L'union médicale du Canada, 1 juin 1975, Juin
[" UNION MÉDICALE MONTRÉAL \u2014 DU CANADA 1872-1975 INSTITUT NATIONAL DE INTRODUCTION LA RECHERCHE À L'INRS-SANTÉ Léon Tétreault PSYCHIATRIE SCHIZOPHRÉNIE ET CATÉCHOLAMINES Guy Chouinard MILIEU FAMILIAL, HABITUDES SOCIALES ET ASPIRATIONS D'ÉTUDIANTS USAGERS ET NON USAGERS DE DROGUES Yves Lamontagne, Johanne Vandal et Léon Tétreault LE BEGAIEMENT Julio Alarcia et Gilbert Pinard PSYCHO-NEUROPHARMACOLOGIE CLINIQUE ETUDE PILOTE DU SCH-12679 CHEZ DES ARRIERES MENTAUX PROFONDS PRESENTANT DES TROUBLES GRAVES DU COMPORTEMENT J.-M.Albert, Y.Langlois et L.Gravel EFFETS D'UN SEVRAGE NEUROLEPTIQUE SUR LE SYNDROME EXTRAPYRAMIDAL MÉDICAMENTEUX DE LA SCHIZOPHRE- NIE CHRONIQUE R.Elie, M.-A.Gagnon, R.Gauthier et J.-C.Jéquier LES EFFETS DE LA MARIJUANA ET DE LA D-AMPHÉTAMINE SUR L'APPETIT, LA CONSOMMATION ALIMENTAIRE ET QUELQUES VARIABLES CARDIO-RESPIRATOIRES CHEZ L'HOMME Marc-André Gagnon et Robert Elie PHARMACOLOGIE CLINIQUE ET MÉTHODIQUE PHARMACOLOGIE HUMAINE DES ANOREXIGÈNES \u2014 VALIDITÉ D'UN QUESTIONNAIRE SUR L'APPÉTIT M.-A.Gagnon et L.Tétreault DETERMINATION DE LA COURBE DOSE-EFFET D'UNE NOUVELLE MOLÉCULE HYPOLIPIDÉMIANTE : L'ACIDE TIBRIQUE (CP-18524) \u2014 ASPECTS MÉTHODOLOGIQUES ET STATISTIQUES .Pierre Bielmann, Lawrence Annable, Daniel Brun, Sital Moorjani, Paul-J.Lupien et Léon Tétreault 883 885 889 897 904 909 914 922 930 LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - SANTE EVALUATION PAR REGRESSION MULTIPLE DES CARACTERIS- TIQUES CLINIQUES D'UN ÉCHANTILLON DE DIABÉTIQUES DE L'ÂGE ADULTE Jean-Claude Jéquier, Marc- André Gagnon et Lawrence Annable BIO-PHARMACEUTIQUE CLINIQUE UNE DIMENSION PARTICULIÈRE DE L'USAGE NON MEDICAL DES DROGUES \u2014 |.L'EFFET DES MÉDICAMENTS SUR LA PERFORMANCE SPORTIVE Robert Dugal, Michel Bertrand, Cambyse Vaziri, Gabriel Sanchez et Sam F.Cooper UNE DIMENSION PARTICULIÈRE DE L'USAGE NON MÉDICAL DES DROGUES \u2014 Il.UNE APPROCHE SYSTÉMATISÉE AU CONTRÔLE ANALYTIQUE DU DOPING Michel Bertrand, Robert Dugal, Cambyse Vaziri, Gabriel Sanchez et Sam F.Cooper L'APPLICATION DES PRINCIPES DE LA PHARMACOCINÉTIQUE CLINIQUE À L\u2019AJUSTEMENT DE LA POSOLOGIE DES MÉDICAMENTS Robert Dugal et Michel Ber trand COLLABORATION INFLUENCE DE DIVERSES VOIES D'ADMINISTRATION SUR L'EFFICACITÉ PHARMACOLOGIQUE DU FACTEUR INHIBITEUR GASTRIQUE CHEZ LE RAT Marcel-J.Rheault, Danièle Rouse et Léon Tétreault IMMUNITÉ TUBERCULINIQUE DU PERSONNEL HOSPITALIER : INCIDENCE ET SIGNIFICATION CLINIQUE SELON LE STATUT PROFESSIONNEL, LA VACCINATION AU BCG ET LE CONTACT AVEC LE BACILLE DE KOCH Roland Charbonneau, Robert Elie et Michel Morin SUJETS DIVERS HISTOIRE DE LA PROFESSION MÉDICALE AU QUÉBEC : XII .Edouard Desjardins NOUVELLES ANTHOLOGIE .LL.Gabriel Nadeau REVUE DE LIVRES .NOUVELLES DE FRANCE .JUIN 935 944 952 960 970 976 981 1975 E it i a® = Pa \u201cNW dr \u2014 æ É a; A Banni à #4 ER > wath EX I voir a we n> = * = +% dû\".i Cu Leg LE y A 3 ae = wr I SA i Ne Ben wt 3 2 tog © j 20% 3 Fg ea, oe ag + an ee - \u2026 2 \u2014 \u201cQué.JP +5 = A \\ EZ ee\" A Som ve, = an D: 3 ee 12 3.4 ~~ 3 «7 2d a ( \u201cyg 5 pos = _\u2014\" SE Nog oT oe Pa ÿ ré ea ca nici | 22 \u2014 Cat hp ey #7 6 te 3 a : se ne gi pes A Ce Ey 5 nang Rr oN Lic rd CESR - Pan Pa = [LA > = + Ed AA ce rm a % = en hs.A es pug TC = Fe À AE GS > = Ea 2 ES p- wp = ps id ta Ps ee ré pour la qualite LEA Ne ER EN J oe 4 A PARCE QU A ad we # 5 5 # > AE, A ES 4 yers * 2 dll t I = = o* pag RS La pA 225 LA PENICILLINE ea ES =, [ore aud] rf 2 a + Es 2 RL a ar x EE i, Me ELLE EST % 7 Pr Sr og es in a 2 sa Meur => ba QUI OFFRE DAVANTAGE ra ER 2 rads a re e = Fr pi = rs EE sé 2 iy Ea jo: Ls pos = = 2 = ea.te Tra a 7 sire = ER sa rp ; rem, LE À LE à a > ne Ë 3 EE = = > EM CaF, a ag = iis \u2014 # oa anna go rs PON = RAR PETER oo ie ue oN a, A PCA TRE ES SIRES ea POT, ere OS a EA PS ET Pe cs prose = Rr ORBÉNINE, A PÉNICILLINE QUI OFFRE DAVANTAGE! Tout comme l\u2019érable à sucre du Canada s\u2019impose comme symbole traditionnel du pays, ORBÉNINE s'impose d\u2019emblée au milieu des autres pénicillines.ORBÉNINE EST EFFICACE: Elle est douée d\u2019une excellente absorption, elle est bactéricide et elle couvre un spectre étendu de germes gram positifs, notamment les pneumocoques, les streptocoques et tous les staphylocoques (tant pénicillino-sensi- bles que dits résistants).ORBENINE EST SURE: Elle offre la sécurité d\u2019une pénicilline et partant, elle est particulièrement utile dans le traitement des enfants, des vieillards et des débiles.De plus, Orbénine étant une pénicilline, sa toxicité n'augmente pas avec l'importance des doses bien qu'il s'agisse d\u2019un antibiotique à spectre moyen.ORBÉNINE EST ÉCONOMIQUE: Le prix d\u2019ORBENINE est inférieur à celui de l\u2019érythromycine, égal à celui de la pénicilline V et à peine supérieur à celui de la pénicilline G.Pour toutes ces raisons, ORBÉNINE est la pénicilline qui offre davantage.Faites parvenir le bon de commande suivant aux Laboratoires Ayerst, C.P.6115, Succursale A, Montréal, Canada et vous recevrez à titre gracieux, une reproduction de l'illustration (érable à sucre) prête à encadrer NOM ADRESSE Lettres moulees ORBENINE*, la pénicilline qui offre DAVANTAGE! DONNÉES THÉRAPEUTIQUES INDICATIONS: Les infections à Gram positif les plus courantes.notamment les infections mixtes ot les step ies béla-kémolytiques et les p ies.Toutes les I micro-organi tant ibles que dits résistants\u201d).Dans les infections graves à cémies.les ostéomyélites.les endocardiles.les pneumonies el les slaphylococcies des diabéliques} ce micro-organisme est l'agent étiologique probable et qu'on doit instaurer le traitement avant que les de I'antibiogramme ne soient connus.on administre d'abord L'ORBÉNINE injeclable.On peut administr remment L'OBÉNINE orale ou passer à celle-ci lorsque la phase aiguë es! révolue.CONTRE-INDICATI à la pénicilline.MISE EN GARDE: Les connaissances actuelles indiquent que L'ORBENINE n'est pas toi foie.le rein ou la lignée rouge de la moelle: cependant.l'expérience clinique étant limilée a co préférable de procéder à des prises de sang et à l'examen des fonctions hepalique el rénale 20 thérapie prolongée.Lorsque la pénicilline atteint des concentrations excessives dans le liquide dien.il est possible que surviennent des symplômes neurotoxiques tels que des spasmes myo l'hyperréflexie et méme une perte de conscience.À moins que l'administration du médicament re soi pue où que la posologie ne soit réduite.le syndrome peu! s'aggraver jusqu'a l'état de mal, le coma of pénicilline ne traverse pas normalement la barrière hémaio-encéphalique en quantité appréciable qu'on administre des doses ives [ plusieurs még par jour] en presence d taf méninges.de lésion de la fonction rénale ou au cours de derivation a I'aide du c@ur-poumon arlshicisl.chez les vieillards.il est possible que surviennent les réaclions foxiques décrites plus haul Bien Jamais rapporté de complicalions de cet ordre avec L'ORBÉNINE.il laut tenir comple de la possibilité produisent.REACTIONS INDÉSIRABLES: Ce sont celles de la pénicilline G el par consequent.a | possible que sur les épiphé erythème.nausées.selles molles.monihase.oedème aigu angio-neurotique de Quincke et plus rarement.l'anaphylaxie.POSOLOGIE ORALE ADULTE: infections benignes ou de gravité moyenne: 250 a 500 mg aux 6 heures.À prendre de preference avant les repas.Maintenir la Ihérapie au moins 5 jours Dans les infections graves.les prises doublées.ENFANTS: de poids inférieur à 5 kg {11 livres).250 mg par jour.de poids superieur à 5 ul mais inférieur a 40 kg [85 livres) 50 mg/kg par jour La dose quotidienne tolaie doit être drvisdé prises egales administrées aux 6 heures.POSOLOGIE PARENTERALE: Consulter le déphant de cos PRÉSENTATION: ORBENINE.gélules (noir et orange) à 250 mg et à 500 mg.ORBENINE liquide: 125 m9 cilline à là ¢.a Ihe (Smi] apres reconstitution.ORBENINE injectable.250 mg.S00 mg ou 2000 my de ce flacon.Renseignements supplémentaires et bibliographie fournis sur demande.oJ, ra 3 4 LEZ) Léa ptit A \u201c 4 valité 5)(0 dE Laboratoires Ayerst division de Ayerst McKenna & Harrison Limitee Montreal Fabrication canadienne selon accordavec BEECHAM INC le % Je in ie = «= \u2014_] = = COURS INTENSIFS D'ÉPIDÉMIOLOGIE Le cours intensif d\u2019épidémiologie organisé par le Département de médecine sociale et préventive de l\u2019Université Laval en collaboration avec le Service des études épidé- miologiques et la Direction de la formation du personnel du ministère des Affaires sociales du Québec, a eu lieu du 5 au 8 mai 1975 sur le campus de l\u2019Université Laval, Québec.Ses objectifs: Permettre aux participants de se familiariser avec les méthodes et techniques de l\u2019épidémiologie et des biostatistiques et d\u2019appliquer ces connaissances à des problèmes importants de santé publique, en particulier dans le domaine des maladies chroniques.Méthodes pédagogiques: exposés courts, discussion, solution de problèmes.anthologie GÉNÉALOGIE ET PETITE HISTOIRE Gabriel NADEAU Note du rédacteur : Le docteur Gabriel Nadeau, ancien directeur du Sanatorium de l\u2019État à Rutland, Mass., s\u2019est, depuis ses études médicales faites à l\u2019Université de Montréal, intéressé passionnément à l\u2019histoire médicale canadienne.Le nombre de ses travaux parus dans L'Union Médicale du Canada dépasse la vingtaine.Certaines de ses recherches historiques médicales sont actuellement difficiles à retracer dans des revues américaines ou canadiennes.Aussi est-ce avec plaisir que nous reproduisons un de ses textes présenté devant les membres de la Société généalogique canadienne (in Mémoires de la Soc.généalogique c.f., tome I, n° 2, février 1944).Le docteur Gabriel Nadeau nous a généreusement accordé l\u2019autorisation de reproduire son mémoire très documenté et toujours d'actualité; le révérend Père Julien Déziel, o.f.m., président de la Société généalogique cana- dienne-française nous a également permis de faire connaître à nos lecteurs ce mémoire du docteur Gabriel Nadeau.ED.L\u2019HÉRÉDITÉ EN FONCTION DE LA GÉNÉALOGIE François Porché a raconté dans ses impressions de voyage intitulées Transformations du monde comment, marchant un jour dans les rues de Québec, écoutant les gens, regardant les visages, il s\u2019était cru dans sa Charente 1.Depuis Porché, et avant lui, d\u2019autres Français, en venant 1.L'Observateur de Ruffec (journal de la Charente), 10 nov.1929.Reproduit dans la Presse du 7 déc.1929.TOME 104 \u2014 JUIN 1975 CONGRÈS CONJOINT DE L'ASSOCIATION DES OBSTÉTRICIENS ET GYNÉCOLOGUES DU QUÉBEC ET DE L'AMERICAN COLLEGE OF OBSTETRICIANS AND GYNECOLOGISTS Le congrès de l\u2019Association des obstétriciens et gynécologues de la province de Québec, conjointement avec le District I de l\u2019American College of Obstetricians and Gynecologists, aura lieu à l\u2019hôtel Reine Elizabeth de Montréal, les 9, 10 et 11 octobre 1975.Le programme comprendra des cours postgradués d\u2019immunologie, de périnatologie et d\u2019endocrinologie, des symposiums sur la médecine d\u2019État et sur le cancer du sein.Pour renseignements: s\u2019adresser au docteur Jacques Lorrain, président du congrès, 12245, rue Grenet, Montréal.Téléphone: (514) 334-8122, chez nous, se sont retrouvés chez eux.Cependant il y aura bientôt deux siècles que, pour notre race, les apports français ont cessé.Qu'est-ce alors qui fait persister chez les Canadiens français les visages de France?Qu'est-ce qui fait se perpétuer chez un peuple les traits généraux d\u2019un autre peuple?C\u2019est l\u2019hérédité.C\u2019est cette force cachée qui garde les hommes dans un même moule et les fait ressembler, au physique et souvent au moral, à ceux qui les ont engendrés.Cette force du dedans résiste sans cesse aux forces du dehors et ne leur cède qu\u2019insensiblement.Au milieu externe, cadre géographique et ambiance sociale, qui exerce sur un peuple, pour le modifier, son action continue, s\u2019oppose, d\u2019une manière non moins continue, un autre milieu, interne celui-là, où se retrouve la somme des qualités du sang et des traits acquis de la race.« L'hérédité gouverne le monde.Les vivants agissent, mais en eux les morts parlent et les font ce qu\u2019ils sont.» 2 Les pères se continuent dans leurs fils et il semble qu\u2019un cordon ombilical invisible relie toujours les mères à leurs enfants et transportent d\u2019elles à eux le contrecoup de leur tempérament, de leurs émotions et de leurs passions.L'homme est donc un omnibus qui traîne après lui tous ses ancêtres, comme une remorque; et son âme, un palimpseste où des écritures successives, à demi effacées, peuvent se relire à l\u2019infini 8.L\u2019hérédité est un fait général qui se retrouve chez tous les êtres vivants.Ses lois, bien définies chez les plantes et les animaux, n\u2019ont pas encore reçu toutes leurs vérifications dans l\u2019espèce humaine.C\u2019est qu\u2019il n\u2019est pas facile d\u2019expérimenter sur l\u2019homme.Trop de facteurs nouveaux, comme la personnalité, le libre arbitre, interviennent pour fausser les expériences et nuire à l\u2019interprétation des résultats.On peut résumer en quelques lignes les acquisitions de la génétique humaine.À la conception, plusieurs des caractères des générateurs sont transmis au produit engendré; il en résulte une similitude qui porte non seulement sur la morphologie extérieure, mais sur les caractères pathologiques, 2.Docteur Apert, L\u2019Hérédité morbide.3.\u201cAll scions, says Sir Osbert Sitwell, have a tail.A scion\u2019s tail, Sir Osbert explains, is the life of his ancestors, who spread out behind him like a peacock\u2019s fan, and whose influence is present \u201cin every gesture and look, in every decision he takes.\u201d (Time, 15 mai 1944, 99.Critique du livre Left Hand, Right Hand de sir Osbert Sitwell).869 if] E: : Ni Rt | et même, jusqu\u2019à un certain point, sur les qualités intellectuelles et morales 4.L\u2019HÉRÉDITÉ ET LA GÉNÉALOGIE Nous n\u2019avons pas à étudier l\u2019hérédité dans ses théories et dans ses lois; mais plutôt à la considérer en fonction de la généalogie.La généalogie apporte au chercheur du laboratoire, comme au médecin qui se trouve en présence d\u2019une maladie héréditaire, une aide indispensable ; pas la généalogie entendue au point de vue de l\u2019historien, car le savant et le médecin étudient les ascendances et les descendances pour un objet particulier.Mais les recherches que le savant et le médecin font tous les deux sont quand même, malgré un but différent, essentiellement des recherches généalogiques.Les faits de l\u2019hérédité sont de deux ordres: ceux que montre l\u2019observation et ceux qu\u2019une recherche généalogique appropriée met à jour.Que faut-il entendre par recherche appropriée?C\u2019est celle qui établit la transmission de certains caractères se présentant dans une descendance 5; celle qui montre que ces caractères sont véritablement héréditaires et non pas transitoires, dus, par exemple, à une influence du milieu ou à une variation accidentelle.Car un individu peut acquérir, au cours de son existence, des caractères à lui qu\u2019il ne tient pas des autres et ne transmettra pas à d\u2019autres Un examen attentif des générateurs immédiats ne suffit pas à établir ou à faire rejeter la certitude d'une transmission héréditaire.Car certains caractères peuvent sauter une génération.Il faut dans chaque cas pousser les recherches et, en remontant en arrière, tâcher de retracer les caractères que l\u2019on étudie chez des générateurs plus éloignés.Nous pouvons, sans entrer dans le dédale scientifique des divers modes, diviser simplement les transmissions en transmissions directes et en transmissions en zig-zag.Pour les transmissions directes, prenons comme exemple la syphilis et ses tares et citons le cas d\u2019Alphonse Daudet.Le délicieux auteur des Lettres de mon moulin contracta cette maladie dans sa jeunesse et la transmit à son fils Léon, qui s\u2019en vanta toute sa vie.Léon Daudet a raconté lui-même cette histoire dans son livre l\u2019Hérédo.Le fils de Léon, Philippe, fut un taré, un épileptique, qui causa des embêtements non seulement à sa famille mais à la France entière 6.Quant aux transmissions en zig-zag, le meilleur exemple qu\u2019on puisse en donner est celui de l\u2019hémophilie familiale.Cette maladie se transmet presque uniquement aux garçons par hérédité matriarcale; c\u2019est-à-dire que les descendants mâles souffrent de la maladie, mais ne la transmettent pas, tandis que les femmes la transmettent mais sans en être elles-mêmes atteintes 7.4.Libert, Précis de pathologie générale, 1.On a publié chez nous quelques travaux sur l\u2019hérédité.M.Jacques Rousseau, par exemple, qui prépare en ce moment un livre sur ce sujet, et qui a fait paraître dans L\u2019Œil du 15 mai 1944 (15-16) un article sur L\u2019hérédité et l\u2019homme.Sur l\u2019eugénisme, voir Les tendances eugénistes au Canada du P.Hervé Blais O.F.M.(Montréal, 1942, 199 pages).5.Caractère en hérédité s\u2019entend dans un sens très étendu, au propre comme au figuré.6.Léon Daudet, Quand vivait mon père (Paris, 1940) 157, 158, 213, 255.Alphonse Daudet mourut d\u2019ataxie locomotrice comme Henri Heine, le peintre Manet, le romancier anglais George Meredith et l\u2019un de nos meilleurs penseurs canadiens-français.7.Sur l\u2019hémophilie on peut consulter Williamson et Birch, A Case of Hemophilia, with Genealogical Chart dans Medical Clinics of North America (1927); Lukowski, Five Generations of Hemophilia; A Supplement of the Knowledge of Hereditary Tendency to Bleeding dans Journal of Heredity (1927) et Gun, Haemophilia in the Royal Caste dans Eugenic Review 870 Parce que le savant et le médecin se placent à un point de vue tout spécial, les compilations ordinaires de généalogie, pour ne pas être tout à fait inutiles, ne sont pas d\u2019un grand secours dans les études sur l\u2019hérédité.La plupart du temps, le savant et le médecin doivent se faire généalogistes et établir eux-mêmes les filiations que nécessitent leurs recherches.Revenons à l\u2019hémophilie qui a deux formes, simple et héréditaire, et supposons qu\u2019un médecin se trouve en présence d\u2019un malade souffrant de cette maladie.S\u2019agit- il de l\u2019affection simple ou de l\u2019autre?Ce n'est qu\u2019après avoir fouillé les antécédents directs et collatéraux du malade jusqu\u2019à la troisième génération qu\u2019il pourra en décider.Et pour cela il ne devra pas se contenter d\u2019un questionnaire fait à peu près; il lui faudra dresser une table généalogique exacte qui indiquera les hémophiles masculins, les hémophilifères féminins et les générateurs indemnes 8.On voit tout de suite que, dans une maladie comme I'hémophilie par exemple, la généalogie de la famille du malade, à supposer qu\u2019elle existât au préalable, n\u2019eût pas été d'un grand secours.Et cela est vrai de la plupart des autres maladies héréditaires; car on ne trouve guère de renseignements de nature médicale dans les généalogies.Certaines tares héréditaires peuvent très bien s\u2019étudier à la lumière de l\u2019histoire, les tares qu\u2019ont présentées quelques familles souveraines, certaines familles de la noblesse.C\u2019est que ces familles sont mieux connues et que leurs archives font souvent partie des archives de la nation.Le docteur V.Galippe a écrit un ouvrage sur l\u2019Hérédité des stigmates de dégénérescence et les familles souveraines, Augustin Cabanès a étudié le prognathisme mandibulaire des Habsbourg; il existe plusieurs travaux sur l\u2019hémophilie de la famille royale d\u2019Espagne.La vie des écrivains est plus exposée aux regards du public et partant plus facile à scruter.Pour cette raison, quelques-uns ont été l\u2019objet d'études médico-littéraires importantes où le rôle de l\u2019hérédité est dûment mis en valeur.Jean-Jacques Rousseau, par exemple.Citons sur lui La Jeunesse et la famille de J.J.Rousseau d'Eugène Ritter, La Parenté de J.J.Rousseau du méme auteur, La Maladie de Jean-Jacques Rousseau du docteur S.Elosu.Guy de Maupassant, mort fou : sur lui mentionnons l'ouvrage des docteurs Voivenel et Lagriffe, Sous le signe de la P.G.Jonathan Swift: sur ce fou lucide, le livre de P.-M.Simon: Swift; Étude psychologique et littéraire suivie d\u2019un essai sur les médecins de Gil Blas.Et combien d'autres auteurs sur qui des travaux semblables ont été publiés! Quelques-uns ont soupçonné le rôle que l\u2019hérédité a joué dans leur vie.Francisque Sarcey était myope, comme son père, et il a raconté avec beaucoup d\u2019esprit ce que cette infirmité héréditaire lui avait fait souffrir?.Ce que nous venons de dire des écrivains s'applique aux artistes et pour la même raison.Les observations de famille, si elles sont livrées au public, doivent forcément garder un certain anonymat dans leur texte; et cela, à cause de la nature de la maladie rapportée et du secret professionnel qui lie le médecin.Il existe toutefois plusieurs observations où les noms de famille sont révélés.Citons-en trois ou quatre.Mme A.-W.8.Inutile de dire que l\u2019importance de l\u2019hérédité est reconnue en médecine, surtout l\u2019hérédité pathologique.Dans nos hôpitaux, toute histoire de malade comporte un questionnaire sur les antécédents familiaux.9.Sarcey, Souvenirs de jeunesse (8e éd., Paris, 1895), 2, 3, 255- 256.« Ah! la myopie ! la myopie ! personne ne saura jamais ce qu\u2019elle m\u2019a coûté de désespoir et de larmes ! » L'hérédité chez les écrivains et les artistes n'a pas été étudiée qu\u2019au point de vue des tares, mais de l'intelligence aussi et des qualités de l\u2019âÂme.Pour l\u2019hérédité de l'intelligence chez Mme de Staël, Brahms, Darwin, Chénier, voir Binet-Sanglé, Le Haras humain, 83 ss.L'UNION MÉDICALE DU CANADA Rol Myo Ch LT ASM Robaxisal® Myo-Résolutif/Analgésique Chaque comprimé contient : Méthocarbamol .400.0 mg Acide acétylsalicylique (5 gr.) .325.0 mg | SPAYJME SPA MENGASME SP ®Robaxisal® C14 Myo-Résolutif/Analgésique Chaque comprimé contient : Méthocarbamol.400.0 mg Acide acétylsalicylique (5 gr.) .325.0 mg Phosphate de codéine (% gr.).16.2 mg AH-ROBI NS aleloists ct ileliddidicl 4 spasvel | Robaxisal® C's Myo-Résolutif/Analgésique Chaque comprimé contient : Méthocarbamol.400.0 mg Acide acétylsalicylique (5 gr.) .325.0 mg Phosphate de codéine (% gr.).8.1 mg La Compagnie A.H.Robins du Canada, Ltée Montréal, Québec Pour informations complètes quant à la prescription, consulter la documentation sur ce produit ou le Compendium. Finlayson, The Dack Family; A Study in Hereditary Lack of Emotional Control (1916); A.D.Stapleford, Early History of the Judkins Family, dans Lancet Clinic (1912); B.-S.Bramwell: The Andersons of Peterhead, dans l\u2019Eugenic Review (1937); G.-W.-T.Farish: A Medical Biography of the Bond-Farish Family, dans le Canadian Medical Association Journal (1930).Nous croyons en avoir assez dit pour montrer l\u2019importance des recherches généalogiques dans les études sur l\u2019hérédité, qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019hérédité en général ou de l\u2019hérédité pathologique 10.Le sujet d\u2019ailleurs n\u2019est pas nouveau et l\u2019hérédité en fonction de la généalogie a été étudiée bien avant aujourd\u2019hui.Qu\u2019on nous permette, pour ceux qui désireraient pousser plus loin cette enquête, de citer sans commentaire quelques travaux parus au cours des dernières années.C.-E.Jones, A Genealogical Study of Population, parue dans Publications of the American Statistical Association en 1918; R.Renard, Les Lois ordinales en hérédité mendélienne: loi d\u2019aînesse et loi d'alternance; étude critique de la valeur scientifique des généalogies pathologiques, parue dans le Journal médical français en 1926; Clay et Wilcox, Five Generations of An Inferior Family, parue dans le Journal of Heredity en 1927; M.Kissbacher.Genealogical Methods as the Basis of Research in Human Heredity, parue dans Human Biology en 1930; L.-H.Snyder, Modern Analysis of Human Pedegrees, parue dans Eugenic- al News en 1934; P.Viard, Les Auxiliaires indispensables du médecin de famille; le dossier familial; les fiches individuelles, parue dans la Vie médicale en 1937; B.-S.Burks, Objectivity of Report in Family Studies of Heredity, parue dans le Journal of Heredity en 1939 et W.-C.-A., The Need of Looking among Members of a Family for Equivalents of A Hereditary Disease, dans American Journal of Digestive Diseases and Nutrition en 1941.Toutes ces études concernent l\u2019hérédité en général.Sur l\u2019hérédité pathologique, un nombre infini de travaux pourrait être cité pour chaque maladie.Citons-en deux pour la syphilis : J.Audrain, Sur divers aspects de la descendance en cas de syphilis ancestrale insoupçonnée (30 observations familiales), dans le Bulletin de la Société française de dermatologie et de syphiligraphie en 1921 et C.Pope, Hereditary Syphilis Travel through Four Generations; Case Report, dans le Kentucky Medical Journal en 1925.Et trois pour les maladies mentales: M.Lamunière, L\u2019Hérédité directe chez nos aliénés en 1909; H.-W.White, The Investigation of 25 Pedegrees of Insane Persons, dans Archives of Neurology and Psychiatry from the Pathological Laboratory of the London County Asylums en 1914 et J.-C.Wootton, The Investigation of A Number of Family Histories of Patients in Cane Hill Asylum, 1bid., la méme année.PROBLÈMES D\u2019HÉRÉDITÉ DANS LA RACE CANADIENNE-FRANÇAISE Nous voulons maintenant appliquer ce qui précède à la généalogie canadienne-française.Dans les notes qui suivent, nous espérons montrer d\u2019abord qu\u2019il y a chez nous des problèmes d\u2019hérédité que seuls des travaux de généalogie poussés dans un sens spécial peuvent résoudre; ensuite, que nos travaux de généalogie, tels qu\u2019on les conçoit, 10.Les recherches généalogiques doivent être rigoureusement exactes.L\u2019histoire le demande; mais les études sur l\u2019hérédité l\u2019exigent.Autrement, on peut être amené, en hérédité pathologique surtout, à des erreurs regrettables.À ce propos voir le docteur Naegeli-Akerblom, Quelques résultats des preuves historiques employées par les auteurs traitant de l\u2019hérédité, Ze &d., Genève, 1905 (cité par Cabanès, Le mal héréditaire, 872 peuvent, malgré la parcimonie de leurs renseignements, être d\u2019une certaine utilité dans les recherches sur l\u2019hérédité 11.Ces notes concernent l\u2019hérédité générale et l\u2019hérédité pathologique, ou des maladies.Elles ne sont qu\u2019un canevas.Telles quelles, elles suffiront à poser les problèmes à résoudre et à en faire entrevoir les solutions.PROBLÈMES D\u2019HÉRÉDITÉ GÉNÉRALE La persistance du type racial.La race canadienne-française est latine.Il y a eu cependant, à diverses époques, depuis trois siècles, des apports nordiques: anglo-saxon, germanique, celtique.Quelques Anglais ont été amenés dans la Colonie sous le régime français; à la Conquête, des Écossais se sont établis chez nous: quelques années plus tard ce furent des Allemands et ensuite des Irlandais !?.Notre fond latin peut lui-même se décomposer historiquement en plusieurs groupements.D'abord ceux des diverses provinces françaises, ensuite un très léger semis d\u2019Italiens, d\u2019Espagnols et de Portugais.Nous avons dit historiquement, parce qu\u2019une résolution ethnologique de ce fond est presque impossible par suite du long mélange des éléments qui le composent et de leur similitude originelle.Les descendants des vrais Normands sont peut-être les seuls qui n\u2019aient pas tout-à-fait perdu leur identité.Il faut admettre enfin, pour être complet, la présence dans le peuple canadien-français de quelques familles métissées.Tenons-nous-en aux Canadiens qui sont allemands par leur ascendance.Un Grothé, un Ebacher, un Barthell ne ressemble aucunement aux petits bruns, si nombreux chez nous, qui proviennent de notre fond français.Cependant les Grothé, les Ebacher, les Barthell sont au Canada depuis plus d'un siècle et demi, et, depuis plus d\u2019un siècle et demi, ils épousent des Canadiennes françaises.En dépit de ces alliances, des caractères secondaires comme les traits de la figure, la couleur des cheveux, la forme de la tête persistent chez eux.Prenons les Spénard, allemands aussi et dont l\u2019ancêtre arriva au pays un siècle avant les Grothé et les autres.Dans certaines branches de cette famille, on retrouve encore les « gros traits carrés » qui rappellent l\u2019origine du premier Spennert.La race et ses caractères résistent donc longtemps à l'influence du milieu et des alliances.Voici ce qu'écrivait, il y a quelques années, Joseph-Edmond Roy des Brunswick et de quelques-uns de leurs descendants : « Plusieurs de ces familles allemandes ont fini par se mêler si intimement à la population canadienne qu\u2019elles ont perdu même le souvenir de leur origine.Que l'on aille donc dire, par exemple, aux familles Frédéric et Olivier de ces régions [de la Seigneurie de Lauzon] qu\u2019elles ne sont pas de sang français, et pourtant les Frédéric, dont plusieurs ont bien conservé le type teuton, sont de Hesse Darmstad, et les Olivier descendent en réalité du Wenler qui épousa une sœur du curé Griault » 13.Est-ce qu\u2019une généalogie compilée consciencieusement ne pourrait pas noter la persistance de ces caractères secon- 11.Par généalogies nous entendons des travaux complets et non ces squelettes de généalogies comme en ont produits Forgues, Beaumont, De Jordy et quelques autres.12.Sur la composition ethnologique du peuple canadien-francais, on peut consulter James-M.Le Moine, Etude ethnographique des éléments qui constituent la population canadienne.Origine de la population canadienne dans les Mémoires de la Société royale du Canada, 1902, 1, 15, et Etude ethnographique des éléments qui constituent la population de la province de Québec, ibid, 1882, I, 17.Aussi du même, The Scot in New France; An Ethnological Study, Québec, 1881, 83 pages.13.Histoire de la Seigneurie de Lauzon, III, 161.Les italiques sont de nous.L'UNION MÉDICALE DU CANADA sus, i Site i gl, ihe Td Oude 95.8% ten ports Îques ie chez ands ime TOUTE UNE E0ts, a gis, lon suite leur ans 0rd PREUVE 1 la fa par | | re chez dant { | qui fi fs | el fe (15 a+ ont lis 4 \u2018 Ie or | 55 ! Ga! od À {I ps] of n° ROSÉ Jr par [is Amc ile er | onl us 10.05% 05% \u2018 | ) af IB al il 108 ess if ue eee ine it jes de hi: ow és #r Rr FR SAVIN RARE FR ° I I A i Lancement de Diprosone (dipropionate de bétaméthasone 0,05%) Nouveau stéroïde topique ayant réussi à procurer un effet thérapeutique dans 95.8% \u201cdes cas au cours de cinq années d'essais cliniques, chez des malades traités deux fois par jour sans pansement occlusif.Toute une preuve de son efficacité dans le traitement du psoriasis et d'autres dermatoses justiciables d'une corticothérapie.**1309 malades souffrant de psoriasis et d'autres dermatoses allergiques et inflammatoires ont été traités b.i.d.sans pansement occlusif.Le traitement a été poursuivi jusqu\u2019à l\u2019obtention d\u2019une \u201cguérison\u201d clinique ou, dans ta majorité des cas de l'étude, pendant une période de trois semaines.14 81.1% de \u201cguérisons\u201d cliniques ou de nettes améliorations (1062 malades) 95.8% d'effet thérapeutique 14.7% d'améliorations légères ou moyennes (192 malades) Pas d'amélioration dans seulement 4.2% des cas (55 malades) | |e Action soutenue qui permet une application b.i.d.ou t moins fréquente.e Agit rapidement pour soulager les symptômes.| e Excellente tolérance locale.e Pratiquement pas d'absorption systémique\u201c.e Excellent effet thérapeutique sans pansement occlusif.e Une seule concentration à faible dose.La DIPROSONE (0,05%) (dipropionate de bétaméthasone) est un stéroide topique.Chimiquement, la DIPROSONE est du dipropionate-17, 21 de bétaméthasone.INDICATIONS ET EMPLOIS CLINIQUES: La crème DIPROSONE est douée d'actions anti-inflammatoire, anti-prurigineuse et anti-allergique dans le traitement local des dermatoses justiciables d'une corticothérapie.CONTRE-INDICATIONS: Les corticostéroïdes topiques sont contre-indiqués en présence de vaccine, de varicelle, de tuberculose de la peau, d'herpès simplex, d'infection fongique et virale.Une hypersensibilité à tout ingrédient de ta crème DIPROSONE constitue aussi une contre-indication à son emploi.MISE EN GARDE: L'innocuité des corticostéroïdes topiques en période de grossesse ou de lactation n\u2019a pas été établie.Par conséquent, si la crème DIPROSONE est envisagée comme traitement en de tels cas, on devra peser les avantages thérapeutiques anticipés contre les risques possibles du traitement pour le foetus ou le nourrisson.Ce médicament ne doit pas être employé dans les yeux ni dans la région péri-oculaire, l'excipient n'étant pas préparé pour usage ophtalmique.PRÉCAUTIONS: En présence d'une infection bactérienne ou fongique, ou si une telle infection menace de se produire, on doit prescrire un traitement antimicrobien approprié.L'emploi de corticostéroïdes topiques chez des malades souffrant de dermatite de stase et d'autres affections de la peau provenant d'un défaut de circulation doit faire l'objet de précautions appropriées.L'emploi prolongé de préparations à base de corticostéroïdes peut provoquer des vergelures Ou une atrophie de la peau ou des tissues sous-cutanés.RÉACTIONS ANORMALES On a signalé les réactions anormales suivantes qui se sont produites localement à la suite de l'emploi de corticostéroïdes topiques: sensations de brûlures, démangeaisons, irritation, sécheresse de la peau, foiliculite, hypertrichose, éruptions du genre acné, hypopigmentation, infection secondarre.vergetures et atrophie de la peau.POSOLOGIE ET MODE D'EMPLOI Appliquer une quantité suffisante de crème DIPROSONE pour recouvrir complètement la région affectée Masser légèrement pour faire pénétrer entièrement la crème dans la peau.La fréquence usuelle d'application est de deux fois par jour.Pour certains malades, on peut réussir un traitement d'entretien avec des applications moins fréquentes.FORME POSOLOGIQUE OU PRÉSENTATION: Tubes de 20 grammes.1 Fredriksson, T.et Gip.L.Suede Etude sur la pommade titrée a 0.05% de dipropionate de bétaméthasone chez 100 malades atteints de diverses formes de dermatoses justiciables d'une corticothérapie.Présentée au congrés international de dermatologie tenu à Venise en ltal:e au mois de mai 1972 2 Fredriksson, T.et Gip.L.Suède Etude à double insu, avec sélection aléatoire, sur la crème titrée à 0,05% et 0.1% de dipropionate de betamethasone comparée a une crème de valérate de bétaméthasone litrée à 0,1%.chez 60 malades souffrant de psoriasis Présentée au congrés international de dermatologie tenu à Venise en ltalie au mors de mai 1972 3 Viegas.A.Brésil.Évaluation d'un nouveau corticoide synthétique.le dipropionate de béta- méthasone, en présence de dermatite de contact et de névrodermute À Medica, 66(3) 549- 552.mars 1973.4 Archives de recherches médicales.Schering Corporation, États-Unis Documentation complète sur demande à Schering Corporation Limited, Pointe Claire, Québec, H9R 1B4.\u201cMarque déposée _ Un peu de Diprosone fait grand bien MEMBRE SCHERING | | as cd \\ | daires qui distinguent une race d\u2019une autre et souligner ainsi la continuité du type racial ?Il ne s\u2019agit pas de demander au généalogiste, ici comme ailleurs, de faire de l\u2019anthropologie et de l\u2019ethnographie, de mesurer des têtes, des angles faciaux.Il n\u2019est pas nécessaire non plus qu\u2019il se mette à décrire tous les membres d\u2019une famille.Quelques têtes de file, quelques chefs de branches suffiront.Et où ces détails se trouveront-ils ?Pas dans les greffes, pas dans les registres de l\u2019état civil; mais dans la mémoire des vieillards, dans les photographies de familles, dans les journaux, dans l\u2019observation minutieuse des vivants.C\u2019est ici qu\u2019une généalogie illustrée tiendra lieu de bien des descriptions, de bien des renseignements écrits 14, La persistance du type familial.Il est un autre fait de l\u2019hérédité qu\u2019une généalogie illustrée démontre clairement: c\u2019est la persistance du type familial dans les traits de la figure, la forme du visage, la stature.Les enfants ressemblent à leur parents.Cela est vrai, mais c\u2019est vite dit.C\u2019est quand on feuillette une histoire de famille illustrée et, qu\u2019en suivant les descendances, on regarde en même temps les portraits, qu\u2019on est frappé de la vérité de cet axiome.Prenons la Famille Canac-Mar- quis du P.Charland et regardons ensemble quelques photographies.Pas celles qui font vis-à-vis à la page 128, parce que de ces trois frères deux portent des barbes et des moustaches inopportunes qui nous empêchent de faire une bonne lecture des physionomies.Mais, à la page 144, voilà les portraits de deux Marquis qui n\u2019ont pas besoin d\u2019être étiquetés.Ces deux hommes sont non seulement de la même famille, mais proches parents.Et voyez, à la page 192, comme les traits du père se retrouvent bien exactement sur le visage de ses trois fils.Souvent des ressemblances familiales se retracent dans des branches séparées depuis longtemps, des branches qui ont été soumises à l\u2019influence de milieux différents et d\u2019alliances étrangères.Les Trudeau de la Louisiane descendent de François Trudeau qui laissa le Canada aux environs de 1700.Or aujourd\u2019hui, à une distance de deux siècles et demi, on constate entre les Trudeau louisianais et les Trudeau canadiens des ressemblances de physionomie.Prenons un exemple.Dans l\u2019Autobiography du docteur Edward- Livingston Trudeau se trouve une photographie qui nous le montre en trois-quarts15.Dans l\u2019Union médicale de juin 1937 s\u2019en trouve une, en trois-quart aussi, du docteur Joseph-M.-Raphaël Trudeau.N\u2019y a-t-il pas une ressemblance frappante entre ces deux hommes ?Le front, le regard, le nez, le menton sont les mêmes.Cependant le premier est de la branche louisianaise des Trudeau, l\u2019autre, de la branche canadienne.La persistance de certains caractères individuels.a) La taille.La taille, comme du reste la couleur des cheveux, la forme du nez, la conformation de la tête, est un caractère secondaire bien capricieux dans sa transmission.Tous les jours cependant, on constate qu\u2019il y a des familles où les grandes tailles prédominent; tandis qu\u2019il y en a d\u2019autres où l\u2019on est surtout de petite stature.Les Français sont en général de taille moyenne.Les Canadiens français ressemblent-ils, sous ce rapport, à leurs cousins de France ?Il y a quelques années, des mensurations furent 14.Il est regrettable qu\u2019on n\u2019aît pas soin, dans la plupart des familles, d\u2019indiquer au dos des portraits les noms de ceux qu\u2019ils représentent et la date où ils ont été pris.15.Trudeau, An Autobiography, New York, 1916.TOME 104 \u2014 JUIN 1975 faites sur la population de PÎle d\u2019Orléans dans le but de comparer les tailles canadiennes aux tailles françaises 16, Il semblerait qu\u2019il eût fallu étendre à d\u2019autres régions de la Province cette étude avant d\u2019en tirer des conclusions.Occupons-nous pour le moment de quelques familles à haute taille.Le premier Trudeau qui vint au pays, Etienne, était grand de stature.« M.Trudeau, grand, fort et résolu garçon », écrit Dollier de Casson 17, Quelle est aujourd\u2019hui la taille moyenne des descendants d\u2019Etienne Trudeau ?Certes, il y en a qui sont de petite et de moyenne taille; mais la haute stature et la belle prestance semblent être de règle dans cette famille.Cette particularité se retrouve chez les Trudeau de la Louisiane comme chez ceux du Canada 18.Même si la mensuration de tous les Trudeau actuellement vivants nous amenait à des conclusions contraires, une étude sur l\u2019hérédité trouverait son compte à cette démonstration.La variation d\u2019un caractère secondaire serait démontrée.Est-ce trop demander à celui qui entreprend une généalogie que de nous donner, ici et là, des indications sur les tailles?Quelques chercheurs reconnaissent l'importance de ces détails et n\u2019hésitent pas à les noter dans leurs travaux.M.Pierre-Georges Roy, par exemple, dans la Famille Le Compte Dupré.Ainsi il écrit de Louis-Antoine Dupré: «On le surnomma le grand Dupré à cause de sa haute taille 19.Jacques de Gaspé, dans la Famille Chouinard, décrit en ces mots Ephrem Chouinard: « Bel homme, bel esprit, physionomie agréable et imposante, maintien noble.» 20 Et le P.Charland, dans la Famille Canac-Mar- quis, appelle Oscar Roy « un grand type > comme son frère John.» 21 Ces sortes de notes n'encombrent pas les généalogies et fournissent des indications précieuses à ceux qui étudient la persistance des caractères familiaux.Nos vieilles chroniques contiennent des renseignements sur la taille, la force musculaire et autres particularités qui peuvent aider ici les généalogistes.Le Journal des Jésuites, les Relations, les mémoires, les archives peuvent être consultés avec profit 22.Nous avons relevé des centaines de références dans des vieux textes où il est question de taille.Disons un mot des signalements ou descriptions de personnes, qui sont si utiles pour l\u2019étude qui nous occupe.En voici cinq pris au hasard.Celui de l'historien Garneau: « Taille 5 pieds 5 pouces, anglais, âgé de 22 ans, cheveux châtains, front haut, sourcils et yeux châtains, nez moyen, menton rond, visage oval, teint brun.» 23 Celui du sieur Cazeau ou Cassino: «Le susdit Cazeau ou Cassino est âgé d\u2019environ 30 à 40 ans, a près de six pieds de hauteur, les dents bonnes, le teint clair, les cheveux courts, frisés, et de couleur roussâtre, et un peu gros.> 24 Ceux d\u2019Antoine 16.H.-L.Shapiro, The French Population of Canada dans Natural History, vol.XXXII, juillet-août 1932, 341-355.Sir William-H.Hingston, dans The Climate of Canada and Its Relations to Life and Health (Montréal, 1884), a fait une étude comparative des tailles canadiennes.Binet-Sanglé, op.cit, parle d\u2019un Canadien du nom de Malouet qui mesurait 6 pieds, 11 pouces et de son fils qui mesurait 6 pieds, 6 pouces (p.61).17.Mémoires de la Société historique de Montréal.Histoire du Montréal, 168.18.Le docteur Joseph-M.-Raphaël Trudeau, dont nous avons parlé plus haut, était grand de taille.« Grand, nerveux, ferme, parlant peu.» (Union médicale, juin 1937, 599).19.La Famille Le Compte Dupré, Lévis, 1941, 52, 20.Famille Chouinard; Histoire et généalogie, Québec, 1921, 157.21.La Famille Canac-Marquis et familles alliées, Québec, 1918, 22.Le Journal des Jésuites (p.153) parle du « grand Iean » Boudart.Disons ici que même si on voulait soutenir que tous les caractères secondaires comme la taille, la forme de la tête, la force musculaire n\u2019ont rien à faire avec l\u2019hérédité, il faudrait encore avoir recours à la généalogie pour le démontrer.23.Massicotte, Miettes d\u2019histoire canadienne, Montréal, 1922, 116.24.Bulletin des rech.hist., 1941, 205.Ce Cazeau, qui était de France, est-il venu chez nous ?875 Tarras, Canadien des Trois-Rivières qui fut guillotiné sous la Terreur: « Taille de cing pieds cing pouces six lignes, Cheveux noirs, Sourcils châtains épais, Visage oval, point de petite vérole, Front dégagé, carré, Yeux bleus, Nez droit ordre, Bouche moyenne, Menton rond, relevé, Barbe brune, Signes: une grande cicatrice de L'oeuil jusqu\u2019au bas de la joue et une autre à la lèvre supérieure.» Et son nouveau signalement vingt-quatre heures plus tard: «Taille cing pieds six pouces, cheveux & sourcils bruns, les yeux gris bleu, le nez aquilain, la bouche moyenne, visage oval marqué d\u2019une cicatrice a la joue droite.» 