idées sur lesquelles elles sont basées ».On y reconnaît les cinq parties que voici: 1° Généralités.2° Les différentes techniques chirurgicales.3° Indications opératoires.4° Collapsus combiné par association des différentes méthodes.5° Traitement chirurgical des pleurésies purulentes du pneumothorax.D'abord un bref rappel des principes de la collapsothérapie, de l\u2019anatomie chirurgicale normale et pathologique de la paroi thoracique, de la topographie des lobes pulmonaires en regard des cavernes tuberculeuses.L'auteur termine le chapitre des généralités en exposant la valeur de l\u2019exploration fonctionnelle des poumons chez les tuberculeux pulmonaires et les variations que cette fonction subit au cours des différentes méthodes collapso- thérapiques.Ces explorations sont considérées indispensables, si on se préoccupe de réduire le moins possible la fonction de l\u2019appareil respiratoire, si on veut écarter, en opérant des cas-limites, toute mortalité résultant d\u2019une insuffisance respiratoire aiguë.Il est rapporté qu\u2019un bon pneumothorax conserve au poumon une capacité vitale importante et qu\u2019une réaction liquidienne peut en réduire considérablement la valeur.La phrénicectomie diminue la fonction du poumon correspondant d\u2019environ 80% ; la thoracoplastie totale d\u2019à peu près 40% ; un pneumothorax extra-pleural dont le décollement est très poussé la réduit passagèrement de beaucoup.Parmi les différentes techniques chirurgicales exposées, il y a la thoracoplastie d\u2019indication pulmonaire.L'auteur y détaille la technique opératoire habituelle et les modifications à y apporter suivant la localisation des lésions, l\u2019étendue à donner aux résections costales, les complications opératoires et postopératoires, la statique thoracique, après thoracoplastie, sont le sujet d\u2019études particulières.Vient en second lieu le pneumothorax extra- pleural et ses particularités, en grande faveur en Europe.Dans la variété avec décollement étendu, on réussit à collaber des cavernes pa- ra-hilaires.La complication à redouter: l\u2019infection de la poche extra-pleurale.La proportion de bons résultats immédiats est de l\u2019ordre de 80%.Que penser du drainage à la monaldi, et de la spéliotomie?L'auteur utilise le drainage endo-cavitaire, dans des cavernes apparemment rétractiles, surtout non fermées sous l\u2019action des résections costales.Chaque fois que le drainage avant la thoracoplastie ne s'impose pas, il est préférable de le différer.La spéliotomie est pratiquée sur certaines grandes cavités, résiduelles ou non, qui ont perdu leur possibilité de rétraction et dont les parois sont une source de sécrétions bacillères toxiques.L\u2019indication opératoire, dans ces cas, doit être discutée en collaboration, la décision bien pesée, et l\u2019exécution minutieuse.L'auteur rapporte un bon pourcentage de succès.L'usage de la streptomycine modifiera sans doute à l\u2019avenir l\u2019indication de ses techniques et leurs résultats.Le dernier mode de collapsothérapie exposé: la phrénicectomie.Ne l\u2019employer qu\u2019en sachant bien qu\u2019elle réduit définitivement de beaucoup la valeur fonctionnelle du poumon.Dans les chapitres qui suivent, il est traité des indications opératoires suivant le type anatomo-radiologique, suivant le potentiel L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuremiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 = ee pte Le Laboratoire Bio-Chimique présente.UN ANTISPASMODIQUE, UN SEDATIF ET UN ANALGESIQUE SUR FORMULE NOUVELLE ET ÉPROUVÉE PRINCIPALES INDICATIONS: Le NEUROPHEN est indiqué pour soulager la douleur spas- tique, les états anxieux, les malaises et la céphalée présente dans les cas suivants: dysménorrhée, coliques biliaire et rénale, ulcères peptique et duodénal, hyperchlorhydrie, spasme du pylore, entéro-spasme et colites de diverses natures.FORMULE POSOLOGIE Chaque comprimé contient: Un comprimé toutes les 2 ou 3 heures.Novatropine (Méthylbromure Ne pas dépasser 6 comprimés par jour.d\u2019homatropine) .1 mgm.I est i tant de noter que la toxi ; ,[ st importan n qu - Phénobarbital oes 20 mgms.cité de la Novatropine (méthylbromure Acide Acétylsalicylique .150 mgms.d\u2019homatropine) est 1/30 celle de Menadione (Vitamine K) .0.25 mgm.l\u2019Atropine.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178 est, rue Jean-Talon, MONTRÉAL, P.Q.DYSMENORRHEE.Utilisés seuls comme analgésiques dans la dysménorrhée, les salicylates tendent à accroître le flux menstruel.Tandis qu'associé à la vitamine K, comme c'est le cas dans le NEUROPHEN, l'acide acétylsalicylique combat efficacement la douleur tout en écartant le danger d'une ménorragie secondaire.Ainsi, le NEUROPHEN produit-il à la fois analgésie et hémostase dans les cas de dysménorrhée associée à une hémorragie hypothrombinémique.L'addition du méthylbromure d'homatropine (antispasmodique) et du phénobarbital (sédatif) à doses idoines exalte notablement la valeur de cette association médicamenteuse pour soulager la dysménorrhée.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178 est, rue Jean-Talon, MONTRÉAL, P.Q. 636 évolutif des lésions et suivant la valeur fonc- t.onne'le de l'appareil respiratoire, ainsi que de l'association des différentes méthodes dans le collapsus pulmonaire.La dernière partie du volume est réservée à la très importante question du traitement chirurgical des pleurésies purulentes du pneumothorax.Dans certaines pyothorax fébriles, l\u2019échec de la pleurotomie est expliqué par un foyer pulmonaire actif qui se déverse constamment dans la cavité pleurale.L\u2019auteur a tenté une série d\u2019interventions consistant à ouvrir largement l\u2019hémithorax pour détruire par cautérisation le foyer pulmonaire actif.Il n\u2019obtient des succès qu\u2019en intervenant précocement après échec de la pleurotomie, chez des pulmonaires présentant des lésions unilatérales et dont l\u2019organisme ne présente pas de dégénérescence rénale ou autres.Dans tous les cas il faut obtenir rapidement la disparition de la poche pleurale par symphyse des feuillets pleuraux.Exposées, les différentes techniques chirurgicales que l\u2019on peut alors utiliser: la pleurotomie avec respiration continue, la thoracoplastie, la thoracotomie large suivie de la thoracoplastie et enfin, pour faire disparaître une poche pleurale, la thoracectomie-pleurectomie.C\u2019est un volume à lire pour bien comprendre les indications et les différentes techniques opératoires de la chirurgie thoracique-pulmo- naire.Jean-Paul VENNE.Précis de pathologie médicale.