L'union médicale du Canada, 1 août 1938, Août
[" Tome 67 \u2014 Numéro 8 MONTRÉAL, AOÛT 1938 .T'Union lIDédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée en 1872) Bulletin de l'Association des'fIDédecins de Langue Jrançaise de l'Amérique du Mord PROCHAIN CONGRÈS .ASSOCIATION DES MÉDECINS DE | LANGUE FRANÇAISE ; DE L'AMÉRIQUE DU NORD SECRETARIAT 326 est, blvd St-Joseph MONTRÉAL Téléphone: LAncaster 9888 | OTTAWA \u2014 HULL ÿ 5 \u2014 6 \u2014 7 \u2014 8 \u2014 septembre 1938. Trois nouveaux produits CONTENANT les VITAMINES B dans une teneur élevée Fou Fluid Duncre Littérature sur demande* Indiqués dans le traitement de l'anorexie, de l'hypotonie gastro-intestinale, des vomissements de la grossesse, de la polynévrite, de la névrite alcoolique et autres formes de névrite.BÉMINAL CONCENTRÉ No 926 Un extrait concentré renfermant le groupe des vitamines B, standardisé biologiquement et agréable au goût.Chaque once fluide contient 2,000 unités internationales de vitamine B; et le groupe des vitamines B» provenant du foie.Présentation: Bouteilles de 4 onces.COMPRIMÉS DE VITAMINE B, Vitamine B, cristallisée.Deux dosages: No 812: Chaque comprimé contient 1 milligr.(300 unités internationales).Bouteilles de 50 et 100 comprimés.No 813: Chaque comprimé contient 5 milligr.(1,500 unités internationales).Bouteilles de 25 comprimés.VITAMINE B, EN AMPOULES Vitamine B, cristallisée.Trois dosages: No 467: Chaque ampoule contient 1 milligr.(300 unités internationales).No 468: Chaque ampoule contient 2 milligr.(600 unités internationales).No 469: Chaque ampoule contient 5 milligr.(1,500 unités internationales).Présentation: Boites de 10 ampoules et de 25 ampoules d\u2019un c.c.AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE Biologistes et Pharmaciens MONTRÉAL CANADA * Nouvelle adresse de nos bureaux: Ed fice McGill, 485, rue McGill, Montréal. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1935 1 L'épreuve du Temps = « Ferro-Catalytic », présenté à la profession médicale seulement après que des épreuves cliniques sérieuses eurent prouvé sa valeur \u201d ° .thérapeutique dans le traitement des ANEMIES SECONDAIRES a résisté a l'épreuve du temps, et chaque jour apporte une preuve nouvelle de son utilité.Les malades qui, pendant des années, ont été des demi-invalides à cause de l\u2019anémie et qui ont été traitée par différents modes thérapeutiques sans résultats évidents, ont bénéficié d\u2019une façon étonnante du traitement par FERRO-CATALYTIC SuT votre demande nous vous enverrons avec plaisir des echantillons ceniques, wes listes de formules et une échelle pour le dosage de l'hémoglobine.Chantes & Frost & Co.MONTREAL.- CANADA Une firme canadienne fabriquant des produits pharmaceutiques de haute qualité depuis 1899 CAPSULES pour adultes et SIROP pour enfants SOMMAIRE e BULLETIN LeSAGE: La Retraite \u2014 Simple hommage .J.-H.LAPOINTE: Congres d'Ottawa-Hul] .MEMOIRE A.ROUQUIER: Les fonctions du lobe préfrontal RECUEIL DE FAITS Albéric MARIN et A.BERNIER: Ulcérations syphiloïdes à structure histologique d'épithélioma spino- cellulaire, guérissant par le traitement antisyphilitique .Paul-A.POLIQUIN: Perforations gastro-duodénales aiguës en péritoine libre Réal DORE: Cancer de la glande thyroïde Pierre SMITH et Gérald AUMONT: Dolichocôlon douloureux chez une jeune fille de 21 ans Jean-Philippe PAQUETTE: Defaillances de l'auscultation en tuberculose pulmonaire REVUE GÉNÉRALE Roma AMYOT: La sclérose en plaques MOUVEMENT MEDICAL Herman GAUTHIER: Quelques considérations sur l'hémoptysie tuberculeuse et le pneumothorax artificiel .MEDECINE SOCIALE Eugène GAGNON: La statistique au service de l'hygiène et de la clinique Jules BRIEN: Recherche et correction des défectuosités physiques au cours de l'examen médical des enfants des écoles 791 796 800 810 813 821 823 825 829 838 847 853 a L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BUILETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 METHODE DE WHIPPLE A He Forme ampoule-Forme sirop SYNDROMES ANÉMIQUES DESCHIENS.e.ave raus eau - * esPatsentant .ROUGIER.sso.aus causes mOnvnéat mamans Ret SIL IXTIRS MARCI ITN~MAZADI PREPARATION STABLE D\u2019IODURE DE CAFEINE CRISTALLISEE CHIMIQUEMENT PURE 5 Cette association synergique d\u2019lode et de Caféine \u2014 sous forme d\u2019lodocaféine \u2014 offre l\u2019avantage de réunir en un seul médicament l\u2019action des iodures alcalins et de la Caféine, sans provoquer de troubles digestifs.REMPLACE AVANTAGEUSEMENT L\u2019IODURE DE POTASSIUM Asthme \u2014 Emphysème \u2014 Oppressions Bronchite Chronique \u2014 Artério-Sclérose L'Elixir Martin-Mazade est un produit de prescription strictement médicale.\u2014 Nouveau prix réduit.P.SUIFFET, Pharmacien, SAINT-RAPHAËL, FRANCE Pour littérature et échantillons s\u2019adresser à: ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, Montréal GY SOMMAIRE (Suite) ANALYSES .MEDECINE Etudes expérimentales ayant trait a la pathogénie de I'hypertension essentelle (p.856).Les propriétés thérapeutiques des vitamines (p.856).Role hypothétique des surrénales dans l'hypertension.Recherche expérimentale (p.857).Existe-t-il un abime au point de vue du nombre entre la tuberculose-infe-zt'on et la tuberculose- maladie (p.857).Le « poumon coquelucheux » et son image radiolog'que (p.858).La vaccination au moyen de l'anatoxine diphtérique et la prophylaxie de la diphtérie (p.858).NUTRITION Les problèmes actuels du traitement du diabète (p.858).PHTISIOLOGIE Essai de collapsothérapie exira-pleurale médicale (p.859).CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE L'influence des troubles de la vascularisation sur la croissance en longueur des os.Etude expérimentale (p.859).Transplantation tendineuse pour le gros orel en marteau (p.860).NEURO-PSYCHIATRIE Les hémorragies méningées récidivantes dans les angiomes Aartériels du cerveau (p.861).Mort d\u2019un enfant, consécutive à la pyrétothérap'e artific\u2018elle (p.851).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Traitement du lupus tuberculeux au laboratoire de Finsenthérapie de Saint-Lau\u2019s en 1937 (p.861).Pityriasis versicolore s'étendant au cuir chevelu (p.862).Erythème du 9e jour (compliquée de jaunisse et d\u2019hépatite aiguë par suite de la continuation du traitement arsenical (p.862).SOCIETE La Sociéte Médicale de Montréal: Séance extraordinaire consacrée à la poliomyélite tenue à l'Université de Montréal, le mardi 7 juin 1938 (p.863).BIBLIOGRAPHIE .NOUVELLES .Le professeur Martin, de l\u2019Institut Pasteur de Paris, invité de la Faculté de Méde-rine de Montréal.\u2014 Université de Montréal (épreuves d'agrégation).\u2014 Concours pour la nomination d\u2019assistants aux cours théoriques.\u2014 Institut Scientifique Franco- Canadien.\u2014 Vaccination contre la variole obligatoire.\u2014 Belle statistique pour Montréal.\u2014 Cours de perfectionnement en pédiatrie.\u2014 Bel hommage au docteur J.-E.Dubé.\u2014 Nominations.\u2014 Société de Gastro-Entérolog\u2018e de Montréal.\u2014-Nouvexæu surintendant Médical.\u2014 Elu grand cheval\u2018er.\u2014 Candidats heureux ax examens du Conseil Médical du Canada.\u2014 XXVe Congrès français de Médecine.\u2014 Deuxième Congrès de l'Insuffisance Rénale.NECROLOGIE Le Docteur Frédéric Boulanger.856 853 _\u2014 0 - 867 830 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 5 Pour une amélioration sûre et rapide des symptômes douloureux dans les infections génito-urinaires.se Le Pyridium produit ses effets thérapeutiques sans se ° \u201d .qu'il soit nécessaire de controler le pH urinaire, sans médication adjuvante, sans hospitalisation et sans régime spécial.Littérature envoyée sur demande.MERCK & CO.Limited - Æéions Climats - MONTREAL, P.Q.A L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 el; Union Médicale e (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Emile Sergent, de Paris.Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs E.-P.Benoit, A.-H.Desloges, J.-A.Leduc, T.Parizeau (Montréal).BUREAU DE DIRECTION MM.R.Boucher, B.-G.Bourgeois, A.Comtois, J.-E.Dubé, L.Gérin-Lajoie, A.LeSage, À.Marin, D.Marion, D.Masson, O.Mercier, J.-A.Mousseau, J.-N.Roy, E.Saint-Jacques, J.-A.Vidal, R.-E.Valin, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Secrétaire adjoint Léon Gérin-Lajoie Roma Amyot Membres A.Bertrand, E.Desjardins, R.Doré, M.Fauteux, L.-C.Favreau, A.Jutras, J].LeSage, P.Letondal, J.-A.Manseau, A.Marin, E.Saint-Jacques, J.Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith.BUREAU DE COLLABORATION MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, H.Baril, H.Barry, À.Bellerose, A.Bertrand, Albert Bertrand, P.Bourgeois, J.Brault, A.Desforges, E.Desjardins, R.Doré, E.Dubé, M.Fauteux, L.-C.Favreau, R.Fontaine, L.Fortier, L.-A.Gagnier, L.-H.Gariépy, R.Gatien, H.Gélinas, À.Jutras, G.Latres- niere, G.Lapierre, R.Lefebvre, E.Legrand, J.LeSage, P.Letondal, A.Magnan, J.-A.Manseau, P.Morin, J.-P.Paquette, P.Poirier, J.-L.Riopelle, J.Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith.SS SE Ae ey .ISS ee 1 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 7 DCD OC OCT OCT DOC IOC DOC DOC DOC DOC DOC DOOC DOCCODDOCCOD DOC DOC TO TO TO DOC DOC D0 NOUVEAU TRAITEMENT EFFICACE DE La Crise d'Asthme - Rhume des Foins Emphysème - Gênes Respiratoires Coryzas spasmodiques - Dyspnées Suppression immediate de la sensation d'étouffement PAR LE DYSPNE.INHAL Médication non toxique, d\u2019une action indiscutable, puisque immédiate.Un pulvérisateur de poche spécial et pas encombrant en rend l'utilisation possible à tout moment.LABORATOIRES A.FOURTON CLERMONT-FERRAND, FRANCE Pour renseignements supplémentaires, s'adresser à: ROUGIER FRÈRES 350, rue Le Moyne, - Montréal 0 OCC OC DOC DOC DOOC DOC DOC DOC) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 e l'Union Médicale (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.ADMINISTRATION OFFICIERS Président: J.-A.Mousseau Vice-président: R.-E.Valin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITÉ EXÉCUTIF MM.J.-A.Mousseau, R.-E.Valin, A.LeSage, J.-A.Vidal, D.Marion.COMITE DE PUBLICITE MM.A.LeSage, D.Marion, E.Baint-Jacques, J.-A.Vidal.Jacques-D.Clerk, publiciste.COMITE DE PROPAGANDE MM.J.-E.Dubé, E.Saint-Jacques, J.-A.Mousseau, L.Gérin-Lajoie.CORRESPONDANTS MM.P.Desfosses (Paris); A.Granger (Nouvelle-Orléans); L.-E.Phaneuf (Boston); P.-C.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa): L.-F.Dubé, M.P.P.(Notre-Dame-du-Lac): Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières): Pio.-A.Laporte (Edmunston); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, « ex officio », membres de tous les comités. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 SULFOGIDE INFECTIONS STREPTOCOCCIQUES & GONOCOCCIQUES LITTERATURE ET ECHANTILLONS «PARA-AMINO-BENZENE-SULFAMIDE» à l'usage exclusif du médecin.Infections puerpérales Scarlatine Septicémie Erysipèle Arthrites suppurées Amygdalite aiguë Impétigo chronique Méningite Otite moyenne Gonorrhée SUR DEMANDE CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITÉE MONTRÉAL 10 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 e l'Union Médicale e (du Canada) La plus ancienne revue française de Médecine et de Chirurgie au Canada Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.OFFICIERS Président: J.-A.Mousseau Vice-président: R.-E.Valin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Léon Gérin-Lajoie Secrétaire adjoint Roma Amyot Membres A.Bertrand, E.Desjardins, R.Doré, M.Fauteux,\u201d L.-C.Favreau, A.Jutras, J.LeSage, P.Letondal, J.-A.Manseau, J.Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith.ONT COLLABORE AU VOLUME 66 Drs Aumont (Gérard), Amyot (Roma), Archibald (Edward), Archambault (P.-R.), Attendu (Gérard), Baril (H.), Barry (Gaétan), Bélanger (Léopold), Belisle (L.-P.), Bellerose (A.), Benoit (E.-P.), Bernier (Alph.), Bertrand (Albert), Bertrand (A.), Bonin (Wil- brod), Boucher (S.), Bourgeois (Paul), Boutin (J.-R.), Cantero (Antonio), Chaput (Yves), Charron (Ernest), Delage (Jean), DeMontigny (Gérard), Desjardins (Edouard), Doré (Réal), Dreyfus (Gilbert), Dubé (J.-E.), Dufresne (Eugène), Dufresne (Origène), Dufresne (Roger-R.), Fac- quet (J.), Farley (L.), Fauteux (Mercier), Favreau (L.-C.), Ferron (Manri- ce), Fortier (L.-E.), Fortier (Ls), Ga- gnier (L.) Gagnon P.-A.), Gariépy (.-U.), Gélinas (Henri), Gendreau (JE.), Gérin-Lajoie (Léon), Gratton (Armand), Hartmann (Henry), Jutras (Albert), Lafresnière (Gabriel), La- moureux (Léopold), Lefrançois (Charles), Lemierre (A.), Lemieux (.-Edouard), LeSage (Albert), Le- Sage (Jean), LeSage (Jules), Leton- dal (Paul), Leven (Roland), Lian (C.), Major Manseau (Willie), Marin (Albéric), Martel (J.-Alcide), Martin (Paul), Mercille, Millet (J.-A.), Mon- geon (Léo), Morin (Gaspard), Morin (Paul), Mourgue (R.), Mousseau (J.Alfred), Panneton (Philippe), Pa- quette (J.-P.), Pariseau (Léo), Pari- zeau (T.), Pilon (J.-Alcide), Pinson- neault (G.), Poirier (Paul), Poliquin (Paul-A.), Ravina, Riopelle (J.-L.), Roch (Sylvio), Roy (J.-N.), Saint-Jac- ques (Eugène), Saucier (Jean), Sergent (Emile), Simard (L.-C.), Simard (Raymond), Simard (Roland), Smith (Pierre), Sorrel (E.), Tétrault (Edouard), Winiphen (André). AAI ve 0 sat + L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 11 LIQUEUR LAVILLE < L\u2019'ANTIGOUTTEUX \u201d Composition: À base de quinium, colocynthis et des principes actifs de convalleria malalis, gentiana, scilla, hermodactylus et fraxinus excelsior: vin médicamenteux concentré.Mode d\u2019Action: Facilite la dissolution et l'élimination des Tophi.Provoque une augmentation de l'excrétion urique.Elle est essentiellement sédative de la douleur.« x r \\ Crise Violente, 1 cuil.a café 2 heures avant les repas ou 4 heures apres.Posologie: Crise Modérée, 1 cuil.& café le matin & jeun pendant 3 jours.Dose Préventive, V2 cuil.a café le matin a jeun.La LIQUEUR du Dr LAVILLE se presente aussi en flacon de 150 pilules.SOLUTION de Salicylate de Soude du Docteur CLIN Sel cristallisé blanc, d'une pureté chimique absolue, assure l'efficacité du traitement salicylé, par voie buccale ou par voie veineuse, sans jamais produire \u201cDE PHÉNOMÈNES D'INTOLÉRANCE\u201d.Dosage rigoureux (2 gr.par cuillerée à soupe).RHUMATISME ARTHRITISME SCIATIQUE LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL 12 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 OFFICIERS DE L'ASSOCIATION Des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord PRÉSIDENT HONORAIRE L'honorable J.-H.-A.PAQUETTE DIRECTEUR-GÉNÉRAL R.-E.VALIN, 165 est, ave Laurier, Ottawa.SECRÉTAIRE-TRÉSORIER Donatien MARION, 326 est, boul.St-Joseph, Montréal.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION R-E.VALIN D.MARION J.-A.JARRY, J.-H.LAPOINTE Arthur RICHARD COMITE DU XVe CONGRES j-H.LAPOINTE, Président J.-R.BÉLISLE, 3e Vice-président A.RICHARD, Secrétaire R.LAROCHELLE, 4e a J.-M.LAFRAMBOISE, Trésorier B.-G.BOURGEOIS, 2e Vice-président A.GRANGER 5e \" © ANCIENS PRÉSIDENTS J.-E.DUBÉ P.-C.DAGNEAU R.-E.VALIN Albert LeSAGE J.-A.JARRY Albert PAQUET e MEMBRES DU CONSEIL BAUDOIN, J-A., Montréal 20222 2 2.,., (1940) BELISLE, J.-R, Hull .+ + + « « + 0 BERTRAND, F., Sherbrooke ., (1940) BIBAUD, B., Valleyfield eee a .(1940) BLAIS, E.-A., Edmonton .(1938) BOURGEOIS, B.-G., 418 est, rue \u201cSherbrooke, \u201cMontréal CHARPENTIER, L.-A., Drummondville .(1938) CHOLETTE, A.-M, 1451 est, boul.St-Joseph, Mtl (1938) COLLIN, Donat, St-Boniface .(1938) CREPAULT, A.-Z., Montréal .(1940) DAGNEAU, P.-C., \"4, rue Collins, Queébec DAUDELIN, Alph., \"Worcester, Mass.(1938) DeBLOIS, Chs.Trois-Rivières .(1938) DUBE, ).-E., 454 est, rue Sherbrooke, Montréal DUBE, L.-F,, Notre-Dame du Lac .(1938) DUMONT, C.-E., Campbellton, .(1940) FALCON, A.-].-B, Pawtucket (1940) GAUDET, Richard, Sherbrooke .(1940) GAULIN, |.-E., 545 King Edward Ave.Ottawa .(1938) GIROUARD, J.-A \u2026 19 Union St.Willimentic, Conn.(1938) GRANGER, Amédée, Canal Bank Bidg., N.-Orléans, La.JARRY, J.-A.7718, rue St-Hubert, Montréal .LACASSE, GC.Sénateur, Tecumseh .(1938) LAFRAMBOISE, J.-M.Ottawa .LAMY, J.-L., 211 Stewart, Ottawa (1938) LANGEVIN, Stephen, 330 est, rue Sherbrooke, Mtl (1938) LAPOINTE, ).-H., 163, ave Laurier, Ottawa .LAPORTE, Pio.-H., Edmunston .(1938) LAROCHELLE, J.-E, Manchester .(1940) LAROCHELLE, R.Biddeford, Maine .+.+ LEBEL, M.-H., 3645, ave Laval, Montréal .(1940) LeSAGE, Albert, 260 Carré St- Louis, Montréal .MARION, D., 326 est, boul.St-Joseph, Montréal .MATHE, P.C., 450, rue Sutter, San Francisco .(1940) MAYNARD, Oswald, 73 West Pearl, Nashua, N.-H.(1938) MERCIER, 0.934, rue Cherrier, Montréal .(1940) MILOT, J.-D., Stafford Road, Fall River, Mass.(1940) PAQUET, Albert, 71, rue Ste-Anne, Québec .PEPIN, J.-R., 410 ouest, rue Sherbrooke, Montréal .(1938) PERRAS, J.le, Hull vee eo © (1940) PHENIX, Ceorges, Saint- Jean 2 + 2 = .(1940) PIETTE, Edmond, Joliette .(1938) PROVENCHER, Gustave, Granby .(1938) RICHARD, A.Ottawa .+.+ + + = ROY, G.-E., Nicolet .(1940) SAUCIER, jean, Montréal .(1940) SMITH, Pierre, Montréal .+.+ + +.(1940) ST- JACQUES, E., Montréal .(1940) TASSE, C.- 15, Wall St., Worcester, Mass.01940 TREMBLAY Eugène, Chicoutimi.©.(1938) TRUDEL, J.-B., Régina, Sask.(1938 TRUDEL, =).Winnipeg, Man.(1938) VALIN, R.-E., 165, ave Laurier est, Ottawa, Ont.VIDAL, J.-A.\"454 est, rue Sherbrooke, Montréal (1940) VIGER, J.-A, Saint-Hyacinthe .(1940) VOORHYES, R.-D., Lafayette, La (1938) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 Nécessité d'employer les fruits et les légumes tamisés Aylmer comme supplément au régime de l'enfant L'enfant normal a besoin d'une grande quantité de vitamines dans son régime afin de lui assurer une bonne santé et une croissance normale.La source naturelle des vitamines dans tout régime provient des aliments, et les fruits et les légumes fournissent environ 50% des besoins des enfants.A cause de la « Beta Carotine » contenue dans la plupart des fruits et des légumes, ils sont une excellente source de vitamine À, parce que la « Beta Carotine » se transforme rapidement en vitamine À dans l'organisme.Les fruits et les légumes sont une source importante de vitamines B, C et G, et le jus de tomate a tout particulièrement un taux élevé de vitamine C.Des travaux de recherches récents ont démontré que les vitamines contenues dans les fruits et les légumes sont détruites par l'exposition à l'air et l'oxydation.Les fruits et les légumes tamisés AYLMER sont préparés avec des produits bien mûrs, en pleine maturité, et la méthode de préparation, à l'abri de l'air, assure un produit dans lequel les vitamines sont conservées à un haut degré.Les légumes et les fruits tamisés AYLMER ajoutés au régime de l'enfant constituent un aliment à la portée de tous qui lui fournira les vitamines nécessaires.Les aliments tamisés AYLMER sont cuits dans la boîte même, sans aucune perte pratiquement de leurs sels minéraux comme résultat de la cuisson.Les aliments tamisés AYLMER sont souvent ajoutés au régime du bébé dès le troisième ou le quatrième mois.Des échantillons seront envoyés sur demande.LABORATOIRE DE RECHERCHES CANADIAN CANNERS LIMITED HAMILTON, CANADA. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 el: Union Médicale (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.CONDITIONS DE PUBLICATION: « L'Union Médicale (du Canada) » paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Elle publie les travaux des Congrès et tous les communiqués de l'Association.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, un mouvement médical, une revue générale, des notes de pharmacologie et de médecine pratique, des analyses, des revues de livres et des nouvelles médicales.ABONNEMENT: L'abonnement est de cing dollars par année.Les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue française de l'Amérique du Nord ont droit, de ce fait, à la réception du Journal ainsi que tous les médecins qui font partie des Sociétés Médicales des divers Etats et Provinces.e COLLABORATION: Seuls les travaux inédits sont acceptés.MANUSCRITS: Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.74 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 15 L' AMPHO-V ACCIN INTESTINAL à ingérer | INFECTIONS INTESTINALES AIGUES OU CHRONIQUES EMPLOI COMMODE ET AGREABLE IL AGIT RAPIDEMENT PAR SON LYSAT, SANS CHOC NI REACTION, ASSURANT RAPIDEMENT UN MICROBISME INTESTINAL NORMAL AVEC TOUTES SES CONSEQUENCES HEUREUSES © AUCUNE CONTRE-INDICATION Laboratoires des AMPHO-VACCINS RONCHESE AGENTS GENERAUX: MILLET, ROUX & Cie Limitée 1215, rue Saint-Denis - Montréal 16 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 ILLUSTRATIONS: L\u2019 « Union Médicale » assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail, pourvu que les auteurs fournissent des photographies et des dessins convenables; les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas des négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.© EXTRAITS: L'auteur peut obtenir des extraits pourvu qu'il signe la formule accompagnant la galée et qu'il en assume les frais.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l'auteur.TARIF: Sans page de titre, tel que publié dans la revue 4 pages 8 pages 16 pages 32 pages 100 $3.00 $ 5.00 $ 7.50 $12.50 200 3.75 6.00 11.00 18.00 500 5.50 10.50 17.00 26.50 1000 7.75 15.00 23.15 33.00 La page de titre comprenant 4 ou 5 lignes de texte sera fournie au prix de $1.50 pour les frais de composition.et les corrections d'auteur devront être payées au prix de l'heure.Couverture imprimée en noir, qualité et couleur or de la revue 100 .$ 5.00 200 .6.50 0 .11.00 1000 .18.50 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Bur tETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 STERILISATION EFFICACE AUTOMATIQUE ECONOMIQUE POUR Médecins et Hôpitaux Les Stérilisateurs CASTLE vous assurent une stérili- Vous ne pouvez endommager le Stérilisateur par sation parfaite sans qu'il vous soit nécessaire de les négligence.surveiller constamment.La bouilloire est en bronze coulé d\u2019un seul morceau.Instailez un CASTLE \u2018\u201c\u2018Full Automatic\u201d entièrement WILMOT CASTLE COMPANY automatique.lls ne sont jamais en bas du point Rochester, N.Y.bouillant.lls maintiendront le degré de stérilisation sans qu'il \u201c\u201c( ASTLE 33 soit nécessaire de tourner aucune clef.REPRESENTANTS CASGRAIN & CHARBONNEAU Limitée, Montréal Permettez-nous de vous tenir au courant des améliorations apportées à la stérilisation moderne.Appareillage à Rayons-X et d'électricité Médicale de WESTINGHOUSE X-RAY CO.INC.Générateurs à Thérapie Profonde 200-400 K.V.Générateurs Combinés (Diagnostic - Thérapie) Générateurs à Diagnostic (Haut Milliampérage) Générateurs à Diagnostic (Condensateurs) Générateurs à Diagnostic pour Praticien Tables à Rayons-X (modèles de tous genres) Fluoroscopes verticaux.Stéréoscope Civière Radiographique Spéciale Appareils à Haute - Fréquence Escamoteurs de Cassettes Ampoules à Rayons-X em Electro-Cardiographe descriptive Accessoires.gracieusement fournie Vv v [ASGRAIN & [HARBONNEAU REPRESENTANTS EXCLUSIFS LAncaster 3292 MON TR E A L 30 est, rue St-Paul L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BUILETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 Tous ces prix sont susceptibles d'être majorés de la taxe fédérale et de la taxe municipale s'il y a lieu, et de toute autre taxe qui pourrait survenir.BIBLIOGRAPHIE: L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l'auteur, titre de l'article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.PUBLICITÉ: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande à Jacques D.Clerk, publiciste, 326 est, blvd Saint-Joseph.Téléphone: LAncaster 9888.Tout annonceur qui n'observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de l'« Union Médicale (du Canada) », 326 est, Boulevard Saint-Joseph, Téléphone: LAncaster 9888.+.5% oe. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 19:38 19 = 0 S = se à a 2 ve DE 5 XN = = = se su NN S TR = >, + SN = = = = = 3 RW S ix a 8 = = = = x $ 3, Es sy is i +8 > 3 SA $ cé = & > © a a 5 J 3, he Sd A 5 = 2 x .© ce = .5 .= = es WW ses = a = = ss 5 = = ve Se so a bei = os = BNE .SE & 35 2 i BD = = .= oa si ses = Sa Pg SE a vi 3 ou 5 a =.sn i 5 AR 2 Bs 2 = \u20ac on SE © + 5 = Re ee = = SE is = = SW > ge 3 es = Se = $- Ok = i 0 ii 3 = se SE 5 5 = SE 5 as = 3 SE = 7 es oe = ee 3 CERN sa i = = i: es \u20ac aE = = = = = = = , a SE ces 5 = = a 5 HH se = Gi = Re = = in au o Rad 3 3 se i aN co & SE ve = AS 53 55; Ca i Cu i i = se & £5 % = se 5 = = = LA i : 2s a = 5 5 ré i = ; fe 5 55 æ 5 vi 22 i i 2 a ge = CE = .>.~ 7 ie ve 5 a5 7 i [> 5 pa = 2 pits 55 >.+ 5 >.caf Ce = = = Sens a .2.oy 7 a i 5 bi = PR pes I SEW CL NE = = a 9 La pd x Te Fring, pr » Fg PA iy: +7 9 N a Le ANTI-INFECTIEUX PREVENTIF ET CURATIF VITAMINOTHÉRAPIE INTÉGRALE .- .En flacons de 40 et 300 comprimés Dose: 2 à 6 par jour suivant les cas.Littérature et échantillons.Dépositaire pour le Canada et les Etats-Unis: rue Sainte-Catherine - MONTRÉAL - Anglo-French Drug Cie, «+ 1270 Brosdway, New-York. 20 STEN EA THI 2007 IRI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 PREMIÈRE HORMONE MÂLE PERANDREN \u201cCIBA\u201d D2 nombreuses observations cliniques bien définies sur l\u2019action au Peran- dren (propionate de testostérone) sont maintenant acquises.Les applications pratiques de cette thérapeutique nouvelle dans certains symptômes et réactions pathologiques dus à un trouble de la sécrétion hormonale chez l'homme et quelquefois chez la femme deviennent de plus en plus précises.Outre les ampoules de Perandren de 5 mgrms, l\u2019expérimentation clinique a reconnu la nécessité de doses plus fortes; des ampoules de 10 et 25 mgrms sont donc maintenant présentées pour l\u2019usage thérapeutique.Par suite du développement de notre hormone orchitique de synthèse, le Perandren, il nous a été possible de diminuer d\u2019à peu près de 50% le prix des ampoules de 5 mgrms, et de fixer des prix les plus bas pour les ampoules de 10 et 25 mgrms.Ampoules de 1.1 cc.| Boîtes de contenant 5, 10 et 25 mgrms.| 3 et 6 ampoules wg 759 VictoriaSq., Montreal.i L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1918 21 Ts Ele M D 3 Je \u201cRÉGULATEUR DE LA le CIRCULATION VEINEUSE \u201d TROUBLES de la PUBERTÉ et de la MÉNOPAUSE Mo; 7 2 à 6 comprimés par jour.por y Laboratoires MIDY, 67, avenue de Wagram, PARIS.Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL.SEDATIF DU SYSTEME NEURO-VEGETATIF PASSIFLORE JUSQUIAME CRATAEGUS \u201cASSOCIATION SYNERGIQUE 2 HYPERACTIVE ta Agents pour le Canada: VINANT Limitée - 533, Rue Bonsecours, MONTREAL 22 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 WILSON et LAFLEUR (limitée) 477, boul.Saint-Laurent - Montréal MÉDECINE LITTERATURE \u2014 DICTIONNAIRES Pratique Médico-Chirurgicale Encyclopédie Médico-Chirurgicale Lejars, Chirurgie d'urgence Marion, Urologie Traité de Dermatologie 9 Bezançon, Pathologie Médicale Begouin, Pathologie Chirurgicale e Traité de Chirurgie Orthopédique Savy, Traité de Thérapeutique Radiologie Clinique et Exploration Radiologique © Ramond, Cliniques Médicales Nous accordons des facilités de paiement L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 AVEC UNE HOUE Loin du tumulte de la foule, les jours de l\u2019agri- culteur sont cependant déprimants.Levé au chant du coq, sa vie est souvent trop remplie.Ses nerfs sont aussi détraqués que le sont ceux du citadin.Il souffre de céphalées aussisouvent que ce dernier.Lorsqu\u2019il cherche un soulagement Bromo-Seltzer devrait le lui procurer.Cet analgésique, scientifiquement préparé, habituellement calme rapi- dementla douleur sans affecter les facultés mentales.Les citrates combattent l\u2019acidose causée par l\u2019épuisement et font de Bromo-Seltzer une boisson effervescente très agréable.Pour la douleur d\u2019origine nerveuse, lorsque le patient est à son travail, conseillez l\u2019économique Bromo-Seltzer.Pouvons-nous vous envoyer des échantillons et de la littérature?BROMO-SELTZER LIMITED TORONTO, CANADA 23 24 UN LIVRET POUR LES MÉDECINS \u2014 Vous êtes prié d\u2019écrire pour demander un exemplaire du livret intitulé: «Alimentation Simplifiée nour Bébés».Vous y trouverez des renseignements provenant d\u2019autorités compétentes sur l\u2019emploi du Lait Carnation lr- radié dans tous les cas d\u2019alimentation \u2014 normale ou difficile .Carnation Company, Ltd., Toronto, Ontario.L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.- Montréal;août 1938 6 Ordre du médecin: \u201cNE PAS s\u2019éloigner du LAIT EPROUVE\u201d Les vacances d'été sont excellentes, mais le médecin attentif connaît et redoute un de leurs inconvénients \u2014 le danger qu'il y a à changer de lait \u2014 le danger du lait provenant de sources inconnues.Et pourtant, c'est là un problème qui ne devrait pas exister.Ce problème ne se pose pas pour les bébés nourris au Lait Carnation car, quel que soit l'endroit où le Lait Carnation a été acheté et le temps qu'il a été gardé \u2014 c'est toujours le même lail éprouvé.dm @ A FPO PE a Le Lait Carnation s\u2019achete n'importe ou \u2014 et il n'y a pas à craindre l'infection qui pourrait À résulter d'un lait vicié.ARNATION MILK IRRADIE UN PRODUIT CANADIEN \u2018\u2018Provenant de vaches bien nourries\u201d L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 LORSQUE VOUS RECOMMANDEZ LA GELATINE dans le régime, soyez certain que ce soit LA GELATINE MOUSSEUSE KNOX (B.P.) Afin de dissiper toute confusion qui pourrait exister, nous indiquons ici la différence entre une gélatine ordinaire et un dessert de gélatine déjà aromatisée.GÉLATINE MOUSSEUSE KNOX DESSERT DE GELATINE DEJA AROMATISEE Entièrement 100% de gélatine.Juste assez de gélatine pour consolider.Absolument sans sucre.Pourcentage de 85% de sucre.Sans essence \u2014 sans couleur \u2014 seulement de la gélatine.Contient de l\u2019essence et de la matière colorante.pH environ 6.0.pH très variable.Protéine 85%.Protéine 10 à 25%.La gélatine Knox se mêle bien avec presque tous les aliments.Un dessert tout au plus, ne se mêle pas avec d\u2019autres aliments.S\u2019accommode très bien avec un grand nombre ce régimes pour le diabète, l\u2019ulcère gastrique aigu, la convalescence, l\u2019anorexie, la tuberculose, etc.Habituellement contre-indiquée dans les régimes du diabète, de l\u2019ulcère gastrique et autres.ENVOYEZ-NOUS AUJOURD'HUI LE COUPON pour BROCHURES UTILES sur les RÉGIMES LA GÉLATINE MOUSSEUSE KNOX est pure \u2014 sans sucre ORDINAIRE KNOX GELATINE LABORATORIES 472 Knox Avenue, Johnstown, N.Y.Veuillez m\u2019envoyer votre brochure sur les régimes.KNOX GELATINE LABORATORIES Ville JOHNSTOWN NEW YORK 26 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 SANATORIUM PRÉVOST INCORPORE ETABLISSEMENT DE PSYCHOTHERAPIE Magnifique situation au bord de la Rivière-des-Prairies, à proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTEME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Electrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaïne).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.Personnel médical: Dr Edgar Langlois, médecin-directeur; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot; Dr Charles À.Langlois (électro-radiologie).4455 Boulevard Gouin ouest, Téléphone, BYwater 1240 L'UNION MDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 27 ENERGETENES VEGETAUX BYLA Sucs purs, inaltérables, de plantes fraiches soigneusement dosés et physiologiquement éprouvés MARRON D'INDE -BYLA VALERIANE - BYLA Toni-vasculaire, solutif, analgésique Sédatif, régulateur du système nerveux (3 cuillerées à café par jour) (3 cuillerées à café par jour) ee, ERGOTININE CRISTALLISEE DE TANRET Utilisée avec succès dans tous les: hémorragies, hémoptysies, métrorragies, épistaxis, etc.(SOLUTION) HORMOVARINE BYLA (adoptée par les Hôpitaux de Paris) Follicufine ovarienne spécifique, physiologiquement titrée \u2014 Traitement de tous les dysfonctionnements ovariers {comprimés \u2014 ampoules iniectables) | : LES ÉTABLISSEMENTS BïLA - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL | TENEBRYL GUERBET (Di-iodo-méthane sulfonate de sodium) ! (68.69, d'iode) Moyen de contraste pour Urographie Intraveineuse THÉRAPEUTIQUE ANTALGIQUE PY TRAITEMENT IODE RADIODIAGNOSTIC HUILE IODÉE A 40% AMPOULES ap A GUERBETaC'® | 7 540 miLuGrd100Eprce, CAPSULES 22 ALE DU LANDY £LAFAY oe EMULSION STOUEN _ PARIS IE COM PRIMES LABORATOIRES A.GUERBET & CIE - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL. 28 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuIlETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 Des propriétés antiseptiques exceptionnelles s\u2019exerçant sans causer la moindre irritation aux tissus même les plus délicats et sans coagulation de I'albumine des tissus; une stabilité parfaite en présence des protéines du sérum sanguin; telles sont, résumées en quelques mots, les qualités fondamentales qui ont valu au Mé- taphène son succès auprès du chirurgien moderne.LA TEINTURE DE MÉTAPHÈNE, solution alcoolique de Métaphène au 1 :200 est la [APH °° After Spinario: Boy Runner Extracting Thorn from Hia Foot; Museo Capitolino, Rome.forme la plus concentrée sous laquelle ce composé mercuriel soit offert a la profession médicale.Elle est spécialement désignée pour résoudre le problème de la stérilisation du champ opératoire en chirurgie.La Teinture de Métaphène est présentée en flacons de 1-oz., 4-oz., 16-0z.et 80-oz.LABORATOIRES ABBOTT 388 OUEST, RUE SAINT-PAUL - MONTREAL Veuillez me faire parvenir votre échantillon et littérature sur la teinture de Métaphéne. te REF ne \u2018 A LE PROFESSEUR ALBERT LESAGE| .DOYEN DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE 4 L'UNIVERSITE DE MONTRÉAL Ë \u2014\u2014 Tous les membres des différents Comté, è correspondants et, sans aucun doute, les lecteurs de l\u2019Union Médicale du Canada, Bulie- tin de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord, désireront se joindre aux amas et collègues du Professeur LeSage pour le féliciter de sa récente nomimna- tion au décanat de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.Les membres du Conseil ont donné au Professeur LeSage, lors de leur assemblée du 12 juillet une grande preuve d\u2019estime en lui confiant la direction de la Faculté de Médecine.Notre Rédacteur en chef, nous le savons, continuera la forte lignée des Rottot, des Hingston, des Lachapelle, des Harwood et des Parizeau qui ont fait, d'année en année et de progrès en progrès, la Faculté de Médecine telle qu\u2019elle est.Rédacteur en chef de ce journal depuis 37 ans, il en fut l\u2019âme dirigeante et, à certaines heures difficiles, l\u2019unique artisan.Il a, ainsi, continué et consolidé une œuvre qui fut et demeure essentielle à l\u2019essor de la médecine canadienne-fran çarse.Cette œuvre possède un passé, une histoire et, ce qui est rare au Canada francais, une tradition de noblesse qui s\u2019étend sans défaillance depuis sa fondation jusqu\u2019à nos jours.Et cela on le doit en très grande partie à la ténacité, à l\u2019élévation de pensée, au désintéressement des actes, enfin à la probité de notre Rédacteur en chef.Ajoutons que le sens traditionnel et historique de son esprit tendu vers le progrès, lur a toujours permis d\u2019aborder les problèmes nouveaux avec une sage prudence.Ainsi les esprits traditionnels, éclairés et progressifs, envisagent l\u2019avenir à la lumière du jugement étayé par l\u2019expérience.La Faculté de Médecine aux destinées de laquelle le Professeur LeSage avait déjà veillé, au sein de l'Exécutif, depuis de nombreuses années, pourra dorénavant puiser avec plus de vigueur aux éminentes qualités du cœur et d\u2019esprit de notre Rédacteur en chef.La grande famille de l'Union Médicale du Canada formule, pour son chef, des vœux de santé et de succès dans l\u2019exercice de ses nouvelles fonctions.Elle l\u2019assure de son entier dévouement, de son étroite et solidaire collaboration en ce qui concerne ses activités futures à la Faculté de Médecine.LA REDACTION. BULLETIN LA RETRAITE Simple hommage «Les hommes sont comme des statues, il faut les voir en place.» LA RocHEFOUCAULD.Cette pensée me vient à l'esprit en songeant à l'heure de la retraite, qui a sonné pour quelques-uns de nos collègues, membres du Conseil de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal : MM.Parizeau, Dubé, Ethier et Damien Masson.D\u2019autres suivront bientot.De quelle maniére doit-on leur exprimer nos regrets et nos sentiments de reconnaissance pour l\u2019œuvre qu\u2019ils ont accomplie dans l\u2019exercice de leurs hautes fonctions au sein de notre Université ?De vaines paroles n\u2019ajouteraient rien à leurs mérites, elles ressembleraient aux lois inutiles qui affaiblissent les lois nécessaires.Seule leur œuvre s\u2019impose: « il faut les voir en place ».Rappelons, sans tarder, quelques faits qui les concernent, en se proposant de les compléter plus tard.Du Doyen Honoraire, le Professeur T.Parizeau, Docteur en Médecine de la Faculté de Paris, Chevalier de la Légion d'Honneur, on retiendra l'importance de son enseignement comme professeur de Bactériologie \u2014 le premier de cette ère nouvelle à la Faculté de Médecine, \u2014 de Pathologie chirurgicale, et puis de Clinique chirurgicale à l\u2019hôpital Notre-Dame, dont il fut, durant de longues années, l\u2019un des chirurgiens chefs.Plus tard, quittant toutes ses autres fonctions, il voulut bien se consacrer exclusivement à l\u2019Université et assumer la tâche, formidable, de Directeur des Etudes, puis de Doyen.Une de ses plus belles et fructueuses réformes fut l\u2019organisation de l\u2019Internat obligatoire pour les élèves de cinquième année.Tous ceux qui ont fait ce stage en ont retiré les plus grands bénéfices.Ils n'oublieront pas le nom de celui qui l\u2019a institué, pourvu qu\u2019on le leur apprenne: ce que je proclame.Et que d'autres réformes concernant les boursiers, l'agrégation et celles, déjà anciennes, du curriculum des études, notamment le P.C.N.Ces notes hâtives \u2014 simples jalons \u2014 constituent un pâle hommage de notre Faculté de Médecine à son ancien Doyen, mais elles indiquent quelle somme de travail représente un tel effort.Je lègue ces renseignements à son futur biographe.S\u2019en souviendra-t-on? 92 L'UNTON MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 Ceux, du moins, qui ont collaboré avec lui témoigneront de son érudition, de sa méthode, \u2014 j'allais écrire: maîtrise \u2014 du souci constant de l\u2019ordre et de la précision dans la régie interne de notre Faculté de Médecine.C\u2019est un rare mérite, durant les jours sombres que nous avons vécus et que nous vivons encore, dont quelques-uns, dit-on, sans issue.S1 les temps sont révolus, le souvenir n\u2019en sera que plus vif et durable.« Il entre dans l\u2019ordre solennel de ce qui ne vit plus et qui ne meurt pas.» Le Professeur Aldège Ethier, ancien élève de Récamier, à l'hônital Saint-Joseph, à Paris, chef du service de Gynécologie à Notre-Dame.qu\u2019il a servi fidèlement durant cinquante ans, a, à son crédit, un long passé fait de travail, de ponctualité, de droiture et de dignité professionnelle.Sa compétence, son habileté opératoire et sa belle réputation ont apporté à l\u2019Université et à l'Hôpital les fruits inestimables d\u2019une longue expérience.Il quitte l\u2019enseignement actif, hautement apprécié des étudiants.mais sa collaboration, à la Faculté, demeure, car elle sera toujours utile et précieuse.Le Professeur Damien Masson, ancien élève de Lille, Docteur en Médecine de l\u2019Université de Paris, Chevalier de la Légion d'Honneur.quitte très tôt, et de son plein gré, un enseignement qu\u2019il aurait pu prolonger durant quelques années supplémentaires.C'est qu\u2019il a voulu, ainsi, se conformer à l'interprétation stricte du règlement universitaire.Chacun est le maître de ses actes sinon de sa destinée.Ses relations, nombreuses et importantes, sa coopération et son empressement dans les démonstrations officielles, son savoir.très étendu, servi par des études prolongées en Europe, et une clientèle très active donnaient à son enseignement un caractère tout à fait spécial.Disert et soucieux du progrès en thérapeutique appliquée, il croit dans la valeur du cours théorique pourvu qu'il s\u2019accompagne, de la part de l\u2019élève, de lectures appropriées au suJet et longuement assimilées au lit du malade.On tenait toujours compte de ses conseils dans nos réunions.Il y viendra, car le Conseil de la Faculté a passé une résolution autorisant tous les professeurs démissionnaires d'assister à ses réunions mensuelles à titre consultatif.C\u2019est logique et sage.Le Professeur J.-E.Dubé, Docteur en Médecine de l\u2019Université de Paris, Chevalier de la Légion d\u2019Honneur, ancien élève de Potain et de Varnier, a remis sa démission en juin.oo Son départ et celui de ses collègues créent un vide immense dans notre Conseil et dans les cadres de notre enseignement médical.Mentionnons quelques-unes de ses principales activités au cours de sa longue carrière.Sa haute personnalité, son dévouement pour ses BULLETIN élèves et ses amis, son altruisme, l\u2019esprit public dont 1l s\u2019est contam- ment inspiré, joint à l\u2019admirable dignité de sa vie professionnelle et privée, lui ont permis d\u2019accomplir des œuvres que, seul, il pouvait mener à bonne fin.Médecin de l\u2019Hôtel-Dieu depuis 1897, 1] l\u2019a serv1 avec prévoyance et fidélité, inlassablement, même contre vents et marées.En ce temps-là, entre autres innovations, il y introduit, avec le concours de Marien, l\u2019antisepsie.Ce fut, à cette époque, un bienfait inappréciable du double point de vue scientifique et humanitaire.L'Hôtel-Dieu conservait, alors, son rang d'avant-garde, selon sa tradition.Plus tard, la Puériculture, qu\u2019il s'efforce de vulgariser dans nos milieux, lui révèle un danger national pour notre race dans les hécatombes de la mortalité infantile, contre laquelle 1l s\u2019insurge.Il s\u2019ingénie, aussitôt, à formuler des règlements pour la stérilisation et la distribution du lait, avarié, cause de tout le mal.C\u2019est ainsi que sont nées les « Gouttes de Lait » qui font, depuis, la joie des petits et le bonheur des grands.C\u2019est à ce moment, et sous son impulsion, que l\u2019on voit s\u2019ériger l\u2019hôpital Sainte-Justine, cette admirable institution où se réfugient en toute sécurité nos enfants malades.Il fut un des fondateurs de la Société Médicale de Montréal et de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord, dont il est l\u2019un des anciens présidents.Fondateur de l\u2019Institut Bruchési, dont 1l est le Président actuel, il organise la lutte anti-tuberculeuse et, sa sœur, la lutte antialcoolique, dont elle fait le lit, en s\u2019associant un groupe important de citoyens, de médecins instruits aidés de gardes-malades compétentes qui font le dépistage et l\u2019éducation des malades.Que de cures opérées! Que de préjugés dissipés et d'erreurs redressées! Que de foyers de contagion décelés et éteints! Après le dispensaire, vient le Préventorium de Belœil; plus tard, l'Hôpital du Sacré-Cœur ; enfin, le projet, très cher, d'un Sanatorium, dont la fondation, si désirable, fut sur le point d\u2019être réalisée 1l y a quelques années.Il est toujours en suspens!\u2026 En attendant cet heureux événement, le Professeur Dubé, entouré d\u2019un groupe de citoyens, crée des Camps de Santé pour les enfants issus de tuberculeux, et où il réunit, chaque année, des centaines de pupilles en vue d\u2019une cure d'altitude et de soleil après les jours sombres dans les quartiers populeux des grandes villes.Ses activités sont incessantes: il fonde la Société de Phtisiologne ; il obtient, grâce à ses relations, une dotation importante pour une Chaire de Phtisiologie à l\u2019Université de Montréal, en 1913.T1 en devient le premier titulaire.Que dire de ses campagnes de presse, de ses conférences, de ses démarches auprès des pouvoirs publics en faveur de nouveaux hôpitaux canadiens-francais afin de recueillir nos compatriotes malades, forcés de se diriger dans des centres accueillants mais où on 793 794 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 ne pratique ni leur langue ni leur religion.Nous avions, selon lui, le devoir de les loger et de les traiter.Nous les avons, aujourd'hui, ces hôpitaux.bien outillés.où nos jeunes médecins et boursiers ont été accueillis avec empressement pour y poursuivre leurs études et leurs observations.Les nôtres, et autres, y sont maintenant hospitalisés avec empressement ; ils y sont traités avec science et mansuétude ; nos statistiques sont favorablement commentées, et nos innovations font souvent l\u2019admiration de nos hôtes étrangers.Nous suscitons même beaucoup d\u2019intérêt de la part du public éclairé qui nous observe.Nos travaux sont cités et « primés ».L\u2019Université n\u2019en a-t-elle pas, aussi, largement bénéficié au point de vue de l\u2019enseignement ?Qui peut témoigner de ce long et fructueux effort sinon ceux qui en furent les artisans à cette époque de télévision.Tous ces monuments ne font-ils pas notre orgueil ?À qui en reviendra le mérite dans l'avenir?Plus tard, il fonde la Société de Gastro-entérologie de Montréal.dont il devient le premier Président.Le journalisme médical trouve en lui un de ses plus fervents adeptes.En 1900, il est Directeur de l\u2019Union Médicale du Canada, qu\u2019il dirige toujours avec sagesse et fidélité.C\u2019est en feuilletant cette Revue de Médecine que l\u2019on se rend compte de l\u2019œuvre accomplie : œuvre scientifique, œuvre sociale; tout cela, a travers les nombreuses vicissitudes de la vie, qui n\u2019épargne personne.pas même le médecin homme de bien.Que d\u2019initiatives heureuses au sein du Conseil de la Faculté de Médecine, en vue de rendre justice aux uns et aux autres lorsqu'il s\u2019est agi d\u2019en élargir les cadres.Ses élèves.nombreux et dévoués, compléteront l\u2019œuvre, en l\u2019amplifiant, sous l\u2019œil du Maître, car il demeure au milieu de nous, quand même.Son optimisme est toujours fécond, et sa philosophie, sereine, s\u2019adaptera à toutes les exigences.Il en sait le prix.Je termine, là, cette nomenclature sommaire.Je n'écris pas une apologie; mais ces quelques faits méritent d\u2019être relatés au moment où il quitte ses fonctions officielles.C\u2019est de l\u2019histoire.Si nous avons évolué.les responsabilités n\u2019ont pas diminué pour ceux qui recueillent le précieux héritage, car l\u2019avenir, si plein de promesses, n\u2019en est pas moins incertain et inquiétant.En se succédant, dans un ordre chronologique longuement prévu et consenti.les générations suivent les lois inéluctables de la hiérarchie et du progrès.« .Le progrès, a souvent répété mon éminent ami Sergent, c\u2019est l\u2019évolution et non pas la révolution; le progrès se construit sur les enseignements du passé; c\u2019est en montant sur les épaules de nos devanciers que nous pouvons jeter un regard au delà du mur qui nous sépare de l'inconnu.» * BULLETIN \u2014 « La retraite, ajoute le Professeur Achard, Secrétaire Perpétuel de l\u2019Académie de Médecine, a aussi ses joies.les souvenirs prennent plus d'éclat.Dégagé des petites questions personnelles, le jugement se fortifie et s'affranchit.La vie intérieure se développe, et nous cultivons avec plus d\u2019amour le jardin secret où se passe la meilleure part de notre existence spirituelle.» Dans un essai sur cles formes de la vie de l\u2019esprit ».Focillon.Professeur au Collège de France, s'exprime ainsi: « .on dirait que notre conscience du passé a besoin de ces haltes.ou toute discordance s\u2019apaise, ou le cours du temps semble suspendu au-dessus d\u2019un horizon éternel.» Fiction et vérité dans l\u2019ordre humain!\u2026.\u2014\u2014Æ+\u2014 Ces nobles paroles méritent d\u2019être citées en de telles circonstances.Le bonheur ne consiste pas essentiellement dans la possession, \u2014 n\u2019est-on pas.quelquefois, dépouillé de son avoir par ceux qui en avaient assumé la garde! \u2014 1l se complaît plutôt dans la survivance d\u2019une œuvre durable et bienfaisante, si humble soit-elle.Parva domus.magna quies! L\u2019Université et les hopitaux auront été l\u2019œuvre principale de leur vie.au service du public.derrière le masque traditionnel de l'anonymat à égale distance de l'idéologie pure et du racisme étouffant.La véritable grandeur n\u2019est-elle pas dans la bienfaisance ?