25 Celui d\u2019un nommé Le Chevalier en 1726: « Le nommé Le Chevalier âgé d\u2019environ vingt huit ans, de moyenne taille, cheveux cha- tins, brun de visage les yeux ronds et un peu égarés, le nez long.» 26 Voici enfin le portrait d\u2019un homme de lettres, Antoine Gérin-Lajoie, par un de ses confrères, L.-M.Dar- veau: « Au physique, Gérin-Lajoie n\u2019est pas un géant.Sa physionomie et toute sa personne n\u2019annoncent pas l\u2019homme que ses succès littéraires vous font imaginer.Sa taille est petite mais assez bien prise.Il a les cheveux et les favoris bruns, et une moustache bien fournie orne sa lèvre.Traits sinon réguliers, du moins portant le cachet d\u2019une bonhomie charmante; figure pleine et calme, regard doux, limpide et serein, Voix tendre et sympathique, tout chez cet homme dénote une bonté innée.Ses traits sont imprégnés de bienveillance.» 27 Avant de terminer ce chapitre, disons que I'étude des noms patronymiques présente quelquefois un grand intérét.Gardons-nous, il est vrai, de faire de 'onomastique de fantaisie, comme jadis le docteur Dionne.Tout de méme, les noms patronymiques ont une signification qu\u2019il ne faut pas dédaigner de rechercher.Ils marquèrent souvent à l\u2019origine un caractère physique distinctif.Ainsi les Legrand, les Petit, les Courteau devaient avoir des tailles qui les distinguaient de leurs concitoyens.Que feu M.Legrand, sulpicien, était bien nommé! Nous connaissons aussi deux abbés Petit qui ne sont pas grands du tout 28, b) La tête.On a essayé de diviser l'humanité au point de vue craniologique et la craniométrie et la céphalométrie sont devenues des branches capitales de l\u2019anthropologie.Nous n\u2019entrerons pas ici dans des développements qui susciteraient peut-être des polémiques.Disons simplement que les crânes se divisent en brachycéphales et en dolichocéphales, c\u2019est-à-dire en têtes arrondies et en têtes allongées 29, Il ne faut pas s'attendre à trouver des renseignements sur la tête dans les généalogies canadiennes, non plus que dans les biographies.Nous n\u2019en connaissons qu\u2019un seul et il concerne le docteur E.-Persillier Lachapelle.En 1913, le rédacteur de la Clinique, le docteur François de Martigny, écrivait qu\u2019il était d\u2019origine périgourdine, grand de taille et qu\u2019il avait un crâne dolichocéphale 80, c) La force musculaire.La force musculaire est-elle héréditaire?C\u2019est une question peut-être sans importance pour la généalogie comme pour les études sur l\u2019hérédité.II suffit cependant de lire quelques biographies d'hommes forts, de lutteurs, d\u2019athlètes pour voir que, très souvent, la force musculaire et le développement du corps sont des qualités qui se transmettent d\u2019une génération à l\u2019autre.25.Nova Francia, II (1927) 215, 26.Bull.rech.hist, 1916, 250.Voir aussi le signalement d\u2019un « Quidam » à Ibid, 1925, 516.27.Bull.rech.hist, 1924, 322.28.En 1927, un nommé Testevide décédait à Saint-Jean-de-Dieu.Est-ce qu\u2019un tel nom ne prédispose pas un homme au cabanon ?29.Jean Finot, Le Préjugé des races, Paris, 1905, 18, 98 ss.30.La Clinique, janvier 1913, III, 376.876 Quel est le role de I'hérédité ici?Comment départager, pour la force musculaire comme pour la taille, la couleur de la peau, la longueur de la vie, les influences du milieu, climat, alimentation, genre de vie, des influences de I'hérédité?C'est une tâche impossible.Sir William Hingston, qui fit des études comparées sur la taille et la force musculaire chez les Canadiens français, les Anglais, les Écossais et les Irlandais du Canada, y voit surtout l'influence du climat 31.Le climat n\u2019explique pas tout, à notre avis.Quoi qu\u2019il en soit, il est bon de prendre des notes sur la force musculaire lorsqu\u2019on interroge les gens sur leur famille.C'est ce qu\u2019a pensé la Société d'histoire régionale de Rimouski en inscrivant au Guide de ses enquêteurs la question suivante: « La santé; la force physique; le courage: l\u2019alimentation (le menu des repas), etc.» 32 d) La longévité.Si l'hérédité a quelque chose à faire avec la longévité, les généalogies sont les ouvrages auxquels il faut se référer pour étudier cette question.Ici encore, il faut disposer du milieu et de plusieurs autres facteurs comme l'hygiène, avant de mettre sur le compte de l\u2019hérédité la prolongation de l\u2019existence.Cependant, toutes choses égales d\u2019ailleurs, la qualité de nos organes, au départ de la vie, règle la longueur de notre course ici-bas.Et cette qualité de nos organes nous vient de nos ancêtres.Il y a des familles où l\u2019on vit plus longtemps; il y en a d\u2019autres où l\u2019on part de bonne heure.Les exemples ne manquent pas; il s\u2019en trouve dans tous les dictionnaires généalogiques.L\u2019hérédité des caractères psychiques Voici un terrain sur lequel il est périlleux de s\u2019aventurer: il y a tant de facteurs, à part l\u2019hérédité, qui entrent en cause.Qu'est-ce qui donne du talent, du génie à un homme?Ce talent, ce génie, un homme peut-il le transmettre à ses fils?Que de problèmes ardus soulevés par ces questions! II est facile de trouver, dans plusieurs de nos familles des exemples de continuité dans les dons de l'intelligence, dans les qualités supérieures de l\u2019âÂme, de persistance dans les postes de commande occupés.Mais qu'est-ce qui a produit ces dons?Quelle part l'hérédité y a-t-elle joué, quelle part, le milieu social et économique, l\u2019avancement de la race, 'opportunité entendue au sens anglo-saxon du mot?Le sociologue, tout comme celui qui s\u2019occupe de l\u2019hérédité, trouve bien du profit à lire quelques-unes de nos généalogies, celles qu'a écrites M.Pierre-Georges Roy, par exemple.Il voit, à part la transmission indéniable des dons et des qualités, l\u2019élévation de certaines familles, leur capillarisation sociale, leur terminaison en pyramide.Des familles finissent haut, mais par une pointe, en s\u2019éteignant.D\u2019autres ne s'élèvent guère.Comme certaines plantes, elles se répandent en surface et couvrent tout.Bien des familles sont déjà éteintes, ou en voie de l'être, chez nous; tandis que d\u2019autres, poussées dans un terroir différent, se sont tellement multipliées que le généalogiste, perdu dans ce maquis, ne sait plus se reconnaître.Le chercheur qui a été aux prises avec la généalogie des Tremblay par exemple ne nous contredira pas ici.L'hérédité des dons, celle du tempérament, celle des prédispositions: autant d\u2019aspects du même problème sur lesquels nous pourrions citer de nombreux exemples.Pour la musique, prenons la famille des Pelletier, qui a fourni des musiciens remarquables.Citons Wilfrid Pelletier de New York, le chanoine Foseph-Romuald Pelletier de Québec et la descendance de Romain-Octave Pelletier qui comprend 31 Hingston, op.cit., 203.238.32.Bulletin des Sociétés historiques canadiennes-françaises, 1942, 15.Cet excellent questionnaire devrait être plus étendu et porter sur les points que nous soulevons dans cette étude.L'UNION MÉDICALE DU CANADA Ro Js! Ro 1 Thi fi or dr aul Pr Romain, le docteur Frédéric et les fils de ce dernier.Pour la musique encore, les Paquin qui ont fourni Zénon Paquin, Joseph-Emile, Paul-Emile, Marie-Thérèse et Sylvio.Et les Roy qui ont produit des chefs d\u2019orchestre, des compositeurs, des pianistes : Alphonse-Philéas, Léo, Berthe.Pour l\u2019histoire, continuons avec les Roy.Citons, par exemple, Joseph-Edmond, son frère Pierre-Georges, les deux fils de ce dernier, Antoine et Léon.Pour l\u2019histoire encore et la littérature, citons les Garneau.D\u2019abord la famille de l\u2019historien François-Xavier, son fils Alfred, poète, le fils de ce dernier, Hector, historien comme son grand\u2019père.Et d\u2019une autre branche, le poète Saint-Denys Garneau 33.Chez quelques Canadiens célèbres, l\u2019hérédité a joué un rôle primordial.Comment dédaigner, dans une étude sur Henri Bourassa, ce qu\u2019il tient des Papineau et des Bourassa ?Dans une étude sur Chiniquy, ce qu\u2019il tient de son ancêtre, le traître de 1759 et de 1775?Dans une étude sur Louis Dantin, ce qu\u2019il tient de trois races qui se sont mélées en lui ?Problèmes spéciaux de la génétique.a) Linfluence de la consanguinité.L'Eglise catholique a toujours défendu les mariages consanguins.Les problèmes découlant de la consanguinité des générateurs, et qui occupent si fort les chercheurs dans d\u2019autres pays, ne se posent donc pas chez nous.b) Frères et sœurs utérins.Voilà un beau sujet d\u2019enquête : les ressemblances et les dissemblances entre enfants nés d\u2019une même mère mais d\u2019un père différent, et les transmissions matriarcales.Ce sont des carrières parfois bien intéressantes à suivre que celle de frères utérins chez lesquels se manifestent deux ensembles de prédispositions, les unes de nature semblable et maternelles, les autres de nature contraire et paternelles.c) Les naissances multiples.Quand Mme Dionne accoucha de ses cinq filles, quelques curieux se demandèrent si, dans la famille du père ou dans celle de la mère, les naissances de ce genre avaient été fréquentes.C\u2019est que l\u2019hérédité semble avoir quelque chose à faire ici.Les naissances jumelles se rencontrent plus souvent dans certaines familles que dans d\u2019autres.On a voulu voir dans ces naissances, dans leur chiffre comme dans leur fréquence, un simple problème de biologie.Chez les animaux, le nombre des petits varie, pour chaque naissance, en sens inverse du rang qu\u2019un animal occupe dans l\u2019échelle de son règne.Chez les animaux inférieurs, les naissances sont toujours multiples ; chez les animaux plus développés, comme le cheval, elles tendent vers l\u2019unité.On a assimilé, sous ce rapport, les êtres humains aux animaux et prétendu que, plus on descend dans l\u2019échelle sociale, plus les accouchements multiples sont nombreux.L'observation infirme cette théorie trop facile.En tout cas, on voit le rôle que la généalogie joue ici : elle est le contrôle ultime de toute théorie qu\u2019on voudra imaginer sur les accouchements multiples.Cette question des naissances multiples soulève un autre problème qui intéresse l\u2019hérédité.C\u2019est celui de la ressemblance de ces enfants nés ensemble.On sait, en effet, que 33.Dans la famille du docteur Hubert Larue tout le monde était notaire.Le docteur se demandait souvent, en plaisantant, si lhérédité y avait quelque chose à faire et comment il se faisait, qu\u2019il eût, lui, dérogé à cette habitude.TOME 104 \u2014 JUIN 1975 GLUCOPHAGE Nouveau médicament antidiabétique oral Classification: Le GLUCOPHAGE (chlorhydrate de Metformine) est un antidia- bétique oral de la famille des biguanides.Pharmacologie: Le GLUCOPHAGE est rapidement absorbé et excrété.Le produit n\u2019est pas métabolisé et est excrété inchangé dans les urines.Le GLUCOPHAGE abaisse la glycémie du diabétique mais non celle de l\u2019homme normal.Contrairement aux sulfonylurées, l\u2019hypoglycémie n'a jamais été rapportée à la posologie normale chez le diabétique traité au GLUCOPHAGE seul.Selon l\u2019opinion la plus répandue le GLUCOPHAGE favorise l\u2019utilisation du glucose périphérique et exerce son activité par l'intermédiaire de l\u2019insuline.Ainsi le GLUCOPHAGE améliore le coefficient K d\u2019assimilation glucidique et le coefficient d\u2019efficacité insulinique.Le GLUCOPHAGE entraîne chez le diabétique obèse hyperinsu- linémique une tendance très nette à la normalisation de la sécrétion d'insuline parallèle à celle de la glycémie.Expérimentalement, le GLUCOPHAGE n\u2019exerce, en dehors de ses activités métaboliques propres, aucune action notable sur l\u2019organisme.Contrairement aux sulfonylurées, le GLUCOPHAGE ne stimule pas la sécrétion pancréatique d\u2019insuline.Indications: 1) Diabète adulte, stable, sans complications et non cétosique, ne pouvant être contrôlé par la diète seule.2) Le GLUCOPHAGE est particulièrement indiqué chez le diabétique obèse, car en plus de son action spécifique sur le diabète lui-même, il entraîne fréquemment une baisse importante de poids chez ces patients.Le GLUCOPHAGE peut être administré seul ou associé aux sulfonylurées, dans les cas d'échecs primaires ou secondaires à un traitement aux sulfonylurées utilisées seules.L'usage conjugué du GLUCOPHAGE et d\u2019une sulfonylurée peut s\u2019avérer particulièrement efficace chez les diabétiques âgés qui n\u2019auraient pas obtenu les résultats désirés de l\u2019un ou de l\u2019autre médicament utilisé séparément.Ce traitement conjugué représente dans certains cas une alternative au traitement à l\u2019insuline.Les deux médicaments agissent probablement en synergie, la sulfonylurée stimulant la libération d\u2019insuline des cellules bêta du pancréas et le GLUCOPHAGE potentialisant son action sur les tissus périphériques.Adjuvant de l\u2019insuline: dans certains cas le GLUCOPHAGE peut permettre de supprimer l\u2019insuline.Souvent l\u2019addition du GLUCOPHAGE au traitement permet de réduire les doses d\u2019insuline, particulièrement dans les cas qui sont mal stabilisés avec l'insuline seule.Utilisation clinique: Le GLUCOPHAGE est utilisé à travers le monde depuis 1957.De très nombreuses études cliniques révèlent que le GLUCOPHAGE se caractérise comme suit: I ne cause pas d\u2019hypoglycémie lorsqu\u2019utilisé seul chez le diabétique.Il favorise la perte de poids chez l\u2019obèse et cet effet n\u2019est pas relié à la posologie et n\u2019est pas la manifestation d\u2019une propriété ano- rexiante du médicament.I! conserve son activité durant des traitements à long terme.L\u2019acidose lactique n\u2019a jamais été rapportée avec le GLUCOPHAGE.Effets secondaires: Goût métallique dans la bouche, gêne épigastrique, nausées et vomissements.La diarrhée et des éruptions cutanées ont été rarement rapportées.Aucune réaction toxique grave n\u2019a été rapportée.Précautions: En cas de vomissements: cesser temporairement le traitement et reprendre en instituant une posologie progressive.Utiliser avec prudence chez les patients souffrant de maladie d\u2019Addison et chez les patients qui tolèrent mal l\u2019alcool et les sédatifs.Comme avec tous les autres hypoglycémiants oraux, on recommande des examens périodiques du patient incluant l\u2019hémogramme, les fonctions hépatiques et ophtalmiques afin de prévenir ou de minimiser les complications à court ou à long terme.Discontinuer le traitement en présence d\u2019élévation importante de la lactacidémie.Contre-indications: Le GLUCOPHAGE, utilisé seul, est contre-indiqué en présence de diabète cétosique, juvénile, insulinoprive.Le GLUCOPHAGE est contre-indiqué dans les cas d\u2019acidose grave, de coma, et de diabète très instable.Durant les périodes graves de stress telles que: infections graves, traumatismes, opérations chirurgicales, etc, un changement temporaire à l\u2019insuline est recommandé.Le GLUCO- PHAGE est contre-indiqué durant la grossesse, dans les cas de jaunisse, de maladies hépatiques et rénales graves.Le GLUCO- PHAGE est contre-indiqué en présence de complications préexistantes particulières au diabète telles que: la rétinopathie, la névropathie, la néphropathie et les états de diabète latent ou conditions prédiabétiques.Posologie et administration: Le GLUCOPHAGE est administré par voie orale.La posologie quotidienne usuelle est de 0.5 gramme trois fois par jour mais peut varier de 0.5 gramme à 3 ou 4 grammes par jour.Le médicament est mieux toléré lorsqu\u2019il est administré aux repas.Selon les résultats obtenus, il peut être nécessaire d\u2019augmenter la dose (dans les limites indiquées ci-haut); cette augmentation doit être graduelle sur une période de 10 jours afin de prévenir les troubles gastro-intestinaux.Présentation: Comprimé blanc, rond, convexe, sécable, identifié \u2018\u2018Franca\u201d.Chaque comprimé contient 0.5 gm de chlorhydrate de Metformine.Flacons de 100 et 500 comprimés.3 4 \u2014 très souvent les jumeaux se ressemblent au physique et au moral et mènent des existences parallèles 84, Il n'y a pas encore eu de frères siamois chez nous.Nous ne parlerons donc pas de cette sorte de jumeaux.PROBLÈME D\u2019HEREDITE PATHOLOGIQUE Dans l\u2019hérédité pathologique, trois groupes de faits intéressent le savant et le médecin : ceux qui se rapportent à la transmission des maladies, ceux qui se rapportent à la transmission de prédispositions morbides, ceux enfin qui se rapportent à la transmission d\u2019une immunité plus ou moins solide vis-à-vis telle ou telle affection.On sait que nombre de maladies sont héréditaires.C\u2019est quand il s\u2019agit de préciser dans quelles limites et dans quelles conditions que la tâche devient plus difficile 357.Comme ces notes n\u2019ont pas pour objet l\u2019hérédité pathologique en elle-même, nous ne nous attarderons pas à en définir les diverses formes, ni à en expliquer les rouages compliqués.L\u2019hérédité syphilitique.Nous ne mentionnons l\u2019hérédité syphilitique que pour toucher à deux problèmes de notre histoire : celui des Filles du Roi et celui du Mal de la Baie Saint-Paul.On va voir que la généalogie apporte à ces deux questions un argument inattendu.On a porté contre un groupe de femmes qui furent envoyées au Canada sous le régime français l\u2019accusation d\u2019avoir été des prostituées, des filles tirées des maisons closes de Paris.Admettons pour le moment le bien fondé de cette calomnie.Si des prostituées sont venues chez nous, elles étaient en grand nombre syphiliques.Car c\u2019est un fait reconnu par tous ceux qui s\u2019occupent de syphiligraphie que le nombre des avariées est toujours très grand chez les femmes de mauvaise vie.Il l\u2019est aujourd\u2019hui, malgré les progrès de la lutte antivénérienne ; il l\u2019était encore plus dans un siècle où l\u2019on ne connaissait pas tous les dangers de cette maladie et où le traitement n\u2019en avait pas encore été découvert.Considérons maintenant la descendance des mères atteintes de syphilis.Quand l\u2019infection de la mère est antérieure au début de la grossesse, l\u2019enfant a toutes les chances d\u2019être contaminé.Les dangers de contamination diminuent avec l\u2019ancienneté de l\u2019infection.« Fournier donne les chiffres suivants pour 90 grossesses survenues dans la première année de l'infection syphilitique : 50 se sont terminées par avortement ou expulsion d\u2019enfants morts, 38 ont abouti à la naissance d\u2019enfants qui ont succombé très rapidement, deux seulement ont donné des enfants qui ont survécu.À mesure que la syphilis maternelle est de date plus ancienne, les chances de contamination de l\u2019enfant diminuent, et aussi la gravité de la contamination : au lieu d\u2019aboutir à la mort du fœtus dans les premiers mois, ces syphilis de date ancienne permettront l\u2019évolution normale d\u2019une grossesse qui se terminera par la naissance d\u2019un enfant porteur de lésions syphilitiques ; parfois même l\u2019enfant naîtra sain en apparence, et la maladie ne se révélera chez lui que quelques semaines après la naissance, ou même tardivement, à l\u2019âge de 10, ou même de 15 et 20 ans, par des lésions de type tertiaire (hérédo-syphilis tardive) 36 ».34.On peut consulter sur cette question Anderson et Scheide- mann, A Study of Triplets, Including Theories of Their Possible Genetic Relationships, Worcester, 1933; J.Cannac, Etude sur la trigémellité, Paris, 1927 et J.Sanders, Similarities in Triplets; A Contribution to the Knowledge of Heredity in Triplets dans le Journal of Heredity en 1932 (225-234).Libert, op.cit., 20.Libert, op.cit., 59.878 Si alors il est venu des femmes syphilitiques au Canada et qui ont fondé des foyers, la descendance de ces femmes va nous donner des preuves de leur infection.Or qu\u2019on prenne Tanguay et qu'on vérifie.On verra chez toutes ces filles du Roi une descendance nombreuse et saine.On n'y trouvera aucune de ces descendances si caractéristiques des femmes avariées, où les naissances prématurées, les fausses couches sont si fréquentes, où les enfants mourant peu de temps après la naissance sont si nombreux.Les mères ne pouvaient pas non plus souffrir d'une infection très ancienne, car elles étaient très jeunes.Admettons tout de méme que la maladie fit vieille et que les enfants soient tous nés à terme et viables.Ces enfants seront alors des hérédo-syphilitiques et leur descendance, s'ils se rendent au mariage, sera aussi contaminée.Reprenons Tanguay et suivons les descendances de ces Filles du Roi jusqu\u2019à la troisième génération et plus loin.On trouve, à la deuxième et à la troisième génération, des familles aussi nombreuses et aussi saines qu\u2019à la première.Il faut donc rejeter la possibilité d\u2019une immigration de femmes atteintes de syphilis au Canada sous le régime français et, parce qu\u2019il faut rejeter cette immigration, il faut nier «l'importation » de prostituées chez nous 37.L\u2019argumentation est la même pour le Mal de la Baie Saint-Paul.On ne s'entend pas encore aujourd'hui sur la nature de cette maladie qui se répandit comme une épidémie, il y a un siècle et demi.On l\u2019appela de divers noms dès son apparition: syphilis, yaws, mal de chicot (Jourdan).Le Dictionnaire des sciences médicales lui a consacré plusieurs pages 35.Ftait-ce bien de la syphilis, comme un grand nombre l'a prétendu ?Si la Baie Saint-Paul et toute la région avoisinante ont été contaminées à haute dose, nous allons pouvoir constater les résultats de cette infection dans la descendance de ceux qui furent frappés.Comme nous aurions dû pouvoir le faire pour les Filles du Roi.Existe-t-il un ouvrage dans lequel cette vérification puisse se faire ?Pas encore.Tant qu\u2019une généalogie complète des comtés de Charlevoix et Saguenay n'aura pas été compilée, cette vérification est impossible et le diagnostic définitif du Mal de la Baie doit être différé.L'hérédité tuberculeuse.On a cru longtemps \u2014 chez le peuple on y croit encore \u2014 à la transmission héréditaire de la tuberculose.Cette hérédité n\u2019existe pas.Il y a des familles où la tuberculose semble être un bien qu\u2019on se transmet en héritage de père en fils.Cette transmission cependant se fait par contagion ; c\u2019est-à-dire que les enfants naissent sains, mais sont infectés après la naissance par les contacts incessants avec les microbes qui se trouvent dans le milieu familial.Nous avons au Canada de ces familles où l'infection tuberculeuse se retrace d\u2019une génération à l\u2019autre : les Nelson, les Carrier, pour n\u2019en citer que deux.Le docteur Ulysse Forget de Warren, Rhode Island, un fervent de la généalogie et des études médico-historiques, a suivi jusqu\u2019à 1800 la branche tuberculeuse d\u2019une famille.S'il n'y a pas héré- 37.Nous étendons le nom de Filles du Roi à toutes les filles qui furent envoyées ici pour être mariées, Sur ce sujet voir en particulier Joseph-Edmond Roy, Le Baron de Lahontan, Lévis, 19¢3, 163 ss.; Berneval (le P.Archange Godbout, O.F.M.], Le Contingent de filles de 1639 dans le Bull.rech.hist., 1939, 1-15; Les Contingents de filles à marier de 1649-1653, Ibid., 1939, 257-270; Les Filles venues au Canada de 1654 à 1857, Ibid., 1540, 338-350: Les Filles venues au Canada de 1658 à 1661, Ibid.1941, 96-115.Sur l\u2019immigration française au Canada en général, voir C.-M.Goethe, Immigration into New France paru dans la revue Eugenics, vol.Ill, 1930, 83-87.Au vol.XXX.Il s\u2019agit du dictionnaire publié en 60 volumes à Paris de 1812 à 1822.L'UNION MÉDICALE DU CANADA rites Hs EE nL Guisis Hs ii At thi a Dada a i Des Von Ces .IV ds 555 | de i Te i on \\ & int i dés a f i h me 535 la ls tli [3 ER = on ie la + 1 i ms | % fi i lu sini, 4 un i Ite i à 00 ne 0 i se 2 es if it it lé e 2 ft ; 5 i 5 0 =F i\" 0 Ba i h ; i A ntidépresseur/Neuroleptique (perphénazine NF.et chlorlydrate d\u2019amitriptyline U.S.P.) onographie sur demande adressée à: MEMBRE - \u2018bchering Corporation Limited, (Pointe Claire, Québec HOR 1B4 * marque déposée Ra RR BROT à dité de bacille, y aurait-il hérédité de terrain ?Peut-être.En tout cas, si l\u2019hérédité n\u2019est pas concernée ici, la généalogie l\u2019est, car elle peut venir en aide a Thistorien de la médecine canadienne.Pour celui qui s\u2019intéresse à l\u2019histoire de la tuberculose sous le régime français, il n\u2019y a pas d'ouvrage plus utile à consulter que le Dictionnaire de Tanguay.On y meurt tous, dans certaines familles, aux alentours de la vingtaine ; et il n\u2019est pas besoin d\u2019être grand clerc pour faire un diagnostic rétrospectif.Diagnostic probable, si l\u2019on veut ; mais c\u2019est souvent tout ce dont il faut se contenter en histoire 39.L\u2019hérédité des maladies mentales.Certaines maladies mentales sont héréditaires.Le rôle que joue ici l\u2019hérédité est reconnu depuis longtemps et, chaque jour, le médecin est consulté sur les dangers que peut comporter un mariage projeté.Nos généalogies contiennent peu de renseignements sur les fous qui ont existé dans certaines familles.En général, on ne mentionne même pas leur existence; et cela se comprend.Une généalogie est presque toujours un monument élevé à la gloire d\u2019une famille par un membre de cette famille.Les fous et les « brebis galeuses» sont donc esquivés.On peut glaner quelques petits renseignements ici et là, cependant.L'endroit où un homme meurt nous dit souvent à mots couverts de quoi il est mort.Ainsi nous notons dans la Famille Wasbroad de M.Gérard Malchelosse que Sébastien Wasb- road est décédé à Saint-Jean-de-Dieu le 9 août 1889; il devait être fou alors.L'hérédité alcoolique.En 1934, M.Pierre-Georges Roy disait à M.Robert Rumilly : «Je suis arrivé à attacher une grande importance à l\u2019atavisme, dont je constate des manifestations persistantes.Ainsi des documents irrécusables permettent d\u2019affirmer que les membres d\u2019une famille déterminée sont ivrognes de père en fils pendant des générations.On trouve une note du gouverneur sur l'ancêtre: « Intelligent mais adonné à la boisson ».Et on retrouve la même note, dans des circonstances analogues, sur les petits-enfants et arrière- petits-enfants » #°.M.Roy n\u2019a pas voulu citer de noms.Soyons aussi discret que lui et contentons-nous de mentionner Justin McCarthy, dont il a parlé ailleurs.Justin était le fils de Jeremiah McCarthy, arpenteur, mort ivrogne en 1825.Le père de Jérémiah était aussi un alcoolique.Pour revenir à Justin, «il avait dans les veines la passion qui avait tué son grand\u2019père et son père, et, à l\u2019âge de trente ans, il était déjà devenu une ruine complète, un tramp qui, tous les soirs, couchait dans le ruisseau qui borde la route.On ne sait pas même où Justin McCarthy termina sa triste existence » #1.L\u2019hérédité cancéreuse.« Les facteurs qui conduisent au cancer sont multiples.L'hérédité en est un.Si d\u2019autres peuvent aboutir à la cancé- 39.Ce qui est vrai de la tuberculose l\u2019est aussi de la mortalité infantile.40.Rumilly, Chefs de file, 229.41.Bull.rech.hist, 1943, 180.880 risation cela ne permet pas d'éliminer l\u2019hérédité dans le cas où elle est manifestement en cause » #2, Le médecin que l\u2019on consulte pour une tumeur suspecte interroge le malade pour savoir s\u2019il y a dans sa famille des cas de cancer.Cette fois encore, le médecin fait de la généalogie comme M.Jourdain faisait de la prose : sans le savoir.Les cas de tumeurs, bénignes et malignes, abondent dans notre histoire.Les descriptions les plus complètes se trouvent dans les relations de miracles, comme ceux de Sainte Anne de Beaupré, du Frère Didace, de Mgr de Lauberi- vière, de Marguerite Bourgeoys.La femme du lord évêque Mountain souffrait de cancer.Mgr Paul-Eugène Roy en mourut.Antonin Dessane aussi et que d\u2019autres.L'hérédité diabétique.Le diabète est souvent héréditaire, et, pour cette maladie comme pour le cancer, il faut s\u2019enquérir des antécédents familiaux.Le docteur M.Labbé a fait ressortir le rôle que joue l'hérédité dans cette affection dans une étude parue en 1931 dans le Bulletin de l\u2019Académie de médecine de Paris et intitulée Le Facteur héréditaire dans le diabète.Quant à l'importance de la généalogie dans l\u2019étude de cette maladie, elle a été démontrée en 1933 par Pincus et White dans un travail paru dans American Journal of Medical Sciences et qui avait pour titre On the Inheritance of Diabetes ; An Analysis of 675 Family Histories.Quelques diabétiques de notre histoire : Mgr Langevin, Achintre, le major Mallet, Ferdinand Gagnon, Mercier, Laterrière.Les diathèses familiales.Ce mot de diathèse est tombé en désuétude.On ne peut nier cependant qu'il y ait dans certaines familles un tempérament morbide.Dans ces familles, on trouve une disposition, une tendance à souffrir des mêmes maladies, à mourir de la même manière.De notre temps, a I'Université, on disait que les Archambault de Joliette mouraient tous subitement.Les trois frères Harper, tous prêtres et fils de Louis Harper, moururent de mort subite 48.Chez d'autres familles, c\u2019est le rhumatisme ou l'obésité qui fait partie de l'héritage.Mais ici comme ailleurs, il faut tenir compte des habitudes communes, du genre de vie, du milieu, tous facteurs qui n\u2019ont rien à faire avec les prédispositions héréditaires.La surdi-mutité.Voilà encore une infirmité qui est souvent transmise d\u2019une génération à l\u2019autre ou en « sautant » une génération.Ceux qui s\u2019occupent de surdi-mutité font des recherches généalogiques pour chaque cas qu\u2019ils soignent.Est-ce que ceux qui font de la généalogie ne pourraient pas indiquer les sourds-muets qu\u2019ils rencontrent au cours de leurs travaux ?42.Charles Oberling, Le Problème du cancer, Montréai, 1942, 149.43.Bull.rech.hist, 1925, 22.L\u2019un se noya.Est-ce à la suite d\u2019une crise cardiaque ?Probablement, puisque M.Roy dit que les trois frères moururent subitement.L'UNION MÉDICALE DU CANADA de de Les nevi.Baroux a observé chez une famille flamande la persistance de nævi.Sur quarante et une personnes de cette famille, douze présentaient des nævi ou taches de vin à un endroit précis du corps 44.Voilà un autre renseignement qu\u2019il est facile d\u2019obtenir en questionnant les familles, qui n\u2019encombre pas les généalogies et auquel personne ne peut trouver à redire.La transmission de ce stigmate est capricieuse.Elle n\u2019en présente pas moins un problème intéressant pour celui qui s\u2019occupe d\u2019hérédité.La polydactylie.Nous avons placé les nævi et la polydactylie sous la rubrique de l\u2019hérédité pathologique pour simplifier les classifications.La polydactylie est caractérisée par la présence de doigts en surnombre.Elle est généralement héréditaire.CONCLUSION = Ces notes suffisent-elles à montrer les relations étroites qui existent entre l\u2019hérédité et la généalogie ?Nous le pensons.Ce sujet est rempli de chausse-trappes et il aurait gagné à être plus développé.Tel qu\u2019il est, nous espérons que ce travail servira aux généalogistes en leur faisant élargir le champ de leurs enquêtes et approfondir leurs recherches.La généalogie rend déjà de grands services à l\u2019histoire.Elle peut faire davantage en offrant à celui qui s\u2019occupe de l\u2019hérédité les données dont il a besoin pour ses travaux.Rutland, Mass.44.P.Baroux, Les Stigmates héréditaires de la chevalerie dans la Revue scientifique du 14 octobre 1911.Cité par Libert.TOME 104 \u2014 JUIN 1975 Dans le traitement du choc et de ses complications pulmonaires Solu-Medrol assez tot, assez souvent, a doses pharmacologiques Posologie et mode d\u2019administration Dans le traitement du choc sévère, la tendance actuelle en pratique médicale est de recourir à des doses massives (pharmacologiques) de corticostéroïdes.(L'activité anti-inflammatoire de 1 mg de Solu-Medrol équivaut a celle d\u2019au moins 4 mg d\u2019 hydrocortisone).Dans le choc sévère, la posologie recommandée de Solu-Medrol est de 30 mg/kg stat, pouvant être répétée quatre heures plus tard, si nécessaire.Commencer le traitement en administrant le Solu-Medrol, par voie intraveineuse, sur une période d'au moins dix minutes.En général, la corticothérapie ne doit être poursuivie que jusqu\u2019à ce que l\u2019état du malade se soit stabilisé, d'habitude pas plus de 48'à 72 heures.Le Solu-Medrol peut être administré en injection intraveineuse, en perfusion intraveineuse, ou en injection intramusculaire.La méthode préférée dans les cas d'urgence est l'injection intraveineuse.Avertissement: Les précautions et contre- indications inhérentes à la corticothérapie par voie générale s'appliquent au Solu-Me- drol.Cependant, employé dans des cas d\u2019urgence ou des états apparentés au choc, il serait sage de mettre en parallèle, d\u2019une part la possibilité de sauver la vie du malade et d'autre part les effets hormonaux défavorables du médicament.Dans le traitement du choc, le Solu-Medro! doit être considéré comme un adjuvant des traitements classiques tels que sérothérapie, etc.Bien que les réactions secondaires résultant de doses élevées données durant une corticothérapie à brève échéance soient rares, une ulcération gastrique peut survenir.Présentation: Mix-O-Vials renfermant: Medrol (à l\u2019état de succinate sodique de méthyl- prednisolone), 40 mg, 125 mg, 500 mg, ainsi que flacons de 1 g avec eau pour injection.Références: 1.Wilson, J.W.(1972).Surg., Gynec.& Obstet.134:675.2.Janoff, A.(1964).Shock, p.93 3.DeDuve, C.(1964).Injury, Inflammation and Immunity, p.283.UN PRODUIT DE LA RECHERCHE Upjohn 738 MARQUE DÉPOSÉE: MEDROL MARQUES DE COMMERCE: SOLU-MEDROL, MIX-O-VIAL CF 6996,3 EN STÉROÏDES LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA 865 YORK MILLS ROAD/DON MILLS, ONTARIO Lorsque le choc menace le poumon Représentation abstraite du tissu pulmonaire Solu-Medrol aide a réduire les lésions [ pulmonaires et à améliorer les chances de survie e protège les membranes lysosomiques et cellulaires, empêchant ainsi la libération d'enzymes lysosomiques destructifs® e protège les plaquettes, réduisant ainsi le risque d'une coagulation intravasculaire' e protège l'intégrité des leucocytes, contribuant ainsi à maintenir la structure pulmonaire\u2019 La détérioration de la fonction pulmonaire est souvent l'obstacle au rétablissement des malades en état de choc.Cette insuffisance pulmonaire se poursuit, malgré la normalisation de l'équilibre hémodynamique et la stabilisation apparente de l'épisode aigu.Dans le choc prolongé, le manque d'oxygène au niveau des cellules produit des changements dans le mécanisme des écha ges d'oxygène et de gaz carbonique.Ces changements du métabolisme cellulaire se | traduisent finalement par un oedème intg stitiel et une hémorragie périvasculaire.' L leucocytes polynucléaires s'agrègent da les capillaires et obstruent le lit vasculair puimonaire.À mesure que les cellules em sonnées se désintègrent elles libèrent des lysomes, organites intracellulaires qui renferment des enzymes protéolytiques.' Ces enzymes détruisent la cellule dont ils sont | l'hôte puis lèsent ou détruisent les cel- luies voisines.\u2019 Le tissu lésé peut avoir de la difficulté à se régénérer, même si le malade en état de choc survit.Utilisé conjointement avec les mesures thérapeutiques courantes, le Solu-Medroi exerce un effet protecteur sur le poumon et amé- tiore les chances de survie.UN PRODUIT DE LA RECHERCHE Références: sd 1.Wilson, J.W.(1972).Surg., Gynec.134.675.2.Janoft, A.(1964).Shock, p.93 3.DeDuve, C.(1964).Injury, intlammatif Immunity, p.283.| EN STÉROÏDES Introduction | LA RECHERCHE À L\u2019INRS-SANTÉ L'Institut National de la Recherche Scientifique est une constituante de l\u2019Université du Québec, spécialisée en recherche et en enseignement des 2° et 3° cycles.il est composé de groupes et de centres multi-disciplinaires dont les activités dirigées sont orientées à l\u2019intérieur de programmes vers des buts à la fois scientifiques et socio-économiques.L\u2019un de ces centres œuvre dans les sciences de la santé: ; l'INRS-Santé.La direction scientifique et l\u2019administration de ce centre sont situées 1 a St-Jean-de-Dieu et bon nombre de ses chercheurs constitue le service de recher- | I che de cet hôpital.Les crédits nécessaires au budget de base de l\u2019INRS-Santé pro- E : viennent à la fois de l\u2019INRS et de St-Jean-de-Dieu, donc des ministères de l\u2019Éduca- i tion et des Affaires sociales du Québec.Par les subventions et les contrats de re- j cherche qu\u2019ils obtiennent d\u2019organismes publics et privés, de fondations et d\u2019industries, | les chercheurs contribuent largement aux budgets de fonctionnement et d\u2019investisse- i ment du centre.Après avoir exposé brièvement la situation de l\u2019INRS-Santé dans le système & | universitaire et hospitalier du Québec, il convient, pour mieux présenter le centre, de | faire un court historique de l\u2019équipe de ses membres.Celle-ci est née, en 1962, au i département de pharmacologie de la faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal.Elle a grandi par la suite grâce aux services psychiatriques du ministère des Affai- do res sociales et a constitué les services de recherche du Centre hospitalier St-Jean- | de-Dieu de Montréal et de l'hôpital St-Charles de Joliette.Ses chercheurs pharma- eg cologues sont alors devenus « attachés de recherche » et ses chercheurs psychiatres, | « professeurs de clinique » de l\u2019Université de Montréal; ils ont depuis conservé des acl titres et des tâches d\u2019enseignement à cette université, aux départements de pharma- at | cologie et de psychiatrie de la faculté de médecine ainsi qu\u2019à la faculté de pharma- \" | cie.En 1972, l\u2019équipe entière, tout en conservant ses liens avec l\u2019Université de Mont- alc réal et son rôle de recherche à St-Jean-de-Dieu et à St-Charles, s\u2019associait au Centre de recherches en sciences de la Santé de I'INRS (C.R.E.S.S.) et formait ainsi | l\u2019'INRS-Santé actuel.J < WG 5166 Du | ; L\u2019INRS-Santé est engagé en recherche clinique faite chez le malade ou le le volontaire sain.Ses recherches, comme l\u2019enseignement et les services communautaires qu'offre le centre, sont orientées vers la médecine préventive et la thérapeutique, tant en pharmacologie et en toxicologie qu\u2019en psychiatrie.Celles-ci sont appliquées et dirigées; elles sont, selon les projets en cause, bio-médicales ou médico-sociales.Le centre a un intérêt tout particulier pour la méthodologie et les statistiques appliquées à la recherche clinique, expérimentale, épidémiologique et opération- | nelle.C\u2019est en tant que chercheurs en pharmacologie et en psychiatrie compétents en méthodologie et en statistiques que de nombreux membres de l\u2019INRS-Santé col- dé laborent avec divers milieux de recherche.Des projets conjoints existent avec l\u2019U.Q.T.R.(éducation physique et pédiatrie), l'UQAM (psychologie), le C.H.U.L.