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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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Références

L'union médicale du Canada, 1949-03, Collections de BAnQ.

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[" Tome 78 \u2014 Numéro 3 MONTRÉAL, MARS 1949 Bulletin de I'Elssociation des (Dédecins de Langue jfrançaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) d'Union (BDédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Deuxième congrès régional de l'A.L.F.C., à Chicoutimi les 2, 3 et 4 juin 1949 ADMINISTRATION s \u2018{ T ET SECRETARIAT 128, rue Sainte-Anne 326 est, boul.Saint-Joseph Québec Montréal Tél.: LAncaster 9888 PRÉCISION Plus que toute autre industrie, la fabrication de produits pharmaceutiques et biologiques exige des soins particuliers.Toutes les préparations Lilly sont soumises à des épreuves et des vérifications délicates afin d'éliminer les possibilités d'erreur.L'étiquette Lilly est synonyme de qualité et de précision.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED e TORONTO, ONTARIO La / Pour les insomnies de toutes natures ACTION HYPNOTIQUE DOUCE MARGE DE SÉCURITÉ ACTION RAPIDE ET PROLONGÉE RÉVEIL EUPHORIQUE NOUVELLE PRÉSENTATION \u201cElixin?à O g.20 (3 grains) de SONERYL sodé a Ponce posologie suivant les indications du médecin L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuurTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 Nous présentons la.DIHYDROSTREPTOMYCINE Un nouveau et remarquable progrès en antibiothérapie © Réactions allergiques moins fréquentes © Pureté non surpassée © Aucune diminution de l\u2019efficacité antibactérienne contre le Mycobactérium tuberculosis.La Dihydrostreptomycine Merck est un antibiotique nouveau, hautement purifié, chimiquement distinct ce la Streptomycine, et que caractérise une forte diminution de la neurotoxicité.© Fréquence extrêmement réduite des troubles vestibulaires.Les réactions allergiques attribuables à la dihydro- streptomycinothérapie sont rares, et l\u2019on n\u2019a pas jusqu\u2019ici rapporté d\u2019irritation cutanée locale ou autres phénomènes allergiques chez le personnel soignant qui manipule fréquemment cet antibiotique.On peut se servir de la Dihydrostreptomycine Merck ou de la Streptomycine Merck (Complexe Chlorure de Calcium) de façon interchangeable par voie intramusculaire au cours du traitement de la tuberculose.DINYDROSTREPTOMYCINE MERCK (Sulfate) RAC AE RAR Lor oi ES FS FRG RHR TORONTO - VALLEYFIELD SOMMAIRE e BULLETIN Pierre SMITH La semaine nationale de santé .1000200000 000 a aa aa aa aa nan» 255 Excursion a Chicoutimi .| LL LL a a A RAA Aa a a a aa ae 257 © © ® Jacques TURCOT et François ROY + Le traitement du cancer de la bouche .0020000000 00e 259 Léopold MANTHA Contribution personnelle a l'étude du traitement de l'arthrite rhumatismale par les sels d'or (Lin) Le a a ee ee a ee a a aa ea a a ea aa aa ae» 268 | RECUEIL DE FAITS Bernard BAILLARGEON Une balafrée de la chirurgie .2000200002 00 anse ea ea aa e ee 282 INDICATIONS: ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit : Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.VICHY CELESTINS EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES Gravelle urique et phosphatique Albuminurie des goutteux et des graveleux Cystites.\u2014 Néphrites Artério-sclérose au début Une bouteille par jour comme ci-dessus.Une demi-bouteille par jour, soit : Un verre à jeun.Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Un verre le soir.Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal. [IT L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuueTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 u anti-asthmatiqu dans une solution stabilisée L\u2019Eupnogène peut être recommandé à titre de tonique cardiaque pour combattre la dyspnée et stimuler la diurèse.Il est particulièrement efficace dans l'asthme, l\u2019emphysème, la bronchite chronique et l'artériosclérose.Gaormule oo lodure de caféine « + + + + + + + 0gr.50 Benzoate de soude +.+ + + + + .Ogr.08 Teinture de café , , .+.o.Ogr.25 par cuillerée à thé ROUGIER FRÈRES © 350, RUE LE MOYNE - MONTRÉAL Spécialités de prescription médicale. JP SOMMAIRE (Suite) ° : Rosaire LAUZER * La pancréatite aigué a forme péritonitique .287 Georges LAFRAMBOISE Un cas d\u2019abcés cérébral .LL 289 Jacques BOULANGER Ostéopériostite spécifique de la paroi de 'orbite gauche .291 REVUE GÉNÉRALE ~~ G.PINSONNEAULT Les neevi vasculaires .LL LL ALL 294 Leonard L.TORMEY La fibrosite .121212 e Las LL LL LL A LA LL 300 ÉDITORIAL Edouard DESJARDINS Le traitement du cancer du sein .304 Pour les cas ou le régime alimentaire habituel renferme suffisamment de vitamine A et de vitamines du groupe B: \u201cOSTOFORTE\u201d (S.E.C.No 651 \u201cFROSST\u201d) Chaque capsule contient 50,000 unités int.de vitamine D.IMPORTANT : Le Composé d\u2019Ostoforte et l\u2019Ostoforte ne doivent pas être donnés aux sujets dont le rein ne fonctionne pas normalement, ni (à doses répétées) aux enfants.FORMULE: | Dans la dose quo- Dans chaque tidienne moyenne capsule (4 capsules) Vitamine D .50,000 unités int.200,000 unités int.Vitamine A 1,666 unités int.6,664 unités int.Vitamine B, (chlorhydrate de thiamine) .0.67 mg.2.67 mg.Riboflavine (vitamine B;) .1.00 mg.4.00 mg.Niacine (acide nicotinique) .6.67 mg.26.67 mg.Vitamine C (acide ascorbique) 15.00 mg.60.00 mg.PRÉSENTATION: Boîtes de 50 et 100 capsules (pour ordonnances).DOSE: Jusqu'à concurrence de six capsules par jour.Posologie complète à la demande des intéressés.Charles 8.Fromt & Co.MONTREAL CANADA Ea Le THALAMYD,* un nouveau sulfamidé \u201cnon absorbable\u201d, pour le traitement des infections entériques dues a des organismes vulnérables et pour la prophylaxie préopératoire en chirurgie abdominale, est doué de la propriété unique d\u2019être absorbé à haute concentration par la muqueuse intestinale où il demeure temporairement sans être absorbé en quantité décelable dans la circulation sanguine après administration par voie buccale.Le THALAMYD est un bactéricide des organismes dysentériques ordinaires et de tous les bacilles coliformes se trouvant normalement dans l'intestin.Le THALAMYD détruit donc les organismes pathogènes vulnérables dans la paroi intestinale aussi bien qu\u2019à l\u2019intérieur de l'intestin.Parce qu\u2019il peut provoquer temporairement l'élimination complète d\u2019E.coli de la flore intestinale,! le THALAMYD offre le moyen le plus nouveau d\u2019augmenter la sécurité en chirurgie abdominale.Parce qu\u2019il n\u2019y a virtuellement aucune absorption du THALAMYD dans la circulation générale il est complètement atoxique pour les tissus hématopoïétiques et pour les voies urinaires.Indications : Dysenterie bacillaire (shigel- lose) et pour la prophylaxie en chirurgie abdominale.Le THALAMYD s\u2019est avéré efficace dans la côlite ulcéreuse.?posologie: 9 grammes par jour, en doses fractionnées, après les repas.Généralement il n\u2019est pas nécessaire de dépasser 0.2 gramme par kilo par 24 heures.Les doses pour enfants peuvent être calculées sur cette base, jusqu\u2019à un poids de 40 kilos.Dans la côlite ulcéreuse, des doses plus élevées peuvent être employées sans risque de toxicité grâce au fait que le THALAMYD est non absorbable.présentation: Les comprimés de THALAMYD contiennent Co 0.5 gramme (7.7 grains) de phthalylsulfacétimide *THALAMYD, nom déposé de Schering Corporation Ltd et se vendent en flacons de 100 et 500.: bibliographie: 1.Seneca, H.et Henderson, E.: Sous presse.2.Heineken, T.et Seneca, H.: Rev.Gastroenterol.15: 611, 1948.Ba a Le 13 N MP A CORPORATION LIMITED e MONTRÉAL, P.Q. SOMMAIRE (Suite) HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE Rapport concernant la distribution du breuvage lacté au chocolat dans les écoles de Montréal ; 306 a ® 8 5 5 8 8 6 8 5 6 6 8 » + + + + » © © « © » « © + © = *% © © » = % % # » 9 # » ?VARIÉTÉS Jean LeSAGE Mission au 3e congrès mexicain de médecine .316 Albert JUTRAS Allocution du nouveau président de la Société Médicale de Montréal .325 L.JUSTIN-BESANCON Un grand foyer de la médecine contemporaine: la province de Québec 329 MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Frangois HENRY Classification ophtalmoscopique de l'artériosclérose Extraits de journaux CONSULTATIONS AUX PRATICIENS .000000000 00e 00000000 336 L'Union Médicale du Canada\u201d en 1880 .000000000000 338 ANALYSES .22002 0020 s ae ae a ae ae eee 0 sea a 0e 0e 0 ec 0000000000 340 MÉDECINE Les infections épidurales rachidiennes non tuberculeuses (340).Oui ou non, la nutrition influence-t-elle la résistance naturelle aux maladies infectieuses?(340).CHIRURGIE L'occlusion vasculaire mésentérique (341).;\u2018 ORTHOPÉDIE Lésion du disque intervertébral (342).Les fractures de l'extrémité supérieure du cubitus et du radius (344).NEURO-PSYCHIATRIE Traitement de l'excitation au cours des psychoses par l'association de la coramine & Y'éleciro-choc (344).Pourquoi une personne est-elle alcoolique?(345).ANATOMIE PATHOLOGIQUE Cirrhose biliaire xanthomateuse (345).Une entité pathologique, l'iléite régionale (345).Nécrose massive du foie à la suite de transfusions de remplacement pour érythroblastose fœtale (346).LABORATOIRE Une méthode rapide pour connaître la glycémie (347).(Te [© à | x PA AN 348 Société Médicale de Montréal: séance du 16 novembre 1948 (348); séance du 7 décembre 1948 (348); séance du 21 décembre 1948 (349); séance du 18 janvier 1949 (349).Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec: séance du 5 novembre 1948 (350); séance du 19 novembre 1948 (351); séance du 26 novembre 1948 (352); séance du 17 décembre 1948 (352).Société de Pédiatrie de Montréal: séance du 9 décembre 1948 (354).NOUVELLES PA 357 REVUE DES LIVRES .0000 0000 eee ee ee tete eee e eee tent nee 374 Doyen de la faculté de médecine + + + Université de Saskatchewan, Saskatoon, Sask.WALKER STEWART LINDSAY, os, BA, MB, Ch.Walker Stewart Lindsay naquit a Halifax, Nouvelle-Ecosse, en décembre 1885.Après l\u2019obtention de son baccalauréat és arts a I'Université de Dal- housie, il étudia la médecine à Edimbourg, où il fut gradué en 1912.Apres avoir complété son internat à Londres et à Edimbourg, il se joignit aux Forces Armées et devint commandant du Laboratoire Mobile N° 13 (R.A.M.C.) en France.Le docteur Lindsay vint à l\u2019université de Saskatchewan à titre de professeur de Pathologie et de Bactériologie, et, en 1926, à l\u2019occasion de l\u2019organisation de la faculté de medécine, il fut nommé doyen.LES DOYENS DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DU CANADA .neuvième d'une série.Des exemplaires de cette photographie, propres à être encadrés, sont à lo disposition des médecins ou étudiants en médecine.Ceci ne constitue pas vño recommandation das produits \"Gross! L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014Montréal, mars 1949 \u201cORCHISTÉRONE\u201d Opothérapie suppléante des carences gonadotropes chez l'homme et traitement de certaines endocrinopathies féminines.\u201cORCHISTÉRONE-P \u201d Marque \"Srossl° de propionate d'Orchistérone Amp.N° 516 \u2018Sol \u2014 Orchistérone-P.5 mg.Amp.N° 517 \"Sos \u2014 Orchistérone-P.:.10 me.Boîtes de 6 et de 25, ampoules d'un cc.Amp.N° 518 \"Sos \u2014 Orchistérone-P.25 mg.Boites de 3 et de 25, ampoules d'un cc.Fiole N° 518 \"Srcest', 10 cc.d'Orchistérone-P.25 mg.au cc.Fiole N° 519 \u2018Sos\u2019, 10 cc.d'Orchistérone-P.50 mg.au cc.\u201cORCHISTÉRONE-M\u201d Marque \"Scast' de testostérone de méthyle S.C.T.N° 420 \"ost\" \u2014 Orchistérone-M.10 mg.Boites de 15 et de 30 tablettes, flacons de 100 S.C.T.N° 423 \u2018dost\u2019 \u2014 Orchistérone-M.25 mg, Boîtes de 15 tablettes, flacons de 50.Quoique la quantité d\u2019Orchistérone-M requise pour l\u2019administration per os soit de 5 à 10 fois celle d\u2019Orchistérone-P nécessaire à l\u2019injection intramusculaire, la simplicité et la régularité de son administration compensent suffisamment la quantité additionnelle de préparation requise.Comprimés (administration sublinguale) C.T.Ne 375 \"So! \u2014 Orchistérone-M.C.T.Ne 394 \"Sos! \u2014 Orchistérone-M.10 mg.Flacons de 30 et de 100 comprimés.L'absorption directe d\u2019Orchistérone dans le cours sanguin, par les capilaires de la région maxillo- gingivale, représente une économie, la dose pouvant être de la moitié de celle qu\u2019il faut quand les comprimés sont avalés et absorbés dans l\u2019appareil gastrointestinal.INDICATIONS CHEZ L'HOMME Il est maintenant démontré que l\u2019Orchistérone est de la plus grande utilité non seulement contre les endocrinopathies chez l\u2019homme, mais aussi dans le traitement de ces affections chez la femme, et qu\u2019elle est en outre un agent thérapeutique précieux contre certains processus morbides qui, apparemment, ne se rattachent en rien à des troubles de coordination des glandes endocrines.Les résultats nettement remarquables qui ont suivi l\u2019administration de cette hormone dans des cas de carence gonadotrope chez l\u2019homme sont souvent égalés par ceux qui furent obtenus dans les endocrinopathies chez la femme.Nombre de ces indications s\u2019appuient sur la pharmacodynamique de l\u2019hormone (science dont l\u2019étude est déjà très poussée); les autres ne sont encore qu\u2019empiriques et devront être élucidées plus à fond.Climatérique chez l\u2019homme: Il n\u2019est pas douteux qu\u2019un très grand nombre d'hommes traversent une période qui correspond essentiellement à la ménopause.L'âge auquel se manifestent ces symptômes varie considérablement, mais on les observe d\u2019ordinaire à partir de la trente- cinquième année.Les plus communs sont l\u2019irritabilité, une myatonie progressive, la tendance à la fatigue et la difficulté qu\u2019éprouve le sujet à fixer son attention, des rougeurs, des psychoses, et la perte de l\u2019instinct sexuel, sinon l\u2019impuissance.Bien entendu, ces symptômes ne se manifestent pas tous chez chaque individu \u2014 on en observe parfois seulement deux ou trois.Et le traitement ne s\u2019impose pas dans tous les cas.Effectivement, tout comme les femmes, la plupart des sujets s\u2019en tirent sans trop d\u2019ennuis.À d\u2019autres, cependant, il faut un traitement actif, et l\u2019administration d\u2019Orchistérone sera suivie d\u2019effets satisfaisants et souvent remarquables.Eunuchisme: C\u2019est l\u2019état du mâle qui souffre d\u2019insuffisance de sécrétion des glandes génitales.Chez ces sujets, le système pilaire fait défaut, les organes génitaux sont peu développés, la musculature est médiocre, la voix claire, et l\u2019instinct sexuel est nul ou à peu près tel.Psychologiquement, ils trouvent souvent fort difficile de se conformer aux us et coutumes du corps social.Ils constituent un groupe important parmi les malades pour lesquels est indiquée l\u2019hormonothérapie testiculaire.On obtient parfois des résultats tout à fait remarquables; la voix change de registre, le poil pousse sur les joues et le menton, le développement musculaire retrouve ses caractéristiques viriles, les organes génitaux reviennent à des proportions normales, le coit devient possible.Cette médication doit être continue.Possibilité de certains effets fâcheux: On a parfois observé que le regain de vigueur créé par cette médication incitait les sujets âgés à une activité excessive.Le coeur et les vaisseaux sanguins de ces malades devront être l\u2019objet d\u2019une surveillance particulière. pi ite ile dl L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 IX Les sujets plus jeunes, et surtout ceux du type eunuchoide, devront de même éviter toute stimulation sexuelle exagérée.INDICATIONS CHEZ LA FEMME L\u2019Orchistérone s\u2019avère utile dans le traitement de certaines endocrinopathies féminines.Les effets obtenus dépendent soit de son action inhibitrice sur l\u2019activité sécrétoire du lobe antérieur de l\u2019hypophyse, soit de sa neutralisation directe de l\u2019excès de substance oestrogène, soit du fait qu\u2019elle établit le rapport normal \u2018\u201c\u2018androgène-oestrogène\u201d\u2019.Syndrome de la ménopause: Les symptômes de la ménopause sont ordinairement traités de façon très efficace par l\u2019emploi des substances oestrogènes.En certaines circonstances cet emploi est contre-indiqué.Les voici: 1.Si la malade a déjà été soignée pour un cancer du sein ou de l\u2019appareil génital.2.Si elle a déjà été soignée pour des saignements utérins anormaux pendant la ménopause.3.Si l\u2019on s\u2019est trouvé en présence de saignements utérins pendant un traitement par les substances oestrogènes.4.Enfin, si des symptômes vaso-moteurs ont exigé l\u2019endocrinothérapie avant la fin de la fonction menstruelle.L\u2019administration d\u2019Orchistérone, en de tels cas, a eu d\u2019heureux résultats, et l\u2019on a noté que certains sujets s\u2019en sont trouvés mieux que de l\u2019administration de substances oestrogènes.Ablactation: L\u2019Orchistérone-P est efficace pour supprimer la lactation si on l\u2019administre par voie intramusculaire pendant deux à trois jours, dès que commence la sécrétion lactée (48 heures environ après l\u2019accouchement).Des doses moindres calmeront la douleur et la sensibilité provoquées par l\u2019engorgement du sein, sans diminuer la sécrétion, à condition que l\u2019allaitement continue à intervalles réguliers.Frigidité: En plusieurs cas de cette nature, les femmes traitées à l\u2019Orchistérone ont retrouvé l\u2019instinct sexuel.Le mécanisme de cet effet n\u2019est pas encore clairement compris.Il peut être attribué au rétablissement de l\u2019équilibre \u2018\u201c\u2018androgène-oestrogène\u201d, ou, plus probablement, à l\u2019augmentation du volume et de la sensibilité du clitoris.L\u2019important, en cette conjoncture, c\u2019est que la frigidité, uniquement considerée jusqu\u2019ici comme problème psychologique, peut parfois être maintenant corrigée par l\u2019hormonothérapie.Tension prémenstruelle: Cette locution, croyons- nous, décrit bien les troubles physiques et mentaux qui dépriment tant de femmes pendant sept à dix jours avant le commencement du flux menstruel.Les symptômes sont attribuables à une forte quantité de folliculine qui entraîne un oedème tissulaire général, auquel participe le cerveau.L'administration quotidienne per os de 10 à 20 mg.d\u2019Orchistérone-M durant les sept à dix jours qui précèdent la menstruation est suivie d\u2019un soulagement presque complet.Effets fâcheux possibles: Chez la femme, l\u2019administration de fortes doses d\u2019Orchistérone pendant de longues périodes peut être accompagnée de virilisme pilaire, d\u2019acné, de gravité de la voix et d\u2019hypertrophie clitoridienne.En présence de ces changements, la cessation du traitement sera promptement suivie de régression.La dose totale administrée par voie intramusculaire ne doit pas dépasser 300 mg.par mois.\u201cORCHISTERONE-M\u201d COMPOSE Il est définitivement admis que l\u2019affaiblissement même léger des fonctions hépatiques peut modifier de façon notable le métabolisme des hormones stéroïdes, et que les vitamines du groupe B jouent un rôle prédominant dans le maintien intégral des propriétés du foie en présence de ces substances, du point de vue physiologique.Dans les circonstances, il semble à propos de s\u2019assurer qu\u2019une juste proportion des facteurs du groupe B soit présente lorsque l\u2019Orchistérone est employée thérapeutiquement.C\u2019est cette considération qui a présidé à la synthèse d\u2019Orchistérone-M Composé.DRCHISTERONE-m TOMPOUNE \u201cORCHISTÉRONE-M\u201d COMPOSÉ S.C.T.N° 424 \"Son! Orchistérone-M.10 mg\u2019 levure de bière concentrée.\u2026.150 mg\u2019 chlorhydrate de thiamine.3 mg\u2019 riboflavine.LL.2 mg niacinamide.12.5 mg\u2019 *chlorhydrate de pyridoxine.1 mg *d-pantothénate de calcium.5 mg: vitamine D.500 un.int.acide ascorbique.25 mg.*Le rôle joué par ces vitamines dans l'alimentation humaine n'est pas encore déterminé.POSOLOGIE: de 3 à 6 tablettes par jour.PRÉSENTATION: flacons de 30 et de 100 tablettes.Chades & Frosst & Co.MONTREAL CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 IL Union lDédicale ou Canada Fondée en 1872 © DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: Maurice Roch (Genève), Pasteur Vallery-Radot (Paris), Edmond Dubé, doyen Faculté de Médecine, Université de Montréal.Charles Vézina, doyen Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.Pierre Masson, J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal) Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Albert Bertrand, Roméo Boucher, A.Comtois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, À.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Pierre Smith Secrétaire adjoint à Montréal Secrétaire adjoint à Québec Roger Dufresne Maurice Beaudry 326 est, boulevard Saint-Joseph.128, rue Sainte-Anne.BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, Maurice Beaudry, P.Bourgeois, À.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, H.Gélinas, M.Gervais, Pierre Jobin, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, J.LeSage, Léon Longtin, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Petti- grew, Germain Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Smith, Félix Têtu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina. | | | | Le chlorhydrate d\u2019AurtomyciNg Lederle est un antibiotique cristallisé, de couleur jaune, qu\u2019on obtient à partir de la moisissure Streptomyces aureofaciens.Ce médicament promet d\u2019étre, dans le groupe des antibiotiques, le plus versatile qui alt jamais été découvert.C\u2019est ainsi qu\u2019il s'oppose au développement de nombreux organismes, tant Gram-positifs que Gram-négatifs.Il constitue, en outre, un traitement éminemment spécifique des rickettsioses.De plus, il se montre actif dans la pneumonie atypique primaire, infection d\u2019étiologie inconnue.Le champ d'indications de l\u2019Auréomycine couvre les états infectieux devenus réfractaires à la pénicilline, à la streptomycine ou INTRODUCTION du Chlothydrate d uréomycine aux sulfamidés et peut s\u2019étendre aux sujets qui manifestent, à l\u2019égard de ces médicaments, une extrême et incontrôlable sensibilité.Ses indications précises, par rapport aux autres antibiotiques, n\u2019ont pas été établies.Les avantages suivants caractérisent PAurtoMYCINE Lederle \u2014 Essentiellement exempte de toxicité (à l'exception de l'allergie possible).Risques peu probables de créer un état de résistance au sein des organismes pathogènes \u2026 Efficacité contre plusieurs agents pathogènes jusque là réfractaires à la chimiothérapie .Disponible sous forme orale et en topique ophtalmique.INDICATIONS Utile dans le traitement de la fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses, la fièvre Q, le typhus, la rickettsiose, la lymphogranulomatose vénérienne, la psittacose, la pneumonie atypique primaire, la brucellose aigué, les infections causées par les coques Gram-positifs non influencés par la pénicilline (spécialement les staphylocoques) et les infections dues aux bactéries coli aéro- LEDERLE LABORATORIES North American Cyanamid Limited 7335, BOULEVARD SAINT-LAURENT, MONTRÉAL 14, P.Q.gènes.Dans la fièvre typhoïde, on peut essayer de fortes doses.CAPSULES: Tube de 16 capsules, dosées à 250 mgms.USAGE OPHTALMIQUE : Fiole de 25 mgms avec compte-gouttes; la solution se prépare par addition de 5 c.c.d\u2019eau distillée.DIVISION J XIE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 Bulletin de l\u2019Association des (Dédecins de Kangue Française Ou Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union (ISédicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: Jean Saucier Vice-présidents: Gustave Lacasse et L.Gérin-Lajoie Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal ~ COMITE EXECUTIF MM.Jean Saucier, R.Amyot, J.-A.Vidal, D.Marion, Gustave Lacasse.COMITE DE PUBLICITE MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris); Louis-E.Phaneuf (Boston); Charles P.Mathé (San Francisco): A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa): L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières): D.Collin (Saint-Boniface): L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u201cex-officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, boul.Saint-Joseph.LAncaster 9888. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 XIII F=-1B¢ =F RENFERME l\u2019intégralité des éléments reconstituants et modificateurs du sang; il est composé d\u2019extrait de foie de veau, de gluconate de fer (le plus assimilable de tous les sels ferreux), de manganèse à l\u2019état colloïdal et de vitamines B et C.Cette association renforce d\u2019une manière remarquable l\u2019action du protoplasme globulaire et a une heureuse influence sur l\u2019anémie.PRÉSENTATION Capsules vertes en flacons de 50, 500 et 1000.PUISSANT RECONSTITUANT GLOBULAIRE ET CELLULAIRE Nues TR dd A XIV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin AMLF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 OFFICIERS l'Association des (Médecins de Langue Française ou Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEUR GÉNÉRAL HONORAIRE R.-E.VALIN, 165 est, rue Laurier, Ottawa.DIRECTEUR GÉNÉRAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Donatien MARION, Donatien MARION, Montréal.326 est, boul.Saint-Joseph, onalie onirea Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.° AL.RICHARD, Ottawa.SECRÉTAIRE-TRÉSORIER GÉNÉRAL J-A.VIDAL, Montréal.J.-B.JOBIN, Québec.Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel, Pierre SMITH, Montréal.Montréal.© COMITE DU XXe CONGRES J.-A.VIDAL, président.J.-B.JOBIN, ler vice-président.Pierre SMITH, secrétaire, J-A.DENONCOURT, 2e 300, carré Saint-Louis, Richard GAUDET, 3e \" Montréal.Edmond POTVIN, de Gustave LACASSE, 5e \u201c Hermile TRUDEL, trésorier, J.-M.LAFRAMBOISE, 6e \" 1990 est, rue Rachel, Auray FONTAINE, 7e Montréal.© ANCIENS PRESIDENTS Albert LeSAGE, Albert PAQUET, Chs VEZINA, J.-H.LAPOINTE, Chs-N.DeBLOIS, A.-L.RICHARD, J.-A.JARRY.MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1950 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.1952 ARCHAMBAULT, Gérard, Henryville, P.Q.RAR 1952 LECOURS, J.-A., 538, avenue King Edward, Ottawa .1952 BAILLY, Roland, St-Pie de Bagot, P.Q.1952 LEMIEUX, IR -R., 17, rue Sainte-Ursule, Québec Cee 1952 BEAUCHEMIN, L.-O., Calgary, Alberta .1950 MANSEAU, Georges, 244a, rue Principale, Ville Saint- BELIVEAU, Pierre, Méthégan, N-E.1952 Laurent, PQ ee, 1952 BIBAUD, Barthélémi, Valleyfield, P.Q.1952 MERCILLE, Jean, 316, Parc G.-Etienne-Cartier, Montréal 1952 BLAIN, Emile, 444 est, rue Sherbrooke, Montréal .1952 MICHAUD, oR 170 est, rue Laurier, Ottawa .1950 BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec .1952 MILOT JiR .\"1017, Stafford Road, Fall River.Mass.1952 BONIN, Wilbrod, 2620, boul.Pie IX, Montréal .1950 MORRIS ETTE, Pierre, Saint- Georges, Beauce, P.Q.1952 BROUSSEAU, L.-Philippe, Malartic, P.Q.1950 PELLETIER, A, Winchendon, Mass.1950 CARON, Sylvio, Mastai, Québec .1952 PERRAS, J.-Ephrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q.1952 CHOLETTE, A.-M., 1451 est, boul.St-Joseph, Montréal 1950 PERRON, Jos, Shawinigan Falls, P.Q.1950 COUTURIER, Alphonse, Riviere-du- Loup.P.Q.Cee 1950 PIETTE.Edmond, Joliette, P.Q.cc.1950 DANDURAND, René, 847, rue Cherrier, Montréal .1952 POWERS, A., rue Front, Hull, P.Q.1950 D\u2019ARGENCOURT, Guy, Drummondville,\u2019 P.Q.1950 RIOUX, I.Ame Sainte-Anne-des- Monts, P.Q.1950 DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal 1952 ROULEAU, J.-Maurice, St-Grégoire, Cté Nicolet, P.Q.1952 DESMEULES, Roland, 167, Crande- Allée, Québec .1952 SORMANY, Albert, Edmunston, N.-B.1950 DOMINGUE, Albert, Granby, P .Q 2112111111 Le 1952 TANGUAY, Rodolphe.Sudbury, Ontario .1950 DUBE, Edmond, 6055, rue Saint-Denis, Montréal .1950 TETRAULT, Adélard, 429, Laviolette, T.-Riviéres, P.Q.1950 GAUTHIER, C.A., 5314, rue Saint-Louis, Québec .1950 THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.1950 CAUTHIER, Henri-E., Woonsoket, R.lL.1950 VIAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Ont.1950 B; Le CL ès SE Avec chaque nouveau rapport, le cercle des applications cliniques de la PYRIBENZAMINE va sans cesse s'élargissant.Introduit tout d'abord comme un agent efficace dans le traitement de la fièvre des foins saisonnière, sur la foi des preuves qui s'accumulent cet antihistaminique sûr, puissant ; s'est révelé efficace toute l'année durant dans une 3 grande variété d'autres allergies.Parmi ses applications \u2018non-saisonnières\u2019 nombreuses il en est une, qui prend une importance grandissante, c'est l'atténuation et, dans certains cas, la prévention de certaines réactions secondaire produites par les antibiotiques, les sérums et les vaccins.Qu'il permette l'usage de ces merveilleux agents thérapeutiques chez des malades qui ne pourraient par ailleurs les tolérer, est un fait digne par lui-même de mention.Il est tout intéressant de ; remarquer, cependant, que le rôle de la PYRIBENZAMINE s'exerce dans ces allergies et dans d'autres avec tant de sûreté et d'absence presque d'effets secondaires propres que cela en fait l'antihistaminique de choix parmi un nombre sans cesse grandissant de médecins Canadiens durant tout le cours de l'année. ek so a LY = pe Lu dans les états spasmodiques pes 3K) un associés arte ar No LS IO bly LA) av surmenage émotif ; = et a la 8 a tension nerveuse ee ve > lth spécifiez i ?association Ciba de phénobarbital et d'adiphénine 9 COMPAGNIE: LIMITÉE MONTRÉA BIEN 8 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuremiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 XVII La précision compte.d don aine des * Isolée des feuilles de Digitalis lanata pa Wellcome Chemical Works (Angleterre) Par voie digestive: Tabloid\u2019 Digoxine 0.25 mgm.(1/260 grain approx.).Flacons de 25, I00 et 500.Solution Digoxine (B.W.& Co.) 0.5 mgm.(1/130 grain approx.) par c.c.Flacons de 30 c.c.Intraveineusement.Injection de Digoxine \u2018Wellcome\u2019 0.5 mgm.(1/x30 J approx.) dans un c.c.Boîtes de 12 et 100.& Co.(The Wellcome Foundation Ltd.) MONTR É AL XVIII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 B Shanks Isovalerianate Neutre de Sparteine SEDATIF CARDIO - VASCULAIRE ANTISPASMODIQUE Dragees de Spartoval (dosees a O gr, 05,) 2 à 6 par jour.Sade See Ethylphenylbarbiturate Neutre de Spartéine NEURO-SEDATIF & HYPNOGENE «EQUILIBRANT» du Système nerveux végetatif Dragees de Génistenal (0.035 d'éthylphenyIlmalonylurée et 0.015 de sparteine).Adultes: 1 à 6 dragées par jour.\u2014 Enfants: 14 à 4 LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents, pour Je .Canada: .VINANT .Ltée, 200, rue Vallée, MONTREAL .° .> .te < * ow > .® : ._*., D PR .$ Yr tte Nt, Ce Se VT eee .UY o Ted a 2° - . Lada Pruneaux, Figues, Raisins, Séné Depuis les temps les plus reculés, ces fruits pris ensemble ou séparément / ont constitué le laxatif naturel offert par dame nature 1e x a 4 AS mem Phormaceut; ves owatt &1Mo Cid Zr ES: (YPN RA UE 7 3k té foe Prone Ras AR ei efi J \u20acLLAX te éciais VGÉIITES - Ai ttag, nn \u201cass À thé FRUIT i li siseirées Ta So par LAXATIVE big tn Blog Héde Fans fa § & Ro des da pi, ses rat, 409 ) 3 Es \\ te Land 12 MONTRE EE HE XX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuremin AMLF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 Iam RHINAMIDE para-amino-phényl-sulfamide éphédrine élycaïne \u2018 : / Affections al \u2019 LABORATOIRES A.BAILLY mstileations SPELY-EXPORT ,.2.19 RUE DU ROCHER - PARIS pubslérisations | Agents pour le Canada - VINANT Limitée, 200 rue Vallée, MONTREAL Gaïacol Acide phosphorique Codéine C'onvalescences ï \u2019 \u2018 = 4 .5 LABORA CR soon BAILLY 7 eo 19 RUE DU ROCHER - PARIS cafe par jour.Agents pour le Canada - VINANT Limitée, 200 rue Vallée, MONTRÉAL wv ÿ .| Comprimés \u201cCillenta\u201d No 854 pe rer , y TOTTI a TRIO OT contre la blennorragie a la période de début 250,000 unités int.de pénicilline G potassique cristallisée yo tan mers ose ct af réa 325A ns 0 vis ete ener 1 i era de rite fee ne vertes 3 Be NE dn ne On a récemment étudié* la valeur de la pénicilline per os dans la prophylaxie de la blennorragie, ce qui a permis les constatations suivantes: Groupe témoin non traité 3,616 permissions 43 cas 100,000 U.I.données quel- 3,218 permissions 5 cas ques heures après le danger de contagion 250,000 U.I.données quel- 1,239 permissions 2 cas** ques heures après le danger de contagion **]1 convient de noter que 'un des sujets a avoué ne pas avoir pris de pénicilline.La blennorragie s'est déclarée chez l'autre sept jours après une permission avant laquelle il avait pris de la pénicilline, mais dans l'intervalle, il s'était absenté sans permission pendant cing jours et avait été fréquemment exposé à la maladie.On n'a observé aucune sensibilisation à la pénicilline au cours de l'expérience, ni évidence de souches pénicillo-résistantes de gonocoque.D'autre part, l'infection syphilitique n'a été supprimée dans aucun cas.| Les Comprimés \u201cCillenta\u201d No 854 à 250,000 U.l., teneur considérée la plus efficace dans cette étude, sont présentés en tubes de 3.*Eagle, H., Gude, A.V., Beckmann, G.E., Mast, G., Sapero, J.J.et Shindledecker, J.B.: Pub.Health Repts.63:1411 (29 oct.) 1948.i \\, One 75, \\ / Le A.McKenna & Harrison Limitée « Biologistes et Pharmaciens « Montréal, Canada L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, mars 1949 = NE\u201d * +7 te \" * \u201c \u201ca, x \u201cOn nota fréquemment, outre le soulagement des bouffées de chaleur et de certains autres troubles, une sensation d\u2019euphorie ou d'effet tonique.\u201d Tiré d'un compte rendu de l'action de la \u2018\u2019Prémarine\u2019 sur les troubles ménopausiques.Harding, F.E.: West.J.Surg.52:31 (Janv.) 1944, te Prémarine; he substances oestrogénes conjuguées (équines) * COMPRIMÉS: No 866\u20141.25 mg.par comprimé = _ No 867\u20140.625 mg.par comprimé Bouteilles de 20 et de 100 No 868\u20140.3 mg.par comprimé Bouteilles de 100 LIQUIDE: No 869\u20140.625 mg.par cuillerée à thé Bouteilles de 4 onces fluides sensation d\u2019euphorie activité \u201cper os\u2019 grande efficacité provenance naturelle hydrosolubilité innocuité bonne tolérance Le traitement par la \u201cPrémarine\u201d se montre efficace non seulement dans les troubles de la ménopause, mais encore dans d\u2019autres états de déficience oestrogène, tels que la vaginite, le prurit vulvaire, l\u2019aménorrhée, l\u2019hémorragie utérine fonctionnelle et l'engorgement laiteux post partum.La sets d 11012 0 Wr it HT HEY rer.131.BITTE THI Ye ATPL T PIP di TL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuuerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 la nécessité du fer chez la femme est continue Quand la croissance, la menstruation, la grossesse, la convalescence ou les restrictions alimentaires augmentent les besoins en fer de la femme, .\u201cJusqu'à l'âge de la ménopause, la femme a besoin de deux à quatre fois plus de fer que l'homme.La femme enceinte a aussi un plus grand besoin de ferles besoins de fer sont accrus.au moment de la puberté.(surtout chez les filles).\u201d Goodman, L.et Gilman, A.: The Pharmacological .Basis of Therapeutics.New York, The Macmillan Company, 1941, p.1110, 1115.+Reznikoff, P.et Goebel, W.F.: J.Clin.Investigation, 16: 547, 1947, Fer on° Marque du gluconate ferreux Dans les anémies hypochromes MIEUX TOLÉRÉ: Grâce à son faible degré d\u2019ionisation, le Fergon est pour ainsi dire non astringent, non irritant et il est rarement cause de malaises gastriques.MIEUX ABSORBE: Le Fergon \u2014 gluconate ferreux stabilisé \u2014 est soluble et facilement absorbable par voie digestive en milieu acide ou alcalin.MIEUX UTILISÉ: Des études cliniques comparatives ont démontré que le gluconate ferreux est plus efficacement utilisé que toute autre forme de fer.} Indications: Traitement et prophylaxie des anémies par carence de fer; particulièrement efficace chez les malades qui tolèrent difficilement les autres formes de fer.Posologie: La dose moyenne pour adultes est de 3 à 6 comprimés (5 grains) ou | a 4 cuillerées à thé d\u2019élixir par jour.Présentation: Comprimés de 0.325 gm.(5 grains), flacons de 100 et 500; élixir à 5%, flacons de 6 et de 16 onces liquides.ilo Stine NEW YORK 13, N.Y.WINDSOR.ONT.FERGON marque de commerce enregistrée.1019 ouest, rue Elliott, Windsor, Ontario.423 est, rue Ontario, Montréal, P.Q.XXIIT XXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTin A.M.L.F.C, \u2014 Montréal, mars 1949 ÿ 7 222\u2014\u2014\"\" NEO-LARYNGOBIS a définitivement rendu désuètes et rejeté dans l\u2019ombre les anciennes médications symptomatiques des infections SUPPOSITOIRES aiguës de la gorge.Dorénavant, il suffit d\u2019un seul suppositoire par jour durant deux jours NEQ-LARYNGOBIS \u2014 exceptionnellement durant trois jours \u2014 pour amener une guérison plus rapide, tout en simplifiant les soins donnés au malade.PRESENTATION: POSOLOGIE : Boîtes de 2 suppositoires (enfants et adultes) Adultes: 1 Suppositoire pour adultes par 24 heures.Enfants de 6 à 13 ans: 1 Suppositoire pour ENFANTS par 24 h.Enfants de 2 3 6 ans: 1; Suppositoire pour ENFANTS par 24 h.=F = Agents Exclusifs: GRAVET LTÉE, 1410-Wolfe, Montréal NOUVEL ANTISPASMODIQUE SYNTHÉTIQUE NON NARCOTIQUE Pour le soulagement de la constriction spasmodique Un antispasmodique non narcotique.Efficace dans le soulagement du spasme de la musculature lisse des systèmes circulatoire, gastro-intestinal, biliaire et urinaire.Pour administration orale: 1 - 2 comprimés de 60 mg.trois fois par jour.Pour administration parentérale: 1 ampoule de 45 mg.| \u2019 a répéter au besoin.Documentation sur demande a ~ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burierin AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1949 XXV SANTE Quand le diagnostic différentiel de I'anémie devient difficile Foie desséché Sulfate ferreux SQUIBB J J { Acide ascorbique Acide folique Nouvelle association hématogène pour l\u2019administration simultanée de quatre produits thérapeutiques essentiels FOIE DESSECHE : Foie total dont l'eau seule a été éliminée.Apporte les éléments nutritifs du foie frais, y compris les facteurs indispensables, expérimentalement et cliniquement, qui agissent sur l'anémie secondaire.SULFATE FERREUX ANHYDRE :L\u2019une des formes de fer la plus aisément utilisée, tolérée et absorbée.Comme traitement spécifique des anémies par carence de fer.ACIDE ASCORBIQUE : Constitue souvent une nécessité préalable dans les anémies liées à l'avitaminose C.Des travaux récents tendent à démontrer qu'il favorise l\u2019absorption du fer et la maturation des globules rouges.ACIDE FOLIQUE : Facteur du complexe vitaminique B stimulant de la moelle; agent spécifique des anémies macrocytaires de la sous-alimentation, de la grossesse, de la pellagre et de la sprue; associé au foie par voie parentérale, se révèle efficace dans l\u2019anémie pernicieuse d\u2019Addison.Ainsi, quand le tableau clinique est complexe, lorsque l\u2019on a raison de soupçonner plus d\u2019une forme d\u2019anémie, le Liafon apporte les éléments thérapeutiques essentiels.ÉQUIVALENTS POSOLOGIQUES UNE CAPSULE LIAFON RENFERME : |3 capsules par jour|6 capsules par jour Foie desséché .0.5 gm.*6 * 0 gm.12 gm.( Représentant approx.2 gm.de foie foie frais foie frais Sulfate ferreux anhydre .2.0 gr.*8.5 gr.*17 gr.(Représentant approx.2.85 gr.de sul-| sulfate ferreux sulfate ferreux fate ferreux) Liafon est présenté Acide ascorbique .50.0 mgms.| 150 mgms.300 mgms.en flacons de 100 et de 1,000.Acide folique.1.67 mgms! 5 mgms.10 mgms.\u201cEquivalent approximatif a Pour documentation, s\u2019adresser a E.R.SQUIBB & SONS OF CANADA, LIMITED 2245, RUE VIAU - MONTREAL SQUIBB FABRICANTS DE PRODUITS CHIMIQUES POUR LE CORPS MEDICAL DEPUIS 1858 y XXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 chimiothérapie topique activée ge CG = dans les infections otologiques ANALGESIQUE: Prompt, efficace \u2014 sans que l\u2019activité soit altérée par les sulfamidés.DIFFUSION ÉLEVÉE: Pénètre le tissu infecté sans effet nuisible pour les tissus vivants.eu DÉBRIDEMENT PHYSIOLOGIQUE: Favorise le drainage et la suppression des débris nécrotiques.ACTIVATION: L'effet synergique de l\u2019urée augmente l\u2019efficacité antibactérienne.CHAMP D'ACTION ÉTENDU: Egalement efficace contre l\u2019otite moyenne aiguë ET chronique \u2014 action fongicide dans l\u2019infection otomycotique.ADJUVANT: Une aide précieuse à la thérapie générale.L\u2019Otomide White contient 5% de sulfanilamide, 10% d\u2019urée (carbamide), et 3% de chlorobutanol anhydre dans un excipient formé de glycérine spécialement apprêtée et d\u2019une activité hygroscopique exceptionnellement élevée.Présenté en bouteilles compte-gouttes contenant % once liquide (15 cm3).WHITE LABORATORIES OF CANADA LTD., 64-66 Gerrard St., East Toronto, Ontario.Chimiothérapie topique en otologie mu ER GNI AN a 00 ER SNS EE Ar 9 § Cage Tw Pie < SB on L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 XXVII Traitement efficace du MAL COMITIAL | ST.VALENTIN BÉNISSANT DES ÉPILEPTIQUES {gravure sur bois du XVe siècle) de Heitz: Pestblätter avec : {Strasbourg 1901) MESANTOINE Marque Sandoz du 3-méthyl-5,5-phényléthyl hydantoine le moins toxique des dérivés de l'hydantoine Présentation: Comprimés à 0.1 Gm.(1,5 gr.) Flacons de 50, 250 et 1000 comprimés divisibles.Littérature et échantillons sur demande à la NOUVELLE COMPAGNIE SANDOZ PHARMACEUTICALS LIMITED 391, ST.JACQUES OUEST ° MONTRÉAL, P.Q.*Nom déposé 4 LES GENERATIONS FUTURES COMME LES NATIONS MODERNES DOIVENT LEUR SALUT A CERTAINS RACCORDS VITAUX OÙ EN SERAIT MAINTENANT L'AMÉRIQUE SANS LE CANAL DE PANAMA» OU LE FOETUS SANS LE CORDON OMBILICAL?CES CANAUX \u2014 CES CONDUITS, EN FOURNISSANT ALIMENTATION ET PROTECTION, CONTRIBUENT A ASSURER LA CONTINUITE DE CET HERITAGE INESTIMABLE QUE CONSTITUE LA SANTE DES GENERATIONS A VENIR.OB RO N est la R de choix pour satisfaire à l\u2019accroissement des besoins, tant chez la mère que chez l\u2019enfant, au cours de la gestation et de la lactation.Etudiez sa composition \u2014 considérez quel soin on a apporté à son équilibre.Notez les 15 grains de phosphate bicalcique* que renferme chaque capsule.Faites l\u2019essai d\u2019OBron, dès votre prochain cas d\u2019OBstétrique.TOUT DANS UNE CAPSULE *Phosphate bicalcique anhydre .768 mg.Sulfate ferreux U.S.P.2 22010020.648 MG.Vitamine A (Huile de foie de poisson) .5,000 unités US.P.Vitamine D (Ergostérol irradié) .Cee 400 unités USP.Vitamine B: (Chlorhydrate de thiamine) .\u2026.2 mg.Vitamine B: (Riboflavine) .200000 2 M9.Vitamine Bs (Chlorhydrate de pyridoxine) .05 mg.Vitamine C .22202 000000000005 sas 20e 000000 875 MG Niacinamide .Cees .\u2026.200 mg.Pantothénate de calcium ,.es.80 M9.*Equivaut à 15 grains de phosphate bicalcique dihydraté L\u2019UNE DES FORMULES ÉQUILIBRÉES PAR ROERIG Créateurs de HEPTUNA e HEPTUNA ET ACIDE FOLIQUE @ DARTHRONOL J.B.ROERIG AND COMPANY (Canada) Limited ROERIG 256 CHILVER ROAD + WINDSOR, ONTARIO jest-ce pour ajouter | trois patients à chaque ling traités au Perand ren?COMPAGNIE fl i i Oui, ce sera un résultat appréciable de la substantielle réduction de 40% dans le prix du J et annoncée le 8 février dernier.Oui, c'est vrai que pour 60 patients sous à \u201cCiba\u201d, telle qu'effectuée traitement à l'androgène injectable, à l'ancien prix, 40 peuvent maintenant être traités sans frais.Et cependant, pour Ciba du moins, ce n'est pas là le motif le plus important.Non plus d'ailleurs que le faif d'avoir été les premiers à renverser, dans ce domaine, le courant général d'inflation.Pionniers dans le développement de la médication hormonale, il était tout naturel que Ciba prenne l'initiative.En effet, Cibo réduit les prix aussitôt qu'il est économiquement possible de le faire.Ce qui est important pour vous, médecin, c'est qu'à l'avenir, grâce à Ciba, le besoin thérapeutique du patient sera le seul facteur déterminant dans le choix des sujets à soumettre à la médication androgénique injectable.Les nouveaux prix du PERANDREN, en effet, mettent maintenant ce produit à la portée de tous.LIMITEE MONTREAL Se L si *Propionate de testostérone \u2018\u2019Ciba\u201d\u2019\u2019 L'ÉLECTROCARDIOGRAPHE À ENREGISTREMENT DIRECT DE BURDICK Un Graphique instantané et de précision Etalonnage avant ou durant Chaque corde est Le papier avance à vitesse l\u2019opération.automatiquement marquée.étalonnée./ 3 4 Appareil d\u2019utilisation facile \u2014 pas de chambre noire, pas de solutions, pas de batteries.Le stylet chauffant écrit directement sur un papier sensible à la chaleur, lequel vous fournit un graphique clair, précis et permanent.Fonctionne sur un secteur alternatif ordinaire, mais avec un minimum d'interférence.Sur l\u2019Electrocardiographe à enregistrement direct \u2018Bur- dick\u2019 les circuits sont choisis par rotation d'un sélecteur, l\u2019étalonnage avant ou durant l\u2019opération est enregistré \u2014 le papier avance à vitesse étalonnée; chaque corde est automatiquement marquée de 1 3 4 et tout changement peut étre indiqué en code.Cet appareil a été conçu selon toutes les exigences de la profession médicale.Sa construction est rigidement précise et forte dans un cabinet entièrement métallique.Littérature et renseignements chez: [ASGRAIN & [HARBONNEAU DÉPARTEMENT DES RAYONS X MONTRÉAL I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLetiy A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 PENICILLINE POTASSIQUE CRISTALLISEE Activité triplement protégée Le Pénioral arrive au malade aussi frais qu\u2019en sortant du laboratoire, parce qu\u2019il est protégé de trois façons contre l\u2019humidité\u2014cet ennemi insigne de la pénicilline.® Lc tube est scellé à l\u2019abri de l\u2019air, par une fermeture hermétique.e Il contient une substance siccative absorbant l\u2019humidité après la rupture du sceau.e le siccatif renferme un indicateur bleu dont le virage indique le danger que fait courir l\u2019humidité à l\u2019activité du produit.Le Penioral bleu est une garantie de protection de l\u2019activité 25,000 U.1.\u2014tube de 12 comprimés 7 50,000 U.I.\u2014tubes de 8 et 12 comprimés Viol 100,000 U.I.\u2014tube de 12 comprimés Marque déposée JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED + WALKERVILLE, ONTARIO Amphojel est unique, parce constitué d\u2019un mélange, à l\u2019é essentiellement différents, l\u2019u effet anti-acide et l\u2019autre réa action de pansement.Le \u201cgel anti-acide\u201d enraye 1 la corrosion gastrique et cré légérement acide qui s\u2019établi à la fin d\u2019un repas.Le \u201cgel-p réalise localement un effet pro prolongé: on pourrait le quali ce * .2 29 mucine minérale.Ainsi, pris réguliérement assure au malade une sensation continue de bien-être post-prandial.Amphojel Amphojel avec trisilicate de magnésium Amphojel avec huile minérale Amphojel de saveur neutre Amphojel en comprimés Marque déposée WYETH & BROTHER WALKERVILLE - (CANADA) LIMITED ONTARIO Ce nouvel opuscule vous sera envoyé sur demande.À isons SIGNIFICATIVES POUR LESQUELLES TANT DE MÉDECINS ET D\u2019HOPITAUX PREFERENT LA (1) PURETE \u2014 La Pénicilline G Sodique Cristallisée Merck est d\u2019une pureté insurpassable.La suppression d\u2019impuretés et de corps qui, au point de vue thérapeutique, sont inertes, ainsi que l'absence d\u2019éléments susceptibles de se comporter comme des corps étrangers, rendent cette forme de pénicilline propre à tous les modes d\u2019administration qui peuvent être indiqués, y compris l\u2019injection intrarachidienne.(2) ABSORPTION ET EFFET THERAPEUTIQUE RAPIDES \u2014 L\u2019absorption de la pénicilline en solution aqueuse s\u2019accomplit promptement, permettant ainsi un effet thérapeutique rapide.Cette caractéristique mérite souvent beaucoup de considération, surtout lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019infections graves ou aiguës.(3) FACILITE D'ADMINISTRATION \u2014 Les solutions aqueuses de Pénicilline G Sodique Cristallisée Merck sont faciles à manipuler et à injecter.La douleur et l\u2019irritation au siège de l\u2019injection sont réduites à un minimum.(4) S'ADAPTE FACILEMENT À LA THÉRAPIE \u2014 La Pénicilline G Sodique Cristallisée Merck n\u2019est jamais contre- indiquée dans les cas où la pénicilline est tolérée et indiquée.@ Nous invoquons ces quatre raisons en faveur de l'usage de la Pénicillne G Sodique Cristallisée Merck lorsque la pénicilline est indiquée.PÉNICILLINE 6 SODIQUE CRISTALLISÉE MERCK MERCK & CO.LIMITED MONTREAL Éhimistes Fatricants TORONTO VALLEYFIELD XXXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 ulfathérapie locale sûre dans les infections bucco-pharyngiennes L'efficacité et la sécurité que l\u2019on trouve dans la White\u2019s Sulfathiazole Gum ont été nettement démontrées par son emploi clinique.EFFICAUE La mastication d\u2019une seule dragée, pendant une heure, maintient une forte concentration salivaire efficace de sulfathiazole d\u2019une moyenne de 70 mg.pour cent.A J l/ Î Û Même à doses massives, l\u2019absorption du sulfathiazole par l\u2019organisme est pour ainsi dire négligeable.La quantité qui pénètre dans le sang est si faible que les réactions toxiques sur l'organisme sont évitées.L'action antibactérienne locale est prolongée \u2014 le véhicule, sous forme de gomme, agit comme \u201créservoir\u201d pour le médicament qui s\u2019en dégage lentement.Présentation: En boîtes à coulisse pour ordonnance, de 24 dragées \u2014 scellées individuellement dans un ruban transparent.Chaque dragée contient 3.75 grains (0.25 gm.) de sulfathiazole.IFathiazole gum CHIMIOTHERAPIE LOCALE SURE WHITE LABORATORIES OF CANADA, LTD., 64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ontario L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 XXXV Le ei Eee RE py SEH mi.2 Sommets Dangereux 2 5 0) Te = 2 RL TY Se vo Cs a.Wy > 2 ay oe A Ny, y œ - \u20ac.au.i Try 8 7 are eu Wavy L ¥ oy of Say Fa = Fas oy, TE Ns ~ Nay .Cagis ue ÿ &g J nk ve Ry: : 29 =, Yar LNA Te uy, Fa >, pe - eds ry HYPERTOS ; SRE be A od RIP fps, Laboratoires DESAUTELS Limitée 200 ouest, rue Craig - Montréal XXXVI L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burtenin AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1949 Les jeunes malades aussi apprécient le Pyridium Les symptômes douloureux de l'infection des voies urinaires, tels la pollakiurie, la douleur et sensation de brûlure à la miction, peuvent être rapidement soulagés dans un pour- SOULAGEMENT centage élevé de cas par la simple administration buccale BIENFAISANT du Pyridium.Ca A doses thérapeutiques, le Pyridium est pour ainsi dire atoxique, et peut étre administré en méme temps que la Co 2 streptomycine, la pénicilline, les sulfamidés ou autre théra- genito-urinaire pie spécifique.efficace et par l\u2019analgésie Grâce à cet analgésique urinaire sûr et facile à employer, sûre.les médecins peuvent souvent procurer à leurs malades un soulagement très rapide à leurs symptômes urinaires douloureux, en même temps que d'autres moyens thérapeutiques sont mis en œuvre pour soulager l'affection efficiente non diagnostiquée.® a.Gadi 0) Pyridium est JU | | ke LNG LIN» IGE) e L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1046 V APPAREIL KELEKET DE THÉRAPIE PROFONDE À 220 KV.(entretien économique) @ Les variations de potentiel entre 100 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Amygdalite Gingivostomatite Laryngite Angine de Dysphagie Plaut-Vincent Naso-Pharyngite Adénopathie SUPPOSITOIRES AMYG-BIS UN SEUL SUPPOSITOIRE - JAMAIS PLUS DE DEUX Spécialité des Laboratoires [ASGRAIN & [HARBONNEAU \u201cUNIVERS PHARMACEUTIQUE, SCIENTIFIQUE ET MEDICAL\" QUEBEC MONTREAL OTTAWA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 XXXIX Vous disposez d\u2019un médicament hors pair pour traiter la dépression On peut se fier sur le Sulfate de Dexédrine pour dissiper chez le patient déprimé cette \u201cfatigue chronique\u201d qui le caractérise; pour produire une sensation d\u2019énergie et de bien-être; et pour ramener l\u2019optimisme, la vivacité mentale et la capacité de travail.L'effet anti-déprimant du Dexédrine est remarquable en ce qu\u2019il ne comporte pas d\u2019excitation perturbatrice, d\u2019irritabilité, ni de tension nerveuse interne.Il n\u2019agit \u201cqu\u2019en douceur\u201d, épargnant ainsi au patient cette sensation inconfortable \u201cd\u2019être sous l'effet des stimulants\u201d.Comprimé à OUlfate de D'exédrine L\u2019anti-déprimant de choix Smith Kline & French Inter-American Corporation Concessionnaires pour le Canada: The Leeming Miles Co.Ltd., Montréal L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurtemiN A.MLF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 Grâce à FLo-CILLIN \u201c96\u201d ,vous pouvez éviter ces injections fréquentes qui font croire à des patients recevant dela pénicilline qu\u2019ils sont devenus des pelotes à épingles.Une seule injection de 1 cm3 toutes les 48 heures cons- \u201ctitue l\u2019entière posologie de la pénicilline pour tous les cas non exceptionnels.Et vous avez la une marge de sécurité étendue parce que cette unique injection de 1 cm3 procure des concentrations sanguines thérapeutiques qui, chez 90%, der patients, se maintiennent durant 96 heures.La libre fluidité de FLo-CILLIN \u2018\u201896\u201d\u2019 vous épargne également beaucoup d\u2019ennuis.Il est constamment fluide, ne 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Sodique\u2014voila ce que constitue la littérature mondiale sur cet anesthésique intraveineux.Les rapports\u2014se chiffrant à plus de 1300 et venant de tous les coins du monde où on emploie les méthodes chirurgicales modernes\u2014exposent l\u2019expérience acquise au cours de 14 années.Toutes les phases de l\u2019emploi du Pentothal Sodique sont examinées en détail: indications et contre-indications, avantages et désavantages, précautions à prendre et techniques à suivre.Des données aussi complètes rendent l\u2019anesthésie intraveineuse au Pentothal Sodique sûre, commode et efficace.Si vous êtes intéressé à vous renseigner davantage sur cet anesthésique moderne, adressez-vous aux LABORATOIRES ABBOTT, Limitée, Montréal 9.Pontothal Sodique (THIOPENTONE SODIQUE STERILISEE, ABBOTT) *NOM DEPOSE » es ie a A 5 a etc i He 3 Bn >< se ve :% a 5 ie A & 3 we A Thy ir é Lhe a 4 2 ss + (TE PE 2 iG ; A i 5 AE: 25.nie, § 4 % y 2% ms A HE = oa ts es % 5 Hiss E eds je = is a a @ 5 = tr pe Ÿ 5 1% Hd { 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Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 77: (Arthur) ; Archam- (Laurent); Ar- (Roma) ; Arcand (Jules); Archambault chambault (P.-R.); Autotte (Esdras); Baissette (Gaston); Beauregard (J.-M.); Bélisle (Maurice); Bernier (Alphonse); Bertrand (A.); Boucher (Roméo) ; Boulais (F.- L.); Boulanger (J.-B.); Boulanger (Jacques) ; Bourbonnais (Earl); Bourgeois (Paul); Boutin (J.-R.) ; Brahy (}.); Brien (Jules-A.) ; Brosseau (Victor) ; Burckel (Jean); Cabana (J.-Ernest) ; bault Cabana (L.-P.); Cantero (Antonio); Caumartin (Paul) ; Cazal (Pierre); Champoux (G.-Roger) ; Charbonneau (René); Charest (G.); Charland (Richard-A.) ; Choquette (G.) ; Cloutiér (G.-E.); Cousineau (A.); Dargis (Jean); David (Paul); Desranleau (Jean-Marc) ; Desjardins (Edouard) ; Desrochers (Jean-Louis) ; Dhotel (Yves); Dionne (Paul) ; Dorion (]).-Ed.); Duchesne (Laurent) ; Dufresne (Roger-R.); Dufresne (O.); Dussault (Fernand) ; Duvalier (François) ; Faure (Jacques) ; Foisy (J.-P.) ; Forté (Lionel); Fortier (Marcel); Frappier (Armand); Fugére (Paul); Gagnon (Jacques) ; Gariépy (J.-U.) ; Gariépy (L.-Henri) ; Gauthier (Bernard) ; Gauthier (C.-A.); Gauthier (Gérard) ; Cauthier (Jacques) ; Gélinas (Réal) ; Genest (Jacques); Gervais (Maurice); Gingras (Gustave); Grenier (E.-P.); Grignon (R.); Groulx (Ad.); Guilbeault (Albert); Heim de Balsac (R.); Hood (A.J.G.); Jarry (J.-A.) ; Joly (Pacifique); Joncas (Fernand): Jutras (Albert) ; Kozlowski (François Bratek); Labelle (Arcade); Lacerte (Jean); Ladouceur (L.); Lambert (A.); Lamoureux (Louis); Landreville (J.-A.) ; Laperriére (Vincent) ; Laplante (Aimé) ; Laporte (J.-N.) ; Latraverse (V.) ; Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire); Leblond (Wilfrid); Leclerc (Georges) ; Lecours (J.-A.); Legault (Jean- Paul); Legault (Léonard); Léger (Jacques) ; Léger (Jean-Louis); Léger (Lucien): Léonard (Gérard); Lépine (Edgar); LeSage (Albert) : LeSage (Jean); Lessard (Jean-Marc): Letellier de Saint-Just (E.); Longtin (Léon); Lortie (Edouard) ; Lussier (Roger); Mantha (Léopold) ; Marchand (J.-C.-A.); Marin (Albéric); Martin (L\u2019hon.Paul); Masson (Anne-Marie) ; McCormick (W.J.); Meloche (Lorenzo); Ménard (Raymond) ; Meunier (Robert) ; Monfette (Claude); Moreno (Manuel); Morissette (Léopold) ; Nadeau (Gabriel) ; Panisset (Maurice) ; Panneton (Philippe) ; Paquette (J.-P.) : Parent (Honoré) ; Patel (Jean); Pelletier (Emile): Pemberton (Ralph) ; Perras (C.); Pesant (Julien); Petti- grew (Antoine) ; Piette (Jean) ; Plichet (André) ; Plouffe (Adrien) ; Poirier (Paul) ; Prévot (A.-R.) ; Ricard (Hector) ; Richard (A.-L.); Riopelle (].- L.) ; Robert (Paul); Robillard (Rosario) ; Rolland (P.-E.); Rouqués (Lucien); Royer (Albert) ; ~ Saint-Martin (Maurice); Samson (].-Ed.) ; Saucier (Jean); Simard (L.-C.) ; Simard (Roland) ; Smith (Henri) ; Smith (Pierre) ; Thévenard (André) ; Torré (Pierre) ; Tremblay: (Jacques) ; Tremblay (Jean) ; Trudel (Hermile) ; Vaillancourt (De Guise); Vallée (A.-F.); Vallée (Ls-Yvan); Valois (A.-B.); Vézina (Norbert) ; Vidal (J.-A.). Ce Deux méthodes principalement existent aujourd'hui en médecine: l\u2019une, qui se dit nouvelle, la méthode numérique; l\u2019autre, ancienne, la méthode d\u2019induction.La première a pris pour devise la phrase célèbre de J.