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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1945-02, Collections de BAnQ.

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[" Tome 74 \u2014 Numéro 2 MONTRÉAL, FÉVRIER 1945 Bulletin de l'Hlssociation des (IDédecins de Langue Francaise de l'Hmérique ou Mord (Fondée à Québec en 1902) L'Union aAdédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) ADMINISTRATION \"RÉTARIE NT SECRÉTARIAT 126 Sonor 326 est, boul.Saint-Joseph Tue sa © Montréal Québec Tél.: LAncaster 9888 possèdent réellement grands.En outre, elle implique une pureté d'intention qui d\u2019une façon L\u2019 Importance des Détails On RACONTE l'histoire d\u2019un jeune commis- épicier qui, au cours d'une jourhée de travail, par inadvertance, surchargea de vingt-cinq sous un de ses clients.Tard dans la soirée, après la fermeture du magasin, il se présenta à la porte du client pour remettre cet argent et s\u2019excuser de l'erreur.Pour ce jeune homme, ce n\u2019était pas une question de quelques sous insignifiants mais une question d\u2019intégrité.L\u2019intégrité absolue est une vertu assez rare pour rendre ceux qui la constante porte les hommes à chercher la perfection dans tout ce qu\u2019ils entreprennent.C\u2019est l\u2019obsession d\u2019Eli Lilly and Company dans la recherche de la perfection d\u2019un produit.Aucun item n\u2019est trop insignifiant, aucune opé- tation trop futile pour ne pas mériter une soigneuse considération.Les possibilités d\u2019amélioration sont constamment recherchées.Une attention soigneuse dans les moindres détails fait partie intégrante de la besogne quotidienne.Une spécification \u2018Lilly\u2019 sur vos ordonnances garantit une qualité sans égale.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED « TORONTO, ONTARIO Gn, / > J ~~ / + # RE CE .£0 4\u2019 i > 5 * { i >\u201d / A F 7 J Pf Le Stovaginal est tout particulièrement indiqué dans les infections vaginales se traduisant par de la leucorrhée et causées par le Trichomonas vaginalis.Son emploi est également trés efficace dans les cas de leucorrhée causée par des infections mixtes ou non spécifiques.COMPRIMÉS V AGINAUX en FLACONS de 20, 100 et 500.POUDRE VAGINALE en FLACONS de 30 et 200 Grammes Fehantillons à MM.les Médecins, eur demande FA «Divi 0% \u20ac pra S \u2018( N [ & +) L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA BULLETIN A.M,L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 BN .ri de aill | , = pr S Mail Nk , = ss sn.SD = = , S = 8 = J S.= 8 ns > a S S > 0 Ta 8 « RN = + S S SR [a a Na .Que les s peuvent \u20ac ogen voie buccale\u2014 o 866), dans le traitement dès troubles graves; uvelle teneu te fortem ©s mnt sympt aitens THIS d\u2019entretien érapeuti ogénes conj cheval enes conju.Comprimés No 866° Comprimés No 86 omprimés No 701 Liquide No.927 I! Tu hl ! re KA Pry Ne 67) Une nouvelle COLL rm les cas dont le Cu LR rE graves, & \u2019exigent pas une TOI oussi.active que, la \u2018Prémarine originale.Bout illes de 20 et d \u2018100 comprimés: AYERST ITE 3 ©) RRISON LIMI EE LJ [rig MONTREAL PR YN TIR CANADA _ SOMMAIRE BULLETIN Albert LeSAGE L'Institut Pasteur de Paris durant l'occupation allemande Eugène ROBILLARD Aspect endocrinien du métabolisme du calcium .Morbert VEZINA L\u2019anorexie chez l'enfant .2 © Antonio CANTERO 129 © © e 132 140 RECUEIL DE FAITS 148 Le cancer gastrique à début fébrile .McKENNA & HARRISON e L\u2019anémie pernicieuse n\u2019est pas toujours grave au même degré, et le traitement s\u2019en trouve simplifié lorsqu\u2019il existe une variété de produits.Les quatre préparations titrées d\u2019Extrait de Foie Ayerst permettent au médecin de prescrire la forme pharmaceutique la mieux appropriée aux besoins de son patient.EXTRAITS DE FOIE AYERST POUDRE \u2014 No 915.Se prend dans les liquides ou avec la nourriture.LIQUIDE\u2014No 936.Facilement miscible avec les médicaments liquides.CAPSULES\u2014No 350.Capsules dures très commodes.SOLUTION POUR USAGE PARENTERAL \u2014 Ne 479.Médication intensive, 290F LIMITÉE « Biologistes et Pharmaciens « MONTREAL, CANADA t L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montr éal, février 1945 : i \"ET ur VA OHV { Le NEU un som- ANALGESIQUE NEURE de -des ses indi- avantage ins sur nifére qu cas de \u2014\u2014\u2014 les autre pn ues I cations ellectuel est bien er l\u2019esto- surmen Totalement mac, ne d\u2019accou- affection odiques tumance ine faci- états de d emo- wu nisme.Il tivité, d\u2019 et les dé- Et epou lement p séquilibr moteurs ets n exerce fet nui- y Il procu meil ré- sible sur les reins parateur sensation IRIs ou lam Présenté hay de bien- éveil sans en solut oolique, 2 aucun m EURÉOL le NEUR serve in- est la m ORMULE tégralem tion sy- tion par ex- par 0 th nergique compo- cellence rs etats TL ALT ir gr.20 sants | de surexd iméthy NL À CA Ext.\u2018de Valériané stabilisée gr.20 einturg; rataggus ; 0 gr.2( Neuréol rocuré un dt \u2018calme sans R10 au LOU ROUGIER FRERES MONTRÉAL - SOMMAIRE (Site) Jules PREVOST et Jacques LEGER Syndrome clinico-radiologique de Pancoast .152 B.-G.BEGIN Un cas d'obstruction bronchique par une tumeur bénigne .156 EDITORIAL Edouard DESJARDINS L'apport universitaire au mouvement du \u2018retour à la vie civile\u201d et aux cours postscolaires .163 UTILISEE DANS LES INSTALLATIONS INDUSTRIELLES e Stabilisée selon une pression osmotique équivalente à celle des larmes, à une alcalinité et une isotonicité précises, la Murine est recommandée dans les premiers soins comme traitement adjuvant immédiat dans les accidents causés par des étincelles provenant de machines à souder et dans les brûlures par les acides, lorsque le temps est un facteur si important pour enrayer de tels effets caustiques.On l'utilise aussi pour soulager l\u2019irritation des yeux causée par la lumière vive, les pous- É sières, les vapeurs chimiques, les parcelles métal- SEPT INGREDIENTS liques et la fumée.COMPOSENT LA MURINE Les yeux rougis, irrités ou enflammés n'ont pas Bicarbonate de potassium toujours pour cause l\u2019envahissement microbien de Borate de potassium: la conjonctive.Par exemple, les peintres employant Acide borique le vernis-laque souffrent souvent d'\u2019inflammation Chlorhydrate de berbérine des yeux; les rayons ultra-violets projetés par les Glycérine soudeurs électriques sont très irritants pour les Chlorhydrate d'hydrastine yeux.Beaucoup d\u2019autres éléments entrent en cause Eau stérilisée dans les installations industrielles, telles que les \u2018Merthiolate\u2019 (Ethyle mercurethio- vapeurs chimiques et les poussiéres qui sont une salicylate de soude, Lilly) .001% source de malaises pour les ouvriers.Remarquez que l\u2019action libre du La Murine a depuis | t sté ilisé _ potassium et de l'acide borique est puis longtemps ete utilisee com maintenue dans ls solution pré- me moyen efficace et sûr de nettoyer la membrane sentée.muqueuse des yeux et des paupières.THE MURINE COMPANY \u2014 TORONTO, ONTARIO L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 le médecin très occupé appréciera les avantages essentiels du P y R I D | U M © Soulagement rapide et bienfaisant des symptômes douloureux @ Administration facile et avantageuse © Sécurité \u2014 non toxique Les médecins, de plus en plus occupés, trouveront dans le Pyridium un agent thérapeutique des plus efficaces, sur lequel ils pourront compter pour un soulagement rapide, bienfaisant, des symptômes douloureux éprouvés dans la cystite, la prostatite, la pyélonéphrite et l\u2019urétrite.Des expériences cliniques couvrant plus d\u2019une décade, rapportées dans la littérature publiée sur le Pyridium, démontrent la rapidité et l\u2019efficacité de son action, et T'absence d\u2019effets narcotiques ou irritants apres son administration.MERCK & CO.,LTD.Fbwant Chinates MONTREAL - TORONTO SOMMAIRE (Suite) MEDECINE SOCIALE Henri SMITH Considérations médico-sociales sur la syphilis Adélard GROULX L'enseignement de la nutrition dans un service municipal de santé .| VARIETES Albert LeSAGE La France.et nous Roma AMYOT Notes sur la médecine franco-américaine par le docteur Paul Dufault .Paul LETONDAL Allocution du nouveau président de la Société Médicale de Montréal Le Dimanche du Praticien\u201d Ce ee eee CHIRURGIE PRATIQUE Edouard DESJARDINS Les abcès \u2018L'Union Médicale du Canada\u201d en 1876 ANALYSES PHTISIOLOGIE Evolution du traitement de la cure dans la tuberculose pulmonaire (195).CHIRURGIE Le traitement chirurgical de la \u201cgastrite corrosive\u201d (195).Résection gastrique immédiate pour ulcère gastro-duodénal perforé (195).ORTHOPEDIE Arrêt provoqué de la croissance osseuse pour égaliser la longueur des membres inférieurs (196).Interprétation radiographique des éléments de réduction des fractures du col fémoral (196).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Les dangers de l'usage externe des sulfamidés (197).SOCIETES La Société Médicale de Montréal.Rapport annuel du secrétaire général pour l\u2019année 1944 (198).Séance du 17 octobre 1944 (201).Séance du 7 novembre 1944 (204).Séance du 21 novembre 1944 (207), \u2014 Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec.Séance du 3 novembre 1944 (210).Séance du 17 novembre 1944 (211).\u2014 La Société de Chirurgie de Montréal.Séance du 29 novembre 1944 (212).Séahce du 14 décembre 1944 (212).\u2014 Réunion scientifique du Bureau Médical de I'hépital Notre-Dame.Séance du 19 octobre 1944 (213).\u2014 Société de Biologie de Montréal.Séance du 4 décembre 1944 (220).Séance du 18 décembre 1944 (220).NECROLOGIE NOUVELLES .165 174 180 185 188 192 195 198 221 222 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 RAFRAICHISSANT COMME LA BRISE DE LA MER \"TuamINE SULFATE\u2019 (2-Aminoheptane Sulfate, Lilly) fournit un décongestif nasal efficace, confirmé par la clinique et rafraîchissant comme la brise de la mer.Appliqué dans les narines, il produit une constriction durable de la muqueuse nasale sans causer de perturbation de la motilité ciliaire.Les réactions, telles que nervosisme et excitabilité, n'existent pas.SOLUTION \u201cTUAMINE SULFATE,\u2019 1 percent SOLUTION \u201cTUAMINE SULFATE,\u201d 2 percent SUSPENSION SULFATHIAZOLE (5 percent) with \u201cTUAMINE SULFATE\u2019 (1 percent) SPECIFIEZ LES PRODUITS déey \u2014 ELY LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED « TORONTO, ONTARIO 1.UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.LF.AN, \u2014 Montréal, février 1945 Bulletin de l'Association des (Médecins de Langue Francaise de l\u2019Amérique du Mord Fondée à Québec en 1902 IL Union lIDédicale ou Canada Fondée en 1872 e DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs E.-P.Benoît, J.-A.Leduc, D.Masson, T.Parizeau, E.Saint-Jacques (Montréal).BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Albert Bertrand, R.Boucher, A.Comtois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Renaud Lemieux, À.LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, O.Mercier, L.-P.Petitclerc, J.-N.Roy, Roméo Roy, Jean Saucier, L-C.Simard, Pierre Smith, Eugène Tremblay, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la Rédaction Roma Amyot Assistant-rédacteur en chef Léon Gérin-Lajoie Secrétaire adjoint à Québec Maurice Beaudry 128, rue Sainte-Anne.Secrétaire adjoint à Montréal Edouard Desjardins 326 est, boulevard Saint-Joseph.BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, P Bourgeois, A.Cantero, René Dandurand, R.Doré, Guy Drouin, Roger Dufresne, Roland Dussault, J.-C.Favreau, De la Bro- querie Fortier, Emile Gaumond, H.Gélinas.A.Gratton, Pierre Jobin, A.Jutras, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Paul La Rochelle, Sylvio Leblond, J.LeSage, Emile Maranda, Antonio Martel, Honoré Nadeau, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinsonneault, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Raymond Simard, Henri Smith, Félix Tétu, Norbert Vézina. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 A ue ga si Re Iv / i ; es Ve Sa PS gol ohtN dt 7A Z 7 Sa ea: ue =.SERA : 4 NR > = SNA PR NEW-8 PAS MY Le NEO-SPASMYL agit comme tonique du systéme nerveux central, dont il modère l\u2019excitabilité.Dans la journée, il prédispose au calme les malades surexcités, anxieux.La nuit, il les aide à obtenir un sommeil naturel et réparateur.Il n'occasionne pas de mauvais réveil ni de prostration le lendemain.Laboratoires \u201cNational Limitée Agents généraux au Canada : MILLET, ROUX & CIE, LIMITÉE MONTRÉAL, P.Q. 10 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 Bulletin de l\u2019Association des \u2018(Médecins de Langue Francaise de l\u2019Hmérique du Mord Fondée à Québec en 1902 L'Union ADEdicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: C-A.Gauthier Vice-Présidents: L.-C.Simard et J.-A.Denoncourt Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITE EXECUTIF MM.C.-A.Gauthier, A.LeSage, L.-C.Simard, J.-A.Vidal, D.Marion.; COMITÉ DE PUBLICITÉ MM.A.LeSage, D.Marion, J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.P.Desfosses (Paris); L.-P.Phaneuf (Boston); P.-C.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); | Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Riviéres); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u201cex officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, blvd Saint-Joseph.LAncaster 9888. SULFADIAZINE Lederle Une des Thérapeutiques Préférees La Sulfadiazine est encore la préférée d\u2019un grand nombre de cliniciens avertis dans tout le pays, pour le traitement des infections dues aux streptocoques hémolytiques (Groupe A).PNEUMOCOQUES GROUPE GÉNITO-URINAIRE (E.coli, A.aérogènes, streptocoques) GONOCOQUES AGENTS INFECTIEUX USUELS DES PLAIES MÉNINGOCOQUES BACILLES DYSENTERIQUES (SHIGELLAE) On a de bonnes raisons de croire que la Sulfadiazine peut etre utile pour le TRAITEMENT DE PORTEURS DE MENINGOCOQUES et pour ENRAYER LES INFECTIONS RESPIRATOIRES EPIDEMIQUES, et ces applications sont actuellement à l\u2019étude.La Sulfadiazine peut s\u2019administrer par voie buccale; la Sulfadiazine Sodique, par voie intraveineuse, intramusculaire ou sous-cutanée.Ecoutez les plus récents développements de la recherche et de la pratique \u2014 l\u2019émission Lederle, \u2018The Doctors Talk It Over\u2019 \u2014 au poste CFCF, Montréal, tous les vendredis soirs.1396 ouest, rue Sainte-Catherine, Montréal, Canada Dépôts au Canada: TORONTO, Ont.\u2014 64-66 est, rue Gerrard.VANCOUVER.B.-C.\u2014 883, rue Howe.ST-JEAN, N.-B.\u2014- 181, rue Union.WINNIPEG, Man.\u2014 219, rue Kennedy.EDMONTON, Alta \u2014 10056 - 100e rue. 12 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 OFFICIERS DE l'Association des (Médecins de Langue Française de l'Amérique ou Mord | Fondée à Québec en 1902 © | DIRECTEUR GENERAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION R.-E.VALIN, 165 est, rue Laurier, RE.VALIN, Ottawa.[ Ottawa.Donatien MARION, Montréal.° Oscar MERCIER, Montréal.SECRET AIRE-TRESORIER-GENERAL Che.VEZINA, Québec.| Donatien MARION, Eas GAULIN ° 326 est, Blvd Saint-Joseph, ugene D ttawa.Montréal.J.-B.JOBIN, Québec.COMITÉ DU XVIIIe CONGRÈS Chs VÉZINA, Président.Eugène GAULIN, ler Vice-président.Richard GAUDET, 5e Vice-president.J.-F.-A.FONTAINE, 2e J.-A.DENONCOURT, 6e \u201d Albert SORMANY, 3e \u201d J.-B.JOBIN, Secrétaire.G.LACASSE, Sén., 4e \u201c C.-A.GAUTHIER, Trésorier.e ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, Albert PAQUET, J.-A.JARRY, J.-H.LAPOINTE, Chs-N.DeBLOIS, Oscar MERCIER.e MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1946 LAFRAMBOISE, J.-M., 692, St-Patrice, Ottawa .1940 BAUDOUIN, J.-A., 23, Springrove, Montréal .1944 LAROCHELLE, J.-R., Manchester, N.H.1944 BEAUCHEMIN, L.-O., Calgary, Alberta .1946 LEBEL, M.-H,, 3646, Laval, Montréal =.1944 BELIVEAU, P., Méthégan, N.E.1944 LEMIEUX, J.-R., 17, Ste-Ursule, Québec .1944 BIBAUD, B.* Valleyfield ; .- 1944 MICHAUD, R., Moose Jaw, Saskatchewan .1946 BLAIN, Emile, 3464, St-Denis.\u2018Montréal =.1944 MILOT, | -D., 1017, Stafford Road, Fall River .1944 BLANCH ET, R., 7, Couillard, Québec =.1944 PANNETON, \u2018Auguste, Trois-Rivières .1946 BOHEMIER, C.ZA.4119, St-Denis, Montréal .1944 PELLETIER, A., Winchendon, Mass.1946 CARON, Sylvio, Mastaï, Québec .1944 PERRAS, }.-E., \"Hull 2222 1 1944 CHOLETTE, A.-M,, 1451, Bivd St-Joseph Est, Montréal 1946 PERRON, Jos., Shawinigan 1221.1946 CLOUTIER, Victor, St- Georges, Beauce .1944 PHENIX, G., St-Jean .1944 COLLIN, Donat, St-Boniface, Manitoba .1946 PIETTE, Ed., Joliette .1946 D'ARGENCOURT, Sr, Drummondville ° oe | 15 POWERS, A., Hull LL 2221.1946 SMEU Roland, 167, Grande-Allée, Québec .1 [PROVENCHER, G., DESROCHERS, JE, 4305.St.-Hubert Montréal .1946 |PROVENCIER ranby+ - Co loge DUBE, Edmond, 6055, St-Denis, Montréal .! .1946 RICHARD, L.-A, 168 est, Laurier, Ottawa .DUBE, L.-F., Notre- Dame du Lac .1946 RIVARD, Paul- Léon, Clova, Abitibi _.1946 DUFAULT, Paul, Rutland State Sanat., Rutland, Mass.1046 SMITH, Pierre, 300, Carré St-Louis, Montréal .1944 DUMAS, F.- \u2018Chicoutimi Co 1944 TANGUAY, R., Sudbury.Ont.| .1946 GAUTHIER, Mier.E., Woonsocket, R.1.| : : 1946 TASSE, C.-E, \\Worcester, Mass.; - 1044 GAUTHIER, P.-P., 47, Hazelwood, Montréal .i 1946 VIDAL, J.-A.\"454 est, rue Sherbrooke, \u2018Montréal .1044 LACHARITE, Vv.St- Célestin .1944 [VIGER, J.-A.St-Hyacts+h=} 11222 1944 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 13 PAS PAS PAS PAS D\u2019EBULLITION DE TUBES À MESURER D\u2019EPROUVETTES DE BRISURES \\~ ANALYSES SIMPLIFIEES POUR LA RECHERCHE DU SUCRE ET DE L\u2019ACETONE dans I'urine du diabétique \u201d © « éactif a Acétone (DENCO) ET Galatest LE RÉACTIF À L\u2019ACÉTONE (Denco) décéle la présence ou I'absence d\u2019acétone dans l\u2019urine dans l\u2019espace d\u2019une minute.La réaction par modification de couleur est identique a celle de I'épreuve avec I\u2019anneau violet.Un soupgon d\u2019acétone donne 3 la poudre une couleur lavande pâle \u2014 une plus forte quantité la rend pourpre foncée.GALATEST est un réactif sec pour la découverte immédiate du sucre dans l\u2019urine.S'il y a présence de sucre à un degré pathologique, la poudre devient immédiatement grise ou noire \u2014 selon la quantité de sucre dans l'urine.LA MÊME SIMPLE MÉTHODE POUR LES DEUX ÉPREUVES 1.Un peu de poudre.2.Un peu d\u2019urine.S'il y a présence de sucre \u2014 changement immédiat de la couleur.Nécessaire commode disponible pour le diabétique ou la trousse du médecin.Contient une fiole de réactif à l\u2019acétone (Denco), une fiole de Galatest (suffisant dans chacune d\u2019elles pour au moins 100 analyses), un stilligoutte médical et un tableau des couleurs.Ce nécessaire ou les fioles de rechange sont en vente à toutes les pharmacies d\u2019ordonnances et chez les marchands d\u2019accessoires chirurgicaux.Accepté pour publicité dans le \u201cJournal of the American Medical Association\u201d. LA BIBLIOGRAPHIE SPECIFIE L'ERT dans le traitement de l\u2019arthrite Une multitude de témoignages publiés vous justifient d\u2019employer l\u2019'ERTRON dans le traitement de l\u2019arthrite.Dix ans d\u2019études poursuivies dans des institutions renommées en Amérique, sur les diverses phases de la thérapeutique par l'ERTRON, ont produit une bibliographie considérable sur la sûreté et l\u2019efficacité de l'ERTRON dans l\u2019arthrite.Les résultats publiés par les investigateurs ne s\u2019appliquent à aucun autre produit que l\u2019'ERTRON \u2014 le produit qui a servi aux études cliniques.Les résultats thérapeutiques généralement constatés à la suite de l'emploi de l'ERTRON comprennent: soulagement de la douleur, diminution de l\u2019enflure des tissus mous, extension des mouvements et rétablissement exceptionnel du fonctionnement normal.L\u2019ERTRON \u2014 I'ERTRON seul \u2014 contient de l\u2019ergostérol vaporisé, activé électriquement (procédé Whittier).* Nom déposé au Canada \\ RÉFÉRENCES SUR LESQUELLES EST BASE L'EMPLOI DE L'ERTRON dans le traitement de l'arthrite )reyer, I.and Reed, C.I.: Treatment of Arthritis with ssive Doses of Vitamin D, Archives of Physical Therapy, 387 (1935).onic Arthritis, Archives of Physical Therapy, 17: 704- (nov.) 1936.ws, 8:2-7 (1987).steck, I.E.: Clinical Experience in the Treatment of hritis with Massive Doses of \u2018Vitamin D, Illinois Medi- J.» 71:243-248 (1937).iteck, I.E., Deutsch, H., Reed, C.I.and Struck, H.c: \u2018ther Studies on Intoxication with Vitamin D Annals Internal Medicine, 10:951-964 (1937).mae : (juillet) 1938.emistry, Physiolo , Pharmacology, Pathology, Expe- Chicago Press (1939).Farley, 71:74-77 (jan.) 1939.Farley, R.T.: The Influence of Prolonged Adminis- ot.) 1939.708 (mai 1) 1940.341-352 (août) 1941.rol, N.Y.State J.Med, 41:2882 (déc) 1941.Livingston, S.K.: Vitamin D and Fever Therapy in steck, I.E.: Clinical Experience in the Treatment of hritis with Massive Doses of Vitamin D, Peoria Medical .5 \u2026 15.Freyberg, R.H.: Treatment of Arthritis with Vitamin and Endocrine Preparations, J A M.A, 119:1165 faoût 8) ! \u2018arley, R.T.: The Treatment of Arthritis with Massive e page Vitamin D, J.Amer.Inst.of Homeopathy,31: :405- : ä oo 18.Snyder, R.G., Squires, W.H.and Forster, | \u2018 A Six Year Study of Arthritis Therapy\u2014With a Special ae - Reference to the Pharmacology, Toxicology and The.= ental and Clinica Investigations, Ed.de I'University oo - 19.Snyder, R.6, Squires, W.H., Forster; J.W., \u2018Rudd, E: Hh \u201cThe Therapeutic Value of Electrically Activated Ergosterol when Administered Intramuscularly, Indus.Med, 12:663 (oct) 1943.nr 20.Reynolds, C.and Burns, E.L: The Effect on\u2019 the ee \u2018Rat of Prolonged Administration of Large Doses of Flec- ~~ trically Activated Ergosterol, Indus.Med, 12:835 (déc.) Reed, C.1, Struck, H.C.and Steck, I, E.: Vitamin D.: R.T.: Management of Arthritis, Ilinois Med.tion of High Dosages of Vitamin D Upon the um Calcium of Adults, Journal-Lancet, 59: 401-404 Snyder, R.G.and Squires, W| H.: A Preliminary port on Activated Ergosterol, N.Y.State J.of Med, .Farley, R.T., Spierling, H.F.and Kraines, s.H: 3 Five-Year Study of Arthritic Patients, Indus.Med, Snyder, R.G.and Squires, W.H.: Follow- Up Study É Arthritic Patients Treated with Activated Vaporihel oo 13.Steck, I.E: \u201cFurther Clinical Experience in the \u2018Treatment of Chronic Arthritis with Vitamin D, Ohio State Med.J., 38:440 (mai)1942, 14.Snyder, R.G., Squires, W.H., Forster, 1.W., Traeger, C.H.and Wagner, L.C.: Treatment of Two Hundred 7 Cases of Chronic Arthritis with Electrically Activated = 1942.942.16.Reynolds, \u20ac: \u2018Comparative \u201cTherapeutic Value \u2018and ; Toxicity of Various Lancet, 62:372-375 (oct) 1942.; 17.Levinthal, D.H.and Logan, GG Ex The Ortho pes of Vitamin D, -Journal- edic and Medical Management of Arthritis, Journal Lancet, 63:48 (fév.) 1948.W.: rapeutics, Indus.Med., 12:291 (mai) 1943.1943.21.Snyder, R.c, Squires, W.H., Forster, J.W.and = Rudd, E.: Comparative Study of Ultraviolet Irradiated Ergosterol (Steenbock Process) and Electrically Activated Ergosterol (Whittier Process)\u2014A \u2018Preliminary Report, Journal-Lancet, 64:25 (jan.) 1944.22.Levinthal, D.H., Logan, C.E, Kohn, K.H.and ge Fishbein, W.L.: \u2018Practical Management of Arthritis- Medical and Orhopediss Indus.Med.13: 877 (a 1 1944.Vaporized Sterol (Ertron), Indus.Med.11:295 (juillet) ERTRONISEZ L'ARTHRITIQUE Ertroniser signifie: Employer l'ERTRON à doses suffisantes et pendant un temps assez long pour produire les résultats optima.Augmenter la dose graduellement jusqu'au niveau recommandé ou jusqu\u2019à la limite de tolérance.Maintenir cette dose jusqu'à obtention du maximum d'amélioration.Publicité exclusivement médicale L'Ertron est fabriqué par NUTRITION RESEARCH LABORATORIES, CHICAGO, E.U.A.et distribué au Canada par LAURENTIAN AGENCIES REG\u2019D., MONTREAL 1, P.Q. 16 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITÉE présente UN TRAITEMENT OPRTANIQUE (Hu lets \u201c Applications uniques d\u2019 onguent hydrophile d'un pH approprié aux sécrétions glandulaires de l'œil.a) OCULETS Thiazol (sulfathiazole 5%) Couleur rouge b) OCULETS Oxyde jaune de Mercure 1% Couleur / c) OCULETS Oxyde jaune de jaune Mercure 2% Les OCULETS sont préparés sous la \u20ac Application facile et sanitaire.surveillance et le contrôle de: Charles Laurin, B.A., BPh.- Léopold Vous n'avez qu'à \u201ccouper le bout effilé Bergeron, B.A.B.Ph., assistant-bac- de l'oculet avec un canif ou des ciseaux tériologiste.Pharmaciens, Chimistes, propres .Analystes-Biochimistes.Diplômés de Les OCULETS vous parviennent sous con- l\u2019Université de Montréal.ditionnement de 12 - 100.ECHANTILLONS Sur demande, à Messieurs les Médecins seulement.(S.V.P.spécifier la formule désirée.) ae N.B.\u2014 Aussi tubes (en gélatine) «à onguent ophtalmique Thiazol [ASGRAIN 8 [H ARBONNEAU (sulfathiazole 59) 1; oz.avec capsules de plastique (en boite de 12 tubes).Spécialité du Laboratoire. > 4 LES JOHN HUNTER (1728-1793) Frère de William, qui s'est également distingué dans la chirurgie et surtout connu par son Anatomia uteri gravidi, John aida son aîné dans ses recherches anatomiques et fit lui-même d'importantes découvertes, particulièrement sur les dents et sur le développement de la rage.Il servit comme chirurgien militaire, devint chirurgien de l'hôpital St- George à Londres, chirurgien du roi et chirurgien en chef de l\u2019armée.ll fut, comme son frère, membre de la Société royale.It a publié: Histoire naturelle des dents et de leurs maladies, 1771; Traité sur les plaies d'armes à feu, 1794.Il inventa, pour opérer la fistule lacrymale, un instrument qui a conservé son nom, et perfectionna le traitement des anévrismes.Ses Oeuvres complètes ont été traduites par Richelot, 1843.Il a puissamment contribué à élever la chirurgie de \u2018l\u2019art obscur du barbier'\u2019 au rang d\u2019une profession d'ordre intellectuel.Industrieux, habile et patient, il poursuivait ses études et ses expériences au sein des occupations les plus variées: expéditions scientifiques, service militaire, enseignement.Son apport à la pathologie et à la chirurgie systématique fut des plus considérables.Clardes E.Pnosst & Co.a rédigé ces brèves nolices hiogranhiques à l'intention de MM.les médecins canadiens de langue française.Pires DE LA MÉDECINE 18 | L'UNION MÉDICALE pu CANADA\u2014Burszix AMLFAN.Montréal, février 1945 ED PAR LES eT AT TL TT TE DE il ROUPE L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN.A.M.LAF, \u2014 Montréal, février 1945 OMAN Vitam Niacine (acide Pantothénate de Vitamine Bs (pyr Un concentré cont trouve d'ordin Charles &.frosst & Co.MONTRÉAL CANADA Ne doutant pas que vous trouverez utile un tonique riche en vitamines et sels minéraux, qui est en même temps un précieux complément du régime alimentaire, nous serons heureux de vous envoyer, tous les mois, à votre usage personnel, une boîte de capsules de \u201cTUTAMATE\u201d.Nous expédions régulièrement du Tutamate à des centaines de médecins, officiers en activité de service outre-mer et au Canada. des douleurs cardiaques, angine de poitrine, sclérose et thrombose des coronaires, effets retardés de l'aortite et crises d'asthme aiguës.Traitement L'administration de Théolamine a pour résultat de dilater les artères coronaires, ce qui augmente le cours du sang à travers le muscle cardiaque.D'où soulagement de l'anémie cardiaque et extension des limites de l'effort sans douleur.La Théolamine est rapidement absorbée et ses effets persistent pendant plusieurs heures.La Théolamine, outre qu'elle dilate les vaisseaux coronaires, est aussi un puissant diurétique.Additionnée de digitale, elle économise l'effort musculaire du coeur, améliore la circulation dans les coronaires, et facilite la sécrétion urinaire.Cette combinaison de Théolamine et de petites quantités de digitale est apparemment plus efficace que l'une ou l'autre de ces substances administrée seule.L\u2019addition d\u2019une faible dose de phénobarbital est particulièrement utile; elle procure calme et détente au malade anxieux et agité.La Théolamine associée au Noctinal est particulièrement utile dans les cas où l'hypersédation présenterait quelque risque.L'enrobage | entérique prévient toute irritation gastrique.| Charles &.fhrosst & Co.MONTRÉAL CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 21 | LA VITAMINE D DEVRAIT-ELLE ETRE | ADMINISTREE SEULEMENT AUX NOURRISSONS?LA VITAMINE D a donné de si bons résultats dans la prévention du rachitisme chez le nourrisson, qu\u2019on a peu insisté sur la nécessité de continuer son administration après l\u2019âge de deux ans.| Cependant, une étude histologique approfondie a démontré l\u2019existence du rachitisme à un taux exceptionnellement élevé chez les enfants de 2 à 14 ans.Follis, Jackson, Eliot et Park * rapportent que l\u2019autopsie pratiquée chez un groupe de 230 enfants de cet âge a révélé que la fréquence totale du rachitisme était de 46.5%.Des transformations rachitiques furent observées même jusqu\u2019à l\u2019âge de 14 ans, et l\u2019incidence fut plus élevée chez les enfants mourant d\u2019une affection aiguë que chez ceux mourant d\u2019une maladie chronique.Les auteurs concluent: « Nous doutons que le rachitisme bénin, tel que nous le rencontrons chez plusieurs de :nos enfants, puisse nuire à une bonne santé et au développement normal, mais nos recherches entières démontrent bien la raison de prolonger l\u2019administration de la vitamine D jusqu\u2019à la limite d\u2019âge que nous avons étudiée, 14 ans.Ces recherches indiquent surtout la nécessité de surveiller le rachitisme et de prendre les moyens nécessaires pour protéger les enfants malades contre cette affection.» * R.H.Follis, D.Jackson, M.M.Eliot et A.Park: Prevalence of Rickets in children between two and fourteen years of age.Am.|.Dis.Child.66: 1-11, July 1943.L\u2019'OLEUM PERCOMORPHUM DE MEAD, associé à d\u2019autres huiles de foie de poisson et Viostérol, offre une source efficace de vitamines A et D, que les enfants plus âgés accueillent favorablement parce qu\u2019on peut l\u2019administrer en petites doses ou sous forme de capsules.Cette administration facile favorise son usage tout le long de l\u2019année, y compris les périodes de maladie.L\u2019OLEUM PERCOMORPHUM DE MEAD fournit 60,000 unités de vitamine A et 8,500 unités de vitamine D par gramme.Présenté en flacons de 10 et de 50 cc., et en bouteilles de 50 et de 250 capsules.Présenté selon l\u2019éthique.MEAD JOHNSON & COMPANY, Belleville, Ontarie. 22 T\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 L'ANTIPHLOGISTINE ENTRETIENT \u201cLA CHALEUR HUMIDE\u201d L'ANTIPHLOGISTINE, modérément chauffée et appliquée directement sur la région affectée, entretient la chaleur humide durant plusieurs heures et contribue au soulagement de la douleur, de l'enflure et des spasmes musculaires causés par les entorses, les foulures et les contusions.Dans le traitement symptomatique du rhume d'estomac et de la bronchite, la chaleur de l'ANTIPHLOGISTINE est employée avantageusement pour soulager la toux, la douleur musculaire et la sensation de constriction thoracique.L'ANTIPHLOGISTINE peut être utilisée associée à la chimio- : Pi thérapie.THE Types Fabriquée par â on (0 CE DENVER CHEMICAL MAN CPACTURING MONTRÉAL, CANADA {Incorporée en 1893) Littérature sur demande THE DENVER CHEMICAL MFG.COMPANY- 153 ouest, rue Lagauchetière, Montréal BUE NOS-AIRES pian IO DE JANEIRO PARE ap à Aan mruseLLEs CR 7 [Décongestion apaisante .uniforme Les applications de la solution de Néo-Synéphrine Ophtalmique à 14% produisent une décon- J gestion apaisante, durable.Les malades souffrant de sensations de brûlure, de démangeaison et de douleur cuisante résultant d\u2019irritations secondaires, éprouvent un soulagement rapide et prolongé après l\u2019administration de cette solution.Cette préparation se montre particulièrement efficace dans la conjonctivité de nature allergique.Employé dans un nouveau véhicule * aqueux à faible tension superficielle, ce collyre décongestif efficace est presque isotonique avec les larmes, et ne provoque aucune dilatation appréciable de la pupille ou | une vaso-dilatation compensatrice.* Il contient de l\u2019Aerosol OT 100 (dioctyl ester de sulfosuccinate de sodium) 0.001 %.Neo-Synephrine HYDROCHLORIDE Ophthalmic LAEVO + ct © HYDROKY + B * METHYLAMINO + 3e HYPROMY © ETHYLBENZENE HYDROCHLORIDE L TROIS SOLUTIONS AQUEUSES ne solution à 10% en flacons de 4 cc.pour une dilatation puissante et rapide.Une solution à 214 % en flacons de 15 cc.pour examen du fond de l\u2019æil et pour la réfraçtion.Une solution à 14% en flacons de 15 cc.pour une décongestion adoucissante.0 | erik CATNS Ho OF CANADA, LIMITED WINDSOR, ONTARIO YORK KANSAS CITY SAN FRANCISCO DETROJT, MICH.SYDNEY, AUSTRALIE AUCKLAND, N.-ZELANDMS L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 ANALGÉSIQUE ANTISPASMODIQUE », SÉDATIF > Pour adminisiralion orale et inhramuiculaire CoHs=,Cc C00CH; \u20ac haf CH, H.C CH, \\v hs EFFET analgésique semble se situer entre celui de la morphine et celui de la codéine; il persiste de trois à six heures.Chlorhydrate de 1-mé- thyle-4-phenylpiperidine- 4-carbonate d\u2019éthyle.Chlorhydrate de Demerol 2 Les indications du Demerol sont nombreuses en médecine, en chirurgie et en obstétrique.Avant de le prescrire, les médecins feraient bien de lire attentivement la brochure sur le chlorhydrate de Demerol (envoyée gratuitement sur demande).Les ordonnances médicales sont sujettes aux Lois Canadiennes sur les stupéfiants.Présentation: Pour usage oral, en comprimés de 50 mg.; pour injection, ampoules de 2 ce.(100 mg.).\u2018WINTHROP Marque de commerce enregistrée au Canada et aux Etats-Unis CHLORHYDRATE Marque du CHLORHYDRATE DE MEPERIDINE (Isonipécaine) WINTHROP CHEMICAL COMPANY, INC.Produits pharmaceutiques de qualité pour le médecin Succursale au service de Administration et laboratoires: MM.les médecins du Québec: 1019 ouest, rue Elliott Immeuble \u201cDominion Square\u201d Windsor, Ontario.Montréal. le : À no NA x py HR ) A pis F, ll , yi 1s.L] IND 4 77 OUVREZ LES ECLUSES // L'eau retenue en amont de la digue exerce-t-elle une pression dangereuse, c'est alors qu'il faut lâcher les écluses.Tôt ou tard, la stase circulatoire complique l'arythmie négligée.En ralentissant la fréquence des pulsations, la DIGIFOLINE élimine les contractions prématurées et inefficaces qui précèdent le remplissage des ventricules et, de ce fait, augmente considérablement le débit cardiaque: les écluses sont ouvertes! La D 1G IF O Lil N E * , par voie orale, intraveineuse, intramusculaire ou rectale, constitue le traitement de choix de I'hyposystolie, de la fibrillation auriculaire et des autres insuffisances du myocarde.Un comprimé ou un c.c.de DIGIFOLINE renferment 0.1 Gm.(1% grains) des principes actifs de la feuille de digitale, débarrassée des substances impropres à la médication toni-cardiaque.Le contrôle biologique est effectué selon la méthode de Focke.&\u2014 MONTREAL, CANADA Y Nom déposé.NOS RECHERCHES D'AUJOURD'HUI : LA MEDECINE DE DEMAIN 26 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 os cars sscaf Cc eC pre ol 7.0 dt agro?où a que ant - aun Th era?Tour e «À ae © de® gun Ÿ rer ent nivo \\e Te ao 1a À enc olle?gout OL por ad?) ore ez0t dicat jon ae B° ape ale gant Le Suc?puis gke ex \\e Son 19 ex ond Co orgue ct atio a en v E pe lost de ace Le e À eo gache à mo prone n oF 003° hot are 11 gto! gent Spore fu fos vo! Cnet aes or ncn sep \\e ons grôle Ant MO , À cet! 1e Me?S\\e aes p la?ep oct \\ ans sO io) 1.OIC as std Joist?est P © seh 10\u20ac 0% TOL de Wg B.A fn a\\y® xe a penzO Chotie® e195 iste, \u201cae Wo oy AL 1.097 ce nS: ypivers s le ou es u eille sent DIP vie?prem\u2019 mand aun © act alr seule ment TOL Ÿ 1 160 litt grat ecin® ENZO anti} i\u201d es our?a ss le médeci® 70 CA al NN 1 tés TOL 9Y° y nce e or¢ RN \\N RAE gros\u201d qui aie du gpec AN L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 27 Sur la plupart des problèmes de la santé L\u2019AVIS MÉDICAL est recherché et suivi, mais l\u2019alimentation d\u2019un homme \u2014 si irrationnelle soit-elle \u2014 est sacrée! Ainsi donc, de mauvaises habitudes ali- \u2018 mentaires peuvent être difficiles à corriger, lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019adultes.En outre, le choix ou la préparation d\u2019une alimentation appropriée demande de l\u2019habileté aussi bien que de la prudence !, puisque la valeur nutritive d\u2019une denrée naturelle ou non uniformisée dépend des conditions sous lesquelles elle est produite et préparée\u201c.I] en résulte que l'insuffisance alimentaire est très répandue 3.Il en résulte donc que les carences du complexe vitaminique B constituent le côté le lus sérieux du problème 4.Cependant, l\u2019administration d\u2019une préparation standardisée, comme L\u2019ELIXIR B-G-PHos\u2019, assure l\u2019apport suffisant des facteurs essentiels du complexe vitaminique B.L\u2019ELIXIR \u2018B-G-PHos\u2019 fournit les éléments essentiels du complexe vitaminique B \u2014 thiamine (vitamine By), riboflavine (vitamine B» ou G), niacinamide \u2014 associés avec des glycérophospha- tes de calcium, de manganèse, de sodium et de potassium.L\u2019ELIXIR \u2018B-G-PHos\u2019 sera favorablement accueilli parce qu\u2019il est exceptionnellement savoureux.Il stimule un appétit sain et aide à l\u2019assimilation en augmentant l\u2019absorption et l\u2019écoulement des sucs gastriques.Il est susceptible aussi d\u2019accélérer l\u2019action des ferments gastriques.L'ELIXIR \u2018B-G-PHos\u2019 est offert en flacons de 16 et de 80 onces.Sharp & Dohme (Canada) Ltd., Toronto5, Ont.1.Science, 97: 385, 1943.2.JAM.A, 119: 945, 120: 831, 1943; Digest of Treatment, 6: 835, 1943; New England J.Med., 228: 8, 1943.3.New England J.Med, 228: 118, 1943.4.South Mad.J.34: 89, 1941.oo BGPHOS \u201cUn arc-en-ciel à l'oeuvre Le spectrophotomètre est un appareil servant à mesurer la concentration chimique de certaines substances au moyen d\u2019ondes lumineuses.Sous l'activité du spectrophotomètre, un rayon de lumière blanche se décompose en toutes les couleurs du spectre.Le chimiste transforme en un composé coloré la préparation qui doit être analysée.Dans une solution de ce composé il projette une lumière de longueur d'onde bien définie.Une certaine quantité de cette lumière est absorbée par la solution qui transmet à la cellule photo-électrique la lumière non absorbée.L'intensité de la lumière non absorbée est mesurée par la cellule photo-électrique et enregistrée à l'aide d\u2019un galvanomètre.Il existe une relation bien définie entre la quantité de lumière absorbée par la solution et la concentration des substances chimiques dissoutes.Cette méthode peut être usitée pour le titrage de substances telles que les vitamines A.C.et l'acide nicotinique.Les analyses de ce genre, au sujet de toutes les matières premières et\u2014 avant qu\u2019elles ne soient mises sur le marché\u2014des spécialités.Horner, sont effectuées par nos chimistes spécialisés.Ces moyens de contrôle assurent au médecin un produit conforme à l'étiquette qui l'accompagne.ose sOuTION mors-éscmmaut unig Maltlevol caractérise la qualité des produits Horne Maltlevol est prescrit par des milliers de médecig du Dominion, car c'est le tonique vitaminé original q fournit: a) la valeur élevée des vitamines: A, By, B,, C, D et de l'acide nicotinique.b) les facteurs reconstituants essentiels: lécithine d'oeuf, extraits de levure, de malt; moëlle rouge.c) Maltlevol fournit aussi: fer, albuminate, extrait de foies frais.dans un vin médicinal de haute qualité comme véhicule.Maltlevol est recommandé dans le traitement de | débilité générale, de l'anorexie, de l'anémie suba guë, des douleurs et malaises.vagues, de l'amaigri sement.Les médecins prescrivent Maltlevol à raison d'un .\u2019 = .| cuillerée à table trois fois par jour.Maltlevol e présenté en flacons de 12 onces.Maltlevol est préparé dans les laboratoires de FRANK W.HORNER LIMITED L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 EPHEDRINE SOLUTION ISOTONIQUE (AQUEUSE) \u201cVAPOROLE\u2019 La solution Isotonique (aqueuse) d\u2019Ephédrine \u2018Vaporole\u2019 soulage efficacement la congestion nasale associée au rhume de cerveau, à la sinusite, à la rhinite et à la fièvre des foins.Elle détermine une prompte contraction de la muqueuse, de durée maximale, et son emploi ne provoque dans la suite ni congestion ni oedème nasaux.La préparation renferme de l\u2019éphédrine (équivalente à 1 p.c.de l\u2019alcaloide) dans un sérum de Locke modifié dont les propriétés physiques (pH, etc.) sont très semblables à celles de la sécrétion nasale normale, et qui, par conséquent, ne détermine aucune irritation de la muqueuse.Elle ne contient non plus ni antiseptiques ni drogues qui puissent diminuer l\u2019activité ciliaire ou causer de gêne et partant décourager le malade d\u2019en continuer les applications.Flacons de 1 once fluide (avec compte-gouttes) et 16 onces fluide BURROUGHS WELLCOME & CO.(The Wellcome Foundation Ltd.) MONTREAL MAISONS ASSOCIÉES - LONDRES - NEW YORK - SYDNEY CAPE TOWN - BOMBAY - SHANGHAI - BUENOS AIRES 29 30 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 ULMO-BAILLY SA BASE ACTIVE DE COMPOSITION ET D'ACTION DÉFINIES ET CONSTANTES Phospho-Gaïacolate de Codéïne ASSURE : PAR L'IMPRÉGNATION ANTISEPTIQUE de la muqueuse de l\u2019appareil pulmonaire : L\u2019ELIMINATION des éléments infectants, la SUPPRESSION progressive de latoux et de l\u2019expectoration.2° PAR SON PHOSPHORE ORGANIQUE directement assimilable : LERENFORCEMENT de la capacité de défense de l'organisme.LA STIMULATION | puissante du tonus eo) nerveux, de l'appétit Formale du PULNO-BARLY CNRS et des fonctions diges- Fuimonaria ext sec e srancnv0 00 6.005 v \\ \u2018 | 90 c.c.environ AFFECTIONS bus VOIES RESPIRATOIRES Rhumes, Catarrhes, Grippes, Bronchites, Asthme, Emphysème, Laryngites, Pharyngites.seas ert ras as sae t tives.| Acide Phesphorique- =.\" 171 0.988 Excip.diss.-.0.02.00000000 4.31 © e (Une culilerée à café).$ gr.SHE - BAILLY Toutes les affections des voies respiratoires, préventif et curatif des complications broncho-pulmo- naires de la grippe et des maladies infectieuses, toux.q Dépôt Général pour le Canada ; VINANT Limitée METTRE EE Po 1-20 EIRE Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 L'\u201cElastoplast\u201d et les ampoules au talon Les Pansements Elastoplast sont particulièrement utiles lorsqu'il faut les appliquer à des endroits difficiles.On peut les laisser en place pendant des périodes prolongées sans éprouver aucune gêne.9 Dépositaires: SMITH & NEPHEW LTD., 378 ouest, rue Saint-Paul, Montréal.Fabriqué en Angleterre par T.J.Smith & Nephew Ltd., Hull.31 32 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 ol IEE -~ : Jig dues | Ais ns iy \u201cREGULATEUR DE LA Sj CIRCULATION VEINEUSE \u201d ,Ç TROUBLES de la PUBERTÉ et de la MÉNNPAUSE YF i 2 à 6 comprimés par jour.des 3 LABORATOIRES MIDY - PARIS , Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 200, rue Vallée, MONTREAL , GENATROPINE Paralysant du vague POLONOVSKI et NITZBERG.Propriétés: Sédatif de l'hypersécrétion et de l'hypermotricité digestive.; Toxicité d'environ 200 fois plus faible que celle de l'Atropine.Indications: Hyperchlorhydrie, Spasmes digestifs, Vomissements, Aérophagie, Coliques, Diarrhées.| Posologie: La dose moyenne est de 4 à 6 granules par jour.Si l'on prescrit les gouttes, on en donnera 10 à 30, deux ou trois fois par jour, deux heures après les repas.Les injections sous-cutanées se donnent à raison d'une à trois ampoules par jour.Présentation: Granules au 4 mar.flacon de 60 granules.Gouttes, solution à 1.5 p.1000, flacon de 20 c.c.Ampoules dosées à 2 mar.boîte de 10 amp.de | c.c.Laboratoires AMIDO Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 P'OUR L'ALIMENTATION DES ENFANTS ET DES ADULTES MARQUE EXT DE FABRIQUE RICHE EN HYDRATES DE CARBONE DEXTRINIQUES æe \u2018Dexin\u2019, ayant une forte teneur en Hydrates de Carbone Dextriniques, est l\u2019une valeur toute spéciale pour l\u2019alimentation des enfants en bas âge et des onvalescents et pour les régimes pré- et postopératoires.En voici des raisons mportantes: ® Le \u2018Dexin\u2019 se compose en grande partie de dextrines (75%) infermentescibles par les bactéries intestinales ordinaires.Cette faible fermentescibilité permet une ingestion élevée d\u2019hydrates de carbone avec production minime de gaz intestinal.La petite proportion de maltose s\u2019assimile promptement avant que la fermentation puisse avoir lieu.® Le \u2018Dexin\u2019 est d\u2019une saveur exceptionnellement agréable et pas excessivement sucrée.Le \u2018Dexin\u2019 se dissout promptement, sans former des masses gluantes difficiles à délayer.© Il n'est pas allergène et ne contient pas d\u2019enzymes actives.FORMULE Dextrines.75% Cendre Minérale.0.25% Maltose.24% Humidité .0.759, Six cuillerées a soupe rases (1 once) fournissent 115 calories.Récipients de 12 onces et de 3 livres * COLGRE Vous ERE Bre Fring i ; bsudon Bag.and Min frag BURROUGHS WELLCOME & CO.(The Wellcome Foundation Ltd.) MONTREAL MAISONS ASSOCIEES: LONDRES - NEW YORK SYDNEY CAPE TOWN - BOMBAY - SHANGHAI - BUENOS AIRES 33 34 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 _-_ > => > : \u2014 - \u2014 - em La Source Naturelle B-PLEX Les connaissances sur la valeur du riz non décortiqué ont progressé rapidement depuis la premiere recherche d\u2019Eijkman.A la suite d\u2019années d\u2019expériences bien conduites, on a établi scientifiquement que l\u2019extrait de riz non décortiqué est une source naturelle très désirable de la vitamine B complexe.Le bel équilibre nutritif et la perfection de B-Plex ont été déterminés par les expériences longues et laborieuses, conduites en comparaison avec plusieurs préparations de vitamines B complexe venant d\u2019autres sources .Pour fins de renseignements, les résultats convaincants de ce travail ardu sont enregistrés sur des graphiques.JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 35 Extrait de riz non décortiqué \u2014 une des sources naturelles les plus riches du B-Complexe \u2014 Equilibré biologiquement avec l\u2019addition de facteurs B.TRÈS AGRÉABLE AU GOÛT - ÉCONOMIQUE - VALEUR ÉQUILIBRÉE JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED NUTRITIONAL DIVISION WALKERVILLE ONTARIO 36 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 pamonsinod] I see ; bon Wes ter lo Tp oth rapié .oa\u2019 en Qestrog® L Qual qualité ç entr et \\ emple! d fat re un © pre ng ure est rogene ' nécessaire ntifique «mon | n'est plv nat ures onnées estrog® \\e co gr.Grôce \u201c fabri cat 10 P élangê à tion nell sthodes ecin u utique C, est fourniss cacit herap® R&C gyne effi Oestro gène ' poratoirs econo™ que es Horme s nos propres des rates t onstant ent re © e mod ifi- VV activt nt rage 9 os piolog!d4 ev ent sours P al ntenu 5 sur à fi preve™ s sont P Les 0° stroS9 pluhme e lot o thoae u froth gical éde- ar \\e 1ytique \u2014\\e métho que \\ gechnt re + pen ation e ssibl \\aborate\" {ov e ariatio® ly de novVe e rotectio usculairé suite a .ne trip nit nt at ve niect alade © ses u.\\ ct petla ution uv \\ siev et de ?' RESE etf es cont rim de \u2014amp oule y.par 1,000 et 25: NES.fal cTRAGE RSS a.CN £ QRMONES REED ARNRICK Ce pe - hg RE SGN Ceci devrait étre un Canon en Italie.@ La quantité d\u2019armements qui aurait pu être fabriquee n\u2019eut été la perte de temps occasionnée par le rhume banal est renversante.On estime que le rhume est responsable de la perte de plus de 5 millions de Journées de travail par année .qu\u2019il fait perdre autant de temps dans l\u2019industrie que toutes les autres maladies réunies.Bien qu\u2019on n\u2019ait encore trouvé aucun remède spécifique contre le rhume, le Sulfédex fournit au médecin un moyen de procurer un soulagement symptomatique efficace, et de plus une action anfi- bactérienne contre les organismes envahisseurs secondaires, que certains considèrent être la cause principale des manifestations les plus fortes du rhumec.Le Sulfédex est une solution stabilisée de sulfathiazole sodique à 2.5 pour cent et de chlorhydrate de dl- désoxyéphédrine a 0.125 pour cent.Le sulfathiazole sodique exalte l\u2019action vasoconstrictive de la désoxyé- phédrine, ce qui permet l\u2019emploi de solutions beaucoup plus faibles et diminue le risque des réactions secondaires qui se produisent parfois lorsqu\u2019on use trop largement de drogues dans le genre de l\u2019éphédrine.Le Sulfédex est indiqué pour le traitement des infections du nez et des sinus produites par les staphylocoques, les pneumocoques et les streptocoques hémolytiques.A cause de la contraction marquée de la muqueuse qu\u2019il produit, le Sulfédex peut également servir d\u2019adjuvant dans le traitement de la sinusite chronique.Le Sulfédex peut être vaporisé ou instillé dans le nez, ou être imbibé dans un tampon qu\u2019on introduit ensuite dans le nez.Ce traitement produit une contraction très efficace de la muqueuse tuméfiée, et le sulfathiazole peut exercer son action localement, contribuant ainsi à vaincre l\u2019infection bactérienne.Sulfédex se vend en flacons de 1 et 16 onces fluides.ABBOTT ULFEDEX (Solution Stabilisée de Sulfathiazole-Désoxyéphédrine, Abbott) LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE 20 CHEMIN BATES, MONTRÉAL, 8 Le Stratège du Cabaret du Coin I.SAIT comment gagner la Guerre \u2014 facilement \u2014 en trois mois; pourtant il ne peut même pas commander un repas bien équilibré! Et il est loin d'être le seul de son espèce.Une multitude de gens de toutes les classes de la société sont constamment menacés d'insuffisance vitaminique tout simplement parce qu\u2019ils n\u2019ont pas les connaissances requises \u2014 ou le souci \u2014 de s'assurer qu\u2019ils ont une alimentation complète.L'ignorance sur la nutrition, la négligence, les préférences et les aversions irrationnelles pour certains mets, les régimes amaigrissants peu judicieux, et les théories fantaisistes sur l'alimentation ne conduisent peut-être que rarement aux avitaminoses classiques; mais ces facteurs, et d\u2019autres du même genre, sont souvent la cause d\u2019hypovitaminoses partielles.De fait, un grand nombre de relevés ont démontré qu\u2019elles sont beaucoup plus fréquentes qu'on ne s\u2019en rend généralement compte.Dans de tels cas, beaucoup de médecins ont l'habitude, en plus de corriger le régime alimentaire, de prescrire comme appoint une bonne préparation vitaminique.Et de plus en plus ils choisissent les Capsules de Dayamine, qui sont destinées à fournir les besoins journaliers moyens.Chaque Capsule de Dayamine fournit huit vitamines importantes dans les Vitamine A, 5,000 Unités inter nationales; Vitamine D, 800 unités | proportions suivantes internationales; Chlorhydrate def Thiamine, 3 mg.; Riboflavine 3 mg.; Nicotinamide, 20 mg.Chlorhydrate de Pyridoxine, 1 mg.; Acide Pantothénique, 3 mg.Acide Ascorbique, 75 mg.Dans les Capsules de Daya mine, chacune des vitamines est soigneusement titrée.Elles se vendent en boîtes de 30 et e flacons de 100 dans toutes les bonnes pharmacies.Dayamin BOTT (MULTI-VITAMINES ABBOTT LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE .20 CHEMIN BATES, MONTREAL, 8 BULLETIN 6-6 ++ L\u2019 INSTITUT PASTEUR DE PARIS, DURANT L\u2019OCCUPATION ALLEMANDE Les savants de Paris plus rusés que les Nazis Je m\u2019empresse de porter à la connaissance de nos lecteurs un rapport qui concerne l\u2019Institut Pasteur de Paris.Toutes sortes de rumeurs ont circulé à son sujet, et les ennemis de la France n\u2019ont pas hésité à laisser un doute planer sur l'œuvre poursuivie par cette institution universellement connue et respectée.Nous avons raison de croire que le renseignement, soit-disant officiel, que nous possédons, est véridique.Il montre, comme nous nous y attendions d\u2019ailleurs, que cet Institut a poursuivi clandestinement son œuvre malgré l'occupation et la haine du Boche.Voici quel est le renseignement que nous possédons.Ce magnifique résultat a reçu sa récompense, comme je le disais dernièrement, de la part de l\u2019Académie française de Paris en élisant son directeur, le docteur Vallery-Radot, comme l\u2019un de ses membres.Nous sommes donc très fiers de proclamer ce magnifique patriotisme silencieux, mais actif et fécond, s'ingéniant à sauver des millions de vies, tandis que l'ennemi les sacrifiait selon son caprice, inhumain et stérile! Cette organisation, en dépit de difficultés presque insurmontables dues à quatre années d'occupation ennemie, peut, aujourd'hui, proclamer avec une légitime fierté: « Nous ne manquons de rien.» C\u2019est l\u2019Institut Pasteur, de réputation mondiale.Le récit de ses luttes contre les restrictions et les privations, auxquelles s\u2019'ajoutait la nécessité de poursuivre son travail en secret au mépris des ordres nazis, constitue une véritable épopée.Depuis des mois avant le jour fixé pour l'invasion, nous confia le directeur, monsieur Trefouel, l\u2019Institut, de sa propre initiative et sans aucun secours ni appui officiels, décida de cacher des réserves de vaccins et de sérums en prévision d\u2019épidémies que la guerre entraîne presque automatiquement dans son sillage.Il fallait que ce 130 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 travail fût accompli clandestinement.Les précieuses fioles furent placées dans des caches spéciales réparties dans tout le pays mais surtout le long des côtes.Pendant quatre longues années, l\u2019Institut réussit à poursuivre son activité en dépit du refus systématique que les Allemands opposèrent à toutes ses requêtes et malgré l\u2019impossibilité d\u2019obtenir des autorités françaises aucune quantité supplémentaire de produits essentiels à la fabrication ; bien plus, il réussit même à dépasser sa production d'avant-guerre.La préparation de fioles de 10 ce.pour de très nombreuses vaccinations contre la diphtérie et les inoculations contre le tétanos passa de 12,600 en 1933 à 1,359,000 en 1942.La production de I'antitoxine contre la diphtérie s\u2019éleva de 4,180 pintes en 1932 à 28,000 en 1944.Pareille augmentation, soit dit en passant, fut obtenue pour presque tous les autres sérums et vaccins.Ce seul résultat, déclarait le directeur, est presque miraculeux.Cette détermination de l\u2019Institut Pasteur d\u2019accroître sa production du temps de paix était motivée par des besoins chaque jour plus considérables.