(phar- TOME 104 \u2014 JUIN 1975 883 | macologie), Ste-Justine (pédiatrie et pédopsychiatrie), le Allan Memorial (psychopharmacologie et psychiatrie), l\u2019Institut de cardiologie de Montréal (pharmacologie) et de multiples cliniques chargées du traitement des toxicomanies.Le laboratoire de biopharmaceutique et de toxicologie clinique et industrielle du centre, offrira bientôt ses services analytiques aux hôpitaux et aux industries du Québec.L'équipe de ces laboratoires est responsable du programme anti-doping des Jeux Olympiques de 1976.L'INRS-Santé a l\u2019intention de consolider les activités pour lesquelles il est déjà reconnu: il maintient donc trois programmes de recherche, en psychiatrie, en pharmacologie clinique et en biopharmaceutique clinique.Le centre, qui a toujours été intéressé à la médecine industrielle, se spécialise dans ce domaine en toxicologie industrielle qui devient son quatrième programme; celui-ci s\u2019intègre bien à la vie scientifique du milieu et, tout en répondant à une priorité sociale, complète les travaux déjà en cours en biopharmaceutique et en pharmacologie.Pour chacun de ces quatre programmes, l\u2019équipe du centre continuera et accentuera sa collaboration avec les chercheurs québécois.Cette équipe est jeune, mais elle a atteint l\u2019âge adulte et elle entend remplir son rôle scientifique, universitaire et social.Léon TÉTREAULT, M.D, Directeur du Service de recherche associé de l\u2019hôpital St-Jean-de-Dieu Directeur, INRS-Santé 884 L'UNION MÉDICALE DU CANADA psychiatrie SCHIZOPHRÉNIE ET CATÉCHOLAMINES Guy CHOUINARD, M.Sc.! INTRODUCTION A) Schizophrénie : problème majeur La schizophrénie demeure un problème majeur tant par sa morbidité que par les sommes d\u2019argent investies par l\u2019État.En effet, 2% de la population aura au cours de sa vie un épisode de schizophrénie qui nécessitera une hospitalisation !.Dans certains milieux sociaux (les ghettos urbains), cette prédiction s\u2019élève jusqu\u2019à 6%.Cette constatation est universelle et s\u2019applique à toutes les nationalités.Aux États-Unis, on a estimé que les deux tiers des lits des hôpitaux psychiatriques et le quart de tous les lits d\u2019hôpitaux étaient occupés par des malades schizophrènes.Les dernières statistiques, publiées par le National Institute of Mental Health! sont les suivantes : 1) 180,000 malades schizophrènes hospitalisés dans les hôpitaux psychiatriques d\u2019État (1969); 2) diminution de 31% de la population schizophrène hospitalisée entre les années 1962-1969; 3) en 1969, 474,000 admissions dans les hôpitaux pour schizophrénie.Même si la médication actuelle s\u2019est montrée une médication valable pour un grand nombre de schizophrènes, elle n\u2019est pas en elle-même curative et ceci nous amène à chercher d\u2019autres moyens thérapeutiques pour les malades schizophrénes.B) Traitement actuel de la schizophrénie: symptomatique et non curatif Le but du traitement de la schizophrénie est d\u2019améliorer les symptômes du malade et de prévenir le développement des complications liées à la maladie.H.F.Lehman qui a introduit la chlorpormazine en Amérique du Nord considère le traitement actuel comme « psychostatique » et non comme antipsycho- tique.En autant que les complications liées à la schizophrénie (désintégration sociale) sont concernées, il ne semble pas que le traitement actuel ait été en mesure de les prévenir chez beaucoup de malades., ! Professeur, Institut national de la recherche scientifique, section santé, Hôpital St-Jean-de-Dieu.TOME 104 \u2014 JUIN 1975 Les effets secondaires à long terme des phénothia- zines (dyskinésies tardives) sont maintenant un sujet de grande préoccupation pour les psychiatres et les psychopharmacologues.Leur importance est telle qu\u2019elle incite à chercher d\u2019autres méthodes de traitement et d\u2019autres médicaments.L\u2019incidence des dys- kinésies tardives a été rapportée comme pouvant aller jusqu\u2019à 20%.Dans son rapport sur les dyski- nésies tardives, le collège américain de neuropsycho- pharmacologie estime que l\u2019incidence est de 3-6% selon les catégories de schizophrénie ?.Dans un éditorial récent du journal de l\u2019American Medical Association, on demandait de prescrire les neuroleptiques avec beaucoup de précautions.C) Non-amélioration par le traitement conventionnel Il y a un pourcentage assez important de malades schizophrènes qui ne répondent pas à la thérapie conventionnelle.L\u2019expérience de Manfred Bleuler confirme ce fait.Selon lui, le nombre de rémissions permanentes et complètes n\u2019est pas différent de ce qu'il était avant les neuroleptiques 3.Joseph H.Stephens a fait une revue de la littérature sur le pronostic dans la schizophrénie *.Si nous examinons les résultats de ces études, nous constatons qu'environ 60% de tous les malades furent considérés comme non améliorés quand le diagnostic était fait sur un concept strict de schizophrénie ou sur le concept du processus schizophrénique.Au contraire, si on considère l\u2019autre catégorie de schizophrénie qui est appelée schizophrénie réactive ou non considérée comme processus schizophrénique, le pourcentage de non-amélioration est de 20%.Les études d\u2019Henri Ey à ce sujet sont intéressantes puisqu\u2019il est possible de comparer les résultats obtenus avant les neuroleptiques et après les neuroleptiques 8.Il s\u2019agit de la population d\u2019un même hôpital, donc d\u2019une population plus homogène.Ses résultats indiquent que, avant 1954 (avant l\u2019emploi des neuroleptiques) il y avait 30% de sorties de l\u2019unité psychiatrique.Les décès étaient de 36% et l\u2019état résiduel de la schizophrénie était estimé à 34%.Après 1954, la sortie était estimée à 67%, les décès à 9%, et l\u2019état résiduel à 15.5%.L\u2019auteur estime qu\u2019avec tous les moyens thérapeutiques modernes, chimiothérapie 885 incluse, le taux d\u2019évolution favorable est passé de 25% à 50%.Il considère que même, actuellement, 50% des malades schizophrènes de son hôpital ne répondent pas au traitement conventionnel.Il y a donc lieu de chercher d\u2019autres médicaments qui pourraient aider ces malades réfractaires aux neuroleptiques actuels.LA PSYCHOSE AMPHÉTAMINIQUE: UN « MODÈLE » DE SCHIZOPHRÉNIE RÔLE DES CATÉCHOLAMINES Snyder a suggéré comme « modèle de schizophrénie » les psychoses aux amphétamines °.En effet, le tableau clinique des psychoses amphétaminiques est celui qui est le plus près de la schizophrénie.Contrairement à ce que certains auteurs ont pensé, les psychoses aux psychodysleptiques ne peuvent servir de « modèle » de schizophrénie.Hollister l\u2019a démontré avec un observateur « aveugle » qui a différencié les enregistrements de schizophrènes aigus par rapport à ceux de sujets ayant pris du LSD, de la mescaline ou de la psilocybine \u201d.Le modèle de schizophrénie par médiation des catécholamines est celui qui est le plus généralement accepté aujour- d\u2019hui.Ce modèle s\u2019appuie sur les résultats suivants: A) Les médicaments qui induisent ou réactivent la schizophrénie augmentent la quantité ou l\u2019action des catécholamines cérébrales.B) D\u2019autre part, tous les médicaments anti-psy- chotiques diminuent l\u2019action des catécholamines cérébrales possiblement en bloquant les récepteurs.C) Des résultats récents suggèrent l\u2019augmentation de l\u2019activité des catécholamines chez les malades schizophrènes.A) Les médicaments qui potentialisent l\u2019action des catécholamines centrales sont capables de causer des psychoses semblables à la schizophrénie et/ou augmentent la psychose chez les malades schizophrènes.1.Amphétamines a) Mécanisme d\u2019action des amphétamines dans le cerveau: à haute dose, les amphétamines inhibent la recaptation de la noradrénaline par les neurones centraux tout comme l\u2019imipramine.Ils inhibent aussi la monoamine oxydase cérébrale.Mais ces effets sont probablement peu importants aux doses normales employées chez l\u2019homme.Un effet plus important des amphétamines à faible dose est la facilitation de la libération de la noradrénaline.La plupart des neuropharmacologistes favorisent la théorie de l\u2019inhibition, de la recaptation et celle de la 886 libération directe comme les principaux mécanismes d\u2019action des amphétamines.b) La psychose amphétaminique: En 1958, Con- nell a décrit 42 malades avec une psychose amphé- taminique: \u201cprimarily a paranoid psychosis with ideas of reference, delusions of persecution, auditory and visual hallucinations in a setting of clear consciousness\u201d, et a conclu que la symptomatologie induite par les amphétamines «ne peut pas être distinguée d\u2019une schizophrénie paranoide aiguë ou chronique » *.En 1968, Griffith a démontré que la psychose amphétaminique pouvait être induite dans des conditions expérimentales contrôlées chez tous les sujets volontaires®.Tous les sujets ont développé un délire paranoïde, souvent avec un affect détaché et froid *.Puisqu\u2019un diagnostic de schizophrénie était un critère d\u2019exclusion, les résultats confirment que les amphétamines peuvent induire une psychose chez les sujets non schizophrènes et qu\u2019il ne s'agissait pas tout simplement de faire apparaître des traits latents de schizophrénie.La similarité clinique entre la psychose amphétaminique et la schizophrénie paranoïde suggère la possibilité que ces deux conditions aient des mécanismes patho- géniques communs.Une autre évidence serait le fait que les neuroleptiques antagonisent les stéréotypies provoquées par l\u2019amphétamine chez l\u2019animal.Méthylphénidate Le méthylphénidate peut également provoquer des psychoses schizophréniques chez des volontaires \"°.2.Cocaïne a) Mécanismes d\u2019action : L\u2019amphétamine et la cocaïne peuvent tous les deux potentialiser les caté- cholamines par inhibition de la recaptation.b) La psychose cocaïnique : La psychose cocaï- nique ressemble beaucoup à la psychose amphétami- nique.Les principaux symptômes sont le délire paranoïde et les hallucinations, fréquemment auditives, mais qui peuvent être également visuelles.Les psychoses amphétaminiques et cocaïniques résultent de médicaments qui peuvent potentialiser les caté- cholamines cérébrales et tous deux nous fournissent les meilleurs modèles expérimentaux que nous ayons pour les schizophrénies paranoïdes ou les états paranoïdes.3.Lévodopa a) Mécanismes d\u2019action : La lévodopa agit en étant transformée d\u2019une façon prédominante en dopamine et d\u2019une façon plus limitée en noradrénaline.L'UNION MÉDICALE DU CANADA RS {in I l'a Il ûl ch la Uri tay Cone hi Wh dés i 5) ry £ À b) Les psychoses induites par la L-DOPA : i) Chez les malades schizophrènes : Yayura-To- bias et coll.ont rapporté que la L-DOPA produit une exacerbation de la psychose schizophrénique.Cependant, Inanaga et coll.> ont trouvé que la L-DOPA pouvait être utile dans le traitement de la schizophrénie.ii) Chez les malades parkinsonniens: des effets secondaires psychiatriques ont été rapportés chez 15 à 30% des malades parkinsonniens traités avec la L-DOPA.Des symptômes ressemblant à la psychose aux amphétamines et à la schizophrénie sont rares chez ces malades.L\u2019effet psychiatrique le plus souvent rencontré est une psychose toxique.En résumé, la psychose induite à la L-DOPA ne ressemble pas à la psychose amphétaminique.Le fait que la L-DOPA soit transformée surtout en dopamine, et seulement de façon limitée en noradrénaline, pourrait expliquer cette différence avec l\u2019amphétamine.Ces résultats pourraient suggérer un rôle prédominant de la noradrénaline dans les psychoses induites par les amphétamines.4, L\u2019alcool a) Evidence de modification par l\u2019alcool dans le métabolisme des catécholamines chez l\u2019homme : i) L\u2019ingestion aiguë d\u2019une dose modérée d\u2019alcool chez des volontaires sains produit une augmentation de l\u2019excrétion urinaire de l\u2019adrénaline, de la noradrénaline, de la dopamine, et de la métadrénaline.ii) Lingestion chronique d\u2019éthanol produit une augmentation de l\u2019excrétion urinaire de l\u2019adrénaline, de la métadrénaline, de la normétadrénaline et de l\u2019acide 3-méthoxy-4-hydroxymandélique (VMA).it) Lors du sevrage alcoolique, les catécholamines urinaires totales, l\u2019excrétion de l\u2019adrénaline, et les taux plasmatiques de noradrénaline sont augmentés.iv) L\u2019état clinique de tachycardie, de diaphorèse et d\u2019agitation psycho-motrice qui survient durant le sevrage est dû à une altération dans la régulation du système sympathique.b) L'hallucinose alcoolique (un syndrome psychiatrique spécifique qu\u2019on ne doit pas confondre avec l\u2019hallucinose): Les hallucinations de l\u2019hallucinose alcoolique sont invariablement auditives.Le sensorium est habituellement intact © et le délire paranoïde est présent.Certains auteurs croient que cette condition n\u2019est pas une réaction médicamenteuse spécifique mais simplement une réaction schi- zophrénique précipitée par l\u2019alcool.Mais dans les deux cas, les résultats mentionnés précédemment TOME 104 \u2014 JUIN 1975 confirment le fait que les médicaments qui potentialisent les catécholamines sont capables de provoquer des symptômes schizophréniques.B) Les substances qui sont efficaces dans le traitement des symptômes psychotiques partagent la capacité de réduire l\u2019action des catécholamines du système nerveux central.Les médicaments antipsychotiques (thioxanthène, phénothiazine, butyrophénone) ont ordinairement un effet bloquant sur les récepteurs catécholaminer- giques, un effet antinoradrénaline chez le rat, un effet anti-amphétamine chez le rat, et anti-apomor- phine chez le rat et le chien.Mais les expériences faites chez l\u2019animal et les procédures de screening pour l\u2019évaluation des substances antipsychotiques ne sont pas toujours valides pour un médicament spécifique et certainement pas si on veut trouver de nouveaux groupes de médicaments antipsychotiques.Par exemple, la thioridazine (Mellaril) est relativement inefficace dans son effet d\u2019antagoniser l\u2019amphétamine chez le rat.Tous les neuroleptiques, sauf la réserpine, ont un effet antiémétique et antagoni- sent les vomissements induits par l\u2019apomorphine ; mais plusieurs médicaments qui sont des antagonistes très puissants de l\u2019apomorphine ne sont pas des médicaments antipsychotiques.C) Evidence pour une modification du métabolisme des catécholamines chez les malades schizophrènes.1.Pathogénie de la schizophrénie La prédisposition génétique à la schizophrénie est bien établie aujourd\u2019hui.Les études des enfants adoptés dès leur naissance mais nés de parents schi- zophrenes confirment cette prédisposition génétique®.En effet, ceux-ci ont une incidence plus élevée de schizophrénie par rapport à un groupe contrôle.Également les études des parents d\u2019enfants schizophrènes montrent qu\u2019ils ont une incidence significativement plus élevée de schizophrénie que les parents d\u2019enfants normaux * La nature et l\u2019importance de la prédisposition génétique est encore controversée.Pollin (1972)'5 a essayé d\u2019élucider les mécanismes de cette prédisposition génétique en étudiant l\u2019excrétion urinaire de six catécholamines (dopamine, noradrénaline, adrénaline, normétadré- naline, métadrénaline, acide 3-méthoxy-4-hydroxy- phennylglycol (MHPG)).Les spécimens urinaires étaient obtenus chez les jumeaux homozygotes avec index schizophrénique, les cojumeaux non schizophrènes, et deux séries de contrôles : deux paires de jumeaux contrôles concordants pour la schizo- 887 phrénie.Pollin'® a trouvé « un degré de contrôle génétique très important » pour l\u2019augmentation de toutes les catécholamines (avec l\u2019exception significative du MHPG) chez les jumeaux monozygotes avec index schizophrénique et leur contrôle non schizophrène.L\u2019élévation urinaire des catécholamines suggère une prédisposition génétique.La schizophrénie apparaîtrait comme un phénotype, le génotype schi- zophrénique étant une augmentation des catéchola- mines.Même si la mesure des catécholamines urinaires est un sujet controversé, cette étude est intéressante du fait qu\u2019elle utilise des jumeaux, donc une population homogène, et deux groupes contrôles.2.L'activité de la MAO chez les malades schizophrènes Les résultats précédemment obtenus par Pollin semblent avoir été confirmés par les résultats récents de R.J.Wyatt et coll.'.En effet, ces auteurs ont trouvé que l\u2019activité de la monoamine-oxydase était significativement plus faible chez les jumeaux mono- zygotes non concordants pour la schizophrénie que chez les volontaires sains.Ils ont également trouvé qu\u2019il y avait une corrélation négative significative entre la schizophrénie et l\u2019activité de la MAO chez les paires de jumeaux monozygotes discordants pour la schizophrénie.Les résultats précédemment rapportés sont en accord avec l\u2019augmentation de l\u2019activité des catécholamines chez les malades schi- zophrenes.3.Activité de la dopamine B-hydroxydase Rosenblatt et coll.ont constaté une augmentation de la dopamine B-hydroxydase dans les états psychotiques 17 En résumé, les bases expérimentales d\u2019une perturbation de métabolisme des catécholamines dans la schizophrénie sont : 1) l\u2019emploi de substances qui augmentent ou mobilisent les catécholamines du système nerveux central provoque une augmentation de la psychose schizophrénique, 2) les substances qui sont efficaces pour diminuer ou contrôler les symptômes psychotiques ont la propriété de diminuer l\u2019action des catécholamines et 3) évidence pour une modification du métabolisme des catécholami- nes chez les malades schizophrènes.Les études de pharmacologie animale ont démontré que la diminution de la dopamine cérébrale, après traitement avec la méthylester a-méthyltyrosine, était de beaucoup augmentée (10 fois) par l\u2019halopéridol et un peu moins (2 fois) par la chlorpromazine '*.Des résultats obtenus, par une méthode in vitro, sugge- rent que le traitement chronique avec de petites 888 doses de thiopropérazine diminue significativement la synthèse de dopamine, contrairement à l\u2019effet obtenu par le traitement aigu '°.Ces résultats pourraient expliquer le début d\u2019action lent des neuroleptiques sur les symptômes pathognomoniques de la schizophrénie et suggèrent la possibilité de l'emploi de médicaments pour augmenter l\u2019effet des neuroleptiques.Puisqu\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019études faites sur l'association de neuroleptiques avec des substances affectant le métabolisme de catécholamines, nous avons entrepris des études de l\u2019a-méthyldopa (substance diminuant l\u2019action des amines cérébrales) en association avec les neuroleptiques.Dans deux études préliminaires, nous avons trouvé que l\u2019a-méthyldopa pouvait potentialiser l\u2019action de la chlorpromazine et de l\u2019halopérido! # 21.Le rapport a-méthyldopa- chlorpromazine semble avoir un effet différent selon la dose d\u2019a-méthyldopa utilisée.Ce qui a été confirmé dans une étude contrôlée.D\u2019autre part l\u2019addition d\u2019amitriptyline (substance augmentant l\u2019activité des catécholamines) diminue l\u2019action thérapeutique des neuroleptiques.Carlson et coll.travaillent actuellement sur l\u2019interaction a-méthyltyrosine et neuroleptiques et ils ont trouvé une potentialisation des neuroleptiques par l\u2019a-méthyltyrosine ?* 78.Ces études récentes confirment le modèle « catécholamines » de la schizophrénie.Résumé La schizophrénie demeure un problème majeur tant par son incidence que par sa morbidité.Le traitement actuel de la schizophrénie est un traitement symptomatique et non curatif.En effet, il y a un pourcentage assez important de malades schizophrènes qui ne répondent pas aux thérapies conventionnelles.La psychose amphétaminique offre un modèle de schizophrénie.L'importance des catécho- lamines dans la schizophrénie s'appuie sur les faits suivants : 1) les médicaments qui induisent ou réactivent la schizophrénie, augmentent la quantité ou l\u2019action des catécholamines cérébrales ; 2) d\u2019autre part, tous les médicaments antipsychotiques diminuent l\u2019action des catécholamines cérébrales, possiblement en bloquant les récepteurs ; 3) des résultats récents suggèrent une augmentation de l\u2019activité des catécholamines chez les malades schizophrènes.Summary Schizophrenia is a major problem for public health.The present treatment of schizophrenia is symptomatic and non curative.A fairly high percentage of schizophrenic patients do not respond to conventional treatment.Amphetamine psychosis could serve as a model of schizophrenia.The importance of catecholamine metabolism in schizophrenia L'UNION MÉDICALE DU CANADA pro ale dé! cn cal 0 5 fe Yor ane 0e li Tlie i if des The 0 gl it ht 1 is based on the following facts: 1) drugs that induce or provoke schizophrenia increase the action of the cerebral catecholamines; 2) on the other hand, all antipsychotic drugs decrease or interfere with the brain catecholamines; 3) recent studies indicate a possible increase of the activity of catecholamines in schizophrenic patients.BIBLIOGRAPHIE 1.Mosher, L.R, Gunderson, J.G.et Buchsbaum, S.: Special report: Schizophrenia, 1972.National Institute of Mental Health.DHEW Publication.Schizophrenia bulletin, 7: 12-52, 1973.2.Freedman, D.X.: Neurological syndromes associated with anti- Phychotic drug use: A special report (editorial).Arch.Gen.Psychiatry, 28: 463-467, 1973.3.Bleuler, M.: Some results of research in schizophrenia.Behav.Sci.15: 211-219, 1970.4.Stephens, J.H.: Long-term course and prognosis in schizophrenia.Semin.Psychiatry, 2: 464-485, 1970.5.EY, H., Bernard, P.et Brisset, C.: Manuel de psychiatrie, Quatrième édition.Paris: Masson et Cie, Editeurs, 1974, pp.584-585, 8.Snyder, S.H.: Catecholamines in the brain as mediators of amphetamine psychosis.Arch.Gen.Psychiatry, 27: 169-179, 1972.7.Hollister, L.E.: Drug induced psychoses and schizophrenic reactions: A critical comparison.Ann.N.Y.Acad.Sci., 96: 80-88, 1962.8.Connell, P.H.: Amphetamine Psychosis.Maudsley Monograph, No.5, London: Oxford University Press, 1958.9.Griffith, J.J., Cavanaugh, J.et Oates, J.: Psychosis induced by the administration of d-amphetamine to human volunteers.In: D.H.Efron (ed.), Psychotomimetic Drugs.New York: Raven Press, 1970, pp.287-294.10.Janowsky D.S., El-Yousef, M.K., Davis, J.M.et Sekerke, H.J.; Provocation of schizophrenic symptoms by intravenous administration of methylphenidate.Arch.Gen.Psychiatry, 28: 185-191, 1973.11.Tayura-Tobias, J.A., Wolpert, A., Dana, L.et Merlis, S.: Action of L-Dopa in drug induced extrapyramidalism.Dis, Nerv.Syst., 31: 60-63, 1970.12.Inanaga, K., Inoue, K., Tachibana, H., Oshima, M.et Kotorii, T.: Effect of L-Dopa in Schizophrenia.Folia Psychiatrica Neurol.Jap.26: 145-157, 1972.13.Rosenthal, D., Wender, P.H.\u2026, Kety, S.S., Wellner, J.et Schulsinger, F.: The adopted-away offspring of schizophrenics.Am.J.Psychiatry, 128: 307-311, 1971.14, Seymour, S.K., Rosenthal, D., Wender, P.H.et Schulsinger, F.: Mental illness in the biological and adoptive families of adopted schizophrenics.Am.J.Psychiatry, 128: 302-308, 1971.15.Pollin, W.: Pathogenesis of schizophrenia.Arch.Gen.Psychiatry 27: 29-37, 1972.16.Wyatt, R.J., Murphy, D.L., Belmaker, R., Cohen, S., Donnelly, C.H.et Pollin, W.: Reduced monoamine oxydase activity in platelets: A possible genetic marker for vulnerability to schizophrenia.Science 179: 916-918, 1972.17.Rosenblatt, S., Leighton, W.P.et Chanley, J.D.: Dopamine-f- hydroxylase: Evidence for increased activity in sympathetic neurons during psychotic states.Science, 182: 923-924, 1973.18.Anden, N.E., Corrodi, H.et Fuxe, K.: Effect of neuroleptic drugs on central catecholamine turnover assessed using tyro- sine-and-dopamine-S-hydroxylase inhibitors.J.Pharm.Phar- macol., 24: 177-182, 1964.19.Glowinski, J.: Some new facts about synthesis storage, and release processes of monoamines in the central nervous system.Dans: S.H, Snyder: Perspectives in neuropharmacology.New York: Oxford University Press, 1972, pp.369.20.Chouinard, G., Pinard, G., Prénoveau, Y.et Tétreault, L.: a-methyldopa-chlorpromazine interaction in schizophrenic patients.Curr.Ther.Res., 15: 60-72, 1973.21, Chouinard, G., Pinard, G., Serrano, M.et Tétreault, L.: Po- tentiation of haloperidol by «-methyldopa in the treatment of schizophrenic patients.Curr.Ther.Res., 15: 473-483, 1973.22.Carlsson, A., Persson, T., Ross B.E.et Walinder, J.: Poten- tiation of phenothiazines by a-methyltyrosine in treatment of chronic schizophrenia.J.Neural Transm., 33: 83-90, 1972.23.Carlssoon, A., Ross, B.E.et Walinder, J.: Further studies on the mechanism of antipsychotic action: Potentiation by methyl- tyrosine of thioridazine effects in chronic schizophrenics.J.Neural Transm., 34: 125-132, 19733.MILIEU FAMILIAL, HABITUDES SOCIALES ET ASPIRATIONS D'ÉTUDIANTS USAGERS ET NON-USAGERS DE DROGUES Yves LAMONTAGNE, F.R.C.P.(C) ', Johanne VANDAL ?et Léon TETREAULT 3 Malgré la diminution d\u2019information par les mass- média, le problème de l\u2019usage non médical des drogues demeure toujours important.De plus, depuis récemment, la presse écrite et parlée attire particulièrement l\u2019attention sur l\u2019augmentation de l\u2019alcoolisme chez les jeunes.Nous avons voulu par une enquête évaluer la fréquence de l\u2019utilisation des drogues dans le milieu étudiant, de même que les motifs d\u2019ingestion.Nous avons de plus comparé des usagers à des non-usagers quant à certaines caractéristiques sociales et psychologiques.Au cours d\u2019une enquête transversale d\u2019une durée de deux jours, nous avons rejoint une population d'étudiants francophones fréquentant un CEGEP montréalais et provenant de familles à revenus moyens vivant dans l\u2019est de la métropole.Sur la base de la fréquence de consommation de drogues, INRS-Santé, service de recherche, hôpital Saint-Jean- de-Dieu, Montréal.1 Psychiatre, service de recherche hôpital Saint-Jean-de- Dieu, Montréal.\u2018 a Etudiante, 4e année de médecine, Université de Mont- r 3 Directeur, INRS-Santé, hôpital Saint-Jean-de-Dieu, Montréal.TOME 104 \u2014 JUIN 1975 la population étudiée fut divisée en deux groupes, soit celui des usagers (plus de trois utilisations par mois) et celui des témoins (non-usagers).Les deux populations ont été comparées afin de déterminer les différences quant à l\u2019identification des sujets, aux antécédents personnels, à la situation familiale et sociale, à la consommation d\u2019alcool, aux études et aux aspirations pour l\u2019avenir.La population des usagers a été décrite en tenant compte de la fréquence des drogues utilisées de même que des raisons d\u2019ingestion.Après avoir établi des contacts avec l\u2019association étudiante du CEGEP, deux responsables furent désignés et chargés de distribuer les questionnaires.Un premier questionnaire fut d\u2019abord élaboré et distribué à 60 sujets au cours d\u2019une enquête-pilote ; tous furent questionnés sur les points qu\u2019ils ne trouvaient pas clairs et confrontés avec leurs réponses.Cette procédure a permis de corriger certaines lacunes et d\u2019améliorer la qualité du questionnaire.Le questionnaire final anonyme fut distribué par les enquéteurs a tous les étudiants qui se sont présentés a la caféteria du CEGEP de midi et demi a une 889 A À i He j À pu - 15 heure et demie pendant les deux jours d\u2019enquête.Ceux-ci devaient le remplir immédiatement et le déposer dans une boîte à cet effet.Ainsi, deux cent quatre-vingt-dix sujets furent rejoints et cinq seulement refusèrent de participer à l\u2019enquête.Le questionnaire portait sur les huit chapitres suivants : 1) Identification du sujet ; 2) Fréquence d'utilisation des drogues ; 3) Raisons d\u2019ingestion des drogues ; 4) Antécédents personnels ; 5) Situation familiale et sociale ; 6) Consommation d\u2019alcool ; 7) Secteur d\u2019études et résultats scolaires ; 8) Aspirations pour l\u2019avenir.Les questions furent posées dans un ordre aléatoire pour éviter que les sujets soient influencés dans leurs réponses par l\u2019ordre des questions.Une page frontispice informait les sujets qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un projet de recherche, que le questionnaire était confidentiel et anonyme et qu\u2019il serait détruit après après compilation des données.Elle précisait l\u2019importance de répondre à toutes les questions et assurait que personne, en dehors des chercheurs concernés, ne serait au courant des résultats individuels du questionnaire.De plus, en distribuant le questionnaire, les enquêteurs demandaient seulement aux sujets de répondre à toutes les questions.Les deux représentants étudiants étaient avertis de ne pas chercher à influencer ou à convaincre les participants.Choisis dans le même milieu que les participants, le risque de les intimider était diminué.Enfin la vérification des données fut faite par un membre de l\u2019équipe de recherche qui n\u2019avait eu aucun contact avec les sujets.Chaque questionnaire fut vérifié ; onze furent éliminés parce qu\u2019incomplets ou contenant des réponses contradictoires.Quant au traitement des données, la fréquence des caractéristiques recherchées par le questionnaire fut établie et exprimée en pourcentage autant pour la population des usagers que pour la population des témoins.Pour chacune des caractéristiques, la comparaison des pourcentages des deux populations fut effectuée par le test du Chi au carré.Le Chi au carré corrigé selon la méthode de Yate fut utilisé chaque fois que le degré de liberté des comparaisons en cause était égal à 1.RÉSULTATS 1.Sous-populations comparées : les usagers et les témoins.Pour fins de description et de discussion des résultats, le mot « drogue » sera employé pour tout 890 médicament utilisé à des fins non médicales.Selon une définition conventionnelle et « opérationnelle », arrêtée lors de la planification de l\u2019enquête, l\u2019usager est celui qui prend une ou plusieurs « drogues » au moins trois fois par mois.Le témoin ne répond pas à cette définition tout en faisant partie de cette même population étudiante ; sa consommation de « drogue » est nulle ou moins fréquente que trois fois par mois.Ces définitions partagent l\u2019échantillon de 279 sujets en deux sous-échantillons, celui des usagers et celui des témoins qui ont des effectifs respectifs de 108 et 171 sujets.Ainsi, en ne tenant compte que de l\u2019échantillon d\u2019étudiants rejoints par l\u2019enquête, les usagers constituent 38.7% de l\u2019échantillon.En extrapolant à la population totale des étudiants du CEGEP enquêté pour des CEGEP semblables, le pourcentage d\u2019usagers se situe entre 33.0 et 44.4%.En faisant cet estimé par intervalle de confiance, le risque d\u2019erreur encouru est inférieur à 0.05 (Tableau 1).TABLEAU 1 SOUS-POPULATIONS COMPARÉES Intervalle de confiance du pourcentage (risque d'erreur de 0.05) Effectif Pourcentage Témoins 171 61.3 55.5 - 67.0 Usagers 108 38.7 33.0 - 44.4 Total 279 100 2.Description des usagers quant à certaines caractéristiques spécifiques à cette sous-population.Les usagers s\u2019adonnent à une ou plusieurs « drogues » ; les plus en vogue sont les dérivés du cannabis (marijuana et haschisch) et les hallucinogènes (LSD et mescaline).(Tableau II).Cent pour cent des usagers prennent du cannabis sous l'une ou l\u2019autre de ses formes et 52.8% des hallucinogènes.Pour le cannabis, il est impossible de calculer l\u2019intervalle de confiance; celui-ci va de 43.4% à 62.2% pour les hallucinogènes.En comparaison avec ces deux premières « drogues » les autres sont peu fréquemment en cause ; du sous-échantillon des usagers 7.4% utilisent des amphétaminiques, 6.5% des anxiolytiques, et 0.9% des barbituriques.Deux des 108 sujets avouent faire usage de narcotiques (Tableau II).Par l\u2019une des questions de l\u2019enquête, nous avons cherché à déterminer les raisons principales pour lesquelles les usagers utilisaient de la « drogue ».Le questionnaire suggérait sept réponses, tout en laissant par une catégorie « autres » la possibilité L'UNION MÉDICALE DU CANADA aux sug dés pré me l'an op Td ne vale nf A) % TABLEAU II « DROGUES » UTILISÉES PAR LES USAGERS Intervalle A Pour- de confiance Effectif centage * du pourcentage (œ \u2014 0.05) Cannabis 108 100 Hallucinogène 57 52.8 43.4 - 62.2 Amphétaminique 8 7.4 2.5 - 12.3 Anxiolytique 7 6.5 1.8 -11.1 Barbiturique 1 0.9 0 - 2.7 Narcotique 2 1.8 0 - 44 * La somme des pourcentages dépasse largement 100% parce qu\u2019un individu peut s\u2019adonner à plus d\u2019un type de drogue.aux sujets d\u2019exprimer une raison quelconque non suggérée dans les sept réponses proposées.Aucun des 108 sujets n\u2019a donné de raison originale non prévue au questionnaire.Ils ont tous indiqué comme raison principale de leur « habitude » l\u2019une ou l\u2019autre des sept raisons suggérées : celles-ci sont exposées par ordre de fréquence décroissante au Tableau III dans lequel on retrouve de plus pour TABLEAU III RAISONS PERSONNELLES PRINCIPALES D'UTILISATION DE DROGUES DONNÉES PAR LES USAGERS Intervalle Effectif Ri io Ce (« = 0.05) Euphorie 72 66.7 57.8 - 75.6 Expérience nouvelle 15 13.9 7.4 - 20.4 Oubli de la réalité quotidienne 10 9.3 3.8 - 14.7 Augmentation de la créativité 6 5.6 1.2- 9.9 Curiosité 3 2.8 0 - 59 Personnalité nouvelle 1 0.9 0 - 27 Dépendance 1 0.9 0 - 2,7 Total 108 100 chaque réponse le nombre de sujets, le pourcentage correspondant ainsi que l\u2019intervalle de confiance de ce pourcentage.L\u2019euphorie est la raison principale de l\u2019utilisation de « drogue » invoquée le plus fréquemment par les usagers : cette réponse a été fournie par 66.7% d\u2019entre eux.En l\u2019extrapolant à la population des usagers, la fréquence de cette réponse se situe entre 57.8% et 75.6%.On peut donc conclure avec une probabilité d\u2019erreur inférieure à 0.05 que la raison principale d\u2019utilisation de « drogue » indiquée par les usagers, c\u2019est plus souvent l\u2019euphorie que toutes les alitres raisons principales, que ces dernières soient considérées une à une ou qu\u2019elles soient considérées ensemble.Treize point neuf pour TOME 104 \u2014 JUIN 1975 aceitétéies cent des usagers disent rechercher dans la drogue une expérience nouvelle ; 9.3% répondent qu\u2019il essaient, par la drogue, d\u2019oublier la réalité quotidienne ; selon les réponses, 5.6% veulent augmenter leur créativité et 2.8% conservent leur habitude par curiosité.Un usager répond qu\u2019il recherche dans la drogue une personnalité nouvelle.Enfin, un dernier déclare qu\u2019il souffre de dépendance et qu\u2019il lui est impossible de ne pas poursuivre son habitude.Les intentions des usagers quant à l\u2019utilisation future de « hard drugs » (narcotiques, cocaïne, am- phétaminiques, barbituriques) sont décrites au Tableau IV.Des 108 sujets, 13.9% ne prennent pas TABLEAU IV INTENTIONS ACTUELLES DES USAGERS D\u2019UTILISER DANS LE FUTUR DES « HARD DRUGS » Intervalle Effectif Centage du pourcentage («a \u2014 0.05) Non 62 57.4 48.1 - 66.7 Probablement non 22 20.4 12.8 - 28.0 Peut-être (ne sait pas) 15 13.9 7.4 - 20.4 Probablement oui 7 6.5 1.8 - 11.1 Oui 2 1.8 0 - 44 Total 108 100 position sur cette question.Cinquante sept point quatre pour cent affirment qu\u2019ils ne prendront pas de telles drogues alors que 20.4% sont moins catégoriques et répondent qu\u2019ils n\u2019en viendront probablement pas à l\u2019utilisation de ces produits.Le reste de l\u2019échantillon, soit 9 sujets (8.3%), ne rejette pas pour eux-mêmes l\u2019utilisation éventuelle de « hard drugs ».Deux étudiants (1.8%) déclarent qu\u2019ils recourront à cette classe de produits et 7 autres (6.5%) déclarent qu\u2019ils y recourront probablement.3.Description et comparaison des sous-populations.Les deux sous-échantillons représentent les deux populations qui composent la population globale des étudiants du CEGEP, celle des usagers et celle des témoins.Par comparaisons statistiques des sous- échantillons, nous avons voulu identifier les différences réelles entre les deux sous-populations et ainsi mieux les décrire.A) Caractéristiques objectives : identification, antécédents médicaux, consommation d\u2019alcool.L\u2019âge des sujets varie entre 16 et 25 ans, l\u2019âge moyen étant de 18.2 ans pour les groupes des témoins et de 18.5 ans pour les usagers.Comme on doit s\u2019y attendre chez les étudiants de cet âge, les 891 Hétubéietuie bibibili thatch: TABLEAU V IDENTIFICATION Pourcentage x x i ° Caractéristiques Témoin Usager u Xo D Célibataire 98.8 100 1.27 NS masculin 48.5 63.9 Sexe: 5.69 < 0.01 féminin 51.5 36.1 sciences 45.0 38.9 sciences humaines 4.1 19.4 Secteur 31.97 < 0.001 d\u2019études: arts et lettres 8.8 19.4 techniques et autres 42.1 21.3 célibataires sont en majorité.Entre les usagers et TABLEAU VI les témoins, on ne retrouve pas de différence statis- ANTECEDENTS MEDICAUX tique quant au statut civil.Une différence signifi- Pourcentage cative existe cependant quant au sexe: tenant comp- Caractéristiques \"Témoin Usager X20 p te de la proportion de chacun des sexes dans le Maladies physiques 94 74 012 Ns CEGEP, le y?indique qu\u2019il y a significativement - plus de garcons que de filles dans le groupe des Maladies psycholo- al 3.7 0.02 NS usagers (y?= 5.69, p < 0.01) (Tableau V).La Traitements répartition selon les secteurs d\u2019étude diffère signi- médicamenteux 11.1 8.3 0.30 NS ficativement entre les usagers et les témoins (x?= 31.97, p < 0.001) (Tableau V).Chez les usagers, on retrouve plus d\u2019étudiants en sciences humaines ainsi qu\u2019en arts et lettres que chez les témoins.Il y a par ailleurs dans ce sous-échantillon moins d\u2019étudiants en sciences et en technologie (Tableau V).Le questionnaire sur les antécédents médicaux n\u2019indique pas d\u2019influence significative des maladies physiques et psychologiques ni de l\u2019ordonnance médicale antérieure ou actuelle.À ces I] existe une association statistique directe entre, d\u2019une part, la consommation de bière ou de vin et, d\u2019autre part, l\u2019utilisation de drogue (y?= 22.22, p < 0.001 pour la bière) (y?= 14.45, p < 0.01 pour le vin).Les usagers consomment significativement plus de bière et plus de vin que les témoins (Tableau VII).Ce phénomène n\u2019est pas retrouvé pour le cidre ou l\u2019alcool.points de vue en effet, les usagers ne diffèrent pas B) Caractéristiques subjectives : aspirations, inté- de façon statistique des témoins (Tableau VI).rêts, intentions.i TABLEAU VII CONSOMMATION D\u2019ALCOOL ' Pourcentage Consommation par semaine \u2014 Xs D Témoin Usager Biére 0a 5 86.5 65.7 (bouteille de 250 ml 6 à 12 8.8 24.1 22.22 < 0.001 13 à 24 4,7 5.6 > 24 0 4.6 Vin < 4 71,3 59.3 4 21.1 22.2 14.45 < 0.01 (bouteille de 750 ml) A 53 9.3 1 0.6 8.3 >1 1.7 0.9 892 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 10 mit, 0 à, 12, 0! af ols ove pit À la question : « avez-vous un but dans la vie ?», 95.3% des témoins répondent par l\u2019affirmative.Une telle réponse n\u2019est donnée que par 75% des usagers.Cette différence entre les deux groupes d\u2019étudiants est hautement significative (y* = 24.92, p < 0.001).Par contre, les deux groupes ne diffèrent pas de façon statistique quant à leurs intentions vis-à-vis leurs études ultérieures (x?= 5.85, p = n.s.) (Tableau VIID.Les intérêts des sujets diffèrent d\u2019une sous-popu- lation à l\u2019autre.Ainsi, on retrouve davantage de sujets qui pratiquent le yoga chez les témoins (19.9% ) que chez les usagers (10.2%) (y?= 3.91, p < 0.05).Une tendance statistique inverse existe pour les techniques de relaxation : en effet, celles-ci ont des adeptes plus nombreux chez les usagers (31.5%) que chez les témoins (21.6% ) (y?= 2.88, p < 0.10).La méditation transcendentale, une technique plus nouvelle, est la méthode d\u2019auto-contrôle la moins utilisée par les deux sous-populations qui ne diffèrent pas entre elles à ce point de vue.La perception extra-sensorielle intéresse un fort pourcentage de témoins (59.1%) mais connaît une vogue encore plus grande chez les usagers (71.3% ).Cette différence est significative à un risque d\u2019erreur de 0.10.Enfin, l\u2019intérêt pour la religion n\u2019est pas à une fréquence différente pour les deux sous-popu- lations ; notons une désaffection importante vis-à-vis la religion.Il y a beaucoup plus de jeunes qui montrent de I'intérét pour la perception extra-sensorielle que pour le phénomène religieux (Tableau IX).Les intentions d\u2019utiliser éventuellement des « hard drugs » se répartissent de façon très significative d\u2019une sous-population à l\u2019autre (y?= 29.13, p < 0.001).Il y a beaucoup plus d\u2019indécis et de sujets qui prévoient l\u2019utilisation de ces drogues chez les usagers que chez les témoins (Tableau X).C) États de faits et opinions des sujets sur le climat familial.La population des usagers présente un plus grand nombre de parents qui ne vivent pas ensemble pour des raisons de divorce ou de décès.La séparation, étape moins avancée que le divorce, se retrouve plus fréquemment chez les parents des témoins (y?= 7.57, p < 0.05).Le pourcentage des parents qui rejettent la drogue n\u2019est pas significativement diffé- rent pour les usagers et les témoins.De façon significative par rapport aux usagers, la sous-population des témoins comprend une proportion plus grande d\u2019enfants qui s\u2019entendent bien avec les parents (y?= 13.60, p < 0.001) qui discutent de leurs problèmes avec ceux-ci (y* = 9.45, p < 0.01) et qui les jugent plus permissifs que restrictifs (x* = 8.11, p < 0.01) (Tableau XI).TABLEAU VIII ASPIRATIONS Pourcentage Caractéristiques Témoin Usager X?ou X?%¢ 4 Se sont fixé un but dans la vie 95.3 75.0 24.92 < 0.001 Non 33.3 324 Etudes oy Puniversité 66.1 63.0 ultérieures 3.85 NS à l\u2019école technique 0.6 1.8 à l\u2019école spécialisée 0 2.8 TABLEAU IX INTÉRÊTS Pourcentage Caractéristiques Témoin Usager X20 D Yoga 19.9 10.2 3.91 < 0.05 Méthodes d\u2019auto-contrôle Relaxation 21.6 31.5 2.88 < 0.10 Méditation 4.7 10.2 2.35 NS Perception extrasensorielle 59.1 71.3 3.77 < 0.10 Religion 38.6 29.6 1.96 NS TOME 104 \u2014 JUIN 1975 893 TABLEAU X PRÉVISION PERSONNELLE SUR L'UTILISATION FUTURE DE « HARD DRUGS » Pourcentage Caractéristiques Témoin Usager.Usager Xz p Non 82.4 57.4 Probablement non 12.9 20.4 Peut-être (ne sait pas) 4.7 13.9 29.13 < 0.001 Probablement oui 0 6.5 Oui 0 1.8 L\u2019usage régulier de psychotropes et les habitudes quand à la consommation d\u2019alcool par le père ne diffèrent pas de façon significative entre la sous- population des usagers et celle des témoins.Cependant, les usagers rapportent pour leur père des abus d\u2019alcool et de l\u2019ivresse plus fréquemment que les témoins (y?= 8.90, p < 0.05).Onze point un pour cent des usagers par rapport à 8.2% des témoins estiment que leur père est souvent ivre ; l\u2019ivresse occasionnelle du père est rapportée par 20.4% des usagers et 13.5% des témoins.Même l'ivresse rare du père est selon les sujets plus fréquente chez les usagers (25.9%) que chez les témoins (17.5% ) (Tableau XII).La consommation d\u2019alcool et de psychotropes par la mère mène aux mêmes conclusions que celles déjà décrites pour le père.La fréquence de l\u2019ivresse de la mère, telle qu\u2019estimée par les sujets de l\u2019enquête, ne montre pas de différence statistique entre les usagers et les témoins, quoique les données soient dans le même sens que celles rapportées pour le père (Tableau XIII).D) Opinions des sujets sur l\u2019attitude de leurs amis vis-à-vis la drogue.Au moment de l\u2019enquête, 97.2% des usagers ont des amis qui prennent de la drogue ; ce phénomène ne se retrouve que chez 29.8% des témoins.Aucun des usagers déclare avoir des amis qui rejettent la drogue alors que 14.6% des témoins ont de tels TABLEAU XI OPINIONS DES SUJETS SUR LE CLIMAT FAMILIAL Pourcentage Caractéristiques \u2014 X?ou X% P Témoin Usager Parents vivent ensemble 91.2 87.1 séparés 4.1 0.9 7.57 < 0.05 divorcés 0.6 2.8 décédés 4.1 9.2 Parent(s) rejette(nt), interdit(sent) la drogue 82.4 78.7 1.98 NS Demeure chez les parents 91.2 89.8 0.03 NS S\u2019entend bien avec les parents 92.4 75.9 13.60 < 0.001 Parle de ses problémes avec les parents 39.8 21.3 9.45 < 0.01 Juge les parents plutôt restrictifs que permissifs 32.2 50.0 8.11 < 0.01 TABLEAU XII OPINION DES SUJETS SUR L'UTILISATION PAR LE PÈRE D\u2019ALCOOL ET DE SÉDATIFS OU D\u2019HYPNOTIQUES c Pourcentage aractéristiques X* X* 1 Témoin Usager ou C0 b souvent 14.6 18.5 \\ , parfois 44.4 38.9 1.17 NS Le père consomme de l\u2019alcool rarement 19.9 213 jamais 21.1 21.3 | souvent 8.2 11.1 .parfois 13.5 20.4 8.90 < 0.05 Le père est ivre | rarement 17.5 25.9 jamais 60.8 42.6 Le père utilise régulièrement des sédatifs, somnifères ou autres psychotropes 14.0 14.8 0 NS 894 L'UNION MÉDICALE DU CANADA ans.ams Sans gs temo diff popu (L Amis dre Amis le Amis dr Il les de 1 a] Ques eng lig ap i Py en lig Du] lg log reg 0 de \u20ac fa 17 ks dé otel- 1 th! Te iq elles fii 5 of Mère etn il] : til oma.TABLEAU XIII OPINIONS DES SUJETS SUR L\u2019UTILISATION PAR LA MÈRE D\u2019ALCOOL ET DE SÉDATIFS OU D\u2019HYPNOTIQUES Pourcentage Caractéristiques \u2014 X2 ou X?; P Témoin Usager souvent 0 1.8 .ral parfois 12.3 11.1 3.60 NS La mère consomme de l\u2019alcool rarement 38.6 41.7 jamais 49.1 45.4 souvent 0 0 .J parfois 2.3 4.6 2.52 Ns La mère est ivre rarement 8.8 13.0 jamais 88.9 82.4 La mère utilise régulièrement des sédatifs, somnifères ou autres psychotropes 26.9 29.6 0.13 Ns amis.Il semble même que les usagers excluent les amis qui acceptent le phénomène de la toxicomanie sans s\u2019y adonner ; en effet, seulement 2.8% des usagers ont de tels amis comparativement à 55.6% des témoins.La répartition entre ces trois types d\u2019amis diffère de façon très significative entre les deux sous- populations (y?