À ceux qui voient et qui pensent, je lègue ces quelques exemples.Qu'on les juge en tenant compte de leur long apprentissage.« Il n\u2019y a aucun métier, a écrit La Bruyère, qui n \u2018ait son apprentissage, et, en montant des moindres conditions jusqu'aux plus grandes, on rencontre dans toutes un temps pratique et d\u2019exercice qui prépare aux emplois.» Cet apprentissage, a-t-on dit, commence seulement dans nos écoles, il ne se développe et ne se complète qu\u2019en vivant, par l\u2019exemple, par l\u2019expérience.La Faculté de Médecine s\u2019honore de pratiquer, autant que possible, et depuis longtemps, ces habitudes pédagogiques qui servent à la formation des jeunes.Dorénavant, elle devra les intensifier, pourvu que l\u2019Université le veuille!.et le puisse! Elle ne saurait jouer le role du Minotaure.Quoi qu\u2019il en soit, souvenons-nous, avec Octave Mirbeau, que «l\u2019enseignement de l\u2019exemple est le seul qui entraîne, parce que l\u2019exemple est la vie au lieu d\u2019être la leçon.» Ad augusta per angusta.ALBERT LESAGE, Doyen de la Faculté de Médecine. CONGRES D\u2019OTTAWA - HULL + + Dans quelques semaines, le XV° Congrès de l'Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord! Quel progrès ces premiers jours de septembre marqueront-ils dans l\u2019histoire de notre Association?Dans tous les cas, cette nouvelle manifestation de la vigueur et de l\u2019avancement de la science des médecins de langue française sera le barème par lequel nous serons jugés.Formant un corps solide et prépondérant, les médecins canadiens- français de la province de Québec ne savent, ou trop facilement oublient, la concurrence que leurs confrères d\u2019Ontario, de l\u2019Est et de l'Ouest du Canada et de la Nouvelle-Angleterre ont à subir des médecins de formation anglaise.Notre valeur réelle, nous la connaissons.Tous les deux ans, notre Association nous permet un examen de conscience.nous donne des directives nouvelles ou meilleures que notre bulletin mensuel complète et consolide dans la suite.Mais quelle figure faisons-nous dans le monde scientifique?Dans quelle estime sommes-nous tenus par nos confrères de langue anglaise?Quelle position la province de Québec occupe-t-elle dans la médecine canadienne?Sûrement pas celle que nous méritons! Cette méconnaissance de notre valeur médicale, cette mésestime de notre habileté professionnelle sont la conséquence de notre apathie, de notre insouciance, de notre manque de personnalité et d\u2019extériorisation.Cette apathie, cette insouciance de notre part, d\u2019aucuns seraient peut-être tentés de les nier.Hélas! en faudrait-il d\u2019autres preuves que la présente nécessité de solliciter par notre journal l\u2019encouragement au Congrès de septembre?Des efforts requis pour aplanir les difficultés dans nos rangs, pour éviter les dissensions, les querelles de groupes et de factions?Nous portons en nous-mêmes les germes de notre propre défaite et nous ne serons forts et en état de vaincre que dans la mesure où nous nous serons conquis nous-mêmes.C\u2019est pourquoi votre Exécutif voudrait que le Congrès de septembre prochain l\u2019emportât sur tous les précédents.Il faudrait que dans la capitale du Dominion, dans la même ville où en juin dernier la Canadian Medical tenait ses assises, notre Association se manifestât de façon telle que ceux qui ont l'habitude des comparaisons puissent, en nous voyant, nous juger et reconnaître notre valeur.Mais un congrès n\u2019est pas une manifestation unilatérale, c\u2019est une manifestation conjointe, et la réussite la meilleure au point de vue organisation ne vaudrait rien sans une assistance nombreuse qui seule peut donner aux délibérations l'ampleur et l'importance BULLETIN nécessaires pour que l'impression à l'extérieur soit celle que nous méritons.Si l\u2019organisation du programme fut l\u2019œuvre de votre Exécutif, par contre la réussite de la réunion de septembre est votre chose à vous.C\u2019est l\u2019œuvre de chacun d\u2019entre vous qui, unités d\u2019une phalange scientifique, êtes seuls capables de la rendre, par le nombre, aussi importante et respectée que le méritent l\u2019œuvre qu'elle accomplit et les idées qu\u2019elle défend.Que le mot d\u2019ordre soit donc: « Ottawa-Hull en septembre prochain, assistance nombreuse et représentative! » Il faut que chaque membre puisse en son for intérieur se féliciter d\u2019être un artisan de la réussite.: Qi tous nous faisons notre devoir; si les considérations d\u2019ordre particulier et d\u2019intérêt local disparaissent pour faire place au souci de l\u2019avancement de notre Association et de notre perfectionnement ethnique; si tous, dans la mesure où nous en sommes capables, nous groupons nos énergies dans une même ambition et canalisons nos efforts vers un but commun, alors, et alors seulement, pourrons-nous dire à ceux qui nous regardent: Jugez-nous par ce que vous voyez.Voilà ce dont nous sommes capables! J.-H.LAPOINTE.LE Dr H.TURPIN, DE PARIS, AU CONGRES DE SEPTEMBRE, A OTTAWA Nous dvons le plaisir d\u2019annoncer que M.le docteur H.Turpin, professeur agrégé de la Faculté de Médecine de Paris, médecin de l'hôpital Beaujon, ancien élève du Professeur Sergent, sera un des invités officiels de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord, au Congrès de septembre.Que M.Turpin soit le bienvenu au Canada français.Nous espérons qu\u2019après le Congrès, M.Turpin voudra bien s\u2019arrêter et demeurer pendant quelques jours à Montréal et à Québec, avant de retourner en France.797 PROGRAMME SCIENTIFIQUE Avant-midi.Ulysse FORGET Donatien MARION J.-E.PERRAS Edmond PIETTE Pierre SMITH Horace VIAU Après-midi.Roma AMYOT François BADEAUX I.COTE J.-E.GENDREAU Oscar MERCIER Eugène SAINT-JACQUES Avant-midi.Albert BERTRAND A.BOHEMIER O.-E.CAZA J.-A.DENONCOURT Charles DUMONT et Georges DUMONT J.-E.GAULIN C.-E.GRIGNON Daniel LONGPRE J.Roméo PEPIN et Charles NADEAU Après-midi.Chevalier JACKSON et C.Lawrence JACKSON Sénateur Gustave LACASSE Albert LeSAGE R.-E.VALIN MARDI, LE 6 SEPTEMBRE Vision et accidents d\u2019automobile.Conception actuelle de l\u2019éclampsie.La radiothérapie des affections cutanées non cancéreuses.Les hémorragies utérines.Lever précoce en chirurgie abdomino-pelvienne.Diagnostic de l\u2019épilepsie par l\u2019épreuve de l\u2019eau.Les tremblements \u2014 Diagnostic clinique.Examen du fond de l\u2019æil comme moyen de diagnostic et de contrôle.L\u2019accidenté et son psychisme, le médecin et sa conduite à tenir.Radiothérapie profonde dans les cancers.Hydronéphroses latentes simulant des troubles digestifs.Diagnostic précoce du cancer de l\u2019estomac.MERCREDI, LE 7 SEPTEMBRE Nouvelles réactions de floculation pour le diagnostic rapide de la syphilis.Pathologie et thérapeutique de l\u2019individuel.(Le titre du travail sera donné ultérieurement.) Les hémorroïdes et leur traitement par les injections sclérosantes.Abdomen aigu., Traitement chirurgical de l\u2019impuissance chez l\u2019homme.Progrès de l\u2019insulino-thérapie.Alimentation artificielle du nourrisson.Les comas \u2014 diagnostic différentiel.Les tumeurs broncho-pulmonaires, bénignes et malignes.Médecine d\u2019Etat et assurance sociale.Le Syndrome angineux.500 thyroïdectomies.Quelques réflexions d\u2019ordre pratique. AU CONGRÉS OTTAWA - HULL 5, 6, 7, 8 septembre 1938 ee ++ POUR VOUS, MESDAMES Le programme scientifique du congrès de septembre a déjà paru et sera bientôt, dans sa forme définitive, envoyé à chaque membre de l\u2019Association.Nous voulons donner, ici, un apercu du programme d\u2019amusements, qui tout en gardant pour les médecins une importance relative intéresse tout particulièrement les dames des congressistes.Aux congrès précédents, l\u2019ouverture officielle avait lieu le premier Jour du congrès, et la nécessité de procéder immédiatement au programme scientifique suscitait de nombreux embêtements et de grandes difficultés.Cette année, l\u2019inauguration officielle aura lieu le lundi, 5 septembre, à neuf heures du soir, et pourra se dérouler avec toute l\u2019ampleur nécessaire.Toute l\u2019élite de la Capitale: épiscopat, magistrature, clergé, députation, etc, sera représentée, et les salons du Château Laurier auront, à cette occasion, un cachet de distinction, inoubliable pour celles qui n\u2019ont jamais participé à la vie sociale de la Capitale.Mardi matin, il y aura visite du Parlement, Chambre des Communes, Sénat, Bibliothèque, Tour de la Paix, Chapelle du Souvenir.Des guides courtois seront à la disposition des congressistes pour leur donner tous les renseignements requis.Le carillonneur, Percival Price, donnera durant l\u2019avant-midi un récital d\u2019œuvres tout spécialement choisies, sur le carillon de la Tour de la Paix.Dans l\u2019après-midi, une promenade en auto, autour de la ville, révélera toutes les beautés de la Capitale, à juste titre surnommée la Washington du Nord, ville que l\u2019architecte Greber, de Paris, dit devoir devenir «l\u2019une des plus belles au monde ».Cette promenade se terminera au club Ottawa Hunt Golf Club, où le thé sera servi dans un site idéal et enchanteur.Le soir, 11 y aura bal au Royal Ottawa Golf Club.Cette danse est tout spécialement organisée pour les jeunes qui accompagneront leurs parents.Le Royal Ottawa Golf Club est à quelques milles d'Ottawa, en pleine campagne et sur la rive Nord de la rivière; c\u2019est vous dire tout le charme qu\u2019une soirée de septembre peut donner dans un pareil décor.Mercredi, visite des musées, des Archives, de l\u2019Hôtel de la Monnaie, de la Commission Canadienne des Recherches Nationales, passant par le Rideau Hall, résidence du Gouverneur Général du Canada, le Parc Rockliffe, et se terminant aux baraques de la Police Montée du Canada. Un déjeuner offert par l\u2019Association aux congressistes et à leurs épouses réunira tout le monde au Château.L\u2019après-midi aura lieu le «garden party» au Country Club, Chemin d\u2019Aylmer.Le Country Club est peut-être l\u2019un des plus beaux au pays.Le terrain incomparable qui entoure le « club house », la rivière Ottawa que l\u2019on voit à proximité déroulant son sinueux cours, la profusion des jardins, des fleurs, la beauté ordonnée et le calme paisible qui caractérise une grande propriété anglaise, tout cela fait un cadre merveilleux pour un « garden party »., C\u2019est dans ce merveilleux décor que se noueront de nouvelles amitiés, que de vieilles connaissances se renouvelleront., et, dans la tiède chaleur du septembre canadien, le charme des toilettes féminines, se découpant sur le vert des pelouses et se mêlant aux mille couleurs des fleurs, formeront un spectacle que nul congressiste ne pourra oublier.Le soir aura lieu la réception du Président.Tous les congressistes deviennent alors les membres d\u2019une seule et même grande famille, l\u2019importance de l\u2019Association est réalisée par tous; les femmes partagent l\u2019enthousiasme de leur mari, la nécessité d\u2019une union étroite dans nos entreprises, d\u2019une grande solidarité professionnelle est réalisée par tous, et lors d\u2019un souper-buffet l\u2019enthousiasme se communique de l\u2019un à l\u2019autre, et déjà des projets s\u2019élaborent pour le prochain congrès.A onze heures et demie, il y aura une représentation spéciale au théâtre Laurier pour les congressistes.Des films spéciaux mettant en vedette les meilleurs artistes du cinéma français nous seront offerts par la direction du théâtre.Jeudi, journée libre.Femme ne serait point femme, s\u2019il ne lui fallait rendre visite aux magasins.A la fin de l\u2019après-midi, le thé sera servi, aux dames, sur la terrasse du Château Laurier, d\u2019où le coup d\u2019œil est magnifique et embrasse la colline du Parlement, le canal Rideau, la rivière Ottawa, la ville de Hull et la vallée de la Gatineau.Le soir, grand banquet et bal.Voilà, mesdames, un court aperçu de ce que vous aurez le loisir de faire lors de votre séjour dans la Capitale, à l\u2019occasion du Congrès.En plus des divertissements et attractions énumérés ci-haut, ceux qui voudront jouer au golf, au tennis, s\u2019adonner à la natation, obtiendront, sur simple demande, des cartes leur donnant libre accès aux différents clubs de la Capitale et des environs.L\u2019Exécutif a la conviction que votre visite dans la Capitale sera des plus agréables et espère vous avoir rendu la perspective de votre séjour parmi nous assez attrayant pour que nous ayons le grand honneur et le très vif plaisir de vous accueillir en même temps que vos maris, les 5, 6, 7 et 8 septembre prochain. Avant-midi.Antonio BARBEAU J.-H.CHARBONNEAU J.-C.DOUCET Edmond DUBE Albéric MARIN Alfred MOUSSEAU Jean SAUCIER J.-A.VIDAL Après-midi.J.-E.DUBE Wilder PENFIELD et William CONE A.PROVOST J.-E.SAMSON BULLETIN 799 JEUDI, LE 8 SEPTEMBRE Dystonies neuro-végétatives.Conceptions modernes \u2014 Maladies contagieuses.L\u2019éclectisme dans l\u2019anesthésie.Traitement moderne des brûlures.Chimio-vaccino-pyrétothérapie de la syphilis nerveuse.Gastroscomie.Note préliminaire sur le traitement de la chorée par l\u2019électro- pyrexie.Diagnostic précoce de la tuberculose pulmonaire.L\u2019hypertension artérielle.Traitement chirurgical de l\u2019hypertension artérielle.Le problème amygdalien.Les douleurs lombo-sacrées.+ ++ PROGRAMME POUR LES DAMES 9 heures du soir Matinée Après-midi Soir Matinée 12 heures 30 5 heures de l\u2019après-midi 9 heures du soir 11 heures du soir Matinée Co.5 heures de l\u2019après-midi 8 heures du soir LUNDI, LE 5 SEPTEMBRE SEANCE SOLENNELLE D'OUVERTURE.MARDI, LE 6 SEPTEMBRE Visite du Parlement, Sénat, etc.Concert du Carillon par Percival Price.Promenade en auto autour de la ville.Danse au Club de Golf Royal, Ottawa.MERCREDI, LE 7 SEPTEMBRE Visite des Archives, du Conseil National de Recherches, Hôtel de la Monnaze, etc.Déjeuner offert par la ville d\u2019Ottawa et Association, aur congressistes et a leurs dames.« Garden Party » au « Country Club ».Réception du Président.Cinéma français.JEUDI, LE 8 SEPTEMBRE Visite au camp de la Police Montée Manœuvres.Thé sur la Terrasse du Château Laurier.Banquet et Bal.Un comité spécial est formé, lequel s\u2019occupera des jeunes enfants MÉMOIRE + + LES FONCTIONS DU LOBE PRÉFRONTAL.Son rôle moteur homolatéral ! Par A.ROUQUIER, Professeur agrégé du Val-de-Grâce.Les fonctions de l\u2019aire prémotrice et du pôle préfrontal sont demeurées, jusqu\u2019à ces derniers temps, à peu près inconnues.Le plupart des médecins n\u2019ont conservé de leurs études, à leur sujet, que des notions fort vagues et imprécises.Ils se rappellent que, si le lobe préfrontal est plus développé chez l\u2019homme que dans la série animale, c\u2019est vraisemblablement parce que l\u2019homme est le plus intelligent de tous les êtres vivants.Ils savent tous qu\u2019une lésion étendue des circonvolutions préfrontales détermine un affaiblissement intellectuel considérable, voisin de celui de la paralysie générale, avec euphorie niaise ou moria.La plupart ont entendu parler de l\u2019ataxie décrite par Bruns en 1892 et qui s\u2019accompagnerait de ré- trolatéropulsion, de troubles de la marche, de la station debout et de la coordination des mouvements, analogues à ceux qu\u2019on observe chez les grands cérébelleux.Les plus instruits savent ce qu\u2019est la préhension forcée, décrite par Preyer en 1909; ils ont entendu parler de persévération tonique, de réaction dysmyo- tonique, d\u2019atonie statique, de troubles de l\u2019orientation spatiale, d\u2019asomatognosie, d\u2019apraxie des mains et de la marche, de parkinso- nisme, de tremblement homolatéral ou croisé.Tout cela est, à vrai dire, bien confus et bien touffu.Est-il possible d\u2019apporter quelque clarté dans l\u2019étude de ces fonctions?Nous allons essayer, nous appuyant surtout sur des recherches physiologiques et cliniques personnelles récentes de démontrer que c\u2019est parfaitement possible.La clinique et la physiologie ont, en ce 1.Travail original adressé à l\u2019Union Médicale du Canada en mars 1938.moment, pour la question qui nous intéresse, une grosse avance sur l\u2019anatomie normale et pathologique.Cela ne doit pas nous étonner.Si les circonvolutions préfrontales sont particulièrement développées chez l\u2019homme, si elles représentent environ 25% du poids total du cerveau, c\u2019est, le point de vue intellectuel mis à part, parce que l\u2019homme se tient debout, qu\u2019il possède des mains et des pieds dont les mouvements sont infiniment plus délicats et plus précis que ceux des extrémités des quadrupèdes ou des oiseaux par exemple, que ses veux et sa tête ont une mobilité, des mouvements plus rapides et mieux coordonnés que ceux de n'importe quel animal, c\u2019est enfin que les mouvements rapides, fins et précis exigent une régulation du tonus, une souplesse adéquates.En d\u2019autres termes, les circonvolutions préfrontales jouent un rôle d\u2019une importance capitale dans la statique de la tête et du tronc, le mécanisme des réflexes qui les fixent ou les régularisent.Elles font partie intégrale de l\u2019appareil vestibulaire qui est, bien plus que le vermis, l\u2019appareil de l\u2019équilibration.Leur action s\u2019exerce surtout sur l\u2019appareil vestibulaire correspondant.Elle est nettement à prédominance homolatérale comme l\u2019appareil vestibulaire.Leur action sur les muscles moteurs des extrémités, mains, pieds, doigts, orteils s\u2019exerce aussi du côté correspondant.Flle n\u2019est en rien comparable à celle de la frontale ascendante, de l\u2019aire motrice proprement dite, dont les lésions déterminent une véritable paralysie croisée, flasque ou spasmodique.Les circonvolutions préfrontales sont des centres moteurs secondaires qui perfection- ROUQUIER: LES FONCTIONS DU LOBE PRÉFRONTAL nent, en quelque sorte, en les adaptant à leur fin, les mouvements complexes, difficiles, rapides.Une lésion préfrontale se manifeste, en même temps que par la gêne des mouvements rapides et précis des mains et des pieds homo- latéraux, par une diminution de la force musculaire des membres du côté correspondant.Enfin, elle peut entraîner des troubles voisins de ceux qu\u2019on observe chez les parkinsoniens: amimie, facies figé, tremblement, hypertonie et roue dentée du côté malade, réaction dysmyotonique bilatérale, mais prédominant nettement du côté lésé.Nous laissons à dessein de côté pour le moment, les troubles de l\u2019orientation, l\u2019asomato- gnosie, l\u2019apraxie, syndromes qui ont une existence réelle, dont l\u2019étude a été fort bien faite depuis longtemps déjà, mais qui n\u2019ont, avec la systématisation que nous tentons de faire que des relations assez éloignées.Notions anatomiques Le lobe préfrontal comprend: 1° Les trois circonvolutions horizontales ou préfrontales; 2° le lobe orbitaire; 3° la face interne du lobe frontal sauf le lobule paracentral qui est en relation anatomique et fonctionnelle directe avec l\u2019aire motrice ou frontale ascendante.On sait que la circonvolution du corps calleux contribue à former la grande circonvolution limbique, en relation avec le sens de l\u2019olfaction.Ses connexions sont encore assez mal connues; ce que nous en savons d\u2019une façon certaine mérite incontestablement d\u2019être retenu tout comme ce qui, n\u2019étant pas encore absolument démontré ou discuté, paraît fort vraisemblable, puisque nous verrons comment 1l est possible, étant donné les résultats obtenus par l\u2019expérimentation et la clinique, d\u2019ébaucher une vue d\u2019ensemble des relations, systématisées ou non, des circonvolutions préfron- tales.Parmi les fibres d\u2019association de Meynert, il importe de retenir: 1° le faisceau de l\u2019ourlet du cingulum, sous-jacent à la grande circonvolution limbique et qui s\u2019étend, comme la 801 circonvolution elle-même, du lobe préfrontal à la partie antérieure du lobe temporo-occi- pital; 2° le faisceau longitudinal supérieur, qui, de l\u2019écorce du lobe préfrontal se rend à la fois à l\u2019écorce du lobe occipital et à celle du du lobe temporal; 3° le faisceau occipito-frontal qui, partant de l\u2019extrémité antérieure du lobe frontal, vient s\u2019irradier dans toute l\u2019étendue du lobe tem- poro-occipital; 4° le faisceau unciforme, qui, du lobe orbitaire se rend à la pointe du lobe temporal.Les fibres commissurales qui traversent le corps calleux, renferment certainement un contingent important de fibres qui réunissent des régions homologues du cerveau préfrontal.Le faisceau cortico-protubérantiel antérieur part de l\u2019écorce de la face orbitaire du lobe frontal et, par les noyaux du pont, la met en relation avec l'hémisphère cérébelleux du côté opposé.Les relations des circonvolutions préfron- tales avec les noyaux gris centraux ne sont pas les moins intéressantes.À dire vrai, elles ne semblent pas admises avec certitude par tous les anatomistes.Les fibres ascendantes qui, issues des noyaux vestibulaires ont formé le faisceau longitudinal postérieur ont pu être suivies par Frazer, puis par A.Van Gehuchten, Whitacker et Alexander jusqu\u2019à la couche optique, d\u2019où, par son pédicule antérieur, elles pourraient atteindre l\u2019écorce préfrontale.Von Monakow et Minkowski considéraient eux- mêmes le lobe frontal comme la zone corticale de projection du système vestibulaire.Mises en évidence chez le lapin par Coenen, étudiées par Minkowski, les relations anatomiques de l\u2019écorce préfrontale et du noyau caudé paraissent fort probables.L'existence de fibres fronto-lenticulaires, mises en doute par Foix et Nicolesco, est certaine pour Minkowski.Il ne faut jamais raisonner « à priori » lorsqu\u2019il s\u2019agit de questions biologiques.Etant donné, d\u2019une part, le volume des circonvolutions préfrontales et celui des noyaux gris 802 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 centraux, d'autre part, leurs situations respectives, il serait bien étonnant que les cellules qui les forment ne soient pas mises en relation par les fibres qui en émanent.Il est infiniment probable, d\u2019autre part, puisqu\u2019on ne peut établir ni expérimentalement ni par la clinique de localisations précises au niveau de la majeure partie du lobe qui nous occupe, que les fibres issues de ces neurones ne se réunissent pas, pour la plupart, en faisceaux, ce qui rend l\u2019étude de leurs dégénérescences particulièrement difficile, pour ne pas dire impossible.I] n\u2019y a enfin que des analogies lointaines entre les animaux chez lesquels cette étude a pu être tentée et l\u2019homme lui-même, tout particulièrement en ce qui concerne les circonvolutions préfrontales.La cytoarchitectonie, si elle distingue nettement la frontale ascendante du lobe frontal (zone giganto-pyramidale), n\u2019apporte, pour le moment, à l\u2019étude qui nous intéresse qu\u2019une assez maigre contribution.La zone pédiculo- frontale qui correspond au type 1 d\u2019Economo, a une structure analogue à celle de l\u2019aire motrice proprement dite; elle est simplement moins riche en cellules de Betz et est, comme elle, dépourvue de couche granulaire interne, dont les petits éléments ganglionnaires, arrondis ou polymorphes, sont remplacés par des cellules pyramidales triangulaires.Chacun se rappelle que le pied de la deuxième circonvolution frontale est un centre moteur proprement dit, dont l\u2019excitation expérimentale détermine la déviation conjuguée de la tête et des yeux du côté opposé, et que le pied de la 3e frontale ou centre de Broca, joue un rôle important dans l\u2019articulation des mots et le langage parlé.La zone médio- frontale présente les caractères histologiques du type 2 d\u2019Economo, caractérisé par deux couches granuleuses.La zone téléfrontale ou pôle préfrontal, comme le pôle occipital, se distingue surtout par la moindre épaisseur des couches granulaires contrastant avec la densité cellulaire.Terminons, en rappelant que Econo- mo et Koskinas distinguent, au niveau du lobe frontal, y compris la frontale ascendante, 14 champs principaux avec 12 variantes.Notions physiologiques Autrement importants sont, pour la solution des questions qui nous oceupent, les résultats obtenus déjà depuis longtemps, mais surtout dans ces dernières années, par la méthode expérimentale, en particulier par Delmas-Mar- salet; Austregesilo et Borges-Fortes.Exner, Brown Sequard, Wertheimer et Lepage ont depuis longtemps montré que, chez certains mammifères inférieurs, comme le lapin, l\u2019excitation électrique de la partie antérieure du cerveau détermine des mouvements des membres du côté excité.Chez les carnivores, les réactions motrices sont plus nombreuses et plus différenciées; elles sont croisées, par rapport à l'hémisphère excité: mouvements contre-latéraux et d\u2019une grande amplitude de rétraction; abduction, contraction et élévation de l\u2019épaule avec flexion simultanée de la patte.Chez le singe, on obtient facilement des réactions contro-latérales infiniment plus différenciées: mouvements de pronation et de supination, abduction et adduction du pouce, mouvements isolés de chacun des doigts, exception faite de l\u2019annulaire (Ferrier, Hitzig, Horsley, Sherrington et ses collaborateurs, ete.) C\u2019est chez l\u2019homme que l\u2019excitation électrique de l\u2019aire motrice, au cours d\u2019interventions chirurgicales, a pu mettre en évidence les mouvements délicats (Cushing, Krauss, Forster).Ils sont toujours croisés.Il semble bien donc que, au fur et à mesure que le cerveau antérieur acquiert un développement et une complexité croissante, les centres moteurs dont l\u2019action est d\u2019abord homolatérale et la topographie 1mprécise, se rassemblent et que leur action devient croisée.Est-ce à dire qu\u2019il ne persiste pas, en avant de l\u2019aire motrice proprement dite, des centres secondaires, à action diffuse, inexcitables ou peu excitables et dont l\u2019action demeure surtout homolatérale?Il nous semble bien que la méthode expérimentale comparée, en rendant évidente une différenciation d\u2019autant plus poussée que l\u2019on s\u2019élève davantage dans l\u2019échelle des êtres vivants, confirme les résultats ROUQUIER: LES FONCTIONS DU LOBE PRÉFRONTAL de l\u2019observation clinique.Il y a, en avant de la zone motrice proprement dite, des centres de perfectionnement beaucoup plus développés chez l\u2019homme que chez les animaux et dont l\u2019action demeure surtout homolatérale, comme l\u2019était celle des centres moteurs des mammifères inférieurs, du lapin par exemple.Dès 1870, Fritsch et Hitzig avaient signalé que chez le chien l\u2019excitation de points situés en avant de l\u2019aire motrice proprement dite (gyrus sigmoïde) déterminait des mouvements d\u2019ensemble des muscles du tronc, sans qu\u2019il fût possible de stimuler isolément ces divers muscles.Munk, par excitation de la même zone, a provoqué une courbure totale du rachis dont la concavité est opposée au côté du cerveau excité.Rothmann établit que ces mouvements d\u2019excitation de la musculature du tronc, déterminant la plicature, étaient tout à fait distincts de ceux que provoque l\u2019excitation du gyrus sigmoide.C\u2019est Ferrier qui, le premier, en 1873, excitant chez le chien l\u2019« area frontalis agranula- ris» (F1 et F2) obtint, du côté opposé, la déviation conjuguée de la tête et des yeux avec élévation des paupières et dilatation des pupilles.Les études de Horsley et Schaffer, Be- vor et Horsley, Ferrier, Sherington, ont démontré que, chez les petits singes, le centre qui provoque cette déviation se trouve au niveau du pied de F2.D\u2019après Forster, chez l\u2019homme, 1l occupe la base de F1 et F2.L\u2019excitation de ce centre détermine une agitation tonico-clonique des membres du même côté, une déviation oculaire du côté opposé.Il faut pour obtenir un mouvement, des courants assez élevés; les mouvements obtenus s\u2019exécutent avec une certaine lenteur et il est impossible d\u2019obtenir des mouvements isolés de tel ou tel muscle ou de tel ou tel groupe musculaire, ce qui est possible au niveau de aire motrice proprement dite.Delmas-Marsalet a montré que l\u2019injection de bulbocapnine qui produit la catatonie, empêche la production de ces mouvements chez les chiens, alors qu\u2019elle n\u2019abolit pas ceux que détermine l\u2019excitation de la zone motrice.Rizzolo a établi que la chronaxie de ces cen- 803 tres préfrontaux était beaucoup plus élevée que celle de la circonvolution prérolandique.Munk, Grosglik et Rothmann ont montré que la destruction des circonvolutions prémo- trices détermine, chez le chien, une incurvation de la tête et du tronc du côté lésé, assez souvent accompagnée de mouvements de rotation ou de manège du même côté.Delmas- Marsalet a reproduit leurs expériences en déterminant expérimentalement des lésions de ce qu\u2019il appelle le carrefour frontal antérieur, c\u2019est-à-dire l'intersection des fibres calleuses frontales et de la voie fronto-pontique.Il a montré que, chez les animaux dont la lésion n\u2019était pas suffisante pour déterminer l\u2019apparition de mouvements de manège, l'ivresse cocaïnique les faisait apparaître, en supprimant sans doute le contrôle de ce qui reste des centres corticaux.D\u2019autre part, en faisant tourner sur le fauteuil de Barany les animaux opérés, il a obtenu des mouvements de manège du côté lésé, lorsque la giration s\u2019effectuait dans ce sens.Il n\u2019en a pas obtenu, lorsqu\u2019elle s\u2019effectuait du côté opposé; ou si elle était très prolongée et la lésion très grosse, en a obtenu dans le sens du côté opéré.La cocaïnisation des labyrinthes chez les chiens opérés d\u2019un seul côté détermine toujours un mouvement de manège de ce côté, quel que soit le labyrinthe supprimé par l\u2019anesthésique.Il semble bien que ce soit l\u2019incurvation de la tête et du tronc du côté lésé qui détermine le mouvement de manège.Ce dernier, pour Muskens, n\u2019est que l\u2019exagération active d\u2019une attitude anormale qui peut n\u2019être que passagère.C\u2019est l\u2019opinion de Delmas-Marsalet et c\u2019est aussi la nôtre.On obtient facilement, chez le chien, des mouvements de manège en réalisant artificiellement, à l\u2019aide d\u2019un appareil plâtré, une plicature du cou et du tronc (Delmas-Marsalet).Gerstmann a beaucoup insisté sur la tendance à la rotation du côté du lobe malade observée chez des sujets atteints de tumeur préfrontale (Drehtendenz).Nous allons, dans quelques instants, dire que nous avons très fréquemment vu, chez un très grand nombre de blessés de la région pré- frontale chez lesquels l\u2019occlusion des yeux dé- 804 terminait l\u2019inclinaison de la tête et du tronc du côté lésé, la rotation sur le fauteuil tournant provoquer, quand elle était prolongée et faite de ce côté, non seulement la déviation post-giratoire de Delmas-Marsalet, mais une ébauche de manège, dans le sens du côté lésé.Mingazzini et Polimanti, en réséquant chez des animaux ce qui correspond au lobe pré- frontal chez l\u2019homme, ont déterminé l\u2019atrophie de l'hémisphère cérébelleux opposé.Austregesilo et Borges Fortes ont reproduit les expériences de Delmas-Marsalet et obtenu, à peu de chose près, les mêmes résultats.Notons simplement qu\u2019ils ont constaté, outre les troubles plus haut décrits, de l\u2019hypotonie musculaire du côté opposé à l\u2019intervention, intéressant le tronc et les membres et de l\u2019hypertonie du côté correspondant.Barraquer a piqué, chez des pigeons, le lobe préfrontal; les animaux opérés ne retrouvaient plus leur colombier, ayant perdu le sens de l'orientation.Il semble bien, en résumé, résulter de ces expériences: 1° Qu\u2019une lésion expérimentale du pôle pré- frontal détermine, chez le pigeon, des troubles importants de l\u2019orientation; 2° Qu\u2019une excitation de l\u2019aire prémotrice, les mouvements conjugués des yeux mis à part, provoque chez le chien, une courbure de la tête et du tronc à concavité dirigée du côté opposé à l'hémisphère excité; 3° Qu\u2019une lésion expérimentale du carrefour préfrontal entraîne, chez le même animal, une tendance à tourner du côté de la lésion.4° Que la cocaïnisation des labyrinthes, quel que soit le côté anesthésié, provoque, chez l\u2019animal dont le carrefour préfrontal a été lésé, une rotation de ce côté, mettant d\u2019une façon incontestable en évidence l\u2019influence des impressions labyrinthiques périphériques sur les centres de la statique de la tête et du tronc; 5° Que la giration vers le côté lésé, entraîne chez l\u2019animal des mouvements de manège de ce côté, alors que celle qui s\u2019effectue vers le côté L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.août 1938 opposé n\u2019en provoque pas ou en détermine en direction du côté lésé; 6° Que la destruction du pôle préfrontal entraîne, chez le chien, l\u2019atrophie de l\u2019hémisphère cérébelleux opposé; 7° Que sa résection provoque l\u2019hypertonie du côté correspondant.Observations cliniques.Leur interprétation Nous avons, en 18 mois, observé soixante lésions traumatiques unilatérales des circonvolutions préfrontales, en particulier des circonvolutions horizontales et du lobe orbitaire Nous n\u2019avons pas pu, pendant cette période, faire opérer de tumeur de cette région, bien que nous en ayons observé quelques-unes.Mais nous connaissons des observations inédites de tumeurs opérées, dont le diagnostic a été fait grâce aux signes cliniques dont il va être question.Nous nous permettons, en passant, de faire remarquer que, pour ce qui concerne la séméiologie préfrontale, plus peut-être que pour d\u2019autres parties du revêtement cortical, les tumeurs sont un très mauvais sujet d\u2019étude à cause du retentissement à distance qu\u2019elles sont susceptibles de déterminer par leur volume, l\u2019hypertension cranienne, l\u2019ædème qui peut les accompagner, ete.Il suffit, par exemple, que la frontale ascendante dont on connaît la sensibilité, soit légèrement intéressée pour que tous les troubles vestibulaires soient complètement modifiés: chez les sujets atteints de lésions préfrontales minimes, le bras du côté de la lésion dévie en dehors, lorsqu\u2019on provoque l\u2019occlusion des yeux; les deux bras étendus dévient parallèlement du même côté, lorsque la lésion est peu importante; si la frontale ascendante est elle-même touchée, les bras dévient tous les deux du côté opposé.Chez un très grand nombre de nos blessés, dont la lésion a été vérifiée lors de l\u2019intervention, qu'il s\u2019agisse de blessures de guerre ou de traumatismes récents, la blessure était, au contraire, tout à fait comparable à une lésion expérimentale plus ou moins localisée selon les cas. ROUQUIER: LES FONCTIONS DU LOBE PRÉFRONTAL Les troubles que nous avons constatés, peuvent, d\u2019une façon schématique être divisés en trois groupes.Nous verrons comment leur association permet de faire facilement le diagnostic de lésion préfrontale.Ce sont: 1° Du côté correspondant à la lésion, une diminution appréciable de la force musculaire mise en évidence par les manœuvres de Min- gazzini et de Barré au membre inférieur (chute progressive de la cuisse et de la jambe, le sujet étant placé sur le dos, en position gynécologique, ou chute de la jambe fléchie à angle droit sur la cuisse, le malade se trouvant dans le décubitus ventral, ou par la chute du bras étendu).A cette diminution de la force musculaire, se superpose une gêne considérable des mouvements rapides et précis des doigts, des mains, des orteils et des pieds, toujours du côté de l\u2019hémisphère lésé (flexion, extension, adduction et abduction des doigts qui se fléchissent simultanément et non pas séparément et avec souplesse, par comparaison avec le côté opposé, et qui le font plus lentement, plus difficilement; flexion et extension des orteils, flexion dorsale et extention successives du pied, qui peut tomber en varus équin, sans cependant qu\u2019il existe de l\u2019hypotonie des muscles de la loge antéro-externe de la jambe).À cette diminution de la force musculaire, à la gêne des mouvements rapides des extrémités, se superpose une légère hypertonie des membres correspondants avec modification du réflexe rotulien et du stylo-radial, les seuls à rechercher chez ces sujets; le seuil en est plus bas qu\u2019à l\u2019état normal et le mouvement provoqué d\u2019une amplitude moins grande.L\u2019étude des réactions électriques montre souvent une légère hyperexcitabilité galvano-faradique de ce côté; dans les formes les plus graves, s\u2019y substitue une réaction dysmyotonique identique à celle qui s\u2019observe chez les parkinsoniens.On peut rencontrer une légère exagération du réflexe de posture du jambier antérieur; elle est beaucoup moins marquée que chez les malades dont il vient d\u2019être question.En revanche, l\u2019hyperexcitabilité mécanique des muscles larges (signes des fessiers, du pecto- 805 ral, du frontal) s\u2019observe tout comme chez les parkinsoniens, à la période initiale, mais sans troubles vaso-moteurs cutanés importants.2° D\u2019importants troubles vestibulaires, toujours du côté de la lésion si tant est qu'on puisse parler de troubles unilatéraux, lorsqu\u2019il s\u2019agit de troubles vestibulaires, se superposent aux troubles moteurs et aux troubles du tonus musculaire intéressant les membres correspondants au lobe lésé.Les troubles de la statique de la tête et du tronc sont, à vrai dire, beaucoup plus accusés que chez les sujets présentant une simple lésion labyrinthique périphérique.Très souvent, le sujet accuse une latéropulsion spontanée, une déviation de la marche, les yeux ouverts; il se sent constamment attiré, lorsqu\u2019il se déplace, du côté du lobe lésé.« Dans la rue, m\u2019ont dit plusieurs blessés du lobe droit, par exemple, je ne peux jamais avoir le trottoir à ma droite, parce que je descendrais sur la chaussée; je m\u2019arrange pour avoir constamment les murs à ma droite.» Quand les yeux sont ouverts la tête s\u2019incline parfois légèrement sur l\u2019épaule du côté lésé, mais c\u2019est l\u2019occlusion des yeux, la suppression de la béquille oculaire qui fait apparaître l\u2019inclinaison de la tête et du tronc de ce côté; dans les formes graves, elle peut s'accompagner d\u2019une véritable trépidation sur le membre inférieur correspondant, d\u2019une violente latéropulsion qui provoquerait la chute, si le sujet n\u2019était pas soutenu et n\u2019ouvrait pas les yeux.S'il étend les deux bras parallèlement, l\u2019inclinaison peut être rendue plus apparente.Le bras correspondant au côté lésé dévie habituellement en dehors; dans les cas graves le bras opposé dévie lui-même parallèlement du même côté.L\u2019épreuve de l\u2019indication, lorsque la lésion est bien unilatérale et qu\u2019il n\u2019y a aucun phénomène de compression surajouté, est nettement positive en dehors avec le bras correspondant au lobe malade.Elle ne l\u2019est pas avec l\u2019index opposé.La déviation se fait exactement comme chez les sujets atteints d\u2019une affection labyrinthique périphérique et nous ne croyons pas qu\u2019il soit possible de distin- 806 guer une déviation de l\u2019index de type frontal, comme Los I£ric Moberg a tenté de le faire.Le sujet, les yeux fermés, dévie habituellement, en marchant, du côté lésé; cette déviation est parfois très accentuée.Les diverses épreuves du fauteuil tournant fournissent des résultats intéressants.Dans un très grand nombre de cas, la giration plus ou moins prolongée détermine l\u2019inclinaison de la tête et du tronc du côté lésé, quel qu\u2019en soit le sens; l\u2019inclinaison est suivie de chute de ce côté, si elle est suffisamment prolongée.Elle se produit parfois au bout de deux ou trois tours et à une cadence très lente.La rotation du côté du lobe lésé détermine une déviation des bras conforme à la règle, beaucoup plus accusée que celle que provoque, pour un même nombre de tours, et dans le même temps, la rotation du côté opposé.Le nystagmus post-giratoire est conforme à la règle, c\u2019est-à-dire que la secousse rapide se fait du côté opposé à celui vers lequel dévient les bras, par conséquent du côté opposé à la giration.Les réactions nystagmiques sont, chez ces sujets, d\u2019une étude particulièrement difficile, la giration étant habituellement mal tolérée.Chez ceux qui tombent du côté lésé après quelques tours, il ne saurait être question de comparer les résultats obtenus dans les deux sens; 1l en est à peu près de même chez ceux dont l\u2019équilibre est profondément troublé après giration.C\u2019est sans doute la raison pour laquelle des réactions nystagmiques nous ont paru sensiblement égales, dans un très grand nombre de cas, comme elles avaient paru égales, chez les chiens qu\u2019il avait opérés, à Delmas-Marsalet.Chez un de nos sujets, qui présentait à l\u2019intervention chirurgicale, un effilochage vertical intéressant la partie movenne des circonvolutions horizontales, qui n\u2019accusait absolument aucun trouble fonctionnel, chez lequel il n\u2019y avait aucune déviation statique ou dynamique de l\u2019index, et chez lequel la giration était admirablement tolérée, nous avons constaté, pour 20 tours par exemple, à la même cadence, que la déviation provoquée des bras était beaucoup plus accentuée, quand la giration s\u2019effectuait du côté lésé, le nystagmus L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 était deux fois plus long que celui que déterminait la rotation du côté opposé.Nous avons fréquemment constaté la déviation post-giratoire de la marche de Del- mas-Marsalet, la tête du sujet étant fléchie à 30° en position d\u2019excitation du canal horizontal.Comme nos autres constatations, elle montre que chez l\u2019homme, une lésion préfron- tale détermine des troubles analogues à ceux qu\u2019on obtient expérimentalement chez l\u2019animal, bien que moins facile à mettre en évidence.Elle confirme le résultat des observations cliniques de Gerstmann, antérieures aux nôtres, qui a constaté, chez des sujets atteints de tumeurs préfrontales, une tendance à tourner du côté de la lésion, la chute se faisant du côté opposé.Ajoutons, à ce propos, que nous connaissons une observation inédite de tumeur préfrontale opérée, avec crises d\u2019épilepsie précédées d\u2019une aura comportant deux ou trois mouvements de manège ou pirouettes effectués du côté de la lésion.Nous répétons que nous avons vu certains de nos blessés ébaucher, après giration, lorsqu\u2019ils se mettaient debout, un mouvement de pirouette du côté de la lésion.L\u2019étude du vertige voltaïque est, à notre avis, chez ces sujets, d\u2019une importance encore plus grande que celle des conséquences de la giration, parce qu\u2019elle est moins pénible et qu\u2019elle fournit des résultats identiques.Chez le plus grand nombre de nos sujets, l\u2019inclinaison, la rotation de la tête, l\u2019inclinaison du trone se font, quelle que soit la position de l\u2019anode, du côté du lobe lésé, sous une intensité très inférieure à celle qui est nécessaire pour obtenir les mêmes résultats à l\u2019état normal (parfois 0.5, 0.2 et 0.1 milli- amp.).Lorsque la lésion est minime, le vertige est normal et l\u2019inclinaison se fait du côté de l\u2019anode; mais, en pareil cas, elle se fait du côté lésé avec un courant d\u2019une intensité très inférieure a celle qui est nécessaire pour l\u2019obtenir du côté opposé.Le seuil du nystagmus rotatoire provoqué par le courant électrique ne nous à pas paru modifié.Son étude n'offre d\u2019ailleurs, pour les malades qui nous occupent, ROUQUIER: LES FONCTIONS DU LOBE PREFRONTAL qu\u2019un intérêt très relatif.Il en est de même, à notre avis, de celle du réflexe nystagmique calorique.L\u2019état respectif et le degré d\u2019excitabilité du canal horizontal ou des canaux verticaux n\u2019ont ici qu\u2019une importance minime.Chez des sujets absolument indemnes de toute lésion de la 8e paire ou de la fosse postérieure, comme tous ceux qui ont fait l\u2019objet de cette étude, nous avons cependant facilement mis en évidence des perturbations du réflexe calorique.Elles semblent plus particulièrement marquées, lorsque le traumatisme est récent.Chez un de nos sujets, par exemple, blessé à la partie antérieure du lobe droit, l\u2019irrigation du tympan droit avec de l\u2019eau à 21° déterminait un nystagmus gauche de très longue durée, avec des mouvements incoordonnés, une véritable ataxie des globes oculaires, alors que l'irrigation du tympan gauche, dans les mêmes conditions, ne provoquait qu'un nystagmus droit beaucoup moins prolongé.Nous avons constaté, chez deux autres de nos sujets une asymétrie analogue, bien que moins accusée, des réactions nystagmiques caloriques froides.On sait que le nystagmus spontané a été depuis longtemps signalé chez des malades porteurs de lésions préfrontales.Dans le cas de tumeurs, on peut évidemment se demander s\u2019il n\u2019est pas la conséquence de l\u2019hypertension.Sur 60 blessés, nous ne l\u2019avons constaté qu\u2019une fois, horizontal, en position extrême droite ou gauche.3° Aux troubles moteurs et aux troubles vestibulaires, se superposent encore, du côté correspondant du lobe 1ésé, non seulement l\u2019hypertonie dont il a déjà été question, avec simple hyperexcitabilité électrique ou mécanique ou réaction dysmyotonique, mais encore un tremblement statique de type identique à celui qu\u2019on observe chez les parkinsoniens.Il apparaît dans une attitude fatigante, est exagéré par l\u2019émotion, le refroidissement, cesse pendant l\u2019exécution du mouvement, reparaît avec une amplitude augmentée lorsque le doigt ayant atteint le bout du nez, s\u2019y maintient un moment.807 Avec la réaction dysmyotonique, l\u2019hyperex- citabilité mécanique des membres, il appartient au groupe des symptômes qu\u2019on observe chez les parkinsoniens, sujets chez lesquels il est classique d\u2019admettre que les troubles sont la conséquence de lésions d\u2019un système moteur très mal connu, mais distinct du système pyramidal et de l\u2019appareil cérébelleux: le système extrapyramidal.Si nous en connaissons fort mal l\u2019anatomie, il est incontestable que les noyaux gris centraux, en particulier le Pallidum et le locus niger en font partie, puisque leurs lésions sont constantes chez les parkinsoniens.Nous avons énuméré plus haut les sérieuses raisons qui permettent d\u2019affirmer des relations anatomiques directes entre les circonvolutions préfrontales d\u2019une part, les noyaux lenticulaires et caudés de l\u2019autre.Les lésions préfron- tales pour Lhermitte, Donaggio sont constantes chez les parkinsoniens.Comme bien d\u2019autres, nous avons été frappés par l\u2019aspect figé de ces malades, la lenteur de leurs mouvements, la pauvreté d\u2019expression de leur physionomie, leur akinésie, leur bradyphrénie.A tous ces signes, s\u2019ajoutent ceux, encore plus frappants et plus accusés, que nous venons d\u2019entrevoir sur les membres du côté correspondant à la lésion.Il est infiniment probable que le système moteur extrapyramidal commence au niveau de l\u2019écorce préfrontale.Il est distinct du systéme pyramidal, moins systématisé; les perturbations en sont encore plus difficiles à mettre en évidence.Il est aussi important que lui.La préhension forcée, quelle que soit l\u2019interprétation qu\u2019on ait cherché à lui donner, même si elle comporte un élément purement psychique, n\u2019est possible qu\u2019avec une persévération tonique, une persistance de la contraction musculaire, analogue à celle qu\u2019on observe chez les thomséniens ou chez les sujets atteints de myotonie atrophique.La réaction dysmyotonique des parkinsoniens ou des préfrontaux est elle-même déjà une persévération tonique, distincte, mais voisine de la réaction myotonique, puisqu'elle est caractérisée par la lenteur de la décontraction. 808 entrecoupée d\u2019alternatives de contraction et de décontraction.Du côté correspondant au lobe lésé, nous avons assez souvent, dans les formes graves, mis en évidence, par le signe du biceps, la contracture intentionnelle, le spasme d\u2019action, l\u2019hypertonie d\u2019effort, la persévération tonique dont la préhension forcée, qui ne se rencontre que chez de très grands malades, est une simple exagération.