\u2014 Tome VII Maladies du sang et des organes héma- topoiétiques, par P.-Emile WEIL.\u2014 Intoxications, par G.VITRY et |.PARAF.\u2014 Cancer, par M.MOSINGER.5e édition.Un volume de 632 pages, avec 164 figures et 7 planches en couleurs.Collection de Précis Médicaux.\u2014 Tome VII Maladies endocriniennes, par A.SEZARY et J.LE- NEGRE.2e édition.Un volume de 716 pages, avec 155 figures.Collection de Précis Ne dicaux.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 48.Ces deux volumes du « Précis de Pathologie médicale », que le succès avait rapidement L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLieriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 épuisés, reparaissent en cinquième et deuxième éditions.| La partie la plus importante du Tome VII.due à P.-Emile Weil, est consacrée aux maladies du sang et des organes hématopoïétiques.L'auteur débute par un important chapitre d\u2019histologie et d\u2019embryologie, que suit la description détaillée des différentes affections en un style simple, clair, qui évite la terminologie compliquée, trop souvent rebutante en hématologie.L\u2019illustration, abondante et soignée, en noir et en couleurs, constitue un véritable atlas d\u2019hématologie.C\u2019est avec le même caractère précis et didactique que G.Vitry et J.Paraf étudient ensuite les différentes intoxications exogènes.Enfin, M.Mosinger traite, en une centaine de pages, la question du cancer.Il passe en revue tout ce qui concerne la biologie et la patholo- gle générale de la cellule cancéreuse et des processus tumoraux.La première édition (1946) du tome VIII a connu dès sa sortie un grand succès.La critique a reconnu le tour de force qu\u2019il y avait a accumuler une pareil!e somme de renseignements dans les limites des 700 pages d\u2019un « précis ».On a également apprécié, dans un domaine où :l convient de distinguer ce qui est définitivement établi et ce qui reste problématique, la sûreté de jugement des Auteurs.La seconde édition tient compte des acquisitions récentes comme le diabète alloxanique, l\u2019histologie pathologique de certains adénomes hypophysaires, le rôle des cellules de Crookes.R.LEROUX, P.GAUTHIER-VILLARS et F.BUSSER.\u2014 Pratique anatomo-pathologi- que (en 2 volumes).I.Macroscopie.Un volume de 376 pages, avec 120 figures.II.Microscopie.Avec la collaboration de Ch.GOUYGOU.Un volume de 354 pages, avec 175 figures.\u2014 Masson et Cie, &dit., Paris, 1948.Cette nouvelle Pratique anatomo-patholo- gique remplace les « Travaux pratiques d\u2019Anatomie pathologique» de Roussy, Bertrand, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 SICCOLA pour le soulagement rapide de L'ÉRYTHÈME ET DU PRURIT @ Siccolam est une préparation crémeuse épaisse, contenant du bioxyde de titane, de l\u2019oxyde de zinc et du kaolin, dans une base dépourvue de matières grasses, ce qui permet son emploi dans les cas aigus et chroniques.Cette préparation possède les propriétés astringentes des lotions à la calamine, mais à un degré beaucoup plus élevé.Présenté en tubes de 2 et de 4 onces, et en pots de 16 onces.1.Efficace dans toutes les dermatoses inflammatoires.(CANADA) TORONTO THE BRITISH DRUG HOUSES LIMITED D\u2019une innocuité absolue; aucune contre-indication a son emploi.Favorise l\u2019absorption immédiate de l\u2019exsudat fluide.Apporte un soulagement rapide à l\u2019inflammation et au prurit.Efficace dans les cas aigus et chroniques.Peut être employé dans les cas où les préparations grasses sont contre-indiquées.Simple et propre à employer.De couleur chair, on peut l\u2019employer pour dissimuler les marques de naissance et les cicatrices.CANADA : 82F-48 LI 638 Grandclaude et Huguenin, ouvrage aujour- d\u2019hui épuisé.Pour être plus conforme à l\u2019enseignement actuel, et dans l'intention de sérier les problèmes à résoudre, les Auteurs ont divisé l\u2019ouvrage en deux tomes: le premier volume, qui est consacré à la macroscopie, se subdivise en deux parties: la première (diagnostics d\u2019orientation) est destinée à guider le travail sur le cadavre lui-même.Les Auteurs ont groupé en tableaux sur chaque page, au verso les constatations recueillies par l\u2019opérateur au fur et à mesure que se déroule l\u2019éviscération ; la page suivante, au recto, est réservée à l\u2019énumération, pour chaque fait observé, des diagnostics possibles, et aux remarques suggérées (complément de dissection, vérifications indispensables en dehors de chaque point considéré, ete.).La deuxiéme partie (étude analytique) est un album de pièces macroscopiques présentant, d\u2019un côté la photographie de la pièce avec schéma; de l\u2019autre, l\u2019interprétation des lésions.Comme on le voit, l\u2019étude ne se borne plus comme autrefois à l\u2019examen des pièces prélevées, mais est reportée au début, c\u2019est-à-dire à la table d\u2019autopsie.L'ouvrage intéresse donc, outre les étudiants, les médecins qui désirent s\u2019initier à la pratique des autopsies.Le deuxième volume comprend 175 études de coupes microscopiques.On y retrouve la même présentation didactique, chaque coupe étant disposée en face de l'interprétation histologique correspondante: diagnostic de l\u2019organe et diagnostic de la lésion.Ce tome, qui suit de plus près que le premier le Manuel de Roussy, a été cependant complété par rapport à ce dernier, en ce qui concerne la maladie de Besnier-Bœck, la maladie de Nicolas et Favre, les maladies du sang, certaines néphrites, etc.Henri JUDET, ancien interne des Hôpitaux de Paris, docteur ès sciences; Jean JUDET, ancien interne des Hôpitaux de Paris, chef de clinique chirurgicale à la Faculté, et Robert JUDET, chirurgien des Hôpitaux de Paris.