L'union médicale du Canada, 1 avril 1941, Avril
[" BULLETIN + + SIR FREDERICK BANTING DOCTEUR \u2018 HONORIS CAUSA \u201d DE L\u2019UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL L'Université de Montréal remettait, vendredi le 21 mars, au cours d\u2019une cérémonie empreinte de la plus grande dignité et d\u2019un protocole de circonstance, un doctorat posthume en médecine « honoris causa » au regretté et éminent médecin Sir Frederick Banting.Cet acte universitaire manifesta publiquement et officiellement les sentiments éprouvés par la population française de la province de Québec à l\u2019occasion de la mort tragique du savant canadien.Le caractère même de notre Université la désignait à honorer correctement et avec compréhension la mémoire de l\u2019éminent universitaire, du découvreur de l\u2019insuline, du savant et du patriote canadiens.Nous devons remercier ceux qui, dans notre Faculté de Médecine, ont pris l\u2019initiative de cette démonstration ; nous devons, pour tout dire, remercier tout particulièrement notre Doyen, qui en fut le principal instigateur._ Sir Frederick Banting fut un bienfaiteur de l'humanité et il était canadien.Voilà deux motifs péremptoires pour déplorer la perte immense que le Canada a subie par sa disparition.Les médecins sont en mesure d'apprécier, plus que quiconque, la valeur transcendante de sa découverte de l'insuline.Ceux qui, parmi eux, ont connu plus intimement le disparu, connaissent la part importante qu\u2019il ne cessait de prendre dans l\u2019activité scientifique d\u2019ordre médical par tout le Canada.Une personnalité du type de Sir Banting impose le respect et l\u2019admiration des hommes.Ses comipatriotes lui doivent une estime, si possible, plus chaleureuse; leur affliction est plus profonde.Les sentiments élevés et leur expression, les motifs qui déterminent les actes marqués de noblesse et de dignité sont à la louange de ceux qui les renforcent en eux et de ceux qui en sont l\u2019objet. 346 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 Deux groupes ethniques constituent le fondement de la nationalité canadienne.C\u2019est un fait consacré inéluctablement par l\u2019histoire; une suite d\u2019événements sur lesquels nous n\u2019avons plus aucun pouvoir, l\u2019ont établi.L\u2019harmonie entre ces deux groupes ne pourra s\u2019opérer que par le respect réciproque et par le maintien constant de sentiments sains et bienveillants des individus qui les forment.La détermination à survivre, la solide volonté à sauvegarder les droits et les prérogatives du patrimoine n\u2019éliminent pas l'expression de ces sentiments chaque fois qu\u2019une occasion marquante se présente.Le fanatisme ne vaine pas le fanatisme.L\u2019étroitesse de vues n\u2019élargit pas l\u2019esprit d\u2019un commensal.La noblesse de pensée et d\u2019agissement, la dignité de vie couplée à la fermeté agissante pour ses droits, sont les seuls facteurs qui forcent le respect et une harmonie raisonnée.Des démonstrations comme celle qui fait le sujet de ces propos entrent dans les cadres d\u2019une telle proposition ; elles sont motivées par l\u2019esprit de justice et de solidarité.Roma AMYOT.\u2014 \u2014\u2014 ae > _\u2014 -\u2014 va BANTING ET LA DÉCOUVERTE DE L'INSULINE ! Par Henri LAUGIER, Professeur de Physiologie à l\u2019Université de Montréal.Dans l\u2019hommage d\u2019admiration et de reconnaissance que la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal rend aujourd\u2019hui à la mémoire de sir Frederick Banting, le grand honneur m\u2019échoit de vous dire l\u2019histoire de la grande découverte qu\u2019il fit avec ses collaborateurs vers 1922: celle de l\u2019insuline, substance qui est produite par le pancréas, que le pancréas déverse dans la circulation, substance qui, chez l\u2019homme normal, règle pour une part importante le métabolisme des sucres; substance dont la déficience est la cause de certains diabètes, et qui, injectée à des diabétiques, fait disparaître tous les symptômes de la maladie.Cette découverte fit de Frederick Banting, déjà hautement estimé pour ses travaux dans tous les milieux scientifiques, brusquement, un homme de réputation universelle, un des hommes qui ont le plus efficacement, au cours des cinquante dernières années, contribué à alléger la souffrance humaine, et à augmenter la durée de la vie.Pour apprécier cette découverte dans toute sa portée, 1l faut la placer dans le cadre de l\u2019histoire de nos connaissances sur le diabète.Messieurs, les anciens ont appelé diabète, d\u2019un mot grec qui veut dire «traverser », le passage dans l\u2019urine, à travers le rein, soit de substances qui normalement ne se trouvent pas dans l\u2019urine, soit de quantités très anormales de substances que l\u2019urine contient habituellement.Il y a donc plusieurs espèces de diabète, suivant la nature des substances qui traversent ainsi anormalement le rein.Mais de tous le plus important, celui que désigne l\u2019appellation simple de diabète, dans le langage courant, c\u2019est le diabète sucré, celui qui est d\u2019abord caractérisé par le passage de sucre dans les urines du malade.En effet, à l\u2019état normal, l\u2019urine ne contient pas de sucre ou n\u2019en contient que des traces en quantité infime.Le rein, placé sur la circu- 1.Conférence prononcée lors de la remise du doctorat en médecine « honoris causa » de l\u2019Université de = Montréal, à titre posthume, à sir Frederick Banting.lation générale du sang, extrait de ce sang toute une série de substances qui vont constituer l\u2019urine: de l\u2019eau, des sels divers, de l\u2019urée, de l\u2019acide urique, des matières colorantes, etc.Cependant, le sang qui circule et traverse le rein contient des quantités très importantes de sucre, normalement environ 1 gramme par litre.Mais dans les conditions de la vie normale, ce sucre, toujours présent dans le sang, à une concentration relativement élevée, ne.traverse pas le rein, et ne passe pas dans l\u2019urine.Les anciens auteurs reconnaissaient la présence anormale de sucre dans l\u2019urine en la goûtant, et c\u2019est ainsi qu\u2019au XVIIe siècle, Wallis, découvrant cette saveur mielleuse de l\u2019urine chez certains malades, désigna leur maladie sous le nom de diabetes mellitus ou diabète sucré.Nous avons aujourd\u2019hui des méthodes plus commodes et plus précises de reconnaître l\u2019existence de sucre dans l\u2019urine, et la chimie moderne nous permet de le doser avec une grande exactitude.Chez certains diabétiques, la quantité de sucre qui passe dans l\u2019urine peut être très élevée et atteindre des concentrations telles que le malade en élimine dans sa journée plusieurs centaines de grammes.Cette perte considérable de sucre, continue, pendant de longs jours, s'accompagne naturellement de troubles importants pour le sujet.Et, comme 1l arrive très souvent, cette maladie, le diabète sucré, avant d\u2019être connue dans ses causes, ses mécanismes, fut admirablement décrite par les cliniciens, habitués avant tout à l\u2019examen serupuleux des malades.Ils observèrent que ces malades, qui perdaient ainsi des quantités considérables de sucre, présentaient toute une série de symptômes très régulièrement associés à la présence de sucre dans les urines: 1° amaigrissement qui peut être très important et atteindre plusieurs kilogrammes, quelquefois plusieurs dizaines de kilogs; 348 2° appétit insatiable (polyphagie, disent les hommes de science) ; le sujet mange des quantités considérables d\u2019aliments; 3° soif intense; le sujet boit de très grandes quantités de liquide au cours de sa journée (polydipsie) ; 4° le sujet élimine de très grandes quantités d\u2019urine (polyurie).Tels sont, a côté de beaucoup d\u2019autres, moins apparents, les symptômes cardinaux de cette forme de diabète sucré que l\u2019on appelle quelquefois diabète maigre: amaigrissement, soif intense, appétit considérable, urines très abondantes, présence de sucre dans les urines.Le pronostic de la maladie est très sombre, et, en l\u2019absence d\u2019un traitement efficace, le malade meurt, au bout d\u2019un temps variable, avec des manifestations complexes très bien décrites par les cliniciens.La maladie ainsi décrite et bien connue par l\u2019observation clinique, le problème le plus urgent était évidemment d\u2019en découvrir la cause.Ici interviennent la méthode anatomo-clinique, les méthodes de physiologie expérimentale, les recherches histologiques.Tout d\u2019abord la méthode anatomo-clinique, si féconde en enseignements quand elle est maniée par des observateurs perspicaces.Elle consiste, lorsque le malade meurt, à rechercher par une autopsie minutieuse quelles sont les lésions des organes, de façon à tenter de rattacher les symptômes constatés chez le malade aux lésions des organes et aux troubles fonctionnels qui en résultent.Parmi beaucoup d\u2019auteurs qui abordèrent le problème, celui qui fit les constatations les plus pénétrantes fut Lancereaux.I1 observa, chez les sujets atteints de diabète maigre, des lésions importantes du pancréas, lésions visibles à l\u2019œil, soit dans les dimensions, soit dans l\u2019apparence extérieure de la glande; et Lance- reaux déclara de la façon la plus nette que les symptômes du diabète maigre devaient être rattachés à quelque trouble de la fonction pancréatique.Puis intervinrent les expérimentateurs.Ils furent nombreux.Les recherches les plus importantes furent celles de von Mering et Minkowski, qui établirent les faits suivants: L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, avril 1941 1° Si on enlève complètement le pancréas à un chien, ou à d\u2019autres animaux d\u2019expérience, très rapidement, les symptômes du diabète maigre s\u2019installent chez l\u2019animal opéré; et l\u2019on assiste à une évolution très rapide de ce diabète expérimental.le sujet mourant en quelques jours ou quelques semaines.2° Ces phénomènes ne se manifestent que si l\u2019on enlève tout le pancréas; si dans un premier temps on enlève une partie même très importante du pancréas, en laissant en place le reste, le diabète ne se manifeste pas.Mais si, dans un deuxième temps opératoire on enlève la partie laissée en place, aussitôt les symptômes du diabète commencent à se déchaîner.Ainsi se trouvait démontré par la méthode anatomo-clinique d\u2019abord, par la méthode expérimentale ensuite, le lien de cause à effet qui existe entre les lésions pancréatiques et le diabète.Mais l\u2019analyse devait être poussée plus avant.Le pancréas est en effet une glande complexe; et quand on le détruit en partie ou en totalité, on introduit beaucoup de perturbations chez l\u2019animal opéré.Quelle est la perturbation qui cause le diabète?Le pancréas est en effet d\u2019abord une glande digestive.Il déverse dans le tube digestif une sécrétion, le suc pancréatique, riche en ferments nombreux qui agissent sur les aliments après leur traversée de l\u2019estomac, et qui contribuent de façon importante à transformer ces aliments en substances assimilables par l\u2019organisme.Lorsque des lésions pancréatiques surviennent chez l\u2019homme, lorsque l\u2019on enlève complètement le pancréas chez l\u2019animal, les troubles diabétiques que l\u2019on observe ne sont- ils pas dus simplement aux troubles, ou à la suppression complète de ce suc digestif important?C\u2019est la première hypothèse qui vient à l\u2019esprit.Deux groupes d\u2019expérience montrèrent à l\u2019évidence que cette hypothèse n\u2019était pas la bonne, et que les troubles diabétiques n\u2019étaient pas liés à la suppression de la sécrétion digestive.Le premier groupe consistait à obstruer le canal par lequel la sécrétion pancréatique se déverse dans le tube digestif en posant sur lui une solide ligature.Dans ce cas, les aliments LAUGIER: BANTING ET LA DÉCOUVERTE DE L'INSULINE ne sont plus soumis à l\u2019action digestive du pancréas; très rapidement les cellules du pancréas qui produisent cette sécrétion dégénèrent, mais, malgré cela, les symptômes diabétiques n\u2019apparaissent à aucun degré.Le deuxième groupe de recherches consistait à enlever complètement le pancréas, mais à en greffer une partie quelque part sur l\u2019animal opéré, de telle sorte que la partie ainsi conservée ne fût plus en relation avec le tube digestif, mais conservât avec l\u2019organisme ses connexions vasculaires, c\u2019est-à-dire sa circulation sanguine.Dans ces conditions, le diabète n\u2019appa- rait pas.Cette deuxiéme série d\u2019expériences montre d\u2019une part que le diabète n\u2019est pas lié à la sécrétion digestive du pancréas; mais d\u2019autre part, chose très importante, que le rôle du pancréas dans le diabète s\u2019exerce par la voie sanguine.Ainsi, à côté de la sécrétion externe, digestive, que le pancréas déverse dans l\u2019intestin, le pancréas possède une sécrétion déversée dans le sang, ce que l\u2019on appelle une sécrétion interne, sécrétion dont les troubles ou la suppression provoquent le diabète.C\u2019était là un point capital acquis.Mais bien des points restaient obscurs.Quelles étaient les cellules qui dans le pancréas sécrétaient cette sécrétion interne, que les expériences précédentes montraient responsables des troubles diabétiques?Ici ce furent les spécialistes de l\u2019histologie et de l'anatomie comparée qui apportèrent des informations, des hypothèses, des suggestions expérimentales de la plus grande portée.Si l\u2019on examine le tissu pancréatique au microscope, avec les méthodes de colorations savantes dont disposent les histologistes, on trouve que le tissu de la glande comporte entre autres deux catégories de cellules sécré- trices qui se différencient très nettement par leurs caractères et aussi par leur groupement et leur orientation.Les unes sont orientées autour des ramifications du canal excréteur qui déverse la sécrétion pancréatique dans le tube digestif, et tout indique dans leur forme, leurs caractères et leur disposition que ces cellules sécrètent le suc pancréatique digestif.Les autres, qui ont d\u2019ailleurs un aspect différent, paraissent sans relation avec le canal excréteur 349 du suc pancréatique, et sont groupées en îlots orientés autour des ramifications sanguines de la glande.Ces îlots sont appelés ilots de Langerhans, du nom de l\u2019anatomiste qui les découvrit.Le pancréas est donc la réunion de deux tissus sécréteurs différents dont les fonctions sont différentes.Et Laguesse, éminent histolo- giste francais, émit I\u2019hypothése que c\u2019étaient les ilots de Langerhans qui sécrétaient une substance inconnue, laquelle deversée dans le torrent circulatoire agissait sur le métabolisme des sucres dans l\u2019organisme; en somme, que les cellules qui forment les îlots de Langerhans étaient le support anatomique de la sécrétion antidiabétique du pancréas, qu\u2019elles contenaient I\u2019hormone pancréatique antidiabétique.Aux données précédentes, déjà convaincantes, l\u2019anatomie comparée apporta sa contribution.Alors que, chez les mammifères, le pancréas réunit dans la même masse ces deux tissus, responsables, l\u2019un de la sécrétion interne, l\u2019autre de la sécrétion externe, il existe des poissons chez qui les deux tissus sont séparés en deux masses isolées; sur ces poissons, l\u2019expérimentation montre que c\u2019est le tissu correspondant aux cellules des îlots de Langerhans dont les lésions sont responsables des troubles diabétiques.Ainsi l\u2019étude du problème du diabète avait largement progressé.Il était établi que le diabète est dû à des troubles d\u2019une sécrétion interne, d\u2019une hormone, produite dans le pancréas par le tissu spécial que constituent les îlots de Langerhans, et déversée par les vaisseaux du pancréas dans la circulation générale.Des troubles suffisants ou la disparition de cette sécrétion entraînent aussitôt l\u2019établissement des symptômes diabétiques.Les causes et le mécanisme de production du diabète maigre étant dès lors en grande partie connus, le problème de la thérapeutique du diabète se posait aussitôt devant les médecins, les chimistes, les pharmacologistes.Puisque le diabète était lié à la suppression d\u2019une certaine sécrétion du pancréas, n\u2019était-il pas possible d\u2019atténuer ou de faire disparaître le diabète en administrant aux diabétiques quelque produit, extrait du pancréas.Pouvait-on isoler ce produit actif? 350 Des essais nombreux furent tentés par de nombreux auteurs qui essayèrent l\u2019effet sur le diabète d\u2019extraits de tissu pancréatique préparés par les méthodes d\u2019extraction les plus diverses.Les résultats furent assez encourageants, mais peu constants, variables suivant les techniques; l\u2019on rencontrait toutes les difficultés très connues que l\u2019on rencontre toujours dans les essais d\u2019extraction à partir de tissus complexes où les cellules broyées sont détruites ; le produit que l\u2019on extrait contient à côté de la substance que l\u2019on recherche beaucoup de substances étrangères et même des produits de réaction des substances habituellement isolées dans les cellules et que le broyage a mises en contact.Il arrive même que le produit dont on recherche l\u2019extraction soit totalement ou partiellement transformé ou détruit par les réactions que provoque le broyage du tissu.Tout ceci explique l\u2019incertitude et l\u2019inconstance de résultats cependant encourageants, que l\u2019on obtenait avec les extraits du pancréas.L'action de ces extraits montrait bien, irrégulièrement, la présence de substances capables d\u2019agir, plus ou moins, au laboratoire, sur certains symptômes du diabète.Mais l\u2019on n\u2019avait pas en mains la substance active.Le problème était posé, on sentait que la solution était proche.Il appartenait à Frederick Banting d'apporter cette solution au problème, de la façon la plus catégorique et la plus éclatante.Importance et fécondité d\u2019une idée! F.Banting fait l\u2019hypothèse que l\u2019échec des expériences effectuées pour extraire du pancréas l'hormone active antidiabétique, est due à ce fait que l\u2019hormone se trouve détruite par les ferments pancréatiques digestifs qui se trouvent néces- salrement présents dans les extraits de la glande totale.Poursuivant le raisonnement, il pense que si l\u2019on préparait des extraits à partir de pancréas où les cellules qui produisent la sécrétion des ferments digestifs auraient dégénéré, on obtiendrait alors des extraits actifs de l\u2019hormone antidiabétique.Or, des travaux antérieurs (Slobolew, McCollum, Bentley) ont montré que si on ligature les canaux qui déversent la sécrétion digestive du pancréas dans l'intestin, on voit dans le tissu pancréatique les cellules origines de cette sécrétion dégéné- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 rer beaucoup plus vite que les cellules des îlots de Langerhans, où tout indique que s\u2019élabore hormone de la sécrétion interne antidiabé- tique.L'expérience s\u2019impose donc, conséquence de l'hypothèse faite par F.Banting: il faut préparer des extraits de pancréas prélevés sur des animaux auxquels on a préalablement ligaturé les canaux excréteurs du pancréas, chez qui les cellules de la sécrétion externe digestive sont beaucoup plus dégénérées que les cellules de la sécrétion interne antidiabétique.F.G.Banting, avec la collaboration de C.H.Best, réalise cette expérience dans le laboratoire de J.J.R.Macleod; elle réussit parfaitement.Des extraits pancréatiques ainsi obtenus, injectés à des chiens chez qui une ablation du pancréas a fait apparaître un diabète intense, se montrent magnifiquement actifs et font disparaître tous les symptômes de ce diabète.J.B.Collip fixe alors une méthode de précipitation fractionnée par l\u2019alcool, qui donne les extraits les plus actifs et les moins toxiques.En 1923, le Comité d\u2019Etude de l\u2019Université de Toronto baptise cette substance active l\u2019insuline, et ce terme, proposé antérieurement et de façon indépendante par de Mayer (1909) et par Sharpey Shafer (1916) pour désigner la sécrétion interne, hypothétique, inconnue des îlots de Langerhans, est officiellement et universellement adopté.La découverte est faite.Aussitôt les travaux qui en sont la conséquence se multiplient dans les laboratoires de Toronto, et, on peut le dire, dans le monde entier.Il serait oiseux de les analyser ici; d\u2019autres méthodes de préparation de l\u2019insuline sont suggérées; puis on essaie de purifier les extraits, on recherche d\u2019autres sources d'insuline; Abel, en 1926, prépare l\u2019insuline à l\u2019état cristallisé, à l\u2019état pur; on étudie ses propriétés physiques, chimiques et biologiques.La Société des Nations étudie les méthodes de standardisation de l\u2019insuline et, utilisant les travaux de nombreux laboratoires d\u2019universités ou d\u2019industries, définit l\u2019unité internationale d'insuline.Surtout les cliniciens et les thérapeutes appliquent avec prudence la thérapeutique insulinique chez l\u2019homme, fixent les doses et les conditions d\u2019administration de l\u2019insuline dans le diabète; et les résultats sont partout LAUGIER: BANTING ET LA DÉCOUVERTE DE L\u2019INSULINE concluants.Chez l\u2019homme comme chez l\u2019animal, l'insuline fait rétrocéder les symptômes et arrête l\u2019évolution, jusque-là rapidement fatale, du diabète maigre.La gloire de F.Banting se répand dans le monde entier au fur et à mesure que, partout, l\u2019on constate l\u2019efficacité de la thérapeutique par l\u2019insuline.* * * Messieurs, dans ce court exposé qui n\u2019était point fait à l\u2019adresse des éminents hommes de science et médecins qui m\u2019écoutent, et qui sont parfaitement au courant de la question, mais bien à l\u2019intention de l\u2019immense public qui profite aujourd\u2019hui de la découverte de sir F.G.Banting, j'ai rappelé rapidement l\u2019histoire des progrès de nos connaissances sur le diabète et l\u2019insuline.Peu de sujets d\u2019études montrent de façon aussi évidente les cheminements de l\u2019esprit humain à la recherche de la vérité, utilisant toutes les méthodes et les ressources de la clinique, de l\u2019anatomie pathologique, de l\u2019expérimentation physiologique, de l\u2019histologie, de l\u2019anatomie comparée, de la physico- chimie biologique; utilisant aussi l\u2019effort de chercheurs de tous les pays, dans cette collaboration passionnée qui unit au-dessus des frontières les savants de toutes les disciplines 351 et de toutes les nations.Mais peu d\u2019études montrent de façon aussi éclatante l\u2019importance d\u2019un homme, d\u2019une imagination pénétrante, d\u2019une idée féconde, dans le brusque progrès des connaissances.Dans la thérapeutique du diabète, F.G.Banting fut cet homme.Ce sera le plus éminent de ses titres de gloire.Aujourd'hui, F.G.Banting est mort en pleine période d\u2019activité scientifique, tombé dans l\u2019accomplissement des devoirs que lui imposait sa conscience, à l\u2019heure des dangers qui menacent la patrie.En ce moment même, nous pouvons imaginer que dans le monde entier, dans tous les pays où la science et la médecine pénètrent, dans toutes les nations, amies ou ennemies, des hommes et des femmes continuent à jouir de la lumière du jour parce que F.G.Banting a découvert l\u2019insuline; des hommes de toute nationalité, des hommes de toute langue, des hommes de toute religion, des hommes de toutes races.Et nous pouvons imaginer que sur toute la surface du globe, attestant l\u2019universalité des bienfaits de la science, un chœur immense de voix lointaines associe sa reconnaissance et son émotion à l'hommage que, dans cette salle, nous rendons à F.Banting, grand homme de science, et bienfaiteur de l\u2019humanité. CONGRÈS DE L\u2019A.M.L.F.AN.TROIS-RIVIÈRES, 9, 10, 11, 12 septembre 1940 LES SINUSITES CHEZ L\u2019ENFANT : Par Joseph VAILLANCOURT (Québec).Je crois qu\u2019il faudrait plusieurs mois et même plusieurs années pour pouvoir lire tout ce qui a été écrit dans toutes les langues sur la question des sinusites.La question « amygdale » et la question «sinus» sont les deux questions sur lesquelles on a le plus écrit dans les cinquante dernières années dans le domaine de la spécialité et si vous croyez que le sujet est épuisé, vous vous trompez, car on en écrira encore peut-être davantage dans les cinquante prochaines années; ce qui prouve bien que la médecine est une science pour le moins pas aussi exacte que les mathématiques et qui évolue sans cesse, et ce qui prouve aussi qu\u2019il ne doit pas y avoir ici, comme dans n\u2019importe quelle maladie, des sinusites à guérir, mais des malades souffrant de sinusites à traiter et à guérir si on le peut, car beaucoup sont traités et il y en a qui guérissent.Un de mes maîtres, professeur de clinique chirurgicale à Laval, me disait au début de ma pratique (il y a de cela au delà de 30 ans) qu\u2019en spécialité « Oto-rhino-laryngologique » 11 n\u2019v avait que deux espèces de maladies: celles qui guérissaient seules et celles qui ne guérissaient jamais quelque traitement que l\u2019on fasse.C\u2019était un peu vrai dans le temps pour les sinusites, mais il n\u2019en est plus de même aujourd\u2019hui.Dans ce court exposé, je ne vous parlerai que des sinusites chez l\u2019enfant et des traitements un peu spéciaux, un de mes confrères ayant traité ce matin d\u2019une façon magistrale la question des sinusites chez l'adulte.1.Travail présenté au congrès de l\u2019A.MLF.AN, Trois-Rivières, septembre 1940.D'abord qu\u2019entendons-nous par le terme «enfant» ?Est-ce le nourisson depuis la naissance jusqu\u2019à l\u2019âge adulte?Où commencer et finir au juste?Certaines personnes sont adultes très jeunes et d\u2019autres sont enfants très vieux.Pour le besoin de cet exposé, nous limiterons cette période à partir de la naissance jusqu\u2019à l\u2019âge de 15 ans, en admettant que normalement à 15 ans les sinus ont atteint pratiquement leur complet développement.Nous traiterons d\u2019abord de l\u2019anatomie des sinus, ensuite de la symptomatologie des sinusites; de leur traitement médical et chirurgical, pour en arriver enfin si possible à quelques conclusions pratiques.ANATOMIE DES SINUS Au point de vue anatomique, le sinus que l\u2019on rencontre d\u2019une façon constante et uniformément développé chez le tout jeune enfant est le sinus ethmoïdal; il est certainement plus large que les autres et entre l\u2019Âge de 18 mois à 20 mois, il est comparable à celui de l\u2019adulte toute proportion gardée.Le sinus maxillaire est presque linéaire ou du moins très petit avant l\u2019âge de un an.Quant au sinus frontal, évidemment, les donnés ont changé dans ces dernières années.Je me rappelle fort bien qu\u2019il y a vingt ans, dans un cours de «post-graduate» a New- York, on nous enseignait qu\u2019après une étude sur un très grand nombre de crânes, on n\u2019avait jamais constaté la présence du sinus frontal avant l\u2019âge de 8 ans et maintenant (je suppose que l\u2019anatomie a évolué comme la médecine, ou que les enfants sont beaucoup plus précoces), le Dr W.Proetz, de Washington (1).affirme qu\u2019il apparaît rarement avant l\u2019âge VAILLANCOURT: SINUSITES CHEZ L\u2019ENFANT de 3 ans, mais entre 3 et 4 ans, et le Dr Ma- rantz, de Stamford, Conn.(2), nous dit avoir fait un grand nombre d\u2019observations sur des cadavres d\u2019enfants à Vienne en 1926, et qu\u2019il a constaté que les sinus frontaux, ethmoïdaux, et sphénoïdaux sont très évidents même à l\u2019âge de ?ans.Tout de même, plusieurs auteurs s\u2019accordent à dire qu\u2019à la naissance, seul le sinus ethmoïdal est bien marqué, et que les autres apparaissent plus ou moins tardivement, bien qu\u2019ils admettent qu\u2019il y a de très rares cas ou ce développement est bien précoce.Le sinus sphénoïdal apparaît d\u2019ordinaire vers l\u2019Âge de 8 ou 9 ans; et le sinus frontal vers l\u2019Âge de 4 ou 5 ans.SYMPTOMATOLOGIE Passons maintenant à la symptomatologie qui, je l\u2019admets, ne diffère pas beaucoup au point de vue objectif de celle des sinusites chez l\u2019adulte, mais qui n\u2019est pas du tout la même chez le tout jeune enfant au point de vue subjectif en ce sens que si l\u2019adulte peut fort bien expliquer le symptôme douleur au point de vue localisation, intensité, et le moment ou elle se fait sentir, il n\u2019en est plus de même chez le tout jeune enfant; de même que pour connaître la quantité, l\u2019odeur, et la consistance de la sécrétion, s\u2019il en existe.C\u2019est donc dire que chez l\u2019enfant, du moins, chez le tout jeune enfant, seuls pratiquement les symptômes objectifs et l\u2019évaluation de la maladie nous en feront faire le diagnostic.Une première chose importante, si vous voulez bien examiner un enfant surtout au point de vue nasal, il faut d\u2019abord gagner sa confiance.Il est absolument impossible d\u2019examiner le nez, l\u2019arrière-gorge, ou les sinus d\u2019un enfant indocile et si l\u2019enfant bouge le moindrement, ce qui arrive surtout lorsqu\u2019on agit par contrainte, on ne peut faire alors un examen satisfaisant.Les principaux signes ou symptômes qui peuvent nous faire croire à une sinusite sont les suivants: Chez les enfants d\u2019un certain Âge qui peuvent décrire eux-mêmes ce qu\u2019ils ressentent, les symptômes sont les mêmes que chez l\u2019adul- 393 te: maux de téte, lassitude, douleur, dépression, et quelquefois un peu d\u2019étourdissement.Chez les tout jeunes enfants, un des signes principaux est une sécrétion nasale abondante surtout dans le naso-pharynx, ce qui nécessite un examen minutieux de l\u2019arrière-cavité des fosses nasales.Il faut bien examiner et souvent le naso-pharynx, parce que ces jeunes enfants étant couchés une grande partie de la journée, ces sécrétions sont dégluties et passent inaperçues.On doit aussi se méfier de ces cas avec sécrétions nasales abondantes et irritation du bord des narines.D\u2019autres fois, il n\u2019y a pratiquement pas d\u2019écoulement, mais si l\u2019on examine bien les fosses nasales, on constate qu\u2019il y a une forte congestion de toute la muqueuse pituitaire (3).La toux, la perte de poids, des rhumes à répétition, de la température sont autant d\u2019autres signes qui peuvent parfois vous faire croire à la tuberculose, mais pas avant d\u2019avoir éliminé la question sinus.Des extinctions de voix intermittentes doivent aussi nous faire penser à une sinusite; ces sécrétions du sinus tombent dans l\u2019arrière- gorge et de là dans le pharynx pour causer cette voix couverte.Les maux de tête sont plutôt rares dans les sinusites chez les enfants, et plus l\u2019enfant est jeune, et moins l\u2019on trouve le symptôme cé- phalé.Un autre symptôme fréquent aussi est une respiration nasale défectueuse que l\u2019on attribue généralement pour ne pas dire toujours à des végétations adénoïdes.Ne vous est-il jamais arrivé de voir une maman vous amener son enfant et vous dire: « Docteur, vous avez opéré mon enfant pour amygdales et végétations et 1l respire encore par la bouche comme auparavant, et son nez coule abondamment » et si elle ne va pas voir le médecin qui l\u2019a opéré, mais un confrère, celui-ci lui répondra de la façon la plus simple: « Madame il doit v avoir encore un peu de végétations qui se sont enflammées de nouveau.» Alors nouveau curettage et même résultat; c\u2019est que ces enfants sont porteurs de sinusites la plupart du temps ethmoïdales.Ce sont là non pas tous, mais les principaux symptômes qui peuvent nous faire croire à une sinusite chez l\u2019enfant. 354 Je viens de vous donner les principaux symptômes des sinusites chez l\u2019enfant, mais pour certains pédiatres et certains spécialistes, ces symptômes ne valent rien car ils nient l\u2019existence de sinusites chez l\u2019enfant.Les docteurs P.A.McLendon et R.R.Ra- tlebone, de Washington, dans un travail publié dans le «Southern Medical Journal », avril 1940, nous disent ceci: «Il y a quelques années, on niait l\u2019existence de la sinusite chronique chez l\u2019enfant, mais maintenant son existence ne fait plus de doute possible, et même on constate qu\u2019elle est très commune.» Wasson et Waltz nous disent que sur 96 enfants paraissant en bonne santé et examinés aux rayons X, 13 pour cent souffraient de sinusites chroniques.Leroux, en France, et Cantor, en Australie, en arrivent au même pourcentage.Sur 115 patients examinés aux rayons X, seulement 6 furent trouvés indemnes de sinusites.Kerley et Loreze en ont trouvé 296 sur 430 enfants examinés, et Coodale 46 sur 75.Ce qui démontre bien qu\u2019il en a beaucoup plus qu\u2019un peut être tenté de le croire.Une sinusite chronique ne peut exister sans avoir un retentissement sur l\u2019état général, et souvent cela passe inaperçu ou est attribué à d\u2019autres causes.Les manifestations les plus communes sont: la malnutrition, l\u2019anémie, l\u2019anorexie, et la perte de poids.On ne doit pas oublier qu\u2019une sinusite peut agir comme foyer d\u2019infection.Pour les besoins de ce travail, permettez-moi d\u2019emprunter beaucoup au travail de notre confrère le Dr D.E.S.Wishart de Toronto (4).En faisant l\u2019examen « post-mortem» de 496 enfants, Ebbs a trouvé que 30.6 pour cent des enfants de tout âge qui meurent dans un grand hôpital d\u2019enfants, avaient des signes évidents de sinusites à l\u2019autopsie.C\u2019est dû en grande partie au travail de Dean, si l\u2019existence des sinusites chez les jeunes enfants a été démontrée.Certains refusent d\u2019admettre l\u2019existence d\u2019une sinusite à moins qu\u2019il n\u2019y ait un empyème.D\u2019autres se basent surtout sur l\u2019absence de douleurs pour nier l\u2019existence d\u2019une sinusite.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 DIAGNOSTIC Le diagnostic se fait par l\u2019ensemble de tous ou de quelques-uns des symptômes énumérés ci-haut et enfin par l\u2019examen radiographique.Quelle est la valeur d\u2019un examen radiogra- phique comme moyen de diagnostic d\u2019une sinusite surtout chez l\u2019enfant?Bowen nous dit que dans un très grand nombre de cas de sinusite frontale aiguë, les rayons X étaient négatifs et à l\u2019opération, on constatait que le sinus était rempli de pus.Rayons X ou laboratoire versus clinique, je vote en faveur de la clinique.Tharkildsen reproche à la radiographie de nous faire trop facilement croire à des sinusites qui n\u2019existent pas.Un des plus sûrs moyens de diagnostic je crois, c\u2019est encore l\u2019éclairage: la diaphanoscopie.TRAITEMENT Le traitement des sinusites surtout chez les enfants doit-il être médical ou chirurgical?Qu'est-ce qu\u2019on n\u2019a pas écrit depuis 25 ans sur le traitement des sinusites?Autrefois on considérait comme traitement curatif pratiquement seulement le traitement chirurgical.De nos jours, il est fortement question et on emploie de plus en plus, du moins dans certains hôpitaux, et comme moyen de diagnostic et comme moyen de traitements, la méthode de déplacement préconisé par le docteur Arthur W.Proetz, professeur de clinique oto-laryngo- logique à l\u2019Université de Washington et si vous voulez bien connaître cette méthode je vous conseille fortement son volume sur ce sujet dont la seconde édition a été livrée en 1939.Le principe de la méthode de déplacement est basé sur le fait de l\u2019élasticité de l\u2019air dans les sinus; une partie de cet air peut être enlevée par la succion faite dans la narine et remplacée par des gouttelettes d\u2019un liquide qui se trouve juste à l\u2019entrée du sinus (à l\u2019ostium) au moment où le vide se fait.Pour en arriver à ceci, il faut tout simplement donner une certaine position à la tête.Ce n\u2019est ni plus ni moins que la mise en pratique du principe de deux vases communicants.Il n\u2019entre pas dans le cadre de mon travail d\u2019expliquer ici cette mé- VAILLANCOURT: SINUSITES CHEZ L\u2019ENFANT thode au complet, laquelle d\u2019ailleurs vous connaissez aussi bien ou peut-être même mieux que moi.Au point de vue du traitement chirurgical des sinusites chez les enfants, il faut être très réservés.Je ne parle pas ici bien entendu des complications des sinusites (nous en dirons un mot tout à l\u2019heure).La ponction du sinus maxillaire doit être réservée pour les cas où il y a sûrement suppuration et l\u2019antre doit rester ouvert le moins longtemps possible.Il faudrait également tenir compte de certains facteurs allergiques ou anaphylactiques dont l\u2019importance semble s\u2019avérer de plus en plus grande dans certaines infections et réactions nasales.Dans ces cas particuliers, il importera d\u2019avoir recours aux différentes épreuves biologiques et cliniques de l\u2019ordre des cu- ti-réactions directes ou indirectes, c\u2019est-à-dire les épreuves de sensibilisation.On prétend que dans les cas d\u2019infections nasales de cause allergique, les symptômes sont beaucoup plus accentués le soir que le matin, et même quelquefois, les symptômes « douleurs » ou « forte obstruction » n\u2019existent que le soir.En plus, il est admis que si l\u2019on examine les sécrétions nasales, on trouvera un nombre beaucoup plus considérable d\u2019éosinophiles dans les cas d\u2019allergie que dans les cas de suppuration simple des sinus.Si on soup- conne une allergie quelconque, on fera les épreuves de sensibilisation.Ce qui semble agir le mieux médicalement comme traitement des sinusites chez les enfants, c\u2019est d\u2019abord une solution d\u2019éphédrine à 15 de 1% en solution huileuse ou dans du sérum pour bien décongestionner le nez et ensuite des inhalations avec une solution d\u2019alcool mentholé à 5%: une cuillerée à thé dans une pinte d\u2019eau bouillante.Enfin il ne faut pas oublier surtout l\u2019état général de l\u2019enfant et faire en sorte de le tonifier pour qu\u2019il puisse réagir contre l\u2019infection.On ne peut aujourd\u2019hui parler de traitement d\u2019une infection quelconque surtout si le streptocoque ou le pneumocoque sont en cause, sans parler des sulfamidés qui donnent là comme 355 ailleurs d\u2019excellents résultats.I] y a déjà un grand nombre de cas de rapportés comme ayant été guéris par le traitement sulfamidé sans aucune intervention chirurgicale et qui ne s\u2019étaient nullement améliorés par les autres traitements médicaux ordinaires.Long and Bliss (5) rapporte que sur 9 cas de sinusite à streptocoques, un seul a dû être traité chirurgicalement après avoir été soumis au traitement par les sulfamidés et que c\u2019était un cas d\u2019infection mixte.De plus en plus, on emploie la radiothérapie dans les cas de sinusites aiguës comme traitement, mais je ne crois pas que ce soit un traitement à conseiller chez les enfants.COMPLICATIONS Les sinusites doivent être traitées, surtout les sinusites latentes à cause des complications, et souvent ce sont elles qui attirent l\u2019attention sur le sinus malade et cela surtout chez les enfants et surtout pour les sinusites ethmoidales.F.Lemaître (6) donne deux pour cent comme chiffre moyen de sinusites compliquées.Pour les ophtalmologistes cette fréquence serait jusqu\u2019à 20% d\u2019après de Lapersonne, et les principales complications sont les complications orbitaires qui peuvent survenir chez les tout jeunes enfants.Sorgnon en a observé chez un bébé de deux mois.Ce sont généralement des cellulites palpébro-orbitaires à forme phlegmoneuse.Enfin on peut avoir aussi de l\u2019ostéomyélite, des abcès cérébraux et des méningites.Il n\u2019entre pas dans le cadre de ce travail de donner le traitement de ces complications; je me permets simplement de les mentionner.Conclusions Que devons-nous conclure de tout ceci?Après tout ce qui a été écrit sur les sinus, nous devons franchement avouer d\u2019après A.W.Proetz, de Washington, que la question «sinus» et «sinusite » est encore bien obscure.Nous savons bien que les sinus sont des cavités remplies d\u2019air communiquant avec les fosses nasales, que ces cavités peuvent s\u2019infecter si l\u2019aération et le drainage ne se font pas bien.Nous connaissons d\u2019une façon générale les 356 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 symptômes de ces infections, mais hélas! très souvent nous nous trompons dans notre diagnostic.Il y a des quantités de procédés opératoires décrits pour ouvrir et drainer temporairement ou d\u2019une façon permanente ces cavités, dans le but de faire sortir l\u2019élément infectieux ou les sécrétions purulentes; c\u2019est tout simplement un procédé un peu complexe, si vous voulez, de drainer un abcès, chirurgie en somme élémentaire et pratiquée depuis des siècles.Il y a un grand nombre de points tout à fait élémentaires au sujet des sinus sur lesquels nous avons très peu de connaissances positives.D\u2019abord, nous ignorons même pourquoi les sinus existent; pourquoi normalement ils sont parfaitement stériles, et pourquoi ils s\u2019infectent, et une fois infectés, pourquoi très souvent ils guérissent seuls et d\u2019autres fois ils ne guérissent jamais quoi qu\u2019on fasse.Nous savons que certaines personnes présenteront certains jours des douleurs atroces, et le lendemain pas la moindre douleur, sans que l\u2019on puisse noter cliniquement la moindre différence dans l\u2019état des sinus.Nous savons aussi que trop souvent hélas! une opération même très bien faite n\u2019améliore nullement l\u2019état du malade et bien chanceux si elle ne l\u2019empire pas.Ceci prouve que la question «sinus» demande encore d\u2019être étudiée et j'avais raison de vous dire au début qu\u2019on en écrira encore bien long et pendant des années sur cette question.Au point de vue pratique, rappelons-nous surtout chez les enfants que lorsqu\u2019il y a écoulement dans l\u2019arrière-gorge et sécrétions nasales, il ne faut pas penser seulement aux amygdales et aux végétations, mais aussi aux sinusites et que les sinusites autant que les adénoïdites peuvent provoquer des otites et des mastoïdites et que par conséquent il faut y penser et les traiter.Je ne veux pas vous laisser sous une impression trop pessimiste, mais seulement que sur cette question des sinusites comme dans bien d\u2019autres affections, vous n\u2019avez pas à traiter des maladies, mais des malades souffrant d\u2019une maladie, ce qui est bien différent et beaucoup plus complexe lorsque vous avez à traiter des enfants.Je n\u2019ai pas voulu vous décourager par ces conclusions, mais simplement vous montrer qu\u2019en médecine plus on évolue, plus on à à apprendre et que notre spécialité est une bien difficile mais bien belle partie de la médecine pour qui veut l\u2019approfondir.BIBLIOGRAPHIE (1) Arthur W.PROETZ: «The Displacement method of sinus diagnosis and treatment », p.186.(2) B.C.MARANTZ: «Sinusites in infants and children.» The Eye, Ear, Nose and Throat Monthly, fév.1935.(3) B.C.MARANTZ: même travail.(4) E.S.WISHART: «Rhinology in children.» The Laryngoscope, août 1939.(5) Eye, Far, Nose and Throat Monthly, juillet 1940, p.188.(6) Grand Traité d\u2019Ophtalmologie, Tome VI, p.545.NOUVELLES REMARQUES SUR L\u2019ÉLECTROPYREXIE DE LA CHORÉE ! Par Jean SAUCIER, Professeur agrégé de neurologie à l\u2019Université de Montréal.Médecin des hôpitaux Notre-Dame et Sainte-Justine.Nous présentions au congrès de 1938 une note préliminaire sur l\u2019électropyrexie dans le traitement de la chorée.Les résultats obtenus 1.Travail présenté au Congrès de l\u2019A.M.LF.AN, Trois-Rivières, septembre 1940.chez nos 17 premiers malades nous avaient paru tellement remarquables que nous n\u2019avions pas hésité alors de publier des statistiques un peu minces et précoces, quitte à les infirmer ultérieurement s\u2019il y avait lieu.Disons dès Th dé SE ME SAUCIER: ÉLECTROPYREXIE DE LA CHORÉE à présent qu\u2019il n\u2019y à rien à changer à ces statistiques.Nous obtenions, en 1938, 82.3% de guérisons ?tandis que la moyenne de jours de traitement était de 20.La technique utilisée chez nos premiers malades peut se résumer ainsi: 3 à 4 séances espacées de 4 à 7 jours.Les malades recevaient un lavement la veille et le matin du traitement; après un petit dé- jeûner très sommaire, ils prenaient 14 gr.de Nembutal puis ils recevaient une injection intraveineuse de 10 c.c.de salicylate de soude en solution glucosée à 10%, soit un gramme de salicylate de soude, et enfin, une ampoule de Coramine en injection sous-cutanée dès leur entrée dans le cabinet d\u2019électropyrexie.Nous faisions monter la température à 105° Fen une heure et nous maintenions celle-ci 4 à 5 heures.Le retour à la température normale était obtenu en 45 minutes.Au cours du traitement, le malade absorbait 3 grammes de NaCl par heure et environ 3 litres d\u2019eau.La température était prise toutes les 10 minutes.Les malades étaient sous la surveillance constante d\u2019une infirmière compétente et spécialement entraînée.Nos premiers malades ont été traités dans le service de pyrétothérapie de l\u2019hôpital Notre- Dame, grâce à l\u2019aimable collaboration du Pr.Albéric Marin.Depuis l\u2019installation en août 1939 d\u2019un département d\u2019électropyrexie à l\u2019hôpital Sainte- Justine nous avons eu l\u2019occasion de reprendre la pyrétothérapie de la chorée sur une plus vaste échelle et nous pouvons avancer au- jourd\u2019hui avec moins de timidité des chiffres qui viennent confirmer exactement ceux qui provenaient de notre première série de cas.Avec un seul cabinet d\u2019électropyrexie nous avons traité en un an plus de 80 malades; toutefois nos commentaires ne porteront que sur les 64 premiers, car les derniers traités n\u2019offrent pas encore le recul qui permet de les intégrer dans une statistique.2.Saucier, J.: «Note préliminaire sur l\u2019électro- pyrexie dans le traitement de la chorée.» Un.Méd.du Canada, 67: (1273-77) déc.1938.357 La technique employée ne diffère pas beaucoup de celle que nous venons de décrire; elle s\u2019en éloigne cependant par les petites modifications suivantes: la Coramine est remplacée par la digitaline, que nous donnons la veille et le jour du traitement à raison de trois gouttes matin et soir.La digitaline semble s\u2019opposer efficacement aux tachycardies excessives durant la phase de forte hyperthermie.La Coramine est donnée, au besoin, lorsque nous désirons une action rapide.Un seul lavement est administré la veille, au coucher.Le matin du traitement, le malade ne prend pour tout déjeûner que le jus d\u2019une orange.Une demi-ampoule de Pantopon nous donne de meilleurs effets sédatifs que les simples barbituriques, insuffisants chez les jeunes enfants.Une ampoule de l\u2019association camphre et spartéine est aussi injectée sous la peau au début de la séance.Enfin, le salicylate de soude n\u2019a pas été injecté et cette omission ne paraît avoir rien changé à nos résultats.Les températures sont prises toutes les 15 minutes.Les intervalles de 4 à 7 jours n\u2019ont pas toujours été strictement observés pour des raisons faciles à deviner: beaucoup de malades, un seul appareil et une seule séance thérapeutique par jour.A cause de cet état de choses, quelques sujets ont eu entre deux séances des intervalles aussi longs que 10 jours; en moyenne, cependant, les séances se sont succédées tous les 5 ou 6 jours.Incidemment, nous venons de faire l\u2019acquisition d\u2019un sac-matelas qui vient combler ces lacunes et permettra les cures plus rapprochées; nous reviendrons, du reste, bientôt sur l\u2019intérêt qu\u2019il y a de rapprocher les séances.Nous n\u2019insisterons pas davantage ici sur les diverses techniques de l\u2019électropyrexie puisque déjà des manuels lui sont consacrés *.Les 64 malades que nous avons soumis à ce mode de traitement ont des âges qui varient entre 5 et 16 ans.33 appartiennent au sexe masculin et 31 au sexe féminin.Tous sont entrés à l\u2019hôpital, soit pour chorée de moyenne 3.Neymann Clarence, A.: Artificial fever, 1 vol.Chas.C.Thomas, Springfield III. 358 intensité, soit pour chorée très marquée, car il n\u2019est pas facile de persuader les parents de faire hospitaliser leur enfant pour une chorée légère.Plusieurs de nos malades présentaient des lésions cardiaques à des degrés divers.La date du dernier traitement varie entre un et onze mois.À notre connaissance nous n\u2019avons pas noté plus de trois récidives.50 malades ont guéri, soit 79.8%.13 ont été diversement améliorés.Un seul n\u2019a reçu aucun bénéfice du traitement mais dans ce cas il ne s\u2019agissait pas d\u2019une chorée de Syden- ham franche mais bien plutôt d\u2019un syndrôme choréiforme assez atypique et expression probable d\u2019encéphalopathie infantile du type pseudo-sclérose de Westphal.L\u2019échec de la pyrexie a définitivement classé le malade hors des cadres de la chorée rhumatismale.La moyenne des heures de traitement fut de 15, soit 3 traitements.La moyenne de jours de traitement fut de 17.1.La moyenne de jours d\u2019hospitalisation, assez élevée, puisqu\u2019elle s\u2019élève à 34.1 demande quelques explicatins.Certains malades quittaient l'hôpital guéris après 12 jours alors que d\u2019autres y sont demeurés jusqu\u2019à 70 jours; dans aucun cas ces derniers n\u2019ont prolongé leur séjour à cause de leur seule chorée mais pour des raisons d\u2019ordre divers: les uns demeuraient à la campagne et devaient attendre que leurs parents vinssent les chercher; d\u2019autres profitaient du séjour à l\u2019hôpital, avant ou après leur pyré- tothérapie, pour se faire enlever les amygdales, d\u2019autres enfin prolongeaient leur convalescence pour des motifs d\u2019ordre social tels que mauvais milieu familial, mère récemment accouchée, etc.Ces explications étant connues on comprend assez bien les chiffres de 34.1 qui demeurent malgré tout une moyenne d\u2019hospitalisation fort enviable pour des choréiques.Nous mentionnons encore, à titre de renseignement de routine, que nous n\u2019avons eu aucun décès en cours de traitement et d\u2019hospitalisation.Nous pouvons encore ajouter que nous n\u2019avons eu aucune alerte sérieuse durant la longue phase d\u2019hyperthermie.Nous reproduisons ci-après un graphique caractéristique des rythmes thermique, respiratoire L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 et cardiaque au cours d\u2019une séance d\u2019électro- pyrexie chez un jeune enfant.(Fig.1.) * * * Nos observations nous ont amené à noter un fait à peu près constant, corroborant ainsi les remarques des auteurs américains, et qui peut s\u2019exprimer comme suit: plus les séances de pyrexie sont rapprochées, plus rapidement cessent les mouvements choréiques.Le cas 44 de notre série, R.L., âgé de 11 ans, admis le 26 mars 1940, a reçu 4 séances d\u2019électro- pyrexie de 5 heures entre le 30 mars et le 10 avril; il quittait l\u2019hôpital le 15 avril, soit 20 jours après le dernier traitement, parfaitement guéri.Il eut ses 4 séances de pyrexie en 10 jours.Nos cas 1, 13, 50 et 51 ont évolué de façon remarquablement courte.Le premier G.S., garçon de 8 ans, a guéri après 2 séances en 12 jours.Le second, L.G., garçon de 12 ans, a guéri après 2 séances en 6 jours.Le troisième, C.L., fillette de 10 ans, à eu 2 séances en 12 jours et elle partait guérie le quatorzième jour.Le quatrième, enfin, G.S., fillette de 10 ans, recut 3 séances en 12 jours et quitta l\u2019hôpital guérie le seizième jour.Ces résultats sont sans doute excessivement intéressants mais on a fait mieux encore.Barnacle et ses collaborateurs * ont guéri des choréiques en un temps record de 4 jours.Voici en résumé ce que font ces auteurs: ils soumettent les malades à des séances quotidiennes de 215 hrs, à la température rectale de 105°- 106°.Le repos absolu est exigé entre les séances.Les progrès du malade sont les seuls guides du nombre des séances; celles- ci varient entre 4 et 21.Ils ont obtenu 100% de guérisons et n\u2019ont observé aucune rechute.Les endocardites ont été améliorées.Voilà beaucoup d\u2019optimisme, mais même si l\u2019on croit que ces statistiques soient un peu fardées il faut tout de même les soumettre au contrôle de la répétition dans les mêmes conditions avant de les nier.C\u2019est ce que nous nous proposons de faire, confiant de par notre 4.Barnacle, C.H., Ewalt, J.R.et Ebaugh, F.G.: « Artificial fever treatment of Chorea; Preliminary report.» J.A.M A, 106: 2046 (13 juin) 1936. SAUCIER: ÉLECTROPYREXIE DE LA CHORÉE 359 expérience déjà très heureuse avec cet agent physique, d\u2019obtenir des résultats presque aussi remarquables.Nous ne craignons pas les complications cardiaques quand le malade ne présente pas de signes d\u2019insuffisance cardiaque.Lorsque la technique de l\u2019électropyrexie est bien suivie, le grand danger qu\u2019est le collapsus cardiaque peut toujours être évité ©.La guérison rapide de la chorée, en 3 ou 4 semaines, est aujourd\u2019hui démontrée.Sa guérison en une ou deux semaines nous paraît réalisable, et nous avons la conviction de pouvoir mettre au point une technique qui guérira la majorité des choréiques entre 10 et 15 jours.Il est surprenant de noter la pénurie des (5) Bauer, E.L.: «Treatment of Chorea and rhumatic infection by fever induction; further stu- des.» Am.J.Med.Sc.198: 224 \u2019août) 1939.indications bibliographiques au sujet de l\u2019élec- tropyrexie de la chorée.Cette thérapeutique a pourtant suscité beaucoup de travaux à propos de l\u2019infection gonococcique.Elle a jusqu\u2019ici laissé la majorité des auteurs indifférents devant le problème thérapeutique de la chorée.Nous continuerons pour notre part à publier les bons effets de cette thérapie et nous tenterons d\u2019en améliorer chaque jour la technique.Notre pourcentage de guérisons nous a con- vaineu de l\u2019excellence de la méthode, et la courte durée du traitement le recommande dans tous les milieux, notamment dans les services où pullulent les choréiques.Son innocuité est une garantie additionnelle en sa faveur.Nous souhaitons que de nouvelles institutions adoptent ce mode de traitement, car nous sommes aujourd\u2019hui assuré d\u2019être dans la bonne voie lorsque nous en recommandons l\u2019emploi.L\u2019'HÉMATÉMÈSE ! Par Paul-Marc ST-PIERRE, (Nicolet).L\u2019hématémèse est un symptôme fréquent, important par ses conséquences possibles.Symptôme tragique pour le malade et son entourage, alarmant par sa brusquerie, par son caractère de catastrophe, il ne peut passer inaperçu et le médecin ne risque jamais de le méconnaître ni de le sous-estimer.L\u2019hématémèse se définit: un vomissement de sang.C\u2019est le rejet de sang venu du tube digestif par opposition à l\u2019hémoptysie, rejet de sang venu des voies respiratoires.Pour qu\u2019il y ait hématémèse, il doit y avoir vomissement et non crachement.Il faut s\u2019assurer qu\u2019on n\u2019est pas en présence d\u2019une hémoptysie.Les caractères du sang: clair, aéré, dans l\u2019hémoptysie, rouge ou noir, plus foncé dans l\u2019hématémèse, le mode d\u2019expulsion avec toux et dyspnée dans l\u2019hémoptysie, sans effort 1.Travail présenté au Congrès de l\u2019'A.M.L'F.A.N, Trois-Rivières, septembre 1940.dans l\u2019hématémèse, l\u2019examen des poumons, feront très généralement le diagnostic.Les matières vomies doivent être du sang ou contenir du sang.Le rejet du sang pur, rouge, abondant ne laisse pas de doute.Un liquide noirâtre peut être constitué par du sang digéré ou de la bile.Il est généralement facile de les distinguer par une inspection attentive du liquide en couche mince par la dilution du liquide; la bile révèle alors sa teinte verte.