L'union médicale du Canada, 1 avril 1948, Avril
[" Tome 77 \u2014 Numéro 4 MONTRÉAL, AVRIL 1948 Bulletin de l'Hlssocitation des (IDédecins de Langue jfrançaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) 1L'Unton Adédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée & Montréal en 1872) Congres de 'A.M.L.F.\u20ac., Ottawa-Hull les 6, 7, 8, 9 septembre 1948 ADMINISTRATION : SECRETARIAT ET SECRETARIAT 128, rue Sainte-Anne 326 est, boul.Saint-Joseph Québec Montréal Tél.: LAncaster 9888 * La pharmacologie expérimentale forme la base de la thérapeutique rationnelle.* Grâce aux expériences faites dans ce E X P er 1M enta HI on domaine scientifique, il a été possible * de remplacer I'empirisme par des à .connaissances précises sur l\u2019action d\u2019une \u2018 In vivo * certaine drogue.La Division de Pharmacologie des Laboratoires de * Recherches Lilly posséde tout I'équipement et le personnel requis pour l\u2019étude et * I'évaluation des nouveaux agents thérapeutiques.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED » TORONTO, ONTARIO $. DOUBLE ACTION du STOVAGINAL ANTIPARASITAIRE ET ANTISEPTIQUE Le principal constituant du Stovaginal est le Stovarsol, un composé arsenical doué de puissantes propriétés antiseptiques et antiparasitaires.Le Stovaginal a une action élective sur le trichomonas vaginalis, agent pathogène habituel des leucorrhées.MODIFICATRICE DU MILIEU BIOLOGIQUE I\u2019 excipient spécial du Stovaginal est constitué d'hydrates de carbone | qui modifient le milieu biologique et renforcent l'action du Stovarsol.En effet, par leur transformation en glycogènes et en acide lactique, ils rétablissent l'acidité indispensable qui entrave le développement des hôtes pathogènes de la cavité vaginale et lui fait retrouver son pouvoir bactéricide normal.PRÉSENTATION .\u201d \u201d .- va Le Stovaginal est présenté en poudre pour insufflation et en comprimés vaginaux, de façon à ce qu\u2019un traitement, commencé par le médecin à l'hôpital ou à son bureau, puisse être continué à la maison par la malade.Echantillons sur demande P O U L E N C MONTREAL + i 4 Ÿ 4 R I pe mar en L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 I Un Auxiliaire Eificace pour le Traitement de Certains Types de Tuberculose L\u2019expérience clinique indique que la Streptomycine, comme auxiliaire de la thérapie ordinaire, est I\u2019agent chimiothé- rapeutique le plus efficace pour le traitement de certains cas de tuberculose.Dans des cas choisis, la Streptomycine s\u2019est avérée efficace pour abréger la période d'invalidité.La forme nouvelle et améliorée de ce Hand 3 , | Gram Stroptempein Bon STREPTOMYCIN MERCK KEALCIOM CHLORIDE COMMLEL mo Ihe supervision of 3 PHY onauit accompunying cituler WNAG Suave teow 15° C 58 F1 \u201cnq Noy Date: April 28/49 : 823 mie! Streptomysin Base por mg regres précieux agent antibactérien \u2014 la Streptomycine Merck (Complexe Chlorure de Calcium) \u2014 fournit ces trots remarquables avantages: Pureté accrue D minimum de douleur après l\u2019injection efficacité uniforme. SOMMAIRE e 0 | BULLETIN Hermile TRUDEL Le prochain congrès .c.iiiiiiniiiininnnnenennnn.391 a : © © © __ Maurice BÉLISLE Fiévre rhumatismale: acide para-aminobenzoique .392 e © .Pierre CAZAL:: La ponction-biopsie du foie.Méthodes et résultats .426 Anne-Marie MASSON Phénomène de Shwarizman .\u2026.0.002000000 eee nana annee 433 RECUEIL DE FAITS A.-F.VALLÉE Le diagnostic précoce du cancer d'estomac .440 Julien PESANT Sédimentation en clientéle \u2014 Diagnostic et pronostic .448 NEO-LARYNGOBIS a définitivement rendu désuètes et rejeté dans l\u2019ombre les anciennes médications symptomatiques des infections SUPPOSITOIRES aiguës de la gorge.Dorénavant, il suffit d\u2019un seul suppositoire par jour durant deux jours \u2014 exceptionnellement durant trois jours \u2014 = pour amener une guérison plus rapide, tout en simplifiant les soins donnés au malade.PRESENTATION: POSOLOGIE : Boîtes de 2 suppositoires (enfants et adultes) Adultes: 1 Suppositoire pour adultes par 24 heures.Enfants de 6 à 13 ans: 1 Suppositoire pour ENFANTS par 24 h.Enfants de 2 3 6 ans: 15» Suppositoire pour ENFANTS par 24 h.l= Agents Exclusifs: GRAVET LTÉE, 1410-Wolfe, Montréal avril 1948 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, IIT sro pe NN S Des expériences cliniques ont prouvé S 3 xanthines que l'administration des ss ula 10 peut doubler coronaire en I\u2019 effort.et augmente > = ER 2 5 5.= ne.chat 2S 10 wu.9 Vs.; (À y.T™ sopnyline ener ween?eset YS.Leet og.0 «neo as cium.Te ot we n odure Yer 0 « peer nobat wer phe so à 100 gicarbon# acons DINTOPrIEN ROUGIER FRERES, 350, rue Le Moyne, MONTREAL (I) La 1 Antonio LECOURS La tuberculose génitale de la femme Rosario ROBILLARD Le nouveau diabétique J.-P.FOISY La dermite atopique Albert LeSAGE Les causes du cancer Roma AMYOT SOMMAIRE (Suite) REVUE GENERALE SST TTS Ss ss tsetse estes ss sees ee eee se ess 503330330000 000 0 0 0 0 0 0 0 00 3 0 0 0 0 0 3 0 0 6 0 6 00000» Faits instructifs concernant le cancer primitif du poumon .461 HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE A.-B.VALOIS Les zones sociales au service de 'hygiéne .463 G.CHAREST La rougeole Pour les cas ou le régime alimentaire habituel renferme suffisamment de vitamine À et de vitamines du groupe B: \u201c\u201c OSTOFORTE ?(S.E C.No.651 \u201c FROSST *) Chaque capsule contient 50,000 unités int.de vitamine D.IMPORTANT : Le Composé d\u2019Ostoforte et l\u2019Ostoforte ne doivent pas être donnés aux sujets dont le rein ne fonctionne pas normalement, ni (à doses répétées) aux enfants.FORMULE : Dans chaque tidienne moyenne Dans la dose quo- capsule (4 capsules) Vitamine D .50,000 unités int.200,000 unités int.Vitamine A .1,666 unités int.6,664 unités int.Vitamine B: (chlorhydrate de 0.67 mg.2.67 mg.thiamine) Riboflavine (vitamine B:z) 1.00 mg.4.00 mg.Niacine (acide nicotinique) 6.67 mg.26.67 mg.Vitamine C (acide ascorbique) 15.00 mg.60.00 mg.PRESENTATION: Boites de 50 et 100 capsules (pour ordonnances).DOSE : Jusqu'à concurrence de six capsules par jour.Posologie complète à la demande des intéressés.MONTREAL Charles & &rosot & Co.CANADA Mandelamine, combinaison chimique d'acide mandelique et de Methenamine, est un antiseptique urinaire efficace, peu toxique et d\u2019une application étendue dans le traitement des cystites, ;j des prostatites et des infections génito-urinairg du méme domaine.La Mandelamine est d\u2019administration facile.Elle présente les avantages suivants: aucun dérangement gastriqug \u2018aucune restriction a la diete liquide ¢ solide et, dans les cas usuels, \\ aucune acidification supplémentai Posologie; trois ou quatre comprimés per os trois fois par jour.S\u2019obtient Sn x pharmacies de confiance Tw \u2026 cz acons de 100, 500 et 1000 comprimés.TT ne | Ca documentation descriptive et échantillon 2 me d'essai sur demande: adresser au Bureau du ice Professionnel, Merck & Co.Limited | 560 rue De Courcelles, Montréal.A i | marque d'Hexydaline (mandelate de methenamine) & CO.LIMITED * SEULS DISTRIBUTEURS * MONTREAL SOMMAIRE (Suite) MEDECINE PRATIQUE E.-P.GRENIER Nouvel appareil pour l'application du radium dans le cancer du col UREN ©.LLL ee a a aa a aa aa aa aa ana aa aa aan 466 CHRONIQUE SÉMÉIOLOGIQUE Roméo BOUCHER Attitudes .1.LL LL LL LL La La aa a a La ana a LL 468 MÉDECINE Nouveautés en hématologie (474).CARDIOLOGIE Infarctus myocardiques a masque digestif (474).Le syndrome clinique de la fistule artério-veineuse pulmonaire.Rapport d'un cas guéri par la chirurgie (475).Le traitement de la maladie coronarienne (475).Nouveautés thérapeutiques en cardiologie (476).PHTISIOLOGIE Le début douloureux de la tuberculose (477).La place et la signification de la pleurésie sérofibrineuse au cours de l'infection tuberculeuse (478).La part de la chirurgie dans le traitement de la bronchectasie (478).Le pronostic de la pleurésie séro- fibrineuse primitive (478).La cure de repos fonctionnel .(valeur actuelle et procédés nouveaux) (478).GASTRO-ENTÉROLOGIE Les résultats avec coloration Papanicolaou dans l'étude du contenu gastrique (479).Quelques observations sur la glossite aigiie et chronique (479).Les cirrhoses du foie traitables répondent au traitement (480).Nouveautés thérapeutiques en gastro-entérologie (480).ORTHOPÉDIE Traitement de la \u2018\u2019coxa vera\u201d de l'adolescent \u2014 appréciation (481).\u201c(010 | à | 484 Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec: séance du 19 décembre 1947 (482); séance du vendredi 5 février 1948 (484); séance du vendredi 23 janvier 1948 (485).Société Médicale de Montréal: séance du 17 février 1948 (486).NÉCROLOGIE .1.121221 LL LL LL LL aa ana aa aan 488 NOUVELLES .1.121111 LL ALL Aa La aa Lana aa a ana 490 REVUE DES LIVRES .iii.vesesenneses 006 at \u2014ecato EE: te A mii rin.EE u _ as ttes im tl.ros dS.va TH x $ 77 = =.i = 2 ey, \"i.> XY: wT agen 2 Qù = N Nous interrompons notre série de \u201cDoyens de la faculté de médecine du Canada\u201d afin de rendre bommage à la mémoire de M.Charles E.Frosst, qui, en 1899, fonda la maison Charles E.Frosst & Co.M.Frosst est décédé jeudi, le 18 mars, chez lui, après une courte maladie. L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.C .\u2014 Montréal, avril 1948 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrertn A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 Chantes &.Frost &Co, MONTREAL CANADA - L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 Bulletin de l'Association des (Dédecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 Anion Adédicale ou Canada Fondée en 1872 © DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Albert Bertrand, Roméo Boucher, A.Comtois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Pierre Smith Secrétaire adjoint à Montréal Secrétaire adjoint à Québec Roger Dufresne Maurice Beaudry 326 est, boulevard Saint-Joseph.128, rue Sainte-Anne BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, Maurice Beaudry, P.Bourgeois, A.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, H.Gélinas, Pierre Jobin, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, J.LeSage, Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Léon Lonatin, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Smith, Félix Têtu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina. L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buttery AMLF.C.-\u2014- Montréal, avril 1948 \u201c \u2014 Quand le diagnostic à - différentiel de l'anémie ; «devient difficile | Foie desséché | Sulfate ferreux SQUIBB - | | Acide ascorbique Acide folique Nouvelle association hématogène pour l\u2019administration simultanée de quatre produits thérapeutiques essentiels FOIE DESSÉCHE : Foie total dont l\u2019eau seule a été éliminée.Apporte les éléments nutritifs du foie frais, y compris les facteurs indispensables, expérimentalement et cliniquement, qui agissent sur l\u2019anémie secondaire.SULFATE FERREUX ANHYDRE :L'une des formes \u2018de fer la plus aisément utilisée, tolérée et absorbée.Comme traitement spécifique des anémies par carence de fer.ACIDE ASCORBIQUE : Constitue souvent une nécessité préalable dans les anémies liées à l'avitaminose C.Des travaux récents tendent à démontrer qu'il favorise l\u2019absorption du fer et la maturation des globules rouges.ACIDE FOLIQUE : Facteur du complexe vitaminique B stimulant de la moelle; agent spécifique des anémies macrocytaires de la sous-alimentation, de la grossesse, de la pellagre et de la sprue; associé au foie par voie parentérale, se révèle efficace dans l'anémie pernicieuse d'Addison.Ainsi, quand le tableau clinique est complexe, lorsque l\u2019on a raison: de soupconner plus d\u2019une forme d\u2019anémie, le Liafon apporte les éléments thérapeutiques essentrels.ÉQUIVALENTS POSOLOGIQUES UNE CAPSULE LIAFON RENFERME : |3 capsules par jour|6 capsules par jour Foie desséché .0.5 gm.= # ( Représentant approx.2 gm.de foie 6 gm.12 gm.frais ) foie frais foie frais Sulfate ferreux anhydre .2.0 gr.*8.5 gr.*17 gr.(Représentant approx.2.85 gr.de sul-| sulfate ferreux sulfate ferreux fate ferreux) Liafon est présenté Acide ascorbique .50.0 mgms.j| 150 mgms.300 mgms.en flacons de 100 et de 1,000.- Acide folique.1.67 mgmsJ 5 mgms.10 mgms.*Equivalent approximatif Pour documentation, s\u2019adresser à E.R.SQUIBB & SONS CANADA LIMITED 36-48 CALEDONIA ROAD ¢ TORONTO XI 0 SQUIBB FABRICANTS DE PRODUITS CHIMIQUES POUR LE CORPS MEDICAL DEPUIS 1858 XII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLtemiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 Bulletin de l'Association des (Médecins de Langue Francaise du Canada Fondée à Québec en 1902 3L' Union lbédicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: Richard Gaudet Vice-présidents: Jean Saucier et Gustave Lacasse Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITE EXECUTIF MM.Richard Gaudet, R.Amyot, J.-A.Vidal, D.Marion, Jean Saucier.COMITE DE PUBLICITE MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris); Louis-E.Phaneuf (Boston); Charles P.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa): L-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u2018\u2019ex-officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, boul.Saint-Joseph.LAncaster 9888.\u2014 XIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 A DI >) ay lL COMPLE ICARDIAQUE $ In RET: GIBAIN i Kh ii N .HE Es La 1 Bien inf a.a 2 Boy N Thabane bushy i NS : 3 ii À otras 4 Pas \u2018 Joby PE 7 GG \" i = Ye Te £7 BO nay ggg sn peut wt #7 > 7 Mot.ven oie, wo, Sreosipaes, Sa Maio Hf oe, AI nro ory, 4 an Rit > per cn, Pio erro + 37 oon wort st 7 an bog 5% po ( oo ce ER LA Ei Le 0 Bh N AA et?4 = PI Now WR % ; CH?\u201cgw?2 Nac AAA J rer a \"2 # 2e ét RS 2 £ i i a EE 7 » 7 25 ÿ | + R empldace -r =e vantage EY PO RGIE A anada oan éénéraux au LTEE.MILLET.YRO & CIE, TA e CANADA MONTREAL\" XIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 OFFICIERS l'Association des (Médecins de Langue Française ou Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEUR GÉNÉRAL HONORAIRE R.-E.165 est, DIRECTEUR GÉNÉRAL Donatien MARION, 326 est, boul.St-Joseph Montréal.e SECRÉTAIRE-TRÉSORIER GÉNÉRAL Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel Montréal.VALIN rue Laurier, Ottawa.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Donatien MARION, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.Chs VEZINA, Québec.A.-L.RICHARD, Ottawa.J.-A.VIDAL, Montréal.J.-A.LECOURS, Ottawa.J.-E.PERRAS, Hull.COMITE DU XIXe CONGRES A.-L.RICHARD, président.J.-A.VIDAL, ler Vice-président.J.-A.LECOURS, Secrétaire, 538, avenue King Edward, Richard GAUDET, 2e \u201c J.-A.DENONCOURT 3e \u201c OTTAWA.J.-B.JOBIN, 4e \u201c J.-E.PERRAS, Trésorier, A.FONTAINE, Se \u201d 192, rue Principale, G.LACASSE, sén., 6e \u201d HULL, P.Q.© ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, Albert PAQUET, J.-A.JARRY, J.-H.LAPOINTE, Chs-N.DeBLOIS, Chs VEZINA.MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1950 ARCHAMBAULT, Gérard, Henryville, P.e - .1948 BAILLY, Roland, St-Pie de Bagot, P.Q.1948 BEAUCHEMIN, L.-O.Calgary, Alberta .1950 BELIVEAU, P., Méthégan, N.-E.1948 BIBAUD, B., 'Valleyfield, P.Q.1948 BLAIN, Emile, 3464, St-Denis, Montréal .1948 BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec .1948 BOHEMIER, Anatole, 3425, rue St-Hubert, Montréal .1948 BONIN, Wilbrod, 2620, boul.Pie IX, Montréal .1950 BROUSSEAU, L.-P., Malartic, P.Q.1950 CARON, Syivio, Mastaï, Québec ; 1948 CHOLETT E, A.- 1451 est, boul.St-Joseph, Montréal .1950 COUTURIER, has] Rivière- du-Loup, P .1950 D'ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.1950 DESMEULES, Roland, 167, Grande- Allée, Québec .1048 DOMINGUE, Albert, \u2018Granby, P Q.1948 DUBE, Edmond, 6055, St-Denis, Montréal .1950 GAUTHIER, C.\u201cA.531, St-Louis, Québec .1950 \u2018 GAUTHIER, Henri- E., Woonsoket, R.1.1950 JOANNETTE, Albert, Ste- Agathe-des- Monts, P.>.Q.1948 LACHANCE, Wilfrid, Chicoutimi, P.Q.1948 LAFRAMBOISE, J.-M., 692, St-Patrice, Ottawa .LAROCHELLE, J.-R., \"Manchester, N.H.LEBEL, M.-H., 3646, Laval, Montréal .LEMIEUX, JR.17, Ste- Ursule, Québec .MANSEAU, Georges, 244a, rue Principale, Ville Saint- Laurent, P.MICHAUD, R., Moose Jaw, Saskatchewan CL MILOT, J.-D., 1017, Stafford Road, Fall River MORRISSETTE, Pierre, St-Georges, Beauce, P.Q PELLETIER, A., Winchendon, Mass.PERRON, Jos.Shawinigan Falls, P.Q PIETTE, Edmond, Joliette, P.0 i .POWERS, A.11, Front, Hull, Q.Co.RIOUX, J.-Emile, Ste- Anne- des- Monts, P.Q.ROULEAU, J.-M, St- -Grégoire, Co.Nicolet, P.Q.SMITH, Pierre, 300, carré St-Louis, Montréal SORMANY, Aibert, Edmunston, N.-B.TANGUAY, R.Sudbury, Ont.TETRAULT, Adélard, 429, Laviolette, T.-Rivières, P.0.THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q VIAU, Horace, 467, Rideau, Ottawa .1950 1948 : 1948 1948 1948 1950 .1948 1950 : 1950 1950 .- 1950 ! 1948 : 1950 1950 1950 1950 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 XV # Lorsque les trois bromures sont prescrits TROIS BROMURES, EFFERVESCENTS Marque \u2018TABLOID\u2019 procure une sédation prolongée avec une dose de bromures égale a 15 grains (0 g.90) Bromure de Potassium 0.4 gm.(gr.6 V4 approx.) Bromure de Sodium 0.4 gm.(gr.6 V4 approx.) Bromure d'Ammonium 0.2 gm.(gr.3 approx.) Acide Citrique et Bicarbonate de Soude (sous forme de sels effervescents) q.s.Tubes de 25 produits.PHÉNOBARBITAL Chez les anxieux et dans le cas de tension nerveuse lorsqu\u2019il est utile d\u2019obtenir une action rapide et durable PHÉNOBARBITAL ET BROMURES, EFFERVESCENTS Marque \u2018TABLOID\u2019 procure une détente rapide dont les bromures prolongent la durée.- Phénobarbital Soluble gr.% Bromure de Potassium gr.3 Bromure de Sodium gr.3 Bromure d\u2019Ammonium gr.1, Acide citrique et Bicarbonate de Soude (sous forme de sels effervescents) q.s.Tubes de 25 produits.Ces deux préparations fournissent une boisson gazeuse de goût agréable dans laquelle la saveur salée et amère est complètement masquée.Le coût du traitement est très bas.BURROUGHS WELLCOME & CO.(The Wellcome Foundation Ltd.) Montreal rl eh dans L'ARTHRITE CHRONIQUE EFFICACITÉ ?De tous les cas publiés (*) d\u2019arthrite chronique traités à l\u2019Ertron depuis 1936, dont les résultats ont été évalués cliniquement (852) \u2014 on a rapporté une amélioration importante dans 701 cas.soit 82.2 pour cent.TOXICITÉ ?De tous les cas publiés (*) d\u2019arthrite chronique traités par l\u2019Ertron depuis 1936, où l\u2019on a considéré la toxicité (1,020) \u2014 on n\u2019a rapporté une toxicité grave que dans 14 cas.soit 1.4 pour cent.Et dans la majorité des cas ces constatations toxiques provenaient de l\u2019emploi de la drogue sans surveillance médicale.Quel autre traitement de l\u2019arthrite chronique a donné de tels résultats ?(*) Tous ces cas (dont les résultats furent tantôt favorables et tantôt douteux) dans lesquels le Complexe Stéroïde-Ertron, Whittier, a été employé par 52 investigateurs, sont résumés dans \u2018À Report to the Medical Profession\u201d, couvrant la période de 1936 jusqu\u2019à la fin de septembre 1947.Si vous ne l\u2019avez pas, nous serons heureux de vous l'envoyer.ERTRON est le nom déposé d\u2019un produit fabriqué par Nutrition Research Laboratories. 1) Chaque capsule d\u2019Ertron contient 5 milligrammes de produits d'activation possédant une activité antirachitique de cinquante internationales.Titré biologi- mille unités quement.ERTRON Chaque ampoule d\u2019Ertron injectable contient 1 cc.de produits d'activation possédant une activité antirachitique de cing cent mille internationales dans l'huile de sé- L\u2019Ertronothé- unités seme.Titré biologiquement.orale-injectable est un moyen rapie mixte de contrôle exceptionnellement efficace Foncessionnaires pour le Canada : Laurentian Agencies, Registered P.Q.Hontréal 1, Ted £ 5 1205terol \u2014 Whittier Process hg amsn .Complexe Steroïde es.cool place ; + Sspenseq only by or on + Yay at Ti At ON TE EACH (AO EHCACH 30.(senor?Ir) XVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 POMMADE MIDY SUPPOSITOIRES MIDY EPINEPHRINE STOVAINE ANESTHÉSINE EX* DE MARRONS PRINCIPES D'INDE PRAIS STABILISE ACTIFS LABORATOIRES MIDY, 67 AVENUE DE WAGRAM, PARIS, (France) Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTREAL Roentgenogramme sans Lipiodol complète l\u2019image du diagnostic! Agents exclusifs pour le Canada > VINANT Ltée, 200, rue Vallée, MONTREAL Roentgenogramme avec Lipiodol | LABORATOIRES A.GUERBET & C* Ful Sari uss Pour une vie normale .à la ménopause PRÉMARINE En plus des troubles physiques, la femme éprouve souvent à la ménopause une sensation générale de dépression et d\u2019indifférence pour tout ce qui l\u2019entoure.Par conséquent, le traitement doit viser non seulement à soulager les malaises physiques, mais encore à ramener la tranquillité mentale.La plupart des patientes qui prennent la \u2018\u201c\u2019Prémarine\u201d ressentent une sensation de bien-être et reprennent goût à leurs occupations normales.\" - PREMARINE\" substances oestrogènes conjuguées (équines) : COMPRIMÉS: No 866\u2014dosés à 1.25 mg P O No 867\u2014dosés à 0.625 mg.Bouteilles de 20 et de 100.& No 868\u2014dosés a 0.3 mg.Bouteilles de 100.2 LIQUIDE: No 869\u2014dosé à 0.625 mg.par cuillerée à thé.Os.Bouteilles de 4 onces fluides.\"6 % \u201ca, 0p \u201coe Ve Sécup, ce RN * BONNE TOLÉ* AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE Biologistes et Pharmaciens « Montréal, Canada XX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 TROIS DOSAGES À PRATIQUES No 488\u2014 100 U.l.par cc.Flacons de 10 cc.No 500\u2014 500 U.l.par cc.Flacons de 5 et 10 cc.No 999-\u20141000 U.l.par cc.Flacons de 5 et 10 cc.Ectopie testiculaire, syndrome de Froelich, hypogénitalisme, ménorragie et métrorragie.EFFICACE \u2014 INDOLORE ECONOMIQUE © J F2266 AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE + Biologistes of Pharmaciens MONTREAL, CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 Nutrition .Moelle Epiniere .et DLVITE ACIDE FOLIQUE Les cellules vivantes de l'organisme humain \u2014 tout comme celles des animaux et des micro- organismes \u2014 semblent réclamer de l'acide folique pour leurs fonctions normales.Chez l'homme, particulièrement, la moelle épinière a besoin d'acide folique en vue de la maturation des globules rouges et peut-être pour son métabolisme endogène.Aujourd'hui, la FOLVITE, acide folique Lederle, et les produits connexes à base d'acide folique jouent un rôle essentiel dans l'arsenal thérapeutique journalier du clinicien.PRÉSENTATION FOLVITE, acide folique Lederle Comprimés: Flacons de 25, 100 et 1,000 dosés à 5 mgms.Flacon de 25, dosés à 20 mgms.Elixir: Flacon de 4 onces fluides.Solution: Boîtes de 12 ampoules de 1 cc., dosées à 15 Fioles de 10 cc.| mgms.par cc.FOLVITE, acide folique et EXTRAIT DE FOIE Lederle a 15 unités (injectable).3 fioles de 1 cc.et fioles de 10 cc.FOLVRON™\", acide folique et Fer Lederle.Flacons de 100 et 1,000 capsules et comprimés.\u201cEnrg.au U.S.Pat.Off.Marque de commerce LEDERLE LABORATORIES DIVISION NORTH AMERICAN CYANAMID LIMITED 7335, BOULEVARD SAINT-LAURENT - MONTRÉAL 14, QUÉ.XXI XXII L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin A M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 BIESTRINE LATA Composition : Propriétés : Indications : Posologie : Présentation : INSUFFISANCES OVARIENNES Association de Complexe B Naturel Lafa et des hormones naturelles de l'ovaire (extrait ovarien stabilisé contenant estrone, estriol, progestérone).Compensation des insuffisances ovariennes par deux facteurs synergiques: Extrait Ovarien Naturel et Complexe B Naturel.Insuffisance ovarienne dans les périodes de la Puberté et de la Ménopause.Aménorrhées \u2014 Migraines et douleurs périodiques d'origine endocrinienne.Pendant les 6 premiers jours de traitement 6 à 8 dragées par jour.Ensuite 3 dragées par jour.Avant l'échéance menstruelle, pendant quelques jours, 3 dragées par jour.Flacon de 60 dragées.Laboratoires Associés F ranco- Anglais Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTREAL.PARTURIOL LAFA Gcesterrique (OCYTO-NARGÉNOL RM 206) C omposition : Propriétés : Indications: Posologie : Présentation : Campho-Sulfonate de dihydroxycodéinone, Campho-Sulfonate de scopolamine, Campho-Sulfonate d'éphédrine, Sulfate de Spartéine, Phénylpropionate de dihydroxycodéinone, Sérum physiologique.Hâte le travail \u2014 Atténue la douleur \u2014 Conserve la lucidité \u2014 Ne provoque jamais d'apnée.Accouchements.4 cc.en injection intramusculaire quand la dilatation est à S francs.2 cc.en injection de rappel au besoin.Boîte de 3 ampoules 2 cc.Boîte de 50 ampoules 2 cc.Laboratoires Associés F ranco-Anglais Licence Laboratoires CLIN.Paris Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTREAL. _ / \u201cs'accrocher\u201d L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin AMLF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 XXIII la volonté de et de vivre Pour \u201cdiminuer la sensation de fatigue et d\u2019épuisement, fournir de I'énergie, améliorer l\u2019état d\u2019esprit, soutenir la volonté de s\u2019accrocher et de vivre,\u201d! le Medical Research Council a approuvé l\u2019usage de la \u2018Méthédrine\u2019* marque désignant le chlorhydrate de d-N-Méthylamphétamine (d-désoxyéphédrine).À doses plus faibles, la Méthédrine est plus active et plus rapidement efficace que l\u2019'amphétamine:?elle possède un champ d\u2019action étendu comme stimulant du système nerveux central pour améliorer l\u2019état d\u2019esprit et combattre la dépression.3 La Méthédrine se montre particulièrement utile dans les maladies chroniques, après les interventions chirurgicales, dans les néoplasies inopérables, pour réduire la durée de l\u2019anesthésie ou de la narcose et après la période critique de la pneumonie.Dans la majorité des cas il ne se produit pas de réactions secondaires avec des doses de 5 à 10 mg.Le surdosage a une action générale analogue à celle de l'hyperexcitation sympathique.La \u2018Méthédrine\u2019 ne doit pas se prescrire chez les malades atteints de dégénérescence du myocarde.Une surveillance spéciale doit être exercée chez les sujets agés et dans les cas d\u2019affections cardio-vasculaires, 1.M.R.C.War Memorandum No.8, de thyréotoxicose et d\u2019hypertension.H.M.S.O.1943.2.M.Record 156:422 (July) 1943.3.Anesthesiology 7:1 (Jan.) 1946.4.War Med.3:60 (Jan.) 1943, Chlorhydrate d-N-Methylamphetamine *Marque de Fabrique Comprimés divisibles o 5 milligrammes BURROUGHS WELLCOME & CO (The Wellcome Foundation Lid.) Montreal 2 Flacons de 100 et de 500 XXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C, \u2014 Montréal, avril 1948 PRÉVENTION ET TRAITEMENT DE LA CRISE Comprimés à action rapide \u2014 Dragées à action lente 3 à 6 comprimés ou dragées par jour LABORATOIRES GRIMAULT 51, rue François ler, Paris Agent pour le Canada: LUCIEN MASSON, INC., 950 est, rue Sherbrooke Montréal. APG gp ~ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 XXV e Demerol a un pouvoir analgésique qui lui de la morphine et de la codéine.De action spasmolytique marquée et un effet etermine moins de nausées, de vomisse- ention urinaire que la morphine; aucune ec le chlorhydrate de Demerol, le danger spiratoire est également réduit.Ampoules .) et comprimés à 50 mg.DEMEROL, Marque de commerce 0 , \u2018 Sterns Cc.enregistrée au Canada et aux Etats-Unis New YORK 13,'N.Y.WINDSOR, ONT.1019 Elliott Street West, Windsor, Ont, e 423 Ontario Street East, Montreal, P.Q. XXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 $ oulagement KMientaisant .par I\u2019 Analgesie Génito-Urinaire L'administration orale de 2 comprimés de Pyridium t.i.d., soulagera rapidement les symptômes urinaires douloureux chez un grand nombre de malades ambulants, leur permettant ainsi de poursuivre leurs activités normales sans inconvénients sérieux.L'administration orale du Pyridium est suivi d'un effet analgésique sur la muqueuse des voies génito-urinaires.Cette action contribue au soulagement rapide et efficace si bienfaisant aux malades souffrant de symptômes désagréables tels que mictions douloureuses, impérieuses et fréquentes, nycturies et ténesme.On peut administrer en toute sécurité des doses thérapeutiques de Pyridium pendant toute la durée du traitement de la cystite, de la pyélonéphrite, de la prostatite et de l'urétrite sans risque de réactions secondaires graves.LITTÉRATURE SUR DEMANDE WL Lu RIS or dv Pyridium, Corpcration. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeriN AMLF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 XXVII \u201cLA CHALEUR HUMIDE \u201d DANS LES TROUBLES RESPIRATOIRES © RHUMES DE POITRINE ® BRONCHITES © PLEURESIE ® PNEUMONIES [2 chaleur humide d\u2019un enveloppement d\u2019ANTIPHLO- GISTINE est d'une valeur réelle pour soulager les symptômes pénibles qui accompagnent ces affections des voies respiratoires.Toux \u2014 Douleur musculaire et pleurétique \u2014 Constriction rétrosternale \u2014 Douleurs de poitrine.L'ANTIPHLOGISTINE est un cataplasme médicamenté prêt à l'usage \u2014 il maintient une chaleur humide bienfaisante durant plusieurs heures.Littérature sur demande XXVIII L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burterin A.M.LF.C.\u2014- Montréal, avril 1948 = ey 13 ; Cngorgement duorique du fois Laboraloires D ESA UTE AN Laboralories LIMITÉE MONTREAL CANADA LIMITED L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLertN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 XXIX Soufre et mélasse, amers et toniques .thérapeutiques désormais désuètes de nos grand-mères ne sont plus qu\u2019un désagréable souvenir, maintenant que l\u2019on dispose de leur version moderne et scientifique: B-PLEX de Wyeth, Elixir du complexe vitaminique B, de saveur plaisante et possédant une gamme d\u2019indications encore plus étendue.B-PL ELIXIR B-COMPLEX WYETH PRESENTE EN FLACONS DE 8 ONCES FL.Existe aussi en B-PLEX CAPSULES\u2014FLACONS DE 100 ET 500 B-PLEX INJECTION\u2014FIOLES DE 10 c.c.Wyeth Nom Déposé Ga WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED ° WALKERVILLE, ONTARIO À 5\u201d CONSERVATION An \u201cde la CONCENTRATION COMPRIMES PENIORAL QUADRUPLE protection contre L'HUMIDITE L\u2019ACIDITE + L'OXYDATION Le tube est scellé à l\u2019abri de l\u2019air L\u2019indicateur bleu vire au rose pour jusqu\u2019à l\u2019usage.indiquer le danger qu\u2019un excès d'humidité fait courir à la concentration de la pénicilline.Un siccatif absorbe l\u2019humidité Le citrate de sodium, le plus après l\u2019ouverture du tube.efficace des tampons, protège la pénicilline contre l\u2019acide gastrique.Comprimés dosés à 25,000 Un.Int.Tubes de 12 comprimés Comprimés dosés à 50,000 Un.Int.Tubes de 12 et 8 comprimés Comprimés dosés à 100,000 Un.Int.Tubes de 8 comprimés PENICILLINE (CALCIUM) Présentée en dans l\u2019huile et la cire oss (FORMULE DE ROMANSKY) Nom Déposé Th in, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuuerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 XXXI SÉCURITÉ.H Sulfadiazine avec Lactate de Sodium - MRT Préparation originale a base de sulfadiazine combinée a son propre agent alcalinisateur, le lactate de sodium.Une quantité de 5 ce.(1 cuillerée a thé) renferme 0.5 Gm.(7.7 grains) de sulfadiazine cristallisée et 1.5 Gm.(23.1 grains) de lactate de sodium.Une nouvelle spécialité liquide, délicatement aromatisée, contenant la sulfadia- zine et.EN OUTRE un agent alcalinisateur, le lactate de sodium, DONT LA PRESENCE REND INUTILE LA DESAGREABLE ET COMPLIQUEE THERA- PIE ADJUVANTE PAR LES ALCALINS.Créée pour l\u2019enfant \u2014 non moins intéressante pour l\u2019adulte.ÉTUDE des RÉSULTATS* OBTENUS par SULFADIAZINE et LACTATE de SODIUM - MRT Niveaux de la concentration dans le sang Nombre de malades Posologie Réaction de l'urine Sur la base de 0.1 Gm.de Neutre ou légèrement 43 Sulfadiazine par Kg.de| Satisfaisant chez tous .poids, durant 24 heures.alcaline chez tous.Précipitation rénale Cristaux de Sulfadiazine Hématurie Alcalose AUCUNE NEANT | NULLE NULLE *Détails sur demande.S\u2019obtient en flacons de seize onces fl., dans les principales pharmacies ou directement.AUTRES PRODUITS DE \u201cMODERN RESEARCH TRENDS\u201d Gel d\u2019Alumine \u2014 MRT Sulfamérazine avec Lac- Élixir de Glycinate Fes- tate de Sodium \u2014 reux \u2014 MRT 5 VRT Complexe Vi fl A irop de Complexe Vi- Re or taminique B \u2014 MRT Capsules de Glycinate Émulsion Multivitamini- Ferreux \u2014 MRT que B \u2014 MRT Capsules de Complexe Hydrolysat de Protéine Vitaminique B \u2014 \u2014 MRT MRT Renseignements supplémentaires obtenus en s\u2019adressant au Directeur des recherches de MRT THE WINGATE-CHEMICAL COMPANY LIMITED 378 ouest, rue ST-PAUL, MONTREAL, P.Q. AMINO-VITOL contient les ingrédients indispensables à être administrés dans les déficiences protéiniques, les anémies symptomatiques, l'amaigrissement, et la perte d'appétit ainsi que durant les diètes sévères.AMINO-VITOL, contenant 10% d'acides aminés, pourra être prescrit dans l\u2019hypoprotéinémie.L'extrait de foie et le fer combattront la déglobulisation et les vitamines B stimuleront l'appétit et arrêteront l'amaigrissement.AMINO-VITOL > CONTIENT PAR 100 CC.Acides Aminés avec Tryptophane .10 grms Extrait de foie .5417 grms Hémoglobine .|.1.296 grms Glycérophosphate de soude .«+ « « +.0.84 gms Peptone .s+ + «+ + + +.+.0434 gms Sérum frais de cheval .Chlorure de thiamine \"P:\u201d par ce.Riboflavine \u201cB.\u201d par cc.134 gouttes .0.158 moms .0.062 mgms POSOLOGIE Deux cuillerées à thé.trois ou quatre f-is par jour.lONiseo | OX YCHOLINE TROUVE SON CHAMP D'ACTION DANS L'ENGORGE- V E | MENT DU FOIE, LA CHOLECYSTITE, LA LITHIASE N As E ET LA CIRRHOSE BILIAIRES Dans l'insuffisance hépatique, le déficit biliaire doit être H E compensé à cause de l'indigestion | des gras.L'agent M 0 ~ V puissant qui servira à la transformation de ces derniers / I OL sera l'acide déoxycholique qui augmentera la sécrétion biliaire sons nuire a la vésicule.Il entre dans la proportion d'un cinquième dons la sécrétion quotidienne d'acide biliaire.| Nous joignons à son action celle de l'extrait de foie indiquée dans toutes les formes d'insuffisance hépatique légère secondaires aux infections et aux intoxications aiguës ou chroniques.Laboratoire Ne devra pas être prescrit dans l'hépatite aiguë et l'obstruction complète des conduits.| M A R 0 | S POSOLOGIE : Un à deux comprimés deux ou trois fois par jour, après les repas.Montréal a - r- ; % il nb 5 M.\u201cNYC a x Cm SJ = A b- > ln ry, Sous laquelle.peuvent se ere il en Pr Préparation des IT da VL LY ALPS irs ELS \u201cMinéraux.FORM er balancée, TO acceptable LL aux.LT] \u2014 pour votre à Par c.c I on [5 \u2018ormat.original de kK) ozs.CE REIT prescription Dose moyenne: ry ou deux cuillerées \u20ac he Cr et soir.ibdavine iy ERR amide 20 anthéaat e Ca 10 D.3 bd PULL) M CUT Ke yr x 193 ors eux ET Pot.x} YT a sep + \u201cNN poly nous.toire Mang LE) 1} YY IY 16 533\" (TE \u2018des CAPSULES\u201d 1 ses Chaque PRET concentr e Tue deux cuilleré: Tm RE aL Cine (Ty TRE: Mowatt & Do Ld Re ph fois Pra jou aroun phy a.gp FINE PHANMACEUTICALS Lu LE REL) MOMNTARATAL lacons ad $0.LL 5 XXXIV L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLeriy A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 Ure nouveau develofifom enl en fién tecllolleérafece PENICILLINE-G PROCAINIQUE en suspension huileuse - Des essais cliniques ont montré que cette nouvelle forme de pénicilline injectable présente les avantages suivants: 1.Concentrations sanguines prolongées.2.Absence de douleur au point d\u2019injection.3.Evite les nodules douloureux formés par la cire d\u2019abeilles non absorbée.4.Plus grande facilité d\u2019administration.La maison Ayerst présentera sous peu sa Pénicilline-G Procainique dans des flacons d\u2019une ou plusieurs doses.On peut obtenir sur demande la littérature concernant les résultats cliniques et le mode d\u2019emploi.AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE - %elesitess* .MONTRÉAL, CANADA F558 XXXV L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA BurLLerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 d e bonnes raisons médicale en 1 fave: del\u2019 P un œstrogène ral étroi tement apparenté # follicula \u2019alphascestrad roge ora not act Hement er raps ent les te d\u2019insuffisa Ormo thérapeu il est pr totalemen td ondaires EEN sensation de tre cara x 1\u2019 2 trogen la por es nalades EESTI ge, ile fo de: varie Dans énop ité d ogèn me a femme plus il possible avec les mprimés.Pour les avalent diff eil ét \u2018ES ntes qu comprit 4, QUIDE est un @ oge efficace présent AOS rme nou lle et agréable u goût, L\u2019ES TINYL LIQUIDE do 1a base un délicieux Siro) ont 0: Y e mprimés de me, \u20ac 05 mg, en face .2 Jue t 1000 con i 16%, TIN JQUIDE, en fl et | RPORATION IM ED I CRUE ST-PIERRE, MONTRÉA P.Q XXXII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLErin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 LES COMPRIMÉS NEUREX i me 2 REPOSENT ANS DEPRIMER Echantillpn et littérature a Messieurs les Médecins seulement.SPÉCIALITÉS DES LABORATOIRES [ASGRAIN & [HARBONNEAU UNIVERS PHARMACEUTIQUE ET MÉDICAL\" \u2018XXXII L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLetin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 nc Capsules qe Ww us Ce as VITAMINES En yes\u201d FOIE - FER PER CUIVRE : u 6 NA FY 4 El, BE oa \u20ac ine, Nu \"> * | i À wi Ru W N 9 A A \u2019 2 7 2% % OT ge ez 7 (J ur RS 3 A = Fy ET ; q Us wo\u201d v2 = Ww pos |= Ke + A i a ES 7 = Nr ! ï es rl\u201d T= ji de\u201d 7.hi | pe\u201d = < A bb K I A en, \u2014\u2014 A a) qe° purs at Oy ces rey Vos 9° = Echantillons sur demande à Messieurs les Médecins seulement.Spécialité des Laboratoires [ASGRAIN & [HARBONNEAU UNIVERS PHARMACEUTIQUE ET MÉDICAL XXXVII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 Pénicilline Sodique G Cristallisée \u201cLes préparations cristallisées connues sous le nom de Pénicilline G Cristallisée doivent contenir 90% de G .le sel sodique devant avoir une force de pas moins de 1,500 unites par milligramme\u201d \u2014 New and Nonofficial Remedies.American Medical Association.Chicago, Illinois, 1947.p.145.La Pénicilline Sodique G Cristallisée Bristol est présentée dans des flacons de 20 cc à 100,000, 200,000, et 500,000 unités et ne requiert pas de réfrigération.286 OUEST, RUE ST.PAUL, MONTRÉAL, QUE.Messieurs les médecins auront toute confiance dans la Pénicilline des LABORATOIRES BRISTOL pionniers dans la production et le développement de la Pénicilline.LABORATORIES OF CANADA, LTD.N° > 4 ë & 5 i THe 5 w# 2 5 54 ix ¥ « = £.er ge of Soe.75 3, ry À È y i 3 5 = pe \u201c9 oo.He oA i bs à 2 % 4 % - fe Ww %, ¥: Ha, # # % i % \u201cmsn 7 5 ! wh Se iy 2e is ES ih, Be % ¥ A { #4.5 # pi i % 5 J Ë x PA Pen x ne 5 = i a iH >, wz : Es 5 E 7 % 2 _ Ki SE a A ) it 5 4 7 me ne 0 sa a = #1.i 2 % VE 24 a > Ê ne ei = Le « 3, = i LF a) fi $ = i bn 4 2 A 73 i 3 { 2, É = + & à # = = ds = Po x 2 = 2 = ve se taire oi 1562 2 _ 5 = A Ha % > 7; 558 2 be Ba SH a SE i = % 4 5 a HEA x i LZ i Le Fa x i i a a i i 2 act 5 2 £4 LE ge = a el + 4 # % 7 «is 7% 4 Ts = # 7 % aif ses us 6.or RE £ 5 i pe be a se = ro pe = # A as Es Z x TR 4 a > 5 £- = 5 5 5 ie ét E = Cn Es pis = LÉ, 2.se 222 Ee Ss Lav a +5 RE fe Ps © ce 2 se.= E23 #2 2 got des cz > 2: La oe is oH i 2 Ë id = = oh 7 CE, a 5 x Be wr es % x i os i Hi: SR Sid 3 = = ch 5 i Ps 2 = + = Ze = 2 es = = 5 ak £2 co Émis = Se ds es = $ Le id) i = Es rs 45 Hor det 2 4 pes ne i 55 3 2 % a 5 22 £38 x 4 £5 5 4 a i a Be pi ni sa w wo 5 Hr Sey = 2.Æ a i a5 on % Es wh 2, a = 2 5 ss tem * if i x sd 4 2 ho # 52 ur, TE vi = : + se = ce = da ay or , 2e 5 .0 i Or 3% i pe 3% 5 ë >, ce i a or Tg ae 2 xt a = 2e Se i .he ot 4.= oy M 3, Le 2 = pe es 5 os = .3 Be bo > Pe EL Gs i 2e a a Es 2x To -# \u201c = HE 4 =.Si = Go nf = sé sf ur > A 5 i) ce EF, 11 & % 0 i Es = 2, ar x Ss 4 5 7e .a 2 RR 5] } BH SE x > i Fr = 3 ci on se = wr Te sé vs RE a 01 * Xe = ps x > En Æ Jr 3 su = & he & Ze, voa Furl 5 = ir 2 5 55 > = cé 3 2 208 cs AS 1 ue se pi ES al = 2 = .A SE , % Ai nt d # SHEN iy se se és + kK Le oe a .ey pe A es +; 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Amyot (Roma) ; Arcand (Arthur); Archambault (Jules); Archam- bault (Paul-René) ; Baillargeon (Bernard) ; Beaudry (Maurice); Beaudoin (Robert); Beaulieu (David) ; Beauregard (J.-M.) ; Bé- gin (B.-H.); Bédard (Onésime) ; Bélanger (Emile) ; Bélisle (Louis-Philippe); Bélisle (Maurice); Bernier (Alphonse); Bernier (Jacques) ; Bertrand (A); Bertrand (Claude) ; Bigue (Germain) ; Bisson (Christophe) ; Bohémier (Charles) ; Bois (Elphège); Bonnier (Maurice); Boucher (Roméo); Boulanger (J.-B.) ; Bourdon (C.-A.) ; Bourgeois (Paul) ; Bourgoin (Louis) ; Bourque (Jean- Paul); Brahy (Jules); Cabana (L.-P.); Cauchon (Roland) ; Caumartin (Paul) ; Chabot (Cécile); Champoux (Roger); Chaput (Yves) ; Charest (F.); Charest (G.) ; Char- land (Richard-A.); Chartier (Aimé) ; Chi- ray (M.) ; Cholette (Albert-M.) ; Choquette (L.-P.-E.); Côté (Chs-E.); Cousineau (Georges); D\u2019Argencourt (Guy); Dargis (Jean) ; Darjet (Raymond) ; David (Paul); Débré (Robert); Demers (F.-X.) ; Deshaies (Georges) ; Desjardins (Edouard) ; Desran- leau (Jean-Marc) ; Desrochers (J.-E.) ; Doré (Réal); Dubé (Louis-Félix): Dufault (Paul); Dufresne (Roger-R.); Dufresne (Origéne) ; Dumas (Paul); Durocher (Juliette) ; Fauteux (Mercier); Foley (A.R.); Fortier (Cap.Jean) ; Fortier (De la Broque- rie) ; Fortier (Maurice) ; Frappier (Armand) ; Frénette (Olivier) ; Garceau (Eugène); Ga- riépy (Urgel) ; Gaudet (Richard) ; Gauthier (Bernard); Gauthier (Gérard); Gauthier (Herman); Giroux (Maurice); Grandbois (Jean); Grégoire (Fernand); Grignon (Jean) ; Groulx (Adélard); Hallé (Jules); Hébert (Auguste); Hudon (Fernando) ; Hutton (D.V.); Jacques (André); Jarry (J.-A.) ; Julien (Lucien) ; Jutras (Albert); Kourilsky (Raoul et Simonne) ; Lacerte (Jean) ; Ladouceur-Dupuis (Paule); Laliberté (Brigitte); Langlois (Marcel); La- pierre (Gaston); Lapointe (J.-H.); Laro- chelle (J.-Louis); Latraverse (Valmore) ; Laurendeau (Rémus); Laurier (Yvon); Lauzé (Simon); Lauzer (Rosaire) ; Laver- gne (J.-N.); Leblond (Wilfrid) ; Lecours (].-Antonio) ; Lecours (Raymond) ; Lefeb- vre (Lucien); Lefrançois (Charles); Le- gault (Jean-Paul); Legresley (Louis-P.) ; Lemieux (Jean-M.); Lépine (Edgar); Lé- pine (Pierre) ; Leriche (René) ; LeSage (Albert) ; LeSage (Jean); Letondal (Paul); Lévesque (Georges-Henri, O.P.) ; Little (j.L.) ; Longpré (Daniel); Longtin (Léon); Lussier (Jacques); Maranda (E.); Marchand (J.-C.-A.); Marin (Albéric); Marion (Pierre) ; Marois (Paul) ; Masson (Pierre) ; McCormick (W.].); Meunier (Pierre) ; Millet (J.-A.) ; Morax (Pierre V.); Morissette (Léopold) ; Noël (J.-O.); Olivier (Jacques) ; O'Neil (Cap.John); Ostiguy (Marcel); Panet-Raymond (Jean); Panneton (Philippe) ; Paquet (Adrien) ; Paradis (Bernard); Piette (Jean); Pilon (J.-L.) ; Pin- sonneault (Georges); Plichet (André); Plouffe (Adrien); Poirier (Paul); Pou- lin (Gonzalve, O.F.M.); Pouliot (Ant.); Robert (Paul) ; Robillard (E.); Roland (Gérard) ; Rousseau (Benoit); Rousseau (Marie) ; Saint-Martin (Maurice) ; Saint-Martin (Théo.) ; Sanche (Hector) ; Saucier (Jean); Simard (Raymond) ; Simard (René); Sirois (Jean); Smith (Henri); Smith (Pierre); Sterlin (André) ; Sudré (René): Sylvestre (J.-Ernest); Sylvestre (Lucien); Tassé (Léo) ; Thébaud (Jules); Thibaudeau (Roland); Tremblay (J.-Napoléon) ; Trudel (Hermile) ; Trudel (Marc); Turcot (R.) ; Vaillancourt (Pierre) ; Vallée (Louis-Ivan) ; Vallery-Radot (Pasteur) ; Verschelden (Marcel) ; Vézina (Norbert) ; Vidal (J.-A.). A la fin de sa carrière, Dupuytren portait, sur lui-même, ce jugement: «Je me suis trompé; mais je me suis trompé moins que les autres.» Par cet aveu, qui mérite d\u2019être inscrit en tête de ce livre, ce maître, qui a dominé la chirurgie de son temps, marquait que tout chirurgien est faillble, mais que cette faillibilité est relative, qu\u2019il y a une discipline cérébrale capable de réduire au minimum l'erreur de diagnostic, de même qu\u2019il y a une discipline manuelle capable de nous rapprocher du maximum de perfection technique.Je me suis trompé ; j'ai été trompé par des symptômes décevants ou contradictoires; mom acte chirurgical a été mis en faute par des lésions exceptionnelles.Chacun de nous, au soir de sa vie professionnelle, peut répéter cette confession, qui caractérise le praticien sans peur et sans reproche.C\u2019est pourquoi Hippocrate disait: « Qu\u2019en médecine celui-là est le plus @ louer qui fait le moins de faute.» Nostra culpa! C\u2019est une position scientifique que de reconnaître une erreur; formule lapidaire du professeur Maranon, à propos de sa grande illusion politique.C\u2019est aussi une noblesse morale qu\u2019un pareil aveu personnel.Au contraire, c\u2019est une vilenie d\u2019âme que de répandre, sur tel ou tel de nos confrères, la rumeur d\u2019un échec grave, d\u2019en diffuser le grief, nocif à sa position professionnelle, et, par là, de fournir aux plaignants des arguments de revendication.Notre règle déontologique absolue doit être celle à laquelle se conformait le professeur Pelle- tan: «J'ai eu l\u2019occasion de raconter beaucoup de fautes qui me sont personnelles, et je ne les ai point laissé ignorer; au contraire, je n\u2019ai jamais prononcé les noms de ceux dont j'ai cru que les fautes pouvaient tourner au profit de l\u2019instruction.» S\u2019il est, entre tous, un chirurgien auquel s'impose ce devoir de franchise, c\u2019est le professeur de clinique, c\u2019est le maître dont l\u2019enseignement et l\u2019exemple dirigent la pratique de ceux qui nous suivent.La déclaration de Gide nous est applicable: « Si je me suis trompé, le mieux est de reconnaître au plus tôt mon erreur; car je suis responsable de ceux que mon erreur entraîne.» Responsables, nous le sommes: responsables, si nous lançons en circulation une idée opératoire, insuffisamment appuyée par des études expérimentales aussi proches que possible de la réalité cliniques si nous voyons les choses, non pas comme elles sont, mais comme nous voudrions qu\u2019elle fussent, « ce qui est le plus grand dérèglement de l\u2019esprit » ; si nos statistiques ne sont pas trréprochables.Une conception, prématurément affirmée, ou incomplètement prouvée, passe dans le courant de la pratique et se multiplie en actes d\u2019imitation: quand ce n'est qu\u2019une déception thérapeutique de plus, c\u2019est réparable ; mais, lorsque c\u2019est un risque de périls, cela devient faute; et c\u2019est le cas en chirurgie, plus fréquemment qu'en médecine.L'histoire de la chirurgie, même contemporaine, fournit maints exemples de ces engouements prématurés, de ces interventions à vogue éphémère, les Steinach de tous numéros, les craniec- tomies chez les microcéphales, les ovariotomies abusives.Le bénéfice le plus évident de cette connaissance de nos fautes, c\u2019est, par l'expérience, de les rendre corrigibles.Si l\u2019erreur est une faiblesse humaine, la persévérance dans l\u2019erreur est une malfaisance.« Des fautes, j'en ai commises, disait le maréchal Foch, à la fin de sa vie.; mans, si je ne les avais pas commises, je n'aurais pas pu faire ce que j'ai fait en 1918.» « On tire, dans notre art, encore plus d\u2019instruction des fautes que des succès»: profondes paroles de Pelletan que nous devons retenir et méditer pour faire servir nos erreurs à notre perfectionnement.Les épreuves de la vie ne sont-elles point notre meilleure école ?Vérité, c\u2019est probité.Nos collègues anglo-saxons nous donnent, sur ce contrôle des résultats opératoires, et sur la sincérité de leur déclaration, un exemple de conscience et de bonne organisation du travail en commun.Pour nous, Terrier a été notre modèle.Prenons, comme type de ces vastes organisations américaines, la clin'que, ou plutôt le grand groupement hospitalier, des frères Mayo, de Rochester.Dans une fondation de cette ampleur et de cette activité opératoires, l\u2019écueil, le danger, ce serait le travail «en série», le travail irresponsable, et le laisser-aller qui en pourrait résulter.Il faut, au contraire, que chacun se rende compte de sa responsabilité; il faut que, lorsque survient un décès imprévu, on puisse affirmer que tout ce qui pouvait être fait, comme étude préopératoire du cas ou comme soin technique, a été fait.Reconnaître ses erreurs et rechercher ses causes: c\u2019est le moyen de faire demain mieux qu'aujourd'hui.Une phrase, que Charles Mayo a l'habitude de répéter, est d\u2019un bon conseil: « Si vous recevez une lettre de félicitations, n\u2019y attachez pas d'importance; si vous recevez une lettre d\u2019injures, lisez-la bien attentivement; vous y trouverez peut-être quelque chose d\u2019utile.» Emile FORGUE. BULLETIN + + LE PROCHAIN CONGRÈS L\u2019appel lancé à tous les médecins en novembre 1947 et réitéré en février dernier a rapporté de bons résultats.Plusieurs déjà nous ont fait tenir la contribution à leur Association et ont manifesté, d\u2019une façon tangible, qu\u2019ils épaulent le grand Conseil et l'exécutif de l\u2019A.M.L.F.C.Nous sommes particulièrement reconnaissants aux nombreux confrères qui accompagnaient leur chèque d\u2019un commentaire approbateur et bienveillant, lequel, si bref soit-il, fait deviner beaucoup.Et nous sommes encouragés de voir que nos efforts communs portent fruit.Remercions tous ceux qui se préparent à apporter leur collaboration pour le prochain congrès, qui aura lieu les 6, 7, 8 et 9 septembre, à Ottawa-Hull.Ceux-ci tracent les cadres, élaborent leur plan; ceux-là préparent le travail qu\u2019ils devront présenter devant leurs confrères; d\u2019autres mettent leurs activités à l'épreuve pour procurer à ce congrès un succès inoubliable.En particulier, nommons aussi ceux qui travaillent dans l\u2019ombre et qui nous promettent un régal d\u2019exhibits tant scientifiques que commerciaux.Aussi, nous nous permettons d\u2019adresser nos meilleurs remerciements à toutes nos compagnies qui nous exposeront leurs produits au Château Laurier et qui contribueront de ce fait à notre œuvre.Hermile TRUDEL, Secrétaire-trésorier général. FIÈVRE RHUMATISMALE : ! ACIDE PARA-AMINOBENZOÏQUE Maurice BÉLISLE I.INTRODUCTION A l\u2019heure actuelle, la fièvre rhumatismale est indubitablement un des problèmes les plus complexes de la médecine.L\u2019étiologie, le diagnostic et le traitement de cette maladie en font le sujet de communications scientifiques des plus nombreuses.Problème vital, car elle demeure l\u2019ennemi numéro 1 de l\u2019enfance.En Angleterre, n\u2019estelle pas responsable de 2% de tous les décès et de 10% de ceux qui se produisent entre cinq et vingt-cinq ans (153)?Si depuis vingt- cing ans le taux de mortalité par les maladies infectieuses a été réduit de 70% et celui de la tuberculose de 75% depuis quarante ans, grâce aux efforts conjugués des médecins et des autorités civiles, qu\u2019est-il advenu de la fièvre rhumatismale (235) ?Entre cinq et dix-neuf ans, elle occupe la première place comme cause de décès et, entre vingt et vingt-quatre ans, il n\u2019y a que la tubercu'ose qui la dépasse (225).Tous les ans, dix fois plus de patients meurent de fièvre rhumatismale que de paralysie infantile; dans les deux premières décades de la vie, elle est responsable, à elle seule, de plus d\u2019exitus que ne le sont toutes les maladies infectieuses, y compris la pneumonie (72).En 1938, dans la ville de New-York, 1,105 décès par suite de cette maladie cardiaque rhumatismale furent rapportés, alors qu\u2019il n\u2019y eut de signalé aux autorités que 247 cas de coqueluche, méningite, rougeole, diphtérie, scarlatine, paralysie infantile (181)., Durant la 2ème Guerre Mondiale, parmi les deux premiers millions d\u2019hommes appelés 1.Nous remercions M.Paul Riopel, B.Ph, L.Se.M Sec, de sa collaboration entière, au cours des expériences auxquelles nous avons procédé.2.Travail primé au concours du Prix Ciba 1947, décerné par la Société Médicale de Montréal.(Montréal).sous !es armes aux Etats-Unis, trois cent quarante recrues par cent mille hommes furent réformées à cause d\u2019un cœur rhumatismal, soit 11% de toutes les réjections dues à des troubles cardio-vasculaires .Aux Etats-Unis, 98% de toutes les maladies cardiaques chez les sujets âgés de moins de vingt ans sont dues à la fièvre rhumatismale (72).Problème financier, sachant par exemple que pour 407 cas de fièvre rhumatismale traités en 1943 dans l\u2019Armée Canadienne, dont 24% développèrent des complications cardiaques, la jolie somme de $700,000 fut dépensée en 1943-44 et qu\u2019il en coûtera, dans les prochaines trente années, $6,000,000 pour ces patients, sans tenir compte de l\u2019évaluation des journées de travail perdues, des malaises et des troubles personnels de toutes sortes (53).Problème social également, à cause des nombreuses rechutes et des incapacités dont sont affligés ceux qui souffrent de la fièvre rhumatismale.Elle frappe autant les hommes que les femmes et survient à tout age; ele se produit, cependant, le plus souvent vers l\u2019âge de huit ans (33) et ses modalités varient à l\u2019extrême.L\u2019atteinte cardiaque se manifeste davantage à six ans, la polyarthrite entre six et huit ans, les douleurs musculaires et articulaires entre huit et dix ans, et l\u2019atteinte valvulaire, seule, vers dix ans.Apres quinze ans, la forme choréique devient plus rare (33).75% des cas de rhumatisme articulaire aigu ont au moins une rechute, 51% en ont deux et plus, 12% cinq et davantage.C\u2019est entre cinq et quatorze ans qu\u2019elles sont les plus fréquentes, démontrant ainsi que plus l\u2019attaque se produit en bas âge, plus elle a des chances d\u2019être grave et de laisser des séquelles (34).Quelle est la rançon de la fièvre rhumatis- BÉLISLE: FIÈVRE RHUMATISMALE male?Les atteintes valvulaires.Car, rares sont les péricardites adhésives, \u2014 l\u2019endocardite subaiguë ne se produisant que dans 4% des cas (202).Les sujets atteints de cette maladie sont exposés à des pertes de connaissance (surtout s\u2019ils sont porteurs de sténose mitrale), à des hémorragies pulmonaires, à des infarctus pulmonaires, mésentériques, rénaux, cérébraux, à des extrasystoles, tachycardies paroxystiques, fibrillations auriculaires, augmentation du volume du cœur et à l\u2019insuffisance cardiaque.La durée moyenne de la maladie jusqu\u2019à la mort est de 12.5 années chez l\u2019homme, 13 chez la femme, avec un taux de mortalité de 50% dans les neuf années qui suivent le début de la maladie.Si celle-ci commence à l\u2019adolescence, 55% des cas atteignent trente ans, 21% dépassent quarante-cinq ans; si elle commence dans les vingt ans, 23% dépassent quarante- cinq ans (33).Sur cent cas, pris au hasard, dont l\u2019âge dépassait vingt ans et dont le décès était dû à un cœur rhumatismal, Juca et White trouvèrent à l\u2019autopsie que 57% étaient morts d\u2019insuffisance cardiaque (dont 35% sans évidence d\u2019attaque aiguë de fièvre rhumatismale et 22% au cours d\u2019une attaque aiguë), 18% d\u2019endocardite bactérienne et 14% d\u2019autres causes cardiaques (107).Enfin, faut-il ajouter que la fièvre rhumatismale, du fait de ses rechutes nombreuses durant les années scolaires, amène un retard considérable dans les classes; l\u2019étudiant ne peut préparer parfaitement son avenir et voit l\u2019apprentissage d\u2019un métier ou le choix d\u2019une profession retardés d\u2019année en année.Est-il au sommet d\u2019une carrière, en pleine force de l\u2019âge et au moment où il pourrait, peut-être, produire le plus pour la société, que la maladie, implacable, le terrasse.Voilà bien quelques points propres à mettre en lumière toute l\u2019importance de cette question.Aussi nous a-t-il paru de la plus haute actualité d\u2019en faire la synthèse, de signaler les nouveautés dans ce domaine et d\u2019apporter notre faible contribution à l\u2019étude d\u2019un mé- 393 dicament qui se conquerra sûrement une place dans l\u2019arsenal thérapeutique de la fièvre rhumatismale: l\u2019acide para-aminobenzoïque.II.ETIOLOGIE.L\u2019étiologie de la fièvre rhumatismale est inconnue.Aussi, le clinicien ne possède-t-il aucun moyen spécifique de diagnostic et son traitement est-il tout à fait empirique.L\u2019origine ananhylactique des per\u2018urbations anatom\u2019ques rencontrées dans le rhumatisme articulaire aigu s\u2019appuie sur de nombreuses expériences.Chez le lapin.des lésions valvulaires et myocardiques, ressemblant de très près à celles de la fièvre rhumatismale, ont été reproduites avec du sérum stérile de cheval (167).Ces expériences furent reprises par Kyser, McCarter et Stengle qui, en plus, par l\u2019emp'oi de deux antihistaminiques, le bénadryl et le 1627, réussirent à empêcher l\u2019apparition de ces lésions cardiaques, démontrant par le fait même qu\u2019el'es pouvaient bien n\u2019être qu\u2019une manifestation d\u2019une réaction d\u2019hypersensibilité anaphylactique (116).Dans la maladie sérique, on rencontre de Parthralgie.de l\u2019urticaire, de l\u2019érythème.du purpura, un exsudat de la synoviale, des éosinophiles et parfois des nodules d\u2019Aschoff au niveau du myocarde; cette arthralgie répond au salicylate de soude, comme cel!e de la fièvre rhumatismale (167).La pneumonite rhumatismale et la pneu- monite rencontrée au cours de certaines hypersensibilités vis-à-vis les sulfamidés se ressemblent: dans les deux cas, des lésions caractéristiques d\u2019une réaction anaphylactique furent trouvées au niveau des capillaires (168).De plus, chez dix lapins sur cinquante-six, le sérum de cheval ainsi que l\u2019albumine d\u2019œuf produisirent des lésions pulmonaires d\u2019origine anaphylactique, à peu près identiques à celles de la pneumonite rhumatismale (70).L\u2019artérite observée au cours de la fièvre rhumatismale rencontre son sosie dans les lésions vasculaires de la périartérite noueuse ; or, ces dernières peuvent être reproduites par 394 hypersensibilité anaphylactique (166).D\u2019ai!