= 122.06, p < 0.001).TABLEAU XIV ATTITUDE DES AMIS VIS-À-VIS LA DROGUE Pourcentage Caractéristiqgues \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 X D Témoin Usager Amis prennent de la drogue 29.8 97.2 Amis n\u2019en prennent pas mais acceptent le phénomène 55.6 2.8 122.06 < 0.001 Amis rejettent la drogue 14.6 0 DISCUSSION Malgré l\u2019impossibilité d\u2019établir des analogies rigoureuses, surtout à cause de la disparité des milieux, il est quand même intéressant de comparer certains de nos résultats à ceux d\u2019un autre enquête publiée en 1972', Les réponses obtenues pour les mêmes questions dans les deux enquêtes correspondent cependant à notre impression clinique.Depuis 3 ans, la consommation de cannabis a augmenté chez les usagers de drogues de (72% à 100%) ; il en est de même pour les hallucinogènes de (25% à 52.8%).Par contre, l\u2019ingestion d\u2019amphétaminiques a fortement diminué de (45% à 7.4%).D\u2019après nos entretiens avec plusieurs adolescents, il semble que les psychoses survenues à la suite de prises d\u2019amphétamines les aient dissuadés face à ce type de drogues.Il est possible qu\u2019ils se soient tournés vers l\u2019utilisation de drogues qu\u2019ils jugent moins nocives.Quant TOME 104 \u2014 JUIN 1975 aux motifs d\u2019ingestion, ils demeurent relativement les mêmes par rapport à 1972.L\u2019euphorie et le goût des expériences psychiques tiennent toujours les premières places.Ces résultats concordent avec ceux d\u2019autres études 2 2, La discussion des résultats et les conclusions qui en découlent s\u2019appliquent slirement a I\u2019échantillon d\u2019étudiants rejoints par l\u2019enquête.Celles-ci cependant ne peuvent être extrapolées qu\u2019à une population d\u2019étudiants semblable à celle que nous avons échantillonnée, c\u2019est-à-dire, à notre avis, la population des étudiants des CEGEP de la région mont- réalaise.La généralisation des conclusions est en outre affectée d\u2019un risque d\u2019erreur de premier ordre qui fut estimé et fourni lors de la présentation des résultats dans le texte et les tableaux.La probabilité de ce risque d\u2019erreur est symbolisée par alpha pour les intervalles de confiance des descriptions (Tableau I à TV) et par « p » pour les comparaisons de pourcentages par les texts de y?(Tableau V à XIV).L'interprétation des résultats et des conclusions est par contre incertaine et il est impossible, dans cette démarche, de mesurer le risque d\u2019erreur encouru lorsqu\u2019on émet une hypothèse.La difficulté d\u2019interprétation varie selon le type de données considérées.Elle est moins importante lorsqu\u2019on traite d\u2019effets objectifs présents ou même passés ; elle devient plus grande pour les phénomènes subjectifs rapportés par les sujets ; elle peut devenir impossible lorsqu\u2019il s\u2019agit de l\u2019opinion des étudiants sur le climat familial, les parents ou les amis.L'interprétation est de plus limitée, parce que l\u2019enquête est transversale et n\u2019étudie pas l\u2019évolution temporelle des sujets, de leurs habitudes quant à la drogue, de leurs caractéristiques, de leurs opinions.Ainsi, au moment de l\u2019enquête, on retrouve plus 895 d\u2019usagers que de témoins qui ne s'entendent pas bien avec leurs parents et qui ne discutent pas avec ceux- ci de leurs problèmes.Cette mésentente est peut-être préalable à l\u2019habitude de prendre des drogues.Il est également possible, et peut-être même probable, qu\u2019elle ne soit apparue qu\u2019après la contraction de l\u2019habitude de prendre de la drogue.Par enquête transversale, on ne peut déterminer si la mésentente précède l\u2019habitude ou la suit ni si la mésentente cause l\u2019habitude ou est causée par l\u2019habitude.De même, plus d\u2019usagers que de témoins tiennent l\u2019opinion que leur père abuse d\u2019alcool.Cette opinion est peut-être fondée pour bon nombre de sujets, mais elle est peut-être due au fait que les étudiants usagers, conscients du phénomène toxicomanie, deviennent plus sensibles à l\u2019abus d\u2019alcool par le père ou encore cherchent à excuser leur propre toxicomanie en jugeant plus sévèrement leur père qu\u2019ils ne le feraient s\u2019ils étaient eux-mêmes abstinents.L'enquête transversale qui n\u2019étudie qu\u2019une situation ponctuelle dans le temps ne permet pas de trancher cette question.Les comparaisons entre le sous-échantillon des usagers et le sous-échantillon des témoins ne servent qu\u2019à retrouver des associations statistiques entre l\u2019utilisation assez fréquente de drogue et certaines caractéristiques objectives ou subjectives des sujets.On ne peut, d\u2019aucune façon, par ces analyses établir de relations de cause à effet et prétendre que les phénomènes observés plus fréquemment chez les usagers que chez les témoins expliquent, même partiellement, l\u2019acquisition de l\u2019habitude de la drogue.D'ailleurs, aucune enquête unique n\u2019est suffisante pour indiquer clairement aux chercheurs une filiation de causes.Les nombreux biais d\u2019un tel travail exigent de conclure avec la plus grande prudence.Tenant compte des restrictions précédentes, on peut énumérer les phénomènes qui sont statistiquement associés à l\u2019usage de la drogue chez les étudiants.Il est possible que ceux-ci soient des causes, des facteurs de risque ou même des effets de l\u2019habitude sinon des causes de l\u2019habitude.Il existe sûrement plusieurs types d\u2019usagers et on ne peut construire un portrait robot théorique de l\u2019usager.Les associations significatives fournissent cependant les renseignements suivants : les usagers de drogues sont aussi des consommateurs de bière et de vin ; ils prévoient l\u2019utilisation future de « hard drugs» ou sont indécis à ce sujet ; ils se recrutent plus chez les garçons et chez les étudiants en sciences humaines et en arts et lettres ; plus souvent que les témoins, ils sont sans but précis dans la vie ; leurs parents sont plus fréquemment divorcés ou décédés.896 Selon leur opinion et par rapport à l\u2019opinion des témoins, les usagers ne s'entendent pas bien et ne discutent pas de leurs problèmes avec les parents ou le parent présent ; ils jugent leurs parents plus restrictifs que permissifs et considèrent que leur père, quand il est vivant et présent, abuse d\u2019alcool ; ils ont plus d\u2019amis qui s\u2019adonnent à la drogue et, selon eux, aucun de leurs amis ne rejette la drogue.En conclusion, nos résultats semblent indiquer que le comportement des parents et des amis joue un rôle important en relation avec l\u2019usage de drogues par les étudiants.L'absence de but dans la vie de même que l\u2019ennui peuvent également prédisposer à la toxicomanie.Plusieurs autres facteurs sont certainement en cause et doivent être investigués avant de pouvoir faire des recommandations valables pour la prévention de l\u2019abus des drogues.Résumé Par une enquête transversale, nous avons voulu évaluer la fréquence de l\u2019utilisation des drogues dans le milieu étudiant de même que les motifs d\u2019ingestion.Nous avons de plus comparé des usagers à des non-usagers quant à certaines caractéristiques sociales et psychologiques.Malgré l\u2019impossibilité de construire un portrait robot exact de l\u2019usager, les associations statistiquement significatives fournissent cependant les renseignements suivants : par rapport aux témoins, les usagers de drogues sont aussi des consommateurs de bière et de vin ; ils prévoient l\u2019utilisation future de « hard drugs » ou sont indécis à ce sujet ; ils se recrutent plus chez les garçons et chez les étudiants en sciences humaines et en arts et lettres.Leurs amis s\u2019adonnent également aux drogues.Ils n\u2019ont pas de but précis dans la vie et leurs parents sont plus souvent divorcés ou décédés.Ils ne s\u2019entendent pas bien et ne discutent pas de leurs problèmes avec les parents ou le parent présent.Ils jugent enfin leurs parents plus restrictifs que permissifs et considèrent que leur père, quand il est vivant et présent, abuse de boissons alcooliques.Les auteurs concluent qu\u2019il existe d\u2019autres facteurs qui prédisposent à la toxicomanie et qui doivent être investigués avant de pouvoir faire des recommandations valables pour la prévention de l\u2019abus des drogues.Summary A cross-sectional survey was conducted to evaluate the frequency of drug use and its motivation among college students.In addition, certain social and psychological characteristics of users and non-users were compared.Although it was not possible to draw up an accurate composite picture of the \u201caverage\u201d drug-user, statistically significant associations indicate that, compared to non-users, drug users drink L'UNION MÉDICALE DU CANADA ho i eat par Fa tr Hy Toy fi va more beer and wine and foresee future hard drug use or are non-committal on the subject.Males and social science and arts students tend to predominate and their friends also tend to be drug users.They lack precise aims in life and their parents are more frequently divorced or dead.They neither get along well nor discuss their problems with their parents.They judge their parents to be more restrictive than permissive and consider their fathers, if present, to be alcohol abusers.The authors conclude that factors exist which predispose students to become drug addicts and that these should be investigated before valid recommendations may be made for prevention of drug abuse.REMERCIEMENTS Les auteurs désirent remercier le ministère de l\u2019Éducation du gouvernement du Québec (F.C.A.C.) pour son assistance financière, de même que mademoiselle Francine Péloquin et monsieur Robert Harris pour leur précieuse collaboration.BIBLIOGRAPHIE 1.Ménard, B.S., Lamontagne, Y., Thibodeau, S.et Tétreault, L.: Pour un climat thérapeutique dans une clinique pour jeunes initiés à la drogue.Union Méd.Canada, 101: 233-241, 1972.2.Nail, R.L., Gunderson, EK.E.et Kolb, D.: Motives for drug use among light and heavy users.J.Nerv.Ment.Dis., 159: 131-136, 1974.3.Olson, W.M.et Sustrik, C.: Home background and attitudes of high school students towards non-medical use of drugs.In: Counter measures for alcoholism and drug abuse, 105-122, Nelson TM.et Sinha B.K., édit., University of Alberta, 1972.LE BEGAIEMENT Julio ALARCIA, C.S.P.Q.\" et Gilbert PINARD, F.R.C.P.(C)?2 INTRODUCTION Le bégaiement est un trouble du langage qui apparaît tôt dans la vie du sujet mais qui souvent se prolonge toute la vie.Cette perturbation de la parole qui affecte plus de 1% de la population, a des répercussions graves sur le psychisme et l\u2019adaptation sociale de l\u2019individu qui en souffre.Souvent, celui-ci restreint ses activités sociales et limite ses options professionnelles en fonction de son problème.Pourtant, placé devant ces faits, le sujet a peu de recours, les possibilités de traitement étant rares.Dans le présent article, nous nous proposons de faire une description du bégaiement au point de vue clinique, une revue des différentes théories proposées pour l\u2019expliquer, pour ensuite détailler une approche globale du traitement.Nous nous attarderons en particulier à une méthode que nous avons utilisée chez un groupe de sujets aux caractéristiques très précises.Enfin, nous allons exposer la procédure que nous appliquons pendant une expérience comparative.DÉFINITION Le bégaiement est un trouble neuropathique de la parole qui, dans la majorité des cas, se manifeste par une interruption du langage courant, par des mouvements spastiques de la musculature de la phonation, de l\u2019articulation et de la respiration.Ce désordre moteur amène une impuissance transitoire à émettre certains phonèmes ou à enchaîner différents mouvements articulatoires mais sans troubles parétiques.Il en résulte un embarras plus ou moins grand dans la parole caractérisé par des hésitations, 1 Psychiatre, Hôpital St-Jean de Dieu.Professeur visiteur, INRS-Santé, Montréal.2 Professeur, INRS-Santé, Hôpital St-Jean de Dieu, Montréal.TOME 104 \u2014 JUIN 1975 de la répétition saccadée, de la suspension pénible et même l\u2019empêchement complet de la faculté d\u2019articuler.On peut considérer deux aspects dans le bégaiement : un aspect objectif somatique et un aspect subjectif psychologique.Au point de vue somatique, on observe une interruption du rythme du langage courant avec des spasmes des muscles de la phonation, de l\u2019articulation et de la respiration.Cette contraction musculaire est mesurable par l\u2019électromyogramme et par le pneumogramme.Pendant l\u2019accès de bégaiement, on peut d\u2019abord observer et palper les mouvements spasmodiques du larynx.Ces constatations sont confirmées à l\u2019aide d\u2019appareils électroniques.On peut ainsi étudier l\u2019activité des structures du larynx lors des paroxysmes musculaires à l\u2019aide d\u2019un phonoscope.Ces spasmes aboutissent parfois à un signe considéré pathognomonique du bégaiement de longue durée, c\u2019est-à- dire, la production inspiratoire de phonèmes.Il existe, parallèlement, des troubles de mouvements articulatoires qui se présentent surtout pour les consonnes au début du mot.Certaines consonnes sont plus redoutées par les bègues, par exemple les explosives, le p, le t et le k, quoique n\u2019importe quelle consonne peut devenir source d\u2019appréhension.Pour vaincre la difficulté à prononcer ces phonèmes, le bègue fait un effort articulatoire supplémentaire en faisant une hyperpression au niveau de l\u2019expiration ou parfois même par une inspiration sonore.Les consonnes peuvent être craintes à cause du souvenir de l\u2019échec d\u2019un mot commençant par cette consonne spécifique.897 Il semble superflu de dire que la respiration est normale chez les bègues lorsqu\u2019ils ne parlent pas.Cette démonstration pneumographique a été faite au repos.Dès que le bègue commence à parler cependant, le rythme du tracé costal et abdominal est instantanément modifié ; il y a dissipation du souffle de façon excessive avant même qu\u2019une première parole soit émise.Le bègue manque d\u2019air finalement pour prononcer les mots ; il doit alors compenser par de grandes inspirations irrégulières.Il existe donc des troubles de coordination des mouvements inspiratoires et expiratoires *.Lorsqu\u2019un bègue parle, il présente également des mouvements associés, encore appelés syncinésies, dans les différents groupes musculaires soit de la mimique ou de la « gestuelle >.Gutzmann ?fait la distinction entre deux types de mouvements associés qu\u2019il intitule primaires ou secondaires.Les premiers sont des mouvements syncinétiques surtout des muscles de la face dus à l\u2019irradiation des mouvements volontaires des muscles de la phonation.Les mouvements secondaires, par contre, sont conscients et servent à diminuer la difficulté à parler.Certains bègues vont serrer les poings de façon spasmodique ou encore taper le sol avec le pied.On décrit généralement deux formes de bégaiement : clonique et tonique.Les clonies se caractérisent par des contractions répétitives de très courte durée et produisent une réitération des syllabes ou des mots complets.La forme tonique, au contraire, présente une tension continue des muscles de la phonation et aboutit à une impossibilité d\u2019émettre correctement un son ou encore le prolonge anormalement.Le sujet semble incapable de procéder au son suivant.Ces symptômes donnent au langage du bègue son empreinte typique et interrompt le cours fluide de la parole.Le bégaiement en bas âge débute en général par la forme clonique ; il peut continuer de cette façon ou évoluer vers la phase tonique plus grave.Les formes mixtes existent également, comme le décrit l\u2019école viennoise de Frôeschels 3.Au point de vue psychologique, le bégaiement est caractérisé par la logophobie ou la peur de parler.Cette peur peut être causée par des situations sociales différentes, des mots spécifiques, des sons particuliers ou encore des objets précis tels que le téléphone.Comme dans toute phobie, il y a deux éléments fondamentaux : premièrement, l\u2019expectative anxieuse de se voir affronter une situation que l\u2019on redoute ; deuxièmement, la conduite d\u2019évitement qui fait que tout phobique, y compris le bègue, cherche à fuir la situation anxiogène spécifique.Dans le cas du bègue, 898 celui-ci évite le mot dans lequel il pourrait aboutir à un bégaiement.Cette attitude d\u2019expectative anxieuse maintient le bègue dans un état de tension permanent, dans une situation d\u2019attente d\u2019un danger que peut représenter une situation sociale devant laquelle il appréhende de bégayer.Certains développent un lexique auxiliaire qui leur sert à éviter certains mots ou lettres spécifiques.Ils prévoient l\u2019obstacle et recherchent un synonyme qui leur permettra de véhiculer l\u2019information sans achopper sur la lettre ou le mot craint.INCIDENCE Diverses sources statistiques sont d\u2019accord pour estimer l\u2019incidence du bégaiement à 1% de la population, accordant une prédominance de 4 pour 1 au sexe masculin *.Cette incidence différente entre les sexes augmenterait avec l\u2019âge, mais elle est encore inexpliquée.Tous les pays, toutes les races, toutes les langues sont affectés.Étant donné que le bégaiement se développe en général en bas âge, en même temps que le langage, c\u2019est au niveau de l\u2019école élémentaire que l\u2019on retrouve le plus grand nombre de bègues.Cependant, il y a une tendance à la disparition spontanée de ce problème dans 80% des cas 5.L\u2019incidence, selon les pays, varie entre 3 et 5% au niveau scolaire.Il semble exister dans certaines familles une hérédité prédisposante * % 8.La concordance dans les couples de jumeaux univitellins est presque parfaite.Dans les autres cas, le facteur génétique est difficile à isoler du facteur familial et social.Le bégaiement se retrouve chez des sujets de niveaux d\u2019intelligence variables et de statuts socio- économiques divers, chez des malades psychiatriques aussi bien névrotiques que psychotiques, voire même dans divers tableaux neurologiques.Il n\u2019est pas rare de voir en clinique des schizophrènes, des hystériques, des psychopathes ou encore des maniaco- dépressifs qui bégaient °.L'observation de cas de bégaiement dans toute une variété de maladies tant psychiatriques que neurologiques pose des proble- mes conceptuels et théoriques, car plusieurs auteurs décrivent cette affection comme une névrose en soi ou une affection neurologique.THEORIES DU BEGAIEMENT A) Psychanalyse : Pour les psychanalystes et en particulier Fenichel \u201d, le bégaiement fait partie des névroses de conversion pré-génitale.On entend par conversion, l\u2019expression par le corps de représentations psychiques conflictuelles refoulées aboutissant à des symptômes physiques moteurs ou sensitifs.Pour Fenichel, alors que L'UNION MÉDICALE DU CANADA il mbre ih §0% entre das 34 ig sl jeu dl | qe os fi fs # J la symptomatologie est de la nature d\u2019une conversion, la structure mentale du sujet correspond a celle de l\u2019obsédé.Les symptômes du bégaiement réve- lent, comme dans d\u2019autres conversions, sa nature de conflit entre deux tendances antagonistes.Le sujet montre son désir de dire quelque chose tout en affichant en même temps sa pulsion contraire.Ceci est le résultat d\u2019une signification quelconque inconsciente de la parole portant soit sur le contenu verbal, soit sur le sens général de la phonation, de la fonction même de parler.Comme chez les obsédés, la psychanalyse des bègues révèle que la parole chez ces personnes a régulièrement une signification sadique anale ; parler signifie d\u2019abord le jaillissement de mots obscènes pour ensuite signifier un acte agressif dirigé contre l\u2019auditeur.La difficulté primordiale du traitement psychanalytique des bègues réside dans ce que le trouble est au niveau même du langage alors que ce dernier est l\u2019instrument de traitement.Le pronostic d\u2019ailleurs de ces analyses est le même que pour les obsessions, c\u2019est-à-dire, réservé.B) Théories de l\u2019apprentissage : Depuis quelques années, plusieurs auteurs ont tenté d\u2019expliquer le bégaiement du point de vue des théories de l\u2019apprentissage 8 % 10.H.12, Le langage des jeunes enfants présente de nombreuses hésitations physiologiques qui disparaissent avec l\u2019âge.Certains parents, craignant le début d\u2019un bégaiement, corrigent, réprimandent ou même punissent l\u2019enfant réduisant ainsi leur propre anxiété.L\u2019enfant, par conséquent, devient conscient de ses erreurs, celles-ci le rendant progressivement plus anxieux à une période importante du développement de son langage.Tenant compte de cette élaboration, Johnson ?explique le bégaiement comme représentant un comportement d\u2019évitement qui sert à réduire l\u2019anxiété.Ce comportement serait renforcé parce que le bégaiement est immédiatement suivi d\u2019un mot réussi donc d\u2019un soulagement de l\u2019anxiété.Plus cohérente nous paraît l\u2019explication de Brutton et Shoemaker !° qui considérèrent le bégaiement comme ne réduisant pas l\u2019anxiété mais, au contraire, comme représentant la désorganisation d\u2019une réponse motrice complexe survenant dans des situations à haute teneur émotive.Cette désorganisation est une réaction dysrythmique spontanée mais qui éventuellement devient apprise et intensifiée parce qu\u2019elle produit des réactions négatives chez l\u2019auditoire, ce qui en retour augmente encore plus l\u2019anxiété.Sheehan 8 a formulé le problème comme suit : la perception du mot et son anticipation produit l\u2019anxiété qui cause le bégaiement ; celui-ci est renforcé TOME 104 \u2014 JUIN 1975 parce qu\u2019il précède l\u2019émission correcte du mot avec soulagement consécutif de l\u2019anxiété.Par ailleurs, il a élaboré davantage cette approche en introduisant la notion de conflit en relation avec le bégaiement.D\u2019après lui, les deux faits essentiels que toute théorie du bégaiement doit expliquer sont le blocage et le déblocage subséquent du flot de la parole.L\u2019interruption s\u2019explique lorsqu\u2019on considère le bègue placé dans une situation conflictuelle d\u2019approche-évite- ment, situation qui s\u2019aggrave au fur et à mesure que le mot appréhendé approche.Le langage est un but désiré mais appréhendé en même temps.Comme Sheehan le dit lui-même : « Parler implique la promesse de communication mais aussi la crainte de bégayer ; le silence élimine temporairement la crainte de parler, mais au prix de l\u2019abandon de cette communication.» Cet auteur établit cinq niveaux de conflit dans le bégaiement : 1) Au niveau du mot : conflit entre le désir de prononcer et le désir d\u2019éviter ou de fuir le mot.2) Au niveau des situations : le conflit entre parler et ne pas parler dans une situation qui provoque l\u2019anxiété par rapport au bégaiement.3) Au niveau émotif : le conflit dû à la signification personnelle du mot, à la sémantique particulière de l\u2019individu.4) Au niveau de la relation : le conflit secondaire à l\u2019interaction entre des individus en particulier.5) Au niveau de la protection du moi : le conflit survenant dans des situations menaçantes qui impliquent particulièrement les aspirations individuelles du sujet.Après avoir expliqué ainsi l\u2019interruption de la parole, Sheehan interprète le déblocage ainsi : le fait de bégayer réduit la peur qui l\u2019a occasionné de façon telle que, pendant l\u2019interruption, il y a une diminution suffisante de la peur qui détermine le bégaiement.Ceci a pour effet de résoudre le conflit, permettant l\u2019émission du mot bloqué.C) Conditionnement opérant : Pour Goldiamond \"*, la stabilité du bégaiement est expliquée dans une perspective de conditionnement opérant car ce trouble de la parole peut être renforcé par deux contingences possibles : soit qu\u2019il provoque une récompense, c\u2019est-à-dire l\u2019attention de l\u2019auditeur, soit qu\u2019il retarde ou élimine la possibilité d\u2019une punition.Ainsi, la crainte d\u2019une punition, lorsqu\u2019un sujet est incapable de répondre à une question, peut être éliminée en bégayant, car la personne se donne le temps pour penser à la réponse 899 exacte et en plus, de toute façon, ce trouble attire la sympathie de l\u2019auditeur.Pour Travis 13, la présence d\u2019un interlocuteur active chez le bègue des pensées et des sentiments inadmissibles provoquant ainsi une peur de la révélation de ce qui est inexprimable.Le sujet se défend contre la divulgation de ses pensées, de ses sentiments en bégayant.Le bègue accepte donc la punition sociale pour son bégaiement, afin d\u2019éviter une plus grande punition s\u2019il disait ce qu\u2019il pense ; ce qui revient à dire que le bégaiement est une récompense au fait de ne pas révéler des secrets coupables qu\u2019on a jugés être dangereusement menaçants.D) Théories organiques : Certains chercheurs et certains cliniciens considèrent le bégaiement comme un désordre fondamentalement organique quoiqu\u2019ils admettent l\u2019existence de facteurs psychologiques familiaux et sociaux.Parmi ceux-ci, Karlin!* a émis l\u2019hypothèse selon laquelle le bégaiement serait dû à un retard ou à un ralentissement de la myélénisation des aires corticales associatives impliquées dans le langage.Le degré de myélénisation est considéré en corrélation étroite avec le fonctionnement neurophysiologique.Il a été établi que premièrement, cette myélénisation est plus précoce chez la fille que le garçon ; deuxièmement, que la myélénisation ne progresse pas à un rythme uniforme et troisièmement, qu\u2019elle procède selon l\u2019ordre suivant : d\u2019abord les fibres sensorielles, ensuite les fibres motrices et finalement les fibres associatives.Ces faits expliqueraient l\u2019épidémiologie du bégaiement qui se retrouve plus fréquemment chez le garçon et qui peut disparaître en vieillissant.En effet, les processus de myélénisation peuvent continuer jusqu\u2019à l\u2019âge de 20 ans.Vogts situe le siège cérébral du bégaiement au niveau strio-pallidal et ajoute que certaines perturbations secondaires à l\u2019encéphalite ressemblent étroitement aux clonies du bègue.Nous avons nous-mêmes pu constater l\u2019apparition de clonies chez quatre sujets vraisemblablement secondaires à l\u2019administration d\u2019un antidépresseur expérimental.Ce médicament semble parfois provoquer une réaction extrapyrami- dale spécifique au niveau des masséters et des autres muscles de la phonation 8, Cette réaction est réversible lors de l\u2019arrêt de la médication et soulagée par les antiparkinsoniens.E) Théories cognitives : Dans la fonction linguistique, nous pouvons distinguer trois niveaux : la fonction appétitive, c\u2019est-à- dire le désir de parler lequel peut être affecté en particulier par les troubles émotionnels familiaux qui 900 aboutissent parfois à des retards simples du langage chez l\u2019enfant ; deuxièmement, la fonction ordinatrice et troisièmement, la fonction de réalisation, c\u2019est-à- dire la coordination des mouvements nécessaires à la parole.Chez les bègues, selon Pichon et Borel- Maisonny 17, les fonctions appétitives ct de réalisation sont indemnes ; par contre, la fonction ordinatrice serait atteinte.Il existe, selon ces auteurs, deux formes de pensées : la forme sensu-actorielle dans laquelle la figuration mentale s\u2019opère avec les images qu\u2019ont laissées les souvenirs sensoriels et la forme lingui-spéculative où la représentation mentale s\u2019opère en mots.Cette dernière permet l\u2019abstraction, la logique, la communication ; elle est spécifique à l\u2019être humain.Chez les bègues, il existerait une insuffisance lingui-spéculative, la pensée ne jaillit pas assez vite sous cette forme.Les bègues n\u2019auraient pas l\u2019immédiateté linguistique, ne pouvant pas traduire les perceptions et les images sensorielles en mots.F) Théories perceptuelles : L'organisme reçoit continuellement des informations de l\u2019intérieur et de l\u2019extérieur et il réagit à ces informations d\u2019après son expérience, de façon à produire le comportement le mieux adapté à la situation.En ce qui concerne le langage, l\u2019organisme reçoit une rétroaction (feedback) de trois façons : l\u2019air, los et les sensations kinesthétiques.Certains auteurs '® considèrent le bégaiement comme un défaut perceptuel.On sait que les troubles du langage peuvent être provoqués chez des personnes normales lorsqu\u2019elles sont soumises à un DAF, c\u2019est-à-dire un « Delayed Auditory Feedback », une rétroaction différée de l'information auditive !*.Les troubles du langage résulteraient du conflit entre les différentes informations rétroactives puisque l\u2019absence totale de rétroaction n\u2019engendre pas ces troubles.Les chercheurs ont proposé qu\u2019une asynchronie similaire de la rétroaction auditive existerait dans le bégaiement et, que de ce fait, les bègues souffriraient plutôt d\u2019un défaut de perception.Ceux-ci reçoivent continuellement des informations fausses ou conflictuelles du langage qu\u2019ils émettent.De cette façon, il n\u2019est pas surprenant s\u2019ils répètent continuellement les signaux ou même si parfois ils cessent complètement l\u2019émission de sons.Cette théorie précise que le défaut de perception serait au niveau de la rétroaction osseuse.Cependant, les études sur le DAF sont très peu nombreuses et les résultats ne sont ni clairs, ni consistants.TRAITEMENT DU BÉGAIEMENT En guise de projet pilote, nous avons traité sept cas de bégaiement selon une méthode qui vise à L'UNION MÉDICALE DU CANADA hig trie st, ah or lie dna Gx dans me th led ir ique 95 nent tra Tia CS a A diminuer la peur du bègue devant l\u2019acte de la parole et devant les situations provoquant ou aggravant le bégaiement.Les sept cas avaient la caractéristique commune de présenter un bégaiement phobique avec expectative anxieuse devant certains mots ou certaines situations ainsi qu\u2019une conduite d\u2019évitement spécifique.Ils n\u2019avaient pas d\u2019autres traits psychopathologiques névrotiques, soit hystériques, soit obsessionnels.La méthode comprend les aspects suivants : a) Psychothérapie : c\u2019est-à-dire un processus d\u2019interaction sociale entre le thérapeute et le sujet par lequel le premier tente de provoquer l\u2019apparition de comportements sociaux adaptés chez le deuxième.Par la psychothérapie, on espère supprimer la peur de parler.C\u2019est cette peur de parler qui mène à l\u2019auto-observation qui, à son tour, provoque ou aggrave le bégaiement.A l\u2019aide de cette psychothérapie, nous essayons de faire accepter le trouble de langage et faire admettre au sujet que la crainte de parler est irrationnelle.Il doit arriver à la conviction qu\u2019il peut parler normalement mais que pour ceci, il ne doit faire aucun effort car, et ceci est paradoxal chez le bègue, mieux l\u2019individu veut parler, plus il devient anxieux et plus il bégaie.Il faut, dès le début, gagner la confiance du bègue et se présenter devant lui avec une attitude rassurante.Nous croyons que c\u2019est l\u2019élément de persuasion qui est à la base de tout traitement du bégaiement phobique et que toutes les autres méthodes utilisées réussissent dans la mesure où le bègue a confiance dans le traitement qu\u2019on lui propose et dans la mesure où le traitement donne des résultats notables dès le début.Une fois qu\u2019une légère amélioration s\u2019amorce, la confiance est acquise et le succès appelle le succès.b) Auto-hypnose : on apprend au sujet la technique de l\u2019auto-hypnose qu\u2019il pratiquera par la suite de façon régulière 2 ou 3 fois par jour pendant 15 ou 20 minutes, seul à la maison.L\u2019auto-hypnose a une action sédative très appréciée du bègue qui, après un exercice de relaxation hypnotique, se sentant plus calme, parle mieux.Cet effet tranquillisant peut durer d\u2019une demi-heure à plusieurs heures.c) Conversation en état de relaxation hypnotique avec verbalisation itérative : on demande au sujet de répéter des sons, des mots ou d\u2019imaginer et verbaliser des situations présentant des difficultés particulières pour le sujet.Les cliniciens ont remarqué depuis longtemps que plusieurs bègues éprouvent peu de difficulté à parler TOME 104 \u2014 JUIN 1975 sous hypnose.La relaxation semble inhiber l\u2019anxiété qui trouble la parole.Ceci donne une nouvelle con- flance au bègue qui s\u2019entend parler normalement en présence d\u2019autrui pour la première fois.d) Confrontation progressive du sujet avec des situations provoquant ou aggravant le bégaiement : habituellement, cette confrontation est faite après déconditionnement sous hypnose de l\u2019anxiété liée à des situations spécifiques.Par exemple, si un bègue a peur de parler au téléphone, il fera d\u2019abord des appels téléphoniques à des membres de sa famille, puis à des amis avec lesquels il se sent à l\u2019aise ; progressivement, il devra téléphoner à des personnes connues, ensuite inconnues, de plus en plus anxiogènes.e) Exercices de lecture : le bègue doit lire tous les jours à haute voix pendant quelques minutes.En général, le bègue lit bien ou avec quelques fautes mineures.De fait, de s\u2019entendre bien lire lui donne de l\u2019assurance et sa confiance dans le succès du traitement s\u2019en trouvera augmentée.Conséquemment, l\u2019acte de la parole perd beaucoup de l\u2019anxiété qui y est rattachée.{) Série verbale : on demande au sujet, en présence du thérapeute, d\u2019évoquer des séries de mots commençant par une lettre spécifique.Ceci est particulièrement difficile pour le bègue à cause de l\u2019anxiété inhibitrice de l\u2019association.Cet exercice vise à renforcer l\u2019assurance du bègue dans la rapidité de sa pensée.Progressivement, les mots devront commencer par des lettres de plus en plus redoutées.Avec la pratique, l\u2019anxiété reliée à ces lettres diminuera.Le bègue qui se disait incapable de trouver plus de trois ou quatre mots, effectue des listes de plusieurs dizaines.g) Formation de phrases : le sujet doit évoquer une phrase à partir d\u2019un mot suggéré par le thérapeute.Cette habileté d\u2019associer rapidement est détériorée chez le bègue à cause de l\u2019anxiété.Comme pour les autres activités déjà décrites, une progression du plus facile au plus difficile est suivie.La réussite de chaque étape sert à augmenter la confiance et à diminuer l\u2019anxiété.Le tableau fait état des caractéristiques des sept sujets du projet pilote traités selon la méthode décrite ci-haut.L'histoire familiale révèle que les cas 1 et 2 sont frères ; dans cette même famille, le père, un oncle maternel et un jeune frère bégaient aussi.D'autre part, les cas 5 et 6 sont cousins et le numéro 3 a un frère jumeau univitellin qui présente le même trouble du langage.Quoique nous n\u2019ayons pu mettre en évidence d\u2019antécédents chez les autres sujets, la tendance logopathique familiale est claire.901 TABLEAU 1 Sujets Maladie Traitement Durée en Nombre de Postcure # Sexe Age Forme Intensité années séances en mois 10 1 a 14 Tonique Grave 10 4 = S50 20 6 = 30\u2019 7 2 3 14 Clonique Grave 9 6 7 = 30 14 3 & 28 Clonique Grave 24 5 = 50 20 9 \u2014 30\u2019 13 4 a 31 Tonique Trés grave 26 2 = 50 22 11 = 30 37 5 2 19 Clonique Grave 15 37 = 50\u2019 4 57 6 2 40 Tonique Très grave 36 36 = 50 2 21 = 30\u2019 7 3 18 Tonique Très grave 15 35 = 30 Au point de vue sexe, nous retrouvons cing hommes et deux femmes, ce qui est un peu plus élevé que la distribution habituelle mais nous croyons que cet écart est dû au petit nombre de sujets.Le niveau de scolarité varie du secondaire au degré universitaire.Le début du problème se situe toujours en bas âge, c\u2019est-à-dire au moment où le langage se développe et la durée de la maladie varie de neuf à trente-six ans.Nous retrouvons quatre formes toniques et trois formes cloniques.Nous rappelons que selon l\u2019école viennoise de Frôeschels, la forme tonique serait plus grave et serait un développement ultérieur de la forme clonique, ce qui est confirmé par la clinique.Pour estimer l\u2019intensité du bégaiement, nous utilisons l\u2019observation du sujet en entrevue.Son fonctionnement social est évalué à la lueur de son adaptation au travail et dans ses relations interpersonnelles.Par exemple, avant la thérapie, les sujets 3 et 5 étaient incapables d\u2019utiliser le téléphone ou le faisaient avec beaucoup de difficulté et d\u2019appréhension alors que la nature de leur travail exigeait l\u2019emploi de cet appareil.Tous les autres sujets présentaient cette même crainte du téléphone et l\u2019utilisaient seulement lorsque contraints.Aucun sujet n\u2019a pu expliquer cette difficulté particulièrement « incapacitante » dans notre société.Dans l\u2019ensemble, les résultats sont très satisfaisants.Ainsi, tous les sujets ont perdu la crainte du 902 téléphone et s\u2019en servent maintenant régulièrement.Deux d\u2019entre eux l\u2019utilisent même comme instrument de travail.Les situations anxiogènes particulières sont disparues.Les cinq premiers sujets ne bégaient plus du tout en entrevue tout en présentant parfois quelques hésitations dans la vie de tous les jours.Une évaluation en postcure révèle qu\u2019après plusieurs mois, les améliorations se maintiennent ou continuent de progresser.Nous n\u2019avons pas pu retrouver de traces de symptômes substitutifs.Au contraire, la vie des bègues s\u2019est déroulée de façon plus harmonieuse.Après ce projet pilote, nous avons commencé une étude expérimentale pour comparer les différentes méthodes de traitement du bégaiement qui sont incluses dans le traitement global que nous avions offert aux sujets que nous venons de décrire.Dans cette étude expérimentale, nous comparons : 1) le training autogéne de Schultz 2° qui est un traitement pour réduire l\u2019anxiété ; 2) la désensibilisation systématique mais sans toutefois utiliser de relaxation contrairement à la technique standard de Wolpe 2! afin de tenter d\u2019éteindre des comportements bègues spécifiques sans cependant agir directement sur l\u2019anxiété par la relaxation ; 3) un traitement de réadaptation comprenant des exercices de lecture, d\u2019évocation de séries verbales et de formation de phrases.Soixante sujets seront traités par deux thérapeutes expérimentés dans ces techniques, après attribution au hasard à l\u2019un des trois traitements ou L'UNION MÉDICALE DU CANADA ne ji] ol us Is a un groupe témoin selon un plan de blocs casualisés.L\u2019anxiété des sujets et le bégaiement seront évalués par des échelles psychométriques au temps O et 12 semaines après le début du traitement.Des mesures objectives, telles que le débit syllabique par minute et le taux d\u2019erreurs en trois minutes de conversation et trois minutes de lecture seront effectuées.Les entrevues seront enregistrées et codées afin que les juges soient dans une situation aveugle quant au temps de l\u2019expérience et au traitement utilisé lors de cette mesure.Une évaluation sera effectuée en postcure, six mois après le traitement.Des mesures subjectives (l\u2019auto-évaluation et l\u2019évaluation par la famille) du bégaiement ainsi qu\u2019une échelle d\u2019anxiété (IPAT) et un indice névrotique (Willoughby 23: 24 seront complétées avant et apres le traitement.Une analyse de variance pour blocs casualisés sera effectuée sur les données, de méme que des comparaisons deux à deux.S\u2019il y avait des corrélations entre les données initiales et finales, une analyse de covariance sera faite.Résumé Les théories pour expliquer le bégaiement sont multiples.Certaines sont plutôt psychologiques et font le point soit sur des régressions libidinales, soit sur des défauts d\u2019apprentissage.D\u2019autres théories sont neurologiques et évoquent un retard de la myé- lénisation des aires corticales associatives ou une atteinte strio-pallidale pour expliquer ce trouble du langage.Certains ont émis l\u2019opinion qu\u2019une déficience de la fonction lingui-spéculative du langage entraîne un défaut de la représentation mentale des mots.Finalement, certains chercheurs blâment une perturbation de la rétroaction sensorielle auditive osseuse.Ce trouble amènerait une désynchronisation de la pensée de la parole par rapport à son émission.Les auteurs rapportent ensuite, en guise de projet pilote, les résultats du traitement de sept cas par un ensemble de techniques visant à diminuer l\u2019anxiété de ces sujets reliée à l\u2019acte de la parole.Chaque constituant de ce traitement global qui a semblé efficace a été isolé et décrit.Ils feront l\u2019objet d\u2019une étude comparative expérimentale pendant laquelle soixante sujets seront assignés au hasard à un groupe témoin ou à un de trois traitements soit : la relaxation de Schultz, la désensibilisation sans relaxation ou la réadaptation par exercices.Summary There are numerous theories to explain the origin of stuttering.Some focus on the psychological causes, blaming either regression of the libido to a pre-genital level or defects of the learning process.Others, while admitting the TOME 104 \u2014 JUIN 1975 existence of socio-psychological contributions to the problem tend to incriminate neurological deficits, some considering the retarded myelinisation of the cortical associative areas of language, others defects of the strio-pallidal system.A number of researchers have described a lingui- speculative deficiency of cognition in stuttering.This function of thought is responsible for abstraction, for representation in the form of words.Finally, work with delayed auditory feedback seems to indicate that stutterers could have abnormal bone auditory feedback of their own speech thereby causing a desynchronization.The authors then describe a pilot project wherein seven patients were treated by a global approach that aimed at reducing anxiety in the speech situation.Each component of this treatment was isolated and described.Then, in a comparative controlled study involving sixty subjects, three active treatments will be compared to a control group: autogenic training (Schultz type relaxation), desensitization (Wolpe\u2019s method without relaxation) and rehabilitation by exercises.BIBLIOGRAPHIE 1.Seeman, M.: Les troubles du langage chez l\u2019enfant.Les Presses de l\u2019Université Laval, 213-215, 1967.2.Gutzmann, H.: dans « Les troubles du langage chez l\u2019enfant » (M.Seeman, M.).Les Presses de l\u2019Université Laval, 217, 1967.3.Froeschels, E.: dans « Le bégaiement: sa nature et son traitement » (E.Pichon et S.Borel-Maisonny).Masson et Cie Editeurs, 19-20, Paris, 1971.4.Michaux, L.: Psychiatrie infantile.Les Presses Universitaires de France, 128, Paris, 1967.5.Martyn, M.et Sheehan, J.: Onset of stuttering and recovery.Behav.Res.and Ther., 6: 295-307, 1968.6.Barbara, D.: A psychosomatic approach to the problem of stuttering in psychotics.Am.J.Psychiat., 188-195, sept.1946.7.Fenichel, O.: La théorie psychanalytique des névroses.Les Presses Universitaires de France, t.I: 379-385, Paris, 1953.8.Sheehan, J.: Stuttering: research and therapy.Harper and Row Publishers, 4-34, New York, 1972.9.Johnson, W.(ed.): The onset of stuttering.University of Minnesota Press, Minneapolis, 1959.10.Brutten, E.J.et Shoemaker, D.J: The modification of stuttering.Prentice-Hall, Englewood Cliffs, 1968.11.Goldiamond, I: Stuttering and fluency as manipulatable operant response classes.Research and behavior modification, Krasner, L.et Ullmann, E.P.(eds.), Holt, 106-156, New York, 1965.?12.Wischner, G.J.: Stuttering behavior and learning: a preliminary theoretical formulation.J.Speech Hear.Dis., 15: 324- 335, 1950.13.Travis, L.E.