\u2014 Traité des fractures des membres.Examen clinique.Radiographie.Traite- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 ment.Un volume de 405 pages, 180 figures et 370 radios en 74 planches hors-texte.2,900 francs.\u2014 Librairie Maloine, édit.Paris, 1948.| Ce traité s\u2019adresse à l\u2019étudiant, au praticien et au chirurgien confirmé.A la disposition de l\u2019étudiant, il met ses descriptions cliniques, son abondant atlas ra- diographique, la connaissance des grands principes du traitement.Au praticien de médecine générale, il apporte une aide précieuse dans le traitement des fractures courantes, et particulièrement loin des grands centres chirurgicaux.En effet, si la juste tendance actuelle est de confier le traitement des fractures à des chirurgiens spécialisés, en possession d\u2019une technique parfaite et d\u2019organisation bien outillée, il n\u2019en reste pas moins que bien des praticiens doivent encore traiter eux-mêmes nombre de fractures simples.Ce livre constituera pour eux un guide détaillé de la réduction et de la contention indiquant les techniques de l\u2019une et de l\u2019autre et particulièrement la construction des appareils.D\u2019abondantes illustrations les aideront à réaliser, de bout en bout, le traitement correct.Au chirurgien confirmé, ce traité rappellera les détails des indications, tant opératoires qu\u2019orthopédiques.A chaque chapitre en effet, le paragraphe d\u2019indication fait la part de l\u2019orthopédie et celle de la chirurgie et étudie les indications formelles, les indications relatives de l\u2019opération et les critères de la réduction orthopédique satisfaisante.Les techniques modernes de réduction sanglante et de contention par clou, par broche, par fixateur, sont décrites.Enfin, l\u2019un des caractères remarquables de cet ouvrage est qu\u2019après le rappel des principaux procédés employés, les auteurs, à chaque chapitre, dégagent la ligne de conduite à suivre en présence de telle ou telle lésion et y ajoutent, quand il y a lieu, la description de leur méthode personnelle.A côté de l\u2019étude des fractures de l\u2019adulte, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenn A.MLF.C.\u2014 Montréal, mai 1949 LIN FLÉMATINIQUE NON ALCOOLIQUE .CONCENTRÉ INDIQUÉ DANS LE TRAITEMENT ET LA PROPHYLAXIE DES CAS D\u2019ANEMIE HYPOCHROME ET CARENTIELLE, CONVALESCENCE, ETATS DE DENUTRITION ET DEBILITE GENERALE.HEVIAREXIN ORAL Chaque cuillerée a thé représente: EXTRAIT DE FOIE (I'équivalent de 8.75 Gm.de foie frais).FER (Gluconate ferreux) .covivee.45 mgm.VITAMINES \u2014 Chaque c.c.représente: | Chlorhydrate de Thiamine (vit.B,) .125 mgm.Riboflavine (vit.By) .0000000e eee 075 mgm.Pyridoxine (vit.Bg) .22.0 2.000 sauna 0e 0625 mgm Niacinamide 2002200000 u 00000 ana 000 5625 mgm PRÉSENTATION: _ Flacon de 240 cc.POSOLOGIE: ADULTES: Une à trois cuillerées à thé, trois fois par jour.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.Seul.HOLIBILE Chlorhydrate de thiamine JOUIT DES PROPRIETES SUIVANTES: e hydrocholérétique puissant e diurétique léger elaxatif doux e désensibilisant e tonifiant du tractus intestinal.Principales indications: Affections du foie et des voies biliaires.FORMULE : CHOLIBILE CHOLIBILE (Faible) Acide Déhydrocholique .0.25 gm.Acide Déhydrocholique .0.10 gm Cascara Sagrada ._.0.05 gm.Cascara Sagrada 0.02 gm Chlorhydrate de thiamine TTT 5 mgms.(Vit.By) par dragée 2 à 4 dragées par jour.(Vit.B;) par dragée 178 est, rue Jean-Talon, MONTREAL, P.Q.2 à 6 dragées par jour.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC. 640 ce livre comprend un vér.table traité des fractures de l\u2019enfance, avec les caractères si spé- claux aux lésions du jeune âge.Des radiographies des points d\u2019ossification aux différents stades pour chaque os, pour chaque articulation, donnent au lecteur un apercu détaillé du développement de l\u2019ossification des membres.L'étude radiographique a été minutieusement faite et illustrée par 370 clichés qui constituent un atlas résumant toutes les fractures courantes avec leurs différentes variétés.Des incidences nouvelles, des précisions sur la radiographie de profil du col du fémur et de l\u2019humérus en particulier, sont largement développées avec leur technique et leur résultat.Enfin, une importante bibliographie permettra au lecteur qui voudrait approfondir certain point particulier, de se reporter aux plus récents ouvrages français et étrangers.- M.BESSIS, directeur du Laboratoire de recherches du Centre National de Transfusion sanguine.\u2014 Cytologie sanguine normale et pathologique.Préface de A.Tzanck.Un volume de 300 pages, avec 228 figures et 19 planches hors texte en couleurs.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1948.La cytologie sanguine constitue à l\u2019heure actuel'e l\u2019essentiel de la séméiologie hématologique.La connaissance de la morphologie des différentes cellules sanguines, soit dans le sang, soit dans les organes hémopoïétiques.est en effet le seul moyen de reconnaître avec exactitude une affection sanguine et de la c'as- ser.Après une étude des techniques d\u2019examen hématologique, M.Bessis aborde le fond du L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurretIin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, ma: 1949 sujet, c\u2019est-à-dire la description du sang et des tissus hématopoiétiques; pour chaque cellule, son origine, sa morphologie normale, ses modifications pathologiques.Ainsi sont étudiées successivement les cellules réticulo-endo- théliales, les cellules souches et leurs variétés malades, les cellules des leucoses, les cellules des réticuloses malignes, la cellule de Stern- berg, les cellules accumulatives, les séries érythrocytaires avec les mégalocytes, les granulocytes, la série thrombocytaire, les lymphocytes, les monocytes