-J.Rousseau: «Je sais que la vérité est dans les choses et non dans mon esprit qui les juge; et que, moins je mets du mien dans les jugements que J'en porte, plus je sus sûr d'approcher de la vérité.» La seconde est celle qui a été jusqu'ici suwvie par tous les grands praticiens, quelles que fussent d\u2019ailleurs leurs doctrines; elle a été conservée par la plupart des professeurs de notre Faculté.La méthode numérique, qui faisait la base de la statistique, et qui avait été introduite dans l\u2019hygiène par Parent-Duchâtelet, fut appliquée à l'étude de la pathologie et de la thérapeutique par un homme d\u2019une probité scientifique incontestable, doué d'une patience à toute épreuve, passionné pour la vérité qu\u2019il croyait atteindre avec certitude.La méthode numérique reconnaît la puissance souveraine du chiffre.Le médecin doit imposer silence aux élans de son imagination; il analyse, compte et enregistre sévèrement les résultats: rien de plus, rien de moins.C\u2019est l'inflexibilité du magistrat intègre, qui applique la loi, sans écouter ses passions, ses souvenirs; c\u2019est la rigueur du statisticien, qui, faisant une table de mortalité, ne fait acception d'aucune cause de mort, ne se borne à supputer les chances de vie que présente la masse de la population.La méthode numérique, enfin, applique à la médecine le calcul des probabilités dans toute sa rigueur.La méthode d'induction procède tout autrement : elle recueille, analyse les faits; mais elle les compare, et ne les compte pas toujours.Au lieu du résultat nécessaire de la statistique, elle cherche autre chose, les rapports systématiques des faits, leur liaison; elle les interroge, les commente, les sépare, les groupe, les examine sous toutes leurs faces, pour en tirer quelque chose de nouveau, d\u2019applicable.En un mot, au rebours de la méthode numérique, elle met le plus possible du sien dans les jugements qu\u2019elle porte sur les choses, bien sûre d\u2019approcher ainsi davantage la vérité.Je ne reproche pas à la méthode numérique de compter, car on ne peut systématiser sans compter; mais je lui reproche de compter seulement, en un mot, de s\u2019en tenir au résultat rigoureux, comme le mathématicien.Je lui reproche de trop compter, de compter trop longtemps, de compter toujours, de ne vouloir pas mettre de son esprit dans les choses.Cette méthode est le fléau de l\u2019intelligence, elle fait du médecin un agent comptable, serviteur passif des chiffres qu\u2019il a superposés; et le plus grand reproche que je lui fasse, c\u2019est d\u2019étouffer l'intelligence médicale.Vous vous applaudissez de ce que nous déplorons; vous ne voulez pas que l\u2019intelligence intervienne: nous voulons, mous, que l\u2019intelligence s\u2019exerce dans toute sa puissance .C\u2019est donc un procédé qui semble plus exact ; mais, en définitive, c\u2019est toujours le même procédé.Il suffit d'observer avec attention pour arriver aux mêmes résultats capitaux que ceux où conduit le numérisme.Quand je me mis à étudier la coqueluche, je m'aperçus promptement que les quintes convulsives cessaient presque toujours ou tout au moins qu\u2019elles devenaient beaucoup moins fréquentes quand le malade éprouvait un accident fébrile, qu'elle qu\u2019en fût la cause d\u2019ailleurs.Ce fait d\u2019observation je l'avais indiqué dans mes leçons cliniques avant d\u2019avoir compté; j'ai compté ensuite, et, au lieu de dire presque toujours, j'ai dit tant de fois sur tant d\u2019observations recueillies: ce qui revenait exactement au presque toujours.Et mimagimez pas, messieurs, que cette exactitude mathématique existe réellement: elle n\u2019est que relative, car elle change sous l\u2019observation du même homme, suivant l\u2019année, suivant la saison, suivant la constitution médicale.De sorte que le même fait qui, Uan dernier, s\u2019observait une fois sur 5, cette année wexiste plus qu\u2019une fois sur 10; Pan prochain, peut-être, il n\u2019arrivera qu\u2019une fois sur 20: de sorte que votre loi, votre vérité vraie n\u2019est pas absolue, et ne peut l\u2019être; et sù le pathologiste cherche à formuler les faits que vingt partisans de la méthode numérique ont donnés chacun comme l'expression extrême de l\u2019exactitude, il en est réduit ou à prendre une moyenne qui ne sera plus vrare demain, ou à recourir à ces détestables formules que l\u2019on voulait bannir du langage médical: quelquefois, souvent, le plus souvent, généralement.Que m\u2019importe cette apparence d\u2019exactitude! Quand un de nos collègues signala au monde médical la coïncidence qui existe entre les maladies du cœur et le rhumatisme articulaire aigu, cette belle découverte fut-elle moins bien accueillie parce qu\u2019il dit très souvent, au lieu de 44 fois sur 100?L'influence du sulfate de quinine sur Uhyper- trophie miasmatique de la rate est-elle moins bien établie quand Bailly a dit presque toujours, que si l\u2019on avait dit 90 fois sur 100?Mais, objectera-t-on, la méthode numérique nous permet de constater la véracité des assertions d\u2019un médecin.Pensez-vous, par hasard, messieurs, que sù l\u2019on veut mentir, on ne le puisse aussi bien avec des chiffres exacts qu'avec des à peu près?Pensez-vous que le médecin impudent et menteur, s\u2019il en existait, ne fera pas un résultat numérique aussi aisément qu\u2019une assertion générale?Il se donnera seulement la peine de mentir plus tôt que l\u2019autre, à mentira dans l\u2019histoire dont il aura fabriqué les détails, et il donnera un résultat exact; l\u2019autre, sans autant de labeur et d\u2019hypocrisie, ne mentira que dans la conclusion.Ainsi, quoique je n\u2019accorde à la méthode numérique, telle qu\u2019on la veut pratiquer aujourd\u2019hui, qu\u2019une importance très minime comme moyen d\u2019étude, cependant j\u2019en conseillerai l\u2019emploi, parce qu\u2019elle habitue l'élève et le médecin à l'attention, et qu\u2019elle leur permet de mieux apprécier certains détails qui n\u2019échappent pas à un observateur instruit et intelligent, mais qui pourraient rester inaperçus pour ceux qui ont moins l\u2019habitude des malades.Si la statistique appliquée à la médecine n\u2019élevait pas trop haut ses prétentions, si elle se considérait non comme la clef de voûte de toute science, mais comme un procédé un peu moins imparfait que la plupart de ceux que l\u2019on suivait jusqu\u2019ict, je ne songerais qu\u2019à la louer, qu'à la présenter à votre choix, parce que réellement je la crois utile; mais elle fait tant de bruit pour de si pauvres résultats, qu\u2019on ne peut, en conscience, l\u2019aider à tromper la jeunesse par une sorte de charlatanisme d\u2019exactitude et de vérité.(Trousseau) BULLETIN 0 ++ LA SEMAINE NATIONALE DE SANTÉ Observée depuis 1945, grâce à l\u2019heureuse initiative de la Ligue canadienne de Santé, cette manifestation d\u2019intérêt national s\u2019est déroulée du 30 janvier au 5 février dernier.Les promoteurs, cette année, ont choisi pour devise une formule dont l\u2019esprit et le texte devaient plaire à la fois au grand public et à la profession médicale: « Sauvegardez votre santé et sachez comment ».Cette devise commandait tout un bienfaisant programme savamment concerté.Aussi, pendant une semaine entière, par le truchement de la presse, de la radio et d\u2019articles de revues, diverses associations et sociétés, maints chroniqueurs, conférenciers et commentateurs se sont faits les interprètes des 13,000 médecins du Canada pour rappeler à la population les avantages inestimables de la santé, lui enseigner les moyens de la conserver et lui faire comprendre, en même temps, les méfaits économiques, sociaux et physiques de la maladie.Cette semaine de croisade humanitaire aura connu, en 1949, un intérêt et une ampleur inusités.Le public, par tout ce qui lui a été communiqué par le verbe et l'imprimé, saura désormais mieux juger et apprécier l'immense effort médical déjà réalisé ou en voie d\u2019accomplissement prochain dans les domaines divers qui tous contribuent à l\u2019amélioration de la santé publique: recherche scientifique, médecine préventive, hygiène, alimentation (lait pasteurisé), assistance médicale (gratuité des transfusions sanguines et de la streptomycine), service social, hospitalisation (agrandissement et multiplication des hôpitaux), lutte contre les maladies infectieuses, contre le cancer, la tuberculose, l\u2019arthrite et le rhumatisme, les maladies mentales, et que sais-je encore.Et, par une coïncidence heureuse, notre population aura été informée, en même temps, des multiples apports du récent Programme national d'hygiène du Canada.Immense coopérative où la profession médicale, les autorités municipales, provinciales et fédérales travaillent à hâter le jour « où tout Canadien, homme, femme et enfant, pourront jouir, comme l\u2019entrevoit la constitution de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buiremin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 l'Organisation mondiale d'hygiène, d\u2019un entier bien-être physique, mental et social ».En attendant cet heureux jour, la sauvegarde et l'amélioration de la santé restent un problème collectif qui revêt un caractère de permanence et d\u2019universalité.Renseigner sans cesse le public sur tout ce qui concerne la santé demeure une œuvre nécessaire et primordiale.Mieux instruit, il saura mieux collaborer avec les organismes directeurs et responsables.Il comprendra que la santé physique, le plus précieux des biens terrestres, commande solidairement la santé mentale, morale et sociale; que le médecin, qu\u2019il soit professeur ou praticien, chercheur ou savant, hygiéniste ou chirurgien, promoteur d'œuvres philanthropiques ou spécialiste, reste encore et toujours le gardien le plus fidèle et le mieux éclairé de tous les aspects de la santé.Et ainsi, dans le présent chaos matériel et moral où se débat le monde, l\u2019antique «mens sana in corpore sano » retrouvera, grâce à la vigilance médicale moderne, sa portée intégrale.Pierre SMITH. EXCURSION À CHICOUTIMI À BORD DU VAPEUR \u201cRICHELIEU\u201d Tout laisse prévoir que les médecins assisteront nombreux au Congrès régional de Chicoutimi.Plusieurs d\u2019entre eux, désirant profiter des avantages que l\u2019Association offre à ses membres et à leur épouse de faire le voyage en bateau, ont déjà fait parvenir au secrétariat leur demande de réservation.Nous jugeons donc opportun de rappeler aux confrères qui ont l\u2019intention de prendre part à cette croisière, de bien vouloir nous en aviser au plus tôt afin d'éviter tout désappointement.Les excursionnistes à bord du vapeur Richelieu auront le plaisir de prendre part à une foule de divertissements dont le programme est actuellement en voie d'élaboration et, parmi les charmes que réserve le voyage, l\u2019escale de quatre heures à Murray Bay mérite, croyons-nous, une mention toute spéciale auprès des fervents du golf. 258 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM LF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 Nous donnons ci-dessous l\u2019itinéraire détaillé du voyage: Heure normale de l\u2019est Départ Montréal, mercredi, Ier juin 1949 «.6.00 p.m.Départ Sorel, .BU La aa aa een nes 9.00 pm.Départ Trois-Rivières, \u201c Cee 11.30 p.m.Arrivée Québec, JOUdl, 2 JUIN «ove eevee 5.00 a.m.Départ Québec, LP 7.30 a.m.Entrée dans le Saguenay,\u201c OP 3.00 pm Caps Trinité, Eternité, \u201c PP 5.00 p.m Arrivée Chicoutimi, ( een 7.30 p.m Vendredi, 8 juin, séjour à Chcoutum.Départ Chicoutimi, samedi, 4 juin .\u2026.\u2026.\u2026.0000000ca see es 2.00 a.m Arrivée Murray Bay, \u201c JA 10.00 a.m Départ Murray Bay, \u201c 4e ae ae ee a 0e 000000000000 2.00 p.m Arrivée Québec, .JA EEE 6.30 p.m Départ Québec, \u201c i tiaeerarsrsarereray 7.00 p.m Départ Trois-Rivières, dimanche, 5 Juin .ooeeeenennn.1.30 am Départ Sorel, \u201c Ba ea ea en en ne en 00 0 3.00 a.m.Arrivée Montréal, \u201c La ae aa ae ee sas 0000 0 8.00 am.Pour réservation, on est prié de s'adresser en personne, par téléphone ou par lettre, au secrétariat de l\u2019Association, 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal., .JA goo : Mentionner au long le nom (spécifier s1 monsieur, madame ou mademoiselle) et l\u2019adresse de chaque personne.TARIFS (par personne \u2014 2 personnes seulement par cabine) Cabine ordinaire 000000000000 sa ea eee see 0e se ee ee eee eee es $71.30 Cabine ordinaire .02202000 0000 4e sa ea ee ee eee ee ee ee ae ee eee ee 74.75 Cabine avec véranda privée .0.000000 eee een estate eee e ee 78.00 Cabine avec douche et toilette .0.000000 0e ee nana eee ces 0 80.50 Cabine avec douche, toilette et véranda .000000 00e eee eee eee 82.80 Cabine avec lits jumeaux, bain et toilette .40000 0 eee ee 89.75 Cabine avec lits jumeaux, douche, toilette et garde-robes .92.00 Remarques: a) Ces tarifs comprennent le transport, le li en tout) et la taxe fédérale.b) Aucune réduction ne peut être accordée à ceux qui s\u2019embarquent aux ports où le bateau fera escale.c) Les billets doivent être payés au moment de la réservation ou pas plus tard que le 15 avril 1949.d) Après le 15 avril 1949, toute réservation doit être accompagnée de sa remise (prière de faire le chèque payable au pair à M ontréal).A partir du 15 avril, toute réservation pour laquelle on n\u2019aura pas versé la remise entière pourra automatiquement être cancellée par l\u2019Association.e) Au cas où un confrère se verrait dans la nécessité de canceller sa réservation, il devra en avertir le secrétariat au moins deux semaines avant la date du départ, à défaut de quot le montant de ses billets ne lui sera remis que si l\u2019Association réussit à louer l\u2019espace cancellé.t de cabine, les repas (11 repas LE TRAITEMENT DU CANCER DE LA BOUCHE ' Jacques TURCOT, F.R.C.S.(C) et François ROY, F.A.C.S.(Service de Chirurgie de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec).Le cancer de la bouche est une maladie qui semble assez récente dans l\u2019histoire humaine, du moins au point de vue fréquence, puisque la littérature antique n\u2019en fait pratiquement pas mention.Il s\u2019agit cependant d\u2019un cancer facilement accessible à l\u2019observation.D'autre part, les cancers du sein, de l\u2019utérus, de la peau, ont été bien connus des anciens.Pourquoi n\u2019en fut-il pas ainsi des cancers de la cavité buccale?Il est assez difficile de répondre.Il est vrai qu\u2019Hippocrate affirme qu\u2019il faut traiter les tumeurs dures de la langue en recherchant et éliminant les moignons acérés des dents cariées ou autres lé icns des gencives.Il semble bien que ces tumeurs indurées aient été des cancers de la langue.Le traitement, à cette époque, est donc rud:- mentaire.Il consiste à favoriser la cicatrisation en enlevant l\u2019épine irritative locale qui serait la cause de la maladie.Ne trou- vera-t-on pas chez nos malades d\u2019aujourd\u2019hui les mêmes explications à leurs épithéliomas buccaux?Il est possible que les anciens n'aient pas parlé de ces cancers parce qu\u2019ils en voyaient rarement.Ce dernier fait s\u2019explique si l\u2019on songe que les cancers de la bouche se voient de nos jours chez des malades de la cinquième et de la sixième décades, soit de quarante à soixante ans, et que d'autre part la moyenne de vie jusqu\u2019au s:ècle dernier était inférieure à quarante ans.Quoi qu\u2019il en soit, avec les siècles les cancers de la bouche ont vu leurs traitements évoluer, mais évoluer lentement comme la médecine cl'e-même.Divers traitements furent à la mode, surtout les caustiques et le cautère.Il faut arriver au dix-neuvième siècle ou presque, pour constater que le traitement comporte des exc'sions chirurgicales plus cu moins 1.Communication au XIXe Congrès de l\u2019AMLF.C, Ottawa - Hull, sept.1948.radicales.Nous sommes alors en face d\u2019un traitement chirurgical vrai, qui, avec la découverte de l\u2019anesthésie et de l\u2019asepsie, acquit une importance considérable et vit ses techniques et ses indications se préciser et se développer en se basant sur la pathologie, la localisation et le stage d\u2019évolut!on de la maladie cancéreuse.La fin du siècle dernier apporte de plus des armes nouvelles à la thérapeutique, sous forme des raycns X et du rayonnement gamma du radium.Ces moyens physiques furent immédiatement mis à l\u2019essai contre le cancer.L'on vit des chercheurs éminents en préciser les indicat ons, équilibrer les dosages et balancer les méthodes d\u2019administration, même au prix de leur vie.La production du cancer expérimental chez l\u2019animal au moyen des compo-és chimiques vient leur donner un champ d\u2019observation trés vas'e pour l\u2019application de différentes formes de rayonnement.L'animal de laboratoire sert aussi à étudier les réactions biologiques produites par l\u2019irradiation.Ainsi un pas de géant fut fait dans le \u2018traitement des cancers en général et particulièrement dans le traitement des cancers de la bouche.Mais, pendant ce temps, certains chirurgiens continuèrent à traiter leurs malades selon la méthode chirurgicale classique et il s\u2019ensuivit malheureusement un dualisme, une opposition entre ces ch:rurgiens et les tenants de l\u2019irradiation.Chaque groupe se mit à vanter sa méthode au détriment de celle de l\u2019autre groupe et selon les fluctuations des résultats obtenus une méthode semblait prendre temporairement le dessus sur l\u2019autre.Mais bientôt les esprits avertis s\u2019aperçurent qu\u2019il n\u2019y avait aucune raison d\u2019opposer deux méthodes qui, employées seules, donnaient toutes deux de bons résultats.N\u2019obtiendrait-on pas des effets doublement supérieurs en combinant les efforts des 260 deux écoles, en superposant les deux méthodes afin qu\u2019elles se complètent l\u2019une l\u2019autre?Les indications précises de la chirurgie et de l\u2019irradiation étant déjà assez bien connues, il fallut ou bien compléter la chirurgie par l\u2019irradiation ou l\u2019irradiation par la chirurgie.C\u2019est ce qu\u2019on voit aujourd\u2019hui.Le traitement du cancer de la bouche relève tantôt de l\u2019irradiation, tantôt de la chirurgie ou de la combinaison des deux méthodes : c\u2019est un traitement mixte.L\u2019observation clinique et l\u2019évolution de la maladie, l\u2019expérience des différents procédés employés pour une même lésion, la classification des tumeurs selon leur localisation ou selon leur forme histopatho- logique décident le médecin traitant à employer l\u2019une ou l\u2019autre ou les deux formes du traitement.Il découle de ces principes fondamentaux qu\u2019il doit y avoir une coopération des plus étroites entre le chirurgien et le.radiothérapeute, coopération qui doit se manifester non seulement par des consultations fréquentes, mais aussi par l\u2019étude et la compréhension de la spécialité du confrère, de telle sorte que le chirurgien, par exemple, sache quelles seront les méthodes suivies par le radiothérapeute et quels résultats on peut attendre de l\u2019irradiation; réciproquement, le spécialiste de la physique du rayonnement devra connaître les indications et les limites de la chirurgie dans les cancers de la bouche.Ainsi pourra s\u2019établir une équipe qui arrivera à augmenter le nombre des résultats heureux.Mais l\u2019équipe n\u2019est pas complète si on n\u2019y adjoint un pathologiste.L\u2019anatomo-patholo- gie des lésions tumorales de la bouche est très importante en ce sens qu\u2019un diagnostic positif de cancer, de même qu\u2019une classification histologique, est essentielle pour appliquer le traitement soit chirurgical, soit ra- diothérapique.Ce diagnostic est fait par la biposie.La biopsie peut être de deux types: a) biopsie chirurgicale où une parcelle des tissus malades est prélevée au moyen du bistouri ou d\u2019un appareil tranchant.C\u2019est la méthode la plus fréquente et la plus effi- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1919 cace; b) il faut aussi parler des biopsies par ponction, surtout pratiquées au niveau des masses ganglionnaires du cou.La technique en est simple et permet d\u2019avoir un diagnostic histologique précis qui donne au médecin traitant la preuve indiscutable de la nature cancéreuse de la tumeur et lui fournit aussi des renseignements sur la malignité histologique de cette tumeur.L'observation a montré en effet qu\u2019il existe un parallélisme assez constant entre la classification histologique de McCarthy et Broders et l\u2019évolution cl- nique d\u2019envahissement de la tumeur.En effet, les épithéliomas sont subdivisés en quatre groupes: les grades I, II, III, IV.Les grades I et II sont assez peu radio-sensibles, donnent des métastases plus tardives et très rarement des métastases généralisées.Les grades III et IV, d\u2019une grande radio-sensi- bilité, sont très envahissants, donnent des métastases fréquentes, précoces et souvent bilatérales.La généralisation se rencontre ici dans un certain nombre de cas.Enfin, c\u2019est dans le grade IV qu\u2019entreront les épithéliomas à cellules transitionnelles et les lympho-épi- théliomas de Regaud ct Schminecke.Certains auteurs préfèrent une classification selon des caractéristiques un peu différentes et divisent les épithéliomas en trois groupes : 1° épi- théliomas évoluant vers la kératinisation, 2° épithéliomas non kératinisés, mais de types adultes, et 3° épithéliomas anaplastiques.Pour bien comprendre les principes généraux à la base du traitement du cancer, il faut tenir compte du fait qu\u2019actuellement, en pratique, le cancer ne se traite pas au sens qu\u2019on entend au sujet des autres maladies.En effet, la médecine, pour guérir les maladies autres que le cancer, s'attaque à la cause de la maladie, qu\u2019elle détruit, ou encore s\u2019efforce d'augmenter la résistance et les ressources de l\u2019organisme pour l\u2019aider à surmonter le déséquilibre produit par la maladie.Le cancer lui, une fois installé, ne se traite ni étiologiquement, ni indirectement, c\u2019est une lésion qu\u2019il faut détruire.Il faut une éradication par excision chirurgicale ou unc TURCOT er ROY: TRAITEMENT destruction au moyen d\u2019agents physiques puissants.Il n\u2019y a donc jamais à utiliser des demi-mesures.Chirurgicalement, le principe le meilleur à suivre est celui décrit il y a plus de cinquante ans par Halsted à propos des cancers du sein, à savoir, l\u2019excision de la tumeur primitive, des collecteurs vasculaires lymphatiques et des relais ganglionnaires en une seule masse.C\u2019est ce que Georges Pack appelle la dissection en continuité.Pour ce qui est du cancer de la bouche, il est rarement possible de réaliser cette dissection en continuité; le plus souvent la chirurgie doit laisser un certain pont de tissus entre la lésion primitive et les relais ganglionnaires.Cependant, la disposition des ganglions sous le maxillaire inférieur et dans le cou permet une dissection complète et totale des tissus contenant ces ganglions.La réalisation du principe de dissection en continuité est cependant vérifiée dans les réseetions du maxillaire inférieur avec évidement du cou.Souvent la destruction du cancer sera mieux cffectuée par les agents physiques.Le radium et le radon seront employés seuls ou le plus souvent comme adjuvants de la radiothérapie.Celle-ci est administrée a doses fractionnées à raison d\u2019une séance par jour selon la méthode de Coutard jusqu\u2019à ce qu\u2019une dose maximale mortelle soit administrée en moins d\u2019un mois.S'il survient une épithélite ou autre atteinte à l\u2019intégrité des tissus, il cst entendu que les méthodes chirurgicales d\u2019asepsie et d\u2019antisepsie seront employées pour en assurer la guérison.Dans la pratique courante, pour appliquer ces données aux cancers de la cavité buccale, il convient de diviser la bouche en régions qui seront étudiées séparément parce que les cancers originant au niveau de ces différentes régions ont des caractéristiques évolutives qui leur sont propres.Nous aurons les régions suivantes: a) les lèvres, supérieures ct inférieures; b) la langue; ce) la face interne des joues, le palais et les gencives supérieures; d) le plancher de la bouche et les gencives inférieures.Nous excluons done de notre DU CANCER DE LA BOUCHE 261 travail les fosses nasales, le naso-pharynx, le pharynx et le larynx.Nous devrons décrire successivement le traitement des cancers de ces différentes régions parce qu\u2019il diffère en bien des points.Nous verrons le traitement des lésions primitives et, dans une seconde partie, celui des métastases.I\u2014LÉSIONS PRIMITIVES +.\" 1.Le cancer de la lèvre.Le cancer de la lèvre est très fréquent, environ 2% de tous les cancers; il siège surtout à la lèvre inférieure, soit dans 95% des cas; et se voit chez l\u2019homme dans une proportion de 90% des cas.Il s\u2019agit la plupart du temps d\u2019un épithélioma pavimenteux stratifié spino-cellulaire évolu- Fic.1.\u2014 Epithélioma de la lèvre inférieure, grade II, ayant envahi près de la moitié droite de la lèvre et la commissure.\u2018 ant vers la kératinisarion, se groupant presque toujours dans les grades I et II.Les métastases sont tardives ct relativement peu fréquentes si on le compare aux autres cancers de la cavité buccale.Le traitement se fera par la chirurgie ou par lirradiation.L\u2019'un ou l\u2019autre de ces traitements détruira dans la plupart des cas la 262 lésion cancéreuse.Quand faut-il appliquer l\u2019un plutôt que l\u2019autre?Si l\u2019on dispose des deux moyens, l\u2019on devra choisir celui qui laissera la cicatrice ou la déformation la moins apparente.Le choix devient une question d\u2019esthétique.Nous croyons que les petits épithé- liomas, surtout ceux qui n\u2019ont pas envahi en profondeur et qui présentent de 0.5 à 2 cm.de diamètre, doivent être traités par irradiation, sous forme de radiothérapie superficielle à 100 kv.ou encore par le radium appliqué en moulage.D\u2019un autre côté, quand il s\u2019agit de gros cancers, la chirurgie reprend ses droits.L\u2019excision en «V» donne de bons résultats, mais trop souvent on l\u2019emploie seule, alors qu\u2019une chéiloplastie serait un complément essentiel pour donner au malade une physionomie présentable.On emploiera le plus souvent une plastie par bascule du lambeau, selon la méthode indienne, lambeau de la lèvre cpposée ou encore plastie aux dépens de la parije.adjacente de la joue.Dans les pertes de substances plus considérables, on fera appel aux greffons pédiegulés \u2018du cuir chevelu ou de la partie supérieure du thorax.En somme, le traitement des lésions primitives des lèvres est assez facile et accessible à un grand nombre de thérapeutes.2.Le cancer de la langue.La langue est le siège très fréquent du cancer puisqu\u2019on compte au niveau de cet organe jusqu\u2019à 2% de tous les cancers.Il se voit chez l\u2019homme dans une proportion de 90% des cas et semble être en relaticn avec l\u2019irritation chronique plus que toutes les autres formes de cancer de la cavité buccale.Il s\u2019agit le plus souvent d\u2019épithéliomas épidermoides.La syphilis se voit fréquemment chez ces cancéreux ct certains auteurs rapportent jusqu\u2019à 30% de leurs cas comme étant atteints de syphilis.L\u2019on sait que la syphilis donne souvent des lésions linguales qui peuvent à la longue causer une irritation chronique qui crée un terrain favorable à l\u2019éclosion du cancer.Mais, ce qui est important à noter au sujet de la syphilis, c\u2019est le fait suivant: un malade se présente avec une lésion ulcéreuse de la langue; le L'UNION MÉDICALE DU CANADA - BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 médecin, qui soupçonne à juste titre une syphilis, fait un.Wassermann, qui rapporte un résultat positif.Nous croyons qu\u2019il doit toujours compléter cet examen par une biopsie, parce que la syphilis, loin d\u2019éliminer lc cancer, doit nous inviter à le soupçonner avec plus De plus, les syphiligraphes d\u2019in-istance.Frac.2.\u2014 Traitement chirurgical.Excision et plastie selon la méthode d\u2019Eslander.(Après 10 jours.) reconnaissent qu\u2019un traitement à l\u2019arsenic peut amener une accélération du processus néoplasique.En règle générale, on devra chez ces malades traiter le cancer avant la syphilis.Peut-être pouvons-nous combiner efficacement un traitement du cancer par l\u2019irradiation avec un traitement antisyphilitique au moyen de la pénicilline?Les cancers de la langue doivent se diviser en deux groupes: ceux des 25 antérieurs constituent environ 65% des cancers de la langue; ils sont plus accessibles aux méthodes de traitement, 1ls évoluent plus lentement et sont d\u2019un grade moins élevé que ceux de la base. TURCOT rr ROY: TRAITEMENT DU CANCER DE LA BOUCHE Le traitement des cancers des deux tiers antérieurs de la langue sera un traitement par l\u2019irradiation, sauf peut-être pour ce qui regarde les petits cancers qui se développent sur la pointe.Ceux-ci seront facilement réséqués chirurgicalement sans mutiler indûment les malades.En effet, l'irradiation permet de maintenir l\u2019intégrité anatomique des organes de la bouche, ce qui est très important au point de vue de la conservation des fonctions de mastication et d\u2019élocution.L\u2019irradiation sera donnée sous forme de radiothérapie intra- buccale, qui est à conseiller chaque fois que cela est possible, ou sous forme d\u2019irradiation interstitielle au moyen d\u2019aiguilles de radium ou au moyen de capsules de radon.On devra, quand on fait une irradiation interstitielle, essayer de protéger le palais et la face interne des joues d\u2019une brûlure possible, par application permanente ou intermittente de lames de plomb qui bloqueront les rayons gamma.Le traitement des épithéliomas de la base de la langue est plus difficile en raison de l\u2019inaccessibilité relative de cette région.En pratique, on peut dire que ces cancers sont toujours inopérables à cause des mutilations importantes qu\u2019il faudrait imposer au malade.D\u2019autre part, comme il s\u2019agit d\u2019une localisation fréquente, soit 35% des cas de cancers de la langue, le traitement est tres important.Il est heureux aussi qu\u2019il s\u2019agis:e d\u2019épithéliomas dont le grade est élevé, grade III ou grade IV, qui sont par le fait même d\u2019une radio-sensibilité qui facilite leur traitement par lirradiation.L\u2019irradiation sera appliquée sous forme de radicthérapie profonde à 200 kv.par des champs cutanés.On emploiera deux champs bilatéraux situés près de l\u2019angle du maxillaire inférieur qu\u2019on pourra compléter par un champ sus-hyoïdien.On irradiera jusqu\u2019à la limite de tolérance de la peau et on complétera le traitement par une irradiation interstitiellee Des aiguilles de radium et des capsules de radon peuvent être implantées directement à la base de la langue; mais nous croyons qu\u2019il vaut mieux, par une incision sus-hyoïdienne, introduire le radium 268 jusque dans les tissus à irradier à la base de la langue.Cette méthode est beaucoup plus tolérable pour le malade et prévient, dans une certaine mesure, l\u2019infection et la nécrose.Ainsi, un grand nombre d\u2019épithéliomas de la base de la langue seront guéris.Néanmoins, il reste toujours le problème des métastases.3.Le cancer de la face interne des joues, du palais, et des gencives supérieures.Les cancers de ces régions sont beaucoup plus rares: ce sont généralement des épithélomas épidermoïdes d\u2019un grade peu élevé.L'irradiation est le meilleur traitement pour l\u2019épithé- lioma de la face interne des joues, soit qu\u2019on applique une irradiation interstitelle au moyen du radium ou de la radiothérapie intrabuccale.Fie.3.\u2014 Résection de l\u2019hémimaxillaire droit, avec désarticulation temporo-maxillaire.Aspect radiologique.Sur les deux tiers antérieurs du palais, on aura des épithéliomas d\u2019une grade peu élevé.Ces épithéliomas prendront quelquefois une forme verruqueuse et leur traitement sera difficile parce qu\u2019ils sont peu radio-sensibles, 264 qu\u2019ils envahissent en profondeur et ont vite fait de gagner à travers le palais les fosses nasales.Le traitement consistera en une irradiation très poussée avec l\u2019arrière-pensée d'employer une chirurgie radicale si la lésion ne semble pas sous contrôle après l\u2019irradiation.Les épithéliomas des gencives supérieures feront aussi surgir des indications pour la chirurgie.La chirurgie du maxillaire supérieur est assez mutilante parce qu\u2019elle enlève la cloison entre la bouche et les fosses nasales, d\u2019cu troubles sérieux de la mastication, de la déglutition ct de l\u2019élocution.Des appareils de prothèse seront employés pour combler les brèches quand celles-ci ne sont pas trop importantes.Au tiers postérieur du palais, on rencontre des épithéliomas d\u2019un grade très élevé, radio-sensibles, qui sont comparables à ceux qu\u2019on voit à la base de la langue, au pilier antérieur et aux amygdales.Le trai\u2018e ment sera alors à peu près le même qu\u2019à\u2019 la base de la langue.ee 4.Les cancers du plancher de la bouche et des gencives inférieures.Nous aurons encore affaire la plupart du temps à des épi- théliomas épidermoïdes, quoiqu\u2019on puisse rencontrer au niveau des gencives des tumeurs Fic.4.\u2014 Résection partielle de la région mentonnière du maxillaire inférieur.Greffon prélevé à la crête iliaque.Aspect radiologique après soudure bien amorcée du greffon.d'origine dentaire comme les adamantinomes.Les épithéliomaz du plancher de la bouche et des gencives seront traités par l\u2019irradiation aussi souvent que faire se peut.Quand on irradie très près du maxillaire inférieur, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuterIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 Il y a évidemment un risque de radio-ostéo- nécrose qu\u2019on doit cependant courir, car le résultat en vaut la peine.Quand les cancers des gencives ou du plancher de la bouche ont atteint le périoste, nous croyons que la chirurgie doit être le traitement à suivre.Les interventions consisteront en des résections plus ou moins étendues du maxillaire inférieur avec les tissus envahis par le néoplasme.Si une partie minime du maxillaire inférieur a été enlevée, il sera possible, après plusieurs mois, et si la maladie est complètement contrôlée, de refaire l\u2019intégrité du maxillaire inférieur au moyen d\u2019un greffon osseux.L\u2019on sc sert, à cette fin, d\u2019une portion d\u2019os poreux de la crête iliaque.D\u2019autre part, quand la lésion néces:ite une résection large, il semble qu\u2019une désarticulation temporo-maxillaire soit préférable parce qu\u2019il ne persiste pas de moignon osseux qui, en conservant quelques mouvements à cause des muscles masticateurs, donnerait des douleurs.D'ailleurs, il n\u2019y a pas de différence esthétique appréciable, qu\u2019on garde le moignon ou non.Corollaires.1° L'hygiène buccale.L'hygiène buccale est importante, que le traitement soit fait par irradiation ou par la chirurgie.Elle consistera en des lavages de la bouche plusieurs fois par jour avec des liquides producteurs d\u2019oxygène et contenant des antiseptiques et des antibiotiques, comme la pénicilline, par cxemple.Après chaque repas, il faudra déterger au moyen d\u2019un jet d\u2019eau sous pression pour enlever toute particule alimentaire stagnant dans les replis de la muqueuse.On pourra ainsi éviter l\u2019infection et partant la nécrose, d\u2019où une guérison plus rapide de la zone irradiée.Dans certains cas où l\u2019on veut éviter complètement toute souillure de la plaie, on se servira d\u2019une sonde naso-œsoplhagienne pour alimenter le malade.l\u2019hygiène dentaire devra non pas se baser sur l\u2019élimination rap:de et radicale des dents cariées, mais sur le maintien de l\u2019intégrité osseuse du maxillaire inférieur ou du maxil- TURCOT wr ROY: TRAITEMENT DU CANCER DE LA BOUCHE laire supérieur.En effet, il faut éviter absolument à l\u2019os qui a à supporter une irradiation intense toute lésion ou tout contact avec l\u2019extérieur par où pourrait s\u2019introduire l\u2019infection.L\u2019os irradié aura une vitalité réduite ou même détruite, mais sera toléré tel quel indéfiniment, à moins que linfection ne le gagne.Dans ce cas, nous assistons à la radio-ostéo- nécrose, avec tous les ennuis qui en découlent.Les dents seront donc nettoyées, obturées, mais conservées aussi longtemps que possible.2° L'alimentation du malade.Il ne s\u2019agit pas de soulever le problème de la nutrition des cancéreux, mais seulement d\u2019indiquer la conduite à tenir en pratique vis-a-vis de ces malades.Il faut leur apporter au point de vue quantité et qualité les aliments les plus susceptibles non seulement de maintenir, mais d\u2019améliorer leur état nutritif général.Un apport d\u2019au moins trois mille calories, des protéines en abondance, des sels minéraux et des vitamines surtout B et C sont à la base du régime à prescrire.3° La lutte contre la douleur.Les douleurs causées par les cancers de la bouche devront être calmées si l\u2019on veut maintenir l\u2019équilibre nutritif chez ces malades.Il s'agira de savoir utiliser les données de l\u2019anesthésie régionale.Autant que possible, il faudra utiliser des solutions alcooliques qui assureront une certaine permanence au blocage nerveux.Les nerfs dentaire inférieur, maxillaire inférieur, ete., pourront être anesthésiés selon les indications posées par chaque Cas.11 \u2014TRAITEMENT DES MÉTASTASES,.Les métastases constituent le grand problème de l\u2019envahissement cancéreux.Ce problème se pose au sujet des cancers de la bouche comme pour les autres cancers, mais avec des variantes.La majorité des métastases se fait par voie lymphatique et c\u2019est ce groupe qu\u2019on essaie de traiter, puisque, quand les cellules cancéreuses ont atteint le courant sanguin, 265 il n\u2019existe plus de contrôle possible.La bouche possède un drainage lymphatique très important et de nombreux ganglions disposés en échelons sous le maxillaire inférieur et dans le cou servent de filtre à la lymphe avant qu\u2019elle n\u2019atteigne la circulation sanguine.Les ganglions se groupent en chaînes le plus souvent autour des pédicules vasculaires.Le siège exact des principaux ganglions sous- maxillaires et cervicaux doit être bien connu si l\u2019on veut assurer au malade la plus grande protection possible.Ces filtres qui arrêtent les embolies cancéreuses provenant de cancers de la cavité buccale sont efficaces de telle façon que de 80 à 85% des malades autopsiés morts de cancer de la bouche n\u2019avaient pas de généralisation viscérale de leur maladie.Le cancer reste donc sus-claviculaire dans un grand nombre de cas.Ceci est un encouragement au thérapeute, qui n\u2019a pas à craindre à tout coup une généralisation de la maladie.Il est tout de même très difficile de guérir les métastases des cancers de la bouche.Aussi a-t-on cherché à les prévenir soit en irradiant les régions ganglionnaires, soit en pratiquant des évidements locaux ou même radicaux des régions porteuses de ganglions.Nous touchons ici à la grande controverse qui divise les thérapeutes en deux écoles.Doit-on faire un traitement prophylactique des métastases ?Une partie de l\u2019opinion américaine et de l\u2019école française accepte le principe des évidements ganglionnaires prophylactiques.D\u2019autre part, de grands centres spécialisés s\u2019y opposent.À l\u2019heure actuelle, nous suivons la deuxième formule et nous ne pratiquons la prophylaxie ni par irradiation, ni par curage ganglionnaire.Nous la remplaçons par une surveillance étroite du malade, c\u2019est-à-dire des examens périodiques, soit une fois par mois pour la première année et ensuite tous les deux mois pour la deuxième année, puis quatre fois par année.Nous ne pratiquons pas d\u2019irradiation postopératoire, parce qu\u2019il est impossible d\u2019irradier toutes les régions ganglionnaires du cou tout en donnant une dose mortelle pour la cellule cancéreuse qui se trouverait éven- 266 tuellement quelque part dans un ganglion.Une dose de mille ou deux mille r.ne peut absolument pas stériliser une métastase.Il est évident qu\u2019un traitement radiothérapique postopératoire placera le malade et le médecin de famille dans un état de fausse sécurité qui pourra faire négliger l\u2019examen périodique.De plus, si une métastase se développe ultérieurement, la limite de tolérance de la peau à une irradiation intense sera peut-être atteinte plus vite en raison du traitement antér.eur.Nous ne pratiquons pas non plus d\u2019interventions chirurgicales prophylactiques parce que cela entraîne un trop grand nombre d\u2019opérations inutiles qui peuvent mettre la vie du malade en danger et laissent souvent des séquelles par section de filets nerveux sensitifs ou moteurs.En conclusion, nous croyons que le curage ganglionnaire sera tout aussi efficace et plus indiqué s\u2019il existe des ganglions palpables mais encore petits et bien mobiles.1.Le traitement des métastases du cancer de la lèvre.Le cancer de la lèvre donne des métastases dans environ 30% des cas.Les métastases siègent dans la grande majorité des cas dans les ganglions sous-maxillaires et sous-men- tonniers.Comme le plus souvent 1l s\u2019agit d\u2019épi- théliomas d\u2019un grade peu élevé, le traitement des métastases sera presque toujours chirurgical: il consistera en des évidements sous- maxillaires uni ou bilatéraux.Au cours de l\u2019intervention, il est très important d\u2019explorer la chaîne jugulaire interne.Si l\u2019on y trouve un envahissement ganglionnaire, il faudra compléter dans bien des cas par une dissection radicale du cou.Celle-ci consiste dans l\u2019ablation de tous les tissus qui contiennent des ganglions lymphatiques, tissus de la ligne médiane en avant jusqu\u2019au trapèze en arrière et depuis la clavicule en bas à l\u2019apophyse mastoïde en haut.Le muscle sterno-cléido- mastoïdien, les jugulaires internes et externes sont réséqués avec la masse.Il est très important de respecter autant que faire se peut le filet mentonnier de la branche cervico- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 faciale du nerf facial et le nerf spinal.L\u2019intégrité de ces filets nerveux permettra au malade de garder une mimique normale et une motilité compléte du moignon de l\u2019épaule.2.Le traitement des métastases des cancers de la langue et des autres localisations buccales.Ici encore le curage ganglionnaire sera indiqué et dans des conditions bien précises.En effet, l'intervention chirurgicale ne sera décidée que s\u2019il s\u2019agit d\u2019un cancer d\u2019un grade peu élevé, et à la condition que la tumeur primitive soit bien latéralisée et soit déjà sous contrôle.L'\u2019état général et l\u2019âge du malade seront aussi des facteurs dont il faudra tenir compte.Si la lésion primitive doit être traitée par la chirurgie et qu\u2019il existe déjà des métastases cervicales, la dissection radicale du éou sera entreprise en même temps que la résection du néoplasme initial.D\u2019autre part, si ces conditions n\u2019existent pas, le traitement des métastases des cancers buccaux devra se faire par l\u2019irradiation.Il faudra alors, autant que possible, traiter chaque ganglion séparément en utilisant de petits champs, de sorte qu\u2019on puisse donner des doses très élevées de rayonnement.Il sera nécessaire dans bien des cas de compléter ce traitement au moyen d\u2019irradiations intersti- tielles à l\u2019aide d\u2019aiguilles de radium ou de capsules de radon.Dans certains autres cas, il conviendra de compléter le traitement par la chirurgie.Il est assez difficile d\u2019exposer en détail tous les facteurs qui permettent au cours du traitement de décider un changement dans la conduite à tenir.L\u2019expérience et l\u2019observation clinique de même que la réponse de la lésion au traitement sont encore des raisons qui permettront au thérapeute de se guider dans le choix du traitement des cancers de la bouche.Pour terminer, voici les résultats obtenus dans le traitement chirurgical de cancers du plancher de la bouche et des gencives inférieures.Notons que plusieurs de nos malades ont été opérés après TURCOT ET ROY: échec de l\u2019irradiation ou encore comme moyen ultime de leur sauver la vie.r Resection du Maxerllaine imérieur 1448-1948 - \"mm m1 17 Cas ruee dissection clu tou - 3 Cas Mortalité opératoire Aucune 1948-1945- 8 cas S monts cle cancer 37-5 % 1 perdu de vue L VLVonts opres 3ans 50 og De 1943 à 1948, 17 résections du maxillaire inférieur ont été faites.Trois malades ont eu, en même temps, une dissection radicale du cou.Aucune mortalité opératoire n\u2019a été enregistrée.De 1943 à 1945, huit cas ont été opérés.Depuis 1945, soit après 3 ans, quatre malades sont encore vivants, seit 50%, trois sont morts de leur cancer, et un a été perdu de vue.Résumé : Les principes généraux du traitement des cancers de la bouche ont été esquissés.Le traitement des lésions primitives a été décrit, suivi de considérations sur le traitement des métastases.BIBLIOGRAPHIE ACKERMAN et REGATO: Cancer.BLAIR, V.P.: «Our responsibility towards orul cancer.» Ann.of Surgery, 106: 568, 1937.TRAITEMENT DU CANCER DE LA BOUCHE 267 BYARS, L.T.: «Tatooing of free skin grafts and pedicle flaps.» Ann.of Surgery, 121: 644, 1945.DARGENT, M.& PAPILLON, J.: Lyon chirurgical, 40: 718, 1945.DUCUING, J.: « Place de l\u2019évidement prophylactique sous-maxillaire dans le traitement du cancer de la lèvre supérieure.» Bulletin du cancer, 26: 578, 1937.EWING, James: Neoplastic Diseases.FIGI, F.A.: «Epithelioma of the lip.» Surg., Gynec., Obstet.: 59: 810, 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CONTRIBUTION PERSONNELLE À L\u2019'ÉTUDE DU TRAITEMENT DE L\u2019ARTHRITE RHUMATISMALE PAR LES SELS D'OR (fin) Léopold MANTHA (Ottawa).Par le simple fait de reculer les frontieres de l\u2019aurothérapie et d\u2019étendre son territoire au delà des limites qui lui étaient réservées jusqu\u2019ici, il nous a été facile de réunir en quelques mois un nombre imposant de malades de tout âge comme de toute condition, appartenant à des milieux divers (hospices d\u2019ineurables ou de vieillards, maisons de convalescence, services ou dispensaires d\u2019hopitaux, institutions religieuses, etc.), et se plaignant de troubles rhumatismaux variés avec cependant prédominance symptomatologique de la polyarthrite déformante évolutive (arthrite atrophique ou rhumatoïde de l\u2019école anglo- américaine).L\u2019expérience ainsi acquise au contact quotidien de tous ces malheureux rhumatisants, jeunes et moins jeunes, cas avancés ou récents (les faciles comme les difficiles), gens de la campagne ou de la ville, patients privés ou cas publics, malades pouvant se déplacer ou non (le devoir s\u2019imposait d\u2019aller à eux), cette expérience durement acquise nous donne droit, semble-t-il, d\u2019exprimer simplement, par des mots plutôt que par des chiffres, \u2014 l\u2019étude de ces cas «en séries » étant pratiquement impossible, chacun d\u2019eux présentant un problème individuel \u2014 notre opinion sur les possibilités thérapeutiques des sels d\u2019or en pathologie rhumatismale habituelle.| Je n\u2019irai pas jusqu\u2019à prétendre que l\u2019au- rothérapie, telle que nous l\u2019entendons, puisse fournir des résultats parfaits dans 100 pour 100 des cas que le médecin, spécialisé ou non, rencontre dans sa pratique de chaque jour.Mais, d\u2019un autre côté, je suis fermement convaineu qu\u2019il est possible d\u2019accomplir « quelque chose » pour pratiquement tous les malades souffrant d\u2019une affection cadrant bien avec la symptomatologie des maladies dites rhumatismales, quelle qu\u2019en soit la forme (atrophique ou hypertrophique), ou la localisation (vertèbres, épaule, membres, etc.) Ce « quelque chose », qui correspond à l\u2019enregistrement d\u2019un gain quelconque, pour être apprécié à sa juste valeur doit souvent être recherché d\u2019une manière méthodique et toujours en regard de ce qui constitue l\u2019essence même des affections arthritiques en général et de la polyarthrite déformante \u2014 des membres ou de la colonne \u2014 en particulier.Cette dernière, comme chacun sait, constitue par définition une maladie essentiellement «envahissante » en ce qu\u2019elle ne reste pas cantonnée aux articulations, grandes ou petites, mais, se généralisant (tôt ou tard), envahit rapidement tout l\u2019organisme \u2014 système nerveux périphérique, artérioles, peau, glandes annexes, muscles, tissu conjonctif de soutien, etc.\u2014 affectant l\u2019état général et pouvant aboutir à la cachexie rhumatismale et même à la mort, tout aussi bien qu\u2019à l\u2019invalidité relative ou absolue, par rétractions tendineuses, sub-luxations, soudures fibreuses ou des surfaces articulaires, etc.On n\u2019est pas sans saveir, non plus, que l\u2019arthrite rhumatoïde, dans sa forme la plus commune, polyarticulaire, procède par poussées plus ou moins phlegmasiques, peu ou très douloureuses, surtout hivernales \u2014 le rôle exercé par la chaleur comme par le froid humide n\u2019est pas douteux \u2014 poussées entrecoupées de périodes de rémission plus ou moins longues, plus ou moins complètes, et que MANTHA : son évolution peut s\u2019étendre sur une durée de temps plus ou moins indéfinie.Enfin, on doit se rappeler qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une affection désespérément récidivante et particulièrement rebelle aux mesures ayant pour but de prévenir son éclosion ou de déc.encher les processus présageant une issue favorable.Comme on le voit, l\u2019arthrite suit un cours très irrégulier, elle affecte aussi bien l\u2019état général du sujet que les organes de la locomotion et, alors qu\u2019on la croit sur le point de s\u2019éteindre, elle se rallume souvent sans raison apparente et avec une ardeur renouvelée.Alors il me semble que toutes les modifications apportées dans ce comportement normal de la maladie devraient être considérées comme autant de gains au compte de la thérapeutique employée.Ainsi je crois que c\u2019est déjà accomplir quelque chose dans ce sens \u2014 même si les effets de la cure devaient s'arrêter là \u2014 que d'être en mesure de remonter l\u2019état général de ces grands malades, d\u2019influencer favorablement leur moral, de les tenir à flot en leur fournissant les fonds nécessaires pour supporter leur mal et faire face aux nombreuses contingences de la plus cruelle des maladies.C\u2019est la plupart du temps le premier signe en date des bons effets de la thérapeutique, et ces bons effets sont encore plus marqués maintenant que la posologie-or est très faible, quasi homéopathique.Mais l\u2019action du médicament ne se limite pas habituellement à ce regain de vitalité parfois remarquable : bientôt les douleurs, quoique plus tardivement et d\u2019une façon moins éclatante, subissent certaines transformations, elles deviennent moins pénibles, se supportent mieux, perdent de leur acuité et accordent aux patients de longs moments de répit durant le jour, ct même au cours de la nuit, alors que le sommeil est meilleur et plus reposant.Avantage encore, et des mieux appréciés surtout par les membres de l\u2019entourage immédiat du malade, ce dernier parle moins de ses maux, il exige souvent moins d\u2019attention et TRATTEMENT DE L'ARTHRITE RHUMATISMALE 269 de soins particuliers (changements de position, frictions locales, applications chaudes renouvelées à heures fixes, etc.).On peut même arriver avec le temps à supprimer l\u2019usage des narcotiques, tout particulièrement les opiacés.De fait, il y a longtemps que nous avons banni de notre arsenal thérapeutique les comprimés de codéine, dont l\u2019effet déprimant et démoralisateur est bien connu et dont l\u2019usage conduit à une accoutumance des plus néfastes.D'ailleurs, il existe actuellement dans le commerce une médication à base d\u2019aspirine ordinaire et de succinate de calcium dont l'action analgésique mérite d\u2019attirer l\u2019attention de ceux qu\u2019intéresse le réconfort physique des patients soumis à leurs soins.Autre bienfait et des plus manifestes de l\u2019aurothérapie mixte-combinée, c\u2019est son action résolutive sur les gonflements péri ou intra- articulaires qui perdent rapidement de leur volume pour parfois disparaître presque complètement.Comme nous l\u2019avons dit déjà, il arrive fréquemment de voir des jointures récupérer quelques-unes ou plusieurs de leurs fonctions même en présence de dégâts articulaires importants, dès que les douleurs s\u2019atténuent, que se relâchent les spasmes et les contractures, que se résorbent les collections liquidiennes soit à l\u2019intérieur, soit au voisinage des articles intéressés.Ce sont ces retours dans l\u2019accomplissement de certains mouvements qu\u2019on jugeait bel et bien « perdus » qui font les délices de ceux qui en sont l\u2019objet.Pour nous qui sommes en possession de tous nos moyens, l\u2019importance de tel ou tel geste (s\u2019essuyer les lèvres, les yeux, par exemple) est futile sinon nulle, mais il n\u2019en va pas de même pour celui qui après des mois et des mois d\u2019impotence relative ou complète voit apparaître à l\u2019horizon des signes présageant une délivrance prochaine.Peu importe l'étendue, la plénitude des gains obtenus, ici ce sont les riens, même les plus petits, qui comptent.Pour les malades atteints de rhumatisme déformant, le succès 270 d\u2019une thérapeutique se présente, je le répète, sous la forme d\u2019une foule de petites choses.Ainsi, on comprendra toute la signification qu\u2019une malade, fervente chrétienne, attache à ce simple signe : le signe de la croix.Pour elle, le fait de pouvoir accomplir le geste \u2014 bien imparfait, peut-être \u2014 en même temps que se prononcent les paroles, équivaut à la moitié de la guérison.J'ai vu de ces pauvres gens éprouver des transports de joie qu\u2019on qualifierait d\u2019enfantins, en se sentant capables de se retourner sans aide dans leur lit, d\u2019êtendre une jambe, ou tout bonnemens d\u2019écarter les orteils en éventail comme autrefois.C\u2019est peu de chose de pouvoir croiser les genoux sans douleur, mais en y regardant de près, c\u2019est beaucoup, comme moyen de détente, de relâchement muxculaire.On s\u2019explique que cet homme, grand fumeur, soit si heureux: depuis quelques jours il allume sa pipe, seul, sans l\u2019intermédiaire de sa fille ou de sa femme.Tout le monde est content, lu, et ceux à qui incombait la tâche de fournir le feu.Mme X., une grosse bonne femme, attend ma visite avec impatience, elle a hate de marcher devant moi, sans béquilles ! Elle est encore peu solide sur ses jambes, mais elle s\u2019encourage du fait qu\u2019elle peut se tenir debout sans aide et faire quelques pas.Dimanche dernier, cela se passe dans un auvre quartier de la ville \u2014 on me croira si l\u2019on veut \u2014 j'ai reçu une invitation à dîner chez les Poir., pour célébrer en famille la présence à table, pour la première fois en 2 ans, de Marguer.te, leur fille aînée\u2026.Pauvre Marguerite, j'imagine qu\u2019elle ne se tenait pas aussi droite sur sa chaise qu\u2019au temps de la prime jeunesse, mais elle était 'à, attablée avec les autres, c\u2019est quelque chose n\u2019est-ce pas ?Il y a longtemps que la ménagère de monsieur le comte de \u2026 me promet un pain, comme elle seule savait le faire : hier, elle a tenu promes-e en m\u2019offrant un tout petit pain, encore chaud, qu\u2019elle a boulangé de ses propres mains.C\u2019est la même personne qui, voilà 6 mois à L'UNION MÉDICAIK DU CANADA \u2014 BuuLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 peine, pouvait juste remuer ses doigts gonflés et gourds de rhumatisme.Je connais un homme qui est plus heureux qu\u2019un roi depuis qu\u2019il peut remonter sa montre, chaque soir, au moment de se mettre au lit.Une infirmiére qui se pense au septiéme ciel parce qu\u2019elle est en mesure maintenant de tourner sans se plaindre la poignée de porte de sa chambre et de dévisser d\u2019un seul coup la capsule des bouteilles à médicaments.Un misérable jeune homme, littéralement cloué sur un lit d\u2019hôpital, qui se croit Samson et pour cause: il a réussi ce tour de force incroyable de tuer un maringouin qui lui picotait le menton, le seul meurtre, dit-il, qu\u2019il ait commis en l\u2019espace de 5 ans.Je connais enfin une fille d\u2019une trentaine d\u2019années qui n\u2019en revient pas de pouvoir, depuis le dernier traitement (le 15e), se détendre les mâchoires et ouvrir la bouche suffisamment pour y introduire une chère petite brosse et se laver les dents comme le reste des humains.| Ce sont là des détails, dira-t-on, je l\u2019admets.Mais ce sont des détails qui prennent une importance vitale dans les circonstances parfois tragiques que \u2018nous traversons au cours de cette prat.que souvent très pénible, et combien difficile ! de la rhumatologie.La nécessité s'impose vite de se satisfaire de peu tout en révant d\u2019obtenir beaucoup plus.Mais, au risque de trop insister sur ce point, je reviens de nouveau sur le fait que, même dans les cas qui semblent au-dessus de nos moyens, la thérapeutique peut fournir des résultats utiles souvent même au delà de toute espérance, et ceci pendant des mois et des mois, car, particularité remarquable, l\u2019or aux doses ultra- faibles n\u2019épuise pas son action, même après plusieurs années (4, 5 ou 8, d\u2019après notre expérience personnelle).S'il n\u2019est pas toujours possible d\u2019agir médicalement sur les lésions structurales déjà installées \u2014 bien que l\u2019aurothérapie mixte prépare merveilleusement la voie, dans certains cas privilégiés, aux interventions de MANTHA: TRAITEMENT chirurgie orthopédique \u2014 tout au moins peut- on espérer prévenir, dans une certaine mesure, l\u2019apparition des gros dégâts articulaires qui font de la polyarthrite une affection des plus redoutées ?Et, même dans les conditions où l\u2019orage ne peut être conjuré, le médecin versé dans l\u2019art de l\u2019aurothérapeutique associée est-il pourvu de moyens capables de limiter l\u2019étendue du mal dévastateur et d\u2019en empêcher la progression ?On comprendra que je me sois personnellement posé la question maintes et maintes fois depuis bientôt 10 ans que je m\u2019intéresse d\u2019une manière active à tout ce qui se rapporte de près ou de loin aux affections rhumatismales chroniques ainsi qu\u2019aux moyens préconisés pour les combattre.Il y a quelques années, j'aurais été fort en peine de me prononcer sur ce point que je considère d\u2019intérêt primordial : quel contrôle la thérapeutique par les sels d\u2019or est-elle en mesure d\u2019exercer sur le processus essentiellement déformant de la plupart des arthrites d\u2019origine rhumatismale ?Aujourd\u2019hui, en me basant sur des statistiques personnelles (plus de 300 cas suivis au jour le jour depuis au moins deux ans), je me crois autorisé d\u2019élever la voix pour me faire le défenseur d\u2019une modalité thérapeutique qui, dans des circonstances particulièrement difficiles, sait presque toujours se montrer à la hauteur de la situation.Prenant de nouveau comme exemple la polyarthrite déformante évolutive, si l\u2019on se reporte à la définition que nous en avons donnée, nous voyons que c\u2019est au cours des poussées congestives, alors que la synoviale devient le siège de phénomènes inflammatoires aigus aboutissant à la production d\u2019exsudats et à la formation de néo-membranes principalement au niveau des cartilages et des gaines tendineuses, que les articulations sont particulièrement exposées aux atteintes dévastatrices de la maladie.Ces quelques remarques s\u2019appliquent également aux rechutes et aux récidives qui ne sont en somme que des poussées sous un autre nom.C\u2019est encore au DE L\u2019ARTHRITE RHUMATISMALE 271 moment de ces regains de virulence que les jointures s\u2019immobilisent d\u2019elles-mêmes en positions de moindre douleur, positions dites antalgiques, positions extrêmement défavorables puisqu'elles pèchent contre les règles les plus élémentaires de la statique habituelle et que le sujet, si les crises se prolongent ou se répètent, devient «fixé» dans des attitudes pour le moins pénibles (par exemple flexion forcée des jambes sur les cuisses et des cuisses sur l\u2019abdomen, rendant la miction et la défécation fort embarrassantes ; immobilisation des bras et des avant-bras repliés sur le thorax, ayant pour effet de nuire aux fonctions respiratoires et de rendre difficile l'expulsion des mucosités bronchiques, d\u2019où fréquence des stases et des congestions pulmonaires).On se rend compte de la détresse morale qui s\u2019empare du médecin lorsqu\u2019il se voit contraint par les circonstances de laisser les événements suivre leur cours « naturel », comme on dit encore dans certains milieux.C\u2019est le grand mérite de l\u2019aurothérapie mixte, même et surtout aux doses minimes, de pouvoir agir efficacement contre les poussées évolutives de la polyarthrite déformante et, sinon de prévenir celles-ci, du moins de les tenir longtemps sous contrôle et de les empêcher, dans une grande mesure, d\u2019accomplir leur œuvre de destruction.Depuis que nous utilisons la théobromine et le salicylate concurremment avec les sels d\u2019or, nous n\u2019avons pratiquement plus rencontré de ces gros dégâts articulaires, aboutissement presque fatal de ces formes de rhumatisme chronique procédant par crises plus ou moins longues et plus ou moins rapprochées.L'expérience nous a prouvé qu\u2019avec le temps et de la patience il est possible de conjurer le mal, sans pour cela éviter au malade douleurs, malaises, raideurs, etc, douleurs surtout parce que l\u2019or ne semble pas toujours exercer une action analgésique suffisante, bien qu\u2019il soit maintenant possible de suppléer à cette déficience en faisant appel au succinate de calcium combiné à l\u2019aspirine, comme il a été mentionné déjà.