- leurs, la pneumonite de la périartérite noueuse et celle de la fièvre rhumatismale se caractérisent toutes deux par une localisation rapide et une courte durée.Il y aurait également des rapprochements à établir entre les infiltrations pulmonaires rhumatismales et celles que l\u2019on voit dans d\u2019autres entités d\u2019origine anaphylactique, telles que l\u2019asthme, l\u2019urticaire, le purpura, le syndrome de Loffler (70).Les partisans de cette hypothése étiologique s\u2019appuient sur de nombreux faits.D\u2019autres facteurs étiologiques furent invoqués, tels que les groupements (72-18), les déficiences en acide ascorbique (171), en fer, protéines, vitamine A et D (32-158), le terrain constitutionnel et l\u2019hérédité (18 - 30 - 32-62).Le virus du rhumatisme articu!aire aurait été recueilli chez une jeune fille de seize ans en crise rhumatismale aiguë, et cultivé sur des embryons (132).L\u2019origine endocrinienne des troubles rhumatismaux mérite également une mention.L\u2019acétate de désoxycorticostérone, à haute dose, chez des rats surrénalectomisés ou thyroïdec- tomisés, surtout après exposition au froid, a produit de la périartérite noueuse, des lésions arthritiques ressemblant à celles de la fièvre rhumatismale et souvent des nodules d\u2019Aschoff dans le myocarde (190).L\u2019hyperinsulinisme a aussi été invoqué comme facteur étiologique, du fait surtout que l\u2019association diabète (hypoinsulinisme) et fièvre rhumatismale ne se rencontrait pas souvent, et que, chez onze patients, l\u2019hyperglycémie avait semblé confirmer cette hypothèse (1).Le climat aurait également un rôle à jouer.Ainsi, les Indiens, qui forment des groupes homogènes avec des mœurs et des modes de vie semblables, sont répartis sous divers climats à travers les Etats-Unis.Or, la fièvre rhumatismale est dix fois plus fréquente chez les Indiens de l\u2019ouest des Etats-Unis, vivant près des frontières du Canada, que chez ceux L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 qui vivent aux frontières mexicaines où le climat est plus tempéré et sec (157).Cependant, ce facteur ne doit pas prendre une importance trop grande, car la maladie cardiaque rhumatismale existe dans les pays tropicaux et subtropicaux comme ailleurs (18-22 - 92 - 124 - 140 - 172).Certains processus enzymaux ont été mis de Pavant, comme semblent le prouver la por- phyrinurie, la baisse du taux sanguin de \"acide ascorbique et de la vitamine A, rencontrées dans la fièvre rhumatismale.L\u2019acide succinique préviendrait une inhibition des déhy- drogénases, d\u2019où son mode d\u2019action dans le rhumatisme articulaire aigu, tandis que les sulfamidés, eux, n\u2019auraient aucune action parce qu\u2019ils inhiberaient ces déhydrogénases.Le calcium et l\u2019acide ascorbique augmenteraient l\u2019activité enzymale (74).Le seul fait, cependant, sur lequel les cliniciens, en général, s\u2019entendent, est qu\u2019il y a une relation très probable entre le streptocoque hémolytique groupe A et la fièvre rhumatismale qui succède le plus souvent à une infection à ce microbe, telle que sinusite, pharyngite, amygdalite, otite moyenne, scarlatine (30 - 41 - 53 - 60 - 146 - 175).C\u2019est également la conclusion à laquelle arrive Rosenberg après l\u2019étude de 1,000 patients, âgés de dix-sept à vingt-quatre ans, souffrant de fièvre rhumatismale (174).L\u2019observation de deux cents centres de l\u2019Armée Américaine à également révélé que la fièvre rhumatismale ne se rencontrait que rarement là où le taux de la fièvre scarlatine était bas (215).De plus, il est à remarquer que l\u2019efficacité des sulfamidés à prévenir les rechutes de rhumatisme articulaire aigu prouve l\u2019importance du streptocoque hémolytique groupe À comme facteur étio!ogique; cependant; on ignore quel est son mécanisme (114).Quel doit être, ici, le rôle joué par l\u2019hyalu- ronidase dans ce mécanisme?Voilà un point qu\u2019il reste encore à élucider.Tout récemment, Karl Meyer, dans une brillante synthèse, montrait la grande importance biologique de l\u2019acide hyaluronique et de l\u2019hyaluronidase (149). BÉLISLE: FIÈVRE RHUMATISMALE L\u2019acide hyaluronique, qui fut identifié d\u2019abord dans l\u2019humeur vitrée et dont la composition chimique fut étudiée dès 1936 (150), est un mucopolysaccharide qui a été isolé depuis de l'humeur aqueuse, du liquide des synoviales humaines et bovines (26), de certaines tumeurs mésenchymateuses, de la peau (26), du cordon ombilical (137), des streptocoques hémolytiques groupe A et C, et qui existerait également dans le nucléus pulposus des disques intervertébraux et dans les tissus conjone- tifs (149).L\u2019enzyme qui hydrolyse \u2019acide hyaluronique est l\u2019hyaluronidase qui, qualitativement, est identique au facteur lysant, « spreading factor », de la peau, du venin de serpent, des filtrats de nombreuses bactéries (26 - 173), et des testicules de mammifères (133).Le rapport entre la concentration de l\u2019hya- luronidase dans le liquide séminal et celle des spermatozoïdes fut étudié (68) et trouvé constant (223).Les hyaluronidases obtenues de sources diverses, telles que des streptocoques, Cl.Welchi type A, staphylocoques, Cl.septicum, n\u2019hydrolysent pas au même degré l\u2019hyaluronate (173), faisant croire à l\u2019existence de plusieurs enzymes et non pas d\u2019une seule (149).L\u2019hypothèse fut émise qu\u2019il y avait peut-être corrélation entre la virulence d\u2019un microbe et Phyaluronidase ou «spreading factor», qui, dans les processus infectieux, augmenterait la perméabilité des vaisseaux, permettant une plus grande diffusion des bactéries et de leurs toxines (134).Néanmoins, si cette relation fut notée dans le cas des staphylocoques (185), sans cependant être le facteur essentiel de leur virulence, elle ne fut pas confirmée pour les pneumocoques (101), ni dans la gangrène gazeuse (51), ni dans les infections mixtes, c\u2019est-à-dire causées par les staphylocoques ou streptocoques (qui produisent de l\u2019hyaluroni- dase) et les microbes de la gangrène gazeuse (136).Même si l\u2019acide hyaluronique fut identifié dans la capsule des streptocoques hémolyti- 395 ques groupe À et si les types 4 et 22 produisent de l\u2019hyaluronidase, il n\u2019y a aucune évidence que cette dernière soit en relation avec la virulence du streptocoque chez l\u2019homme (36 - 135).Il y aurait, cependant, d\u2019autres types de streptocoques qui produiraient le facteur lysant.Cette question, semble-t-il, demande une révision complète (149).L'effet lysant de l\u2019hyaluronidase prend donc de l\u2019importance du fait que le principal substratum des espaces interstitiels et des structures mucoïdes, l\u2019acide hyaluronique (149), existe dans les articu:ations et les liquides des synoviales (26), lesquelles sont généralement les plus affectées au cours de la fièvre rhumatismale.Que l\u2019hyaluronidase provenant du streptocoque hémolytique groupe À ou C soit inactivée rapidement à un pH.de 4.6 et relativement stable à un pH.de 7 (76), qu\u2019elle s\u2019attaque chez le bovin au cartilage du septum nasal (139), que son action lysante soit inhibée considérablement an vivo (75) chez !e lapin et chez l\u2019homme par le salicylate de soude et que le sulfadiazine semble au contraire augmenter son activité (l\u2019on connaît l\u2019action néfaste des sulfamidés dans la crise aiguë de rhumatisme articulaire (18 - 72 - 176 - 202 - 206 - etc.), que son injection dans le derme de celui qui souffre de fièvre rhumatismale, en période active ou non, provoque l\u2019apparition d\u2019une réaction énorme avec œdème considérable, laquelle est inhibée par le salicylate de soude (75), voilà autant de jalons qui ouvrent une voie nouvelle dans la nuit étiologique du processus rhumatismal.III.SYMPTOMATOLOGIE \u2014 DIAGNOSTIC.Tous les cliniciens s\u2019accordent à reconnaître l\u2019extrême imprévisibilité et variabilité du processus rhumatismal.«'The unexpected is to be expected.» (170).C\u2019est une maladie de tout l\u2019organisme, une angéite d\u2019hypersensibilité développée de la peau à la plus petite subdivision des viscères, caractérisée par la fréquence de ses manifes- 396 tations articulaires et viscérales, surtout car- dio-pulmonaires, et par sa réponse rapide à la salicylothérapie.Depuis longtemps le terme de rhumatisme articulaire aigu avait été jugé impropre, car les atteintes des jointures sont souvent minimes ou inexistantes.Peu à peu, celui de fièvre rhumatismale s\u2019est imposé et le nom de maladie de Bouillaud abandonné, parce que ce dernier n\u2019en avait connu que les formes arthritiques (162).Une étude des plus sérieuses, pratiquée à l\u2019autopsie par Epstein et Greenspan, comprend quarante-cinq cas consécutifs de fièvre rhumatismale, dont quatorze s\u2019acheminèrent vers la mort en peu de jours à leur première attaque (49).Donc, tous les stages de la maladie subirent le troisième degré microscopique; les lésions vasculaires les plus variées, allant de l\u2019infiltration à la destruction complète, furent observées.Au poumon: une pneumonie rhumatismale non spécifique, car dans aucun cas ils ne trouvèrent des nodules d\u2019Aschoff, mais caractéristique, surtout à cause de la congestion marquée, l\u2019ædème, l\u2019engorgement et la formation de membranes hyalines, dans un poumon à coloration plus pourpre que celle d\u2019une pneumonie à pneumocoque, avec une élasticité plus grande, mais cependant la même densité et fermeté.Ces pneumonies ne passent pas toujours inaperçues cliniquement, car elles ne sont pas toutes de courte durée et passagères, mais peuvent parfois amener un élément de gravité (188).Le foie: trente-deux cas sur quarante-cinq présentèrent un œdème intralobulaire, causé par une augmentation de la perméabilité vasculaire, due au processus rhumatismal, et non par une insuffisance cardiaque, car sur onze des quatorze patients qui moururent a leur première attaque, sans lésions cardiaques, cet œdème fut retrouvé (49).Les symptômes varient à l\u2019extrême d\u2019une crise rhumatismale à une autre.Le patient est d\u2019abord l\u2019hôte d\u2019une infection à strepto- L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerixn AMLFC.\u2014 Montréal, avril 1948 coque hémolytique; suit une période latente d\u2019environ trois semaines, où il peut présenter une légère dyspnée et un peu de température (72).Puis, vient la période d\u2019activité clinique, avec des symptômes souvent divisés (72 - 105 - 205) en deux catégories: 1.majeurs \u2014 histoire antérieure d\u2019une attaque rhumatismale vérifiée, lésions cardiaques, arthrite aiguë migratrice, chorée, nodules: 2.mineurs \u2014 fièvre, douleurs abdominales, douleurs précordiales, vomissements, rash, pâleur, épistaxis, purpura, érythème, fatigue, dyspnée, tachycardie, pneumonite, pleurite, bursite, diaphorèse, perte d\u2019appétit, perte de poids, céphalée, infection récente de la gorge, hérédité, légère anémie, leucocytose, hémolysines antistreptococciques et taux de sédimentation élevés, hématurie microscopique, porphyrinurie.Deux symptômes majeurs, au moins, ou un symptôme majeur et deux mineurs suggèrent fortement le diagnostic de fièvre rhumatismale.Le cœur peut être touché dans son endocarde, myocarde, péricarde, ou les trois ensemble ou toute combinaison des trois.Les signes d\u2019atteinte endocardique : les souffles.Le souffle systolique, en soi, a peu de signification, car, parfois, il apparaît au cours d\u2019une infection aiguë.Il ne possède de l\u2019importance que si l\u2019on sait qu\u2019il dure depuis plus de six mois, ne change pas ou augmente d\u2019intensité, est entendu dans toutes les phases de la respiration et dans toutes les positions, et se transmet (62 - 72 - 202).Le souffle diastolique au foyer aortique, de beaucoup plus grave, disparaît si rarement (seulement dans 0.8% des cas), qu\u2019en pratique il est un signe pathognomonique d\u2019endocardite aortique (175).Les manifestations de lésions myocardiques : bruit de galop, augmentation du volume cardiaque, insuffisance, modifications de l\u2019onde T et allongement de P-R à l\u2019électrocardiogramme, présence de nodules d\u2019Aschoff à l\u2019autopsie (72-202). BÉLISLE: FIÈVRE RHUMATISMALE Cette augmentation du temps de conduction auriculo-ventriculaire, Rosenberg la trouva dans près de 63% de ses patients alors qu\u2019il répéta fréquemment les électrocardiogrammes.Les autres changements au niveau de Q-R-S, S-T ou T disparaissent habituellement entre sept et vingt-et-un jours (175).Sur cent treize patients en crise aiguë de fièvre rhumatismale, Manchester nota des tracés anormaux chez 26% des cas (140).Les symptômes péricardiques: épanchement, douleur précordiale, détresse respiratoire, cyanose, affaissement, chute de pression, signes radiologiques de Holmes, augmentation du volume du cœur avec diminution des bruits à la pointe, changements caractéristiques en T, frottement péricardique (72 - 202).Sur deux cent vingt-et-un patients, la polyarthrite apparut comme principal symptôme dans 71% des cas (140).Les douleurs abdominales se retrouvent comme symptôme initial dans 10% des cas et peuvent simuler une appendicite aiguë (62); la pneumonite, chez 11.3% des patients, est présente et l\u2019épistaxis chez 0.3% (72).Les érythémes et les nodules existent plutôt rarement; ces derniers peuvent se répartir dans toutes les régions et durer de quelques jours à quelques mois, \u2014 leur nombre n\u2019a aucun rapport avec le pronostic (94).Quant aux formes cliniques de la fièvre rhumatismale, nul mieux que Ramond (162) ne pouvait les donner: 1.celles où le syndrome arthritique domine la scène, subdivisées suivant (a) leur symptomato!ogie en mono-arti- culaires et pluri-articulaires aiguës ou sub- aiguës, (b) leur gravité et leur évolution en formes à début brusque, formes abortives et bénignes, formes prolongées et atténuées, formes à rechutes multiples et formes atténuées; 2.celles où le drame arthritique n\u2019existe à peu près pas: ce sont les formes atypiques dont certains patients souffrent avec comme symptômes, une fatigue consécutive à une infection à streptocoque, de vagues douleurs aux articulations ou & une seule articulation avec ou sans température (197); 3.celles ou 397 il n\u2019y a aucune arthrite, subdivisées suivant qu\u2019il y a ou non une localisation précise à un organe, en (a) formes infectieuses atténuées ou à allures typhoïdes, (b) formes cardiaque, pleuro-pulmonaire, cesophagienne, abdominale, nerveuse, viscérale multiple.La forme po.ycyclique se présente dans 27.6% des cas avec une mortalité des plus élevées, 63.6%, et la forme monocyclique dans 61.3% des cas, avec peu de morts (72).Quant au diagnostic de fièvre rhumatismale, il ne se pose pas toujours facilement (7), mais revêt, cependant, une grande importance, car il comporte une thérapeutique bien spéciale, une prophylaxie d\u2019une durée d\u2019au moins cinq ans et une surveillance attentive de plusieurs années.De plus, faut-il prendre garde d\u2019étiqueter un patient de maladie rhumatismale qu\u2019il n\u2019a pas, afin d\u2019éviter l\u2019apparition de névroses cardiaques (88).Au cours d\u2019un premier examen pratiqué par des experts, dans un tiers des cas il y a impossibilité de déterminer si oui ou non elle existe, car il n\u2019est pas de mode spécifique de diagnostic, la cause n\u2019en étant pas connue (181).Si la vitesse de sédimentation globulaire est habituellement très accélérée, si une anémie légère hypochrome (62) et une leucocytose (89) s\u2019observent, si le taux des hémolysines antistreptococciques paraît habituellement élevé, par ailleurs, ce ne sont pas des examens spécifiques (62 - 43).Les hémolysines n\u2019indiquent qu\u2019une infection récente à streptocoque (125 - 175), mais, cependant, dans un cas douteux, on a tendance, en leur absence, à exclure le diagnostic de fièvre rhumatismale.Poser ce diagnostic avec les données de Jones, c\u2019est-à-dire l\u2019association d\u2019un symptôme majeur et deux mineurs, ne comporte pas une certitude absolue (197).Les critères les plus constants sont: l\u2019arthralgie, les lésions cardiaques, surtout celles que révèle l\u2019électrocardiogramme, telles qu\u2019un allongement de P-R [quand on élimine les infections comme la pneumonie, la diphtérie, les oreillons, la rubéole (175) ], la fièvre, la persistance d\u2019un taux élevé de sédimentation (197 - 221). 398 Dans les cas de fièvre avec arthralgie, douleurs ou raideurs musculaires, douleurs précordiales ou abdominales, dyspnée, le diagnostic, le plus souvent, ne se pose qu\u2019à l\u2019aide de succédanés : une histoire d\u2019infection récente à streptoccque, des antécédents personnels ou familiaux de fièvre rhumatismale, une réponse favorable à la salicylothérapie (105 - 202).Le diagnostic différentiel s\u2019opère surtout avec l\u2019arthrite rhumatoïde aiguë où les lésions cardiaques rhumatismales sont plus fréquentes qu\u2019on le dit (233), les arthrites neissériennes ou septiques, le syndrome de Reiter, la fièvre ondulante, la typhoïde, la méningite au stage prodromique, la goutte en crise aiguë, la périar- térite noueuse, le lupus érythémateux disséminé.L\u2019âge du patient et surtout ses antécédents doivent être considérés en présence de tout signe clinique d\u2019atteinte cardiaque.Un souffle organique cardiaque, durant la première année, fait d\u2019abord penser à une lésion congénitale, car, jusqu\u2019à l\u2019Âge de trois ans, la fièvre rhumatismale est plutôt rare (64).Aussi faut-il soutenir que non seu:ement le cœur, mais le patient en entier doit être examiné quand il s\u2019agit de poser un diagnostic de fièvre rhumatismale.Y penser souvent est éviter de l\u2019oublier par trop souvent.IV.\"TRAITEMENT.Le traitement de la fièvre rhumatismale se divise en deux: celui de la phase aiguë et celui de la phase préventive.1.PHASE AIGUË.Dans la phase aiguë, il faut rechercher les moyens non seulement de faire disparaître les symptômes, mais de soustraire, si possible, Porganisme au processus rhumatismal.a) Repos.Le repos en est le premier moyen, \u2014 repos absolu au lit, d\u2019environ quatre a six semaines, jusqu\u2019au retour à la normale de la sédimentation, de la température, du pouls et des globules blancs (72 - 174 - 175 - 208).Ce retour L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burierty A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 à la normale de la sédimentation ne se produit pas toujours, et c\u2019est ainsi que, sur quatre cents enfants suivis au cours d\u2019une attaque de rhumatisme articulaire aigu, neuf virent leur vitesse de sédimentation demeurer élevée, en dépit de la disparition de tous !es autres signes d\u2019activité rhumatismale, dont sept furent immobilisés au lit pendant un an (87).Dans ces cas, tout en étant prudent, il ne faut pas exagérer le repos complet.Après six semaines, habituellement, la reprise graduelle des exercices peut s\u2019opérer (109), car la prolongation outre mesure de cette inactivité ne pourrait qu\u2019établir chez le patient une invalidité mentale et physique propre à dégénérer en névrose (8-50 - 176).Nul ne saurait trop insister sur la nécessité d\u2019une garde-malade, attentive et souriante, qui force le malade à manger, à prendre ses médicaments et sait l\u2019encourager d\u2019un bon mot à tout instant.7 Puis vient au premier rang des médicaments dans arsenal thérapeutique de la fièvre rhumatismale, le salicylate de soude.b) Salicylate de soude.Action.Le salicylate de soude, analgésique et antipyrétique (72-89), agit vraiment de façon spectaculaire sur la température et les symptômes articulaires (202).Son action non spécifique, c\u2019est-à-dire celle qui s\u2019exerce par l\u2019intermédiaire des facteurs végétatifs naturels, tels que l\u2019acétylcholine, la sympathine, les ions, la cholinestérase et l\u2019équilibre acido- basique, l\u2019histamine et l\u2019histaminase, est la suivante: il empêche l\u2019action de l\u2019adrénaline, de l\u2019histamine et de la cholinestérase, mais n\u2019agit aucunement sur l\u2019acétylcholine, l\u2019ion calcium et pctassium.Inhibant \u2018a sympathine, il freine le sympathique, et le myocarde reste alors sous l\u2019influence de l\u2019acétylcholine qui diminue le travail du cœur (37).Il est à noter que c\u2019est à cette action non spécifique que la thérapeutique a le plus souvent recours, plutôt qu\u2019à l\u2019action spécifique ou toxique d\u2019un médicament, et qu\u2019elle est la moins étudiée en pharmacologie. BÉLISLE: FIÈVRE RHUMATISMALE Le niveau du salicylate est légèrement plus élevé dans le sérum que dans le plasma (195).Les patients souffrant de fièvre rhumatismale excréteraient moins d\u2019acide salicylique non changé (108) ; dans les sueurs, le salicyl excrété est négligeable, de même que dans les fèces (80).Dose.La dose varie d\u2019un patient à l\u2019autre et suivant que l\u2019on emploie le salicylate naturel ou synthétique.Il faut, de plus, se rappeler que la dose prescrite n\u2019est pas nécessairement celle que le patient reçoit, car l\u2019on doit compter sur les oublis et sur les réactions toxiques qui font parfois du médicament une chose détestée (102).Les doses données doivent permettre d\u2019atteindre une concentration sanguine de 30 à 45 mgr.% et, pour ce faire, varier entre 0.9 à 3 grammes aux quatre heures (72 - 174 - 175-202 - 221) ; les petites doses n\u2019ont pas leur place dans le traitement de la fièvre rhumatismale (207).L\u2019adjonction de bicarbonate de soude est une question bien discutée.Il produit, certes, une chute très nette du salicylate (195) et trois mécanismes ont été invoqués: soit que le bicarbonate de soude diminue l\u2019absorption du salicylate dans les intestins ou que le bicarbonate cause une augmentation des liquides extracellulaires qui dilueraient davantage le salicylate dans le sang, ou encore qu\u2019il augmente l\u2019excrétion du salicylate.Cependant, à quatre grammes par jour, le bicarbonate diminue considérablement l\u2019effet irritant du salicylate sur l\u2019estomac, sans affecter beaucoup le taux sanguin du salicylate (102), et c\u2019est ce qui justifie encore son emploi.Cet effet irritant peut d\u2019ailleurs se combattre par d\u2019autres moyens, tels que: augmentation de la nourriture; emploi de pilules kératinisées qui donnent un taux sanguin moindre, car le salicylate est surtout absorbé par le tractus digestif supérieur (72-102); l\u2019usage du sali- cy.ate par voie rectale à la dose de quatre grammes dissous dans 120 cc.d\u2019une solution amidonnée en lavement retenu, aux six heures 399 (174 - 175), donnant cependant un taux sanguin plutôt bas (72 - 102) en plus de fatiguer le patient; l\u2019emploi d\u2019acide ascorbique (72) à la dose de deux cents milligrammes par jour (74) ; la diminution de la dose du salicylate et l\u2019adjonction de pyramidon, d\u2019amidopyrine à 0.67 gramme ou d\u2019acide acétyl-sali- cylique à 1 gramme, quatre fois par jour, en surveillant de près la formule blanche (72- 174).Voie.La voie intraveineuse est à peu près délaissée.Elle eut surtout de la vogue après l\u2019étude de Coburn portant sur soixante-quatre cas de rhumatisme articulaire aigu, où 1l concluait que les petites doses de salicylate n\u2019avaient qu\u2019une action symptomatique sur la douleur et la température, mais n\u2019enrayaient pas le processus rhumatismal puisque la sédimentation, qui en est le miroir, demeurait élevée avec ces petites doses.Avec de grosses doses, suffisantes pour obtenir une concentration sanguine optima de 35 mgr.% ou plus, la sédimentation redevenait normale en moins de quatre semaines et, après un recul de deux ans, les lésions cardiaques lui semblaient à peu près inexistantes chez le groupe traité avec de grosses doses.Or, pour obtenir cette concentration optima rapidement et éviter les troubles gastriques, il recommandait l\u2019emploi de la voie intraveineuse pendant les sept premiers jours et ensuite la voie buccale (28).La notion de l\u2019emploi de doses massives persiste; celle de l\u2019usage de la voie intraveineuse, dans tous les cas de fièvre rhumatismale en phase aiguë, est abandonnée (72 - 176- 207).En solution à 1%, 1,000 ce., le cœur est surchargé et, après quatre heures, le patient est fatigué.En solution à 10%, 10 cc.intraveineux, au rythme de 1 ce.à la minute, l\u2019on obtient souvent une sclérose de la veine (72).De plus, le niveau sanguin optimum, s\u2019il est obtenu au cours de l\u2019infusion, n\u2019existe souvent plus au début de la suivante (221).L'action parentérale est plus rapide; cependant, les 400 symptômes de nausées, vomissements, bourdonnements ou surdité, stupeur, délire, semblent plus fréquents (175) et dus non pas au taux élevé du salicylate dans le sang, mais à sa montée rapide.La voie intraveineuse n\u2019apporte donc aucun avantage sur la voie buccale qui est aussi effective et ne présente pas le danger d\u2019ædème aigu ou de processus emboliques (207).Toxicité.La salicylothérapie intensive n\u2019est pas sans danger (52).Les symptômes de toxicité peuvent apparaître avec des concentrations sanguines inférieures à 20 mgr.% (103), \u2014 un cas d\u2019aphonie a été rapporté (182).Quatre-vingt-quatre cas de mortalité par le salicylate de méthyl ont été signalés: 4 ce.d\u2019huile de wintergreen suffirent à causer la mort d\u2019un enfant d\u2019un an et demi, et 6 ce.celle d\u2019un adulte.L\u2019acidocétose et les hémorragies pétéchiques nombreuses sont les causes les plus fréquentes de décès dans les intoxications par le salicylate de soude (6-40 - 46 - 91 - 201 - 213).Cette acidocétose serait due à l\u2019excitation directe des centres hypothalamiques par le radical salicyl qui ameénerait une hyperp- née, augmentation du métabolisme basal avec déplétion de toutes les réserves glycogéniques (52).Au cours de l\u2019administration in vivo de salicylate, le glycogéne du foie disparait presque complétement quatre a sept heures après l\u2019injection, pour revenir à la normale en vingt-quatre heures (128).Aussi, recomman- de-t-on parfois de donner beaucoup de glucose au cours d\u2019un traitement salicylé (165).Quant aux hémorragies rencontrées dans tous les organes, du cerveau aux surrénales, il faut se rappeler que la fièvre rhumatismale, par les lésions vasculaires et hépatiques qu\u2019elle produit, cause une fragilité des vaisseaux (47) et une diminution de la prothrombine.De plus, la dicoumarine se dégrade en deux molécules d\u2019acide salicylique (176-191).Ce dernier produit une hypoprothrombinémie chez le rat (155), surtout en présence d\u2019un régime pauvre en vitamine K (21), ainsi que chez l\u2019homme (52-191).Cependant, pour toutes fins pra- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 tiques, disons que l\u2019hypoprothrombinémie est très inconstante, pour la plupart du temps sans importance, et disparaît d\u2019elle-même malgré la continuation du salicylate (52), ce qui nous porte à croire qu\u2019elle est plutôt due à une atteinte hépatique (49) qu\u2019au salicylate lui-même, d\u2019autant plus qu\u2019elle ne dépend pas, chez l\u2019homme, de la concentration sanguine du salicylate (21 - 52).Résultats.L\u2019appréciation des résultats avec l\u2019emploi de doses massives de salicylate, c\u2019est- à-dire suffisantes pour obtenir une concentration sanguine de 35 à 45 mgr.%, est difficile, car les facteurs les plus variés entrent en ligne de compte, tels que : l\u2019âge du patient, le nombre d'attaques antérieures, la durée de l\u2019attaque, l\u2019existence d\u2019une atteinte cardiaque avant l\u2019épisode aigu ou au cours de l\u2019épisode aigu, les variations d\u2019une attaque à l\u2019autre, la durée de l\u2019attaque avant l\u2019institution du traitement (221).Ce dernier point possède une grande importance, car il semblerait que, si le traitement salicylé est institué des le début, le processus .rhumatismal pourrait parfois être enrayé (220).La fièvre, douleur, les œdèmes et rougeurs des jointures s\u2019estompent avec de faibles doses de salicylate.Les signes cardiaques indiquant un processus actif, tels que frottement péricardi- que, galop, signes électrocardiographiques, ne se rencontrent pas toujours.La leucocytose peut disparaître au bout de cinq jours.La sédimentation dont s\u2019est servi Coburn pour juger de la cessation ou non du processus rhumatismal n\u2019est pas un test spécifique et ne revient pas toujours à- la normale avec le salicylate à haute dose, durant les quatre premières semaines suivant un épisode aigu de fièvre rhumatismale (21 - 220).Elle ne signifie pas nécessairement, quand elle est normale, la cessation de toute activité inflammatoire (110), ainsi que parfois l\u2019indique une persistance de la leucocytose (89).De plus, le salicylate dans des états non rhumatismaux, tels que la carcinomatose avec sédimentation élevée, peut ramener à la normale cette sédi- BÉLISLE: FIÈVRE RHUMATISMALE mentation par abaissement du fibrinogène sanguin (100).\u2018C\u2019est pour cette raison que la réaction de Weltman, qui ne varie pas in vitro et in vivo en présence de salicylate et se base sur la propriété du sérum de se coaguler en contact avec une solution de chlorure de calcium, fut proposée comme méthode plus exacte d\u2019appréciation de l\u2019activité rhumatismale.Cependant, la sédimentation demeure encore et malgré tout le critère le plus sensible pour indiquer l\u2019activité ou non du processus inflammatoire dans la fièvre rhumatismale (87 - 89), car elle est presque invariablement élevée au cours d\u2019une attaque (62).Tirer une conclusion sur les résultats d\u2019une thérapeutique salicylée adéquate, donnée dans le but d\u2019enrayer le processus rhumatismal, nous paraît impossible à l\u2019heure actuelle.Disons seulement que si la voie préconisée par Coburn n\u2019est plus recommandée, le taux sanguin optimum, par lui adopté, semble être l\u2019idéal que tout clinicien tente d\u2019obtenir au cours du traitement d\u2019un épisode aigu de rhumatisme articulaire.c) Adjuvants.La digitaline n\u2019a d\u2019emploi, dans la fièvre rhumatismale, que lorsque le cœur devient insuffisant avec un rythme rapide (72 - 175 - 202).Le fer pour corriger l\u2019anémie hypochrome, Poxygéne, les diurétiques, la quinidine, une diète riche en vitamines et en protéines (72 - 174 -175- 176), la vitamine K (6), les qui- nones (169), la codéine contre les douleurs peuvent parfois être indiqués.L\u2019acide ascorbique, à part de diminuer l\u2019irritation gastrique du salicylate, n\u2019a aucune action par lui-même sur la fièvre rhumatismale (2-18), malgré que dans cette maladie il soit habituellement bas (170).L\u2019épanchement rhumatismal, pleural ou péricardique est généralement peu abondant et répond le plus souvent à une médication 401 salicylée intensive (175 - 202), sans qu\u2019il faille ponctionner.Un programme de rééducation graduelle, avec physiothérapie sur les articu ations restées faibles, est adopté parfois en dehors de la phase aiguë.Chez soixante-cinq patients, l\u2019acide sucei- nique aurait donné des résultats des plus satisfaisants, à la dose de 4 à 5.3 grammes par jour, dans la phase aiguë de fièvre rhumatismale (74).La rœntgenthérapie et la pyréto n\u2019ont aucune valeur (72-73).Les sulfamidés n\u2019agissent pas dans la crise aiguë de rhumatisme articulaire et méme semblent l\u2019aggraver (18 - 72 - 174 - 175 - 176 - 202 - 206).Ces résultats méritent d\u2019être rapprochés des expériences de French et Weller qui produisirent une myocardite interstitielle riche en éosinophiles chez des souris et des rats, avec des injections intrapéritonéales de néoprontosil, de sulfanilamide, de sulfapyri- dine et de sulfathiazol.Cette méme myocardite interstitielle riche en éosinophiles fut retrouvée dans le cœur de cent vingt-six patients dont le seul facteur commun avait été Pingestion de suifamidés peu avant leur mort (61).La pénicilline, à dose thérapeutique, ne possède aucune action sur la fièvre rhumatismale (60 - 163 - 174 - 175 - 176 - 202 - 219) et n\u2019a d\u2019emploi que s\u2019il existe une infection surajoutée pénicillino-sensible (72).2.PHASE PREVENTIVE.La prophylaxie de la fievre rhumatismale comprend deux item: (a) la prévention des causes prédisposantes et (b) celle des causes déclenchantes.a) Prévention des causes prédisposantes.Elle réside surtout dans une étroite surveillance des enfants nés de parents rhumatismaux, dans l\u2019établissement de régimes alimentaires adéquats, dans le respect par les agglomérations ou groupements humains des principes de l\u2019hygiène. 402 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTiN A M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 Le choix du climat n\u2019est que secondaire (106 - 176), car la fièvre rhumatismale se rencontre également dans les climats tropicaux ou subtropicaux (18).Ces derniers sont plus salubres toutefois (72 - 172) et les infections à streptocoque moins fréquentes.Néanmoins, il vaut mieux rester dans le nord et recevoir les sulfamidés en prophylaxie que d\u2019aller dans le sud sans chimiothérapie (18).b) Prévention des causes déclenchantes.Les causes déc'enchantes de la fièvre rhumatismale sont toutes les infections à streptocoque hémolytique (226).Ces infections peuvent être diminuées par le huilage des planchers, le balayage avec de la sciure de bois (72 - 77) et, dans les centres hospitaliers, la désinfection de l\u2019air par les vapeurs de propylène-glycol (84-90 - 222) ou ultra-violet.Amygdalectomie.L\u2019amygdalectomie, chez les patients qui ont souffert de fièvre rhumatismale, ne semble influencer en rien le taux des rechutes (177-209).Après l\u2019étude de cinq cent vingt-deux cas de fièvre rhumatismale, de 1922 à 1936, Ash conclut que la présence ou l\u2019absence d\u2019amygdales au début de la fièvre rhumatismale, ou leur ablation, n\u2019ont aucune influence sur le taux d\u2019atteintes cardiaques ou de mortalité.Les rechutes rhumatismales sont fréquentes quand l\u2019amygdalectomie est faite tôt au début de l\u2019épisode aigu (5).Celle-ci est pratiquée seulement s\u2019il y a vraiment indication locale, c\u2019est-à-dire un foyer infectieux (18-156); l\u2019on n\u2019opère que dans la phase tout à fait inactive de la fièvre rhumatismale, au moins six mois après l\u2019épisode aigu (72) et en donnant avant et après l\u2019intervention de la pénicilline et des sulfamidés (202).Une des raisons pour laquelle Pamygdalectomie n\u2019a pas donné de meilleurs résultats, c\u2019est que souvent, dans le naso-pha- rynx, il fut laissé en place du tissu lymphoide, foyer propice d\u2019infection (18).Ross étudia deux cent quatorze patients & tous les stages de fièvre rhumatismale aiguë, dont quatre- vingt-onze en période active et cent vingt-trois en convalescence.Chez ces quatre-vingt-onze, 74.8% avaient du tissu lymphoïde anormal naso-pharyngien et, chez les cent vingt-trois, 48.8% (178).Vaccins.Quant à la vaccination par l\u2019emploi de filtrats de streptocoques hémolytiques groupe À, combinés avec l\u2019acide tannique (218), cette prophylaxie n\u2019a pas eu l\u2019heur de plaire (72 - 176).Sulfamidés.Comme actuellement la cause du rhumatisme articulaire aigu est inconnue, aucune prophylaxie spécifique contre cette maladie ne peut, à proprement parler, être instituée.L\u2019on sait qu\u2019une infection à streptocoque hémolytique précède habituellement la fièvre rhumatismale chez un sujet, qui, par hérédité ou en raison d\u2019autres facteurs inconnus, a développé une sensibilité spéciale de tous ses tissus à ce microbe (18).Aucune méthode préventive des infections des voies respiratoires supérieures, depuis 10 ans (176), n\u2019a été plus répandue, cependant, que la sulfamido-prophylaxie (83).Jusqu\u2019à ce que la pénicilline par voie orale ne prouve son efficacité, elle demeure l\u2019unique mode de prophylaxie.Leur importance.Nul ne saurait apprécier la sulfamido-prophylaxie à sa juste valeur.Carter estime que dans les Forces Armées, les expériences seules ont permis d\u2019économiser entre cinquante à cent millions de dollars et d\u2019éviter la perte de plus d\u2019un million de journées de travail (23); Coburn de prétendre que 85% des cas attendus de fièvre rhumatismale ont pu être éliminés par le sulfadia- zine (29).L\u2019évaluation des résultats offre nombre de difficultés, car il est impossible d\u2019obtenir des groupes d\u2019étude et de contrôle identiques quant à la moyenne d\u2019âge, aux conditions sociales, à l\u2019état de la maladie cardiaque rhumatismale; aussi, des\u2019 critiques se sont-elles élevées contre les différentes statistiques présentées (209 - 228).Cependant, on ne peut contester actuellement la valeur de cette prophylaxie, surtout après les expériences massives opérées dans les Forces Armées américaines. BÉLISLE: FIÈVRE RHUMATISMALE D'ailleurs, il semble n\u2019exister que deux grands facteurs principaux qui aient de l\u2019influence sur les rechutes rhumatismales: 1.l\u2019âge du malade (chez 499 patients, âgés de quatre à vingt-cinq ans, ayant fait du rhumatisme articulaire et gardés sous observation durant 5,677 « patient-seasons », dans 25% des cas les rechutes graves se produisirent entre quatre et treize ans, dans 8.6% entre quatorze et seize ans et 3.7% entre dix-sept et vingt-cinq ans) ; 2.l\u2019intervalle de temps qui s\u2019écoule depuis la dernière attaque (dans l\u2019année qui suit immédiatement une attaque de fièvre rhumatismale, que ce soit la première ou la troisième attaque, les risques de rechute sont de 38.7% en comparaison de 11.2% si le patient a été une année sans attaque) (229).Avant d\u2019entreprendre l\u2019étude de la prophylaxie sulfamidée, il nous faut définir une expression employée couramment dans la littérature américaine, mais qui, cependant, est appelée à disparaître à cause de la tendance de plus en plus forte, dans les milieux spécialisés, d\u2019user de la médication préventive par les sulfamidés durant toute l\u2019année et non pas durant l\u2019hiver et l\u2019automne seulement, \u2014 nous voulons parler du « patient-season ».Un « patient-season » consiste dans le traitement d\u2019un patient durant un automne et un hiver; deux « patient-seasons » peuvent consister dans le traitement de deux patients durant un automne et un hiver ou d\u2019un seul patient durant deux automnes et hivers.Les résultats.Les rapports favorables à cette prophylaxie abondent.En voici quelques-uns : \u2018 Quarante-et-un «patient-seasons» traités avec des doses prophylactiques de sulfanila- mide: un cas de rechute rhumatismale contre cinq cas de rechutes chez quarante-et-un « patient-seasons » de contrôle, c\u2019est-à-dire non traités (27); cinquante-trois enfants pour un total de 78 « patient-seasons » : deux rechutes, dont l\u2019une six jours après le début de la prophylaxie, contre vingt-et-une rechutes chez dix-sept des trente-deux patients de contrôle (83); 89.« patient-seasons »: aucune rechute 403 (54) ; quatre-vingt-huit patients pour un total de 181 « patient-seasons» traités de 1939 à 1943: 2.7% d\u2019infections à streptocoque, soit 5 cas, deux rechutes majeures de fièvre rhu- matisma'e, soit 1.1%, et deux morts par insuffisance cardiaque sans évidence de fièvre rhumatismale active ou d\u2019infection à streptocoque hémolytique, contre 39% d\u2019infections à streptocoque hémolytique, soit 54 cas, dont dix-neuf rechutes majeures de fièvre rhumatismale, sept rechutes légères et deux morts dans un groupe-contrôle de cent un patients suivis durant 138 « patient-seasons », de 1939 à 1943 (42).Quatre-vingt-dix cas de fièvre rhumatismale, dont vingt-et-un observés durant quatre ans pour un total de 79 « patient-seasons » : aucune rechute grave et aucun décès, contre 10% de rechutes graves chez un groupe-contrôle de 150 « patient-seasons» et quatre morts; les cultures du pharynx, positives au streptocoque hémolytique, furent moins nombreuses dans le groupe traité que dans celui non traité (210).Cent enfants, pour la plupart des adolescents, traités de 1936 à 1939: aucune rechute; en cessant cette prophylaxie, entre 1939 et 1940, ce même groupe d\u2019enfants, dans les mêmes conditions de vie que dans les années précédentes, fut le théâtre de trente-deux infections pharyngiennes à streptocoque hémolytique et 40% eurent des rechutes rhumatismales.L\u2019absence de rechute durant la prophylaxie était vraiment due aux sulfamidés et non pas à un changement dans la susceptibilité des malades (31).Cent huit enfants traités d\u2019octobre à juin 1940-41 et 1941-42: 2 cas d\u2019infection à streptocoque des voies respiratoires et une rechute de fièvre rhumatismale, contre 48 pharyngites à streptocoque, dont 23 (ou 48%) eurent des rechutes, dans un groupe de cent quatre enfants de contrôle (115).Plusieurs synthèses des résultats obtenus par la sulfamido-prophylaxie furent publiées.706 « patient-seasons » traités: 14% de rechutes rhumatismales contre 18.1% chez 639 « patient-seasons » de contrôle; 751 « patient- 404 seasons » traités: 12 rechutes, soit 1.6%, contre 10% à 45% de rechutes dans les groupes non traités (194); 815 « patient-seasons » traités: 1% de rechutes, contre 10 à 35% dans les groupes-contrôles (42).Dans un magnifique tableau des résultats publiés jusqu\u2019en 1945, l\u2019on peut y lire le chiffre de 1,037 « patient-seasons » traités, dont 22 rechutes rhumatismales, soit 22%, contre celui de 1,340 « patient-seasons » de contrôle, dont 183 rechutes rhumatismales, soit 13.7%.Chez les patients qui ne reçurent pas de sulfamidés, il y eut six fois plus de rechutes aiguës et presque deux fois plus de morts (176).Une réduction de 50% à 75% dans les maladies respiratoires et les infections à streptocoque s\u2019opéra avec la sulfamido-pro- phylaxie (99).Dans les Forces Armées américaines, des expériences massives furent exécutées.Deux groupes de quelque cinq mille hommes, dans les mêmes conditions de vie, fréquentant une école technique d\u2019aviation, reçurent pendant février et mars, à intervalles différents, deux grammes de sulfadiazine par jour: les infections de la gorge à streptocoque et la scarlatine furent presque réduites à zéro, de même que l\u2019incidence de la fièvre rhumatismale (98).Dans une autre station: avant l\u2019emploi de la sulfamido-prophylaxie, le taux de fièvre scarlatine par mille hommes variait entre 63.5 à 171.6; avec celle-ci, il tomba à zéro en moins de deux semaines.Le taux des amygdalites qui y était de 426 par mille fut réduit, en moins de quatre semaines, à 46 et, celui de la fièvre rhumatismale de 87 par mille, à zéro (23).Le sulfadiazine, à dose prophylactique de 1 gramme par jour, fut administré continuellement, par Carter et Coburn, à près de 250,000 hommes à l\u2019entraînement dans les camps de la Marine, entre décembre 1943 et avril 1944.L\u2019étude préliminaire de\u201d 30,000 cas a donné les résultats suivants: la période d\u2019hospita.i- sation pour les maladies respiratoires fut réduite de 85% et le taux de la fievre rhuma- I\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLreriy A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 tismale, considérablement diminué, au point que, dans un centre, il n\u2019y eut qu\u2019un seul cas contre quatorze dans le groupe-contrôle; ce taux décroît graduellement en même temps que celui des infections des voies respiratoires supérieures, indiquant un rapport entre les deux.La méningite à méningocoque disparut complètement, tandis que !es infections à pneumocoque furent réduites de 50% (29 - 209).La prophylaxie sulfamidée a donc été efficace pour contrôler les infections des voies respiratoires et prévenir les développements de la fièvre rhumatismale, aidant ainsi l\u2019économie de la nation en guerre (29).Par contre, chez un groupe de 25 enfants qui reçurent 1.2 gramme de sulfanilamide pendant deux périodes de huit mois, comparativement à un groupe-contrôle de 30 enfants, aucune conclusion ne put être tirée sur l\u2019efficacité de la prophylaxie su!famidée, si ce n\u2019est l\u2019absence de toxicité (148); chez un groupe de 32 cas de fièvre rhumatismale recevant 1.5 à 2 grammes de sulfanilamide par jour, divisés en trois doses (203), Stowell et Button constatèrent des réactions toxiques après seulement deux mois de traitement, \u2014 neuf malades durent cesser complètement leur médication et un mourut d\u2019agranulocytose.Or, ces patients avaient été choisis parmi ceux dont les parents avaient promis une collaboration intense, et cet incident se produisit malgré des instructions écrites, malgré des soins attentifs et une surveillance étroite de la formule sanguine.Aussi, ces auteurs concluent-ils que le sulfanilamide peut être un remède fatal quand il est employé prophylactiquement dans la fièvre rhumatismale (203).La dose.La dose quotidienne totale varie de 0.5 à 1 gramme par jour chez les enfants (82-176) et de 1 à 2 grammes par jour chez les adultes (18 - 42 - 115 - 176 - 209), administrée matin, midi et soir.Elle amène un taux sanguin de 1 à 3 mgr.%.Une dose quotidienne continuelle de 0.5 gramme de sulfadiazine apporte un niveau sanguin de 1.4 mgr.% et semble étre la dose BÉLISLE: FIÈVRE RHUMATISMALE prophylactique minimum (209).Ce taux suffit pour donner dans les sécrétions des voies respiratoires une concentration de 0.8 mgr.% qui prévient dans 85% des cas l\u2019implantation du streptocoque hémolytique (29).Le temps et la durée de la prophylaxie.Les sulfamidés, lorsqu\u2019ils sont donnés après une infection à streptocoque mais avant l\u2019apparition de la fièvre rhumatismale, n\u2019influencent en rien le taux de fièvre rhumatismale (209).Sachant les dangers de leur emploi en crise aiguë, il faut attendre la cessation de tout signe d\u2019activité après la suspension de la médication salicylée (18 - 230) et, autant que possible, commencer la prophylaxie sulfami- dée pendant le séjour du patient à l\u2019hôpital, pour qu\u2019à son retour à domicile le malade soit déjà en réaction de défense contre toute implantation possible du streptocoque (18-42 - 176).Non seulement faut-il donner les sulfamidés avant le départ du patient de l\u2019hôpital, et cela, surtout aux saisons les plus propices aux infections des voies respiratoires supérieures, mais l\u2019on se doit de les donner durant toute l\u2019année, y compris l\u2019été, car les rechutes de fièvre rhumatismale en août ne sont pas aussi rares qu\u2019on le croit, de même que les infections à streptocoque (42 - 114-210).Cette médication doit être continuée pendant au moins cinq ans (18-42), car 80% des rechutes se produisent dans les cinq années qui suivent une première attaque (82).Le choix du patient.Il faut choisir les patients qui ont eu une ou plusieurs attaques de fièvre rhumatismale, avec ou sans lésions cardiaques, surtout les plus jeunes, car ce sont eux qui, le plus souvent, font des rechutes.Habitue!lement, les patients qui ont fait de la chorée, sans manifestation cardiaque, ne reçoivent pas la sulfamido-prophylaxie (42).Le choix d\u2019un sulfamidé ou de deux, employés simultanément pour diminuer leur toxicité, est une question qu\u2019il reste encore à déterminer.Le sulfadiazine est une grande vogue (114).405 Les dangers des sulfamidés.Même à dose prophylactique, les sulfamidés ne sont pas sans dangers; cependant, aucun changement dommageable ou cœur ne s\u2019observa à l\u2019électrocardiogramme (83).Leur emploi chez !es enfants ne semble pas provoquer d\u2019effet nocif sur leur poids et leur bien-être (42 - 210).Les patients ne semblent pas devenir sulfamido-résistants, car, au cours d\u2019un traitement prophylactique, deux cas de pneumonie répondirent parfaitement bien à l\u2019emploi du sulfadiazine à haute dose.De plus, si l\u2019on interrompt temporairement la prophylaxie sulfamidée, la reprise du médicament, à petite dose, n\u2019amène pas de réactions d\u2019hypersensibilité, car quarante-huit patients virent leur traitement suspendu pour p'usieurs jours ou mois, et, à la reprise de la prophylaxie, aucune évidence de sensibilité ne fut observée (42).Environ 10% à 15% des cas traités ont des réactions assez fortes pour nécessiter la suppression du médicament (42-115).Les réactions légères et passagères furent surtout des « rash », un peu de cyanose, de la fièvre, des nausées, vomissements, l\u2019urticaire, le vertige, la somnolence et l\u2019albuminurie.La leucopénie (83) et la dermatite exfoliative s\u2019observèrent rarement (209).25,000 hommes et femmes reçurent pendant cinq jours, en décembre 1943, une dose unique de 2 grammes de sulfadiazine le matin après le déjeuner: 128 personnes eurent des réactions, soit 0.50%, dont 9 assez graves pour requérir l\u2019hospitalisation et 3 furent en danger de mort (ces trois patients avaient déjà fait des réactions aux sulfamidés) ; aucun cas d\u2019anurie ou d\u2019agranulocytose ne fut rencontré (121).Sur 30,000 cas où le sulfadiazine fut administré à dose prophylactique, 0.5% eurent des «rash » légers et 0.01% des troubles plus graves, tels que dermatite exfoliative et gra- nulocytopénie; un patient souffrant de bronchite développa un «rash» avec le sulfadia- zine et reçut des doses thérapeutiques de sulfamidés qui déclenchèrent une lymphadé- nopathie, laquelle, à l\u2019autopsie, se révéla être une leucémie (29). 406 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 40,000 hommes reçurent des doses variables de sulfadiazine: 0.12% eurent des réactions, dont 0.03% à peine durent quitter leur travail (99).Les précautions à prendre.Les manifestations toxiques se produisent habituellement tôt après le début de l\u2019administration des sulfamidés, d\u2019une à huit semaines (29 - 42 - 114).Aussi, doit-on, en plus de s\u2019informer des réactions passées aux sulfamidés (121), \u2018faire une numération des gobules blancs sans différenciation, une à deux fois par semaine durant le premier mois (176), émettre des instructions écrites aux parents qu\u2019ils avertissent le médecin de toute éruption ou de tout mal de gorge (209), dont pourrait souffrir l\u2019enfant, et s\u2019assurer leur complète collaboration avant le début du traitement.En surveillant la formule blanche, les urines et, de temps à autre, l\u2019hémoglobine, la sulfa- mido-prophylaxie peut se pratiquer en toute sécurité (18).Elle donne des résultats incontestables dans la prévention des infections à streptocoque et des rechutes de fièvre rhumatismale.Aussi, doit-elle être reconnue et employée (18 - 42 - 176 - 209 - 210, etc.) Le malade qui a souffert de fièvre rhumatismale devient donc un patient qui doit être traité avec autant de soin qu\u2019un diabétique Acide para-aminobenzoique C,- COOH BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 et gardé sous surveillance étroite pendant au moins cinq ans.V.ACIDE PARA-AMINOBENZOIQUE OU A.P.A.B.1.GENERALITES, Nous avons donné l\u2019abréviation A.P.A.B.à l\u2019acide para-aminobenzoïque, parce qu\u2019elle traduit mieux le mot français que l\u2019expression anglaise P.A.B.et, surtout, parce que dans de nombreux services de syphiligraphie, P.A.Best employé pour indiquer le traitement anti- luétique combiné: pénicilline, arsenic et bismuth.L\u2019A.P.A.B., poudre blanchâtre à goût très légèrement amer, dont la formule C7 H7\u201d O2 N ressemble beaucoup à celle des sulfamidés et dont le poids moléculaire se chiffre à 137.Si l\u2019on compare la structure de l\u2019acide para- aminobenzoique et celle du sulfanilamide, on voit tout de suite le rapprochement qui doit être fait entre ces deux corps .L\u2019A.P.A.B.semble bien être une vitamine (4), bien que Bloomberg ne soit pas de cet avis (14), et faire partie de la composition du complexe B, comme la thiamine, riboflavine, pyridoxine, l\u2019acide nicotinique et pan- tothénique, le biotin, l\u2019inositol, la choline, l\u2019acide folique; on le nomme aussi vitamine Bx (204).Sulfanilamide AN 7 Cc -H H -C - H Nl BÉLISLE: FIÈVRE RHUMATISMALE Ces facteurs ont été synthétisés; d\u2019autres, pas, tels que: Bs ou facteur de croissance chez le pigeon, B4 ou facteur antiparalytique chez le rat, acide adénylique, acide pimélique ou facteur de croissance pour le C.diphteriae, le facteur U qui agirait sur le cartilage des poulets et le facteur W qui jouerait aussi un rôle dans la croissance (193).L\u2019A.P.A.B.fut identifié un peu partout dans la nature, tant chez les animaux que chez les végétaux (93): dans le blé, les bananes, œufs, muscles de bœuf, le sang humain, le lait, ete.; c\u2019est cependant dans la levure qu\u2019on en aurait trouvé le plus (159).Soluble dans l\u2019eau, thermostable, efficace en petites quantités, il produit un syndrome par carence bien déterminé.Facteur de croissance pour les bactéries, il n\u2019est pas toxique et donne ainsi raison à ceux qui lui attribuent le rôle de vitamine (193).2.ACTION.Ses actions sont nombreuses et des plus variées : a) Rôle antisulfamidé.L\u2019acide para-aminobenzoïque et, les sulfa- midés possèdent des formules chimiques semblables et sont des ennemis acharnés.Les sulfamidés ne jouent aucun rôle thérapeutique dans la fièvre des montagnes rocheuses (85), \u2014 l\u2019A.P.A.B., lui, agit dans celle-ci; les sulfamidés sont bactério-statiques, \u2014 l\u2019A P.A.B.inhibe cette action des sulfamidés (97 - 131 - 152 - 187).Les rapports de cette action inhibitrice sont énormes : une partie d\u2019A.P.A.B.inhibe 26,000 parties de sulfanilamide, c\u2019est-à-dire qu\u2019un milligramme d\u2019A.P.A.B.inhibe 26 grammes de sulfanilamide.C\u2019est peut- être la raison du peu d\u2019efficacité, parfois, des sulfamidés employés localement (180).Le sulfathiazol et sulfadiazine ont une action bactério-statique sur les staphylocoques, qui dépasse celle du sulfapyridine et sulfanilami- de, \u2014 l\u2019A.P.A.B.inhibe d\u2019autant plus Paction bactério-statique de ces sulfamidés que celle-ci est moins grande (198).407 I! inhibe l\u2019action du promin sur le bacille tuberculeux (220), l\u2019action toxique du p-ami- nobenzène sulfonamide sur les plantes (20), l\u2019action du p-aminophenyl-sulfamide sur le flagelli trypanosomide strigomonas oncopelti (et cela à une dose 264,000 fois moindre que celle du sulfamidé) (129); non seulement il inhibe l\u2019action antagoniste des sulfamidés sur le flagellà polytomella, mais il permet lé départ de la multiplication de cultures bloquées depuis plusieurs semaines (131).Chez le jeune rat.l\u2019acide para-aminobenzoï- que entre en compétition avec le sulfasuxidine.En effet, si on nourrit ce rat d\u2019une diète pure contenant 1% de sulfasuxidine et de la vitamine B, mais ne contenant pas d\u2019A.P.A.B,, il se développe une hypoprothrombinémie et l\u2019on constate une diminution de la croissance, ce qui n\u2019a pas lieu si l\u2019on ajoute de l\u2019A.P.A.B.(38).Il inhibe aussi l\u2019action du sulfanilamide dans la lymphogranulomatose vénérienne.De plus, l\u2019on sait que l\u2019acide para-amino- benzoïque est à la base de nombreux anesthésiques locaux, tels que la novocaïne.Sept des anesthésiques dérivés de l\u2019A.P.A.B.et neuf non dérivés de cet acide furent étudiés in vitro quant à l\u2019inhibition de l\u2019action bacté- rio-statique du sulfapyridine sur le colibacille.Chacun des sept anesthésiques locaux dérivés de l\u2019A.P.A.B.bloqua partiellement ou complètement cette action, \u2014 pas un des neuf autres n\u2019agit de la sorte (17 - 111 - 197 - 231).Il y a des exceptions: les sulfamilamido- indazoles (120), les sulfanilylanilides (151) et le benzène-sulfonanilide (66) résistent à l\u2019action inhibitrice de l\u2019A.P.A.B.L\u2019acide para-aminohippurique (11) et l\u2019acide para-aminobenzoyl-glutamique (227) n\u2019ont pas d\u2019action sur les sulfamidés.b) Facteur de croissance.L\u2019A.P.A.B.est un métabolite essentiel, c\u2019est- à-dire une substance ou groupe chimique qui prend une part essentielle dans la chaîne des synthèses nécessaires à la croissance d\u2019une bactérie.Or, c\u2019est sur ces métabolites essen- 408 tiels qu\u2019agissent les substances bactério-sta- tiques, soit en les oxydant, soit en formant avec eux un produit inactif, soit en s\u2019appropriant une enzyme nécessaire à leur métabolisme (57).Ainsi, par exemple, le mercure agit en s\u2019appropriant le groupement SH, lequel est un métabolite essentiel à toute cellule (56).Comme les sulfamidés possèdent une structure chimique ressemblant de très près à celle de l\u2019acide para-aminobenzoïque, qui est un métabolite essentiel, ils se substitueraient à ce dernier et agiraient selon un mode de compétition sur le système enzymal intervenant dans le métabolisme des bactéries (55-58 - 59 - 130 - 142 - 180 - 231).Aussi, Janeway recom- mande-t-il d\u2019ajouter un peu d\u2019A.P.A.B.à tous les milieux de culture de patients traités par sulfamidés (104).On a constaté que certains microbes plus résistants que d\u2019autres aux sulfamidés étaient ceux qui produisaient le plus d\u2019acide para- aminobenzoïque, v.g.: B.coli communis (123), les gonocoques (117) et certains staphylocoques sulfamido-résistants (118 - 199).Mellvain croit que le sulfanilamide n\u2019agit pas sur l\u2019A.P.A.B.une fois que ce dernier est intégré dans les bactéries, mais bien plutôt l\u2019empêcherait de s\u2019assimiler aux bactéries, et que ce serait là son mode d\u2019action bactériostatique (138).Cette hypothèse, d\u2019ailleurs, expliquerait que l\u2019action du sulfonamide sur les bactéries souffre un retard de deux heures environ (97), en ce que l\u2019A.P.A.B.intégré dans la bactérie pourrait servir à la cellule- fille, mais qu\u2019à chaque division il resterait de moins en moins de ce métabolite essentiel.c) Rôle de protection.Chez le rat, le taux de mortalité fut de beaucoup abaissé au cours de l\u2019emploi de doses mortel'es d\u2019arsenicaux pentavalents et de composés d\u2019antimoine, en y combinant de l\u2019acide para-aminobenzoïque; l\u2019étendue des lésions rénales fut considérablement diminuée et la régénération au niveau du rein, très accélérée L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 (130-183), sans pour cela que leur action parasiticide fût inhibée (184).L\u2019A.P.A.B.exercerait une faible action protectrice contre les préparations bismuthiques (216).Cependant, chez la souris, avec l\u2019emploi de doses mortelles de mapharsen, aucune réduction dans le taux de mortalité ne fut observée par l\u2019emploi simultané d\u2019A.P.A.B.(169).d) Inhibition des rickettsies.Les rickettsies, dans l\u2019ordre des agents infectieux, se trouvent placées entre les bactéries et les virus (224).Il y a trois maladies principales reconnues chez l\u2019homme, dont les rickettsies sont la cause: le typhus, la fièvre des montagnes rocheuses et le tsutsugamushi (25).L\u2019A.P.A.B.agit contre ces agents infectieux (71) ; il inhibe la croissance du « rickettsia typhus» chez l\u2019embryon de poulet infecté (79), celle de la rickettsie du tsutsugamushi (154 - 196), et de la fièvre des montagnes rocheuses chez l\u2019embryon de poulet (78) et le cochon d\u2019Inde (3).Il agit également in vivo.Au Caire, durant l\u2019une des épidémies de typhus les p'us fortes qu\u2019on ait vues en Egypte, vingt patients furent traités, avec d\u2019excellents résultats, par l\u2019acide para-aminobenzoïque à la dose quotidienne, per os, de vingt-quatre grammes, c\u2019est-à-dire à une dose initiale de quatre à huit grammes, puis de deux grammes aux deux heures, parce que l\u2019A.P.A.B.s\u2019élimine rapidement (211- 232).Il agit également bien chez l\u2019homme dans le tsutsugamushi (211) et dans la fièvre des montagnes rocheuses (164).Il est possible que son mécanisme d\u2019action soit celui de sa sœur d\u2019armes du B complexe, la riboflavine, qui aurait pour rôle d\u2019activer les processus d\u2019oxydation intracellulaire et dont la carence amènerait une baisse du métabolisme cellulaire permettant une multiplication des virus (161).e) Facteur antigrisonnant.L\u2019A.P.A.B.agirait dans l\u2019achromotrichie et BÉLISLE: FIÈVRE RHUMATISMALE serait, tout au moins chez la souris, un des facteurs antigrisonnants lorsque employé seul (4 - 143 - 144) ; de même que chez le rat, lorsqu\u2019on l\u2019associe avec le pantothénate de calcium (48-214), car il n\u2019agit pas seul dans ce cas- ci (96).Chez l\u2019homme, certaines expériences semblèrent prouver ce point.Sur dix-neuf patients avec cheveux gris, deux virent des changements de couleur s\u2019opérer après huit mois de traitement par des doses de 100 mgr.de pantothénate de calcium, 200 mgr.d\u2019A.P.A.Bet 50 grammes de levure de bière par jour (19).Trente patients, entre vingt-et-un et cinquante-cinq ans, avec de l\u2019achromotrichie, reçurent de l\u2019A.P.A.B.