À mesure que la guerre se prolongeait, le nombre des malades grandissait constamment surtout à cause de la sous-alimentation.Les vaccinations obligatoires et parfois des paniques qu' amenèrent les gens à aceumuler certains médicaments achevèrent d\u2019aggraver la situation.Aussi y avait-il certaines périodes où il devenait fort difficile de faire face aux besoins du public.Quand les Allemands décidèrent de se charger eux-Mmêmes de la production du vaccin contre le typhus, en 1942, l\u2019Institut installa secrètement un laboratoire au cœur même de la France à la Roche- Beaulieu, près de Périgneux, sur une propriété appartenant au parti socialiste.Quand les communications furent interrompues du fait principalement des bombardements par les alliés, les antitoxines contre la diphtérie furent préparées 4 Marseille et & Bordeaux aussi bien qu\u2019a Paris.D\u2019autre part, la nécessité de se procurer des animaux présentait un grave problème.On sait que les chevaux fournissent des quantités importantes de sérums.Quand les chevaux devinrent rares et difficiles à trouver, il fallut les acheter sur le marché noir au prix de 40,000 francs par tête ($800).Avant la guerre c\u2019est l\u2019armée qui en fournissait la plus grande partie: un cheval coûtait alors 600 francs ($12).En temps normal un cheval pouvait fournir une moyenne de six à sept pintes de sang tous les dix jours.Pendant l\u2019occupation, afin de BULLETIN les garder en bon état, 1l fallait leur donner double ration de foin et d\u2019avoine et pour cela encore on devait recourir au marché noir.Il fallait bien ruser avec les Allemands et trafiquer sur le marché noir pour pouvoir se procurer et conserver poulets, lapins, porcs, moutons, oiseaux, bœufs, serpents, souris et cobayes nécessaires à la production des 14 sérums et de leurs 35 variétés ainsi que des sept vaccins simples, doubles et triples préparés par l'Institut Pasteur.On ne réclama aucun subside et le prix des sérums ne fut jamais augmenté.Pour pouvoir maintenir sa production, l\u2019Institut employait chaque mois 8,000 souris et autant de cobayes plus 1,000 lapins.Les écuries devaient abriter au moins 800 chevaux.Au cas où l\u2019approvisionnement en eau viendrait à manquer, l\u2019on remit en état un vieux puits abandonné dans la cour.On répara la vieille machinerie destinée à produire de l\u2019électricité pour les jours où le courant serait momentanément ou même définitivement supprimé.Il est donc bien naturel qu'aujourd'hui l\u2019Institut Pasteur jouisse d'une haute estime auprès de tous les Français.I! a tenu bon pendant toute la durée de cette période si difficile et a sauvé des milliers de vies grâce au magnifique dévouement et au patriotisme de chacun de ses membres, même du plus humble de ses assistants.Si Pasteur renaissait de ses cendres 1l serait fier de proclamer de nouveau à la face du monde quel est le véritable esprit de la « Science », à laquelle il avait consacré sa vie.Il répéterait ses paroles prononcées à l\u2019inauguration de l\u2019Institut Pasteur en 1890: «.deux lois contraires semblent, aujourd\u2019hui, en lutte: une loi de sang et de mort, qui, en imaginant chaque jour de nouveaux moyens de combat, oblige les peuples à être toujours prêts pour le champ de bataille; et une loi de paix, de travail, de salut qui ne songe qu\u2019à délivrer l\u2019homme des fléaux qui l\u2019assiègent.L\u2019une ne cherche que les conquêtes violentes; l\u2019autre, que le soulagement de l'humanité.Celle-ci met une vie au- dessus de toutes les victoires; celle-là sacrifierait des centaines de mille existences à l\u2019ambition d\u2019un seul.» \u2014 Ce parallèle n\u2019est-il pas d\u2019une douloureuse actualité! Albert LESAGE.131 ASPECT ENDOCRINIEN DU MÉTABOLISME DU CALCIUM! Par Eugène ROBILLARD, i Directeur du laboratoire de Physiologie, ; Université de Montréal.Comme le squelette renferme 99% de tout le calcium de l'organisme, on serait tenté de considérer le métabolisme de cet élément comme une affaire strictement osseuse.Mais le calcium se retrouve dans toutes les cellules et tous les liquides de l'économie et y remplit des fonctions très diverses d\u2019une importance pratique variable.Ainsi son rôle dans la catalyse de la formation de la thrombine, son action sur la contractilité et la rythmicité cardiaques, l'équilibre des membranes dont il est un facteur essentiel, ne retiendront que passagèrement notre attention.En effet, la catalyse de la formation de la thrombine par le calcium, théoriquement si importante pour la coagulation, ne possède aucun intérêt pratique puisque selon Crane et Sanford (1) il faut, pour observer un allongement notable du temps de coagulation, atteindre un taux de calcium plasmatique aussi bas que 2.5 mg.%, qui en pratique ne se rencontre pas.Quant à l\u2019action du calcium sur la contractilité et la rythmicité cardiaques, démontrée classiquement par la perfusion du cœur de grenouille, elle ne déborde pas les cadres de la science pure, si on excepte quelques observations telles que celles de Zunz et Labarre, Hoff et ses collaborateurs (2) qui signalent les dangers de l\u2019arythmie cardiaque dans l'association digitale-cal- cium.Enfin, pour ce qui concerne l\u2019équilibre des membranes et la perméabilité cellulaire, ce n\u2019est qu\u2019accessoirement que le clinicien ait à en examiner les mécanismes profonds où l\u2019action du calcium s'exerce, bien que le calcium diffusible diminue dans les états allergiques et que son administration en allège les manifestations.Restent, parmi les fonctions essentielles attribuées au calcium, l\u2019excitabilité neuro-musculaire et la transmission synaptique que le calcium assure et contribue à régulariser.En définitive, et du moins en première 1.Conférence donnée à la Société Canadienne d\u2019Endocrinologie, le 15 novembre 1944.approximation, l'intérêt se centre sur deux fonctions du calcium, sur son rôle dans 14 constitution osseuse et sur son action dans l'excitabilité neuro-musculaire.Schématiquet ment, les troubles de l\u2019excitabilité neurof musculaire accompagnent l\u2019hypocalcémie l'exemple endocrinien typique est celui dé l'hypoparathyroïdie, tandis que les troubles dq la calcification sont plutôt le fait de l\u2019hyperf calcémie et sont illustrés par le tableau endof crinien de l\u2019hyperparathyroïdie.On estime le calcium sanguin par le dosagq dans le sérum.Il est admis que les globules rouges ne contiennent que des traces de cal cium et que la fibrine au cours de la coagulat tion n\u2019en entraîne pas de quantités significa} tives.Normalement, le sérum contient de 9 à 11 mg.de calcium par 100 cc.De cette quantité les expériences de dialyse et d\u2019ultrafiltration ont montré que seulement 5 à 6 milligrammeg pour cent sont diffusibles.On distingue dond deux fractions du calcium sérique, une non diffusible 4 à 5 milligrammes, l\u2019autre diffusiblet 5 à 6 milligrammes.De cette dernière fractio diffusible, une partie, la plus grande, 4.75 à 6 mg,, est ionisée (elle gagne la cathode dang l\u2019électrodialyse), tandis qu\u2019une faible partie} 0.25 milligramme, n\u2019est pas ionisée (elle n\u2019est pas transportée par le courant électrique).Le tableau suivant résume ces données: Calcium dans le sérum Milligrammes %of Ca total .9 all Ca non diffusible .4 à 5 \u2018Ca diffusible .5 a6 ionisé 4°75à 6 non ionisé .0.25 Albright (3) et ses collaborateurs ont attiré l'attention sur le fait que dans les états para4 thyroïdiens, le calcium sérique total présente une relation inverse avec le phosphore inor4 ganique.On peut citer pour exemple l\u2019hypo-} parathyroïdie qui s'accompagne d\u2019hypocalcé-f mie et d'hyperphosphatémie, tandis que l'y ROBILLARD: ASPECT ENDOCRINIEN DU MÉTABOLISME DU CALCIUM ÿerparathyroïdie s'accompagne d\u2019hypercalcé- lie et d\u2019hypophosphatémie.Ce rapport ne se érifie pas toujours cependant; notamment, à | suite d'injection intraveineuse de calcium, : phosphore inorganique ne subit que de getites variations et pas toujours dans le sens ditendu.Il faudrait se garder d\u2019en faire une loi \u2018op générale (4).= Dans ce calcium total, nous devons considé- fr trois parties.La premiére, le calcium non diffusible, est lide aux protéines; sa concentra- on est déterminée par la teneur des protéines u sérum.La seconde, le calcium ionisé, est us l'influence de plusieurs facteurs dont il est ÿncore difficile d'évaluer la part respective.\u20ac qui rend le problème ardu; c\u2019est qu\u2019on ne ossède pas de moyen simple de mesurer direc: \u2018ment les ions Ca.La méthode de McLean et flastings (5), qui s\u2019adresse 4 I'action des ions flcium sur la contraction du cceur de gre- fouille perfusé, est trop laborieuse pour l\u2019ap- Hlication clinique.Mais elle a permis de ipporter la teneur des ions calcium, au cal- dum total, aux protéines totales et à la cons- mte de dissociation du protéinate de calcium ÿp)- En pratique clinique, on peut s'arrêter au flcium diffusible qui est constitué en grande fartie de calcium ionisé.Nous savons que le fcium diffusible est en rapport avec la con- Entration des protéines.En soustrayant du filcium total le calcium lié aux protéines, nous {ouvons connaître le calcium diffusible.Comte la relation entre le calcium diffusible et les frotéines n\u2019est pas simple, on a recours à une paque, à une courbe, proposée par McLean - Hastings, qui tient compte des facteurs in- \u2018ressés.Evidemment, dans ce calcium diffusé : Joint une faible portion de calcium non nisé, portion jugée jusqu\u2019à maintenant in- ; iffisante pour arrêter l\u2019attention (7).On ad- J'et que seul le calcium ionisé exerce un rôle ir l\u2019excitabilité neuro-musculaire.Cette vue J{ supportée par le fait clinique qu\u2019une di- Jinution du calcium diffusible atteignant 5 mg.% est associée à la tétanie: elle est aussi mhrmée par de nombreux faits expérimen- ux.Comme conclusion pratique, du point de \u2014 Ea acl Fad a Si 133 vue du laboratoire clinique, on tirera toujours des renseignements plus complets et plus faciles a interpréter si on fait en méme temps la détermination du calcium total et celle des protéines totales qui permettront de fixer le taux du calcium diffusible.En réalité, le calcium total seul, sans dosage de protéines, perd la plus grande partie de sa valeur.Le calcium sérique ne dépasse pas normalement les limites de 9 a 11 milligrammes pour 100 cc.Seules de légères variations physiologiques ont été rapportées parmi lesquelles la diminution observée au cours des derniers mois de la grossesse est la plus importante (Mazzocci et Moron; Bogert et Plass; Wid- dows; De Wesselow; Krebs et Briggs; Kehner) (8).Cette diminution correspond sans doute à un apport fœtal considérable, surtout à partir du 5e mois.Aussi, les besoins du calcium alimentaire de la femme enceinte seront-ils augmentés par rapport à ceux de l'adulte.Selon Sherman (9), un apport alimentaire de 0.65 gr.de calcium par jour pour un adulte de 70 kgs constitue une ration d'entretien suffisante, tandis que la femme enceinte et l\u2019enfant en état de croissance doivent parfois en ingérer jusqu\u2019à deux grammes.L'absorption du calcium dans le petit intestin ne porte que sur environ la mo!tié du calcium alimentaire.Elle est d\u2019ailleurs variable suivant les aliments, le lait étant considéré comme le meilleur.Elle est favorisée par les influences qui tendent à maintenir le calcium soluble dans l'intestin et surtout par la vitamine DL'excrétion du calcium se fait par le rein et le gros intestin.Cette dernière route est la moins intéressante.D'abord, le calcium fécal représente la somme du calcium alimentaire non absorbé et du calcium excrété et pour départir la valeur de chacun il faut établir le bilan calcique, ce qui entraîne un travail assez considérable.Il faut néanmoins l\u2019établir pour connaître si la balance entre les ingesta et les excreta est positive ou non.De plus, l\u2019excrétion fécale de calcium dépend plutôt de la pre ay ~ Wag wy pL ae ER 134 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.L.F.AN.\u2014 Montréal, février 1945 composition du contenu intestinal que de la teneur du sang en calcium et en phosphate (10).L'excrétion rénale du calcium est plus en rapport avec la composition du sang.C\u2019est une substance à seuil qui est excrétée dans l\u2019urine quand elle détient dans le sang un niveau supérieur à 7 mg.On trouve normalement une excrétion de 0.1 à 0.7 gr.de calcium par 24 heures.L\u2019acidose augmente nettement l\u2019excrétion urinaire.Le calcium passe encore au niveau du placenta et dans la sécrétion lactée.La mise en réserve du calcium dans les os peut faire partie du métabolisme du calcium comme elle constitue sa fonction la plus fréquente.La calcification des os n\u2019intéresse pas seulement l'organisme en croissance, mais aussi le système osseux de l'adulte puisque les os sont continuellement remodelés, résorbés et reconstruits.Il existe donc un «turnover » calcique au niveau des os.La fixation du calcium sur les os et son enlèvement résultent d'un mécanisme complexe où se rencontrent l'influence de l\u2019équilibre en ions calcium et phosphate du sang et l\u2019action des phosphatases.C\u2019est en 1922 que Howland et Kramer (11) montraient la fixation du calcium et du phosphore inorganique du sérum.Dans le rachitisme, le produit du calcium sérique par les phosphates (exprimés en milligrammes) est de 35 ou moins, tandis que pour les enfants normaux il se place entre 50 et 60.Cette relation exprimée par Howland et Kramer reste commode, bien qu\u2019on sache maintenant que c'est le produit des concentrations ioniques qui importe.La précipitation du phosphate de calcium de sa solution est en effet, à un pH donné, déterminée par le produit des concentrations des ions PO*- et Cat+, soit: (PO*===) X (Catt).L\u2019acidité du milieu contribue a tenir une plus grande quantité de ces ions en solution.Dans le sang, une certaine quantité de calcium est liée aux protéines et n\u2019est ionisée que très faiblement.Par rapport au sang, le liquide interstitiel au niveau des os a une concentration ionique plus grande parce que sa teneur en protéines est moindre; il y aura donc tendance à la préci- em pitation.D\u2019autre part, à ce niveau, le métabdl lisme cellulaire étant peu actif, la teneur el CO?est basse; la réaction tend vers l\u2019alcalose ce qui constitue un autre facteur qui favorise la précipitation.Les sels osseux apparaissent donc ainsi com} me le résultat de la précipitation de phosphatd de calcium arrivé au stade de saturation.Eif fait, le phénomène est plus complexe.Le pre mier sel formé subit une série de transforma tions d\u2019où résulte le sel osseux final (apathite assez éloigné du phosphate de calcium.L'action des phosphatases réclamée par Ro binson (12) vient s\u2019ajouter aux influence précédentes.La phosphatase est une diastasd sécrétée par les ostéoblastes et trouvée e : grande concentration au niveau des zones dé calcification.Son action consiste en la catalysd de I'hydrolyse des esters phosphoriques; ell libére les ions phosphates de ses combinaisons organiques (hexose monophosphorique, sl céro-phosphate, phospho-protéines, etc.).Ainsi des phosphates organiques deviennent inorga| niques et augmentent localement la conce | tration des ions phosphates et partant le prof duit (PO*-) X (Catt) qui détermine I4 précipitation du phosphate de calcium.Sans faire directement partie de son méca nisme immédiat, des facteurs alimentaires \u20ac endocriniens modifient la calcification.Le conditions alimentaires résident dans un ap port adéquat de Ca, de phosphore et de vitamine D.La vitamine D régit l\u2019absorptiog intestinale de Ca et de P.En outre, elle sembl agir directement sur les cellules osseuses dand la calcification, comme le montrent Venar e Todd (13).Ces auteurs ajoutèrent du viostére à des fragments d'os maintenus en survie if vitro; la calcification en fut augmentée.Rest l\u2019action des glandes endocrines dont il fa maintenant examiner l'influence générale.À premier plan se placent les parathyroïdes.L'action des parathyroïdes est illustrée e périmentalement par l\u2019ablation des glandes par l'administration d'extraits.Des troubl métaboliques inverses résultent de la par thyroïdectomie ou de l\u2019injection d'extraits à Bi sarathyroïde à des individus normaux.Con- Mécutivement à la parathyroïdectomie, on note | de l\u2019hypophosphaturie, de l\u2019hyperphosphatémie, de l\u2019hypocalcémie, de l\u2019hypocalciurie.Inversement, à la suite d\u2019injections d'extraits jparathyroïdiens, on observe de l\u2019hyperphosphaturie, de l\u2019hypophosphatémie, de l\u2019hypercalcémie, de l\u2019hypercalciurie.Comme on a des variations du P et du Ca et que les premières semblent précéder les secondes, on peut se demander si l'hormone n\u2019agit pas sur le phosphore en premier et si les variations du calcium ne dépendent pas de ces modifications primordiales du métabolisme fphosphorique.Il Une autre hypothèse fait agir l\u2019hor- Imone sur le calcium osseux qu\u2019elle mobiliserait.D\u2019après F.Albright (14), cette dernière hypothèse pourrait expliquer l'hypercalcémie, l\u2019hypercalciurie et aussi l\u2019'hypophos- Iphatémie de l\u2019hyperparathyroïdie expérimentale, mais ne rendrait pas compte de l'hyper- jphosphaturie.On se souvient en effet que l\u2019hypercalcémie provoque l'hypophosphaté- mie.Mais cette hypophosphatémie ne peut pas amener l\u2019hyperphosphaturie.Or, l'hormone parathyroïdienne augmente l'élimination rénale de phosphore.Selon Albright, c\u2019est I'hy- perphosphaturie qui crée 'hypophosphatémie, celle-ci à son tour provoque l\u2019hypercalcémie et l\u2019hypercalciurie.Collip (15), qui adhérait à la mobilisation du calcium osseux comme processus primitif, s\u2019est rallié au camp d\u2019Albright en expliquant que personne n\u2019a pu provoquer l\u2019hypercalcémie après néphrectomie, c\u2019est-a- dire lorsqu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019abord d\u2019hyperphos- phaturie ni d\u2019hypophosphatémie.Il ne faut cependant pas conclure trop tot.En effet, Al- bright (16) lui-même décrit un état d\u2019hyperhy- perparathyroïdie ou d'intoxication parathyroï- dienne provoqué chez le chien par une administration très généreuse d'extrait parathy- roïdien et rencontré occasionnellement en ROBILLARD: ASPECT ENDOCRINIEN DU MÉTABOLISME DU CALCIUM 135 clinique, où le rein n\u2019excrète pas de phosphate et où à la fois on note de l\u2019hypercalcémie et de l\u2019hyperphosphatémie.Il doit y avoir ici une mobilisation osseuse primitive.De toutes fa- cons, ce n'est pas l\u2019hypophosphatémie qui amène l\u2019hypercalcémie.Que l\u2019action de l'hormone parathyroïdienne mobilise directement ou non le calcium osseux, le résultat final reste le même, il y a décalcification dans l\u2019hyperparathyroïdie.Cela ne modifie pas non plus les rapports du calcium à la parathyroïde.Une baisse du calcium sanguin excite la sécrétion parathyroïdienne.De même, l\u2019hypertrophie secondaire des para- thyroïdes, consécutive au rachitisme ou à une maladie rénale chronique, est plutôt attribuée aux modifications du calcium qu\u2019à celles des phosphates.Les symptômes cliniques de l\u2019hypoparathy- roïdie traduisent l\u2019augmentation de l\u2019excitabilité neuro-musculaire résultant de l\u2019hypocal- cémie, tandis que ceux de l\u2019hyperparathyroïdie manifestent la mobilisation du calcium osseux.Le plus fréquemment, l'hypoparathyroïdie est postopératoire, conséquence d\u2019un accident de la thyroïdectomie.De rares cas d\u2019hypopara- thyroïdie primitive ont été rapportés.L'hyper- phosphatémie dans les cas extrêmes peut atteindre 12 mg.% (la teneur normale est 3.5 mg.+ 0.5%); l\u2019hypocalcémie descend rarement au-dessous de 7 à 8 mg.Au-dessous de T mg, niveau du seuil urinaire, le calcium disparaît de l\u2019urine.Dans les cas prolongés, la formation de cataracte et la calcification du cerveau peuvent se rencontrer et sont définitives.Le signe clinique le plus frappant est la tétanie.Elle est ici causée par l\u2019hypocalcémie et surtout la diminution de la concentration des ions calcium.Un taux du calcium diffusible au-dessous de 4 mg.l'annonce, un taux de 2.5 mg.% l\u2019assure.Mais il faut se souvenir qu\u2019elle n\u2019est qu\u2019une manifestation de l\u2019excitabilité neuro-musculaire et qu'elle peut se rencontrer dans d\u2019autres conditions amenant l\u2019hypocalcémie et aussi dans l\u2019alcalose sans hypocalcémie. 136 Le rachitisme, l\u2019ostéomalacie, la stéatorrhée et l'insuffisance rénale chronique avec rétention de phosphate peuvent occasionner de la tétanie de même que l\u2019alcalose gazeuse ou fixe.C\u2019est plutôt au début de la convalescence du rachitisme et de l\u2019ostéomalacie que la tétanie survient.Les os se mettent alors à fixer du calcium d\u2019une façon exagérée, et si apport calcique de la diète n'est pas adéquat, le calcium sanguin sera drainé jusqu\u2019au taux critique.Le phosphate sanguin, dans ce cas, reste normal ou est abaissé, ce qui tranche nettement avec l\u2019hyperphosphatémie de l\u2019hypopara- thyroïdie.La tétanie de la stéatorrhée dépend aussi d'une déficience en vitamine D.Cette vitamine est liposoluble.Dans la stéatorrhée, l'absorption de la vitamine D est réduite.Il se crée un état analogue a I'ostéomalacie pour ce qui concerne le calcium.Les déficiences des vitamines liposolubles A et K viennent s\u2019ajouter aux signes gastro-intestinaux.La tétanie de la stéatorrhée est rare et, comme dans l\u2019ostéomalacie et le rachitisme, l\u2019hypocalcémie ne s'accompagne pas d'hyperphosphatémie.Il est rare aussi que l\u2019'hyperphosphatémie et l'hypo- calcémie de l'insuffisance rénale chronique avec rétention de phosphore déclenchent la tétanie à cause de l\u2019acidose qui les accompagne.La tétanie peut enfin être due à de l\u2019alcalose gazeuse ou fixe.L\u2019alcalose gazeuse provient de I\u2019hyperventilation pulmonaire qui débarrasse l\u2019organisme de trop de CO?.L'alcalose fixe est causée par un excès de bases dans le sang, soit que des alcalis aient été absorbés, soit que de l'acide chlorhydrique ait été perdu par l'organisme au cours de vomissements répétés.Dans ces derniers cas, il n'y a pas d\u2019hypocalcémie notable.Le traitement de l\u2019hypoparathyroïdie consiste à rétablir le taux du calcium sérique et à l\u2019y maintenir optimum.À cette fin, on a presque complètement délaissé l'hormone pa- rathyroïdienne à qui l\u2019on reproche son coût élevé, son administration par injections et surtout la disparition progressive de son effet au cours d\u2019un traitement forcément prolongé.À la suite de Holtz, on s\u2019est adressé au dihydro- \"UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 tachystérol, un dérivé de l'ergostérol irradié.J» Au cours de l'irradiation de l\u2019ergostérol, une série de composés sont formés: ergostérol, lu- mistérol, tachystérol, calciférol, toxistérol, su- prastérol I et II.Le tachystérol doit son application a la th¢- rapeutique de l\u2019hypoparathyroïdie a la pro- §- priété qu'il possède de mobiliser les sels calciques osseux et par conséquent de régulariser la concentration de l\u2019ion calcium dans le sang.| Le dihydrotachystérol est très près de la vita- ke mine D; ou calciférol ou viostérol au point de Hi vue chimique.Vitamine D- CH; oH Dihydrotachystérol Aussi la vitamine Dz possède-t-elle les mêmes propriétés.Seulement, jusqu'ici on a semblé donner plus de faveur à ce dihydrotachystérol.McLean (17) ne voit aucun argument objectif de cette préférence qu\u2019il rapporte plutôt à une opposition psychologique de la part des médecins.En effet, les doses de vitamine D» ou viostérol qu\u2019il faut employer pour observer la mobilisation des sels osseux est formidable comparativement à la dose antirachitique habituelle.La dose antirachitique qui favorise [ ¢ Ÿ Le ROBILLARD: ASPECT ENDOCRINIEN DU MÉTABOLISME DU CALCIUM | l\u2019absorption intestinale du calcium et sa fixation sur les os est, comme on sait, de 700 à 1,000 unités internationales par jour, tandis | que la dose calcémique, la dose qui mobilise le calcium osseux et peut rétablir le niveau | normal d\u2019une hypocalcémie, emploie de 60,000 [ à 200,000 unités internationales par jour et | même davantage.On comprend que le médecin qui a été averti de la toxicité des fortes doses de vitamine D hésite devant ces chiffres élevés.Par rapport à l'hormone parathyroi- dienne, le dihydrotachystérol et le viostérol, ou vitamine D, agissent plus lentement.C'est pourquoi on emploie encore parfois l'extrait parathyroïdien au début du traitement.Al- bright préfère injecter 10 cc.de gluconate de calcium dans les veines dans les cas d\u2019urgence et attendre l\u2019action des stérols.La dose de dihydrotachystérol qu\u2019il préconise au début est de 3 cc.par jour d\u2019une préparation huileuse qui contient 5 milligrammes de di- hydrotachystérol par ce.L'administration se fait par la bouche.Pour obtenir un effet équivalent avec la vitamine D» ou viostérol, 1l faut administrer une dose double, c\u2019est-à-dire 30 milligrammes.Or un milligramme de vitamine Ds est équivalent à 40,000 unités internationales.On administre donc 1,200,000 unités internationales de vitamine D» par jour.Cette dose est continuée jusqu'à ce que le calcium reparaisse dans l'urine, puis diminuée à 1 cc.de dihydrotachystérol ou 200,000 unités internationales de vitamine D» trois à cinq fois par semaine selon le niveau du calcium.Le traitement est contrôlé par des dosages occasionnels de calcium sanguin et d\u2019une façon courante par le test de Sulkowitch qu\u2019Al- bright a mis en vogue.Le test de Sulkowitch est très simple et peut être fait par le patient lui-même.Il est basé sur la précipitation de l\u2019oxalate de Ca dans l\u2019urine.Il s\u2019agit tout simplement de mêler quantités égales d\u2019urines et d\u2019un réactif composé de: Acide oxalique .2.5 grammes Oxalate d\u2019'ammonium .2.5 grammes Ac.acétique glacial.5 cc.Fau ad.» 150 cc.137 S\u2019il n\u2019y a pas de précipitation, le calcium sanguin est au-dessous du niveau du seuil, soit entre 5 et 7 milligrammes %, il y a danger de tétanie.Un léger précipité nuageux indique la présence d'un peu de calcium, ce qui permet de supposer une teneur normale du calcium sanguin, tandis qu\u2019un précipité laiteux annonce l\u2019hypercalciurie et par conséquent l'hypercalcémie.L'hypercalcémie est autant à éviter que l\u2019hypocalcémie.Le taux de 15mg.% est déjà un avertissement, car d\u2019après N.Goor- maghtigh et H.Handowsky (18), il est I'annonce d'une excrétion calcique massive avec dommages rénaux.A cette indication calcémique, Albright ajoute du calcium, pris sous forme de gluco- nate ou lactate de calcium \u2014 1 cuillerée a the 3 fois par jour dans de l\u2019eau \u2014 et parfois, pour créer une légère acidose qui inhibe encore davantage la tétanie, il prescrit: une solution à 30% de chlorure de calcium à raison de 10 cc.3 fois par jour, après les repas, dans de l\u2019eau.L\u2019acidose provient du fait que l'ion CI7 est plus absorbé que l'ion Cat*.Il défend le lait parce que sa teneur en phosphore est trop élevée.L'hyperparathyroïdie est surtout marquée par les signes de mobilisation calcique à partir des os.Un adénome, des adénomes multiples, ou encore une hypertrophie générale, peuvent déterminer une hyperparathyroïdie à un degré plus ou moins marqué.Nous avons vu que les quatre signes métaboliques de l'hyperparathy- roïdie sont: l\u2019hyperphosphaturie, l\u2019hypophosphatémie, l\u2019hypercalcémie, l\u2019hypercalciurie.L\u2019hypophosphatémie est de règle, 3 mg.ou moins (la teneur normale est 3.5 + 0.5).Cette hypophosphatémie n\u2019est pas encore considérable, mais ce qui est caractéristique, c'est que dans l\u2019hyperparathyroïdie elle est toujours basse.La calcémie peut atteindre le taux très élevé de 18 mg., mais peut n\u2019être aussi que peu élevée.Ici le dosage des protéines est encore d\u2019un grand secours (la teneur normale 138 des protéines est de 6 à 8.2% dans le sérum).Nous avons vu que le calcium non diffusible est en relation directe avec la teneur en protéines.Une teneur normale de calcium avec hypoprotéinémie prend alors la signification d\u2019une hypercalcémie.Dans ce cas, c\u2019est le calcium diffusible, c\u2019est-à-dire le calcium mobile, qui est augmenté.Il y a donc mobilisation exagérée de calcium.L\u2019hypercalcémie par elle-même peut causer quelques malaises, de la fatigue, de la lenteur intellectuelle, de l\u2019hypotonie musculaire, de la constipation.Mais les signes les plus apparents sont dus à la mobilisation du calcium.Le calcium est mobilisé à partir des os.Il y a normalement un «turnover » calcique continuel au niveau des os.L\u2019os est détruit et reformé constamment.Schématiquement, on attribue aux ostéoclastes la destruction de l'os, tandis que les ostéoblastes le reconstruisent.Dans l\u2019hyperparathyroïdie, la destruction prédomine, le « turnover » calcique est au débit; les ostéoblastes sont en grand nombre.Cependant, la reconstruction ne cesse pas, au contraire, elle augmente.Un signe que les ostéoblastes sont en grande activité se retrouve dans l\u2019augmentation des phosphatases (en l\u2019absence d\u2019une maladie hépatique, une augmentation de phosphore est un signe d'activité osseuse) atteignant dans les cas graves 20 à 30 unités Bodansky (la teneur normale pour les adultes est de 1.5 à 4 et pour les enfants de 5 à 15).L\u2019importance prédominante de la décalcification rend les os plus perméables aux rayons X.La multiplication et l\u2019activité exagérée des ostéoblastes et des ostéoclastes peuvent parfois réaliser la formation de tumeurs osseuses bénignes (ostéoclastomes).Enfin, des kystes remplis de liquide et bordés de tissu fibreux se retrouvent dans l\u2019os.Chez les grands buveurs de lait, des troubles osseux, qui constituent l\u2019ostéite fibreuse kystique généralisée, peuvent manquer.Dans ce cas, le bilan du calcium est équilibré, le patient prend autant de calcium qu\u2019il en excrète et la mobilisation osseuse peut être compensée.L\u2019hyperphosphaturie et I'hypercalcémie pro- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 voquent la formation de calculs urinaires de phosphate ou d\u2019oxalate de calcium.Le dépôt des sels de calcium peut se faire aussi à I'intérieur même du rein et conduire à l\u2019insuffisance rénale.Dans ce cas, l\u2019excrétion des phosphates diminue et l\u2019'hypophosphatémie peut disparaître en partie.Albright décrit même un état rarement rencontré en pathologie humaine d\u2019hyperhyperparathyroïdie où l'excrétion des phosphates cesse, on observe une hy- perphosphatémie et une hypercalcémie.Dans ce cas, les sels de calcium précipitent en quantité dans les tissus et la mort peut survenir à assez brève échéance.Cette hyperhyperpara- thyroïdie peut être due à une erreur thérapeutique.On peut tenter d'empêcher la décalcification chez un hyperparathyroïdien par l\u2019administration de sels de calcium ou par une diète riche en calcium.Il se peut alors que le patient ainsi traité fasse rapidement une insuffisance rénale par précipitation de calcium dans le rein et rétention de phosphates, qu\u2019il fasse en somme de l\u2019hyperhyperparathyroïdie.Le traitement de l\u2019hyperparathyroïdie est chirurgical: il consiste essentiellement à enlever le ou les adénomes ou glande hypertrophiée.Si toutes les glandes sont hypertrophiées, Al- bright conseille de conserver 200 à 300 mg.de la dernière.| Dans les suites opératoires, l'arrét des processus pathologiques ne suit pas une marche parallèle.La destruction osseuse exagérée cesse immédiatement, tandis que l'appel de calcium dans ces os décalcifiés continue à sa vitesse antérieure.La tétanie peut alors se développer rapidement, une tétanie par hypocalcémie, mais qui dépend des os qui absorbent le calcium.On peut prévenir l'apparition de cette tétanie en enlevant la tumeur parathyroi- dienne en plusieurs temps.Quand on a à la guérir, il faut contenter les os, donner du calcium en injectant d\u2019une façon continue une solution de gluconate de calcium en s\u2019aidant du dosage du calcium dans le sang pour dêter- miner le rythme et la durée de l'injection.Dans l\u2019opération et les suites opératoires, il faut tenir compte du degré d'atteinte rénale. Nous avons vu que l'insuffisance rénale pouvait déterminer l\u2019hypophosphaturie.Après l\u2019ablation de l\u2019adénome ou de la glande hypertrophiée, l\u2019hypophosphaturie demeure et détermine l\u2019hyperphosphatémie qui à son tour s\u2019accompagne d\u2019hypocalcémie.L\u2019hypocalcémie développe une hypertrophie parathyroïdienne secondaire qui peut atteindre un niveau comparable à l\u2019hyperparathyroïdie primitive.On comprend qu\u2019il ne reste alors plus rien à faire.Nous avons signalé antérieurement l\u2019hypertrophie parathyroïdienne du rachitisme expérimental dépendant de l\u2019hypocalcémie.En clinique, il arrive occasionnellement qu'une hyperparathyroïdie secondaire résulte d'un rachitisme ou d'une ostéomalacie.Avec les parathyroides, nous avons maintenant en mains les principaux processus qui régularisent la concentration du calcium sanguin.On peut les résumer sous trois chefs: 1) la balance du bilan entre l\u2019apport alimentaire, d'une part, et les besoins et l\u2019excrétion, de l\u2019autre; 2) l\u2019équilibre chimique entre le calcium ionisé et le protéinate de calcium, équilibre complexe qui dépend, en outre du pH, de la température, du rapport aluminium /globuline, etc.; 3) la régulation parathyroidienne qui détermine un équilibre entre le calcium plasmatique et le calcium osseux.Les autres influences endocriniennes qui surgissent doivent compter avec ces processus régulateurs.C\u2019est pourquoi il ne faut pas se surprendre si les résultats des travaux expérimentaux et les données cliniques ne sont pas constants a ce sujet.Néanmoins, certains faits doivent être cités.J.C.Arb, Bauer, Ropes et Heath, (19, 20) ont noté l'influence de l\u2019hypo et de l\u2019hyperthyroïdie sur les échanges calciques.Une diminution de l\u2019excrétion de calcium par les fèces et l\u2019urine est notable dans l\u2019hypothyroïdie tandis que l'inverse prend place au cours de l'hyperthyroïdie.Parallèlement, la conduction osseuse s'\u2019observe dans l\u2019hypothyroïdie et la décalcification squelettique dans le goitre toxique.Dans ce dernier cas, des fractures spontanées ont été rapportées.Contrairement à ce qui se passe dans la pathologie parathyroïdienne, la concentration du calcium sérique reste ici normale.ROBILLARD: ASPECT ENDOCRINIEN DU MÉTABOLISME DU CALCIUM 139 On admet que l'administration de grandes \u2018quantités d\u2019œstrogènes provoque une augmentation notable du calcium sérique à partir d\u2019une mobilisation osseuse; cependant, Holtz (21) préconise de traiter l\u2019hypercalcémie provoquée par une dose exagérée de stérol calcé- mique au moyen d'injections intramusculaires d\u2019hormone folliculaire a haute dose (100,000 U.I.), ce qui accélère le retour au niveau calcémique normal.BIBLIOGRAPHIE 1.M.M.CRANE et H.N.SANDFORD: Am.J.Physiol.118: 703 (1937).2.H.E.HOFF, P.K.SMITH et A.W.WINKLER: Am.J.Physiol., 125: 162 (1939).3.F.ALBRIGHT, W.J.BAUER, J.R.COCKRILL et R.ELLSWORTH: J.Clin.Invest., 9: 659 (1930).4.D.L.THOMSON et J.B.COLLIP: Phisol.Rev.12: 309 (1932).5.F.C.Mc LEAN et A.B.HASTINGS: J.Biol.Chem., 107: 337 (1934).6.F.C.McLEAN et A.B.HASTINGS: J.Biol.Chem., 108: 285 (1935).7.F.C.McLEAN: Ann.Rev.Physiol, 5: (1943).8.Cités par C.P.STEWART et G.H.PERCIVAL: Phys.Rev.8: 302 (1928).: 9.H C.SHERMAN et E.J.HAWLEY: J.Biol.Chem., 53: 375 (1922).10.F.ALBRIGHT et H.W.SULKOWITCH: J.Clin.Invest., 17: 305 (1938).11.J.HOWLAND et B.KRAMER: Trans.Am.Pediatric.Soc., 34: 204 (1922) Cité par M.A.LOGAN: Physiol.Rev.20: 529 (1940).12.Voir H.D.KAY: Physiol.Rev., 12: 384 (1932).13.Y.A.VENAR et T.W.TODD: J.Lab.Clin.Med, 22: 221 (1936).14.F.ALBRIGHT: Glandular Physiology and Therapy, Chap.XXVI, p.443-461.A.Symposium Under the Auspices of the Council of Pharmacy and Chemistry of the American Medical Association, 1942.15.A.H.NEUFELD and J.B.COLLIP: Endocrinology, 30: 135 (1942).16.F.ALBRIGHT: loc.cit., 1942.17.F.C.Mc LEAN: Glandular Physiology and Therapy, Chap.XXVII, p.461.A Symposium of the Am.Med.Ass, 1942.18.N.GOORMAGHTIGH et H.HANDOWSKY: Arch.Pathol, 26: 1144 (1938).19.J.C.ARB, W.BAUER, M.ROPES et C.HEATH: Tr.Ass.Am.Phys, 42: 344 (1927).20.J.C.ARB, W.BAUER, C.HEATH et M.ROPES: Jour.Clin.Invest, 7: 97 (1929).21.F.HOLTZ: J.Clin.Endocrinology, 1: 453 (1941).p.83 L\u2019ANOREXIE CHEZ L\u2019ENFANT Par Norbert VEZINA, Assistant ténévo'e du Service de Pédiatrie de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Division du sujet I.ETIOLOGIE DE L\u2019ANOREXIE.1) Résistance chez l'enfant.2) Attitude des parents.3) L'ancien dogmatisme en matière d\u2019alimentation.II.PREVENTION DE L\u2019ANOREXIE: physiologie de l\u2019acte de l\u2019al_mentation.1) Maturation neuromusculaire de l\u2019acte de l'alimentation.2) Psychologie de l'appétit.III.CONCLUSIONS.* * * Les enfants qui n\u2019ont pas d\u2019appétit forment de nos jours le gros de la clientèle du pédiatre.Vraisemblablement, il n\u2019en fut pas toujours ainsi.Les temps sont changés; avec les aliments de plus en plus variés qu\u2019on a inclus dans la diète\u2019de l\u2019homme moderne, est née la confusion au sujet de ce que les enfants doivent manger.Ce manque d\u2019appétit, que l\u2019on constate aujourd\u2019hui chez un si grand nombre d\u2019enfants, apparaît de plus en plus comme l\u2019un des derniers produits de notre civilisation.Il est peu de manifestations chez l\u2019enfant qui aient pris un caractère aussi universel.Récemment, le « Samuel S.Fels Research Institute », après avoir interrogé au hasard 76 mères sur les habitudes d\u2019alimentation de leurs enfants, concluait que 53% de ces enfants manquaient d\u2019appétit (1).Il est peu de problèmes, ces dernières années, en médecine infantile qui aient tant déconcerté le médecin, qui aient plus vexé les parents, et qui aient provoqué autant de discussions dans le cercle familial, dans les magazines, revues, ou au cours de conférences, que ce refus de manger.I.ÉTIOLOGIE DE L\u2019ANOREXIE CHEZ L\u2019ENFANT.Dans la plupart des cas, cette inappétence relève manifestement de causes psychologiques.Cependant, il restera toujours une importante minorité d'enfants chez qui des facteurs organiques doivent être tenus responsables de l\u2019anorexie.Ainsi, les infections, surtout les infections aiguës, telles les infections si fréquentes des voies respiratoires supérieures, sont le plus souvent accompagnées d'un dégoût plus ou moins prononcé pour les aliments en général.Mais cette anorexie se distingue par son caractère transitoire, et fait place normalement, avec la convalescence, à une reprise compensatrice de l'appétit.Parfois des adénoïdes ou des amygdales chroniquement infectées peuvent entretenir durant de longs mois une inappétence par ailleurs inexplicable.Cette éventualité toutefois est plus rare qu\u2019on le croit habituellement.Que d'enfants à qui on a enlevé les amygdales dans l\u2019espoir de les voir manger avec plus d\u2019avidité dans la suite! La vérité est que I'amygdalectomie, par le traumatisme psychique qu\u2019elle provoque, prolonge dans certains cas l\u2019anorexie déjà existante.Certaines affections de la cavité buccale sont d'autres causes physiques plus importantes, mais souvent sous-estimées, du manque d\u2019appétit.Chaque poussée dentaire, par exemple, est régulièrement accompagnée d\u2019une diminution légère de l\u2019apport alimentaire.On conçoit qu\u2019un abcès alvéolaire torpide, qu\u2019une carie sensible au contact du froid, de la chaleur, du sucré, ou qu\u2019une dent acérée qui érode la langue et la joue à chaque mouvement des mâchoires peuvent être des raisons plus que suffisantes pour enlever l\u2019appétit. VÉZINA: L\u2019ANOREXIE CHEZ L\u2019ENFANT Les douleurs des différentes stomatites, comme la stomatite aphteuse, ou la stomatite de Vincent, empêcheront de même l'enfant de s\u2019alimenter comme 1l le désirerait.Il arrive aussi que le sujet allergique refuse obstinément l'aliment vis-à-vis duquel 1l est sensibilisé.Par exemple, l'enfant qui est intolérant au blanc d\u2019œuf manifestera parfois une aversion prononcée pour l'œuf, ou pour tous les aliments qui contiennent de l'œuf.Mais ce sont plutôt des cas d'exception.On voit également l'enfant eczémateux ou asthmatique raffoler de l'aliment qui lui cause infailliblement des réactions pénibles.Que dire de la constipation comme facteur d\u2019anorexie?On a sûrement exagéré son rôle: il semblerait plus logique de considérer la constipation comme la conséquence plutôt que la cause du manque d\u2019appétit.En présence d'un enfant qui refuse de manger aux repas, il est toujours profitable de mener une petite enquéte sur le genre de vie auquel il est astreint.On constatera a maintes occasions les conditions hygiéniques déplorables au milieu desquelles il doit vivre.L\u2019ambition inconsciente des parents, ou une stimulation inopportune à l\u2019école lui ont tracé un programme si bien rempli qu\u2019il ne lui reste aucun loisir: déjà, à cet âge, c\u2019est un grand surmené rongé par toutes sortes de soucis.Il n'est rien comme la fatigue pour tuer l\u2019appétit.Le manque d\u2019exercice au dehors doit aussi être considéré, surtout à la ville, chez l\u2019enfant d'âge préscolaire.Le jeu au grand air, à côté des bienfaits physiques qu\u2019il procure, crée une aération mentale des plus favorables pour exciter l'appétit.Encore faudrait-il s'assurer que l'enfant ne grignote pas continuellement quelque chose entre les repas.Les parents, en général, n'aiment pas admettre que leur enfant à l'appétit capricieux mange entre les repas.La plupart du temps cependant, un examen minutieux ne révèle aucun trouble organique, et les conditions d'hygiène physique se révèlent satisfaisantes.141 C\u2019est qu\u2019il s'agit d\u2019une tout autre histoire.Les anciens manuels parlent à ce propos \u2018 d'anorexie nerveuse.Les parents se plaignent d'un manque d'appétit.Il est douteux qu\u2019il s'agisse réellement d\u2019un manque d\u2019appétit, à en juger par le bon état général de la grande majorité de ces enfants.Plusieurs de ceux-ci, en effet, ont bien le goût de manger à l\u2019heure des repas; mais ils rejettent les plats qu\u2019on veut leur imposer et dévorent les aliments de leur propre choix.D'autres refusent toute nourriture solide jusqu'à un âge assez avancé, jusqu\u2019à l\u2019âge de 2 ans, 215 ans parfois, et se contentent d\u2019ingurgiter de nombreux biberons de lait au cours des 24 heures.Ce sont ces gros bébés d'une pâleur cireuse que vous connaissez tous.Chaque tentative d'introduction d\u2019une cuillerée de céréales, de légumes ou de fruits, est suivie d'une série de haut-le-cœur propres à décourager ou à irriter la mère la plus calme.Que l\u2019on vienne à réussir à lui faire avaler une petite quantité de solide à la suite d\u2019un stratagème quelconque, cette victoire est de courte durée, car l\u2019enfant vomit le tout peu de temps après.Quelques-uns font des concessions, et acceptent autre chose que du lait, pourvu que cette autre chose ait à peu près la consistance du lait, et qu\u2019ils n\u2019aient pas la peine de mastiquer.Et l\u2019on voit des enfants de 2 ans et plus qui exigent que tout aliment solide soit présenté sous forme de purée.Ne tentez pas de leur en passer, car leur langue manifeste une habileté peu commune pour expulser au dehors de la bouche les particules un peu plus volumineuses qui ont échappé au tamis de la mère.Ou certains de ces enfants vont prendre la nourriture solide qu\u2019on leur offre, mais ils la gardent indéfiniment dans la bouche, et prennent un plaisir évident à la mâchonner durant de longues minutes, au grand désespoir des adultes qui les entourent.L'enfant plus malin peut faire la grève de la faim, et ne consentir à s\u2019alimenter que moyennant certaines conditions.MT attend 142 avec impatience l'heure des repas parce qu'il sait qu'il aura l\u2019occasion à ce moment de se donner en spectacle à toute la famille rassemblée.Son royaume est petit mais ses sujets sont fidèles.Le même drame se répète à chaque repas: supplications, exhortations, avertissements, promesses, punitions, comparaisons avec d'autres enfants.Rien n\u2019y fait: l\u2019enfant goûte à peine du bout des lèvres les nombreux plats que l\u2019on fait défiler devant lui.On tâche alors de l'amuser pour qu'il daigne prendre quelques bouchées.On lui raconte des histoires, on lui joue du piano, on fait sonner le réveille-matin, comme je l'ai déjà vu, on lui offre des jouets, le père fait le bouffon, la mère menace, tandis que la grand-mère conseille de le laisser tranquille.Des mets spéciaux lui sont préparés que l\u2019on réchauffe plusieurs fois au cours de la scène.L'enfant apprécie hautement tous ces égards, et sort vainqueur de la lutte, tout en parvenant à s'alimenter suffisamment pour ne pas trop souffrir de la faim.Les adultes d'ailleurs s'apitoieront sur son sort, et entre les repas il aura toujours l\u2019occasion de se rattraper avec un bon verre de lait et quelques pâtisseries.Il est clair que des anorexies de ce genre ont une origine surtout psychique.Pour résoudre le problème que posent ces différentes situations, il ne suffit pas d'affirmer qu\u2019il s\u2019agit simplement d\u2019enfants gâtés.L'explication de toutes ces difficultés réside dans le jeu combiné de plusieurs facteurs que nous allons tenter d'analyser très brièvement.1) Le refus de manger constitue la manifestation la plus typique de la période de néga- tivisme que certains psychologues ont voulu considérer comme un fait biologique bien normal.On sait en effet que plusieurs enfants, surtout entre 2 et 5 ans, passent par une phase de développement durant laquelle ils sont plus ou moins résistants aux directives des adultes, et affichent un esprit de contradiction et un entêtement presque hostile (2).Au plus fort de cette période de résistance, l\u2019enfant répond L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 non à tout ce qu'on lui demande.Il refuse de prendre ses repas, de se mettre au lit, de prendre son bain, ou d'aller sur la toilette.Il est l'exemple classique de l'enfant que la mère amène à votre bureau « parce qu\u2019il est nerveux ».Il est impossible de reconnaître les effets de l\u2019hérédité et de les séparer avec certitude des influences de l\u2019entourage, mais, chez une proportion appréciable de ces enfants, nous avons de bonnes raisons de croire qu\u2019à l\u2019origine de leur négativisme, se trouve une prédisposition héréditaire ou du moins congénitale.Fréquemment les troubles nerveux remontent aux premiers mois, voire même aux premières semaines de la vie.Nous avons constaté que le nourrisson hypertonique, spasmophile, vomisseur habituel, constamment agité à cause de coliques, dormant peu et prenant mal le biberon, devient très souvent plus tard, vers l\u2019âge de 2 ou 3 ans, un enfant au caractère déjà difficile, qui refuse de manger, qui se pâme ou fait des colères à se rouler par terre à la moindre contradiction, ou qui présente des vomissements, de la constipation, des troubles du sommeil, ou d\u2019autres habitudes indésirables.Quoi qu\u2019il en soit, ce qui importe au point de vue pratique, c\u2019est le milieu ambiant dans lequel pousse l\u2019enfant.Chaque enfant éprouve quelques difficultés à s'adapter à son entourage.Les mauvais mangeurs existent dans toutes les classes de la société, mais on remarquera que beaucoup des enfants qui refusent de manger sont des enfants uniques, ou des enfants qui ont un seul frère, ou une seule sœur, enfants appartenant à des familles dont le standard de vie est plutôt élevé, des familles qui représentent en somme la civilisation compliquée des temps présents: ce qui ne fait qu\u2019exagérer les diff1- cultés d'adaptation.Ces enfants doivent apprendre de bonne heure le sens de la vie sociale; ils grandissent souvent dans une atmosphère où les adultes sont intéressés aux arts, au théâtre, à la musique, à la littérature ou aux sciences. VÉZINA: L\u2019ANOREXIE CHEZ L\u2019ENFANT L\u2019admission à la civilisation doit être payée par de grands sacrifices.Ceci est particulièrement vrai pour l\u2019enfant qui doit devenir un membre du monde civilisé dans le court espace de temps de 2 ou 3 ans.Du niveau d'une vie primitive, on lui demande de s'élever rapidement au niveau élevé de la civilisation de notre époque.Plusieurs enfants échouent lamentablement au cours de cette ascension, et sont jetés dans le tourbillon des réactions pathologiques comme celles que l\u2019on observe durant la période de résistance.Le refus de manger est une de ces réactions.2) Un autre facteur très important à considérer chez l\u2019enfant qui ne veut pas manger est évidemment l'attitude des parents.Le mauvais mangeur est souvent un enfant à qui on a permis de devenir un autocrate.La mère se rend l\u2019esclave de son petit, court au- devant au moindre de ses cris; les rôles sont renversés, c\u2019est elle qui obéit à l'enfant; c'est l'enfant qui dirige tous les mouvements de la mère, c\u2019est lui qui mène la maison.