\\ 272 Ainsi, il semble bien que, tant que le malade saura se conformer aux directives de son médecin, il court de grandes chances de ne pas volr son état s\u2019aggraver outre mesure : l\u2019orage passera sûrement, même sans laisser de traces indélébiles.Les poussées arthro- synoviales subissant l'influence de la thérapeutique mixte associée sont habituellement plus congestives qu\u2019exsudatives, plus douloureuses, plus embarrassantes, que graves dans leurs conséquences ; elles sont aussi moins envahissantes, elles se limitent souvent à une ou deux jointures à la fois ; de même ces poussées, quelle qu\u2019en soit la violence, ne font d'habitude qu\u2019effleurer ou lécher les articulations sans atteindre la profondeur ; bien plus, tout se passe dans une grande liberté de mouvements, l\u2019évolution se poursuit sans porter entrave au bon fonctionnement des organes locomoteurs et sans entraîner de limitations sérieuses dans le jeu des articles touchés.Nous avons en mémoire l\u2019histoire très instructive d\u2019une personne d\u2019un certain âge qui, en dépit de souffrances presque continuelles, souffrances entretenues par des épisodes inflammatoires se succédant de façon à peu près ininterrompue depuis quelques années, a pu néammoins tenir le coup et continuer son travail dans un bureau d\u2019une maison d\u2019affaires bien connue.Les manifestations douloureuses sont intenses, mais les dégâts articulaires sont demeurés minimes et l\u2019état général se maintient, ce qui n\u2019est pas coutume dans ces formes virulentes d\u2019arthrite rhumatoïde, rapidement disloquantes et cachectisantes par surcroît.Je reste persuadé que, sans le secours du traitement, appliqué avec tant de persévérance dans son cas, cette pauvre fille se compterait au nombre des grandes invalides qui occupent un lit en permanence, soit dans leurs familles ou dans les hôpitaux qui leur sont réservés.Cette malade est loin d\u2019être guérie, elle ne le sera peut-être jamais\u2026, mais entre deux maux il faut souvent se contenter de choisir le moindre.et c\u2019est déjà beau d\u2019être à même de choisir, si l\u2019on tient compte des circonstances.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AM.LFC.\u2014 Montréal, mars 1949 Guérir | guérir ! on se figure souvent qu\u2019en dehors de la guérison complète, intégrale, il n'existe pas d\u2019intermédiaire.\u2026 c\u2019est peut-être le mal de notre époque de vouloir « tout ou rien ».Elle n\u2019est certes pas guérie cette grande impotente de l'hôpital des Incurables, bien qu\u2019elle prétende le contraire ! (Dans la ve tout paraît relatif et les mots prennent une signification particulière sur les lèvres de ceux qul les prononcent.) Elle a d\u2019elle-même inscrit son nom sur la liste des femmes chanceuses, comblées au delà de toutes inesures, seulement parce qu\u2019elle ne souffre plus, mange avec un bon appétiv, dort toutes ses nuits, n\u2019est plus sensiblement affectée par les changements de température.Elle demeure une invalide, mas une invalide « guérie » ! Allons done ! elle se remue seule a présent dans son lit, se «revire» sur le côté a l'heure de la friction et du bain d\u2019éponge, tourne les pages de son roman-feuilleton, ferme, ouvre son radio selon son bon plaisir, elle n\u2019est plus unc cause d\u2019ennuis pour les autres : elle est guérie! Ses talons, autrefois (il y a 2 ans tout au plus) « suspendus dans les airs », peuvent maintenant toucher le drap du lit, elle se tient toujours couchée «en position assise », se voyant dans l'impossibilité d\u2019étendre, ou si peu, les membres inférieurs, mais elle ne se plaint plus depuis qu\u2019elle est en mesure d\u2019écarter les genoux et de trouver sur le matelas un point d'appui pour ses pieds.Mme A.C.appartient, elle aussi, a cette classe de patients qui donnent un sens tout a fait personnel au mot « guérison ».Le fait, pour cette femme de 50 ans, d\u2019être encore vivante, alors qu\u2019il y a un an on s\u2019attendait de la voir partir d\u2019une minute à l\u2019autre pour un monde meilleur, lui vaut la faveur de se croire guér.e pour toujours de son rhumatisme, une forme cachectisante de lengue durée.On est en droit, cependant, de s\u2019extasiecr devant les prodiges accomplis en si peu de temps : elle a pris de 'embonpo nt, son teint est meilleur, ses lèvres et ses joues se colorent sous le coup d\u2019une émotion quelconque, elle a maintenant la force de se tenir debout, de redresser le MANTHA : TRAITEMENT dos, de relever la tête, de faire le tour de sa chambrette de malade.Elle se croit guérie ! et quand elle me l'affirme sur un ton qui n\u2019admet pas de réplique, je ne peux que m\u2019incliner en signe d\u2019acquiescement.Mille Alice N.constitue un autre cas du méme genre, bien que diamétralement opposé au précédent.Sa polyarthrite prise au tout début n\u2019a pas évolué vers un stade plus avancé de la maladie.Son état se maintient bon depuis 18 mois : elle se figure que tout est fini, oublié, appelé.à disparaître sans laisser de traces.Cliniquement, elle est guérie, mais que nous réserve l'avenir ?Bien audacieux celui qui osera:t se prononcer sur ce point.L\u2019aurothérapie mixte ne constitue pas actuellement la solution rêvée au problème du rhumatisme chronique.Mais, même si cette méthode thérapeutique n\u2019est pas en mesure d\u2019offrir toutes les chances de succès désiré, elle peut néanmcins fournir des résultats tellement bons qu\u2019on ne saurait en priver plus longtemps les sujets atteints de cette redou- tab'e maladie, à moins de contre-indications importantes.On doit même recourir à l\u2019or en premier lieu et lui donner la préséance sur tous les autres modes de traitement actuellement en usage, tout particulièrement dans les polyarthrites déformantes et les spondyloses rhumatismales aux périodes de début.\u2018Je comprends l\u2019hésitation du praticien, hésitation fort légitime d\u2019ailleurs, de recourir d\u2019emblée à l\u2019aurothérapie dans un cas de rhumatisme, alors qu\u2019il est peut-être possible d\u2019obtenir un soulagement ou une amélioration en s'adressant à des modes de traitement moins héroïques que l\u2019or.Mais, avec la méthode des doses pre:que infinitésimales, l\u2019argument perd de sa valeur, quoique pas en entier.Je voudrais pouvoir affirmer que c\u2019est là une méthode thérapeutique d\u2019innocuité complète, que je ne le pourrais pas.Mais, tout compte fait, si la cure aurique mitigée présente ses inconvénients, ces derniers sont bien légers en regard des risques de toutes sortes qu\u2019encourt DE L\u2019ARTHRITE RHUMATISMALE 273 un rhumatisant à laisser son affection suivre uhe marche progressive et ininterrompue.On ajoutera, et c\u2019est juste, que l\u2019aurothé- rapeutique, quel que soit son mode d\u2019application, ne jouit pas actuellement de la confiance du public médical et du public tout court.On craint l\u2019or et souvent à juste titre.Pour ma part, sans vouloir disculper les sels auriques le moindrement du monde, j'ai même pris pour principe, aujourd\u2019hui comme hier, de ne jamais donner le bénéfice du doute à la myochrysine ; je me garderai bien, cependant, de tomber dans l\u2019excès contraire et d\u2019imputer à la thérapeutique tout ce qui pourrait survenir de contradictoire au cours d\u2019un traitement d\u2019une durée s\u2019échelonnant sur un nombre imposant d\u2019années : une, trois, cinq, et même p'us dans certains cas.Il est de toute évidence que, pendant ce laps de temps, une foule de choses sont à même de se produire sans qu\u2019il en fa\u2019lle incriminer nécessairement les injections médicamenteuses.Le malade peut fort bien décéder comme d\u2019autres du fait de sa seule maladie : les affections rhumatismales présentent souvent un caractère grave et même mortel dans un nombre restreint de cas.Indépendamment du rhumatisme ou de son traitement, il existe toujours l\u2019éventualité d\u2019une mort soudaine ou imprévue : ictus cérébral par exemple, thrombose coronarienne, pancréatique suraiguë, ou même à l\u2019occasion d\u2019une grippe sévère, d\u2019une broncho-pneumonie ou encore d\u2019une gastro-entérite infectieuse saisonnière, affections intercurrentes auxquelles cette catégorie de malades est particulièrement exposée, Un bon nombre de rhumatisants sont par surcroît diabétiques, tuberculeux, anémiques\u2018 avérés, et en cas d\u2019accidents douteux, du côté de l\u2019état général ou d\u2019un organe en particulier, le médecin traitant avant d\u2019accuser la thérapeutique doit penser à ur réveil possible ou à une aggravation de l\u2019une ou l\u2019autre de ces maladies évoluant sur le même terrain que l\u2019arthrite rhumatismale mais indépendamment de cette dernière.Il s\u2019agit en somme dans ces conditions de peser 274 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtamin AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1949 le pour et le contre, sans parti pris, et de se rappeler que si l\u2019or, même sous le couvert d\u2019une posologie très loin au-dessous de la moyenne, dissimule une force d\u2019une puissance exceptionnelle, ce n\u2019est pas une raison suffisante pour rendre ce médicament responsable de tout ce qui pourrait arriver de fâcheux au cours de son administration.Jusqu\u2019ici nous nous sommes efforcé de donner un aperçu aussi fidèle que possible des circonstances qui nous ont amené gradue le- ment à substituer des doses de plus en plus faibles aux doses fortes du début de notre expérience avec les sels d\u2019or (l\u2019aurothiomalate de sodium) et des conséquences, plus ou moins heureuses, qui ont découlé de ces modifications successives dans notre manière de considérer la thérapeutique des arthrites ou péri-arthrites d\u2019origine rhumatismale et tout spécialement de la spondylose et de la polyarthrite déformante évolutive.Avec le temps et un nombre toujours grandissant de cas, il nous a été possible d\u2019établir un schéma de traitement que nous croyons être en mesure de satisfaire aux exigences les plus impérieuses des membres de la profession médicale comme des malades et même de tous ceux qu\u2019intéresse cette question brûlante d\u2019actualité : la maladie rhumatismale.Nous allons maintenant indiquer la ligne de conduite que nous suivons au moment actuel, conduite basée principalement sur l\u2019expérience des 18 derniers mois, expérience qui nous a fourni l\u2019occasion d\u2019élaborer une formule thérapeutique capable, croyons-nous, de donner un maximum d\u2019effets utiles avec un minimum d\u2019inconvénients.LS + + Avant d\u2019entreprendre l\u2019aurothérapie dans un cas donné, nous conseillons de procéder systématiquement à l\u2019examen complet du malade (cœur, poumons, axe cérébro-spinal, reins, ete.) et de recourir à des analyses indispensables de laboratoire (sang, urines, numération globulaire, sédimentation sanguine, etc.).D\u2019autre part, il convient de s\u2019enquérir, au préalable, pour références futures, si le patient est sujet aux démangeaisons, à l\u2019urticaire, à certains troubles du côté de la bouche, du nez, de la gorge ou des conjonctives, afin de faire la part entre les accidents auriques toujours possibles et les tendances morbides naturelles de l\u2019organisme.Ce premier geste sera suivi d\u2019un autre d'importance presque égale : l\u2019examen du système de locomotion.Le diagnostic est déjà posé.C\u2019est entendu : il s\u2019agit bien de rhumatisme chronique, plus ou moins déformant.Miais il importe de savoir dès maintenant ce que le sujet vaut au point de vue « articulations », afin d\u2019être en mesure, plus tard, au cours du traitement, de juger des effets obtenus.Une photographie, prise au début de la cure, offre souvent la preuve frappante d\u2019une amélioration qu\u2019il serait impossible de con- trô'er autrement.Il vaut la peine, par exemple, de faire le tour d\u2019un genou, d\u2019une cheville, d\u2019un ou plusieurs doigts, rien que pour être en mesure de comparer les chiffres après quelques semaines de traitement.Nous avons même, dans quelques cas particuliers, eu recours à des prises cinématographiques de court métrage, répétées à intervalles réguliers, pour mieux saisir et dans ses moindres détails toute modification apportée par la thérapeutique soit dans l\u2019apparence générale, soit dans l\u2019accomplissement de gestes ou de mouvements familiers.C\u2019est encore un excellent moyen de remonter le moral des patients en leur fournissant la preuve vivante des progrès accomplis.Et Dieu sait comme ces malades ont besoin d\u2019être soutenus et encouragés ! Toujours en supposant que le candidat remplisse les conditions requises (arthrite mono ou polyarticulaire d\u2019origine rhumatismale, état général et bilan organique satisfaisants), le traitement mixte or-théobromine salicylate est institué sans retard, selon la technique que nous employons actuellement dans tous nos cas et sans lui faire subir de modifications posologiques, quels que soient MANTHA : les résultats obtenus, particulièrement dans les premières semaines de la cure.Comme il a été dit auparavant, nous utilisons une seringue longue et étroite à tuberculine pour l\u2019administration de l\u2019or, non seulement pour des raisons de commodité mais surtout pour des raisons d\u2019exactitude dans la quantité de liquide devant être injectée.En effet, il arrive le plus souvent que l\u2019ampoule renferme un excédent de liquide qu\u2019il faut rejeter absolument.La précision la plus stricte est de rigueur avec un agent médicamenteux aussi puissant que lor.Si Ya c.c.représente 7 de millig.de substance active, il ne faut utiliser que le 14 c.c.réglementaire, sans une ligne de plus, sous peine de s\u2019exposer aux inconvénients des doses un peu plus fortes que celles recommandées dans le présent article.Une aiguille de bonne qualité ni trop longue ni trop grosse, celle de 25 x 1\u201d par exemple, donnera pleine satisfaction.Le liquide doit être poussé lentement \u2014 l\u2019injection n\u2019étant pas toujours indolore \u2014 le malade de préférence en position déclive, dans les muscles de la fesse, aux endroits d\u2019élection.L\u2019ampoule contenant 1/16e de millig.(0.001/16) d\u2019aurothiomalate de sodium en solution aqueuse, ou de tout autre sel d\u2019or soluble dans l\u2019eau ou dans l\u2019hui'e, de valeur et d\u2019action égale à la myochrysine, est celle qui remplit'les conditions désirées : elle possède une activité amplement suffisante pour tout organisme adulte relativement sain.Il arrive même très souvent que l\u2019on soit forcé de recourir à une dose hebdomadaire encore plus petite, celle de 1/32e de millig.(0.001/32).Dans ces circonstances, il suffira de donner la moitié de l\u2019ampoule « standard » pour obtenir l\u2019effet voulu.Cette dose de 0.001/32e, nous l\u2019avions réservée jusqu\u2019à ces tout derniers mois pour les enfants, les patients âgés ou affaiblis à résistance organique au-dessous de la moyen- Ne, ou encore pour les cas sujets aux crises d'asthme, aux poussées d\u2019eczéma, d\u2019urticaire, TRAITEMENT DE L\u2019ARTHRITE RHUMATISMALE 275 ou, enfin, pour les malades ayant présenté antérieurement des manifestations sérieuses d\u2019intoxication aurique.Mais nous sommes maintenant à nous demander si cette dernière dose ne serait pas la dose de choix, la dose la plus recommandable pour usage courant, en particulier dans la pratique médicale de chaque jour en milieu ordinaire non spécialisé.Quoi qu\u2019il en soit, cette demi-dose, outre de donner pleine satisfaction dans les cas indiqués ci-dessus, semble convenir tout particulièrement aux individus qui pour une raison quelconque ne présentent pas une tolérance parfaite pour la dose-mère de 0.001/16e (1/16e de millig.).De toute manière, le dosage fixe à 0.001/32e hebdomadaire convient particulièrement aux praticiens qui n\u2019ont pas encore acquis une expérience suffisante dans la pratique \u2014 toujours délicate \u2014 de l\u2019auro- thérapeutique, et cela tout en leur permettant d\u2019obtenir des résultats très satisfaisants, sans pratiquement s\u2019attirer d\u2019ennuis, ces derniers étant presque toujours évitables, à condition de prendre les précautions voulues.Dans tous nos cas, nous débutons donc soit par l\u2019injection d\u2019une ampoule de 0.001 /16e ou de la moitié de celle-ci, 0.001/32e, se'on les conditions dans lesquelles nous sommes placés.Dès cette première entrevue avec le malade, nous insistons sur la nécessité pour lui de prendre régulièrement les capsules de théo- bromine-salicylate, ct cela tant que dure le traitement par les injections d'or.Pour mémoire, nous rappelons que chaque capsule contient à parties égales 35 centigrammes (5 grains) de théobromine et de salicylate de soude.Il existe aussi dans le commerce des capsules demi-dose pour enfants, plus petites, et qui conviennent aux adultes présentant des troubles de la déglutiticn.Les capsules régulières se prennent en raison de 3 par jour, une avant chaque repas, durant une période de 4 semaines consécutives, après quoi on en interrompt l\u2019usage pendant 1 semaine, pour y revenir ensuite de la même façon, soit au rythme de 4 semaines sur'5, aussi longtemps 276 que nécessité s\u2019impoxe.Contrairement à ce que l\u2019on pourrait penser, la théobromine et le salicyclate de soude sont généralement bien acceptés de cette catégorie de malades, et cela tant que le besoin se fait sentir.Il peut être indiqué parfois de réduire à 2 le nombre de capsules par jour, chez des malades particulièrement délicats, ou de faire accompagner leur prise d\u2019une petite quantité d\u2019une eau alcaline type « Vichy » ou « Lithinés ».Certains sujets préfèrent prendre le remède soit après, soit entre les repas : nous n\u2019y voyons guère d\u2019inconvénient.Ordinairement, le malade profite de l\u2019occasion pour s\u2019enquérir sur le régime à suivre dans son cas.T1 n\u2019existe pas, que je sache, de diète spéciale à la maladie rhumatismale chronique, surtout dans sa forme polyarticu- laire déformante.Sauf exception (goutte par exemple), j\u2019esssa'e de m\u2019en tenir au régime alimentaire le mieux approprié au besoin en calories du malade, tout en donnant Ja préférence aux aliments riches en sels minéraux, en vitamines B-D-A, et même en acides aminés dont la valeur nutritive est maintenant bien établie.Un autre point qu\u2019il ne faut pas perdre de vue : Je sucre en excès ne semble pas convenir aux sujets sous traitement par les sels d\u2019or.D\u2019après Dandurand et ses élèves (Montréal), un régime visant à corriger la flore intestinale aurait son utilité dans certaines formes d\u2019arthrite ou le colibacille paraît jouer un rôle prépondérant.Un mot seulement pour souligner l\u2019importance du repos général au cours du traitement par l\u2019or.Nous y reviendrons d\u2019ailleurs : c\u2019est un élément primordial de bonne réussite à tous les stages de la maladie.Quant à ce qui touche les articulations en particulier, l\u2019aurothérapie mixte, même renforcée par l\u2019adjonction de médications nouvelles des plus utiles, la cure médicale, dis-je, ne dispense pas d\u2019avoir recours aux mesures complémentaires d\u2019ordre local : chaleur sèche (coussin électrique), chaleur humide (enveloppements au sel d\u2019Epsom, à la cire de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 paraffine, etc.), frictions huileuses ou autres (iodex, histamine, etc.), thérapie physique ou occupationnelle, manœuvres orthopédiques, etc, mais je crois devoir ajouter que depuis quelques mois, grâce à l\u2019emploi de médicaments dont j'ai parlé déjà, ces mesures, toujours précieuses, sont devenues pour nous moins de «salut public» qu\u2019aux premiers temps de notre pratique en pathologie rhumatismale.La consultation terminée, le patient sera revu une semaine plus tard.On lui fera alors subir, ainsi qu\u2019à chaque visite subséquente, un interrogatoire serré portant sur la peau, les muqueuses, le système digestif et, si rien d\u2019anormal ne s\u2019est produit, on répétera l\u2019injection aux doses précédentes : 1/32e ou 1/16e de milligramme.Si, au contraire, le malade accuse des troubles même frustes de nature équivoque \u2014 sécheresse de la bouche ou des conjonctives, prurit à peine soupçonné, éruption quelconque, vertige, fatigue inaccoutumée \u2014 sans hésitation, il faut remplacer l\u2019or soit par du foie de veau ou du B complexe, à la dose de 2 c.c.en injection intramusculaire.Toujours dans le but de rendre la cure aussi agréable que possible, nous avons jugé bon de substituer au calcium le foie de veau ou la vitamine B, les injections de sel calcique laissant à leur suite des indurations douloureuses qui dans certains cas ne disparaissent que très lentement et sont unc source d\u2019ennuis dont ces malades pourraient sc passer facilement.La fois suivante, comme il arrive d\u2019habitude lorsqu\u2019on omet l\u2019or pour une semaine, rarement plus, le médecin peut revenir au médicament principal (la myochrysine ou autre spécialité analogue) si le sujet n\u2019accuse aucun trouble d\u2019origine suspecte.Mais, si la dose « offensante » était par hasard celle de 0.001/16e, il cst recommandable de donner un peu moins, 0.001 /32e, et de s\u2019en tenir à cette dose d\u2019un trente-deuxième de millig.pour toute la durée du traitement.Il est de même indiqué de recourir aux bons offices de cette MANTHA : TRAITEMENT dernière dose ou même \u2014 encore mieux \u2014 de s\u2019abstenir d\u2019or complètement lorsque le malade présente des signes évidents d\u2019infection grippale, naso-pharyngée, ou du côté de l\u2019intestin (gastro-entérite aiguë).Un fait qu\u2019il ne faut jamais perdre de vue, c\u2019est qu\u2019on est plutôt enclin à donner de l\u2019or qu\u2019à s\u2019en abstenir.C\u2019est une erreur : il existe une quantité de substance active nécessaire aux besoins du malade, indispensable même, mais en thérapeutique associée mixte, je le répète, cette quantité est incroyablement faible.Que le praticien se garde d\u2019oublier ce principe d'importance capitale : l\u2019obtention des résultats est intimement liée à l\u2019absence complète de réactions, soit d'allergie, d\u2019intolérance ou de toxicité.L'emploi d\u2019une telle posologie ne dispense pas davantage de pratiquer, au moins toutes les 3 semaines, l\u2019analyse du sang (numération globulaire complète, sédimentation, glycémie, etc.) et des urines.Il serait aussi désirable de faire en même temps \u2014 ou plus souvent s\u2019il y a lieu \u2014 un examen sommaire du système nerveux (réflexes, etc.), du cœur et des vaisseaux (tension artérielle, etc.), de l\u2019arrière-gorge et des poumons.Au moindre doute (présence d\u2019albumine, changements leucocytaires, sensibilité ou rougeur pharyngienne, etc.), substituer du foie de veau ou de la vitamine B au sel d\u2019or pour une semaine ou deux, en attendant que la situation s\u2019affermisse ou se clarifie.Maintenant on est en droit de se demander : quelle sera la durée approximative du traitement ?Inutile de dire qu\u2019il est pratiquement impossible, dans l\u2019état actuel des choses, de répondre d\u2019une façon satisfaisante à cette épineuse question : chaque cas présentant un problème qui lui est particulier.En général, on peut supposer que la cure doit être poursuivie longtemps, des mois, des années même (l\u2019or n\u2019épuisant pas son action), jusqu\u2019à complète disparition de tout signe d\u2019activité clinique ou biologique (sédimentation globulaire).En outre, lorsque tout semble bien « achevé», il convient de ne pas perdre de vue la DE L\u2019ARTHRITE RHUMATISMALE 277 nature essentiellement récidivante de la maladie et de prolonger le traitement tout le temps nécessaire, même s\u2019il ne survient.aucune reprise du rhumatisme.On doit se rappeler aussi que, dans les cas anciens comme dans les nouveaux, la chimiothérapie mixte reste une source presque inépuisable de bons effets.Bien qu\u2019on se trouve dans l\u2019impossibilité d\u2019ériger en lois thérapeutiques des- notions qui sont à peine dégagées, il est toutefois permis de formuler un certain nombre de règles pouvant servir de guide \u2014 à toutes fins pratiques \u2014 dans la majorité des cas.C\u2019est l\u2019habitude chez certains auteurs \u2014 les Français en particulier \u2014 de diviser le traitement du rhumatisme chronique en 3 périodes : traitement d\u2019attaque, de consolidation, de soutien ou de protection.Nous avons conservé cette manière de voir dans l\u2019application de la méthode qui nous est personnelle, parce que c\u2019est une manière commode et que, de plus, elle correspond aux faits tels qu\u2019on les rencontre dans la pratique de chaque jour.Pour nous, le traitement « d\u2019attaque » \u2014 toutes doses de myochrysine restant absolument fixes et invariables à 1/32e ou 1/16e de millig.\u2014 est en moyenne de 20 à 25 injections selon le comportement du malade ou sa tolérance générale vis-à-vis l\u2019or.Ensuite nous passons immédiatement \u2014 sauf de très rares exceptions \u2014 à la 2e période, celle dite de consolidation.Ici, les injections demeurent identiques quant aux doses, mais ne sont répétées que tous les 15 jours, soit deux fois par mois.Cette période comprend ordinairement une dizaine de piqûres de sel d\u2019or ou de son remplaçant : extrait hépatique ou B complexe, au besoin.Enfin, la troisième, qui est souvent la plus longue et la non moins importante, puisque c\u2019est elle qui permet d\u2019obtenir une continuité d\u2019action absolument essentielle au maintien des résultats obtenus.C\u2019est durant cette période, qui peut s\u2019étendre sur un bon nombre d\u2019années (3 à 5 ou plus ?), qu\u2019une très faible dose, 1/32e de millig., jamais davantage, est 278 administrée toutes les 3 ou 4 semaines avec intercalation de foie ou de vitamines dès que se présente une circonstance dont la nature reste inexpliquée.Nous sommes donc, peut-être par la force des choses, partisan dcs doses min:mes \u2014 de celles qui semblent ne pas séjourner longtemps dans l\u2019organisme \u2014 doses administrées à des intervalles de plus en plus longs à mesure que progresse le traitement, mais où l\u2019apport de substance active se fait de façon régulière et presque continue.C\u2019est encore pour moi l\u2019un des meilleurs moyens de se prémunir contre les sursauts de virulence d\u2019une affection qui nc cesse pour ainsi dire jamais d\u2019être évolutive.Pour ce qui est des capsules de théobromi- ne-salicylate, nou4 en prolongeons usage \u2018aussi longtemps que le malade demeure fidèlc à la cure aurique.Mais, à mesure que le temps s\u2019écoule, on en porte le nombre à 2 par jour, 4 semaines sur 5, pendant la période de consolidation, et a une (parfois deux) par jour pour le méme laps de temps, dés que s\u2019installe et tant que dure la période dite de protection.Voilà, exposée dans ses grandes lignes, la thérapeutique purement médicale qui, croyons- nous, peut servir de base dans l\u2019édification ou l\u2019organisation d\u2019un plan de campagne destiné à combattre jusque dans ses derniers retranchements la maladic rhumatismale chronique.Mais 1l serait présomptueux de croire en la possibilité d\u2019obtenir de bons résultats dans le traitement de tous les cas d\u2019arthrite rhumatismale chronique en comptant simplement sur les effets de l\u2019auro\u2018hérapie mixte, même si on lui adjoint des agents\u2019 physiques parmi les plus réputés.Dans un certain nembre de circonstances, il est indispensable, soit pour gagner du temps, soit pour agir avec plus de vigueur, de recourir à des moyens médicaux complémentaires si l\u2019on veut atteindre le but proposé.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 Pendant trop longtemps nous avons cru qu'il suffisait d\u2019augmenter les doses d\u2019or pour obtenir le summum d\u2019effets heureux, particulièrement dans les cas difficiles où la maladie semble être dans un perpétuel état d\u2019ébullition.Mais, aujourd\u2019hui, nous en sommes revenu de ces idées par trop simplistes et parfaitement erronées : l\u2019expérience acquise au long de ces 9 années d\u2019expérimentation clinique nous ayant démontré que le fait de donner des doses croissantes ct fortes de myochrysine ne contribue nul'ement à faciliter les processus de guérison, pas plus qu\u2019à diminuer l\u2019incidence des poussées aggravantes ou prévenir l\u2019apparition des rechutes ou des récidives.Même avec l\u2019administration de doses maxima de sel d\u2019or, les cas d\u2019intensité dépassant la moyenne demeurent aussi récalcitrants à la thérapeutique que si on leur opposait des doses beaucoup moins élevées.Je dois l\u2019admettre, il y a quelques mois à peine, le médecin, doublé d\u2019un rhumatologue, se trouvait passablement désarmé en face de ces cas \u2014 constituant peut-être 10% de sa clientèle rhumatologique ordinaire \u2014 contre lesquels l\u2019aurothérapie même mixte paraissait impuissante à lutter de façon adéquate.Heureusement pour nous, malade et médecin traitant, des acquisitions nouvelles en thérapeutique antirhumatismale sont venues s\u2019ajouter aux médicaments actifs que nous possédions déjà.C\u2019est ainsi que je ne saurais trop recommander l\u2019usage de cette asscciation acétyl- salievel\u2018que et succinate de calcium en comprimés, lorsque les douleurs se font vives, lors des poussées congestives par exemple.Le malade, je pense, devrait en avoir constamment à sa portée.L'introduction dans le commerce de cet analgésique \u2014 qui se prescrit aux doses de 6 à 8 tablettes par 24 heures \u2014 comble une lacune qui, fort heureusement.est devenue chose du passé.Leur emploi ne centre-indique nullement la- prise des capsules de théobromine-salicvlate avant les MANTHA: TRAITEMENT DE L\u2019ARTHRITE RHUMATISMALI repas, les comprimés d\u2019acétyl-succinate étant très bien acceptés à raison de 2 après les 3 repas, et même au coucher si la douleur nocturne le demande.A la liste des adjuvants utiles, est venu s'ajouter tout dernièrement le nom de l\u2019acide folique dont l\u2019influence heureuse sur l\u2019état général des rhumatisants est des plus évidentes, spécialement dans les cas difficiles alors que les déficiences portant sur la formule globulaire peuvent être très marquées.Ce médicament, d\u2019administration commode, se prend par la bouche aux doses de 5 à 15 millig.pro die.Avant de clore ce chapitre sur les médications complémentaires devant occuper une place de choix dans le traitement du rhumatisme chronique, je m\u2019en voudrais de ne pas faire une mention spéciale de ce remède « merveilleux » qu\u2019est le cacodylate de soude.Nous fâmes amené d\u2019une façon toute fortuite à l\u2019utiliser dans le traitement des maladies d\u2019origine arthritique.Depuis longtemps, nous mettions à profit ses propriétés toniques, reconstituantes et peut-être anti-infectieuses, mais en pratique extra-rhumatismale seulement.Avec l\u2019emploi des sels d\u2019or, il nous avait toujours paru inconcevable d\u2019avoir recours aux bons offices de cet excellent dérivé arsenical, dans la crainte de multiplier les dangers d\u2019accidents toxiques, du côté de la peau principalement.Mais, en ces derniers temps, avec l\u2019adoption définitive de l\u2019ampoule dosée au 1/16e de millig.comme posologie standard, nous avons cru devoir prescrire, concurremment avec la myochrysine et la théobromine-sali- cylate.des injections de cacodylate de soude dans des cas irréductibles, désespérés, chez des malades jeunes sans déficiences du côté du foie ou des reins.Les résultats se sont montrés tellement beaux que nous avons résolu d\u2019étendre le champ de l\u2019expérience et de généraliser l\u2019emploi du cacodylate à tous les cas de rhumatisme offrant une certaine résistance à la méthode classique.Nous avons 279 toutes raisons de supposer qu'après l\u2019or et la théobromine, les injections de cacodylate de soude doivent cecuper la première place parmi les agents chimiques capables de rendre service aux rhumatisants chroniques à toutes périodes de la maladie.Comme nous l\u2019avons mentionné plus haut, c\u2019est surtout dans les formes graves s\u2019accompagnant de déchéance physique, de fonte musculaire, d\u2019amaigrissement profond qu\u2019il tire sa principale indication.Mais aussi, action des plus bienfaisantes chez les simples affaiblis, les déprimés, chez les sujets enclins à la tristesse, au découragement, chez les convalescents d\u2019une infection intercurrente (grippe, gastro-entérite aiguë, etc.), enfin, action souvent décisive dans maintes circonstances où l\u2019on sent que la médication aurique a systématiquement besoin d\u2019être renforcée : résultats traînants, incomplets, insuffisants.Je suis certain que de nombreux rhumatisants doivent aux qualités inappréciables de ce précieux médicament d'avoir pu sortir vainqueurs d\u2019une grande épreuve, alors que d\u2019autres, moins heureux, sont restés perdus dans la foule anonyme des grabataires et des impotents.Pour obtenir un maximum d\u2019effet utile, il est impérieux d\u2019employer la médication arsenicale à des doses plutôt élevées.Une bonne formule est celle qui renferme 25 à 30 centigrammes de cacodylate de soude combinés à 1 millig.de sulfate de strychnine par ampoule de 5 c.c.Nous avons coutume, dans la période dite d\u2019attaque, de donner 3 séries de 12 ampoules de cacodylate composé, chaque série de 12 injections étant séparée par une période de repos.Ainsi, une injection sous-cutanée quotidienne pour les 6 premières doses, ensuite une tous les 2 jours pour les 6 autres.Chez les sujets âgés, il est parfois préférable de s\u2019en tenir au rythme d\u2019une piqûre tous les 2 jours pour une première série.Après quinze jours de repos, nous reprenons le tra:tement, mais, cette fois, sans dépasser 3 injections par semaine pour 12 ampoules en tout.Nous 280 refaisons une troisième cure si la chose devient nécessaire, à raison de 2 piqûres par semaine, toujours pour un nombre global de 12 injections.Si plus tard il est encore indiqué de recourir aux bons offices du cacodylate, nous établissons une sorte de traitement d\u2019entretien à dose unique de 5 c.c., une fois la semaine, pour une durée de 2 à 3 mois.Soit dit en passant, l'injection hebdomadaire de myochrysine peut être pratiquée le même Jour que celle de la médication arsenicale, pour toutes fins utiles.En dépit de la mise en œuvre de ces différents moyens d\u2019action, il arrive que les résultats ne soient pas toujours conformes au but proposé.Dans ces circonstances, avant de changer quoi que ce soit dans la conduite du traitement, il importe au plus haut point de s\u2019assurer que le sujet prend tout le repos désiré.Un grand nombre de malades, à leur insu, se fatiguent et se surmènent en es\u201cayant de brûler les étapes sur Ja voie du retour à un état plus normal.Ils s\u2019exercent sans répit à des mouvements qui exigent un effort physique ou mental trop pénible ou trop soutenu.Ensuite ils seront étonnés de ressentir des douleurs, inconnues jusque là, dans les membres et de se sentir plus mal dans toute leur personne malgré un traitement b:en suivi.D\u2019autre part, les rhumatisants ne devraient pas oublier que c\u2019est le propre de la thérapeutique de produire des perturbations pourtant bienfaisantes ayant les jointures pour siège, ct que ces changements pour le mieux peuvent s\u2019accompagner d\u2019exacerbations douloureuses qui elles aussi sont influencées favorablement par la mise en repos des articulations intéressées.C\u2019est dans ces conditions qu\u2019un séjour dans un hôpital ou dans une clinique spécialisée peut rendre d'immenses services en permettant au malade de recevoir les soins que requiert son état, soins visant surtout à lui assurer un maximum de bien-être tant général que particulier.De prime abord, cette question du trai- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeriN AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1949 tement médical du rhumatisme chronique peut paraître difficile, compliquée même ; cependant, il est possible d\u2019en résumer les grandes lignes en quelques traits qui serviront, en même temps, de directives au médecin désirant faire l\u2019application de la méthode dans sa clientèle particulière.Ainsi : Traitement d\u2019attaque.20 à 25 injections hebdomadaires de sel d\u2019or & 1/32e de millig.3 capsules de théobromine-salicylate par jour, 4 semaines sur 5.Vitamine B ou foie de veau comme agent de substitution.Traitement de consolidation.10 & 15 injections de 1/32e¢ de millig.d\u2019or, tous les 15 jours seulement.2 capsules de théobromine par jour \u2014 4 semaines sur 5.Vitamine B ou foie de veau, au besoin.Traitement d\u2019entretien.1/32 de millig.d\u2019or toutes les 3 ou 4 semaines pour plusieurs mois.1 capsule de théobromine par jour.Vitamine ou foie de veau si nécessaire.A toutes périodes comme agents de soutien : Repos sous toutes ses modalités.Cacodylate de soude.Acétyl-salicylique et succinate de calcium.Acide folique.Sels iodés sous forme de gouttes, de granules effervescents, de cemprimés ou de solution injectable.Physiothérapie \u2014 Balnéothérapie \u2014 Psychothérapie \u2014 Orthopédie médicale.Thérapeutique occupationnelle, ete.Hospitalisation. MANTHA: TRAITEMENT DE L\u2019ARTHRITE RHUMATISMALE Au cours de ce long exposé, nous avons essayé de résumer notre expérience de 8 ans de pratique de l\u2019aurothérapie, expérience fondée sur l\u2019observation de plusieurs centaines de cas, rencontrés tant dans notre clientèle de ville que dans notre pratique hospitalière, à l\u2019hôpital St-Vincent et à l\u2019Hôpital Général d'Ottawa.Après avoir indiqué fidèlement les accidents apparus aux diverses étapes de notre expérimentation thérapeutique, nous en sommes arrivé finalement aux raisons qui 281 ont amené à la technique que nous avons adoptée comme étant celle de notre choix.Quant aux résultats obtenus, nous les avons rapportés tels qu\u2019ils se sont présentés à nous : bons ou parfois moins bons, mais en définitive plutôt excellents que médiocres.Maintenant que nous avons indiqué comment à notre sens on doit manier les sels chroniques, il nous appartient d\u2019en recommander l'usage, toutefois selon des règles peu nombreuses mais essentielles à son succès. RECUEIL DE FAITS à + à + UNE BALAFRÉE DE LA CHIRURGIE Bernard BAILLARGEON, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Observation.HISTOIRE DB LA MALADIE, La patiente, âgée de 40 ans, se présente pour troubles digestifs qui ont débuté vers l\u2019âge de 9 ans (1917).Elle se plaignait alors de digestion lente, d\u2019anorexie, de nausées et de vomissements.Certains jours, au cours du repas, son appétit coupait court, elle commençait à trembler, se retirait dans sa chambre pour pleurer.Son médecin l\u2019a traitée pour nervosité.Ces symptômes, comme vous le verrez, persistent jusqu\u2019à aujourd'hui à des degrés variables.Première hospitalisation, du ler août au 15 août 1932 (la patiente a 24 ans).Diagnostic: kyste de la glande de Bartholin.Opération: exérèse de la glande.* * * Deuxième hospitalisation, du 27 avril au 9 mar 1933 (25 ans).Hospitalisée d\u2019urgence pour douleur violente à l\u2019hypocondre droit, avec nausées et vomissements, qui nécessite des narcotiques.La douleur disparaît après 15 heures, et les symptômes digestifs vagues énumérés plus haut persistent.Diagnostic: crise bilieuse.Lésion concomitante: cholémie (familiale).* ® * Troisiéme hospitalisation, du 26 novembre au 22 décembre 1936 (28 ans).a Douleur vague à l\u2019hypocondre droit, aéro- gastrie, pesanteur à l\u2019estomac, nausées, vomissements, palpitations, insomnie.Diagnostic: cholécystite calculeuse et ptose de l\u2019estomac.Opération: 1) cholécystectomie; 2) gastro- suspension de Lambert.Protocole opératoire: vésicule sans adhérence, mince, contenant mucine et douze caleuls à facettes.L\u2019estomac est atone et ptosé à quatre travers de doigts sous les crêtes iliaques.* * * Quatrième hospitalisation, du 29 avril au 21 mari 1989 (31 ans).Après la cholécystectomie, la patiente a continué d\u2019avoir des malaises à l\u2019estomac.Sensation de blocage, de boule après repas, aérogastrie, palpitations, insomnie.On lui dit que son estomac est redescendu.L'examen physique révèle du clapotement et du borborygme.R.X.tube digestif: aucune lésion organique gastro-intestinale.Diagnostic: viscéroptose.* * * Cinquième hospitalisation, du 6 avril au 20 avril 1940 (32 ans).Les mêmes symptômes ont persisté.Sensation de gonflement dans la région du foie après les repas, sensation de tiraillements.Sensation de quelque chose qui remonte dans la gorge et la porte à avaler.R.X.tube digestif: aucune lésion organique radiologiquement décelable.Diagnostic: stase duodénale.* + * Sixième hospitalisation, du 19 juillet au 11 septembre 1940 (32 ans).Admise pour grossesse ectopique rupturée.Opération: 1) ablation de la trompe et de l\u2019ovaire gauches; 2) appendicectomie. BALLILARGEON: UNE BALAFRÉE DE LA CHIRURGLE Les symptômes digestifs et généraux persistent.* * * Septiéme hospitalisation, du 22 mai au 8 juin 1942 (34 ans).Réadmise pour mémes symptomes digestifs et généraux.R.X.estomac et duodénum: bonne transparence pulmonaire bilatérale.L\u2019estomac «suspendu » est bien remonté.Chambardement anatomique sans lésion organique de la région prépylorique.Image pseudo-diver- ticulaire du versant de la petite courbure de la région sus-vatérienne de D2.Tout D2 est étroit et irrégulier.Bonne évacuation.Diagnostic: périduodénite (2ème segment) postopératoire.*& % * Huitième hospitalisation, du 8 décembre au 16 décembre 1944 (36 ans).Mêmes symptômes digestifs et généraux, en plus sensation de pesanteur dans le bas du ventre depuis l'opération pour grossesse ectopique rupturée.R.X.tube digestif: les signes radiologiques semblent en faveur d\u2019une périduodénite cicatricielle chez une gastro-suspendue avec appendicite chronique.Diagnostic: ptose gastrique.Ptose rénale droite.*% * % Neuvième hospitalisation, du 18 mars au 5 avril 1945 (37 ans).Mêmes symptômes digestifs et généraux.Diagnostic: ptose gastrique.Opération: gastro-entérostomie.Libération d\u2019adhérences.* * * Dixième hospitalisation, du 5 août au 1er septembre 1945 (37 ans).Mêmes symptômes digestifs et généraux, mais en plus, depuis sa gastro-entérostomie, la patiente vomit au moins une fois par jour du mois de mars au mois d\u2019août.Elle va consulter son médecin qui lui dit que ses organes sont en cause.La douleur dans le bas du ventre dont elle se plaint depuis l\u2019opé- 283 ration pour grossesse ectopique rupturée persiste et la malade présente de la dysménorrhée.Diagnostic: métro-salpingite.Opération: hystérectomie sub-totale.Sal- pingo-ovariectomie droite.Anatomie pathologique: Utérus: muqueuse à la phase sécrétoire.Muqueuse anormalement proliférée.Métro- pathie fonctionnelle.Ovaire: nombreux petits kystes follieu- laires.Trompe: pas de lésion particuliére.* * % Onzième hospitalisation, du 24 octobre au 28 novembre 1946 (38 ans).Mêmes symptômes digestifs et généraux, - mais en plus sensation de pesanteur dans le flanc droit.Pyélographie ascendante: ptose rénale bilatérale plus ascendante à droite.Diagnostic: ptose rénale droite.Opération: néphropexie droite.% * % Douzième hospitalisation, du 8 avril au 12 juin 1948 (40 ans) Patiente admise pour cellulite cervicale gauche, mais se plaignant toujours des mêmes symptômes digestifs et généraux: faiblesse, douleur intermittente à l\u2019hypocondre droit, sensation de boule qui voyage dans l\u2019abdo- ment, nausées et vomissements fréquents, insomnie, nervosisme, pleure facilement.Examen objectif: négatif, sauf cicatrices opératoires.Repas baryté et R.X.du grêle: radiolog\\- qquement normaux.Globules rouges: 3,850,000.Hb.84% \u2014 Dii- férence normale.Diagnostic: psychonévrose \u2014 état anxieux chronique.HISTOIRE PERSONNELLE.La patiente est la 5ème enfant d\u2019une famille de 8, dont 5 filles et 3 garçons.Son père était contremaître sur un chantier de construction.1) Période préscolaire: de la naissance à 6 ans et demi (1908-1914). 284 Ambiance familiale très mauvaise; son père est ivrogne; il arrive très souvent à la maison en état d\u2019ivresse.Il y amène parfois des femmes de mauvaise vie, ils s\u2019enivrent ensemble et les enfants sont témoins des spectacles les plus dégoûtants.La police est quelquefois alertée pour rétablir l\u2019ordre.La mère de la patiente est obligée, dans ces temps-là, de coucher par terre avec les autres enfants, pour faire place à l\u2019étrangère.Les enfants sont battus pour des insignifiances.2) Période scolaire: de 6 et dem à 18 ans (1914-1921).Ses parents se séparent.L\u2019enfant est placée à l\u2019orphelinat; elle s\u2019ennuie, mais se mêle assez bien aux autres.Vers 9 ans, la situation financière est améliorée, la fillette revient à la maison.Pour une raison qu\u2019il est difficile de mettre en évidence, elle est très nerveuse.On la conduit chez le médecin, pour la première fois.Celui-ci la traite pour les symptômes énumérés au début de cette histoire.Elle continue d\u2019aller à l\u2019école et réussit assez bien dans ses classes.A 11 ans, nouvelles difficultés financières qui l\u2019obligent à retourner à l\u2019orphelinat qu\u2019elle quittera définitivement à 13 ans.3) Période postscolaire: de 13 ans au mariage (24 ans) (1921-1932).La patiente va travailler, comme servante, pour un couple sans enfant qui demeurait sur une ferme.Elle s\u2019aperçoit que le mari est très prévenant à son égard, surtout lorsqu\u2019ils sont seuls.Un bon jour, la femme tombe malade et est transportée à l\u2019hôpital.Son patron, qui s\u2019était pris de longue main, séduisit l\u2019enfant qui vint, après un certain temps, à ressentir de grandes satisfactions physiques.Sa maîtresse, à son retour de l\u2019hôpital, a vent de l\u2019affaire et commence à la maltraiter.Elle la frappe à propos de tout et .de rien.Ceci se produit très souvent aux repas.L\u2019enfant devient très nerveuse et vomit souvent.Finalement, la patiente s\u2019enfuit et retourne chez sa mère.À 16 ans, elle commence à travailler dans une manufacture et là rencontre un type L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLaTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 qui lui plaît.Elle devient sa maîtresse et, un an plus tard, elle est enceinte.Sa mère s\u2019aperçoit de son état et la chasse de la maison.Elle en parle à son conjoint, qui l\u2019assure de l\u2019aider financièrement, mais lui avoue ne pouvoir faire plus, car il est marié.Après l\u2019accouchement, elle veut garder l\u2019enfant, le père de celui-ci s\u2019y oppose; des discussions s\u2019ensuivent et la patiente commence à détester le responsable, puis à le haïr.Finalement, le bébé est placé dans une crèche et meurt deux mois plus tard.On réac- cepte la malheureuse sous le toit familial.Elle est alors âgée de 18 ans.Elle trouve un emploi dans une autre manufacture.Durant cette période, elle a de la difficulté à dormir, elle souffre beaucoup de son estomac, est déprimée, croit son avenir brisé; elle est souvent incapable de faire sa journée d'ouvrage.À la maison, ses frères ne cessent de l\u2019insulter et de lui lancer à la figure son erreur passée.Quelques années plus tard, elle rencontre un jeune homme avec qui elle sympathise beaucoup, ils se fréquentent et elle devient très amoureuse de lui \u2014 c\u2019est son idéal.Un jour, elle apprend qu\u2019il fréquente d\u2019autres jeunes filles, ce qui la blesse beaucoup.Sur les entrefaites, elle rencontre un autre monsieur qui s\u2019amourache d\u2019elle et la demande en mariage.Elle ne l\u2019aime pas, mais, pour se venger des infidélités du premier, elle accepte; elle est alors âgée de 24 ans.4) De 24 ans à aujourd\u2019hui (1932-1948).Les premiers cing mois du mariage sont supportables, mais elle est toujours languissante et pas satisfaite, elle craint s\u2019être trompée.Elle commence à comparer les manières, le langage, etc, de son mari avec ceux de son « idéal d\u2019homme » qu\u2019elle a délaissé.Les relations sexuelles deviennent une corvée, la satisfaction physique qu\u2019elle avait tellement appréciée avec l\u2019amant précédent ne se produit que rarement.Ils ne sont jamais de la même opinion et la conversation, dégénère d\u2019habitude en discussion.Les choses vont de mal en pis et, après un certain temps, ça BAILLARGEON: UNE BALAFREE DE LA CHIRURGIE l'irrite autant de l'entendre rire que de l\u2019entendre chicaner, en un mot «il lui tape sur les nerfs ».L\u2019estomac va de plus en plus mal.Si elle se lève les bras, comme pour étendre du linge sur une corde: douleur épigastr.que, nausées, vomissements.La patiente peut faire de moins en moins d'ouvrage à mesure que les symp- tomes s\u2019aggravent.A 25 ans, 2ème hospitalisation (1933), la radiographie de la vésicule biliaire aurait été négative.A 26 ans, devient enceinte, supporte mal sa grossesse, elle est incapable de manger, elle a des douleurs à l\u2019estomac, des nausées, des vomissements qui ne vont pas, d\u2019un autre côté, au stade incoercible.Accouchement normal.Le père n'aime pas les enfants.Si le bébé pleure la nuit, il sacre et tempête: la mère se lève, passe des nuits debout et continue à faire son ouvrage le jour.Les relations conjugales ne s'améliorent pas, les symptômes non plus.En 1936, à l\u2019âge de 28 ans, 3ème hospitalisation qui résulte en une cholécystectomie pour cholécystite calcu'euse et gastro-suspension de Lambert.La malade n\u2019est pas améliorée par l\u2019opération: elle a les mêmes malaises, digère mal, ne dort pas, n\u2019a pas d\u2019appétit, elle sc décourage de constater qu\u2019elle a été opérée et qu\u2019elle n\u2019est pas mieux.Durant les années qui suivent, elle change de tactique vis-à-vis son mari.À moins qu\u2019elle ne puisse se contrôler, elle ne discute plus avec lui, mais supporte tout ce qu\u2019il dit, et lorsqu'il est parti, elle pleure.Le mari devient de plus en plus grincheux et prend plaisir à l\u2019insulter ct la traite de tout ce qu\u2019il y a de plus bas; il la menace, mais ne la frappe pas; elle est, dans certaines circonstances, obligée de le menacer de la police.En 1939-1940, clle est réadmise sous observation pour son estomac.En juillet 1940, à l'âge de 32 ans, admise d\u2019urgence pour gros- Sesse ectopique rupturée.L\u2019appendice est enlevé en même temps.Puis les hospitalisations se répètent en 1942, en 1944.Fn 1945, la gastro-entérostomic est pratiquée sans résultat.Au cours de In même année, hys- 285 térectomie sub-totale, salpingo-ovariectomie droite.Après cette dernière opération, le mari, qui est sous l'impression que cette opération entrave le libido, l\u2019accuse de ne plus avoir de sentiment et en profite, lorsqu\u2019il y à des étrangers, pour faire des remarques désobligeantes.La patiente ne sort pas, elle élève son enfant, qui est de plus en plus difficile.Elle présente toujours les mêmes symptômes à des degrés plus ou moins marqués qui coïncident avec le niveau de la tension nerveuse.La néphropexie ne donne aucun résultat.COMMENTAIRES.S1 on établit un parallèle entre les symptômes ct les facteurs émotionnels chez cette malade, qui a été hospitalisée douze fois et à subi six opérations, je crois bien qu\u2019on conclura que les premiers sont secondaires aux seconds, sauf pour l\u2019exérèse de la glande de Bartholin et l\u2019opération pour grossesse ectopique rupturée.En 1936, cette patiente subit une cholécystectomie, et l\u2019on trouve douze calculs à facettes.Quels troubles ces caleuls produisaient-ils chez notre malade?Il est probable qu\u2019en 1933, bien que la radiographie fût négative, notre patiente présentait une crise de colique hépatique; la description qu\u2019elle nous en donne est assez classique et des narcotiques furent nécessaires pour faire disparaître la douleur.Mais, en 1936, les symptômes qu\u2019elle présentait alors n\u2019étaient certainement pas dus aux caleuls puisqu'ils existaient encore après leur ablation.C\u2019est une preuve de plus qu\u2019il ne faut pas se hâter d'attribuer à nos découvertes radiologiques ou autres les symptômes qu\u2019un malade présente et ceci prouve, encore une fois, que le dicton classique «il n\u2019y a pas de maladies mais bien des malades » existe toujours.Chacun, à cause de son tempérament, de sa stabilité émotionnelle, réagit différemment à une émotion (les maladies organiques causent des émotions) cet l'instabilité émotionnelle peut par elle-même causer non seulement des symptômes mais aussi des troubles organi- 286 [UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 ques.Exemple: quelqu\u2019un qui est instable quences graves puisque la malade présentait devant une difficulté, une épreuve, peut bien développer comme symptômes de l\u2019insomnie, peut bien présenter de l\u2019anorexie, cette diminution d\u2019ingestion d\u2019aliments peut bien, si elle se prolonge, provoquer de l\u2019amaigrissement, de l\u2019anémie secondaire, ete, etc.Ces malades qui présentent des états de tension nerveuse, états qui durent des années comme chez notre malade, ont comme n\u2019importe qui le droit de développer une maladie organique, mais alors la tension nerveuse qui s\u2019accroît dans ces conditions crée par elle- même des symptômes qui viennent embrouiller le tableau clinique.Ici je rapporte un cas où des phénomènes de tension nerveuse ont été responsables de nombreuses opérations; mais le fait de considérer comme nerveux un malade souffrant de troubles organiques n\u2019est pas rare.A supposer que notre malade ait toujours été traitée par le même médecin, celui-ci la connaissant bien aurait jusqu\u2019en 1940 considéré, avec raison d\u2019ailleurs, les symptômes secondaires à de la tension nerveuse et, si une bonne nuit on l\u2019eût appelé d\u2019urgence parce qu\u2019elle présentait de violentes douleurs abdominales, il aurait, je crois, été bien tenté de se dire: « C\u2019est encore la même nerveuse » (à remarquer que je ne me suis servi d\u2019aucun qualificatif avant le mot nerveuse) et, s\u2019il s\u2019était laissé guidé par son impression, ceci aurait pu avoir des consé- alors une grossesse ectopique rupturée.De tout ceci, je crois qu\u2019il faut conclure que, quel que soit le perfectionnement de nos appareils à diagnostic ou la précision de nos examens de laboratoire, le sens clinique basé sur un jugement sûr, le questionnaire serré, l\u2019examen minutieux auront toujours leur place en médecine.Les conséquences de ces diagnostics qui ne sont pas les bons et les opérations qui en découlent font que ces malades sont de plus en plus convaineus que leurs symptômes sont dus à des lésions de leur organisme et la tâche de tenter de leur faire voir les relations qui existent entre leurs malaises et leur état émotionnel est d\u2019autant plus difficile, voire même impossible.Je n\u2019ai pas présenté ce cas pour créer de l\u2019animosité entre médecin et chirurgien.Cette malade a été vue par de nombreux médecins et chirurgiens.Ce n\u2019est pas non plus mon intention de faire naître de l\u2019animosité entre les hôpitaux.Cette patiente a été hospitalisée dans presque tous les hôpitaux canadiens- français de notre ville et dans un hôpital canadien-anglais.J\u2019ai eru bon de présenter le cas de cette malade, car je crois que c\u2019est en procédant de cette façon qu\u2019on viendra à poser un diagnostic plus précis, plus tôt, ce qui permettra de juger de la valeur de telle ou telle opération en telle ou telle circonstance.IMT NEES WET EEE PANCRÉATITE AIGUË À FORME PÉRITONITIQUE ! (Un cas) Rosaire LAUZER, Chirurgien à l\u2019hôpital Saint-Luc (Montréal).Observation.(Dossier 119474, hôpital St-Luc) Marguerite P., âgée de 23 ans, mariée, entre dans le service de chirurgie, le 25 septembre 1948, pour des douleurs épigastriques.Antécédents familiaux: Père mort à l\u2019âge de 39 ans, de tuberculose pulmonaire.La mère est en bonne santé, ainsi que ses deux sœurs et son frère.Antécédents personnels: Rougeole dans l\u2019enfance.