* * Tels sont les faits cliniques.Nous n\u2019insisterons pas, pour ce qui concerne les troubles de la statique de la tête et du tronc, les résultats des épreuves giratoires, du vertige voltaïque, la marche aveugle, les mouvements de manège du côté lésé, sur les incontestables analogies qui existent entre les résultats expérimentaux obtenus chez l\u2019animal et les constatations faites chez nos malades, comme chez ceux de Gerstmann ou de Delmas-Marsalet.Barré lui-même, Clovis Vincent ont signalé chez ceux qu\u2019ils ont observé, la rétropulsion et la latéropulsion, qui ne semblent pas être précisément «la conséquence d\u2019une action mécanique exercée par la tumeur sur le noyau rouge », pour de multiples raisons.Il est infiniment probable que, des noyaux vestibulaires, les impulsions émanant de l\u2019appareil périphérique, atteignent la couche optique et, de là, l\u2019écorce préfrontale.Une lésion de cette dernière détermine des troubles qui ressemblent étrangement à ceux que provoque une lésion déficitaire de l\u2019appareil vestibulaire périphérique.Comment, pour ce qui concerne la statique de la tête et du tronc, les mouvements de manège du côté lésé, son action peut- elle atteindre les muscles, provoquer la trépidation sur les membres du côté lésé?Nous savons, d\u2019après les travaux de Pachon et de Delmas-Marsalet, qu\u2019une lésion expérimentale du noyau caudé, détermine, chez le chien, une incurvation importante du cou et du trone du côté opéré.L\u2019animal est incapable de se diriger du côté où est tourné son museau.De temps en temps, surviennent des paroxysmes L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.août 1938 au cours desquels le sujet exécute des mouvements forcés de rotation de ce côté.Muskens, Delmas-Marsalet et ses collaborateurs Ber- gouignan et Verger ont montré que la lésion localisée d\u2019un noyau lenticulaire donne encore un fort mouvement de manège spontané et une forte plicature du cou et du rachis vers le côté du noyau lésé.Les mouvements de manège sont très accentués.Les voies descendantes émanant des circonvolutions préfron- tales pourraient bien passer par le noyau caudé et le noyau lenticulaire dons les relations avec elles semblent certaines (Coenen, Minkowski).Muskens considère le corps strié comme un centre supra-vestibulaire important.C\u2019est l\u2019occlusion des yeux qui, chez l\u2019homme, détermine ces troubles ou en provoque l\u2019exacerbation.Nous avons précédemment insisté sur l\u2019importance des troubles qu\u2019entraîne la suppression de la béquille oculaire, des impressions visuelles qui suppléent à l\u2019insuffisance des réflexes à point de départ préfrontal et qui jouent un rôle capital dans la physiologie normale et pathologique de la station debout, la statique de la tête et du tronc.Mais le faisceau occipito-frontal, le faisceau longitudinal supérieur, le faisceau de l\u2019ourlet, depuis longtemps connus, n\u2019assurent-ils pas d'importantes connexions entre l\u2019écorce frontale et la sphère visuelle?Anatomiquement, ces relations ne font aucun doute; cliniquement, le déficit fonctionnel du lobe préfrontal en ce qui concerne la statique de la tête et du tronc, la rectitude de la marche, l\u2019équilibre corporel, apparaissent surtout lorsque les impressions inconscientes réfléchies de la rétine par l\u2019écorce calcarine sont supprimées.Plus difficile nous semble l\u2019explication de la diminution de la force musculaire des membres correspondant au côté lésé et la gêne des mouvements rapides et délicats des extrémités.Nous ne pouvons, pour l\u2019expliquer, invoquer une lésion du faisceau pyramidal croisé ni du faisceau pyramidal direct, dont les fibres s\u2019entrecroisent au niveau de la moelle.Nous n\u2019avons jamais constaté, chez nos sujets, les signes classiques d\u2019irritation pyramidale; remarquons en passant que Hautant ROUQUIER: LES FONCTIONS DU LOBE PRÉFRONTAL a déjà signalé chez des sujets atteints de lésions vestibulaires périphériques, que le bras s\u2019abaissait en même temps qu\u2019il déviait en dehors.La giration prolongée, dans le sens des aiguilles d\u2019une montre, détermine à l\u2019état normal l\u2019inclinaison de la tête et du trone du côté gauche, l\u2019abaissement et la déviation du bras de ce côté.Il s\u2019agit là d\u2019un réflexe vestibulaire.Nous commençons à connaître |: complexité de ces derniers.Ce qui est certain, c\u2019est que l\u2019appareil de la statique de la tête et du tronc, de l\u2019équilibration, qui ne peut, à notre avis, être séparé anatomiquement, cliniquement et physiologiquement de l\u2019appareil vestibulaire proprement dit, est infiniment plus important qu\u2019on ne le supposait, que son fonc- 809 tionnement met en jeu toute une série d\u2019organes et de systémes dont les relations peuvent être, d\u2019ores et déjà, entrevues.Terminons en disant qu\u2019on sait depuis longtemps que la résection unilatérale des circonvolutions préfrontales détermine, chez des su- Jets présentant de gros troubles de l\u2019équilibration et de la marche, pouvant aller jusqu\u2019à l\u2019astasie-abasie trépidante, l\u2019amélioration ou la disparition de ces derniers.Il semble que les lésions irritatives aient des conséquences plus graves que leur suppression !.1.Nous avons à dessein laissé de côté, dans cette étude, les signes cérébelleux (hypermétrie, dysmétrie) que nous n\u2019avons observés, du côté opposé à la lésion que chez deux de nos sujets. RECUEIL DE FAITS + + ULCÉRATIONS SYPHILOÏDES À STRUCTURE HISTOLOGIQUE D\u2019ÉPITHÉLIOMA SPINO-CELLULAIRE, GUÉRISSANT PAR LE TRAITEMENT ANTI-SYPHILITIQUE Par Albéric MARIN et A.BERNIER.Nous désirons ajouter cette observation à quelques autres qui ont été présentées et discutées à la Société Française de Dermatologie.En mars 1935, Kolopp (Strasbourg) puis Touraine, Solente, Thibault, Pinard rapportèrent des observations de syphilitiques porteurs d\u2019épithéliomas cutanés, dont la nature histologique fut contrôlée par le microscope, qui virent leur cancer disparaître à la suite d\u2019un traitement anti-syphilitique.Il s\u2019agit dans notre cas d\u2019une double lésion cutanée, chez un luétique, à point de départ commissural, d\u2019aspect clinique syphiioïde mais dont l\u2019examen histologique révéla une structure épithéliomateuse et que fit disparaître le traitement anti-luétique.Nous produisons les photographies du malade avec les microphotographies des biopsies.Signalons que ce phénomène est extrêmement rare.Quelques faits analogues seulement ont été publiés jusqu\u2019ieli.Observation.A.L., 50 ans (Dossier n° 9433/37) est admis dans notre service, le 23 novembre 1937, pour des ulcérations de la face dont le début remonte à mai 1937.Il est porteur de deux lésions, symétriquement disposées, à point de départ commissural et s\u2019étendant vers les joues.Celle de gauche de 3 semaines plus ancienne que la droite, se présente comme une ulcération arrondie, à contours polycycliques nettement dessinés, du diamètre de 5 centimètres.Le fond en est bourgeonnant, saignottant.Les bords sont surélevés, légèrement indurés.La palpation ne révèle pas d\u2019induration profonde.La lésion de droite offre à peu près les mêmes caractères (bords circinés, fond cruen- té), mais elle est plus petite, d\u2019un diamètre d\u2019environ 2% centimètres.(Fig.I.) Frc.I Il n\u2019y a pas d\u2019adénopathie satellite.Le malade a quelque difficulté d\u2019ouvrir la bouche, car les commissures sont prises.Le Wassermann du sang est positif total ainsi que la réaction de Kahn.Le liquide céphalo-rachidien est normal.L\u2019état général n\u2019est pas atteint.Les lésions sont hautement syphiloïdes, mais les bords indurés nous intriguent et nous pratiquons une biopsie sur celle de gauche.Elle MARIN ET BERNIER: ULCÉRATIONS SYPHILOIDIS montre une structure d'épithélioma spino- cellulaire.Une nouvelle biopsie sur cette même lésion et une autre sur celle de droite confirment la première.Mais comme ces deux processus ulcéreux ne reposent pas sur une base dure, que, somme toute, cliniquement 1l s\u2019agit d\u2019un ulcère et non d\u2019une tumeur ulcérée, que le processus ulcéreux n\u2019est pas unique mais bilatéral, nous pratiquons un traitement d\u2019épreuve anti-sy- philitique par le Novar et le Muthanol.Du 6 décembre 1937 au 7 janvier 1938, il reçoit 5 Muthanol et 6 Novar (dose, 3.9 grammes).La réparation s\u2019amorce rapidement et, le 7 janvier, la cicatrisation est achevée.(Fig.II.) 811 envahissant en profondeur.Il forme, à cet endroit, un magma considérable de travées et de lobules épithéliaux, effilés en profondeur, dans lesquels on note de nombreuses mitoses, souvent anormales.Çà et là, quelques ébauches de différenciation cornée isolées.La couche cornée au-dessus de cette hypéracanthose d\u2019allure néoplasique est parakératosique et contient de nombreux restes nucléaires.Le caractère envahissant de cette hypéra- canthose est bien marqué en un endroit.En effet, sur la coupe, on retrouve un muscle cutané (arrecteur d\u2019un poil) envahi par des cellules semblables à celles constituant les travées hypéracanthosiques.(Fig.III et IV.) Examen histologique de la première biopsie prélevée au pourtour de la lésion gauche: Le fragment montre un tiers de sa surface recouvert par un épithélium d\u2019autant plus hy- péracanthosique qu\u2019on se rapproche de la solution de continuité de cet épithélium.En bordure de l\u2019ulcération, il devient franchement Frc.IT Toutes ces travées ressemblant à celles d\u2019un épithélioma spino-cellulaire sont bordées et souvent envahies par des cellules inflammatoires (exocytose).Un granulome inflammatoire enveloppe toutes ces travées.Il est formé par endroits, par des plasmocytes purs, cellules toujours rencontrées dans les lésions syphilitiques.Il est intriqué de cellules conjonctives 812 en grande activité.Au voisinage de l\u2019ulcération les polynucléaires prédominent, ils sont souvent collectés en petits abcès.L\u2019histologie de cette biopsie rappelle indiscutablement l\u2019image d\u2019un épithélioma spino- Fic.IV cellulaire du moins au début.Mais il faut faire des réserves sur la malignité absolue de l\u2019évolution ultérieure de cette lésion, car il est rare qu\u2019un tissu cancéreux pousse dans un tel granulome inflammatoire.Les deux autres biopsies, toujours prélevées en bordure des lésions gauche et droite, pré- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 sentent encore une image histologique superposable à la précédente.La seconde biopsie gauche offre toutefois des particularités nouvelles.En profondeur on aperçoit des flaques acidophiles, amorphes, contenant des débris cellulaires qui pourraient bien être de petites fontes gommeuses.Près de ces gommules on rencontre des cellules géantes.+* * Nous nous gardons de tout commentaire.Nous nous contentons de souligner que ces lésions ont rapidement guéri après biopsies suivies d'un traitement anti-syphilitique par le Novar et le Muthanol.Ajoutons aussi que nous sommes bien éloignés de l\u2019idée de conseiller un traitement d\u2019épreuve chez tous les syphilitiques porteurs d\u2019un cancer.Lorsque se présentent des raisons tout à fait spéciales pour le motiver, comme dans notre cas, ce traitement d\u2019épreuve doit être intensif, conjugué et rapide: intensif, parce que le temps est précieux; conjugué parce que le malade peut être ou arseno ou bismutho-résistant; enfin, il doit donner des résultats rapides.En 10 ou 15 jours, la lésion doit présenter des signes manifestes d\u2019amélioration; en 3 - 4 semaines, elle doit être cicatrisée.Si l\u2019on persiste plus longtemps l\u2019on s\u2019expose à des désastres.L\u2019épithélioma s\u2019étendra, fera des métastases et il sera trop tard pour intervenir efficacement.De notre cas particulier, il ne faudra donc pas généraliser. PERFORATIONS GASTRO-DUODÉNALES AIGUËS EN PÉRITOINE LIBRE (Étude clinique de trente cas) Par Paul-A.POLIQUIN, F.A.C.S., Chirurgien-adjoint à l\u2019hôpital Saint-François-d\u2019Assise, Assistant-chirurgien à l\u2019hôpital Saint-Luc et à l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).En chirurgie d\u2019urgence de l\u2019abdomen, il n\u2019y a guère d\u2019urgence supérieure à celle que comporte une perforation gastro-duodénale aiguë, si l\u2019on veut sauver son malade.Ici, chaque heure de retard à l\u2019intervention diminue les chances de succès; les statistiques sont d\u2019ailleurs concordantes et précises à ce point de vue.Il est heureux pour ces perforés, angoissés par la soudaineté et l\u2019intensité de leur drame abdominal et ayant la sensation intime d\u2019une catastrophe à brève échéance, que la symptomatologie de leur maladie soit des plus caractéristiques et ne permette guère, en milieu hospitalier, un diagnostic erroné portant à une abstention opératoire qui serait désastreuse.La symptomatologie en est si caractéristique qu\u2019il s\u2019agit souvent d\u2019en avoir vu un seul cas typique pour éviter toute erreur.Un confrère qui nous avait fait opérer une perforation aiguë tardivement s\u2019était juré qu\u2019il ne s\u2019y laisserait plus prendre, et, dans la suite, ce confrère nous a fait opérer trois cas de perforations aiguës gastro-duodénales dans les toutes premières heures, avec le résultat attendu: trois survies.Laissant aux traités classiques, extrêmement bien faits sur la question, l\u2019étude systématique de la clinique, je ne ferai que rapporter les observations des perforations aiguës que J'ai eu occasion de voir, soit, au total, 30 cas.En face d\u2019une lésion d\u2019une fréquence toute relative, j'ai cru bon d\u2019ajouter aux quelque 15 cas que j'ai opérés, 15 autres cas à l\u2019opération desquels j'ai assisté d\u2019autres chirurgiens.Il ne faudrait pas conclure que ces 30 cas représentent la totalité des cas de perforation opérés dans les services chirurgicaux dirigés par les docteurs Paquet, car, en ajoutant les cas qu\u2019ils ont opérés eux-mêmes à ceux que je rapporte, le nombre en serait assez précisément porté à 60.Remarquez bien que je parle des perforations aiguës et que je laisse de côté toutes les perforations chroniques.Donnons quelques observations typiques dont une première classique avec diagnostic porté par le médecin qui voit le malade, par l\u2019interne qui le reçoit et l\u2019opérateur.Obs.I.Je suis appelé, le 20 février 1934, à l\u2019Enfant-Jésus auprès d\u2019un malade que son médecin et l\u2019interne croient atteint d\u2019une perforation gastro-duodénale.Cet homme, âgé de 37 ans, ingénieur civil, M.L.V., a été pris le jour même 6 h.p.m.d\u2019une douleur atroce à l\u2019épigastre avec angoisse et sueurs froides qui l\u2019ont forcé de s\u2019arrêter sur la rue et de demander l\u2019hospitalité.Le patient s\u2019est couché sur l\u2019abdomen, ne voulant plus changer sa position, tant il craint le moindre mouvement.Son médecin appelé, reconnaissant une condition grave et soupçonnant une perforation, l\u2019hospitalise immédiatement.Le malade se présente avec un facies pâle, une température de 98° F.et un pouls de 88.Il semble souffrir horriblement et nous annonce qu\u2019il croit s\u2019être rupturé un organe de l\u2019abdomen.Constatation d\u2019une contracture abdominale généralisée avec muscles rétractés et maximum douloureux à l\u2019épigastre, silence de l\u2019abdomen aux mouvements respiratoires, pas de sonorité préhépatique ni matité dans les flancs.Si on l\u2019interroge, on apprend que ce malade a été opéré pour appendicite grave vers 20 ans avec suites prolongées à l'hôpital, qu\u2019il 814 à fait toute la campagne de 1914-1918 et qu'il ÿ à reçu plusieurs blessures aux membres, et que dès 1928 il a commencé à se plaindre de son estomac: ments disparaissant par l\u2019ingestion d\u2019aliments et d\u2019alcalins.Depuis ce temps plusieurs périodes de malaises d\u2019une durée de quinze jours à quatre mois se sont succédé, entrecoupées de périodes de bien-être parfait.Faim douloureuse typique durant ces mauvaises périodes.À deux ou trois reprises, le malade s\u2019est plaint de faiblesse et a remarqué dans les jours qui suivirent des selles affreusement noires.Dans la semaine qui a précédé son hospitalisation, les troubles gastriques ont redoublé d'intensité: douleur avec irradiation dans le dos, douleurs tardives calmées par les aliments, douleurs accrues la nuit.Deux ou trois petits vomissements dont l\u2019un était teinté de sang se sont produits avec exacerbation de la douleur chaque fois.Ces troubles ont coïncidé avec l\u2019activité exagérée d\u2019une campagne politique où cet homme s\u2019est dépensé.Nous trouvons ici la douleur soudaine, atroce, angoissante, vrai coup de poignard de Dieulafoy, la contracture rigide de toute la paroi abdominale, la vive sensibilité de celle-ci au moindre palper, et, en plus, les antécédents gastriques, y compris la phase prodromique qui précède la catastrophe.Le diagnostic se dégage de lui-même.Si je donne cette observation aussi au long, c\u2019est parce qu\u2019elle est d\u2019abord classique et qu\u2019elle comprend en elle-même tout le tableau clinique de la perforation.Intervention, 6 heures après le début des accidents.Peu de liquide dans l\u2019abdomen, découverte d\u2019un bel ulcère perforé à l\u2019emporte-pièce sur la face antérieure du duodénum.Oblitération de la perforation par bourse au «chromique » No 00 avec points séparés de sûreté, le tout recouvert d\u2019une petite greffe épiploïque libre, drain ondulé et mèche.troubles consistant en brûle- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 Les suites opératoires sont d\u2019abord normales, puis, lors du lever de l\u2019opéré, de petites embolies répétées retardent un peu son départ de l\u2019hôpital.Ce malade, revu dans la suite, est relativement bien, pourvu qu\u2019il se soumette au régime médical des ulcéreux.Obs.II.M.J.S.H,, âgé de 49 ans et porteur d\u2019un gros goitre, a été pris, le 23 avril 1934, vers 10 hrs p.m., d\u2019une douleur subite à l\u2019épigastre, douleur épouvantable, indeserip- tible à son dire, suivie de vomissements.Le malade a conscience de la gravité de son état.Transporté à l\u2019Enfant-Jésus, je suis appelé à le voir.Ici, facies pâle, pouls rapide, pas de température, « shock » profond.Cet homme présente une défense généralisée à tout son abdomen, un vrai ventre de bois, les muscles sont rétractés, une sensibilité de tout l\u2019abdomen au moindre palper avec un point électif de douleur à l\u2019épigastre.Pas de sonorité pré-hépa- tique ni matité dans les flancs.En interrogeant cet homme, on lui trouve un passé gastrique net mais mal défini et semblant un peu contradictoire, mais en somme un passé gastrique.Ici, à l\u2019opposé de notre première observation, aucun prodrome; c\u2019est en pleine santé apparente que la catastrophe s\u2019est produite.En face de ces signes classiques, le diagnostic et la laparotomie s\u2019imposaient.Intervention, 4 heures après le début des accidents.Peu de liquide dans la grande cavité abdominale, découverte d\u2019une belle perforation sur la face antérieure du duodénum.Duodéno-plicature par points séparés étagés, le tout recouvert d'un greffe épiploïque libre bien fixée.Drain cigarette.Suites opératoires normales et guérison.Obs.III.M.J.C., âgé de 49 ans, pompier de sa profession, a été pris, le 21 sept.1935, vers 10.30 p.m., d\u2019une douleur soudaine dans la région épigastrique, douleur s'étendant rapidement à tout l\u2019abdomen et s\u2019irradiant vers les épaules (signe d\u2019Oehlecker ou de Zachary Cope).Le malade appelle son médecin qui le trouve assis et incapable d\u2019aucun mouvement, tant la douleur est atroce.Ce dernier porte sans hésitation le diagnostic d\u2019ulcus perforé du duodénum et hospitalise son malade, me demandant pour une intervention immédiate.À mon arrivée, je trouve un malade profondément «shocké», souffrant horriblement, avec un abdomen entièrement contracturé et une vive douleur au moindre palper, particulièrement à l\u2019épigastre.Pour compléter le trépied symptomatique, s'ajoute un passé gastrique remontant à plus de trente ans: don- leurs après les repas plus ou moins tardives calmées par les aliments gras et les alcalins, petits vomissements fréquents, jamais d\u2019héna- témèse ni de melæna.Mais ic1 encore, quelle belle période prodromique à sa perforation: le 15, à la suite d\u2019un gros repas de porc froid, apparaissent des douleurs au creux épigastrique qui forcent le malade à se soumettre à cinq jours de diète liquide; les 19 et 29, vomissements répétés, et durant les 24 heures qui précédèrent sa perforation, douleur énigas- trique persistante.Intervention, 4 heures après le début de ses accidents.Liquide en petite quantité dans l\u2019abdomen et découverte d\u2019une perforation sur la face antérieure du duodénum.Suites opératoires des plus normales et guérison.Suivent quelques observations toutes résumées.Obs.IV.M.A.C., âgé de 40 ans, est hospitalisé, le 19 déc.1935, à l\u2019Enfant-Jésus, présentant la triade symptomatique parfaite.Intervention, quatre heures après le début de ses accidents.Quantité modérés de liquide dans l\u2019abdomen, perforation face antérieure du duodénum.Guérison rapide.Obs.V.M.L.L., âgé de 30 ans, est hospitalisé, le ler janvier 1937, à l\u2019Enfant-Jésus, POLIQUIN: PERFORATIONS GASTRO-DUODÉNALES AIGUËS 815 présentant un trépied symptomatique parfait et une belle période prodromique.Intervention, trois heures après le début de ses accidents.Quantité modérée de liquide dans l\u2019abdomen, perforation face antérieure du duodénum.Obs.VI.M.M.G., âgé de 28 ans, est hospitalisé, le 19 avril 1937, à l\u2019Enfant-Jésus avec le diagnostic de perforation appendiculaire.Triade symptomatique avec un passé gastrique particulièrement mauvais durant les derniers mois, crise prodromique durant les trois derniers jours.Intervention, 6 heures après le début de ses accidents.Enorme quantité de liquide dans l\u2019abdomen, perforation face antérieure du duodénum.Suites opératoires normales et guérison.Obs.VII.M.E.M., âgé de 26 ans, est hospitalisé le 11 août 1937, à Saint-François- d\u2019Assise avec la triade symptomatique habituelle et un passé gastrique remontant à trois ans; pas de période prodromique, et c\u2019est sans aucun avertissement que la perforation s\u2019est faite.Intervention, 6 heures après le début de ses accidents.Quantité assez importante de liquide dans l'abdomen, perforation siégeant sur la face antérieure du duodénum.Suites opératoires normales et guérison rapide.Obs.VIII.M.J.B.P., âgé de 35 ans environ, présente le trépied symptomatique parfait dans la veillée du 24 déc.1927.Intervention, 13 heures après le début des accidents.Peu de liquide dans l\u2019abdomen; découverte d\u2019une perforation face antérieure du duodénum.Suites opératoires normales et guérison rapide. 816 Obs.IX.M.S.G., âgé de 32 ans, est, le 15 juillet 1929, hospitalisé à l\u2019Enfant-Jésus pour douleurs abdominales violentes.Trépied symptomatique parfait de perforation d\u2019ulcus.Intervention, quelques heures à peine après le début de ses accidents.Peu de liquide dans l\u2019abdomen; découverte d\u2019une perforation, face antérieure du duodénum, qu\u2019on enfouit et fait suivre d\u2019une gastro- entéro-anostomose.Suites opératoires normales et guérison rapide.Obs.X.M.A.L., âgé de 34 ans, entre à Saint-François-d\u2019Assise, le 21 août 1929, avec le trépied symptomatique d\u2019une perforation gastro-duodénale.Intervention, 9 heures après le début des accidents.Pas de liquide appréciable dans la cavité abdominale; l\u2019appendice paraissant congestionné est «salué » au passage et enlevé.Cet appendice ne paraissant pas être la cause d\u2019une pareille symptomatologie, l\u2019exploration est poussée directement vers l\u2019étage supérieur de, l\u2019abdomen; découverte d\u2019une perforation pré- pylorique de la face antérieure de l\u2019estomac.Enfouissement.Suites opératoires normales et guérison.Obs.XI.M.L.P., âgé de 35 ans environ, est amené à l'hôpital Saint-François-d\u2019Assise, le 23 juin 1930, présentant un syndrome parfait de perforation d\u2019ulcère.Intervention, 3 heures après le début de ses accidents.Quantité modérée de liquide épanché; perforation face antérieure du duodénum.Guérison rapide.Obs.XII.M.W.T., âgé de 25 ans, entre à l\u2019hôpital Saint-François-d\u2019Assise, le 29 juin 1933.Syndrome parfait de perforation.Ce malade s\u2019est présenté chez son médecin avec une douleur si intense, qu\u2019il exigea d\u2019être examiné dans l\u2019automobile où 1l se trouvait.Intervention, 8 heures après le début de ses accidents.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 Enorme quantité de liquide dans l'abdomen; découverte d\u2019une perforation, face antérieure du duodénum, enfouissement de la perforation, contre-ouverture sus-pubienne avec drain et mèche.Guérison rapide.Deux particularités dans ce cas: un frère de ce malade a déjà été opéré pour perforation aiguë d\u2019ulcus duodénal par les docteurs Paquet; à l\u2019ouverture de l\u2019abdomen, des plaques de stéatonécrose se reconnaissent facilement, éventualité rare sans coïncidence de lésion pancréatique (cas cités de Née, de Dévé ct Guibé, dans Mondor).Obs.XIII.M.G.B., âgé de 35 ans, se présente à Saint-Luc avec syndrome parfait de perforation d\u2019ulcère.Intervention, 5 heures après le début de ses accidents.Peu de liquide dans l\u2019abdomen; découverte d\u2019une perforation, face antérieure du duodénum.Suites normales et guérison rapide.Obs.XIV.M.A.B., dans la quarantaine, est hospitalisé à l\u2019Enfant-Jésus, le 23 mai 1936, avec un diagnostic de perforation aiguë.Le passé gastrique fait totalement défaut, et c\u2019est en pleine santé apparente qu\u2019est survenu le drame.Intervention, dans les toutes heures.Liquide en quantité modérée dans l\u2019abdomen; découverte d\u2019une perforation sur la face antérieure du duodénum.premières Suites opératoires normales et guérison rapide.Obs.XV.M.M.M,, âgé de 36 ans, hospitalisé à l\u2019Enfant-Jésus avec la triade symptomatique habituelle; passé gastrique peu intense, du reste.Intervention, 13 heures après le début des accidents.Perforation, face antérieure du duodénum.Guérison. POLIQUIN : Tous ces perforés, opérés dans les premières heures, ont survécu.* * Voici une observation que je placerai entre les vivants et les morts.Obs.XVI.M.l\u2019abbé L.D., âgé de 55 ans, en goûtant du vin qu\u2019il est allé soutirer, comme il le dit, dans sa cave, a la sensation immédiate que ce vin passe tout droit et lui descend dans le bas de l\u2019abdomen.En même temps, une douleur atroce, comparable à un véritable feu, l\u2019immobilise et lui permet avec grand\u2019peine de remonter à ses appartements.Son médecin, qui ne peut calmer ses douleurs, le conduit à l\u2019hôpital Saint-François-d\u2019Assise où il arrive après un voyage très pénible en carriole.Le malade présente une contracture rigide de toute sa paroi abdominale, une vive douleur au moindre palper avec maximum au creux épigastrique, une matité dans les flancs et une sonorité pré-hépatique des plus nettes.L\u2019abdomen est distendu, ce qui n\u2019a rien de surprenant à cette phase.La radiographie du malade, prise avant notre arrivée à l'hôpital, laisse voir un des plus beaux pneumo-péri- toines qui se puisse voir, pneumo-péritoine quasi pathognomonique dans un cas comme le sien.Il m\u2019est impossible d\u2019avoir des détails sur le passé gastrique du malade à cause du style laconique des fiches du temps et de la brièveté des miennes.Intervention, 24 heures après le début des accidents par le docteur Albert Paquet que J\u2019assiste.À l\u2019ouverture du péritoine, énorme quantité de gaz qui s\u2019échappe avec sifflement, énorme quantité de liquide: c\u2019est une inondation massive avec collection sus-hépatique inconcevable.Fermeture d\u2019une grande perforation, face antérieure du duodénum.Le patient présente dans les suites une phlébite d\u2019assez longue durée, mais quitte l\u2019hôpital guéri.PERFORATIONS GASTRO-DUODÉNALES AIGUËS 817 Cette observation est intéressante à plus d\u2019un point de vue: d\u2019abord par le retard de 24 heures à l\u2019opération avec survie, par le volume de l\u2019inondation , par le plus beau pneumo-péritoine qui se puisse voir, par le ballonnement de l\u2019abdomen qui, en théorie, doit faire suite à la rétraction de l\u2019abdomen à mesure que la péritonite se développe, et surtout par la survie du malade.Demandons-nous quels sont les risques encourus par ce malade et quelles étaient ses chances de survie?Ecoutons Mondor nous dire: « Pour convaincre, faut-il rappeler que des statistiques récentes ont pu enregistrer 95 à 100% de guérisons avant la sixième heure; et rappeler aussi qu\u2019au lieu de ces résultats à peu près parfaits, on n\u2019a plus, après la douzième heure, qu\u2019une chance sur deux de guérir et qu\u2019une chance sur 5 après deux jours.» Du même auteur: « Une perforation gastrique ou duodénale diagnostiquée immédiatement et opérée avant la sixième heure a maintenant 9 chances sur 10 de guérir; opérée avant 12 heures, 7 à 8 chances sur 10.Le temps est ici une condition primordiale de succès: une perforation gastro-duodénale en péritoine libre, c\u2019est la mort à coup sûr et la mort rapide en 24 heures si l\u2019on n\u2019intervient pas d\u2019extrême urgence.» (Mondor, Diagnostics urgents.) Si la question temps est celle qui prime, je crois qu\u2019on doive aussi faire intervenir et la qualité et la quantité des liquides épanchés.Voici quelques cas de morts instructives.Obs.XVII.M.A.G., âgé de 27 ans, est pris, le 27 oct.1925, en plein état de santé apparente, d\u2019une douleur atroce qui le force à s\u2019immobiliser sur l\u2019abdomen; ce malade ne veut pas changer de position, tant il craint d\u2019exaspérer sa douleur.L\u2019examen révèle un ventre de bois parfait avec vive hyperesthésie cutanée.Malade « shocké ».Pas de passé gastrique, trépied symptomatique imparfait. 818 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.août 1938 Intervention, 4 hrs après début des accidents.tel que démontré universellement par toutes Enorme quantité de liquide dans l\u2019abdomen, aliments reconnaissables; découverte d\u2019une perforation d\u2019ulcus sur la face antérieure du duodénum.Duodéno-plicature suivie d\u2019une gastro-entéro-anostomose rapide et d\u2019un large drainage.La péritonite évolue et le malade meurt cinq jours après.Ici, remarquons que l\u2019énorme inondation, une des pires qui se puisse voir, doit jouer un rôle dans cette mort, la question temps n'étant pas en cause.Obs.XVIII.M.G.B., âgé de 59 ans, est hospitalisé, le 2 juin 1935, pour des douleurs atroces soudaines qui sont apparues quelques heures auparavant, à la région épigastrique.Le malade est « shocké », couvert de sueurs froides avec une température de 100° F.Ici, ventre de bois parfait, rigidité à nulle autre comparable; il nous faut examiner le malade assis, celui-ci ne consentant pas à prendre une position plus horizontale, et même lors de l\u2019intervention 1l faut faire tenir les deux membres inférieurs fléchis par des infirmiers jusqu\u2019au moment où l\u2019anesthésie permit un certain relâchement.Les intersections musculaires des droits sont visibles.Sonorité pré- hépatique et matité dans les flancs.Passé gastrique.Intervention, 5 heures après le début des accidents.Enorme quantité de liquide répandu dans tout l\u2019abdomen, perforation, face antérieure du duodénum.Duodéno-plicature avec drainage.L\u2019évolution de cette péritonite si bien commencée continue et le malade meurt le troisième jour.Ici encore, je crois que l\u2019on doive faire intervenir comme cause de mort l\u2019abondance de l\u2019inondation.* * * Malgré ces exceptions, nous verrons par les quatre observations suivantes que le facteur temps reste le principal élément de pronostic les statistiques.Obs.XIX.M.P.V., âgé de 55 ans, est amené à l'hôpital Saint-Luc, le 14 mai 1930, avec toute la symptomatologie grave d\u2019une péritonite datant de deux jours.Il est facile de reconnaître le trépied symptomatique d\u2019une perforation d\u2019uleus à la description qu\u2019en donne son médecin.Malgré le peu de chances de succès, l\u2019intervention a lieu 48 heures après le début des accidents.Découverte d\u2019une perforation sur la face antérieure du duodénum.Duodéno-plicature et drainage.Le pronostic prévu se réalisa: mort.Obs.XX.Il y a loin de cette observation à celle de M.B., que le docteur Achille Paquet voit 10 minutes après sa perforation et qu\u2019il commence à opérer exactement 30 minutes après ses premiers accidents avec des suites opératoires aussi simples que la plus simple des appendicectomies, le malade ne passant qu\u2019une semaine à l\u2019hôpital.Obs.XXI.Il y a loin de cette observation à celle de M.A.M, âgé de 55 ans, qui, présentant une sténose pylorique par ulcus, et en période de préparation pour pylorectomie, fait une perforation aiguë la veille de la date fixée pour son opération et immédiatement avant une séance opératoire.Une laparotomie immédiate avec duodéno-plicature, épiplooplastie et gastro-entéro-anostomose lui permet une guérison facile et rapide.Obs.XXII.M.E.B.est hospitalisé avec la triade symptomatique commune à la perforation d\u2019uleus.Ici, une phase d\u2019acuité relativement longue a précédé la perforation, car le malade a souffert durant les six derniers mois.Intervention, 48 heures après les accidents de perforation.Mort.Obs.XXII.M.J.V., hospitalisé, le 24 août 1937, à l\u2019Enfant-Jésus, présente le trépied symptomatique parfait; c\u2019est un homme de POLIQUIN: PERFORATIONS GASTRO-DUODENALES AIGUES 58 ans, ayant eu ses accidents de perforation 36 heures auparavant.Intervention; énorme inondation et mort tel que prévu.Obs.XXIV.M.O.M.est hospitalisé, le 18 décembre 1937, à Saint-François-d\u2019Assise, avec la symptomatologie parfaite d\u2019une perforation gastro-duodénale et un passé gastrique remontant à trois ans.Coïncidence malheureuse, ce malade présente, dès avant son intervention, une symptomatologie pulmonaire du plus mauvais pronostic.Intervention sous rachi., 27 heures apres ses premiers accidents de perforation.Perforation, face antérieure du duodénum, avec abondance de liquide dans l'abdomen.Mort tel que prévu.x * * A l\u2019opposé de ces péritonites qui font mourir vite dans les premiers jours, on observe des accidents tardifs, particulièrement d\u2019origine pulmonaire, qui peuvent faire mourir un malade qu\u2019on croyait sauvé.Obs.XXV.M.J.A, vieillard de 69 ans, est amené par son médecin à l\u2019Enfant-Jésus avec le trépied classique et une période prodromique parfaite.C\u2019est en plus un cardio-rénal reconnu ayant déjà fait des accidents de décompensation à maintes reprises.Intervention, 4 heures après le début des accidents, avec anesthésie au cyclopropane.Peu de liquide, découverte d\u2019un superbe uleus perforé sur la face antérieure du duodénum, fermeture de la perforation par deux étages de points séparés, greffe épiploïque libre, drain ondulé et mèche.Les suites opératoires chez ce malade sont assez normales, il se lève vers le 20e jour, mais une série de petites embolies et d\u2019infarctus pulmonaires finissent par le faire mourir.Un autre exemple, pour illustrer la fréquence de ces accidents pulmonaires.319 Obs.XXVI.M.R., hospitalisé à Saint-Fran- cois-d\u2019Assise, présente le syndrome parfait d\u2019une perforation d\u2019ulcus datant de plusieurs heures déjà.C\u2019est un ancien alcoolique sans résistance.A l\u2019intervention, découverte d\u2019un énorme ulcère perforé siégeant sur la face antérieure de l\u2019estomac.La suture en est impraticable; gastrectomie avec fermeture soignée du duodénum et anostomose à la « Finsterer », le tout conduit rapidement.Les suites post-opératoires sont d\u2019abord normales, puis au bout de quelques semaines deviennent inquiétantes, le malade finissant par faire de la gangrène pulmonaire dont il décède trois mois après son intervention.* + Le diagnostic différentiel de perforation d\u2019ulcus doit être fait avee l\u2019hématome des droits, rare, avec les coliques hépatiques, néphrétiques et saturnines, avec les empoisonnements et les intoxications, les pneumonies, les broncho-pneumonies et surtout les pleurésies diaphragmatiques, avec les pancréatites aiguës, avec l\u2019ocelusion intestinale et la thrombose des vaisseaux mésentériques, avec, chez la femme, les ruptures de grossesses extra- utérines, de pyosalpynx, et, chez tous, avec les autres perforations: perforation gastrique de cancer, perforation intestinale, perforation de la vésicule biliaire, perforation de l\u2019ulcère peptique, du diverticule de Meckel et surtout perforation appendiculaire.Si le diagnostic différentiel de perforation d\u2019ulcus est à faire avec tous les syndromes aigus de l\u2019abdomen, c\u2019est surtout dans son diagnostic avec la perforation appendiculaire où l\u2019on trouve le plus d\u2019erreurs.Sur une petite statistique que j\u2019al compilée de Walther et Gross, de Tuffier, de Moynihan et de Burnett, je trouve cette erreur dans 75 cas sur 145, soit dans plus de 50% des cas.«Si la confusion avee l\u2019appendicite, dit Mondor, est aussi fréquente, c\u2019est que non seulement, en pensant à cette affection, on table avant tout sur sa fréquence, mais aussi parce que la douleur et la contracture dans 820 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.août 1938 la fosse iliaque droite sont très communes au cours de l\u2019ulcère perforé.» Cette erreur ne devrait pas se faire, malgré le cas personnel que je vous rapporterai.La plus élémentaire analyse des symptômes devrait éliminer la perforation appendiculaire.« L\u2019erreur est d\u2019ailleurs de peu d\u2019importance, si l\u2019on sait, au cours de la laparotomie, la rectifier rapidement, non pas tant sur le contenu abdominal que sur le désaccord frappant entre l\u2019insignifiance des lésions appendiculaires et la gravité des symptômes constatés à l\u2019examen.» (Mondor.) Obs.XXVII.M.M.R., âgé de 19 ans, est vu en consultation pour des douleurs abdominales violentes.Ces douleurs sont apparues à la fin de la journée après un repas léger avec point de départ au creux épigastrique.Devant l\u2019intensité de la douleur, le malade s\u2019est rendu chez lui et, s\u2019immobilisant au lit, appelle son médecin.À l\u2019examen, contracture généralisée, mais de degré différent: hémi-abdomen droit, défense de bois; hémi-abdomen gauche, défense moindre.Deux points douleureux très nets: le « MacBurney » et le creux épigastrique, un peu à droite cependant.Passé gastrique avoué avec indifférence, ce qui déroute un peu; ce passé est plutôt chargé après enquête postérieure à l\u2019intervention.Convaineu d\u2019une perforation d\u2019organe, après avoir considéré et hésité sur une perforation aiguë du duodénum, nous optons pour une perforation appendiculaire.Incision au point de MacBurney.Un peu de liquide sans particularité, ablation d\u2019un long appendice pouvant faire croire, pour de multiples raisons à des lésions appendiculaires; réexamen, avec une éponge, de la loge pariéto- colique droite: une ou deux gouttes de bile nous éclairent sur le désaccord entre les symp- tomes généraux et la lésion appendiculaire.Nouvelle laparotomie sus-ombilicale; liquide en petite quantité dans l\u2019abdomen; découverte d\u2019un superbe uleus siégeant sur la face antérieure du duodénum.L\u2019ulcus se met à donner énormément à ce moment; enfouissement, couverture avec une frange épiploïque libre, deux drains cigarettes.Le malade quitte l\u2019hôpital guéri et se porte très bien actuellement.Ce n\u2019est que la crainte de disséminer vers le haut de \u2019abdomen une péritonite appendiculaire qui nous a influencé à faire une incision de MacBurney, quitte à faire séance tenante une deuxième laparotomie haute.* * * Si les cas de perforations d\u2019ulcus sont intéressants à tous les points de vue, les perforations de cancer gastrique, par nécrose, le sont infiniment moins, à cause des interventions de nécessité qu\u2019il faut faire dans des conditions ordinairement désastreuses, et surtout à cause du contenu plus septique de la cavité gastrique.Voici deux cas qui me sont personnels: Obs.XXVIII.M.L., âgé de 74 ans, mais bien conservé, ayant un amaigrissement dans les six derniers mois de 30 livres, présente un syndrome de perforation gastrique, datant de 12 heures.Laparotomie, constatation d\u2019une large plaque de nécrose dans le centre d\u2019une petit «néo » pylorique ayant abondamment donné dans l\u2019abdomen; pylore extrêmement mobile.Le cas s\u2019y prêtant de par la mobilité extrême de cette masse, gastrectomie rapide avec anostomose à la « Finsterer ».Le malade s\u2019effondre dans les 24 heures; l\u2019examen histologique montre qu\u2019il s\u2019agissait bien en effet d\u2019un «néo ».Obs.XXIX.M.G.M., 54 ans, est hospitalisé pour examen radiologique de son estomac, son médecin redoutant un « néo » comme cause de sténose.Ce patient assez bien conservé malgré tout, ressent une douleur subite au creux épigastrique quelques heures après avoir reçu son baryum et semble « shocké » à l\u2019extrême.Une laparotomie immédiate nous révèle un «néo» de la petite courbure avec une très large déchirure de l\u2019estomac qui a laissé filer toute la bouillie barytée dans l\u2019abdomen.Impossible de songer à la moindre tentative chirurgicale, tout s\u2019y opposant.EE POLIQUIN: PERFORATIONS GASTRO-DUODENALES AIGUES Si je cite ces deux cas, ce n\u2019est que pour faire saisir à quel genre de catastrophe on s\u2019expose en intervenant dans ces cas, et ici l\u2019intervention, bien que légitime, le devient encore plus en face d\u2019un doute, si léger soit-il, de perforaion d\u2019ulcus.Obs.XXX.Vous me permettrez avant de terminer cette longue liste aride, de rapporter une observation curieuse qui n\u2019est pas celle d\u2019une perforation d\u2019ulcus, mais qui s\u2019en rapproche par plus d\u2019un côté et dont le diagnostic difficile avait été fait par le docteur Albert Paquet.Ce dernier voit en consultation une multipare accouchée depuis trois jours et présentant une péritonite qu\u2019il croit due à une perforation gas- tro-duodénale.Son cas semble désespéré.La- parotomie ultra-rapide, exactement 12 minutes, constatations et suture d\u2019une déchirure de 3 centimètres de long, siégeant sur la grande courbure, déchirure portant sur des tissus sains et semblant en rapport avec les efforts de l\u2019accouchement.C\u2019était une malade opérée après trois jours et qui est morte malgré cet acte chirurgical hardi qui aurait pu la sauver dans les six premières heures.821 Conclusions Trente cas de perforations gastro-duodéna- les aiguës dont 27 d\u2019ulcus; vingt-sept cas de perforations d\u2019ulcus dont 25 duodénales et 2 gastriques; vingt-cinq perforations duodénales toutes sur la face antérieure du duodénum.Ving-sept cas de perforations d\u2019ulcus toutes chez les hommes.Vings-sept cas de perforations d\u2019ulcus avec 8 morts: 19 opérés dans les 12 heures avec 3 morts, soit 15% 3 opérés dans les 24 heures avec 1 mort, soit 33% 5 opérés après 24 heures avec 4 morts, soit 80% Petite statistique intéressante, parce que concordante avec les grandes.La plupart des auteurs se sont efforcés de donner un chiffre de la fréquence de la perforation gastro-duo- dénale, c\u2019est impossible.Mais je me permettrai de vous donner la fréquence de l\u2019opération pour perforation d\u2019ulcus comparée à celle de toutes nos autres interventions: assez exactement 1 pour 500.En terminant, permettez de mentionner encore une fois les quatre grands symptômes des perforations aiguës d\u2019ulcus: douleur soudaine atroce, contracture intense de la paroi abdominale, hyperesthésie au moindre toucher et le passé gastrique.CANCER DE LA GLANDE THYROÏDE Par Réal DORÉ, Chef de la Clinique du Coitre, Hôpital Général de Verdun.Observation: Mademoiselle M.B., 37 ans, (dossier 13682, HG de V), est examinée, la première fois, en février 1938.Le début de la maladie remonte au mois de janvier 1937.Jusqu\u2019à cette date, elle jouissait d\u2019une bonne santé.Mais depuis, elle accuse des étourdissements, des palpitations, de la faiblesse, de la constipation.Elle souffre de pollakiurie depuis l\u2019âge de 24 ans et d\u2019insomnie depuis 1932.Rien à noter de ses antécédents héréditaires.Pas de goitre familial.Début apparent du goitre en janvier 1937.A l\u2019examen physique, je constate ce qui suit: PA 180/110; acnée de la face; la glande thyroïde est doublée de volume; au niveau du pôle inférieur gauche, le palper révèle la présence d\u2019une tumeur encapsulée du volume d\u2019une olive.Rien à noter de l\u2019état de la bouche.Poumons normaux.