À cela s\u2019ajoute chez les parents un état perpétuel d\u2019anxiété.Alarmés par les émissions radiophoniques, les articles de revues, les volumes pseudoscientifiques, les commérages de la voisine, ils anticipent toutes sortes de calamités si leur enfant n\u2019absorbe pas régulièrement les aliments dont on leur vante partout les hautes qualités nutritives.Ils craignent que l'enfant ne reçoive pas une quantité suffisante de calories ou de vitamines, et que son poids soit en dessous de la moyenne.Ils finissent ainsi par se créer de fausses obligations: la mère croit sincèrement qu\u2019elle doit forcer son enfant à manger de peur qu'il ne soit sous- alimenté.Hésitants, manquant d'expérience, les parents perdent parfois tout leur naturel et leur spontanéité pour se laisser guider aveuglément par la lecture de volumes traitant du soin des enfants.Le malheur est que ces lectures sont le plus souvent interprétées à la lettre, ce qui ne fait qu\u2019aggraver la situation.Il est difficile de blâmer entièrement les parents pour leur attitude défectueuse, car leur anxiété est née, pour une bonne part, des idées 143 médicales qui ont prévalu depuis le début du siècle, au sujet de l'alimentation des enfants.3) L'ancien dogmatisme en matière d\u2019alimentation a porté ses fruits, et nous en constatons des effets sur l'appétit de l\u2019enfant au- jourd'hui.C\u2019est un fait que les efforts pourtant bien intentionnés des médecins, en essayant d\u2019améliorer les conditions d\u2019alimentation chez l\u2019enfant, en sont venus en même temps à une impasse.C\u2019est Lippman qui disait: « Avec tous nos pesages et tous nos mesurages, avec toutes nos lois et tous nos règlements déterminant quand, où, combien, et ce que les enfants doivent manger, nous sommes arrivés à un seul résultat, nous leur avons enlevé l'appétit.» Les médecins ont eu la tâche ardue de vulgariser pour le grand public une science jeune, prometteuse, mais encore incomplète: la science de la nutrition.De cet enseignement les mères ont surtout retenu les vertus phénoménales des puissantes vitamines, ces corps chimiques au nom mystique, à la dénomination trompeuse, parce qu\u2019elle exagère l\u2019importance de ces substances en nutrition.De fait, en quoi telle ou telle vitamine est-elle plus importante que le tryptophane, par exemple, ou qu\u2019une substance aussi humble que le chlorure de sodium?On a codifié dans le passé des listes d\u2019aliments qu\u2019on a présumés essentiels, « sans lesquels, assurait-on aux parents, la croissance de vos enfants ne saurait être normale ».Exemple: un enfant doit consommer au moins une chopine de lait par jour.Erreur.Aucun aliment n\u2019est essentiel en soi; du moins, nous n'avons aucune preuve expérimentale nous permettant de l\u2019affirmer.Du fait qu\u2019un aliment constitue une excellente nourriture, nous n\u2019avons pas le droit de conclure que cet aliment est indispensable.Il y a quelques années seulement, il était d\u2019usage universel d'imposer a l'enfant une formule de lait calculée à l\u2019once, d\u2019après son âge, son poids, et d\u2019après la valeur calorique du lait.Les données récentes fournies par 144 l'étude du développement et de la maturation de l'enfant tendent de plus en plus à modifier sensiblement nos conceptions en regard de nos méthodes d'alimentation art:- ficielle (3).Nous sommes devenus plus souples.Si les mélanges d\u2019eau, de lait et d\u2019hydrate de carbone sont faits d\u2019une façon convenable, et si les boires sont suffisamments espacés, la quantité devant être absorbée à chaque repas peut être laissée en toute sécurité au bon désir de l'enfant, dans la plupart des cas.Des diètes inflexibles, calculées laborieusement en calories, à l\u2019aide d'équations savantes, ont peu de rapport avec la réalité d\u2019un enfant en pleine croissance, parce que la croissance, processus essentiellement évolutif, - est toujours quelque chose d\u2019irrégulier, et que les relations entre les différentes fonctions physiologiques ne deviennent définitivement établies que lorsque la maturation est complete.Un estimé des besoins caloriques peut étre d\u2019une grande valeur pour nous aider à prescrire une diète d'essai, dans quelques cas spéciaux, par exemple chez un enfant diabétique, obese, hypotrophique.Cependant, s\u2019il est peut-être commode, il est sûrement \u2018inexact d\u2019assimiler l\u2019organisme de l\u2019enfant à un engin à combustion comme celles que l\u2019on emploie en technologie.Un standard tel que la calorie ne rend pas justice aux faits.Il ne faut pas oublier qule l\u2019on s\u2019en sert en biologie, faute d\u2019une meilleure unité de mesure (4).Chaque bébé est un individu à part, non seulement dans sa pathologie, mais également dans son comportement normal, vis-à-vis de l\u2019alimentation.En respectant cette individualité de l\u2019enfant, en adaptant nos méthodes au temps de son développement, nous diminuerons, dans une certaine mesure, le: nombre toujours croissant des enfants qui manquent d\u2019appétit.II.PREVENTION DE L\u2019ANOREXIE CHEZ L\u2019ENFANT \u2014 PHYSIOLOGIE DE L\u2019ACTE DE L\u2019ALIMENTATION.Si la mère veut réussir à inculquer à son enfant de bonnes habitudes en matière d\u2019ali- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 mentation, bonnes habitudes qui le suivront toute sa vie, il lui faudra considérer de plus près qu'elle l\u2019a fait, en général, jusqu\u2019à date, les différentes phases qui caractérisent le développement de son propre enfant; qu\u2019elle prenne également la peine d'observer comment naît et s\u2019en va l'appétit, au lieu de le forcer à manger ou de s\u2019alarmer lorsqu'il refuse un aliment qu\u2019elle considère bon pour lui.1) Maturation neuro-musculaire de l\u2019acte de l\u2019alimentation.L'acte de l'alimentation dépend en grande partie du fonctionnement harmonieux de différents groupes de muscles.Or l'enfant n\u2019est pas un adulte en miniature.Lorsqu'il arrive au monde, il possède bien un cerveau, une moelle épinière, des nerfs qui s\u2019échappent de cette moelle, et des muscles reliés à ces nerfs.Mais cet appareil neuro-moteur, cerveau, moelle, nerfs, muscles, n\u2019est pas encore mûr; durant toute la période de croissance, des modifications structurales continuelles vont s'opérer au sein de ces organes sous la double influence de l\u2019hérédité et du milieu ambiant.On conçoit facilement que le fonctionnement de cet appareil neuro-musculaire sera d'autant plus souple qu'il en sera rendu à uns stade de maturité plus avancé.Il semble évident que le système nerveux doit arriver à un certain degré de maturation avant que l\u2019on puisse songer à modifier une fonction quelconque par une stimulation spécifique (5).L\u2019acte de l\u2019alimentation, relativement simple au début de la vie, devient de plus en plus élaboré à mesure que la maturation de l\u2019enfant progresse.A la naissance, le succès de l\u2019alimentation repose en grande partie sur le pouvoir de succion du nouveau-né.Il est aussi naturel pour un nouveau-né de sucer que de respirer.Sucer, cependant, est beaucoup plus qu'un moyen de s\u2019alimenter pour le nourrisson, c'est un besoin psychologique fondamental.Tout se passe comme si le nourrisson dérivait de la |ccion une sensation générale des plus réables, nécessaire au maintien d\u2019un état timum de santé.Il est prouvé, par exemple, par plusieurs (périmentateurs, que l\u2019enfant qui se suce les pigts ou le pouce, est souvent un enfant chez jui ce besoin instinctif de succion n\u2019a pas été |tisfait d\u2019une façon adéquate durant les pre- fiers mois de la vie (6).Le fait de se sucer s doigts peut donc apparaître chez eux ymme une activité vicariante d'un besoin de 1ccion non assouvi.Ce besoin, a peine existant chez certains lébés, est par contre très marqué chez d'autres.Levy a étudié les besoins de succion chez les letits du chien nourris artificiellement (7).et auteur fit la constatation intéressante que s jeunes chiens, alimentés avec une sucette ercée de larges trous, de sorte que le temps e succion fut très court, acquirent des acti- ités vicariantes de succion à un degré beau- jup plus marqué que les chiens qui furent limentés avec des sucettes percées de petits ous, et qui par le fait même sucèrent pen- ant un temps plus long au moment des pas.Bien plus, les jeunes chiens qui ne pu- :nt contenter leur besoin de succion à cause \u2019une suce trop généreusement trouée, exigent plus de nourriture pour maintenir leur oids égal à celui des chiens de l\u2019autre groupe.Carlson également observa que des veaux rivés de l\u2019alimentation à la mamelle et nour- is à même un seau, développent des habitues analogues à la succion des doigts chez enfant, telles que le lèchement des oreilles e leurs congénères.Ce besoin d\u2019ailleurs se fait de moins en 10ins impérieux pour l'enfant, si rien ne ient entraver ou contrecarrer le rythme na- arel de son développement.On notera, par exemple, que vers 3 ou 4 pois, parfois un peu plus tard, l\u2019enfant, lors- u\u2019il porte un objet à sa bouche, ne fait plus que le sucer, mais essaie de le mordre.C\u2019est qu\u2019à ce moment déjà, le système ner- eux est parvenu à une maturité suffisante our pouvoir coordonner, d\u2019une façon plus VEZINA: L\u2019ANOREXIE CHEZ L\u2019'ENFANT 145 ou moins harmonieuse, il est vrai, les mouvements des mâchoires, de la langue et de l\u2019arrière-gorge, coordination nécessaire pour disposer des aliments solides.L'introduction des aliments solides avant que le système nerveux soit prêt, est pour le moins une perte de temps, et peut même s'avérer nocive.Vers 4 mois, la plupart des enfants possèdent une coordination neuro-musculaire assez satisfaisante pour qu'ils puissent réussir a s'alimenter.d\u2019une façon adéquate avec une nourriture solide.Chez quelques-uns, cette possibilité apparaît encore plus de bonne heure, tandis que chez d\u2019autres, elle est retardée jusqu'au 6e ou même au 8e mois.L'apparition des dents aux environs du 6e mois ajoute un nouvel élément de perfection au système d\u2019alimentation.L'enfant est maintenant prêt à se mesurer avec des aliments de plus en plus consistants.Durant ce temps, le système nerveux continue à se développer et, entre le 10e et le 12e mois, il fonctionne avec assez de souplesse pour diriger les mouvements coordonnés des yeux, de la main et de la bouche, mouvements qui permettront à l\u2019enfant de saisir la nourriture qu\u2019il aperçoit, et de la porter à sa bouche.En réalité, cette coordination musculaire nouvellement acquise ne travaille pas encore avec une assurance complète et automatique: la main peut ne pas toujours atteindre la bouche en droite ligne, la nourriture peut être répandue en route ou aller barbouiller la figure, mais la signification de ce développement est évidente.L\u2019enfant est capable de s\u2019alimenter lui-même, bien que d'une.façon gauche, comparativement aux manières éduquées et conventionnelles des adultes.L'être humain est adapté, par nature, à une diète mixte.Durant les premiers mois de la vie, le lait est tout indiqué et suffit, mais la plupart des enfants acceptent avec contentement les aliments les plus variés de bonne heure, et s\u2019en accommodent d\u2019ailleurs merveilleusement bien, a leur plus grand profit. 146 À mesure que l\u2019enfant vient en contact avec des mets de plus en plus variés, l\u2019acte de l'alimentation devient d'autant plus complexe au point de vue psychologique.La façon d'introduire chaque nouvel aliment n\u2019est donc pas sans importance.On le comprendra facilement si on étudie de près le phénomène de l'appétit.2) Psychologie de l\u2019appétit.Il faut d'abord faire une distinction entre la faim et l'appétit.Lorsque l'estomac est vide, il entre en contractions; ces contractions légèrement douloureuses sont ressenties sous forme de sensations désagréables au creux épigastrique: c'est la faim.La faim est de courte durée, car les contractions de l\u2019estomac cessent après les premières bouchées.C\u2019est une sensation innée qui pousse l'enfant à absorber des matières alimentaires plus ou moins différentes; l\u2019appétit, au contraire, résulte de l\u2019expérience et l\u2019incite à choisir tel ou tel aliment.Observez l'appétit chez un jeune enfant; quand il en a assez de la soupe, il mange de la viande et des légumes, et quand il est satisfait de ces derniers, il passe avec plaisir au dessert, et peut même finir avec un fruit ou un gâteau.Mais en même temps, cet enfant s\u2019objecterait fortement, si on lui demandait d\u2019absorber toute la valeur nutritive de ce repas sous forme de pommes de terre.Nous savons bien ce qu\u2019est la faim, mais le mécanisme de l'appétit n\u2019est pas aussi bien connu.L'enfant à qui l\u2019on vient d\u2019offrir un nouvel aliment le soumet d\u2019abord à une série d\u2019essais: il l\u2019examine, le sent et y goûte.D\u2019après les sensations recueillies lors de ce premier contact, naîtra le désir ou le rejet.Mis une seconde fois en présence du même aliment, l'enfant procédera de la même façon.La répétition de cette expérience pour un aliment donné finira par créer une habitude pour ou contre cet aliment.Les sens du goût et de l\u2019odorat sont hautement développés, même chez le très jeune L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 enfant.Sans se tromper, il peut reconnaître de très légères différences de saveur.L'odorat joue un grand rôle dans la sélection de sa nourriture, beaucoup plus que chez l'adulte; si on lui offre un met peu familier, on le verra, à l\u2019occasion, se mettre le nez dans l\u2019assiette et renifler, comme le ferait un chien, avant d\u2019y goûter.Si l\u2019appétit dérive surtout de ces deux expériences sensorielles: goût et odorat, il n\u2019en subit pas moins l'influence d\u2019autres facteurs d\u2019un ordre différent, mais d\u2019une importance non négligeable.En général, le fonctionnement normal de l'appétit requiert une atmosphère favorable et harmonieuse, car ni l'animal, ni l\u2019enfant ne mangeront bien s\u2019ils ont peur, s\u2019ils sont en colère, s'ils sont malheureux, s\u2019ils sont excités, ou si leur attention ou leur intérêt sont attirés ailleurs.Le facteur cependant qui aura le plus d\u2019effet sur l\u2019appétit, c\u2019est la volonté innée qu'a l\u2019enfant de faire les choses lui-même.La pomme verte et coriace volée dans le pommier du voisin est beaucoup plus appréciée que la pomme juteuse, de choix, offerte sur la table au moment des repas.La nourriture que le jeune enfant saisit et porte lui- même à sa bouche'est avalée avec plus de contentement et d\u2019avidité que celle que sa mère ou la bonne lui présente.L'expérience suivante conduite par Davi a révélé des faits étonnants (8).Elle prit un groupe d\u2019enfants, et au lieu de leur désigner ce qu\u2019ils devaient manger, et combien ils devaient en manger, elle les laissa eux-mêmes choisir leur propre diète, en leur offrant un assortiment des plus variés d\u2019aliments de source naturelle, de bonne qualité: | viandes, poissons, ceufs, lait, céréales, légu-§ mes, fruits.Trois repas par jour furent servis, et absolument rien ne fut permis entre les repas, sauf de l\u2019eau.15 enfants furent ainsi observés durant une période de temps variant de six mois à 414 ans.Les plus jeunes avaient onze mois au début de l\u2019expérience. VÉZINA: L\u2019ANOREXIE CHEZ L\u2019ENFANT iid Les enfants mangeaient avec une cuiller.#5 gu avec leurs doigts, comme ils pouvaient et gomme ils le voulaient, ce qu'ils désiraient et Jutant qu\u2019ils en désiraient, sans craindre au- {June intervention de la part des adultes qui les urveillaient.aÿ Les surveillants s'abstinrent de parler aux @nfants durant le repas, de faire des commen- aires ou de montrer de l\u2019intérêt au sujet de Je qu\u2019ils mangeaient, ou sur leur façon de nanger, leur rôle se bornant simplement à üder les plus jeunes qui ne pouvaient s'\u2019ali- @nenter complètement seuls.iÿ Chaque enfant fut suivi de très près: en- fregistrement du poids tous les jours, examen glu sang tous les mois, et radiographies diréquentes des os.Le fait que, sur les 15 enfants en expérience, Jon n'en put trouver deux présentant les mêmes @goûts et les mêmes aversions prouve bien que l'appétit, pour tel ou tel aliment, est une chose strictement individuelle.oe ~~ = _ St = CE =z = \u2014 ] Quelques enfants aiment tout ce qui se jmange, certains n\u2019ont du goût que pour un nombre modéré d'aliments, tandis que d\u2019autres se limitent à un petit nombre d\u2019aliments.J Les goûts d'ailleurs changent de temps en Jtemps chez le même enfant.Ainsi, un enfant pouvait arrêter de boire du lait ou de manger certain légume durant plusieurs mois, et puis, soudainement, recommencer la consommation régulière de cet aliment, sans aucune raison apparente.Contrairement, on vit des enfants adopter occasionnellement un aliment en particulier durant plusieurs jours, ou plusieurs semaines, à l'exclusion de presque tous les autres.Parmi ce groupe d\u2019enfants, pas un ne manifesta en aucun temps, durant tout le temps de l'expérience, un manque d\u2019appétit.Tous pré- sentérent une croissance normale et une santé florissante.Le plus intéressant, c\u2019est que ces résultats surprenants ne furent pas obtenus au mépris des lois énoncées par les spécialistes en nutrition.Il fut possible, après chaque repas, de 147 calculer la quantité de chaque aliment pr.se par chaque enfant.Or, en faisant le bilan de 6 mois en 6 mois, l\u2019auteur constata que, pour chaque enfant, la quantité moyenne de calories absorbées par jour fut dans les limites établies par les standards actuels de la science de la nutrition.Cette démonstration expérimentale que le jeune enfant, laissé à lui seul, instinctivement, peut choisir les aliments qui lui conviennent le mieux, et profiter normalement, sans que son alimentation soit dirigée par les adultes, doit nous inciter à faire un petit examen de conscience.III.Conclusions.La tâche délicate de diriger l\u2019alimentation de l'enfant requiert quelque chose de plus qu'une connaissance des besoins nutritifs exigés par le métabolisme, et qu'une liste de diètes capables de satisfaire ces besoins.Il est essentiel de considérer le mécanisme régissant l'acte de l\u2019alimentation, avant de songer à fournir à l'enfant des protéines, des hydrates de carbone, etc.Il faut absolument tenir compte de ses réactions sensorielles et émotionnelles en face de l'aliment.L\u2019organisme n\u2019est pas une machine qu\u2019il faut remplir de carburant à certains intervalles.L\u2019alimentation ne peut se résumer à une question de formules chimiques.Logiquement, la médecine en général est devenue aujourd'hui une médecine psychosomatique, plus humaine, plus compréhensive.S'il est un chapitre en pédiatrie où les facteurs organiques et les phénomènes psychiques sont inséparables les uns des autres, c\u2019est bien celui de l\u2019anorexie.Depuis quelques décades, l\u2019alimentation des enfants a connu des progrès rapides, évidents.Cependant, l'avancement en médecine n\u2019est pas seulement fait de la découverte de nouveaux principes et de nouvelles techniques» maïs résulte aussi de l\u2019abandon d\u2019enseignements et de pratiques qui se sont avérés erronés. 148 BIBLIOGRAPHIE 1.A.L.BALDWIN: « An analysis of children\u2019s e.ting habits.» The Journal of Pediatrics, 25: 74 (juillet) 1944.2.E.BENJAMIN: «The period of Resistance in early childhocd.» Am.J.of Dis.of Child, 63: 1019 (juin) 1942.3.C.A.ALDRICH: «Significance of a complete preventive medical program for children.» Am.J.Dis.of Child., 68: 168 (septembre) 1944.4.F.KAHN: « Man in Structure and Function.» New- York.Edition Alfred A.Knopf, 1943.Vol.II, p.353.of L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 5.M.B.McGRAW: «The neurcmuscular maturation of the human infant.» New-York.Edition Co'um- bia University Press, 1943, p.119.6.E.ROBERTS: « Thumb and finger sucking in relation to feeding in early infancy.» Am.J.of diseases of child., 68: 7 (juillet) 1944, 7.R.M.BAKWIN et H.BAKWIN: « Psychologic Care during Infancy and Childhood.» New-York, London.Edition D.Appleton-Century Co., p.3.8.C.M.DAVIS: «Self-se'ection of diet by newly weaned infants.» Am.J.of Dis.of Child., 36: 651.1928.RECUEIL DE FAITS LE CANCER GASTRIQUE A DEBUT FEBRILE! Par Antonio CANTERO (Montréal).La fièvre, compliquant l\u2019évolution d\u2019un cancer gastrique dont l\u2019existence est connue, n\u2019offre aucune originalité.Les quatre observations que nous rapportons ici ont ceci de particulier qu\u2019elles concernent des cancers d'estomac dont la première et seule manifestation était la fièvre.La notion du cancer gastrique commençant par un épisode fébrile, soi-disant post-grippal, n\u2019est peut-être pas d'une grande importance pratique; du point de vue de la nosologie, elle n\u2019est pas dépourvue d'intérêt.Gutmann a noté qu\u2019il faut savoir distinguer entre l'incident grippal qui fait éclore les symptômes d\u2019un cancer latent, et le cancer qui engendre une fièvre qu: reste durant toute l\u2019évolution la dominante et même la seule figure du tableau clinique.La cause de la fièvre n\u2019est comprise que lorsque le cancer devient évident.Les deux premières observations sont des exemples de cancer gastrique latent, où une grippe provoque l'apparition de ses premiers symptômes.Les deux autres observations concernent des patients chez qui la fièvre fut progressive, sans cause décelable, jusqu'au 1.Communication faite à la Société de Gastro-entéro- logie de Montréal, à la séance du 31 janvier 1945.jour où le cancer fut assez avancé pour faire remarquer sa présence.Les cas de ce genre ne sont pas rares.On devrait les reconnaître.Ils démontrent que le diagnostic précoce du cancer gastrique exige beaucoup de perspicacité.Le polymorphisme du néoplasme stomacal, avec ses formes latentes, pose des problèmes diagnostiques nombreux.La radiologie et la gastroscopie em- \u2019 ployées systématiquement chez tous les individus d\u2019un certain âge, qu\u2019ils présentent ou non des signes caractéristiques ou probables, apparaissent comme la seule possibilité de diagnostics couramment précoces et d\u2019interventions chirurgicales-elles aussi précoces et efficaces.Observation 1.W.Cl.Dossier n° 21565, « Woman's General Hospital ».Un homme de 50 ans, distributeur de produits agricoles, semble en excellente santé jusqu\u2019à la fin de novembre 1943; à cette date, il est atteint apparemment d\u2019une grippe qui le retient au lit durant quatorze jours.L\u2019épisode grippal se déroule sans drame.Avant de reprendre sa besogne, il se rapporte à son médecin en déclarant de la flatulence et une ol ip 1 ) celles de Js yuh Fluent 1 pst [adn La) der cet Dn \\ | ppp ep constipation opiniâtre qui dure depuis la grippe; il note aussi l'apparition de douleurs assez aiguës dans l'abdomen.Par la suite, celles-ci nécessitent à maintes reprises l'usage de la morphine.C\u2019est alors que le docteur Archambault, d\u2019Henryville, m'adresse le patient en attirant mon attention sur le début post-grippal des malaises intestinaux, c'est- à-dire, flatulence, ballonnement, constipation.L\u2019appétit serait bon, mais le patient n'ose manger.Après trois semaines, la fièvre a cessé; dans cette période, l\u2019amaigrissement est de 32 livres.Dans l\u2019histoire familiale on voit que son père Fie.1 at deux frères sont morts de cancer d'estomac.algré la perte de poids le patient conserve le la corpulence, mais il est pâle.Son abdomen ast tendu.Le palper provoque de la sensibilité \\ l\u2019épigastre.Le laboratoire n\u2019indique rien de ipécial sauf une anémie hypochrome et une eucocytose à 11,200.L'examen radiologique net en évidence un cancer qui infiltre le tiers nférieur de l\u2019estomac (cliché n° 1).La gas- rectomie est tentée, mais, à l\u2019ouverture de \u2019abdomen, le chirurgien constate l\u2019inopéra- vilité en raison des métastases multiples au oie, à l\u2019épiploon et au côlon transverse.Observation 2.E.Aub.Dossier personnel.CANTERO: LE CANCER GASTRIQUE À DÉBUT FÉBRILE 149 tier de boucher, cholécystectomisé il y a quatre ans, vient me consulter en juin 1944, pour des douleurs épigastriques s'accompagnant quelquefois de vomissements tardifs.Il n'est pas anorexique.Il y a amaigrissement de 41 livres en six mois et il se dit incapable de vaquer à son occupation.Le malade précise le début de sa maladie au mois de décembre 1943, lorsqu\u2019il se voit alité à cause d\u2019une grippe, qui, cependant, n\u2019a duré que huit jours.Dès ce moment, il accuse, pour la première fois, des malaises gastriques: gêne à l\u2019épigastre, éructation et flatulence.Fic.2 Un examen radiologique fait à l'Hôpital Général de Verdun à la fin de décembre 1943, soit trois semaines après le début de la maladie, ne permit pas de préciser le diagnostic.Il s\u2019agit d\u2019un malade qui a sensiblement maigri.Il est légèrement ictérique.Il n\u2019y a pas de fièvre.Au palper, le foie est douloureux, lisse et percutable à 5 centimètres au delà du bord costal.À l\u2019épigastre, il y a une masse Un homme âgé de 52 ans, exerçant le mé- palpable dont les contours paraissent diffi- 150 ciles à délimiter.La défense musculaire dans cette région est appréciable.Il n\u2019y a eu ni hématémese, ni méléna.Un contrôle radiologique à l\u2019Hôtel-Dieu, par le docteur Albert Jutras, révèle un gros néo annulaire du pylore presque complètement oblitéré avec rétro- dilatation et stase.Une gastroscopie, deux jours plus tard, confirme l\u2019examen radiologique.Il s'agissait en effet d\u2019un adénocarcinome, dont une partie déjà paraissait ulcérée (cliché n° 2).À cause de l\u2019état général et des métastases au foie, seule une opération palliative semblait être indiquée.Le malade refusa toute intervention chirurgicale.Observation 3.N.B.Dossier n° 10,088, « W.G.Hospital ».Une jeune fille, âgée de 23 ans, consulte son médecin à Chatham, Ontario, au mois de mai 1940, pour des troubles digestifs vagues: anorexie, amaigrissement et fièvre.Ni repos, ni tonique n\u2019améliorent l\u2019état de la malade.Subséquemment, l\u2019investigation radiologique permet de poser le diagnostic d\u2019une stase intermittente duodénale.Elle nous consulte pour cette condition deux mois plus tard.La malade est pâle, sans appétit, et se dit très fatiguée, incapable de faire tout travail.Il y a une fièvre qui persiste depuis cinq semaines.La malade se plaint très souvent d\u2019une plénitude qui apparaît subitement au milieu d\u2019un repas et nécessite l\u2019arrêt de toute alimentation.L\u2019état fébrile se maintient toujours, malgré qu\u2019il n\u2019y ait ni lésion pulmonaire décelable, ni infection des sinus, ni lésions annexielles ou rénales.L\u2019hémoculture à trois reprises est négative et le chimisme gastrique donne une achlorhydrie totale à l\u2019histamine.L\u2019examen hématologique révèle une anémie hypochrome.Cependant, un contrôle radiologique de la stase duodénale, soit trois mois après le premier examen, indique qu\u2019il y a en plus des multiples images lacunaires affectant toute la muqueuse gastrique, faisant penser tout d'abord à une gastrite phlegmoneuse.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 L'examen gastroscopique indique que la muqueuse gastrique est remplacée dans toute son étendue par un aspect polypoïde, et où l\u2019on voit dispersées discrètement des surfaces ulcérées, qui varient de 1 à 3 centimètres.Le diagnostic fut donc revisé en polypomatose généralisée de la muqueuse et stase duodénale intermittente.(Voir cliché n° 3.) Fra.3 L'état général de la malade ne permet pas d'envisager pour le moment une gastrectomie.Elle est dirigée au « Montreal Convalescent Home » où, durant huit semaines, sa condition s'améliore sensiblement.Les malaises gastriques sont rares, mais les épisodes fébriles se suivent.Douze jours après sa seconde réadmission à l\u2019hôpital, l\u2019état de la malade se complique par une hématémèse qui risque d'être grave.Cependant des transfusions répétées permirent de tenter une gastrectomie totale (M.Fauteux) mais sans résultat.L\u2019autopsie ainsi que l\u2019examen histologique de la pièce confirment le diagnostic d\u2019un adé-| nocarcinome affectant presque la totalité de | Pestomac (W.Chase). CANTERO: LE CANCER GASTRIQUE À DÉBUT FÉBRILE Observation 4.J.S.T.Dossier n° L 1171, Hôpital St-Joseph, udbury, Ont.Un homme de 54 ans, cultivateur, sans aucun antécédent spécial, consulte pour la pre- mière fois, en mai 1944, le docteur Laflamme e Sudbury.Il se plaint à ce moment d\u2019être toujours « fiévreux » et sans appétit.Cette condition persiste au delà de trois mois.La fièvre reste sans explication et depuis quelques jours seulement il se dit fort incommodé par 151 une gêne à l\u2019épigastre apparaissant presque immédiatement après les repas, et qui s\u2019accompagne quelquefois d'une douleur rétroster- nale, voire même précordiale.Les malaises gastriques sont souvent nocturnes.Il n\u2019y a eu ni nausée, ni vomissements.Le malade mai- Fra.4 grit de 18 livres dans l\u2019espace de trois semaines.Dès son entrée à l'hôpital le 2 juin, l'examen radiologique précise le diagnostic.Il s\u2019agit en effet d\u2019une tumeur située à la région du cardia, qui semble déjà envahir la partie des petite et grande courbures avoisi- 152 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, février 1945 nantes.L'aspect plutôt lisse et l\u2019absence de plis muqueux font poser le diagnostic d\u2019un lymphome (Dr C.Crang).Cliché n°° 4 et 5.Fra.5.Le 10 juin, le malade m'est envoyé pour consultation.L'examen gastroscopique, à cette date, révèle une gastrite atrophique affectant le tiers inférieur de la grande courbure et toute la région antrale.Au tiers supérieur la face postérieure de la grande courbur une masse à surface irrégulière, polypoïd faisant saillie dans la lumière, présente de surfaces nécrotiques et ulcérées.Il s\u2019agit d\u2019u adénocarcinome infiltrant, ulcéré.L'étend et la position de la masse, faisant presq saillie dans la lumière de l\u2019æsophage, ain que l\u2019état précaire du malade rendent tout intervention chirurgicale impossible.Conclusion Les cancers gastriques latents sont très fre quents.La lésion est souvent déjà avancée \u20ac parfois progresse assez rapidement, sans q le moindre signe général se soit manifesté L'apparition de fièvre indique, dans la plu part des cas, un adénocarcinome ulcéré.Ra: rement voit-on des cancers gastriques infi trants (linite) qui s\u2019ulcèrent.Les gastrites phlegmoneuses et même de gastrites œdémateuses faisant leur apparitioi après une infection, peuvent simuler un car cer gastrique, à début fébrile.L\u2019essai thérapeutique, les contrôles radiq logiques et gastroscopiques répétés détermj neront si l\u2019image lacunaire et la tumeur n sont pas un cancer.SYNDROME CLINICO-RADIOLOGIQUE DE PANCOAST Par Jules PREVOST et Jacques LEGER, Médecins de l\u2019hôpita!l Notre-Dame (Montréal).Il nous a été donné d'observer récemment un cas de tumeur dite de Pancoast, et portant entre autres noms ceux de « superior pulmonary sulcus tumor », ou « apical chest tumor ».Nous présentons l'observation parce que nous la croyons doublement intéressante du fait de sa rareté et des difficultés du diagnostic différentiel.La tumeur en question a été décrite pour la première fois par Pancoast en 1922.Ce dernier en a fait une entité définie dont la localisation est toujours strictement la même au sommet du thorax.] Il se trouve quelques signes cliniques, ca ractéristiques et capitaux: douleur à l'épaule dans le creux axillaire, le long de la face 1 terne du bras et de l\u2019avant-bras jusqu'au pof gnet, atrophie des muscles de la main et syd drome de Claude Bernard Horner.La dot leur peut prendre le caractère de brûlurg d\u2019une hyperalgie, etc, sur trajet de distrib tion du cubital. La tumeur donne en radiographie un voile homogène de l\u2019extrême sommet avec toujours, plus ou moins accusée, une érosion de la partie postérieure de la le côte et de celle de la 2e ou de la 3e côte.Les apophyses transverses et même les corps vertébraux peuvent être touchés.Nous avons parlé, il y a un instant, de signes cliniques capitaux, mais il s\u2019en trouve une foule d\u2019autres qui n'ont cependant rien de pathognomonique: Sensibilité de la main.Perte de poids.Malaise dans la région cervicale basse et au sommet du thorax.Abolition des réflexes bicipitaux et trici- pitaux et diminution des réflexes sur le côté malade.Perte de force dans le bras et les doigts.Matité du sommet du thorax.\u2019 Tuméfaction de la région sus-claviculaire.Distension des veines du cou.Cette tumeur s\u2019installe indifféremment sur un côté ou l\u2019autre du thorax; la fréquence est sensiblement la même chez l\u2019homme et la femme et, dans les antécédents personnels de cette dernière, il a été relevé, à plus d\u2019une reprise, un carcinome utérin \u2014 coïncidence ?L'on peut dire que, généralement, la lésion est évidente de 2 à 9 mois après l\u2019apparition des premiers troubles.Ces tumeurs dites de Pancoast présentent un aspect neurologique caractéristique: douleurs scapulaires et humérales, syndrome de Claude Bernard Horner, atrophie des muscles de la main et hypoesthésies dans le territoire de C8, D1 et D2.Les signes observés sont la conséquence de la participation des dernières racines cervicales et des premières racines dorsales qui sont envahies par la tumeur de l\u2019apex pulmonaire.Cette localisation juxta- vertébrale explique particulièrement la participation des fibres oculo-sympathiques, et par conséquent, la présence du syndrome sympathique déficitaire exprimé par les éléments PREVOST ET LÉGER: SYNDROME DE PANCOAST 153 du syndrome de Claude Bernard Horner, du même côté que la lésion tumorale.La principale cause d'erreur dans le diagnostic consiste dans un examen radiologique incomplet particulièrement si l\u2019on n\u2019examine que l'épaule en raison des douleurs à cet endroit.Pancoast a suggéré de faire de routine un examen fluoroscopique du cou et du thorax chez tous les patients qui se présentent pour un examen de l'épaule à cause des douleurs.DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL ET NATURE HISTOLOGIQUE DE LA LÉSION Nous ne croyons pas devoir séparer ces deux têtes de chapitres.En effet, si l\u2019on admet, avec Pancoast lui-même, que la tumeur qui porte son nom est une entité tissulaire bien classifiée, nous n\u2019en finirons plus avec le diagnostic différentiel.Mais il semble que le problème soit plus simple.Pancoast a prétendu qu'il s'agissait d\u2019un vestige embryonnaire branchial.Il faisait donc le diagnostic différentiel avec: les carcinomes primitifs des poumons, les tumeurs métastatiques d\u2019un carcinome gastrique, d\u2019un hypernéphrome, les endothéliomes de la plèvre, les tumeurs ostéogénétiques, les tumeurs du thymus, les carcinomes bronchiques, en un mot, avec les processus tumoraux se développant aux dépens de tous les tissus voisins de l\u2019apex pulmonaire et même les anévrismes.Mais, pour que l'hypothèse de Pan- coast soit scientifiquement admissible, il eût fallu, à l\u2019appui, un certain nombre d\u2019autopsies.Il semble, au contraire, que nous sommes en face d'un syndrome radiologique et clinique dont les symptômes ne sont que la manifestation d\u2019une compression et destruction des tissus nerveux et osseux de la région du sommet du thorax. 154 I UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 L\u2019étiologie devient alors très variée.La bacillose pulmonaire pouvant elle-même entrer en ligne de compte.Observation.Mme W.B., 56 ans, est malade depuis mars 1942.Elle souffre de douleurs à l'épaule et au bras gauche.Ces douleurs, supportables au début, ont progressivement augmenté en intensité pour rapidement devenir intolérables.Vitamine B,, Salicylate de soude, Massage, Radiothérapie.Deux mois plus tard, nouvelle hospitalisation.Cette fois, il y a un Claude Bernard Horner et de nouvelles radiographies thoraciques révèlent un envahissement costal.Une cordotomie est déconseillée par des neuro-chirurgiens.La radiothérapie est instituée (8 séances de 225 r chacune).Echec.\u2014_ Amaigrissement de 22 livres en 8 mois.Anorexie, insomnie, pas de toux ni d'\u2019expectorations.Un premier diagnostic est posé d\u2019arthrite de l\u2019épaule gauche avec, comme condition associée, pleurite apicale gauche, séquelle de T.B.Lors d\u2019une première hospitalisation, il a d\u2019ailleurs été constaté une amélioration notable des douleurs à la suite d\u2019un traitement: Antécédents personnels.Entéro-côlite à répétition.Antécédents héréditaires.Un frère T.B.P., décédé.Un frère: néo de l'estomac.Moribond au moment où nous voyons la malade.Examen objectif.Syndrome Claude Bernard Horner.Goitre nodulaire toxique.P.A.160/100.Ë PRÉVOST Er LÉGER: SYNDROME DE PANCOAST Myocardite chronique.Matité du sommet gauche et râles de condensation et bronchophonie.Douleur à la pression de l\u2019épaule avec limitation des mouvements.Rien à noter du point de vue gynécologique.Examens de laboratoire.Azotémie, glycémie, B.W., formule sanguine, analyse d'urine: normaux.Examens radiologiques.Poumons: (23 oct.1942.) Les deux plages pulmonaires sont d\u2019aspect sensiblement normal a l'exception du sommet gauche qui est recouvert d\u2019un voile ho- mogene et dense dont il est impossible d\u2019apprécier radiologiquement la nature.Silhouette cardiaque normale et médiastin normal en oblique.Aucune modification de la cinématique respiratoire.Ce voile du sommet gauche s'accompagne d\u2019une très discrète érosion du bord inférieur de la 2e côte.Cette érosion n\u2019existait pas lors de la prise des premières radiographies.Malgré l\u2019allure très discrète de ce signe nous sommes d'opinion qu'il s\u2019agit ici d\u2019une tumeur de Pancoast avec envahissement osseux.Radiographie: (28 oct.1942.) Le rebord inférieur de l'extrémité proximale de la première côte est franchement érodé.Le côté gauche du corps de la 2e vertèbre dorsale et son apophyse transverse gauche _ et la partie proximale de la 2e côte sont presque complètement effacés.Ces signes semblent confirmer la présence de tumeur de Pancoast.(Fig.1.) * * +# Cette patiente a quitté l\u2019hôpital aucunement améliorée.Echec thérapeutique du plus beau type.Depuis, elle est décédée.155 L'évolution du cas que nous présentons est une réplique d'une foule d\u2019autres cas cités dans la littérature médicale.Le diagnostic de tumeur de Pancoast comporte un pronostic d\u2019issue fatale et rapide.Pas de guérison rapportée.Résistance à toutes les irradiations.Cause de mort.Incertaine, pas de métastases apparentes; peut-être s\u2019en trouve-t-il au cerveau ?BIBLIOGRAPHIE R.A.EYHERABIDE: « Cancer apical Form.» Semena Med, 2: 1179 \u2018(13 nov.) 1941.J.J.STEIN: «Cancer in region of pulmonary apex.» Minois M.J.81: 21 (jan.) 1942.M.B.BOWMAN: « Relief of pain in apical tumor by resection of cervical sympathetic ganglia on involved side.» J.Arkansas M.Soc., 38: 144 (dée.) 1941.N.Puente DUANY: «Cancer extra thoracic development.'(Pancoast 'syndrome).» Rev.Med.Cubana, 53: 427 (mai) 1942.C.Brito FORESTE, J.M.REYS TERRA et J.VARE- -LA: «Neurologic form of cancer of pulmonary apex: case with Dejerine-Klumpke syndrome.» Arch.Urug.de med.-cir.y especialid., 20: 560 (juin) 1942, C.Da.RUI: « Bernard-Horner syndrome during evolution of epithelioma of upper lobe of left lung.» Semena Med., 2: 81 '(9 juillet) 1931.H.W.JACOX: «Superior pulmonary sulcus tumor: further observation with report of 2 additional cases.» J.A.M.A., 103: 84 (14 juillet) 1934.I.GRAEF et I.STEINBERG: «Superior pulmonary sulcus tumor: case exhibiting malignant epithelial neoplasm of unknown origin with Pancoast syndrome.» Am.J.of Rentgenology, 36: 293 '(sept.) 1936.A.M.GOTTLIEB: « Superior pulmonary sulcus tumor \u2018(Pancoast syndome).» M, 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«Unusually slow growth: case with death from cerebral metastases.» Bervebarzt.13: 269 (juin) 1940.N.ROMANO ct R.EYHERABIDE: « Development and origin of pain in cancer of thoracopulmonary apex with report of case.» Rev.Med.de Rosario, 30: 1146 '(nov.) 1940.UN CAS D\u2019CBSTRUCTION BRONCHIQUE PAR UNE TUMEUR BENIGNE' Par B.G.BEGIN, Assistant bénévole à l'hôpital du Sacré-Cœur (Cartierville, Montréal).Devant un patient qui présente des symptômes d\u2019obstruction bronchique partielle ou totale, il faut toujours songer à la possibilité de l'existence d\u2019une tumeur bénigne.Les tumeurs bénignes du poumon, considérées individuellement, sont comparativement rares, mais depuis qu\u2019elles sont plus recherchées et que les moyens d'exploration des bronches sont plus développés, on diagnostique plus souvent ces cas.Les tumeurs bénignes sont toujours primitives et jamais d\u2019origine métastatique.Elles peuvent résulter d\u2019un défaut de développement ou bien d\u2019une hyperplasie de tissus normaux.Ces tumeurs peuvent être silencieuses pendant plusieurs années; elles sont ordinairement découvertes accidentellement.Le plus souvent, le patient se présente avec des symptômes de sub-obstruction et même d\u2019obstruction complète, parfois compliqués de suppuration bronchique, de pneumonie, d\u2019emphysème pulmonaire ou de pleurésie.Il est très difficile d\u2019obtenir des patients des informations sur les premiers symptômes qu\u2019ils ont remarqués, parce que la plupart sont malades depuis longtemps et parce qu'ils présentent alors des modifications pulmonaires importantes.1.Cette observation a été recueillie dans le Service de chirurgie thoracique du docteur Georges Deshaies.En étudiant l\u2019histoire de plusieurs cas, on note que la toux est le symptôme le plus commun, tandis que l\u2019hémoptysie est le symptôme le plus alarmant.La toux est de type irritant et elle est plus marquée le soir, surtout quand le patient est en position déclive ventrale.S'il y a suppuration pulmonaire associée, la toux ressemble à celle de la bronchectasie.L'hémoptytsie est parfois le premier symptôme.Elle peut être massive et si grave qu'il aura fallu recourir à une transfusion.Parfois ces hémoptysies sont attribuées faussement à des troubles cardio-vasculaires ou des lésions tuberculeuses pulmonaires inexistantes.Dans la plupart des cas, l'hémorragie est notée au début de la maladie, sans en être le premier symptôme.Parfois, ce sont simplement des filets de sang dans les crachats.Une des caractéristiques de cette hémoptysie est le fait qu\u2019elle apparaît subitement sans aucun signe prémonitoire.Chez certaines patientes, elle apparaît à l\u2019époque menstruelle.Nous avons vu assez récemment une patiente qui, à cause de ce symptôme, fut étiquetée tuberculeuse.Elle fit plusieurs longs stages au sanatorium durant quinze ans.Elle a subi un pneumothorax durant quelques mois.Néanmoins elle en vint à un point où le simple fait de se pencher pour ramasser un artificiel objet sur le parquet, déclenchait une hémoptysie considérable.Chez certains patients, on remarque une respiration asthmatiforme comme symptôme initial; tandis que chez d\u2019autrès ce symptôme est remarqué plus tard au cours de la maladie.Assez fréquemment, on note de l'hyperthermie, de la douleur intrathoracique et de la dyspnée, surtout chez les patients porteurs d\u2019un foyer de suppuration en amont de la tumeur obstructive.Etant donné la prolifération lente et sou- ent insidieuse de ces tumeurs, on observe fréquemment des transformations étendues des tissus broncho-pulmonaires.Les premières lésions dues à l\u2019obstruction bronchique sont des lésions d\u2019emphysème ou de suppuration qui causent des foyers de pneumonie chronique, des abcès pulmonaires, des fistules broncho-pleurales, des empyèmes et {enfin de la gangrène pulmonaire.\u201c Chez plusieurs patients, on a remarqué de l\u2019atélectasie d\u2019un ou plusieurs lobes pulmonaires, ou bien de l\u2019emphysème périphérique par obstruction.Strictement parlant, ces tumeurs ne sont donc pas bénignes.Elles peuvent causer des troubles sérieux de compression par suite de leur développement graduel.De plus, ces tumeurs, à l\u2019un de ces derniers stages, doivent être enlevées chirurgicalement par lobectomie.Du point de vue radiologique, la prolifération ne présente que rarement une masse tumorale bien circonscrite; elle est ordinairement invisible ou bien elle est masquée par des transformations broncho-pulmonaires secondaires comme des images de pneumonie, He fibrose, de bronchectasie ou de pleurésie.I1 faut absolument avoir recours a la bronchoscopie complétée par la bronchographie, et parfois à la tomographie.Si l\u2019obstruction bronchique est complète, on verra que l'huile opaque, le lipiodol, ver- BÉGIN: OBSTRUCTION BRONCHIQUE PAR UNE TUMEUR BÉNIGNE 157 sée dans la bronche souche s'arrêtera au niveau \u2018de la tumeur.Si l\u2019obstruction est partielle, l\u2019image de la bronche lipiodolée sera déformée, rétrécie au niveau de la tumeur.À la périphérie du lobe atteint, on note souvent des ombres qu\u2019il faut distinguer des images de prolifération tumorale bénigne ou maligne.La radiographie ne révèle que rarement la nature exacte de cette prolifération.Après examen de plusieurs films, l\u2019on note que des tumeurs de types histologiques très différents donnent des images identiques.Certains auteurs prétendent que le diagnostic histo-pathologique final dans la plupart des tumeurs bénignes ne peut être posé qu'après l\u2019examen macroscopique et microscopique de la pièce.Parmi les tumeurs bénignes, celle que l\u2019on rencontre le plus souvent est la tumeur décrite sous le nom d\u2019adénome bronchique.Ces tumeurs sont comparables aux papillo- adénomes de l\u2019intestin et elles évoluent de la même manière.Si la tumeur naît de la prolifération intensive d\u2019une région de l\u2019épithélium endo-bronchique, elle forme une masse pédiculée dans la lumière bronchique; tandis que là où la tumeur se développe aux dépens de tissus de la paroi bronchique, elle formera une masse circonscrite par une coque dans la paroi bronchique.Macroscopiquement, cette tumeur présente une masse mousse, rosée, rougeâtre ou violacée, qui peut parfois présenter un aspect charnu.Cette masse peut être assez ferme ou bien de consistance molle.En général, la tumeur molle est très vascularisée et saigne abondamment dès qu\u2019on lui touche avec un instrument, et surtout quand on en fait une biopsie.Le bronchoscopiste voit en général dans ces cas la bronche, le plus souvent celle du lobe inférieur gauche, remplie par une grosse masse pédiculée dont le pédicule est souvent invisible, parce que distal à la trachée.Le diagnostic doit être confirmé par une biopsie endobronchique.Celle-ci ne doit pas 158 être trop superficielle parce qu'alors on ne prélèvera pas de tissu tumoral.La technique de fixation, de coloration et de coupe de la pièce, pour l\u2019examen microscopique, doit être très bien faite, parce qu'autrement cette tumeur sera difficile à identifier.DIAGNOSTIC HISTO-PATHOLOGIQUE (Dr Georges Manseau) Sous le terme d\u2019adénome bronchique, les auteurs américains désignent une tumeur de nature essentiellement bénigne ayant tendance à soulever la muqueuse et à devenir sessile ou même pédiculée.Ces tumeurs sont assez souvent méprises pour des tumeurs malignes et ce fait résulte de la difficulté d\u2019interprétation des images histologiques dont la lecture est d'autant plus difficile à faire que les fragments mis à la disposition du pathologiste ont la plupart du temps de très petits volumes et sont parfois prélevés superficiellement ou écrasés.Ces adénomes en général présentent des structures passablement variées.De là résulte la variété d\u2019étiquettes que certains auteurs ont cru bon de leur donner au hasard des types qu\u2019ils ont rencontrés.Et c'est ainsi qu\u2019on les voit appelés polype adénomateux, adénome pédiculé, carcinoïde, tumeurs glandulaires bénignes, etc.C\u2019est que tantôt la tumeur se présente sous forme de cordons épithéliaux creusés de cavités de sécrétions, ou bien de tubes glandulaires contenus dans un stroma conjonctif.L'aspect rappelle dans ces cas l\u2019image générale des adénomes nés des parenchymes glandulaires.Tantôt, cette structure adénoïde est à peine esquissée et, dans quelques cas, les cellules tumorales ne montrent aucun caractère qui puisse faire soupçonner une origine glandulaire.D\u2019autres tumeurs, par la disposition des cordons épithéliaux qui les constituent, fournissent des images qui ne sont pas sans analogie avec certaines tumeurs du tractus digestif, connues sous le nom de « carcinoïdes ».Cette parenté n\u2019est cependant qu'apparente, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 car on n\u2019y peut mettre en évidence la même origine et les recherches pour déceler la présence de cellules argentaffines ont toujours été négatives.Enfin, un dernier groupe de ces tumeurs fournissent des images histologiques qui rappellent d'assez près celles des tumeurs mixtes des glandes salivaires.Ces aspects répondent-ils à des tumeurs essentiellement différentes, quant à leur origine et a leur comportement, ou s\u2019agit-il là tout simplement d\u2019évolution variée d'une seule et méme tumeur a point de départ unique ?Il est assez difficile d'émettre une opinion sur ce point.Il est cependant probable, vu la présence dans une même tumeur de ces différents aspects, qu\u2019il ne s'agit que d'une question d'évolution.En résumé, l\u2019adénome bronchique doit être considéré comme une tumeur de nature bénigne à point de départ glandulaire, dont l\u2019image histologique est différente d\u2019un cas à l\u2019autre, suivant son potentiel évolutif.Son pronostic, mis à part les accidents qu\u2019il peut causer à cause de sa localisation sur le trajet des voies aériennes, se confond avec celui des adénomes en général.Son ablation totale met le patient à l\u2019abri de récidive, puisque cette tumeur n\u2019a aucune tendance à infiltrer les tissus avoisinants.Le diagnostic entre un adénome et un épi- thélioma peut parfois être fort difficile à établir, et ne peut être basé que sur la présence ou l'absence de figures d\u2019envahissement et d\u2019infiltration, d\u2019atypie et de mitose cellulaire.TRAITEMENT.Si on a la rare chance de voir le patient avant que des lésions broncho-pulmonaires irréversibles ne se soient établies, et si la tumeur siège dans une bronche accessible au bronchoscope, l\u2019endoscopiste pourra cautériser cette masse tumorale en plusieurs temps, s\u2019il est nécessaire, surtout si la tumeur est pédiculée dans la bronche.Puis il faudra revoir ce patient de temps en temps pour s'assurer qu\u2019il n'y a pas de réci- BÉGIN: OBSTRUCTION BRONCHIQUE PAR UNE TUMEUR BÉNIGNE dive, c\u2019est-à-dire que la tumeur a été complètement enlevée.Mais dans la plupart des cas, le patient ne consulte qu\u2019au moment où des modifications graves et irréversibles des tissus broncho-pul- monaires se sont établies.Un traitement local par voie endobronchique améliorera la ventilation du secteur broncho-pulmonaire atteint.Cependant, étant donné l'existence de foyers de pneumonie chronique, de bronchectasie, de fibrose marquée et parfois même d\u2019un empyème secondaire, il faudra alors préparer le malade à subir une lobectomie totale, qui est le seul traitement radical à ce stage.# * * Pour mieux illustrer cette maladie, je vous rapporterai le cas d\u2019une jeune fille de 13 ans.Observation.Cette adolescente fut admise dans un hôpital général, le 2 mai 1942.Elle avait toujours présenté un état de santé médiocre depuis sa naissance.Dans l'enfance, elle a souffert de la coqueluche, de la rougeole, de la varicelle, de la scarlatine et des oreillons.Depuis une semaine, elle présente: hyperthermie, toux, expectorations, point de côté à gauche, anoxémie, céphalée, diaphorèse nocturne, vomissements et douleurs précordiales.A l'examen, on note une matité au niveau de tout le lobe inférieur gauche et une abolition du murmure vésiculaire.On posa alors le diagnostic de « pleurésie purulente gauche ».(Fig.1.) Elle fut traitée par thoracenthèses et auto- pyothérapie, c\u2019est-à-dire qu\u2019on lui faisait boire le pus retiré après l\u2019avoir aromatisé et mêlé à du lait.Le 19 mai, soit 17 jours plus tard, on lui donna son congé avec l'étiquette « guérie ».Cependant, huit jours plus tard, la patiente dut être réadmise présentant à peu près les mêmes symptômes.159 Soupçonnant des bronchectasies,on fit tirer un film, qui ne donne pas d'image de dilatations bronchiques, mais simplement une ombre au niveau de la région moyenne du lobe inférieur gauche.Fic.1 (Le 4 mai 1942).L\u2019aspect voilé de la base gauche laisse supposer une pleurésie purulente.Néanmoins, on référa cette patiente au bronchoscopiste qui, après une bronchoscopie, décrivit une masse d'aspect tumoral obstruant la bronche du lobe inférieur gauche.« Cette masse saigne au contact de la pince.Elle se projette de la paroi bronchique gauche et elle présente une surface grossièrement hémisphérique dans son ensemble, mais irrégulière dans le détail.Sa surface est plu- tot grisitre.Au delà de cette tumeur, aspiration d\u2019un pus épais chocolaté.Excision de petits fragments dont quelques-uns ont la consistance du tissu cartilagineux.» ( Dr M.Bonnier.) Le diagnostic histo-pathologique fut alors: « Adénome bronchique atypique.Le traitement et le pronostic doivent s'inspirer de ceux des tumeurs mixtes des glandes salivaires.» (Dr P.Martin.) 160 Un lipiodol de l'arbre bronchique gauche (Fig.2) ne montre pas de dilatations bronchiques, mais on peut voir que la substance opaque n'a pas inondé la région postéro-in- férieure du lobe inférieur gauche.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 Une radiographie simple prise deux jours plus tard ne révèle aucune image pathologique.(Fig.3.) Mais les clichés tirés le lendemain (Fg.4), après instillation de lipiodol dans les bron- Fic.2 B (Le 19 juin 1942).Apres instillation de lip:odol dans les bronches du lcbe inférieur guuche.Aucune évidence de di'atation bronchique; mais si l\u2019on examine de près ces films, on peut voir (A) à travers l'ombre cardiaque, que la substance opaque n\u2019a pas inondé uné.partie de la région postéro-infé- rieure para-médiane du lobe inférieur gauche.Sur le fi m tiré latéralement (B) cette région se trouve -projetée juste en avant de la colonne vertébr: le.Un peu plus tard, le bronchoscopiste peut voir que la tumeur s'attache à l\u2019éperon bronchique transversal séparant les deux ramifications terminales de la bronche du lobe inférieur gauche.Il note une amélioration de la ventilation et du drainage.Par la suite, on continua les broncho-aspi- rations régulièrement et l\u2019état général de cette jeune fille en bénéficia.Cette patiente fut référée au docteur Georges Deshaies pour lobectomie inférieure gauche.Elle fut admise sous nos soins le 25 janvier 1943.Etat général assez bon: poids 9715 lbs, taille 5\u2019, apyrétique, expectoration et toux minimes.ches, sous bronchoscopie directe, montrent que le lobe inférieur gauche est réduit a un réseau de lacs géants au sein d'une masse dense carnifiée, considérablement contractée.La résection du lobe inférieur gauche fut faite le 24 février 1943.Les suites opératoires furent heureuses, sauf qu'un empyème postopératoire avec fistule broncho-pleuro-parié- tale retarda la guérison complète.La figure 5(B) nous montre l'aspect radiologique du thorax quelques jours après la lobectomie et la figure 5(A) après un an.Le lobe réséqué a été l'objet d'un examen minutieux de la part de notre pathologiste, le docteur G.Manseau.Je vous cite son rapport: BÉGIN: OBSTRUCTION BRONCHIQUE PAR UNE TUMEUR BÉNIGNE 161 Fra.3 (Le (8 janvier 1943).Les plages pulmonaires présentent un aspect à peu près normal et ne laissent pas supposer les graves modifications broncho- pulmonaires que l\u2019on peut voir sur la Fig.no 4.A Fic.4 « Volumineux adénome pédiculé d\u2019environ 2 cms de diamètre, comblant la lumière d\u2019une bronche maîtresse que par ailleurs 1l distend considérablement.« La masse tumorale n\u2019est pas constituée à proprement parler par des tubes glandulaires, mais plutôt par des cordons au sein desquels les cellules, dont la plupart à potentiel mucipare, s'orientent autour de cavités de sécrétion de volumes variables.Le stroma de la tumeur est fortement infiltré.« L'architecture de la bronche est considérablement remaniée du fait que la tumeur, à l\u2019étroit dans la lumière bronchique, refoule en maints endroits sa paroi et s\u2019enfonce jusqu\u2019au niveau de sa couche adven- titielle.Les bronches en amont sont atélec- tasiées et le parenchyme pulmonaire en état de pneumonie chronique caractérisée surtout par une sclérose interstitielle inflammatoire et de l\u2019alvéolite lipophagique.« Il est très difficile d\u2019établir avec certi- B (Le 29 janvier 1943).Après instillation de lipiodo] dans le lobe inférieur gauche.Evidence d'énormes dilatations bronchiques dans ce lobe pulmonaire. 162 tude le pronostic de cette tumeur; par place, elle réalise les figures histologiques des tumeurs mixtes et l'on peut supposer qu\u2019elle devrait se comporter comme telle.précis.Fra.5 B (B) 21 jours après la lobectomie inférieure gauche: lobe supérieur presque complètement affaissé; épanchement pleural.(A) Un an après la lobectomie et après une nouvelle instillation de lipiodol dans l\u2019arbre bronchique gauche: le lobe supérieur a repris son expansion; aucune rétention purulente dans la cavité pleurale.A tout événement, elle ne présente aucun caractère franc de malignité et doit donc être considérée comme tumeur bénigne.» (Dr G.Manseau.) Actuellement, cette patiente est très bien.L\u2019empyème a été drainé et s\u2019est tari.Le lobe supérieur a repris son extension.Voir la radiographie prise près de deux ans après la lobectomie.