et les plasmocytes.Un petit chapitre est réservé aux cellules extra- sanguines et, en particulier, aux cellules mé- tastatiques des cancers dans les organes héma- topoiétiques.En méme temps que leur description minutieuse, \"Auteur envisage les problémes doctrinaux qui s\u2019attachent à l\u2019hématopoiïèse, et résume les différentes théories complexes qui ont été émises, tout en donnant une nette préférence personnelle à la théorie la plus moderne, celle de l\u2019origine réticulo-endothéliale des fcrmations hématopoiétiques.Cet ouvrage constitue donc une sorte de « précis », de livre d\u2019étude très comp'et de tout ce qui concerne la cytologie hématologique.Aux médecins qui veulent s\u2019initier ou se perfectionner en hématologie, il servira particulièrement de guide dans le diagnostic.Il sera non moins utile aux chercheurs et aux biologistes qui veulent entreprendre des travaux sur les questions touchant aux maladies du sang.L'ouvrage est illustré de nombreuses planches hors texte en couleur, dont la qualité a été particulièrement soignée. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 LIII SPENCER présente une NOUVELLE Manchette pour mesurer la Tension Artérielle \u201c.la meilleure jusqu'ici!\u201d ** .ajuste bien tous les bras; permet des mensurations précises.\u201d ot .dans la salle d\u2019opération, on choisit la vôtre de préférence aux autres.\u201d .UNIQUE; ajuste bien tous les bras, reste en place, sauve du temps et est plus précise.\u201d .tous nos anesthésistes sont unanimes al approuver.\u201c facile d\u2019emploi, ne glisse pas, rend les mensurations plus précises.Voulez-vous nous en adresser trois autres?\u201d Ce sont là les commentaires de certains des mé 'ecins qui ont \u2018\u2018essayé\u2019\u201d notre Manchette pour mesurer la tension \u2014 dans la pratique privée, les cliniques ou hôpitaux (y compris les salles d'opération).Ces remarques témoignent \" du fait que la nouvelle Manchette est pratique et d'une efficacité clinique.Pour résumer brièvement \u2014 la Manchette Spencer offre les avantages suivants: 1) Elle s\u2019ajuste rapidement à n'importe quel bras et avec précision.2) Elle ne se déplace pas en glissant ; s'ajuste fermement et uniformément, ce qui rend les mensurations précises.3) Elle porte une ganse commode pour glisser instantanément un manomètre anéroïde \u2014 pour l\u2019 y laisser de façon permanente, si on le désire.Co » | SPENCER SUPPORTS (CANADA) LTD.Dans le but de rendre service à la profession médicale, nous | Rock Island, P.Q.vendons la Manchette aux marchandes de Supports Spencer a Angleterre: Spencer, Ltd., Banbury, Oxon.Etats-Unis: Spencer, Ltd., New Haven, Conn.Veuillez me fournir des renseignements au sujet de la Manchette Spencer pour Me- | surer la Tension Artérielle.moins que son coût de revient.Le prix de détail que nous conseillons est $2.50.Pour plus amples renseignements, adressez-nous le coupon ci-contre.Ou, si vous voulez atteindre une marchande de | Nom PURE TT TT TT TT TT M.D.Supports Spencer, consultez le bottin du téléphone sous | Hopital eee esse eee \u2018\u2018Corsetière Spencer\u201d RUE ouest see Ville et province.151-5-49 SUPPORTS movpver SPENCER pour l\u2019abdomen, le dos et les seins LIVRES REÇUS Georges PORTMANN.\u2014 L\u2019exploration clinique en otorhinolaryngologie.Masson & Cie, Paris, 1948.Index-Catalogue of the Library of the Surgeon General's Office U.S.(Army Medical Library) Vol.X M \u2014 MEZ.United States Government Printing Office, Washington, 1948.Léon BINET et F.BOURLIERE.\u2014 Problèmes de physiologie comparée.Masson & Cie, édit, 1948.Pierre GOINARD et Pierre DESCUNS.\u2014 Les traumatismes de la tête.Masson & Cie.édit, Paris.Paul BLUM.\u2014 Glandes endocrines et syphilis Masson & Cie, édit.Paris, 1948.Ch.CHAMPY.\u2014 Manuel d'embryologie.Quatrième édition.Masson & Cie.Paris, 1948.R.GUICHARD et H.DUVERGEY.\u2014 L'ure- thrographie.Masson & Cie., Paris, 1948.Pierre DUREL.\u2014 Les métrites du col.Masson & Cie, Paris, 1948.Pratique anti-rhumatismale.\u2014 Les Laboratoires Midi, Paris.F.BESANCON et collaborateurs.\u2014 Pathologie médicale \u2014 Tomes VII et VII.Masson & Cie, Paris, 1948.P.DELMAS et collaborateurs.\u2014 L'examen du malade.\u2014 Masson & Cie., Paris.1948.Jean BRUCHESI.\u2014 Canada - Réalités d'hier et d'aujourd'hui.\u2014 Les Editions Variétés.L.TESTUT et A.LETARGET.\u2014 Traité d'anatomie humaine.Tomes I, II, III.\u2014 G.Doin & Cie, Paris, 1948.Traité de médecine.\u2014 Sous la direction de MM.LEMIERRE, LENORMAND, PA- GNIEZ, SAVY, FIESSINGER, DE GENNES, A.RAVINA.Tome X.\u2014 Masson & Cie., Paris, 1949.Dr Jean JARRICOT.\u2014 Pendule et médecine.G.Doin & Cie., Paris, 1949.Maurice LUZUY et Jean-F.PORGE.\u2014 Traitement chirurgical de l'hypertension artérielle.\u2014 G.Doin & Cie., Paris, 1948.P.RIMBAUD.\u2014 Précis de séméiologie médicale élémentaire.\u2014 G.Doin & Cie.Paris, 1948.R.TURPIN et P.CHASSAGNE.\u2014 La pénicilline \u2014 Pharmacologie et thérapeutique.\u2014 G.Doin & Cie., Paris, 1948.ee ee Dr Charles GUILBERT.\u2014 Théorie parasitaire du cancer.\u2014 G.Doin & Cie., Paris, 1949.Journées thérapeutiques de Paris, 1947.\u2014 G.Doin & Cie., Paris.Victor PAUCHET et S.DUPRET.\u2014 L\u2019amato- mie en poche.\u2014 G.Doin & Cie., Paris.bP.JOULIA, P.le COULANT, A.PETGES.\u2014 Formulaire dermatologique du praticien.\u2014 G.Doin & Cie., Paris, 1948.Dr Léon VANNIER.\u2014 Précis de thérapeutique homéopathique.\u2014 G.Doin & Cie.Paris, 1948.J.MAISONNET.\u2014 Petite chirurgie.\u2014 G.Doin & Cie., Paris, 1948.R.MICHEL-BECHET.\u2014 Techniques de chi- Tage pelvienne.\u2014 G.Doin & Cie., Paris, James L.GAMBLE.\u2014 Constitution chimique, physiologie et pathologie du liquide extra- cellulaire.Traduction française de F.A.Velay.\u2014 G.Doin & Cie., Paris, 1948.Docteur Philippe GORRICHON.\u2014 L\u2018amibiase cæcale (pseudo-tumorale) \u2014 G.Doin & Cie., Paris, 1948.L.LANGERON.\u2014 Précis d'endocrinologie clinique.\u2014 G.Doin & Cie., Paris, 1949.Raphael MASSART.