Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'union médicale du Canada, 1937-04, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" TOME LXVI MONTRÉAL, AVRIL 1937 No 4 L'Union Médicale du Canada REVUE MENSUELLE Fondée en 1872 MÉMOIRE Des divers traitements qu\u2019il convient d\u2019appliquer aux différentes formes d\u2019ostéomyélite aigué .E.SORREL Les sangs incompatibles comme thérapeutique de shock dans les infections graves .eee .Paul-A.POLIQUIN RECUEIL DE FAITS Dolicho-sigmoide et dolicho-transverse associés , .+ + .Pierre SMITH Corps étranger du duodénum .+.\u2026 Eugène DUFRESNE PETITE CLINIQUE Neurinome de la queue de cheval.Syndrome de sciatique sévère et tenace.Forme fruste de la \u2018maladie de Recklinghausen .Rema AMYOT MOUVEMENT MEDICAL Le complexe d'infériorité et l\u2019art dentaire .+.+.+ + .Ernest CHARRON .Hyperthyroidie avec accidents cardiaques .+.+ « .C.LIAN, J.FACQUET REVUE GENERALE Quelques considérations sur les pleurésies sèches et séro-fibrineuses .Jean-Philippe PAQUETTE ACTUALITÉS Le Professeur Etienne Sorrel .J.-U.GARIEPY .Madame Sorrel, née Déjerine-Klumpke J.SAUCIER et AMYOT .MEDECINE PRATIQUE Traitement des syndromes dysentériques du nourrisson .Paul LETONDAL La colibacillurie et la sérothérapie - .LeSAGE FORMULAIRE Traitement de la gale .Paul POIRIER ANALYSES Voir détails page .2.224 0400 4 440 0 4 6 4 4 4 4 4 0 (Suite du sommaire à la page X) BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Secrétaire-Trésorier Léon GÉRIN-LAJOIE J.-A.VIDAL Membres: Roma AMYOT, Edouard DESJARDINS, Jean SAUCIER.Administrateur: T.VALIQUETTE, Bureau: 418 est, rue Sherbrooke.Téléphone: MArquette 7334.371 381 392 400 403 414 420 423 428 430 437 440 442 \u201cFrost KONDREMUL L\u2019émulsion d\u2019huile minérale et de Mousse d'Irlande Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles vous pouvez recommander cette préparation en toute confiance: 1° L'équilibre scientifique de l\u2019huile \u2014 55% d'huile minérale de la plus haute qualité \u2014 favorise l\u2019émulsion avec les fèces.2° L'huile est en suspension sous forme de gouttelettes \u2014 les globules sont maintenus fermement dans une enveloppe émulsive.3° Pas de fuite \u2014 ne trouble ni l\u2019assimilation ni la digestion.4° Donne des selles abondantes, molles, de consistance mastic.5° Ne contient pas d'alcool.6° Ne contient pas d\u2019alcali.7° Ne contient pas de sucre.Peut être prise par les personnes soumises à un régime sans sucre.8° Ne contient pas d'hydrates de carbone digestibles.9° Un simple régulateur \u2014 ne cause pas d\u2019accoutumance.10° Crémeuse et agréable à prendre \u2014 aucun goût huileux.11° Les grandes variations dans la température n\u2019ont aucun effet sur cette émulsion.12° Elle se verse facilement.13° Elle se mélange rapidement à l\u2019eau chaude ou froide, à du lait ou du cacao.14° Le contrôle de laboratoire assure l\u2019uniformité du produit.15° Simple ou avec de la Phénolphtaléine (2.2 grains par cuillerée à bouche).Bouteilles de 16 onces Chartes &.Frost & Co.PHARMACIENS-FABRICANTS DEPUIS 1899 MONTREAL RICHMOND CANADA VIRGINIE TE xi - = L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 I ELECTRARGOL Argent colloidal électrique a petits grains, stérile et stable Constitue la base de la MEDICATION ANTI-INFECTIEUSE GENERALE ET LOCALE Médecine: Pleurésies, Méningites, Phlébites.Gynécologie: Métrites, Vaginites.Chirurgie: Plaies, Suppurations, Fractures Ouvertes, Abcès Superficiels, Phlegmons, Panaris, Abcès du sein, Anthrax.Ampoules de 5 et 10 cc.Collyre Electrargol en ampoules compte-gouttes stérilisées de 25 c.c., permettant l'instillation nasale ou oculaire dans les meilleures.conditions d'asepsie.SOLUTION de Salicylate de Soude du Docteur CLIN Sel cristallisé blanc, d'une pureté chimique absolue, assure l'efficacité du traitement salicylé, par voie buccale ou par voie veineuse, | sons jamais produire \u201cDE PHENOMENES D'INTOLERANCE\".Dosage rigoureux (2 gr.par cuillerée à soupe).RHUMATISME ARTHRITISME SCIATIQUE {' LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL Junion MEDICALE DU CANADA\u201d est éditée par l\u2019Union Médicale du Canada (Incor- ée), et imprimée par Librairie Beauchemin Limitée, 430, rue Saint-Gabriel, Montréal. 11 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.avril 1933 SANATORIUM PRÉVOS INCORPORE ETABLISSEMENT DE PSYCHOTHERAPIE ; Magnifique situation au bord de la Rivière-des-Prairies, à proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTEME NERVEUX : par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.| Cure de repos.Régimes.Electrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaine).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.Personnel médical: Dr Edgar Langlois, médecin-directeur; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot; Dr Charles A.Langlois (électro-radiologie).4455 Boulevard Gouin ouest, Téléphone, BYwater 1240 ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 IIL @ Le RESYL Asséchant bronchique, désinfectant de la muqueuse, agit directement sur la lésion et en modifie l'évolution.Diminue la toux, réduit l'expectoration, relève l'état général.Ampoules - Comprimés La CORAMINE tonicardiaque et eupnéique, relève la pression sanguine, raffermit le pouls, rend la respiration plus aisée et plus profonde.Diminue la dyspnée, tonifie le coeur, maintient le potentiel nerveux.Ampoules - Gouttes COMPAGNIE CIBA LIMITÉE - MONTRÉAL 1V L\u2019UNION MÉDICALE DV CANADA \u2014 Montréal, avril 1931 Le MAPHARSEN \u201cLE RAFFINEMENT DE LA THERAPEUTIQUE ARSENICALE.\u201d La Compagnie Parke, Davis présente a la profession médicale une nouvelle préparation arsenicale antisyphilitique: le Mapharsen.C'est le résultat d'actives recherches menées en collaboration dans les laboratoires de deux grandes Universités et le département des recherches de Parke, Davis et Cie.Différentes épreuves de laboratoire ainsi que de multiples observations cliniques ont prouvé que le Ma- pharsen, (oxyde de méta, amino, para, hydroxy, phény- larsine), est un spirochéticide de première valeur.Il n'a jamais provoqué de ces réactions graves observées à la suite d'injections des autres arsenicaux employés actuellement.Les laboratoires de recherches de Parke, Davis et Cie ont soumis le Mapharsen à des épreuves sévères tant au point de vue chimique, pharmacologique que biologique.Le Mapharsen constitue un agent thérapeutique de tout premier ordre comparativement à d'autres produits du même genre dans le traitement de la try- ponimiase et de la syphilis.Le Mapharsen est approuvé par le Comité de Pharmacie et de Chimie de l'American Medical Association.PARKE, DAVIS & COMPANY - MONTREAL ps re Ad L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 V Le Spherix \u201cSIEMENS\u201d Appareil pour Rayons X entièrement nouveau.Complètement à l'abri de la haute tension et des rayonnements.Livrable en trois modèles: 1.Transportable.2.Sur colonne mobile.3.Sur colonne mobile simplifiée et démontable.Pour graphies et scopies.L'idéal pour le cabinet du médecin, les radiographies au domicile du patient et le redressement des fractures.SIEMENS-REINIGER (Canada) LIMITED Dominion Square Building MONTREAL VI I\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 TAXOL LE REEDUCATEUR TYPE DE L'INTESTIN SANS Laboratoires LOBICA PARIS A C CO UTU M A N CE J.EDDÉ, Ltée, Agents Elixir complexe \u2026 Pancrinol | Tonique neuro-organique associant l'opothérapie et la chimiothérapie DEFICIENCES ORGANIQUES .Agent Général J.EDDÉ Ltée MONTRÉAL - L'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 + Prix de l'abonnement pour 1937 Canada et Etats-Unis .\u2026.\u2026.rcsresrsere ne ne nan rene annee nee $3.00 Etranger (pays faisant partie de I'Union Postale) .4.00 Etudiants cenit eee eee senne ren nr anne ne nes nesnaeee 1.50 Prix dU NUMÉrO cee eee ane neue se 0.50 Autorisé par le Ministère des Postes, Ottawa, comme matière de seconde classe.Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada paraît tous les mois par fascicules de 164 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, un mouvement médical, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.Le Comité de Rédaction accepte les travaux de tout médecin, à condition qu\u2019ils n'aient pas déjà paru dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne doivent pas excéder 15 pages; les Faits Cliniques auront un maximum de 5 pages et les Revues Générales comprendront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de l'Union Médicale du Canada, 418 est, rue Sherbrooke.Téléphone: MArquette 7334. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 BUREAUX À LOUER POUR MÉDECINS Salles d'attente, service de téléphone et gardes-malades.S'adresser à: Papineau-Couture, Notaire, 418 est, rue Sherbrooke, MArquette 7334.GARDES-MALADES \u2014 STENO BILINGUE GARDE-MALADE DIPLOMEE Garde-malade diplômée; 2 ans d\u2019expérience chez médecin pratiquant; compétente pour travail de bureau, de laboratoire; anglais, français; peut remplir ordonnances médicales.Références: Mlle Jeanne Mercier, 3704, rue Saint-Denis, LAncaster 2966.HOPITAL PRIVE SAINTE-AGATHE-DES-MONTS L\u2019Hôpital du Christ-Roi reçoit des convalescents et des tuberculeux au premier degré.\u2014 Conditions faciles.HOSPITALISATION Médecin au choix du patient et à ses frais, ainsi que les médicaments.CONDITIONS D\u2019ADMISSION Salles: $1.50 par jour.\u2014 Chambres privées: $2.00 et plus par jour.Pension payable une semaine à l\u2019avance.Heures de visite: Tous les jours de 2 à 4 h.et tous les soirs de 7 h.30 à 8 h.30.REGISTRE VILLE-MARIE DE L\u2019A.C.I.C.Les infirmières diplômées des hôpitaux de langue française faisant partie du Registre Ville-Marie de l\u2019A.C.I.C.offrent leurs services professionnels.Pour tarif et renseignements, appeler ATlantic 2862; 59 chemin Bellingham, Montréal, P.Q.000 PRE me EE QE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Montréal, avril 1937 IX 2 NEUROTROPHOL BYLA Tonique Nervin a base d'acide nucléinique, d\u2019hormones orchitiques et de glycéro-phospharsinate disodique SURMENAGE \u2014 EPUISEMENT \u2014 NEURASTHENIE Le NEUROTROPHOL se révèle un merveilleux agent d'équilibration du système génital Neuro-Endocrinien.SPLENARMONE BYLA Reconstituant général, à base d'hormones hépatique et splénique, d'extrait de muqueuse gastrique et d'extrait surrénal.ANEMIES \u2014 CONVALESCENCE (AMPOULES et SIROP) LES ÉTABLISSEMENTS BYLA, - - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL R CHOSE A (07 QVED RINE CORYZA , ASTHME, RHUME DES FOINS SEDATION IMMEDIATE J NS STOVOCAINE EPHÉDRINE ~N \u201ca U R E LD 'L E DEBOUCHE .: NEZ LABORATOIRES LICARDY.38,Boulevard Bourdon Neuilly s/Seine \u2018gents pour le Canada: VINANT Limitée, S33, Rue Bonsecours, MONTREAL X L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 Pourrez-vous avoir recours à un service] ou resterez-vous avec une \u201cbéquille\u201d En achetant votre appareil à ondes courtes, rappelez-vous qu'à un moment donné certaines réparations et peut-être même certaines pièces de rechange, pourront devenir nécessaires à son bon fonctionnement.Vous sera- til possible d'obtenir du service ou devrez- vous rester avec une \" béquille \" ?Depuis 57 ans, McINTOSH a été un des principaux fabricants d'appareils à physiothérapie.De plus, il peut aussi réparer les machines qu'il a construites et remplacer les pièces qu'un long usage peut avoir rendues défectueuses.Plusieurs médecins sont ses clients depuis 30 et mêmes 40 ans.Actuellement, la demande pour appareils à ondes courtes dépasse toute prévision.HOGAN BREVATHERM Mais il y a lieu de penser que dans un Modèle «Standard » avenir prochain il n'y aura plus de place que pour le fabricant d'outillage complet de physiothérapie, tant pour la distribution que pour l'entretien de ces appareils.Si vous achetez donc un appareil à ondes courtes McINTOSH, vous êtes assurés d'un service permanent.La Maison Cloutier & Cloutier Cie, Ltée, se fera un plaisir de vous faire une démonstration, à demande, sur un de ses différents modèles à ondes courtes.Cloutier © (Cloutier (Pie, Ltée PHYSIOTHÉRAPIE ET RAYONS X \u2014 INSTRUMENTS DE CHIRURGIE MOBILIER D'HÔPITAL \u2014 STÉRILISATEURS BElair 1616 MONTRÉAL, Can.4338, rue St-Denis L'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 Bureau de Direction MM.Benoit, Boucher, Bourgeois, Bousquet, Bruneau, Comtois, De Cotret, | Desloges, Dubé, Gérin-Lajoie, Leduc, LeSage, Marin, Marion, Masson, Mercier, Mousseau, Parizeau, Roy, Saint-Jacques, Vidal.Président: E.St-Jacques; Vice-Président: J.-A.Mousseau; Secrétaire- Trésorier: J.-A.Vidal.Membre d\u2019honneur: Prof.Pierre Masson.Bureau de Collaboration MM.Amyot, R.; Archambault, P.-R.; Baril, H.; Barry, G.; Bellerose, A.; Bertrand, A.; Bertrand, A.; Bourgeois, P.; Brault, J.; Desforges, A.; Desjardins, Ed.; Doré, R.; Dubé, Ed.; Fauteux, M.; Favreau, C.; Fontaine, R.; Fortier, L.; Gagnier, L.-A.; Gariépy, L.-H.; Gatien, R.; Gélinas, H.; Jutras, A.; Lafresniere, G.; Lapierre, G.; Lefebvre, R.: Legrand, E.; LeSage, J.; Letondal, P.; Magnan, A.; Manseau, A.; Mathieu, E.; Morin, P.; Paquette, J.-P.; Poirier, P.; Riopel, J.-L.; Saucier, J.; Simard, L.-C.; Smith, Pierre.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Léon GERIN-LAJOIE Secrétaire-Trésorier J.-A.VIDAL Membres: Roma AMYOT, Edouard DESJARDINS, Jean SAUCIER.ONT COLLABORE AU VOLUME DE 1936: Agricola, Dr., Amyot (R.), Ar- chambault (P.-R.), Autotte (E.), Barbeau (A.), Baril (G.), Baril (H.), Barry (G.), Bellerose (A.), Bergeron (L.), Bernier (A.), Bertrand (A.), Bertrand (Albert), Binet (E.), Blagdon (L.), Bohé- mier (C.), Boucher (R.), Boulais (F.-L.), Bourgeois (B.-G.), Bourgeois (P.), Brault (J.), Cantero (A.), Cantin (Marie-E.), Com- tois (A.), Cone (W.), Coutu (L.), Décarie (R.), DeGuise (A.), Delorme (L.-N.), DeMon- tigny (G.), Deshaies (G.), Desjardins (Ed.), Desloges (A.), Desrosiers (Saint-Jean), Dionne (L.-R.), Doré (R.), Dubé (J.-E.), Dufresne (O.), Duhamel (G.-H.), Dussault (G.), Ethier (A.), Fau- teux (M.), Favreau (J.-C.), Fer- ron (M.), Fortier (J.), Fortier (L.), Fortier (L.-E.), Fournier (N.), Frappier (A.), Gagnier (L.), Gariépy (L.-H.), Gariépy (U.), Gélinas (H.), Gélinas (L.), Gendreau (J.-E.), Gérin-Lajoie (L.), Gratton (A.), Grignon C.- E.), Guilbault (A.), Hébert (G.), Hoen (T.-I.), Jarry (J.-A.), Joan- nette (A.), Jutras (A.), Laberge (J.-E.), Lafresnière (G.), Lapier- re (G.), Laquerrière (A.), Lari- chelière (R.), Laroche (A.), Lau- zer (R.), Lebel (A.-B.), Lefebvre (R.), Lefrançois (C.), Léger (A.), LeSage (A.), LeSage (J.), Letondal (P.) Léveillé (J.-A.), Magnan (A.), Major (W.), Manseau (J.-A.), Manseau (O.), Marin (A.), Marion (D.), Martel (J.-A.), Martin (P.), Mercier (O.), Millet (J.-A.), Morin (P.), Mousseau (J.-A.), Nègre (L.), Panet (E.de B.), Panet-Raymond (J.), Panneton (P.), Paquette (J.-P.), Paré (L.), Patoine (L.), Pilon (A.), Poirier (P.), Pouliot (G.-E.), Prévost (J.), Provencher (G.), Ricard (J.-P.-M.), Riopelle (J.-L.), Robillard (E.), Roch (S.), Rolland (R.), Roux (R.), Roy (G.), Roy (J.-N.), Samson (J.-E.), Saucier (J.), St-Germain (J.-P.), St-Jacques (E.), Simard (L.-C.), Smith (P.), Tessier (L.-J.), Tétreault (H.-l.), Té- treault (Julien), Tremblay (J.), Vidal (J.-A.), Valiquette (Hugo).Pats 5 oo SUITE DU SOMMAIRE REVUE DES LIVRES Quelques vérités premières, ou soi- disant telles, en pneumologie clinique LeSAGE .443 Sérothérapie antipoliomyélitique d\u2019origine animale S.A.P.444 SOCIÉTÉS i Réunion scientifique de l\u2019hopital Notre- y Dame .Paul BOURGEOIS .464 49e Assemblée scientifique de : l'Hôpital Saint-Luc .Charles LEFRANCOIS.485 NOUVELLES Bill no 12 \u2014 Loi relative à certaines corporations subventionnées par la Province .244110 447 Distinction honorifique \u2014 Professeur Archibald .11221.463 M.Henri Lanctôt \u2014 Dr J.-H.Forgues .2.2.2.488 ler Congres International de l\u2019Union Thérapeutique .488 Congrès des Dentistes de langue française de l\u2019Amérique du Nord .488 ANALYSES \"nm MEDECINE CHIRURGIE 1 Les oedèmes des hépatiques (p.448).La valeur de la pancréatectomie partielle dans les états convulsifs associés à l\u2019hypoglycémie (p.455).La valeur des irradiations dans les tumeurs du testi- CARDIOLOGIE cule (p.455).A propos du traitement de l\u2019ulcère duodénal à forme hémorra- Endocardite infectieuse aiguë due au ba- gique par la gastro-entéro-anastomose cille pyocyanique (p.448).(p.456).Diagnostic anatomique et clinique de l\u2019ulcère chronique de l\u2019estomac et de certaines formes de cancer gastrique (p.456).Lever précoce et lever ENDOCRINOLOGIE immédiat de nos opérés (p.456).L\u2019action des irradiations infra-rouges sur les Des nécroses hépatiques au cours des modifications humorales post-opératoi- thrombopénies essentielles (p.449).res (p.458).Notions actuelles sur les Hormones gastro-intestinales à l\u2019excep- anesthésies chirurgicales (p.458).De tion de celles qui possedent une action la persistance des signes d ulcere duo- anti-anémique et circulatoire (p.449).dénal apres la suture d\u2019une perfora- Principe anti-anémique du foie et de tion (p.459).Pestomac (p.450).Goitre colloïde diffus (p.452).CANCEROLOGIE Identification des cellules tumorales dans PHTISIOLOGIE le sédiment des épanchements séreux LL.(p.460).L\u2019aspect clinique du cancer Les pleurésies invisibles (p.453).du larynx (p.460).- PÉDIATRIE HYGIENE Erysipèle généralise du nouveau-né avec Les services sanitaires des compagnies gangrène du scrotum, suivi de guérison d\u2019assurance-vie et les examens sani- complète par le chlorhydrate de sul- taires périodiques (p.454).Empoison- famido-chrysoïdine (p.461).Oto-mas- nement par le plomb chez les ouvriers toïdite latente et états de denutrition cigariers (p.454).aigus chez les nourrissons (p.462). L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 193: PAUL CARDINAUX Docteur es-Sciences \u201cPRECISION FRANCAISE\u201d 428, CHERRIER Catalogues, Devis, Renseignements sur demande.Phone MONTREAL Service d\u2019un Ingénieur électro-radiologiste.HArbour 2357 EN VUE D'UNE MODIFICATION PROCHAINE DE NOTRE ORGANISATION NOUS OFFRONS À PRIX TRES RÉDUITS ET POUR UN TEMPS TRES COURT DES APPAREILS ET DES ACCESSOIRES DE: (Compagnie Générale de Radiologie, PARIS Protection Anti-X écurité électri zt\"* RAYONS X \u201cis DIATHERMIE ELECTROLOGIE SOCIÉTÉ GALLOIS & CIE, LYON LAMPES ASCIATIQUES POUR SALLES D\u2019OPERATIONS ET DISPENSAIRES Ultra-Violets \u2014 Electrodes de Quartz \u2014 Infra-Rouges , ETABLISSEMENTS G.BOULITTE, PARIS ELECTROCARDIOGRAPHIE, PRESSION ARTERIELLE ÉTABLISSEMENTS R.LEQUEUX, PARIS STERILISATION N1I L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 gyROF » TE DE aM oT?ABB ne y emple cins ratte au mp} gice P ns off e et liau aires.tiore ande des v es nn ame \\ et ent à at matisé de ornp ak bie elle sam nouY x S tf e UN déliay O- e Cette es pmett ontv po ur PC à ac! ,xabolisé nt dégv 158 2 gm Gr 5 (0 me em een 18 mde a ers \\ syste celui © « XY Le GiroP ssa t (iC di \\e cte \\e yriau £ficac repo\u201d \\\\ poss de a-O but \\'ac! ol pacilie: (rice de est * e \\\\ Ss auses ta acoau \\ iat nf coq parer , de \\a use P nv e \\\\ N° 2 \\e S unco reins d syiter tou 4 et , flacons re y chiot\u201d rai\u201d dit re actif a S du t apie\u2019 «\\ cout dem?nde.ent dura® .gurl , mdel2 yant arin té suffis Le sw vec VY tro \\er ta! res Se ¢ C 1\u20ac phéno pou us À xails temê ago! REAL mon ORES ORAL AS uk MI TEE Tome LXVI No 4 Avril 1937 MÉMOIRES DES DIVERS TRAITEMENTS QU'IL CONVIENT D\u2019APPLIQUER AUX DIFFÉRENTES FORMES D\u2019OSTÉOMYÉLITE AIGUË Par E.SORREL, Ancien professeur de clinique chirurgicale à la Faculté de Strasbourg, Chirurgien de l'hôpital Trousseau (Paris).Le traitement des staphylococcies, et plus particulièrement de ses formes à localisation osseuse que nous avons l\u2019habitude de désigner sous le nom d\u2019ostéomyélite äiquë, a suscité beaucoup de travaux au cours de ces dernières années.Des recherches infiniment intéressantes ont été faites sur l\u2019ana- toxine et le sérum antistaphylococcique ; on a précisé et mis au point les indications des résections diaphysaires dans les formes graves d\u2019ostéomyélite.qu\u2019Hallopeau avait pratiquées le premier en 1921 \u2018?, et qui étaient, après sa disparition, demeurées longtemps sans être employées.On a discuté beaucoup aussi sur le moment le plus favorable à l\u2019intervention.Bref, la question semble en pleine évolution et, comme il arrive souvent en pareil cas, les médecins et les chirurgiens qui n\u2019ont fait qu\u2019entendre les échos de nos discussions dans les sociétés savantes, sans être eux-mêmes très spécialisés en chirurgie osseuse, sont un peu perdus au milieu de toutes ces vérités nouvelles \u2014 ou soi-disant telles \u2014 qui leur sont révélées de toutes parts, et ne savent plus du tout maintenant comment ils doivent agir lorsqu\u2019ils se trouvent en face d\u2019une ostéomyélite aiguë.Doivent-ils avoir recours au traitement général et se contenter de «vacciner » leurs malades, sans les opérer?Ou doivent-ils les opérer également ?Doivent-ils les opérer sans les vacciner?À quel (1) Lecon faite à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, le 27 janvier 1937.(2) P.Hallopeau: « Résection primitive de la diaphyse humérale pour ostéomyélite suraiguë, Guérison rapide avec reconstitution de l\u2019os en un mois.» Soc.Nationale de Chirurgic, 21 fév.1922, p.225. 372 L\u2019UNTON MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 moment faut-il le faire?Et quel genre d\u2019opération (incision simple, trépanation osseuse, résection diaphysaire, etc.) faut-il pratiquer?Autant de questions auxquelles il leur paraissait fort simple de répondre autrefois, et devant lesquelles ils hésitent souvent maintenant.Peut-être est-ce leur rendre service, et rendre surtout service à leurs malades, que de leur montrer, par quelques exemples tirés de la pratique courante, qu\u2019en réalité les problèmes restent simples et qu\u2019il n\u2019y a pas lieu de discuter beaucoup la conduite à tenir dans les différents cas qui peuvent se présenter.Mais auparavant, je voudrais rappeler trois points de l\u2019histoire des staphylococcies \u2014 donc des ostéomyélites aiguës puisqu\u2019elles n\u2019en sont qu\u2019une des formes \u2014 qu\u2019il est bon d\u2019avoir présents à l\u2019esprit quand on parle de leur traitement.Le premier a trait à la façon dont se fait l'infection.C\u2019est habituellement par une lésion cutanée que se fait l\u2019introduction du staphylocoque dans l\u2019organisme, et c\u2019est par voie sanguine qu\u2019il parvient jusqu\u2019à los où il se fixera; la localisation osseuse est donc toujours précédée d\u2019un stade de bactériémie, bien que celui-ci passe souvent inaperçu.Le deuxième précise la façon dont se comporte le staphylocoque en milieu sanguin: les médecins et les bactériologistes admettent qu\u2019il ne peut y vivre et s\u2019y multiplier longtemps: il est rapidement éliminé, et pour qu\u2019une vraie septicémie à staphylocoques, avec hémoculture positive, évolue pendant longtemps, il faut qu\u2019elle soit entretenue par un foyer local, et c\u2019est de ce foyer aussi que partent les germes qui colonisent au niveau de foyers secondaires.Le troisième enfin précise les réactions que détermine le staphylocoque dans l\u2019organisme: toutes les constatations cliniques, toutes les recherches de laboratoire sont à ce point de vue concordantes.Spontanément, on se vaccine mal contre le staphylocoque ; et ce n\u2019est qu\u2019à grand\u2019peine que les bactériologistes ont pu obtenir la production d\u2019une toxine, grâce à laquelle ils ont préparé l\u2019anatoxine.Le staphylocoque est mauvais antigène.On peut donc dire: 1° que les foyers ostéomyélitiques bien localisés sont générateurs de phénomènes septicémiques et producteurs de foyers secondaires ; 2° que contre eux, la défense spontanée de l\u2019organisme est impuissante à s\u2019établir puisqu\u2019ils n\u2019engendrent pas ou très peu d\u2019anticorps.(0 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 373 Il ne faut donc pas les abandonner à eux-mêmes, et il faut agir contre eux.Pouvons-nous le faire par un traitement général ?Il y a environ 16 ans, on a cru que la vaccination allait être une arme puissante pour lutter contre les ostéomyélites aiguës, et par une sorte de psychose collective \u2014 dont les exemples sont fréquents dans notre art \u2014 on en a, à cette époque, « guéri » de cette façon d\u2019innombrables cas: au Congrès Français de Chirurgie tenu à Strasbourg en 1921, on aurait paru bien sceptique en mettant en doute la valeur de la vaccinothérapie.Et depuis lors, on a amplement constaté son inefficacité.On a pensé avoir une arme meilleure dans le bactériophage : on a tenté des immunotransfusions, et on leur a attribué des succes; mais les résultats obtenus ne sont ni assez constants ni assez nets pour qu\u2019on conserve grand\u2019illusion sur les bénéfices que peuvent apporter ces thérapeutiques.L\u2019anatoxine staphylococcique et le sérum que l\u2019on obtient en partant d\u2019elle \u2014 ce qui nous fait revenir aux idées qu\u2019en 1908 avaient émises Charles Richet et Héricourt \u2014 vont-ils nous faire entrer dans une voie plus féconde?L'avenir seul nous le dira, car l\u2019on n\u2019est guère actuellement qu\u2019à la phase expérimentale, et les quelques essais cliniques qui ont été rapportés ne permettent vraiment aucune conclusion.Dans un autre ordre d\u2019idées, pouvons-nous avoir quelque con- flance dans la chimiothérapie?Le sulfate de cuire, la trypaflavine, le mercurochrome, le rubrazol depuis quelque temps, ont été souvent essayés.Par l\u2019électrocuprol, j'ai obtenu, au prix d\u2019ailleurs de chocs souvent inquiétants, des résultats heureux dans quatre cas que je croyais désespérés, et il me semble que nous avons là un moyen thérapeutique qu\u2019il faut essayer dans les formes graves.Mais pouvons-nous dire que nous avons, dans tous ces procédés, un traitement général efficace des ostéomyélites?Je ne le crois vraiment pas.Et aucun d\u2019entre eux, en tout cas, ne nous permet de nous dispenser du traitement chirurgical des lésions.Ce traitement chirurgical, auquel, faute de mieux encore, il nous faut bien revenir, varie assez notablement suivant la forme de l\u2019ostéomyélite à laquelle on a affaire.Pour bien me faire comprendre, je vais prendre 4 exemples, 4 cas de gravité croissante que j'ai vus l\u2019an dernier dans mon service et qui me paraissent assez démonstratifs. 314 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 Voici le premier: Un enfant de 6 ans nous arrive le 25 mars dernier, avec une tuméfaction douloureuse du tiers inférieur du fémur gauche.Depuis huit jours, il souffre et il a de la température, mais la douleur n'est pas très vive, ni spontanément ni à la pression; la température n\u2019est pas extrêmement élevée: elle est à 39°1, et, depuis huit jours, elle oscille entre 37°5 et 39°, avec une certaine tendance à s\u2019élever progressivement.La radiographie ne montre rien de net.L\u2019état général est excellent.On pense naturellement à une ostéomyélite, mais on discute la possibilité d\u2019une ostéite tuberculeuse subaiguë, d\u2019une ostéite spécifique, d\u2019un sarcome même.Une numération globulaire montrant 20,600 leucocytes, avec 86.5 de polynucléaires ct 3,340,000 globules rouges, fait pencher vers le diagnostic d\u2019ostéomyélite.On opère: on trouve un gros abcès sous-périosté, sans aucune lésion apparente.On ne fait donc que cette simple incision.Le pus contenait des staphylocoques dorés en abondance.La température tombe à la normale en trois jours.L'enfant sort de l'hôpital six jours après l\u2019opération, le ler avril.Un mois plus tard, il marchait de facon tout à fait normale; la cicatrisation était complète en 1 mois 14.A ces cas simples, Uincision seule du périoste, sans aucune trépanation osseuse, si discutée jadis entre Broca et Kirmisson, convient parfaitement.Voici un deuxième cas un peu plus grave: Une grande fille de 14 ans arrive dans mon service le 19 janvier dernier, dans l\u2019après-midi.Ftat général assez touché, température 39°6, pouls à 140.A la partie supérieure du tibia droit, douleur vive, spontanée et provoquée par la pression.Les accidents ont débuté trois jours auparavant par des phénomènes généraux importants; puis la douleur de l\u2019extrémité supérieure du tibia a apparu et, peu à peu, elle s\u2019est précisée et aggravée.Actuellement, elle siège juste au niveau de la région bulbaire supérieure du tibia, à sa face externe, et la pression la réveille de façon parfaitement précise en ce point, et nulle part ailleurs.Depuis le début, la température est élevée; le soir du jour d\u2019arrivée (c\u2019était un dimanche), elle monte à 40°1, le pouls restant à 140.Je vois l\u2019enfant le lundi matin: les signes étaient plus nets encore que la veille; l\u2019état général commençait à s\u2019altérer sérieusement, et, localement, la douleur était de plus en plus violente.Je l\u2019opère tout de suite: je ne trouve pas de pus sous le périoste.Je trépane l'os au point douloureux: j'ouvre un abcès dont le pus contenait des staphylocoques dorés; la cavité était à peu près du volume d\u2019une grosse cerise.Le soir même, la température est à 37°9, au lieu de 40°1 la veille, le pouls est bon et n\u2019est plus qu\u2019à 120.Les deux jours suivants, la tempé- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 30 rature remonte légèrement le soir: 38°6, 38°4, parce que l\u2019enfant fait une poussée de lymphangite douloureuse au niveau d\u2019une piqûre de propidon qu\u2019un médecin avait fait avant que l\u2019enfant soit envoyée à l'hôpital; c\u2019est \u2014 soit dit en passant \u2014 le seul résultat que j'ai vu obtenir par le propidon en ces cas.Puis la température descend progressivement, en même temps que l\u2019état général se remonte rapidement.L\u2019enfant sort du service complètement apyrétique, le neuvième jour, et part à la campagne.Lai cavité s\u2019est comblée rapidement.La guérison est complète fin mars, deux mois environ après l\u2019opération.C\u2019est le type d\u2019ostéomyélite de gravité moyenne; la simple trépanation de l\u2019os convient icù parfaitement.Voici maintenant un troisième cas beaucoup plus grave: Un enfant de 6 ans nous arrive le 27 juin 1935.Etat général tout à fait grave, température à 39°6 qui grimpe en quelques heures à 40°3, pouls incomptable, facies terreux, langue sèche.Signes locaux non moins importants: énorme œdème du bras gauche ayant son maximum au moignon de l\u2019épaule et descendant jusqu\u2019à la partie infé- rieura de l\u2019avant-bras.Douleur extrêmement vive, spontanée et provoquée, de toute la région du bras.La mère nous dit que lenfant ne s\u2019est plaint que la veille et que la température, dès ce premier soir, a sauté à 40°; les lésions seraient donc de date toute récente.Nous avons, nous, l\u2019impression qu\u2019elles doivent quand même remonter à plus de 24 heures.Intervention le soir même.La température est à 40°3; malgré tous les toni-cardiaques donnés dans la journée, le pouls reste incomptable; l\u2019état général s\u2019aggrave de plus en plus.On incise dans l\u2019espace delto-pectoral: on trouve des tissus très œdéma- tiés.On incise le périoste: un flot de pus sous pression s\u2019échappe; il entoure l\u2019humérus dont le périoste est entièrement décollé.On augmente peu à peu l\u2019incision par en bas: partout le périoste est soulevé par le pus; vers l'extrémité inférieure de l\u2019humérus, le pus est particulièrement abondant.C\u2019est une ostéomyélite bipolaire, une ostéomyélite pandiaphysaire plutôt.On enlève la diaphyse humérale en totalité: c\u2019est le seul moyen d\u2019assurer un bon drainage, et il n\u2019y a rien à perdre, car l\u2019humérus est certainement frappé de mort.Un appareil plâtré, fermé, prend le thorax et tout le membre devenu ballant; on na fera le premier pansement que le 28 juillet, exactement le trentième jour après l\u2019opération.Pendant ce temps, la situation s\u2019est transformée, et il y a longtemps que nous n\u2019avons plus de crainte pour la vie de l\u2019enfant.Vingt-quatre heures après l\u2019intervention, la température est à 39°6, au lieu de 40°3 la veille; elle est à 39° le 2e jour, à 38,2° le 3e, et arrive à 37° le 5e.En 48 heures, l\u2019état général s\u2019était modifié de façon telle que dès ce moment on pouvait dire que, quoad vitam, la partie était gagnée.Ne pas vouloir admettre que c\u2019est l\u2019opération qui a sauvé le malade serait nier volontairement l\u2019évidence ou pousser bien loin l\u2019amour du paradoxe. 