(ed.): Handbook of speech pathology and audiology.Appleton-Century-Crofts, chap.39, 1011-1014, New York, 1971.14, Karlin, IL W.: Stuttering: basically an organic disorder.Logos, 2: 61-63, 1959.15.Vogt: dans «Les troubles du langage chez l\u2019enfant » (M.Seeman).Les Presses de l\u2019Université Laval, 230, 1967.16, Roy, J.Y., Pinard, G., Hillel, J.,, Gagnon, M.A.et Tétreault, L.: Evaluation comparative de la dibencycladine (Ludiomil) et de l\u2019imipramine chez le déprimé psychotique.Int.J.Clin.Pharmacol & Ther., T7: 1, 54-61, février 1973.17, Pichon, E.et S.Borel-Maisonny: Le bégaiement: sa nature et son traitement.Masson et Cie, 15-17, Paris, 1971.18.Cherry, C.et Sayers, B.McA.: Experiments upon the total inhibition of stammering by external control and some clinical results.J.Psychosom., 1: 233-246, 1956.19.Yates, A.: Behavior therapy.John Wiley and Sons, chap.6, 118, New York, 1972.20.Schultz, J.et Luthe, W.: Autogenic therapy: vol.I: Auto- genic methods et vol III: Applications in psychotherapy.Grune and Stratton, New York, 1969.21.Wolpe, J.: Psychotherapy by reciprocal inhibition.Stanford University Press, 139-165, Stanford, California, 1958.22.Cattell, R.B.et Sheier, LH.: The meaning and measurement of neuroticism.Ronald Press, New York, 1961.23.Willoughby, R.R.: Norms for the Clark-Thurstone Inventory.J.Soc.Psychol., 5: 91-97, 1934.24, Hestand, R., Howard, D.et Gregory, R.: The Willoughby schedule: a replication.J.Behav.Ther.& Exper.Psychiat., 2: 111-112, 1971.903 psycho-neuropharmacologie clinique ÉTUDE PILOTE DU SCH-12679 CHEZ DES ARRIÉRÉS MENTAUX PROFONDS PRÉSENTANT DES TROUBLES GRAVES DU COMPORTEMENT J.-M.ALBERT, F.R.C.P.(C)', Y.LANGLOIS, M.D.?et L.GRAVEL, il.?INTRODUCTION Même si des progrès importants ont été réalisés dans le traitement médico-psycho-social des états d\u2019arriération mentale, il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019un bon nombre de ces malades présentent des problèmes majeurs de thérapeutique médico-psychia- trique.Les arriérés mentaux profonds manifestent souvent des troubles de comportement et des conduites sociales qui nécessitent des interventions psycho et pharmacothérapiques.Le contrôle et la réduction de la symptomatologie agressive et auto-mutilatrice ne sont parfois pas facilement réalisés même avec l\u2019utilisation judicieuse des psycholeptiques modernes.De plus, les techniques de thérapie comportementale et de milieu, appliquées seules ou en association avec les médicaments, fournissent, pour ce type de malades, des résultats insuffisants.Le SCH-12679 est une benzazépine: N-méthyl- 1-phényl-7, 8, diméthoxy-2,3,4,5-tétrahydro-3-ben- zazépine.Les études de pharmacologie animale et humaine démontrent que cette nouvelle substance exerce une action au niveau du système nerveux central.De plus, le profil d'activité comportementale de cette benzazépine ressemble en partie à celui de la chlordiazépoxide et en partie à celui de la perphéna- zine.Comme la chlordiazépoxide, le SCH-12679 calme le comportement agressif de la souris et du singe sans toutefois s\u2019accompagner de manifestation neurologique (ataxie, somnolence).De même, l\u2019activité du SCH-12679 se rapproche de celle d\u2019un neu- _ 1 Professeur titulaire, INRS-Santé, Université du Québec.Directeur, Institut de recherches psychiatriques, Hôpital Saint-Charles, Joliette.Z INRS-Santé, Université du Québec.3 Infirmière, Hôpital Saint-Charles, Joliette.\u2014 Projet subventionné par Schering Corporation.\u2014 Mots clés: benzazépine SCH-12679 arriération mentale troubles du comportement Adresse postale de l'auteur principal: J.-M.Albert, Institut de recherches psychiatriques de Joliette, Hôpital Saint-Charles, Joliette, Québec.904 roleptique, la perphénazine, sans pour autant en présenter l'effet cataleptique et toutes les propriétés de type autonomique, en particulier l\u2019effet « bloqueur.CHO N-CH; Ï CL (CH, )sN(CH,), SCH- 12679 CPZ NC cL _ N CeHy DIAZEPAM Fig.1 \u2014 SCHL-12679: N-méthyl-1-phényl-7,8, diméthoxy-2, 3,4,5-tétrahydro-3-benzazépine.CPZ: chlorpromazine.Dia- zépam.Les études de tolérance de la phase I du SCH- 12679, effectuées chez des malades schizophrènes, permirent d\u2019établir que cette substance était, d'une part tolérée a des doses variant de 15 mg a 3600 mg par jour, et, d\u2019autre part, était de toxicité faible !, *.Du point de vue thérapeutique, ces études, destinées principalement à l\u2019évaluation de la tolérance, n\u2019ont pas laissé entrevoir de propriétés antipsychoti- ques chez les quelques schizophrènes chroniques étudiés.Il fut décidé que la première étude d\u2019efficacité de la phase II serait faite chez des malades présentant un comportement agressif non contrôlé par les moyens thérapeutiques usuels.Avant de procéder à une telle étude, il devenait nécessaire de rechercher les doses efficaces du SCH- 12679 pouvant contrôler les principales conduites agressives des malades choisis pour cette étude de phase II.SUJETS ET METHODES A cette fin, la présente étude a porté sur quatre malades (2 hommes ct 2 femmes) présentant un état L'UNION MEDICALE DU CANADA 1 pré é eur, ie: il DA d\u2019arriération mentale profond (Q.I.inférieur a 25) et des troubles graves du comportement caractérisés par des manifestations intenses de violence, de colère, d\u2019auto-mutilation, d\u2019agitation et d\u2019hyperactivité.Les deux malades de sexe masculin étaient âgés respectivement de 24 et 27 ans, tandis que les deux malades de sexe féminin étaient âgées de 23 et 27 ans.Ces quatre sujets présentaient une agressivité telle qu\u2019ils devaient être gardés en milieu fermé et, la majeure partie du temps, sous contention physique.Ces malades ne souffraient ni de schizophrénie, ni d\u2019épilepsie psychomotrice et ils étaient exempts de toute anomalie de la fonction rénale, de la fonction hépatique ou de la fonction cardiaque.Les critères de mesure pour évaluer l\u2019efficacité du SCH-12679 et ainsi en déterminer les doses utiles, ont été les suivants: l'évaluation clinique globale, l\u2019échelle modifiée d\u2019appréciation symptomatique de l\u2019agressivité.Cette échelle, construite par Rajotte ?et modifiée par nous, tient compte de la fréquence et de l\u2019intensité des symptômes suivants: violence, clastomanie, colère, auto-mutilation, turbulence, agitation, hyperactivité, masturbation ou autre activité sexuelle (Tableau I).TABLEAU I RÉGIME POSOLOGIQUE Jour mg tid 1 25 2 25 3 50 4 50 5 75 6 75 7 100 8 100 9 125 10 125 11 150 12 150 13 14 15 La tolérance du SCH-12679 fut appréciée par les examens cliniques et paracliniques ci-après énumérés: 1) une liste d\u2019effets secondaires; 2) l\u2019électrocardiogramme; 3) l\u2019analyse d\u2019urines; 4) les transami- nases; 5) les phosphatases alcalines; 6) la bilirubine; 7) un hémogramme complet; 8) l\u2019urée sanguine.L\u2019évaluation clinique globale, l\u2019échelle d\u2019évaluation symptomatique de l\u2019agressivité et la liste des effets secondaires furent complétées et par l\u2019investi- TOME 104 \u2014 JUIN 1975 gateur principal et par l\u2019infirmière de recherche.Il faut noter qu\u2019en aucune circonstance les évaluateurs n\u2019avaient accès aux feuilles d\u2019évaluation déjà complétées et que ces échelles étaient remplies de façon indépendante par ceux-ci.De plus, l\u2019appréciation de l\u2019agressivité par l\u2019investigateur principal et l\u2019infirmière de recherche différait de la façon suivante: l\u2019investigateur principal notait à partir d\u2019un examen direct du malade tandis que l\u2019infirmière de recherche se basait sur le témoignage du personnel soignant de l\u2019unité de traitement.Avant l\u2019administration de la médication expérimentale, les malades furent soumis à une période d\u2019uniformisation de la médication d\u2019une durée de deux semaines, au cours de laquelle la chlorproma- zine fut administrée à une dose fixe de 300 mg par jour, répartie en trois doses égales de 100 mg, par voie orale.Durant cette période, les évaluations furent faites trois fois la semaine.L\u2019évaluation clinique globale et la cote moyenne d\u2019agressivité obtenue a la fin de la phase d\u2019uniformisation constituèrent les cotes de l\u2019état initial pour chacun des quatre malades (Tableaux III et IV).Les examens paracliniques furent pratiqués au début et à la fin de cette période.Cette phase d\u2019uniformisation terminée, les quatre malades ont été d\u2019emblée placés sous SCH-12679, à doses croissantes selon un régime posologique pré-établi (Tableau I).Durant la phase expérimentale, les échelles de mesure de l\u2019agressivité, les évaluations cliniques globales et la liste des effets secondaires furent complétées quotidiennement.Les analyses de laboratoire furent effectuées de façon hebdomadaire.Il est à noter que deux des quatre malades (1 homme et 1 femme) souffraient d\u2019épilepsie (grand mal) et qu\u2019ils furent maintenus sous anticonvulsivants (phénobarbital et diphenylhydantoïne) tout au long de l\u2019étude.RÉSULTATS ET OBSERVATIONS Le Tableau ITI montre les cotes obtenues à l\u2019évaluation clinique globale de chacun des malades durant l\u2019étude.A l\u2019état initial, soit au dernier jour de la période d\u2019uniformisation à la chlorpromazine, deux malades (F.D.et J.V.) montrent des signes d\u2019amélioration légère, un malade (G.T.) demeure inchangé et l\u2019état de la quatrième (R.C.) est aggravé.Sous l\u2019effet du médicament à l\u2019étude, trois des quatre sujets ont présenté des signes d\u2019amélioration symptomatique.Seule la malade F.D., après avoir manifesté une baisse symptomatique à la dose de 375 mg par jour, se détériore deux jours plus tard à la dose de 450 mg.905 TABLEAU II ECHELLE D\u2019AGRESSIVITE \u2014 Estimez la fréquence et l'intensité du comportement.\u2014 Indiquez avec le chiffre approprié.Fréquence: 1 \u2014 jamais Intensité: 1 \u2014 absent 2 \u2014 une fois par jour 2 \u2014 présent mais peu marqué 3 \u2014 quelques fois par jour 3 \u2014 marqué 4 \u2014 plusieurs fois par jour 4 \u2014 très marqué Fréquence Intensité F x1 1.Violent: celui qui frappe ou qui bouscule un autre patient ou un membre du personnel.2.Clastique: celui qui lance, brise, déchire des objets.3.Coléreux: celui qui se fiche facilement ou se met en colère pour la moindre chose.4.Auto-mutilateur: celui qui se gratte au sang, se frappe ou se blesse.5.Turbulent et bruyant, agité: celui qui trouble la paix et le calme des autres, parle, chante, crie à haute voix.6.Hyperactif: celui qui est continuellement en état de mouvement sans aucun rendement utile, presque nul.Il saute d\u2019une activité à l\u2019autre.Eff 7.Masturbation ou autre activité sexuelle: celui qui se masturbe devant les autres, ou qui cherche à de imposer ses avances hétéro ou homosexuelles refusées par l\u2019autre.sers pu de TABLEAU III se puis une augmentation de son agressivité sans ke EVALUATION CLINIQUE GLOBALE pour autant que la symptomatologie agressive, telle le FD 9 RC 9 GT à JV & que mesurée à l\u2019échelle d\u2019évaluation, atteigne l\u2019in- te Etat initial 3 5 4 3 tensité manifestée à l\u2019état initial.n 25 mg tid.3 5 5 4 Analyses de laboratoire to \u201d .la 50 mg 2 4 3 3 Chez trois des quatre malades, les analyses de .75 mg \u201d 2 3 3 2 laboratoire sont demeurées dans les limites de la | 100 mg \u201d 2 3 3 1 normalité durant la phase d\u2019uniformisation et durant be 125 mg \u201d 1 3 2 1 la phase expérimentale de l\u2019étude.La quatrième, ] 2, 9 1 , 150 mg \u201d 3 1 1 ] Mlle R.C.a montré, alors qu\u2019elle recevait le po TE Améniorati SCH-12679 à une dose de 125 mg trois fois par Q = Amélioration marquée.24: .ye 2 = Amélioration modérée.jour et sans aucune médication associée, une aug- ie = Amélioration légère.4 = Inchange, mentation des transaminases: SGPT: 140 (N:6-53 ni \u2019 Reitman-Frankel), SGOT:77.4 (N: 5-40 Reitman- u Les cotes d\u2019agressivité sont présentées au Ta- Frankel).Par contre la phosphatase alcaline, le ci bleau IV.Ces cotes représentent et pour l\u2019investi- thymol, le taux de prothrombine et de bilirubine, tl gateur principal et pour l'infirmière de recherche, © BSP et les autres analyses sont demeurés sans ls la moyenne de deux évaluations obtenue à chacun particularité.Une semaine après la discontinuation de des six paliers de dose du SCH-12679.de la médication, les transaminases étaient redeve- Hy ; nues dans les limites de la normalité.0 La cote moyenne d\u2019agressivité diminue pour tous ; y les malades dès l'institution du SCH-12679 à la dose Electrocardiogrammes .RE ., ., fi de 75 mg par jour.Cette diminution se poursuit Tous les électrocardiogrammes ont été interprétés a avec l\u2019augmentation de la posologie chez deux des par le même cardiologue qui n\u2019avait aucun contact oy quatre malades.Le malade J.V.par contre, atteint clinique avec les sujets de I'expérience et avec l\u2019équi- i un plateau à la cote moyenne d\u2019agressivité dés 25 mg.pe traitante médicale et paramédicale.Les tracés x F.D., pour sa part, manifeste tout d\u2019abord une bais- électrocardiographiques enregistrés au cours de la uy 906 L'UNION MEDICALE DU CANADA 0 rant ly i sas fon ei LR TABLEAU IV COTE MOYENNE D\u2019AGRESSIVITÉ F.D.9 RC.© G.T.JV.& 1 2 1 2 1 2 1 2 Etat initial 44.6 50 22.3 38.3 22.6 53.2 14.2 29 25 mg t.i.d.11.5 24.5 18.5 30.5 11.5 28.5 7 11.5 50 mg \u201d 8.5 21.0 27.5 26.0 7 10 7 8 75 mg \u201d 20 22.5 7 20.5 8.5 11.5 7 7 100 mg \u201d 7 16 7.5 10 10 14.5 7 7 125 mg \u201d 6 19 6 7 8 10 7 7 150 mg \u201d 11.8 13.6 6.8 7.6 7.3 7.5 7 7.5 1.Investigateur principal.2.Infirmière de recherche.phase expérimentale sous SCH-12679, se sont avérés normaux.Par contre, au cours de la phase d\u2019uniformisation à la chlorpromazine, l\u2019électrocardiogramme montrait une tachycardie sinusale pour les quatre malades.Effets secondaires Étant donné la nature de la pathologie dont étaient atteints ces malades, seuls les effets secondaires observés par le personnel soignant et de recherche ont pu être notés.Un malade (J.V.) a présenté au cours de l\u2019étude des vomissements, tant au cours de la phase d\u2019uniformisation que de la phase expérimentale, sans signification clinique.Un syndrome hyper- kinétique fut observé chez une autre malade (F.D.) alors qu\u2019elle recevait une dose de 450 mg.Ce syndrome est spontanément disparu 24 heures plus tard.La relation existant entre ce syndrome et la substance à l\u2019étude demeure à élucider.Description clinique des malades J.V.est un homme de 24 ans, présentant une arriération mentale très profonde avec épilepsie.Son Q.T.est inférieur à 20.Sur le plan comportemental, il est violent, destructeur, agité durant le jour et la nuit, auto-mutilateur.Aucun contact; il fuit le regard.Le personnel « ne l\u2019a pas vu sourire depuis cinq ans.».Sous l'effet de la médication, J.V.se calme et démontre une certaine réponse affective lorsque le personnel et l\u2019expérimentateur l\u2019approchent; il tend les bras, accepte « le contact » et laisse voir un « large sourire ».Ce malade a présenté au cours de l\u2019étude une diminution de l\u2019appétit et des vomissements à sept ou huit reprises, sans amaigrissement.Les examens cliniques et paracliniques se sont toujours avérés négatifs.À peine douze heures après la cessation du SCH-12679, les acquisitions faites sur le plan comportemental sont disparues et le malade est redevenu agité, s\u2019infligeant des morsures aux avant-bras.TOME 104 \u2014 JUIN 1975 PRIE ACERUET G.T., sexe masculin, 37 ans, est dans l\u2019institution depuis l\u2019âge de 9 ans.Son quotient intellectuel est inférieur à 25.G.T.ne présente pas d\u2019épilepsie.Il se mutile parfois, présente des crises d\u2019agitation et déchire ses vêtements.Son état est surtout caractérisé par de l\u2019hyperactivité et un comportement clastique.Au cours de la phase expérimentale, cette symptomatologie fut réduite de plus de 50%.Aucun effet secondaire ne fut observé.Pour ce malade également, il y eut réactivation de la symptomatologie de douze à seize heures après la cessation du médicament à l\u2019étude.F.D.est une jeune fille de 23 ans souffrant d\u2019arriération mentale profonde (Q.I.moins de 25) et d\u2019épilepsie.Elle présente, comme les deux malades précédents, des troubles graves du comportement.Elle lance, brise et déchire en particulier toute sa literie (matelas et couvertures).Les progrés enregistrés sous SCH-12679 ont été modérés.Elle a pu dormir dans un lit dressé a quelques reprises.Par erreur, Cette malade a reçu à une reprise et en une seule dose 400 mg de SCH-12679, par voie orale, portant la dose quotidienne du médicament pour ce jour à 600 mg.F.D.fut observée pour une période de douze heures.Aucune modification du pouls ou de la tension artérielle ne fut notée.Par contre, sur le plan comportemental, elle devint enjouée, souriante, cajolante.Le personnel infirmier a aussi remarqué au cours du projet que F.D.présenta à quelques reprises de la masturbation ; cette activité sexuelle n\u2019aurait pas existé auparavant.R.C., 37 ans, est en milieu institutionnel depuis l\u2019âge de 8 ans et peut-être davantage.Elle présente un comportement auto-mutilateur très marqué « s\u2019arrachant l\u2019ampoule rectale », ce qui entraîne des hémorragies, Elle présente de la coprophagie.De plus, elle ingére «tout ce qui se trouve dans les cendriers, se cogne la téte sur les murs et le plancher ».R.C.doit être gardée sous contention physique.907 Cette malade a présenté au cours de la phase expérimentale une amélioration symptomatique impressionnante avec cessation complète des conduites auto-mutilatrices.Malheureusement elle présenta des signes biologiques d\u2019atteinte hépatite et la médication dut être cessée.Il fut également observé à une reprise un comportement hallucinatoire et oni- roïde d\u2019une durée de quatre à six heures.DISCUSSION Cette étude pilote montre que le SCH-12679 possède une activité centrale psychotropique.Et pour la population étudiée, en se basant surtout sur l\u2019évaluation clinique globale, les doses les plus efficaces du médicament semblent se situer entre 300 et 400 mg par jour, en doses divisées, par voie orale.Il s\u2019agit là bien sûr d\u2019une étude préliminaire, ouverte et non contrôlée qui ne permet pas de conclure sur la nature de ce psychotrope.Autant, d\u2019après les études chez l\u2019animal, cette benzazépine n\u2019a pu être attribuée, quant à ses propriétés pharmacologiques, à l\u2019une ou l\u2019autre des grandes classes de psychotropes, autant sur le plan clinique, ses indications sont à rechercher.Cette étude montre une action « leptique » (tranquillisante) tout au moins sur certains symptômes comportementaux présentés par des arriérés mentaux profonds hospitalisés.Mais aussi, une action « analeptique » (stimulante) a peut-être été observée.Cette propriété psycholeptique semble bien différer de celle des neuroleptiques classiques.Aucun syndrome extrapyramidal n\u2019a été observé à l\u2019exception d\u2019une « dyskinésie » transitoire chez l\u2019une des malades.Les études de pharmacologie animale distinguent le SCH-12679 de la chlordiazépoxide (tranquillo- sédatif).Cliniquement, cette étude n\u2019a pas montré d\u2019effet « sédatif » du médicament.L\u2019effet sur le rythme cardiaque, tel qu\u2019enregistré à P\u2019électrocardiogramme, est-il significatif et attribuable à une action directe ou périphérique du médicament ?Ne fait-il que refléter que le malade était plus calme ?Ou encore, que la tachycardie n\u2019était que secondaire à la chlorpromazine-neuroleptique qui peut donner une augmentation du rythme ?Enfin, l\u2019augmentation des transaminases et la possibilité de signes hépatotoxiques chez un des sujets de l\u2019expérience est à retenir pour les études futures.De plus, il ne faudrait pas oublier l\u2019effet de l\u2019enthousiasme de l\u2019expérimentateur dans des études 908 pilotes.Les études de ce type donnent toujours de « meilleurs résultats » que les études contrôlées.Il est bon d\u2019avoir en mémoire que l\u2019effet thérapeutique d\u2019un médicament dépend : 1) de l\u2019effet pharmacodynamique du médicament, 2) de l\u2019état physiologique de l\u2019organe-cible, 3) du geste même de prescrire et d\u2019aministrer un médicament, la voie d'administration, la présence ou l\u2019absence du médecin, 4) du médecin : son humeur, sa personnalité, ses attitudes et ses croyances, 5) du malade : son humeur, sa personnalité, ses attitudes et ses croyances, 6) de l'information et des renseignements fournis par le médecin, 7) des expériences antérieures du malade avec la profession médicale, 8) des attentes du malade : ce qu\u2019il croit avoir reçu et ce qu\u2019il croit devoir se produire, 9) du milieu : selon que le malade est seul ou avec d\u2019autres.L'importance relative de ces différents facteurs varie selon les circonstances : la réponse d\u2019un malade inconscient, atteint d\u2019une infection dépendra de l\u2019interaction agent pathogène-antibiotique, peu importe que l\u2019interaction médecin-malade soit négative ou positive.Il en est tout autrement dans un cas d\u2019insomnie avec anxiété.Mais il demeure que les quatre malades étudiés ont manifesté une réponse clinique différente de celles observées avec d\u2019autres psychotropes administrés à ces mêmes malades au cours de leurs nombreuses années d\u2019hospitalisation et de leur longue histoire psychopharmacothérapique.Enfin, cette courte période d\u2019observation n\u2019a pas révélé d\u2019interaction sur le plan clinique du médicament avec les anticonvulsivants (phénobarbital et diphénylhydantoïne) chez deux malades.Résumé Cette étude pilote de phase II, effectuée chez quatre malades présentant un état d\u2019arriération mentale profonde, décrit les effets cliniques d\u2019une nouvelle benzazépine, le N-methyl-1-phenyl-7, 8, diméthoxy- 2, 3, 4, 5-tétrahydro-3-benzazépine (SCH-12679), sur les troubles graves du comportement.À partir de ce travail, il est suggéré que la dose efficace du SCH-12679, pour le type de population étudiée, se situe entre 300 et 400 mg par jour, divisée en trois ou quatre prises par voie orale.L'UNION MÉDICALE DU CANADA ph ch bea I Is sont ques ie il tique des } la hk dt atl dur Liours ies, KL Ten, ein pr è 8 avoir ou teurs I a de i ig 510 sd ci cts 18S {ore 18 ig | à oA Summary The clinical effects of a new benzazepine, the N-methyl- 1-phenyl-7,8, dimethoxy-2,3,4,5-tetrahydro-3-benzazepine (SCH-12679) on four severe mental retardates with marked behavioral disturbances, are reported in this pilot study.BIBLIOGRAPHIE Documentation on file, Schering Corporation Limited.2.Rajotte, P., Giard, N.et Tétreault, L.: A controlled trial of propericiazine and chlorpromazine in \u2018Behavior Disorders\u201d.Curr.Ther.Res., 8: 166-174, avril, 1966.3.Itil, T.M., Stock, M.J., Duffy, A.D., Esquenazi, A., Saleuty, Bet Han, T.H.: Therapeutic trials and EEG investigations with SCH-12679 in behaviorally disturbed adolescents.Curr.Ther.Res., 14: 136-150, mars, 1972.= EFFETS D'UN SEVRAGE NEUROLEPTIQUE SUR LE SYNDROME EXTRAPYRAMIDAL MÉDICAMENTEUX DE LA SCHIZOPHRÉNIE CHRONIQUE R.ELIE, M.-A.GAGNON, R.Les perturbations extrapyramidales iatrogéniques les plus souvent rencontrées en milieu hospitalier sont provoquées par l\u2019administration des neuroleptiques !.Ces manifestations, gênantes pour le malade, apparaissent aux doses thérapeutiques usuelles ?8 mais ne sont pas nécessaires à l\u2019activité antipsycho- tique de ces médicaments *.Elles constituent donc des effets indésirables en thérapie psychiatrique.Principalement fondée sur des modifications qualitatives et quantitatives du tonus musculaire et de la kinésie 5, la réponse extrapyramidale du malade dépend de sa susceptibilité au médicament 8, de la nature du neuroleptique (incisif ou sédatif) 7 et de la durée du traitement.Le paradoxe d\u2019un effet antiparkinsonnien d\u2019un neuroleptique a été rapporté ® ® ainsi qu\u2019un certain antagonisme entre les neuroleptiques sédatifs et les neuroleptiques incisifs 1 11.On sait de plus que la dyskinésie tardive semble partiellement inhibée par les neuroleptiques !2 et que la thérapie antiparkin- sonnienne adjuvante joue vraisemblablement un rôle dans l'apparition ou le maintien de cette dernière 13, 14, 15, Cette étude a pour but d\u2019établir chez la femme schizophrène chronique l\u2019effet inhibiteur des neuro- lep\u2018iques sur le syndrome extrapyramidal et en particulier sur la dyskinésie tardive d\u2019origine exclusivement médicamenteuse.La dyskinésie tardive a souvent été décrite chez des malades traités antérieurement non seulement par des médicaments mais aussi par électrochocs, insulinothérapie, ou lobotomie 16 17.18, De plus ils présentaient souvent des signes cliniques d\u2019artériosclérose cérébrale.En évitant l\u2019influence possible de ces facteurs, nous voulons vérifier l\u2019existence d\u2019une dyskinésie imputable aux seuls médicaments neuroleptiques et antiparkinson- niens.Centre Hospitalier St-Jean-de-Dieu, Montréal-Gamelin, P.Q., Institut national de la recherche scientifique, section santé.TOME 104 \u2014 JUIN 1975 GAUTHIER et J.-C.JÉQUIER Chez cette population particulière déjà traitée par des neuroleptiques, l\u2019effet antiparkinsonnien de la chlorpromazine est estimé par la mesure de l\u2019évolution des symptômes et signes extrapyramidaux au cours d\u2019un sevrage médicamenteux.MÉTHODES L'étude a été réalisée à partir d\u2019un échantillon de 600 schizophrènes chroniques, de sexe féminin, traitées aux neuroleptiques depuis plus de trois ans et hospitalisées à St-Jean-de-Dieu.Les malades furent acceptées dans l\u2019étude selon les critères suivants: elles devaient recevoir une thérapie neuroleptique, avoir moins de 60 ans, ne pas présenter des signes cliniques d\u2019artériosclérose cérébrale ou une anam- nese d'intervention psycho-chirurgicale, d\u2019électrochocs ou d\u2019insulinothérapie.L\u2019étude a comporté deux phases successives: une phase d'observation et d\u2019uniformisation, et une phase comparative.Dès leur admission à l\u2019étude, les malades furent transférées au département de recherche où elles séjournèrent jusqu\u2019à la fin de l\u2019expérience sous les soins d\u2019un seul psychiatre et en contact avec le même personnel paramédical.Au cours des deux premières journées dans le département, les malades furent observées par le personnel infirmier pour déterminer la présence éventuelle et la localisation de dyskinésies de la face, du tronc et des membres supérieurs.Les quinze jours suivants constituèrent la phase d\u2019uniformisation proprement dite.Au cours de cette période, un traitement de substitution à la chlorpromazine seule fut réalisé pour tous les malades, à des doses individuelles adaptées à la symptomatologie psychiatrique.Pour chaque sujet la dose minimale de neuroleptique permettant l\u2019équilibre symptomatique fut calculée et le nombre de comprimés de médicament requis demeura constant jusqu\u2019à la fin de l\u2019expérience.Pendant cette première phase, les malades purent se familiariser avec les tests neu- rophysiologiques et les conditions de vie particulières 909 au département de recherche.Elles furent de plus soumises deux fois à un examen neurologique.Le dernier jour de la phase d\u2019uniformisation, tous les sujets de l\u2019étude furent soumis à une évaluation comportementale à l\u2019aide de l\u2019échelle de Honigfeld (Nosie) et à une évaluation neurologique à l\u2019aide d\u2019un bilan extrapyramidal clinique et électrophysiologi- que 5.Cette première mesure représenta pour nous l\u2019état initial des malades avant le début de la phase comparative.Les sujets furent alors divisés, à l\u2019aide d\u2019une table de nombres aléatoires, en deux groupes égaux.Le premier groupe de sujets fut traité avec un placebo de chlorpromazine, le deuxième groupe avec le médicament.Seul le psychiatre traitant fut informé du traitement respectif de ses malades.Ces derniers recevant le même nombre de comprimés, tel que prévu dans le protocole et prescrit par le médecin, les sujets de l\u2019expérience, le personnel paramédical et l\u2019évaluateur demeurèrent ignorants du code jusqu\u2019à la fin de l\u2019_étude.Une expérience à double insu fut ainsi réalisée, Comme mesure d\u2019urgence en cas d\u2019hypertonie, d\u2019hyperkinésie ou de dyskinésie importantes, le mésylate de benzotropine (2 mg I.M,, prescrit par le médecin traitant) fut autorisé.Cette médication d\u2019urgence ne fut toutefois pas nécessaire au cours de la phase comparative.Les troisième, sixième, neuvième et douzième jours de la phase expérimentale, une évaluation comportementale et neurologique fut réalisée selon la même procédure utilisée pour établir l\u2019état initial des sujets.Le matin, toujours dans le même ordre, par le même évaluateur et à la même heure, les malades furent examinées cliniquement puis soumises aux tests neurophysiologiques: test du mouvement commandé, enregistrement du tremblement au repos, électromyographie du buccinateur, des masséters et du plancher buccal.À la fin de cette série de mesures, l\u2019infirmière remplissait pour chaque malade l\u2019échelle de comportement (Nosie).Au cours de cette étude, pour éviter un biais par contamination, les chercheurs n\u2019eurent jamais accès aux évaluations précédentes.Une malade du groupe sevré, ayant été retirée de l\u2019étude dès le deuxième jour de la phase comparative par suite d\u2019une aggravation de son état mental, ne put être soumise à toutes les évaluations.Les résultats furent donc analysés en tenant compte de l\u2019effectif inégal des deux groupes.L\u2019analyse de covariance fut utilisée pour tenir compte de l\u2019état initial des sujets ainsi que de la dose totale de chlorpromazine administrée pendant la phase d\u2019uniformisation.Ainsi les changements psychiatriques et neurologiques 910 observés dans la phase expérimentale furent ajustés en fonction de leur relation avec ces deux variables.L\u2019effectif total des sujets expérimentaux étant très faible, le seuil de signification statistique fut fixé à 10%.Les principales mesures de contrôle de l\u2019expérience sont les suivantes: 1) l\u2019étude est comparative; 2) les sujets sont répartis en deux groupes égaux par une table de nombres au hasard) 3) à chacun des groupes un traitement est assigné de façon aléatoire; 4) la technique à double insu est respectée rigoureusement; 5) les malades sont hospitalisées dans le même département et suivies par le même personnel ancillaire.Les mesures prévues au calendrier de l\u2019expérience sont effectuées pour tous les malades, toujours dans le même ordre, par les mêmes observateurs et dans des conditions physiques uniformes; 6) lors des entrevues et des examens neurologiques les chercheurs ne peuvent consulter les évaluations précédentes; 7) les résultats sont soumis à l\u2019analyse statistique appropriée au plan expérimental et la signification statistique des différences est acceptée à un seuil fixé a priori.RÉSULTATS Sur les 600 schizophrènes chroniques de sexe féminin, quatorze sujets seulement répondent aux critères de sélection de l\u2019étude, soit environ 2% de la population échantillonnée.Chez ces malades dont la seule thérapie antipsychotique (physique) fut les neuroleptiques, on observe une forte proportion de sujets (71%) porteurs de dyskinésies faciales.Ces dernières affectent principalement les lèvres et la langue (100% des dyskinésies observées) et à un moindre degré la mâchoire (30% des cas).Elles se manifestent soit de façon isolée soit en association (Tableau I).TABLEAU I PRÉVALENCE DE LA DYSKINÉSIE FACIALE LORS D'UN TRAITEMENT ANTIPSYCHOTIQUE PROLONGE AUX SEULS NEUROLEPTIQUES CHEZ LA FEMME % N approximatif Absence de dyskinésie faciale 4 28.6% Dyskinésies isolées: Buccales 3 21.4% Linguales 3 21.4% Dyskinésies associées: Syndrome bucco-lingual 1 7.2% Syndrome bucco-linguo-masticateur 3 21.4% Nombre total 14 L'UNION MÉDICALE DU CANADA [gl i 008 hi ; Fa Sour Fe del sion Jes jam dés fig me hi a Sent ln fig de \u2018om fon \u201cits able, It ts fist} § Brie Sqn ta noe née somel ver § us Js à Jar tions lg els f sigue ip Ei qu x of dei dont 10 0 & a dh im js alin L\u2019intensité de ces dyskinésies, telle qu\u2019estimée par l\u2019électromyographie du buccinateur, du plancher buccal et du masséter, varie significativement (p< 0.05) d\u2019une évaluation à l\u2019autre, au cours de la phase comparative.Ce phénomène est illustré à la Fig.1.Par contre, le sevrage neuroleptique n\u2019occa- @\u2014©® GROUPE SEVRE O-O GROUPE TEMOIN Score =» moyen 05} + L 10 ETAT 0 © INITIAL 0.5} e i ' | l 3 6 9 12 'êMe JOUR * Différences d\u2019intensité ajustées selon la dose de chlorpromazine et l\u2019état initial.Fig.1\u2014 Effets d\u2019un sevrage neuroleptique sur la cinétique de la dyskinésie linguale.sionne pas des modifications appréciables puisque les deux groupes expérimentaux ne se distinguent jamais à l\u2019analyse de ces variables.Le tonus musculaire à la mobilisation passive des membres supérieurs montre des différences significatives (p ™ e\u2014e 10mg e \u201c _ © x 300 + SN 420mg | TTT 200 F- 7-0 a\u2014\u2014\u2014#\u2014\u2014\u2014.I00F- + .0 À.1 1 1 > 1 1 100 | - > 0 75 15 0 75 15 mg DEXTRO - AMPHE TAMINE Fig.3a \u2014 Valeurs observées: Effets simples et combinés des deux substances.\u2014 3b Addition d\u2019effet: Les points encerclés sont les valeurs estimées par l\u2019addition des effets isolés des deux substances.Ainsi l\u2019effet de 7.5 mg de d-amphétamine est plus important que celui de 10 mg de THC ; les deux substances combinées à ces doses donnent ensemble la même réduction que 7.5 mg de d-amphétamine prise avec le placebo de marijuana.De même, la forte dose de d-amphétamine n\u2019est pas influencée par la faible dose de marijuana.Enfin l'interaction la plus frappante se voit dans l\u2019effet de la forte dose de marijuana qui n\u2019est pas influencé par l\u2019addition des deux doses actives de d-amphétamine (dernière ligne de Fig.3a).Dans ces derniers cas, il faut cependant remarquer (Fig.3b) que les sujets auraient dû ingérer une quantité négative (!) de nourriture pour nous permettre de conclure à une addition d\u2019effets ; l\u2019addition complète des effets des deux faibles doses restait par contre possible.TOME 104 \u2014 JUIN 1975 Mesure subjective de la consommation alimentaire En répondant au questionnaire sur l\u2019appétit, les sujets évaluent de façon rétrospective cette même consommation du déjeuner.Leurs réponses sont en forte corrélation avec le poids de nourriture ingérée (r = 0.72, p < 0.01) et les résultats sont semblables.Les doses actives de d-amphétamine produisent une réduction significative (p < 0.02) des cotes estimant la consommation alimentaire: les sujets ont tous mangé, ils ont mangé « normalement » et « comme d\u2019habitude » sous l\u2019influence des placebos; en moyenne ils ont mangé « peu » et « moins que d\u2019habitude » après avoir pris les doses actives de d-amphétamine.Avec la forte dose de marijuana, trois sujets disent n\u2019avoir pas mangé (un n\u2019a réellement rien pris, les deux autres ont mangé moins de 100g), les vingt et un sujets croient avoir mangé « peu » en moyenne, mais presque « comme d\u2019habitude » (se référant peut-être à leur expérience usuelle sous l\u2019influence de la marijuana).Ainsi, il n\u2019existe qu\u2019une tendance statistique (p \u2014 0.06) à distinguer nettement l\u2019effet des 20 mg de THC, tel que se le rappellent les sujets cinq heures après le repas.* Appétit au repas Les sujets croient se rappeler que leur appétit au début et au cours du repas est perturbé de la même façon que leur consommation alimentaire.L\u2019effet de la d-amphétamine est évident (p < .05 pour 7.5 mg et p < .01 pour 15 mg versus 0 mg) dans I\u2019ensemble des six questions portant sur ces aspects de l\u2019appétit.Par contre une seule question permet de discerner l\u2019effet de la marijuana: significativement plus de sujets avec 20 mg de THC qu\u2019avec la marijuana- placebo disent n\u2019avoir pas eu faim au début du déjeuner (p < .05, Tableau ID).L\u2019appétit avant la présentation de la nourriture peut différer de l\u2019appétit durant le repas, car celui-ci peut être influencé par l\u2019allèchement de la nourriture présentée.La qualité des aliments, ou la perception qu\u2019en ont les sujets sous l\u2019influence des différents traitements, ne semble pas expliquer les différences retrouvées dans l\u2019appétit.Les neuf groupes de volontaires n\u2019ont pas qualifié de façon significativement différente la nourriture présentée.Les sujets ont trouvé, en moyenne, le repas ni bon ni mauvais, la nourriture un peu moins bonne que d\u2019habitude et ils auraient, pour la plupart, aimé manger autre chose que le « TV Dinner » présenté.* Note 2.La moyenne des 21 sujets recevant une dose d\u2019une substance reflète, en plus de l\u2019effet de cette dose, l\u2019addition de l\u2019effet moyen des trois doses de l\u2019autre substance, en l\u2019absence d\u2019interaction.917 Satiété et appétence postprandiales À la fin du repas, la satiété est estimée à l\u2019aide de deux questions dont l\u2019une nous permet de déceler une inversion de l\u2019effet de la marijuana.Alors que la moitié des sujets (10 sur 21) « n\u2019auraient pas pu manger plus » avec le placebo, seulement cinq et trois volontaires ont répondu dans le méme sens avec 10 et 20 mg de THC respectivement.Les différences de proportion montrent un effet significatif (p < .05 entre 0 et 20 mg de THC).Cette diminution de la satiété par la marijuana se prolonge et se manifeste par une augmentation de l\u2019appétence post-méridienne: les sujets recevant la forte dose ont significativement plus d\u2019appétit et une plus grande proportion d\u2019entre eux (67% versus 19% sous placebo) mangent au cours de l\u2019après- midi (p < 0.01).Avec la d-amphétamine par contre, les effets dans l\u2019après-midi sont les mêmes que durant le déjeuner.Sous placebo, 48% des vingt et un sujets ont « eu faim » l\u2019après-midi alors que le pourcentage baisse à 19% avec les deux doses actives de cette substance (p \u2014 0.026): l\u2019opposé des proportions obtenues avec la marijuana.De moins en moins de sujets auraient « aimé manger », selon l\u2019augmentation de la dose.Enfin, les volontaires auraient en moyenne eu faim un peu moins que d\u2019habitude.Cette réduction de l\u2019appétence post-méridienne due à la d-amphétamine s\u2019est soustraite de façon arithmétique de l\u2019augmentation observée avec la marijuana.Il y a additivité algébrique des effets et l\u2019interaction statistique n\u2019est pas significative.L\u2019antagonisme des deux substances est « non spécifique », simple: on ne peut parler d\u2019inhibition pharmacologique réelle.Variables cardio-respiratoires Nous n\u2019avons pas trouvé d\u2019effet significatif des substances sur le rythme respiratoire ou sur la tension artérielle en position debout.Le pouls et la tension artérielle en position assise montrent des résultats similaires à l\u2019analyse de chacune des deux évaluations.Leur moyenne servira à l'illustration des résultats, d\u2019autant plus que l\u2019analyse de cette moyenne reflète les deux autres.Les neuf groupes ne diffèrent pas significativement à l\u2019analyse de variance portant sur ces variables mesurées avant la prise des substances.À ce moment, le pouls des sujets est en moyenne de 76.4 (+ 1.2) et trente minutes après le début de l\u2019inhalation, les deux doses actives de marijuana produisent une augmentation hautement significative 918 (p < .001) du rythme cardiaque.En moyennes corrigées selon la relation des effets avec les valeurs initiales (estimée par la régression linéaire, homogène d\u2019un groupe à l\u2019autre, dans l'analyse de covariance), le pouls est alors de 78, de 95 et 100 par minute respectivement pour les doses 0, 10 et 20 mg de THC (Fig.4a).L'augmentation s\u2019atténue en- POULS MARIJUANA THC DE XTRO - AMPHE TAMINE o-0 Omg o- 0 Omg o\u2014eo 10mg e\u20140e75mg Pouls «\u2014-a20mg 4\u2014a 15mg 100 90 80 MARIJUANA MARIJUANA 70 Ya i 1 1 Ts à À 1 À AVANT O 30 120 210 AVANT O 30 120 210 MINUTES Fig.4 \u2014 Effets a) de la marijuana et b) de la d-amphéta- mine sur le pouls.suite.Les différences sont toujours significatives après 120 minutes, mais ne le sont plus après 210 minutes, seul moment où l\u2019on note une hausse significative du pouls selon l\u2019augmentation de la dose de d-amphétamine (Fig.4b; voir note 2 pour comprendre la hausse générale à 30 et 120 minutes dans les Fig.4b et 5).TENSION ARTERIELLE MARIJUANA THe DEXTRO - AMPHE TAMINE TA mmHg o-0 Omg 0-0 0mg SYSTOLIQUE e\u2014e Omg SYSTOLIQUE e\u2014e75mg 130}F .+~-a20mg [ a-\u2014a (Smg L Se i A= 120 SA IE 02 4, J >- Am Om >.no oo 013 - 87 CITTER ô .-0 100 | - 90H DIASTOLIQUE - DIAS TOLIQUE 80} a = .es.; 0 a, =F ous.70k $0 TN, ~~ + == SE _._.col MARUANA or MARIJUANA - - oR A 4 À.À À.y A + À.À À AVANT O 30 120 210 AVANT O 30 120 210 MINUTES \u2014 Fig.5 \u2014 Effets a) de la marijuana et b) de la d-amphéta- mine sur la tension artérielle.La faible dose de marijuana augmente de fagon significative (p < .05), et la forte dose de façon très significative (p < .001) les tensions systolique et L'UNION MÉDICALE DU CANADA dis Fi fo To i ul jl Ad i la lj ph if da hf a sn fa ln ma sil It, l'an me shi \u201cin dé! Da con ls dog i al WE 00 hd + in @ pile des Hi 0 4 igh ré , pere 5 ls Fi pi otre diastolique en position assise à 30 et 120 minutes (Fig.5).Ces mêmes tensions sont élevées proportionnellement à la dose de d-amphétamine (Fig.5).Toutefois, seule la dose de 15 mg montre un effet significatif (p < .05) par rapport au placebo.Cette action, manifeste à 30 et 120 minutes, le demeure à 210 minutes contrairement à celle de la marijuana.Activité subjective des substances En fin d\u2019après-midi, les volontaires ont jugé différemment (p < 0.01) l\u2019activité de la cigarette selon la dose de THC qu\u2019elle contenait.Sous placebo, ils la jugent très peu active, mais elle est dite active ou plus avec les doses de 10 et 20 mg de THC.Les sujets distinguent moins bien (p < 0.05) le degré d'activité de la capsule de d-amphétamine dont seule la forte dose est jugée plus active que le placebo.DISCUSSION Appétit et consommation alimentaire Avec la forte dose de THC, l\u2019appétit et la consommation alimentaire, estimés par les mesures objective et subjective, sont diminués au moment de l\u2019intoxication cannabique maximale et à l\u2019heure normale du déjeuner.Un tel résultat n\u2019était pas prévisible à la lecture de la littérature actuelle.Par contre, la diminution post-prandiale de la satiété et l\u2019augmentation post-méridienne de l\u2019appétence confirment les résultats de Hollister 2 qui trouve une légère augmentation dans la consommation de \u201cmilk shakes\u201d chez une majorité de volontaires, quatre à cinq heures après la prise de THC per os.La baisse de l\u2019appétit avant et durant le repas et la diminution marquée des ingesta à ce moment semblent donc contredire ces résultats et d\u2019autres, d\u2019ailleurs très peu concluants * 12.18, obtenus jusqu\u2019à maintenant.Cette contradiction n\u2019est toutefois pas complète et les différences dans les conditions expérimentales permettent d\u2019avancer une explication plausible.Les doses de marijuana administrées par Hollister sont inférieures en efficacité à notre dose de 20 mg de THC, puisque la voie orale a été employée par cet auteur 5.Ce dernier aurait ainsi décrit les mêmes effets que ceux que nous avons observés avec la faible dose de marijuana: seulement une augmentation moyenne de l\u2019appétence après un délai (jusqu\u2019à la fin du repas) sans changement significatif.Un tel délai est observé par différents auteurs !