\u2014 Affections médicales et chirurgicales du pied.\u2014 G.Doin & Cie., Paris, 1948.F.M.CADENAT.\u2014 Les voies de pénétration des membres.G.Doin & Cie., Paris, 1948.Jean QUENU.\u2014 Nouvelle pratique chirurgicale illustrée.\u2014 G.Doin & Cie., Paris, 1948.Jean SCHAEPELYNCK.\u2014 Lobes et zones des poumons.\u2014 Librairie Maloine, Paris, 1948.C.A.APFFEL.\u2014 Diagnostic et traitement des maladies de l'enfance.\u2014 Librairie Maloi- ne, Paris, 1949.A.WARTER.\u2014 Varices.\u2014 Librairie Ma- loine, Paris.Henri CHRETIEN.\u2014 Le cancer.\u2014 Librairie Maloine, Paris.Claude CHIPPAUX.\u2014 Eléments d\u2019anthropologie.\u2014 Le Pharo, Marseille.M.MAILLET.\u2014 Le nourrisson.\u2014 Tomes I et II.\u2014 Librairie Maloine, Paris, 1948.H.HARANT.\u2014 Pathologie exotique.\u2014 Librairie Maloine, Paris, 1948.A.L.PECUNIA.\u2014 Gymnastique thérapeutique.\u2014 Librairie Maloine, Paris, 1948. amer L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 Comme 1.Les fonctions organiques optima dépendent d\u2019un apport de vitamines suffisant; Comme 2.Les vitamines Unicap* sont économiques et permettent un usage constant; En conséquence 3.Une carence en vitamines est désormais inexcusable.Favorisez un apport de vitamines adéquat avec une UNICAP par jour LU » \u201d ITT MEDICAMENTS DE QUALITE DEPUIS 1886 TORONTO, ONTARIO *Nom déposé 384, Rue Adélaide, Ouest LIV LV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buremin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1949 HYPERACIDITE CONSTIPATION Depuis plus de 75 ans, le Lait de Magnésie Phillips\u2019 est accepté d\u2019une façon générale par le corps médical comme agent thérapeutique standard pour soulager la constipation et l\u2019hyperacidité de l\u2019estomac.Comme laxatif\u2014Le Lait de Magnésie Phillips\u2019, quoique très efficace, est doux et sans danger pour les adultes et les enfants.Comme antiacide\u2014 Le Lait de Magnésie Phillips\u2019 soulage rapidement et efficacement.Ne contient pas de carbonates; pour cette raison, il n\u2019occasionne pas de malaises dus a la flatulence.Laxatif: 2 à 4 cuillerées à soupe DOSE: Antiacide: 1 à 4 cuillerées à thé, ou 1 à 4 tablettes LAIT DE MAGNÉSIE Préparé exclusivement par THE CHAS, H.PHILLIPS CO.DIVISION, 1019 Elliott Street, West, Windsor, Ont.of Sterling Drug Inc. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 = wie U INDICATIONS Hyperexcitabilité vago-sympathique, antispasmodique et sédatif Cardiologie \u2014 Troubles cardio-vasculaires, éréthisme cardiaque, faux cardiaques, angoisses Neurologie \u2014 Etats de nervosité, d'émotivité, d\u2019anxiété, de phobie, crises convulsives de l\u2019épilepsie essentielle Gynécologie \u2014 Bouffées congestives - post- ovariectomie ou hystérectomie Oto-Rhino \u2014 Bourdonnement d'oreille J = IEE JONG FORMULE DE MEGLIN ACTIVEE PAR BARBITAL: 17 mgm.B: M eurosolène POSOLOGIE Etats nerveux: 2 à 4 comprimés par jour, espacés.Dose usuelle: 3 (un à chaque repas) Troubles du sommeil: Avaler sans croquer, avec une boisson ou une infusion.Ordonnance \u2018à renouveler\u201d.Petits nerveux et pseudo-cardiaques.LVI Troubles du sommeil \u2014 Le NEUROSOLENE permet d\u2019obtenir sans danger un sommeil réparateur et un réveil léger.FAIBLES DOSES Canada: Laboratoires Paul Bréant, Pas de Toxicité Laboratoires Jean Olive, 11, rue de Clichy - Paris (IXe) Pas d\u2019Accoutumance 200, rue Vallée, Montréal Pas d\u2019Intolérance TONIQUE NUCLEO-MANGANIQUE VITAMINE stimule la nutrition générale par l'arrhénal © contribue à la régénération des cellules nerveuses et des leucocytes par les nucléines © augmente les oxydations cellulaires par le manganèse © apporte les vitamines: B, : 600 U.I.par jour, B,: 2 mgm par jour, C: 70 mgm par Jour.BIODUC ELIXIR 2 cuillerées a soupe par jour Laboratoires JEAN OLIVE \u2014 200, rue Vallée \u2014 Montréal L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buteurs AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1949 )) | Jl V1 CU La Librairie Beauchemin Limilée imprimeur de « L'Union Médicale du Canada », of fre ses services a tous les MÉDECINS, ANNONCEURS et LECTEURS NANNAANALLS AA SA ALLL AMALIE ML LL LL aL Ly NLU | Au AAA AAA TU ALLAN de cette revue pour tous travaux d'impression et de reliure.° Son outillage le plus perfectionné, ° Son personnel des plus avisés, * Sont garantie de qualité, ® A des prix modérés.CONFIEZ-NOUS VOS TRAVAUX ET NOUS FERONS EN SORTE DE VOUS DONNER ENTIERE SATISFACTION.LIBRAIRIE BEAUCHEMIN LIMITEE LIBRAIRES \u2014 EDITEURS Imprimeurs - Relieurs - Papetiers en gros 426-430, rue ST-CABRIEL MONTRÉAL Tél.: LAncaster 4236 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuueriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 LVIII ALEPSAL Epilepsie.Convulsions.(Non dépressif.) Comprimés dosés à 0 Gr.015, a 0 Gr.05 et 0 Gr.10.ANIODOL INTERNE Antiseptique puissant.Traitement des infections intestinales.50 à 200 gouttes par jour entre les repas dans un demi-verre d'eau sucrée.BIS KAM OIL Poudre.Hyperchlorhydrie.Affections de l\u2019estomac.1 à 3 cuillerées de poudre délayées dans de l'eau froide.HÉMOSTYL du Dr Roussel Ampoules et sirop.Anémies.Convalescence.Allaitement.1 ad 2 ampoules dans 44 de verre d'eau par jour ou 1 cuillerée a soupe de sirop avant les repas.INOTYOL Affections de la peau.Démangearsons.Brûlures.Applications journalières.IODOGÉNOL Iode organique, sans iodisme.Toutes les indications de l\u2019iode et des iodures.20 à 40 gouttes par jour aux repas.OCRÉINE GREMY Extrait total du corps jaune de l'ovaire, Traitement des troubles menstruels.TAXOL Rééducateur physiologique de l\u2019intestin.2 à 6 pilules par jour au milieu des repas.2 à 4 comprimés avant le repas du soir.