3176 LUNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 Les suites d\u2019ailleurs furent très simples; l'enfant resta à peu près apyrétique.Nous l'avons gardé 3 mois 1% dans le service, le bras et le thorax immobilisés dans un plâtre que nous coupions à intervalles éloignés pour faire de rares pansem°nts (trois en 3 mois 1%).Comme dans l\u2019observation princeps d\u2019Hallopeau qui, le premier, a osé pratiquer une résection diaphysaire dans un cas semblable, l\u2019humérus s\u2019est reconstitué rapid:ment: une radiographie du 10 octobre (3 mois et 13 jours après l\u2019opération) montre que la continuité de l\u2019os est complète.L'enfant partit le 15 octobre pour Berck; je l'y ai revu, guéri, avee une fistulette insignifiante, le 17 novembre 1935: l\u2019humérus était solide, de 2 em seulement plus court que celui du côté opposé, les mouvements de l'épaule étaient étendus; eux du coude étaient de 35° (75-120).Dans ces formes très graves, presque désespérées, d\u2019ostéomyélite, l\u2019opération d\u2019Hallopeau, la résection diaphysaire étendue est une intervention admirable.J\u201dy reviendrai une autre fois, car j\u2019en possède actuellement une trentaine d\u2019observations, dont quelques-unes suivies depuis 5 ans.Mais aujourd\u2019hui, je ne veux pas m\u2019étendre sur ce sujet; je n\u2019envisage que l\u2019opportunité de l\u2019intervention sanglante dans les diverses formes d\u2019ostéomyélite aiguë.Voici enfin un quatrième type pour lequel d\u2019ailleurs le mot d\u2019ostéomyélite ne convient plus très bien et qu\u2019il serait plus juste de désigner sous le nom de septicémie à staphylocoques.Je passais la visite avec mes élèves dans l\u2019une des salles, lorsqu\u2019on apporta sur un brancard, le 13 février dernier, un garçon de 13 ans.La vieille image populaire «la mort peinte sur le visage » ne pouvait pas mieux s\u2019appliquer qu\u2019à lui: facies terreux, lévres fuligineuses, langue recouverte d\u2019un épais enduit ne permettant qu\u2019à peine la parole, pouls incomptable, température à 40°; c\u2019était le tableau parfait de la grande septicémie.L\u2019enfant tenait la cuisse gauche un pzu fléchie, immobilisée par une main, et quand on voulait la mouvoir, il sortait de sa torpeur et poussait des cris.Mais il n\u2019y avait à la racine de la cuisse que des signes fort légers: à peine existe-t-il un peu de tuméfaction et d\u2019empâtement de la région inguinale.La radiographie, faite tout de suite, était muette.Sans pouvoir nous donner grands détails, les parents nous racontèrent que depuis cinq jours l\u2019enfant était dans cet état.Un mot d\u2019un médecin indiquait qu\u2019il avait été traité autrefois pour syphilis héréditaire, et quelques mois auparavant, malgré son jeune âge, pour une blennorragie: on pouvait donc se demander, disait le médecin, s\u2019il ne s\u2019agissait pas de septicémie à gonocoques.La chose était difficile à dire d\u2019après le seul examen clinique, et une hémoculture ne pouvait nous donner de réponse que le lendemain.Au reste, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 317 quel que soit le microbe infectieux, les mêmes problèmes thérapeutiques se posaient.L'extrême gravité des phénomènes généraux, leur prédominance manifeste sur les phénomènes locaux relativement légers, ne nous permettaient pas ici d'espérer qu\u2019une intervention aurait grande influence sur l\u2019évo:ution de la septicémie; la manifestation ostéo-aiticulaire n\u2019était évidemment qu'une lésion d\u2019importance tout à fait secondaire.Ft si l\u2019intervention avait dû être elle-même grave et choquante, nous nous serions certainement abstenus, mais l'enfant souffrait très vivement, ct l'arthrotomie de la hanche est une opération bien infime si l'on aborde l\u2019articu'ation par voie antérieure.Nous la fimes donc.Les tissus périaiticulaires étaient œdématiés, la capsule épaissie, l'articulation remplie de pus.Sans chercher quelles étaient les lésions du fémur, nous bornâmes notre intervention à cette simp'e arthrotomie.Le pus contenait des staphylocoques dorés en abondance, et le sang pris dans une veine du pli du coude, également.La douleur cèssa tout de suite, comme nous l\u2019espérions: la cuisse s'étendit et l'enfant ne gémit plus.Mais la septicémie continua: pendant vingt jours, nous luttâmes contre elle, ct j'avoue qu\u2019au début nul d\u2019entre nous ne croyait que l'enfant pourrait être sauvé.Il le fut cependant, et je crois que c\u2019est à l\u2019électrocuprol qu'il en est redevable: en trois semaines, par 7 injections intraveineuses de 5 cm?au début, puis par 5 de 10, par 3 de 15, par 6 de 20, il n\u2019en reçut pas moins de 250 centimètres cubes.Vers la troisième semaine, la situation n\u2019était plus inquiétante; la température tombait au-dessous de 38°.Mais à ce moment, les phénomènes locaux prirent une importance p'us grande: il se fit una rétention importante de pus dans la racine de la cuisse.La radiographie montra nne luxation du fémur et des lésions d'ostéomyélite étendues de sa partie supérieure.La température remonta et l'état général s'altéra de nouveau rapidement.Mais le problème, cette fois, n\u2019était plus le même qu\u2019au début: c\u2019étaient manifestement les signes locaux qui retentissaient sur l\u2019état général.Une opération de drainage, avec résection de la têt: du fémur, faite le 11 mars, fit tomber en 24 heures 1x température, et cette fois de facon définitive.Comme toujours en ces cas da gravité très grande, de multiples incidents survinrent pendant la longue convalescence, et de petites interventions furent nécessaires.L\u2019enfant resta de longs mois dans le service; je l\u2019envoyai ensuite à l'Hôpital Maritime de Berck, où il est resté longtemps.Il est maintenant en parfait état.Comme je l\u2019ai dit au début, on a beaucoup discuté en ces derniers temps sur le moment le plus favorable à l\u2019opération, et certains chirurgiens laissent entendre que s\u2019ils se trouvaient en face d\u2019un malade atteint d\u2019ostéomyélite aiguë, quelle qu\u2019en soit la forme, ils se contenteraient d\u2019immobiliser le membre, et remettraient à plus tard (quelques jours, quelques semaines.) l\u2019intervention nécessaire.Tachons donc d\u2019imaginer ce que seraient devenus les malades dont je \u20ac) 918 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 viens de relater l\u2019histoire, si nous ne les avions pas opérés, sans perdre de temps! J\u2019ai entendu dire un jour que nous n\u2019en pouvions avoir aucune idée, parce que nous ne laissions jamais la maladie évoluer sans intervenir.On pourrait tout aussi bien dire que nous ignorons l\u2019avenir d\u2019une péritonite appendiculaire ou d\u2019une hernie étranglée, puisque nous avons l'habitude de les opérer; nous ne pouvons tout de même pas faire table rase de tout ce qu\u2019ont observé ceux qui nous ont précédés et qui n\u2019ont opéré précocement que parce qu\u2019ils avaient vu les désavantages qu\u2019entraînait l\u2019expectative.Ne voyons-nous pas de plus, et malheureusement assez souvent, de pauvres enfants chez lesquels une erreur de diagnostic longtemps maintenue a empêché d\u2019opérer le foyer osseux en évolution, et ne savons-nous pas ce qu\u2019il advient alors ?Dans la série des ostéomyélites de mon service, dont je dirai un mot tout à l\u2019heure, plusieurs des malades étaient précisément de ces enfants dont la lésion avait été méconnue tout d\u2019abord, et ils sont morts peu de temps après leur arrivée, sans que j\u2019aic pu rien faire pour eux.Je crois, pour ma part, qu\u2019en tenant compte de ce que m\u2019ont appris les autres, et de mon expérience propre, je puis, sans grande crainte d\u2019erreur, dire ce que seraient devenus les quatre malades dont je viens de parler.Le premier, celui qui n\u2019avait qu\u2019une petite lésion sous-périostée, aurait probablement guéri, même si l\u2019on n\u2019avait pas incisé son abcès : après quelques jours d\u2019ascension thermique et d\u2019altération de l\u2019état général, de souffrances probablement assez vives aussi, l\u2019abcès serait devenu superficiel et se serait ouvert spontanément.Mais suivant toute probabilité aussi, l\u2019enfant aurait guéri moins simplement, moins rapidement, et avec des lésions d\u2019ostéomyélite chronique plus importantes qu\u2019il ne l\u2019a fait après l\u2019opération.Il n\u2019aurait retiré aucun bénéfice, bien au contraire, de l\u2019abstention opératoire.Pour le deuxième, la jeune fille de 14 ans, à l\u2019abcès tibial supérieur intra-osseux, deux hypothèses sont possibles: après quelques jours de souffrances de plus en plus violentes, d\u2019altération de plus en plus marquée de l\u2019état général, de dégâts osseux de plus en plus étendus, l\u2019abcès aurait pu trépaner lui-même de dedans en dehors l\u2019os au bon endroit, et venir s\u2019ouvrir à la peau, en laissant derrière lui des lésions d\u2019ostéomyélite chronique beaucoup plus graves qu\u2019elles ne l\u2019ont été après l\u2019opération.C\u2019est l\u2019hypothèse heureuse.Mais il en est une autre : l\u2019abcès aurait pu tout aussi bien s\u2019ouvrir dans l\u2019articulation du genou.Et que serait- L\u2019UNION MÉDICALE DT CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 379 il alors arrivé?Ankvlose après de longs mois de souffrance, amputation, mort.nous n\u2019en savons rien.Pour le troisième, l\u2019enfant dont l\u2019état paraissait désespéré, avec cette grave ostéomyélite de l\u2019humérus, je n\u2019ai aucune hésitation : il serait mort en quelques jours; alors que la résection diaphysaire complète lui a sauvé la vie et lui a laissé un bras dont il se servira parfaitement.Reste le quatrième, l\u2019enfant à la septicémie, avec très minime localisation ostéo-articulaire.Pour celui-là, l\u2019arthrotomie ne pouvait avoir grande influence sur l\u2019évolution de sa septicémie.Et je le savais fort bien avant de la faire : je ne l\u2019ai pratiquée que parce que l\u2019enfant souffrait beaucoup et qu\u2019ainsi ses douleurs ont été supprimées.L\u2019opération utile fut l\u2019opération tardive, faite lorsque la septicémie initiale était éteinte.Mais il vaudrait mieux ne pas donner le nom d\u2019ostéomyélite à des cas de cet ordre: ce sont des septicémies à staphylocoques dans lesquelles la localisation osseuse n\u2019a, tout au moins pendant longtemps, qu\u2019une importance tout à fait secondaire.Ce sont d\u2019ailleurs des cas assez rares, si j'en crois ma statistique personnelle que je vais relater dans un instant.Pour les 3 autres, qui sont, eux, des ostéomyélites vraies, j'estime qu\u2019en les opérant sans aucun retard nous avons sauvé l\u2019existence de l\u2019un d\u2019eux et nous lui avons, par surcroît, conservé un bras utile, nous avons évité de graves accidents immédiats et tardifs au deuxième, et nous avons guéri le troisième beaucoup plus rapidement et dans de meilleures conditions que si nous ne nous étions décidés à ne l\u2019opérer que longtemps plus tard.Or, ces 4 malades dont j'ai tracé rapidement le tableau clinique représentent les 4 types auxquels on peut rattacher les diverses ostéomyélites que l\u2019on voit en chirurgie.Elles ne sont pas toutes strictement calquées sur eux; il y a en particulier un certain nombre d\u2019ostéomyélites à plusieurs foyers, évoluant soit en même temps, soit successivement, qui -s\u2019éloignent un peu des types que nous avons pris.L\u2019âge de l\u2019enfant leur imprime aussi un caractère assez particulier : chez le nourrisson, les ostéomyélites, comme les arthrites d\u2019ailleurs, évoluent souvent avec une bénignité déconcertante, malgré les dégâts osseux étendus.: Mais, grosso modo, on peut, de ces 4 types, rapprocher tous les cas que l\u2019on voit.Pour montrer approximativement leur fréquence relative, je puis, en citant la statistique de mon service, indiquer le nombre des uns 380 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 et des autres.Je donnerai en même temps les résultats obtenus en appliquant les principes de traitement que j'ai précisés.Depuis 1931, 62 ostéomyélites aiguës ont été traitées dans mon service; j'en élimine 3: % parce qu\u2019elles étaient, l\u2019une à streptocoque, l\u2019autre à pneumocoque, la 3e parce que les parents ont emmené l\u2019enfant sans que nous ayons pu savoir ce qu\u2019il était devenu.Les 59 ostéomyélites aiguës à staphylocoques qui restent, m\u2019ont donné 11 morts et 48 guérisons, plus ou moins parfaites.5 étaient des ostéomyélites à lésions superficielles, et ont été opérées par simple incision d\u2019un abcès sous-périosté.Il y eut, parmi elles, 1 mort par foyer secondaire tardif.20 étaient des ostéomyélites avec abcès intra-osseux.L\u2019os, s\u2019il n\u2019était pas déjà spontanément perforé, a été trépané, et la cavité de l\u2019abcès largement drainée.Il y eut 2 cas de mort chez des enfants qui présentaient de multiples foyers, l\u2019un le 25e jour, l\u2019autre le 9e après l\u2019opération.28 étaient des ostéomyélites avec état général extrêmement grave et lésions osseuses très importantes.Il a été fait pour elles 26 résections et 2 trépanations; avec 3 morts en tout, concernant des formes à foyers multiples.6 enfin étaient des septicémies dont la localisation osseuse n\u2019était nullement la lésion prédominante.Celles-là, mais celles-là seules, pour des raisons que j'ai déjà dites à deux reprises plus haut, n\u2019avaient aucun bénéfice à tirer d\u2019une intervention hâtive, sauf la suppression de la douleur, dans le cas que j'ai rapporté.Cette intervention, d\u2019ailleurs, on n\u2019a guère tendance à la faire rapidement, car on se rend compte bien aisément de la disproportion qui existe entre la discrétion des signes locaux et la gravité extrême de l\u2019état général.Sur ces 6 septicémies, 5 sont morts.Pour résumer en quelques mots mon opinion sur le traitement des ostéomyélites aiguës, je crois pouvoir dire : En attendant d\u2019être fixé sur la valeur de l\u2019anatoxine et du sérum antistaphylococcique, l\u2019intervention s\u2019impose dans tous les cas d\u2019ostéomyélite aiguë avec abcès.Elle sera, suivant la gravité des lésions, une simple incision d\u2019abcès sous-périosté, une trépanation de l\u2019os, ou une résection diaphysaire ; et il y a intérêt à la pratiquer sans retard.Ce n\u2019est que dans les formes de septicémie proprement dite, à foyer osseux encore imprécis \u2014 et ce sont des formes rares par rapport aux autres \u2014 que l\u2019attente est justifiée ; elle s\u2019impose d\u2019ailleurs d\u2019elle-même le plus souvent. LES SANGS INCOMPATIBLES COMME THÉRAPEUTIQUE DE SHOCK DANS LES INFECTIONS GRAVES Par Paul-A.POLIQUIN, F.A.C.S., Médecin de l'hôpital de I'Enfant-Jésus (Québec).Je débuterai par une observation qui remonte à 1930: M.Gérard A.(3132 de l\u2019Enfant-Jésus) est âgé de 21 ans.C\u2019est un malade du Dr Laliberté qui l\u2019a vu en clientèle privée et qui a porté le diagnostic d\u2019endocardite maligne à streptocoques hémolytiques.Des hémocultures positives à ce germe confirmaient les prévisions de la clinique; le diagnostic était donc complet à la fois lésionel et étiologique.Le Dr Laliberté, qui a traité le malade, considère son cas comme extrêmement grave.Me disant que toutes les médications faites à date, bien qu'incontestablement utiles, restent insuffisantes et que le pronostic pour ce cardiaque est des plus sombres à brève échéance, mon confière me demande de voir ce malade et de lui faire si possible une ou plusieurs transfusions, et la première quasi d'urgence vu son mauvais état.Gérard A.entre à l\u2019hôpital le 20 mai 1930.Sa température à 98.4° F, son pouls à 76, sa respiration à 16, masquent son mauvais état général réel : on a affaire à un malade d\u2019une pâleur extrême, avec ses muqueuses complètement décolorées, d'une faiblesse considérable et transpirant profusément au moindre effort.L\u2019examen de son sang donne alors 1,400,000 G.R., Hémoz'obine 25%, Valeur globulaire 1, le tout associé à une leucopénie marquée: 2.760 G.B.La différenciation de ces globules blanes donne une lymphocytos: nettement augmentée et une polynuc'éose à la moitié de son chiffre habituel.Les temps de coagulation et de saignament, respectivement de 15 et 30 minutes.doublent s'ils ne triplent pas même les temps normaux.Dès le lendemain, je lui fais une première transfusion de 400 centicubes, me s:rvant de ma méthode préférée, celle de Scannell.Le receveur et J.B.A, notre donneur, sont tous deux du méme groupe, soit groupe IV de Moss.Notre transfusion, malgré son volume, est suivie d\u2019une faible réaction: léger frisson de 10 minutes trois quarts d'heure après sans hyparthermie décelable.Le malade, qui n\u2019a eu qu'une amélioration fugace et passagère, est réadmis le 5 juin.Je lui fais alors une deuxième transfusion de 200 centicubes, me servant du même donneur.J.B.A.Le malade no fait qu\u2019un léger frisson et peut quitter l'hôpital le même jour. 382 1\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 Gérard A.semble hémolyser à haute vitesse; il retombe vite dans son état antérieur et doit être réadmis le 25 juin; il a même ébauché de petits états convulsifs.Je lui fais alors une troisième transfusion de 200 centicubes, me servant da FE, P.comme donneur, groupe IV de Moss.Frisson de 15 minutes suivi d\u2019une réaction fébrile à 101.G° F.le soir même avec chute à la normale en 60 heures.Le malade recoit les Jours suivants du chlorure de calcium en injection intraveineuse, car ses tendances hémorrar- gipares restent à surveiller; même, le 4 juillet, des gingivorragies assez importantes créent de l'insuiétude.Le malade, qui menace toujours de s\u2019effondrer, ne présente plus que 800,000 G.R.et 2,320 G.B.avec cependant une polynucléose prédominante.Le 10 juillet, quatrième transfusion d» 250 centieubes.lL.P., notre donneur, est du groupe IV de Moss.Grand frisson de 20 minutes, hyperthermie atteignant 101° F.le soir même pour disparaître en 24 heures.Quatre jours après nouvelles gingivorragies qui nous montrent bien la continuation du processus morbide.Le 21 juillet, cinquième transfusion de 250 centieubes, A.B., donneur universel.Frisson de 35 minutes avee diaphorèse, réaction fébrile légère.Le 4 août, sixième transfusion de 250 crntieubes, P.E.P., donneur universel.Frisson de 30 minutes, suivi de réaction fébrile jusqu'à 103° F.le lendemain avec chute à la normale en 24 heures.Le 23 août, nous avons une amélioration 1égér> de la formule sanguine: 1,000,000 G.R., Hémoglobine 20%, Valeur globulaire 1, ce qui n'a rien de surprenant si l\u2019on tient compte du laquage du sang dans les anémies aussi hémolysantes.Les globules blancs sont au nombre de 4,500.Les temps de coagulation et de saignement sont tous deux de 7 minutes.Mais malgré l\u2019amélioration apparente de sa formule sanguine, le malade est pire que jamais au point de vue clinique.Ne -pouvant utiliser les immuno-transfusions comme nous l'aurions désiré, dès le début, à cause des montants exigés par les donneurs s'offrant à la vaccination, n\u2019ayant pas parmi nos donneurs professionnels d'individus ayant présenté de grandes infections pyogènes ou même tvpiques, nous nous décidons, faute de mieux, à continuer les transfusions de sang normal en variant les donneurs, escomptant toujours un donneur «chanceux ».Je regrette de le dire, mais jusqu\u2019à date, notre thérapeutiqu> avec son maigre résultat obtenu, ressemble un peu à un de ces marathons si chers au cœur des Américains, et je ne saurais vraiment pas À qui décerner la palme, si je considère le Chef de médecine avee sa foi invincible a la transfusion, le malade avec sa docilité ou le transfuseur avec sa ténacité évidente.Le 29 août, tel que convenu, septième transfusion, toujours avec le même procédé de Scannell, J.A.M., donneur.J\u2019injecte avec une grandz lenteur une première seringue de sang, puis je me mets à accélérer progressivement mon injction, lorsque le malade ressent une douleur excruciante en barre au creux épigastrique et devient L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 383 angoissé.Une mydriase inquiétante fait suite à un pouls plutôt misérable.Fn somme, c\u2019était tout le tableau d\u2019un grand choc hémoclasique par la réception d\u2019un sang incompatible.En face d\u2019un accident grave immédiat, imminent, l'indication étant formelle, je me vois obligé d\u2019interrompre la transfusion, espérant que l\u2019accident cataclysmique possible en pareil cas ne se produira pas, malgré les 50 centicubes déjà transfusés, et que tout au plus quelques accidents graves tardifs viendront noireir le tableau.J'avais pourtant attentivement groupé ce donneur dans le groupe IV de Moss, c\u2019est-à-dire parmi les donneurs universels, mais l'erreur était évidente.Le transfusé, descendu à son lit, fait un grand frisson qui dure une heure, a de l'agitation.le tout accompagné d: malaise général, de céphalalgie et de douleurs dans ses membres.Dans les heures qui suivent, légère expectoration sanguinolent: et mictions uniformément sanguinolent2s.Cette journée pleine d'inquiétude pour nous a un meilleur lendemain.Le quatrième jour après sa transfusion le malade pouvait quitter Phôpital, ayant eu une légère épistaxis la veille et ne présentant lors de sa sortie aucune trace d'albumine.Notre donneur, que nous avions cru donneur universel, était après vérification, tel que nous en étions convaincu, d\u2019un autre groupe: c\u2019était un groupe II indiscutable.Les globules IT de ce donneur étaient faiblement et surtout lentement agglutinés par le Test Serum INT.tandis que des globules témoins l\u2019étaient massivement et en moins de 10 minutes, ces globules ne l\u2019étaient qu\u2019en 40 à 50 minutes, et ce pour des raisons que j'ignore, raisons qui semblent bien indépendantes de la valeur des sérums étalons et des techniques suivies, mais paraissent plutôt inhérentes au sang lui-même.Jusque-là, rien de bien extraordinaire; nous avions fait une erreur certaine de groupement et causé un grand choe hémoclasique par injection de sang incompatible, injection qui reste la terreur des transfuseurs.Mais ce qui est plus intéressant, notre malade, qui n\u2019a fait que pouvoir se maintenir jusqu\u2019à date, et combien péniblement, notre malade à qui nous faisions des transfusions quasi à contre-cœur tant nous sentions l\u2019inutilité de la lutte entreprise, \u2014 et je dois ici féliciter le Dr Laliberté de sa ténacité \u2014 notre malade, dis-je, dès ce moment évolue, avec une convalescence relativement courte, vers une guérison indiscutable.Ce malade, revu par le Dr Laliberté, ne présenterait que quelques vestiges insignifiants de son ancienne endocardite, passée à l\u2019état chronique, bien entendu. Da) OS4 LYUNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1933 Cette erreur involontaire et redoutée de thérapeutique avait-elle guéri notre malade?C\u2019était la première question que nous pouvions nous poser.Jusqu\u2019à notre septième transfusion, tous les efforts d\u2019une thérapeutique active: vaccin, injections de septicémine et de chlorure de calcium, et que sais-je encore, n\u2019avaient réussi qu\u2019à retarder la progression des accidents vers une mort qui semblait certaine.et c\u2019est presque en vitesse que certains accidents nous forcent à recourir à la transfusion.Ce receveur, qui hémolyse rapidement ses propres globules, hémolyse tout aussi rapidement les globules transfusés.et l\u2019effet de la transfusion ne reste toujours que transitoire jusqu\u2019au jour où l\u2019accident rapporté, notre erreur puisqu\u2019il faut l\u2019avouer, paraît marquer un tournant dans l\u2019évolution de sa maladie.Dès ce jour seulement se manifeste le changement qui le conduit à la guérison.Eh bien! malgré l\u2019adage Post hoc, ergo hoc, qui reste la bête noire de la thérapeutique, vous me permettrez de vous dire que nous restons, le Dr Laliberté et moi, impressionnés par le changement subit et inattendu de ce malade, et moi tout particulièrement par les circonstances qui ont paru présider à ce changement.Les impressions sont un bien pauvre critérium scientifique, il faut l\u2019avouer, mais sous leur influence je rédigeai la présente observation, telle que donnée, en 19831, ct, dès ce moment, puisqu\u2019il est impossible de tirer la moindre conclusion d\u2019une observation unique, je me mis en frais de chercher quelques observations semblables dans les travaux des transfuseurs, avec une demi-certitude d\u2019en trouver.À ma grande surprise.je ne trouvai jamais aucune allusion à quelque cas semblable après maintes recherches, quand récemment j'eus la bonne fortune de tomber sur un article écrit par un médecin canadien de Montréal, le Dr Edmond Bourgault, et relatant une observation identique.La littérature médicale semble tellement pauvre à ce point de vue que je crois avoir toutes les raisons de vous dire que l\u2019observation du Dr Bourgault me semble être la première publiée avant celle que je vous présente.Il ne faut pas en être surpris, d\u2019ailleurs; cette pauvreté est peut-être due à ce fait très humain que les transfuseurs n\u2019aiment pas à publier leurs erreurs, et l\u2019avenir verra peut-être plusieurs observations de ce genre.Je vous relate l\u2019observation du Dr Bourgault pour vous permettre de rapprocher les deux documents cliniques : « Nous sommes demandé le 28 juillet 1936 auprès de Mme Armand D.hospitalisée depuis le soir précédent dans un service de médecine.Patiente L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1931 380 excessivement pâle, état général misérable, pouls a 130, T.a 100.2°, asthénie considérable.Elle se dit cependant assez bien, à part sa faiblesse extrême, et ne se plaint pas de la faim.«Elle a 30 ans, mariée depuis 8 ans, quatre accouchements à terme dont un gémellaire, il y a exactement quinze jours.Accouchement facile, sans aucune manœuvre, mais après lequel son médecin a tout de même jugé bon de lui faire donner une douchz vaginale tous les jours pendant douze jours.Lochies sanglantes durant les premières 24 heures; elle n'a jamais perdu de sang depuis.« À partir de la quatrième journée après l\u2019accouchement, elle commence à se sentir fatiguée, à pâlir, à faire de la température.Ces symptômes s'aggravent peu à peu jusqu\u2019à ce jour.«L\u2019examen complet (Dr Lefebvre) ne révèle aucuns lésion organique; nous pratisuons aussitôt un toucher vaginal.Col légèrement entrouvert; l'anneau interne est à peu près fermé.Les culs-de-sac sont souples.non douloureux; annexes non palpables.Le corps utérin est ferme, indolore, un peu gros peut-être, mais en rapport avec un accouchement gémellaire de 15 jours.« Nous posons le diagnostic de septicémie puerpérale, avec hémolyse, sans localisation gynécologique appréciable, et nous demandons d'urgence une numération globulaire et une hémoculture.Le rapport da la cytologie donne: G.R.1,565,313, G.B.9,687, Hémoglobine 22%.La transfusion sanguine n\u2019est pas encore urgente; nous préférons nous attaquer à la cause de l\u2019hémolyse.Glace sur l\u2019abdom2n.Propidon.«Le lendemain, 29 juillet, la T.est 101°, le pouls à 112, et la cytologie donne: G.R.891,407, G.B.8,593, Hémoglobine 6%.Nous injectons à la patiente 50 c.c.de sérum antistreptococcique de l\u2019Institut Pasteur et pratiquons une transfusion de 200 c.c., donneur universe!, M.Pa \u2026 donneur no 1.L\u2019intervention a été faite à la seringue de Jubé et a duré 10 minutes.Absolument aucune réaction, ni immédiate ni tardive.Le soir.la T.est à 101.2°, le pouls à 112; l\u2019état général est médiocre.Le lendemain, 30 juillet, la cytologzie donne: G.R.1,325,000; Hémoglobine 8%; T.100°, pouls 112.Nous pratiquons dans l\u2019après-midi une transfusion de 50 ce.