à la dose de 100 mgr.deux fois par jour: les cheveux\u2019 auraient noirci après deux mois de traitement (192).Huit cents patients grisonnants, dont l\u2019âge variait entre seize et soixante-quatorze ans, furent traités pendant huit mois avec 100 mgr.d\u2019acide para- aminobenzoïque trois fois par jour: après de trois à huit semaines de traitement, l\u2019on nota un changement dans la couleur des cheveux, qui devinrent plus foncés (193).f) Autres rôles.Depuis 1940, la littérature sur l\u2019acide para- aminobenzoïque a augmenté considérablement.Nul doute que son emploi se réstreindra de plus en plus, à mesure que des essais thérapeutiques en clinique humaine viendront infirmer ou confirmer les résultats obtenus expérimentalement.C\u2019est ainsi que, chez l\u2019animal infecté par la typhoïde, l\u2019A.P.A.B.semble n\u2019avoir aucune action, mais plutôt aggraver la ma:adie (16) lorsque employé après le début de celle-ci.Dans la tuberculose, signalons quelques faits des plus intéressants.Deux facteurs vitami- niqués non identifiés, nommés B10 et B11, produits par une chaîne du mycobacterium tuberculosis, virent leur production stimulée par l\u2019aéide para-aminobenzoïque (151).L\u2019A.P.A.B., chez les cochons d\u2019Inde infectés par le bacille tuberculeux, prolonge leur survie et diminue la sévérité de la maladie, sans cepen- 409 dant prévenir le développement de la tuberculose, ni empêcher la mort d\u2019accomplir son œuvre (15).L\u2019on connaît de plus l\u2019usage thérapeutique de la novocaïne intraveineuse, en solution à 1%, dans l\u2019asthme, l\u2019embolie pulmonaire, l\u2019angor, la dyspnée cardiaque, l\u2019emphysème, les anuries réflexes, les syndromes douloureux digestifs, les hémoptysies (9 - 122).La novocaine est le chlorhydrate du para-aminoben- zoyl-diéthyl-amino-éthanol, et, dans le sang, il se dédouble en A.P.A.B.et un amino-alcool (95) pour perdre rapidement et sa toxicité et ses propriétés anesthésiques (65).Or, la novocaïne intraveineuse a donné des résultats des plus satisfaisants sur l\u2019évolution des cavernes tuberculeuses (9-63).Il semblerait qu\u2019on puisse obtenir des résultats identiques sur les syndromes de dyspnée par l\u2019emploi de l\u2019A.P.A.B.intraveineux, qui est le principe de base de la novocaïne, mais qui, cependant, serait absolument dépourvu de la moindre toxicité.La voie sous-cutanée est douloureuse ; l\u2019aérosol sera utilisé sous peu (9).L\u2019A.P.A.B.aurait également donné des résultats satisfaisants dans l\u2019alopécie areata et le vitiligo (193), et modifierait la formation de la mélanine (145).Vingt-deux patientes, stériles depuis cinq ans, furent examinées par des gynécologues compétents et leurs époux vus par des urolo- gistes de carrière: maris et femmes reçurent les tests appropriés et furent considérés comme normaux.Ces vingt-deux patientes prirent de l\u2019acide para-aminobenzoïque (100 mgr.quatre fois par jour) pendant trois à sept mois : douze devinrent enceintes; sur les dix autres cas, six ne prirent pas l\u2019A.P.A.B.tel que prescrit (198).a Faut-il rappeler également que l\u2019A.P.A.B.augmenterait l\u2019appétit chez plusieurs patients, aurait une action désintoxicante surtout dans l\u2019alcoolisme chronique et produirait une sensation de bien-être.Par voie buccale, il s\u2019absorbe facilement (14), se diffuse dans tout l'organisme, y compris le liquide céphalo-rachidien (93), et s\u2019élimine rapidement dans les 410 urines sous forme acétylée surtout, ce qui a permis son emploi dans la myasthénie gravis, comme épreuve pour savoir s\u2019il y avait insuffisance d\u2019acétylation dans cette maladie (212).En effet, chez l\u2019homme, 96% de l\u2019acide para-aminobenzoïque est excrété dans l\u2019urine sous la forme combinée d\u2019acide para-acétyl- aminobenzoïque et 4% sous forme de para- aminobenzoyl-glycuronate.Comme l\u2019acéty- lation est une fonction réservée presque exclusivement au foie, il fut employé comme test hépatique (14).L\u2019A.P.A.B.semble également favoriser la synthèse de l\u2019acide folique par les germes intestinaux; il inhiberait la destruction enzy- male du stilboestrol et l\u2019oxydation de l\u2019adrénaline (93 - 193).Il possède de plus un pouvoir voitrigène, mais moindre que les thiourea (67).Il intervient peut-être dans le métabolisme des glucides (93 - 193), empêcherait la croissance de certains champignons (24) et l\u2019action inhibitrice de linositol sur la prolifération tumorale (113).g) Toxicité.Quant à la toxicité de l\u2019acide para-amino- benzoïque, disons qu\u2019elle semble minime (93 - 193), car chez l\u2019homme des doses de soixante grammes, soit un gramme par kilogramme de poids, furent administrées (85) et des concentrations sanguines de 100 à 150 mgr.% obtenues, sans signes toxiques (211).À la dose de vingt-quatre grammes par jour, soit deux grammes aux deux heures, la concentration sanguine atteinte est d\u2019environ 20 à 50 mgr.%.L\u2019acide para-aminobenzoique est employé aux deux heures, car il s\u2019élimine rapidement (97 - 164 - 211 - 232).Quelques nausées, brûlements gastriques, vomissements, furent attribués à l\u2019acide para- aminobenzoïque.Le bicarbonate \u201cde soude diminue l\u2019irritation de l\u2019estomac et permet , de maintenir un pH urinaire neutre ou légèrement alcalin.i De la distension abdominale et du délire furent également observés, qui disparurent après cessation de l\u2019A.P.A.B.(164).L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 De plus, l\u2019A.P.A.B.a tendance à faire descendre les globules blancs et pourrait produire une légère acidose, mais n\u2019amènerait aucun changement sur les globules rouges, l\u2019hémoglobine et sur les reins (211 - 232); aussi recommande-t-on, au cours de l\u2019emploi de l\u2019acide para-aminobenzoïque, de faire aux trois jours une numération des globules blancs.Chez le rat, la souris et le chien, la toxicité de l\u2019A.P.A.B.fut étudiée.Par voie buccale, une dose dépassant un gramme par kilogramme de poids produit de la gastro-entérite avec hémorragie; si la dose dépasse deux grammes par ki!logramme de poids, une nécrose aiguë du foie peut survenir (186).Chez le rat, il fallut des concentrations sanguines de 600 mgr.% pour obtenir des symptômes de toxicité, tels que: congestion passive, œdème généralisé, foyers de nécrose au foie et néphrose .Les doses qui produisent des symptômes de toxicité sont donc très élevées (147).3.ADJUVANT À LA MÉDICATION SALICYLÉE.Laissant de côté ces diverses propriétés de l\u2019acide para-aminobenzoïque, nous étudierons un aspect thérapeutique de cet acide, en rapport avec la fièvre rhumatismale.Au cours de la 2ème Guerre Mondiale, la pénicilline présentait deux problèmes: l\u2019un d\u2019ordre commercial, sa fabrication sur une haute échelle, et l\u2019autre d\u2019ordre médical, la rapidité formidable avec laquelle elle s\u2019éliminait et la nécessité de donner de grosses doses répétées.Or, chez les chiens (12-13), puis chez l\u2019homme (10), des expériences des plus concluantes démontrèrent que l\u2019acide para-ami- nohippurique augmentait le taux sanguin de la pénicilline de deux fois son taux initial, lorsque le niveau sanguin de l\u2019A.P.A.H.était de 7.9 mgr.%, et de cinq fois lorsqu\u2019il était de 47.7 mgr.%.Aucune lésion rénale ne fut observée qui put expliquer ce retard de l\u2019élimination de la pénicilline; il s\u2019agissait, sem- ble-t-il, d\u2019une action de masse ou de compé- BÉLISLE: FIÈVRE RHUMATISMALE tition entre deux corps qui avaient une même voie d\u2019excrétion (12 - 13).De même, l\u2019A.P.A.H.inhibe la réabsorption tubulaire de l\u2019acide ascorbique (189).Récemment, Dry, Butt et Scheifley, dans un cas de rhumatisme articulaire aigu où ils n\u2019avaient obtenu par l\u2019administration buccale de dix grammes de salicylate de soude qu\u2019une concentration sanguine de 12.5 à 15 mer.% sans résultats thérapeutiques, adjoignirent empiriquement à cette médication de l\u2019acide para-aminobenzoïque (44).Concuremment avec une amélioration clinique du patient, le taux sanguin du salicylate monta graduellement jusqu\u2019à 34.5 mgr.% en moins de sept jours, pour redescendre & son niveau initial onze jours après la cessation de l\u2019A.P.A.B.Cette action semble bien être identique à celle de l\u2019A.P.A.H.vis-à-vis de la pénicilline, c\u2019est-à-dire être une action de masse, car, en associant de l\u2019A.P.A.B.au salicylate de soude, le taux d\u2019excrétion urinaire du salicylate diminue considérab!ement; inversement, l\u2019excrétion de l\u2019A.P.A.B.augmente lorsqu\u2019on diminue le taux sanguin du salicylate.Nous avons observé trois patients traités par le salicylate de soude et à qui nous avons donné de l\u2019acide para-aminobenzoïque à la dose de vingt-quatre grammes par jour.Observation 1.Monsieur F.R., 30 ans, de Montréal, commis de bureau, quinze jours avant son entrée à Phôpita] se plaint d\u2019une légère grippe.Il se présente à nous pour des douleurs migratrices aux coudes, poignets, genoux et chevilles, et un gonflement avec rougeur et chaleur des genoux, ainsi que des poignets.Sa température est de 101° ; son pouls, à 88 et bondissant; sa respiration, à 26.Il en est à sa cinquième crise de, rhumatisme articulaire aigu, \u2014 la première ayant eu lieu en 1930, la seconde en 1933, la troisième en 1940, l\u2019avant-dernière en 1943.A son cœur, un double souffle au foyer aortique et une pointe dans le sixième espace intercostal gauche, à quinze centimètres de 411 la ligne médio-sternale.Tension artérielle : 140-40.A la radiographie : image d\u2019insuffisance aortique; à l\u2019électrocardiogramme: signes de dégénérescence et de fatigue du muscle cardiaque.Le taux de sédimentation se chiffre à quarante millimètres en trente minutes.La formule sanguine montre une légère anémie, 3,375,000 globules rouges, une hémoglobine (Haldane) a 74% et une leucocytose avec 10,250 globules blancs, dont 82% de polynucléaires.L\u2019azotémie se chiffre à 64 mgr.% et la glycémie à 105 mgr.%, la cholestérine à 148 mgr.% et le dosage de la prothrombine à 50%.L\u2019analyse d\u2019urine révèle la présence de nombreux globules rouges, de quelques cylindres granuleux et de 0.10 gramme d\u2019albumine au litre; absence de sucre.Le patient reçoit de huit à douze grammes de salicylate de soude, avec ou sans bicarbonate de soude, pendant vingt-neuf jours.La concentration sanguine du salicylate, durant ce temps, varia entre un minimum de 8 et un maximum de 12.5 mgr.%.Le matin de l\u2019adjonction de Pacide para- aminobenzoïque, le 20 mars, la dose de salicylate par voie buccale est de dix grammes par jour et le taux de concentration sanguine du salicylate est de 9 mgr.%.Le patient ne prend plus de bicarbonate.Nous donnons deux grammes d\u2019A.P.A.B.à prendre par la bouche, dans un peu d\u2019eau, aux deux heures.Le même jour, à 4.30 heures p.m., le taux sanguin du salicylate est de 12 mgr.%; le 21 mars, à 8.30 heures p.m., de 24.7 mgr.%; le 21 mars, a 4.30 heures p.m., de 41.66 mgr.%, et le 22 mars, à 8.30 heures a.m., de 45.55 mer.%.A ce moment, le patient présente des symptômes d\u2019intoxication par le salicylate: bourdonnements d\u2019oreille, légère surdité; ses douleurs arthritiques ont sensiblement diminué.Comme nous n\u2019avons, à ce moment, que peu d\u2019A.P.A.B.pour procéder à nos expériences, nous cessons cette médication le 22 mars, à Salicylate Monsieur F.R.- lère expérience CIF mers Salicylate de soude: 10 grammes per jour 60 ?tt 1\" Aclde para-sminobenzoique: 24 55 50 45 40 55 30 25 20 15 10 A.P.A.B.A.P.A.B.CESSE < > SHOL THAT \u201cTEPNUOINC \u2014 OA TN V NHaTINg \u2014 VOYNVO NC ATVOICAN NOINA.T 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 heures [ I 0 1 : us : 6 jours Salicylate Monsieur F.R.- 2ème expérience mgrs Salicylate de soude: 10 grammes par jour \u201d \" 11 60 Aclde para~aminobenzoique:24 86 50 45 40 35 30 25 20 15 d'IVNSILVNAOHE MHAHIA *H'ISTIHE 10 A.P.A.B.NP \u2014 12 36 60 84 9 OE \u201c108 120 \"132 \u201c124 heures I | | ; «QL oF BL 5 6 jours # \u20ac 414 midi, tout en continuant à donner la même dose de salicylate.Le 25, a 9.30 heures a.m., le taux sanguin du salicylate se lit a 18.18 mgr.%, et le 26 mars, a 12.7 mgr.%, avec réapparition des douleurs articulaires et disparition des signes d\u2019intoxication salicylique.Le 27 mars, le patient reprend l\u2019A.P.A.B.à la dose de deux grammes aux deux heures, tout en continuant le salieylate de soude à la même dose qu\u2019auparavant, c\u2019est-à-dire dix grammes par jour, toujours sans bicarbonate.Le 28 mars, à 10 heures a.m., le taux du salicylate dans le sang est de 19.5 mgr.%; le 31 mars, il se chiffre à 36.49 mgr.%, et le ler avril, à 38.46 mgr.%, avec encore disparition des douleurs articulaires et présence de quelques symptômes d\u2019intoxication par le salicylate.Au cours de ces deux courtes expériences, une légère glycosurie fut observée, ainsi qu\u2019une baisse de la réserve alcaline, laquelle, le 28 mars, se chiffrait à 36.6% et, le 2 avril, à 24.9%.La numération des globules blancs, le 21 mars, se lisait comme suit: globules blancs, 7,750; polynucléaires, 70% et lymphocytes, 21%; le 31 mars: globules blancs à 5,000, polynucléaires à 55% et lymphocytes à 40%.Aucune action sur les globules rouges et sur Phémoglobine ne fut remarquée au cours de l\u2019administration de l\u2019A.P.A.B.; la sédimentation répétée aux douze heures et la prothrombine ne varièrent aucunement.Le patient, durant la médication par l\u2019acide para-aminobenzoïque, ressentit quelques brû- lements épigastriques.Pour des raisons d\u2019ordre technique, nous ne pûmes doser l\u2019A.P.A.B.dans le sang, chez ce patient, ni chez les deux autres cas que nous présentons.Observation 2.La patiente est une jeune étudiante, mademoiselle M.C., 21 ans, de Montréal, qui depuis deux ans s\u2019est plainte de grippes et amygdalites nombreuses.Au cours des deux derniers mois, elle présenta les symptômes suivants: fatigue, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 léger amaigrissement, dyspnée d\u2019effort, insomnie causée par des douleurs migratrices des pieds, coudes, genoux, poignets, colonne vertébrale et mollets, avec léger œdème des chevilles.Au cœur, une pointe dans le cinquième espace intercostal gauche, à neuf centimètres de la ligne médio-sternale; on y entend un souffle systolique en jet, au foyer mitral, qui se propage jusqu\u2019à la pointe de Pomoplate gauche.Tension artérielle: 126.84.Température à 99.2°, pouls à 82 et respiration à 22._ L\u2019analyse d\u2019urine est négative; la sédimentation et l\u2019électrocardiogramme, normaux.Cette étudiante reçoit pendant dix-huit jours du salicylate de soude, sans bicarbonate, à la dose de 5.3 grammes par jour, en pilules kératinisées, avec une concentration sanguine d\u2019environ 35 mgr.%.Le 22 juin, nous réduisons la dose du salicylate de moitié et, entre le 30 juin et le 2 juillet, le taux du salicylate dans le sang varia de 0 34 10 mgr.%.A ce moment, nous ajoutons, & la médication salicylique, de l\u2019acide para-aminoben- zoïque à la dose initiale de quatre grammes, suivie de deux grammes aux deux heures.Le 3 juillet, le taux sanguin du salicylate se chiffre à 13.8 mgr.% ; le 4 juillet, à 25 mgr.% ; le 5 juillet, à 30 mgr.%.: Nous avons alors cessé l\u2019A.P.A.B., parce que la patiente se plaignait de nausées et de vomissements.La sédimentation et la prothrombine n\u2019ont pas bougé; les douleurs articulaires ont quelque peu diminué; pas de brûlements épigastriques.Nous croyons que notre étudiante aurait pu continuer à prendre son acide para-aminoben- zoïque, si nous l\u2019avions associé à des jus de fruits et du bicarbonate de soude.Comme nous voulions simplement prouver que l\u2019A.PA.B.pouvait augmenter considérablement le salicylate dans le sang et que notre but était atteint, nous considérâmes l\u2019expérience comme terminée.Le salicylate fut cependant continué à la Salicylate Mademoiselle M.C.mgrs Salicylate de soude: 2.6 grammes par jour \" te te Acide para-aminobenzoi que : 24 50 45 40 35 30 25 20 15 HIVINSILVINOHY HYAHIA -AIST'IHI 10 A.P.A.B.CESSÉ A P.A.B.> > 1 3 i 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 180 192 204 216 heures | ] ' 1 l nl 7 o! 3 2 5 = 7 8 9 jours GIF 416 même dose et, le 8 juillet, son taux sanguin se chiffrait à 20.40 mgr.% et, le 11, à 12.50 mer.%.Au cours de la médication par l\u2019A.P.A.B,, une légère glycosurie fut notée; aucun changement des formules rouge et blanche et de l\u2019hémog:obine ne fut observé.Observation 3.Monsieur R.C., 54 ans, électricien, se présente à l\u2019hôpital pour les symptômes suivants: depuis un an, douleurs et gonflement des mains, douleurs aux genoux, pieds, épaules et hanches, amaigrissement de quatre-vingts livres, asthénie, fatigue, dyspnée, tachycardie, perte d\u2019appétit.À l\u2019âge de 32 ans, le patient avait fait une crise de rhumatisme articulaire aigu et, dans ses antécédents familiaux, il fut possible de retracer trois cas de fièvre rhumatismale.Au cœur, une pointe à dix centimètres de la ligne médio-sternale et un léger souffle systolique à la pointe, sans irradiation, modifié par la respiration et le changement de position.Tension artérielle: 118-60.Température à 98.2°, pouls à 66 et respiration à 20.L\u2019azotémie se chiffre à 24 mgr.%, la glycémie a 95 mgr.%.Les radiographies des pieds, mains, genoux et de la colonne dorso-lombaire révèlent surtout une ostéoporose régionale; l\u2019analyse des urines s\u2019avère tout à fait négative.Les protéines totales du sang sont à 4.81 mgr.%, avee un rapport sérine/globuline de 2.1/2.7 mgr.%; la sédimentation se lit à vingt-cinq millimètres en une heure.Le patient reçoit du salicylate de soude à des doses variant de six à douze grammes par jour, accompagné de bicarbonate de soude à la dose de trois à douze grammes par jour, pendant treize jours, avec des concentrations sanguines de salicylate variant autour de 20 mer.%.Le 22 septembre, nous cessons toute médi- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeriN AMLFC.\u2014 Montréal, avril 1948 «a cation, sauf le salicylate à la dose de six grammes par jour.Le 24 septembre, le taux sanguin du salicylate se chiffre à 12.87 mgr.% ; le 26, & 13.40 mgr.%.Après avoir ainsi stabilisé le taux du salicylate sanguin, nous adjoignons, à cette médication, de l\u2019acide para-aminobenzoïque à la dose initiale de quatre grammes, suivie de deux grammes aux deux heures.Le 28 septembre, le niveau sanguin du salicylate se chiffre & 23.8 mgr.%; le 30 septembre, & 25 mgr.%; le 2 octobre, & 23.81 mgr.%; le 7 octobre, a 34.24 mgr.%.Nous cessons alors l\u2019acide para-aminoben- zoïque, dans le seul but d\u2019économie et afin de pouvoir utiliser ce qui nous reste de ce produit pour des expériences futures; cependant, le salicylate de soude est toujours continué à la même dose, c\u2019est-à-dire, six grammes par jour.Le 11 octobre, le taux sanguin du salicylate se chiffre à 25 mgr.% et, le 14 octobre, à 5.6 mer.%.| Le patient vit ses douleurs disparaître au cours de la médication mixte, salicylate de soude et A.P.A.B,, et réapparaître avec l\u2019abaissement du niveau sanguin du salicylate causé par la cessation de l\u2019acide para-amino- benzoïque.Aucun brûlement, ni nausée, ni vomissement, ni changement important sur les globules rouges, les globules blancs, \u2019hémoglobine, Ia sédimentation et la prothrombine ne furent observés.Aucune atteinte rénale ne fut décelée au moyen d\u2019analyses d\u2019urine répétées; ici encore, une légère glycosurie apparut au cours de la médication par l\u2019acide para-aminobenzoïque.Voilà donc trois observations, où, en associant l\u2019acide para-aminobenzoïque au salicylate de soude, nous pûmes augmenter le taux sanguin de ce dernier de deux à cinq fois son niveau initial, obtenir dans le sang une concentration thérapeutique de salicylate telle que recommandée par la plupart des auteurs, c\u2019est-à-dire d\u2019environ 35 mgr.%, et, cela, avec parfois des doses de salicylate relativement Salicylate Monsieur R.C.mgrs Salicylate de soude: 6 grammes par jour 55 1\" Acide para-aminobenzoïque:24 \u201d \" 50 45 | 40 HIST THA 35 30 25 20 HIVINSILVINAHY HYAHIA 15 10 SL A.P.A.B.A.P.A.B.CESSÉ > > = = be = = 10 11 12 13 14 15 16 17 18 jours 5 418 faibles.La cessation de l\u2019A.P.A.B.amena dans ces cas une chute du taux du salicylate dans le sang.Cette étude est forcément incomplète, à cause du petit nombre de cas présentés, de l\u2019emploi de l\u2019A.P.A.B.durant un temps relativement court, de l\u2019absence de dosages d\u2019A.P.A.B.dans le sang et de l\u2019étude détaillée des fonctions hépatique et rénale au cours de la médication par l\u2019acide para-aminobenzoïque.VI.Conclusion I.Au cours d\u2019expériences où nous avons associé au salicylate de soude l\u2019acide para- aminobenzoïque, il nous a paru intéressant de faire une revue de la fièvre rhumatismale, car le salicylate demeure encore le traitement de choix de cette maladie; nous en avons étudié l\u2019étiologie, la symptomatologie, le diagnostic, le traitement, et montré qu\u2019elle demeure un problème vital, social et économique des plus importants.II.L\u2019acide para-aminobenzoïque, employé avec le salicylate de soude, & la dose de 24 grammes par jour, augmente le taux sanguin de ce dernier de deux à cinq fois son niveau initial; 1l permet, avec parfois des doses relativement faibles de salicylate, d\u2019obtenir dans le sang une concentration de 35 mgr.%, qui, pour la plupart des auteurs, est considérée comme idéale pour le traitement du rhumatisme articulaire aigu.ITI.L\u2019A.P.A.B.aura sa place dans l\u2019arsenal thérapeutique de la fièvre rhumatismale, surtout dans les cas où le salicylate, employé seul, n\u2019amène pas dans le sang une concentration thérapeutique optima; l\u2019obligation de donner l\u2019A.P.A.B.aux deux heures peut limiter fortement son emploi clinique.BIBLIOGRAPHIE 1.E.M.ABRAHAMSON: « Hyperinsulinism as an etiologic factor in acute rheumatic fever.» J.Clin.Endocrinology, 4: 71, 1944, 2.A F.ABT, L.M.HARDY, C.J.FARMER, J.D.MAASKE: «Relation of vitamin C to scarlet L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 fever, rheumatic infections and diphtheria in children.» Am.J.Dis.Child.64: 426, 1942.3.L.ANIGSTEIN, M.N.BADER: «Para-amino- benzoic acid: its effectiveness in spotted fever in guinea pigs.» Science, 101: 591, 1945.4.S.ANSBACHER: «Para-aminobenzoic acid, a vitamin.» Science, 93: 164, 1941.5.R.ASH: «Influence of tonsillectomy on rheumatic infection.» Am.J.Dis.Child, 55: 63, 1938.6.C.T.ASHWORTH, J.F.MeKEMIE: « Hemorrhagic complications, with death probably from salicylate therapy; report of two cases.» J.A.MA.126: 806, 1944.7.H.S.BARBER: «Difficulties in the diagnosis of rheumatic fever.» Lancet, 1: 122, 1946.8.A.R.BARNES: « 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LA PONCTION-BIOPSIE DU FOIE MÉTHODE ET RÉSULTATS Pierre CAZAL (Montpellier).Nos connaissances de pathologie hépatique se ressentent de la difficulté qu\u2019il y a à se procurer du tissu hépatique pathologique.L\u2019étude des pièces nécropsiques est insuffisante parce qu\u2019elle ne montre que des lésions très avancées, ce qui rend impossible une étude histogénétique, et parce que les lésions observées sont souvent entachées d\u2019artéfacts cadavériques.L\u2019histogénèse de ces affections a pu être mise en évidence dans quelques cas par des biopsies chirurgicales, mais celles-ci, nécessitant une laparotomie, étaient rares et ne pouvaient être répétées sur un même malade au cours de l\u2019évolution.L\u2019expérimentation a permis cette étude histogénétique seulement dans certains cas, une grande partie du déterminisme des affections hépatiques demeurant inconnue.Le diagnostic clinique lui-même est souvent plein de difficultés au cours des affections hépatiques et l\u2019histologie ne pouvait venir en aide à la clinique déficiente qu\u2019au moyen de biopsies chirurgicales ou postmortem.Ainsi apparaît l\u2019utilité d\u2019une méthode qui permet d\u2019obtenir d\u2019une façon très simple, sans intervention chirurgicale, sans danger pour le malade, des fragments de tissu hépatique, minimes, certes, mais suffisants pour une étude histologique approfondie et permettant de répéter les prélèvements aussi souvent qu\u2019on le juge utile.Le principe de la ponction-biopsie de foie est déjà ancien.Von Hansemann, (1904) ; Schupfer, (1902); Tuffier et Mauté, (1907); Bingel, (1923) ; Olivet, (1926) ; Huard, Meyer- May et Joyeux, (1925); Perrin, (1936); Baron, (1939); mais elle a été surtout mise en valeur au Danemark par Iversen et Roholm, (1939), et en France par Chiray, Fiessinger et Roux, (1942).Depuis 1941 nous l\u2019utilisons de plus en plus systématiquement et, actuellement, nous ponctionnons tous les gros foies (hormis les foies suspects de contenir un kyste hydatique ou un abcès).Nous avons pu ainsi réunir 125 prélèvements, faits le plus souvent dans un but diagnostique, parfois dans le but de suivre l\u2019évolution des lésions hépatiques.I.TECHNIQUE.Nous avons toujours utilisé l\u2019accès par voie antérieure, abdominale et sous-costale qui ne peut évidemment s\u2019appliquer qu\u2019à des gros foies, débordant largement les côtes et sur lesquels s\u2019applique la paroi abdominale sans interposition colique (on s\u2019en assurera par la percussion).La ponction est pratiquée avec un trocart identique à celui de Iversen et Roholm, mais moins long (16 cm.au lieu de 18).Ce trocart est composé de deux portions: Fig.1.Un mandrin (fig.I) à pointe acérée mais courte.Une canule dont l\u2019extrémité non biseautée, aiguisée et tranchante sur tout son pourtour, fonctionne à la manière d\u2019un emporte-pièce.La largeur extérieure de la canule est de 20 mm.Le matériel accessoire est le suivant: seringue de 10 à 20 cm° s\u2019adaptant au trocart, seringue et aiguille hypodermique garnie d\u2019une solution de syncaïne à 1%.Après avoir repéré l\u2019endroit de la ponction CAZAL: LA PONCTION-BIOPSIE DU FOIE (immédiatement en dessous du rebord costal, un peu en dedans de la ligne mamelonnaire) et vérifié que le foie est nettement palpable, directement sous la paroi, on pratique une anesthésie locale: bouton dermique, infiltration du plan musculaire et surtout du péritoine dont la piqûre est douloureuse.Chez les malades pusillanimes, il est utile de pratiquer, auparavant, une injection sous- cutanée de morphine.Lorsque l\u2019anesthésie locale est effective, on introduit le trocart en deux temps: 1) A travers la peau, l'introduction est difficile en raison de la résistance opposée par le rebord de la canule et doit se faire en vrillant.2) Lorsque la peau est traversée, on enfonce l'instrument toujours avec le même mouvement de vrille à travers la paroi abdominale et on pénètre franchement dans le foie en recommandant au malade de respirer doucement.La pénétration dans le foie se marque soit par une légère douleur au moment de la traversée du péritoine, soit par le balancement du trocart sous l'influence des mouvements respiratoires.Le mandrin est alors retiré et l\u2019on adapte une seringue assez grande et aspirant bien.On enfonce alors la canule en avant sur un trajet de 1 cm.de profondeur environ, en lui imprimant un léger mouvement de rotation.On se rend compte qu\u2019un cylindre de tissu hépatique est découpé à un certain crissement perçu par la main.Pour détacher l\u2019extrémité inférieure de ce cylindre, on incline légèrement l\u2019aiguille pour en changer la direction et on enfonce encore de quelques mm.On aspire alors fortement avec la seringue.L'irruption de sang dans la seringue est un signe à peu près certain de réussite, car ce sang a refoulé devant lui le fragment biopsié.Une ponction sèche est parfois due à ce que le cylindre hépatique reste bloqué \u2018dans la canule.On comprend sans peine que tous ces mouvements doivent être exécutés rapidement et, dès qu\u2019ils sont terminés, on retire vivement 427 le trocart toujours monté sur la seringue.Le cylindre hépatique doit être cherché soit au milieu du sang qui remplit la seringue, soit dans la canule qu\u2019il obstrue.Ce cylindre doit être séparé du sang avant que ce dernier ne coagule, pour cela il est parfois utile de diluer le contenu de la seringue dans du sérum physiologique.Après l\u2019intervention, on doit laisser le sujet au lit pendant 24 heures avec une vessie de glace sur l\u2019hypocondre droit.Si l\u2019on craint une hémorragie, on peut lui injecter 15 mg.d\u2019adrénaline ou des hémostatiques.Il est utile de signaler que l\u2019on peut pratiquer simultanément une ponction-biopsie de foie ét une ponction splénique, ainsi que nous l\u2019avons souvent réalisé.IT.INCIDENTS.Sur les 125 biopsies pratiquées, nous n\u2019avons jamais observé d'hémorragies à traduction celi- nique.Nous avons eu l\u2019occasion de vérifier à plusieurs reprises l\u2019état du foie après la ponction, soit au cours d\u2019une intervention chirurgicale, soit par nécropsie, et nous n\u2019avons jamais trouvé de traces visibles.Cependant nous avons toujours évité cette manœuvre chez des sujets atteints d\u2019un grand syndrome hémorragique.Par contre un incident assez fréquent, surtout lorsqu\u2019il existe une infection des voies biliaires, est une douleur vive au moment de la ponction et après celle-ci.Dans tous les cas observés, cette douleur a été calmée par une injection de morphine et n\u2019est pas reparue alors que l\u2019action de celle-ci a été dissipée.Il existe, en général, dans les journées qui suivent la ponction, une douleur légère de l\u2019hypocondre droit mais toujours supportable.Nous n\u2019avons jamais observé des perforations d\u2019un viscére creux., Ainsi cette manœuvre est absolument inoffensive à condition d\u2019en respecter les indications: gros foies nettement palpables, sans interposition colique et sans syndrome hémorragique.Lorsque l\u2019on soupçonne l\u2019existence d\u2019une collection liquide (abcès ou kyste hyda- 428 tique), on doit tenter d\u2019abord une ponction exploratrice; si celle-ci est négative, on pratique alors la ponction-biopsie.III.PROCÉDÉS D'ÉTUDE DU FRAGMENT HEPA- TIQUE.Lorsque la ponction est réussie, on obtient un cylindre de 8 à 12 mm.de long et de 1 à 1.6 mm.de large.Dans les cas moins heureux on n'obtient que quelques fragments déchiquetés.Dans 5 à 10% des cas la ponction ne ramène rien.Le fragment est fixé au Bouin alcoolique ou au Bouin-Hollande alcoolique.La fixation dure quelques heures, l\u2019inclusion à la paraffine également.Les colorations que nous avons utilisées systématiquement sont: hé- matéine-éosine, trichrome de Masson à l\u2019hé- matoxyline-ponceau-bleu d\u2019aniline, hémato- xyline phosphomolybdique au dioxane d\u2019An- dré-Thomas, carmin de Best.On peut mettre ainsi en évidence la structure générale du foie, les tissus réticulé et collagène, le glycogène des cellules hépatiques.Nous recommandons particulièrement la dernière méthode.Lorsque le fragment hépatique est suffisamment long, on peut en séparer un morceau et fixer ce dernier soit au formol, pour pratiquer ultérieurement des imprégnations argentiques, soit aux liquides de Champy ou de Regaud pour l\u2019étude des mitochondries.IV.RÉSULTATS BASÉS SUR UNE STATISTIQUE DE 125 PONCTIONS-BIOPSIES.Afin de montrer les renseignements diagnostiques que l'on peut tirer de cette méthode, nous allons présenter notre statistique générale.1) Surcharges parenchymateuses: Polycorie glycogénique: 4 cas diagnostiqués chez l'enfant, un de ces enfants ayant subi 2 ponctions-biopsies.Stéatose chez un enfant diabétique: 1 cas.2) Hépatites infectieuses simples: 11 cas.3) Hépatites spécifiques: Au cours de brucelloses: 5 cas.Cette étude a montré l\u2019existence presque constante de lé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 sions brucelliennes typiques: hyperplasie kupfférienne intense et nodules granulomateux contenant parfois des cellules épithéloïdes et des cellules géantes, le tout réalisant un aspect tuberculoïde (fig.2).Fig.2.Au cours de leishamioses: 2 cas dont l'un a subi 2 ponctions.Nous avons pu constater ainsi la fréquence de l\u2019hyperplasie kupffé- rienne associée à une sclérose précoce.Sous l\u2019effet du traitement antileishmanien, cette sclérose a totalement régressé (fig.3 et 4).Fig.3.4) Hépatites graisseuses: Dégénérescence graisseuse étendue par intoxication alcoolique massive (fig.5): 1 cas.étudié au moyen de 2 ponctions-biopsies, la seconde montrant une régression manifeste après le traitement.Dégénérescence graisseuse d\u2019origine septicémique chez un nourrisson: l cas. CAZAL: LA PONCTION-BIOPSIE DU FOIE 429 Dégénérescence massive avec ictère grave: associées d\u2019ictère obstructif, d'infection cani- 1 cas (fig.6).culaire et de sclérose périportale.Fig.7.Un cas remarquable de maladie de Hanot a été suivi par 5 ponctions-biopsies pendant 1 année.; Fig.8.7) Cirrhoses: Cirrhoses parenchymateuses hypertrophiques d\u2019origine alcoolique: 3 cas (fig.8).Fig.6.5) Stase sanguine (foies cardiaques) : 5 cas (fig.7).6) Angiocholites, cholostases, cirrhoses biliaires: 13 cas, secondaires le plus souvent à une obstruction biliaire, montrant des lésions 430 L\u2019'UNIQN MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLteniy A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 Cirrhoses diffuses mixtes: 3 cas (fig.9 et Cirrhoses de l\u2019enfant: 4 cas dont 1 probable- 10).Une cirrhose de ce type a été observée au ment déterminé par une iso-immunisation Rhésus.Fig.10 SR cours d'un diabéte grave et a été suivie au Fig.13.moyen de 2 ponctions-biopsies.8) Hémochromatoses avec cirrhoses hypertrophiques: 5 cas.Dans ces coupes les dépôts ferriques se mettent remarquablement en évidence par la réaction de Perls.Fig.11.Cirrhoses mésenchymateuses d\u2019origine indéterminée: 3 cas (fig.11).Fig.14.9) Cancers secondaires du foie: d'origine indéterminée: 20 cas (fig.13), d\u2019origine thyroïdienne: 1 cas, d\u2019origine mammaire: 1 cas, d\u2019origine intestinale: 3 cas, d\u2019origine cutanée: 1 cas, d\u2019origine ovarienne: 1 cas.Mélanome secondaire du foie: 1 cas (fig.14).Dans deux cas, la ponction de foies manifes- Fig.12.tement néoplasiques n\u2019a ramené que du pa- : Cirrhose graisseuse tuberculeuse: 1 cas renchyme normal, l\u2019aiguille ayant passé entre (fig.12).les métastases. CAZAL: LA PONCTION-BIOPSIE DU FOIE 10) Affections sanguines ou hématopoiti- ques.Leucémies myéloïdes: 2 cas; Leucémies lymphoïdes: 1 cas; Lymphoblastoses subaiguës: 2 cas; Réticulosarcome: 1 cas; Réticuloses histiomonocytaires: 3 cas; Leucémies à plasmocytes: 2 cas (fig.15) ; Fig.15.Maladie de Gaucher: 2 cas; Maladie hémolytique de l\u2019enfant: 1 cas; Maladie hémolytique du nouveau-né par iso- immunisation: 1 cas (fig.16).Fig.16.V.UTILITE GENERALE DE LA PONCTION-BIOPSIE.Les exemples précédents et les reproductions photographiques qui les accompagnent montrent l'intérêt des ponctions-biopsies systématiques.431 Les renseignements fournis par cette méthode concernent souvent le diagnostic: ponc- tion-biopsie de découverte selon l\u2019expression de Chiray, Fiessinger et Roux, permettant un diagnostic complexe ou exceptionnel: ponc- tion-biopsie de contrôle diagnostique parfois, ponction-biopsie de contrôle topographique permettant de savoir si le foie est atteint par tel ou tel processus déjà connu.Dans d\u2019autres cas, elle apporte des précisions évolutives; des ponctions-biopsies répétées permettent d\u2019évaluer l\u2019aggravation des lésions ou leur amélioration et de juger, ainsi, du résultat d\u2019un traitement.L'intérêt pronostique est également considérable.Enfin, cette méthode possède un zntérêt théorique évident: elle permet d\u2019étudier l\u2019his- togénèse des affections hépatiques, cirrhoses en particulier, ou de préciser les lésions de certaines hépatites bénignes.Son emploi plus généralisé rendra certainement de très grands services tant en clinique pratique qu\u2019en pathologie générale.BIBLIOGRAPHIE BARON: « Aspiration for removal of biopsy material from the liver.» Arch.of Int.Med.63: 276 (fév.) 1939.BAUMEL, SERRE et CAZAL: «Intérêt diagnostique de la ponction-biopsie du foie.» Journées médicales tunisiennes, 1946.BINGEL: « Uber der Parenchympunction der Leber.» Verhandlung der deutsh.Gesellsch.f.innere Medi., 210, 1923.CAZAL: «A propos de quelques ponctions-biopsies du foie.» Revue des mal.du foie, no 12, déc.1943.CHIRAY, FIESSINGER et ROUX: «La ponction- biopsie du foie.» Presse médicale, 63: 785, 1941.FIESSINGER, ROUX et LAMBOTTE : « Ponctions- biopsies dans le diagnostic des affections hépatiques.Bull.de l\u2019Académie de Méd., 29 juin 1943, T.CXXIV, no 24.FIESSINGER (C.N.): «La ponction-biopsie du foie.» Thèse Paris 1945.La ponction-biopsie du foie.Revue du foie, 209-221, 1945.GIRAUD et CAZAL: «La méthode des ponctions- biopsies en pratique hospitalière.» Semaine Hôp.28 octobre 1947. 432 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin AMLFC.\u2014 Montréal, avril 1948 Huard MEYER-MAY et JOYEUX: «La ponction- biopsie du foie, son utilité dans le diagnostic des affections hépatiques.» Ann.d\u2019Anat.-path.12: 1118, 1935.« Nouvelles recherches sur la ponc- tion-biopsie.» Bull.Soc.Méd.Indochine, nov.1935, p.1504.IVERSEN et ROHOLM: «On aspiration biopsy of the liver, with remarks on its diagnosis significance.» Acta Medica Scandi., vol.CII, 1-16, 1931.OLIVET: «Die diagnostiche Leberparenchympunk- tion.» Med.Klin.,, 22: 1440, 1926.PERRIN: «Contribution à l\u2019étude des ponctions- biopsies.» Thèse Hanoï, 1936.SCHUPFER : « De la possibilité de faire intravitam un diagnostic his-pathologique précis des maladies du foie et de la rate.» Semaine médicale, 15 mai 1907, 229.Von HANSEMAN : Lehrbuch der Klinischen Unter- suchungs methocen.Vienne, 1904. PHÉNOMÈNE DE SHWARTZMAN Anne-Marie MASSON, M.D., Chef de laboratoire à l\u2019Institut de Microbiologie et de Bactériologie de l\u2019Université de Montréal.C\u2019est en 1928 que Shwartzman décrivit le phénomène qui porte maintenant son nom.Cet auteur constata les faits suivants: «Si on injecte dans la peau d\u2019un lapin une petite quantité de filtrat de culture sur bouillon de colibacille, il se produit un léger érythème ou même parfois rien du tout au point de l\u2019injection.Cependant, si 24 heures après le même lapin reçoit une injection intraveineuse du filtrat de cette bactérie (ou d\u2019une autre), 4 ou 5 heures plus tard apparaît une nécrose hémorragique, extrêmement sévère, au point qui a été préalablement préparé.» Donc deux ordres de facteurs entrent en jeu: des facteurs préparants \u2014 « skin preparatory factors »; des facteurs déchaînants \u2014 « reacting factors ».On parle aussi: d\u2019injection préparante pour le premier stade de l'expérience, d\u2019injection déchaînante pour le second.Shwartzman montra que le phénomène ne s\u2019observe pas seulement à la peau, mais qu\u2019il peut être provoqué dans certains organes (poumons, reins, etc.) ou même être généralisé.Dans un organe, il prend le nom de phénomène de sensibilité tissulaire (tissue re- activity) au filtrat bactérien.S\u2019il est généralisé, il prend le nom de phénomène de Shwartz- man généralisé, qu\u2019il serait plus juste d\u2019appeler phénomène de Sanarelli-Shwartzman.La réaction hémorragique constitue le caractère le plus important de ce phénomène.Elle présente plusieurs stades: 1.Tout d\u2019abord une dilatation et un engorgement des capillaires et des veinules.2.Ceci est immédiatement suivi par une hémorragie sévère qui résulte probablement de la diapédèse, car on ne peut voir que de très rares capillaires éclatés.3.Bientôt apparaît de l\u2019ædème et une infiltration par les leucocytes.Les veines et les capillaires sont remplis de thrombus; quelquefois, mais rarement, les artérioles sont également atteintes.Les thrombus consistent en masses amorphes, granuleuses et formées de plaquettes enrobées de leucocytes et d\u2019érythrocytes.La lumière des veinules et des capillaires est complètement remplie par ces thrombus; dans les vaisseaux plus grands, ils apparaissent sous formes de caillots collés à la paroi.On ne voit pas de lésion endothéliale bien nette au siège des thrombus ou ailleurs.Souvent, il y a une infiltration périvaseu- laire de leucocytes et, parfois, de l\u2019ædème et une infiltration de la paroi vasculaire.La peau qui est le siège de ce phénomène présente une large zone centrale de nécrose.Les vaisseaux, à la périphérie, peuvent montrer des thrombus en voie d\u2019organisation.Finalement, il y a réparation de la lésion par un tissu de granulation.L'injection préparante.Des examens histologiques de la peau, ayant reçu une injection préparante seulement, peuvent montrer différents degrés d\u2019inflammation qui dépendent d\u2019un certain nombre de facteurs spécifiques.L'inflammation peut varier avec le type d'organisme employé et avec la substance employée pour la suspension de la culture.On peut observer quelques amas de leucocytes périvasculaires avec quelque infiltration de la paroi, mais jamais de lésion endothéliale ni de thrombus.Donc, l\u2019injection préparante ne laisse pas de stigmates morphologiques évidents.L'injection déclenchante doit être donnée par voie intraveineuse.L\u2019injection préparante, 434 L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriy AMLF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 par contre, peut être administrée de trois manières: 1.Par injection de filtrat de culture dans la peau ou dans le parenchyme d'autres organes \u2014 préparation périvasculaire; 2.Par injection dans le système vasculaire d\u2019un organe; 3.Dans la circulation générale.1.La première méthode est celle employée tout d\u2019abord par Shwartzman.On obtient le phénomène que nous venons de décrire.L\u2019intervalle de temps optimum, entre l\u2019injection préparante et l\u2019injection déclenchante, est de 24 heures.Chez certains lapins, l\u2019intervalle de temps peut être plus court: 8 heures.La durée de la réactivation dépend de la puissance et de la dose du filtrat bactérien et disparaît ordinairement après 48 à 96 heures.Shwartzman a signalé un certain degré de fragilité vasculaire en dehors du lieu de l\u2019in- Jection cutanée.Si, à distance, on fait subir à la peau de petits traumatismes: arrachage de poils, par exemple, on voit se développer des pétéchies.2.Injection dans le système vasculaire d\u2019un organe.En 1929.Shwartzman et Baehr réalisèrent l\u2019expérience suivante: chez des lapins, après laparotomie médiane, ils posèrent une 1 pince sur la veine rénale gauche et injectèrent 0.5 de filtrat de bacille typhosus dans l\u2019artère rénale gauche.La pince fut enlevée 5 minutes après l\u2019injection.Le rein droit reçut une injection de sérum salé dans les mêmes conditions.24 heures après, un filtrat de bacille typho- sus fut injecté dans la veine marginale de l\u2019oreille.24 heures après cette injection déchaînante, le rein gauche présentait une hémorragie sévère et des lésions nécrotiques du cortex et de la zone médullaire.Aucune lésion appréciable ne fut observée dans le rein droit.La même expérience fut tentée cette fois dans l'oreille du lapin; mais le phénomène fut difficile à réaliser.Il ne suffisait plus d\u2019arrêter la circulation pendant quelques minutes en comprimant la veine de la base de l'oreille.De même le froid, le xylol, l\u2019éthylméthane, la pilocarpine, l\u2019atropine, l\u2019histamine, l\u2019adrénaline, ne favorisèrent pas le phénomène de Shwartzman.Par contre, il fut obtenu en soumettant l\u2019oreille du lapin à la chaleur, au moment de l'injection préparante à 45 - 55° C.D'autre part, ils découvrirent que, s\u2019ils in- Jectaient, en même temps que le filtrat bactérien préparant, de l\u2019extrait testiculaire, le phénomène de réaction tissulaire était réalisable et le temps d\u2019incubation considérablement réduit.En effet, dans ces conditions, l\u2019injection déchaînante pouvait être pratiquée après 2 heures d\u2019incubation seulement (3).3.Dans une troisième série d\u2019expérience, certains chercheurs firent l\u2019injection prépa- rante dans la circulation générale.Gratia et Linz remarquèrent qu\u2019il faut faire deux injections, à 24 heures d\u2019intervalle, pour obtenir une action préparante.Cependant Apitz remarqua que, si on injecte de l\u2019extrait testiculaire au moment de la première injection de filtrat bactérien, l\u2019intervalle peut être réduit à 5 heures pour la seconde.| Après l\u2019injection déchaînante, l\u2019autopsie des animaux, pratiquée 24 ou 48 heures plus tard, montrait des hémorragies dans les poumons, le foie, la rate et-une nécrose des tubes adjacents.Pour Gratia et Linz, le système nerveux central, le foie, les capsules surrénales sont les organes qui ne manifestent pas les réactions hémorragiques (14).Apitz a signalé, d'autre part, que, chez les lapines pleines, il suffisait d\u2019une- seule injection préparante pour permettre la réalisation du phénomène de Shwartzman généralisé.La grossesse créerait donc un état prédisposant (17).Bordet réalisa un phénomène de Shwartzman généralisé chez un rat porteur d\u2019un lipo-sar- come greffé. MASSON: PHENOMENE DE SHWARTZMAN I1 observa des hémorragies particulièrement importante au niveau de la tumeur qui présenta ensuite une régression.Il y a donc des points d\u2019élection où le phénomène est plus marqué: ce sont les régions les plus richement vascularisées.Shwartzman et d\u2019autres découvrirent que tous les filtrats bactériens ne possèdent pas la même action préparante.La réaction peut être positive, lorsque les produits utilisés, d\u2019une part pour l\u2019injection préparante, d\u2019autre part pour l\u2019injection dé- chaînante, proviennent de microbes différents (14).C\u2019est ainsi que le filtrat de colibacille possède les deux actions.Le filtrat de b.typho- sus possède une bonne action préparante et une faible déchaînante.Pour le méningocoque, au contraire, l\u2019action préparante est faible et l\u2019action dé- chaînante très grande.Gratia et Linz ont montré que la ricine, toxine végétale, possédait une action prépa- rante mais pas d\u2019action déchaînante.Shwartzman a essayé, à titre préparant, de nombreuses substances: bouillon \u2014 essence de térébenthine \u2014 encre de Chine \u2014 sérum de cheval \u2014 avec des résultats négatifs.Bordet remarqua que les filtrats bactériens perdent leur pouvoir préparant lorsqu\u2019ils sont traités par le formol.Il remarqua, d\u2019autre part, que, si on injectait de grosses doses de colitoxine seule à un animal, on provoquait chez lui des réactions hémorragiques disséminées, sans qu\u2019il y ait besoin d\u2019injection déchaînante.Dans le phénomène de Shwartzman, la dose injectée est insuffisante, par elle-même, pour créer des lésions; elle ne fait que créer un état de sensibilité vasculaire et les lésions se produisent à la faveur de l\u2019injection déclenchante dont l'activité est liée à des facteurs tout différents.L'injection déchaînante peut être réalisée avec le filtrat de certaines curtures.435 Shwartzman a voulu déterminer le principe actif de ces filtrats déchaînants.Il constata que le principe actif résiste au chauffage à 100° C., qu\u2019il est précipitable par l\u2019alcool, par le sulfate d\u2019ammonium saturé; il franchit les bougies mais ne dialyse pas à travers les membranes de parchemin.L\u2019ultrafiltration montra que ses dimensions étaient de l\u2019ordre de 50 à 100 millimicrons.Il peut être concentré et on peut augmenter l\u2019efficacité de trois fois sa valeur (4 - 7).Enfin, il peut être neutralisé par un immun- sérum correspondant in vivo comme in vitro.In vivo, la neutralisation s\u2019obtient en in- Jectant l\u2019immunsérum, 14 heure avant de faire l'injection déchaînante, ou bien en injectant une grosse quantité d\u2019immunsérum, immédiatement après avoir fait l\u2019injection déclen- chante (1 - 2).Cependant ce phénomène comporte quelques exceptions: \u2014 le filtrat de pneumocoque, type 3, ne pos- sede, seul, aucune action déchaînante; mis en présence d\u2019un immunsérum correspondant, il acquiert cette propriété.L'expérience fut faite sur un lapin: \u2014 l'injection préparante était du filtrat de b.typhosus; \u2014 pour l'injection déchaînante, on mélangea 4 parties de filtrat de pneumocoque et une partie de sérum antipneumococcique type 3.Le tout fut chauffé au bain-marie, centrifugé et le sédiment injecté au lapin préparé qui présenta -une réaction hémorragique sévère.Un autre lapin, injecté avec le liquide surnageant le précipité, ne présenta pas de réaction (9).Le principe déclenchant est de nature protéique et c\u2019est un antigène.Shwartzman a observé que les complexes anticorps-antigènes peuvent remplacer le filtrat microbien pour l'injection intraveineuse déclenchante.| Expérience: un lapin reçoit une injection préparante à la peau.Une semaine auparavant, il a reçu du sérum de cheval par voie 436 intraveineuse.Quelques heures après l\u2019injection préparante, il reçoit une injection intraveineuse du même sérum que précédemment: il se produit un phénomène de Shwartzman au niveau de la région cutanée provoquée.Le complexe anticorps-antigène se produit in vivo et déclenche la réaction.On obtient le même résultat lorsque, chez un lapin dont la peau a été préparée par le filtrat, on injecte par voie intraveineuse le précipité formé par le mélange in vitro de sérum de cheval et de sérum anticheval.Les précipités spécifiques se montrent doués de pouvoir déchaînant, mais ils sont incapables de réaliser la préparation locale.Le pouvoir déchaînant n\u2019est pas inhérent à tous les complexes anticorps-antigènes; par exemple le floculat constitué par l\u2019union de la toxine diphtérique et de l\u2019antitoxine, éprouvé par Bordet, ne s\u2019est pas montré déclenchant.En résumé, l\u2019influence déchaînante est exercée par certains filtrats microbiens et aussi par des complexes antigènes-anticorps ou par des matières, douées de qualités analogues, telles la gélose (Sickles).' Phénomène de Shwartzman et anaphylame.Shwartzman pensait que le phénomène décrit par lui se distinguait de l\u2019anaphylaxie et, en particulier, du phénomène d\u2019Arthus par plusieurs points.1.Dans le phénomène d\u2019Arthus, la sensibilisation est faite à l\u2019aide de protéines animales et non pas à l\u2019aide de filtrats bactériens.2.Elle s\u2019opère à l\u2019aide de plusieurs injections, espacées de une ou plusieurs semaines.3.L\u2019état de sensibilisation peut durer plusieurs mois.4, Les protéines provoquant la sensibilisation ne peuvent être neutralisées par des im- munsérums.5.La sensibilisation peut être transmise passivement à un autre sujet (réaction de Praust- nitz-Kustner).6.L\u2019injection déchaînante se donne par voie cutanée et doit se faire avec la même protéine qui a servi à sensibiliser.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 7.La réaction apparaît plus tardivement, en 24 heures en général.8.Les caractères histologiques du phénomène d\u2019Arthus sont différents de ceux de la réaction hémorragique de Shwartzman: ils sont caractérisés ,avant tout, par un œdème comprimant les capillaires et aboutissant à une nécrose.Certains de ces points ont été réfutés par l\u2019école belge,:qui s\u2019est appliquée à montrer combien elle possédait de points communs avec les phénomènes anaphylactiques (12- 13-14).1.Gratia et Linz sont arrivés à transmettre, de façon passive, le phénomène de Shwartzman en opérant de la manière suivante: ils introduisirent, sous la peau du ventre de plusieurs lapins, un fragment d\u2019éponge de Venise stérile et imbibée de filtrat de colibacille.Après 25 heures, alors que la peau est plus ou moins infiltrée et œdématiée, on retire le fragment d\u2019éponge, on exprime l\u2019exsudat de la peau et on l\u2019injecte dans la peau de l\u2019oreille d\u2019un lapin neuf.Après un temps variant entre 2 et 6 heures, afin de laisser l\u2019exsudat imprégner les tissus, on fait l\u2019injection déchaînante de co- litoxine dans la veine de l\u2019autre oreille.Dans 30 à 40% des cas, on observe, quelques heures après, une forte réaction hémorragique identique à la réaction de Shwartzman, là où l\u2019exsudat avait été injecté.2.De méme, Bordet, Gratia et Linz observèrent que le phénomène de Shwartzman ne s\u2019observait, d\u2019une manière générale, que chez 30% des lapins adultes et chez les sujets qui sont aptes à présenter le phénomène d\u2019Arthus.3.Les mêmes auteurs montrèrent que la réaction de Shwartzman pouvait désensibiliser contre le choc anaphylactique classique, en faisant l\u2019expérience suivante: 4 cobayes reçurent 2 cc.de sérum de cheval dans la cavité péritonéale. MASSON: PHENOMENE DE SHWARTZMAN 3 semaines plus tard, on injecta 0.5 de filtrat de colibacille dans la peau du ventre.24 heures aprés, on injecta 1 cc.de filtrat de colibacille dans la cavité péritonéale de ces cobayes.5 heures plus tard, 2 animaux sur 3 ont présenté une réaction de Shwartzman.A ce moment, on injecte 0.5 de sérum de cheval dans la veine jugulaire des 4 cobayes.Les deux cobayes qui ont fait la réaction de Shwartzman ne présentent pas le moindre symptôme, tandis que les autres succombent au choc anaphylactique.4.Shwartzman n\u2019observa aucun changement, lors de ses expériences, dans la pression artérielle de ses animaux.Les auteurs belges signalent avoir observé lors d\u2019un phénomène de Shwartzman généralisé chez un lapin: une pression sanguine basse, 2,800,000 globules rouges (au lieu de 6 millions), 70,000 plaquettes au lieu de 700,000; le sang était incoagulable.L\u2019animal présentait un état de choc qui dura 48 heures et se termina par la mort; cet état ressemblait bien à un choc anaphylactique.5.Si l\u2019injection préparante ne peut être faite qu'avec des filtrats microbiens, en revanche l\u2019action déchaînante peut être réalisée avec un complexe antigène-anticorps, comme dans les phénomènes anaphylactiques.Les auteurs belges arrivent à la conclusion que ce sont des phénomènes de même ordre, survenant sur les mêmes terrains prédisposés.La réaction de Shwartzman se distingue surtout par la rapidité de sa production et par son caractère hémorragique.Relations avec le phénomène de Sanarelli.La réaction de Shwartzman présente encore plus de parenté avec le phénomène décrit par Sanarelli en 1923 (11).Sanarelli constata que les lapins, auxquels on a inoculé dans la veine une dose infra- mortelle de vibrions, succombent en quelques heures, après avoir manifesté une hypother- 437 mie très prononcée, lorsqu\u2019on leur injecte le lendemain; également par voie intraveineuse, un filtrat de.culture en bouillon de colibacille ou de bacille protéus, qui à cette même dose ne détermine pas de troubles graves chez un animal non préparé.On trouve, à l\u2019autopsie, une congestion hémorragique très accusée de l\u2019intestin grêle; l\u2019épiploon est parsemé de taches hémorragiques, l\u2019exsudat péritonéal contient du sang.Sanarelli émit l\u2019opinion que l\u2019algidité cholérique classique n\u2019est pas due essentiellement au poison du vibrion, mais s\u2019explique par l\u2019intervention de microbes associés, tels que le colibacille, lesquels pullulent régulièrement à la faveur de l'infection cholérique et viennent compliquer le tableau morbide, en créant les troubles hémorragiques accompagnés d\u2019une dépression thermique profonde.Les microbes associés agissent par leurs sécrétions.Le filtrat de colibacille produit les mêmes effets après avoir été chauffé à 100° C.Il paraît d\u2019emblée très vraisemblable que ce phénomène de Sanarelli, qui trahit de façon si évidente la répercussion d\u2019une infection sur une autre, est susceptible d\u2019intervenir dans les infections mixtes, en modifiant l\u2019évolution et en aggravant les symptômes.Bordet réalisa une expérience analogue chez des animaux vaccinés par le B.C.G.: des cobayes reçurent 5 mgr.de B.C.G.dans la cavité générale.3 semaines plus tard, on leur inocula dans le péritoine, également, 2 cc.de culture de colibacille stérilisée par le chauffage.Les animaux succombèrent au bout de 6 à 10 heures, après avoir présenté une hypothermie très prononcée.L\u2019autopsie révéla une forte hypothermie et une extrême congestion des ganglions épi- ploïques, dans lesquels se retrouvait le B.C.G.précédemment inoculé: ils étaient violacés, gorgés de sang, hémorragiques et souvent engainés de caillot.Cette sensibilité des cobayes traités par le B.C.G.n\u2019apparaît qu\u2019une dizaine de jours après l\u2019inoculation de celui- 438 ci.Elle disparaît au bout d\u2019un temps variable selon les animaux et qui est d\u2019autant plus \u2018long que les lésions ganglionnaires épiploïques dues au B.C.G.persistent davantage.Elle ne s\u2019observe plus lorsque les lésions sont guéries.Cette expérience est analogue à celle de Sana- relli; les produits colibacillaires provoquent une congestion susceptible d\u2019être mortelle des territoires habités soit par le vibrion, soit par le B.C.G., la seule différence consistant en ce que le vibrion, agent d\u2019infection aiguë, développe très vite la sensibilité au colibacille, tandis que le B.C.G., agent d\u2019infection plus prolongée et dont les effets sont plus lents, ne l\u2019engendre que plus tard.Gratia et Linz apportèrent de nouvelles démonstrations à ce phénomène de Sanarelli: l\u2019œdème charbonneux et l\u2019éruption vacei- nale deviennent le siège d\u2019une vive réaction hémorragique sous l\u2019influence de l\u2019injection intraveineuse de colitoxine.Dans ce cas, comme dans l\u2019autre, la sensibilité locale s\u2019installe d\u2019autant plus vite, après l\u2019inoculation virulente, que la lésion due à celle-ci se constitue plus rapidement; au bout de 36 heures environ pour l\u2019ædème charbonneux; après 3 jours seulement pour l\u2019éruption vaccinale.Par contre, les infections herpétiques et rabiques ne se sont pas prêtées à ce phénomène.En somme, il semble bien que le phénomène de Sanarelli soit en tous points semblable au phénomène de Shwartzman généralisé.Il n\u2019y a qu\u2019une différence: dans l\u2019expérience de Sa- narelli, l\u2019injection préparante a été réalisée avec des bactéries vivantes et non avec leur filtrat comme dans la réaction de Shwartzman.Les deux phénomènes sont caractérisés par une réaction hémorragique.Bordet les décrit dans le même chapitre sous la rubrique: la réaction hémorragique et le phénomène de Sanarelli-Shwartzman.Signification.Shwartzman, Gratia, Linz, Bordet émettent l\u2019hypothèse que ce phénomène doit être l\u2019ex- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 pression accidentelle de quelque mécanisme d\u2019immunité précoce et pensent qu\u2019il doit se rencontrer au cours de certaines infections humaines ou animales (14).Il ne semble pas avoir une signification protectrice, bien que, expérimentalement, il provoque la régression de certaines tumeurs vasculaires et malignes.Mais il apparait plutôt comme une complication, un accident, Shwartz- man a émis l'hypothèse que deux groupes de phénomènes hémorragiques, survenant au cours des infections, pouvaient s\u2019apparenter à son phénomène: 1.Le purpura symptomatique des maladies infectieuses.2.Les lésions rénales observées au cours des infections où le facteur bactérien ne semble pas seul en cause.Il fait entrer dans ce cadre: les.nécroses corticales observées dans la grossesse et l\u2019éclampsie, les glomérulo-néphrites de la scarlatine, I\u2019hémoglobinurie de la malaria.Il apporte comme démonstration que les lésions rénales, montrées par l\u2019examen histologique de ces maladies, offrent les plus grandes ressemblances avec les lésions provoquées expérimentalement par les injections de filtrat bactérien dans les reins: c\u2019est-à-dire des thrombus capillaires et des hémorragies (10).Il est d\u2019ailleurs admis, actuellement, que les lésions rénales peuvent être dues aux toxines microbiennes.On ne trouve pas de façon constante des bactéries dans les thrombus.En conclusion, le phénomène de Shwartz- man est un phénomène d\u2019hypersensibilité locale à des antigènes bactériens.Il nécessite une injection préparante et une injection déchaînante et peut être provoqué dans différents organes.Il est caractérisé par des altérations vaseu- laires amenant hémorragies et thrombose.Sa réalité, en clinique humaine, n\u2019est pas démontrée mais elle paraît vraisemblable. MASSON: PHÉNOMÈNE DE SHWARTZMAN 439 BIBLIOGRAPHIE SHWARTZMAN : 1.J.Exp.Med., 54: 66, 1931.