À l\u2019âge de treize ans, cure d\u2019air et de repos dans un sanatorium, durant un an et demi, pour tuberculose ganglionnaire.Les premières règles apparaissent à seize ans; dysménorrhéiques, elles durent sept jours, mais elles se reproduisent régulièrement dans la suite.Mariée à 22 ans, elle devint enceinte quatre mois plus tard.Elle se rappelle qu'au septième mois de sa grossesse, elle a ressenti une douleur épigastrique, en barre, bientôt suivie de vomissements.La douleur était forte, mais ne dura pas plus qu\u2019une heure.Le même syndrome se reproduisit environ trois semaines après l\u2019accouchement, qui eut lieu le 17 août dernier.Accouchement laborieux; enfant d\u2019apparence normale, mais qui mourut le 12 septembre suivant, de cause incertaine.On note de plus dans les antécédents de la malade une constipation marquée.Histoire de la maladie.Le 22 septembre, au cours de l\u2019après-midi, la malade commence à souffrir de douleurs tenaces à l\u2019épigastre, avec paroxysmes d\u2019intensité croissante.Vers le soir, les vomissements s'installent, et la douleur étant plus forte, le médecin est appelé.Celui-ci porte le diagnostic de colique hépatique, pratique une injection calmante, il ordonne une diète liquide.1.Travail présenté à La Sociéré de Chirurgie, séance- du ler décembre 1948.Durant les deux autres jours précédant l\u2019entrée de la malade à l\u2019hôpital, la douleur persiste avec périodes d\u2019accalmie le jour, exacerbation le soir, accompagnée de vomissements.À son arrivée, après trois jours de maladie, l\u2019état général de cette malade semble plutôt bon.Elle est peu souffrante.La température est à 99.2, le pouls à 90, la respiration à 24.Il n\u2019y a pas d\u2019amaigrissement notable, ni déshydratation; la malade pèse 125 livres, mesure cinq pieds et quatre pouces.Au niveau de la vésicule biliaire, les muscles sont en état de défense, mais le reste de l\u2019abdomen est relativement souple et indolore.L\u2019interne de garde ne juge pas l'intervention chirurgicale urgente; il soumet la malade à un traitement par la pénicilline, aux trois heures, et tente le refroidissement de la lésion.Le lendemain, la température monte à 100.2, le pouls reste à 90.Les douleurs, plus fortes dans la soirée, nécessitent une injection de morphine.Le lundi, 27 septembre, lorsque nous voyons la malade, la température est à 103, le pouls à 114 et la leucocytose à 27,800.Nous constatons aussi une défense musculaire au niveau de la vésicule biliaire, mais, en tentant la palpation profonde, on provoque une douleur plus forte à gauche de l\u2019ombilic.On note de plus un certain degré de météorisme et un état nauséeux.Vu les antécédents tuberculeux de la malade, l\u2019accouchement récent, le surmenage occasionné par la mort de l\u2019enfant, nous posons l'hypothèse d\u2019une péritonite aiguë tuberculeu- sè, et ajoutons au traitement déjà prescrit la streptomycine, un gramme par jour, divisé en six injections aux quatre heures.Le lendemain, 28 septembre, la température est descendue à 100, le pouls à 70.Mais la malade souffre et vomit, l\u2019abdomen est franchement ballonné et présente, à la percussion, de la matité dans les flancs, matité qui se déplace 288 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 avec les changements de position de la malade.On décide alors d\u2019intervenir sans tarder.Protocole opératoire.Anesthésie rachidienne.Laparotomie para- médiane droite sus et sous-ombilicale.À l\u2019ouverture du péritoine, du liquide jaune citrin s\u2019écoule en abondance à l'extérieur.La vésicule biliaire apparaît normale, et il n\u2019y à pas de dilatation du cholédoque.Les côlons, l\u2019intestin grêle, les organes génitaux ne présentent pas de lésion.L\u2019épiploon cependant est en grappe de raisin, et la pointe est accolée au côté gauche de l\u2019ombilic, à l\u2019endroit où la palpation de l\u2019abdomen, avant l\u2019opération, avait provoqué le maximum de douleur.Cet épiploon est rempli de granulations de grosseur variée, parfois agglomérées et formant des nodules.Au niveau du ligament gastro-colique, les granulations sont plus nombreuses, plus denses, congestionnées.Le pancréas, palpé sans effondrement de l\u2019_épiploon, nous semble lisse et non augmenté de volume.On ne trouve pas de taches blanchâtres caractéristiques de la stéatonécrose.Nous refermons la paroi autour de deux drains cigarettes, plongeant dans la zone de congestion pré-pancréatique.Traitement postopératoire.Glace sur l\u2019abdomen.Streptomycine et pénicilline continuées.Sérum mixte, 1000 c.e.par jour en injection intraveineuse.Vitamine C, 500 mg.matin ct soir.Evolution postopératoire: Les vomissements cessent immédiatement.Dès le lendemain, les douleurs s\u2019atténuent.La malade a des mictions spontanées, et des selles à l\u2019aide de lavements.La température tombe à la normale le troisième jour.Le pouls également suit une courbe descendante rapide.Les sérums sont supprimés le troisième jour et l\u2019alimentation régulière reprise.Les drains sont retirés, l\u2019un le cinquième, l\u2019autre le sixième jour, les points enlevés le dixième.Lorsque, le quinzième jour après l\u2019opération, nous autorisons le départ de l\u2019hôpital, la plaie opératoire est entièrement cicatrisée.Rapport de l\u2019examen anatomo-pathologi- que: « Fragments de tissu épiploïique montrant des lésions typiques de stéatonécrose.Ilots de substance amorphe en plein tissu adipeux entouré de réaction inflammatoire.Stéatoné- \u2018crose.» (A.Bernier) COMMENTAIRES «Le diagnostic de la pancréatite aiguë, qu\u2019il faut faire rapidement, n\u2019est pas facile, ni cliniquement, ni, quelquefois, le ventre ouvert.» (\u2018ette assertion de Mondor semble bien s\u2019appliquer au cas que nous rapportons présentement.Malgré les signes cliniques divers, aucun d\u2019eux ne nous semblait assez caractéristique pour nous orienter vers le diagnostic de pancréatite, et de ce fait ni l\u2019amylase sanguine, ni les diastases urinaires n\u2019ont été recherchées.Les constatations opératoires elles-mêmes ne nous ont pas non plus semblé assez évidentes pour identifier alors les lésions origmant du pancréas.C\u2019est assez dire que l\u2019identification des formes de pancréatite non parfaitement caractérisée reste encore parfois difficile et qu\u2019il importe de rapporter, dans l\u2019intérêt à la fois des malades, des cliniciens et des chirurgiens, les observations, si incomplètes soient- elles, que nous offrent les hasards de la clinique hospitalière. UN CAS D\u2019ABCÈS CÉRÉBRAL ! Georges LAFRAMBOISE (Ottawa).Permettez-moi d\u2019exposer brièvement les difficultés du diagnostic d\u2019abcès cérébral.Evi- demment le diagnostic d\u2019abcès encéphalique devient facile lorsque l\u2019on se trouve en présence de signes cliniques qui correspondent à la phase de suppuration.Cette symptomatologie, vous la connaissez tous, c\u2019est celle où apparaissent : la céphalée locale ou hémi-cranienne avec accès aigus, les troubles psychiques, la somnolence, la torpeur cérébrale, l\u2019asthénie, surtout les lésions de la papille.Pour le cas qui nous occupe, ces symptômes diffus d\u2019'hypertension intracrânienne et qui sont des signes cliniques de haute valeur n\u2019existent guère au moment de l\u2019examen.Observation \u2026.Il s\u2019agit d\u2019un jeune homme de 33 ans admis à l'hôpital avec le diagnostic de « pan-sinusi- te » ; ce malade fut traité pendant quelques jours avant son hospitalisation pour un coryza tenace accompagné d\u2019une laryngite aiguë.Apparait une céphalée frontale persistente qui décide le malade à se rendre à l\u2019hôpital pour une radiographie de ses sinus.Lorsque je vois ce malade pour la première fois, les signes classiques de l\u2019abcès encéphalique sont à peu près nuls.L\u2019état général du malade est assez bon, il répond intelligemment aux questions qu\u2019on lui pose, légère élévation de la température, pouls 90, céphalée frontale à laquelle le malade n\u2019attache aucune importance ; toutefois le malade se hâte d\u2019ajouter qu\u2019il a souffert de violents maux de tête au cours de la semaine qui a précédé son hospitalisation.À ce moment il est permis de suppo- 1.Communication à la Société Canadienne d\u2019oph- talmo-oto-laryngologie, le 7 septembre 1948, au cours du XIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C.ser que le malade se trouve dans une de ces périodes de rémission.La rhinoscopie ne fait voir qu\u2019une turgescence des cornets, dégénérescence polypoiïde ; le naso-pharynx fait voir des sécrétions catarrhales visqueuses blanchâtres.L\u2019éclairage des sinus est normal.Rapidement, je cherche l\u2019acuité visuelle, qui me semble normale.Réflexes pupillaires normaux ; il m\u2019a paru y avoir une légère ptose de la paupière supérieure du côté gauche.Sans insister j\u2019exaimnine les mouvements oculaires : aucun signe significatif.L\u2019examen des oreilles révèle une vieil'e otite à gauche, large perforation de la membrane tympanique située à la partie inférieure, le pus est peu abondant.Je ne note aucune rougeur, aucun gonflement et aucune douleur à la percussion de la région mastoïdienne.J'observe une surdité partielle.\u2018 ~ Les radiographies.Les sinus : rien d\u2019anormal au niveau des sinus maxillaires, ni au niveau des sinus frontaux et ethmoidiens.La mastoide gauche présente un aspect éburné, contrairement à ce que nous avions noté dans un rapport précédent ; nous ne pouvons déceler aucune lésion d\u2019ostéite.Les recherches du laboratoire.La formule sanguine : hémoglobine : 93% ; globules rouges : 5,000,000 ; globules blancs : 11,600 ; C.index : 93 ; lymphocytes : 12.R.Wassermann, négatif.Urines : absence de sucre, d\u2019albumince ; examen microscopique, négatif.La ponction lombaire ne donne aucun signe révélateur du drame qui allait se jouer.En résumé, nous devons considérer, au point de vue subjectif, histoire de violents maux de tête ; au point de vue objectif, vieille otite moyenne suppurée.| Quelques jours plus tard Je malade se plaint de violents maux de téte sans loca- 290 lisation bien précise, à cause de ces accès aigus.L'hypothèse d\u2019une lésion cérébrale s\u2019impose ; c\u2019est à partir de ce moment que les difficultés surgissent.Nous apprenons accidentellement par l\u2019entourage du malade l\u2019histoire d\u2019un traumatisme du crâne.Le choc fut assez violent puisque le malade fut inconscient pendant quelques heures à la suite de cet accident.Cependant, le malade reprend son travail le lendemain.Comme ce traumatisme est assez récent, nous demandons une radiographie de la boîte cränienne.«Les radiographies du crâne ne font pas voir de fracture à son niveau.Ncus notons, toutefois, que le rebord supérieur du rocher à gauche présente des irrégularités suspectes.Il est possible qu\u2019il y ait eu une fissure à ce niveau et que nous ne pouvons visualiser.» Les indications tirées de l\u2019examen clinique à cette période optent en faveur « d\u2019abcès encéphalique », mais la consultation exigée décide autrement.Le diagnostic de « méningite» est établi par le consultant, qui recommande que le malade soit transféré en médecine.Au cours de cette journée, les accès aigus d\u2019une céphalée hémi-cränienne apparaissent et à ce signe grave succèdent l\u2019asthénie, la - somnolence, les vomissements, la torpeur cérébrale, le ralentissement du pouls, le coma et surtout les lésions de la papille.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014-Montréal, mars 1949 Le diagnostic d\u2019abcès encéphalique confirmé par le neurologiste est suivi de la trépanation.Le malade est transporté en ambulance à l\u2019Institut Neurologique de Montréal pour cette intervention chirurgicale.Comme conclusion pratique, il faut se rappeler : 1) Le début insidieux des abcès encéphaliques.2) Qu'il existe une période plus ou moins longue caractérisée par des alternatives d'amélioration et d\u2019aggravation.3) Qu'il faut tenir compte du symptôme sub- Jectif, céphalée avec accès aigus.4) De ne pas trop compter sur les recherches du laboratoire.5) Que les abcès encéphaliques ont souvent pour cause une vieille otite moyenne suppu- rée ignorée et non traitée.6) L'aide indispensab'e du neurologiste pour.les cas difficiles.Un mot du traitement.Nous avons eu recours à la pénicilline et à dose massive et dès le début sans pouvoir améliorer l\u2019état de notre malade.A la suite de la trépanation après un séjour de plusieurs semaines à l\u2019hôpital, le malade revient chez lui ; après une convalescence de 6 semaines, il a pu reprendre son travail habituel. pe re = Bai te.oi oid OSTEOPERIOSTITE SPECIFIQUE DE LA PAROI DE L\u2019ORBITE GAUCHE\" Jacques BOULANGER (Rivière-du-Loup).Observation Madame C.M., âgée de 42 ans, se présente à la clinique avec le syndrome suivant: exophtalmie, fedéme palpébral, douleur et larmoiement.Elle raconte, en vitesse, qu\u2019il y à trois ou quatre ans, un abcès périorbitaire s\u2019est développé, ce qui a nécessité une opération dans un hôpital de Québec.Elle avoue candidement avoir été bien jusqu\u2019à il y a un mois ou deux, alors que son œil a commencé à lui faire mal et à présenter du gonflement.L'examen de la malade se fait comme suit : I.Inspection.L\u2019O.D.est sain.L\u2019O.S.est en exophtalmie et en strabisme interne complet, ne laissant voir que le 4 de la cornée.La région sourcilière nous laisse voir une cicatrice vicieuse légèrement soulevée.Lia conjonctive présente du chémosis au premier degré.Le champ d\u2019excursion est très limité et les mouvements provoqués amènent de la douleur profonde.La malade est myope.La pupille de l\u2019œil malade ne réagit pas à la lumière, cependant que le réflexe consensuel existe.Les réactions de la pupille droite à la lumière, à l\u2019accommodation et à la convergence sont normales.II.Palpation.La palpation du globe provoque une douleur profonde, sourde, douleur qui est plus forte \u2018alors que l\u2019on palpe à la partie externe.On ne remarque pas de douleur ni d\u2019empâtement à la palpation de la région sourcilière et du rebord orbitaire.L'examen soigné et l\u2019imagination peut-être font naître l\u2019idée de fluctuation.L'examen ophtalmoscopique gauche est impossible et celui de l\u2019œil droit ne révèle rien de spécial.inn.1.Communication à la Société Canadienne d\u2019oph- talmo-oto-laryngologie, le 7 septembre 1948, au cours du XIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C.ITI.Questionnaire.Le questionnaire sur son état général et sur ses antécédents personnels demeure sans réponse, sauf qu\u2019elle avoue ne pouvoir demeurer couchée longtemps, à cause d\u2019une sensation d\u2019étouffement et de douleurs plus accentuées à son œil gauche et dans la tête.La malade, lors de cet examen, ne faisait pas de température et la pression est normale.Il est à noter toutefois que cette malade a l\u2019air fatiguée et déprimée : elle est souffleuse, elle a la peau sèche et elle accuse toutes sortes de petits malaises généralisés.La patiente est alors gardée à l\u2019hôpital et le traitement préliminaire suivant est installé: repos, compresses humides chaudes en permanence et pénicilline \u2014 100,000 unités \u2014 matin et soir.Les examens de routine, soit le B.W.et l'analyse d\u2019urine, sont prescrits ce jour.Quatre jours plus tard, la fluctuation imaginaire, comme on le verra par la suite, demeure.On décide a'ors d'ouvrir et de drainer ce que nous croyons être une cellulite ou phlegmon.L\u2019incision est pratiquée en dessous du sourcil, à travers la paupière, jusqu\u2019au rebord osseux.Cette manœuvre ne ramène rien.On pense alors à une collection purulente en dedans du cône musculaire et une seconde ouverture est faite par voie conjonctivale, sans résultat également.C\u2019est alors que les deux incisions sont fermées et la malade regagne son lit.Le chirurgien émet alors l\u2019idée d\u2019un diagnostic de tumeur osseuse.Le lendemain matin, le radiologiste, l\u2019histoire de la malade, \u2014 qui se décide, hélas ! de révéler son histoire bien longue, mouvementée autant que « piquante » \u2014 et, surtout, le B.W.amènent un diagnostic bien établi et confirmé d\u2019ostéopériostite de la paroi supérieure de l\u2019orbite gauche, = PRIOR EPS Pa ES EEE 292 Vous direz peut-être, avec raison, mes chers confrères, qu'il faut dans tous les cas, suivant l\u2019expression de mon professeur de syphiligraphie, toujours penser à la syphilis.Cela paraît bien simple, hélas ! mais remarquez bien qu\u2019il fallait y penser.Vous me permettrez done de vous décrire la nature, l\u2019évolution, l\u2019anatomo-pathologie et lcs données récentes de la thérapeutique spécifique dans ces cas d\u2019ostéopériostite.Cette manifestation clinique entre dans le cadre des affections de l\u2019orbite et trouve sa place de choix au chapitre des infections qui, par leur fréquence et leur évolution, constituent le groupe le plus important.La conformaticn toute spéciale des os «de l\u2019orbite nous cblige à employer le terme d\u2019ostéopériostite ; en effet, l\u2019ostéite primaire n\u2019existe à peu près pas et la périostite, qui est primitive, amène invariablement l\u2019ostéite.Les aspects cliniques varient suivant l\u2019étiologie.En effet, les formes aiguës à évolution rap de et dramatique découlent, en général, des affections des sinus accessoires et des traumatismes.D\u2019autre part, la tuberculose, la syph'lis et l\u2019actinomycose amènent des formes cliniques à évolution chronique.La tuberculose cause ici des lésions déterminées, spéciales, toujours les mêmes ou à peu près, tant sur le rebord orbitaire que sur les parois.L'évolution est sensiblement toujours la même ; c\u2019est pourquoi l\u2019estéopérios- tite bacillaire sert de type dans la description que font les précis de l\u2019ostéopériostite de l\u2019orbite.L\u2019affection syphilitique, au contraire, évolue de façon plus complexe, plus sourde, plus hypocrite, je dirais.C\u2019est ordinairement une manifestation tardive de l\u2019accident primitif.La localisation du processus infectieux au rebord orbitaire est plus fréquente et semble être favorisée par les traumatismes.On remarque, tout d\u2019abord, un petit gonflement ou saillie qui suit une période prodromique de quelques semaines, caractérisée par L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 ButLerin A.M.LAEC.-\u2014 Montréal, mars 1949 de la douleur subjective en un point précis du rebord orbitaire.Cette douleur est exagérée.par la pression digitale ct offre le caractère spécial d\u2019exacerbation nocturne.Ce nodule douloureux, constitué par une gomme, évolue lentement vers la fistulisation pour donner après une cicatrice vicieuse.Le diagnostic différentiel cst à faire, dans cette période de début, avec certaines formes de névralgie trijumale.A la période d\u2019état, alors qu\u2019on assiste au ?ramollissement et à la fistulisation, il faudra établir le diagnostic différentiel avec la forme bacil'aire qui évolue sans douleur.D'ailleurs, le B.W.et l\u2019analyse des produits de la fistule sont de nature à trancher le diagnostic.L\u2019os- téopériostite des parois de l\u2019orbite est plus rare et plus grave.Chacune des parois peut être le siège de la léston primitive.Par ordre de fréquence, la paroi supérieure est dernière cn ligne de compte.Son atteinte, cependant, est beaucoup plus grave, étant donné la localisation sus-jacente des.éléments nerveux ct méningés.Au point de vue anatomo-pathologi- que, on note toutes les caractéristiques attachées à la syphilis osseuse, à savoir : soit des périostites gommeuses ou des gommes isolées.C\u2019est à ce stade de l\u2019évolution, alors que la gomme se ramollit, qu\u2019on assiste à la désintégration et à l\u2019adultération des parties molles du contenu orbitaire.Ces changements nous mettent en présence d\u2019une tumeur mollssse rénitente qui, à l\u2019ouverture, fait sourdre un pus jaunâtre.épais, nécrosé.Si l\u2019ouverture chirurgicale n\u2019est pas faite, on verra apparaître une fistule qui finira bien par guérir en laissant une mauvaise cicatrice.Notre malade a présenté ce stade intermé- d\u2018aire de la collection purulente lors de sa première hospitalisation, il y a trois ou quatre ans.A ce stade plus éloigné,\u201d celui auquel nous voyons notre malade, nous notons que les lésions gommeuses aboutissent, lorsque le traitement est mal suivi ou n\u2019a pas donné lc ve BOULANGER: OSTÉOPÉRIOSTITE SPÉCIFIQUE DE L'ORBITE GAUCHE 293 résultat espéré, à l'ostéite raréfiante ou à l\u2019ostéite condensante ou hyperp:astique.Dans le premier cas, on constate l\u2019effritement et la friabilité des os, causant dans l\u2019orbite, comme ailleurs sur le septum nasal et la voûte palatine, des fractures spontanées, des perforations.Il va de soi que ces perforations sont funestes, lorsqu\u2019elles apparaissent à la paroi supérieure de l'orbite.Dans le second cas, celui de l\u2019ostéite hyper- plastique, on a surtout à redouter les troubles de compression.On assiste alors à la propulsion lente et progressive du globe oculaire.L\u2019exophtalmie est toujours dirigée du côté opposé à celui de la lésion primitive.Ces hyperplasies lentes et progressives, lorsqu\u2019elles sont situées à l\u2019angle supéro-interne de l\u2019orbite, peuvent prêter à confusion avec l\u2019hyper- ostose de la sinusite frontale.qui est une affection très rare.Les troubles de compressions aboutissent au syndrome de la fente sphénoïdale caractérisé par l\u2019ophtalmoplé- gie sensorio-sensitivo-motrice.L\u2019œil devient comme figé, souvent dévié.avec une pupille d'latée insensible à la lumière.Les troubles sensitifs s\u2019extériorisent par la parésie de tout le territoire de l\u2019ophtalmique, à savoir : région palpébrale supérieure, région lacrymale, conjonctivale et cornéenne.À ce stade, comme chez notre malade, l\u2019exophtalmie augmente, les douleurs névralgiques s'accentuent et, finalement, apparaissent le stase papillaire et la névrite optique.À ce stade de l\u2019affection, il va de soi qu\u2019un traitement antispécifique énergique est de rigueur.J'ai consulté les autorités en syphiligraphie et on m\u2019a suggéré, comme traitement, de donner à ma malade de la pénicilline à la dose de 40,000 unités aux trois heures jour et nuit, pour une dose totale de 5,000,000 d\u2019unités.Le traitement serait à continuer, par après, par le bismuth ou, si la malade a déjà reçu de nombreuses injections de bismuth, il vaudrait mieux s\u2019en tenir à la pénicilline exclusivement.Ce traitement à la pénicilline serait à recommencer, s\u2019il y a lieu.Les résultats de ce traitement n\u2019ont pu être appréciés, car notre malade ne s\u2019est pas présentée à la clinique après son premier traitc- ment.Dans le cas qui nous intéresse, cependant, la malade a reçu depuis cinq ans un traitement antispécifique assez bien élaboré, et le B.W.s\u2019est toujours montré positif et la lésion a toujours progressé moins rapidement ct moins dramatiquement peut-être que si l\u2019affection avait été laissée à elle-même.Je me demande si la pénicilline, à ce stade avancé de la maladie, pourrait arrêter le processus.J'en doute fort. REVUE GÉNÉRALE a > &o LES NAVI VASCULAIRES G.PINSONNEAULT, Chef du service de Rœntgenthérapie à l\u2019Institut du Radium (Montréal).Les nævi vasculaires ou angiomes périphériques sont des « tumeurs! constituées par des amas de vaisseaux, réunis entre eux par une quantité variable de tissu conjonctif » (Masson).Si on a affaire à des vaisseaux lymphatiques, la tumeur s\u2019appelle un lymphangio- me.S'il s\u2019agit de vaisseaux sanguins, on la désigne sous le nom d\u2019hémangiome, ou le plus souvent, à cause de la rareté relative des lymphangiomes, sous le nom d\u2019angiome tout court.Les angiomes sont dits plans ou tubéreux, suivant que leur présence se manifeste par de simples taches, ou par des formations en relief, plus ou moins irrégulières, mamelonnées ou verruqueuses.L'élément fondamental de l\u2019angiome est un vaisseau néoformé, bordé d\u2019éléments endo- théliformes, souvent mitotiques, dont la prolifération aboutit à la formation de bourgeons.Dans le massif cellulaire du bourgeon ainsi constitué, il se produit des fissures qui ne tardent pas à se mettre en rapport avec la cavité sanguine avoisinante.Le vaisseau initial et les vaisseaux secondaires, issus des bourgeons, se pelotonnent en lacis, au fur et à mesure qu\u2019ils s\u2019allongent.Le tissu cellulaire interstitiel s\u2019enrichit à la longue d\u2019une 1.Certains auteurs, dont Willis, à la suite d\u2019Al- brecht (1904), classent la plupart des angiomes, non pas parmi les tumeurs, mais dans une variété spéciale de malformations, les « hamartomes », qui seraient dues à un développement local excessif d\u2019un tissu normal, à un site normal.Il est hors de doute que la définition de l\u2019élément tumeur reste, comme au temps de Virchow, le problème numéro un de tous les pathologistes qui s\u2019occupent de la question.Tant que les facteurs qui déclenchent la production des néoplasies ne seront pas parfaitement connus, on trouvera des lésions qui entrent, ou qui n\u2019entrent pas dans le cadre des tumeurs, pour des ra:sons d\u2019analogie, plus ou moins sujettes à l\u2019interprétation.quantité plus ou moins importante de fibres collagènes, disposées de manière à conserver à chaque peloton une certaine autonomie.Dans quelques cas, ces « bouquets vasculaires » présentent par la suite une tendance à se fusionner.Leurs cloisons collagènes s\u2019atrophient, s\u2019amincissent et se perforent.On assiste alors à la formation de lacunes, séparées par des membranes où on retrouve la trace des perforations.Cette variété de tumeurs est plus particulièrement désignée sous le nom d\u2019angiomes caverneux ou de caverno- mes.(Masson) ?Les caractères cliniques de l\u2019angiome plan (hemangioma simplex) sont bien connus.Il s\u2019agit d\u2019une tache (tache de vin) de forme et d\u2019étendue variables, dont la couleur peut aller du rose au violet.L\u2019hémangiome tubéreux (hemangioma hypertrophicum) est d'un rouge plus ou moins foncé.Par opposition aux anglomes plans, où la peau conserve en général son grain normal, les angiomes tubéreux présentent une surface granuleuse, mamelonnée, verruqueuse, ou plissée, dont le relief tranche toujours sur les téguments avoisinants.Les angiomes tubéreux peuvent causer des déformations hideuses, et gênantes par leur épaisseur et leur volume.Ils sont exposés au traumatisme et susceptibles de s\u2019accroi- tre, de s\u2019ulcérer et de saigner abondamment.Mais ils ne sont pas, à de rarissimes exceptions près, sujets à se cancériser, contrairement à une opinion qu\u2019on entend formuler fréquemment dans les milieux profanes, et même quelquefois dans les milieux médicaux.2.Les opinions suivies de noms d'auteurs entre parenthèses sont contenues dans les traités bien connus de ces auteurs. PINSONNEAULT: LES NAEVI VASCULAIRES Il existe bien dans la littérature une vingtaine d\u2019observations d\u2019anglomes de la peau, qui auraient entraîné la mort, avec des métastases viscérales.Ewing en signale quelques- unes dans son traité.Quant aux sarcomes soi-disant angiob'astiques, ou anglosarcomes, ils forment un groupe complexe, encore mal individualisé, et qui paraît, de plus en plus, n\u2019avoir rien à faire avec l\u2019angiome vulgaire.Les tumeurs malignes de structure angioma- teuse ne naissent pas d\u2019angiomes bénins, mais sont malignes dès leur naissance (Becker et Obermayer).Et les angiosarcomes.si angio- sarcomes il y a, ne seraient pas des espèces fixes, mais la conséquence d\u2019une vasoforma- tion particulière de certains mésenchymomes (Willis).Les angiomes peuvent se rencontrer dans tout l\u2019organisme, sauf peut-être le long du tube digestif (Masson).Leur siège de prédilection est la peau, plus particulièrement au voisinage des glandes sébacées et sudoripares (Masson).Ils apparaissent en nombre variable, le plus souvent avant la naissance, ou, plus rarement, dans les six premiers mois de la vie.En général, ils ont tendance à s\u2019accroître durant les premières années, et à régresser par la suite.Tls deviennent plus apparents dans certains états physiologiques, au cours d\u2019un effort physique, ou dans des conditions difficiles à préciser de lumière et de température.On trouve beaucoup plus d\u2019angiomes sur la face, le cou et le cuir chevelu que sur les membres et le tronc.D\u2019une manière générale, ils ont une prédilection marquée pour le voisinage des orifices naturels.A côté de ces formes congénitales d\u2019angiomes, il y en a d\u2019autres, apparemment acquises, qu\u2019on trouve chez l\u2019adulte, et plus souvent même chez le vieillard.Ce sont d\u2019abord les « points rubis» des dermatologistes français.Ils atteignent le volume d\u2019une tête d\u2019épingle ou d\u2019un grain de blé.Ils apparaissent isolément, en nombre variable.présentent une couleur généralement écarlate, siègent sur le tronc et les membres, et persis- 295 tent indéfiniment dans le même état, sans complications, ni troubles fonctionnels.Ce sont ensuite des papules, bleues ou violacées, de la forme et du volume d\u2019une petite lentille, qu\u2019on trouve le plus souvent à la face, particulièrement sur la muqueuse des lèvres et plus rarement sur celle de la bouche.Elles paraissent l\u2019équivalent, à la face, des points rubis qu'on observe sur le tronc, et se distinguent des nævi bleus, qui sont des lésions pigmentaires et congénitales.Ce sont aussi des taches, ou des placards angiomateux, plus ou moins saillants, à tendance kérato- sique ou verruqueuse (angiokératomes), qu\u2019on rencontre sur les mains des vieillards ou de sujets relativement jeunes, souffrant de troubles acro-asphyxiques.Ce sont enfin de minuscules papules, d'un rouge plus ou moins vif, d\u2019où s\u2019échappent, en rayons de soleil, de fines ramifications.Ces papules qui apparais- sont sur le nez, les joues ou les paupières constituent le nævus araneus des Anglo- Daxons et l\u2019angiome stellaire ou aranéen des Français.À propos d'angiomes «acquis» il faut faire une place aux tumeurs glomiques de Masson, ou glomangiomes, que Darier qualifiait «d\u2019angiomes douloureux », voulant par là faire ressortir leurs caractères cliniques les plus importants.Elles siègent habituellement aux doigts, ou dans des régions où le sens tactile est particulièrement développé.En plus de ces formes courantes d\u2019angiomes, il en existe d\u2019autres, rares et moins connues.Parmi celles-ci, il convient de signaler la télangiectasie héréditaire hémorragique d\u2019Os- ler.Elle s\u2019annonce par des épistaxis répétés durant l\u2019enfance, et par l\u2019apparition, à l\u2019adolescence, de télangiectasies de la peau et des muqueuses, qui atteignent des proportions considérables et se compliquent d\u2019hémorragie et d\u2019anémie.On a aussi observé et décrit de véritables syndromes angiomateux affectant, outre les téguments, un ou plusieurs systèmes, organes ou viscères, ou coïncidant avec des encho- dromes multiples (maladie d\u2019Ollier) ou avec 296 des formations adénomateuses ou kystiques du pancréas et du rein (Willis).Avant de clore le chapitre des aspects cliniques des angiomes, il y a lieu d\u2019ajouter un mot des lymphangiomes.Par comparaison avec les hémangiomes, on peut dire qu\u2019ils sont très rares.Il en existe deux formes particulièrement connues.La première est la forme diffuse ou profonde, qu\u2019on trouve le plus souvent aux lèvres, aux joues (macrochéilie) ou à la langue (macroglossie).Il s\u2019agit d\u2019une simple tuméfaction plus ou moins mollasse et réductible, sans modification de la couleur ou de la structure des téguments.La seconde est la forme circonscrite, encapsulée ou superficielle.Elle se traduit par des vésicules pouvant atteindre ou dépasser le volume d\u2019un pois, à parois plus ou moins translucides, à coloration blanche, nacrée ou rosée.Les vésicules sont isolées ou plus souvent agglomérées.Leur ponction laisse sourdre un liquide généralement clair, en quantité beaucoup plus considérable que leur volume ne serait supposé en contenir.Il faut noter que ce liquide est susceptible, dans certains cas, de contenir du sang, et qu\u2019il pourrait exister des hémo- lymphangiomes.Le diagnostic des hémangiomes est en général facile.Il expose cependant à deux erreurs, qui peuvent avoir des conséquences désastreuses pour le traitement, et qu\u2019il faut avoir présentes à l\u2019esprit pour les éviter.La première est de confondre un nævus vasculaire, ou angiome, avec un nævus pigmentaire ou mélanome.Si l\u2019angiome vulgaire n\u2019est pas exposé à se cancériser, on ne peut pas en dire autant de certains nævi pigmentaires, qui méritent le nom de «noli me tangere » qu\u2019on leur a décerné.Tous ceux qui se sont occupés de tumeurs ont vu des cancers généralisés succéder au traitement inadéquat d\u2019un soi-disant grain de beauté, ou d\u2019une formation similaire.Parmi les næwi qu\u2019il convient de traiter avec certaines précautions, il faut faire une place spéciale aux nævi bleus, où la pigmentation siège dans le L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLerIin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 chorion (contrairement au lentigo vulgaire où elle est exclusivement épidermique).La seconde erreur à éviter est de prendre un nævocarcinome ou un mélanosarcome pour un angiome ulcéré.Il faut se méfier des nævi ulcérés qui siègent sur une base indurée et qui ont tendance à infiltrer les tissus avoisinantss.Il importe aussi, pour ne pas se leurrer sur les résultats du traitement par les radiations, de ne pas confondre les angiomes avec les ectasies vasculaires d\u2019étiologie, de nature et de forme diverses.Il faut bien savoir, en effet, que c\u2019est dans la catégorie des angiomes qui s\u2019avèrent le plus comme d\u2019authentiques néoplasies* cellulaires; que les radiations donnent leurs plus beaux succès.Et on peut dire, réciproquement, que l\u2019effet de la radiothérapie sur certains angiomes est la preuve non équivoque de leur nature néoplasique.Dans les télangiectasies, les anévrismes artério-veineux, les varices, les vieux angiomes caverneux où il n\u2019y a plus de prolifération angioplastique de nature néoplasique ou hyperplasique, on n\u2019a rien à attendre du traitement par les radiations.Et si les rayons X, bêta ou gamma ont un effet à peu près nul sur l\u2019angiome plan, ou tache de vin, c\u2019est que cette dernière n\u2019est pas le plus souvent un angiome en activité cellulaire, mais « une simple télangiectasie des capillaires veineux »*.La tache de vin serait déjà, même à la naissance, un angiome vieux, à activité cellulaire ralentie, ou éteinte.Par contre, il faut avoir constaté de visu l\u2019effet de la rad\u2018othérapie sur les angiomes tubéreux cn activité des nourrissons, pour se rendre compte de l\u2019extraordinaire comportement de ces lésions.On peut vraiment dire que la radio- 3.La photographic aux infra-rouges paraît pouvoir rendre des services importants dans le diagnostic d'fférentiel des angiomes.Cfr.F.Ronchèse, Am.J.Surg., 37: 475-477.«Infra red photography in the diagnosis of vascular tumors ».e 4.Par néoplasie, nous voulons parler ici de prolifération cellulaire autonome, sans présumer du degré de malignité ou du pouveir d\u2019envahissement de cette prolifération.5.D\u2019après Unna, cité par Ewing.I [RR Ea PINSONNEAULT: LES NAEVI VASCULAIRES 297 sensibilité des angiomes qui sont restés de vrais angioblastomes est de même ordre que celle des nodules ou des ganglions lymphatiques des leucémiques.Nous avons traité à l\u2019Institut du Radium un bon nombre d\u2019angiomes par la neige carbonique, les rayons bêta, les rayons gamma ou les rayons de rœntgenthérapie au contact (voir tableau ci-après).Je voudrais émettre une opinion sur la valeur de cette méthode en regard des précédentes.CRYOTITÉRAPIE.Elle donne des résultats appréciables dans les angiomes de faible épaisseur et dans quelques angiomes \u2018plans.Son emp'oi est douloureux.L\u2019'homogénéité de l\u2019action thérapeutique est à peu près impossible à obtenrr.Les récidives sont fréquentes, et la décolcration uniforme n\u2019est souvent réalisée qu\u2019après de multiples retouches.A notre avis, la cryothérapie devrait être laissée aux angiomes plans, disparaissant a la vitropression, où elle paraît donner des résultats un peu supérieurs à ceux des ultraviolets, appliqués à dose phlycténoïde avec un quartz compresseur.RŒNTGENTITÉRAPIE FAIBLEMENT PÉNÉTRANTE.On se sert de rayons produits à 100 ou 120 kilovolts, à une distance de 20 à 30 em.avec une filtration de 1 à 5 mm.d\u2019aluminium, suivant l\u2019épaisseur des lé-ions.On donne un traitement tous les trois mois jusqu\u2019à obtention de l\u2019effet désiré.Ce traitement comporte soit une dose de 200 à 3007 (suivant la surface du champ) appliquée en une seule séance, soit une dose de 500 à 600 r, appliquée par séance de 100 r, espacée de 2 ou 3 jours.La rœntgenthérapie superficielle est apte à répondre à un grand nombre d\u2019indications dans le traitement des angiomes.Mais elle présente un inconvénient majeur.Pour donner son maximum d\u2019efficacité, elle doit comporter une certaine causticité.Or la radiothérapie de 100 kilovolts, peu ou pas filtrée, n\u2019est pas exempte de dangers.Ce sont les nombreux accidents, produits avec un rayonnement de cette qualité, qui ont discrédité pendant si longtemps l\u2019emploi des rayons X dans la radiothérapie.BÉTATHÉRAPIE Elle est encore très employée, avec de bons, et souvent avec d\u2019excellents résultats.Elle se pratique de deux façons : en application interstitielle ou en application juxta- cutanée.L'application interstitielle se fait au moyen d\u2019aiguilles radifères dont la paroi est suffisamment mince, ou constituée d\u2019un métal suffisamment léger, pour laisser passer une quantité de rayons bêta, telle que la proportion de rayons gamma, émis conjointement, devient négligeable.L'application juxta-cuta- née peut se faire soit au moyen de plaques ra- difères recouvertes d\u2019émail, soit au moyen de radon contenu dans des tubes ou de minuscules ampoules de verre, soit encore au moyen de tubes quelconques de radium-élément faiblement filtré.L'inconvénient capital de la bétathérapie est l'impossibilité où on se trouve, dans les cas où on ne dispose pas de plaques radifères, d\u2019assurer un rayonnement homogène à toute la lésion, et d\u2019obtenir une décoloration uniforme, pour un minimum de rayonnement.Les rayons bêta restent, dans le traitement des angiomes comme ailleurs, d\u2019un emploi délicat.GAMMATIÉRAPIE.Dans les angiomes tubéreux de forte épaisseur, on emploie la curiethérapie interstitielle, ou curiepuneture, qui devient alors la méthode de choix.Elle se pratique au moyen de radium élément ou de radon contenu dans des aiguilles de platine d\u2019un demi-millimètre de paroi.Cette filtration suffit à arrêter à peu près complètement les rayons bêta, tout en laissant passer une quantité relativement considérable de rayons gamma mous.La dose par em peut varier de 0.05 à 0.2 med, suivant que les lésions sont fortement ou faiblement développées.RONTGENTHÉRAPIE AU CONTACT.Comme le nom l\u2019indique, il s\u2019agit ici d\u2019une méthode de traitement où les rayons X produits sous faible voltage sont utilisés très près de 298 l\u2019anticathode, et sans adjonction de filtre.Il s\u2019ensuit un faisceau de rayons très caustiques, à intensité très élevée, et à pouvoir pénétrant très faible.Avec l\u2019appareillage dont nous disposons, le débit atteint 2,300 r minute, à 4 cm.de distance, et la qualité du rayonnement exprimée en HVL est de 0.3 mm.d\u2019aluminium.Le taux d\u2019absorption dans l\u2019eau est d\u2019environ 50% à un demi-centimètre de profondeur, et de 70% à un centimetre.Nous utilisons un localisateur circulaire de 2.8 em.de diamètre et une feuille de caoutchouc plombé pour la délimitation des champs.Nous donnons une application unique de 10 à 15 secondes sur chaque champ, à des intervalles qui peuvent varier de 2 à 4 mois.Le traitement est d\u2019une simplicité et d\u2019une rapidité étonnantes.Le danger qui peut résulter de l\u2019oubli des filtres, à un pareil débit, est éliminé du fait de l\u2019utilisation de la méthode dite à feu nu.La seule précaution un peu délicate à prendre est d\u2019éviter le chevauchement ou l\u2019écart des champs, dans le cas où la lésion dépasse la surface couverte par le localisateur.La rœntgenthérapie au contact, dans les angiomes en activité et de faible épaisseur, nous paraît le traitement idéal.Plus celui-ci sera pratiqué à une époque précoce de la vie, plus la lésion sera en période d\u2019accroissement, meilleur sera le pronostic.Quant aux répercussions possibles des radiations sur le développement du système osseux des nourrissons, alléguées par certains auteurs américains, nous n\u2019en avons jamais observées.On comprend mal d\u2019ailleurs que les rayons X puissent causer des accidents osseux, s\u2019ils sont appliqués suivant la qualité et la quantité requises pour traiter les angiomes.L\u2019irradiation des angiomes cutanés doit viser à enrayer la prolifération de l\u2019endothé- llum des vaisseaux méoformés, sans léser le derme.Ce résultat est rendu possible par la grande différence de radiosensibilité qui existe L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLieTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 entre les éléments néoplastiques angioforma- teurs et les tissus normaux.La radiothérapie des angiomes devra donc se faire lentement, par petites doses, espacées de quelques mois.Le meilleur rendement semble être donné par l'emploi d\u2019un rayonnement caustique, c\u2019est-à- dire produit à faible voltage et peu filtré.Il est inutile de poursuivre l\u2019irradiation dans le cas des lésions qui n\u2019ont pas réagi favorablement après le deuxième traitement.On se rappellera que le revêtement muqueux est plus sensible que le revêtement cutané.Il faut signaler aussi que certaines peaux sont susceptibles de se pigmenter facilement et fortement sous l\u2019action des rayons X mous.Cet inconvénient passager, mais disgracieux, peut survenir dans les cas où le champ déborde par trop les limites de la lésion et où on emploie des doses supérieures à 300 ou 400 r.Résumé et conclusion.Il y a, parmi les lésions qu\u2019on appelle communément des angiomes, des angiec- tastes et des angioplasies® Il faut laisser les premières aux chirurgiens et les secondes aux radiologistes.Tous les principes dont doit s\u2019inspirer le traitement des angiomes sont implicitement contenus dans cette formule.Dans les cas très nombreux où les deux processus s\u2019intriguent et se suivent et où il peut être difficile, sinon impossible, de faire la part de chacun, il est à se demander si le traitement chirurgical ne gagnerait pas à être précédé systématiquement par la radiothérapie.Car si celle-ci est pratiquée avec un rayonnement suffisamment caustique, et par doses suffisamment faibles et espacées, elle n\u2019est jamais nocive, ni pour la lésion, ni pour les tissus sains.Le seul risque auquel elle puisse alors exposer est d\u2019être faite inutilement.6.On nous pardonnera ces né6logismes qui sont forgés pour la circonstance et qui.ont l\u2019avantage de se définir d\u2019eux-mêmes. PINSONNEAULT: LES NAEVI VASCULAIRES 299 NÆvI VASCULAIRES 1940 1941 1942 1943 1944 1945 1946 1947 1948 ToraL Nombre .0000.\u2026 9 6 17 14 5 15 48 42 50 206 Enfants .-022000000000 4 2 10 10 4 9 27 34 38 138 Adultes .0.2000000 5 4 7 4 1 6 21 8 12 68 Sexe masculin .\u2026\u2026.4 3 8 9 4 5 16 13 15 77 Sexe féminin .0.\u2026.5 3 9 5 1 10 32 29 35 129 Lymphangiomes .0 0 0 1 2 0 2 0 0 5 Hémangiomes -.9 6 17 13 3 15 4 42 50 201 Unique .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.00006 9 5 16 7 1 15 43 31 45 172 Multiples .\u2026.\u2026.000000006 0 1 1 7 4 0 3 1 5 32 Tronc .-.2220202 00000» 1 1 3 0 1 6 10 12 36 Membres .ee ee tae.0 0 1 5 1 2 7 6 5 27 Extrémité céphalique .8 5 14 12 4 12 35 26 33 149 Moins de 1 cm2 .- 5 1 11 13 2 10 23 13 25 103 Deldabsem2 .0 5 1 13 3 5 18 23 25 93 Plusde5cem2 .4 0 5 0 0 0 7 6 0 22 Moins de 5 mm.d\u2019épaisseur .9 6 16 14 5 15 47 41 49 202 Plus de 5 mm.d\u2019épaisseur .0 0 1 0 0 0 1 1 1 4 Guéris 200000000000 e 9 6 16 12 4 15 46 38 16 162 Améliorés -.ee.o 0 1 2 1 0 2 2 34 42 Non améliorés .0 0 0 0 0 0 0 2 0 Perdusde vue .0 0 1 0 0 0 0 0 0 1 Encore sous traitement .0 0 0 0 0 0 0 0 34 34 Complications au cours du trait.0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Accidents consécutifs au trait.0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Traités en 1 séance .4 4 4 3 1 3 15 8 21 63 Traités en 2 séances .0 1 2 5 0 4 15 14 17 58 Traités en 3 séances .0 0 1 3 2 4 7 15 12 44 Traités en 4 séances .1 1 4 1 1 3 8 1 0 20 Traités en 5 séances .- 2 0 3 0 0 0 3 3 0 11 Traités en 6 séances .2 0 0 0 1 1 1 1 0 6 Traités en plus de 6 séances .0 0 3 2 0 0 1 0 0 6 Le traitement reste à compléter dans 34 cas.Dans les cas traités en une séance, la dose a varié de 700 à 3,000 r.Dans les cas traités par séances multiples, elle a varié de 250 à 800 r.L\u2019intervalle entre les séances était de 2 à 4 mois.Dans tous les cas, les conditions de technique étaient les mêmes: 50 kv.4 em.de distance.Filtration inhérente de l\u2019appareillage équivalente à 0.2 mm.d\u2019Al.Pas de filtre surajouté.Qualité exprimée en HVL: 03 mm.Al.Les deux seuls cas non améliorés étaient des nævi vasculaires plans (taches de vin).Toutes les lésions, à ces deux exceptions près, appartenaient à la variété dite tubéreuse. LA FIBROSITE Léonard L.TORMEY Le chapitre de la fibrosite, ou rhumatisme musculaire, est rempli de confusion.La Revue du Rhumatisme, dès 1934 (1), constatait que nos connaissances à ce sujet étaient inadéquates et contradictoires.Cependant, plusieurs années plus tard, Comroe (2) pouvait affirmer qu\u2019il s\u2019était fait bien peu de progrès, que la cause de la fibrosite était encore inconnue et de plus qu\u2019on n'avait découvert aucune lésion caractéristique.Depuis lors il s\u2019est fait quelque progrès, comme le témoigne la dernière Revue (3).De plus, bien que la lésion de la fibrosite ne soit pas spécifique, puisqu\u2019on la rencontre dans d\u2019autres affections (4), la forme rhumatismale, parce qu\u2019elle est à la base des autres formes du rhumatisme (5), acquiert une importance toute spéciale.La place de la fibrosite au rang des maladies rhumatismales a été établie par Dandurand (6).Ropes et Bauer (7) ont récemment exprimé le point de vue actuel, ct, en passant, indiqué l\u2019abord scientifique.Cependant, jusqu\u2019à ce que les critères du diagnostic clinique soient établis, les conclusions à tirer des différents travaux sont d\u2019évaluation difficile.Même les rhumatologistes ne sont pas d\u2019accord sur les différentes manifestations de ce syndrome non plus que sur lu valeur du traitement.Afin de mettre les choses un peu plus au point, il nous a paru utile de repasser la vie de 142 rhumatisants observés pendant plusieurs années.Choisis parmi ceux qui semblaient offrir le plus de coopération, nous en avons fait trois parts: cardiaques, nerveux (chorée), ct fibrositiques.C\u2019est de ces derniers qu\u2019il s\u2019agit aujourd\u2019hui.De prime abord, 1.Travail basé sur des données recueillies dans le service de médecine de l\u2019Hôpital Municipal de Worcester, Massachusetts; et présenté à la séance du rhumatisme, au Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue française du Canada, Ottawa-Hull, en septembre 1948.(Worcester, Mass.) .disons que nous avons soupçonné d\u2019être fibro- sitiques ceux qui, à la suite d\u2019angine, manifestèrent des douleurs dites « de croissance », de la polyarthrite, de l\u2019enflure articulaire stationnaire, du lumbago, de la sciatique, du torticolis ou de la « bursite ».Pour les classifier avec plus de justesse, nous avons dû maintes fois leur consacrer une observation prolongée, obtenir une histoire plus détaillée, recourir au laboratoire.Tout compte fait, il nous est resté, sur ce groupe originel de 142 malades, 102 appelés fibrositiques.Leur répartition d\u2019après l\u2019âge et le sexe est représentée dans la figure 1.NOMBRE - + mi Age 0 -5 -10 -15 «20 -25 =30 -35 i 7 Nombre, âge et sexe des malades Md lee Fig.1.Haché: Parmi une foule de données sans valeur pour notre thèse, qu\u2019il nous soit permis de noter quelques faits d\u2019un intérêt général.La figure 2 nous fait voir comment 77% de ces Age 12 6 10 14 18 22 26 230 34 38 42 46 50 54 58 88 Pibrosite ar Pd se\u201d \u2018 5 cCardite J Le a Chor de - aa a.- =.rig.8 TORMEY: LA FIBROSITE fibrositiques subirent les premiers assauts de leur maladie avant l\u2019âge de 10 ans.Eule montre cncore le caractére plutét bénin de la maladie qui leur permit de fréquenter le dispensaire avec plus de facilité que lcs autres.Dans la figure no 3, on trouve la tendance 2 20 40 60 80 CHORKE CARDITE PIBROSITE 20) I) HN Fig, 3 remarquable du rhumatisant à des rechutes sur generis.Le symptôme le plus précoce fut la «dou'eur de croissance » (figure 4).2% 10 20 30 40 50 60 70 Mal de croissance 67.4 | Divers 19, Polyarthrite 6.1 Torticolis 3.Chorde 2,3 Cardite 2,2 Fig.4 Trente-cinq pour cent de nos malades font remonter le début de leur maladic à un mal de gorge ou à la scarlatine.Presque 20% avaient une histoire de cardiopathie ou d\u2019arthropathie, mais il n\u2019y en avait plus de trace lors de leur premier examen au dispensaire.La présence de nodules fut constatée chez 16%.Quatre-vingt-un pour cent des plus âgés avaient des nodules dans la fosse sus- scapulaire et de la crépitation à l\u2019épaule.Parmi les malades les plus jeunes, il s\u2019en trouve trois cas où, après un début typique, la maladie a semblé disparaître sans trace.Six souffrirent de polyarthrite simple à répétition sans autre complication.Nous ne pouvons ignorer l\u2019évolution de trois cas vers l\u2019arthrite rhumatoïde.Un malade fit de la spondylite.Un autre subit les premiers assauts du rhumatisme à 26 ans; un troisième eut à l\u2019Âge de 67 ans sa première attaque d\u2019arthrite rhumatoïde.Tous les autres, graduellement, manifestèrent les changements de la dégénérescence articulaire.Il n\u2019y en eut que treize sur ces cent deux malades qui n'avaient pas une histoire bien nette de rhumatisme dans l\u2019enfance.Une revue synoptique de ces histoires de cas nous donne l'impression que le rhumatisme musculaire peut se diviser en quatre périodes.Le premier stage, celui de l'invasion, n\u2019a rien qui le distingue du rhumatisme articu aire aigu si ce n\u2019est la bénignité des symptômes.Seulement, au lieu de régresser complètement, les raideurs persistent et les crises douloureuses se répètent mais avec moins d\u2019intensité que dans la polyarthrite.Dans aucun cas ne fut-il possible au tout début de prédire quel serait le cours de la maladie: une simple polyarthrite, une fibrosite chronique, ou de l\u2019arthrite rhumatoïde.Le deuxième stage fut une période de tranquillité durant environ sept ans.Tout au plus, les malades se plaignent-ils de raideurs, d\u2019arthralgies, de torticolis, de douleurs dites «de croissance », d\u2019une sensation de fatigue entre les épaules, ou de lumbago.Mais les attaques augmentent en fréquence avec l\u2019âge.La troisième période, de 22 à 35 ans, est remarquable par le nombre, l\u2019intensité des rechutes, et la gravité des complications.C\u2019est à cette époque que l\u2019on voit avec fréquence la bursite de l\u2019épaule, le lumbago, les bandes de fibrose paraspinales, les maux de tête occipitaux, les nodules su-scapulaires, et l\u2019arthrite rhumatoïde, dans ce groupe, à un taux assez élevé.La quatrième et dernière époque de la fibrosite est caractérisée par les symptômes que l\u2019on désigne depuis longtemps du nom d\u2019arthrite hypertrophique et, aujourd\u2019hui, simplement d\u2019arthrite de dégénérescence.Les attaques aiguës sont moins intenses mais par contre subintrantes.Les raideurs articulaires qui suivent le repos et s\u2019améliorent avec l\u2019activité sont caractéristiques.À cet âge, tous nos malades à l\u2019exception de trois avaient une longue histoire de fibrosite et tous en 502 portaient la marque sous forme de bursite, crépitement, nodules sus-scapulaires, bandes \u2018paraspinales, noyaux de Heberd:n, raideurs articulaires.Il va sans dire que tous les cas de dégénérescence articulaire ne sont pas dus à la fibrosite, mais elle semble se manifester plus tôt et d\u2019une façon plus généralisée chez les rhumatisants.Le cours de leur vie peut se résumer ainsi: 3 souffrirent d\u2019arthrite rhumatoïde.3 firent de l\u2019endocardite.26 sont disparus ou morts (après au m ins dix ans d\u2019observation).2 souffrirent de spondylite.Ce qui laisse un total de 40 malades qui firent de l\u2019arthrite de dégénérescence.Toutes choses étant égales, le pronostic devient de plus en plus favorable à mesure que s\u2019allonge l\u2019intervalle entre les rechutes.D\u2019où l'importance de protéger les malades contre les maladies débilitantes, contre les maux de gorge, précurseurs notoires des crises rhumatismales, contre la diète déficitaire, le surmenage et l\u2019insomnie.La santé de ces malades est dans un équilibre tellement instable qu\u2019il suffit souvent d\u2019une infection mineure pour déclencher une récidive.Toute douleur ou enflure doit être un objet de surveillance, car ce peut être le premier signe d\u2019une arthrite rhumatoïde.De tristes exemples nous ont appris qu'il ne faut pas orienter les enfants fibrositiques vers une carrière qui requiert l\u2019endurance, ou vers un état social trop exigeant.Il est péremptoire que toutes les énergies du malade doivent être consacrées à la répression de son rhumatisme.Ce principe conservateur se confirme par le fait que presque 50% des rechutes surviennent à la suite, sinon comme conséquence, \u2018d\u2019une crise d\u2019émotion et 83%, à la suite de surmenage.Quant aux malades plus âgés, ceux qui sont arrivés au stage de la dégénérescence articulaire, en plus de leur infirmité, ils ont à subir souvent des conséquences de leur propre thérapeutique : intoxication par médication L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burreris A.M.LEFE.\u2014 Montréal .mars 1949 prolongée, diète déficitaire.Somme toute, le traitement de routine a, même à cette époque, un résultat satisfaisant.I] va sans dire qu'en face du dommage articulaire résultant de l'usure normale aggravée par la sc'érose cicatricielle du rhumatisme, il ne faut rien espérer au delà du confort du malade.DISCUSSION Nous nous garderons bien de tirer de ces études des conclusions statistiques rigoureuses.L'âge moyen de ces malades à leur première entrevue était de 37.3 ans.En conséquence, les données qui se rapportent au début de leur maladie sont parfois viciées par l'inexactitude inévitable d\u2019une anamnèse prolongée.Tout de même il nous est permis de conclure que les symptômes du début de la fibrosite ne diffèrent en rien de ceux qui précèdent\u2018 la\u201d thorée ou la cardite.Quant au mode d\u2019évolution de cette forme de rhumatisme, il nous a été inrpossible d: le prédire pendant des semaines ou même des mois.Mais, presque sans faute, une histoire et une observation adéquates nous ont permis de prédire l\u2019arthrite rhumatoïde chez un tel et la fibrosite chron:que simple chez un autre.Tout de même, le point critique où finit la fibrosite et où commence l\u2019arthrite est indéterminable.A certains points de vue, la distinction est sans importance, puisqu'il n\u2019y a qu\u2019une question de degré; tous les rhumatoïdes souffrent de fibrosite, et tous les fibro- sitiques sont candidats à l\u2019arthrite rhumatoïde.RÉSUMÉ On peut dire que l\u2019enfant rhumatisant, à sa première attaque, fait face à trois alternatives.Dans son système musculo-squelet- tique il réagira avec violence par les manifestations communes au rhumatisme articulaire aigu, ou plus discrètement, tôt ou tard, par la fibrosite.Si le système nerveux est atteint, il répondra par la chorée ct 1» système cireu- latcire, par l\u2019endocardite.Parfois on verra TORMEY: LA FIBROSITE deux de ces manifestations chez le même malade, jamais les trois.La fibrosite chronique est caractéri és par des exacerbations périodiques dont la durée, l\u2019intensité et les complications sont en fonction de la résistance du malade.Simple douleur de croissance ou torticolis dans l\u2019enfance, elle devient lumbago ou bursite chez les adultes; parfois même, à cet âge, ele dégénère en arthrite rhumatoïde ou en spondylite.Passé la quarantaine, le progrès du rhumatisme se continue, et l\u2019on voit apparaître les raideurs, les douleurs, les troubles de la dégénérescence articulaire ou arthrite hypertrophique.Il y a longtemps que l\u2019on a nié le rapport entre la fibrosite de l\u2019enfance et les changements articulaires du vieil âge.Certes, la pathologie en est fort différente.On ne peut cependant ignorer le fait que tous nos malades fibrosi- tiques simples finirent par être atteints d\u2019arthrite hypertrophique.Il ne faudrait pas, on le conçoit, considérer l\u2019arthrite hypertrophique comme une maladie nécessairement d\u2019origine rhumatique mais plutôt comme un processus presque normal dont l\u2019évolution est accélérée et la pathologie aggravée par le rhumatisme.L\u2019explication de la différence des changements pathologiques dans les deux maladies se trouve peut-être dans l'hypothèse de Hare (8), à savoir que l\u2019évolution rapide se manifeste par la prolifération (comme dans l\u2019arthrite rhumatoïde) et l\u2019évolution lente, par des troubles de dégénérescence.Conclusion.Ce travail est une revue de la morbidité de 102 fibrositiques suivis pendant une moyenne de 16 ans.Trois n\u2019eurent plus de rechute, six firent du rhumatisme articulaire aigu, trois 303 firent de l\u2019arthrite rhumatoïde et deux de la spondylite.Tous les autres survivants, au nombre de quarante, firent de la décénéres- cence articulaire.Chez la plupart d\u2019entre eux, le rhumatisme s\u2019est manifesté leur vie durant: dans l'enfance par des symptômes le plus souvent aigus; des troubles musceulo-squelet- tiques y compris l\u2019arthrite rhumatoïde, dans l\u2019âge moyen; et des changements hypercro- phiques dans l\u2019âge avancé.Et l\u2019on est porté à conclure qu\u2019il semble y avoir un .ien entre ces diverses manifestations rhumatismalcs et que le point d\u2019attaque thérapeutique serait dans l\u2019enfance à la période d\u2019invasion.BIBLIOGRAPHIE 1.The present status of the problem of « Rheumatism and Arthritis»; Review of American and English Literature for 1934.Annals of Internal Medicine, 9: 965 (janv.) 1936.2.Bernard I.COMROE: Arthritis and Allied Condition.Lea and Febiger, 1940, p.368-369.3.