À l\u2019auseultation le cœur est 822 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 normal, mais au palper l\u2019éréthisme est modéré.Métabolisme basal: moins 11%.Le reste de l\u2019examen physique est négatif.Depuis de nombreuses années, son poids s\u2019est maintenu aux environs de 112 livres.Lors de l\u2019examen il était de 103 livres.En mars 1938, une thyroïdectomie subtotale fut pratiquée.Les lobes thyroïdiens étaient doublés de volume.Le lobe gauche incorporait une tumeur encapsulée, un adénome, du volume d\u2019une olive.Fait curieux constaté: peu de jours après l\u2019intervention, l\u2019acnée de la face disparaissait totalement.Les suites opératoires furent normales.Le diagnostic post-opératoire était évidemment celui d\u2019un adénome cliniquement toxique (éréthisme, nervosité, diminution de poids, le métabolisme basal étant ignoré, moins 11%, vu la présence du syndrome hyperthyroïdien clinique, ce qui arrive dans 25% des cas toxiques.) L\u2019examen microscopique de la pièce disait ceci, en résumé: « Epithélioma thyroïdien vésiculaire à forme papillaire.» (Dr G.Pearson).Commentaires Les statistiques ont prouvé (Crile, Lahey, Mayo) que le cancer thyroïdien ne se développe qu\u2019au niveau de tumeur encapsulée, l\u2019adénome spécialement, de la glande thyroïde et ce dans 4% des cas.Certains confrères américains ont raison d\u2019affirmer que toute tumeur encapsulée de la glande thyroïde doit être enlevée, que celle-ci ait ou non une symptomatologie toxique clinique.Une thyroïdectomie pratiquée en temps opportun, chez de telles malades, est d\u2019une technique facile, non choquante et ne comporte pas de mortalité.Quand le cancer est diagnostiqué avant toute intervention chirurgicale, il est presque toujours trop tard pour intervenir, vu, à ce moment, l\u2019envahissement ganglionnaire.La thyroïdectomie ne prolonge la vie que de quelques mois seulement.Il y a récidive locale ou plus souvent métastase.Quelques cas personnels en font foi.Au début, le cancer est localisé à l\u2019intérieur de la capsule.Plus tard, la néoformation soulève la capsule pour ensuite la faire éclater.Quand il y a envahissement de la région extra- capsulaire, tout traitement n\u2019est que palliatif.En pratiquant la lobectomie gauche, je me suis un peu défié de la dureté de la tumeur en cause.C\u2019est ce qui a motivé un examen attentif de toute la région thyroïdienne.La présence d\u2019aucun ganglion ne fut constatée.La patiente, revue en juin dernier, jouit actuellement d\u2019une bonne santé.J'ai raison de croire qu\u2019elle a bénéficié d\u2019une intervention précoce.Elle se comporte comme plusieurs autres opérées dans les mêmes circonstances.Je garde sous silence de nombreux cas d\u2019adénomes thyroïdiens cancérisés opérés en un moment plus ou moins opportun.Inutile de dire que le dénouement fut rapidement fatal.Les auteurs qui désirent des extraits da leurs travaux sont priés d'en faire la demande à l'éditeur, dès la parution du numéro qui contient ces travaux.lt. DOLICHOCÔLON DOULOUREUX CHEZ UNE JEUNE FILLE DE 21 ANS.Résection.Guérison Par Pierre SMITH, Chirurgien, Gérald AUMONT, Interne, de l'hôpital Saint-Luc.Observation: (Dossier, hôpital Saint-Luc n° 395,73.) Mlle G.B., âgée de 21 ans, entre dans notre service de chirurgie le 23 avril 1938, pour douleurs abdominales, constipation habituelle et hémorragies intestinales.L\u2019interrogatoire et l'anamnèse nous apprennent que depuis plus de deux ans, elle a présenté des crises abdominales douloureuses se manifestant sous forme de crampes et de coliques localisées surtout dans la région sous-ombilicale et la fosse 1lia- que gauche.Ces douleurs que la malade attribue à des gaz intestinaux, étaient au début espacées, fugaces, légères; puis, s\u2019intensifiant de plus en plus, jusqu\u2019à un degré d\u2019acuité intolérable, elles se rapprochèrent au point de se manifester plusieurs fois par jour, et de préférence dans la période post-prandiale, environ une demi-heure à une heure après les repas.Ces crises douloureuses, actuellement d\u2019une durée moyenne de quinze à vingt minutes, s\u2019accompagnent de ballonnement du bas- ventre.Depuis plus de deux ans, cette malade est ennuyée par un état de constipation qui persiste et ne cesse de s\u2019intensifier en dépit des laxatifs et des purgatifs ingérés régulièrement.En même temps que s\u2019installait la constipation et que se manifestaient les crises douloureuses abdominales, la jeune fille remarquait de temps à autre du sang clair dans ses selles.Ces entérorragies espacées au début se répètent maintenant plusieurs fois par jour.Outre les troubles déjà mentionnés, cette jeune malade présente un certain degré d\u2019intolérance gastrique, suivie parfois de nausées voire de vomissements.Les périodes cataméniales, sans douleurs marquées, ne surviennent que tous les 2 ou 3 mois, et ne persistent chaque fois qu'une journée à peine.Cette jeune malade est du type longiligne.Sa maigreur s\u2019est accentuée au cours des derniers mois, et sa pâleur au cours des dernières semaines.L'examen gynécologique ne présente rien de bien particulier.L'examen abdominal, au cours d\u2019une crise douloureuse, révèle nettement un certain degré d\u2019aérocolie, de météorisme colique localisé davantage dans la région sous-ombilicale que dans la fosse iliaque gauche.Le toucher rectal décele la présence d'un petit polype rectal bas situé à la face postérieure du rectum.Un examen radiologique des colons, pratiqué le 2 mai 1938 révèle les faits suivants: «Le lavement opaque pénètre très aisément dans l\u2019ensemble du cadre colique.Ptose en V du transverse.Rectum petit.Deux petites boucles du sigmoïde.» (Fig.1.) Après l\u2019ablation du polype du rectum (4 mai 1938) les hémorragies intestinales d\u2019intensité moindre cependant se renouvèlent encore de temps à autre.Et la malade qui n'en continue pas moins à éprouver les mêmes douleurs abdominales intenses demande avec instance et à maintes reprises une opération chirurgicale qui puisse la soulager de ses crises coliques.Nous décidons donc de pratiquer la résection du côlon transverse et intervenons à cet effet le 20 mai 1938.Sous anesthésie générale, nous réséquons, en utilisant la pince-clamp à trois branches de Rankin, environ 20 pouces de côlon transverse.Fermeture de l\u2019incision médiane sans drainage.Nous pratiquons dans la même séance, après l\u2019ablation d\u2019un appendice long, mobile, non congestionné, un anus cæcal de dériva- 824 tion temporaire.Les suites opératoires immédiates ne furent mouvementées que les 21ème et 3ième jours, où la malade ressentit des douleurs coliques spasmodiques assez intenses qui disparurent à la suite de l\u2019application du tube gastrique de Levine et des adjuvants thérapeutiques habituels.L\u2019anus cæcal fonctionne bien jusque vers le 15ième ou 16ième jour où il se ferme spontanément; selles spontanées normales vers le même temps.Fic.I Radiographie des côlons prise le 2 mai 1938, c\u2019est- à-dire dix-huit jours avant la résection.« Ptose en V du transverse.Rectum petit.Deux petites boucles du sigmoïde.» Lever le 7iéme jour à la demande de la malade, et tous les jours suivants sans incident.Départ le 33ième jour après la résection colique.Un examen radiologique pratiqué un mois après l\u2019opération donne le résultat suivant.(Fig.IT).«Par comparaison avec le 2 mai 1938, la longueur du transverse après colectomie est L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1958 au moins réduite au tiers de ce qu\u2019elle était.Au niveau de l\u2019anostomose, il y a une certaine diminution du calibre de la lumière colique, mais aucune perte de la perméabilité.Déchiqueté des contours de la paroi au niveau de l\u2019anostomose.Fic.II Côlons radiographiés un mois après la résection du transverse.« La longueur du transverse après colec- tomie est au moins réduite au tiers de ce qu\u2019elle était.Aucune perte de la perméabilité.Déchiqueté des contours de la paroi au niveau de l\u2019anosto- mose.» Cependant la malade, un mois après sa sortie de l\u2019hôpital ne ressent plus aucune douleur abdominale, si ce n\u2019est au niveau de la petite cicatrice de la fosse iliaque droite, douleur vraisemblablement due à l\u2019adhérence limitée du cæcum à la face postérieure de la paroi abdominale.Elle n\u2019a plus remarqué de traces de sang dans ses selles qui sont redevenues faciles et tout à fait normales.La malade qui semble actuellement très heureuse a déjà engraissé d\u2019une dizaine de livres. DÉFAILLANCES DE L\u2019AUSCULTATION EN TUBERCULOSE PULMONAIRE Par Jean-Philippe PAQUETTE, Médecin de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur.« Grancher pensait avoir découvert des signes capables de déceler la germination des granulations tuberculeuses, lésions cependant microscopiques et noyées dans le vaste étouffoir que constitue le parenchyme pulmonaire.Après Gran- cher, ce fut le triomphe des « fignolages» de l\u2019auscultation, avec, comme conséquences, l\u2019établissement d\u2019une nomenclature extraordinairement riche de bruits pathologiques du poumon.» ALBERT GIRAUD, Précis de Phtisiologie, 1937.C\u2019est Ameuille qui, en 1922, a été le premier à parler des défaillances de l\u2019auseulta- tion.Il établit alors trois lois portant sur le rapport entre l\u2019auscultation et la situation anatomique de la lésion.1°.Loi du volume minimum.\u2014 Une lésion pulmonaire ne peut donner des signes que si par son volume, elle s\u2019étend sur un espace suffisant, et en général assez important; dans le cas contraire, elle passe inaperçue.2°.Loi de la profondeur maxima.\u2014 Une lésion pulmonaire située trop loin de l\u2019aire auscultée ou dans une région normalement inaccessible à l\u2019oreille.3°.Loi de la transmission.\u2014 L\u2019aire de projection sur la paroi thoracique, par exemple d\u2019un souffle transmis, ne répond pas nécessairement à l\u2019aire de projection de la lésion transmettrice et ne peut donc indiquer son siège.Cette transmission obéit aux hasards de la localisation des lésions dont la capacité de conduction est optima.L\u2019auscultation reste un acte de premier plan dans la pratique médicale, mais ses renseignements, le «nec plus ultra» d\u2019il y a cinquante ans, sont aujourd\u2019hui dépassés.D\u2019autres investigations peuvent se faire pour compléter les renseignements qu\u2019elle nous donne; et nous n\u2019avons pas le droit de les négliger, quand elles sont à notre portée.Stephani, en 1928, dans le « Bulletin Médical », rapporte que 38% des cas offrent des lésions à peu près muettes, que 32.5% offrent des lésions mal traduites par l\u2019auscultation et que 29.5% offrent une confrontation parfaite des signes acoustiques avec les signes radiologiques.Il est évident que l\u2019auscultation serait insuffisante dans 70%des cas.Les chiffres de Stephani sont basés sur un groupe de deux cents cas de tuberculose pleuro-pulmonaire, lesquels ont été radiographiés 325 fois.Pour quelques-uns, ces chiffres ont paru sévères.Admettons que chez un autre groupe de patients les chiffres baissent de 20%.Le stéthoscope est encore insuffisant dans 50% des cas.Admettons aussi que le radiodiagnostic ait des faiblesses: lésions du sommet, indications d\u2019évolution et d\u2019activité.L\u2019auscultation en décide-t-elle?Les deux se complètent et doivent être inséparables.Nous voulons tenter d\u2019illustrer une série de cas, où tous, si bon soit notre stéthoscope, nous ferions fausse route en ne faisant confiance qu\u2019à l\u2019acoustique.Nous démontrerons par l\u2019image radiographique que, trop fréquemment encore, l\u2019auscultation peut tromper même les plus habitués.Aujourd\u2019hui, quand il s\u2019agit de maladies pulmonaires la radiologie doit être comprise dans le grand tout que nous appelons la clinique.Il nous a été donné au cours des derniers mois, de rencontrer une série de ces cas dans le service de M.le professeur Vidal.Voici un bref résumé d\u2019observations avec clichés radiographiques pris à l\u2019admission.Un cas personnel rentre bien dans ce cadre.Observation I.Mlle S.S., 16 ans, admise en juin 1938.La maladie remonte à mars 1938.Début larvngé, sans toux ni expectoration.L\u2019état général est assez bon.Pas de température, pouls normal. 826 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 L'examen clinique donne de la submatité aux deux sommets.Les bruits respiratoires sont rudes et prolongés à droite.À gauche, respiration normale.Poumon droit.Infiltration émergeant du hile vers la partie externe et le sommet.Epaississement périscissural.Condensation péribronchique du hile vers la base.Radiographie (Cliché ne 1).Poumon gauche.Condensation à la partie interne du sommet avec image annulaire floue, sus-claviculaire, infiltration de type exsudatif dans la partie interne des 2ème et 3ème espaces intercostaux.Grisaille de la partie inférieure.Cœur.Sinistrocardie presque complète.Diagnostic: Tuberculose pulmonaire exsu- dative bilatérale.Complication: Tuberculose laryngée.Observation II.Mme L.F., 25 ans, admise en janvier 1938.Début par pleurésie gauche en décembre 1937.Toux sèche, asthénie progressive, amaigrissement marqué.L'examen clinique révèle: submatité du sommet gauche avec respiration soufflante; à droite, l'inspiration est rude.Poumon droit.Multiples images micro-no- dulaires sur fond de grisaille homogène depuis la 3ème côte antérieure jusqu\u2019au sommet.Tractus broncho-vasculaire dense à la base interne.Diaphragme festonné.Effacement du cul-de-sac.Poumon gauche.Deux images de grisaille à base externe entre le sommet de la 3ème côte antérieure.Léger effacement du cul-de- sac.Radiographie (Cliché n° 2).Cœur.Sinistrocardie avec assez marqué de la base.Diagnostic.Tuberculose fibro-nodulaire bilatérale avec séquelle de pleurésie gauche.élargissement Observation III.Mlle J.S., 21 ans.Vue le 18 avril 1938 pour toux expectorative, amaigrissement, asthénie, fatigue.Cas de contact.Début de la maladie par syndrome abdominal en décembre 1937.Tousse et crache depuis; B.K.négatif.Diaphorèse nocturne.Température à 103 F.Tachycardie.L\u2019examen clinique révele: matité au sno droit; respiration humée à la portion médiane gauche antérieure; silence à la base gauche; respiration rude à la moitié inférieure droite; rares craquements aux deux sommets en avant.Poumon droit.Grisaille et marbrures avec périlobulite depuis la 3ème côte antérieure jusqu\u2019au sommet.Limitation de cette infiltration par l\u2019arc bien marqué de la scissure.Réaction hilaire de faible densité.Soulèvement du diaphragme à la partie moyenne.+ y A \u2014\u2014\u2014 «vs.contin ar PAQUETTE: L\u2019AUSCULTATION EN TUBERCULOSE PULMONAIRE Poumon gauche.Infiltration assez dense depuis la 3ème côte antérieure jusqu\u2019au sommet avec deux images de raréfaction mal délimitées.Base floue.Diaphragme surélevé.TEE Radiographie (Cliché n° 3).Diagnostic.Tuberculose fibro-caséeuse avec réactions pleurales.Observation IV.Mlle A.T., 16 ans.Début subit en avril 1937 par crachats hémoptoi- Radtographie (Cliché n° 4).ques.Continue à travailler sans symptômes subjectifs.En juin 1937, « grippe » avec cra- 827 chats hémoptoïques.Fin d\u2019octobre 1937, toux et expectoration jaunâtre avec point de côté à droite.Travaille jusqu\u2019en fin d\u2019octobre.Nouvelle hémoptysie qui dure jusqu\u2019au 4 novembre, date de l\u2019admission à l'hôpital.Expectoration positive.Examen clinique: À droite, submatité de la base.Respiration diminuée et obscure.Crépitations et bulles homogènes à la base.À gauche, rien à noter.Poumon droit.Foyer d'infiltration assez dense entre la clavicule et la 4ème côte antérieure laissant voir une image cavitaire de la grandeur d\u2019une mandarine.Poumon gauche.Foyer de périlobulite dans le 2ème et 3ème espace intercostal.Diagnostic.Tuberculose ulcéro-caséeuse du hile inférieur droit.Exsudation à gauche.Observation V.Mlle F.B., 21 ans.Début insidueux en septembre 1936, par toux, expec- Radiographie (Cliché n° 5).toration et asthénie presque continuelle.En octobre, petite hémoptysie suivie d\u2019une cure mitigée jusqu\u2019en février 1938.Amaigrissement de 9 livres en 1 an.Diaphorèse nocturne, température vespérale.Bacilloscopie positive.Examen clinique: À droite, submatité au sommet et inspiration à la base.À gauche, inspiration et expiration prolongées et rudes. 828 Quelques râles fins à la hauteur du hile droit.Taches et pommelures disséminées dans la moitié supérieure des deux plages pulmonaires.* * Ces patientes ont été étudiées en collaboration.Les rapports d\u2019examens cliniques sont Traitement des colibacilloses et de la fièvre typhoïde * Il n\u2019est d\u2019ailleurs pratiquement plus un germe microbien qu\u2019on n\u2019ait proposé de traiter avec le sulfamide ou ses dérivés.Kenny, en particulier, a proposé d\u2019employer cette médication contre les infections à colibacilles (The Lancet, 17 juillet 1937).À la suite des bons résultats signalés par cet auteur, M.Barer a traité ainsi un homme de 65 ans atteint de fièvre typhoïde (The Lancet, 23 octobre 1937).La défervescence s\u2019était produite et la convalescence paraissait normale lorsque la fièvre réapparut s\u2019accompagnant de douleur à la miction, de pollakyurie, de pyurie.Un traitement par l\u2019urotropine et le phosphate acide de sodium ne donna pas de résultats.Au bout de quelques jours au contraire, la température s'élevait et le pus était très abondant dans l\u2019urine.On donna alors du mandelium dans le but d\u2019amener une acidité suffisante de l\u2019urine.Le pH s\u2019éleva rapidement après quatre jours de traitement.Celui-ci fut continué * L'Année Thérapeutique (Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1937).L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 tirés non pas de l\u2019examen d\u2019un seul, mais de trois confrères au moins.Les sujets ont, de plus, servi d\u2019attrape dans les cliniques aux étudiants.C\u2019est sûrement parce que les signes cliniques n\u2019abondaient pas.Nous pouvons en conclure que la malignité de certaines formes de tuberculose est souvent en proportion directe de leur insidiosité et qu\u2019il faut d\u2019autant plus déployer d\u2019attention à leur dépistage.pendant trois semaines.La température devint normale en moins d\u2019une semaine, et les urines s\u2019éclaircirent rapidement, mais elles continuaient à présenter un dépôt abondant et à contenir du bacille typhique en culture pure.La persistance de cette bacillurie après un traitement antiseptique prolongé fit envisager l\u2019utilisation du sulfamide.On donna quotidiennement 0 gr.45 par la bouche et en 5 jours il n\u2019y avait plus trace de bacille d\u2019Eberth dans l\u2019urine.Le traitement fut alors arrêté, mais une semaine après une culture de l\u2019urine contenait encore du bacille typhique.On reprit le rnême traitement aux mêmes doses, en prolongeant son action pendant 15 jours.Les bacilles disparurent rapidement et quatre cultures successives faites à plusieurs semaines de distance restèrent négatives.Barer fait remarquer que la bacillurie est un phénomène commun dans la convalescence de la fièvre typhoide.Mais en général elle ne s'accompagne pas de pyurie.Quelquefois, elle persiste très longtemps.L'auteur considère que le bon résultat obtenu doit encourager à traiter les bacilluries à bacille d'Eberth et les pyélonéphrites post-typhiques de cette manière.A.RAVINA. REVUE GÉNÉRALE LE SCLÉROSE EN PLAQUES Par Roma AMYOT, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame.Cette maladie a été isolée à l\u2019époque héroïque de la neurologie, à l\u2019époque où, par la conjonction de grands neurologistes et sous l\u2019impulsion de la grande Ecole française de la Salpêtrière dominée par Charcot, on posait les assises de la neurologie contemporaine.On explorait, il est vrai, dans un domaine nouveau, mais il faut reconnaître qu\u2019on explorait avec un admirable outil: la méthode anatomo-clinique introduite en pathologie par Laennec.Parmi le groupe des affections qui naquirent de cette méthode, et en France, se trouve la sclérose en plaques.Revoyons rapidement les principaux jalons qui marquèrent l\u2019histoire de cette maladie.Cruveihlier dans les 22e et 23e livraisons de son « Atlas d\u2019anatomie » (1835-1842) fut le premier à produire des lésions de sclérose en plaques en regard desquelles il rapportait deux observations cliniques.Il vit qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019aspects pathologiques exceptionnels, mais ne put formuler les signes cliniques qui auraient permis de distinguer ce processus de l\u2019ensemble des altérations dégénératives de la moelle classées dans le vaste groupe des myélites chroniques.Puis Carswell en 1838 et Robitanski en 1856 présentèrent des « figures » de lésions semblables, dans leurs ouvrages d\u2019anatomie pathologique.Plusieurs auteurs, par la suite, surtout allemands, Tiirck (1855), Frerichs (1856), Valen- tiner (1857), Rindfleich (1863), Zenker (1865), Frommann (1867), publièrent quelques observations cliniques et surtout des descriptions anatomo-pathologiques; tous ces travaux, cependant, concernaient soit des trouvailles d\u2019autopsie soit des considérations d\u2019anatomo-pa- thologie ou de physiologie nerveuses.Dès 1862, Vulpian et Charcot, tous deux récemment nommés médecins à l\u2019hospice de la Salpétrière, s\u2019attaquèrent résolument, en collaboration étroite, à l\u2019étude de ce syndrome neurologique inusité.En 1866, Vulpian communiquait à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris un mémoire sur la « sclérose en plaques disséminées ».Ce mémoire comprenait comme documents, outre les faits de Cruveihlier, Carswell et Türck, trois observations personnelles recueillies par lui-même et deux autres transmises par Char- cot.La dénomination de «sclérose en plaques disséminées » employée comme titre de ce travail, était celle que Charcot avait proposée pour désigner cette affection.Il indiquait quelques symptômes principaux qui permettraient de la reconnaître durant la vie; mais il avouait que l\u2019histoire de la maladie n\u2019était pas encore, sous ce rapport, complète.Il mentionnait ce caractère anatomo-patho- logique essentiel: la persistance, au sein des plaques, des cylindraxes dont la gaîne de myéline est disparue.Cette mention possède une grande importance de consécrztion et attribue à Vulpian, à exclusion de ses autres recherches et travaux sur la sclérose en plaques, le mérite d\u2019avoir insisté sur une des particularités les plus distinctives de cette maladie.Charcot en 1868, après avoir inspiré la thèse d\u2019Ordenstein parue en 1867, au cours d\u2019une de ses leçons magistrales faite à la Salpé- trière, établit clairement le tableau anatomo- clinique de la sclérose en plaques et en consa- 830 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 cra définitivement la naissance comme entité nosologique.Il est important que nous donnions le schéma de ce tableau.à sclérose en plaques est une maladie des jeunes adultes débutant entre 20 et 25 ans, dont l\u2019évolution est habituellement d\u2019une durée de 6 à 10 ans.Elle possède un polymorphisme et un aspect clinique protéiforme déconcertants qui ont retardé son individualisation malgré sa grande fréquence et l\u2019objectivité grossière de ses signes cliniques.Son évolution progressive est marquée de poussées et de rémissions cliniques, ces dernières permettant la reprise des fonctions.Selon la localisation des lésions effectives, Charcot décrit une forme spinale, une forme cérébrale et une forme cérébro-spinale qui est la plus fréquente, confondue jusque-là avec la maladie de Parkinson.Les symptômes principaux sont: le nystagmus (dans 50% des cas), les vertiges (dans 75% des cas), la diplopie passagère, l\u2019embarras de la parole, qui sont les signes les plus fréquents du début; l\u2019amblyopie (plaque dans le nerf optique) que Vulpian a observé au début de l\u2019affection; les troubles intellectuels faits d\u2019affaiblissement intellectuel de dépression ou de psychose expansive; le caractère cérébelleux de la démarche qui est titubante et s\u2019accompagne de l\u2019élargissement de la base; des engourdissements et des fourmillements passagers aux membres; de l\u2019amyotrophie exceptionnellement; des troubles sphinctériens à la période finale, mais que Vulpian a observés dès le début; la paraplégie insidieuse au début, qui s\u2019aggrave et devient de plus en plus spasmodique avec épilepsie spinale de Brown-Séquard (phénomènes d\u2019automatisme médullaire) et clonus du pied (phénomène décrit par Vulpian, en 1863) ; le tremblement intentionnel sur lequel Charcot ne manquait jamais d\u2019insister au cours de ses leçons et auquel il attribuait une importance clinique primordiale.Charcot insista particulièrement au point de vue diagnostique, sur l\u2019importance des parésies et paralysies transitoires des membres, des poussées et rémissions cliniques évolutives, sur la notion des signes discrets à distance du groupe prépondérant des symptômes, notion qui signale la dissémination distinctive des lésions dans la sclérose en plaques.Les plaques de sclérose sont disséminées dans tout l\u2019axe cérébro-spinal, même au sein de certains nerfs craniens comme le nerf optique.Charcot mettait en valeur ce rapport étroit qui existe entre [aspect protéiforme du syndrome clinique et la dissémination capricieuse des lésions.Au sein de la plaque de sclérose, on remarque un réticulum névroglique abondant, des cylindraxes hypertrophiés, atrophiés ou normaux, peut-être dimnués en nombre, qui ont perdu leur graine de myéline, mais qui y persisteront indéfiniment; des vaisseaux à adventice épaissie (Vulpian, Frommann), des corps granuleux formés de débris de myéline qui s\u2019éli- manent par les gaines péri-vasculaires (Robi- tanski) ; l\u2019atrophie et la disparition de certaines cellules nerveuses incluses dans des plaques (Frommann, Vulpian, Charcot) contrairement à la prolifération des cellules névro- gliques.L\u2019absence de dégénérescence secondaire dans les faisceaux de la moelle est due à la persistance des cylindraxes au sein des plaques; parfois cependant on note un certain degré de dégénérescence cordonnale.La prolifération névroglique serait le fait princeps et initial; il créerait l\u2019atrophie dégénérative des éléments nerveux comprimé par la névroglie proliférée.L\u2019hyperplasie vasculaire serait un épiphénomène.Charcot s\u2019opposait ainsi à l\u2019hypothèse de Rindfleich selon laquelle inflammation partait des parois vasculaires et s\u2019étendait en tous sens vers la névroglie, la plaque de sc'érose étant toujours centrée par un vaisseau.Les éléments de cette synthèse ne découlaient pas entièrement des observations et de l\u2019esprit de Charcot.Avec Vulpian et les auteurs allemands, il avait contribué à l\u2019élaboration des connaissances anatomo-pathologiques; avec Vulpian, il avait construit une symptomatologie claire, - AMYOT: LA SCLÉROSE EN PLAQUES précise qui permettait d\u2019identifier les formes les plus complètes, les plus évoluées de la maladie durant la vie même des sujets.En collaboration avec son collègue de la Salpétrière, il avait édifié magistralement une entité nosologique parfaitement définie au sein de laquelle les matériaux essentiels se trouvaient inclus.A ce titre, la sclérose en plaques put être dénommée maladie de Vulpian-Charcot.Sa charpente anatomo-clinique telle qu\u2019effectuée par ces deux illustres neurologistes français est reconnue et acceptée, comme document classique, par les neurologistes contemporains.La notion de l\u2019étiologie infectieuse de la sclérose en plaques date de 1884 et est due à Pierre Mare.Cet auteur émit alors l\u2019opinion que l\u2019affection était causée par des foyers infectieux de l\u2019axe cérébro-spinal secondaires à des embolies de microbes pathogènes vulgaires, non spécifiques.Strumpell en 1887, s\u2019opposa à cette conception et se montra partisan d\u2019une origine endogène et congénitale comportant la notion d\u2019une maladie primitive de la névroglie, alors qu'Oppenheim (1887) admettait une étiologie toxique polyvalente (plomb, alcool, mercure, oxyde de carbone, etc.).Babinskri dans sa thèse de 1885, insista sur la persistance des cylindraxes au sein des plaques et expliquait, par ce caractère particulier des lésions, le phénomène troublant des poussées ct des rémissions évolutives de la maladie.Il décrivit des formes cliniquement aiguës marquant soit le début, ce qui avait été signalé par son maître Charcot, soit l\u2019évolution de la forme chronique.Le premier, il démontra l\u2019existence de la sclérose en plaques aiguës, à évolution rapide qu'il nomma destructive et qui s\u2019accompagne de la disparition, au sein des foyers, de la myéline et des cylindraxes.Il rapporta aussi des observations d\u2019hémiplégie, à début apoplectiforme comme l\u2019hémiplégie déclanchée par une lésion vasculaire 831 du cerveau, rattachable à des lésions de l\u2019axe encéphalique.Uthoff, en 1889, fit une étude capitale des troubles oculaires de la sclérose en plaques.Son travail était étayé par l\u2019observation de 100 malades.Il insistait sur la grande fréquence du nystagmus, sur la présence de paralysies des muscles extrinsèques (17%) auxquelles Parinaud avait attribué le caractère de paralysies de fonction.Uthoff fut le premier autrvr à découvrir la névrite rétro-bulbaire dans la sclérose en plaques, au cours de laquelle il observa fréquemment un scotome central, la décoloration du segment temporal de la papille.Il démontra ainsi que des lésions prononcées rétro-bulbaires ne provoqualent pas de modifications papillaires, parce que les eylindraxes n\u2019étaient pas détruits dans le nerf optique lésé.Il affirmait que ces troubles oculaires ont un début aigu dans la moitié des cas et qu\u2019ils signalent souvent l'installation de la maladie.Ce travail d\u2019Uthoff constitua la somme des notions fondamentales en pathologie oculaire de la sclérose en plaques.Oppenheim et Freund vers 1892, ont attiré l\u2019attention sur la fréquence des troubles subjectifs et objectifs de sensibilité qu\u2019avaient notée cependant Charcot et surtout Vulpian.En 1892, Charcot, dans une leçon clinique, étudia certaines formes anormales, atypiques ou frustes de la maladie, qui dérogeaient sensiblement du tableau qu\u2019il avait décrit en 1868.L'observation clinique méticuleuse, le contrôle histopathologique lui avaient permis la connaissance de ces formes difficilement décelables.Cependant 1l insistait sur la possibilité de leur diagnostic, si on se rappelait ct utilisait ces trois notions essenticlles: a) survenue antérieure de troubles neurologiques fugaces sur laquelle renseigne l\u2019anamnèse; b) la présence concomitante de signes à distance; c) le caractère de l\u2019évolution par poussées et ré- MISSIONS.Cet enseignement de Charcot n\u2019a pas été ébranlé; ces trois éléments de diagnostic de la sclérose en plaques demeurent encore, avec la 832 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 nature même des symptômes et leur groupement assez constant, les trois importants facteurs qui permettent de découvrir les variétés atypiques de la maladie.De ces formes anormales, Charcot mentionna la paraplégie spastique à type de paraplégie d\u2019Erb ou de myélite transverse, variété que son interne, Pitres, avait intégrée, en 1887, dans le cadre de la sclérose en plaques.Il indiqua aussi la variété hémiplégique, habituei- lement transitoire sur laquelle Bouicli en 1883 et Babinski en 1885 avaient porté leur attention, une variété « tabétique que l\u2019expérience clinique ultérieure n\u2019a pas confirmée définitivement et une forme «latérale amyotropi- que » qui est sûrement exceptionnelle.* * # La symptomatologie de la sclérose en plaques s\u2019est enrichie ultérieurement de l\u2019expansion de la séméiologie nerveuse.Ainsi le régime des réflexes tendineux qui furent introduits dans la séméiologie nerveuse en 1875 par Erb et Westphal et à l\u2019étude desquels Babinski apporta une précieuse contribution, le signe de l\u2019orteil que Babinski découvrit en 1896, complétèrent la symptomatologie pyramidale.On ne doit pas non plus manquer de souligner l\u2019importance, dans cet ordre d\u2019idées, de la séméiologie des réflexes cutanés-abdominaux.Les solides études expérimentales d\u2019André- Thomas sur les fonctions cérébelleuses, s\u2019échelonnant de 1897 à 1918, les travaux cliniques de l\u2019Ecole de Déjerine au sein de laquelle André-Thomas devint le plus important protagoniste de la séméiologie cérébelleuse, les judicieuses observations cliniques de Babinski exposées brillamment au congrès de Londres de 1913, réalisèrent la symptomatologie cérébelleuse en général et celle de la sclérose en plaques en particulier.À partir de 1909, au maigre contingent du tremblement intentionnel et du caractère titubant de la démarche, avec élargissement de la base, s\u2019ajoutèrent les phénomènes essentiellement cérébelleux suivants: l\u2019asynergie, l\u2019a- diadococinésie, l\u2019hypermétrie ou la dysmétrie cause d\u2019incoordination par déficience de mesure des mouvements, les signes de la passivité par hyposthénie des antagonistes.C\u2019est en 1924 que Barré insista sur le contingent labyrinthique du syndrome neurologique de la sclérose multiloculaire, contingent auquel appartiennent le nystagmus, les vertiges, les troubles de la statique et de la démarche.La fréquence et l\u2019importance fonctionnelle de ces symptômes sont considérables.Pour Barré, elles sont primordiales.Cet auteur ira jusqu\u2019à affirmer que dans la hiérarchie de syndromes pyramidaux, cérébelleux ct labyrinthiques qui forment les assises symptomatologiques de la sclérose en plaques, le dernier doit occuper la première place tant au point de vue de la fréquence, qu\u2019à celui de la physio-pathologie des troubles fonctionnels.Il décrivit une forme labyrinthique quasi pure.Les faits lui ont donné raison dans de multiples occasions.Dès 1913, de nombreux auteurs avaient observé que la réaction de Lange, à l\u2019or colloïdal, du liquide céphalo-rachidien, était très souvent positive au cours de la sclérose en plaques.{ Guillain, en 1920, mit au point avec Lechel- le la réaction au benjoin colloïdal du liquide céphalo-rachidien.Il ne cessa, dès lors, de démontrer la dissociation importante et manifeste des réactions biologiques du liquide céphalo-rachidien de la majorité des cas de sclérose disséminée, dissociation caractérisée par la réaction de Wassermann négative et les réactions colloïdales positives ou sub-positives dans la zone paralytique.Guillain fournit, par sa ténacité à souligner l\u2019existence réelle de cette dissociation, un apport précieux à la symptomatologie et un important critère de diagnostic.En 1910, Muller, puis Long rapportèrent des observations de malades chez lesquels des douleurs non seulement dominaient la symptomatologie, mais même avaient marqué le début de l\u2019affection.Ces auteurs avaient ainsi \u2014\u2014\u2014 - AMYOT: LA SCLÉROSE EN PLAQUES isolé une forme douloureuse; mais on ne doit pas oublier que la présence d\u2019algies au cours de l\u2019évolution n\u2019avait pas échappé à la sagace observation de Charcot.Barré d\u2019autre part inclinerait à reconnatre, dans certaines de ces formes du début dites douloureuses, bien plus l\u2019objectivation d\u2019une arachnoïdite spinale primitive qui n\u2019aurait rien de la sclérose en plaques.Alajouanine, s\u2019engageant à fond dans le débat de l\u2019arach- noïdite spinale, conçoit qu\u2019elle est le plus souvent secondaire à un processus de désintégration ou d\u2019inflammation parenchymateuse.Avec la majorité des neurologistes, il admet la forme douloureuse de la sclérose en plaques, que l\u2019algie soit produite par la lésion du névraxe elle-même, ou qu\u2019elle soit liée à l\u2019action irritante de l\u2019arachnoïdite secondaire aux foyers primitifs de sclérose médullaire.En plus, pour appuyer cette dernière conception, quelques auteurs, Oppenheim, Harris, Parker, Herman, Deparis, ont rapporté des cas où des lésions de sclérose disséminée situées dans l\u2019axe encéphalique ou sur la racine du trijumeau avaient déclanché un syndrome typique de «tie douloureux de la face ».En 1904, à l\u2019occasion d\u2019un important travail de Marburg, une controverse célèbre, qui n\u2019est pas encore close, prit naissance.Elle partagea les neurologistes et les histo-pathologistes du système nerveux en deux groupes opposés sur une doctrine et surtout par une interprétation différente des faits cliniques et anatomo-pa- thologiques.Marburg admettait l\u2019existence de la sclérose en plaques aiguë à évolution rapide, soit d\u2019emblée, soit au cours de poussées évolutives, comme d\u2019ailleurs l\u2019avait indiqué Ba- binski dans sa thèse et Bielchowski en 1901.Cette controverse se poursuivit particulièrement en Allemagne jusqu\u2019à 1918, Fraenkel et Jakob, Oppenheim se rangeant a l\u2019avis de Marburg; Muller, Strumpell, Anton et Wohl- will n\u2019admettant pas la notion de sclérose en plaques aiguë.Ces derniers auteurs classaient tous les syndromes aigus témoignant d\u2019une atteinte disséminée de l\u2019axe cérébro-spinale sous la rubrique vague et d\u2019attente d\u2019encé- phalo-myélite aiguë disséminée, ne préjugeant 833 d\u2019aucune étiologie définie ni même d\u2019un cadre nosologique définitif.Avec l\u2019apparition de l\u2019encéphalite-épidémi- que, certains auteurs, entre autres Devic et Bériel (de Lyon), tentèrent de lrallier les formes aiguës à la maladie de Von Economo.L\u2019épreuve du temps n\u2019a pas confirmé l\u2019hypothèse de ces auteurs: il est pour le moins exceptionnel qu\u2019un syndrome parkinsonien succède à une sclérose en plaques aigué typique ou à un de ces épisodes dits « encéphalo- myélite disséminée aiguë »; l\u2019encéphalite épidémique ne s\u2019accompagne pas de réactions colloïdales du liquide céphalo-rachidien positives ou sub-positives, critère négatif qui concourt à la différencier de certains autres processus aigus et chroniques du névraxe comme la sclérose en plaques aiguë et chronique.La question semblait être résolue en faveur des partisans de la sclérose en plaques aiguë, lorsqu\u2019en 1927, Redlich, rapporta des observations de malades qui, sans aucun incident neurologique antérieur, avaient été pris d\u2019une affection à type d\u2019encéphalo-myélite aiguë disséminée et qui en avaient été guéris complètement.Il se refusa à reconnaître la sclérose en plaques dans ces syndromes.La contre-partie fut prise sans tarder par Pette (1928).Cet auteur observa des cas identiques qui cependant moururent et dont les centres nerveux présentèrent des lésions typiques de sclérose en plaques jeunes.Il eut, en plus, l\u2019occasion de revoir un malade dont l\u2019observation figurait dans le travail de Redlich et d\u2019apprendre que ce malade avait subi deux récidives depuis la publication de ce travail.Pette lui-même constata que, lors de la première récidive, le tableau clinique était celui de la sclérose en plaques.En France, Guillain et ses collaborateurs, Claude et Alajouanine, Cournand, élève de Guillain, dans sa thèse de 1930, défendirent l\u2019entité de la sclérose en plaques aiguë.Cette controverse ne sera définitivement réglée que le jour où on aura isolé la cause véritable de la sclérose en plaques, le jour où on pourra produire expérimentalement la maladie dans ses formes chroniques et aiguës, où on aura 834 trouvé un test biologique pouvant en identifier systématiquement la nature et la présence.Jusqu\u2019a nouvel ordre, la clinique demeure le seul critère de jugement et de discrimination.En présence d\u2019un syndrome d\u2019encéphalo-myé- lite aiguë disséminée, même si parfois ce syndrome prend les allures d\u2019une neuro-myélite optique, s'agit-il d\u2019une sclérose en plaques aiguë?L\u2019anamnèse fournissant la notion d\u2019épisodes neurologiques antérieurs ou de poussées et rémissions; l\u2019aspect des symptômes actuels et leur groupement en trois faisceaux caractéristiques: pyramidal, cérébelleux et vestibulaire; leur variabilité dans le temps; l\u2019abolition des réflexes cutanés abdominaux; la dissociation des réactions biologiques du liquide céphalo-rachidien constituent les arguments irréfutables en faveur de la sclérose en plaques aigué.Que l\u2019épisode aigu se termine rapidement par la mort ou qu\u2019il évolue vers une guérison apparemment définitive, la force de l\u2019argument clinique demeure.Il est possible qu\u2019il existe des encéphalo-myélites aiguës disséminées qui ne sont pas de la sclérose en plaques; mais il est certain que la sclérose en plaques prend fréquemment l'aspect d\u2019un tel syndrome.Et si le pronostic est réservé pour la sclérose en plaques aiguë médullaire, grave pour les formes aiguës bulbo-protubérantielles, on ne doit pas rejeter l\u2019hypothèse de sclérose en plaques à l\u2019égard d\u2019une encéphalo-myélite aiguë qui guérit.L'importance de l\u2019évolution immédiate est toute relative.À ce sujet on doit donner une place prépondérante à la localisation des lésions, à leur diffusion dès le début, à la réactivité du sujet et au degré de destruction des éléments cellulaires et cylindraxils de certaines parties vitales du névraxe.Le problème envisagé de cette façon, pour chaque cas en particulier, devient moins épineux.Si on ne peut le résoudre en tant que doctrine faute d\u2019arguments biologiques ou bactériologiques, on doit en face du malade, accepter le témoignage de la clinique et adopter une opinion pratique qui variera selon les circonstances.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 En 1917, Kuhn et Steiner, a la suite d\u2019inoculation de sang et de liquide céphalo-rachidien de malades a des lapins et cobayes, crurent trouver dans le sang de ces animaux en expérience un spirochète qu\u2019ils appelèrent « spiro- cheta argentinensis » (du mot latin « argen- tatorum » qui désigne Strasbourg où les auteurs firent leurs travaux).Ils crurent aussi voir en ce spirille la cause spécifique de la sclérose en plaques.Aucune recherche ultérieure de contrôle, et elles furent nombreuses, n\u2019a pu confirmer catégoriquement les conclusions de ces auteurs.En 1930, Kathleen Chevassut aurait cultivé sur milieu d\u2019Hartley après ensemencement de liquide céphalo-rachidien de sclérose en plaques, un virus très petit, visible à l\u2019aide d\u2019un éclairage spécial à la lampe à mercure.Elle nomma ce virus «spherula insularis »; elle pensa qu\u2019il était le microbe de la maladie.Des travaux de contrôle entrepris par d\u2019autres auteurs, Mollaret et Lépine, Carmichael infirmèrent les résultats apparemment convaincants de Miss Chevassut.Cette question de l\u2019étiologie est loin d\u2019être élucidée.Depuis Pierre Marie, 1884, la majorité des auteurs se rallie à la théorie infectieuse.Toutefois, contrairement à ce que soutenait cet auteur, on n\u2019admet plus que tout microbe pathogène puisse déclancher la maladie.On présume plutôt que ses lésions sont provoquées par un virus neurotrope spécifique.La preuve scientifique n\u2019en est cependant pas faite.Jusqu\u2019à ce qu\u2019elle soit produite, seuls les arguments histo-pathologiques dont nous parlerons plus loin, les accidents de névrite rétro- bulbaire, les modifications du liquide céphalo- rachidien comme la lymphocytose qui témoigne de l\u2019irritation méningée et qu\u2019on ne rencontre pas au cours des processus vraiment dégénératifs du névraxe, les réactions colloïdales et de la globuline positives, les formes aiguës de la maladie, les poussées évolutives militent en faveur de l\u2019étiologie infectieuse.En tout cas, groupés, ces arguments ont une valeur qualitative qui se concilient mal avec la théorie endogène, congénitale et proliférati- AMYOT: LA SCLÉROSE EN PLAQUES ve de Strumpell, avec l\u2019hypothèse d\u2019intoxication polyvalente d\u2019Oppenheim ou avec celle de nos collègues de McGill, William Cone et Colin Russell qui ont incriminé l\u2019intoxication par le plomb et ont suggéré cette étiologie comme hypothèse de travail.Ils ne cadrent pas exactement avec l\u2019hypothèse de Marburg, reprise par Brickner après certaines expérimentations faisant exercer l\u2019action du sérum de sclérose en plaques sur des moelles de rats, hypothèse qui attribue la myélinolyse au pouvoir d\u2019un agent lytique qui serait, pour Brickner, une lipase du sang.Nous ne nous attarderons pas à détailler les raisons cliniques et histo-pathologiques qui excluent la sclérose en plaques de tous les autres processus démyélinisants, inflammatoires ou dégénératifs, du névraxe.Cela nous entrai- nerait dans une discussion trop longue et inutile.Qu'il soit entendu que la majorité des neurologistes admettent actuellement la motion d\u2019une étiologie infectieuse et spécifique de la sclérose en plaques.Nous connaissons schématiquement la description anatomo-pathologique de la maladie faite par les anciens maîtres.Les recherches subséquentes ont-elles ajouté beaucoup à celles-là?Elles ont surtout, par la multiplication des examens de contrôle faits à tous les âges de la maladie, saisi l\u2019aspect des lésions à leurs différents stades et particulièrement fait connaître celui des lésions récentes.Elles ont aussi permis, grâce à l'usage de colorants à affinités tinctoriales électives, de distinguer certains détails histologiques susceptibles de faire mieux comprendre l\u2019évolution des lésions, le rôle et la signification de chaque groupe d\u2019éléments pathologiques et enfin le mécanisme probable de l\u2019installation de ces lésions.Tous les auteurs ont confirmé la notion fondamentale de la disparition, au sein des foyers lésionnels, de la gaine de myéline, qu\u2019il s\u2019agisse de plaques anciennes ou récentes.Dans les plaques, mais aussi a distance ct probablement antérieurement à apparition 835 des signes cliniques (Hassin), la myéline semble être le premier élément parenchymateux lésé.Les cylindraxes ne demeurent pas, cependant, intacts.Leur souffrance se manifeste par un aspect caractéristique: l\u2019aspect fibrillarre.Le cylindraxe se dissocie, se désagrège en fibrilles qui disparaissent partiellement.Un certain nombre de celles-ci, toutefois, persistent, « assurant la vitalité de la fibre nerveuse et évitant aussi sa dégénérescence secondaire » (Déjerine et Thomas).Dans les plaques récentes, en plus de la désintégration mvélinique et des altérations cy- lindraxiles, on note la présence des corps granuleux formés de cellules névrogliques et mi- crogliques bourrés de débris myéliniques.Ces corps granuleux sont un produit de phagocytose; ils déblaient la région atteinte et se dirigent, en y véhiculant leur charge, vers les espaces péri-vasculaires qu\u2019ils encombrent.I\u2019infiltration péri-vasculaire, apparaissant sous forme de manchons, serait formée, en plus des corps granuleux, par des cellules lymphocytaires et des cellules plasmatiques.L\u2019endothélium des vaisseaux est habituellement sain.Les vaisseaux sont dilatés.À mesure que la lésion circonscrite vieillit, les corps granuleux disparaissent, l\u2019infiltration péri-vasculaire se résout et laisse apres elle un épaississement de l\u2019adventice, le feutrage glio-fibrillaire s\u2019organise, donnant lieu à de la sclérose que l\u2019on considère comme cicatricielle.Des fibres nerveuses, dépouillées de leur myéline, diminuées en volume et peut-être en nombre, quelques-unes présentant des figures de régénération, parcourent le réticulum névro- glique.À la sortie des plaques de sclérose, ces fibres retrouvent leur gaine de mvéline qui est, à proximité immédiate de la plaque, plus grêle.Les lésions de sclérose sont surtout situées au sein de la substance blanche et au voisinage de l\u2019_épendyme, des vaisseaux et de la zone sous-piale de la corticalité.C\u2019est-à-dire, pour Guillain et Bertrand, « aux rives des grandes 836 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 voies d\u2019élimination des produits dégénératifs du système nerveux ».Rappelons-nous que certaines scléroses en plaques, celles qui ont droit à la dénomination d\u2019aiguës, ont des lésions qui détruisent entièrement le parenchyme; myéline, cylindraxes et cellules nerveuses du territoire atteint.Retenons aussi que si un certain nombre de plaques sont centrées par un vaisseau, ce rapport est loin d\u2019être constant.La présence des lésions vasculaires, des lymphocytes et de cellules plasmatiques dans les infiltrats péri-vasculaires, la disposition péri- vasculaire de certains foyers lésionnels sont les faits histologiques principaux qui feront naître des discussions importantes et seront à la base d\u2019interprétations diverses sur la pathogénie des lésions.Ajoutons que certains auteurs comme Jakob, Marinesco, Greenfield croient que la prolifération glio-fibrillaire n\u2019est pas uniquement secondaire et cicatricielle, mais qu\u2019elle est aussi, et en partie, un phénomène de réaction primitive à l\u2019agent de la maladie.Déjerine et Thomas avaient émis la même opinion.Les anciens auteurs, dont Vulpian et Char- cot, attribuaient un rôle prépondérant à la prolifération névroglique.Elle était, à leur avis, l\u2019effet d\u2019une irritation inflammatoire; Strumpell la considérait comme l\u2019aboutissement d\u2019une disposition proliférative endogène et congénitale.Quoiqu'il en soit, ces auteurs avaient la conviction que le parenchyme nerveux, la myéline surtout, encerclé par le feutrage névrogli- que, était détruit par l\u2019action mécanique de la compression.Babinski croyait que cette destruction était plutôt la conséquence de l\u2019activité nutritive des cellules névrogliques et migratrices.Pour ces auteurs la lésion initiale consistait dans la prolifération névroglique.Pour Rindfleich, Hugo Ribbert, la lésion vasculaire était primitive, l\u2019atteinte intersti- tielle et parenchymateuse devenant secondaire à l\u2019envahissement inflammatoire excentrique qui partait soit des parois, soit de la lumière d\u2019un vaisseau centrant la plaque de sclérose.Pierre Marie définissait la nature de l\u2019agent irritant intra-vasculaire, que Ribbert n\u2019osait spécifier: c\u2019était l\u2019embolie microbienne.Adamkiewicz (1886) formula la conception qui est actuellement admise: les lésions parenchymateuses sont primitives, l\u2019altération du tissu interstitiel est secondaire.Et dans leur ouvrage sur « Les maladies de la moelle épinière », Déjerine et Thomas ajoutent que: «la réaction névroglique paraît secondaire et à l\u2019agent efficient et à la disparition partielle des éléments parenchymateux; que si certaines lésions vasculaires peuvent étre primitives, les autres sont secondaires, qu\u2019en tous cas, elles ne tiennent pas sous leur dépendance, vu leur inconstance, les lésions de la sclérose en plaques.» .Ainsi la conception des auteurs sur le mécanisme des lésions s\u2019est modifiée.L\u2019importance phénoménologique a été interchangée: ce qui paraissait l\u2019effet devient non pas la cause, mais une conséquence chronologiquement antérieure à ce qu\u2019on croyait être un élément actif.Nous l\u2019avons dit, il est probable que l'agent de la sclérose en plaques soit un virus neurotrope.Aussi certains auteurs la rangent-ils dans la catégorie des ectodermoses neurotropes, le virus montrant une affinité particulière pour la fibre nerveuse et surtout pour la myéline de névraxe.Le virus se propagerait, pour un groupe d\u2019auteurs (Anton et Wohlwill, Jakob, Richter, etc.), par voie sanguine; mais des rapports étroits entre les vaisseaux et les foyers lésionnels sont loin d\u2019être constants.Putnam s\u2019accordant avec Rindfleich, Rib- bert, Anton et Wohlwill, Dawson, en ce qui concerne la distribution des plaques concentriquement à un vaisseau, après des expériences sur des animaux et des investigations minutieuses sur des pièces histologiques de sclérose en plaques, aurait provoqué par thromboses veineuses des lésions superposables à celles de la sclérose en plaques et aurait décelé une thrombose de la veine qui se trouve au centre de la plaque.Ribbert, Marinesco avaient également décrit des thromboses vas- AMYOT: LA SCLÉROSE EN PLAQUES culaires.Putnam ignore la cause de ces thromboses; ils croient qu\u2019elles créent directement les foyers lésionnels.Les petites plaques sont centrées par une veine thombosée, les grandes sont formées de la coalescence de petites.La myélinolyse et la souffrance du cylindraxe sont l\u2019effet d\u2019un trouble respiratoire local.Cette intéressante conception de Putnam attend, comme plusieurs autres, la consécration de l\u2019expérience et d\u2019études de contrôle.D\u2019autres auteurs, comme Marinesco, ont pensé que le virus se diffusait par le liquide céphalo-rachidien.Il va sans dire que les adeptes de la théorie toxique, et que Brickner, reconnaissent le sang comme vecteur, soit de l\u2019agent toxique, soit du ferment myélinolytique.Les tenants de l'hypothèse infectieuse ne vont pas négliger certains aspects histo-patho- logiques de la maladie pour faire valoir leur conception.Les infiltrats péri-vaseulaires des méninges, la présence des lymphocytes et des cellules plasmatiques dans les manchons péri-vaseu- laires; bien plus, des figures de nodules infectieux autour des vaisseaux et même au sein du parenchyme dans certains cas aigus, sont des preuves de l\u2019origine infectieuse et du mécanisme inflammatoire du substratum anatomo- pathologique.Mais, Spielmeyer voit en cette infiltration lymphocytaire et plasmatique des gaines, l\u2019effet d\u2019une inflammation symptomatique, c\u2019est-à-dire d\u2019une réaction à l\u2019irritation causée par les corps granuleux.Les auteurs qui recusent la forme aiguë de la sclérose en plaques, dont Spielmeyer et les auteurs précités, font précisément de la présence de nodules infectieux, rare dans la sclérose en plaques, une raison importante pour inclure dans les cadres de l\u2019encéphalo-myélite les syndromes des malades qui en seraient porteurs.837 A tout événement, que la sclérose en plaques soit ou non une maladie à virus, son tableau clinique bien distinct, ce caractère histo- pathologique qui lui est particulier de lésions en foyers ou en plaques bien circonscrites et électivement situées dans de la substance blanche, doivent la distraire et l\u2019isoler du vaste groupe des affections qui se caractérisent par un processus de démyélinisation primitive.Ce groupe comprend l\u2019encéphalite péri-axile de Schilder, les encéphalites post-vaccinales, morbilleuses et varicelleuses, la neuro-myéli- te optique, certaines avitaminoses à lésions nerveuses (pellagre, béri-béri), le syndrome neuro-anémique, la myélite nécrotique.Ferraro formerait volontiers une vaste synthèse dissolvante et uniformisante de tous ces processus.Si quelques-uns d\u2019entre eux sont encore informes et bénéficieraient d\u2019un tel classement d\u2019espèce et d\u2019attente, il n\u2019en est pas de même de la sclérose en plaques.Elle possède au sein d\u2019une espèce ou d\u2019un genre, des caractères individuels anatomo-cliniques qui lui confèrent une entité.Il ne lui manque, pour gagner son autonomie totale et indiseu- table, que la connaissance d\u2019une étiologie certaine et spécifique.Telle qu\u2019on la conçoit actuellement, telle qu\u2019on la reconnaît, grâce à la description de ses formes frustes, atypiques, anormales, de ses formes du début, comment se présente-t- elle le plus souvent à l\u2019investigation clinique?C\u2019est ce que nous tenterons d'illustrer par l\u2019étude des 26 observations de malade que nous avons étudiés et traités dans le service de neurologie de l'hôpital Notre-Dame et que nous publierons avec commentaire dans un numéro prochain de l\u2019« Union Médicale du Canada ». MOUVEMENT MÉDICAL ee.