(Fig.6.) Cette jeune fille a repris ses études, et elle mène une vie absolument normale, comme ses compagnes d\u2019étude.Elle a grandi de plus de deux pouces et elle a gagné du poids.Conclusion.Une tumeur bénigne cause fréquemment de l\u2019obstruction bronchique et, la plupart du temps, des modifications broncho-pulmonaires graves et irréversibles se sont établies avant que le diagnostic n\u2019ait été fait.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 L'histoire de cas, la bronchoscopie; la bron- chographie et la biopsie sont les principaux : facteurs pour l'établissement d\u2019un diagnostic b A Fra.6 | Près de 2 ans après la lobectomie inférieure gauche.| Le traitement local par cautérisation est rarement suffisant, parce que des complications proncho-pulmonaires irréversibles sont apparues avant que le diagnostic n'ait été établi.1 faut alors recourir à la grave intervention qu'est la lobectomie ou la pneumonectomie, lès que l\u2019état général du patient le permet.Mlors, la guérison est définitive et le patient pourra mener une vie normale.BIBLIOGRAPHIE >hevalier L.JACKSON et Frank W.KONZEL- MANN: «So-Called Adenoma of the Bronchus.» Ann.of Otology, Rhinology and Laryngology, 50: 1264 (déc.) 1941.BEGIN: OBSTRUCTION BRONCHIQUE PAR UNE TUMEUR BENIGNE 163 Chevalier L.JACKSON et Frank W.KONZEL- MANN: «Bronchoscopic Aspects of Bronchial Tumors.» The Journal of Thoracic Surg., 6: 312 (fév.) 1937.Chevalier JACKSON et Chevalier L.JACKSON (traduit par Maurice Bonnier): «Les tumeurs bron- cho-pulmonaires bénignes.» Union Méd.du Canada, 68: 353 (avril) 1939.W.W.BADCOCK : « Principles and Practice of Surgery.» 845-860.Lea and Febiger, Philadelphie, 1944.H.R.N.LANDIS et G.W.NORRIS: «Diseases of the Chest and the Principal of Physical Diagnosis.» 6e édition : 679-683.W.B.Saunder Co., Philadelphie, 1940.L.H.CLERF et C.J.BUCHER: « Adenoma (Mixed Tumor) of the Bronchus: A Study of 35 Cases.» Ann.of Otology, Rhinology and Laryngology, 51: 836-850 (sept.) 1942.Bulletin de \"Association es Médecins de Langue Francaise de Amérique on Mord (Fondée a Québec en 1902) L'Union Medicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 74 \u2014 N° 2 Montréal, février 1945 OU UNIVERSITAIRE AU OUVEMENT DU \u201cRETOUR À LA VIE CIVILE\u201d ET AUX COURS POST-SCOLAIRES.S'il est un problème vaste et qui mé- \u2018ite au plus haut point qu\u2019une étude -alsonnée en soit faite, c'est incontesta- plement celui du « Retour à la vie civile ».{Nul ne saurait nier le principe général de la contribution la plus complète à sa solution; il est de toute évidence que out doit être mis en branle pour faciliter à réhabilitation civile de ceux qui reviennent des armées.Pour nous, de la médecine, il va de soi que le sort de nos jeunes collègues, sur- -out de ceux qui ont été enrôlés dès leur diplôme obtenu, est celui qui nous préoc- >upe le plus.Les autorités civiles ont prévu une certaine adaptation et elles ont préparé des programmes susceptibles d\u2019améliorer le sort des démobilisés.Le soin de donner aux professionnels l\u2019orientation voulue et de leur fournir les instruments de leur réadaptation civile a été laissé aux universités.Il nous fait plaisir d'apprendre à nos lecteurs que nos universités \u2014 celles de Montréal et celle de Québec \u2014 ont accepté avec enthousiasme de contribuer à ce mouvement et qu\u2019elles ne comptent pas, comme on le leur a trop souvent dans le passé reproché, marquer cette fois seulement le pas.Nous sommes autorisés à faire connaître que la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal compte aller de l\u2019avant.Déjà une commission d\u2019étude a été nommée dont les travaux ont dépassé le stade préliminaire.La mise en marche demande une préparation minutieuse et une organisation impeccable.Il n\u2019est pas tout de prévoir un certain nombre de cours; il faut d\u2019abord savoir le nombre approximatif de ceux qui sont susceptibles de s\u2019inscrire, la quantité d\u2019inscriptions devant commander la mise en série des cours, théoriques et cliniques.On ne peut admettre 164 qu'un nombre limité d\u2019élèves à chaque série.Il s'agit aussi de déterminer la durée de la session scolaire; elle peut varier avec les disponibilités ou de professeurs, ou de locaux de laboratoires ou d\u2019espaces pour les cliniques.Certains démobilisés peuvent préférer faire de l\u2019internat ou désirer une place de résident hospitalier.L'enquête faite auprès de nos officiers médicaux peut aussi montrer une propension marquée chez eux vers la spécialisation en médecine.Aussi doit-on faciliter leur préparation dans le sens qu\u2019ils désirent en organisant des cours spéciaux avec démonstrations ad hoc.Il reste encore beaucoup à faire et l\u2019organisation n\u2019est pas encore complète ; mais il nous a paru bon que l\u2019on sût dans le public médical ce que l\u2019on prévoit pour nos retours du front.Nous avons cru surtout que tous nos élèves, actuellement sous les armes, apprendraient avec satisfaction que l\u2019on se préoceupe sérieusement de leur sort et que les facultés de médecine n\u2019hésiteront pas, l'heure venue, à faire même les plus grands sacrifices pour leur venir en aide.: Le «Retour à la vie civile» est une œuvre de grande classe; c\u2019est pour nous un devoir primordial d\u2019y participer; nous n\u2019avons pas le droit de le fuir.x kX Nous saisissons l\u2019occasion de cet éditorial pour faire connaître que des cours L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 post-scolaires vont incessamment commencer à l'Université de Montréal.Cette | initiative fait honneur à ceux qui n\u2019ont.pas craint d\u2019en assumer la lourde responsabilité.Nous avons déjà démontré, ici même, à l\u2019Union Médicale du Canada !*,! la nécessité d'un organisme de complé- $ ment, où jeunes et moins jeunes médecins viendraient chercher des connaissances supplémentaires ou spéciales désirées.§ Nous écrivions alors: « Il est enfin venu Ÿ le moment où nous devons combattre notre complexe d\u2019infériorité, avoir con- # flance en nous et comprendre que nous portons des forces qui ne demandent qu\u2019à § s'extérioriser.Ceux des nôtres qui revien- § nent après avoir beaucoup vu, entendu et k retenu pendant leur séjour chez nos voi- § sins osent reconnaître que nous ne sommes Ÿ déjà plus si en retard.Les chercheurs, les $ hommes d\u2019études, les cliniciens avertis, les : chirurgiens habiles, les savants de labora- Ë toires, les spécialistes, maîtres en leur art, à composent une somme imposante, un actif # impressionnant.Ils sont là, tous, qui ne | demandent qu\u2019a collaborer.Cet enseigne- § ment s'impose.Il a réussi partout ailleurs, § il n\u2019en peut être autrement chez nous.11 § convient de l\u2019organiser sur des bases soli- § des.» Mais qui doit en assumer la respon- ; sabilité?| A cette question que nous posions alors, | la Faculté de Médecine de I\u2019Université de § Montréal donne aujourd\u2019hui la réponse.Edouard DESJARDINS.1.Union Médicale du Canada, septembre 1941.Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse au secrétariat: 326 est, Boulevard St-Joseph \u2014 LA: 9888, afin qu'ils puissent recevoir l' « UNION MEDICALE DU CANADA » sans aucune interruption. MÉDECINE SOCIALE CONSIDÉRATIONS MÉDICO-SOCIALES SUR LA SYPHILIS Par Henri SMITH, Chef du Service de Dermato-Syphiligraphie à l\u2019hôpital Général de Verdun.> L'opinion la plus accréditée en ce moment ait remonter au temps de la découverte de \u2018Amérique par Christophe Colomb l\u2019origine le la syphilis.Partis d\u2019Hispanola (Haïti), les marins du navigateur génois abordent au royaume d'Isabelle de Castille au.mois de mars 1493 et, avec le récit passionnant de leur merveilleux voyage, apportent aux belles Espagnoles cette terrible maladie que l\u2019on \u201cFnomme tour à tour: mal des Espagnols, mal des Italiens, mal des Anglais, etc.À la faveur des guerres, en effet, la syphilis se propage avec june rapidité foudroyante et atteint bientôt «la totalité des contrées connues et accessi- ÿ bles », selon le mot de Ruy Diaz.Le médecin barcelonais Dias de Isla serait le premier, si l\u2019on en croit les historiens, à [avoir observé des cas de syphilis en Europe (1493).Oviedo, toujours d\u2019après les historiens, serait l\u2019auteur de la première publication sur la syphilis (1496).Depuis Dias de Isla et Oviedo, un nombre j incalculable de médecins ont étudié la sy- L philis, d\u2019innombrables travaux ont été publiés sur le sujet.Nous n\u2019avons pas l\u2019intention de répéter tout ce qui a été dit, ni même de tenter de le résumer.Nous en tenant à l'aspect social de la syphilis nous nous proposons, au cours du présent travail, d\u2019étudier |dans ses grandes lignes certains côtés moins connus du problème.| Nous basant sur de nombreuses lectures et jun certain nombre d\u2019observations personnelles, nous étudierons ce fléau social qu\u2019est la syphilis au triple point de vue de ses con- \u2018séquences, de ses causes et de sa prophylaxie.CONSÉQUENCES SOCIALES.La syphilis ne connaît ni loi ni frontières.Elle atteint, dans tous les pays du monde, toutes les classes de la société.À ce point de vue elle est véritablement une calamité publique.Les quelques chiffres qui suivent nous donneront une idée des ravages qu\u2019elle peut causer.ee Dix à quinze pour cent de toutes les cardiopathies seraient causées par la syphilis.Dix pour cent environ de tous les malades admis dans les asiles d\u2019aliénés de notre province seraient des paralytiques généraux.7.5% de tous les malades décédés dans les asiles d\u2019aliénés de la province d\u2019Ontario entre les années 1930 et 1934 seraient morts de P.G.15% de tous les cas de cécité seraient attribuables à la syphilis, etc.En dehors de ces\u2019 chiffres, pourtant assez éloquents par eux-mêmes pour démontrer la gravité de la syphilis au point de vue social, il existe toute une légion de malades qui sont un lourd fardeau pour la société et sur lesquels nous ne possédons pas de statistiques.Nous voulons parler de ces demi-impotents qui, du fait de leur maladie, sont forcés à une activité restreinte.Avant de mourir, le cardiaque peut vivre de longues années, mais à la condition qu'il ne fasse rien ou presque.La P.G.traitée compte un certain nombre de malades chez qui l'équilibre mental est à moitié rétabli, si l\u2019on peut dire: ces malades devront se contenter d'un travail bien inférieur à celui qu'ils pouvaient faire avant que le tréponème ne vienne léser leur cerveau.À côté des aveugles, combien de personnes chez qui la syphilis n\u2019a laissé qu\u2019une vision imparfaite, tout juste suffisante pour les besoins ordinaires de la vie.Et que dire de ces 166 tabétiques que l\u2019on considère comme guéris parce que les réactions de B.W.dans le sang et le 1.c.r.sont redevenues négatives, mais qui restent avec des séquelles nerveuses qui les empêchent de donner leur plein rendement ?Que dire des avortements que la syphilis provoque et qui, de ce fait, privent la société d\u2019un nombre important de citoyens ?Et les arriérés mentaux qui n\u2019atteindront jamais un plein développement intellectuel parce que leur mère Jeur a communiqué la syphilis ?Et ces éternels malades qui traversent une vie bien peu utile à la communauté parce que le tréponème a marqué d'une façon cruelle et indélébile leurs glandes endocrines ou leurs métabolismes ?Et les cas de surdité et de surdi-mutité qui, de par leur infirm té, sont en quelque sorte des épaves dans la vie ?Inutile d\u2019allonger davantage la liste des méfaits de la syphilis, méfait qui ont un retentissement profond sur la société, sur la race.Nous ne pouvons clore ce chapitre, cependant, sans dire un mot du retentissement que peut avoir la syphilis sur un autre fléau social: la tuberculose.Nous appuyant sur la haute autorité du professeur Emile Sergent, nous ne craignons pas d\u2019affirmer que, souvent, la syphilis joue un rôle prépondérant dans l\u2019étiologie de la tuberculose.Actuellement, nous traitons deux malades chez qui sont apparus au cours du traitement antisyphilitique des signes certains de tuberculose pulmonaire.Dans le ler cas il s\u2019agit d\u2019un jeune « hé- rédo» de 18 ans, pâle, maigre, asthénique, qui traîne misérablement dans la vie le peu de force que les ravages causés dans son organisme par le tréponème veulent bien lui laisser.Dans ses antécédents familiaux on ne retrouve aucun cas de tuberculose.Ses parents, avec qui.il habite, sont «à l'aise » et vivent dans des conditions hygiéniques excellentes.Le second cas est en tout point semblable L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.- Montréal, février 1945 au premier, avec cette différence, toutefois, qu\u2019il s'agit ici d'une femme âgée de 36 ans que nous traitons pour une syphilis acquise ancienne.Dans les deux cas, la syphilis, en débilitant }, l\u2019organisme, l\u2019a rendu plus réceptif vis-à-vis} la contamination par le bacille de Koch.Cessons donc de considérer la tuberculose comme une maladie noble et la syphilis comme une maladie honteuse.Luttons de toutes nos forces pour supprimer la syphilis; nous contribuerons ainsi et dans une mesure appréciable à faire disparaître la tuberculose.L\u2019effort en vaut la peine.CAUSES SOCIALES.eo La prostitution et l'alcool sont considérés comme les deux principales causes adjuvantes ou sociales de la syphilis.Des nom breuses études faites sur ces sujets les unes manquent de profondeur, la plupart ne s'appliquent à mettre en lumière qu\u2019un seul aspect de la question.Nous basant surtout sur les observations de nos malades, nous étudierons le rapport de} cause à effet qu\u2019il peut y avoir entre l'alcool et la prostitution d\u2019une part, et la contamina tion syphilitique d'autre part.1) Alcool.Il est un fait que la plupart des médecins ont dû constater déjà: dans une forte pro portion des cas, 75% peut-être, quand nous apprenons à un malade jeune qu'il a urÿ chancre primaire ou des accidents secondaire syphilitiques, il s\u2019empresse de nous dire « Docteur, j'étais complètement ivre quand je me suis exposé à la contagion.» Si nou prenons à la lettre cette affirmation du malade; nous concluons que l'alcool est une cause ad juvante ou sociale dans 75% des cas de syphi lis acquise récente.Mais si nous prenons le temps de la réflexion nous pouvons en arrive! à soupçonner des conclusions bien différentes Il est généralement admis que l'âge moyew des contaminations récentes se situe vers |: ÿ'0e année.Est-ce à cet âge-là qu\u2019on a acquis habitude de s\u2019enivrer, qu\u2019on est devenu un fvrogne ?Est-il nécessaire, chez un sujet qui :st encore au début de la 3e décade de la vie, d\u2019invoquer une excitation alcoolique pour expliquer une débauche sexuelle ?Non ! Qu'est-ce pas?Alors, est-ce que nos malades, un certain nombre d\u2019entre eux du moins, ne nous auraient pas dit la vérité ?Une enquête, que nous avons menée chez tous les syphilitiques récents que nous avons Mobservés depuis près d\u2019un an, nous a conduit Qaux conclusions suivantes.ÿ Dans 15 p.cent des cas, environ, l'alcool est Préellement la cause concomitante principale Jde la syphilis.En d\u2019autres termes, ces malades Bse sont exposés à la contamination parce qu'ils avaient fait abus de boissons alcooliques.Dans 10 p.cent des cas, à peu près, nous avons réussi à faire admettre au malade qu'il nous avait trompé sciemment en nous disant qu\u2019il était ivre au moment où il s'est exposé à la contagion.Pourquoi nous a-t-il trompé Mais, en guise d\u2019excuse tout simplement.Quand il nous dit: « J'étais ivre », il veut que nous comprenions: «Ce n\u2019est pas de ma faute ».Dans tous les autres cas nos malades avaient réellement fait usage de boissons alcooliques avant de s\u2019exposer à la contagion.Chez eux, toutefois, l\u2019alcool n\u2019est pas une cause réelle de contamination mais bien un prétexte.Un exemple concret fera mieux comprendre notre pensée.Un homme de 25 ans, marié et père de deux enfants, nous consulte en avril 1944 pour une syphilis à la période de chancre.Comme {tant d\u2019autres, il nous dit qu\u2019il était ivre | quand il s\u2019est exposé à la contagion.Le len- demain, et sur notre demande, l\u2019épouse du malade s\u2019amène à notre bureau.Soumise à un questionnaire précis, elle nous raconte que | son mari ne fait usage de boissons alcooli- ÿ ques qu'une seule fois par semaine, mais ÿ toujours le même jour ou plutôt le même SMITH: CONSIDÉRATIONS MÉDICO-SOCIALES SUR LA SYPHILIS 167 soir, soit le mercredi.Le mari, plus tard, admet sans difficulté que tous les mercredis soirs, et cela depuis trois mois, il va rendre visite à une fille qui habite une maison sise dans le voisinage de sa demeure à lui.Pourquoi prend-il quelques verres de boisson en présence de sa femme avant d'aller voir cette.fille?Mais tout simplement pour se ménager une excuse au cas où la chose s\u2019ébruiterait.Si sa femme vient un jour à apprendre la raison de ses sorties du mercredi soir et veut lui faire des reproches, il a une excuse toute prête: « J'étais ivre et tu le sais bien.» Et la femme devra comprendre: «Ce n\u2019est pas ma faute puisque j'étais ivre, et si ce n\u2019est pas ma faute tu n\u2019as pas le droit de me faire de reproches.» Etrange aberration d\u2019esprit mais combien fréquente ! Plus fréquente encore chez les femmes que chez les hommes.La femme, en effet, sent plus ou moins consciemment, mais peut-être plus intensément que l'homme, le besoin de se ménager une excuse vis-à-vis de ses amis, ses parents, son partenaire d'un soir, vis-à-vis d'elle-même.Cette excuse, ce prétexte ?mais il est tout trouvé: c'est le petit verre d'alcool.Parmi celles qui s'en servent les unes s\u2019enivrent réellement, les autres, plus intelligentes ou plus rusées, en prennent tout juste assez pour jouer avec quelque vraisemblance la comédie de l'ivresse.Dans un travail paru ic: même notre ami E.Garceau disait ceci: «Et aujourd'hui, d\u2019après mon expérience personnelle ., je suis arrivé à penser que la syphilis contractée était précédée, je dirais même dans 70% des cas, d'abus alcooliques ».Nos constatations ne diffèrent pas sensiblement de celles de Garceau pour ce qui est du pourcentage des cas de syphilis acquise chez qui on retrouve un abus, ou du moins un usage réel, de boissons alcooliques avant le contact infectant (65%) .Nous distinguons cependant ceux chez qui l\u2019alcool n\u2019est qu\u2019un prétexte de ceux chez qui il est véritablement la cause des abus qui ont conduit à la contamination.Cette distinction 168 n'est pas sans intérêt, comme nous le verrons plus loin.2) Prostitution.Nous n\u2019avons pas à nous demander, comme nous l'avons fait pour l'alcool, si la prostitution est une cause réelle de la syphilis et dans quelle mesure elle contribue à sa dissémination.Il est presque universellement reconnu et admis aujourd'hui qu\u2019elle est la principale cause sociale de la syphilis.Nous étudierons plutôt les causes de la prostitution dans le but de trouver un moyen de limiter autant que possible ses ravages.S1 nous nous donnons la peine d'observer soigneusement, sans préjugés comme sans parti pris, les prostituées que nous traitons pour la syphilis, nous constatons bien vite chez toutes une mentalité très spéciale.Si nous nous demandons ce qui a pu créer chez ces filles une telle mentalité, nous en arrivons dans presque tous les cas à formuler cette sentence: la cause première et fondamentale de la prostitution est l\u2019éducation défectueuse qu'ont reçue ses adeptes.Chaque cas, naturellement, pose un problème particulier.Pour les besoins de la description paux le constaté Vénus »: nous ramènerons à 3 types princi- genre d'éducation que nous avons chez nos malades « prêtresses de ler Type.Education trop sévère La fillette qui est élevée dans des principes excellents en soi mais appliqués d\u2019une façon trop rigide; celle qui sera bafouée, battue même, pour un oui ou pour un non, réagira de différentes manières suivant son tempérament.Celle qui doit plus tard aller grossir les rangs des prostituées se repliera sur elle- même, souffrira en silence peut-être, mais dans le fond de son cœur la révolte prend naissance; révolte contre l'autorité des parents, révolte contre les principes qu\u2019on lui a enseignés à coups de bâton.De là à détester, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 à haïr cette autorité, ces principes, il n\u2019y a qu'un pas.Plus ou moins vite, a un age plus | ou moins avancé ce pas sera franchi.La jeune fille « préparée » cédera sans difficulté aux instances d\u2019une amie ou d'une compagne dé- | bauchée, aux sollicitations habiles d\u2019un souteneur ou d\u2019un proxénète.À la fois marchande et marchandise, elle monnayera ses charmes soit dans une maison établie à cet effet, soit, si elle est plus débrouillarde, dans la rue, les salles de danse, les clubs de nuit ou tout autre endroit similaire.2e Type.Education déficiente.La jeune fille qui a des parents qui ne s'occupent pas d'elle, soit parce que le père étant ivrogne la mère est obligée de gagner la vie de la famille, soit pour toute autre raison, ne reçoit en réalité aucune éducation.Pratiquement sans principes, on comprend sans peine que cette « orpheline de parents vivants » sera une proie facile pour ceux qui font métier de recruter des marchandes d\u2019illusion.A un âge parfois fort tendre, elle ira rejoindre, sur le trottoir ou dans la maison close, sa compagne qui a été élevée trop sévèrement.3e Type.Education trop complaisante.L'enfant qui est élevée dans tous ses caprices, celle à qui des parents trop complaisants ne refusent rien, est bien mal préparée à affronter les difficultés de la vie.Jeune fille, elle n'aura qu\u2019une ambition: éclipser par ses bijoux et ses beaux atours toutes les autres.Si ses parents ne peuvent satisfaire ses goûts trop dispendieux ou si le salaire qu\u2019elle gagne par son travail n\u2019est pas suffisant pour qu'elle puisse les satisfaire elle-même, elle succombera sans présenter beaucoup de résistance aux tentations de la prostitution.Nous la retrouverons tout à l\u2019heure avec ses sœurs des 2 premiers groupes, quand nous aurons dit un mot de la femme mariée. Iy J Pl Jeu du \u20ac de SMITH: CONSIDÉRATIONS MÉDICO-SOCIALES SUR LA SYPHILIS Depuis une couple d'années nous voyons plus souvent qu\u2019autrefois des femmes mariées, jeunes, prostituées et contaminées.Ces femmes, pour une raison ou pour une autre, mais toujours, en dernière analyse, parce qu\u2019elles n\u2019ont pas été élevées correctement, ont quitté, dès qu\u2019elles l\u2019ont pu, un toit familial où elles n\u2019étaient pas heureuses et ont cherché refuge dans le mariage.Entrées dans la vie conjugale sans préparation, celle-ci s\u2019est vite avérée une faillite complète.N'ayant pu trouver la sécurité sociale à laquelle elles aspiraient, ni dans leur famille ni dans le mariage, elles brisent tous les liens, répudient tous les principes sociaux et moraux et entrent dans la prostitution.Qu'elle appartienne à l\u2019un quelconque des principaux genres d'éducation que nous venons d\u2019étudier ou à l\u2019un quelconque des innombrables sous-genres qui en dérivent, qu\u2019elle soit célibataire ou mariée, la jeune prostituée adopte bien vite cette mentalité spéciale dont nous avons parlé plus haut.En franchissant le seuil de la prostitution elle laisse à la porte toutes les règles sociales établies, tous les principes sociaux et moraux qui sont à la base même de la société telle que nous la concevons.Toutes ces regles, toutes ces lois qui régissent les groupements d\u2019hommes, elle les considère comme des préjugés inutiles ou détestables et, selon ses propres termes, s\u2019en affranchit.C\u2019est cet affranchissement qui explique pourquoi la prostituée n\u2019a pas honte de son état, ne rougit pas de son genre de vie.Le monde la méprise-t-elle ?Le monde a tort, elle seule a raison.Est-elle pourchassée, mise à l'amende plus souvent qu\u2019à son tour ?Elle déteste la loi chaque jour davantage.Pour ces filles la prostitution est un commerce et rien de plus.Sans doute, au début de sa vie galante la prostituée a-t-elle quelque illusion, quelque ambition.Elle espère, peut-être, rencontrer un jour le Monsieur riche, généreux et peu exigeant qui, en lui assurant une certaine sécurité sociale, la comblera de bijoux, robes, 169 etc.Si elle a quelque lecture, elle ambitionnera de devenir la Ninon de Lenclos de son temps.Disons en passant que, d\u2019après G.Bradford, la mère de la petite Ninon était une femme «timide » et que son père était un homme « insouciant, négligent, dissipé, aimant la vie, le rire et surtout les chansons.» Bien peu atteignent leur but.La plupart, au contraire, descendent un à un tous les degrés de la prostitution et, l\u2019âge aidant, finissent par arriver, complètement abruties, dans ces bouges infects de certaines rues plus malfamées que les autres.Jusqu'ici nous n\u2019avons parlé que de ces femmes qui, en échange de quelques sous, versent aux hommes, ces éternels naïfs, l\u2019illusion de l\u2019amour.C\u2019est bien en effet de l'illusion qu\u2019elles servent aux hommes, ces « professionnelles » de l'amour vénal comme on les appelle.Leurs succès ne s'expliquent que par leur virtuosité.Nous ne pouvons évidemment passer en revue tous les genres de prostitution.Telle femme, par exemple, faisant un travail régulier, se fera marchande d'illusions occasionnellement pour augmenter son pécule.Telle autre recevra dans son logis « clients » réguliers, etc.Cependant, si nous considérons comme prostituée toute femme qui s\u2019adonne aux hommes, à plusieurs.hommes non seulement pour de l'argent mais également pour tout autre motif, nous devons dire un mot d\u2019un genre un peu nouveau mais particulièrement fréquent depuis le début de la guerre.Nous voulons parler de ces jeunes femmes, quelques mariées ou non, qui travaillent le jour dans une usine de guerre ou ailleurs et qui le soir vont, gratuitement, procurer un plaisir éphémère et souvent illusoire à quelque garçon de rencontre, le plus souvent un militaire.Quelques-unes invoquent comme prétexte à leur débauche le patriotisme ! D\u2019autres veulent éblouir leur entourage en se baladant au bras d'un beau jeune homme; d\u2019autres ne voient que l'invitation à dîner ou à danser, 170 etc.Si le chevalier servant demande quelque faveur spéciale en retour, cela n\u2019a aucune importance ! Ces femmes, comme celles dont nous avons parlé précédemment, sont des affranchies, quoique à un degré moindre, et elles ont été élevées aussi mal que les autres.Elles ne rougissent pas de leur conduite et la seule chose qu\u2019elles considèrent comme une insulte, c\u2019est d'être mises au rang des prostituées.Par opposition aux professionnelles, appelons-les les « dilettantes » de l\u2019amour.En résumé, nous pouvons dire que toutes les prostituées sont des affranchies, qu\u2019elles sont affranchies parce qu\u2019elles n\u2019ont pas su résister aux sollicitations d\u2019une camarade, d\u2019un entremetteur, d'un souteneur, etc.et qu\u2019elles n\u2019ont pas su résister à de telles sollicitations parce qu\u2019elles ont reçu une éducation défectueuse.Celä ne veut pas dire, évidemment, que toutes les jeunes filles mal éduquées se livrent à la prostitution.Loin de là ! On se demande parfois comment il se fait que la prostituée, exploitée par celui-ci et celui-là, plus esclave en somme qu\u2019elle ne l'était auparavant, peut persévérer dans cette vie-là.On a invoqué diverses raisons: habitude, paresse, veulerie, sottise, etc.En réalité c'est bien un peu pour toutes ces raisons, mais c'est surtout par sottise.Faut-il s'en étonner ?N'y a-t-il que ces femmes-la qui soient sottes ?M.Constantin Weyer, qui s'y connaît, a écrit ceci: « L\u2019humanité est sotte, c\u2019est entendu.» Heureusement pour l\u2019humanité il ajoutait: « Mais, cependant la grande majorité des hommes est parfaitement éducable ».La femme déchue qui propage la syphilis est-elle éducable ?Et si elle est éducable, est-il possible de refaire son éducation de telle façon qu\u2019elle abandonne définitivement sa vie en marge de la société et cesse du même coup de répandre la syphilis?C\u2019est ce que nous verrons dans un instant en étudiant les moyens a employer pour prévenir la syphilis.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.février 1945 PROPHYLAXIE SOCIALE.Si l\u2019on étudie le comportement de la syphilis au cours des siècles, on se rend compte qu\u2019à certains moments elle fait peu parler d\u2019elle, qu\u2019elle fait relativement peu de ravages.À d\u2019autres moments, au contraire, on ne parle que d\u2019elle, elle est devenue une épidémie redoutable qu\u2019on s\u2019évertue à combattre.Si l\u2019on consulte certaines statistiques, celles, entre autres, de A.Touraine et P.Renault, on est frappé par ce fait que les périodes de recrudescence de la syphilis coïncident avec l'augmentation de la prostitution, et que celle-ci s\u2019accroît dans un pays donné parallèlement au bien-être économique dont jouit ce pays.En temps de guerre et de prospérité matérielle les hommes demandent en plus grand nombre aux femmes de mœurs légères les plaisirs factices et dangereux que peut leur procurer l\u2019argent.À cette demande accrue correspond une augmentation proportionnelle de l\u2019offre (prostitution) et une recrudescence de la syphilis.Inversement, la prostitution et la syphilis diminuent pendant les périodes de dépression, de crise économique.Ces périodes de recrudescence et de diminution, ces fluctuations de la syphilis en un mot, ont pu être observées dans tous les pays du monde.Même les pays qui ont adopté depuis longtemps des lois pour le contrôle et la prévention des maladies vénériennes n\u2019y échappent pas entièrement.Ainsi le Danemark et la Suède, dont les lois actuelles pour la prévention des dites maladies remontent au début du 20e siècle, ont vu la syphilis diminuer en temps de dépression économique et augmenter en temps de prospérité.D'après Kissmeyer il y avait à Copenhague 1,700 cas de syphilis en 1913, 2,500 cas en 1916, 3,000 cas en 1919 et seulement 300 cas en 1932.En Suède il y avait, d\u2019après Hallgren, 4,256 cas de syphilis en 1918, 273 cas en 1941, et 936 en 1943.Au Canada, nous avons eu une première SMITH: CONSIDÉRATIONS MÉDICO-SOCIALES SUR LA SYPHILIS épidémie de syphilis en 1773, une 2e pendant et immédiatement après la guerre 1914-1918, et nous assistons actuellement à l\u2019éclosion d\u2019une 3e.Dans l'intervalle de ces épidémies nous voyons que la syphilis existe toujours, et sa diminution est loin d'être aussi prononcée que celle observée au Danemark et en Suède.En 1922 la province d\u2019Alberta adoptait une loi semblable a celle du Danemark pour la prévention des maladies vénériennes.Tour a tour les autres provinces passaient des lois copiées assez fidèlement sur celle de l\u2019Alberta et, dernière en date, la province de Québec adoptait en 1941 la loi dite des maladies vénériennes que nous avons actuellement.Cette loi et les règlements qui en découlent peuvent se résumer en un seul grand principe: traitement gratuit et obligatoire de tous les syphilitiques contagieux ou susceptibles de l\u2019être, par l\u2019arsenic et le bismuth.En théorie, le traitement de tous les syphilitiques contagieux par des médicaments d'une efficacité reconnue devrait suffire à faire disparaître la syphilis.En pratique, nous voyons, par les résultats obtenus au Danemark et en Suède, qu\u2019il n\u2019en est pas ainsi.Sans doute, l'augmentation périodique de la syphilis au Danemark et en Suède n'\u2019atteint-elle jamais les taux élevés observés dans les pays où la lutte anti-vénérienne est moins vigoureuse; on ne peut tout de même pas dire que les épidémies y soient complètement évitées.Ceci s'explique surtout par le fait que la loi ne peut atteindre tous les malades contagieux.Les services sociaux, si bien organisés soient-ils, ne peuvent pas toujours obtenir des malades des renseignements suffisants pour amener au traitement les sources de contagion et les « contacts ».Quoi qu'il en soit et malgré les résultats fort encourageants obtenus avec les mesures préventives actuelles, il semble bien que ces dernières y gagneraient à être renforcées par des mesures prophylactiques d\u2019ordre social.La prostitution et l'alcool étant les 2 prin- 171 cipales causes sociales de la syphilis il serait logique, nous semble-t-il, de prendre des mesures pour combattre ces 2 fléaux.Les lois actuelles obligeant tous les malades à se faire traiter atteignent, évidemment, les prostituées aussi bien que les autres syphilitiques.Mais, si nous nous demandons ce que deviennent ces femmes après leur traitement, nous sommes bien obligés d'admettre qu\u2019elles s'empressent, dans presque tous les cas, de retourner à leur vie de débauche.Elles s\u2019exposent de nouveau à la contagion et tout est à recommencer.Il serait illusoire de croire que le traitement long et pénible auquel les prostituées syphilitiques doivent s\u2019assujettir, soit une leçon suffisante pour les empêcher de s\u2019exposer de nouveau à la contagion.En pratique, voici la réflexion que toutes ou presque tous font: « La prochaine fois je serai plus wise.» Elles entendent par la qu\u2019elles vont recommencer leur méme vie mais cette fois-ci sans se faire attraper, ni par le tréponème ni par la police ! Mais si la cause première et fondamentale de la prostitution réside dans un défaut d\u2019éducation de ses adeptes, ne serait-il pas possible de rééduquer celles-ci et, ce faisant, de prévenir qu'elles ne retournent à leur vie en marge de la société ?Disons tout de suite que les prostituées que l\u2019âge et les années de « service » ont complètement abruties sont hors d'atteinte de tout moyen éducationnel.Seules, la fermeture des maisons où elles ont leurs « quartiers généraux » et la détention des propriétaires de ces maisons, pourraient les forcer à sortir de leur milieu.Mais cela ne regarde que Dame Justice.D'ailleurs, il faut bien admettre que ces vieilles habituées de la Cour du Recorder ne sont ni les plus nombreuses ni les plus dangereuses au point de vue syphilis.Les prostituées jeunes, celles surtout que nous avons appelées les dilettantes de la prostitution, sont plus difficiles à appréhender, partant plus dangereuses.Mais ce sont celles chez 172 qui des mesures éducationnelles auraient le plus de chances de réussir.On a tenté à plusieurs reprises dans le passé de réhabiliter les prostituées, mais toujours sans succès.Nous n\u2019avons pas à faire ici le procès des moyens employés.Disons, d\u2019une façon générale, que la réclusion, les tentatives directes de moralisation et d'évangélisation sont fatalement vouées à l\u2019échec.Depuis quelque temps, aussi bien au Canada qu\u2019aux Etats-Unis, cette question de la réhabilitation est de nouveau mise de l'avant.Plusieurs auteurs, G.Choquette, FE.Lalande et J.Archambault, H.-L.Rachlin entre autres, reconnaissent la nécessité de nous occuper du problème de la réhabilitation des prostituées syphilitiques si nous voulons que la campagne actuelle qui se poursuit.contre les maladies vénériennes obtienne plein succès.Si l\u2019on s'en rapporte à ce que nous avons dit plus haut, il est facile de comprendre que nous entendons que la réhabilitation des prostituées syphilitiques devrait se faire par leur rééducation.Cette réhabilitation sociale par la rééducation est possible, croyons-nous, dans un grand nombre de cas.L'expérience, d\u2019ailleurs, a été tentée aux Etats-Unis et voici ce que le docteur F.J.Underwood écrivait en février dernier à ce propos: « Les malades ont répondu favorablement au programme de réhabilitation conduit par l'Etat.» (Missi- sipi.) Nous ne pouvons entreprendre ici l\u2019étude détaillée d\u2019un programme de réhabilitation sociale basé sur la rééducation.Nous nous contenterons de poser quelques jalons qui, peut-être, pourront servir un jour à une étude plus élaborée.Un programme de réhabilitation pour les prostituées syphilitiques, surtout, naturellement, celles que nous avons appelées les occasionnelles et les dilettantes, les clandestines en un mot, devrait comprendre: 1° Des tests d\u2019orientation professionnelle pour assigner à chacune un travail qui lui convient.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 2° L'organisation des loisirs.3° Des centres sociaux spéciaux où elles seraient dirigées pour commencer et parfaire leur rééducation.Si toutes les femmes faisaient un travail qui leur convient, bien peu chercheraient à s'en évader.Si l\u2019on s\u2019occupait d'organiser leurs loisirs, où prendraient-elles le temps de se livrer a la prostitution ?Pour en arriver 13, il faut que la femme soit rééduquée, il faut qu\u2019elle comprenne le bonheur d\u2019une vie saine, il faut qu\u2019on lui fasse comprendre la nécessité d'observer les règles sociales établies pour mener une vie heureuse.C\u2019est dans des agences ou centres sociaux établis à cet effet que des personnes spécialement entraînées pourraient, avec du tact et du doigté, réhabiliter la prostituée en la rééduquant.Chaque cas pose, évidemment, un problème particulier.A la travailleuse sociale des centres de réhabilitation de gagner, par l'intérêt qu\u2019elle lui porte et la sympathie qu\u2019elle lui témoigne, la confiance du sujet qui lui est confié.Sa confiance une fois gagnée, la jeune femme se laissera guider sans trop de résistance vers une nouvelle carrière, vers de nouvelles récréations.Petit à petit la travailleuse sociale pourra corriger les causes d\u2019instabilité motrice et affective qu'elle aura découvertes chez sa « patiente ».Avec un peu de patience et de douceur elle pourra lui enseigner une vie normale, l'aider à corriger les fautes qui lui ont fait rompre ses liens conjugaux, la préparer à un mariage heureux si elle est célibataire.Engagée ainsi, sans heurts et presque à son insu, dans une vie nouvelle qu\u2019elle aura appris à aimer, l\u2019ancienne fille de joie ne voudra pour aucune considération retourner à la prostitution.On comprendra sans peine les conséquences d\u2019un tel état de choses: diminution du nombre des prostituées et abaissement proportionnel du taux de la syphilis.Toutefois, cette rééducation des prostituées en des centres sociaux établis a cet effet, présuppose ; ne (el | qe [a 7! nif ion conf ( pis pall fonde qe us fe | (on tre ci ne i on SMITH: CONSIDÉRATIONS MÉDICO-SOCIALES SUR LA SYPHILIS une certaine préparation de l\u2019opinion publique.L'éuvcation du public fait partie du programme actuel des mesures à prendre pour contrôler les maladies vénériennes.Cette éducation devrait porter non seulement sur la connaissance et les dangers de ces maladies, mais aussi sur une compréhension plus humaine, parce que basée sur ses causes profondes, de la prostitution.Aussi longtemps que la prostituée sera regardée avec mépris, aussi longtemps qu\u2019elle sera considérée comme un vil bétail, aucun plan de réhabilitation ne pourra être mis à exécution.| A propos de l'éducation du public il est intéressant de noter ce que nous disent Y.Smith.Gill et damon dans un travail paru récemment.La Législature de l\u2019Alabama passait, en juillet 1943, une loi obligeant tous les citoyens de cet Etat, âgés de 14 à 50 ans, à faire examiner leur sang au point de vue syphilis.Il va sans dire qu\u2019une telle loi ne pouvait être mise en force sans une éducation préalable du public.Cette éducation fut entreprise et menée à bonne fin en 4 semaines ! C\u2019est dire que l'éducation du public sur un sujet donné peut se faire en un temps très court.Disons, pour résumer, qu\u2019il serait possible de faire I\u2019éducation du public et d\u2019ouvrir des centres sociaux de réhabilitation.Les prostituées jeunes, les clandestines surtout pourraient facilement être dirigées vers ces centres sociaux quand elles sont sous traitement pour la syphilis.Comme résultat, la plupart d\u2019entre elles ne retourneraient pas à leurs habitudes déplorables et, puisque la prostitution est le plus grand facteur de la dissémination des maladies vénériennes, la syphilis diminuerait d'autant.Et moins les syphilitiques seront nombreux, plus il sera facile de les découvrir et de les amener au traitement.Pour ce qui est de l\u2019alcool, on nous permettra d'être bref.Les véritables alcooliques continueront à faire des sottises.Ces malades, heureusement peu nombreux parmi nos sy- 173 philitiques jeunes, sont faciles à convaincre, mais l'expérience démontre qu\u2019il est bien difficile de les empêcher de retourner à leur vice.Quant aux autres pour qui l\u2019alcool n\u2019est qu\u2019un prétexte, et ce sont les plus nombreux, ils pourraient facilement être rééduqués, tout comme les prostituées.Il suffirait de leur démontrer l'absurdité de prendre de l'alcool pour se ménager une excuse qui, en réalité, n\u2019en est pas une.La lutte contre l\u2019alcoolisme vu sous cet angle devrait donc faire partie intégrante de l'éducation du public en général.Résumé et conclusions Fléau social par ses conséquences, la syphilis a des causes sociales qu\u2019il faut bien connaître pour les combattre efficacement.Les principales de ces causes sont l\u2019alcool et la prostitution.L'alcool peut être combattu par l\u2019éducation du public: éducation sur les dangers réels de l\u2019alcool-cause; éducation sur l\u2019absurdité de l\u2019alcool-prétexte.Il va sans dire que l'appui de l'Eglise est une aide puissante à toute mesure éducationnelle.La lutte contre la prostitution peut se faire par 2 moyens bien différents.L'un rigoureux, impitoyable: la Loi.L'autre, plus humain: la réhabilitation.Les rigueurs de la loi sont nécessaires dans un certain nombre de cas.La plupart du temps cependant, la réhabilitation est possible et pourrait donner d\u2019excellents résultats.Tout programme de réhabilitation devrait être basé sur la cause première et fondamentale de la prostitution: l\u2019éducation défectueuse des prostituées.Le soin de réhabiliter les prostituées en les rééduquant devrait être confié à des travailleuses sociales spécialisées.Commencée pendant le traitement antisyphilitique, la réhabilitation des prostituées devrait se poursuivre dans des centres sociaux établis à cet effet. 174 Comme résultat, la grande majorité des prostituées, celles du moins que nous appelons les clandestines, ne retourneraient pas à leur milieu.De ce fait, la prostitution et la syphilis diminueraient dans une large mesure.Nous pouvons donc dire que la lutte contre les causes sociales de la syphilis, avec l\u2019appui moral et légal qu'elle suppose, est une aide indispensable à la lutte purement médicale, 1.e.par les médicaments.Traitons tous les syphilitiques au moyen de médicaments d\u2019une efficacité éprouvée et nous aurons une thérapeutique sûre.Eduquons le public, rééduquons les prostituées qui sont la principale cause de la dissémination de la syphilis et nous aurons une prophylaxie efficace.De cette double lutte, médicale et sociale, ne.pourra résulter, si elle est menée avec vigueur et persévérance, qu'une disparition quasi complète de la syphilis.BIBLIOGRAPHIE 1.G.BRADFORD: « Daughters of Eve.» The New Home Library, New-York, page 4.2.G.CHOQUETTE: « Quelques aspects du Service Médico-social des maladies vénériennes.» L'Union Médicale du Canada, 73: 1195 (octobre) 1944.3.E.GARCEAU: «Alcool et Syphilis.» L'Union Médicale du Canada., 72: 1417 (dée.) 1943.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 4.E.GAUMOND: «La Syphilis au Canada frane is,» Laval Médical Inc, Québec, 1942.5.J.M.R.HALLGREN: «Legislative measures against the spread of Venereal diseases in Sweden.» Venereal Diseases Information, 25: 349 (nov.) 1944 (analyse).6.M.KISSMEYER: «Sur la quasi-disparition de la syphilis au Danemark.» Bull.de la Soc.Française de Dermat.et de Syphiligraphie, 7: 932 (juillet) 1933.7.E.LALANDE et J.ARCHAMBAULT: « Administration of a Provincial venereal disease control program.» Canad.J.Pub.Health, Toronto, 35: 55 (fév.) 1944.8.H.L.RACHLIN: «A sociologie analysis of 304 female patients admitted to the Midwestern Medical Center, St-Louis, Mo.» Venereal Diseases Information, 25: 265 (septembre) 1944.9.E.SERGENT et P.LONJUMEAU: «La syphilo- scrofule.» Le monde Médical, 49: 36 (15 janv.) 1939.10.Gill SMITH et A.DAMON: «Preliminary report of Blood Testing, as required by Alabama Law, in the first 3 counties surveyed.» Venereal Diseases Information, 25: 323 (nov.) 1944.11.A.TOURAINE et P.RENAULT: «Rapports étroits de la prostitution avec l\u2019activité économique.\"Vue d\u2019ensemble de 1814 à 1932.» Bull.de la Soc Fr.de Dermat.et de Syphiligraphie, 7: 995 (juillet) 1933.12.F.J.UNDERWOOD: « Progress in wartime control of venereal diseases.» Venereal Diseases Information, 25: 65 (fév.) 1944 (analyse).13.« Venereal Diseases.» Department of Pension and National Health, 1942.14.Constantin WEYER: «L\u2019officier de troupe.» Les œuvres libres, 224: 5 (mars) 1940.L\u2019ENSEIGNEMENT DE LA NUTRITION DANS UN SERVICE MUNICIPAL DE SANTÉ! Par Ad.GROULX, M.P.H., Directeur du Service de Santé, Montréal.Montréal a ses problèmes particuliers d\u2019hygiène publique à la solution desquels nous travaillons sans répit et obtenons des résultats satisfaisants.L'alimentation est un de ces problèmes.La mauvaise alimentation est cause d\u2019un 1.Allocution prononcée à la conférence régionale annuelle des infirmières de la Metropolitan Life Insurance Company, hotel Mont-Roval, 13 octobre 1944.grand nombre de maladies dont les principales sont: le béribéri, le rachitisme, la pellagre, I'héméralopie (night blindness), etc.Ceci demande donc une attention spéciale des hygiénistes et il est nécessaire qu\u2019une alimentation balancée soit fournie à tous.Nous avons les aliments en quantité suffisante et cela malgré les restrictions, mais la population fi a les utilise mal.Souvent on ne sait pas manger, ni quoi manger.Ceci est dû au manque de connaissances suffisantes sur les principes de base d\u2019une nourriture normale et les besoins de l\u2019organisme.On ne comprend pas toute l'importance de l'alimentation rationnelle en rapport avec le développement physique pour atteindre la croissance normale.L'alimentation est le premier besoin fondamental de l\u2019individu et de la collectivité; c\u2019est pourquoi elle est un problème majeur auquel l'Etat doit s'intéresser à titre de protecteur de la santé publique.Les services de santé se sont occupés d'assurer à la population des aliments sains par un contrôle sanitaire adéquat et par des mesures législatives: la filtration et la chloration de l\u2019eau, la pasteurisation et l\u2019inspection du lait, pour n\u2019en citer que les deux principales.En ces derniers temps, surtout à l\u2019occasion de la guerre actuelle et des rationnements, on a dû envisager un autre aspect du problème: l\u2019éducation de la population.Déjà, depuis plusieurs années, un grand travail a été fait en ce qui regarde le nourrisson dont toute l'hygiène, en somme, repose sur l'alimentation; car l'hygiène infantile est un problème d'éducation et un problème d'alimentation.Les améliorations apportées dans l\u2019enseignement de la puériculture et l\u2019œuvre des consultations de nourrissons ont été et demeurent d'un grand secours.Il ne m\u2019appartient pas ici de vous parler de l\u2019alimentation proprement dite et des aliments.Qu\u2019il me soit permis cependant de vous indiquer très sommairement quels en sont les principes généraux et les éléments de base.Les viandes, les poissons, le fromage, les œufs, le lait, les légumes et les fruits sont des éléments de formation nécessaires à l\u2019existence; le beurre, les sucres, les céréales, les légumes secs, les pommes de terre, sont producteurs d'énergie; tandis que les sels minéraux et les vitamines, essentiels à l\u2019utilisa- GROULX : L'ENSEIGNEMENT DE LA NUTRITION 175 tion des aliments des deux catégories précédentes, sont des éléments régulateurs.Un service de santé municipal bien organisé est généralement composé d\u2019un certain nombre de divisions fondamentales dont quelques-unes s'intéressent au problème des aliments et de l'alimentation.Voici les divisions intéressées et leurs fonctions dans ce champ d'action.La division de la démographie est le service de comptabilité humaine qui indique au directeur d\u2019un service de santé l\u2019orientation de son travail et la politique qu\u2019il doit suivre.La connaissance des causes de la morbidité et de la mortalité chez les nourrissons et chez l\u2019enfant d'âge préscolaire et scolaire permet d'élaborer un programme d'action, surtout en ce qui concerne l\u2019état général et de dénutrition chez l\u2019enfant et la femme enceinte.La malnutrition est fréquente chez le jeune enfant, le bébé, l\u2019écolier; le défaut de nutrition chez la femme enceinte aura une grande répercussion sur son enfant.Ces statistiques ne peuvent être basées que sur un examen sérieux et détaillé, en tenant compte des symptômes spécifiques de malnutrition.Il faut savoir, ici, interpréter comme il convient les certificats de décès et rattacher la cause indiquée à l\u2019état général de nutrition de l'individu en établissant une relation de cause à effet.Les laboratoires apportent aussi leur contribution pour faire les analyses nécessaires du lait et de ses sous-produits, de l\u2019eau, des viandes, etc., pour assurer la qualité de ces aliments de façon à procurer à la population des aliments sains, tant au point de vue chimique que bactériologique.La division de l\u2019inspection des aliments contribue une part importante et a deux fonctions bien spécifiques: a) faire l\u2019inspection des aliments, surveiller bien attentivement leur préparation et leur manipulation pour en assurer la qualité et la salubrité et 176 b) faire l'éducation en matière de nutrition dans les endroits où l\u2019on produit et prépare les aliments pour le commerce, surtout dans les industries de produits alimentaires, laiteries, restaurants, salles à manger, etc.fermes, Une grande proportion de la population prend ses repas dans les restaurants.Il importe donc de voir à ce que ces clients aient des aliments sains, ayant conservé leur valeur nutritive.Certains endroits emploient des spécialistes en diététique dont la fonction est de contrôler la valeur alimentaire des menus.La section de la tuberculose joue aussi un rôle important.Le personnel qui visite les familles doit connaître et donner les directives nécessaires aux familles concernant les mesures de protection à prendre, le repos et l\u2019alimentation du malade, etc.On manque actuellement de lits pour hospitaliser les tuberculeux, ce qui ne doit pas empécher les malades de recevoir quand méme les conseils appropriés a leur état.La division de Uhygiéne de l\u2019enfance joue probablement le plus grand r6le dans l'enseignement de l\u2019alimentation rationnelle; ses fonctions sont intimement liées à la solution de ce problème, attendu qu\u2019elle s'intéresse surtout à l\u2019enfant et à la femme enceinte, par ses consultations, l\u2019inspection des écoles, sa propagande, le travail de ses infirmières à domicile.Elle comprend différentes sections qui ont chacune des fonctions bien déterminées qui répondent aux besoins particuliers des diverses catégories de personnes auxquelles elles sont destinées.Enseigner aux mères l'alimentation qui convient à leur état est l\u2019une des fonctions de la consultation prénatale et de l'hygiène maternelle.Cet enseignement a une grande importance pour la future mère elle-même, pour assurer son état général de santé, conserver sa dentition et la préparer à l'allaitement dont elle \u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 gratifiera son enfant; il est aussi très néces-f saire pour assurer la venue d\u2019un bébé normai et en santé, l\u2019évolution de sa denture normale et prévenir chez lui le rachitisme par la formation normale du système osseux.L'hygiène infantile est avant tout un problème d'éducation de la mère et d\u2019alimentation de l'enfant.C\u2019est ie rôle de la consultation de nourrissons et préscolaire de s\u2019en pré- occupel.La consultation de nourrissons, véritable école des meres, a pour but, en ce qui concerne la nutrition: 1° de promouvoir et d'encourager l\u2019alimentation maternelle, condition essentielle au développement de l'enfant; 2° de diriger l\u2019alimentation artificielle, procurer à l'enfant une alimentation suffisante et lui assurer une croissance nor- | male; et 3° d'indiquer le régime alimentaire qui convient à l\u2019enfant, en tenant compte de son âge et de son poids.