« Rheumatism and Arthritis », Review of American and English Literature of Recent Years (Ninth Rheumatism Review).Annals of Internal Medicine, 28: 342 (janv.et fév.) 1948.4.Leopold LICHTWITZ: Pathology and Therapy of Nheumatic Fever, Grune and Stratton, Inc, New- York, 1944, p.27.5.Marion W.ROPES et W.BAUER: « Rheumatoid Arthritis: Its varied clinical Manifestations.» New England Journal of Medicine, 236: 620 (nov.) 1945.6.René DANDURAND: «Classification des syndromes rhumatismaux.» L'Union Médicale du Canada, 75: 1517 (nov.) 1946.7.Marion W.ROPES et Walter BAUER: « Rheumatoid Arthritis: Its varied clinical Manifestations.» Loc.Cil.8.Tom HARE: «An Investigation of the Etiology and Pathology of Equine Chronic Arthrit's (Rheumatoid Arthritis).» Vet.Rec.7: 411, 1927. 304 Bulletin de Association des (iDédecins de Langue Francaise du Canada (Fondée à Québec en 1902) L Union Medicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 78, No 3 \u2014 Montréal, mars 1949 LE TRAITEMENT DU CANCER DU SEIN Le traitement du cancer du sein est une question dont on a beaucoup parlé et qui a fait l\u2019objet de nombreuses communications; il n'en reste pas moins d\u2019une terrible actualité.On a discuté de la valeur thérapeutique de certaines méthodes, on a établi des statistiques, on a relevé des fins d'observation qui dépassaient les habituelles cinq années de survie.Il semble, toutefois, qu'aucune conclusion précise, mathématique, ne puisse être apportée, qui soit capable de couvrir tous les cas et de répondre à toutes les indications.Ll\u2019Association Française de Chirurgie a si bien compris les difficultés du problème qu\u2019elle a mis à l\u2019ordre du jour de son 51ème congrès de chirurgie, tenu en octobre 1948, la question du traitement du cancer du sein.Elle a choisi trois rapporteurs, MM.J.Ducuing, directeur du centre anticancéreux de Toulouse, A.Tailhefer, de la Fondation Curie et du centre anticancéreux de l\u2019Hôtel-Dieu de Paris, et F.Baclesse, de la Fondation Curie, de Paris.La Société de Chirurgie de Montréal, à sa séance de février 1949, a également étudié un des aspects particuliers du cancer du sein: le traitement chirurgical de ses métastases.Il ressort que, si l\u2019on doit accepter L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 l\u2019opinion de Ducuing, il faut reconnaître avant tout que le cancer du sein n\u2019est pas un bon cancer, qu\u2019il est tardivement dépisté et qu\u2019il est essentiellement polymorphe au point de vue macroscopique et histopathologique.Ces notions méritent d\u2019être notées et longuement approfondies, car elles sont la base du raisonnement qui conduira au traitement.Il est indéniable que le cancer du sein n\u2019est pas un bon cancer et les communications récentes à d\u2019autres congrès, particulièrement à celui du cancer, tenu à Saint-Louis, en 1947, en ont fourni des preuves manifestes.Le cancer du sein évolue différemment, c\u2019est ce qui fait la difficulté de son diagnostic précoce; il apparaît à tout âge, mais 1l faut le craindre plus que jamais quand une tumeur se développe chez une femme au voisinage de la cinquantaine, surtout si la tumné- faction n\u2019est pas douloureuse.Le but de cet article est d\u2019attirer une fois encore l\u2019attention des médecins sur le nombre beaucoup trop considérable de malades qui arrivent à un traitement trop tard.De même, s1 la tumeur est peu avancée et à peine perceptible, il est le plus souvent impossible de percevoir une atteinte des relais ganglionnaires du voisinage, ce qui ne veut pas dire que les ganglions axillaires ne soient pas envahis.Le pessimisme qui se manifestait à certains congrès de l'Association Fran- caise du Cancer, vers 1930, est encore l\u2019état d\u2019esprit de certains thérapeutes; il est, en effet, nombre de cas où les métastases apparaissent simultanément, ou presque, avec la découverte du noyau primitif.Le cancer du sein peut étre ou lym- ÉDITORIAL 305 phophile, ou hémophile, et, suivant l\u2019une ou l\u2019autre tendance, il y a évolution différente.Certaines formes, également, évoluent avec une extrême rapidité et déroutent toute thérapeutique.Il est un fait, cependant, qu\u2019il est bon de noter: c\u2019est que certaines formes sont très radio-sensibles, que d\u2019autres le sont moins.Le dépistage des cancers du sein se ferait assez facilement, si les femmes étaient soumises à des examens fréquents de santé, ce qui est difficile à exiger.Cependant, si toutes les exérè- ses des tuméfactions du sein que, cliniquement, l\u2019on croit bénignes étaient soumises à un examen histologique, il y aurait lieu d'appliquer à temps le traitement adéquat.Un anatomo-pathologiste compétent a, de nos jours, les moyens de faire presque extemporanément, avec un minimum d\u2019erreurs, le diagnostic précis du nodule enlevé.D\u2019ou il convient d\u2019insister pour que les médecins n\u2019hésitent pas à faire disparaître chez leurs clientes toute formation tumorale du sein.On a beaucoup exagéré les dangers de la biopsie et ceux-ci ne peuvent être mis en cause lorsque l\u2019ablation de la tumeur est suivie immédiatement de amputation complète si le rapport histologique est positif.D'ailleurs, la biopsie serait-elle une fois dangereuse, qu\u2019elle peut sauver un nombre considérable de cas lorsqu\u2019elle permet de reconnaître, sans erreur, la formation maligne au sein d\u2019un petit noyau, cru Jusqu\u2019alors insignifiant et bénin.Mais, une fois le diagnostic néoplasique posé, le problème n\u2019est pas résolu, car, en effet, suivant le stade évolutif de la lésion, il y a là différentes thérapeutiques qui s'offrent au choix du médecin.Les cancérologues, qu\u2019ils soient chirurgiens ou physiothérapistes, peuvent et d\u2019ailleurs pensent différemment.Les uns croient à la vertu du seul traitement chirurgical large ; d\u2019autres croient que, parfois, la seule radiothérapie soit suffisante.Ce sont les deux extrêmes et le médecin doit faire preuve d\u2019éclectisme.Les publications récentes enseignent que le traitement du cancer du sein doit être un traitement mixte où la méthode chirurgicale doit être associée à la radiothérapie.Il ne faut pas, cependant, oublier que l\u2019hormonothérapie et la stérilisation systématique trouvent des partisans.Ducuing a basé son rapport du Congrès Français de Chirurgie sur une série personnelle de 1,037 cas de cancer du sein ; les centres anticancéreux ne peuvent pas tous tabler sur un chiffre aussi élevé.Aussi, devons-nous prendre en sérieuse considération les conclusions de ceux qui ont vu un nombre extraordinaire de cas et, sinon les adopter en totalité, du moins diriger ros efforts dans le même sens que les leurs.Cet article serait de nul effet s\u2019il n\u2019avait su éveiller dans l\u2019esprit du praticien le concept du diagnostic précoce du cancer du sein.La lésion est curable aux premiers stades; elle donne beaucoup de déboires lorsqu'elle a atteint les lymphatiques et elle est difficile à guérir quand les métastases sont apparues.Edouard DESJARDINS, HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE RAPPORT CONCERNANT LA DISTRIBUTION DU BREUVAGE LACTÉ AU CHOCOLAT DANS LES ÉCOLES DE MONTRÉAL 1° Breuvage lacté au chocolat : défimtiun et Loi.La loi fédérale des aliments ct des drogues définit ainsi le breuvage lacté au chocolat : « Le breuvage lacté au chocolat sera fabriqué avec du lait, du lait écrémé, de la poudre de lait ou de la poudre de lait écrémé auquel auront été ajoutés du sucre ou du miel et du chocolat ou du cacao préparé avec du chocolat ou du cacao, des stabilisateurs inoffensifs, du sel et des essences aromatiques.Ce breuvage devra être étiqueté « breuvage lacté au chocolat » et sa teneur en gras de beurre devra être imprimée cn caractères c'airs et facilement visibles.Le breuvage lacté au chocolat ne devra pas contenir plus de 50.000 bactéries par centimètre cube.Le nombre des bactéries sera déterminé par \u2018a méthode sur plaque, méthode suivie par le laboratoire d'hygiène.» (Loi des aliments et drogues, 1942, Ministère des pensions et de la santé nationale, Ottawa, Canada).Les rapports d\u2019une enquête spéciale faite par le personnel de la Scetion de l\u2019inspection du lait en ville à la Division de l\u2019inspecticn des aliments du Service de santé de Montréal ont révélé que 19 laiteries sur 24 établissements de pasteurisation fabriquaient, au ler mars 1948, la quantité totale du breuvage lacté au chocolat consommé par la population montréalaise.Un relevé de: procédés et recettes de fabrication du breuvage lacté au chocolat a montré, à la même da*e, que, dans la totalité des cas, on se confermait avec pleine et entière satisfaction aux exigences de la définition fédérale, comme en font foi les chiffres su.vants : des 19 laiteries inspectées entre les 20 février et 4 mars 1948, 10 préparaient leur breuvage lacté au chocolat avec un mélange de lait entier, de lait écrémé, de chocolat et de sucre ; 3, avec du lait entier, de l\u2019eau, du sucre et de la poudre de chocolat ; 2, avec du lait entier, du sucre et de la poudre de chocolat ; 2, avec du lait écrémé, du sucre et du chocolat ; 1, avec un mélange de lait entier, de lait évaporé ou en poudre, de sucre ct de poudre de chocolat ; 1, avec un mélange de lait écrémé, de crème, de sucre, de sel et de poudre de chocolat.(Rapport d\u2019inspection spéciale, Division de l'inspection des aliments, 20 février au 4 mars 1948.) Bien que la loi fédérale n\u2019exige rien de plus que les particularités plus haut mentionnées, la même enquête a aussi révélé que dans 3 laiteries seulement on se servait, peur le mélange, de ce qu\u2019on est convenu d\u2019appeler lait de retour.Figurant à son programme de travail régulier, l'inspection de routine du breuvage lacté au chocolat constitue une des tâches de la Division de l\u2019inspection des aliments et relève d\u2019une section spéciale de cette division qui est chargée de l\u2019inspection du Jait en ville.146 échantillons de breuvage lacté au chocolat furent prélevés durant l\u2019année 1947 aux différentes écoles de la ville et furent analysés au laboratoire du Service de santé avec les résultats suivants : 84.94% des prélèvements contenaient de 1.5 à 2.5% de matières grasses, 94.3% ne présentaient que 50,000 ou moins RAPPORT SUR LE BREUVAGE LACTIC AU de bactéries par centimètre cube cu 84.85% remplissalent les exigences de bons echantu- ions du point de vue recherche du colibaeie.(Rapport Hood, 25 novembre 1948.) A date, en 1948, lU1 échantuions furent examinés aux mêmes fins ec les chitfres sont les suivants : 89.11% des spécimens contenaient 1.5 à 2.5% de matières grasses, 99% ne pré- scntalent que 50,000 ou moins de bactéries par centimêcre cube et 92.07% donnaient des rapports satisfaisants pour la recherche du colibacille.2°.Certains désavantages de la consommation du breuvage lacté au chocolat par lcs écoliers sont admis et discutés par toutes les autorités compétentes en hygiène scolaire et en nutridon.Les plus importants sont les suivants : a) Accroc au principe éducatif primordial en hygiène scolaire qui veut que l\u2019on enseigne à l\u2019enfant la meilleure de deux habitudes de vie, en l\u2019occurrence celle de boire du lait entier de préférence au breuvage lacté au chocolat.b) Risque d\u2019avitaminose À chez l\u2019enfant qui, ne consommant que du lait écrémé, se trouverait à manquer aussi des autres sources alimentaires importantes de ce principe nutritif essentiel.c) Invitation à la négligence coupable de certains parents qui peuvent compter bien à tort sur la valeur nutritive d\u2019un breuvage lacté entier ou au chocolat, pour combler les besoins essentiels de l\u2019écolier qui doit avoir un déjeuner beaucoup plus substantiel.d) Aggravation du manque d\u2019appétit chez l'enfant déjà anorexique ct capricieux, par la consommation entre les repas d\u2019un breuvage qui fournit -plus de calories et peut ainsi remplacer le besoin d\u2019une quantité pus importante d\u2019aliments essentiels.Il convient de rappeler ici qu\u2019à une assem- b'ée de la Commission d'hygiène tenue le 16 CHOCOLAT DANS LES ÉCOLES DE MTL 307 novembre 1939, une opinion fut émise sur la question du breuvage lacté au chocolat ct qu'à ce moment la Commission d'hygiène fut d'avis « qu\u2019on ne devait servir que du lait et non pas du lait chocolaté aux enfants qui souffrent de dénutrition ».(Bulletin d\u2019hygiene, novembre-décembre 1939, vol.25, no 6.) Enfin, les opinions des spécialistes en la matière n\u2019ont pas encore été définitivement émises sur l\u2019epportunité de servir un déjeuner ou un lunch complet plutôt qu\u2019un simple breuvage lacté.(Correspondance Sylvestre-Groulx- Laporte, février 1947.) 3\u2019 Organisation de la distribution du lait dans les écoles.Le système de distribution du lait et du breuvage lacté au chocolat dans les écoles de Montréal diffère actuellement selon que l\u2019on considère la Commission des écoles catholiques ou le Protestant Central School Board.Alors que dans chacune des écoles protestantes la distr:bution du lait est entièrement laissée à l'initiative des directeurs et directrices d\u2019écoles, ceux-ci étant libres d\u2019avoir ou non une cantine et voyant personnellement à leur prepre organisation, la Commissions scola\u2019re catholique a, depuis 1931, une organisation centrale connue sous le nom de Bureau des œuvres sociales scolaires catholiques, chargée entièrement de toute l\u2019organisation des cantines scolaires.(Travail du docteur Laporte, novembre 1939.) | 4° Statistiques de la distribution.Pour fins de renseignements aux intéressés, les chiffres suivants ont été compilés sur les diverses particularités de la distribution du lait et du breuvage lacté au chocolat dans les écoles de Montréal.(Rapport du Dr Hood en date du 25 novembre 1948.) Nous reproduisons-ci- -après un tableau indiquant le résultat de l\u2019enquête poursuivie- dans 212 éco'es visitées par des inspecteurs sanitaires (section du lait) durant les mois de janv'er et de février 1947. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuvemn A.M.LE.G.\u2014 Montréal, mars 1949 ENQUÊTE DANS 212 ÉCOLES VISITÉES DURANT JANVIER ET FÉVRIER 1947.Breuvages lactés Breuvage lacté consommés Lait entier chocolaté ait ee Vendu Donné Vendu Donné 167 écoles catholiques 70,624 élèves 344% 65.6% 342% 658% 773% 22.7% 45 écoles protestantes 24,875 élèves 67.5% 32.5% 58.5% 41.5% 91.9% 8.1% Tous ces pourcentages sont calculés sur les chiffres de consommation 8 : , ; : quotidienne moyenne en demiards durant la période d'observation.Consommation quotidienne du breuvage lacté au chocolat à Montréal.Demiards 39,616 (1) 12,039 (2) Population générale Population écolière Ce tableau indique que : a) Dans les écoles dirigées par la Commission des Ecoles catholiques de la Ville de Montréal, 65.6% de la consommation est du breuvage lacté au chocolat et 32.5% dans les écoles protestantes.b) La consommation quotidienne du breuvage lacté au chocolat par la population éco- Jiére est de 12,039 demiards, soit 30.3% de la consommation quotidienne totale de ce breuvage qui est de 39,616.5° Principe en jeu.Il convient probablement ici de faire un retour en arrière et d\u2019affirmer encore une fois l\u2019idéologie de base de toute cette question des cantines scolaires.La période scolaire est, pour l\u2019individu, une période de croissance, de développement et d\u2019éducation, c\u2019est-à-dire, en résumé, de préparation à affronter toutes les exigences tant physiques que morales de la vie adulte.Pour bien croître et bien se développer, il faut bien manger, et, pour contracter de saines habitudes d\u2019hygiéne alimentaire, il faut apprendre tôt et pratiquer jeune les principes d\u2019une alimentation rationnelle.Ne voit-on pas comment l\u2019on frappe d\u2019une pierre deux coups, lorsqu\u2019on entre à l\u2019école en prêchant la doctrine qui explique, convainc et entraîne à Pourcentages (1) Chiffre de consommation quoti- 100% dienne moyenne pour 1947.30.3% (2) Chiffre de consommation quotidienne moyenne pour janvier et février 1947.l\u2019action qui créera l'habitude, en même temps que l\u2019on fournit l\u2019occasion de profiter sur-le- champ des bienfaits apportés par l\u2019aliment sain.Education et apport d\u2019aliments .sains, voilà les deux principes de base de toute l\u2019or- ganistion des cantines scolaires.( L\u2019enseignement de la nutrition dans un service municipal de santé, Dr Groulx, octobre 1944.) Conclusions 1° Le breuvage lacté au chocolat, préparé selon les exigences de la Loi fédérale et répondant dans sa composition chimique et dans sa qualité bactériologique aux résultats d\u2019analyses faites régulièrement, est offert sous trois formes : a) Breuvage lacté au chocolat fait avec du lait presque entier, c\u2019est-à-dire ayant environ 3% de gras.P b) Breuvage préparé avec du lait écrémé à 2% de gras.c) Breuvage préparé avec du lait écrémé plus ou moins complètement, mais avec un pourcentage de gras inférieur à 2%.2° L\u2019enquête poursuivie par de Service de santé a révélé que le breuvage lacté au chocolat est substitut au lait entier dans les écoles dans des proportions croissantes et, RAPPORT SUR LE BREUVAGE LACTE AU CHOCOLAT DANS LES ECOLES DE MTL même, d\u2019après des chiffres récents, qui dépassent la consommation du lait entier, ce qui a créé une habitude non recommandable.3° Au point de vue nutritif, le lait entier pasteurisé est reconnu l\u2019aliment essentiel pour l\u2019enfant.Aucun breuvage ne peut y suppléer avec avantage.De plus, il est beaucoup mieux de distribuer du lait aux enfants, afin de les habituer à en boire.L'usage fréquent de breuvages aromatisés et sucrés intervient avec l\u2019appétit de l\u2019enfant et ses repas et contribue à le détourner davantage du lait.Dans certains cas, il cause des inconvénients.4° Concernant le but de la distribution du lait dans les écoles, «on doit tenir compte que la cantine scolaire a surtout un but éducatif : enseigner à l\u2019enfant ce qu'est le lait, un bon lait pasteurisé, et à en boire ; secondairement cette mesure a pour objet d\u2019aider l\u2019enfant dénourri et celui qui n\u2019a pas déjeuné.» (Groulx, L\u2019enseignement de la nutrition dans un service municipal de santé, actobre 1944.) Ailleurs, en Angleterre et aux Etats-Unis, en certains Etats, dans ce méme but de faire l\u2019éducation de l\u2019enfant et au point de vue alimentation, on lui sert un lunch complet chaud, pour lui enseigner quels aliments manger et comment manger.5° Le personnel médical du Service de santé qui visite les écoles de Montréal a, par ailleurs, instruction d\u2019enseigner aux enfants à boire du lait entier pasteurisé.6° Toute pratique et vulgarisation qui s\u2019écarte de ce principe fausse l\u2019éducation de l\u2019enfant, ce qui est la situation actuelle et peut l\u2019éloigner davantage de la consommation du lait ; d\u2019autre part, souvent le lait qu\u2019il reçoit à l\u2019école est le seul qu\u2019il prend.7° Les dangers encourus chez certains enfants par l\u2019usage prolongé et régulier de breuvage lacté au chocolat ont été signalés au cours d\u2019une séance médicale dans un centre 309 hospitalier local et rendus publics par la suite.En conséquence, nous recommandons : 1° que l\u2019enseignement de l\u2019hygiène dans les écoles vise à inculquer aux enfants les notions réputées les meilleures, dont celle concernant le lait pasteurisé et sa consommation ; 2° que le lait entier pasteurisé soit le seul lait recommandé et distribué aux élèves, sans réserve ni exception ; 3° que la Commission d\u2019hygiène réaffirme l\u2019opinion qu\u2019elle a émise à ce sujet en 1939, à savoir : «Qu\u2019on ne devrait servir que du lait entier et non pas du breuvage lacté au chocolat aux enfants qui souffrent de dénutrition » ; 4° que les octrois publics ou venant de la charité ne doïvent être appliqués qu\u2019à l\u2019achat de lait pasteurisé entier.Ont contribué à cette étude : les docteurs A.Groulx.directeur du Service de santé, A.Plouffe et J.-N.Laporte assistants-directeurs.A.-J.-G.Hood ef J.Brien, respectivement surintendant et assistant-surintendant de Ia division de l\u2019inspection des aliments, R.Bé- rard, surintendant de la division des laboratoires, ct B.Primeau, rapporteur.Dr J.-N.Laporte, D.P.H.assistant-directeur et surintendant de la division de l\u2019hygiène de l\u2019enfance.Dr Bertrand Primeau, M.P.H.rapporteur.Approuvé par : Le directeur du Service de santé Dr Adélard Groulx, M.P.H.Soumis à la Commission d\u2019hygiène le 4 janvier 1949.Appendice OPINIONS ET COMMENTAIRES Le breuvage lacté au chocolat est un aliment accepté par le Council on Food of the 310 American Medical Association en autant qu\u2019il ne contient que de 0.01 à 0.02% de caféine et théobrom.ne.Cette proportion fournit, par 8 onces, 0.03 gramme de caféine et théobromine, ce qui représente une quantité de 10 à 15 fois inférieure à la dose thérapeutique de ces drogues.Les pourcentages de tannin contenu dans le cacao ou le choco at ne figurent pas, à cause de leur peu d'importance, aux tableaux analytiques des produits alimentaires acceptés par le Council on Food of the American Medical Association.Des analyses chimiques effectuées par le docteur Bérard, surintendant de la Division des laborato.rcs au Service de santé, sur divers échantillons de breuvage lacté au chocolat ont donné en 5 occasions sur 6 des proportions de caféine et théobromine ne dépassant pas 0.02% et un pcurcentage moyen de 0.129% de (Rapport Bérard, 28 novembre 1948.) tannin.Le tableau des valeurs nutritives des divers aliments recommandés au Canada, préparé par la Div.sion de la nutri ion au ministère de la Santé na.donale et du Bien-être social, donne pour le breuvage lacté au chocolat a peu près les mêmes proportions des divers aliments nutritifs que celles contenues dans le lait entier si l\u2019on fait exception pour la moindre teneur en gras et en vitamine « À ».(Table cf food values recommended for use in Canada, Nutrition Division, Department of Ncationcl Health and Social Welfare, 1946.) Les conclusions d\u2019une étude de références compilées récemment par le directeur des études et professeur de technologie laitière à l\u2019Ecole de laiterie de la province de Québec à St-Hyacinthe, ont cherché à démontrer la valeur du breuvage lacté au chocolat au point de vue nutritif, sanitaire et nocif (Rapport Bégin, début de novembre 1948.) Des travaux poursuivis au Wisconsin Dairy Institute par Newell et Elvehjem sur l\u2019influence du breuvage lacté au chocolat sur la croissance des rats ont été rapportés dans « Science » avec les conclusions suivantes : « Animals may be raised on a diet consisting sole'y of L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeniN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 mineralized chocolate milk without any ill effeet ».(Science 99 : 411-412, 1944.) Un rapporteur à la convention annuelle de l\u2019Association américaine de la santé publique, tenuc à Pittsburg en 1940, s\u2019est élevé contre le gaspillage outré du lait écrémé trop souvent donné aux animaux ou simplement jeté à l\u2019égout.Ces commentaires sont basés sur la valeur du lait écrémé tant au point de vue nutritif qu\u2019économique.(American Journal «f Public Health, 30 : 237-239, 1940, J.S.Abbott.) La question controversée du mauvais effet du lait ingéré entre les repas sur l\u2019appétit de l\u2019écolier a été maintes fois étudiée et a fait l'objet d\u2019une recherche spéciale du docteur I.J.Wolman, qui a rapporté les résultats obtenus dans le cas d\u2019enfants en convalescence de fièvres rhumatismales aiguës, et le docteur Wolman dé conclure : « No evidence was found in my experiments to warrant advising the discontinuance of drinking mi'k between meals ».(Journal of Pediatrics, 28 : 703-712, 1944.) Le docteur L.B.Pett, chef de la Division de la nutrition au ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, écrit dans une lettre en date du 26 novembre 1945: concernant la consommation du breuvage lacté au chocolat, par l\u2019enfant, que « we sought to introduce a slight note of caution in the ue of the chocolate drink » ; et plus loin : « We do warn against the possibility that this may become the only milk being taken ».Dans une deuxième lettre en date du 15 décembre 1948, il ajoute et confirme son opinion dans les termes suivants : « So far as Choec late Flavoured \u2018Dairy Drink is con: cerned, I would not hesitate to use it in a case that would otherwise not take milk.But I believe that it has certain undesirable characteristics, which would prevent me from recommending anything like a campaign to get children to drink Chocolate Drink ».La question de l\u2019usage du café, thé et cacao chez les enfants a fait l\u2019objet d\u2019une étude spéciale lors de la conférence à la Ma:son ar gle pp RAPPORT SUR LE BREUVAGE LACTÉ AU CHOCOLAT DANS LES ÉCOLES DE MTL 311 Blanche de Washington sur les problèmes infantiles en 1930 et le rapport paru en 1932 traite à fond de l\u2019emploi du chocolat en alimentation infantile.Suit une traduction des principaux passages touchant au problème en cause : « En autant qu\u2019il est employé dans un breuvage, la valeur nutritive du cacao est négligeable.Ce qui nous intéresse, par conséquent, est le taux de son principe actif, la théobromine, étant donné que les quantités de caféine et d\u2019acide tannique sont si petites qu\u2019elles peuvent aussi être négligeables.La quantité de la drogue contenue dans une dose de cacao variera de 0.02 à 0.1 gramme selon le mode de préparation.« En conclusion, il semble évident que les effets de la théobromine soient comparables, quoique non identiques, à ceux de la caféine.Les données expérimentales, cependant, sont trop limitées pour en tirer des conclusicns définitives.En général, les effets du cacao sur l\u2019enfant devraient être similaires à ceux du café ou du thé, si le chocolat est consommé en quantité suffisante pour fournir une dose équivalente de l\u2019alcaloïde.Si, cependant, l\u2019excitation nerveuse est moins marquée, c\u2019est autant à l\u2019avantage du cacao bien que son action diurétique supérieure puisse contrebalancer cet avantage.Pour toutes fins pratiques, une enquête sur le cacao doit répondre aux mêmes questions que le café et le thé: (1) Fournit-il une dose nuisible de drogue ?(2) Devient-il de plus en plus en demande ?(3) Tend-il à remplacer le lait ?La quantité de drogue contenue dans ce breuvage ne peut être calculée avec précision, car il n\u2019y a pas de façon uniforme de le préparer.L\u2019expérience montrerait qu\u2019il y a probablement moins de tendances à augmenter la concentration du cacao ou à l\u2019employer régulièrement, comme cela semble être le cas pour le café.Il est aussi probable que le cacao sert surtout à donner de la saveur au lait plutôt qu\u2019à le remplacer.Si ces présomptions sont justes, si, comme on le prétend, les effets sur le système nerveux sont moins marqués et si on n\u2019emploie que des qualités modérées de cacao, alors, dans ces conditions, la pratique de permettre le cacao tandis qu\u2019on prohibe le café ou le thé pourrait être justifiable ».(Whita House Conference Report, Vol.III, p.484-501, 1982.) Le 22 février 1947, au cours d\u2019une séance d\u2019étude à l'hôpital Sainte-Justine, l\u2019on a signalé avoir constaté chez des enfants habitués à boire du breuvage lacté au chocolat certains symptômes cliniques consistant surtout en des signes généraux de dénutrition, de la décoloration des selles par atteinte hépatique, de l\u2019anoxerie et un dégoût progressif pour les aliments essentiels de base.L\u2019on s\u2019est élevé à la même occasion contre le goût développé chez les enfants pour un breuvage sucré à la place du lait et pour le chocolat dont on a fait le procès au point de vue chimique et nutritif.Dans une lettre en date du 20 décembre 1948 adressée à M.Bégin, de l\u2019école de laiterie de St-Hyacinthe, le docteur C.W.MacMillan, du département d\u2019hygiéne et de médecine sceiale de l\u2019Université McGill, définit le but de la distribution du lait dans les écoles en même temps qu'il s'oppose à l'usage quotidien du breuvage lacté au chocolat comme substitut du lait.Nous citons : « Milk is served in schools primarily for those children who do not receive an adequate diet at home.The best preparation for this purpcse is pasteurized whole milk ».« As an occasional beverage, therefore, I have no objection to chocolate milk, but I am opposed to any effort which tends to promote its consumption as an alternate or substitute for whole milk in the daily diet ».D\u2019autres autorités en pédiatrie et en nutrition ont répondu à nos demandes d\u2019opinion dans le même sens et l\u2019accord semble être unanime sur ces points : Même si le breuvage lacté au chocolat peut occasionnellement être pris à la place du lait, le 'ait entier non aromatisé doit rester celui communément en usage dans les écoles et surteut celui auquel on doit habituer l\u2019enfant qu\u2019on veut éduquer correctement. 312 Dans une lettre du 29 novembre 1948, le Dr J.-E.Sylvestre, directeur de la Division de la nutrition au Ministére provincial de la santé, aviseur en la matière, émet l\u2019opinion suivante : «Si les enfants ne boivent du lait que sous cette forme de breuvage, il pourrait s\u2019ensuivre des inconvénients assez sérieux.».Un peu plus loin, il ajoute : « Il est indéniable que les enfants tireront meilleur parti des substances nutritives du lait et, plus particulièrement du calcium qu\u2019il contient, si l\u2019on prend le lait en nature, car le chocolat précipite une partie du calcium qui, par le fait même, n\u2019est plus assimilé.C\u2019est pourquoi il serait beaucoup mieux de distribuer du lait aux enfants plutôt que du breuvage lacté, afin de les habituer à boire du lait.» Formule d\u2019Oslo La formule d\u2019Oslo, mise au point par le Pr Schiotz, est maintenant connue.Comme le rappelle R.Paumier, elle\u2019 consiste en un véritable petit repas pris le matin avant la classe et comportant : 400 à 500 ce: de lait, 2 biscottes de 20 gr.faites avec de la farine de blé non blutée, 20 gr.de margarine et 20 gr.de fromage de chèvre cuit, 1 ou 2 sandwiches de pain de seigle complet (100 gr.) autour de 20 gr.de margarine, enfin une carotté crue (100 gr.) ou \u2014 l'hiver \u2014 une demi-pomme, une demi-orange ou une demi-banane.D\u2019octobre à fin avril, 200 gr.de lait peuvent être remplacés par du cacao bouillà dans du lait écrémé.Les élèves les plus atteints par la sous-alimentation reçoivent en outre une cuillerée à soupe d\u2019huile de foie de morue (L\u2019année médicale pratique, 1948, p.159.) RÉFÉRENCES SUR LE MÉTABOLISME DU CALCIUM In adult human subjects, whether subsisting on a low calcium diet or on diets of borderline calcium adequacy, a medium-cost cocoa in daily portions of 21 to 38 Gm.approximating the tolerance limit, was not shown to affect the calcium balance adversely.(Miit- chell, HH.and Smith, Janice M.: Nov.24, 1945, « The effect of cocoa on the utilization L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTiN AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1949 of dietary calcium ».J.A.M.A.129 \u2014 pp.871- 873.) 1.Two medium-cost breakfast cocoas containing 22 to 24% of fat depressed calcium assimilation in growing rats in proportion to their contents of oxalic acid.2.A low-cost cocoa containing 10.58% of fat depressed calcium assimilation to an extent about three times as great as could be accounted for by its content of oxalic acid.3.The latter cocoa depressed the growth of rats also to a distinctly greater extent than the former two cocoas.4.No distinction between the two medium- cost cocoas with reference to their effects upon growth or calcium metabolism was established.(Mitchell, H.H.and Hamilton, T.S.: 1946, « The effect of different grades of cocoa upon the retention of dietary calcium by growing rats».J.Nutr.31, 377-386.) DOCUMENTATION 1° Lettre de M.René Guénette, assistant- secrétaire de la commission des écoles catholiques de Montréal, au docteur Ad Groulx, directeur du service de santé, demandant une directive dans la question du breuvage lacté au chocolat dans les écoles.2° Réponse du docteur Groulx à M.Gué- nette l\u2019informant de la sountissioni de la question du breuvage lacté à un comité d\u2019étude devant présenter un mémoire aux membres de la commission d'hygiène.3° Lettre du docteur Groulx au docteur J.-Ernest Sylvestre, directeur du service de la nutrition pour la province de Québec, lui faisant une demande d\u2019opinion sur la valeur nutritive et la consommation par la gent écolière du breuvage lacté au chocolat.4° Réponse du docteur J.-Ernést Sylvestre au docteur Groulx par une copie d\u2019une lettre adressée au docteur Marc Bergeron en date du 29 novembre 1948, dans laquelle le direc- RAPPORT SUR LE BREUVAGE LACTÉ AU CHOCOLAT DANS LES ÉCOLES DE MTL teur de la division de la nutrition du ministère provincial de la Santé offre une directive de « moyen terme entre les opinions opposées des scientistes ».5° a) Demande de statistiques à M.René Guénette sur la distribution du lait et du breuvage lacté au chocolat dans les écoles de la commission scolaire catholique depuis l\u2019établissement des cantines scolaires.b) Réponse de M.René Guénette par un tableau compilé par mademoiselle Alice Lebel, directrice-secrétaire du bureau des Oeuvres sociales scolaires catholiques.6° Lettre de transmission par le docteur Groulx du texte de conclusion du mémoire au sujet du breuvage lacté au chocolat à Me L.-A.Lapointe, c.r., directeur des Services, pour soumission au Contentieux municipal et expression d\u2019une opinion légale.7° Réponse de Me T.-A.Lapointe, cr, communiquant au docteur Groulx l\u2019opinion du Contentieux émise par son chef Me Guillaume Saint-Pierre.8° Rapports d\u2019une inspection spéciale de la Division de l\u2019inspection des aliments concernant les recettes et procédés de fabrication du breuvage lacté au chocolat.9° Rapport du docteur A.-J.-G.Hood, surintendant de la Division de l\u2019inspection des aliments, re : lait pasteurisé et breuvage chocolaté servis dans les écoles durant janvier et février 1947.10° Rapport de M.Paul-Eugène Bégin, agronome, intitulé : « Le breuvage lacté au chocolat est un aliment sain, nutritif et recommandable pour les enfants d\u2019âge scolaire ».11° Repreduction du rapport Bégin dans le numéro de novembre 1948 de la revue Québec laitier.12° Reproduction dans le numéro de décembre 1948 de la revue L\u2019Action Médicale 313 du rapport Bégin et de la réponse du docteur Gaston Lapierre, publiés dams it journal Le Canada du 18 novembre 1948.13° Rapport du docteur R.Bérard, surintendant de la Division des laboratoires, re : Le breuvage lacté au chocolat est un aliment sain, etc\u2026, par M, Paul-Eugène Bégin, B.5.A., M.Sc., agronome, en rapport avec l'arucle paru dans Le Canada, le 28 octobre 1948.14° Rapport, en date du 8 janvier 1947, d\u2019analyses effectuées sur le breuvage lacté au chocolat et la poudre de chocolat par le docteur R.Bérard, surintendant de la Division des laboratoires.15\u201d Correspondance de dévrier-mars-avril 1947, entre les docteurs J.-E.Sylvestre, A.Groulx et J.-N.Laporte, concernant la distri- but.on du breuvage lacté au chocolat dans les écoles et l\u2019opportunité d\u2019y servir un lunch complet.| 16° Texte d\u2019une allocution prononcée à la conférence régionale annuelle des infirmières de la Metropolitan Life Insurance Company, a \u2019hotel Mont-Royal, le 13 octobre 1944, par le docteur A.Groulx, directeur du service de santé de Montréal, sur l\u2019enseignement de la nutrition dans un service municipal de santé.17° Extrait du bulletin d\u2019hygiène de no- vembre-décembre 1939, vol.25, no 6, concernant la séance de la commission d\u2019hygiène où fut discutée la distribution du lait dans les écoles de Montréal.18°.Procès-verbal d\u2019une assemblée de la commission d\u2019hygiène tenue jeudi le 16 novembre 1939, à 4 heures de l\u2019après-midi.19° Travail préparé par le docteur J.-N.Laporte, surintendant de la Division de l\u2019hygiène de l\u2019enfance, concernant la distribution du lait dans les écoles des commissions seo- laires catholique et protestante de Montréal.20° Lettre du docteur L.B.Pett, chef de la Division de la nutrition au ministère de la Santé nationale et du Bien-être social à 314 Ottawa, où ce dernier «indique qu\u2019il y a certaines considérations tant pour que contre le breuvage lacté au chocolat ».21° Lettre de Miss Marjorie M.Heseltine, directrice de la Section de la nutrition au Children\u2019s Bureau de Washington, qui écrit qu\u2019 «en général les nutritionistes suivent I'avis des pédiatres aux Etats- Unis pour recommander le lait entier non sucré plutôt qu\u2019un breuvage lacté au chocolat dans les m''ieux scolaires ».22° Réponses du docteur C.A.A'drich, directeur du Rochester Child Health Project à la clinique Mayo : a) Non, à la question : le breuvage lacté est-il dommageable à la santé des écoliers ?b) Pas à moins que la famille ne fournisse pas de lait à l\u2019enfant, à la question sur l\u2019opportunité d\u2019une distribution régulière de lait ou de breuvage lacté au chocolat durant la matinée à l\u2019école.23° Lettre du docteur James R.Wilson, secrétaire du Council on Foods and Nutrition de l\u2019American Medical Association, qui donne son impression personnelle sur l\u2019usage du breuvage lacté au chocolat, ne le considérant pas dangereux.24° Lettres de l\u2019American Public Health Association et de l\u2019American Academy of Pediatrics à l\u2019effet que ces deux organisations n\u2019ont jamais émis d\u2019opinion officielle sur la valeur nutritive du breuvage lacté au chocolat.25° Lettre du chef de la Section de la nutrition à la Division des relations entre Etats du Service de santé publique des Etats- Unis, le docteur Harold R.Sandstead, qui cite des références à l\u2019appui de l\u2019innocuité du breuvage lacté au chocolat en même temps qu\u2019il prétend que l'opportunité de sa distribution aux écoliers relève de conditions locales devant être examinées avant toute décision.26° Copie d\u2019une lettre du docteur C.W.MacMillan, du département d\u2019hygiéne et de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 médecine sociale de l\u2019Université McGill, à M.Bégin, de l\u2019école de laiterie de St-Hya- cinthe, dans laquelle le docteur MacMillan se dit opposé à tout encouragement de la consommation du breuvage lacté au chocolat comme substitut du lait entier dans le menu quotidien.27° Rédaction d\u2019opinions verbales émises par le docteur Thompson qui se dit opposé, en principe, à l\u2019usage du breuvage lacté au chocolat et par le docteur Goldbloom, qui ne voit aucune objection à l\u2019emploi du breuvage lacté au chocolat à la place du lait entier.28° Références puisées au chapitre de l\u2019hygiène scolaire dans L\u2019année médicale pratique de 1948, où, parlant du supplément alimentaire, l\u2019on donne les détails de composition de la formule d\u2019Oslo concernant «un véritable petit repas pris le matin avant la classe » et où l'on ajoute : « D\u2019octobre a fin avril, 200 grammes de lait peuvent être remplacés par du cacao bouilli dans du lait écrémé ».(L\u2019année médicale pratique, 1948, p.159).29° 15ème rapport annuel du bureau des Oeuvres sociales scolaires catholiques pour l\u2019exercice 1947-48.30° Articles des journaux montréalais publiés sur la question du breuvage lacté au chocolat en octobre et novembre 1948.sk 5 EXTRAIT DU PROCES-VERBAL D'UNE SEANCE DE LA COMMISSION D'HYGIÈNE DE LA CITE DE MONTREAL, TENUE LE MARDI, 4 JANVIER 1949.ATTENDU que l\u2019enquête poursuivie par le Service de Santé a démontré que le breuvage lacté au chocolat est substitué au lait dans les écoles dans des proportions croissantes et que, même d\u2019après des chiffres récents, il dépasse la consommation du lait entier, ce qui a créé une habitude non recommandable ; RAPPORT SUR LE BREUVAGE LACTÉ AU CHOCOLAT DANS LES ÉCOLES DE MTL ATTENDU qu\u2019au point de vue nutritif, le lait pasteurisé est reconnu aliment essentiel pour l\u2019enfant et qu\u2019aucun breuvage ne peut y suppléer avec avantage ; ATTENDU que l\u2019usage habituel de breuvages chocolatés en plus de causer des inconvénients, tels le métabolisme du calcium, etc, diminue l\u2019appétit de l\u2019enfant aux repas et contribue à le détourner davantage du lait ; ATTENDU que la distribution du lait dans les écoles a pour but primordial d\u2019aider l\u2019enfant souffrant de sous-alimentation ou qui n\u2019a pas déjeuné ; | _ATTENDU que le personnel médical du Service de Santé qui visite les écoles de Montréal a instruction d\u2019ensetgner aux enfants a boire du lait entier pasteurisé ; ATTENDU que toute pratique et vulgarisation qui s\u2019écartent de ce principe faussent l\u2019éducation de l\u2019enfant, et peuvent Uéloigner davantage de la consommation du lait ; et que d\u2019autre part, souvent le lait qu\u2019il reçoit est le seul qu\u2019il prend ; ATTENDU que les dangers encourus chez certains enfants par l\u2019usage prolongé et régulier de breuvage lacté au chocolat ont été signalés au cours d\u2019une séance médicale dans un centre hospitalier local et rendus publics par la suite : 315 La Commission d'Hygiène recommande : 1.que l\u2019enseignement de l\u2019hygiène dans les écoles vise à inculquer aux enfants les notions réputées les meilleures, dont celle concernant le lait.pasteurisé et sa consommation ; 2.que le lait entier pasteurisé soit le seul recommandé et distribué aux élèves, sens réserve mi exception ; 8.selon l\u2019opinion qu\u2019elle a émise à ce sujet en 1939, de ne servir que du lait entier et \u201cnon pas du breuvage lacté au chocolat aux enfants qui scuffrent de sous-alimentation ; 4.que les octrois publics ou venant de la charité ne soient appliqués qu\u2019à l\u2019achat de lait pasteurisé entier ; que copie de cette résolution soit transmise au Comité exécutif de la Cité de Montréal, aux commissions scolaires catholiques et protestantes de Montréal, aux fédérations de charité de Montréal, aux ministères fédéral et provincial de la santé, division de la nutrition, et aux différentes organisations et clubs sociaux qui fourmissent des fonds pour l\u2019achat de lait.Sr (Certifié) Greffier adjoint de la Cité. VARIÉTÉS ee MISSION AU 3e CONGRÈS MEXICAIN DE MÉDECINE 13ème Congrès National Jean LeSAGE Le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec, ayant reçu, dans le cours du mois d\u2019octobre 1948, l'invitation des Congrès Nationaux de Médecine du Mexique, sous la présidence du professeur Abraham Ayala Gonzalez, son président, de participer à son programme scientifique en déléguant un ou plusieurs représentants, me fit l'honneur de me choisir.Etant donné que le professeur Le Blond, de l\u2019Université McGill, avait fait des recherches avancées sur la question des protéines, dernière question à l\u2019ordre du jour dans ce Congrès, il fut convenu que le docteur P.Cox représenterait celle-ci.Ce Congrès eut lieu à l\u2019Hôpital Général de Mexico, institution de plus de 3,000 lits.Il tint ses assises sous la présidence honoraire de son Excellence le Président de la République, Sr Lic.Miguel Alamen, auquel se joignaient effectivement, chaque jour, les différents Ministres du Gouvernement.Ainsi, assistera-t-on à des dîners, à des lunchs, ou à des réunions données chaque jour par chacun des ministères, un jour par le Senor Jaime Torès Bodet, Secrétaire des affaires étrangères, le lendemain, par Na- zario S.Ortiz Garzan, Secrétaire de l\u2019agriculture et du cheptel, le surlendemain, par le docteur Ignacio Noronès Prieto, Sous-Secrétaire de la Santé, un autre jour, par Sr Lic.Fernando Casas Aleman, Chef du Département Fédéral, et, pour finir, à un immense banquet sous la présidence de Sr Lic.Gabriel Ramos Millan, président de la Commission du Mais.En réalité, comme l\u2019a très bien souligné le président Ayala, c\u2019est grâce à l\u2019appui moral et financier du docteur Raphaël P.Gambo, (Montréal).Secrétaire (ou Ministre) de la Santé et de l\u2019Assistance publique, que ce Congrès a pu tenir ses assises.Ce Congrès se présentait, avant tout, sous le signe de réunions scientifiques ; hâtons- nous de dire que le mot d\u2019ordre était d\u2019exposer, dans chaque question, le point de vue social et le point de vue économique avec statistiques à l\u2019appui.Pour tempérer la théorie et l\u2019abstrait de ces présentations, plusieurs fois à la suite de banquets, ou de dîners, un maître en la matière venait exposer une question d\u2019ordre médico-social, intéressant le peuple mexicain en général.À part cela, visites de différents Instituts, ou visites de certaines régions du Mexique particulièrement atteintes de carences alimentaires ou de maladies tropicales.Résumons, d\u2019abord, le programme scientifique : les réunions commencèrent le 8 novembre.Nous arrivions par avion vers une heure du matin, ce\u2018jour-là.Ce premier jour, les séances plénières étaïent consacrées à l\u2019étude de l\u2019ulcère gastrique et duodénal sous la présidence du docteur John Garlock, de New-York, et du docteur Gustavo Argil.Chaque séance commence à 9 heures.Elles se terminent, chaque jour, vers 115 heure, pour reprendre vers 3 heures.Il y a deux sessions du soir, en plus.Qui peut dire que les Mexicains n\u2019ont pas l\u2019esprit de travail ?A 9 heures donc, un premier travail sur les aspects psychosomatiques du problème de l\u2019ulcère peptique par le docteur Sydney Portis, auteur important de Chicago.Il est à noter que les Miexicains ne manquent aucune occasion d\u2019inviter un maitre dans toutes les questions qui peuvent leur rapporter des lumières nouvelles, qu\u2019il soit LESAGEË MISSION AÜ 3x CONGRÈS DË MÉDECINE américain, sud-américain ou européen.Ils pratiquent cette méthode au cours des Congrès, ct la continuent durant l\u2019année.Chez cux, aucun préjugé de race.I sera, souvent question \u2014 notons-le bien \u2014 au cours \u2018de ce Congrès de médecine psychosomatique.Puis, le docteur Portis et le docteur Raoul Gonzalez Enriquez insisteront sur une étude psychomatique approfondie des sujets affligés d\u2019ulcère gastrique et duodénal.On sait que cette médecine étudie l\u2019homme total \u2014 non pas seulement le corps humain et ses organes, dans le but de chercher une lésion organique, mais aussi les troubles des diverses fonctions de la physiologie du corps humain, troubles qu\u2019il prétend commander, très fréquemment, par des perturbations psychiques.Une étude psychosomatique complète d\u2019un malade, atteint de troubles fonctionnels, gastriques, cardiaques, hépatiques ou rénaux, permet de mettre en évidence la lésioh organique.Le plus souvent, l\u2019ayant éliminée, il recherche et trouve des causes profondes, mora'es, conjugales, sociales, financières, ayant dérangé le délicat mécanisme de l\u2019équilibre mental pour établir, secondairertiënt, un déséquilibre nerveux ou un \u2018déséquilibre neuro- végétatif.N'\u2019est-il pas prouvé que Tulcére gastrique, que la côlite ulcéreuse, qu\u2019un très grand nombre d'hypertensions artérielles, que l\u2019angine de poitrine, si on remonte aux causes, sont le plus souvent d\u2019 origine motive ou psy- chesomatique.Les tendances actuelles - sont telles, aussi bien chez les Allemands, les Francais ou les Anglo-Saxons, que toute clinique d\u2019hôpital d\u2019importance possède un centre non seulement de psychiatrie, mais aussi d\u2019analyse psychosomatique.La méthode remonte a Claude Bernard et Charcot.Les Américains y font école et semblent avoir raison.Plus tard, ce matin-là, le dôcteur Bockus, professeur à l\u2019Université de Pennsylvanie, de Philadelphie, insistait sur l'importance de traiter d\u2019abord, médicalement, l\u2019ulcère gastrique \u2018et duodénal.I] y eut, ici, un petit duel entre le docteur Portis \u2018et ce dernier auteur.Le docteur Bockus est, avant tout, un 317 organiciste.Il recommande de rechercher et d\u2019éliminer, d\u2019abord, la lésion d\u2019ulcère ou tu: meur gastrique et duodénale, et reporte au second plan l'étude psychosomatique, plan sur lequel il n\u2019était pas d\u2019accord avec le professeur Portis.Il semble en tout cas prouver qu'à moins d\u2019échec complet, ou de syndrome aigu compliqué, le traitement de l\u2019ulcère soit, en premier lieu, médical.Comme il n\u2019existe pas unc cause, jusqu'ici, de l\u2019ulcère, les thérapeutiques appliquées doivent varier selon les trouvailles d'un examen clinique, radiologique et gas- troscopique complet.Le docteur Guadorama, professeur de gas- tro-entérologie au Mexique, à l\u2019Université de Mexico, a démontré quelle variété de thérapeutiques à succès il recommandait dans l\u2019ulcère.vo Le même jour, dans l\u2019après- midi, le dceteur Waltman Walters, de la Clinique Mayo, présentait ses statistiques sur la vagotomie dans le traitement de l\u2019ulcère.Comme toujours, l\u2019ulcère duodénal et l\u2019ulcère gastrique doivent être considérés comme deux entités différentes.Si l\u2019ulcère duodénal est 5 ou 6 fois plus fréquent que l\u2019ulcère gastrique, s\u20191 est plus sujet à des hémorragies ou à un syndrome tel que la perforation, par ailleurs, l\u2019ulcère gastrique soulève un problème d\u2019une constante gravité.Il s\u2019agit, en effet, de savoir.avec tous les moyens d'investigation à notre disposition, si cet ulcère n\u2019est pas plutôt un cancer ou si précisément c\u2019est un ulcère.D\u2019après la majorité des auteurs, dont le docteur Walters, le cancer gastrique prend figure d\u2019ulcère dans environ 20% des cas, mais 1l est difficile d\u2019affirmer dans quel pourcentage l\u2019ulcère, proprement dit, dégénérera en cancer.La recherche du taux de l'acidité a son importance.Il est reconnu que si ce taux est subnormal, ou absent, et associé à un ulcère gastrique, il existe une présomption en faveur d\u2019un cancer gastrique plutôt que d\u2019un u'cèrc.Par contre, il est plus fréquent de trouver.une hyperacidité diurne que nocturne.C\u2019est précisément dans ces cas, comme le dit Je docteur Walters, que la vagotomie, ou lu section des deux nerfs vagues de la région 318 [UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuuLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 œ_.ophagienne basse, peut ramener la sécré.ion gastrique à la normale.Là, le traitement médical, naturellement, a échoué.Bien entendu, cette opération est combinée soit à une gas- t1o-en\u2018érostomie ou, plus souvent, à une gastrectomie subtotale.Cette opération, encore di.cutée parce que la technique ne remonte qu\u2019à tros ans (el'e a été lancée par le docceur Dragstedt), trouve aussi ses indications dans 'e traitement chirurgical de l\u2019ulcère peptique pcstopératoire.La encore, le tubage gastrique ramène une hyperchlorhydrie.Signalons, aussi, l\u2019importance des travaux tels que ceux du docteur Juan Anatio, d\u2019Argentine, sur les bases rationnelles du traitement médical de l\u2019ulcère gastrique et duodénal, et le très beau trava.l de Sir Rodney Maingot, de Londres, présenté par son assistant, le docteur Mon- tanés, sur 'e traitement chirurgical de l\u2019ulcère gas.rique et duodénal.Enfin, celui du docteur Cardenas, du Mexique, sur les bases physiologiques des facteurs psychosomatiques produisant l\u2019ulcère peptique.Ccmme on le constate, l\u2019étude psychosomatique des ulcères relève autant du spécialiste en gastro-entérologie bien versé en psychoanalyse, que du spécialiste s\u2019Associant à un neuro-psychiatre.Partout, au Mexique, des unités spéciales sont instituées pour étudier le comportement total intérieur de l'individu.Ainsi, done, on a créé des centres appropriés, soit dans les départements de médecine, soit dans les Instituts de cancer ou les Centres anticancéreux.La gastrectomie totale n\u2019est pratiqule, comme l\u2019a bien démontré le docteur Emmanuel I.Mario Gutierrez, que dans les cas d\u2019ulcère gastrique ou dans les cas de cancers opérables des régions gastriques hautes.Relevons, dans l\u2019après-midi, le travail du docteur Mario Santillôn sur la ponction de l\u2019abcès hépatique et celui du docteur Charvez sur les aspects cliniques de l\u2019amibiase colique, enfin, un travail sur la classification actuelle des côlites par le docceur Fuad Mussi.Au Mexique, la pathologie des parasites intestinaux, de l\u2019amibiase et des diarrhées est particulièrement bien mise au point.De même en est-il de la question de la brucellose, questicn qui fait l\u2019objet d\u2019un très fort volume écrit au Mexique par des auteurs du monde entier.Comme au Canada, voire dans notre Province, les maladies parasital- res, dont l\u2019amibiase et la brucellose, par contamination du lait, ont fortement augmenté \u2014 il suffit de rechercher par des tests appropriés, si on veut bien y pen:er \u2014 il serait indiqué d\u2019éveiller davantage l\u2019esprit des médecins au diagnostic de ces maladies.On sait qu\u2019elles sont plus répandues depuis le retour au foyer des vétérans ayant comba\u2018tu sous les tropiques et depuis l\u2019entrée, en nombre croissant, des sujets dits « déplacés », dont la plupart ont véeu dans des camps de concentration trés ma\u2019'sains par définition.Je possède, là-dessus, des documents du plus hauc in\u2018érêt, que je peux me.tre à la disposition du Gouvernement.Dans ce domaine, il existe, à Mexico, un Institut des maladies tropicales, magnifiquement outillé, Institut constitué d\u2019un hôpita!, d\u2019une clinique et d\u2019un laboratoi\u2019e non seule ment général, mais spécia isé dans la recherche et l\u2019étude des maladies tropicales et parasitaires.Tout médecin ou étudiant intéressé à ces questions aurait avantage à parfaire là des études spéciales.Les malades qui al:mentent cet Institut v:ennent de partout : du Mexique, de l\u2019Amérique Centrale et de l\u2019Amérique du Sud.C\u2019est un Mexicain d\u2019origine française, le docteur Raoul Fournier, qui en a la direction clinique.Le soir du 8 novembre, le docteur John Garlcek, de New-York, présentait d\u2019excellentes statistiques sur les résultats postopératoires du traitement chirurgical de l\u2019ulcère duodénal par la gastrectomie subtotale.Il ne pratique plus, ou très rarement, la gastro- entérosto- mie.Cette soirée se termina par une allocution du président, le docteur A.Ayala, suivie d\u2019un magnifique film de ce chirurgien, sur les techniques les plus récentes de gastrectomie de l\u2019ulcère gastr:que et duodénal.Il y aurait lieu de montrer des films de ce genre aux chirurgiens, ou étudiants, de notre Province.Il cst probable que plusieurs de ces impor- LESAGE: MISSION AU 3E CONGRÈS DE MÉDECINE tants médecins ou chirurgiens mexicains accepteraient l'honneur de venir montrer, ici, les résultats de leurs dernières recherches.Ces visites aura.ent l\u2019avantage de mettre en lumière les travaux scientifiques et les idées des Sud-Américains et des Mex:cains, puisque la plupart d\u2019entre nous n\u2019ont pas l\u2019occasion de lire ou de connaître l\u2019immense contribution des Latins d\u2019Amérique a la médecine et a la chirurgie.La journée du 9 novembre était consacrée à l\u2019étude des diètes mexicaines, sous la présidence du docteur Robert Elman, de 1'Université de Washington, à St-Louis.Ce qui m\u2019a le plus impressionné dans ces séances, c\u2019est moins la connaissance exacte des auteurs mex.cains sur la valeur nutritive des menus habituels de leur population dans ses différentes classes, que la science, très précise, de ce Gouvernement par diverses commissions ct par ses médecins en nutrition, sur les carences alimentaires ou vitaminiques de la populat on mexicaine selon ses différents territoires.Ainsi, des staüistiques bien établies, avec des pourcentages selon les régions géographiques sont prêtes à être exhibées à qui veut les consulter.D'ailleurs, quantité de travaux de statistiques \u2014 on pourrait dire géographique : \u2014 et nombre de cartes géographiques du Mexique ont été analysés devant nous, dans cet ordre d\u2019idées.Le Gouvernement mexicain, par des enquêtes et des sondages pratiqués par des médecins du Ministère de la Santé d\u2019une part, et, depuis quelques années, par des Commis- s.ons spéciales, en est arrivé à la conc!usion suivante : si l\u2019on fait abstraction de l\u2019alimentation des grandes villes, où les repas se composent, surtout dans la classe élevée, moyenne et même dans la classe des petits employés, de viande, de céréales, de légumes, de fruits, de pain, de beurre et d\u2019une quantité suffisante de graisses, par contre, dans les petites villes, 'es villages et dans les campagnes, l'alimentation est encore très défi- c:ente en proté ne: et en graisses.La plupart des gens de ces régions ne mangent de la viande que deux ou trois fois par mois.319 Ceci est dû, surtout, à leur pauvreté en cheptel jointe à une grande pénurie de machines aratoires modernes.Le peuple mexicain est généralement pauvre.Cependant, deux facteurs semb'ent sauver la situation temporairement : 1.le fait que ces populations ont des fruits en abondance et s\u2019en nourr.ssent convenablemen: ; 2.surtout, que l\u2019aliment de base des indigènes de la République mexicaine, c\u2019est le maïs, ou « blé d\u2019Inde » sous la forme courante de tortillas, ou galettes de couleur grise remplaçant le pain, et ressemblant étrangement à notre galette de sarrazin, qu\u2019ils mangent en abondance, avec du beurre, ou enroulées autour de légumes ou de viande, ou encore qu\u2019ils trempent dans des sauces la plupart du temps assaisonnées et très piquantes dues à une espèce de piment appelé chili.Ce maïs possède une très grande valeur nutritive, et depuis nombre d\u2019années, le Gouvernement mexicain en répand la culture et il lui fait aussi une propagande publique effrénée par des tracts, des affiches très artistiques, par des conférences données par des unités déléguées dans les camps les plus reculés du Mexique, conférences avec ou sans film à la portée du public le plus ignorant.Le Gouvernement mexicain a, à cet effet, institué une Commission dite de Maïs, dirigée par un médecin, membre de l\u2019Institut de Nutrition de l\u2019Hôpital Général de Mexico, le Sr Lic.Gabriel Ramos Millan.Cette Commission connaît, au Mexique, les terres les plus propices à la culture du maïs ; elle aide, par des subventions, l\u2019achat des instruments aratoires, elle distribue des semences pour la culture du maïs.Actuellement, la production moyenne nationale est de 2,270 000 tonnes de maïs par an, quantité encore insuffisante à l\u2019alimentation rationnelle de cette population, qui augmente très rapidement.Ceci équivaut pour cette p« pulation de 16,000,000 d\u2019habitants a une ccnsommation de 112.5 kilos par habi- tart, par année.Or, la popu'ation a augmenté de 1930 à 1948 de 16,530,000 & 23,876,130 âme:.Cette consommat'on équivaut (très souvent, c\u2019est là le seul aliment) à l\u2019ingestion 320 de trois tortillas par repas, ce qui établit la consommation moyenne entre 100 et 700 grammes par personne, par jour.Comme les droits d\u2019importation du mais sont plutôt prohib.tifs, cette Commission encourage la culture intensive, sur place.Mais le Gouvernement mexicain n\u2019a pas encore résolu ce problème : la population nationale augmente à un rythme tel que la production nationale du maïs reste insuffisante.Ceci a donc obligé le Gouvernement à augmenter les importations et, par suite, à alourdir le budget du département d\u2019Agriculture plus que de raison.Vo.ci un tableau qui indique, sommairement, la valeur nutritive comparée de la farine de blé (à 75% d\u2019extraction) ct de la farine de mais.Les chiffres sont en extraits secs.Tortillas: Farine % de blé Cenizas (Zrammes) ooo.1.6 1.02 Calcium (milligrammes) essences 190.0 92 Phosphore (milligrammes) mere 317.0 191 Fer (milligrammes) mmm.3.7 \u2026 42 Thiamine (milligrammes) 0.33 0.38 Riboflavine (millgrammes) .0.10 0.08 Niacine (milligrammes) oo.1.67 1.55 Protéines (grammes) ooo 10.0 12.10 Extrait éthéré (grammes) res 1.88 1.28 Fibres crues (grammes) oo.2.30 0.09 Hydrate de carbone (grammes) .86.52 85.60 Extrait non protéiné (grammes) .84.22 85.51 Comme on le constate, la valeur nutritive en calcium, en phosphore et cn facteurs vitaminiques est très élevée.Qu\u2019il me soit permis, ici, d\u2019établir une rapide comparaison entre l\u2019alimentation du Mexique et celle de la Province de Québec.Notre apport proté.nique est, en général, élevé.C\u2019est le fait contraire au Mexique.Chez nous, on mange en abondance viandes, fromages, œufs et hydrates de carbone : pain, pommes de terre, pâtisseries, chocolats et bonbons ; mais notre diète est, pour une population prespère, terriblement déficiente en facteurs vitaminiques et en sels minéraux, en particulier en calcium et cn phosphore.Quel renversement de la santé gé- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buruenin AMLE.U.