++ QUELQUES CONSIDÉRATIONS SUR L\u2019HÉMOPTYSIE TUBERCULEUSE ET LE PNEUMOTHORAX ARTIFICIEL Par Herman GAUTHIER (Paris).L'hémoptysie, même si elle n\u2019est pas souvent dangereuse, a toujours conféré à la tuberculose pulmonaire, une atmosphère assez dramatique.Jusqu\u2019à la découverte de la méthode de Forlanini (1882) et son application, le traitement héroïque de l\u2019hémoptysie était, accompagné de préparations pharmaceutiques variées, le repos absolu dans tous les domaines; on laissait même quelquefois presque mourir d\u2019inanition le malheureux qui saignait.Survient le pneumothorax artificiel et l\u2019hémoptysie est jugulée, le pneumo-hémostatique est né.Cependant, en face du pneumo-hémostati- que, deux autres genres de pneumothorax se dressent, heureusement plutôt rares: le pneumothorax impuissant à enrayer l\u2019hémoptysie et le pneumothorax hémorragipare.Nous voulons exposer 1ci la pathogénie de l\u2019hémoptysie de la tuberculose pulmonaire et étudier le mécanisme d\u2019action des pneumothorax hémostatiques, impuissants et hémorragi- pares, d\u2019après les notions puisées tant dans les leçons magistrales du Professeur Bezançon, à Laennec, que dans celles de l\u2019Institut Forla- nini, de Rome.Pathogénie des hémoptysies La pathogénie des hémoptysies a donné lieu à de savantes controverses.Des études sérieuses ont été faites et se poursuivent, qui ne craignent pas d\u2019attaquer le principe posé en 1913 par Jacquerod: « L\u2019hémoptysie se rattache à la rupture d\u2019un vaisseau sanguin.On peut poser en principe qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019hémoptysie possible sans elle.» Ainsi s\u2019exprime-t-il, dans son livre sur les hémoptysies tuberculeuses, et il ajoute: « La sortie des globules rouges par diapédese, a travers les capillaires et le tissu pulmonaire congestionné, peut donner lieu aux crachats rouillés de la pneumonie ou a quelques traces de sang mélangées aux crachats, mais non pas à une hémoptysie proprement dite.» Et, de là, la valeur considérable donnée à l\u2019anévrysme de Rasmussen et à sa fréquence.«La majeure partie des hémoptysies qui surviennent à la seconde période de la phtisie (52% ) résultent de la fonte et de l\u2019ulcération du foyer d\u2019infiltration tuberculeuse entraînant dans leur processus destructeur la rupture des vaisseaux sanguins », écrit le même auteur qui admet aussi les hémoptysies mécaniques congestives de Bezançon, mettant cependant en garde de leur attacher une trop grande importance.Le temps a passé, les études ont continué, nous exposerons succinctement les théories actuelles, laissant à l\u2019avenir le soin de les départager.Elles sont au nombre de cinq: 1° l\u2019érythro-diapédèse ; 2° l\u2019altération vasculaire par le bacille; 3° le traumatisme respiratoire; 4° l\u2019action des facteurs neuro-végétatifs; 5° l\u2019action des glandes endocrines.1.L\u2019érythro-diapédèse: processus hémorragique par diapédèse des globules rouges (Bezançon).L\u2019anatomie pathologique nous a montré: a) que là où se trouve produit un follicule tuberculeux, il n\u2019y a pas de vaisseaux, car la tuberculose oblitère les vaisseaux; b) que les néo-formations fibreuses sont parcourues par un grand nombre de nouveaux vaisseaux.Ce tissu fibreux possède de véritables lacs sanguins, c\u2019est un tissu érectile et GAUTHIER: HEMOPTYSIE TUBERCULEUSE ET PNEUMOTHORAX c\u2019est la même chose sur le pourtour des cavernes; c) qu\u2019il y a de très gros remaniements vaseu- laires.Les rameaux des branches de l\u2019artère pulmonaire en s\u2019oblitérant ferment un grand nombre de territoires pulmonaires, l\u2019artériographie nous le démontre.La cireulation va se rétablir, soit par les veines pulmonaires de la périphérie, soit par les lacs sanguins, soit par l\u2019artère bronchique qui dressera un véritable tissu érectile autour des bronches, soit par des vaisseaux anastomotiques avec les vaisseaux intercostaux, principalement aux sommets (les difficultés d\u2019ordre vasculaire rencontrées parfois au cours de l\u2019établissement du pneumothorax extra-pleural en fera preuve).De telle sorte, que le sang vient non des vaisseaux lésés, mais de vaisseaux de néoformation.Et il s\u2019agit d\u2019un tout autre mécanisme que celui de la rupture vasculaire: l\u2019érythro-diapé- dèse, processus hémorragique par diapédèse hémorragique.(Bezançon ne nie pas l\u2019anévrysme de Rasmussen, il existe, c\u2019est certain, mais, dit-il, «il est beaucoup plus rare qu\u2019on ne croit ».) L\u2019érythro-diapédese est le passage des globules rouges à travers la paroi vasculaire sans véritable rupture, ce qui fait qu\u2019il y a des centres multiples d\u2019hémorragie.Il se produirait une poussée congestive due à toute une série de troubles vaso-moteurs qui entraîneraient le passage des globules rouges dans le tissu voisin.Ce n\u2019est pas de la rupture, mais de la diapédèse sur des points multiples, à la suite de toutes les causes qui peuvent déterminer des troubles vaso-moteurs.Duhamel, dans un travail exécuté sous la direction du Professeur Bezançon, a montré le farcissement important du tissu entourant les cavernes.Ce farcissement, c\u2019est de la diapédèse.Et il a insisté sur l'importance extrême des phénomènes vaso-moteurs, des phénomènes diapédéticues.Bezançon ne craint pas d\u2019affirmer les possibilités d\u2019hémoptysies liées à des troubles de la crase sanguine.L\u2019hémoptysie est déterminée par des phénomènes de fibrose 339 et la poussée congestive est la base de ces hémoptysies.Ne peut-on appliquer au farcissement hémorragique du tuberculeux l\u2019explication que donnent Bezançon et Delarue, du farcisse- ment hémorragique de l\u2019embolie pulmonaire post-opératoire, explication suivant laquelle le système neuro-végétatif incité par telle cause, provoque une brusque vaso-dilatation capillaire suivie d\u2019une hémorragie par érythro- diapédèse ?2.Altération vasculaire due à la pénétration du bacille de Koch par voie de: a) l\u2019endartérite; b) de la péri-artérite; ou des c) « Vasa-Vasorum ».Avec la formation des follicules tuberculeux, dans la paroi artérielle, il se détermine un processus d\u2019inflammation spécifique vaseu- laire qui, par dégénérescence hyaline ou graisseuse, provoquera des ectasies considérables, qui pourront faire saillie dans la caverne: c\u2019est l\u2019anévrysme de Rasmussen, susceptible de se rupturer et de provoquer l\u2019hémorragie.Mais ceci n\u2019est pas suffisant à tout expliquer; la clinique nous montre des formes peu destructives qui sont le siège d\u2019hémoptysies fréquentes, tandis que d\u2019autres formes très destructives n\u2019en ont ni peu ni prou.Et cette théorie nous amène à la troisième théorie, chère à l\u2019école italienne, celle: 3.Du traumatisme respiratoire.L\u2019école de Morelli lui donne une importance considérable non seulement pour la part qu\u2019il occupe dans la genèse des hémoptysies, mais surtout parce qu\u2019elle lui fait expliquer la longueur et la persistance rebelle de certaines hémoptysies.Ce traumatisme respiratoire est nour Forlanini et Morelli la base de toute leur conception de la pathogénie et de la thérapeutique de la tuberculose pulmonaire.Les tractions rythmées, qu\u2019impriment les forces musculaires inspiratoires costales et diaphragmatiques au tissu élastique pulmonaire sont une des causes fondamentales de 840 la progression des lésions et de la tendance rapide à la désagrégation et au ramollissement des foyers tuberculeux.Partant de là, on comprend l\u2019exacerbation donnée au traumatisme respiratoire par le « coup de toux » et l'importance de ce dernier dans la pathogénie de l\u2019hémoptysie.Dans la phase statique de la respiration, la tension permanente du parenchyme pulmonaire empêche le collapsus des tronçons de vaisseaux rompus.Dans la phase dynamique, les tractions exercées alternativement aggravent l\u2019'hémoptysie.4.L\u2019action des facteurs neuro-végétatifs doit aussi entrer en ligne de compte.Claude Bernard, excitant le bout central du pneumogastrique chez le chien, obtenait des hémorragies pulmonaires, démontrant ainsi l\u2019influence vaso-motrice de certains nerfs au contact des vaisseaux.Les individus susceptibles par tempérament d\u2019une telle excitabilité du système neuro-végétatif sont donc particulièrement exposés à subir cette influence.Quelle part faut-il accorder à l\u2019action de vague et à celle du sympathique comme provocateurs d\u2019hémoptysie ou plutôt comme agents modificateurs de la crase sanguine?Il semble bien que l'avenir la fera belle, car nous voici ramenés à la théorie de l\u2019érythro- diapédèse vers laquelle est toute orientée l\u2019Ecole de Bezançon, et nous la trouvons longuement citée par le Professeur Vercesi de l\u2019école de Morelli, notre chef de clinique à l\u2019institut Forlanini (cf.Annali dell\u2019 Instituto Carlo Forlanini, octobre 1937).Parmi les facteurs externes pouvant provoquer cette excitabilité, réflexe motrice, les plus importants seraient : le refroidissement, les troubles dyspeptiques, les variations climatiques, les vents (le siroco en Italie), le soleil (facteur d\u2019hémorragies nombreuses), les pressions barométriques.5.L\u2019action des glandes endocrines (thyroïde et ovaire surtout).L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 Cette cinquième théorie qui pourrait être associée à la précédente comme facteur interne; nous en faisons une classe à part, à cause de son importance.Chaque jour, voit se fixer un peu plus la connaissance de l\u2019action énorme des glandes endocrines sur le système neuro-végétatif.On sait comme les basedowiens crachent facilement le sang.On connaît l\u2019influence hémorragipare des périodes menstruelles et pré-menstruelles.La preuve en a été faite: en stérilisant certaines femmes hé- morragipares, on a vu cesser leur hémoptysie en même temps que le flux menstruel.On a dit: congestion pulmonaire réflexe, perméabilité vasculaire réflexe.Bezançon ajoute: trouble de la crase sanguine et érythro-diapé- dèse.Telle serait la pathogénie de l\u2019hémoptysie tuberculeuse, question toujours âprement discutée, à laquelle l\u2019Ecole de Bezançon et ceile de Morelli présentent les solutions les plus plausibles.Nous n\u2019entrerons pas ici dans la discussion des diverses théories, nous avons voulu simplement exposer une synthèse de la pathogénie des hémoptysies tuberculeuses telle qu\u2019enseignée par Bezançon et l\u2019Ecole de Morelli.Heureusement par rapport au nombre de tuberculeux, les hémoptysies ne sont pas trop fréquentes.Et la raison, Bezançon et de Jonc nous la donnent: « La tuberculose est essentiellement une néoplasie, privée de vaisseaux et, dans ses formes caséeuses, elle est plus obli- térante que perforante.Le nodule tuberculeux provoque de l\u2019artérite oblitérante; autour de lui dans un périmètre de deux centimètres, 1l n\u2019existe plus de vaisseaux perméables- Avant de s\u2019ulcérer, le foyer caséeux assure en quelque sorte l\u2019hémostase des vaisseaux Voisins.» Et lorsque l\u2019hémoptysie se produira, son traitement variera selon son degré.1) Pour les hémoptysies peu menaçantes, la position demi-assise, le silence, le repos, le lait, la glace suffiront; c\u2019est bien connu.2) Pour les hémoptysies abondantes, dangereuses, on a proposé la ligature à la racine des quatre membres, avec des linges, durant GAUTHIER: HEMOPTYSIE TUBERCULEUSE ET PNEUMOTHORAX 20 minutes.(Rolland.) L\u2019injection intraveineuse de lobe postérieur d\u2019hypophyse.La morphine, dans tous les cas, mais surtout, lorsqu\u2019il est possible: Le pneumothorax artificiel hémostatique Ce sera la seconde partie de notre exposé.Nous considérons le pneumothorax artificiel en regard de l\u2019hémoptysie, d\u2019abord comme hémostatique, puis comme impuissant à juguler l\u2019hémoptysie, enfin comme hémorragi- pare.A) Le Pneumothorax artificiel hémostatique.Indications: elles sont de deux ordres: 1.d\u2019urgence.L'efficacité du pneumo est souvent immédiate comme une ligature.2.d\u2019opportumité.Il s\u2019applique à une tuberculose unilatérale hémoptoïque.a) dans les formes fibreuses chroniques de l\u2019âge adulte; b) dans les formes congestives des jeunes sujets et notamment dans les hémoptysies cataméniales: «Les femmes ne seront plus tuées par leurs règles », selon l\u2019expression de Dumarest.L'efficacité du pneumo sera progressive.Le résultat sera plus incertain sur les lésions fibro-ulcéreuses, sur les conglomérations nodulaires, sur les blocs pneumoniques lobaires, sur les lésions hilaires intéressant souvent de gros Vaisseaux.Mécanisme d\u2019action.C\u2019est ic1 que la conception des Morelli sur le traumatisme respiratoire trouve sa meilleure démonstration, mais toujours sans exclure la part du facteur réflexe sur la crase sanguine, le réflexe vaso-moteur de Bezançon.En interposant un coussin de gaz entre la paroi et le poumon, le traumatisme vient s\u2019y épuiser en grande partie.Le coussin gazeux libère le poumon de ses attaches, lui permet de se rétracter et de s\u2019immobiliser.Il favorise le collapsus des parois vasculaires, la formation et la consolidation du caillot, tout en diminuant la toux et ses conséquences, 841 particulièrement graves ici: la diffusion post- hémoptoïque.L'étude du traumatisme respiratoire, le degré où il s\u2019exerce en tenant compte de toutes les causes qui souvent déterminent son exagération: accès de toux, sténose, adhérences, ete.sont d\u2019une grande importance.Car abolir ou diminuer le traumatisme respiratoire, c\u2019est éliminer un grand facteur d\u2019hémoptysie et c\u2019est une des raisons de l\u2019emploi de la collap- so-thérapie, comme remède des hémoptysies.Il faut cependant faire la part du facteur réflexe puisque la simple piqûre a suffi dans certains cas, à arrêter l\u2019hémoptysie.Comment aussi expliquer les succès du pneumo-péritoine hémostatique, sinon grâce à cette action réflexe, car bien insuffisante est l\u2019action mécanique d\u2019élévation du diaphragme.Ce facteur réflexe aurait aïnsi une action sur la crase sanguine, empêchant l\u2019érythro-diapédèse; nous le croyons à la suite du professeur Bezançon.L'efficacité du pneumo-hémostatique est chose d\u2019ailleurs bien connue et nous nous contenterons d\u2019en citer, à titre d\u2019illustration, deux cas, entre plusieurs, relevés dans le service du Professeur Bezançon, à l\u2019hôpital Laennec de Paris.Observation I.(Pneumo-hémostatique.) Madame B., 30 ans.1930.Entre dans sa tuberculose, par une hémoptysie.On diagnostique une lésion d\u2019infiltration du sommet dr.à Laennec, et on tente un pneumo, qui se révèle impossible.La patiente fait quelques mois de cure, plutôt libre, puis reprend son activité ordinaire.1933.Se marie; n\u2019a pas d\u2019enfants.1935.On signale un empâtement hilaire droit Avril 1937.Après deux mois de bains de mer et de soleil, une hémoptysie qui se répète ensuite tous les mois.Février 1938.Une hémoptysie plus grave l\u2019amène consulter à Laennec où la radiographie révèle une cavité para-hilaire droite, évidente surtout à la tomographie à 10 cm.Elle est admise dans le service. £42 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 Le 4 mars 1938.On amorce un pneumo droit qui décolle facilement avec une dose de 325 c.c., tous les 4 ou 5 jours avec une pression initiale d\u2019environ\u20146\u201412 et une finale de \u2014 4\u2014 10.Elle n\u2019a plus craché de sang.Et le 8 mai 1938, elle quitte l\u2019hôpital pour le Sana, avec un bon pneumothorax de toute la hauteur; dans un état général excellent.L\u2019effet du pneumothorax hémostatique a été immédiat sur une hémoptysie que le soleil avait provoquée.Observation IL.(Pneumo-hémostatique.) M.J.C., 33 ans, cuisinier, né dans les Vosges, y vit jusqu\u2019à 19 ans, vient à Paris, en 1928, pour y occuper un emploi pénible de cuisinier.Fait des bronchites d'hiver, fréquentes et répétées.Nul antécédent familial et pathologique digne d\u2019intérêt.Janvier 1938.Début de la tuberculose par de l\u2019asthénie, de l\u2019anorexie, de l\u2019amaigrissement, qui le forcent à abandonner son travail le 15 mars 1938.15 mars 1938.Le médecin consulté lui conseille un pneumo.dr.pour une lésion fondante, image en mie de pain du sommet dr.aux R.X.Refuse le pneumo.26 mars 1938.Quelques crachats hémoptoi- ques.30 mars 1938.Hémoptysie rouge, aérée, spumeuse, à 3 reprises, 400 c.c.environ.1 avril 1938.Rentré à Laennec dans le service du Prof.Bezançon toujours en état hé- moptoique.2 avril 1938.Le chef de clinique institue un pneumo droit d\u2019urgence.Pression in.- 5\u2014 9; 200 c.c.pres.\u2014 2\u2014 8.4 avril 1938.Encore quelques crachats hé- moptoïques.(- 4-2; 600 c.c., \u20142 \u20146).10 avril 1938.L\u2019hémoptysie est arrêtée.Le pneumo.continue.Le sang n\u2019a plus réapparu depuis.Le pneumo.efficace, est hémostatique Indication d'urgence, à effet progressif.À côté du pneumothorax artificiel bien connu, nous désirons parler un peu d\u2019une méthode de collapsothérapie hémostatique que nous avons vu appliquer quelquefois et avec succès à l\u2019Institut Carlo Forlanini de Rome, dans le service du Professeur Vercesi: Le pneumo-médiastin antérieur hémostatique.Condorelli a institué, en 1935, le premier pneumo-médiastin, introduisant de l\u2019oxygène dans cette logette antérieure du médiastin, admirablement décrite dans l\u2019Atlas thoracique, de Hovelacque et Monod.Nous nous bornerons à étudier le pneumo-médiastin, comme moyen hémostatique.Par le même principe qui veut que le gaz introduit dans les plèvres se porte vers la lésion, parce que la partie du poumon malade est celle qui se laisse le plus aisément comprimer, le pneumo-médiastin exerce son action sur la lésion, en repoussant la plèvre médiastinale de ce côté, de façon à déterminer un état de détension de la zone pulmonaire malade, comme le démontre Henry Joly dans son étude de la collapsothérapie hypotensive.C\u2019est une action mécanique comme celle du pneumothorax artificiel et qui, comme celui- ci, n\u2019exclue pas celui de l\u2019action réflexe, au contraire, puisque généralement on n\u2019entretient ce pneumo.que le temps de juguler l\u2019hémoptysie.L\u2019avenir dira quelle valeur attacher à cette méthode nouvelle, mais qui paraît déjà intéressante dans les cas où le pneumothorax ordinaire n\u2019est pas possible.Cette méthode étant assez peu courante, nous en exposerons rapidement la technique, telle que nous l\u2019a décrite le Prof.Vercesi et que nous la lui avons vu appliquer; et nous citerons un cas rapporté par le Prof.Vercesi dans les Annales de l\u2019Institut, cas que nous avons vu opérer et réussir à l\u2019Institut.Technique du pneumo-médiastin.Le malade est couché sur le dos, la tête en extension.Désinfection du cou; anesthésie au chlorure d\u2019éthyle en jet.Une aiguille de ré- insufflation légèrement recourbée à la pointe. GAUTHIER: HÉMOPTYSIE TUBERCULEUSE ET PNEUMOTHORAX Appareil à pneumo.ordinaire, muni d\u2019oxygène.On introduit l\u2019aiguille dans la fossette du cou, la pointe recourbée dirigée vers la paroi postérieure du sternum, sur une longueur d\u2019environ 3 em., lui faisant suivre exactement la paroi du sternum.À ce moment, on s\u2019assure par aspiration avec une seringue, que l\u2019aiguille n\u2019a pas pénétré dans un vaisseau.On introduit alors 20 à 30 c.c.d\u2019air, on n\u2019a pas d\u2019oscillations au manomètre.Mais le gaz doit pénétrer librement.Puis les oscillations deviennent du type atmosphérique, puis négatives ou positives selon que le médiastin est plus ou moins libre d\u2019adhérences.On procède par petites injections de 50 à 100 c.c.avec courts repos intercalés.On peut aller ainsi jusqu\u2019à 500 c.c.et mêmê 1,000 dit'le Prof.Vercesi.Le patient n\u2019éprouve jamais de troubles spéciaux et graves; il peut accuser des sensations de tiraillement le long du bord gauche du cœur, dans l\u2019épaule gauche.Un peu d\u2019emphysème peut apparaître au cou, cela est sans danger et signifie surtout que l\u2019aiguille n\u2019a pas suffisamment pénétré dans le médiastin.On pourra répéter l\u2019intervention dans les jours successifs.Observation ITI.(Pneumo-médiastin hémostatique.) M.P.P., 20 ans, ouvrier.10 avril 1937.Entre à l\u2019Institut Carlo For- lanini en état d\u2019hémoptysie grave qui se répète à plusieurs reprises en quantités moindres dans les jours suivants.Le patient est diagnostiqué tuberculeux fibro-cavitaire de la région sous- claviculaire droite, avec diffusion broncho- pneumonique du même côté et symphyse pleurale.En dépit des deux pleurésies droites qu\u2019il a faites dans le passé, on tente un pneumothorax qui s'avère impossible.15 avril 1937.Phrénico-exérèse droite.Les crachats hémoptoïques disparaissent pendant 15 jours.L\u2019état général s\u2019améliore.3 mai 1937.Une quinte de toux.Le sang réapparaît presque quotidiennement par la suite.843 10 mai 1937.On décide de tenter le pneumo- médiastin.On introduit 250 c.c.d\u2019oxygène avec une pression finale de \u2014 2 + 5.La scopie montre une hyperclarté qui circonscrit le cœur jusqu\u2019à la pointe et se prolonge en haut, le long des lignes parasternales, mais plus évidentes à droite.11 mai 1937.Hémoptysie de 50 c.c.Un peu d\u2019emphysème sous-cutané le long du sterno- cléido-mastoidien droit.Le soir, nouvelle insufflation de 200 c.c.avec \u2014 1 + 6.12 mai 1937.Quelques crachats bruns seulement.Nouvelle insufflation de 150 c.c.avec + 3 + 7.Puis tous les deux jours, on insuffle 200 c.c.d\u2019oxygène avec \u2014 6 + 8.Aucuns troubles, si ce n\u2019est une légère sensation de tiraillement rétro-sternal et péricardique.On ne voit plus de sang.On cesse le traitement après 9 insufflations.Le sang n\u2019apparaît plus.C\u2019est le cas d\u2019une hémoptysie tenace, abondante, qui dure depuis plusieurs jours, que rien n\u2019a pu enrayer, pas même une phrénico- exérèse, après des tentatives infructueuses de pneumothorax artificiel, et que le pneumo-mé- diastin a jugulé complètement, après quelques insufflations laissées légèrement en positive.Nous avons vu agir et réussir le pneumothorax artificiel comme moyen hémostatique ; tous ont rencontré des tuberculeux qui lui doivent la vie.Mais, comme toute thérapeutique, le pneumothorax connaît aussi ses déboires, beaucoup moins nombreux que ses succès heureusement.Il est des cas où le pneumothorax ne réussit pas à juguler les hémoptysies, d\u2019autres, où il les provoque.C\u2019est ce que nous allons discuter dans cette seconde partie de notre exposé.B) Le pneumothorax impuissant devant l\u2019hémoptysie.Le poumon est incompressible, parce que turgescent: il est gorgé de sang; c\u2019est un tissu fibreux, richement vascularisé dont les vaisseaux de néo-formation, friables par leur cons- 844 titution, se rupturent facilement.Quelle est la participation du système nerveux vago-sympathique dans ces hémoptysies rebelles?La question est posée et étudiée par Bezançon.Ou bien, l\u2019hémoptysie survient pendant qu\u2019un pneumothorax est en cours, le pneumo.est impuissant à l\u2019enrayer.Ce peut être un épisode d\u2019une lésion évolutive.La fièvre et les bacilles de Koch qui réapparaissent, l\u2019état général qui baisse, le confirment.La tuberculose continue à évoluer, même dans un poumon collabé, si ce collapsus est insuffisant à la sédation de l\u2019activité bacillaire, pour les raisons suivantes: a) ou le poumon n\u2019est pas rétractile, par condensation pulmonaire, par sclérose, par les coques fibreuses entourant les cavernes; b) ou l\u2019instabilité du médiastin est en cause; c) ou une coque pleurale rigide, suite de pleurésies, empêche la rétraction du poumon.Les hémoptysies peuvent aussi provenir de l\u2019autre poumon par bilatéralisation: inutile d\u2019insister.Toutes ces causes d\u2019hémoptysies peuvent s\u2019intriquer.Ce qu\u2019il faudra faire?Les circonstances indiqueront la conduite à tenir: rapprocher les insufflations, les augmenter?Tenter un pneumothorax contro-latéral?Tenter le pneumo- médiastin ?Observation IV.(Pneumo.impuissant et hémorragipare.) M.R.Ch., 21 ans, employé de bureau.Août 1937.Début de la tuberculose par de l\u2019amaigrissement.Il a perdu 10 kg.en 2 mois.Asthénie, toux et fièvre à 38°5.Oct.1937.Crachats hémoptoïques contenant bac.K.R.X.: lésion du sommet gauche.Nov.1937.Amorce de pneumothorax gauche, dans un service de phtisiologie.A la 5e insufflation, il fait une hémoptysie qul dure 8 jours.Son état empire, il fait de la laryngite.Ses insufflations varient de 100 à 700 c.c.Janv.1938.Il quitte l\u2019hôpital non amélioré, continue son pneumothorax au dispensaire.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 7 mars 1938.Nouvelle hémoptysie.9 mars 1938.Vient consulter à Laennec, où il est hospitalisé.Il est en état hémoptoïque jusqu\u2019au 13 mars.Son pneumothorax était impuissant et hémorragipare.Aux Rayons X, cavité sous-claviculaire gauche, retenue par des adhérences multiples, avec épanchement liquidien jusqu\u2019à mi-hauteur de la cavité thoracique gauche.Le pneumothorax est abandonné.Le patient fait une dissémination.L'état général est en baisse; T° 38° - 39°.Expectoration: 150 gr.de muco-pus; B.K.positif.Il présente en outre une néphrite albuminurique et une néphrose lipoïdique.Le pneumothorax a été impuissant, puis hé- morragipare, puis probablement responsable de la dissémination.C) Les pneumothorax hémorragipares.Selon Izar, trois alternatives expliquent l\u2019hémoptysie provoquée par le pneumothorax.1° la congestion vasculaire par distension; 2° les lésions ulcéreuses des vaisseaux ; 3° la rupture d\u2019adhérences.Les hémoptysies peuvent être: a) Immédiates et traumatiques : Pendant l\u2019amorce, l\u2019aiguille blesse le poumon; perforation généralement bénigne et sans lendemain.C\u2019est une simple faute de technique.b) Rapides et d\u2019origine mécanique: Elles surviennent de quelques heures à quelques jours après l\u2019insufflation; ce sont des hémoptysies de compression.Plus on pousse d\u2019air, plus le poumon saigne.Un foyer demeure en activité, des adhérences se créent près de ce foyer.Le pneumothorax tiraille ces adhérences.Le tissu environnant ce foyer est un tissu de néo-formation richement vascularisé.L\u2019adhérence éclate à son point de jonction avec ce tissu ou «emporte le morceau »: l\u2019hémorragie est déclenchée.La décompression rapide, brusque, peut aussi provoquer des hémorragies: le poumon GAUTHIER: HÉMOPTYSIE TUBERCULEUSE ET PNEUMOTHORAX va et vient, les brides ici encore tiraillent, amènent des ruptures vasculaires.Pour Du- marest, il s\u2019agit presque toujours d\u2019une lésion cavitaire, maintenue béante par une adhérence pariétale.L\u2019insufflation provoque la traction sur les parois de la caverne toujours riches en vaisseaux de néo-formation.Le collapsus augmente par ce mécanisme la béance des vaisseaux et l\u2019on comprend que l\u2019'hémoptysie puisse se produire à chaque insufflation.Ces hémoptysies sont rarement graves, elles peuvent être répétées, abondantes, cependant.Des complications vaso-motrices peuvent venir compliquer l\u2019effet mécanique d\u2019une adhérence.Il faut bien s\u2019assurer que l\u2019hémoptysie est due & la compression, au tiraillement d\u2019une bride.Elles sont apyrétiques, s\u2019accompagnent d\u2019élévation de la tension endo-pleu- rale.Il faut procéder par petites insufflations, attendre que l\u2019hémoptysie soit calmée, à moins d\u2019urgence, puis sectionner la bride, si elle ne s\u2019allonge ni ne se rompt d\u2019elle-même.c) Tardives.Les hémoptysies peuvent survenir de dix à douze jours après l\u2019insufflation, c\u2019est un épisode sans rapport avec le pneumothorax, épisode que ce dernier sera impuissant à enrayer.C\u2019est un épisode d\u2019une lésion évolutive, comme nous l\u2019avons vu, à propos du pneumothorax impuissant à juguler l\u2019hémoptysie.Nous citerons ici un cas de pneumothorax artificiel impuissant, puis hémorragipare par adhérences, puis hémostatique par relâchement des adhérences qui retenaient béante une caverne.Observation V.M.Nicolle, Fernand, 34 ans, imprimeur.Epouse morte de tuberculose en 1932.Depuis 1932, est suivi au dispensaire Léon Bourgeois à cause de son contage.Rien à noter.- Janv.1935.Une grippe, quelques crachats hémoptoïques, pas de fièvre, bon appétit; pas de B.K.dans le crachat.Les rayons X montrent une diminution de transparence, de la région sus-claviculaire droite.845 C\u2019est l\u2019expectative armée jusqu\u2019en 1937.Juin 1937.A la scopie, apparaît une image claire de la dimension d\u2019une pièce de 1 franc, sous la clavicule droite.L'état général est bon; B.K.positif à l\u2019homogénéisation.On l\u2019envoie au sana.Sept.1937.Quitte le sana sans avis médical et reprend son travail.Janvier 1938.Une grippe, quelques crachats hémoptoïques encore.Etat général bon.Auscultation négative.Février 1938.Admis à Laennec pour une lésion cavitaire du sommet droit; il continue ses crachats hémoptoiques.15 février 1938: amorce d\u2019un pneumothorax droit (\u2014 16 \u2014 8; 400 c.c.\u2014 8 \u2014 12).Le décollement est électif, la caverne demeure béante, retenue par des adhérences filiformes sous-claviculaires externes.Le pneumothorax continue et les crachats hémoptoi- ques aussi.Les doses sont très petites, 100 c.c.en général, avec \u2014 4 \u2014 8 en finale.Le pneumothorax est impuissant a juguler l\u2019hémoptysie.13 mars 1938.On augmente légèrement la dose d\u2019insufflation, car depuis le 2 mars le patient crache toujours du sang, et l\u2019on veut tenter d\u2019étirer ces adhérences filiformes du sommet qui devraient céder d\u2019elles-mêmes.A ce temps, le pneumothorax est hémorragi- pare.19 mars 1938.L\u2019hémoptysie cesse.22 mars 1938.La radiographie et la tomographie montrent des adhérences beaucoup plus fines, plus étirées, le collapsus est meilleur.Le patient n\u2019a plus craché de sang.Son état général est toujours bon.Il reprend les kilos perdus lors de sa diète du 2 au 19 mars pour hémoptysie.Sa température est normale, il crache un peu plus: cinq crachats par jour.Avril 1938.Il quitte I\u2019hopital pour le sana.Finalement le pneumothorax impuissant, puis hémorragipare, est devenu hémostatique. 846 Conclusion L\u2019étude de la pathogénie des hémoptysies tuberculeuses, bien que très complexe peut se ramener à un certain nombre de principes que nous avons énoncés à la suite de maîtres bien connus.Du fait de la bénignité relative, immédiate du moins, des hémoptysies, un nombre infime relève de Morgagni et l\u2019anatomie pathologique en est plus gênée.Il semble que la pathogénie doive s\u2019orienter surtout vers la crase sanguine, vers ses modalités de réaction.La théorie de l\u2019érythro-diapédèse, par trouble vaso-moteur, à laquelle Be- zançon demeure attaché, ouvre un horizon très vaste; des études considérables sur la chimie du sang des hémoptoïques sont entreprises.En attendant que l\u2019on puisse agir directement sur la crase sanguine, nous avons une arme admirable pour lutter contre l\u2019hémoptysie, c\u2019est le pneumothorax hémostatique, y incluant le pneumo-médiastin dont nous surveillons les développements.Nous avons vu le mode d\u2019action du pneumothorax hémostatique et les obstacles qui peuvent le rendre impuissant et même hémorragipare.Le plus souvent, c\u2019est l\u2019adhérence qui tiraille le poumon et la caverne, qui fait saigner.Voici que ces derniers mois ont apporté une découverte splendide, nous l\u2019avons nommée à propos des radiographies d\u2019un cas que nous citons, c\u2019est la tomographie, cette méthode graphique qui permet une véritable L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 dissection «in vivo » du poumon, si l\u2019on peut dire, et par là, une localisation exacte des lésions pulmonaires et des brides qui les tiraillent.L\u2019indication de l\u2019opération de Ja- cobeus en sera facilitée d\u2019autant; c\u2019est un nouveau pas de fait, énorme au point de vue de la tuberculose pulmonaire en général, et en particulier des hémoptysies auxquelles nous nous intéressons et dont nous avons voulu exposer quelques aspects.BIBLIOGRAPHIE BEZANCON: «Pathologie médicale.» Maladie de l\u2019appareil respiratoire.BEZANÇON :Leçons professées à Laennec, 1937-38.BEZANÇON et DELARUE: « Causes et mécanisme pathogénique des embolies pulmonaires post-opé- ratoires.» Annales Médico-chirurgicales, (avril) 1938.BRESSON : « Hémoptysie dans la collapsothérapie.» Thèse de Paris, 1930.CAPONI-LUIGI: «Le Pneumo-médiastin artificiel.» Presse médicale (4 décembre) 1937.DUMAREST: «Pratique du pneumothorax artificiel », 1929-1936.GIRAUD: «Précis de Phtisiologie », 1938.HECHT: «Contribution à l\u2019étude des hémoptysies dans la collapsothérapie.» Thèse de Paris, 1931.HOVELACQUE-MONOD, EVRART: « Le Thorax », 1936.JACQUEROD: « Hémoptysies tuberculeuses », 1913.MONALDI: « Fisiopathologia dell\u2019 apparato respira- torio nella tuberculosi polmonare », 1936.ROLLAND: « Traité de pathologie interne.» Maladies du poumon.Chapitre de la Tuberculose, 1937.VERCESI, ROMANO: «L\u2019Emotisi tuberculare.II pneumo-mediastino negli émotisi.» Annali dell\u2019 Instituto Carlo Forlanini.Set.Ott.1937.AAR.\u2014 -R\u2014\u2014\u2014 MÉDECINE SOCIALE LA STATISTIQUE AU SERVICE DE L\u2019HYGIÈNE ET DE LA CLINIQUE Par Eugène Gagnon, Surintendant de la Division des Statistiques Vitales, Service de Santé, Montréal.Dans son discours inaugural de la Section des Statistiques Vitales de l\u2019Association d\u2019Hygiène publique, son premier président, le Dr Coats, statisticien en chef du Dominion, comparait la statistique aux ballons stationnaires dont se servent les armées pour observer les positions de l\u2019ennemi, et d\u2019où un observateur peut diriger le tir de l\u2019artillerie.C\u2019est une image frappante du rôle de la statistique qui a pour mission de signaler aux hygiénistes et aux cliniciens les dangers qui menacent la santé publique, et les maladies qui sévissent avec le plus d\u2019intensité.Elle permet aussi de juger de l\u2019efficacité des moyens employés pour combattre les maladies et l\u2019on peut dire que c\u2019est elle qui dirige l\u2019action de ceux qui luttent contre elles.La statistique est donc au service des hygiénistes et des cliniciens.Pour renseigner l\u2019hygiéniste et le clinicien, le statisticien doit recueillir, classer, analyser des renseignements de diverse nature, concernant la population, les mariages, les naissances et les décès, en faire la compilation et l\u2019analyse et tirer des conclusions.C\u2019est ce qu\u2019on appelle la démographie.Nous allons parler aujourd\u2019hui des décès seulement.Les renseignements qui concernent les décédés nous sont fournis par un bulletin statistique des décès qui doit être rempli dans chaque cas, et remis à l\u2019autorité compétente avant de procéder à l\u2019inhumation.Ce bulletin statistique est uniforme pour toutes les provinces du Dominion, et à l\u2019exception de quelques variantes dans la terminologie des questions posées, on peut dire qu\u2019il est semblable à celui de tous les pays qui ont adopté la nomenclature internationale des causes de décès.Ce questionnaire a pour but de renseigner les statisticiens sur l'identité du défunt lui-même: nom, âge, sexe, état civil, race, occupation, résidence, lieu du décès, etc.En plus de servir à l\u2019identification du défunt, ces détails permettent de déterminer l'influence que ces divers facteurs exercent sur l\u2019évolution des maladies.Il est donc de la plus grande importance d\u2019obtenir des réponses exactes à toutes les questions qui apparaissent sur le bulletin statistique, afin de pouvoir ranger chaque cas dans la classe à laquelle il appartient, et permettre de juger dans quelle mesure l\u2019âge, le sexe, l\u2019état civil et l\u2019occupation ont pu influer sur la cause pathologique du décès.Les renseignements qui précèdent sont supposés être fournis aux dépositaires de la formule qui, dans notre province sont les ministres du culte et les surintendants des hôpitaux et des hospices.La formule comporte une seconde partie réservée à l\u2019usage exclusif du médecin traitant qui doit y indiquer sous sa signature la ou les causes du décès.Elle doit être rédigée avec le plus grand soin, car c\u2019est d\u2019après les renseignements qui y sont donnés que le décès sera classé définitivement.La plupart des formules de décès en usage dans les différents pays comportent deux questions libellées de façon un peu variable, mais qui au fond ont la même signification.C\u2019est ainsi qu\u2019on trouve: cause primaire et secondaire; cause immédiate ct secondaire; 848 cause principale et cause contributive; cause du décès et cause contributive.Certains pays ne posent qu\u2019une question et demandent qu\u2019il ne soit mentionné qu\u2019une cause de décès.Ceci est de nature à simplifier beaucoup le travail du statisticien qui n\u2019a pas à faire le choix entre des causes diverses, mais il arrive fort souvent que ce qui est mentionné comme cause du décès n\u2019est qu\u2019un syndrome qui se développe à la phase terminale de la maladie primitive tels que: urémie, asystolie, oedème et congestion pulmonaire qui se rencontrent si fréquemment dans les maladies cardiaques et rénales.Il est donc important de pouvoir remonter à l\u2019origine de ces syndromes, et c\u2019est dans ce but d\u2019essayer d\u2019atteindre ce résultat que la formule qui est en usage dans tout le Canada depuis 1935 a été rédigée.J\u2019ajouterai tout de suite que la phrasiologie de cette formule est identique à celle qui est en usage en Angleterre depuis plusieurs années, où elle a donné satisfaction.Cette formule pose deux questions: la première a pour but de faire énoncer par celui qui la remplit la cause principale du décès en partant de la phase terminale, et en remontant vers l\u2019origine de la maladie.Elle est formulée de la façon suivante: Cause immédiate (A) Avec note explicative suivante: mentionner la maladie, blessure ou complications causant la mort, non pas son syndrome final, tel que: syncope, asphyxie, asthénie.Je suppose que la cause immédiate d\u2019un décès est le coma urémique, il faut indiquer d'où vient cette urémie.La formule, par deux sous-questions en B et C, demande de mentionner ces causes en remontant en sens inverse de l\u2019ordre chronologique, c\u2019est-à-dire de la dernière à la première.Chaque sous- question est précédée de la mention « dû à ».Dans le cas hypothétique qui nous occupe, on aurait donc: Cause immédiate A) coma urémique dû à B) néphrite aiguë dû à C) scarlatine = a Ceci nous permet de classer le décès à L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, août 1938 scarlatine, car il y a une liaison entre ces trois causes, les deux premières étant une conséquence immédiate de la troisième.Mais s1 le certificat était libellé comme suit: A) coma urémique dû a DB) néphrite chronique dû à C) scarlatine dans l\u2019enfance; nous classerions à néphrite chronique, parce qu\u2019alors bien d\u2019autres facteurs ont pu intervenir pour modifier les conditions rénales, et il n\u2019y a plus de raison d\u2019attribuer ce décès à la scarlatine.La deuxième question demande d\u2019indiquer les autres conditions morbides importantes qui ont pu contribuer au décès, et qui ne sont pas liées à la cause principale.Je souligne en passant l\u2019expression «conditions morbides importantes » et j'ajoute que s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019autres conditions morbides sérieuses à signaler, on ne doit pas répondre à cette question.Toutes les questions posées par la formule de décès sont importantes et on doit y répondre avec le plus grand soin possible.Les surintendants des hôpitaux et des hospices de- vralent s\u2019efforcer d\u2019obtenir tous les renseignements exigés lors de admission des patients dans leur institution.Lorsqu'il est impossible de répondre a la question, il ne faut pas laisser la réponse en blanc mais indiquer qu\u2019on ne peut pas fournir le renseignement.