# quelle que soit la voie d\u2019administration, pulmonaire ou orale; le délai est plus long et s\u2019explique assez facilement avec la voie orale !5, Les effets observés avec notre forte dose ne semblent pas sujets à la grande variabilité décrite par TOME 104 \u2014 JUIN 1975 ès dd cie tichés ÿ él dt tk ii sie reed ini de A A tee AE Hollister 2 et Dornbush et coll.12.Une majorité mange plus, une minorité mange moins dans une étude, et une bonne partie des volontaires n\u2019ont pas plus faim dans la seconde par rapport à ce qu\u2019ils font ou ressentent sous l\u2019influence du placebo.Nos sujets ne sont pas leurs propres témoins et ils nous est impossible de dire si chacun a mangé moins avec 20 mg de THC qu\u2019il aurait mangé avec le placebo.Cependant presque tous les sujets avec la forte dose ont mangé moins que le sujet qui a ingéré la plus petite quantité de nourriture sous l\u2019influence du placebo.De plus, tous les sujets sans exception ont mangé l\u2019après-midi après la prise de 20 mg de THC et celle du placebo de d-amphétamine alors que deux seulement des sept volontaires sous l\u2019influence des deux placebos ont mangé à la même période.On pourrait croire que la diminution des ingesta au repas, avec 20 mg de THC, cause la diminution de la satiété et l\u2019augmentation de l\u2019appétence qui suivent; les sujets auraient plus d\u2019appétit l\u2019après-midi parce qu\u2019ils ont moins mangé au déjeuner.Tel n\u2019est pas cependant le cas.Aucune corrélation, négative ou positive (\u2014 .2 < r < 2), n\u2019est retrouvée entre la quantité de nourriture ingérée et ces variables subséquentes: les sujets qui ont le moins mangé ne sont pas nécessairement ceux qui ont eu plus d\u2019appétit l\u2019après-midi.De même, ceux qui ont mangé après le repas n\u2019ont pas ingéré moins d\u2019aliments le midi que ceux qui n\u2019ont pas mangé l\u2019après-midi (test de « t » non significatif, p > .4).La forte dose de marijuana produit donc deux effets différents dans le temps, une diminution suivie d\u2019une augmentation, et non une diminution compensée ensuite par une augmentation.On a tenté d\u2019expliquer l\u2019augmentation de l\u2019appétit par une action métabolique du THC.Seul le métabolisme des glucides semble touché: une légère détérioration de la tolérance au glucose a été observée et l'hormone de croissance est probablement fortement augmentée !% 17, L'absence d\u2019effet sur l\u2019insuline !$: 17 et sur la glycémie !?16 suggère par contre que nos observations doivent s\u2019expliquer par un autre mécanisme que celui d\u2019un trouble métabolique glu- cidique.Le contraste entre nos résultats et ceux de Hollister ?et Abel !® peut toutefois être attribué, du moins en partie, à la différence de la nourriture présentée: les sucreries par opposition à un repas dont presque tout le poids correspond aux aliments autres que le dessert.La diminution de l\u2019appétit et de la consommation alimentaire observée durant plus de cinq heures avec la d-amphétamine confirme nos résultats antérieurs avec les mêmes instruments de mesure 7 8 18, La 919 ee A MH MH CE AE ALLER présence significative de cet effet démontre la validité de nos mesures et donne un indice de leur sensibilité.Le questionnaire ne reflète pas aussi bien l\u2019effet de la marijuana sur la consommation alimentaire que l\u2019effet de la d-amphétamine.Cette différence peut s\u2019expliquer par la diminution de la mémoire récente causée par la marijuana 1% 13, La non-additivité des effets des deux substances sur la seule consommation alimentaire mesurée par le poids des aliments ne peut étre expliquée uniquement par le fait qu\u2019un maximum d\u2019effets ait été atteint par l\u2019une ou l\u2019autre des substances: l\u2019addition des effets des faibles doses demeurait possible.Cette interaction inexpliquée est la seule qu\u2019on ait observée jusqu\u2019à maintenant, tant parmi les nombreuses variables que nous avons mesurées que parmi celles étudiées ailleurs *°.Variables cardio-vasculaires et respiratoires Nos résultats sur la tension artérielle et les rythmes cardiaque et respiratoire confirment les données de la littérature et les conclusions de notre expérien- ce-pilote Même si la marijuana, à des doses semblables aux nôtres, diminue la résistance spécifique des voies respiratoires, elle ne change pas le rythme de la respiration des mêmes sujets %, Avant la découverte de l\u2019action sur cette résistance spécifique, les auteurs étaient unanimes à reconnaître que la marijuana ne provoquait pas d\u2019effet sur la respiration 1.21, Dans la plupart des études publiées, on ne note pas d\u2019effet de la marijuana sur la tension artérielle 15.19, 20, Johnson et Domino * décrivent cependant une faible relation entre la dose et les pressions systolique et diastolique.Enfin Weiss et coll.21, utilisant une technique plus précise, trouve une augmentation de la tension artérielle moyenne chez des sujets couchés.Peut-être avons-nous réussi à obtenir un état de repos suffisant chez nos sujets assis pour obtenir l\u2019augmentation observée, effet disparaissant ensuite quand les volontaires se sont levés.Le grand nombre de sujets utilisés dans cette expérience a sans doute permis de déceler de façon significative la hausse de la diastolique, et non seulement celle, plus importante, de la systolique.Cette dernière confirme les résultats chez six volontaires de notre expérience-pilote, où la méthode de mesure usuelle était aussi employée ©.Si la hausse observée de la tension artérielle est un effet bien connu de la d-amphétamine, l\u2019augmentation de la fréquence cardiaque signe l\u2019effet de la marijuana < 5 8 9.15,19.21, Dans cette expérience, non seulement des habitués du Cannabis ont-ils re- 920 connu, aux sensations éprouvées, l\u2019activité de la marijuana qu\u2019ils ont fumée, mais ces sensations se sont reflétées sur le pouls, témoin fidèle de l\u2019activité cannabique.Résumé Cette étude comparative de l\u2019association marijua- na-amphétamine sur l\u2019appétit et la consommation alimentaire de l\u2019usager cannabique est réalisée chez 63 volontaires répartis, de façon aléatoire, en 9 groupes égaux.Trois doses de dextro-amphétamine (0, 7.5 et 15 mg) et trois doses de A9-THC (0, 10 et 20 mg) sont attribuées aux groupes expérimentaux de sorte que chaque groupe reçoit une des 9 combinaisons possibles.La procédure expérimentale est la suivante: petit déjeuner uniformisé suivi 1 à 2 heures après d\u2019une capsule de d-amphétamine, intervalle de 1% heure et cigarette de marijuana, intervalle de 1 heure et déjeuner complet («TV Dinner»).La mesure des ingesta est faite par double pesée.L\u2019estimé de l\u2019appétit, de la consommation alimentaire, de la réactivité envers la nourriture, de la satiété post-prandiale et de l\u2019appétence post-méridienne est réalisé par un questionnaire soumis aux sujets à la fin de la journée.Le pouls, la tension artérielle et le rythme respiratoire servent de mesures-critères à la validité de l\u2019expérience.Les résultats cardio-vasculaires démontrent un effet pharmacologique compatible avec l\u2019activité connue des deux substances étudiées.Les tensions artérielles, systolique et diastolique, augmentent significativement, sous d-amphétamine et sous marijuana, 30 et 120 minutes après le début d\u2019inhalation de cette dernière.Le rythme cardiaque augmente dès la trentième minute sous l\u2019effet du Cannabis, mais seulement après 300 minutes avec la d-amphétamine.La d-amphétamine réduit, proportionnellement à la dose, l\u2019appétit et la consommation alimentaire, quelle que soit la variable estimée.Par contre, la marijuana montre, à forte dose, un effet biphasique d\u2019inhibition suivie d\u2019une stimulation des deux paramètres.Au repas, l\u2019appétit et la consommation alimentaire diminuent, à la fin du repas et dans l\u2019après- midi ils augmentent.À faible dose, la marijuana ne produit que la phase de stimulation, phénomène déjà rapporté dans la littérature.La qualité de la nourriture n\u2019explique pas les résultats obtenus.De même, l\u2019effet stimulant de la marijuana n\u2019est point la conséquence métabolique de l\u2019inappétence préalable.Enfin, la mesure des ingesta permet d\u2019identifier, pour la première fois, une interaction significative des deux substances dont les effets inhibiteurs ne s\u2019additionnent pas.L'UNION MÉDICALE DU CANADA ml afi The alr yl lain pro al lung if To kh ns Wii iil Maton : ther J Frou- anime 0,10 taux Come ie est 14) ine er ter), pete lui I si enne fis d ral fies a0 i: pr tt (oe He Ia Summary The effects of the marihuana-dextroamphetamine combination on appetite and food intake were studied in this controlled double-blind experiment.Sixty-three marihuana users were randomly divided into 9 equal groups.Each group received one of the 9 possible drug-dose combinations: one of the three doses of d-amphetamine (0, 7.5 and 15 mg) and one of the three doses of A9-THC (0, 10 and 20 mg).D-amphetamine was administered orally 1 to 2 hours after a standard breakfast and marihuana was smoked 1 hour later; after a one hour interval, a complete lunch was served (TV Dinner).Food intake was assessed by weighing the food presented and that left over.A questionnaire, completed by subjects at 6:00 p.m., estimated appetite before and during lunch, food intake and food quality during the meal, postprandial satiety as well as appetite and food consumption in the afternoon.Blood pressure, pulse and respiratory rates served as validity criteria for the experiment, The cardiovascular results show pharmacological effects that are consistant with the known activity of the two drugs.Systolic and diastolic blood pressures were significantly increased by both drugs, 30 and 120 minutes after the beginning of marihuana inhalation.Pulse rate increased quickly and markedly with marihuana, but after 300 minutes following the sole administration of d-amphetamine.D-amphetamine produced a highly significant and dose- related reduction of appetite and food intake during the entire period of investigation.A biphasic effect was found with the higher dose of marihuana: a diminution followed by an increase of both variables.First appetite and food intake were inhibited; then, at the end of the meal and afterwards, they were stimulated while satiety was decreased.The lower active dose caused only the later stimulation, as already described in the literature.These results are not explained by the quality of the food served, and the stimulating effect of marihuana on appetite is not related to the prior inhibition or lack of food intake.A significant interaction was found between the two drugs on food intake at lunch: the effects of the substances were not additive.This is the first interaction reported between these two drugs.TOME 104 \u2014 JUIN 1975 10.11.12.13.14.15.16.17.18.19.21.BIBLIOGRAPHIE Ames, F.: Cannabis sativa and its role in the model psychoses.J.Ment, Sci, 104: 972.999, 1958.Hollister, L.E.: Hunger and appetite after single doses of marihuana, alcohol, and dextroamphetamine.Clin.Pharmacol.Ther., 12: 44-49, 1971.Allentuck, S.et Bowman, K.M.: Psychiatric aspects of marihuana intoxication.Amer.J.Psychiat., 99: 248-251, 1942.Johnson, S.et Domino, E.F.: Some cardiovascular effets of marihuana smoking in normal volunteers.Clin.Pharmacol.Ther., 12: 762-768, 1971.Galanter, M., Wyatt, R.J., Lemberger, L., Weingartner, H., Vaughan, T.B.et Roth, W.T.: Effects on humans of A-9- tetrahydrocannabinol administered by smoking.Science, 176: 934-936, 1972.Gagnon, M.-A.et Elie, R.: Relations dose-effet de la marijuana et de la dextro-amphétamine sur des variables neuro- physiologiques et cardio-respiratoires chez l\u2019homme.Toxicomanies, 6: 305-331, 1973.Gagnon, M.-A.: Contribution à la pharmacologie humaine et clinique de la fenfluramine et à la méthodologie de l\u2019évaluation des anorexigènes chez l\u2019homme.Thèse de doctorat, no 1673, Université Laval, Québec, 1969.Gagnon, M.-À.et Tétreault, L: Pharmacologie humaine des anorexigènes; validité d\u2019un questionnaire sur l\u2019appétit.Union Méd.Can., 104: 922-929, 1975.Nahas, G.G.: Pharmacologie clinique du Cannabis sativa et Plus particulièrement du A9-THC.Bull.Narc.(F), 15 (1): 941, 1973.Winer, B.J.: Statistical principles in experimental design.McGraw-Hill, édit., Toronto, 1971.Siegel, S.: Nonparametric statistics for the behavioral sciences.McGraw-Hill, édit., Toronto, 1956.Dornbush, R.L., Fink, M.et Freedman, A.M.: Marijuana, memory, and perception.Amer.J.Psychiat., 128 (2): 86-89, 1971.Abel, E.L.: Effects of marihuana on the solution of anagrams, memory and appetite.Nature, 231: 260-261, 1971.Hollister, L.E., Richards, PK.et Gillespie, HK.: Comparison of tetrahydrocannabinol and synhexyl in man.Clin.Phar macol.Ther., 9: 783-791, 1869.Isbell, H., Gorodetzsky, C.W., Jasinsky, D., Claussen, V., Spulak, F.v.et Korte, F.: Effects of (\u2014) A9-trans-tetrahydro- cannabinol in man.Psychopharmacologia 11: 184-188, 1967.Podolsky, S., Pattavina, C.G.et Amaral, M.A.: Effect of marihuana on the glucose-tolerance test.Ann.N.Y.Acad.Sci., 191: 54-60, 1971.Hollister, L.E.et Reaven, G.M.: Delta-9-tetrahydrocannabinol and glucose tolerance.Clin.Pharmacol.Ther., 16: 297-302, 1974.Gagnon, M.-A., Gauthier, R.et Tétreault, L.: Subjective versus objective measurement of appetite and feeding; evidence for central stimulation in man by fenfluramine.Clin.Pharmacol.Ther., 15: 205-206, 1974.Zaleman, S., Liskow, B., Cadoret, R.et Goodwin, D.: Marijuana and amphetamine: the question of interaction.Amer.J.Psychiat., 130: 707-708, 1973.Tashkin, D.P., Shapiro, B.J.et Frank, IL.M.: Acute pulmonary physiologic effects of smoked marijuana and oral A9-tetra- hydrocannabinol in healthy young men.New Engl.J.Med., 289: 336-341, 1973.Weiss, J.L., Watanabe, A.M., Lemberger, L., Famarkin, N.R.et Carbon, P.V.: Cardiovascular effects of delta-9-tetrahydro- cannabinol in man.Clin.Pharmacol.Ther., 13: 671-684, 1972.921 ht A; Bi $ B: 8 pharmacologie clinique et méthodique PHARMACOLOGIE HUMAINE DES ANOREXIGÈNES VALIDITÉ D'UN QUESTIONNAIRE SUR L'APPÉTIT M.-A.GAGNON, M.D., D.Sc.' et L.TETREAULT, M.D., M.Sc.?Au cours des derniéres décennies, la pharmacologie humaine et clinique s\u2019est imposée et développée grâce à l\u2019application rigoureuse des principes de la Méthode Scientifique! dans un domaine où l\u2019arbitraire, l\u2019« intuition clinique », les « études- impressions » et les arguments d\u2019autorité régnaient en maîtres.Devant la complexité de la situation clinique, par rapport à celle prévalant en recherche animale, cette application des principes universels régissant les sciences exactes a dû s\u2019accompagner d\u2019une ingéniosité toute particulière pour tenir compte des facteurs psychologiques qui influencent l\u2019efficacité de toute action thérapeutique.Le contrôle de cette influence est d\u2019autant plus nécessaire que les effets recherchés sont plus subjectifs; il l\u2019est de façon éminente en psychopharmacologie.Les anorexigènes sont des psychotropes et l\u2019étude de leurs effets aigus chez l\u2019homme sain, dans le cadre d\u2019expériences « contrôlées », doit contribuer à l\u2019évaluation comparative des nombreux produits de cette classe de médicaments.La progression des sciences exactes est étroitement liée à la mise au point de nouveaux instruments de mesure.Après l\u2019effort d\u2019application des principes scientifiques, le développement technologique constitue actuellement le principal défi de la pharmacologie humaine.Ainsi, l\u2019évolution de la psychopharmacologie humaine et clinique passe par l\u2019invention de techniques spécifiques à l\u2019évaluation des effets pharmacologiques et thérapeutiques des différentes classes de médicaments dont les effets principaux sont dits « subjectifs ».Avec les anorexigènes, les principes de la méthodologie scientifique n\u2019ont été que très peu appliqués.Les techniques de mesure des effets principaux n\u2019ont pas été développées.Enfin les effets spécifiques, subjectifs et reliés à l\u2019action thérapeutique n\u2019ont pas été envisagés en vue d\u2019une évaluation comparative.1 Professeur à I'INRS-Santé, membre du Département de recherche du Centre Hospitalier St-Jean-de-Dieu.Adresse: INRS-Santé, C.H.St-Jean-de-Dieu, Montréal, Québec, Canada HIN 170.2 Directeur de l'INRS-Santé, directeur du Département de recherche du Centre Hospitalier St-Jean-de-Dieu.922 MÉTHODOLOGIE ET TECHNOLOGIE DES ANOREXIGÈNES Alors que les amphétaminiques sont surtout utilisés dans le traitement de l\u2019obésité, la recherche chez les volontaires sains porte d\u2019abord sur leurs effets psychostimulants centraux et non sur leurs effets anorexigènes.Ainsi on a étudié leurs actions sur la vigilance et sur la performance intellectuelle ?.En clinique, le traitement amphétaminique de la dépression a été évalué et abandonné 8.L'efficacité thérapeutique de ces nooanaleptiques dans l\u2019agitation pathologique des enfants est bien documentée *.Quand il s\u2019agit du traitement de l\u2019obésité, les travaux de recherche sur les anorexigènes potentiels sont écourtés et abordent d\u2019emblée l\u2019appréciation des effets sur la réduction du poids des malades ®, immédiatement après des expériences de phase I (toxicité aiguë) chez l\u2019homme sain.En plus de l\u2019approche tronquée, les évaluations thérapeutiques, même si elles comportent des mesures de contrôle, négligent la comparaison essentielle d\u2019un nouvel anorexigène à un standard de référence.Ainsi on ne peut conclure de la littérature à la supériorité de quelque substance sur la dextro-amphétamine °.En thérapeutique, l\u2019anorexigène n\u2019est qu\u2019un complément du régime alimentaire restrictif.Si les malades suivent leur régime, il n\u2019y a aucune raison pour qu\u2019ils maigrissent davantage avec ce supplément médicamenteux \u2014 à moins d\u2019admettre une action catabolique indépendante de l\u2019effet sur l\u2019appétit, ce qui est généralement rejeté.La réduction de poids ou de volume du tissu adipeux ne peut donc pas constituer l\u2019effet spécifique des anorexigènes dans l\u2019obésité.C\u2019est plutôt l\u2019influence des médicaments sur la facilité à suivre le régime recommandé qu\u2019il faut d\u2019abord rechercher et évaluer \u201d.Hors du contexte clinique, l\u2019effet pharmacologique correspondant ainsi que le principal ou seul effet spécifique de ces substances chez l\u2019homme sain est leur effet sur l\u2019appétit.L\u2019appétit en tant que sensation et désir de manger quoi que ce soit, surtout si c\u2019est bon.Cette sensation, l\u2019appétit, se distingue de la réponse, la consommation alimentaire, même si les deux phénomènes sont reliés.À notre L'UNION MÉDICALE DU CANADA qu gl 0 Ht à chez efit ies I Sur le?de h calé li ne, fe sont 1 ds dos i fit i connaissance une seule étude a porté spécifiquement sur les effets aigus des anorexigènes chez l\u2019homme sain, malheureusement elle n\u2019a porté que sur la consommation et non sur l\u2019appétit 8.A l\u2019occasion de l\u2019évaluation d\u2019un anorexigène récent, nous avons abordé la pharmacologie humaine, clinique et non clinique, des anorexigènes.Nous avons tenté de développer les mesures des phénomènes suivants: l\u2019appétit, la facilité à suivre un régime \u201d° et l\u2019insomnie, un effet indésirable habituel 71°, Nous nous limitons ici à décrire nos résultats sur la mesure de l\u2019appétit.LE QUESTIONNAIRE SUR L\u2019APPÉTIT Le questionnaire évalue quelques aspects de l\u2019appétit à quatre moments par rapport au repas considéré: avant, pendant, juste après et dans les heures qui suivent (Tableau I).Les quatre premières questions cherchent à mesurer l\u2019appétit alors qu\u2019il n\u2019est pas encore influencé par la vue des aliments.Les deux questions suivantes s\u2019intéressent à l\u2019appétit « qui vient en mangeant », c\u2019est-à-dire à celui qui est influencé par la qualité de la nourriture présentée et par les habitudes alimentaires et culinaires du sujet.Par les questions sur le goût des aliments et sur la quantité consommée, on vise à évaluer indirectement l\u2019appétit au cours du repas.La satiété, sensation complémentaire de l\u2019appétit, est étudiée à la fin du repas.Les dernières questions portent sur l\u2019appétence dans la période post-pran- diale.Par des questions simples et directes, nous tentons de mesurer l\u2019intensité de l\u2019appétit autour de deux points centraux: l\u2019un qualifié de « normal », l\u2019autre identifié par la réponse: « comme d\u2019habitude ».La normalité non définie se réfère au sujet lui-même ou de façon plus probable aux autres: le sujet peut, par exemple, qualifier son appétit de «très grand » lorsqu\u2019il le compare à celui des autres.L\u2019autre point médian est plus précis: il se réfère aux habitudes mêmes du sujet.Autour de la référence centrale, les réponses suggérées dans les questions les plus détaillées couvrent toute l\u2019échelle de l\u2019intensité sans qu\u2019on ait multiplié inutilement les possibilités de réponses; l\u2019expérience en algésiemétrie a prouvé que des réponses nombreuses apportent plus de confusion que de précision !!.Cette dernière est plutôt recherchée par la considération de plusieurs questions à la fois; aux questions détaillées sont ajoutées des questions plus simples qui explorent les réponses extrêmes.Dans les questions qui se complètent, l\u2019addition des cotes attribuées aux réponses permet TOME 104 \u2014 JUIN 1975 une plus grande discrimination et cette façon de procéder conserve à chaque question sa pleine clarté d'interprétation.Les mots « faim » et « appétit > sont employés dans le questionnaire.Nous n\u2019avons pas voulu distinguer les deux concepts et nous croyons que les sujets ont fait de même: les mots ont été employés indifféremment selon le langage habituel.Les volontaires normaux des expériences sur les anorexi- gènes ont rarement vraiment « faim », ils ne ressentent pas ces contractions de l\u2019estomac associées plus spécifiquement à la physiologie de cette sensation distincte, en dehors des circonstances d\u2019un jeûne provoqué.Hollingsworth et Amatruda!?n\u2019ont d\u2019ailleurs retrouvé une telle sensation que de façon inconstante chez seulement le tiers des obèses qui suivaient un régime de 800 calories par jour.Nos sujets sains ont tous répondu qu\u2019ils « avaient faim » au début du repas (question 1) sous l\u2019influence du placebo: en fait, ils « avaient de l\u2019appétit ».Dans l\u2019intention de vérifier les principaux types de validité \u2018* de ce questionnaire, nous avons utilisé trois expériences: une expérience de pharmacologie humaine sur la fenfluramine, une expérience portant sur l\u2019évaluation thérapeutique de ce médicament et enfin une expérience de pharmacologie humaine étudiant les effets de la combinaison marijuana- amphétamine.L\u2019EXPÉRIENCE PRINCIPALE Cinq milligrammes de d-amphétamine sont comparés au placebo, et à 20, 40 et 60 mg de fenflura- mine °°.A deux reprises, lors de deux semaines consécutives, ces cinq traitements sont administrés a chacun des 50 sujets; nous voulions voir si les résultats obtenus la première semaine se reproduiraient fidèlement au cours de la deuxième.Le plan prévoyait de plus une période d\u2019entraînement de trois jours pour permettre aux volontaires de se familiariser à fond avec les mesures.Les volontaires de l\u2019expérience, âgées de 18 à 24 ans, sont des infirmières ou pour la plupart des étudiantes- infirmières.Selon la méthode de Willoughby !* et les tables de poids idéal, elles ne sont ni maigres, ni obèses; elles sont en bonne santé.Ces critères de choix des sujets suivent la recommandation de Modell et Reader © afin d\u2019assurer une réponse normale, et au questionnaire et à l\u2019action pharmacologique, réponse qui pourrait être viciée par la présence d\u2019obésité ou d\u2019une autre maladie.Cette population offre de plus l\u2019avantage d\u2019une bonne motivation et d\u2019un haut degré de compréhension.923 TABLEAU 1 QUESTIONNAIRE SUR L\u2019APPETIT A \u2014 Appétit isolé (au début du repas) 1 \u2014 Au début du repas, aviez-vous faim?Oui (5) Non (3) 2 \u2014 Au début du repas, votre appétit était-il: très grand (7) grand (6) normal (5) petit (4) nul (3) 3 \u2014 Au début du repas, étiez-vous capable de manger?Oui (5) Non (1) 4 \u2014 Au début du repas, aviez-vous faim: beaucoup plus que d\u2019habitude?(7) plus que d\u2019habitude?(6) comme d'habitude?(5) moins que d\u2019habitude?(4) beaucoup moins que d'habitude?(3) B \u2014 Goût et appétit (durant le repas) a) Qualité de la nourriture 5 \u2014 Au repas, la nourriture était-elle: très bonne?(7) bonne?(6) ] ni bonne ni mauvaise?(5) il mauvaise?(4) très mauvaise?(3) I Un 6 \u2014 Au repas, la nourriture était-elle: bien meilleure que d\u2019habitude?(7) pi meilleure que d\u2019habitude?(6) comme d'habitude?(5) wl moins bonne que d'habitude?(4) di beaucoup moins bonne que d\u2019habitude?(3) ni du b) Appétit i] 7 \u2014 Au repas, avez-vous mangé: avec beaucoup d\u2019appétit?(7) avec appétit?(5) tl sans appétit?3) Sr avec léger dégoût?(2) | & avec grand dégoût?(1) it 8 \u2014 Au repas, avez-vous mangé avec: de beaucoup plus d\u2019appétit que d'habitude?(7) qu plus d\u2019appétit que d\u2019habitude?(6) 6 appétit comme d\u2019habitude?(5) moins d\u2019appétit que d'habitude?(4) beaucoup moins d\u2019appétit que d'habitude?(3) 0 c) Quantité de nourriture Ë .pr 9 \u2014 Au repas, avez-vous mangé?Oui (5) Non (1) a 10 \u2014 Au repas, avez-vous mangé: 1 énormément?(7) I beaucoup?(6) i normalement?(5) d peu?(4) très peu?(3) I qu 924 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 1 TABLEAU I (suite) QUESTIONNAIRE SUR L\u2019APPÉTIT 11 \u2014 Au repas, avez-vous mangé: beaucoup plus que d\u2019habitude?(7) plus que d'habitude?comme d'habitude?moins que d\u2019habitude?(6) (5) (4) beaucoup moins que d\u2019habitude?(3) C \u2014 Appétit et satiété (à la fin du repas) 12\u2014 À la fin du repas, auriez-vous aimé manger plus?13 \u2014 À la fin du repas, auriez-vous pu manger plus?D \u2014 Après-midi 14 \u2014 Après-midi, avez-vous mangé?15 \u2014 Après-midi, avez-vous eu faim?Oui (7) Non (5) Oui (7) Non (5) Oui (7) Non (5) beaucoup plus que d\u2019habitude?(7) plus que d'habitude?comme d'habitude?moins que d\u2019habitude?(6) (5) (4) beaucoup moins que d\u2019habitude?(3) Durant les 3 jours d\u2019apprentissage sous placebo et à chacun des 10 jours expérimentaux, les sujets prennent l\u2019un des 5 médicaments à 8 heures avant un petit déjeuner obligatoire composé essentiellement de glucides et de boissons non caféinées.La prise du médicament et le repas sont surveillés.Un casse-croûte leur est permis dans la matinée, à condition qu\u2019il soit semblable d\u2019un jour à l\u2019autre.A midi, on demande aux sujets de manger à leur faim au cours du repas mesuré et le questionnaire leur est soumis à 16 heures.Du lundi au vendredi des 2 semaines expérimentales, un menu différent est présenté.Les portions sont mesurées au préalable; le poids et le volume des aliments restants sont estimés respectivement au gramme et au millilitre près.La valeur calorique des ingesta est de plus calculée.Ces mesures physiques de la consommation alimentaire serviront à estimer la validité concurrente du questionnaire.Pour tenir compte de la différence entre les menus ou les jours, un plan en carré latin est adopté afin d\u2019équilibrer les 5 traitements et les 5 jours de la première semaine.Les sujets sont divisés au hasard en 5 groupes de 10, chaque groupe recevant les médicaments dans un ordre particulier.Le carré latin de la première semaine est répété de façon identique dans la deuxième et l\u2019analyse de variance, adaptée à ce plan complexe, est appliquée au traitement des données \u20185.Les analyses portent sur chaque mesure physique et leur combinaison, de même TOME 104 \u2014 JUIN 1975 que sur chaque question et l\u2019addition des groupes de réponses.Dans cette étude comparative, les sujets sont leurs propres témoins; la technique du double insu, l\u2019uniformisation des conditions expérimentales, l\u2019attribution aléatoire des traitements, la surveillance de l\u2019administration, la quantification des données et l\u2019analyse statistique des résultats sont les principales mesures de contrôle utilisées.L'influence du passage du temps est contrôlée par la période d\u2019apprentissage et l\u2019analyse mathématique; cette dernière permet aussi le contrôle d\u2019effets prolongés éventuels des substances à l\u2019étude.L\u2019EXPÉRIENCE THÉRAPEUTIQUE Deux doses de fenfluramine, 20 et 40 mg, sont comparées durant 6 semaines à 5 mg de d-amphé- tamine et au placebo dans le traitement de l\u2019embonpoint et de l\u2019obésité.Ces médicaments sont pris trois fois par jour, avant les repas, par les femmes volontaires qui doivent aussi suivre un régime de 1,800 calories, individualisé selon le goût des sujets.Ces derniers sont des travailleurs non sédentaires, ne présentant pas d\u2019autre maladie.Selon l\u2019âge (20 à 30, 31 à 45) et le surplus de poids sur le poids idéal (11 à 20%, 21 à 30%), l\u2019échantillon est divisé en quatre groupes.Chacun de ces derniers est subdivisé, selon les lois du hasard, en quatre sous-groupes recevant l\u2019un des quatre traitements.Tous les 10 ou 11 jours, les volontaires répondent à des questions, semblables à celles sur l\u2019appétit, 925 ; i i Ji \u201cA Bt j 1 i J fh: \u201cÀ 1 portant sur leur facilité à suivre leur régime; de plus, elles sont pesées à jeun et nues sous des jaquettes de papier.Les cotes des réponses sont analysées à l\u2019aide de l\u2019analyse de variance correspondant au plan et tenant compte de l\u2019inégalité d\u2019effectifs des sous-groupes.Les diminutions de poids brutes et diverses modifications de ces dernières, suggérées par Feinstein 5, sont soumises à l\u2019analyse de covariance correspondante, qui tient compte du poids idéal et du poids réel avant traitement.Cette expérience comparative comporte aussi les mesures de contrôle nécessaires à une conclusion scientifique: technique du double insu, uniformisation des conditions, attribution aléatoire des traitements, stabilité des doses, quantification des données et analyse statistique des résultats.EXPÉRIENCE SUR LA COMBINAISON MARIJUANA-AMPHÉTAMINE Cette expérience est décrite en détail dans le même numéro de ce Journal !° et les résultats cités servent surtout à confirmer les résultats de l\u2019expérience principale dans la discussion de la validité de construction.Rappelons sommairement que 9 groupes de 7 sujets reçoivent les 9 combinaisons possibles de trois doses de d-amphétamine (0, 7.5 et 15 mg) et de marijuana (0, 10 et 20 mg de A 9-THC).La première substance est prise per os, 1 à 2 heures après un petit déjeuner semblable à celui donné aux volontaires de l\u2019expérience principale.La marijuana est fumée 1%2 heure après, le poids d\u2019un plateau d\u2019aliments est mesuré au moment du déjeuner 1 heure plus tard et les restes sont ensuite pesés.Les volontaires, tous jeunes usagers de la marijuana, répondent au questionnaire sur l\u2019appétit en fin d\u2019après-midi.Les mesures de contrôle appropriées sont prises et les résultats sont soumis aux analyses statistiques correspondant au plan expérimental.VALIDITÉ DU CONTENU La sensation est une expérience vécue, personnelle, inaccessible aux mesures physiques et souvent à la description.Par un questionnaire sur un état subjectif en particulier, le chercheur tente de faire apprécier par le sujet cette sensation en le forçant à la percevoir et à la mesurer sous plusieurs angles.Un questionnaire valide quant à son contenu comporte des éléments se rapportant réellement à la sensation mesurée et non pas, à l\u2019insu du sujet et du chercheur, à des sensations associées.Il s\u2019agit là d\u2019un problème de logique matérielle parfois insoluble, mais qui semble plus facile d\u2019abord pour une sensation dérivée en partie d\u2019un besoin physiolo- 926 gique.Le sujet de l\u2019expérience ne fait pas toujours, comme le souhaiterait le chercheur, de distinction nette entre l\u2019appétit, le phénomène à mesurer, et l\u2019habitude alimentaire associée, source d\u2019erreur.La validité de contenu, à notre avis, n\u2019est habituellement pas démontrée de façon expérimentale.On l\u2019accepte parce qu\u2019elle nous semble logique et parce qu\u2019aucun autre aspect de la validité du questionnaire ne l\u2019a contredite.Le questionnaire semble valide à ce point de vue, car les résultats obtenus montrent que les réponses des sujets aux différentes questions se complètent sans se contredire et qu\u2019aucune expérience sur les autres types de validité n\u2019apporte de raison de douter de l\u2019opinion que nous avons qu\u2019il mesure bien l\u2019appétit.Les arguments ici employés relèvent à la fois et de façon indissociable d\u2019arguments logiques et expérimentaux.Modell a prétendu que les anorexigènes ne font que distraire l\u2019attention des obèses qui oublieraient ainsi de manger 17.On a montré depuis chez l\u2019animal que ces médicaments agissent sur le centre de l\u2019appétit et influencent directement la consommation alimentaire 18.La réponse étant liée à la sensation, il est alors difficile de nier l\u2019effet sur l\u2019appétit de l\u2019animal.La consommation alimentaire est réduite chez les volontaires sains de Hertig et Dillon * comme dans notre expérience principale; la modification des ingesta de nos sujets est en forte relation avec la variation de leurs réponses aux questionnaires (cf.infra).Il nous semble enfin difficile de croire que nos sujets, qui avaient à répondre de l\u2019effet des traitements sur leur appétit de façon aussi obvie et après un entraînement à cet effet, se soient laissés distraire de cette responsabilité ou aient fourni des réponses viciées par une mauvaise interprétation des questions ou une sensation affectée par un processus pathologique.Les questions nous paraissent assez simples et assez clairement posées.VALIDITÉ DE CONSTRUCTION Il y a, pour un questionnaire sur l\u2019appétit, validité de construction si celui-ci permet la démonstration expérimentale objective de l\u2019efficacité de facteurs reconnus agissant sur l\u2019appétit: si l\u2019on accepte que la d-amphétamine est un anorexigène, le questionnaire doit pouvoir démontrer une différence significative entre ce médicament et un placebo.Toutes les questions portant sur l\u2019appétit lui-même (questions 1 à 4, 7, 8 et 15) montrent, dans l\u2019expérience principale, une réduction hautement significative (p < 0.01) de cette sensation avec 5 mg de d-amphétamine.Même les questions les L'UNION MÉDICALE DU CANADA l'a tal Tir fon pro pre an le ja des de it Ti la réf me ln pré [a lag qu sit tre lou, toy IT, of Ir la fuel.t.On | pare tafe valide nent tons Ep re de s qui ploés ler 2 font rent Jae te de palion ion, ti de due lon i fain store file re off: fos etl ji gio fers | que fot i plus simples (questions 1 et 3) distinguent les substances actives du placebo (p < 0.05).Les questions plus complétes permettent la détection de différences plus petites entre les effets des diverses doses des anorexigenes: 60 mg de fenfluramine agit plus fortement (p < 0.05) que les deux faibles doses de cette substance, qui ne diffèrent pas de façon significative.Les effets de la d-amphétamine se situent entre ceux de 60 mg et ceux de 20 et 40 mg de fenfluramine.L\u2019addition des cotes des réponses permet une plus grande discrimination, en particulier en montrant des différences significatives entre la d-amphétamine et tantôt les faibles doses de l\u2019autre anorexigène, tantôt la forte dose.Ces résultats montrent la sensibilité des questions et l\u2019utilité de la présence de chacune.Les réponses aux mêmes questions dans l\u2019expérience sur la combinaison marijuana-amphétamine font apparaître un effet hautement significatif et proportionnel à la dose de la d-amphétamine.La première expérience démontre l\u2019activité d\u2019un autre anorexigène, la fenfluramine, alors que dans celle-ci les actions inhibitrice puis stimulante de la marijuana sur l\u2019appétit apparaissent 15, Si le questionnaire est bien construit, les cotes des réponses doivent diminuer avec l\u2019augmentation de la dose du médicament reconnu efficace sur l\u2019appétit, soit la d-amphétamine.Dans les deux expériences, toutes les cotes moyennes obtenues avec le placebo sont tout près de 5, qui est la valeur de référence centrale.Les cotes diminuent et n\u2019augmentent jamais avec l\u2019augmentation de la dose de l\u2019anorexigène.Les cotes diminuent aussi, comme prévu, quand la satiété augmente à la fin du repas.La question 13, bien que simple à l\u2019extrême, décèle l\u2019augmentation de la satiété signant le début de l\u2019action stimulante de la marijuana sur l\u2019appétit.Les questions (9, 10, 11 et 14) estimant l\u2019appréciation subjective de la consommation alimentaire démontrent aussi l\u2019effet connu des anorexigènes.Comme on devait le trouver, la d-amphétamine diminue la consommation alimentaire et non seulement l\u2019appétit.Ainsi toutes les réponses qui doivent être influencées par les anorexigènes l\u2019ont été et dans le sens prédit.Les questions 7, 8 et 9 portant sur la qualité de la nourriture ne montrent qu\u2019un faible effet global des traitements actifs, et seulement dans l\u2019expérience principale.Ces questions montrent qu\u2019on ne peut expliquer l\u2019action anorexigénique par une appréciation fortement pertubée de la qualité de la nourriture.Cette démonstration est d\u2019autant plus probante que la relation entre ces questions et celles portant sur la consommation alimentaire diminue avec l\u2019augmen- TOME 104 \u2014 JUIN 1975 tation de l\u2019anorexie: le coefficient de corrélation est de 0.6 sous placebo et descend à 0.4 sous l\u2019influence de la médication active.Les corrélations sont très significatives et elles augmentent par contre entre les questions portant sur les différentes facettes de l\u2019appétit.Si les questions sur le goût des aliments sont peu utiles à la mesure de l\u2019effet anorexigène, elles permettent toutefois de distinguer de façon hautement significative les différences de qualité des 5 menus offerts.Comme l\u2019action des anorexigè- nes sur l'appétit diffère aussi de jour en jour significativement, ces questions permettent d\u2019expliquer ces variations, puisque le goût des aliments peut influencer l\u2019appétit.Ainsi les deux expériences portant sur les effets aigus de la d-amphétamine nous permettent de démontrer la validité de construction de toutes les parties du questionnaire.Ce dernier montre l\u2019efficacité de la d-amphétamine, un facteur dont l\u2019action sur l\u2019appétit est reconnue.VALIDITÉ CONCURRENTE La mesure concurrente des ingesta par des moyens physiques est du type des mesures qui sont à la base même des sciences exactes.Si la quantité d\u2019aliments ingérés est liée à l\u2019appétit, il est possible de valider les mesures subjectives de l\u2019appétit en montrant les relations de ces dernières avec les mesures physiques de l\u2019ingestion.A cette fin nous établirons d\u2019abord la relation entre les mesures physiques et les mesures subjectives d\u2019un même objet, la consommation alimentaire, puis nous procéderons à l\u2019examen des liens qui relient cette dernière à l\u2019appétit.Nous avons vu que la mesure subjective des ingesta montre des effets significatifs des anorexi- gènes.Les mesures du poids, du volume et de la valeur calorique des aliments ingérés portent à des conclusions identiques: les ingesta sont diminués très significativement (p.< 0.01) par l\u2019augmentation de la dose de fenfluramine et de d-amphétamine, les deux faibles doses de cette première ne diffèrent pas de façon significative et la d-amphétamine se situe juste avant 60 mg de fenfluramine.Non seulement les résultats sont-ils identiques, mais les grammes, les millilitres et les calories sont en très forte corrélation avec les cotes des questions 10 et 11 (Tableau IT), compte tenu de l\u2019énorme différence de nature entre les deux échelles.Des corrélations significatives existent non seulement entre les données brutes des mesures mais aussi entre les différences individuelles provoquées par les traitements: plus l\u2019effet de la d-amphétamine, entre autres, est élevé sur le poids des aliments, plus il l\u2019est sur la cote de consommation alimentaire.Respectivement 927 TABLEAU II CORRELATIONS ENTRE LES MESURES SUBJECTIVES ET LES MESURES PHYSIQUES DE L\u2019ALIMENTATION A Pintérieur des traitements, les deux semaines ensemble i) Questions isolées et mesure du poids des solides: Fa r Question 10 P 0,59 0,56 et D 0,43 0,40 mesure du poids 20 0,53 0,58 des solides.40 0,48 0,48 60 0,58 0,60 Question 11 P 0,46 0,42 et D 0,40 0,39 mesure du poids 20 0,46 0,46 des solides.40 0,32 * 0,34 * 60 0,52 0,53 ii) Questions isolées et mesure du volume des solides: Question 10 P 0,46 0,46 et D 0,32 ** 0,33 ** mesure du volume 20 0,63 0,60 des solides, 40 0,52 0,50 60 0,65 0,63 Question 11 P 0,36 * 0,34 * et D 0,31 ** 0,33 ** mesure du volume 20 0,54 0,49 des solides.40 0,35 * 0,37 60 0,58 0,58 Notes: * p < 0,01.