À l\u2019âge prés:olaire il faut bien rechercher f les défauts physiques prédominants à cet âge: les amygdales hypertrophiées, les végétations adénoïdes, les ganglions hypertrophiés, la carie dentaire et, en particulier, la dénutrition.On doit persuader la inère de conduire ses enfants chez le médecin ou à la consulta- ; tion jusqu\u2019à l\u2019âge de six ans.Ceci est important pour que les enfants soient sous surveillance médicale, qu\u2019on leur nrescrive le régime alimentaire qui leur convient et leur enseigne les soins généraux dont ils ont besoin.Si l\u2019enfant est suivi par un médecin, celui-ci dépistera les défauts physiques et pourra voir à leur correction.Si l\u2019on cesse de conduire l\u2019enfant à la consultation, nous le perdons de vue pour ne le retrouver qu\u2019à l\u2019âge de six ans, lors de son entrée en classe.Mais dans quel état le retrouvera-t-on ?L'examen médical des élèves dans les écoles, dont le but est de surveiller le développe- _ = \u2014 = GROULX: I\u2019ENSEIGNEMENT DE LA NUTRITION «dient physique de l'enfant, permet la recher- dre des défauts physiques, en particulier l'état Je malnutrition qui peut exister chez lui.I faut attacher une grande importance à d'alimentation rationnelle à cet âge.C\u2019est le #3le de l'infirmière d\u2019insister auprès de la Mère, au cours de ses visites à domicile, pour Ju'\u2019elle prépare elle-même le déjeuner de ses nfants avant leur départ pour l\u2019école.L'enfant a besoin d\u2019un déjeuner substantiel, com- Jlet et bien balancé.Le midi, et cela à #2.00 heures précises, il faut qu'il prenne un on repas chaud.S\u2019il doit prendre son repas l\u2019école, il est important qu\u2019on ajoute à son funch une soupe et un breuvage chauds.Ce depas, pour lui être profitable, doit contenir En quantité suffisante des vitamines, des sels Jninéraux, etc, nécessaires à la formation phy- igique de l'enfant.On peut en dire autant du gouper.Il ne faut pas oublier que la régula- Jité dans les heures des repas est très im- Portante.Depuis quelques années, on a institué omme palliatif la vente et la distribution du Femiard de lait à l\u2019école dans l\u2019avant-midi, gonnue sous le nom de «cantine scolaire ».f''est une excellente mesure, sans doute, mais jui ne doit pas intervenir avec la digestion de f'enfant et son appétit pour le dîner.Dans le fas des dénourris, il est utile et représente un son aliment.On doit tenir compte que la ÿ cantine scolaire » a surtout un but éducatif: Pnseigner à l\u2019enfant ce qu\u2019est le lait, un bon fait pasteurisé.Il est donc important d\u2019ensei- mer qux enfants la valeur du bon lait et de les \u2018onvaincre d\u2019en consommer.Cette mesure a pour objet d\u2019aider l'enfant lénourri et celui qui n\u2019a pas déjeuné.C'est un léjeuner qu\u2019il faudrait plutôt lui donner à son irrivée.Le meilleur travail social a faire serait l\u2019arriver à convaincre les mères de se lever et le donner à déjeuner à leurs enfants.Nous levrions pouvoir y arriver par voie d'édu- ation.Comme mesure d\u2019éducation auprès des en- lants dans les écoles, en Angleterre et dans 177 certains Etats américains, on organise des repas chauds et bien balancés, le midi.De cette façon, on donne au cours de ces repas des aliments variés qui conviennent à l\u2019enfant.Il apprend quoi manger et comment manger, ce qui fait peut-être défaut a la maison.De plus, cela lui permet d\u2019avoir une fois par jour un repas bien balancé et rationnel.L\u2019Etat pourvoit à l\u2019organisation et au coût de ces repas.Les médecins et les infirmières doivent enseigner l'alimentation rationnelle à l'école, au bénéfice des élèves et des instituteurs, par des causeries aux élèves, sur l\u2019art de bien manger et les principes essentiels de l'alimentation, et la présentation de films éducatifs.Des exhibits et des démonstrations pratiques y contribueront grandement; des concours organisés chez les élèves obtiennent habituellement du succès.La contribution des instituteurs à cet enseignement sera d\u2019une aide précieuse.L'organisation de conférences avec les parents a sa grande utilité.Dans l'éducation de la population, au point de vue alimentation, les infirmières visiteuses attachées à un service de santé municipal peuvent rendre de grands services au cours de leurs visites à domicile.Leur rôle consiste à faire l\u2019éducation individuelle et familiale.Elles y seront préparées par une série de leçons sur les notions les plus à date sur l\u2019alimentation par un personnel qualifié dans cette science: médecin « nutritioniste » et techniciennes en nutrition.Ces cours n\u2019ont pas pour but de préparer l'infirmière à faire le travail de la mère, mais ils peuvent lui servir à la convaincre de l\u2019urgente nécessité de se renseigner sur la nutrition si elle veut par ce moyen contribuer à la santé et au bien- être de sa famille.Le travail d'éducation à domicile, dans les consultations et les écoles, est une partie importante du travail de l'infirmière hygiéniste qui connaît bien, par ses fonctions, les conditions de chaque domicile qu\u2019elle visite.De 178 plus, l'infirmière visiteuse a la confiance des mères, elle reçoit leurs confidences et un grand nombre de familles ne pourraient être aidées par d'autres moyens.Elle peut souligner l\u2019état de malnutrition de l\u2019enfant et indiquer à la mère les moyens de remédier à la situation.Elle peut, par son influence, persuader les mères de suivre les cours donnés dans les consultations prénatales et les diriger vers les organisations qui font donner des cours pratiques de cuisine.L'importance du problème de l\u2019alimentation requiert un personnel de techniciens entraînés: d'abord un médecin hygiéniste (D.P.H.) qualifié comme « nutritioniste » et des « nutritionistes » de carrière ou techniciennes dans cette spécialité; d\u2019où la nécessité, dans un service de santé, d\u2019une section de la nutrition.Ces officiers spéciaux sont les aviseurs d\u2019un service de santé pour tout ce qui concerne l'alimentation rationnelle et l\u2019éducation de la population.Leurs fonctions, conformément aux attributions d\u2019une section de la nutrition, peuvent être résumées comme suit: Etudier le problème de la nutrition et de l'alimentation, rechercher les cas de malnutrition et les corriger en améliorant l\u2019alimentation, contrôler la valeur nutritive des aliments et améliorer l\u2019alimentation de façon à prévenir la dénutrition, préparer les programmes d'éducation publique et assurer la préparation et l'entraînement du personnel: médecins et infirmières, préparer le matériel éducatif: articles pour les journaux, textes pour la radio, conférences et matériel devant servir dans les écoles, et organiser des exhibits; avoir des conférences dans les écoles avec les professeurs pour leur indiquer ce qu\u2019ils doivent enseigner aux élèves, organiser des repas offrant une alimentation balancée et des conférences avec les parents, organiser des cours pour les mères dans les consultations prénatales, guider le personnel et voir à l\u2019entraînement des infirmières visiteuses.(Je vous ai déjà indiqué plus haut en quoi consiste cet enseignement et sur quoi il doit porter.) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 Ce travail d\u2019éducation dont je viens d 5 parler doit être fait en coopération avec l4, division ou section de l\u2019enseignement de l'hygiène d\u2019un service municipal de sant, dont la fonction est de coordonner les pra | grammes d'éducation élaborés par les dived ses divisions du service et voir à leur exéc tion.C\u2019est son rôle aussi de s'occuper de l\u2019o ganisation de campagnes d'en assurer le succès.Pour faire suite à tout ce que je viens de dire, un service de santé doit, dans une ville} avec les moyens mis à la disposition, organig ser des campagnes d'éducation publique.Ce campagnes ne doivent pas avoir une duréé limitée: il s\u2019agit de campagnes de longue ha leine.Aussi, à Montréal, une grande campaf gne de cette nature a été entreprise pou collaborer avec les autorités fédérales et pre vinciales.i La campagne de nutrition au Canada a déf buté en 1942, par la création d'une division} de la nutrition dans le ministère des penj sions et de la santé nationale à Ottawa.Elle avait pour devise: «La nourriture pour la santé, la santé pour la victoire.» A Montréal} le « Women\u2019s Canadian Club» a organisés sous la présidence de Mesdames Hugessent et P.Casgrain, une campagne très active aud près des mères, par des réunions publiques et des séries de cours sur l'alimentation parf toute la ville, avec beaucoup de succès.Le service de santé accorda son appui le plus entier à cette première campagne.A Tautomne 1942, une procédure diffé{ rente fut instituée.Pour seconder la cam4 pagne nationale et répondre à la demande duf ministère des pensions et de la santé natio nale, le ministre provincial de la santé ed du bien-être \u2018social a organisé un Comité provincial de nutrition, lequel à sa première réunion tenue à Montréal le 14 septembre 1942, constituait un comité local pour Montréal avec lequel le service de santé de Montréal a été heureux de collaborer dans toute la mesure du possible.Les administrateurs de la ville ont donné leur appui par un apport d\u2019éducation e ye ficcès de la campagne entreprise.| Après l'inauguration officielle au cours de feux grandes réunions publiques, l\u2019une dans \u2018 hall d\u2019honneur de l\u2019hôtel de ville et la conde à l\u2019auditorium du « Montreal High -hool », des réunions publiques et des cours ublics pour les mères ont de nouveau été rganisés et se sont poursuivis sans répit epuis.Avec la collaboration des autorités sco- tires et de sous-comités spéciaux organisés cette fin et du Bureau des œuvres sociales :olaires catholiques, des concours sur l\u2019ali- rentation rationnelle ont été organisés dans >s écoles de Montréal dont le but était d\u2019in- éresser l\u2019écolier, l\u2019instituteur et les parents.intérêt de tous les élèves a été éveillé par es concours et des séances de distribution le prix les ont terminés.De nouveaux con- ours analogues sont en voie d\u2019organisation our le début de l\u2019année 1945.Je dois rendre hommage au travail accom- li par les comités féminins d\u2019abord présidés ar mesdames J.-P.Casgrain et Hugessen.Mesdames J.Lamarche et Heney, vice-prési- flentes actuelles du comité de nutrition et Présidentes des comités de langue française t de langue anglaise, accomplissent un ex- Fellent travail de coopération que je tiens à ignaler.Le travail accompli dans ce champ d\u2019ac- ion représente une immense contribution le 1a part de ces dames et de leurs collabora- Prices à qui revient la grande part de mérites flans une organisation de cette nature.Avec la collaboration des autorités scolaires ÿt du Collège des chirurgiens-dentistes de la GROULX: L'ENSEIGNEMENT DE LA NUTRITION 179 [ingible qui a contribué grandement au province de Québec, le service de santé, par la section de l\u2019hygiène dentaire, a entrepris et poursuit actuellement depuis janvier 1943 une campagne d\u2019hygiène alimentaire et d'hygiène dentaire dans toutes les écoles de la ville.Dans ce travail le service de santé et le comité de nutrition de Montréal ont obtenu par ailleurs la coopération d\u2019autres organisations volontaires, clubs sociaux et associations professionnelles: la Société médicale de Montréal, la Société dentaire, la Ligue canadienne de santé (division du Québec), la Société canadienne de la Croix-Rouge, l\u2019« Advertising and Sales Executive Club », le « Kiwanis Club of Montreal », le Kiwanis- Saint-Laurent, le « Lions\u2019 Club », la Société Saint-Jean-Baptiste et ses sections, les Chevaliers de Colomb, etc.Les journaux et la radio nous prêtent généreusement leur concours; tous les moyens possibles de propagande sont utilisés.Les publications médicales et dentaires nous permettent d\u2019atteindre les médecins et dentistes.Des exhibits ont été organisés dans les magasins et des imprimés et publications variés ont été distribués au public.Voilà ce que j'ai cru devoir vous dire des activités d\u2019un service de santé municipal concernant l\u2019enseignement de l\u2019alimentation rationnelle et ce en quoi un comité de nutrition avec ses comités spéciaux pouvait collaborer et aider dans ce travail d'éducation.Leur action conjointe se continue, le problème de la nutrition étant, comme nous l\u2019avons vu, essentiel pour améliorer l\u2019état de la santé publique. VARIÉTÉS LA FRANCE.ET NOUS Notre édition spéciale de novembre 1944 en l\u2019honneur de la médecine francaise Correspondance Ce numéro spécial a créé dans tous les milieux une impression très favorable.Je me fais un devoir de publier in extenso les lettres que j'ai reçues à ce sujet.C\u2019est un témoignage qui s'adresse à tous nos collaborateurs.Albert LeSage.Montréal, 9 janvier.Nous citons, d\u2019abord, un extrait de lettre d'une dame, Française de haut rang, exprimant ses impressions sur le numéro spécial de novembre dédié à la médecine francaise .Cher docteur.Excusez-moi, je vous prie, d\u2019avoir été si longue à vous remercier de la charmante attention que vous avez eue de m\u2019envoyer ce bel hommage à la France ! Rien ne pouvait me toucher davantage, et je souhaite de tout cœur que mes compatriotes puissent bientôt lire et apprécier comme elles le méritent, ces lignes si élogieuses.Quand un peuple est vaincu et réduit à l'impuissance dans tous les domaines, c\u2019est généralement le moment où les âmes basses trouvent opportun de lui décocher les flèches de leur envie.Mais c\u2019est aussi l\u2019instant où il connaît ses vrais amis, et où il apprécie le plus les marques de leur sympathie.Mde R.pE 1A P.LEGATION DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE AU CANADA Ottawa, le 4 décembre 1944.Monsieur Albert LeSage, Rédacteur en chef du « Bulletin de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord », L\u2019Union Médicale du Canada, Monsieur, J'ai lu avec un profond intérêt le remarquable numéro de novembre du Bulletin de votre association, et tout particulièrement l\u2019article qui porte votre signature.Je tiens à vous remercier très vivement de cet hommage à la médecine française.La France fournit actuellement, pour la troisième fois, en une vie d\u2019homme, un effort surhumain qui soumet ses forces physiques à des épreuves épuisantes.Pour les rétablir, comme elle est résolue à le faire systématiquement et en fonction des progrès les plus récents de la science, il est probable que l\u2019expérience et le labeur de ses savants et de ses médecins ne suffiront pas.Elle aura besoin en outre d\u2019au- ires encouragements et d\u2019autres appuis.Il lui est donc infiniment précieux de pouvoir compter sur le soutien et sur l\u2019affection de ceux qui, comme les membres de votre association, sont pour elle bien plus encore que des amis.Je vous prie de bien vouloir faire part de mes remerciements à M.Charles Vézina, ainsi qu'à toutes les personnes si hautement qualifiées dont les travaux ont permis la composition de cette revue.Veuillez agréer, Monsieur, l\u2019expression de ma considération distinguée.H.BONNEAU.INTERNATIONAL JOINT COMMISSION Ottawa, Canada Montréal, le 25 janvier 1945.Docteur Albert LeSage, Montréal.Mon cher docteur, Je vous félicite d\u2019avoir eu l\u2019heureuse idée de consacrer le numéro de novembre de L\u2019Union Médicale à la gloire de la médecine française. Tous ces articles sont d\u2019un puissant intérêt et démontrent les services immenses que les médecins français ont rendus à l'humanité.Votre article « Hommage a la France » est émouvant.Veuillez agréer, mon cher docteur, avec mes meilleurs remerciements, l'expression de ma sincère amitié.J-E.PERRAULT, Ancien Ministre à Québec.IM.le docteur Albert LeSage, 260, Carré St-Louis, Montréal.Mon cher confrére, Le numéro de novembre de L'Union Médicale est, sans contredit, le plus intéressant publié jusqu\u2019à date.Il était très opportun, à cette époque où la France vient d\u2019être libérée, de faire l\u2019éloge de la médecine française.Il vous appartenait, vous et les vôtres qui ont su profiter de l'Ecole française, de leur offrir 1 ce moment, ce témoignage de gratitude et de reconnaissance aux maîtres de la science médicale française.R.-E.VALIN, Ottawa.{CABINET DU PREMIER MINISTRE Province de Québec Québec, le 15 décembre 1944.M.Dr Albert LeSage, 260, Carré St.Louis, Montréal, P.Q., Mon cher docteur, Un surcroit de travail a rendu inévitable le délai à répondre à votre lettre du 6 décembre que j'ai lue avec beaucoup de plaisir et d\u2019intérêt.Je vous félicite de conserver l\u2019allégeance à la France scientifique et médicale.Je suis persuadé qu\u2019elle sera toujours vraie la phrase fameuse de cet écrivain français: «Quant à la France, la hauteur de ses res- LA FRANCE.ET NOUS 181 sauts a toujours dépassé la profondeur de ses chutes.» Je serai toujours intéressé à la lecture de L'Union Médicale du Canada dont vous êtes le très distingué rédacteur en chef.Cordialement, M.-L.DUPLESSIS, Premier Ministre.Montréal, 19 décembre 1944.M.le docteur Albert LeSage, 260, Carré Saint-Louis, Montréal.Mon cher docteur, J'ai reçu avec plaisir et parcouru avec un vif intérêt l'édition de novembre de L\u2019Union Médicale du Canada.En effet, c\u2019est un très bel hommage aux Maîtres français du siècle dernier, et je vous en félicite en secondant de tout cœur votre vœu de voir l'Ecole française reprendre bientôt sa place à l\u2019avant-scène de nos Universités canadiennes-frangaises.J'espère avoir sous peu le loisir de faire plus ample connaissance avec tous ces doctes personnages que vous avez eu l'amabilité de me présenter.ALP.RAYMOND, Président du Conseil Législatif et de la Société d\u2019administration de l\u2019U.M.BANQUE CANADIENNE NATIONALE Place d\u2019Armes, Montréal Bureau du Président Le 28 novembre 1944.Dr Albert LeSage, 260, square Saint-Louis, Montréal, Mon cher docteur, Je vous remercie de m'avoir adressé le bulletin de novembre de L\u2019Association des Médecins de Langue française de l'Amérique du Nord.2° 2° 44440 +6 + .\u2019 Inutile d\u2019avouer que je n'ai pas la compétence voulue pour exprimer une opinion 182 sur le mérite des différents articles de cette publication, mais je garde impression que tout ce bulletin fait honneur à l\u2019école fran- caise de médecine au Canada.Veuillez agréer l\u2019expression de mes meilleurs sentiments.BEAUDRY LEMAN.LABORATORY FOR SURGICAL RESEARCH 25 Shattuck Street, Boston, Massachusetts.Boston, le 17 janvier 1945.Cher Monsieur LeSage, La pensée de rédiger un numéro complet de L\u2019Union Médicale en hommage à la médecine française vous honore beaucoup ainsi que tous les collaborateurs qui y ont pris part.Parmi les nombreuses facultés de médecine disséminées à travers le monde qui dot- vent une immense dette de reconnaissance à la France scientifique et médicale, rares sont celles, je crois, ayant pris une si belle initiative.Le médecin canadien-français conserve toujours les mêmes sentiments d'amour, de respect et de gratitude envers la mère-patrie, dans l\u2019adversité comme dans les grands jours.L\u2019Union Médicale vient d\u2019en donner un magnifique témoignage.Conservons au pays, à la Faculté de Médecine, dans nos hôpitaux et nos sociétés savantes, ce culte de la pensée française, de la discipline scientifique française, de l\u2019idéal français.C\u2019est le meilleur gage pour assurer notre constant développement et atteindre nos légitimes aspirations.Bien sincèrement à vous, MERCIER FAUTEUX, Chirurgien, Harvard University, Boston.i \u2018 CHARLES-P.MATHE, M.D, Four-fifty Sutter street, San Francisco.Le 18 décembre 1944.Dr Albert LeSage, Rédacteur en chef de L\u2019Union Médicale du Canada, 326 est, bd.Saint-Joseph, Montréal, Canada.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 Cher collègue, Permettez-moi de vous féliciter de la belle ga a = édition de L'Union Médicale du Canada pa-Ë rue au mois de novembre.L\u2019hommage à la médecine française ne saurait être mieux rendu.Comme j'en ai l'habitude je viens de passer mes copies, lecture faite, aux universites.Jz me trouve donc sans exemplaire de cet excellent numéro que j'aurais plaisir à relire.S'il hi iit) ont fio qe vous en reste encore quelques-uns, Je vous prie \u2018 de men envoyer deux et d\u2019y ajouter la note.Recevez, cher collègue, mes cordiales salutations et compliments de bonne année.CHARLES-PIERRE MATHE.BULLETIN DES ETUDES FRANCAISES A MONTREAL Chronique des livres HOMMAGE A LA MEDECINE FRANCAISE L\u2019administration de L\u2019Union Médicale du Canada, qui est en méme temps le Bulletin de I\u2019 Association des Médecins de Langue fran- caise de Amérique du Nord, vient d\u2019avoir la touchante pensée de -publier un numéro spécial en hommage à la médecine française.Ce fascicule est destiné à montrer que «la contribution de l\u2019école française à la médecine contemporaine est un bien inestimable pour l'humanité.C\u2019est en le rappelant que les médecins canadiens de langue française désirent rendre hommage à la France libérée et renaissante ».Ces deux phrases, placées au début des 155 pages de textes, donnent le sens même de cette importante publication.Le numéro se termine par le texte de deux leçons, l\u2019une du professeur A.Clerc et l\u2019autre du regretté professeur E.Sergent.Chacun de ces articles mériterait une analyse particulière que nous ne pouvons entreprendre, faute de place.Au surplus les sujets traités sont de caractère très spécial et ne s'adressent en somme qu\u2019aux membres du : | LA FRANCE.ET NOUS Corps médical et il n\u2019est pas un Médecin canadien qui ne reçoive L\u2019Union médicale.Sans aucun doute ce numéro spécial de novembre 1944 fera sensation lorsqu'il parviendra aux milieux médicaux français.Il contribuera puissamment à rétablir les relations affectueuses entre l\u2019aticienne et la Nou- velle-France.ONTREAL CITIZENS\u2019 COMMITTEE COMITE DES CITOYENS DE MONTREAL 266 St.James Street West.\u2014 LA.: 4014.18 décembre 1944.Docteur Albert LeSage, ÿFMontréal.Cher Maître, Je vous remercie pour la courtoisie qui m\u2019a valu d\u2019apprécier autant que le peut un 1gno- rant de la science médicale, les articles en «Hommage à la médecine française ».Quoique je me savais dans un superbe désert, j'y ai tout de même vu des oasis où le profane peut se reposer à la lecture de ces vies d\u2019abnégation, de recherches et de succès gémaux.Historier les maîtres de la médecine française c\u2019est non seulement rendre # hommage aux sacrifices accomplis pour l\u2019humanité, mais c\u2019est aussi se grandir soi-même par un acte de reconnaissance et c\u2019est ce que vous avez fait, monsieur le rédacteur en chef, dans un « Bulletin» qui est en tout point digne des sujets qui en sont la raison d\u2019être.Jai relu avec beaucoup d\u2019intérét votre «Hommage à la France » et à ses gloires de l'éloquence sacrée coudoyant celles de la littérature, de la peinture, de la sculpture et de la musique et leur apogée: les maîtres de la médecine, pivots des précédentes.Quant au « centre universitaire » que vous ÿ claboriez il y a une couple d'années, j'y vois te aaa te toute une cité dans la Cité.Vraiment vous voyiez grand.Je souhaite que ce centre ne soit pas aussi difficile à réaliser que le fut la construction de l\u2019Université.Ce grand projet sera le 183 fait d\u2019une réunion de bonnes volontés sous la direction d\u2019un chef, dont la compétence, la personnalité et la persuasion sauront as- SUrer son succés.Bien cordialement votre, J.-C.GROVES CONSTANT, Secrétaire.DOCTEUR R.LALLEMAND 1102, rue Ontario Est Montréal, ce 27-novembre 1944.M.le docteur Albert LeSage, 260, square St-Louis, Montréal.Cher docteur, J'ai reçu il y a déjà quelques jours L'Union Médicale, numéro de novembre quarante- quatre.Lecteur de cette revue depuis plus d\u2019un quart de siècle, je n\u2019ai jamais cessé d\u2019en apprécier la teneur.Mais cette fois je crois pouvoir affirmer que L'Union fait montre d\u2019une substance qui classe ce numéro tout à fait à part.Grâce à vos collaborateurs et à vous-même vous nous donnez une synthèse magnifique de la France médicale, en particulier des dix- neuvième et vingtième siècles.Ces anciens portraits daguerréotypés font revivre en quelque sorte nos classiques du temps universitaire.La France est un pays que nous nous devons d'aimer, ne serait-ce que pour la simple raison d'en être issus.Il est bon de rappeler à ses nombreux amis et à ses détracteurs (et il y en a) que la terre de saint Louis, de Pascal, de Pasteur a d\u2019autre chose à offrir en spectacle qu\u2019une minorité de politiciens veules, une tourbe d\u2019aventuriers véreux qui n\u2019ont de français que le nom et encore.En terminant, je vous prie, mon cher docteur, d\u2019agréer pour vous-même et pour vos associés mes félicitations les plus empressées.Votre tout dévoué, R.LALLEMAND. 184 Beauport, le 24 décembre 1944.Mon cher LeSage, D'abord je te dois depuis longtemps des félicitations pour la belle tenue et le brio que tu donnes de plus en plus à ta Revue.Que de chemin parcouru depuis le jour où l\u2019on nous a décerné à si bon marché le «dignus es intrare»! En l\u2019an de médiocrité 1893 qui nous vit naître à la profession, L'Union Médicale était un périodique à peu près pitoyable.Il n\u2019en pouvait guère être autrement, car peu de nos professeurs s\u2019avisaient de produire.Il faudra toujours prononcer avec respect les noms des Rottot, Laramée, Mi- gnault, Brennan et du dernier survivant, mais non le moindre, le délicieux et génial Foucher.Mais ils avaient l\u2019haleine courte de leur époque mal éclairée, et d\u2019ailleurs ils préchaient au milieu de la morne indifférence d\u2019une profession boiteuse et sans entrain.En effet, notre art était alors dans l\u2019enfance.La médecine balbutiait ses rudiments destinés à être si souvent revisés.Quant à la chirurgie qui s\u2019'apprêétait à devenir le phénomène du siècle suivant, c'était le plus souvent un désastre.Quand ceux qui ramassaient les éponges sur le plancher osaient ouvrir un ventre, c\u2019était Morgagm le lendemain .\u2026.En ce temps-là, Pasteur vivait encore, mais 6 horreur ! Pasteur était contesté, Pasteur n\u2019était pas prophète en son pays ! On avait toujours voulu voir grand, trop grand, et Pasteur ne parlait que d\u2019infiniment petits.Il a fallu des étrangers comme Lister et Koeberlé pour « découvrir » l\u2019homme immense qui a révolutionné la chirurgie, la médecine, voire même changé la face du monde.Mais nous étions à un tournant, et les évé- nements allaient se précipiter.A Montréal, ce fut «changement à vue » avec l\u2019arrivée de Paris du virtuose Oscar Mercier ainsi que du « maître Marien », du fameux débrouillard Alphonse Mercier, du L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 cher et regretté Dubé, le grand animateur, e de toi dont je ferai un flamboyant éloge fu nébre en l\u2019an 1965 ! | Vous avez donné l\u2019élan et avec quelle vi gueur et quelle persévérance vous avez créé tout à la fois! Je me demande si les jeune et les moins jeunes d'aujourd'hui qui recueil lent le fruit de vos mérites et de votre effort sen doutent quelque peu?.Mais je m\u2019attarde a des choses que tout le monde sait, alors qu\u2019il s\u2019agit de te congratuler toi et tes amis, sur ce numéro de gala de L'Union Médicale de novembre, en hommage à la médecine française.Malgré les années, il me reste quelque vivacité d\u2019imagination, mais quand tu l'as annoncé, j'étais loin de prévoir que tu en ferais un tel succès.Nous, « les retour d\u2019Europe », tant blagués par les impuissants, nous avons retrouvé là les grandes leçons et les agréables souvenirs d\u2019un passé qui nous fut cher.Avec quel intérêt et quelle ferveur nous nous nous sommes arrêtés devant les figures aimées des Dieulafoy, des Siredey, des Vidal, des Chauffard et de J.-L.Faure, grand chirurgien, grand écrivain et grand orateur.Ils ont été pour nous des Maîtres, des guides, des amis, des modèles vénérés.Quelle gra-B titude mous leur devons pour avoir com-] pris quelque chose dans cette vaste profession qui requiert tant de dons, où il faut tant d\u2019in tuition, de jugement, de savoir et de savoir- faire.Comme toi, vaillant LeSage, j'avais rêvé de finir mes jours sous le harnais, de tomber « dans le brancard », en bon cheval de tra-Y vail, car «ce n\u2019est pas mourir tout entier que\u201d de mourir de la sorte».Mais le labeur ex-* cessif et une santé de tout temps misérable | ont fait de moi un déserteur de la médecine.Pourtant, comme Louis Veuillot disait de la littérature, «cette vieille maîtresse, je l\u2019ai aimée » ! Voilà que ce numéro de luxe de L\u2019Union Médicale m\u2019a réappris l\u2019enthou- LA FRANCE.ET NOUS siasme, en me rappelant les grandeurs d'une profession où, pendant longtemps, je n'ai pas été tout à fait le frelon de la ruche.Je te remercie donc bien cordialement ainsi que tes brillants confreres qui ont si bien parlé des «Chers Maîtres» qui nous ont 185 ouvert les yeux à la lumière.à la douce lumière de la science de France .Ton ami, AURÈLE NADEAU.NOTE.\u2014 Nous pourrions, aussi, citer Le Canada, La Presse, Le Jour, Le Devoir, qui ont bien voulu publier des notes élogieuses ou sympathiques.Nous les en remercions.NOTES SUR LA MÉDECINE FRANCO-AMÉRICAINE PAR LE DOCTEUR PAUL DUFAULT Le docteur Paul Dufault, un de nos collaborateurs dévoués des Etats-Unis, fait servir sa pensée, son cœur et sa plume à la science médicale, à la compréhension des malades get enfin à la conservation de notre patrimoine spirituel en terre étatsunienne.Il écrit dans les journaux américains, il a publié deux ouvrages et, à ses heures, il collabore au journal Le Travailleur, de Worcester.Tout dernièrement ?, il faisait paraître une courte étude sur le médecin franco-américain; ainsi que l'indique l\u2019auteur lui-même par le titre de son article, ce sont des « notes » sur le sujet.Mais ces simples notes présenteront une valeur nationale pour nous et un aperçu démographique intéressant pour tout lecteur qui étudie les mouvements et les transplantations de groupes ethniques.Et nous espérons que cette esquisse d\u2019un plan d'étude beaucoup plus vaste pourra être développée dans un avenir prochain.Cette étude comportera un travail d\u2019investigations et de recherches longues et difficiles, car rien n\u2019a été fait sur le sujet et aucun jalon n\u2019a été posé qui serait susceptible de diriger l\u2019historiographe.Les médecins canadiens-français passèrent aux Etats-Unis entraînés par la migration régulière et massive des nôtres qui s\u2019opéra tout particulièrement au siècle dernier.Dès 1820 et 1837-38, à l\u2019époque héroïque du soulèvement, des médecins émigrèrent aux 1.Le Travailleur, hebdomadaire d\u2019information publié à Worcester, édition du 14 et du 21 décembre 1944.Etats du Vermont et de New-York, limitrophes du Canada français.Puis, le déplacement continua au point qu\u2019un nombre imposant de nos collègues finit par habiter certains centres importants de la Nouvelle-Angleterre.Le docteur Dufault rappelle que les médecins franco-américains avaient \u2018obtenu leur doctorat de Victoria, de Laval de Québec et de Montréal.Jusqu'à il y a une vingtaine d\u2019années, les jeunes aspirants à la médecine venaient au Canada français recevoir leur enseignement médical.Depuis, ils s\u2019inscrivent aux Universités américaines.Il est indubitable qu\u2019un certain nombre en bénéficient au strict point de vue scientifique et qu\u2019ils pourront ultérieurement occuper des situations intéressantes dans les services des grands hôpitaux américains ou dans des chaires universitaires.Ils perdront certainement leur entité française et tous les éléments spirituels qui gravitent autour de la personnalité mo- A rale couplée à ses traditions, ses mœurs, ses coutumes, sa volonté de vivre et de se transmettre à ses successeurs.La discussion pourrait être sans fin sur la valeur intrinsèque respective de l\u2019acquis et du perdu, sur l\u2019opportunité d\u2019inscrire au passif ou à l'actif le résultat de cette évolution comparative.Mais revenons au docteur Dufault.Nos collègues franco-américains exercent dans les centres industriels et où se trouvent des groupes importants de francophones; ils y accomplissent une œuvre précieuse: celle du praticien au- 186 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 près de leurs concitoyens de même langue et de même ascendance.Ils n'ont pas, sauf très rares exceptions, participé à des travaux scientifiques, à des publications produits dans les grandes universités ou les hôpitaux de première grandeur.Ils y furent en quelque sorte empêchés par leur formation familiale, primaire, secondaire et universitaire dans une langue qui n\u2019est pas celle du pays, par un enseignement médical différent et conséquemment par une absence d'embrayage, si j'ose m\u2019exprimer ainsi, dans les rouages hiérarchiques qui peuvent conduire vers des situations intéressantes dans les cliniques, les laboratoires et les chaires.Ajoutons à cela la tâche quotidienne de la pratique au cabinet de consultation et par des visites à domicile qui ne laissent aucune possibilité de faire autre chose.Nos collègues, à vrai dire, ont été formés en vue de devenir praticiens.Il le furent et le sont, on ne pourrait demander plus.Même que la grande majorité d\u2019entre eux ne purent faire de l\u2019internat et qu\u2019ils durent, comme pour le plus grand nombre des praticiens de chez-nous, se lancer en clientèle avec un bagage théorique appréciable mais manquant de données pratiques, de la connaissance de multiples techniques, enfin de la discipline clinique et de I'habitude de la recherche que procure l\u2019internat bien fait et bien dirigé.Le docteur Paul Dufault nous apprend que le dernier groupe de médecins qui passèrent aux Etats-Unis dont un certain nombre y demeura, furent ces jeunes médecins qui à la suggestion du regretté docteur Desloges, alors directeur des asiles d\u2019aliénés de la Province, s\u2019engagèrent comme internes dans les hôpitaux d\u2019Etats américains.Nous arrivons par là à la période où le docteur Paul Dufault et moi-même avons fait nos études médicales; plusieurs de nos confrères acceptèrent cette offre.De tous ces jeunes médecins ainsi devenus internes aux Etats-Unis, un nombre imposant y demeurent soit comme médecins de ces hôpitaux d'Etat, soit comme médecins ou chirurgiens de clientèle particulière.Depuis une vingtaine d\u2019années le courant est arrêté dans un sens comme dans l\u2019autre, je pourrais dire: pratiquement plus de jeunes franco-américains venant s'inscrire dans nos facultés, pas de jeunes médecins émigrant aux Etats-Unis.Dans son travail le docteur Dufault fait un historique succinct de chaque hôpital fondé par les nôtres et médicalement administré par nos collègues franco-américains.Comme au Canada, on y rencontre l\u2019évêque, le curé, la religieuse associés à l\u2019œuvre du médecin et du chirurgien.Lt on les rencontre dans les villes dont les noms nous sont bien familiers: Lewiston, Fall-River, Lowell, Manchester, Nashua, Berlin, Central Falls, Worcester.Les médecins franco-américains eurent des Sociétés, ils se groupèrent en associations plus ou moins étendues, afin de pouvoir se rencontrer, s\u2019instruire réciproquement, mais beaucoup plus pour se distraire en commun en évoquant sûrement de vieux souvenirs du Québec, le pays de leurs croyances, de leurs jeux et bien souvent de leurs amours.Mais la Société Médicale Franco-Américaine fondée par le Dr J.-D.Milot, fut un groupement vraiment professionnel qui, d\u2019ailleurs, s\u2019affilia en 1936 à l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.On fonda une revue médicale de langue fiançaise.Enorme entreprise qui exigeait de part et d'autre du souffle, de la constance, une dose et un esprit de collaboration peu ordinaire si on réfléchit sur la date de la fondation \u2014 en 1906 \u2014 et la situation des collaborateurs éventuels: praticiens surchargés de besogne peu propice à la publication.Aussi la revue ne put survivre à l'effort de la première édition; comme l\u2019éphémère, elle ne vint au monde que pour contempler un instant le merveilleux de la lumière et du soleil.Les Canadiens français, on le sait, n'ont pas de supérieurs pour ce qui est des activités AMYOT: NOTES SUR LA MÉDECINE FRANCO-AMÉRICAINE politiques et sociales.Bien entendu, des journaux furent publiés par les nôtres aux Etats- Unis; la contribution des médecins franco- américains à ces journaux a été importante.Qu'on lise Dufault pour s\u2019en convaincre.La politique américaine attira un bon nombre de collègues du sud; ils surent se manifester par le journal et par la parole en public.Les docteurs Omer Larue et Armand Bédard sont parmi ceux qui se sont le plus distingués dans ce domaine.Le docteur Bédard, en plus d\u2019être un orateur éloquent, fut un écrivain érudit à la plume facile.Le docteur Denys A.Boucher, de Brockton, qui a actuellement 78 ans, fut également un excellent écrivain et un poète distingué, en plus de s'intéresser, en s'y occupant activement, aux nombreuses organisations civiques et nationales.Et puis le docteur Dufault nous parle du docteur L.-A.Daudelin, qui vient de mourir à Montréal à l\u2019âge de 72 ans, qui fut Haut Commissaire des Etats-Unis à l\u2019Exposition maritime Universelle de Bruxelles; du docteur Philippe Sainte-Marie, médecin-poète; du docteur Joseph T'hériault, du docteur H.Roy, du docteur J.-A.Girouard, tous écrivains appréciés en plus de médecins avertis.Enfin, notre confrère termine en citant les noms et les œuvres de quatre médecins franco- américains qui se sont créé une réelle réputation scientifique aux Etats-Unis et y ont occupé des postes d'importance: le docteur Edgar Garceau; le docteur James Francis Cou- pal, qui devint médecin à la Maison Blanche sous Coolidge; le professeur Louis-Eusèbe Phaneuf, qui naquit à Saint-Hilaire, en charge actuellement du service de gynécologie à l\u2019hôpital Carney de Boston, auteur de nombreux travaux en gynécologie, considéré en Europe et aux Etats-Unis comme une autorité dans sa spécialité; le docteur Arthur Desjardins, qui est chef du service de l\u2019électro-radiothé- rapie à la clinique Mayo.À vrai dire, ces quatre médecins d\u2019ascendance franco-canadienne sont actuellement 187 beaucoup plus américains tout court que franco-américains; la distinction existe réellement et ne réside pas uniquement dans les vocables.Des quatre, trois naquirent aux Etats-Unis; les quatre firent leurs études médicales dans des facultés américaines.Les quatre, je crois bien, et sans leur jeter le moindre blâme, auraient certaine difficulté à s'exprimer dans leur langue maternelle et ont adopté une conception américaine quant aux courants de toute nature de la vie quotidienne.Certes, ils ne renient pas leur ascendance, mais ils ont subi et subissent l\u2019influence de leur milieu et adaptent graduellement ce climat à leur personnalité; ou, encore mieux, ce phénomène de transformation, d\u2019endosmose, se produit par la force des choses, sans que la volonté y intervienne aucunement ou même la conscience.C\u2019est d\u2019ailleurs le sort réservé à toute la jeune génération de Canadiens émigrés aux Etats-Unis; de celle qui est née là-bas, qui fut instruite là-bas et dont les relations sociales ou autres sont franchement américaines.Ils ne peuvent résister à cette imprégnation d'ordre psychologique contre laquelle il est d\u2019ailleurs oiseux de lutter.Leurs parents virent le jour au Québec, tout un passé les retient encore.Il est tissé des souvenirs savoureux de l'enfance: la belle campagne des moissons, les incidents de l\u2019école, les jours merveilleux des Fêtés de Noël et du Jour de l\u2019An, au cours desquels les plus belles traditions du groupe, conservées avec un soin jaloux, sont extériorisées avec dévotion, les années passées au séminaire et qui furent semées d\u2019amitiés diverses et d\u2019incidents cocasses ou sérieux, les fiançailles, les épousailles, les grandes ardeurs des luttes politiques; et puis, les parents qu\u2019on a laissés derrière soi, qui dorment paisiblement dans le petit cimetière du village et qui apparaissent dans l'esprit qui les évoque, entourés de tendresse et d\u2019amour.Ce sont bien ces figures que nous a montrées le docteur Dufault, ces collègues franco-amé- ricains; ils ont vécu leur vie en gardant en 188 J'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 .eux-mêmes ces souvenirs et ces marques indélébiles du passé.Ils les ont manifestés par leur activité extérieure, par leurs gestes, leurs écrits, leurs paroles, qui pour la plupart eurent bien l'opportunité du moment, mais qui ne subirent pas moins dans leur source secrète et leur mode d\u2019expression l\u2019influence du passé et de l\u2019origine.La jeune génération n\u2019a plus ce port d'attache, elle est toute tendue vers le présent et l'avenir; le Canada français, Québec, ne sont plus pour eux qu\u2019un fait historique, peut-être très sympathique ou, encore mieux, enveloppé d\u2019intérêt sentimental; et ce fait ne les empêchera jamais de s\u2019offrir entièrement à la civilisation américaine.Des noms français d\u2019origine canadienne et récente s\u2019ajouteront donc à la grande masse assimilatrice et ces noms portés par de purs Américains seront un souvenir aux Etats-Unis d\u2019Amérique d'un Canada français prolifique et prodigue de ses fils.Le docteur Dufault assiste à cette transformation, mais, pendant qu\u2019il en est temps encore, il fait une revue brève d\u2019un passé très récent se rapportant à la profession médicale.Son étude est un document qui servira, comme il le suggère lui-même, à une investigation future plus détaillée.Roma AMYOT.ALLOCUTION DU NOUVEAU PRESIDENT DE LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL \u2018\u201c\u2018Le Dimanche du Praticien\u201d ! Par Paul LETONDAL, F.R.C.P.(C.).Je ne puis vous dissimuler mon émotion.Etre élevé a la présidence de la Société Médicale, aprés avoir pendant de nombreuses années fait partie de I\u2019Exécutif, successivement a titre de trésorier, de secrétaire des séances, puis de secrétaire général et de vice- président, comporte une joie bien légitime.Mais cette joie fait rapidement place à un sentiment bien différent, en présence des lourdes responsabilités que comporte la fonction présidentielle.Heureusement, j'ai l\u2019avantage d\u2019avoir pour m'assister à l'Exécutif des collègues dévoués et enthousiastes, et un Comité de Régie formé des anciens présidents élus depuis 10 ans.La Seciété Médicale, comme vous le savez, est la plus ancienne et la plus importante Société de médecine, à Montréal, chez les Canadiens français.1.Allocution prononcée au Cercle Universitaire le mardi 16 janvier 1945.à l'occasion de la première séance de l\u2019année.Quoique fondée en 1900, ses origines remontent beaucoup plus loin en arrière.C'est, en réalité, en 1871 qu\u2019un groupe de médecins de la métropole, dont quelques-uns enseignaient à l\u2019Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, se constituèrent en Comité d'Etudes, qui forma le noyau primitif de la Société.| En fait, on ignore beaucoup trop que c'est ce même groupe de médecins qui, l\u2019année suivante, en 1872, fondèrent L\u2019Union Médicale du Canada, notre plus ancienne Revue de Médecine.Notre association vécut ainsi quelques.années, suspendit pour un certain temps ses activités, pour les reprendre un peu plus tard, sous un autre nom, jusqu\u2019en 1900, où elle est constituée en société bien organisée avec des règlements, une cotisation annuelle, etc.A partir de cette date, elle est désignée sous le nom qu\u2019elle porte aujourd\u2019hui.Et d LETONDAL: ALLOCUTION depuis lors, elle a fonctionné sans interruption avec une constance et une régularité qu\u2019il convient de souligner, Dans le domaine de l'hygiène publique en particulier, c\u2019est la Société Médicale, a écrit le docteur Oscar Mercier, qui entreprit la lutte pour l\u2019eau potable, la vaccination antivariolique obligatoire, la pasteurisation du lait.De plus, la Société compte parmi ses anciens présidents des médecins qui ont honoré notre profession, les professeurs Hervieux, Harwood, Guérin, Mercier, Marien, Dubé, Rhéaume, Léger, pour ne citer que les disparus *.| La Société Médicale a donc des traditions, des titres de noblesse que lui ont légués nos prédécesseurs.Et elle n'a cessé de progresser depuis le début de ce siècle.On ignore peut-être qu\u2019elle a connu des périodes particulièrement brillantes, comme il y a 25 ans, en 1920, lorsque le regretté professeur Latreille en était le président, et qu\u2019existait alors le «Dimanche du Praticien ».J'étais, à cette époque, étudiant en médecine de 4e année, et je ne puis oublier que c'est grâce à la bienveillance d\u2019un autre maître d'alors, trop tôt disparu, le professeur J.-E.Dubé, qu\u2019il m\u2019a été permis de présenter un malade.Il s'agissait d\u2019un cas de péritonite tuberculeuse, associée à une pleurésie séro-fibrineuse, syndrome que l\u2019on désigne, de nos jours, sous le nom de polyséro- site bacillaire.C\u2019est parce que je suis convaincu que la formule du «Dimanche du Praticien » est bonne, que je voudrais la reprendre et la remettre à l'honneur.Le dimanche matin convient admirablement aux présentations de malades.Il n\u2019y a pas d'opérations, ce jour là, dans les hôpitaux, et les dispensaires sont fermés.Tout 1.Voir l\u2019Annuaire de la Société Médicale, publié à goccasion du 40ème anniversaire de fondation de la » ociét .189 est calme et les patients, comme le personnel des différents services, se prêtent mieux à des déplacements qu\u2019un jour de semaine.Les examens de malades peuvent se pratiquer sans hâte, dans le silence, et dans une atmosphère de tranquillité éminemment favorable à l'observation et à la réflexion.Voici comment s\u2019exprimait à ce sujet le professeur Latreille: « Je crois volontiers que le «Dimanche du Praticien » est une institution qu'il est dans l'intérêt de tous, praticiens et spécialistes, anciens élèves et nouveaux maîtres, de maintenir, de développer, de populariser.» Et le professeur Latreille de conclure: « Je crois sincèrement que le « Dimanche du Praticien » vivra; je le crois, parce que je le sais énergiquement voulu par mes collègues de l\u2019enseignement libre; je le crois, parce que je le sais vivement réclamé par mes autres collègues de la Société Médicale, les praticiens.» ! A plusieurs reprises, j'ai déploré, comme président du Comité des Programmes, que les travaux présentés n\u2019étaient pas assez pratiques, et qu\u2019il n\u2019y avait pas suffisamment de présentations de malades.C\u2019est pour réagir contre cette tendance que nous avons à faire de la pathologie au lieu de la clinique, que je voudrais cette année remplacer l\u2019une de nos séances du mardi soir, chaque mois, par un « Dimanche du Praticien ».Mais alors les communications seraient exclusivement constituées par des présentations de malades.; Ainsi, nous contribuerions à développer chez les nôtres l\u2019esprit d\u2019observation, et à inculquer aux jeunes l\u2019habitude de l\u2019analyse clinique, art dans lequel ont toujours excellé les maîtres de l\u2019Ecole française, dont nous sommes ici les représentants sur cette terre d'Amérique.Depuis le début de janvier, la Société Mé- 1.Voir L'Union Médicale du Canada, février 1921, .65. 190 dicale a reçu la somme de $1000.00 pour prix à accorder aux meilleurs travaux de l\u2019année.Tout en maintenant nos symposiums, qui permettent à nos membres d\u2019être mis au courant, par des rapporteurs différents, des grandes questions de l'actualité médicale contemporaine, et d\u2019y entendre des discussions fructueuses, nous nous proposons d'organiser, dans ce but, des séances académiques, où seuls les membres qui auront préparé un travail vraiment original et personnel ront appelés à la tribune.Enfin, grâce à la générosité d\u2019un de nos confrères, qui s\u2019est distingué dans le domaine se- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 des affaires, mais qui n\u2019en demeure pas moins profondément attaché à sa profession \u2014 j'ai nommé le docteur Hector Cypihot, président de l\u2019Alliance Nationale et l\u2019un de nos membres titulaires \u2014 la Société Médicale disposera cette année d\u2019une somme de $500.00 pour des cours de perfectionnement.Et C'est ainsi que notre Société, fidèle à la mission que lui ont confiée ses fondateurs, au début de ce siècle, pourra poursuivre le double but qu\u2019elle s'était tracé: tenir le médecin au courant des dernières acquisitions de la science, et conserver le feu sacré à ceux qui ont la passion de l\u2019étude et des travaux de recherches.CHIRURGIE PRATIQUE LES ABCÈS GENERALITES On comprend, sous le nom d\u2019abces, les collections de pus qui se développent dans les tissus sous l'influence pathogène de certains microbes et qui se manifestent par les signes habituels de l\u2019inflammation aiguë.Tous les organes et tous les tissus peuvent être le siège d\u2019'abcès.Seuls les abcès non viscéraux font l\u2019objet de cette étude.ETIOLOGIE L'abcès est de nature infectieuse; il est le résultat de l\u2019inoculation locale d\u2019un agent microbien pathogène, à la faveur d\u2019une plaie cutanée ou muqueuse, d\u2019une piqûre ou d\u2019excoriations.L\u2019abcès viscéral peut être consécutif à une infection dentaire, à une lésion cutanée ou à une maladie organique.Les agents microbiens en cause dans l\u2019abcès sont habituellement: le staphylocoque blanc, le streptocoque, le pyocyanique; plus pneumocoque, le bacille d\u2019Eberth, le colibacille.Ils se rencontrent isolés ou associés.rarement, le ANATOMIE PATHOLOGIQUE Siège possible de l\u2019abcès: partout, dans tous les tissus, au niveau de tous les organes.Localisations fréquentes: le cerveau, le poumon, le foie, le rein, les trompes de Fallope, les cavités séreuses, le tissu cellulaire sous- cutané, les ganglions, les muscles, les os.L\u2019abcès est constitué par une cavité ou poche de pus.Deux constituants: une paroi, le contenant et du pus, le contenu.La paroi est formée par une membrane grise ou jaunâtre (improprement décrite sous le terme de membrane pyogénique, car elle ne sécrète pas).Cette membrane sert de barrière et joue le rôle d\u2019élément de défense; elle est constituée par de la fibrine et des bourgeons vasculaires.Sa face interne renferme des leucocytes morts et des microbes virulents.gi HL un fd semé qu iva (las fol fu {el s ù lt \\ à 3 mas DESJARDINS: LES ABCÈS Sa face externe est de tissu conjonctif.L\u2019abcès est toujours limité.Le pus est bien lié et présente un aspect crémeux.Il peut être de coloration variable: jaune, verdâtre, chocolat.Il n\u2019a pas d\u2019odeur fétide, sauf quand il y a du coli, particulièrement à la région péri-anale.Le pus contient des graisses, des lécithines, du glycogène, divers ferments, des leucocytes vivants et des leucocytes tués.ETUDE CLINIQUE L\u2019abces non viscéral présente les signes classiques usuels: la douleur, la chaleur, la rougeur et la tuméfaction.Il affecte l\u2019aspect d\u2019une tuméfaction localisée, saillante, chaude au toucher, de coloration rouge vif et douloureuse spontanément et au palper.La douleur peut être lancinante et causer de l'insomnie; elle est souvent pulsatile et synchrone au pouls.Aux membres, la douleur est aggravée par la position déclive et elle est soulagée par la position surélevée.La pression sur l'abcès décolore la peau et laisse l'image du godet.La sensation de flot, le choc en retour et la fluctuation sont à rechercher.Les signes généraux (fièvre, dyspnée, tachycardie, malaises, nausées) sont en rapport avec la virulence de l\u2019agent pathogène.Il y a hyperleucocytose et polynucléose.191 DIAGNOSTIC La recherche des signes cliniques locaux, l'examen du sang au moyen de la numération globulaire et de la formule leucocytaire et les symptômes généraux permettent habituellement le diagnostic d\u2019un abcès non viscéral.À éliminer: l\u2019abcès froid (il évolue lentement, sans douleur, sans rougeur et sans chaleur), les tumeurs, certains anévrismes.EvoOLUTION L'abcès non incisé tend à s'ouvrir spontanément à la peau, ou, s\u2019il est profond, dans une cavité voisine, ou dans une articulation.Ouvert spontanément, il peut donner naissance à une fistule interminable.Les complications sont rares et le pronostic doit se baser sur les signes locaux, les caractères du pus, l\u2019état général et le facteur de gravité est en fonction de la localisation de l\u2019abcès.TRAITEMENT Local, le traitement est d'attente au début: bains chauds, pansements humides chauds.Dès qu\u2019il y a collection purulente: incision, avec ou sans drainage, suivant les cas.Le traitement général est nécessaire: vitamines B et C, sulfamidés.Edouard DESJARDINS. \u2018L'Union Médicale du Canada\u2019 en 1876 Note sur un cas de polype utérin Par A.A.Dagenais, M.D.(Lue devant la Société Médicale) Février 1876.La présence d\u2019un polype dans l\u2019utérus amène presque toujours des désordres si graves, que le médecin est obligé de recourir aux ressources que lui offre l\u2019art chirurgical pour sauver sa patiente.Cependant, il peut arriver que le polype soit expulsé par la seule force de la nature: Courty cite treize cas dont dix ont guéri sans intervention de l\u2019art; les trois autres ont guéri par suppuration.Mais 1l ne faut pas trop compter sur cette heureuse terminaison, surtout si nous avons affaire à un polype fibreux et si l\u2019hémorragie, qui en est la conséquence presque inévitable, est assez considérable pour mettre la vie de la femme en danger.Les moyens d\u2019enlever les poiypes utérins sont si nombreux et si connus aujourd\u2019hui, que le médecin qui laisserait mourir sa malade sans y avoir recours, ne serait certainement pas Justifiable, d\u2019autant plus que l\u2019opéra\u2018ion réussit presque toujours.La cautérisation, le broiement, la torsion, l\u2019arrachement, la ligature, l\u2019écrasement linéaire, la sercision et la section peuvent être employés, au choix du chirurgien, suivant la nature du polype, le plus ou moins d\u2019étendue de son pédicule et la place de son insertion.Cependant, il peut se rencontrer des cas où le médecin, par des circonstances tout à fait en dehors de son contrôle, ne peut avoir recours à aucun de ces moyens; et alors il est bon d\u2019avoir en mains d\u2019autres ressources qui puissent suppléer à ces opérations.Le fait suivant en est un exemple.Le 19 octobre 1874, je fus appelé auprès de Madame S., qui était à la veille d\u2019accoucher de son onzième enfant; elle souffrait depuis quelques heures.Madame S., est une femme de quarante-deux ans, d\u2019une stature moyenne et d\u2019un tempérament lymphatique prononcé.Elle avait eu un avortement quelques années auparavant; et à la suite de trois de ses accouchements antérieurs elle avait eu des hémorragies considérables.Le dernier, toutefois, s\u2019était fait sans accident.Cette fois-ci, elle accoucha encore heureusement d\u2019un enfant bien portant.Tout alla bien pendant quelques jours, sauf une légère cépha- fe lalgie dont elle se plaignit aussitôt après son accouchement et qui alla en augmentant jusqu\u2019au 22; Je prescrivis, ce jour-là, queiques pilules cathartiques et une poudre de Dover pour le soir.Le 23 ia céphalalgie continuait, et i1 y avait des À symptômes de paralysie très apparents.L\u2019œil À droit était plus grand que l\u2019œil gauche et elle ne pouvait pas le fermer.L\u2019angle gauche de la bouche était rétracté, surtout quand la malade voulait rire ou parler.Elle avait beaucoup de difficulté à articuler et se plaignait d\u2019engourdissement dans tout le côté droit du visage.Je lui fis administrer une dose d'huile de ricin avec cinq grains de calomel, après quoi, je prescrivis l\u2019iodure de potassium.Du côté de l\u2019utérus, tout était dans l\u2019état normal; il n\u2019y avait ni douleur, ni sensibilité, et les lochies coulaient abondamment.Je continuai l\u2019iodure de potassium jusqu\u2019au 26 sans amener aucun changement dans l\u2019état de la malade.Comme les intestins ne fonctionnaient pas, Je prescrivis, ce jour-là, quelques pilules cathartiques qui eurent un bon effet.Le 27 et 28, lodure de potassium.Le 29, pilules cathartiques | suivies d\u2019iodure et de bromure de potassium combinés.Le 30 et 31, même traitement, sans meilleur résultat.Le ler novembre, le mari vint me mander à la hâte, disant que Madame S., perdait beaucoup.Je la trouvai en effet, baignant dans le sang et très affaiblie.Je vidai le bassin qui était rempli de caillots; et n\u2019ayant rien observé d\u2019anormal au col, je pratiquai le tamponnement avec une éponge et je donnai une demi-drachme de teinture d\u2019ergot toutes les demi-heures.L\u2019hémorragie cessa presque complètement.Du 2 au 7, il y eut presque tous les jours des hémorragies plus ou moins abondantes, malgré Ÿ le tampon et le seigle.Le 7, en faisant un examen, je vis que le col de l\u2019utérus était entr\u2019ouvert; j'introduisis aussitôt l\u2019index dans sa cavité, et je sentis une tumeur dure et allongée, qui paraissait venir de la cavité utérine.J\u2019essayai de pousser le doigt jusqu\u2019à l\u2019insertion de cette tumeur, mais je ne pus y parvenir ce jour-là.Voyant que j'avais affaire à un polype et à un polype fibreux à cause de la dureté et des bos- = 5 8 Us hg i, = =.