à la seringue citratée.Donneur universel, M.Fi.\u2026., donneur no 2.Injection intraveineuse rapide; pas la moindre réaction dans la journée.« Le 31 juillet, T.à 100°, état général mauvais.Le cas semb'e désespéré ; la cytologie donne d\u2019ailleurs, malgré deux transfusions, G.R.850,000, G.B.5,905, Hémog.5%.Par acquit de conscience, nous pratiquons tout de même une autre transfusion de 50 c.c.à la seringue citratée.Donneur universel, M.D., donneur no 3.L\u2019injection est faite exactement dans les mêmes conditions que celle de la veille, mais à peine avions-nous injecté à la maladz 20 c.c.du sang du donneur qu\u2019elle nous dit ressentir un grand malaise: elle se couvre de sueurs froides, le pouls devient incomptable, la respiration s\u2019accélère et la patiente fait un grand frisson qui dur: environ une demi-heure, après lequel la température est montée à 105°.Cet état de shock dure environ 4 heures.«Le lendemain.ler août, T.101°, pouls 120, G.R.1,615,313, soit le double de la veille, G.B.9,687, Hém.12%.La patiente semble infiniment mieux et mange avec appétit.La 386 L\u2019UNTON MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 «Le 2 août, T.99.4°, pouls 96; la formule sanguine est la même.L'état général s\u2019améliore tous les jours.Le 4 août, T.normale, pouls à 88.A partir de ce jour, la température se maintient à peu près à la normale; la formule sanguine s'améliore graduellement; la patiente reprend des forces et quitte l'hôpital, guérie, le 16 août.Une nouvelle cytologie pratiquée le 16 septembre donne: G.R.5,494,844, G.B.5,156, Hém.56%.«La patiente n\u2019a cu absolument aucun traitement, à part quelques douches vaginales, après la troisième transfusion.» L\u2019observation relatée est intéressante, parce que concordante avec la nôtre, et dans l\u2019esprit du Dr Bourgault la guérison de son cas est nettement due au shock accidentel de sa dernière transfusion.Une remarque amusante en passant.Cette observation, exacte dans l\u2019interprétation du processus de guérison, me paraît entachée de deux erreurs: la première, que nous avons faite, et qui est celle d\u2019avoir employé un sang incompatible, la seconde, qui est celle de l\u2019avoir ignoré malgré le fait bien établi par leur laboratoire après l\u2019accident que le sérum du receveur agglutinait les globules du donneur.D\u2019ailleurs, reprenons la description des accidents: « I.injection est faite exactement dans les mêmes conditions que celle de la veille.mais à peine avons-nous injecté à la malade 20 cc.du sang du donneur qu\u2019elle nous dit ressentir un grand malaise: elle se couvre de sueurs froides, le pouls devient incomptable, la respiration s\u2019accélère et la malade fait un grand frisson qui dure environ une demi- heure après lequel la température est montée à 105°.Cet état de shock dure environ 4 heures.N\u2019avons-nous pas ici le tableau parfait du shock par injection de sang incompatible?Et dans mon esprit, leur donneur que le laboratoire classe donneur universel n\u2019en est pas un.D'ailleurs, malgré qu\u2019il existe en plus des iso-agglutinines et iso- hémolysines normales du sang, des agglutinines et même des hémolysines que je qualifierai de pathologiques, il est parfaitement connu que ces dernières ne sont pas aussi actives que les premières, et bien qu\u2019existantes sans aucun doute chez nos deux malades, pourquoi n\u2019auraient-elles provoqué aucun accident dans les premières transfusions tandis qu\u2019elles auraient été la cause de cette agglutination dans le dernier cas?J\u2019avouerai que ces deux observations sont bien peu pour établir ma thèse.LE Admettant que ces deux transfusions entachées d\u2019erreur de groupement ont été le point de départ de deux guérisons dans des cas qui semblaient désespérés, nous pouvons nous demander par quel L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1931 304 processus elles ont été actives quand celles qui les ont précédées ont paru sans action ?Dans les infections.la transfusion de sang normal agit par apport sanguin d\u2019abord, vraie médication symptomatique contre l\u2019anémie secondaire maintenant plus ou moins près de leur normale les constantes du sang, et par le fait même la résistance organique.Il est logique de croire que la transfusion aide indirectement à la défense de l\u2019organisme.La transfusion peut encore fournir un certain degré d\u2019immunité passive, lorsque le donneur possède une immunité acquise à son insu ct même peut être naturellement « donneur chanceux ».Aussi, si nos six premières transfusions avaient sans doute joué leur humble rôle symptomatique, il reste incontestable.à en juger par les résultats obtenus, que nous n\u2019avions pas trouvé de donneur « chanceux ».Les transfusions de sang de convalescents, les transfusions de sang d\u2019ancien typhique, les transfusions de sang d\u2019immunisés par le germe spécifique en cause ou par un stock-vaccin indifférent, peuvent fournir à l\u2019économie des anticorps tout préparés spécifiques ou non selon les circonstances, et ce sont des méthodes, particulièrement la dernière, qui semblent des plus rationnelles.Ce mode d\u2019action est facilement mis de côté dans notre observation, car aucun de nos sept donneurs n\u2019avait, dans son passé, de maladie digne de remarque dont ils eussent souvenance.et nous avions dû renoncer pour des raisons majeures à toute immuno- transfusion.Il ne nous reste plus qu\u2019une seule explication possible de ce processus de guérison : celle d\u2019un shock hémoclasique comparable au shock colloïdoclasique de Widal, celle d\u2019un shock vaseulosympathique comparable à ceux produits par les colloïdaux, avec cette différence qu\u2019ici c\u2019est une libération massive d\u2019albumine étrangère qui agit.Le Dr Bourgault semble bien convaineu de ce mode d\u2019action de guérison, et, intitulant son travail « Une conception nouvelle du mode d\u2019action de la transfusion dans les maladies infectieuses », il démontre nettement que c\u2019est le shock qui a agi dans son cas.Qu\u2019y a-t-il de surprenant à tout cela?La médication de shock n\u2019a-t-elle pas été toujours une médication employée sous une forme ou une autre dans les grandes infections, injections de colloïdaux, de peptone, de lait, d\u2019aolan ?Qui d\u2019entre vous n\u2019a pas fait son injection intraveineuse d\u2019électrargol dans un cas de septicémie ?* Xx Xk 358 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 La dernière question qui se pose à notre esprit est celle-ci : les sangs incompatibles peuvent-ils avoir une place dans l\u2019arsenal thérapeutique et leurs injections intraveineuses peuvent-elles devenir une méthode que l\u2019on puisse tenter dans certains cas?Si nous supposons le bien-fondé de nos deux observations, si nous accordons à nos deux transfusions de sang incompatible le crédit de vraies guérisons, je ne vois pas pourquoi on leur refuserait une place qu\u2019ils peuvent tout aussi bien mériter qu\u2019un grand nombre de médications douteuses.D'ailleurs, il ne faut pas oublier que les médications de shock ont déjà leur droit de cité bien établi.La deuxième partie de notre question, à savoir: si ces injections de sangs incompatibles peuvent devenir une méthode que l\u2019on soit autorisé à tenter dans certains cas, bien que restant pratique, peut être grosse de conséquences.Pour y répondre il nous faut nécessairement en étudier les dangers.D\u2019abord, disons que tous les accidents graves immédiats, mortels ou non, et que tous les accidents graves tardifs, en pratique dépendent de l\u2019incompatibilité sanguine; et nous aurons donc à tabler avec la possibilité de ces accidents, puisque nous userons d\u2019avance de ces sangs incompatibles.On peut admettre que le shock sera en raison directe du volume de sang injecté et de la vitesse employée à l\u2019injecter.On sait et on répète dans tous les volumes de transfusions que, bien que des accidents graves immédiats puissent apparaître avec des quantités minimes (20, 15 et même 10 centicubes), ces accidents n\u2019apparaissent d\u2019autres fois qu\u2019à 50 et même 70 centicubes.Le malade du Dr Bourgault a reçu 20 centicubes et le mien 50; le dernier malade a un shock infiniment plus grave, c\u2019est indiscutable.En réalité, les accidents apparaissent bien avant ces quantités.mais ne sont pas toujours différenciés des accidents variés qui sont monnaie courante dans les transfusions, et les quelques instants qui se sont passés entre leur apparition et l\u2019intensité qui permet de les diagnostiquer ont malheureusement laissé le temps d\u2019augmenter la dose et par le fait même d\u2019intensifier les accidents.On sait, d\u2019autre part, qu\u2019un transfuseur doit débuter dans sa transfusion avec lenteur et même beaucoup de lenteur, surtout lorsqu\u2019il se sert d\u2019un donneur nouveau.C\u2019est une pratique d\u2019atténuation du shock que vous connaissez tous pour maintes injections que vous donnez quotidiennement.Cette lenteur que tous les professionnels de la transfusion connaissent bien, non seulement leur permet d\u2019atténuer le shock, s\u2019il survient par erreur de groupement, mais leur permet L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 389 aussi de le reconnaître avant que l\u2019injection mette la vie de leur malade en grave danger par son abondance.Malgré l\u2019atténuation des accidents graves immédiats ordinairement compatibles avec la vie, il y a toute une gamme d\u2019accidents graves tardifs qu\u2019il faut connaître, si l\u2019injection a été assez abondante.Il est souvent arrivé autrefois que les transfuseurs, donnant vite, aient eu le temps de transfuser un volume de sang considérable et même de compléter toute leur transfusion avant de reconnaître l\u2019incompatibilité sanguine et de provoquer la mort cataclysmique de leur patient.Il est rare, bien rare à mon avis, qu\u2019une injection lente, très lente, ne décèle ce syndrome d\u2019hétérogénéité, avant que soit franchi le seuil du danger imminent.Et particulièrement si elle est faite par un médecin qui, usant de sang incompatible dans un but de thérapeutique, est sur le qui-vive pour saisir les premières manifestations de ce shock.Cela est si vrai qu\u2019un véritable professionnel de la transfusion, placé dans des conditions particulièrement urgentes, n\u2019hésiterait pas à transfuser, sans test de groupement, un sang quelconque en se servant de ce procédé de lenteur pour déceler le syndrome d\u2019hétérogénéité, quitte à cesser toute transfusion au premier signe d\u2019incompatibilité.Remarquez bien que dans mon esprit cette pratique est absolument condamnable et sans excuse à moins d\u2019une urgence qui ne se rencontre guère.Petite quantité injectée avec lenteur, c\u2019est important.Mais avar.: tout, ce qu\u2019il faut connaître d\u2019une manière parfaite, c\u2019est le syndrome d\u2019hétérogénéité sanguine pour le reconnaître dès ses premiers signes.Pour avoir ignoré ces détails, on a eu plusieurs cas de mort dans les débuts de la transfusion.Leur connaissance a pratiquement toujours permis de sauver le malade d\u2019un accident cataclysmique mortel en le privant simplement du bénéfice d\u2019une transfusion utile ou nécessaire selon le cas.J\u2019insiste sur ce fait.On peut prévoir que les réactions du patient seront individuelles, et vous connaissez \"immense gamme de réactions vasculo-sympa- thiques possibles avec des causes qui vous paraissent pourtant identiques en pratique journalière.Ces facteurs individuels sont impossibles d\u2019appréciation même d\u2019une manière problématique.Il est logique de les craindre proportionnellement aux tares organiques anciennes ou créées par l\u2019infection, il est logique de les redouter chez les grands infectés avec hémolyse, il est même probable que les agglutinines et hémolysines minor puissent les exagérer en libé- 390 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 rant avec une vitesse plus grande chez l\u2019individu sain les albumines étrangères.Vous voyez que les facteurs connus.et inconnus surtout, sont nombreux, et qu\u2019il n\u2019y a pas de règle absolue qui nous permette de doser ce shock.Vous me direz qu\u2019il y a un grand nombre d\u2019accidents possibles à ces injections; je vous demanderai quelle est la méthode qui n\u2019a pas les siens.Vous me direz que deux observations, c\u2019est bien peu pour légitimer une thérapeutique apparemment aussi scabreuse ; je vous approuverai, mais je vous dirai que, si nos deux observations sont exactes, cette thérapeutique représente beaucoup pour nos deux malades.Personnellement, je crois qu\u2019on peut se permettre légitimement de tenter ce traitement dans des cas désespérés en usant de toute la prudence médicale possible.Je crois que c\u2019est une médication légitime, bien que peu tentante par instinct chez un transfuseur.Je vous avouerai que les 23 et 26 septembre dernier je tentai cette médication pour un cas extrêmement grave de streptococcémie hémolytique d\u2019origine dentaire chez qui j'avais eu l\u2019occasion déjà de pratiquer cinq transfusions de 400 c.c.chacune avec une amélioration incontestable de courte durée, mais suivie bientôt de symptômes alarmants qui nous forçaient de recourir en vitesse à la transfusion.Avec le Dr Pettigrew, qui avait suivi le cas concomitamment avec moi, je débutai par de toutes petites doses pour tâter le terrain, et puis au moment où je me proposais de donner l\u2019injection dé- chaînante, soit le 28, le malade était si mal que toute idée d\u2019une troisième injection de sang incompatible fut abandonnée, et le malade mourait peu de temps après.Tenant compte des doses minuscules injectées au début comme préparation au shock hémoclasique que je me proposais de donner, tenant compte de leur insuffisance à créer le moindre shock et peut- être de notre retard à entreprendre une médication pour laquelle Phésitation était permise, vu l\u2019absence de mention dans la littérature médicale à date, je ne crois réellement pas que cet insuccès doive entrer en ligne de compte, et si je le cite c\u2019est simplement pour vous montrer qu\u2019en deux milieux éloignés l\u2019idée s\u2019était faite d\u2019un nouveau mode d\u2019action de la transfusion.Pour résumer, nous croyons: 1) que dans notre observation, seule la septième transfusion a été le point de départ de la guérison ; L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 391 3 2) que le processus de guérison a été le shock hémoclasique intense déchaîné par l\u2019injection de sang hétérogène ; 3) que cette thérapeutique par le shock est une possibilité remplie de danger et peut être aussi un danger rempli de possibilité ; 4) que tout considéré, cette thérapeutique incertaine ne devrait pas être tentée sans une connaissance approfondie des lois de la transfusion et surtout du syndrome d\u2019hétérogénéité ; 5) que même un transfuseur professionnel ne devrait la tenter qu\u2019avec prudence jusqu\u2019au jour où des connaissances nouvelles permettront d\u2019en accepter ou d\u2019en nier la valeur et peut-être d\u2019en établir la technique.BIBLIOGRAPHIE Edmond BOURGAULT: « Une conception nouvelle du mode d\u2019action de la transfusion sanguine dans les maladies infectieuses.» Le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal; no 4, p.200; octobre 1936.088 © RECUEIL DE FAITS DOLICHO-SIGMOIDE ET DOLICHO-TRANS- VERSE ASSOCIÉS Interventions itératives et guérison chirurgicale.Par Pierre SMITH, Chirurgien à l'hôpital Saint-Luc.L'histoire suivante est celle d\u2019une malade ayant subi au cours des dernières années cinq interventions abdominales dont deux récentes pour une double lésion dolicho-sigmoïdienne et dolicho-trans- versaire.Au début d\u2019octobre 1935, Madame X, âgée de 35 ans, nous est amenée par son médecin traitant parce qu\u2019elle se plaint de constipation opiniâtre accompagnée de ballonnement considérable et très douloureux du cadre colique.L\u2019interrogatoire et l\u2019anamnèse nous apprennent que dès l\u2019adolescence elle a souffert de constipation et de douleurs abdominales diverses: crampes, coliques.Ces troubles douloureux allèrent en s\u2019aggravant.Au mois de mai 1928 en raison d\u2019une salpingo-ovarite droite, il a été pratiqué simultanément une salpingectomie bi-latérale, une ovariectomie gauche et l\u2019appendicectomie.Un mois plus tard (juin 1928) elle subit une cholécystectomie pour cholécystite caleuleuse.Les années qui suivirent, la constipation habituelle et les douleurs abdominales sous forme de coliques s\u2019accentuèrent de plus en plus, tellement qu\u2019au cours des derniers six mois de l\u2019année 1933, la constipation est quasi invétérée, les coliques intestinales deviennent de véritables crises d\u2019obstruction et de sub-occlusion persistant des heures entières, accompagnées de ballonnement intense du cadre colique, et de douleurs tellement intolérables, que la morphine même à hautes doses répétées ne parvient qu\u2019imparfaitement à procurer un soulagement. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 395 Le diagnostic de dolichocôlon est confirmé par un lavement baryté.La radiographie révèle alors (fig.1): « 1° un mégacôlon peu accusé, 20 une coudure a l\u2019angle splénique.3° un abaissement du côlon transverse, celui-ci rétracté et ondulé, avant la forme de vagues très accentuées et causées vraisemblablement par des adhérences dues à la périviscérite.L\u2019angle splénique est coudé, et l\u2019anse sigmoïde est enroulée sur elle-même.» Fig.I.- Mécacôlon peu accentué.Coudure à l'angle sp'énique.atrtiss ment = 2 .ue > n lu côlon transverse; anse sigmoïde enroulée sur elle-même.Un traitement médical, judicieusement institué par le médecin traitant, améliore la malade qui quitte lhôpital quinze jours plus tard (fig.IT).Quelque temps après, les mêmes douleurs réapparaissent graduellement, plus vives, plus fréquentes.En novembre 1933, nouvelle laparotomie; section d\u2019une bride pelvienne, tendue de l\u2019utérus à la fosse illiaque gauche et comprimant 394 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 fortement le sigmoïde.Les suites opératoires sont d\u2019abord favorables : les principaux malaises disparaissent, l\u2019appétit revient, le sommeil et l\u2019état général s\u2019affirment meilleurs, le poids augmente de 25 livres.Mais au bout d\u2019un mois environ, il appert que la seule résection de cette bride comprimant le sigmoïde a été nettement insuffisante; en cffet, les douleurs réapparaissent discrètement, puis elles vont s\u2019aggravant: des complications multiples surgissent: les unes, anatomiques, 1 Fig.II.\u2014 Même malade quittant l\u2019hôpital, améliorée.Le côlon transverse à repris sa mobilité, mais les allongements et les coudures persistent.les autres psychiques ou médicamenteuses ; la malade glisse peu à peu vers un état cachectique qui fait craindre pour ses jours.Au début du deuxième semestre de 1935, les crises de sub-occlusion colique, sont extrêmement douloureuses ; c\u2019est un long martyre inénarrable lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019obtenir une selle exonératrice.En examinant cette malade, on est frappé par sa maigreur et son teint terreux, l\u2019expression douloureuse de sa physionomie, sa nervosité, ~ L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 395 l\u2019instabilité de son humeur.L\u2019abdomen porte la trace de deux cicatrices chirurgicales, l\u2019une sous-hépatique, l\u2019autre ombilico-pubienne ; au moment des crises douloureuses, on remarque facilement le ballon nement du cadre colique, marqué surtout à la fosse iliaque gauche et au côlon descendant.L\u2019intensité de ce ballonnement explique nettement l\u2019acuité des douleurs accusées par la malade.Etant donné l\u2019histoire clinique et les constatations radiologiques nous proposons d\u2019intervenir en réséquant le dolicho-sigmoïde.Cette intervention est acceptée.La malade est donc minutieusement préparée pendant 10 jours consécutifs, et nous l\u2019opérons le 14 octobre 1930.Fig, J1I.\u2014 Radiographie prise le 20 juillet 1936, neuf mois après la résection du dolicho-sigmoïde.Deux semaines avant la résection du dolicho-trans- verse, \u2014 Rapport radiologique: « Dolicho-transverse sans lésion organique visible.À la palpation sensibilité au creux épigastrique.» Anesthésie à l\u2019avertine complétée par des inhalations d\u2019éther.Incision: MacBurney gauche par dissociation.Le sigmoide se présente a l\u2019incision et l\u2019extériorisation en est facile.Lésions de mésentérite rétractile légère sur le méso-sigmoïde.Résection de l\u2019anse sigmoïde dolicholisée sur une longueur de 41 centimètres, suivant la technique de Sénèque et Milhiet. 396 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 Les suites opératoires furent simples et sans incident.Selle !- 10ème jour.Aucune fistule stercorale ne s\u2019est produite.Guérison locale par première intention.Depuis ce jour, la malade grandement améliorée, présente encore.mais de façon transitoire, des crises de coliques intestinales avec un peu de ballonnement épigastrique et sus-ombilical; mais sans ballonnement de la fosse iliaque gauche.Ces crises douloureuses d\u2019abord légères, deviennent de plus en plus fréquentes, accompagnées de ballonnement dans l\u2019étage supérieur de l\u2019abdomen, de reptations coliques, révélant les menaces de volvulus ou de torsion du transverse dolicholisé (fig.TIT).Devant cette aggravation et cette menace, nous pratiquons une nouvelle intervention le 5 août 1936.Anesthésie: Avertine complétée par des inhalations d\u2019éther.Incision: Médiane sus et sous-ombilicale.A Pexploration, on constate un utérus sain ; l\u2019absence des annexes droites et de la tromp\u201d gauche et de l\u2019appendice; l\u2019ovaire droit est petit ct scléro-kystique.Libération d\u2019une adhérence lâche de lextrémité inférieure de Pépi- ploon à la fosse iliaque gauëhe; et d\u2019adhérences au niveau de la région vésiculaire et du foie; près de l\u2019angle colique gauche à environ 15 centimètres de cet angle, il existe un rétrécissement du transverse dû à du tissu conjonctif (mésentérite rétractile) qui diminue le transverse d\u2019environ la moitié de son calibre ; ce tissu est sectionné et libéré aux ciseaux.Immédiatement en deçà de ce rétricissement, et sur une longueur d\u2019environ 14 pouces le transverse est très dilaté et rouge (siège des crises de sub-occlusion et de distension).Le méso-côlon à ce niveau ne présente aucune trace de mésentérite rétractile.Les matières fécales stagnant dans le cæcum et dans la moitié droite du transverse sont refoulées au dela de l\u2019angle splénique.Décollement colo-épiploique.résection du côlon transverse sur une longueur d\u2019environ +0 centimètres, suture bout à bout, par le procédé de Robineau.L\u2019évolution post-opératoire ne comporta aucun incident notable.Aucun signe de réaction infectieuse péritonéale ; guérison locale par première intention.Selle facile vers le 9e jour.Les dou'eurs abdominales réapparaissent encore cependant, nécessitant des injections répétées de narcotiques.Mais ces douleurs ne présentent plus le caractère de sub-occlusion : elles semblent plutôt de caractère spasmodique (fig.IV).Cette fois, les douleurs au lieu de se rapprocher; s\u2019espacent dans le temps, et au lieu d\u2019augmenter d'intensité, s\u2019atténuent progressivement.Si bien, que la malade, lorsqu\u2019elle n\u2019enfreint pas les pres- -\u2014 \u2014\u2014\u2014 -_\u2014 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1931 397 criptions médicales, reste de nombreux jours, voire des semaines entières sans souffrir.Lors de sa mission scientifique à Montréal, M.le Professeur Chiray, a eu l\u2019amabilité de venir voir et examiner avec nous cette malade.Fig.IV.\u2014 Radiographie prise le 8 septembre 1936.Quatre semaines après la résection du dolicho-transverse; un an après la résection du dolicho- sigmoïde.\u2014 Rapport radiologique: « Le lavement pénètre et progresse régulièrement dans tout le cadre colique jusqu\u2019au cæcum.Aspect fragmentaire sur la radio, dû à une contraction intestinale au moment de la prise de la radio.Boucle de l\u2019ascendant qui peut être aussi causée par une contraction.Un peu de baryte a reflué dans l\u2019iléon.» Il croirait volontiers à la guérison définitive de la malade, si elle possédait l\u2019énergie requise pour suivre les recommandations de ses médecins, seules nécessaires actuellement, semble-t-il. 398 l\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 193; Le Professeur Chiray a conseillé notamment ce qui suit : 1° Garder le repos à l\u2019hôpital pendant plusieurs mois.2° Pendant ce temps, supprimer au maximum l\u2019usage de toui toxique.3° Faire tous les deux jours, une ampoule de 3 cc.de Calcium Sandoz.4° Pendant les 10 jours consécutifs, faire une injection quotidienne de Parathormone Lilly.5° Pendant ce temps, recourir à la physiothérapie; le rayon- infra-rouge alterné avec diathermie.6° Chaque matin à jeun, une dose de sous-nitrate de bismuth pur, allant de 5 à 15 grammes avec ou sans lait de magnésie de façon à assurer la cure bismuthée sans constipation.(Cette malade a présenté autrefois un B.W.positif.) 7° Après les repas, usage d\u2019un mucilage : Saraka, ete.8° Régime très surveillé; viande ou poisson frais.Viande à l\u2019anglaise.Fromage frais ou cuit.Fruits crus et cuits.Eviter de façon absolue ce qui est fermenté, fumé, les graisses cuites, épices fortes, les crudités de toute nature sauf les fruits, les alcools et vins forts et restreindre le tabac le plus possible.Mais cette malade, possède une hérédité patho!ogique psychique et physique marquée ; son existence a été physiquement et moralement douloureuse ; sa vie conjugale mouvementée ; son caractère indiscipliné, peut difficilement résister aux impulsions les plus inattendues, malgré leurs conséquences désastreuses; aussi il lui est fort difficile de supprimer les toxiques divers, cigarettes innombrables, boissons alcoolisées, narcotiques à l\u2019occasion, veilles accablantes.Aussi si son avenir chirurgical semble rassurant et dégagé de toute perspective d\u2019opération chirurgicale ultérieure, son avenir médical par contre, reste encore ponctué d\u2019un point d\u2019interrogation douloureux.Remarques : À notre sens, l\u2019intérêt de cette observation, réside notamment dans les faits suivants: de la présence de lésions multiples, dont quelques-unes évoluèrent simultanément pendant un certain temps; L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 399 de la difficulté d\u2019interprétation des symptômes attribuables à ces lésions simultanées ou successives; en effet, à une période donnée, cette malade souffrait à la fois, d\u2019un dolicho-côlon (dolicho-sigmoïde et dolicho-transverse) d\u2019une choléeystite caleculeuse, de lésions annexielles, appendiculaires, et de périviscérite ; de la difficulté de se convaincre de la nécessité d\u2019une résection successive d\u2019un dolicho-sigmoïde et d\u2019un dolicho-transverse, chez une malade déjà laparotomisée 3 fois en 5 ans.La constipation opiniâtre, associée aux douleurs intolérables, les menaces de torsion ou de volvulus, ont commandé nos deux dernières interventions.Le mieux-être considérable ressenti dans la suite par la malade semble avoir justifié notre manière de voir et d\u2019agir en l\u2019oceurrence.OX) CORPS ÉTRANGER DU DUODENUM\u201c Par Eugène DUFRESNE, Chirurgien de l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu.J\u2019ai pensé que l\u2019observation qui suit pourrait vous intéresser et j'ai l\u2019honneur de vous la présenter avec pièces et radios.Mad-moiselle V., 25 ans, démente précoce, état général médiocre, avait un caractère de vieille fille malgré sa jeunesse.Ce ne sont pas les années qui font les vicilles filles, c'est le caractère.Vers Il: milieu d'août dernier, elle dit à son officière qu'elle à avalé différents objets, dont sa brosse à dents.Elle avait des vomissements à ce moment.La radiographie révèle qu'en effet elle avait dans le cæco-ascendant un corps étranger semblant avoir environ 2 pouces de longueur.mince et régulier, qui pouvait être la partie d'une brosse à Cents visible à la radio |.La présence d\u2019un corps étranger avalé et parvenu au côlon ne présente aucun sujet d'inquiétude.Les détroits nature\u2019s sont doublés, ct le corps étranger ne demande qu'à s\u2019éliminer par la voie ordinaire.Nous avons l'expérience de ces cas.La radio IT fait voir des corps étrangers (manches de cuillars à soupe) plus longs et plus larges que celui de Melle V.On en à suivi la progression dans le côlon et ils en ont été évacués sans le moindre ennui.La radio 11! montre d'autres corps étrangers avalés, plus larges et plus épais, un bouton, une épingle, deux semences et un petit soufflet que nous n\u2019avons pas pu voir sans p-nser à l\u2019histoire du montreur de marionnettes d\u2019Alphonse Allais.Ils n\u2019ont fuit qu'un court séjour dans l'ampoule rectale et n\u2019ont pas hésité à sortir après lavement., Le cas de Mlle V.était banal, et je n\u2019en ai même pas entendu parler.Sur les entrefaites et pur hasard, presque tout le personnel de la salle à été changé en peu de jours, et comme Mlle V.avait cessé de vomir, qu'elle ne se plaignait d'aucune douleur, l\u2019histoire de sa brosse à dents fut oubliée.Peu après s\u2019installà una diarrhée persistante accompagnée da perte d\u2019appétit.Le médecin de service pensa d\u2019abord à une diarrhée estivale tenace, puis à una forme quelconqua d'entérite, puis enfin à une tuberculose de l\u2019intestin.La malade s'amaigrissait, s'affaiblissait, se desséchait, malgré des sérums répétés.mais restait sans température ct sans vomissements.Fn désespoir de cause, on demande une nouvelle radio, et, la 18 décembre, nous sommes tous surpris de voir le corps étranger toujours à peu près à la même place.Le radiologue a vite fait de le localiser dans le duodénum, et l'intervention est faite quelques jours plus tard, après avoir essayé d\u2019hydrater la malade, qui en avait grandement besoin.L\u2019examen clinique était négatif, la pression profonde sur l\u2019abdomen ne causait aucune douleur, mais il ne faut pas oublier que la sensibilité est souvent fort diminuée chez les malades mentaux.Elle était si amaigrie (1) Communication faite à la Société de Chirurgie de Montréal.séance de février 1937. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 401 La radio.No 1 était trop pâle pour être reproduite.26765.\u2014 Deux manches de cuil- 27608.\u2014 «Brosse à dents complète, dans lers, avalés et expulsés sponta- duodénum.» \u2014 Extraction par le pylore, nément, après troïs jours.en passant par l\u2019estomac.Gastrotomie.795 Cone Ae ae als , ye .Z{3d4, - - Corps étrangers avalés et expulsés par l\u2019intestin. 402 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 et avait un ventre si déprimé que j\u2019étais surpris de ne pas sentir le corps étranger à travers la paroi.Intervention le 24 décembre.Anesthésie: le Dr Paul Décary.Aide: le Dr Attendu.La brosse à dents est vite perçue dans le duodénum, lequel avait une forme un peu particulière.La lère et la 2e portion formaient un angle aigu qui coiffait l\u2019extrémité-manche de la brosse et l\u2019empêchait de revenir dans l\u2019estomac.La Ze et la 3e formaient un autre angle aigu dont le sommet atteignait la ligne bi-iliaque, et notre brosse se trouvait emprisonnée dans la Ze portion, ne pouvant ni avancer ni reculer.Elle était mobile sur place et il n\u2019y avait pas la moindre trace de périviscérite.J\u2019ai essayé avec douceur de la refouler dans l\u2019estomac sans y réussir.Je n\u2019ai pas insisté; cette partie du tube digestif, plus encore que les autres, demande d\u2019être traitée délicatement.J'ai fait une gastrotomie et la pince guidée par mon doigt à travers le pylore l\u2019a extraite avec la plus grande facilité.La brosse, en celluloïde, a 5 pouces de longueur.Guérison retardée par un hématome suppuré de la paroi.La diarrhée est disparue après quelques jours.La malade mange comme quatre et son état général est meilleur qu\u2019avant l\u2019ingestion de son corps étranger.Les cas de corps étrangers emprisonnés dans le duodénum sont très rares.M.Gosset, tm « Précis de Pathologie chirurgicale », 1920, cite Jeannel qui en aurait relaté sept.Pourquoi certains objets traversent-ils cette partie de l\u2019intestin quand d\u2019autres sensiblement de même longueur y séjournent ?Testut nous en donne la raison : C\u2019est que la forme du duodénum est variable.Tantôt les trois portions s\u2019unissent en forme de fer à cheval tantôt en forme de V.Il est évident que certains objets pourront passer dans le fer à cheval et seront arrêtés dans le V.J\u2019al été surpris de trouver l\u2019intestin apparemment sain, sans réaction inflammatoire, sans induration aux points de contact du corps étranger.Gosset dit que l\u2019avenir des corps étrangers du duodénum est mal connu.C\u2019est facile à croire puisqu\u2019on n\u2019avait pu en colliger que sept cas en 1920.Chez ma malade, c\u2019était l\u2019état général qui souffrait.La diarrhée ne semblait pas être la manifestation d\u2019une entérite ; les selles étaient jaunes, claires et fréquentes et devaient plutôt être le fait d\u2019une exagération des mouvements péristaltiques d\u2019un duodénum qui cherchait à se débarrasser d\u2019un objet qui le taquinait, mouvements qui se propageaient au reste du tube digestif.Et pourtant, pendant les quatre mois qu\u2019a duré l\u2019incarcération, toute la noire série des complications « logiques » dont parlent les auteurs: ulcération, perforation, péritonite enkystée ou généralisée, ont bien eu le temps de se produire.C\u2019est encore un cas où la logique ct le fait sont en contradiction, et c\u2019est le fait qui a raison. PETITE CLINIQUE NEURINOME DE LA QUEUE DE CHEVAL.SYNDROME DE SCIATIQUE SÉVÈRE ET TENACE.FORME FRUSTE DE LA MALADIE DE RECKLINGHAUSEN.Par Roma AMYOT, Médecin à l'hôpital Notre-Dame.Von Recklinghausen signala, en 1882, la présence, chez certains sujets, de nombreuses tumeurs sous-cutanées.Il découvrit que ces tumeurs se développaient sur le trajet des nerfs qui innervent le derme et crut qu\u2019elles se formaient aux dépens de la charpente conjonctive de ces nerfs (endonèvre, périnèvre).Pierre Marie et son élève, Landowski, en 1894, ajoutèrent, aux tumeurs sous-cutanées de la maladie de Recklinghausen, les taches pigmentaires de la peau et des tumeurs pédiculées du tégument : les « molluscum ».A cette triade symptomatique, Crouzon (1922) contribua à joindre le névrome plexiforme que Verneuil avait observé et étudié en 1857.Pierre Marie avec Branca puis Couvelaire (1900) démontra que des tumeurs de mémes caractéres histologiques pouvaient aussi appa- raitre sur les nerfs des viscéres appartenant au systéme sympathique.Puis des travaux de nombreux auteurs ont intégré dans les cadres déjà élargis de la maladie, associés ou non aux manifestations cutanées ou périphériques typiques, certains processus tumoraux évoluant, soit sur les racines rachidiennes, sur les nerfs craniens (surtout le nerf auditif: Cushing, Henschen, Gardner et Frazier, Roger et Allais), sur les méninges molles, soit au sein même de l\u2019axe céréhro- spinal.Certains auteurs ont même rencontré des cas, rares il est vrai, où le processus était disséminé aux nerfs périphériques, aux méninges, 404 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 aux racines rachidiennes et craniennes, aux centres cérébro-spinaux.Ces cas représentent les formes dites généralisées de la maladie.Ailleurs, les lésions tumorales n\u2019existent que dans les centres.ou que sur les racines rachidiennes et les paires craniennes, ou qu\u2019aux méninges molles, n\u2019étant, d\u2019autre part, que très discrètement réparties au tégument et n\u2019étant accompagnées que de très parcimonieux «nevi» et taches pigmentaires de la peau.Ce sont les formes dites frustes ou dissociés.Cette vaste synthèse qui dépasse considérab'ement la description initiale de Recklinghausen a été faite grâce à l\u2019adjonction de conceptions nouvelles concernant l\u2019étiologie, l\u2019anatomo-pathologie et l\u2019histogénèse des tumeurs nerveuses de cette maladie.Elle a été édifiée aussi par la confrontation d\u2019un nombre étendu d\u2019observations dans lesquelles des symptômes typiques de la maladie coexistaient, chez le même sujet ou sur des membres différents d\u2019une même famille, avec des processus d\u2019histologie semblable, mais à localisation rare, inusitée.centrale et se formant sur des tissus de même origine embryologique que ceux sur lesquels croissent les lésions tumorales périphériques.Ainsi, la notion d\u2019hérédité et de familiarité de la maladie, établie vers 1910, a permis d\u2019intégrer dans les mêmes cadres nosologiques des formes atypiques et centrales de certains malades qui appartenaient à des familles atteintes indéniablement de la maladie de Recklinghausen.Les travaux de Nageotte (1922) ont imposé la conception que la gaine de Schwann de la fibre nerveuse constitue un tissu névroglique périphérique.Ceux d\u2019Oberling (1923), de Masson, de Roussy et Cornil ont montré que les méninges molles avaient une origine ectodermique et que leurs éléments cellulaires devaient être considérées comme l\u2019équivalent de la trame névroglique des centres nerveux.Bard (1885), Durante, Verocay (1908) et surtout plus récemment Pierre Masson ont contribué à faire admettre presque unanimement que les tumeurs des nerfs de la maladie de Recklinghausen n\u2019avaient pas une origine conjonctive, comme le croyait Reckling- hausen, comme le pensent Mallory et Penfield, mais qu\u2019elles naissent et croissent aux dépens du tissu schwannien de la fibre nerveuse, c\u2019est-à-dire de la gaine de Schwann qui est de la névroglie périphérique.Ces tumeurs constituent de véritables schwannomes et sont en définitive des gliomes périphériques. NIIT L\u2019UNTON MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 rr YTIOn EM \u201cog Es NT / NFE PT Ty Oc NS = où 3 F i» (WN N33 a, © eee GA \\e e Ha?« 2g] 0 Ë = \\ d se Qu SZ 55 Ze o> À Rp PR EN On Uy IN Co RE rnin, ve {Op S/ LPS, BIEN \"0 On \u201cEten en (0/2) 2, APp4 X/ En Oy Sry LABORATOIRES POULENC FRERES DU CANADA, LTEE 350 RUE LE MOYNE MONTREAL Distributeurs: ROUGIER FRERES MONTREAL ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS XIV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 es 7 = TTT WYETH ANNONCE \u201cAMPHO JEL\" Une thérapeutique tout a fait nouvelle pour le traitement de I'hyperacidité gastrique.EEL * A paletibl \u201cAdmin 2 seit « AMPHOJEL » est une suspension colloïdale d\u2019hydrate d\u2019alumine, agréable au goût, pouvant neutraliser plus de 12 fois son volume d\u2019une solution N/1Q HCL (réactif Toepfer).« AMPHOIJEL » (pH 6.9) ne peut causer une augmentation secondaire de la sécrétion acide, parce qu\u2019il ne crée aucun état anormal d\u2019alcalinité d tube digestif.« AMPHOJEL » est amphotère (réaction indifférente), par conséquent peut neutraliser l'acidité et ne dérange aucunement l'équilibre acido-base norma du sang et des tissus.« AMPHOJEL » est un antacide entièrement nouveau.!| ne peut causer une augmentation secondaire de la sécrétion acide \u2014 d'alcalinité gastrique o d\u2019alcalose.Echantillons et littérature envoyés sur demande.JOHN WYETH AND BROTHER INC, Walkerville, Ont e A CG Prat à L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 19837 405 Pierre Masson (1926), adoptant l\u2019hypothèse de Soldam (1899) et la solidifiant magistralement, d\u2019une part, par des travaux d\u2019histo- pathologie, d\u2019autre part, par une brillante interprétation synthétique de ceux-ci, aboutit à cette conclusion : les nævi et les taches pigmentaires de la peau sont liés à une perturbation des mélanophores cutanés (d\u2019origine neuro-ectodermique) et sont la conséquence immédiate d\u2019une croissance tumorale d\u2019éléments différentiés du syncitium de Schwann des terminaisons nerveuses.Ces diverses et très importantes conceptions histogénétiques, groupant en un seul faisceau embryogénique, la névroglie des centres, les méningoblastes des méninges molles et la gaine de Schwann des nerfs, couplées à la doctrine de l\u2019origine névroglique des « n®vi» ou des taches pigmentaires et des tumeurs sous-cutanées de la maladie de Recklinghausen, ne pouvaient que renforcer, par un apport scientifique puissant, l\u2019édification de la vaste synthèse nosologique, à cadres très élargis, que la clinique s\u2019était efforcée et s\u2019efforce encore d\u2019effectuer.Car, elle ne s\u2019est pas arrêtée en aussi fertiles efforts.Elle avait déjà accepté certaines formes frustes de la maladie ne se solidarisant que par de la pigmentation cutanée (dermatose pigmentaire de Chauffard).Elle a tendance maintenant à inclure dans le même groupe certaines tumeurs des glandes endocrines, surtout des endocrines qui contiennent des cellules d\u2019origine franchement neuro-ectodermique, comme la surrénale.Certains auteurs (Bielschowski, Globus et Strauss), en passant par la maladie de Bourneville, y font entrer des formes de gliomes cérébraux (spongio- blastomes).Enfin, depuis quelques années, on a tenté de réunir à la maladie de Recklinghausen, la maladie de Bourneville (1880) ou sclérose tubéreuse du cerveau, la maladie de Von Hippel (1903) ou angio- matose rétinienne, la maladie de Lindau (1926) ou angiomatose des centres nerveux (rétinienne et cérébelleuse) associée à des tumeurs kystiques viscérales (pancréas, reins, surrénales, ovaires).Des aspects histopathologiques réciproques et de liaison, des symptômes communs, des arguments d\u2019histogénèse neuro-ectodermique et d\u2019étiologie hérédo-familiale similaires ont imposé ce rapprochement à l\u2019esprit de certains auteurs neurologistes et neuro-histologistes.Cet apport nouveau au groupement déjà considérable est surtout dû à Van der Hioeve (1925) qui découvrit dans les trois maladies héréditaires et familiales (Recklinghausen, Bourneville et Lindau) l\u2019existence de tumeurs rétiniennes analogues.Il les unifia sous la dénomination 406 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 générique de « phacomatoses », les singularisant par la présence, chez les trois, de taches ou nævi pigmentaires, souvent héréditaires et familiaux, localisés à différents points du corps humain et à différents organes.Rappelons que Roger avait, il y a dix ans, appliqué aux éléments de la synthèse opérée alors, le vocable de « neuroecto- dermones ».Et il se trouve que ces trois maladies deviennent liées les unes aux autres par différents facteurs communs: 1) Des tumeurs cutanées de type neuro-fibromateux (Recklinghausen) et du type nævique (Recklinghausen et Bourneville) ; ces deux types de tumeurs, encore une fois, représentent la formation histogénétique d\u2019un gliome périphérique; 2) des tumeurs des centres nerveux, rencontrées dans les trois maladies; 3) des lumeurs rétiniennes que l\u2019on peut trouver dans les trois maladies.Les tumeurs des centres nerveux ct de la rétine possèdent une texture histologique mixte : le tissu néoplasique est à la fois gliomateux et angiomateux.Les histologistes ne sont pas catégoriques quant à la signification et l\u2019importance de l\u2019élément angiomateux associée.Serait- ce que le processus gliomateux primitivement exubérant déclanchât la croissance anormale du tissu vasculaire ?Serait-ce plutôt que le tissu mésenchymateux participât con- Jointement et parallèlement à l\u2019efflorescence tumorale?La première conception semblerait plus simple, plus élégante et plus conforme à la doctrine d\u2019unification histogénétique de toutes ces tumeurs du système nerveux central et périphérique.À tout événement, il semble bien que tous ces phénomènes relèvent d\u2019anomalies du développement embryonnaire du tissu neuro-ectodermique.Ce sont des dysplasies.Nous avons observé récemment un malade qui offre un exemple assez démonstratif d\u2019une des formes dissociées de la maladie de Von Recklinghausen.Elle ne s\u2019y manifestait que par le développement cliniquement consécutif, peut-être histologiquement simultané, de trois neurinomes périphériques dont un sur une racine de la queue de cheval, par une dissémination tégumentaire discrète de « nævi » et de tumeurs cutanés.Le neurinome de la queue de cheval avait créé une sciatique rebelle à droite.C\u2019est à l\u2019occasion de ce syndrome que nous fâmes amené à étudier le malade et à le faire opérer par le docteur Cone.Nous remercions ce dernier du service qu\u2019il rendit à notre malade et de l\u2019amabilité avee laquelle il a bien voulu collaborer avec nous.émettre ré É | réal, avri T XVII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Montréal, avril 193% XV METHODE DE WHIPPLE H ; Extrait concentré hydrosoluble de foie de veau Forme ampoule-Forme sirop SYNDROMES ANÉMIQUES DESCHIENS.9.RUE PAUL BAUORY : PARIS vin} REPRÉSENTANT .ROUGIER.350.RUE LEMOINE MONTREAL (CANADA ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS XVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 PULMO-BAILLY BASE ACTIVE DE COMPOSITION ET D'ACTION DÉFINIES ET CONSTANTES : PHOSPHO-GAIACOLATE DE CODEINE LES TOUX, RHUMES ET CATARRHES SAISONNIERS relèvent d'une réaction et d'une infection des voies respiratoires qu'il faut localiser et supprimer.LES TOUX PERSISTANTES DE LA BELLE SAISON, témoignent de lésions chroniques broncho-pul- monaires qu'il faut cicatriser.v LE PULMO-BAILLY PAR L'IMPRÉGNATION ANTISEPTIQUE DES ,____ 80 © \u20ac.environ VOIES RESPIRATOIRES : i S'OPPOSE à l'extension VOIES RESPIRATOIRES | et COMBAT l'infection, Rhumes, Catarrhes, Grippes, DE C O NGESTI O NNE la Eronchites, Asthme, | muqueuse, MODIFIE les Sr ar: | secrétions, SUPPRIME la Laryngites, Pharyngites., mm toux et l'expectoration.tem UE PAR SON PHOSPHORE Photo dtisconi 4 atm tote ORGANIQUE DIRECTEMENT Sg pee HE AR ASSIMILABLE : pa A BAILLY | EXALTE les , réactions de 92 6 vocteur tn Pharmacie Bride ee |B défense de l'organisme et d Dépôt Genéraï pour le Canada: | les fonctions de nutrition.RONGIER Frères, MONTRÉAL | gr LE PULMO-BAILLY EST LA MEDICATION COMPLETE DE BASE DES AFFECTIONS DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE ET DES INFECTIONS GRIPPALES.| CUILLER A CAFE AU MILIEU DES REPAS LABORATOIRES A.BAILLY - 15, RUE DE ROME - PARIS-VIII Agents exclusifs: ROUGIER FRERES, 350 rue Le Moyne, Montréal. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 407 OBSERVATION : M.J.-O.B.\u2026 36 ans, comptable, est hospitalisé à Notre-Dame le 27 juillet 1936 pour algie du membre inférieur droit.Il y a dix ans, exérèse d\u2019une petite tumeur du volume d\u2019une cerise, située sous la peau du mollet droit.Cette exérèse avait fait disparaître une douleur locale persistant depuis 2 à 3 semaines.Depuis trois ans, jusqu\u2019à l\u2019automne 1935, le malade ressentait une douleur au membre inférieur droit, qui le faisait souffrir surtout durant la nuit.Cette douleur n\u2019entrava pas son travail et ne provoquait pas de boiterie.Elle occupa diverses régions du membre selon des périodes de temps plus ou moins longues.A l\u2019automne 1935, la douleur s\u2019exacerba au point d\u2019entraver complètement le sommeil.Elle s'était fixée alors à la face externe de la jambe et à la cheville du pied; elle irradiait vers la face postérieure de la cuisse jusqu\u2019à la fesse droite.Ablation d\u2019une seconde petite tumeur sous-cutanée du mollet droit, localisée au même niveau que la situation occupée par la première et à trois travers de doigts plus en dedans.Cette tumeur, enlevée à Notre-Dame, fut identifiée par le Prof.Masson comme étant un neurinome ou gliome périphérique, type Recklinghausen.Contrairement à la première expérience chirurgicale, la douleur persista et même s\u2019accentua progressivement durant les semaines qui suivirent.En juillet 1936, la douleur se diffusa vers la région lombo-sacrée droite avec contracture des masses musculaires para-vertébrales.Le malade fut alors obligé d\u2019abandonner toute activité, s\u2019immobilisa au lit et fut hospitalisé à Phôpital Notre-Dame, dans le service de chirurgie, De juillet à la date de l\u2019opération curative, le malade demeura étendu sur son côté gauche.De vagues douleurs se montrèrent aussi au membre inférieur gauche.C\u2019est après deux tentatives de ponction lombaire au niveau classique et l\u2019épreuve du lipiodol sous-arachnoïdien que la douleur du membre inf.gauche devint excruciante.Durant les 58 jours d\u2019hospitalisation en chirurgie, le malade subit trois injections épidurales et trois injections para-vertébrales d\u2019eau distillée novo- caïnée et nupercaïnée.On lui institua aussi un traitement radiothérapique sur la région lombo-sacrée.Aucun succès.Examen.A la demande des chirurgiens, nous examinâmes le malade, le 17 juillet 1936.Malade immobilisé au lit, sur son côté gauche.Le moindre mouvement ou déplacement du malade fait naître une douleur intolérable à la région lombo-sacrée et au membre inf.droit, une algie plus légère au membre inf.gauche.« Nœvi» pigmentaires et petites tumeurs cutanées, mais qui n\u2019attirent l\u2019attention que si l\u2019esprit est prévenu de leur signification.Escarre du tégument sus-jacent à la crête iliaque gauche.Ensellure lombaire exagérée.Rigidité vertébrale, par contracture musculaire.Atrophie musculaire de tout le membre inf.droit.Pression sur masse para-vertébrale droite au niveau des 4ème et 5ème- vertèbres lombaires, sur le crural droit à l\u2019aine est très douloureuse, 408 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 Le réflexe achilléen droit est plus faible que le gauche.Les réflexes rotuliens sont symétriques.Les réflexes plantaires sont normaux.Pas do modifications objectives des sensibilités.Pas de troubles sphine- tériens.Ponction lombaire et liquide céphalo-rachidien: - - Deux tentatives de ponction lombaire entre la 4ème et la 5ème lombaires furent infructueuses ct provoquèrent chacune une douleur fulgurante formidable sillonnant les deux membres inférieurs.(Contact de l'aiguille avee les racines refoulées par la tumeur.) Ponction, entre la 11ème et la 12ème dorsales, (au-dessus de la tumeur) donne une pression de 15 cent.(malade couché) et un liquide limpide.La composition et les réactions biologiques de ce liquide furent normales.Lipiodol sous-arachnoïdien: \u2014 Lipiodol lourd (2 ec.) injecté entre la Fig.1.\u2014 Radiographie antéro-postérieure de la colonne lombaire.Lipiodol lourd injecté dans l\u2019espace sous-arachnoïdien entre la onzième ct la douzième vertèbre dorsale.Malade sur table basculante, tête déclive.Le lipiodol a dépassé partiellement la tumeur dans sa progression vers le eul-de-sac.Dans sa progression vers la tête déclive, le lipiodol sous- tumoral bute sur le pôle inférieur de la tumeur, au tiers inférieur de la 4e lombaire.Sacralisation de la 5e lombaire.Spina bifida oceulta de la lère pièce sacrée.(Mtl.Neurological Institute.) L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 409 llème et la 12ème dorsales, progressa normalement jusqu\u2019au milieu de l'espace entre la 3ème et la 4ème lombaires où il s\u2019arrêta partiellement et prit l\u2019aspeet de «bonnet phrygien ».Le lipiodol ayant dépassé en grande partie l\u2019obstacle à ce niveau, le malade fut replacé sur la table radiogra- phique (Mtl Neurological Institute), la téte en position déclive: la bille lipiodolée progressa de bas en haut ct vint buter sur le pôle inf.de l\u2019obstacle, le diamètre vertical de cet obstacle s\u2019étendant de l\u2019espace entre les 3ème et 4ème lombaires jusqu\u2019au milieu du corps de la 4ème lombaire.(Voir les clichés 1 et 2 qui montrent aussi « spina bifida occulta » de la première pièce sacrée et la sacralisation de la 5ème vertèbre lombaire.) Fig.2.\u2014 Radiographie en incidence latérale de la colonne lombaire.Même position du malade.Lipiodol vers la tête bute sur le pôle inférieur de la tumeur.Traitement.Le docteur W.Cone du « Montreal Neurological Tastitute » enleva, le 24 septembre 1936, un neurinome (fibro-gliome à type Recklinghausen) attaché à la 4ème racine motrice lombaire.Neurinome sous-dural, Guérison complète et immédiate. 410 I\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 Commentaires 1) La constatation de petites taches pigmentaires sur la peau et de petites tumeurs, l\u2019anamnèse de deux tumeurs sous-cutanées enlevées antérieurement, dont une histologiquement reconnue comme étant un gliome périphérique du type Recklinghausen, nous inclinèrent à croire que l\u2019obstacle indiqué par l\u2019arrêt du lipiodol était, non seulement une tumeur de la queue de cheval, mais que cette tumeur était un neurimone ou gliome périphérique.Nous avions donc affaire à un type dissocié de la maladie de Recklinghausen, puisque nous trouvions, chez le malade, l\u2019existence de trois gliomes périphériques (pour nous, le gliome de la queue de cheval est un gliome périphérique, tout en étant sous-dural), de petites tumeurs cutanées et de nævi pigmentaires à dissémination discrète.Les symptômes typiques de la maladie étaient très effacés; le gliome radiculaire et les deux tronculaires dominaient le syndrome.Des cas semblables ont été rapportés.Ils sont assez nombreux dans la littérature médicale.Nous en avons publié une observation dans «l'Union Médicale du Canada », en 1934.Il s\u2019agissait d\u2019un gliome radiculaire et d\u2019un méningiome adjacent comprimant tous deux la moelle cervicale et créant, de ce chef, une quadriplégie.Cette malade quadriplégiée avait, en plus, de petits «nævi » pigmentaires du revêtement cutané.Elle fut opérée avec succès complet par le docteur Penfield.2) Les tumeurs de la queue de cheval produisent, dès le début de leur évolution, presque systématiquement des douleurs lombo-sacrées et des algies, sinon aux deux membres inférieurs, du moins à l\u2019un ou à l\u2019autre.Quoiqu\u2019il en soit, tôt ou tard, les deux finissent par être investis de la douleur.La raideur de la colonne est habituelle.Elle est due à la contraction des muscles sacro-lombaires.Cette raideur peut, si la tumeur évolue pendant des années, se transformer en fixité définitive par ankylose vertébrale et s\u2019accompagner d\u2019ostéoporose des vertèbres et de déviation pathologique irréductible du rachis.C\u2019était le fait d\u2019une volumineuse tumeur (neurinome), croissant depuis une quinzaine d\u2019années, dans la région de la queue de cheval d\u2019une malade que nous avons observée et dont nous présentämes l\u2019observation, en 1933, à la Société de Neurologie de Paris.Ces formes de tumeurs intrarachi- diennes avec troubles trophiques, rigidité hyperalgique et déviation fixée de la colonne vertébrale sont dites pseudo-pottiques.Leur syndrome clinique s\u2019apparente étroitement à l\u2019ensemble des symptômes vertébraux et algiques que crée le mal de Pott sans signes radiologiques L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 193: XIX Hématique Totale SIROP de DIS DESCHIENS | U SANG à l'Hémoglobine vivante Renferme intactes les Substances Minimales du Sang total Médication rationnelle des SYNDROMES ANÉMIQUES et des DÉCHÉANCES ORGANIQUES Une cuillerée à potage à chaque repas- \u2014jer DESCHIENS, D' en Ph'*, 9, Rue Paul-Baudry.Paris (8°) Représentant: ROUGIER, 350, Rue Lemoine - MONTREAL (Canada) x 5 \u201c ANTI-URIQUE TYPE\u201d % 5 % UF 73 Je FX ; MW LABORATOIRES DE LA PIPÉRAZINE MIDY ; Jp New Birks Bldg.MONTREAL 2 à 4 cuillerées à café par jour.ES m BORATOIRES MIDY, 67 Avenue de Wagram, Paris, 17e.|).EDDE, Ltée, Montréal, Agent. Ri ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.avril 1937 pendant la ménopause Des observations cliniques ont montré la vale de l\u2019'Emménine dans le traitement des symp tômes de la ménopause.On a publié de nom breux comptes rendus ayant trait à cette con dition et il est intéressant de remarquer q l\u2019Emménine s\u2019est montrée efficace dans le troubles ménopausiques les plus accentués, tel que bouffées de chaleur, irritation et fatigabi lité.L\u2019Emménine étant active \u201c per os » pré sente un avantage marqué dans les cas où l\u2019o ne peut instituer un traitement par voie paren térale sans causer une réaction défavorable dans la dysménorrhée Dans cette condition lorsque le traitement doi être continué pendant plusieurs périodes inter menstruelles, la facilité d'administration de | préparation employée devient un facteur impor tant.Comme dans le traitement des symptôme de la ménopause, l'Emménine, de son activit par voie buccale, présente un mode d\u2019administration simple.Règle générale, un traitemen de trois mois est nécessaire pour obtenir de résultats d\u2019une nature permanente.dans la migraine [I semble être établi qu'il existe un rapport entre la migraine qui coïncide avec l\u2019apparitio des règles et le fonctionnement ovarien.Plu sieurs cliniciens ont remarqué que les substances œstrogènes corrigent le déséquilibre hormona entre l\u2019'hypophyse et les ovaires, résultant dan un soulagement de la migraine.Les meilleur résultats sont obtenus lorsque l\u2019'Emménine es administrée pendant la période intermenstruellg entiére et, si nécessaire, on poursuivra le trai tement le mois suivant.l'hormone œstrogène active \u201c per os\u201d est préparée et standardisée biologiquement d'après la méthode du Dr |.B.Collip et est présentée; avec l\u2019approbation du Laboratoire de Biochimie de l\u2019Université McGill.L\u2019Emménine Liquide est présentée en bouteilleg de quatre onces.Les Comprimés d'Emménine en bouteilles de 42.AYERST, McKENNA & HARRISON, Ltée Biologistes et Pharmaciens , Montréal Canada ha 4 RW ame ca.ES AE ee Aad AP AB ad L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 411 visibles.Elles ont été mentionnées particulièrement par Sicard ct par Vincent et leurs collaborateurs, par Sorrel et Mme Sorrel-Déje- rine, par Bériel.L\u2019algie lombo-sacrée à irradiation inférieure prend habituellement, au début, l\u2019aspect d\u2019un vulgaire lumbago et d\u2019une sciatique banale.Mais, la tenacité irréductible de la douleur, l\u2019apparition ultérieure de douleurs du côté opposé à celui qui fut primitivement envahi, des modifications appréciables dans le régime des réflexes tendineux et de la sensibilité objective des membres inférieurs, l\u2019apparition de troubles sphinctériens, l\u2019atrophie musculaire à disposition plus ou moins capricieuse selon les groupes de muscles et les segments de membres, doivent immanquablement porter à suspecter et même admettre la présence d\u2019une lésion progressive intrarachidienne.Toutefois, les troubles sphinctériens et les altérations objectives des sensibilités n\u2019accompagnent pas toujours les tumeurs de la queue de cheval, même quand elles sont volumineuses et anciennes.Ajoutons que le «spina bifida occulta » sacré et la sacralisation de la cinquième lombaire offraient une perfide tentation à attribuer, sans plus chercher, la sciatalgie de notre malade à ces anomalies vertébrales et à un trouble secondaire de la statique rachidienne.Il faut approfondir chaque cas de sciatique et lui appliquer un traitement adéquat à la cause et la pathogénie admises.3) Le lipiodol, dans notre cas, nous a été très utile.Il nous a objectivé la présence du facteur de compression, que nous soupçonnions.Auparavant, les deux ponctions lombaires blanches au niveau classique, qui avaient déclanché la douleur fulgurante dans les deux membres inférieurs, avaient renforcé manifestement notre impression clinique.D\u2019autre part, elles ne purent pas nous renseigner sur la qualité de l\u2019épreuve de Queckensetd, sur l\u2019aspect, la composition et les réactions biologiques du liquide sous-tumoral.Ce liquide est le plus souvent, dans le cas de blocage sous-arachnoïdien bas situé, hyperalbu- mineux sans hypercytose (dissociation albumino-cytologique de Nonne, de Sicard et Foix), très souvent xanthochromique avec tendance à la coagulation rapide (syndrome de Froin).Le liquide immédiatement sus-tumoral présente aussi quelquefois la même dissociation et la même xanthochromie (Cushing, Guillain.), ce qui n\u2019était pas le cas ici.4) L\u2019ablation de la tumeur a radicalement guéri le malade de sa rachialgie et de sa sciatique.Nous ne pouvons pas assuré qu\u2019il n\u2019aura pas dans l\u2019avenir d\u2019autres tumeurs de ses nerfs.Encore une fois, il 412 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 est porteur d\u2019une maladie dont la caractéristique est d\u2019induire la formation de telles tumeurs.Il est done possible, qu\u2019un jour ou l\u2019autre, le malade soit pris d\u2019autres phénomènes cliniques liés à une lésion tumorale située ailleurs.Une telle éventualité n\u2019est pas forcément inévitable.Elle dépend uniquement des caprices imprévisibles de l\u2019embryogénèse de ses nerfs, Nous pouvons cependant affirmer qu\u2019avec l\u2019âge, la possibilité s\u2019affaiblira; les neurinomes, la gliomatose de Recklinghausen se montrent, soit avec les signes classiques, dès la naissance ou tôt durant la vie, soit, dans les formes atypiques et frustes, durant le cours des quatre premières décades de l\u2019existence.Conclusion A) Exposé en raccourci de Phistorique de la grande synthèse anatomo-clinique des neuro-ectodermomes ou des phacomatoses, en partant de la neuro-fibromatose de Von Recklinghausen.B), Observation d\u2019un cas fruste ou dissocié de la maladie de Recklinghausen, au cours de laquelle un neurinome radiculaire de la queue de cheval avait créé un syndrome de sciatique unilatéral.C) Commentaires portant sur le diagnostic étiologique du syn- (rome du malade, sur certaines particularités symptomatiques des tumeurs de la queue de cheval, sur l\u2019importance du lipiodol sous- arachnoïdien et du complexe liquidien en vue du diagnostic des compressions radiculo-médullaires, sur le pronostie à porter eu égard à l\u2019avenir de ce malade.BIBLIOGRAPHIE J.