* * x Les causes de décès sont classées par le statisticien d\u2019après la nomenclature internationale qui est aujourd\u2019hui suivie par tous les pays civilisés.Cette nomenclature a été adoptée au début du 201ème siècle, elle n\u2019a donc que 35 années d\u2019existence.Avant cela, chaque pays avait sa nomenclature particuliére qui différait plus ou moins de celle des pays voisins, et la statistique comparative d\u2019un pays à l\u2019autre ne pouvait se faire par manque de base commune.Il ressort des délibérations qui ont précédé l\u2019adoption d\u2019une nomenclature internationale que la statistique ne peut d\u2019une manière générale, classer les maladies d\u2019après leur nature, parce que d\u2019une part, un grand GAGNON: LA STATISTIQUE AU SERVICE DE L\u2019HYGIENE nombre d\u2019entre elles sont encore insuffisamment connues et les termes qui servent à les désigner sont susceptibles de changer avec l\u2019évolution de la science médicale, et d\u2019autre part, la liste nosologique des maladies comportant des milliers de noms, il serait impra- tiquable de vouloir publier des tableaux ou seralent nommément désignées chacune des maladies.Il fut donc décidé en établissant les cadres de la nomenclature, de désigner les maladies d\u2019après leur siège anatomique, plutôt que d\u2019après leur nature.C\u2019est la base qu\u2019avait suivie le Dr Farr, et comme le dit le Dr Jacques Bertillon, la nomenclature actuelle n\u2019est qu\u2019un dérivé de celle du Dr Farr.Mais en outre des maladies qui affectent un organe en particulier, il y en a qui affectent l\u2019organisme tout entier.Elles étaient groupées ensemble sous le nom de maladies générales.On trouve sous ce titre dans la nomenclature de 1900, 59 rubriques pour classer séparément les maladies microbiennes à type bien défini, typhoïde, rougeole, scarlatine, diphtérie, tuberculose, etc.; les cancers et tumeurs des différents organes; le rhumatisme; le diabète; les maladies du sang et les empoisonnements.Disons en passant que la nomenclature est revisée tous les 10 ans, et que dans la dernière revision qui eut lieu en 1929, ce premier groupe a été divisé en cinq avec les titres suivants: I Maladies infectieuses et parasitaires; II Cancer et autres tumeurs; IIT Maladies rhumatismales, de la nutrition ct des glandes endocrines; IV Maladies du sang et des organes héma- topoiétiques; V Empoisonnements toxications.chroniques et in- Le nombre des rubriques spéciales pour ces cinq groupes a été augmenté de 59 à 77.A la dernière revision, on a fixé le nombre total des rubriques à 200; il en reste donc 123 à distribuer entre les autres groupes de maladies comme suit: 849 VI Maladies du système nerveux; 13 rubriques.VII Maladies de l\u2019appareil circulatoire; 14 rubriques.VIII Maladies de l\u2019appareil respiratoire ; 11 rubriques.IX Maladies de l\u2019appareil digestif ; 15 rubriques.X Maladies de l\u2019appareil urinaire et génital; 10 rubriques.XI Maladies de la grossesse, ete.; 11 rubriques.XII Maladies de la peau, tissu cellulaire; 3 rubriques.XIIT Maladies des os et articulations; 3 rubriques.XIV Vices de conformation congénitaux; 1 rubrique.XV Maladies du premier age; 4 rubriques.XVI Sénilité; 1 rubrique.XVII Morts violentes ou accidentelles; 36 rubriques.XVIII Causes inconnues ou indéterminées; 2 rubriques.Ces dix-huit classes ou groupes de maladies divisés en 200 rubriques sont le cadre dans lequel viennent se ranger les milliers d\u2019expressions que l'on rencontre dans le vocabulaire nosologique.A chaque revision de la nomenclature, la commission internationale fait un relevé des causes de décès qui doivent être ajoutées à la liste des maladies, et leur assigne une place dans l\u2019un ou l\u2019autre des groupes de la nomenclature.La commission internationale publie un manuel dans lequel se trouve la nomenclature et tous ses développements, et qui contient aussi un index alphabétique du vocabulaire nosologique en indiquant après chaque nom de maladie, le numéro de la classification sous lequel elle doit être classée.La commission internationale entre dans tous ces détails, afin d\u2019obtenir autant que possible l\u2019uniformité dans la classification des décès.Lorsqu\u2019il n\u2019y a qu\u2019une cause mentionnée au certificat de décès, telle que, rougeole, endo- 850 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 cardite aiguë, néphrite chronique, le travail de classification devient purement clérical, mais ces cas sont l\u2019exception.La plupart du temps, le décès est attribué à des causes multiples, et comme la classification ne peut se faire qu\u2019à une seule cause, le statisticien est obligé de faire un choix, et c\u2019est de là que commencent les difficultés.Dans le but d'obtenir plus d\u2019uniformité dans la classification, le Dr Jacques Bertillon dans son manuel de 1903 publiait une série de tableaux dans lesquels il indiquait la préférence que l\u2019on doit accorder à chaque rubrique par rapport aux autres.Par exemple, lorsque l\u2019une ou l\u2019autre des maladies suivantes sont mentionnées avec la rougeole, on doit, d\u2019après le tableau 6, donner la préférence à la scarlatine et la diphtérie, et par contre, la rougeole l\u2019emporte sur la coqueluche, la grippe, la broncho-pneumonie, ete.Lorsqu\u2019il y a plus de deux maladies mentionnées, on procède par élimination.Ces tableaux sont très commodes, parce qu'ils permettent de faire une classification pour ainsi dire mécanique.On leur fait le reproche de manquer d\u2019élasticité et de ne pas permettre de tenir compte des circonstances qui ont accompagné le décès.Le bureau des statistiques de Washington a repris la confection de ces tableaux avec certaines modifications, et les a adaptés aux nomenclatures adoptées subséquemment à celle de 1900.Mais la commission internationale tout en reconnaissant la grande utilité de ces tableaux, laisse à chaque pays la liberté de s\u2019y conformer dans la pratique.Au Canada, le Bureau Fédéral suit dans ses grandes lignes, les règles de classification publiées dans le manuel anglais.C\u2019 est aussi celles que nous suivons.L'ordre de préférence est le suivant: I \u2014 Les accidents et violences.IT \u2014 Les maladies épidémiques, endémiques, infectieuses et générales, spécifiquement nommées dans la nomenclature.III \u2014 Les maladies locales.IV \u2014 Les maladies mal définies.D\u2019une manière générale, les accidents ont la préférence sur toute autre cause de décès à l\u2019exception toutefois de ceux qui sont de nature bénigne et ne causeraient pas de décès chez une personne saine.Nous mettons dans cette catégorie les écorchures légères, les fractures de la hanche fréquentes chez les vieillards et qui s\u2019accompagnent de congestions hypostatiques par décubitus prolongé, parce que le cœur est déjà malade.Les maladies épidémiques et infectieuses viennent immédiatement après les violences et, de plus, toutes les maladies qui ont un caractère de gravité sont énumérées sous des rubriques séparées.La statistique fait donc la part large aux hygiénistes et les renseigne sur l\u2019évolution des épidémies.Cependant, toutes.les maladies d\u2019origine microbienne ne sont pas également graves, et le manuel anglais les distribue par ordre de gravité entre quatre groupes, dans lesquels sont intercallées quelques maladies d\u2019un caractère local mais très graves de leur nature, telles que le cancer, la.hernie étranglée, la paralysie générale et le tabes.Le rhumatisme, le diabète, les maladies des glandes endocrines, les maladies du sang à titre de maladies qui affectent tout l\u2019organisme ont préséance sur les maladies locales, mais sont rangées toutefois à la suite des maladies de caractère épidémique.Quant aux maladies locales, les suivantes.prennent rang immédiatement après les violences et les maladies générales.Ce sont les endocardites malignes, la pneumonie lobaire, les entérites, l\u2019appendicite, les cellulites et certaines maladies du système nerveux; viennent ensuite les maladies définies du cœur et des reins qui ont la préférence sur les maladies de l\u2019appareil respiratoire.Entre les maladies chroniques des appareils circulatoires et urinaires, l\u2019ordre de préséance est le suivant: angine de poitrine, endocardites, néphrites, artério-sclérose et myocardite chronique.Ces maladies ont aussi préséance sur l\u2019'hémorragie cérébrale et les paralysies.- \u2014 GAGNON: LA STATISTIQUE AU SERVICE DE L\u2019HYGIÈNE Ces détails ne couvrent pas tout le champ de la nomenclature, mais ils suffisent à démontrer les grandes lignes suivies pour la classification des décès dues à des causes multiples et les difficultés que le statisticien doit surmonter.L\u2019obligation de ne classer qu\u2019à une cause, nous force à passer sous silence bien des faits cliniques qui nous sont révélés par le certificat médical.Les bureaux de statistiques publient de temps en temps des tableaux pour démontrer la fréquence des associations morbides, mais ces publications ne font pas partie de la pratique courante.Il nous semble que la statistique pourrait rendre encore de plus grands services, si la nomenclature était orientée de façon à faire ressortir les associations les plus fréquentes de certaines maladies et leurs complications.Prenons le diabète.On sait que si l\u2019insuline est judicieusement administrée, le coma diabétique est évité.Il est donc important de faire le relevé statistique des cas de diabète qui finissent dans le coma.D\u2019autre part, après 50 ans et même avant, cette maladie est fréquemment associée à une dégénérescence des organes circulatoires et urinaires.Cependant, le diabète ayant préséance sur ces maladies dans la classification, ces complications n\u2019apparaissent pas dans la compilation.Un relevé des 203 décès attribués au diabète à Montréal en 1935 nous permet de décéler les faits suivants: Diabète simple (aucune complication mentionnée) 9 4.43% \u201d et coma 27 13.30% 7 7\u201d gangréne 36 17.73% \u201d 7 autres maladies de l\u2019appareil circulatoire 50 24.63% \u201d \u201d maladies du système urinaire 53 11.33% \u201d \u2019 complications car- dio-rénales 14 7.39 A ?diverses 43 21.19% TOTAL: 203 100.00% 851 Je suis persuadé qu\u2019un certain nombre de ces décès classés à diabète étaient en réalité attribuables à l\u2019une ou l\u2019autre des causes mentionnées.La même remarque peut être faite, mais en sens inverse pour l\u2019hémorragie cérébrale qui, à raison du rang qui lui est assigné dans l\u2019ordre de préséance, est souvent englobée avec les maladies des systèmes circulatoire et rénal.D\u2019autre part, le rhumatisme est à l\u2019origine d\u2019un bon nombre de maladies chroniques du cœur, et cette origine rhumatismale passe inaperçue.L'association américaine d\u2019Hygiène Publique voudrait obvier à cette lacune en proposant à la prochaine revision de la nomenclature que les maladies du cœur d\u2019origine rhumatismale soit l\u2019objet d\u2019une rubrique spéciale, et classées avec les maladies générales.Ce changement serait de nature à nuire à la continuité et à la comparabilité des statistiques, et il serait possible de faire ressortir ces faits ainsi que d\u2019autres associations d\u2019états morbides au moyen de sous-titres ajoutés aux rubriques existentes.On trouvera à la fin de ces notes quelques suggestions basées sur un relevé partiel des décès classés à certaines rubriques en 1935.Ceci démontre que le rhumatisme est mentionné dans un sur cinq décès classés à maladies chroniques de l\u2019endocarde, et dans une proportion moindre pour les maladies chroniques du myocarde, des artères et des reins.Quant aux hémorragies et thromboses cérébrales, hémiplégies et paralysies, on les rencontre dans 38 pour cent des cas classés à l\u2019artério-sclérose, dans 26 pour cent des cas classés à autres maladies du cœur et 16 pour cent des cas classés à néphrites.Je me contenterai de ne citer que ces deux exemples qui démontrent tout l\u2019intérêt que l\u2019on pourrait avoir à introduire dans la classification, des sous-titres qui mettraient en évidence des associations de maladies.La nomenclature est entrée dans cette voie pour la grippe avec ou sans conditions pulmonaires, les avortements avec ou sans conditions septi- 852 ques, et la sénilité avec ou sans démence sénile.Je crois que les autres associations morbides fréquentes devraient aussi être l\u2019objet d\u2019une étude spéciale lors de la prochaine revision.Je viens d\u2019expliquer aussi brièvement que possible le fonctionnement de la classification des décès, et montrer les efforts que font les statisticiens pour renseigner les hygiénistes sur l\u2019existence de maladies contagieuses et les cliniciens sur l\u2019évolution des autres maladies dans le milieu social.Ces efforts ne peuvent produire les résultats attendus, qu\u2019en autant que le médecin qui remplit le certificat de décès prend soin d'indiquer clairement la cause du décès.Tous les médecins devraient se familiariser avec la nomenclature et suivre les instructions publiées par le bureau de la statistique du Dominion dans un excellent petit manuel de poche qui leur est fourni gratuitement sur demande.Ce manuel contient toute une série d\u2019expressions qu\u2019il faut éviter, et en regard de ces expressions, indique la manière de les rendre plus spécifiques.Il faut se rappeler que nous ne pouvons classer qu'à une seule cause, et que la cause principale du décès doit être indiquée sous le numéro I (en chiffres romains) de la formule en y indiquant, si l\u2019on veut, les différentes phases de cette maladie en partant de la phase terminale et en remontant vers l\u2019origine.Se rappeler aussi que s\u2019il y a d\u2019autres maladies importantes qui ont contribué au décès, il faut ne les mentionner que dans la seconde partie de la formule.Nous recevions ces jours derniers le certificat suivant pour un vieillard de 71 ans.I \u2014 Cause imédiate (A) Broncho-pneumonie bilatérale due à (B) Néphrite toxi-infec- tieuse due a (C) Myocardite, rétrécissement et insuffisance aortique II \u2014 Autres conditions morbides: Diabète.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 Un tel libellé nous rend perplexe parce que les relations de cause à effet, ne sont pas claires.Disons d\u2019abord que l\u2019état d\u2019acuité et de chronicité n\u2019est mentionné pour aucune de ces maladies.Quant à la relation de cause à effet, on se demande si c\u2019est la néphrite qui a causé la broncho-pneumonie ou si ce n\u2019est pas plutôt le contraire.À défaut d\u2019autres indications, on peut supposer que ces maladies sont à la phase aiguë, mais myocardite, rétrécissement et insuffisance aortique semblent bien indiquer les lésions chroniques et, à ce titre, il semble peu probable qu\u2019elles puissent être la cause de la néphrite toxi-infectieuse ni de la broncho- pneumonie.Dans ces cas, on rencontre plutôt des congestions organiques passives par obstacle à la circulation sanguine.Nous basant sur l\u2019ordre des valences, ce décès fut classé à diabète qui, dans ce cas particulier n\u2019était probablement pas la cause principale du décès.Nous avons gagné un diabétique, mais perdu un cardiaque.Conclusion De ce qui précède on doit conclure: 1°) que la statistique ne peut rendre à l\u2019hygiène et à la clinique tous les services qu\u2019elles sont en droit d\u2019en attendre, que si les certificats de décès sont rédigés de façon à mettre bien en évidence la cause principale du décès; 2°) que la statistique des morts violentes, des maladies infectieuses, du cancer, du diabète, des maladies du sang par le fait du jeu des valences, sont complètes en autant du moins qu\u2019elles sont mentionnées sur le certificat du décès; 3°) que la statistique des maladies locales ou organiques à raison des nombreuses associations pathologiques qui les accompagnent est imparfaite, mais qu\u2019il y aurait possibilité de l\u2019améliorer en modifiant la nomenclature de façon à faire ressortir les associations les plus fréquentes. RECHERCHE ET CORRECTION DES DÉFECTUOSITÉS PHYSIQUES AU COURS DE L'EXAMEN MEDICAL DES ENFANTS DES ECOLES.Par Jules BRIEN, Médecin-Inspecteur de la division de l\u2019Hygiène de l\u2019Enfance, Service de la Santé, Montréal.L\u2019expérience a amplement démontré qu\u2019il est plus facile et plus avantageux de prévenir les maladies que de les guérir.Si on admet ce principe, il semble que la meilleure application possible pour arriver à des résultats pratiques, c\u2019est l\u2019examen médical périodique tel que nous le pratiquons dans les écoles.Cet examen physique fait par les médecins- inspecteurs de tous les élèves fréquentant les écoles catholiques et protestantes de la ville a pour objet d\u2019abord la surveillance du développement normal de l\u2019enfant, ensuite la recherche des défectuosités physiques et mentales et enfin la correction de ces défectuosités, s\u2019il en existe.Chaque élève au cours de son stage scolaire subit quatre examens généraux: à son entrée à l\u2019école, deux fois durant le cours et la dernière année avant de quitter l\u2019école.Avec ce programme, environ 40 à 50% des enfants sont examinés annuellement.L'examen physique commence sans délai, au début de l\u2019année scolaire.Tous les nouveaux élèves, surtout ceux compris dans les classes préparatoires, sont examinés à tour de rôle.Toutefois, en 1934, un changement a été fait.Ainsi au cours des mois de juillet et août de cette même année, le fonctionnement de l\u2019inspection médicale des écoles fut amélioré par l\u2019organisation d\u2019un système d\u2019examen médical des enfants qui entrent pour la première fois à l\u2019école au début de septembre.Cette organisation consiste dans l\u2019examen médical complet, fait durant les mois d\u2019été, dans les consultations municipales de nourrissons et préscolaires, dirigées par un médecin- inspecteur attaché au Service de Santé de la Cité, de tous les enfants âgés de 6 ans et plus qui doivent faire leur entrée pour la première fois dans une école de Montréal.Ce système d\u2019examen, nous croyons, présente les avantages suivants: l\u2019examen médical de l\u2019enfant est fait avant son entrée à l\u2019école, il facilite ainsi l\u2019examen scolaire qui, pour les nouveaux élèves dans les écoles, doit être fait le plus tôt possible.La présence des parents à l\u2019examen permet au médecin-examinateur de leur indiquer les défectuosités dont souffre l\u2019enfant et d\u2019insister sur leur correction ou traitement sans délai: surtout amygdales hypertrophiées \u2014 végétations adénoïdes \u2014 dents cariées, etc.Prévenir l\u2019admission d\u2019enfants qui présentent des signes suspects de maladies contagieuses ou qui souffrent de maladies conta- gleuses.Faciliter la vaccination contre la variole et l\u2019immunisation contre la diphtérie avant l\u2019ouverture des écoles.Le travail des examens physiques dans les écoles est ainsi avancé: durant juillet et août 1935 au delà de 4,000 enfants ont été examinés en présence des parents dans les consultations municipales.Examen médical L\u2019examen est aussi complet que possible: 1l porte sur la taille, le poids, les antécédents (maladies contagieuses et autres), la bouche et les dents, la vision et les maladies des yeux, l\u2019audition et les maladies des oreilles, le nez, la gorge (amygdales), le système lymphatique et ganglionnaire, la glande thyroïde (goitre), le cœur, les poumons, le système génito-urinaire, le système digestif, la peau, la nutrition et l\u2019état général, le système nerveux et l\u2019état mental, les défauts orthopédiques.On s\u2019enquiert au cours de cet examen, si l\u2019enfant est vacciné contre la variole et immunisé contre la diphtérie. 854 La durée de l\u2019examen est d\u2019environ huit à dix minutes.Les enfants sont déshabillés dans une certaine mesure: vêtements enlevés jusqu\u2019à la ceinture, afin de faire une inspection complète de la cage thoracique, de l\u2019abdomen et de la colonne vertébrale et une auscultation sérieuse du cœur et des poumons.Le diagnostic d\u2019une défectuosité est fait et précisé par le médecin traitant; le médecin- inspecteur ne fait qu\u2019indiquer la ou les défectuosités dont souffre l\u2019enfant sans préciser davantage.D'ailleurs, le temps alloué à l\u2019examen physique ne lui permet pas de faire plus.Cependant, l\u2019examen est fait sérieusement et avec attention; les défectuosités existantes sont dépistées avec soin, afin de ne pas diriger vers le médecin traitant ou le spécialiste des cas qui ne requièrent pas leur attention et exposer ainsi les parents à des déboursés et à des démarches inutiles; de même, ne passent pas inaperçues des lésions qui demandent l\u2019intervention immédiate du médecin traitant par suite d\u2019un examen conduit à la légère.Tous les renseignements obtenus au cours de l\u2019examen médical sont recueillis sur une fiche individuelle.C\u2019est la fiche qui suit l\u2019élève durant son stage scolaire et d\u2019une école à l\u2019autre s\u2019il y a lieu.L\u2019examen médical ne prend pas l\u2019allure d\u2019une consultation; le médecin-inspecteur se garde de tout acte thérapeutique et ne donne aucune ordonnance.Son rôle se borne à signaler les défaillances de l\u2019organisme et à inviter les parents à consulter à ce sujet leur médecin de famille.Il est aussi un éducateur du public; pour accomplir cette tâche dans l'inspection médicale des écoles, 11 est nécessaire que les parents assistent à l\u2019examen physique et systématique de leurs enfants.Cela permet au médecin de mieux les convaincre de l\u2019opportunité de faire traiter leurs enfants en leur montrant du doigt les défectuosités dont ils souffrent et en leur démontrant les conséquences fâcheuses qui peuvent résulter de leur négligence ou abstention à le faire.Les parents, de leur côté, comprennent mieux l\u2019intérêt qu\u2019ils doivent apporter à cet L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 examen, aux avis du médecin et l\u2019importance pour eux de faire traiter leurs enfants.Durant l\u2019année scolaire 1934-1935, plus de 8,500 enfants ont été examinés en présence des parents: environ 12% du total des enfants qui ont subi l\u2019examen physique complet durant l\u2019année.Evidemment, il y a encore du terrain à gagner sur ce point, toutefois l\u2019amélioration sur les années précédentes est remarquable.Après l\u2019examen, un avis est donné directement aux parents ou par l\u2019intermédiaire de l\u2019enfant, s\u2019ils sont absents, quand le médecin- inspecteur découvre une ou des défectuosités physiques ou des maladies.Il est, en outre, indiqué sur cet avis de faire traiter l\u2019enfant par le médecin de famille ou de s\u2019adresser dans un dispensaire, si la famille est pauvre.Seul le médecin-inspecteur donne cet avis et il lui appartient de le signer.Jamais le médecin-inspecteur, ni l\u2019infir- mière-visiteuse n\u2019interviennent dans le choix du médecin traitant ou l'hôpital, ceci regarde la famille elle-même.De plus, le médecin traitant ou le dentiste, qui examine et traite l\u2019enfant trouvé défectueux ou malade, est invité à signer au verso de l\u2019avis et le retourner aux parents pour être remis au médecin-inspecteur.En 1935, dans le but d\u2019améliorer le fonctionnement de l\u2019inspection médicale des écoles et de diriger les infirmières dans leurs visites à domicile dont l\u2019objet principal est la correction des défectuosités physiques, il a été décidé de classifier ces défectuosités en trois catégories: A, B, C, en raison de leur gravité.Pour faire suite à cette classification nouvelle, «l\u2019avis aux parents » (formule n° 13) adopté au cours de l\u2019année scolaire 1931-1932 est utilisé à l\u2019aide de trois formules, de couleur différente, correspondant à chacune des catégories de défectuosités, comme suit: Classe A.\u2014 Avis de couleur rose pour affections et défectuosités graves, sérieuses; traitement urgent et immédiat.Classe B.\u2014 Avis de couleur blanche.Avis ordinaire où il est recommandé simplement de voir son médecin. BRIEN: LES DÉFECTUOSITES PHYSIQUES DES ENFANTS Classe C.\u2014 Avis de couleur verte: simple indication qu\u2019il existe telle ou telle défectuosité.Le texte général de l\u2019avis reste le même, sauf la partie où il est recommandé de consulter un médecin.Ainsi, sur l\u2019avis de couleur rose, après avoir noté par une flèche la ou les défectuosités, on demande aux parents de conduire leur enfant sans délai chez le médecin ou dentiste.Sur l\u2019avis de couleur blanche, il est fait mention de la défectuosité avec invitation aux parents de la faire traiter.Sur l\u2019avis de couleur verte, on note seulement la ou les défectuosités existantes.Un duplicata correspondant à chaque mode d\u2019avis est conservé par l'infirmière scolaire et la guidera dans son travail en vue de la correction des défectuosités.L\u2019examen de contrôle ou réexamen est fait par les médecins-inspecteurs et les infirmières pour connaître parmi les élèves porteurs « d\u2019un avis aux parents », ceux dont les défectuosités trouvées ont été corrigées.Aucune indication qu\u2019une correction a été obtenue, qu\u2019un enfant défectueux a été traité et guéri, n\u2019est faite avant que le médecin-ins- pecteur n\u2019ait vu et réexaminé un élève sur lequel l\u2019infirmière au cours de son travail dans les classes ou à domicile a elle-même constaté une correction.Seul le témoignage de l\u2019élève n\u2019est jamais pris, en conséquence toute correction ne peut être notée sur la fiche médicale ou le verso du duplicata de l\u2019avis no.13 qu\u2019après constatation par le médecin lui- même.Alors, ce dernier appose ses initiales sur la fiche et en marge de l\u2019inscription des résultats sur l\u2019avis.Ce nouvel examen est fait chaque mois par les infirmières et les élèves traités sont présentés au médecin-inspecteur qui constate la correction des défectuosités.À la fin de l\u2019année scolaire, un réexamen général est fait pour apprécier les résultats complets obtenus au cours de l\u2019anné» scolaire.855 Les élèves porteurs d\u2019un avis sont soumis aux réexamens tant que cet avis n\u2019est pas annulé par la correction des défectuosités indiquées et que l\u2019élève qui en est le porteur n\u2019est pas, lorsque viendra son tour, soumis au nouvel examen physique-périodique.Il est encourageant de constater que tous les efforts faits pour conserver et améliorer la santé de notre population écolière ne restent pas sans résultats.C\u2019est ainsi qu\u2019au cours de l\u2019année scolaire 1935-1936, nous avons eu plus de 11,000 enfants traités et guéris: ce qui représente environ 33.3% des élèves trouvés défectueux à l\u2019examen médical périodique.Parmi les corree- tions spéciales, il est intéressant de noter 2,000 opérations pour amygdales, 1,400 pour végétations adénoïdes; 3,186 enfants sur un total de 7,000, soit 45%, qui avaient une vision défectueuse se sont procuré des verres; 20% des élèves qui faisaient de la dénutrition ont repris leur poids normal.Les dentistes en charge des quatre cliniques dentaires ont aussi fait leur bonne part et l'amélioration chez les élèves présentant des défectuosités dentaires mérite d\u2019être soulignée; sur un total de 27,000 défectueux dentaires, près de 7,000 ont été corrigés.Beaucoup reste encore à faire dans le domaine des corrections, c\u2019est pourquoi en terminant nous nous permettons de demander une coopération encore plus étroite des autorités scolaires et son personnel enseignant, des parents et médecins de famille avec le Bureau de Santé.Si nous travaillons la main dans la main, des succès plus marquants nous sont assurés.La classe écolière sera la première a en bénéficier et en plus de la satisfaction du devoir accompli, nous aurons celle d\u2019avoir contribué à former une jeunesse saine et forte, prête à entrer avec détermination dans la vie et ne craignant pas d\u2019affronter les problèmes plus difficiles et plus nombreux qui surgiront à mesure qu\u2019elle avancera en âge. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le «Quartely Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.Ann.Med.\u2014 psychol.94: 1 (juin) 1938.MEDECINE Harry GOLDBLATT.\u2014 Etudes expérimentales ayant trait à la pathogénie de l'hypertension essentielle.« Transactions and Studies of the College of Physicians of Philadelphia », 6: 5, (juin) 1938.Les travaux expérimentaux de cet auteur sont maintenant célèbres et leurs conclusions répandues dans le monde médical.Par eux, il a voulu produire, et il a réussi son entreprise, chez l\u2019animal, en intervenant sur le rein, une hypertension sanguine essentielle, sans trouble fonctionnel de l\u2019excrétion rénale, comme celle que l\u2019on observe chez l\u2019homme tout au moins à la phase initiale.Par là, il a voulu prouver que cette hypertension de l\u2019homme pouvait avoir une origine rénale.En fait, chez des chiens et des singes, il a fait naître une hypertension persistante sans trouble fonctionnel du rein par constriction expérimentale, d\u2019intensité moyenne, soit des deux artères rénales, soit d\u2019une seule après ablation de l\u2019autre rein.Cette expérience réduit l\u2019apport sanguin au parenchyme rénal et abaisse là tension sanguine dans le système artériel du rein, comme il est à présumer que cela se produit au cours de l\u2019artério-sclérose rénale.Quand l\u2019auteur amenait une compression marquée sur les deux artères rénales, il s\u2019en suivait une hypertension avec trouble de la fonction rénale, comme cela se passe à la phase maligne de l\u2019hypertension humaine accompagnée de dégénérescence hyaline et fibreuse, avec nécrose, des artérioles rénales.Depuis quelques années, on accréditait de plus en plus la possibilité de la survenue d\u2019une hypertension sanguine n\u2019ayant aucun rapport avec une origine rénale.On inclinait plutôt à accorder une importance primordiale soit à la surrénale, soit à l\u2019hypertonie du système nerveux neuro-végétatif.soit encore à l\u2019action combinée de ces deux facteurs.Les expériences de Goldblatt font reculer nos conceptions médicales, à ce sujet, à l\u2019époque lointaine des conceptions purement cliniques de Bright et de Widal.Pour l\u2019auteur, l\u2019hypertension sanguine, avec ou sans signe fonctionnel de l\u2019excrétion rénale, peut prendre origine au rein, elle a un mécanisme humoral dépendant directement de l\u2019ischémie des reins.Il ne connaît pas la nature de la substance produite par l\u2019ischémie.Il ne serait pas surpris de trouver qu\u2019elle vient des surrénales, vu que l\u2019intégrité d\u2019une partie de la corticale surrénalienne nécessaire à la vie est une condition essentielle pour que l\u2019ischémie rénale produise hypertension.La substance immédiatement responsable de l\u2019hypertension pourrait donc venir du tissu cortical de la glande surrénale.Roma AMYOT.Albert SZENT et CYORGYI.\u2014 Les propriétés thérapeutiques des vitamines.« La Presse Médicale » n° 51: 995, (25 juin) 1938.Article liminaire en quelque sorte par lequel l\u2019auteur, après avoir montré les différents processus d\u2019observation clinique et d\u2019expérimentation par lesquels s\u2019est édifiée la vitaminologie moderne, énonce la méthode d\u2019investigation expérimentale qu\u2019il entend suivre dorénavant et qui découle d'une interprétation toute nouvelle de l\u2019utilisation ct du rôle des vitamines chez les animaux en expérience.Jusqu'ici on croyait que ces animaux en laboratoire, auxquels on fournit une nourriture comportant une certaine quantité d\u2019une vitamine qui prévient la maladie par carence de cette vitamine, étaient en santé.L\u2019auteur se demande précisément si ces, animaux.sans apparence de maladie, sont en santé.ll se demande s\u2019ils reçoivent la dose optima de vitamines.Ont-ils la résistance physique, humorale et tissulaire suffisante à éviter les maladies infectieuses ou autres auxquelles on les exposera ?Sont-ils en état de santé parfaite\u201d Ne sont-ils pas, quoique en apparence de santé, en imminence de maladie sinon par avitaminose indiscutable, du moins par avitaminose relative?Ils ne présentent pas, il est vrai, de phénomènes morbides caractéristiques d\u2019avitaminose, mais il est à présumer, qu\u2019en subissant un habitat aussi artificiel que celui du laboratoire, ils n\u2019ont pas à leur disposition la quantité de vitamines dont ils bénéficient en liberté, dans leur milieu naturel.Exposons-les, soumettons-les à des causes de maladies, voyons s\u2019ils se défendront contre ces dernières.Aussi, augmentons leur dose de vitamine et ANALYSES nous verrons s\u2019ils pourront éviter les affections auxquelles ils avaient succombé et surtout, fixons bien la quantité de vitamine à laquelle il faudra parvenir pour atteindre cet état de santé parfaite.Les humains modernes sont comparables aux animaux en cage, en laboratoire; leur existence est artificielle; leur alimentation est arbitraire et capricieuse, probablement, sinon absolument carentielle, du moins insuffisante en vitamines.Cela pourrait bien être le facteur principal de leur faible défense contre un certain groupe de maladies.L'auteur se propose donc d\u2019expérimenter les maladies contre lesquelles il pourrait protéger par vitaminothérapie intensive ses animaux de laboratoire, afin d\u2019en faire profiter, s\u2019il y a lieu, les humains.Bien établir les affections définies contre lesquelles chaque groupe de vitamines prémunit, afin de pouvoir opérer une prophylaxie effective et éclairée.Très intéressante hypothèse de travail pouvant être féconde et de portée lointaine, si on en juge par l\u2019extension toujours croissante de la vitamino- thérapie et ses indications sans cesse multipliées.Roma AMYOT.J.M.ROGOFF et Emanuel MARCUS.\u2014 Rôle hypothétique des surrénales dans l'hypertension.Recherche expérimentale.« J.A.M.A.»,110: 2: 127, (25 juin)1938.Les travaux expérimentaux des auteurs ont porté sur la stimulation de la sécrétion de l\u2019adrénaline, sur l\u2019augmentation du taux de cette substance dans le sang, dont ils en introduisaient une certaine quantité par voie intraveineuse et enfin sur des dosages répétés qui déterminaient le pourcentage de concentration sanguine de l\u2019hormone médullo-surréna- lienne.Pour les auteurs, il n\u2019existe aucune preuve expérimentale ou clinique certaine démontrant que la sécrétion de l\u2019adrénaline possède un rôle important dans l\u2019étiologie et la pathogénie de l\u2019hvpertension chronique.Seules, certaines hypertensicns paroxvs- tiques relevant d\u2019une tumeur de la médullaire sur- rénalienne peuvent être attribuées à une hy;-ersé- crétion d\u2019adrénaline.Les auteurs.même, refusent l\u2019hypothèse de l\u2019hypersécrétion d\u2019urgence d\u2019épiné- phrine dont l\u2019organisme aurait besoin dans certaines circonstances particulières de collapsus cardio- vasculaire.Cette opinion des auteurs.conséguem- ment, condamne tout un groupe de moyens thérapeutiques dirigés contre l\u2019hypertension: intervention chirurgicale sur les surrénales ou leurs nerfs, radiothérapie sur les mêmes glandes.Les auteurs mettent en lumière le grand danger encouru par cette thérapeutique pouvant amener éventuellement une destruction suffisante de la corticale surréna- lienne pour provoquer un syndrome d\u2019Addison fatal.857 Egalement, 1il n\u2019existerait aucune base scientifique, des expériences démontreraient le contraire, à ce traitement qui consiste à irradier l\u2019hypophyse au cours de l\u2019hypertension artérielle chronique.Ce travail a donc une portée clinique et pratique considérable.En définitive, il condamne tout traitement physico-chirurgical et radiothérapique dirigé sur les surrénales contre l\u2019hypertension artérielle, traitement que la hardiesse et l\u2019habileté de certains chirurgiens avaient incliné d\u2019entreprendre, depuis quelques années et sur lequel on s\u2019était permis de poser un certain espoir quant à la cure de certaines hypertensions malignes, dites essentielles, évolutives et contre lesquelles on se trouve encore bien désarmé.Roma AMYOT.Etienne BERNARD et M.MOINE.\u2014 Existe-t- il un abime au point de vue du nombre entre la tuberculose-infection et la tuber- culose-maladie.« La Presse Médicale », n° 52: (29 juin) 1938.Considérant a) l\u2019infection tuberculeuse, b) la morbidité tuberculeuse, c) la mortalité tuberculeuse et d) la léthalité tuberculeuse, les auteurs peuvent établir le rapport qui existe entre la tuberculose-infec- tion et la tuberculose-maladie.a) L'infection tuberculeuse.Entre 30 et 35 ans, 97% des individus ayant vécu dans les collectivités ont subi l'infection tuberculeuse.Mais sur 100 individus qui naissent, si l\u2019on tient compte des sujets qui sont morts avant d\u2019avoir atteint l\u2019âge de 25 ans, on peut dire que 84 à 85% sont touchés par l\u2019infection tuberculeuse.b) La morbidité tuberculeuse est difficile à établir.Elle est habituellement étudiée en multipliant le taux de mortalité par un facteur qui est assez variable puisque Léon Bernard admettait naguère pour la France le chiffre de 7, Braeuning 3.5 et Alstedt, à Lubeck, donne le chiffre de 10.Les statistiques imposantes qu\u2019ont étudiées les auteurs montrent que le chiffre 7 est tout à fait inférieur à la réalité.Elles permettent en plus de constater que le pourcentage de la tuberculose pulmonaire par rapport aux tuberculoses toutes formes est de 86%.Avant d\u2019aborder le problème: sur 100 individus qui naissent combien sont destinés à faire de la tuberculose-maladie ?Les auteurs étudient: c) La mortalité tuberculeuse.Le taux s\u2019élève à 148% pour la tuberculose toutes formes dans le département de la Seine dont 12.6% se rapportent à la tuberculose pulmonaire.d) La léthalité tuberculeuse.Sur 100 sujets atteints de telle ou telle forme de tuberculose, quelle est la proportion de décès par tuberculose?Elle varie avec les différentes formes, mais on peut dire qu\u2019au point de vue tuberculose pulmonaire, il y a 858 100 sujets qui meurent de tuberculose pulmonaire pour 200 sujets qui en sont atteints.Sachant maintenant qu\u2019il existe, d\u2019une part, un rapport de 1 à 2 entre la mortalité et la morbidité par tuberculose pulmonaire et, d'autre part, que le taux de morbidité est de 148, les auteurs concluent qu\u2019il y a un taux de 293% de tuberculose pulmonaire par 100 naissances dans le département de la Seine.Il est de 237% si l\u2019on envisage toute la France.Confrontant maintenant la tuberculose-infection avec la tuberculose-maladie, nous voyons que sur 100 individus qui naissent 85% sont infectés et 23.7% font de la tuberculose-maladie.Le rapport est donc de 1 à 3 ou 4.On ne peut donc pas parler d\u2019abîme, mais simplement d\u2019écart.Georges HEBERT.Robert DEBRE, Maurice LAMY, Marcel MIGNON et J.J.WELTI \u2014 Le « poumon coquelucheux » et son image radiologique.« La Presse Médicale », n° 51: (25 juin) 1938.La coqueluche ne donne pas simplement des lésions discrètes localisées à la muqueuse de la trachée et des grosses bronches, elle est une véritable affection pulmonaire sub-aiguë.La température est beaucoup plus fréquente qu\u2019on a l\u2019habitude de le croire et l\u2019apyrexie est loin d\u2019être la règle.Il existe à l\u2019auscultation des bruits adventices traduisant des altérations pulmonaires certaines.Les auteurs étudient deux cas de coqueluche où le diagnostic pouvait être confondu avec celui de bronchiectasie.L'image radiologique du «poumon coquelucheux » donne un aspect assez superposable à celui de la dilatation bronchique: à droite, une ombre grossièrement triangulaire et peu homogène de la région sous-hilaire, à gauche, une «coulée » d\u2019ombre qui donne un aspect flou au contour du ventricule gauche.On aperçoit généralement ces signes vers la 5e semaine de la maladie, leur persistance oscille entre quelques semaines et plusieurs mois.Le diagnostic différentiel doit être avec la tuberculose, l\u2019abcès pulmonaire et surtout la bronchiectasie.Dans ce dernier cas, le lipiodol vient trancher le diagnostic.Georges HEBERT.G.RAMON.\u2014 La vaccination au moyen de I'anatoxine diphtérique et la prophylaxie de la diphtérie.« La Presse Médicale », n° 53: (2 juillet) 1938.La vaccination anti-diphtérique a pris un essor considérable dans le monde depuis sa réalisation en France en 1923.La méthode de la vaccination au L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A N.\u2014 Montréal, août 1938 moyen de l\u2019anatoxine a fait des progrès énormes puisque actuellement on compte 95 à 99% en moyenne, le nombre des sujets immunisés contre la diphtérie après vaccination.Pour combler au déficit de 1 à 5% de la méthode, on a institué une injection de rappel.Elle consiste à administrer, dans un délai variable, après la vaccination, une dose d\u2019anatoxine.Cette dose permet aux rares sujets qui n\u2019ont pas été immunisés complètement après vaccination, ou dont l\u2019immunité aurait sensiblement fléchi, d\u2019atteindre ou de récupérer le taux d\u2019anatoxine nécessaire pour être protégé contre la diphtérie.On a fait plus: on a établi des vaccinations associées dont l\u2019immunité contre la diphtérie s\u2019est montrée au taux de 100%.La vaccination en une seule injection a été expérimentée, mais la méthode s\u2019est montrée mauvaise.L\u2019immunité a été insuffisante et instable.Aussi l\u2019auteur s\u2019élève-t-il fortement contre cette méthode de même que celle des instillations nasales dont les résultats sont incertains.L'auteur a recueilli de nombreuses statistiques démontrant l\u2019efficacité de la vaccination par l\u2019anatoxine diphtérique selon la méthode de deux ou trois injections, tant en France que dans le monde entier.T1 termine en indiquant la manière de procéder pour cette vaccination antidiphtérique.afin d\u2019obtenir le maximum de résultat.La vaccination.obligatoire en France depuis le 2 juin 1938, devrait être pratiquée dès la 2e année à l\u2019aide de trois injections et une injection de rappel devrait être faite vers la 6e année.Mieux encore on devrait faire les vaccinations associées.Georges HEBERT.NUTRITION Frank N.ALLEN.\u2014 Les problèmes actuels du traitement du diabète.« Can.Med.Ass.Jour.», 39: 36, (juillet) 1938.Malgré l\u2019efficacité des méthodes modernes de traitement du diabète, un certain nombre de malades sont encore traités d\u2019une façon inefficace, et il est nécessaire de faire de temps à autre l\u2019examen des questions soulevées par le diagnostic et le traitement de cette maladie.Le diabète existe souvent sans aucun symptôme clinique et ne peut être diagnostiqué d\u2019une façon positive que par le laboratoire.Toute glycosurie, surtout en l\u2019absence de signes cliniques de diabète doit être accompagnée d\u2019une glycémie dont le chiffre signifie diabète à partir de 140 à jeun, ou 1.70 en période digestive.Il est aussi important de ne pas soumettre inutilement aux ennuis du traitement un malade atteint d\u2019une glycosurie non-diabétique, que de traiter efficacement le diabète même.dans ses formes légères. ANALYSES Il est imprudent de prescrire la restriction des glucides dans l\u2019alimentation sur la seule constatation d\u2019une glycosurie, dont la disparition à un examen ultérieur pourra laisser le médecin et le malade sous l'impression dangereuse que tout est rentré dans l\u2019ordre.Il est essentiel que le diagnostic de diabète soit solidement établi avant de commencer aucun traitement.Un régime pauvre en glucides peut fausser la réponse de l\u2019épreuve d\u2019hyperglycémie provoquée.si on n\u2019a pas eu la précaution de laisser le sujet à une alimentation normale pendant quelques jours précédant l\u2019épreuve.Le traitement doit viser à faire disparaître les effets de la maladie; à permettre au malade de mener une vie normale et utile; à maintenir si possible les urines exemptes de sucre et la glycosurie normale.Sans perdre de vue cette dernière condition.il faut éviter des mesures thérapeutiques trop rigoureuses.qui pourraient affecter le moral du malade ou l\u2019amener à abandonner son traitement.A ce point de vue chaque cas pose un problème différent auquel il faut apporter une solution individuelle.Les conséquences d\u2019un traitement insuffisant sont : Le manque de résistance physique, l\u2019affaiblissement des fonctions sexuelles.l\u2019apparition de complications infectieuses, l\u2019évolution de la maladie vers une forme plus grave, le retard de la croissance et du développement chez l'enfant.'acidose, le coma.Le succès du traitement dépend de la façon dont il est institué dès le début.et il est souvent plus difficile d\u2019obtenir des résultats favorables chez un sujet qui a été traité avec négligence.qu\u2019avec un sujet neuf.Avant de passer aux règles de l\u2019application du traitement, l\u2019auteur suggère que le terme de «restriction alimentaire» soit remplacé par celui de \u201créglementation de l\u2019alimentation ».plus conforme au principe de la thérapeutique actuelle.Il préconise pour simplifier la prescription du régime.l\u2019emploi de menus-types gradués suivant leur teneur en glucides et leur valeur calorique totale, et auxquels peuvent être ajoutées suivant les besoins.des quantités déterminées de l\u2019une ou de l\u2019autre substance alimentaire.L'auteur termine par une revue des propriétés et des indications de l\u2019Insuline non modifiée et de l\u2019In- siline-Protamine-Zine.Il insiste particulièrement sur l\u2019observation des urines à différents moments de la journée.pour établir la dose nécessaire et sa distribution.Quand les urines sont devenues aglycosuriques, l\u2019observation de la glycémie qu\u2019il préconise de faire pendant la journée, plutôt que le matin à jeun.est l\u2019indice de l\u2019efficacité du traitement.Elle permet 859 de pousser les doses d\u2019Insuline sans provoquer de réactions hypoglycémiques.L-Henri GARIEPY.PHTISIOLOGIE FE.COULAUD et P.BARBIER.\u2014 Essai de collapsothérapie extra-pleurale médicale.«Revue de la tuberculose », 4: (avril) 1938.Chez un grand nombre de tuberculeux qui n\u2019ont pu malheureusement bénéficier des thérapeutiques suivantes: pneumothorax uni ou bilatéral, phréni- cectomie, thoracoplastie, plombage, le pneumothorax extra-pleural médical.d\u2019usage encore assez récent, est venu augmenter les chances de guérison de cas considérés jusqu\u2019ici incurables.Dès le début de l\u2019application de cette méthode, nos deux auteurs ont été frappés de sa simplicité et de son innocuité même si l\u2019air fusait assez rapidement en divers endroits du thorax.Or voici la technique employée pour quatre malades rapportés par ce travail.On se sert d\u2019une grosse aiguille à pneumothorax, à biseau court, à pointe assez émoussée.La peau traversée.on bute sur un espace assez résistant constitué par l\u2019accollement des deux plèvres symphy- sées; c\u2019est alors que l\u2019on injecte 40 à 50 cc.d\u2019eau physiologique cocaïnisée.On laisse sortir cette eau par l\u2019aiguille démunie de sa seringue et si l\u2019eau revient non teintée de sang.au lieu d\u2019injecter de l\u2019air comme certains font, nos auteurs poussent de l\u2019huile de paraffine entre 50 à 80 cc.Si la plèvre est décollable et libre en ce point.l\u2019obstacle constitué par les 2 plèvres symphysées s\u2019éloigne vers la profondeur, et si l\u2019obstacle ne s\u2019éloigne pas de la pointe de l\u2019aiguille.ça ne présente rien de sérieux.On recommence ces injections tous les 2 ou 3 jeurs.Afin de retrouver la poche injectée les jours précédents, il faut préalablement aspirer l\u2019huile.À remarquer que souvent, ce collapsus est électif, en ce sens que le décollement extra-pleural médical se produit plus aisément vers le sommet que vers la base.On doit cependant craindre une perforation au voisinage d\u2019une caverne.Paul-René ARCHAMBAULT.CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE Sousa PEREIRA (Porto).\u2014 L'influence des troubles de la vascularisation sur la croissance en longueur des os.Etude experi- mentale.« Revue d'orthopédie et de chirurgie de l'appareil moteur », 25: 140, (mars) 1938.La croissance de l\u2019os est, en dernière analyse, un processus du tissu conjonctif.L\u2019apparition de la 860 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 substance osseuse est un phénomène secondaire qui immobilise les éléments ostéoblastiques et qui fixe la croissance, mais ne la réalise pas.Nous connaissons les phénomènes qui se succèdent régulièrement au niveau du cartilage.En dehors de ces phénomènes, il y à un facteur adjuvant.extrinsèque en rapport avec le cartilage.c'est la vascularisation sanguine.Expériences effectuées montrant les troubles de l'irrigation sanguine et leur influence.Deux groupes: A) action à distance.B) action directe sur l\u2019os.A) Chez 6 jeunes lapins de 6 à 8 semaines.au niveau de la racine du membre, 1°\u2014simple ligature de l\u2019artère principale.20.\u2014 ligature de l\u2019artère et veine.3°.\u2014ligature suivie de section de ces vals- seaux.B) lère série: lapins 6 à 8 semaines.\u2014 Observation: 6 mois.\u2014 Section du cubitus à 1, 5 cm.au-dessus du cartilage de conjugaison de l\u2019extrémité inférieure.En plus, isolement des parties molles environnantes sans toucher au périoste.2ème série: a) résection du périoste et du périchondre de la moitié inférieure de la diaphyse cu- bitale; b) résection totale du périoste et du périchondre entre les cartilages de conjugaison supérieure et inférieure.Résultats: En A) (1°-20-3°.) développement normal de l\u2019os en longueur et du cartilage de conjugaison.quel que soit le membre étudié.En B) (lère série) Examens morphologique et histologique des diaphyses et des cartilages de conjugaison normaux.En B) (2ème série) (a) deux cas: troubles légers dans un, dans l\u2019autre après 2 semaines, élargissement longitudinal de la zone du cartilage de conjugaison.Début de courbure de l\u2019extrémité inférieure de la diaphyse du radius à concavité interne.Après 114 mois le membre est en forte abduction, courbure très accentuée de la moitié inférieure du radius, et degré moindre dr cubitus.Cartilage de conjugaison normal.En B) 2ème série) (b) deux cas: trouble de croissance léger dans le premier: diaphyse moins longue, plus mince et contours irréguliers.Cartilage de conjugaison normal.Deuxième cas: arrêt de croissance en longueur du cubitus et subluxation de l\u2019épiphyse du radius.Apres 45 jours, la diaphyse cubitale est raccourcie de O.cm 5.Valgus accentué.Perte de la structure normale du cartilage de conjugaison.Conclusions: La ligature ne modifie pas la croissance de l\u2019os en longueur; de même la section et l\u2019isolement complet sans toucher au périoste ne modifie rien.Dans résection complète du périoste: 2 cas graves, 2 légers, seuls les cas de troubles vasculaires profonds modifient la croissance de l\u2019os en longueur.Edmond BARIL.M.F.FORRESTER-BROWN.\u2014 Transplantation tendineuse pour le gros orteil en marteau.