=: Ir pe ie elures qu\u2019il présentait, je continuai le seigle, fin d\u2019amener des contractions qui pourraient fjinon l\u2019expulser entièrement, au moins le faire \u2018Hescendre.Je plaçai aussi de nouveau un tampon pour faire plaisir à la malade qui avait beau- zoup de confiance dans ce moyen.Du 7 au 12, même traitement avec pertes moins abondantes.Le 13, je pus introduire mon floigt jusqu\u2019à la place d\u2019insertion du polype, qui était attaché au fond de l\u2019utérus, je fis le tour du pédicule, ce qui me permit de voir que l\u2019inser- \u2018tion n\u2019était pas large.Le polype me parut avoir lfdeux pouces et demi à trois pouces de longueur, \u2018Jet un pouce et demi à deux pouces dans sa plus \u2018ÿgrande largeur; son insertion pouvait avoir un demi-pouce à trois quarts de pouce.Malgré que les hémorragies fussent moins abondantes que dans les premiers jours, ma malade était cependant dans un état très alarmant.Elle était très affaissée; la paralysie lui ôtait toute son énergie et elle était beaucoup effrayée des pertes continuelles qu\u2019elle faisait.Je lui proposai d\u2019enlever le polype, soit par l\u2019excision ou la torsion ; mais elle ne voulut jamais y consentir.Comme elle me manifesta le désir de consulter un autre médecin, le 14, je la vis avec M.le docteur Rottot, qui ne put pas, non plus, la faire consentir à l\u2019enlèvement du polype.Ce que voyant, nous décidâmes d\u2019essayer des injections de teinture d\u2019iode dans l\u2019utérus; ce que je fis le jour même.J\u2019injectai une once de teinture d\u2019iode dans trois onces d\u2019eau.Dès la première injection, l\u2019hémorragie cessa complètement et ne reparut plus.Je continuai cependant les injections iodées jusqu\u2019au 21, où il ne me fut plus possible d\u2019introduire la canule de la seringue dans l\u2019utérus.J Dans cet intervalle du 14 au 21, je fis des ÿ examens tous les jours; et à chaque examen je sentais le polype et je voyais le col se resserrer.Je continuai à traiter ma malade pour sa paralysie, qui disparut graduellement en laissant pourtant des traces; car il y a encore un léger tiraillement de l\u2019angle gauche de la bouche.Elle est pourtant assez bien pour voir aux besoins d\u2019une famille de dix enfants, sans trop se fatiguer.Elle à commencé à revoir ses règles trois mois après sa maladie, et elles ont toujours continué d\u2019une manière régulière jusqu\u2019à aujourd\u2019hui.Maintenant, messieurs, vous me demanderez peut-être si je pense avoir guéri ma malade ra- « UNION MÉDICALE DU CANADA » EN 1876 193 dicalement, et si le polype est entièrement disparu.À cette question, je répondrai, messieurs, je n\u2019en sais rien.Mais je dois vous dire que Je suis d'opinion que si le polype n\u2019est pas entièrement disparu, son développement a été arrêté et qu\u2019il est probablement atrophié.Dans tous les cas, l\u2019absence d\u2019hémorragie et de douleur chez ma malade, la régularité des règles pendant une année presque révolue, me fait espérer qu\u2019elle est bien guérie; et le résultat de cette expérience est de nature à me faire essayer le même traitement dans un cas semblable.Société Médicale de Montréal Séance du 15 décembre 1875.Le docteur A.Dagenais, président, au fauteuil.Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté.Le docteur Ricard, 2e vice-président, ayant pris le fauteuil, le docteur A.Dagenais lit une note sur un cas de polype utérin (voir l\u2019observation ci-haut rapportée).DOCTEUR RICARD: L'\u2019ergot de seigle ne semble pas avoir un effet très marqué pour chasser un polype au dehors de l\u2019utérus.On fait bien de l\u2019employer, mais hors l\u2019époque du travail, son action est peu certaine.La teinture d\u2019iode a eu pour effet de faire fermer les vaisseaux, elle agit de plus comme fondante et irritante.Ce cas nous démontre qu\u2019on ne doit pas craindre d\u2019amener par ce moyen une irritation trop forte.La guérison sera probablement permanente.DOCTEUR GRENIER: Les injections d\u2019iode ont eu l\u2019heureux résultat d\u2019arrêter l\u2019hémorragie et, sous ce rapport, elles sont moins dangereuses que les injections de perchlorure de fer.Mais doit- on attribuer la disparition du polype à l\u2019emploi de ce moyen thérapeutique?La terminaison par résorption n\u2019est-elle pas due aux modifications imprimées à ce corps fibreux par la grossesse ?C\u2019est par un phénomène physiologique analogue à celui qui se passe du côté de l\u2019utérus pendant la grossesse et l\u2019état puerpéral, que l\u2019on doit expliquer la diminution et la disparition de ces tumeurs; soit que cette guérison spontanée 194 survienne à la suite d\u2019un accouchement, ou, ce qui est plus fréquent, en dehors de l\u2019état puerpéral.Dans l\u2019état de gestation, l\u2019utérus s\u2019'hypertrophie par l\u2019accroissement des éléments musculeux existants et la formation nouvelle d\u2019éléments semblables.Après l\u2019accouchement, ces fibres musculaires surajoutées ou grossies subissent la dégénérescence graisseuse; c\u2019est sous cette forme que ces éléments sont résorbés, alors que l'utérus revient à ses dimensions normales.L\u2019arrêt de ce phénomène d\u2019involution est une des causes les plus fréquentes des affections utérines.Dans certains cas plus rares, au contraire, ce travail régressif continue, après que l\u2019utérus a repris ses dimensions normales, et amène l\u2019atrophie de cet organe.Les polypes peuvent participer aux mêmes transformations, se développer pendant la grossesse et revenir ensuite aux dimensions qu\u2019ils avaient avant la grossesse.Si la dégénérescence graisseuse atteint tous les éléments de la tumeur, alors on observera une guérison spontanée complète par résorption.DOCTEUR LARAMEE: Les circonstances ont dû contribuer pour beaucoup à la guérison de cette malade.Le polype a suivi l\u2019accroissement de l\u2019utérus et, comme cet organe, s\u2019est ramolli en se développant.Après l\u2019accouchement, les vaisseaux se sont atrophiés, ont cessé de nourrir la tumeur, circonstance favorable à sa désagrégation.Cette nouvelle formation baignée dans le liquide des lochies a peut-être subi une transformation purulente ou une désagrégation par gangrène.Dans un cas dont j'ai eu connaissance, une tumeur du volume d\u2019une orange lors de l\u2019accouchement, était revenue au bout de sept ou huit semaines, à celui d\u2019une noix.Aucun traitement n\u2019avait été institué.DOCTEUR BROSSEAU: Les injections intra- utérines sont dangereuses à moins que le col ne L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, février 1945 soit largement ouvert, autrement le liquide peut | pénétrer dans l\u2019abdomen par les trompes.ll ne | laut pas exagérer la valeur de ce traitement.La | tumeur a diminué naturellement, car sept jours | d\u2019injections n\u2019auraient pas suffi pour la faire disparaître.Combien de temps un polype de l'oreille met-il à disparaître sous l\u2019influence d\u2019applications lodées?Et le goitre?Réussit-on souvent à pro- | duire son atrophie?Il y a eu hypernutrition et ensuite diminution graduelle.Quand le calibre | des vaisseaux est augmenté de la sorte, il n\u2019est | pas prudent de pratiquer l\u2019excision simple, mieux } vaut se servir du serre-nœuds.DOCTEUR DAGENAIS: En réponse à quelques objections, je dirai que cette femme avait eu | trois hémorragies, qu\u2019elle se trouvait dans un état Ÿ de profond affaissement physique et moral et que Ÿ les injections en arrêtant l\u2019hémorragie ont relevé ses forces.Le polype, au lieu de diminuer, 1 aurait pu augmenter et peut-être l\u2019iode, par son action fondante et irritante, a-t-il déterminé de quel côté se ferait la transformation.L\u2019absorp- | tion directe par les vaisseaux de l\u2019utérus est beau- .JP coup plus puissante que dans le goitre où le contact n\u2019est pas immédiat.Il n\u2019existait aucune odeur particulière, par conséquent la terminaison par gangrène ne peut être invoquée.J\u2019admets que le résultat est dû, pour une bonne part, à la transformation graisseuse des éléments de la tumeur, mais je crois aussi que l\u2019on peut revendiquer pour l\u2019iode une certaine part dans la guérison.Le DOCTEUR RICARD donne avis qu\u2019il proposera à la prochaine séance les docteurs Aubry, F.Filiatrault et Paquet, comme membres actifs.| Et la séance est levée.Docteur Geo.GRENIER, Sec.-Trés.S.M.Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse au secrétariat: 326 est, Boulevard St-Joseph \u2014 LA: 9888, afin qu'ils puissent recevoir l' « UNION MEDICALE DU CANADA » sans aucune interruption. ANALYSES Dang le but d\u2019uniformiser les indications biliographi- ques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié des les inscrire édans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.#« Ann.Méd.-psychol.» 94: 1 (juin) 1938.PHTISIOLOGIE Joseph H.PRATT.\u2014 Evolution du traitement de la cure dans la \u2018tuberculose pulmonaire.(The evolution of the rest treatment of pulmonary tuberculosis).\u2018American Review of Tuberculosis\u201d, 51: 185 (sept.) 1944.Belle revue de l\u2019évolution du traitement de la tuberculose pulmonaire par la cure, que l\u2019auteur a présentée à Saranac Lake en 1942.Depuis Brehmer jusqu\u2019à Trudeau, rares ont été les tenants de la cure aussi sévère qu\u2019on la pratique aujourd\u2019hui.Tous les grands phtisiologues ont préconisé une dose d\u2019exercice, plus ou moins modérée.Se basant sur les travaux de Brehmer et Dettweiler, l\u2019auteur a appliqué leur méthode de cure chez les tuberculeux pauvres de Boston en les gardant à la maison, avec l\u2019aide d\u2019une organi- ÿsation connue sous le nom d\u2019« Emmanuel Church Tuberculosis Class », société fondée en 1905.En 1906 on a substitué le lit à la chaise longue et, en 1907, on a institué le traitement au lit continu pour plusieurs mois avant de permettre l\u2019exercice (ceci après disparition de la fièvre).Pendant dix ans, à diverses assemblées et en différentes publications, l\u2019auteur a parlé de la supériorité de !la cure sévère sur l\u2019exercice au stage aigu de la maladie.Il a rencontré une opposition active.Avec le temps, Lawrason Brown a recommandé dans ses écrits de plus longues heures de cure.Ce n\u2019est qu\u2019en 1912 que Brown suggère six semaines de repos dans tous les cas afébriles et, plus tard, plusieurs mois dans certains cas choisis.L'auteur présente aussi quelques statistiques démontrant que les cas quiescents mis à l\u2019exercice gradué sont retombés malades un an ou deux plus tard.Au contraire ceux gardés au lit plus ongtemps sont rarement retombés.à + e + Au début du siècle, on croyait que l\u2019air pur était curatif et l\u2019importance de la cure n\u2019était pas reconnue.Aujourd\u2019hui, c\u2019est l'inverse que l\u2019on tient pour vrai.L'air pur pour certains n\u2019a même plus aucune importance.Il reste à le prouver.J.-P.PAQUETTE.CHIRURGIE Carl A.MEYER et Frederick STEIGMANN.\u2014 Le traitement chirurgical de la gastrite \u201ccorrosive\u201d.(The Surgical Treatment of Corrosive Gastritis).\u201cSurg.Gyn.and Obst.\u201d, 79: 306; 1944, Les gastrites « corrosives » surviennent à la suite d\u2019ingestion de substances corrosives et notamment d'acides minéraux.Les séquelles se manifestent par des symptômes d'obstruction pylorique.L\u2019A.examine l\u2019ordonnance de ces symptômes eu égard à la substance ingérée.La difficulté d'établir un diagnostic de gastrite corrosive provient du fait que le patient ne mentionne pas toujours l\u2019ingestion de substances corrosives alcalines ou minérales, d\u2019autant plus que les séquelles peuvent très bien ne survenir que plusieurs mois après.Les patients se présentent moins au médecin pour dysphagie que pour obstruction gastrique dont ils réclament un soulagement immédiat.Les A.présentent 4 cas pour lesquels ils ont pratiqué une gastro-entérostomie de préférence à une résection, du moment que les dangers d\u2019une ulcération secondaire gastro-jéjunale étaient minimes.Bien que les cas de gastrite « corrosive » soient plutôt accidentels, on les rencontre assez fréquemment dans les cas d\u2019Assistance publique ou dans la clientèle pauvre.Pierre SMITH.Abraham STRAUSS.\u2014 Résection gastrique immédiate pour ulcère gastro-duodénal perforé.(Primary Gastric Resection for Perforated Gastroduodenal Ulcers).\"Ann.of Surg.\u201d, 120: 60; 1944.I\u2019A.constate que la plupart des chirurgiens 196 aux Etats-Unis emploient de préférence un traitement de routine quand ils sont en face d\u2019un ulcère gastro-duodénal perforé, c\u2019est-à-dire une suture de la perforation et la fermeture de l\u2019abdomen après drainage ou sans drainage.« La tâche du chirurgien à ce moment est de sauver le patient et non de soigner l\u2019ulcère », dit un porte-parole de la chirurgie conservatrice.L\u2019A., partisan de la résection gastrique immédiate, entend au contraire démontrer qu\u2019elle n\u2019élève pas la mortalité opératoire quand elle est pratiquée dans de bonnes conditions.Il cite à l\u2019appui, outre ses propres chiffres, ceux dè Serge Judine et d\u2019autres chirurgiens européens, soulignant le fait que, grâce à un choix judicieux des cas, ils maintiennent très bas leurs chiffres de mortalité opératoire.En conclusion, les raisons qui militent en faveur de la résection gastrique immédiate sont les suivantes: 1) Les ulcères sont multiples dans 30 pour cent des perforations.2) La gastrite est généralement présente.3) Les conditions pathe- logiques ne peuvent pas être décelées par l\u2019examen et la palpation seuls.4) Ces résections sont pratiquées en 40-75 minutes.5) La mortalité ne dépasse pas 5 pour cent.6) La technique opératoire est plus facile que dans les cas d\u2019ulcères peptiques.7) Les méthodes de routine ne guérissent pas toujours et sont fréquemment suivies de récidives.8) La résection tardive de ces dernières présente presque toujours un danger de mortalité.| Pierre SMITH.ORTHOPEDIE J.Warren WHITE et Sam G.STUBBINS.\u2014 Arrêt provoqué de la croissance osseuse pour égaliser la longueur des membres inférieurs.(Growth Arrest for Equalizing Leg Lengths.) \u201cJ.A.M.A.\u201d, 126: (30 déc.) 1944.Les auteurs rapportent leur expérience des dix derniéres années, au cours desquelles ils pratiquèrent 202 stérilisations chirurgicales des cartilages fertiles aux membres inférieurs.Ces interventions portent sur les extrémités inférieure du fémur et supérieure des deux os de la jambe du côté sain, dans le but de corriger une diminution de croissance du côté opposé.Les causes habituelles de ces inégalités sont la poliomyélite, l\u2019ostéomyélite, et les affections L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 destructives de la hanche.Leur technique est celle que Phemister a publiée en 1933, légèrement f modifiée.Elle consiste à provoquer une fusion \u20ac osseuse au niveau des deux extrémités internes et externes des régions fertiles épiphysaires sur g une profondeur d\u2019un demi à 1 pouce.L\u2019emploi d'un ciseau à mortaise ordinaire de menuisier simplifie l\u2019intervention pour la taille du greffon.L\u2019immobilisation dure 3 à 4 semaines.D\u2019après leur expérience, voici quelles sont les données pratiques permettant de prévoir les résultats de l\u2019opération à la fin de la croissance des membres inférieurs qui est fixée généralement à 17 ans chez les garçons et aux premières menstruations chez les filles.Quels que soient l\u2019Âge ou la taille d\u2019un enfant, la stérilisation du cartilage diaphyso- épiphysaire du fémur au genou retarde la croissance de 3/8 de pouce par année alors qu\u2019à l\u2019extrémité supérieure du tibia et du péroné le retard est de 44 de pouce sur l\u2019ensemble du mem- ; bre.L'indication idéale existe dans le cas d\u2019un |- enfant de 10 à 12 ans chez qui il existe une inégalité d\u2019au moins 2 pouces qui, laissée à elle- |4 même, ira en s\u2019aggravant jusqu\u2019à l\u2019Âge de 16 à 17 ans.Cette opération est préférable au raccourcissement diaphysaire pratiqué à un Âge plus avancé et à l\u2019allongement du membre court qui comporte des difficultés beaucoup plus sérieuses.Roger GARIEPY.Robert T.McELVENNY.\u2014 Interprétation radio- graphique des éléments de réduction des fractures du col fémoral.(Rœntgenographic | Interpretation of what Constitutes adequate Reduction of femoral Neck fractures.) \u2019Surg.Gyn.and Obst.\u201d, 80: 97 (janvier) 1945.L\u2019auteur présente une étude détaillée de nombreuses fractures du col du fémur, en cherchant à établir des données simples et constantes sur ce que signifie une bonne réduction au point de vue : radiologique.La réduction ouverte est réservée aux rares cas où la réduction fermée a échoué.Le clou de Smith-Petersen reste le meilleur appareil de contention.Le rôle de celui-ci n\u2019est pas de supporter les pressions transmises de la tête : au fémur en servant d\u2019intermédiaire, mais plutôt de maintenir le col sous la tête de telle façon que ces pressions soient transmises directement | a | | | \u2018 i de la tête au col.C\u2019est le mérite de l\u2019auteur d\u2019insister sur ce point qui offre un aspect nouveau.En effet, la réduction par traction et manipu- \u2018ation doit placer le col légèrement au-dessous de la tête, de sorte que l\u2019appui porte sur le foyer de fracture lui-même.Au contraire, même avec me réduction apparemment suffisante, si le col £'émoral est légèrement déplacé vers le haut par rapport à la tête, les pressions entraîneront des léplacements au niveau du foyer de fracture, et oseudarthrose.§ Cette idée d\u2019appuyer la tête sur le col coincide Æavec la popularité croissan'e des ostéotomies sous-trochantériennes qui donnent généralement me consolidation rapide.Le clou ou autre appa- eil de contention n\u2019est placé qu\u2019après contrôle \u2018adiographique dans les deux plans, antéro- Apostérieur et latéral.Ce contrôle doit, être pra- À iqué, le membre tourné en rotation interne coni- sléte.De la sorte on ne doit pas voir de petit rochanter sur le film.Le col apparaît à son naximum de longueur, ce qui permet de déceler f out chevauchement.L'auteur rapporte 4 échecs sur un groupe de 38 fractures sous-capitales et trans-cervicales \u2018onsécutives.Un patient de 99 ans a vécu jusqu\u2019à 02 ans.1 La marche est reprise de 4 à 6 mois après la ; ixation.Pour terminer, l\u2019auteur suggère l\u2019ostéotomie ÿ ntertrochantérienne précoce aux premiers si- ÿ nes d\u2019échec, réduction impossible ou douteuse, 4 louleurs ou contracture dans les quelques semai- tes qui suivent l\u2019intervention.Roger GARIEPY.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE .William ABRAMOWITZ.\u2014 Les dangers de l'usage externe des sulfamidés.(Hazards of the external use of Sulfonamide compounds).\u201cAmerican Archives of Dermatology and Syphilology\u201d, 50: 289 (novembre) 1944.L'auteur passe en revue les différentes affec- ions de la peau et des muqueuses qui, de plus n plus fréquemment, sont traitées par les sul- amidés, le sulfathiazole surtout, employés loca- 2ment.Dans l\u2019impétigo et l\u2019ecthyma, les sulfamidés Ppliqués localement ont une action habituelle- rent rapide.Ils exposent cependant à des dan- ANALYSES 197 gers assez sérieux surtout si leur emploi se prolonge au-delà de 5 jours.Ils peuvent causer des.dermites, sensibiliser le malade aux sulfamidés ou le rendre résistant.Pour ces raisons et d\u2019autres dont il sera fait mention plus loin, l\u2019auteur est d\u2019avis que, dans le traitement de l\u2019inpétigo et de l\u2019ecthyma, les sulfamidés ne devraient pas remplacer d\u2019autres médicaments d\u2019une efficacité et d\u2019une innocuité reconnues, comme l\u2019onguent au mercure ammoniaté, par exemple.Dans la chancrelle l\u2019usage des sulfamidéz est justifié parce qu\u2019ils donnent des résultats de beaucoup supérieurs à ceux que l\u2019on peut obtenir avec n'importe quel autre médicament.Dans la furonculose, les abcès, les ulcères variqueux et les dermatoses infectées secondairement, les avantages des sulfamidés en applications locales sur les autres méthodes de traitement ne sont pas suffisants pour justifier leur emploi qui expose à des réactions sérieuses.Dans l\u2019acné vulgaire, le sycosis vulgaire et les ,dermatites infectieuses eczématoïdes, les sulfa- midés appliqués localement sont habituellement sans effet.S1 les sulfamidés peuvent être employés dans quelques cas de brûlures infectées, rien ne justifis leur emploi dans les dermites eczémateuses et et les dermatophytoses.Les muqueuses, à l\u2019exception des conjonctives, ne présentent jamais de réactions locales aux sulfamidés.La peau avoisinant ces muqueuses, par contre, peut être le siège de dermatites.L\u2019absorption se faisant facilement au niveau des muqueuses, les sulfamidés en application locale peuvent déterminer des réactions du côté des viscères.Les sulfamidés appliqués sur des coupures ou des éraflures non seulement peuvent donner des dermites locales ou générales, mais cncore peuvent retarder la cicatrisation et entretenir une hémorragie en nappe fort ennuyeuse.Nous ne possédons pas de statistiques exactes sur la fréquence des réactions observées à la suite des applications externes des sulfamidés.Elle serait au moins égale à celle observée à la suite de lcur usage interne, ie.2 à 10%.Les réactions viscérales ne s\u2019observent presque jamais avec les applications externes de sulfa- 198 midés.Les dermites, par contre, sont la principale complication observée.Il s\u2019agit toujours d\u2019une dermite allergique puisque les sulfamidés ne sont pas irritants par eux-mêmes.Cette dermite débute à l\u2019endroit où ont été appliqués les sulfamidés et elle peut par la suite se généraliser.Le soleil et les R.U.V.favorisent l\u2019éclosion d\u2019une telle dermite.Au cuir chevelu, elle peut déterminer une alopécie complète.L\u2019auteur rapporte 7 cas de dermites causées par usage externe de sulfathiazole.Dans 6 de ces cas, il a fait une biop:ie en vue de l\u2019examen histologique d\u2019un fragment de peau malade.Dans tous les cas, il a observé une réaction inflammatoire intense de la peau avec eczématisation de l\u2019épiderme.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 être mieux connues.Il paraît évident que l\u2019em4 , ploi prolongé ou intermittent des sulfamidés o | encore leur changement dans leur voie d\u2019adminis tration peut conduire à la sensibilisation.D'aprèg \u2018 Kelly et Dowell, il y aurait compatibilité entre\" les sulfamidés et les rayons X.La novocaïneff\" pourrait empêcher les effets antibactériens def ju sulfamidés.Les sels d'or et les barbiturates nds, devraient pas être employés en même temps que, ; les sulfamidés à cause de leurs propriétés photog sensibilisatrices.Le traitement des dermites dues aux sulfamiPe dés varie suivant l\u2019état des lésions cutanéesJay Comme traitement général, l\u2019auteur recomman4%y de le foie de veau, l\u2019acide ascorbique et la vita Les réactions dues aux sulfamidés en appli- mine A.pi cations externes et leurs conséquences devraient Henri SMITH.Bw la if In , ; ki SOCIETES nh | pi L\u2019 « Union Médicale du Canada» publie les comptes rendus scientifiques Le de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces i comptes rendus doivent cependant étre rédigés succinctement en dactylogra- il phie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard.à la Rédaction.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL \u2018 Rapport annuel du secrétaire général pour l\u2019année 1944 Monsieur le Président, Messieurs, Au cours de l\u2019année qui se termine, votre Exécutif a voulu maintenir les traditions chères à notre Société et tracer en même temps quelques sentiers nouveaux.Nous avons tenté de réaliser le programme entier énoncé par notre président au mois de janvier dernier.Nous avons fait venir des conférenciers étrangers au cours de nos séances régulières: MM.Henry Sigerist (de Johns Hopkins), Roland Desmeules (de Québec), J.Bigwood (de New-York), Henri J.T'a- gnon (de Harvard) et André Cournand (de New-York).A nos « Journées Médicales », nous avons entendu MM.Abadie (d'Or ran), Lucien Brouha (de Harvard), le profs fesseur Donald Fraser (de l'Université d Toronto), le docteur Raymond De Saussurÿ (de New-York) et Monsieur Gustave Land tôt (d\u2019Ottawa).Cet apport étranger nous # permis de faire connaître notre Société et I: profession qu\u2019elle représente, tout en four nissant à nos membres l\u2019occasion d\u2019entendr#: discuter par des experts des problèmes d'irf} térét général.I 0 = Selon le désir de notre président, now avons amené à la tribune les médecins präf ticiens, au cours d\u2019une séance qui fut, par li{ SOCIÉTÉS \u2018ualité des travaux et la personnalité des apporteurs, l\u2019une des plus intéressantes de d'année.Comme l\u2019an dernier, nous avons con- ié à nos internes le soin de faire les frais d'une séance entière, tâche dont ils s\u2019acquit- gèrent avec le même succès qu\u2019en 1943.D\u2019une façon générale, nos séances régu- ières, comme les « Journées Médicales », se gont inspirées des besoins du médecin prati- fien et ont visé à lui présenter les solutions des broblemes courants de diagnostic et de trai- fement.Nos efforts, en ce sens, ont été ré- ompensés par l'augmentation de l'assistance { nos réunions, mais il y a encore place, sur \u20ac point, pour beaucoup de progrès.Peut- {tre faudrait-il des formules nouvelles ?Nous faissons cette initiative à nos successeurs.La séance de ce soir, consacrée à l\u2019étude du fertificat prénuptial, couronne les activités {fun comité spécial présidé par le docteur Adélard Groulx et formé au mois de sep- embre 1943, à la demande des autorités reli- jleuses du diocèse de Montréal et du Col- ège des Médecins de la province de Québec.lle est d'une exceptionnelle importance.Jous sommes heureux d\u2019avoir apporté notre ontribution à l\u2019étude d\u2019un problème aussi liscuté et nous tenons à remercier et à féli- iter les membres du comité du travail qu\u2019ils nt accompli.Notre annuaire, publié encore cette année l\u2019occasion des Journées Médicales, sous la direction de notre trésorier, le docteur idouard Desjardins, a fait plus que jamais fre à notre Société.La Société Médicale a perdu, au cours de ;année 1944, quatre de ses membres, Mes- fieurs les docteurs J.-R.Hamelin, L.-A.Ga- (nier père, Georges-Etienne Mignault et An- elme Léger.Ces deux derniers étaient des an- Jens présidents et le docteur J.-U.Gariépy a u rendre a leur mémoire un touchant hom- nage.{4 La lourde tâche de l\u2019organisation des pro- +rammes et de la préparation des séances nous 2 «.été, non seulement facilitée, mais rendue 199 particulièrement agréable par la collaboration des membres de l\u2019Exécutif qui n\u2019hésitèrent pas à payer de leur temps et de leur personne pour assurer le succès commun.Qu'on me permette de remercier également tous ceux qui, de près ou de loin, nous ont aidés à assurer le succès de nos séances.Selon la coutume, je dépose maintenant la liste des travaux présentés à la Société Médicale durant l\u2019année 1944.lère séance Le mardi 18 janvier 1944 tenue à l'hôpital Notre-Dame consacrée aux ARTÉRITES CHRONIQUES DES MEMBRES 1.L\u2019artérite juvénile; diagnostic et traitement.\u2014 MM.René Dandurand et Roland Dussault.2.Les artérites dans le diabète.\u2014 M.L.-Henri Gariépy.2ème séance ler février 1944 tenue au Jardin Botanique Le mardi consacrée aux ASSURANCES SOCIALES Exposé de la question des assurances sociales et suggestions.\u2014 M.Léon Gérin-Lajoie.3ème séance 11 février 1944 tenue à l\u2019Université de Montréal Le vendredi « L'histoire de la médecine et la médecine sociale.» \u2014 Docteur Henry E.Sigerist (de l\u2019Université Johns Hopkins) .4ème séance 7 mars 1944 tenue à l'hôpital Notre-Dame Le mardi 1.Progrès récents de la chirurgie du larynx.\u2014 M.Valmore Latraverse. 200 2.Manifestation articulaire de l'hémophilie.\u2014 M.Léopold Morrissette.3.Hématome sous-dural.\u2014 M.Jean Saucier.4.Traitement de I'hémothorax traumatique.\u2014 MM.J.Prévost, R.Dufresne, Jacques Léger et L.Roussel.5ème séance Le mardi 21 mars 1944 tenue au Jardin Botanique «'Fuberculose de primo-infection et érythème noueux.» \u2014 M.le professeur Roland Des- meules, de l'hôpital Laval de Québec.6ème séance Le mardi 4 avril 1944 tenue à l'hôpital Saint-Luc 1.Fractures du col du fémur; enchevillement au clou de Smith Petersen; résultats éloignés.\u2014 M.Albert Couturier.2.Phlébite puerpérale guérie par épidurale.\u2014 M.Alfred Leroy.3.Prostatectomie transurétrale.\u2014 guste Hébert.4.L'apport du laboratoire dans le diagnostic et lé traitement des chocs.\u2014 M.AI- phonse Bernier.Gastroscopie.\u2014 M.Jean Lesage.6.La syphilis et le médecin praticien.\u2014 MM.Aimé Desforges et Jules Archam- bault.M.Au- Qu \u2019 7ème séance Le mardi 18 avril 1944 tenue à l\u2019Hôtel-Dieu « Résultats d'expériences sur la nutrition des enfants d\u2019âge scolaire.» \u2014 M.le docteur E.-J.Bigwood (de New-York).8ème séance Le mardi 2 mai 1944 tenue à l\u2019Université de Montréal 1.Le laboratoire d\u2019histologie et d\u2019embryolo- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 gie de la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal.\u2014 M.Wilbrod Bonin.2.Syndrome infectieux et hémorragique apparu chez des rats soumis à un régime dépourvu de vitamine E.\u2014 MM.Arthur.Gagnon et Jean Frappier.3.Les premiers stades du développement de l\u2019œuf humain.Présentation d\u2019un des plus jeunes embryons humains connus.\u2014 MM.Wilbrod Bonin et J.-L.Riopelle.9ème séance Le mardi 3 octobre 1944 tenue à l\u2019Hôtel-Dieu 1.Considérations sur un cas d\u2019infarctus du myocarde.\u2014 MM.Antonio Pager et Marc Papineau.2.Expérience personnelle du lever précoce en chirurgie.\u2014 M.Guy Dargencourt.3.Un cas de fièvre prolongée chez un adulte.\u2014 M.Claude Guilbeault.4, Traitement hormonal de l'acné.\u2014 Edouard Simon.M.10ème séance Le mardi 17 octobre 1944 tenue à l\u2019hôpital Notre-Dame « L\u2019état de choc et son traitement.» \u2014 M.le docteur Henri J.Tagnon (de l\u2019Université d\u2019Harvard).11ème séance Le mardi 7 novembre 1944 tenue à l\u2019Hôtel-Dieu 1.Le diagnostic et le traitement précoce de la sténose hypertrophique du pylore chez le nourrisson.\u2014 M.J.Robert Poirier.2.Complications de la thyroïdectomie.\u2014 M.Jean Grignon.3.Diagnostic et traitement des leucorrhces.\u2014 M.Jean-Paul Cholette.| 4.Diagnostic et séméiologie des rhumatismes.\u2014 M.Jacques Genest.+ 12ème séance Le mardi 21 novembre 1944 tenue à l\u2019hôpital Sainte-Justine 1.Alimentation de la seconde enfance.\u2014 M.René Benoit.9.Dermatites d\u2019origine végétale.\u2014 M.C.-H.Trudeau.3.Données récentes sur le traitement des scolioses graves.\u2014 M.J.-C.Favreau.4.La toux du point de vue du broncholo- giste.\u2014 M.M.Bonnier.13ème séance Le mardi 5 décembre 1944 tenue à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur « L'influence de diverses formes de collapso- thérapie et de résections pulmonaires sur la fonction du poumon.» \u2014 M.le docteur André Cournand (de l\u2019hôpital Bellevue, New-York).14ème séance Le mardi 19 décembre 1944 tenue au Jardin Botanique consacrée au CERTIFICAT PRÉNUPTIAL 1° Rapport du comité: M.Adélard Groulx.2° Commentaires: Point de vue religieux: M.le chanoine L.Morin.Point de vue légal: Me Ariste Brossard.sard.Point de vue médical: a) Le phtisiologue: M.Léo Ladouceur.b) Le psychiatre: M.Alcide Pilon.c) L\u2019obstétricien: M.Hector Sanche.d) Le gynécologue: M.Léon Gérin-La- joie.e) L'urologue: M.Paul Bourgeois.f) Le syphiligraphe: M.Jules Archam- bault.MEMBRES DÉCÉDÉS AU COURS DE 1944 Docteur J.-R.HAMELIN.\u2014 Mars 1944.SOCIÉTÉS 201 Docteur Georges-Etienne MiGNAULT.\u2014 31 mars 1944.Docteur L.-A.GAGNIER (membre honoraire).\u2014 11 mai 1944.Docteur Anselme LÉGER.\u2014 20 août 1944.* * * La Société compte actuellement: 29 membres honoraires; 420 membres titulaires; 92 membres correspondants.* * * Moyenne des assistances aux assemblees pour l\u2019année 1944: 18 janvier .160 membres ler février .170 6 11 février .100 8 7 mars .50 \u201c 21 mars .80 8 4 avril .85 \u201c 18 avril .77 \u201c 2 mai .150 personnes 3 octobre 76 membres 17 octobre .87 7 novembre 78 \u201c 21 novembre 54 65 5 décembre 19 décembre soit une moyenne actuelle de 97 membres.(Moyenne l\u2019an dernier: 70.) Roger DUFRESNE.ee ++ LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 17 octobre 1944 Présidence de M.J.-U.Gariépy Lecture du procès-verbal de la dernière séance est faite par le secrétaire des séances; l\u2019adoption en est proposée par M.Léon Gérin-Lajoie, secondé par M.L.de G.Joubert.M.Gariépy fait l\u2019éloge du docteur C.-N.Val'n, ancien président de la Société Médicale, récemment décédé.Pour honorer sa mémoire, il de- I oR 202 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 mande que l\u2019on observe une minute de silence.Un vote de sympathie est proposé par M.Adélard Groulx, secondé par M.Albert Bertrand.Correspondance.Le secrétaire général, M.Roger Dufresne, nous avise qu\u2019à l\u2019occasion du Congrès Annuel de l\u2019ACFAS, le docteur Eugène Robillard a été accrédité auprès du secrétaire de cette association pour représenter notre Société.M.Dufresne nous informe aussi que le docteur Guy Hamel a bien voulu accepter de représenter la Société Médicale au Bureau de direction de l\u2019Association d\u2019Hosmi- talisation du Québec.M.Hamel a été nommé pour une période de trois ans; il doit combler le vide créé par le départ du docteur Ostar Mercier dont le terme d\u2019office vient d\u2019expirer.Mise en nomination de M.Marc Papineau (La- chute).Le président déclare élus membres de notre Société MM.J.-C.Bélanger et Jean Denis.Appelé à présenter le conférencier d'honneur, M.A.Bertrand nous dit le grand avantage que les membres de la Société Médicale ont de pouvoir entendre M.Henri J.Tagnon sur un sujet aussi épineux que celui de l\u2019état de choc.M.T'a- gnon, frère de Belgique, possède en effet les qualités requises pour traiter ce sujet, comme en font foi ses nombreux titres et ses travaux scientifiques.La conférence de M.Tagnon, dit-il, nous réserve un régal scientifique.L'état de choc et son traitement ! M.Henri J.TAGNON, de l'Université Harvard Le traumatisé grave présente pour le médecin un double problème: 1° celui du traitement de la lésion produite par le traumatisme; 2° celui de la prévention et du traitement de l\u2019état de choc.Alors que le premier \u2014 qu\u2019il s\u2019agisse de brûlure ou de blessure \u2014 est limité, le second, de beaucoup le plus important, demande la mise en œuvre de tous les moyens thérapeutiques, sans quoi la vie du malade est en danger.La guerre 1914-1918 nous avait beaucoup appris sur la nature et le traitement de l\u2019état de choc; la guerre actuelle, tout en nous apprenant davantage sur le traitement, nous laisse encore au même point quant à nos connaissances sur la pathologie, de sorte qu\u2019il nous est encore impossible de donner une définition satisfaisante de l\u2019état de choc.1.A paru in extenso dans l\u2019Union Médicale du Canada de décembre 1944, p.1498.Considérant cependant l\u2019état de choc comme syndrome clinique ayant pour point de départ le traumatisme, il est possible de reconnaître deux phases principales: la première, ou choc primaire, en grande partie d\u2019origine émotive et nerveuse et qui ne présente en général aucun danger; la deuxième, ou choc secondaire, avec le tableau clinique grave que nous connaissons et qui fait l\u2019objet de cette étude.Quant au mécanisme de la production du choc, il paraît devoir se résumer dans l\u2019effondrement de la circulation périphérique, causée par une diminution considérable du volume du sang circulant et qu\u2019une vaso-constriction généralisée ne parvient pas à neutraliser; la diminution du volume sanguin, de son côté, s\u2019expliquerait, soit par la perte de sang, soit au cours du choc traumatique par une augmentation de la transsudation plasmatique dans la région traumatisée.Tenant compte de ces données, il est clair que les vasoconstricteurs administrés au cours du choc traumatique n\u2019ont plus leur raison d\u2019être; au contraire, la restauration du volume sanguin met fin le plus souvent à l\u2019état de choc.Cependant, il arrive que des malades, en dépit de ce traitement logique, ne sortent point de leur état de choc: ce sont les cas de choc irréversibles.Ici, la pathologie est complexe; elle semble poser un problème, non plus physiologique, mais biologique.Effectivement, l\u2019étude actuelle de l\u2019état de choc s\u2019oriente de plus en plus vers la recherche des modifications du métabolisme cellulaire en rapport avec l\u2019anoxémie des tissus.Le traitement du choc est connu et sa technique est au point.Son objet principal est de rétablir le volume normal du sang et de l\u2019y maintenir.Son application est urgente et il ne faut pas attendre la chute de la pression artérielle qui, lorsqu\u2019elle survient, indique un état de choc déjà avancé.Il faut donc traiter prophylactiquement tout traumatisé grave chez qui l\u2019on prévoit le développement de l\u2019état de choc.Le liquide à injecter sera qualitativement et quantitativement aussi semblable que possible à celui qu\u2019aura perdu le malade.Il faut donner du sang aux blessés avec hémorragie; le plasma ou le sérum ont leurs indications impératives dans les états de choc dus aux blessures produites par écrasement, par brûlure, et aussi comme succédanés du sang dans les cas où le sang est indiqué, mais ne peut pas être obtenu.= Il n\u2019existe pas de différence reconnue au point de vue thérapeutique entre l\u2019emploi du plasma et du sérum, quoique les propriétés physiologiques de chacun soient différentes sous plusieurs rapports.Les deux possèdent, en raison de la grosseur de leur mo'écule, l\u2019avantage de traverser difficilement les capillaires et de retenir l\u2019eau dans les vaisseaux en vertu de leur pression osmotique élevée.Plasma et sérum sont maintenant d\u2019usage courant; on les emploie sous trois formes différentes: l\u2019état liquide, congelé, ou sec, suivant les avantages présentés par chacune d\u2019elles dans chaque cas particulier.Partant de plasma et sérum comme succédanés du sang, M.Tagnon est amené à nous parler d\u2019autres succédanés du sang et du plasma actuellement à l\u2019étude.Il y a la « solution d\u2019albumine », apparue en 1940 et préparée à partir du plasma citraté humain.Or, tout en présentant des avantages quant à sa pression osmotique élevée et aussi quant à ses facilités de manipulation et de transport, la solution d\u2019albumine ne saurait remplacer ni le sang, ni le plasma, pour des raisons d\u2019ordre physiologique.Il y a la question des protéines animales, question en pleine révolution et qui n\u2019a pas donné encore de résultats concluants.Il faut mentionner la solution d\u2019albumine à partir du plasma de bœuf, la solution de gélatine et les plasmas protéolisés d\u2019origine animale.Enfin, quant aux solutions de pectine, elles paraissent, tout comme la gomme acacia, devoir être rejetées; elles produisent, en effet, comme elle, des altérations organiques, particulièrement au niveau du foie.De tout cela, il faut retenir que les succédanés du sang ou du plasma doivent, non seulement avoir les propriétés osmotiques des protéines plasmatiques, mais, comme elles, pouvoir être métabolisées dans l\u2019organisme.Pour en finir avec le traitement de l\u2019état de choc, il est bon de rappeler qu\u2019on ne devrait user de la morphine qu\u2019avec la plus grande prudence, puisque la morphine provoque des vomissements et déprime le centre respiratoire bulbaire, actions nettement indésirables chez un malade choqué.Les extraits de cortex surrénal proposés en raison de leur action sur la perméabilité capillaire n\u2019ont plus leur indication dans l\u2019état de choc depuis que 'e fait de l\u2019augmentation de la per- SOCIÉTÉS 203 méabilité capillaire au cours du choc traumatique a été rejeté comme faux.Enfin, les infusions par voie intrasternale rendent d\u2019immenses services dans les cas où les veines ne peuvent être utilisées.Discussion.M.A.BERTRAND.Y a-t-il, dans l\u2019état de choc, un moyen autre que la recherche de l\u2019héma- tocrite et l\u2019hémoglobinémie pour déterminer le volume sanguin?Que faut-il penser du dosage des protéines plasmatiques?M.TAGNON.On peut directement, par l\u2019injection intraveineuse de colorants, connaître le volume sanguin, mais la méthode est longue et peu pratique.Quant au dosage des protéines plasmatiques, il ne constitue pas une méthode recommandable, car le taux des protéines dépend de trop de facteurs, et particulièrement dans l\u2019état de choc, où le catabolisme est élevé.M.C.-E.CARTIER.Entre l\u2019hématocrite et l\u2019hémoglobinémie, quelle est la méthode qui donne les valeurs les plus constantes?M.TAGNON.Il y a là une question de technique.Personnellement, je préfère l\u2019hématocrite, parce que plus facile; les chances d\u2019erreur sont aussi moins grandes.M.CARTIER.Combien la solution de plasma en usage peut-elle renfermer de plasma proprement dit?M.TAGNON.Un litre de la préparation peut renfermer de 800 & 900 cm?de plasma.M.C.-E.GRIGNON.Quand le rapporteur condamne l\u2019emploi de cortex surrénal dans l\u2019état de choc, est-il au courant des études récentes qui ont été faites sur l\u2019élimination de la cortine par le rein au début du choc?M.TAGNON.J\u2019ignore ces travaux.M.C.-E.GRIGNON.Des anatomo-patholo- gistes ont rapporté un état de nécrose des surrénales au cours du choc.Le rapporteur voit-il une contre-indication à l\u2019emploi du cortex surrénal?M.TAGNON.Je n\u2019ai pas d\u2019expérience personnelle dans l'emploi de cortex surrénal, mais je sais que son action doit s\u2019exercer sur les capillaires en modifiant leur perméabilité.Or, il est prouvé aujourd\u2019hui que la perméabilité des capillaires n\u2019est pas troublée au cours du choc.Des expériences d\u2019ailleurs ont démontré que l\u2019extrait 204 de cortex surrénal n\u2019influence d\u2019aucune façon l\u2019état de choc.M.J.SAINE.Si l\u2019emploi de la morphine offre un danger au cours de l\u2019état de choc, ne pourrait- on pas lui substituer la codéine, moins toxique?M.TAGNON.A dose semblable, la codéine exercerait une action insuffisante.Appelé à remercier le conférencier, M.E.RO- BILLARD rappelle que l\u2019auditoire de la Société Médicale comprend des médecins, des chirurgiens et des hommes de laboratoire et M.Tagnon a su les intéresser tous.M.Robillard formule le vœu que M.Tagnon nous revienne encore.Le secrétaire des séances, Raymond LABRECQUE.Séance du 7 novembre 1944 Présidence de M.J.-U.Gariépy Le procès-verbal de la dixième séance est lu par le secrétaire des séances; l\u2019adoption en est proposée par M.L.de G.Joubert, secondé par M.A.-J.Millier.Le président déclare élu membre de notre Société M.Mare Papineau, de Lachute.S\u2019adressant ensuite aux internes de nos hôpitaux, il leur souhaite la bienvenue à nos réunions régulières, particulièrement en cette onzième séance, alors qu\u2019ils doivent jouer le rôle actif.Rappelant la tenue magnifique qu\u2019ils ont montrée l'an dernier à leur première séance, il ne doute point que cette année leurs travaux ne soient de première valeur.i ® x Le diacmostic et le traitement précoce de la sténose hypertrophique du pylore chez le nourrisson M.J.Robert POIRIER (de l'hôpital Ste-Justine) M.Poirier attire l\u2019attention sur la fréquence accrue de la sténose hypertrophique du pylore.Cette augmentation n\u2019est cependant qu\u2019apparente; il faut l\u2019attribuer à la meilleure connaissance de la maladie et à son dépistage plus fréquent.M.Poirier passe a'ors en revue la pathologie, la pathogénie et les principaux symptômes, à savoir: les vomissements en jet, le péristaltisme visib'e à travers la paroi abdominale, la perte de poids et la rareté des selles.Après avoir mis en L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 lumière 'e traitement médical par les antispasmodiques et les préparations épaisses, servant à la fois de moyen diagnostique, il expose le traitement chirurgical de Fredet Rammstedt, traitement radical et sûr pour guérir le malade.Discussion.M.Christophe BISSON félicite le rapporteur pour son résumé clair et succinct sur la sténose hypertrophique du pylore.Il désire cependant ajouter une remarque sur un point d\u2019anatomie pathologique: contrairement à ce qu\u2019a laissé entendre M.Poirier, les fibres musculaires cireu- laires ne sont pas les seules à présenter de l\u2019hypertrophie, souvent les fibres longitudinales sont aussi intéressées.Parfois même, la « muscul'aris mucosæ » est hypertrophiée.M.Bisson pose ensuite quelques questions.Comment reconnaître les vomissements dus au traumatisme crânien de ceux de la sténose du pylore?Comment reconnaître une sténose placée plus bas que le pylore?Comment aussi reconnaître les obstructions par cause extrinsèque, par malrotation, par exemple?M.J.R.POIRIER.Le traumatisé du crâne présente une histoire particulière.Ses vomissements, comme ceux d\u2019ailleurs de la méningite, surviennent sans effort, contrairement aux vomissements de la sténose du pylore.Dans le cas d\u2019une sténose placée plus bas que le pylore, les matières vomies renferment de la bile.Enfin, le malade qui présente une obstruction par cause extrinsèque présente du ballonnement; il y a chez lui arrêt des selles et des gaz.M.R.LABRECQUE.Qu'\u2019entendez-vous par préparation épaisse?M.J.R.POIRIER.Une préparation épaisse est celle qui, froide, présente la consistance d\u2019une bouillie épaisse, mais qui, chaude, passe facilement à travers le trou agrandi d\u2019une tétine.Par exemple, dix cuillerées à soupe de farine de riz, mélangées à trente onces de lait, forment une préparation épaisse.M.R.LABRECQUE.Est-ce que l\u2019atropine doit garder sa vogue comme antisnasmodiaue général ou à cause de son action spécifinue sur les fibres musculaires du tube digestif?Comment doit-on envisager l\u2019action de la benzédrine sur les sphine- ters du tube digestif?I ont gui gel SOCIÉTÉS M.POIRIER.Je ne pourra:s répondre de façon satisfaisante à ces questions.Complications de la thyroïdectomie M.Jean GRIGNON (de l'hôpital Notre-Dame) Les interventions chirurgicales sur la thyroïde sont de plus en plus fréquentes.Grâce aux connaissances actuelles sur la physio-pathologie de cette glande, et aussi par suite d\u2019une meilleure préparation des malades avant l\u2019opération, le taux des complications postopératoires a été abaissé et celui des mortalités fortement réduit.Les complications de la thyroïdectomie se partagent en deux groupes principaux.Il y a les complications précoces et les complications retardées.Les complications précoces sont celles qui surviennent dans les quelques heures, ou les quelques jours, qui suivent l\u2019opération.Elles sont nombreuses: les unes sont d\u2019ordre purement chirurgical; ce sont, par exemple, l\u2019hémorragie, l\u2019hématome, l\u2019abcès; les autres intéressent le bron- choscopiste, comme la paralysie des cordes vocales, enfin et surtout il y a les complications d\u2019intérêt plus général et pour lesquelles le médecin pourra être appelé.Mentionnons: le choc qui apparaît chez les malades d\u2019âge avancé, ou chez ceux qui ont perdu beaucoup de sang; les troubles respiratoires sous forme de trachéite, par suite des tiraillements des nerfs laryngés ou par suite du traumatisme chirurgical; la bronchite consécutive à la trachéite; mais, surtout, l\u2019atélectasie ou la broncho-pneumonie responsables du tiers des mortalités.Les complications cardiaques s\u2019expliquent par l'atteinte déjà existante du muscle cardiaque par la thyrotoxicose.Quant à la crise thyroïdienne, elle constituait autrefois une complication fréquente et mortelle; elle survient plus rarement aujourd\u2019hui, depuis que l\u2019on prépare les malades à l\u2019iode.Enfin, la tétanie précoce, autre complication précoce causée par une insuffisance des para- thyroïdes par suite de leur ablation, de l\u2019ischémie ou du traumatisme direct exercé sur elles et dont l\u2019effet est de produire une baisse du \u2018calcium ionisé dans le sang.Les complications retardées forment le second groupe; elles surviennent quelques semaines, ou quelques mois, après l\u2019opération.Ce sont: la tétanie retardée par sclérose lente de la région opérée; la reprise de la thyrotoxicose dans les cas où on a laissé trop de glande, ou encore chez qui 205 de petits adénomes laissés en place se sont, par la suite, hypertrophiés; l\u2019exophtalmie, attribuable à des causes multiples et variées; et, enfin, le myxœdème, plus rare que l\u2019hypothyroïdie.Ces complications sont, pour la plupart, assez bien contrôlables; il suffit d\u2019appliquer le traitement qui s'impose dans chaque cas particulier.Discussion.M.C.-E.GRIGNON félicite le rapporteur et dit partager son opinion à tous les points de vue.Il désire, cependant, ajouter quelques remarques.Les affections cardiaques ne constituent pas une contre-indication à l'opération; il faut simplement préparer ces malades.Les malades susceptibles de présenter de la tétanie postopératoire sont les malades porteurs de goïtre nodulaire ancien, les femmes opérées en état de grossesse et les cas où l\u2019on a procédé à irradiation du goitre avant l\u2019opération.Les spécialistes, en général, ne renseignent pas les médecins sur la fréquence du myxædème postopératoire.Il n\u2019est pourtant pas rare de le voir survenir chez les malades âgés; il apparaît de huit à neuf mois après l\u2019opération.Le contraire est vrai pour la thyrotoxicose postopératoire; plus le malade est jeune, plus la thyrotoxicose est fréquente.| Enfin, l\u2019exophtalmie constitue un problème réel.Il n\u2019y a pas que la thyroxine qui soit responsable de l\u2019exophtalmie; il y aurait aussi I\u2019hormone thy- rotrope de l\u2019hypophyse.Il existe des cas d\u2019exophtalmie maligne où l\u2019opération est tout indiquée.Un chirurgien très en vue aux Etats-Unis procède à la trépanation de l\u2019orbite, car il arrive que la compression de la paupière sur le globe oculaire entraîne des lésions et ulcérations.M.A.-J.MILLIER.Le chlorure d\u2019ammonium n\u2019est-il pas un alcalin et son action ne s\u2019exerce- t-elle pas dans le sens de l\u2019alcalinité dans l\u2019organisme?