-N.PERON.\u2014 « Syndrome des nerfs de la queue de cheval.» Thése de Paris, 1926.P.MASSON.\u2014 «Les navi pigmentaires, tumeurs nerveuses.» Amnales d\u2019anatomie pathologique et d\u2019anatomie normale, médico-chirurgicale: 5; p.417; mai 1926.L.CORNIL, P.MICHON.\u2014 «Les formes spinales de la maladie de Reck- linghausen.» I\u2019Encéphale: 9; p.765; nov.1929.0.CROUZON.\u2014 « Le névrome plexiforme et la maladie de Recklinghausen.» Le Monde Médical: 602; p.277; 1 mai 1922.P.MASSON.\u2014 « Histogénèse des neurofibromes cutanés diffus.» Bull, Franç.Dermat.Syph.: 7; juillet 1935.P.MASSON.\u2014 « Experimental and spontaneous schwannomas.» Am.Journ.Pathology: VIII; 4; p.367; juillet 1932.Wilder PENFIELD, Arthur YOUNG.\u2014 «The nature of Von Reckling- hausen\u2019s disease and the tumors associated with it.» Arch.Neur.Psy.: 23; p.320; fév.1930. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 415 Ludo Van BOGAERT.\u2014 « Les dysplasies neuro-ectodermiques congénitales.» Rev.Neur.: T.I; p.353; mars 1935.J.H.GLOBUS.« Neurinome central associé à une sclérose tubéreuse.» Rev.Neur.: T.1I; p.1; juillet 1533.L.CORNIL, P.KISSEL, A.BEAU, J.ALLIEZ.\u2014 « Les formes généralisées et dissociées de la maladie de Recklinghausen.» La Presse Méd.: 102; p.2077; 23 déc.1933.Henri ROGER et J.ALLIEZ.\u2014 « Les neuro-ectodermomes.Neurofibromatose de Recklinghausen périphérique et centrale, sclérose tubéreuse de Bour- neville avec adénomes sébacés de la face, angiomatose cérébrorétinienne de Lindau.» La Presse Méd.: 104; p.2113; 28 déc.1935.Henri ROGER et J.ALLIEZ.\u2014 «La forme familiale et héréditaire des tumeurs cérébrales associées à la neurogliomatose cutanée.» Bull.Acad.Méd.: p.620; 8 mai 1934.Roma AMYOT.\u2014 « Volumineux neurinome des nerfs de la queue de cheval ete.» Rev.Neur.: T.I: p.368; mars 1933.Roma AMYOT.\u2014 « Compression médullaire par un fibro-gliome méningo- radiculaire sous-dural.Opération effective.Type fruste de la maladie de Von Recklinghausen.» Union Médicale du Canada: p.246; mars 1934. MOUVEMENT MÉDICAL LE COMPLEXE D\u2019INFERIORITE ET L\u2019ART DENTAIRE Par Ernest CHARRON, Professeur à la Faculté de Chirurgie Dentaire de l'Université de Montréal.Le complexe d\u2019infériorité se prête à diverses définitions.On pourrait dire, en langage simple, que c\u2019est l\u2019impression et même la conviction qu\u2019ont certaines personnes de n\u2019être pas douées à l\u2019égal de leurs semblables.Il se manifeste non seulement chez des sujets physiquement disgraciés ou dépourvus intellectuellement, mâis encore chez des êtres qui ne sont pas plus mal partagés que la moyenne.Dans l\u2019un et l\u2019autre cas, le complexe d\u2019infériorité produit les mêmes effets.Il engendre, chez celui qui en est atteint, une conduite étrange, conséquence d\u2019une humeur vindicative ou de tendances à la mélancolie, voire au découragement.Beaucoup de cas, qui sont d\u2019origine purement psychique, relèvent de la psychiatrie.Mais un grand nombre de cas se rattachent à des causes d\u2019ordre matériel, notamment à la conscience d\u2019avoir un physique ingrat.La difformité du visage est susceptible d\u2019exercer les plus graves conséquences sur l\u2019avenir d\u2019un enfant.A l\u2019époque où il fréquente l\u2019école, celui qui en est affligé devient bientôt l\u2019objet de la risée de condisciples sans pitié.Il en ressent une profonde humiliation, qui compromet souvent le progrès de ses études, qui lui donne parfois le complexe d\u2019infériorité dont il ne guérira jamais, qui en fera peut- être même un misanthrope.Ce sera, surtout au moment de ses débuts dans la vie, une sérieuse entrave à son succès.Le jeune homme aux traits irréguliers se fera éconduire par maint chef d\u2019entreprise, sous prétexte qu\u2019il n\u2019a pas «le physique de l\u2019emploi ».La jeune fille disgraciée de la nature ne recueillera pas bien souvent les hommages auxquels lui donneraient droit pourtant ses qualités de cœur ou d\u2019esprit.Il est donc très important de prévenir ou de faire disparaître, chaque fois que cela est possible, les causes des difformités de la face. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 415 Elles tiennent bien souvent à des défauts de la denture.Une légère déformation, altérant à peine le contour du visage chez un enfants\u2019accentuera bien souvent avec l\u2019âge au point de le défigurer quand il sera devenu adulte.La collaboration du médecin et du dentiste ir bm dt FD i to PIT ire AAA Sa pat HOOKER ame PA At PP PPP IPP pourrait être très précieuse en vue de rétablir l\u2019équilibre facial, lorsqu\u2019il a été détruit par des imperfections de la denture affectant les caractères extérieurs du visage.Le pédiatre surtout est eu mesure 416 1\u2019GNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 de rendre, à cet égard, de très grands services.11 voit l\u2019enfant à la naissance, ll a l\u2019occasion de constater les défauts du système osseux.s\u2019il y en a.Malheureusement, il n\u2019est appelé bien souvent que lors- qu\u2019une malformation ou quelque autre anomalie a atteint un degré de développement tel qu\u2019elle apparaît aux yeux de la mère, qui s\u2019en alarme.S\u2019il avait été consulté plus tôt, il aurait peut-être pu prévenir facilement ce qui est devenu plus malaisé à guérira canis A vie.= SR.fl L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 417 MM.L.Dieulafé et À.Herpin classent en cinq catégories les malformations et anomalies du système dentaire: 1.Anomalies des arcades dentaires et des dents; 2.Anomalies d\u2019implantation et hétérotopies ; 3.Anomalies de nombre; 4.Anomalies morphologiques ; 5.Anomalies d\u2019évolution.Il y aurait lieu de signaler en outre l\u2019habitude de tenir la bouche ouverte, ce qui gâte souvent l\u2019expression d\u2019un visage aux traits réguliers.On a constaté que l\u2019ablation des amygdales ou de tumeurs adénoïdes ne corrige pas toujours l\u2019habitude de respirer par la bouche.Cela tient le plus souvent à la malocclusion des dents résultant d\u2019une déformation de la voûte palatine.L\u2019intervention du dentiste peut, dans bien des cas, rectifier cet état pathologique, restaurer l\u2019état normal et rétablir la respiration nasale.L\u2019habitude de rester la bouche ouverte vient aussi, quelquefois, de la protusion des incisives supérieures, d\u2019un procès alvéolaire anormal, par rapport à la lèvre supérieure, ou encore de la malocclusion des premières molaires permanentes (dents de six ans), quand ce n\u2019est pas de ces deux dernières causes réunies. 418 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 l\u2019art dentaire réussit très souvent à rectifier les malconforma- tions ou à faire disparaître les anomalies qui se traduisent par une altération plus ou moins acencuee des traits du Visage.Ainsi, nos photographies (page 416).empruntées au T'exl-Book of Orthodontia, par Robert I.W.Strang, M.D., D.D.S.font voir les résultats obtenus, apres un traitement de trois ans, dans un cas grave de malocclusion dans lequel les sections buccales du maxillaire et des arcades dentaires avaient été ramenées en avant par la pression muséulaire déterminée par des spasmes.On peut juger de l'effet de l\u2019intervention sur la ligne et même sur l\u2019expression du visage, en se reportant à nos photos (page 416), montrant, avant et après le traitement, la patiente dont la denture est représentée aux photos de la page 415. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 419 Autre exemple.Les photographies de la page 417, reproduites de l\u2019International Journal of Orthodontia, de Saint-Louis, Etats-Unis, (numéro de novembre 1930), illustrent un cas de malocclusion d\u2019une extrême gravité chez un sujet de vingt-huit ans.L\u2019intervention de la chirurgie dentaire a donné les résultats qu\u2019on peut voir à la page 418.Ces quelques cas montrent que l\u2019art dentaire parvient à rectifier, même chez des adultes, des défauts de conformation qui constituent presque des infirmités, puisqu\u2019elles détruisent l\u2019harmonie de la figure humaine.Ces interventions, outre leurs effets bienfaisants dans le lomaine pathologique, ont les plus heureuses conséquences dans le domaine psychologique, en guérissant du complexe d\u2019infériorité ceux qui en sont atteints à cause de l\u2019altération de leurs traits.Ol ss HYPERTHYROIDIE AVEC ACCIDENTS CARDIAQUES (Résultat du traitement chirurgical dans 45 cas) Par C.LIAN, et J.FACQUET, Professeur agrégé à la Faculté Ancien Interne des Médecin de l'hôpital Tenon.Hôpitaux de Paris.Aux récentes publications sur le traitement des asystolies base- dowiennes que nous avons résumées ici même l\u2019année dernière \u2018@ est venue s\u2019ajouter une communication de C.Lian, H.Welti et A.Ga- quière \u2018) qui exposent les résultats obtenus par le traitement chirurgical dans 45 cas de cardiothyréoses.Ces 45 cas relevés sur un total! de 450 goitres hyperthyroïdiens donnent aux accidents cardiaques de Phyperthyroidie une fréquence de 10%.Les observations rapportées par les auteurs comprennent 7 cas d\u2019arythmie complète sans insuffisance cardiaque, 36 cas d\u2019insuffisance cardiaque, dont 24 étaient accompagnés d\u2019arythmie complète, un cas d'angine de poitrine et un cas de tachycardie paroxystique.Les auteurs confirment la plus grande fréquence des accidents cardiaques dans les adénomes toxiques (20% de complications cardiaques dans les adénomes toxiques contre 7% dans la maladie de Basedow proprement dite).Considérations cliniques.\u2014 Chez les hyperthyroïdiens, les facteurs les plus importants des accidents cardiaques sont d\u2019une part lu durée et le degré plus ou moins marqué de l'hyperthyroïdie, d\u2019autre part, l'existence de lésions cardio-vasculaires associées, telles que : artério-sclérose, hypertension artérielle et cardiopathies valvulaires.Ces lésions associées, lorsqu\u2019elles existent, jouent un rôle très important et c\u2019est certainement pour cette raison que les troubles cardiaques sont particulièrement fréquents chez les hyperthyroïdiens déjà âgés.Ces deux facteurs, sur lesquels les auteurs insistent, n\u2019interviennent pas au même titre dans l\u2019adénome toxique et dans la maladie de Basedow.(1) Cet article doit paraître dans l\u2019Année Médicale Pratique, 1937.volume annuel publié sous la direction du Dr C.Lian, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de l\u2019hôpital Tenon.(2) Ann.Méd.Prat, XV, 1936, p.85.(3) Ac.de chir.,, 3 juin 1936, et A.Gaquière, Thèse Paris 1936.édit.Soc.Blés.d\u2019Impressions.LEY 484 BY \u2014 0 Ir L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 198: XXI DIGITALINE NATIVELLE CRISTALLISÉE Agit plus sûrement que toutes les autres préparations de Digitale Granules au 1/10° de milligr.\u2014- Solution au 1/ 1000°.Ampoules au 1/4 de milligr.pour injections intramusculaires.Ampoules au 1/5¢ de milligr.pour injections intraveineuses.LABORATOIRE NATIVELLE, 27, rue de la Procession, PARIS (XV°) Draeger Sl Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, à Montréal.ARMAND MERCIER E.-E.DION FOURRURES DE HAUTE QUALITÉ Manteaux.Spécialité : Renards argentés.Fourrures exclusives Parures de cou.pour le médecin et Réparations.sa famille.Remodelage.Entreposage.MERCIER & DION 2117 est, Ave Mont-Royal près Delorimier Tél.: FR.2711 ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS NA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 Contre les FURONCLES, ANTHRA et INFLAMMATIONS AIGUES similaires le traitement par excellence aura pour but, simultanément} ® de soulager la douleur ; © d'éliminer les toxines / @ de favoriser la guérison, sans propager l'infection.L\u2019 Fintiphlogistine par sa chaleur prolongée, ses opt hygroscopiques et thérapeutiques, répond efficacement à ce but.Echantillon et littérature.L'Antiphlogistine est fabriquée au Canada.THE DENVER CHEMICAL MANUFACTURING COMPANY 153, Lagauchetière ouest, MONTRÉAL ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 421 Dans l\u2019adénome toxique, l\u2019hyperthyroïdie est en général peu intense.Les malades sont porteurs depuis longtemps d\u2019un goitre et ce goitre sans subir de modifications importantes se complique de troubles cardiaques vers la cinquantaine ou après la cinquantaine, à une époque où la sclérose cardio-vasculaire ou l\u2019hypertension artérielle favorisent leur apparition.La cardiothyréose est alors conditionnée pour une bonne part par l\u2019état de l\u2019appareil cardio-vasculaire.En ce qui concerne la maladie de Basedow, c\u2019est l\u2019intensité de l\u2019hyperthyroïdie qui est le principal facteur des complications cardiaques et celles-ci apparaissent souvent chez des malades plus jeunes.Les accidents cardiaques bien qu\u2019ils n\u2019apparaissent souvent qu\u2019après des années d\u2019hyperthyroïdie sont nettement la conséquence de l\u2019intoxication thyroïdienne.Considérations techniques.\u2014 Les auteurs estiment que pour obtenir un résultat satisfaisant du traitement chirurgical, la thyroi- dectomie doit être très large.Il ne faut conserver qu\u2019une étroite bande de tissu thyroïdien à la partie postérieure de chaque lobe.Les résections insuffisantes sont vouées à l\u2019échec.Cette conduite vaut également pour les adénomes toxiques dans lesquels la résection doit porter non seulement sur l\u2019adénome thyroïdien mais encore sur le tissu glandulaire voisin.Suivant la gravité plus ou moins grande de l\u2019état clinique, on pratique la thyroïdectomie en un ou plusieurs temps.Les auteurs ont aussi, pour 45 malades, pratiqué 76 interventions et, pour ces 45 malades, la mortalité opératoire a été nulle.Résultats du traitement.\u2014 a) Dans l\u2019arythmie complète.\u2014 L\u2019arythmie complète est tantôt isolée (7 cas), tantôt, c\u2019est le cas le plus fréquent, accompagnée d\u2019insuffisance cardiaque (24 cas).Elle est, en règle permanente (28 cas), beaucoup plus rarement intermittente (3 cas).Sur 28 cas qui ont pu être suivis un temps suffisant après l\u2019intervention, la guérison est survenue 14 fois, soit dans 50% des cas.L'efficacité du traitement chirurgical dépend surtout de deux facteurs: 1° La durée de Uarythmie.Les fibrillations auriculaires qui résistent au traitement sont en général celles qui évoluent depuis plusieurs années.Par conséquent, le traitement chirurgical a d\u2019autant plus de chances d\u2019étre curateur que intervention est plus précoce.2° L\u2019existence ou non d'insuffisance cardiaque associée.> à.4 Rar a 422 \u2014L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 2 En effet, dans les statistiques de C.Lian, Welti et Gaquiére, le pourcentage des guérisons qui est de 85% pour les fibrillations auriculaires solitaires, tombe à 38% pour les fibrillations auriculaires compliquées d\u2019insuffisance cardiaque.Toutefois avant de conclure à l\u2019absence de régularisation du rythme cardiaque, il est nécessaire d\u2019attendre suffisamment longtemps, car le retour au rythme sinusal peut être tardif et se faire attendre plusieurs mois.Lorsque le rythme tarde à se régulariser ct que l\u2019insuffisance cardiaque a disparu, le traitement de Parythmie par Ia quinidine est indiqué.b) Dans l'insuffisance cardiaque basedowtenne.\u2014 La thyroïdectomie subtotale donne de remarquables résultats dans l\u2019asystolie Dase- dowienne.Après l\u2019intervention, les œdèmes rétrocèdent, le foie reprend des dimensions normales, le volume du cœur diminue et les troubles fonctionnels disparaissent.Sur 33 cas opérés depuis un temps suffisant pour que leur observation soit utilisable, les auteurs comptent 29 succès et 4 échecs.Sur les 4 échecs trois concernent des malades chez lesquels l\u2019insuffisanc= cardiaque ne fut améliorée que passagèrement, et le quatrième un décès par embolie pulmonaire, trois mois après l\u2019opération.L\u2019analyse des observations montre que le résultat est excellent dans les hyposystolies (10 guérisons sur 11 malades et disparition de l\u2019arythmie complète chez 3 malades sur 4) et bon, quoique un peu moins favorable, dans les cas d\u2019asystolie.Sur 19 cas d\u2019asystolie, les auteurs comptent 7 guérisons parfaites, 9 grandes améliorations (disparition des troubles fonctionnels mais persistance de l\u2019arythmie complète et d\u2019un certain degré de dilatation hypertrophique du cœur), enfin, 3 échecs que nous avons déjà mentionnés ci-dessus.Ces résultats indiquent clairement que le traitement chirurgical a d\u2019autant plus de chances de donner de bons résultats qu\u2019il est entrepris plus précocement.Les résultats les moins bons concernent en général les cardiothyréoses associées à des lésions cardio-vaseulaires contingentes telles que l\u2019hypertension artérielle et l\u2019artériosclérose.Ces lésions associées ne constituent pas une contre-indication opératoire, mais plutôt une raison nouvelle pour intervenir, car elles comportent en elles-mêmes un risque d\u2019insuffisance cardiaque surajouté.C\u2019est également en supprimant l\u2019hyperthyroïdie et le surmenage cardiaque hyperthyroïdien que la thyroïdectomie subtotale a donné un résultat favorable dans un cas d\u2019angine de poitrine, chez un base- dowien artérioscléreux, et plusieurs cas de guérison d\u2019insuffisance cardiaque chez des sujets basedowiens et porteurs de lésions valvulaires cicatricielles. REVUE GÉNÉRALE QUELQUES CONSIDÉRATIONS SUR LES PLEURÉSIES SÈCHES ET SÉRO-FIBRINEUSES Par Jean-Philippe PAQUETTE, Médecin de l'hôpital du Sacré-Cœur.Les éléments du diagnostic clinique des pleurésies n\u2019ont pas changé depuis Laënnec, mais nos conceptions étiologiques et pronostiques à ce sujet ont évolué avec les découvertes du laboratoire.Il y a plus d\u2019un demi-siècle on prouvait la nature tuberculeuse de la majorité des affections pleurales.Cependant, combien souvent, aujourd\u2019hui, sommes-nous portés à ignorer leur gravité par une imprévoyance de leurs répercussions ultérieures.La thérapeutique devrait s\u2019inspirer de ces faits.Une surveillance étroite et prolongée s\u2019impose dans chaque cas de pleurite et de pleurésie séro-fibrineuse.Pleurésies sèches On la croit bénigne, trop souvent.C\u2019est la petite affection qui passe rapidement, mais qui, bien souvent, précède une invasion pulmonaire sérieuse.On sait bien que la pleurésie sèche est l\u2019inflammation simple, sans épanchement, des deux feuillets pleuraux dans un foyer bien délimité de la séreuse.On sait bien qu\u2019elle peut survenir d\u2019emblée ou qu\u2019elle peut apparaître à la suite des affections broncho-pulmonaires les plus variées.On oublie parfois, cependant, que le cortex sous-jacent peut rester atteint, quand le grand symptôme douleur est disparu.Car c\u2019est le point de côté presqu\u2019à lui seul qui signe le diagnostic.En effet, à peine pouvons-nous trouver quelques frottements, en projection de la douleur sur le gril costal, à l\u2019auscultation.Les autres symptômes ont tellement peu d\u2019importance que l\u2019affection passerait inaperçue sans le point de côté.Celui-ci disparaît en huit ou dix jours, et tout semble rentrer dans l\u2019ordre. 424 UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1931 Nans tomber dans la « tuberculophobie » il faut surveiller le patient, l\u2019interroger, l\u2019examiner, être bien en garde contre un diagnostic hatit de névrite ou de myalgie inter-costale.Au moment de la pleurite cest le temps de faire une anamnèse cemplète devant porter sur les antécédents personnels et familiaux du sujet, en se méfiant des contacts par cohabitations ou autres et des inprégnations tuberculeuses discrètes du passé.Il faut encore penser que la manifestation actuelle peut être un épisode pleural ou cortico- pleural, prodrome d\u2019une invasion pulmonaire future.La meilleure précaution avant de déclarer le patient absolument indemne, après une pleurésie-sèche, est encore de faire le cliché radio- graphique quelques semaines après la rémission des symptômes.Pleurésies séro-fibrineuses On à plus de méfiance envers la pleurésie séro-fibrineuse.Elle est plus grave et plus longue.T1 faut aussi la différencier d\u2019avee la pleurésie purulente.On sait que le bacille de Koch est en cause dans 80% des cas.Autant de raisons qui nous forcent à plus d\u2019attentions pendant la maladie et ses suites.Il est reconnu qu\u2019elle peut succéder à une tuberculose pulmonaire cliniquement arrêtée, qu\u2019elle peut compliquer une tuberculose pulmonaire active et qu\u2019elle peut être enfin le premier signe de l\u2019invasion tuberculeuse.Elle frappe tous les âges mais elle est plus fréquente entre 15 et 35 ans.Comme première manifestation tuberculeuse le début peut en être brusque ou insidieux avec la période prodromique connue : asthénie.fatigue, diaphorèse, toussotement, ete.T1 semble pratique d\u2019insister sur les différents sites du point de côté.Sous-mammaire, axillaire, à la pointe de l\u2019omoplate, du côté opposé, on peut le rencontrer partout excepté au niveau même de l\u2019épanchement.Ne l\u2019a-t-on pas rencontré au MacBurney et à la région cervicale.Les vieux signes cliniques suffisent dans la majorité des cas pour porter un diagnostic, mais on aime de le confirmer par la ponction exploratrice.Cette dernière a des adversaires.On lui reproche de ne pas toujours donner la confirmation attendue; on la trouve dangereuse de deux façons: 1° Par l\u2019infection surajoutée possible: 2° par la possibilité de perforation pulmonaire.T?objection de réelle valeur est infection.Nous crovons tout de même qu\u2019on peut ponctionner.Qu\u2019on le fasse avec toutes les précautions d\u2019asepsie et d\u2019antisepsie.en pleine matité avec une aiguille de L'UNION MÉDICALE DU CANAbA \u2014 Montréal, avril 1937 425 M.19 ans.Début pleural, 1932.ladio 6539.\u2014 Epanchement assez considérable à droite, va jusqu\u2019à la 2ème côte antérieure.Cœur refoulé à gauche légèrement.Le même patient M.19 ans.Radio 6611.\u2014 Petit pneumo, base droite avec niveau de liquide, Régression- tésorption liquidienne.Amélioration de l\u2019état général. 426 1\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 RP Le même patient M.19 ans.Radio 11780.\u2014 Epanchement droit disparu.Tache nodulaire 2ème espace ant.droit.Guérison.Reste placard hilaire à droite.G.L.21 ans.\u2014 lère épisode: Début insidieux pulmonaire.Sept.1935.\u2014 Toux sans expectoration.2ème épisode: Début pleural subit, base gauche.Octobre 1936.Radio 15865.\u2014 Infiltration des deux sommets petit épanchement à la base gauche. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 421 bon calibre plantée perpendiculairement au thorax et toujours au niveau supérieur d\u2019une côte.La deuxième éventualité est possible mais le danger diminue s\u2019il y a du liquide.S\u2019il n\u2019y en à pas, elle n\u2019est pas plus dangereuse que celle du pneumo-thorax thérapeutique.Car on sait que dans la pratique journalière de celui-ci.malgré toute l\u2019habilité de l\u2019opérateur, il est fréquent de toucher le poumon.Et rares sont les perforations pulmonaires graves.Il y a bien par-ci par-là une hémoptysie légère mais elle est transitoire.Dans la ponction exp'oratrice bien faite les hémoptysies sont plus rares encore.Il est classique avec la ponction des épanchements séreux de faire la réaction de Rivalta.Elle indique si le liquide est un exsudat pleural ou un transudat en vertu de la précipitat'on à froid, des albumines par l\u2019acide acétique.La technique en est simple: un verre d\u2019eau ordinaire acidulée par quelques gouttes d\u2019acide acétique, quelques gouttes de liquide.Si en laissant tomber quelques gouttes de sérosité, dans le verre on voit des traînées blane-bleuâtres, le liquide pleural est un exsudat: si les stries ou traînées sont incolores cest un transudat.Certains auteurs lui attribuent une grande valeur, d\u2019autres la mettent en doute.Elle semble avoir quelque utilité surtout en clientèle.On demande souvent à la radiologie des précisions.Dans les pleurésies, la radioscopie rend d\u2019immenses services.Elle établit le site de l\u2019épanchement et la quantité approximative de celui-ci, mais elle est plus révélatrice encore, lorsqu\u2019elle démontre l\u2019effet du liquide sur les organes du médiastin.Autant que la ponction elle peut influencer le traitement en indiquant l\u2019expectative ou en dictant la thoracentèse.Seuls les grands épanchements avec déplacements du médiastin, torsion du pédicule cardiaque, cvanose et polypnée en sont justiciables.Dans les services hospitaliers de tuberculose pulmonaire, nombreux sont les cas ou l\u2019anamnèse fait découvrir un épisode pleural antérieur.Ÿ aurait-il moyen d\u2019empêcher un certain nombre de ces cas d\u2019arriver au point de maturation qu\u2019est la tuberculose pulmonaire déclarée ?Nous croyons, toujours d\u2019après l\u2019anamnèse, que ces patients ne sont pas soumis \u2014 ou ne se soumettent pas \u2014 à un repos assez prolongé après les épisodes pleuraux.L?immobilisation pour 6 à 8 mois peut paraître un peu rigou- neuse, mais cette rigueur peut prévenir un plus grand mal.Ce mal va de la fonte pulmonaire au pneumo-thorax artificiel ou à la thors o- plastie, quand ce n\u2019est pas à un dénouement fatal. ACTUALITÉS LE PROFESSEUR ÉTIENNE SORREL Représentant du Gouvernement français, lors du Congrès des Médecins de langue française de l\u2019Amérique du Nord, en septembre 1936, le professeur Etienne Sorrel devait nous revenir, sous les auspices de l\u2019Institut Scientifique Franco-Canadien, pour donner, en Janvier-février 1937, un cours de perfectionnement sur les maladies des os et leur traitement.Mais nous le connaissions déjà, quelques-uns d\u2019entre nous, dont il avait été le prosecteur à Clamart, en 1919.Ayant passé les différents concours d\u2019externat et d\u2019internat, la guerre trouve Etienne Sorrel médecin auxiliaire au 121° régiment d\u2019infanterie.En 1915, après blessure au front, il mute à Paris, pour, en 1916-1917-1918, être chargé d\u2019une mission en Roumanie où il va organiser et diriger l\u2019hôpital militaire français.De retour en France, en 1918, on lui confie le service de chirurgie de Phôpital Chaptal (H.O.E.).Après la démobilisation, on lui donne la consultation de Chirurgie de l\u2019Hôtel-Dieu.Chirurgien des hôpitaux de Paris, il remplace à l\u2019hôpital Saint-Antoine, à l\u2019hôpital Saint-Louis et à l\u2019hôpital des Enfants-Malades.De 1920 à 1930, il devient chirurgien-en-chef de l\u2019hôpital maritime de Berck.1931 le voit chirurgien à l\u2019hôpital Trousseau (enfants).Il fait aussi la consultation de chirurgie osseuse à lhôpital Saint-Louis (adultes).En 1932, il est nommé professeur de Clinique Chirurgicale à la Faculté de Médecine de Strasbourg.Finalement, en 1934, il revient à Paris où il est affecté à l\u2019hôpital Trousseau qu\u2019il n\u2019a pas quitté depuis.Depuis 1909, le professeur Sorrel s\u2019est signalé à l\u2019attention médi- co-chirurgicale par un nombre très considérable de travaux scientifiques personnels ou en collaboration dans tous les domaines de la chirurgie.Mais, dès 1911, point chez lui la tendance à s\u2019orienter vers les maladies du système osseux.Cette inclination va s\u2019accentuer de plus en plus jusqu\u2019en 1920 et dans les années subséquentes pour se cristalliser définitivement dans la nosologie osseuse.Membre d\u2019un grand nombre de sociétés savantes de France et de l\u2019Etranger, titulaire de distinctions honorifiques nombreuses de son pays ct d\u2019autres contrées, le professeur Sorrel a publié des œuvres L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 429 qui forment une nomenclature dont la variété n\u2019a d\u2019égales que l\u2019ampleur et la valeur avec, toujours, une prédilection spécialisée dans les affections osseuses dont il a abordé tous les aspects.Il y a fait de multiples constatations cliniques et pathogéniques et il y a étudié sous tous leurs angles les atteintes que peut faire ou créer l\u2019infection.En collaboration avec Madame Sorrel-Déjerine, à qui nous payons, en passant, un tribut d'hommage et d\u2019admiration, il a scruté le facies des paraplégies pottiques qu\u2019il a éclairées vivement par les lumières nouvelles qu\u2019y a projetées son esprit d\u2019observation et d\u2019analyse scientifique.Il a corrigé ou rectifié certaines données qui passaient pour classiques jusqu\u2019aujourd\u2019hui.Il a précisé les indications de l\u2019ostéo-syn- thèse vertébrale et en a posé le pronostic.Il a parcouru toute la gamme des lésions osseuses, fractures, luxations, parasitose localisée, ostéo-arthrites, ete.pour en tirer des notes nouvelles à faire résonner dans l\u2019harmonie du traitement.La tuberculose osseuse l\u2019a tout particulièrement attiré.I] y a appliqué ses connaissances et ses facultés cliniques.Je renonce à faire une extraction de la liste de ses publications.Il faudrait tout citer.Mais ses activités ont dépassé et débordé le système osseux.Il a attaqué la stase intestinale chronique en 1910, dans le service du Professeur Lejars.