\u2014 Montréal, mars 1949 nérale ne se produirait-il pas, si on diminuait, d\u2019une part, les quantités de viande, et si, en faisant une campagne en faveur des fruits et des vitamines, on imitait le Mexique par une campagne en faveur d\u2019une alimentation plus élevée en farine de maïs ! Un fait frappe tous les touristes au Mexique : quelle que soit la classe de l\u2019indiv:du, homme ou femme, les dents ont une blancheur et une résistance remarquables et les os ont une solidité toute particulière.Ceci est attribué par les experts du Gouvernement et les médecins en général à l\u2019ingestion abondante dc farine de maïs dans l\u2019alimentation quotidienne.Par ailleurs, dans ce pays, l\u2019artériosclérose.la lithiase biliaire et rénale sont, toutes proportions gardées, beaucoup moins fréquentes que dans la Province de Québec, où la ration alimentaire est souvent trop élevée en protéines, en graisses et en hydrates de carbone.Peut-être serait-il indiqué, éventuellement, que le Gouvernement soumette au Département de Nutrition de nos trois grandes Universités le problème de nos déficiences et des erreurs alimentaires de la population de notre Province.Il y aurait là un sujet de recherches qui pourrait susciter davantage l\u2019intérêt des professions médicales étrangères à notre endroit.L'étude de ce prob'ème scrait beaucoup plus pratique que celui des questions de nutrition générale, où les étrangers sont déjà plus avancés que nous.Toujours dans le même ordre d\u2019idées, dans l\u2019après-midi du 9 novembre, le docteur Salvador Bermudès, Secrétaire de la Santé, présentait un travail sur l\u2019enrichissement des farines et de leurs produits d\u2019élaboration.Nous retenons de ceci que le Gouvernement mexicain, sans exercer une dictature, essaic d'orienter, dans le publie, la sélcetion des aliments.Pour faire suite à cet exposé, le docteur José Quintin présenta une revue Îles diètes hospitalières, puis l\u2019ingénieur Quim Edouardo Paz exposa la valeur scientifique d\u2019une boisson nationale appelée le « pulque », breuvage poly- N LESAGE MISSION AU 3x CONGRÈS DE MÉDECINE vitaminique tiré de la fermentation alcoolique de certains cactus.Dans un autre amphithéâtre \u2014 des séances avaient lieu simultanément dans trois salles \u2014le docteur Enrico Branco Ribiero, directeur de l\u2019Ecole d\u2019Hygiène de Sao Paulo, Brésil, présentait, au nom du professeur Benedicto Montenégro, une énorme statistique de 1,234 cas d\u2019ulcères gastriques et duodénaux, opérés de 1935 à 1948.Sur ce nombre, 144 cancers.L'opération, soit dans 1,131 cas, a été la technique de Reichel-Polya.Ce chirurgien s\u2019est acharné à rechercher la localisation exacte de chacun de ces ulcères.Comme la tranche de section peut varier selon les localisations de l\u2019u'cère, il me paraît indiqué de noter, ici, les 12 localisations qu\u2019il a adoptées : 1.La région cardiaque limitée par le cardia.2.La région de la petite courbure qui s\u2019étend du cardia jusqu\u2019au pylore sur une largeur de deux centimètres, soit à cheval sur un centimètre de chaque paroi gastrique.3.La région pylorique comprenant, uniquement, le sphincter pylorique.4.La région de la grande courbure du cardia jusqu\u2019au pylore sur une largeur de deux centimètres, enjambant un centimètre de chaque paroi gastrique.5.La région de la paroi postérieure.6.La région de la paroi antérieure.7.La région antérieure du bulbe duodénal sur une longueur d\u2019un centimètre jusqu\u2019au bord inférieur du bulbe duodénal (face antérieure).8.La région postérieure du bulbe duodénal (la face postérieure du bulbe sur une étendue d\u2019un centimètre).9.La région du bord supérieur du bulbe duodénal jusqu\u2019à la portion duodénale du petit épiploon.10.La région du bord inférieur du bulbe duodénal correspondant au bord du bulbe duodénal au contact du pancréas.11.La région du bord supérieur du duodénum comprenant le premier centimètre de la deuxième portion du duodénum.321 12.La région jéjunale comprenant la der- niére partie du duodénum qui embrasse la région de la néo-bouche de gastro-entérosto- mie.Voici, en résumé, la fréquence relative de ces divers ulcères selon leur localisation.1.Ulcère de la face antérieure du bu!he duodénal : 670 cas.2.Ulcère de la face postérieure du bulbe ducdénal : 306 cas.3.Ulcère de la petite courbure de l\u2019estomac : 194 cas.4.Ulcère de la région pylorique : 48 cas.5.Ulcère du bord supérieur du bulbe duodénal : 45 cas.6.U'cère de la paroi postérieure de l\u2019estomac : 39 cas.7.Ulcère de la paroi antérieure de l\u2019estomac : 26 cas.8.Gastrite ulcéreuse généralisée : 26 cas.9.Ulcère du bord inférieur du bulbe duodénal : 12 cas.10.Ulcère de la région de la bouche anas- tomique : 12 cas.11.Ulcère du segment supérieur du duodénum : 4 cas.12.Ulcère de la région juxta-cardiaque : 2 cas.13.Ulcère de la grande courbure : 1 cas.À noter que l\u2019auteur a trouvé, dans 35 cas, des « kissing ulcers » du bulbe duodénal.On relève donc, dans cette statistique, 75% d\u2019ulcéres bulbaires.Notre ami, le professeur Sala Roig, de Barcelone, a remarqué, en effet, que la niche ulcéreuse de l\u2019ulcère duodénal se trouve, presque toujours, sur le prolongement du muscle pylorique.Il semble donc que le sphincter pylorique soit unc des causes les plus fréquentes de la production de l\u2019uleère.Comme l\u2019ont fait remarquer, en 1931, Dea- ver et Burden, de Philadelphie, la dyskinésie du pylore n\u2019est pas seulement la cause des symptômes de l\u2019ulcère, mais e'le en précède toujours l\u2019apparition, II appartient à Joaquim 522 Tellcria, de Valence, d\u2019avoir prouvé, en 1944, par des études microscopiques expérimentales, l\u2019apparition de lésions prolifératives, précédant la naissance de l\u2019ulcère, dues à l\u2019action érosive des processus destructifs de la d.gestion.Somme toute, on finit par attribuer ces I/sicns à une irritation du systéme nerveux neuro-végétatif.Il y aurait intérêt à faire adopter ces points de vue par les chirurgiens.C\u2019est encore à faire appel à la médecine psychosomatique.Dans la soirée du 9 novembre, une autor.té, le professeur Pablo Luis Merizzi, présenta des résultats sur le traitement chirurgical de l\u2019ulcère gastrique et duodénal, suivi d\u2019une conférence du docteur John Fitzgibbon, délégué de l\u2019American Medical Association, sur la médecine japonaise actuelle.Il ressort de cet exposé que les médecins japonais, isolés et divisés entre eux jusqu\u2019à l\u2019avènement des Américains, n\u2019ayant entre eux aucune association médicale, ni collège des médecins, ont réussi, grâce à l'impulsion \u2018de l\u2019American Medical Association, à se former en associations professionnelles et scientifiques et à prendre ainsi une influence grandissante auprès de leur nouveau Gouvernement démocratique.Pour terminer, le docteur Montädo démontra les relations qui existent entre la gastrite, l\u2019ulcère et le cancer gastrique.Il est reconnu que la gastrite, en particulier atrophique, ou que les gastrites avec ach'orhydrie, fent le lit aux cancers gastriques.Le docteur S.Kushlan, de l\u2019Universisté de Yale, vint à l\u2019appui de cette thèse.Les séances du 10 novembre étaient consacrées à l\u2019étude du foie et de la nutrition sous la présidence du docteur A.Moore, du Presbyterian Hosp:tal, de New-York, Les docteurs Zubiran et Sepulveda, de l\u2019hôpital de la nutrition de Mexico, ouvrirent la séance avec un travail sur l'influence des carences alimentaires sur la production des lésions hépatiques.Comme, dans les populations mexicaines, les diètes souffrent fréquemment d\u2019une insuffisan- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 ce en apports protéiniques et que, par ailleurs, les dysenteries, secondairement, les hépatites infectieuses sont fréquentes, il est compréhensible que bientôt s\u2019installent, chez de tels malades, des lésions hépatiques qui peuvent rapidement conduire à la cirrhose hépatique.Celle-ci est fréquente au Mexique.Pour corriger ces carences, on recommande d\u2019urgence des sérums protéinés suivis de préparations à base d\u2019hydrolysats de protéine par la bouche.Ces méthodes rétablissent l\u2019équi!ibre métabolique et peuvent faire rétrogresser ces lésions.Soulignons l'importance accordée par les Mexicains, comme d\u2019ailleurs par les centres américains avancés, à la biopsie par ponctions répétées du foie au moyen d\u2019un trocart spécial afin d\u2019en dépister les lésions pathologiques et d\u2019en suivre l\u2019évolution, ces ponctions se montrant bien supérieures aux résultats des tests hépatiques.Le docteur Sepulveda a présenté un beau travail sur cette méthode.Le docteur Jorge Florez Espinosa exposa les nouveaux traitements de la cirrhose hépatique.Il est évident qu\u2019il faut, avant tout, éviter les hépatites récidivantes dont le chiffre peut s\u2019élever à 17% et où les biopsies du foie en série doivent être pratiquées régulièrement.Comme dans la plupart de ces cas, le sérum-albumine baisse inversement à l\u2019élévation du sérum-globuline.Cet auteur, suivant les auteurs américains, recommande l\u2019usage des diètes élevées en protéines, en vitamines B complexes, en cystine, en choline ou méthionine.Si l\u2019équilibre osmotique est rétabli entre le sérum-albumine et le sérum- globuline, l\u2019ascite diminue et peut même disparaître.Rapportant les travaux américains de Kundel, Labby et Harels et collaborateurs, cet auteur croit que l\u2019administration de doses élevés \u2014 selon les cas \u2014 de sérum-albumine amène une rétrogression de la cirrhose, qui peut, dans un second temps, être traitée par des doses régulières d\u2019extraits hépatiques.Il rapporte, aussi, les travaux de John Layne et F.R.Schemm, qui nous ont montré\u2019la possibilité d\u2019améliorer grandement les cas de cirrhose avec ascite, en augmentant la prise de liquides à 3,000 ou 5,000 c.c.par jour, tout en LESAGE: MISSION AU 3 CONGRÈS DE MÉDECINE d'minuant, à de petites quantités, la prise de chlorure de sodium.Le même soir, le président, le docteur Abraham Ayala, présenta un film sur la périto- néoscopie.Le même jour, les professeurs Francisco Fonseca et Edmundo Henriquez mentraient un très beau fi'm sur le traitement chirurgical du diabète sucré : il s\u2019agit d\u2019une décapsulation et d\u2019une dénervation de ces ramifications pneumogastriques terminales.Il semble que cette opération, en apparence grave chez les diabétiques, obtienne d\u2019excellents résultats dans le rétablissement de la glycémie et du régime, là où ni le régime ni l\u2019insu'inothérapie n\u2019ont eu de succès.Répondant à une de nes objections, les auteurs ont admis, avec l\u2019Eco'e française, que de telles opérations ne doivent pas être pratiquées dans les cas où il y a acidose et là où l\u2019équilibre acido-base est fragile.Le docteur Henriquez est, là-bas, une autorité en diabète.Ce travail était suivi d\u2019un exposé d\u2019opinions du professeur Pablo Luis Merizzi sur le diagnostic différentiel des troubles du sphincter d\u2019Oddi.Si cet auteur admet la possibilité de spasmes ou de ce qu\u2019il appelle une hypertonie du sphincter d\u2019Oddi, pour expliquer un certain nombre d\u2019ictères et de coliques hépatiques sans calcul, il est convaineu, par ailleurs, que dans la plupart des cas les troubles du sphine- ter d\u2019Oddi dépendent de calculs ignorés du cholédoque ou des canaux hépatiques plus souvent encore \u2014 ce qui est méconnu \u2014 qu\u2019ils sont dus à des obstructions du canal cystique.Il en fait la preuve par sa méthode bien connue : la cholangiographie pour le lipiodol.Celui-ci est introduit dans le cholédoque au cours d\u2019une cholécystectomie et des radiographies, prises sur-le-champ, sont développées.La décision d\u2019ouvrir le cholédoque est prise selon les résultats de l\u2019étude des p'aques radiographiqu®s ; ou encore, la technique au lipiodol est pratiquée au cours d\u2019une cholé- cystectomie.Nous avons vu défiler devant nous une centaine de transparents mettant en évidence des calculs du cholédoque ou du cystique qui autrement seraient passés inaperçus.323 Le professeur Merizzi est chirurgien.Il serait intéressant de l\u2019inviter à donner, au Canada, des conférences en gastro-entérologie, ou en maladie des voies biliaires.Il arrivait-d\u2019une tournée en Europe et aux Etats-Unis, où il est très apprécié.C\u2019est un fervent de l'Ecole française.Il parle plusieurs langues, dont un magnifique français.A remarquer, le travail du docteur Alvarez Gomez sur les altérations anatomiques des testicules, sur les sujets morts d\u2019hépatite chronique.Dans une autre séance, plusieurs auteurs sont arrivés à la conclusion que les tests hépat.ques les plus exacts restent encore celui de la bromo-sulfaléine, de la bilirubinémie, des sérums albumines et globulines, les réactions de floculation et, dans les cas de cancers soupçonnés, les phosphatases.Pour terminer la soirée du 10 novembre, le docteur Arthur Blackemore présenta un travail et deux très beaux films en couleurs sur le traitement chirurgical du syndrome d\u2019hypertension portale, où il a décrit, en deux temps, une technique d\u2019anastomose porto- cave par voie thoracique inférieure droite.Sa statistique opératoire s\u2019élève à environ 150 cas et sa mortalité, de 20%, est maintenant tombée à 10% avec des résu:tats surprenants jusqu'à date.La journée du 11 novembre était consacrée à l\u2019étude des diarrhées sous la présidence du professeur Pablo Luis Merizzi, de Buenos- Aires.Le docteur Raoul Fournier, de l\u2019Institut des Maladies tropicales, présenta le premier travail sur les diarrhées d\u2019origine bactérienne et parasitaire, et le docteur Mi- lanès, de l\u2019Université de La Havane, sur les diarrhées par carences alimentaires.Dans l'après-midi, on relève un intéressant travail du docteur Bernado Sepulveda sur le diagnostic différentiel des ictères.Celui-ci divise les ictères en ictères intra-hépatiques et extra-hépatiques.Les tests hépatiques préférés de cet auteur sont le bromo-sulfaléine, la bilirubinémie, le cholestérol, les albumines et globulines du sang, la prothrombinémie et la galactosurie.Les phosphatases sont assez recherchées lorsqu\u2019il y a présomption de cancer, 324 Le docteur Jorge Millan a ensuite montré une longue série de manifestations dermatolo- siques dans les cas d\u2019hépatites chroniques avec, à l\u2019appui, une belle série de clichés en couleur.Le docteur P.Cox présentait, cet après-midi-là, un très beau travail fait en collaboration avec le professeur LeB:ond, de l\u2019Université McGill, sur la signification biologique des protéines en nutrition.Ce travail, appuyé par des expériences effectuées dans des laboratoires d\u2019histologie de McGill, révèle que les protéines sanguines et tissulaires nc sont pas normalement à l\u2019état statique mais constamment interchangeables, c\u2019est-à-dire en dynamisme ccnstant.Ces auteurs le prouvent par l\u2019étude des isotopes, tels que l\u2019iode ct le phosphore radioactifs.Il semble que la strue- ture totale de tout le corps humain subit un métabolisme protéique continuel.Les cellules elles-mêmes des glandes de Lilberkühn et des glandes pyloriques sont en desquamation continuelle.| Dans la soirée du 11 novembre, réception offerte aux congressistes par le Chef du Département du District Fédéral, M.Fernando Casas Aleman, a la Casa Militar, immense arsenal de style espagnol, ou il y eut banquet, chants de folklore suivis d\u2019une danse générale.La journée du 12 était consacrée à l\u2019étude des protéines et des amino-acides.Sous la présidence du docteur R.Fournier, le docteur Llamas, du Département de l\u2019Institut de Nutrition de Mexico, parla de la signification biologique des \u2018protéines, suivi du docteur Gustave Arg:l.Plus tard, signalons le magnifique travail du docteur Roberto Elman, de l\u2019Université de Washington (St- Louis), sur\u2018les protéines, comme problème L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurremiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 d\u2019ordre chirurgical.Et, finalement, le travail du docteur Raul Gonzalèz sur la nutrition étudiée sous l\u2019angle social au Mexique.Insistons sur l\u2019importance des travaux du docteur Elman, d\u2019une belle clarté, agrémentés de statistiques mondiales, démontrant qu\u2019il est possible de relever les ma'ades en état de dénutrition le plus avancé, et de les ramener à un équilibre parfaitement normal au cours d\u2019opérations les plus graves.C\u2019est ce même jour que je fus appelé à présenter un nouveau transformateur, réalisé avec le « Group Captain » R.S.Jacobs, ingénieur électricien.Ce nouveau transformateur a pour objet d\u2019apporter un éclairage 20 fois plus puissant que ceux qui existent actuellement, sans pratiquement conduire aucune chaleur dans les différents appareils d\u2019endoscopie, actuellement utilisés en médecine, d\u2019où pas de chaleur dans les extrémités éclairantes et pas d\u2019accidents possibles dus aux chaleurs telles que développées dans les transformateurs actuellement en usage.La démonstration de ce transformateur m\u2019a valu une invitation à examiner, le lendemain matin, le 13 novembre, deux cas cliniques devant un auditoire d\u2019endoscopistes.Le.dernier jour, le 13 novembre, eut lieu séance plénière de c'ôture, où, sous la présidence du professeur Ayala, le docteur Ramos Spinoza, pour la section de nutrition, et le docteur Pedro Ramos, pour la section de gastro-entérologie, présentèrent un exposé résumé des différents travaux donnés durant tout le Congrès.Cette innovation eut beaucoup de succès et devrait créer un précédent dans l\u2019organisation des Congrès futurs. ALLOCUTION DU NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ MEDICALE DE MONTRÉAL! Albert JUTRAS, - Electroradiologiste à l\u2019Hôtel-Dieu A chaque retour de janvier, la Société Médicale de Montréal se trouve en présence du nouveau Bureau Exécutif qu\u2019elle s\u2019est choisi.Dans la séance de transition, le président débutant prononce une allocution qui, selon une coutume très logique, se divise en deux points: l\u2019éloge du prédécesseur ; le programme par lequel la Société espère se maintenir dans la voie du progrès.La première partie du cérémonial ne me cause point d\u2019embarras.J\u2019accueille avec joie la tradition qui me permet d'exprimer solennellement la reconnaisance de tous envers le président de 1948, le docteur Louis-Henri Gariépy.Dans le procès-verbal des activités de la dernière année, que vous pourrez lire car il sera publié, le secrétaire Françoisi Archambault synthétise les faits.Cet exposé objectif constitue un témoignage dont l\u2019éloquence, mieux que de banales louanges, prouve les mérites de celui qui a dirigé tant de travail avec tant de bonheur.En face d\u2019une parei'le réussite, le successeur immédiat se sentirait envahir par l'inquiétude et pris de panique si notre charte, selon sa formule remodelée, ne conservait dans l\u2019Exécutif le président sortant de charge.Cette protection supplémentaire nous a été obtenue par le docteur Gariény lui-même, qui, en plus d\u2019administrer les affaires courantes avec une rare dextérité, a réalisé la refonte de nos statuts, la coordination et l\u2019amélioration de nos règlements intérieurs.Tout en accomnlis- sant cette réforme aui devrait lui assurer la oratitude des prochaines générations, il se mettait délibérément dans l\u2019obligation de rester dans l\u2019Exécutif à titre de conseiller.Premier occupant de ce poste.le docteur Gar\u2018épy nous offre les garanties de son expé- 1.Prononcée à la séance du 18 janvier 1948.(Montréal).rience.Sa science médicale, la clairvoyance de ses jugements, la subtilité de sa psycholo- gle confraternelle, son sens administratif, ¢loignent donc les risques de faux pas chez vos directeurs actuels.Pour le remercier avec dignité, la circonstance exigerait de nobles arrangements de langage, de belles sonorités de rhétorique.À l\u2019insignifiance d\u2019un compliment trop littéraire, il préfère un simple merci venu du cœur, sans fausses pierreries.Derrière son masque, tantôt d\u2019une froideur factice, d\u2019une immobilité altière et voulue, tantôt éclairé d\u2019un sourire moqueur, notre ex-prési- dent dissimule et protège un esprit très vulnérable par le sentiment.La preuve : le choix de ses successeurs.On ne trahit pas un secret en rappe'ant que le président en fonction influence fortement les membres du Comité de Régie au moment de la désignation du ou des candidats à la vice-présidence.Jusqu\u2019à cette année, les règlements accordaient une seule vice-présidence et ce fut le docteur J.-E.Samson qui l\u2019occupa au début de 48.L\u2019excès de ses devoirs professionnels a forcé le docteur Samson à démissionner.Le départ prématuré d\u2019un homme de si grand prestige provoqua le regret unanime.Ce que fit le docteur Gariépy pour parer au détriment s\u2019excuse par l\u2019amitié.Un jour, il se confessa à moi, en commençant ainsi : « En décembre dernier, pour la vice-présidence, j'avais deux amis en vue.le docteur Samson et toi ».Vous devinez la suite des explications.Quand je contemnle la galerie des anciens présidents, je me sens très ému d\u2019entrer dans un cortège aussi impressionnant.Ne redoutez pas mes protestations d\u2019indignité.Mieux que personne, je connais mes faiblesses, mes limites.Même si, pour ce que je veux, j'ai trop peu de pouvoir\u2026., comptez sur ma ferveur à la continuation d\u2019un ouvrage qui m\u2019a été 326 confié avec des raisons de cœur sur la première ligne.La pudeur du docteur Gariépy souffrira, je le crains, de la sentimentalité de ma petite barangue, de certains\u2019 rappels trop symptomatiques d\u2019une réciprocité d\u2019affect\u2018on.Cette teinte de pathétisme ne saurait ombrager le tableau au point d\u2019en gâcher les clartés ct je suis sûr de vctre approbation si je déclare la Société Médicale de Montréal à jamais reconnaissante envers celui qui, au cours de 1948, a présidé avec tant de noblesse, de dévouement et d\u2019autor:té à sa floraison.Pour continuer sur le thème de l'harmonie cordiale, j'avouerai sans rougir que l\u2019amitié a aussi fort pesé sur la sélection de mes autres collaborateurs.Le dceteur Origène Dufresne, un ami de jeunesse, un rival de promotion à la Facu'té et un frère siamois en radiologie, mér:tait certes d\u2019accéder à la vice-présidence, lui qui s\u2019était sacrifié depuis 1944 au secrétariat ct à la trésorcrie, fonctions p'us tracassières que glorieuses.Sa nomination me réjeuit v.vement, parce qu\u2019elle m\u2019apporte la double assistance d\u2019un esprit généreux et d\u2019un administrateur sagace.Avec le docteur Paul-René Archambault comme second vice-président, je retrouve cette affabilité, cette délicatesse, ce charme souriant qui m'avaient conquis à l\u2019époque déjà lointaine de notre camaraderie universitaire ct a laquelle nous sommes l\u2019un et l\u2019autre demeurés fidèles.Le docteur Paul Robert se voit attribuer la tâche de secrétaire général.Médecin savant, esprit cultivé, artiste du bien-dire, plume alerte, homme fin et de mœurs agréables, il henorera notre société en lui rendant service.Cet ancien interne des Hopitaux de Paris, vétéran héroique du dernier conflit, abrite sa valeur d\u2019une trop grande modestie.Nous salsissons avec plaisir l\u2019occasion de secouer ce voie d\u2019humilité et de découvrir des qualités connues d\u2019un nombre trop restreint d\u2019admirateurs.Le docteur François Archaimnbault, forcé de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 quitter le secrétariat à cause de sa santé et de charges déjà trop lourdes, a consenti, pour notre joie, de rester dans l\u2019Exécutif.Il accepte la garde du trésor, avec lequel il nous dispensera encore sa sympathie chaude et profonde comme son timbre.Le docteur Pierre Marion demeure fidèle à son poste de secrétaire des séances, besogne ingrate à laquelle il se donne avec une science, une conscience et un bon sens irréprochab'es.Ainsi, votre Bureau de 1949 se compose des mêmes officiers avec quelques déplacements de fauteuils et avec l\u2019addition des docteurs Paul-René Archambault et Paul Robert, en raison des deux places créées par la rénovation des règlements, c\u2019est-à-dire l\u2019office de conseiller dévolu au président sortant et une seconde vice-présidence.Cet état-major, dont l\u2019esprit de corps a déjà été éprouvé, accepte sa mission avec enthousiasme.Son ambition n\u2019est pas d\u2019expérimenter de nouvelles activités, ni de changer le caractère des anciennes.Au rythme de deux par mois, nos séances peuvent absorber la production normale et bien équilibrée de nos travaux.Aux Journées Médicales, nous entendons faire le point sur un petit nombre de grandes questions, avec moins d\u2019orateurs peut-être, mais en donnant à chacun d\u2019eux le temps et les moyens de plus complets développements.La formule de symposium exerce beaucoup d\u2019attraits.Elle permet de reviser d\u2019une seule venue tout un chapitre de pathologie ; les praticiens et les spécialistes bénéficient de ces exposés d\u2019ensemble qui établissent l\u2019importance des acquisitions récentes et, d\u2019ordinaire, trés éparses dans la littérature.Il en est de même des discussions libres, sorte d\u2019assemblées contradictoires où des experts groupés sur l\u2019estrade discutent ouvertement, sans apprêt, les questions posées par l\u2019auditoire sur un sujet d\u2019intérêt quotidien.Quelques essais ont aussi démontré la faveur que prend chez les médecins la présen- tat:on simultanée de patients en plus ou moins JUTRAS: ALLOCUTION grand nombre, avec documents se rapportant aux cas présentés.Ces sortes de séances cliniques dans les hôpitaux laissent beaucoup d\u2019indépendance aux visiteurs qui s'arrêtent, à leur gré, examinent à loisir et discutent en toute intimité avec les exposants.Les séances académiques, selon le mode traditionnel de communications variées et présentées par plusieurs auteurs, qu\u2019ils soient de la même institution ou non, conservent leurs droits.Elles donnent l\u2019occasion de prendre connaissance de travaux de bonne qualité qui n\u2019entrent pas dans le cadre des autres programmes.C\u2019est bien l\u2019intention de votre Exécutif de continuer cette forme d\u2019activité et d\u2019inscrire sur la liste des rapporteurs le plus grand nombre possible de praticiens, soit de la ville, soit de l\u2019extérieur.Le souvenir ne s\u2019est pas éteint de certaines réunions entièrement confiées à la responsab'lité de membres correspondants.Nous nous proposons d\u2019essayer de répéter ces succès.Il entre aussi dans notre projet de rapprocher davantage de la nôtre les sociétés de spécialistes, en invitant ces dernières à des assemblées conjointes et même à s\u2019affilier définitivement.Multiplier les forces par l\u2019union est un principe que l'on redit souvent, mais que l\u2019on applique bien peu.L\u2019enthousiasme dans lequel naît une association ne se maintient pas toujours ; une fois épuisée l\u2019énergie des fondateurs, on assiste à un affaiblissement graduel.Au lieu de disperser nos efforts et de faire servir un potentiel limité à des fins individualistes, il vaut mieux la puissance et la durée par la cohésion.Ces commentaires constituent Un appel aux sociétés spécialisées, en vue d\u2019une fusion qui servirait mieux les intérêts de chacune en coordonant dans un seul organisme toutes d\u2019elles et les intérêts de la Société Médicale, en coordonnant dans un seul organisme toutes les disponibilités.Bien entendu, des médecins passionnés pour une branche particulière de la médecine aiment à se réunir et discuter entre eux ; c\u2019est 327 pourquoi les sociétés de spécialistes conservent leur raison d\u2019exister et de s\u2019épandre ; il n\u2019en est pas moins vrai que les spécialistes doivent rester en contact avec leurs collègues dans les autres disciplines, autant pour recevoir que pour donner.Ils trouvent ainsi l\u2019occasion de diffuser plus largement des notions que le pub'ic médical accepte toujours avec plaisir et profit.C\u2019est une erreur de penser que les médecins praticiens réclament seulement des causeries de vulgarisation sur des sujets de tous les jours.Les médecins ont la curiosité des progrès de \u2018toutes les sciences qui se rapportent à leur art.Leur soif de culture générale les met aux aguets des découvertes récentes, pourvu que les exposés ne soient pas trop hermétiquement techniques et qu\u2019ils en puissent percevoir les principes et les applications sous une forme assimilable, l\u2019excès de théorie ayant été judicieusement évité.L\u2019évolution souhaitable serait donc de fortifier et les sociétés spécialisées et la Société Médicale, en les coalisant en une corporation unique, en coordonnant 'es travaux dans une fraternité libérale.Les conférences par d\u2019illustres étrangers ont connu des triomphes.Les facilités de voyage augmentent.De ce fait, nous recevons la visite sollicitée ou improviste d\u2019un nombre croissant d\u2019éminents médecins et chercheurs.Il est louable d\u2019en profiter au maximum, sans toutefois tomber dans l\u2019abus.Qu'il vienne de Boston, de Londres ou de Paris, d\u2019Afrique, d\u2019Asie ou d\u2019Australie, de Toronto, de Montréal ou de Québec, qu\u2019il parle anglais, français ou autre langue, un savant est un savant, et pour peu/ qu\u2019il veuille nous livrer son message, nous ne devons pas refuser de l'écouter.Notre Société, uniquement préoccupée de perfectionnement culturel, se doit de fuir les tendances politiques, nationales ou internationales, qui sacrifient la vérité aux ambitions.Pratiquer la neutralité raciale et politique ne signifie pas le reniement de nos origines et 328 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenn AMLF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 l\u2019abandon de notre atavisme spirituel chaque fois qu\u2019un autre peuple gagne une bataille.Durant la guerre d\u2019Ethiopie, un bon nombre de Canadiens français apprenaient la langue de Mussolini ; avec les victoires de Franco, ils se mirent à l\u2019espagnol ; en 1940, ils pratiquaient l\u2019allemand, au cas où Hitler viendrait ; certains pensèrent au russe, après Stalingrad ; maintenant.il n\u2019y a plus qu\u2019une langue au monde, celle de New-York.Une telle servilité ne séduit personne.Soycns nous-mêmes, restons nous-mêmes, Nous avons hérité d\u2019un tempérament ct d\u2019un langage qui nous permettent de fréquenter et d\u2019assimiler la culture gréco-latine.Ce serait unc vaste erreur de ne point profiter d\u2019un mode de penser qui, en science comme en art et comme en philosophie, embell}t toutes choses de signification humaine.Nous parlons mal l\u2019anglais, mais nous le comprenons assez pour tirer avantage de ce qui nous entoure : culture anglaise et culture américaine.Notre situation géographique et commerciale nous lie aux Etats-Unis ; notre constitution politique nous fusionne à l\u2019Empire Britannique ; notre con- sangu nité a fait de nous des Francais.Cette confluence de richesses forme un réservoir exceptionnel où nous n\u2019avons qu\u2019à puiser idées et moyens d\u2019une production originale.La médecine canadienne-française ne doit pas à jamais rester accrochée à la remorque de quelque autre pays, si prospère soit-il.Renonçons au ridicule esprit pastiche, à la sempiternelle imitation, qui fait qu\u2019on nous qualifie de peuple jeune, c\u2019est-à-dire puéril.Faisons preuve enfin de maturité.Sortons de notre chrysalide ; secouons nos ailes ; élevons- nous de nous-mêmes dans les sphères de la création.La Société Médicale offre à chacun de ses membres la possibilité de se manifester.Ce n\u2019est pas du temps gâché que celui qui se passe à méditer un problème de médecine, à en chercher la solution dans les livres, dans l\u2019analyse de dossiers, dans des travaux de clinique ou de laboratoire.Ce n\u2019est pas un vain exercice que de venir à la tribune affronter ses collègues et leur offrir les résultats de ses études, observations et expériences.Les aînés possèdent une imagination en effervescence ; leur cerveau fourmille d\u2019idées comme abeilles dans la ruche, mais ils se laissent arrêter par la crainte de ne point s\u2019exprimer dans le verbe des prophètes.La Société Médicale a toujours fait preuve de modération, de tolérance et de respect.Elle accorde sans réserve son admiration et sa gratitude aux hommes de bonne volonté.Fondée en 1900, notre compagnie atteindra bientôt le cinquantenaire.Nous regardons son passé avec fierté.Au milieu des difficultés elle a grandi, elle à prospéré grâce au dévouement et à l\u2019énergie d'hommes remarquables qui n\u2019ont rien épargné pour assurer sa vitalité.En acceptant à notre tour de veiller sur un héritage de ce prix, notre appréhension s\u2019adoucit à l\u2019idée d\u2019un concours bienveillant de la part de tous ceux de nos membres \u2014 c\u2019est la majcrité \u2014 qui croient à la force humanitaire de la science et du travail collectif.Soutenu par cet espoir d\u2019entr\u2019aide, sollicitant à la fois indulgence et critiques, votre nouvel Exécutif regarde avec humilité, mais aussi avec confiance, l\u2019ascension de la Société Médicale de Montréal vers sa destinée. UN GRAND FOYER DE LA MEDECINE CONTEMPORAINE LA PROVINCE DE QUEBEC Professeur L.JUSTIN-BESANCON, Médecin de l\u2019Hôpital Bichât (France).Cette chronique a paru au début d\u2019une des dernières livraisons de La Semaine des Hôpitaux, importante revue médicale publiée à Paris, à laquelle collabore un groupe imposant de médecins et chirurgiens des hôpitaux.Elle évoque des souvemirs et relate des impressions qu\u2019un séjour au Canada français a laissé dans l\u2019esprit de médecins français.Un certain nombre d\u2019eux vinrent ici avant la dernière guerre, d\u2019autres renouant les liens relâchés, et pour cause, pendant 6 ans, nous ont visités tout récemment.Les remarques du Prof.Justin-Besançon sont pour nous très louangeuses.Nous avons duré, nous nous sommes développés au meilleur de nos possibilités, mars nous ne nous faisons aucune illusion sur la valeur réelle de notre groupe, de même que nous ne pèchons par excès de modestie à ce sujet.En plus, notre pensée à l\u2019égard de la France, à l\u2019égard de la médecine française, est certes réchauffée par le sentiment dont on a maintes fois indiqué la source et le contenu : origine ethnique commune, filiation médicale, respect pour l\u2019humanisme de nos collègues de France.Mais cette pensée prend plus de vigueur dans des raisons plus objectives, plus réalistes.Le passé nous est certes cher, mais nous envisageons le présent et considérons l\u2019avenir avec plus d\u2019intérêt encore.Et cela pour exprimer que la majorité des médecins canadiens de langue française désirent sauvegarder et même reserrer les relations entre les écoles françaises et nous, afin que de cette UNION On puisse servir la cause des centres de médecine d\u2019expression française, tant en France qu\u2019au Canada ou ailleurs dans le monde, afin de grandir leur prestige et conséquemment assurer la stabilité de nos propres institutions médicales dans la voie déjà engagée.À vrai dire, elles sont en péril puisqu'elles sont menacées d\u2019une assimilation imminente et qu\u2019elles doivent constamment se protéger non pas tant sur le plan scientifique qui n\u2019offre pas de particularisme de coutumes et n\u2019entame pas la personnalité morale, mars sur celui de la formation de l\u2019esprit de nos jeunes médecins, du sens et du mode de leur culture et de leur développement linguistique.Il est vrar que la langue n\u2019est pas tout, mars quand elle est pure, elle sert à bien penser, penser clair et précis; quand elle s\u2019effrite et « s\u2019hybridise », c\u2019est que les soutiens de la personnalté morale se modifient, se déplacent et s\u2019étayent sur de nouvelles bases, sur d\u2019autres critères .On nous affirme qu\u2019on tentera de bien recevoir nos jeunes en France, de les aiguiller avec discernement vers des services où ils pourront travailler avec efficience.Voilà un fait qui surpasse toute effusion sentimentale: Nous applaudissons à cet important projet qui, bien organisé et maintenu, constituera le meilleur atout d\u2019une étroite collaboration entre nous et la médecine française; à l\u2019avantage des deux groupes, parce qu\u2019au bénéfice de la médecine d\u2019expression française.Nos collègues de France savent bien que nous désirons conserver 330 I UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.ML.EF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 nos traits distinclifs sur ce vaste continent, afin de préserver notre propre respect et celui des autres à notre égard.La profession médicale, comme tous les autres groupes, est engagée dans cette aventure.Elle compte sur la collaboration des écoles françaises pour accomplir sa mission.Si elle n\u2019est pas secondée, elle subira exclusivement le prestige d\u2019autres sources scientifiques ancontestablement excellentes et dont elle ne peut se passer, mais dont le prestige ne sera plus contrebalancé.Il dépassera le plan purement scientifique pour influencer assez rapidement tout l\u2019édifice de notre personnalité morale.Et ce sera le commencement d\u2019une fin que nous ne voulons pas; d\u2019une fin qu\u2019heureusement on n\u2019appréhende pas encore, mais que nous devrions éviter.«O Canada, Terre de nos aïeux\u2026».Les premiers mots du chant national de la Nou- velle-France résonnent dans le cœur de tous ceux qui ont eu le bonheur d\u2019aborder aux rives du Saint-Laurent.Nombreux sont nos confrères qui se souviennent, avec une émotion affectueuse, de l\u2019accueil cordial qu\u2019ils ont reçu de la part de leurs amis, les médecins de la Province de Québec, ce magnifique Etat de la Fédération Canadienne, grand, à lui seul, trois fois comme la France.Reprenant le chemin parcouru par Emile Sergent, qui aimait le Canada comme une seconde patrie, par A.Lemierre, A.Clere, À.Baudouin, Pasteur Vallery-Radot, Léon Binet, ML, Chiray, R.Turpin, d\u2019Allaines, L.de Gennes, H.Simonnet, Lépine, Sourdille, Kouri!sky et tant d\u2019autres collègues et amis, j'ai eu le plaisir, en 1947, d'enseigner pendant deux mois au Canada, à l\u2019Université Laval de Québec et à l\u2019Université de Montréal.De mes contacts avec les médecins canadiens, professeurs, praticiens ou étudiants, j'ai rapporté l\u2019impression profonde que là-bas, si loin de nous hier, si près aujourd\u2019hui par l\u2019avion, se développe et mûrit un foyer remarquable de la médecine contemporaine.Comment ne pas être bouleversé jusqu\u2019au fond de I\u2019ame quand, dans le vieil Hôtel-Dieu de Québec, on retrouve précieusement gardées, depuis le XVIIe siècle, les reliques de l\u2019histoire commune des médecines française et canadienne ?Roma AMYOT.Comment ne pas admirer la vitalité de cette Université Laval qui, sous l\u2019impulsion énergique de son Recteur, Monseigneur Van- dry, de son cher Doyen, le Professeur Charles Vézina, et de tous ses professeurs, où nous comptons maintenant de si fidèles amis, n\u2019hésite pas à se lancer dans la construction, sur d'immenses terrains, d\u2019une Université nouvelle et d\u2019une cité médicale moderne qui feront, de Québec, l\u2019Oxford français du nouveau continent ?.Comment n\u2019être pas saisi d\u2019admiration, quand on arrive devant l\u2019Université de Montréal, toute neuve, dans un cadre grandiose, sur le flanc nord du Mont-Royal, et aux destinées de laquelle le Recteur, Monseigneur Olivier Maurault, et le Secrétaire Général, M.Edouard Montpetit, président avec tant de distinction ?Et que dire de ces beaux hôpitaux de Montréal, comme l\u2019Hôtel-Dieu, Saint-Luc (où Paul Milliez a enseigné récemment), Pasteur, Verdun, Notre-Dame, Saint-Jean-de-Dieu ou Sainte-Justine (dont le doyen Dubé est le chirurgien), où tant de bon travail clinique se poursuit au service des malades, admirablement hébergés et soignés ?Mais les Facultés et les Hôpitaux ne représentent qu\u2019une partie de l'effort médical canadien : l\u2019organisation de la Santé publique, sous la haute direction de l\u2019Honorable Albiny Paquette, Ministre de la Santé, et du Docteur Jean Grégoire, Sous-Ministre, que nous avons l\u2019un après l\u2019autre salués à Paris ; ses importants services d'Hygiène de Montréal JUSTIN-BESANCON: UN GRAND FOYER DE LA MÉDECINE CONTEMPORAINE et de Québec ; ses œuvres innombrables pour les enfants, les mutilés, les glorieux vétérans de la dernière guerre ; sa Croix-Rouge, enfin, toutes institutions dignes des plus vifs éloges.Nous voulons rendre un hommage particulier aux cadres professionnels, à ces Associations de praticiens, à ces Sociétés Médicales qui maintiennent si hautes les traditions de moralité et de savoir qui valent aux médecins le respect et l\u2019amour des populations canadiennes.Mention spéciale doit être faite de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord aux destinées de laquelle ont veillé ou veillent des amis qui nous sont chers, les Professeurs Albert Lesage, qui fut un éminent doyen de la Faculté, Donatien Marion, Hermile Trudel, Ch.Vézina, J.-B.Jobin et enfin E.Gaulin, que nous avons salué à Ottawa lorsque nous y fûmes si aimablement accueillis par l\u2019Université d'Ottawa et nos confrères, en particulier Arthur Richard.Nous ne pouvons pas oublier qu\u2019au lendemain de la Libération de la France, son Bulletin, L'Union Médicale, publiait en novembre un numéro entier en hommage à la médecine française.Ce précieux foyer canadien, d\u2019origine, de race, de langue et de culture françaises, que pouvons-nous faire pour en favoriser l\u2019épanouissement ?Il me semble que nous avons, envers la médecine canadienne, un trip'e devoir: \u2014 la faire connaître en France, \u2014 lui ouvrir largement notre accueil, \u2014 la comprendre et l\u2019aimer.Il faut faire connaître en France la médecine canadienne.Nous devons lire et diffuser les travaux de nos collègues canadiens.Ils éditent d\u2019admirables revues et journaux, les uns de médecine générale, tels L\u2019Union Médicale, le Laval Médical, et d\u2019autres plus spé- c'alisés.La Semaine des Hôpitaux s\u2019honore de publier régulièrement les sommaires et les analyses de ces journaux et elle est fière d\u2019avoir pu faire paraître un numéro entier consacré à l\u2019Université Laval et un autre rempli des travaux 331 récents de nos Confrères de Montréal.Du monde entier nous sont venus des échos de cette publication.Nous devons développer encore ce travail d\u2019échanges culturels dans l\u2019avenir.D'autre part, nous nous devons d\u2019accueill.r nos confrères canadiens.Dans ces derniers mois, nous avons, entre autres, applaudi dans nos amphithéâtres des bactériologistes et biologistes de premier ordre, comme les Professeurs Edouard Morin, de Québec, A.Frappier et Hans Selye de Montréal ; des cliniciens de grande classe comme le Professeur Roméo Boucher, dont le Doyen Léon Binet a présenté la Thèse par:sienne dans le Grand Amphithéâtre de notre vieille Faculté, en présence du très aimé et respecté Ambassadeur du Canada à Paris, le Général Vanier, glorieux blessé de la guerre 1914-18.Il importe aussi de nous préoccuper des médecins et étudiants qui viennent se perfectionner à Paris, à Lyon, à Montpellier, à Nantes, etc.Il faut les aider dans leur hébergement, les guider dans le choix des services, en liaison avec l\u2019actif Attaché culturel du Canada en France, l\u2019Accueil Canadien et la Section Canadienne de l\u2019A.D.R.M.à laquelle les Professeurs H.Hartmann et F.Lemaître se sont dévoués avec tant de succès.Enfin, plus que tout autre peuple au monde, nous devons aimer la médecine canadienne.Nous savons, pour en avoir parlé avec le très regretté Cardinal Villeneuve et l\u2019éminent Chancelier de L'Université, Monse gneur Charbonneau, Archevéque de Montréal, dans quel respect des plus nobles traditions de la culture française, sont orientées les études dans les Universités de la Province de Québec.Ses dirigeants savent fort bien qu\u2019en médecine, il ne faut pas confondre l\u2019enseignement de Faculté, qui v:se à former un médecin avec sa culture française, bien adapté à comprendre la population à laquelle il dennera ses soins, et, d\u2019autre part, l\u2019enseignement complémentaire qui fera de lui un spécialiste ou un médecin plus particulièrement compétent dans telle branche de son art. 332 La formation du médecin se réalise au mieux dans les traditions canadiennes-fran- çaises ct peut évidemment se compléter d\u2019un séjour dans le Vieux Pays, au contact des méthodes qui, en France, dispensent la c'arté, l\u2019ordre dans les idées et les qualités de synthèse.La formation du spécialiste, par contre, a tout avantage à se compléter partout où elle peut 'e faire, et nos am:s canadiens ont bien raison d\u2019envoyer leurs étudiants se perfectionner, par exemple au contact de la Pédiatrie scandinave, de la Biochimie suisse, de la Physiologie anglaise, de la Clinique, de l\u2019Anatomie, de la Microbiologie ou de la Parasito- logie française et, bien entendu, des spécialistes du Canada anglais et des Etats-Unis, auprès desquels nous envoyons souvent avec avantage nos propres médecins et étudiants français.Je ne saurais oublier, pour mon propre compte, quel profit j'ai retiré de ces voyages à l\u2019Etranger et je me souviens, en particulier, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burvemn AMLEC.\u2014 Montréal, mars 1949 avec gratitude de l'accueil que j\u2019ai regu, par deux fois à vingt ans de distance, dans les Ecoles américaines ct les admirables Universités canadicnnes-anglaises de McGill et de Toronto.L\u2019Europe n\u2019est {plus éloignée de l\u2019Amérique et il n\u2019est pas plus loin d\u2019aller de Montréal à Paris ou à Stockholm, que de Halifax à Vancouver, en restant toujours dans le ciel de la Fédération canadienne, ou de Dunkerque à Brazzaville, en survolant constamment l\u2019Union française.Ainsi, placée au carrefour des disciplines médicales française, britannique et américainc, la médecine, dans la Province de Québec, nous apparaît appelée à des destinées harmonieuses.Elle saura rester elle-même, c\u2019est-à-dire canadienne-française, tout à la fois originale et fraterne!lement liée à ses origines comme à ses voisines, pour le plus grand bien de la population de Québec et des progrès de la Médecine. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES CLASSIFICATION OPHTALMOSCOPIQUE DE L\u2019ARTERIOSCLEROSE Francois HENRY, Ophtalmologiste de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Cet exposé est un résumé de la question, sans détail ni commentaire, car les auteurs actuels expriment souvent des vues divergentes et tenter d\u2019arriver à un compromis est impossible.Plusieurs classifications ont été présentées en ces dernières années ; celle de Keith et Wagener s'est révélée la plus utile comme instrument de travail et pour les renseignements qu\u2019elle ne manque pas de donner au clinicien.Nous emprunterons donc à celle-ci les grandes lignes de ce travail.Il ne sera pas non plus question de l\u2019athérosclérose, affection résultant de l\u2019usure ou vieillissement normal des artères.ler stade ou grade.a) Présence de reflet lumineux sur les artères, apparaissant comme ligne blanche plus ou moins large.b) Diminution du calibre des artères par rapport aux veines 1-3 au lieu de 2-3.c) Signe du croisement ou compression artério- veineuse : aux endroits où les artères croi- \u2018sent \u2018les\u2019 veines, celles-ci sont légèrement \u2018affaissées.\u201d 2¢ stade.Les signes ci-haut mentionnés, mais plus marqués et plus facilement appréciables.A ce stade, l\u2019on peut voir des artérioles tres fines ayant l\u2019aspect.de fil de cuivre ou fil (\u2019argent ou encore entourées d\u2019un manchon de sclérose (vascular scheating), quelquefois fragmentation de la .colonne sanguine dans un vaisséau, souvent thrombose locale.se > co 3e stade.Les signes précédents plus ou moins évolués, suivant la durée de l'hypertension, auxquels se surajoutent des lésions de rétinite, conséquence de la mauvaise circulation rétinienne ou d\u2019un facteur toxique : a) Spasme: Soit généralisé à une artériole entière ou lccalisé, donnant un calibre irrégul.er au vaisseau affecté ; souvent œdème à ce niveau ou thrombose si le spasme est assez prolongé.b) Hémorragies : : Se rencontrent surtout au pôle postérieur, prennent un aspect variable suivant leur localisation : en «flamme de bougie » si situées dans les couches fibreuses, en taches plus ou moins irrégulières dans les couches profondes de la rétine, en nappes, sous la lmitante interne cu allongées le long des vaisseaux.c) Exsudats : De dimension et disposition variable, souvent autour de la macula, formation étoilée, à bords bien limités ou flous (cottonwool).ree d) Œdème : Lo Très souvent œdème rétinien péri-papil- lairé.Thrombose artérielle ou veineuse fréquente à ce stade.4e stade.Signes ci-haut mentionnés plus œdème papillaire marqué. 334 Cette classification nous permet de différencier les formes courantes d\u2019hypertension : a) Hypertension neurogénique : aucun signe au fond d\u2019œil sauf peut-être une diminution du calibre des artério\u2019es.b) Hypertension essentielle \u2018chronique non progressive : stade I ou II, dépendant de l\u2019ancienneté de l'hypertension, quelquefois présence de petites hémorragies ou thrombose.ec) Hypertension chronique progressive : sclérose vasculaire au stade I ou IT dépendant de la vitessse d\u2019évolution, avec signes de rétinopathies plus ou moins marqués, hémorragies, spasme*, exsudats, ete.L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burren A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 d) Hypertension maligne ou angiospastique (stade IV) : 1) forme terminale de l'hypertension chronique progressive.2) maligne proprement dite, se rencontrant surtout chez les sujets jeunes, sans évidence de sclérose vasculaire bien définie.| N.B.Il ne faut pas oublier que certaines tumeurs cérébrales, les adénomes basophiles de l\u2019hypophyse, les tumeurs des surrénales, peuvent donner une image de rétinite ressemblant étrangement à ce que nous voyons dans l\u2019hypertension maligne.Action confirmée de l'electro-choc contre l'agitation de certains syndromes mentaux.On aurait constaté que l\u2019injection intraveineuse de 5 c.c.de coramine immédiatement suivie de l\u2019électro-choc a pour effet de calmer, beaucoup plus rapidement que le seul électro-choc, les mentaux agités : maniaques, schizophréniques, mélancoliques anxieux et agités, malades souffrant de psychose postpartum, ete.L\u2019injection de coramine dans les veines est inoffensive, elle préviendrait éventuellement la phase d\u2019excitation post-paroxystique, et favoriserait la reprise de la respiration.On croit, d\u2019autre part, que l\u2019association coramine- électro-choc ajoute à l\u2019exe:tation électrique des centres nerveux une excitation chimique, d\u2019où effet additionnel.(H.D.Fabring \u2014 Am.J.Psychiat., 105:435 (décembre) 1948.) Signification pronostique de la reprise du poids des mentaux traités à l'électro-choc.D\u2019après Kalinowski, la reprise de poids chez certains malades en cours de traitement par l\u2019électro-choc : mélancoliques, maniaques, schizophréniques, confus, serait d\u2019un pronostic favorable et annoncerait soit la guérison, soit une rémission.La normalisation des menstruations, qui se montre plus tardive cependant, signifierait que l\u2019électro-choc agit sur le diencéphale et de la sorte favorise le retour à la santé psycho-affective, la régulation endocrinienne et du métabolisme.(J.Nerv.Men.Dis., 108: 423, 1948).Angiographie cérébrale par l'artère vertébrale.Une technique inaugurée par Radner comporte le cathétérisme de l\u2019artère radiale jus- EXTRAITS DE JOURNAUX qu\u2019à la sous-clavière et l\u2019embranchement de la vertébrale.Ce cathétérisme doit être effectué sous l\u2019écran fluoroscopique par l\u2019usage d\u2019un cathéter urétral.L\u2019auteur prétend que cette technique est simple, efficace et inoffensive.Il injecte 10 c.c.d\u2019une solution à 35% de diodrast.(Acta radiol., 28: 838 (novembre) 1947.) Contre les manifestations somatiques de l'anxiété.Le chlorure de tétra-éthyl-ammonium possède une action inhibitrice sur les fonctions sympathiques, il est un énergique sympatht- colytique, amenant un notable blocage ch:- mique qui sert en clinique tant sur le plan diagnostique que thérapeutique dans des affections vasculaires à mécanisme de vaso-spasme.On a pensé que cette action pouvait aussi servir contre les manifestations neuro-végétatives de certaines névroses où se trouve de l\u2019anxiété, de la tens:on nerveuse à un degré pathologique: plus particulièrement la psychonévrose anxieuse ou encore la névrese d\u2019angoisse.Trente-huit malades reçurent des in- Jections intramuseulaires de chlorure de tétra- éthyl-ammonium, 8 à 6 fois par semaine, et à la dose initiale de 7 milligrammes par kilogramme de poids du corps.Ce traitement diminucrait considérablement les cffets neuro-végétatifs de l\u2019émotion pathologique comme la transpiration excessive, la tachycardie, les palpitations, les accidents gasiro-incestinaux, l'insomnie, la fatigue du matin, etc.Ce soulagement somatique rendrait le malade plus réceptible à la 335 psychothérapie.(Eric Bell et Louis J.Kar- nosch.J.Nerv.Ment.Diseases, 108: 367, 1948.) Causes prénatales de l'arriération mentale.Sans plus d\u2019appréciation et d\u2019analyse, énumérons ces causes telles que mentionnées par l\u2019auteur : Syphilis congénitale (1.79% de cas).Toxoplasmose maternelle transmise au fæ- tus.Infection à virus de la mère enceinte, surtout la rubéole.Crétinisme (par insuffisance en iode ou en hormone thyroïdienne de la mère).Mongolisme (déficience hypophysaire chez la mère, ou action de facteurs génétiques ou encore cendition utérine anormale influençant le développement fœtal).Anoxie cérébrale prénatale ou au cours de la dé'ivrance causant lésions cérébrales.Incompatibilité de groupes sanguins (ker- nicterus par facteur rH).Action des rayons XI (fluoroscopie active sur gonades).Hémorragie intracranienne au cours de l\u2019accouchement.Voilà des facteurs d\u2019arriération mentale qui peuvent être prévenus en très grande partic.Done la prophylaxie d\u2019une proportion importante d\u2019arriération mentale est possible.La connaissance récente de certaines de ces causes étend d\u2019autant l\u2019action préventive.À noter que de 2 à 4% de la population sont constitués d\u2019arriérés mentaux plus ou moins profonds.(Peter Gruenwald.Am.J.M.Se,, 214: 605 (décembre) 1947.) CONSULTATIONS AUX PRATICIENS DÉSACCORD À PROPOS DE LA VITAMINE E.DEPUIS QUELQUE DEUX ANS PARAISSENT, DANS LES JOURNAUX « GENRE MAGAZINE ), DES ARTICLES À PROPOS DES QUALITÉS MERVEILLEUSES DE LA VITAMINE E DANS LE TRAITEMENT DE PRESQUE TOUTES LES AFFECTIONS CARDIAQUES.VOICI DONC UN MÉDICAMENT QUI VA FAIRE JASER BIEN DES PERSONNES DE L'ART, QUI POURRAIENT BIEN, PAR RICOCHET, ÉBRANLER BIEN DES THÉORIES, RENVERSER BIEN DES FLACONS DE VITAMINES QUI PARAISSENT AVOIR SURVÉCU, À DATE, À L\u2019ANNONCE QUE L\u2019ON ENTRETIENT À LEUR ÉGARD.PLUSIEURS VITAMINES SONT SOLIDEMENT ASSISES, ONT FAIT LARGEMENT LEURS PREUVES, CECI EST BIEN COMPRIS, D\u2019AUTRES NE SONT QU\u2019À L\u2019ÉTAT OU AU STAGE DE L'EXPÉRIENCE.C\u2019EST DE CELLES-CI QU\u2019IL EST QUESTION.IL N\u2019EST PAS BON, CROYONS-NOUS, DE TABLER SUR LES EFFETS THÉRAPEUTIQUES ET PROBLÉMATIQUES D\u2019UN MÉDICAMENT AVANT QU\u2019IL SOIT BIEN PROUVÉ QU\u2019IL POSSÈDE LES QUALITES QU'ON LUI ATTRIBUE.C\u2019EST EN PROCÉDANT À L\u2019INVERSE ET POUR DES RAISONS QUE NOUS NE VOULONS PAS DISCUTER, QUE L\u2019ON FAIT UN TORT INCALCULABLE À LA SAINE MÉDECINE.OR DONC, DES MÉDECINS QUI PARAISSENT JOUIR D\u2019UNE CERTAINE RÉPUTATION, LE DOCTEUR SHUTE ET SES ASSOCIÉS, FONT UNE PROPAGANDE ASSEZ SÉRIEUSE À L\u2019EFFET QUE LA VITAMINE E GUÉRIT OU AMÉLIORE POUR LE MOINS 80% DES AFFECTIONS CARDIAQUES DE TOUTES ORIGINES.