« Journal of Bone and Joint Surgery », janvier 1938.Un cas fréquent qui se rencontre dans les complications de poliomyélites comme dans toute autre paralysie est ce qu\u2019on est convenu d'appeler: le gros orteil en marteau.Aspect: flexion de la dernière phalange, extension prononcée du métatarsien.Les articulations peuvent atteindre un stade de subluxation irréductible.Cette attitude se développe lentement et est due à une faiblesse du tibial antérieur de même qu\u2019à une suraction de l\u2019extenseur et du fléchisseur propre du gros orteil, et des muscles de la région interne du pied.La douleur intense est causée par la corne formée sous la tête du ler métatarsien et sur le dos de la dernière articulation.Opération: basée sur le principe suggéré par Sir Harold Stiles.Dans le cas présent, l\u2019auteur transférait d\u2019abord la moitié du long fléchisseur propre sur le long extenseur propre du gros orteil.Plus tard, l\u2019auteur préféra dans les cas de subluxation une ar- throdèse en ligne droite.Incision en forme de S depuis le 3e cunéiforme, suivant le bord supérieur de l\u2019abducteur propre jusqu\u2019au bord du gros orteil, longeant les 2% antérieurs du bord intérieur du pied.Une seule incision sert à rejoindre les deux tendons.Si les muscles unis ne convergent pas bien, la transplantation est inefficace.Relèvement des lèvres de la plaie de chaque côté dans un plan si possible adhérant à la gaine du tendon.La gaine est ouverte, le tendon du fléchisseur est réséqué jusqu\u2019à moitié du métatarsien au plus, puis il est divisé.L\u2019extenseur est également sorti de sa gaine.Si on n\u2019obtient pas une flexion de la métatarsienne, on divise le ligament dorsal.La suture du tendon est faite quand les deux articulations se maintiennent en position normale.Le fléchisseur doit suivre le bord de la métatarsophalangienne et rencontrer l\u2019extenseur sur le dos de la 1ère phalange.Pour la suture on emploie le fil de lin 120, parce que moins iritant.La gaine du tendon se referme seule et rapidement.On suture la peau par des nœuds séparés qu\u2019on laisse 12 à 14 jours.Un bandage solide suffit à maintenir l\u2019orteil en position normale.On immobilise le pied dans un appareil \u201cad hoc».Le patient est maintenu au lit 3 semaines après quoi il peut marcher avec une chaussure suffisamment grande et souple.On donne ensuite des massages. ANALYSES Résultats: l\u2019auteur ne prétend pas restaurer la fonction normale, mais chasser les douleurs occasionnées.Complications: dans certains cas, tous les orteils sont atteints.S\u2019Il y a douleur, on pratique de préférence l\u2019opération d\u2019Hohmann qui.consiste à boucler le long extenseur des orteils autour du col dun des métatarsiens tout en laissant intact le court extenseur des orteils.Conclusion: dans les cas de gros orteil en marteau, transplantation du tendon du fléchisseur propre sur le long extenseur.Si tous les orteils sont atteints on boucle les tendons extenseurs autour du col d\u2019un des métatarsiens.Edmond BARIL.NEURO-PSYCHIATRIE Clovis VINCENT, Edward HARTMANN et René DELAITRE.\u2014 Les hémorragies méningées récidivantes dans les angiomes artériels du cerveau.« Bulletins et Mémoires de la Société Médicale des Hôpitaux de Paris », 54: 995, (13 juin) 1938.Les causes les plus fréquentes d\u2019hémorragie méningée isolée et à rechute sont la syphilis et l\u2019hypertension artérielle.Celles qui provoquent les hémorragies méningées récidivantes, se reproduisant à quelques mois ou quelques années d\u2019intervalle, sont plus obscures.Les auteurs rapportent les observations de deux malades, 18 ans et 38 ans, chez lesquels des hémorragies méningées récidivantes furent la conséquence d\u2019un angiome cérébral.Dans un cas.la radiographie du crâne décela l\u2019image de concrétions calcaires au sein de l\u2019angiome.Dans les deux cas, l\u2019angiographie, par injection intracarotidienne de «ténébrvl» et radiographie immédiate du crâne, montra l'aspect assez typique de l\u2019angiome.Les auteurs concluent de leurs observations: «une hémorragie méningée survenant après d\u2019autres hémorragies méningées, ou après des manifestations cliniques se répétant (jacksonisme, hémiplégie, aphasie) chez un sujet jeune, non syphilitique, non hypertendu artériel, doit faire penser à l\u2019existence d\u2019un angiome cérébral et faire rechercher les signes cliniques de l\u2019angiome et, s\u2019il n\u2019existe pas de signes cliniques, les signes radiologiques directs ou indirects.» Quels sont ces signes cliniques et radiologiques ?Ce sont les suivants: aspect angiomateux des vaisseaux rétiniens; aspect radiographique de traînées calcaires dans les centres intracraniens; exophtalmie; angiomatose des vaisseaux de la face ou du cou: souffle vasculaire (inconstant): nævi.parfois, en d\u2019autres régions du corps; quelquefois angiomatose 861 cutanée chez un des membres de la famille; enfin aspect d\u2019angiome cérébral mis à jour par l\u2019angiographie artérielle cérébrale.Cette communication des auteurs est des plus instructive et jette un peu de lumière sur l\u2019étiologie obscure du syndrome de l\u2019'hémorragie méningée de certains malades, surtout des adolescents et des jeunes adultes chez lesquels on ne peut découvrir aucun autre élément pathologique.Roma AMYOT.E.FRIEDMAN et C.J.STETTHEIMER.\u2014 Mort d'un enfant, consécutive à la pyré- tothérapie artificielle.« The Journal of Pediatrics », avril 1938, p.515.Le but de l\u2019article est d\u2019attirer l\u2019attention sur les dangers que comporte le traitement par la fièvre artificielle.Les fatalités qui en résultent ne sont pas tellement rares.Les auteurs rapportent le cas d\u2019un homme de 50 ans souffrant d\u2019uréthrite blennorragique et celui d\u2019un enfant de 2 ans ayant une vaginite de même nature; ils moururent tous deux; c\u2019est dommage, puisque l\u2019enfant avait par ailleurs une santé robuste; après la première hyperpyrexie artificielle, il succomba et pourtant rien ne fit défaut ni dans la technique, ni dans l'application du traitement qui était sous l\u2019égide d\u2019experts.Ils concluent que personne ne doit subir ce traitement sans être au préalable averti de la grave chance qu\u2019il prend; ils se demandent aussi s\u2019il est sage de recommander un traitement qui peut aboutir à la mort pour une affection rarement sérieuse et qui peut être traitée et contrôlée par des méthodes que l\u2019expérience nous a démontrées comme entièrement sûres, même si elle prend un peu plus de temps à guérir.Voyant ce danger, le neuro-psychiâtre devra se rappeler de ces remarques quand il voudra se servir de ce traitement dans la chorée, qui, elle aussi, est rarement de nature sérieuse et peut être traitée autrement avec succès.Alcide PILON.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Jean MEYER.\u2014 Traitement du lupus tuberculeux au laboratoire de Finsenthérapie de Saint-Louis en 1937.« Bulletin de la So- : ciété française de Dermatologie et de Syphiligraphie », 5: 804, (mai) 1938.En France, où le lupus vulgaire est beaucoup plus répandu qu\u2019en Amérique du Nord, l'on se préoccupe beaucoup d\u2019améliorer le sort de ceux que frappe cette mutilante maladie.L\u2019auteur rapporte les résultats obtenus, durant 1937, avec les différentes méthodes employées au 862 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 laboratoire de Finsenthérapie de l'hôpital Saint- Louis.Ces méthodes consistent : lo, \u2014 Dans Jl\u2019application de la Finsenthérapie.c\u2019est-à-dire, l\u2019emploi de radiations locales et consécutives, obtenues d\u2019une lampe à arc génératrice de rayons ultra-violets.20, \u2014 Dans l\u2019exérèse chirurgicale.30.\u2014 Dans l'association de la Finsenthérapie à la chirurgie.Les résultats obtenus sont les suivants: sur 305 malades ayant suivi un traitement régulier et intensif les 24 ont guéri en moins d\u2019un an, dont 45 par la Finsenthérapie seule, 4 par l\u2019exérèse chirurgicale.et V4 par l\u2019association des deux méthodes.Les échecs qui représentent 334% des cas s\u2019expliquent par le fait que les malades ont été soignés trop tard.L\u2019on voit donc, que la manifestation cutanée de la tuberculose ne mérite plus le qualificatif d\u2019incurable, pourvu que l\u2019on mette en œuvre.en temps opportun, l\u2019une ou les méthodes dont l\u2019auteur rapporte les brillants résultats.J.-Adrien LAMBERT.Rudolph L.BAER.\u2014 Pityriasis versicolore s'étendant au cuir chevelu.« Archives of Dermatology and Syphilology », 37: (juin) 1938.L\u2019auteur rappelle que plusieurs cas de pitvriasis versicolore ont été publiés depuis quelques années.mais que tous étaient des chinois, des japonais ou des russes.Aucun cas n\u2019a encore été rapporté dans la littérature américaine.L\u2019auteur fait ensuite l\u2019historique d\u2019un homme de 60 ans, né en Russie, mais ayant vécu aux Etats-Unis depuis 40 ans et porteur de lésions très étendues et très profuses de pityriasis versicolore aux jambes aux bras et au tronc.Il était aussi porteur de lésions au cuir chevelu et à la nuque.L\u2019examen direct a révélé la présence de microsporon furfur et l\u2019absence de teigne.Les cultures sur milieu de Sabouraud ont été négatives ainsi que les tests avec la trichophytine et l\u2019iodionycin.F.-L.BOULAIS.Saul S.ROBINSON.\u2014 Erythème du 9e jour (compliquée de jaunisse et d'hépatite aiguë par suite de la continuation du traitement arsénical.« Archives of Dermatology and Syphilology », 37: (juin) 1938.L\u2019érythéme du 9iéme jour ou érythème biotropi- que a été rapporté dans la littérature américaine par Keim.Les rapporteurs européens furent Milian, Schreiner, Richter et Gordon.Les différents rapporteurs ne semblent pas s\u2019entendre exactement sur la cause exacte de ce phénomène, mais tous s\u2019accordent pour continuer l'administration de l\u2019arsenic après la disparition de l\u2019éruption.L'auteur rapporte ensuite l\u2019histoire d\u2019une dame de 25 ans, porteuse d\u2019un chancre apparu deux semaines auparavant à la grande lèvre droite et sans autre symptôme que l\u2019adénopathie satellite droite et un Wassermann faiblement positif.Elle reçoit Néoars- phénamine comme suit: le 7 mai 0 gr.30, le 11, 0 gr.45 le 14, O0 gr.45.Le 7 mai.fièvre, nausées, vomissements et éruption scarlatiniforme avec absence du signe de Koplick.L\u2019éruption, la fièvre et les autres symptômes disparaissent graduellement les jours suivants et le 21 tout est rentré dans l\u2019ordre.le 27 mai, Néoarsphénamine 0 gr.30 et le 29, malaises, nausées, vomissements, coloration jaune de la peau et des conjonctives et hypertrophie du foie avec présence de bile dans le sang et les urines, et absence dans les selles.L\u2019auteur rappelle ensuite que trois autres cas semblables ont été rapportés.Un par Keim, un par Gougerot et Patte.et un dernier par Arzoc et Bar- gues.L\u2019auteur émet ensuite l'hypothèse que peut- être l\u2019érythème du 9e jour est plus que du biotro- pisme, mais bien une réaction toxique.F.-L.BOULATS. SOCIÉTÉ L\u2019 « Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Séance extraordinaire consacrée à la poliomyélite tenue à l'Université de Montréal le mardi 7 juin 1938 Présidence de M.Léon GERIN-LAJOIE Afin d\u2019améliorer les conditions de la lutte contre la paralysie infantile, « La Société Médicale de Montréal » tenait mardi soir, le 7 juin 1938, au grand amphithéâtre de l\u2019Université de Montréal, sous la présidence du Dr Léon Gérin-Lajoie, une séance extraordinaire consacrée aux méthodes actuelles de diagnostic précoce, de traitement précoce et de prophylaxie de la poliomyélite.Cette séance, dont l\u2019initiative revient au Président du Comité des Programmes, le Dr Paul Letondal, venait véritablement à son heure.On sait que les épidémiologistes et les statisticiens nous font prévoir pour les mois d'août et septembre une augmentation du nombre de cas de poliomyélite dans notre province.À en juger par l\u2019assistance \u2014 il y avait au delà de 150 praticiens et hygiénistes à cette réunion \u2014 il est évident que la profession médicale était très désireuse d\u2019être renseignée sur ce troublant problème de la paralysie infantile.Ajoutons que la présence du Dr Adélard Groulx, récemment nommé Directeur du Service de Santé de la ville de Montréal, qui voulut bien prendre part à la discussion à Propos de la prophylaxie de la poliomyélite, la formation au sein même de la Société d\u2019un Co- maté destiné à coopérer avec les autorités municipales dans la lutte contre la paralysie infantile, donnèrent à cette réunion scientifique une valeur sociale dont on ne saurait trop souligner l'importance.Le médecin praticien ne doit pas rester isolé, pas plus qu\u2019il ne doit se désintéresser des problèmes médico-sociaux \u2014 et cela autant dans son intérêt que dans celui de la population.La Société Médicale de Montréal a donné là un bel exemple de sens social et doit être félicitée de son initiative.N.D.L.R.Diagnostic précoce de la poliomyélite ! M.Paul LETONDAL Les espoirs de la sérothérapie, administrée au début, à la phase préparalytique \u2014 qui est en réalité la période active de la maladie \u2014 ont donné au diagnostic précoce de la poliomyélite une importance capitale.Il faut avouer que ce diagnostic est en réalité difficile, particulièrement en temps d\u2019épidémie, où les formes cliniques sont nombreuses et variées, où prédominent souvent les formes frustes.L Diagnostic positif La période de début se caractérise par un ensemble de signes que l\u2019on peut grouper de la façon suivante: 1° Signes infectieux: température peu élevée, avec le plus souvent troubles digestifs (embarras gastrique), plus rarement phénomènes respiratoires (rhino-pharyneite) ; 2° Signes nerveux subjectifs: douleurs très vives au niveau des membres et le long de la colonne vertébrale; 1.Voir L'Union Médicale du Canada, novembre 1937.p.1153 (Paul LETONDAL.\u2014 Diagnostic précoce de la poliomyélite épidémique). 864 3° Signes nerveux objectifs: constituant un véritable trépied: a) Raideur de la nuque et de la colonne vertébrale; b) Astasie-abasie; c) Disparition des réflexes tendineux; 4° Signes de laboratoire: examen du liquide céphalo-rachidien révèle: a) Une augmentation de la pression au manomètre de Claude: 20 à 30 au lieu de 15; b) Une augmentation du rombre des leucocytes: une moyenne de 60 éléments par millimètre cube; c) Une augmentation de l\u2019albumine: une moyenne de 0 gr, 50 par litre au lien de 0 gr, 10; d) Un taux normal des chlorures et du sucre \u2014 fait sur lequel insiste le rapporteur; e) Une absence de microbes.Tels sont les signes dont l\u2019ensemble permet dans la plupart des cas de faire un diagnostic positif précoce de poliomyélite.II.Diagnostic dif\u2018éren?iel Le diagnostic différentiel à la période pré- paralytique se pose principalement avee l\u2019embarras gastrique fébrile, les méningites et la maladie rhumatismale.1° Dans l\u2019embarras gastrique $fédrile, il n\u2019y a pas d\u2019astasie-abasie et les réflexes tendineux sont normaux; 2° Dans les méningites, il v a toujours un taux normal des chlorures et du sucre; en plus, on trouve des microbes dans le liquide céphalo- rachidien (bacilles de Koch, méningocoques) ; 3° Dans la maladie rhumatismale, il n\u2019y a aucun signe neurologique et le liquide céphalo- rachidien est normal.Le rapporteur termine son travail par des projections montrant, à l\u2019aide de clichés b\u2018en choisis, comment il convient de rechercher certains signes cliniques de la période du début, et comment on doit interpréter à ce moment les réponses du laboratoire.Discussion: M.Albert GUILBEAULT félicite le rapporteur d\u2019avoir su exposer d\u2019une manière si claire et si pratique un sujet aussi difficile; L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIRTIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.août 1933 il souligne l\u2019importance du diagnostic précoce dans la lutte contre la poliomyélite.M.Claude GUILBAULT (d\u2019Oka) cstime que la poliomyélite est peu contagieuse dans la région ou il pratique, et il lui est souvent arrivé de n\u2019en observer qu\u2019un cas dans ure même famille cependant nombreuse.M.L.-P.LEBEAU insiste sur la fréquence des troubles gastro-intestinaux ainsi que des douleurs musculaires avec hyperesthésie comme signes prédominants de la période de début.Il note une moindre résistance du terrain chez les Anglo-Saxons, et croit que la maladie est moins contagieuse chez nous.Traitement précoce de la poliomyélite.Valeur de la sérothérapie ! M.Henri CHARBONNEAU Le rapporteur se déclare nettement en faveur de la sérothérapie précoce dans le traitement de la poliomyélite.Du point de vue scientifique, on peut avancer que le pouvoir anti-toxique du sérum antipoliomyélitique \u2014 qu\u2019il s\u2019agisse du sérum de ronvalescent ou du sérum de Pettit \u2014 est un fait bien démontré.Du point de vue pratique, on peut dire que dans l\u2019ensemble les résultats sont favorables, tout en faisant cette réserve que le sérum ne réussit pas dans tous les cas à empêcher l\u2019apparition des paralysies.La sérothérapie doit être précoce, administrée à la période de début.Elle doit être intensive.Les doses varient suivant les cas de 70 4 250 c.c.La voie intramuseulaire ou intraveineuse est préférable à la voie intrara- chidienne qui est maintenant abandonnée.Le repos absolu du malade, l\u2019immobilisation en bonne posture, grâce aux méthodes orthopédiques, les bains chauds, la diathermie, le poumon d'acier dans les paralysies des muscles de la respiration sont des compléments indispensables de la sérothérapie.À propos du poumon d\u2019acier, M.Charbon- neau insiste sur la nécessité de ne traiter par cette méthode thérapeutique que les cas où elle est nettement indiquée, c\u2019est-à-dire les seuls cas de paralysie des muscles de la res- 1.Voir L'Union Médicale du Cunadu, juillet 1938, p.719. SOCIÉTÉ piration.Les formes bulbaires ne constituent pas une indication du poumon d\u2019acier et sont au contraire aggravées par ce traitement.Enfin, les malades soignés dans les hôpitaux doivent être rigoureusement isolés tant pour les autres malades que pour la protection du personnel, la morbidité étant relativement élevée chez les médecins et les gardes-malades.Une solide technique d\u2019isolement est, de l\u2019avis du rapporteur, le meilleur moyen de protéger efficacement le personnel.Discussion: M.L.-P.LEBEAU, tout en admettant que la sérothérapie doit être aussi précoce que possible, estime qu\u2019il y a souvent intérêt à l\u2019employer même après l\u2019apparition des paralysies.On se basera sur la température dans l\u2019administration du sérum.Si 18 heures après une première dose de 30 c.c.la température persiste, on renouvellera l\u2019injection; mais si après 48 heures, la sérothérapie demeure inopérante, il y a lieu de la supprimer.Jusqu'ici, le nombre des cas de poliomyélite observés dans notre province, lors des épidémies, en particulier en 1931, a été relativement peu élevé si on le compare par exemple aux chiffres publiés dans la province d\u2019Ontario (2,000 cas au lieu de 600).On devrait done profiter de la prochaine épidémie pour étudier plus à fond la poliomyélite chez nous, et juger par nous-mêmes de la valeur de la sérothérapie.M.Jean PANET-RAYMOND voit une progression ascendante dans le nombre de cas de poliomyélite au cours des épidémies; il faut cependant tenir compte, dans l\u2019appréciation des statistiques, du fait qu\u2019elles comportent un certain nombre de diagnostics erronés.M.Edmond DUBE se dit partisan de la sé- rothérapje précoce, mais comme celle-ci, même administrée correctement, ne prévient pas toujours l'apparition des paralysies, il convient d\u2019en informer les familles.Il recommande particulièrement le traitement orthopédique, et ce dès le début.865 M.Albert COMTOIS insiste sur les services que rend la diathermie, dans les formes algides ainsi que sur la récupération des mouvements.Il y a intérêt à instituer ce traitement d\u2019une façon précoce, en même temps que la radiothérapie.M.Albert BERTRAND demande si la sérothérapie est toujours sans danger.À quoi le rapporteur répond que pour sa part il n\u2019a jamais observé d\u2019accidents sérieux; 4 cas mortels seulement ont été rapportés jusqu\u2019ici dans toute la littérature médicale, dus en toute probabilité au choc anaphylactique.M.Albert GUILBEAULT se demande si, en l\u2019absence de sérum et vu que la maladie n\u2019est pas spécifique, on pourrait avoir recours à la transfusion sanguine.À quoi M.CHAR- BONNEAU réplique que les transfusions ont déjà été utilisées, mais ne se sont guère montrées plus efficaces que la sérothérapie.Prophylaxie de la poliomyélite ! M.Jean SAUCIER M.Saucier envisage le problème prophylactique dans son ensemble.Du point de vue général, il préconise un contrôle de la publicité et de la radiodiffusion en période épidémique, afin de mieux renseigner le public.À cet égard, 11 suggère la formation d\u2019un Comité provincial ou municipal.ayant seul autorité en la matière; ce Comité pourrait être composé pour chaque centre d'in pédiâtre, d\u2019un neurologiste, d\u2019un orthopédiste, d\u2019un électroradiologiste, d\u2019un bactériologiste et d\u2019un médecin hygiéniste.D'autre part, afin de mieux renseigner les praticiens sur le problème de la poliomyvélite, le rapporteur préconise l\u2019envoi à tous les médecins de la province d\u2019un opuscule sir les données actuelles de la question.Semblablement, il conviendrait d\u2019avoir un plus grand nombre de pulmomètres dans les différents hôpitaux.Du point de vue particulier, en présence d'un malade atteint de poliomyélite.que faut-i! 1.Voir l\u2019Union Médicale du Canada, juillet 19383, p.717. 866 faire dans le domaine prophylactique ?1° Déclarer le cas, en spécifiant s\u2019il s\u2019agit d\u2019une forme paralytique ou non paralytique; 2° Pratiquer un isolement rigoureux du malade pendant au moins trois semaines; 3° Faire l\u2019antiseptie des premières voles respiratoires chez toute personne ayant été en contact avec le malade, car le rhinopharynx constitue, de l\u2019avis du rapporteur, la porte d\u2019entrée à peu près certaine du virus.Pour ce faire, on donnera la préférence à la solution de sulfate de zinc à 1% appliquée au niveau de l'aire olfactive, soit par vaporisation ou mieux en instillation suivant une technique précise.Bien que ce moyen prophylactique soit encore au stade expérimental, et qu\u2019il n\u2019ait pas entièrement fait ses preuves, il ne faut pas le rejeter complètement sans en contrôler par nous-mêmes la valeur.4° Ne pas faire de vaccination anti-polio- myélitique; celle-ci, au reste, n\u2019est pas encore au point, est dangereuse et doit être déconseillée.En résumé, malgré l\u2019intérêt de la méthode antiseptique, l\u2019aseptie rigoureuse, l\u2019isolement précoce du malade doivent demeurer à la base de notre effort prophylactique.Discussion: M.Adélard GROULX insiste sur l\u2019importance de la déclaration de la poliomvélite, d\u2019indiquer s\u2019il y a ou non paralysie puis de confirmer ou infirmer par la suite.Il insiste sur une quarantaine sévère et un isolement rigoureux.Convaincu de l'importance du terrain en pathologie, 1l estime qu\u2019une alimentation bien équilibrée, et surtout riche en vitamines B, est de nature à augmenter considérablement la résistance des jeunes sujets vis- a-vis du virus de la poliomyélite.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.IL.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 Dans la lutte qu\u2019il entreprendra, si nécessaire, au cours de l\u2019été, contre la paralysie infantile, le Service de Santé a besoin de la bonne volonté de tous et particulièrement de la collaboration des médecins praticiens.M.Albert BERTRAND est porté à croire que l\u2019une des portes d\u2019entrée du virus est le tube digestif, puisque l\u2019on a retrouvé ce virus dans l\u2019eau et le lait.Il y aurait done intérêt, en temps d\u2019épidémie, à pratiquer une stérilisation sérieuse du lait et de l\u2019eau potable destinés aux jeunes enfants.M.Léon GERIN-LAJOIE croit qu\u2019il serait opportun de constituer au sein de la Société Médicale, un comité de médecins experts pour assurer une coopération plus étroite avec le Service de Santé.Nomination d\u2019un comité de prophylaxie de la poliomyélite a la Societe Medicale de Montréal Il est proposé par le Dr P.-A.Robichaud, secondé par le Dr Vital Cléroux, et adopté à l\u2019unanimité « qu\u2019un Comité de prophylazie de la poliomyélite, composé d\u2019un pédiâtre, d\u2019un neurologiste, d\u2019un orthopédiste, d\u2019un électro-radiologiste, d\u2019un bactériologiste et d\u2019un médecin hygiéniste soit nommé pour coopérer avec le Service de Santé de la ville de Montréal, dans le but de réaliser les moyens les plus efficaces de prévenir et de combattre cette maladie, et que le choix de ces messieurs soit laissé au Comité Exécutif de la « Société Médicale de Montréal » qui les en avisera.» Le Secrétaire, G.-A.SEGUIN.Messieurs les médecins sont invités à consulter les nombreux journaux, monographies et traités de médecine qui sont à leur disposition tous les jours de 9 a.m.à 5 p.m.\u2026 le samedi de 9 à 11 a.m\u2026 au Secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph. BIBLIOGR À PHIE Archives des Maladies professionnelles.Hygiene et toxicologie industrielles.Abonnement (part du ler janvier): France et Colonies, 75 frs; Etranger, 90 frs.Masson et Cie, éditeurs, 120, blvd Saint-Germain, Paris (VIe).Extrait de l\u2019Introduction : Les problèmes qui touchent à la pathologie du travail, à l\u2019hygiène et à la toxicologie industrielles, à la prévention et à la réparation des atteintes de l\u2019organisme humain au cours et du fait du travail, prennent, à juste titre, une importance croissante.«En France, tout au moins, ceux qui se trouvent en face de tels problèmes: praticiens, hygiénistes, experts, fonctionnaires spécialisés, techniciens de l\u2019industrie, et, nous n\u2019hésiterons pas à ajouter, organisations patronales et ouvrières, se heurtent aux difficultés les plus grandes pour réunir dans chaque cas particulier des éléments valables d\u2019informations et d\u2019appréciations.«Le But des Archives des maladies professionnelles, hygiène et toxicologie industriel - les est justement de fournir cette documentation indispensable en toute objectivité, en pleine indépendance, du seul point de vue scientifique.« Les articles originaux seront publiés sous la pleine responsabilité de leurs auteurs.«Le fonctionnement des Archives des maladies professionnelles et le contrôle scientifique seront assurés par le Comité de Direction.Il fera également appel à des personnalités françaises et étrangères qui apporteront leur appui moral dans un Comité de Patronage.Le Secrétariat général a été confié au Docteur Guy Hausser.La Revue sera publiée à raison d\u2019un numéro d\u2019au moins 80 pages tous les deux mois.Elle comprendra, outre des articles originaux et la mise au point approfondie avec bibliographie d'une question particulière, l\u2019analyse complète (résumés d\u2019articles et sommaires) des travaux parus dans près de 100 Revues françaises et étrangères.Une rubrique d\u2019informations mettra les lecteurs au courant des faits nouveaux (Législation, Congrès, Travaux des Instituts, ete\u2026).«Le Comité de Direction accueillera d\u2019ailleurs volontiers toutes suggestions permettant d\u2019aider au rayonnement de la Revue.Il entend mener cette œuvre pour le bien général et espére que tous les concours lui seront assurés.» Publicité pharmaceutique.En vente à la Librairie Le François (18 frs).La revue « Le Courrier Graphique » 3, rue de l\u2019Arioste, Paris (XVIe) vient de publier un numéro spécial d\u2019un intérêt tout à fait exceptionnel.C\u2019est la première fois, en effet, que la question de la Publicité pharmaceutique a été envisagée dans son ensemble.Présentés par une belle préface du Professeur Laignel Lavas- tine, membre de l\u2019Académie de Médecine, les articles réunis dans ce volumineux numéro traitent le sujet de la façon la plus complète et montrent l\u2019importance, la variété et la continuité des efforts poursuivis par cette branche de l\u2019activité scientifique, industrielle et commerciale.R.H.Monceaux et Pierre Mornand étudient la pharmacie dans l\u2019art depuis l'antiquité jusqu\u2019au XXe siècle.Marc Jarye retrace l\u2019historique de la publicité pharmaceutique depuis le XVe siècle.Quant à René Lafont il nous en dévoile les méthodes et les tendances.Tous ces articles sont très abondamment illustrés de documents les plus rares et les plus plus curieux.On ne connaît pas assez les trésors artistiques, les ingénieuses inventions dont les sciences médicales et pharmaceutiques furent la source féconde.Les médecins furent de tous temps des amateurs et des érudits, aussi avertis que délicats.Gilbert Lely en fournit une preuve en étudiant une Collection d\u2019hu- 868 manisme médical créée spécialement à leur intention.Cette tradition artistique attachée à la médecine ne pouvait se perdre: elle s\u2019est au contraire développée avec le temps et les progrès de l\u2019industrie typographique.On ne compte plus les belles éditions publiées par les Laboratoires pharmaceutiques.René Thiebaut le démontre avec de nombreuses et riches reproductions à l\u2019appui, dans son étude sur Les Livres, Albums, Revues et encartages de Laboratoires.Signalons en outre que ce numéro spéciai comprend 96 pages de texte, plus de 150 1llus- trations et 30 encartages en couleur des Laboratoires.Ce numéro sur La Publicité Pharmaceutique est un véritable ouvrage documentaire qui devra figurer dans la bibliothèque de tous les spécialistes et de tous les amateurs d\u2019art.L'angine de poitrine.Paul Vital LASSANGE (de Bains-les-Bains).Un volume de 204 pages illustré.Préface de Monsieur le Professeur R.LERICHE, 1938 (Maloine, éditeur, 27, rue de l'Ecole-de-Médecine, Paris, VIe).Prix: 30 francs.Lorsqu\u2019on parle d\u2019angine de poitrine, on se contente trop souvent d\u2019un « diagnostic de mot », et l\u2019esprit reste insatisfait, derrière le mot subsiste une insuffisante compréhension des faits et la crainte d\u2019une gravité d'autant plus redoutée qu\u2019elle est plus mystérieuse.Grâce à quelques définitions précises et à une classification méthodique des faits envisagés sur le plan de la clinique pratique, en dehors de toute vaine discussion théorique, le présent travail arrive à dissiper bien des obscurités.C\u2019est à ce point de vue un guide précieux: lorsque le praticien se trouvera en présence de cette douleur angineuse si caractéristique et qui traduit la souffrance du plexus cardio- aortique, il pourra en saisir la raison.Il saura reconnaître les syndromes angineux vrais liés à un trouble de la circulation coronarienne et qui sont l\u2019angine de poitrine d\u2019effort et le grand drame angineux de l\u2019infarctus L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1933 du myocarde.Se méfiant du danger qui plane sur ces états, il pourra mettre en œuvre toutes les ressources thérapeutiques qui sont longuement exposées.Il saura que chez d\u2019autres malades, il ne s\u2019agit que de syndromes « para-angineux y, insuffisance cardiaque douloureuse et douleurs aortiques non paroxystiques, moins immédiatement redoutables et où un traitement d\u2019un ordre tout différent peut donner d\u2019excellents résultats.Dans cet ouvrage où la clarté s\u2019affirme tant dans le style que dans la conception du sujet, on retrouve à chaque page les plus utiles considérations pratiques de diagnostic et de traitement.Les réactions d'équilibre chez l'homme.Etude physiologique et clinique des réactions d'équilibre sur la table basculante.Par Jules ZADOR.Préface d'André THOMAS.Un volume de 256 pages avec 214 figures.Prix: 80 francs.Masson et Cie, éditeurs, libraires de l'Académie de Médecine, 120, boulevard Saint-Germain, Paris.La question de l\u2019équilibre chez l'homme n\u2019est pas traitée ici dans toute son étendue.Le problème que s\u2019est posé l\u2019auteur est délimité.Il s\u2019agit de l\u2019application clinique des remarquables recherches de M.Rademaker, problème qui a d\u2019ailleurs été traité antérieurement par MM.Rademaker et Garcin.L\u2019auteur entreprend ces analyses sur une base plus large en modifiant la méthode d'examen, en étudiant l\u2019évolution des réactions d\u2019équilibre chez l\u2019homme et en analysant, en dehors de la question de leur présence ou de leur absence, les changements dits secondaires de ces réactions dans les divers syndromes du système nerveux central.Il précise de la façon suivante les raisons qui l\u2019ont décidé à élargir la base de ses recherches: 1° La motilité humaine est plus proche de la motilité des animaux grimpants, comme les singes, que de celle des quadrupèdes.Il faut donc tenir compte de cette différence entre le caractère de la motilité des animaux quadru- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 OPOTHÉRAPIE SÉRIQUE DÉCHÉANCES ORGANIQUES, CONVALESCENCES, ANÉMIES, 4 15 SERUM HEMOPOIETIQUE FRAIS de CHEVAL À (Sirop) \u2018 A gent de Régénération Hématique, de Leucopoiése et de Phagocytose, Représentants: Rougier Fréres, Montréal.869 TENIFUGE FRANCAIS Agissant seul et DU DOCTEUR DUHOURCAU sans purgatif e Innocuité absolue à base d\u2019extrait chloroformo-huileux de fougère mâle Expulsion assurée des Pyrénées.Pas de diète comme on le recommande encore avec les autres anthelminthiques; pas de purgatif à administrer avec le TŒNIFUGE DUHOURCAU.L'action anesthésique se prolongeant suffisamment, il n\u2019y a pas à craindre d'échec ; le purgatif agit au moment propice sans donner de coliques, sans faire souffrir.MODE D'EMPLOI.\u2014 Pour adultes: prendre 12 capsules le matin à jeun, en dix ou douze minutes, sans préparation préalable.PRODUITS DU DOCTEUR E.DUHOURCAU de Cauterets (Hautes-Pyrénées), France CONCESSIONNAIRES AU CANADA: ROUGIER FRERES, MONTRÉAL 870 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 pèdes et celle de l\u2019homme pour interpréter les résultats expérimentaux relativement à la clinique humaine.2° Nos connaissances sur la pathophysiolo- gie du système nerveux, surtout en ce qui concerne la pathophysiologie de la coordination motrice, se sont considérablement enrichies par l\u2019étude systématique de l\u2019évolution normale.Nous connaissons un grand nombre de signes ou réactions pathologiques, qui peuvent être physiologiques pendant une certaine étape de l\u2019évolution: ce point de vue onto- et phylogénique nous a souvent fourni des explications intéressantes pour certains états pathologiques dans les affections du système ner- Veux.Partant de ces considérations, il a modifié la méthode d\u2019examen, analysé l\u2019évolution normale des réactions d'équilibre chez les nourrissons et les enfants, il a d\u2019autre part élargi le domaine de l\u2019application en étudiant les réactions d\u2019équilibre non seulement chez les sujets atteints d\u2019une ataxie manifeste, mais dans beaucoup d\u2019autres affections du système nerveux central.Enfin 1l s\u2019est occupé dans ses études non seulement des conditions réglant l\u2019absence ou la présence des réactions, mais aussi des changements dits secondaires des réactions d\u2019équilibre.Ce livre du docteur Zador s'adresse surtout aux spécialistes et suppose déjà acquises de la part du lecteur des connaissances assez étendues sur l\u2019anatomie et la physiologie de l\u2019appareil vestibulaire.Cependant la riche iconographie qui accompagne le texte facilitera la lecture à ceux qui sont moins préparés par leurs études antérieures.Les cholécystites chroniques.Par A.DANES, ancien Chef de Clinique à la Faculté libre de Médecine.Préface du Professeur |.RIEUX.1 vol.in 8°, de 118 pages avec 4 planches hors texte.Prix: 38 francs.Librairie Octave Doin.Gaston Doin et Cie, éditeurs, 8, Place de l'Odéon, Paris (Ge).Nombreux sont les cas où le praticien est amené à suspecter l\u2019origine vésiculaire des troubles pathologiques.Ce livre, écrit aussi simplement que possible, sans considérations théoriques inutiles, sera un guide précieux dans les cas de ce genre.L'auteur, après avoir décrit les troubles si nombreux et si variés que provoquent les lésions et les dysfonctionnements de la vésicule biliaire, montre comment les différentes techniques médicales posent un diagnostic que la clinique permettrait de soupçonner.Les renseignements fournis par l'examen radiologique, par le tubage gastrique ou duodénal, par le laboratoire, sont décrits avec toute la précision désirable.Les ressources thérapeutiques sont ensuite étudiées en détail.Ce livre intéressera le praticien.Il résume clairement la contribution que les techniques spéciales peuvent apporter au diagnostic et au traitement des états vésiculaires chroniques.La phlébite et les varices.Par le Docteur E.A.MAURY.Thérapeutique homéopathique.1 volume in 8° de 96 pages.Prix: 25 francs.Librairie Octave Doin.Gaston Doin et Cie, éditeurs, 8, Place de 1'Odéon, Paris (6e).Depuis ces années dernières, la thérapeutique homéopathique a pris une extension considérable qui s\u2019explique par les succès obtenus grâce aux résultats cliniques certains.D'ailleurs le nombre des médecins qui viennent à la médecine Hahnemanienne augmente de jour en jour.Mais pour le praticien courant, tout imbu des thérapeutiques classiques, la matière homéopathique offre évidemment de très grosses difficultés.Il est rebuté par l\u2019abondance des signes de la matière médicale; 1l n\u2019a souvent pas le temps, ni la patience de passer en revue son lexique thérapeutique lorsqu\u2019il est au lit du malade ou devant un cas un peu urgent.C\u2019est pour pallier à ces difficultés que l\u2019auteur a écrit ce petit livre qu\u2019il a voulu rendre aussi clair que possible.Après un court rappel anatomique, physiologique et clinique, le Dr Maury passe en revue les médicaments dans les cas de phlébites les plus urgents et ceux qui sont le plus fréquemment indiqués.Dans une seconde partie de cet exposé l\u2019auteur L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BUTLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 871 Thérapeutique Gynécologique (Pansement sec au Stovarsol) Pour le traitement de la LEUCORRHÉE COMPRIMÉS VAGINAUX renfermant O gr.25 de Stovarsol (acide oxyacétylamino- phénylarsinique), de l'acide borique et un excipient spécial à base d'hydrate de carbone.(En boîtes de 20 comprimés) Littérature détaillée sur demande.Laboratoires POULENC FRERES du Canada, Ltée 204, Place Youville - - - Montréal 872 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.août 1938 résume en quelques pages la thérapeutique homéopathique des états de dilatations -vel- neuses.C\u2019est un livre qui trouvera sa place dans toute bibliothèque médicale eclectique.La syphilis du système nerveux.Pathologie générale, traitement et prophylaxie.Par À.SEZARY, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, Médecin de l'Hôpital Saint-Louis.Un volume de 288 pages, avec 28 figures.Prix: 48 francs.Masson et Cie, éditeurs.Le but de cet ouvrage est de présenter une doctrine générale cohérente et valable pour la Syphilis humaine.On y trouvera réunies: la Pathologie générale, la Thérapeutique et la Prophylaxie de la Syphilis nerveuse.L'auteur, clinicien à la fois syphiligraphe et neurologiste, y expose et y défend une doctrine patho- génique qui rend compte des paradoxes que le syphiligraphe constate dans la syphilis du névraxe.Cette doctrine, basée surtout sur les données de la Clinique, de l\u2019Histologie, des Réactions biologiques et de la Thérapeutique, le conduit à voir dans le milieu (tissu nerveux) et dans le terrain (organisme lui-même) et non dans le microbe pathogène, les éléments qui donnent à la syphilis nerveuse son originalité.En second lieu, il rapporte les résultats de ses recherches thérapeutiques.Médecin de l\u2019hôpital Saint-Louis, il a une grande expérience du traitement de la syphilis.Il en connaît les moyens d\u2019action et la direction générale.Il peut done apprécier la valeur des médications sur la Neurosyphilis, reconnaître leur efficacité comme leurs échecs.Spécialisé depuis trente ans dans l\u2019étude de la syphilis nerveuse, il a préconisé, avec son collaborateur André Barbé, une méthode thérapeutique de la paralysie générale dont l\u2019activité est au- jourd\u2019hui unanimement reconnue.Enfin, il insiste sur les moyens de Prophylaxie dérivés de nos connaissances actuelles sur la Pathologie générale, et montre comment on peut mettre les syphilitiques à l\u2019abri des redoutables complications nerveuses dont ils sont menacés.Le problème est du plus grand intérêt.La prophylaxie de la syphilis nerveuse est en effet beaucoup plus importante que sa thérapeutique.Cette dernière n\u2019est pas tou- Jours efficace et quand elle l\u2019est, elle n\u2019a aucune action sur les lésions destructives irrémédiables qui font des malades des infirmes du corps ou de l\u2019esprit.A côté d\u2019études absolument personnelles, l\u2019auteur a cru bon de mettre au point, vérifiées ou complétées par lui-même, un certain nombre de questions capitales pour le neurosyphi- ligraphe, comme les anomalies du liquide céphalo-rachidien, la posologie des médications antisyphilitiques, ete.Mais en aucune façon il n\u2019a voulu écrire un traité complet.Ce volume pourra intéresser non seulement les médecins spécialisés uniquement en Neurologie ou en Syphiligraphie, mais encore tous les praticiens.C\u2019est un devoir pour eux de savoir combattre et surtout prévenir la syphilis nerveuse dont les progrès sont si alarmants depuis une quarantaine d\u2019années.Santé?Maladies?Toxines.Par le Docteur O.CASTUEIL.Préface du Docteur Léon VANNIER.1 volume in-8° de 64 pages.Prix: 22 francs.Librairie Octave Doin.Gaston Doin et Cie, éditeurs, 8, Place de 1'Odéon, Paris (6e).La santé et la maladie sont intimement liées au mode d\u2019élimination de nos toxines.Si le foie est déficient, celles-ci séjournent dans les tissus.Les toxines accumulées sont la raison d\u2019être de toutes nos maladies.Ces dernières doivent être considérées comme des réactions de défense de l\u2019organisme pour déterminer, par des voies détournées, le rejet de ce qui lui est néfaste, suppléant ainsi à la carence du foie.Le rôle du microbe est secondaire dans la genèse des maladies, tandis que l\u2019état du terrain est, au contraire, de première importance, si bien que la maladie n\u2019existe pas, en tant qu\u2019entité, mais constitue une manifestation dont la forme varie selon l\u2019individu qui en est frappé, de même qu\u2019elle n\u2019a aucune prise, ou se confine dans une forme inapparente, si pe ES L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 873 Près de cent années au service de la langue française LIBRAIRIE BEAUCHEMIN uUmMriée MAISON ÉTABLIE EN 1842 430, ST-GABRIEL MONTRÉAL SPÉCIALISÉE DANS LES ÉDITIONS ET LES PUBLICATIONS DE TOUTES SORTES.DEMANDEZ SON DERNIER CATALOGUE DES LIVRES PARUS QUI VOUS SERA ~ ADRESSE FRANCO SUR DEMANDE.BEAUCHEMIN édite, imprime et relie.BEAUCHEMIN s occupe de la vente de tous les ouvrages qu'il édite.Ne 874 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 virulent que puisse être considéré le microbe, lorsqu\u2019elle se trouve en présence d\u2019un terrain parfaitement drainé.Après avoir étudié avec précision le caractère d\u2019alternance des réactions morbides, véritable transmutation dont l\u2019être dérythmé est l\u2019objet, au cours de son évolution, le Dr Castueil justifie ses conceptions par des commentaires de la matière médicale homéopathique et du mode d\u2019action des remèdes qu\u2019elle contient.Ce travail se termine par des considérations d'hygiène et par l\u2019examen des divers moyens thérapeutiques qui, en plus du traitement homéopathique, favorisent l\u2019élimination des toxines, permettant à l\u2019Etre humain, après avoir parcouru, sans encombre, le cycle total de la vie, de succomber normalement à la mort naturelle, dont il éprouvera, un jour, le besoin, et d\u2019échapper à la mort accidentelle, causée par les maladies et qu\u2019il appréhende.De la séméiologie à la thérapeutique.Par le Professeur M.LOEPER, Membre de l'Académie de Médecine.1 vol.in-8° de 292 po- ges.Prix: 65 francs.Librairie Octave Doin.Gaston Doin et Cie, éditeurs, 8, Place de l'Odéon, Paris (6e).En choisissant parmi ses leçons et ses travaux ceux qu\u2019il groupe dans ce volume, l\u2019auteur a voulu dégager dans leur apparente diversité l\u2019idée directrice de ses recherches et les tendances de son enseignement.L\u2019explication des symptômes morbides et la justification du traitement sont trop souvent empreintes d\u2019un plaisant finalisme ou d\u2019une stérile métaphysique.Elle est plus simple et plus logique, et trouve son fondement dans l\u2019existence d\u2019intermédiaires chimiques étroitement spécifiques entre la lésion et les multiples traductions fonctionnelles ou physiques.Ainsi apparaît ce qui rapproche la séméiologie de la thérapeutique, ce qui centre ces deux parties de l\u2019activité médicale.Cette notion, qu\u2019illustrent des exemples nombreux et divers, a déjà donné des résultats encourageants et tangibles.Mais elle nécessite pour se développer des recherches délicates, des dosages raffinés, une expérimentation précise.Expression de la vérité, elle est aussi comme la profession de foi de l\u2019auteur dont elle marque les tendances et oriente les travaux.Les maladies exotiques dans la pratique médicale des pays tempérés.La pathologie du colonial rapatrié.Par F.BLANC et L.A.BORDES, Médecins-Commandants, Professeurs agrégés de l'Ecole d'application du Service de Santé des Troupes Coloniales.1 vol.in-16 de 244 pages.Prix: 30 francs.Librairie Octave Doin.Gaston Doin et Cie, éditeurs, 8, Place de l'Odéon, Parie (6e).Les médecins exerçant en France ont de plus en plus souvent l\u2019occasion de rencontrer dans leur clientèle des malades ayant séjourné dans les régions chaudes du globe.La facilité et la rapidité des transports, le goût moderne des longs voyages, le fait surtout que les carrières coloniales naguère quasi réservées aux habitants des frontières maritimes sont aujour- d\u2019hui embrassées par des jeunes gens venus de toutes les provinces, amènent dans le cabinet de chaque praticien des malades a passé colonial.Les auteurs ont réuni, dans ce petit livre, les notions de pathologie exotique devenues ainsi indispensables aux médecins exerçant en France.Ils n\u2019ont retenu du vaste champ de la pathologie exotique que les affections qu\u2019une pratique de plusieurs années à Marseille, dans un hôpital où passent en abondance des malades rapatriés de toutes nos colonies, leur a permis de rencontrer couramment.Pour chacune d\u2019elles, ils développent les notions cliniques et thérapeutiques nécessaires pour leur diagnostic et leur traitement dans les conditions de la pratique européenne.Ainsi condensée, cette pathologie du colonial rapatrié, véritable chapitre nouveau de la pathologie exotique, en évitant de longues recherches à travers les traités en insistant \u2014 et c\u2019est l\u2019originalité de ce livre \u2014 sur l\u2019évolution dans les climats tempérés des maladies contractées sous les tropiques, rendra au praticien de grands et réels services. L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.LF.A.N, \u2014 Montréal, août 1938 875 NUIT Zo AY \u2014% JE VOUDRAIS QUE [IB FI DONC, BLANCHETTE ! NOUS PUISSIONS FAIRE B N'AVONS-NOUS PAS ÉTÉ QUELQUE CHOSE DE ACCEPTÉES PAR BORDEN?MERVEILLEUX.TT.LE FAIT EST\u2014que nulle ferme n\u2019est placée sur la liste de Borden si tout son troupeau de vaches ne répond pas aux strictes exigences de Borden.Et, non seulement cela, tout le lait qui arrive à nos usines d\u2019évaporation doit, avant d\u2019être admis, subir certaines épreuves quotidiennes.Ce double système de contrôle à la ferme et au laboratoire permet d\u2019assurer un produit très uniforme.Et c\u2019est à tous les autres soins qu\u2019il reçoit que ce lait doit sa qualité supérieure et invariable.Ce sont là des raisons pour lesquelles beaucoup de médecins préfèrent le Lait Borden\u2019s St.Charles Evaporé Irradié.En écrivant \u201c\u201cBORDEN'S\u2019\u2019 sur toutes les formules de lait évaporé, les pédiatres savent qu'ils s'\u2019assurent que les mamans emploieront un bon lait évaporé.Le Lait Evaporé Borden's a été accepté en 1930 par le Comité de l\u2019Association Médicale Américaine sur les Aliments.Si vous ne connaissez pas le Lait Borden's Lp St.Charles Evaporé, non sucré, écrivez a ERA) The Borden Company, Limited, Yardley House, ce Toronto, Ontario, pour recevoir des échantillons et de la documentation professionnelle. 