À la rigueur l\u2019épreuve de l\u2019acide nitrique donnant avec la bile, une teinte pourpre, ou jaune rougeâtre, tranchera la difficulté.Il ne faudra pas prendre pour du sang un liquide coloré par un médicament.Le sang rejeté dans l\u2019hématémèse doit provenir comme le mot « vomissement » l'indique, du tube digestif: œsophage, estomac, duodénum, jéjunum.Il n\u2019y a donc pas hématémèse dans le rejet du sang dégluti provenant d\u2019une 360 épistaxis, d\u2019une érosion pharyngienne ou buccale, d\u2019une extraction dentaire, d\u2019une amygdalectomie.Dans ce cas, l\u2019histoire du malade et l'examen parfois délicat ne laissent pas de doute.Ces causes d\u2019erreur rendent le diagnostic rétrospectif d\u2019une petite hématémèse, difficile.L'indigestion du boudin ne doit pas nous induire en erreur.ETIOLOGIE Nous étant assurés que nous sommes en présence d\u2019une hématémèse, nous chercherons la cause.Une foule de circonstances pathologiques peuvent causer le vomissement de sang.Nous pouvons les classifier plus ou moins logiquement en causes générales, et causes locales.Parmi les causes générales, signalons: les toxémies; les infections: septicémies graves, typhus, typhoïde, appendicite; urémie par néphrites aiguës ou chroniques; les dyscrasies sanguines: leucémie, hémophilie, anémies, particulièrement l\u2019anémie splénique, certaines dyscrasies, particulières au nouveau-né; les affections hépatiques: cirrhoses, ictère, lithiase, maladie de Banti, la splénomégalie.Les maladies du système circulatoire causent l\u2019hématémèse: insuffisance cardiaque, anévrisme de l'aorte, artério-sclérose.Le tabes agit par troubles de la circulation.L\u2019hématémèse supplémentaire des règles est aussi un trouble circulatoire.Dans les causes locales, nous trouvons surtout l\u2019ulcère et le cancer, et plus rarement la rupture des varices de l\u2019æsophage ou de l\u2019estomac; les malformations ou déplacements de l\u2019estomac; les polypes, les angiomes, les dilatations de l\u2019œsophage compliquées d\u2019cesopha- gite; les gastrites aiguës, les gastrites chroniques; la tuberculose; la syphilis; les traumatismes: corps étranges blessants, substances caustiques, perforations mécaniques, contusions de la région épigastrique, opérations sur l\u2019estomac.Les vomissements excessifs, hystériques ou autres, traumatisent l\u2019estomac et sont aussi une cause d\u2019hématémèse.Enfin, il y a des hématémèses sans cause décelable.Ces différentes causes peuvent s\u2019ajouter les L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, avril 1941 unes aux autres et aggraver leurs effets.Elles provoquent une destruction de la paroi viscérale et des vaisseaux sous-jacents: c\u2019est le cas de l'ulcére et du cancer, des caustiques; une congestion active: c\u2019est le cas des gastrites ; une congestion passive associée ou non à des dilatations variqueuses: c\u2019est le cas des cirrhoses; une fragilité anormale des vaisseaux avec ou sans vice du mécanisme de la coagulation sanguine: c\u2019est le cas des dyscrasies, Il faut signaler ici la déficience en prothrombine constatée dans les ictères, qui cause l\u2019hématémèse par une coagulation insuffisante.DIAGNOSTIC Le diagnostic de la cause de l\u2019hématémèse n\u2019est pas toujours facile.Le médecin appelé auprès d\u2019un patient qui saigne doit agir vite et se passer parfois d\u2019un diagnostic, quitte à l\u2019établir quand l\u2019accident sera enrayé.Un examen clinique rapide, mais sérieux, sera indispensable, si on ne connaît pas, par ailleurs, le patient.On cherchera l\u2019existence d\u2019une maladie générale, d\u2019une infection, d\u2019une maladie du système circulatoire, d\u2019une affection sanguine, d\u2019un ictère.On cherchera une hépatomégalie, une splénomégalie, une hypertrophie ganglionnaire, un purpura, ete.L\u2019ennui d\u2019une pareille situation est que l\u2019hémorragie contre- indique l\u2019examen aux rayons X et l\u2019étude du chimisme gastrique.Autre est le cas du malade déjà sous traitement pour ulcère ou cancer.Le diagnostic en ce cas est évident.PRONOSTIC L'évolution d\u2019une hématémèse est très variable.Le malade peut mourir d\u2019une seule hémorragie.C\u2019est heureusement très rare.Le plus souvent, le malade fait une hématémèse unique plus ou moins abondante, puis revient à la santé.Ou il peut avoir plusieurs accidents en quelques jours, en une semaine, ou un mois.Pour toutes les hématémèses, le pronostic varie avec la maladie causale.Quand elle devient un symptôme prédominant, son pronostic varie selon l\u2019Âge du sujet, son état de résistance, l\u2019abondance de la perte de sang, le SAINT-PIERRE: HÉMATÉMÈSE rythme des émissions sanguines.En général le pronostic est bon.La mortalité \u2018totale est estimée aux environs de un pour cent.Une hématémèse unique, même tante, comporte un bon pronostic.Il y a lieu d\u2019être réservé dans le cas d\u2019ulcère, quand les hémorragies se succèdent rapidement en quantité importante indiquant l\u2019ouverture d\u2019un gros vaisseau.On estime la mortalité dans ces cas sévères à 11 ou 15%, le danger étant plus grand chez ceux qui ont dépassé la cinquantaine.Les hématémèses peu abondantes, mais répétées, chez un ulcéreux ne sont pas dangereuses par elles-mêmes, mais elles assombrissent le pronostic de l\u2019ulcère -et en général commandent un traitement chirurgical.Dans le cancer, les morts attribuables directement ou indirectement à l\u2019hémorragie sont estimées à 16%.Les hémorragies non mortelles ont une influence néfaste en précipitant la déchéance des cancéreux.Un malade qui saigne malgré un traitement hygiénique et médicamenteux approprié est plus à craindre que celui qui a provoqué son hémorragie par ignorance.TRAITEMENT L'hématémèse reconnaît en certains cas un traitement causal, par exemple dans la syphilis.Le traitement symptomatique d\u2019une hématémèse n\u2019est pas toujours facile.Dans certains cas, \u2019hémorragie obstinée peut continuer in- tarrissable jusqu\u2019à la mort malgré tous les efforts pour l\u2019arrêter.Heureusement dans la grande majorité des cas, l\u2019hémorragie s\u2019arrête d\u2019elle-même aidée d\u2019un traitement médical approprié.Ce traitement consistera d\u2019abord à mettre le malade au repos en position horizontale.On fera immédiatement une injection de morphine dont l\u2019effet sédatif est particulièrement utile.On mettra un sac de glace sur l\u2019épigastre.Il est bien important de réchauffer le malade en le couvrant, en utilisant le sac d\u2019eau chaude.Si l\u2019hémorragie est assez abondante pour accélérer le pouls, on administrera des stimulants: caféine, camphre soluble, Coramine, etc.impor- 361 En même temps on fera des injections de préparations coagulantes: enthéma, Coagu- lène, thromboplastine en forçant les doses au besoin.Un médicament qui a donné des bons résultats est l'injection intraveineuse de 25 à 30 c.c.de citrate de soude à 30%.J'ai eu personnellement à m\u2019en louer fortement.On a obtenu de bons résultats de l\u2019injection sous-cutanée ou intraveineuse de sérum physiologique additionné de 10% de gélatine.On a employé de même la gomme acacia.L'hématémèse des cas d\u2019ictères ou de maladies du foie avec déficience de prothrombine cède à l\u2019administration de vitamine K.C\u2019est un beau progrès récent de la science médicale.L\u2019injection de sérum physiologique dans les cas sérieux, semble remonter le malade pour très peu de temps.C\u2019est un traitement de substitution incomplet qui ne change pas le cours de la maladie.Dans le cas d\u2019échec des médications précédentes, il faudra recourir à la transfusion du sang, seul moyen de compenser une spoliation excessive et de fournir au malade les éléments nécessaires à la formation d\u2019un bon caillot.Quelle quantité donner?Certains disent de 200 à 300 c.c.d\u2019autres de 500 à 600 c.c.On a signalé une mortalité moindre et une moindre tendance à la répétition des hématémèses chez les malades où l\u2019alimentation est reprise très tôt après les hématémèses.On donne de la gélatine, du lait, de la crème glacée, des purées, des légumes, des bouillies à la farine.L'hématémèse des cancéreux ne reconnaît qu\u2019un traitement symptomatique.Le malade qui a fait une hématémèse devra être débarrassé du sang qui sera resté dans son intestin dans les 48 heures qui suiveront sous peine de phénomènes d\u2019intoxication.Dans les cas d\u2019ulcère, si l\u2019hémorragie persiste aprés deux transfusions de 500 c.c., le traitement chirurgical doit logiquement être tenté malgré son extrême gravité dans les circonstances.Il est certain alors qu\u2019un vaisseau important est ouvert et qu\u2019on doit le ligaturer. 362 L'opération de choix dans ces cas doit comporter le moins de manœuvre possible et être faite sous anesthésie locale.Les cas les moins malheureux sont les ulcères de la petite courbure qui lèsent l\u2019artère coronaire.On peut alors faire une résection économique sans trop de dégâts.Malheureusement, les cas les plus fréquents d'hémorragie rebelle se voient dans les ulcères du duodénum qui provoquent l\u2019ouverture de Jl\u2019artère pancréatico-duodénale droite supérieure, et alors on est pratiquement obligé de faire une résection de la première portion du duodénum et d\u2019une partie de l\u2019estomac avec gastro-entérostomie, ce qui constitue une intervention formidable.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 Les opérations faites dans les cas d\u2019hématémèse irréductible ont donné dans certains cas des résultats brillants.Il est non moins certain qu\u2019elles se sont souvent montrées inutiles.Il n\u2019y a pas de statistiques de mortalité qui ont été publiées à ce sujet.Il y a lieu de croire que les décès ont été aussi nombreux que dans les hématémèses non traitées chi- rurgicalement.Notons toutefois que les chirurgiens ont tendance à être plus interven- tionistes qu\u2019autrefois, ét c\u2019est logique, car rien n\u2019est plus suggestif que de voir à l\u2019autopsie une artère ouverte qui aurait pu être ligaturée.ORTHOPTIQUE ET STRABISME ! Par Emile BLAIN, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Naturalisée, depuis peu, citoyenne ophtalmologique, l\u2019orthoptique se cherche encore une définition universellement admise.Son étymologie oriente bien vers un redressement visuel quelconque.Mais, à date, l\u2019unanimité ne s\u2019est pas encore faite sur sa signification intégrale.On peut dire, sans crainte d\u2019erreur, que c\u2019est «une science physico-médicale ayant pour objet de corriger, au moyen d\u2019exercices musculaires, les déviations latentes ou manifestes des axes visuels ».Plus précisément, c\u2019est une gymnastique de la musculature extrinsèque de l\u2019œil, dosée en vue vue d\u2019affermir ou d\u2019augmenter l\u2019amplitude de fusion.Son action s\u2019exerce presque directement sur les déficiences musculaires, sources de tant d\u2019anomalies.LES APPAREILS D\u2019ORTHOPTIQUE Cet entraînement mécanique se donne, plus commodément, sur des instruments spéciaux construits à cette fin.Plusieurs modèles différents se trouvent sur le marché.Mais, quelle que soit la marque de fabrique, le principe ___1.Travail présenté au Congrès de l'A.M.LF.AN, Trois-Rivières, septembre 1940.d'opération reste sensiblement le même.Chacun à ses avantages particuliers, et tous ont une valeur réelle; non seulement dans le traitement du strabisme, mais aussi dans le calcul des hétérophories, et la recherche du degré de la vision binoculaire.La plupart ont adopté le type de stéréoscope électrique avec base en métal.Leurs principales caractéristiques sont: 1.Un oculaire double à effets prismatiques; 2.un charriot mobile, portant deux objectifs séparés, et ajustables horizontalement et verticalement; 3.un éclairage rhéostatique, procurant à chaque œil l\u2019illumination désirée et, au besoin, intermittente.Les yeux y fixent, à travers des lentilles précises, des images complémentaires, animées d\u2019un mouvement circulaire prévu.La méthode a pour but de favoriser le travail musculaire dans toutes les directions, tout en invitant à la fusion.Le rapprochement ou l\u2019éloignement des cibles contraignent les regards à lutter contre des prismes contraires, et par là même, à développer la résistance recherchée.Les bons appareils sont solides, se manient avec facilité, et se prêtent à de multiples usages.Tout de même, la technique exige de la délicatesse, de la précision, et de la persévérance.On a déjà dit que l\u2019orthoptiste idéal doit posséder, à la fois, le tact d\u2019une femme, la minutie d\u2019un astre, et la patience d\u2019un ange.C\u2019était exagérer, un tantinet!\u2026 Il se trouve des gens qui n\u2019ont rien de féminin, rien de céleste, et, pour tout dire, rien d\u2019angélique, et qui cependant, se servent avec bonheur, de cette innovation moderne! Le plus gros reproche que mérite la méthode,'c\u2019est d\u2019être onéreuse et, parfois même, prohibitive.OPTIQUE PHYSIOLOGIQUE Point n\u2019est besoin, pour le présent exposé, de rappeler ici, toutes les notions, plus ou moins compliquées, de l\u2019optique physiologique.Qu'il suffise de signaler, en passant, quelques phénomènes importants de la vie fonctionnelle de l\u2019œil.Le but ultime de l\u2019acte visuel est d\u2019apprécier, qualitativement et quantitativement, la forme, la couleur, et la distance relative de tout ce qui tombe dans le champ normal de la visibilité.Pour atteindre cette fin, le système oculaire est muni de deux globes distincts.Quand ces organes jumeaux fixent l\u2019infini, leurs axes visuels sont théoriquement parallèles; c\u2019est la position dite primaire ou de repos.Mais dès qu\u2019ils regardent en-deça, leurs directions doivent converger proportionnellement, pour conserver intacte leur perception associée.L\u2019extrême variété de ces mouvements se réalisent à l\u2019aide de six paires de muscles, agencés solidairement.Dès que l\u2019un d\u2019eux entre en activité, tous les autres prennent part au changement.Et, s\u2019il arrive qu\u2019un des muscles perde, un tant soit peu, de sa précision, tout l\u2019arrangement harmonieux en devient bouleversé.Aux premières années de l\u2019existence humaine, le système musculaire de l\u2019œil relève directement d\u2019une innervation tonique centrale, rudimentaire, il est vrai, mais suffisante pour les besoins.A mesure que grandissent BLAIN: ORTHOPTIQUE ET STRABISME 363 les exigences visuelles, apparaissent les grands réflexes indispensables: fusion, coordination, convergence, accommodation, ete.Pourvus d\u2019un équilibre normal, ces muscles concourent, alors, à la vision binoculaire simple: c\u2019est-à-dire, «la perception visuelle unique, résultant de l\u2019action conjointe des deux yeux ».Par contre, si l\u2019alignement des axes ne se maintient qu\u2019avec difficulté, il se produit du strabisme latent.Mais, là encore, existe une vision binoculaire simple, pénible mais réelle.Le strabisme manifeste s\u2019installe, à partir du moment où la fusion cesse d\u2019opérer.On en peut déduire immédiatement, que tout moyen propre à augmenter la puissance de fusion, devient, par le fait même, un précieux adjoint dans la guerre au strabisme.Or, l\u2019orthoptique est justement un facteur de premier choix, dans le développement de cette faculté.Autant dire qu\u2019elle a des droits incontestables, dans ce domaine pathologique.En fait, elle connaît de brillants succès dans l\u2019hétérophorie, où le réflexe fusionnel reste manipulable.Dans l\u2019hétérotropie, ou strabisme tout court, son emprise, moins éclatante peut- être, n\u2019en demeure pas moins fort impressionnante.OBJECTION CONTRE L\u2019ORTHOPTIQUE Avant de procéder plus avant, il convient de disposer d\u2019une objection qui a eu son heure de vogue.C\u2019était une mode, heureusement, et comme telle, essentiellement éphémère.Mais aujourd\u2019hui encore, certains cénacles tiennent en haute suspicion, l\u2019efficacité de la nouvelle venue.Des sourires sceptiques en font foi, quand ce ne sont pas des propos plus sonores.D\u2019abord, mettons les choses au point! Là comme ailleurs, la modération doit primer.I] ne faut pas attendre d\u2019elle l\u2019impossible.Non! Elle est simplement ce qu\u2019elle n\u2019aurait jamais dû cesser d\u2019être: un magnifique accessoire dans le traitement de l\u2019insuffisance musculaire.Avant de la renier totalement, établissons ce qu\u2019on en peut attendre, les conditions de son rendement, et le bilan de ses faiblesses. 364 APPLICATION THÉORIQUE DE L\u2019ORTHOPTIQUE A\u2014Dans les hétérophories.L\u2019orthoptique agit, \u2018avec prédilection, dans le strabisme latent.=.A ce stage, le désir de fusion réussit, encore, a conserver la vision binoculaire simple, mais au prix d\u2019une asthénopie plus ou moins gênante.Le patient souffre, alors, de fatigue visuelle, et de symptômes secondaires, sans se douter, un instant, que ses axes sont en mésentente._ L\u2019examen approfondi révèle une carence horizontale (exophorie ou ésophorie), une déficience verticale (hyperphorie), ou un désarroi oblique (cyclophorie).Il est facile de prouver, que les insuffisances de convergence, tout spécialement, répondent, avec entrain, au traitement orthoptique.Ces cas d\u2019exophorie sont le château-fort des exercices musculaires.Et il existe peu d\u2019exemples, où cette thérapeutique, menée à bon escient, ait failli à la tâche.D'autre part, dans l\u2019excès de convergence, ou ésophorie, la cure instrumentale donne moins, et l\u2019on doit parfois s\u2019en remettre aux prismes divergents, pour faciliter la lecture.L\u2019hyperphorie est absolument rebelle à l\u2019or- thoptique, et ne reconnaît d\u2019autre maître que la correction prismatique à demeure.Les yeux cyclophoriques ne se soumettent à aucun joug, et s\u2019ils tirent bénéfice du stratagème, c\u2019est par exception.Ne perdons pas de vue, que si dans la majorité des cas, il est rationnel d\u2019agir sur les muscles indigents, il reste impérieux d\u2019adoucir l\u2019attente, par le port temporaire de lunettes à prismes.N\u2019est-il pas superflu de souligner, à ce propos, que la base d\u2019un prisme se place dans la direction du muscle affaibli, et le sommet, du côté antagoniste?Convient-il de répéter, que le prisme est un fidèle serviteur, qu\u2019on doit toujours chercher à congédier, sauf dans l\u2019hy- perphorie?En un mot, c\u2019est un moyen d\u2019urgence, dont on doit se dispenser très tôt.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 B\u2014 Dans les hétérotropies.Dans le strabisme apparent, indications\u201d et résultats sont d\u2019un autre ordre.Là, le désir de fusion est terrassé.Il s\u2019ensuit une perte de vision binoculaire; l\u2019un des deux yeux se charge de la fixation, tandis que son congénère abandonne la ligne droite.La conséquence immédiate est une diplopie fâcheuse.Puis, s\u2019il y a désaccord entre l\u2019œil et les centres cérébraux, la diplopie se transforme bientôt en suppression unilatérale, provisoire ou permanente.C\u2019est l\u2019origine d\u2019une amblyopie quelconque, et le bigle, en plus d\u2019être défiguré, devient cyclope.Ce strabisme comprend deux classes: le paralytique et le concomitant.a) Strabisme paralytique.Celui-ci désigne l\u2019inertie complète d\u2019un ou de plusieurs muscles oculaires.Entité pathologique essentiellement médicale, elle dépasse les possibilités orthoptiques.On peut en dire autant du strabisme kinétique, où la lésion transitoire est réalisée par un spasme.b) Strabisme concomitant.Tout autre est le strabisme concomitant.Il n\u2019est plus question, ici, de paralysie proprement dite, mais bien plutôt, d\u2019un état oculaire, où les axes visuels, dissociés, conservent, néanmoins, leurs positions respectives dans tous les mouvements du globe.On sait que la vision binoculaire repose sur un trépied conditionnel: 1.La production de deux images approximativement égales, sur deux maculas opérantes; 2.l\u2019équilibre adéquat des muscles extrinsèques des deux globes; 3.le mécanisme cérébral parfait, permettant la fusion et l'interprétation des deux séries distinctes d\u2019impressions visuelles.Qu\u2019un de ces trois éléments fasse défaut, et l\u2019on a une forme de strabisme concomitant.Quant aux causes principales de défaillance, elles se résument aux suivantes: 1.Défaut visuel unilatéral, congénital ou acquis. BLAIN: ORTHOPTIQUE ET STRABISME 2.Erreur majeure de réfraction, plus ou moins associée a la théorie de Donders?, et à la loi de Sherrington 2.3.Faculté de fusion amoindrie.4.Influence psychologique néfaste.Le strabisme concomitant, une fois déclaré, assume différentes modalités.Tantôt convergent, tantôt divergent, parfois vertical, il prend toutes les allures, y compris la forme alternante.Il faut se souvenir que le traitement idéal de toutes ces variétés ne consiste pas seulement dans la correction de la difformité, mais aussi et pour beaucoup, dans la restauration de la vision binoculaire.Cette mise au point faite, admettons d\u2019emblée et sans aucune discussion, l\u2019importance primordiale de rectifier, avant tout l\u2019erreur de réfraction.Concédons également, et avec autant d\u2019emphase, l\u2019opportunité de l\u2019acte chirurgical de bon aloi.Mais, entre ces deux extrêmes du cycle thérapeutique, posons bien carrément le principe que l\u2019orthoptique acquiert souvent des droits souverains.Qu'est-ce à dire?APPLICATION PRATIQUE DE L\u2019ORTHOPTIQUE A\u2014Au début du strabisme.Dès que l\u2019enfant accuse les premiers signes de strabisme concomitant, il devient urgent de combattre la suppression et l\u2019amblyopie éventuelles, en rééduquant, chez lui, la force de l\u2019œil atteint.Depuis toujours, on se sert, à cette fin, de la méthode dite «d\u2019occlusion » ; soit sous forme de bandeau, soit au moyen de collyre à l\u2019atropine.Le procédé a donné, sans doute, d\u2019intéressants résultats.Mais, en toute franchise, s\u2019il s\u2019agit alors de stimuler l\u2019activité fonctionnelle d\u2019un organe déchéant, pourquoi se contenter d\u2019un excitant passif comme le panorama de nos horizons 1.Théorie de Donders: dissociation entre l\u2019accommodation et la convergence, résultant, chez l\u2019hypermétrope.en un strabisme convergent, et chez le myope, en un divergent.2.Loi de Sherrington: l\u2019excitation excessive d\u2019un centre s'accompagne d\u2019une inhibition de l\u2019activité du centre contrôlant la fonction opposée.365 journaliers?L\u2019orthoptique fournit un agent provocateur, autrement plus actif, et dosable par surcroît.Témoin, l\u2019objectif lumineux, d\u2019intensité variable, se déplaçant plus ou moins vite, dans un circuit plus ou moins grand.Procédure attrayante, méme pour les petits, elle est éminemment susceptible de réveiller une paresse visuelle, tout en combattant du même coup, l\u2019ankylose possible des muscles appesantis.Quand les deux yeux ont retrouvé une acuité sensiblement égale, le moment est venu de développer la vision binoculaire.Et, alors?L\u2019orthoptique s\u2019offre de ressusciter la fonction et de l\u2019accroître, de façon confortable.N\u2019est- ce pas toucher le but?B\u2014Au cours du strabisme.Quand le strabisme a franchi la phase du début, les manœuvres orthoptiques sont un peu différentes, quoique les bases théoriques n\u2019en varient guère.Les désaxés oculaires non récents, présentent trois genres, simples ou associés de déviations: a) les convergents, b) les divergents, c) les verticaux.Les déviés des deux premières classes, dont l\u2019écart ne dépasse pas un certain degré, (25\u2019 pour les convergents, et 40\u2019 pour les divergents) sont en droit d\u2019espérer une réhabilitation 3.Dans les cas favorables, un diagnostic précis s\u2019impose d\u2019abord.Au premier plan, l\u2019orthoptique triomphe, aisément, d\u2019une simple raideur musculaire.La rotation progressivement accentuée, rétablit l\u2019ordre normal des choses.S'il existe de l\u2019amblyopie fonctionnelle, il faut remonter l\u2019acuité, jusqu\u2019à un minimum de 20/100, avant d\u2019aller plus loin, ce qui d\u2019ailleurs s'obtient relativement bien, avec le stimulant instrumental voulu.En obstruant le bon œil, et en soumettant l\u2019autre à des mouvements réguliers, dans un éclairage approprié, on augmente souvent la capacité visuelle, 3.Il est sage d\u2019ajouter que le strabisme plus marqué.susceptible d\u2019opération chirurgicale.se trouve bien des exercices post-opératoires. 366 et toujours, on fouette une motilité qui n\u2019est pas sans reproche.La phase suivante cherche à atteindre une perception simultanée, où les deux yeux voient séparément l\u2019image.C\u2019est une diplopie provoquée et désirable, qui augure joliment des succès ultérieurs.Dès qu\u2019elle persiste le moindrement, il faut pousser la technique plus avant.Maintenant, on doit fondre les deux images, en une seule, et façonner une amplitude de fusion, contenant des réserves.(Deux ou trois fois le montant utilisé).Ce temps est plus délicat, mais l\u2019orthoptiste adroit le surmonte.Il va, même, dans quelques cas, jusqu\u2019à créer une vision en perspective fort appréciable; c\u2019est le summum du succès.En résumé, le strabisme convergent moyen obtient de beaux résultats, avec cet effort musculaire; le divergent se montre plus insoumis; le vertical et l\u2019oblique restent intraitables.C\u2019est, avant tout, une question de doigté et de temps, où les cures instantanées ne se rencontrent guère, mais où les progrès sérieux sont légion 4.QUELQUES OBSERVATIONS PERSONNELLES Observation 1.F.P., fillette de six ans, présente, au sortir d\u2019une vilaine grippe, un strabisme convergent et intermittent de son œil gauche, d\u2019environ 15 degrés.L'enfant nous est confiée, un mois après l\u2019apparition de cette anomalie.Sous l\u2019effet d\u2019une cyclopégie préalable, les yeux appellent la correction suivante: O.D.: + 2.50 O0.G.: + 3.50 Fait à noter, l\u2019atropihe n\u2019a aucune influence sur la déviation.4.Théorie de Duke-Elder.sur l\u2019orthoptique chez les enfants: l\u2019auteur conseille de commencer les exercices dès l\u2019âge de quatre ans, afin de développer la vision hi- oculaire.Cet entraînement doit être suivi, peu après.de l\u2019acte chirurgical, pour éviter le risque d\u2019une amblyopie permanente.Après l\u2019opération.la renrise du traitement orthoptique se charge de corriger la déformation résiduelle.Si l\u2019enfant semble.dès le début.réfractaire aux exercices, on doit différer l\u2019intervention, jusqu\u2019au jour où elle pourra être réalisée sous anesthésie locale.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 Après avoir porté ses lunettes, pendant six mois, sans amélioration, la petite, remarquablement éveillée pour son âge, est soumise au traitement orthoptique.Il consiste en exercices tri-hebdomadaires, fort bien suivis.Quelques séances de rotation, dirigée d\u2019abord sur l\u2019œil souffrant, semblent restituer aux muscles leur agilité habituelle.Bientôt, les deux yeux sont dressés à une divergence progressive, dans le but de développer une fusion exagérée.En même temps, l\u2019enfant pratique, à domicile, l\u2019occlusion de son bon œil.Au bout de deux mois, l\u2019hyper-convergence unilatérale est disparue complètement, l\u2019acuité visuelle atteint 100/100 de chaque côté (avec correction), et les excursions des globes paraissent souples et normales.Observation 2.J.A., 8 ans, petite arriérée physique, accuse en septembre 1939, un strabisme convergent droit d\u2019environ 20 degrés.De plus, l\u2019œil dévié fait de la suppression, et probablement un peu d\u2019amblyopie.L\u2019affection remonte, dit-on, & quatre ans, et semble s\u2019être installée petit à petit.Au moment de l\u2019examen, l\u2019enfant porte des verres 2.00, qui lui donnent comme acuité, O.D.: 40/100; O.G.: 80/100.Nous lui prescrivons, séance tenante: O.D.: + 2.00 + 1.00 x 90 O.G.: + 2.00 + 1.00 x 90, et la congédions pour soixante jours.Revue, en novembre suivant, la patiente ne présente guère de changement, sauf une très légère augmentation d\u2019acuité de l\u2019œil droit, quand le gauche est fermé.Confiée, alors, à un entraînement orthopti- que assez intense, elle fait, au début, preuve d\u2019indocilité.Mais, bientôt, elle se ravise, et dès la troisième semaine, nous constatons dans l\u2019œil droit, une vision supérieure à 50/100, et quelque relâchement de la suppression.Après deux autres mois de labeur ardu, apparaît, en février 1940, une diplopie bienfaisante, suivie de vision binoculaire simple périodique. BLAIN: \u2018IJRTHOPTIQUE ET STRABISME En mars, la binocularité se maintient mieux, quoique fragile, quand une maladie contagieuse isole la petite, et la force à suspendre tout traitement.Mai nous ramène la fillette, et nous sommes agréablement surpris de voir que les résultats se sont relativement maintenus.Une quinzaine de séances sont, alors, consacrées à fortifier, chez elle, la fusion.A son départ pour la campagne, en juin, la fusion n\u2019est pas encore telle que nous la voudrions, mais les axes semblent parallèles; il n\u2019existe ni diplopie, ni suppression ; et l\u2019acuité visuelle est la suivante: O.D.: 80/100, O.G.: 100/100.Bien entendu, ce cas demande encore de la surveillance, mais sans exercices orthoptiques, l\u2019enfant ne serait-elle pas, aujourd\u2019hui, en pleine amblyopie, avec un œil désespérément rivé au nez?Il est permis de le croire.Observation 3.Une étudiante de dix-huit ans, N.D., vient, en 1938, chercher conseil pour des yeux déséquilibrés.Du côté gauche, elle est affligée d\u2019un strabisme convergent, d\u2019au moins trente-cinq degrés.La vision de chaque œil est équivalente à 10/100, sans verres.La déviation date d\u2019une dizaine d\u2019années.L\u2019état général est tout simplement rayonnant, et chose incroyable, la malheureuse ne se souvient pas d\u2019avoir eu mal à la tête.La conjonctive droite rougit facilement; il n\u2019y a pas de diplopie perçue; mais, quand les deux yeux travaillent ensemble, la gauche fait de la suppression totale.Nous ordonnons la correction suivante: O.D.: + 2.50 + 1.00 x 90: 70/100 O.G.: + 2.50 ++ 1.00 x 90: 70/100, faible.À vrai dire, la conservation de l\u2019acuité gauche nous surprend bien un peu, dans de telles conditions, mais nous ne décelons aucun signe d\u2019alternance.L'intervention chirurgicale est alors proposée, acceptée et réalisée.L\u2019avancement du droit externe et la ténotomie du droit interne 367 se pratiquent sur deux muscles extrêmement grêles (autre surprise).Les suites opératoires sont favorables, pour quelques jours, puis, à notre grande consternation, il s\u2019installe, par la suite, dans l\u2019œil non opéré, une convergence aussi désastreuse qu\u2019inattendue.Qu'est-ce?Un strabisme alternant, non diagnostiqué?Peut-être bien, malgré les précautions des examens pré-opératoires.Selon toute probabilité, strabisme alternant compensé, où la mauvaise conduction nerveuse devient évidente, après le redressement de l\u2019œil le plus faible! Bref, l\u2019adolescente refuse toute reprise chirurgicale, et nous nous rabattons sur des exercices musculaires, à haute dose.Deux ans après cette aventure, on peut considérer l\u2019œil opéré comme satisfaisant, sauf pour ce qui en est d\u2019une minime paresse de l\u2019adduction.Son voisin s\u2019obstine dans une convergence humiliante, et s\u2019achemine lentement vers l\u2019amblyopie.Cette observation, peu flatteuse pour son rapporteur, a quelque chose d\u2019intéressant.Elle prouve, d\u2019abord, qu\u2019il se rencontre des strabismes simulateurs, et démontre, ensuite, que l\u2019orthoptique ne peut rien contre ces égarements capricieux de l\u2019influx nerveux.Observation 4.G.T., 27 ans, garçon de bureau, se plaint, en décembre 1939, d\u2019une céphalée gravative, qui atteint son paroxysme après un travail prolongé.Sa besogne l\u2019oblige à déchiffrer des écritures fines et difficiles (pseudo-médicales, quoi!), et il survient des moments, où sa vue se brouille complètement.Ses lunettes répondent bien à son amétropie, mais sa convergence est insuffisante à la demande.Au lieu d\u2019afficher, à 33 centimètres, un pouvoir adducteur de dix-huit degrés, avec réserve correspondante d\u2019au moins le double, le patient ne possède, à cette distance, qu'une puissance fusionnelle embryonnaire.D\u2019où surmenage constant et fatigue inévitable.Notre 368 homme est fortement myope, et son métier exaspère sa convergence.Cette anomalie est traitée par une vingtaine de séances d\u2019orthoptique.On s\u2019attache à bâtir, chez lui, une ampleur de convergence telle qu\u2019elle dépasse, de beaucoup, les exigences de la lecture.Comme question de fait, le jeune commis abandonne ses exercices, avec une capacité d\u2019adduction d\u2019environ cinquante degrés.Et sa céphalée disparaît, à mesure que croît sa suffisance musculaire.Observation 5.Mademoiselle B.L., 25 ans, bonne d\u2019enfants, nous est adressée, en mars 1940, pour examen de la musculature oculaire.La jeune dame se plaint, depuis longtemps, de troubles visuels marqués.L\u2019examen général, en mal d\u2019expliquer les maux de tête, nausées, et vomissements secondaires, serute partout, et ne trouve que des signes d\u2019extrême nervosité.Toutes les explorations médicales, faites sans résultat, ont été suivies, sans espoir ni succès, de tous les traitements de routine.La correction optique suivante est imposée, dès réfraction faite: O.D.: \u2014 1.00 + 1.50 x 105: 100/100 O.G.: \u2014 2.00 4+ 3.00 x 90: 80/100 Les recherches musculaires indiquent une hy- perphorie gauche de deux degrés, et un excès considérable de convergence à la lecture.Dans sa lentille gauche, nous incorporons un prisme de 2\u2019, à base inférieure, et nous inaugurons une série d\u2019exercices anti-convergents.Les premiers déboires sont tels qu\u2019ils découragent, à la fois, et la traitée, et le traitant.Et, ce n\u2019est que faute de mieux, que les exercices sont repris, sans grande conviction, après un long congé.5.On connaît les relations étroites qui existent entre la convergence et l\u2019accommodation.On sait, également, que chacun de ces réflexes peut évoluer pour son compte, et agir séparément.On en a la preuve dans la conservation de la convergence, à l\u2019âge où l\u2019accommodation s\u2019évanouit, ou encore, dans la paralysie du muscle ciliaire.En général, l\u2019hypermétrope utilise plus son accommodation que sa convergence, et, inversement, le myope se sert davantage de son adduction.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 Peu à peu, les deux intéressés se convainquent d'aller jusqu\u2019au bout, et font des prodiges de courage, pour persister.Les débuts sont dramatiques.En voulant dompter la crispation musculaire, on déclenche des réflexes tels, que la séance commencée à la mentonnière de l\u2019appareil, finit, parfois, au-dessus du cuspidor, où des vomissements tragiques mettent fin à la session.Mais, l\u2019on tient quand même! Lentement, le calme renaît; la céphalée diminue en même temps que les phénomènes gastriques; et bientôt, la patiente peut se permettre de lire, sans compromettre, pour cela, le sommeil de la nuit suivante.Tant et si bien, qu\u2019à date, elle en est à son troisième mois de traitement actif, et son abduction dépasse six degrés.Va sans dire, que l\u2019excès de convergence a diminué dans les mêmes proportions.La jeune fille, en bonne voie d\u2019amélioration, a singulièrement modifié son apparence générale.Elle a même poussé le progrès, jusqu\u2019à devenir une cliente assidue du cinéma.À petite cause, grand effet?Eh! oui! Il semble qu\u2019au royaume des muscles oculaires, les mesures sont basées sur un étalon bien spécial.Résumé Il n\u2019est pas illogique de croire à la vertu des exercices physiques bien coordonnés, pour corriger certaines difformités corporelles, et développer de saines aptitudes somatiques.Il n\u2019est pas davantage présomptueux, de concéder à l\u2019orthoptique, une réelle puissance correctrice et éducative.Dans l\u2019un, comme l\u2019autre cas, les mêmes principes d\u2019énergie sont en jeu, et n\u2019exigent pour produire, que l\u2019interprétation intelligente et méthodique des lois fondamentales.Sans doute, l\u2019abus qu\u2019on en a pu faire, peut prêter aux critiques.Mais, de même que les erreurs du charlatanisme n\u2019ont jamais ébranlé la valeur de la vraie science médicale, ainsi quelques exagérations enthousiastes ne sauraient guère amoindrir le sens et le mérite de l\u2019orthoptique scientifique. BLAIN: ORTHOPTIQUE ET STRABISME Elle remplit, en ophtalmologie, un rôle indiscutable.Son application loyale ouvre des possibilités immenses, sinon illimitées.Il suffit qu\u2019elle reste à sa place, et ne serve qu\u2019à des fins honnêtes.D'ailleurs, telle qu\u2019elle, elle a bien assez d\u2019ampleur, pour négliger la gloriole.Gymnastique raisonnée des muscles extrinsèques de l\u2019œil, elle a pour but de renforcer la mobilité des globes, d\u2019en corriger les positions vicieuses, et, par ricochet, de fortifier la fonction visuelle.Son activité s\u2019exerce, avec plus d\u2019aisance, sur le strabisme latent, où tout se résume à tonifier une fusion chancelante.Dans les déséquilibres musculaires horizontaux, l\u2019insuffisance de convergence est extrêmement sensible à l\u2019orthoptique; la méthode y devient, pour ainsi dire, spécifique.Moins heureuse dans l\u2019ésopho- rie, elle y conserve, néanmoins, quelque prestige bien personnel.Dans les désordres verticaux ou obliques, elle se déclare d'avance, impuissante, pour toutes fins pratiques.Au chapitre du strabisme manifeste, l\u2019or- thoptique se récuse complètement, s\u2019il s\u2019agit de déviations paralytiques.Elle est plus effective dans le strabisme concomitant.Elle restaure la vision de l\u2019enfant menacé de suppression ou d\u2019amblyopie.Dans le strabisme convergent déclaré, elle connaît toujours quelques succès.Y ferait-elle faillite, qu\u2019elle de- 369 meure, encore, un efficace procédé de thérapeutique post-opératoire.L\u2019orthoptique se pratique, aujourd\u2019hui, sur des instruments bien à point.La plupart, construits sur les principes de la stéréoscopie, sont gratifiés d\u2019un mouvement rotatoire et d\u2019un éclairage perfectionnés.Les observations ci-jointes, sont assez représentatives d\u2019une- série de cas, traités de cette façon.Elles n\u2019ont 'pas la prétention de démontrer l'impossible.Tout au plus, prouvent- elles, par leur sincérité, qu\u2019il existe des échecs et des victoires, dans ce domaine, où hier encore, on ne livrait même pas bataille! BIBLIOGRAPHIE 1.T.G.ATKINSON: « Ocular Muscles and Fusion.» Professional Press Inc., Chicago, 1934.2.A.BIELSCHOWSKY : « Lectures on Motor anomalies.> American Journal of Ophtalmology, 1938 et 1939.3.M.CAILLAUD: «Technique de l\u2019examen fonctionnel de l\u2019œil et correction des amétropies.» Doin et Fils, Paris, 1912.4.(Sir Stewart) DUKE-ELDER : « Practice of Refraction.» Blackinson\u2019s Son & Company, Philadel- phie, 1938.5.J.T.MAXWELL: «Outline of Ocular Refraction.» Medical Publishing Co, Omaha, 1938.6.Emile BLAIN: «Initiation à l\u2019étude du strabisme latent.» L\u2019Union Médicale du Canada, avril 1939.7.Emile BLAIN: «Evolution du strabisme latent non traité.» L\u2019Union Médicale du Canada, aoiit 1939.LA GRIPPE ! Par Anselme LEGER et Chef de Service.Jules PREVOST, Assistant régulier.Service de Médecine de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Après les derniers beaux jours de l\u2019automne se déclenche la grande offensive des temps \u2018froids, humides et pluvieux.Devant l'hiver qui arrive suivi de ses gros escadrons de maladies des voies respiratoires se pose infailliblement chaque année cette question d\u2019actualité: «Que faut-il faire pour défendre l\u2019organisme humain contre les méfaits des infections grippales que l\u2019hiver ramène avec lui comme un fidèle compagnon.» 1.Communication faite à la « Société Médicale de Montréal», le 21 janvier 1941.à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.En pratique générale, bien peu de diagnostics ont été portés aussi souvent que celui de la grippe.Il semble néanmoins que le public fasse aujourd'hui à la grippe la part trop belle.L\u2019on a beaucoup trop abusé du mot « grippe ».L\u2019on a tendance, en effet, à qualifier couramment de ce nom n\u2019importe laquelle des infections saisonnières qui s\u2019accompagnent d\u2019un mouvement fébrile.Existant de tout temps à l\u2019état endémique, la grippe est une maladie infectieuse d\u2019une ex- 370 trême contagiosité et qui devient souvent très meurtrière.Heureusement bénigne et de courte durée, la plupart du temps, elle doit cependant, en raison de certaines complications, être considérée comme importante et traitée comme il se doit.Encore une fois, il ne faut pas la confondre avec les maladies catarrhales saisonnières, qui sont dues à une exaltation passagère de la virulence des microbes habituellement saprophytes de l\u2019organisme que cet accroissement de leur activité rendrait infectant et contagieux.La grippe épidémique est autre chose, mais ne s\u2019observe que fort peu souvent heureusement sous sa véritable forme qui est de toute gravité.Historique Si nous fouillons l\u2019Histoire et si nous remontons assez loin dans le passé de l'humanité, nous voyons que la grippe sévit à travers le monde presque à chaque siècle.\u2014 Sous les noms les plus divers, ce qui la rend plus difficile à reconnaître, elle exerça ses ravages au XIV, XV, XVI et XVIIes siècles, en Europe surtout.C\u2019est durant l\u2019épidémie de 1722, en Italie, qu\u2019on appela «influenza » ou «occulta colli ».En 1742, à l\u2019épidémie qui dévaste la France, Sauvages donne le nom de « grippe ».Rozoux, lui, vers la même époque la baptise « petite peste ».Enfin en 1918, les Français, la voyant franchir les Pyrénées, l\u2019étiquettent «grippe espagnole ».De toutes ces épidémies, disons en passant que les plus graves furent celles de 1732, 1742, 1837, 1839, 1918.La dernière épidémie, en 1918, dont beaucoup d\u2019entre nous se rappellent la gravité causa une effrayante mortalité.Née dans les confins de l\u2019Asie, en Chine et au Japon, au début de l\u2019année, elle se propage d\u2019est en ouest, avec une rapidité qui tient du prodige.Elle s\u2019étend sur l\u2019Europe en commençant par la Russie et l\u2019Allemagne pour ensuite atteindre la France par la frontière espagnole.Dès la fin d\u2019avril, elle a franchi l\u2019Atlantique pour L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 exercer ses ravages aux Etats-Unis.L\u2019Australie, grâce à un contrôle des plus rigoureux des navires, est à peu près le seul pays à y échapper.Cette grippe dure environ un an.Peu grave au printemps, elle s\u2019atténue davantage à l\u2019été, mais à l\u2019automne elle reprend une virulence terrible et cause une énorme mortalité.De septembre 1918 à mars 1919, à Paris seulement, on compte 10,000 morts.La marine britannique et l\u2019armée américaine paient également un lourd tribut à la grippe.Aux Indes, les morts se chiffrent à 6,000,000.On les compte également par centaines de mille en Chine.Il est aujourd\u2019hui admis que ces terribles épidémies qui, à intervalles irréguliers, balayèrent le monde entier, se manifestèrent de façon bien différente les unes des autres.Ainsi en 1789-90, elle fut caractérisée par une toux rebelle à toute thérapeutique; mais, par contre, le taux de mortalité très bas nous indique qu\u2019elle fut d\u2019une bénignité remarquable.\u2019 L\u2019épidémie de 1889-90 fut, au contraire, plus sérieuse, les complications pulmonaires nombreuses et le taux de mortalité élevé.Etiologie Depuis la pandémie de 1918-20, tous les médecins considèrent la grippe comme une affection bénigne, contagieuse, non mortelle, qui se renouvelle 5-6 fois par siècle, à intervalles variables et sans durée précise.On s\u2019est aperçu que certaines conditions météorologiques telles le froid humide, les brusques changements de température, les dépressions barométriques, ete., paraissent avoir une influence prédisposante.Citons l\u2019exemple de St-Pétersbourg, où le 2 janvier 1782, en l\u2019espace d\u2019une nuit, la température s\u2019éleva de \u2014 23° Far.à + 23° Far.Le lendemain 40,000 habitants avaient la grippe.L'influence saisonnière est sans contredit prépondérante, la plupart des épidémies sévissant surtout en hiver.Contagieuse à l\u2019extrême, l\u2019influenza se contracte par contact direct, grâce aux gouttelettes de salive projetées par la parole, la LÉGER er PREVOST: LA GRIPPE toux, l\u2019éternuement, voire même la respiration.Tout malade en incubation est déjà contagieux, ce qui rend la grippe encore plus redoutable et diffusible.Les lieux publics sont done un danger.Epargnant généralement la vieillesse et la jeune enfance, la grippe semble avoir une affinité particulière pour les adultes entre 20 et 40 ans.Elle a en outre une prédilection marquée pour les affaiblis, les opérés, les accouchées et prend chez eux toute sa virulence.Aucune race, aucun sexe n\u2019est à l\u2019abri de ses coups.Selon toute vraisemblance, une première attaque conférerait une immunité d\u2019une durée et d\u2019une intensité impossible à préciser.Elle est sûrement inférieure à 10 ans.Il est à remarquer cependant que les pandémies grippales sont séparées les unes des autres par des intervalles variant de 10-30 ans, tout comme s\u2019il fallait, pour que la maladie retrouve ses facultés d\u2019attaque, qu\u2019un nouveau milieu réceptif se reconstitue, aux dépens de générations plus jeunes.Bactériologie Quel est donc l\u2019agent pathogène qui provoque cette redoutable maladie?Nous devons, hélas! confesser que nous ne connaissons pas encore de façon certaine quel est le microbe en cause.Les opinions sont partagées quant à l\u2019agent causal.Beaucoup de germes ont été incriminés, mais ils ne sont tous que des hôtes normaux des voies respiratoires supérieures.Lors de la découverte en 1892 du cocco-bacille de Pfeiffer dans l\u2019expectoration des grippés, le débat parut momentanément tranché.Ce cocco-bacille se rencontre chez 85% des grippés.Malheureusement, des recherches ultérieures n\u2019ont pas confirmé la spécificité de ce cocco-bacille et la plupart des médecins pensent qu\u2019il est simplement un microbe d\u2019infection secondaire, sans spécificité aucune.En effet, il faut dire qu\u2019il est absent dans certaines grippes.Aussi, vu limpossibilité de mettre en évidence un germe causal, en est-on venu à accuser un de ces virus filtrants; deux auteurs, 371 Olitzky et Gates, ont mis en évidence et décrit le « bacillus pneumosinthes », qui aurait été fréquemment trouvé au cours de la pandémie de 1918.Ce bacille entre dans la catégorie des ultravirus.Il serait à tendance neurotrope, serait visible et cultivable, et provoquerait chez le lapin des lésions œdémateuses, congestives et hémorragiques.Son rôle dans la grippe n\u2019est cependant pas formellement démontré.Et, en réalité, à l\u2019heure actuelle, le problème de la bactériologie de la grippe demeure tout entier à résoudre.Pathogénie Tout le monde admet aujourd\u2019hui que l\u2019influenza est une maladie spécifique ayant une affinité spéciale pour l\u2019arbre respiratoire, sans être cependant nécessairement limitée à cet appareil; et, que si elle a des caractéristiques définies, nous ne devons pas oublier qu\u2019elles sont soumises à des variations pathologiques et cliniques.Souvent la symptomatologie de la grippe diffère tellement d\u2019une localité à l\u2019autre qu\u2019il devient difficile d\u2019admettre que l\u2019on est en face de la même maladie.Pour cette raison, un exposé symptomatique parfait, satisfaisant pour tous, devient délicat.L\u2019on a mis en évidence au cours des pandémies de 1889-1918 que chaque épidémie se manifeste par trois périodes définies, séparées les unes des autres par un certain laps de temps des plus variables.1° Durant la première vague, la grippe, bénigne et sans complication touche un très grand nombre d\u2019individus.Variable avec les différentes localités, elle est généralement de courte durée, 3-6 semaines.Le sommet est atteint vers la 2° semaine.2° La seconde vague touche aussi plusieurs personnes, mais elle est plus grave et souvent se complique de pneumonie.La période de rémission en est plus longue et souvent entrecoupée de nouvelles poussées. 372 3° La troisième vague est beaucoup plus sérieuse mais aussi plus limitée; elle se développe plus lentement et dure plus longtemps.Plusieurs hypothèses ont été émises concernant le lieu d\u2019origine de ces pandémies.Leich- tenstein prétend qu\u2019elles prennent naissance dans quelques foyers endémiques situés en Extrême-Orient, pour ensuite déferler vers l\u2019ouest et encercler ainsi toute la terre.D\u2019autres soutiennent qu\u2019elles sont secondaires à une dissémination simultanée de plusieurs foyers endémiques de régions différentes; il y aurait, sous l\u2019effet d\u2019influences inconnues, exaltation de la virulence de l\u2019agent causal.À cela, ajoutons l\u2019extrême contagiosité de la maladie.La grippe est le type par excellence des maladies épidémiques et les épidémies de grippe sont habituellement très denses; il est fréquent de voir tous les habitants d\u2019une maison, toutes les maisons d\u2019un quartier, toute une petite ville, atteints à la fois; elles diffusent à travers le monde avec une grande rapidité et persistent sur place plus ou moins longtemps, parfois même de longs mois, comme en 1918.Il faut dire aussi que durant les années qui suivent les pandémies, l\u2019on voit çà et là l\u2019apparition de plusieurs foyers de grippe bénigne.Telles sont en résumé quelques notions générales sur la grippe.* * * Clinique On peut diviser la grippe en deux grandes formes: 1° LA GRIPPE PURE, sans complication pulmonaire.2° LA GRIPPE COMPLIQUÉE, avec complication pulmonaire.A.