(Dose moyenne, 2 comprimés.) J.EDDÉ Limitée Edifice New Birks, MONTREAL LIX L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeniy AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1949 A ACE PIRI N ts PE) CS Lau sou ! Braue ro ais eux mater EUR le set Oui dose 9 won found un leat: A Compe Dos Jualidienne S camper SF Tern Urey COMPANY LTD, Windsor, Or.L'une des plus belles usines de produits pharmaceutiques au monde est exclusivement consacrée à la fabrication de I\" Aspirin.Rien de ce que vous prescrivez n'est fait avec plus de soin.Pour assurer la qualité toujours uniforme de I\" Aspirin, plus de soixante-dix vérifications et essais différents sont faits au cours de sa fabrication.À l'appui de ces vérifications et de ces essais, il y a quarante-sept années d'expérience dans la fabrication de l'analgésique pour usage à la maison .l'Aspirin.\u201cAspirin\u2019\u2019 est la marque déposée au Canada de The Buyer Company Limited L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1949 LX UNION DE PHARMACOLOGIE SCIENTIFIQUE APPLIQUÉE, 1 Bis, rue LAULANIÉ - AGEN - (Lot-et-Garonne) FRANCE.Artichaut.000000 oO000C0000 lctère.Boldo.OD OO OOOO 0 O O O Atonie vésiculaire.Combretum.DOUUO 00000000 Colites.Polypode.OO OO OO OO Insuffisance hépatique.Orthosiphon.COOU OU 0 O OO Insuffisance rénale.Adonis.J OO QO OOO D) D Urée sanguine (excès).Peptone.J 1 000 00 DO OO O Albuminurie digestive.O0 O0 0 OO Anorexie.Chlorure de Magnésium.[] stimulent les fonctions Hépatiques et Kénales e © AGENT DE DÉSENSIBILISATION 30 à 50 gouttes, 2 ou D'ACTION DOUCE 2 à 5 gouttes par année 3 fois par jour, au début ET PROGRESSIVE d\u2019âge, 2 ou 3 fois par des repas.© © jour.ADULTES ENFANTS AGENTS AU CANADA : LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, RUE VALLÉE, MONTRÉAL.PASSITONYL 00 ra SÉDATIF et TONIQUE NERVIN pour 100 grammes: Thiamine (By) .6 mgm.Riboflavine (B:} .8 mgm.Acide nicotinique .72 mgm.Passitonyl est à la fois un tonique et un sédatif du syste- Nucléinate de Manganèse 0.20 gm.44 .\u2019 \u20181s Glycérophosphate: de Soude 1.\u2014 gm.me nerveux destiné à ramener rapidement un équilibre Arthénal .0.14 gm.normal.Les éléments toniques de la formule évitent Fluorure de Sodium .0.05 gm.' : \u2019 .Extrait mou de Passiflore \u2026.3.60 gms les sensations de lassitude et de dépression que peuvent Extrait mou de Saule .\u2026.1.80 gm.donner les sédatifs, même légers.Teinture de Cratoegus .2.70 gms Teinture de Primevère .0.90 gm.| CALME et TONIFIE Adultes: 1 cuillerée à dessert avant les repas, midi et soir.Enfants: 2 cuillerées à thé par jour.Laboratoires Jean Olive, 200, rue Vallée, Montréal. LXI PANSEMENTS PLUS DOU TT Le NOUVEAU MATÉRIEL À PANSEMENTS RÉVOLUTIONNAIRE Le tissu CURITY KERLIX est une étoffe semblable à de la gaze, douce et duvetée, destinée à vous aider à faire de meilleurs pansements, à cause d\u2019un procédé spécial qui fait que chaque fil tend continuellement à s\u2019enrouler.Les pansements KERLIX sont plus doux, plus duvetés, plus souples et s'adaptent mieux que tout autre pansement fait avec un matériel conventionnel.|| n\u2019existe pas de produit comparable aux Rouleaux KERLIX! PRENEZ UN ROULEAU KERLIX dans vos mains et examinez ses propriétés exceptionnelles.Vous découvrirez alors les qualités qui font de KERLIX le meilleur des matériels à pansements chirurgicaux, pour des emplois définis.Quelques-uns des nombreux usages de KERLIX sont illustrés à droite.LES ROULEAUX CURITY KERLIX ont 3 verges de longueur (4.5 verges, une fois étendus) par 4.5 pouces de largeur, 6 plis.Boîtes de 100 rouleaux (non stérilisés).*Reg'd.in Canada Produits de (BAUER & BLACK) Filiale de THE KENDALL COMPANY Toronto, Ont.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLteniy AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1949 COMMENT EMPLOYER LES ROULEAUX KERLIX Doux, duveté, absorbant, KERLIX peut servir de légers pansements postopératoires et même lorsqu'il y a écoulement purulent, etc.Coupez les rouleaux en courtes longueurs et appliquez sur la plaie.KERLIX moule toute forme solidement et d\u2019une façon agréable.Le pansement est confortable pour le patient.Appliquez comme un bandage selon la méthode classique.La 2 > In Ari Elastique et stable, KERLIX reste en place sur le bras, la main, la jambe, le pied, ou toute autre région difficile à bander.En raison de sa texture, il ne glisse pas.Appliquez comme un bandage.Extraordinairement duveté et souple, KERLIX fait de magnifiques pansements compressifs.|| distribue la pression également.!| remplace aussi bien les éponges que les déchets de coton ou I'ouate.Appliquez en spirale ou coupez et drapez comme pour un pansement léger.Couvrez ensuite avec le bandage élastique CURITY TENSOR comme d'habitude. EE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 LXIX Agent Général ; ECZÉMAS J.EDDÉ Ltée MONTRÉAL ULCERES - BRULURES Lésions et irritations de la Peau Pommade J.EDDE LIMITEE, Edifice New Birks, MONTREAL, Agents pour le Canada Toutes les Indications de l'IODE et des IODURES BEOEKBROCECECEOCERDOEDIODBETFENDEOSEENEEREEROEEROO nmin P É Pl N 4 ns P PIN #1] aient + coukaritif Pas d'Iodisme cite EE \u201cAGENT GÉNÉRAL : J.EDDÉ L\u201c - MONTRÉAL LXIII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 UN CORSET MATERNITÉ DE CONCEPTION TOUTE NOUVELLE mis au point sous direction médicale Ce nouveau Corset (MD) maternité comporte des améliorations de coupe et de confection agréées et recommandées par les principaux obstétriciens canadiens.Plusieurs considèrent qu\u2019il procure le meilleur support et qu\u2019il répond parfaitement aux besoins physiologiques inhérents à la grossesse.C\u2019est un corset purement fonctionnel et chirurgical, sans harnais, boucles ou courroies; en voici les avantages: , À mesure que le fœtus se développe, le corset peut s\u2019adapter à l\u2019évolution de l\u2019abdomen à l\u2019aide de deux laçages latéraux gradués, extensibles mooonooonmamoaonaaoanal TOO O00 OD Ir OT OO Oo or er] fn jusqu\u2019à six pouces 2, Deux pièces triangulaires e .