[4 © 0 No; om ow WN J ol 54: 61: 65: 66: 67: 711, 1931.369 et 383, 1935.287, 529 et 323, 1936.603, 1937.13, 1938.J.Mount Sinar Hosp., 4: 1020, 1938.Immunology, p.438, mai 1932.10.J.A.M.A, 107: 1946, 1936.11.BORDET: L\u2019immunité dans les maladies infectieuses, p.838.Masson, édit, 1939.12.GRATIA et LINZ: Compt.rendu Soc.Biol., 107: 234, 1931.13.GRATIA et LINZ: Compt.rend.Soc.Biol., 106: 1293, 1930.14.GRATIA et LINZ: Ann.Inst.Pasteur, 49: 131, 1932.15.DURAN-REYNAL: J.Exp.Med., 58: 451, 1933.16.KOPLICK: J.Exp.Med., 65: 1935.17.APITZ: J.of Imm., 29: 255, 1935.18.RATNER: Allergy, Anaphylaxis, Immunotherapy, Willam & Wilkins Co., édit., 1943. RECUEIL DE FAITS 2e ee LE DIAGNOSTIC PRECOCE DU CANCER D'ESTOMAC Arthur-F.VALLÉE, Assistant radiologiste à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Le diagnostic du cancer de l\u2019estomac est-il possible à une période où la lésion est encore confinée aux parois gastriques et demeure de ce fait extirpable avec assurance de cure radicale?.Les opinions sur le sujet sont très variables avec les écoles, les méthodes d\u2019examen et le degré de collaboration radio-clini- que et chirurgicale.Nous sommes d\u2019avis que toutes les conditions essentielles remplies, ce diagnostic est non seulement possible, mais ne doit jamais manquer.Et comme conditions essentielles, nous considérons: premièrement, que le patient consulte dès le début de ses troubles; deuxièmement, que le clinicien garde toujours à l\u2019esprit la possibilité d\u2019un cancer, devant un patient qui se plaint depuis peu de troubles vagues, se prolongeant sans raison, tout particulièrement si le malade est âgé de plus de trente-cinq ans; que le clinicien n\u2019ait pas cette tendance néfaste à étiqueter gastrite ou dyspepsie, tout ce qui en gastro- logie n\u2019est pas classiquement ulcère ou cancer avancé; qu\u2019il ne pose jamais de diagnostic gastrologique sans le baser sur un examen radiologique sérieux; troisièmement, que cet examen soit considéré comme indispensable, à condition qu\u2019il soit pratiqué par un spécialiste compétent et selon une technique rigoureusement adéquate.Nous voudrions particulièrement insister sur l\u2019aspect clinico-radiologique de la question, car c\u2019est encore lui qui permet l\u2019institution d\u2019un traitement efficace.ASPECT CLINICO-RADIOLOGIQUE.1° Le rôle du clinicien est de première importance et sa collaboration essentielle; c\u2019est lui qui doit choisir les candidats qui subiront l\u2019examen radiologique; dans son choix, il lui faudra être très libéral, c\u2019est-à-dire qu\u2019il devra donner à chacun la chance de découvrir à temps une lésion qui autrement deviendrait nécessairement fatale à plus ou moins brève échéance.Nous ne croyons pas, pour notre part, à l\u2019efficacité de cette méthode américaine de radiographie gastrique en masse, afin de découvrir chez le bien portant les premiers indices d\u2019une lésion cancéreuse au début.Dans cet ordre d\u2019idées, Dailay et Miller (1) ont examiné 500 individus asymptomatiques sans découvrir un seul cas de cancer gastrique; St.John, Swenson et Harvey (2) en ont radio- scopié 2,432 et ont découvert trois cas de cancer, dont un avancé.Nous serions curieux de savoir si l\u2019examen en masse de tous les dyspeptiques, c\u2019est-à-dire des patients qui se plaignent de leur digestion, n\u2019apporterait pas des résultats plus encourageants et à beaucoup moins de frais; ce serait, semb'e-t-il, une manière plus logique de procéder, à condition que l\u2019examen radiologique soit plus élaboré et plus complet que celui décrit par St.John et autres dans leur étude précitée.2° Mais le rôle du clinicien n\u2019en est pas seulement un de dépistage de candidats à la radiographie; lorsqu\u2019il a décidé qu\u2019un patient méritait un examen spécialisé, il doit à tout prix se résoudre à suivre à la lettre les instructions du radiologiste; il établit de ce fait la liaison clinico-radiologique et cette collaboration ne peut cesser sans nuire à la santé, parfois même à la vie du patient.3° En effet, le clinicien seul ne peut arriver à un diagnostic quelque peu certain de cancer de l\u2019estomac au début.Golob (3) a essayé de démontrer dans ce domaine la prépondé- VALLÉE: DIAGNOSTIC PRÉCOCE DU CANCER D'ESTOMAC rance de la clinique sur la radiologie et la gastroscopie; il n\u2019a pas réussi à nous convaincre.D\u2019après la grande majorité des auteurs, le seul moyen d\u2019en arriver à un diagnostic qui motive la gastrectomie, c\u2019est, à date, l\u2019examen radiologique; cette méthode est encore au- dessus de l\u2019examen in situ par la laparotomie exploratrice; et nous aurons l\u2019occasion de le démontrer à l\u2019aide de deux de nos observations personnelles.4° Quant à l\u2019examen radiologique, nous avons déjà dit qu\u2019il devait être pratiqué par un spécialiste entraîné et selon une technique éprouvée.Inutile d\u2019insister sur le premier point; l\u2019on ne s\u2019improvise pas radiologiste, pas plus que l\u2019on ne s\u2019improvise chirurgien ou même médecin.Pour ce qui est de la technique radiologique, sans la décrire en détail, appuyons sur la nécessité d\u2019associer la graphie à la scopie: quelle que soit l\u2019expérience du spécialiste, il est prouvé que les minimes lésions du cancer, au début, peuvent facilement passer inaper- ques à l\u2019examen fluoroscopique, encore plus si l\u2019on se contente, comme St.John, d\u2019un rapide coup d\u2019œil d\u2019une minute; le diagnostic est basé sur la constance des déformations; il est donc très important de les superposer exactement, et ceci ne peut s\u2019accomplir que sur les clichés.À cause de la petitesse des images, qui souvent ne dépassent pas quelques millimètres, la perfection est le but à réaliser, tant dans la position du patient que dans le contraste et le détail à obtenir.Gutmann (4) dit, avec raison, que « dans le cancer au début, l\u2019écran est un moyen de contrôle, non un moyen de diagnostic » et « plutôt pas de cliché que des clichés imparfaits ».5° Le diagnostic radiologique repose donc avant tout sur la présence, dans les contours gastriques, d\u2019irrégularités constantes qui pourront présenter les caractères d\u2019une niche ou d\u2019une rigidité segmentaire.Il est assez difficile d\u2019établir dans une loi générale les signes proprement malins de telles lésions.Gutmann (4) est le premier qui en ait fait une étude 441 systématique; il a jeté de l\u2019ordre dans ce chaos et si plusieurs lui reprochent la minutie qu\u2019il apporte à la description de ses clichés, nous n\u2019y voyons nous-mêmes qu\u2019un souci de la précision qui ne peut, dans ce domaine, qu\u2019uniformiser la terminologie radiologique, tout en indiquant, du même coup, la nature suspecte des déformations.Nous reconnaitrons done avec lui: 1) La forme infiltrante: raideur segmentaire, pylore en pain de sucre, aspects encastrés, ondulés, fonctionnels, pseudo-lacunaires.2) La forme ulcérante: niche en plateau triangulaire, encastrée, dans une lacune, à ménisque, ete.3) La forme végétante: lacune.Toutes ces images sont en soi suspectes lorsqu\u2019elles se répètent sur tous les clichés exposés dans la même position.4) Grâce aux méthodes de compression dosée et peut-être aussi à la méthode pharmaco- radiologique de Porcher, telle qu\u2019appliquée par Albot (5), il est possible de faire un pas de plus dans la détermination de la nature maligne de la lésion constatée lors de l\u2019examen de routine.Parfois même, le radiologiste d\u2019expérience pourra, dès ce moment et avec le minimum de doute, assurer le chirurgien qu\u2019il faut intervenir sans délai.5) Si ces examens que nous appellerons préliminaires ne sont pas suffisants, et c\u2019est, le cas le plus souvent, le patient, sur le conseil du radiologiste, doit être soumis à un traitement antiulcéreux ou antigastritique intensif, sous la surveillance du clinicien, pour une période de 4 à 6 semaines; c\u2019est ce que Gutmann (4) appelle le test thérapeutique.Il n\u2019a rien perdu de la valeur que ce dernier lui attribuait il y a plus de dix ans.C\u2019est ici qu\u2019entre en jeu réellement la coopération clinico-radiologique dont nous parlions plus haut.Tout le reste aura été absolument inutile: la consultation précote, la perspicacité du médecin l\u2019examen radiologique de première qualité, si le patient n\u2019est pas retour- 442 né après le traitement médical pour un contrôle radiologique.Le test perd toute sa valeur si le diagnostic n\u2019est basé que sur l\u2019amélioration ou l\u2019aggravation clinique des symptômes sub- Jectifs.Pour résumer, disons que le diagnostic du cancer précoce de l\u2019estomac est exclusivement radiologique, qu\u2019il nécessite la coopération immédiate et suivie du patient et du médecin et que le chirurgien ne détient qu\u2019un rôle de thérapeute, auquel il doit nécessairement se limiter.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 ByLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 Observation 1.H.C., homme de 56 ans, nous est adressé par la clinique externe, sans un mot d'histoire, pour repas baryté.L\u2019examen pratiqué, le 22 mai 1947, révèle (fig.1) une rigidité de la région immédiatement prépylorique, sur la petite courbure, mesurant environ 0.8 centimètre et que nous pourrions décrire plus simplement comme un encastrement; en face de cette zone, sur la grande courbure, l\u2019on note une petite encoche; toute la région est par ailleurs rétrécie, le calibre n\u2019étant plus que Fig.1.\u2014 lère observation \u2014 Encastrement région prépylorique de la petite courbure (flèche) et encoche opposée.Image suspecte.Patient sans nouvelle.OBSERVATIONS Nous voudrions illustrer importance de cette méthode radio-clinique à l\u2019aide de quelques observations récoltées, au cours des deux dernières années, dans le Service de Radiologie du docteur P.Brodeur, à l\u2019hôpital Notre- Dame.Nous tenons à faire remarquer dès à présent les nombreuses lacunes dans l\u2019anamnèse, qui démontrent bien ce que nous entendons par le manque de coopération de la part du clinicien.Fig.2.\u2014 2ème observation \u2014 Petite niche dans lacune en arc, versant vertical, petite courbure, près de l\u2019angle (flèche).Image suspecte.Patient sans nouvelle.le tiers de la normale.A cause de la répétition très exacte de ces déformations sur douze clichés de séries gastro-duodénales, nous posons un diagnostic préliminaire de «lésion suspecte de néoplasie »; nous suggérons un examen complémentaire et, si nécessaire, un contrôle après un mois de traitement médical approprié.Le patient ne nous est pas retourné.Observation 2.X.C., patient de 48 ans, hospitalisé pour VALLÉE: DIAGNOSTIC PRECOCE DU CANCER D'ESTOMAC douleur au creux épigastrique postprandiale, amaigrissement, constipation, éructations fréquentes, sans mœlena ni décoloration des selles et crachats sanguinolents intermittents depuis deux ans, nous est référé pour cholécystogra- phie qui révèle une vésicule d'apparence tout à fait normale.Une radiographie pulmonaire démontre un certain degré de fibrose intersti- tielle.Fig.3.\u2014 3ème observation \u2014 Petite niche entourée d\u2019une zone rigide, paroi antérieure, près de la petite courbure versant vertical (flèche) visible aux R.X et gastroscope.Image très suspecte.Laparotomie exvloratrice nil; intervention: appendicectomie.Patient vivant après 21 mois.Le 28 octobre 1947, il est soumis à un examen du tube digestif (fig.2), qui met en évidence au 45 inférieur de la portion verticale de la petite courbure une minuscule niche dans une petite lacune en arc, le tout mesurant à peine 0.6 cm.de long et se répétant exacte ment sur les douze clichés habituels des séries gastro-duodénales.Encore ici, à cause de l\u2019apparence et de la constance de la déformation, nous suggérons un examen complémentaire et 443 une gastroscopie.Cette dernière pratiquée par un spécialiste ne révèle rien d\u2019anormal.Nous n\u2019avons pas encore revu le patient.Commentaires.Signalons, à l\u2019occasion de ces deux premiers cas, l\u2019inconséquence du clinicien qui juge le patient digne d\u2019un examen radiologique, mais qui ne se laisse pas convaincre de la nécessité de compléter l\u2019in- Fig.4.\u2014 4ème observation \u2014 Deuxième examen \u2014 Larges images lacunaires de la région cardiaque et pôle supérieur.Image de néo avancé.Intervention: cancer végétant \u2014 métastases.vestigation en face de lésions radiologiques aussi suspectes.Observation 3.C\u2019est une hématémèse importante datant de dix jours, précédée d\u2019un amaigrissement progressif de quinze livres en six mois, de troubles digestifs de trente ans de durée et de constipation opiniâtre qui amène F.L., 64 ans, à 444 l'hôpital.I ne présente à l\u2019examen aucun signe objectif.Le 25 mars 1946, nous lui donnons un repas baryté (fig.3) et découvrons sur le versant vertical de la paroi gastrique antérieure, près de la petite courbure et un peu au-dessus de l\u2019angle, une image de niche, de forme mame- lonnaire, de la grosseur d\u2019un pois et limitée en haut et en bas par une zone rigide.L\u2019image est constante et nous parlons de lésion suspecte de néoplasie.Fig.5.\u2014 4ème observation \u2014 Premier examen \u2014 Zone rigide, région sus-cardiaque, (flèche) lésion primitive minime; 13 mois avant le précédent.Une gastroscopie pratiquée la même semaine montre «sur la petite courbure, près de la face antérieure, au centre d\u2019une région surélevée et rigide, une ulcération peu profonde, entourée d\u2019une zone hémorragique étoilée et donnant l\u2019impression de néo ulcéré ».Devant la concordance des constatations \u2018du radiologiste et du gastroscopiste, l\u2019on décide en faveur d\u2019une gastrectomie large, mais au cours d\u2019une laparotomie pratiquée le 8 avril, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A.MLF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 soit douze jours après l\u2019examen radiologique, le chirurgien, ne constatant aucune induration ou tuméfaction palpable sur l\u2019estomac, décide de refermer la paroi après appendicectomie.Des nouvelles récentes nous apprennent que la condition du patient est satisfaisante.Commentaires.Nous croyons que la décision du chirurgien est discutable et ne comprenons pas très bien que la lésion, constatée par les rayons X et la gastroscopie, ait été inexistante ou ait disparu en moins d\u2019une Fig.6.\u2014 5ème observation \u2014 Encastrement et niche région de l\u2019angle de la petite courbure (flèches).Image suspecte.semaine.L\u2019état actuel du patient nous permet- il d\u2019affirmer qu\u2019il n\u2019y ait pas de néoplasme?Nous n\u2019en sommes pas convaincu.Quoi qu\u2019il en soit, ne fut-ce que dans un but diagnostique, et même après l\u2019intervention, un examen radiologique de contrôle s\u2019imposait dans ce cas.Observation 4.L.L., homme de 47 ans, consulte une première fois, le 19 avril 1945, pour des troubles VALLÉE: DIAGNOSTIC PRÉCOCE DU CANCER D'ESTOMAC de la déglutition remontant à quatre mois, accompagnés d\u2019un amaigrissement de vingt livres.Le diagnostic clinique est alors néoplasme de l\u2019æsophage ou de l\u2019estomac.Il subit un examen radiologique dans un autre service avec comme conclusion: « Aucun signe de lésion sur le trajet du tube digestif.» L\u2019on note tout au plus une importante aérophagie.Le patient ne s\u2019améliore pas; il continue de maigrir et son asthénie s\u2019accentue; il présente quelques vomissements postprandiaux qui l\u2019a- 445 prés du cardia, une petite zone rigide -d\u2019infiltration que nous interprétons comme étant la lésion initiale, mesurant alors 1.2 em.Le patient subit, le 14 mai 1946, une thora- cotomie exploratrice transdiaphragmatique qui démontre la présence d\u2019un néoplasme inopérable de la grosse tubérosité gastrique avec métastase hépatique.Commentaires.L\u2019erreur fatale n\u2019est pas due lel a la clinique dont l\u2019intuition s\u2019est vérifiée au deuxieme examen radiologique, aprés un an, et à l\u2019exploration chirurgicale, mais à une Fig.7.\u2014 5ème observation \u2014 Examen après 8 mois.Large image lacunaire, petite courbure (flèches).Image sûrement maligne.mènent à consulter de nouveau en mai 1946, soit environ un an après.Sur requête de son médecin, nous pratiquons un repas baryté (fig.4) qui révèle un retard dans le transit œsophagien et une grossière déformation du pôle supérieur de l\u2019estomac par images lacunaires; cette lésion très étendue est limitée en bas par une portion rétrécie au V5 supérieur de l\u2019estomac.Nous avons l\u2019impression d\u2019un large néoplasme végétant du pôle supérieur de l\u2019estomac avec envahissement du cardia.Nous obtenons les clichés antérieurs (fig.5) pour comparaison et constatons qu\u2019il existait alors au pôle supérieur de l\u2019estomac, tout Fig.8.\u2014 6ème observation \u2014 Petite zone rigide, région prépylorique, petite courbure (flèche).Lésion suspecte.déficience de la radiologie, que nous attribuons à la mauvaise qualité des premiers clichés.Observation 5.Ce patient, H.M., 53 ans, nous est référé de l\u2019extérieur, le 2 octobre 1945, pour repas baryté, sans un mot d\u2019anamnèse et sans tentative de diagnostic.Les clichés (fig.6) quoique de pauvre qualité, à cause de l\u2019appareillage à ce moment défectueux, démontrent la présence d\u2019un encastrement de la petite courbure dans la région de l\u2019antre, avec image de niche en plateau dans l\u2019encastrement, le tout mesu- 446 rant deux centimètres et très suggestif d\u2019une infiltration cancéreuse.Nous n\u2019avons l\u2019occasion de revoir le patient que le 15 mai 1946 (fig.7), soit après huit mois, alors qu\u2019une large lacune occupe la majeure portion de la petite courbure.Le néoplasme est considéré comme inopérable.Commentaires.Nous croyons, dans ce cas, n\u2019avoir pas assez insisté sur la nécessité d\u2019un examen de routine après quelques semaines de traitement médical, et c\u2019est peut-être là la Fig.9.\u2014 6ème observation \u2014 troisième examen, 34 jours après le premier.Encastrement net contenant une minuscule niche (flèches).Lésion définitivement maligne.cause du délai fatal.D\u2019un autre côté, le clinicien ne doit jamais considérer un rapport radiologique négatif comme un certificat de santé et ne doit pas hésiter à retourner le patient pour un nouvel examen, si les troubles subjectifs persistent ou s\u2019aggravent, malgré le traitement médical approprié.Observation 6.F.L., âgé de 68 ans, est admis à l\u2019hôpital, le 15 juillet 1946, pour « péricholécystite chronique ».Il se plaint, depuis six mois, de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 brûlements épigastriques survenant une à deux heures après les repas et soulagés par la prise d\u2019aliments, de régurgitations, d\u2019une sensation de boule à l\u2019épigastre, d\u2019anorexie, d\u2019asthénie et d\u2019un amaigrissement de 25 livres.Sur les clichés du 19 juillet (fig.8), il existe, sur une longueur d\u2019environ 1.5 centimètre, une discrète mais constante ondulation avec aspect encastré de la portion terminale du versant horizontal de la petite courbure, image dès à présent suspecte d\u2019infiltration néoplasique au début.Fig.10.\u2014 7ème observation \u2014 Vue de profil.Petite uiche paroi postérieure, versant vertical supérieur (flèche).Image suspecte.Intervention: cancer.Le 2 août, apparaît au même niveau un aspect typique de niche encastrée et, le 22 août (fig.9), une image lacunaire avec niche punctiforme.Le patient est soumis, le 26 août, à une gastrectomie sub-totale, le diagnostic pré et postopératoire du chirurgien étant celui d\u2019ulcère bénin de l\u2019estomac; malgré notre insistance à considérer la lésion comme maligne.Le rapport histologique se lit comme suit: «La dépression de la muqueuse est occupée par un épithélioma glandulaire à cellules baso- VALLÉE: DIAGNOSTIC PRECOCE DU CANCER D'ESTOMAC 447 philes, ne dépassant pas dans le prélèvement la sous-muqueuse.» Le patient est actuellement suivi par le centre anticancéreux de l\u2019hôpital Notre-Dame et se porte très bien.Commentaires.Dès le deuxième examen, soit quinze jours après le premier, le diagnostic radiologique est définitivement: cancer de l\u2019estomac; il y a eu délai inutile de trois semaines, parce que le chirurgien ne voulait pas se laisser convaincre de la nature maligne de la lésion.La gastrectomie n\u2019a été pratiquée que par prudence.Il s\u2019agit d\u2019un cas typique de cancer de l\u2019estomac où la radiographie force la main du chirurgien.Observation 7.F.M., 54 ans, fait remonter le début de ses troubles à une semaine, lorsqu\u2019il consulte, le 25 janvier 1947, pour une hématémèse importante; en le serrant de plus près l\u2019on découvre qu\u2019il souffre, depuis quelques semaines, de douleurs au creux épigastrique, calmées par les aliments, sans horaire fixe, et d\u2019un amaigrissement progressif.Le 11 février, il est examiné aux rayons X par repas baryté, mais nous ne pouvons mettre en évidence qu\u2019un épaississement chaotique des plis muqueux, tout particulièrement au pôle supérieur de l\u2019estomac.Le clinicien nous retourne le patient le 3 mars, avec la remarque judicieuse qu\u2019une lésion organique ait pu être masquée au premier examen, par suite de l\u2019hématémèse récente.Nous réussissons en effet, à ce moment (fig.10), à démontrer une petite niche sur la paroi postérieure de l\u2019estomac, près du pôle supérieur.Le 22 mars, le chirurgien pratique une gastrectomie totale; il est réopéré le 3 avril pour libération d\u2019adhérences au niveau de l\u2019æso- phago-jéjunostomie; il meurt après quatorze heures.L\u2019examen anatomo-pathologique de la pièce révèle une épithélioma polymorphe siégeant sur la moitié supérieure et postérieure de l\u2019estomac, près du cardia.Commentaires.Le diagnostic radiologique du cancer de l\u2019estomac est dû à la perspicacité du clinicien qui ne s\u2019est pas contenté d\u2019un examen pratiqué trop tôt après une hématémèse.Ceci démontre jusqu\u2019où peut aller la collaboration médico-radiologique.Conclusion.Le diagnostic de cancer de l\u2019estomac, à une période où il est complètement extirpab'e, est possible grâce à la coopération du malade, du médecin et des radiologistes.La technique radiologique est basée sur des clichés parfaits, l\u2019expérience du radiologiste, le test thérapeutique de Gutmann.La gastroscopie est un adjuvant.Le chirurgien n\u2019a qu\u2019un rôle d\u2019opérateur et c\u2019est dans ce rôle seulement qu\u2019il peut sauver le patient.Sept observations personnelles sont résumées pour appuyer ces différents points.BIBLIOGRAPHIE (1) M.E.DAILEY et E.R.MILLER: «A search for symptomless gastric cancer in 500 apparently healthy man of 45 and over.» Gastro-enterology, 5: 1 (juin) 1945.(2) F.N.ST.JOHN, P.C.SWENSON et H.D.HOWEY: «An experiment in the early diagnosis of gastric carcinoma.» Ann.of Surgery, 119: 225 (février) 1944.(3) M.GOLOB: «Gastric carcinoma: Review of errors in diagnosis.» Am.Jour.of Dig.Diseases, 13: 17 (janv.) 1946.(4) R.GUTMANN, I.BERTRAND et Th.J.PE- RISTIANY: Le cancer de l\u2019estomac au début.G.Dorée et Cie, édit, 1939.R.GUTMANN: «Diagnostic précoce du cancer gastrique.» La Presse Médicale, 53: 150 (mars) 1945.(5) G.ALBOT et Mlle G.MARQUIS: «Etude du relief muqueux périlésionnel dans le cancer de l'estomac au début, par l'association de la phar- maco-radiographie et de la compression dosée.» La semaine des hôpitaux de Paris, 23: (sept.) 1947.M.J.THOSTED: « Outlook on carcinoma of stomach.» A.M.J.of Sug., 64: 242 (mai) 1944.B.R.KIRKLIN: « Mistakes and misunderstandings in roentgenologic diagnosis of cancer of stomach.» Arch.Surg., 46: 861 (juin) 1943.I.W.HELD et I.BUSCH: «Cancer of stomach with special references to early diagnosis.» Ann.Int.Med., 18: 719 (mai) 1943.W.WALTERS: Arch.Surg., 44: 636 (avril) 1942. SÉDIMENTATION EN CLIENTÈLE DIAGNOSTIC ET PRONOSTIC : Julien PESANT (Montréal).L\u2019épreuve de la sédimentation globulaire n\u2019est pas une chose nouvelle.Elle est connue depuis longtemps, mais surtout depuis une trentaine d\u2019années.On s\u2019en sert beaucoup actuellement pour aider au diagnostic de certaines maladies pulmonaires.On sait que la sédimentation est un des premiers tests à laisser redouter une tuberculose.Pour le dépistage des cas de tuberculose incipiens; sa valeur peut être limitée, mais ses résultats peuvent constituer un élément de plus au faisceau de probabilités que la clinique cherche à former avec les diverses méthodes d\u2019examens mises à sa disposition.Lorsque le sang, prélevé au pli du coude ou par ponction capillaire, ne se coagule pas ou est empêché de coaguler, les hématies se déposent dans le fond du récipient, laissant surnager le plasma transparent.Tel est le fait essentiel du phénomène qui s\u2019appelle « sédimentation globulaire ».C\u2019est une technique de laboratoire qui peut très bien se pratiquer au bureau du médecin.Le sang est recueilli par ponction de la veine, dans une seringue contenant une solution citratée.Le mélange, ainsi rendu incoagulable, est mis à sédimenter dans des tubes verticaux ou obliques mais minutieusement mesurés.La vitesse de sédimentation est donnée par la hauteur du plasma surnageant au bout d\u2019intervalles fixes.Normalement, la sédimentation, chez un homme, atteint le chiffre de 0 à 8 millimètres.Chez la femme, cette sédimentation ira jusqu\u2019à 10 millimètres.La période des menstruations ne changera pas grand-chose, mais la grossesse l\u2019augmente beaucoup à partir du deuxième mois.Le mécanisme de la sédimentation globulaire est bien compliqué et, apparemment, il 1.Travail présenté à la Société Médicale de Montréal, séance du 2 décembre 1947.n\u2019aurait pas encore eu d\u2019explication satisfaisante.La valeur de cette réaction est celle d\u2019être un phénomène biologique général qui donne des chiffres précis, toujours les mêmes, chez les sujets normaux, et qui peuvent s\u2019élever d\u2019une manière passagère ou constante dans un certain nombre de maladies aiguës ou chroniques.Une accélération importante de la sédimentation globulaire est une preuve certaine de l\u2019existence d\u2019une maladie organique.La sédimentation peut très bien servir à dépister un simulateur de rhumatisme ou un nerveux.Depuis plusieurs mois, j'ai étudié cette sédimentation chez de nombreux malades.Elle est normale chez le diabétique non compliqué d\u2019une autre maladie, telle une cholécystite.Dans le cancer, la sédimentation est plutôt un échec.Le cancer peut se rencontrer et se rencontre fréquemment avec une sédimentation normale.Mais, en général, un cancer localisé, qui n\u2019a pas encore touché l\u2019état général, n\u2019augmentera pas la sédimentation.S\u2019il y a anémie, sil y a infection, s\u2019il y a une complication organique quelconque, la sédimentation sera plus ou moins accélérée, suivant la gravité de la complication.Il n\u2019y a pas de changements dans la grippe ordinaire.Mais, où il y a bronchite aiguë, congestion pulmonaire, pleuro-pneumonie, la courbe s\u2019élève assez rapidement.Elle baissera cependant aussi rapidement, à mesure qu\u2019il y aura amélioration.La typhoïde, non compliquée, ne change pas la courbe.Une sédimentation qui devient accélérée laisse prévoir des complications.La sédimentation est aussi très intéressante dans les rhumatismes et chez les cardiaques, surtout chez ceux du genre coronarite ou thrombose.Dans le rhumatisme aigu, la chute des globules est particulièrement rapide.Elle \u2014\u2014 =\" we = ete PESANT: SÉDIMENTATION EN CLIENTÈLE 449 n\u2019est jamais médiocre.Même lorsqu\u2019on hésite au début entre plusieurs maladies infectieuses, un chiffre élevé de la sédimentation doit faire penser au rhumatisme.En plus, quand une sédimentation reste mauvaise, bien qu\u2019apparemment le rhumatisme a l\u2019air guéri, il faut redouter des rechutes qui viendront presque avec certitude.Quand le rhumatisme amène une complication cardiaque, la sédimentation reste mauvaise d\u2019une manière décevante.La sédimentation sera accélérée dans tous les cas de rhumatisme aigu ou chronique, chez lesquels il y aura de l\u2019infection au moins à l\u2019origine.Tous les cas étiquetés rhumatisme, que l\u2019on classe maintenant «arthroses», où il n\u2019y a pas d\u2019infection, la sédimentation aura une courbe normale.Chez les cardiaques, en crise aiguë de coronarite ou de thrombose, la courbe devient rapidement mauvaise après le début de la crise.Tant qu\u2019il y a danger de répétition des crises, la courbe reste mauvaise.Aussi, tant que la sédimentation est accélérée, faut-il garder le malade au lit et au repos complet.Ne pas permettre un peu d\u2019activité au malade, tant que cette sédimentation n\u2019est pas revenue normale.Il me souvient d\u2019un cas entré à l\u2019hôpital en crise aiguë de coronarite.Son état est resté mauvais durant une semaine, puis il sembla s\u2019améliorer.Le malade insistait pour se lever.Mais sa sédimentation, au lieu de diminuer, augmentait.Un nouvel électrocardiogramme confirmait nos craintes d\u2019une nouvelle crise, qui n\u2019a pas manqué de venir et être fatale dans les quelques jours qui ont suivi ces examens.J\u2019ai vu plusieurs cas semblables.Au contraire, si la courbe s\u2019améliore et si on ne presse pas à lever le malade, toujours la courbe indiquera l\u2019amélioration attendue.La sédimentation dans ces cas m\u2019a parue très intéressante, car tant que la courbe ne s\u2019améliore pas, il y a lieu de garder le malade au repos complet, des complications dangereuses pouvant survenir.Au même moment, l\u2019an dernier, j'avais dans le service deux malades souffrant de pleurésie' séreuse.L\u2019un, âgé de 52 ans, réagissait mal.Sa pression artérielle était un peu élevée.L\u2019appétit ne revenait pas.La courbe ne s\u2019est pas redressée.Sa sédimentation durant deux mois a oscillé entre 31 et 32.Il a quitté l\u2019hôpital apparemment guéri de sa pleurésie, mais gardant une mauvaise sédimentation.J\u2019ai continué à suivre ce malade à son domicile.L\u2019amélioration était longue à venir.Deux mois après sa sortie, il a fait une crise aiguë angineuse et est mort subitement.Sa courbe était restée mauvaise.Elle assombrissait le pronostic.Par contre, l\u2019autre malade de pleurésie avait 20 ans.À son arrivée, sa sédimentation était à 29.Plus tard, elle était à 24.Après 3 semaines, elle était à 20.À mesure que sa p!èvre se nettoyait, sa sédimentation baissait.À sa sortie, elle n\u2019avait que 10.Un an après, je l\u2019ai revu.Il est très bien et sa sédimentation est à 2.Donc, parfaitement normale.Dans tous les cas de rhumatisme, il faut garder le malade au repos et au lit autant que possible, tant que la sédimentation n\u2019est pas revenue près de la normale.La persistance d\u2019une sédimentation élevée est toujours un signe fâcheux.Au contraire, le maintien d\u2019un chiffre normal de la sédimentation chez un rhumatisant chronique, sous traitement, permet de confirmer la guérison clinique.Nous pouvons done conclure que la sédimentation est une réaction chimique non spécifique, mais d\u2019un grand intérêt pratique dans un certain nombre de maladies aiguês ou chroniques.Le contrôle de cette réaction permet de tirer des conclusions pronostiques utiles à la conduite du traitement.Une mauvaise sédimentation est l\u2019indice d\u2019une maladie infectieuse aiguë ou chronique.Il n\u2019y a, je crois, que la grossesse, la néphrose lipoïdique et certains états hépatiques où la sédimentation est accélérée sans qu\u2019il y ait d\u2019infection, comme cause.Plus l\u2019infection est sérieuse, en général, plus la sédimentation est accélérée. REVUE GÉNÉRALE o > o LA TUBERCULOSE GENITALE DE LA FEMME Antonio LECOURS, F.A.C.S., F.R.C.S.(C), Chirurgien 3 I\u2019Hépital Général d\u2019Ottawa.DEFINITION.Chez la femme, qui dit tuberculose génitale, dit salpingite tuberculeuse, car le bacille de Koch se localise sur la trompe dans 80 à 90% des cas.Viennent ensuite, par ordre de fréquence, l\u2019utérus, l\u2019ovaire, le vagin et le col utérin.Ce siège de prédilection s\u2019explique en partie par la forme en spirale de la lumière \u201c salpingienne et les anfractuosités villeuses de la muqueuse, bien propices à la nidation et la multiplication des bacilles.INTÉRÊT DE LA QUESTION ET ÉTIOLOGIE.C\u2019est à l\u2019occasion de deux cas opérés dans la même semaine, que nous avons voulu savoir l\u2019incidence de la tuberculose génitale dans un hôpital général comme celui d\u2019Ottawa, tout en tenant compte de l\u2019incidence de la tuberculose en général dans cette province.Le relevé des dossiers des dix dernières années a montré que, sur 782 cas de salpingites opérées, 27 ont été trouvées tuberculeuses par l\u2019anatomo-pathologiste.Cette moyenne de 314% s\u2019accorde avec celles de la littérature en général.Il est intéressant de la comparer avec celle des tuberculeuses avérées, au sanatorium par exemple.Celles-ci font de la salpingite dans une proportion à peine plus grande, 5% comme le montre une statistique de Mar- letti qui rapporte 24 cas sur 500 tuberculeuses.A l\u2019Hôpital Général, la plus jeune patiente avait 16 ans et la plus âgée 57 ans, ce qui donne une moyenne d\u2019age de 28 ans.Murphy rappelle, à ce propos, que, sans doute, plusieurs cas avant la puberté guérissent sans avoir été reconnus.Les causes favorisantes sont toutes celles qui ont déjà provoqué une lésion de la trompe: 1.Travail présenté devant la Société Médicale de l\u2019Outaouais, en octobre 1947.grossesse, hypoplasie génitale, si fréquente chez les tuberculeuses, malformation du tractus génital, rétrécissement inflammatoire par salpingite antérieure, blennorragique ou autre.Encore ici, la statistique de Marletti démontre certains de ces facteurs.Ainsi, sur ses 500 autopsies de femmes tuberculeuses, il a constaté 80 utérus infantiles ou bifides.Il y a donc, en général, une lésion tubaire antérieure a la salpingite tuberculeuse.PATHOGENIE.Comme dans toute infection microbienne, il faut supposer la voie directe, la voie lymphatique et la voie sanguine.1.La voie sanguine et la voie lymphatique supposent un des foyers primitifs fréquent de la tuberculose: poumons, ganglions.Mais ce foyer est souvent difficile et, parfois, impossible à prouver cliniquement et même radio- logiquement.D\u2019autant plus qu\u2019il peut être guéri au moment où la tuberculeuse génitale se présente chez le médecin; ce qui serait le cas dans 30% des cas, d\u2019après Greenberg.2.La propagation directe aux trompes est théoriquement possible venant du péritoine, de l\u2019intestin ou du vagin: a) Mais si la tuberculose du péritoine peut envahir secondairement les trompes, surtout en cas d\u2019infection modérée et lorsque le pavillon est ouvert, c\u2019est ordinairement la propagation en sens inverse qui se produit, c\u2019est-à-dire des trompes au péritoine; et il faut se rappeler que Murphy n\u2019a jamais pu produire la salpingite tuberculeuse chez le singe en infectant le péritoine.b) La propagation directe aux trompes de la tuberculose intestinale est peu probable, mais elle est possible surtout lorsque celles-là deviennent adhérentes à une ulcération intestinale de cette nature.c) Enfin, la propagation venant LECOURS: TUBERCULOSE GÉNITALE DE LA FEMME du vagin est théoriquement possible par coït avec un tuberculeux génital.Mais, par contre, nombre de femmes de tuberculeux génitaux n\u2019ont jamais présenté de tuberculose.ANATOMIE PATHOLOGIQUE.Nous nous adressons ici spécialement aux chirurgiens et nous ne parlerons que des lésions macroscopiques, de celles qu\u2019il faut savoir reconnaître à la table d\u2019opération, lors de l\u2019exploration abdomino-pelvienne.Le problème est d'importance, puisque le sacrifice ou la conservation des organes intéressés est en jeu.La salpingite tuberculeuse est bilatérale et peut se présenter sous trois aspects classiques dont le plus fréquent est: 1.La salpingite suppurée chronique au sein d\u2019adhérences plastiques péritonéales.Ici, le caractère même des adhérences est presque pathognomonique.Elles sont les plus serrées qu\u2019on puisse voir, cloisonnant tout le bassin ou une région de la cavité abdominale, empé- chant l\u2019approche sur les annexes, soudant à celles-ci la plupart des organes voisins.C\u2019est là un bon moyen de diagnostic différentiel avec les salpingites d\u2019autre nature.De plus certaines zones sont nécrosées et prennent une teinte différente, et on peut observer parfois sur le péritoine de la trompe un semis de granulations, tout comme on le voit dans la forme suivante.2.La salpingite tuberculeuse miliaire avec ascite.Dans cette forme, appelée autrefois « ascite essentielle des jeunes filles », les granulations sont nombreuses, diffuses sur le péritoine tubaire ou voisin ou sur tout le péritoine, et peuvent se voir avant la période d\u2019ascite.Ces granulations sont jaunâtres, opaques et se différencient des petits kystes séreux du péritoine, aussi nombreux parfois mais opalescents, transparents et sans signification.L\u2019ascite, quand il est présent, est ordinairement abondant, jusqu\u2019à 10 litres, disent les traités.Enfin, les trompes sont augmentées de volume, rouges, souvent adhérentes aux organes voisins.3.Enfin, on peut découvrir, isolé, un vieux 451 pyosalpinx chronique, sans réaction plastique péritonéale.La matière caséeuse, dont la trompe est farcie, s\u2019est enkystée dans la lumière salpingienne, s\u2019est entourée d\u2019une coque fibreuse, épaisse à la coupe.Mentionnons ici un moyen anatomo-patho- logique de diagnostic différentiel de la salpingite tuberculeuse: c\u2019est la seule, au dire de Murphy, qui peut laisser ouvert le pavillon de la trompe.DIAGNOSTIC CLINIQUE DIFFÉRENTIEL.Il est souvent impossible, cliniquement, de distinguer la salpingite tuberculeuse de la salpingite d\u2019autre nature.En effet, les symptômes fonctionnels sont presque les mêmes.Ils méritent cependant d\u2019être discutés.Le début est souvent insidieux; il peut remonter à plusieurs années et la maladie devenir une découverte d\u2019opération.La même évolution peut se voir dans la salpingite blennorragique, mais ici il y a , en général, une histoire d\u2019au moins une attaque de douleurs abdominales basses intenses.La douleur abdominale basse ou dorsale actuelle, lorsqu\u2019elle existe, ne diffère pas de celles des autres inflammations pelviennes.L\u2019aménorrhée est le trouble menstruel le plus fréquent, mais elle peut aussi être causée par a) une tuberculose généralisée avancée, b) l\u2019infantilisme utérin, dans 16% des cas, c) une endométrite tuberculeuse.La leucorrhée est fréquente et abondante.La stérilité est un fait d\u2019observation courante au cours de la salpingite tuberculeuse, et cela en dépit de la perméabilité de la trompe et de son pavillon.Mais la cause en peut être aussi l\u2019infantilisme utérin, une infection gono- coccique ou les autres facteurs hormonaux fréquents de la stérilité.Les troubles digestifs peuvent s\u2019expliquer, surtout dans la forme plastique, par les adhérences serrées qui compriment ou gênent la motilité d\u2019un segment du tube digestif.Signalons enfin les symptômes généraux de toute infection bacillaire tuberculeuse: température vespérale à 99°, leucocytose, parfois à 20,000, à prédominance lymphocytaire. 452 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 Mais c\u2019est l'examen vaginal, surtout, qui peut faire penser à la nature tuberculeuse de la salpingite et, ici, les trois axiomes suivants nous semblent les plus utiles aux conclusions de cet examen: 1.Toute cellulite pelvienne, avec fixation des organes pelviens, qui n\u2019est pas manifestement d\u2019origine puerpérale et qui ne commence pas à céder dans un temps raisonnable au traitement médical et à la pénicilline, peut être tuberculeuse.9.Toutes masses tubaires bilatérales, associées à des masses abdominales anormales qui changent de contours et de rapports d'un examen à l\u2019autre, suggèrent l\u2019origine tuberculeuse de la salpingite.3.Si on trouve des follicules ou des bacilles tuberculeux dans l\u2019endomètre retiré par curetage, la salpingite tuberculeuse est probable.TRAITEMENT.1.Le traitement général comporte les mesures hygiéniques, alimentaires et héliothé- rapeutiques habituelles de la tuberculose.2.Le traitement chirurgical de la salpingite tuberculeuse localisée peut s\u2019inspirer des directives suivantes: a) Il faut enlever les deux trompes, même si une semble intacte; celle-ci, comme l\u2019expérience le montre, est ou deviendra intéressée microscopiquement.b) Les opérations plastiques sur les trompes tuberculeuses n\u2019ont eu que peu de succès.c) La chirurgie conservatrice de l\u2019ovaire est admissible, en raison de la rareté de l\u2019envahissement tuberculeux de cet organe.d) On peut ainsi enlever les corps jaunes ou follicules tuberculeux sur l\u2019ovaire.e) Si on peut conserver un ovaire, on peut alors respecter l\u2019utérus, même en présence d\u2019un endomètre reconnu tuberculeux par le curetage: car après ablation du foyer tubaire, les autres guérissent ordinairement.f) La dissection des masses d\u2019adhérences doit éviter les blessures de l\u2019intestin, de la vessie et de l'uretére, en raison des fistules probables et interminables.g) Pour la méme raison, le drainage est rarement indiqué.h) Dans les soins postopératoires, il faut éviter la distension des organes pelviens, déjà affaiblis par la libération des adhérences, et recourir souvent au tube rectal, au cathéter.Nous avons vu un pneumopéritoine survenir, lors du lavement habituel postopératoire, par fistulisation du recto-sig- moïde.Ces lavements doivent donc être différés pour quelques jours et n\u2019être administrés que sous une pression faible.PRONOSTIC.Le pronostic est bon s\u2019il n\u2019y a pas de tuberculose active ailleurs.Ce qui le rend mauvais c\u2019est la tuberculose pulmonaire ou généralisée, pré ou postopératoire, de même que l\u2019infection secondaire.Celle-ci, au cours du drainage, amène les fistules intarissables et peut même être fatale.La gravité de l\u2019infection secondaire a cependant diminué considérablement depuis l\u2019avènement des antibiotes.Enfin, même les cas apparemment guéris de salpingite tuberculeuse doivent être surveillés et revus périodiquement pendant des années et, aux premiers signes de tuberculose active, être mis à la cure.BIBLIOGRAPHIE 1.J.P.GREENBERG: «Tuberculous salpingitis; a clinical study of 200 cases.» Johns Hopkins Hosp.Rep.Balt., 21: 97-156.2.R.L.FAULKNER: « Tuberculosis of the Fallopian Tubes.» Lewis\u2019 Surgery. LE NOUVEAU DIABÉTIQUE Rosario ROBILLARD, Assistant du service de Médecine de l\u2019hôpital Saint-Luc (Montréal).En face d\u2019un nouveau diabétique, le médecin hésite souvent et perd même son assurance, quand il est harcelé de questions reflétant indiseutablement toutes les fausses théories qui courent le monde et même le monde médical.Le but de cet article est d\u2019exposer brièvement, ad usum medici, ce qu\u2019il faut répondre aux objections de ce nouveau diabétique qu\u2019on vient de découvrir, et de rendre service à des confrères qui pourraient en bénéficier et en faire bénéficier les diabétiques dont le nombre va toujours croissant.QU\u2019ENTEND-ON ICI PAR NOUVEAU DIABÉTIQUE?Le nouveau diabétique est celui dont on vient de découvrir le diabète et non celui qui commence réellement cette maladie.Pourquoi cette distinction?Parce que (1) le diagnostic, dans environ 80% des cas de diabète, se fait 3 à 6 mois après le début réel de la maladie, 1 à 2% ayant un début aigu, la différence ayant un début graduel ou progressif.Le diagnostic du diabète repose généralement sur une glycosurie constante et sur une glycémie supérieure à 130 millig.pour cent, à jeun, et supérieure à 170 millig.pour cent, après repas.La découverte du diabète chez un patient est à l\u2019origine de certains petits drames qui n\u2019ont plus leur raison d\u2019être.Le seul mot: « diabète », le plonge dans des idées sombres, à la pensée des multiples ennuis qui viendront compliquer sa vie.La diète de famine sans sucre, l\u2019insuline à injecter tous les jours et même plusieurs fois par jour, l\u2019amputation et le coma, comme couronnement final, poussent le malade au découragement le plus noir.C\u2019est alors que le médecin a un rôle sublime à remplir et, tout en calmant son patient, doit commencer à l\u2019instruire: le succès du traitement dépendant de ce qu\u2019il connaît de sa maladie.Quel que soit son âge, le diabétique doit aller à l\u2019école du diabète avec, comme professeur, son médecin, une garde- malade avertie ou une aide renseignée.Je ne saurais trop insister sur ce point.En plus de son devoir professionnel, le médecin devrait se faire un point d\u2019honneur d\u2019accomplir dignement et consciencieusement cette tâche d\u2019enseignement particulier.Sous l\u2019effet de l\u2019émotion, le nouveau diabétique dira peut-être que la mort est préférable à la vie misérable qui l\u2019attend.Que penser alors du million de cas de diabète (2) déclarés aux Etats-Unis, ce qui veut dire un diabétique par 140 de population et des 50,000 d\u2019augmentation chaque année?Montrez-lui que ces gens sont heureux, qu\u2019ils ménent une vie normale à condition de contrôler eux- mêmes leur diabète.Et ce contrôle du diabète repose sur trois éléments: la diète, les exercices, l\u2019insuline.LA DIÈTE.Le diabète sucré est une maladie héréditaire (3), caractérisée par une augmentation du sucre dans le sang et le passage du sucre dans l\u2019urine, causés par une diminution, en qualité ou en quantité, de l\u2019insuline sécrétée par les cellules @ du pancréas, quoique le foie et d\u2019autres glandes endocrines aient aussi un certain rôle à jouer dans la production du diabète.Si le sucre est augmenté dans le sans et passe ainsi dans l\u2019urine, le régime consistera à diminuer l\u2019apport d\u2019aliments sucrés et générateurs de sucre, Le régime alimentaire (4) visera à donner en moyenne 30 calories par kilogramme de poids idéal.Les hydrates de carbone formeront environ la moitié des calories, ce qui fera une moyenne de 150 grammes à 200 grammes de glucides par 24 heures; les 454 protides, un gramme par kilo et les lipides, en moyenne, 70 grammes par 24 heures.Une façon simple d\u2019enseigner le régime au patient, c\u2019est de ne calculer que les glucides et laisser manger de la viande ad libitum; 1l dépassera rarement la quantité permise.Les graisses seront contrôlées par le poids du patient.Quant aux aliments spéciaux et particuliers aux diabétiques, ils ne sont d\u2019aucune utilité et pas recommandables.Les 4/5 des diabétiques sont des personnes trop grasses ou qui l\u2019ont été.La diète visera à les ramener à leur poids idéal, même à dix livres au-dessous, si ces personnes dépassent la quarantaine.LES EXERCICES.L\u2019exercice est le deuxième moyen pour combattre le diabète.En effet, il aide à brûler les hydrates de carbone, ce qui exige une quantité moindre d\u2019insuline exogène et endogène.Quand les H.de C.sont brûlés en quantité suffisante, le diabétique n\u2019a pas à utiliser un surplus de ses graisses et de ses protides pour fournir les calories nécessaires, ce qui écarte le danger d\u2019acidose (5) qui proviendrait d\u2019une trop grande combustion incomplète des lipides (6).De plus, l\u2019exercice combat l\u2019obésité, si nuisible aux diabétiques.L\u2019INSULINE.L\u2019insuline est l\u2019arme par excellence contre le diabète.Quand la réduction de la diète a atteint le nombre de calories minimum et n\u2019a pas réussi à faire disparaître la glycosurie ou à abaisser la glycémie à un taux normal, l\u2019insuline est alors nécessaire pour augmenter l\u2019utilisation des glucides.Quel bienfait l\u2019insuline a-t-elle procuré aux diabétiques et combien d\u2019entre eux lui doivent la vie! Au lieu de maugréer contre les injections, le diabétique devrait chanter ses louanges et se rappeler quelle réception grandiose une foule d\u2019enfants et d\u2019adolescents ont faite au Dr C.H.Best *, en Hollande, au cours de l\u2019été 1947.Ils avaient tellement comblé sa voiture de fleurs, qu\u2019il lui fut bien difficile de se libérer d\u2019eux par crainte L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 d\u2019écraser quelques-uns de ceux-là mêmes que l\u2019insuliné avait sauvés.Tous ces enfants comprenaient bien l\u2019importance de l\u2019insuline dans leur vie.Avant la découverte de l\u2019insuline par Banting et Best, à Toronto, en 1921, on comptait en jours la survie de l\u2019enfant diabétique.Aujourd\u2019hui, cette survie se compte en années.Un enfant de 10 ans (7), dont le diabète débute, à encore 40 ans à vivre.Comparativement, le non diabétique de même âge en a 57.A 65 ans, la survie est de 12 ans; chez le diabétique, elle est de 8 ans.On pourrait énumérer bien d\u2019autres bienfaits dus à l\u2019insuline, mais ces chiffres suffiront ordinairement à convaincre le plus entêté des malades.Peut-on remplacer les piqûres d\u2019insuline par des pilules d\u2019insuline ?Jusqu\u2019à présent, les autres voies d\u2019introduction de l\u2019insuline se sont montrées inefficaces, inconstantes et dangereuses (8).Par conséquent, il faut mettre ses patients en garde contre les amis, contre les charlatans et contre certaines maisons de produits pharmaceutiques ou brevetés qui pourraient leur conseiller de remplacer leurs injections par la pastille miraculeuse.Quand le diabète n'est pas trop sévère, vaut-il mieux commencer le traitement avec ou sans insuline?F.D.Lukens (9), de Philadelphie, et E.P.Joslin, de Boston, préconisent maintenant le traitement intensif à l\u2019insuline au début du diabète, car on en envisage aujourd\u2019hui la guérison.En effet, on sait qu\u2019en injectant à un chien des extraits du lobe antérieur (10) de la glande pituitaire, on provoque un diabète permanent; mais si, auparavant, on lui donne de larges doses d\u2019insuline, on ne provoque pas de diabète permanent.Si on protège l\u2019animal contre une hyperglycémie prolongée de 15 à 21 jours, on ne provoque plus le diabète.Par conséquent, en traitant au début le diabète par l\u2019insuline, on ménage ainsi le pancréas, * Note d\u2019une conférence prononcée au «N.E.Deaconess Hosp.», Boston, par C.E.Best, le 7 octobre 1947. ROBILLARD: LE NOUVEAU DIABÉTIQUE et on peut avoir l\u2019espoir que cet état soit permanent.Si le patient comprend cette explication, la hantise de l\u2019insuline disparaîtra et, même dans le cas d\u2019une simple rémission, il aura l\u2019habitude et l\u2019entraînement aux injections d\u2019insuline, ce qui est déjà très utile et même nécessaire dans tout cas de maladie ou d\u2019infection.Est-il vrai que l\u2019insuline, une fois commencée, devra être continuée toute la vie?Non.En commençant le traitement intensif au début du diabète, on laisse le pancréas au repos, ce qui lui permet de reprendre de la vitalité.Il arrive très souvent que l\u2019utilisation des glucides augmente graduellement, jusqu\u2019au point de permettre la cessation de Pinsuline (11) et parfois même du régime alimentaire.Il y a des rémissions de longue durée; une guérison devrait durer toute la vie.Cependant, la guérison ne pourra être envisagée qu\u2019après cinq ans de rémission.PEUT-ON PRÉVENIR LE DIABÈTE?Dans une bonne proportion, oui.Mais il faut éviter l\u2019obésité (12), tout particulièrement après quarante ans.Le patient devra satisfaire son appétit avec des légumes à 5%, au lieu de le faire avec du pain et des biscuits.Il évitera les collations, les sucreries et la crème.Il pratiquera des exercices quotidiens.De plus, comme le diabète est héréditaire et si le diabétique veut se marier, il devra choisir une compagne non entachée de diabète, ni en elle-même, ni dans ses ascendants.QUEL SERA L\u2019AVENIR DE LA DIABÉTIQUE SI ELLE DEVIENT ENCEINTE?Jusqu\u2019en 1936 (13), la femme enceinte diabétique était sujette à des complications sérieuses où l\u2019éclampsisme se voyait dans 50% des cas, la délivrance prématurée dans 40% et la survie du fœtus dans 47% des cas.Les travaux de Priscilla White ont démontré qu\u2019en corrigeant, chez la femme enceinte diabétique, son insuffisance d\u2019hormone ovarienne par des - 455 injections quotidiennes de stilbœstrol et de proluton, à partir de la 20ème semaine de la grossesse jusqu\u2019à la fin, on évitait par le fait même les complications de la grossesse de la femme diabétique.IL\u2019éclampsisme est ainsi tombé à 2%, la délivrance prématurée à 0% et la survie du fœtus a augmenté jusqu\u2019à 97%.La survie de mère est de 100%.LEs DIABÉTIQUES PEUVENT-ILS PRENDRE DES ASSURANCES SUR LEUR VIE?Aux Etats-Unis, le diabétique peut maintenant prendre des assurances sur sa vie.C\u2019est un magnifique progrès.La seule condition exigée par les Compagnies d\u2019assurances est d\u2019artério-sclérose, laquelle sera cherchée par que le diabétique soit bien contrôlé et exempt la radiographie.LES COMPLICATIONS DU DIABÈTE SONT-ELLES VRAIMENT SI GRAVES?Le diabétique parfaitement contrôlé devrait \u2019 être exempt des complications actuelles de cette maladie.Le coma est maintenant évitable; 3% des diabétiques seulement sont morts du coma depuis 1943.La plus sérieuse complication est l\u2019artério-sclérose.Après vingt ans de diabète, l\u2019artério-sclérose survient chez 80% des diabétiques.C\u2019est le gros problème actuel et sa prophylaxie repose plus, aujour- d\u2019hui, sur le contrôle parfait du diabète, 24 heures par jour, que sur une substance mystérieuse, encore inconnue, qui préviendrait l\u2019artério-sclérose.LE DIABÈTE EST-IL UNIVERSELLEMENT RÉPANDU?Bien qu\u2019il existe plus particulièrement chez les Juifs et chez les Irlandais, le diabète est universellement \u2018répandu et si, pendant quelque temps, on a cru que, dans les pays chauds, le diabète était moins fréquent, il a été prouvé, à la suite des travaux de Joslin, dans l\u2019Arizona, que le diabète existe partout avec la même fréquence.Là où il semble moins fréquent, c\u2019est qu\u2019il est moins recherché, moins reconnu et moins traité. 456 Nous savons que le diabète est une maladie héréditaire plus fréquente qu\u2019on le croit.Aux Etats-Unis, il y a un million de diabétiques reconnus, mais il y aurait environ un autre million de diabétiques non reconnus, comme le laisse prévoir l\u2019étude faite sur la population (5,000 habitants) de la ville d\u2019Oxford, où les diabétiques furent trouvés au nombre de 1.44% au lieu de 0.7%.De plus, le nombre des diabétiques va croissant chaque année.Aux Etats-Unis, l\u2019augmentation des diabétiques se chiffre à 18% chaque année et celui de la population à 9%.C\u2019est done dire que, proportionnellement, le taux des diabétiques augmente plus vite que le taux de la population.Etant donné ces connaissances, les médecins ont un devoir impérieux à remplir: celui de découvrir les nouveaux diabétiques, afin de prévenir une avalanche de nouveaux malades.Les diabétiques, de leur côté, ont envers leurs frères en maladie, un devoir d\u2019honneur a remplir: le bon exemple dans le contrôle de leur diabète et la répression des réactions et des complications qui seraient de nature à suivre à la société dont il font partie.Dans cette grande famille des diabétiques, chacun se doit un support mutuel.