\u2014 GRIPPE PURE.Atteint 95% des cas de la première vague et 80% de la seconde vague.Voyons maintenant comment elle se présente cliniquement.Elle est essentiellement caractérisée par trois ordres de symptômes, qui après une période d\u2019ineu- bation courte variant de 24-72 heures, attei- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 gnent leur maximum en 24 heures; ce sont les syndromes infectieux, nerveux et le catarrhe des muqueuses.La période d\u2019invasion se manifeste brusquement par une température à 103-104°, des frissons répétés, de la prostration, de l\u2019enchifrènement, céphalées, rachialgie, douleurs des membres et sensation de « jambes cotonneuses ».Les symptômes de la maladie à la période d'état varient avec la gravité des cas.1° Syndrome \u2018infectieux.Les symptômes initiaux sont les suivants: malaise général intense, frissons, température qui monte rapidement vers 103-104° Far.et même 105 et 106° Far., niveau auquel elle se maintient plusieurs jours, pouls accéléré, voire même lent quelquefois, urines rares et foncées.On observe très fréquemment un type très spécial de courbe de température dont on a voulu faire une caractéristique de la grippe: après 2-3 jours d\u2019élévation de la température, il y a chute brusque avec rémission éphémère, puis reprise de la fièvre, l\u2019ensemble de la courbe figurant assez bien un V, le V grippal.La langue est recouverte d\u2019un enduit épais; le malade indifférent et congestionné n\u2019a aucun appétit et présente quelquefois dès le début des vomissements auxquels fait suite un état nauséeux; la constipation est habituelle.2° Catarrhe des muqueuses.Ce catarrhe atteint le nez quelques heures après, avec éternuements, enchifrènement, écoulement séreux, puis purulent; le coryza s\u2019est installé.Le catarrhe atteint aussi les yeux; il y a rougeur des conjonctives et larmoiement.Le pharynx est d\u2019une rougeur diffuse; le patient a une douleur rétro-sternale avec sensations de picotements dans le fond de Ja gorge où parfois il y a présence de pus.Le larynx et la trachée se prennent: on a de l\u2019enrouement et une toux sèche et quinteuse.Le processus s\u2019étend ensuite aux bronches.Le patient a une toux atroce, lui déchirant la poitrine, avec expectorations et signes auscultatoires plus ou moins prononcés.Les symptômes respiratoires sont-ils secondaires à la LÉGER ET PREVOST: LA GRIPPE grippe ou font-ils partie du cortège symptomatique de la maladie?Ceci reste à savoir.De toute façon, ils sont présents dans toutes les grippes et il nous semble qu\u2019ils font partie intégrante de la maladie.3° Le syndrome nerveux.Qui domine la scène et dont l\u2019association avec les signes précédents est une caractéristique essentielle de la grippe.La céphalée est constante, intense avec des paroxysmes douloureux atroces, les globes oculaires aussi sont douloureux; la prostration est marquée et le collapsus et le délire sont fréquents; la courbature est généralisée, toutes les masses musculaires du corps étant endolories, le malade a l\u2019impression d\u2019avoir été roué de coups; la fatigue est extrême, aboutissant à un véritable anéantissement; le malade a des jambes de coton qui refusent tout service au point qu\u2019on pourrait croire parfois à la paralysie.Le visage du patient traduit l\u2019acuité de ses souffrances physiques et l\u2019intensité de sa dépression psychique: anxiété, tristesse, traits tirés, nez pincé, saillie des os de la face sur un visage qui paraît amaigri : c\u2019est le « facies grippé.» L\u2019épistaxis apparaît dans 10% des cas environ.Les troubles digestifs fréquents sont secondaires et se manifestent par quelques douleurs abdominales hautes, de la constipation, des nausées et rarement des vomissements.Evolution Le malade reste dans ce triste état plus ou moins longtemps selon la virulence du microbe en cause et les réactions défensives de l\u2019organisme atteint.Habituellement, le tableau clinique évolue assez rapidement.La température persiste 2-4 jours, mais peut durer même 7-9 jours.Au bout de 24 heures, les signes pulmonaires sont plus marqués.Après le nez, le pharynx, la trachée, les bronches sont rapidement atteintes et les malades éprouvent une sensation de brûlement et de susurrement.L\u2019expectoration devient muco-purulente, parfois sanguinolente.Si la trachéite persiste, la toux devient coqueluchoïde et le picotement de 373 la gorge insupportable.La laryngite est très fréquente.Le patient présente souvent une transpiration abondante.Les vésicules d\u2019herpès ne se voient pas d\u2019ordinaire quoiqu\u2019il n\u2019est pas impossible de les rencontrer.La formule sanguine est normale ou montre au tout début une légère leucopénie.Quant à l\u2019hémoculture elle est habituellement négative, sauf dans certains cas où le Bacille Influenza se développe.Les néphrites de quelque importance sont tout à fait exceptionnelles.A moins de complications pulmonaires, l\u2019examen du thorax révèle peu de choses, si ce n\u2019est quelques sibilances disséminées dans les deux champs pulmonaires.La guérison est habituelle.La céphalée se dissipe, la fièvre tombe plus ou moins brusquement, les douleurs diminuent et le malade entre en convalescence.Celle-ci est souvent aussi lente que pénible.Certains malades restent très faibles, las, amaigris, sans appétit: parfois la convalescence se prolonge ainsi des semaines et l\u2019asthénie post-grippale peut persister même des mois.C\u2019est une période décourageante, tant pour le malade que pour le médecin, car les toniques les plus actifs semblent de peu d\u2019effet sur cet état et la marche vers la guérison se fait avec lenteur.C\u2019est également une période dangereuse, car la moindre imprudence commise dans ces circonstances peut amener une rechute ou une complication: de plus, il n\u2019est pas très rare de voir à cette période éclore ou se réveiller une bacillose pulmonaire, au développement de laquelle les convalescents de la grippe n\u2019opposent qu\u2019une bien faible résistance.B.\u2014 GRIPPE COMPLIQUÉE.En dehors de la forme pure de la grippe, forme que nous venons de décrire, les formes graves ou compliquées ne sont pas rares et chaque épidémie semble toucher électivement tel ou tel organe.Les complications respiratoires sont de beaucoup les plus fréquentes; elles sont dues aux microbes d\u2019infection secondaires qui, peu pathogènes pour un organisme normalement ré- 374 sistant, voient leur virulence s\u2019exalter subitement du fait du fléchissement de l\u2019état général.Ces complications sont plus fréquentes à l\u2019hôpital du fait de la contagion et de l\u2019encombrement; elles sont aussi plus fréquentes à la fin de l\u2019épidémie qu\u2019à son début.C\u2019est ainsi qu\u2019en 1918 presque tous les décès survinrent dans les trois derniers mois de l\u2019année par complications pulmonaires.Elles sont aussi plus redoutables à la fin de la maladie qu\u2019à son début.Ces complications s\u2019échelonnent de la simple bronchite grippale, sans grande gravité, jusqu\u2019à l\u2019ædème aigu du poumon, véritable grippe asphyxique avec cyanose très marquée qui a fait parler de « peste noire » et a donné à la pandémie de 1918 son allure si dramatique.Entre ces deux complications extrêmes, nous avons la gamme des complications suivantes: congestion pulmonaire, broncho-pneumonie, pneumonie et pleurésie, souvent purulente et d\u2019une tenacité désespérante.Entre la forme simple, sans complication, et les formes compliquées, il existe une forme dite prolongée, caractérisée par de la bronchite purulente.Le début en est insidieux, sans symptôme prédominant; vers la 3e et 4e journée, alors que la guérison semble évidente, le patient se met à tousser davantage et expectore en abondance un crachat muco-purulent nummulaire qui dans la suite devient purulent.Cette expectoration contient du bacille de Pfeiffer, du pneumo, du strepto et du micro- catarrhalis.L\u2019examen pulmonaire révèle la présence de râles secs et de râles humides, particulièrement aux bases; la température variant entre 100- 101° F., dure quelques jours, même une semaine.Dans certains cas, il y a une toux persistante rebelle à toute thérapeutique.Il y a même quelquefois des cas de dilatation bronchique.Cette forme comprend 10-15% des cas de la 2e et de la 3e vague de la grippe et se rencontre même durant la période inter-pan- démique, spécialement dans les endémies qui précèdent et qui suivent les épidémies.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 1° Broncho-pneumonie grippale.Que la broncho-pneumonie soit considérée comme une complication de la grippe ou qu\u2019elle fasse partie intégrante de la maladie, ceci n\u2019a jamais été démontré de façon absolue; l\u2019infection des muqueuses bronchiques constitue une porte d\u2019entrée aux différents microbes notamment au streptocoque, au staphylocoque et au Freidlander.Dans l\u2019immense majorité des cas mortels l\u2019extension de la maladie s\u2019est faite vers le parenchyme, après avoir franchi l\u2019armature bronchique.Les mortalités au cours de la grippe sont très souvent dues à l\u2019absence de signes physiques bien définis qui ne permettent pas d\u2019établir l\u2019envahissement alvéolaire.Nous avons dit que la grippe simple était de courte durée, par conséquent si la température persiste au delà des limites permises et que le malade affiche des signes d\u2019intoxication, nous devons soupçonner la broncho-pneumonie.Elle peut-être bénigne et insidieuse et apparaître 5-6 jours après le début de la grippe.Dans d\u2019autres circonstances, elle est fulminante et apparaît 1-2 jours après et même parfois simultanément aux premiers symptômes de la grippe.La forme insidieuse est due la plupart du temps au pneumocoque alors que la forme rapide est causée par le streptocoque hémolytique ou plus rarement le staphylocoque.La distinction entre ces deux formes est parfois difficile à établir, car nous avons vu des cas sérieux, à évolution rapide, due au pneumocoque \u2014 alors que les formes apparemment bénignes, à évolution favorable, étaient dues au streptocoque hémolytique ou au staphylocoque.a) Forme bénigne Dans la forme bénigne, le tableau clinique est celui de la broncho-pneumonie ordinaire.Le début même est celui de la grippe.En cette circonstance, la température tombe relativement à la normale et l\u2019on croirait que la maladie va se terminer en quelques jours.Dans d\u2019autres cas, la température, de normale qu\u2019elle était, remonte à 101-102°; cette éventualité LÉGER ET PREVOST: LA GRIPPE coïncide avec l\u2019invasion ou l\u2019extension de la grippe aux alvéoles.En résumé, nous pouvons dire que les symptômes caractérisant la forme bénigne de l\u2019influenza sont augmentés lorsque la broncho- pneumonie se développe et que, de plus, les symptômes restés sont plus prononcés.b) Forme fulminante Dans cette forme, la température élevée, la cyanose et la polypnée sont les symptômes dominants.La stupeur et la perte de connaissance se rencontrent souvent.Dans ces cas, la lésion caractéristique est habituellement une pneumonie hémorragique.Associé à ces lésions, nous trouvons presque constamment de l\u2019emphysème aigu comme il s\u2019en rencontre dans les broncho-pneumonies ordinaires.Dans certains cas même, l\u2019emphysème aigu s\u2019étend aux deux poumons pour constituer le symptôme dominant cliniquement l\u2019affection caractérisée ; il s\u2019ensuit donc un état d\u2019asthénie prononcé, la cyanose, une expectoration sanglante avec parfois épistaxis, une température oscillante et fait assez paradoxal, un pouls lent.Examen physique Au début, l\u2019examen physique révèle très peu de chose.La percussion et la palpation sont normales.Il manque même les signes auscultatoires de la condensation pulmonaire.L\u2019examen radiologique a permis d\u2019expliquer la pauvreté de renseignements auscultatoires en démontrant que les foyers broncho-pneumoni- ques se localisent dans les régions hilaires et que, seul l\u2019examen des aisselles permet de déceler quelques râles congestifs.La P.L.À.se perçoit nettement mieux que la B.P.et ceci est dû au fait que les zones de condensation sont petites et que le bruit de voix haute, diffuse dans le parenchyme sus-environnant, phénomène qui ne se perçoit pas à la voix parlée basse.Ces signes peuvent être stationnaires.Par ailleurs, avec l\u2019envahissement partiel du poumon, les signes physiques sont de plus en plus marqués et, éventuellement, les bruits adventices de la condensation pulmonaire apparaissent dans toute leur splendeur.Lorsqu\u2019il y a emphysème généralisé aux deux pou- 375 mons, la cage thoracique est fixée en inspiration, la respiration est supérieure et les veines de la partie supérieure du thorax et celles du cou sont distendues, dilatées.Les rales secs nombreux s\u2019entendent dans les deux poumons et le murmure vésiculaire est absent.Cette respiration forcée donne naissance à des râles humides.2° Pneumonie grippale.Ce que nous avons dit au sujet de la broncho-pneumonie s\u2019applique tout aussi bien à la pneumonie grippale.L\u2019invasion, au point de vue clinique, est en rapport avec le microbe causal.Il est évident que la pneumonie doit être considérée comme une complication de la grippe quoique dans un nombre limité de cas, le début apparent des deux affections soit simultané.La pneumonie grippale se divise en trois types: 1) Une forme maligne d\u2019emblée concomitante au début de la grippe.2) Une forme plus lente débutant vers le 2e, 3e, 4e jour de la grippe.3) Une forme bâtarde qui apparaît subitement du 4e au 10e jour, après une accalmie apparente.La première forme est d\u2019une excessive gravité; le malade présente de la polypnée, de la cyanose et l\u2019œdème pulmonaire s\u2019installe d\u2019emblée.Le patient meurt entre vingt-quatre et quarante-huit heures.La deuxième et la troisième forme se rapprochent beaucoup.Dans certains cas, l\u2019image est celle de la pneumonie lobaire avec congestion, sans résolution.Dans d\u2019autres cas, les foyers pneumoniques sont isolés et situés profondément et indépendamment les uns des autres, cachant ainsi la gravité de la maladie, car les signes physiques n\u2019apparaissent que tardivement.L'\u2019invasion pulmonaire est habituellement bilatérale.Les premiers signes physiques apparaissent au lobe inférieur.L\u2019hémoculture est rarement positive, excepté vers la fin de l\u2019infection.L\u2019intoxication et l\u2019anoxhémie expliquent le tableau clinique mieux que la septicémie.La guérison est souvent retardée par la formation d\u2019abcès ou par la non-résolution de la condensation. 376 La bronchite chronique et la dilatation bronchique sont les principales conséquences de la pneumonie grippale.Pour ce qui est des autres signes subjectifs et objectifs, ils ne se différencient guére de la pneumonie ordinaire.Toujours se rappeler que la pneumonie grippale n\u2019est pas une maladie cyclique à neuf jours.Complications Outre les complications pulmonaires que nous venons d\u2019étudier et qui sont les plus fréquentes, la grippe peut présenter toute une gamme d\u2019autres complications: pleurales \u2014 cardiaques \u2014 vasculaires - oto-rhino-laryngo- logiques \u2014 nerveuses \u2014 psychiques \u2014 digestives \u2014 rénales \u2014 articulaires \u2014 glandulaires \u2014 dermatologiques \u2014 etc.Les complications pleurales, pleurites sèches et séro-fibrineuses, sont presque toujours secondaires à une atteinte pulmonaire et se présentent avec la symptomatologie familière à tous les médecins.N\u2019insistons donc pas davantage.Les complications cardiaques ne sont pas rares au cours des grippes graves chez les malades âgés ou tarés: la défaillance cardiaque en est souvent la conséquence et une syncope peut emporter un malade, quelquefois même en pleine convalescence, alors qu\u2019on le croyait sain et sauf.On entend aussi parler de myocardite grippale.Du côté des vaisseaux, on voit parfois, mais rarement, des phlébites et des artérites avec phénomènes gangréneux.Les complications laryngées se voient quelquefois, par exemple en 1889 et en 1918.En 1929, elles furent assez sévères chez les enfants où elles simulaient le croup, aboutissant dans certains cas à la suffocation.On divise ces laryngites en quatre groupes: 1° Laryngites congestives ou catarrhales qui se traduisent par l\u2019expectoration.2° Laryngites cedémateuses qui'amènent des phénomènes de dyspnée.| 3° Laryngites phlegmoneuses qui donnent des troubles respiratoires allant jusqu\u2019à l\u2019asphyxie.| : 4° Laryngites nécrosantes qui sont d\u2019une extrême gravité.I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 Plus fréquentes sont les otites (1889) qui se compliquent souvent de mastoidites, de méme que les sinusites frontales ou maxillaires.Leur ténacité est parfois désespérante.Les complications oculaires se résument en conjonctivites, dacryocystites et kératites dont les symptômes sont connus de tous.Les complications nerveuses consistent en méningites, délires toxi-infectieux, qui guérissent au décours de la maladie.Chez d\u2019autres malades, on voit apparaître à cette période des psychoses à type mélancolique et même de véritables états neurasthéniques qui ne sont que l\u2019exagération de l\u2019habituelle asthénie post- grippale.De longs mois de repos à la campagne et un traitement approprié sont alors nécessaires pour le rétablissement de ces malades profondément atteints.Moins fréquentes sont l\u2019appendicite, les pseudo-rhumatismes, les ostéo-myélites, et l\u2019albuminurie qui comme en 1889 peut aboutir à la néphrite grave.Quant aux manifestations cutanées, elles se présentent sous forme d\u2019herpès, de zona, érysipèle, rash et même quelquefois alopécie.Grippe et tuberculose.La tuberculose prédispose-t-elle à la grippe?Probablement.La grippe aggrave-t-elle la tuberculose?Certains l\u2019affirment, d\u2019autres le nient.La grippe peut toutefois réveiller une bacillose, car elle est anergisante.Formes cliniques La forme clinique et l\u2019évolution de la grippe est conditionnée par l\u2019état de la malade, par son Age et aussi par les conditions météorologiques, comme nous le verrons briévement.1° GRIPPE ET GROSSESSE.La grippe est toujours plus grave chez la femme enceinte.Durant les derniers mois de la grossesse, elle peut amener une défaillance cardiaque chez la malade, alors qu\u2019au début de la grossesse, elle cause presque inévitablement l\u2019avortement.2° GRIPPE DES NOURRISSONS.Se présente sous différentes formes: 1° Une forme nerveuse avec hypothermie et dyspnée. LEGER ET PREVOST: LA GRIPPE 2° Une forme gastro-intestinale avec vomissements et diarrhées verdatres.3° Une forme respiratoire avec de la broncho- pneumonie.3° GRIPPE SAISONNIÈRE, Apparaissant surtout l\u2019hiver et le printemps et causant des épidémies peu denses et peu prolongées, se manifestant par fièvre, courbature, catarrhe, anorexie, toux.Nous l\u2019avons déjà différenciée de la véritable grippe.Diagnostic Le diagnostic différentiel doit porter sur le coryza, la typhoïde, la pneumonie vraie, la méningite cérébro-spinale et la rougeole.1° CORYZA.Il est d\u2019usage de porter le diagnostic de coryza au début de toute épidémie de grippe.Plus tard, le diagnostic devient évident.Comme il n\u2019existe aucun signe pathognomonique de cette affection, le diagnostic différentiel devient impossible.Il est à retenir, en temps d\u2019épidémie, que toute affection qui débute brusquement, avec une forte température de la prostration, des douleurs généralisées, de la congestion des voies respiratoires hautes et une leucopénie relative, que ces signes sont caractéristiques de la grippe.La présence de bacille de l\u2019influenza en grande quantité dans les sécrétions bronchiques est suggestive, mais aucun test bactériologique ne peut être considéré tant que la cause de la grippe ne sera pas établie définitivement.En temps normal, le diagnostic est plus ou moins douteux parce qu\u2019il est bien difficile de faire la distinction entre un rhume banal et l\u2019influenza.Lorsque la température persiste plus que quatre jours, nous devons rechercher attentivement la complication, se rappelant que la grippe est une infection bénigne en soi, mais aussi une infection grave lorsque l\u2019extension du processus se fait vers le poumon.2° FIÈVRE TYPHOÏDE.Outre l\u2019hémoculture et le séro-diagnostic, les signes de début diffèrent dans les deux maladies.Dans la grippe, le début est brusque avce 377 température élevée, alors que dans la typhoide le début est lent avec température plus basse.3° PNEUMONIE VRAIE, Dans la pneumonie vraie les lésions sont le plus souvent unilatérales, dans la pneumonie grippale, la bilatéralisation est habituelle; en plus, les signes sthétacoustiques sont atténués dans la pneumonie grippale.Quand aux autres signes ils sont à peu près les mêmes dans les deux.Nous en avons parlé d\u2019ailleurs au sujet de la pneumonie grippale.4° MÉNINGITE CÉRÉBRO-SPINALE.Les résultats de la ponction lombaire tranchent la question.5° ROUGEOLE.Le catarrhe oculo-nasal est remarquable, mais l\u2019éruption aussi est bien spéciale.L\u2019évolution lève facilement les doutes.Traitement Le traitement de la grippe, par suite de l\u2019incertitude où nous sommes quant à son agent causal, restera forcément un traitement symptomatique.1) TRAITEMENT CURATIF.Dans ce traitement curatif, il faut établir une certaine différence entre le traitement des formes bénignes de la grippe et celui à instituer dans les cas de grippes épidémiques graves, a) Formes bénignes.Lorsqu'il s\u2019agit de grippe bénigne, sporadique, saisonnière, bornée à une température moyenne avec légère inflammation du rhinopharynx et malaise général, la thérapeutique sera donc purement hygiéno-diététique, an- ti-infectieuse, discrètement anti-thermique, stimulante et cardiotonique.1) L'isolement sera done fortement conseillé; 2) Le repos au lit se prolongera jusqu\u2019au 4e jour après la chute de température.Ceci est important car le malade étant en état d\u2019anergie grippale est alors susceptible plus qu\u2019en tout autre temps de contracter une infection pulmonaire ou toute autre complication.3) La diète sera d\u2019abord liquide et consistera 378 en bouillons de légumes, jus de fruits, thé léger, tisanes.Le malade devra boire en abondance.La diète deviendra, quelques jours après, lacto-fruito-végétarienne.4) La médication interne comprendra la quinine en cachets ou suppositoires de 0.50 ctgr, deux fois par jour; l\u2019aspirine à doses filées de un comprimé toutes les 3-4 heures; une potion stimulante à l\u2019acétate d\u2019ammoniaque; l\u2019aconit ou la codéine préférable à la morphine pour calmer la toux.5) Quant à la médication externe, elle exige une désinfection méticuleuse du rhinopharynx.Les gargarismes désinfecteront la gorge et l\u2019huile goménolée les fosses nasales, prévenant ainsi les complications auriculaires et sinusales si fréquentes au cours des épidémies.Une bonne révulsion par cataplasmes et ventouses est tout indiquée; et, les lavements ou laxatifs devront tenir l\u2019intestin libre.Le médecin surveillera attentivement les poumons afin de prévenir les complications respiratoires qui sont les plus fréquentes et les plus graves.b) Formes épidémiques graves.Comme le dit Savy, en temps d\u2019épidémie, aucune grippe ne doit être considérée comme bénigne.L\u2019on se doit donc d\u2019éviter deux écueils: d\u2019une part, l\u2019inertie thérapeutique par scepticisme ou optimisme systématique, d\u2019autre part, la polypharmacie et la multiplication des antiseptiques, stimulants, cardiotoniques qui ne vont pas sans intoxiquer l\u2019organisme mal défendu par un rein et un foie que le processus infectieux a pu rendre insuffisants.Dans ces formes graves de grippe: 1) L\u2019'isolement est de rigueur afin d\u2019empé- cher le patient de venir en contact avec des personnes particulièrement aptes à s\u2019infecter telles les femmes enceintes et les opérés.On devra donc pratiquer chez le patient une an- tiseptie rigoureuse des voies respiratoires supérieures par les gargarismes et par les instillations nasales.2) Evidemment, le traitement indiqué dans L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, avril 1941 les grippes bénignes: diète, quinine, aspirine, etc., a encore sa place ici.3) Seulement, des éléments thérapeutiques nouveaux doivent être employés, tels: Injections s.c.de camphre; digitaline au 1/1000( 5 gouttes); strychnine (2 milligr.) pour éviter le collapsus cardiaque; adrénaline 2-3 milligr.per os; inhalations d\u2019oxygéne, surtout dans les complications pulmonaires; copieuse saignée s\u2019il y à cyanose et œdème aigu du poumon; enveloppements humides dans les broncho-pneumonies; abcès de fixation et uro- tropine I.V.contre état infectieux.4) Quant à la vaccinothérapie, il faut dire qu\u2019elle est nulle en temps d\u2019épidémie comme traitement prophylactique, et d\u2019une valeur relative et discutable comme traitement curatif.5) La sérothérapie qui s\u2019est présentée déjà comme médication spécifique dans la grippe, n\u2019a encore donné aucun résultat probant d\u2019efficacité.6) Sulfamidothérapie: les sulfamidés sont employés à toute sauce actuellement.Sont-ils indiqués indifféremment dans les formes bénignes et les formes graves de la grippe?A cette question, notre expérience personnelle nous permet, de répondre par la négative.En effet, jamais on ne doit se servir des sulfami- dés d\u2019emblée et systématiquement dans les formes bénignes de la grippe.Les troubles digestifs et surtout sanguins sont souvent trop graves pour nous permettre d\u2019employer, de prescrire ce médicament dans les grippes légères.Autant doit-on l\u2019éviter dans les formes grippales légères, autant doit-on le prescrire dans les formes graves, dont il est le médicament de choix.Le sulfathiazole entre autres, à la dose de 5-6 grammes par jour nous a permis d\u2019obtenir des résultats vraiment merveilleux et a fortement contribué à diminuer la fréquence et la gravité des complications grippales.On doit toujours l\u2019employer vers le deuxième ou troisième jours, quand le malade ne répond pas au traitement ordinaire de la grippe.Quant au sulfapyridine, il n\u2019est pas à recommander dans la grippe à cause des accidents LEGER er PREVOST: LA GRIPPE qu\u2019il occasionne fréquemment chez les patients.Convalescence Enfin la convalescence exigera un repos suffisamment prolongé; il faudra même conseiller quelquefois un séjour à la campagne ou à la montagne; l\u2019alimentation devra être abondante et riche, et une médication tonique, énergique et prolongée sera instituée.On saura se servir dans ces circonstances de la vita- mino-thérapie, tout spécialement le complexe vitaminé B, à hautes doses; l\u2019extrait cortico- surrénal donnera aussi d\u2019excellents résultats, ainsi que le kola, en combattant l\u2019asthénie post-grippale.Prophylaxie Comme nous avons pu le constater, la grippe débutant souvent d\u2019une manière insidieuse et présentant des symptômes bénins, peut avoir les conséquences les plus néfastes.Il convient donc de s\u2019en préserver.Mais est-il possible de se prémunir contre la grippe lorsque l\u2019épidémie a éclaté?On a préconisé l\u2019injection préventive de vaccins et de sérum de convalescents, mais ces procédés se sont avérés inefficaces.La seule mesure préventive de quelque valeur est donc l'isolement des malades, ce qui est très 379 difficile à obtenir dans les circonstances ordinaires de la vie.Il faut surtout soigneusement éviter le contact avec les grippés et comme des malades légèrement atteints, continuent de circuler et, qu\u2019au surplus, la grippe est contagieuse dès la période d\u2019incubation, il faut fuir autant que possible les transports en commun, les salles de spectacles, les grands magasins et autres lieux publics où la contagion est au guet.Chacun doit surveiller son état général, car un fléchissement si léger soit-il, prédispose à la grippe.L\u2019antisepsie des voies respiratoires supérieures est à recommander.Peut-être enrayerons-nous la contagion ainsi; car si l\u2019influenza n\u2019est le plus souvent, qu\u2019une bénigne courbature fébrile, à convalescence traînante, gardons-nous d\u2019oublier que lorsque les conditions voulues se trouvent réunies, la grippe prend une ampleur et une gravité qui en font une maladie redoutable.Si nous ne pouvons rien faire pour éviter la contagion, nous pouvons parfois prévenir ou diminuer les complications en insistant pour que les malades se traitent convenablement: la prophylaxie des complications est le traitement de la maladie même. RECUEIL DE FAITS NOTE SUR LA VIRULENCE DUNE PLEURÉSIE TUBERCULEUSE Par Louis PARE, Médecin de l'hôpital Sainte-Justine (Montréal).C\u2019est un fait connu qu\u2019une pleurésie séro- fibrineuse représente plutôt une forme de tuberculose bénigne.Or 1l est singulier que pour expliquer cette évolution heureuse, on invoque volontiers une notion d\u2019infection pauci- bacillaire, d\u2019où une tuberculose torpide, voire imnême immunisante.Malgré le caractère séduisant de cette conception, la part d\u2019inconnu est bien grande.Voici une observation clinique, point de départ des expériences qui vont être exposées.Observation.Il s\u2019agit d\u2019un enfant âgé de quatre ans, admis à l'hôpital le vingt décembre 1937.L'état général est profondément atteint.L\u2019enfant présente un syndrome de broncho-pneumonie grave: toux, grande dyspnée.Le film radiographique montre un foyer pneumonique de la base droite.L\u2019intradermo-réaction à la tuberculine est franchement positive.La recherche du bacille tuberculeux par examen direct, culture, inoculation au cobaye est négative dans des vomissements provoqués.L\u2019enfant quitte l\u2019hôpital le trente décembre 1937.Six mois plus tard, l\u2019enfant revient à l\u2019hôpital.L\u2019état du poumon droit ne s\u2019est pas amélioré.Deux films radiographiques permettent de suivre l\u2019évolution d\u2019un processus pleuro- pneumonique vers l\u2019épanchement, une ponction de la plèvre pratiquée le vingt-sept juillet 1938, donne issue à un liquide séro-fibrineux qui est aussitôt injecté à deux cobayes.Une dernière radiographie le quinze août confirme l\u2019évolution clinique favorable: disparition complète des ombres radiologiques.L\u2019enfant quitte l\u2019hôpital.Les cobaves sacrifiés le vingt- six septembre présentent les lésions de tuberculose généralisée.Une enquête familiale soigneusement menée par le Service Médico-Social a permis de recueillir les renseignements complémentaires suivants: père, 40 ans bonne santé; mère, 41 ans santé médiocre; deux frères vivent à la campage à cause de leur état de santé (l\u2019un d\u2019eux a fait un stage de quatre mois à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur à Cartierville) ; deux autres frères ont eu une pleurésie.Bref, la contamination familiale paraît certaine.ES * + L\u2019isolement du bacille en cause a été obtenu par l\u2019ensemencement, sur milieux à l\u2019œuf, de fragments de rate provenant de cobayes inoculés avec le liquide pleurétique de l\u2019enfant.Dès le seizième jour, des colonies apparaissent: elles ont un aspect rugueux.Un repiquage donne les mêmes aspects culturaux.De plus, un lapin inoculé par voie veineuse avec une dose de un centième de milligrammes ne présente, au bout de soixante jours, que de rares tubercules pulmonaires.Une tentative a été effectuée en vue de comparer les faits cliniques avec les données expérimentales.Des essais comparatifs ont été réalisés dans des conditions expérimentales à peu près identiques et avec une technique d\u2019épreuve uniforme.Cinq cultures de type humain ont été utilisées comme témoin.Chaque souche a été injectée à des lots de cobayes de même poids (deux cent cinquante à trois cents grammes) par voie sous-cutanée et à des doses variant de un milligramme à un cent millionième de milligrammes.Je dois les souches de l\u2019Institut Pasteur à l\u2019obligeance du docteur Sænz.Au lieu de m\u2019attacher à préciser la dose à laquelle meurent les cobayes inoculés, il m\u2019a paru plus intéressant de mettre en évidence d\u2019une part la rapidité d\u2019extension de l\u2019infection tuberculeuse provoquée et d\u2019autre part la survie comparée des cobayes inoculés.PRovENANCE 0Es Souches ARC.LCR.ENsemENceMmENT Direct BEA.LCR Foie de Cobaye DAI .0S ENsEMENCEMENT Direcf DÔR.Plèvre CR.(Rachat UR.URINE Rate de Gobaye Institut Pasteur Iwstitur Pasteur Il est classique de mesurer la virulence des lésions, des cultures tuberculeuses par la recherche de la plus petite quantité capable de Dose Mivime Tvberculisant Poumon de Cobay£é Voie Sous- GufaneE Souche 3mois Bose en Milligramme ARC.» 0.000,000,1 BEA.» 0.000,001 DAI.» 0.000,000,01 DOR.» 0.00 0,0 00,01 tuberculiser un animal sensible.Dans l\u2019expérience suivante, la plus petite dose tuberculisant après trois mois le poumon des cobayes PARÉ: VIRULENCE D'UNE PLEURÉSIE TUBERCULEUSE 381 inoculés par voie sous-cutanée a été recherchée.Cette méthode de doser la virulence est bien compliquée.Il existe un autre procédé beaucoup plus simple pour apprécier la virulence: c\u2019est la survie comparée des cobayes inoculés avec une dose massive par vole sous- cutanée.Dans ces conditions la virulence moyenne se traduit par une survie de quarante-cinq à quatre-vingt-dix jours.Survie Compare \u20ac Cobaye de 250 GRAMMES 1 Man Sous-Cutk Souche Humaine CR 6 jours TBG.UR 100 jours TBG DOR 150 Jou T 3.FRE 40 jours TB.G JET 62 jours TR.G CAB Satwifie 363 jouRs TRG, On pourrait objecter que les deux souches de l\u2019Institut Pasteur paraissent plus virulentes.Aussi il convenait de comparer la souche «dor» avec d\u2019autres souche de type humain, mais récemment isolées après un seul passage cobaye.Souche Fre: méningite tuberculeuse (enfant) \u201c Jet: pleurésie tuberculeuse (adulte) \u201c Cab: adénite bronchique caséeuse (autopsie) Il ressort nettement de la seconde expérience que la concordance d\u2019une faible virulence clinique et expérimentale peut être parfaite.Mais cette conclusion n\u2019est valable que pour la pleurésie tuberculeuse qui a fait l\u2019objet de cette note. MALADIE DE VAQUEZ SANS HYPERGLOBULIE ! Par A.BERNIER, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).La maladie de Vaquez est très riche en synonymes.Polyglobulie splénomégalique, polyglobulie myélopathique, polyglobulie avec cyanose chronique, polyglobulie eryptogénéti- que, érythémie ou encore maladie de Vaquez- Osler, sont autant d\u2019épithètes qui servent à la désigner.On dit maladie de Vaquez-Osler parce qu\u2019à Vaquez revient la priorité de description de cette entité morbide en 1895 et Osler parce que ce dernier confirma vers 1904 la description de Vaquez.Elle n\u2019est pas excessivement rare aujour- d\u2019hui sans être pour cela non plus fréquente.Aussi nous arrive-t-il quelquefois d\u2019en observer des cas dans les services hospitaliers.Nous voulons en présenter un intéressant par ses Complications.Nous tenons ici à remercier le docteur R.Rolland qui a bien voulu nous fournir tous les renseignements cliniques.Observation.M.D.D.se présente à l\u2019hôpital Notre- Dame le 10 décembre 1938 pour douleurs et tuméfaction de son membre inférieur gauche.Il est impotent et il attribue son mal à un rhumatisme inflammatoire.Il y a deux ans, le patient dut s\u2019aliter quinze jours parce qu\u2019il ne pouvait marcher, ses deux malléoles étant gonflées et très douloureuses.Il notait aussi des taches rouges foncées, une couperose télengiectasique à sa figure qui persistèrent.Tous les six mois, les mêmes phénomènes douloureux et congestifs, ce pseudo-rhumatis- me se répétaient à son membre inférieur gauche.Ils s\u2019accompagnaient aussi d\u2019un écoulement sérieux et disparaissaient en laissant des cicatrices.Le 24 septembre 1938, sa jambe gauche devint tellement tuméfiée, qu\u2019il fut contraint de s\u2019aliter deux semaines.Un mois 1.Travail du laboratoire de l\u2019hôpital Notre-Dame et du laboratoire d\u2019anatomie pathologique de l\u2019Université de Montréal.plus tard c\u2019était au tour de sa jambe droite de se gonfler.Le repos au lit eut encore raison de ce dernier accès.Dix jours avant son admission à l\u2019hôpital, son genou gauche se tuméfia, sa jambe gauche devint rouge vin et œdématiée au point qu\u2019il se décida enfin à consulter.Son père mourut à 61 ans d\u2019un anthrax, sa mère à 55 d\u2019une hémiplégie.Il se rappelle avoir été malade deux fois, la première à 22 ans, il eut alors une scarlatine; la deuxième, à 28 ans, cette fois ce fut une pneumonie.Il accuse une polydipsie marquée et une polyurie diurne et nocturne, 3 ou 4 émissions la nuit.Ces troubles augmentent depuis le 24 septembre.Nous avons devant nous un homme d\u2019une quarantaine d\u2019années, bien constitué, mais plutôt maigre.Son visage est vultueux, les pommettes sont rouge foncé et marbrées de nombreuses télengiectasies, ses lèvres cyanosées.Son acuité visuelle est normale de même que ses réflexes pupillaires à la lumière et à l\u2019accommodation.Les ganglions sous-maxillaires sont légèrement hypertrophiés.Les battements de ses jugulaires sont visibles.Rien à noter aux poumons.Les battements du cœur ont un rythme pendulaire.La pression artérielle est de 132/98.Aucun bruit de souffle aux différents foyers.La paroi abdominale est souple.La rate est percutable et le foie dépasse les fausses côtes de 3 travers de doigt.Le membre inférieur droit offre une veine saphène interne indurée et moniliforme.Le membre inférieur gauche est très œdématié, dur, rouge vineux, douloureux à la moindre pression.L\u2019œdème remonte au-dessus de la cuisse.Il infiltre tout le flanc gauche et la région lombaire correspondante.Il semble qu\u2019il y a une obturation de la veine iliaque gauche et la région lombaire correspondante.Il semble qu\u2019il y à une obturation de la veine illaque gauche et en plus des oblitérations artérielles, à en juger par la température et le coloration de la jambe.Quelques jours plus tard l\u2019edème monte et atteint l\u2019hypochondre; il va même jusqu\u2019à envahir les téguments de l\u2019hémithorax gauche.Le 22 décembre, soit douze jours après son admission, en tentant de s\u2019asseoir sur la bassine, le patient est foudroyé par une embolie pulmonaire.Il meurt instantanément, la figure complètement cyanosée.Voici les résultats DES EXAMENS DE LABORATOIRE relevés dans son dossier: deux numérations et formules sanguines.12 déc.1938 16 déc.1938 Globules rouges 5.500.000 5.600.000 Globules blancs 19.000 21.000 Hémoglobine 92% 92% Valeur globulaire 08 08 Polynucléaires neutro.88% 87% Polynucléaires éosino.1% 0% Lymphocytes 8% 10% Monocytes 3% 3% Le temps de saignement fut de 2 minu- ies 14; celui de coagulation de 15 minutes.Les plaquettes sanguines étaient de 180.000, le 15 décembre 1938.L\u2019urée sanguine, 0.78.La glycémie, 1.00.Dans les urines, il y avait présence d\u2019albumine.Deux radiographies furent faites; l\u2019une pour voir s\u2019il n\u2019y avait des calcifications des vaisseaux, l\u2019autre au moyen d\u2019un lavement baryté pour éliminer toute compression tumorale.Les deux furent négatives.VOICI MAINTENANT UN RÉSUMÉ DES NOTES NÉCROPSIQUES.Cadavre d\u2019un homme bien constitué, présentant à la face une teinte violacée s\u2019étendant sur les deux joues.Le membre inférieur gauche est très œdématié et bleuté.L\u2019ædème remonte au-dessus de l\u2019arcade crurale, empiète sur la fesse et la hanche du même côté.Ce qui frappe surtout à l\u2019ouverture du cadavre c\u2019est le gonflement extrême de tout le système vasculaire.Ce gonflement est surtout notable au niveau des viscères et du mésentère BERNIER: MALADIE DE VAQUEZ SANS HYPERGLOBULIE 383 où les vaisseaux sont sinueux.Le système lymphatique mésentérique est également très dilaté de même que la citerne de Pecquet qui 1egorge.La section des gros vaisseaux cardiaques laisse échapper une grande quantité de sang, environ 2,500 cms.Les dimensions du coeur sont: la circonférence 28, le diamètre longitudinal 12, le diamètre transversal 12, la hauteur du ventricule gauche 5.5, celle du ventricule droit 3 centimètres.Les anneaux valvulaires mesurent: le mitral 12, le tricuspide 14, l\u2019aortique 7, le pulmonaire 9.5 centimètres.L\u2019épaisseur du ventricule gauche est de 2.5 ems.Le myocarde est rouge foncé surtout dans sa moitié externe.La moitié interne est plus pâle et striée de traînées jaunâtres.Le poids du cœur est de 480 grammes.Il n\u2019existe aucune lésion valvulaire.Mais le poids et les dimensions de ce cœur sont certainement exagérées et permettent de conclure à une hypertrophie et à une dilatation indiscutables.L\u2019artère pulmonaire disséquée à partir de son orifice ventriculaire offre, au niveau de sa bifurcation, à cheval sur l\u2019éperon, un caillot allongé, 13 centimètres (embolus).Ce caillot, riche en fibrine, se prolonge dans toutes les ramifications primitives et secondaires de l\u2019artère pulmonaire par des caillots rouges cruoriques.Les deux poumons, le droit 550 grammes, le gauche 600 grammes, renferment de nombreux infarctus surtout à leurs bases.Ces infarctus sont de dimensions variables.La rate pèse 700 grammes, mesure 18 x 13 x 6 centimètres.Elle est ferme, dure, non plissée.À la coupe la boue splénique est peu abondante et la pulpe blanche est réduite.Une trame blanchâtre conjonctive fibro-adénique dessine des arborisations sur son fond violacé.Les deux reins sont hypertrophiés, le droit 480, le gauche 300 grammes.Leur capsule épaisse laisse voir des ramifications vasculaires sous-jacentes remarquables.Cette capsule s\u2019enlève plutôt difficilement et incompléte- ment.Le dessin cortico-médullaire est flou. 384 La corticale vue a jour frisant permet de voir un semis de petits points rougeâtres, saillants, turgides; ce sont les glomérules congestionnés.Le foie doublé de poids, 3,000 grammes, mesure 30 centimetres de large, 25 de hauteur; il dépasse les fausses côtes de 8 ems.Sa face supérieure est divisée par quatre sillons antéro-postérieurs.La capsule est épaissie et blanchatre.A la coupe, la coloration est uni- iorme excepté au niveau des sillons de la face supérieure, où elle est jaunâtre.Les vaisseaux regorgent de sang.La veine iliaque primitive gauche est oblitérée par un thrombus, qui au niveau de l\u2019arcade crurale adhère à la paroi de la veine fémorale.La moelle sternale et fémorale est très abondante.La moindre pression sur le sternum en fait sourdre de grosses gouttes.Aux deux endroits elle est rouge foncé.EXAMEN HISTOLOGIQUE.L'histologie révèle elle aussi une dilatation exagérée de tous les capillaires où qu\u2019ils soient situés.Cette distension est surtout marquée au niveau des reins.Les alvéoles pulmonaires contiennent de nombreuses cellules cardiaques, macrophages ou cellules endothéliales désquamées bourrées de grains d\u2019hémosidérine.Les sinus de la rate sont très dilatés, remplis de globules rouges souvent phagocytés dans les cordons de Billroth.On rencontre aussi dans ces derniers de nombreux polynucléaires neutrophiles mêlés à des plasmocytes.Les mégacaryocytes y sont rares.Le nombre des corpuseules de Malpighi est diminué.Ceux qui persistent ne montrent jamais de centre clair.Ils sont réduits à de minces manchons lymphocytaires périvaseu- laires.Aucune métaplasie érythroblastique n\u2019est décelée à leur niveau comme certains auteurs l\u2019auraient observé.Une coloration spécifique du fer (Bleu de Turnbull) est fortement positive dans les cordons.Quelques macrophages libres dans les sinus en sont aussi chargés.Cette hémosidérine est certainement en L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 excès dans cette rate.Ce pigment est le témoin d\u2019une grande destruction globulaire récente ou prolongée si le système réticulo-endothé- lial la retient déjà depuis quelque temps.Mais dans le foie cette hémosidérine, qui par ailleurs met très bien en évidence le système kupférien, semble récente, parce qu\u2019on n\u2019en retrouve presque pas à l\u2019intérieur des cellules hépatiques voisines.Ici comme dans la rate, elle est en excès notable.Cette phagocytose du pigment ferrique par le système réticulo-endothélial splénique et hépatique dans notre cas est aussi intense que celle que provoqueraient, chez l\u2019animal des injections intra-veineuses de carbonate de fer.Nulle trace dans le foie de métaplasie hématopoïétique.La moelle osseuse sternale prélevée gouttes à goutes par compression du sternum n\u2019offre pas la structure réelle qu\u2019elle avait «in situ».Aussi n\u2019y retrouve-t-on pas de vésicule graisseuse; on n\u2019y voit pas non plus les rapports des sinusoïdes avec le tissu hématopoïétique.Elle est constituée en grande partie par des cellules de la lignée rouge: érythroblastes, érythrocytes, globules rouges nucléés, groupés en amas, les cellules les plus jeunes souvent au centre.Entre ces amas de nôm- breux myéloblastes et des myélocytes éosinophiles.Ce qui impressionne surtout c\u2019est la grande quantité de mégakaryocytes et leur allure picnotique.Dans la moelle diaphysaire fémorale on uote les mêmes constituantes, mais ici on 1encontre quelques vésicules adipeuses et de plus l\u2019on peut étudier les rapports entre le tissu hématopoïétique et les sinusoïdes.Ces derniers sont distendus, remplis de sang.Les mégakaryocytes sont aussi nombreux dans ces coupes que dans les précédentes.Il est très rare de rencontrer des mégakaryocytes dans le voisinage immédiat des sinusoïdes.Nous avons cru intéressant de faire une numération de ces mégakaryocytes en excès.Ludeke considère que leur population normale par millimètre cube est de 200 dans la moelle osseuse.Nous avons utilisé la méthode de Frey BERNIER: MALADIE DE VAQUEZ SANS HYPERGLOBULIE pour faire cette numération.Elle consiste à compter les mégakaryocytes sur cent champs mnicroscopiques dont on connaît la surface et l\u2019épaisseur.On ramène ensuite au millimètre cube.Cette méthode d\u2019approximation nous a donné 5,000 mégakaryocytes par millimètre cube.C\u2019est là une augmentation considérable de ces dernières cellules, soit 25 fois le chiffre normal.En somme, la moelle osseuse présente surtout une surabondance d\u2019éléments de la lignée rouge, quoique la lignée blanche my- éloblastique soit aussi en hyperactivité.De plus, les mégakaryocytes y sont en nombre excessif, fait que certains auteurs, Ludeke entre autres, tiennent pour pathognomonique de la maladie de Vaquez.Commentaires D'\u2019aucuns diront que dans notre cas, le nombre de globules rouges par millimètre eube n\u2019est pas assez élevé pour être celui d\u2019une maladie de Vaquez et qu\u2019il pourrait bien ne s\u2019agir ici qu\u2019un d\u2019un cas de pléthore vraie.Peut-être souligneront-ils l\u2019état du cœur pour invoquer une pléthore d\u2019origine compensatrice.Quant à l\u2019état du myocarde hypertrophié, nous croyons plutôt qu\u2019il est la résultante justement de l\u2019augmentation de la masse sanguine.Cette hypertrophie est survenue à la suite du surcroît d\u2019activité exigée du myocarde, pour mouvoir cette masse sanguine accrue.Cette activité est d\u2019autant plus considérable que la viscosité de ce sang est aussi augmentée.\u201cQuant a la premiere allégation que le nombre des globules rouges trouvés dans notre cas n\u2019est pas celui habituellement rencontré dans la maladie de Vaquez, nous reconnaissons n\u2019avoir jamais trouvé au delà de 5.600.000 par millimètre cube.Mais est-ce là une raison suffisante pour rejeter le diagnostic de maladie de Vaquez dans notre cas?Nous ne le croyons pas.En effet, il existe dans la littérature de nombreux cas rapportés où les globules rouges n\u2019étaient pas plus nombreux que dans le nôtre.Ludeke souligne ce fait que dans la 385 maladie de Vaquez les globules rouges peuvent ne pas dépasser le chiffre de 5.000.000.Dans certains cas, ils peuvent être même en dessous de la normale, aller jusqu\u2019à 3 millions, par suite d\u2019hémorragies considérables, épistaxis, hématémèses, etc.En effet Lucas a relevé des hémorragies des muqueuses dans 27% des 190 cas qu\u2019il a colligés dans la littérature.La masse sanguine qui normalement va de 82 à 85 ems cubes de sang par kilo de poids, peut atteindre dans les cas de Vaquez jusqu\u2019à 210 cms de sang par kilo, soit presque se tripler.A ces autopsies, on peut recueillir 10 à 14 litres de sang.Par contre, si paradoxal que cela puisse paraître, il existe aussi des cas où la masse sanguine est notablement diminuée, jusqu\u2019à 3 litres de sang.Mais alors ce sang est très « globulaire ».Ou les globules rouges y sont formidablement nombreux jusqu\u2019à 10 et 12.000.000, ou ils sont excessivement volumineux.Ces cas sont l\u2019inverse du nôtre.Soit par leur nombre, soit par leur volume, les globules rouges peuvent constituer la presque totalité du sang.En effet, l\u2019hémocrit nous montre un sédiment globulaire de 44% dans un sang normal, alors que dans certains cas de maladie de Vaquez, ce sédiment peut atteindre 90% du sang total.Une autre raison qui nous permet d\u2019exclure I\u2019hypothése d'une pléthore vraie, c\u2019est l\u2019hypertrophie considérable de la rate dans notre cas (700 grammes).Nous ne connaissons pas de cas de pléthore vraie accompagnée d\u2019une telle splénomégalie.La splénomégalie est tellement importante dans le cadre symptomatique de la maladie de Vaquez, que plusieurs auteurs se refusent à y admettre le type de Gaisbock précisément à cause du manque de splénomégalie.Ashoff insiste sur la présence constante de la splénomégalie dans la maladie de Vaquez.Dans son compte rendu sur la pléthore en 1930 devant la réunion des pathologistes allemands, il étudie les rapports entre celle-ci et les érythrémies.Il ne voit aucun rapport entre 386 la maladie de Vaquez et la pléthore vraie justement à cause de l\u2019hypertrophie caractéristique de la rate dans la maladie de Vaquez.Tout au plus, consent-il à envisager les rapports entre la pléthore et la maladie de Gais- bock, parce que cette dernière ne présente jamais de splénomégalie marquée.De plus les poids de la rate dans les cas de pléthore étudiés par Ashoff sont très inférieurs à ceux des rates de Vaquez.Dans la pléthore Ashoff n\u2019a jamais trouvé de rate pesant plus de 250 grammes, alors que dans la maladie de Vaquez, la rate dépasse les fausses côtes de 5 à 10 centimètres et pèse souvent au delà de 800 grammes.Notre rate, nous le répétons pesait 700 grammes.Plusieurs auteurs considèrent la mégaka- ryocytose comme un argument décisif dans la maladie de Vaquez.Nous pouvons, nous aussi, nous servir de cet argument.Il est vrai qu'il existe une augmentation des mégaka- ryocytes dans les moelles osseuses de sujets atteints d\u2019hémorragies fréquentes.C\u2019est l\u2019hyperplasie régénératrice, mais elle n\u2019atteint jamais le chiffre que nous avons trouvé dans notre cas.Le nombre des mégakaryocytes dans notre cas était 25 fois celui de la normale.De plus notre cas n\u2019a jamais présenté d\u2019hémorragies.Sur quinze cas où un examen microscopique de la moelle osseuse fut pratiqué, neuf, soit les trois cinquièmes, présentaient une méga- Karyocytose élevée (Ludeke).Nous nous répétons, pour de nombreux auteurs, cette mégakaryocytose est révélatrice, pathognomonique de la maladie de Vaquez.La photo ci-jointe donne une idée de cette mégakaryocytose.Dans un seul champ, au fort grossissement, on peut compter jusqu\u2019à 11 mégakaryocytes.Cette augmentation des mégakaryocytes amène-t-elle nécessairement une surproduction parallèle des plaquettes sanguines, leurs filles?Effectivement, il semble bien que les théories les plus plausibles sur la genèse des plaquettes sanguines soient celles qui les font venir directement des mégakaryocytes (Wright).L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 Théoriquement les plaquettes sanguines sont augmentées de nombre.Nombreux sont les cas de maladie de Vaquez où les plaquettes sont en excès considérable.Elles vont de 240,000 à 650,000.Mais WRB.2) Pet CTR LX AN ; 7 | \u201d A .Svs ray > NY Sr 3 \u201c3 ; < EVE Sik > pe.\u2019 ae * ; Ai = ei a il se rencontre aussi des cas ou elles ne sont pas augmentées.Notre cas appartient à cette dernière catégorie, nous n\u2019y avons retrouvé que 180,000 plaquettes.Dans certains autres cas, rares, il est vrai, elles sont même diminuées.| Comment expliquer alors ce fait paradoxal?Nous avons noté dans notre examen histologique que nos mégakaryocytes avaient une allure picnotique.Cette particularité fut aussi remarquée par Stephan Gaspar qui en tire des conclusions.« Dans la polycythémie, dit-il, le nombre des mégakaryocytes augmente notablement, mais leur destruction aussi se fait plus précoce de sorte que le rapport entre les mégakaryocytes et les plaquettes sanguines peut rester inchangé ».Cette destruction hâtive et massive des mégakaryocytes peut même amener le nombre des plaquettes en dessous du chiffre normal.Quelles sont les raisons de cette hypergenèse et de cette dégénérescence presque simultanées?Elles sont très obscures.D\u2019aucuns croient que les mêmes causes qui provoquent l\u2019hyperplasie des mégakaryocytes provoquent aussi leur dégénérescence.De fait, nombreux sont en pathologie les exemples où des multiplications cellulaires aboutissent à des dégénérescences cellulaires.Pour n\u2019en citer que deux, prenons d\u2019abord celui de l\u2019activité mitotique anormale des cellules hépatiques au cours d\u2019une hépatite toxique.Les produits toxiques jugulent cette activité qui avorte et finit par des mito- nécroses.Deuxième exemple: le phénomène des ondes cinétiques de Dustin.L\u2019injection de poisons caryoclasiques provoque au niveau des organes lymphatiques (thymus et ganglions), surtout dans les centres germinatifs de ces derniers, des mitoses qui ne donnent pas deux cellules filles, mais bien des dégénérescences cellulaires.Une autre raison qui pourrait bien expliquer la discordance entre l\u2019augmentation des mé- gakaryocytes et le nombre des plaquettes sanguines, est le laps de temps écoulé entre notre numération des plaquettes et l\u2019heure du décès.On comprendra facilement que le nombre de nos plaquettes peut fort bien ne pas être celui qu\u2019on aurait dû trouver, si la throm- bocytose procède par à-coups, ce qui est très vraisemblable.Enfin un dernier argument en faveur de la nature polycythémique de notre cas, c\u2019est que cliniquement, il s\u2019est comporté comme un cas de maladie de Vaquez.Il est mort d\u2019une embolie pulmonaire massive, foudroyante qui s\u2019est détachée d\u2019une thrombose veineuse de son membre inférieur gauche.On salt qu\u2019un pourcentage considérable d\u2019éry- thémiques meurent d\u2019embolie ou de thrombose.La thrombose est tellement fréquente dans la maladie de Vaquez que Ludeke, prenant les choses à rebours, a étudié 14 cas de thrombose spontanée et y a trouvé 10 cas indiscutables de maladie de Vaquez, indiscutables au point de vue clinique et hématologique.Ces throm- BERNIER: MALADIE DE VAQUEZ SANS HYPERGLOBULIE 387 boses se produisent surtout au niveau de la veine porte et les embolies au niveau des artères cérébrales.Quelques auteurs voient même dans la thrombose des veines mésentériques, un indice certain de maladie de Vaquez.Parce que, disent-ils, la circulation étant plus lente à ce niveau, elle réalise les conditions idéales à l\u2019amorce des thromboses de l\u2019érythémie.La thrombose et l\u2019embolie consécutive sont les aboutissants logiques, presque nécessaires, pourrait-on dire, de la maladie de Vaquez.En résumé voici ce qui se passe: l\u2019hyper- mégakaryocytose déclanche une thrombocy- tose exagérée; ces thrombocytes s\u2019amoncellent aux endroits ou la circulation est ralentie.Deux facteurs ralentissent la circulation: la viscosité sanguine augmentée par l\u2019hyperglo- bulie, la dilatation globale du réseau cireu- latoire.Les thrombocytes, en s\u2019amoncelant, donnent des thrombi de conglutination (Ab- sheidung) qui font boule de neige et finissent par obstruer complètement les vaisseaux.A un moment, à l\u2019occasion d\u2019un effort, minime parfois, un embolus se détache de la thrombose mère et met brusquement fin au cours de cette maladie bénigne d\u2019apparence, mais très grave dans ses conséquences.BIBLIOGRAPHIE ASKANAZY, M.: Morbus Vaquez.Henke Lubarsh.15 p.942.LUDEKE, Heinrich: « Thrombophilie und Polycy- thamie.» Virchows Archi, V.293 p.218, 1934.GASPAR, Stefan: «Untersuchungen iiber Ursprung, Zahl und Form der Blut-plättchen und über das Benehmen der Knochenmarkriesenzellen (Me- gakaryocyten) unter normalen und patholo- gischen Verhältnissen.» Frankf Zeit, V.34 p.481.ERNST, Kreitzeisen: «Polycythamie und Pforta- derthrombose.» Virchows Archiv, V.244 p.467.AUBERTIN, Ch.: Nouveau traité de médecine, V.IX, p.194. DIAGNOSTIC POSITIF D'UNE HÉMOPTYSIE ! Par J.