** p < 0,025.toutes les autres corrélations: p < 0,005 ou p < 0,0005.P = placebo, D = dextro-amphétamine (5 mg), 20, 40, 60 \u2014 20, 40, 60 mg de fenfluramine.ce sont le poids, parmi les mesures physiques, et la question 11, parmi les mesures subjectives, qui ont permis une meilleure distinction entre les doses.La concordance entre ces deux types de mesure, physique et subjective, est illustrée à la Fig.1.Dans une première étape, il apparaît que les sujets croient en effet avoir mangé plus quand ils ont réellement absorbé plus de nourriture.Ont-ils aussi plus d\u2019appétit quand ils mangent plus?La réponse est fortement affirmative puisque les réponses aux questions sur l\u2019appétit avant et durant le repas sont en corrélation significative avec le poids des ingesta et en plus forte relation encore (car les échelles sont de même nature) avec les réponses aux questions sur la consommation alimentaire.Toutes ces mesures montrent aussi les mêmes différences significatives entre les traitements, les sujets et les menus ou les jours, c\u2019est-à-dire des résultats très semblables dans l\u2019expérience principale.Les mêmes conclusions doivent être tirées des résultats de l\u2019expérience sur la combinaison marijuana-amphétamine, qui confirment ainsi chez des sujets d\u2019un autre type, avec une substance diffé- 928 MESURES SUBJECTIVES VS MESURES PHYSIQUES Cote ¢ 4,90 200 4,80 270 4,70 260 Quest 11, ahhments Poids des solides / 4,60 250 4,50 240 4,40 2% 4,30 220 4,20 210 4,10 200 Cr Ele BB» No Be Fig.1 \u2014P = placebo, D = dextro-amphétamine (5 mg) 20, 40, 60 = 20, 40, 60 mg de fenfluramine.rente et dans des circonstances différentes, la validité concurrente du questionnaire sur l\u2019appétit.VALIDITÉ PRÉDICTIVE En un sens limité, la reproduction des résultats d\u2019un questionnaire constitue un élément de sa validité prédictive.Nous avons vu que l\u2019expérience sur la combinaison marijuana-amphétamine donne les mêmes résultats, dans les différences entre les doses de d-amphétamine et dans les relations entre les mesures, que l\u2019expérience principale.Dans ce cas, il s'agissait de sujets différents d\u2019une expérience à l\u2019autre.Dans l\u2019expérience principale elle-même, les résultats de la première semaine ont valeur de prédiction pour les résultats de la deuxième: non seulement les différences entre les traitements, les sujets, les menus ou les jours sont-elles les mêmes d\u2019une semaine à l\u2019autre, non seulement n\u2019y a-t-il pas d\u2019interaction statistique entre le facteur des semaines et ces facteurs que nous venons d\u2019énumérer, mais les questions sont en corrélation hautement significative.Dans le cadre plus large de la méthodologie des anorexigènes, la valeur ultime du questionnaire sera démontrée lorsque ce dernier pourra « prédire » l\u2019efficacité thérapeutique des médicaments dont il mesure les effets sur l\u2019appétit, la satiété et la consommation alimentaire.En ce sens, nos travaux ne permettent pas d\u2019évaluer de façon stricte la valeur prédictive du questionnaire dans l\u2019évaluation clini- L'UNION MÉDICALE DU CANADA 9 pa Cet sy bh ve 8 i] Ss que des anorexigènes.Pour y arriver, il faudrait d\u2019abord connaître mieux les relations entre les effets aigus et chroniques.De plus, on devrait mesurer 'appétit chez un grand nombre de sujets avec plusieurs substances, comparer les effets chez les volontaires sains et les malades et enfin comparer dans une méme population les effets aigus sur l\u2019appétit et les effets thérapeutiques.Tout au plus, pouvons-nous comparer les résultats de l\u2019expérience thérapeutique à ceux de l\u2019expérience principale.Les trois traitements actifs sont supérieurs de façon significative au placebo dans leurs effets sur l\u2019amaigrissement et la facilité à suivre le régime.La d-amphétamine est la meilleure, suivie de la fenfluramine dont les deux doses ne se distinguent pas de façon significative.Ces résultats obtenus avec trois prises par jour durant six semaines montrent la même gradation entre les effets des traitements que celle obtenue avec une seule prise chez des sujets sains.La similitude des résultats permet de croire qu\u2019il s\u2019agit là plus que d\u2019une coïncidence.CONCLUSION L\u2019expérimentateur peu habitué aux méthodes psychométriques exprime parfois une certaine méfiance envers les mesures « subjectives », même lorsque cette subjectivité n\u2019est pas le fait de l\u2019observateur.Pour l\u2019évaluation d\u2019une sensation, on est souvent porté à croire que la mesure physique est supérieure à l\u2019emploi du questionnaire, même si la mesure « objective » porte sur la réponse au lieu de la sensation.Il est pourtant évident que celle-là n\u2019est pas nécessairement le reflet fidèle de celle-ci.L'alimentation de l\u2019homme peut varier de façon parfois indépendante de l\u2019appétit: bien des facteurs, différents de cette sensation, peuvent influencer l\u2019ingestion de nourriture \u2014 entre autres, le goût des aliments.Pour estimer l\u2019effet des anorexigènes sur l\u2019appétit, il faut donc en principe mesurer la sensation de préférence à la réponse, se servir d\u2019un questionnaire valide plutôt que de peser les aliments.Résumé Dans cette étude, un questionnaire est élaboré pour l\u2019évaluation de l\u2019appétit.Au cours de trois expériences de pharmacologie humaine et clinique comportant les mesures de contrôle classiques de cette discipline, cet instrument a été étudié à l\u2019occasion de la comparaison d\u2019un anorexigène standard, la dextro-amphétamine, d\u2019un placebo et d\u2019une nouvelle drogue à plusieurs doses.Comme la validation d\u2019un questionnaire ou d\u2019une échelle d\u2019appréciation symptomatique est trop souvent laissée pour contre, nous avons voulu vérifier si notre questionnaire TOME 104 \u2014 JUIN 1975 était valide selon les quatre critères de Cronbach: validité de contenu, de construction, de « concurrence » et de prédiction.Nous avons trouvé le questionnaire efficace et valide a ces quatre points de vue et nous le proposons comme outil de recherche pour l\u2019évaluation d\u2019effets primaires et secondaires des médicaments ou pour l\u2019étude de l\u2019évolution de toute maladie qui influence l\u2019appétit.Une telle validation d\u2019un questionnaire montre bien qu\u2019on peut mesurer avec sécurité des phénomènes subjectifs.Summary This article describes a questionnaire designed for the evaluation of appetite.In three clinical pharmacology experiments with the classical methods of control, the questionnaire was utilised to compare a standard anorexiant, dextroamphetamine, with a placebo and three doses of a new drug.The questionnaire was found to be effective and appropriate as regards content, construct, concurrent and predictive validity.This validation, which is usually neglected, shows how one may assess subjective phenomena with security.The questionnaire on appetite is proposed as a tool for the evaluation of primary and secondary effects of drugs and for the study of the evolution of any disease which might affect appetite.BIBLIOGRAPHIE 1.Bryant, J.M.: The \u2018\u2018Scientific Method\u201d: a common denominator for the FDA and clinical pharmacology.In Centroversies in Clinical Pharmacology and Drug Development, R.F.Palmer, PP.7-17.Futura Publishing Co, édit, New York, 1972, 2.Weiss, B.et Laties, V.G.: Enhancement of human performance by cafeine and amphetamines.Pharmacol.Rev., 14: 1-36, 1962, 3.The Council of the British Medical Association: Report of the working party on amphetamine preparations.Reproduit dans Brit.Med.J., 4: 572-573, 1968.4.Lasagna, L.et Epstein, L.C.: The use of amphetamines in the treatment of hyperkinetic children.In Amphetamines and related compounds, E.Costa et S.Garattini, Pp.849-864.Raven Press, New York, 1970.5.Feinstein, A.R.: Anorexigenics.In International encyclopedia of pharmacology and therapeutics.Section 6, vol.1, Clinical Pharmacology, L.Lasagna.Pergamon Press, Toronto, 1966.Modell, M.et Reader, G.G.: Anorexiants.In Drugs of Choice, W.Modell.C.V.Mosby, édit., St-Louis, 1964.7.Gagnon, M.-A.: Contribution à la pharmacologie humaine et clinique de la fenfluramine et à la méthodologie de l\u2019évaluation des anorexigènes chez l'homme.Thèse de doctorat, no 1673.Université Laval, Québec, 1969.8.Hertig, R.L.et Dillon, G.: Acute clinical assay for appetite suppression.J.New Drugs, 6: 232-236, 1966.9.Gagnon, M.-A., Gauthier, R.et Tétreault, L.: Subjective versus objective measurement of appetite and feeding; evidence for central stimulation in man by fenfluramine.Clin.Pharmacol.Ther., 15: 205-206, 1974.10.Gagnon, M.-A., Bordeleau, J.M.et Tétreault, L.: Fenflura- mine: study of its central action through its effects on sleep.Int.J.Clin.Pharmacol., 2: 74-82, 1969.11.Lasagna, L.: The evaluation of analgesic compounds in patients suffering from post-operative pain.In International encyclopedia of pharmacology and therapeutics, section 6, volume 1, Clinical pharmacology, L.Lasagna.Pergamon Press, édit., Toronto, 1966.12.Hollingsworth, D.R.et Amatruda, T.T.; Toxic and therapeutic effects of EMTP in obesity.Clin.Pharmacol.Ther., 10: 540.550, 1969.13.Cronbach, L.J.: Essentials of psychological testing.Harper & Brothers, New York, 1960.14.Willoughby, D.P.: An anthropometric method for arriving at the optimal proportions of the body in the adult individual.Res.Quart.Am.Physical Educ.Ass., 3: 48, 1932.15.Winer, B.J.: Statistical principles in experimental design.McGraw-Hill, édit.Toronto, 1971.16.Gagnon, M.-A.et Elie, R.: Les effets de la marijuana et de la d-amphétamine sur l\u2019appétit, la consommation alimentaire et quelques variables cardio-respiratoires chez l\u2019homme.Union Méd.Canada, 104: 914-921, 1975.17.Modell, W.: Status and prospect of drugs for overeating, J.Amer.Med.Ass., 173: 1131-1136, 1960.18.Fineberg, S.K.: An appraisal of anorexiants in the treatment of obesity.J.Amer.Ger.Soc., 20 (12): 576-579, 1972.> 929 DÉTERMINATION DE LA COURBE DOSE-EFFET D'UNE NOUVELLE MOLÉCULE HYPOLIPIDÉMIANTE : L\u2019ACIDE TIBRIQUE (CP-18524) ASPECTS METHODOLOGIQUES ET STATISTIQUES Pierre BIELMANN, Lawrence ANNABLE, B.Sc.Stat., Daniel BRUN, F.R.C.P.(C), Sital MOORJANI, Ph.D., Paul-J.LUPIEN, M.D., Ph.D.et Léon TETREAULT INTRODUCTION La genèse d\u2019un médicament passe par plusieurs étapes successives et bien déterminées.L'évaluation précoce, chez l\u2019homme, d\u2019une nouvelle molécule passe par une première phase où sont évalués la toxicologie ainsi que le métabolisme du médicament; dans une deuxième phase sont déterminés la courbe dose- effet thérapeutique et toxique ainsi que les premiers effets cliniques comparatifs 2.Dans une première étude, nous nous étions proposé d\u2019évaluer les effets hypolipidémiants d\u2019une nouvelle molécule, l\u2019acide tibrique (Exirel)*, en fonction de la dose administrée chez des sujets hyper- lipidémiques du type IV selon la classification de Fredrickson.À Poccasion de cette investigation, nous avons intention de présenter dans cet article quelques aspects d\u2019ordre méthodologique et statistique liés à cette étude sans insister sur les résultats obtenus, ni sur l\u2019aspect biochimique qui seront publiés prochainement 1.La structure chimique de l\u2019acide tibrique est présentée sur la Fig.1.Les premières études animales ont démontré que cette molécule était comparable dans ses effets hypolipidémiants à ceux d\u2019autres médicaments actuellement sur le marché, comme l\u2019Atromid-S et le Choloxin.Les quelques études cliniques faites jusqu\u2019à ce jour ont démontré que l\u2019acide tibrique, à la dose de 500 mg, abaissait vraisemblablement les taux de triglycérides chez la majorité des patients traités pendant cinq semaines.Par contre, son effet sur le cholestérol sérique était moins prononcé.MÉTHODOLOGIE L\u2019un des premiers points soulevés lors de la planification de cette étude fut la nécessité de mesures INRS-Santé, Service de recherche, Hôpital Saint-Jean- de-Dieu, Montréal.Centre de recherche sur les maladies lipidiques, Centre hospitalier universitaire Laval, Québec.* Fourni par la Cie Pfizer, Montréal.930 CH, | cl 0 \u2014 C \u2014 COOCH,CH, | CH, clofibrate (ATROMID S) CH, COOH N\u2014 sO, ci CH, (EXIREL ) Fig.1 \u2014 Formule chimique du clofibrate et de l'acide tibrique.Acide tibrique rigoureuses de contrôle, d\u2019autant plus que cette expérience devait avoir une durée de 12 semaines par sujet et que l\u2019effet dû au passage du temps (effet saisonnier qu\u2019auraient pu avoir par exemple le régime ou l\u2019exercice) devait être pris en considération.D\u2019autre part, nous savions que nous devions nous attendre à avoir une grande variation non seulement entre les sujets, mais aussi à l\u2019intérieur de chaque sujet et ceci pour une variable en particulier, soit les triglycérides sériques.Or, il était primordial de commencer la partie expérimentale (comparative proprement dite) avec des valeurs de base stables.Pour ce faire, une période de stabilisation à simple insu se révélait nécessaire et une analyse statistique des données recueillies durant cette période devait être faite en fonction de la recherche d\u2019une variation dans le temps de ce paramètre dont on connaissait au départ la grande variabilité à l\u2019intérieur même de chaque sujet.Dans notre étude, les principales mesures de contrôle appliquées furent les suivantes: L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 ns.ae \u2014 \u2014+ 3 er =- ep.> ess see ee ide 8 qu efit fig fon, pous mit | aque of 1.Une période de standardisation de 6 semaines pour chaque sujet Cette période permit d\u2019éliminer tout effet indésirable d\u2019une médication hypolipidémiante antérieure ainsi que l\u2019effet possible d\u2019un régime prescrit avant le début de l\u2019étude, de familiariser les sujets avec le personnel de la clinique externe et avec la routine prévue pour chaque visite future, de « roder » le personnel médical de façon à uniformiser les techniques de prélèvements sanguins, de mesures de poids corporel, de prise de pression, etc.; et surtout de commencer la phase comparative avec des valeurs de base stables.(Ces données de base furent obtenues au temps O, après deux, quatre et six semaines de la période d\u2019uniformisation.Durant les deux dernières semaines de cette période, tous les sujets reçurent une capsule de placebo identique à la capsule de médicament actif).Le Tableau I montre l\u2019analyse de variance de ces données obtenues durant cette phase d\u2019uniformisation; l\u2019analyse tient compte du fait que chaque sujet fut pris comme son propre témoin dans le temps.TABLEAU 1 ANALYSE DE VARIANCE DES VALEURS DE BASE EN TRIGLYCÉRIDES (mg/100 ml) DURANT LA PÉRIODE DE STABILISATION DE 6 SEMAINES Degrés de Coefficient Probabilité Sources de variation liberté de Fisher d'erreur dl F P Entre sujets 49 Intra-sujets 150 \u2014temps 3 0.39 N.S.\u2014erreur intra s 147 Totale: 199 2.La sélection des sujets: Les sujets du type IV hyperlipidémiques selon la classification de Fredrick- son furent choisis pour cette étude.Il aurait été possible d\u2019inclure des sujets d\u2019autres types, par exemple du type Ila, mais ce faisant, nous introduisions un facteur de plus dans l\u2019étude, soit le facteur « type de pathologie », facteur qui ne nous intéressait pas dans cette première étape de notre investigation (mais que nous aurions pu prendre alors en considération dans le plan expérimental et introduire lors des analyses statistiques, dans un plan factoriel par exemple).Les critères utilisés pour l\u2019inclusion de chaque sujet dans cette étude furent déterminés par électrophorèse démontrant: \u2014 une augmentation des VLDL (pre-B) \u2014 des LDL (B-lipoprotéines) normales \u2014 une absence de chylomicrons.L\u2019évaluation du profil lipidique de chaque sujet incluait de plus les concentrations sériques en trigly- TOME 104 \u2014 JUIN 1975 cérides, en cholestérol total et estérifié, en phospholipides et en acides gras libres.D'autre part, les critères d\u2019exclusion suivants ont été appliqués afin d\u2019éviter une possibilité d\u2019interférence avec les résultats obtenus; par exemple, une hyperlipidémie qui aurait été la conséquence d\u2019une néphrose, d\u2019une hypothyroïdie, d\u2019une maladie hépatique ou d\u2019un diabète insulino-dépendant.En outre, afin d\u2019éviter une trop grande variation dans les habitudes alimentaires des sujets \u2014 variation que nous n\u2019aurions pu contrôler et qui aurait de ce fait augmenté l\u2019erreur expérimentale \u2014 ceux-ci furent choisis parmi ceux qui ne suivaient pas ou que très peu leur diète.Cependant nous leur avions demandé de garder leur poids corporel dans les limites de + 5 livres durant les 12 semaines de l\u2019étude.Cinquante-six sujets furent donc retenus et répartis au hasard, à la fin de la période d\u2019uniformisation, dans cinq groupes expérimentaux correspondant aux cinq doses d\u2019acide tibrique que nous nous proposions d\u2019étudier: 500 mg, 750 mg, 1,000 mg, 1,250 mg et le placebo.Le choix des quatre doses actives du traitement reposa sur les résultats obtenus lors des premières études cliniques de la phase I.Des capsules placebos identiques complémentaient le régime thérapeutique, de telle façon que chaque sujet prenait un nombre identique de capsules sans pouvoir connaître son dosage.3.Randomisation des traitements et de l\u2019ordre d'entrée des sujets dans l\u2019étude La première randomisation, celle des traitements appliqués aux sujets, est classique et ne requiert pas d\u2019autres commentaires.La distribution au hasard des sujets quant à leur ordre d\u2019entrée dans l\u2019étude est moins courante, certes, mais n\u2019est pas à négliger pour autant.La possibilité toujours présente d\u2019une erreur systématique (biais) reliée au jour fixé pour un patient à chacune de ses visites successives se trouve ainsi minimisée.D\u2019autre part, nous avions éliminé la visite du lundi, afin de prévenir les abus alimentaires éventuels des fins de semaine.Tous les sujets commencèrent l\u2019étude dans l\u2019intervalle de deux semaines; chacune des deux semaines comprenait un nombre égal de sujets sous chaque traitement de manière à répartir également l\u2019effet qui serait dû, éventuellement, au temps écoulé entre l\u2019entrée du premier et du dernier sujet dans l\u2019étude.4.Analyse statistique conforme au plan expérimental choisi Notre plan expérimental prévoyait cinq groupes expérimentaux de 10 à 11 sujets chacun, chaque 931 groupe représentant un traitement.L'analyse statistique conforme à ce plan était donc une analyse de variance à une dimension; cependant, sachant au départ qu\u2019une grande variation pouvait exister entre les sujets \u2014 surtout quant à leur concentration en triglycérides \u2014 nous avons prévu de soumettre en plus les données expérimentales à une analyse de covariance.Il peut être utile en effet de penser à intégrer une analyse de covariance à notre plan expérimental, lorsque nous avons de bonnes raisons de croire que les données finales puissent être influencées par les grandes variations observées au départ entre les valeurs initiales, tel que ce fut le cas par exemple dans cette étude en ce qui concerne les tri- glycérides; d\u2019où la nécessité de déterminer, au début de la période expérimentale (comparative), les concentrations initiales de chaque variable à l\u2019étude \u2014 appelées alors « co-variates » \u2014 soit dans notre cas les concentrations sériques en triglycérides, en cholestérol total et estérifié, en phospholipides et en acides gras libres.Afin d\u2019établir la relation existant entre chaque dose active du médicament et la concentration sérique des paramètres étudiés, nous avions prévu l\u2019usage des coefficients polynomiaux 4.L\u2019intervalle constant (250 mg) entre chaque dose active du traitement facilita l\u2019analyse statistique.5.Technique a double insu durant la période comparative.Technique a simple insu durant la période d\u2019uniformisation.RÉSULTATS Effets sur les triglycérides Sur le Tableau II, sont résumés les résultats obtenus après deux, quatre et six semaines de traitement.Comparée au placebo *, chaque dose diminua significativement les concentrations en triglycé- rides après deux semaines de traitement; cette même tendance s\u2019observa après quatre semaines, bien qu\u2019aucune différence significative ne put être mise en évidence.À la fin de la sixième semaine, seules les doses de 1000 mg et 1250 mg avaient baissé de façon significative les triglycérides sériques.Effets sur le cholestérol total Le Tableau III montre que les sujets répondirent de façon moins marquée en ce qui concerne leur cholestérol total.Une diminution significative de cette variable ne fut présente à la fin de l\u2019étude qu\u2019à 1250 mg par jour.Il est à noter cependant que les types IV présentent en général des concentrations normales de cholestérol et que les valeurs obtenues chez nos sujets peuvent être considérées comme étant à la limite supérieure de la normale (236 mg/100 ml à 258 mg/ 100 ml).La Fig.2 montre la courbe de régression et l\u2019équation définissant les quatre points représentant les valeurs moyennes obtenues après un traitement global de six semaines avec les quatre doses actives de médicament.C\u2019est une équation du 1\u201c degré et par conséquent, dans les limites du dosage administré, la diminution des triglycérides et du cholestérol est d\u2019autant plus grande que le dosage augmente.Effets sur les autres variables étudiées Aucun effet n\u2019a pu être décelé dans les taux de cholestérol estérifié, de phospholipides et d\u2019acides gras libres.* Par application du test de Dunnett.TABLEAU II CONCENTRATIONS EN TRIGLYCERIDES (mg/100 ml) APRES 2, 4 ET 6 SEMAINES DE TRAITEMENT A L\u2019ACIDE TIBRIQUE (N = 10 DANS CHAQUE GROUPE) Semaines de Traitements traitement Tibrique Tibrique Tibrique Tibrique Placebo vs 500 750 1000 1250 X= 276 299 304 332 309 2 Y= 296 247 230 231 205 p= \u2014 ror CTE) FSC CU PRES\u201d Contient deux agents ope révé Ics AER L173 Lae Ad à PROTECTION DES ORGANES qe SUR To) aap iv po V7 Th NS SIMPLICITÉ DE y, AALS Bh fiom Cel ET contrairement à Tp antihypertanseurg gut g écessitent CONVIENT aE VARIETE DHYPERTENDUS SUPRE9™@lnviént PWIraide veriétédmypertendus, y compris ceux qui seuffrent de maladies respiratoires chroniques ou d\u2019insuffisance cardiaque congestive, = 5,2 dezfsSf;: 295 LF 7 3zsgz sFés FÉES = = = 8 ru um EE _- > OU 10 7 Epses _ 08 ss ER = SUPRES (methyldopa et chlorothiazide) INDICATIONS Hypertension essentielle permanente.RESUME POSOLOGIQUE La dose d'attaque est habituellement de un comprimé SUPRES*-150 ou SUPRES*-250, deux fois par jour, pendant les 48 premières heures.Ensuite, l'on peut modifier la posologie quotidienne en y soustrayant un comprimé ou en y ajoutant un ou deux comprimés, de préférence à intervalles d'au moins deux jours, jusqu'à l'obtention d'effets satisfaisants.La dose quotidienne maximale que nous conseillons est de 3.0 g de méthyldopa et de 1.0 à 2.0 g de chlorothiazide (12 comprimés SUPRES*-150 ou 8 comprimés SUPRES*- 250 respectivement).Quand la dose maximum ne parvient pas à maîtriser de façon adéquate l'hypertension, l'on conseille d'y ajouter du méthyldopa seul afin d'obtenir le maximum d'effets antihypertensifs.Les malades dont la fonction rénale est altérée peuvent nécessiter de plus petites doses que les sujets dont la fonction rénale est normale.Chez des personnes plus âgées, atteintes d'affections artériosclérotiques vasculaires graves, on a attribué des syncopes à une sensibilisation accrue; on peut éviter ces réactions en diminuant la dose de SUPRES*, S'il est nécessaire d'accroître la dose, l\u2019on conseille de commencer par la prise du soir afin d'atténuer les effets sédatifs (ces effets ont parfois lieu au tout début du traitement ou lorsqu'on augmente la dose) sans aggraver l'hypotension orthostatique du matin.SUPRES* peut à l'occasion causer de l'accoutumance au début ou vers la fin du traitement; toutefois elle se produit surtout entre le deuxième et troisième mois.En accroissant la posologie de SUPRES* ou celle de l\u2019un ou de l'autre des composants de façon individuelle, l'on réussit souvent à équilibrer la tension artérielle.Substitution d'agents antihypertensits: On peut donner SUPRES* à des hypertendus traités aux thiazides en cessant simplement l'administration de ces derniers.Le traitement au SUPRES* peut être institué chez des malades soumis à des ganglioplégiques ou à la guanéthidine en décroissant dès le début la posologie de moitié avec sevrage graduel au fur et à mesure que l\u2019on ajoute SUPRES*.L'adjonction graduelle de SUPRES* peut assurer une période de transition sans à-coups, de pair avec une maîtrise optimale de la tension.Il est possible d'amorcer un traitement au SUPRES* chez la plupart des malades auxquels on administre déjà des antihypertenseurs (par exemple la réserpine, l'hydralazine et des antihypertenseurs qui appartiennent au groupe des inhibiteurs de la mono-amine-oxydase), en cessant l'administration de ces médicaments.Dans le cas de traitement antihypertensif antérieur, on doit limiter la dose d'attaque de SUPRES*-150 ou SUPRES*-250 à un comprimé par jour en l'augmentant au besoin à intervalles d\u2019au moins deux jours.CONTRE-INDICATIONS Affection hépatique en évolution telle que l'hépatite aiguë et la cirrhose évolutive; sensibilité reconnue au chlorothiazide ou au méthyldopa; phéochromocytome; inapproprié dans les cas d'hypertension bénigne ou labile réagissant à un traitement au moyen de sédatifs légers ou de diurétiques dérivés du thiazide employé seul; anurie, grossesse et allaitement (voir \u2018Mise en garde\u201d).Utiliser avec prudence chez des sujets ayant des antécédents de maladie ou d'insuffisance hépatiques.MISE EN GARDE Les thiazides traversent le placenta et sont présents dans le sang ombilical.C'est pourquoi l'usage de SUPRES* en présence de grossesse avérée ou soupçonnée exige que l'on soupèse les avantages pour la mère en regard des risques éventuels pour le foetus: ictère du foetus ou du nouveau-né, thrombocytopénie et d'autres réactions défavorables observées chez l'adulte.Comme les thiazides apparaissent dans le lait de la mère, supprimer le médicament pendant l'allaitement ou demander à la mère de cesser d'allaiter.Les études sur le méthyldopa en présence de grossesse sont encore limitées.Le chlorothiazide peut déclencher ou aggraver l\u2019hyperazotémie.Le médicament peut produire des effets cumulatifs chez les malades souffrant d'insuffisance rénale.Interrompre le médicament si l'on note de I'hyperazotémie ou de I'oligurie pendant le traitement d'une néphropathie évolutive grave.Utiliser avec prudence en présence d\u2019insuffisance hépatique ou de maladies évolutives du foie parce que les moindres perturbations de l'équilibre hydro-électrolytique peuvent déclencher un coma hépatique.Des réactions d\u2019hypersensibilité peuvent se présenter chez des malades ayant des antécédents d'allergie ou d'asthme bronchique.On a rapporté que les dérivés des sulfamides, y compris les thiazides, peuvent déclencher ou exacerber le lupus érythémateux disséminé.Il faut surveiller étroitement toute modification de la tension artérielle surtout au début du traitement quand le chiorothiazide est utilisé en même temps que d'autres antihypertenseurs.Il faut réduire de moitié au moins la posologie de ces médicaments, surtout des ganglioplégiques, parce que le chlorothiazide potentialise leur action.On doit administrer des comprimés de potassium à enrobagé entéro-soluble seulement lorsque c'est indiqué ou lorsqu'il n'est pas possible de recourir à un supplément suffisant de potassium au régime alimentaire.On a rapporté des lésions non spécifiques de l'intestin grêle consistant en sténose avec ou sans uicération après l'usage de comprimés de potassium à enrobage entéro-soluble seuls ou associés à des diurétiques buccaux.Ces lésions ont causé de I'obstruction, des hémorragies et des perforations.Il a souvent fallu recourir à la chirurgie et des décès sont survenus.En cesser immédiatement l'emploi en présence de douleurs et de distension abdominales, de nausées, de vomissements ou d'hémorragies gastro- intestinales.PRÉCAUTIONS Méthyldopa: De rares cas d'anémie hémolytique acquise se sont produits.S'il y a lieu de soupçonner de l\u2019anémie, on doit faire la détermination du taux d'hémoglobine ou une hématrocritie ou les deux à la fois.En présence d'anémie, il faut procéder à des épreuves en vue de déceler s'il y a hémolyse.Cesser la médication s'il y a évidence d'anémie hémolytique.On obtient d'habitude une prompte rémission de I'anémie en cessant l'administration du méthyldopa ou en instaurant un traitement aux corticostéroïdes.Rarement, des décès sont survenus.On a rapporté une épreuve directe de Coombs positive chez certains malades suivant un traitement continu au méthyldopa.On n'a pas déterminé le mécanisme exact de cette réaction ni sa portée.La fréquence de cette épreuve positive a varié de dix à vingt pour cent; si elle doit se produire ce sera généralement dans les 12 mois après l'instauration du traitement.Les résultats de cette épreuve redeviennent négatifs dans les semaines ou les mois suivant l'arrêt du traitement.S'il faut recourir à une transfusion, le fait de connaître cette réaction sera utile pour évaluer l'épreuve croisée de compatibilité sanguine, car on peut être en présence d'une incompatibilité mineure.Si l'épreuve indirecte de Coombs est négative, on pourra faire la transfusion de ce sang qui d'autre part serait compatible.Si l'épreuve indirecte de Coombs est positive, l'opportunité de la transfusion doit être décidée par un hématologiste ou un spécialiste dans ce domaine.On a rarement observé une leucopénie réversible avec effet, principalement sur les granulocytes.De rares cas d\u2019agranulocytose clinique ont été rapportés.Les numérations des granulocytes et des leucocytes ont repris rapidement des valeurs normales après l'interruption de la médication.Occasionnellement, une fièvre s\u2019est produite au cours des trois premières semaines de traitement, quelquefois associée à l\u2019éosinophilie ou à des anomalies dans une ou plusieurs des épreuves de la fonction hépatique.il peut se produire de l'ictère avec ou sans fièvre, habituellement dans les deux ou trois mois qui suivent le début du traitement.On a rarement rapporté des cas de nécrose hépatique mortelle.Des biopsies du foie pratiquées chez plusieurs malades présentant un dysfonctionnement hépatique ont révélé un foyer microscopique de nécrose comptatible avec une hypersensibilité au médicament.Procéder à des épreuves de la fonction hépatique, à des numérations leucocytaires ainsi qu'à des déterminations de la formule sanguine différentielle périodiquement au cours des six à huit premières semaines de traitement ou chaque fois qu'une fièvre inexpliquée se présente; cesser l'administration du médicament si une fièvre, des anomalies dans les épreuves de la fonction hépatique ou un ictére apparaissent.Le méthyldopa peut potentialiser l\u2019action d'autres médicaments antihypertensifs.Observer les malades avec attention afin de déceler les réactions secondaires ou les manifestations inhabituelles d'idiosyncrasie au médicament.Il peut être parfois nécessaire de réduire les doses d'anesthésiques dans le cas des malades traités au moyen du méthyldopa.Si, au cours de l\u2019anesthésie, de l\u2019hypotension se manifeste, on peut habituellement la maîtriser à l\u2019aide de vasopresseurs.Les récepteurs adrénergiques restent sensibles pendant le traitement au méthyldopa.De l'hypertension peut parfois se manifester chez les malades traités à l'aide du méthyldopa et qui subissent une dialyse, car ce procédé élimine le médicament.Dans de rares cas, on a observé des mouvements choréo-athétosiques involontaires chez les malades traités à l\u2019aide du méthyldopa et souffrant d'une affection cérébro-vasculaire bilatérale grave; il faut arrêter le traitement dès l'apparition de tels symptômes.Le méthyldopa produisant une fluorescence dans l'urine, aux mêmes longueurs d'onde que les catécholamines, on peut croire, à tort, à la présence de concentrations élevées de ces substances dans l'urine et poser, de ce fait, un diagnostic erroné de phéochromocytome.Le méthyldopa ne doit donc pas être employé comme moyen de diagnostic du phéochromocytome.Chlorothiazide: Surveiller attentivement les signes de déséquilibre hydrique et électrolytique en particulier lorsque le malade vomit à l'excès ou lorsqu'il reçoit des liquides par voie parentérale.Indépendamment de la cause, les signes avant-coureurs sont les suivants: sécheresse de la bouche, soif, faiblesse, léthargie, somnolence, nervosité, douleurs ou crampes musculaires, fatigue musculaire, hypotension, oligurie, tachycardie et troubles gastro-intestinaux.Conseiller aux malades une ingestion appropriée d\u2019électrolytes.En présence d'alcalose hypochlorémique ou d'hyponatrémie, prendre les mesures qui s'imposent.De l'hypokaliémie peut survenir (surtout lorsque la diurèse est subite) dans les cas de cirrhose grave, de traitement concomitant aux corticostéroïdes ou à l'ACTH ou d'ingestion insuffisante d\u2019électrolytes.L'hypokaliémie peut sensibiliser ou intensifier la réaction cardiaque aux effets toxiques de la digitale.On peut éviter ou traiter l'hypokaliémie en administrant du chlorure de potassium ou au moyen d'aliments riches en potassium.Pour toute carence en chlorure, on propose de réduire l\u2019ingestion d'eau plutôt que d'augmenter l'ingestion de sel sauf dans de rares cas où l'hyponatrémie peut constituer une menace pour la vie du malade.Dans les cas graves de déplétion de chlore et de sodium, l'emploi d'une quantité appropriée de sel constitue le traitement de choix.Les thiazides peuvent augmenter la sensibilité à la tubocurarine.L'effet antihypertensif du médicament peut augmenter chez le patient qui a subi une sympathectomie.Le chiorothiazide peut diminuer la sensibilité des artères à la norépinéphrine mais cette diminution n\u2019est pas suffisante pour annuler l'efficacité thérapeutique de ce vasopresseur.L'hypotension orthostatique est possible; elle peut être potentialisée par l'alcool, les barbituriques ou les stupéfiants.Les thiazides peuvent diminuer le taux d'\u2019iode lié aux protéines plasmatiques sans manifestations de troubles thyroïdiens.On a observé au niveau des glandes parathyroïdes des modifications pathologiques avec hypercalcémie et hypophosphatémie chez un petit nombre de malades soumis à un traitement prolongé aux thiazides.Des lithiases rénales, de la résorption osseuse, des ulcérations gastro-intestinales ne se sont pas présentées.L'effet produit par l'interruption du traitement aux thiazides sur les niveaux sériques de calcium et de phosphore peut être utile pour déterminer si une intervention chirurgicale sur les glandes parathyroïdes s'impose chez ces malades.Les thiazides peuvent produire chez certains malades l'hyperuricémie ou déclencher une crise de goutte.Chez les diabétiques les besoins d\u2019insuline peuvent être modifiés; de même, un diabète sucré latent peut devenir manifeste.RÉACTIONS DÉFAVORABLES Méthyldopa Troubles cardio-vasculaires: L'angine de poitrine peut s'aggraver.Réduire la posologie si des symptômes d'hypotension orthostatique apparaissent.Il se produit occasionnellement de la bradycardie.Troubles neurologiques: On a observé quelquefois des symptômes associés à une baisse efficace de la tension artérielle dont les vertiges, les étourdissements et les symptômes d'insuffisance cérébrovasculaire.La sédation, habituellement passagère, se manifeste au début du traitement ou lorsque la posologie est augmentée; de la même façon, la céphalée, l'asthénie ou la faiblesse sont des symptômes passagers que l'on peut noter au début du traitement.Les symptômes rarement signalés sont la paresthésie, le parkinsonisme, les troubles psychiques comprenant cauchemars, psychose ou dépression légère ou réversible et un seul cas de paralysie bilatérale de Bell.Troubles gastro- intestinaux: Les réactions passagères habituellement soulagées par la diminution de la posologie sont les suivantes: légère sécheresse de la bouche ainsi que des symptômes gastro-intestinaux comprenant distension, constipation, flatulence et diarrhée; on a rarement signalé des nausées et des vomissements.1l peut se produire pendant le traitement de la pancréatite et de l'inflammation des glandes salivaires.Troubles hématologiques: On a signalé un résultat positif de l'épreuve directe de Coombs, de l\u2019anémie hémolytique acquise, de la leucopénie et de rares cas de thrombocytopénie.Troubles toxiques et allergiques: On à parfois rapporté de la fièvre associée au médicament, des anomalies des épreuves de la fonction hépatique accompagnées d'ictère et d'atteintes hépatocellulaires (voir \u201cPrécautions\") ainsi qu'une augmentation de I'urée sanguine.On a rarement signalé de l\u2019éruption cutanée, de la sensibilité de la langue ou une glossophytie.Troubl docrini et métabolig On a rapporté, quoique rarement, le gonflement des seins, la lactation, l'impuissance, une diminution de la libido, une augmentation du poids et de l'oedème à laquelle on peut remédier en administrant des diurétiques a base de thiazides.Il faut cesser le traitement si l'oedème progresse ou si des signes de congestion pulmonaire apparaissent.Troubles divers: On relève à l'occasion de l\u2019enchifrènement, de l'arthralgie légère et de la myalgie.1 peut arriver que l\u2019urine exposée à l'air devienne foncée.Chlorothiazide Réactions du système gastro-intestinal: anorexie, irritation gastrique, nausées, vomissements, crampes, diarrhée, constipation, ictère (ictère par cholostase intrahépatique), pancréatite et sialadénite.Réactions du système nerveux central: étourdissements, vertiges, paresthésie, céphalée et xanthopsie.Réactions hématologiques: leucopénie, agranulocytose, thrombocytopénie et anémie aplastique.Réactions du système cardio-vasculaire: hypotension orthostatique (intensifiée par l'ingestion d'aicool, de barbituriques ou de stupéfiants).Réactions d\u2019hypersensibilité: purpura, photosensibilité, éruption cutanée, urticaire, angéite nécrosante (vascularite, vascularite dermique allergique), fièvre, troubles respiratoires et réactions anaphylactiques.Réactions diverses: hyperglycémie, glycosurie, hyperuricémie, spasmes musculaires, faiblesse, agitation et vision temporairement brouillée.Dès que les réactions défavorables revêtent un caractère modéré ou grave, réduire la posologie des thiazides ou en interrompre l\u2019administration.MONOGRAPHIE SUR DEMANDE PRÉSENTATION N° 8758 \u2014 SUPRES*-150, à 150 mg de chlorothiazide et 250 mg de méthyldopa; comprimés ovales, biconvexes et laqués, de couleur beige, dont une surface porte un phi; présentés en flacons de 100 et de 500.N° 8759 \u2014 SUPRES*-250, à 250 mg de chlorothiazide et 250 mg de méthyldopa; comprimés ovales, biconvexes et laqués, de couleur verte, dont une surface porte un phi; présentés en flacons de 100 et de 500.(MC-351) MEMBRE MAISON FONDÉE AU CANADA EN 1899 CHARLES E.FROSBT ET CIE KIRKLAND (MONTRÉAL) QUÉBEC A Mi Nt Hi: H fh i À £ te \u201c+H Rt: | he p i 5 bt Bi i Peut-être par la faute de nombreux spécialistes, les chirurgiens généralistes croient que la chirurgie de la main est un domaine réservé.Devant une plaie grave, ils se croient autorisés à faire le minimum, à éviter l\u2019infection.Cela les décharge de bien des responsabilités; cela apaise une conscience quand ils rechignent à sacrifier une activité réglée et des opérations viscérales relativement rapides au profit d\u2019opérations longues, minutieuses, relativement peu rentables.financièrement tout au moins.Il y a plus grave : admettant que la chirurgie d\u2019urgence des mutilations de la main est une chirurgie mineure et simple, trop de chirurgiens s\u2019en libèrent en la confiant à de jeunes élèves inexpérimentés.Tout concourt alors à compromettre le résultat définitif, quelle que soit la compétence des spécialistes auxquels trop tardivement on confiera des mains irrémédiablement compromises.Pour conclure, nous dirons que notre premier devoir, à nous spécialistes, est de « déspécialiser » la chirurgie d\u2019urgence des grands traumatismes de la main, d\u2019en vulgariser les principes, les règles, les indications, les soins postopératoires auprès de nos collègues généralistes.» Le plaidoyer de Jean Gosset est convaincant : ce volume rendra les chirurgiens généraux conscients du rôle qui les attend, quand ils se trouvent en présence d\u2019un mutilé de la main.Gosset veut que le chirurgien général comprenne que le mutilé de la main est de son ressort en chirurgie d\u2019urgence, à condition qu\u2019il ne délègue pas un subalterne afin d\u2019administrer les premiers soins.Il y a sûrement une étape indispensable à franchir pour que soient adéquatement traités les blessés de la main, si l\u2019ont veut éviter les complications graves qui conduiront le blessé à une clinique correctrice relevant de la spécialisation hautement qualifiée.Les chirurgiens généraux voient constamment des mutilés des doigts et de la main; il est donc bon qu\u2019ils lisent le chapitre rédigé par D.Morel-Fatio d\u2019Ivry intitulé : Réflexions à propos d\u2019un pouce mutilé après l'accident.« Les mutilations de la main » est un titre a retenir.Le volume est écrit dans une langue claire et il est illustré avec intelligence.On prendra grand profit a le consulter.Edouard DESJARDINS GAUVIN, Lise \u2014 «Parti pris » littéraire.Presses Univ.de Montréal, édit., 1975.Le volume de Lise Gauvin, professeur au département d\u2019études françaises de l\u2019Université de Montréal, fait partie de la collection « Lignes québécoi- 1010 ses », dirigée par les professeurs Albert Legrand et Laurent Mailhot.La collection Lignes québécoises entend constituer une bibliothèque d\u2019études et de lectures critiques sur les œuvres marquantes de notre littérature.Cette collection comprend des volumes répartis en deux sections: l\u2019une constituée d\u2019essais de synthèse qui étudie l\u2019ensemble de la production d\u2019un auteur ou d\u2019une époque \u2014 ce sont les Lignes québécoises sérielles, \u2014 l\u2019autre qui aborde dans des monographies une œuvre en particulier, roman, recueils, pour en interroger les pulsations secrètes \u2014 ce sont les Lignes québécoises textuelles.L\u2019étude du parti pris littéraire commence par le rappel de ses origines; ce chapitre couvre la période allant de l\u2019automne 1963 à 1968, c\u2019est-à-dire durant les années d\u2019existence de la revue Parti pris.Le volume Parti pris littéraire «se propose de faire connaître et de mettre en relation sans les confondre les intentions de ceux qui, refusant de ne voir dans l\u2019art d\u2019écrire qu\u2019un petit divertissement d\u2019intellectuels, ont voulu s\u2019identifier à la chair vive d\u2019un peuple dans une affirmation inconditionnelle de Pici et maintenant.» (p.16) Le passage des genèses au chapitre premier se fait sous un épigramme de Jean Bouthillette: « Le dédoublement de la personnalité a entraîné la chute de notre âme de peuple dans les abîmes du souvenir > (Hexagone, 1973, p.49).Notre maître le présent: tel est le titre du premier chapitre du livre de Lise Gauvin où l\u2019on apprend que « révoltés et révolutionnaires, les « partipristes » se distinguent des générations précédentes par l\u2019intransigeance de leurs refus, par le nombre impressionnant de leurs ruptures.Le regard posé sur les aînés est impitoyable; le jugement sans appel ».(p.17) On a fait un certain rapprochement entre le Refus Global de Borduas et Parti pris, bien qu'il y eut historiquement un hiatus de quinze ans entre les deux mouvements.On a aussi rattaché Parti pris à la littérature régionaliste; bien plus en remontant le cours des ans, on retrouve, comme un ancêtre possible de Parti pris, l\u2019Institut canadien de Montréal fondé en 1845 qui militait entre autres choses pour la séparation de l\u2019Église et de l\u2019État.Le chapitre 2 est intitulé: « Profession: écrivain ».Il signalait un certain malaise qu\u2019ont éprouvé quelques-uns des piliers de Parti pris dont le moindre mal n\u2019était pas le problème de l\u2019édition et de la diffusion de l\u2019œuvre écrite.