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 BIBLIOGRAPHIE .E.P.JOSLIN: The Treatment of Diabetes Mel- letus, 8e édition.Lea & Febiger, Philadelphie, 314, 1946.2.Cf I.13-1946.3.E.P.JOSLIN, L.I.DUBLIN et H.H.MARKS: «Heridity in Diabetes.» Amer.Jour.Med.Sci.193: 8, 1937.Cf I.344-347, 1946.5.C.N.BEST et N.B.TAYLOR: The Physiological Basis of Medical Practice, 4e édition, 605, 1945.6.S.SOSKIN et R.LEVINE: Carbohydrate Metabolism, 96, 1946.Cf.I, 321, 1946.Arthur GROLLMAN : Essentials of Endocrinology, 247, 1941.9.E.P.JOSLIN: A Diabetic Manual, 7e édition.Lea & Febiger, Philadelphie, 123, 1946.10.Z.T.WERTSCHAFTER et Mortin KOREN- BERG: Diabetes Mellitus, 74, 1942.11.W.S.COLLENS et L.C.BOAS: The Modern Treatment of Diabetes Melletus, lère édition, 233, 1946.12.Cf.9, 39, 1946.13.Priscilla WHITE: «Pregnancy Complicating Diahetes.» Réimprimé du Vol.6 de l\u2019American Diab.Assoc.Proc., 1946.pd = 0 «< LA DERMITE ATOPIQUE Jean-Paul FOISY, Assistant en Dermatologie, hôpital Notre-Dame (Montréal).La dermite atopique est une maladie inflammatoire de la peau caractérisée par de la lichénification, localisée particulièrement aux plis de flexion et à la nuque, causée par une sensibilité de la peau et apportée par un facteur interne ou sanguin chez un malade de type atopique.Celui-ci possède, comme caractère primordial, des antécédents héréditaires allergiques tels que fièvre des foins, urticaire, rhinite vaso-motrice, asthme, etc.Autrefois, cette dermite était appelée névrodermite disséminée ou généralisée de Brocq ou lichen simple disséminé, chronique de Vidal, prurigo diabétique, prurit avec lichénification, eczéma allergique des plis de flexion ou eczéma de la fièvre des foins.Il ne faut pas confondre la dermite atopique et l\u2019eczéma, terme employé à tout propos pour désigner une maladie de la peau.L\u2019eczéma est caractérisé, selon Darier, par toute une série de lésions élémentaires: érythème, vési- culation, suintement, incrustation, lichénifi- cation, desquamation, qui se succèdent, se combinent ou coexistent en des points voisins.La dermite atopique remonte presque toujours à l\u2019enfance et survient chez les deux sexes.La cause prédisposante la plus importante est l\u2019hérédité.Les causes favorisantes sont nombreuses: la chaleur, le froid, les changements brusques de température, la transpiration, certains aliments et les plus fréquents à savoir: les poissons, les œufs, le chocolat, les arachides, les noix, ete., les topiques trop nombreux, le surmenage, les émotions, les inhalants, la poussière et les foyers infectieux.On peut tenter d\u2019expliquer le mécanisme de la dermite atopique comme suit: un antigène va provoquer, dans l\u2019organisme, la formation d\u2019un anticorps appelé réagine qui assure la libération d\u2019une substance «H», laquelle donne un œdème insuffisant pour produire une papule urticarienne, mais un simple prurit et celui-ci causeront des excoriations par le grattage et secondairement de la lichénifica- tion et de l\u2019eczématisation.Le principal symptôme de cette dermite est donc le prurit; au début, il n\u2019y a aucun signe visible à l\u2019æil nu, aucune lésion élémentaire appréciable, mais le prurit va engendrer des excoriations, puis de l\u2019épaississement de la peau ou lichénification et de \u2019eczématisation.La peau prendra une coloration rouge sombre pour enfin devenir franchement pigmentée, rugueuse, squameuse avec des treillis ressemblant à une mosaïque.Ce prurit débute à des localisations spéciales: aux plis de flexion, plis des coudes, creux poplités, pour se généraliser à tout le corps dans les cas graves, mais avec endroits de prédilection : nuque, le tiers supéro-interne des cuisses, face externe de l\u2019avant-bras, parties génitales, aux faces palmaires des mains et à la plante des pieds, et souvent à la face.L\u2019examen du sang révèle une éosinophilie presque constante.L\u2019évolution est toujours caractéristique et on la divise en trois étapes: La première ou dermite atopique infantile, qui dure de l\u2019âge de trois à trente mois environ; celle-ci présente un caractère spécial, à savoir: chez l\u2019enfant la peau est moins imperméable et on trouvera de la vésiculation, du suintement; c\u2019est pourquoi elle est souvent confondue avec la dermite séborrhéique, la dermite de contact et infectieuse ou intertrigo.La deuxième ou dermite atopique de l\u2019enfance, qui dure de l\u2019âge de deux à douze ans.La troisième et dernière ou dermite atopique de l\u2019adolescent et de l\u2019adulte, de l\u2019Âge de douze ans jusqu\u2019à l\u2019âge de 40 ans environ.Ces étapes peuvent être séparées par de longs intervalles de guérison simulée ou sans interruption, continuelle.Il y a souvent des 458 récidives saisonnières, le plus souvent du mois d\u2019août à décembre.Cliniquement, il est assez facile de reconnaître une dermite atopique, d\u2019abord par la distribution caractéristique de l\u2019éruption, la lichénification et l\u2019absence de vésicules chez l\u2019adulte, les antécédents héréditaires positifs et la coexistence de lésions ou maladies allergiques telles que l\u2019asthme, rhinite vaso-motri- ce, fièvre des foins, migraine, urticaire, etc.La preuve est souvent faite par des épreuves cutanées intradermiques: aliments et inhalants.Elle est souvent confondue avec les dermites de contact et les dermites séborrhéiques.Le traitement spécifique sera d\u2019autant plus simple qu\u2019il aura été difficile de trouver l\u2019agent causal, c\u2019est l\u2019élimination des antigènes qui donnera les meilleurs résultats.La désensibilisation par auto-hémothérapie, vaccinothérapie, injections de peptone, hyposulfite de soude, gluconate de calcium et même antihistaminiques n\u2019ont que très peu de valeur.Le traitement symptomatique consiste dans l\u2019application de lotions antiprurigineuses, en bains, en huiles au lieu de savons irritants pour le nettoyage.La radiothérapie superficielle est le meilleur des antiprurigineux.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 En résumé, il s\u2019agit de trouver un remède efficace aux trop nombreux cas de dermite atopique' qui ne peuvent pas être soulagés.BIBLIOGRAPHIE 1.S.W.BECKER et M.E.OBERMAYER: Diseases of the Skin, pp.654-657.J.B.Lippincott, 1940.2.E.URBACH: Allergy, pp.816-829.Grune & Strat- ton, N.-Y., 1943.3.Marion B.SULZBERGER: Dermatologic Allergy, pp.162-174.Charles C.Thomas, édit.4.L.TUFT: Clinical Allergy, pp.491-504.W.B.Saunders Co., 1937.5.G.C.ANDREWS: Diseases of the Skin, pp.171- 176.W.B.Saunders Co., 1939.6.SUTTON et SUTTON: Diseases of the Skin, pp.235-236.C.V.Mosby Co., 1939.7.STAFF of Cleveland Clinic: Allergy in Clinical Practice, pp.152-161.J.B.Lippincott, 1941.8.H.L.ALEXANDER: Synopsis of Allergy, pp.20- 64.C.V.Mosby Co., 1941.9.COOKE: Allergy in Theory and Practice, pp.248-49.W.B.Saunders Co., 1947.10.Geo.M.MACKIE et A.C.CIPOLLARO: Skin Diseases in Children, pp.70-85.Paul B.Hoeber Ine., édit.1.Atopie était un terme proposé par Coca pour désigner les hérédités étranges d\u2019hypersensibilité chez les êtres humains; aujourd\u2019hui, il désigne toutes les conditions allergiques et, selon Cooke, il devrait être abandonné. ÉDITORIAL Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Francaise du Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union Médicale DU Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) TOME 77 \u2014 No 4 \u2014 MONTRÉAL, avril 1948 LES CAUSES DU CANCER Si la nature du cancer reste une énigme, on en connaît mieux les causes depuis les nombreux travaux de recherches poursuivis dans divers pays, en particulier, à l\u2019Institut du Cancer, en France, depuis quelques années.I\u2014Le cancer greffé.Voici quelles sont les récentes données concernant la spécificité de la greffe.Elle réussit pourvu que l\u2019animal soit de même souche ; elle échoue s\u2019il est d\u2019espèce différente.Parmi les tentatives d\u2019hétérogreffes, les Japonais avaient réussi le passage d\u2019un sarcome de la poule au canard et celui de la souris sur le rat.Depuis, on a réussi à transplanter des tumeurs variées en choisissant la chambre antérieure de l'œil.Après ce passage, la greffe par la voie sous-eutanée devenait possible; on a même réussi la transplantation de tumeurs humaines.Donc, le tissu cancéreux peut survivre dans un milieu organique spécifiquement différent.On a pu démontrer, aussi, que les tumeurs bénignes, telles les fibro-adé- nomes mammaires du rat sont trans- plantables, comme des cancers.On a observé que ce greffon persiste à l\u2019état 459 latent plusieurs mois avant d\u2019évoluer, pour atteindre, dans certains cas, un poids pouvant dépasser celui de l\u2019animal.Un autre fait non moins important se rapporte à la transformation maligne de cette tumeur bénigne du sein chez la femme.Chez le rat, on observe la transformation sarcomateuse dans le dixième des cas environ ; par contre, la transformation épithéliomateuse est exceptionnelle.Tous ces résultats ont donc une valeur importante du point de vue clinique, c\u2019est-à-dire humain.Il n\u2019y aurait donc pas de tumeur bénigne du sein puisque leur évolution maligne est possible.Retenons donc ce premier fait essentiel!\u2026 5 4 IT \u2014Facteurs étiologiques.a) Origine infectieuse.Plusieurs auteurs américains et français ont pu démontrer que les parasites peuvent provoquer l\u2019apparition de cancers (sarcomes) grâce à un virus filtrant extrait du broyage de ces larves.On a même établi un lien commun entre le sarcome et la leucémie, si bien que le virus leucémique, après un séjour dans la glycérine, est capable de provoquer un véritable sarcome au point d\u2019inoculation.Malgré sa faible malignité, cette tumeur peut s'accompagner de métastases, tandis que le virus peut se fixer ailleurs, dans les viscères, et y donner naissance à des tumeurs de structure différente.En les transplantant par greffe, en série, ces sarcomes donnent naissance à une nouvelle leucémie! (Guérin-Oberlin).Ces auteurs 460 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 soutiennent que le pouvoir cancérigène de ce virus «constitue un argument capital en faveur de la nature néoplasique de la leucémie », malgré qu\u2019on n\u2019ait pu séparer de la cellule leucémique un virus filtrable; mais c\u2019est la cellule elle-même qui représente l\u2019élément actif.Nous savons que le papillome est dû à un virus filtrant.À cette papilloma- tose on peut comparer, chez l\u2019homme, les verrues et les condylomes imputables à un virus et capables de se transformer en cancer.b) Origine physico-chimique.1) L'origine physique a été démontrée par les cancers provoqués par les rayons X, chez les radiologistes.On a pu démontrer, à l\u2019Institut du Cancer de Paris, que le dioxyde de thorium utilisé comme corps opacifiant sous le nom de Thorotrast peut provoquer le cancer chez l'homme, après un délai de nombreuses années.La démonstration en a été faite partout.Le mésothorium peut provoquer des ostéo-sarcomes, surtout osseux.On l\u2019a observé chez des ouvrières ayant manipulé, plusieurs années auparavant, des substances radioactives utilisées pour la peinture des cadrans lumineux.On a pu, aussi, démontrer le pouvoir cancérigène des radiations ultra-violettes et de la lumière solaire provoquant des épithéliomas et des sarcomes par action directe (Roffo).2) L\u2019origine chimique est certaine et démontrée scientifiquement et cliniquement.Les premières expériences ont été faites au Japon, en badigeonnant des lapins avec du goudron, dont on peut isoler un composé cancérigène : le benzopyrène.Ces faits ont été confirmés par la clinique.Nous en avons publié, déjà, quelques observations.Soyons satisfaits d\u2019énumérer, ici, ces produits cancérigènes expérimentés dans tous les pays.Leur pouvoir cancérigène peut se rattacher à la structure électrotonique de ces corps (Pullman).TABLEAU Dibenzathracène, Méthylcholanthrème, Les dérivés de l\u2019aniline, La naphtylamine, Les dibenzcarbazols, Les composés azoïques (ingérés), Le jaune d\u2019aniline, Le rouge écarlate, Le jaune de beurre, Les benzacridines (acétyl-amino-fluorine).Contre ces dangers chimiques, on peut se protéger en suivant les conseils suivants: Injection du complexe vitaminique B, De la cystine, Poudre de foie, Lait frais, blé, seigle, orge, millet.3) L'origine hormonale démontrerait l\u2019origine endogène du cancer à cause de la relation qui semble exister entre le fonctionnement ovarien et la production du cancer mammaire.La preuve en a été faite par Lacassagne, venu à Montréal en 1947.Des injections de folliculine longtemps poursuivies ont provoqué l\u2019apparition de carcinomes chez des souris \u2014 des mâles una =.\u2014 = ÉDITORIAL surtout \u2014 qui n\u2019en présentent jamais.Cette action cancérigène s\u2019observe avec des composés œstrogènes naturels ou sympathiques.Elle a été vérifiée par des travaux récents; on peut aussi obtenir d\u2019autres variétés de tumeurs endocriniennes.On a aussi remarqué que l\u2019hypophyse joue un rôle dans la production de ce cancer mammaire d\u2019origine hormonale.L\u2019hérédité joue, aussi, un rôle important dans ces cas où le virus se transmettrait par le lait.Il y aurait donc, pour déterminer l\u2019apparition du cancer mammaire, «un facteur héréditaire intéressant les gennes chromosomiques, un facteur hormonal préparant le terrain localement, et un facteur virulant indéterminé ».Malgré ces éclaircissements fournis par l\u2019expérimentation sur l\u2019étiologie du cancer chez l\u2019animal, le problème du processus intime de la cancérisation attend encore une réponse définitive !.Albert LESAGE.FAITS INSTRUCTIFS CONCERNANT LE CANCER PRIMITIF DU POUMON Depuis qu\u2019on s\u2019intéresse au cancer du poumon, on s\u2019aperçoit que la fréquence de cette lésion est beaucoup plus grande qu\u2019on ne le croyait.D\u2019autre part, le perfectionnement des techniques chirurgicales et l\u2019obstination des chirurgiens spécialisés ont réalisé des succès thérapeutiques qui font prévoir, pour un avenir rapproché, des résultats beaucoup plus heureux.1.«Les récents progrès dans la connaissance du cancer », par le docteur Maurice Guérin, dans Connaître, no 10, nov.et déc.1947.461 Le travail de Ochsner et ses collaborateurs *, paru très récemment, est une contribution sérieuse à ce problème et il en mesure bien l\u2019état actuel.À remarquer d'abord que le carcinome bronchique est le cancer le plus fréquent après l\u2019épithélioma de l\u2019estomac et que, depuis l\u2019expérience de Graham effectuée il y a 14 ans, il est démontré qu\u2019il est possible d\u2019enlever avec avantage un cancer pulmonaire.L\u2019étude de Ochsner porte sur 412 cas observés pendant une douzaine d\u2019années; 246 de ces malades furent chirurgicalement explorés et, sur ce nombre, 147 subirent une résection pulmonaire.De ces 412 malades, 86.49, étalent représentés par des hommes, ce qui confirme la fréquence beaucoup plus grande du carcinome pulmonaire chez l\u2019homme, qui s\u2019installe par ailleurs de préférence durant les 5ème, 6ème et 7ème décades de la vie.D'autre part, le malade le plus jeune de la série des auteurs n\u2019avait pas 12 ans.Si on passe au chapitre de l\u2019étiologie, aucune notion importante ne s\u2019en dégage, et l'anatomie pathologique de ces cas enseigne que le poumon droit est plus souvent pris et que, sur les 147 cas, le carcinome bronchique fut trouvé chez 141 malades.En dehors des renseignements thérapeutiques que ce travail nous offre, on peut s\u2019y instruire par l\u2019étude de la symptomatologie très sérieusement étudiée, ce qui constitue, à vrai dire, une source imposante de notions de 1.Alton Ochsner, M.DeBakey et J.L.Dixon: «Primary Cancer of the Lung.» J.A.M.À, 135: 321 (11 oct.) 1947. 462 première valeur.Ainsi, la toux, une perte de poids, de la douleur ou des malaises thoraciques, de l\u2019hémoptysie et de la dyspnée, enfin l\u2019anamnèse d\u2019une infection des voies respiratoires qui traîne.Les manifestations objectives ou signes physiques varient de peu à beaucoup, selon le site et le volume de la tumeur, qui peut occasionner parfois des phénomènes pleuraux et d\u2019atélec- tasie très sévères et ailleurs ne déterminer aucun trouble perceptible.A tout événement, le diagnostic devra se baser sur la notion d\u2019éventualité de tumeur pulmonaire chez un sujet de 40 ans et plus qui est l\u2019objet d\u2019une toux tenace, se plaint de malaises thoraciques sans raison ou qui a des hémoptysies.La radiographie pulmonaire, la bronchoscopie et la bronchographie, et l'examen cytologique des expectorations seront les éléments principaux du diagnostic.Chacun de ces procédés d\u2019investigation possède son importance et chacun doit être employé, afin que la somme de leur rendement individuel constitue un faisceau d\u2019investigations procurant une efficience quasi absolue de diagnostic et de localisation précise.Le traitement du cancer primitif du poumon est la pneumonectomie et idéalement avant que le processus tumoral ait dépassé les limites du poumon envahi; il peut être alors radicalement curatif.La lobectomie serait loin d\u2019offrir la même garantie.Et cette réalisation est possible: on peut enlever un poumon sans que le malade ne meure de l\u2019intervention.La technique opératoire, les soins pré et postopératoires, l\u2019anesthésie ont atteint un tel degré de perfectionnement que l\u2019on peut maintenant envi- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuueTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 sager la possibilité de maîtriser un cancer primitif du poumon, à condition qu\u2019il soit découvert précocement, et sans mettre pour cela outre mesure les jours du malade en danger.Voyons les conclusions du travail des auteurs.Durant la période de 12 années sur lesquelles porte leur étude, 412 cas de cancers pulmonaires furent observés.De ce groupe, 291 malades, soit 70.6%, furent trouvés opérables.De ces 291 cas, 45 refusèrent toute intervention.Des 246 qui furent explorés, 147 furent considérés comme aptes à l'opération.Cent onze de ces malades survécurent à l\u2019opération, soit 75.59%, et 48 vivent encore, ce qui représente une proportion de 43.2% sur les 111 cas bien vivants qui quittèrent l'hôpital.Ces 48 malades constituent sur le nombre global des 412 cas observés un pourcentage de 11.6%.Et les auteurs concluent que, dans l\u2019état actuel de leurs statistiques, il appert qu'après un recul de 5 ans 2 malades sur 25 cas de cancer pulmonaire et sur 15 opérables, soit 8%, survivent.La chirurgie peut done guérir le cancer du poumon.La curabilité est cependant encore faible, mais elle est due à divers facteurs qui peuvent, d'autre part, \u2019améliorer.Le diagnostic précoce en est peut-être le plus important, la mortalité opératoire en est un autre.Celle des auteurs était avant 1942 de 46.49, ; elle fut de 19.39, depuis cette date.Elle s\u2019améliorera encore, à n\u2019en pas douter, à mesure que la technique circonscrira ses procédés et atteindra un degré de maturité que seules la répétition et l\u2019extension de la pneu- monectomie le permettront.Roma AMYOT. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE ee ee LES ZONES SOCIALES AU SERVICE DE L\u2019'HYGIÈNE PUBLIQUE ! Antoine-B.VALOIS, M.P.H., Démographe et surintendant de la division de la démographie, Service de Santé, Ville de Montréal.Une des contributions les plus essentielles au progrès d\u2019un Service de Santé, que peut promouvoir la division de la démographie, est l\u2019établissement des zones sociales.Ces zones sociales (appelées « Census Tracts » aux Etats- Unis) suivent les tendances les plus récentes de l\u2019hygiène publique, vers la décentralisation de l\u2019administration des Services de Santé urbains.C\u2019est ce que le directeur du Service de Santé a fort bien compris quand il créa les districts sanitaires.Un complément nécessaire à cette organisation est l\u2019établissement de zones sociales qui peuvent se définir de petites subdivisions d\u2019une cité, dans le but de compiler et d\u2019analyser toutes les statistiques locales où prédominent des groupes de population relativement homogènes.Bien constituées, elles peuvent aider à l\u2019organisation et à l\u2019administration du district sanitaire, indiquer la situation exacte des problèmes locaux et, ainsi, guider la préparation du programme d'hygiène publique, contribuer à l\u2019enseignement et à l\u2019entraînement des étudiants en médecine et du personnel -du Service de Santé et, finalement, procurer, au moyen d\u2019enquêtes et d\u2019analyses, des services statistiques aux organismes médicaux et paramédicaux (tels que les organisations privées et de bien-être social) qui travaillent conjointement à la sauvegarde de la santé publique.Les temps ne sont plus, alors que l\u2019officier d'hygiène publique basait la préparation de son programme sur une simple vue d\u2019ensemble de l\u2019état de la santé d\u2019une population urbaine.1.Causerie prononcée à l\u2019émission «Hygiène et santé », au poste CKAC, le vendredi 9 janvier 1948, à 7.00 heures p.m.Aujourd\u2019hui, il reconnaît qu\u2019une cité n\u2019est pas une simple agglomération de personnes, mais est composée de nombreux petits arrondissements dont la population est relativement homogène, que chacun de ces milieux présente des problèmes sociaux et d'hygiène publique différents par leur nature et leur importance; problèmes qui ne peuvent être résolus avec succès qu\u2019à l\u2019aide de connaissances précises des conditions locales.C'est donc dans le but de promouvoir l\u2019établissement de ces zones sociales, que le Service de Santé, en collaboration avec le bureau fédéral de la statistique, a réuni, en février 1945, plus de vingt-cinq personnes représentant les organismes les plus activement intéressés aux statistiques locales de la métropole.A l'issue de cette assemblée, un comité d\u2019étude, composé d\u2019experts choisis parmi ces organismes, a été formé avec les objectifs suivants: 1.La préparation d\u2019une carte géographique de la cité et de la région métropolitaine, à une échelle aussi élevée que possible, montrant chaque rue, la location des pares, des cimetières, des voies ferrées, etc.2.La subdivision de la cité en arrondissements aussi uniformes que possible quant aux caractéristiques relatives à la population et à la topographie du milieu.3.La compilation d\u2019un index des rues, qui indique dans quelle zone sociale le numéro de chaque rue est localisé.Cet index des rues sera utilisé par le démographe du Service de Santé pour compiler, par zones sociales, les naissances, les décès, les cas de maladies contagieuses, etc., etc.; pour ensuite établir une corrélation entre ces derniers et le niveau 464 économique et social de la population vivant dans chaque zone.Grâce à la collaboration des universités McGill et Montréal, pendant les mois d\u2019été de 1946 et 1947, le Service de Santé a engagé temporairement des étudiants en sciences sociales, afin de rechercher les données nécessaires à la délimitation des zones sociales dans l\u2019ouest, au centre et dans une partie de l\u2019est de Montréal.Il resterait à terminer la balance de la cité, travail que nous espérons compléter en 1948, au cours de l\u2019été.- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteniN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 Utilisées par le Service de Santé et par les autres organisations intéressées à la santé publique, les zones sociales peuvent devenir une base très flexible de comparaison et de concentration des efforts de chacun.En conclusion, l\u2019on peut affirmer qu\u2019à la lumière des expériences américaines, avec les « Census Tracts », l\u2019usage des zones sociales, par un Service de Santé, serait un pas en avant et devrait obtenir une priorité élevée parmi les mesures recommandables qui désirent contrôler les facteurs sociaux qui retardent encore les progrès de l\u2019hygiène publique.LA ROUGEOLE 1 G.CHAREST, M.P.H,, Surintendant de la division des maladies contagieuses, Ville de Montréal.La rougeole est la maladie contagieuse la plus commune de l\u2019enfance; 97% des cas déclarés surviennent chez des enfants de moins de 15 ans.Elle est causée par un virus, agent infectieux plus petit que les microbes qui produisent la diphtérie et la scarlatine.Contrairement à ces deux maladies, le contact avec un rougeo- leux d\u2019un enfant susceptible, c\u2019est-à-dire n\u2019ayant jamais été atteint antérieurement par cette infection, entraîne presque inévitablement l\u2019éclosion de la maladie dans les 10 jours suivants.Le virus est transmis par les sécrétions nasales et buccales du patient et trouve accès chez le contact par les voies respiratoires supérieures, en l\u2019occurrence le nez et la gorge, soit directement de personne à personne ou soit indirectement par l\u2019intermédiaire de linges ou objets souillés, tels mouchoirs, ete.Après une période d\u2019incubation de 10 jours, comme nous l\u2019avons mentionné, apparaissent les premiers symptômes : température, larmoie- 1.Causerie prononcée à l\u2019émission «Hygiène et santé», au poste CKAC, le vendredi 16 janvier 1948, à 7 heures p.m.ment et écoulement nasal suivis d\u2019accès de toux.Durant cette phase de la maladie, qui peut ressembler à un rhume banal, l\u2019enfant est très contagieux et vu qu\u2019on le laisse en liberté, 1l contamine tout son entourage.Ce n\u2019est que trois ou quatre jours après ce début que les rougeurs font leur apparition, d\u2019abord sur le visage et dans le cou, à l\u2019arrière des oreilles et sur le front, pour s\u2019étendre ensuite à la poitrine et aux autres parties du corps, en progressant de haut en bas.La température, qui était élevée jusqu\u2019alors, baisse rapidement par la suite et les rougeurs disparaissent durant les 5 ou 6 jours suivants.Le nouveau-né jouit d\u2019une immunité temporaire, c\u2019est-à-dire qu\u2019il ne contractera pas la rougeole, jusqu\u2019à ce qu\u2019il atteigne l\u2019âge de 6 mois, si la mère a déjà eu la maladie; mais cette résistance diminue graduellement à partir de cet âge.Les complications les plus fréquentes sont l\u2019otite ou infection de l\u2019oreille moyenne par la voie postérieure du nez, et la broncho-pneumonie qui est responsable de presque tous les décès attribuables à la rougeole. CHAREST: LA ROUGEOLE Une complication plus exceptionnelle est l\u2019encéphalite ou infection du système nerveux central.Ce sont les jeunes enfants de 6 mois à 3 ans qui présentent le plus souvent les complications que nous avons mentionnées, et le seul agent de protection que l\u2019on peut employer pour les préserver de la rougeole est le sérum humain concentré ou la globuline du cordon, ou enfin le sérum de convalescent.Cette mesure n\u2019est pas employée couramment ici, et nous ne la mentionnons que comme renseignement utile à connaître en des cas particuliers, car son application nécessite que linjection soit pratiquée assez tôt après le contact avec le malade, et la protection n\u2019est que de courte durée.Beaucoup de parents croient que, une fois la rougeole introduite dans leur foyer, il vaut mieux que tous les enfants en soient atteints en même temps et que, par conséquent, il n\u2019y à aucune précaution à prendre.Nous ne partageons pas cette opinion car, comme nous venons de le dire, les tout jeunes enfants, surtout ceux de moins de 3 ans, peuvent être plus gravement atteints, et il est préférable de retarder à un âge plus favorable cette éventualité.Dans une grande ville, avec une population aussi dense que celle de Montréal, la rougeole procède par poussées épidémiques, à intervalles 465 réguliers de deux années, dont il est facile de prévoir le retour: en décembre 1947, de nombreux cas de rougeole ont été rapportés et le nombre devrait augmenter considérablement durant les trois prochains mois.Pour faciliter la tache du Service de Santé, les parents doivent garder à la maison tout enfant, surtout s\u2019il est d\u2019Âge scolaire, qui présente de la température, de l\u2019_écoulement nasal et des yeux larmoyants et l\u2019isoler dans une chambre à part, de préférence dans la pièce où il y a le moins de changement de température : cela permettra à l\u2019enfant d\u2019opposer une meilleure résistance à l\u2019infection et, par le fait même, la maladie ne sera pas transmise à d\u2019autres enfants de sa classe ou même de la maison.Enfin, après avoir pris ces précautions élémentaires, il est recommandé de faire mander son médecin de famille, qui est le mieux avisé pour prévenir par un traitement approprié les complications toujours à redouter de la rougeole.Qu\u2019il me soit permis de rappèler, en terminant, que la déclaration des cas de rougeole est obligatoire et que le médecin traitant doit faire parvenir au bureau central la formule employée à cet usage, ou avertir par téléphone soit le bureau central, soit l\u2019un des bureaux des huit districts sanitaires répartis par toute la ville, en choisissant le district dans lequel le ma/ade se trouve à demeurer. MÉDECINE PRATIQUE 2 + NOUVEL APPAREIL POUR L\u2019APPLICATION DU RADIUM DANS LE CANCER DU COL UTERIN E.-P.GRENIER, Institut du Radium (Montréal).MATERIEL.Liège et petites ficelles dé coton.FABRICATION.On utilise des bouchons troués comme ceux qui servent à faire les colpostats; on les taille tel qu\u2019illustré, en enlevant sur la longueur, de chaque côté, une tranche de 3 à 4 mm.d\u2019épaisseur; on les relie côte à côte par une petite ficelle passée d\u2019un trou à l\u2019autre et attachée à un bout, et ainsi pour les 2 ou 3 bouchons du centre et de tout l\u2019appareil; les bouchons extrêmes n\u2019auront qu\u2019une tranche d\u2019enlevée.Une ficelle de 10- 12 em.de long pendra des bouchons extrêmes.Un tube de radium sera placé dans chaque bouchon, qui sera fermé, de chaque bout, par des petits bouchons coupés ras.\u2019appareil est complet.LA FORME.Elle sera celle d\u2019un croissant ou elle sera rectiligne, selon la taille des bouchons; rigide ou flexible selon que les ficelles seront attachées serrées ou laches.L\u2019appareil sera étroit ou large d\u2019après l\u2019étendue de la lésion à traiter et d\u2019après la capacité du vagin.LA CHARGE.Elle variera avec la lésion, la possibilité de l\u2019appareil et la dose à donner.On emploiera des tubes de radium de 13.3 mgr.rae, de 10.0 ou de 6.6; ou du radon, environ 15 mec.par capsule de platine et par bouchon pour obtenir la même dose en med qu\u2019avec le radium.DISTANCE.1 cm., plus ou moins, selon le besoin du traitement.FILTRATION.Platine, 1 mm., 1.5 mm.; liège, 1 em., et un bon paquetage à la gaze stérilisée, de 3.4 à 5 cm.d\u2019épaisseur pour éloigner les parois et les parties saines et maintenir l\u2019appareil bien en place.0 , fg em.ON 1@ à14 em de lon wens \u2026 ° 13 ~~ '£ 119 T + Ÿ ( D 10 à (2 em.de Longue GRENIER: NOUVEL APPAREIL POUR L\u2019APPLICATION DU RADIUM.STERILISATION.Ordinaire par ébullition, ou mieux: séjour de 10-15 minutes dans de l\u2019éther; finalement le plonger dans une solution de collodion, laisser sécher avant de s\u2019en servir.APPLICATION.L\u2019application de l\u2019appareil se fera avec un spéculum à double expansion ou avec des valves vaginales.Une désinfection préalable de la vulve et du vagin étant faite, on verse un peu d\u2019huile gomménolée à 5% sur l\u2019appareil qu\u2019on introduit ensuite dans le vagin, par une des deux extrémités, les ficelles suivant sur la convexité ou dans la concavité de l\u2019appareil (selon la forme de la lésion à traiter).Lorsque la première extrémité sera rendue au fond du vagin, on commencera à tirer tranquillement sur la ficelle de cette première extrémité pendant qu\u2019avec une pince à pansement gynécologique on poussera prudemment sur la dernière extrémité, et l\u2019appareil tournera facilement en place debout au fond du vagin, face concave sur l\u2019excroissance située sur le col, ou face convexe dans l\u2019ulcération creusée au dépens du col.Le même appareil pourra être aussi appliqué debout sur les lésions des parois latérales du vagin, maintenu en place par un bon paquetage qui éloignera la vessie et le rectum et la paroi saine opposée.Le paquetage sera toujours fait avec plusieurs mèches de gaze stérilisée, la dernière étant imbibée d\u2019huile gomménolée ou de vaseline blanche stérilisée afin de prévenir l\u2019irritation de la vulve.467 L\u2019APPAREIL RETIRÉ ET REPLACÉ.Rien de plus facile \u2014 les mèches sont retirées les unes après les autres, les ficelles se trouvant extériorisées, on tire sur l\u2019une d\u2019elles' qui décollera un bout de l\u2019appareil.Alors on se servira également de l\u2019autre ficelle et l\u2019appareil surgira sans difficulté; pour le replacer, il sera nettoyé, plongé dans une solution antiseptique pendant quelques minutes, essuyé, lubrifié et replacé comme pour la première application \u2014 ce qui est fait ordinairement à tous les deux jours.Il est recommandé pour enlever le spéculum après le paquetage vaginal, d\u2019en défaire la vis de la poignée et de retirer les valves l\u2019une après l\u2019autre, ce qui se fera sans résistance et sans heurt et aussi sans déranger l\u2019appareil ni le paquetage.AVANTAGES DE L\u2019APPAREIL.1.De construction solide, simple, légère.2.De dimension appropriée au besoin.3.D\u2019application facile et sûre.4.Très pratique, puisque réversible, s\u2019adoptant très bien aux lésions à traiter et ne nuisant en rien à l\u2019application de la sonde utérine.5.Maintenant constamment les foyers radi- fères au contact de la lésion et toujours avec la même distance entre eux, ce qui assure l\u2019homogénéité du rayonnement pendant toute la durée du traitement.6.Tout à fait amétallique, ce qui élimine presque tout danger d\u2019irradiation secondaire.7.Et le prix.une « bagatelle »! CHRONIQUE SÉMÉIOLOGIQUE e + & + ATTITUDES Roméo BOUCHER Etre ému sans technique.Max JAcos.Emprisonné par la maladie, l'homme ne cherche plus, conscient ou inconscient, qu\u2019à s\u2019en évader.Des mains, des pieds, de la tête, de tout son corps, il organise instinctivement sa défense.Elle se traduit par des attitudes précises, répétées, qu\u2019un clinicien avisé se doit de ne pas laisser passer inaperçues, de ressentir plutôt.Dans un coin de sa journée professionnelle, l\u2019image l\u2019attend, instructive comme une leçon, vivante comme un geste.Il s\u2019agit de la saisir au moment opportun, de la contempler à son apparition, de l\u2019approcher sans négligence, toutes antennes de réception frémissantes et faculté d\u2019interprétation tendue.La formule diagnostique est souvent là, complète, symbolique, peut-être, mais déjà prête à livrer ses composants.Etre d\u2019aguet, percevoir l\u2019émotion d\u2019un être, touché par l\u2019implacable, au moyen d\u2019impressions égarées dans ce réseau infiniment subtil d\u2019empreintes séméiologiques que la mémoire retourne en isolant précisément celle qui va éclairer le jugement, voilà qui ne ressemble guère à un geste de science, mais qui reste en clinique, encore et malgré tout, une élégante façon de comprendre ce qui est élémentaire, c\u2019est-à-dire de dégager le fil d\u2019Ariane qui conduit à l\u2019adhésion diagnostique.C\u2019est le but de la médecine, en somme.Car on ne saurait soigner au hasard, sans savoir ce que l\u2019on veut guérir.Et cet abord du malade est un de ces minuscules exercices quotidiens qui donnent à l\u2019art médical son infinie souplesse.Car il y à autant de nuances dans l\u2019interprétation clinique que de couleurs sous un pinceau, de sons dans un clavier, d\u2019évasions dans un poème.Les animaux, du reste, prennent au cours de leur vie, toutes sortes d\u2019attitudes que traduit celui qui les a étudiées.La danse nuptiale, les mouvements d\u2019attaque et de défense d\u2019un combat, la mise à mort, le vol des insectes et leurs changements de couleur, la mise en scène de toute pariade, autant de petits tableaux que les biologistes s\u2019efforcent de plus en plus à nous expliquer.À toutes les époques de sa vie, l\u2019être humain adopte aussi des attitudes correspondant aux réactions qui le guident.L\u2019enfant, de bonne heure, apprend vite la valeur de certains gestes, de certaines inflexions de voix.De certains regards même.Les hommes, les femmes, par des moyens propres à chacun d\u2019eux, prennent dans la vie courante une attitude qui fait que les uns sont rudes et grossiers, les autres aimables et pleins de tact.Sans compter les diverses émotions qui traversent l\u2019existence, émotions dont la violence et la complexité fournissent autant de tableaux différents.Mais il n\u2019y a pas de tableau sans effet.En face de la mort, de la peur, de la joie, du chagrin, l\u2019être réagit, physiquement et moralement.Et la maladie le laisserait inerte?Il n\u2019aurait aucune réaction?Allons donc! C\u2019est pourquoi le médecin, devant le malade, doit savoir en apprécier et l\u2019aspect général et l\u2019état général, ne pas confondre l\u2019un avec l\u2019autre.Le premier est conditionné par une foule d\u2019influences qui commencent à la vie intra-utérine (antécédents héréditaires, etc.) et qui continuent à se former selon l\u2019enfance, l\u2019adolescence, la profession et même la race du sujet.Tandis que l\u2019état général s\u2019exprime au moyen de symptômes, tels que la fièvre, les modifications du pouls, de la température BOUCHER: ATTITUDES et de la respiration, le facies, bref, par tout ce qui démontre comment l\u2019organisme se défend.Avant même l\u2019examen du malade, l\u2019une des premières choses à constater chez un sujet, malade ou non, est son attitude.Attitude physique et attitude morale.L\u2019une et l\u2019autre sont importantes et ni l\u2019une, ni l\u2019autre ne doivent être mises de côté.I.ATTITUDE PHYSIQUE.La première qui saute aux yeux, que le malade soit couché ou debout.Car il importe de souligner que le malade peut être ambulant, qu\u2019on l\u2019examine chez lui ou dans un cabinet de consultation, couché dans son lit ou dans une chambre d\u2019hôpital.A) Debout.L'homme en santé se tient d\u2019aplomb, bien droit, les épaules rejetées en arrière, la poitrine légèrement bombée, le ventre rentré (à moins qu\u2019il n\u2019ait un certain degré d\u2019embonpoint) et la musculature ferme.Par contre, l\u2019asthénique sera mal développé, aura une exagération marquée des courbures normales du rachis, les épaules tombées, la poitrine rentrée en dedans, selon l\u2019expression populaire, le thorax étroit, longiligne, un «ventre de petit vieux», une musculature molle et sans réaction.Mais les attitudes d\u2019un malade peuvent être différentes selon les circonstances et selon les maladies.Qu\u2019on se rappelle celles, bien caractéristiques du simple torticolis grippal, de l\u2019entorse, etc, etc.Toutefois, celles du malade qui se tient debout peuvent se résumer à trois principales, selon qu\u2019il se tient courbé en avant, penché en arrière ou «hanché », selon l\u2019expression de Robert.Courbé en avant, il faut d\u2019abord écarter la sénilité visible au premier coup d\u2019œil.Puis penser : a) à la paralysie agitante, avec sa tête penchée en avant, le dos courbé et rigide, coudes pliés et doigts fléchis, cuisses en adduction et jambes fléchies: b) à la maladie de Little, l\u2019enfant se tenant sur ses orteils et sur les bords internes du 469 pied, tête penchée en avant, avec xyphose ou lordose marquée du thorax qui est aussi plus ou moins courbé, pendant que les bras sont en adduction et fléchis; c) à l\u2019ostéite déformante, avec la taille diminuée et penchée en avant, pendant que le menton s\u2019élève et que les jambes sont écartées l\u2019une en avant de l\u2019autre.Dans cette catégorie pourraient aussi se ranger toutes les spondy- loses rhizoméliques ou autres.Rejeté en arrière, la première pensée qui doit venir à l\u2019esprit est l\u2019attitude cérébelleuse, avec la tête haute et rétractée, avec la rigidité toute spéciale des muscles cervicaux, une épaule étant plus élevée que l\u2019autre.Quant à l\u2019attitude hanchée, elle se rencontre surtout dans deux circonstances bien particulières: a) \u2019hémiplégie avec flexion du coude, poignet et bras en adduction à l\u2019épaule et fléchie au coude, cuisse en adduction, jambe raide, talon légèrement écarté et pointe du pied en dehors; b) une lésion de la hanche, le corps ne s\u2019appuyant que sur un membre inférieur, l\u2019autre étant porté en avant et en dehors, étant fléchi et laissé au repos instinetivement.B) Couché.Le malade couché adopte des attitudes beaucoup plus variées.Il peut être assis ou demi-assis, en décubitus dorsal, latéral ou ventral, enfin, prendre une position inusitée, tout à fait particulière et souvent caractéristique.| a) Le malade demi-assis dans son lit est un signe de dyspnée assez intense, due à une cardiopathie, une néphrite, une pneumonie ou à l\u2019asthme.Assis dans le lit, le malade se penche en avant sur ses genoux dans tous les cas où la dyspnée devient intense, comme dans la péri- cardite, par exemple.Par contre, s\u2019il existe une tumeur du médiastin, la tête est rejetée en arrière.ll arrive cependant que, dans ce cas, le malade prenne la position accroupie, la tête se portant à la tête du lit, l\u2019attitude générale du corps étant genupectorale.Cette 470 position rare indique une forte compression médiastinale ou une péricardite postérieure.Dans les cas d\u2019œdème considérable, le malade s\u2019assoit sur le bord de son lit, les jambes pendantes ou les pieds sur un tabouret, sur une chaise basse.Parfois, même, il s\u2019assoit sur une chaise à côté de son lit, la tête appuyée sur ses deux bras croisés au rebord du lit, position dans laquelle il passe la nuit.Restent enfin deux positions tout à fait spéciales, l\u2019une dite de Buerger et, l\u2019autre, de la-bronchectasie.La première fait asseoir le malade dans son lit, le pied malade au bord du lit, la main sur le pied et le corps penché en avant, signe de la douleur violente que ressent le malade.La seconde est bien différente et permet de vider les bronches en se tenant la tête en bas du lit, si l\u2019état du cœur le permet.On pourrait enfin mentionner les fortes douleurs abdominales, coliques appendiculaires, hépatiques et autres, où le malade assis se penche en avant les cuisses repliées sur l\u2019abdomen.De même les positions curieuses et inattendues de ceux qui se défendent, à leur façon, contre une crise de tachycardie paroxystique.L\u2019imagination peut s\u2019offrir ici toutes les fantaisies et rester encore dans le domaine des possibilités.C) En décubitus.: a) Dorsal, sont tous les malades qui souffrent de abdomen sans que les douleurs soient trop vives et tous ceux qui sont dans un état adynamique profond, soit par choc, soit par infection, telle que typhoïde, septicémie grave, ete, soit par trouble nutritif grave, soit par coma.Le tétanos donne aussi une extension forcée en opisthotonos.Mais au cours de cette maladie, comme dans celui de la méningite, du reste, Hippocrate avait déjà mentionné, de plus, l\u2019emprothotonos, le plé- nothonos et l\u2019orthotonos où tout le corps est rigide comme une barre de fer.Il arrive aussi que le décubitus dorsal s\u2019accompagne de positions spéciales.Ainsi, par exemple, dans l\u2019appendicite aiguë, la cuisse L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteniN AMLFC.\u2014 Montréal, avril 1948 droite est souvent fléchie sur le bassin pour provoquer le relâchement musculaire, phénomène qui se rencontre dans certains cas de péritonite pelvienne, d\u2019affection douloureuse de la hanche, du mal de Pott, même dans certains cas d\u2019anévrisme bas situé.b) Ventral, le décubitus est plus rare.Il se rencontre dans certaines formes de délire, certains états suraigus de l\u2019abdomen, le tabès dorsalis, la gastro-entérite aiguë, les formes douloureuses de l\u2019ulcus gastrique et la méningite tuberculeuse avec ou sans granulie (exceptionnel).c) Latéral, c\u2019est le décubitus le plus fréquent.Dans les temps anciens, Arétée, de Cappadoce, avait déjà émis l\u2019aphorisme qu\u2019il «est plus confortable de se coucher sur le côté enflammé, mais du côté opposé à la douleur».Rien n\u2019a changé depuis.Il existe évidemment des cas où la douleur et l\u2019agitation font que les malades se tournent constamment dans leur lit d\u2019un côté et de l\u2019autre, comme dans les cas de forte colique rénale.Mais il est d\u2019observation courante, par contre, que les cardiaques se couchent plus volontiers sur le côté droit et les hépatiques sur le côté gauche, les méningitiques adoptant l\u2019attitude dite «en chien de fusil », indifféremment couchés sur un côté ou l\u2019autre.Pour la tuberculose : jambes fléchies sur les cuisses et cuisses fléchies sur le bassin; pour la méningococcie: en chien de fusil moins accusé, mais avec extension forcée et contracture des muscles de la téte.Quant aux tumeurs cérébelleuses, elles font prendre la position bien caractéristique du malade couché sur le côté, fléchi sur lui-même et tête tournée latéralement, le menton en haut et pointant vers une épaule, de façon à ce que Pocciput soit collé à la nuque et placé plus bas que le menton.Restent enfin à énumérer les cas où les malades souffrant d\u2019une affection pulmonaire se couchent tantôt sur le côté sain, tantôt sur le côté malade.Se couchent sur le côté sain tous les pleurétiques avant l\u2019apparition de BOUCHER : Pépanchement, les caverneux, les atélectasi- ques, ceux qui ont un pneumothorax et, de plus, ceux qui, loin de souffrir du poumon, ont tout simplement une sciatique.Se couchent sur le côté malade les cas de pleurésie où l\u2019épanchement est formé, de pneumonie, d\u2019abcès pulmonaire, de bronchectasie et d\u2019empyème.2.ATTITUDE PSYCHIQUE.Examiné au bureau ou dans son lit, le malade peut manifester certains symptômes psychiques qui mettent une étiquette non seulement sur son attitude vis-à-vis l\u2019examen clinique, mais aussi sur le diagnostic.Le malade ambulant peut avoir une maladie organique qui réagit sur son psychisme ou présenter précocement des tendances réactionnelles qui déterminent au début de la vie, parfois, des conflits inconscients, mais réels, et dus à des forces inconscientes et concrètes en mouvement.C\u2019est tout le fond d\u2019une technique nouvelle connue sous le nom de médecine psycho-somatique, sur laquelle j'aurai l\u2019occasion de revenir plus tard.Pour le moment, bornons-nous à certains types bien définis dont Pabord est facile à diagnostiquer.Au bureau, ces sujets sont assez nombreux et leur étendue permet de fixer la thérapeutique.Il y a d\u2019abord les anxieux, le type le plus fréquent, pour lesquels un simple mal de tête devient au moins une méningite, sinon un abcès du cerveau, la moindre égratignure, un tétanos déclaré et le plus banal des kystes sébacés, un cancer tout au moins.C\u2019est dans cette catégorie que rentrent une foule de cancé- rophobes.Ce sont des malades qui décrivent leur mal, jour par jour, heure par heure, minute par minute, des symptômes plus ou moins existants, surtout exagérés qu\u2019ils prennent en hotes profuses sur de multiples bouts de papier, qu\u2019ils viennent vous commenter ensuite et vous décrire longuement lors de leurs visites.Les neurasthéniques, ces découragés de tout, déçus par l\u2019existence, dont l\u2019esprit et le corps se fatiguent pour un rien, sombres, irascibles, ATTITUDES 471 déprimés, en proie à des céphalalgies plus ou moins réelles, à des troubles sexuels évidents, à un tractus gastro-intestinal déficient ou paresseux.L\u2019hypocondriaque dont la seule préoccupation est le corps et ses fonctions.Ils pratiquent une espèce de narcissisme par les troubles qu\u2019ils ressentent et qui ressortissent à l\u2019anxiété et la neurasthénie.L\u2019hystérique avec ses restrictions inexplicables et ses démonstrations intensives qui contrastent si étrangement entre le ridicule objet de ces démonstrations et l\u2019effet exagéré qu\u2019il veut en tirer.C\u2019est dans ce cadre que doivent entrer tous les cas de névrose traumatique qu\u2019on appelle des sinistroses.Enfin, il y a ceux, de plus en plus nombreux aujourd\u2019hui, qui ont subi un accident, un choc traumatique, et dont l\u2019idée est fixée sur une compensation possible.Toute leur maladie qu\u2019ils ont étudiée, tous les symptômes qu\u2019ils ressentent et qu\u2019ils connaissent parfaitement sont orientés dans ce sens.Ce sont des malades dont il faut toujours soupçonner la mauvaise foi.Dans un dernier groupe, rentrent enfin tous ceux dont la vie est troublée par un comportement anormal.Leur forte personnalité leur donne des caractères psychiques où l\u2019éducation et l\u2019instruction, greffées sur des raisons sociales, morales et religieuses, s\u2019intriguent à l\u2019état pécuniaire, professionnel, héréditaire même du sujet.C\u2019est dans cette catégorie que viennent se ranger tous ceux-là, adolescents adultes, vieillards, qui ont des problèmes personnels, inhérents à leur vie privée; les ménopausées ombrageuses, jalouses, méchantes même, facilement aigries, qui ne peuvent prendre leur parti de leur dégradation physique; les pervertis sexuels; les toxicomanes, les alcooliques; les maniaques doux, inoffensifs, plutôt considérés comme des originaux ou des détraqués, dont l\u2019originalité peut cependant aller jusqu\u2019au suicide ou les amener à être de ces balafrés du ventre si nombreux aujourdhui, qui développent un complexe de salle d\u2019opération qui 472 les fait passer d\u2019intervention en intervention jusqu\u2019à la cachexie finale.Le malade couché dans son lit est soumis aux mêmes attitudes psychiques que nous venons de décrire.Mais il souffre, en général, d\u2019une maladie plus grave et, ce qui devient important à noter, porte surtout sur la présence: a) de la stupeur ou hébétude caractéristique de la fièvre typhoïde, où le malade gît au fond du lit dans une sombre indifférence pour tout ce qui l\u2019entoure.Cet état se rencontre aussi dans les cas de grande commotion ou de grands délabrements musculaires ; b) de l\u2019agitation.Le malade ne tient pas en place.Il bouge constamment dans son lit, veut se lever, se jeter en bas de son lit, devient violent, bref, n\u2019a aucune notion de son instabilité physique (grande douleur, hyperthyroï- disme, hémorragie, empoisonnement) ; e) du délire avec troubles des différents modes de l\u2019intelligence, troubles de l\u2019orientation dans le temps et dans l\u2019espace, de l\u2019attention, du jugement, tout cela caractérisé par de l\u2019incohérence dans les idées, des hallucinations et des illusions.A noter aussi le delirium tremens des alcooliques; d) le coma où l\u2019inconscience est caractérisée par l\u2019incapacité du sujet à répondre à tout stimulus.Quand le coma est profond, les réflexes sont absents et l\u2019incontinence, de règle.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreriN AMLFC.\u2014 Montréal, avril 1948 Il ne faut pas perdre de vue que le coma peut s'installer graduellement ou brusquement et ne pas le confondre avec la syncope, où il y a arrêt des battements cardiaques, suspension des mouvements respiratoires et perte de connaissance.e) la simulation qui peut prendre toutes les formes et rendre difficile un diagnostic simple à poser.Il suffit d\u2019y penser et de ne pas s\u2019en laisser imposer par une mise en scène souvent bien étudiée et d\u2019autant plus délicate à dépister.* % * Il paraîtra peut-être à quelques-uns que cette revue générale est quelque peu artificielle et sans importance.Qu\u2019on pense aux gestes quotidiens du médecin et à leur signification dans la recherche des petits signes et l\u2019on verra que, sans stéthoscope, sans appareils compliqués, avec le seul secours de son observation et de son jugement, il est possible de pénétrer des problèmes souvent compliqués de la clinique.Je n\u2019ai pas la prétention d\u2019avoir tout dit.Il existe encore une foule d\u2019attitudes qu\u2019on rencontre dans certaines fractures, par exemple (épaule, hanche, etc.), et dans de nombreuses autres maladies.Mon but est surtout d\u2019attirer l\u2019attention sur ces petites observations cliniques malheureusement trop négligées. \u201cH'Union Médicale du Canada\u2019 en 1879 Société Médicale de Montréal Séance du 23 janvier.Présidence du docteur A.Laramée.Membres présents: MM.Ricard, Brosseau, Dage- nais, E.-P.Lachapelle, C.Filiatreault, E.-H.Des- rosiers, A.Ouimet et Sév.Lachapelle.Lecture est faite du procès-verbal de la séance précédente.\u2014 Adopté.M.le Président donne lecture d\u2019une lettre adressée à la Société Médicale par la Société Française d\u2019Hygiène, qui lui annonce qu\u2019elle lui a conféré le titre de membre honoraire, M.le Secrétaire est chargé de répondre à cette lettre.Le Dr E.-P.Lachapelle donne lecture d\u2019une étude intitulée: «Mode de production des tumeurs en général et histoire d\u2019un cas de cancer de la glande thyroïde.» Elle est suivie d\u2019une discussion.Dr Brosseau.Le cancer du corps thyroïde est relativement rare.Cette affection a été l\u2019objet de méprises fréquentes.Nous devons distinguer le cancer primitif du cancer secondaire.Celui-ci est beaucoup plus fréquent.Le cancer envahit quelquefois un corps thyroïde atteint de goitre.C\u2019est probablement le cas dans l\u2019exemple que nous avons sous les yeux.Il y a le squirrhe et l\u2019encéphaloïde.Le squirrhe n\u2019est pas très gros.Il est inégal, bosselé, son tissu fibreux crie sous le scalpel.Dans l\u2019encéphaloïde, le ramollissement donne lieu à des cavités où se font des épanchements sanguins.La forme encéphaloïde est la plus fréquente.L\u2019envahissement des organes voisins est la règle.Le- bert cite la perforation de la trachée et du larynx, la destruction de la carotide, la compression des nerfs recurrents, du pharynx, de l\u2019æsophage.La marche du cancer thyroïde est caractérisée par la rapidité très grande de son développement et l\u2019époque très peu reéulée de sa généralisation.La mort est due à l\u2019asphyxie le plus souvent et la scène se termine par un accès de suffocation.Il remercie le Dr E.-P.Lachapelle des notions développées qu\u2019il nous a données sur la nature du cancer.Dr Filiatreault.Je crois que la mort est survenue par la pression des nerfs recurrents, qui a été cause d\u2019une perturbation nerveuse mortelle.Dr Ricard.L\u2019iode n\u2019ayant fait aucun effet, il était donc naturel de conclure à une maladie de nature maligne.La mort probablement a été causée par la paralysie des nerfs importants à à la vie, paralysie due à la compression.Dr Laramée.Ce qui doit nous frapper dans cette maladie qui a fait le sujet de la lecture, c\u2019est la rapidité de son développement.La personne qui en a été victime a dû souffrir plusieurs mois, c\u2019est-à-dire plus qu\u2019elle n\u2019a elle-même donné à entendre.Je crois qu\u2019elle est morte d\u2019asphyxie, plutôt que de perturbation nerveuse.Les taches livides trouvées sur les bras, sur la figure, sur le cou; la quantité remarquable de sang trouvée dans les poumons; les toux croupales (ou le comage), tout cela indiquait la compression; et l\u2019autopsie l\u2019a prouvé, puisque le larynx fut trouvé presque fermé.Le Dr H.-E.Desrosiers proposera, à la prochaine séance, le Dr L.Smith comme membre de la Société.Le Dr H.-S.Desrosiers lecturera à la prochaine séance. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE R.L.HADEN.\u2014 Nouveautés en hématologie.(Hematology.) \"J.A.M.A.\u201d, 136: 308 (31 janv.) 1948.1.L\u2019acide folique n\u2019a de valeur que dans les anémies macrocytaires, avec moelle sternale mégaloblastique, telles que l\u2019anémie pernicieuse, les anémies macrocytaires par défaut d\u2019absorption, chez l\u2019enfant par malnutrition, chez la femme enceinte ou chez l\u2019adulte avec obstruction intestinale ou anastomoses multiples, telles encore la sprue et la pellagre.Pas plus que le foie de veau, l\u2019acide folique n\u2019agit dans les anémies normocytaires ou microcy- taires.Le gros avantage de l\u2019acide folique sur le foie de veau, toutefois, est que son action est efficace par la bouche.C\u2019est la médication de choix dans les anémies de la nutrition.Dans l\u2019anémie pernicieuse, l\u2019acide folique n\u2019agit pas sur les lésions neurologiques, alors que le foie de veau les prévient et les améliore grandement.Les troubles nerveux de l\u2019anémie pernicieuse ne seraient donc pas dus entièrement aux mêmes facteurs que les modifications hématologiques.À cause du danger d\u2019aggraver les lésions neurologiques, l\u2019acide folique ne devrait pas être employé, de routine, dans le traitement de l\u2019anémie pernicieuse: l\u2019extrait de foie demeure le traitement de choix.Le foie de veau aurait une action sur le métabolisme cellulaire en général et, de plus, libérerait l\u2019acide folique contenu dans les aliments absorbés au niveau de l\u2019intestin ; enfin, il aiderait à la formation d\u2019une substance encore non identifiée, nécessaire au tissu nerveux.2 + oa + 2.La radiothérapie est depuis longtemps le meilleur moyen de prolonger les leucémiques.On a récemment tenté de la remplacer par le phosphore radioactif, qui produit à peu près les mêmes effets.Malheureusement son prix est très élevé, sa manipulation difficile et sa rareté encore très grande.On a aussi essayé l'emploi de l\u2019or et du manganèse radioactifs.Ces isotopes n\u2019ont pas beaucoup changé l\u2019évolution des cas de leucémie.Les substances à base de gaz moutarde donnent de meilleurs résultats, dans le Hodgkin, que le phosphore radioactif, malgré que leur effet ne soit pas encore très remarquable.Il en est de même pour l\u2019uréthane, dont l\u2019avantage est l\u2019absence de réactions toxiques et un coût raisonnable.Cette dernière substance agit mieux dans le leucémie myéloïde que lymphoïde.Dans la polycythémie, les isotopes radioactifs seraient le traitement de choix lorsqu\u2019ils seront sur le marché, mais il n\u2019est pas prouvé qu\u2019ils remplaceront avantageusement la saignée.J.-M.BEAUREGARD.CARDIOLOGIE P.SAVY, P.MARTIN-NOEL et J.-E.WEGE- LIN.\u2014 Infarctus myocardiques à masque digestif.\u201cLe Journal de Méd.de Lyon\u201d, 28: 569 (5 août) 1947.Les AAÂ., dans.un article très intéressant, présentent une série de cas bien analysés et soigneusement choisis pour attirer l\u2019attention sur ces infarctus myocardiques à symptomatologie digestive.Dans un certain nombre d\u2019observations, un prodrome digestif marque les quelques semaines, parfois même les mois qui précèdent la phase d\u2019oblitération.Il s\u2019agit de douleurs épigastriques ou abdominales supérieures, presque quotidiennes, se présentant sous forme de crampes assez pénibles, de brûlures, survenant après les repas, s\u2019exagérant volontiers dans la période postprandiale, à la marche et pouvant alors s'accompagner de dyspnée. ANALYSES C\u2019est dans le domaine de la chirurgie d\u2019urgence que se joue parfois la scène clinique d\u2019un infarctus.La perforation d\u2019ulcère, la pancréatite aiguë, l\u2019infarctus mésentérique peuvent être faussement diagnostiqués.L\u2019infarctus simule quelquefois un syndrome médical aigu: colique hépatique, cholécystite aiguë, intoxication alimentaire grave.L\u2019indigestion et l\u2019embarras gastrique cachent parfois un infarctus de même que l\u2019ulcus gastrique.Il est des cas où l\u2019on se trompe fatalement.Il en est d\u2019autres où le diagnostic peut et doit être fait.Il ne faut pas compter sur les symptômes fonctionnels: irradiation, douleur, nausées, vomissements.La persistance des phénomènes douloureux, dépassant les limites habituelles d\u2019un syndrome abdominal aigu, doit faire penser à l\u2019infarctus.Seront retenus le terrain et les antécédents.Les sujets ayant dépassé la cinquantaine, hommes de préférence, artério-scléreux, hypertendus, vasculaires, angineux à l\u2019effort, autant de candidats à l\u2019ischémie myocardique.L\u2019examen abdominal n\u2019a qu\u2019une valeur relative, précieux si négatif, trompeur si positif.L\u2019intensité du choc, l\u2019importance de la chute tensionnelle plaident pour l\u2019atteinte cardiaque.Fondamentale est la recherche des signes cardio-vaseu- laires.L\u2019électrocardiogramme sera la pierre de touche du diagnostic, l\u2019examen primordial devant qui tous les autres arguments s\u2019inclinent.Dans 92% des cas, les scènes infarctoïdes font, d\u2019après Froment Blondet et Gallavar- din, la preuve électrique de leur organicité.Paul DAVID.H.B.BURCHELL et O.T.CLAGETT.\u2014 Le syndrome clinique de la fistule artério- veineuse pulmonaire.Rapport d'un cas guéri par la chirurgie.(The Clinical Syndrome associated with pulmonary arter- lovenous fistulas, including a case report of a surgical cure.) \"Am.Heart Journ.\u201d, 34: 151 (juillet) 1947.Chez une personne jeune, l\u2019association de cyanose, déformation du bout des doigts et - des orteils, et de polycythémie suggère une 475 maladie congénitale du cœur.Ce même tableau se voit aussi dans le shunt artério- veineux de la petite circulation.Il est important d\u2019en faire le diagnostic puisque la chirurgie thoracique permet d\u2019obtenir la guérison.Hepburn et Dauphinee furent les premiers à étudier ce syndrome et ils guérirent leur malade \u2018en pratiquant une pneumonee- tomie.Comme conséquence du shunt, on note: 1) une diminution du débit sanguin pulmonaire effectif; 2) une saturation incomplète en hémoglobine du sang de la grande cireu- lation.Le tableau clinique énuméré plus haut et l\u2019absence d\u2019anormalité cardiaque suggèrent le diagnostic de shunt artério-veineux.Parmi les symptômes secondaires, on trouve souvent de la dyspnée, des étourdissements, des hypo- thymies et l\u2019empâtement de la parole.Dans tous les cas rapportés dans la littérature, l\u2019examen radiologique du thorax a montré des signes positifs presque pathognomoniques.L'image caractéristique comprend une lésion d\u2019apparence nodulaire et une augmentation des pulsations hilaires du côté de la lésion.La radiologie permet également de déterminer le nombre des fistules, celles-ci étant en général multiples.Les AA.présentent la très belle histoire de cas d\u2019un jeune homme de 20 ans, guéri par une lobectomie.Il s\u2019agit du neuvième cas rapporté et du cinquième cas à être guéri par un traitement chirurgical.Paul DAVID.O.P.J.FALK.