-Louis PILON, Médecin de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur (Montréal).Classiquement, l\u2019hémoptysie est un des symptômes les plus importants et les plus fréquents de la tuberculose pulmonaire.Elle peut en marquer le début et en constituer le signe d\u2019alarme, elle peut en être l\u2019accident terminal et foudroyant; elle s\u2019observe dans les tuberculoses aiguës comme dans les formes chroniques de la maladie.Mais aujourd\u2019hui, on peut dire avec Martinet, qu\u2019environ «la moitié des hémoptysies vraies peut reconnaître des causes exceptionnelles ou évidentes ou au contraire plus ou moins difficiles à dépister », et devant un malade qui crache du sang venant des voles respiratoires, le médecin devra toujours envisager les faits avec un sens critique averti et se rappeler que d\u2019autres affections peuvent aussi donner des hémoptysies, ce qui permettra d\u2019éviter des erreurs graves de diagnostic.Je voudrais simplement vous présenter l\u2019observation d\u2019un cas qui fut très intéressant, tant du point de vue du diagnostic positif, que de l\u2019heureuse évolution clinique ultérieure.EJ * * Observation.Mme F.L.30 ans, ménagère, entre, le 12 avril 1939 dans le service du Dr J.-A.Vidal parce que depuis environ six mois, elle présente des hémoptysies à répétition et qui persistent malgré toutes les médications héroïques.Le début de la maladie remonte au 15 octobre 1938, et s\u2019annonça d\u2019abord par une toux quinteuse, opiniâtre, durant les 15 jours, puis apparition brutale d\u2019hémoptysies récidivantes.Le médecin consulté pense aussitôt à une tuberculose pulmonaire et institue, de novembre 1938 au 15 février 1939 un pneumothorax droit sans amener la disparition des hémorragies; la malade cesse d\u2019elle-même le 1.Communication présentée à la « Société de Phtisiologie », réunion de février 1941.traitement à cause de phénomènes d\u2019angoisses et de palpitations.Anxieuse d\u2019une guérison rapide, elle a recours à un autre médecin possédant un soi-disant nouveau traitement de la tuberculose pulmonaire, qui consiste à prélever sur la cuisse deux lanières épidermiques et à appliquer des rayons ultra-violets quatre fois par jour pendant 15 minutes; inutile de dire, qu\u2019en plus de laisser deux larges cicatrices, le résultat fut nul et les hémoptysies ont continué de plus belle.Il s\u2019agit maintenant d\u2019une patiente pâle, décolorée, présentant un léger amaigrissement, un état général peu altéré.Dès son arrivée, on remarque une toux quinteuse qui amène quelques expectorations muco-purulentes.L\u2019examen clinique de l\u2019appareil respiratoire donne peu de signe, tout au plus une respiration diminuée à la base droite sans bruits adventices.La radiographie pulmonaire montre.à la base droite, un voile qui rend difficile la lecture du parenchyme.Le pouls est à 90, la tension artérielle 135/86.Le reste de l\u2019examen général est négatif.Dans les antécédents personnels cependant, on relève un épisode pneumonique en novembre 1937 qui a retenu la malade un mois au lit.Le B.-W.est négatif.Formule sanguine donne 60% d\u2019hémoglobine, 2,600,000 globules rouges par mm.cube.Il est à noter que depuis le début, les expectorations sanglantes présentent un caractère commun à savoir: apparition brutale sans prodromes, au milieu de quintes de toux et leur abondance considérable.De plus, c\u2019est un sang rouge, aéré, spumeux, rutilant, et souvent en dehors des hémoptysies, le sang rejeté est intimement lié aux crachats; chez notre malade, le diagnostic différentiel de l\u2019hémoptvsie vraie n\u2019était pas malaisé: l\u2019extravasation sanguine s\u2019opérait au niveau du poumon et des bronches. PILON: DIAGNOSTIC POSITIF D\u2019UNE HÉMOPTYSIE En face des hémorragies aussi grandes et aussi fréquemment répétées, l'indication d\u2019une thérapeutique active se posait en dehors des indications habituelles de la collapsothérapie et même en dehors de toute autre considération que celle-ci: sauver la vie de la malade immédiatement menacée.Et le traitement vraiment héroïque ici, ce fut la transfusion.Il fallait voir aussitôt après, la transformation rapide, les modifications et les sensations de bien-être de la patiente.Au cours de son séjour de trois mois à l'hôpital, elle a rejeté environ 1,500 c.c.de sang et a reçu en six transfusions, 1,075 c.c.de sang et autant de sérum.Comme le pneumothorax n\u2019avait aucunement modifié le symptôme hémoptoïque, et que le siège des lésions était au niveau de la base droite, nous faisons pratiquer, dans un but hémostatique, une phrénicectomie complémentaire d\u2019urgence qui, à son tour, s\u2019est montrée impuissante à arrêter les hémorragies.Au début de juin 1939, l\u2019état de la patiente était meilleur, les hémoptysies se faisaient plus rares.On demande alors une bronchoscopie qui fut faite le 2 juin 1939 et amène la conclusion suivante: « Nous sommes portés à croire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une lésion infiltrante de la bronche du lobe inférieur droit dont il reste maintenant à déterminer la nature ».Le 14 juin 1939, la bronchographie donne le résultat suivant: «Images d\u2019arrét brusque du lipiodol instillé dans au moins cinq branches de ramification du lobe inférieur droit.» Le 23 juin 1939, une autre bronchographie nous montre que: « La substance opaque a pénétré presque dans la partie caudale du lobe inférieur droit.Elle démontre l\u2019existence d\u2019une accentuation du calibre des bronches à ce niveau.Ceci peut-être interprété comme secondaire à une insuffisance de ventilation et de drainage par une lésion sténosante en amont dont il reste encore à préciser la nature.» Diagnostic Six examens directs des expectorations, huit homogénéisations et finalement une inoculation au cobaye ont toujours répondu négati- 389 vement vis-a-vis le bacille de Koch; aucun syndrome d\u2019imprégnation tuberculeuse; absence de poussée fébrile post-hémoptoïque, bref, aucun signe clinique et bactériologique de la tuberculose pulmonaire.Le B.-W.est négatif pour la syphilis.L'évolution clinique, l\u2019amélioration rapide de l\u2019état de la malade, dès la cessation des hémoptysies, et la stabilité des images radiologiques, nous faisaient écarter la possibilité d\u2019un cancer.Serait-ce un corps étranger intrabronchique dont la densité serait perméable aux rayons X?Mais l\u2019anamnèse nous faisait rejeter cette hypothèse.Il restait l\u2019éventualité d\u2019une présence de calcification au sein du parenchyme pulmonaire jouant le rôle de corps étranger: le caractère quinteux et irritatif de la toux pouvait fortement nous y faire penser, mais l\u2019image radiologique ne nous permettait pas d\u2019en porter la conclusion.Après que son état général fut sensiblement remonté par les transfusions et qu\u2019il ne persistait que quelques crachats hé- moptoïques, la patiente manifeste le désir de continuer sa cure à la campagne.Elle quitte donc l\u2019hôpital le 13 juillet 1939, et nous conclûmes à une lésion bronchitique non tubereu- leuse.Au cours d\u2019août 1939, la patiente n\u2019accusa que deux petites hémoptysies, et de fréquents crachats hémoptoïques par la suite.En octobre 1939, l\u2019état général s\u2019est un peu amélioré (gain de huit livres de poids), l\u2019appétit était excellent et la radiographie montra encore un voile triangulaire au niveau de la base droite.La toux quinteuse et les crachats hémoptoï- ques furent les seuls symptômes ressentis par la patiente jusqu\u2019au début de mars 1940, alors que les quintes de toux s\u2019annoncèrent plus fortes et les hémorragies se multiplièrent au point de redevenir inquiétantes.Finalement, le 11 mars 1940, alors que la malade était à causer, elle accusa soudain une constriction rétro- sternale et après une sensation d\u2019arrachement et de déchirement laryngé, elle expulsa, à son grand étonnement, un corps dur qui vint frapper l\u2019arcade dentaire.Depuis lors, cessation 390 complète des hémoptysies et de la toux et la patiente est aujourd\u2019hui bien portante et a pris 12 livres de poids.Nettoyage radiologique au niveau de la base droite; la bronchographie de contrôle montre maintenant la perméabilité normale du lobe inférieur droit.Corps étranger.Caractère physique.Il s\u2019agissait d\u2019une petite concrétion de coloration grise à surface rugueuse d\u2019aspect vaguement sphérique et de dureté calcaire.À la section, les surfaces de l\u2019échantillon montre une constitution homogène sans aucun noyau de cristallisation.Caractère chimique.A cause de la petitesse des fragments, l\u2019examen chimique n\u2019a pu être complet et n\u2019a donné aucun renseignement exact sur sa nature.Origine.On ne peut penser aux productions calcaires d\u2019origine exogène qu\u2019on rencontre au cours de certaines pneumokonioses, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une femme et elle n\u2019a jamais été exposée aux poussières.Il est plus rationnel de croire, chez notre malade, à une production calcaire d\u2019origine endogène, étant donné l\u2019épisode pneumonique arrivé un an avant le début des accidents hé- moptoïques et que toute lésion pulmonaire est susceptible de subir l\u2019imprégnation calcaire; bien plus, la production d\u2019un foyer de calcification peut se former aux dépens de tout tissu en état de désagrégation par suite de l\u2019affinité du pus pour les sels de chaux.Donc, il s\u2019agissait bien ici d\u2019une hémoptysie vraisemblablement due à un foyer de calcification d\u2019origine endogène.Si les cas de concrétion calcaire au sein L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 du parenchyme pulmonaire sont rares (nous n\u2019en avons encore relevé aucun cas à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur), on peut dire qu\u2019ils sont connus depuis déjà fort longtemps puisque Aristote et Galien ont mentionné les pierres du poumon.En 1891, Poulalion met la question au point dans sa thèse admirable intitulée: « Les pierres du poumon de la plèvre et des bronches.» Et plus près de nous, en 1922, Ameuille et Bordet nous parlent encore de pierres du poumon.Conclusion En résumé, nous voici en face: 1° d\u2019une malade qui, pendant plus de 17 mois, à rejeté environ 2 litres et demi de sang par les voies respiratoires; 2° d\u2019une faillite de la collapsothérapie hémostatique; 3° de la médication héroique de la transfusion qui a indiscutablement aidé la malade à supporter le coup; 4° d\u2019une relation de cause à effet entre la cessation des hémoptysies et l\u2019expulsion du corps étranger; 5° d\u2019un nettoyage radiologique et d\u2019une bronchographie normale du lobe inférieur droit.Un fait semble donc certain: la guérison de la malade est due à l\u2019expulsion de corps étranger obstruant la bronche et ce, en l\u2019absence de tout autre traitement.Avant done de poser un diagnostic étiologique et surtout quand il s\u2019agit de tuberculose (notre malade fut considérée et traitée comme tuberculeuse pendant plusieurs mois), il faut toujours attendre la preuve de l\u2019agent spécifique de la maladie et non pas se fier seulement aux symptômes fonctionnels. REVUE GÉNÉRALE \u201d SYPHILIS VISCÉRALE Par Albert LeSAGE.La lutte contre la syphilis a pris une telle ampleur que j'ai cru opportun de remettre de nouveau sous les yeux du publie médical une lecon qui date de quelques années, mais qui demeure toujours une question d\u2019une saisissante actualité.On semble en avoir oublié les principaux aspects et les répercussions éloignées qui peuvent avoir des conséquences fatales.Il convient d\u2019en rappeler les tardifs méfaits dont quelques-uns peuvent être prévenus ou contrôlés sinon guéris, pourvu qu\u2019on leur applique un traitement approprié.La syphilis viscérale est plus fréquente qu\u2019on ne le croit.Si nous possédons de beaux spécimens pathologiques qui en démontrent l\u2019existence, nous sommes encore dans l'incertitude en clinique à cause de son évolution discrète et des symptômes généraux qui n\u2019ont rien de pathognomonique.Cependant, le diagnostic est possible si nous analysons nos malades avec soin, si nous demandons au laboratoire de nous aider dans nos recherches, et si nous y pensons plus souvent.Passons en revue, succinctement, les principaux organes, et essayons d\u2019en distinguer les lésions qu\u2019on y observe.I.LES POUMONS La syphilis pulmonaire évolue différemment selon le terrain.1° Syphilis pseudo-tuberculeuse.Comme le nom l\u2019indique, elle emprunte, dans cette forme, le masque de la tuberculose: toux, ex- 1.Ce travail ainsi que celui du docteur Albéric Marin sur la syphilis sont publiés sous les auspices de « la ligue de santé du Canada » division de Québec.pectoration muqueuse ou muco-purulente.À l\u2019examen microscopique on y peut déceler la présence de fibres élastiques indiquant une dislocation de l\u2019armature même du poumon.On y trouve aussi des lésions vasculaires: endar- térite oblitérante.Absence de bacilles de Koch.Amaigrissement, pâleur.À l\u2019auscultation nous constatons les signes de la tuberculose à la période de ramollissement : craquements-râles, cortico-pleurite, etc.2° Sclérose pulmonaire.Ici la syphilis ressemble à l\u2019emphysème: dyspnée d\u2019effort, toux, expectoration plus ou moins spumeuse, quelquefois rare.À l\u2019auscultation, râles bulleux, disséminés, variables.Râles secs, sibilants ou ronflants.Un peu plus et nous arriverons à la bronchectasie avec ses petites vomiques discrètes, malodorantes, à répétition.L\u2019examen des crachats révèle les microbes habituels et toujours des fibres élastiques.3° Tumeurs pulmonaires.Là, elle présente le tableau de la pneumonie congestive avec hépatisation: matité circonscrite ou même suspendue, souffle bronchique ou tubaire entouré quelquefois d\u2019une couronne de râles humides.Toux, expectoration, crachats rouillés même, puis signes cavitaires avec gargouillement comme dans les cavernes.C\u2019est la gomme ulcéreuse du poumon.4° Enfin il y a les formes mixtes: syphilis et tuberculose.Nous savons que le tréponème a une grande affinité pour la tuberculose.Dans ces cas, nous avons affaire à un véritable mé- | tissage des deux affections.Il devient difficile de les dissocier.Je m\u2019empresse de dire que la certitude d\u2019une syphilis est plus probable, car la tuberculose, dans ces cas, passe au second plan; le traitement spécifique s\u2019impose. 392 Autres éléments du diagnostic.Il est nécessaire de pousser l\u2019enquête plus loin si l\u2019on veut conclure en faveur de la syphilis.Recherchons les petits signes.Voici une clef utile dans les cas semblables.1° État général: il y a désaccord entre l\u2019état local du poumon et l\u2019état général.Assez souvent le malade a bonne mine, il continue, même, de vaquer à ses occupations.Le bacille de Koch est absent après des recherches nombreuses et précises.Il n\u2019y a pas de fièvre.Gomme du poumon.2° Les cicatrices ont une importance dans ces cas: anciennes lésions ulcéreuses ou ulcéro- gommeuses de la peau, taches pigmentaires indélébiles, traces d\u2019un chancre initial.3° Les ganglions satellites persistent très longtemps, dans l\u2019aine, à la nuque ou ailleurs.Ils sont les témoins posthumes d\u2019une ancienne lésion dont les vestiges ont disparu.4° Les ostéo-artropathies évoluent discrètement sous les apparences d\u2019un rhumatisme chronique qui résiste aux traitements classiques.Ici ce sont des chondrites sterno- claviculaires, ailleurs des chapelets costaux, des ostéites raréfiantes ou des hyperplasies osseuses du tibia ou du crâne.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, avril 1941 5° La leucoplasie avec ses fissures divisant la langue en territoires de formes variées.6° La dentition avec ses implantations vicieuses et ses encoches sur le bord libre des incives (dents de Hutchison).7° L\u2019état de l\u2019aorte, que nous étudierons dans un instant.8° La réaction Bordet-Wassermann, souvent positive.9° Enfin la pâleur, l\u2019amaigrissement et l\u2019a- Syphilis de la crosse de l\u2019aorte avec sigmoïdite gauche et hypertrophie du ventricule gauche.namnèse fourniront des renseignements précieux.10° Ajoutons, enfin, l\u2019action bienfaisante du traitement spécifique, et nous posséderons un dossier suffisant pour éclairer le diagnostic dans ces cas douteux d\u2019affections pulmonaires ou autres.Cette enquête, nous devons la faire dans chaque cas en particulier.C\u2019est, je le répète, une clef, pour chaque organe.II.LE CŒUR Le cœur est plus fréquemment atteint que le poumon.Les nécropsies nous ont révélé LESAGE: SYPHILIS VISCÉRALE l\u2019existence d\u2019endocardites et de myocardites spécifiques coïncidant avec des signes cliniques sériés.Etudions quelques-unes de ses manifestations les mieux connues.1° Les endocardites existent, elles revêtent plutôt la forme chronique.Dans ces cas, ce sont des variations dans le timbre, des douleurs subjectives localisées avec irradiations vers le thorax ou l\u2019épaule gauche, une angoisse passagère accompagnant un effort quelquefois insignifiant.On pense à une névralgie cardiaque ou même intercostale.Peu à peu les signes d\u2019ausculation s\u2019accentuent et le diagnostic s\u2019éclaire à la suite de l\u2019enquête à « clef » et de l'influence bienfaisante du traitement spécifique.Mais nous pouvons rencontrer des formes ulcéreuses avec tous les caractères des endocardites aiguës avec insuffisance.J\u2019ai ici une pièce empruntée au musée d\u2019anatomie pathologique de la Faculté de Médecine, qui le démontre.Mais ces lésions sont plutôt rares.Nodule de Kelh & Flack Faisceau de Werckeboch fersceau Princes, du Cœur.Faisceau de Hs Hedule de Tawore Division du Forsceau de His _ Élorsorm 4.Cave supérieure \\/ = papilarres 17 VD 7 Abres ventrizoloires\\ NS 2 | 393 (a) Fibre cardiaque différenciée.Nous savons que les vestiges du tube cardiaque primitif existent dans le cœur sous la forme d\u2019un ruban qui naît à l\u2019insertion des veines caves supérieure et inférieure dans l'oreillette droite.De là il longe la cloison interaurieu- laire, traverse le détroit auriculo-ventricu- laire droit sous le nom de faisceau de His pour se diviser, ensuite, en deux troncs principaux qui vont s\u2019arboriser à la face ventrale des valvules et dans le vaste infundibulum des ventricules.La lésion de ces fibres différenciées entraîne toute une série de troubles fonctionnels et pathologiques, car ce sont elles qui règlent le rythme des contractions cardiaques à cause des qualités particulières qu\u2019elles possèdent : excitabilité, contractilité et conductibilité.Nous pouvons donc, par l\u2019étude des arythmies, localiser la lésion et en suivre l\u2019évolution ultérieure sous l'influence du traitement.v pulmonaires Topographie du faisceau cardiaque primitif depuis son orifice dans l\u2019oreillette droite jusqu\u2019à sa terminaison à la base des ventricules.2° Les myocardites sont beaucoup plus fréquentes et plus importantes à cause des troubles qu\u2019elles entraînent dans la dynamique cardio-rénale.Nous devons distinguer, cependant, entre les lésions de la fibre cardiaque différenciée et celles de la fibre cardiaque non différenciée.1° Une arythmie totale: tachycardie ou bradycardie, portant sur la totalité de la révolution cardiaque, indique une lésion qui siège à l\u2019origine même du tube cardiaque, dans le voisinage du sinus des veines caves.Dans ces cas, le pouls sera uniformément rapide: pouls veineux et pouls artériel, ou bien uniformément 394 lent, parce que l\u2019excitation anormale, accélérée ou retardée, naît à l\u2019origine même de la fibre cardiaque irritée.2° Une arythmie perpétuelle, caractérisée par une rapidité exagérée et arythmique du pouls veineux surtout sans participation absolue du pouls artériel, indique que la lésion est située plus bas que la précédente, mais sur le trajet du même faisceau, le long de la cloison inter-auriculaire ou dans le voisinage du sinus coronaire.Nous savons que cette lésion, si elle s\u2019aggrave ou persiste, peut conduire à la fibrillation de l\u2019oreillette.Si toutes ces excitations ne sont pas transmises aux ventricules c\u2019est parce qu\u2019un certain nombre d\u2019entre elles y arrivent au moment de la phase d\u2019inexcitabilité absolue du muscle.Elles meurent sur place, mais plusieurs peuvent passer si elles arrivent à la phase d\u2019inexcitabilité relative.Le cœur en souffre.3° Les extra-systoles sont une forme d\u2019arythmie que l\u2019on rencontre dans les lésions siégeant dans l\u2019oreillette droite.L\u2019hyperplasie spécifique locale provoque des excitations anormales dont un certain nombre arrivent aux ventricules durant la période d\u2019excitabilité relative et provoquent des contractions anticipées et sur-ajoutées qui troublent le rythme du cœur.4° Enfin, les bradycardies, ou pouls lent permanent, s\u2019observent lorsque le siège de la lésion est situé dans le faisceau de His proprement dit, c\u2019est-à-dire, cette partie du tube cardiaque primitif qui fait communiquer les oreillettes avec les ventricules, que l\u2019on désigne aussi sous le nom de septum auriculo- ventriculaire.Les signes de cette affection particulière sont: un ralentissement permanent du pouls artériel et une dissociation entre les contractions des ventricules et celle des oreillettes, celles-ci se contractant d\u2019une façon rythmée, ceux-là se contractant selon les caprices des excitations anormales qui se produisent dans le faisceau du ventricule même, séparé de l\u2019oreillette par la lésion du septum, car nous savons que ce faisceau possède une qualité propre qui est l\u2019excitabilité.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 La syphilis peut causer cette maladie en développant, à cet endroit précis, des lésions scléro-gommeuses qui disparaissent à la suite d\u2019un traitement spécifique approprié.J\u2019al eu l\u2019occasion d\u2019en observer un cas unique où le traitement fit disparaître tous les accidents de bradycardie avec dissociation auriculo-ventriculaire.Depuis quelque temps ce malade se plaignait de sentir des « coups au cœur », accompagnés de vertiges.En deux circonstances il eut des pertes de connaissance.À l\u2019examen on constate que le pouls est lent: 40 pulsations à la minute, un jour je comptai 35.À l\u2019auscultation on pouvait nettement constater que les oreillettes avaient un rythme différent des ventricules.Le pouls veineux était de 72, pouls artériel 40.Au centre: sclérose du faisceau de Hiss (dissociations des contractions des oreillettes et des ventricules).Syphilis à 20 ans, le malade est âgé de 45 ans.Le diagnostic de bradycardie par gomme probable du septum s\u2019imposait en procédant par déduction: Bordet-Wasserman +\u2014+\u2014+\u2014+- +++.Un traitement ininterrompu de deux années, avec périodes de repos où l\u2019arsenic alternait avec le mercure et les iodures, fit disparaître ces accidents cardiaques.La réaction de Bor- det-Wassermann est négative depuis 18 mois et le malade se porte bien. LESAGE: SYPHILIS VISCÉRALE Fibre cardiaque non différenciée.C\u2019est le manchon charnu du cœur, l\u2019enveloppe classique, et visible celle-là, dont la qualité principale est la tonicité.Une myocardite inters- Crosse de l\u2019aorte normale.Coupe antéro-postérieure.titielle, hyperplasique, dissocie la fibre et la détruit souvent.Elle est remplacée par un tissu dégénéré, scléreux, dépourvu de vaisseaux et de nerfs.De sorte que dans l\u2019épaisseur du muscle cardiaque il y a des espaces libres indifférents à toute excitation, et d\u2019autres où la fibre dégénérée ne répond que tardivement et «pes Aorte descendante en contact avec vertébre: vue postérieure.d\u2019une façon arythmique à l\u2019excitation générale.Les conséquences se résument en une contraction partielle qui se manifeste par un pouls diminué comme volume et comme intensité.395 Nous enregistrons des pulsations inégales au sphygmomanomètre: c\u2019est le pouls alternant, signe caractéristique d\u2019une dégénérescence du myocarde, prélude de l\u2019asystolie.La syphilis cardiaque est fréquente, ne l\u2019oublions pas.Si les signes généraux s\u2019ajoutent aux signes particuliers que nous venons d\u2019étudier et si l\u2019enquête est concluante ou même douteuse, nous avons le droit de conclure en faveur de la syphilis en attendant les résultats bienfaisants du traitement.HI.L\u2019AORTE Les aortites syphilitiques sont très fréquentes.On estime que plus de 70% des aortites non Aorte syphilitique avec valvulite.rhumatismales survenant dans le second âge de la vie sont de nature syphilitique.On affirme même que l\u2019artério-sclérose de la valvule aortique avec insuffisance valvulaire, c\u2019est de la syphilis.Elle se manifeste sous forme de plaques blanchâtres, dures, accompagnées de douleurs angineuses, de tachycardie, d\u2019une légère dyspnée d\u2019effort, avec retentissement clan- goreux de la sigmoïde, élévation de la sous- 396 clavière droite, battements au niveau de la fourchette sternale, et d\u2019une pression artérielle élevée.La lésion peut se compliquer d\u2019une coronarite oblitérante, comme l\u2019exemple que j'ai ici sous les yeux, amenant une dégénérescence rapide du myocarde avec le syndrome angineux et mort subite.Ou bien, cette même lésion évo- L'UNTON MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 En plus des symptômes énumérés ci-dessus, le malade souffrait de dyspnée avec tirage causée par la compression de l\u2019anévrisme sur la bronche droite.Le traitement spécifique par le Novar et le Mercure produisit une amélioration réelle.Il put quitter l\u2019hôpital amélioré.Quelques mois après il demanda de nouveau son admission et il succomba à l\u2019asphyxie Anévrisme sacciforme lue vers l\u2019anévrisme dans 90% des cas, avec ses souffles, ses battements artériels, ses piaulements, ses répercussions dans le plexus brachial, sa dyspnée d\u2019effort et l\u2019ombre agrandie de la crosse de l\u2019aorte qui se profile sur le bord droit du sternum.Dans presque tous ces cas, le B.W.est +++.J\u2019ai eu l\u2019occasion d\u2019en observer un cas à ma clinique de l\u2019hôpital Notre-Dame, il y a quelques années, de l\u2019aorte ascendante progressive due à la compression de la bronche I\u2019autopsie confirma le diagnostic.Vous pourrez voir, ici, plusieurs spécimens d\u2019anévrismes: ici un anévrisme sacciforme de la crosse, avec présence du caillot, là un bel anévrisme de l\u2019aorte descendante.Voici un exemple rare d\u2019anévrisme de l\u2019aorte abdominale à sa bifurcation iliaque.Enfin je vous présente un énorme caillot appartenant à un anévrisme disséquant qui atteint et détruit LESAGE: SYPHILIS VISCÉRALE une partie des corps vertébraux correspondants.Cet organe subit la loi commune dans ces cas.IV.LE REIN Aortite syphilitique avec thrombus des coronaires.La syphilis aime les artères.Elle provoque fréquemment une glomérulite avec le syndrome des néphrites chlorurémiques.Plus tard la lésion évoluera vers les tubes contournés.Nous assisterons alors à l\u2019évolution de la néphrite hypertensive avec urémie.397 maladie évolue rapidement.Ce seul signe est insuffisant.Il aura une valeur réelle si l\u2019enquête est probante et si le Bordet-Wasser- mann est positif.J\u2019ai eu l\u2019occasion de voir une albuminurie de 7 grammes au litre fondre comme neige après une série de 4 grammes de Novar et de 10 injections de Cyanure à 0.005 milligrammes chacune.V.LE FOIE ET LE PANCREAS Ces organes sont atteints quelquefois.Cirrhoses veineuses ou biveineuses, lésions hyperplasiques évoluant vers la sclérose, détruisant les travées lobulaires et subdivisant le foie en une série de petits lobes qui lui donnent l\u2019apparence d\u2019un foie ficelé, accompagné quelquefois du syndrome portal: hémorragies, ascite, circulation collatérale.Dans d\u2019autres cas, nous voyons de véritables gommes du foie se développant entre les lobes, et poussant des prolongements scléreux dans la profondeur des tissus, ou bien donnant l\u2019impression d\u2019une tumeur cancéreuse suspendue à l\u2019un des lobes.Le pancréas peut s\u2019hypertrophier.Nous assistons à l\u2019évolution d\u2019une pancréatite scléreuse hypertrophique avec le syndrome de l\u2019obstrue- Anévrisme aorte abdominale près des iliaques.On a signalé la présence d\u2019une grande quantité d\u2019albumine comme l\u2019un des principaux symptômes de la néphrite syphilitique, surtout si on note le fait chez un sujet jeune, et si la tion du cholédoque par compression, avee lc- tère sans douleur ni fièvre.Si c\u2019est chez un homme plutôt jeune, on pense à la syphilis, mais si c\u2019est chez un homme âgé, on songe 398 volontiers à un cancer des voies biliaires secondaire à l\u2019ulcère de l\u2019ampoule de Vater.Les deux affections ont plusieurs points de ressemblance.Bref, les pancréatites syphilitiques évoluent lentement et on en fait le diagnostic par exclusion, en s\u2019aidant de la réaction B.W.et du traitement spécifique.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 Au point de vue expérimental on a constaté des lésions spléniques antérieures au chancre inoculé, On doit donc l\u2019explorer avec soin dans tous les cas de syphilis en évolution, car elle peut être un signe précoce d\u2019une infection humorale contemporaine du chancre ou même antérieure à son apparition.# Ce a VI.LA RATE La rate est une vaste éponge imprégnée de sang.Elle réagit à toutes les infections, surtout à la syphilis.Quelquefois elle est le témoin de l\u2019évolution d\u2019un chancre ou d\u2019une roséole.La syphilis de la rate peut évoluer sous trois formes: 1° Splénomégalie héréditaire.\u2014 Elle est constante chez les hérédo-syphilitiques.Souvent elle est le signe unique d\u2019une cachexie spécifique et progressive.Tächons de la dépister chez ces nourrissons en explorant l\u2019abdomen pendant l\u2019allaitement au sein droit, l\u2019enfant reposant entièrement sur le côté droit.Le pronostic dépend du traitement.2° Splénomégalie précoce acquise.Elle est contemporaine du chancre et de la roséole par action directe du tréponème sur son parenchyme, car, dans ces cas, elle joue un rôle vicariant pour les ganglions à cause de ses bagues artérielles et de ses lacs de stase sanguine.Cirrhose syphilitique \u2014 foie ficelé.Leeper, dans la thèse de Saukanik, en rapporte 8 cas sur 37.Le pronostic n\u2019est pas en rapport avec le volume de la rate.Il peut y avoir déglobulisation avec ou sans hypertrophie.Tout dépend de l\u2019intensité et de la précocité du traitement.3° Splénomégalie acquise tardive.\u2014 C\u2019est un accident tardif exceptionnel, scléro-gom- meux, qui évolue vers la sclérose ou le ramollissement.Le diagnostic en est difficile et le pronostic est variable à cause de l\u2019âge de la lésion et des incertitudes du traitement.Pour conclure, on doit rechercher la syphilis lorsqu\u2019un examen sérieux nous autorise à rejeter tout syndrome leucémique.VII.LE TUBE DIGESTIF (a) sophage: la syphilis de l\u2019æsophage est rare.Il n\u2019y a rien de pathognomonique dans les symptômes.On la rencontre dans la syphilis acquise surtout.Elle s\u2019accompagne d\u2019une douleur interscapulaire pendant la déglutition et durant la progression des aliments. LESAGE: SYPHILIS VISCÉRALE Il y a quelquefois régurgitation de matières alimentaires et de mucus.Le malade maigrit, pâlit.On pense au cancer, si le sujet est âgé.Seule une réaction de Bordet-Wasser- mann ou l\u2019action du traitement spécifique nous autorise à conclure.(b) Syphilis de l\u2019estomac.\u2014 C\u2019est l\u2019école française qui a le mieux étudié cette question et qui a publié les premiers travaux importants sur ce sujet.Depuis 1905 et 1906, dates des publications de Hayem et de Fournier, on a recueilli des faits nombreux et probants de syphilis gastrique tertiaire et surtout les formes limitées et profondes: infiltrations gommeuses, ulcérations, linites, etc.1° Ulcère syphilitique.\u2014 Cette forme correspond à une gomme ramollie qui s\u2019est développée dans la sous-muqueuse, et qui s\u2019est ul- 399 bles visuels qui ont cédé au mercure.En pleine santé apparente, elle est prise de violentes hématémèses suivies de mélæna.On porte le diagnostic de syphilis gastrique avec Bordet-Wassermann positif.Le traitement mercuriel fait disparaître les accidents.Même résultat chez un malade atteint de P.G.avec gastrorrhagies à répétition qui disparurent sous l\u2019influence du traitement spécifique.Une dernière observation concerne un homme de 70 ans, syphilitique depuis l\u2019âge de 24 ans, qui présente des signes d\u2019ulcère gastrique avec hématémèses intermittentes.Chaque rechute cède au traitement spécifique, et la guérison arrive, complète et définitive.La syphilis gastrique ulcéreuse est plus fréquente qu\u2019on ne le croit.Gomme de la paroi stomacale repoussant la muqueuse qui pourra s\u2019ulcérer.(Jour.méd.-Francais).cérée.Aucun signe clinique ne permet de l\u2019isoler de la maladie de Cruveilhier ou ulcère simple: douleurs en broche, vomissements, gas- trorragies plus ou moins abondantes, hyperchlorhydrie avec les complications habituelles jusqu\u2019au jour où le médecin recherche la syphilis et institue un traitement spécifique qui atténue ou fait disparaître les accidents.On rapporte le cas d\u2019une femme de 30 ans dont le mari est atteint de tabès.Dans son passé, elle a eu une fausse couche et des trou- 2° Forme pseudo-cancéreuse \u2014 tumeur syphilitique.\u2014 C\u2019est une lésion scléro-gom- meuse de l\u2019estomac.Les signes cliniques sont ceux du cancer: douleur permanente éprouvée après les repas, troubles dyspeptiques, hématémèses marc de café, tumeur gastrique, indolente à la palpation, mobile, évoluant lentement avec absence de retentissement sur l\u2019état général.Mais il y a des cas où ces malades sont amaigris et cachectisés au point que le diagnostic de cancer s\u2019impose.Si on pense à la syphilis et si on institue le traitement spécifique, 400 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 on est surpris des résultats obtenus dans des cas qui semblaient désespérés.On rapporte l\u2019observation d\u2019un malade porteur d\u2019une infiltration pylorique en placard rappelant un cancer de l\u2019estomac, avec les signes Linite plastique, estomac petit, ratatiné, dur, simple entonnoir.Au-dessus, duodénum dilaté, auxiliaire.cliniques habituels.Sous l'influence du traitement spécifique, le placard douloureux disparut ainsi que les troubles fonctionnels, le malade reprit de l\u2019embonpoint et sa santé n\u2019a pas fléchi depuis.Sténose syphilitique, pylore.3° Forme linite plastique.\u2014 La linite résulte d\u2019une infiltration hyperplasique diffuse ou localisée.C\u2019est une lésion à marche lente, progressive, entraînant un ratatinement caractéristique de l\u2019organe compliqué de sténose mé- sogastrique (l\u2019estomac biloculaire) ou sténose du cardia selon le cas.Enriquez et Bensaude (1) rapportent une curieuse observation de syphilis gastrique que je résume en peu de mots.Il s\u2019agit d\u2019une sténose du cardia, secondaire à une ulcération qui avait fait penser à la syphilis.En même temps on constatait à l\u2019écran une sténose mésogastrique très prononcée.Sous l\u2019influence du traitement spécifique la sténose du cardia disparaît et la sténose mésogastrique régresse.L\u2019état général devient satisfaisant.A la radioscopie on observe ce qui suit: estomac petit, ratatiné et peu dilatable, une incontinence pylorique complète, un bulbe duodénal considérablement dilaté sans troubles fonctionnels importants.Le traitement, commencé en mars 1910, a fait disparaître les sténoses cardiaque, méso- gastrique et pylorique pour laisser place à une lésion de linite définitive.(a) Sténose syphilitique du pylore.\u2014 Cette lésion spécifique évolue comme une sténose simple.Elle peut même réaliser le tableau d\u2019une sténose cancéreuse.L\u2019erreur a été commise déjà et seul un examen histologique après une intervention chirurgicale a permis de faire le diagnostic.Dans d\u2019autres cas, même avec les symptômes classiques d\u2019une lésion cancéreuse, on songe à la syphilis, et le traitement spécifique est suivi de beaux et rapides succès.Voici une observation intéressante et démonstrative.Il s\u2019agit d\u2019un homme de 70 ans qui souffre de maux d\u2019estomac depuis 5 ans: sensations de barre et de brûlure dans la région épigastrique avec irradiations dorsales, suivies de vomissements alimentaires dans lesquels le malade distingue des aliments absorbés la veille.A l\u2019examen on constate une tumeur dure, bosselée, douloureuse, mobile.1.Presse Médicale, oct.1919, et Journal Médical, déc.1922.il LESAGE: SYPHILIS VISCÉRALE ' A la radioscopie on note la présence du Bismuth 15 heures après l\u2019absorption.L\u2019examen du suc gastrique révèle l\u2019absence d\u2019acide chlorhydrique libre comme dans le cancer.L\u2019examen du sang donne 15,000 globules blancs.La réaction de Bordet-Wasser- mann est positive.(a Sténose médio-gastrique, devenue perméable à la suite du traitement spécifique.Le malade a contracté la syphilis 42 ans auparavant.Soumis au traitement spécifique, il augmente de poids rapidement.Deux mois après, la tumeur a disparu.Un examen radioscopique montre que l'estomac se vide au bout de 6 heures, il n\u2019est pas déformé, et le bas-fond ne se laisse pas distendre.Le malade quitte le service guéri.(b) Sténose médioso-gastrique d\u2019origine syphilitique.\u2014 Un homme de 54 ans a contracté la syphilis 30 ans auparavant (1).En 1898, douleurs gastriques sans vomissements ni hémorragies, mais avec amaigrissement rapide.On pense à un ulcère.Après une amélioration passagère sous l\u2019influence du régime, les douleurs réapparaissent, plus vives, et l\u2019amaigrissement est si prononcé que l\u2019on pense au cancer.Avant de tenter une intervention chirurgicale on soumet le malade au traitement spécifique.1.Obs.de Beclère et Bensaude \u2014 Presse M édicale, oct.1919.401 L\u2019examen radiologique montre l\u2019existence de deux poches gastriques communiquant difficilement entre elles, le bismuth n\u2019apparaissant dans la poche inférieure que 15 à 45 minutes après avoir rempli la supérieure.Dès les débuts du traitement, l\u2019amélioration est évidente; bientôt le malade se lève, sort, marche, mange et digère.Au début d\u2019un mois il a engraissé de 8 lbs, deux mois après 19 lbs.Radiographie d\u2019un cas personnel de syphilis de l\u2019estomac.La tache plus pâle indique la prolifération scléro-gommeuse ulcérée.À la radioscopie, la biloculation a diminué, finalement elle disparut presque complètement.Le malade a continué de vaquer à ses occupations en se soumettant à des cures plus ou moins rapprochées.\u2014 J'ai eu à cette époque, sous observation, un homme de 40 ans, syphilitique ancien qui présentait tous les symptômes d\u2019un ulcère d\u2019estomac.Le traitement par la médication alcaline interne n\u2019a pas produit d\u2019amélioration sensible.\u2014 J\u2019ai actuellement sous observation à ma clinique un homme de 40 ans, syphilitique ancien qui présente tous les symptômes d\u2019un ulcère d\u2019estomac.Le traitement par la médication alcaline interne n\u2019a pas produit d\u2019amélioration sensible.À la radioscopie on distingue un rétrécissement méso-gastrique, avec plastron central qui est le signe probable de l\u2019ulcère ancien et de la linite actuelle.I] semble que les parois de l\u2019estomac soient accolées à cet endroit car la bouillie bismuthée passe de chaque côté dans deux canaux pour venir s\u2019accumuler dans la poche inférieure.Syphilitique à 25 ans, il a été traité au dispensaire antivénérien de l'hôpital Notre-Dame depuis plusieurs mois. 402 Nous l\u2019avons soumis au traitement spécifique depuis 2 semaines.Déjà, il y a eu amélioration.Il est probable que l\u2019ulcère, s\u2019il existe, va se cicatriser, mais nous croyons que la linite méso-gastrique est installée définitivement, et qu\u2019un traitement méthodique sera nécessaire pour empêcher la lésion de progresser.Les examens radioscopiques en série nous permettront d\u2019en suivre l\u2019évolution ultérieure.Sténose du cardia: le liquide retenu au-dessus passe lentement dans l\u2019estomac.(c) Sténose syphilitique du cardia.\u2014 C\u2019est une lésion rare.Nous avons rapporté l\u2019observation de Enriquez et Bensaude en tête de ce chapitre.Elle est un type non contestable que l\u2019on rencontre rarement.C\u2019est le syndrome de la régurgitation précoce ou tardive des aliments avec sensation de boule rétro-xiphoi- dienne et ampoule œsophagienne avec ou sans diverticule au niveau du cardia.Les anamnèses et le traitement nous permettront de faire le diagnostic plutot que les signes cliniques observés.+ + L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 Dans le même ordre d'idées on peut se demander, avec Castaigne, si les crises gastriques du tabès ne sont pas liées à une lésion spécifique de l\u2019estomac au même titre que des lésions spécifiques peuvent être à la base d\u2019ar- tropathies tabétiques.\u2014 En conclusion, la syphilis gastrique est polymorphe et ne présente aucun symptôme pathognomonique qui nous permette d\u2019en faire le diagnostic sûr ou précoce.On doit, comme pour les autres viscères, rechercher les antécédents spécifiques, les manifestations précoces ou éloignées, la réaction de Bordet-Wassermann, s\u2019éclairer des lumières de la radiographie et des résultats du traitement antisyphilitique dont l\u2019action est si efficace même dans les cas les plus désespérés en apparence.CONCLUSION Une conclusion générale se dégage de l\u2019exposé sommaire que je viens de faire d\u2019une question aussi vaste: la syphilis viscérale existe.On ne doit pas l\u2019oublier, voilà l\u2019essentiel.Le polymorphisme de la symptomatologie en rend le diagnostic difficile et souvent incertain.L\u2019on doit pousser l\u2019enquête à fond dans tous les cas douteux en s\u2019aidant du laboratoire, de la radiographie et du traitement spécifique dont l\u2019action bienfaisante et souvent curative est singulièrement impressionnante.J\u2019ai apporté quelques spécimens types de lésions syphilitiques viscérales, secondaires et tertiaires qui en démontrent l\u2019existence indiscutable et la gravité.Si on veut les prévenir, on devra poursuivre le traitement avec méthode et clairvoyance.C\u2019est ce que le docteur Marin a tenté de faire dans le mémoire suivant. APERÇU DU TRAITEMENT DE LA SYPHILIS Par Albéric MARIN, F.R.C.P.(C).Plusieurs d\u2019entre nous sont conduits par pusillanimité à utiliser certains médicaments d\u2019innocuité apparente ou de manipulation facile, ou encore, s\u2019il s\u2019agit d\u2019un médicament actif, à ne le donner qu\u2019à doses infimes, partant inefficaces.La valeur thérapeutique de la médication devient des plus discutables, parfois même notoirement insuffisante.Certains médecins sont satisfaits de cette ligne de conduite parce qu\u2019ils n\u2019ont pas d\u2019ennuis.Le malade devrait l\u2019être beaucoup moins, car sa guérison est compromise.Si ces faits sont vrais en pratique générale, ils le sont aussi de façon évidente dans le traitement de la syphilis.Ainsi on utilisera un pentavalent (arsaminol, acétylarsan, stovarsol, tryparsamide) dans un cas de syphilis récente : le malade ne guérira pas de sa syphilis (parce que le traitement est insuffisant) et pourra devenir aveugle (parce que ce médicament est susceptible d\u2019entraîner de l\u2019atrophie optique).Ou bien, parce que le malade se plaint de nausées ou de vomissements à chaque injection de novarsénobenzol, on abandonne celui-ci pour ne donner que du bismuth: on le prive ainsi du bénéfice d\u2019une des plus grandes découvertes thérapeutiques du siècle.Ou bien encore, on hésite à donner de hautes doses de novar- sénobenzol (0.75 et 0.90 ctg.), les seules qui soient efficaces, pour s\u2019en tenir timidement à des doses insignifiantes (0.45 et 0.60 ctg.), et le Wassermann du malade devient irréductible.Le médecin n\u2019a pas eu d\u2019 «histoires », mais le malade conserve sa syphilis.Il semble oiseux de le redire, mais on ne doit pas donner indifféremment n\u2019importe lequel médicament, à n\u2019importe quelle dose, à n\u2019importe quel syphilitique.Le médecin qui veut soigner un syphilitique doit: 1° Connaître les médicaments qu\u2019il utilise: nature, posologie, indications, contre-indications, incidents et accidents qu\u2019ils provoquent; 2° Connaître le syphilitiqque qu\u2019il traite: s\u2019agit-il de syphilis récente ou ancienne, viscérale ou nerveuse, arséno-intolérante, arséno- résistante, etc.?3° Traiter intensément, sans arrêt, longuement.+ * * Les arsenicaux se divisent en trivalents (principalement 606, 914, sulfarsénol) et en pentavalents (stovarsol sodique, tryparsamide, acétylarsan, etc.).Les pentavalents sont réservés au traitement de la syphilis nerveuse.Avant et durant leur administration, le fond de l\u2019œil doit être surveillé.Ils peuvent causer de l\u2019atrophie optique qui peut aller jusqu\u2019à la cécité complète.Les trivalents, dont le 914 est plus communément utilisé, sont de mise dans les syphilis récente et ancienne et aussi dans une syphilis nerveuse où le fond de l\u2019æil contre-indique les pentavalents.Dans ce cas, le 914 doit être associé à la pyrétothérapie.Les arsénobenzènes, les plus puissants des antiluétiques, doivent être donnés d\u2019emblée à tous ceux dont l\u2019état général le permet, et leur administration poursuivie longuement, à moins que ne surviennent des phénomènes d\u2019arséno- intolérance réelle (dont la fréquence est minime) ou d\u2019arséno-résistance vraie (dont la rareté est manifeste).Leur action rapide sur les accidents cutanéo- muqueux, viscéraux et la séro-réaction de Wassermann en fait un agent précieux dont on a, à tort, grandement exagéré la nocivité.Mais cette médication, pour en obtenir des résultats heureux, doit être soumise à certaines règles, simples mais inflexibles.Des médecins, pour s\u2019en être écartés, ont vu des malades, qui normalement auraient dû guérir, acquérir peu à peu des tares viscérales, nerveuses, devenir des incurables.Et un traitement intensif institué dans ces cas trop tardivement, après la +04 constitution de lésions graves, n\u2019enraie que difficilement l\u2019évolution implacable de l\u2019infection tréponémique.Voyons donc les directives du traitement arsénobenzolique: 1° Les arsenicaux doivent être donnés à hautes doses.Si les petites injections agissent bien sur les syphilides cutanéo-muqueuses, elles n\u2019ont que peu d\u2019effet sur les réactions sérologiques et ne mettent aucunement le malade à l\u2019abri d\u2019une atteinte du système nerveux.Les petites doses au début d\u2019une première cure n\u2019ont d\u2019autre but que de tâter la susceptibilité du malade vis- à-vis le médicament et, dans le cas de syphilis floride, d\u2019éviter une réaction d\u2019Herxheimer brutale.C\u2019est la justification de la méthode des doses progressivement croissantes.Mais ces deux éventualités (arséno-intolé- rance et recrudescence de phénomènes congestifs) n\u2019étant plus à craindre lors d\u2019une deuxième cure, il n\u2019existe plus de raison de commencer celle-ci faiblement comme il a été fait pour la première.Les hautes doses seules possèdent une réelle activité thérapeutique; les petites ne servent qu\u2019à l\u2019accoutumance du sujet.Plusieurs n\u2019osent malheureusement pas franchir la limite de 0.60 ctg.de novarsénobenzol, soit qu\u2019ils redoutent de graves complications, soit que leur malade se plaigne à chaque piqûre de frissons, nausées, courbatures, malaises.Or, ces incidents sont à négliger; et les accidents ne surviennent pas plus fréquemment chez ceux qui reçoivent de fortes doses que chez les autres.Les réactions post-arsénoben- zoliques ne sont pas en rapport avec la posologie mais avec l\u2019idiosyncrasie particulière du patient.Nous avons pu contrôler ce fait chez des milliers de syphilitiques qui sont passés par la Clinique de Dermato-Syphiligraphie de l\u2019hôpital Notre-Dame.Au surplus, la grave complication à redouter, c\u2019est de voir le vérolé devenir un incurable du fait de doses timides.Les fortes doses sont donc généralement assez bien supportées.Chez un adulte nous donnons à chaque semaine pour une première série: 0.45 ctg.0.60 + 0.75 + 0.90 + 0.90, etc.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 A la seconde série, nous débutons par: 0.60 + 0.90 4 0.90, etc.2° La dose totale de chaque série doit étre élevée.Il ne faut pas arrêter le traitement après deux ou trois injections de 0.90 ctg.de 914, mais les répéter durant plusieurs semaines, de manière à atteindre une quantité globale de 8 à 10 grammes, ce qui peut s\u2019obtenir en une dizaine de semaines.Exemple: 0.45 ctg.+ 0.60 + 0.75 + 0.90 + 0.90 + 0.90 + 0.90 + 0.90 + 0.90 + 0.90 = 8.10 grammes.Cette série se compose de 10 piqûres dont 7 de 0.90 ctg.Les séries de 4 ct 5 grammes sont insuffisantes.Les hautes séries possèdent des effets curatifs à condition que chacune des injections qui les composent soient elles-mêmes élevées.En d\u2019autres mots, il faut obtenir 10 grammes en 3 mois et non en 6 mois, en une douzaine de piqûres fortes, non pas en une vingtaine de faibles.Ce que nous avons déjà dit au sujet des incidents et des accidents survenant à la suite d\u2019injections fortes ou faibles s\u2019applique aux séries.Les complications post-médicamenteu- ses ne sont pas plus fréquentes chez ceux qui sont traités intensément que chez ceux qui le sont timidement.3° Un repos de 3 semaines entre chaque série est suffisant.Le médecin ayant administré de hautes doses, assez nombreuses pour former une quantité totale élevée, ne doit pas laisser son malade sans traitement durant plus de 3 semaines.L\u2019arsénobenzène s\u2019éliminant très rapidement.il n\u2019y a pas lieu de craindre de l\u2019accumulation.en recommençant après cet intervalle.Les divers émonctoires ont amplement eu le temps de se remettre du surcroît de travail qu\u2019ils ont subi lors de la cure précédente; ils sont dorénavant en état d\u2019en souffrir une autre.Etre inactif plus longtemps, c\u2019est permettre au tré- ponéme d\u2019exalter sa virulence, laquelle avait été grandement amoindrie par le traitement intensif préalable.Certains omettent cet important facteur de succes et laissent leur malade jusqu\u2019a deux ou MARIN: TRAITEMENT DE LA SYPHILIS trois mois sans médication.Cette facon d\u2019agir n\u2019est pas de la prudence, mais de la pusillanimité.En réalité, il vaudrait mieux, selon la méthode américaine de médication arséno-bismu- thique alternée, durant ces trois semaines, donner du bismuth au malade.Durant l\u2019élimination des arsénobenzènes, il convient de l\u2019imprégner d\u2019un bismuth insoluble dont l\u2019action lente se continuera lors de la reprise de l\u2019arsé- nothérapie.4° Enfin, le traitement doit être longuement Poursuiut.Dans les syphilis jeunes (primaire, secondaire au début), l\u2019action de la médication arsenicale se fait rapidement sentir.Les signes cliniques et sérologiques s\u2019amendent très tôt, mais reparaissent si l\u2019on cesse le traitement.Dans les syphilis plus anciennes (secondaire, tardive, latente, tertiaire) les arsenicaux agissent moins activement sur la sérologie.L\u2019organisme, selon l\u2019ancienneté de l\u2019infection, est imprégné à des degrés divers: le virus est en quelque sorte fixé.Mais il n\u2019y a pas lieu de déclarer le malade arséno-résistant si on n\u2019a pas obtenu de modification du Wassermann en % ou 3 séries, Il faut au contraire persister.Et ce n\u2019est parfois qu\u2019après deux années d\u2019efforts que l\u2019on voit s\u2019amorcer un changement favorable.Chez d\u2019anciens syphilitiques il est fréquent de ne constater aucune amélioration de la séro-réaction après 3 ou 4 cures intensives et rapprochées, puis de voir celle-ci virer peu à peu si l\u2019on a su continuer.Pour le cas de syphilis jeunes les signes cliniques et sérologiques sont souvent négatifs après une première série, presque toujours après une seconde.Et c'est 1ci que s\u2019immisce parfois une grande erreur: ralentir le traitement dans son intensité et dans son rythme.Certains, en effet, sont tentéz de donner alors de plus petites doses, des cures moins élevées, à espacer celles-ci ou même à cesser tout traitement actif, pour ne 8e contenter que d\u2019une surveillance sérologique irrégulière.Ft le malade revient après une période plus ou moins prolongée avec une séro-réaction po- 405 sitive, parfois irréductible, s\u2019'acheminant vers des complications nerveuses.Il faut donc de toute nécessité donner encore deux et trois séries de sécurité après la disparition des signes positifs sérologiques tant dans les cas anciens que nouveaux.* * * Le bismuth s\u2019emploie seul ou conjugué aux arsénobenzènes trivalents ou pentavalents.Les composés bismuthiques solubles sont plutôt de mise dans le cas de syphilis jeune, alors qu\u2019il faut frapper rapidement.Ils s\u2019assimilent plus tôt que les insolubles.Ceux-ci pourront s\u2019employer dans les cas anciens, ou en alternance avec les arsénobenzènes, entre des séries de 914.Etant d\u2019élimination plus lente, ils auront une action plus prolongée.Quelle que soit la préparation utilisée, on devra ramener la posologie à sa teneur en bis- muth-métal.Une série convenable de bismuth est d\u2019environ 20 piqûres bi-hebdomadaires, chacune contenant de 5 à 8 centigrammes de bismuth-métal.* * Le syphilitique qui vient consulter souffre de syphilis récente ou de syphilis ancienne.Dans les deux cas il v aura lieu d\u2019établir des catégories.TTATTEMENT DE LA SYPHILIS RECENTE.Par syphilis récente on peut comprendre la syphilis primaire et la syphilis secondaire a son début.Je rappelle que la syphilis primaire elle- méme, caractérisée par le chancre, dans les 2-3 premières semaines, présente un Wassermann négatif.C\u2019est la syphilis primaire pré- sérologique.