- au-dessus du pli de flexion entre les cuisses et l\u2019abdomen assurent l\u2019entière liberté des mouvements.3.Une section additionnelle, en élastique, encercle le bas-ventre et supporte les muscles abdominaux.et recommandé par les principaux obstétriciens canadiens.4, Le bas de la ceinture est renforcé au moyen de baleines tandis que le haut en élastique permet de respirer naturellement et de protéger l\u2019évolution de l'utérus.5, Et pour aérer la section dorso -lombaire, le dos ajouré \u201cAera.Back\u201d favorise une cireulation d\u2019air dans le dos, procurant un confort additionnel que les corsets non- ajourés ne peuvent pas donner.6.Les supports-jarretières ° i \u201cxr arrière en forme de \u201cV sont très extensibles et répartissent la tension des bas.* Votre patiente sera très confortable dans ce corset maternité qui lui procurera le support voulu avant l'accouchement.LA COMPAGNIE LIMITÉE DOMINION CORSET 45, RUE DORCHESTER, QUÉBEC, P.Q.Le nouveau Corset amélioré (M.D.) Materhité L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 LXIV Semmef APAISEMENT POSITIF SANS AUCUN MALAISE L'apaisement psychique à l\u2019aide de la scopolamine précède l\u2019action d'une dose minime de barbituriques bien éprouvés.Des expériences cliniques, opérées même sur des patients très difficiles à calmer, ne laissent voir aucun effet de drogue, aucune excitation première .mais plutôt une sensation naturelle de fatigue suivie d\u2019un sommeil profond et sans rêves.On croit que le catabolisme complet des ingrédients peut occasionner un regain de vigueur au réveil, \u2014 remplaçant le malaise qui suit d'habitude l'absorption des barbituriques seuls.FORMULE: REFERENCES: Bromhydrate de scopolamine 1/200 gr.!.Lehmann, H.: C.M.A.]., février, 1949.Chlorhydrate d\u2019apomorphine 1/70 gr.2.Hershenson, B.B., Brubaker, E.R.: Am.Niacine 3/4 gr.J.Obstet.& Gynec., 53: 307, 1947.Hexobarbital 3/4 gr.3.Lehmann, H.: C.M.A.J., 51: 558, 1944.Phenobarbital 3/8 gr.FRANK W.HORNER LIMITED MONTREAL CANADA LXV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, fnai 1949 ASTRA 40 WRN Fonction \u20acuds of.Wasi B, A &-stlsicbumenc Sed us v ss Esssstèe Enpscaccipi nai Pesage wars Cette puissante solution désinfectante est exempte de phénol (acide phénique) et de sels mercuriels.C\u2019est un composé de phényl chlqriné dont le pouvoir microbicide embrasse une gamme étendue des bactéries communément rencontrées.(Voir le rép ok us 3 JER de: any.diagramme).\u2019 ve 1.N'attad orge pas le granchant- : les yeux ni le nez, nilag Ce la\u2014nlirrite M ; 2 Volatilité faible n au où les 1155S.Le réceptacle à instruments \u2019 e linge, la pe y n'est pas B-P No.300 est le contenant \u2019 if e la pea _ etee, peut être em idéal au bureau, pour employer la solution.3, Ne tache pos | a en cas d'ex actéricide pouy oir b Comparez de cet agent 10% sang desséché Demandez-le à votre détaillant PARKER, WHITE & HEYL, INC.Danbury, Connecticut it ave pat ER PR D CT B A RD=PA PLS L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 LXVI Les rumeurs qui circulent sont exactes Soulagement prompt et complet dans les cas d\u2019asth- me bronchique et autres malaises qui s\u2019y rattachent.85% à 90% de soulagement symptomatique efficace chez plus de 1400 patients.« Réactions secondaires presque nulles.» * ve nom esr NETHAPHYL .Les faits sont établis par des épreuves cliniques con- cluantes .huit années d\u2019études rigoureuses sur le Nethaphy] pour le soulagement de l\u2019asthme bronchique et des malaises qui s\u2019y rattachent.! 73 Ecrivez maintenant pour obtenir de plus amples renseignements et un échantillonnage clinique de Capsules Nethaphyl.Observez-en le degré d'efficacité supérieur et les réactions secondaires presque nulles chez vos patients asthmatiques les plus difficiles.1\u2014Hansel, F.K.: Le Nethaphyl dans le traitement de l\u2019allergie nasale et de l\u2019asthme bronchique.Ann.Allergy, 5:397, 1947.2\u2014Hansel, F.K.: Le chlorhydrate de néthamine et le théophylline amino-isobutanol dans le traitement de l\u2019allergie nasale et de l\u2019asthme.Ann.Allergy, 1:199- 207, 1943.3\u2014Simon.S.W.: Le Nethaphyl dans l\u2019asthme bronchique.Ann.Allergy, 6:662-663, 1948.CINCINNATI É.-U.d\u2019A.SUCCURSALE CANADIENNE \u2014 TORONTO 9, ONTARIO \u2018\u201cNethaphyl\u2019\u2019 et \u2018\u201cNethamine\u2019\u2019 sont des marques déposées de la Wm.S.Merrell Co. LXVII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.-\u2014 Montréal, mai 1949 & SANATORTUM PREVCOST.Cartierville Montreal.Façade Sud du nouveau Sanatorium Prévost.Tous les pavillons sont maintenant ouverts aux malades à l\u2019exception du \u201c\u2018pavillon bleu\u2019\u2019, à l\u2019extrême droite, que l\u2019on aménage présentement pour abriter des laboratoires et quelques chambres.® Personnel hospitalier ex- L'établissement de- périmenté.Cures de repos.meure toujours consacré au traitement INDIVIDUEL des Pyrétothérapie.Electro- affections neuro- chocs.Insulinothérapie.Psy- psychiatriques en chothérapie.Bientôt: radio- cure libre.thérapie; régimes confiés à une diététicienne.Physiothérapie complète.BUREAU MÉDICAL Neuro-psychiatres: Drs Roma Amyot, Ernest Brunet, Jean-Léon Desrochers, Paul Larivière, Emile Legrand, Alcide Pilon, Jean Saucier et Karl Stern: Consultants: Drs Fernand Charest, René Dandurand, Paul David, Edouard Desjardins, Roland Dussault, Léon Gérin-Lajoie, Charles-E.Grignon, Charles-E.Hébert, J.-B.Jobin, Albert Jutras, Richard Lessard, Georges Manseau, Léopold Morissette, Jules Prévost, }.-A.Vidal.4455 OUEST, BOULEVARD GOUIN.TÉLÉPHONE: BYwater 2405 * | OICI une technique nouvelle \u2014 une technique remarquable \u2014 pour enrayer irritation de l'épiderme chez les hébés! 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La maison Heinz a été une des premières compagnies à faire des recherches scientifiques et à appliquer un contrôle technique à la préparation des produits alimentaires.En haut à gauche, un chimiste fait une alyse de l'air.En haut à droite, deux di onfrole Scientifique des femmes de laboratoirefont des recherches pour déterminer les vitamines.En bas à gauche, un produit en cours de préparation est examiné au microscope.En bas à droite, une des nombreuses analyses chimiques faites par Heinz sur les produits crus, au cours des différentes iments pour étapes de leur préparation, et sur les produits finis.Les médecins peuvent être sûrs que les Aliments Heinz pour Bébés et pour Enfants sont protégés par des essais scientifiques à chaque étape de leur préparation. comerimés T RI-SUL FA, SODIUM BICARBONATE ASSOCIATION RATIONNELLE DES SULFAS.