| M.GRIGNON.Le chlorure d\u2019ammonium, par suite de sa décomposition dans l\u2019organisme, libère des ions H à réaction acide.M.P.MARION.Le rapporteur a parlé d\u2019insuffisance cardiaque postopératoire.La thyroïdectomie ne devrait-elle pas plutôt améliorer l\u2019état du cœur?La fibrillation cardiaque est-elle une contre-indication à la thyroïdectomie?M.J.GRIGNON.L'opération entraîne souvent la libération dans la circulation de thyroxine 206 en excès, toxique pour le muscle cardiaque.Quant à la fibrillation, elle ne constitue pas une contre- indication à l\u2019opération.M.J.SAINE.Le rapporteur a laissé entendre que la fréquence du choc est en proportion directe de la perte du sang.Il est sûrement un autre facteur important, et c\u2019est l\u2019étendue du champ opératoire.C\u2019est ce qui fait que, dans plusieurs centres de goitre, on pratique l\u2019opération en plusieurs temps.M.M.BONNIER mentionne, comme moyen de prévention des complications pulmonaires, l\u2019usage du tube intratrachéal au cours de l\u2019anesthésie.M.R.DORE rappelle les avantages de la technique opératoire qui consiste à procéder par étapes; cette façon d\u2019opérer aurait abaissé la mortalité à 5%.M.Doré est d\u2019avis que l\u2019on devrait suivre cette technique chaque fois que l\u2019on est en présence d\u2019un malade qui présente des complications cardiaques.M.V.LATRAVERSE nous fait part d\u2019un nouveau traitement pour les cas de parésie et de paralysie précoce postopératoire des cordes vocales.Ce traitement consiste dans l\u2019excitation électrique des nerfs récurrents et des muscles des cordes vocales.Diagnostic et traitement des leucorrhées M.Jean-Paul CHOLETTE (de l'Hôtel-Dieu) Les leucorrhées font partie du grand syndrome décrit par Pozzi au sujet des troubles génitaux de la femme, syndrome constitué par trois é'é- ments: douleurs, hémorragies, pertes blanches.Ces dernières sont-elles le cas d\u2019une consultation médicale, il faut alors s\u2019enquérir des caractères de cette leucorrhée, qui sont au nombre de cing.Ce sont: l\u2019abondance, la consistance, la coloration, l\u2019odeur et le mode d\u2019émission.Les pertes blanches comprennent tous les écoulements non sanguins qui se font par les voies génitales de la femme, quelle qu\u2019en soit l\u2019origine.L\u2019hydrorrhée peut être causée par un hydro- salpinx ou encore un fibrome utérin en dégénérescence.L\u2019examen gynécologique et l\u2019hystéro- salpingographie élucideront le problème.Les leucorrhées peuvent être ou physiologiques ou pathologiques.Avant d\u2019entreprendre l\u2019étude des leucorrhées pathologiques, il faut bien avoir à l\u2019idée les notions L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 physiologiques et cliniques des mucus cervical et vaginal; le premier possède un pH à 7.3, alors que l\u2019autre possède un pH à 5.Ces notions ont, en effet, une grande importance quant au traitement.Les leucorrhées peuvent être, en effet, d\u2019origine cervicale ou vaginale.Dans les deux cas, il faut tenir compte: 1° des infections à Neisser, à trichomonas, à moniliasis vaginales, à germes purulents ordinaires; 2° des infections spécifiques; 3° des causes hormonales; 4° des causes mécaniques et de statique.Lorsqu\u2019une malade se plaint de pertes blanches, il convient done de faire: 1° un interrogatoire complet touchant les caractéres de cette leucorrhée; 2° un examen judicieux de l\u2019état général; 3° un examen vaginal complet avec toucher et examen au spéculum; 4° recherche de la nature microbienne; 5° recherche du pH; enfin, 6° biopsie dans les cas douteux.Discussion.M.Pierre MEUNIER félicite le rapporteur pour la perfection de son exposé et particulièrement pour avoir insisté sur l\u2019acidité normale du milieu vaginal.Cette connaissance ne devrait pas être oubliée et devient tellement vraie qu\u2019on préconise, aujourd\u2019hui, aux Etats-Unis, des douches au vinaigre, ou encore au moyen de gelées tampons qui stabilisent le pH vaginal Au sujet de l\u2019hydrorrhée, M.Meunier ajouterait à l\u2019hydrosalpinx et au fibrome utérin une troisième cause qui n\u2019a pas été mentionnée, c\u2019est- à-dire la distension ou l\u2019hypertrophie du col utérin pouvant dépasser parfois le volume du corps même.M.JEAN GRIGNON.Comment les substances œstrogéniques peuvent-elles être absorbées par l\u2019épithélium pavimenteux stratifié du vagin?Ne vaudrait-il pas mieux les administrer sous forme d\u2019injection ?M.J.-P.CHOLETTE.Les Américains désapprouvent, pour les cas de vulvo-vaginite, l\u2019emploi de substances œstrogéniques par voie vaginale.Il vaut sûrement mieux les employer en injection.Diagnostic et séméiologie des rhumatismes M.Jacques GENEST (de l'Hôtel-Dieu) M.Genest a passé en revue les diverses formes de rhumatisme.Après avoir dit que le rhuma- A a, ar le mr. ly In y hs i oo os EF = = ex I] SOCIETES tisme comprend toutes les douleurs de l'appareil locomoteur, il divise ces dernières en douleurs articulaires, ou arthrites, et en douleurs extra- articulaires, ou bursites.Ne disposant que d\u2019un temps très court, le rapporteur s\u2019est limité à décrire les formes les plus fréquentes d\u2019arthrite, tels le rhumatisme articulaire aigu, l\u2019arthrite atrophique appelée par certains rhumatoïde ou proliférative, l\u2019arthrite hypertrophique ou dégénérative ou ostéoarthrite, la goutte, et, enfin, l\u2019arthrite gonococcique.Poursuivant l\u2019étude de la deuxième variété, ou fibrosites, il dit quelques.mots de la péri-arthrite, la téno-synovite, la bursite, la panniculite, la fibrosite musculaire, qui sont toutes des réactions du tissu fibreux, soit du type inflammatoire, soit par l\u2019hypersensibilité vis-à-vis certaines toxines ou Vis-à-vis certaines protéines étrangères, soit enfin par fibrome à la suite de micro-traumas longtemps répétés.M.Genest termine son travail par quelques mots sur un chapitre corollaire aux rhumatismes et comprenant certains syndromes douloureux, tels que les douleurs lombo-sacrées, la sciatique, l\u2019épaule douloureuse, la céphalalgie, et, enfin, le pied douloureux.Discussion.M.René DANDURAND félicite le rapporteur | pour son magnifique travail de classification.Reprenant quelques item, il désire ajouter quelques .remarques.vm a are dP We \u201c ws as L\u2019arthrite atrophique, dit-il, pourrait se diviser en trois catégories: 1° l\u2019arthrite atrophique vraie; 2° l\u2019arthrite atrophique colibacillaire, survenant par exemple à la suite de lavages vésicaux chez des sujets souffrant de gonorrhée.Ici, l\u2019aspect est le même que dans l\u2019arthrite atrophique vraie.Au début, c\u2019est-à-dire pour une période de trois ou quatre ans, il y a raideur articulaire, sans gonflement, sans rougeur, puis, alors, apparaît l\u2019atrophie; 3° l\u2019arthrite atrophique métabolique.L\u2019aspect est ici encore le même, mais il n\u2019y a pas d'infection.Le traitement est surtout difficile.Parlant ensuite de l\u2019épaule douloureuse, M.Dan- durand en donne les deux genres de douleurs: la bursite et la névrite de l\u2019épaule.Quant à la céphalalgie, elle est due à une myosite de la région cervicale et à une atteinte du nerf récurrent d\u2019Arnold.207 M.F.CHAREST souligne l\u2019importance de la céphalalgie pour le neurologue.La céphalalgie de la nuque constitue le premier signe de tumeur cervicale ou de la région occipitale.* kk Le président félicite les conférenciers pour leurs magnifiques travaux et il tient à dire que cette séance des internes ne l\u2019a pas déçu.Le secrétaire des séances, Raymond LABRECQUE.Séance du 21 novembre 1944 Présidence de M.Urgel Gariépy La lecture du procès-verbal de la dernière séance est faite par le secrétaire des séances; l\u2019adoption en est proposée par M.A.-Z.Crépault, secondé par M.Edouard Desjardins.Correspondance.Le secrétaire général nous fait part d\u2019une lettre du docteur Jean Grégoire, du ministère de la Santé et du Bien-être social, qui nous transmet la demande faite par la paroisse de Saint-Hubert, comté de Témiscouata, au sujet d\u2019un médecin qui pourrait desservir cette localité.Alimentation de la seconde enfance M.René BENOIT Le rapporteur aborde le problème de l\u2019alimentation en envisageant non pas les aliments en eux-mêmes, mais en considérant plutôt la façon de les administrer.L\u2019état de santé de l'enfant dépend, dit-il, en grande partie de ses habitudes et particulièrement de celles prises quant à son alimentation.Puisque avec l\u2019âge de deux ou trois ans commence la période plastique de laquelle doit dépendre dans une large mesure la vie future de l\u2019enfant, il convient d\u2019apporter dès ce moment une grande attention aux habitudes en ce qui regarde son alimentation.La peur, la colère, la surexcitation par le jeu, les émotions vives, constituent autant de facteurs qui influencent défavorablement l\u2019activité digestive de l\u2019enfant.Comme autre facteur venant compromettre une bonne alimentation, il y a l\u2019attention exagérée de certains parents auprès de leurs enfants et qui 208 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 | se traduit par de l\u2019insistance à faire ingérer des quantités trop considérables d\u2019aliments; le rapporteur voit là la conséquence d\u2019une tendance actuelle et qui consiste à vouloir standardiser le poids et la taille des enfants sans tenir compte des conditions individuelles.M.Benoit cite quelques cas qui illustrent certaines erreurs courantes commises par les parents.En conclusion, les repas devront être pris à heures régulières et dans un temps limité, en ayant soin de créer une atmosphère de calme et de tranquillité.On se gardera d\u2019apporter une attention exagérée si souvent responsable du néga- tivisme et du refus d\u2019accepter tout aliment; enfin, on s\u2019efforcera de donner l\u2019exemple, et ainsi l\u2019heure des repas deviendra une affaire de routine et non un moment de désespoir pour les parents.Dermatites d'origine végétale M.C.-H.TRUDEAU Plusieurs plantes ont la réputation de causer des dermatoses.Elles sont insuffisamment connues et mal déterminées.L'une d\u2019el'es a été étudiée avec soin; on l\u2019appelle herbe à la puce; on donne aussi ce nom à la maladie qu\u2019elle occasionne.Cette plante est le Sumac vénéneux ou Rhus Toxicodendron, Poison Ivy en anglais.Toutes les parties de la plante ont été étudiées avec le plus grand soin.Les recherches ont abouti à la conclusion que l\u2019unique véhicule de la maladie est une oléo-résine contenue dans la sève.Cette plante est essentiellement nord-américaine et se divise en deux catégories, suivant son habitat: le Rhus Diversiloba se rencontre sur la côte du Pacifique, depuis la Californie jusqu\u2019à la Colombie canadienne; son principe toxique se nomme Lobinol.Le Rhus Toxicodendron se rencontre au nord-est des Etats-Unis et au sud-est du Canada; son principe toxique est le Toxico- dendrol.Celle-ci est la variété qui nous intéresse le plus.Au point de vue pratique, il semble y avoir peu de différence entre les deux variétés.La sève résineuse peut se dessécher sur les objets qu\u2019elle touche et conserver, durant longtemps, ses propriétés toxiques.Des cas de contamination ont été rapportés après un an d\u2019un tel contact avec des chaussures, des gants, des outils, du bois de chauffage et autres objets.Les recherches n\u2019ont jamais révélé la présence férable.du poison dans les urines, le sang ou les vésicules |.de sérosité.Des tentatives d\u2019inoculation de la ¥ maladie avec le liquide prélevé dans les phlyctènes d\u2019une personne atteinte de l\u2019affection n\u2019ont |\u2019 jamais réussi à la transmettre.La nature de la maladie serait une irritation locale causée par un principe vésicant.Les symptômes dominants sont un prurit intense accompagné d\u2019érythème et de phlyctène au siège d\u2019inoculation.Les lésions au début ont l\u2019apparence d\u2019une brûlure produite par un jet de | vapeur.Elles s\u2019infectent facilement à la suite du | grattage.{ Le diagnostic est dominé par le caractère sai- ¢ sonnier, période de végétation, et la localisation # aux parties découvertes de la peau.i Le traitement est de deux ordres: local et 4 général.Le traitement local est symptomatique + et vise à faire disparaître les malaises au moyen # de topiques; il s\u2019apparente à celui des brûlures.+ Le traitement général procède du principe vac- | cinal et est constitué par des solutions de la toxine \u20ac à faible pourcentage qui s\u2019administrent par voie | sous-cutanée ou intramusculaire.i Discussion.¥ MM.G.COUSINEAU.La solution injectable ne doit-elle pas se donner par voie intramuseu- laire plutôt que par voie sous-cutanée ?M.C.-H.TRUDEAU.Les deux voies sont mentionnées; la voie intramusculaire est pré- M.R.LABRECQUE.\u2018Avez- -vous déjà essayé |{ la teinture de Rhus par voie buccale?M.C.-H.TRUDEAU.Je n\u2019ai aucune expérience avec ce mode de traitement.Il mérite |: d\u2019être essayé.Données récentes sur le traitement des scolioses graves M.J.-C.FAVREAU De toutes les affections rachidiennes, la scoliose est celle dont le traitement reste le plus délicat et le plus discret.: Le problème se pose sous des angles variés.Il faut en effet tenir compte, non seulement de la variété de la scoliose et de son degré, de l\u2019âge du sujet, de l\u2019état général qui accompagne cette déformation, mais aussi des conditions sociales du scoliotique. \u2014_\u2014_ SOCIÉTÉS Lorsqu\u2019une scoliose vraie est constituée avec sa fzibbosité et son déséquilibre, toute la thérapeu- Atique mise en œuvre vise à réduire la déforma- ji tion et à maintenir cette réduction.Le rapporteur fait alors l\u2019histoire de la théra- , Tpeutique à partir d\u2019Ambroise Paré, en 1575, qui # employa le corset de fer, remontant jusqu\u2019en 1900 {où avec Hoffa et Kirmisson furent établis les ; {principes élémentaires du traitement rationnel, \u2018à savoir: la mobilisation, le redressement et la stabilisation.Aujourd\u2019hui, le chirurgien qui entreprend le traitement d\u2019une scoliose vraie a le choix entre les méthodes classiques suivantes: 1° Suspension et traction; 2° Méthode de compensation de Lovett; 3° Bascule du bassin; 4° Bascule des épaules; 5° La méthode de rotation des épaules et du bassin; 6° La méthode d\u2019Abbott et de Galazzi; 7° Enfin l\u2019hypercorrection rach:dienne progressive par le corset à charnière associée à l\u2019ostéosynthèse vertébrale.Cette méthode récente serait des plus séduisantes en raison des résultats qu\u2019elle a donnés non seulement quant à la correction, mais pour le maintien.Le corset à charnière n\u2019est pas, en lui-même, une idée nouvelle, mais les successeurs de Hibss y ont apporté une modification qui le rend particulièrement efficace.Ainsi, en prolongeant le corset par le bas et par le haut, c\u2019est-à-dire en prenant la cuisse et la tête, on a réussi à supprimer les courbures secondaires de correction; le tronc se trouve partagé en deux sections qui se déplacent en masse sous la poussée de la vis.Séduit par les résultats de cette méthode, le à rapporteur dit l\u2019avoir pratiquée pour une trentaine de cas avec des résultats encourageants, meilleurs du moins que ceux qui ont été obtenus par les autres moyens.Pour illustrer la méthode, M.Favreau nous présente une malade sous traitement dans son corset à charnière et nous fait voir une série de clichés qui démontrent les résultats obtenus chez quelques-uns de ses malades.Les affections des voies respiratoires inférieures et des voies digestives supérieures envisagées du point de vue endoscopique M.Maurice BONNIER Le rapporteur brosse un tableau rapide des 209 principales affections rencontrées par l\u2019'endosco- piste, à savoir: les affections du larynx, de la trachée, des bronches et de l\u2019æsophage.Il décrit les principaux symptômes qui peuvent aider le praticien dans le diagnostic des lésions et l\u2019inciter à diriger ses malades chez l\u2019endosco- piste.Pour ce qui est des voies respiratoires, les symptômes se ramènent à quelques unités comme le tirage, le stridor laryngé, la dyspnée et la cyanose dont l\u2019intensité peut varier suivant la nature et le degré d\u2019obstruction.I] pourra y avoir bronchite simple inflammatoire ou tous les intermédiaires jusqu\u2019à la suppuration de la bronchectasie abcédée.Ce pourra être une tumeur bronchique bénigne, tumeur mixte ou tumeur maligne.Du point de vue physique, on rencontre tous les signes à partir de l\u2019emphysème d\u2019obstruction jusqu\u2019à l\u2019atélectasie par obstruction comp'ète.Pour ce qui est des voies digestives, le rapporteur touche aux différentes affections de l\u2019œso- phage qui se manifestent par la dysphag:e, l\u2019au- dinophagie, les régurgitations et les vomissements.Les lésions importantes qui peuvent être rencontrées sont les sténoses fonctionnelles ou organiques, les corps étrangers et les ulcérations.En conclusion, chaque fois qu\u2019un malade présente une toux inexplicable, une expectoration chronique, un syndrome d\u2019obstruct'on entraînant de la dyspnée, de la cyanose, du tirage ou une difficulté d\u2019avaler, il est du devoir du clinicien de compléter ses investigations par un examen radiologique comp'et, suivi d\u2019une expectoration endoscopique des cavités creuses ment-onnées.Discussion.M.Paul LETONDAL.Je ne partäge pas l\u2019opinion du rapporteur sur la définition qu\u2019il a donnée des régurgitations et je n\u2019admets pas le rôle de l\u2019æœsophage dans la régurgitation.À mon avis, !es régurgitations surviennent par suite des contractions de l\u2019estomac alors que le vomissement résulte des contractions simultanées de l'estomac et des muscles abdominaux.M.BONNIER.Il s\u2019agit 1e: d\u2019une simple question de terminologie.Pour moi, le terme régurgitation vient de « regurgitare », qui veut dire remettre par la bouche; la différence entre une régurgitation et un vomissement provient de ce 210 que, dans le premier cas, la substance alimentaire remise n\u2019est pas modifiée, alors qu\u2019elle l\u2019est dans le second cas.M.V.LATRAVERSE.Je félicite le rapporteur pour son magnifique exposé.Il nous a parlé de maladies laryngées chez l\u2019enfant.Or, je désire attirer l\u2019attention sur l\u2019importance de la trachéotomie chez l\u2019enfant.(Ici, M.Latraverse rapporte un cas où il a pratiqué la trachéotomie chez un enfant de trois jours.) M.BONNIER.Le peu de temps mis à ma disposition pour présenter le travail ne m\u2019a pas permis d\u2019entrer dans ces détails.Affaires nouvelles.Le président annonce que la séance du 19 décembre sera consacrée à l\u2019étude du certificat prénuptial.Il nous fait ensuite part que l\u2019exécutif a étudié le plan d\u2019assurance-groupe et a recommandé la formation d\u2019un comité qui doit faire rapport dans une séance ultérieure.Les noms suggérés pour faire partie de ce comité sont: MM.les docteurs G.-H.Prud'homme, Raymond Simard et Roland Gareau.Un vote de remerciements aux autorités de l\u2019hôpital Sainte-Justine pour leur hospitalité est proposé par M.Roger Dufresne, secondé par M.Edouard Desjardins.Le secrétaire des séances, Raymond LABRECQUE.2-e- ve SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Séance du 3 novembre 1944 à l'hôpital du Saint-Sacrement Syndrome pathologique des veines du fond d'œil MM.Henri PICHETTE et Lucien LEFEBVRE L'importance séméiologique de la circulation du fond d\u2019œil ne se discute plus.Les progrès réalisés à date sont dus aux recherches de Bailliart, qui s\u2019est appliqué, depuis plus de vingt-cinq ans, à mesurer la pression artérielle rétinienne.De notre côté, nous avons étudié les modifications de la circulation veineuse de la rétine.Comme il n\u2019y a pas d\u2019appareil assez sensible pour mesurer la pression de la veine centrale, nous L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 avons recherché, chez tous nos patients, la pres-K ü sion veineuse à la veine du pli du coude, en utili-K; sant la technique simple de Villaret et Descomps.Nous avons obtenu souvent des chiffres très} élevés allant jusqu\u2019à 30 ou 40 centimètres cubes} d\u2019eau, alors que la pression normale est de 12 ou } 13 centimètres, et dans de nombreux cas, nous avons trouvé une discordance très évidente entre la pression artérielle et la pression veineuse.Les modifications de la pression artério-vei- neuse sont en fonction des échanges cellulaires et dépendent en grande partie de la circulation de liquides de l\u2019organisme (milieu interne): sang rouge et sang blanc; système lymphatique et système lacunaire.i La pression artérielle ou veineuse n'est quel}, l'expression du métabolisme cellulaire.Si la con- {, traction du cœur gauche et inspiration thoracique sont des facteurs importants dans le maintien de la pression artérielle et de la pression veineuse, il y a d\u2019autres facteurs également importants, entre autres la résistance des capillaires et des veinules, laquelle résistance sera conditionnée, en grande partie, par l\u2019état de viscosité, par |, la pression osmotique et par la concentration plus ou moins grande du fibrinogène et des autres ! substances organiques contenues dans les élé- : ments figurés et le plasma.Péricardites aiguës MM.Renaud LEMIEUX et Honoré NADEAU \u2014.a- a Hans TP SF LC _ T2 Les docteurs Renaud Lemieux et Honoré Na- i deau présentent deux cas de péricardite aiguë avec épanchement.Dans le premier cas, la péri- cardite résiste au traitement sulfamidé intensif; elle cède très rapidement au traitement salicylé.Ce malade est porteur d\u2019une épididymite chroni- A que de nature tuberculeuse probable; \u2019examen ra- § diologique des poumons laisse voir une image gra- | nulique uniforme des deux plages pulmonaires, | la recherche en série des B.K.dans les crachats et } le liquide gastrique reste toujours négative.| L\u2019épreuve du traitement salicylé fait croire à une étiologie rhumatismale de la péricardite.Dans le deuxième cas, la péricardite résiste au | traitement par les sulfamidés et le salicylate de soude; elle guérit rapidement par le traitement à | la pénicilline.Il semble s\u2019agir d\u2019une péricardite à | cocci à cause de sa résolution rapide sous l\u2019influence de la pénicilline. SOCIÉTÉS | Ces deux malades sont actuellement en bonne oie de guérison.M Etude clinique des pancréatites aiguës ! M.Wilfrid M.CARON «J Vingt cas de pancréatites aiguës survenues au fours des dix-huit dernières années sont présen- és.Parmi ces cas, il y eut quinze pancréatites Mdémateuses, quatre pancréatites aiguës hémor- Magiques et un cas d\u2019abcès du pancréas.B Une étude est faite des symptômes et des exa- Maens de laboratoire.W La diastase sanguine est à l\u2019heure actuelle P\u2019épreuve de laboratoire la plus utile pour nous {rider à faire un diagnostic précis.Cette épreuve \u2018But faite dans tous les cas présentés et, à plusieurs Reprises, ce fut le plus grand élément de diagnos- ie.Il \u2018fut évident, par des diastases faites en Wérie, que celle-ci est transitoire et n\u2019est élevée yu\u2019au cours des phénomènes aigus; elle baisse très {rite lorsque les signes aigus recèdent.fl Les antécédents d\u2019origine biliaire comme fac- eurs étiologiques ont été mis en évidence dans un Près grand pourcentage de notre série.Enfin, des statistiques nous montrent que le EÉraitement médical combiné à la chirurgie com- Æslémentaire est la voie qui a donné les meil'eurs résultats.- ==\" 7 = me a ji Séance du 17 novembre 1944 à l'hôpital Laval Inversion des organes abdominaux M.Mathieu SAMSON | R.G., âgé de onze ans, entre à l\u2019hôpital Laval Epour une tuberculose ganglio-pulmonaire.Une | radiographie prise à l\u2019entrée nous permet de cons- Etater la présence de collections gazeuses sous # l\u2019hémi-diaphragme droit.Un transit gastro-intestinal permet de consta- fi ter que l'estomac est à droite, le foie dans l\u2019hypo- fl condre gauche.Le cecum est à gauche, l\u2019angle fl splénique est à droite.Il s\u2019agit d\u2019une inversion isolée des viscères abdominaux sans inversion des organes thoraciques._ Hermnie diaphragmatique droite MM.Louis ROUSSEAU et Maurice GIROUX Observation d\u2019une jeune fille de vingt-deux ans | présentant une tuberculose pulmonaire et intesti- 211 nale.L\u2019examen radiographique pulmonaire met en évidence une image hydro-aérique s\u2019imprimant sur l\u2019ombre diaphragmatique.Durant la vie de cette malade, aucun signe clinique n\u2019a pu expliquer cette anomalie radiologique.Un examen post-mortem a permis de constater qu\u2019il s\u2019agissait d'une hernie diaphragmatique droite, l\u2019angle hépatique du gros intestin se trouvant dans la cage thoracique.I] s\u2019agit d\u2019un arrêt de développement congénital.Cette hernie diaphragmatique a été bien tolérée et n\u2019a nullement contribué à entraîner la mort chez cette malade.Traitement de la tuberculose expérimentale du cobaye par la diasone.1° Primo-infection: 2° Reinfection.M.Maurice GIROUX L\u2019expérience rapportée consiste dans le tra.te- ment par la diasone, dérivé formaldéhyde sul- foxylate disodique de la diaminodiphénylsulfone, de cobayes divisés en deux groupes: dans le premier, on a effectué une tubercu'ose de primo- infection, tandis que, dans le deuxième groupe, on a réalisé une tuberculose pulmonaire de ré- infection exogène.Conclusion.1° La diasone a une action inhibitrice marquée sur les formes aiguës, exsudatives, de la primo- infection du cobaye.2° Cette action est beaucoup moins marquée sur les formes caséeuses de la tuberculose pulmonaire de réinfection.3° La toxicité de ce produit chimique est pratiquement nulle sur l\u2019organisme de l\u2019anima!.La diasone dans la tuberculose pulmonaire MM.R.DESMEULES, L.ROUSSEAU, M.GI- ROUX et P.RICHARD, de l'hôpital Laval Les auteurs soulignent qu\u2019il est permis de penser que certains sulfamidés pourraient influencer favorablement les phénomènes exsudatifs si fréquents pendant l\u2019évolution de la tuberculose pulmonaire.Trente malades furent choisis pour essai thérapeutique.87% des patients avaient des foyers exsudatifs.80% présentaient des signes cavi- taires.Les auteurs n\u2019ont pas employé de témoins pendant l\u2019essai de la diasone: il y a trop de facteurs 212 qui interviennent pour indiv:dualiser chaque cas de tuberculose.Les symptômes toxiques cliniques furent fréquents mais atténués pendant le traitement.Il n\u2019en fut pas de même des troubles sanguins, qui se sont montrés assez intenses.96% des malades eurent une baisse assez marquée des globules rouges et de l\u2019hémoglobine.L'étude des résultats s\u2019appuie sur les radiographies et sur la bacilloscopie.73% des radiographies indiquent des images stationnaires ou plus étendues après l\u2019emploi de la diasone qu\u2019avant le début de la thérapeutique expérimentale.Tous les malades sont demeurés bacillaires après le traitement.La diasone s\u2019est montrée inefficace chez 30 tuberculeux pulmonaires cho:sis et observés avec une rigueur te'le qu\u2019il semble assez difficile de renverser le jugement porté.+ + LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL Séance du 29 novembre 1944 Présidence de M.Antonio Bellerose Endométriose M.Léon GÉRIN-LAJOIE (L'article a paru dans le numéro de janvier de L'Union Médicale du Canada, p.13.) Après avoir rappe'é très brièvement ce que comportait la première partie de sa communieca- tion, faite en avril dernier, le docteur Gérin- Lajoie aborde la question de l\u2019endométriose extra- utérine ou ectopique.Il signale les localisations de cette variété d\u2019endométriose, locali at\u2018ons variées ct nombreuses, mais toutes sises dans le petit bassin.La majorité de ces localisations se font par la chute à travers la trompe de cellules endo- métriotiques, et l\u2019en-emencement alors ne connaît plus de bornes.I! cherche à en exp'iquer la pathogénie et rappelle les théories émises par Goodall sur ce sujet.La symptomatologie est aussi variée que les localisations, mais l\u2019auteur signale toutefois certains signes qui relèvent de toutes les affections endométriales ectopiques, en partieu- lier pour ce qui a trait aux adhérences qui sont extrêmement intimes avec les organes avois\u2018nants et qui rappellent celles du cancer et de la tuberculose.Le traitement est enfin abordé et, s\u2019inspi- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 rant de Goodall, il parle d\u2019abord du traitement préventif et ensuite du traitement curatif, qui doit viser plus à redonner aux organes leurs fonctions qu\u2019à produire des mutilations.En terminant, le docteur Gérin-Lajoie présente trois cas types qu\u2019il a pris dans sa collection de l'hôpital Notre-Dame pour illustrer ses deux causeries.Il rapporte l\u2019histoire clinique, le diagnostic posé, les surprises opératoires et les rapports histo-pathologiques qui ont finalement étiqueté les affections comme étant des endométrioses.Traitement des fractures des os longs par fixation métallique intramédullaire M.Antonio SAMSON L'auteur a employé la méthode de Murray pour la fixation des fractures de clavicule par broche de Kirschner dans douze cas.Dans onze cas, il à fait une réduction ouverte, ce qui facilite énormément l\u2019opération.Présentation de deux cas de fractures de l\u2019humérus au 1/3 supérieur et au 1/3 moyen réduites et maintenues par un clou de Steinman.Quatre cas de fractures des deux os de l\u2019avant- bras ont été fixés par une broche de Kirschner intramédullaire avec un excellent ré-ultat.Deux fractures du calcanéum ont été réduites ct maintenues à l\u2019aide de deux clous de Steinman passés à travers la peau.Cette méthode de traitement est facile et sans aucun danger si toutes les conditions d\u2019asepsie sont observées.Séance du 14 décembre 1944 Présidence de M.A.Be'lerose Avant la réunion, le docteur A.Bellerose recevait à dîner au Cercle Universitaire de Montréal, en l'honneur du docteur Frank H.Lainey.de Boston, le conférencier invité.Le docteur Lahey a parlé sur « Le traitement des lésions de l\u2019estomac et lu duodénum ».LT: à donné les indications opératoires de ces lésions.a montré une série de transparents, faisant voir les.différentes techniques opératoires de gastrectomie sub-totale et totale, de même que des tableaux comparatifs pour illustrer ses résu'tats.Le secrétaire annue\u2019, J.-Ernest CABANA. { RÉUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Séance du 19 octobre 1944 Présidence de M.J.A.Magnan Rupture utérine M.Hervé GIBEAULT Madame R.H., âgée de 29 ans, admise à l\u2019hôpital le 15 août 1944 à 2 heures p.m.Antécédents.Deux grossesses à terme; ses accouchements et suites de couches se dérou'èrent normalement.D\u2019après le médecin de famille, à la suite d\u2019une pneumonie, deux semaines auparavant, et accusant de fortes douleurs abdominales, elle fut accouchée prématurément le 13 août à domicile.Voyant que le travail progressait plutôt !ente- ment avec des douleurs irrégulières, on lui injecta 1 c.c.d\u2019extrait hypophysaire.Au bout d\u2019une heure, alors que la dilatation restait stationnaire, on accoucha la femme par une version.Le tout parut se faire très bien, quoique le médecin eût été Robligé d\u2019arracher un bras.À son entrée à l\u2019hôpita!, la patiente est en très mauvaise condition: pouls imperceptible, température 104°, vomissements fréquents et abondants, hémorragie externe venant du vagin, abdomen douloureux et ballonné.Constipée depuis son accouchement.Après examen clinique, nous demandons dur\u2019 gence une cytologie, une analyse d\u2019urine, ainsi qu\u2019une radiographie abdominale, soupçonnant dès lors une rupture utérine.Urine: traces d\u2019albumine \u2014 absence de pus.Culture: co'ibacille positif.Sang: globules rouges.3,950,000 globules blanes .36,000 hémoglobine .67% valeur g'obulaire .0.8 poly.neutrophiles .89% grands mononucléaires .2% lymphocytes.9% Une radiographie, prise au lit, nous donne les résultats que voici: Poumons: les deux champs pulmonaires sont courts et la trame pulmonaire est quelque peu épaissie et floue.Il y a beaucoup d\u2019air dans l\u2019estomac.SOCIÉTÉS 213 Abdomen: il y a une grande quantité de gaz dans les côlons ainsi que dans l\u2019estomac.On ne voit pas d\u2019ombre particulièrement dense dans la région de l\u2019utérus.(D.Léonard, M.D.) En présence de tous ces symptômes et de l\u2019état critique de la malade, une laparotomie s\u2019imposait.Voici le protocole de l\u2019opération: « À l'ouverture du péritoine, présence de sang dans la cavité abdominale.Décollement du péritoine vésico-utérin du côté gauche, ouverture de celui-ci.Localisation de la lésion (déchirure) au niveau du segment inférieur de l\u2019utérus.Suture au cateut du segment inférieur.Communication avec le vagin.Le péritoine postérieur du sigmoïde est déchiré et communique avec la cavité ci-haut décrite: quelques points sur le péritoine.Utérus gros et dur.Fermeture des différents plans.Drainage par la paroi et par le vagin.» La patiente est décédée le 16 août à 7 h.a.m.Commentaires.La gravité de cette complication explique tout l\u2019intérêt que nous devons avoir à porter un diagnostic précoce et précis.Le plus souvent, la rupture utérine se présente sous le masque de l\u2019infection.À la suite d\u2019une manœuvre intra-utérine inavouée ou mal expliquée, une femme fait de la température, souffre du ventre, a des pertes sanguinolentes, des vomissements.Ne jamais oublier que, si les injections de quinine, d\u2019ergot, de seigle et d\u2019hypophyse ont des indications formelles et heureuses, elles ont aussi des contre-indications absolues dont l\u2019inobservation peut être cause de ruptures utérines.La gravité de l\u2019évolution spontanée des ruptures utérines fait de l\u2019abstention la pire des méthodes thérapeutiques et de l'intervention immédiate systématique la meilleure règle de conduite.En concluant, tout médecin devrait, de toute nécessité, une fois l\u2019accouchement fini, lorsqu'il s\u2019agit d\u2019une version, faire une révision de la cavité utérine et intervenir, dans le plus court délai possible, si rupture il y a.Discussion.M.Hervé GIBEAULT se demande si en cas de rupture utérine il vaut mieux faire une hystérectomie ou une suture.\u2018 M.Albert BERTRAND demande s\u2019il y a eu 214 transfusion; la patiente n\u2019était pas très anémiée, mais il devait y avoir eu état de choc.M.Hervé GIBEAULT répond que la patiente est morte trop tôt pour qu\u2019on ait eu le temps de la transfuser.M.Léon GERIN-LAJOIE, commentant sur les indications de l\u2019ergot, dit que dans le cas présent, ce n\u2019est pas l\u2019ergot qui a causé la rupture, mais les manœuvres brutales de version avec arrachement du bras; 1l dit que la revision de la cavité utérine, après les versions, devrait être une méthode de routine pour rechercher les débris placentaires ou la possibilité d\u2019une rupture utérine.Il croit, de plus, que dans ce cas-ci on aurait dû faire une hystérectomie avec drainage à la Mi- kuliez, car si la patiente avait survéeu elle aurait probablement fait une infection; il ajoute que l\u2019anesthésique indiqué, dans ces cas, c\u2019est le mélange d\u2019éther et d\u2019oxygène.Le choix de cet anesthésique est très important surtout dans les états de choc; il ne croit pas qu\u2019il faille généraliser l\u2019indication d\u2019hystérectomie, mais il insiste sur le fait que les médecins qui pratiquent une intervention intra-utérine ne devraient pas avoir honte d\u2019une rupture utérine, mais devraient immédiatement pratiquer une colpotomie avec drainage du Douglas, ce qui pourrait sauver les malades et en même temps leur conserver l\u2019utérus en certains cas.M.Louis-Charles SIMARD rappelle un cas de rupture utérine post-partum par hystérectomie et annexectomie qu\u2019il a vu, il y a longtemps, à la suite de traction sur ce qu\u2019on avait cru être un morceau de placenta et qui était en fait un utérus inversé.A propos d'un cas d'occlusion intestinale M.Laurent BERGERON Mme Jean M., Lithuanienne âgée de 55 ans, entre à l\u2019hôpital le 19 mars au soir, dans le service de médecine.Une note de son médecin dit que, depuis deux jours, la patiente souffre de douleurs abdominales intenses, qu\u2019elle a des nausées et vomissements et que son intestin n\u2019a pas fonctionné.Le lendemain matin, une requête est faite en chirurgie et nous voyons la malade aussitôt.Comme elle ne parle ni français ni anglais, il nous faut nous satisfaire des détails que son médecin nous a donnés.Nous sommes en présence d\u2019une malade amai- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 grie, au teint jaunitre et au facies angoisgé.au niveau de la région inguinale gauche.L\u2019exa ventre est ballonné et l\u2019on remarque une voussurdi -men de la malade est assez difficile, car l\u2019abdomerfl est très douloureux.Il ne semble pas y avoir de doute cependant sur le diagnostic et nous annon-lf çons l'opération pour occlusion intestinale par hernie inguinale étranglée.En montant à la salle d\u2019opération, la malade | a un vomissement fécaloïde.Rachianesthésie.Incision sur la tumeur, ouverture du sac herniaire et section du collet.L\u2019anse intestinale étranglée de quatre pouces de longueur est noirâtre et se recolore très peu à la chaleur; de plus, nous extériorisons quelques centimètres d\u2019intestin et constatons des strictures d\u2019origines anciennes qui ont été causées, sans doute, par des pincements antérieurs.Nous sommes à la| phase la plus délicate de l\u2019opération, soit la déci- | sion à prendre dans ce cas.Il est décidément | dangereux de réduire une anse intestinale dans |: un tel état.D\u2019autre part, la résection intestinale est presque contre-indiquée à cause du mauvais état général de la malade.Il nous reste une troisième chose à faire, soit laisser l\u2019anse intestinale extériorisée, et attendre les événements.C\u2019est, pour cette troisième alternative que nous optons.Le soir, la malade est moins ballonnée.Elle | n\u2019a pas vomi.Son estomac a été évacué à l\u2019aide du tube de Levine et son état général est satisfaisant.Le lendemain midi, soit 24 heures après l\u2019opération, l\u2019anse intestinale extériorisée est examinée attentivement: la coloration est beaucoup meilleure, il n\u2019y a plus de danger de sphacèle et la malade est réopérée tout de suite: réduction | de l\u2019anse intestinale et fermeture de la paroi.Les suites postopératoires sont sans incidents.|| Nous donnons à cette malade de la Pitressin, afin de stimuler son intestin, et un lavement quotidien.L'alimentation est reprise graduellement.La malade se lève au bout du quatorzième jour.Elle serait prête à quitter l\u2019hôpital le dix- | septième jour, mais nous préférons la garder quelques jours de plus, à cause d\u2019une plaie au siège qu\u2019elle a développée et qui tarde à guérir.Nous avons cru intéressant de présenter cette observation: 1° À cause de la ligne de conduite spéciale que nous avons suivie dans ce cas et que nous croyons .avoir été la meilleure, soit l\u2019extériorisation de l\u2019anse douteuse. 2° Pour montrer la très grande tolérance de l'intestin, qui, après avoir été extériorisé pendant ingt-quatre heures, ne sembla pas en souffrir utre mesure.SOCIÉTÉS 215 60 à 69 ans 7 4 dont 1 70 à 79 ans 3 2 80 à 89 ans 1 44 28 2 3° Afin d\u2019insister sur la grande importance de aire voir immédiatement ces malades à la chi- urgie: en effet, une prompte intervention peut auver à ces malades une résection intestina'e qui st toujours grave, à cause du mauvais état -énéral.Pas de discussion.Au sujet de quarante-quatre cas de cancer du sein (Au C.A.C., 1942) M.Francois ARCHAMBAULT (Centre anti-cancéreux) Cette communication préliminaire est possible race & la bienveillance du directeur du centre inti-cancéreux de l\u2019hôpital, le docteur L.-C.Si- nard, et à la collaboration de Mlles Fontaine et Leduc, infirmières du service.C\u2019est à titre de ghirurgien consultant de ce centre, comme délé- rué du docteur J.-Urgel Gariépy, chef du service fle chirurgie, que je la présente.En 1942, nous avons recu au C.A.C.quarante- quatre cas de cancer du sein, tous féminins, dont rente-six femmes mariées et huit célibataires.fur ces quarante-quatre malades, une seule n\u2019a Pras été opérée, à cause de l\u2019étendue des lésions, quit l\u2019ont été avant 1942 et sont revenues pour récidive.Ces quarante-trois ma'ades ont été opérées par guuatorze chirurgiens différents dont onze de la Maison et trois de l\u2019extérieur.Tous les chirur- griens, sauf un qui conserve les pectoraux, ont fait une mamectomie totale avec év.dement ganglionnaire de l'aisselle et ablation des pectoraux.Deux cas seulement n\u2019ont pas eu de confirmation histologique.Au moment de cette communication, seize ma- @lades seulement survivent dont trois avec des {métastases reconnues.Donc, vingt-huit décès (63%) ; deux morts opératoires (4.6%).TABLEAU N° 1 Mortalités Age desmalades Nombre Décès opératoires 20 à 29 ans 2 1 30 à 39 ans 7 6 40 à 49 ans 13 7 50 à 59 ans 11 8 dont 1 TABLEAU N° II Le cancer du sein atteint indifféremment le droit ou le gauche: , a 14 3 h 27 déces \u2014 a gauc © | 13 à droite 44 cas i 9 à gauche 16 survies \u2014 | .5 .7 à droite 1 cas bilatéral.TasLeau Ne III Classification Clinique (Steinthal) Histologique Nom- Dé- Nom- Dé- Survies bre cès bre cès (2 ans) Stadele.6 2 Stadelp.7 \u20142(lopér) 71% \u201c 2c.7 4 \u201c 2p.7 5 29% 8e 831 2 \u201c 3p.30 21 30% 4 28 4 28 D\u2019après ce tableau, vous voyez que le taux de mortalité de 63%, qui comprend tous les décès, est abaissé à 29% dans les cas favorables, 2.e.: stade 1 p.Ces statistiques se comparent avec la moyenne des statistiques des grandes cliniques étrangères.L\u2019étude des dossiers révèle que la plupart des cas stade 1 p.ont consulté précocement, c\u2019est- à-dire de deux à cinq mois après le début apparent des lésions.Par contre, pour les autres cas, la première consultation n\u2019a eu lieu que plusieurs mois après le début apparent des (lésions, soit de six à trente-six mois.Discussion.M.Léopold MORISSETTE demande s\u2019il y a eu un « grading » dans la malignité des cancers.M.Roma AMYOT dit avoir vu des cas de tumeur du sein amenés en neurologie à cause des douleurs résultant de l\u2019envahissement néoplasique; il rapporte un cas où le fémur et le tibia montraient des métastases et conclut qu\u2019il faut radiographier, plus souvent qu\u2019on ne le fait habituellement, les régions qui sont le siège des dou- 216 leurs; il montre une radiographie du bassin et du fémur présentant un aspect lacunaire diffus.M.Léon GERIN-LAJOTE demande qu\u2019on ne se scandalise pas de la pauvreté des statistiques présentées; il fait remarquer que les cas ne sont pas triés et que sur le nombre en question 1! n\u2019y en avait que 14 aux stades I et II.Il espère que des diagnostics plus précoces amélioreront les résultats et les statistiques.M.René ROLLAND demande le résultat statistique du chirurgien qui conserve les pectoraux.M.Jules BRAULT voudrait savoir si les résultats présentés portent sur des cas qui ont eu un traitement radiothérapique adjuvant.M.Roger DUFRESNE insiste sur !\u2019importance.du service social dans le « follow up » de ces cas.IM.Louis-Charles SIMARD dit que le «grading » est insuffisant et peut étre trompeur, surtout en matiére de cancer du sein: certains cas peuvent étre relativement bénins et engager les critères histo-pathologiques préconisés par « Bro- ders » et se révéler très malins cliniquement.Il dit que l\u2019âge est très important et que les cancers squirreux sont parfois les plus malins.M.J.Paul Maurice RICARD s\u2019informe si les pièces anatomiques sont toujours portées au laboratoire.M.Louis-Charles SIMARD répond par l\u2019affirmative.M.J.Adrien LAMBERT demande si l\u2019on a tenté la castration radiothérapique chez ces malades.M.François ARCHAMBAULT dit que le chirurgien qui n\u2019enlève pas les pectoraux a eu trois décès sur trois malades; ces malades étaient au stade II.Il ajoute qu\u2019ils ont tous eu de la radiothérapie postopératoire, mais pas de radiothérapie préopératoire parce que les chirurgiens en ont ainsi décidé.Il dit qu\u2019il n\u2019a pas d\u2019expérience sur la castration radiologique.Un cas d'endométrite tuberculeuse M.Jacques GAUTHIER Madame X., 27 ans, est envoyée à l\u2019hôpital par son médecin, pour infection puerpérale postpartum.Maladie actuelle: la patiente accuse des douleurs à la région sous-ombilicale, depuis le 15 mai, le lendemain d\u2019un accouchement à terme, c\u2019est- à-dire depuis quinze jours; elle se plaint aussi de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 frissons, douleur aux régions lombaires et de pertes vaginales séro-sanguinolentes malodorantes: le tout accompagné d\u2019une température constante, qui est de 101.4° à son arrivée.Apparels: nerveux: émotivité; respiratoire: actuellement aucun troub'e; circulatoire: dyspnée et palpitations; digestif: éructations postprandiales; urinaire: dysurie.Antécédents: personnels: 1) appendicectomie et annexec- tomie droite, il y a 5 ans; 2) cortico-p'eu- rite, 11 y a 4 ans (hospitalisation au Sacré- Cœur) ; héréditaires: rien à noter.Questionnaire gynécologique: Menstruations: âge à la puberté: 14 ans; âge au mariage: 26 ans; jusqu\u2019au mariage: régulières, non douloureuses, durée: 3 jours; depuis le mariage: régulières, non douloureuses, durée: 3 jrs.Date de la dernière menstruation: août 1943.Grossesse: 1, date du dernier accouchement: 14 mai 1944.Examen général: Apparence: facies pâle, fatigué et anxieux.Tête: yeux: réflexes normaux; nez: perméabilité bi'atérale; oreilles: rien à noter; bouche: langue saburrale.Cou: aucune adénopathie; glande thyroïde: normale au palper.Rachis: aucune déformation.Thorax: cœur: tachycardie; dédoublement du ler bruit à la pointe; T.A.110/85.Abdomen: cicatrice à la fosse iliaque droite; dou'eur à la palpation de la région sous-ombilicale, sans défense musculaire.Membres: rien a noter.Examen gynécologique: Vulve: écoulement séro-sanguinolent; suppuration au niveau de la cicatrice d\u2019épisiotomie.Vagin: lisse.Col: légèrement entr\u2019ouvert, hyperémié, ul- - cérations.= B= = = = B= ( fra ln {i foe va tr yy \u2014 \u2014\u2014 SOCIÉTÉS Corps: augmenté de volume, ramolli; antéversion mobile et douloureuse.Culs-de-sac: souples, mais douloureux.Examen de laboratoire: Urines: Aspect trouble \u2014 dépôt \u2014 légères traces d\u2019albumine \u2014 présence de sucre \u2014 quelques bactéries.Urée: 0 gr 43.Glucose: 0 gr.98.Cytologie du sang: globules rouges .3,800,000 globules blanes .9,250 hémoglobine .72% valeur g'obulaire .0.9 polynucléaires neutro.78% grands mononucléaires .2% lymphocytes.19% polynucléaires éosino.1% Radiographie pulmonaire (5 juin 1944): Infiltration diffuse caractérisée par une trame de dessin assez net mais flou par endroits, couvrant le sommet gauche et tout le poumon droit.Le hile droit paraît large et empâté.(Dr L.P.Bélisle.) A la suite de ces examens, nous instituons un traitement local par des douches quotidiennes intra-utérines, des pansements sur la plaie d\u2019épi- siotomie; un traitement général par transfusions répétées et sulfamidothérapie.Après une amélioration passagère quant à la température et aux lochies, ces deux symptômes se manifestèrent de nouveau comme à l\u2019arrivée de la patiente.Après un nouvel examen gynécologique qui nous révèle un col utérin ouvert et un corps utérin encore augmenté de volume, nous décidons de faire un curettage utérin.Avant cette intervention, la patiente est examinée au point de vue pulmonaire, et en voici le rapport: « L\u2019état pulmonaire n\u2019explique pas la température; l\u2019examen clinique est négatif et la radiographie n\u2019est pas très démonstrative.\u2026.Malade à revoir dans quelque temps après un contrôle radiologique.» (Dr Jules Prévost.) Au curettage, pratiqué sous anesthésie générale, nous retirons des débris nombreux d\u2019aspect de grumeaux dont voici le rapport anatomo-pa- thologique: « Débris de muqueuse utérine en réaction inflammatoire aiguë, renfermant d\u2019innombrables follicules avec cellules géantes caracté- 217 ristiques.Endométrite aiguë avec tuberculose en- dométriale.» (Dr L.C.Simard.) A la suite du curettage utérin, la température se fixe à 99° F.et les lochies deviennent normales quant à la quantité et à l\u2019odeur; !a patiente quitte l\u2019hôpital après dix jours.Commentaires.Après la salpingite tuberculeuse, c\u2019est l\u2019endométrite tuberculeuse qui occupe le premier rang dans la fréquence des lésions de tuberculose génitale; elle existe dans environ 40% des cas de tuberculose génitale.L\u2019endométrite tuberculeuse est ordinairement secondaire à une salpingite tuberculeuse, sauf dans quelques cas exceptionnels où elle serait le foyer d'infection génitale primaire et, dans ces cas, il y aurait un foyer pulmonaire et la propagation aurait lieu par voie sanguine.La tuberculose du corps utérin revêt trois formes différentes: la forme miliaire, la forme in- terstitielle, formant tumeur caséifiée ou non, et la forme ulcéreuse.Les symptômes de la tuberculose utérine sont très peu caractéristiques; dans le cas mentionné ici, ils concordaient avec ceux d\u2019une infection puerpérale.Le grand symptôme est une leucorrhée profuse et rebelle à tous les traitements; le cycle menstruel demeure ordinairement régulier, quoique plusieurs auteurs aient rencontré des histoires d\u2019oligoménorrhée ou de ménorragie chez de telles patientes.Quant au traitement, lorsque l\u2019état général le permet, c\u2019est l\u2019hystérectomie totale; mais il faut prendre en considération les lésions associées et l\u2019âge de la patiente.Dans les cas où l\u2019intervention chirurgicale est contre-indiquée, soit à cause de l\u2019extension des lésions ou de l\u2019état général de la patiente, le traitement devient celui de la tuberculose en général: repos, diète, rayons ultra-violets ou radiothérapie locale.Discussion.M.Léon GERIN-LAJOIE s\u2019informe si le rapporteur croit que le curettage a pu réveiller la TB.et s'il a lintention d\u2019hystérectomiser la malade, plus tard, si son état le permet.M.Raymond SIMARD dit avoir vu cette malade qui était en trés mauvais état, avec présence de fistule recto-vaginale et bacilles de Koch dans les sécrétions du vagin. 218 !'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.février 1945 M.Jacques GAUTHIER répond qu\u2019il ne croit pas que le curettage ait réveillé la bacil'ose et que celui-ci est nécessaire, la plupart du temps, pour faire le diagnostic, étant donné que les symptômes de la T.B.utérine sont très peu caractéristiques.Pneumonie: d'origine exogène M.Esdras AUTOTTE C.St.J.5062.Le 6 juin 1944, ce petit patient était admis dans le service de pédiatrie, sous le diagnostic de broncho-pneumonie, dont le début semblait remonter à quatre jours.L'enfant, né à terme, six semaines plus tôt, pesait 615 livres à la naissance et il n\u2019avait pas engraissé, probablement à cause d\u2019une diète insuffisante tant au point de vue quantité que qualité: lait pasteurisé à 50% d\u2019eau légèrement sucré.Ses selles et urines étaient normales.A son entrée, l'enfant ne fait pas de température, et il n\u2019en fera pas du tout au cours de sa maladie.Il a une toux quinteuse, non exsudative, il fait de la cyanose, ses membres sont refroidis, il est haletant et sa respiration est très superficielle; le pronostic semble mauvais.À l\u2019examen, le tympan de l\u2019oreille droite est rouge et bombé, l\u2019oreille est douloureuse à la pression, une paracentèse laisse s\u2019écouler un liquide séreux, et après l\u2019instillation de gouttes d\u2019une solution de sulfathiazole sodé à 5% pendant trois jours, l\u2019écoulement semble tari.A l\u2019auseultation, on entend des râ'es crépitants aux deux plages pulmonaires, et des sibilances surtout localisées au tiers inférieur du poumon gauche.Les autres examens sont négatifs.Devant ce cas, nous prescrivons: position demi- assise, argyrol dans le nez, ceramine, sulfamido- thérapie, tente d\u2019oxygène, diète appropriée.L\u2019enfant continue a faire des crises de cyanose, surtout après ses boires ou une quinte de toux.La radiographie pulmonaire décrite par le docteurs Bélisle se lit ainsi: « Les hiles sont larges et denses et il existe une sorte d\u2019opacité faisant saillie sur le bord droit du pédicule cardiaque supérieur, opacité dont il est impossible de préciser radiologiquement la nature.» Formule sanguine du même jour montre: globulesrouges .3,750,000 globules blanes .9,500 hémoglobine .64% valeur globulaire .0.8 polynucléaires neutro .39% grands mononucléaires .3% lymphocytes .54% polynucléaires éosino.4% Ne pouvant préciser le diagnostic avec ces données, la température étant normale, la sulfamido- thérapie est cessée, et, après consultation, la radiothérapie est instituée.L\u2019enfant reçoit cinq séances de R.X.L\u2019enfant pesant 61 livres à son entrée en pèse 6 et 15 onces sept jours plus tard.Il dort par longs intervalles et se cyanose moins souvent.Cependant, il meurt presque subitement, \u2019 après une crise, le 10e jour de son arrivée à l\u2019hôpital.L\u2019autopsie est demandée.À l\u2019examen macroscopique, on ne peut faire de diagnostic, mais le rapport suivant, signé par le docteur L.C.Si- mard, nous parvient quelques jours plus tard: « Pneumonie chronique lipidique d\u2019origine exogène.Otite droite: Poumons: !e poumon renferme des lésions caractéristiques de pneumonie chronique lipidique exogène, avec nombreux ma- crophages gorgés de gouttelettes huileuses.De nombreux alvéoles ont un revêtement interne plasmodial, les parois sont épaisses et contiennent souvent des macrophages gorgés de gouttelettes grasses.» Discussion.M.Louis-Charles SIMARD cite les travaux de Kaplam, aux Etats-Unis, qui a rapporté 60 cas de pneumonie lipidique chez des enfants de 0 a 2 ans.La fréquence de cette maladie s\u2019explique par l\u2019usage d\u2019huiles dans le nez des bébés; l\u2019enfant dont le cas \u2018est présenté ici avait dû avoir, à domicile, beaucoup d\u2019huile instillée dans les narines; il dit que Pinkerton a montré que les huiles végétales sont absorbées rapidement et que les huiles animales et minérales ne s\u2019absorbent pas et donnent des scléroses pulmonaires.M.Philippe PANNETON dit que les huiles prétendues antiseptiques étaient autrefois employées de routine, surtout l\u2019huile goménolée.On continue à s\u2019en servir encore dans beaucoup d\u2019endroits, mais à la crèche où il est consultant on les a abandonnées, car il ne croit plus à leur action utile: d\u2019abord, elles ne sont pas antiseptiques, et ensuite l\u2019huile fait une couche imperméable; il fur SOCIÉTÉS faut donc des solutions aqueuses avec un pH comme celui des sécrétions nasales.I] prescrit des sels d\u2019argent.M.Albert GUILBEAULT dit que souvent les mères, pour une prétendue prophylaxie, mettent de l\u2019huile minérale dans le nez de leur bébé.Il demande si l\u2019aspiration bronchique mentionnée dans l\u2019article de Kaplam a été faite dans le cas présent.M.Yves CHAPUT informe que les conclusions de la Medico-Surgical Society ont été les mêmes que celles énoncées plus haut sur la pneumonie lipidique et doute que les sulfamidés soient indiqués dans les rhumes non compliqués.M.Valmore LATRAVERSE attire l\u2019attention sur le fait que les notions les plus récentes de physiologie nasale sont tout à fait identiques à ce que l\u2019on vient de voir.M.Esdras AUTOTTE répond qu\u2019il n\u2019y a pas eu de bronchoscopie dans son cas; la radiographie avait été peu satisfaisante et il y avait eu un semblant d\u2019amélioration temporaire.Il ajoute que sur 411 cas d\u2019autopsie de pneumonie lipidique, l\u2019huile minérale avait été trouvée le plus souvent en cause.Avantages et désavantages de l'anesthésie intratrachéale M.Lorenzo MELOCHE L\u2019anesthésie intratrachéale ou endotrachéale est un mode d\u2019anesthésie générale qui consiste à administrer les vapeurs d\u2019un anesthésique gazeux ou volatil directement dans la trachée, au moyen d\u2019un tube introduit dans celle-ci et passant dans le larynx par le nez ou la bouche.Elle sera donc nasotrachéale ou orotrachéale.L'introduction d\u2019un tube métallique flexible, ou de caoutchouc, ou de soie gommée, dans la trachée peut être faite jusqu\u2019à quelques centimètres au- dessus de la bifurcation de la trachée (endo- trachéale) ou même dans l\u2019une ou l\u2019autre bronche (endobronchique).