À la suite des travaux de Sir Arbuthnot Lane, il fit des recherches anatomiques sur la disposition du gros intestin et des recherches physiologiques basées sur de nombreux examens radioscopiques.Les applications thérapeutiques découlent des constatations qu\u2019il a contribué à faire connaître.Le professeur Sorrel s\u2019est occupé aussi de la chirurgie des parties molles: vaisseaux, ganglions, muscles et aussi de chirurgie nerveuse.Il a publié plusieurs volumes en collaboration avec Mme Sorrel-Déje- rine et A.Delahaye dont: les tuberculoses ostéo-articulaires et ganglionnaires, la coxalgie, la tumeur blanche du genou, les ostéo-arthrites tuberculeuses du pied, le mal de Pott, les ostéo-arthrites tuberculeuses du membre supérieur, atlas de radiographie osseuse, lésions non- traumatiques et lésions traumatiques, tuberculose osseuse et ostéo- articulaire.Il a collaboré à de multiples articles dans différents traités dont : adénites tuberculeuses, coxalgie, mal de Pott, mal de Pott sous-occipital, ostéites chroniques, dystrophies osseuses, ostéo-arthrites tuberculeuses, ostéo-myélites vertébrales, pathologie des disques intervertébraux.I1 a été rapporteur à plusieurs congrès français ou internationaux, il a inspiré des thèses et des travaux toujours en rapport avec la tuberculose osseuse, 430 I\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 3 Telle nous apparaît, en quelques traits succinets, la physionomie scientifique de celui que nous eûmes le plaisir et l\u2019avantage de posséder parmi nous durant quelques semaines.Blessé de guerre, œil franc, visage ouvert, figure sympathique, belle prestance, ces caractères concentrent immédiatement l\u2019attention sur lui.Faconde débordante, en position claire et lumineuse, examen des cas en un résumé bien condensé, symptomatologie concise, ordonnée et frappante, pathogénie exacte, données anatomo-pathologiques correctes, diagnostic serré et précis, thérapeutique adéquate.Son esprit d\u2019observation fin et aiguisé, son sens critique avisé, son jugement sagace, sa méthode d\u2019analyse prompte, son coup d\u2019œil vif s\u2019accrochent aux arètes saillantes du cas à l\u2019examen, sans négliger les particularités accessoires pouvant relever le tableau.De là découleront des conclusions inattaquables qui mèneront au traitement approprié.Dans le ciel de notre monde scientifique, le professeur Etienne Sorrel a laissé un lumineux rayon et je suis heureux de le saluer icl comme le représentant typique de l\u2019Idée française, de la Culture française et de la Science française.J.-U.GARIEPY.Madame SORREL-DEJERINE Le 26 janvier dernier, Mme Sorrel-Déjerine prononça à l\u2019hôpital Notre-Dame une conférence fort intéressante sur l\u2019organisation de lu lutte anti-tuberculeuse en France.Ce travail bien documenté fut un rappel des principales étapes de l\u2019organisation de cette lutte, depuis les timides essais des débuts jusqu\u2019à l\u2019admirable placement familial et le développement des sanatoriums.Cette systématisation dans la prévention, Mme Sorrel-Déjerine nous l\u2019a amplement démontrée par des statistiques et surtout par une série de clichés photographiques illustrant les récentes réalisations prophylactiques.L\u2019Union Médicale profite de l\u2019occasion pour faire connaître davantage à ses lecteurs la femme remarquable qu\u2019est Madame Sorrel- Déjerine.Nous regrettons qu\u2019elle ne fut invitée officiellement, elle aussi, par l\u2019Institut Scientifique Franco-canadien ; nous eussions bénéficié de son expérience sur les paraplégies pottiques et ses leçons eussent été un admirable complément des exposés du Dr Sorrel sur le mal de Pott.Nous reproduisons ci-après les titres scientifiques et la liste des travaux de Mme Sorrel-Déjerine ainsi que les allocutions des Drs Saucier et Amyot lors de la conférence de janvier dernier.Le premier présenta la conférencière ; le second la remercia. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 431 Titres 1912 \u2014 Externe des Hôpitaux de Paris.1914-1918.Fonctions d\u2019Interne dans les Hôpitaux de Paris et d\u2019Amiens.1921 \u2014 Interne Titulaire des Hôpitaux de Paris.1925 \u2014 Docteur en Médecine.Diplôme d\u2019Etat de l\u2019Université de Paris.1925 \u2014 Membre Titulaire de la Société de Neurologie de Paris.Membre de la Société de Pédiatrie de Paris.Membre de la Société d\u2019Orthopédie.Travaux et publications Para-ostéo-arthropathies des paraplégiques par lésion médullaire, étude anatomique et histologique.(En collaboration avec Mme DEJERINE et M.André CELLIER.) (Revue Neurologique 1919, p.399.) Contribution à l\u2019Etude des Paraplégies Pottiques.Essai sur l\u2019évolution et le pronostic, basé sur 40 observations personnelles.(Thèse Paris 1925, Masson & Cie, éditeurs.) Livres publiés La Coxalgie.(En collaboration avec E.SORREL et A.DELAHAYE.) (Collection des « Radioprojections », Doin & Cie, éditeurs, 1931.) La tumeur blanche du genou.(En collaboration avec E.SORREL & A.DELA- HAYE.) (Collection des « Radioprojections», Doin & Cie, éditeurs.1931.) Les ostéo-arthrites tuberculeuses du pied.(En collaboration avec E.SORREL et A.DELAHAYE.) (Doin & Cie, éditeurs, 1932.) Les ostéo-arthrites tuberculeuses du membre supérieur.(En collaboration avec MM.E.SORREL et A.DELAHAYE.) (Doin & Cie, éditeurs.) Le mal de Pott.(En collaboration avec MM.E.SORREL et A.DELAHAYE.) (Doin & Cie, éditeurs.) Atlas de radiographie osseuse, Pathologie.Deuxième partie: Lésions non traumatiques (pp.193-337).(En collaboration avec M.E.SORREL.La première partie: Lésions traumatiques, appartient à MM.QUENU, HARET et DARIAU.) (Volume in-4° de 344 pages, 897 figures, dont 519 radiographies et 378 schémas.) Tuberculose osseuse et ostéo-articulaire.(En collaboration avec M.E.SORREL.) (1 vol.grand in-4o (25 sur 32) de 514 pages avec 640 figures, Masson & Cie, éditeurs, 1932.) Articles de Traités Adénites tuberculeuses.(En collaboration avec M.E.SORREL.) (P.M.C., 3e édition, 1931, Masson & Cie, éditeurs, t.Ier, p.182.) Mal de Pott.(En collaboration avec M.E.SORREL.) (P.M.C., 3e édition, 1931, t.V, p.446.) Mal de Pott sous-occipital.(En collaboration avec M.E.SORREL.) (P.M.C., 3e édition, 1931, p.464.) Dystrophies osseuses (rachitisme, déformations de croissance, épiphysite, apophysite).\u2014 Mal de Pott.\u2014 Pathologie des disques intervertébraux.(«In » Traité de Chirurgie Orthopédique, Masson & Cie, éditeurs, 1937.) Pour les publications faites en collaboration, voir l\u2019Exposé de Titres du Dr Etienne SORREL. 432 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1931 Allocution du Dr Saucier Madame la Présidente, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs : Permettez-moi d\u2019abord d\u2019excuser le Dr B.-G.Bourgeois qui devait présenter Mme Sorrel-Déjerine.Le Dr Bourgeois est momentanément retenu en ville et il ne sera parmi nous qu\u2019un peu plus tard.Je me suis substitué en dernière minute et je nai d'autre excuse à offrir de ma présence ici que le fait d\u2019avoir consacré, comme Mme Sorrel-Déjerine, ma vie à la neurologie.En dernière minute également, nous avons convenu, mon collègue Amyot et moi.de nous partager l\u2019agréable privilège de vous présenter Mme Sorrel-Déjerine.Je vous dirai brièvement qui est la conféreneière et le Dr Amyot rappellera tantôt les saillies de son œuvre scientifique.Mme Sorrel-Déjerine, \u2014 ici j'empiète un tout petit peu, mais pour un instant seulement, sur le terrain de mon ami Amyot, \u2014 est une ancienne interne des hôpitaux de Paris, et sa thèse de doctorat sur les paraplégies pottiques est devenue un ouvrage classique.Le sujet de cette thèse explique déjà en grande partie celui dont elle va vous entretenir aujourd\u2019hui: les aspects de la lutte anti-tuberculeuse en France.Vous voyez done que la neurologie conduit à tout! Mme Sorrel-Déjerine devait s\u2019intéresser à la neurologie parce qu'elle est fille de deux des plus éminents neurologistes de tous les temps: le Pr Jules Déjerine et Mme Déjerine-Klumpke.Les travaux de ses parents sur l'anatomie du système nerveux n'ont pas été dépassés en aucune langue ct il est probable que jamais ils ne le seront.Leur œuvre clinique est trop connue pour que j'insiste davantage.Vous voyez dès à préseni que la neurologie était le choix qui s\u2019imposait à Mlle Déjerine, qui ne pouvait à peu près pas ne pas l\u2019accepter.Son union avec le Dr Sorrel, chirurgien orthopédiste, et aussi, neurologue éminent, fut la raison qui explique bien tout l\u2019intérêt que Mme Sorrel devait prendre aux conséquences neurologiques des manifestations de la tuberculose vertébrale.On sait les beaux travaux qui résultèrent de cette collaboration idéale.Je vais maintenant vous situer encore plus précisément Mme Sorrel- Déjerine en vous apprenant que sa mère, Mlle Klumpke, était américaine, originaire de San Francisco.Vous comprendrez ainsi que sa fille ne peut complètement se désintéresser du continent nord-américain, et que lorsqu\u2019elle est venue au Canada, son désir de voir des horizons nouveaux fut grandement sollicité par ses attaches ethniques.En somme, elle est un peu notre compatriote, au sens largement américain du mot.Je voudrais l\u2019assurer qu'elle est ici tout à fait chez elle, et d'autant plus, qu\u2019en ce territoire américain d\u2019expression française, elle pourra vous parler dans sa langue d\u2019adoption, la plus belle de toutes: la langue française.Je vous défie même d\u2019y retrouver le moindre accent saxon.Je termine en soulignant un petit fait qui fera plaisir aux médecins de Notre-Dame: notre regretté maître, Albert Prévost, ancien professeur de neurologie à l\u2019Université, fut pendant six ans l\u2019élève du professeur Déjerine.Mme Sorrel était trop jeune alors pour l\u2019avoir connu, mais elle a dû entendre ses parents lui parler souvent d'un Canadien français fort studieux et surtout fort attaché à son maître.Je pourrais m\u2019étendre encore assez longuement sur le chapitre des souvenirs et parler de l'attachement des disciples du maître incomparable que DES 19 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 433 fut Déjerine, mais je sais que la mesure, cet attribut si français, ne doit pas être dépassée.Je sais également que les troubles de la mesure, la dysmétrie, \u2014 pour employer le mot d\u2019André-Thomas, \u2014 est un défaut redoutable, et Mme Sorrel serait la première à me qualifier de dysmétrique verbal.J\u2019évite son diagnostic redoutable et je lui laisse la parole, Allocution du Dr Amyot Madame, Ce m\u2019est un grand plaisir de vous remercier au nom des médecins, des religieuses et des infirmières de cette Maison.J\u2019aurais aimé savoir plus tôt que vous deviez venir nous rendre visite et nous instruire.Les sentiments auraient été les mêmes, aussi sincères et fraternels, mais je me serais senti moins maladroit en vous les exprimant.Car, j'ai toutes les raisons d'être ému.Vous êtes française, vous êtes notre distinguée collègue, vous êtes la compagne et la collaboratrice de l\u2019éminent chirurgien auquel nous devons un tribut de gratitude, enfin Déjerine fut votre père et cela nous touche davantage.Un neurologiste vous présenta à votre auditoire.On a chargé un neurologiste de vous remercier.Et ces deux neurologistes, qui ouvrent et ferment la marche de l\u2019agréable aventure de cet après-midi, se réclament de l\u2019Ecole de Déjerine.Ils ont eu l\u2019honneur de connaître Mme Déjerine en qui ils reconnaissaient un maître en Neurologie.Ils ont fréquenté le laboratoire de l\u2019Ecole pratique fondée par Déjerince, à l\u2019époque où le regretté Jumentié en avait la charge; ils ont gardé le souvenir le plus heureux du regretté Long et de Mme Long-Landry, enfin ils ont étudié sous André-Thomas.Permettez-nous de nous réclamer de la grande famille Déjerine; accor- dez-nous cet honneur et cela nous rapprochera d\u2019autant de vous.Madame, vous avez visité notre hopital, dont nous sommes fiers.Vous nous avez entretenus d\u2019un sujet d\u2019une importance vitale, que vous connaissez parfaitement bien, et cela avec une maîtrise qui nous a charmés et à laquelle nous ont habitués des maîtres français entendus en France on let.De votre sympathie à notre égard et de votre zèle à nous instruire ncus vous remercions de tout cœur.En passant par les services de Notre-Dame, et il en aurait été ainsi si vous aviez parcouru chacun des hôpitaux francais de notre province, vous avez sans doute constaté jusqu'à quel point la douce et discrète charité de nos religieuses.la grâce féminine de nos infirmières étaient bien françaises.Par ces précieux attributs, elles apportent à l\u2019œuvre hospitalière cana- dicnne-française non seulement une aide morale et matérielle essentielle au traitement des malades, mais elles contribuent à conserver, au sein du groupe médical de la province, le caractère français auquel nous, médecins, tenons aussi opiniâtrement qu'à notre vie.Autant notre instruction et notre enseignement en médecine s\u2019efforcent d'être français, sinon par un recours exclusif aux travaux scientifiques, du 434 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 moins par la compréhension, la synthèse et l\u2019expression clinique; autant nos religieuses et nos infirmières le demeurent par les qualités du cœur et la façon de les appliquer.Madame, de ce caractère de francais et de françaises, nous vous en faisons hommage.Nous garderons un souvenir ému de votre visite et nous vous prions de rapporter dans votre belle France l\u2019expression de notre complet attachement au pays de nos ancêtres.Allocution prononcée le 26 janvier 1937, par M.Etienne Sorrel, délégué de l\u2019Institut Scientifique Franco-canadien, lors d\u2019un dîner offert par la Faculté de Médecine (1) Le séjour que je suis venu faire parmi vous va bientôt se terminer, puisque je dois faire ma dernière leçon demain soir, et vous m'avez fourni bien des motifs de garder de ces quelques semaines un souvenir inoubliable, et de vous rester à tout jamais reconnaissant.Vous avez su, tout d\u2019abord, me recevoir avee une amabilité et une cordialité qui m'ont infiniment touché; vous avez agi envers moi comme si j'étais un ami de vieille date que vous auriez été heureux de revoir, et vous avez mis tant de tact et tant de délicatesss à me persuader que vous n\u2019aviez rien de mieux à faire que d'abandonner vos occupations les plus urgentes pour me consacrer votre temps, que vous arriviez presque à me faire oublier l\u2019indiscrétion qu\u2019il y avait de ma part à abuser de vos instants.Vous êtes parvenus à me donner l\u2019impression qu\u2019en toute vérité il vous était agréable de chercher par tous les moyens à me faire plaisir, et c\u2019est un sentiment dont je vous dois d\u2019autant plus de gratitude que toutes ces prévenances, toutes ces gentillesses, si j'ose employer ce mot de vieille France, ce n\u2019était pas à moi personnellement qu\u2019elles s\u2019adressaient, mais bien au représentant temporaire parmi vous de ces parents d\u2019Europe pour lesquels vous avez gardé toute l\u2019affection et toute l\u2019amitié que l'on se doit entre membres d\u2019une même famille lorsqu\u2019ils ont quelques raisons de s\u2019estimer mutuellement.Ces raisons d\u2019estime réciproque, je veux bien croire, et j'en serais fort heureux, que vous pouvez encore, comme vous voulez bien le dire, les trouver chez nous.Mais, ce dont je suis bien certain maintenant que j'ai eu le plaisir de vivre un peu de votre vie, c\u2019est que vous les fournissez vous-mêmes de la façon la plus généreuse.Quand on songe à la somme de qualités magnifiques, à la ténacité.à l\u2019habileté, à la souplesse aussi jointe à la fermeté la plus grande, dont vous avez dû au cours des siècles faire preuve pour maintenir intactes notre langue et notre civilisation communes, on est, je vous l\u2019affirme, rempli de respect et d\u2019admiration.Les générations qui se sont succédé ont su se transmettre les unes aux autres le flambeau de notre civilisation latine, et les représentants actuels du Canada français montrent avec quel éclat vous avez su développer, en les adaptant au pays et au milieu dans lesquels vous vivez, tous les caractères de notre race: cette spontanéité, cette vivacité d'esprit que des censeurs moins favorisés peut-être nomment légèreté, \u2014 ce scepticisme dont (1) Au cercle Universitaire de Montréal.\u2014 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 435 nous sommes toujours prêts à faire étalage pour masquer en réalité une sensibilité très grande ct une générosité extrême, \u2014 cette volonté si rigide malgré un apparent abandon, \u2014 ce bon sens irréductible que nous tient loin de toutes les exagérations, \u2014 tous ces signes distinctifs de notre race se retrouvent sur les rives du Saint-Laurent comme sur celles de la terre.De ces belles qualités, vous donnez une preuve bien évidente lorsqu\u2019on voit ce que vous êtes arrivés à réaliser dans la pratique et l\u2019enseignement de l'art médical.Vous êtes restés fidèles à nos vieilles traditions qui exigent tout d\u2019abord de chaque médecin une solide culture générale, car cette culture, commune à toutes les disciplines, reste la base sans laquelle aucune d\u2019entre elles ne peut se développer hardiment.Vous n\u2019avez jamais admis une spécialisation trop hâtive dans les diverses branches de notre profession: là encore, la base doit être ferme, et ce n\u2019est qu\u2019après des études longuement et lentement poursuivies que vous admettez que l\u2019on s\u2019oriente vers les différents domaines de la médecine et de la chirurgie; suivant le mot célèbre et si juste que rappelait l\u2019un des vôtres un de ces derniers soirs, vous savez «que le chirurgien, par exemple, ne doit être qu\u2019un médecin qui se sert de la chirurgie pour guérir.» Et en restant fidèles à ces grands principes, qui seront sans doute éternellement justes, vous avez assuré à la médecine que vous enseignez une place d\u2019élite dans la médecine de votre pays.Mais vous n\u2019avez pas seulement cherché à perfectionner dans vos hôpitaux des méthodes de guérison, et les installations matérielles qui permettent de les mettre en œuvre, vous vous étes préoccupés, depuis longtemps \u2014 ct parmi tous les premiers \u2014 du rôle social considérable qu'est appelé à jouer le médecin.Ce rôle qui prend de jour en jour plus d'importance n\u2019était guère développé autrefois.Dans son dictionnaire classique, Littré, qui pourtant était médecin, définissait la médecine: «l\u2019art qui à pour but la conservation de la santé et la guérison des maladies, et qui repose sur la science des maladies, dite pathologie.» On ne se préoceupait guère, à cette époque, bien rapprochée de nous cependant, du porteur de la maladie.Les choses ont heureusement changé depuis ce temps; tout médecin digne de ce nom voit dans le malade un autre homme, dont il doit certes soulager avant tout les souffrances physiques, mais sans oublier qu'il doit aussi se pencher sur la misère morale qu\u2019entraîne la maladie.En voyant la douceur avec laquelle vous agissez envers vos malades, l\u2019intérêt que vous leur portez et la confiance touchante qu\u2019en retour ils vous témoignent, on est bien certain que vous avez su comprendre ce rôle à merveille et que vous savez le faire comprendre aux élèves que vous formez.Secondés dans votre œuvre bienfaisante par un remarquable corps d\u2019infirmières religieuses ct laïques animées du même idéal élevé que vous, vous ne vous êtes pas contentés d\u2019être vous-mêmes de bons Samaritains.Vous avez, avec l\u2019esprit pratique et réalisateur qui vous caractérise, organisé des œuvres d'assistance sociale, formé toute une section d\u2019infirmières chargées de rester en contact avec la famille de vos malades pendant leur séjour à l'hôpital et de les suivre eux-mêmes, lorsqu\u2019ils en sont sortis. 436 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 Vous avez créé des centres de rééducation pour les infirmes, vous avez organisé des écoles où vous fournissez aux enfants que quelque tare empêcherait de suivre les écoles régulières, le moyen de s'instruire comme les autres enfants et d'apprendre eux aussi un métier qui leur permettra de gagner leur existence, et de devenir des hommes libres, au lieu d'être des épaves à la charge de la société.En ce faisant, messieurs, vous avez montré de la façon la plus éclatante quelle vigueur et quel développement pouvait acquérir sur un autre sol un rameau séparé de l\u2019arbre qui lui a donné naissance.Par là même, vous avez prouvé que l'arbre était de bonne espèce et si, comme je l'espère, les souches restées en France ne sont point encore trop dégénérées, nous devons, me semble-t-il, conserver toute confiance dans les destinées de notre race commune.D'avoir exalté en moi par votre exemple ce sentiment si réconfortant.je vous dois, messieurs, un tribut tout particulier de reconnaissance et d\u2019admiration.Je suis heureux de trouver l\u2019occasion de vous les exprimer ce soir l\u2019une et l\u2019autre.Je lève mon verre à la Faculté de Médecine et à l\u2019Université de Montréal, au développement et à la grandeur du Canada français.INSTITUT FRANCO-CANADIEN COURS D\u2019ORTHOPEDIE DONNE PAR M.le Dr ETIENNE SORREL En janvier 1937, dans le grand amphithéâtre de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, 1265, rue Saint-Denis.Vendredi, 8 Tumeur blanche du genou.Lundi, 11\u2014Arthrite tuberculeuse de l'épaule \u2014 arthrite tuberculeuse du coude.Mercredi, 13.\u2014Arthrite tuberculeuse du poignet \u2014 Spina ventosa des petits os de la main et du pied.Vendredi, 15.\u2014Ostéites tuberculeuses, ostéites syphilitiques, etc.Lundi, 18.\u2014Mal de Pott.Mercredi, 20.\u2014Paraplégies pottiques.Vendredi, 22.\u2014Traitement de la coxalgie.Lundi, 25.\u2014Les Dystrophies osseuses de l\u2019adolescence.Mercredi, 27.\u2014Traitement des ostéomyélites aigués.Leçons cliniques Le Dr Sorrel a fait des matinées cliniques aux hôpitaux suivants: à l\u2019Hôtel-Dieu, les 8, 11, 12, 13 janvier; à Notre-Dame, les 14, 15, 18 et 19 janvier.à Sainte-Justine, les 20, 21, 22, 25, 27 janvier.o(0)-e © MÉDECINE PRATIQUE TRAITEMENT DES SYNDROMES DYSENTÉRIQUES DU NOURRISSON 11 s'agit d'un syndrome qui n\u2019est pas très fréquent dans la première cnfance et qu'on n\u2019observe en général qu\u2019après 15 mois.Dans certains cas, il offre une gravité particulière et son traitement, pour être efficace, doit être organisé de facon méthodique.Il est caractérisé par des selles muco-hémorragiques, le plus souvent très nombreuses, et répond à des ulcérations du gros intestin, siégeant principalement dans sa portion terminale.Du point de vue étiologique, le syndrome peut être primitif, c\u2019est-à-dire d'origine alimentaire (ingestion de lait de vache souillé, de viandes ou de fruits de mauvaise qualité), \u2014 c\u2019est le cas de beaucoup le plus fréquent dans notre pays \u2014 ou secondaire à une infzction comme la rougeole ou la broncho- pneumonie.Enfin, à titre tout à fait exceptionnel chez nous, le syndrome peut être lié la dysentérie vraie, dont le diagnostic ne doit être affirmé qu'après un examen des selles attestant l'existence d\u2019amibes ou de bacilles dysentériques.Aussi, dans tous les cas, convient-il de faire systématiquement un ensemencement les matières, afin d\u2019éliminer, s\u2019il y a lieu, le diagnostic de dysentérie vraie, maladie qui comporte un traitèment spécifique que nous n\u2019étudierons pas ici(1), Le syndrome débute, tantôt d\u2019une façon insidieuse, tantôt d\u2019une facon brusque et violente, avec une température élevée (104° F.) et des convulsions.L'enfant souffre de coliques.Bientôt apparaissent des selles liquides contenant du mucus et du sang, « véritable crachat intestinal ».Il existe en plus du ténesme et parfois un prolapsus rectal.L\u2019affection est d\u2019autant plus grave que l\u2019enfant est plus jeune.Avant 15 mois, il faut toujours redouter les phénomènes de déshydratation et la broncho-pneumonie, qui constituent des complications de la plus haute gravité dans la première enfance.- à la présence dans l'intestin d\u2019un agent pathogèn: spécifique: c\u2019est Dans ces dernières années, le traitement des syndromes dysentériques du nourrisson a fait d\u2019importants progrès: les régimes préconisés tiennent compte davantage des besoins alimentaires et de la nutrition du jeune enfant.le qu\u2019il faut éviter avant tout, dans la pratique, c\u2019est de soumettre le nourrisson à une diète hydrique prolongée, à des régimes de famine qui diminuent la résistance à l\u2019infection, n'améliorent aucunement l\u2019état intestinal et donnent toujours des résultats désastreux.(1) Pour le traitement des dysentéries spécifiques, consulter l'excellente thèse du docteur M.Grand sur les syndromes dys>ntériques de Penfant (travail du service de M.Ribadeau-Dumas), éditée à Paris chez Maloine en 1932, pp.77-92. 438 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1931 Nous avons eu l'occasion récemment de traiter un assez grand nombre de syndromes dysentériques chez le nourrisson ; il nous a été permis de mettre en pratique les méthodes actuelles d\u2019alimentation et d'en constater l'efficacité.Ce sont ces méthodes que nous allons maintenant exposer, en prenant comme cxemple le cas le plus fréquent dans notr2 pays: celui d\u2019un nourrisson atteint d'un syndrome dysentérique primitif, d\u2019origine alimentaire (1).Nous schématiserons le traitement d\u2019après les périodes de la maladie, en nous efforçant de préciser les indications thérapeutiques successivement : 1° à la période aiguë; 2° à la période de réalimentation; 3° à la période de convalescence.I.Période aiguë: A la phase aiguë, au moment où l'enfant a une température élevée, un état général altéré, nous instituons la diète hydrique, nous prescrivons des bains chauds, des injections de sérum physiologique, de l\u2019huile camphrée.La diète hydrique sera donnée le premier jour, sous forme d\u2019eau bouillie pure, à la dose de 150 c.c.par kilo et par vingt-quatre heures, sous forme de petits repas rapprochés, toutes les deux heures; si l\u2019enfant vomit, on donnera l\u2019eau bouillie glacée, à la cuillère.Le deuxième jour, on remplacera l'eau bouillie pure par de l\u2019eau de riz, à la même dose.Le sérum physiologique sera injecté par voie hypodermique, à la dose de 100 à 150 c.e.par jour.L\u2019enfant sera maintenu dans un bain à 100° F.pendant 5 à 10 minutes, une à deux fois par jour.On donnera l\u2019huile camphrée au 1/10 en injections sous-cutanées, à la dose de + à 1 c.c.matin et soir.II.Période de réalimentation: Le troisième jour, on procédera à la réalimentation avec le babeurre, auquel on ajoutera 10% de dextri-maltose, sous forme de sirop de blé d\u2019Inde.A ce moment, on donnera à l\u2019enfant des repas toutes les quatre heures; s\u2019il n\u2019a pas la force de vider ses biberons, on complétera chaque repas par de l\u2019eau bouillie sucrée à 5%, de manière à ce qu\u2019il ait la quantité de liquide nécessaire dans les 24 heures.À partir de trois mois, on ajoutera au babeurre du gruau épais préparé avec de la farine d\u2019orge ou d\u2019arrowroot, à la dose d\u2019une cuillerée à thé à une cuillerée à soupe avant les repas, une à deux fois par jour.Après six mois, on pourra en plus donner de la purée de pommes crues ou de bananes crues, à la même dose, aux repas où l\u2019on ne donne pas de gruau épais.Lorsqu\u2019il n\u2019y aura plus de sang dans les selles et que les matières seront devenues pâteuses, même s\u2019il y a encore des glaires, on ajoutera au régime, suivant l\u2019âge de l\u2019enfant, des purées de légumes (pommes de terre, pois, carottes), des pâtes alimentaires, du chocolat à l\u2019eau, de la viande bien cuite et du maigre de jambon, des œufs, et en dernier lieu du lait, que l\u2019on donnera d\u2019abord écrèmé et bouilli, et en petite quantité.