« Un écrivain qui, en 1963, essaie de faire publier un livre au Québec s\u2019aventure dans une épopée mi-héroïque, mi-tragique >.L'UNION MÉDICALE DU CANADA ad iter Hs sur Cae | deux \u20ac qu ua es aphis rg) es Li parle Érode Cura se de 5 00m \u20ac vou ntl dun el se fai 2 chute que La stimulation et la sensation de \u201cbien-être\u201d pouvant accompagner certains anorexigènes peuvent sembler souhaitable chez la patiente obèse qu\u2019un problème de poids et la nécessité d'observer une diète prescrite peuvent rendre malheureuse.Cependant, il est important que le médecin de cette patiente se souvienne qu\u2019avec ce type de médication, la sensation de \u201cbien- être\u201d et la stimulation sont des effets secondaires \u2014des effets secondaires qui augmentent la possibilité d\u2019assuétude.La prochaine fois qu\u2019un anorexigène sera indiqué, prescrivez celui qui ne produit pas d'effets secondaires amphétaminiques.Prescrivez la fenfluramine\u2014le seul anorexigène non-stimulant.Ajoutez-y ce dont votre patiente a réellement besoin pour se \u201csentir bien\u201d: réconfort et compréhension.Prenez quelques minutes pour lui faire comprendre ce que vous recherchez\u2014et ce à quoi elle doit s'attendre.Expliquez-lui également que même si Pondimin peut efficacement l'aider à respecter sa diète, il ne produit aucun des effets secondaires stimulants de certains Quand son anorexigène lui procure une sensation de \u201cbien-être\u201d avant de perdre du poids, il s'agit là d'un effet secondaire.dérivés amphétaminiques; de sorte qu\u2019il peut être pris trois fois par jour et maintenir son action durant toute la journée, ordinairement sans qu\u2019elle demeure éveillée pendant la nuit.Il est bon de savoir également que Pondimin, non-stimulant, peut aider à contrôler l'appétit des adolescents sans exacerbation émotive et qu\u2019il peut même être utilisé dans les cas d'obésité compliqués d\u2019une légère hypertension.Par conséquent, lorsqu'elle doit perdre du poids, pensez au secours que vous seul pouvez lui offrir et prescrivez-lui Pondimin, non-stimulant.Ce traitement bien compris peut l'aider à se \u201csentir bien\u201d, de la seule façon qu\u2019un anorexigène devrait le faire: en l\u2019aidant à observer sa diète.Pondimin: (chlorhydrate de fenfluramine) L\u2019anorexigéne non-stimulant AHROBI NS La Compagnie A.H.Robins du Canada, Ltée, Montréal, Québec Pondimin®, marque de chlorhydrate de fenfluramine, est disponible sous forme de comprimés de 20 mg.sécables, de couleur orange, monogrammes \u2018'AHR\u201d, en flacons de 100 et de 500.INDICATIONS: Pondimin est indiqué comme adjuvant a court terme dans le traitement médical de l\u2019obésité exogène.CONTRE-INDICATIONS: Glaucome, hypersensibilité à la fenfluramine, ou administration concomitante des inhibiteurs de la MAO.Il n\u2019est pas recommandé de l\u2019administrer aux femmes enceintes.MISE EN GARDE: Comme avec les autres anorexigènes, les causes organiques de l'obésité devraient être éliminées avant de prescrire le Pondimin.Pondimin ne doit pas être utilisé chez des patients souffrant de troubles émotifs à la place de psychotropes appropriés.L'accoutumance physique et psychologique n'a pas été rapportée avec Pondimin.Toutefois, l'on doit prendre des précautions chez les individus sujets à l\u2019assuétude ou dont le passé permet de prévoir qu\u2019ils pourraient augmenter la dose de leur propre chef.PRÉCAUTIONS: Pondimin peut être utilisé avec précaution chez le patient légèrement hypertendu: c'est avec très grande prudence, si l'on doit le faire, qu'on le prescrira aux malades souffrant d\u2019hypertension sévère, de trouble aigu de l'artère coronaire ou de thyrotoxicose.Le produit pouvant entraîner une sédation légère ou modérée, la réaction individuelle du patient devrait être évaluée avant qu\u2019il n'entreprenne des activités exigeant de la vigilance.Il se peut que Pondimin potentialise les médicaments agissant au niveau du système nerveux central.EFFETS SÉCONDAIRES: La somnolence, les étourdissements, la diarrhée, la pollakiurie, les nausées et la xérostomie peuvent survenir chez certains patients.POSOLOGIE: On devrait entreprendre le traitement au Pondimin à raison de 1 comprimé de 20 mg, trois fois par jour, une heure avant les repas.Si l\u2019on n\u2019obtient pas les effets anorexigènes satisfaisants et si le médicament est bien toléré, la dose peut être augmentée d'un comprimé par jour, à chaque semaine, jusqu\u2019à ce qu\u2019une dose maximum de 2 comprimés t.i.d.soit atteinte.Si l\u2019on n'obtient pas le résultat désiré, l'on ne doit pas excéder la dose maximum recommandée dans le but d'obtenir l\u2019effet recherché.Monographie du produit disponible sur demande.4 1 bi i Br: Ri Rl if 4 4 i: 5 i i Ces difficultés techniques ont été à l\u2019origine d\u2019une certaine tentation du silence chez l\u2019écrivain et, à ce chapitre, l\u2019auteur parle d\u2019Aquin et de Miron.L\u2019auteur remarque que le mot engagement « exaspère les « partipristes » et suscite chez eux une extrême méfiance » (p.51).Le chapitre 3 décrit l\u2019épopée du « joual », ce parler populaire; « ni les Langevin, ni les Hénault, ni les Grandbois, pour ne nommer que ceux-là, n\u2019ont fait grand usage du parler populaire ».L\u2019entrée en lice du « joual » est trop connue pour qu\u2019il faille en refaire l\u2019historique.Le chapitre 4 est couronné par une citation: « Nous découvrions, au début des années 60, que notre littérature « disait » quelque chose, et ce quelque chose avait trait au vécu individuel et collectif.Elle n\u2019était pas expérience du langage, mais langage du vécu ».(André Brochu \u2014 p.75).Parti pris s'intéresse alors à la critique sociologique, à la critique et aux créations, à la politique culturelle et à d\u2019autres initiatives destinées à un sort incertain.Le chapitre 5 du volume de Lise Gauvin porte sur « Un pays à mettre au monde: Poèmes ».Le chapitre 6 s\u2019intitule: « Le difficile accès à la parole: récits » et il intéresse le lecteur à la littérature panachée de certains auteurs de Parti pris.La conclusion débute par une phrase de Gaston Miron: « Ecrire en souvenir de demain ».« En dépit de (son) dynamisme et de ses efforts constants de renouvellement, d\u2019adaptation au contexte de I\u2019heure, Parti pris dut cesser de paraître après cinq ans ».Sans prendre position d\u2019une manière très positive, la conclusion de l\u2019auteur laisse le lecteur faire le choix de la langue de demain en s\u2019appuyant sur ces lignes de Michèle Lalonde qui écrivait dans Maintenant (n° 125, avril 1963, p.24) in Deffence et illustration de la langue québécoyse: « Si je m\u2019exprime en Français très correct et contemporain de France, je risque de bien mal illustrer l\u2019originalité de (notre) langue, voire de me ranger à droite avec ceux qui la méprisent injustement.Et si au contraire je me tourne la langue sept fois à gauche pour ramasser tous les anglicismes, barbarismes et vices de syntaxe qui font l\u2019orgueuil du « Kebecway » moderne, je risque de prendre parti contre la langue-à- ma-mère, qui après tout parlait plus traditionnellement et compréhensiblement Français ».(p.154) 1012 Les Produits Smith & Nephew.Pour le rétablissement de vos patients.ELASTOPLAST\u201d Bandages élastiques adhésifs; diachylons et pansements.AIRSTRIP* Pansements, pansements de rechange.ELASTOCRÉPE\" Bandages en coton crépé élastique B.P.C.ELASTOLEX\"-SAN\" Bandages élastiques.VISCOPASTE Bandes imprégnées de pâte de zinc et gélatine du type Unna.ICHTHOPASTE\" Bandages imprégnés de pâte de zinc et [Ichthammol.PARAGON\" Ruban adhésifs.JELONET\" Gaze imprégnée de paraffine molle.GYPSONA\u201d* Régulier Bandes et attelles plâtrées.GYPSONA\" LPL Bandes et attelles plâtrées (à faible perte de plâtre.) GYPSONA® SS Bandes et attelles platrées (super-solidité).GYPSONA\" Extra Bandes et attelles plâtrées (renforcées de polymère).PLASTAZOTE\"\u201d Polyéthylène thermoplastique pour immobilisation.SAN\u201d -SPLINT Matériel à immobilisation isoprène.SUPER-CRINX\" Bandages extensibles souples.DUCHESSE iqués CELLOLITE\" Couvertures calorifuges en coton.MINIMS* Gouttes ophtalmiques à dose unique.FLAMAZINE\u201d Crème de sulfadiazine d'argent à 1% p/p micronisée.* NIVEA Crème ATRIXO\" Crème et lotion.Marque déposee de Smith & Nephew Ltd SMITH & NEPHEW LTD.2100 \u2014 52e avenue Lachine, Québec HST 2Y5 Canada I ol er | 0 j il | Ù Les produits Smith & Nephew.Pour le rétablissement de vos patients.EHC EO EE A AO TO UT CHM SUSUR HU CE SA UC HU M A CC A CAN le plus tot possible.Pour votre patient, se rétablir B veut dire retrouver son |§ petit monde.Arroser ses plantes, revoir sa famille, fréquenter ses amis.En somme se rétablir veut dire tout simplement retrouver le goût de vivre.Plus un patient se rétablit rapidement, plus vous aurez de temps à consacrer à vos loisirs.Chez Smith & Nephew, nous prenons le temps de fabriquer soigneusement des produits plus efficaces pour le rétablissement de vos patients.Consultez notre représentant.il pourra mieux vous renseigner sur la gamme des produits et des services Smith & Nephew. L\u2019étude de Lise Gauvin est complétée par des annexes: repères chronologiques, éléments de bibliographie, index des noms cités.L'ouvrage de la collection Lignes québécoises est d\u2019une lecture agréable; il est bien mis en page, documenté à fond et rédigé dans une langue que comprendront nos lecteurs qui sauront y trouver un double profit: apprendre leur histoire littéraire québécoise et retenir que le métier d\u2019écrivain n\u2019est pas une sinécure dorée.Édouard DESJARDINS CUSSON, Maurice \u2014 La resocialisation du jeune délinquant.Presses Univ.Montréal, 1974.L\u2019auteur de cet ouvrage est un criminologue spécialisé en délinquance juvénile.Dans cet ouvrage, M.Maurice Cusson « analyse les éléments essentiels de la resocialisation des jeunes délinquants en institution », et, s\u2019appuyant sur des recherches systématiques qu\u2019il a dirigées lui-même, il étudie les objectifs et les étapes de la resocialisation.L\u2019auteur, conscient de son rôle d\u2019animateur, ne craint pas d\u2019affirmer dans son avant-propos que « le présent ouvrage n\u2019est pas seulement le résultat d\u2019une réflexion personnelle, il est aussi le produit du travail de tous ceux qui, à un moment donné ou à un autre, ont collaboré aux recherches dont la synthèse est présentée ici ».Le livre de Maurice Cusson qui est d\u2019une brûlante actualité comporte huit chapitres, un avant- propos, une conclusion et une bibliographie de plus de cinquante références.Parmi les auteurs que Maurice Cusson a consultés on retrouve des noms familiers, comme ceux du docteur Henri Frédéric Ellenberger, psychiatre de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, du Père Noël Mailloux, de Jean Pinatel, de Guy Rocher et autres autorités.L'auteur a divisé son travail en huit chapitres qui portent les titres qui guident la lecture: 1 \u2014 Le problème de la socialisation du jeune; 2 \u2014 Deux conceptions de la resocialisation; 3 \u2014 Les objectifs de la resocialisation; 4 \u2014 Les étapes de la resocialisation et l\u2019évolution des jeunes; 5 \u2014 Le problème de la relation éducative; 6 \u2014 L'influence de l\u2019éducateur, 7 \u2014 Le travail d\u2019organisation; 8 \u2014 Nos institutions pour jeunes délinquants doi- vent-elles disparaître ?Ce dernier chapitre pose des questions troublantes dans la société actuelle.1014 L'auteur suggère des réformes qui paraissent aux membres de son équipe et aux chercheurs de l\u2019École Saint-Antoine, du Centre Berthelet et de Boscoville susceptibles d\u2019apporter des solutions valables.Le médecin ne peut rester indifférent à ce grave problème de la délinquance juvénile et il trouvera sûrement dans l\u2019ouvrage de Maurice Cusson des sujets de réflexion à propos d\u2019observations qu\u2019il a faites dans l'exercice de sa profession.Lire et méditer les enseignements de ce volume serait une forme pratique de recyclage professionnel dans le domaine élevé de la pensée sociologique.Édouard DESJARDINS SERRATRICE, G.\u2014 Savoir interpréter une migraine.Librairie Maloine, Paris, Albert de Visscher, édit, Bruxelles, 1974.« Savoir interpréter une migraine » est un petit livre, format de poche, qui fait partie de la collection « Savoir interpréter », publiée sous la direction du professeur H.Gounelle de l\u2019Académie Nationale de Médecine.L'auteur en est le professeur Georges Serratrice, médecin des Hôpitaux de Marseille.I s\u2019agit d\u2019un volume de 120 pages comprenant une introduction, une section de circonstances étiologiques générales, cinq chapitres: a) sur les divers types de crises migraineuses; b) sur les facteurs de provocation des migraines; c) sur la physiopathologie de l\u2019accès migraineux; d) sur les principes de diagnostic d\u2019une crise de migraine et e) sur la thérapeutique pratique des migraines.L'ouvrage est précédé d\u2019une préface signée par le professeur Mumenthaler, neurologue de la Clinique Universitaire de Berne, en Suisse, qu\u2019il paraît juste de reproduire ici avec la permission de l\u2019éditeur, tant elle représente une synthèse du complexe fréquemment rencontré de la crise migraineuse.Le professeur Mumenthaler rappelle que: « Un malade sur dix consulte son médecin pour des maux de tête ou bien les céphalées sont un des symptômes principaux de sa maladie.Dans neuf cas sur dix les céphalées sont de nature vasculaire.Parmi ces dernières, la migraine constitue un syndrome très particulier.Elle est extrêmement variée dans sa séméio- lologie, très complexe dans sa physiopathologie et dans ses facteurs de provocation.Cette maladie complexe est décrite dans cet ouvrage avec une clarté admirable par le Professeur Serratrice.Comme la migraine constitue tout d\u2019abord un problème de L'UNION MÉDICALE DU CANADA 25 Grams erate) No.35 Medrol® rednisolone 25 grammes pour le même prix que 15 grammes des autres préparations Dans le traitement de dermatoses non infectées, Medrol Topique: © soulage rapidement le prurit et l\u2019érythème e procure 66% plus de corticostéroïde à concentration intégrale pour le même prix que les autres préparations topiques de 15 grammes e est très acceptable sur le plan cosmétique grâce à l'excipient Veriderm qui n'est ni graisseux ni desséchant Medrol Topique Présentation: Tubes de 7.5 g, 25 g et 45 g renfermant 0.25% d\u2019acétate de méthylprednisolone incorporé dans le Veriderm, excipient simulant les lipides cutanés.Pour les dermatoses compliquées par une infection: Neo-Medrol Topique Présentation: Tubes de 7.5 g, 25 g et 45 g renfermant 0.25% d'acétate de méthylprednisolone et 0.5% de sulfate de néomycine, incorporés dans le Veriderm, excipient simulant les lipides cutanés.Mode d'emploi: Au début, appliquer une à trois fois par jour.Une fois la lésion enrayée, réduire la fréquence des applications au minimum nécessaire pour éviter une rechute.Avertissement: Ne pas employer en présence d'infections cutanées, causées par des microorganismes, ne pouvant être traitées par une médication spécifique.Une documentation détaillée est envoyée sur demande.7312 MARQUES DEPOSEES: MEDROL, NEO-MEDROL, VERIDERM CF 7321.2 MEMBRE LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA /865 YORK MILLS ROAD /DON MILLS, ONTARIO esses SC QE HE EST An = ere soutien Lincocin® A Hydro\u201d Sotution 0 mg par è ir.rw Seas , on = Cie Vice un secure sta ag = Arc sr [ITH | nn.05 = 0 n autre produit de qualité issu de Ja recherche Upjohn sur les antibiotiques COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA 65 YORK MILLS ROAD, DON MILLS, ONTARIO _ UN LEADER DANS Upjohn LA RECHERCHE SUR LES ANTIBIOTIQUES j \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 49 MARQUE DÉPOSÉE L'NCOCIN CF 72453 RAE RW acm nO An 0 diagnostic clinique, l\u2019auteur part de la description de la séméiologie pour passer ensuite à une analyse des facteurs de provocation, de la physiopathologie et pour décrire enfin le traitement.Cet exposé lucide de tous les aspects de cette affection permettra non seulement à l\u2019étudiant mais aussi au médecin formé de s\u2019orienter dans les problèmes de la migraine.L'ouvrage est un excellent exemple de la façon lucide et concise avec laquelle le clinicien expert français sait exposer un sujet.» À la suite de ces recommandations inconditionnelles du professeur bernois, il n\u2019y a rien à ajouter, sauf que ce petit ouvrage est susceptible de rendre aux médecins de précieux services.Edouard DESJARDINS DARIOS, Louise Tous les oiseaux du monde.Librairie Beauchemin, édit., Montréal, 1975.Le récent volume de Louise Darios publié chez Beauchemin en 1975 peut être recommandé en toute confiance comme un antidote de l\u2019ennui pendant les heures creuses des vacances et lors des périodes ternes.Ce petit livre de près de 200 pages porte en dédicace les noms des maîtres préférés de l'auteur: Marius Barbeau et le pianiste Alfred Laliberté.Dans sa préface, Louise Darios, élève à l\u2019Université de Montréai de Marius Barbeau, folkloriste, anthropologue, ethnologue et écrivain de valeur, explique qu\u2019à l\u2019été de 1946: « Tout en préparant mes premiers concerts d\u2019automne au Gésu et en débutant à Radio-Canada, je passais mes matinées en classe à écouter Marius Barbeau chanter et < raconter » les quelque vingt mille chansons cueillies le long du Saint-Laurent »; elle ajoute « Au cours de ce même été, Marius Barbeau me présenta à son ami et collaborateur, le musicien Alfred Laliberté qui avait harmonisé plusieurs de ses chansons.Compositeur, pianiste, « maître à chanter » dans toute l\u2019acception du terme, Alfred Laliberté m\u2019enseigna en deux ans la façon de passer à volonté de l\u2019interprétation du folklore à celle du lied, des chansons populaires françaises aux « Siete Canciones populares Espa- nolas » et avec Debussy aux « Trois ballades de François Villon » et aux « Chansons de Bilitis ».Marius Barbeau et Alfred Laliberté orientdrent ainsi la carrière de Louise Darios.Dans « Tous les oiseaux du monde », Louise Da- rios fait un rappel littéraire et musical de quelques chansons folkloriques canadiennes qui l\u2019ont emballée.TOME 104 \u2014 JUIN 1975 Le titre du volume porte le nom de la première étude qu\u2019elle poursuit; suivent d\u2019autres chansons qui sont pour la plupart familières: Marianson, dame jolie, Auprès de ma blonde, La pastourelle, Marie Madeleine et le marchand de velours, Le Roi Renaud, Ah! si mon moine, Magali ou la chanson des sucres.Chacune de ces chansons donne à l\u2019auteur l\u2019occasion de citer les sources auxquelles elle s\u2019est adressée.Ainsi Les Chansons populaires du Canada du québécois Ernest Gagnon lui ont donné quelques renseignements sur l\u2019histoire d\u2019Ah! si mon moine! En fin de volume, on retrouve la phrase musicale d'Alouette, de l\u2019Hirondelle, message des amours, de V'la l\u2019bon vent! de Marianson, dame jolie, d\u2019Auprès de ma blonde, de Vrai Dieu d\u2019amour, confortez-moi, de l\u2019Alouette chanta le jour, du Mariage de Marie- Madeleine, de Renaud et de Si mon moine voulait danser, d\u2019Elliant, de Magali.Ces chansons sont connues à travers la province; raconter leur histoire ajoute un charme de plus à la saveur de leur parler et à la connaissance des notes musicales.En rappelant aux lecteurs de 1975 les chansons qui meublèrent les loisirs du passé, Louise Darios fait œuvre d\u2019éducatrice.Ceux qui consacrent quelques heures à la consultation de « Tous les oiseaux du monde » y trouveront les moments de détente indispensables dans notre société de consommation et éloigneront pour un temps les soucis du présent et de l\u2019avenir.Le livre de Louise Darios apporte une médication préventive qui ne laisse aucun goût d\u2019amerture.Edouard DESJARDINS BRULE, Michel \u2014 Pierre Perrault ou un cinéma national.Essai d\u2019analyse socio-cinématographique.Presses Univ.Montréal, 1974.Le but de cet ouvrage de Michel Brûlé est « de tenter de faire une sociologie du cinéma québécois ou plus exactement une sociologie du Québec à travers le long métrage dramatique » des œuvres de Pierre Perrault.Michel Brûlé a choisi pour cette étude trois longs métrages de Pierre Perrault: Le règne du jour, Les voitures d\u2019eau, Un pays sans bon sens et deux autres qu\u2019il a réalisés avec Michel Brault: Pour la suite du monde et l\u2019Acadie, l\u2019Acadie.L'auteur écrit dans son introduction: « Le film ou long métrage dramatique, comme tout autre com- 1017 portement humain, n\u2019est ni plus ni moins qu'un essai de réponse de la part d\u2019un sujet pour rétablir ou créer un équilibre avec le monde ambiant.Un long métrage dramatique, c\u2019est un monde qui s\u2019organise en récit.ce monde imaginaire est structuré, c\u2019est-à-dire fait d\u2019un ensemble d\u2019éléments (êtres, objets, nature) qui entretiennent des relations autres que de simples juxtapositions et qui fondent une signification globale ».L\u2019auteur dans son étude a analysé de façon systématique chacun des cinq films.Seuls les mots de l\u2019introduction peuvent rendre justice à la pensée de celui qui scrute une œuvre dramatique, qui consiste « à découvrir à travers l\u2019organisation spécifique d\u2019un univers imaginaire peuplé d\u2019êtres et de choses, fait de sons, de jeux de lumières et de mouvements.des valeurs issues de la pratique sociale de groupes humains cherchant une réponse à certaines questions ».L\u2019introduction de Michel Brûlé se termine sur un jugement de l\u2019auteur qui rend facile la lecture de l\u2019ouvrage qui veut être un témoignage éloquent de l\u2019œuvre de Pierre Perrault.« qui se donne une situation, impressionne des milliers de pieds de pellicule et procède ensuite à un montage (au sens large et non seulement à la table de montage) extrêmement rigoureux.Et ce type de choix que Perrault fait pour les personnes, il le fait aussi avec les lieux, les objets et les paysages ».Tous savent que les cinq films qu\u2019étudie Michel Brûlé sont des productions de l\u2019Office National du Film et que l\u2019interprétation en a été confiée à des « non-comédiens et (Perrault) leur a demandé d\u2019être eux-mêmes à la caméra, c\u2019est-à-dire de jouer leur propre rôle.De plus, il a choisi de mettre ses personnages en situations.Dans un cas, c\u2019est de renouer avec la tradition de la pêche au marsouin, dans un \u2018autre, c\u2019est un voyage au pays des ancêtres, dans un autre encore, c\u2019est la construction d\u2019une voiture d\u2019eau ».Une autre citation de Michel Brûlé permet de mieux comprendre l\u2019hypothèse de travail du cinéaste, en effet « à cause de cet ensemble de partis-pris d\u2019ordre éthique et esthétique, il n\u2019est pas étonnant que le résultat final prenne une allure vraie, documentaire et même anthropologique en certaines Occasions ».Professeur au département de sociologie de l\u2019Université de Montréal, Michel Brûlé s\u2019est spécialisé dans le cinéma québécois.Sociologue avant tout, l\u2019auteur a voulu toucher la large clientèle que représentent tous les amateurs de cinéma, les critiques de 1018 théâtre, les spécialistes de la caméra et encore plus tous les lecteurs qui ont la passion de connaître les transformations récentes de la société québécoise, qui s\u2019en réjouissent, s\u2019en émeuvent parfois et qui craignent qu\u2019un moment venu, ne survienne une décélération qui, elle aussi, pourrait être dramatique.Document sur notre époque, le livre de Michel Brûlé mérite une large audience.Édouard DESJARDINS HERMANN, Robert \u2014 Physical aspects of Lie group Theory.Presses Univ.Montréal, 1974.Cette collection est consacrée à la publication des conférences données, depuis 1970, au Centre de recherches mathématiques de l\u2019Université de Montréal, dans le cadre de la Chaire André Aisenstadt.C\u2019est par sa seule générosité qu\u2019existent ces conférences.Continuant la tradition du mécénat, Monsieur Aisenstadt a choisi parmi les nombreuses avenues qui s\u2019offraient à lui d\u2019encourager un domaine quelque peu négligé au Québec par les investissements privés: la recherche mathématique.À l\u2019intérêt intrinsèque de ce champ de la connaissance, s\u2019ajoute une préoccupation personnelle: Monsieur Aisenstadt est en effet titulaire d\u2019un doctorat en physique théorique de l\u2019Université de Zurich.Nous lui sommes profondément reconnaissants, en nous donnant les moyens d\u2019inviter des chercheurs prestigieux, de nous avoir permis la publication d\u2019une collection de conférences.Reconnaissance d'autant plus grande que l\u2019essor scientifique des universités francophones au Québec est récent.En choisissant l\u2019Université de Montréal et en privilégiant le secteur de la Mathématique et de ses applications, Monsieur André Aisenstadt témoigne de sa foi dans l\u2019avenir.Qu\u2019il soit assuré que tout sera fait pour mériter sa confiance.(Communiqué de Lucien Le Cam, fondateur Anatole Joffe, directeur) BRISSON, Marcelle \u2014 Expérience religieuse et expérience esthétique.Les Presses de l\u2019Université de Montréal, 1975.254 pages, broché.L\u2019art, la création seraient-ils la forme nouvelle de la religion au Québec?Par le jeu qu\u2019elle contient et propose, l\u2019expérience esthétique remplacera-t-elle L'UNION MÉDICALE DU CANADA RR A oe Gr AS = = = as = on po ope ers on od ea ces REE rinses ee a vy EE ns de re LS xs Sera cis Exe or a a > Bier p pitas Se cos So pov peer ir cs eee Émis prea: Slee gr oc Zor a ds es x ce Eicon Bo ATE SE ac: as 3:1 y NR gE A sp = HB an pas > alates ¥ i hid N Nat 1 iH Ë - + = 6 oy N = A I x \\ I \\ \\ 3 3 £ ; 5 3 y SN eine\u201d y RS Ze 2 %, h Le Ÿ V2.Y ce we A 3 = 2 J RQ \u2014 = | 0 i fa N sn , ï S Le 3 x LF we > 3 + : ) £ x = = in 2 S Qu fi RQ è ~ 3 i i = = S of ee) WN Le SN % Te 3 S NS Es S = \u20ac So X Ys 0 THA SD A À ss 3 _ Cl + x Rn PS 3 : (3) : \u201c5 0 ) Al # Ak TF $ - j | sn ne w A AN | 4, x aN 3 yd Re 3 NRL AN 7 i AW IW WW Mf ea 2 SS S HANS rs ta oy RRL = TA = 4 K .ui Fi i | RS HA 4 CN at ir N + Wf oy ex Ke Sx ss SY \u20ac, S pike titan {ye vs Sd pr N HE ©] \u201coy nd 3G ; NT, 3 3 FZ X NY a \u201cal A EN S à A N ' A S ) a 8 XN .0 = SA LP ¥ I Ye > 7 = By! = i 3 3 vs js = 3 S 4; po = 3 N > a aa à OR onl sx A i | ol 2 = SE _ D : = 0 a> = \u2014 Bn = = E \u2014 a 2 tadt, =H = ques =, a> = = = = ns.Sus fio = \"= = = = à 6 il ce besoin de jeu et, selon Freud, d\u2019illusion qu\u2019exprimait la religion?Cette même expérience esthétique, par son esprit de contestation, introduira-t-elle à d\u2019autres perspectives dans la vie politique?Dans un ouvrage qu\u2019elle vient de publier aux Presses de l\u2019Université de Montréal: Expérience religieuse et expérience esthétique, Marcelle Brisson, professeur de philosophie au Collège Ahuntsic, répond à des questions qu\u2019elle s\u2019est elle-même posées, pour les avoir intensément vécues.Elle montre la large contribution du Refus global des Automa- tistes au vent de libération qui souffle sur le Québec, et comment les œuvres des artistes et écrivains ont agi à la fois comme ferment et comme modèle d'un nouveau mode d\u2019être Québécois.Le problème dont elle traite n\u2019est ni uniquement québécois, ni uniquement historique: il est celui de l\u2019homme de tous les temps.(Communiqué de l\u2019éditeur) BENJAMIN, Jacques \u2014 Planification et Politique au Québec, Presses Un.de Montréal, 1974.En pleine campagne électorale à Montréal où les questions de logement et de transport urbain font chaque jour les manchettes, au moment où M.Lucien Saulnier définit la S.D.I.comme « promouvant l\u2019expansion du capitalisme » (27-10-74), et où l\u2019on s\u2019interroge au Québec sur les dangers des investissements étrangers (le débat Parizeau-Tetley du 24 octobre), les Presses de l\u2019Université de Montréal lancent un ouvrage de Jacques Benjamin, professeur au Département de sciences politiques de l\u2019Université de Montréal, une analyse critique de douze années de planification au Québec.L'ouvrage, d\u2019une lecture facilement abordable, veut permettre au grand public et aux étudiants de CEGEPS et d\u2019universités, de réagir à une série de conclusions de l\u2019auteur, conclusions portant sur la planification sectorielle à Montréal comme sur celle du Québec tout entier.Par exemple: Au chapitre sur le transport à Montréal, l\u2019auteur constate que « l\u2019insistance des autorités à construire l\u2019autoroute est-ouest malgré les protestations véhémentes des habitants de ces quartiers semble aller à l\u2019encontre de l\u2019accent nouveau mis en Amérique du Nord sur le droit des citoyens à leur ville ».Dans le domaine économique, le bilan de Benjamin porte au pessimisme: le marché des matières premières du Québec est ouvert sur l\u2019économie nord- américaine du laisser-faire et du profit.Dans le chapitre sur le logement à Montréal, l\u2019auteur situe l\u2019absence relative des pouvoirs publics dans 1020 la rénovation des quartiers moins favorisés au niveau de la culture politique dominante, la libre-entreprise des promoteurs.La société québécoise est « conflictuelle »: les trois groupes importants, les syndicats, le patronat et l\u2019État ne fixent pas les mêmes objectifs à la planification.M.Benjamin souhaite UN type de planification, des objectifs où l\u2019Hydro-Québec, la S.D.I.et la S.G.F.serviront les citoyens.Il discute d\u2019une mystique du Plan, d\u2019un véritable projet de société.(Communiqué de l\u2019éditeur) RÉJANE, Charles \u2014 « Le zonage au Québec: un mort en sursis », Presses Un.de Montréal, 1975.Cette étude est la première qui concerne spécifiquement le Québec.L'auteur y évalue les possibilités réelles du zonage en tant qu\u2019instrument juridique certes, mais surtout en tant que moyen au service d\u2019un objectif: la planification territoriale.Ce livre apporte une contribution précise aux débats qui entourent présentement la nouvelle loi d\u2019urbanisme et les réformes à envisager en matière de techniques de planification territoriale.Étudiants et spécialistes en urbanisme, en architecture et en droit, cadres municipaux et provinciaux en planification et enfin le public intéressé au contrôle de l\u2019utilisation du sol, puiseront dans ce volume connaissances et éléments de réflexion.(Communiqué de l\u2019éditeur) BILLETTE, André \u2014 Récits et réalités d\u2019une conversion, Presses Un.Montréal, 1974.Après avoir enregistré une soixantaine de récits de conversion sélectionnés dans les différentes classes sociales, André Billette en a retenu un seul qu\u2019il approfondit, tout en s\u2019interrogant sur la fonction même du récit religieux.Il se demande s\u2019il est possible de vérifier la réalité de la conversion en partant du récit du converti; ce qui revient à poser la question: le converti livre-t-il après coup une conversion déjà existante ou n\u2019anticipe-t-il pas dans l\u2019espoir que croire fera exister?Actuellement professeur de politiques sociales à l\u2019Université de Montréal, André Billette a présenté en 1965, à l\u2019Université de Chicago, une thèse de maîtrise en sociologie sur les convertis américains et, en 1970, à Paris, une thèse de Doctorat ès lettres sur les convertis français, ces différents travaux ayant servi de base au présent ouvrage.(Communiqué de l'éditeur) L'UNION MÉDICALE DU CANADA ris em em on ame Bisesisa aies ss mèsisiititibet Le es Sec PE AU MA MIN A AA SOA EE RU NO OI UE Hit aia vo Igy {prise | Is lat et auf nadostine ion, ita marque de nystatine Ist: .iow) on en gl ol lene ie.ie mite {a dur e de 1% To con i ar) sol, cs ?TRAITEMENT SPÉCIFIQUE Ii pi {ion DES CANDIDOSES i tant e buccale pes jon e Oesophagienne we e intestinale çà fo e Vaginale il dé fl e cutanéo-muqueuse PR ISLE el i aff i! SRR RRR er Laboratoire Ltée } nadeau Laboratory Ltd Montréal -Canada Renseignements thérapeutiques sur demande a RENE nouvelles de France LES MOYENS INFORMATIQUES DE L'ASSISTANCE PUBLIQUE DE PARIS L\u2019Assistance publique de Paris dispose, depuis 1969, d\u2019un réseau indépendant de moyens informatiques.Aujour- d\u2019hui grâce à deux systèmes non standardisés dénommés «GAMM/» (Gestion Administrative et Médicale des Malades et «SIGMA» (Système Intégré de Gestion Médicale et Administrative), elle parvient à obtenir une véritable gestion informatique des dossiers des malades en traitement dans 18 de ses établissements qui groupent ensemble 18.000 lits.«GAMM» et «SIGMA» forment un système de gestion en temps différé, c\u2019est-à-dire que divers autres utilisateurs se partagent le temps de fonctionnement de l\u2019unité centrale des ordinateurs.Cependant 200 personnes spécialisées ou formées par l\u2019Assistance publique de Paris s\u2019y consacrent à plein temps.La masse d\u2019informations rassemblées par les systèmes (entrées, sorties, mouvements, facturation, convocation des malades, actes médicaux, etc.) a fortement diminué les travaux d\u2019écriture pour le personnel administratif et pour le personnel médical.Ainsi, on estime que chaque infirmière gagne en moyenne une demi-heure par jour.L'ensemble des travaux faits par les systèmes «GAMM » et «SIGMA» a également permis d\u2019abaisser le pourcentage d\u2019erreur de gestion de 15% à moins de 0,5%.Actuellement, il reste à mettre en place un système de gestion des dossiers des malades externes, c\u2019est-à-dire en traitement en dehors des hôpitaux de l\u2019Assistance publique.En effet, «GAMM» et «SIGMA» n\u2019ont pas été conçus pour intégrer les données correspondantes dont le volume et l\u2019intérêt sont pourtant très importants.(BNF 19-10-74) LA MORTALITÉ PRÉNATALE EN FRANCE L'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (I.N.S.E.R.M.) a fait récemment, en France, une enquête dans le cadre de «La femme enceinte et le nouveau-né».Cette enquête était dirigée par Mmes les docteurs Claude Rumeau-Rouquette et François Hatton; elle était basée sur les dossiers de 626 maternités, l\u2019interrogatoire de 11.220 femmes et l\u2019analyse, par ordinateur, de 300.000 cartes perforées.Elle a été présentée par le Professeur Constant Burg.directeur gnéral de l\u2019'IN.S.E.R.M.Cette enquête a montré que 15% des femmes enceintes se soutrayaient à la surveillance médicale.Beaucoup plus que la modestie des ressources, une information incomplète entraîne la non-observation de la surveillance prénatale qui est de quatre visites durant la grossesse.Le docteur Pierre Charbonneau, directeur général de la Santé, a souligné à cette occasion combien les difficultés de la prévention \u2014 qui est le moyen le plus efficace pour éviter les accidents à la naissance \u2014 sont parfois grandes.La corrélation entre le manque de surveillance médicale et la naissance de mort-nés ou de prématurés est indiscutable.1022 Selon les résultats obtenus, la morti-natalité (enfants mort avant et pendant l'accouchement) s\u2019élève à 13,3 décès pour 1.000 naissances et la mortalité des nouveau-nés (entre 0 et 6 jours) à 10,1 décès pour 1.00 naissances.Selon le professeur Alexandre Minkowski, de Paris, 35% des risques de la maternité sont imprévisibles et leur prévention doit obligatoirement passer par un examen systématique de toutes les femmes enceintes, Cet examen doit être fait par des spécialistes: obstétriciens ou sages-femmes.Sinon, et comme c\u2019est le cas actuellement, 20% des enfants naissent avec des complications plus ou moins graves.(BNF 19-10-74) LA VIE UNIVERSITAIRE AU XIile SIÈCLE PRÉSENTÉE À LA SORBONNE Depuis le ler octobre 1974 une exposition du « La vie universitaire parisienne au XIII siècle » se tient à la Chapelle de la Sorbonne à Paris.Organisée par le Secrétariat d\u2019État à la Culture et le Secrétariat d\u2019État aux Universités de Paris, cette exposition commémore le 700e anniversaire du deuxième concile oecuménique de Lyon et celui de la mort de Robert de Sorbon, de saint Bonaventure et saint Thomas d\u2019Aquin, trois des principaux personnages de l\u2019époque.Elle débute au moment même où s\u2019achèvent les travaux du colloque international sur le thème «1274, année charnière» qui a eu lieu successivement à Lyon le 30 septembre, et à Paris le 4 octobre 1974.Sous les rubriques: Le Monde et Paris au XIIIe siècle, les Institutions et la Vie Universitaire, les Maîtres et les Doctrines, le Rayonnement de l\u2019Université, les organisateurs ont rassemblé des objets d\u2019art, des pièces d\u2019archives et des manuscrits qu\u2019ils ont empruntés aux collections publiques et privées les plus diverses.Cette première partie de l'exposition replace la vie de l'Université au XITIe siècle dans son cadre historique.La deuxième partie révèle la constitution progressive du corps universitaire parisien.Des documents originaux attestent l\u2019essor des institutions nouvelles: facultés, recteurs, collèges, etc.La troisième partie de l\u2019exposition souligne les grands courants de pensée qui ont marqué l\u2019Université de Paris au XIIIe siècle.Les plus illustres maîtres de l'époque qui enseignèrent à Paris, saint Bonaventure et saint Thomas d\u2019A- quin, appartenaient aux ordres mendiants \u2014 les Dominicains et les Franciscains \u2014 qui introduisirent progressivement les études aristotéliciennes dans l\u2019enseignement théologique.Enfin, la quatrième partie rappelle le rayonnement de l\u2019Université de Paris.Bénéficiant de la double protection royale et pontificale, celle-ci fut un exemple pour les institutions d'enseignement qui devaient se multiplier à sa suite en France et à l\u2019étranger.(BNF 19-10-74) L'UNION MÉDICALE DU CANADA fan , .i LE COLLEGE ROYAL DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA entre EXAMENS Les examens du Collège royal ont lieu en septembre de chaque année.Les candidats qui espèrent se présenter aux examens devront noter les points suivants: Ni en 1.Chaque candidat éventuel doit soumettre une demande d\u2019appréciation préliminaire de sa formation.mat 2.Les candidats qui poursuivent leur formation au Canada devraient soumettre une demande d'appréciation a préliminaire de leur formation au moins un an avant la date des examens auxquels ils désirent se pré- ioe, senter, c.a.d.avant le 1er septembre de l\u2019année précédente.Les candidats qui ont obtenu toute ou la sent majeure partie de leur formation à l\u2019extérieur devraient soumettre leur demande d'appréciation préliminaire de leur formation au moins dix-huit mois avant la date des examens, c.a.d.avant le 1er mars de l\u2019année précédente.Seuls les candidats dont la formation a été appréciée pourront se présenter aux examens.Ll .Les candidats qui ont fait apprécier leur formation de la façon indiquée ci-dessus et qui désirent se présenter aux examens devront faire part au Collège de cette intention, par écrit, avant le 1er février de l'année de l\u2019examen.Sur réception de cet avis le Collège obtiendra les rapports d'appréciation en cours de formation au sujet du candidat et les ajoutera dans son dossier.Les candidats seront avisés par la suite s\u2019ils sont éligibles aux examens et si oui, ils recevront la formule d\u2019inscription.On peut obtenir la documentation suivante du bureau du Collège: i a) la formule de demande d\u2019appréciation préliminaire de la formation; Te b) le livret de renseignements généraux au sujet des examens; c) les feuillets décrivant les normes de formation et les examens au sujet de chaque spécialité.Les candidats devront mentionner la(les) spécialité(s) qui les intéresse(nt): 1k d) la liste des programmes de formation au Canada qui sont reconnus par le Collége royal.Toute demande doit étre adressée comme suit: Le Secrétaire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 74, avenue Stanley, Ottawa, Ontario x K1M 1P4.AVIS DE CHANGEMENT D'ADRESSE is (À faire parvenir UN mois avant la date d'entrée en vigueur) ge .LL.i (en caractères d\u2019imprimerie) Ancienne adresse LL LL LL ur | (en caractères d\u2019imprimerie) Nouvelle adresse | À partir du Ji Prière d'expédier à: L'UNION MEDICALE DU CANADA 5064, Avenue du Pare, Montréal H2V 4G2 TOME 104 \u2014 JUIN 1975 TABLE DES ANNONCEURS Ayerst, Laboratoires (Atromide-S) .850-1 Ayerst, Laboratoires (Orbénine) i 867-8 Ayers, Laboratoires (Indéral /Diucardin) 991-2-3-4 Ciba, Produits Pharmaceutiques (Slow-K) Deuxiéme page de la couv.Ciba, Produits Pharmaceutiques (Slow-K \u2014 posologie) oo .865 Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada (Avis concernant les examens) 1023 Desbergers Limitée (Oestrilin-Pak) Quatrième page de la couv.Franca, Laboratoires (Glucophage) .Troisième page de la couv.Franca, Laboratoires (Glucophage \u2014 posologie) 877 Frosst, Chas.E.& Cie (P.V.F.) 846-7 Frosst, Chas.E.& Cie (Supres) .1008-9 Geigy, Produits Pharmaceutiques (Anturan) 1003-4-5-6 Herdt & Charton Inc.(Sulfarlem) 983 Herdt & Charton Inc.(Algésal) 985 Hoffmann-La Roche Ltée, Montréal (Noludar 300).853 Hoffmann-La Roche Ltée, Montréal (Valium) 999 Nadeau Limitée, Laboratoire (Nadostine) .1021 Omnimedic Inc.(Norbitone) Enveloppe 1024 Robins, A.H., La Compagnie du Canada Ltée (Donnatal) 112211100101 12000 .855 Robins, A.H., La Compagnie du Canada ltée (Robaxisal /Robaxisal CVa/Robaxisal CVs) 871 Robins, A.H., La Compagnie du Canada Ltée (Robinul) .ee 1001 Robins, A.H., La Compagnie du Canada ltée (Pondimin) .1221102 0001000 Co 1011 Sandoz Pharmaceuticals (La thérapeutique des céphalées) 986-7 Schering Corporation Limited (Garamycin injectable) .856-7-8 Schering Corporation Limited (Diprosone) 873-4 Schering Corporation Limited (Etrafon) 879 Schering Corporation Limited (Chlor-Tripolon) 989 Schering Corporation Limited (Tinactin) 1019 Smith & Nephew Ltd.(Reconstituants) 1012-3 Upjohn, Compagnie du Canada (Depo-Medrol) 860-1 Upjohn, Compagnie du Canada (Medrol) 862 Upjohn, Compagnie du Canada (Solu-Medrol) 881-2 Upjohn, Compagnie du Canada (Neo-Cortef) 997 Upjohn, Compagnie du Canada (Medrol Topique) 1015 Upjohn, Compagnie du Canada (Lincocin) 1016 pr DES LIBRAIRIE BEAUCHEMIN LIMITEE a .HIS EHH 4 3 k 0 ÿ 3 H H BH À 4 8 k q SEAL H H 4 i - RAGGA LH Hii distbisittithi sa pint i Ltt et ER Rd Cr eid KH K SE H i it : a , 4 H À 4 H À > & Le Ces Ya PS mondé ést Fired] LJ = © fd PRE om = ® .° RIE > rg ar * et, Le 335 9 hi 478 À > L 3744 © à 879 >\u201d 9 C'est le traitement oral lo 1018 ique, efficace et siir du 13 9 > diabétique adulte et du diabétique obèse.pt @: 11 ep: lil ln G @ 1) IE El Gqdres & 401 pt © a ni fes mn Be Cu CORY i.CU = én Ww of=Me™ LE » 5 El Itc | FERIA leh | né Are End 36 Ol 12 na a aE i ©] de fn a3 8 ; (que trs eue Ld | 21) ME A SA À Bley ce a pnte yo 204 A l'&s al Cilia on i | i\" CIU CREF C hh ñ O1 1 due Ha Tif rn 17 Malan aal
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.