876 L'année thérapeutique.Médicaments et procédés nouveaux.Douzième année, 1937.Par le Docteur A.RAVINA.Un volume de 202 pages.Prix: 25 francs.Masson et Cie, éditeurs, 120 Boulevard Saint-Germain, Paris.Résumé pratique de tous les faits nouveaux d\u2019ordre thérapeutique publiés au cours de l\u2019année 1937, tant en France qu\u2019à l\u2019Etranger.Une infinité de médicaments nouveaux s\u2019offrent, chaque année, au praticien, rendant difficile, par leur abondance même, l\u2019étude de leurs indications et de leurs effets, et en dépit de la multiplication des moyens d\u2019information médicale: journaux, analyses, congrès, bien des méthodes de traitement restent confinées à un pays et la diffusion d\u2019une découverte d'ordre thérapeutique est parfois très lente.Un ouvrage comme celui-ci peut donc, d\u2019une part, contribuer à faire connaître aux praticiens des techniques nouvelles d\u2019application immédiate et facile; d\u2019autre part, indiquer les orientations actuelles de certaines méthodes thérapeutiques.L'auteur étudie: 1° les maladies et les symptômes (32 traitements nouveaux) concernant entre autres: les abcès du poumon, les abcès du rein, les angines aiguës, l\u2019angine de poitrine, l'asthme, les brûlures, les embo'irs «+4 rielles, la morphinomanie, la paralysie diphtérique, la pneumonie, le tabes, l\u2019urémie, le zona, etc.; 2° Les méthodes et techniques (7 sujets traités) concernant: l\u2019anesthésie, l\u2019auto-hémo- thérapie, la pyrétothérapie, la radiothérapie, la transfusion, ete; 3° Les médications et régimes (12 études) concernant l\u2019acide mandélique, les barbituriques, la folliculine, l\u2019insuline, la novocaïne, le para-aminophénylsulfamide, les vitamines B et C, ete.L\u2019ouvrage se termine par une table alphabétique des matiéres contenues dans les 6 volumes précédents.La continuité de ce travail qui depuis plusieurs années paraît régulièrement à la mêmn date permet à tout praticien de trouver en quelques minutes la méthode thérapeutique L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 qu\u2019il cherche et de se reporter au volume de l\u2019année où cette thérapeutique est décrite et appréciée.Les traitements orthopédiques et chirurgicaux des rhumatismes chroniques.Par René SIMON, Professeur agrégé de chirurgie à la Faculté de Médecine de Strasbourg.1 vol.in-8° de 172 pages avec 22 figures dans le texte.Prix: 35 francs.Collection des actualités de médecine pratique.Directeur: Dr R.-].WEISSENBACH, Médecin des Hôpitaux de Paris.Librairie Octave Doin.Goston Doin et Cie, éditeurs, 8, Place de l'Odéon, Paris (6e).Depuis quelque dix ans, l\u2019Orthopédie et la Chirurgie ont conquis un place de plus en plus importante dans le traitement des rhumatisants à la faveur des services considérables qu\u2019elles ont rendus; mais jusqu'ici, il n\u2019v avait pas en France de monographie sur ce sujet alors qu\u2019il en existait dans les pays anglo- saxons.Ce livre vient heureusement combler cette lacune et exposer clairement l\u2019état de la question.Il a le rare mérite d\u2019avoir été véeu avant d\u2019avoir été écrit car dans ce domaine pour nous si neuf de la rhumatologie, l\u2019auteur a fait œuvre à la fois constructive et critique dans les très nombreuses publications qu\u2019il lui à consacrées.Il envisage successivement: 1° les méthodes orthopédiques, destinées à prévenir les attitudes vicieuses et les déformations, à les corriger lorsqu\u2019elles se sont produites, à rendre éventuellement leur mobilité aux articulations en- raidies; 2° les procédés chirurgicaux.opérations ostéotrophiques, opérations sympathiques, opérations parathyroïdiennes; 3° les indications, dans les formes localisées et dans les formes progressives.Ecrit dans une langue claire et vivante, suivant un plan logique et méthodiquement développé, ce livre s\u2019adresse non seulement au rhumatologue et au chirurgien orthopédiste, mais encore au praticien à qui revient le premier rôle dans la lutte contre les rhumatismes: c\u2019est toute une série de moyens nouveaux de soulager et de guérir qu\u2019il lui apporte. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 877 Presque invariablement, certains troubles organiques, et, non moins souvent, certaines « habitudes » sont des sources prolifiques d\u2019hyperacidité gastrique.Le « dernier » p\u2019tit verre, la tasse de café supplémentaire, une pipe de plus, des mets riches qui chatouillent agréablement le palais mais que l'estomac ne supporte pas, la crainte et les ennuis \u2014 tout cela contribue à créer des troubles dans l'estomac.En faisant remarquer au patient les erreurs qu\u2019il commet dans ses habitudes et dans son genre de vie, on pourra peut-être empêcher la formation d'un excès d\u2019acidité dans l\u2019estomac, mais pour soulager promptement la douleur et le malaise qui l\u2019accompagnent, CAL-BIS-MA est justement ce qu'il faut.Cal-Bis-Ma accomplit promptement la neutralisation gastrique, et son effet est prolongé.Ses propriétés calmantes, sédatives, protectrices et absorbantes empêchent la formation secondaire d'acide et la dilatation due aux gaz.Demandez-nous donc de vous envoyer de la littérature explicative et un échantillon d'essai de Cal-Bis-Ma.Ceci vous expliquera la composition du Cal-Bis-Ma, ses usages, et vous permettra de juger de sa valeur \u2014 par vous- CAL-BIS -MA Poudre présentée en boîtes de 134 et de 4 onces.William R.Warner & Co., Ltd., 727 King Street, W., Toronto, Ontario 878 Intoxications et carences alimentaires.Par Maurice LOEPER, E.BIOY, J.COTTET, M.DEBRAY, R.DEGOS, L.DUCHON, R.GAR- CIN, E.GILBRIN, A.LEMAIRE.A.LESTI- RE, G.MARCHAL, J.-L.PARROT, M.PER- RAULT, P.SOULIE, R.TURPIN, A.VARAY.Un volume de 260 pages avec 4 figures.Prix: 60 francs.Masson et Cie, éditeurs.Cet ouvrage réunit les travaux et recherches faits depuis cinq ans dans le service du professeur Loeper.Ces questions sont de plus en plus à l\u2019ordre du jour, elles intéressent le biologiste autant que le médecin ; elles orientent à la fois la pathogénie, la diététique et le traitement.L\u2019alimentation de l\u2019homme sain souvent trop abondante, presque toujours hâätive et toujours compliquée, est une source \u2018fréquente d'intoxication.L'alimentation de l'homme malade souvent restrictive, et aussi l\u2019insuffisance de ses organes font des assimilations incomplètes et des carences regrettables.Les 16 chapitres qui composent ce livre se rapportent tous à ce sujet; on n\u2019y trouvera aucune considération sur les aliments altérés ou dont les livres d\u2019hygiéne et de pathologie ont déjà montré les dangers, mais des exposés sur les produits d\u2019apparence saine et banale dont le risque dans certaines conditions et chez certains sujets n\u2019est certes pas négligeable.CHAPITRES DE L\u2019OUVRAGE I.\u2014 L\u2019hypersensibilité digestive, par M.Loeper.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 IT.\u2014 Insuffisances sécrétoires et résidus alimentaires, par E.Bioy.III.\u2014 La défense et la protection du tube digestif, par G.Marchal.IV.\u2014 Les corps toxiques du milieu intestinal, par M.Perrault.V.\u2014 Les microbes du tube digestif.Leur élimination urinaire, par L.Duchon.VI.\u2014 Polypeptides et acides aminés de l\u2019organisme (caractérisation et méthodes de dosages), par À.Lesure.VII.\u2014 Les défaillances hépatiques, par E.Silbrin.VITI.\u2014 Le foie malade et la carence en vitamine C, par J.Cottet.IX.\u2014 Le milieu humoral et les troubles digestifs, par A.Lemaire et J.-L.Parrot.X.\u2014 L\u2019oxalurie et l\u2019oxalémie, par A.Varay.XI.\u2014 L'équivalent histaminique des milieux organiques.Sa mesure par un test biologique, par J.-L.Parrot.XII.\u2014 Les anémies des entéritiques, par P.Soulié.XIII.\u2014 Troubles vasculaires et nerveux d'origine digestive, par R.Garcin.XIV.-\u2014 Les réactions cutanées d\u2019origine digestive, par R.Degos.XV.\u2014 Les effets des avitaminoses sur l\u2019appareil digestif, par R.Turpin.XVI.\u2014 Traitement local et général de l\u2019insuffisance digestive, par M.Debray.Messieurs les médecins sont invités à consulter les nombreux journaux, monographies et traités de médecine qui sont à leur disposition tous les jours de 9 am.à 5 p.m., le samedi de 9 a 11 a.m.\u2026 au Secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 879 ACTO 13 EIEN eo.TR 2 TOR ee OUI, C'EST TRÈS INTÉRESSANT, MON CHER HENRI \u2014 MAIS TU NE DOIS PAS OUBLIER QUE L'UNE DES CONDITIONS ESSENTIELLES D'UN PRODUIT DESTINÉ À REMPLACER L'ALLAITE\u2014 : MENT MATERNEL, C'EST \u201cQU'IL DOIT ÊTRE AGRÉABLE AU GOUT\u201d.ÇA ME FAIT PLAISIR DE | CONSTATER, PROFESSEUR, | QUE CHAQUE FOIS QUE JE FAIS | GOUTER LE LACTOGEN À UN MÉDECIN, IL EN PREND UNE BONNE PORTION! » CONDITIONS D'UN PROD ¢ ç VIT | ; 1 REMPLACER L'ALLAITEMENT MATERNEL dit qu aire aux lois de |q diététique, cst.à À rome ne nee 8 fae A 5 as &s diverses substances Ê .15a \u2018 ; | ne doi pas § nca de l'organisme, \u2019 ati i nui Se ro tn, | a Yeneuy = bachéries it 3 basse, Le 3 JE 7: WN À \\ 3 LA) ( TL ~N 0 \\F RS \\ ; i = | & = te NINN True PUBLICITÉ FAITE AUX MÉDECINS SEULEMENT \u201c S S S.\u2026 200 ; .! Le LACTOGEN est du lait de vache évaporé qui a été modifié par l\u2019addition de Pour échantillons gratuits de Lac- crème et de sucre de lait.Le LACTOGEN est le seul produit fait entièrement de lait togen, envoyez votre feuille pro- qui, lorsque dilué, reproduit approximativement le lait maternel pour ce qui est fessionnelle d'ordonnace a: \\ des pourcentages de crème, protéines de lait, sucre de lait et matières minérales.NESTLE\u2019S MILK PRODUCTS (Canada) LIMITED TORONTO ° METROPOLITAN BLDG.° CANADA NOUVELLES LE PROFESSEUR MARTIN, DE L'INSTITUT PASTEUR DE PARIS, INVITE DE LA FACULTE DE MEDECINE DE MONTREAL Allocution de M.T.Parizeau, Doyen de la Faculté de Médecine.Le Professeur Martin, directeur de l\u2019Institut Pasteur de Paris, délégué français aux Etats-Unis à l\u2019occasion du Centenaire de la mort de Lafayette, fut l\u2019hôte de la Faculté de Médecine de Montréal, le 27 mai 1938, à un dîner qui fut donné au Cercle Universitaire.Le Doyen de la Faculté M.T.Parizeau, entouré des professeurs titulaires, agrégés et assistants, reçut avec joie et ferveur le successeur de Roux, le digne continuateur des œuvres de l\u2019illustre Maison.Au nom de la Faculté, il prononca à l\u2019issue du dîner, une allocution qui traduisait admirablement les sentiments de tous les convives à l\u2019adresse de M.Martin, du pays et de l\u2019Œuvre qu\u2019il représentait.Nous sommes heureux de reproduire intégralement le texte de l\u2019allocution de M.le Doyen.Ajoutons que Monseigneur Maurault, recteur de l\u2019Université de Montréal, avait daigné rehausser de sa présence le caractère de cette réunion.Allocution de M.T.Parizeau Monseigneur le Recteur, Messieurs, Nous avons eu tout récemment la bonne fortune d\u2019apprendre que Monsieur Martin, directeur de l\u2019Institut Pasteur, devait faire en Amérique un séjour de quelques semaines.Le fait est sans précédent.Ni Pasteur ni Roux n\u2019ont passé les mers et ne sont venus sur cette terre d\u2019Amérique où pourtant leur nom fut toujours honoré de même que leur géme et leurs doctrines ont été dès longtemps prisées à leur juste valeur.Aujourd\u2019hui, le successeur de ces deux hommes a cru bon d\u2019accepter l\u2019invitation de nos excellents voisins Nous en avons été très heureux, car il nous est venu dès lors à l'esprit que le directeur de l'Institut consentirait peut-être à favoriser d'une précieuse visite les cousins d\u2019Amérique, dont un certain nombre, dans le passé, ont bénificié de l\u2019hospitalité de la grande Maison.Nous avons pu grâce à l\u2019extrême obligeance de notre Recteur, offrir à M.Martin, au nom de l\u2019Umversité de Montréal, un témoignage public de la haute estime et de l\u2019admiration que nous professons pour la grande institution et pour celui qui dirige en ce moment nos nobles destinées.Monsieur Martin, vous le savez messieurs, dans l\u2019œuvre monumentale de Pasteur est un ouvrier de la première heure.Si je ne m\u2019abuse, il est le seul survivant des disciples du Maître, de ceux qui ont subi le contact direct de cet esprit génial dont l'influence se perpétue à travers le monde et fera de même à travers les âges.Ce contact, il s\u2019est continué par une collaboration des plus heureuses avec Rour.Cette collaboration a porté des fruits dont l'humanité a su apprécier la valeur indiscutable et dont on use si largement de par le monde.N y eut un moment, où de cette œuvre commune sortit une découverte fulgurante, celle du sérum anti-diphtérique.Bien peu parmi vous, messieurs, avez connu les temps où l\u2019atroce maladie qui s\u2019appelle Diphtérie, faisait de sù nombreuses et si pitoyables victimes.Il me fut donné à moi-même, étudiant, durant un stage de pédiatrie, de voir aux enfants malades, Roux circuler d\u2019un lit à l\u2019autre, la L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 POUR PLUS DE SURETE Dans le traitement arsenical de la syphilis 500,000 1,000,000 1,500,000 2,000,000 3,000,000 INJECTIONS DE MAPHARSEN ADMINISTREES SANS AUCUN ACCIDENT Le Mapharsen est approuvé par le Comité de Pharmacie et de Chimie de l\u2019American Medical Association.Le Mapharsen (oxyde de méta-amino-para-hydroxy-phénylarsi- ne) est présenté en ampoules individuelles de O gr.04 et O gr.06 avec ou sans eau distillée \u2014 et en ampoules de 10 doses contenant 0 gr.4 ou 0 gr.6 \u2014 pour usage dans les hôpitaux ou les cliniques.PARKE, DAVIS & CIE - MONTREAL, QUE.Les plus grands manufacturiers de Produits Pharmaceutiques et Biologiques au Monde. 882 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.août 1938 seringue à la main et admimistrer le merveilleux remède qui allait révolutionner le monde.Je dis révolutionner.Le mot n\u2019est pas trop fort.En effet, sur les cent malades atteints par le fléau et traités par le sérum, quatre-vingt- cinq furent sauvés, quinze succombèrent.C\u2019était précisément le renversement de la statistique habituelle de Vhôpital où l\u2019on comptait quatre-vingt-cing morts et quinze guérisons avant l\u2019intervention quast miraculeuse du sérum Roux-Martin.Les résultats de cette intervention, à peine connus, firent traînée de poudre.A travers le monde, ce fut une ruée.L\u2019Institut fut submergé de requêtes et de demandes de toutes sortes.Je serais bien surpris d\u2019apprendre qu\u2019il ait pu, avant de longs mois, répondre à tant d\u2019appels.Puis Von s\u2019organisa un peu partout, et le merveilleux remède se répandit de par le monde où pendant de longues années, il fut seul à combattre le fléau.L\u2019humanité a bénéficié largement de cette découverte.Elle a accueilli le bienfait avec enthousiasme.Mais se souvient-elle encore des bien- jaiteurs?Il est vrai de dire que la modestie de ceux- ci a peut-être négligé la publicité, devenue de nos jours un tel agent de propagande.Les morts vont vite à l\u2019oubli; 71 peut en être de même des vivants quand ceux-ci ont davantage le souci de l\u2019œuvre à accomplir, que celui de leur gloire personnelie.Les choses se passent tout ainsi dans la Maison de Pasteur, où les traditions comme le savoir se maintiennent et durent en harmo- me avec la grande âme qui continue de veiller sur l\u2019œuvre et les successeurs.L\u2019œuvre, nous le savons tous, s\u2019élabore dans le silence et la méditation; elle est l\u2019objet d\u2019une attention suivie et de critique tellement serrée, tellement précise, que les résultats, une fois énoncés, rien ne s\u2019oppose à ce qu\u2019ils deviennent la parole définitive et qui règle le problème qu\u2019on a posé.Ces façons ont édifié le monde sur les doctrines pasteuriennes; elles ont servi d\u2019exemples en maints lieux.Dans notre modeste sphère, nous tâchons de nous en inspirer.Je souhaite que chez nous cette inspiration soit le point de départ de travaux intéressants et fructueux.Rien ne s\u2019oppose à pareil événement.N\u2019est- il pas vrai, messieurs, que bon nombre des nôtres ont pris contact avec la grande Maison où, à côté de l\u2019enseignement si précieux, ils ont trouvé l\u2019accueil le plus courtois.La présence parmi nous du directeur de l\u2019Institut me fournit très heureusement l\u2019occasion de lui offrir, en votre nom et au mien, le plus cordial et le plus sincère remerciement pour tout ce que l\u2019on a pu faire pour les nôtres à l\u2019Institut Pasteur.Monsieur, Je viens de prononcer un bien pâle éloge de votre Maison et de ceux qui la composent.Je regrette qu\u2019il ne m\u2019ait pas été donné d\u2019y mettre l\u2019éloquence et la chaleur dont certains parmi nous auraient été capables.Soyez en tous cas assuré que c\u2019est de tout cœur, que je vous dis merci pour votre présence parmi nous, et merci également pour le bon accueil que vous faites aux nôtres quand ils se présentent à vos portes.Laissez-moi vous dire qu\u2019en agissant ainsi, vous faites au nom de votre belle France, un geste quasi-maternel envers ceux qui auraient pu naître français, qui le sont restés tout au moins de cœur, et qui pour cela ont dû faire parfois des sacrifices qu\u2019ils sont tout prêts à refaire.Dans cette modeste Faculté, qui est la nôtre, les trois quarts de notre personnel sont allés puiser chez vous, les uns un complétement de formation, les autres une formation complète de médecins et « d\u2019enseigneurs ».C\u2019est vous dire que vos doctrines, vos idées, vos méthodes.vos livres ont parmi nous, droit de cité et préséance.UN L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 883 LE COLLEGE ROYAL DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA EXAMENS EN OCTOBRE 1938 L'examen primaire et l\u2019examen final pour le diplôme de « Fellow » (membre actif) auront lieu aux dates suivantes: Les examens écrits, sur les sujets primaires et finals, auront lieu les 3, 4 et 5 octobre \u2014 à Vancouver, Edmonton, Saskatoon, Winnipeg, Toronto, Montréal, Québec, Halifax.Les examens oraux sur les sujets primaires, auront lieu le 20 octobre à Winnipeg et le 22 octobre à Toronto.Les examens oraux et cliniques sur les sujets finals auront lieu le 24 octobre à Winnipeg, et le 26 octobre à Toronto.| Les examens oraux et cliniques en langue francaise auront lieu 3 Montréal ou à Québec.Les dates, l\u2019endroit, ou les endroits, seront annoncés le ler septembre.Les cours de révision sont annoncés comme suit: Sur les sujets de l'examen primaire: 1.Toronto \u2014 départements d\u2019anatomie et de physiologie: s\u2019adresser à Miss M.Cory, Département de Physiologie.2.Montréal \u2014 Départements d'anatomie et de physiologie, Univ.McGill: s'adresser au Dr S.Dworkin, Département de Physiologie.Sur les sujets des examens finals: 1.Médecine et pathologie: Drs W.de M.Scriver, |.B.Ross, W.H.Chase.S'adresser au Dr Scriver, 1374 ouest, rue Sherbrooke, Montréal.2.Chirurgie et pathologie: Montréal \u2014 Dr R.R.Fitzgerald, 1414, rue Drummond, Montréal.Toronto \u2014 Dr F.G.Kergin, 235 Medical Arts Building.La réunion annuelle du Collège se tiendra à Ottawa, le 29 octobre.Les candidats, gradués de 1930, ou ultérieurement, d\u2019une École de Médecine ou d\u2019une Université approuvées par le Conseil, ne seront pas tenus de passer l\u2019examen primaire mais devront, à l\u2019examen final, faire preuve d\u2019une connaissance générale et pratique de l\u2019application clinique de l\u2019anatomie et de la physiologie.Cet examen spécial sera fait par des cliniciens.Le privilège de cette subdivision aux Règlements prendra fin le ler décembre 1940.Toutes les communications devront être adressées à Warren.S.LYMAN, M.D., F.R.C.P.(C) Honorary Secretary.292 Somerset Street W., Ottawa, Canada.Des renseignements supplémentaires apparaî- front dans d\u2019autres numéros de ce journal. 884 Cela ne nous empêche pas d'exercer un éclectisme pratique dont l'exemple, du reste, se retrouve dans votre Maison.L\u2019existence de notre Faculté, comme celle de notre Université, se poursuit au milieu de difficultés singulières d\u2019un ordre surtout matériel.Plus d\u2019une fois, l\u2019inquiétude d\u2019un avemr incertain a plus ou moins ralenti l\u2019effort qui malgré tout se poursuit avec une ténacité qui nous assure d\u2019un résultat final tel que nous pourrions le désirer.A certaines heures, notre situation matérielle aurait pu, toute proportion gardée, se comparer aux heures sombres traversées par Pasteur et ses collaborateurs de la première heure, avant la fondation de l\u2019Institut.Nous sommes pourtant assurés de vivre.Car nous accomplissons une œuvre d\u2019un intérêt vital pour le pays et la race.Je parlais tout à l'heure des inspirations que nous pourrions puiser chez vous.Il en est une a laquelle nous songions depuis longtemps mais que des circonstances diverses nous avaient empéchés de réaliser.Tout récemment, l\u2019œuvre en question a pris naissance.Elle n\u2019existe encore qu\u2019à l\u2019état de bourgeon, mais j'ai grand espoir que ce bourgeon deviendra d\u2019ici quelque temps, une belle et solide plante.S\u2019inspirant de votre méthode, procédant avec la prudence et la pondération dont vous donnez un si bel exemple, l\u2019Institut de recherches biologiques sera sous peu, je l\u2019espère, en mesure de rendre à nos gens et à notre Province, de précieux services.On l\u2019a, du reste, compris en haut lieu.Le Ministre de la Santé, l\u2019honorable docteur Paquette, a bien voulu patronner l\u2019œu- vre, et dans cette salle même a promis l\u2019appui financier qui va permettre l\u2019évolution et le succès de l\u2019œuvre.Messieurs, Avant de reprendre mon siège, il me reste un devoir bien doux à accomplir, celui de vous demander de lever vos verres à la santé de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 notre hôte et à la grandeur toujours accrue de la Maison qu\u2019il dirige avec tant d\u2019autorité.UNIVERSITE DE MONTREAL FACULTE DE MEDECINE Epreuves d'agrégation Le Conseil de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, en sa séance du 12 Juillet 1938, a décidé qu\u2019il était opportun d\u2019ouvrir certains postes d\u2019agrégés en vue de promouvoir notre enseignement.Il y aura donc concours d\u2019agrégation: en CLINIQUE DE PEDIATRIE (Sainte- Justine), en CLINIQUE MEDICALE (Hôtel-Dieu).Ceux qui désirent poser leur candidature sont tenus de le faire avant le 1er septembre 1938.Le règlement exige de chaque candidat qu\u2019il ait fait un stage d\u2019au moins trois ans comme assistant à l\u2019une des chaires d\u2019enseignement de la Faculté de Médecine.\u2018Dans certaines conditions, le stage peut être diminué comme durée.Tout candidat doit produire, en même temps que sa demande écrite, des lettres de créances de ou des professeurs auprès desquels il a travaillé.La demande fait également mention des titres et des travaux scientifiques qu\u2019il a publiés jusqu\u2019à présent.De plus, il soumettra le sujet de la thèse qu\u2019il désire présenter et devra en donner le plan général et les grandes lignes.Le tout sera adressé au Directeur des Etudes, dans la limite de temps qui vient d\u2019être indiquée.Dr Georges BARIL, Directeur des études.Montréal, le 13 juillet 1938.Concours pour la nomination d\u2019assistants aux cours théoriques 1°.Il sera procédé sous peu à un concours pour la nomination d\u2019un assistant à la chaire de PATHOLOGIE GENERALE.2°.L\u2019examen des titres et qualifications des candidats, études particulières, travaux per- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 885 BREUVAGES AU MALT tenus en haute estime par plusieurs autorités éminentes Le grand diététiste anglais, le Dr Robert Hutchison, disait que la bière aide la digestion « en stimulant l'appétit, en favorisant la sécrétion des sucs gastriques et en activant Jes mouvements de l'estomac.» Il considérait que la présence d\u2019une plus grande quantité d'hydrates de carbone dans les breuvages au malt en fait véritablement les boissons alcooliques les plus nourrissantes.Avec plusieurs autres autorités sur Je sujet, Paprath fait grand état de la teneur en acide carbonique de la bière \u2014 non seulement comme stimulant des sucs gastriques, mais aussi de la bile et des sucs pancréatiques.Il cite l'expérience de Lintner, qui montre l'effet stimulant des gaz sur les nerfs de l'épiderme et de l'estomac.« La bière unit la valeur du thé et du café comme stimulants a celle du lait comme aliment », écrit Hopkins dans une de ses conclusions.Ce savant a aussi constaté que les aliments sont plus facilement assimilés, lorsqu\u2019ils sont pris avec de la biére.Il signale l'importance de ses éléments minéraux, particulièrement des phosphates, essentiels pour la reconstitution des tissus.MOLSON BRASSERIE FONDÉE À MONTREAL EN 1786 886 sonnels, services rendus comme bénévoles, constituera un premier élément de sélection.3°.Un deuxième élément sera fourni sous forme d\u2019exposé, par le candidat, d\u2019une question au choix du jury désigné.Le candidat disposera de quatre (4) heures pour la préparation préalable de son exposé.4°, Le choix de cet assistant sera fait par le Conseil de la Faculté de Médecine, sur avis du jury désigné et de la commission des Nominations.Cependant le Conseil de la Faculté de Médecine ne s\u2019engage à faire aucune nomination à moins qu\u2019il ne juge les candidats suffisamment qualifiés.Le Conseil recevra les applications des candidats jusqu\u2019au ler septembre prochain; après cette date, la liste sera fermée.Par ordre de I\u2019Exécutif, Dr Georges BARIL, Directeur des études.Montréal, le 14 juillet 1938.e-\u2014 -0\u2014e INSTITUT SCIENTIFIQUE FRANCO-CANADIEN M.Etienne Gilson, professeur de philosophie médiévale à l\u2019Université de Paris, et nouveau président de l\u2019Institut Scientifique Franco-Canadien, a communiqué les noms de trois conférenciers qui viendront à l\u2019automne sous les auspices de l\u2019Institut.On y lit entre autres, le nom du docteur L.Nègre, professeur à l\u2019Institut Pasteur, qui donnera un enseignement pratique au laboratoire de bactériologie de l\u2019Université de Montréal pendant dix semaines, de septembre à novembre.Les médecins se souviennent de l\u2019enseignement que nous a déjà dispensé le docteur Nègre et ils se réjouiront de sa nouvelle venue parmi nous.ee ++ VACCINATION CONTRE LA VARIOLE OBLIGATOIRE Pour tout enfant qui entre à l'école.Nous désirons rappeler à la population de Montréal, et en particulier aux parents, que L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.-\u2014 Montréal, août 1938 tous les enfants doivent être vaccinés contre la variole avant leur entrée à l\u2019école.Il s\u2019agit d\u2019une obligation légale et en même temps d\u2019une mesure importante pour protéger la société contre cette maladie très sérieuse.Grâce à la vaccination, la variole a pu être enrayée à Montréal, où nous n\u2019avons pas eu un seul cas depuis 9 ans.Il est recommandé aux parents de ne pas attendre la fin de l\u2019été ni l\u2019ouverture des classes pour faire vacciner leurs enfants.Il serait sage d\u2019y voir dès le début de l\u2019été.Les deux articles suivants du règlement municipal numéro 324 sont très explicites sur cette obligation: Sect.1: « Nul parent, gardien ou tuteur ne permettra a un enfant dont il a la garde ou la direction de fréquenter ou d\u2019aller a aucune école, collège, couvent, asile, ou autre maison d\u2019éducation dans cette Cité, à moins que tel enfant ne soit pourvu d\u2019un certificat de vaccination efficace.Sect.2: « Nul commissaire, principal, directeur ou directrice ne permettra à un élève de fréquenter ou d\u2019aller à aucune école, collège, couvent, asile, université ou autre maison d\u2019éducation sous son contrôle, dans cette Cité, à moins que tel élève ne soit pourvu d\u2019un certificat de vaccination efficace.» Nous insistons done fortement pour que les parents conduisent sans délai leurs enfants chez leur médecin de famille pour y être vaccinés contre la variole.Les « chômeurs » régulièrement inscrits à la Commission du Chômage doivent aussi se rendre chez leur médecin, attendu que pour la vaccination ce dernier est payé par le Comité Médical du Chômage.Le service de Santé maintient toutefois des bureaux de vaccination à des jours et à des heures spéciales pour les indigents, c\u2019est-à-dire, ceux qui ne peuvent pas payer les frais de vaccination chez un médecin praticien.Nous recommandons que l\u2019on procède à cette vaccination le plus tôt possible, et nous rappelons qu\u2019aucun enfant ne sera admis à l\u2019éco- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 887 SUMMER FATIGUE from Tissue Drought LU] Mineral Depletion La FATI G U KE DE PLETE causée par le drainage des tissus et la disparition des sels minéraux.Les transpirations excessives de l'été drainent également le liquide et les sels minéraux essentiels aux tissus de l'organisme.Une récupération insuffisante peut conduire à la fatigue, aux céphalées, à la lassitude, aux dermatoses et autres symptômes de déshydratation.SAL HEPATICA \u2014 une demi à une cuillerée à thé dans un verre d'eau, une ou deux fois par jour \u2014 aide la nature à diminuer ce drainage des tissus et l'épuisement des sels minéraux.Son effet et son goût sont presque identiques à ceux d'eaux minérales réputées.Il est efficace et des plus économiques.À cette dose l'effet laxatif est léger.Évidemment la dose habituelle de Sal Hepatica est plutôt laxative.L'intestin est légèrement et efficacement nettoyé.Demandez des échantillons et de la littérature.Sal Hepatiea NETTOIE LE TRACTUS INTESTINAL ET AIDE LA NATURE A COMBATTRE L\u2019ACIDITE GASTRIQUE.Bristol-Myers Co.1241-F, rue Benoit.Montréal.Canada 888 le s'il n\u2019a pas subi antérieurement une vacei- nation efficace.Pour toute information s'adresser au service de Santé, division de l\u2019hygiène de l\u2019enfance, chambre 34, annexe de l\u2019Hôtel de Ville, PL.6111, local 233.ee ++ BELLE STATISTIQUE POUR MONTREAL En faisant les recommandations d\u2019usage au sujet de l'obligation de la vaccination contre la variole pour les enfants d\u2019age scolaire, le directeur du Bureau Municipal d\u2019Hvgiène de la Ville de Montréal, M.le docteur Adé- lard Groulx, souligne le fait qu\u2019il n\u2019y a pas eu un seul cas de variole dans les limites de la Cité depuis neuf ans.C\u2019est certes là, une note digne de mention, dont doivent être fiers les membres actuels du Bureau d\u2019Hygiène et leurs prédécesseurs, en particulier le docteur Séraphin Boucher, l\u2019ex-directeur.ee ++ COURS DE PERFECTIONNEMENT EN PEDIATRIE Heureuse initiative L\u2019heureuse initiative de M.Paul Letondal, professeur agrégé à la Faculté de Médecine, a été couronnée de succès.Nous en félicitons chaleureusement notre distingué collègue.Qu'il soit noté que ce cours de perfectionnement, organisé par un médecin canadien- français et donné exclusivement, en collaboration, par des médecins canadiens-français, est une innovation, si nous avons bonne mémoire, dans les services hospitaliers de Montréal.Espérons que cet exemple sera suivi par d\u2019autres chefs de service.Des activités de ce genre, d'ordre clinique et doctrinal, sont de nature à instruire et surtout à créer, au sein de la Faculté de Médecine, une émulation qui contribuera grandement à élever le niveau scientifique de notre corps enseignant.Donc, félicitations au docteur Letondal; félicitations au groupe de collaborateurs bé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 névoles qui se sont joints à lui: MM.Gilbert Briscbois, Jean Champeau, Moise Clermont, Albert Jutras, Herman Michaud, Raymond Larichelière, A.H.Robert.BEL HOMMAGE AU DOCTEUR J.-E.DUBE Notre éminent collègue, le Professeur J.-E.Dubé, a été élu membre honoraire de l\u2019Association Médicale Canadienne (Canadian Medical Association) lors de la dernière réunion de cette importante Association nationale, tenue à Halifax en juin dernier.Nos sincères félicitations au nouvel élu.NOMINATIONS Le docteur Léon Gérin-Lajoie.notre secrétaire de la Rédaction, a été réélu membre de l'Exécutif de l\u2019Association Médicale Canadienne (Canadian Medical Association), à titre de représentant de la Province de Québec: c\u2019est la 14ème année consécutive que le docteur Gérin-Lajoie est élu à cette position.M.le docteur L.de G.Joubert a été élu Président de la « Montreal Ophtalmological Society » à la dernière réunion de cette société savante.M.le docteur Oscar Mercier vient d\u2019être nommé membre correspondant étranger de la Société Française d\u2019Urologie, membre actif de The American Urological Association, professeur titulaire à la chaire d\u2019Urologie et membre du Conseil de la Faculté.SOCIETE DE GASTRO-ENTEROLOGIE DE MONTREAL À la réunion du mois de juin de la Société de Gastro-entérologie de Montréal, on a procédé à l\u2019élection des officiers pour l\u2019année 1938-39.Les membres de l\u2019ancien bureau ont été réélus: Président: M.J.-A.Mousseau.Vice-Président: M.Mercier-Fauteux.Secrétaire: M.Albert Jutras. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.LF.AN.\u2014 Montréal, août 1938 889 TONIQUE DE L\u2019ORGANISME REMINÉRALISANT | RECALCIFIANT i i I AMPOULES ï COMPRIMÉS i GRANULE AGENT GENERAL: J.EDDE L** - MONTREAL Toutes les Indications de | I'lODE et des IODURES i 0 D 0 G i k REEF ( ) | Ninn P E Pl N \u2019 Pas d'lodisme AGENT GENERAL: J.EDDÉ Lt - MONTREAL 890 NOUVEAU SURINTENDANT MEDICAL M.le docteur J.-Prud'homme Saint-Ger- main, ancien chef-interne de l'hôpital Sainte- Jeanne d\u2019Are, vient d\u2019être nommé surintendant médical de l'hôpital Saint-Luc.2e a ELU GRAND CHEVALIER M.le docteur Maxime Brisebois, lauréat de la Faculté de Médecine de Paris, a été élu dernièrement Grand Chevalier du Conseil Lafontaine des Chevaliers de Colomb.2e ++ CANDIDATS HEUREUX AUX EXAMENS DU CONSEIL MEDICAL DU CANADA (Dominion Medical Council) MM.A.-F.Chiasson, de Montréal, D.Bourassa, de Windsor Mills, J.-D.Gauthier, de St-Théodore d\u2019Act., R.Lessard, de Québec, G.-A.Letendre, de Danville, S.Marcuso, de Montréal, B.Mendal, de Montréal, J.Pigeon, de Québec, J.-A.-L.Roch, de Montréal, E.-J.Talbot, de Valleyfield, P.Telner, de Montréal, G.-L.Whissell, de Montréal, H.-A.Singer, de Montréal, M.Dupont, de Kapuskasing, G.Leclere, d\u2019Ottawa, G.Normandin, de LaBroquerie, Man., L.-J.Poirier, de Sudbury, A.-J.Legris, de MacDiarmid, Ont., C.-H.-B.Hilton, d\u2019Ottawa.ont passé avec succès les examens du Conseil Médical du Canada.Nos sincères félicitations aux heureux candidats.++ ++ XXVe CONGRES FRANÇAIS DE MEDECINE Marseille, 26-28 septembre 1938 Le XXVe CONGRES DE MEDECINE se tiendra à Marseille, sous la Présidence de M.le Professeur OLMER, les lundi, mardi, mercredi, 26, 27 et 28 septembre 1938.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 Nous rappelons que le Bureau de ce Congrès est ainsi composé: Professeur OLMER, Président; Prs AU- DIBERT et MATTEI: Médecin général BO- TREAU-ROUSSEL, Vice-Président.Pr ROGER, Secrétaire Général; Pr MONGES, Trésorier; Pr agrégé, POINSO, Secrétaire Général Adjoint; Pr agrégé, POURSINES, Trésorier Adjoint.Les rapports porteront sur les questions suivantes: 1° Les spirochétoses ictérigènes.Rapporteurs: MM.J.MONGES et J.OL- MER (Marseille) ; TROISIER et BARIETY (Paris); BORDES et RIVOALEN (Service de Santé Colonial).2° Les hypochlorémies.Rapporteurs: MM.AMBARD (Strasbourg); MACH (Genève); MAYER, BIG- WOOD et VAN DOOREN (Bruxelles).3° La thérapeutique actuelle des avitaminoses de l'adulte.Rapporteurs: MM.MOURIQUAND (Lyon); CHEVALIER (Marseille); TOUL- LEC et RIOU (Hanoï); NITZULESCU (Jassy); GIROUD et LEBLOND (Paris); WILDSTAEDT (Upsala).L\u2019exposé de chaque rapport sera suivi de la discussion du sujet traité et de communications concernant ces sujets eux-mêmes.Le Comité du Congrès de Marseille fait appel à tous les membres de l\u2019Association des médecins de langue française ainsi qu\u2019aux médecins et savants de toute nationalité pour adhérer au Congrès et venir y exposer leurs travaux, leurs recherches et leurs observations concernant les sujets mis à l\u2019ordre du jour.Les titres des communications devront être adressés le plus tôt possible au secrétaire général, et, si le Bureau du Congrès le juge utile, la communication elle-même devra lui être remise avant l\u2019exposé public.La cotisation est fixée à 120 francs pour les membres adhérents (docteurs en médecine, et toute personne s\u2019intéressant à l\u2019évolution des sciences médicales) et à 60 francs pour les membres associés (membres non méde- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 891 PEPTO-KOLA ROBIN PEPTONATE DE FER ROBIN NUCLEARSITOL ROBIN GRANULÉ - COMPRIMÉS - INJECTABLE R.C.221839 RACHITISME - FAIBLESSE Des OS CROISSANCE chez ies ENFANTS - ALLAITEMENT GROSSESSE - SURMENAGE INTELLECTUEL et.LasoraToiREs ROBIN, 13, Rue de Poissy, PARIS J.EDDÉ Limitée Agent Leur excellence est reconnue comme régime alimentaire sucré.Ces sirops de maïs purs remplissent admirablement les fonctions d\u2019hydrates de carbone dans l\u2019alimentation des enfants et des femmes enceintes.Mélangés au régime lacté et de digestion facile, les sirops de maïs \u201cCROWN BRAND\" et \u201cLILY WHITE\" peuvent être employés en plus grande quantité que tout autre sucre, sans crainte de provoquer des troubles gastro-intestinaux.Vous pouvez avoir entiére confiance dans la pureté de ces deux sirops de maïs renommés, parce qu\u2019ils sont préparés dans des conditions des plus hygiéniques par les plus anciens fabricants de sirops de maïs au Canada.SIROPS de MAIS ; EDWARDSBURG CROWN BRAND et LILY WHITE Manufacturés par THE CANADA STARCH COMPANY, Limited Une étude de l\u2019emploi et des avantages de ces fameux produits vous récompensera amplement.Nous avons à votre disposition, sans aucun frais: 1.Un petit calculateur de poche contenant les différents régimes d'enfants.2.Un traité scientifique, sous for- de livret,, sur l\u2019alimentation des enfants.3.Des tablettes de prescriptions.4.Un intéressant petit livre sur les soins pré-nataux.5.Un livret sur le produit \u201cDex- trosol\u201d\u2019.Veuillez nous adresser le coupon ci- contre et ces choses utiles vous seront adressées immédiatement.The CANADA STARCH CO,, Ltd.Montréal Veuillez m\u2019envoyer J CALCULATEUR OJ Livret: \u201cLES SIROPS DE MATS DANS L'ALIMENTATION DES ENFANTS\u201d [] TABLETTES DE PRESCRIPTIONS O La brochure: \u201cLA FEMME ENCEINTE\u201d O La brochure: \u201cDEXTROSOL\" 892 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, août 1938 cins des familles des adhérents, internes ou externes des hôpitaux, étudiants en médecine).Les demandes d\u2019inscription sont reçues dès ce jour et doivent être adressées à M.le Professeur Monges, Trésorier, 15 Cours Pierre- Puget, Marseille.Pour tous renseignements, s\u2019adresser à M.le Professeur Roger, secrétaire général, 66 boulevard Notre-Dame, Marseille.Le règlement des cotisations sera effectué soit par chèque bancaire ou mandat adressé au Professeur Monges, trésorier, 15, cours Pierre-Puget, Marseille, soit par chèque postal (XXVe Congrès Français de Médecine, 43, rue Saint-Jacques, Marseille 475-62).Pour le logement à Marseille et les facilités de transport, s\u2019adresser à l\u2019agence Duchemin- Exprinter, 26, Avenue de l\u2019Opéra, Paris (ler).++ ++ DEUXIEME CONGRES DE L'INSUFFISANCE RENALE Le deuxième Congrès de l\u2019Insuffisance Rénale se tiendra à Evian du 21 au 24 septembre 1938.Ce congrès, organisé par la Société Médicale d\u2019Evian, aura pour Président le Professeur F.Rathery et pour Vice-Président le Professeur M.Chevassu.Chaque séance de rapports sera suivie d\u2019une discussion pour laquelle les orateurs devront se faire inscrire à l\u2019avance auprès du Sccré- tariat Général.Il est également prévu des communications se rapportant uniquement à l\u2019objet du Congrès et dont les titres devront parvenir au Secrétariat Général au plus tard le ler août 1938.La seule langue officielle du Congrès est le français.Le Congrès comprendra des membres titulaires (docteurs en médecine français et étrangers) et des membres associés.La cotisation des membres titulaires est fixée à Frs.175- et celle des membres associées à Frs.100-.Les Internes des Hôpitaux et les Etudiants en médecine en fin de scolarité bénéficieront des mêmes avantages que les membres titulaires (y compris la remise du volume des rapports), tout en ne payant que la cotisation de membre associé.Le séjour à Evian pendant la durée du Congrès, le banquet de clôture et une excursion sur le Haut-Lac par bateau spécial, seront offerts par la Société des Eaux d\u2019Evian.Comme d\u2019habitude les Congressistes bénéficieront d\u2019une réduction de 40% sur les tarifs de Chemin de Fer français et éventuellement de certains avantages sur les Chemins de Fer étrangers.Pour toutes demandes de renseignements ou d\u2019inscription, s\u2019adresser au Sccrétariat Général du Deuxième Congrès de l\u2019Insuffisance Rénale: 138, Avenue des Champs Elysées, jusqu\u2019au 15 juillet 1938 et du 16 juillet au 15 août, dernière limite, à la Direction Cachat à Evian-les-Bains (Haute-Savoie). 1 'TNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, août 1938 893 HÉMOSTYL Sérum hémopoiétique frais de cheval FLACONS - AMPOULES Anémies Convalescences Hémorragies 1 à 2 ampoules le matin à jeun dans 1/4 de verre d'eau, par voie buccale.SIROP Anémies des enfants 1 cuillerée à potage (enfants une cuillerée Chloro-anémies à café) avant les trois principaux repas.© Laboratoires du D' ROUSSEL, 97, rue de Vaugirard, PARIS Agents pour le Canada : J.EDDÉ L'\u201c, New Birks Bldg, MONTRÉAL SPÉCIALITE | e PHARMACEUTIQUE e Messieurs les Médecins ® sont invités a consulter ELIXIR POLYBROMURE (Sans sucre) (Une cuillerée 3 bouche de 20 grammes ren- l'Encyclopédie .ferme 3 grammes de Bromure de Potassium, Sodium et Ammonium, associés a des Teintures amères et toniques.) M di Ch \u2019 ° | Mode d\u2019emploi: | à 2 cuillerées à thé dans un Cc ICO- ITUFZ[CA e peu d\u2019eau toutes les trois heures.Présentation: 240 c.cau Secrétariat © La Pharmacie d\u2019Ordonnances 326 est, boulevard Saint-Joseph ARTHUR HIRBOUR MONTREAL ci-devant Bisaillon-Hirbour 35 ans d'expérience dans l'exécution exclusive d'ordonnances de Médecins.\u2014 Nous n\u2019employens que les produits chimiques supérieurs.© Angle Saint-Denis et De Montigny Téls: LA.7356 - PL.0305 - Montréal dans l'après-midi, de 2 à 5 heures NÉCROLOGIE Le docteur Frédéric Boulanger de Sainte- Agathe de Lotbinière, est décédé à l\u2019Hôtel- Dieu de Québec, à l\u2019âge de 69 ans, le 7 juillet 1938.Il avait fait ses études au Séminaire de Québec, puis à l\u2019Université Laval.Après avoir fait de la pratique dans la ville de Québec, il s\u2019occeupa de politique municipale et il fut élu échevin.Il se retira de l\u2019arène politique pour retourner à son village natal où il habitait au moment de sa mort, après plus de trente ans de pratique active.Lui survivent sa femme née Corinne Pou- lin, trois fils: Henri, du Lac Edouard; Paul, de Québec et Maurice, professeur à l\u2019Université Laval et une fille, Sœur St-Maurice, des Augustines de l'Hôtel-Dieu de Québec. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 895 | I F L0 I AN | N e MÉDICATION ANTIDIARRHÉIQUE Indications: T OUS les CAS de DIARRHEES Particulièrement recommandé dans les: DIARRHEES DES NOURRISSONS DIARRHEES DES TUBERCULEUX Présenté en: Cachets dosés a 0.gr 50 Paquets dosés a 0.gr 25 Echantillons et Littérature sur demande.Laboratoires E.CHOAY, 48, rue Théophile-Gautier, Paris Agents exclusifs.HERDT & CHARTON Inc., 2027, ave McGill College, Montréal reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluches et des toux Coqueluchoïdes.\u2014 Ne cause ni intolérance, ni complication.e Littérature sur demande.RYT ROY FDL NV [CX ON re fo AMbherst 8900-3733 MONTY, GAGNON & MONTY Ambulances de luxe, chauffées e Transport des malades à la ville et à la campagne.Service prompt et sûr.Pompes funèbres © Salons mortuaires Salons mortuaires: 1226.rue Plessis 4156, rue Adam.Ambulanciers de l'Hôpital Notre-Dame TABLE DES ANNONCEURS Abboit, Laboratoires, Ltée (Métaphène) .28 Anglo-French Drug, Cie (Panvita) .19 Averst, McKenna & Harrison, Ltée .2e page de couverture Borden Co.Ltd.The .875 Bristol-Myers Co.(Sal Hepatica) .887 Bromo-Seltzer Ltd.+ .23 Canada Starch Co.(Sirops de mais) .891 Canada Drug (Paveral) .8% Canadian Canners Limited (Aliments tamisés) .13 Carnation Milk (Lait irradié) .« .« .24 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Sulfocide) .9 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Stérilisateur \u201cCastle\u201d .17 Ciba, Compagnie, Ltée (Perandren \u201cCiba) .20 Collége Royal des Médecins et Chirurgiens .883 Eddé, J.Limitée (Gaurol) .« .889 Eddé, J.Limitée (lodogénol Pépin) .889 Eddé, J.Limitée (Glycérophosphate Robin) .891] Eddé J.Limitée (Hémostyl) .« .« .893 Encyclopédie Médico-Chirurgicale .893 Frosst Charles E., & Co.(Ferro-Catalytic) .LL LL 20 1 Herdt & Charton, Inc.(Gelotanin) .8% Herdt & Charton, Inc.(Uroprazine) .897 Hirbour, Arthur (Elixir Polybromure) .893 Knox Gelatine Laboratories (Gélatine Knox) .28 Laboratoires du Bismol (Bis-Mix) .4e page de couverture Laboratoires Poulenc Frères du Canada, Ltée (Stovaginal) .87] Librairie Beauchemin, Ltée (Imprimeurs, Relieurs, Editeurs) .873 Merck & Co.Ltd.(Pyridium) .+.5 Millet, Roux & Cie, Ltée (Ampho-vaccin intestinal) .+ © 15 Molson\u2019s Brewery Lid.(Biére et Porter) .88 Monty, Gagnon, Monty .8% Nestlé\u2019s Milk Products Ltd.879 Officine Canadienne Incorporée (Aesculin) .3e page de couverture L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 897 UROPRAZINE GRANULE EFFERVESCENT ELIMINE L\u2019ACIDE URIQUE COMPOSANTS PRINCIPAUX: Pipérazine Hexaméthylenetétramine Soufre colloïdal Formiate de lithine INDICATIONS: © GOUTTE + RHUMATISME « SCIATIQUE Laboratoires Spartol, Paris, France Distributeurs: HERDT & CHARTON, Inc.2027, avenue McGill College Montréal TABLE DES ANNONCEURS (suite) Parke, Davis & Cie .881 Rougier Freres (Hepathemo) 3 Rougier Fréres (Elexir Martin-Mazade) 3 Rougier Freres (Dyspné-Inhal) 7 Rougier Fréres (Spectrol) .869 Rougier Fréres (Tcenifuge francais) .863 Sanatorium Prévost .26 Usines Chimiques du Canada, Inc.(3 points d'appui) .898 Vinant Limitée (Liqueur Laville) .2° 22002 M Vinant Limitée (Solution de Salicylate de Soude du Dr Clin) 12 © 11 Vinant Limitée (Proveinase Midy) .21 Vinant Limitée (Sédosine) .2l Vinant Limitée (Energétènes végétaux Byla-Ergotinine cristallisée de Tanret Hormovarine Byla) .Coe ee.27 Vinant Limitée (Ténébryl Guerbet \u2014 Lipiodol Latay) LL 12 2 27 Wilson et Lafleur (Littérature \u2014 Dictionnaires) .2.22 Warner, William R., Limited (Cal-Bis-Ma) .877 898 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, août 1938 POINTS D\u2019APPUI Nucli-Strychno-Arsenical F ERRO-STRYCHNO- NO-ARSENICAL STRYCHNO.ARSENICAL Sodii Cacodylas Strychninae Sulp.001 Gm.Cacodylate Sodium, 0.30 gm, Cacodylate Sodium 0.30 gm, Ferri Colloid 01 Gm.Strychnine Sulfate 0.001 gm.Strychnine Sulfate, 0.001 gm.Liq.Sed.Chior.Physiol.Nucleophosphate, 0.06 gr.Sec.À Lig.Sod.Chlor.Physiol EPROUVES PAR LA THERAPEUTIQUE MODERNE MM.les médecins, Voulez-vous obtenir des résultats rapides et certains?STRYCHNO-ARSENICAL «VALOR» a triple association, a été étudié en vue de fournir aux malades, aux affaiblis et aux convalescents, les éléments essentiels d\u2019une médication intensive et rapide.Le physiologiste trouvera dans les éléments de STRYCHNO-ARSE- NICAL (Arsenic, Fer, Acide Nucléinique et Strychnine) les véritables catalyseurs de toutes les grandes fonctions vitales.La méthode hypodermique, si appréciée pour la rapidité et la sûreté de son action, EST LA SEULE qui portera intégralement les éléments de STRYCHNO-ARSENICAL à l'organisme, leur évitant le chemin long et incertain des voies digestives.USINES CHIMIQUES du CANADA Inc.1338, rue Lagauchetière Est - - Montréal FORMULE PAR 100 C.C.Ext.Aesculus Hippocast.Sem.Liq.\"Officine\" Ext.Hamamelidis Virg.Fol.Liq.Officine\u201d - Sol.glycero-hydroxy-ethylic.citric.- - - OFFICINE CANADIENNE INCORPOREE Fabricants de Spécialités Pharmaceutiques MONTREAL \u2014 LABORATOIRES: LACHINE, QUE.d.L.GIRARDEAU-GINGRAS, Phm.B., Président-\u2014Gérant Général A.ROUSSELLE, Directeur Distributeurs: Lymans Agencies, Ltée, Casier Postal, 1050, Place d\u2019Armes, Montréal Pour correspondance et échantillons adresser: 126-3e Avenue, Lachine, Qué. py Wi B 7 Ext.de Stramoine À Peroxide de Magnésie WN Carbonate et Subgallate \u2014 UJ \\ de Bismuth > Citr.de soude et potasse, \\ Phosphate de soude Carbonate de Magnésie, \\ Phosphate de calcium, \\ Kaolin colloidal e LES COMPRIMÉS: en boîtes de 42 e LA POUDRE: enboiîtes de 4 onces LE LABORATOIRE DU BISMOL 945, rue Côté 99 Harbour, KINGSTON, B.W.I.> 45 Peddar, HONG-KONG arbour MONTREAL Représentants pour les États-Unis: Geo.J.WALLAU Inc., 153 Waverly Place, N.-Y.DISTRIBUTEURS : MONTREAL: La Cie Pharmaceutique DesBergers.TORONTO: Drug Trading, National Drug & Chemical Co.Ltd.WINNIPEG et REGINA: National Drugs Limited.CALGARY et EDMONTON: Alberta National Drugs Ltd.VANCOUVER: B.C.Drugs Limited.HALIFAX et SAINT-JEAN: National-Canadian Drugs Ltd.rer \u2014 mu | "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.