À partir du moment où le Wassermann est positif, jusqu\u2019à l\u2019éclosion des acel- dents secondaires, il s\u2019agit de la syphilis primaire sérologique.Traitement de la syphilis présérologique.Le traitement doit être précoce et intensif.Un malade se présente avec un chancre.Le diagnostic clinique doit être confirmé par l\u2019examen à l\u2019ultra-microscope.Si celui-e1 a montré 406 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 la présence de tréponèmes, on commence immédiatement, le même jour, le traitement, sans attendre le résultat de la prise de sang que l\u2019on a faite.La réponse sera donnée quelques jours plus tard et nous indiquera si le malade est un présérologique ou un sérologique, mais le traitement est déjà commencé.Envisageons le cas simple d\u2019un syphilitique primaire présérologique jeune, indemne de tare antérieure, et qui supporte bien le traitement.Les avis des différents auteurs sont partagés en trois groupes, quant à l\u2019intensité du traitement et à son rythme: 1) Les partisans du traitement d\u2019attaque par des séries de novar- sénobenzol seul, avec intervalles de repos, durant une année, puis un traitement de consolidation par des séries de bismuth; 2) Les partisans du traitement continu sans périodes de repos par des séries alternées de novarsé- nobenzol et de bismuth.De cette façon, le malade est continuellement sous l\u2019influence d\u2019un antiluétique, mais d\u2019un seul à la fois, ce qui est moins dur pour ses émonctoires.Cette méthode est communément utilisée aux Etats-Unis.3) Les partisans du traitement d\u2019assaut arséno-bismuthique conjugué; le novar et le bismuth sont ici donnés simultanément à des doses aussi fortes que si chacun d\u2019eux était donné isolément.Le malade reçoit donc une série novarsénobenzolique en même temps qu\u2019il reçoit une forte série bismuthique.Ces séries arséno-bismuthiques, préconisées par Sé- zary en France, sont séparées par des intervalles de repos d\u2019un mois.D\u2019une façon générale, il est assez difficile de faire accepter ce traitement hyperintensif par la majorité des malades.Personnellement, nous croyons qu\u2019un traîte- ment d\u2019assaut par le novarsénobenzol seul, donné à doses rapidement croissantes, groupées en de fortes séries d\u2019environ 10 grammes par 15 jours seulement de repos, auxquelles on substituera plus tard des séries bismuthiques, constitue une thérapeutique efficace.Voici comment nous précédons généralement dans notre Service de Dermato-Syphiligraphie, ici, à l\u2019hôpital Notre-Dame.Le malade reçoit 0.30 ctgs (jamais de 0.15 ctgs).2-3 jours après, 0.45 ctgs.4-5 jours après, 0.60 ctgs ou même 0.75 ctgs.8 jours après, 0.90 ctgs.et à tous les 8 jours, 0.90 ctgs, jusqu\u2019à ce qu\u2019il ait reçu comme dose totale de la série, environ 9-10 grammes, ce qui s\u2019obtient en environ 11-12 semaines.Repos: 15 jours.Recommencer nouvelle série par 0.45 ctgs, puis 0.75 ctgs, puis 0.90 ctgs à tous les 8 jours.N\u2019oublions pas que les hautes doses de novarsénobenzol (0.75 et 0.90) sont les doses thérapeutiques.Les doses inférieures, 0.60 et moins, ne sont que des doses pour tater la susceptibilité du malade et pour l\u2019accoutumer à tolérer les hautes doses thérapeutiques.Quatre séries arsenicales, séparées par des repos de 15 jours, toutes procédées d\u2019une prise de sang, constituent un traitement d\u2019assaut que nous croyons suffisant.Cette arsénothérapie sera suivie de deux séries de 20 injections bi-hebdomadaires de bismuth.Le traitement aura duré en tout environ 18 mois.Une ponction lombaire sera faite pour s\u2019assurer de l'intégrité du l.c.-r.\u2014 Et le malade sera alors surveillé (cliniquement et sérologiquement) durant 3 ou 4 années.Une nouvelle ponction lombaire sera faite vers la 4e année.Traitement de la syphilis primaire sérologique et de la syphilis secondaire.Le traitement de la syphilis primaire séro- logique et de la syphilis secondaire à son début sont pratiquement identiques.Le traitement d\u2019assaut se fera à la même intensité et au même rythme que dans le cas précédent.Lorsque le Wassermann est positif depuis quelques semaines seulement, il se négative rapidement.Près de la moitié des malades sont négatifs à la fin de la première série.Les autres sont habituellement négatifs vers la deuxième et la troisième série.À partir du moment où le malade offre une sérologie négative, il pourra être considéré presque comme un primaire présérologique.Je dis presque.Mais en réalité ce malade a été imprégné plus longuement par le tréponème MARIN: TRAITEMENT DE LA SYPHILIS que le précédent avant d\u2019étre soumis au traitement.Aussi vaudrait-il mieux le traiter quelques mois de plus.Environ deux années à partir du moment où son Wassermann est devenu négatif.La syphilis secondaire tardive dont le début remonte à plus d\u2019une année ne donne pas des résultats aussi satisfaisants que dans les cas précédents.Ici le traitement sera plus long, plus ardu.Il y aura lieu parfois de varier plus souvent les médicaments.Après une année de traitement intensif par le novar, si le Wassermann est encore positif, on pourra alterner cures de novar et cures de bismuth, les conjuguer même parfois.Si au bout de deux années de traitement intensif, le Wassermann était encore positif, il faudra faire une ponction lombaire.Souvent on découvrira un |.c.-r.positif, indice d\u2019une syphilis nerveuse asymptomatique précoce.Dans ce cas, l\u2019association des pentavalents rendra les plus grands services.* * * TRAITEMENT DE LA SYPHILIS ANCIENNE.Il est d\u2019usage d\u2019admettre qu\u2019à partir de la quatrième année d\u2019infection, il s\u2019agit de syphilis ancienne.L\u2019examen clinique montrera si le malade présente ou non des lésions cutanées ou viscérales.En l\u2019absence de tout signe clinique, la ponction lombaire (qui doit être faite systématiquement dans tous les cas à moins de contre-indications spéciales) nous indiquera s\u2019il s\u2019agit vraiment d\u2019un cas de syphilis latente simple ou d\u2019une syphilis nerveuse asympto- matique.Nous insistons encore une fois sur la haute importance de la ponction lombaire en syphiligraphie.L\u2019examen du |.c.-r.seul nous fera découvrir des syphilitiques nerveux asymptomatiques.Et cette découverte précoce dirigera un traitement adéquat qui empêchera le malade de devenir paralytique ou tabétique.Le traitement de la syphilis tertiaire peut se ramener à celui de la syphilis latente.Un traitement d\u2019attaque par le novar cicatrise rapidement (en 3-4 semaines) les gommes et tubercules.Dans le cas de gomme du voile du palais, il est préférable d\u2019employer 107 l\u2019association simultanée du novar et du bismuth, afin d\u2019éviter des mutilations considérables par un traitement doublé.Les accidents tertiaires étant guéris, le médecin se trouve pratiquement en face d\u2019une syphilis latente asymptomatique.Si le sujet est encore jeune, un traitement intensif par le novar et le bismuth en séries alternées sera poursuivi pendant longtemps.Alors que ces médications agissent avec grande rapidité sur les séro-réactions positives de la syphilis jeune, nous voyons ici que ce n\u2019est que péniblement après des années de traitement que le Wassermann tend vers la négati- vité.Ce n\u2019est bien souvent qu\u2019au bout de 2-3-4 ans de traitement continu, que le Wassermann devient négatif.Souvent il demeure irréductible.La plupart des auteurs considèrent qu\u2019un Wassermann est dit irréductible si après quatre années de traitement régulièrement suivi, il est encore positif.Cette irréductibilité ne saurait cependant être considérée comme absolue puisque nous avons vu dans mon Service des malades devenir négatifs après 6-7-8 ans de traitement.Dans le cas de Wassermann irréductible, nous recourons dorénavant à des médications de choc pour ébranler ces réactions invétérées.L'usage des vaccins pyrétogènes, provoquant une température élevée, donnés en série, à raison de 2-3 piqûres par semaine, durant une dizaine de semaines, est un adjuvant puissant de la médication spécifique ordinaire.Nous avons observé de nombreux malades dont le Wassermann ne bronchait pas devant des assauts répétés par novar et bismuth, qui se sont négativés à la suite de l\u2019emploi de cette pyréto- thérapie biologique.La malaria et la fièvre artificielle peuvent aussi être utilisées avec succès.Je le souligne encore une fois, il est bien entendu que lorsque l\u2019on dit Wassermann irréductible, il s\u2019agit d\u2019un malade dont la ponction lombaire est négative, mais dont le Wassermann du sang est positif en dépit du traitement prolongé.Souvent l\u2019on croit avoir affaire à un Wassermann irréductible chez un malade que l\u2019on 408 traite depuis 2-3 ans, parce qu\u2019il n\u2019y a pas eu d\u2019examen du 1.c.-r.En réalité, la ponction lombaire nous révèle qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une syphilis nerveuse asymptomatique.La syphilis ancienne chez un vieillard ne devra pas être attaquée aussi intensément que chez un homme encore jeune.S'il s\u2019agit d\u2019une syphilis latente chez un homme ayant dépassé 70 ans, chez qui l\u2019on découvre fortuitement un Wassermann du sang positif, qui ne présente rien d\u2019autre d\u2019anormal, il vaudra mieux s\u2019abstenir de tout traitement.Cet homme s\u2019est accommodé de sa syphilis, il a domestiqué son tréponème, il a vécu jusqu\u2019à un âge avancé sans être incommodé, il est à conseiller de le laisser en paix et de ne pas lui rappeler ses péchés de jeunesse.Le traitement antisyphilitique abrégerait sûrement ses jours, tandis que sa syphilis lui a été clémente.Si ce vieillard est porteur d\u2019un accident cutané, muqueux ou viscéral, un traitement par le bismuth, prudemment conduit, avec une intensité et un rythme réduits, sont indiqués.Dès la gomme guérie ou l\u2019épisode viscéral (cardiaque, hépatique) atténué, ralentir le traitement.Traitement de la syphilis nerveuse.Dès que la ponction lombaire donne un résultat positif, il s\u2019agit d\u2019un cas de syphilis nerveuse, que le malade présente ou non des signes cliniques.Plusieurs malades (un tiers environ) lors de l\u2019explosion secondaire présentent un 1.c.-r.positif.Il s\u2019agit de syphilis nerveuse asymptomatique précoce qui guérit habituellement avec le traitement ordinaire et qui ne comporte pas le même pronostic qu\u2019à la période plus avancée de la maladie.Mais chez les malades dont le début de l\u2019infection remonte à quatre ans et plus, la syphilis nerveuse reconnaît différentes formes.1) La syphilis nerveuse asymptomatique : (ponction lombaire positive, et Wassermann du sang positif (parfois négatif, 15% ), pas de signes cliniques).2) La syphilis nerveuse symptomatique: (ponction lombaire positive et signes cliniques de paralysie générale ou de tabès ou de tabo- parésie ou de syphilis méningo-vasculaire).L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 Dans la syphilis nerveuse symptomatique ou asymptomatique, les pentavalents doivent être utilisés avec les métaux lourds, bismuth et mercure; traitement d\u2019assaut par pentava- lents et bismuth conjugués durant 15-18 mois, puis par séries alternées durant de nombreuses années.Mais le traitement médicamenteux doit s\u2019exercer non pas seul, mais avec d\u2019autres méthodes.Les syndromes tabès et tabo-parésie malheureusement ne peuvent être traités par les pentavalents puisque l\u2019atrophie du nerf optique serait précipitée par l\u2019action double du tabès et des pentavalents.Jusqu\u2019à ces dernières années, en plusieurs milieux, on commençait le traitement quand il n\u2019y avait pas de contre-indications par les pentavalents et le bismuth.Si par exemple un cas de P.G.au bout de 6 a 12 mois de ce traitement médicamenteux s\u2019aggravait, on pensait alors à la malariathérapie.On hésitait à recourir à celle-ci à cause de la rigueur de ce traitement, de la mortalité, en certains endroits assez élevée, qu\u2019elle provoquait (personnellement 4%, chez 144 cas).On impaludait plus rarement encore les tabétiques et presque jamais les asymptomatiques.De nos jours, les choses ont changé grâce à l\u2019utilisation récente de la fièvre artificielle, que l\u2019on peut, que l\u2019on doit utiliser d\u2019emblée concomitamment avec le traitement médicamenteux dans tous les cas de syphilis nerveuse où l\u2019état général du malade le permet.Pourquoi attendre en effet, pourquoi ne pas mettre immédiatement à la disposition du malade toutes les chances du succès quand il est atteint d\u2019un mal aussi redoutable que la syphilis nerveuse.Nous connaissons quantité de malades qui ont été traités par les médicaments arsenicaux et bismuthiques seuls et qui ont évolué vers une terminaison fatale.La pyrétothérapie physique bien maniée ne présente que fort peu de dangers, beaucoup moins que la syphilis nerveuse en offre.Nous avons traité depuis 40 mois 350 malades avec une seule mort (V4 de 1%).Avec un recul moyen de 12 mois, 22% de nos syphilitiques nerveux ont obtenu un |.e.-r. MARIN: TRAITEMENT DE LA SYPHILIS négatif.C\u2019est un résultat que nous n\u2019avons jamais obtenu avec aucune autre méthode, y compris la malaria.Dorénavant pour nous, le traitement d\u2019attaque de la syphilis nerveuse est le suivant.Après examen clinique, si le malade ne présente pas de myocardite grave, si sa pression artérielle est moyenne, s\u2019il n\u2019a pas dépassé 55 ans, si son état général n\u2019est pas trop mauvais, il reçoit, durant 2-3 semaines, un traitement arséno-bismuthique conjugué.Nous utilisons toujours les pentavalents si son fond de l\u2019œil le permet.Puis il est soumis à la fièvre artificielle.Il subit une séance de cinq heures de fièvre à 105°, une fois par semaine.A chaque séance, il reçoit, avant celle-ci, une injection arsenicale.Durant la semaine, il recevra deux injections de vaccins pyrétogènes accompagnés de deux injections de bismuth.Done le lundi: pentavalents et 5 a 105°, Le mercredi: vaccins et bismuth.Le vendredi: vaccins et bismuth.Ceci sera répété durant 10 semaines donnant une dose totale de 50 heures de fièvre artificielle à 105°, 10 injections arsenicales, 20 vaccins et 20 bismuths.heures 409 Les résultats immédiats sont frappants.Les rémissions complètes de nos cas de P.G.sont aux alentours de 50%.Chez nos malades nous avons comparé le liquide céphalo-rachidien immédiatement après cette chimio-vaccino-pyrétothérapie.Avant ce traitement d\u2019assaut, 74% de nos malades présentaient un liquide fortement positif.Après, c\u2019est-à-dire en moyenne trois mois après la première ponction, 54% seulement de nos malades présentaient un liquide fortement positif.Et avec un recul moyen de 12 mois, je le répète, nous avons obtenu 22% de 1.c.-r.négatifs.Après ce traitement d\u2019assaut intensif de trois mois, le malade sera soumis à des séries de pentavalents et bismuthiques conjuguées, avec des intervalles de repos ne dépassant pas 3 semaines, durant 4-5 ans, s\u2019il est nécessaire.* x Voilà, très brièvement esquissée, la conduite à tenir en présence de certains problèmes que pose la syphilis.J\u2019en ai passé plusieurs sous silence, tels que le traitement de la syphilis héréditaire, celui de la femme enceinte, de l\u2019arséno-intolérance et des accidents de la médication arsénobenzolique, bismuthique ou mercurielle.es, 410 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 Bulletin de UEssoctation \u2014 des f(Dédecins de Langue jfrançaise de l'Amérique du Mord (Fondée à Québec en 1902) L'Union (MDédicale DU Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 70 \u2014 N° 4 Montréal, avril 1941 UNE SEMAINE D\u2019IMMUNISATION CONTRE LA DIPHTERIE La division de la province de Québec de la Ligue Canadienne de Santé entreprendra durant la semaine du 5 mai prochain une croisade contre la diphtérie, une semaine d\u2019immunisation.Que devons-nous penser de cette initiative?Certes, la lutte contre la diphtérie a été organisée chez nous déjà, et nous dirons même qu\u2019elle a été de tout premier ordre.Si l\u2019on jette un regard en arrière, et si on se remémore l\u2019époque qui n\u2019est pas si éloignée de nous, où la diphtérie était la maladie qui tuait le plus d'enfants parmi notre population, on sera forcé d'admettre, et cela avec la plus grande satisfaction, que les temps sont changés, et que, grâce aux découvertes de Pasteur et de Roux d'une part, ainsi que de Ramon d'autre part, le tableau n\u2019a plus l'horreur qu'il présentait autrefois.Mais la situation est-elle tellement favorable que nous devrions nous croiser les bras?Loin de là, il y a encore de la diphtérie à Montréal et dans toute la province.Il y a eu encore des morts par diphtérie à Montréal ces dernières années et davantage encore dans la région de Québec.Portons un regard rétrospectif sur les années encore toutes récentes qui ont précédé la grande campagne d\u2019immunisation entreprise avec une si belle envergure par le service de santé de la ville de Montréal en 1930, et continuée depuis lors dans les milieux scolaires et ailleurs.En 1927 par exemple la diphtérie montrait à Montréal une morbidité de 1826 avec une mortalité de 219.Je me souviendrai toute ma vie avec horreur les mois de juin et juillet de cette année 1927, la première que je passais comme médecin-résidant dans l\u2019ancien hôpital St-Paul.Je me rappellerai toujours certain lit dans le coin d\u2019une salle, où, dans une même journée, six malades s'étaient succédé sans qu'on eût même le temps de procéder à une désinfection quelconque.Diphtérie hémorragique, diphtérie laryn- go-trachéale avec extension, contre laquelle alors on ne pouvait absolument rien.Et puis tout d\u2019un coup, avec l\u2019admirable campagne entreprise en faveur de l\u2019immunisation, la descente magique, presque verticale, tant dans le nombre de cas que dans la mortalité; descente qui se maintient depuis lors, mais à un rythme beaucoup ralenti.In 1937, morbidité 249, mortalité 26; en 1938, morbidité 222, mortalité 26; en 1939, morbidité 143, mortalité 19.Ce sont là des statistiques éloquentes, encourageantes, mais elles ne sont pas encore suffisantes.La diphtérie doit simplement disparaître, et elle est facile à annihiler.Qu\u2019est devenue la variole à Montréal depuis 1929?Elle figure au tableau avec le magistral chiffre de zéro; à tel point que pas un jeune médecin aujourd\u2019hui ne connaît la variole autrement que par les photos ou les gravures qu\u2019il a vues dans ses livres.Il n\u2019y a aucune raison pour qu\u2019il n\u2019en soit pas de même de la diphtérie.Certes il y a des individus qui sont réfractaires à toute immunisation; mais lorsqu\u2019il ne restera plus que ceux-la, la maladie ne pourra trouver aucun moyen de propagation.Le rapport du service de santé de la ville de Montréal pour l\u2019année 1939 nous montre que, malgré les nombreuses immunisations faites à date et tous les efforts déployés «actuellement 31,428 enfants âgés «de 0 a 4 ans, soit 40% seulement, sont « immunisés contre la diphtérie.Un trop « grand nombre des enfants de ce groupe « demeurent encore non protégés et expo- «sés à la diphtérie à l\u2019âge où les décès attri- « buables a cette maladie sont les plus « élevés.» M VE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 Pourquoi ne pourrions-nous pas réussir à Montréal et dans la province de Québec là où d\u2019autres ont démontré que la chose était possible.Dans plusieurs villes des Etats-Unis on a éliminé complètement la diphtérie non seulement du tableau de la mortalité, mais même du tableau nosolo- gique.Plus près de nous, à Toronto, en 1939, on n\u2019a enregistré que 7 cas avec une seule mortalité, et je crois qu'en 1940 on n\u2019en a eu aucun cas.On y est arrivé par la patience, par une campagne continue, parsemée de périodes d\u2019exacerbation.C\u2019est le but que se propose la Ligue Canadienne de Santé par l'institution de la semaine de prévention du 5 mai prochain.L\u2019éducation du peuple en matière d'hygiène et de prévention est peut-être plus difficile à faire chez nous en général, mais le magnifique travail accompli et les efforts entrepris par nos services d'hygiène en ce qui regarde la tuberculose par exemple nous donnent le droit d\u2019espérer de grandes choses.L\u2019éducation en matière d'hygiène préventive ne doit pas se limiter à la population en général.En ce qui regarde par exemple l\u2019immunisation contre la diphtérie, elle doit éveiller également l\u2019attention des médecins.Ce sont eux qui doivent être intéressés à suivre les enfants qu'ils ont mis au monde.Une simple carte par exemple lorsque l\u2019enfant a atteint l\u2019âge de 9 mois ou à son premier anniversaire, suffit pour les faire immuniser.C\u2019est là un immense service rendu à l\u2019enfant et cela sera souvent autant de gagné pour le médecin.Par l\u2019effort réitéré de tous, nous réussirons ainsi à vaincre une maladie qui tue encore malheureusement beaucoup trop d\u2019enfants chez nous.Le niveau de la mortalité dans notre province est reconnu plus élevé que dans d\u2019autres parties du pays, particulièrement du fait de la tuberculose contre laquelle la lutte ne cesse de se faire de plus en plus dure.C\u2019est encore la tuberculose presque toujours qui diminue la résistance de nos enfants vis-à-vis les infec- 411 tions aigués et augmente le taux de la mortalité au cours de celles-ci.Un autre facteur de gravité également vient de la négligence et du retard qu'on apporte à faire demander le médecin.Et quel facteur, quand il s\u2019agit de la diphtérie.Le moyen radical est donc de détruire cette maladie en supprimant par l\u2019ana- toxine les sujets susceptibles de la propager.C'est le but que poursuit la Ligue, de concert avec le service de Santé de Montréal et le ministère de la santé de Québec.en instituant cette semaine d\u2019immunisation au cours de laquelle tous les moyens modernes de propagation tant par des articles de journaux, affiches dans les tramways, causeries radiophoniques, etc, seront mis en branle pour arriver au but: LA DISPARITION DE LA DIPHTERIE.Henri CHARBONNEAU.LE PROBLÈME DE LA SYPHILIS AU CANADA A L\u2019ÉTUDE A l\u2019'A.C.E.M.I.La troisième réunion du quatrième Congrès National annuel de l\u2019Association Canadienne des étudiants en médecine et des internes, a été marquée, le 14 mars, par l\u2019étude du «Problème de la syphilis au Canada ».Vu la législation présentement levant la députation de Québec, cette question est d\u2019une grande actualité.Le docteur Albéric Marin fit donc une causerie portant sur la conception moderne de l'évolution générale et du traitement de la syphilis; le docteur Grant Fleming, sur les aspects sociaux du problème de la syphilis au Canada.Répétons qu\u2019on reconnaît une diffusion de la syphilis selon un pourcentage de 6% de la population urbaine, de 2% de la population rurale dans la province de Québec.Cinq pour cent de toute la population du Canada serait contaminée.La syphilis est une maladie qui se répand avec une alarmante rapidité; elle constitue un grave danger social: source de folie, de cécité, de tares et de dystrophies congénitales diverses, de 412 complications et de malheurs familiaux, d\u2019appauvrissement social.Elle est éminemment curable à condition de s\u2019y prendre assez tôt, d\u2019obtenir la collaboration entière des malades qui doivent se reconnaître comme tels et enfin d'appliquer une thérapeutique judicieusement énergique.Ainsi peuvent être exposés sommairement quelques-uns des idées et enseignements de messieurs Marin et Fleming.Leurs paroles, celles semblables d\u2019autres personnalités médicales ne seront jamais assez entendues.Tuberculose, syphilis, cancer, voilà les ennemis qu\u2019une éducation sociale bien conduite contribuera à affaiblir et peut-être à vaincre ! Le Comité de Défense contre la tuberculose a poursuivi une campagne active, son œuvre n\u2019est pas terminée.Nous attendons beaucoup du B.C.G.; encore quelques années et nous espérons obtenir des résultats bienfaisants de cette méthode préventive simple et qui pourraient amener une économie précieuse de vies humaines et d\u2019argent.La syphilis sera fortement ébranlée par une législation provinciale qui est une réplique d\u2019une loi appliquée dans l\u2019Ontario et qui y a favorisé grandement la lutte contre la syphilis.Enfin, on s'efforce de combattre le cancer en multipliant et en facilitant pour les praticiens les méthodes de dépistage précoce, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 en s'efforçant de créer des cliniques anticancéreuses, en faisant l\u2019éducation des médecins et du public.Les sociétés médicales s'associent à l\u2019œuvre des gouvernements et de certaines fondations américaines.Ici le traitement, pour être curable, doit être appliqué au tout début, il ne dispose pas de multiples moyens; ils sont: la chirurgie.les rayons X et le radium.D'autre part, le cancer est perfide, il s\u2019installe et se développe sans signes; aucune épreuve biologique certaine ne peut le déceler.Peut-être faudra-t-il en venir à l\u2019examen médical périodique et systématique à partir d'un certain âge! Certains organes sur lesquels se développe le plus fréquemment le cancer devront alors être examinés en série plus méticuleusement et par des procédés relativement faciles d'application et d\u2019un rendement digne de toute confiance.Nous viendrons à bout de ces maux qui déciment les populations et pourraient si souvent être combattus radicalement.Seules les méthodes simples, logiques, appliquées à la source se montreront efficaces, comme le B.C.G.(s\u2019il parvient à faire baisser radicalement la mortalité par tuberculose).Les médecins doivent prêter leur concours entier à cette lutte.Nous ne doutons pas de leur bonne volonté; qu\u2019ils aient en plus l'esprit continuellement en éveil et qu\u2019ils cherchent avec conscience et lucidité.R.A.Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse au secrétariat: 326 est, Boulevard St-Joseph \u2014 LA.9888, afin qu'ils puissent recevoir l'« UNION MEDICALE DU CANADA » sans aucune interruption. MÉDECINE PRATIQUE PHYSIOLOGIE DE LA DIGESTION DANS LA PREMIÈRE ENFANCE Les Échanges Nutritifs ALIMENTS A.Protecteurs: ceux qui fournissent des substances minérales, des vitamines et surtout une bonne matière protéique: lait, œufs, viandes, poissons, légumes verts, fruits crus.B.Non protecteurs ou énergétiques: glucides (sucres), céréales (pain, riz, etc.) huiles végétales.QUANTITATIVEMENT Les aliments doivent fournir les substances nécessaires à la croissance et au renouvellement de l\u2019organisme, l\u2019énergle indispensable à la production de la chaleur animale et de l\u2019activité musculaire.Les besoins de l\u2019enfant pour la première année s\u2019expriment ainsi d\u2019après Heubner et Rub- ner: Métabolisme de base: 55 calories par kgr.Action dynamique spécifique : 10 \u2014 \u2014 Activité: 25 \u2014 \u2014 Croissance : 15 \u2014 \u2014 Défaut d\u2019utilisation alimentaire: 10.\u2014 \u2014 115 calories par kgr.5 onces de lait fournissent 100 calories.Pendant la deuxième année ce montant total baisse à 80 cal.par kgr.QUALITATIVEMENT Le lait est l\u2019aliment nécessaire de l\u2019enfant en bas âge.Gras Lactose Mat.Sels protéiques Lait de femme: 4% 7% 149, 02% \u2014 de vache: 35 5 3.3 0.7 Caséine Lactalbumine Lait de femme 08 0.6 \u2014 de vache: 3.3 03 Sels.NaCl, calcium, magnésium, potassium, phosphore, soufre et même le fer sont fournis suffisamment par le lait.Vitamines.A.B.C.D.Un lait trop riche en gras provoque des troubles digestifs et de l\u2019intolérance aux graisses.Lait pasteurisé, stérilisé.Céréales et produits tirés des céréales.TYPE D\u2019ALIMENTATION FOURNISSANT 840 CAL.Quantité Calories Protéines (grammes) (grammes) A.Aliments protecteurs: Lait.750 1 œuf (ou comme équivalent 30 gr.de viande ou de poisson ou de foie, selon les disponibilités).48 70 6 Végétaux à feuilles vertes.Pommes de terre ou carottes.30 30 Huile de foie de morue.3 30 B.Aliments fournisseurs du complément d\u2019énergie : Graisse (beurre, si possible).7 50 Céréales (calculées en pain).50 150 7 Total 835 490 24 30-60 15 .835 37 Gaston GOSSELIN. TRAITEMENT DE L'INTOXICATION PAR LES GAZ DE COMBAT \u201c d) Gaz toxiques Ils sont représentés par l\u2019acide cyanhydrique et par l\u2019oxyde de carbone.1° INTOXICATION PAR L\u2019ACIDE CYANHYDRIQUE.Considérations générales.Particulièrement redoutable, l\u2019intoxication cyanhydrique est rare.Elle s\u2019observe cependant aprés absorption accidentelle ou volontaire de cyanure de potassium; d\u2019autre part, l\u2019acide cyanhydrique entre dans la composition de certains gaz de combat.En quelques minutes, la mort survient, soit immédiatement si la dose est forte, sinon, après quelques heures; elle est alors précédée de convulsions avec relâchement des sphincters, d\u2019un coma asphyxique qu\u2019accompagnent une cyanose intense, la dilatation pupillaire et le ralentissement progressif de la respiration.Conduite thérapeutique.Le toxique agit en paralysant les pneumogastriques et les centres respiratoires.Les recherches modernes ont mis en lumière l\u2019action neutralisante, vis-à-vis de l\u2019acide cyanhydrique, de trois substances: le bleu de méthylène, le nitrite de soude, l\u2019hyposulfite de soude.Le bleu de méthylène en injections intraveineuses est un antidote de l\u2019acide cyanhydrique.Sahlin, en 1925, signalait le fait.Eddy (1931), Geiger (1932), Haggard et Greenberg, Hug ont démontré qu\u2019une injection intraveineuse de bleu de méthylène pratiquée chez le chien, dix minutes avant ou moins de deux m!- nutes après l\u2019injection d\u2019une dose mortelle de cyanure, empêche la mort de l\u2019animal.Chez un sujet tombé dans le coma après ingestion de cyanure de potassium, la guérison fut obtenue par injection intraveineuse de 50 centimètres cubes d\u2019une solution de bleu de méthylène à 1 p.100.1.Voir l\u2019Union Médicale du Canada, mars 1941, p.295.Le nitrite de soude en injections intraveineuses est plus actif que le bleu de méthylène, mais il est toxique, et il importe de surveiller les doses.L\u2019hyposulfite de soude (corps non toxique) est également un antidote de l\u2019acide cyanhydrique.Lang l\u2019avait prouvé en 1927 en préservant de la mort, par son injection intraveineuse, des lapins intoxiqués par le cyanure.Hug a démontré qu\u2019il exerce également une action curative, mais seulement après peu de temps, si bien qu\u2019on ne peut guère l\u2019utiliser lorsqu\u2019on est loin du début de l\u2019intoxication.Ces trois substances doivent leur action anti- dotique à une propriété commune (Hug).Elles transforment en méthémoglobine une partie de l\u2019hémoglobine intracellulaire.Or, la méthémoglobine fixe l\u2019acide cyanhydrique sous forme d\u2019un composé stable et peu toxique: la cyano- méthémoglobine.La conduite à suivre pratiquement est ainsi réglée: « Aussitôt que possible, car le succès dépend de la rapidité du traitement, faire inhaler le contenu d\u2019une ou deux ampoules de nitrite d\u2019amyle, si le malade respire encore, bien entendu.Puis, injecter par voie veineuse 5 à 10 centimètres cubes d\u2019une solution de nitrite de soude à % p.100, soit 0 gr.10 a 0 gr.20 pour un adulte.Continuer par l'injection intraveineuse de 20 centimètres cubes d\u2019hyposulfite de soude à 30 p.100, soit 6 grammes.Ces injections successives peuvent être répétées plusieurs fois si l\u2019état du malade l\u2019exige.» (Hug, cité par Harvier.) Il est prudent de ne pas dépasser cependant la dose de 1 gramme de nitrite chez l\u2019homme.La thérapeutique adjuvante ne doit pas être négligée.Elle a pour but de stimuler la fonction respiratoire suspendue: respiration artificielle, inhalation d\u2019oxygène ou de carbogène avec masque spécial, injections de caféine.2° INTOXICATION PAR L\u2019OXYDE DE CARBONE.a) Considérations générales sur l\u2019intoxication oxycarbonée aiguë.Bases cliniques du traitement.\u2014 Sr l\u2019intoxi- MÉDECINE PRATIQUE cation oxycarbonée aboutit au coma, précédé d\u2019une céphalée constrictive, de vertiges et du dérobement des jambes qui amènent parfois la chute du sujet lorsqu\u2019il se précipite vers la fenêtre, le malade sans connaissance ne peut fournir aucun renseignement, et ni la résolution musculaire complète, ni l\u2019insensibilité absolue, ni la respiration ralentie ou irrégulière et parfois à type de Cheyne-Stokes, ni la tachycardie, ni l\u2019hypotension artérielle, ni l'absence de fièvre ne sont suffisamment caractéristiques pour permettre d\u2019affirmer l\u2019action de l\u2019oxyde de carbone.On n\u2019établit le diagnostic que par l\u2019examen des lieux, les renseignements fournis par l\u2019entourage et, à défaut, par la mise en évidence de l\u2019oxyde de carbone dans le sang au moyen de l\u2019examen spectroscopique, qui ne donne d\u2019ailleurs de résultats positifs que s\u2019il y a plus de 3 à 4 p.100 de toxique dans le sang, et s\u2019il est pratiqué moins de trois ou quatre heures après l\u2019exposition du malade à l\u2019air libre.Le pronostic de l\u2019intoxication oxycarbonée aiguë est tres variable; il est fonction de l\u2019importance de l'intoxication, de sa durée, de l\u2019âge du sujet, de l\u2019activité de la thérapeutique, etc.La mort peut survenir en quelques heures, ou après deux ou trois jours malgré la multiplicité des moyens de traitement.La guérison s\u2019annonce par le rétablissement de la respiration normale et le retour progressif à la conscience, mais pendant quelques jours persisteront, à un certain degré, céphalée, amnésie, démarche ébrieuse, vertiges, nausées, asthénie, etc.Les séquelles sont fréquentes après l\u2019intori- cation oxycarbonée aiguë, et elles se localisent avec élection sur le système nerveux.En dehors des névralgies, des troubles oculaires, de l\u2019hypoacousie, des éruptions bulleuses, de la gangrène cutanée, de la cyanose des extrémités, s\u2019observent: soit des troubles psychiques, qui vont jusqu\u2019à un état confusionnel, mais laissent très rarement des vésanies durables, alors que l\u2019amnésie peut persister assez longtemps; soit des états méningés avec réaction céphalo-rachidienne discrète, plus ou moins hémorragique (Chauffard et Troisier) : soit, surtout, des paralysies sous forme d\u2019hémiplégie, de monoplé- 415 gie, de syndromes pyramidaux ou extra-pyra- midaux atténués, de troubles médullaires, de névrites périphériques.Tous ces accidents \u2014 dont quelques-uns furent considérés a tort comme des manifestations hystériques \u2014 relèvent d\u2019hémorragies et de thromboses vaseu- laires disséminées dans tout le névraxe, et autour ou à l\u2019intérieur des faisceaux nerveux (Claude, Guillain, ete.).Il ne s\u2019agit pas, en effet, de névrites toxiques mais bien de troubles consécutifs à des phénomènes sympathiques vaso-moteurs créés par l\u2019intoxication.Le pronostic relativement favorable pour les paralysies périphériques, qui guérissent souvent d\u2019ailleurs lentement \u2014 j'en ai observé qui ont duré plus de huit mois \u2014 est au contraire sérieux pour les paralysies d\u2019origine centrale, cérébrales ou médullaires.Bases pathologiques du traitement de l\u2019intoxication oxycarbonée.\u2014 Volontaire ou accidentelle, l\u2019intoxication aiguë oxycarbonée se produit habituellement dans les circonstances suivantes: inhalation de gaz d\u2019éclairage ou des vapeurs émanées d\u2019un poêle, d\u2019une cheminée à tirage insuffisant, d\u2019un brasero, d\u2019un réchaud, d\u2019un obus explosé, etc.Il s\u2019agit plutôt d\u2019une asphyxie que d'une intoxication véritable.Les globules rouges ne sont pas frappés de mort; mais, surchargés d\u2019oxycarbo-hémoglobine, ils ne peuvent remplir leur tâche, jusqu\u2019au moment où s\u2019effectuera la dissociation du nouveau et indésirable composé chimique sous l'influence d\u2019une proportion suffisante d\u2019oxygène, qui rendra aux hématies leur fonction hématosique momentanément bloquée: l\u2019oxyhémoglobine remplace le car- boxy-hémoglobine.Il est possible cependant qu\u2019une action toxique réelle se surajoute à l\u2019action anoxémique.b) Conduite thérapeutique dans l'intoxication oxycarbonée aigue.Exposé à l\u2019air libre, l\u2019asphyxié est soumis à la médication stimulante: injections sous-cutanées ou même intraveineuses de camphre, de caféine et de strychnine, frictions généralisées, couverture et boule d\u2019eau chaude, etc. +16 Les inhalations d'oxygène ont pour but de déplacer l\u2019oxyde de carbone de la carboxy- hémoglobine; mais les simples inhalations à l\u2019aide du ballon et de l\u2019entonnoir sont manifestement insuffisantes; il faut que le gaz soit inhalé, à l\u2019aide d\u2019un masque spécial, dans la proportion de 75 p.100 du mélange respiré.Il est même préférable d\u2019utiliser le carbogène, gaz composé de 95 parties d'oxygène pour 5 parties d\u2019acide carbonique.Enfin, pour que l\u2019oxygène pénètre profondément les voies respiratoires, on pratiquera simultanément la resp?- ration artificielle.La saignée suivie de transfusion combat efficacement intoxication aigué oxycarbonée : on enlève 500 grammes de sang ou davantage, qu\u2019on remplace par une quantité équivalente de sang du donneur.Expérimentalement, Burger a pu ainsi guérir 75 p.100 des chiens soumis à l\u2019action de l\u2019oxyde de carbone, alors que les témoins non transfusés succombaient; et, cliniquement, on ne compte plus les succès qu\u2019on doit à la méthode, en dehors même de toute inhalation d\u2019oxygène (P.E.Weil).L\u2019injection intraveineuse de bleu de méthylène a été proposée récemment pour favoriser la reprise du processus d\u2019oxydation-réduction.C\u2019est en 1903 que Geiger, à la suite de ses expériences sur l\u2019utilité du procédé dans l\u2019intoxication cyanhydrique, eut l\u2019idée de l\u2019appli- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 quer à l\u2019intoxication oxycarbonée.Il guérit ainsi un sujet qui avait tenté de s\u2019asphyxier en s\u2019endormant, dans un garage clos, aux côtés d\u2019un tuyau d\u2019échappement d\u2019un moteur automobile en marche.D\u2019autres observations suivirent (Brown), où l'injection intraveineuse de 50 centimètres cubes d\u2019une solution de bleu de méthylène à 1 p.100, au besoin répétée, aurait donné des résultats analogues.Le mode d\u2019action du traitement demeure imprécis et, d\u2019autre part, les expériences de Haggard et Greenberg ont démontré que le bleu de méthylène non seulement n\u2019augmente pas l\u2019apport d\u2019oxygène, mais encore aggrave l\u2019intoxication en transformant l\u2019hémoglobine en méthomoglobine; si donc la substance agit, ce serait plutôt en excitant les centres respiratoires; en tout cas, la méthode ne saurait être utilisée systématiquement.Il en est de même pour l\u2019hyposulfite de soude intraveineux (Artault), dont Cham- bon et Bouvet ont montré que l\u2019action était inférieure à celle des inhalations d\u2019oxygène au masque !.Paul SAVY 2 1.Les irradiations par les rayons ultra-violets ont été également proposées.Haldane, dès 1926, avait noté que l\u2019oxycarbo-hémoglobine se formait moins facilement à la lumière qu\u2019à l\u2019obscurité et Koza (1930) s\u2019est déclaré partisan de la méthode, dont l\u2019efficacité ne saurait être comparée à celle des procédés déjà énumérés, et qui pratiquement demeure inutilisée.2.Thérapeutique Clinique, vol.3, édit.1938.LUXATIONS DES MÉNISQUES DU GENOU GÉNÉRALITÉS Les dérangements internes du genou se rencontrent en très forte proportion (61%) chez l\u2019homme adulte, particulièrement chez les ouvriers mineurs et chez les poseurs de tapis qui travaillent à genou.L\u2019accident se produit chez ceux-ci lorsqu\u2019ils sont renversés dans cette position.Les joueurs de football sont aussi des victimes de choix.Le ménisque interne du genou droit est le mis-en-cause habituellement, quatre fois plus souvent que le ménisque externe; ce qui tiendrait a la protection moins efficace de la partie interne du genou ou à la plus grande mobilité du ménisque interne.VARIÉTÉS Il existe deux variétés cliniques de déplacements traumatiques: le type aigu et le tvpe chronique.Le type aigu se manifeste par la brusque luxation avec blocage, de réduction parfois très facile par simple traction sur la jambe, mais MÉDECINE PRATIQUE de récidive fréquente.Le type chronique se signale par des troubles permanents: la douleur, l\u2019hydarthrose, des blocages incomplets, de légères entorses.ANATOMIE PATHOLOGIQUE À l\u2019état normal, les ménisques sont des lames cartilagineuses souples et plastiques dont les anneaux subissent, dans les mouvements de flexion et d\u2019extension, un mouvement de glissement sur les plateaux du tibia et un changement de forme permettant, selon Forgue, de les accommoder aux surfaces successivement présentées par les condyles fémoraux.Les ménisques sont fixés à la capsule articulaire par leur bord périphérique, et au tibia par leurs deux cornes et par le ligament coronaire; le ligament jugal les unit l\u2019un à l\u2019autre.Les ménisques glissent sur le tibia; ils sont mobiles en avant dans l\u2019extension, mobiles en arrière dans la flexion.Les ménisques sont avasculaires.Les lésions méniscales sont purement mécaniques.Le mécanisme des lésions traumatiques des ménisques se résume en trois faits: l\u2019arrêt du ménisque au cours d\u2019une contraction énergique des muscles (les extenseurs), l\u2019arrachement partiel du ménisque par le condyle et le pincement de la partie flottante du ménisque.Le rôle de la torsion de la jambe en dehors est prédominant.Les lésions portent sur le genou droit le plus souvent, et dans neuf cas sur dix sur le ménisque interne.Ces lésions consistent dans la fissuration longitudinale, la désinsertion de la corne antérieure ou la rupture transversale.La rupture serait le fait essentiel.La luxation peut manquer et reste fonction de la rupture.ETUDE CLINIQUE Le début est variable.Parfois brusque, c\u2019est l\u2019accident de blocage: fixité douloureuse en demi-flexion de l\u2019articulation au cours d\u2019un mouvement violent.Parfois lent à s\u2019individualiser, c\u2019est sous l\u2019allure d\u2019entorses à répétition que le début de l\u2019affection se manifeste par de la douleur et du gonflement.417 L\u2019accident du blocage articulaire est toujours le même pour le même malade.C\u2019est le coup de pied brutal du joueur de football, c\u2019est l\u2019effort pour se relever du mineur à genoux qui le déclenchent.La douleur est très vive, soudaine à la face interne du genou.Elle est exagérée par les mouvements et par les tentatives d\u2019extension.Le genou est arrêté dans son extension avec une sensation d\u2019obstacle invincible.La flexion du genou est libre.L'examen du blessé au moment du blocage montre un genou fixé en extension à 160°, et la palpation provoque une vive douleur au niveau de l\u2019interligne articulaire entre le ligament rotulien et le ligament latéral.Ce blocage est en général réductible.Le malade devient vite familier avec les mouvements nécessaires à cette réduction, qui sont ou l'extension forcée en refoulant le ménisque en arrière, ou les flexions et extensions alternées, ou la traction sur l\u2019axe de la jambe.Après la réduction, le genou est douloureux avec hydarthrose.La marche est pénible pendant les jours qui suivent l\u2019accident de blocage.Le ménisque reste sensible à la pression; la douleur est provoquée au niveau de la corne antérieure du ménisque entre le ligament latéral interne et le ligament rotulien.L'accident de blocage a une fréquence variable.Il est rare et de réduction facile dans la forme bénigne; il est très fréquent et succède à un effort même minime, à une simple flexion forcée, à la seule marche sur un terrain inégal dans la forme grave.La réduction en est pénible.Le repos au lit s\u2019y impose.Entre les crises de blocage, le malade se plaint de douleurs spontanées au genou avec irradiations à la jambe et de douleurs provoquées par la marche.DIAGNOSTIC Il est facile dans les formes avec blocage.L'histoire clinique, la périodicité des crises, l\u2019examen local et la radiographie permettent un diagnostic positif dans les formes atténuées. 418 Le diagnostic différentiel porte sur les entorses du genou, les hémarthroses, les corps étrangers articulaires et le pincement de productions synoviales.TRAITEMENT Traitement du blocage.La réduction d\u2019une luxation est, comme nous l\u2019avons dit, souvent faite par le malade lui- même.\u201c Le repos absolu, la résolution musculaire due à l\u2019immobilisation aident à la restauration anatomique dans les formes non réductibles d\u2019emblée.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 Technique de la réduction: flexion du genou (afin de dégager le ménisque coincé) \u2014 extension et rotation interne ou bien extension lente de la jambe sur la cuisse avec propulsion latérale de l\u2019extrémité inférieure du fémur de dedans en dehors et rotation interne \u2014 ou encore extension continue, si les autres techniques échouent.Immobilisation consécutive à la réduction pendant huit jours, puis mobilisation passive et active.Traitement curateur.C\u2019est la méniscectomie.L\u2019ablation peut être partielle ou totale.Edouard DESJARDINS.Messieurs les médecins sont invités à consulter les nombreux journaux, monographies et traités de médecine qui sont à leur disposition tous les jours de 9 am.a 5 p.m., le samedi de 9 à 11 a.m., au Secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph. \u201cW'Ulnion \u2018(Médicale Correspondance Avril 1872 Messieurs les Rédacteurs de l\u2019Union Médicale, A l\u2019exemple du Dr Ricard, je vous envoie, avec mon abonnement, mes félicitations et mes souhaits les plus sincères pour le succès de votre publication.Je suis heureux de voir que vous ayez eu le courage de combler la regrettable lacune qui existait dans la profession médicale et je me dis qu\u2019ensemble, nous tous médecins canadiens, nous devons travailler à assurer son existence, et que ce serait une véritable honte si, à votre dévouement, nous répondions par l\u2019apathie.Pour ma part, Messieurs les Rédacteurs, si ie me propose, de temps à autre, avec votre bienveillante permission, de vous faire part de quelques cas survenus dans le cours de ma pratique, ce n\u2019est pas parce que je crois mon tour déjà arrivé, mais bien parce que j'espère par là démontrer à mes aînés qu\u2019on doit et qu\u2019il faut à tout prix rivaliser de zèle et d\u2019ambition pour assurer le succès de votre journal.Maintenant, je vous transmettrai quelques notes sur un cas de rétention spasmodique d\u2019urine dont voici les principaux détails: Louis Patry, âge: 45, cultivateur de peu de moyens, jouissant d\u2019une excellente santé jusqu\u2019à ce moment, me fit appeler auprès de lui pour combattre une rétention d\u2019urine.Les souffrances étant déjà très vives, je voulus le soulager de suite par le cathétérisme ; mais je trouvai à la portion membraneuse de l\u2019urètre une résistance telle que je dus y renoncer.De suite, j\u2019employai la saignée générale, puis les bains, l\u2019opium à haute dose, le chloroforme, les injections hypodermiques de morphine, l\u2019extrait de belladone, le tartre stibié et tutti quanti et cela du mercredi soir jusqu\u2019au dimanche matin, période pendant laquelle il put à peine rendre guttatim deux ou trois onces d\u2019urine.Je le voyais régulièrement une et souvent deux fois par jour, essayant chaque fois inutilement l\u2019application du cathéter.La distention était alors extrême et l\u2019état général qui n\u2019avait jamais offert de tendance phlogistique très prononcée, présentait des symptômes typhoïdes qui menaçaient d\u2019emporter rapidement mon malade, à part la rupture de la vessie qui me semblait imminente.Ayant consulté les ou Canada\u2019 en 1872 auteurs de chirurgie que j'avais sous la main, je vis que, des deux alternatives qui me restaient, la ponction supra-pubienne ou recto-vésicale, la première semblait à peu près abandonnée et que la seconde était en plus grande faveur.Croyant alors, comme maintenant, qu\u2019on est quelquefois injuste en discréditant un mode d\u2019action pour le plaisir d\u2019attacher son nom à du nouveau, je résolus de pratiquer la ponction abdominale.Je retirai à l\u2019instant une énorme quantité d\u2019urine fortement ammoniacale et foncée.Je passai dans la canule du trocart un catheter élastique que je laissai à demeure après avoir retiré la canule.Je donnai ensuite à mon malade les stimulants, etc, etc, que requérait l\u2019état général, veillant attentivement aux sécrétions, etc, et ayant soin surtout de ne jamais permettre la distension de la vessie qui versait au dehors, par le catheter, toute l\u2019urine aussitôt que secrétée.Pendant 8 jours encore, l\u2019urètre refusa de donner passage aux catheters d\u2019aucune grosseur et ce ne fut que le 9e jour que je pus arriver à la vessie « naturale via ».Alors fut retiré le catheter de la plaie et celui de l\u2019urètre maintenu.A partir de ce moment, la convalescence commenca et six semaines après l\u2019opération, j\u2019eus le plaisir de voir mon malade entièrement rétabli, pouvant excréter facilement et sans douleur aucune, le contenu de la vessie, et en somme très bien, ce qu\u2019il a continué d\u2019être depuis.Veillez croire, MM.les Réd., que je ne prétends pas donner ce cas comme étant nouveau pour la science; au contraire, j'ai suivi des sentiers battus, mais dans lesquels la profession semble maintenant hésiter à passer, en donnant à l\u2019autre mode la supériorité et la préférence.Voilà ce que je comprends moins et par les résultats obtenus, je n\u2019hésiterais pas du tout, sous les mêmes circonstances, à adopter le même mode comme plus facile d\u2019exécution et moins sujet aux conséquences ficheuses que l'autre.Croyez-moi, MM.les Rédacteurs, Avec mes remerciements, Votre, ete.Dr A.-H.Paquet.St-Cuthbert, février 1872. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le «Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique.le volume, la page, le mois (le jour du mois.si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Année Méd.\u2014 psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE Paul SAVY, Roger EROMENT et M.JEUNE.\u2014 Troubles cardio-vasculaires et myxœædème.Deuxième mémoire: Etude pathogénique et considérations thérapeutiques.\u2018\u2019Annales de Médecine\u201d, 45: 216 (mars) 1939.L'étude pathogénique se résume dans la solution de quelques grands problèmes: 1) Le gros cœur myxœdémateux curable est dû à des changements de volume du myocarde lui- même, et non à des modifications péri ou épi-car- diaques: l\u2019exsudation péricardique qui peut se produire au cours du myxæœdème n\u2019est jamais assez importante pour pouvoir expliquer à elle seule une augmentation marquée de la silhouette cardiaque, tout au plus peut-elle y jouer un rôle d\u2019appoint; puis, une infiltration des tissus péricardiaques ou épicardiques ne donnerait pas un contour ayant la forme et la netteté de celui d\u2019une hyperthophie cardiaque véritable.T1 ne peut donc s\u2019agir que d\u2019une dilatation ou d\u2019une hypertrophie cardiaque.Il est impossible qu\u2019une dilatation importante du cœur puisse exister sans signes d'insuffisance cardiaque (stase périphérique, galop, souffles fonctionnels) et ne pas être améliorée par les traitements digitali- ques.Plus plausible est l\u2019hypothèse d\u2019une hypertrophie cardiaque véritable, de nature particulière, due à l\u2019existence d\u2019un œdème interstitiel et parenchymateux du myocarde (ce qui est confirmé par des constatations histologiques précises) atiquel peuvent se joindre du myxœdème épicardique plus ou moins important et une certaine quantité d\u2019exsudat péricardique.2) La pathogénie du micro-tracé électrocardio- graphique des myxœdémateux constitue un problème dont la solution est d\u2019autant plus difficile que l\u2019on manque de données certaines sur la signification exacte des ondes électriques de l\u2019électrocardiogramme normal.Il ne semble pas que le bas-voltage puisse être attribué à une augmentation de la résistance périphérique aux courants d\u2019origine cardiaque, ou à l\u2019existence d\u2019épanchement péricardique, ou à de l\u2019hypotonie du myocarde.mais plutôt à un trouble di- 2e ee rect de l\u2019électrogénèse: diminution du potentiel des courants électriques, secondaire à la modification des conditions physico-chimiques cellulaires, qui entraîne une diminution de l\u2019excitabilité nerveuse.3) Plus obscure encore est la pathogénie des lésions artérielles se traduisant par l\u2019angine de poitrine, ou l\u2019hypertension artérielle, ou l\u2019insuffisance cardiaque; cependant, des faits anatomiques, expérimentaux et physio-pathologiques font penser à l\u2019intervention de l\u2019insuffisance thyroïdienne dans leur production.Si la thyroïdectomie totale a été préconisée par l\u2019école de Boston contre l\u2019angine de poitrine, c\u2019est que l\u2019hypothyroïdie et l\u2019abaissement du métabolisme basal diminuent l\u2019expression fonctionnelle des lésions coronariennes, qui est exagérée par l\u2019hyperthyroïdie et l\u2019administration d\u2019extraits thyroïdiens, parce qu\u2019ils accroissent les besoins et le régime circulatoire.De ces études clinique et pathogénique il découle que le micro-tracé électrocardiographique, seul ou accompagnant l\u2019hypertrophie cardiaque latente.ne doivent pas inciter à modifier le traitement du myx- œdème.Au contraire, l\u2019existence de phénomènes angineux, ou d\u2019insuffisance cardiaque, ou d\u2019hypertension artérielle, doit porter à la prudence dans l\u2019administration des exthyroïdiens: débuter par des doses quotidiennes faibles de 2 à 5 centigrammes, au bout d\u2019une dizaine de jours, s\u2019ils sont bien supportés, on peut augmenter progressivement jusqu\u2019à 20 ou 30 centigr.: dès l\u2019apparition de signes d\u2019aggravation, il faudra supprimer la médication ou cn diminuer l\u2019intensité.Si le myxcedéme franc est susceptible d\u2019entraîner de l\u2019insuffisance cardiaque et des troubles artériels il est curieux de penser que la thyroïdectomie totale ait été proposée dans le traitement de cas d\u2019insuffisance cardiaque irréductible et d\u2019angine de poitrine.Cette idée paraît plus logique en ce qui cencerne l'insuffisance cardiaque; en fait, le ralentissement des échanges.l\u2019abaissement du débit cardiaque et la diminution de la sensibilité à l\u2019adrénaline consécutifs à l\u2019intervention améliorent les signes fonctionnels cardiaques; après la thyroïdectomie par des petites doses d\u2019extrait thyroidien il faudra chercher à maintenir le myxædème inévitable à un degré fruste.Contre l\u2019angine de poitrine, la thyroïdectomie paraît constituer un plus grand risque parce qu\u2019elle même peut provoquer la coronarite et que la re-thy- roxination du malade est plus délicate; d\u2019ailleurs les résultats de la thyroïdectomie totale ne sont pas supérieurs à ceux des interventions sympathiques.Guy DROUIN. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 421 SÉDATIF HYPNOGÈNE - ANALGÉSIQUE SANS EFFETS SECONDAIRES Formule: Diéthylbarbiturate de Soude .O gr.20 Diméthylaminoantipyrine .- - O gr.06 Extr.Valériane Stabilisée .0 gr.20 Teinture de Cratægus .0 gr.10 Glycérine et eau distillée Q.S.pour 1 cuillerée à thé (4 grammes) Indications: INSOMNIE DOULOUREUSE ET NERVEUSE.Dose: 1 à 2 cuillerées à thé dans un peu d\u2019eau sucrée avant le diner ou le coucher.Flacon de 120 ce.c._\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\"\u2014\u2014\u2014\" LABORATOIRE LAFARGE - CHAMBOURCY, FRANCE 6-6 ++ Concessionnaires et Fabricants au Canada: ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne - Montréal 422 LEVY-VALENSI, DE SEZE et PINES.\u2014 Le traitement médical des pleurésies purulentes non tuberculeuses.\u2018\u2019La Presse Médicale\u201d, 47: 1309 (2 septembre) 1939.Jusqu\u2019à ces dernières années, en face d\u2019une pleurésie purulente de la grande cavité, il était de règle d\u2019adopter la ligne de conduite suivante: « L\u2019ouverture chirurgicale reste nécessaire dans tous les cas de pleurésie purulente.La guérison médicale d\u2019une pleurésie purulente est une éventualité exceptionnelle sur laquelle on n\u2019a pas le droit de compter.» Mais depuis ces dernières années, avec l\u2019apparition des sulfamidés, le nombre se multiplie des observations de pleurésies de ce genre guéries par la simple ingestion des dérivés sulfamidés, qu\u2019il s\u2019agisse de colorants azoïques ou de produits incolores.La guérison médicale d\u2019une pleurésie purulente est devenue une éventualité fréquente sur laquelle on a le droit de compter.Les auteurs rapportent alors une série d\u2019observations qui viennent s\u2019ajouter au grand nombre de celles de ce genre déjà publiées sur les résultats de la thérapeutique par les sulfamidés dans les pleurésies purulentes et il en tire les conclusions suivantes.Dans tous les cas traités de cette façon, l\u2019amélioration s\u2019est manifestée au bout de 10 à 15 jours et la guérison s\u2019est effectuée dans environ un mois.Pour ce qui est du choix du produit sulfamidé, il semble que l\u2019on doive employer de préférence les produits azoïques dans les pleurésies purulentes à streptocoques.Les autres pleurésies purulentes, particulièrement celles à pneumocoques, restent justifiables, en principe, du traitement sulfamidé par la para-amino-phényl-sulfamide (1162 F) et ses dérivés:; c\u2019est-à-dire les corps blancs.Le traitement doit être aussi précoce que possible; et à doses d\u2019emblée suffisantes: 3 grms par jour pour le 1162 F et 2 grms par jour pour le Rubiazol.Le traitement doit être poursuivi quotidiennement, sans interruption, jusqu\u2019à la stérilisation complète du liquide intra-pleural.: Les ponctions évacuatrices ne sont utiles que dans la mesure où l\u2019épanchement, par son abondance, entraîne des signes de compression cardiaque ou mé- diastinale.Les ponctions exploratrices, d\u2019autre part, doivent être pratiquées et répétées systématiquement pour contrôler la disparition des germes.On va observer d\u2019abord la diminution progressive du nombre des germes à l\u2019examen direct, puis leur disparition; enfin, les cultures même restent stériles.Macroscopiquement, le liquide d\u2019abord purulent devient peu à peu plus fluide, s\u2019éclaireit, prend l\u2019aspect séreux.Ce n\u2019est qu\u2019après cette transformation macro et microscopique, que le liquide commence à se résorber.À partir de ce moment, la résorption L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 de l\u2019épanchement se poursuit avec une grande rapidité.Au cours des ponctions exploratrices, on ne doit pas se contenter d\u2019une simple absence de germes à l'examen direct.Des cultures successives doivent être pratiquées; seule la réponse négative des ensemencements justifie l\u2019arrêt de la médication.Encore est-il prudent de poursuivre le traitement pendant quelques jours encore.De toute façon, le retour de la température à la normale est un autre critère important pour interruption de la chimiothérapie.La chimiothérapie une fois suspendue, le malade continuera à garder le lit: après un repos de huit à dix jours, le traitement sera repris en vue d\u2019éviter une rechute.Les doses pourront être réduites cette fois au tiers de la dose curative.Ce traitement de consolidation sera poursuivi pendant une huitaine de jours.Passé ce délai, la guérison définitive pourra être affirmée.Comme alors pourront apparaître des signes de pachypleurite résiduelle, il y aura intérêt à conseiller des exercices de gymnastique respiratoire.Antonio MARTEL.P.DUBOST et P.DUREL.\u2014 Pathogénie de la cyanose observée au cours de la chimiothérapie antibactérienne par les dérivés organiques du soufre.Annales de Médecine\u2019, 46: 56 (juin) 1939.Le manuscrit de ce travail est parvenu à la rédaction des Annales de Médecine, le 13 décembre 1938.C\u2019est un fait bien connu que dès qu\u2019on emploie des doses un peu importantes ou un peu prolongées des antibactériens utilisés en thérapeutique depuis 1935 on peut observer des cyanoses.La pathogénie de cette cyanose, incident parfois impressionnant, mais jamais grave, n\u2019est pas encore parfaitement élucidée.La cyanose peut apparaître à titre d\u2019incident au cours du traitement par la plupart des dérivés organiques du soufre récemment introduits en thérapeutique.Cliniquement son aspect est banal et on la rencontre surtout chez les sujets à circulation défectueuse.C\u2019est un phénomène de fréquence variant dans des proportions de 2% à 60%, selon les auteurs considérés.Plus fréquente avec certains produits sulfami- dés (1939), elle est aussi très variable selon la posologie utilisée et suivant certaines susceptibilités individuelles.La cyanose cesse dès que le médicament est supprimé, mais les auteurs ont noté qu\u2019ils ont pu continuer le traitement sans que la cyanose augmente et même la voir diminuer alors qu\u2019il y avait augmentation des doses.Il y a donc, d\u2019après eux, des facteurs étiologiques qui échappent encore à nos con- < ISS I.< > RT - =>.+ a ESTA ge Savy Aw CS ne a 3 A vr wee ve .® AA iy AES SES ny ke 02 2 RCE È Ps EL.Era we Sa = > REC cs R ro LES a DRY ; 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SH, \u201ca see = &1 gd po an UTS M a + qn\u2019 2 à of Es £ Ah fr 2 okt = a y LB id wo a) wd LA ie 3 \u20ac A 4 .œ Wd > vy © i) x Lie Ayn, AL SY wg a ç Su KA \u20ac # Wi 2; ot & No?ng $ 5 + ta ad) ors gt ~ Ta te NG Lee er.oo se a 3: -~ La 155 Z ES ot - sx 7 .2X ye + ed XN v 2% 9 .: uw, \u201cee a DEMANDE oa a A 0% ta is + AN = > Qi = =, ces ot Y .Vv vu OX.a = a 3 » yd ve ee} *, \"og A MONTREAL y by Le verser 5 ER st iw) x eu.vaut A qa a ty 2 se 3 RL IN sot RY ve EY z re ; ; , w, ; 2\u20ac si = > Cn, +4 == > % .2A TA 7 PRE 2 4 3 HY >, ay ; = 5.¥% oro 2 43 cs AL à == INE 4 CS UR 24 2e EET + ue» a LIN es 23 En Ea 2 3 at A ed a x hn It s ce es 5 LE - 7 5 Ce Ne PS JN (4 x ny 41 + the sr se su ae >+ A 5 BA > \u201c24 =, => KA iy IW 1, ¢ > % $ De Ci ve = es) ki ORGELETS ET £ a psd es 2 x ra + _ 3 Fe Par) 58 Le.2) À 3 .oH +, Sd AS # drat «3e w = ?Jr ven 7 > 2 < QC, : > st Rd i ES NS + ied £2 a ; es 5 5 [8] : Se JAY a i ES f= £2 XA 9, J TR EE oy Sr es ar ay Je a « 2 a gs \u201ca 3 0 ve : \u201cx = HY ve tre a + | > A ~~ ni : x 1.Ye = rte 2 LV yr, oh 5 .x A ¥ y, + Ge Re ta = 0 bh TX \u201cPe, .e Ÿ we ES x 3 ; 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de plus, et ceci regarde spécialement le médecin, le devoir qu\u2019a celui-ci de faire ou de demander des examens complets afin d\u2019arriver à un diagnostic précis.D\u2019après l\u2019auteur un deuxième facteur de mortalité élevée par néoplasme gastrique est l'ignorance du fait suivant: «la malignité en puissance » d\u2019un ulcère gastrique qui peut et dans une proportion assez importante subir un processus de dégénérescence maligne.Le diagnostic clinique et radiologique est difficile et doit se baser sur les faits suivants: 1° la disparition de la douleur et des hémorragies cliniques ou microscopiques; 29 la disparition de la niche.signes sur lesquels Eusterman et Balfour ont insisté.semblent favoriser la bénignité d\u2019une lésion.Mais il ne faut pas oublier que la niche » peut paraître guérie radiologiquement même en présence d\u2019une transformation maligne.C\u2019est pourquoi l\u2019auteur préconise la résection gastrique quand cela est possible chez les ulcéreux gastriques, ou l\u2019observation et le contrôle médical très sévère à l'hôpital.Qu\u2019il me soit permis d\u2019ajouter une note personnelle à cet excellent et moderne exposé de la question: ce point de vue de l\u2019école américaine est depuis plusieurs années déjà enseigné par M.René Gutman de Paris, et son école.Yves CHAPUT.F.FREEDMAN.\u2014 Symptômes, diagnostic et traitement du cardiospasme.\u2018\u2019Rev.of Gas- troent.\u201d, 7: 385 (sept.) 1940.La dysphagie est brusque et rétrosternale.La première crise peut être de courte durée.Elle est suivie d\u2019une seconde crise et dans la période peut s\u2019espacer de plusieurs mois, mais cette fois de plus longue durée.Ainsi les crises se succèdent, plus fréquentes et plus persistantes.Plusieurs années peuvent s\u2019écouler avant que le malade devienne inquiet et sollicite des soins médicaux.La dysphagie a fait suite à la régurgitation d\u2019aliments contenus L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 425 À LA RECHERCHE DE NOUVEAUX HORIZONS Entre quatre murs .Le chercheur inspiré qui veut élargir les limites du progrès médical ne se sent pas emprisonné entre les quatre murs de son laboratoire.De ses cornues et creusets jaillissent de nouvelles méthodes et des mesures jusque-là inconnues pour soulager la maladie et pour la prévenir.C\u2019est aux études approfondies faites pour trouver de nouvelles substances médicales améliorées que l\u2019Institut Warner de Recherches Thérapeutiques est dédié.Les résultats de ses explorations dans un champ d\u2019études purement scientifiques sont présentés dans les rapports qui sont publiés de temps en temps.Le privilège de mettre ses découvertes d'agents thérapeutiques à i la portée du médecin et du pharmacien appartient à la maison Dans le laboratoire de chimie, un œil vif et des doigts experts mesurent les quantités de solutions .à la fraction de goutte.nue* qui possède des laboratoires et des agences dans 75 pays.William R.Warner & Co., Inc., une maison universellement con- L'Institut Warner de Recherches Thérapeutiques de New- York est affilié à la maison Warner qui possède des laboratoires et des agences dans soixante-quinze payses WARNER TABLISHED 1050 Stan WILLIAM R.WARNER & COMPANY TORONTO - ONTARIO 426 dans l\u2019æsophage qui maintenant subit une dilatation et qui, dans certains cas, devient énorme.L\u2019élément douleur dans le cardiospasme chronique existe dans 75% des cas.Elle est rétrosternale, près de l\u2019épigastre et donne une sensation de gêne paraissant surtout après la prise d\u2019aliments.Quelquefois, elle peut être aiguë, simulant une crise de caleul biliaire ou même de la coronarite.La toux est fréquente, faisant son apparition le soir en position de décubitus (horizontal), les aliments contenus dans la dilatation œsophagienne se déversant dans le rétropharynx et déclenchant des quintes de toux.Finalement apparaissent les signes de dénutrition i.e.anémie, perte de poids, constipation.Le diagnostic repose sur 3 points: 1) L\u2019évaluation des symptômes ci-devant mentionnés; 2) la radiographie; 3) l\u2019æœsophagoscopie ; 4) l'emploi de bougies.Quelquefois la radiologie ne peut pas préciser la nature de l\u2019obstruction et ceci lorsque la lésion est d\u2019origine gastrique et qu\u2019elle empiète sur le cardia.Dans ces cas, l\u2019exploration par la bougie dirigée peut aider à confirmer le diagnostic.L\u2019auteur fait remarquer que l\u2019opinion est unanime dans le cardiospasme en faveur de la dilatation devant vaincre l\u2019obstruction.Il y a les dilatateurs hydrostatiques (méthode de Plummier) ou les bougies remplies de mercure et qui permettent au malade lui-même de procéder à une dilatation dès qu\u2019il en sent la nécessité.Des médicaments antispasmodiques peuvent agir sur l\u2019élément nerveux.L\u2019intervention chirurgicale peut avoir les 3 modalités suivantes: 1) Anastomose de la partie dilatée de l\u2019æsophage ou cardia de l\u2019estomac; 2) Cardiolyse simulant lopération de Ramstead pour sténose hypertrophyque du pylore; 3) dilatation du cardia par une gastrostomie préalable; 4) la ganglionectomie sympathique bilatérale cor- tico-thoracique.A.CANTERO.S.CYTRONBERG.\u2014 Diagnostic précoce du cancer gastrique.\u201cRev.of Gastroent.\u201d, 7: 391 (sept.) 1940.L\u2019auteur décrit une méthode toute personnelle, tenant compte de certaines données physico-chimiques, de la sécrétion gastrique; 12 heures avant l\u2019extraction de la secrétion gastrique, le patient reçoit une purée de soupe tamisée (15 oz.de veau haché, 2 pommes de terre, 6 pruneaux en compote L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 dans 100 c.c.d\u2019eau), \u2014 Le lendemain l\u2019on procède au prélèvement du suc gastrique; suit le repas d\u2019épreuve qui consiste en un blanc d\u2019un œuf bouilli dur mêlé à 100 ce.d\u2019eau distillée.Trois quarts d'heure après l\u2019ingestion du repas d\u2019épreuve, la sécrétion gastrique est prélevée de nouveau.Le taux d\u2019acidité, l\u2019indice refractrométrique au moyen de refractromètre de Pulfpith.le pH.la viscosité et la tension superficielle sont étudiées dans le suc gastrique, prélevé à jeun ainsi qu\u2019après repas d\u2019épreuve.L\u2019auteur note que l\u2019indice réfractrométrique à la suite du repas d\u2019épreuve est sensiblement abaissé.comparé au repas à jeun.Il est de l\u2019opinion, et rapporte de nombreux cas étudiés, que dans la majorité des cas de cancer gastrique, il y existe des modifications physico-chimiques bien marquées de la sécrétion gastrique, qui lui permettent d\u2019établir le diagnostic d\u2019un cancer gastrique.Les conclusions sont à retenir.Sur 200 cas de cancer d\u2019estomac, 90% de cancer gastrique ont révélé une diminution très appréciable de l\u2019indice réfrac- trométrique à la suite du repas d\u2019épreuve.A.CANTERO.CHIRURGIE Melvin HENDERSON.\u2014 Le problème de la fracture non consolidée.\u2018The American Journal of Surgery\", 47: 454 (février) 1940.La non-consolidation des fractures peut se diviser en 2 groupes: 1° Celles où les os sont simplement retardés dans leur consolidation ; il y a trace de cal: 2° Celles où les fragments sont dans un état stable de pseudarthrose, où on ne voit aucune trace de cal.Le temps ne doit pas intervenir, car une fracture peut montrer dès le 3e mois qu\u2019elle évoluera vers la pseudarthrose, alors qu\u2019une autre montrera une ébauche de cal après un an.Etiologie : Le sexe ne semble être pour rien, mais l\u2019âge compte beaucoup apparemment.Pourquoi, se demande l\u2019auteur, les fractures du tibia chez le nouveau-né ou le jeune enfant sont-elles si rebelles?Sans doute une anomalie vasculaire doit entrer en cause.Les fractures du col du fémur exceptées, ces pseudarthroses ne sont pas plus fréquentes chez les gens âgés que chez les jeunes.La plupart du temps, la pseudarthrose arrive chez un patient en excellent état général.C\u2019est dire que la cause est locale.Une attrition très marquée des tissus à l\u2019endroit de la fracture, l\u2019interposition musculaire, une réduction insuffisante et maintenue mal ou pas assez longtemps sont les principaux facteurs de pseudarthrose. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 427 FERROCHLOR E4&.5.MEDICATION FERRUGINEUSE D\u2019EFFICACITE MAXIMUM © Le fer sous sa forme la plus rapidement assimilable © Stable © Suivant l\u2019opinion médicale moderne, les anémies dues à un déficit ferrique sont avantageusement influencées par un traitement par les sels inorganiques, de préférence à l\u2019état ferreux.La littérature médicale récente renferme de fréquentes références qui confirment la supériorité du chlorure ferreux sur d\u2019autres thérapeutiques ferrugineuses.Le chlorure ferreux est moins toxique que les autres formes du fer médicamenteux.Il est recommandable dans l\u2019anémie hypochronique, très fréquente durant la grossesse, à cause des besoins qu\u2019exige l\u2019enfant vis-à-vis la mère et, à moins que ne soit établi un métabolisme adéquat du fer durant la période pré-natale, l\u2019enfant peut naître avec un déficit ferrique et, de plus, la mère peut demeurer anémique.Les désavantages du chlorure ferreux (Instabilité et goût désagréable) ont été éliminés par le « Fer- Agreable au goût rochlor » E.B.S.et la dose complète de chlorure ferreux est présentée sous forme agréable au goût.FERROCHLOR E.B.S.LIQUIDE \u2014 Chlorure ferreux 16 grs.par once liquide.Ordinaire ou avec vitamine B,, 2,000 U.I.par once.La forme liquide permet un dosage très varié répondant aux besoins de chaque malade.Sa saveur agréable est particulièrement appréciable pour les enfants.« Ferrochlor » liquide est indéfiniment stable.S.C.T.FERROCHLOR E.B.S.\u2014 Chlorure ferreux 215 grs.par comprimé.N° 338 ordinaire, ou N° 338-A avec vitamine B,, 50 U.I.par comprimé.Lorsque l\u2019on préfère les comprimés, le N° 338 et le N° 338-A fournissent le chlorure ferreux sous forme indéfiniment stable, dans un enrobage coloré.Ferrochlor se vend sur ordonnances dans toutes les bonnes pharmacies.RÉFÉRENCES 1.Starkenstein, E.: Uber die Resorbierbarkeit von Eisenverbin- dungen aus dem Verdauungskanal, Arch.f.exp.Path u.1928, 127: 101.Pharm, 2.Süllman, H.: Zur Frage der Eisenresorption, Biochem.Zeitschr., 1931, 234; 241.3.Lintzel, W.: Zum Nachweis der Resorption des Nahrungseisens als Ferroion, Biochem.Zeitschr., 1933, 263: 173.4.Reimann, F.and Fritsch, F.: Vergleichende Untersuchungen zur therapeutischen Wirksamkeit der Eisenverbindungen bei den sekun- daren Anamien, Zeitschr, f.klin.Med., 1930, 115: 13.c.f.also\u2014Elvehjem, C.A.and Sherman, W.C.: Action of copper in iron metabolism, J.Biol.Chem., 1932, 98: 309.« The Therapeutic Action of Iron,» by L.J.Witts, M.D., Manch., F.R.CP., Lond.Professor of Medicine in the University of London at St.Bartholomew\u2019s Hospital Medical Scholl.The Lancet 1936\u2014 1, 1, for further information on the action of Ferrous Iron.ALT PE Es LIMITED < % MANUFACTURING.CHEMISTS\" dre: SPECIFIEZ E.B.S.SUR VOS ORDONNANCES 428 Il arrive que l\u2019on ne trouve aucune cause.Traitement.Selon Henderson, le régime et l\u2019administration de produits glandulaires comptent peu.On doit se demander comment distinguer un retard d\u2019une pendar- throse tout d\u2019abord.Dans la pseudarthrose, la douleur et le gonflement font défaut, la radiographie montre des extrémités osseuses arrondies et éburnées.On ne trouve pas de cal ou d\u2019extrémités irrégulières, floues que l\u2019on trouve dans ce simple retard.Il faudra alors intervenir.L'auteur veut s\u2019en tenir ici à l\u2019emploi du greffon osseux.Tout d\u2019abord voici quelques principes à ne pas perdre de vue: 1° Ne jamais opérer tant que dure l\u2019infection locale ou avoisinante; 2° enlever tout le tissu fibreux interposé et ouvrir le canal médulaire; 3° le greffon sera long et large, afin qu\u2019il ait une grande surface de contact avec les 2 fragments.car le greffon a un rôle mécanique et un rôle physiologique: 4° le greffon doit être bien fixé soit par vis ou fils métalliques, soit par du périoste ou autres tissus.Plusieurs copeaux d\u2019os ou de périoste devront être interposés entre les fragments et le long des extrémités; 5° le plâtre doit être maintenu tant que le greffon demeure dans la période dite «de faiblesse » qui apparaît de la 4e à la 6e semaine.donc au moins 3 mois.parfois même 6 mois: 6° il ne faut pas oublier que la seconde tentative de l\u2019os à se régénérer est toujours plus lente que la première.Henderson a opéré, de 1912 à 1936 inclusivement, 583 pseudarthroses au moyen de greffons osseux.233 tibias, 100 fémurs.100 humérus.70 radius, 44 radius et cubitus, 30 cubitus, 5 clavicules, 6 métatarsiens, avec 94% de très bons résultats sur le tibia.93% \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 radius seul, 89% \u2014 \u2014_ \u2014 \u2014 cubitus, 86% \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 l\u2019humérus, 85% \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 2 os de l\u2019avant- bras, 78% \u2014_ \u2014_\u2014 \u2014 \u2014 fémur.Au fémur, le résultat est moins favorable si la fracture siège au tiers inférieur.Même constatation pour le tibia et l\u2019humérus; cela semble tenir à un défaut de vascularisation osseuse et à ce que, très souvent, le fragment inférieur est court et que le greffon n\u2019a pas une grande surface de contact.Quand il a fallu opérer pour une pseudarthrose des os de l\u2019avant- bras, c\u2019est au tiers moyen que les résultats sont le plus mauvais, car souvent il y a tendance à la synostose et il faut faire de grands délâbrements et enlever beaucoup de cal.L\u2019auteur conseille d\u2019opérer en 2 temps: radius d\u2019abord, quand il sera solide, cubitus ensuite.C\u2019est l\u2019intérêt du patient.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 Henderson insiste sur l\u2019emploi de greffons longs et larges et de beaucoup de fragments osseux et pé- riostés.Dans les pseudarthroses du col du fémur, il a employé, après réduction, un fragment du péroné au lieu du clou de Smith-Petersen, débarrassé du périoste et du muscle même, «mordu» à plusieurs endroits pour qu\u2019il saigne.Un double spica est ensuite nécessaire pour au moins 6 mois.A l\u2019humérus, la difficulté peut être très grande parfois, surtout au tiers inférieur.Il faut immobiliser au moins 2 mois.L.-P.ROY.J.J.MORTON et S.WIDGER.\u2014 Le diagnostic et traitement de la pancréatite aiguë.\u2018Ann.Surg.\u201d, 111: 851; 1940.Le diagnostic de la pancréatite aiguë par les méthodes cliniques ordinaires est non seulement difficile et peu satisfaisant, mais il est aussi très rare que l\u2019on puisse en déterminer la forme pathologique.Considérant ces problèmes, les auteurs ont décidé d\u2019employer quelques tests pour déterminer la fonction du pancréas.Après avoir repassé les différentes méthodes conseillées depuis les dix dernières années, il fut décidé que la recherche de l\u2019amylase dans le sang était la méthode la plus constante et la plus satisfaisante pour mesurer l\u2019activité pancréatique.La méthode de Somogyi fut alors adoptée.Elle est facile à faire et la plus précise.Les chiffres normaux varient entre 70 et 200.Sur douze cas montrant une élévation marquée de l\u2019amylase, neuf cas furent opérés.Sept cas montrèrent des signes évidents de pancréatite.et dans ceux qui avaient un plus haut degré d\u2019amylase on constata un œdème marqué.Des deux autres cas un présentait un cancer étendu du quadrant supérieur droit, et l\u2019autre un caleul du cholédoque avec œdème marqué et un pancréas normal à la palpation.Dans les formes hémorragiques graves avec nécrose.il est reconnu que l\u2019élévation de l\u2019amylase dans le sang est passagère.Les auteurs n\u2019ont eu aucune expérience dans ces cas.Ils suggèrent lors d\u2019une paracentèse, que la recherche de l\u2019amylase soit faite.Comme traitement, il est conseillé de drainer les abcès.Dans la pancréatite hémorragique.on devrait le moins possible intervenir sur la glande, les drains étant placés en surface seulement.Le pancréas ne peut pas être ouvert pour le drainage comme on l\u2019a conseillé déjà parce que cette glande est formée de cloisons la divisant en plusieurs cellules, L\u2019incision dans le pancréas provoque une hémorragie et de la nécrose, ce qui est très grave.Le but du drainage est d\u2019empêcher l\u2019extension des sécrétions dans l\u2019abdomen.Les tissus nécrosés sont ainsi éliminés par ce drainage.Dans les formes moyennes de pancréatite aiguë représentées par la forme œdémateuse, la recherche \u201c% 2 2 = RY a = 7 vg: ar 3 2 ES = Se oR a CE caf Pa le A 7 Vom.7 se = Ek es ar ET i 5 a ob 2 mi : Se = + 5 5 > a i 5 Wo, i % a % À ou WF SR i 8 Ses i Ago = in pe og ng NR = 3 x FAR Rs i i 7 ré >, D 7 = so > ns il A Jd He % a ot 3 Si iY se cr SNH Po 2 i Lp, at Wi Zt 2 208 à es Ze = = Ss a 2 i 04 re = 3 5 fes, À on pe Pe nis) a 6 nf, 5% = ns) 26 = EY Lo = 5 = 5 7 %, a 22 gc 7 hl ie, in ON Ry ps a 3 cc a GE 7 as \u2018sgh; 5 % SAR sx es = no : gy A 7 É ae £72 2 TE se Ny sc En ne a a rs SR 25 LUE a = Ne = x Ce SU se se ye 2 pi, © ar sé = A 3 7 , i - a ie 5 Sy Ree oR 2 ne 2 Tish NE ob TRE = = i ca 3 = se = i 7 ie Ge 2 £3 px i; FE %; SR s = a > ES iE 5 3X Sy Les 5 _ a = SH ae 720 = x Fe x Le Tai A Si M ee 7: 5 a i ae 7 WF A GE SK El Yh 72 = x CA du \u201c = 5 i x À a vs Ya 4, a urs, = sn SE CORTE us À 4 RA se ee 7 7 4 3 2 7 > A 2 ¥ 7 nu.Sr G5 22 ES Grès 2 = S a 2 Go 2 hh % rh ip % SN i 40 i 2 A AR 3 is.= 3% 2 Ph es Ld = 2 A Gini bes Z 2 = Cu, i x 2 So es 5% % is Ra 5 = 2 7 a [4 : ae 4 > 7 he i SOCIETE Ë = 2 A SE Sx > i % a 2 > 5 Sy 7 po i 5 ii i % i 7 a = a es Re 2% 2 25 5 a 7 7, Sh i LE pA EE 7 nal À; ; ce Le pa Lo ee oO ge 2 2 CL LS 32 3 = 7 \u201ca Gs A 2 > 7 a Se Sg 2 se i GE is 5 os 7% [ol 2 % à x Li se 7: % ee 5 ci = 3 246 2 a = © Ce oh = % 2 APA a = 5 A $ se = + 2 5 oi Ze 7 oe ® \u20ac i TH f D\u2019EXPANS 2 > a 5 7 dé $ 2 I 2 Ge A ; 7 2 % A 5 Za i Se = â 3 $ hs © $ GE A A 2 2 5 É RUE CHERR A *3 \u20ac cé 2 =z 5 3 ® 7 77 1ER i 2 ig 2 « 3 3 : 4 = #7 N PH si x % 7 | = i 2 E A = $ 5 a 5 A SE g = = 3 bh SE Ao LA ARMAC i GE 5 2) 7 is 7 te ag 5 °F oe 7 8 i, 2 = 5 4 vo 2 A 55 EUT 5 f a.es or « a 25 CAVE a a A = i A 3 2 is IQUE 5 A SRE Ws in H n ak a oh PS a .x 3 3 = 2 A SE To ;.de I 5 a A A wh #3 bg = = ik 5 ss EEE SV Fd 5 Ea a os oo Ss L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 5 se es ot a 5 55 55 RE 5 = .5 ; ss 2 Se a 5 7 S > 5 = x 429 430 de l\u2019amylase est très utile pour suivre le cours de la maladie.Elle a une tendance à baisser dans cette forme.Après l\u2019état de crise, l\u2019exploration du cholédoque avec drainage pour quelques semaines est tout ce qu\u2019il faut pour obtenir une guérison.Parce que l\u2019on trouve une amylase élevée dans la pancréatite aiguë, et que les rayons X donnent de beaux résultats dans celle-ci, il est suggéré que ce traitement soit aussi employé dans celle-ci.Les doses satisfaisantes de rayons X employées varient entre 50 et 100 unités Roentgen jusqu\u2019à ce qu\u2019un total de 250 à 400 unités Roentgen soient données.Et ce mode de traitement est rapporté comme un nouveau moyen d\u2019écourter les crises de pancréatite en mettant la glande au repos.Antoine Pettigrew.GYNECOLOGIE H.LISSER.\u2014 Féminisation et démasculini- sation d'une jeune fille de 17 ans au moyen d'injections de Stilbeestrol.\"Endocrinolo- ay\", 27: 385 (sept.) 1940.L\u2019auteur rapporte le cas d\u2019une jeune fille qui, durant Penfance, présente une hypertrophie marquée du clitoris ressemblant à un petit pénis.A l\u2019âge de sept ans, on pratiqua une laparotomie exploratrice pour déterminer le sexe et l\u2019état des organes génitaux internes.On trouva un très petit utérus et de petits ovaires, et l\u2019on amputa le clitoris.À l\u2019âge de 154 ans, son corps avait l\u2019aspect maseu- lin.Pas de menstruation à date et l\u2019on ne pouvait noter aucun développement mammaire.Cependant, il existait une abondante pilosité aux régions pubienne et axillaire et l\u2019on pouvait observer une hypertrichose généralisée à l\u2019abdomen, à la région dorso-lombaire, aux cuisses, sur les bras et sur les jambes; cette jeune fille était une brunette.A l\u2019endroit où précédemment on avait pratiqué une amputation du clitoris il y avait une masse ferme, épaisse, environ du volume de la phalange terminale du pouce.Entre février 1938 et mai 1939, on essaya, sans succès, diverses préparations endocriniennes pour stimuler la féminisation et produire une démaseuli- nisation.En mai 1939, la patiente avait alors 16 ans et 8 mois, on commença l\u2019administration d\u2019injections de Stilboestrol à la dose de 0.2 mgr.3 fois la semaine.Ces doses étant très bien tolérées, on les porta à 1 mgr.trois fois par semaine.Après quatre mois de ce traitement la patiente eut sa première menstruation, done à l\u2019âge de 17 ans et 1 mois.À cette époque les seins présentaient déjà un aspect presque adulte et, chose à noter, on apercevait sur l\u2019aréole une pigmentation très brune semblable à celle qu\u2019on note chez les femmes enceintes.Il n\u2019y avait pas eu d\u2019intolérance à l\u2019endroit du Stil- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 boestrol.Dans les mois qui suivirent, l\u2019hypertrichose avait disparu en grande partie.De plus, autre signe évident de démasculinisation, on nota une atrophie marquée de la partie restante du clitoris.Six mois après le début de la thérapie par le Stil- boestrol, on pouvait palper un utérus encore très petit.On porta alors la dose à 2 mgrs 3 fois par semaine.Une seconde menstruation survint le 7 décembre 1939.On rétablit la dose de 1 mgr.3 fois par semaine.Une troisième menstruation apparut le 28 février 1940.On décida de faire prendre dorénavant le Stilboestrol par la bouche.En étudiant de près les effets de féminisation et de démasculinisation observés chez la patiente dont l\u2019histoire est rapportée plus haut, il est intéressant de noter que les seins sont les tissus les plus sensibles à l\u2019action des substances œstrogènes, tandis que le follicule pileux constitue le tissu le plus sensible aux substances androgènes.Samuel LETENDRE.CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE L.POUYANNE.\u2014 Les périarthrites de l\u2019épaule.Traitement orthopédique et chirurgical.\u2018Revue d'Orthopédie\u201d, 26: 450 (sept.) 1939.10 Périarthrites diffuses.Ce sont celles où l\u2019examen clinique ou radiographique ne permet de relever aucun signe net de lésion localisée à un des éléments périarticulaires.Elles peuvent être constatées dans des conditions diverses que nous résumons: Périarthrites médicales ou spontanées dues: a) à des infections générales: grippes, rhumatisme; b) à des infections locales: dents, amygdales; c) à des troubles trophiques; d) à des troubles fonctionnels ou du métabolisme: goutte, diabète; e) à des microtrau- matismes répétés.Périarthrites chirurgicales ou traumatiques dues à une contusion, fracture, luxation.Périarthrites orthopédiques résultant d\u2019anomalies de la gléne, de I\u2019humérus ou d\u2019attitudes vicieuses ou de lésions thoraciques ou vertébrales.Symptômes Généralement à une phase aiguë avec douleurs vives et impotence succède la période de chonicité où les troubles fonctionnels sont de plus en plus marqués.Quand le chirurgien voit le malade, il apprend que subitement, par maladie ou refroidissement, le malade éprouve une douleur plus ou moins vive dans l\u2019épaule, augmentée dans les tentatives de mobilisation, surtout d\u2019abduction.Au bout de quelques jours l\u2019épaule est enraidie, la douleur diminue mais, l\u2019impotence s\u2019accentue surtout dans l\u2019abdue- tion.Traitement des périarthrites diffuses.Les traitements médicaux et physiothérapiques sont très utiles mais quand le malade se présente à SCHERING PRÉSENTE préron-IMI EN COMPRIMÉS pour l\u2019hormonothérapie masculine orale Après trois ans d\u2019études et d'essais approfondis dans les cliniques les plus importantes d'Amérique, nous _ présentons l\u2019ORÉTON-M.Les Comprimés d'ORETON-M, méthyl testostérone Schering pour traitement par voie buccale, sont indiqués dans l'insuffisance ou l'affaiblissement de la fonction génitale chez l\u2019homme, et pour avoir raison de certains états chez la femme.La mise au point d\u2019une hormone sexuelle masculine, vraiment active par voie buccale, fait époque dans l\u2019histoire de la médecine.Les Comprimés d'ORETON-M ne sont pas une panacée, ni simplement une autre illusion dans le genre de la \u201cpilule de testicule\u201d, mais bien une découverte de grande importance, un progrès marquant dans le domaine de l\u2019endocrinologie.Pour plus amples renseignements s'adresser au Service de Recherche Médicale.SCHERING CORPORATION LIMITED 137, RUE ST-PIERRE MONTRÉAL ORETON-M*, comprimés de 10 mg, en boites de 15, de 30 et de 100.*Nom déposé au Canada. 432 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 l\u2019orthopédiste, le traitement orthopédique sera, selon le stade de l\u2019affection, l\u2019immobilisation ou la mobilisation.Immobilisation.Soit simple écharpe ou repos au lit avec coussin pour maintenir le membre écarté.Soit appareil plâtré fixant la main derrière la tête.Mobilisation: Soit douce, progressive.Soit brusque et forcée sous anesthésie locale ou générale.Selon les divers auteurs anglais ou américains, la première méthode donnerait dans l\u2019ensemble de meilleurs résultats.Infiltration anesthésique.Employée par beaucoup d\u2019auteurs soit la novocaïne, la thiodocaïne.Les injections donnent aussi des échecs, parfois des aggravations de la douleur.Ce traitement par les infiltrations n\u2019est pas employé seul, on y adjoint souvent de la mobilisation et massage.Indications thérapeutiques: Dans la phase aiguë le meilleur traitement est l\u2019immobilisation plâtrée ou autre.Si la lésion veut passer à la chronicité, les infiltrations novocaïniques avec mobilisation surtout active.20 Périarthrites avec lésions localisées.C\u2019est dans ces formes que l\u2019on a pu constater anatomiquement des lésions bien définies.Soit du tissus cellulaire; des nerfs; des muscles (myosites); des bourses séreuses périarticulaires (sous-coracoidiennes sus-acromiales); des tendons (localisation au sus ou sous-épineux, long biceps (de la synoviale péri-tendineuse du long biceps; des os ou les articulations accessoires.L\u2019auteur reprend chacune de ces lésions.Ce sont surtout les auteurs suédois, allemands et anglais qui ont attiré l\u2019attention sur les altérations du tissu cellulaire, des nerfs et des muscles dont ils ont voulu faire le substratum anatomique de la pé- riarthrite.Le manque de précision sur ces altérations nous force à les faire rentrer dans la catégorie des périarthrites diffuses et à leur appliquer le même traitement: injections, massage, mobilisation.Les bursites péricapsulaires et leur traitement orthopédique et chirurgical.C\u2019est surtout la bourse sous-acromio-deltoïdienne qui est intéressée le plus souvent.Son atteinte peut être aiguë ou chronique.Parfois la bourse peut être visible aux rayons X, mais la présence ou l\u2019absence de calcification n\u2019influe guère sur le syndrome clinique, sur sa sévérité ni sur sa durée.Selon l\u2019auteur, à la période aiguë la calcification est quasi toujours visible et ce serait le processus de guérison.Ce qui est important pour le pronostic et le traitement.L\u2019indication thérapeutique ne devra donc pas être trop hâtive, car, en quelques semaines, on verra habituellement les signes cliniques regresser et ne laisser comme séquelles que celles qu\u2019on aura laissé subsister: attitude vicieuse, limitation de mouvements.L\u2019indication majeure du traitement, dans ces cas définis, consiste à abréger l\u2019évolution de cette phase aiguë pour qu\u2019elle ne laisse pas de troubles fonctionnels, L\u2019indication mineure, c\u2019est de soulager la douleur.A cet effet on utilisera: diathermie, roentgenthé- rapie, immobilisation en bonne position; les infiltrations de novocaine: 15 & 20 c.c.de la bourse.Pour abréger l\u2019évolution de la période on a utilisé: 1) les dilacérations à l\u2019aiguille de la calcification tendineuse.Cette méthode, non signalée en France, ferait disparaître rapidement les douleurs; 2) les ponctions suivies ou non d'injection ou d'irrigation de la bourse.Il s\u2019agit de modifier ou d\u2019évacuer le dépôt calcaire pour supprimer l\u2019irritation de la bourse que sa présence détermine.Patterson et Darrache ont traité par ponction ou irrigation 63 cas avec 57 guérisons complètes en 4 à 6 jours, sans traitement post-opératoire.Ces ponctions sont faites sous anesthésie générale ou locale et le lavage se fait avec 40 à 60 c.c.de sérum.Elles agissent bien selon les Américains dans les cas aigus, à douleur bien localisée, sans irradiation; 3) l\u2019extirpation chirurgicale est bien utilisée en France et dans les pays saxons.Je laisse de côté les diverses techniques chirurgicales pour aborder la bourse; ce qui est important, c\u2019est de ne pas chercher à enlever, par un curettage énergique, toutes les particules calcaires et de ne pas suturer la bourse.Pendant huit-dix jours le bras reste en écharpe, puis les exercices doux de mobilisation sont repris.Après un mois, le patient doit être guéri.Les résultats de l\u2019extirpation sont généralement bons.Cependant il peut persister une abduction limitée si le patient est opéré tard.Tous les chirurgiens s\u2019accordent pour ne pas trop promettre quant au mouvement, mais tous disent aussi que la douleur cesse toujours et que la fonction s\u2019améliore toujours ainsi.Les altérations chroniques des tendons péricapsu- laires et leur traitement orthopédique et chirurgical.Elles consistent en foyer de nécrose, de calcification, de rupture.Les foyers de nécrose, les calcifications siègent surtout au niveau du sus-épineux, près de son insertion.Elles ne sont douloureuses que si elles retentissent sur la bourse.Par contre, les ruptures, les luxations et élongations du long biceps sont plus fréquentes.Les ruptures du sus-épineux ne sont pas très fréquentes.Le traitement orthopédique est inutile, il faut opérer ces blessés et reconstituer ou réinsérer le tendon.Après l\u2019intervention, le bras sera immobilisé en abduction pendant une quinzaine de jours.Les ruptures ou les élongations du long biceps sont assez fréquentes et il faut y penser dans les impotences et douleurs de l\u2019épaule.Ici encore de nombreux procédés opératoires pour la reconstitution du D L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 433 UNE ONCE DE PREVENTION VAUT UNE LIVRE DE TRAITEMENT.ADEX-YEAST Vitamines A, B, D et Complexe B de Squibb, ., .\u2014 sous la forme constante de comprimés enduits de chocolat.Ces comprimés ne produisent pas de flatulence ni ne laissent de goût d\u2019huile dans la bouche.Supplément économique de vitamines pour usage routinier durant les mois d\u2019hiver et pendant la grossesse.TABLETS ADEX-YEAST TABLETS | SQUIBB i: VITAMIN A - B- D: G TABLETS BIOLOGICALLY TESTED For dose ond potency see side poneh : E-R- SQUIBB & SONS OF CANADA, Li SELCA(Tueime CHASSIS 50 tnt WEOICas PROCISNON V'SCS ex VIGRAN \\\u2014f Capsules A, B, C, D et Complexe B.Chaque capsule, petite et facile à avaler, ne contient pas moins de.10,000 U.Int.Vitamine A 200 U.Int.Vitamine B, 500 U.Int.Vitamine C 1,000 U.Int.Vitamine D 100 Microgrammes Riboflavine 18 Microgrammes Pyridoxine (Br) 5 Unités J.L.Facteurs Filtrés 5 Milligrammes Acide Nicotinique Pour convalescents, patients au régime, enfants sous-alimentés, ou pour enfants ou adultes à qui leur régime ne fournit pas les a2 vitamines adéquates.Présentation: ADEX-YEAST VIGRAN Flacons de Flacons de 25, 50, 100 et 250 80, 250 et 1,000 Pour imprimés, écrire à 36 Caledomia Road, Toronto.ER:SQUIBB & SONS OF CANADA, Ltd.Fabricants de produits chimiques pour le corps médical depuis 1858. 434 tendon lésé: suture du tendon rompu à la courte portion du biceps, à l\u2019apophyse coracoïde, au grand pectoral; insertion sur le perioste huméral.La tenosynovite du long biceps reconnaît surtout un traitement physiothérapique.L\u2019abduction progressive est un excellent adjuvant.Les ostéites chroniques péricapsulaires peuvent amener des épaules douloureuses: ainsi les ostéoporoses post-traumatiques seront traitées par des infiltrations sympathiques ou un forage osseux: intervention non dangereuse et souvent d\u2019un grand soulagement.Les petites fractures tubérositaires de la tête humérale donnent aussi fréquemment de la péri- arthrite avec calcification et blocage.Les arthrites acromio-claviculaires peuvent donner une épaule douloureuse.L'infiltration de novocaïne agira bien très souvent.L-P.ROY.Albert MOREAU.\u2014 Mal de Pott latent.\"Revue d'Orthopédie\u201d, 26 (No 6) 1939-40.Dans cet article, Moreau relate un fait intéressant à connaître pour le diagnostic clinique et radiologique de cette affection.Cette maladie ne donne pas toujours comme on l\u2019a cru trop souvent jusqu\u2019à maintenant, les signes cliniques habituellement observés: douleur localisée à une apophyse épineuse, raideur vertébrale et à un stage ultérieur, présence d\u2019une cyphose plus ou moins accentuée.Il est des cas où cette affection évolue sans bruit, rattachée le plus souvent par le patient à un trouble pleuro-pulmonaire ancien, surtout si la lésion évolue à la région dorsale.Moreau cite l\u2019observation d\u2019un patient qui vint le consulter pour séquelles d\u2019une pleurésie gauche qu\u2019il aurait eue 4 ans auparavant.L\u2019examen radiologique des poumons révèle: des ombres de sclérose apicale, une légère tramite bilatérale et des séquelles minimes de pleurésie gauche; mais on nota en dehors du bord droit du cœur, une zone d\u2019opacité paramédiastinale à contours assez nets, convexe en dehors et à gauche, une zone d\u2019ombre plus dense que celle du cœur, constituant autour de la colonne vertébrale une image fusiforme faisant penser immédiatement au \u201cfuseau » de l\u2019abcès ossifluent du mal de Pott.Une radiographie de la colonne vertébrale confirma cette hypothèse.Le diagnostic radiologique fut: mal de Pott dorsal en évolution à deux foyers: DVII- DVIII et DX-DXI.L\u2019examen clinique pratiqué alors ne révéla qu\u2019une très légère saillie de l\u2019apophyse épineuse de DX, avec sensibilité peu marquée à la pression sur les apophyses épineuses de DVII à DXI.Il n\u2019existait pas de cyphose appréciable, ni raideur vertébrale-ré- flexes rotuliens normaux.Le malade ne s\u2019était jamais plaint de sa colonne vertébrale.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 En résumé, il s\u2019était agi dans ce cas d\u2019un mal de Pott dorsal en évolution, cliniquement latent, décelé fortuitement par l\u2019examen radiologique des poumons.Moreau insiste sur la recherche systématique du « fuseau » paravertébral, pathognomonique du mal de Pott dorsal sur les clichés pulmonaires des malades suspects de tuberculose.A.POULIOT.UROLOGIE E.N.COOKE et V.S.COUNSELLER.\u2014 Epi- thélioma primitif de l'uretére.\u201cJ.A.M.A.\", 116: 122 (11 janvier) 1941.Les auteurs, dans ce mémoire, traitent de l\u2019épithé- lioma primitif de l\u2019uretère, en envisageant brièvement la question au point de vue historique, étiologie, anatomie pathologique, symptômes, diagnostic et traitement.Ils en ont observé dix-huit cas, à la Clinique Mayo, au cours des dix-neuf dernières années.Ces cas font pendant à un groupe de soixante- deux, recueillis par d\u2019autres auteurs, en 1932, dans hy une revue de la littérature & ce sujet.Leur nombre devrait augmenter en raison des perfectionnements modernes de nos méthodes d\u2019exploration clinique.L\u2019examen anatomo-pathologique a confirmé le diagnostic dans chacun de ces dix-huit cas d\u2019épithélioma primitif de l\u2019uretère.En adoptant la classification de Broders pour les tumeurs de la vessie, un de ces cas serait du groupe I, neuf du groupe II, sept du groupe III, et un du groupe IV.La plus petite de ces tumeurs mesurait un peu moins d\u2019un centimètre de diamètre, la plus grosse mesurait 8 par 4 par 2 cm.Dans cing cas la périurétérite était marquée.Mais la lésion secondaire la plus importante, c\u2019est la dilatation de l\u2019uretère en amont, et souvent l\u2019hydronéphrose.La tumeur siège à l\u2019extrémité inférieure de l\u2019uretère, dans plus des deux tiers des cas.Plusieurs figures illustrent ces données anatomiques.Un schéma détaille aussi les constatations cliniques, pathologiques, et les résultats du traitement.Les métastases se produisent précocement au foie et aux poumons.La récidive est fréquente dans la vessie.Elle se développe à coup sûr dans l\u2019uretère, s\u2019il n\u2019a pas été enlevé en entier avec sa portion vésicale ou intra- murale.A la dilatation de l\u2019uretère et du bassinet, il faut ajouter les complications d\u2019infections secondaires avec pyonéphrose.Elles sont également fréquentes.La Lithiase rénale fut observée dans environ quinze pour cent des cas. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 435 LORSQUE L'AGITATION DE LA VIE MODERNE CAUSE LA Const tpation La vie moderne, avec sa tension mentale et émotive, peut entraver l\u2019activité intestinale et causer la constipation.Lorsqu\u2019un léger laxatif est nécessaire, Sal Hepatica fournit le volume liquide à l\u2019intestin nécessaire à la stimulation du péristaltisme.VOLUME modéré sous forme LIQUIDE SAL HEPATICA Sal Hepatica est également recommandable pour stimuler l'écoulement de la bile et pour neutraliser l\u2019hyperacidité gastrique.Demandez des paquets d\u2019essai et voyez de quelle façon efficace agit ce laxatif effervescent et de saveur agréable.oi) Nettoie le tractus intestinal BRISTOL-MYERS COMPANY 1241-F, rue Benoit, Montréal, Canada AVR ss \\ Gears Ta CNP +36 L\u2019hématurie et la douleur lombaire sont les symptômes prédominants.L'hématurie est totale, capricieuse, intermittente.Les urines peuvent contenir, en outre, des caillots moulés sur l\u2019uretère.La douleur peut manquer; ce qui est rare.Elle est sourde, ou lancinante, ou sous forme de colique rénale.L\u2019hydronéphrose d\u2019obstruction détermine, dans certains cas, la production d\u2019une masse palpable.Mais, par contre, la tumeur néoplasique n\u2019est elle-méme 3 peu près pas perceptible.Certains malades accusent encore des mictions fréquentes.L\u2019analyse des urines, la cystoscopie et l\u2019urographie donnent des renseignements précieux.parce que ces examens nous mettent sur la voie du diagnostic.Mais c\u2019est la pyélographie rétrograde qui tranche la question.Elle fournit une image déchiquetée au niveau de la lésion.Le contraste est saisissant lorsqu\u2019on aperçoit ensuite l\u2019image régulière des portions saines de l\u2019uretère.qui se dessinent nettement.Quand l\u2019obstruction est complète, on distingue encore l\u2019extrémité inférieure de l\u2019uretère, distendue par le liquide opaque.Il faut faire le diagnostic de l\u2019épithélioma primitif de l\u2019uretère avec l\u2019hydronéphrose, qui, dans ces cas, est purement symptomatique.Les auteurs ont découvert la tumeur urétérale chez trois malades opérés antérieurement pour hydronéphrose.Ils insistent donc sur l\u2019importance qu\u2019il y a de rechercher la cause de l\u2019hydronéphrose, particulièrement chez les malades qui dépassent la cinquantaine.Le traitement des tumeurs épithéliales de l\u2019uretère, même de celles qui sont bénignes en apparence, commande l\u2019exérèse chirurgicale précoce du rein et de l\u2019uretère avec la graisse périurétérale et une collerette vésicale dépassant le segment intra-mural.La guérison n\u2019est obtenue qu\u2019à ce prix.En effet, dans cette série, les auteurs ont dû réintervenir.pour effectuer la résection d\u2019une collerette vésicale circonscrivant la portion intra-murale de l\u2019uretère, dans deux cas qui avaient subi la néphro-urétérectomie, mais dont l\u2019extrémité inférieure de l\u2019uretère avait été sectionnée au ras de la vessie.Les auteurs recommandent aussi la roentgenthé- rapie comme traitement complémentaire.En discussion : Le Dr Paul A.Ferrier fait remarquer notamment qu\u2019à la «Section of Pathology and Physiology of the A.M.A.», le Dr Foord et lui-même ont présenté, il y a deux ans, une revue de 133 cas d\u2019épithé- lioma primitif de l\u2019uretère, et qu\u2019ils ont rapporté en plus six autres cas.En tout, il y aurait actuellement 170 cas.A l'exception de cinquante, tous datent d\u2019À peine dix ans.Le diagnostic paraît avoir été fait avec exactitude cinquante-quatre fois seulement.Le Dr Monroe E.Greenberger ajoute que le diagnostic est maintenant facile à réaliser avant l\u2019opé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 ration, comme le démontrent les A., mais à condition de se rappeler que de telles lésions existent et de pratiquer l\u2019exploration urologique complète.Le Dr Hugh H.Young rappelle qu\u2019il a dû lui- même opérer la résection secondaire d\u2019une tumeur récidivée dans cette portion de l\u2019uretère qui avait été sectionnée au ras de la vessie.Il explique sa technique à cette occasion.Elle consiste à ouvrir largement la vessie et à pratiquer la résection de la paroi en circonscrivant la tumeur à une distance d\u2019au moins deux centimètres.Rosaire LAUZER.NEURO-PSYCHIATRIE J.F.SADUSK et A.E.NIELSEN.\u2014 Guérison d\u2019une méningite staphylococcique par le sulfathiazol.\u201cJ.A.M.A.\u201d, 116: 298 (25 janvier) 1941.Seulement une douzaine de guérisons de méningite staphylococcique serait rapportée dans la littérature médicale.Le cas des auteurs est le premier à être guéri des 11 observés durant les dernières 12 années à l\u2019hôpital de New Haven.Il s\u2019agit d\u2019une méningite à staphylocoques s\u2019étant installée chez un adulte de 40 ans après une ablation d\u2019un gliome astrocytaire du cerveau.Les auteurs employèrent d\u2019abord le sulfathiazol par voie orale à la dose de 12 grammes par jour.Vu l\u2019insuffisance du traitement, ils ajoutèrent deux injections quotidiennes et intra-rachidiennes de 40 ce.d\u2019une solution à 0.5, dans du sérum physiologique.de sulfathia- zol sodique, puis des injections intraveineuses de la même solution, mais à une concentration de 1%.Le malade apparut comme guéri vers le quatrième jour des injections intra-rachidiennes.L\u2019observation des auteurs confirme bien ce qui avait déjà été avancé: le sulfathiazol traverse à peine les méninges normales et très peu des méninges malades.En fait, quand le malade absorbait 12 grammes par jour, le taux de concentration dans le liquide était d\u2019à peine deux milligrammes %; il atteignait 8 milligrammes par les injections intrarachidiennes.alors qu\u2019il était d\u2019environ 9 milligrammes dans le sang.Il est à croire que le sulfathiazol a stérilisé les méninges de ce malade, mais seulement lorsqu\u2019il fut introduit dans les espaces sous-arachnoïdiens.Roma AMYOT.M.R.WALSHE.\u2014 Etioloaie des polynévrites.\"The Lancet\u201d, 240: 33 (11 janvier) 1941.L'auteur établit d\u2019une façon précise ce qu\u2019on doit entendre par polvnévrite aiguë, sub-aiguë et chronique, chacune de ces évolutions comportant des lésions histologiques de degrés différents.Il rejette certaines entités étiologico-cliniques du cadre des polynévrites proprement dites qu\u2019on a continué d\u2019y L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 437 [ dans les Manches de Bistouris Chirurgicaux BARD-PARKER s « .Qui permettent une latitude chirurgicale plus ample L'EXTREMITE DISTALE.« été projetée d'après un nouveau dessein qui permet son emploi dans la Dissection Emoussée Les Bistouris B-P qui sont généralement préférés, ont maintenant un double but chirurgical.Outre leur superiorité reconnue comme instruments d\u2019incision, les extrémités distales de leurs manches sont maintenant effilées et mises en biais suivant un dessein d'arc gothique qui permet d'exercer une pression égale dans la dissection émoussée.Par un mouvement leste des doigts, le chirurgien a à sa portée immédiate l'équivalent de deux instruments essentiels qu'il peut employer, alternativement, avec plus de rapidité et sans aucune distraction ni l'incommodité de changements continuels d'instruments qui consument du temps.LES MANCHES ALLONGES.peuvent s\u2019obtenir maintenant pour la Chirurgie Proionde Ces nouveaux manches pratiques ont une longueur totale de 21 cm.sans compter la Lame \u201cRIB-BACK\u201d de Support Renforcé.On les désigne du nom de Manches Nos.3L et 4L et l\u2019on emploie le même genre de lames que pour les Manches B-P Nos.3 et 4 de la grandeur normale correspondante.Demandez-les à votre fournisseur BARD-PARKER COMPANY, INC.DANBURY, CONNECTICUT 438 inclure, comme celles de l\u2019intoxication par le plomb et par le disulfite de carbone.