\u2014 Le traitement de la maladie coronarienne.(Treatment of Coronary Artery Disease.) \"].A.M.A.\", 134: 491 (7 juin) 1947.L\u2019A.prétend qu\u2019on peut espérer une issue favorable dans 80% des cas bien traités d\u2019infarctus du myocarde.L\u2019hypertension artérielle et le diabète prédisposent à l\u2019angine de poitrine.L\u2019anémie, la tachycardie paroxystique et l\u2019hyperthyroïdisme sont d\u2019autres facteurs prédisposants.La maladie frappe davantage les nerveux qui ne savent se détendre et s'amuser.Quand un sujet est atteint de syndrome angineux, il doit réduire ses activités et se refaire une nouvelle philosophie de la vie. 476 Il doit cesser l\u2019usage du tabac.Les médicaments employés comprennent: l\u2019acide nicoti- nique, la papavérine, l\u2019alcool avec modération, la nitroglycérine, les iodures et les sédatifs.Un support abdominal aide souvent les obéses.L\u2019imminence d'une occlusion peut s\u2019annoncer par des douleurs angineuses qui se produisent pour des efforts de plus en plus petits, par des douleurs angineuses au repos.Si une occlusion coronarienne survient, la première considération du médecin doit être l\u2019abolition de la douleur, le traitement du choc et la prévention de l\u2019extension de la thrombose par l\u2019emploi du dicoumarol.Les résultats, publiés déjà sur l\u2019efficacité du dicou- marol, sont encourageants.Un temps de prothrombine quotidien est fait.On donne 300 mgm.de dicoumarol, chaque jour, jusqu'au moment où le taux de prothrombine atteint 50%, puis 100 mgm.jusqu\u2019à 35%, après quoi on maintient un chiffre variant entre 35 et 50% avee 50 ou 100 mgm.Ce niveau doit être gardé pendant 4 à 6 semaines.Si une hémorragie se produit, on administre immédiatement de la vitamine K synthétique: 60 à 72 mgm.et on répète la dose 4 heures plus tard.Si l\u2019hémorragie devient alarmante, on infuse du sang frais citraté, aussi souvent que nécessaire.Pour soulager la douleur, l\u2019A.préconise la papavérine I.V.suivie d\u2019une injection I.V.ou S.C.de morphine.Paul DAVID.A.R.BARNES.\u2014 Nouveautés thérapeutiques en cardiologie.(Recent advances in the treatment of cardiovascular disease.) \"J.A.M.A, 136: 299 (31 janv.) 1948.1.Insuffisance cardiaque.La digitaline est dosée en unités-chat, par voie intraveineuse, alors que, dans la plupart des cas, le traitement chez l\u2019homme se donne par la bouche: le dosage ne tient donc pas compte de l\u2019absorption intestinale, qui varie grandement d\u2019une préparation à une autre.La digitoxine serait la meilleure préparation par voie orale, car l\u2019absorption est complète au niveau de la muqueuse intestinale.Quelle L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burterin AMLF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 que soit la voie d\u2019administration, sauf dans les cas d'extrême urgence, il n\u2019est pas à conseiller de tenter la digitalisation complète par une seule dose.À cause des variantes dans le dosage des préparations de digitaline, il est préférable de s\u2019habituer à une seule préparation, pour en connaître parfaitement la manipulation.Il n\u2019est à peu près jamais nécessaire de donner la digitaline par voie intraveineuse, car si l'urgence est si grande, l\u2019ouabaïne est le médicament de choix: en effet, son action est complète en moins de deux heures, tandis que la digitaline n\u2019est pas aussi rapide.Bien souvent la digitaline n\u2019est pas suffisante pour contrôler un collapsus cardiaque; les mercuriaux sont indispensables pour éliminer les œdèmes.Leur emploi sera réglé en suivant quotidiennement la courbe du poids du patient: un gain subit de 2 à 4 livres indiquerait l\u2019utilité d\u2019une injection de mercuriel: le laps de temps entre deux injections variant de trois fois par semaine à une fois toutes les deux semaines ou plus.De nombreuses observations cliniques et chimiques prouvent que, chez les cardiaques, le rein ne parvient pas à éliminer le sodium normalement: il s\u2019accumule dans les tissus et contribue à la formation des œdèmes.Si l\u2019on diminue l'injection sodique à 1.55\u20142 gms.par jour, l\u2019æœdème ne réapparaît pas, même si l\u2019absorption de liquides est augmentée à 3 litres par jour.2.Hypertension.La diète au riz de Kempner ne contenant pas de protéine animale, et seulement 0.15 gm.de sodium, aurait amélioré objectivement et subjectivement 25 des patients d\u2019une façon remarquable.Cette diète diminue grandement le travail du rein.Comme cette diète est malheureusement monotone, certains auteurs ont donné une diète plus généreuse, mais en restreignant l\u2019ingestion sodique à 0.5 gm.par jour: les résultats auraient été très encourageants.Les recherches devraient ANALYSES être poursuivies dans ce sens, pour en définir les indications et les limitations.3.Endocardite bactérienne subaigué.Les échecs de la pénicillinothérapie sont entièrement attribuables au retard dans le diagnostic et à l\u2019insuffisance des doses employées.Un diagnostic précoce est essentiel.Il faut toujours y penser dans les lésions valvulaires avec température, sans cause apparente, qui dure depuis une semaine ou plus, surtout si l\u2019on trouve des phénomènes emboliques, une grosse rate ou une anémie inexpliquée.La dose est basée sur la pénicillinosensibi- lité in vitro, et l\u2019on doit maintenir un taux sanguin 4 à 5 fois supérieur à celui de la réaction in vitro.Ordinairement 400,000 à 1,000,000 d\u2019unités par jour suffisent, mais 1l à fallu parfois monter jusqu\u2019à 20,000,000 par jour, pendant un mois, au moins.Chez les gens souffrant de lésions valvulaires, une extraction dentaire ou une amygdalectomie est suffisante pour amener cette complication.On préconise 100,000 unités de pénicilline toutes les 3 heures, chez de tels patients, pendant une journée avant l\u2019intervention et pendant deux jours par la suite, comme mesure prophylactique.4.Les anticodgulants.Dans les cas d\u2019insuffisance cardiaque et de thrombose coronarienne, les complications thrombo-emboliques sont fréquentes et sérieuses.L'administration, de routine, de di- coumarol, diminuerait grandement ces dramatiques accidents.Comme ces embolies partiraient des veines des membres inférieurs, certains auteurs ont préconisé la ligature des fémorales ou des iliaques, après un premier infarctus pulmonaire, non mortel: il semblerait que le dicoumarol soit suffisant.Ce médicament est toutefois contre-indiqué en présence de purpura, d\u2019endocardite bactérienne, d'insuffisance hépatique ou rénale et chez les patients opérés au niveau du cerveau ou de la moelle épinière, de même que chez ceux qui souffrent de lésions ulcéreuses.477 5.Traitement chirurgical des maladies de cœur.Les indications de la fermeture du canal artériel sont l\u2019arrêt de la croissance ou hypertrophie cardiaque, ou augmentation de la dyspnée ou la présence d\u2019endocardite bactérienne.Comme le taux de mortalité opératoire est très bas et que cette lésion diminue la longévité de 25-30 ans, certains auteurs préconisent la ligature avec section dans tous les cas, dès que le diagnostic ne laisse plus de doute.Le pronostic dans la coarctation de l\u2019aorte est très réservé et la survie dépasse rarement 25-30 ans.La résection avec anastomose est possible, avec un taux de mortalité relativement peu élevé.L'intervention doit se faire avant l\u2019âge de 20 ans, car dès 25 ans l\u2019artériosclérose rend l\u2019opération trop difficile.L\u2019atrésie congénitale de l\u2019artère pulmonaire peut maintenant être corrigée.L\u2019anastomose peut être d\u2019un certain bénéfice dans la tétralogie de Fallot, dans l\u2019atrésie pulmonaire avec ou sans autres malformations, dans le cœur à trois cavités.Elle diminue considérablement la cyanose et la dyspnée.J.-M.BEAUREGARD.PHTISIOLOGIE BARIETY et LESOBRE.\u2014 Le début douloureux de la tuberculose.\u2018Soc.Méd.des Hôpitaux de Paris\u201d, 63: 49, 1947.D\u2019après les auteurs, il ne faut pas considérer comme peu important tout malade qui se plaint d\u2019une douleur thoracique.Par des examens répétés, il faut surveiller tout sujet qui se plaint d\u2019une douleur qui est nette, assez intense, localisée, tenace ou récidivante.Les auteurs ont pu observer 100 malades qui se plaignaient d\u2019un point de côté.Il peut être parfois un signe précoce de T.B.pulmonaire.Telle est la conclusion.Paul-René ARCHAMBAULT. 478 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burterin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 Armand DELILLE.\u2014 La place et la signification de la pleurésie sérofibrineuse au cours de l'infection tuberculeuse.\u2018\u2019Bulletin Acad.Médecine\u201d, 131: 71, 1947.Il est toujours à craindre que l\u2019épanchement pleural conduise vers la tuberculose pulmonaire.C\u2019est la preuve que l\u2019organisme est alors infecté par le microbe tuberculeux.La pleurésie sérofibrineuse est une manifestation d\u2019une granulie secondaire à une primo-infection.Cet épanchement n\u2019est pas le résultat d\u2019une localisation du B.K.sur la plèvre.C\u2019est une septicémie tuberçuleuse qui touche le poumon très lourdement et qui cause à plus ou moins brève échéance une T.B.du type tertiaire, comme on peut constater cette localisation aux autres organes.En conclusion, tout pleurétique doit être considéré comme un tuberculeux qui doit être surveillé durant 3 ans.On y ajoute une cure sanatoriale afin de parer à l\u2019éclosion d\u2019une T.B.pulmonaire.Certains autres maîtres suggèrent une surveillance d\u2019au moins 5 ans.(Press.) Paul-René ARCHAMBAULT.R.ADAMS et B.J.FICARRA.\u2014 La part de la chirurgie dans le traitement de la bronchectasie.(Appraisal of surgery in the treatment of bronchiectasis.) \u2018Journal of American Medical Association\u2019, 134: 240 (17 mai) 1947.Les AA.rapportent l\u2019histoire de 50 cas de bronchectasie qu\u2019ils ont traités durant les 5 années précédant 1945.Trente et une femmes et dix-neuf hommes ont été opérés sans aucune mortalité, alors que quarante-deux malades sont considérés comme guéris.Devant ces beaux résultats attribuables à la chirurgie, ils concluent que la médecine fait perdre un temps précieux à ces malades, qui trop souvent sont confiés trop tard aux chirurgiens.La résection pulmonaire de bonne heure par le chirurgien est le traitement de choix.C\u2019est une maladie chronique, débilitante au point de vue physique et moral.Ces malades sont des épaves que tout le monde fuit.D\u2019abord, trop souvent on les croit tuberculeux.Ils sont parfois dirigés vers le sanatorium.S\u2019il est jeune, il est renvoyé de l\u2019école.Le complexe d\u2019infériorité s'empare de lui.Le mariage lui est pratiquement interdit.C\u2019est une maladie antisociale.Les principaux symptômes dans l\u2019ordre de fréquence sont: toux, expectoration abondante et fétide, hémoptysie.Ce sont la sinusite et la pneumonie qui semblent précéder, le plus souvent, l\u2019apparition des bronchectasies.Paul-René ARCHAMBAULT.THOMPSON.\u2014 Le pronostic de la pleurésie séro-fibrineuse primitive.(Prognosis of primary serofibrinous pleurisy with effusion.) \"British Med.Journal\u201d, p.487, 1947.L\u2019auteur a pu suivre 190 malades qui, comme premiére manifestation tuberculeuse, ont fait une pleurésie avec épanchement.Le quart de ces pleurétiques ont fait une complication tuberculeuse en deca de 5 ans.Sur ce nombre, près de la moitié fait son évolution tuberculeuse durant la même année.Or, après ces 5 années, aucune complication n\u2019est apparue.Mais les complications extrapulmonaires se chiffrent à 15 pour cent.La grande majorité s\u2019adresse au poumon, tandis que 3.5 pour cent évoluent vers la mort.Paul-René ARCHAMBAULT.René COHEN.\u2014 La cure de repos fonctionnel (valeur actuelle et procédés nouveaux).\u2018Rev.de la Tuberculose\u201d, 11: 674 (Nos 10- 11), 1947.Après une revue de l\u2019histoire de la cure de repos, l\u2019A.fait une rapide comparaison des différentes cures faites en altitude et en plaine et note la valeur égale des deux méthodes.Le principe thérapeutique est le même partout: « Cure de repos pulmonaire, traitement local par voie générale.» L\u2019A.rappelle ensuite les procédés d\u2019intensification de la cure de repos: ce qu\u2019était la cure 100% de Jaque- rod: « Cure d\u2019alitement continu avec repos au lit, mais permission de se lever pour toilette et besoins», puis il décrit le «strict bed rest» des Américains et «le flat bed ANALYSES rest »; le premier est un alitement permanent et absolu; le second est une cure à plat avec silence, immobilité et cessation de toute activité mentale.En passant, l\u2019A.signale l\u2019opposition de certains à la cure, celle de certains autres à la collapsothérapie et juge sagement que l\u2019armement antituberculeux n\u2019est pas tellement étendu qu\u2019il faille, d\u2019emblée, mépriser telle ou telle thérapeutique.Leur association donne des résultats.Il est bon de les connaître, de reconnaître leur valeur et de les associer au bon moment.L\u2019A.a lui-même préconisé la «cure d\u2019immobilisation et de silence » en 1942.Celle-ci consiste en l\u2019immobilisation par sangles.Il faut aussi rester en silence.Seuls les avant- bras sont libres.Cette cure fut réalisée pendant 3 à 8 mois par quelques étudiants.Deux observations sont rapportées.Le premier cas gagne 8 kilos en 6 mois de cure.Il y a nettoyage radiologique, négativation mais persistance d\u2019une caverne à droite.Pneumo gauche et pneumo extrapleural droit.Surmenage, rechute.Le second cas rapporté est celui d\u2019un jeune homme pour qui la cure ordinaire est infrue- tueuse et le pneumo impossible.Il fait ensuite une cure de silence et d\u2019immobilisation de 6 mois.Amélioration dès le 3e.Résultat: négatif, nettoyage radiologique important.Quelques mois de cure ordinaire et vie active; en équilibre depuis.Onze malades ont été ainsi soignés et 50% ont obtenu des résultats satisfaisants, là où les autres modes thérapeutiques ont échoué.Il serait peut-être très significatif de recourir à la cure d\u2019immobilisation bien stricte, telle celle obtenue par les grands plâtres des tuberculoses osseuses.Cette revue des systèmes de cure se termine par l\u2019exposé de l\u2019arrêt thérapeutique des mouvements respiratoires, obtenu par Barach aux Etats-Unis.C\u2019est Enghoff qui a découvert le fait que les variations de pressions d\u2019air rendent inutiles les mouvements respiratoires.479 L'appareil employé et dans lequel on place le patient est le barospirateur, qui est un long tube d\u2019acier.Il y à deux compartiments, l\u2019un pour la tête, l\u2019autre pour le corps.Les pressions y ont alternées 25 à 30 fois par minutes par une différence de 5.5 cm.de Hg.Le patient ne respire pas.Durée du traitement: 13 heures par jour, pour 21% mois à 4 mois.Trés bien supporté.10 cas traités, 5 guéris.Quelques rechutes guéries par nouveaux traitements.| J.-P.PAQUETTE.GASTRO-ENTEROLOGIE J.P.CAMPBELL, H.A.GRINMIN et F.AM- DERSON.\u2014 Les résultats avec coloration Papanicolaou deans l'étude du contenu gastrique.(Experience with Papap.stains in the study for the gastric Contents.) \u2018Rev.of Gastroenterology\u201d, 15: 21 (janv.) 1943.Les auteurs rapportent leurs résultats dans 200 cas, ou le contenu gastrique fut étudié au moyen des colorations de Papanicolaou.Ils sont d\u2019opinion que cette méthode offre des possibilités pour un diagnostic précoce de cancer de l\u2019estomac.Le repas d\u2019épreuve d\u2019Ewald ou le repas d\u2019épreuve à l\u2019alcool donnent des résultats identiques pour l\u2019examen du contenu.Les auteurs reconnaissent que l\u2019étude cytologique n\u2019est pas toujours bien facile lorsqu\u2019elle s\u2019applique au contenu gastrique.Par contre, avec assez d\u2019entraînement, on peut reconnaître les cellules néoplasiques.Les auteurs suggèrent quelques modifications dans les techniques pouvant donner des résultats plus encourageants.Antonio CANTERO.JOLIFFE-NORMAN et H.D.FEIN.\u2014 Quelques observations sur la glossite aiguë et chronique.(Some observations on Acute and chronic glassitis.) \u201cRev.Gastro.\u201d, 15: 132 (fév.) 1948.Les glossites aiguës peuvent être les seules indications des déficiences en niacinamide et acide folique.Les glossites chroniques, quelquefois, répondent au traitement par la niaci- namide, mais d\u2019autres déficiences vitaminiques peuvent aussi être en cause.Antonio CANTERO. 480 MORRISON et LESTER.\u2014 Les cirrhoses du foie traitables répondent au traitement.\u201cRev.of Gastro.\u201d, 15: 179 (fév.) 1948.Le pronostic dans la cirrhose du foie dépend du genre de lésion hépatique.Il est important de reconnaître les cirrhoses graisseuses et les cirrhoses sans infiltration graisseuse.Les cirrhoses sont surtout d\u2019origine alcoolique.Elles apparaissent comme des déficiences nutritives.Le traitement continu est indiqué et décrit.En plus, on préconise l\u2019emploi de facteur lipotro- pique (choline et vitamines du complexe B.) Antonio CANTERO.H.L.BOCKUS.\u2014 Nouveautés thérapeutiques en gastro-entérologie.(Recent advances in treatment in field of gastroenter- ology.) \"J.A.M.A.\u201d, 136: 293 (31 janv.) 1948.1.Aspects psychosomatiques: les troubles gastro-intestinaux sans fondement organique forment une grande partie des symptômes présentés par les patients du praticien et même du spécialiste.Bien plus, 11 semblerait exister un élément psychosomatique très important dans l\u2019ulcère d\u2019estomac, l\u2019entérite régionale et la côlite ulcéreuse.Les troubles gastro- intestinaux forment les manifestations les plus importantes de l\u2019émotion chez les nerveux.Des connaissances de psychiatrie sont donc de première importance chez le gastro-enté- rologue digne de ce nom.2.Néoplasme de l\u2019æsophage et du cardia: 35-50% des cancers de \u2019cesophage se localisent au tiers inférieur et 25-40% de ces derniers amènent la mort mécaniquement, sans avoir eu le temps de donner des métastases.Les cancers du cardia forment 10% des cancers de l'estomac.Jusqu\u2019à l\u2019apparition de la chirurgie thoracique, tous ces patients étaient condamnés à mort.Aujourd\u2019hui, la résection trans- thoracique est souvent possible, avec une mortalité opératoire d\u2019environ 19%.La survie de 5 ans serait aussi fréquente, sinon davantage, que dans la résection pour néoplasme de la portion inférieure de l\u2019estomac.3.Les acides aminés chez l\u2019ulcéreux: les protéines hydrolysées auraient une action tampon sur l\u2019acidité gastrique, permettant la L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 guérison médicale de cas d\u2019ulcères considérés chirurgicaux, tout en améliorant un taux de protéines sanguines trop bas.Il faut toutefois ajouter certaines réserves.Le pouvoir tampon de nombreuses préparations aminées sur le marché n\u2019est pas prouvé; de même l\u2019on ignore souvent l\u2019action sécrétagogue secondaire de ces produits.Il est loin d\u2019être prouvé qu'il existe toujours une hypoprotéinémie chez les ulcéreux, ni que ces protéines guérissent plus rapidement un ulcère que le traitement ordinaire.Enfin, il est à noter que ces protéines sont très mauvaises au goût.4.Les hormones et l\u2019ulcère peptique: l\u2019enté- rogastrone, extraite de la muqueuse intestinale et injectée dans les veines, inhibe la sécrétion gastrique.Chez des chiens préparés par la méthode de Mann-Williamson, elle empêche la production d\u2019ulcère dans 76% des cas.Une autre hormone, l\u2019urogastrone, extraite de l\u2019urine, produit le même effet chez des chiens semblables.Il n\u2019est pas actuellement prouvé que ces deux hormones soient différentes: on ne les a pas encore cristallisées.Les résultats chez l\u2019homme seraient encourageants: les récidives avec le traitement ordinaire sont de 60% ; ils ne furent que de 39% dans ces cas.L\u2019expérimentation n\u2019est pas encore assez avancée, toutefois, pour pouvoir se prononcer définitivement.5.La vagotomie: dans les cas d\u2019ulcères gastriques, il ne faut jamais tenter de vagotomie susdiaphragmatique, car cette intervention ne permet pas la palpation directe de la lésion, pour éliminer la possibilité d\u2019un néoplasme.Pour ce qui est des lésions duodénales, où le cancer est à peu près inexistant, les indications de la vagotomie doivent être très limitées.En effet, 60% environ guérissent médicalement.Un autre 25% des cas souffrent des récidives, mais assez facilement guérissables.Dans seulement 10% des cas les résultats sont peu satisfaisants, à cause des complications.Seuls ces patients devraient être soumis à une intervention quelconque.Comme la plupart souffrent d\u2019obstruction, la vagotomie sera alors illusoire.Elle ne sera donc indiquée que dans les rares cas où les récidives graves ANALYSES ne peuvent être évitées, après un traitement médical prolongé et intensif.La vagotomie est basée sur plusieurs données physiologiques plus ou moins établies: elle abolirait la phase cérébrale de la sécrétion gastrique; elle diminuerait la sécrétion acide dans l\u2019estomac, entre les repas et pendant la nuit; elle diminuerait les contractions de l\u2019estomac et du duodénum; elle abolirait les modifications circulatoires dues aux émotions et, par le fait même, aiderait à la guérison de l\u2019ulcère et préviendrait les récidives.Toutefois, pour parvenir à ces résultats, il faut que l\u2019énervation soit totale.et complète.Malheureusement, ce but est à peu près impossible à atteindre à cause des variations innombrables des filets nerveux à ce niveau.Les complications sont souvent désastreuses, car la vagotomie trouble les fonctions normales de l'estomac, du pancréas, des voies biliaires et de l\u2019intestin: stase et dilatation gastrique, action trophique sur le pancréas, le foie et la muqueuse intestinale.On rapporte un cas de décès par inhibition cardiaque au moment de la section du nerf.Les troubles du péristaltisme sont les plus ennuyeux: atonie gastrique, diarrhée.On doit employer l\u2019uré- choline pour soulager ces malaises.En résumé, il semble certain que cette intervention ne donnera jamais une guérison dans 100% des cas et il est douteux que les résultats soient meilleurs ou même aussi bons que ceux obtenus par une gastrectomie sub- totale bien faite.J.-M.BEAUREGARD.ORTHOPEDIE PONSETTI et BARTHA.\u2014 Traitement de la \u2018\u2019coxa vara\u201d de l'adolescent \u2014 appréciation.(Evaluation of treatment of slipping of the capital femoral epiphysis.) \"Surg.Gynec.and Obst.\u201d, 86: 87 (janv.) 1948.Il s\u2019agit d\u2019un relevé des histoires de cas et des radiographies de 73 malades vus, de 1932 à 1947, dans les hôpitaux universitaires de Iowa City.Les patients ont été classés en 5 groupes: « pre-slipping stage » 481 « acute slipping on fracture separation of upper femoral epiphysis » : « chronic slipping with minimal or moderate displacement » « chronic slipping with marked displacement » « residual deformity of femoral head and neck due to old slipped epiphysis ».Les auteurs donnent les principaux signes subjectifs et objectifs observés pour chaque groupe, avec quelques particularités.Ils font de méme pour le traitement et les résultats.Ils terminent l\u2019étude de chacun de ces groupes par un commentaire qui résume le tout.Par exemple, pour ce groupe: « preslipping », ils signalent le danger de séparation aiguë que représente ce stade de la maladie et recommande le forage de l'extrémité et l\u2019enclouage de l\u2019épiphyse.Pour le second groupe, ils concluent que la réduction du glissement peut être effectuée, si le malade se présente durant les deux premières semaines qui suivent l'accident.Après deux semaines, ils disent avoir eu de bons résultats avec des forages de l\u2019épiphyse et une ostéotomie intertrochantérienne et déplacement en dedans du fragment diaphy- saire.Pour le troisième groupe, ils ont obtenu de bons résultats avec un simple repos au lit de quelques mois.Cependant, avec des forages et un enclouage de l\u2019épiphyse, ils ont eu d\u2019aussi bons résultats et ont pu faire lever le malade plus tôt.Pour le quatrième groupe, le pronostic est mauvais quel que soit le traitement.Cependant, avec une ostéotomie intertrochanté- rienne par une approche antérieure et en déplaçant le fragment diaphysaire sous la tête, ils ont eu des résultats passables.Pour le cinquième groupe, les auteurs ne font pas mention du traitement.En terminant cet article, on trouve trois histoires de cas, illustrant très bien un pincement articulaire important, secondaire au glissement épiphysaire.Edgar LEPINE. SOCIÉTÉS « L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Séance du 19 décembre 1947, tenue à l'hôpital de l'Enfant-Jésus, à 8.30 heures du soir.Utilisation de fascia et prolapsus chez les hystérectomisées.M.F.-X.DEMERS Dans ces cas, l\u2019auteur préconise de compléter la colpopérinéoraphie par une laparotomie qui permet de soutenir l\u2019aponévrose vaginale par deux languettes de fascia, prélevées au voisinage de la ligne blanche.Les languettes sont ancrées aux moyens fibreux des ligaments ronds et aux angles internes du vagin ou au moignon du col chez les subtotalisées.La corde ainsi formée est enfouie sous la séreuse.Infarctus du myocarde et cholestérol: rapport préliminaire.MM.H.LALIBERTÉ et M.VACHON \u2026 L'absence de lésions artérielles évidentes ou d\u2019autre maladie chronique rend difficile le diagnostic étiologique chez les jeunes qui meurent d\u2019infaretus du myocarde.Des observations nombreuses ont conduit à étudier le rôle du cholestérol dans la genèse des thromboses vasculaires et, plus particulièrement, coronariennes.Sept observations sont rapportées de malades ayant présenté un infarctus et chez qui une surcharge cholestérolée paraît bien à l\u2019origine de cet accident.En conclusion, il vaut la peine qu\u2019on fasse un dosage du cholestérol sanguin chez tout patient, surtout un jeune, souffrant d\u2019angor, qu'aucune cause ordinaire ne peut expliquer.Si cette hypothèse est exacte, une hygiène alimentaire bien dirigée contribuera à épargner des vies.Deux cas de corps étrangers de l'estomac.M.A.PETITGREW Le premier cas est celui d\u2019un corps piquant, une épingle à chapeau, ayant perforé l\u2019estomac d\u2019un enfant de six ans et habitant à la fois l\u2019arrière cavité des épiploons, l\u2019estomac et le duodénum, avec péritonite localisée.Le deuxième cas est celui d\u2019un corps piquant plus petit, une aiguille de couturière, transfixant la paroi postérieure du pylore chez une jeune fille de 27 ans, à psychisme particulier, et avec un passé chargé de treize hospitalisations et de huit opérations, et se présentant avec un iléus paralytique.La radiographie et la radioscopie nous ont aidé à situer l\u2019aiguille à chapeau et à diagnostiquer la présence de l\u2019aiguille de couturière.Les corps étrangers de l\u2019estomac se rencontrent chez l\u2019enfant ou l\u2019adulte, et on est habituellement en présence d\u2019infantiles ou d\u2019aliénés, ou d\u2019ouvriers à métiers particuliers ou de professionnels.Ces corps sont de deux espèces: les corps mous ou Bézoars qui peuvent se diviser en Tri- chobézoärs, en Phytobézoars ou en Trichophy- tobézoars; les médicaments minéraux et le shellac. SOCIÉTÉS Les corps durs sont soit mousses comme les sous, les marbres, soit à aspérités comme les portions de verre de fourchettes, etc.Ces corps peuvent passer facilement tout le tube digestif ou s\u2019arrêter et même perforer une partie de ce système, et peuvent venir soit du dehors par la déglutition, soit de l\u2019abdomen même.Les Bézoars présentent tous la même symptomatologie: épisode de nausées et de vomissements immédiatement après leur ingestion, parfois le tout passe inaperçu; ou encore sensation de tirage, de boule, pesanteur à l\u2019épigastre, de douleur, crises de vomissements périodiques.Parfois association d\u2019un uleus, de gastrite et même de cancer.Parfois les symptômes prédominants sont ceux de la sténose du pylore.La différenciation d\u2019avec une tumeur maligne est souvent difficile.L'histoire du patient pourra nous faciliter le diagnostic.Les corps durs sont parfois sans symptômes alarmants et s\u2019évacuent soit par vomissement, soit par l\u2019anus, à moins qu\u2019ils bloquent au pylore.La radiographie permet de préciser la nature, le volume, la situation de ces corps.Le traitement consiste à attendre sans donner de vomitif ni purgatif si le corps est mousse; s\u2019il est volumineux, il faut intervenir de suite.La gastrotomie est de choix: si le corps est situé en bas du cardia, au contraire l\u2019æsophagoscopie est de mise.L'emploi de poudre de sulfamidé et de la pénicilline est d\u2019un grand avantage.Le deuxième cas montre un aspect neuro- psychiatrique que nous oublions trop souvent malheureusement et la question se pose si un corps étranger situé au pylore peut déterminer seul un iléus.La diarrhée épidémique du nouveau-né.M.de la Broquerie FORTIER En pathologie digestive, il n\u2019est pas de syndrome plus communément observé, au cours de la première enfance, que celui de la 483 diarrhée.Et cependant il n\u2019est peut-être pas d\u2019entité clinique dont la physiopathologie et le traitement ne soient plus diversement interprétés ou institués.Si, autrefois, la thérapeutique des diarrhées était empreinte d\u2019un empirisme plus ou moins traditionnel et routinier, il semble qu\u2019aujourd\u2019hui, dans toutes les écoles pédiatriques, le problème de sa physiopathologie et celui de son traitement soient mieux connus et plus rapidement combattus et guéris.Depuis quelques années une nouvelle entité clinique est décrite en différents pays; tout d\u2019abord aux Etats-Unis, puis en Belgique et en France.Ce nouveau syndrome ne sévirait que chez le nouveau-né.Il a reçu le nom de «diarrhée épidémique du nouveau-né» ou plus exactement celui de «syndrome toxi- infectieux épidémique du nouveau-né ».Des observations rapportées il découle que: 1° Les conditions étiologiques sont assez particulières, l\u2019agent causal est inconnu, la maladie est épidémique, atteint le nouveau-né vers le 13e jour, survient de préférence chez des enfants nourris artificiellement.2° Le syndrome clinique est caractérisé par un syndrome neuro-toxique et une déshydratation excessive.3° L'évolution est rapidement mortelle, 2 à 5 jours.4° La thérapeutique doit être diététique et réhydratante.Le régime est hydrique, hypograisseux, hy- perprotéiné.Les sérums employés sont le sérum de Hartman et le sérum glucosé alternativement ou concomitamment.Notre mortalité globale a été de 42.85%.Un nouveau médicament anticonvulsif.Essai clinique.Rapport préliminaire.M.C.-A.GAUTHIER Le but du travail est de présenter un nouvel agent thérapeutique, le tri-méthyl, 5, 5 phé- nyl-éthyl-hydantoin, connu sous le nom de 484 mesantoin, et d\u2019en apprécier l\u2019action fréna- trice sur le cortex moteur.Son affinité avec le déphényl hydantoinate sodique est considérée et leur toxicologie comparée.Son effet, après essai clinique, sur dix cas choisis au sens péjoratif, est résumé et étudié.Des commentaires sont offerts avec la réserve que peut impliquer la présentation de ce qui n\u2019est qu\u2019un rapport préliminaire et que le temps et l\u2019observation se chargeront d\u2019infirmer ou de confirmer.Séance du vendredi, 6 février 1948, tenue à la clinique Roy-Rousseau.Chorée héréditaire de Huntington.MM.Geo.H.LARUE et G.PARADIS Présentation d\u2019une chorée de Huntington, une des rares tares héréditaires à caractère dominant.Nous avons pu retracer la maladie jusqu\u2019à la 3e génération.Les premiers symptômes apparurent à 35 ans et les troubles mentaux sont caractéristiques.Le tout évolue vers la démence et la mort.La thérapeutique actuelle n\u2019y peut rien, mais il existe une'prophylaxie: empêcher la procréation.Syndrome de l'hyperostose frontale interne (syndrome extrapyramidal et état démentiel).MM.Alph.PELLETIER et L.BOURGOIN Le syndrome de l\u2019hyperostose frontale interne est l\u2019objet de nombreux travaux depuis 20 ans.Cliniquement, elle présente un polymorphisme étrange.Néanmoins ses éléments fondamentaux sont relativement constants.Une de nos malades, atteinte d\u2019hyperostose a fait l\u2019objet d\u2019une observation.La maladie évoluait depuis 6 ans et se manifestait au début par de l\u2019anesthésie et une baisse de mémoire.L\u2019hyperostose a été diagnostiquée à l\u2019occasion du traitement à l\u2019électro-choc, alors que la malade est devenue soudainement confuse; cet état dura peu de temps cependant.Mais 3 ans plus tard la malade nous revient, présentant cette fois un syndrome extrapyra- midal et un état démentiel.Il ne semble pas L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 que l'hyperostose puisse être tenue entièrement responsable des manifestations cliniques qu\u2019on lui reconnaît.Sa pathologie d\u2019ailleurs est enveloppée d'obscurité.Cependant, sa symptomatologie, quoique polymorphe, constitue une entité clinique.Les troubles mentaux peuvent être bénins, demeurer stationnaires ou encore évoluer vers une psychose bien caractérisée.Il arrive d\u2019observer un état confusionnel chez les malades mentaux atteints d\u2019hyperostose non diagnostiquée et soumis au traitement à l\u2019électro-choc; mais on remédie à cette éventualité en radiographiant le crâne de ceux qui sont résistants à l\u2019électro-choc et qui présentent une symptomatologie douteuse.Lobotomie frontale.MM.Lucien LARUE et Jean SIROIS Rapport préliminaire à l\u2019occasion de la présentation des six premiers patients opérés, à l'hôpital St-Michel-Archange, depuis le 16 décembre 1947.Les auteurs font un bref résumé de l\u2019historique, la technique employée est décrite, le choix et la présentation des malades sont discutés et, enfin, leurs résultats immédiats sont commentés comparativement à ceux mentionnés par Watts et Freeman.Ces interventions ont été pratiquées chez des sujets internés depuis 4 à 12 ans \u2014 grands agités, impulsifs, hallucinés chez qui toutes les thérapeutiques telles que l'insuline, le metra- zol, l\u2019électro-choc n\u2019ont apporté aucune amélioration.Ils ont constaté une disparition immédiate des agitations, des impulsions et des hallucinations.La suggestibilité et la docilité des malades, qui se sont manifestées par la suite, ont permis de commencer une certaine rééducation et même de laisser entrevoir la possibilité d\u2019un retour au foyer pour quelques-uns d\u2019entre eux.La technique employée fut celle pratiquée par Watts et Freeman.Les résultats encourageants immédiats sont tels, que les auteurs décident de continuer SOCIÉTÉS l\u2019emploi de cette intervention chez tout patient ne réagissant pas aux autres modes de traitement.Thérapeutique hormonale et psychoses.MM.Sylvio CARON, Chs MARTIN et Lionel-H.LEMIEUX Nous avons rapporté les observations de cinq malades mentales traitées par l\u2019opothérapie sexuelle.Quatre d\u2019entre elles reçurent de la testostérone en injection intramuseulaire ; elles présentaient respectivement les syndromes suivants: psychose puerpérale, hystérie, manie, névrose dépressive et anxieuse au cours de la ménopause.Une cinquième malade qui présentait un syndrome mélancolique reçut de la progestérone en injection intramusculaire.De ces malades, deux (observations 1 et 2) n\u2019avaient reçu aucun traitement.Chez les 3 autres la convulsivothérapie s\u2019était avérée insuffisante et le traitement hormonal fut entrepris après son échec.Il semble que l\u2019opothérapie sexuelle et particulièrement l\u2019administration de la testostérone soient un précieux adjuvant au traitement des psychoses féminines qui montrent une relation avec l\u2019activité génitale.Elle devrait être employée systématiquement.Séance du vendredi, 23 janvier 1948, tenue à l'Hôtel-Dieu de Québec.Surdité et fénestration.M.Paul FUGÈRE Au début de son travail, le docteur Fugère parle de la surdité en général et nous montre quelle place y occupe l\u2019otosclérose.Cette maladie, dit-il, est une lésion non suppurative de la capsule osseuse entourant le labyrinthe.Celle-ci est essentiellement caractérisée par l\u2019absorption d\u2019une région de la capsule labyrinthique et de son remplacement par un nouvel os d\u2019aspect spongieux.Elle est localisée, règle générale, juste au-dessus et en avant de la commissure antérieure de la fenêtre ovale.485 Cette tumeur osseuse se manifeste cliniquement par une surdité surtout marquée pour les basses fréquences.La conduction osseuse est normale ou même augmentée.Le Rinne est négatif.Le Weber latéralise du côté le plus sourd.En plus, comme le phénomène de récupération n\u2019est pas présent, la limite entre le seuil d\u2019audition confortable et le seuil d\u2019audition douloureuse est assez grande et permet aux gens qui en sont atteints de se servir assez avantageusement d\u2019un appareil auditif.Suit ensuite une description de l\u2019audiomètre et les indications de l\u2019audiogramme.En passant, le docteur Fugère suggère l\u2019établissement ici, au pays, d\u2019une clinique pour la prévention de la surdité.Tous les sourds y seraient dirigés selon leurs besoins soit vers le chirurgien, soit vers les représentants d\u2019appareils auditifs, soit, enfin, vers une institution où l\u2019on enseigne à lire les lèvres.Quant au traitement chirurgical de Poto- sclérose, il donne une réception auditive supérieure à celle que procurent les meilleurs appareils.Cette opération consiste à faire une fenêtre sur la partie ampullaire du canal horizontal pour permettre aux ondes sonores d'atteindre de nouveau l'oreille interne.Cette opération, commencée par Barancy en 1904, fut grandement améliorée par Lempert qui obtient aujourd\u2019hui environ 60% de résultats permanents.Il termine son travail en disant que le sourd peut, aujourd\u2019hui, être grandement aidé et souvent même guéri.De nouveau il peut vivre dans la société des hommes et gagner honorablement sa vie.Considérations sur les tumeurs osseuses.MM.L.-Ph.ROY et J.-Louis LAROCHELLE Après avoir relevé tous les dossiers de tumeurs traitées dans le service depuis cinq ans, les auteurs font quelques considérations sur les résultats obtenus.Ils donnent quelques mots sur les symptômes et le traitement de l\u2019ostéo-sarcome et 486 le sarcome d\u2019Ewing; leurs statistiques sont décevantes; ils ont constaté que tous leurs cas furent traités plusieurs mois après le début de la maladie et, comme conclusion, ils sont convaineus que le diagnostic précoce, seul, peut donner au patient quelques chances de survie, si un traitement énergique et radical est institué immédiatement.Ils croient que la biopsie est le moyen le plus rapide et le plus sûr de porter un diagnostic et que, de plus, ce moyen est une garantie pour le médecin, tout spécialement lorsqu\u2019il est dans l\u2019obligation d'amputer un membre.L'emploi des greffes cutanées dans l'iléostomie.M.E.SAMSON Certaines complications de la côlite ulcéreuse requièrent un traitement chirurgical.L\u2019iléostomie, tel que pratiqué antérieurement, se complique très souvent d\u2019irritation de la peau difficile à contrôler.L\u2019iléostomie avec greffe de peau, tel que préconisé par Dragstedt, a certainement des avantages que nous avons constatés chez une patiente chez qui nous avons utilisé cette technique.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 17 février 1948, tenue à l'Hôtel-Dieu.Présidence de M.Origène Dufresne Signes cliniques des phlébo-thromboses et thrombo-phlébites.M.Maurice GERVAIS Trois facteurs peuvent contribuer à la thrombose veineuse: a) Le ralentissement circulatoire entraînant une adhérence \u201cdes plaquettes sanguines aux parois veineuses; b) les lésions de l\u2019endothélium veineux; c) les changements dans la coagulabilité du sang.Nous pouvons classer les oblitérations veineuses complètes ou incomplètes en phlébo- thromboses et thrombo-phlébites.Dans la phlébo-thrombose, il n\u2019y a qu\u2019une oblitération L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 partielle ou complète par un thrombus, tandis que dans la thrombo-phlébite, il y a obstruction par un thrombus veineux, avec réaction inflammatoire des parois veineuses.L\u2019œdème, l\u2019hyperthermie, l\u2019accélération du pouls, la cyanose caractérisent habituellement la thrombo-phlébite.Assez souvent une embolie pulmonaire vient compliquer ce tableau.Mécanisme de l\u2019embolie pulmonaire.M.L.-Chs SIMARD M.Simard rappelle sommairement le trajet des embolies et souligne que, dans les endocardites s\u2019accompagnant d\u2019embolie cérébrale, souvent nous sommes en présence de petits troubles infectieux, secondaires a des lésions des parois vasculaires.Bases physiologiques du traitement.M.Georges-E.CARTIER Le traitement doit tenir compte de trois facteurs importants: 1) La vitesse circulatoire.Habituellement ralentie, il faut l\u2019accélérer après les interventions chirurgicales.Il faut le lever précoce après beaucoup d\u2019opérations.Nous devons également élever le pied du lit de 6 pouces.Les extraits thyroïdiens sont parfois indiqués.2) Les altérations intra ou extravaseulaires.Il est démontré que les manipulations intempestives au cours des interventions peuvent, par lésion de l\u2019endartère ou de l\u2019endoveine, provoquer des thromboses; donc, la plus grande délicatesse est de rigueur.3) La viscosité du sang.Rappelons brièvement la théorie admise au sujet de la coagulation du sang: prothrombine + thromboplasine + calcium = thrombine; thrombine + fibrinogène \u2014 fibrine.L\u2019héparine est une substance anticoagulante par son inactivation de la thrombine.Après les interventions, il y à accroissement du taux de fibrinogène.Le traitement des phlébites consiste done à activer la circulation, à éviter les manipulations intempestives des SOCIÉTÉS veines et des artères et à diminuer le taux de formation de la thrombine et de la prothrombine.Discussion.Un jury composé de MM.L.-C.Simard, Roger Dufresne, G.-E.Cartier, Gabriel Fournier et Maurice Gervais, sous la présidence de M.L.-C.Simard, entre en fonctions.De toute la discussion, nous pouvons retenir les idées suivantes: Le blocage du sympathique enlève les spasmes artériolaires, diminue l\u2019anoxémie, donc la perméabilité capillaire, d\u2019où réduction des œdèmes.Le traitement de l\u2019embolie pulmonaire consiste à donner une médication anticoagulante rapide, telle que l\u2019héparine, à raison de 50 mgr.intraveineux, aux 4 heures, de façon à maintenir un temps de coagulation entre 15 et 20 minutes.L\u2019héparine a cet inconvénient d\u2019être trop coûteuse.487 Le dicoumarol est plus pratique, mais son action est plus lente.Il suffit dans la grande majorité des cas.Administré à la dose de 300 mgr.le premier jour et 200 mgr.le deuxiéme jour, il abaisse le taux de prothrombine entre 10 et 30%.Les doses subséquentes doivent être administrées en rapport avec le taux de prothrombine, lequel devra être recherché fréquemment.L\u2019action du dicoumarol n\u2019apparaît que 36 heures ou plus après son administration.La vitamine K synthétique, à raison de 40 mgr.I.V., doit être donnée dans les cas où le taux de prothrombine s\u2019abaisse trop.Le dicoumarol et l\u2019héparine peuvent difficilement être employés à domicile; l\u2019un en raison du coût, l\u2019autre en raison des fréquentes analyses à pratiquer au cours du traitement.La ligature préventive de la fémorale est un traitement excessif et inopportun dans l\u2019ensemble, mais qui garde son indication dans les cas particuliers.Pierre MARION, Secrétaire des séances. NECROLOGIE DOCTEUR CHARLES-THEODORE MATHIEU Charles-Théodore Mathieu est foudroyé par une crise d\u2019angine! C\u2019est la triste et inconcevable nouvelle que nous apprenions de sa mort le 29 décembre dernier.Malgré son état de santé qui diminuait depuis un certain temps, Mathieu continua à diriger son service à l'hôpital St-Luc et à S\u2019occuper de ses malades jusqu\u2019à ses derniers moments.En effet, il est mort dans son auto, à peine une demi-heure après avoir terminé ses consultations de l\u2019après-midi.Il naquit à St-Roch sur Richelieu le 17 mars 1886.Il fit ses études secondaires tout en travaillant et suivant quelques cours au collège de St-Hyacinthe.Gradué de l\u2019Université de Montréal en 1912, il obtint son doctorat avec distinction.Après son internat à Notre-Dame, il pratiqua la médecine générale à Pawtucket, Rhode- Island.Il épousa, en 1914, Eugénie Hudon, fille du Juge Hudon, de Chicoutimi, qui lui donna trois fils et une fille.Michel, médecin à l'hôpital St-Luc; Roland, avocat pratiquant à Montréal; Charles, prêtre étudiant en Sciences sociales à Louvain, Belgique, et une fille Jacqueline.e + © Après son mariage, il continua de pratiquer la médecine générale pendant deux années, puis il suivit des cours de « Post Graduate » en Ophtalmologie et en Oto-Rhino-Laryngologie, à Boston.Il pratiqua toujours à Paw- tucket cette spécialité jusqu\u2019en 1929, alors qu'il s\u2019embarqua pour l\u2019Europe avec sa famille pour continuer d\u2019étudier, d\u2019observer auprès des maîtres français.Il revint au Canada en 1931, pour s\u2019établir définitivement à Montréal.Le Conseil de l\u2019hôpital St-Luc le nomma alors chef du service d\u2019Oto-Rhino-Laryngologie et d\u2019Ophtalmologie, poste qu\u2019il occupa jusqu\u2019à sa mort.La réputation que le docteur Mathieu s\u2019était faite auprès de ses confrères était celle d\u2019un praticien honorable, d\u2019un inlassable travailleur et d\u2019un bon et charmant camarade.Ses loisirs étaient consacrés à sa famille ou aux sports extérieurs.L'hôpital St-Luc, dont il était membre depuis 16 ans, perd un bon et loyal praticien, le conseil, un sage et judicieux aviseur.Sa disparition laisse un grand vide parmi nous.A son fils, Michel, médecin à St-Luc, à sa famille éprouvée, nous offrons nos plus sincères condoléances.: Arcade LABELLE. IT) MEMORIAM Rs L.Canada déplore aujourd'hui la perte d'un de ses principaux chefs d'industrie, M.Charles E.Frosst Sr.fondateur de l\u2019'importante maison de produits pharmaceutiques qui porte son nom Né à Richmond, Virginie, en 1867, et descendant d'une famille de la Nou- velle-Angleterre, M.Frosst vint au Canada tout jeune encore à titre de gérant de succursale, représentant une maison de Philadelphie.M.Frosst aima le Canada, et, en 1899, s'établit à son propre compte, sur une petite échelle, dans le centre de Montréal.Sa saine conception de la morale et ses aptitudes à l'administration de son commerce, jointes à une personnalité agréable, lui valurent des amitiés sincères dans la profession médicale aussi bien que phar- ceutique, et son commerce prospéra au point que, en 1926, il dut ouvrir un nouveau laboratoire muni d\u2019un outillage des plus modernes, lequel, grâce à de constantes améliorations et additions, compte aujourd'hui parmi les plus accomplis dans tout le Continent \u2014 preuve tangible de la foi qu'avait M.Frosst dans le Canada et dans la manière de vivre des Canadiens.| M.Frosst s'intéressait vivement au bien-être des jeunes gens et ne ménageait ni son temps ni sa personne pour aider quiconque sollicitait ses avis et ses bons conseils.Nombre de commerces prospères aujourd\u2019hui doivent leur succès à ce grand chef.Toujours prêt à accorder son aide généreuse aux œuvres de charité dignes d'appui, il aida, par l\u2019entremise de bourses et de dons, un grand nombre d'étudiants en médecine et en pharmacie à poursuivre leurs études.M.Frosst laisse dans le deuil son épouse, née Stella Burr, trois fils, M.Eliot S.Frosst, M.John B.Frosst et M.Charles E.Frosst Jr., tous de Westmount, trois filles, Mme Dougall Cushing et Mme Colin Webster de Montréal, et Mme J.M.Alexander de Charlotte, Nouvelle Caroline, seize petits-enfants et un arrière-petit-enfant.| L'Association des Médecins de Langue Française du Canada, !es Directeurs, les Collaborateurs et le publiciste de l\u2019Union Médicale du Canada offrent à la famille Frosst leurs plus sincères condoléances. NOUVELLES JOURNÉES MÉDICALES ANNUELLES DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL La Société Médicale de Montréal tiendra ses Journées Médicales Annuelles les 10, 11, 12 et 13 mai 1948, à l\u2019hôtel Windsor.Le thème général de ces Journées portera sur «le diagnostic» envisagé sous ses différents aspects: étude du diagnostic de plusieurs syndromes et maladies importantes pour le praticien; étude de la valeur et de l\u2019interprétation des principales techniques de diagnostic.Le premier avant-midi sera consacré à l\u2019étude de ces divers examens de laboratoire ; le deuxième avant- midi sera réservé aux syndromes urgents de l\u2019abdomen; le troisième avant-midi traitera du diagnostic en neurologie (clinique et laboratoire) et le quatrième avant-midi sera consacré à l\u2019étude du cœur.Comme l\u2019an dernier, l\u2019organisation des séances de l\u2019après-midi sera confiée à des sociétés spécialisées, dans l\u2019ordre suivant: du Rhumatisme ; d\u2019Orthopédie.d\u2019Electro-radio- Société Société Le 10 mai, à 2 heures: à 4 heures: Société logie ; Société rologie.Le 11 mai, à 2 heures: à 4 heures: de Gastro-Enté- d\u2019Anesthésie ; de Chirurgie.Le 13 mai, à 2 heures: Société de Pédiatrie.Ces quatre journées seront agrémentées de déjeu- ners-causeries, au cours desquels des conférenciers de marque seront entendus.Le congrès se terminera jeudi soir, le 13 mai, par le dîner traditionnel, à l'hôtel Windsor.Société Société Le 12 mai, à 2 heures: à 4 heures: 6-6 ++ RÉUNION À SHERBROOKE DE L'ASSOCIATION MÉDICALE CANADIENNE L'Association Médicale Canadienne, division de Québec, tiendra sa réunion annuelle à Sherbrooke, les vendredi et samedi.23 et 24 avril 1948.Le programme est le suivant: Vendredi, 23 avril Matin: 8.30 - 9.30: Inscription \u2014 Mayfair Room \u2014 New Sherbrooke Hotel.ee ++ PROGRAMME SCIENTIFIQUE Hôpital Saint-Vincent-de-Paul.9.30 - 945: Traitement des méningites aiguës.Dr Adrien Pagé, Sherbrooke.9.50 - 10.05: Trichomonas vaginalis.Dr W.W.Klinck, Lennoxville.10.10 - 10.30: Recent Advances in Antibiotic Therapy.Dr Fred Smith, doyen de la Faculté de médecine, Université McGill, Montréal.10.35 - 10.50: Café.10.50 - 11.10: Traitement de l\u2019anémie macroeytaire.Dr Roland Dussault, Montréal.11.15 - 11.30: Le mésantoin \u2014 nouvelle médication anticonvulsivante.Dr C.-A.Gauthier, Québec.11.35 - 12.00: Handling of Head Injuries.Dr Wilder Penfield, directeur du « Montreal Neurological Institute ».1230 - 1.15: Visite de l\u2019exposition commerciale \u2014 Mayfair Room \u2014 New Sherbrooke Hotel.1.15 - 2.30: Déjeuner \u2014 Salle à manger \u2014 New Sherbrooke Hotel.\u2014 Causerie du Dr D.L.Thomson, doyen de la Faculté des Hautes Etudes et des Recherches, Univ.McGill, Montréal.Après-midi: PROGRAMME SCIENTIFIQUE Hôtel-D'eu, Sherbrooke, P.Q.245 - 3.05: Histoire de la médecine dans les Cantons de l\u2019Est.Dr Jacques Olivier, Sherbrooke.3.10 - 325: The use of the Anti-histamine Drugs.Dr H.S.Mitchell, Montréal.3.30 - 3.45: Troubles neuro-moteurs du grêle.Dr René Duberger, Sherbrooke.3.50 - 4.05: Management of Anaesthetic Emergencies.Dr Paul McMahon, Sherbrooke.4.10 - 4.25: Maladies congénitales opérables du cœur.Dr Paul David, Montréal.4.30 - 6.00: Réunion annuelle de la division de Qué- bee.\u2014 Hôtel-Dieu, Sherbrooke, P.Q.7.15 - 745: Cocktail \u2014 Mayfair Room \u2014 New Sherbrooke Hotel, offert par l\u2019exécutif de l\u2019A.M.C, D.Q. NOUVELLES 7.45: Banquet annuel de l\u2019A.M.C., D.Q.\u2014 Salle à manger, New Sherbrooke Hotel.\u2014 Tenue de ville.\u2014 Causerie du Dr Albert Jutras, radiologiste de l\u2019Hôtel-Dieu, Montréal: « Détente ».Samedi, 24 avril 8.30 - 9.30: Inscription \u2014 Mayfair Room \u2014 New Sherbrooke Hotel.PROGRAMME SCIENTIFIQUE Hôtel-Dieu, Sherbrooke, P.Q.9.30 - 945: Epiphysite vertébrale douloureuse Schu- ermann.Dr Lionel Groleau, Sherbrooke.9.50 - 10.05: Infantile Hvperostosis.Dr Gordon Loomis, Sherbrooke.10.10 - 10.25: Problèmes gynécologiques en tuberculose.Dr Victor Brosseau, Sherbrooke.10.30 - 10.50: Café.10.50 - 11,10: L'examen des crachats du tuberculeux pulmonaire.Dr Jacques Olivier, Sherbrooke.11.15 - 1135: History of Medicine in the Eastern Townships.Dr Ronald Bayne, Montréal.11.40 - 12.00: Biood' transfusion in general practice.Dr Louis Lowenstein, Montréal.12.30 - 1.15: Visite de l\u2019exposition commerciale \u2014- Mayfair Room \u2014 New Sherbrooke Hotel.1.15 - 2.30: Déjeuner \u2014 Salle à manger \u2014 New Sherbrooke Hotel.\u2014 Causerie du Dr A.D.Kelly, Toronto, assistant secrétaire général, Canadian Medical Association.2.30 - 3.30: Un problème diagnostique; conférence clinique et anatomo-pathologique \u2014 Salle à manger du New Sherbrooke Hotel.\u2014 Discussion par le Dr Guy Bertrand, chirurgien, et le Dr T.J.Quentin, médecin de Sherbrooke.On pourra se procurer l'observation, vendredi 23, au moment de l\u2019inscription.Chacun est prié de la lire soigneusement et de soumettre un diagnostic avant samedi midi.Des prix seront offerts par les maisons de commerce exposantes pour récompenser les diagnostics.EXHIBITS SCIENTIFIQUES Il y aura un certain nombre d\u2019exhibits scientifiques intéressants, dans la salle de conférence de l\u2019Hôtel-Dieu de Sherbrooke.491 UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Faculté de Médecine CONCOURS D\u2019AGREGATION Le Conseil de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, conformément à une décision prise à sa séance du 17 mars 1948, ouvre un concours d\u2019agrégation pour le poste d\u2019agrégé suivant: Chirurgie générale (section de chirurgie cardio- vasculaire) Ceux qui dés\u2018rent poser leur candidature sont tenus de le faire par écrit avant le 27 avril.Le règlement exige de chaque candidat qu\u2019il ait fait un stage, d\u2019au moins trois ans, comme assistant à l\u2019une des chaires d\u2019enseignement de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.Dans certaines conditions, la durée du stage peut être abrégée.Tout candidat doit produire.en même temps que sa demande écrite, une attestation du ou des professeurs auprès desquels il a travaillé.La demande doit aussi faire mention des titres du candidat et des travaux scientifiques qu\u2019il a publiés.La demande des candidats doit être adressée au Doyen de la Faculté avant l\u2019expiration du délai indiqué plus haut: le 27 avril.Les candidats pourront obtenir une copie des règlements concernant le concours d\u2019agrégation, en s\u2019adressant au Secrétariat de la Faculté de Médecine.Edmond DUBE, | Doyen de la Faculté de Médecine.SOCIÉTÉ CANADIENNE D'OPHTALMO- OTO-LARYNGOLOGIE La Société Canadienne d\u2019Ophtalmo-oto-laryngologie tiendra sa 15e réunion à l\u2019Hôpital Général de Verdun, 4000, boul.Lasalle, le 1er mai 1948.En voici le programme, tel que fourni par le docteur Valmore Latraverse, secrétaire : 9.00 heures a.m.\u2014 Présentation de malades, de pièces, etc.930 heures \u2014 Docteur W.-H.Tougas (Verdun): Rhinoplastie et résection sous-muqueuse.10.00 heures \u2014 Docteur Gustave Dubuc (Verdun): Ostéite de la paroi supérieure de l\u2019orbite.10.15 heures \u2014 Docteur Jacques Boulanger (Rivière- du-Loup) : Trois cas de kératite tuberculeuse.10.30 heures \u2014 Docteur Claude Monfette (Montréal) : Traitement du glaucome chronique par l\u2019acide nicotinique. 492 1045 heures \u2014 Docteur G.-E.Pouliot (Verdun): Quelques cas de cataracte (considérations techniques).11.00 heures \u2014 Docteur Jean Lapointe (Montréal): Transplantation cornéenne.11.15 heures \u2014 Docteur Paul Fugére (Québec) : Mas- toidite aigué avec complications masquées par la pénicilline; opération-guérison.ee ++ LE DOCTEUR ALBERT JUTRAS, ÉLU VICE- PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Lors de la séance du 16 mars 1948 de la Société Médicale de Montréal, tenue à l'hôpital Notre-Dame, sous la présidence du docteur Louis-Henri Gariépy, on a procédé à la mise en nomination et à l\u2019élection du vice-président, en remplacement du docteur J- Edouard Samson, démissionnaire.Le docteur Albert Jutras, professeur agrégé de Radiologie et chef du Service de Radiologie de l\u2019Hô- tel-Dieu, a été élu vice-président, à l\u2019unanimité.2e FONDATION DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DE CHIRURGIE PLASTIQUE \u201c Le 7 novembre 1947, au cours d\u2019une réunion tenue à l\u2019Hôpital des Anciens Combattants, du chemin de la Reine-Marie, il a été décidé de former une association, laquelle serait nommée « La Société Canadienne de Chirurgie Plastique ».Le docteur Georges-E.Cloutier a été choisi comme secrétaire-trésorier de cette société.2e ÉLECTIONS AU CONSEIL DES HÔPITAUX DE MONTRÉAL Lors de sa séance annuelle du 26 février 1948, tenue à l\u2019hôpital Notre-Dame, le Conseil des Hôpitaux de Montréal a procédé à l\u2019élection de son exécutif.Les officiers suivants ont été élus: président: M.J.-H.Roy, de l\u2019hôpital Saint-Luc; ler vice-président : le docteur J.-E.DeBelle, du « Children\u2019s Memorial Hospital»; 2e vice-président: M.René Laporte, de l\u2019hôpital Notre-Dame; secrétaire: le docteur Lorne C.Gilday, du « Montreal General Hospital»; trésorier: le docteur Edmond Dubé, de l\u2019hôpital Sainte- Justine; conseillers: le docteur Ernest Brunet, de l\u2019hôpital Saint-Jean-de-Dieu, et M.H.D.Jack.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtetin AMLF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 NOUVEAU RADIOLOGISTE À L'HÔPITAL DE SAINT-LAURENT L'hôpital Notre-Dame-de-l\u2019Espérance vient de confirmer la nomination du docteur Roméo Grondin comme chef des Services de Radiologie et de Radiothérapie de cet hôpital.Le docteur Grondin était, précédemment, chef du Service de Radiologie de l\u2019hôpital Saint-Luc, de Montréal.Il entrera en fonctions le ler avril 1948.ee + HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR GEORGES LECLERC Récemment, le docteur Georges Leclerc, attaché au Service de Dermato-syphiligraphie de l\u2019hôpital No- tre-Dame, a été élu « Fellow» de l\u2019« American Board of Dermatology and Syphilology ».ee ++ CONFÉRENCE PUBLIQUE DU DOCTEUR JEAN SAUCIER La réunion publique trimestrielle de l\u2019unité «Dr C.K.Russel », de la « Multiple Sclerosis Society of Canada 9, a eu lieu lundi, le 22 mars, dans le salon D de l\u2019hôtel Mont-Royal.Le conférencier d\u2019honneur était le docteur Jean Saucier, chef du Service de Neurologie de l\u2019Hôtel- Dieu et directeur médical du Sanatorium Prévost.Il parla de la sclérose en plaques.NOMINATIONS UNIVERSITAIRES Lors de la séance du 17 mars 1948 du Conseil de la Faculté de Médecine, les docteurs Georges Cousineau, chef du Service d\u2019Anesthésie de l\u2019hôpital du Sacré- Cœur, et Maurice Légaré, anesthésiste de l'Hôtel- Dieu, ont été nommés, le premier, assistant à titre hospitalier et, le second, assistant à titre enseignement.2e DEMANDE D'OCTROI POUR UN HÔPITAL À LOUISEVILLE Le conseil central des syndicats nationaux de Trois- Rivières vient d\u2019adopter une résolution à l'effet de demander au gouvernement provincial les octrois nécessaires à la construction d\u2019un hôpital à Louise- ville, chef-lieu du comté,de Maskinongé. NOUVELLES SAINT-JEROME AURA SON HÔPITAL Grâce aux démarches incessantes de citoyens de Saint-Jérôme, appuyées par le député de Terrebon- ne, M.le notaire J.