À DATE, IL SEMBLE QUE L\u2019ANNONCE A ÉTÉ CONDUITE DANS LA GRANDE « PRESSE » ET MEME LES REVUES MEDICALES AURAIENT REFUSE DE PUBLIER LES RAPPORTS DES MEDECINS SHUTE.UNE DES DERNIERES LIVRAISONS DU JOURNAL (.M.A.PUBLIE UNE LETTRE DES DOCTEURS SHUTE ET ASSOCIÉS À L\u2019EDITEUR, DANS LAQUELLE ILS BLÂMENT SÉVÈREMENT LE JOURNAL POUR AVOIR REFUSÉ D\u2019INSÉRER LEURS DOCUMENTS ET OBSERVATIONS TOUCHANT L\u2019EMPLOI DE LA VITAMINE KE.EN RÉPONSE, À LA SUITE DE CETTE LETTRE, LE JOURNAL C.M.A.MAINTIENT sON REFUS DE PUBLIER POUR LA BONNE RAISON QUE L\u2019ATTITUDE PRISE ANTÉRIEUREMENT N\u2019A PAS CHANGÉ EN RAPPORT AVEC LES PRÉTENDUS BONS EFFETS DE LA DITE VITAMINE E.DE soN CÔTÉ, « THE JOURNAL À.M.A.» PUBLIE LA CONCLUSION SUIVANTE: « NOTHING IN THE KNOWN PHARMACOLOGIC ACTIONS OF VITAMINE - E WOULD LEAD ONE TO SUSPECT EITHER A VASO-DILATATING ACTION, A MYOTONIC EFFECT OR AN ABILITY TO REPAIR DAMAGED HEART MUSCLE IN HUMAN BEINGS.» (JUIN 1946.) « THE JOURNAL OF À.M.A.» EN MARS 1948 REVIENT À LA CHARGE: « TWO YEARS AGO VIT- AMINE-E WAS RECOMMENDED BY TWO CANADIAN PHYSICIANS AS USEFUL IN THE TREATMENT OF HEART DISEASE FROM VARIOUS CAUSES, INCLUDING RHEUMATIC, CORONARY AND HYPERTENSION, AS WELL AS OF CONGESTION HEART FAILURE.SINCE THEN THERE HAS BEEN NO CAREFULLY CONTROLLED CLINICAL SERIES REPORTED, ALTHOUGH VARIOUS CLINICS HAVE TRIED THIS MATERIAL.» « CONSENSUS WAS WELL EXPRESSED AT A PANEL DISCUSSION ON CARDIAC THERAPY AT THE MEETING OF THE AMERICAN MEDICAL ASSOCIATION IN ATLANTIC Crry, N.J., IN JUNE 1947, AS FOLLOWS: VITAMINE-E IS OF NO VALUE IN CORONARY HEART DISEASE, HYPERTENSION, OR RHEUMATIC HEART DISEASE.THE ORIGINAL CLAIM THAT IT IS OF BENEFIT CAN BE ATTRIBUTED TO CEREMONIAL THERAPY.» LES PRETENTIONS, DE PART ET D\u2019AUTRE, NEN RESTENT PAS LA.LE DERNIER NUMERO DU « THE CANADIAN DOCTOR », DÉCEMBRE 1948, ANNONCE L\u2019OUVERTURE DU « THE SHUTE INs- TITUTE » FOR CLINICAL AND LABORATORY MED- ECINE, A LoxpoN, ONTARIO, POUR RECHERCHES ET TRAITEMENT DES AFFECTIONS CARDIO-VASCULAIRES ET RÉNALES, MAIS PAS DU DIABÈTE.L\u2019INsS- TITUT NE JOUERA PAS LE RÔLE D'UN HOPITAL MAIS BIEN DE POSER UN DIAGNOSTIC ET PRES- CONSULTATIONS AUX PRATICIENS CRIRE LE TRAITEMENT APPROPRIÉ, PUIS RETOURNER LE PATIENT À SON MÉDECIN DE FAMILLE QUI LE SUIVRA.L'ANNONCE DE L\u2019INSTITUT SHUTE, ENVISAGÉ SOUS CET ANGLE, NE PRATE PAS À LA CRITIQUE.IL N\u2019EST PAS DU TOUT QUESTION DE VITAMINE E COMME UNIQUE TRAITEMENT.LES AUTEURS DE L\u2019ORGANISME MIS SUR PIED POUR LA RECHERCHE ET LE TRAITEMENT DES MALADIES DU CŒUR, NOUS PARAISSENT « TRIES SUR LE VOLET », SI NOUS NOUS PLACONS AU POINT DE VUE DU GRAND PRESTIGE QU\u2019ILS APPORTENT ET DE LA HAUTE AUTORITÉ QU\u2019ILS JETTENT DANS LES PLATEAUX DE LA BALANCE DE LA DISCUSSION.ET LA DISCUSSION, OU LA CRITIQUE, N\u2019EST QU\u2019À SES DÉBUTS ET REPOSE UNIQUEMENT SUR UNE QUESTION, À SAVOIR: SI OUI OU NON LA VITAMINE E EST UTILE DANS LE TRAITEMENT DES AFFECTIONS CARDIAQUES?IL APPARTIENT AUX MAÎTRES DE NOS ÉCOLES DE MÉDECINE UNIVERSITAIRES, NOS CLINICIENS, NOS CARDIOLOGUES, DE GUIDER LES PRATICIENS SOUS CE RAPPORT.C'EST ÉLÉMENTAIRE ET URGENT.SI NOUS LISONS LES NOMS DES FONDATEURS HONORAIRES DE L'INSTITUT SHUTE, ON Y RENCONTRE DE TRÈS HAUTES AUTORITÉS UNIVERSI- TATRES.ET NOUS LE DISONS SANS ARRIÈRE-PEN- SEE, CECI NOUS KETONNE ET PLUS.AINSI MER VANDRY, DE L'UNIVERSITE LavAL, REVEREND PERE LAFRAMBOISE, RECTEUR DE L'UNIVERSITE D'OTTAWA, DOCTEUR EDMOND DUBÉ, DOYEN DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE L\u2019UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL.CE QUE NOUS DEMANDONS, NOUS MÉDECINS DE CAMPAGNE, C\u2019EST UNE LIGNE DE CONDUITE DANS LE DOMAINE PUREMENT MEDICAL D'UNE QUESTION QUI NOUS INTERESSE AU PLUS HAUT POINT.(Louis-Félix Dubé, M.D., Notre- Dame-du-Lac, P.Q.) Réponse.La vitamine E dont parle notre correspondant n\u2019en est pas à ses débuts en thérapeutique.Depuis qu\u2019Evans et Bishop l\u2019identifièrent, en 1922, comme l\u2019un des facteurs indispensa- 337 bles à la gestation normale chez les rats, les applications cliniques n\u2019ont pas manqué.On utilisa d\u2019abord la vitamine E, vitamine de fertilité ainsi qu\u2019on l\u2019avait tout d\u2019abord surnommée, dans le traitement des avortements, et les résultats n\u2019ont pas retenu l\u2019attention.On avait aussi constaté que le régime pauvre en vitamine E provoquait des dystrophies museulaires chez les rats, les lapins et les cochons d\u2019Inde.On s\u2019en servit donc contre certaines dystrophies musculaires et dans les cas de sclérose latérale amyotrophique.Ici encore, échec à peu près complet.On a vanté dernièrement sa valeur extraordinaire dans le traitement du diabète et l\u2019on nous parle aussi des améliorations surprenantes qu\u2019on lui devrait chez les cardiaques.Notre correspondant demande sur ce dernier point une opinion et l\u2019énoncé d\u2019une ligne de conduite.Nous n\u2019avons pas le droit de juger de la valeur de la vitamine E dans le traitement des cardiopathies avant que des observations cliniques bien faites, impartiales et dignes de foi, soient publiées sur le sujet.Elles sont encore à venir.Mais il ne faut pas non plus se désintéresser de la question et condamner d'avance ce qui pourrait peut-être représenter une acquisition précieuse en thérapeutique.Qui vivra, verra!!! + + AORTITE SYPHILITIQUE UN CARDIOLOGUE ME DIRIGE UN MALADE ÂcÉ DE 42 ANS, AVEC LE DIAGNOSTIC DE : AORTITE SYPHILITIQUE QUE DOIS-JE FATRE ?(Docteur C.) Réponse.Dans le cas actuel, quelques principes s'imposent.1° Histoire du cas.2° Examen clinique, en particulier des réflexes, etc. 338 3° Analyses d\u2019usage : urines, glycémie, azotémie.4° Faire une Wass.de contrôle.5° Une ponction lombaire doit être faite.6° Demander un examen du fond de l\u2019œil.7° Traitement préconisé : a) Commencer par du bismuth, sot Néo- Luatol, 1 cc.pour la lére injection, et 2 cc.tous les 5 jours, pour 5 ou 6 injections.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 h) Continuer par de la pénicilline dans I\u2019huile, tous les 2 jours, les 2 premières de 300 mille unités, et les 9 autres injections de 600 mille chacune, pour faire en tout 6 millions.c) Ensuite alterner séries d\u2019arsenic et de bismuth pendant au moins ün and) Dans l\u2019avenir, une série de bismuth, par année.(Ce traitement ne doit pas être considéré comme absolu ; les auteurs diffèrent d\u2019omi- nion, parce que la pénicillime est encore au stade d\u2019expérimentation.) \u201c 3 * Séance du 26 novembre 1948, tenue à la faculté de Médecine.Les limites de la pratique psychosomatlique.M.C.-A.MARTIN Après avoir indiqué l\u2019importance du respect des limites de la psychiatrie en décrivant les inconvénients qui résultent de leur outrepas- \u2018sement, l\u2019auteur souligne que la médecine psychosomatique est avant tout une doctrine de l\u2019étiologie des maladies fonctionnelles, qui sont des réactions non spécifiques au point de vue étiologique mais spécifiques de l\u2019individu qui réagit en accord avec sa constitution innée.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 Le mécanisme suivant lequel le psychisme affecte l\u2019organisme doit être entrevu dans des limites précises.Seuls les éléments affectifs du psychisme interviennent.Le type d\u2019émotion est spécifique du sujet qui réagit et non de la situation dont l'importance réside dans la motivation de la réaction.Les émotions par l\u2019intermédiaire du système autonome engendrent des troubles fonctionnels.Ces derniers ne sont pas toujours psychogènes.Le choix de la maladie fonctionnelle provient de la constitution personnelle du système autonome.Les désordres du système autonome peuvent aboutir à des altérations tissulaires lésionnelles.Les problèmes psychosomatiques sont des problèmes médicaux qui exigent la collaboration de tous les médecins.* = x Séance du 17 décembre 1948, tenue à l'hôpital de l'Enfant-Jésus.Présentation d'un cas de méningo- myélocèle extra-orbitaire.M.Jean SIROIS Il s\u2019agit d\u2019un enfant de 215 ans qui a été opéré avec succès et, à cette occasion, l\u2019auteur en profite pour faire quelques courts commentaires au sujet du site inusité de la tuméfaction crânienne, de la connaissance que nous devons posséder des localisations des ménin- gocèles ou des malformations osseuses crâniennes afin d\u2019éviter des erreurs préjudiciables au malade, de la façon de procéder pour faire le diagnostic exact et, enfin, de la voie d\u2019approche employée pour obtenir une cure chirurgicale.Les angiomes cutanés chez l'enfant.M.H.LAPOINTE Les angiomes cutanés chez l'enfant, tumeurs bénignes susceptibles d\u2019accroissement, doivent \u2018 être traités le plus précocement possible après le début de leur évolution.Leurs dimensions restreintes ne posent pas de problème de SOCIÉTÉS traitement ni de problème d\u2019esthétique pour l\u2019avenir.Il est tout à fait simple de les détruire par une électro-dessiccation superficielle bien faite sans causer de cicatrice importante si ces angiomes sont peu étendus, même à la face.Les angiomes étendus ou sous-cutanés doivent être traités par la rœntgenthérapie ou la curiethérapie, sauf pour certains grands angiomes du cuir chevelu réservés à la chirurgie.Evitons les retards dans application du traitement pour tous les angiomes, afin d\u2019avoir le moins possible à les traiter par les irradiations parfois susceptibles de causer par ailleurs des troubles d\u2019accroissement osseux ou autres, traitement qui est d\u2019ailleurs plus incommode, plus lent et plus coûteux, mais qui devient nécessaire lorsque le petit angiome non traité à son début par destruction localisée a poussé au point de ne plus être traitable de cette façon.Intoxication collective par les vapeurs métalliques, aspect médical, aspect médico-social.M.W.LeBLOND Dans un groupe de vingt et un ouvriers engagés durant une période d\u2019un mois et plus à des travaux de découpage de cloisons métalliques et de soudure au chalumeau oxyacétylénique, sans protection individuelle ni collective adéquate dans un espace clos, dix- huit ont présenté à des intervalles divers, à partir de quinze jours après le début de ces travaux, et à des degrés divers, les manifestations suivantes: sécheresse et sensation de constriction des voies respiratoires supérieures, accès de toux sèche de suffocation accompagnés de haut-le-cœur (dry reaching); état nauséeux, goût métallique dans la bouche, sensation de barre au creux épigastrique et crampes abdominales; vomissements muqueux; malaise, céphalée intense, vertiges, asthénie, douleurs dans les membres, tremblement des extrémités; transpiration profuse avec accélération du pouls et hyperthermie contrôlée allant jusqu\u2019à 104°.353 L\u2019hypotension a été constatée six fois dans ces phases aiguës.Dans aucun cas on n\u2019a noté la présence de liséré gingival.La recherche des hématies à ponctuation basophile pratiquée dans 16 cas fut toujours négative.Il faut remarquer cependant que cette recherche des granulobasocytes ne peut être faite, par suite de causes circonstantielles, que tardivement, soit six semaines et plus après la période des manifestations aiguës.Celles-ci ont du reste cédé en général rapidement sous la simple action du citrate de soude par voie orale.Cependant, quatre de ces ouvriers ont dû être hospitalisés, deux au moment des accidents aigus et les deux autres plus de six mois plus tard.Ces deux derniers présentent des signes d\u2019atteinte rénale \u2014 néphrite azo- témique \u2014 avec hypertension permanente.Bien que des analyses de l\u2019air du lieu de travail aient révélé trente-six centièmes (0 mgm.36) de milligramme de plomb par mètre cube, nous ne croyons pas qu\u2019il s\u2019agisse essentiellement d\u2019intoxication saturnine.L'hyperthermie contrôlée dans la majorité des cas (dix-huit sur vingt), la sédation rapide des symptômes aigus par le repos de quelques heures et l\u2019administration simple de citrate de soude, l\u2019absence même à une période tardive d\u2019hématies à ponctuation basophile (mais surtout l\u2019hyperthermie) portent à croire qu\u2019il s\u2019agit ici d\u2019une maladie professionnelle autonome, la « Metal fume fever» (ne pas confondre avec la fièvre des fondeurs) ou fièvre par inhalation de vapeurs métalliques composées auxquelles se joignent les vapeurs nitreuses qui se dégagent de toute opération de découpage ou de soudure métallique au chalumeau oxyacétylénique sans distinction des métaux travaillés, De l\u2019aspect médico-social de la question il ressort ceci: nous avons au Canada, et surtout dans la province de Québec, la législation la plus parfaite qui soit en hygiène industrielle.Cette législation demeurera cependant inopérante aussi longtemps que par une éducation très poussée on n\u2019aura pas convaineu d\u2019une 304 part les travailleurs que la protection de la santé de l\u2019ouvrier est avant tout l'affaire de l\u2019ouvrier, et d\u2019autre part l\u2019employeur que le maintien en bonne santé de sa main-d'œuvre est aussi important pour l\u2019augmentation de la production et des dividendes que le maintien en bon état de son outillage mécanique.Considérations sur la pancréatico- duodénectomie.M.P.POLIQUIN Un historique de la chirurgie du pancréas qui, de pratiquement nulle qu\u2019elle était au début du siècle, par une série d\u2019étapes successives, aboutit à l\u2019opération de Whipple : duodéno-pancréatectomie ou extirpation radicale.Présentation de quatre observations de duodéno-pancréatectomie concernant des malades souffrant d\u2019un cancer d\u2019estomac propagé au pancréas, d\u2019un cancer du cholédoque, d\u2019un cancer du pancréas et d\u2019un cancer de l\u2019ampoule de Vater.L'étude est faite des difficultés rencontrées par le chirurgien lors de la laparotomie pour établir le diagnostic.Discussion du choix des interventions palliatives ou de la duodéno-pancréatectomie, le tout complété par des notions sommaires des procédés techniques employés dans les interventions palliatives et la radicale.Les résultats de la radicale.-e- ++ LA SOCIÉTÉ DE PÉDIATRIE DE MONTRÉAL Séance du 9 décembre 1948, Présidence de M.Albert GUILBEAULT Malformation des voies urinaires chez un nourrisson.M.Norbert VÉZINA M.Vézina rapporte l\u2019observation d\u2019un nourrisson de 2, mois, chez lequel il a pu faire le diagnostic de malformation des voies urinaires pendant la vie, grâce à la radiographie après injection de substance opaque par sonde urétrale.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 Il s\u2019agissait d\u2019un enfant qui, depuis la naissance, avait des symptômes digestifs (vomissements, diarrhée) et n\u2019engraissait pas.Aucun trouble fonctionnel au point de vue urinaire, mais présence d\u2019une masse dans la région hypogastrique, avec abdomen tendu, douloureux à la palpation.Admis dans le service de pédiatrie de l'hôpital Notre-Dame pour diagnostic, la tuméfaction de la région sus-publenne est considérée comme une vessie en état de réten- uon et le cathétérisme rameéne 75 cc.d\u2019urine normale.Par la suite, nouvelle rétention d\u2019urine, nouveau cathétérisme, pratiqué cette fois avec beaucoup de difficulté, si bien que l\u2019on songe à la possibilité d\u2019une malformation des voies urinaires, et que l\u2019on injecte une substance opaque par la sonde laissée à demeure.Les clichés confirment cette impression clinique et révèlent l\u2019existence d\u2019un obstacle, au niveau de la région postérieure de l\u2019urètre, avec distension de la vessie, de l\u2019uretère et du bassinet à droite, le remplissage ne se faisant pas à gauche.Malheureusement, quelques jours plus tard, le bébé succombe à une broncho-pneumonie avec iléus terminal paralytique.L\u2019autopsie montre une vessie, dont la paroi est très fortement hypertrophiée.Les uretères sont considérablement dilatés des deux côtés, de même que les bassinets.Le parenchyme rénal est lui-même très endommagé par l\u2019hydronéphrose.A l'examen de l\u2019urètre postérieur, on aperçoit les replis membraneux d\u2019une minuscule valve, dont les bords libres regardent du côté de la vessie.Il semble donc qu\u2019il soit possible, dans la première enfance, de faire le diagnostic de malformation des voies urinaires pendant la vie.N\u2019y aurait-il pas intérêt à reconnaître plus précocement ces obstructions mécaniques avant la période de distension des uretères et des bassinets, et de destruction du parenchyme rénal, de manière à augmenter les chances de survie de ces enfants? SOCIÉTÉS Traitement de l'infection dans les diarrhées du premier âge.M.Gilles HUARD M.Huard limite son travail à la lutte contre l\u2019infection dans les diarrhées infantiles.Il divise les diarrhées du premier âge en: 1) dyspepsies gastro-intestinales, avec ou sans infection parentérale; 2) entérites véritables, d\u2019origine infectieuse.Dans le traitement du premier groupe, le rapporteur insiste sur le rôle de l\u2019infection parentérale, qui est le plus souvent située au niveau des voies respiratoires supérieures (rhinopharyngite, oto-mastoïdite), plus rarement localisée à l\u2019appareil urinaire (pyélite) ou à la peau (pyodermite).Il étudie successivement, dans ces cas, les indications et le mode d\u2019emploi des sulfamidés, de la pénicilline et de la streptomycine.Lorsque la dyspepsie gastro-intestinale revêt la forme toxique, le traitement de l'infection ne suffit pas; il faut un régime alimentaire spécial, des injections à doses massives de sérums artificiels.Pour traiter avec succès les entérites infectieuses, on doit procéder à une culture des selles et se baser sur les résultats du laboratoire pour poser les indications thérapeutiques.Dans cette catégorie entrent les shigelloses, les salmonelloses, les infections à proteus, à colibacilles, la typhoïde et les paratyphoïdes.Parfois, l\u2019entérite est causée par un virus filtrant, comme c\u2019est le cas dans la diarrhée épidémique des nouveau-nés.La diversité des agents microbiens exige tantôt l\u2019emploi des sulfamidés, tantôt celui de la streptomycine.Dans les deux groupes de diarrhées, la transfusion sanguine, lorsqu\u2019elle est indiquée, rend de précieux services et améliore considérablement le pronostic.Les convulsions infantiles.M.Gérard JONCAS M.Joncas attire l\u2019attention sur quelques travaux récents publiés aux Etats-Unis, concernant les convulsions infantiles, par le pédiatre M.G.Peterman (de Milwaukee, Wisconsin), et le neurologue W.G.Lennox (de Boston, Massachusetts).| Bien que le probléme des convulsions chez l\u2019enfant soit loin d\u2019être résolu, d\u2019importants progrès ont été réalisés ces dernières années sur cette question: principalement en ce qui regarde le diagnostic et le traitement, l\u2019étiologie et la prophylaxie.Le diagnostic des convulsions doit d\u2019abord être un diagnostic clinique: y a-t-il perte de la conscience, phénomènes toniques, cloni- ques?L'\u2019interrogatoire permet-il de préciser la cause des convulsions?De toute façon, un examen complet du malade s\u2019impose.En plus, chaque fois que cela sera possible, on fera un dosage du sucre, du calcium et du phosphore dans le sang, et surtout un électroencéphalogramme.Dans le traitement des convulsions, le mieux est d\u2019avoir recours au phénobarbital, au besoin en injection toutes les 4 heures.En cas d\u2019échec, anesthésie au chloroforme, jamais à l\u2019éther.Lorsque les convulsions se répètent, qu\u2019elles répondent à des lésions organiques du cerveau et traduisent l\u2019épilepsie, il faut alors prescrire le régime cétogène, dans lequel les hydrates de carbone sont réduits au minimum, les graisses très augmentées, le taux des protéines demeurant à peu près normal.Si le régime cétogène, qui donne de bons résultats dans 50% des cas, ne suffit pas ou est refusé par l\u2019enfant, il faudra donner des médicaments: phénobarbital, auquel il faut donner la préférence, ou encore le « dilantin » ou le « mesantoin », s\u2019il s\u2019agit du grand mal; « thyphenytoin », « paradione» ou «trime- thadione » s\u2019il s\u2019agit du petit mal. 306 Il y a des cas d\u2019épilepsie qui ne peuvent être améliorés ou guéris que par le traitement chirurgical, comme ceux qui ont pour cause une tumeur cérébrale ou autre lésion susceptible de bénéficier de l\u2019acte opératoire.Quoique l\u2019hérédité joue un rôle incontestable, la prophylaxie doit s\u2019inspirer des autres L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA -\u2014 BurieTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 notions étiologiques, en particulier de celles du traumatisme obstétrical, évitable, qui laissent entrevoir la possibilité de diminuer le nombre des cas de convulsions infantiles et surtout d\u2019épilepsie avec troubles du développement intellectuel.Le secrétaire, Paul LETONDAL. NOUVELLES NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE Le docteur Gérard Rolland, chirurgien de l'hôpital du Sacré-Cœur, de Cartierville, vient d\u2019être élu à la présidence de la Société de Phtisiologie de Montréal pour l\u2019année 1949, PREMIÈRE ASSEMBLÉE DE LA SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE DE MONTRÉAL La première assemblée pour l\u2019année 1949 eut lieu mardi, le 22 février, à 8.30 heures p.m., dans l\u2019Edifice du Ministère de la Santé, 1570, rue Saint-Hubert, sous la présidence de M.le docteur Gérard Rolland.Les communications scientifiques suivantes furent présentées: : a) Etudes de cas de tuberculose pulmonaire traités par la streptomycine en regard de la collapsc- thérapie.\u2014 Docteur Jacques Gougoux.b) Résultat de la thoracoplastie dans les cas de large lobite supérieure excavée.\u2014 Docteur B.-G.Bégin.c) Images pulmonaires anormales chez les non-ba- cillaires.Présentation de cas.\u2014 Docteurs Marcel Verschelden, C.-A.Messier et B.-G.Bégin.6-6 ve ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE DRUMMONDVILLE Le bureau exécutif de la Société Médicale de Drum- mondville sera constitué de la manière suivante pour l\u2019exercice courant* président: docteur Gilles Saint- Onge; vice-président: docteur Jean-Marc Morin; secrétaire : docteur Gaston Rodrigue; directeurs : docteurs Marcel Goyer, Pierre-Paul Pion et Roch Pélissier.DEUX PRATICIENS INVITÉS À LA FACULTÉ La Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal a pris l'initiative d\u2019inviter deux médecins praticiens à donner aux étudiants de 4e année une leçon sur la pratique médicale rurale et urbaine.Le doec- teur J.-Edouard Goudreault, de Montréal, a fait une leçon le 14 février et le docteur Antonio Pager, de Saint-Hermas, a parlé le 21 février.+ 2e + RÉUNION DE LA SOCIÉTÉ DE GASTRO- ENTÉROLOGIE La Société de Gastro-Entérologie tenait, vendredi le 11 février, à 9 heures p.m., une réunion au Cercle Universitaire, sous la présidence du docteur René Rolland.Les travaux scientifiques suivants étaient au programme: a) Signes radiologiques de l\u2019appendicite.\u2014 Docteur L.-Philippe Bélisle.b) Hernie transpylorique de la muqueuse gastrique.\u2014 Docteurs Roger-R.Dufresne, Jean Michon et Edouard Gagnon.Un avis de motion à l\u2019effet d\u2019affilier la Société de Gastro-Entérologie à la Société Médicale de Montréal fut également présenté.t-e- ee SÉANCE DE LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL Une séance de la Société de Chirurgie de Montréal a eu lieu à l'hôpital Notre-Dame, sous la présidence du docteur Paul Bourgeois, mercredi, le 2 février, à 430 heures p.m.Les communications suivantes furent présentées: a) Traitement chirurgical dans les métastases du cancer du sein.\u2014 Docteur Pierre Smith.b) Appareil simple et peu encombrant à utiliser dans les fractures de Pépaule et du bras.Démonstration de la fabrication et de son application.\u2014 Docteur Albert Couturier.c) Un cas atypique d\u2019inversion utérine.\u2014 Docteur Raymond Simard.+ + RÉUNION DE LA \"MONTREAL NEUROLOGICAL SOCIETY\" Une réunion clinique de la « Montreal Neurological Society » eut lieu à l\u2019hôpital Notre-Dame, le mercredi 9 février 1949, à 5 heures p.m.Au programme: a) Cas d\u2019ophtalmoplégie bilatérale et totale.Myasthénie grave aiguë.\u2014 Docteur Roma Amyot.b) Multiples abcès du cerveau d\u2019origine inconnue.\u2014 Docteur Claude Bertrand.¢) Thrombose de l\u2019artère carotide interne.\u2014 Docteur Claude Bertrand. 358 d) Une rapide revue de deux cas de myotonie atrophique.\u2014 Docteur Roma Amyot.6-6 ++ UN CENTRE POUR LES ENFANTS SOUS- DOUÉS CONSTRUIT À QUÉBEC Un centre médico-pédagogique pour les enfants sous-doués de la région de Québec sera construit en 1950, à Sainte-Foy, au coût de $2,000,000 à $2,500,000.Le projet de cette institution, qui comptera 800 lits, a reçu l'adhésion du ministre de la Santé, l\u2019hon.Albini Paquette.Le ministre a affirmé que la réalisation de ce projet s'impose d\u2019urgence, en commentant l\u2019entrevue qu\u2019il avait eue avec la délégation québécoise, représentant le centre médico-pédagogique de Québec.Les délégués ont suggéré de faire construire le nouveau centre près de la cité universitaire, soit à un demi-mille, où l\u2019on a proposé l\u2019acquisition d\u2019un vaste terrain d\u2019environ 200 Acres.ee ve LA MISÉRICORDE ACCEPTE L'OFFRE DE LA CROIX-ROUGE L'hôpital de la Miséricorde vient de signer une entente avec la Croix-Rouge concernant la fourniture gratuite de sang pour transfusions.M.Paul Vaillancourt, président national de la Croix-Rouge, et la surintendante de l\u2019hôpital, la Rév.Mère Sainte-Estelle, ont signé le contrat.Le docteur Ronald Denton, directeur des laboratoires de la Croix- Rouge, et son adjointe, le docteur Thérèse Rousseau, étaient présents.NOUVEAUX CHEFS ADJOINTS DANS LE SERVICE DE CHIRURGIE DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Le Conseil Médical de l\u2019hôpital Notre-Dame vient de nommer les docteurs Jean Tremblay et François Archambault chefs de service adjoints à la section de chirurgie.+-e ee LE RÉV.PÈRE HENRI SAMSON AU SANATORIUM PRÉVOST Une conférence, intitulée «La médecine psychosomatique », fut donnée au Sanatorium Prévost, par le Rév.Père Henri Samson, le mercredi 16 février, à 8.30 heures pm.La même conférence fut répétée mercredi, le 23 février, à l\u2019Hôtel-Dieu.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 HONNEUR AU DOCTEUR ANTONIO SAMSON A la dernière réunion de l\u2019« American Academy of Orthopedic Surgeons », tenue récemment à Chicago, le docteur Antonio Samson, chirurgien, a été nommé membre actif.REUNION DE LA SOCIÉTÉ CF.D'ÉLECTRORADIOLOGIE Une réunion de la Société C.-F.d\u2019Electro-Radio- logie était tenue à l\u2019hôpital Notre-Dame de l\u2019Espérance, le samedi 19 février, à 8.30 heures p.m.Les travaux scientifiques suivants furent présentés: a) Les signes radiologiques de l\u2019appendicite chronique: étude comparée, par le docteur L.-P.Bélisle.b) Les changements précoces du sang chez les individus exposés aux radiations, par le docteur Jean Bouchard.c) Cancer de la langue, par le docteur E.-P.Grenier.ee ++ LE DOCTEUR ARMAND FRAPPIER À LA SOCIÉTÉ D'ÉTUDE Le docteur Armand Frappier, O.B.E,, directeur de l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal, était l\u2019invité de la Société d\u2019Etude et de Conférences, le 8 février, dans le salon Prince de Galles de l\u2019hôtel Windsor.La causerie du docteur Frappier était intitulée: «Comment se font les découvertes ».2e ++ INAUGURATION DES DINERS-CAUSERIES DE L'ASSOCIATION DES MEDECINS DE L'EST Conférence du docteur Eugène Robillard sur \u2018\u2019le laboratoire au service du médecin praticien\u201d.Allocation du nouveau président, le docteur Paul Letondal.Fondation d'un Prix.Vœux de l'Association.Le premier diner-causerie de l\u2019Association des Médecins de l\u2019Est de Montréal avait lieu récemment au Club Canadien, sous la présidence du docteur Paul Letondal.Ce dîner, gracieusement offert par les Laboratoires Marois, inaugurait les activités de l\u2019Association.A cette occasion, le docteur Eugène Robillard, professeur titulaire de physiologie à 1'U- NOUVELLES niversité de Montréal, prononça une conférence intitulée: « Le laboratoire au service du médecin praticien », dont voici un résumé.«Le médecin praticien, le médecin de famille, dit le docteur Robillard, est l\u2019unité fondamentale de la pratique médicale tout comme la famille dans la société.C\u2019est toujours à lui que le patient s'adresse lorsqu\u2019il est malade.Il importe donc pour la santé publique que le médecin de famille puisse utiliser tous les moyens dont dispose la science actuelle.Or des moyens importants de diagnostic comme les examens de laboratoire et les examens radiologiques exigent des techniques et un appareillage qui en rendent le coût prohibitif à un grand nombre de malades.La pratique médicale générale ne peut souffrir d\u2019être ainsi limitée et rendue moins efficace.La gratuité des examens de laboratoire et des examens radiologiques pour tous les patients permettrait au praticien de poser plus facilement son diagnostic, améliorerait les soins médicaux et les rendrait moins coûteux.Les besoins d\u2019hospitalisation seraient aussi diminués.Mais l\u2019organisation et le fonctionnement d\u2019un service aussi vaste de technique diagnostique nécessitent les puissants moyens de l'Etat.Les frais de cette organisation devraient être fournis par l\u2019impôt sur le revenu et les droits de succession.Cette méthode est plus juste qu\u2019une assurance con- tributoire.Avec une assurance, il est difficile de faire payer un célibataire et un père de famille chacun suivant ses revenus et le nombre de ses dépendants.En général, le célibataire paie moins cher pour sa seule personne que le père de famille pour lui et les siens.Le père de famille se trouve ainsi puni de s\u2019être marié et d\u2019avoir des enfants.C\u2019est une injustice sociale qui serait corrigée si on prenait les frais de santé à même l\u2019impôt sur le revenu et les droits de succession.«Envisageant les rapports de l\u2019Etat et de la médecine, le docteur Robillard se défie de la médecine d\u2019Etat où le médecin perd sa liberté professionnelle.Le médecin, qui veut servir, refuse d\u2019être asservi.Mais il accepte volontiers une Aide de l\u2019Etat à Ja Médecine, aide progressive, respectant la tradition, soumise aux exigences de la pratique médicale et dirigée par ceux qui connaissent la médecine.Avant tout, cette aide doit améliorer les soins médicaux.Donner gratuitement à tout le monde des soins médicaux de mauvaise qualité serait un bien triste cadeau.«Enfin, le docteur Robillard engage les praticiens à étudier les moyens d\u2019améliorer les soins médicaux et d\u2019en diminuer le coût, afin que la profession puisse diriger dans notre province les progrès d\u2019une pratique médicale beaucoup plus efficace et moins coûteuse que partout ailleurs.» 359 Après cette conférence, il y eut une intéressante discussion et une résolution, destinée à permettre à un plus grand nombre de médecins praticiens de faire bénéficier leurs malades de ces examens de laboratoire, fut adoptée à l\u2019unanimité, à la suggestion du président, le docteur Paul Letondal.En voici le texte: « Attendu que le diagnostic, c\u2019est-à-dire la connaissance de la nature de la maladie est à la base de la pratique médicale, parce que, seul, il permet d\u2019orienter la thérapeutique de façon rationnelle, et de traiter le malade comme il convient; « Attendu que de grands progrès ont été accomplis dans l\u2019art du diagnostic.depuis les découvertes de Pasteur et de Rœntgen, avec les techniques de laboratoire et les rayons X; « Attendu que tous les médecins sont au courant des services que rendent chaque jour, pour le diagnostic, ces examens biologiques et radiologiques, complément indispensable dans certains cas de l\u2019examen clinique le mieux fait et le plus consciencieus, «Les membres de l\u2019Association des Médecins de l\u2019Est de Montréal, réunis en assemblée régulière au Club Canadien, le 22 février 1949, ont résolu à l\u2019unanimité, sur proposition du docteur L.-A.Hébert, secondé par le docteur Alphonse Bernier, d\u2019exprimer le vœu suivant: « Que les pouvoirs publics contribuent à augmenter le nombre de nos compétences dans ces domaines par l\u2019octroi de bourses d\u2019études à des médecins désireux de se spécialiser dans le laboratoire et les rayons X et qu\u2019ils leur accordent par la suite une situation convenable avec une juste rémunération ; «Que des laboratoires de biologie et de radiologie soient créés un peu partout dans la Province, non seulement dans les hôpitaux où il en existe déjà d'excellents, mais également dans les Unités sanitaires, s\u2019il y a lieu, en raison des distances, de manière à permettre à tous les médecins de faire bénéficier leurs malades de ces examens de laboratoire et, partant, de protéger plus efficacement la santé de toute la population.» Dans son allocution inaugurale, le docteur Paul Letondal, après avoir remercié les membres de l\u2019Association de l\u2019avoir élu président et de lui prêter confiance, fit l\u2019éloge de son distingué prédécesseur, le docteur L-A.Hébert, et rendit hommage au dévouement de ses collègues de l\u2019Exécutif, en particulier, au docteur Julien Pesant, secrétaire, et au docteur René Major, trésorier.Il exposa le -pro- gramme de l\u2019année, au cours de laquelle seront donnés d\u2019autres dîners-causeries sur les problèmes du praticien.Il annonça la fondation d\u2019un Prix, dû à la générosité de la Pharmacie Sarrazin et Choquette, pour récompenser le meilleur travail sur «la profession médicale et l\u2019Etat».Seuls les membres de l\u2019Association des Médecins de l\u2019Est pourront y participer.Les conditions du concours sont celles des prix an- 360 nuels du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.Les manuscrits devront être envoyés au plus tard le ler décembre 1949.Un jury nommé par le Conseil de l\u2019Association appréciera la valeur des travaux présentés, et lors de la dernière séance de l\u2019année, le nom de l\u2019heureux gagnant sera proclamé et le Prix lui sera décerné.«Il me paraît inutile, dit le docteur Letondal en terminant, de souligner l'importance d\u2019un tel geste, à l\u2019heure présente, au moment où les médecins, comme les pharmaciens, sont menacés de disparaître comme groupe professionnel ct de sombrer dans la Médecine d\u2019Etat.» Au début de la réunion, une motion, qui avait été présentée sous forme d\u2019avis de motion à la dernière assemblée, fut adoptée à l\u2019inanimité.Cette motion est la suivante: «Considérant qu\u2019il existe des Associations Médicales dans la Province de Québec; « Considérant que les membres de ces Associations connaissent plus particulièrement les médecins qualifiés pour leur compétence et leur valeur comme conseillers dans les différents domaines de la santé publique; « Considérant que ces diverses Associations se préoccupent, à juste titre, des problémes de I\u2019heure et sont intéressés à coopérer activement avec les pouvoirs publics pour en trouver des solutions pratiques, «Les membres de l\u2019Association des Médecins de l\u2019Est, lors de leur assemblée régulière du 22 février 1949, au Club Canadien, ont adopté à l\u2019unanimité, sur proposition du docteur St-Jean Desrosiers, secondé par le docteur Gérard Rivard, le vœu suivant: «Que les Associations Médicales soient consultées, à l\u2019avenir, pour la nomination des médecins qui feront partie des commissions ou comités destinés à éclairer le gouvernement en matière d\u2019hygiène et de médecine sociale.» Environ 75 membres de l\u2019Association assistaient à la réunion.Le prochain dîner-causerie aura lieu à la fin d\u2019avril.Le conférencier sera le docteur Emile Blain.médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame, qui étudiera le problème du «praticien et des hôpitaux ».+ + ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANCAISE Congres francais de Médecine, _ XXVIIe session.Le Congrès français de Médecine aura lieu à Genève les 6, 7 et 8 octobre 1949, sous la présidence de M.le docteur M.Roch, professeur de Clinique médicale à la Faculté de Médecine de Genève.Les séances se tiendront à l\u2019Aula de l\u2019Université.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 Le programme scientifique est établi de la manière suivante: Jeudi, 6 octobre 1949 Les protides du plasma à l\u2019état normal et pathologique.1.\u2014-Professeur Machebeuf, Paris.« Les protéines du sérum normal.» 2\u2014Professeur J.Waldenstrôm, Upsal.« Renseignements fournis par l\u2019ultra-centrifugation sur l\u2019équilibre protidique.» 3\u2014Professeur F.Tayeau, Bordeaux.« Les hypopro- téinémies.» 4 \u2014Professeur W.Loeffler, privat-docent F.Wuhr- mann et Dr Wunderly, Zurich.« Les hyperprotéi- némies.Méthodes d\u2019investigation et signification clinique.» 5-\u2014Discussion et communications se rapportant au sujet traité.Vendredi, 7 octobre 1949 Les hyperthyroïdies.1\u2014Professeur P.Bastenie, Bruxelles.« Aspects histologiques et action de la thyroïde.» 2\u2014Professeur L.Langeron, Lille.« Les hyperthyroi- dies d\u2019origine nerveuse.» 3\u2014Professeur J.Lederer et Professeur J.Hoet, Lou- vain.Les hyperthyroïdies d\u2019origine ovarienne.» 4 \u2014Professeur G.Bickel, Genéve.«Le foie des hy- perthyroidiens.» 5\u2014Professeur G.Laroche, Paris.« Nouveaux traitements médicaux de l\u2019hyperthyroïdie.» 6 \u2014 Discussion et communications se rappotiant au sujet traité.Samedi, 8 octobre 1949 Le traitement du cancer par les hormones.1\u2014Professeur A.Lacassagne, Paris.« Résultats expérimentaux du traitement des cancers par les hormones.» 2\u2014Professeur L.de Gennes, Paris.«Le traitement hormonal des tumeurs du sein.» 3 \u2014Professeur Cibert, Lyon.« Le traitement hormonal des cancers prostatiques.» 4\u2014 Discussion et communications se rapportant au sujet traité.Des communications en nombre limité et uniquement relatives aux sujets principaux traités doivent être annoncées au secrétaire général, professeur Eric Martin, 16, boulevard Helvétique, Genève, avant le 30 avril 1949. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 XLIII 3 ° x Cr Bb: yr ITI Puis nl je > FERRO- CACO-SOL A.F.D.tt] Sad hE *hematopoiesis CHIMIOTHERAPIE CACODYLIQUE INTENSIVE Anémies Formule Convalescences Fer colloidal .0.01 gm.Surmenage Cacodylate de sodium.0.30 gm.Troubles de la croissance Sulfate de strychnine .0.001 gm.et de la puberté.(Boites de 12 amps.5 cc.) Agents pour le Canada: ANGLO-FRENCH DRUG Cie, L'mitée \u2014 Montréal 362 L'INSTITUT BRUCHÉSI DE MONTRÉAL INC.Les notes du mois La tuberculose des personnes âgées.L\u2019évolution de la lutte antituberculeuse et les rapports des statistiques vitales nous obligent à reviser nos connaissances.Autrefois, la mortalité tuberculeuse frappait principalement les jeunes gens, mais depuis, grâce à l\u2019éducation hygiénique, au travail des cliniques, à l\u2019attention des médecins de famille, l\u2019évolution de la maladie chez les jeunes entre 15 et 40 ans a sensiblement diminué.Par ailleurs, le nombre de décès des tuberculeux qui ont dépassé la quarantaine semble augmenter d\u2019année en année.En 1934, il était de 60.37% de la mortalité des jeunes; en 1944, il atteint 65.37%.On peut se demander pourquoi?D\u2019abord le nombre des personnes âgées a beaucoup grandi, du fait que le cap de la soixantaine n\u2019est plus fatal comme autrefois.Ces personnes âgées ont été contaminées dans leur jeunesse, à une époque où la contagion était fréquente et dangereuse.Elles n\u2019ont pas toutes profité des leçons d\u2019hygiène qui ont été répandues au sein de la population.Leurs habitudes de vie ont pu avoir pour conséquence la perte de leur résistance organique.Elles n\u2019ont pas toutes tiré profit du bienfait d\u2019un examen pulmonaire, et bien probablement, il y a eu dans leur existence des épisodes tuberculeux qui sont passés inaperçus.Enfin, ces personnes âgées ont beaucoup travaillé, dans des milieux souvent insalubres et pendant un temps trop prolongé.Elles ont connu la fatigue de leur métier et souvent aussi les soucis déprimants d\u2019une famille nombreuse.Enfin, leur résistance physique diminuée s\u2019oppose moins à la tuberculose, comme d\u2019ailleurs aux autres maladies.Voilà certes bien des raisons pour expliquer l\u2019augmentation de l\u2019évolution de la tuberculose chez les personnes âgées.Nous n\u2019avons pas en ce moment de statistiques pour montrer le pourcentage de la morbidité.Ce qui ressort des statistiques fédérales, c\u2019est, partout, la mortalité plus accentuée des tuberculeux de plus de quarante ans.Le problème qui en résulte est assez grave pour qu\u2019on prenne sans tarder les moyens d\u2019y remédier.Naturellement cette mortalité baissera d\u2019elle-même; car, la jeune génération est mieux préparée à traverser la vieillesse sans accroc sérieux par la pratique de l\u2019hygiène et par la prémunition par le B.C.G.D'autre part, le nombre des tuberculeux inconnus tend beaucoup à diminuer et, par voie de conséquence, la contamination.Pour le moment, il faut craindre que cette contamination de l\u2019entourage des personnes âgées ne soit très grande: entourage familial, enfants et petits- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeriN AMLF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 enfants, entourage au travail, surtout parmi les jeunes ouvriers.Le plus sûr moyen à prendre est de faire porter l\u2019attention médicale sur ces malades.Le médecin praticien, de même que l'officier médical industriel, ne devra pas négliger les cas de bronchite, d\u2019asthme, d\u2019emphysème pulmonaire, ni les mettre simplement au compte de l\u2019âge avancé.Un examen radiographi- que sera toujours prescrit avec examen microscopique des expectorations et même avec culture du liquide gastrique.On peut toujours espérer guérir un vieillard, du moins le soulager.Il importe surtout de veiller à la contagion.Le médecin rendra un grand service à la famille en l\u2019avertissant de prendre de sérieuses précautions.Il faudrait aussi enlever aux personnes âgées cette croyance que leur âgé les préservera contre la tuberculose.Le danger est toujours présent.Il faut toujours veiller.Les statistiques révèlent .Les statistiques vitales fédérales révèlent la place peu avantageuse que tient la Province de Québec dans tout le Canada au point de vue mortalité tuberculeuse.En 1947, en effet, le nombre des décès tuberculeux dans notre seule Province s\u2019élevait à 2,050, quand il n\u2019était que de 2,571 pour toutes les autres provinces réunies.(8 provinces: 2,571; Québec: 2,050).Devant une telle situation, un optimisme sans action n\u2019est pas de mise.Cependant il faut avoir confiance dans l\u2019efficacité d\u2019une lutte que l\u2019on voudra poursuivre avec méthode et persévérance.Cela réclame la collaboration ordonnée et généreuse de toute la population, du simple citoyen aux chefs d\u2019Etat.Docteur J.-A.JARRY, directeur médical.ee ++ BIENFAITS DE L'HYGIÈNE À 40,814 ENFANTS D'ÂGE PRÉSCOLAIRE Examen médical de 55,849 enfants.Si la biologie ne possède encore aucune méthode décisive pour combattre chez l\u2019homme des ans l\u2019irréparable outrage, c\u2019est que nous sommes mal instruits de la manière dont le temps influe sur la vie des individus, mais l\u2019hygiène et la médecine préventive sont de précieux auxiliaires et permettent de préserver la santé individuelle comme la santé publique.La protection que les Unités sanitaires de la province de Québec offre à la population relève précisément de ces deux procédés.Ainsi, au cours du mois de décembre, que d\u2019enfants ont bénéficié des avantages de la science soit par la vaccination et l\u2019immunisation, soit par les cliniques de puériculture et les visites à domicile.Le dernier rapport mensuel indique en L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 XLIV une nouvelle préparation dans le traitement de l'hypertension essentielle Chaque tablette contient 10 Unités Craw de Veratrum Viride controlé biologiquement par les Laboratoires de recherches Irwin Neisler & Co., Decatur, lil.Les expériences faites dans de nombreuses cliniques ont démontré que le Veratrum Viride titré biologiquement est supérieur à toute autre drogue pour abaisser la pression artérielle.(The Medical Clinics of North America, septembre 1948; Doctor Freis, page 1253.) Les tablettes Vertavis doivent être prises à une heure d\u2019intervalle et de préférence après les repas.La dose doit être augmentée ou diminuée graduellement selon les résultats obtenus.POSOLOGIE: Donnez une tablette VERTAVIS (10 unités Craw) aux heures ci-dessous mentionnées: Dose quotidienne SEMAINE VERT AVIS MATIN SOIR Unités Craw lère semaine 1 tablette à 7 heures 7 heures 20 Zième semaine 1 tablette à 7 & 8 heures 7 heures 30 3i¢me semaine 1 tablette a 7 & 8 heures 7 & 8 heures 40 4iéme semaine 1 tablette a 7, 8 & 9 heures 7 & 8 heures 50 5ième semaine 1 tablette à 7, 8 & 9 heures 7, 8 & 9 heures 60 Documentation complète et échantillon envoyés à MM.les médecins sur demande.Manufacturé par IRWIN NEISLER CO., Decatur, Ill., U.S.A.Agents exclusifs au Canada: : HERDT & CHARTON, INC.2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, P.Q.0 S M 0 PA K localise sûrement l'infection FORMULE: OSMOPAK est un pansement osmotique émollient composé de 58% de sulfate de magnésie, de 1-2% de benzocaïne et de 1-25,000 de vert brillant, dans une base miscible à l\u2019eau.OSMOPAK est recommandé dans tous les cas d'infection en général, clous, furoncles, plaies diabétiques, etc., et dans le traitement d\u2019inflammation ou d'infections locales purulentes des mains, des pieds ou de tout autre tissu sous-cutané.L'OSMOPAK procure le maximum de drainage avec un minimum de perte de tissu.|! est aussi recommandé dans la cervicite et la vaginite.Présentation: Pots de 115 et 577 grammes.Echantillon médical et documentation sur demande.Manufacturé par Irwin Neisler Co., Decatur, Ill.U.S.A.Agents exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC, 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, P.Q. 364 effet qu\u2019il y a eu durant cette période 3,692 immunisations antidiphtériques complétées et 2,037 immunisations de rappel.L\u2019hygiène de la première enfance a permis d\u2019examiner, soit aux cliniques, soit à domicile, 20,301 nourrissons et 20,513 enfants de moins de six ans, soit un total de 40814 moins de six ans.Quant à l\u2019hygiène scolaire, il y a eu 1,091 conférences dans les diverses Unités sanitaires avec une assistance totale de 27,903 personnes, et 15,035 ont subi l\u2019examen soit physique, soit médical.2-e ee PLUS DE 8,000 EXAMENS AUX CLINIQUES ANTITUBERCULEUSES PROVINCIALES Au cours du mois de décembre, les cliniciens chargés du dépistage de la tuberculose dans la province ont tenu 228 cliniques à l\u2019occasion desquelles ils ont procédé à l\u2019examen de 6,783 personnes.Lors des visites à domicile, ils ont en outre examiné 1,305 autres personnes.Trop souvent, l\u2019indifférence ou la simple paresse sont tout ce qui nous empêche de rester bien portants.N\u2019oublions pas que les Unités sanitaires disposent de tous les moyens connus pour sauvegarder notre santé.+ + LA SANTÉ ET LA CROISSANCE DES JEUNES ENFANTS Précautions recommandées quant à la croissance des enfants.L\u2019âge préscolaire, qui s\u2019étend de 2 à 6 ans, est une période de développement physique et intellectuel des plus actives.Aussi les parents doivent-ils surveiller attentivement l\u2019état de santé de l\u2019enfant.suivre les progrès de sa croissance, diriger le développement de son intelligence et ne perdre aucune occasion d\u2019y contribuer.C\u2019est parmi les enfants de 2 à 6 ans que survient le plus grand nombre de décès.par maladies contagieuses (celles dites de l\u2019enfance).Au moins protégez-les contre la diphtérie en les faisant immuniser.Pour les autres maladies, ne retardez donc pas à faire venir votre médecin dès les débuts.Ne mesquinez pas; vous pourriez, par ce faux calcul, vous rendre responsables de complications dont votre enfant subira les conséquences funestes toute sa vie.En attendant le médecin, tenez l\u2019enfant au lit, isolé dans sa chambre, sans aucun contact avec les autres enfants de la maison.Cette mesure est d\u2019une importance extrême pour diminuer les risques de complications chez l\u2019enfant malade et pour empêcher la contami- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurretiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 nation des autres enfants si, par chance, ils n\u2019étaient pas encore contaminés.Assez souvent, durant cette même période, se développent chez l\u2019enfant des troubles ou des états morbides qui constituent des défauts physiques affectant plus ou moins sa santé (hypertrophie et infections des amygdales, des adénoïdes, des glandes cervicales ; carie dentaire, troubles de la nutrition, etc.).F'aites donc examiner votre enfant une couple de fois par année, afin de découvrir au début même ces lésions ou ces troubles généralement dus simplement à des erreurs dans les habitudes de vie ou d\u2019alimentation.Un médecin vous dira ce qu\u2019il faut faire pour garder en bon état la santé de votre enfant ou l\u2019améliorer, s\u2019il y a lieu.Ne vous fiez pas aux apparences.Un enfant peut paraître en parfaite santé et cependant son état de nutrition peut être en équilibre instable, sa résistance amoindrie, à la première occasion il fera une maladie grave.Il vaut mieux prévenir que guérir, prenez-en les moyens.Tels sont les conseils que vous donnent les hygiénistes du ministère provincial de la Santé.+ + LA COMMISSION CENTRALE PERMANENTE DE L'OPIUM SIGNALE LES DANGERS DE L'HÉROÏNE (Le texte qui suit a été envoyé au quartier général des Nations Unies par le centre d\u2019information des Nations Unies à Genève.) La Commission centrale permanente de l\u2019opium publie son premier rapport depuis qu\u2019elle a été constituée après la guerre.Ce rapport traite de plusieurs questions administratives, du mode de présentation des tableaux statistiques, de l\u2019état actuel de la régie des stupéfiants et du mouvement de ces drogues en 1947.La Commission déclare que le plus inportant problème d\u2019ordre surtout médical qui a retenu son attention a trait à l\u2019emploi de l\u2019héroïne (diacétyl- morphine).Elle fait une critique peu voilée de la pratique médicale dans certains pays, qu\u2019elle tient responsable d\u2019une «augmentation alarmante» dans l\u2019emploi de cette drogue.D\u2019après la Commission, la consommation de plus en plus grande d\u2019héroïne dans les pays en question constitue un problème sérieux.Le danger que le rapport signale est que l\u2019héroïne, si elle est injudi- cieusement prescrite par un médecin, créera très aisément l\u2019habitude.Dans certains pays cette drogue jouit d\u2019une grande popularité auprès des médecins parce qu\u2019elle s\u2019administre simplement et qu\u2019elle soulage promptement la douleur et la toux.À cause de sa propriété d\u2019engendrer l\u2019habitude, des médecins de plusieurs pays ont cherché et trouvé des substituts efficaces et comparativement inoffensifs.La Com- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 SULFAMIDOTHÉRAPIE C (@FFICACE (BACTERIOSTATIQUE POUR BLESSURES, BRÜLURES ET ÉCORCHURES Dans les cas de brûlures, blessures et écorchures, Vita- zole antiseptise la plaie et encourage la formation de l'épithélium.Le VITAZOLE, E.B.S., possède la propreté bactériostatique des sulfamidés, jointe à l'action bactéricide de l'Huile de Foie de Morue.EN TUBES DE 1 ONCE ET POTS DE 4 ET 16 ONCES COMPOSITION DU VITAZOLE Huile de Foie de Morue .50% Sulfanilamide .4% Sulfathiazole .4% Urée .5% Onguent .37% A chaque gramme est ajouté: Vitamine A -.1,000 Unités Int.Vitamine D .100 Unités Int.THE [5.13% Shurrieworns CHEMICAL CO.LTD.TORONTO, CANADA XLV 366 mission croit que les médecins de certains autres pays ne sont pas assez au courant des résultats de la recherche moderne ou se soucient beaucoup trop peu des \u2018conséquences dangereuses de la prescription d\u2019héroïne.Cette question a été jugée de nature assez urgente pour justifier une conférence conjointe entre la Commission centrale permanente et l\u2019Organisme de surveillance des stupéfiants, qui en sont tous deux arrivés aux mêmes conclusions.La Commission se compose de quatre médecins spécialistes en la matière, dont deux ont été nommés par l'O.M.H.à l\u2019Organisme de surveillance des stupéfiants.Dès 1931, la conférence sur la régie des stupéfiants a attiré.l\u2019attention sur la \u201cnature extrêmement dangereuse de la diacétylmorphine comme drogue provoquant l'habitude et sur la possibilité dans la plupart des cas, sinon tous, de la remplacer par d\u2019autres drogues moins dangereuses».On recommanda aux gouvernements d\u2019examiner avec la profession médicale la possibilité de restreindre ou même d\u2019abolir complètement son emploi.En dépit de cet avertissement, plus de la moitié des pays qui sont parmi les plus gros consommateurs d\u2019héroine ont augmenté leur consommation depuis 1936.C\u2019est ce qui arrive dans 12 des 22 pays en cause.Les estimations des besoins annuels pour 1948, fournies à l\u2019Organisme de surveillance par les gouvernements, montrent que les cinq plus gros consommateurs par tête au monde sont: la Finlande, l\u2019Italie, la Nouvelle-Zélande, la Suède et l\u2019Australie.La consommation de la Finlande en 1947 était déjà trois fois celle de 1939, mais, dans ses estimations de 1949, le gouvernement finlandais a demandé trois fois la quantité consommée en 1948: 51 kilos par million d\u2019habitants.Cette quantité équivaut à une dose thérapeutique pour chaque habitant de la Finlande toutes les trois semaines.Avec une population de moins de quatre millions d\u2019habitants, la Finlande demande plus d\u2019approvisionnements de cette drogue que les plus grands pays du monde.Pour appuyer sa forte demande, la Finlande a expliqué qu\u2019elle se fondait sur la fréquence des affections respiratoires et de la toux imputables à la rigueur du climat, ainsi que sur l\u2019abaissement des conditions d\u2019existence imputable à la guerre.Toutefois, on fait observer que la Norvège, avec des conditions à peu près semblables, a presque abandonné l\u2019emploi de cette drogue.De l\u2019avis de la Commission et de l\u2019Organisme de surveillance, rien ne peut justifier le niveau actuel de consommation de l\u2019héroïne en Finlande.L'Italie, la Nouvelle-Zélande, la Suède et l\u2019Australie sont aussi en butte à la critique car leur consommation par tête est d\u2019environ le double de celle du pays qui en consomme le plus après elles.Ainsi, l\u2019Italie a accru sa consommation de 50 p.100 environ depuis L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLterIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 1936 et en consomme par tête actuellement sept fois plus que la France où la quantité consommée a baissé de moitié.Au Danemark, la consommation par tête a baissé depuis 1936 à un peu plus du dixième du chiffre antérieur tandis que dans 25 pays, y compris les Etats-Unis et cette partie du Japon qui est occupée par les Etats-Unis, cette drogue n\u2019est pas employée du tout.Le problème est si grave et de nature si immédiate que la Commission et l\u2019Organisme de surveillance l\u2019ont soumis à l'O.M.H., qui convoque ses experts en stupéfiants pour la fin de janvier alors qu\u2019ils étudieront les aspects médicaux du problème.Le rapport contient aussi des détails sur les déclarations fournies à la Commission par les gouvernements au sujet de la production, du commerce et de la consommation des stupéfiants.La Commission exprime l\u2019espoir que l\u2019Union Soviétique, qui a pratiquement cessé depuis dix ans d\u2019envoyer des statistiques et des estimations, accorderait de nouveau son entière collaboration.Nous avons appris depuis la rédaction de ce rapport que l\u2019Union Soviétique vient maintenant d\u2019envoyer des rapports complets pour la première fois depuis 1938.Le rapport contient une importante lettre adressée au gouvernement de l\u2019Iran par le président de la Commission, M.Herbert L.May, le 5 novembre 1948.La Commission exprime sa « grande inquiétude au sujet de la présence d\u2019opium iranien dans le trafic illicite de plusieurs parties du monde».Cette inquiétude s\u2019accroit du fait que les statistiques reçues du gouvernement de l\u2019Iran sont incomplètes, contradictoires et toujours tardives.Il est vrai que l\u2019Iran n\u2019a pas signé l\u2019une des conventions, mais d\u2019autres gouvernements qui ne l\u2019ont pas signée non plus donnent suite à la convention pour des motifs humanitaires.La Commission a demandé qu\u2019on lui donne la prompte assurance que des statistiques complètes et périodiques lui soient envoyées et que des mesures soient prises pour soumettre la sortie de l\u2019onium iranien à une régie qui le confinera à des voies légitimes.La Commission a demandé une réponse par écrit, inais a fait savoir qu\u2019elle était prête à accueillir un représentant si le gouvernement de l'Iran voulait en envoyer un.Dans un domaine plus général, le rapport dit que la production légitime de la plupart des drogues narcotiques est certainement beaucoup plus forte aujourd\u2019hui qu\u2019elle ne l\u2019a jamais été dans le passé.Les causes de cette augmentation semblent comprendre l\u2019expansion des services médicaux, l\u2019accroissement de la population et la nécessité de refaire les stocks.La Commission centrale permanente de opium se compose des membres suivants: M.Herbert L.May (Etats-Unis d\u2019Amérique), président.Membre de la Commission depuis son organisation en 1928.Mem- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1949 XLVI ~\\ OO, rT ihe sii olla io, 2 po 7 ! $ L / A ki & v8 3.\\ We bs ill A= Jy # NÉ a0 7 ff V Lie Zz eX y + B® él _ Préparée par Distributeurs exclusifs au Canada: LES LABORATOI » FE + RES SPARTOL, PARIS, France x HERDT & CHARTON, INC.- Montréal à | cain, 368 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 bre de l\u2019Organisme de surveillance des stupéfiants depuis son organisation en 1933: il en est actuellement le président et en a déjà été vice-président.Homme d\u2019affaires et avocat à la retraite.Membre du Conseil d\u2019administration de la «Foreign Policy Association », New-York.Le professeur H.Fischer (Suisse), professeur de pharmacologie à l\u2019Université de Zurich.Membre de la délégation Suisse à la neuvième conférence de la Commission internationale de la police criminaliste, tenue à Rome, en qualité d\u2019expert en matière de drogues narcotiques.Nommé membre de l\u2019Organisme de surveillance des stupéfiants par l\u2019Organisation mondiale d\u2019hygiène.Sir Harry Greenfield, OS.I, CIE.