À son avis, du nombre imposant de causes, infectieuses toxiques et chimiques, proposées par certains auteurs, une dizaine seulement devraient être retenues comme agents habituels.L\u2019étude du béribéri a sûrement fait progresser considérablement l\u2019étude étiologique des polynévrites.Mais on doit éliminer la notion de la propriété directement anti-névritique de la vitamine B.pour accepter plutôt l\u2019association névritogène de la déficience en vitamine B: et d\u2019ingestion d\u2019hydrocarbonés.Comme l\u2019a démontré Peters, c\u2019est la perturbation du métabolisme des hydrates de carbone absorbés, déterminée par la carence en vitamine B: dans les humeurs qui déclenche la polynévrite.On ne peut cependant admettre que l\u2019acide pyruvique formé dans les tissus du fait de cette perturbation, soit le facteur agissant des lésions névritiques.La polynévrite aiguë provoquant souvent une quadriplégie avec paralysie faciale bilatérale, la polynévrite sub-aiguë, peuvent difficilement être mises sur le compte d\u2019une avitaminose.Il en est ainsi de la polynévrite diphtérique.D'autre part, la polynévrite alcoolique, celle qui complique l\u2019évolution d\u2019un ulcère ou d\u2019un cancer de l\u2019estomac sont à rapprocher de la polynévrite bé- ribérique.La polynévrite des buveurs de gingembre est-elle due à l\u2019action directe du phosphate de tri- orthocrésyl ou à celle d\u2019un autre facteur intermédiaire et métabolique?L\u2019auteur, d\u2019autre part, n\u2019a pas obtenu de résultat évident par l'emploi de la vitamine B: dans aucun des quelques cas de polynévrites fébriles ou aigus qu\u2019il a eu l\u2019occasion de traiter.Roma AMYOT.OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE W.Likely SIMPSON.\u2014 Ostéome de la mas- toide.Rapport de 2 cas.\u2018Archives of Oto- laryngology\u2019\u2019, 32: 642 (octobre) 1940.Les ostéomes de la mastoïde présentent beaucoup d\u2019intérêt par leur rareté.L\u2019Auteur fait la description de trois types dis- tinets d\u2019ostéome.Dans une bibliographie soigneusement recherchée par l\u2019auteur, 30 cas seulement d\u2019os- téome de la mastoïde furent trouvés.Dans les 21 premiers cas, les tumeurs furent du type non réductible.Dans les 9 autres, celles-ci furent du type légèrement réductible.Une revue complète de ces trente cas est rapportée.Enfin M.Simpson termine son magnifique travail en rapportant deux observations personnelles avec de belles photographies.En résumé de ces trente cas, il y en avait 10 qui présentaient une otite moyenne suppurée et dans 1 cas, il y eut suppuration de l\u2019oreille moyenne comme L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.avril 1941 complication de l\u2019opération de la mastoïde pour l\u2019ablation de l\u2019ostéome.Dans le groupe entier des 30 cas, il n\u2019y eut seulement qu\u2019un cas dont l\u2019oreille interne fut intéressée.1.Les complications, résultant de la présence d\u2019un ostéome ou de l\u2019acte opératoire chirurgical pour l\u2019ablation de celui-ci, ne surviennent pratiquement jamais.2.Il y a rarement des récidives de la tumeur.3.Le résultat final du traitement est habituellement satisfaisant.E.MARANDA.DERMATOLOGIE Samuel M.PICK, Louis CHARGIN et Harry Sobatka.\u2014 Keratosis folliculaire (maladie de Darier) par carence en vitamine A.\"Archives of Dermatology and Syphilo- logy\u201d, 43: 223 (février) 1941.Lorsque Darier décrivit la «dyskeratose folliculaire» à laquelle son nom est resté attaché, il indiqua la nature très probablement parasitaire de cette affection.Les auteurs s\u2019élèvent contre cette prétention et la nient en se basant sur le fait qu\u2019aucune thérapeutique parasiticide n\u2019a jamais pu améliorer cet état.Par ailleurs, ils lui attribuent une origine hypovitaminosique en prétendant que la carence en vitamine À est le point de départ de la dyskeratose folliculaire.Pour appuyer leur opinion ils apportent l\u2019exemple de quatre patients atteints de la maladie de Darier chez lesquels un dosage dans le sang ayant démontré une déficience notable de vitamine À, furent très favorablement influencés par l\u2019absorption par la bouche de fortes doses de cette vitamine.Ils font remarquer que chaque fois qu\u2019ils discontinuèrent le traitement, la dyskeratose reprit de plus belle.Adrien LAMBERT.RADIOLOGIE Milton FRIEDMAN \u2014Rapport entre la récupération des tissus, le processus de cicatrisation et la périodicité des effets radioactifs.\u2018\u2019Radiology\u2019\u2019, 33: 633 (nov.) 1939.Après trois semaines de traitements, il se produit certains phénomènes et on doit envisager deux phases: 1) de destruction, 2) de réparation.Chaque phase a ses caractéristiques.Phase de destruction L\u2019auteur affirme d\u2019abord que ses expériences ont été conduites pendant le traitement de néoplasmes des voies respiratoires supérieures.Il a d\u2019abord cherché à établir la réaction moyenne d\u2019épithélite et d\u2019é- pidermite à une technique standard. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, avril 1941 439 AL \u2014_\u2014 A N TAMPAX EN 3 DIMENSIONS Tn Pur répondre a loul | 1.PE .see besoin individuel.3.JUNIOR 7 Quoique des patientes ayant des menstruations tres abondantes présentent souvent un probléme hygiénique plus difficile, leur état n\u2019est pasun empéchement à l\u2019absorption interne de l\u2019écoulement \u2014 expérimenté d\u2019une facon si satisfaisante par des milliers de fem- ! mes dans tout le pays.Tampax Super fut imaginé par un médecin afin d\u2019assurer une marge de protection pour la femme à menstruations abondantes, ou pour celles qui, à certains jours, ont besoin d\u2019une protection supplémentaire.Cependant, même avec sa grande absorptivité d\u2019une capacité de 45 cc.par tampon, la grandeur de Tampax Super a été confinée à une petite section de 11/16 de pouce seulement.Tampax Super s\u2019est révélé un véritable bienfait pour un grand nombre de femmes.Il renferme toutes les particularités remarquables de Tampax \u2014 un tampon de fin coton chirurgical comprimé, des piqûres entre-croisées pour empêcher la désagrégation.un applicateur individuel pour l\u2019insertion facile.et une ficelle à l\u2019épreuve de l\u2019humidité pour le retrait facile.Son action capillaire positive empêche l\u2019arrêt de l\u2019écoulement.Demandez des échantillons de Tampax pour en faire l\u2019examen.Le coupon ci-dessous vous sera utile.CANADIANTAMPAX CORPORATION Ltd.533 College Street - - Toronto, Ont.\u2014 \u2014 p\u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 fmm _\u2014\u2014 == fees fen \u2014 pe\u2014 e\u2014 rs e\u2014\u2014 | CANADIAN TAMPAX CORPORATION LTD.] 533 College Street, Toronto Ont.rr 1, .| MESSIEURS: Veuillez m\u2019envoyer des échantillons de Créé d\u2019une façon fonctionnelle pour une Tampax dans ses trois dimensions.l NOM ooo a veritable protection LS A A | RUE oes hygiénique li MD X.VILLE ooo.PROVINCE a +40 La phase de destruction occupe les quatre premières semaines, pendant que la phase de guérison prend les quatre à six semaines suivantes.Les phénomènes de destruction cellulaire ont une tendance à être constants dans leur courbe, indépendamment de l\u2019individu, tandis que les variations individuelles sont énormes dans le processus de guérison.La première phase de destruction occupant les 28 premiers jours du traitement, c\u2019est la période la plus importante, les rayons étant alors les plus effectifs et la tumeur plus sensible qu\u2019en n\u2019importe quel autre temps.La puissance de la force destructive est suffisante pour annuler toute différence d\u2019effets biologiques dus à diverses longueurs d\u2019onde, si on a soin de susciter des réactions assez vives.La force de la dose quotidienne administrée à une influence marquée sur le début des réactions.Plus la dose est petite, plus la réaction est bénigne et tardive, le processus de guérison prenant alors le dessus sur la réaction de destruction.Susceptibilité individuelle: se rappeler qu\u2019il existe des hypersensibles.La durée de l\u2019irradiation quotidienne administrée et le débit de la dose ne sont pas indifférents.Une seule dose massive est renforcée et on obtiendra plus d\u2019effet si la même dose totale est répartie sur plusieurs jours.Si l\u2019on donne une seule dose, on doit l\u2019administrer de façon à débiter un grand nombre d\u2019unités «r» par minute, et avoir un faible débit par minute si on donne la même dose répartie sur plusieurs jours, ou semaines.La continuité du traitement joue un grand rôle dans la destruction: les quatre premières semaines sont les plus importantes.Tout retard apporté au traitement durant ces semaines est nuisible au malade.Phase de guérison C\u2019est la phase la plus importante.La guérison des tissus dépend surtout de l\u2019importance de la dose et de la fréquence des séances.Elle commence durant la première semaine.Le facteur individuel est ici très important: les réactions sont très variables.La réaction de guérison au niveau de la peau et des muqueuses réflète pour ainsi dire la réaction de la tumeur et peut servir en quelque sorte d\u2019élément de pronostic.La longueur de cette phase est difficile à déterminer; elle commence surtout au sommet de la phase de destruction et continue jusqu\u2019au début de la seconde phase, alors que la réaction de fibrose cesse.La qualité de la radiation n\u2019a aucune importance, surtout dans les doses fractionnées et prolongées.La dose quotidienne est un facteur important au cours de la phase de guérison.En général on peut L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 donner 200 «r» à chacun des deux champs, par jour.La dose totale ne doit pas être continuée de telle sorte que l\u2019irradiation soit intense durant la phase de guérison.Autrement la guérison est renvoyée indéfiniment à cause de la prédominance de la destruction.Dans la plupart des cas l\u2019effet cumulatif de guérison prend le dessus.La susceptibilité individuelle joue un rôle prédominant pendant la phase de guérison.L\u2019hyper- susceptibilité de la peau et des muqueuses résulte en réactions intenses et précoces qui rendent le pronostic mauvais.L\u2019hyposusceptibilité est plus fréquente.Durant la phase de guérison les cellules tumorales qui restent ont mûri et se sont adaptées à l\u2019irradiation.Il est recommandé de ne pas donner de traitement durant la phase de guérison sur une série prolongée d\u2019irradiation.La périodicité exprime l\u2019alternance en même temps que le changement de puissance entre la phase de destruction et la phase de guérison ou cicatrisation.Il faut s\u2019efforcer de compléter une série d\u2019irradiation pendant les quatre premières semaines.Ensuite il faut interrompre jusqu\u2019à ce que l\u2019énergie de la phase de guérison soit épuisée.Jean BOUCHARD.C.J.HANSSON.\u2014 Le sarcome de Kaposi: étude clinique et résultats de la radiothérapie dans 23 cas.\u2018Acta radiologica\u201d, 21: 457 (31 octobre) 1940.Kaposi a décrit en 1872 une affection qu\u2019il dénomma « sarcome idiopathique pigmentaire multiple » mais qui est universellement désignée aujourd\u2019hui sous le nom de sarcome de Kaposi.\u2014 Elle est constituée élémentairement par des nodules.dont le volume varie de celui d\u2019un grain de mil à celui d\u2019une noisette, de coloration rouge brun ou violacée, de consistance élastique ou mollasse, finissant à la longue par s\u2019ulcérer, saigner, et exceptionnellement par guéri \u2014 Ces nodules apparaissent d\u2019abord isolément ou groupés en placards, la plupart du temps à la face plantaire des pieds, ou aux mains, quelquefois au nez ou à la verge.\u2014 Par la suite, d\u2019autres lésions peuvent apparaître sur le tronc, la face, la muqueuse buccale, le tube digestif.\u2014 On a décrit de rares formes de type éléphantiasique, sans dyschromie, où les tumeurs sont apparues seulement tardivement.\u2014 Le sarcome de Kaposi est une maladie de l\u2019âge avancé, beaucoup plus commune aux hommes qu\u2019aux femmes.\u2014 L\u2019évolution peut durer plusieurs années.Hansson signale 4 cas sur 23 qui duraient depuis 10, 12, 14 et 24 ans.La caractéristique histologique de la lésion est une prolifération vasculaire avec formation de foyers hémorragiques et nécrotiques et dépôts de pigments L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 Lorsqu'un diagnostic cardiaque doit être complet Comparable au diagnostic d\u2019une affection cardiaque est la reconnaissance de son absence.Seul un électrocardiogramme permet d\u2019établir l\u2019absence de certaines maladies du cœur qu\u2019on ne peut découvrir par l\u2019auscultation.Non seulement la possession d\u2019un électrocardiographe G-E vous fournira cette opinion supplémentaire, importante dans de tels cas, mais parce que le prix des tracés est si bas vous pouvez toujours vérifier tous les cas suspects d\u2019affections cardiaques.L\u2019électrocardiographe G.-E est un véritable instrument de précision ; 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le rythme, de 300 à 500 r.par jour; le filtre, de 1 mm.d\u2019Al.à 1 mm.de Cu: le voltage, de 100 à 180 Kv., la distance de 23 à 50 cm.\u2014 Dans quelques cas, une seconde série de traitements a été effectuée 3 mois après la première.\u2014 Toutes les tumeurs ont disparu et tous les malades sont restés guéris sauf deux qui ont été perdus de vue.Cinq malades ont été traités par curiepuneture ou par curiethérapie juxta-cutanée.Ici, les détails de technique sont incomplets.Toutes les tumeurs traitées par le radium ont disparu.Six malades enfin ont été soumis à des traitements mixtes; c\u2019est-à-dire que certaines lésions ont été irradiées par le radium alors que d\u2019autres le furent par les rayons X.En dehors d\u2019un accident de nécrose, les résultats ont été excellents.La conclusion générale du travail est que les lésions du Kaposi sont très radiosensibles.L'auteur ne peut dire si dans l\u2019espèce, il faut donner la préférence à la curiethérapie ou à la roentgenthérapie.G.PINSONNEAULT.LABORATOIRE A.KIRSCHBAUM, W.U.GARDNER, R.NAHI- GIAN et L.C.STRONG.\u2014 Les différences entre le lymphocyte du sarcome et le lymphocyte de la leucémie chez la souris.\u201cThe Yale Journ.Bio.and Med.\u201d, 12: 473 (mai) 1940.La leucémie est considérée classiquement comme une maladie de système (hyperplasique ou néoplasique) avec début pluricentrique, alors que le sarcome est une maladie néoplasique, à début unicen- trique, produisant ou ne produisant pas de métastases.La reproduction expérimentale de la leucémie et du lymphosarcome chez le cobaye et la souris ont puissamment contribué à la classification de ces affections.Par le présent travail, les auteurs ont voulu contribuer à fixer les liens et les différences cellulaires qui existent entre chacune d'elles.Seize variétés de néoplasie lymphoïde ou myéloïde furent inoculées à des souris de 5 lots différents.Toutes ces variétés, sauf la variété G., provoquèrent une tumeur plus ou moins considérable au point d\u2019inoculation et une maladie systématique.Aucune des souris inoculées avec la variété G ne présenta de maladie systématique, mais seulement une énorme tumeur infiltrante au point d\u2019inoculation avec ou sans L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 métastase.Une même variété produisait tantôt une tumeur unique, tantôt une tumeur accompagnée d\u2019une réaction de système.Deux variétés fournirent des tumeurs qui métastasèrent sang exception.Dans trois variétés le critère hématologique de la leucémie manquait.Dans trois lots de souris atteintes de leucémie myéloïde, on observa que la leucocytose diminuait et que le volume de la tumeur augmentait à mesure que les générations se succédaient.Une variété (A) produisit des leucocytoses énormes de l\u2019ordre de 900,000 avec des tumeurs toujours minimes.Avec la variété G, (lymphosarcome pur) on observa que l\u2019inoculation donnait plus de succès par la voie sous-cutanée ou intra-péritonéale que par la voie intraveineuse.L\u2019évolution de la maladie fut plus longue et moins maligne chez les souris qui avaient subi l\u2019inoculation intraveineuse que chez celles qui avaient subi l\u2019inoculation sous-cutanée ou intrapéritonéale.Avec la variété À (leucémie pure) la maladie parut se transmettre indépendamment du mode d\u2019inoculation utilisé, avec la même période latente.L\u2019image- leucémique était complète: hémogramme, hypertrophies ganglionnaires splénomégalie, métaplasie des organes hémopoiétiques, etc.Les tumeurs formées de cellules leucémiques se sont montrées histologiquement semblables à celles: formées de cellules sarcomateuses.L\u2019évolution seule a permis de différencier les lymphocytes leucémiques: des lymphocytes du sarcome.La conclusion générale du travail est que, chez la souris tous les intermédiaires sont possibles entre le: lymphosarcome pur et la leucémie typique.G.PINSONNEAULT.H.S.BURR, M.TAFFEL et S.C.HARVEY.\u2014 Recherches électrométriques sur la cicatrisation des plaies chez l'homme.\u2018The Yale Journ.Bio.and Med.\"\u201d, 12: 483 (mai) 1940.La tension fut mesurée au microvoltmètre de Burr,.Lane et Nims, sur 25 plaies opératoires, une électrode dans le voisinage immédiat de la plaie et une- autre à une certaine distance de la plaie.Les mesures furent pratiquées quotidiennement durant les 14 jours qui suivirent l\u2019opération.La courbe moyenne des cas observés a montré une phase de tension positive durant les quatre premiers jours.Le potentiel de la plaie devint ensuite de plus en plus négatif jusqu\u2019au huitième jour, pour redevenir positif vers le 12e jour.L\u2019aspect général de cette courbe présente des analogies avec celles observées par Burr et ses collaborateurs au cours du développement embryonnaire- et de l\u2019évolution du cancer chez la souris.G.PINSONNEAULT. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 PROPRIÉTÉS TRES AVANTAGEUSES pour la digestion « Les laits évaporés et acidifiés se digèrent beaucoup plus rapidement que n\u2019importe quels autres laits analysés dans cette étude.Lorsque les expériences ?n vitro, portant sur ces laits, sont figurées, l\u2019on obtient une courbe typique indiquant que la digestion se fait parfaitement dès le stade initial.Ce type de courbe semble bien démontrer que les caillots sont d\u2019un volume très restreint et que, par conséquent, ces laits possèdent des particularités avantageuses pour une bonne digestion.» \u2014 Doan, F.J., and Flora, C.C.: «Comparative Digestibility of Soft Curd Milks in Vitro.» The Pennsylvania State College, School of Agriculture and Experiment Station, Bulletin 380, April 1939.\u2014\u2014 - L\u2019importante étude, rapportée ci-dessus, montre d\u2019une façon évidente la digestibilité facile du lait évaporé, ce qui, une fois de plus, accentue la valeur de ce genre de lait pour l\u2019alimentation infantile.Sur demande, nous adresserons aux médecins « L\u2019Alimentation Simplifiée pour Bébés », une brochure de grand intérêt traitant de l'emploi du lait irradié Carnation dans les cas d\u2019alimentation normale et d\u2019alimentation difficile.Produit dans le Québec.Carnation Company Ltd, Toronto, Ontario, Canada.443 +44 J.Marshall NEELY et F.T.ROGERS.\u2014 Considérations sur la pathologie et les aspects radiologiques de la tumeur osseuse de Ewing.\u2018Am.Jr.Roent.and Rad.Therap.\u201d 43: 204 (février) 1940.On est loin d\u2019être d\u2019accord sur l\u2019histogénèse de cette variété de tumeur! Ewing en fixe l\u2019origine dans l\u2019endothélium périvasculaire des lymphatiques, Con- nor, Oberling, dans la trame du tissu réticulé, Ges- chickter et Copeland en font un sarcome lymphatique, Roome et Delaney, un myélocytome.Neely et Rogers partagent l\u2019opinion de Melnick et soutiennent que l\u2019idée de faire du sarcome d\u2019Ewing une variété spéciale de tumeur osseuse est arbitraire et mal fondée.Dans leur opinion, il s\u2019agit d\u2019un sarcome à cellules rondes, d\u2019un mésenchymome indifférencié, susceptible, dans ses formes atypiques, d\u2019évoluer dans deux directions: dans la première, les cellules acquièrent les propriétés morphologiques et physiologiques du tissu fibroblastique avec ou sans formation d\u2019os; dans la seconde, l\u2019évolution se fait vers le type réticuloendothélial ou la lignée hémopoiïétique, et la tumeur peut alors présenter l\u2019aspect histologique du lymphoblastome.Le fibrosarcome, le sarcome os- téogénique, la tumeur d\u2019Ewing et le lymphoblastome sont alors des tumeurs histogénétiquement semblables.Leurs distinctions respectives résident seulement dans le sens et dans le degré de leur différenciation histologique.A l'appui de leurs avancés, Neely et Rogers étudient quelques observations choisies dans le matériel de l\u2019hôpital universitaire de Ann Harbour.La première a trait à une tumeur de la métaphyse du tibia gauche chez un enfant de quatorze ans.Les radios montrent un soulèvement du périoste avec production de travées tantôt parallèles, tantôt perpendiculaires à l\u2019axe de l\u2019os, et une absence d\u2019effondrement de la ligne épiphysaire.Dans les deux observations suivantes, il s\u2019agit de tumeurs du péroné, au niveau de la diaphyse.La première était caractérisée au point de vue radiologique par un épaississement de la corticale, avec déformation avoisinante de la cavité médullaire; l\u2019autre présentait un aspect pommelé de la zone L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014- Montréal, avril 1941 centrale de l\u2019os, mais le processus dominant était la raréfaction.La quatrième tumeur, particulièrement intéressante, paraissait avoir pris naissance dans le tarse, à l\u2019endroit du deuxième cunéiforme.Les clichés montraient une lyse complète de cet os.La lésion passait cliniquement pour une tuberculose du tarse.La cinquième tumeur siégeait sur la clavicule et avait d\u2019abord donné lieu à un diagnostic radiologique d\u2019ostéomyélite aiguë.L'aspect histologique de ces cinq tumeurs était identique: plages de petites cellules sombres serrées les unes contre les autres, sans substance fondamentale apparente.Dans le détail, ces cellules présentaient une forme arrondie, un gros noyau opaque et une absence complète de nucléole.Aucun signe d\u2019ossification intratumorale.Ossification par réaction périostique à la périphérie de la lésion, et absorption ostéoclastique d\u2019os mort en différents points, d\u2019où présence, sur les radios, de traînées denses sur la corticale et de placards plus clairs dans la zone centrale.Les deux tumeurs suivantes étaient des lympho- sarcomes osseux.Les malades étaient âgés respectivement de 64 et 45 ans.Dans le premier cas, on notait sur les radios un aspect rongé du tiers supérieur de la diaphyse humérale avec fracture pathologique.La ligne épiphysaire était débordée.Il n\u2019y avait aucune réaction périostique.La survie du malade était de six ans au moment de la publication, L\u2019autre lymphoblastome osseux siégeait sur l\u2019apophyse caracoïde dont les radios montraient, comme précédemment, un aspect rongé.La lésion envahissait le col de l\u2019omoplate et l\u2019épiphyse humérale.Au point de vue histologique, le premier lympho- sarcome pouvait donner le change pour un Hodgkin, et le deuxième pour une tumeur d\u2019Ewing.Viennent ensuite deux cas de tumeurs primitives de l\u2019os dont la classification histologique exacte est impossible.Les faits rapportés dans ce travail sont bien décrits et bien illustrés.Ils sont par eux-mêmes très intéressants.Mais on ne saisit pas très bien dans quelle mesure ils peuvent légitimer les conclusions qu\u2019en tirent les auteurs.G.PINSONNEAULT. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 445 IJODOGENOL Pépin Toutes les indications de l\u2019iode.Pas d\u2019intolérance.20 à 40 Gouttes dans un peu d\u2019eau par jour.TREPHONYL du Dr Roussel Anémies.Convalescence.Allaitement.l à 2 ampoules dans Ys de verre d'eau par jour ou 1 cuillére a soupe de sirop avant les repas.TAXOL Rééducateur physiologique de l\u2019intestin.2 à 4 comprimés avant le repas du soir.(Dose moy.2 comprimés.) NEURIN ASE Sédatif et hypnotique sans accoutumance.1 a 2 tablettes au coucher.ALEPSAL Epilepsie.Convulsions (Non dépressif).Comprimés dosés à 0 Gr.005 et à 0 Gr.10.INOTYOL Affections de la peau.Démangeaisons.Brûlures.Applications journalières.PLURIGLANDINE Extrait opothérapique total.Déficiences organiques.2 à 4 dragées glutinisées par jour.VEINATONE Affections veineuses.2 à 4 dragées glutinisées par jour.ARTICHOBYL Maladies du foie.(Action très douce.) 4 à 10 pilules à intervalles réguliers.N.B.TOUS CES PRODUITS SONT DE PROVENANCE FRANÇAISE ET GARANTIS AUTHENTIQUES J.EDDÉ Limitée Edifice New Birks, MONTRÉAL SOCIÉTÉS L' « Union Médicale du Canada » publ ie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l\u2019A mérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Séance du 4 février 1941 tenue à l'hôpital Notre-Dame Présidence de M.Hector Sanche Diabète et pancréatite externe Nouvelle méthode d'exploration fonctionnelle du pancréas MM.C.-E.GRIGNON, Y.CHAPUT et P.RIOPEL Ces messieurs s\u2019étant excusés, leur communication est remise à une prochaine assemblée.Syndrome neurologique post-puerpéral.Discussion du diagnostic M.Jean SAUCIER M.Saucier montre une malade, âgée de 31 ans, qui deux jours après un accouchement normal, présente subitement une hémiparésie gauche, avec dysarthrie et paralysie du regard dans toutes les directions.En dehors du syndrome neurologique, rien à noter sauf au niveau de l\u2019appareil urinaire, dont la souffrance s\u2019objectivait par un peu de pyurie transitoire et des vestiges radiologiques de pyélite ancienne.D'autre part, aucune modification du liquide céphalo-rachidien, ni du fond de l\u2019œil, pas d\u2019hyperthermie ni d\u2019hyperleucocytose, mais au niveau du cœur électro douteux.Par la suite, amélioration progressive du syndrome neurologique: disparition des paralysies du regard, sauf dans la direction verticale supérieure, et possibilité de la marche aidée.Pendant que se produisait ce retour fonctionnel, on pouvait constater chez cette malade un état mental particulier, auquel le rapporteur donne l\u2019étiquette de puérilisme.Le diagnostic est difficile.Le mécanisme emboli- que est le plus vraisemblable.La lésion siégerait à la protubérance annulaire.Discussion M.A.GEOFFROY (de Joliette) demande quel a été le résultat du B.W.dans le liquide céphalo- rachidien ?M.Léon GERIN-LAJOIE aimerait posséder plus de détails sur les conditions de l\u2019accouchement.M.Paul BOURGEOIS a constaté chez cette malade, grâce à la pyélographie, une malformation congénitale du bassinet.I\u2019existence de cette malformation permet de saisir le mécanisme de la pyurie, mais ne saurait expliquer l\u2019apparition soudaine des troubles nerveux.M.Alcide PILON estime que cette hémiplégie, survenue rapidement et déjà en train de régresser, semble bien être d\u2019origine vasculaire.Et il y aurait lieu de faire d\u2019autres analyses du sang pour voir si une infection, en particulier, ne serait pas à l\u2019origine des présents troubles.Quant à la jovialité, à l\u2019euphorie ou au puérilisme dont on fait mention, il arrive occasionnellement de rencontrer ces troubles mentaux dans les lésions du corps calleux et de la région pré-frontale.Dans ces conditions, M.Pilon suggère de faire une encéphalographie dans le but de mesurer l\u2019étendue et le siège exact de la lésion.M.SAUCIER répond: à M.Geoffroy que le B.W.du liquide céphalo- rachidien est négatif; à M.Gérin-Lajoie que l\u2019accouchement a été en apparence tout à fait normal, et c\u2019est ce qui est troublant; à M.Bourgeois qu\u2019il est de son avis, à savoir que les troubles urinaires, dans le cas particulier, n\u2019ont aucun rapport avec le syndrome neurologique; à M.Pilon qu\u2019il est pleinement d\u2019accord avec lui sur l\u2019intérêt d\u2019une encéphalographie ; toutefois, ajoute- t-il, 11 est peu probable qu\u2019on trouve de grosses lésions.Reprise de la fonction ovarienne après quatre ans de ménopause.Contrôle histologique et hormonal.MM.L.-C.SIMARD et R.SIMARD MM.L.-C.Simard et R.Simard rapportent l\u2019observation d\u2019une malade, âgée de 47 ans, qui depuis deux mois, après une ménopause de quatre ans, présentait des hémorragies cycliques.Dès le début des hémorragies, la patiente avait vu disparaître complètement l\u2019ensemble des troubles vaso-moteurs et psychomoteurs de la ménopause.En même temps, elle notait une augmentation de volume des seins et une congestion intense de la vulve. \u201cDe la boue!\u2026 Et l'inspecteur Borden | qui va arriver!\u201d A ven ares 0eme os, \u201cTT FALLAIT QUE tu ailles tomler dans la boue aujourd\u2019hui!\u201d gémit Elsie, la Vache Borden, en entrainant sa fillette Beulah vers l\u2019étable, pour la laver de nouveau.\u201cIl m\u2019aurait fallu faire des pieds et des mains pour que ton nom este sur la liste des futures vaches Borden si les inspecteurs Borden \u2019avaient vue en train de jouer dans la boue! \u201cCependant, ma chérie,\u201d et Elsie se radoucit, \u201con ne peut pas les blâmer d\u2019être si sévères.Ils sauvegardent la pureté du lait à sa source .et, ainsi que les autres experts Borden, ils voient a ce que les produits Borden soient toujours sûrs et sains.\u201d Une surveillance constante assure la pureté absolue du lait, de la og TT Neem, ttre, .\u201c crème glacée et du lait évaporé Borden (St.Charles\u201d et \u201cSilver Cow\u201d sont les marques déposées du lait Borden évaporé et irradié).L\u2019habileté et la précision scientifiques garantissent l'excellence du Klim (lait complet sous forme de poudre, exceptionnellement propre, sûr et pratique), du Lait Protéiné en Poudre, du Lait en Poudre à l\u2019Acide Lactique, du Dryco irradié, aliment modérément gras et riche en protéines, idéal pour les bébés, et du Beta Lactose (beaucoup plus soluble et agréable au goût que le sucre de lait ordinaire).Les experts, techniciens et employés de laboratoire Borden surveillent constamment la qualité et la pureté de tous les produits Borden, depuis la ferme jusqu\u2019aux consommateurs.(C\u2019est une des raisons pour lesquelles le nom \u201cBorden\u201d sur n\u2019importe quel produit laitier que vous prescriviez, inspire une si grande confiance.THE BORDEN COMPANY LIMITED SPADINA CRESCENT, TORONTO, ONT. * * « # x + \u2018 i ; L'examen objectif révèle la présence d\u2019une masse annexielle gauche.du volume d\u2019un jaune d\u2019œuf et parfaitement mobile.Seul le vagin conserve les stigmates de la ménopause sous forme d\u2019une rétraction en cône.On pense & une tumeur de la granulosa, mais les explorations complémentaires (dosages hormonaux, réactions de Friedman, d\u2019Aschiem-Zondek par le professeur J.S.L.Brown) ne permettent ni d\u2019étahlir avec certitude le diagnostic, ni de l\u2019infirmer.En présence de ce problème, on décide d\u2019intervenir et l\u2019on pratique une hystéro-annexectomie totale.Aucune tumeur n\u2019est trouvée; l\u2019ovaire gauche contient tout au plus un kyste du volume d\u2019une olive.Mais l'examen histologique montre une muqueuse fonctionnelle au stade folliculinique, et dans l'ovaire droit, un corps jaune de quelques semaines avec un follicule en évolution.En résumé, on croit être en présence d\u2019une reprise de la fonction ovarienne, après quatre ans de ménopause.Discussion M.Alphonse BERNIER aimerait savoir si les cas de ce genre sont fréquents.De plus, la périodicité des hémorragies aurait-elle pu faire penser à une reprise des menstruations plutôt qu\u2019à un folliculome de l\u2019ovaire?M.Samuel LETENDRE demande si on a fait le dosage des hormones gonadotropes dans le cas par- tieulier?M.Léon GERIN-LAJOIE s\u2019informe si l\u2019on a administré de l\u2019extrait de corps jaune à la malade dans le but d\u2019arréter ses hémorragies.On aurait peut-être pu de la sorte lui éviter l'intervention.Du point de vue pratique.ce serait une grave erreur d\u2019enseigner qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un fait banal et de procéder à une généralisation hâtive.En réalité.en présence d\u2019une femme ménopausée qui saigne, il faut d\u2019abord penser au cancer et au fibrome.Ce n\u2019est que lorsque ces diagnostics ont été éliminés qu\u2019on a le droit de dis- cufer celui d\u2019une reprise de la fonction ovarienne.M.Anselme LEGER relève dans l\u2019observation de la malade, qu\u2019à un moment donné, on lui a prescrit de l\u2019extrait hypophysaire pour augmenter son péristaltisme intestinal.L\u2019extrait hypophysaire n\u2019a-t-il pas une action excitante sur la fonction ovarienne pouvant expliquer la reprise des menstruations en pareil cas?M.Hector SANCHE demande si l\u2019état de la mu- aqueuse utérine aurait pu permettre la nidation de l\u2019ovule, s\u2019il y avait eu fécondation?M.Tancrède BISSONNETTE a observé un cas de reprise des menstruations treize ans après la ménopause.Il n\u2019y avait pas de cancer, ni de fibrome.La malade est morte ultérieurement d\u2019autres causes.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A informe qu'au la- ; -ulté de Médecine, le dosage de la folliculine M.Eugène ROBILLARD no boratoire de physiologie de la Fe on est organisé pour faire dans les urines.M.SIMARD répond: à M.Bernier que ces cas sont probablement moins \"ares qu\u2019on ne le croit, mais rares sont ceux qui ont été publiés avec un contrôle histologique et hormonal.D'autre part, on ne peut admettre que la périodicité des hémorragies soit un phénomène suffisamment caractéristique pour poser avec certitude un diag- nostie de reprise de la fonction ovarienne; à M.Letendre que le taux des hormones gonadotropes était normal; à M.Gérin-Lajoie que la patiente n\u2019a pas reçu de corps jaune; à M.Léger qu\u2019il ne croit pas qu\u2019une seule dose d\u2019extrait hypophysaire puisse avoir une réelle action sur la fonction ovarienne; à M.Sanche que s\u2019il y avait eu fécondation, la nidation eut été possible; à M.Bissonnette en le remerciant d\u2019avoir fait allusion à une observation personnelle intéressante, malgré l\u2019abrence de contrôle biologique; à M.Robillard qu\u2019il sera heureux à l\u2019occasion d\u2019avoir recours, pour le dosage de la follieuline, à la collaboration du laboratoire de physiologie de la Faculté de Médecine.Nouvelles observations gastroscopiques MM.René ROLLAND et Roger DUFRESNE MM.Rolland et Dufresne présentent le rapport des activités de la section d\u2019endoscopie gastrique depuis sa réorganisation en juillet dernier.Ils ont pratiqué à date 41 gastroscopies chez 38 malades, venant pour la plupart du service de médecine.Ces examens n\u2019ont donné lieu à aucun accident ou même incident désagréable, soit au cours de l'exploration elle-même ou pendant l\u2019anesthésie locale.Les rapporteurs ont examiné 11 cancéreux, dont 10 néoplasme gastrique; dans trois de ces cas, la gastroscopie a permis de confirmer un diagnostic que la clinique et la radiographie ne pouvaient que soup- conner.Dans deux autres cas, au contraire, l\u2019endoscopie a pu infirmer avec raison un diagnostic présumé de néoplasme gastrique.Ils ont vu 15 ulcéreux dont 9 bulbaires et 6 gastriques.Chez l\u2019un de ces derniers malades, ils ont pu déceler la présence d\u2019un uleus après hématémèse, là où la radiographie ne pouvait rien montrer.Les rapporteurs ont vu également 7 gastro-enté- rostomisés, dont 2 étaient porteurs d\u2019uleus peptique que la radiographie ne montrait pas.Les $ autres endoscopies révélèrent: dans 5 cas de « troubles fonctionnels », trois fois des lésions de gas- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 449 SANATORIUM de BLOIS Maison de tep2o3, de régime et de convalescence AFFECTIONS NERVEUSES MÉDECIN-DIRECTEUR: .Dr Charles de BLOIS EN GENERAL DIRECTEUR-ADJOINT : .Dr Georges de BLOIS Vialadies de l'estomac et de MEDECINS CONSULTANTS: Intestin, surmenage, trou \u2018es Professeur Albert LeSACE, Montréal; Dr Charlemagne de la nutrition, neurasthénie, BARIBEAU, Trois-Rivières: Dr J.-C.CELINAS, Trois-Ri- rhumatisme, artério-sclérose, vières; Dr Benoît JACOB, Trois-Rivières; Dr Rob.VEIL- intoxications (morphine, al- LEUX (Radiologiste), Trois-Rivières.cool, etc.).Psychothérapie, hydrothérapie, électrothérapie, PRIX MODÉRÉS\u2014Deux solariums, service d\u2019ascenseur, etc.rayons ultra-violets, etc, etc.Les aliénés et les contagieux ne sont pas admis.Pour renseignements supplémentaires et réservations: s\u2019adresser par lettre, télégramme ou téléphone au Directeur: PROSPECTUS ILLUSTRÉ Dr Charles de Blois SUR DEMANDE ° SANATORIUM de BLOIS Téléphone 3420 225 boul.Laviolette - Trois-Rivières, P.Q.-\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_-_-_-_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\"\" 450 trite superficielle, dans 1 cas d\u2019anémie hypochrome une muqueuse pâle mais normale, dans 1 cas d\u2019anémie splénique une dilatation considérable du réseau veineux, et dans 1 cas de tumeur de Krükenberg l\u2019absence apparente de métastase gastrique.Enfin, ils relatent l\u2019histoire de 5 malades où la gastroscopie a rendu à la clinique et à la radiographie des services appréciables pour le malade et le médecin.Ces nouvelles observations attestent encore une fois l\u2019utilité et l\u2019inocuité de la gastroscopie.Celle-ci toutefois ne doit pas être opposée, mais associée à la radiologie et à la clinique.Deux méthodes de contrôle, ce n\u2019est pas trop pour établir avec certitude un diagnostic de maladie d\u2019estomac.Discussion M.A.LEGER félicite les rapporteurs pour leur travail et leur esprit d\u2019initiative.La gastroscopie en des mains expertes et bien interprétée rend de réels services à la clinique.Un corps étranger intra-oculaire insoupçonné.Extraction par le segment postérieur MM.J.BRAULT et L.GELINAS MM.Brault et Gélinas relatent observation d'un malade, chez lequel on constate une large ulcération de la cornée, au niveau de l\u2019œil gauche, survenue accidentellement pendant son travail, alors qu\u2019il frappait avec un marteau sur une tige d\u2019acier.Le jour de l\u2019accident, il n\u2019existe aucun symptôme pouvant faire soupçonner la pénétration d\u2019un corps étranger.On traite done le malade pour une ulcération traumatique de la cornée.La lésion s\u2019améliore, mais par la suite le globe oculaire donne des signes de réaction et il se produit une irido-cyclite traumatique.C\u2019est alors qu\u2019un examen plus attentif du fond de l\u2019œil permet d\u2019apercevoir sur la rétine une masse blanchâtre adhérente, tâchetée en son centre d\u2019un point noir.On conclut à la présence d\u2019un corps étranger intra-oculaire.Fait important à signaler, il est impossible de déceler à ce moment, au niveau des différents milieux et membranes de l\u2019œil, la moindre lésion cicatricielle.Comme le segment antérieur est parfaitement normal et que le cristallin conserve toute sa transparence, on décide d\u2019intervenir par le segment postérieur.On pratique une ouverture de la sclérotique, à l\u2019entrée de laquelle on applique la pointe d\u2019un élec- tro-aimant, qui attire en desors le corps étranger.Cette observation montre que souvent un corps étranger peut aller se fixer à l\u2019intérieur de l\u2019œil, sans laisser de signe apparent de sa voie de pénétration.Il faut donc suspecter systématiquement la présence d\u2019un corps étranger intra-oculaire, chaque fois que l\u2019œil est blessé par un éclat métallique.En pareil cas, il faut examiner non seulement le segment L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 antérieur, mais également le fond de l\u2019œil, et, au besoin, avoir recours à d\u2019autres moyens de diagnostic, tels que la radiographie, l\u2019emploi de l\u2019électro-aimant, qui permettront à la fois le dépistage et l\u2019extraction du corps étranger.Un cas d'érythrémie (type Vaquez).Roentgenthérapie sur glandes antro-pyloriques.Résultats favorables\u2018! M.Anselme LEGER M.Léger, à propos d\u2019un cas d\u2019érythrémie (type Vaquez), dont il résume brièvement l\u2019observation, établit d\u2019abord un contraste entre ce syndrome et l\u2019anémie pernicieuse.Il rappelle ensuite que l\u2019affection décrite par Vaquez est caractérisée anatomiquement, par une augmentation du nombre des globules rouges; cliniquement par une coloration rouge des téguments, en particulier de la face, par de la splénomégalie et par des douleurs dans les membres inférieurs.Il fait remarquer que c\u2019est Hitzenberger qui, le premier, a préconisé la radiothérapie de l\u2019estomac, organe formateur du principe anti-pernicieux.Les résultats favorables obtenus par la roentgen- thérapie de la région antro-pylorique, dans le cas présenté, devraient inciter les praticiens à recourir plus souvent à ce mode de traitement.Il est sans danger et s\u2019il arrivait de dépasser la dose, au point de réaliser une atrophie des glandes antro-pylori- ques, le recours aux extraits de foie de veau permettrait de rétablir l\u2019équilibre et constituerait une thérapeutique de tout repos.ELECTION DE MEMBRES MM.Ruben Lévesque et Gaspard Morin sont élus membres titulaires de la Société Médicale de Montréal.VOTE DE SYMPATHIES A la suggestion de l\u2019Exécutif, la résolution suivante est adoptée à l\u2019unanimité: «Il est proposé par M.Léon Gérin-Lajoie, secondé par M.B.-G.Bourgeois, que des sympathies soient adressées à la famille Langlois, à l\u2019occasion du récent décès du Dr Edgar Langlois, chef du service de neurologie à l'hôpital Notre-Dame et directeur du Sanatorium Prévost et que copie de cette résolution soit envoyée aux journaux.» RECEPTION D'UN LIVRE Le Secrétaire-Trésorier Général accuse réception d\u2019un livre récent du Dr Jacques Fortier intitulé: «Je vais être mère.» Ce livre «de conseils aux futures mamans» est 1.Voir L\u2019Union Médicale du Canada, mars 1941, p.263. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 451 0 Facilement digéré par les enfants Deux procédés spéciaux sont employés afin que le lait de vache, employé pour la fabrication de Lac- togen, soit modifié de façon à être aussi digestible que le lait de femme.Par l\u2019homogénéisation, les globules gras du lait de vache sont entièrement brisés et diminués en un volume restreint; ils présentent ainsi une plus grande surface à l\u2019action des enzymes digestives.La dessication se fait dans des chambres brillantes, immaculées, en acide inoxydable, et a pour résultat -de changer les propriétés de la caséine en caillots es Lins fins et floconneux, tel qu\u2019indiqué sur la microphoto- Lait de vache Lactogen dilué graphie.Le Lactogen est particulièrement commode et sûr.Il peut être employé même si l\u2019on n\u2019a pas de réfrigération.Sa préparation est simple, même pour les mères les plus inexpérimentées.® Pas de publicité ni de mode d'emploi envoyés, except\u2018 aux médecins.Pour recevoir, gratis, des échantillons et de la documentation, envoyez votre feuille professionnelle d\u2019ordonnance à \u2018\u201cLactogen Dept.\u201d, Nestle\u2019s Milk Products, Inc.GLOBULES GRAS Grossissement 200 X CAILLOTS 4 Caillots complétement aff précipités a 98° F.¢ ¢ par I'addition graduel le d'acide hydrochlo- rique.Grossissement - actuel 155 East 44th St, New York, N.Y.Lait de vache Lactogen dilué 452 « destiné à rendre de précieux services dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile.Sa lecture en est agréable.Il est pratique et fait honneur à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.of + Le Secrétaire-Trésorier Général, Paul LETONDAL.LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Séance du 18 février 1941 tenue à l'hôpital Notre-Dame \u2018 Présidence de M.Hector Sanche.Hypertrophie et infection chronique du tissu lymphoide du pharynx.Les végétations adénoides du nourrisson MM.J.-A.LEVEILLE et Jean LAPOINTE M.Lapointe, après avoir rappelé que les troubles résultant de l\u2019hypertrophie et de l\u2019infection du tissu lymphoïde du pharynx sont connus depuis la plus haute antiquité, montre, à l\u2019aide de transparents, comment est constitué au point de vue anatomique l'anneau de Waldeyer.Il insiste sur les particularités de l\u2019amygdale pharyngée dans la première enfance.Du point de vue étiologique, le terrain lymphatique constitue un facteur prédominant et une cause prédisposante aux infections.Il faut, dans tous les cas, discuter la possibilité d\u2019une origine syphilitique ou tuberculeuse et traiter ces infections, s\u2019il y a lieu, avant de songer à intervenir.Les végétations adénoïdes du nourrisson sont fréquentes et ont une grande importance dans la pratique.Elles peuvent donner lieu à des complications mécaniques ou infectieuses qui méritent d\u2019être bien connues.Les unes sont bénignes et retardent tout au plus le développement de enfant; les autres sont graves au point de mettre sa vie en danger.Parmi les complications mécaniques.il convient de signaler les difficultés de la respiration et de la succion, qui dans certains cas ont comme conséquences une anorexie ou une insomnie rebelle que rien d\u2019autres ne saurait expliquer.Les complications infectieuses sont: les oto-mas- toïdites.les bronchites à répétition et les broncho- pneumonies d\u2019une part; les troubles digestifs avec ou sans déshydratation d\u2019autre part.Pour faire le diagnostic de végétations adénoïdes chez le nourrisson.on ne peut utiliser, comme chez le grand enfant et chez l\u2019adulte, la rhinoscopie postérieure ou antérieure; seul le toucher rhinopharyngien permet d\u2019affirmer l\u2019existence de tumeurs adénoïdes dans la première enfance.1, Séance académique consacrée au problème amyg- dalien.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 Le traitement est essentiellement chirurgical.Il faut intervenir, quel que soit l\u2019Âge de l\u2019enfant, en présence de complications mécaniques ou infectieuses.Mais il faut aussi chercher à modifier le terrain, à l\u2019aide d\u2019une alimentation appropriée, de la vitami- nothérapie, des rayons ultra-violets.S\u2019il existe une hypertrophie de tout le tissu lymphoïde du pharynx, on pourra y associer le radium ou la radiothérapie.Discussion M.Albert GUILBEAULT, tout en se défendant de vouloir corriger les classiques, est d\u2019avis qu\u2019on a exagéré le rôle de la syphilis dans l\u2019étiologie des végétations adénoïdes chez le nourrisson.Dans le service de pédiatrie de l\u2019hôpital Notre-Dame, où l\u2019on recherche systématiquement la spécificité, où chaque enfant hospitalisé a son B.W., la syphilis s\u2019est révélée exceptionnelle chez les nourrissons porteurs de végétations adénoïdes.Aussi, du point de vue pratique, n\u2019y a-t-il pas lieu d\u2019en tenir compte.M.Guilbeault, en outre, soutient qu\u2019il existe de faux adénoïdiens.Ce sont des enfants qui.à la suite d\u2019une hémorragie méningée des premiers jours, présentent une respiration bruyante.liée à une atonie du voile du palais et des masséters.Le toucher pharyngé ici est négatif et l\u2019opération est tout à fait inutile.M.Paul ROBERT souligne les rapports entre la tuberculose et les végétations adénoïdes.Il fait allusion à un cas de méningite tuberculeuse, survenue chez un enfant, à la suite d\u2019une adénoïdectomie.Avant d\u2019intervenir, il faut pouvoir éliminer la tuberculose.D\u2019autre part, il convient de se rappeler que les voies aériennes supérieures constituent la voie majeure de pénétration du bacille de Koch dans l\u2019organisme.M.Origène DUFRESNE souligne l\u2019importance de la radiothérapie.Les rayons X ont une action bienfaisante, non seulement dans les états chroniques contre l\u2019hypertrophie, mais également dans les états aigus contre l\u2019infection et les phénomènes inflammatoires: c\u2019est une question de dose.M.Philippe PANNETON, à propos du rôle de la syphilis.est de l\u2019avis de M.Guilbeault.T1 soutient que la correction des classiques est la raison d\u2019être des sociétés médicales.Il explique comment une certaine école de pédiatrie en était arrivée à trouver tant de syphilitiques: c\u2019est que pour ces gens-là.les preuves de syphilis étaient de tout un peu.M.Jules BRAULT estime.contrairement à une opinion qui tend à se répandre, qu\u2019on ne doit pas opérer en poussée aiguë.On doit attendre.en général.15 jours après la maladie; sinon on risque de provoquer des complications graves, telles que la méningite.M.LAPOINTE répond: à M.Guilbeault qu\u2019il n\u2019a jamais soutenu que les végétations adénoïdes étaient presque toujours de i L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.AN, \u2014 Montréal, avril 1941 453 | Maintenant, les bébés souffrent moins de troubles digestifs Grâce aux aliments 9 lOMOGENIZED (EXTRACELLULAR) POUR BEBES Le danger des troubles digestifs graves que cause la fermentation des aliments non digérés dans les voies intestinales a empêché la plupart des médecins d\u2019ajouter des aliments solides nutritifs au régime alimentaire des très jeunes bébés.Même quand ils sont soigneusement passés au passe-purée, les légumes et les fruits contiennent trop de fibres grossières et de particules indigestes pour que les sucs digestifs des jeunes bébés puissent les briser et les assimiler.Cependant, les légumes et les fruits contiennent des éléments nutritifs et des sels minéraux essentiels à Un régime alimentaire bien équilibré.La maison Libby's a créé un procédé très supérieur au passe- purée.Grâce à ce procédé, appelé Homogénéisation, toutes les fibres grossières et les parois des cellules nutritives sont brisées, les aliments sont transformés en une subtance fine et lisse qui se digère vite et facilement n\u2019exigeant que très peu ou pas d'effort de l'appareil digestif du bébé.Des essais faits dans des éprouvettes ont démontré que des Légumes Homogénéisés Libby's se digéraient plus complètement en 30 minutes que des légumes en purée en deux heures.Les matières inassimilables (volume) nécessaires à l\u2019évacuation normale sont conservées, mais raffinées de façon à ne pas irriter les voies intestinales délicates du bébé.L\u2019Homogénéisation brise aussi les parois des cellules nutritives, libérant ainsi la nourriture qui y était contenue pour en faciliter l'assimilation.Par conséquent, les Aliments Homogénéisés Libby\u2019s pour Bébés sont plus nourrissants qu'une quantité égale de purée vendue dans le commerce ou préparée chez soi.Des Aliments Homogénéisés Libby\u2019s pour Bébés ont été donnés à des bébés n'ayant que six semaines sans qu\u2019il en résulte aucun trouble digestif.Les médecins comprendront donc immédiatement la haute valeur de ces aliments dans l'alimentation solide à un bas âge.e Photomicrographie de légumes soigneusement passés au passe-purée.Remarquez la texture grossière.® Photomicrographie de légumes Homogénéisés par le procédé ex quez com me les cellules nutritives sont brisées, la texture raffinée.ÉCHANTILLONS GRATUITS Les membres du corps médical sont invités à écrire à Libby\u2019s pour recevoir de la littérature descriptive et des échantillons d\u2019Aliments Homogénéisés Libby\u2019s pour Bébés Les aliments homogénéisés Libby's, en 10 combinaisons équilibrées fournissent les éléments nutritifs essentiels en de meilleures proportions que ne le font les aliments simples POIS, BETTERAVES, AS- oa m PERGES.Supplément de fer.CITROUILLE, TOMATES, dmun HARICOTS VERTS.Les haricots verts fournissent du fer.; CAROTTES, EPINARDS, BpOIS.Des protéines dans les pois, du fer dans les épi- \u2018nards.SOUPE: Tomates, Céleri, B® Carottes, Foies de Poulet.Orge, et Un soupçon d'\u2019oignon pour donner du goût.Facteurs anti-anémiques dans le foie.CEREALE: Lait Évaporé, EBlé complet, Farine de Soya.Fournit du calcium et du phosphore.Prête à faire chauffer et à servir.PRUNEAUX, JUS D\u2019ANA- ® NAS, JUS DE CITRON.Aide a prévenir la constipation résultant de [l'insuffisance de \u201cvolume\u201d.SOUPE MAIGRE: Légu- # mes, Farine de Soya pour fournir des protéines, et Farine d'Orge.BANANES, POMMES, A- ® BRICOTS: fournit des hydrates de carbone faciles a digérer.POIS, ÉPINARDS, HARI- HCOTS VERTS: combinaison de légumes \u2018\u2018verts\u201d\u2019.1 TOMATES, CAROT- = TES, POIS: tous des ingrédients désirables.AUSSI TROIS LÉGUMES SEULS SPÉCIALEMENT HOMOGENEISES: CAROTTES, POIS et ÉPINARDS Le Lait Evaporé Libby\u2019s est aussi Homogénéisé Faits au Canada par LIBBY, MCNEILL & LIBBY OF CANADA LIMITED, CHATHAM, ONT. 454 nature syphilitique ou tuberculeuse.Néanmoins, dans la pratique, la recherche de ces deux infections chez les adénoïdiens est utile au point de vue thérapeutique et indication opératoire.Il ajoute que dans les cas où l'intervention doit être différée, un traitement par le radium ou les rayons X permettra au malade de passer cette période difficile et d\u2019être opéré ultérieurement dans de meilleures conditions: à M.Robert que si les rayons X agissent favorablement contre l\u2019élément infectieux, et le radium contre l\u2019hypertrophie du tissu lymphoïde, le traitement de choix reste, dans la majorité des cas, le traitement chirurgical ; à M.Panneton qu\u2019il croit utile, à l\u2019occasion.de traiter le terrain syphilitique chez les adénoïdiens; à M.Brault qu\u2019évidemment l\u2019adénoïdectomie est le traitement de l\u2019adénoïdite chronique et non de l\u2019adénoïdite aiguë.Toutefois, comme pour les amygdales, il existe des indications opératoires à chaud ct à froid.En ce qui concerne le nourrisson.on doit, dans certains cas, intervenir même en période aiguë.lorsque l\u2019état infectieux persiste malgré le traitement médical et, contrairement à ce qu\u2019on serait porté à croire, les complications sont très rares.Infection chronique des amygdales et rhumatisme articulaire aigu MM.J.-Roméo PEPIN, René DANDURAND et Roland DUSSAULT M.Dandurand étudie le rôle de l'infection chronique des amygdales dans l\u2019étiologie du rhumatisme articulaire aigu.Il ne croit pas qu\u2019il y ait nécessairement une relation de cause à effet entre les amygdales et le rhumatisme; mais on peut observer chez les rhumatisants des amygdales malades, dont les unes doivent être enlevées, les autres conservées.Ici le rapporteur, après avoir souligné qu\u2019après un an il n\u2019existe pas une seule amygdale saine, précise les indications de la tonsillectomie dans le rhumatisme articulaire aigu.Il termine cette étude critique par des considérations sur l\u2019emploi des sulfamidés dans la prévention du rhumatisme chez les sujets porteurs de streptocoques hémolytiques.Discussion M.J-H.CHARBONNEAU est d\u2019avis que les cas de rhumatisme sont maintenant moins nombreux dans les hôpitaux et en clientèle; s\u2019il en est ainsi, c\u2019est que l\u2019on sait mieux traiter les foyers d\u2019infection.Se basant sur ce qu\u2019il a observé dans la scarlatine, où les sulfamidés ne peuvent empêcher l\u2019apparition du rhumatisme, il se montre plutôt sceptique sur l\u2019action préventive de cette médication dans la maladie rhumatismale, même si elle est employée pendant de longs mois.