-L.Blanchard, de Sainte-Thérèse, cette ville du Nord de Montréal sera bientôt dotée d\u2019un hôpital de 150 lits.Un octroi de $600,000 vient d\u2019être voté à cet effet.Les religieuses Hospitalières de l\u2019Hôtel-Dieu de Saint-Joseph d\u2019Arthabaska ont accepté de prendre la direction du nouvel hôpital.Les plans sont en bonne voie et les travaux commenceront incessamment.++ ++ CONFÉRENCE DU DOCTEUR PAUL LETONDAL Le docteur Paul Letondal a donné une conférence intitulée «La tuberculose de l\u2019enfant », le dimanche 14 mars 1948.Il était l\u2019invité du Service d'Education Familiale de la Paroisse St-Jacques.Le docteur Letondal a été présenté par Me Ulric Laurencelle.+ + LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL La Société de Chirurgie de Montréal a tenn.le 3 mars, à l\u2019Hôtel-Dieu.sous la présidence du docteur Edouard Desjardins, une séance comportant les communications suivantes: a) La prostatectomie transurétrale chez le distendu urinaire.Docteur J.-P.Bourque.b) Le traitement de l\u2019épiphysiolyse fémorale.Docteur Antonio Samson.+ + CONFÉRENCE DU DOCTEUR RICHARD GAUDET Le docteur Richard Gaudet, invité d\u2019honneur à un dîner au Club Social, de Sherbrooke, a souligné les déficiences de la médecine d\u2019Etat et les graves problèmes qu\u2019apporte ce système en Nouvelle- Zélande.Il fit remarquer que ce système est établi en Nouvelle-Zélande depuis 10 ans et cause au gouvernement de sérieux problèmes.« Par l\u2019étatisation, dit-il, un médecin peut voir 100 à 125 malades par jour, tandis qu\u2019ici un médecin en voit 15 à 20.II est évident que celui qui a une centaine de malades à visiter ne pourra pas donner les mêmes soins et 493 attentions que le médecin qui en voit une vingtaine.De plus, les hôpitaux, qui sont entretenus et payés par l'Etat en Nouvelle-Zélande, sont remplis à capacité par des gens plus ou moins malades et lorsqu\u2019un grand malade, dont l\u2019état exige l\u2019hospitalisation, se présente, il ne peut avoir de place.Voilà deux graves inconvénients de la médecine d\u2019Etat», concluait le docteur Gaudet.ee RÉUNION DE LA SOCIÉTÉ DE GASTRO- ENTÉROLOGIE La Société de Gastro-entérologie a tenu.au Cercle Universitaire, une réunion sous la présidence du docteur Antonio Cantero, jeudi le 19 mars.Le programme était le suivant: a) Considérations sur l\u2019exploration radiologique de la région du cardia.Docteur P.Lévrier.b) Considérations sur la chirurgie de l\u2019æsophage.Docteur Jacques Bruneau.c) Etude radiologique des lésions iléo-cæcales.Docteur Arthur-S.Vallée.d) Localisation non fréquente de l\u2019uleus duodénal.Docteur Jean Michon.LE DOCTEUR A.SIMARD, DE QUÉBEC, À L'HONNEUR Nous apprenons, de France, l\u2019élection du docteur André Simard, de Québec, à l\u2019académie française de Chirurgie de Paris, comme membre correspondant étranger.Le docteur Simard est professeur à l\u2019Université Laval, chargé de cours de pathologie externe, professeur à la faculté des sciences sociales, chef de clinique à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, et membre du Collège Royal des Chirurgiens du Canada.+ + LE DOCTEUR MARCEL OSTIGUY, À L'HONNEUR Le docteur Marcel Ostiguy vient d\u2019être nommé chef du Service d\u2019Oto-rhino-laryngologie, à l\u2019hôpital Saint-Luc.Après avoir terminé ses études médicales à l\u2019Université de Montréal, le docteur Ostiguy a fait un stage de spécialisation dans plusieurs hôpitaux de Paris et, il y a quelques mois, il recevait son certificat de spécialiste du Collège Royal du Canada. 494 I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AMLF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 HONNEUR CONFERE AU DOCTEUR ANTONIO SAMSON Le docteur Antonio Samson, assistant professeur en Orthopédie à l\u2019Université de Montréal, a* été nommé, récemment, chirurgien orthopédiste reconnu par «The American Board of Orthopaedic Surgery », après avoir passé avec succès les examens à Philadel- phie et à Chicago.DEUXIÈME ASSEMBLÉE DE LA SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE Cette société tenait, récemment, à 1570, rue Saint- Hubert, une assemblée au cours de laquelle le docteur Jules Brahy traita de la laryngite tuberculeuse.Le docteur V.Latraverse ouvrit ensuite la discussion.Le docteur J.-A.Vidal, directeur de la lutte antituberculeuse provinciale, chef de service à l'hôpital du Sacré-Cœur, professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal, a fait historique de la lutte antituberculeuse provinciale.Enfin, le docteur Adrien Plouffe, directeur adjoint du Service de Santé de la ville de Montréal, remercia le docteur Vidal.++ ++ DÉCISIONS DE LA FÉDÉRATION DES SOCIÉTÉS MÉDICALES L\u2019exécutif de la Fédération des Sociétés Médicales de la province de Québec a tenu son assemblée régu- l'ère à son siège social, Edifice du Collège des Médecins, le 7 février dernier.L\u2019exécutif a passé une résolution reconnaissant l\u2019urgence de la création d\u2019un centre antirhumatismal, pour lutter contre cette maladie et pour entreprendre une campagne d\u2019éducation auprès du corps médical et du public en général.Une autre question mise à l\u2019étude fut: le médecin et les tiers payants.On en est venu à la conclusion que les chèques.pour honoraires des médecins, devraient être faits par les compagnies d\u2019assurance conjointement au nom du client et du médecin.L\u2019exécutif a ensuite attiré l\u2019attent\u2018on du Collège des Médecins sur certains articles parus dans les journaux et dans lesquels il est question des médecins, des chiropraticiens, à la Commission des Accidents du Travail et, en particulier, sur la déclaration d\u2019un certain médecin du personnel de la dite Commission.L\u2019exécutif de la Fédération suggéra que le Comité de discipline du Collège des Médecins fasse enquête sur la véracité de ces faits et prenne attitude en sévissant s\u2019il y a lieu.Le plan de rente viagère déjà à l\u2019étude fait l\u2019objet d\u2019un travail suivi.L'enquête au sujet de la désertion des campagnes par les médecins se poursuit et plusieurs réponses sont déjà parvenues.L\u2019exécutif de la Fédération a pris connaissance de l\u2019Ordonnance no 742 de la Commission des Prix et du Commerce en temps de guerre et est d\u2019avis que le bureau du médecin ne doit pas être considéré comme un bureau d\u2019homme d\u2019affaires, et demande au Collège des Médecins de protester auprès de qui de droit.Le mot d\u2019ordre de l\u2019année est toujours « Déontologie médicale » appliquée.ASSOCIATION NATIONALE DE GASTRO- ENTÉROLOGIE Cette association tiendra sa treizième session scientifique à l\u2019hôtel Pensylvania, à New-York, du 7 au 10 juin prochain.Des détails et une copie du programme peuvent être obtenus en écrivant au Secrétaire, « National Gastroenterological Association», 1819 Broadway, New-York 23, N.Y.ee ©+ CONGRÈS DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE Genève, octobre 1949 Les sujets qui seront portés à l\u2019ordre du jour du XXVIIe Congrès français de Médecine, qui se tiendra à Genève en octobre 1949, sont: a) Les protides du sang à l\u2019état normal et pathologique; b) les hyperthyroïdies; c) le traitement du cancer par les hormones.ee ++ NOMINATION DU DOCTEUR K.C.CHARRON L\u2019hon.Paul Martin a annoncé récemment la nomination du docteur K.C.Charron à la division de l\u2019hygiène industrielle du ministère de la Santé nationale et du Bien-être social.Le docteur Charron a été, pendant dix ans, spécialiste de la médecine industrielle au Tanganyika, en Afrique orientale.M.Martin a précisé que cette Division collaborait avec les ministères provinciaux de la Santé et, par l\u2019intermédiaire de ces derniers, avec les patrons et les ouvriers, à l\u2019établissement des normes de saines conditions de travail dans les usines et les ateliers et à l\u2019expansion des services médicaux à l\u2019intention des travailleurs industriels.De 1937 à 1942, le docteur Charron a été le médecin en chef de la Geita Gold Mining Company, dans le territoire du Tanganyika, en Afrique orientale. NOUVELLES Il y dirigeait trois hôpitaux et y surveillait les examens avant l\u2019embauchage et périodiques des ouvriers de la compagnie.De 1942 jusqu\u2019à son retour au Canada, l\u2019an dernier, il exerca les fonctions de conseiller du gouvernement du Tanganyika sur la médecine et l\u2019hygiène industrielles, poste comportant la surveillance de 350 à 400 mille ouvriers de diverses industries.Le docteur Charron a écrit de nombreux mémoires sur les problèmes de l'hygiène industrielle.Le docteur Charron reçut son diplôme en médecine de l\u2019Université de Toronto en 1934 et fit son internat au « Toronto Western Hospital ».Il exerca un certain temps & Kirkland Lake, Ont., avant de partir pour Angleterre ou il fit des études postuniversitaires au «St.Luke\u2019s Hospital », Chelsea, et à l\u2019hôpital général de Southend.RÉUNIONS NEUROLOGIQUES La section de Neurologie de la « Medico-Chirurgical Society » annonce le programme suivant pour le mois d\u2019avril 1948.1) Inst'tut Neurologique de Montréal, 7 avril 1948, 5 heures p.m.\u2014 Induction par le métrazol des paroxysmes épileptiques durant l\u2019électroencépha- lographie.Docteur H.H.Jasper.2) Hôpital Général de Montréal, 14 avril 1948, 5 heures p.m.\u2014 Séance clinique.3) «Allan Memorial Institute», 21 avril 1948, 5 heures p.m.\u2014 Séance conjointe avec la section de Psychiatrie.Modifications mentales dues aux tumeurs surrénaliennes.Docteur Robert Cleghorn.4) Institut Neurologique de Montréal, 28 avril 1948, 5 heures p.m.\u2014 Influence du cortex sur la motilité gastrique et la respiration.Docteurs Thomas Speakman et Boris Babkin.LA SECTION DES FILMS SCIENTIFIQUES, AU CONGRÈS D'OTTAWA Afin de se rendre compte de ce que l\u2019on fait chez nous dans le domaine de la cinématographie médico- scientifique.afin d\u2019honorer et de faire connaître les réussites, afin également d\u2019intéresser un plus grand nombre d\u2019adeptes potentiels, le comité de la section des films scientifiques a décidé de faire, de la session de septembre prochain, presque exclusivement une séance d\u2019amateurs.Ceci ne pourra cependant être réalisé que s\u2019il y a suffisamment de matériel acceptable.En conséquence, tous les cinéastes sont, par les présentes, convoqués à soumettre dès maintenant, au comité, tous films de fabrication personnelle, qui 495 pourraient être d\u2019intérêt scientifique ou paramédical et qui seraient susceptibles d\u2019être montrés au Congrès de septembre.Les films devront être expédiés (express, collect) à l\u2019adresse ci-dessous mentionnée.Ils seront traités avec tous les égards techniques durant leur séjour à Ottawa et ils seront retournés à leurs auteurs respectifs dans le plus bref délai possible.Chaque film sera étudié par le comité, suivant la méthode de la Section Médicale de l\u2019Office National du Film.Une copie du rapport sera adressée à l\u2019auteur.Au cours du mois d\u2019août, le comité avisera, par lettre, ceux dont les films auront été choisis pour être montrés durant le Congrès.La section des films scientifiques est sous la direction du Docteur Léonard-F.Bélanger, président, Département d\u2019Histologie et d\u2019Embryologie, Faculté de Médecine, Université d\u2019Ottawa, OTTAWA, Ont.Canada.ob ++ L'HÔPITAL SAINT-LUC DEMANDE DES MÉDECINS-INTERNES L'hôpital Saint-Luc, de Montréal, demande des médecins-internes.La rotation d\u2019internat dans les différents services de l\u2019institution est obligatoire.L'hôpital Saint-Luc a une capacité de 456 lits.Il est approuvé par le «Canadian Intern Board », de l\u2019Association Médicale Canadienne, en même temps que par l\u2019« American College of Surgeons».Le département des internes est des mieux organisés.Le salaire est de $75.00 par mois, pour la première année, et $100.00 par mois, par la suite.S\u2019adresser au docteur Harold-I.Tétreault, 1058, rue Saint-Denis, Montréal, P.Q.++ ++ COURS DE PERFECTIONNEMENT DE GAS- TRO-ENTÉROLOGIE DE L'HÔPITAL TENON Un cours organisé par MM.P.Hillemand et R.Cattan, médecins de l\u2019hôpital Tenon, avec la collaboration de MM.Moulonguet, J.Charrier, E.Gilbrin, A.Bensaude, R.Viguié et G.Brulé, sera donné à l\u2019hôp'tal Tenon, de Paris.En voici le programme: LUNDI, 14 JUIN 1948 9 heures \u2014 Docteur Hillemand: Les diverticules de l\u2019estomac et du duodénum.10 heures \u2014 Docteur Brulé: L\u2019œsophagoscopie.11 heures \u2014 Docteur Viguié: Le traitement du cancer de l\u2019æsophage.15 heures \u2014 Docteur Hillemand: Les schvannomes gastriques. 496 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 15 heures 45 \u2014 Docteur Viguié: Présentation de d\u2019étude aura lieu le samedi, clichés: maladies de l\u2019æsophage.16 heures 30 \u2014 Docteur Brulé: La gastroscopie.MARDI, 15 JUIN 1948 9 heures À Professeur Moulonguet: Les tumeurs villeuses du tube digestif.10 heures \u2014 Docteur Viguié: Présentation de clichés: les ulcères gastriques et duodénaux.11 heures \u2014 Docteur Hillemand: Les acquisitions récentes en physiologie gastrique.15 heures \u2014 Docteur Cattan: Les ptoses gastriques.15 heures 45 \u2014 Docteur Gilbrin: Présentation de clichés: les cancers de l\u2019estomac.16 heures 30 \u2014 Docteur Bensaude: La rectoscopie.MERCREDI, 16 JUIN 1948 9 heures \u2014 Docteur Gilbrin: Les hernies diaphragmatiques.10 heures \u2014 Docteur Viguié: Présentation de clichés.11 heures \u2014 Docteur Hillemand: Les éventrations diaphragmatiques.15 heures \u2014 Docteur Cattan: Formes cliniques de l\u2019amibiase gastrique.15 heures 45 \u2014 Docteur Gilbrin: Présentation de clichés.16 heures 30 \u2014 Docteur Cattan: Les côlites et entérocôlites parasitaires.JEUDI, 17 JUIN 1948 9 heures \u2014 Docteur Cattan: Le traitement de l\u2019amibiase chronique.10 heures \u2014 Docteur Viguié: Présentation de clichés.11 heures \u2014 Docteur Charrier: Traitement des cancers du côlon.15 heures \u2014 Docteur Hillemand: La sprue.15 heures 45 \u2014 Docteur Gilbrin: Présentation de clichés.16 heures 30 \u2014 Docteur Cattan: La constipation.VENDREDI, 18 JUIN 1948 9 heures \u2014 Docteur Cattan: La diarrhée.10 heures \u2014 Docteur Bensaude: Le traitement médical des hémorroides.11 heures \u2014 Docteur Cattan: La rectocôlite hémorragique.14 heures \u2014 Docteur Hillemand: La maladie de Nicolas Favre rectale.14 heures 45 \u2014 Docteur Bensaude: Chirurgie ambulatoire des hémorroïdes.En outre, chaque matin, à 8 heures 15, les mardi, mercredi, jeudi et vendredi, le docteur Brulé fera, par petits groupes, une démonstration de gastroscopie.Si le nombre d\u2019adhérents est suffisant, un voyage | 19 juin, et le dimanche, 20 juin, à Plombières.Le droit d\u2019inscription pour le Cours est de 1,000 francs.S'inscrire auprès du docteur Viguié, Laboratoire Marcel-Brulé, hôpital Tenon, 4, rue de la Chine, Paris (XXe), France.ee +\u2014e PROGRÈS DE LA CROIX-BLEUE La réunion annuelle du conseil d\u2019administration de l\u2019association d\u2019hospitalisation du Québec a été tenue mercredi, le 17 mars 1948, à son bureau chef.à Montréal.Passant en revue les initiatives de l\u2019année écoulée, M.H.C.Hayes.président du conseil, déclara qu\u2019à la fin de 1947, 331,929 personnes, soit environ 10% de la population de la province de Québec, étaient inscrites an plan d\u2019hospitalisation de l\u2019association.Au cours des 5 années et 8 mois écoulés depuis le début du plan, 82,695 membres ont été hospitalisés pendant 703,670 jours et l\u2019association a payé aux hôpitaux la somme de $4,416,162.54 pour ces soins.6-6 ++ LE PROJET DE LA CITÉ UNIVERSITAIRE DE LAVAL La cité universitaire de Laval sera construite en partie, assez tôt pour pouvoir servir de cadre aux célébrations solennelles du prochain centenaire de l\u2019Université Laval, en 1952.La présentation officielle du projet de la cité universitaire de Laval, dont l\u2019abbé Ernest Lemieux, supérieur du grand séminaire, est l\u2019initiateur, et du plan d\u2019ensemble dressé par M.Edouard Fiset, architecte-urbaniste, a été faite récemment à \u2018une séance de la semaine provinciale d\u2019urbanisme, à Sillery, présidée par le maire Emile Boiteau, de Sainte-Foy, où sera érigée la cité de Laval.M.Fiset dit qu\u2019il a cherché à traduire dans son plan l\u2019origine de la culture de Laval, en évoquant cette période française d\u2019avant la révolution, période des magnifiques grands jardins classiques à la fran- caise.2e VISITE DES MÉDECINS DE SAINT-HYACIN- THE À L'USINE DE FILTRATION Les membres de la Société Médicale de Saint- Hyacinthe ont récemment remplacé leur séance d\u2019étude bi-mensuelle par une visite à l\u2019usine de filtration de cette ville.M.J.Blanchard, surintendant, a fourni aux visiteurs les explications relatives au fonctionnement de l\u2019usine et aux diverses opérations du traitement de l\u2019eau. Digitaline Nativelle telle qu'isolée par Nativelle en 1868 la MARQUE D'ORIGINE DE \u201cDIGITOXINE\u201d Maintenant reconnue par le \u201cU.S.Pharmacopoeia XIII.\u201d En 1872, Claude Adolphe NATIVELLE soumettait à l\u2019Académie de Médecine de Paris son mémoire sur la découverte de la DIGITALINE, dont le corps médical canadien a toujours apprécié la haute valeur.La supériorité de la DIGITALINE NATIVELLE est maintenant reconnue par tous les éminents cardiologues anglais et américains.(1) (1) References Présentation: Sir James Mackenzie, Disease of the Hearl, COMPRIMÉS:\u20140.1 et 0.2 me.1925.Sir Thomas Lewis, Disease of the Heart, 5 1933.New and Non Official Remedies, 1949 AMPOULES:\u2014Intrav.0.2 et 0.4 mg.fo 1946 incl.Gold, Choice of a Digitalis Preparation, Connecticut State Med.Journal, Vol.SOLUTION :\u20141-1000 (5 gouttes = 0.1 mg.) 1X, No.3, March 1945.Levine, Clinical Heart Disease, 3rd Edition 1946.Gold, Cornell Conferences on Therapy, 1946, U.S.P.XIII (Official, April 1, 1947).=> \u2014 \u2014 \u2014 ct\u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2026\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 ane\u2014 SPÉCIALITÉS DE PRESCRIPTION MÉDICAL\" + 350, RUE LE MOYNE MONTRÉAL 1, QUEBEC 498 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurueriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 Les membres du corps médical se sont rendus compte que les diverses opérations, particulièrement la classification, la sédimentation, la filtration et la désinfection de l\u2019eau sont exécutées selon les techniques les plus modernes .ee ++ LES MÉDECINS DE TROIS-RIVIÈRES PROTESTENT CONTRE L'EMBARGO SUR LES LÉGUMES Un télégramme a récemment été envoyé au ministre des Finances, M.D.Abbott, lui demandant de lever l\u2019embargo sur les légumes importés, tels que tomates, carottes, laitue, céleri et épinards, du moins pour les hôpitaux.Ce télégramme disait que ces légumes sont absolument nécessaires dans les hôpitaux et que l\u2019on ne peut, actuellement, s\u2019en procurer chez les marchands de gros ou chez les cultivateurs.Ce message était signé par le docteur Adélard Tétreault.président de la Société Médicale de Trois- Rivières et par les directeurs de trois hôpitaux locaux.ee FONDS CONTRE LA MÉDECINE D'ÉTAT Les médecins britanniques avaient réuni, dernièrement, 400,000 livres sterling ($1,600,000) pour aider à combattre le projet de médecine d\u2019Etat.Le fonds de souscriptions avait été ouvert, au début de la journée, à une conférence de médecins de toutes les parties du pays.On sait que la conférence de l\u2019Association médicale britannique a décidé de rester hors du service gouvernemental d\u2019hygiène nationalisée, qui doit être inauguré le 5 juillet.Elle a dénoncé la «pression politique », après avoir entendu deux médecins déclarer qu\u2019une union et une section du parti travailliste avaient cherché à connaître leurs vues sur le nouveau Service de Santé.Lord Horder, médecin du roi, a protesté contre le «manque de scrupules» du ministre de la Santé, Aneurin Bevan; Lord Horder a dit que, n\u2019ayant pu obtenir ce qu\u2019il voulait, Bevan prétend que l\u2019Association médicale britannique trompe régulièrement ses membres.ee + QUÉBEC FAIT SA PART POUR DÉPISTER LA TUBERCULOSE Un comité parlementaire, dont l\u2019existence n\u2019est pas officielle et qui ne fait pas parler de lui, est le comité volontaire de la santé publique, composé de tous les membres du Sénat et de la Chambre des Communes qui acceptent d\u2019en faire partie et que préside M.Fred P.Whitman, député fédéral de Montréal (Mont- Royal).Ce comité a tenu, le 26 février, une réunion à laquelle on avait invité le docteur Albert Guilbeault, directeur de la clinique B.C.G.Ce dernier expliqua l\u2019œuvre, son organisation et ses résultats.Le docteur Guilbeault a été l\u2019objet de grands éloges, tant de la part du Sénateur David que de celle de M.Whitman.NOMINATION DU COMITÉ DU SALON DES BEAUX-ARTS On annonce la nomination du Comité du Salon des Beaux-Arts, qui sera l\u2019attraction de la prochaine convention annuelle de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Monsieur le docteur Albert Jutras a été nommé à la tête du comité dont les membres sont: docteur A.-L.Richard, docteur Paul Dumas, docteur Georges Manseau et M.D.B.Mahoney, secrétaire.Le Salon, commandité par la maison Frank W.Horner Limited, de Montréal, offre aux médecins une occasion de faire valoir leurs œuvres d\u2019art et leurs travaux de photographie et d\u2019artisanat.C\u2019est la première fois que l\u2019association incorpore un Salon à son programme de convention, et les applications venant des membres de l\u2019association, des médecins résidents et des internes attachés aux hôpitaux seront les bienvenues.Des autorités en vue dans le monde des beaux-arts et de la photographie seront les juges du Salon.Des prix appropriés seront remis aux gagnants.L'intérêt suscité par le Salon des Beaux-Arts va toujours grandissant et les membres du comité mettent tout en œuvre pour assurer le succès de ce Salon.Nous communiquerons directement par le courrier avec tous les médecins de langue française, afin qu\u2019ils soient parfaitement initiés aux règlements et conditions du concours.NOUVELLES DE L'INSTITUT BRUCHÉSI Les notes du mois Le retour du tuberculeux à la vie normale.«Reconnaître un tuberculeux c\u2019est bien, le guérir c\u2019est mieux, le rendre à la vie familiale et sociale, c\u2019est tout», disait le docteur Roger Even.La réhabilitation du tuberculeux doit être le souci constant du médecin.La lutte antituberculeuse, en faisant abstraction de ses côtés secondaires, la prophylaxie, le dépistage, l\u2019enseignement de l\u2019hygiène, bien que nécessaires pour un résultat social, tend vers cette réalisation ultime: rendre le tuberculeux à son existence.- pe TT IRE TTT i eo om or L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 XLII Acides Aminés et Créatinine @ présentation @ formule Ampoules de 2 cc.Histidine chl.Ce en boites de 10 ampoules.Créatinine .Glycocolle .Méthyl Glycocolle .Méthyl N.Leucine L.Solution saccha Q.S.pour 1 cc.Préparée uniquement par les LABORATOIRES A.SAUVIN - PARIS - FRANCE Agents exclusifs pour le Canada: ANGLO-FRENCH DRUG CIE.LTÉE - - - MONTRÉAL 0.0075 0.005 0.05 0.05 0.0075 18. 500 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuzentn A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1048 Dès le moment que le médecin a posé son diagnostic, qu\u2019il a classé son malade, qu\u2019il lui a fait part de ses observations et de ses prévisions, commence le travail de réhabilitation.Obtenir du malade qu\u2019il croie en sa guérison, qu\u2019il ait confiance en la collaboration qu\u2019il peut apporter, collaboration de tous les instants, pendant de longs mois; mais de plus en plus facile, de plus en plus efficace; collaboration de tout son être, physique et moral, de toutes ses facultés intellectuelles et affectives; voilà le premier point à obtenir.Au sanatorium, il faudra lui créer une ambiance de bien-être et d\u2019insouciance.La famille qu\u2019il laisse sera aidée le mieux possible, pour assurer la protection des enfants et de la mère.Les soucis familiaux sont le plus grand obstacle à la guérison des tuberculeux.Le malade a besoin de connaître les progrès qu\u2019il fait, ou les chutes.Le médecin doit l\u2019encourager en les lui présentant, le mettre au courant de l\u2019amélioration de telle lésion, de telle caverne.Il les lui montrera sur le film radiographique.Car nul n\u2019est plus incrédule qu\u2019un malade.Aucun détail de son état ne devra lui être caché.Le médecin ne se contentera pas de soigner son malade.Il prévoira le moment où il pourra repenser à l\u2019avenir.Il aura, pour cela, compilé tout un dossier psychologique de son patient; il connaîtra par une enquête adroite, ses goûts, ses capacités.Il sera informé si son ancien patron le reprendra après la guérison.Aussitôt que le mieux se sera prononcé, il questionnera son malade, établira avec lui les plans pour l\u2019avenir, suggérera la reprise de l\u2019ancien travail ou l\u2019orientation vers une autre carrière.Alors fonctionnera, à plein, le système de réhabilitation: études spéciales, travaux manuels, tout ce qu\u2019il faut pour maintenir le moral bien haut.Et puis, un jour, après une observation minutieuse, des examens cliniques répétés, de nombreux contrôles de laboratoire, le médecin dira à son patient: «Tu es S guéri; reprends peu à peu ta vie normale.» Sa vie normale, sa nouvelle vie, il s\u2019y est préparé; il n\u2019est peut-être pas encore en état de faire une grande journée de travail, mais avec l\u2019appui d\u2019organisations d\u2019entraide, il pourra rentrer définitivement dans la société, comme un bon soldat blessé qui a lutté généreusement pour guérir.Le tuberculeux guéri qui ne peut plus reprendre sa place au foyer, au travail, dans son milieu social, c\u2019est la faillite de longs mois d\u2019efforts, c\u2019est pour lui la faillite de la lutte contre la tuberculose.Anciens tuberculeux devenus fameux.C\u2019est un argument dont peut se servir le médecin, pour encourager son patient condamné à la cure de repos.Il y,a de nombreux tuberculeux guéris, de par le monde; mais ils ne sont pas connus.Cependant, il y en a d\u2019illustres, et ceux-là peuvent * témoigner que la tuberculose ne les a pas empêchés d\u2019accomplir de grandes choses.Sont encore vivants: le pape Pie XII, Staline, Edouard Herriot.Citons parmi les morts: Norman Béthune, un canadien; Tolstoi, Rosetti, Anna Pavlova, Mozart, Grieg, Frédéric Chopin, Alexandre Graham Bell, Mme Curie, Debussy, Dr Paul Ehrlich, Simon Bolivar, Napoléon, Paganini, Maxime Gorky, Dostoïevsky, Balzac, Molière, Schiller, Gandhi, le Dr Trudeau de Saranac, etc.(Cf.La Tuberculose dans le Monde, Dr A.M.Mistal et Valley Echo).Que nos malades se convainquent qu\u2019ils peuvent réaliser même des rêves de gloire, s\u2019ils savent s\u2019imposer la discipline qui fait les grands hommes et qui guérit les tuberculeux.Il ne leur sera probablement pas demandé le quart des activités de ces hommes illustres; mais, pour guérir, il leur faudra les mêmes résolutions et la même persévérance.A venir.La question du vaccin B.C.G.est plus que jamais à l\u2019ordre du jour.Il convient donc de la connaître au moins dans ses grandes lignes et, surtout, de savoir à quels organismes l\u2019on peut s\u2019adresser pour la vaccination et la revaccination.Nous nous proposons donc, dans les notes des quelques mois à venir, de présenter un résumé des très intéressantes expériences du Dr Ferguson, au Manitoba.C\u2019est la première démonstration faite au Canada.Il n\u2019y en a de semblable dans la bibliographie médicale que celle d\u2019Oslo.Elle a exercé une très grande influence sur l\u2019opinion anglaise et américaine et a aidé énormément la cause du B.C.G., même dans notre province.Dans la suite, nous ferons connaître les organismes qui s\u2019occupent activement de la vaccination et de la revaccination.Jusqu\u2019au jour où la pratique de la vaccination sera devenue assez courante pour que le médecin de famille puisse la donner lui-même, il importe que la profession médicale se fasse un devoir d\u2019utiliser tous les organismes disponibles pour assurer l\u2019avenir de leurs petits clients.Docteur J.-A.J ARRY, directeur médical.ee L'ŒUVRE GRANCHER DU PLACEMENT FAMILIAL Vous connaissez sans doute le but et le fonctionnement de l\u2019Œuvre Grancher ou placement d\u2019enfants de foyer tuberculeux dans des familles rurales.La Division de l\u2019Œuvre du Placement familial du ministère de la Santé fait l\u2019application de ce système dans notre province. 5.6 6 L'ANTIACIDE ORIGINAL Fourni en bouteilles de 16 onces, 80 onces et en gallons.Aussi sous forme de poudre.E.B.S._ Each fluid ounce contains: Bismuth Subsalicylate - 4 gr lastase - - _ 1 gr Magnesium Trisilicate, Carbonate and Hydroxide combined 75 &5- Dose\u2014One to two teaspoonfuls.Antacid-Digestive-Laxative Ndicated in Dyspepsia, Duodenitis.Flatulence, Hyperacidity.Nausea.Omiting of Pregnancy and other astro-Intestinal Disorders.Control Keep in a Cool Place SHAKE WELL D'UN LITTORAL A L'AUTRE THE [2,13 Shurrieworns CHEMICAL CO.LTD.TORONTO, CANADA 502 Le ministère de la Santé de la province de Québec, sous la direction de l\u2019hon.J.-H.-A.Paquette, a fondé cette division il y a un an et, grâce à son personnel dévoué, avec la collaboration de messieurs les médecins, nous espérons qu\u2019un grand nombre d\u2019enfants seront éloignés des parents contaminés.Nous nous adressons à vous, comme médecin, parce qu\u2019il y a certainement des familles tubereu- leuses dans votre clientèle, lesquelles pourraient bénéficier du Placement Familial.Vous n\u2019avez qu\u2019à nous informer, par écrit ou par téléphone, du nom et de l\u2019adresse de telles familles et notre service social fera le reste.Donc nous attendons votre réponse bientôt.Vous êtes cordialement invité à visiter nos bureaux, nouvellement installés à 1570, rue Saint-Hubert.coin Demontigny.Montréal, téléphone MA.9371, local 17.Le d\u2018recteur de l\u2019Œuvre est le docteur Théo.Saint- Martin.4 ++ INOCULATION CONTRE LA FIÈVRE JAUNE Les Centres où l\u2019on peut obtenir une telle inoculation et des certificats internationaux figurent ci-après, par arrangement avec la Division de la Quarantaine.On recommande, à toutes les personnes qui projettent de voyager dans des régions où l\u2019affection est à l\u2019état endémique ou épidémique, de se faire immuniser contre la fièvre jaune.Halifax, N.-E.\u2014 Médecin hygiéniste en charge, Ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, Quai 21, case postale 129.Saint-Jean, N.-B.\u2014 Médecin hygiéniste en charge, Ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, Hôpital Lancaster, case postale 1406.Montréal, P.Q.\u2014 Dispensaire médical du Canadien National, 890 ouest, rue Notre-Dame.Montréal, P.Q.\u2014 Médecin hygiéniste en charge, Ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, 379, rue de la Commune.Ottawa, Ont.\u2014 Division de la Santé des fonctionnaires fédéraux, Ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, Immeuble temporaire numéro 3, rue Wellington.Toronto, Ont.\u2014 Polyclinique, Ministère des Affaires des anciens combattants, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerIn A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 2e étage, 55, rue York.Toronto, Ont.\u2014 Laboratoire Connaught sur les recherches médicales, 150, rue Collège.Winnipeg, Man.\u2014 Directeur de la Pathologie.Hôpital Deer Lodge, Ministère des Affaires des anciens combattants, Régina, Sask.\u2014 Médecin hygiéniste régional, Ministère des Affaires des anciens combattants, Immeuble Regina Trading Co.Calgary, Alta.\u2014 Polyclinique, Ministère des Affaires des anciens combattants, Hôpital Colonel Belcher.Vancouver, C.-B.\u2014 Médecin hygiéniste en charge, Ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, Immeuble de l\u2019Immigration.Les agences précitées peuvent obtenir le vaccin contre la fièvre jaune, en s\u2019adressant au Laboratoire Connaught sur les recherches médicales, Division Spadina, TORONTO 4, Ontario.Téléphone: RAndolph 8911.ee ++ LA MORTALITÉ INFANTILE Réduire le nombre des décès causés par la prématurité et la débilité, c\u2019est résoudre le problème de la mortalité infantile, problème que le ministère de la Santé de la province de Québec s\u2019efforce de régler pour le plus grand avantage de notre pays.Parmi les principaux facteurs qui conduisent à la prématurité et à la débilité congénitale, il convient de mentionner l\u2019ignorance, l\u2019insouciance et la négligence des parents, l\u2019insuffisance de soins médicaux, l\u2019alimentation inadéquate ainsi que les habitudes de vie irrégulière et les conditions non hygiéniques du milieu.Pour le nourrisson, une alimentation artificielle mal comprise ou appliquée sans discernement diminue encore les chances de survie.Enfin, il y a la pauvreté, facteur de première importance dans la lutte contre la mortalité infantile.Dans la poursuite de cette lutte, la surveillance médicale pendant la grossesse devient de plus en plus nécessaire.C\u2019est au cours de consultations périodiques, mensuelles ou bi-mensuelles que le médecin pourra dépister des antécédents tels que la tuberculose, la syphilis, l\u2019alcoolisme et y remédier par un traitement approprié.C\u2019est le médecin de famille qui peut et doit diriger les activités physiques L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 XLIV © TRAÎTEMENT NOUVEAU et MODERNE DE LA CERVICITE PAR L'on connaît depuis longtemps l'efficacité du Sulfate de magnésie dans le traditionnel paquet humide (solution concentrée de sulfate de magnésie dans un mélange de glycérine et d'alcool).OSMOPAK est une pâte molle constituée de 58% de sulfate de magnésie et de 14% de benzo- caïne, laquelle contient à son tour le sulfate de tétra-éthyl-diamino-triphényl-méthane (vert brillant), le tout incorporé dans une base hydro-soluble.L'on en a corrigé le pH de façon à ce qu'il se maintienne entre 4 et 5.LA TECHNIQUE DE CE TRAITEMENT EST RÉSUMÉ SIMPLE 4., O .bi | L'expérience a montré que le traitement 3 n pratique un soigneux examen Dimamuel, on l'OSMOPAK était particulièrement recom- .\u2019 .r ., , Dé oduit le spéculum \u201c on nettoie le ol L mandable pour les patientes enceintes ou très \u20acposer environ une demie once SmOpa nerveuses et sensibles chez qui la cautérisation sur un morceau d ouate de 3 pouces par 6 que ou des mesures plus radicales sont contre- l'on roule serré et que l'on attache au milieu , ad indiquées.par une ficelle de façon à ce qu'il ait une a longueur de 3 pouces.1 \u2014 OSMOPAK est efficace dans le traitement A l'aide d'une pince à pansement utérin, intro- des cervicites banales.duire le tampon à l\u2019intérieur du spéculum et le 2 \u2014 Il est un adjuvant utile de la cautérisation placer sur le col.du col.La ficelle doit sortir d'un pouce à l\u2019orifice de 3 \u2014 ll est d'emploi facile.a vulve.4 \u2014 C'est un mode de traitement peu co ûteux On conseille à la patiente de retirer le tampon 5 \u2014 Il ne cause aucune aêne à la patiente par simple traction sur la ficelle, au bout de A genealap 94 heures au minimum et de 48 heures au maxi- 6 \u2014 Il n'entraine aucune réaction douloureuse mum, ou en moyenne au bout de 36 heures.ou irritante.PRESENTATION en pots d\u2019une livre et quart pour emploi au bureau.Echantillon médical et documentation sur demande IRWIN NEISLER & CO.\u2014DECATUR, ILLINOIS Drésentants \u20ac Us HERDT & CHARTON, INC.MÉDICAMENTS DE MARQUE OSMDPAK ep Ll Lg 504 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 de la future mère et corriger une alimentation insuffi- UNE DISETTE D'EAU MENACE NOTRE sante et incomplète.Un rapport de la Division de SANTÉ l\u2019Hygiène infantile de l\u2019Université Harvard révèle que «si le régime alimentaire de la mère, durant la grossesse, est de pauvre à très pauvre, elle aura tout probablement un enfant médiocre au point de vue physique ».Dans 216 cas, étudiés au cours de cette enquête, chaque enfant mort-né, chaque enfant mort dans les quelques jours après sa naissance (sauf un), tous les prématurés et tous les enfants au développe- D\u2019innombrables puits et rivières, plus d\u2019une vingtaine d\u2019aqueducs souffrent actuellement des conséquences de la sécheresse qui sévit dans la province depuis l\u2019été dernier.Le niveau de l\u2019eau dans le sol est actuellement très bas.En maints endroits, le débit est insuffisant pour répondre aux besoins de la popu- ; .: .lation.ment fonctionnel incomplet naquirent de mères dont ; ; ; le régime alimentaire, au cours de la grossesse, avait De nos jours, la population possède des notions été très insuffisant.d'hygiène beaucoup plus étendues et l\u2019on sait que l'introduction d\u2019eaux étrangères dans un aqueduc présente toujours un certain danger; parfois, cela peut déclencher de graves épidémies.Par conséquent, Si l\u2019enfant normal, né dans d\u2019excellentes conditions > ous tes à Ja campagne ou dans a agglome- D ration dont vous ne connaissez pas l\u2019état sanitaire, et nourri au sein de sa mère, requiert des soins soyez prudents.Sachez d\u2019abord quelle est la qualité minutieux, le prématuré, le débile et celui que les de l\u2019eau.L\u2019aqueduc ou le puits sont-ils protégés contre manœuvres obstétricales ont un peu meurtri exigent toute contamination?Si vous n\u2019avez pas la certitude une attention de tous les instants de la part d\u2019un absolue que l\u2019eau est bonne, saine, vous ne devez personnel compétent.Si l\u2019allaitement maternel est jamais vous en servir sans l\u2019avoir fait bouillir, que impossible, le genre d'alimentation artificielle doit ce soit pour boire, pour les soins de la bouche ou être prescrit par le médecin et continué sous sa sur- pour la cuisine.veillance.La suralimentation, la sous-alimentation et même l'infection la plus bénigne produisent chez le nourrisson des perturbations de son système digestif et minent rapidement sa résistance.L'examen obstétrical a son importance.La délivrance doit avoir lieu dans les meilleures conditions possibles, de préférence dans un hôpital.Les hygiénistes conseillent de se faire vacciner contre la typhoïde, cette terrible maladie qui exercent de grands ravages.Si l\u2019on tient compte du fait que ce véritable fléau dure en moyenne six semaines, exige trois mois de convalescence et cause une faiblesse générale dont on ne revient qu\u2019au bout de cinq ou six autres mois, il paraît infiniment plus sage de prendre toutes les mesures propres à l\u2019éliminer.L\u2019incubateur a déjà sauvé de nombreuses vies.II La typhoïde est éminemment contagieuse, ne l\u2019oubliez faudrait en répandre l\u2019usage.Toutes les maternités pas.Faites-vous vacciner, faites vacciner vos enfants.devraient en compter un nombre suffisant pour répon- La famille sera mieux protégée.Vous serez moins dre aux besoins.inquiets.Si des mesures spéciales ne sont pas prises en vue de prévenir ces troubles, chez le prématuré et le débile, le risque d\u2019une évolution fatale est toujours à craindre.reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .est journellement prescrit avec succes pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoides.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complication.Littérature sur demande.re AGENTS CANADA DRUG.CO.MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLErin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 XLV une thérapeutique efficace La pour prévenir pour rétablir la ,Ç l\u2019avortement menstruation gd LUTOCYLOL PROGESTR (DIOL § UT Anhydro-oxy-progestérone ; } J \u2019 te Ciba Ty Association de progesterone et de benzoate d\u2019a-oestradiol 114 Ciba\u201d Administrée par voie orale ou perlin- ~ ., .guale aux doses requises, cette Lette puissante préparation hormone produit les mêmes effets bio- hormonale combinée, administrée ; ; ; ogiques que la progestérone injectée par une fois par jour, durant deux voie intramusculaire (Lutocyline).jours consécutifs (méthode de Elle peut donc être employée dans les Zondek), constitue la THÉRAPEUTIQUE indications suivantes: MENACE D\u2019AVORTEMENT AVORTEMENT HABITUEL SECONDAIRE de moins de HEMORRAGIE UTERINE FONCTIONNELLE | DYSMENORRHEE COMPLETE de I\u2019AMENORRHEE deux ans de durée.Présentation: \u2018\u201c\u201cLinguettes''* contenant Présentation: Ampoules de 1 c.c.10 mgms; flacons de 30 et de 100.contenant 12.5 mgms de Lutocyline Comprimés contenant 5 ou et 2.5 mgms de Ben-Ovocyline; 10 mgms; boîtes de 12, 60 et 250.boîtes de 2 et de 6.*Nom déposé COMPAGNIE CIBA LIMITÉE - MONTRÉAL REVUE DES LIVRES O.M.MISTAL.\u2014 La tuberculose dans le monde.\u2014 La Librairie Payot, Lausanne.La Librairie Payot, de Lausanne, vient d\u2019éditer le livre du docteur O.M.Mistal, La Tuberculose dans le Monde.Ce volume de près de 500 pages, d\u2019un texte serré, ne s'adresse pas uniquement à la profession médicale ou aux sociologues.Son but est d\u2019atteindre le public instruit: les corps enseignants, les chefs d\u2019industries, les étudiants en médecine, les infirmières, assistantes sociales, les journalistes, qui sont en relations constantes avec les tuberculeux ou avec les problèmes sociaux qui les concernent.C\u2019est donc à ce point de vue éducationnel qu\u2019il faut juger ce livre.L\u2019auteur est un spécialiste en affections pulmonaires, à Genève.Il a publié en 1935, chez Masson, un volume sous le titre Endoscopie et Pleurolyse, dans la collection du professeur Léon Bernard, ce qui l\u2019a placé d\u2019emblée parmi les maîtres de la phtisiologie.Dans le présent volume il à accumulé une foule de notions, de renseignements, de statistiques où chacun pourra aller puiser, avec la certitude d\u2019obtenir la documentation recherchée.S\u2019il côtoie de très près la science purement médicale, il n\u2019y a pas lieu de s\u2019en effrayer: c\u2019est pour donner à ses renseignements une base solide, mais jamais aux dépens de la clarté et de la facile compréhension.Les principes autrefois acceptés, aujourd'hui abandonnés, sont nettement mis au rancart.Les notions nouvelles, retenues ou confirmées par l\u2019expérience, y sont bien accueillies.On a la preuve, à chaque page, que le docteur Mistal a voulu faire œuvre d\u2019éducation.Les conseils sont toujours la conclusion d\u2019un exposé de doctrine.Il ne laisse pas au lecteur le souci de chercher les moyens de parer aux dangers de la itubetculose, dans des: circonstances précises.Il les lui fournit avec amples détails.ee Le sujet du livre La Tuberculose dans le M onde est vaste.Il enferme tous les problémes de la tuberculose.la première partie est inti: tulée: « Pourquoi devient-on tuberculeux ?», avec deux corollaires: « Comment éviter et comment guérir la maladie.» Il y étudie la dissémination du fléau dans le monde, avec les variations de fréquence et d\u2019intensité; les causes du mal: d\u2019abord la prédisposition par les facteurs externes, sociaux, moraux et par les facteurs internes, hérédité de terrain et de constitution, puis la contagion suivant les sources diverses et suivant le mode d\u2019introduction dans l\u2019organisme; enfin la cause primaire: le bacille tuberculeux.L\u2019auteur, dans ce chapitre principal, ne nous perd pas dans des considérations de microbiologie ou d\u2019opération de laboratoire; 1l étudie les réactions biologiques provoquées par l\u2019infection tuberculeuse, son cours habituel et l\u2019évolution bacillaire chez l\u2019individu déjà contaminé.Un autre chapitre renseigne sur la propagation de la tuberculose.Une deuxième partie est consacrée spécialement à la prévention.L\u2019auteur y a intro- .duit un chapitre historique sur les causes d\u2019augmentation provoquées par la guerre; pour les pays d\u2019Europe, qui sont concernés, ces pages ont un grand intérêt.Elles contiennent pour nous également une foule de renseignements qu\u2019il est bon de connaître.Le problème de la prévention est présenté dans toute son ampleur.Le docteur Mistal y indique les mesures de prophylaxie à prendre par les particuliers; éducation hygiénique de l\u2019enfance, isolation des malades, mesures générales et mesures personnelles d'hygiène des tu- \u2018berculeux, désinfection des locaux et objets appartenant aux malades, examen pulmonaire de l\u2019entourage, surtout des enfants, protection de l\u2019enfance par la vaccination par le B.C.G.Les mesures à prendre par l\u2019Etat font le sujet très L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 XLVI Nouveau Traitement Scientifique jour les ULCERES GASTRIQUES et DUODÉNAUX ROBUDE VOIE BUCCALE et INJECTABLE Société suisse de gastro-entérologie Dragées à base d\u2019EXTRAITS Genève 22-23 juin 1946 Ampoules injectables à base d\u2019ESTOMAC et d\u2019INTESTIN (Voir Médecine et Hygiène, no 78) d'EXTRAITS d'ESTOMAC A et d\u2019INTESTIN GRELE, CRELE, préparés de diverses Suite des résumés des communications préparés de diverses méthodes I méthodes P.-d.Dr H.Kapp (Bile) 1.Le traitement de l\u2019ulcère gastrique et duodénal par le Robuden L'accroissement ces dernières années des ulcères gastriques et duodénaux a contribué au fait que de nombreux cas ont dû être traités ambulatoirement.L'étude de nombreux médicaments dans des conditions graves a été ainsi rendue possible.| Rapport sur le traitement avec le Robuden.Sur 30 cas d\u2019ulcères gastriques, la niche, après le traitement, avait disparu dans 21 cas, persisté dans 9 cas et récidivé dans 5 cas.On constate donc un succès temporaire dans les deux tiers des cas et un succès durable dans environ la moitié des cas traités.Sur 34 cas d'ulcéres duodénaux, la niche après le traitement avait disparu dans 29 cas, persisté dans 5 cas et récidivé dans 5 cas.Succès temporaire cinq sixièmes des cas et succès durable deux tiers des cas.On peut conclure sur la base de ces recherches que le traitement ambulatoire avec le Robuden fournit des résultats comparables à ceux du traitement par le repos et la diététique.Documentation et échantillon médical envoyés sur demande.Préparé par LES LABORATOIRES ROBAPHARM SOC.BALE, SUISSE Représentants exclusifs au Canada HERDT & CHARTON, INC.2027, AVENUE DU COLLEGE McGILL - MONTREAL A \u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 > A A.ar, - LA DIATHERMIE à ondes Courtes X-85 à fréquence contrôlée par cristal APPLICATION FACILE DANS LE TRAITEMENT DES CONDITIONS FACIALES.LE PREMIER APPAREIL À OBTENIR 4* APPROBATIONS * DEPARTEMENT DE TRANSPORT-CANADA | * AMERICAN MEDICAL ASSOCIATION (CONSEIL DE MÉDECINE PHYSIQUE) À * F.C.C.WASHINGTON, D.C.BR Représentants exclusifs | m CASGRAIN & | Succursale : 518, rue ST-VALLIER QUEBEC * UNDERWRITERS LABS.INC.SI DÉSIRÉ, LE CÂBLE À INDUCTANCE CON- IL ESL, PARTICULIÈREMENT IMPORTANT VENTIONNEL PEUT ÊTRE ENROULE AUTOUR D'ÉVI TOUTE PRESSION DANS LE TRAI D\u2019UNE PARTIE À TRAITER TEMENT D'UN CENOU ŒDÉMATEUX ET SENSIBLE CET APPLICATEUR DONNE CE EFFICACITE .maximum de rendement en | PRECISION .avec simplicité de contrôle.« PUISSANCE .au delà de la demande.STABILITE .parfaite permettant la durée 4 \u2018 pour l'Est du CANADA GCHARBONNEAU Limitée Termes faciles sur demande RÉGIONS DES SINUS EFFECTIVEMENT PÉNÉ- L\u2019APPLICATEUR PEUT ÊTRE PLACÉ DESSUS, TRÉES AVEC CE NOUVEL APPLICATEUR.DESSOUS OU À TOUT ANGLE REQUIS PAR LA RÉGION À TRAITER.UN ACCOMPLISSEMENT DE GÉNIE MODERNE chaleur.UNE SURFACE CONSIDÉRABLE PEUT ÊTRE - .TRAITEE DANS UNE APPLICATION.complete de traitement sans interruption déclenchée par mouvement du patient.Bureau chef: 445, Blvd.ST-LAURENT MONTREAL DANS LES CONDITIONS PULMONAIRES, LA RELAXATION PRODUITE PAR LA CHALEUR FOURNIT UN CONTRÔLE SYMPTOMATIQUE.POUR PRODUCTION DE CHALEUR PROFONDE, PAR ADAPTATION PARFAITE, SANS PRES- L'APPLICATEUR SE MOULE AUX CONTOURS.SION À AUCUN POINT, CET APPLICATEUR EST IDÉAL POUR LE TRAITEMENT DE LA HANCHE. 510 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 intéressant d\u2019une deuxième division: mesures de sécurité sociale, mesures d\u2019hygiène publique, organes de défense: dispensaires, service social, sanatoria, préventoria et, pour couronner l\u2019organisation, la récupération sociale des tuberculeux guéris.En médecin averti qui à lui-même participé à la lutte antituberculeuse dans son pays, le docteur Mistal n\u2019oublie pas l\u2019importance de l\u2019éducation des masses et de la profession médicale.Et son livre se termine par un chapitre sur le dépistage et le diagnostic précoce, au moyen de la radiophotographie des masses.La lecture de ce volume nous a favorablement impressionné.Nous sommes sûr que les chercheurs y trouveront une mine précieuse de renseignements très exacts.Il n\u2019y a pas beaucoup de volumes de ce genre dans lesquels le publie peut s\u2019instruire de tous les problèmes sociaux de la tuberculose, sans avoir à entrer dans le champ propre de la médecine.Le docteur Mistal a le mérite d\u2019avoir réuni dans son livre, de lecture facile et agréable, plus que l\u2019essentiel sur la tuberculose, dans le dessein généreux d\u2019enseigner en même temps les moyens de s\u2019en protéger et d\u2019en protéger la communauté.Nous le recommandons sans restriction à tous ceux, de l\u2019Amérique du Nord à l\u2019Amérique du Sud, qui peuvent lire le français.Il rendra certainement de grands services.Il aidera à une meilleure compréhension de la lutte antituberculeuse, partout où elle rencontre encore des obstacles.J.-A.JARRY.Lucien MALLET et Henri LECAMUS.\u2014 Bombardement atomique et radioactivité artificielle.Applications biologiques et médicales.\u2014 L'Expansion Scientifique Françai- ce.23, rue du Cherche-Midi, Paris, 1946.Les auteurs passent rapidement en revue les notions générales sur la radioactivité naturelle et la radioactivité provoquée.Ils étudient les constituants du noyau, sa désintégration par les générateurs à haute tension, les appareils de haute fréquence comme le cyclotron et les piles à modérateurs.Ils nous permettent de connaître la participation française et européenne sur cette question.Ce que semblent oublier plusieurs médecins submergés par la littérature américaine sur ces sujets.Les isotopes radioactifs sont surtout, en ce moment, utilisés comme indicateurs chimiques, sous forme de traces à suivre dans un corps déterminé où ils ne doivent pas altérer le métabolisme.C\u2019est d\u2019un intérêt comparable à celui qui a suivi la découverte du microscope.Quant aux applications thérapeutiques, les auteurs s\u2019étendent sur l\u2019emploi du radiophos- phore, surtout par Lawrence, dans la leucémie myéloïde et ses résultats dans l\u2019érythrémie.Les auteurs croient que les rémissions, dans ces deux états pathologiques, seraient un peu plus durables que celles obtenues par la radiothérapie et la télérœntgenthérapie.Mais ils insistent en disant que ce ne sont pas des guérisons mais des rémissions seulement.Les auteurs effleurent l\u2019étude de certains isotopes radioactifs, comme le radioiode employé aux Etats-Unis dans les cas de Basedow mais surtout de néoplasie thyroïdienne.Les médecins lecteurs constateront que toutes ces questions sont à un stade d\u2019expérimentation; décevantes peut-être en thérapeutique après les promesses de panacée; merveilleuses pour le physiologiste et le biologiste.Ces substances sont d\u2019un maniement difficile, réservées à des savants entraînés et connaissant les dangers.Les auteurs terminent en énumérant brièvement quelques accidents provoqués par les corps radioactifs et les agents de désintégration.Ls-Yvan VALLEE.Paul MICHON.\u2014 Introduction à la clinique médicale.Appareil respiratoire \u2014 appareil circulatoire.Préface de M.Bariety.Un volume de 294 pages, avec 146 figures.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris.Cet ouvrage, qui s\u2019adresse surtout à l\u2019étu- tudiant, se propose de compléter la pratique PS Oy désormais IDE EN : SEN TS aa au !/4 de la dose normale! La Caronamide \u2018STATICIN\u2019, nouveau médicament mis au point par la Division des Recherches de Sharp & Dohme, permet de réduire au quart de la dose habituelle la quantité de pénicilline administrée, tout en obtenant les niveaux thérapeutiques requis de l\u2019hémo- concentration.Dans les cas où l\u2019on prescrit 100,000 unités de pénicilline par voie buccale toutes les 3 heures, il est désormais possible de réaliser le même effet thérapeutique avec 25,000 unités, à condition d\u2019y adjoindre la Caronamide \u2018StaticIN\u2019! Les essais cliniques ont révélé que le produit possède une toxicité relativement faible.La Caronamide \u2018STATICIN\u2019, par un processus d\u2019inhibition, unique et réversible, de l\u2019excrétion tubulaire de la pénicilline, permet d\u2019économiser de 75 à 80% de l\u2019antibiotique.On sait que c\u2019est une enzyme qui favorise l\u2019excrétion tubulaire de la pénicilline.En fait la Caronamide \u2018STATICIN\u2019 réussit à bloquer l\u2019union de la pénicilline avec cette enzyme et à réduire ainsi temporairement l\u2019excrétion de l\u2019antibiotique.Présentée en comprimés de 0.5 gm., on l\u2019administre \u20ac caronamide 4'-carhoxyphenylmethanesulfonanilide par voie buccale en même temps que la pénicilline, quelle que soit la voie d\u2019administration de cette der- niére (orale ou parentérale).La Caronamide ®STATICIN\u2019 accroît nettement la concentration de l\u2019antibiotique dans le sang.On peut évaluer cette augmentation à 400%, ce qui équivaut à une réduction de 75% dans les doses ordinaires de pénicilline.En association avec la Caronamide \u2018STrATICIN\u2019, les doses habituelles de pénicilline produisent une hémo-concentration 4 à 8 fois plus élevée.Ce fait peut revêtir une importance exceptionnelle pour le traitement de l\u2019ostéomyélite, de l\u2019endocardite infectieuse subaiguë, de la fièvre typhoide et d\u2019autres états très résistants.Posologie: Administrer de 1.5 gm.à 3 gm.de Caronamide \u2018STATICIN\u2019 toutes les 3 heures, ou de 2 à 4 gm.toutes les 4 heures, sans égard à la voie ou à l\u2019intervalle d\u2019administration de la pénicilline.Flacons de 100 et de 1000 comprimés dosés à 0.5 gm.Sharp & Dohme (Canada).Ltd., Toronto 5, Ontario. 512 hospitalière des premières années à la clinique de médecine générale.Envisageant les appareils respiratoire et circulatoire, l\u2019Auteur analyse la sémiologie, science des symptômes élémentaires, puis donne un aperçu synthétique de la pathologie de chaque appareil, et propose quelques observations simples de ses principales maladies.Ce sont des exemples concrets, choisis parmi les plus classiques, et destinés à éclairer le texte en fonction des nouveaux programmes d\u2019enseignement, à canaliser en quelque sorte les idées de l\u2019étudiant, et à lui fournir des termes de comparaisoh pour ses observations personnelles.Les praticiens eux-mêmes trouveront plaisir et profit à ce rappel des connaissances cliniques fondamentales, qui leur fera reprendre contact, par ses exposés et ses aperçus synthétiques, avec les notions d\u2019anatomie, de physiologie, de physique, de chimie indispensables à la compréhension des faits cliniques.DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE Généralités.\u2014 De l\u2019esprit clinique.Observations.Appareil respiratoire.\u2014 Rappel physiologique.Séméiologie respiratoire : signes fonctionnels, signes physiques, généralités sur l\u2019examen radiologique du poumon.De quelques affections respiratoires: maladies du nez et du larynx, des bronches, du poumon, de la plèvre.Appareil circulatoire.\u2014 Cœur: rappel d\u2019anatomie topographique, principes d\u2019exploration, rappel physiologique, signes subjectifs locaux, signes physiques.Système artériel: rappel physiologique, moyens d\u2019investigation et séméiologie, oblitérations artérielles.Système capillaire.Système veineux.Petite circulation.Etudes des enregistrements des graphiques.Etude radiologique de l\u2019ombre cardio-vasculaire.Aperçu de pathologie circulatoire: maladies du myocarde, maladies du péricarde, de l\u2019endocarde, malformations congénitales, maladies des artères périphériques, maladies des veines, asystolie.Table des observations.M.BESSIS.\u2014 La maladie hémolytique du nouveau-né et la pathologie de l'enfant liée a l'iso-immunisation de la mère.Un volume de 262 pages, avec 49 figures et 1 planche en couleurs.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris.L\u2019auteur de cet ouvrage s\u2019est proposé d\u2019abord d\u2019exposer une synthèse des dernières L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuteriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 découvertes sur l\u2019étiologie et le mécanisme physio-pathologique de la maladie hémolytique du nouveau-né.Il a voulu également permettre à tout homme de laboratoire de pratiquer les recherches sérologiques nécessaires au diagnostic et au traitement de cette maladie.Il discute enfin, à la lumière d\u2019observations et d\u2019expérimentations personnelles, quelques- uns des points encore obscurs et indique l\u2019orientation des recherches actuelles sur ce sujet particulièrement fécond.Le mal hémolytique péri-natal est responsable chaque année en France de 3,000 à 5,000 avortements, ictères graves ou anémies du nouveau-né.Ces redoutables accidents peuvent être souvent évités ou atténués par un traitement convenable.L\u2019Auteur décrit longuement ce traitement ainsi que les règles du diagnostic et les divers aspects cliniques de la maladie.Il expose la technique et les indications de l\u2019exsanguino-transfusion, méthode qui permet de sauver presque tous les nouveau-nés atteints d\u2019ictère grave.L'importance théorique du mal hémolytique est plus grande encore que son importance pratique.Les nouvelles notions que l\u2019importante découverte du facteur Rhésus a introduites sont clairement illustrées par les pages consacrées à l\u2019étiologie de l\u2019affection, à l\u2019examen de ses conditions, à l\u2019étude des groupes et sous-groupes Rh.C\u2019est dans le domaine de la physio-patho- logie que l\u2019apport de l\u2019auteur est le plus original.Il crée chez le rat nouveau-né, par injection de sérum de lapin anti-rat, une maladie hémolytique expérimentale dont il peut analyser les raisons et les caractères.Il montre avec J.Caroli que l\u2019ictère grave du muleton n\u2019est pas d\u2019origine parasitaire comme on l\u2019a longtemps cru, mais est dû à l\u2019iso-immunisa- tion maternelle.La comparaison des syndromes observés chez le nouveau-né, le jeune rat et le muleton apporte de précieuses informations et aide la compréhension du mécanisme de la maladie humaine. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 L \u201cLE SUPER-CONCENTRE\"\u201d.Possédant néanmoins toutes les propriétés érythropoiétiques des préparations à base de foie relativement peu raffinées ANAHAEMIN B.D.H.(Extrait de foie injectable, 15 unités par cc.) © Les principales indications de l\u2019Anahaemin B.D.H.sont le traitement de l\u2019anémie pernicieuse et autres anémies mégalocy- taires et la prévention de l\u2019éclosion de la dégénérescence combinée subaiguë de la moelle épinière, ainsi que la correction des symptômes remédiables de ce syndrome s\u2019il est déjà établi.@ Une troisième application importante de l\u2019Anahaemin B.D.H.est dans le traitement de la débilité, la perte de vigueur et la fatigabilité excessive.