(Royaume- Uni), ancien président du «Central Board of Revenue » dans le gouvernement de l\u2019Inde, à Delhi.Délégué de l'Inde à la Commission des stupéfiants en 1946.Le Dr P.Pernambuco Filho (Brésil).Professeur titulaire de psychiatrie à la faculté de Médecine de Rio-de-Janeiro.Membre titulaire de l\u2019Académie Nationale de médecine.Vice-président du comité national de la régie des stupéfiants.Délégué en chef du Brésil à la conférence sur l\u2019opium en 1925.Le professeur P.Reuter (France).Professeur à la faculté de Droit d\u2019Aix.Conseiller technique près le ministère des Forces Armées.Membre du Conseil d\u2019administration de l\u2019Ecole Nationale d\u2019administration.Le Dr M.Ristic (Yougoslavie), membre de l\u2019Institut Yougoslave de recherche économique (Belgrade).Membre de la délégation yougoslave à la première session économique pour l\u2019Europe.\u2014 Le professeur S.Tavat (Turquie), professeur de pharmacologie et de clinique thérapeutique à l\u2019Université d\u2019Istamboul.Membre de l\u2019Académie de Médecine de Turquie.Membre de la Société de médecine de Turquie.Membre de la Commission de revision de la pharmacopée turque.Nommé membre de l\u2019Organismte de surveillance des stupéfiants par l\u2019Organisation mondiale d'hygiène.Le Dr Y.N.Yang (Chine), directeur général du projet pharmaceutique (« China Drug Corporation >).Commission des syndics du rétablissement.Un état contenant les besoins estimatifs du monde en stupéfiants pour l\u2019année 1949 a été communiqué aux gouvernements.Il a été préparé par l\u2019Organisme de surveillance des stupéfiants composé du professeur H.Fischer (Suisse); du professeur S.Tavat (Turquie) ; du Colonel C.H.L.Sharman, CM.G., CB.E,, 1.8.0.(Canada).ancien directeur du Bureau des stupéfiants du Canada, vice-président; et de M.Herbert L.May (Etats-Unis d\u2019Amérique), président.HÔPITAL LAFLÈCHE DE GRAND'MÈRE L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce qu\u2019un versement partiel a été fait, à même la subvention fédérale pour la construction d\u2019hôpitaux, pour aider à la construction de l'hôpital Lafièche, de Grand\u2019Mère.C\u2019est la première construction d\u2019hôpital, dans la province de Québec, à profiter de cette subvention fédérale, depuis la proclamation, l\u2019an dernier, du nouveau programme national d'hygiène.A mesure que les travaux avanceront, dés versements subséquents seront faits à cet hôpital, jusqu\u2019à concurrence de $116,000., montant total de la subvention accordée par le fédéral.Les subventions pour la construction d\u2019hôpitaux rentrent dans la catégorie de celles, assez peu nombreuses, que le gouvernement provincial, en vertu du programme national d'hygiène, est tenu de doubler, dollar contre dollar.M.Martin ajoute que c\u2019est le ministère provincial de la Santé qui a soumis le projet et que l\u2019hon.Dr J-H.-A.Paquette, titulaire de ce ministère, à été avisé officiellement de l\u2019assentiment du Gouvernement fédéral.\u2019 C\u2019est la Congrégation des Filles de Jésus, des Trois-Rivières, qui fait construire l\u2019hôpital de Grand\u201d Mère, hôpital qui desservira une région dont la population est d\u2019environ 90,000 âmes.Cet hôpital aura environ 120 lits.Il sera pourvu de tous les appareils de rayons X, de laboratoire et de chirurgie nécessaires au traitement des cas qui relèvent de la médecine générale et de la chirurgie.Les travaux.commencés au mois de mai 1947, sont au quart terminés et l\u2019on s\u2019attend qu\u2019ils soient achevés en décembre prochain.Le montant total assigné cette année à la province de Québec pour la construction d\u2019hôpitaux s\u2019élève à plus de $3,840,000.DES HOPITAUX DE MONTREAL SONT SUBVENTIONNES L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social.annonce que deux hôpitaux de Montréal remplissent les conditions requises pour recevoir une assistance financière de plus de $737,000, en vertu du programme fédéral pour la construction d\u2019hôpitaux.Ce sont le Sanatorium Saint-Joseph, qui recevra $564,000, et l\u2019hôpital Saint-Joseph pour les convalescents, dont la part sera de $173,599.Le Gouvernement fédéral accepte ces projets et l\u2019hon.Dr J.-H-A.Paquette, ministre provincial de la Santé, en a été avisé.Le Gouvernement fédéral a déjà fait ses premiers versements, et le gouvernement provincial doublera la contribution fédérale. \u201cmer pr L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 dans le Bien souvent la volonté humaine est impuissante à maîtriser l'appétit; c\u2019est ce qui explique la plupart des cas d\u2019obésité.Heureusement qu'il est maintenant possible de réfréner l'appétit par l'administration de certains médicaments sympathicomimé- tiques, comme la PROPADRINE chlorhydrate de phénlypropanolamine, mise au point dans les Laboratoires de Recherches de Sharp & Dohme.Cette préparation est remarquablement dépourvue d\u2019effets secondaires fâcheux qui se rattachent à l\u2019éphédrine.Les Comprimés ALTEPOSE, formule nouvelle pour enrayer l'obésité, contiennent 50 mg.(34 gr.) de chlorhydrate, de PROPADRINE, pour dininuer le désir de manger; 40 mg.(35 gr.) de thyroide, pour accélérer le métabolisme; et 25 mg.(% gr.) de DELVINAL vinbarbital, comme sédatif léger.Les Comprimés ALTEPOSE épargnent au malade les affres de la faim; ils rendent plus acceptables les régimes faibles en calories; accélèrent le métabolisme des surplus de graisse et d'hydrates de carbone, et sont susceptibles de supprimer la tension nerveuse et l'anxiété.La dose appropriée doit être déterminée pour chaque sujet.Les Comprimés ALTEPOSE sont présentés en flacons de 100 et de 1,000.Sharp & Dohme, (Canada) Ltd., Toronto 5, Canada.XLVII 370 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 Le Sanatorium Saint-Joseph aura environ 450 lits pour tuberculeux, ainsi qu\u2019un outillage complet pour les opérations chirurgicales majeures et mineures, et pour les examens radiographiques.Il aura aussi des laboratoires, des cliniques, des bureaux et un centre de recherches.On estime à $4,900,000 son coût total, et sa construction ne sera pas terminée avant un an.Ce sont les Sœurs de la Miséricorde de Montréal qui ont la direction de ce sanatorium.Une subvention fédérale à l\u2019hôpital Saint-Joseph pour les convalescents aidera cette institution à augmenter de 120 le nombre de ses lits.Les malades chroniques forment la plus grande proportion de ses patients; le reste est composé de vieillards.Il est sous la direction de la Communauté des Oblates franciscaines de Saint-Joseph.On espère que le nouvel édifice sera terminé au mois de juin.L'aide fédérale à ces deux hôpitaux est calculée, déclare M.Martin, à raison de $1,500 par lit, mais ni l\u2019un ni l\u2019autre de ces hôpitaux n\u2019ont droit à la subvention complète, parce que leur construction était en partie terminée au mois d\u2019avril dernier, alors que les subventions fédérales d'hygiène sont venues en vigueur.LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC M.Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce que l\u2019on achètera et équipera quatre cliniques mobiles, à un coût qui dépassera $138,000, afin de lutter contre la tuberculose dans la province de Québec.Le coût de ces unités mobiles sera imputé au montant d\u2019un million de dollars et plus, attribué chaque année, en vertu du Programme national d\u2019hygiène, à la lutte antituberculeuse dans le Québec.Ces cliniques fonctionneront de concert avec quatre sanatoriums pour tuberculeux de la province de Québec, dont l\u2019emplacement stratégique permettra de desservir presque complètement les régions rurales.L'une d\u2019entré elles dépendra du Sanatorium Cooke, des Trois-Rivières, et desservira les comtés de Joliette, de Berthier, de Maskinongé, de Saint-Maurice, de Champlain, de Laviolette et des Trois-Rivières.La deuxième rayonnera du Sanatorium Macamic (Abi- tibi), et embrassera les comtés d\u2019Abitibi-est, d\u2019Abi- tibi-ouest, Rouyn, Noranda et le Témiscamingue, dont la population totale est d\u2019environ 100,000 âmes.La troisième sera dirigée par le personnel médical de l\u2019hôpital du Saçré-Cœur, de Cartierville, et desservira les comtés qui entourent la ville de Montréal: L\u2019Assomption, Terrebonne, Deux-Montagnes, Argenteuil, Vaudreuil, Soulanges, \u2018Verchères, Chambly, etc.La quatrième rayonnéra du Sanatorium Saint-Michel de Roberval, et desservira les comtés de Roberval, du Lac Saint-Jean, de Chicoutimi, de Charlevoix et du Saguenay.Chaque clinique mobile comprendra un camion et une remorque, une unité motrice, une unité de rayons X photo-fluorographiques et une chambre noire avec outillage complet.De concert avec les postes de diagnostic qui fonctionnent déjà, ces quatre cliniques pourront desservir plus rapidement toute la population de la province et dépister les cas de tuberculose, en quelque lieu qu\u2019ils.se trouvent.Cela permettra de donner un traitement approprié dès les premiers stades de la maladie.Le ministère de la Santé de la province de Québec a mis de l\u2019avant ces projets, en vertu du programme d'hygiène du Gouvernement fédéral, qui a transmis officiellement son assentiment au Dr J-H.-A.Pa- quette, ministre de la Santé du Québec.2-0 ee L'HÔTEL-DIEU DE SAINT-THOMAS DE MONTMAGNY RECEVRA UNE SUBVENTION M.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce que le Gouvernement fédéral a consenti à verser la somme de $118,000, à même les subventions pour la construction d\u2019hôpitaux, pour aider à la construction de l\u2019Hôtel-Dieu de Mont- magny, à Saint-Thomas de Montmagny.C\u2019est un nouvel hôpital qui est construit pour desservir Saint-Thomas et la région environnante des comtés de Montmagny, de l\u2019Islet, de Kamouraska et de Bellechasse.Ce district compte une population totale qui dépasse les 100,000 âmes.M.Martin fait remarquer que la contribution fédérale est calculée à raison de $1,000 par lit de traitement actif; cependant, cet hôpital n\u2019a pas droit au plein montant de cette subvention, parce qu\u2019une partie de ses travaux était déjà achevée quand, at mois d\u2019avril dernier, les subventions fédérales pour la construction d\u2019hôpitaux ont pris effet.Le Gouvernement provincial verse un montant au moins égal à la contribution fédérale.Cet hôpital, dont la construction ne cera pas terminée avant le début de l\u2019an prochain, comprendra tout ce que requiert un hôpital moderne, y compris des appareils de rayons X et de physiothérapie, une pharmacie et un laboratoire général.Le coût de ce projet sera imputé au montant de 3 millions de dollars et plus qui est attribué annuel- \u2018lement à la province de Québec en vertu du Pro- \u2018 gramme national d'hygiène.Le Gouvernement fédéral a avisé de son assentiment le Dr J.-H.-A.Pa- quette, ministre de la Santé de cette province.TR RDS J $ © CRESOPIRINE REE RHUMATISMALES, La L'GIEMINSOMNIE\u201d RHUMATISME ARTICULAIRE, _AIGU A TIN ¢ \"GRIPPE.DEPUROGENE CS SCLIN 4 TS PLET ORIQUES, IIL DE PE 3 DE [IN CHOLESTERINE DU SANG FENUGRENE PUISSANT AGENT AUG- { VII AU QE DÆ£ FENUGR ho.DÉSHUILÉE.DES TO s.s Tari: CTIFS, {alt ORES US NA 3 \u201cCHOLESTÉRINE & i F UCU S OL OBESITE.EMBONPOINT EXAGERE J § a MUTHANOL SYPHILIS.A TQUTES, au PE- 0 Kock I-11 ET ANIFES T10 PA » di LU 55 a LH ERZIHE- MATEUX aq NEEL (+ Lt) 2 NO 3 Ur THERAPEUTIQUE' MLS Ë DE LONGUE DUREE op I * \u2014 $ ?gt pi HERDT & CHARTON, INC.Mr ih fit MENT LB TE» AVENUE DU COLLEGE Ait \"MONTREAL 372 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLteniN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 PRÉCAUTIONS D'HYGIÈNE AVANT D'ABSORBER DES CONSERVES Examinez les conserves que vous mangez.Certaines causes peuvent menacer la conserve dans son récipient: méthode de stérilisation insuffisante, fermeture défectueuse des boîtes, l\u2019aliment était avarié au moment de sa mise en conserve, enfin l\u2019aliment était sain, mais il s\u2019est produit une fissure dans le récipient parce qu\u2019il a été refroidi trop brusquement après l\u2019opération.D\u2019où décomposition de la substance et danger sérieux pour la santé du consommateur non averti.La simple prudence devrait inciter ce dernier à examiner avec soin le produit avant de s\u2019en servir.Voici, croyons-nous, des notions que les hygiénistes et aussi les médecins devraient s\u2019efforcer de vulgariser: Nécessité de examen physique du contenant avant de l\u2019ouvrir.Dans le commerce, on rencontre: a) Des boîtes bombées, preuve certaine de la décomposition de la substance y contenue: ces boîtes doivent être rejetées.\u2018 b) La boîte à ressort ou élastique, qui cède sous la pression des doigts, en est une dans laquelle la décomposition commence: dans encore un peu de temps elle sera bombée.c) La boîte dont une extrémité rebondit: si, en frappant énergiquement une des surfaces de la boîte à plat contre une surface solide, l\u2019extrémité bombe, et, si en faisant l\u2019opération inverse, l\u2019autre extrémité bombe à son tour, on dit qu\u2019elle rebondit; elle doit être rejetée comme suspecte.Il est un fait certain, c\u2019est que la plupart de ces boîtes, sinon toutes, soumises à l'analyse, contiennent beaucoup de micro- organismes.d) Les boîtes «planes acides».Leurs extrémités sont ni convexes ou bombées, ni quelque peu concaves ou déprimées (comme elles devraient l\u2019être si l\u2019opération avait été bien faite), mais parfaitement planes.En les ouvrant, par la suite, on ne constatera pas la présence de gaz, mais on percevra facilement l\u2019odeur sure, légèrement aigrelette, qui s\u2019en dégage.L\u2019aliment a subi la transformation acide; il ne doit pas être utilisée) Les boîtes qui suintent ou qui ont coulé parce qu\u2019elles ne sont pas étanches doivent être jetées sans plus ample examen.f) Les boîtes rouillées: la rouille peut, avec le temps, perforer le métal, d\u2019où pénétration des agents de la putréfaction à l\u2019intérieur de la masse.Toutes ces boîtes plus ou moins rouillées ou autrement endommagées par l\u2019eau et le feu (incendie), doivent être considérées comme suspectes.Le contenu peut être: sain, et d\u2019un autre côté, 1l peut ne pas l\u2019être. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 XLIX Direction du laboratoire Direction du laboratoire M.A.SARRAZIN Pharmacien-chimiste Bachelier de l\u2019Université de Montréal Premier prix de Matière médicale et de Travaux pratiques de Chimie Dr R.GRENIER Médecin-chirurgien Mile LORRAINE VIDAL Technicienne médicale diplômée M.LUC CHOQUETTE Pharmacien-chimiste Miie M.DE BELLEFEUILLE Bachelier de l\u2019Université Garde-malade rde-m de Montréal diplômée de Docteur de l\u2019Université l\u2019hôpital Saint-Luc 1 de Paris LABORATOIRE D'ANALYSES Urine Analyses complètes Sang Diagnostic de la Grossesse : Recherche du facteur R-H FORMULE LEUCOCYTAIRE Urée Chlorures - sang total Polynucléaires Métamyélocytes Glycémie Chlorures - plasma neutrophyles juvéniles Sédimentation Calcium Grands mononucléaires Myélocytes Hématocrite Cholestérol total - Esters Lymphocytes Blastes Prothrombine Temps de coagulation Polynucléaires Hématies nucléées Protéines totales Temps de saignement éosinophiles Plaquettes sanguines Concentration des sulfa Rétractilité du caillot Polynucléaires basophiles Anisocytose et pénicilline Résistance globulaire Shilling: Poikilocytose Créatinine Groupe sanguin (int) Bâtonnets (Stab) Réticulocytes Acide urique Facteur Rh vy Sarrazin & Choquette PHARMACIENS \u2014 CHIMISTES \u2014 ANALYSTES Prises de sang faites à la pharmacie.Tous les jours de 9 heures à 5 heures.Rapports le jour même.Nous envoyons chercher les échantillons à domicile.Bouteilles échantillons spéciales envoyées sur demande.LES MÉDECINS DE L'EXTÉRIEU R qui désirent profiter des avantages offerts par notre laboratoire d'analyses peuvent, en nous écrivant, se procurer gratuitement des récipients spéciaux contenant une substance antibiotique qui assure la conservation de l'échantillon.Résultats retournés immédiatement. REVUE DES LIVRES W.W.MORRISON.\u2014 Diseases of the ear, nose and throat.Appleton-Century-Crofts, Inc., New-York, 1948.C\u2019est là un volume destiné à la fois au médecin praticien et à l\u2019étudiant en O.R.L.Dès les premières pages, on comprend que l\u2019auteur est familier avec la pratique journalière : il décrit comment rédiger l\u2019histoire du malade et insister sur la symptomatologie essentielle au diagnostic, comment tirer parti de l\u2019instrumentation indispensable ; il discute l\u2019emploi de la médication adjuvante et de l\u2019anesthésie appropriée qui faciliteront les manœuvres, La chimiothérapie antibiotique occupe un chapitre de 20 pages : pharmacologie, indications et contre-indications, modes d\u2019administration et résultats, tout y est concis et d\u2019application immédiate.D\u2019autant plus qu\u2019à chaque page, la bactériologie trouve sa part étiologique dans chacune des affections décrites.Les techniques chirurgicales, parfois trop détaillées pour le praticien, seront plus appréciées de l\u2019étudiant en O.R.L.Les figures et les dessins, tous tracés au crayon, paraîtront souvent confus à celui qui n\u2019est pas familier avec l\u2019anatomie topographique et la technique opératoire O.R.L.Au chapitre de l\u2019otite catarrhale et du catarrhe tubaire, l\u2019A.cite la ponction aspira- trice du tympan comme initiative de Hoople et Blaisdell.Il semble ignorer l\u2019école française qui lui a donné naissance ainsi que la contribution du Dr P.Panneton et la nôtre.Pour la myringotomie (paracenthèse), on préconise l\u2019anesthésie générale avec vinéthè- ne, protoxyde d\u2019azote ou cyclopropane ; quand l\u2019état du patient adulte le permet, le pento- thal I.V.nous paraît plus avantageux.L\u2019A.dit avec justesse que la pénicilline en gouttes auriculaires guérit rarement l\u2019otite ee ++ moyenne chronique suppurée ; plus actifs, les sulfamidés en poudre produisent souvent de la dermatite du conduit.On trouvera assez détaillée la méthode de la radiumthérapie du cavum comme traitement de l\u2019obstruction de la trompe d\u2019Eustache.Même les techniques récentes de la chirurgie de la mastoïde, les maladies de l\u2019oreille interne reçoivent une explication utile au praticien.Contre l\u2019épistaxis, l\u2019auteur emploie un ballon bourré de gaze ; nous obtenons le même résultat avec un doigt de gant de chirurgien.Au chapitre des sinus, on insiste pour que le traitement s\u2019appuie sur les méthodes d\u2019examens indispensables ; on ne doit pas prescrire en se fiant à l'unique diagnostic subjectif que J'appellerais « diagnostic de questionnaire ».L\u2019éclairage seul est parfois insuffisant et les clichés radiologiques sont souvent trompeurs.L\u2019auteur nous met en garde contre l\u2019emploi inconsidéré de la diathermie dont on a fait abus.Dans la sinusite frontale, même aiguë, il est partisan de la trépanation externe à travers une petite boutonnière ; nous opinons que la ponction au trocart, moins radicale, remplit à la fois un but diagnostique et thérapeutique.La revue des opérations portant sur les sinus ne mentionne pas l\u2019antro-ethmoïdectomie, dont la technique se généralise de plus en plus ; en effet, celle-ci permet l\u2019ethmoïdectomie à tavers le sinug maxillaire ; l\u2019ethmoïdite n\u2019est-elle presque pas toujours accompagnée de sinusite maxillaire ?Le chapitre des névralgies d\u2019origine O.R.L.se recommande de lui-même.L\u2019hémostase dans l\u2019adéno-amygdalectomie est traitée clairement de façon à aider le praticien qui s\u2019adonne à cette opération.Quant à l\u2019électro-coagulation, il est préférable de s\u2019en servir rarement car ses résultats et ses L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLetin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 JOUIT DES PROPRIETES SUIVANTES: hydrocholérétique puissant diurétique léger laxatif doux désensibilisant tonifiant du tractus intestinal.Principales indications: Affections du foie et des voies biliaires.FORMULE: CHOLIBILE CHOLIBILE (Faible) Acide Déhydrocholique .0.25 gm.Acide Déhydrocholique .0.10 gm.Cascara Sagrada .0.05 gm.Cascara Sagrada .0.02 gm.Chlorhydrate de thiamine Chlorhydrate de thiamine 1 (Vit.By) ove, 5 mgms.(Vit.By) oo 2 mgms.par dragée par dragée 2 à 4 dragées par jour.2 à 6 dragées par jour.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178 est, rue Jean-Talon, MONTRÉAL, P.Q. 376 complications sont plus a craindre que ceux de l\u2019amygdalectomie, comme le dit si bien l\u2019auteur.Tout médecin devrait lire les paragraphes portant sur les abcès et les phlegmons des espaces virtuels du cou, du pharynx et du plancher de la bouche.On met aussi à sa portée les applications classiques et récentes de la broncho-œsophagologie et de la chirurgie connexe.Relire les lignes sur la laryngo- trachéo-bronchite aiguë, maladie fréquente chez nous, mais trop souvent méconnue.Le chapitre des tumeurs du larynx mérite notre attention ; la technique de la laryngectomie décrite par les figures est de plus en plus abandonnée ; celle maintenant plus employée, et que nous suivons, nous paraît plus physiologique et moins mutilante.De fait, le taux actuel de mortalité postopératoire avec ce dernier procédé est inférieur à 1.00%.On décrit les règles à suivre en présence des cas de corps étrangers des voies respiratoires et digestives ; elles feront éviter à la fois au médecin et aux patients des méprises regrettables.Le formulaire qui termine le volume constitue un véritable vade-mecum quotidien ; l\u2019index symptomatologique qui suit, réalisé dans un but pratique, mérite à l\u2019A.la reconnaissance du médecin praticien pour qui il a écrit.V.LATRAVERSE ee Léon BINET, membre de l'Institut, Doyen de la Faculté de Médecine de Paris, et F.BOURLIERE, assistant à la Faculté de Médecine de Paris.\u2014 Problèmes de physiologie comparée.Déductions médicales.Un volume de 86 pages.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1948.L'homme n\u2019est pas un isolé dans la longue série des formes animales.S\u2019il ne faut pas lui appliquer systématiquement toutes les constatations tirées de l\u2019étude des invertébrés et des vertébrés inférieurs, il n\u2019en est pas moins vrai qu\u2019un grand nombre de phénomènes élémentaires sont communs à tous les étages L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIin AMLF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 de la classification zoologique.Enfin, plus on étudie la physiologie des oiseaux et des mammifères, plus on s\u2019aperçoit que les analogies sont nombreuses et qu\u2019un nombre considérable de phénomènes sont communs à tous les ho- méo-thermes.La physiologie comparée jette donc un jour nouveau sur nombre de problèmes.Les Auteurs ont choisi dans le domaine de la physiologie comparée des animaux, quelques questions particulièrement intéressantes.CHAPITRES DE L\u2019OUVRAGE 1.Principe et exemples de la méthode des tests biologiques.\u2014 II.La sensibilité des poissons aux toxiques et les effets de groupe.\u2014 III.Les métamorphoses des batraciens et la physio-pathologie thyroïdienne.\u2014 IV.La longévité des reptiles et le problème de la sénescence.\u2014 V.Les oiseaux et la physiologie sexuelle.\u2014 VI.Les adaptations respiratoires et circulatoires des mammifères plongeurs.Ch.CHAMPY, professeur à la Faculté de Médecine de Paris.\u2014 Manuel d'embryologie.4e édition.Un volume de 286 pages, avec 217 figures et 6 planches en couleurs.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1948.Ce petit manuel qui paraît en 4° édition, rassemble les notions fondamentales concernant l\u2019embryologie, présentées de façon telle qu'\u2019e:les invitent en passant l\u2019étudiant à réfléchir sur les connaissances qu\u2019il acquiert ainsi.L\u2019auteur a réalisé ce qu\u2019il avait fait pour l\u2019histologie dans son « Abrégé d\u2019Histologie » écrit en collaboration avec H.Bulliard.L'ouvrage est conçu sur un plan un peu différent de celui qui est généralement adopté: l\u2019embryologie générale y occupe la plus grande place.En effet, elle comporte les notions fondamentales sans lesquelles les acquisitions faites par l\u2019étudiant dans le domaine de l\u2019anatomie et de l\u2019histologie seront forcément fragmentaires et sans liaison.Elle doit être la base de l\u2019instruction morphologique du médecin.L\u2019embryologie spéciale ou organogénèse y est brièvement traitée et dans un esprit très.général, contrairement à ce qu\u2019on fait le plus pour une respiration améliorée Dans les affections chroniques du coeur et en particulier dans les cas de décompensation cardiaque avec dyspnée.l'emploi de la Coramine par la bouche apporte un soulagement remarquable.L'amélioration qu'entraîne la Coramine sur la respiration a une répercussion notable sur l'efficacité cardiaque.\u2018Durant l'inspiration.la chute de la pression intrathoracique favorise le retour du sang veineux, en remplissant l'oreillette et le ventricule droits.Lorsque le eycle respiratoire est inversé, le relâchement du poumon, par déplacement de la masse sanguine.augmente le reflux veineux pulmoraire et le débit du ventricule gauche.\" Ainsi.l'augmentation de la circulation pulmoraire, grâce à la Coramine, est probablement l'un des plus importants effets de ce médicament dans les affections cardiaques chroniques.! Cournand, À.: Bull.New York Acad.Med.25: 27, 1947 » COMPAGNIE KE 2 | LIMITEE, MONTREAL *Nikethamide \u2018Ciba 378 souvent à la Faculté de Médecine.C\u2019est que l\u2019auteur n\u2019a pas voulu faire double emploi avec les traités ou les cours d'anatomie et d\u2019histologie, où les questions d\u2019organogénèse ou d\u2019histogénèse sont reprises à propos de chaque organe.Il a seulement voulu faire une courte liaison entre ces traités et cours et l\u2019embryologie générale.Il en a profité pour grouper quelques notions élémentaires de morphologie générale qui manquent trop souvent dans l\u2019éducation des médecins et qu\u2019on ne peut guère placer ailleurs qu\u2019ici.Outre les étudiants en médecine et en biologie, ce manuel intéresse les médecins, qui n\u2019ont pas le droit d\u2019ignorer, au moins dans l\u2019ensemble, ce que les structures humaines qu\u2019ils étudient ont de général ou de partieu- lier, ni comment elles se rattachent aux structures caractéristiques des autres vertébrés.DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE Produits sexuels et fécondation.\u2014 La segmentation.\u2014 La gastrulation et la formation des principales portions de l\u2019embryon dans les types simples.\u2014 Formation du mésoderme et développement de la forme des embryons.\u2014 Gastrulation et formation des feuillets des amniotes.\u2014 Le mésenchyme.Origine du sang.\u2014 Origine du cœur et des vaisseaux intra-embryonnaires.Métamérie des vertébrés.\u2014 Les annexes embryonnaires.\u2014 Les organes entodermi- ques \u2014 Dérivés du mésoderme.\u2014 Organes ectodermiques.\u2014 Organes dérivés du mésenchyme.\u2014 Notions d\u2019embryologie expérimentale et de physiologie de l'embryon.ee ee Paul BLUM, Ancien chef de Clinique de la Faculté de Médecine.Médecin assistant de l'hôpital Saint-Louis.Médecin chef de service de Saint-Lazare.\u2014 Glandes endocrines et syphilis.Schémas cliniques et thérapeutiques.Un volume de 108 pages.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1948.La syphilis acquise et la syphilis héréditaire peuvent léser une ou plusieurs glandes endocrines, soit d\u2019une façon directe, en y provoquant des lésions organiques, soit d\u2019une manière indirecte, en déclenchant des troubles fonctionnels.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuuetTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 En outre, dans la production des « grands syndromes endocriniens », dont l\u2019origine et la nature nous échappent, la syphilis peut jouer un rôle déterminant, soit seule, soit associée à d\u2019autres processus étiologiques.Enfin, au cours de l\u2019évolution de la syphilis et surtout de son traitement, on peut voir apparaître des signes de « dysfonctionnement » d\u2019une ou plusieurs glandes endocrines ; il est nécessaire, pour une thérapeutique énergique prolongée, de savoir dépister « cliniquement » et « biologiquement » les moindres manifestations endocriniennes.Cette étude a pour but d\u2019exposer les rapports de la syphilis et de son traitement avec chacune des glandes endocrines, envisagées successivement.C\u2019est un sujet d'importance pratique et d\u2019actualité.DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE Glande thyroide et syphilis.\u2014 Parathyroides et syphilis.\u2014 Syndromes surrénaux et syphilis.\u2014 Syndromes hypophysaires et syphilis.\u2014 Epiphyse et syphilis.\u2014 Testicule et syphilis.\u2014 Ovaire et syphilis.\u2014 Thymus et syphilis.\u2014 Pancréas et syphilis.\u2014 Syndromes hormonaux et syphilis.ee ++ Lucien LEGER, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, chirurgien des Hôpitaux, et Jacques OUDOT, assistant en chirurgie et prosecteur des Hôpitaux de Paris.\u2014 La prévention des embolies pulmonaires.Anticoagulants.Ligatures veineuses.Un volume de 136 pages, avec 22 figures.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1948.Bien que les méthodes chirurgicales actuelles et la préparation des malades à l\u2019opération permettent de diminuer le nombre des phlébites, elles ne les suppriment pas toutes.Il en est d\u2019ailleurs, aux manifestations atténuées, qui passent inaperçues, ne donnant en général pas de complications mais n\u2019exposant pas moins, de temps à autre, le malade à une embolie mortelle.En présence de notre impuissance à prévenir certainement les phlébites, le problème L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 LIT BISULFA Dès 1946 le Laboratoire Bio-Chimique présentait au Corps Médical sous le nom de \"BISULFA\u201d un nouveau principe de sulfamidothérapie, ayant les avantages suivants: ® TOXICITE MOINDRE ® CRISTALLISATION RENALE REDUITE ® EFFICACITE THERAPEUTIQUE MAINTENUE AUJOURD'HUI notre Laboratoire vous offre les comprimés TRISUL marque désignant trois sulfamidés et ayant les mêmes avantages.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.FIEMATINIQUE NON ALCOOLIQUE .CONCENTRE INDIQUE DANS LE TRAITEMENT ET LA PROPHYLAXIE DES CAS D\u2019ANEMIE HYPOCHROME ET CARENTIELLE, CONVALESCENCE, ETATS DE DENUTRITION ET DEBILITE GENERALE.HEMAREXIN ORAL Chaque cuillerée a thé représente: EXTRAIT DE FOIE (l\u2019équivalent de 8.75 Gm.de foie frais).FER (Gluconate ferreux) .ccouuuu.n.45 mgm.VITAMINES \u2014 Chaque c.c.représente: Chlorhydrate de Thiamine (vit.B,) .125 mgm.Riboflavine (vit.By) .075 mgm.Pyridoxine (vit.Bg) .0625 mgm, Niacinamide .5625 mgm.PRESENTATION: \u2018Flacon de 240 cc.POSOLOGIE: ADULTES: Une à trois cuillerées à thé, trois fois par jour.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178 est, rue Jean-Talon, MONTRÉAL, P.Q. 380 de la prévention des embolies pulmonaires se pose done, soit devant une ph'ébite déclarée ou menaçante, soit après un premier infare- tus pulmonaire, afin d\u2019éviter une récidive.C\u2019est à résoudre ce problème si important pour la médecine et la chirurgie, que les Auteurs se sont attachés dans ce livre.Ils y présentent une mise au point très complète de la question, depuis l\u2019étude de la mécanique de la fixation du caillot, de l\u2019action des anticoagulants, jusqu\u2019aux interventions dans les veines parmi lesquelles ils donnent un développement particulier aux ligatures veineuses.Ils terminent enfin par des indications thérapeutiques ; DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE Introduction.\u2014 De la phlébite à l\u2019évolution: données classiques et conceptions modernes sur la phlébite.\u2014 La lutte contre la stase circulatoire.\u2014 Modificateurs de la coagulation sanguine.\u2014 Interventions sur les veines.\u2014 Indications et résultats.\u2014 Ligature de la veine cave inférieure.\u2014 Conclusions.Indications thérapeutiques.: A.M.LARMANDE, chef de clinique ophtalmologique à la Faculté de Médecine d'Alger.\u2014 La neuro-angiomatose encéphalo- faciale.Syndrome hypothalamo-hypophy- saire.Préface du professeur Toulant.Un volume de 152 pages, avec 27 figures et 2 planches en couleurs.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1948.A la frontière de plusieurs spécialités, la neuro-angiomatose encéphalo-faciale pose un problème de pathologie générale.Son étude intéresse non seulement les ophtalmologistes et les neurologues, mais encore les dermatologistes, les neuro-chirurgiens et les pédiatres.L\u2019Auteur trace un tableau d\u2019ensemble de cette affection, qui se présente sous toute une gamme de formes anatomo-cliniques.Dans la seconde partie, il fait un large regroupement de ses parentés nosographiques et en propose une synthèse pathogénique : la neuro- angiomatose encéphalo-faciale traduirait l\u2019atteinte du couple hypothalamo-hypophysaire.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal.mars 1949 PLAN DE L\u2019OUVRAGE Introduction.\u2014 Historique.\u2014 Etude clinique: analyse des faits (syndrome clinique, syndrome radiologique, lésions anatomiques, facteurs étiologiques).Synthèse anatomoclinique (formes cliniques, évolution et pronostic, traitement).Etude théorique: nosographie.Physio-pathologie.Synthese pathogénique.R.GUICHARD, radiologiste des hôpitaux de Bordeaux, et H.DUVERGEY, ancien chef de clinique urologique à la Faculté de Bordeaux.L'urétrographie.Préface du professeur Darget.Un volume de 190 pages, \u201cavec 165 figures.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1948.Pour qui pratique l'urétrographie, cette exploration devient tellement habitue'le qu\u2019elle paraît indispensable pour établir avec certitude un diagnostic et une thérapeutique appropriée à chaque cas.Bien entendu c\u2019est la clinique qui déterminera son utilité ect ses modalités particulières.L\u2019urétrographie doit être faite avec soin et méthode si on veut obtenir des clichés instructifs qui puissent être interprétés utilement par la collaboration étroite de l\u2019urologue et du clinicien.C\u2019est précisément dans le sens de l\u2019association clinique-radiologie intelligemment conçue que ce livre a été éerit.Il représente la mise au point de dix années de travaux et de deux mille examens de malades.« De notre expérience, écrivent les Auteurs, il ressort que l\u2019urétrographie est une exploration facile, rapide, indolore et en principe anodine, quand elle est pratiquée par des mains entraînées.» DIVISIONS DE L'OUVRAGE Introduction.\u2014 Historique.\u2014 Rappels unatomi- ques.\u2014 Rappels physiologiques.\u2014 Technique de l\u2019urétrographie chez l'homme.Accidents et contre- indications.\u2014 Images radiologiques de l\u2019urètre masculin normal.\u2014 L'urétrographie rétrograde pendant l\u2019érection.\u2014 Spasme du sphincter membraneux.\u2014 Malformations urétrales et chirurgie plastique.\u2014 Corps étrangers et calculs de l\u2019urètre.\u2014 Traumatismes de l\u2019urètre.\u2014 Tuberculose urétro-prostatique.\u2014 Infection de l'urètre et des glandes annexes.\u2014 In- 638F Ayerst, McKenna & Harrison LIMITED Biological and Pharmaceutical Chemists MONTREAL CANADA | P.O.Box 6115 le 4 février 1949 Sujet: UN NOUVEL ASPECT DU TRAITEMENT DE L'ALCOOLISME Monsieur le docteur, Le \"Lancet\" du 25 décembre 1948 publiait deux comptes rendus cliniques de l'emploi d'un traitement relativement nouveau de l'alcoolisme.\"A Drug Sensitizing the Organism to \"Ethyl Alcohol\" et \"Treatment of Alcoholism with a Sensitizing \"Drug\" font tous deux mention du succès obtenu avec un nouvel agent thérapeutique appelé \"Antabuse\" Lorsque nous avons appris l'existence de 1'\"Antabuse' par l'entremise de journaux médicaux d'Eurôpe, il y a quelques, mois, ne .l'un de nos techniciens s'est rendu au Danemark en avion, pour étudier sur place les possibilités de son introduction au Canada.Les études pharmacologiques très poussées qui y étaient faites de même que les résultats obtenus en clinique nous ont tellement intéressés, que nous avons pris immédiatement les arrangements nécessaires pour fabriquer cette drogue (avec l'autorisation de Medicinalco, Danemark) et elle sera présentée très bientôt au corps médical du Canada et des Etats-Unis.Bien qu'elle ne soit pas toxique lorsqu'elle est administrée aux doses convenables, elle peut provoquer des réactions nocives si on l'emploie inconsidérément.Pour cette raison, nous prévoyons qu'elle sera considérée par le Ministére de la Santé et du Bien-être social comme un médicament de prescription médicale.Il convient de signaler que l'\"Antabuse\" n'est pas à proprement parler une médication de l'alcoolisme, mais plutôt un précieux adjuvant des mesures psycho-thérapeutiques actuelles.Des cliniques sont déjà ouvertes dans plusieurs importantes institutions de psychiatrie du Canada pour en étudier la valeur thérapeutique.On pourra bientôt se procurer 1'\"Antabuse\" sur prescription dans les pharmacies de détail.Le directeur de notre Service médical, le docteur J.B.Jewell, se fera un plaisir de fournir immédiatement tout renseignement désiré.Veuillez agréer, Monsieur le docteur, nos salutations empressées.AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE Le Président, Wittiam Lester 382 fection cellulaire d\u2019origine urétro-prostatique.\u2014 Fistules d\u2019origine urétrale.\u2014 Rétrécissements post-blen- norragiques.\u2014 Tumeurs de l\u2019urètre \u2014 Tumeurs prostatiques.\u2014 Dysectasies du col vésical.\u2014 Reflux urétro-vésiculo-déférentiel.\u2014 L\u2019urétrographie chez la femme.\u2014 Bibliographie.ee ++ R.GOINARD, professeur agrégé, chirurgien des Hôpitaux d'Alger, et P.DESCUNS, assistant de neuro-chirurgie du Centre Bar- bier-Hugo (Alger).\u2014 Les traumatismes de la tête (sans les plaies pénétrantes).Un volume de 178 pages, avec figures.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1948.La fréquence des traumatismes cräniens s\u2019est considérablement accrue aussi bien que leur gravité.Ces accidents, qui sont de tous les moments et de tous les lieux, engagent à chaque instant les responsabilités du médecin.Quant au chirurgien non spécialisé, s\u2019il n\u2019a pas à se charger lui-même du traitement et devra diriger le blessé dans les meilleures conditions vers un centre spécialisé, il devra cependant L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 connaître à fond les détails d\u2019une intervention particulièrement urgente.Or, en quelques années, le traitement des traumatismes crânio-encéphaliques vient d\u2019être complètement renouvelé.Le but de ce livre est de faire connaître au médecin et au chirurgien dans quelles conditions doit se faire le premier examen.Pour chacune des formes de traumatismes de la tête qu\u2019il est permis d\u2019envisager, il procède à une étude clinique, thérapeutique et opératoire complète et au courant des plus récents travaux.DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE Introduction.\u2014 Les lésions du cuir chevelu.\u2014 I.Traumatismes crânio-encéphaliques localisés, en foyer, embarrures et enfoncement.\u2014 II.Les lésions de la boîte crânienne.\u2014 III.Le traumatisme encé- phalique: les lésions, les troubles fonctionnels, les grands syndromes, formes anatomo-cliniques.\u2014 Traitement.\u2014 IV.Les complications infectieuses.\u2014 V.Les complications tardives et les séquelles.\u2014 Statistiques. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuuetIiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 LE DIPHENAN B.D.H.ASSURE L\u2019ÉLIMINATION RAPIDE ET COMPLÈTE DES OXYURES Le Diphenan B.D.H.est un anthelmintique efficace.La mort des oxyures est certaine et suit de près son administration, et s'il ne survient une réinfes- tation, on est assuré de la disparition définitive des parasites.Le Diphenan B.D.H.est atoxique et quasi sans goût.On peut, par conséquent, l'administrer à de tout jeunes enfants et même aux nourrissons.TRAITEMENT Le Diphenan B.D.H.s\u2019administre trois fois par jour pendant sept jours.Puis une période de repos de sept jours suivie de l'administration des comprimés durant une autre période de sept jours.Après chaque cure de sept jours on donnera de | a 4 cuillerées a thé d'huile de ricin, selon l'âge.POSOLOGIE Nourrissons jusquà 1, an \u2014 Le quart d'un comprimé trois fois par jour.Enfants de 117 à 10 ans \u2014 Un demi comprimé trois fois par jour.Enfants de plus de 10 ans \u2014 Un comprimé trois fois par jour.Adultes \u2014 Deux comprimés trois fois par jour.Les doses ci-dessus sont considérées comme doses moyennes seulement.» Une réinfestation peut être cause de l'échec d\u2019un traitement actif, soit que les œufs aient été transmis à la bouche par les mains ou les ongles, ou par des poussières contaminées.Des mesures efficaces de prévention sont indispensables.THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED TORONTO CANADA LV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurremiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 premier choix.Traitement local analgésique et décongestif 10TIZINE \u2014 dans les états inflammatoires, l\u2019engorgement glandulaire, les contusions, entorses, foulures, furonculoses, abcès.Soulage la douleur.Augmente la circulation dans la région affectée.Absorbe les exsudats.Diminue l\u2019enflure.is Facile à appliquer et à enlever.Présentée en pots 10 capiasrau 28 onces McicatE, rrapzasteum FO ; .aupascarion Resa .; 6 i CHE put nec à a 6 Ÿ ) Fabriquée au Canada Représentants: Wingate Chemical Co.Ltd.378 ouest, rue St-Paul, Montréal. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrermn A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 LVI dans le traitement de /a hernie Quand une herniotomie est contre-indiquée ou qu\u2019il y a lieu de la différer, un Spencer procure le degré exact de support requis.Le médecin est certain de cette précision parce que chaque Spencer est dessiné, taillé et fait individuellement pour chaque patient.Ainsi, dans la photographie ci-dessus, le patient porte un Support Spencer qui fut créé spécialement pour lui, après qu\u2019une corsetière eut pris une description de la taille du patient et des mesures détaillées.Le Spencer ne contient ni cuir, ni coussins durs.Fait de tissus non élastiques, il ne glisse ni ne cède sous la tension.Ainsi, il assure le maximum de sûreté.La tension du support de l'abdomen est placée sur le bassin, non pas sur l\u2019épine dorsale dans la région lombaire ou au-dessus.Un Spencer influence favorablement le maintien et le fonctionnement des organes.Cependant il est peu dispendieux.\"SPENCER SUPPORTS (CANADA) LIMITED Rock Island, Québec.Aux Etats-Unis: Spencer, inc., New Haven, Conn.Pour atteindre une marchande | En Angleterre: Spencer (Banbury) Ltd., Banbury, Oxon.de Supports Spencer, consultez [ Veuillez m\u2019adresser la brochure \u201cComment les supports Spencer .ue secondent le traitement du médecin\u201d.le bottin du téléphone, sous [3 oT TS M.D.\u201cCorsetière Spencer\u201d, ou écri- vez-nous directement.Lone té éatte Ville et Province ._._.20.2 00 ones elec lolo nee memmcm0es bee eee eee eee eee eee 151-3-49 SUPPORTS mompver SPENCER pour l\u2019abdomen, le dos et les seins LVII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 pose Le 2 Ladiets with water.full wo ction wil be loud w feat © bly ose 9 tadleis.os 1 à ?comprmes à Waldenng 9 vec de vous, comprimes, Tee ua ] 8 Cornet LTD, Windsor, Om.Le prestige et l'acceptation générale dont jouit l'Aspirin ont été établis au cours d\u2019une période de plus de quarante-sept ans, en produisant toujours le meilleur produit du genre que l'habileté scientifique permette d'obtenir.Rien de ce que vous prescrivez n\u2019est fabriqué sous des contrôles plus rigoureux.Depuis les matières premières jusqu'au produit fini, plus de soixante-dix vérifications et essais différents sont faits.L'une des plus belles usines de produits pharmaceutiques au monde ne fabrique qu\u2019une chose .l'analgésique pour usage à la maison .l'Aspirin.*Aspirin\u2019\u2019 est la marque déposée au Canada de The Bayer Company Limited L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurrtIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 es EEL - aa Ss ue Ss A ee So So AAG hE a oe A eo ia TS CA ENE ve as Xs A a va Re - = gS 2 TR oi VRE AT a 5 AREAS ae cs x a a © ue tn hy %Y x on pa es see 5, ca a SA ss ses A eee CASEIN sa sr a SR a 5 RIA Sea ASE Ls \u2018Elastoplast dans le traitement des entorses APPLICATION d\u2019un bandage \u2018Elastoplast\u2019 sur le joint, le muscle ou le ligament soulage la douleur, contrôle l\u2019enflure et la formation d\u2019hématome.Le traitement précoce permet au malade de se servir de son membre blessé et abrège la période d\u2019inactivité.Le bandage doit couvrir plusieurs pouces au-dessus et au-dessous de la partie affectée; par exemple, dans les entorses du joint de la cheville, le bandage devrait commencer à la base des orteils et se terminer à la partie supérieure du mollet.Le bandage doit être bien tendu \u2014 un bandage appliqué trop lâchement ne soulage pas les symptomes.Le bandage \u2018Elastoplast\u2019 offre l\u2019association d\u2019une surface adhésive spéciale et les propriétés remarquables du tissu \u2018Elastoplast\u2019 de s\u2019étendre et de se rétrécir, offrant ainsi le degré exact de compression et de fermeté.Dépositaires: SMITH & NEPHEW LTD., 378 ouest, rue Saint-Paul, Montréal.Fabriqué en Angleterre par T.J.Smith & Nephew Ltd., Hull.LVIII Em 2 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurretiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 SANATORIUM PK 1 La maquette ci-dessus est la façade, côté boul.Gouin, de la nouvelle bâtisse actuellement en construction qui réunira les deux anciens pavillons.Ceux-ci sont en voie de complète rénovation et l\u2019un d\u2019eux est déjà ouvert aux malades.@ Personnel hospitalier ex- L'établi t d \u2018i 5 etaplissement de- périmenté.Cures de repos.meure toujours con- Physiothérapie compléte.sacré au traitement INDIVIDUEL des Pyrétothérapie.Electro- affections neuro- chocs.Insulinothérapie.Psy- psychiatriques en chothérapie.Bientôt: radio- cure libre.thérapie: régimes confiés à une diététicienne.BUREAU MÉDICAL Neuro-psychiatres: Drs Roma Amyot, Ernest Brunet, Paul Larivière, Emile Legrand, Alcide Pilon, Jean Saucier et Karl Stern; Consultants: Drs Fernand Charest, René Dandurand, Paul David, Edouard Desjardins, Roland Dussault, Léon Gérin-Lajoie, Charles-E.Grignon, Charles-E.Hébert, J.-B.Jobin, Albert Jutras, Richard Lessard, Georges Manseau, Léopold Morissette, Jules Prévost, J.-A.Vidal.4455 OUEST, BOULEVARD GOUIN.TÉLÉPHONE BYwater 2405 * \u2014 |.nn ih à L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuueTin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 contre l\u2019OTITE MOYENNE AIGUË Symptômes: Douleur, fièvre, oedème, leucocy- tuse, sensation de gonflement, diminution de l'acuité auditive.Traitement: Sédation de la douleur et résolution de l'inflammation\u2014Auralgan.Effets: Régression de la congestion, analgésie, bactériostase.Cy + .pt, Montréal ° - = RE ps \u2014 M Envoi à titre gracieux des quantités THE DOHOW CHEMIC New-York 13 © contre l\u2019OTITE MOYENNE SUPPURANTE CHRONIQUE Symptômes: Otorrhée opiniâtre, souvent fétide, d'ordinaire sans toxémie, fièvre ni douleur.Traitement: Otosmosan.Formule: Glycérole (Dohow) à 20 p.100 de carbamide de sulfathiazole.Effets: Assainit l'odeur de l'écoulement, liquéfie les granulations, rétablit l'intégrité du tissu épithélial.Bactériostatique.nécessaires à un essai clinique.2} AL COMPANY, LTD.| Londres mére LX LXI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 MICROBIOLOGIE \u2014 HYGIÈNE \u2014 MÉDECINE PRÉVENTIVE © RECHERCHES | @ ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ @ ŒUVRES DE SANTÉ PUBLIQUE @ PRODUITS BIOLOGIQUES \u2014 VACCINS \u2014 SÉRUMS LE VACCIN BC G PRÉVENTION DE LA TUBERCULOSE PROTECTION DE 809, EN MILIEU TUBERCULEUX* \u2014 Préparé suivant la technique de l'Institut Pasteur.\u2014 Epreuves de sécurité sur chaque lot de vaccin.\u2014 3 voies: BUCCALE \u2014 INTRADERMIQUE \u2014 TRANS- CUTANÉE (Scarifications \u2014 Piqûres multiples).\u2014 FOURNI GRATUITEMENT SUR DEMANDE dans la Province de Québec.\u2014 Le seul Service du BCG au Canada, depuis 1926.fq?= * .7 J.A.BAUDOUIN: Am.Rev.Tuberc., 43: 581, 1941.ALBERT CALMETTE R.G.FERGUSON: Am.Rev.Tuberc., 54: 325, 1946.1863 - 1933 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal, P.Q., Zone 26 (sans but lucratif) 1 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuutemIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 LXII De nouveau a la disposition du corps médical canadien CYSTOCONES Suppositoires Cyclopenténylallylmalonylurée associée & son sel d\u2019Ephédrine et & la Belladone totale.MEDICATION DES ALGIES ET DES SPASMES DOULOUREUX DE L\u2019APPAREIL GÉNITO-URINAIRE.Prostate - Vessie DÉCONGESTIONNANT LOCAL \u2014 SÉDATIF GÉNÉRAL ASSURE LE REPOS NOCTURNE Elimination rapide permetiant des cures prolongées sans aucun effet d\u2019accoutumance.Boîtes de 6, et boîtes de 18 suppositoires Laboratoires SITSA, Paris, France J.EDDÉ Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada.ARTICHOBYL Extrait de feuilles fraîches d'artichaut Traitement des affections du foie Aucune contre-indication Pilules PLURIGLANDINE Extrait glandulaire total en proportions physiologiques Traitement des déficiences glandulaires Pilules \u2014\u2014 J.EDDÉ Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada. LXIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 supprime la rançon du bon marché Lorsqu'elle s'applique à un délicat instrument de précision, \u201cla qualité\u201d suppose l\u2019emploi de matières premières les meilleurs, l\u2019oeuvre d\u2019un art jamais surpassé, ainsi que des méthodes et des conditions supérieures essentielles à une production de qualité.Evidemment, il en coûte davantage pour produire un instrument de qualité supérieure .et, logiquement, une telle qualité justifie un prix de vente apparemment plus élevé, en raison de l\u2019usage prolongé et de la satisfaction plus complète qu\u2019elle assure.LES LAMES RIB-BACK nous en fournissent un excellent exemple car, dans leur fabrication, on vise à la qualité\u2014non au prix.Même si le coût initial d\u2019une douzaine est légèrement plus élevé, une analyse du prix effectuée pendant une période déterminée révèlera souvent qu\u2019en comparaison, le coût par lame individuelle est véritablement moindre.Dans chaque douzaine de lames Rib-Back qu\u2019il se procure, l\u2019acheteur est assuré de trouver 12 lames parfaites.Le degré d\u2019efficacité supérieure de leur tranchant, ainsi.que les plus longues durées d\u2019un usage satisfaisant, constituent des facteurs qui, du point de vue économique, réduisent la consommation des lames à un minimum.Dans nombre d\u2019hôpitaux où l\u2019on a le culte de la qualité, on sait maintenant que la qualité de Rib-Back supprime la rançon du bon marché.Demandez-les à votre fournisseur BARD-PARKER COMPANY, INC.Danbury, Connecticut, U.S.A.En | eV Il A B A RD=PA \u2014- menage ne oran cat L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 LXIV HÉMOSTYL Sérum hémopoiétique frais de cheval FLACONS - AMPOULES Anémies Convalescences Hémorragies 1 à 2 ampoules le matin à jeun dans 1/4 de verre d'eau, par voie buccale.SIROP Anémies des enfants 1 cuillerée à potage (enfants une cuillerée Chloro-anémies à café) avant les trois principaux repas.© Laboratoires du D' ROUSSEL, 97, rue de Vaugirard, PARIS Agents pour le Canada : J.EDDÉ L'é, New Birks Bldg., MONTRÉAL Le Soufre et I'lode dans la thérapeutique du RHUMATISME.Laboratoires BRISSON, Paris.S : ] Ampoules jumelées de soufre et d\u2019iode pour injections intramusculaires ou intraveineuses.NEO-SETI Solution buvable de soufre et diode.| SETIPYRINE Comprimés sédatifs des douleurs.Traitement des Rhumatismes aigus et chroniques.Rhumatismes déformants.Sciatiques-Lumbago.J.EDDE LIMITEE, Edifice New Birks, MONTREAL, Agents pour le Canada \u2014\u2014\u2014 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLrETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 Depuis plus de 75 ans, le Lait de Magnésie Phillips\u2019 est accepté d\u2019une façon générale par le corps médical, comme agent thérapeutique standard pour soulager la constipation et l\u2019hyperacidité de l'estomac.Comme laxatif\u2014Le Lait de Magnésie Phillips\u2019, quoique très efficace, est doux et sans danger pour les adultes et les enfants.GENUINE x .11e 9 Comme antiacide\u2014 Le Lait de Magnésie Phillips\u2019 PHILLIPS soulage rapidement et efficacement.Ne contient pas hMILK OF MAGNEg), de carbonates; pour cette raison, il n\u2019occasionne pas de malaises dus à la flatulence.PHILLIPS\u2019 DOSE: Laxatif: 2 a Antiacide: 1 à 4 cuillerées a thé, ou 1 a 4 tablettes.4 cuillerées à soupe.LAIT DE MAGNÉSIE PHILLIPS\u201d Préparé exclusivement par THE CHAS.H.PHILLIPS CO.DIVISION, 1019 Elliott Street West, Windsor, Ont.of Sterling Drug Inc. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuretin AMLEF.C.\u2014 Montréal, mars 1949 LXVI æ = » e e comme complément à l'alimentation VI-ROCHETTES MARQUE DÉPOSÉE e y ROCHE LA DOSE QUOTIDIENNE -3 COMPRIMES \u2014 FOURNIT: vélamenes vitamine A 5,000 unités int.vitamine B, ! 2 mgm.riboflavine | 2 mgm.vitamine B, | 0.5 mgm.vitamine C 50 mgm.| vitamine D 500 unités int.vitamine E 3 mgm.pantothénate de calcium | 3 mgm.nicotinamide | 15 mgm.| flacons de 30, 100 et 250 comprimés manéraux fer : 10 mgm.\u2019 calcium 200 mgm.phosphore 175 mgm.manganèse |, 0.5 mgm.magnésium ! 20 mgm.SUPRAD 0g oo\u201c TA muadlivélaminé EH eu MULTIVITAMIN vers Seutic in mined vicmié Ja tap 44 drecribed by the physic \u2018 SLES Muir).VITAMINEES Ara Rivas À en ie ations de UA RocHE LiMiTED MO inlensef LE vitamine À 15,000 unités int.vitamine D 1,000 unités int.vitamine C 150 mgm.vitamine B, 10 mgm.riboflavine 5 mgm.vitamine B, 3 mgm.nicotinamide 50 mgm.pantothénate de calcium 10 mgm.vitamine E 3 mgm.liacons de 30 et 100 capsules HOFFMANN-LA ROCHE LIMITÉE Montréal LXVII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurterIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 Le diachylon Curity adhère solidement L\u2019aptitude à coller rapidement constitue pour un bon diachylon l\u2019une de ses plus importantes qualités.Quand elle s\u2019ajoute à l\u2019adhésion (aptitude à demeurer collé), le diachylon est encore supérieur.Une troisième qualité également recherchée est le minimum de \u2018déplacement\u2019 ou glissement sur la peau.Tous ces avantages importants se retrouvent dans le Diachylon Curity.I colle rapidement, adhère solidement et donne lieu à un minimum de déplacement.Pour le bureau, on peut se procurer le Diachylon Curity en bobines de format commode ou en rouleaux économiques de pièces taillées d'avance.Essayez le Diachylon Curity aujour- d\u2019hui.Diachylon Curity U.S.P.\u2014 Rouleaux de piéces taillées d\u2019avance Produits de \"(BAUER & BLACK) | Division de The Kendall Company (Canada) Limited, Toronto, Ontario L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLterin AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1949 LX VIII - UNION DE PHARMACOLOGIE SCIENTIFIQUE APPLIQUÉE, 1 Bis, rue LAULANIE - AGEN - (Lot-et-Garonne) FRANCE.Artichaut.O Boldo.O CO Combretum.Polypode.O Orthosiphon.Adonis.O0 CC Peptone.0116000 Chlorure de Magnésium.[D] a 0 0 a 0 ooo Les gouttes 0 0 0 0 0 0 oU 0 Oa a a Od a oO 00000 oO0000o nooo a a HEPA X stimulent les fonctions Hépatiques et Rénales DO DO D lctère.Atonie vésiculaire.OO OO Colites.Insuffisance hépatique.O Insuffisance rénale.Urée sanguine (excès).Albuminurie digestive.O OO OO Anorexie.Ooo a CI O a oo OOUO o00000 00000000 © © AGENT DE DÉSENSIBILISATION 30 à 50 gouttes, 2 ou D'ACTION DOUCE 2 à 5 gouttes par année 3 fois par jour, au début ET PROGRESSIVE d'âge, 2 ou 3 fois par des repas.© © jour.ADULTES ENFANTS AGENTS AU CANADA : LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, RUE VALLÉE, MONTRÉAL.acides aminés fer SARCAMINE vitamines 4 TONIQUE DE SURALIMENTATION Complexe B naturel tiré de la levure de bière et enrichi par l\u2019addition de facteurs B pour obtenir les quantités indiquées dans la formule.Rx no 547 FORMULE Thiamine (B:), 14 mgm.80; Riboflavine (B), 10 mgm.; *Pyridoxine (Be), 7 mgm.50: Acide nico- tinique, 125 mgm.; Hémoglobine solution, 10 gms; Suc de Viande peptonisé, 20 gms; Glycérophosphate de Soude, 0.20 gm; Citrate de Fer, 2.65 gms; Acides aminés, 5.- gms.(pour 100 grammes).*La signification de cette vitamine dans la nutrition de l\u2019homme n\u2019a pas encore été établie.ANÉMIE \u2014 3 Enfants: CROISSANCE INTOLERANCE aux PROTEINES ALIMENTAIRES Adultes: 3 cuillerées à soupe, par jour.à 6 cuillerées à thé, par jour.y AMAIGRISSEMENT ÉPUISEMENT GROSSESSE \u2014 ALLAITEMENT Laboratoires Jean Olive, 200, rue Vallée, Montréal. La Boite en \u201cFer-blanc\u201d | VIGNETTE ci-dessus montrant la composition d\u2019une boîte sanitaire.recouverte à l\u2019intérieur d\u2019une couche d\u2019émail, indique que le nom de \u201cboite en fer-blanc\u201d est faux.En réalité, le métal dont les boites sont faites n\u2019est pas du fer-blanc, mais de l\u2019acier recouvert d\u2019une mince pellicule d\u2019étain.La coupe transversale (voir \u201c1\u201d ci-dessus) montre l\u2019épaisseur relative des différentes couches composant la plaque étamée.La couche d\u2019acier est la plus épaisse; la première couche de chaque côté est un alliage d\u2019étain et de fer, la seconde est en étain.La surface intérieure est une couche d\u2019émail.Les soudures de métal à métal sont des soudures autogènes faites hermétiquement, dans le cas de soudures latérales (voir *\u20182\u201d ci-dessus), et des soudures composées dans le cas de soudures de bords ou de soudures doubles (voir \u201c3\u201d ci-dessus).L\u2019encoche (voir \u201c4\u201d ci-dessus) permet une soudure plus hermétique pour le fond.Bien qu\u2019un grand nombre de boîtes soient unies à l\u2019intérieur, une couche d\u2019émail peut y être appliquée si on le désire.Les boîtes métalliques ont beaucoup d\u2019avantages.Elles sont solides tout en étant légères.Elles peuvent être fabriquées, remplies et scellées rapidement et d\u2019une façon permanente.Il est possible de les chauffer et de les refroidir très vite, ce qui permet de conser ver la haute qualité des aliments en oîtes.A cause de ces avantages et de beaucoup d\u2019autres, des billions de boîtes métalliques sont fabriquées chaque année pour la mise en conserve de milliers de produits alimentaires et de produits industriels.American Can Com pan Kentville Montréal Hamilton Toronto Winnipeg Vancouver L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuueriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1949 LXX | PASSITONYL FORMULE \u201d e pour 100 grammes: SEDATIF et TONIQUE NERVIN Thiamine (B1) .6 mgm.Riboflavine (Ba) .8 mgm.- Acide nicotinique .72 mgm.Passitonyl est à la fois un tonique et un sédatif du systè- Nucléinate de Manganèse 0.20 gm.destiné à id
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