| CRISTALLISATION ET CALCUL RÉNAL ÉVITÉS PAR L\u2019ALCALINISATION DE LA FORMULE: Aussi TRI-SULFA SULFATHIAZOLE ao SULFAMERAZINE du re contient - u melange | 0.30 gram.SULFADIAZINE | \"TUE | par cuillerée a thé.| La Cie CANADA DRUG CO., Montréal Chaque comprimé contient 0.05 Gm.d'extrait de valériane finement divisé afin d'obtenir un maximum d'efficacité.Sans odeur et sans goût.N'est pas sujet à accoutumance.PROPRIÉTÉS ET INDICATIONS: Un léger calmant du système nerveux central.Indiqué dans les cas de troubles émotifs, états d'anxiété, insomnie nerveuse, ainsi que dans le syndrome nerveux de la ménopause et dans certains cas d'artériosclérose.| ou 2 comprimés au besoin ou 3 comprimés au coucher.En flacons de 50, 100 et 500.STANDARD PHARMACEUTICAL CO., INC.1123 Broadway, New York # Distributeur au Canada: LYSTER CHEMICALS, Ltd.222 Hospital St., Montreal 1, Canada Hydroxyl Régulateur de la digestion.De grande valeur et de saveur agréable Sard | It agit contre les fermentations et 'acidité.Il ne produit pas de gaz douloureux et, à ce point de vue, son action est plus efficace que celle des carbonates et des bicarbonates.Renferme par once fluide: Papaine .1 grain Magnésie hydratée Pancréatine .1 grain (fraîchement pré- Diastase .1 grain cipitée) représen- Oxyde de bismuth hy- tant en magnésium draté (fraîchement l\u2019équivalent de précipité) représen- Carbonate de matant en bismuth gnésium 100 grains l\u2019équivalent de Sali- Sulphocarbolate de cylate de bismuth.4 grains Soude .5 grains DOSE: Une à deux drachmes.LA COMPAGNIE J.F.HARTZ LIMITÉE Fabricants de Produits Pharmaceutiques Toronto - - Montréal Demandez les Produits pharmaceutiques HARTZ AH EF | L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1949 LXXX Viand Swift\u2019 Bébés Naturellement, seuls les produits éprouvés méritent votre recommandation pour l\u2019alimentation infantile.Les Viandes Swift\u2019s pour Bébés sont des produits éprouvés.Eprouvés au cours d\u2019essais cliniques alimentaires.Des bébés de six semaines acceptèrent et tolérèrent une formule à laquelle il avait été ajouté des Viandes Swift\u2019s Passées au T'amis et brofitèrent à merveille.Ces études indiquè- A 2 COUNCIL ON [LLL LT NUTRITION Tout:s les déclarations concernant l'alimentation qui sont contenues dans cette annonce ont l'approbation du Comité des Aliments et de la Nutrition de l'Association Médicale Américaine.1 TX naryraz JUICt suffsamment fermes pour encourager la mastication, aider la dentition.La saveur tentante des Viandes Swift's Coupées en Dés aide à prévenir l'anorexie chez les bébés plus âgés et chez Morceaux de viande tendres de la grosseur d'une bouchée\u2014 | les jeunes enfants.| rent que les protéines de la viande sont tout aussi facilement digérées que les protéines du lait par les enfants de cet Âge.Les bébés nourris avec de la viande étaient dans un meilleur état physique et plus satisfaits que ceux du groupe-témoin.La viande, un aliment reconnu comme étant hématopoïétique, aide à prévenir l\u2019anémie infantile.La Viande\u2014un aliment protéique, riche en vitamines B et en fer Spécialement préparées, douces et lisses, les Viandes Swift\u2019s Passées au Tamis facilitent la première alimentation carnée.Les viandes étant parées d\u2019un façon experte, le gras est réduit au minimum.Une cuisson experte assure le maximum de conservation des éléments nutritifs de la viande \u2014les protéines complètes et de haute qualité nécessaires pour la croissance, les vitamines B naturelles ct lc fer.Aliment protéique complet, les Viandes Swifts Passées au Tamis font que \u2018ous les amino-acides essentiels sont utilisables simultanément pour une synthèse protéique optimum.Six viandes\u2014boeuf, agncau, porc, veau, foie, coeur\u2014fournissent une variété d\u2019aliments et donnent à bébé de bonnes habitudes alimentaires.Pratiques pour la maman\u2014 prêtes à faire chauffer et à servir.Pour de plus amples renseignements en ce.qui concerne les Viandes Swift\u2019s pour Bébés, écrivez à Swift Canadian Co.Limited, Dept.B.M.F., Toronto 9, Ontario.1./a première marque en fait de viandes la première avec Viandes 100% pour Bébés LXXXI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLenn AMLEF.C.\u2014 Montréal, mai 1949 NS.MICROBIOLOGIE - HYGIENE \u2014\u2014 MEDECINE PREVENTIVE ® RECHERCHES @ ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ @ ŒUVRES DE SANTÉ PUBLIQUE @ PRODUITS BIOLOGIQUES \u2014 VACCINS \u2014 SÉRUMS LE VACCIN BCG PREVENTION DE LA TUBERCULOSE PROTECTION DE 80% EN MILIEU TUBERCULEUX* \u2014 Préparé suivant la technique de l\u2019Institut Pasteur.\u2014 Epreuves de sécurité sur chaque lot de vaccin.\u2014 3 voies: BUCCALE \u2014 INTRADERMIQUE \u2014 TRANS- CUTANÉE (Scarifications \u2014 Pigûres multiples).\u2014 FOURNI GRATUITEMENT SUR DEMANDE dans la Province de Québec.\u2014 Le seul Service du BCG au Canada, depuis 1926.*J, A.BAUDOUIN: Am.Rev.Tuberc., 43: 581, 1941.= J 0 ev.tubere ALBERT CALMETTE R.G.FERGUSON: Am.Rev.Tuberc., 54: 325, 1946.1863 .1933 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal, P.Q., Zone 26 (sans but lucratif) TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories Ltd.XLI- XLII Ames Company of Canada, Ltd.(Clinitest) .XXXV Anglo-French Drug Co.(Ferro-Caco-Sol) .++000 XLII Ayerst, McKenna & Harrison Ltée .XXI - XXII Bauer & Black (Kerlix) .2000000 2000000000 0 .LXI Bayer Co.Ltd.(Aspirin) .+.20000 0000 e eee 110000 LIX Berex Pharmacal Co.(Berex) .-.-.XVII Borden Company, Ltd.The (Six auxiliaires des médecins) LXXVI Bristol Laboratories of Canada Ltd.(Flo-Cillin 96\") .XL British Drug Houses (Canada) Ltd, The (Siccolam) .- LI Canada Drug Co.(Betagen) -.-.
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