@ Pour ces trois indications, l\u2019Anahaemin B.D.H.ne le cède en rien aux produits hépatiques moins raffinés pour ce qui est LI .PI , oe ° le de l\u2019efficacité, du volume, de la fréquence d\u2019administration et de Thy l\u2019économie.Présentée en : ampoules de 1 ce.fioles de 15 cc.ampoules de 2 cc.THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED TORONTO CANADA 514 DIVISIONS DE I\u2019OUVRAGE Etiologie de la maladie hémolytique du nouveau- né.1.Les groupes sanguins.II.Etude clinique.\u2014 Les différentes formes cliniques de la maladie.Etude anatomo-pathologique.Appendice.III.Etude physio-pathologique comparée.\u2014 Phy- sio-pathologie comparée.Physio-pathologie de l\u2019iso- immunisation chez la femme.Physio-pathologie des différentes formes cliniques de la maladie hémolytique du nouveau-né.IV.Traitement de la maladie hémolytique du nouveau-né.\u2014 Traitement de la mère.Traitement de l\u2019enfant.Appendice.\u2014 Interrogatoires.Examens.Demandes d\u2019examens.Techniques de laboratoire.Bibliographie.Index glossaire.} Edouard PICHON.\u2014 Le développement psychique de l'enfant et de l'adolescent.Evolution normale \u2014 pathologie \u2014 traitement.(Manuel d'étude) Seconde édition.Un volume de 240 pages, avec figures.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris.La première édition de cet ouvrage, parue en 1936, a été rapidement épuisée.L\u2019Auteur avait consacré une partie de sa vie à concevoir et rédiger lentement ce livre.Il a semblé aux éditeurs qu\u2019une étude aussi «personnelle » sur un sujet qui ne se renouvelle guère, pouvait et devait se rééditer comme un classique, sans y changer une ligne.Le développement psychique de l\u2019enfant ou « Psychopédeutique » constitue une discipline nouvelle située aux confins de la psychologie, de la pédagogie et de la médecine.Il appartenait à un médecin, en même temps linguiste et psychanaliste, d\u2019en exposer les règles telles qu\u2019il est parvenu à les dégager des travaux des spécialistes et de son expérience personnelle.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuremin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 Le volume comprend d\u2019abord une introdue- tion qui groupe les généralités.Puis l\u2019Auteur étudie successivement: les méthodes diagnostiques, qu\u2019il passe successivement en revue; les phases du développement psychique mor- mal de l\u2019enfant et de l'adolescent: évolution du langage, des instincts, de la moralité, des opérations intellectuelles.Dans la troisième partie, il étudie les déviations pathologiques, qu\u2019il est nécessaire de connaître avant d\u2019étudier l\u2019_éducation, puisque celle-ci devra en comprendre la prophylaxie.De ces exposés du développement psychique normal de l\u2019enfant et de ses déviations possibles, l\u2019auteur dégage les principes auxquels doit se soumettre toute éducation aussi bien que l\u2019enseignement qui ne saurait en être séparé.Un examen de l\u2019instruction purement scolaire est suivi de l\u2019exposé du rôle des parents et de l\u2019entourage, des jeux et sports, de l\u2019éducation génitale et sexuelle.Enfin est étudié le traitement des arriérations et déviations pathologiques du développement psychique: médications du corps, médicaments et thérapeutiques sont précisés.Sous un volume maniable, cet ouvrage renseignera donc le publie éclairé sur les multiples problèmes posés par le développement psychique.S\u2019il s\u2019adresse aux spécialistes en ce qu\u2019il met au point, d\u2019une façon particulièrement précise, les questions de la neuro-psy- chiatrie infantile, il a été écrit aussi pour les médecins non spécialisés, qui ont le souci d\u2019orienter judicieusement l\u2019enfant vers les thérapeutiques efficaces.Il rendra enfin, chaque jour, des services aux parents soucieux de s\u2019acquitter de leur rôle d\u2019éducateurs.A VENDRE : Microscope Dunnings 1918 Paris en parfaite condition.S'adresser au No.1879 Beaudry.1- Appareil de Rayons X marque \u2018\u201cAcme\u2019 International X-Ray Co.(Precision) en parfait ordre avec tablier et gants de caoutchouc.2- Appareil à rayons ultra-violets marque \u201cMcintosh\u201d.3- Deux chaises basculantes d\u2019examen.S\u2019adresser à AMherst 9922.ET IEEE = 3 = Des FAITS au sujet de TAMPAX 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années, comme protection durant la menstruation.Non seulement \u201cles résultats ont-ils été favorables\u201d, mais les biopsies et les frottis pratiqués n\u2019ont décelé aucune anormalité, en dépit du fait que 36 patientes avaient utilisé Tampax pendant une année entière, à raison de deux par jour.On a donc pu conclure que Tampax, non seulement assure le confort, mais présente l\u2019avantage de ne pas irriter la muqueuse vaginale \u2014 de ne pas entraver le flux \u2014 de ne causer ni cancer, ni érosion, ni vaginite.Ces conclusions et d\u2019autres similaires émanant d\u2019autorités et la vente de 2 billions de tampons Tampax à des femmes de toute classe durant les 14 dernières années.sont, pour Tampax, des faits significatifs.REFERENCES : 1.J.A.M.A, 128: 490, 1945.2.West.J.Obst.& Gynec., 51: 150, La protection menstruelle 1943.3.Clin.Med.& Surg., 46: 327, 1939.interne idéale.PUBLICITÉ ACCEPTÉE PAR \u201cTHE JOURNAL OF THE AMER.MED.ASSOCIATION\u201d.a \u2014 \u2014 = \u2014_ \u2014_ ee se ve CS CS CA Ces Ce D CANADIAN TAMPAX CORPORATION LIMITED, BRAMPTON, ONTARIO.0 Veuillez envoyer des détails supplémentaires sur les causeries éducationnelles aux femmes.Je désire de la documentation pour RS étudiantes.[) Envoyez des échantillons.NOM Institution__.1.L.1.110100c0ca000 Lettres moulées LIVRES REÇUS Maladies de la colonne vertébrale \u2014 Diagnostic et traitement.Jean Saidman.G.Doin & Cie, édit., Paris.Précis de pathologie interne (2ème édition) Tomes I et II.F.J.Collet.Collection Testut.\u2014 G.Doin & Cie, édit, Paris.Anatomie radiologique normale.Optique radiologique et dépistage des erreurs de lecture des clichés.Henry Tillier.\u2014 G.Doin & Cie, édit., Paris.Le développement psychique de l'enfant et de l'adolescent.Edouard Pichon.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris.Tumeurs malignes.Technique d'irradiation des.Rœntgenthérapie-curiethérapie.Charles Guilbert.\u2014 G.Doin & Cie, édit, Paris.Nouvelles techniques de traitement des fractures.H.Godard et R.Michel-Béchet.\u2014 G.Doin & Cie, édit., Paris.La maladie hémolytique du nouveau-né.M.Bessis.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris.Le syndrome de diabète rénal avec rachitisme ostéomalacique incurable et troubles du développement chez l'enfant.Robert Debré.\u2014 G.Doin & Cie, édit., Paris.Les interventions de pratique médicale courante.J.Olmer, P.Buisson et M.Audier.\u2014 G.Doin & Cie, édit., Paris.La radiothérapie anti-inflammatoire.Jean Huguet.\u2014 G.Doin & Cie, édit., Paris.Introduction à la clinique médicale.Paul Michon.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris.Polycories.Robert Debré.\u2014 G.Doin & Cie, édit, Paris.Eléments de physiologie psychologique.Pierre Rijllant.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris.Introduction à la ventriculographie cérébrale.Simon Bronfman.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris.L'année thérapeutique.À.Ravina.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris.Les tuberculiniques et leur traitement homéopathique.Dr Léon Vannier.\u2014 G.Doin & Cie, édit, Paris.La vie hygiénique du tuberculeux.2ème édition.F.Dumarest.\u2014 G.Doin & Cie, édit., Paris.Mémento de posologie et de thérapeutique infantile.Par une Commission de la Société de Pédiatrie de Paris.\u2014 G.Doin & Cie et Masson et Cie, éditeurs, Paris.Guide du stagiaire en médecine.M.Audier.\u2014 G.Doin & Cie, édit.Paris.Les médecins sont cordialement invités à venir consulter et feuilleter les nombreux nouveaux ouvrages de médecine, qui sont envoyés chaque mois au secrétariat du Journal.On pourra prendre connaissance de ces volumes à: 326 est, boulevard Saint-Joseph \u2014 9 heures a.m.à 5 heures p.m.CHANGEMENT D'ADRESSE Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse sans retard au secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 LIII ANABILE CHOLERETIQUE\u2014CHOLAGOGUE L'ANABILE est présenté sous forme de \u2018\u2018tabule\u2019\u2019 titrée a 5 grains de bile de boeuf fraiche desséchée, contenant les acides biliaires associés et d'autres éléments naturels de la bile.Chaque \u2018\u2018tabule'\u2019' d'Anabile équivaut à environ 4 cc.de bile de boeuf fraiche.INDICATIONS @ Stase biliaire de toute origine (sauf les cas qui nécessitent une intervention chirurgicale).@ Hyposécrétion hépatique (cirrhose, inflammation des voies biliaires, congestion passive chronique).@ Cholécystite, pourvu qu'il n'y ait aucune obstruction sérieuse.@ Absence ou insuffisance de motricité intestinale, provenant d'une sécrétion biliaire insuffisante ou l'accompagnant.@ Carence de vitamines lipo-solubles, associés à l'hyposécrétion ou qui en résulte.@ Etats cardiaques relevant d'une maladie du système biliaire (maladie de Banti, cirrhose accompagnée d'ascite).POSOLOGIE A doses thérapeutiques ordinaires, les acides biliaires naturels associés tels qu'ils se trouvent dans l'ANABILE, ne sont pas toxiques.L'ANABILE peut être pris à raison de 5 ou 10 grains trois ou quatre fois par jour, après les repas ou pendant les repas, selon les besoins individuels.Le régime alimentaire doit être pauvre en graisse.ECHANTILLON MEDICAL ET DOCUMENTATION COMPLETE SUR DEMANDE IRWIN NEISLER & CO.FONDEE EN 1886 DECATUR, ILLINOIS REPRESENTANTS POUR LE CANADA HERDT & CHARTON, INC.\u201cMEDICAMENTS DE MARQUE\" \\ 2 2027, AVENUE DU COLLEGE McGILL \u2014 MONTREAL LIV L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriN A M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 action conjointe de 8 vitamines pleinement réalisée par les coute ABDEC LES GOUTTES ABDEC, en accord avec la gamme étendue de leurs indications prophylactiques et thérapeutiques, fournissent huit vitamines importantes \u2014 les vitamines À, B1, B:, Bs, C, D, la nicoti- namide et le pantothénate de sodium, sous forme de solution limpide, non-alcoolisée.LES GOUTTES ABDEC s'avèrent des plus efficaces chez le nourrisson durant la période critique des premiers mois de son existence, et chez l\u2019enfant pendant sa croissance.LES GOUTTES ABDEC peuvent s'\u2019administrer en les déposant directement sur la langue, ou bien être ajoutées au lait, aux jus de fruits, aux potages, à tout genre de céréales, ou à d'autres aliments.On administre de préférence la dose quotidienne complète à un seul repas.La dose quotidienne moyenne pour les nourrissons de moins d'un an est de 0.3 cc.(5 minimes); pour les enfants plus âgés, 0.6 cc.(10 minimes).© 0 0 06 6 0000600009 0000006060090 0000606060000 vs 0s ese LU ° LES GOUTTES ABDEC sont offertes en flacons de 15 cc.et de 50 cc, accompagnés d'un compte-gouttes spécial gradué pour assurer la précision des doses.LES COUTTES ABDEC contiennent dans chaque 0.6 cc.(10 minimes) 5,000 unités de vitamine A, 1,000 unités de vitamine D, 1 mg.de vitamine B,, 0.8 mg.da vitamine B:, 1 mg.de vitamine Be, 5 mg.d'acide pantothénique (sous forme de sel sodique), 20 mg.de nicotinamide et 50 mg.de vitamine C.PARKE, DAVIS & CO., LTD., WALKERVILLE, ONT. Fig.1 Fra.2 ULCÈRE MALLEOLAIRE PROFOND Guéri au moyen de pansements FICHE MEDICALE : C.J., 45 ans, garcon-épicier.S est présenté à la clinique la première fois pour un ulcère profond, à bords taillés à pic, situé au-dessus de la malléole gauche interne.Peau environnante enflammée.TRAITEMENT : !6 août 1946, saupoudrage au sulfanilamide de l'ulcère et application de lotion de calamine sur la région enflammée.Un tampon de feutre adhésif est appliqué directement sur l'ulcère et tenu en place au moyen d\u2019une bande \u2018\u201cIchthopaste\u2019\u201d\u2019 suffisamment grande pour recouvrir la surface enflammée également.Des étriers de \u201cI'Elastoplast\u2019 sont appliqués et le pansement est achevé en partant des orteils.27 septembre 1946.L'ulcère et zone cutanée dévitalisée sont complètement cicatrisés.Le malade est renvoyé et continue le traitement avec des applications de calamine et un tampon d'ouate, le tout soutenu par un support de \u2018\u2019l\u2019Elastocrepe\u2019\u2019 pendant quelques semaines.DÉTAILS ET ILLUSTRATIONS : Le cas ci-dessus décrit ainsi que les illustrations sont authentiques.T.J.Smith & Nephew Ltd., fabricants des bandages \u2018\u201cElastoplast\u2019\u2019, Elasto- crepe\u2019 et \u201cIchthopaste\u201d, sont heureux de publier cet exemple, typique parmi bien d'autres où leurs produits ont été employés avec succès, estimant que de tels résultats sont d\u2019intérêt général.Les bandages adhésifs élastiques \u2018\u2019Elastoplast\u2019\u2019 se vendent en bandes de 2, 2 1/2, 3 et 4 pouces de largeur par 5 à 6 verges de longueur (étendues), et des emplâtres de 1, 2, 2 1/2 et 3 pouces de largeur par 1 3/4 4 2 verges de longueur (étendues).Les bandages \u2018\u2018Ichthopaste\u2019\u2019 sont du méme type que la pâte d'Unna, mais contiennent 5% d'Ichtyol.Ces bandages sont de 3 4 pouces de largeur par 6 et 10 verges de longueur.SMITH and NEPHEW LIMITED 378 ouest, rue Saint-Paul, Montréal 1, P.Q. EXEMPLAIRES DISPONIBLES EN QUANTITÉS POUR DISTRIBUTION PAR LES MEDECINS Voici quelque chose qui épargnera du temps aux médecins affairés! Une feuille d'instructions imprimées sur la manière de préparer, servir et garder les aliments pour bébés.Compilées et préparées pour la publication par le Service d'Economie Ménagère de la maison Heinz, vous y trouverez la réponse à des douzaines de questions .exactement le genre de renseignements que les mamans veulent avoir quand elles commencent à donner des Purées à leurs bébés! Des reproductions gratuites de cette feuille d'instructions, dont les dimensions pratiques sont 6\u201d x 13\u201d, sont maintenant à la disposition des médecins.Si vous en voulez pour les distribuer à vos patientes, écrivez simplement à H.J.Heinz Company of Canada Ltd., 6465, rue Durocher, Montréal, P.Q.Comment Praparer ewin et Conserver Les >.Ouverture de la Boite Lisez soigneusement les instructions données sur chaque boîte concernant les différentes méthodes de servir ou diluer les Aliments Heinz pour Bébés, pour convenir aux besoins de votre bébé.Essuyez le dessus de la boîte avec un linge propre humide.Servez-vous d\u2019un ouvre-boîtes stérilisé tranchant, mais n\u2019enlevez pas le couvercle complètement.11 peut être remis en place et servir à couvrir les aliments quand vous les mettez de côté pour un autre repas.Chauffage des Aliments Stérilisez n'importe quel petit plat, tel qu'une coupe à cossetarde en pyrex, par exemple.Servez-vous d\u2019une.cuiller stérilisée pour y mettre la portion suffisante pour le repas.Couvrez le plat.Ceci empêche la vitamine C de ce perdre pendant le chauffage.Mettez le plat dans de l\u2019eau chaude pendant 3 ou 4 minutes, comme vous le feriez pour un biberon.La nourriture du bébé ne devrait être ni chaude, ni froide, mais tiède.Quand le bébé est plus âgé et mange toute une boîte à un repas, un moyen simple et efficace consiste à laisser la boîte non ouverte tremper dans de l\u2019eau chaude pendant 3 ou 4 minutes.Retirez-la de l\u2019eau avec précaution.Ouvrez la boîte et prenez l'aliment directement de la boîte pour l\u2019offrir à bébé.Cette méthode est inoffensive, économique, et épargne du temps.Alimentation du Bébé S'il est trop jeune pour s'asseoir sur une chaise haute, tenez-le sur vos genoux tout en gardant la main droite libre pour prendre la nourriture.Servez-vous d'une petite cuiller, comme une cuiller à café, par exemple.Une grande cuiller pourrait lui faire mal à la bouche, et la prochaine fois que vous lui offririez de cet aliment, il le refuserait.Plus tard, quand l\u2019enfant apprendra à manger seul, il pourra se servir d\u2019une cuiller pour bébé.Conservation des Aliments Quand bébé est très jeune et ne mange qu'une petite portion de la boîte par repas, laissez ce qui reste dans la boîte.(Les médecins vous assureront que ceci est sans danger.) Remettez le couvercle en place.Puis, couvrez la boîte avec un couvercle en plastique ou un morceau de papier ciré retenu par une bande élastique.La boîte étant couverte, les odeurs des aliments qui se trouvent dans le réfrigérateur ne pourront y pénétrer.Cela empêche aussi les aliments pour bébés de se dessécher et en protège la saveur et le contenu vitaminique.Les restes d\u2019Aliments pour Bébés peuvent être gardés 3 ou 4 jours dans le réfrigérateur.Le menu de bébé devrait être varié, mais il est sage de finir une boîte avant d'en ouvrir une autre.Cependant, il y a des médecins qui préfèrent que certains aliments soient servis à tour de rôle.Dans ce cas, suivez les instructions de votre médecin.Distribuée pour avoir des bébés mieux portants, par la H.J.HEINZ CO.OF CANADA LTD. RÉHABILITATION DE L'ORGANISME \u2018Î live Retour à une occupation lucra La réhabilitation de l\u2019organisme s\u2019est avérée le régime le plus rationnel pour procurer à l\u2019arthritique un soulagement prolongé de la douleur et le rétablissement fonctionnel.Le Darthronol est généralement reconnu comme facteur thérapeutique important dans la réhabilitation de l\u2019organisme de l\u2019arthritique.Les effets anti- arthritiques bienfaisants des doses mas- Produit ROERIG Pour l\u2019 Anthrilique Vitamine D'.Vitamine A ._ sives de vitamine D qu\u2019il contient, l'amélioration de l\u2019appétit, la diminution de la douleur, le rétablissement du fonctionnement normal du tube digestif et le bien- être général \u2014 qui résultent si souvent de l\u2019emploi du Darthronal à doses adéquates \u2014 tendent tous à hâter le rétablissement et le retour à une occupation lucrative.CHAQUE CAPSULE CONTIENT : LA Lee AL a a aa Le 50,000 Unités Int.5,000 Unités Int.\u2018 Acide Ascorbique .2222 00e c eee 75 mg, Chlorhydrate de Thiamine .Ce .3 mg.Riboflavine .Cee 2 mg.Chliorhydrate de Pyridoxine .0 0.3 mg.1 Pantothémate de Calcium .1 mg.Niacinamide .oe 15 mg.Alpha-Tocophérol .3 mg.DARTHRONOL J.B.ROERIG AND COMPANY (Canada) Limited ¢ 256 Chilver Road ¢ Windsor, Ontario LVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLetin AMLF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 Le traitement de l'Ayection Pova nusalé .Decongestion Sans Contre-Coup Il devient de plus en plus évident que la congestion compensatoire qui suit l'usage de nombreux vaso-constricteurs crée la nécessité d'un usage répété \u2014amenant ainsi le cercle vicieux qui mène à la Rhinitis Medicamentosa.Ce résultat peu désiré peut s'éviter en suivant la Technique ARGYROL, qui obtient la décongestion sans contre-coup, rétablissant ainsi plus facilement les fonctions normales.La Technique Argyrol* 1.\u20183 Le méat nasal .par l'instillation de 20 pour cent d'ARGYROL à travers le conduit nasal lacrymal.Les passages nasals .avec une solution ARGYROL à 10%, en gouttes.Les cavités nasales .avec ARGY- ROL à 10% par tamponnage nasal.Son Triple Effet\u201d 1 .Nettoie et stimule la sécrétion, .Décongestion sans irritation à la membrane et sans dommage ciliaire.Définitivement bactério -statique, quoique non toxique pour le tissu.rehaussant ainsi la première ligne de défense de la Nature.= 3% 3% 4% à à à à à à à A RP à à à à à à à à à Cr à à RPC 4 çà CN à à à à Rs à 9 à à rs àsçCàs à à à NN à à à à à AP à à A SA A SAP CAP ARGYROL 4 Miedicament de Choix promu le hrailement d Infections Para-nasates Fabriqué seulement par ARGYROL est une marque de commerce enrégistrée, la propriété de A.Toute publicité concernant ce produit s\u2019adresse exclusivement à la prof - A.C.BARNES COMPANY LIMITED, STE-THERESE, P.Q.«Barnes Company Limited on médicale L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 Kaolin colloidal .Hydrate d'alumine colloidal Trisilicate de magnésium ».Aromates et excipient, q.s.3 ide.snaison anti-ach ! ; \u20ac Champ d'oppien OS A la diarrhée.une co trouve 5 GASTRITOL est , = Elle dative.EC acidité gastrique.LIX FORMULE \u2014 Un comprime renferme: Phénobarbital.V8 grain 2 grains 2 grains 4 grains ACTION PHARMACODYNAMIQUE Le phénobarbital, sédatif bien connu, combat la nervosité et l'insomnie et exerce une action calmante sur les patients atteints de troubles gastriques.Le kaolin colloidal est un puissant agent d'adsorption: cette propriété lui permet d'adsorber les substances qui irritent l'estomac.La flatulence et la dyspepsie disparaissent donc par le fait même.L'action adsorbante est particulièrement Mtéressante en cas de diarrhée.L'hydrate d\u2019alumine colloidal et le trisilicate de magnésium sont tous deux des onti- acides et des adsorbants.Ce qui signifie que, non seulement ils neutralisent l'acidité gastrique excessive, mais encore qu'ils suppriment la flatulence et réduisent le ballonnement et l'embarras gastrique.Outre ces propriétés, ces agents ont tendance à former \u2014 en raison de leur nature colloïdale \u2014 une couche protectrice sur la muqueuse du tractus intestinal et, par conséquent, de soulager la douleur résultant de l'irritation et de faciliter la cicatrisation des régions ulcérées.L'hydrate d'alumine colloïdal et le trisilicate de magnésium possèdent tous deux une valeur incontestable comme anti-acides dans le traitement des ulcères gastriques.MECANISME D\u2019ACTION du Trisilicate de Magnésium et de l\u2019hydrate d\u2019alumine colloïdal À l'intérieur de l'estomac, le trisilicate de magnésium prend une forme gélatineuse et, réagissant avec l'acide chlorhydrique, forme du chlorure de magnésium et de l'oxyde de silice.À son tour, le chlorure de magnésium réagit avec le contenu intestinal pour former du carbonate de magnésium lequel est éliminé dans les fèces et du chlorure de sodium qui est réabsorbé.Le bioxyde de silice hydraté qui prend naissance dans l'estomac passe dans l'intestin où il agit comme adsorbant.Par sa consistance même, il réalise une couche protectrice.Son action de neutralisation se prolonge pendant des heures.Sa toxicité est nulle.L'hydrate d'alumine colloïdal possède plutôt une fonction anti-acide de nature physique, c'est-à-dire qu'il adsorbe par-dessus les particules colloïdales solides l'acide chlorhydrique.Il n'entraîne aucune alcalose organique.Vis-à-vis des toxines, des gaz et des bactéries, l'hydrate d'alumine agit aussi comme agent d'adsorption.C'est dire que cette action particulière est hautement appréciable pour combattre la toxémie intestinale.Egalement dépourvu de toxicité, il n'entrave en rien le processus normal de la digestion ni l'absorption au niveau de l'intestin.POSOLOGIE Un à deux comprimés trois fois par jour, avant les repas.Avoir soin de mâcher les comprimés et les avaler avec un verre d'eau.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178, Jean-Talon Est, MONTREAL, P.Q.Prescrivez BISULFA \u2014 Présenté à la profession Médicale par notre laboratoire dès 1946.\u2014 \u2014 tt \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 pr A; ACTINIX\" La plus bell.realisation dans los lampes Ultra- Violots PUISSANCE: 500 Watts.MANIABILITÉ: Monté sur roulettes doubles en caoutchouc.Cage équilibrée.RÉFLECTEUR : Orientable sous tous les angles et hauteur réglable.PRÉSENTATION: Impeccable.Le pied en laqué crème, la cage en laqué noir, le tube chromé brillant.BRULEUR: En quartz (cristal de roche pur).Ce brûleur donne un spectre d\u2019une très grande richesse, tout spécialement entre 2,500 et 3,300 Angstrôm, soit dans la bande de longueur d\u2019onde médicalement la plus importante.Arc à mercure d\u2019'uñe très grande stabilité.Allumage automatique lors de la mise sous tension.RÉFLECTEUR: En aluminium poli; triple le flux des rayons envoyés sur le patient.X CANADA, 2056, McGill College, Montréal, P.Q.SERVICE GRATUIT DE LIBRAIRIE MÉDICALE FRANÇAISE: LIVRES ET PÉRIODIQUES Seva lis Re a tt tre sia.ARE: tee tait.AS iis: Me AT etat.a om mepraree\u2014 ad Z 3 54 as cf PAs Las San a + Ps 24 [J 1 * be res Suis SA a=\"\\ As AAS (io I ss du sont; x4 22 ae SE ee cmt an Cry = \u201c> Wr A eas) oN es y é, x ex x 235 CNE Eee Las A) LL qe & Za! ç SA A hs ru) oN \u2014 I J.- VICHY FRANCE he) +X & ; RS : fF A £ ; RE .° IK) REPRESENTANTS EXCLUSIFS ; Te - ; === TA ; TEN À E 7 AL ÿ 24 CE F55 pe 7 2/0 Ld A ed g a 3 2.JE : = Sa PX SK ba ny \u201ca Lx HS Sake % be = ce 3 as es Sf Pe = +2 *>¥ - ~ pet as pt Vx C =» x ee Saar A ed A) © TPE OSA oN A4 x a Seve {ot Bren SIR ry\u2019 - 1 - oo Su Thy A A So PR Fd EN Yd LS)3 Mai A > k hl) \u201c420 0 # 2 4 a 2 R ; =we > patte pre tas, D 2 ee nt ART a oN J TY FN se \u2018_.- ç hay pe or 2 oa = ¥J i N 2 rase rod Vd 107 Ad SN ATO = oa + i > 73 An Ne 22 ve 7 2e 5 wa JE Ae ess Pi - ok x 24 4 Der, he ~ ver Le 7, STU r= \u201c2 4 46: RE L6 \u2014 A AA arr es AL ae ESS, CB A ue INDICATIONS: ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Goutte Diabète arthritique IVICHY CELESTINS EAU MINERALE ALCALINE NATURELLE, Une bouteille par jour, soit: un verre à jeun, un verre à chaque repas et un verre le soir.MALADIES DES VOIES URINAIRES Gravelle urique et phosphatique Albuminerie des goutteux et des graveleux Cystites.\u2014 Néphrites Artério-sclérose au début Une bouteille par jour comme ci-dessus.Une demi-bouteille par jour, soit: .Un verre à jeun.Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Un verre le soir.Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier PROPRIETE DE L'ETAT FRANCAIS = \u2014 22 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteTIiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 FORMULE \u2014 Un comprimé renferme: = N Acide acétylsalicylique .5 | \\ N \\ P Acide ascorbique de acétylsal (Vitamine C \u2014 500 U.1.) 25 composé da corbique Chlor fvdrate de 0.625 [PHEN est UP sdrine d acl\u201d.K.désoxyéphédrine.625 mgm.CORYZA - GRIPPE - MIGRAINE Le RHINIPHEN exerce une triple action: 1.Analgésique en soulageant la douleur.2.Vasoconstrictrice en réduisant la congestion des muqueuses du nez et des passages des voies respiratoires supérieures.\u2019 3.Apport d'éléments de nutrition \u2014 (A) il fournit un supplément de vitamine C, indispensable pour suppléer à la destruction accrue de cet agent au cours des infections, de la grossesse, de l'allaitement, etc.(B) il apporte la vitamine K, le facteur vitaminique anti-hémorragique.INDICATIONS Le Rhiniphen a, comme principales indications, les affect ons suivantes: 1.Infections des voies respiratoires supérieures, liées à la céphalée, à une dépression générale, au coryza, à la rhinite, à la sinusite, à la laryngite et à la grippe.2.Etats allergiques, fièvre des foins et asthme.Il est permis d'ajouter que la présence d'acide ascorbique dans le Rhiniphen en apportant à l'organisme un supplément de cette importante vitamine, aide à combler le défic:t dû à la destruction de ce facteur dans les infections de l'arbre respiratoire.Cet élément est donc particulièrement important lorsque l'on traite ces affections chez les femmes enceintes ou qui allaitent.De même, l'adjonction de vitamine K diminue le risque d'une hypoprothrombinémie au cours de la thérapie par les salicylates.POSOLOGIE Dans les affections ci-dessus, lorsqu'il existe de la fièvre, 2 comprimés en une seule prise, suivie d'un comprimé toutes les quatre heures en cas de besoin.Dans les autres cas, 1] à 4 comprimés par jour.Le Rhiniphen peut être avalé tel quel.On peut aussi le laisser se désintégrer dans un quart de verre d'eau avant d'avaler.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178, Jean-Talon Est, MONTREAL, P.Q.Prescrivez BISULFA \u2014 Présenté à la profession Médicale par notre laboratoire dès 1946.Ménadione (Vitamine K) 0.25 mgm. tout le long du fil tranchant; une force suffisante et un degré de rigidité capable de résister à la pression latérale.; ER LES LAMES RIB-BACK nécessaires: Elles offrent une incomparable uniformité de sorte que chacune des lames assure le maxi- \u201csupérieure tient le record.Son degré de rigidité est, d'après l'opinion courante parmi les chirurgiens, ex- \u201ctrêment satisfactoire.En d'autres termes, on a ici une combinaison incomparable de qualités qui aident la = Be \u201cpossèdent trois caractéristiques vitales: uniformité \u2018excellent dans tous ces trois facteurs essentiels et mum d'efficacité tranchante.Sa force uniformément Demandez-en à votre Fournisseur BARD-PARKER COMPANY, INC.Danbury.Connecticut L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 LXV \u2014 NEUROSOLÈNE \u2014 ÉTATS NERVEUX \u2014 INSOMNIES \u2014 NEUROSOLÈNE \u2014 ÉTATS NERVEUX La forme moderne et suractivée de l'ancienne pilule de Méglin NEUROSOLENE Ancienne jet de jusquiame 0.017 | pilule ext.de valériane .0.017} \u2014+ phényl-éthyl de Méalin [oxyde de zinc .0.017)malonylurée 0.017 Posologie: 2 à 4 comprimés par jour.Insomnie: 2 à 4 le soir au coucher.PUISSANT SEDATIF DU VAGUE.PRÉSENTATION: pour la clientèle \u2014 flacons de 60's.Pour MM.les médecins et hôpitaux \u2014 flacons de 500 et 1000.LABORATOIRES D\u2019ANALYSES PAUL BRÉANT 11, rue de Clichy \u2014 Paris (IXe) INSOMNIES \u2014 NEUROSOLÈNE \u2014 ÉTATS NERVEUX \u2014 INSOMNIES \u2014 NEUROSOLÈNE _ Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, Montréal.UNION DE PHARMACOLOGIE SCIENTIFIQUE APPLIQUEE, 1 Bis, rue LAULANIE - AGEN - (Lot-et-Garonne) FRANCE.Artichaut.J OO 0 OO 0000000 0Wctère.Boldo.OOOO OOOO OJ OO O Atonie vésiculaire.Combretum.08000000 o00CO9 0000 Colites.Polypode.OO OOO OOOO L OOOO Insuffisance hépatique.Orthosiphon.OD OOO OO OO Q es gouttes oO O0 OO OO Insuffisance rénale.Adonis.COOOUO000 O OO Urée sanguine (exces).Peptone.01 1 O00 O00 O J O Albuminurie digestive.Chlorure de Magnésium.[] 0000 OO Anorexie.HEPAX stimulent les fonctions Hépatiques et Kénales © © AGENT DE DÉSENSIBILISATION 30 à 50 gouttes, 2 ou D'ACTION DOUCE 2 à 5 gouttes par année 3 fois par jour, au début ET PROGRESSIVE d'âge, 2 ou 3 fois par des repas.© © jour.ADULTES ENFANTS AGENTS AU CANADA : LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, RUE VALLEE, MONTREAL. LXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenin A.MLF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 = LABORATOIRES CLAUDE BERNARD \u2014 NOUS AVONS LE PLAISIR DE VOUS ANNONCER QUE \u2014 LE LABORATOIRE LANCET LIMITEE TN A ETE NOMME REPRÉSENTANT EXCLUSIF POUR LA PROVINCE DE QUÉBEC ET LES PROVINCES MARITIMES DES J FABRICANTS DE APIVENE (VENIN D'ABEILLES ) Thérapeutique de choix des : ° RHUMATISMES DÉGÉNÉRATIFS ° NÉVRITES ESSENTIELLES ° MYALGIES 354 est, rue Ste-Catherine, Montréal, Canada.\u2014 MArquette 1722 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 L XVII La célèbre série MULTICRON PRÉCISION Générateurs de Rayons X KELEKET, UN GENERATEUR DE RAYONS X MULTICRON POUR REPONDRE A VOS EXIGENCES PARTICULIERES SIMPLICITE SURETE Caractéristiques du Multicron : Valeurs fixes de milliampérage.Indication directe du kilovoltage.Fonctionnement parfaitement stabilisé.MA constant sur toute l'étendue du KV.CAPACITÉS DU MULTICRON 100 MA - 100 PKV 300 MA - 140 PKV 200 MA - 120 PKV 500 MA - 140 PKV Les pupitres de commande du Multicron comportent des circuits brevetés : Sélecteur de milliampérage.Compensation automatique du MA et du KV.Réglage automatique des filaments des kénétrons, et plusieurs autres dispositifs protecteurs qui garantissent la sûreté du fonctionnement, une plus longue durée aux ampoules et le maximum de sécurité.Pour des renseignements complets au sujet du générateur Multicron concernant vos exigences particulières, écrivez ou téléphonez à n\u2019importe quel bureau de la compagnie.3 \u2018 A 0 x5 1 ao @ à 118 ED 261 DAVENPORT RD.- TORONTO 5 QUÉBEC - MONTREAL - WINNIPEG - EDMONTON - CALGARY - VANCOUVER « Protégez ceux que vous aimez.Donnez pour vaincre le Cancer » LX VIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuterin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 PÉNICILLINE CRISTALLISÉE G C\u2019est un fait bien établi que la pénicilline G représente un agent thérapeutique très efficace.La forme cristallisée de la pénicilline G, préparée et offerte par les Connaught Medical Research Laboratories, est re met, sn GL tres purifiée.Grace a cette grande pureté, la douleur consécutive à l\u2019injection ou les réactions locales sont réduites au minimum.La pénicilline cristallisée G est stable à la chaleur et, sous forme sèche, on peut la garder à la température de la pièce pour une période d\u2019au moins trois ans.Photomicrographie de cristaux de pénicilline PENICILLINE CRISTALLISÉE G EN FIOLES La pénicilline de potassium cristallisée G, hautement purifiée, est offerte par les Laboratoires en quantités de 100,000, 200,000, 300,000, 500,000 et 1,000,000 Unités Internationales, en fioles scellées par un bouchon en caoutchouc.La réfrigération n\u2019est pas nécessaire.PÉNICILLINE CRISTALLISÉE G LIQUIDE DANS DE L\u2019HUILE ET DE LA CIRE (FORMULE DE ROMANSKY) Cette forme de pénicilline de potassium cristallisée G dans de l\u2019huile d\u2019arachides et de la cire d\u2019abeilles, stable à la chaleur et facile à administrer, est disponible en cartouches de 1-cc., pour employer avec les seringues en plastique B-D* que l\u2019on peut jeter après usage, ou pour remplacer par les seringues-cartouches en métal B-D*.Chaque cartouche de 1-cc.contient 300,000 Unités Internationales de pénicilline de potassium cristallisée G.La pénicilline liquide dans de l\u2019huile et de la cire, préparée avec de la pénicilline de potassium cristallisée G, est aussi offerte en fioles de 10-cc., contenant 3,000,000 Unités Internationales.Il n\u2019est pas nécessaire de la mettre en réfrigération ni de la chauffer.* Nom déposé de Becton, Dickinson & Co.PÉNICILLINE CRISTALLISÉE G EN COMPRIMÉS PAR VOIE ORALE Les comprimés de pénicilline de potassium cristallisée G, additionnés de substance tampon, sont distribués par les Laboratoires, en tubes de 12.Ils sont offerts en deux teneurs : 50,000 et 100,000 Unités Internationales par comprimé.La réfrigération n\u2019est pas nécessaire.CONNAUGHT MEDICAL RESEARCH LABORATORIES University of Toronto Toronto 4, Canada L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 LXIX UN COMPRIMÉ DANS UN 1/2 VERRE D'EAU E 5 pong Hsin Vos acronhayes, Vos dyspenptisnes, | es petits hepa liques Seront heureux \u2026 Ji Vew Lux paescuoë NORMOGASTRYL Médication alcalino-sédative des gastro-hépatiques fonctionnels Littérature et échantillons sur demande © Agents pour le Canada: ; LABORATOIRES JEAN OLIVE 200, rue Vallée tes Montréal A] Ethers éthylique et butylique de l\u2019acide paraaminoben- zoïque \u2014 résorcine \u2014 oxyquinoléine \u2014 oxyde de zinc.ANESTHÉSIE SUPERFICIELLE par simple contact Laboratoire P.Baude 72, rue Saint-Dominique, Paris PRURITS, R engelures, gercures, crevasses, brilures, ° ECZEMAS, hémorroides, ulcères variqueux, escarres, crevasses du sein, dermites infantiles Agents au Canada: Anesthésiques insolubles et non toxiques - cessation immé- LABORATOIRES JEAN OLIVE cdiate de la douleur sur les tissus lésés et toutes muqueuses 200, rue Vallée, \u2014 Montréal Autres formes: SOLUTION HUILEUSE 59, \u2014 OVULES\u2014SUPPOSITOIRES re LXX, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AMLF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (sans but lucratif) Excipient huileux \u201cARACOL\u201d Pour prolonger l'action de la PÉNICILLINE (et d'autres médicaments) en injection intramusculaire.Le Service des Antibiotes de l'Institut de Microbiologie, cédant à la demande des praticiens, a mis au point et distribué le véhicule huileux ARACOL préparé suivant la formule de Cohn.Effet de Prolongation.Ce Service de l'Institut n'a pas cessé d'étudier les effets thérapeutiques obtenus à l'aide d'ARACOL, de produits similaires et de mélanges à base de cire d'abeille.Ces recherches expérimentales et cliniques démontrent et confirment la valeur d'ARACOL pour le prolongement de l'action antibiotique de la Pénicilline et des médicaments.L'ARACOL est: COMMODE.I suffit de fluidifier ARACOL & la chaleur de la main.S'émulsionne instantomément si on observe scrupuleusement la technique recommandée.S'injecte aisément sans danger de briser les seringues.Une émulsion bien faite peut se conserver 24-48 heures à la glacière.INDOLORE.L'addition d'un analgésique rend l'injection indolore.Aracol se résorbe sans laisser de traces.ÉCONOMIQUE.Economise le temps du médecin par la réduction du nombre d'injections journalières de Pénicilllne \u2014 une ou deux injections par jour suffisent.Coût négligeable et le plus bas de tous les excipients similaires.Cette méthode diminue les frais et les inconvénients du traitement pour le patient.IMPORTANT \u2014 Bien mesurer les quantités à la seringue : l cc.d'eau pour dissoudre la Pénicilline.3.5 cc.d'Aracol liquéfié à douce chaleur.FORMULE SUPÉRIEURE ET ÉPROUVÉE Distributeurs : MILLET, ROUX & CIE LIMITÉE 1215, rue St-Denis - Montréal, 18 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 LXXI ARTI C H 0 BY L EXTRAIT DE FEUILLES D'ARTICHAUT.Maladies du foie.(Action très douce.) 4 à 10 pilules à intervalles réguliers.AMINOBAINE (AMINOPHYLLINE ET OUABAINE).Insuffisances cardiaques.4 & 8 dragées par 24 heures.AM I N 0 PHY L (AMINOPHYLLINE).Défaillances et algies cardiaques.1 à 2 dragées 3 à 4 fois par jour.CI G AR ETT ES ANTIASTHMATIQUES.Asthme \u2014 Rhume des foins \u2014 Coryza.2 à 6 par jour.DESANXYL Régulateur de l\u2019équilibre vago-sympathique.2 à 8 dragées par jour, une demi-heure avant les repas.PLURIGLANDINE Extrait opothérapique total.Déficiences organiques.2 à 4 dragées glutinisées par jour.S U LFO RAZI N E GRANULE EFFERVESCENT.Rhumatismes \u2014 Goutte \u2014 Antisepsie urinaire.3 à 6 cuillerées à thé par jour aux repas.VEINATONE Affections veineuses.2 à 4 dragées glutinisées par jour.J.EDDÉ Limitée Edifice New Birks, MONTRÉAL LXXII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 I suffit d\u2019un procédé relativement facile pour faire un comprimé à base d\u2019acétylsalicylique.Mais pour fabriquer le comprimé d\u2019ASsPIRIN, il faut se conformer aux prototypes qui ont été établis au cours de plus de quarante-six années d\u2019expérience dans la fabrication du mieux connu de tous les analgésiques.Dans les laboratoires ultra-modernes de Bayer, on fait soixante-dix vérifi- \u201ccations et essais différents pour assurer Ww 17 la qualité, l\u2019uniformité, la pureté et AS P | RI N L'ANALGÉSIQUE POUR USAGE À LA MAISON la désagrégation rapide pour lesquelles Ces comprimés sont renomnnés.Aspirin est la marque déposée, au Canada, de la Bayer Company Limited L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 LXXI11 Après avoir manqué pendant 7 années, la triade soufrée des Laboratoires BRISSON est de nouveau à la disposition du Corps Médical Canadien.Ampoules jumelées de soufre et d\u2019iode pour injections intramusculaires ou intraveineuses.NÉO-SÉTI Solution buvable de soufre et d\u2019iode.SÉTIPYRINE Comprimés sédatifs des douleurs.Traitement des Rhumatismes aigus et chroniques.Rhumatismes déformants.Sciatiques-Lumbago.J.EDDÉ Limitée, Edifice New Birks, MONTRÉAL, Agents pour le Canada., 22 ECZEMAS 0 ues MONTREAL ULCERES - BRULURES Lésions et Irritations de la Peau Pommade J.EDDÉ LIMITÉE, Edifice New Birks, MONTREAL, Agents pour le Canada Dec are weed à Ones Coot QUI RÉPOND À pros des Oocilendtel De tous les appareils à diathermie approuvés par le Département du Transport du Canada, voici le seul qui offre les caractéristiques suivantes: (a) circuit à une seule lampe, (b) contrôle automatique de fréquence \u201cWavemaster\u201d, (c) tous les genres connus d'applicateurs.L'un de ses principaux avantages est le tambour articulé pour traitement efficace, l'applicateur le plus parfait en diathermie qui représente une grande économie de temps.Cet appareil étant muni de plaques à distance prédéterminée et de tous les applicateurs à diathermie classiques, l'opérateur peut étendre son champ d'action sans limite.L'appareil L/F SW-227 a été enregistré sous le No.4 par la division de la radio du Département du Transport du Canada.Il satisfait aux exigences du Gouvernement en ce qui concerne les appareils à diathermie médicale.Les frais d'entretien minimes et le coût d'achat peu élevé signifient que l'appareil SW-227 représente la meilleure acquisition que l'on puisse faire aujourd'hui.Tambour articulé pour traitement Plaques à distance prédéterminée Circuit à une seule lampe Contrôle automatique de la fréquence Emploi facile Cabinet en métal Coussinets et cables Electrodes cavitaires Accessoires à électro-chirurgie ; Me NE ER A D D A NS AE y AMHERST ® MONTREAL OTTAWA ® LONDON eo WINNIPEG e EDMONTON e VANCOUVER L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 LXXV Smallwood présente les compatimés TRI-SULFA POUR UN TRAITEMENT PLUS SÛR PAR LES SULFAMIDÉS Ce nouveau principe d'association des trois sulfa- midés a été préconisé pour éviter l\u2019obstruction du tract urinaire par les dépôts cristallins de sulfamidés.Chaque comprimé contient : Sulfathiazole 2%2 grs .160 grms.Sulfadiazine 2% grs .160 grms.Sulfamérazine 24 grs .160 grms.Dans une base alcaline appropriée.Indications : Les comprimés TRI-SULFA sont employés avec succès dans les infections pneumococ- ciques, staphylococciques, méningococciques, l\u2019ostéomyélite, le gaz gangreneux, et les infections gonococciques et urologiques.Dose suggérée : 6-8 comprimés comme dose initiale pour adultes, suivis de 2 comprimés toutes les 4 heures.Littérature sur demande SMALLWOOD PHARMACEUTICALS LIMITED Chimistes - Biologistes - Pharmaciens TORONTO | ORANGEVILLE eee CANADA \u2014 LXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 Sal Hepatica agit par simple pression osmotique pour augmenter dans l\u2019intestin le volume d\u2019humidité et ramollir les Le volume liquide adoucissant matières fécales.fournit par Sal Hepatica stimule le péristaltisme intestinal et facilite l\u2019exonération selon le fonctionnement normal naturel.EFFERVESCENT À SALINE COMBINATION || {| LAXATIVE & ELIMINART INDICATED IN : CONSTIPATION.GOUT STOMACH AND LIVER.À DISORDERS.| AND FOR THE RELIEF OF | RHEUMATIC PA! TT LT ct MONTREAL , YUL sem + 5 The Phépriétars or Patent Medicine piv PR SIRS PS UN PRODUIT DE BRISTOL-MYERS COMPANY OF CANADA LIMITED \u2019 3035 RUE ST-ANTOINE, MONTREAL 30, P.Q. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 LV In pan tol Impossible de disculer avec un bebe; il n'est d'ailleurs pad neced- saine d'e eddayen di.Infantol lui a été prescrit, | N FA N T oO L remplace adéquatement l'huile de foie de morue et le jus d'orange de façon simple et efficace.INFANTOL .Est une émulsion concentrée d'un goût agréable.2.Fournit six vitamines essentielles.3.Elimine, pour les bébés, l'ingestion incommode et compliquée des vitamines.Une cuillerée à thé d\u2019Infantol par jour fournit environ l'équivalent de 3 cuillerées à thé d'huile de foie de morue U.S.P.et 4 onces de jus d'oranges fraîches; il contient les vitamines B, B, et du niacinamide.Les enfants aiment Infantol mêlé au lait ou aux céréales, ou bien administré directement à même la cuillère.Infantol convient à tous les bébés ; \u2014 céliaques ; ceux qui souffrent d'allergies à l'égard du jus d'orange; et enfin aux enfants normaux.La Science au Service de la Médecine FRANK W.HORNER LIMITED MONTREAL, CANADA. LXXVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriy AMLF.C.\u2014 Montréal, avril 1948 Quand les symptomes indiquent CONSTIPATION HYPERACIDITE a .Se 7 CPE IN, | \\ / RN Voici un laxatif doux et excellent possédant les propriétés d\u2019un antiacide efficace et aidant à soulager la constipation ou l'hyperacidité gastrique.Le Lait de Magnésie Phillips\u2019 est l\u2019un des neutralisants les plus rapides de l'excès d\u2019acidité de l'estomac connus de la science.Ne contenant pas de carbonates, il n'eccasionne pas de Laxatif: 2 à 4 cuillerées à soupe Antiacide: 1 & 4 cuillerées à thé, ou 1 à 4 comprimés.EMPAQUETAGE Liquide Bouteilles de 4 onces Bouteilles de 12 onces Bouteilles de 26 onces flatulence embarrassante.Lact de MHaguesie PHILLIPS\u2019 PREPARE EXCLUSIVEMENT PAR THE CHAS.H.PHILLIPS CO.DIVISION | of Sterling Drug Irc.1019 ELLIOTT STREET, WEST « WINDSOR, ONT, Comprimés Boites de 30 Flacons de 75 Flacons de 200 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 LXXIX CHOLÉRÉTIQUE LAXATIF DÉSENSIBILISANT La Cholibile trouve un vaste champ d'applications dans les diverses affections du foie et des voies biliaires (cholécystite, cholangite non lithiasique, jaunisse hépatique, insuffisance hépatique fonctionnelle, cirrhose et congestion chronique passive du foie).La Cholibile est aussi efficace pour traiter maints troubles généraux du système gastro-intestinal (perte d'appétit, constipation, etc.).En outre, certaines manifestations allergiques (migraine et urticaire) à point de départ intestinal trouvent dans la Cholibile un soulagement fréquent.Un autre élément d'intérêt de cette association est l'introduction de la thiamine.La vitamine B, constitue en effet un apport d'autant plus nécessaire que ce facteur essentiel de la nutrition est détruit en plus grande quantité dans les troubles gastro-intestinaux.De plus, la thiamine contribue à atténuer et à empêcher l'anorexie (perte d'appétit) d'origine alimentaire, surtout lorsqu'elle est la conséquence d\u2019une intoxicalion alcoolique chronique.FORMULE: Présentée sous forme de dragées, la Cholibile répond à la composition suivante: CHOLIBILE CHOLIBILE (Faible) Acide Déhydrocholique .0.25 gm.Acide Déhydrocholique .0.10 gm.Cascara Sagrada .0.05 gm.Cascara Sagrada .0.02 gm.Thiamine HCI (Vit.Bi) .5 mgm.Thiamine HC] (Vit.B1) .2 mgm.par dragée par dragée Sig.2 à 4 dragées par jour.Sig.2 à 6 dragées par jour.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178, Jean-Talon Est, MONTREAL, P.Q.[Le Prescrivez BISULFA \u2014 Présenté à la profession Médicale par notre laboratoire dès 1946.\u2014 \u2014 _ enn tern me \u201cSuper DN\u201d PHILIPS La Maison Philips présente aujourd'hui le plus perfectionné des appareils à radiodiagnostic.Le Super DN comporte un contrôle à commandes multiples et un générateur dans l'huile, pouvant fonctionner à une tension de 40 à 108 kilovolts.On peut ainsi aborder des techniques utilisant jusqu'à 1000 milliampères avec des manipulations simplifiées par les particularités suivantes: CHOIX DE L\u2019AMPOULE, DU TEMPS D\u2019EXPOSITION DU FOYER ET DES ACCESSOIRES PAR SIMPLE PRESSION D\u2019UN BOUTON.\u20ac Il suffit d\u2019actionner deux boutons du panneau de contrôle pour s'assurer le choix parmi les huit foyers des quatre ampoules ainsi qu'une durée d'exposition, rigoureusement exacte, entre 0.02 et 8 pa veil a PHILIPS HOUSE - APPAREIL A RADIODIAGNOSTIC UNIVERSEL secondes.ll en est ainsi pour les autres accessoires qui peuvent être commandés en une série allant jusqu\u2019à sept.Du Bucky au contrôle, du sériographe au Planigraphe etc., un simple bouton assure les transitions.CHOIX AUTOMATIQUE DE L\u2019INTENSITÉ MAXIMA \u20ac Le radiologiste se borne à fixer le kilovoltage et la durée d'exposition et l\u2019appareillage fonctionne automatiquement en courant maximum compatible avec le foyer utilisé.Le maximum d'efficacité et d'économie est aussi réalisé, sans qu'on ait à se soucier de consulter des tables pour éviter une surcharge de l\u2019ampoule.N'hésitez pas à vous renseigner sur les particularités du Super DN, appareil à radiodiagnostic à utilisation universelle.Æayons X M édical PHILIPS INDUSTRIES LIMITED PHILIPS SQUARE - MONTREAL. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 LXXXI Avez-vous déjà essayé un SUPPORT ENTORSE SACRO-ILIAQUE Le Spencer soulage aussi la douleur causée par l\u2019entorse sacro-iliaque ou lombo-sacrée.Chaque Support Spencer est dessiné individuellement pour la personne qui doit le porter et afin de répondre aux besoins pour lesquels vous l\u2019avez prescrit.LÉSIONS DORSALES Les médecins prescrivent beaucoup le Support Dorsal Spencer dans les cas de fracture des vertèbres et autres lésions dorsales; pour cyphose, lordose, scoliose, tuberculose vertébrale et hernie du disque.MAL DE DOS ANTE OU POST-PARTUM Le Support Spencer assure avantages et confort spécifiques pendant la grossesse ou après les couches.Il est dessiné pour soutenir le bas abdomen et reposer le dos.I soulage \u2014 et peut méme prévenir \u2014 la fatigue du os.Pour renseignements au sujet des | supports Spencer, téléphonez à vo- | tre a corsetière Spencer » locale ou adressez-nous le coupon ci-contre.| SUPPORTS merece cccecc ccc ERs rts aca r rc Err R Rrra smn eS ut SAE ANSE rE EE.- DE DESSIN INDIVIDUEL SPENCER comme adjuvant au traitement de ces cas?VISCÉROPTOSE OU NÉPHROPTOSE avec malaises AFFECTIONS DU SEIN Mastite, grossesse, allaitement, seins atrophiés, seins ptosés, stase dans les tissus, à la suite de mastectomie.HERNIE DU DISQUE Le Support Dorsal Spencer se dessine pour assurer un support rigide si nécessaire.Il se prescrit quand l\u2019opération n\u2019est pas indiquée ou, après l\u2019enlèvement du plâtre, dans les cas post-opératoires.ARTHRITE VERTÉBRALE Les Spencers sont efficaces pour soulager la douleur et seconder le traitement du médecin en général.Les Supports Spencer se dessinent spécialement pour spon- dylolisthésis et ostéoporose, HERNIE Les Spencers se prescrivent pour hernie inopérable ou s\u2019il y a lieu de différer l\u2019opération; comme protection contre la hernie consécutive à une tension soudaine ou à la suite d\u2019une herniotomie.SPENCER SUPPORTS (CANADA) LIMITED Rock island, Québec.Aux Etats-Unis: Spencer, Incorporated, New Haven, Conn.En Angleterre: Spencer (Banbury) Limited, Banbury, Oxon.Veuillez m'adresser la brochure traitement du médecin\u201d.\u201cComment les supports Spencer secondent le SPENCER pour l'abdomen, le dos et les seins .WL = La Librairie Beauchemin Limilée vob 04 imprimeur de « L'Union Médicale du Canada », offre ses services a tous les MÉDECINS, ANNONCEURS et LECTEURS ALLL AL SL SA OS MAL un (AAA EN 4 4e #0 ror Ser de cette revue pour tous travaux d\u2019impression et de reliure.® Son outillage le plus perfectionné, ® Son personnel des plus avisés, ® Sont garantie de qualité, © À des prix modérés.CONFIEZ-NOUS VOS TRAVAUX ET NOUS FERONS EN .SORTE DE VOUS DONNER ENTIERE SATISFACTION.LIBRAIRIE BEAUCHEMIN LIMITÉE LIBRAIRES \u2014 ÉDITEURS Imprimeurs - Relieurs - Papetiers en gros 426-430, rue ST-GABRIEL MONTREAL Tél.: LAncaster 4236 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLrETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 LXXXIII Malaises après diners-oratoires Ecouter des envolées oratoires après un copieux dîner devient une véritable torture pour ceux qui ont fait des abus en mangeant.La gourmandise et la mauvaise habitude de manger vite sont des défauts difficiles à corriger, alors, il faut chercher à alléger les malaises gastriques causés par un excès d\u2019acidité.Depuis plusieurs années, les médecins constatent que CAL-BIS-MA est la préparation toute désignée pour apporter un prompt soulagement à ces malaises.Agréable au goût, cette poudre est composée de substances reconnues comme neutralisant effectif dans les cas de gastrite.CAL-BIS-MA peut être prescrit avec la certitude qu\u2019il agira promptement et efficacement.Nous enverrons une quantité suffisante, à titre d'essai, à tous les médecins qui en feront la demande.S'il vous plaît, écrire au Dept.du Service Professionnel.CAL-BIS-MA WILLIAM R.WARNER & CO., LTD., 727 King St.West, Toronto, Ontario LXXXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 Convient egalement pour les ÉTUDES GYNÉCOLOGIQUES - NEURO-CHIRURGICALES - ORTHOPÉDIQUES Le LUMINAIRE (Modèle DMCA) bien qu\u2019horizontal.que dans le Luminaire \u201cAmerican.\u201d ECRIVEZ AUJOURD'HUI pour recevoir des notices décrivant les autres avantages que réunit cet appareil\u2014 ; e Choix d\u2019intensités lumineuses avant et 2 pendant l'opération .\u20ac ° Diminution insurpassée des ombres e Réglage de ouleur pour le diagnostic Ré glage scientifique de la chaleur a ; ° Commande double et réglage d 2 lat tête | Erie, Pennsylvanie (\u201cDESSINATEURS ET CONSTRUCTEURS DE LAMPES, TABLES ET \u201cAMERICAN\u201d d\u2019après-guerre est le seul à offrir une combinaison unique de rail avec montage décentré que permet le réglage en hauteur du niveau opératoire et la plus grande souplesse d\u2019illumination de tout angle désiré dans un plan vertical aussi L'importance d\u2019une horizontalité parfaite et d\u2019une illumination d\u2019intensité uniforme à différentes hauteurs de la table est évidente.Ces triomphes de construction ne se trouvent AMERICAN STERILIZER COMPANY STERILISATEURS TIER | Employez-vous le diachy ês ¢ Voici les caractéristiques que doit posséder un diachylon de qualité.\u201cZO\u201d\u2019* les a toutes! 1.Colle instantanément .Reste collé, sans peler ni plisser .Longue durée .Déroulement facile 2 3 4.Blancheur de la masse adhésive 2 6 « Qualité uniforme Un produit des laboratoires modernes, \u2018\u201cZO\u2019\u2019*est le meilleur diachylon qui ait jamais été fabriqué.LIMITED MONTREAL *Marque déposée LX XXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BucLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 000 SANATORIUM PRÉVOST La maquette ci-dessus est la façade, côté boul.Gouin, de pe la nouvelle bâtisse actuellement en construction qui réunira les deux anciens pavillons.Ceux-ci sont en voie de complète rénovation et l\u2019un d\u2019eux est déjà ouvert aux malades.L'établissement demeure toujours consacré au traitement INDIVIDUEL des affections neuro- psychiatriques en cure libre.4455 OUEST, BOULEVARD GOUIN.BUREAU MÉDICAL Neuro-psychiatres: Drs Roma Amyot, Ernest Brunet, Paul Larivière, Emile Legrand, Alcide Pilon, Jean Saucier et Karl Stern: Consultants: Drs Fernand Charest, René Dandurand, Paul David, Edouard Desjardins, Roland Dussault, Léon Gérin-Lajoie, Charles-E.Grignon, Charles-E.Hébert, J.-B.Jobin, Albert Jutras, Richard Lessard, Georges Manseau, Léopold- Morissette, Jules Prévost, ].-A.Vidal.@ Personnel hospitalier expérimenté.Cures de repos.Physiothérapie complète.Pyrétothérapie.Electro- chocs.Insulinothérapie.Psychothérapie.Bientôt: radiothérapie; régimes confiés à une diététicienne.TÉLÉPHONE BYwater 2405 * L'UNION MÉDICALE DU CANADA - ButLErIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1948 LI XXXVII' De tels faits ont beaucoup de poids Fait N° 1.Chaque lot de Savon Ivory douceur et de qualité.Chaque pain est fabriqué avec des graisses de la doit atteindre le niveau de qualité meilleure qualité et des ingrédients très élevé établi par Ivory \u2014 être pur, purs.blanc, exempt de tout colorant, par- ; | 22 fum fort ou impureté susceptibles Fait N° 2.On fait régulièrement 216 d\u2019irriter la peau tendre du bébé.différentes épreuves de pureté, de Fait N° 3.Mais Ivory ne s\u2019en tient pas a cela.Des milliers de cuti-réactions soigneusement contrôlées confirment la douceur de l\u2019Ivory à l\u2019usage! Ce surcroît de précaution est un des ingrédients importants du Savon Ivory.C\u2019est grâce à lui que depuis 69 ans le Savon Ivory demeure le type de la pureté et de la douceur pour des milliers de mamans \u2014 et pour bien des médecins aussi.FABRIQUE AU CANADA AS ANN ÉD \u2014\u2014 ear = === 01 99 \u201c4% PUR - IL FLOTTE ss Plus de 9 millions de clients savent que il UT A Li am (0%; ity, a il qr LR cu HORS-PAIR DE L'ÉQUIPEMENT est votre garantie D'UN SYSTÈME À FRIGORIFIQUE SÛR e Ne risquez pas de pertes d\u2019argent avec un système de réfrigération inadéquat.Assurez-vous de ces trois points essentiels: résultats de réfrigération parfaite, opération peu coûteuse et coût d\u2019entretien minime.Vous obtenez ces trois points dans une installation Frigidaire.Car Frigidaire avec au delà de 25 années d\u2019expérience dans ce domaine vous offre un rendement équilibré de l\u2019Unité de Condensation, de l\u2019Unité Refroidissante et des Contrôles.Toutes les parties d\u2019une installation Frigidaire sont conçues pour travailler à l\u2019unisson «+ .et vous apporter tous les avantages et les épargnes que seul le génie technique peut assurer.Communiquez avec votre Vendeur Frigidaire immédiatement.Il a suivi un entraînement spécialisé pour vous donner des conseils et un service d\u2019 expert.Cherchez son nom dans les Pages Classifiées de votre Annuaire du Téléphone sous \u201cEquipement de Réfrigération\u201d.Ou écrivez à Frigidaire Products of Canada Limited, Dépt.UM, Montréal 28, P.Q.TYPES D'ÉQUIPEMENT EN Réfrigération conçus par FRIGIDAIRE POUR LES HOPITAUX ET INSTITUTIONS Armoires réfrigérées e Réfrigérateurs pour produits biologiques e Refroidisseurs pour l'eau e Installations de refroidisseurs type chambre Cabinets pour crème glacée e Fabricateurs de glace e Congélateurs e Chambres de congélation Dès maintenant l\u2019équipement est disponible pour presque toutes les installations commerciales ordinaires Te EN Vous êtes doublement protégés avec deux grands noms had diy ribs sing FRIGIDAIRE ::: GENERAL MOTORS Ptr ES Erreurs disparues et autres qui survivent EAN PUR Pa N Ze R20 > - \u2014 \\ Wy NW Au Siam, il y a bien longtemps, après la naissance de son premier enfant, la mère devait exposer alternativement son dos et son abdomen à la flamme -pendant trente jours.Aujourd'hui, un grand nombre de gens croient que s\u2019il y a de la rouille à l\u2019extérieur de la boîte, les aliments qu\u2019il y a à l\u2019intérieur sont contaminés.On croyait que cette torture apaisait les dieux et évitait les conséquences les plus désastreuses pour la mère et pour l\u2019enfant.Ceci est une erreur.À moins que la rouille n\u2019ait percé le métal, le contenu de la boîte est parfaitement sûr et nourrissant.AMERICAN CAN COMPANY KENTVILLE © MONTREAL HAMILTON e TORONTO + WINNIPEG + VANCOUVER AUCUN AUTRE RECIPIENT NE PROTEGE COMME LA BOITE METALLIQUE XC L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AMLFC.\u2014 Montréal, avril 1948 NOMINATION v Monsieur Douglas F.Kent, Gérant général de Kendall Company (Canada) Limited, annonce la nomination de M.John D.GWYNNL au poste de gérant des ventes pour le lerri- loire canadien des divisions de Bauer and Black et de Kendall M.GWYNNE Mills de la Kendall Company (Canada) Limited.Le Collège Mopval des Médecins et Chirurgiens du Canada Avis CONCERNANT les EXAMENS ASSOCIÉ (FELLOW) EN MÉDECINE L'examen peut être passé en MEDECINE, ou en Médecine en accentuant l\u2019une des spécialités suivantes: © Dermatologie et syphiligraphie Pédiatrie Neurologie et/ou psychiatrie Radiologie ASSOCIÉ (FELLOW) EN CHIRURGIE\u2019 L\u2019examen peut étre passé en CHIRURGIE, ou en Chirurgie en accentuant l\u2019une des spécialités suivantes: \u2018 Neuro-chirurgie Chirurgie orthopédique Obstétrique et/ou gynécologie Urologie CERTIFICATS EN SPECIALITES Les Spécialités approuvées pour le certificat sont les suivantes : Anesthésie Obstétrique et/ou gynécologie Médecine physique Dermatologie et syphiligraphie Ophtalmologie Chirurgie plastique Chirurgie générale Chirurgie orthopédique Santé publique Médecine interne Otolaryngologie Radiologie: Diagnostique et/ou Neurologie et/ou psychiatrie Pédiatrie thérapeutique Neuro-chirurgie Pathologie et/ou bactériologie Chirurgie thoracique Urologie On peut obtenir des renseignements concernant les dates pour l'obtention du titre d\u2018Associé et le certificat pour examens, copies des règlements et formules d'application en s\u2019adressant à: JOHN E.PLUNKETT.M.D., F.R.C.P.(C), Secrétaire honoraire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa, Canada.\u2014
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