(1) Dans les syndromes dysentériques secondaires, à moins qu'il n\u2019y ait des phénomènes de déshydratation ou d\u2019intolérance alimentaire (anorexie, vomissements), on donne d\u2019emblée le babeurre.ag AE al SI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 19837 439 Si la maladie se prolonge, on ajoutera à la diète du jus de fruits et un peu d\u2019huile de foie de morue, afin de donner à l\u2019enfant les vitamines indispensables à sa nutrition et à sa croissance.Dans la plupart des cas, le troisième jour la température est moins élevée, l\u2019état général amélioré.C\u2019est pourquoi, on cesse d\u2019ordinaire à ce moment les bains, les piqûres d\u2019huile camphrée, les injections de sérum artificiel, à moins que l\u2019enfant ne soit déshydraté, ne présente une chute de poids, de l'anorexie.Nous ne croyons pas beaucoup à l\u2019efficacité des lavements en pareil cas; néanmoins, si les glaires sont très abondantes, il est indiqué d\u2019administrer de petits lavements au sérum physiologique, une à deux fois par jour pendant quelques jours.Les syndromes dysentériques s\u2019accompagnent presque toujours de douleurs abdominales intenses.Il convient de les soulager, soit par application de cataplasmes de graines de lin ou d'antiphlogistine sur l\u2019abdomen, soit par l'administration de médicaments.Contre l\u2019élément douleur, nous prescrivons d'abord l\u2019huile de paraffine, à petites doses souvent répétées, comme le conseillent les médecins qui soignent beaucoup de dysentéries dans les pays chauds; mais dans les formes graves ou rebelles au traitement précédent, nous n\u2019hésitons pas à employer l\u2019élixir parégorique, à la dose de 5 gouttes par année d'âge, et plus si nécessaire.III.Période de convalescence: Sous l'influence du traitement que nous venons d'indiquer, la guérison survient en général vers le dixième ou le quinzième jour, dans les formes de moyenne intensité.Pendant la convalescence, le médecin se préoceupera de remonter l\u2019état général, au moyen de la cure d\u2019air, et au besoin de l\u2019actinothérapie, si l\u2019enfant est pâle, nerveux, insomnique.Très souvent après la guérison, le malade continue d\u2019avoir de temps à autre des douleurs abdominales et des glaires dans les selles.Il faut rassurer la famille: ces symptômes disparaissent habituellement après quelques semaines, si le régime alimentaire est bien suivi et si l\u2019hygiène de vie de l\u2019enfant est convenablement organisé.PAUL LETONDAL.Professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal, Chef de service à la Crèche de la Miséricorde. LA COLIBACILLURIE ET LA SÉROTHÉRAPIE Nous savons, depuis longtemps, le rôle du colibacille dans les infections, mais nous oublions, trop souvent, qu\u2019il existe en permanence dans l\u2019intestin où sa virulence devient une aggravation de la maladiz principale: la typhoïde, les parathyphoïdes, l\u2019obstruction intestinale, les lithiases biliaires, la constipation, le dolichocolon.Nous savons quel est son rôle prépondérant dans un grand nombre d\u2019affections des voies urinaires: les pyélonéphrites, compliquées fréquemment de lithiases rénales et de caleuls des bassinets; les cystites sccon- daires, les prostatites.Nous savons aussi qu\u2019on le rencontre fréquemment dans les complications post-opératoires du tube digestif.Que d\u2019affeetions pulmonaires relèvent du colibacille, par hypostase.Les angio-cholécystites s'accompagnent toujours d\u2019une infection colibacillaire, à cause de sa présence, si fréquente, dans les canaux biliaires.La stase duodénale, trop souvent ignorée, s'accompagne d\u2019une prolifération intense du colibacille qui infecte les segments inférieurs du cholédoque où il se trouve dans des conditions favorables à l\u2019envahissement des segments supérieurs, puis du pancréas.Ces toxines créent un état d\u2019inhibition locale et restreignent la sécrétion externe de ces deux glandes importantes.Bientôt des complications de toutes sortes surgissent.Les stases cœcales accompagnées de coudures réalisent, dans une foule de cas, le vase clos, c\u2019est-à-dire une des conditions les plus favorables à l\u2019exaltation virulente des microbes.Telle est, en raccourci, la conception actuelle de la colibacillurie.Sans doute, nous avons à notre disposition des méthodes logiques de traitement telleg que les entéroclyses, très efficaces, mais d\u2019un emploi restreint et souvent difficile.C\u2019est une méthode de traitement qui ne plaît guère aux malades et qui exige une certaine habilité et une technique spéciale relevant soit du médecin soit de la garde-malade.Nous avons aussi les méthodes de dérivation tels que les cholagozues dont la longue théorie s'échelonne de plus en plus.témoignant ainsi d\u2019une efficacité relative ou nulle.Les diètes spéciales, confinant quelquefois à l\u2019inanition, ne sont guère acceptées par les malades et ne répondent pas toujours aux buts que l'on recherche.Tl faut done remonter au point de départ de cette infection et admettre que la cause principale réside dans l\u2019activité pathogène du colibacille, dans sa forte vitalité et sa multiplication exceptionnellement rapide à la faveur de toutes les causes que nous avons énumérées ci-dessus.Nous aurons l\u2019occasion de publier, bientôt, quelques recueils de faits qui le démontrent, mais nous voulons, aujourd'hui, dans cette courte note.insister sur une métlode de traitemznt que l'on a mise en essai en Europe depuis plusieurs années et qui ne semble pas s'être généralisée suffisamment dans la pratiqu2 médica'e, ici.Il s\u2019agit du sérum anti colibacillaire, préparé par le Professeur Vincent, de l\u2019Institut de France.Dans toutes les affections colibacillaires nous conseillons l\u2019emploi du sérum anti-colibacillaire, après lavage du bassinet et de la vessie, lorsqu\u2019il s\u2019agit du syndrome entéro-rénal.Nous conseillons le même traîtement dans les cas de cæco-colite proximale. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 441 Il y a cependant quelques précautions à prendra, car, comme pour le sérum anti-diphtérique, il faut prévoir les réactions sériques.On doit done procéder de la façon suivante: \u2018 1° Donner préalab'ement la potion suivante: Benzoate de soude Salicylate de soude Potion gommeuse .200 \u201c Le malade doit absorber cette potion dans les 24 heures qui précèdent les injections ou l\u2019ingestion de sérum.Il est sagz de continuer, durant le traitement, la même potion à la dose de 3 cuillerées à soupe par jour, avant l\u2019injection ou l\u2019ingestion.2° On peut, aussi, y associer l\u2019adrénaline en solution au 1/1000e à la dose de 15 gouttes trois fois par jour, deux jours avant l\u2019injection ou l\u2019ingestion.Le médecin doit s\u2019enquérir auprès de ses malades s\u2019ils ont manifesté auparavant des crises d\u2019urticaire, ou s\u2019ils ont déjà reçu, antérieurement, des sérums.Dans ce cas on ne doit jamais pratiquer l'injection avant d\u2019appliquer la méthode préventive de désensibilisation que nous venons d\u2019exposer sommairement.Chez les enfants on peut prescrire la même potion mais par cuillerées à thé au lieu de cuillerées à soupe chez l\u2019adulte.3% Dose: Dans les appendicites gangréneuses avec péritonite on peut donner 80 à 100 c.c.sous-cutanés durant 5 à 6 jours, selon le cas.Dans les pyélonéphrites, on peut débuter par 50 à 60 ce.par jour en diminuant graduellement à 20 ce.durant 6 à 8 jours.Dans les cas moins aigus, chroniques, on peut administrer le sérum à la dose de 20 cc.dans un demi-verre d\u2019eau, le matin à jeun.Chez les enfants on peut diminuer la dose de moitié.Telle est la technique sommaire de l'emploi de ce sérum dont l'action.dépourvuz da toxicité, produit des effets surprenants dans toutes les infections qui relèvent du colibacille.Nous aurons, d\u2019ailleurs, l\u2019occasion de revenir sur cette question en publiant un mémoire très documenté du Professeur Vincent lui-même, à qui nous en avons fait la demande.Nous sommes trop peu renseignés sur cet important chapitre de pathologie générale et de thérapeutique appliquée.aa.6 grammes LeSAGE. FORMULAIRE TRAITEMENT DE LA GALE I \u2014 Frotte de l\u2019Hôpital Saint-Louis; à la pommade d\u2019Helmerich-Hardy, irritante et de moins en moins en usage.Il \u2014 Pommade soufrée: Soufre précipité lavé .50 grammes Carbonate de potasse .25 grammes Axonge Q.S.pour .300 grammes Faire application pendant 3 soirs, après savonnage; lavage des vêtements à la fin du traitement.III \u2014 Pommade au baume du Pérou: Baume du Pérou ., 10 grammes Styraxe liquide .20 grammes Craie préparée .20 grammes Axonge fraîche QS.p.100 grammes Employée une dizaine de soirs de suite, de préférence après un savonnage; odeur agréable, facile à appliquer, non irritant, mais prix plus élevé; c\u2019est le procédé de choix chez les enfants, les femmes en- ceifites et ceux qui ont la peau irritée; la désinfection des vêtements n\u2019est pas nécessaire.ÏV \u2014 Créoline de Pearson: C\u2019est le TRAITEMENT MODERNE (Belge) en solution à 20% chez les grandes personnes et 10% chez les enfants; émulsion sur la peau avec un tampon de coton hydrophile pendant cinq soirs consécutifs.Le Ge jour, prendre un bain.Changer à la fin du traitement son linge ct ses draps, qui seront lavés comme d\u2019habitude.Efficacité rapide, innocuité, simplicité, facilité d\u2019exéeution, odeur de goudron.N.B.Si le traitement est bien fait, le malade est guéri; ce que l\u2019on peut constater par la disparition du prurit des lésions polymorphes, (vésicules, croûtes, excoriations etc.).Sinon, recommencer encore pendant 3 soirs avec le même procédé.Celui qui partage le lit du galeux est voué à la contagion et il doit être traité le même jour, lors même que dans le temps il n\u2019a pas de lésions, car la gale a une incubation d\u2019environ 12 jours.Paul POIRIER.DO EE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1931 NXIIT APPETIT sails) ] = Société Générale dApplication Théra- P peutiques.98, de Sèvres Paris (VIIe).Distributeurs: ROUGIER FRÈRES MONTRÉAL OPOTHÉRAPIE SÉRIQUE DÉCHÉANCES ORGANIQUES, CONVALESCENCES, ANEMIES, SÉRUM HÉMOPOÏÉTIQUE FRAIS de CHEVAL \\ 5 (Sirop) - Le Agent de Régénération Hématique, de Leucopoïèse et de Phagocytose, à 4 cuillerées à potage par jour.ÆANCOSME, 19, rue Alain Chartier, PARIS (XVe) | Littérature et Echantillons: ROUGIER & FRERES, 350, rue Le Moyne, Montréal. XXIV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 SAN A TORIUM DE BLOIS 23, Avenue Laviolette, TROIS-RIVIERES, Qué.Fondé en 1896 Maison de repos, de régimes et de convalescence Affections nerveuses en général Maladies de l\u2019estomac et de l\u2019intestin ; surmenage, troubles de la nutrition.Neurasthénie, rhumatisme, artério-sclérose, intoxications, morphine, alcool, etc.Psychotérapie, hydrothérapie, électrothérapie, rayons ultra-violets, etc.DEUX MEDECINS RESIDENTS PRIX MODERES Pour prospectus illustré, s'adresser au Directeur, DR C.DE BLOIS Trois-Rivières, P.Q.Téléphone, 932 Les aliénés et les contagieux ne sont pas admis. REVUE DES LIVRES Quelques vérités premières, ou soi-disant telles, en pneumologie clinique.Un volume de 80 pages, chez Masson & Cie, éditeurs.Par le Professeur Emile SERGENT.L\u2019in'assable activité du Professeur Emile Sergent nous vaut aujourd'hui, la publication d'un livre récent sur les syndromes pulmonaires.L\u2019auteur exprime, sous forme d\u2019axiomes, suffisamment élaborés, tout ce que le médecin doit connaître et retenir au sujet des affections du poumon.Ce livre s'adresse aux étudiants et aux médecins praticiens.Aux premiers il montre ce qu'il y à de capital dans les questions qu\u2019ils s\u2019efforcent d\u2019approfondir; aux seconds il rappelle les règles de prudence indispensables avant ds conclure lorsqu'il s'agit du diagnostic.Dans son avis aux lecteurs, le Professeur Sergent indique au médecin « comment il doit procéder pour dépister les maladies du poumon, les différencier les unes des autres et, par là, poser les bases essentielles des indications thérapeutiques ».Nous connaissons, d\u2019ailleurs, ces méthodes, qu'il a exposées ici, dans ses cliniques si intéressantes et fécondes en aperçus Nouveaux.Il propose de contrôler, les uns par les autres, les résultats révélés par divers procédés d\u2019exploration, car aucun d\u2019eux ne suffit à lui seul.Nous devons tous les mettre en œuvre dans un examen clinique.En premier lieu, il veut que l\u2019on étudie l\u2019être humain normal.Ce n\u2019est qu'après une longue observation qu\u2019on peut arriver à une spécialisation clinique.car un appareil n\u2019est qu\u2019une partie d\u2019un tout pouvant subir toutes les répercussions provenant d\u2019un seul organe malade.Dans le chapitre 2, l\u2019auteur étudie quelques méthodes d\u2019exploration : 19 l'interrogatoire, seul capable de fournir des précisions concernant le malade: te's les symptômes subjectifs.Il s\u2019agit, dans cett: première étape, d\u2019instituer une ensuête sur le malade lui-même, le milieu dans lequel il a vécu, ses antécédents personnels ou héréditaires, ses occupations; son aspect, tout ce que peut nous révéler l\u2019œil, la palpation, la percussion, l\u2019auseultation et l'examen radiologique.Ajoutons à cela des examens spéciaux ou directs: le rhino-pharynx, le larynx.Ce n\u2019est qu\u2019après avoir poursuivi son enquête, minutieuse à tous ces points de vue, qu\u2019on s\u2019adressera au laboratoire.A chacune de ces étapes l'auteur, en quelques propositions claires, nous indique la voie à suivre et l'interprétation des signes recueillis.Rien n\u2019est plus instructif et intéressant.À chaque page on y rencontre des aphorismes qui résument tout un longs chapitre de pathologie générale ou médicale et qui ressemblent à des vérités cliniques.Dans un 3e chapitre l\u2019auteur étudie les grands syndromes respiratoires tels que: l\u2019asthme, les bronchites, l\u2019emphysème, la syphilis, la tuberculose pulmonaire, l\u2019embolie pulmonaire, l\u2019ædème aigu du poumon, les micoses, les cancers primitifs et secondaires, les suppurations pulmonaires chroniques; il +44 1\u2019UNTON MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 y ajoute des apercus nouveaux ou rajeunis sur les indications thérapeutiques médicales ou chirurgicales.Puis il aborde les syndromes pleuraux: congestifs, exsudatifs, destructifs, ete, en les associant aux aspects radiographiques qui en précisent quelquefois le siège et la nature.L'auteur s\u2019étend longuement sur l\u2019étude des radiographies.Dans une question comme celle-ci ce chapitre renferme des renseignements de la plus haute importance à cause de la grande expérience de l'auteur et de sa haute autorité.Enfin, dans la dernière partie de ce chapitr: l\u2019auteur étudie les syndromes médiastinaux: par compression trachéale; secondaires à des lésions pulmonaires ou pleurales; le syndrome broncho-récurrentiel.En projetant le médiastin sur l\u2019écran radiologique il montre la distinction à faire entre les ganglions de la région hilaire et les ombres vaseu'aires qui peuvent nous induire en erreur.Sur ce point il s\u2019exprime ainsi: « Bornons-nous sagement à conc\u2019ure par ces mots: des ombres ou surcharge de la région hilair2 ».Enfin, il termine par les syndromes diaphragmatiques dont l'étude offre un grand intérêt.Rappelons-nous les magnifiques lecons auxquelles nous avons assisté à Montréal sur cetta question.Pour être juste il nous faudrait citer le chapitre en entier.L\u2019étude de la cinématique du diaphragme nous permet, selon l\u2019auteur, de prédire, dans certains cas, un épanchement pleural imminent.T] en est ainsi des radiographies avee lésions du phrénique.tel le syndrome phrénico-pupillaire, ailleurs le syndrome broncho-phrénico- récurrentiel.Tels sont les points saillants sur lesquels nous nous permettoiis d\u2019attirer l'attention à propos de ce livre.La lecture en est faci'e pour tout médecin soucieux de connaître quelques vérités premières en pneumologie clinique.(1) Alb2rt LeSAGE.Sérothérapie antipoliomyélitique d\u2019origine animale (S.A.P.), par le Docteur Auguste PETTIT, professeur à l\u2019Institut Pasteur, membre de l\u2019Académie de Médecine.L\u2019auteur a établi (Comptes rendus de la Société de Biologie, t.8H.p.1087-1088, 1918) la possibilité de préparer, au moyen du cheval, du sérum antipoliomyé:itique (S.A.P.) (1) présentant des avantages essentiels sur le sérum de convalescent.Pour juger exactement des résultats d'une thérapeutique quelle qu'elle soit, en règle générale.la plus serupuleuse objectivité est nécessaire; quand il s\u2019agit d'un travail sc'entifique auquel l\u2019auteur s'est consacré, son impartialité est exposée à des influences perturbatrices.Aussi, je me suis toujours abstenu de faire connaître mon opition sur la valeur thérapeutique de cet agent médicamenteux.Etant à la fois juge et partie, j'ai laissé à mes confrères de France et de Pétranger le soin de trancher cette question délicate en raison de l'évolution naturelle de la poliomyélite, spécialement de ses rémissions spon- tances.Les conclusions exposées dans le présent article découlent des observations de mes confrères cliniciens, francais et étrangers; par serupule d\u2019impartialité, je n'ai pas teau compte de mes observations personnelles.(1) En vente a la Maison J.Eddé, Limitée.New Birks Building, Montréal, L'efficacité de la IMÉDICATION IODÉE avec le danger d'IODISME réduit au minimum.L\u2019utilité de la thérapie iodée est bien reconnue quoique pendant longtemps ce fût un problème d\u2019obtenir des résultats sans iodisme.i En général, la thérapie iodée est n inséparable de l\u2019iodisme, mais en de- Dans la Riodine (Astier) qui est une solution huileuse à 66% d\u2019éther glycérique iodé de l'acide ricinoléique renfermant environ 17% d\u2019iode, l\u2019iode ne subit aucune modification dans l\u2019estomac mais est émulsionné dans l\u2019intestin puis absorbé.En conséquence, il se fixe dans les cellules sous une forme soluble lipoïdique et demeure dans l'organisme pendant longtemps, éliminant la nécessité de doses élevées fréquemment répétées d\u2019iode, cause d\u2019iodisme.- ow 350, rue Le Moyne Montréal.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 IODINE Iode organique assimilable LABORATOIRES DU D\" XXV 228 hors de l\u2019idiosyncrasie, la sévérité des symptômes de l\u2019iodisme est en raison directe de la quantité d\u2019iode retenue dans le sang.Cette quantité, en retour, dépend de la quantité administrée.Astier La Riodine (Astier) se prescrit de préférence dans les cas où l\u2019on désire une action prolongée de petites quantités d\u2019iode, par exemple les affections cardio - rénales, l\u2019Artério - Sclérose, l\u2019Asthme, [I\u2019Arthrite rhumatismale chronique, l\u2019Emphysème pulmonaire, la Bronchite chronique, la Syphilis latente, l\u2019Empoisonnement par le plomb, l\u2019Hypothyroïdisme, le Goitre simple et l\u2019Obési'é.Pour renseignements et échantillons, écrivez aux Dépositaires canadiens pour les produits des P.ASTIER 36-48 Caledonia Road Toronto.| | ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS pres XXVI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 SEDLITZ CHANTEAUD N Granulé et Déshydraté / Laxatif \u2014 Purgatif FOIE \u2014 INTESTIN Sulfate de Magnésie pur.Dose laxative: 1 cuillerée à café Lose purgative : 1 à 8 cuil.à soupe | T'artrate de Soude.le matin a jeun./ STÉNOL CHANTEAUD Tonique \u2014 Diurétique FAIBLESSE \u2014 SURMENAGE \u2014 NEURASTHENIE Par cuillerée / à café Dose: 1 à 2 cuillerées à café Caféine Coe ee 0 gr.10 par jour.Théobromine .O gr.10 Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Fréres, 350, rue Le Moyne, MONTRÉA Dépôt : ROUGIER FRERES.Montréal Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères.250.rue Le Moyne, à Montréal. P\u2019ENION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1931 4 Destination du sérum antipoliomyélitique ; sa place dans lu thérapeutique de la poliomyélite.\u2014 Le sérum antipoliomyélitique n'est pas une panacée; il ne vise pas a constituer à lui seul l\u2019arsenal thérapeutique de la poliomyé'ite.En raison de son pouvoir virulicide, il a essentiellement pour objectif de neutraliser, in vivo.le virus poliomyélitique et, par conséquent, de s'opposer à sa diffusion dans le système nerveux, à son ascension vers les centres supérieurs.La thérapeutique complète et rationnelle de la poliomyé!ite aiguë épidémique (maladie de Heine-Medin) est comp'exe: elle comprend trois groupes de moyens: 1° le traitement anti-infectieux; 2° le traitement des dégâts neurologiques; 3° le traitement des infirmités post-poliomyélitiques.Résultats obtenus en thérapeutique humaine, arvce le sé um antipolio- myélitiquo S.A.P.\u2014 1\u2019 Quand on injecte, à des malades.du sérum à la phase préparalytique, il ne se produit ultérieurement ni paralysie, ni pardésie; 2° Le sérum bloque l\u2019infection et agit efficacement contre l'ascension du virus, par conséquent contre les troubles bulbaires; il diminue la gravité des séquelles, quand il ne les supprime pas; 3° Le sérum guérit les paralysies de nombre d\u2019adu'tes (Pr Etienne.Nancy et Pr Bremer, Munich) et même des enfants (Pr A.Casassa, Torino) ; 4° Le sérum enraye l\u2019évolution de la poliomyélite chez certains sujets dont le bulbe est déjà touché, ce dont le sérum de convalescent est incapable; 5° Le sérum abaisse sensiblement la mortalité.En faveur de ces conclusions, voici la note adressée aux Assises de juillet dernier par le Pr A.Casassa, de Torino: « Depuis quelques années, j'emploie le sérum Pettit (S.A.P.) pour le traitement des malades atteints de poliomyélite antérieure aiguë.Ma statistique porte sur un ensemble de 101 cas.Tous les malades ont été traités à la période des paralysies (d\u2019ailleurs.mon avis est que, sauf pendant une épidémie, la diagnose de poliomyélite antérieure aiguë ne peut pas être sûrement posée avant le déve'oppement des paralysies).Voici les résu\u2019tats: Guérisons complètes .LL.61 61 l 03 Guérisons avec séquelles .32 323 9% | Morts oe 8 8,08% 5 (2) Le sérum a toujours été administré par voie intrarachidienne et.au besoin, par voie intramusculaire.Consécutivement à l\u2019injection intrara- chidienne ou intramusculaire de sérum Pettit (S.A.P.), on a jamais ohservé des accidents sériques sérieux, ni des réactions méningées, parfois des réactions transitoires de peu d'importance (rougeole sérique).(1) Le présent article est un exposé très succinet de la question.On trouvera dans: Sérothérapie antipoliomyélitique, 1 vol., Paris, Masson et Cie, 1936, les développements nécessaires, une centaine d'observations appartenant à la plupart des formes cliniques actuellement connues.ainsi que la bibliographie annotée du sérum S.A.P.; ils voudront bien consulter, également.le compte rendu de la XXIIe Session des Assises médicales.5 juillet 1936, consacré à la poliomyélite aiguë \u201cin\u201d Médecine Générale Française, IIE.T.1936.(2) La mort.dans trois cas, a été causée par des maladies aiguës ct qui.du point de vue étiologique.n\u2019ont aucun rapport avec la poliomyé'ite (broncho-pneumonie, ete.). 446 1\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 Dés que les mouvements passifs des muscles atteints de poliomyélite n\u2019étaient plus douloureux, les malades ont été traités avec la strychnine per os, diathermie, massages, bains chauds, applications électriques (galvaniques et faradiques).Le traitement dura à peu près deux mois (minimum).Les malades traités étaient presque tous des enfants (de l\u2019âge de quelques mois jusqu\u2019à 15 ans) sauf une femme, âgée de 25 ans, qui est guérie complètement.Tous les cas guéris avec séquelles, la plupart avec séquelles des muscles inférieurs, ont pourtant la possibilité de marcher seuls, dans quelques cas à l\u2019aide de souliers orthopédiques.Quant aux cas guéris avec séquelles des muscles supérieurs (il s\u2019agit presque toujours du muscle deltoïde seulement), ils ont pourtant libres tous les mouvements de la main et peuvent travailler.En résumant on peut affirmer que le sérum Pettit (S.A.P.) est doué d\u2019un pouvoir curatif incontestable.Il bloque le progrès poliomyélitique, peut guérir les paralysies et diminue sensiblement la gravité des séquelles.Il doit être employé massivement, préférablement par voie intrarachi- dienne, le plus tôt possible, et c\u2019est bien si on peut l\u2019administrer dans les premiers dix jours de la maladie.» Comparaison entre le sérum de convalescent et le sérum antipoliomyélitique d\u2019origine animale (S.A.P.).\u2014 Administrer du sérum provenant d\u2019une espèce zoologique quelle qu\u2019elle soit, dont le pouvoir immunisant n\u2019est pas établi, ce n\u2019est pas faire de la sérothérapie mais de la protéinothérapie ou de la thérapeutique de choc.On ne saurait prétendre à faire de la sérothérapie antitoxique et antimicrobienne à moins d\u2019avoir établi que le sérum renferme des substances immunisantes en proportion suffisante paur assurer une action thérapeutique.\u2014 «1° L\u2019Académie de médecine estime qu\u2019en prévision d\u2019une réapparition possible de poliomyélite, il est désirable de pouvoir mettre à la disposition du Corps médical une provision suffisante de sérum d\u2019anciens malades et de sérum d\u2019origine animale.\u2014 2° Ce sérum devra être recueilli dans des conditions qui permettent d\u2019assurer son activité et son innocuité ».Sérum de convalescent.\u2014 La récolte du sérum de convalescent est difficile et peu abondante.Aucun gouvernement n\u2019est encore parvenu à constituer des stocks suffisants.L\u2019organisation nécessaire pour récolter le sérum de convalescent se traduit toujours par une demande de crédits aux pouvoirs publics.Le Ministère de la Santé Publique a consacré 100,000 francs, en 1932, pour recueillir du sérum de convalescent.Résultat insignifiant.Le Dr Netter a attribué cet échec à l\u2019insuffisance de crédit.Il a déclaré à l\u2019Académie da Médecine que les U.S.A.avaient consacré 7 millions (environ) à cette œuvre.Il a demandé un relèvement de crédit.L'Institut Pasteur a fixé le prix de ampoule de 10 c.c.de sérum S.A.P.à 20 francs.Par conséquent, 100.000 francs auraient permis l'acquisition de cinquante litres de sérum S.A.P.et 7 millions de francs, 3.500 litres de sérum S.A.P.Le sang donné par les donneurs doit être payé suivant le tarif adopté.Le sang de tous les convalescents peut être infecté. te.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 447 Sérum d\u2019origine animale S.A.P.\u2014 Le sérum antipoliomyélitique d\u2019origine animale peut être préparé en telle quantité qu\u2019il est nécessaire; seul, il répond aux conditions exigées par l\u2019Académie de médecine.Aucun cas d'infection n'a été observé chez l\u2019homme traité par les divers sérums de cheval, préparés à l'Institut Pasteur.Ces renseignements nous sont fournis par le professeur Pettit en vue de renseigner les médecins.LeSAGE.LIVRES REÇUS EN JANVIER, FÉVRIER, MARS 1937 Traité de Thérapeutique clinique.Par Paul SAVY, Lyon, France.Volume de 2,716 pages, en vente chez Masson et Cie, éditeurs, Paris.Ouvrage complet en 3 volumes.Prix: 360 frs.L\u2019infection bacillaire et la Tuberculose chez l\u2019homme et chez les animaux.Par A.CALMETTE.Volume de 1,025 pages, 70 gravures et 24 planches en couleurs.Chez Masson et Cie, Paris.Broché: 150 frs; cartonné toile: 175 frs.Rapport du Congrès Français de Médecine.Paris, 1936.Masson et Cie, éditeurs.Physiologie générale des Articulations à l\u2019état normal et pathologique.Par A.POLICARD.Volume de 214 pages, avec 25 figures.Masson et Cie, éditeurs, Paris.Prix: 36 frs.Etudes sur le spina bifida.\u2014 Par Jacques LEVEUF, Ivan BERTRAND et H.STERNBERG.Volume de 330 pages avec 176 figures.Masson et Cie, éditeurs, Paris Prix: 75 frs.Les hémorragies utérines avant et après la ménopause.Par Claude BE- CLERE.Un volume de 210 pages avec 68 figures.Chez Masson et Cie, éditeurs, Paris.Prix: 50 frs.Le Chirurgien devant l\u2019état puerpéral.Par M.METZGER.Un volume de 335 pages avec 40 figures.En vente chez Masson et Cie, éditeurs, Paris.Prix: 52 frs.Bill n° 12 LOI RELATIVE A CERTAINES CORPORATIONS SUBVENTIONNEES PAR LA PROVINCE Sa Majesté, de l\u2019avis et du consentement du Conseil législatif et de l'Assemblée législative de Québec, décrète ce qui suit: 1.Le lieutenant-gouverneur en conseil peut nommer une personne pour le représenter dans Je bureau de direction de toute corporation (séculière) administrant un hôpital et recevant, sous une forme quelconque, une snbven- tion du gouvernement de la province.La corporation doit payer à cette personne la rémunération que fixe le lieutenant-gouverneur en conseil.2.Tout contrat, tout projet, toute résolution et toute décision du bureau de direction comportant une dépense quelconque doivent, pour avoir effet, être préalablement approuvés par la personne ainsi nommée pour représenter le licutenant-gouverneur en conseil.3.La présente loi entrera en vigueur le jour de sa sanction.Note explicative Cette loi permet au lieutenant-gouverneur en conseil de se faire représenter dans le bureau de direction d\u2019une corporation laïque administrant un hôpital subventionné par le gouvernement.Ce bill sera amendé afin de conserver l'autonomie des hôpitaux en accordant au gouvernement un droit de regard à son r-présentant avec délibération, car il est incontestable qu'il a le droit et le devoir d'exercer un contrôle sur l'emploi des deniers publics.\u2014 Nous renseignerons nos lecteurs. ANALYSES MÉDECINE M.LOEPER et F.SIQUIER.\u2014 Les œdèmes des hépatiques.« Paris-Médi- cal », 14 novembre 1936.L'œdème est fréquent eu cours des cirrhoses.T1 se voit dons 40% des cas.I relève de 3 causes différentes: 1° il est essentiel\u2019ement mécanique par gêne de la circulation cave; 2° il peut être d\u2019origine cardio-vaseulaire avec insuffisance ventricu'aire; 3° certains cas pourraient s'expliquer par une insuffisance endocrinienne essociée.Ce dernier type se rencontrerait fréquemment dans la cirrhose dite pigmentaire ou diabète bronzé (neuro-chro- matose des auteurs anglo-saxons).Le rein peut éga'ement être en cause.Les auteurs insistent surtout sur une quatrième variété d\u2019ædèmes moins connus: les œdèmes des hépatites ictérigènes, Guéneau de Mussy.Dieulafoy, Fiessinger, Lefebvre, Bergstrand ont relaté de ces faits.Ces œdèmes sont localisés aux paupières et à la face, Ils se voient eu cours des hépatites ictérigènes graves, aiguës ou subaiguës, telles que l'atrophie jaune du foie.la cirrhose graisseuse du foie, ete.On peut invoquer pour les expliquer des phénomènes de stase ou de compression veineuse.Il faut supposer une hydrophil'e particulière des tissus.Abrami et Wallich se sont faits les défenseurs de la théorie osmotique de Gavaerts et Whipple.La pression osmotique diminuerait à la suite de la diminution des albumines du sérum.Malheureusement, la théorie est souvent en défaut.Les auteurs croient à l\u2019action hydropigène de certains imidazols voisins de l'histamine.Effectivement, dans le sérum de ces œdèmes, ils ont pu en trouver des quantités excessives, jusqu'à 47 milligrain mes.Le ceefficient lipocytique est bouleversé.La vitamine «C» est mal utilisée.Pick et Wagner ont invoqué l\u2019absence d'un facteur diurétique normalement présent dans le foie.Bassaur pense que le foie contient une hormone toni-cardiaque.Il est difficile de se prononcer sur la va'eur de ces diverses théories.Les auteurs concluent en d'sant que ces œdèmes sont à la fois des œdèmes de carence et des œdèmes toxiques dus à la mise en liberté de produits de désintégration hépatique.voisins de l'histamine.Henri GELINAS.CARDIOLOGIE G.W.FISH, M.M.HAND et W.F.KEIM.