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.avril 1941 M.Albert GUILBEAULT préfère le terme de maladie de Bouillaud à celui de rhumatisme articulaire aigu.Chez l\u2019enfant les manifestations articulaires sont le plus souvent frustes et il importe de savoir en reconnaître les\u2019 diverses formes cliniques, en particulier la forme abdominale, que l\u2019on confond parfois avec l\u2019appendicite.M.L.de G.JOUBERT attend que la fièvre soit tombée avant d\u2019opérer.Il fait allusion à un cas de maladie rhumatismale chez un adulte, où la tonsil- lectomie fit disparaître les douleurs articulaires.M.Hervé LEGRAND estime qu\u2019il y a avantage à enlever dans le rhumatisme toute amygdale suspecte.On est souvent surpris, au cours de l\u2019intervention, de trouver des foyers purulents insoupçonnés au moment de l\u2019examen.M.DANDURAND répond: à M.Charbonneau qu\u2019il ne croit pas que le rhumatisme soit moins fréquent dans les hôpitaux parce que les foyers d\u2019infection sont mieux traités, mais parce que l'alimentation y est plus variée, mieux équilibrée, plus généreuse ; à M.Guilbeaut qu\u2019il préfère le terme de rhumatisme ou de fièvre rhumatismale employé par les Américains à celui de maladie de Bouillaud.Ce terme présente le grand avantage de faire penser au rhumatisme, en présence de ces douleurs dites de croissance, qu\u2019on observe fréquemment aux approches de la puberté, et qui sont le plus souvent des manifestations frustes de la maladie; à MM.Joubert et Legrand que la tonsillectomie a des indications précises, mais qu\u2019elle ne guérit pas le rhumatisme articulaire aigu.Tonsillectomie chez les enfants de moins de 5 ans.Son utilité M.Philippe PANNETON M.Panneton présente une statistique personnelle de 105 cas de tonsillectomie chez des enfants de moins de 5 ans, avec les commentaires suivants: 19 Sur ces 105 cas opérés à la Crèche d\u2019Youville depuis 1935, il y avait: 3 enfants de un an ou moins; 30 enfants de un à deux ans; 56 enfants de deux à trois ans; 10 enfants de trois à quatre ans; 6 enfants de quatre à cinq ans.20 La moyenne d\u2019âge des vingt premiers était de dix-huit mois et demi.Celle des vingt derniers de trente-quatre mois et demi.Ainsi donc, à mesure que l\u2019état général des enfants s\u2019améliore, l\u2019opération devient moins nécessaire.30 Sur les 105 opérés, l\u2019état général était mauvais 3 fois; médiocre 6 fois; passable 26 fois.40 Les grosses amygdales étaient extrêmement rares. SOCIÉTÉS 50 78 cas\u2014soit 73% \u2014 présentaient du jetage nasal.Sur ce nombre, 82% furent guéris et 7% furent améliorés.6° 25 étaient porteurs d\u2019otites, traitées sans succès.Deux mois après l\u2019opération, 13 \u2014 soit 52% \u2014 étaient complètement guéris.70 Deux cas ont été opérés en pleine infection amygdalienne.L\u2019un deux eut une violente poussée de température après l\u2019intervention.8° Mais il n\u2019y eut aucun cas de mort, ni de complication grave ou d\u2019hémorragie.9° Tous les cas ont été opérés en position couchée sous anesthésie au chloroforme.M.Panneton conclut que, lorsque les amygdales sont malades et qu\u2019il est indiqué d\u2019intervenir, on doit opérer, quel que soit l\u2019âge de l\u2019enfant.Discussion M.L.de G.JOUBERT condamne l\u2019amygdalectomie en position assise.Il est de l\u2019avis de M.Panneton de toujours opérer, même les jeunes enfants, sous anesthésie générale, en position couchée.Il ajoute qu\u2019on néglige souvent les soins pré et post-opéra- toires chez les bébés, et que c\u2019est une erreur.De toute façon, l\u2019amygdalectomie doit être totale.Il ne faut pas laisser de moignon; ça repousse et ça peut s\u2019infecter de nouveau.~\u2014 M.PANNETON remercie M.Joubert de ses excellentes remarques.Il insiste, à son tour, sur l\u2019importance du repos avant et après l\u2019intervention.La tonsillectomie est une opération sans risques, même chez les très jeunes enfants, si elle est faite prudemment et suivant une technique rigoureuse.Le Secrétaire-Trésorier Général, Paul LETONDAL.SOCIETE DE GASTRO-ENTEROLOGIE DE MONTREAL Séance du 4 décembre 1940 tenue au Cercle Universitaire Présidence de M.J.-A.Mousseau Après lecture et adoption du rapport de la séance du 13 juin dernier, le Dr Paul Letondal souhaite que tous les rapports des séances de la Société paraissent dans l\u2019Union Médicale, et le plus tôt possible après chaque séance.«Je propose, dit-il, que l\u2019on insiste auprès des autorités de l\u2019Union Médicale pour que les comptes rendus de notre Société soient publiés plus rapidement, si possible.» Il est également question d\u2019envoyer au Journal de la Canadian Medical Association» un court résumé en francais de nos activités.Il faudra également soigner notre publicité 455 dans les quotidiens francais et anglais, avant chaque réunion.Les élections du Conseil pour 1941 sont remises à.la prochaine séance, au début de la nouvelle année, ainsi que le prescrit notre charte.Viennent ensuite les communications scientifiques.Diagnostic précoce du cancer de l'intestin M.A.BELLEROSE Le diagnostic précoce est possible, si l\u2019on abandonne- les descriptions classiques, si l\u2019on s\u2019intéresse aux signes dits d\u2019alarme, entre autres, une modification quelconque brusque mais tenace du fonctionnement intestinal, et surtout, si l\u2019on pratique systématiquement le toucher rectal chez tous les patients qui viennent consulter pour troubles digestifs.Pour le cancer du côlon, l\u2019exploration radiologique est indispensable: lavement baryté pour les néoplasmes avancés, lavement et insufflation en couche mince pour les cancers précoces.La clinique a multiplié les syndromes pour chaque segment intestinal atteint de néoplasme.Au côlon droit, prolongement physiologique du grêle, on verra surtout des troubles digestifs vagues, avec douleur intermittente dans la fosse illaque droite et suivie après un délai variable de l\u2019apparition de la tumeur révélatrice; le côlon gauche traduira sa souffrance surtout par une constipation progressive que l\u2019on retrouve dans la moitié des cas et qui s\u2019aggrave tôt.ou tard d\u2019occlusion plus ou moins complète.La modification spontanée et tenace du fonctionnement intestinal se rencontre surtout dans le néoplasme du recto-sigmoïde; il peut s\u2019agir de malaises: aussi vagues que ballonnement et des gaz, jusqu\u2019à ce que l\u2019hémorragie répétée vienne inquiéter le patient.et intriguer le clinicien.Le docteur Bellerose cite ensuite des chiffres éloquents: il y eut 3,204 mortalités annuelles par cancer dans notre province en 1939.1,600, soit la moitié, appartiennent au tube digestif et 584 à l\u2019intestin.D\u2019après la statistique du docteur Bellerose, il y eut en 10 ans 260 cas de cancer de l\u2019intestin à l\u2019hôpital Notre-Dame \u2014 150 chez des sujets masculins et 110 chez des femmes.5 siégeaient sur le grêle, 29 sur le cæcum, 25 au transverse et descendant, 19 au sigmoïde et enfin 122 (46%) au rectum même, donc: à portée du doigt, insiste le docteur Bellerose.Le rapporteur donne ensuite la proportion des cas opérables: 40 sur 260; il s\u2019agit évidemment de cure radicale.C\u2019est un taux que l\u2019on retrouve dans la ma- Jorité des statistiques publiées sur la question.Quiconque médite ces chiffres, conclut le docteur Belle- rose, est pénétré de l'importance et de l\u2019urgence de- 456 la campagne à entreprendre auprès du public profane et du monde médical.Nous avons obtenu certain succès avec le cancer du sein.Les malades nous arrivent actuellement à un stage moins avancé que nous le voyions il y a 20 ans, dit le docteur Bellerose.Souhaitons que le même progrès couronne nos efforts, en Ce qui concerne le cancer de l\u2019intestin.Discussion M.Y.CHAPUT souligne l\u2019importance et la signification du symptôme hémorroïde dans le diagnostic précoce du cancer recto-sigmoïde.M.Saint-Jean DESROSIERS rappelle que lors d\u2019une séance de 1939, les docteurs F.Archambault et R.Dufresne avaient tiré la même conclusion et émis le même vœu que le docteur Bellerose sur la question du cancer du recto-sigmoïde.M.Mercier FAUTEUX avait lui aussi relevé les cas passés en 10 ans à l\u2019Hôtel-Dieu et arrivait à des chiffres très voisins de ceux du docteur Bellerose.M.Jean LeSAGE dit qu\u2019évidemment les malades viennent consulter trop tard et que des médecins négligent le toucher rectal.Mais pourrait-on, dans la statistique d\u2019inopérabilité «au moment de l\u2019entrée à l\u2019hôpital » faire la part de chacune de ces négligences regrettables.M.Mercier FAUTEUX prétend que le toucher rectal est loin d\u2019être, dans tous les cas, un moyen adéquat de se prononcer sur l\u2019opérabilité d\u2019un cancer recto-sigmoïdien.Il faut lui adjoindre, en plus de la recto-sigmoïdoscopie, l\u2019examen gynécologique et la cystoscopie.M.Albert JUTRAS présente ensuite les clichés de cancers précoces du gros intestin découverts par l\u2019insufflation en couche mince, après examen négatif par le lavement baryté.M.J.-A.MOUSSEAU a vu passer récemment, dans un service de 20 lits, 3 cas de cancer du rectum en 3 semaines, tous trois facilement repérables au bout du doigt.Le toucher rectal fait partie de son enquête clinique chez tous les malades du tube digestif.M.A.BELLEROSE répond qu\u2019ii a été mis à l\u2019aise par les chiffres cités par le docteur Mercier Fauteux.Il répète que 6 des 21 cures chirurgicales nour cancer de l\u2019intestin eurent un dénouement post-opératoire fatal.Il termine sur ce cri de guerre: Le toucher rectal d\u2019abord et toujours! Deux cas de diverticulose du duodénum MM.Yves CHAPUT et L.-P.BELISLE Le docteur Chaput fait d\u2019abord l\u2019historique de la question.Il insiste sur l\u2019impossibiltié du diagnostic clinique et sur le problème de la thérapeutique.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 Le premier malade a semblé jusqu\u2019ici s'améliorer avec un traitement médical.Le second a fait des hémorragies graves, susceptibles de se répéter à n\u2019importe quel moment.Il a un diverticule de D\u201d irrégulier, probablement ulcéré, et peut aussi avoir saigné de son bulbe duodénal qui loge probablement un ulcus.Que faut-il faire pour ce malade?quente; elle a été signalée par Bérard.Il semble bien, à son avis, que le diverticule du second malade est ulcéré, et le bulbe a bien des chances d\u2019être ulcéreux.M.L.-P.BELISLE dit que Buckstein prétend que le diverticule difficilement remplissable par le baryum est le plus susceptible d\u2019être atteint par l\u2019inflammation et pourrait, de ce fait, passer inaperçu.Jean LeSAGE croit qu\u2019il peut y avoir intérêt, dans ces cas, à faire gicler la substance opaque par la sonde duodénale.M.A.JUTRAS trouve qu\u2019on repère plus facilement les diverticules par la compression.Il rappelle que Discussion M.A.JUTRAS souligne que la coexistence d\u2019une autre lésion duodénale avec le diverticule est fré- les chirurgiens n\u2019aiment pas beaucoup intervenir dans ces cas de diverticulose non compliquée.L'intervention, qui peut être laborieuse, pourrait être facilitée par l\u2019insufflation du diverticule au moment de l\u2019opération.M.Jean LeSAGE dit que de 1933 à 1936, il a vu 8 diverticules duodénaux, dont 4 furent opérés; 3 de ces anomalies étaient accompagnées d\u2019ulcères duodénaux.M.A.BELLEROSE a opéré 2 cas de diverticules et ulcères duodénaux depuis 6 mois.Il a pu réséquer 1 des 2 diverticules, mais avec grande difficulté.C\u2019est une chirurgie hasardeuse et souvent aveugle.Il opérerait, pour sa part, le deuxième malade du docteur Chaput.M.A.JUTRAS souligne les dangers de l\u2019acte opératoire, lorsque le diverticule est près de l\u2019ampoule de Vater.M.L.-P.BELISLE demande si l\u2019on a eu l\u2019occasion de suivre un certain nombre de cas de diverticules non opérés, au point de vue complication éventuelle.M.A.JUTRAS répond qu\u2019il a eu connaissance d\u2019un cas qu\u2019on dut opérer pour hémorragie grave.M.Jean LeSAGE suggère que chacun se documente sur eette question des complications et fasse part de son expérience personnelle à la prochaine séance.M.P.SMITH rappelle qu\u2019on a trouvé dans certains diverticules de Meckel du tissu gastrique aberrant; SOCIÉTÉS la même anomalie doit-elle être considérée dans le cas de diverticulose duodénale.M.A.JUTRAS répond que la présence de tissu gastrique dans le duodénum est très rare.M.M.FAUTEUX souligne qu\u2019il faudrait d\u2019abord être sûr, avant d\u2019enlever le diverticule, que c\u2019est bien cet endroit-là qui saigne.M.BOHEMIER a l\u2019expérience de 2 interventions pour diverticule.Dans le premier cas, il n\u2019a rien trouvé.Dans le second, on avait constaté une stase 457 duodénale importante, le malade mourut.On trouva autour du diverticule infecté une péritonite, compliquée d\u2019abcès miliaires du foie.M.le Président souligne la difficulté du problème, les raisons valables du manque d\u2019enthousiasme des chirurgiens, et lève la séance en encourageant les membres présents à venir de plus en plus fidèlement à nos réunions.Le secrétaire, R.-R.DUFRESNE.+ + NOUVELLES ee © SEMAINE DE PEDIATRIE A L'HOPITAL SAINTE-JUSTINE Sous la direction du Docteur Gaston Lapierre, professeur titulaire de Pédiatrie à l'Université de Montréal AVEC LA COLLABORATION DU DOCTEUR EDMOND DUBÉ, PROFESSEUR TITULAIRE, ET DU DOCTEUR RENÉ BENOÎT, ASSISTANT.Du ?au 7 juin 1941, pendant l\u2019avant-midi, La semaine annuelle de pédiatrie aura lieu à l\u2019hôpital Sainte-Justine comme par les années passées pendant la première semaine de juin.Elle constitue un cours de perfectionnement destiné aux médecins.Le nombre croissant des médecins qui s\u2019inscrivent à cette série de leçons, chez les médecins de langue française et de langue anglaise, constitue un précieux encouragement à de nouveaux efforts.Cette année, une plus grande part sera faite aux démonstrations pratiques.Ceux qui ont l\u2019intention de s\u2019inscrire sont priés de le faire le plus tôt possible, en s\u2019adressant à l\u2019hôpital Sainte-Justine, soit au docteur Edmond Dubé, soit au docteur René Benoît.Le droit d\u2019inscription à verser en même temps est de $3.00.Le nombre des inscriptions sera limité à trente.Le programme détaillé de cette «semaine » paraîtra dans le numéro de mai.COURS DE PERFECTIONNEMENT EN PEDIATRIE A L'HOPITAL DE LA MISERICORDE Pour la quatrième année consécutive, un cours de perfectionnement en pédiatrie aura lieu à l'hôpital de la Miséricorde, du 7 au 12 juillet prochain.Ce cours, qui portera sur la pathologie digestive du nourrisson, sera donné sous la direction du docteur Paul Letondal, professeur agrégé de pédiatrie a la Faculté de Médecine et chargé de la clinique des nourrissons à cet hôpital.Les médecins désireux de suivre cet enseignement sont priés de s\u2019inscrire à l\u2019avance au secrétariat de l'hôpital de la Miséricorde, 1051, rue Saint-Hubert, à Montréal.Droit à verser: trois dollars.RAPPORT DEMOGRAPHIQUE Le rapport démographique de novembre 1940 vient de paraître; il indique 413 décès d\u2019enfants répartis comme suit: 211 dans les comtés organisés en unités sanitaires et 202 dans les autres circonscriptions, soit un taux de 71.8 par mille de population dans les premiers et de 78.9 dans les autres.Voilà encore une preuve de l\u2019excellence de nos unités sanitaires d\u2019autant plus que l\u2019on enregistre dans ces régions un nombre beaucoup plus considérable de naissances que dans les autres.Les données préliminaires pour le mois de novembre 1940 indiquent une natalité plutôt faible durant ce mois.Actuellement seulement 5,500 naissances ont été déclarées et le taux du mois n\u2019est que de 25.5.Cependant, selon les prévisions déjà établies, l\u2019ensemble des 11 premiers mois donne un grand total de 74,712 naissances et un taux de natalité de 25.0.Si ce taux est maintenu, il sera le plus élevé depuis 1935.La mortalité générale ne compte que 2,360 décès, avec un taux de 8.8 soit le plus has de l\u2019année avec le mois d\u2019août.A date.l\u2019année 1940 marque le taux de 9.7.La mortalité infantile compte 413 décès durant le mois et, sauf le mois d\u2019août, c\u2019est le plus faible total mensuel de 1940.Il est à présumer qu\u2019en 1940 notre mortalité infantile enregistrera son taux le plus favorable puisque, pour les 11 mois connus à date, il n\u2019est que de 69.6.Jusqu\u2019à cette année, le taux de cette mortalité le plus L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 par EXCITATION DE LA FONCTION BILIAIRE DYCHOLIUM INDICATIONS: L'ictére hépatique consécutif a une cholédocyte, à l\u2019angiocholite; la lithiase biliaire; les cholécystites; les opérés de la vésicule biliare; la cirrhose; les insuffisances hépatiques; les malades souffrant de troubles digestifs, de somnolence post-pandriale et dont le foie est gros et douloureux.Dycholium régularise le péristaltisme intestinal et facilite la digestion chez les malades ayant subi une cholécystectomie ou présentant une insuffisance biliaire.Le Dycholium, dérivé non toxique de l'acide cholalique, exerce une action rapide et très marquée sur la sécrétion de la bile.Le Dycholium, en plus d'exciter la fonction sécrétoire externe du foie, agit sur certaines ce ses fonctions internes et en particulier sur sa fonction désintoxicante.POSOLOGIE Chez l'adulte: 2 à 6 comprimés par jour avant les repas avec un peu d'eau.PRÉSENTATION Ampoules Boîtes de 6 ampoules de 5 c.c.contenant 1 gramme de déhydrocholate de soude pour injection intraveineuse.Comprimés Tubes de 20, flacons de 100, 500 et 1000 comprimés contenant O gr.30 (5 grains) d'acide déhy- drocholique.LABORATOIRES P O U LE N C F R E R E S DU CANADA, Ltée 204, Place Youville - - Montréal 459 460 bas fut celui de 1939 à 78.0.Une amélioration considérable aura donc été enregistrée durant 1940.FEDERATION D'HYGIENE INFANTILE Assemblée générale annuelle RAPPORT DU SECRÉTAIRE Dans les 27 paroisses, sous la juridiction de la Fédération d\u2019Hygiène Infantile, les statistiques de 1940 sont meilleures que celles de 1939, surtout en ce qui concerne la nuptialité et la mortalité infantile.Les naissances, qui diminuaient progressivement depuis 1935, ont repris leur marche ascendante avec un surplus de 664 sur 1939; évidemment notre effort de guerre ne s\u2019est pas limité à la construction d'usines et à la fabrication de munitions.Si les naissances ont augmenté, les décès, par contre, ont subi une baisse remarquable.Le taux de mortalité infantile de O0 à 1 an, dans nos paroisses, a été de 58 par 1000 naissances en 1940; c\u2019est la moyenne la plus basse jamais enregistrée et qui se compare favorablement avec celle de la Ville de Montréal: 60.3 par 1,000 naissances.Sur les 327 décès de 0 à 1 an enregistrés, 312, soit 95.1%, sont survenus chez des enfants qui n\u2019étaient pas inscrits à nos centres de consultations.Sur un total de 5,536 enfants de O à ! an inscrits à nos centres de consultations, nous n\u2019avons enregistré que 15 décès, soit 2 par 1,000 naissances; c\u2019est notre meilleure moyenne depuis la fondation des Gouttes de Lait.Les paroisses Saint-Fran- cois-d\u2019Assise et Saint-Vital méritent une mention spéciale: elles n\u2019ont eu aucun décès de 0 à 1 an dans la paroisse et au centre de consultations.Il y a 8 paroisses qui ont un taux de mortalité infantile supérieur à la movenne générale de 58 par 1,000 naissances: Sacré- Cœur, Sainte-Brigide, Sainte-Catherine, Saint- Enfant-Jésus, Saint-Eusébe, Saint-Pierre.Saint-Pierre-aux-Liens et Saint-Vincent-de- Paul.Sur le total des décès enregistrés dans nos paroisses, il n\u2019y en a eu que 34 par gas- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 tro-entérite et 14 par débilité générale; c\u2019est une amélioration très importante.Si la santé de nos enfants se porte mieux, notre organisation a le droit et le légitime mérite d\u2019en revendiquer une large part.La moyenne des naissances de 1940 inscrites à nos centres de consultations a été de 48.6%, soit une diminution de 6.2% sur 1939.La plus haute moyenne appartient à la Consultation Lasalle avec 87.5% et la plus basse à la Consultation de la Nativité avec 31.6%.Il y a 10 paroisses qui ont une moyenne d\u2019inscriptions inférieure à la moyenne générale de 48.6% : Immaculée Conception, Nativité, Notre-Dame-de-la-Paix, Sacré-Cœur, Sainte-Catherine, Sainte-Cécile, Saint-Enfant-Jésus, Saint-Eusèbe, Saint-Jean- Baptiste et Saint-Pierre.Le travail de nos infirmière, en 1941, devra être centralisé dans les 8 paroisses qui ont une mortalité infantile trop élevée et dans les 10 paroisses qui ont une moyenne d\u2019inscriptions inférieure à la moyenne générale.La moyenne des naissances inscrites, dans chaque paroisse, ne devrait pas être inférieur à 60% mais l\u2019idéal serait l\u2019enregistrement de toutes les naissances vivantes de l\u2019année.C\u2019est la base fondamentale de tout notre système de défense et d\u2019attaque contre l\u2019ennemi que nous avons à combattre: la mortalité infantile.La différence qui existe entre le taux de mortalité infantile de la paroisse et du centre de consultation \u2014 58 par 1,000 contre 2 par 1,000 \u2014 indique très clairement où se trouve le point faible et explique pourquoi 95.1% des décès de O0 à 1 an surviennent chez les enfants qui ne sont pas inscrits aux centres de consultations.Si nos statistiques vitales s\u2019améliorent elles sont encore éloignées du but que nous nous sommes proposé.L\u2019ignorance, l\u2019apathie ou l\u2019indifférence, l\u2019hostilité et les recettes infaillibles transmises par la tradition ou par la voisine sont les causes primordiales du taux élevé de la mortalité infantile.Une croisade s\u2019impose contre tous ces préjugés et elle doit être entreprise par tous ceux qui s\u2019intéressent à notre survivance.Grâce aux efforts conjugués de notre organisation et d\u2019autres œuvres simi- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 461 EN VENTE PARTOUT 3 LIVRES A SUCCES: AA Adieu, Paris! JOURNAL D'UNE EVACUEE CANADIENNE, 10 mai \u2014 17 juin 1940.par Simone Routier 1 volume de 160 pages, enrichi d\u2019une carte de France.PRIX: franco, par la poste $1.10 Il y a quelques mois à peine, Simone Routier, des Archives canadiennes à Paris, disait adieu à la France.Elle consigne dans le Journal que nous avons publié des pages d\u2019un charme et d\u2019une pénétration d'esprit remarquables.On lit d\u2019affilée ces détails pleins d'humour, exprimés avec cette facilité et cette élégance d\u2019un style excessivement souple, d\u2019une simplicité féminine qui tout à la fois vous enchante et vous émeut.Simone Routier a vu, pensé, senti et souffert.Tout cela est dans ce livre dont la critique a été unanime à louer la spontanéité et le charme prenant.LA CROIX PAÏENNE par Joseph Léolit 1 volume de 192 pages \u2014 4° édition \u2014 10° mille.PRIX: franco, par la poste $1.10 Jusqu\u2019en 1930, les écrits sur l\u2019hitlérisme étaient fort rares.L\u2019auteur de La Croiæ païenne a fait ici œuvre nécessaire en présentant une synthèse des rapports entre le national-socialisme et l\u2019Eglise catholique.Ceux qui pourraient encore douter de l\u2019œuvre de déchristianisation entreprise par les Allemands, trouveront dans ce livre des preuves irréfutables du danger qui pèse sur le monde.Au moment où, après l\u2019Europe subjuguée, Hitler étend sa menace sur l\u2019Amérique, tout Américain puisera dans La Croix paienne une ardeur nouvelle à combattre la nouvelle idole: Hitler.DÉFENSE de L'AMÉRIQUE par André Chéradame 1 fort volume de 360 pages, avec de nombreuses cartes.PRIX: franco, par la poste $1.60 Il vient de paraître à Montréal un livre dont nous ne saurions trop recommander la lecture à ceux qui veulent se faire une idée juste de la situation internationale actuelle et, surtout, de celle où se trouve le continent américain devant la guerre de domination mondiale entreprise par l\u2019Allemagne.Cet ouvrage, Défense de l\u2019Amérique, a pour auteur un Français, M.André Chéradame, économiste et historien, âgé de 69 ans, et dont l\u2019œuvre littéraire, commencée en 1901, est déjà considérable.Venu à Montréal après la chute de la France, l\u2019auteur vise à faire comprendre aux populations de l\u2019Amérique l\u2019imminence du danger qui les menace.Puis M.Chéradame tire d\u2019une | documentation extrêmement abondante et précise des conclusions indiscutables.I TROIS EDITIONS BEAUCHEMIN | 462 La vie d\u2019un accoucheur est ardue \\ À À .Mettre au monde un bébé bien conformé et voir la maman se rétablir normalement lui procurent une satisfaction qui, seule, peut compenser pour le temps et les forces morales qu\u2019il dépense.Le corset maternité Spencer est dessiné individuellement pour la personne qui doit le porter.II repose le dos, préservant de la fatigue et de l\u2019entorse sacro-ilia- que.|! dégage la circulation inguinale d'une bonne partie du poids de l\u2019abdomen et réduit considérablement les malaises dus à la pression.Spencer Maternity Corset and Brassiere.Corset et soutien-gorge maternité Spencer.Le soutien-gorge maternité Spencer relève et retient les seins, même les plus lourds, dans une position naturelle.|! aide la respiration, facilite la circulation du sang dans les seins et protège les délicats tissus internes.|! empêche aussi la peau de s\u2019étirer et de se briser.Ce soutien-gorge est dessiné individuellement pour chaque cliente.Sous la rubrique \u2018\u201cCorsets Spencer\u201d, dans l\u2019annuaire du téléphone, vous trouverez une liste de corsetières pouvant se présenter au domicile de la patiente, à votre bureau ou à l'hôpital.Vous pouvez aussi nous écrire directement.SPENCER Corsets, ceintures, soutien-gorge dessinés individuellement.Demandez une brochure Supports de dessin individuel Spencer = (Canada) Li- | Spencer Corsets } I mited, Rock Island, Québec (aux Etats-Unis: 137-A, avenue Der- [ by, New Haven, Conn.En Angleterre: 33, rue Old Bond, Lon- | dres, W.1).l Veuillez m\u2019adresser une brochure.Les supports pour.m\u2019intéressent l L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 laires, la mortalié précoce chez les nouveau- nés diminue régulièrement et progressivement ; elle est cependant encore trop élevée puis- qu\u2019elle représente le 1/5 de la mortalité totale de la première année.Mais pourquoi le nouveau-né meurt-il aussi précocement?Parce que son existence est assujettie aux 3 causes suivantes: 1.la débilité congénitale; 2.les traumatismes obstétricaux; 3.les maladies in- fecticuses et leurs complications pulmonaires.La morti-natalité est un problème qui s\u2019impose à notre attention.Dans nos 27 paroisses, en 1940, il y a eu 143 mort-nés et 103 fausses- couches; ces chiffres équivalent à 752% de tous nos décès de O à 1 an.Afin de solutionner ce problème, il serait indispensable de préconiser l\u2019examen et le traitement des procréateurs avant la fécondation, de suivre médicalement l\u2019évolution du produit fécondé, de corriger, en temps opportun, les présentations vicieuses ou défavorables, de référer à des médecins expérimentés ou spécialisés tous les cas de dystocies, de rétrécissement du bassin ou ceux nécessitant une intervention chirurgicale, de surveiller attentivement le nouveau- né, surtout le nouveau-né débile, durant les premiers jours de son existence afin de le prémunir contre les variations de température et contre toutes les causes possibles d\u2019infection ou de contagion.Durant les jours, les semaines et les mois qui précédent un mariage, les futurs époux prennent mille et une précautions pour se renseigner sur leur état de fortune réciproque, sur leurs relations familiales et sociales, sur l\u2019éclat de la cérémonie nuptiale suivie de l\u2019inévitable réception et surtout sur la manière d'organiser un petit voyage à noms fictifs qui épatera les invités et les voisins.Le contrat de mariage avec ou sans dot, les dispositions futures du mobilier et des polices d\u2019assurances, l\u2019enregistrement d\u2019un petit testament \u2014 on ne sait jamais ce qui peut arriver dans un voyage de noces \u2014 rien n\u2019est laissé au hasard.Quelle importance attache-t-on à la santé des futurs époux?Que fait-on pour leur éviter, plus tard, l\u2019humiliation de se faire reprocher L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, avril 3941 par leurs enfants de les avoir engendrés?Rien, absolument rien.On devrait méditer ces paroles d\u2019un médecin célèbre: «La plus belle femme du monde, comme le plus bel homme d\u2019ailleurs, ne peut donner que ce qu\u2019elle a.» Il y a une vingtaine d\u2019années, lors d\u2019une campagne provinciale contre le fléau des maladies vénériennes, j'avais eu l\u2019audace, dans une conférence publique, de préconiser l\u2019examen médical des futurs conjoints et la production d\u2019un certificat prénuptial obligatoire.On a été scandalisé en hauts lieux et j'ai été poliment prié d\u2019oublier d\u2019afficher, du moins publiquement, une pareille utopie.On prépare actuellement une nouvelle campagne intensive contre ces mêms maladies et des sanctions sévères seront promulguées contre les personnes qui dissémineront la contagion ou qui oublieront de se faire traiter.Si l\u2019on faisait un relevé des mort-nés et des fausses-couches occasionnés par les maladies vénériennes depuis 20 ans.dans la seule Ville de Montréal, on constaterait que cela représente la perte d\u2019une population de 35,000 âmes.Je ne mentionne par les avortement volontaires, car les chiffres seraient incroyables.En février 1940, lors de notre assemblée générale, je vous disais ces paroles: « La puissance d\u2019une nation réside dans son capital humain; c\u2019est la sève qui alimente les forces vives de son entité.À cause de la diminution constante de Ja natalité et devant l\u2019accroissement progressif de l\u2019Allemagne.la France et la Grande-Bretagne envisavent l\u2019avenir avec crainte.» Je ne veux pas poser à la pythonisse ou au tireur d\u2019horoscopes, mais les malheurs qui se sont abattus sur ces deux pays depuis juin dernier doivent nons faire réfléchir.La stérilité volontaire, l\u2019égoïsme et la joie de vivre, en dehors des préceptes du Créateur et de sa sainte Eglise, sont des infiltrations qui peuvent désagréger, en peu de temps, les pieds d\u2019argile de n'importe quel colosse.Quelle que soit l\u2019issue du conflit actuel, notre existence nationale est menacée si nous continuons de suivre les méthodes et le genre de vie de certains pays d\u2019Europe.La race Dites-moi, existe-t-il vraiment un ANTISEPTIQUE SUR?Existe-t-il un antiseptique qu\u2019on puisse employer avec autant de sécurité à la maison que dans une salle d\u2019hôpital?Pouvez-vous recommander un antiseptique qu\u2019il soit possible d\u2019employer pour les soins d\u2019hygiene intime sans plus de crainte que s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une égratignure ou d\u2019une piqûre d\u2019insecte ?Oui, vous pouvez sans hésiter recommander \u201cDettol\u2019 pour tous les usages à la maison.Ce puissant antiseptique britannique nouveau détruit promptement les germes et, cependant, est non-toxique et doux pour les tissus humains.Il est reconnu pour son efficacité dans les salles de chirurgie et de maternité des hôpitaux du Canada et de Grande-Bretagne.Prescrivez-le en toute confiance pour les soins d\u2019urgence, soins personnels intimes et pour usage général.L\u2019antiseptique \u2018DETTOL' vous offre TOUTES ces qualités: ® Non toxique e Ne tache pas e Coefficient phénol de 3.0 © Ne fait pas mal e D'une odeur agréable © Un excellent désodorisant RECKITT & COLMAN (CANADA) LIMITED Service des produits pharmaceutiques, Montréal \u2018DETTOL\u2019 (Marque déposée) L\u2019ANTISIPTIQUE MODERNE 463 docteur.En a 464 canadienne-française sera alors inévitablement noyée dans le flot d\u2019immigration qui s\u2019abattra sur le Canada et sur sa plus belle province: Québec.L'immensité des terres et forêts de notre pays peut facilement contenir une population de 100,000,000 d\u2019habitants.Les 5,000,000 de Canadiens-Français, répartis par tout le Dominion, seront absorbés par la majorité et ne compteront pas beaucoup comme groupement ethnique.Notre seul espoir d\u2019échapper à ce peu enviable destin réside dans l\u2019accroissement de notre natalité et dans la diminution progressive et sensible de notre mortalité infantile.D'ailleurs n\u2019avons-nous pas une renommée à soutenir et à défendre: celle d\u2019être une race prolifique.N\u2019oublions pas que seul le Canada, dans tout le monde entier, possède 5 jumelles et qu\u2019elles sont canadien- nes-françaises; c\u2019est un phénomène que nos voisins peuvent difficilement digérer mais savent très bien exploiter à leur profit.Depuis 30 ans, la Fédération d\u2019Hygiène Infantile lutte avec énergie pour conserver et développer notre capital humain.Ses états de service sont remarquables et les statistiques de 1914 à 1941 donnent un aperçu du travail accompli: Inscriptions .206,186 Consultations.2,092,096 Visites .838,530 Décès .(1940) 2 par 100 naissances (0-1 an inscrits) A Montréal, en l\u2019année 1900 (avant la fondation des Gouttes de Lait) le taux de mortalité infantile de 0 à 1 an était de 301.05 par 1,000 naissances.En 1920, ce taux était descendu à 201.1 et 20 ans plus tard, en 1940, on peut se glorifier d\u2019avoir réussi à réduire cette moyenne à 60.3 par 1,000 naissances: ce qui donne, en 40 années, une diminution de 240.75 par 1,000 naissances.Résultat merveilleux dont notre organisation a le droit d\u2019être fière puisqu\u2019elle a contribué, sous l\u2019habile direction de son regretté fondateur, Mer G.-M.Lepailleur, à développer une initiative qui est devenue nationale.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 Notre organisation est d'importance capitale surtout pour les pauvres et les déshérités de la vie; ils lui doivent la santé et la survivance.Malheureusement nos efforts patriotiques ne sont pas toujours appréciés à leur juste mérite par nos autorités administratives.Mais cela ne doit pas nous décourager dans la noble tâche que nos directeurs se sont imposée; cela doit plutôt agir comme un stimulant à faire davantage.Notre mission n\u2019est pas terminée et nous continuerons à travailler à la conservation et au relèvement de notre race, espérant que dans un avenir rapproché on puisse décerner aur Canadiens-Français ces titres de noblesse que la France, notre mère patrie, a su jalousement conserver à travers les siècles: « Gesta Dei per Francos.» L.LAMOUREUX, Secrétaire.Montréal le 23 février 1941.0} v LE DOCTEUR J.F.STEPHENS EXPOSE UN PLAN D'ASSURANCE-MALADIE COUVRANT LES FRAIS D'HOSPITALISATION Le docteur Stephens, surintendant de l\u2019hôpital Royal Victoria, exposait récemment au cours d\u2019un dîner-causerie du Club Rotary, les avantages d\u2019un plan d\u2019assurance-maladie déjà expérimenté dans plusieurs villes américaines et qui y fonctionne, paraît-il, à l\u2019avantage des malades éventuels et des institutions hospitalières.Voici quelques paragraphes de l\u2019intéressante causerie du docteur Stephens: « À l\u2019heure actuelle, pas moins de six millions d\u2019individus, tant canadiens qu\u2019américains, ont la certitude, qu\u2019advenant la maladie, le coût de leur hospitalisation ne sera pas payé par le public, par la charité, par des amis, mais bien par eux-mêmes.«Sur ce nombre, près de 600,000 auront, en effet, eu recours aux hôpitaux et le compte aura été réglé dans chaque cas sans pourtant ruiner les patients. Sin L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, avril 1941 465 Leur excellence est reconnue tages de ces tameux produits vous comme régime alimentaire avons à sucré.Composés d\u2019hydrates de carbone sous leur forme le plus facilement assimilable \u2014 les sirops de blé d'Inde (Mais), \u201cCROWN BRAND\u201d et \u201cLILY WHITE\u201d servis avec le lait, constituent la nourriture la plus substantielle et la plus économique pour les bébés.Leur coût modique, leur qualité qui ne le cède en rien aux préparations d\u2019hydrates de carbone les plus dispendieuses, en font la nourriture d\u2019enfants la plus économique dont vous puissiez vous servir ou recommander.Nombre de médecins réputés recommandent depuis des années ces deux célèbres marques, sachant qu\u2019elles sont fabriquées dans les conditions les plus hygiéniques.LA SIROPS de MAÏS ; EDWARDSBURG CROWN BR AND ENCEINTE\" © et LILY WHITE on eer Manufacturés par THE CANADA STARCH COMPANY, Limited \u2014 \u2014 Une étude de l'emploi et des avan- récompensera amplement.Nous avons à votre disposition, sans au- 1.un petit calculateur de poche contenant les différents régimes d'enfants; 2.un traité scientifique, sous forme de livret, sur l'alimentation des enfants; 3.des tablettes de prescriptions; 4, un intéressant petit livre sur les soins prénataux; 5.un livret sur le produit \u2018\u201c\u2018Dex- trosol\u2019\u2019.Veuillez nous adresser le coupon ci- dessous et ces choses utiles vous seront adressées immédiatement.The CANADA STARCH CO., Ltd.Montréal Veuillez m'envoyer 0 CALCULATEUR [J Livret: \u2018LES SIROPS DE MATS DANS L'ALIMENTATION DES ENFANTS\u201d [0 TABLETTES DE PRESCRIPTIONS La brochure: \u201cLA FEMME ENCEINTE\u201d toutes les pharmacies.CUPREX UN PRODUIT DE MERCK MERCK & CO., LIMITED, MONTREAL PHTIRIASE causée par les poux de tête, les poux de corps et les poux du pubis est habituellement enrayée par une application.Cuprexr détruit les lentes aussi bien que les poux.Aucune odeur désagréable\u2014non collant.En vente dans BANQUE CANADIENNE NATIONALE est la banque du public aussi bien que la banque des hommes d\u2019affaires.Le gérant de succursale se tient à votre entière disposition, qu'il s\u2019agisse de dépôts, d\u2019emprunts, de remises ou de recouvrements, à l\u2019étranger comme au Canada, ou de toute question d'ordre financier au sujet de laquelle vous désireriez le consulter.Actif, plus de $160,000,000 534 bureaux au Canada 466 « C\u2019est le corporatisme en matière d\u2019hospitalisation.Le plan existe aux Etats-Unis dans 67 villes.La somme de $35,000,000 a été économisée et paiera pour les malades.Quant aux patients, il ne leur en aura coûté pas beaucoup plus que la valeur d\u2019un paquet de cigarettes chaque semaine, un manucure, une soirée au cinéma ou le prix de quelques revues et journaux.«Le plan est simple.On en a parlé un peu partout à plusieurs reprises.Il s\u2019agit tout simplement de payer a \u2019avance.pour le jour où l\u2019on aura besoin des soins d\u2019un hôpital.L\u2019individu moderne économise pour tout; 1l paie par paiements différés un peu toutes les choses nécessaires à la vie.Pourquoi ne paierait-il pas à l\u2019avance le coût des soins médicaux qu\u2019un jour ou l\u2019autre il devra recevoir.Le plan, continue M.Stevens, peut se réaliser dans n\u2019importe quelle ville.Il suffit de former un groupe d'individus, qu\u2019il soit de 5 ou 5,000.Le coût mensuel sera de 75 sous.Cela est déduit de la paie ou de toute autre manière jugée plus avantageuse.En général, cette assurance couvre toutes les maladies.«Rares sont les exceptions.Le choix de votre médecin demeure entier.Le choix de l'hôpital de même, pourvu que l\u2019institution fasse partie du groupe et soit associée au mouvement.Vos frais d\u2019hôpital sont ensuite payés à même le fonds général auquel vous avez contribué par votre souscription mensuelle.» LE DOCTEUR ERNEST GENDREAU CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER Le docteur Gendreau vient d\u2019être désigné par l\u2019Organisation pan-américaine de la lutte contre le cancer, dont le siège se trouve à Washington, pour organiser et intensifier cette lutte par tout le Canada.Le docteur Gendreau, membre du Conseil central de l\u2019Union Internationale de la lutte contre le cancer, fait aussi partie du bureau de direction de l\u2019Organisation panaméricaine.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 DEUX PRIX OFFERTS A LA FACULTE PAR LE DOCTEUR E.-G.ASSELIN Le docteur Elie-Georges Asselin a remis à la Faculté de Médecine, pour être données en prix aux deux meilleurs élèves de deuxième année, une médaille à l\u2019effigie de Claude Bernard et une autre à l\u2019effigie de Lavoisier.La première médaille est accompagnée d\u2019un volume de Claude Bernard sur la physiologie expérimentale; la vie de Lavoisier par L.et D.Leroux accompagne la deuxième médaille.CONDOLEANCES AU DOCTEUR MARIN Les Directeurs et Collaborateurs du Journal présentent au docteur Marin, Président de l\u2019Union Médicale du Canada, qui vient de perdre son père, M.Régis Marin, leurs plus sincères condoléances.CONDOLEANCES DE LA SOC.MEDICALE DE MONTREAL A LADY BANTING On m\u2019a prié de vous transmettre la résolution suivante adoptée à l\u2019unanimité, lors de la dernière séance de la Société Médicale, de Montréal, tenue le 4 mars 1941, à l\u2019Institut du Radium: « Proposé par le Dr Origéne Dufresne, secondé par le Dr L.-C.Simard, qu\u2019un vote de sympathies soit adressé à la famille de sir Frederick Banting, récemment décédé.» La profession médicale canadienne de langue française, à Montréal, avait une sincère admiration, tant pour le savant qui a découvert l\u2019insuline, que pour le soldat qui a perdu la vie le 21 février dernier, en mission militaire.Jamais médecin, à date, n\u2019a donné plus de prestige à son pays à l\u2019étranger.Avec tout le Canada, nous nous associons à votre deuil, et nous vous prions, encore une fois, d\u2019agréer l'hommage de nos sincères condoléances.Le Secrétaire-Trésorier Général, Paul LETONDAL, M.D. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 467 reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoïdes.\u2014 Ne cause ni intolérance, ni complication.° Littérature sur demande.OA NRC I We ( Migraines oT 10 Névralgies © Grippe y \\ «> Courbatures N oF | Maux de téte © ¥ \\ Rhume ©\u201d Un comprimé 3 fois par jour avec un peu d\u2019eau.Amidopyrine 2% gr.- Phenacetine 2% gr.- Théine LABORATOIRE PYRAZOL \u2014 MONTRÉAL LA PHARMACIE D'ORDONNANCES ARTHUR HIRBOUR Angle SAINT-DENIS & DE MONTIGNY \u2014 LAncaster 7356 \u2014 MONTREAL Une thérapeutique efficace pour.l'Otite Moyenne DOIT ÊTRE ANALGÉSIQUE - BACTÉRICIDE et PRODUIRE la DÉSHYDRATATION des TISSUS Aharalhan THE DOHOW CHEMICAL COMPANY, LTD.Montréal \u2014 New-York \u2014 London 468 RECENTES NOMINATIONS A L'HOPITAL NOTRE-DAME Le Dr D.Léonard, nommé chef de service en électro-radiologie.Le Dr Roger-R.Dufresne, nommé assistant éligible dans le service de médecine.Le Dr Raymond Simard, nommé assistant éligible dans le service de gynécologie.Le Dr Georges Hébert, du service de médecine à Notre-Dame, vient d\u2019être nommé secrétaire français de la Canadian Medical Association, division de Québec.CONFERENCES SUR LA POLIOMYELITE ANTERIEURE AIGUE Six conférences seront données, en avril, par des médecins éminents à l\u2019Université Vanderbilt (Nashville, Tennessee).Ces conférences sont sous les auspices de la « National Foundation for Infantile Paralysis» dont le Président est M.Basil O'Connor.Le Dr Ernest Goodpasture, directeur du département d\u2019anatomie pathologique à l\u201dUniversité Vanderbilt, a préparé cette série de conférences et y a invité des conférenciers distingués de toutes les parties des Etats-Unis.Ces leçons couvriront tout le champ de la poliomyélite, constituant ainsi une revue générale complète de la question, accompagnée d\u2019une bibliographie qui en fera non seulement une œuvre d\u2019instruction mais aussi de référence pour des travaux subséquents.PROGRAMME DES LEÇONS Ÿ avril: Histoire de la poliomyélite.(Evolution des connaissances jusqu\u2019à nos jours.) Dr Paul F.Clark, professeur de bactériologie à l\u2019Université de Wisconsin.8 avril: Etiologie de la poliomyélite.(Ses rapports avec le diagnostic.) Dr Charles Armstrong, chirurgien au service de la Santé Publique des Etats-Unis.9 avril: Immunité a la poliomyélite.(Sérothérapie, vaccinothérapie, traitement.) Dr Thomas M.Rivers, directeur de l\u2019hôpital de l\u2019Ins- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, avril 1941 titut Rockefeller pour recherches médicales.14 avril: Anatomie pathologique et pathogénie de la poliomyélite.Dr Ernest W.Goodposture, professeur d\u2019anatomie pathologique à l\u2019Ecole de Médecine de l\u2019Université Vanderbilt.15 avril: Epidémiologie de la poliomyélite.Dr John R.Paul, Ecole de Médecine de l\u2019Université Yale.16 avril.Traitement et réhabilitation des poliomyélitiques.Dr Frank Ober.Vice-Doyen à l\u2019Ecole de Médecine de l\u2019Université Harvard.LUTTE CONTRE LES MALADIES VENE- RIENNES AU CHILI Selon le docteur Salvador Allende, ministre de la Santé publique au Chili, nous apprend le J.A.M.A., la population de ce pays est atteinte de maladies vénériennes dans une proportion de 10%, soit 460,000 personnes sur 4.6 millions.De ce nombre, 80% sont syphilitiques.En présence de ces chiffres, on envisage l\u2019étude d\u2019une législation devant contrôler ces infections qui s\u2019étendent d\u2019une façon alarmante et constituent un grave danger social.Cette législation comportera les prescriptions suivantes: les traitements seront donnés uniquement par des médecins, des gardes-malades ou des personnes dûment autorisées; les malades qui refuseront le traitement seront passibles d\u2019emprisonnement; les résistances persistantes au traitement devront être rapportées; les médicaments devront être livrés par voie d\u2019ordonnance; leur réclame sera sévèrement contrôlée; les mariages ne seront contractés que sur présentation d\u2019un certificat attestant qu\u2019on n\u2019est pas vénérien; les dissé- minateurs d\u2019infections vénériennes pourront être punis; les personnes qui en auront infecté d\u2019autres devront défrayer le coût des traitements de ces dernières; enfin un conseil technique de la lutte anti-vénérienne a été créé. 469 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1941 MESSIEURS LES MÉDECINS sont invités à consulter - D'ENCYCLOPÉDIE MÉDICO - CHIRURGICALE triti front Sa Saveur dgl;.au Ise 34 chocolat 2 à Vaincre intolé- NCe au lait.Voici un AU SECRETARIAT ° 3: li dans l'après-midi on ont liquide, riche er, facile 3 pré Pèrer chaud ou froid.de 2 à 5 heures VI-TONE Camarade du Lait 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal \u2014_\u2014 MONTY, GAGNON & MONTY Ambulances de luxe, chauffées Transport des malades à la ville et à la campagne.Service prompt et sûr.Ambulanciers de l'Hôpital Notre-Dame 1926, rue Plessis Pompes funèbres Salons mortuaires: 4156, rue Adam.Salons mortuaires A partir du début d\u2019avril, le cabinet de consultations du docteur Roma Amyot, neurologiste, sera à 454 est, rue Sherbrooke.Tél.HArbour 7040. NÉCROLOGIE 2-0 ++ LE DOCTEUR PAUL GARNEAU Le 12 mars dernier, le docteur Paul Garneau, médecin-major dans l\u2019Armée canadienne et professeur titulaire à la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval, était foudroyé par une crise d\u2019angine de poitrine.Il était âgé de 45 ans à peine.Avec lui disparaît un chirurgien de grande valeur et un universitaire distingué.Reçu médecin en 1924, il alla faire un séjour de deux ans en Europe ou il acquit les meilleures disciplines scientifiques dans les services de maîtres français à Paris et à Bordeaux.Dès son retour à Québec, les autorités de l\u2019Université le nommaient à la clinique chirurgicale de l\u2019Hôtel-Dieu, et plus tard lui confiaient la chaire d\u2019anatomie descriptive où il ne tarda pas à s\u2019affirmer un anatomiste très compétent et très estimé de ses élèves.Le docteur Garneau était membre de !\u2019 « Association of Clinical Surgeons of Canada », membre de la « Pan American Medical Association », et membre de la « Canadian Medical Association ».Au cours de la dernière grande guerre, 1l s\u2019enrôlait volontairement dans le « Canadian Medical Corps », où 1l se dévoua durant deux années à servir dans diverses fonctions.Désirant faire davantage et participer de plus près à la lutte, il demanda et obtint d\u2019être relevé de l\u2019hôpital afin de s\u2019enrôler dans le corps des tanks.Dès le début de la présente guerre, + + il offrit de nouveau ses services à son pays.Il accepta la charge de membre du conseil de révision médicale; et récemment il était promu au grade de major.Parfait gentilhomme, très cultivé, chirurgien habile et professeur tout à l\u2019enseignement qu\u2019il aimait profondément, sa mort prématurée suscite de bien vifs regrets dans tous les milieux où se déployaient ses grandes qualités d'homme et de médecin.À l\u2019Université Laval, à sa famille, nous offrons nos plus sincères condoléances.Mercier FAUTEUX.LE DOCTEUR GEDEON DESROSIERS Le docteur G.Desrosiers est décédé le 3 mars, à l\u2019âge de 93 ans.Le défunt pratiqua la médecine pendant 65 ans et était probablement le plus ancien des médecins de la province.Il avait obtenu son doctorat, en 1873, de l\u2019Ecole de Médecine de Montréal, alors affiliée à l\u2019Université Victoria de Cobourg pour fins de légalité au certificat donnant droit à la pratique de la médecine.Le groupe des anciens diplômés de Victoria s\u2019effrite peu à peu; en fait, nous croyons qu\u2019il n\u2019en reste actuellement qu\u2019une douzaine en exercice dans la province.C\u2019est toute une époque qui disparaît, époque qui fut marquée de l\u2019idéal et de la détermination des fondateurs de la Faculté- de Médecine de l\u2019Université de Montréal. TABLE DES ANNONCEURS Abbott Laboratoires Ltée (Pantothal Sodique) .American Can Co.(Aliments de conserve comme sources d'éléments nutritifs essentiels) Anglo-French Drug Cie (Stannoxyl) Avyerst, McKenna & Harrison Ltée (Emmé- nine) .Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (A.P.L ! No 500) .Banque Canadienne Nationale Bard-Parker (Manches de Bistouris Chirurgicaux) i Borden Company Limited .Canada Drug Co.Lid.(Paveral) Bristol Myers (Sal Hepatica) .Canoda Starch Co.Ltd.(Sirop de Mais \"Crown Brand\u2019\u2019 et \"Lily White\") .Canadian Tampax Corporation Ltd.(Super Tampax) 112 © Carnation Company Lid.(Lait Carnation Irradié) .Casgrain & Charbonneau, Ltée \u201c(Sulfa- thiazole) Casgrain & Charbonneau, Ltée (Cecrinyl) Compagnie Ciba Itee (Métandrène) College Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada Pages 36 2e page de couverture 423 2 465 437 447 467 435 465 439 443 13 24 32 Pages Dohow Chemical Co.Lid.(Auralgan) .467 Eddé, J.\u2026.Ltée (Iodogénol Pépin) .445 Eddé, J.Ltée (Trephonyl du Dr Roussel 445 Eddé, J., Ltée (Taxol) .445 Eddé, J., Ltée (Neurinase).445 Eddé, J., Ltée (Alepsal) 445 Eddé, J., Ltée (Inotyol) .Co 445 Edde, J.Ltée ( (Pluriglandine) .2 © 445 Eddé, J.Ltée (Veinatone).445 Edde, J., Ltée (Artichoby]) .445 Frosst, Charles E., & Co.(Une maison canadienne) .17 Frosst, Charles E., & Co.N octinal) .18 Frosst, Charles E., & Co.(Noctinal) .19 Frosst, Charles E., & Co.(Ferro-catalytic) 20 Heinz, H.].Company of Canada Lid., Toronto (Aliments Heinz pour Enfomts) 34 Herdt & Charton, Inc.(Uroprazine) 471 Hirbour, Arthur (Pyrazol) .467 Johnson & Johnson Limited (Pelotons de coton) .35 Laboratoire du BisMol (Agobyl-Fertinic- Cadmine) 4e page de la couverture Laboratoires Jean Olive (Trisalyl) 27 Laboratoires Jean Olive (Ergépatine) 27 Laboratoires Poulenc Frères du Canada Ltée (Dycholium) .459 Table des Annonceurs (suite) Pages Libby, McNeill & Libby of Canada Limited (Aliments homogénéisés) i Librairie Beauchemin Ltée (Adieu, Paris! La Croix païenne, Défense de l'Amérique) .Mead Johnson & Co.Lid.(Oleum Perco- morphum) .Merck & Co., Ltd.(Cuprex) Merck & Co., Ltd (Pyridium) .Merck & Co., Lid.(Thiamin Chloride) Millet, Roux & Cie, Ltée (Scillitrine) Monty, Gagnon, Monty .Nestlé\u2019s Milk Products (Canada) Ltd.(Lac- togen) .Parke, Davis & Compagnie (Histoire de la Médecine) .Phillips, Chas.H., Chemical Co.(Lait de Magnésie Phillips) .Co Reckitt & Colman (Canada) Lid.(Dettol) Rougier Frères (Ouabaïne Arnaud) Rougier Frères (Hépathémo) .Rougier Frères (Neuréol) .Sanatorium De Blois .Sanatorium Prévost Inc.Schering Corporation Ltd.comprimés) .Shuttleworth, E.B.\u2018Chemical Co.(Ferrochlor E.B.S.) .(Oréton-M en Ltd.453 461 33 465 5 23 11 469 451 30 31 463 421 449 26 431 427 Pages Squibb & Sons of Canada Ltd.E.R.(Adex- Yeast, Vigran) 433 | Société d\u2019Expansion Pharmaceutique (Pancreatic Hormone Grant) .429 Spencer (Corset et soutien-gorge maternité Spencer) .462$ Stearns, Frederick (Mucilose) 12 © 4 3 Sweet Caporal .0222.472 8 Upjohn Co.(Gonadogen) .9 Usines Chimiques du Canada Inc.(Produits \u2018Valor\u201d) .3e page de la couverture Victor X-Ray Corporation of Canada Ltd.441 Vinant Limitée (Hémoductyl) .21 Vinant Limitée (Gélogastrine Licardy) .21 Vinant Limitée (Génésérine, Génatropine, Génoscopolamine) .15 Vinant Limitée (Neurotrophol Byla, Splé- narmone Byla) .15 Vi-Tone (Vi-Tone Camarade du Lait) .469 Warner, William R.& Co.Ltd.(Recherche de nouveaux horizons) .425 Wyeth & Bro.Canada, Ltd.John (Certificats d'Epargne de Guerre) .25 Wyeth & Bro.\u2026 Canada Ltd.John (Ampho- 28 jel) .Wyeth & Bro., Canada Ltd.John (Ampho jel) .29 e Les Sweet Caps sont toujours accueillies avec des applaudissements.tout fumeur apprécie: agréable.Car elles parlent un langage que gentil, séduisant, tout à fait Donc, parce qu\u2019elles procurent la plus grande somme de plaisir pour l'argent déboursé, ce sont les cigarettes favorites au Canada.Paquet pour paquet, ce sont les meilleures cigarettes que vous puissiez acheter.\u201cLa forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé\u201d "]
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