\u2018Le tube étant mis en place dans la trachée, l\u2019anesthésie peut être obtenue par différentes méthodes: 1) Il peut être employé comme tube respiratoire ou de ventilation, et l\u2019administration de l\u2019anesthésique se fait par méthode semi-ouverte; 2) Une communication peut être adaptée à l\u2019extrémité du tube et l\u2019anesthésique sera versé 219 en goutte-à-goutte sur un tampon de coton hydrophile dans un entonnoir; 3) On peut employer la méthode semi-fermée en communiquant l\u2019extrémité libre du tube à un appareil à gaz: l\u2019expiration se fait en dehors du cireuit de l\u2019appareil à gaz; 4) La méthode fermée avec technique d\u2019absorption ou filtre soit à l\u2019aide d\u2019un conduit unique, soit à l\u2019aide du double conduit ou circuit, 7.e., valve inspiratrice et valve expiratrice.Avec cette méthode, on emp'oie soit une vessie ou manchon à air compressib'e inséré autour du tube intra- trachéal, soit un paquetage pharyngé.Avantages de la méthode intratrachéale 1) Elle procure le moyen de donner une dose adéquate d\u2019anesthésique parce que mieux répartie, de façon plus directe, et permettant de réaliser les échanges gazeux nécessaires à la respiration avec moins de danger d\u2019obstruction, meilleure ventilation pulmonaire et minimum d\u2019effort musculaire pour le patient.2) Elle permet un meilleur champ opératoire libre et aseptique dans le cas d\u2019opérations de la face, de la téte, du cou.3) La respiration est calme et adéquate.Une respiration laborieuse se traduisant par des mouvements respiratoires d\u2019amplitude trop marquée fournit un champ opératoire constamment en mouvement et moins satisfaisant tant pour le chirurgien que pour l\u2019anesthésiste.Cet effet se fait même sentir en diminuant en quelque sorte l\u2019hémorragie, àe., la quantité de sang perdue au cours d\u2019une intervention chirurgicale.4) L'introduction du tube permet une ventilation pulmonaire directe et même une respiration contrôlée, artificielle par pression manuelle rythmée sur le sac.La position du patient sur la table d\u2019opération, telle la position ventrale, la Trendelenburg, ou la nécessité d\u2019un support pour chirurgie rénale, ou de la vésicule bilaire, fait souvent obstacle au mécanisme d\u2019une respiration normale.L\u2019absence d\u2019effort musculaire respiratoire du patient intubé apporte même une diminution de l\u2019incidence du «shock opératoire ».Dans les cas d\u2019obstruction respiratoire mécanique, l\u2019intubation est d\u2019un secours pour permettre, d\u2019une façon adéquate, les échanges respiratoires.5) Contrôle d\u2019une façon plus immédiate de la pression intrapulmonaire, dans le cas de certaines interventions de chirurgie pulmonaire, et prévenir 220 le pneumothorax.6) Permettre l\u2019aspiration facile de vomissements, sang, mucus ou pus, assurant ainsi une libre ventilation pulmonaire.7) Méthode de resssuscitation par apport direct d\u2019oxygène.Désavantages de l'anesthésie intratrachéale 1) Risque de traumatisme possible en procédant à l\u2019introduction du tube.2) Temps d\u2019induction de l\u2019anesthésie légèrement augmenté par l\u2019introduction du tube.Cependant, cette perte de temps apparente est amplement compensée par le bénéfice des conditions opératoires subséquentes.Commentaires.Les indications de l\u2019anesthésie intratrachéa\u2019e ne prévoient pas qu\u2019on doive l\u2019employer impunément.Cette méthode présente ses difficultés, qui sont surtout d\u2019ordre mécanique et qu\u2019un entraînement spécial, l\u2019habileté et l\u2019expérience peuvent surmonter.En définitive, l\u2019habileté à ne jamais entrer dans des difficultés inutiles surpasse celle-là même de pouvo:r les vaincre en maître: ce doit être une méthode prophylactique et non une méthode de traitement.Discussion.Docteur Juliette DUROCHER insiste sur l\u2019utilité de l\u2019anesthésie intratrachéale et sur l\u2019importance d\u2019avoir des gens habitués à s\u2019en servir, dans les cas de ressuscitation de nouveau-nés, dans les cas d\u2019asphyxie chez les adultes et dans toutes les circonstances où peut se produire l\u2019ædème de la glotte.M.J.Firmin HOULE, satisfait des anciennes méthodes, trouve que les indications de ce mode d\u2019anesthésie sont très limitées.M.J.Paul Maurice RICARD, par contre, est d'avis que ces indications sont plus vastes que ne le veut admettre le docteur Houle, surtout en chirurgie thoracique où il faut parfois aller enlever les sécrétions et même mesurer la pression intratrachéale.M.Valmore LATRAVERSE croit que cette méthode peut, en plus, économiser l\u2019anesthésique.M.J.Firmin HOULE répond au docteur Ricard qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019appareil pour mesurer la pression intratrachéale.i°UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 M.Valmore LATRAVERSE reprend que certaines maisons en font.M.Lorenzo MELOCHE remercie les commentateurs.Un cas d'angine de Ludwig (pénicilline \u2014 trachéotomie \u2014 drainage) M.Valmore LATRAVERSE À paru comme article original dans « L'Union Médicale du Canada » de janvier 1945, p.28.Discussion.M.Louis-Charles SEMARD dit que l\u2019expression cangine de Ludwig » devrait disparaître de la littérature pour faire place à celle de « phlegmon du plancher de la bouche ».M.Paul DAVID demande pourquoi on a asso- clé sulfamidés et pénicilline.M.Yves CHAPUT ajoute qu\u2019en effet la pénicilline n\u2019est pas bactéricide et que même en l\u2019employant par voie intraveineuse il faut la donner par le goutte-à-goutte continu.M.Lorenzo MELOCHE veut savoir si la trachéotomie doit être instituée dans tous les cas.M.Valmore LATRAVERSE répond qu\u2019il n\u2019a pas fait de pré'èvement, au moment de l\u2019opération, parce que la suppuration fut tardive, ne révélant, selon l\u2019usage, qu\u2019une flore microbienne variée.Il dit avoir associé sulfamidés et pénicilline afin de tout mettre en œuvre pour sauver sa patiente.Il ajoute avoir vu dans certains auteurs que 'a pénicilline était bactéricide et, toujours en vue de ne rien laisser au hasard, il conseille la trachéotomie dans la très grande majorité des cas.6-6 ++ SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE DE MONTRÉAL Séance du 4 décembre 1944 « Histogénèse et Morphologie comparée de l\u2019hy- pernéphrome vrai du rein et de l\u2019épithélioma rénal à cellules claires.» M.J.-L.RIOPELLE.« L'effet des hautes altitudes sur le quotient respiratoire de l\u2019homme (air expiré et air alvéolaire).» MM.J.-K.-W.FERGUSON et L.-P.DUGAL.Séance du 18 décembre 1944 Régénération ct néo-formation de corpuscules de Wagner-Meissner.M.Pierre MASSON {rl I il pa bi Ep Hépatectomie partielle et résistance au ch'o- rhydrate de 2-(naphtyl-I'-méthyl)-imidazoline (Privine).MM.L.P.DUGAL et A.Des MARAIS Séance du 29 janvier 1945 « Observations cliniques sur le traitement des plaies par l\u2019acide oxalique et découverte de son action sur le développement du système pileux.» MM.H.DEBIDOUR-MONRAD et J.LASSNER SOCIETES 221 «La maladie hollandaise de l\u2019Orme au Canada.» M.René POMERLEAU (Ces deux notes ne seront pas présentées mais simplement déposées aux dossiers, pour publication dans les comptes-rendus de la Société.) « La déficience en acides aminés des matières protéiques de la fève soya.» M.Louis-Philippe BOUTHILLIER, Ph.D.NÉCROLOGIE LE DOCTEUR ANTONIO GAUTHIER Le docteur À.Gauthier vient de mourir à l\u2019âge de 44 ans.Le défunt avait reçu son doctorat de l\u2019Université de Montréal en 1929.| I exerçait à Montréal dans la paroisse de Ste- | Cunégonde.Il était originaire de St-Basile-le- | Grand.LE DOCTEUR GASPARD BOUSQUET Le docteur Gaspard Bousquet est tout ré- } cemment décédé à l\u2019âge de 66 ans.Le défunt exerçait à Varennes où, d\u2019ailleurs, il était né et dont il était maire depuis 1919.Il avait reçu son doctorat en médecine de l\u2019Université Laval de Montréal en 1905.Le docteur Bousquet était en plus préfet du comté de Ver- chères depuis 1923.Nous offrons nos plus sincères condoléances à son fils, le docteur Jean- Paul Bousquet.LE DOCTEUR JOSEPH CAOUETTE Le docteur J.Caouette est décédé le 23 janvier a l\u2019âge de 60 ans.Le docteur Caouette avait obtenu en 1911 son doctorat de l\u2019'Université Laval de Québec.Après un séjour d\u2019études complémentaires en France, il fut nommé professeur agrégé à la Faculté de Médecine de l'Université Laval en 1923, et professeur titulaire en 1929 à la chaire d\u2019obstétrique.Le défunt était chef du service de gynécologie à l\u2019Hôtel-Dieu.Nous offrons nos sincères condoléances à son fils, le docteur Robert Caouette.ee + LE DOCTEUR J.-ALBERT GELINAS Le docteur J.-Albert Gélinas vient de mourir à l\u2019âge de 75 ans.Médecin et pharmacien, le défunt exerça pendant près de 33 ans.Après 17 ans de pratique à St-Guillaume- d\u2019Upton, il vint s'établir à Montréal.Il avait obtenu son docterat de l\u2019Université de Montréal en 1894.Nous offrons nos condoléances à son fils, le docteur Albert Gélinas de Montréal. NOUVELLES + + ASSEMBLEE ANNUELLE DES DIRECTEURS DE \u201cL'UNION MEDICALE DU CANADA\u201d Elections Les directeurs de L'Union Médicale du Canada se sont réunis en assemblée annuelle le 31 janvier, dans le but d'être dûment renseignés sur les faits suivants: rapport du rédacteur en chef sur les activités scientifiques durant 1944, état financier du Journal; pour délibérer et prendre des mesures propres à l\u2019amélioration du Journal dans tous ses aspects; afin de procéder à la nomination, pour le prochain terme, des membres de l'Exécutif et de la Rédaction.Voici quel a été le résultat de l\u2019élection.Exécutif.Président: M.L.-C.Simard; ler Vice-président: M.J.-A.Denoncourt; 2e Vice-président: M.A.Bertrand; Secrétaire-trésorier: M.J.-A.Vidal.Rédaction.Rédacteur en chef: M.Roma Amyot; Assistant-rédacteur en chef: M.Edouard Desjardins; Secrétaire de la Rédaction: M.Pierre Smith; Secrétaire adjoint de la Rédaction, à Montréal: M.Roger-R.Dufresne; Secrétaire adjoint de la Rédaction, à Québec: M.Maurice Beaudry.Il est un fait d\u2019une première valeur que nous devons signaler: c\u2019est la retraite de M.Albert LeSage, qui fut rédacteur en chef de L'Union Médicale du Canada pendant 44 ans.Les directeurs ont accepté avec regret la démission du docteur LeSage, lui témoignant, avec la plus vive sincérité, leurs sentiments de gratitude et d\u2019admiration pour les services précieux qu\u2019il a rendus à la profession médicale.Ils soulignèrent tout particulièrement la probité, la sagacité, la constance et la haute compétence avec laquelle le démissionnaire dirigea L'Union Médicale pendant ces 45 années.Aussi, en reconnaissance de ces hauts mérites, ils lui décernèrent le titre de « Rédacteur en chef émérite », comptant toujours sur ses conseils et sa vaste expérience pour la saine administration matérielle et scientifique du Journal auquel il a consacré la meilleure part de ses qualités et de ses énergies.+ + L'HONORABLE J.-H.-A.PAQUETTE, PRESIDENT HONORAIRE DE LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL L\u2019honorable J.-H.-A.Paquette, ministre de la Santé et du Bien-être Social, a été élu président honoraire de la Société Médicale de Montréal le 16 janvier dernier, lors de la séance inaugurale de cette société, qui eut lieu au Cercle Universitaire, sous la présidence du docteur Paul Letondal.À cette occasion, l\u2019honorable M.Paquette adressa la parole.Il remercia les membres de la Société Médicale et leur dit qu\u2019ils pouvaient en retour compter sur sa coopération.À cette première séance de la nouvelle année académique, le docteur Paul Tétrault fut élu membre titulaire; le docteur Edouard Desjardins présenta son rapport audité, comme trésorier, pour l\u2019année 1944; et le nouveau président, le docteur Paul Letondal, exposa le programme de l'année.La partie scientifique comprenait un symposium sur l\u2019Allergie.Le docteur Gérard Casgrain, de l\u2019Hôtel-Dieu, présenta un rapport sur les allergies respiratoires; le docteur Albéric Marin, de l\u2019hôpital Notre-Dame, traita des allergies cutanées.La discussion de ces rapports donna lieu a d\u2019intéressantes remarques sur cette grande question de l\u2019actualité médicale contemporaine. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 223 Produit des LABORATOIRES ANDROMACHUS 22 East 49th Street.New York City - New York, USA.Fabricants et Concessionnaires au Canada : ROUGIER FRÈRES 350 rue Le Moyne Montréal \u2014 Ww sw NN an Perfectionnement thérapeutique du '® , ri B\u201d : AVANTAGES DU BES-MIN .BES-MIN fournit les sels minéraux en méme temps que le Complexe Vitaminique B nécessaires au métabolisme normal.BES-MIN renferme le Complexe Vitaminique B NATUREL (extrait du son de riz).BES-MIN est très agréable au goût et possède des propriétés apéritives remarquables.BES-MIN possède également des propriétés digestives et stomachiques®grice à son véhicule spécial.BES-MIN contient une faible teneur alcoolique (seulement 5%), ce qui en permet l'administration aux enfants et même aux nourrissons.BES-MIN n'est présenté que sous forme liquide pour une meilleure absorption.BES-MIN est un produit de prescription strictement médicale.Présenté en flacons de 12 oz, V2 et 1 gallon. 224 LE DR GREGORY ZILBOORG, DE NEW-YORK, A LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Le docteur Gregory Zilboorg, de New- York, donnera le vendredi 23 février, a 5 heures de l'aprés-midi, a l'Université de Montréal, une conférence en langue fran- caise sous les auspices de la Société Médicale.Cette conférence, intitulée « L\u2019évolution de la conception de maladie dans la médecine et dans la psychiatrie », sera présidée par le docteur Paul Letondal, qui présentera le conférencier.Tous les médecins de Montréal et des environs, en particulier ceux qui s'intéressent à la psychologie et à la psychiatrie, sont cordialement invités.+ ++ ELECTIONS A LA SOCIETE DE PHTISIOLOGIE DE MONTREAL A la dernière réunion de cette société, les membres se sont choisi par élection un nouvel exécutif pour le prochain exercice, constitué comme suit: Président: le docteur J.-E.Marion, de I'Institut Bruchési.Vice-président: le docteur Léo Ladouceur, directeur de la division de la tuberculose de ia cité de Montréal.Secrétaire général: le docteur J.-P.Paquette, de l'hôpital du Sacré-Cœur.Trésorier: le docteur Marcel Verschelden, de l'hôpital du Sacré-Cœur.Secrétaire des séances: le docteur Jean-Louis Pilon.de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur.++ 9e ELECTIONS A L'HOPITAL STE-JUSTINE Les médecins de l'hôpital Sainte-Justine, à leur assemblée du 21 décembre dernier, ont élu les membres suivants au Bureau Médical et au Conseil Médical.Bureau Médical: MM.Pacifique Gauthier, président; Hermile Trudel, secrétaire.Conseil médical: MM.A.-Z.Crépault, Gaston Lapierre, Henri Baril, Pacifique Joly, Willie Major, secrétaire.L UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 Le doyen de la Faculté de Médecine et le directeur médical font de droit partie du Conseil Médical.PRÉCAUTIONS À PRENDRE POUR LES ENFANTS EN VOYAGE Des millions de bébés en péril L\u2019habitat normal de l'enfant est sans con- ; teste le foyer.C\u2019est là qu'il peut grandir en toute sécurité, bénéficier d'un régime bien équilibré, éviter les dangers de contagion et vivre en paix.Pour ce motif, vous devez vous abstenir, autant que faire se peut, de voyager avec vos enfants en tout temps, mais à plus forte raison en temps de guerre alors que wagons de chemin de fer et autobus sont remplis à déborder.Le libre développement des enfants exige qu\u2019on ne leur marchande Ÿ ni l\u2019air pur, ni l\u2019espace, ni la lumière.Ce n\u2019est | pas dans un autobus surchargé, ni dans un | wagon compact que l\u2019on trouvera ces condi- | tions indispensables à une bonne santé.Pour qu\u2019un bébé soit et reste bien portant, il lui faut un sommeil naturel et long.Ce n'est pas dans les véhicules encombrés qu'il le trouvera.RE RE IEEE Toutefois, si vous êtes absolument obligé de voyager avec un ou plusieurs enfants, prenez les précautions suivantes: réservez vos places à l\u2019avance, de préférence au milieu de la semaine, de façon à éviter la foule des samedis et dimanches; si le voyage doit être long, tâchez de le faire en deux ou trois étapes.| Apportez le moins de bagage possible pour | vous et le plus de linge pour l'enfant ou les | enfants.Veillez à ce qu\u2019il n\u2019ait que des vêtements faciles à enlever ou à mettre.Si vous ne | nourrissez pas votre bébé, apportez-lui du lait et veillez à ce qu\u2019il soit bien frais et à la température requise.Faites-en autant pour l'eau.Ne lui donnez jamais à boire une eau inconnue.Enfin, prenez les mêmes précautions qu'à la maison et soyez encore plus méticuleux, car vous êtes perdu parmi la foule et chaque inconnu est un contagieux possible.Tout ce que l'enfant touche peut étre contaminé.Ne L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 225 LES ALGIES RHUMATISMALES et SYNDROMES DOULOUREUX } Complexe médicamenteux de Po- lysalicylates, Soufres, Calcium, Thyroide et Parathyroide, en capsules glutinisées, ne se dissolvant que dans l\u2019intestin.PUISSANT MODIFICATEUR DU TERRAIN RHUMATISMAL POSOLOGIE.\u2014 Pour obtenir les meilleurs résultats, prescrtre: 12 Capsules par jour pendant 4 jours, afin d'obtenir l'effet de saturation et la cessation des douleurs.Continuer ensuite à raison de 6 ou 8 capsules par jour aussi longtemps que nécessaire.Ne jamais dépasser 2 capsules toutes les heures ou toutes les 2 heures.PRÉSENTATION: En flacons de 100 Capsules.SULFOSALY Échantillon sur demande.ANGLO-FRENCH DRUG COMPAGNIE 209 Est, rue Sainte-Catherine, Montréal. 226 I'oubliez jamais.Les bonbons du voisin sont séduisants, mais ils peuvent servir de véhicule à une infection ou provoquer une indigestion.En somme, tout ce qu\u2019ingurgite ou touche votre enfant doit être propre: lait, eau, aliments, entourage.Plus de 70,000,000 de voyageurs ont pris place dans les trains l'an dernier.Songez-y bien quand vous partez avec votre famille et ne voyagez que si c'est essentiel.+ + LES MALADIES DE L'APPAREIL DIGESTIF FONT 3,001 VICTIMES Dans une seule année, dans la province de Québec, les maladies de l'appareil digestif ont fait 3,001 victimes dont 1,721 hommes et 1,280 femmes.Les ulcères d\u2019estomac ou du duodénum à eux seuls ont causé 190 décès, tandis que la diarrhée et l\u2019entérite emportaient dans la tombe 688 hommes et 463 femmes.Les décès attribués à l\u2019appendicite sont au nombre de 402, les obstruction intestinales de 241, la cirrhose du foie de 192 et les autres maladies du foie et des voies biliaires, y compris calculs biliaires, sont au nombre de 206.Dans tout le Canada, les maladies de l'appareil digestif ont fait 7,187 victimes.Ces quelques chiffres nous indiquent bien quels soins nous devons prendre de notre appareil digestif et quelle surveillance, nous devons exercer sur notre nourriture.Les aliments et breuvages que nous prenons doivent être sains, c\u2019est-à-dire en parfait état de conservation, exempts de toute contamination dangereuse.Autre point important, c'est d\u2019avoir une alimentation adéquate.Qui mange bien, se porte bien.Bien manger ne signifie pas, cependant, dévorer, ni engouffrer la nourriture.Le ministère de la santé et du bien- être social, par sa division de nutrition, s\u2019occupe activement de la diffusion des connaissances essentielles relatives à une alimentation rationnelle et balancée.Pourquoi ne pas se renseigner en demandant les brochures rédigées à cet effet ?L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 Les hygiénistes nous font observer que le principes de la nutrition sont tellement bie reconnus pas toutes les nations que les enneï mis de notre civilisation s\u2019en servent pouf amoindrir les peuples qu\u2019ils ont subjugés et les affaiblir.Et,cependant, nous n'avons pas ld temps d'être malades, nous n\u2019en avons pas les moyens, nous devons préserver notre santé.Ne l\u2019oublions pas durant les fêtes qui appro chent.En effet, c\u2019est l'époque par excellence des repas abondants, nombreux et variés.La période des fêtes, de Noël, du Jour de l\u2019An et des Rois est aussi celle des abus dans le boire et le manger ! Soyons sur nos gardes et que} personne ne se laisse tenter.Et vous, pères et mères de familles, vous voulez que vos enfants deviennent des adultesÿ forts et robustes, largement pourvus de résistance contre les maladies, parfaitement F équilibrés au sens moral et intellectuel, n\u2019est- ce pas ! Pour atteindre ce but, il n\u2019y a qu\u2019un moyen; médecins, pédiatres, hygiénistes et spécialistes en nutrition nous le rappellent à tout instant: une bonne alimentation et des habitudes de vie sensées jouent un rôle de première importance dans la formation des enfants tant au point de vue physique qu\u2019aux points de vue moral et intellectuel.C\u2019est une œuvre de longue haleine, et durant toute la période de la croissance, il ne faut pas risquer de compromettre par un relâchement même temporaire les bons résultats obtenus à force de patience et de persévérance.+ + L'HYGIENE DIMINUE LE NOMBRE DES DECES L'enseignement moderne de l'hygiène, a- t-on dit, se fonde sur cette idée que, dans les limites raisonnables, chacun peut conquérir la santé, à condition de savoir et de vouloir.Les résultats d\u2019une telle entreprise se tradui- : sent généralement par une diminution des décès.En rapprochant le nombre des morts du chiffre de la population, on connaît l\u2019in- E courage, un optimis perspicacité caractérisèrent la carrière distinguée vince de Nouvelle-Ecosse seront relatés dans l'his- de Sir Charles Tupper.Malgré tout son travail oire comme la période la plus intéressante dans la d'homme d'état, il continua de s\u2019 \u2018intéresser à tout : \u20ac DPE - ce qui concernait la médecine.Tupper naquit à Amherst, N.-E., le 2 juillet 1821.Il étudia la médecine à l'Université d'Edimbourg où, en 1843, il reçut son diplôme de docteur en médecine et de chirurgien.De taille moyenne, droit et un rôle important ans.l\u2019adoption de la Loi de vigoureux, Charles Tupper était plein d'énergie, et l'Amérique Britannique du Nord.It soutint active- c'est ce qui contribuait à sa vivacité et à son travail ment les efforts qui étaient faits pour établir un de tête incessant.Il était cordial et: génial et sais- Ministère Fédéral de l'Hygiène qui, après beaucoup sissait presque toutes les questions.de travail préliminaire, devint une réalité en 1919.En 1862, Tupper fut nommé un des Gouvetneurs du Collège Dalhousie, à Halifax, où il institua un cours de médecine qui atteignit son apogée en 1870.C'est surtout grâce à sa persistance que fut inauguré, en 1867, à Halifax, l'Hôpital Général Victoria qui devint une institution provinciale et municipale.Lorsque l'Association Médicale Canadienne fu formée en 1867, il en fut élu Président.i L'année 1855 marqua le début de la carrière politique de Tupper.L'on dit \u2018que ses quatre ans re une rte ee il établit un système d'écoles publiques pour la Nouvelle- Ecosse.Commissionnaire pour le Dominion à Londres et, en 1896, fut fait Premier Ministre du Canada.urut.à \u201cThe Mount\u201d Bexley Heath, | raleterte, le 30 octobre 1915.L histoire de sa vie / 8 Company dans sa politique | d' Exactitude hérapeutiqu .1856 - 1945 WILLIAM Rp.Wa RN 228 tensité de la mortalité à chaque année et l\u2019on peut se rendre compte des progrès croissants de la santé publique et du nombre de vies humaines que la diffusion de l'hygiène et de la médecine préventive permet d\u2019épargner chaque année dans notre province.Or, dans le Québec, la diminution des décès s\u2019accentue d'année en année.Depuis 1926, par exemple, époque de l\u2019institution des Unités sanitaires, le taux de mortalité générale par mille âmes est passé de 14.2 à 10.1 En effet, cette année-là, avec une population de 2 millions 617,000 âmes, nous avions 37,251 décès tandis qu\u2019en 1943, alors que la population de la province atteint 3,448,118 âmes, le nombre des morts n\u2019est que de 34,433.Bien qu'il ait subi quelques oscillations, au cours de cette période, le nombre proportionnel a suivi une courbe décroissante comme le démontrent les taux annuels que voici depuis 1927 inclusivement: 13.6, 13.5, 13.4, 12.7, 12.0, 11.3, 10.6, 10.6, 10.7, 10.3, 11.3, 10.4, 10.0, 10.3, 10.0 et 10.1.Sans attribuer exclusivement cette diminution satisfaisante des décès à l'hygiène seule, il convient de rappeler à la population que la régression de la mortalité chez nous a commencé à l\u2019époque où se sont créées, dans les divers comtés du Québec, les Unités sanitaires.Il faut assurer la prospérité et le bonheur de nos foyers et, pour cela, il faut que la santé y règne en maîtresse.Cette condition exige la collaboration de tous et de chacun.Il faut que le taux de la mortalité générale continue de diminuer dans notre province.Il faut récupérer toutes les vies humaines compromises par la maladie.Vous pouvez vous épargner deuils et soucis en vous conformant aux conseils des médecins praticiens et des hygiénistes.Ne l\u2019oubliez pas ! ee.ve CONSEILS ET VISITES A PLUS DE 144,000 NOURRISSONS «Il est facile de maintenir les enfants en bonne santé.Il suffit de leur inculquer des habitudes de propreté interne aussi bien L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 qu\u2019externe.Habituez-les à boire beaucoug d\u2019eau ei ne leur se:vez qu\u2019une nourritur substantielle.Gardons-nons de suralimente les enfants.Ne les gavons pas d'aliments in ik tiles et qui leur répugnent.Comme vous gf mêmes, ils ne peuvent que se trouver bie py d'un régime abondant de légumes et d&; {fruits frais.» Lis Ce conseil des hygi .= LL .| à .L > \\ ._ ©: \\ à : | = ww N .: \u2026_ .) 1 oo .| .À À \\ Ÿ | ) NN | + + + + gique et | Lo Po | \\ \\ yo i \\ \\ = .\u2026 , , à .\\ \\ 0 | Çî N \\ \\ | _ = | | [ | \u2026 \\ Ÿ \\ \\ \\ à \u2026 = | \u2014 Montréal, février 1945 | .À \\ A nN à.| \u2026 .\\ , .\\ | | À \u2026\u2026 N° NR ~ LL hilie \u2014 Anti-choc parfait NT INDOLORES lete sur demande le procédé de fabrication ] : : G 5 = | Lo \\ \\ Lo \\ \u2026 > \\ ye - - - - .à \\E e \u2014 Antihémorra nn | \u2026 \\_ , _ .oo .Si Lo .\\ _ « = *.- .S = \\ .Lo \\ % NAN \u2026 .\u2026 .\u2026 .| | : \\ Co \\ _ .\u2026 , .| 8 | \\ =., , A \\ | oo | \\ \u2026 .\u2026_ \u2026 .HN \\ \u2026 .\\ > | \\ AN » \\ % i .\u2026 .3 \u2026 .- .\\ .a \\\\\\ \\ \u2026 >.- = \u201c® - \u2026 .©.| ._ \u2026 \u2026_ \u2026 | =.| \u2026 \u2026 .\u2026 \\ Lo .| .\u2026 | = A NN \u2026 _ \u2026_ \u2026 _ > à.2 \\ , \\ | .\u2026 \u2026 a .N = \\ \\ | N\\ \\ ., .- ._ _ _ oo NN oo oo .\\ NA NY \u2026 .NX .\u2026 .A A > \\ ._ .nN | 1 \u2026 \\ NN .\u2026 = .\\.- .\\ _ .| \\\\ à.LL \\ \u2026 \\ Ven > \\ a.2 , \\ \u2026\u2026 oo .\\ + .; .Le.=.J \\ , .\u2026_ .\u2026 oo : .| .\" | © À Uo \\ nnn NN \u2026 \u2026 | .\u2026 \u2026 , \\ nt N S .ü | LE 9.\\ ._\u2026 .| .\u2026 Lo \\ .= \\ \\.\\ .\u2026 \u2026 î_Î\u2026 \u2026 \\ | \u2026 | .\u2026 _ .LL \u2026 ne \u20ac NN .| , \u2026 .- .Lo .\\ \\\\ \u2026 \u2026 \u2026 , NR .Ÿ NY \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \\ \u2026 \u2026 ., | .= ._ .\u2026 , .| .qIÛ Lo .Lo \\ = N ., A \\ \\\\ L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N \u2026 LL \\ \u2026 \u2026 \\ CG \\ a \u2026 _ ., \\ , ._ .\u2026 | \\ \u2026 _ | , .\u2026 S oo = .oo .\u2026_ .| , Na x a ~ 3 \\ 3 WN \\ \\ \u2026 S .X NN + , .\\ \u2026 \\ = A .X oo oo .\\ | \u2026 .NN .NA , .\\ ., .\u2026 \u2026 \\ .y \\ .\\ \u2026 oo .NN Nha A CE, i anil S N N NN SN ; \\ = \\\\ \\ , \u201c_ \\\\ .N ., , - , as \" .5 - - _ - NN \\ = \\ A , = , \u201c \\ ; - ; ; A NA ; A \\ \\ A A A = Sd 242 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 LA Salive EST LE SOLVANT .un des avantages du traitement par le DIGESTIF-RENNIE de certains TROUBLES GASTRIQUES ® A la suite de leur expérience de l'emploi du Digestif-Rennie dans la pratique générale, un grand nombre de médecins britanniques ont commenté des plus favorablement les résultats obtenus.Un membre du Royal College of Surgeons et du London Royal College of Physicians nous a transmis des rapports de plusieurs cas.Ce médecin a écrit de Manchester: « J'ai été fort impressionné par la valeur thérapeutique des Pastilles de Digestif-Rennie dans les cas d\u2019indigestion due à l'hyperchlorhydrie et l\u2019atonie.» L\u2019efficacité du Digestif-Rennie provient principalement de deux facteurs: 1.Une formule bien équilibrée.2.Les divers principes se dissolvent et se mélangent dans la salive .et sont introduits graduellement dans l'estomac.Le Digestif-Rennie est indiqué dans l\u2019hyperchlorhydrie, la gastrite, la flatulence, les nausées gravidiques, les dyspepsies et les maladies gastriques.Les PASTILLES DIGES TIF-RENNIE sont enveloppées com me mesurede protectionerde commodité Le malade n\u2019a pas besoin du verre d\u2019eau habituel pour prendre le Digestif- Rennie.Il peut se glisser ces pastilles discrètement aromatisées dans la bouche n'importe où et n'importe quand.Elles fondent complètement dans la salive en quelques minutes sans laisser aucun arrière-goût désagréable et sans donner mauvaise haleine.Elles se portent commodément dans la poche ou dans la bourse.Les Pastilles de Digestif-Rennie sont de fabrication britannique et se trouvent dans toutes les pharmacies d\u2019un bout à l\u2019autre du Canada.Chaque pastille \u201cD-R\u201d contient: Bismuth Carb.; Mag.Carb.: Bismuth Ox.: Mag.Hydrox.: Mag.Oc.: Kaolin Colloidal: Pepsine: Pancréatine: Calc.Phosph.: Calc.Carb.: Sod.Bicarb.: Mag.Silic.Hyd.: Ol.Menth.pip.: Acacia: Sucrose.DOSE SUGGEREE: Laisser fondre (sans croquer) une ou deux pastilles dans la bouche après les repas.Ou bien, prendre à volonté lorsque le besoin s\u2019en fait sentir, jusqu'à soulagement.A1 Echantillon médical sur demande adressée à Toronto.John A.Huston Co.Limited Concessionnaires exclusifs pour le Canada 36-48 Caledonia Road TORONTO E.GRIFFITHS HUGHES LTD.Fabricants de produits pharmaceutiques depuis 1756 MANCHESTER, ANGLETERRE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, février 1945 243 bag ue pq UC A eu son symbole pour le FER 4000 av.J.-C.23 ype 3 2000 av.J.-C.C bine 200 av.J.-C.Rome Aujourd\u2019hui of 8 RE COMPRIMES FESOFOR \u2014 efficaces, pratiques et peu coûteux \u2014 thérapeutique ferreuse classique pour les anémies dues à une insuffisance de fer.Chaque comprimé contient 3 grains de sulfate ferreux anhydre, correspondant à environ 5 grains de sulfate ferreux officinal.COMPRIMÉS FESOFOR SMITH, KLINE & FRENCH CORPORATION INTER-AMÉRICAINE, PHILADELPHIE ET MONTRÉAL, 1 CONCESSIONNAIRES POUR LE CANADA, THE LEEMING MILES CO.LTD, MONTREAL, 1 244 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 Dès le début, la compagnie ].B.Williams voulut fabriquer une huile qui pourrait convenir à la peau de tous les bébés, car leur épiderme délicat résiste mal aux antiseptiques chimiques, si doux soient-ils.Les médecins, les gardes-malades, les spécialistes de la peau et les mamans, d\u2019un océan à l'autre, recommandent cette huile.L'huile Baby's Own est douce, pure, onctueuse, absolument anodine.Elle est spécialement traitée pour convenir à la peau des bébés.L'huile Baby's Own peut être employée en toute confiance.Ne craignez \u201c rien; il n\u2019y en a pas de meilleure.Huile Baby's Own J.B.WILLIAMS Co.(CANADA) LIMITED C\u2019est la raison pourquoi l'huile Baby's Own ne contient aucun antiseptique. DU TEXAS AU CANADA Depuis nombre d\u2019années, l\u2019on a constaté que la carie dentaire était presque inexistante dans le comté de Deaf Smith, au Texas.Après de nombreuses recherches pour en déterminer la cause, l\u2019on trouva que la contenance de Calcium et de Phosphore dans le sol était telle que le blé que l\u2019on y produisait contenait de ces minéraux dans une proportion de 600% plus élevée que partout ailleurs.Dans cette région, à 70 ans, les gens possèdent de belles dents saines, quand malheureusement chez nous les personnes de 70 ans ont des dents falsifiées dans une proportion déplorable de 95%.OSTEOCAPS et OSTEOTABS, très riches en Chaux, Phosphore et Fluorine, fournissent avantageusement les minéraux nécessaires à notre alimentation et sont donc tout désignés pour stabiliser chez nous ce manque de chaux, et ainsi nous permettre de voir nos dents devenir bientôt aussi belles et aussi saines que celles des gens du Texas.OSTEOCAPS et OSTEOTABS contiennent 0.5 gram de poudre d\u2019os séléctionnés avec addition de Vitamines A-D.Direction: Une ou deux capsules à chacun des repas.Prière d'écrire pour littérature et échantillons.CANADIAN DRUG LIMITÉE OSHAWA MONTRÉAL \u201cACHETONS DES OBLIGATIONS DE LA VICTOIRE\u201d PHARMACEUTIQUES DE CHOIX \"UFACTURIERS DE PRODUITS épositaires: MILLET, ROUX & COMPAGNIE 1215, rue Saint-Denis Montréal Il ompresses stériles - - Toujours prêtes Les médecins trouvent que les Steripads répondent à la plupart des exigences du bureau quand ils s\u2019agit de pansements \u2018simples.Peu volumineuses, ces compresses assurent protection parfaite.Chaque Steripad s'obtient dans une enveloppe scellée.Boîtes de 25 ou de 100 compresses.Dimensions: les 3\u201d x 3\u201d, s\u2019étendent à 3\u201d x 9\"; les 4\u201d\u2019 x 4\u201d, s\u2019étendent à 4\u201d\u2019 x 16\u201d.Commandez-les chez votre fournisseur habituel ( LIMITED Gohnne LES PLUS GRANDS FABRICANTS AU MONDE DE PANSEMENTS CHIRURGICAU J] a» Ed rd - \u2014 \u2014\u2014 Cr ad per - > \u2014 \u2014 er ne Pray \u2014 \u2014 \u2014 i \u2014 = _ ce, RS\" E> LE Es - CS Co dus LJ -\u2014 ft Py Ce ce aS = oy \u2014 =z Poy = -\u2014 \u2014 LA \u2014 pe pe pa _ = -\u2014 = ut = - \u2014 = Le = Pr > ss pes = \u2014 -\u2014 -\u2014 COMPRIMES hE.Bs he ad oh rx UNE OCI Ula IE MINS ho ah Th T'OESTROGÉNOPATHIE LUS OL BUCCALE LE, TINYL éthinyl oestradiol est le nouveau'dérivé de l\u2019hormone folliculaire LEA L\u2019 yy YL est CTR oral le ih sie CT OT Ay proie (rural L\u2019 INYLr UT la i a et l\u2019économie: à p do \u20ac hérapeutiques, Aie pint it\" Le rarement des Féactions coin Gril IES oe Et dañs la CIA Ei ob dûs à bl lier d'ocstrogènes.BRL ky TINYL, de 0.05 .mg aly 021 m NT fi P30 (her de.3( 60 et 950.S 2:2.) CORPORATION CIEE) oy En T- PIERRE MONTREAL be © 8 6 248 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 BULLETINS RÉSUMANT LES RAPPORTS | DES LABORATOIRES KILLIAN { SUR LES ALIMENTS POUR BÉBÉS L'HOMOGÉNEISATION AUGMENTE BN LA DIGESTIBILITE DES ALIMENTS LIBBY POUR BEBES Rapport des Laboratoires Killian sur une série d'épreuves In Vitro et des expériences cliniques.Au début de son rapport sur les \u201cAliments Homogénéisés de \"On peut démontrer par des examens microscopiques des Libby pour Bébés\u201d, John A.Killian, Ph.D., fait cette déclaration ments ces changements produits par l'homogénéisation day significative: ss 1 sé loud Libb forme physique des fruits, des végétaux et des céréales, L'Homogénéisation, d'après le procédé applique par Libby sieurs séries conservé fli - aux Aliments pour bébés, donne les résultats suivants: .g \\servees en ilicre de photomicrogr + 2 12 \u2018vs d'échantillons tamisés et non tamisés d'aliments homogé (a) elle fait éclater les cellules végétales et réduit en pous- t non h cnéisés 1 : 1 sières de larges particules.e oO omogeneises iournissent la preuve conva (b) elle distribue uniformément les substances digestives en d'altérations dans la structure physique produites par ! fines particules sous la forme d'une émulsion dans toute généisation.\u201d la masse alimentaire, à A Pédiatres et médecins sont priés de demander la sé (c) elle augmente grandement les surfaces des substances .Y ., digestives en contact avec les enzymes digestives, Bulletins qui resument les experiences cliniques et les épre (d) elle transforme les grossières fibres végétales en une 2 vitro sur l'alimentation des nourrissons entreprises p masse fine répartie uniformément.Laboratoires Killian.CELLULE NUTRITIVE AVANT L\u2019HOMOGÉNÉISATION CELLULE NUTRITIVE APRÈS L\u2019HOMOGÉNÉISATIO Remarquez que la substance nutritive est recouverte d\u2019une rude paroi de cellulose que ne brise pas un tamisage fait avec soin.Les sucs gastriques à Cellule nutritive après mogénéisation par un cédé spécial de Lfbby rude paroi de cellulo été complètement br La substance nutritiy été libérée pour une d tion rapide.Presque paru le danger de tro intestinaux produits | la fermentation d'ali partiellement digérés.Le bébé recoit plus de substance nu pour la même quantité d\u2019aliments.l\u2019état latent de l\u2019estomac du nourrisson ne peuvent franchir la paroi de cellulose, ce qui fait perdre une substance nutritive aliments non digérés pénètrent dans le gros intestin où désordres nécessaire.Des fils peuvent fermenteæ et produire des graves.& COMBINAISONS BIEN ÉQUILIBRÉES D\u2019ALIMENTS POUR BÉBÉS Ces combinaisons de légumes, céréale, soupe et fruits Homogénéisés permettent au médecin de prescrire une variété d\u2019aliments solides pour les bébés.1.Pois, 4.Lait complet, 7, Une soupe maigre composée 10.Tomates, carottes et pois \u2014 \u2019 betteraves, blé complet, de céleri, pommes de terre, pois, Une nouvelle combinaison de lé- asperges.farine carottes, tomates, farine de soya, gumes ayant une saveur et des de soya.et orge.Peut être donnée à de propriétés diététiques exception- 2.Citrouille, très jeunes bébés.nellement bonnes.tomates, 6.Soupe \u2014 haricots carottes, 9.Une combinaison de légumes verts.céleri, verts \u2014 Beaucoup de médecins tomates, l\u2019ont demandée.Pois, épinards et 3.Pois, foies de pou- haricots verts sont mélangés de carottes, let, orge, façon à donner un excellent plat épinards.oignons.de légumes.Ainsi que Deux Légumes Seuls spécialement Homogénéisés.POIS, ÉPINARDS ET LAIT EVAPORE HOMOGENEISE LIBBY\u2019S * Les Aliments Libby's sont les seuls Aliments pour Bébés qui soient Homogénéisés.12-44 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 249 LES LAMES RIB- BACK | sont reconnues dans le ronde entier ey 5 comme possédant le degré d' uniformité ; indispensable pour obtenir l'efficacité ; fonctionnelle désirée en Le oo casque lame offre individuellement es caracteristiques suivantes: = = - La Uaciformité du tranchant dans.toute la Ronan du fl 0 on de résistance a la caso latérale, en s \u2026 vertu du principe exclusif Fib-Back de renforcement de la lame.So le dim de fabrication qui \u20ac assure ce I'n union pie aux manches Bard-Parker.me ee Uucforsit des qualités obtenues avant la suena © et on qui n'ont pas subi des changements.Demandez-les à a votre Fournisseur BARD.PARKER COMPANY, INC.Danbury, Connecticut .wm A 250 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 de BLOIS 49e année d\u2019existence Maison de repos, de régime et de convalescence AFFECTIONS NERVEUSES EN GENERAL Maladies de l'estomac et de l'intestin, surmenage, troubles de la nutrition, neurasthénie, rhumatisme, artério-sclérose, intoxications (morphine, alcool, etc.).Psychothérapie, hydrothérapie, électrothérapie, rayons ultra-violets, etc, etc.MÉDECIN-DIRECTEUR: .Dr Charles de BLOIS DIRECTEUR-ADJOINT: .Dr Georges de BLOIS MEDECINS CONSULTANTS: Professeur Albert LeSAGE, Montréal; Dr Charlemagne BARIBEAU, Trois-Rivières; Dr J.-C.CELINAS, Trois-Ri- vières; Dr Benoît JACOB, Trois-Rivières; Dr Rob.VEIL- LEUX (Radiologiste), Trois-Rivières.PRIX MODÉRÉS\u2014Deux solariums, service d'ascenseur, etc.Les aliénés et les contagieux ne sont pas admis.Pour renseignements supplémentaires et réservations: s\u2019adresser par lettre, télégramme ou téléphone au Directeur: PROSPECTUS ILLUSTRÉ SUR DEMANDE Dr Charles de Blois, C.C.S.G.G.SANATORIUM de BLOIS Téléphone 3420 295 boul.Laviolette - Trois-Rivières, P.Q.I ns le rlhitement de la WILLS VERVEUSE ymptomatique de la alysie générale.MERCK & CO.LTD.\u2018Semidiagrammatic .Fa ls cer nls Chim côtes L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 251 Des données statistiques révèlent qu\u2019au cours des premiers examens, environ trente pour cent des syphilitiques présentent des anomalies du liquide céphalo-rachidien sans la présence de symptômes cliniques indiquant une complication cérébro-spinale.Quoique, dans la plupart des cas de syphilis nerveuse précoce, un traitement régulier et adéquat puisse empêcher l\u2019apparition de ces complications, l\u2019administration du Tryparsamide de Merck, associé à l\u2019hyperthermie, est recommandée dans les cas rebelles.Dans les cas de paralysie générale précoce, le Tryparsamide de Merck, combiné avec la pyrétothérapie, est reconnu pour apporter, dans une certaine mesure, une amélioration symptomatique.Malgré que l\u2019on ne puisse s'attendre à des résultats favorables dans les cas plus graves de paralysie générale, ou de tabes dorsalis, le Tryparsamide de Merck peut enrayer le mal et contribuer au prolongement de la vie si le traitement est institué dès le début et régulièrement suivi pendant une période assez longue.L'efficacité du Tryparsamide de Merck dans le traitement des cas rebelles de syphilis nerveuse est sans aucun doute due à sa propriété exceptionnelle de traverser la barrière méningo-vasculaire et de pénétrer, par le fait même, dans le système nerveux central.La brochure illustrée: Chimiothérapie de la Neurosyphilis vous sera envoyée sur demande.que de grande valeur dans la syphilis nerveuse.MONTREAL - TORONTO 252 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 ANATORIUM PRÉVOST INCORPORE ÉTABLISSEMENT DE PSYCHOTHÉRAPIE Magnifique situation au bord de la Rivière-des-Prairies, à proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTÈME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Électrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaïne).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.Personnel médical: Dr Charles-A.Langlois; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot.4445 ouest, Boulevard Gouin, Téléphone: BYwater 1240 Controle le Spaime Ulerin co.Saulage da Douleur \u201cdans les cas de DISMÉNORRHÉE PRIMAIRE La cause de la menstruation douloureuse réside dans les contractions anormales de la musculature utérine qui produisent des douleurs ressemblant des crampes et souvent accompagnées de mal de téte, mal de dos, abattement et nervosité.* En combinant une médication analgésique efficace avec un nouvel agent sympathomi- métique, le NETHACETIN MARQUE DE C OMPRIMÉS ANODINS SYMPATHOMIMETIQUES contrôle les contractions utérines anormales 2 calme les symptômes douloureux Chaque Comprimé de Nethacetin contient 7 gr.de chlorhydrate de méthyléthylamino- phénylpropanol (marque de Néthamine) avec 3% grs.d\u2019acétophénétidine et 2 grs.d\u2019acide acétylsalicylique.Des rapports cliniques indiquent que le Nethacetin est de 80 à 90 pour cent efficace dans le soulagement des symptômes de la dysménorrhée.* Dans les pharmacies d'ordonnances, en paquets de 12, 100 et 1000 comprimés.* Fairo, C.J.: Indust.Med.12:201-203 (1943) DEPOT CANADIEN, 1705 St.Clair Ave.W., TORONTO 9, Ont. e commerce des aliments est un commerce entre amis, plus encore même quand :l s\u2019agit de nourrir Les bébés.Nous mous joigmons tous, bébé, mère, docteur, et fabricants d\u2019aliments pour bébés préparts avec soin, pour ordonner, fournir et donner Ja meilleure nourriture que peuvent absorber Les jeunes estomacs.Cette grande affiche préparée pour la H.J.Heinz Company of Canada, Ltd.parait maintenant dans tout le Canada. 10 raisons valables .pourquoi I' 7Feblodof (Isotonic solution ef 2-amino-heptane sulphate) est un väso-constricteur plus efficace! -_\u2014 Ar ~~ 5.Absence de réaction sur l\u2019appareil ciliaire.rE er\" 6.Absence de réactions locales.7.Absence de compensatrice.vasodilatation \u2019 ES NAME \u2018= paration de la solution du sulfate M no-heptane a été entreprise et 'iflisée au Canada par les Labora- Mowatt & Moore sous la marqu nmerce \u2018\u2018Heptosol\u2019\u2019.fa x oroown Neve Vem Wa Mowatt & Moore Lta.PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE CHOIX MONTRÉAL = > ASS EY a 256 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 \u201cMon toutou.ce que je vais grandir !\u201d\u201d OUS les médecins reconnaissent les éléments protecteurs des aliments.surtout pour la croissance.Et c\u2019est pourquoi nous prenons de tels soins scientifiques dans la préparation des Aliments Aylmer pour bébés.pour leur assurer une teneur élevée en vitamines \u2018et sels minéraux.Toutes les phases de la fabrication sont dirigées et contrôlées par notre personnel de recherches.Les formules des Aliments Aylmer pour bébés ont été approuvées et acceptées dans tous les détails par la profession médicale canadienne.Un choix de 17 variétés Aylmer.Compote de pommes; abricots; haricots verts; betterave; carottes; pols; pruneaux, épinards; tomates; soupe aux légumes tamisés; soupe aux légumes; foie et bœuf; pêches; poires; courge et carottes; jus de légumes; pois et carottes \u2014 tous finement tamisés, délicieux et nutritifs \u2014 et mis en boîte sous les condi- == tions les plus scientifiques.\u2014\u2014\u2014 AYLME Sr tl REGIMES POUR MALADES Les aliments tamisés Aylmer sont faciles a digérer et ajoutent de la variété.Finement tamisés, riches en sels minéraux, ils fournissent les matières fibreuses sans trop de volume.NOTE: Pour les régimes spéciaux on peut se procurer les fruits dans l\u2019eau et les légumes sans sel supplémentaire Aylmer.ÉCHANTILLONS GRATUITS de soupe aux légumes tamisés Aylmer.Ecrivez à Canadian Canners Ltd.Hamilton.Ont.YLMER_ BABY FOODS Les futurs citoyens du Canada méritent la qualité Aylmer.te pn A 8 ax A yh WISED INFANTS FO EERIE TL) le tra te me \u2018ag tique \u20ac, OUSSIERgs , ux : Îergie s OLLEns .Amen, EXTRAITS ALLERGENIQUES DESBERGERS J %, ® Nour ES DEsp east Haute FOIE ne nt, eV Qtio, ef en \u20ac ACIp Poy s Ming Ww PEUT roux HEPA ROS =, 5 ° mme pce a Leurs arme \u2014 ie en tn a rr epg A er\u2014\u2014\u2014- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 SULFATHIAZOLE en forme micro-cristalline pour un contact maximum avec les surfaces infectées.PRINCIPAUX FACTEURS pour le SOULAGEMENT EFFECTIF NASAL Remarquablement effectif pour le soulagement d'un rhume ordinaire ou d'une sinusite aiguë ou chronique, GLUCO-FEDRIN Avec SULFATHIAZOLE est conforme aux idées modernes médicales.Divers investigateurs ont rapporté la valeur de l'application intranasale du sulfathiazole en forme finement divisée.D'autres ont signalé l'avantage de l'emploi collatéral de l'Ephé- drine pour agrandir le passage nasal obstrué par la congestion et pour promouvoir le drainage du sinus.L'isoto- nicité, la détermination du pH et l'emploi d\u2019un véhicule aqueux ont été grandement discutés et sont presque généralement acceptés aujourd'hui.Ces cinq facteurs sont combinés dans la formule du GLUCO-FEDRIN avec SULFATHIAZOLE On l'emploie avec un vaporisateur, avec un applicateur, en pansement compressif ou avec un compte-gouttes.Présenté en bouteilles d'une once.GLUCO-FEDRIN avec SULFATHIAZOLE Pa, rhe, Davis & Compagnie, Mantréatl Duélec 257 258 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 Horlich'4 et le malade sortant de l'hôpite Lorsque le malade sort de l'hôpit tous les moyens sont mis en œu , pour l'encourager à garder bonnes habitudes alimentaires.Pour stimuler le malade & co nuer de prendre une alimentati très nutritive, un aliment supp mentaire agréable devrait lui êt recommandé.HORLICK'S est un aliment bien équilibre, fo nissant une protéine physiolo quement complète, en outre d' drates de carbone partiellem digérés d'utilisation facile.P qu'il se digère si rapidement, H lick's ne gêne aucunement le re complet suivant.Il est délicie préparé soit avec du lait, soit a de l'eau.Recommandez \u2014 HORLICK'S (En poudre ou en comprimés): Ass Le lait malté ENTIER \u2014 Non pas seulement un aromate pour le lait.| Horlick\u2019s Malted Milk Corporation of Canada, Lid.64 est, rue Gerrard Toronto, Ontario SE VEND DANS TOUTES 'LES PHARMACIES SÉCURITÉ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945.259 Des faits renseignant la patiente sur la DE LA PROTECTION MENSTRUELLE INTERNE Les tampons menstruels Tampax sont plus que simplement suffisants comme protection menstruelle .ils possèdent une large marge de sécurité, surtout à leur usage prolongé.Des recherches soigneuses et approfondies par des autorités dans la matière, en diverses parties du pays \u2014 comportant des études sur la flore microbienne, la concentration en ion hydrogène, des biopsies de la muqueuse vaginale, dosage du glycogène et des examens de centaines de cas \u2014 n\u2019ont révélé aucun effet fâcheux de l\u2019emploi régulier de ce mode d'hygiène menstruelle.Par exemple, un des investigateurs! rapporte que «Des recherches précises chez 218 femmes ayant employé régulièrement des tampons au cours de leurs menstruations, pendant une année et plus, n\u2019ont démontré aucune irritation ou sécrétion, vaginite ou cervicite.» Un autre\u201d déclare que, sur 110 cas employant des tampons pendant toute la durée des menstruations pour un minimum d\u2019une année à un maximum de 2 années, «il n\u2019existe aucune trace TA M DAX Publicité acceptée par d\u2019irritation de l\u2019utérus et du vagin provenant de l\u2019emploi de tampons ».Un troisième clinicien® écrit qu\u2019 «aucun symptôme d'infection transmise par les tampons ne fut observé ».Finalement, l'unanimité des témoignages semble bien indiquer que la protection menstruelle intravaginale ne peut provoquer l'arrêt de l\u2019écoulement ni causer aucune gêne, mais plutôt que «l\u2019action capillaire des tampons aurait pour effet d\u2019attirer le sang de l\u2019utérus » 1.Ainsi, on peut recommander vigoureusement les tampons Tampax aux patientes durant leurs menstruations \u2014 en se basant sur le principe que «la preuve est concluante que la méthode d\u2019hygiène menstruelle au moyen du tampon est sûre, confortable et non préjudiciable à la santé » *.(1) West, J.Surg., Obst.& Gyn., 51:150, 1948.(2) Am.J.Obst.& Gyn., 46:259, 1943, (3) Clin.Med.& Surg., 46:327, 1939.(4) Med.Rec., 155: 316, 1942.«The Journal of the American Medical Association ».CANADIAN TAMPAX CORP.LIMITED NOM BRAMPTON, ONTARIO.Il me ferait plaisir de recevoir des échantillons des trois formats de Tampax.VILLE .\u2026.icnenecsarer ses rar ea cire nee oran race 260 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 % \u20ac 5 be 5; a 2e = 5 ce Ga oo wr Wi wi is TAN ere i SE al .PRODUITS LAITIERS NESTLES les meilleure au monde oy N Sug 3 .o En o M Ë IL A 5.+ M NESTLES MILK PRODUCTS j ANADA (RL IR .(C A ; 7 } a * ui er LI ro SEI CLEARY Se pu IE by Le \u20ac f ] J hs 5 a G aa ne L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 261 Hommage à la Musique Francaise ols 310 par LÉO-POL MORIN Un grand volume in-8, 440 pages, broché.PRIX: $2.00 \u2014 Par la poste, $2.20.Par ce choix de chroniques et de causeries, Léo-Pol Morin va continuer dans le grand public et surtout parmi la jeunesse de vivre pour la cause de la musique qu\u2019il servit avec tant d\u2019intelligence et de verve.A relire ces textes les uns à la suite des autres, on constate l\u2019étendue de sa curiosité d\u2019esprit, la modération et la finesse de ses jugements, la profondeur de son attachement à l\u2019art.Dans tout le volume il n\u2019y a pas un article indifférent, et nombreux sont ceux que seul Morin pouvait écrire.Sa vie, tragiquement écourtée, nous a privés de ses jugements toujours pertinents, lumineux et personnels.Pour les jeunes amis de l\u2019art s\u2019éveillant à la musique d\u2019orchestre, ce livre constituera une mine précieuse.: L'ouvrage, triplement et très heureusement préfacé par S.Exc.M.Jean Désy, MM.Marcel Dugas et Robert de Roque- brune, deviendra le livre de chevet de tous les jeunes amis de la musique.Marcel VALOIS.ÉDITIONS BEAUCHEMIN 262 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1945 Sirop HEMO-VITOL ANÉMIES SYMPTOMATIQUES CROISSANCE DIFFICILE AMAIGRISSEMENT, PERTE D'\u2019APPÉTIT Secondera avec avantage la cure parentérale.CONTIENT À L'ONCE: Chlorure de thiamine .ISOOUI.Hémoglobine.0.389 Riboflavine .1875 gammas Glycérophosphate de soude .0.260 Extrait de foie .1625 Peptone .0.130 Sérum frais de cheval .40 gouttes POSOLOGIE: Une cuillerée à thé à prendre dans un peu d'eau aux repas.TONISEDINE ANTISPASMODIQUE, RÉGULATEUR DU CŒUR TONIQUE NERVIN DE VALEUR FORTIFIANT ET RÉGÉNÉRATEUR DE LA NUTRITION ÉTATS NÉVROPATHIQUES : insomnie, surmenage, dyspepsie nerveuse, dépression nerveuse et nervosisme durant ménopause.CONTIENT À L'ONCE: Crataegus - - .< - - - - 0.972 Chlorure de thiamine .500 U.I.Passiflore .+ «+
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