\u2014 Endocardite infectieuse aiguë due au bacille pyocyanique (Acute bacterial endocarditis due to pseudomonas æruginosa [B.Pyocyaneus]).« Amer.Journ.of Pathology.» « Les auteurs rapportent un cas de septicémie à pyocyaniques avec endocardite végétante des sigmoïdes aortiques.Le foyer d'infection se trouvait dans la prostate, qui se montra à la fois hypertrophiée et parsemée d'abcès.Un des caractères distinctifs de ces septicémies est l'atteinte inflammatoire de l'aorte et des artères rénales.Les auteurs ont trouvé une grande quantité de baciles dens cex lésions.J.-L.RIOPELLE. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 XXVII \u2018 EN eme ROUSSEL SÉRUM HÉMOPOIÉTIQUE FRAIS o: CHEVAL Hemorragies Anemies 2 ) Z 2 7 Ze , 7: dy ANEMIES (Carnot) Flacons-ampoules B) Cou autres emplois de 10\u201c de Serum pur du férum de Cheval: HEMORRAGIES ( PE Weill) | PANSEMENTS(R.Petit) SiropouCamprimés | PNEMIES de sang hemopoiétique CONVALESCENCES total TUBERCULOSE etc.97, RUE DE VAUGIRARD \u2014 Paris.J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada.ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS XXVIII 1\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 D'ABORD VOUS ÉCOUTEZ \u2014 | PUIS VOUS PARLEZ! ANGLAIS ESPAGNOL ITALIEN ALLEMAND ou toute autre langue SANS EFFORT CHEZ VOUS QUAND VOUS VOULEZ ! PAR LA NOUVELLE ET FACILE MÉTHODE LINGUAPHONE AVIS AUX PARENTS \u2014 Essayez notre cours FRANCAIS pour habituer vos enfants à bien prononcer et à bien parler leur langue.OFFRE SPECIALE : Pour vous faire connaître et apprécier la méthode ~ Linguaphone, nous vous expédierons, sur réception de $3.50, une série complète de manuels en n'importe quelle langue avec disque correspondant pour les deux premières leçons (valeur régulière $5.25).Si vous achetez plus tard un cours complet, ce montant de $3.50 sera déduit du prix régulier.| Librairie BEAUCHEMIN Limitée, DEMANDEZ | 430, rue Saint-Gabriel, | Montréal AUJOURD'H Ul | Veuillez m'envoyer plus amples renseignements sur la | méthode Linguaphone.NOTRE BROCHURE | NOM.a era ea ee eee ane GRATUITE | AI@SSC.oo rar ann aa cena nana sean na annee \u2014 | Ville.Prov.\u2026.\u2026\u2026.| | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 449 ENDOCRINOLOGIE V.GRAFF.\u2014 Des nécroses hépatiques au cours des thrombopénies essen- tilles (Uber Lebernekrosen essentieller Thrombopénie).«F rankfr.Zeitsft.für Pathologie », B.50, H.3, février 1937.L'auteur étudie deux cas de thrombopénie essentielle de Werlhof.Il cherche l\u2019explication du syndrome hémorragique concomitant dans les altérations des mégakaryocytes de la moelle osseuse.Pour Frank cette diathèse hémorragique serait la conséquence d\u2019unc mégakaryocytoxicose.Pour Kaznelson, au contraire, elle serait due à une thrombocytolyse exagérée au niveau du parenchyme hépatique.L\u2019auteur partage l\u2019idée de Frank; ses observations histologiques l'y poussént, il a en effet trouvé des mégakaryocytes médullaires très altérés, épuisés, dit-il; tandis qu\u2019il n'a pas remarqué de thrombocytolyse splénique exagérée.Ce qu\u2019il souligne surtout dans son travail, ce sont des îlots nécrotiques à réaction mésenchymateuse et périphériques aux lobules hépatiques, îlots en tout semblables à ceux rencontrés dans l\u2019éclampsie.Ces nécroses hépatiques au cours d\u2019une thrombopénie n\u2019ont été observées que trois fois dans la littérature; les deux cas de l\u2019auteur et celui de Getlach.Ces nécroses ne sont pas dues aux multiples transfusions que les patients ont reçues, parce que les nécroses consécutives à des transfusions sont toujours centrolobulaires et de plus les cellules de Kupffer montrent alors une grande activité phagocytaire.Elles ne sont pas non plus issues d\u2019flots néohématopoiétiques, si fréquemment rencontrés au cours des anémies, car nulle part on ne retrouve une réaction d\u2019oxydose positive.De l\u2019examen de toutes ces causes possibles de nécroses hépatiques, il reste qu\u2019elles pourraient bien être dues à la thrombopénie.On attribue aujourd\u2019hui un grand rôle au foie sur le fibrinogène.On connaît de plus de nombreux cas de pseudhémophilie fibrinopénique d\u2019Opitz où une absence totale ou partielle de fibrinogène dans le sang est responsable d\u2019une diathèse hémorragique.La thrombopénie seule n\u2019explique pas tous les cas de diathèse hémorragique, qui est plus tôt la résultante de divers facteurs: thrombopénie, diminution du fibrinogène et lésions vasculaires, Alph.BERNIER.A.C.IVY.\u2014 Hormones gastro-intestinales à l\u2019exception de celles qui possèdent une action anti-anémique et circulatoire.« Journ.Am.Med.Ass.», 7; ; 105; p.58; 17 août 1935.On croit qu\u2019aucune action hormonale n\u2019entre en jeu pour la sécrétion de la salive.D'autre part, on a émis l\u2019opinion, demeurée à l\u2019état d\u2019hypothèse, que la salive possédât une sécrétion interne pouvant influencer la production d\u2019autres ferments digestifs et le métabolisme du glycose.Il semble que la muqueuse gastrique de la région pylorique libère une hormone, la gastrine, 450 1\u2019UNTON MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1931 qui, absorbée, aurait une act'on sécrétagogue sur les glandes de l'estomac.Il se pourrait aussi que la gastrine agirait par l\u2019histamine qu\u2019elle contient.La partie supérieure de l'intestin produit: la sécrétine (découverte par Payliss et Starling, 1903) qui a été isolée sous forme cristalline en 1933.stimulant la sécrétion externe du pancréas; la choléeystokinine constituant le plus puissant excitant physiologique de la contraction vésiculaire; l'en- térogastrone qui inhibe la motilité et la sécrétion gastriques; l\u2019incrétine ou la duodénine qui excite les îlots de Langerhans et accroît la production de l\u2019insuline.Il ne semble pas exister d\u2019hormone d'origine digestive exerçant une activité évidente sur la sécrétine du suc intestinal.Ces hormones qui physiologiquement jouent un rôle important sur les fonctions sécrétoires et motrices de l\u2019appareil digestif, n\u2019ont pas encore trouvé des applications thérapeutiques pratiques.C\u2019est que, introduites par la bouche ou par voie parentérale, elles ne produisent pas d\u2019influence vraiment définie.L\u2019administration de la pepsine a connu des faveurs diverses.Elle aurait une certaine efficacité, associée à l\u2019acide chlorhydrique, dans les cas d\u2019achylie et d\u2019anachlorhydrie.De la poudre d\u2019estomac de pore desséché (ventriculaire) serait peut-être plus active dans des cas semblables.Par ailleurs, on réclame des résultats de valeur bien différente selon les malades et les auteurs, de l\u2019usage de la pepsine en injection hypodermique contre l\u2019uleère peptique.Quant à l'administration de pancréas ou de pancréatine à des sujets ayant une insuffisance de sécrétion externe du pancréas on sait qu\u2019elle diminue les graisses et les protéines des fèces, augmentant leur absorption, mais on ignore encore quel est le mécanisme intime de ce résultat.On ne sait même pas si la pancréatine n\u2019est pas détruite par les ferments de l\u2019estomac, et on se demande si son activité ne dépend pas plutôt de la lécithine et de la cholimne qu\u2019elle contient.La pancréatine influencerait heureusement le rhumatisme déformant et la selérodermie.Roma AMYOT.Randolph WEST.\u2014 Principe anti-anémique du foie et de l\u2019estomac.« Journ.Am.Méd.Ass.», 105; 6; p.432; 10 août 1935.L\u2019influence heureuse d\u2019un régime alimentaire d\u2019une certaine qualité dans les cas d\u2019anémie pernicieuse était connue.Les expériences de Whipple et Robscheit-Robbins (1925) sur des chiens anémiés par hémorragies répétées démontrèrent l'action hématopoïétique du foie ajoutée au régime alimentaire.Minot et Murphy (1928) trouvèrent que le foie et le rein étaient des constituants des régimes spéciaux, les seuls éléments essentiels de régénération sanguine.On sait maintenant que le foie de veau est, en thérapeutique humaine, le plus puissant agent curatif de l\u2019anémie pernicieuse.Dès le quatrième jour du traitement, les réticulocytes du sang augmentent considérablement en nombre, passant de 2% à 40% environ, vers le 7ème ou Sème jour.Plus tard, leur taux diminue graduellement en proportion de l\u2019augmentation du nombre 74 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 XXIX AIDE BIENVENUE A LA LACTATION Ovaltine est un concentré alimentaire pur et sain, légèrement aromatisé d'une très petite quantité de cacao de qualité supérieure.Elle offre, sous forme condensée, la valeur nutritive des œufs, du malt d'orge et du lait entier en proportions bien balancées.Elle est approuvée par les médecins en Grande-Bretagne et sur le continent et d\u2018un usage très répandu dans les hôpitaux.OVALTINE Aliment - Tonique - Liquide Aide aux Mères à Allaiter Leurs Bébés TONIQUE RECONSTITUTIF PAR EXCELLENCE L'ELIXIR DUCRO s'adresse particulièrement aux malades affaiblis et sans appétit.Son goût très agréable (dû aux écorces d'oranges améres) le fait toujours accepter, quelle que soit la répugnance pour les aliments.Il est facilement digéré par les estomacs les plus rebelles.Il procure, dès l'absorption, une sensation de bien-être qui redonne courage et confiance au malade.IL EST PRESCRIT: .Dans I'\u2019ASTHENIE, l'anorexie, les convalescences, a la dose d'une cuillerée a soupe avant ou aprés les repas, selon les cas; Dans la GRIPPE et la PNEUMONIE, ou i! remplace avantageusement la potion de Todd.Son emploi peut accompagner le traitement médical institué pour chaque cas.DURIEZ, Successeur de Ducro & Cie Dépôt Général pour le Canada: ROUGIER F RERES, à MONTREAL.ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS = a XXX L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 Nouvelle Médication du Salicylate de Soude.SODIOSAL Granulé effervescent à base de Salicylate de Sodium naissant et d'lode organique.\u2014\u2014e LABORATOIRE NADEAU LIMITÉE 100 ouest, rue SAINT-PAUL MONTRÉAL NUCLEARSITOLYROBIN GRANULÉ « COMPRIMES = INJECTABLE TUBERCULOSE - FIEVRES PALUDEENNES LYMPHATISME - SCROFULE =c+ LABORATOIRES ROBIN, 13, Rue de Poissy, PARIS.J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 oi des hématies.Les hématies ont tendance à atteindre un chiffre normal vers à peu près un ou deux mois après le début du traitement.Les lésions nerveuses de l\u2019anémie pernicieuse peuvent aussi s'améliorer, mais à condition que le nombre des hématies soit maintenu à 5.000.000 ou plus.En associant l\u2019emploi de la vitamine B.en injection, on obtiendra un meilleur résultat.Les lésions des nerfs périphériques disparaîtront plus facilement.Plus le début des lésions neurologiques sera récent, plus complet sera le succès.D'autre part, les troubles digestifs disparaissent assez rapidement (glossite, diarrhée).L\u2019anachlorhydrie cependant persiste.Les travaux de Cohn, ceux de Giinsslen et Castle ont permis l'usage des extraits de foie de veau par voie parentérale.Administré de cette dernière facon, l'extrait de foie produit une action de 50 & 70 fois plus marquée que le poids équivalent de foie de veau pris par la bouche.L\u2019auteur préconise la voie intramusculaire.Le facteur antianémique de foie de veau d\u2019après les importants travaux de Castle (1928) semble être fait de deux éléments: le principe intrinsèque et le principe extrinsèque.Le premier, probablement une enzyme, le plus important et celui qui fait défaut chez les malades, est fourni par l\u2019estomac; pour devenir efficient, il doit s\u2019associer au second apporté par les aliments.C\u2019est done l\u2019action du principe intrinsèque de l\u2019estomac sur le principe extrinsèque des aliments (surtout les viandes) qui crée le facteur antianémique probablement emmagasiné dans le foie en tout cas contenu dans ce viscère et le rein, Le principe intrinsèque de l\u2019estomac, et on comprend qu\u2019il manque aux sujets à anémie pernicieuse et à dégénération sub-aiguë de la moelle dont l'estomac offre de l\u2019anachlorhydrie, de l\u2019achylie et de l\u2019atrophie de la muqueuse, n\u2019est ni la pepsine, ni l\u2019acide chlorhydrique.Il est détruit par une température de 70 C.agissant pendant une heure.Il est particulièrement contenu dans la muqueuse de l\u2019antre pylorique.Le principe extrinsèque ne semble pas être la vitamine B2 (G), comme on l\u2019avait cru.Ces travaux de Castle ont porté Sturgis et Isaacs à administrer de la poudre d\u2019estomac de porc.Les résultats furent favorables.On croit qu\u2019en administrant de l\u2019estomac desséché à température basse et pulvérisé, on fournit le principe intrinsèque de la muqueuse et le principe extrinsèque que la musculeuse de la paroi peut suppléer.Le foie de veau rend de grands services dans les cas de sprue, de pellagre, des anémies de la grossesse, de la cirrhose du foie par troubles gastro- intestinaux par botriocéphale.Les anémies qui guérissent par le fer hénc- ficient accessoirement de la thérapeutique par le foie.Mais, bien des notions manquent encore au problème pathogénique (le l'anémie pernicieuse et surtout de la dégénération sub-aiguë de la moelle.Le, cause est-elle toujours la même?La pathogénie est-elle identique pour les deux groupes de lésions?Le fait que l'estomac de certains malades à dégéné- ration sub-aiguë, présentant de l\u2019achylie, contienne par ailleurs le facteur intrinsèque de Castle, devient troublant et pousse les chercheurs à approfondir davantage la question.Roma AMYOT. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 XXXIII Une formule nouvelle PHOSPHO-STRY CHNAL groupe en un seul produit La médication strychnique La médication phosphorée La médication polyphosphatée Gouttes 20 à 40 par jour.Asthénie - Anorexie - Convalescence Laboratoires Longuet J.Eddé Limitée, Agent Général Paris Montréal Une Médication fidèle OCREINE GREMY Principe actif du Corps jaune de l'ovaire Traitement des troubles menstruels par insuffisance ovarienne 2 à 5 Pilules pendant les huit jours qui précèdent les règles et pendant leur durée Laboratoires Gremy J.Eddé Limitée, Agent Général Paris Montréal PEPTONATE 32 ji] HE GOUTTES BLIXIR ANEMIE - CHLOROSE DEBILITE .LABORATOIRES ROBIN, 13, Rue de Poissy, PARIS J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada. 459 J\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 3 C.A.HELLWIG.\u2014 Goitre colloïde diffus.(The diffuse colloid goiter.) « Surg., Gyn.& Obst.», mars 1937.En 1927, lors de la Conférence Internationale du Goitre, à Berne.McCarrison mentionnait le fait que «les connaissances médicales sont tres limitées quant à la distribution géographique du goitre colloide diffus.Il en est de même de l\u2019étiolog:e et de la biochimie du goitre », ajoutait-il.Actuellement, tout comme en 1927, Hellwig constate que cette situation n\u2019a pas été modifiée avec les quelques années qui nous séparent de la Conférence de Berne.Il y a intérêt, dit Hellwig, d\u2019étudier une forme clinique du goitre, qui englobe 90% de tous les cas que le clinicien rencontre.Le goitre colloïde avec ou sans hyperplasie ne constitue pas deux entité- morbides distinctes.Il s\u2019agit seulement d\u2019un degré d\u2019évolution du colloïde.Quand l\u2019évolution du colloïde reste stationnaire il y a prolifération épithéliale; les cellules vésiculaires prennent la forme cylindrique et donnent naissance à de nouveaux acini.La prolifération épithéliale est plus marquée si le colloïde est accompagné d\u2019hyperplaxie.La présence d\u2019un prolifération épithéliale est un argument péremptoire contre la conception qui veut que le goitre colloïde soit le résultat d\u2019une involution.La glande thyroïde répond à l\u2019agent goitrigéne en augmentant sa sécrétion cellulaire.Le goitre colloïde se développe au niveau d\u2019une glande normale.Cette forme clinique est le résultat d\u2019un hypofonctionnement de la glande thyroïde.L\u2019hyperplasie répond à une grande demande d\u2019hormone de l\u2019organisme, spécialement chez l\u2019adolescent et la femme enceinte.Le colloide qui persiste après l\u2019âge de 25 ans devient toxique dans 81% des cas.Hellwig dit que le goitre colloïde en évolution présente l\u2019aspect histo- pathologique du goitre exophtalmique.Il ajoute que le goitre exophtalmique est le degré ultime de l\u2019évolution du goitre colloïde.Le goitre colloïde n\u2019est pas dû à une déficience iodée non plus qu\u2019à une cause endémique.Voici quelques-unes de ses conclusions: 1.Le goitre colloïde se développe sur une glande thyroïde normale et non en déficience.2.A l\u2019époque de la puberté et de la grossesse le petit colloïde diffus est physiologique.C\u2019est une réponse à la demande de thyroxine de l\u2019organisme.3.Après l\u2019âge de 25 ans le colloïde est susceptible de devenir toxique.4.Les relations anatomiques sont étroites entre le goitre colloïde et le goitre exophtalmique.Réal DORE.77 Hi 11 // XXXIV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 SL Cr = | EE CT >) > 7) A 2% AES A = É = = = % N = = ame Au = = VIN = Si l= PEPTONE IODEE SPECIALE LA PLUS RICHE EN IODE ORGANIQUE, ASSIMILABLE, UTILISABLE LOLOL PEU, GOÛT TOUTES LES INDICATIONS DE L'IODE TOLERANCE AGRE ABLE ET DES IODURES MÉTALLIQUES PARFAITE Bien supérieur aux Sirops et Vins Iodés ou Iodotanniques.PRESCRIRE AUX ENFANTS : 10 à 30 gouttes par jour \u2014 AUX ADULTES : 40 à 60 gouttes ç ar jour.Échantillons sur demande Laboratoires PEPIN & LEBOUCQ, a MM.les Docteurs.COURBEVOIE \u2014 PARIS Dépôt général pour le Canada: J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal.ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS M L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 453 PHTISIOLOGIE P.PRUVOST et D.PESCAROLO.\u2014 Les pleurésies invisibles.« Paris Médical », 23 janvier 1937.Ce sont des pleurésies confirmées par des signes cliniques et par la ponction exploratrice, alors que l\u2019image radiologique ne démontre rien d\u2019anormal, comme pour certains pneumothorax invisibles ou marqués.1, Pleurésies invisibles d\u2019une façon absolue, n\u2019apparaissant sur aucune radiographie prise de face, de profil ou oblique.2.Pleurésies masquées ou invisibles d\u2019une façon relative, c\u2019est-à-dire qu\u2019elles apparaissent en faisant varier la position du malade.3.Pleurésies cachées, lorsque le thorax est sombre.Beaucoup prétendent qu\u2019un épanchement au-dessous de 200 à 300 ec.n\u2019est pas décelable radiologiquement.Même pour les hydrothorax des brighti- ques en particulier 500 c.c.peuvent passer inaperçus.Une distribution particulière du liquide dont l\u2019état physique est variable, rendrait invisible ces épanchements abondants d\u2019une façon absolue.Au point de vue physique, c\u2019est la plus ou moins grande élasticité pulmonaire, c\u2019est l\u2019état plus ou moins dépoli de la plèvre, ce sont les forces capillaires, c\u2019est le poids spécifique et la viscosité du liquide qui joueraient les pius grands rôles.Ce sont les modifications du parenchyme pulmonaire qui causeraient l\u2019invisibilité de ces pleurésies qui ne sont cependant pas fréquentes.Au point de vue étiologique, il ne semble pas que les pleurésies invisibles soient d\u2019origine tuberculeuse.Elles se rapportent soit à des épanchements cardiaques, brightiques ou pneumoniques, soit à des pleurésies purulentes.L\u2019état physico-chimique du liquide pleural influence li\u2019nvisibilité absolue des épanchements; ainsi l\u2019absorption peut faire varier la visibilité de l\u2019épanchement.La nature chimique, le nombre moléculaire et partant l\u2019absorption de l\u2019eau des liquides organiques du pus sont très voisins et pratiquement impossibles à différencier radiographiquement.Le sang, le pus présentent un obstacle plus considérable qu'un exsudat séro-fibrineux; les hydrothorax sont ainsi moins denses.Aussi un emphyséme pulmonaire exagéré peut parvenir à masquer jusqu'à un certain degré un épanchement pleural liquidien.Enfin, ce sont dans les pleurésies lamellaires étendues en manteau avec des plèvres libres et avec Un poumon congestif, plongeant comme un bloc compact dans le liquide que sont réalisées ces pleurésies invisibles d\u2019une façon absolue.Les épanchements liquidiens marqués ou invisibles d\u2019une facon relative sont plus fréquents.Ils consistent le plus souvent dans des collections minimes cachées au début dans un cul-de-sac.Ces épanchements sont toujours peu abondants 150 à 200 c.c.et demeureront invisibles tant que leur limite supérieure n\u2019aura pas atteint la coupole diaphragmatique, si on les explore seulement d\u2019avant en arrière.Il faudra donc varier les positions.En dernier lieu, des épanchements pleuraux peuvent demeurer cachés par une opacité thoracique trop grande (fibrothorax, atélectasie pulmonaire ou pleuropulmonaire) par exemple au cours d\u2019une pleurésie enkystée dans une coque plus ou moins épaisse de pachypleurite.Paul-René ARCHAMBAULT. 454 T\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 3 HYGIÈNE Les services sanitaires des compagnies d\u2019assurance-vie et les examens sanitaires périodiques.28e rapport sur le Service sanitaire dans l\u2019assu- rance-vie.Berlin, mars 1936.« Off.Int.Hyg.pub.», XXVIII, 36, 1606.Année 1936.Dans le vingt-huitième rapport publié par la «Centrale allemande pour le service sanitaire de l\u2019Assurance-Vie » (mars 1936) Neustitter signale le « Congrès pour la Médecine d\u2019Assurance-Vie » qui s'est réuni récemment à Londres.À ce congrès, présidé par Sir Walter Langdon Brown; on a pu constater que les services sanitaires des compagnies d\u2019Assurance-Vie avaient pris dans plusieurs pays, depuis quelques années, une notable extension.L\u2019Assurance-Vie commence à jouer un rôle nouveau dans l\u2019hygiène publique.Le président du congrès a pu remarquer que, grâce au développement des services sanitaires, l\u2019Assurance-Vie pouvait se proposer à l'avenir deux objectifs nouveaux: l\u2019extension de l\u2019assurance à des risques défavorables jusqu\u2019à présent écartés, et l\u2019action sanitaire en liaison avec les institutions de médecine préventive d\u2019hygiène.Le système des examens médicaux périodiques préventifs, appliqué en Europe par diverses compagnies, est de plus en plus apprécié par les intéressés, si l\u2019on en juge par le nombre croissant d\u2019assurés qui en font usage.De plus des statistiques particulières montrent une diminution relative de la mortalité dans le groupe des assurés qui se soumettent à des examens périodiques, comparé au groupe des assurés non examinés.Le rapport fait voir les résultats obtenus dans les divers pays d\u2019Europe, notamment en Allemagne, en Belgique, en Italie et en Suisse, par la mise en œuvre du système des examens préventifs périodiques.Enfin ce rapport fournit des renseignements sur les services sanitaires de l\u2019Assurance-Vie dans d\u2019autres pays, et renferme une savante bibliographie relative à des questions techniques de diagnostic et de prophylaxie, S.ROCH.G.H.W.JORDANS, A.ZIJLMANS et J.BROOS.\u2014 Empoisonnement par le plomb chez les ouvriers cigariers.« Off.Int.Hyg.pub.», XXVLII, 36, 1602, 1936.Les auteurs ont eu l\u2019occasion d\u2019examiner plusieurs ouvriers des manufactures de cigares, à Eindhoven.L\u2019aspect général de grand nombre d\u2019ouvriers dénote un mauvais état de santé que n\u2019expliquent ni des conditions de travail défectueuses (l\u2019hygiène des ateliers étant aujourd\u2019hui très améliorée), ni le fait que ce travail n\u2019exige pas des sujets vigoureux (la moyenne \u2018des quatre mille (4,000) ouvriers cigariers d\u2019Eindhoven étant d\u2019une bonne constitution), ni une intoxication chronique par la nicotine (dont les symptômes n\u2019existaient dans aucun des cas étudiés).Les auteurs croient, bien que ce genre d\u2019accidents n\u2019ait, à leur connaissance, jamais été décrit en relation avec le travail dont il s\u2019agit, qu\u2019une intoxication par le plomb est en cause.Ils rapportent en détail les observations de six cas hospitalisés.Le tableau F&F ow Ea L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 XXXV EQUILIBREZ LE pH et tonifiez l\u2019organisme tout entier avec le .SIROP FELLOWS AUX HYPOPHOSPHITES .qui, grace à sa formule scientifiquement étudiée, corrige les insuffisances de sels minéraux et constitue un tonique sans égal.Echantillons sur demande FELLOWS MEDICAL MFG.CO., LTD.286 Rue St.Paul, Ouest, Montreal Tout Déprimé » Surmené Tout Cérébral » Intellectuel Tout Convalescent \\ ir » Neurasthénique est justiciable prog CILIA Dr NEVROSTHENINE FREYSSINGE 6, Rue Abel | Gouttes de glycérophosphates alcalins (0 40 par XX couttes).| PARIS (12\u20ac) XV à XX gouttes à chaque repas.- Ni sucre, ni alcool.\u2018CAPSULES DARTOIS 0,05 Créosote titrée en Gaïacol, }à 3 à chaque repas, * SATARRHES ot BRONCHITES CHRONIQUES 8,R.Abel Paris TATE .glut.titrées à 0.06 - 1 à 3 à chaq.repas - 6,RAbel Paris DÉSINFECTION INTESTINALE PORTEURS DE GERMES Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, à Montréal.ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS pra À XXXVI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 THYVACRINE Nol0 C&C Chaque comprimé représente en glandes fraîches: Ovaire complet 10 grains, Thyroïde | grain.INDICATIONS :\u2014 Aménorrhée soit occasionnelle causée par émotion vive, froid aux pieds, fatigues, etc., ou générale telle que chloro-anémie, tuberculose, changement de vie, convalescences, etc.Troubles de la ménopause, etc.Ménorrhagie - \u201d et dans les syndromes à prédominance ovarienne.NEUROCRINE No5 C&C Chaque comprimé représente: Teinture de Valériane 40 gouttes, Surrénale V grain, Substance Cérébrale 10 grains, Thymus 3 grains.INDICATIONS :\u2014 Neurasthénie, Perte ou sommeil agité cause nerveuse, Surrénalites aiguës ou chroniques, Névroses, Hystéries, Hyperexcitabilité psychique, Fatigues, Surmenage, Epuisement de l'énergie et tous autres troubles nerveux.DIACRINE No6 C&C Chaque comprimé représente en glandes fraîches: Ilots du pancréas 10 grains, Duodénum | grain, Amygdale 2 grains.INDICATIONS: \u2014 Insuffisance intestinale, Pancréatite chronique, Irritation du pancréas.Dyspepsies pancréatiques, Diabète.PRIX: \u2014 En bouteilles de 50 doz.$10.20 En bouteilles de 100 doz.$18.00 Echantillon sur demande.CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITEE Pharmaciens en Gros 28-30, rue St-Paul Est Instruments de Chirurgie Téléphone: MONTRÉAL Instruments pour Dentistes LAncaster *3292.Rayons-X et Physiothérapie ih \\ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 455 général.les antécédents pathologiques des malades sont ceux de l\u2019empoisonnement par le plomb; la porphyrinurie est élevée.Des symptômes analogues caractéristiques sont constatés chez d\u2019autres ouvriers des mêmes fabriques, plus légèrement atteints et n\u2019ayant pas dû interrompre leur travail.Les premiers résultats d\u2019une enquête générale commencée par les auteurs indiqueraient que 25 ouvriers sur 100 sont ainsi atteints.D\u2019où proviennent ces intoxications?Selon toute vraisemblance, des plaques de zine sur lesquelles les ouvriers coupent les cigares et qui contiennent environ un pour cent de plomb.Elles devraient être obligatoirement remplacées par des tablettes en bois dur (qui seraient techniquement AUSSI appropriées pour la fabrication).S.ROCH.CHIRURGIE J.M.McCAUGHAN et Ph.D.et G.O.BROUN.\u2014 La valeur de la pancréatectomie partielle dans les états convulsifs associés à l\u2019hypoglycémie.« Annals of Surgery », 1937, 105, 354.Les succès obtenus par la chirurgie dans le traitement des troubles endocriniens sont un des plus grands triomphes de la chirurgie moderne.Tes A.rapportent 6 cas présentant des convulsions associées à un état hypoglycémique.Ces 6 malades furent traités par la pancréatectomie partielle,.Chez un seul malade, une tumeur fut trouvée à l\u2019intervention.Dans aucun cus l'opération fut suivie par la disparition totale des phénomènes convulsifs; il y eut amélioration nette dans 3 cas et aucune modification dans les trois autres.Malgré ces résultats plus ou moins probants de la valeur de l\u2019intervention, les A.considèrent que l\u2019exploration chirurgicale du pancréas est justifiable dans les cas d\u2019hypoglycémie associés à des états convulsifs sérieux qui ne sont pas améliorés par le traitement médical.Un adénome de la glande peut être en cause et son exérèse donnera de bons résultats.Si, aucune tumeur n\u2019est trouvée, le fait de pratiquer une pancréa- tectomie partielle n'est pas dangereuse et donnera sinon une cure parfaite des troubles existants du moins une amélioration dans un pourcentage encore cependant difficile à établir.Mercier FAUTEUX.A.RANDALL et A.E.BOTHE.\u2014 La valeur des irradiations dans les tumeurs du testicule.« Annals of Surgery », 1937, 105, 385.D\u2019après les A, il n\u2019y a aucun doute que la radiothérapie est un aide précieux dans le traitement de ces tumeurs ct qu\u2019elle doit précéder l\u2019exérèse chirurgicale.L\u2019exérèse, sans traitements radiothérapiques au préalable, aurait donné moins de 10 p.100 de guérison ; cependant, l'exérèse associée à l\u2019ablation totale du réseau lymphatique, donnerait une guérison dans 19 p.100.D'un autre côté, l\u2019irradiation seule, assurerait une guérison dans 29 p.100 des cas. 456 T\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 11 ne faudrait pas, en se basant sur ces chiffres, conclure que la radiothérapie seule doit être considérée comme le traitement idéal de ces tumeurs; elle doit agir en même temps que l'exérèse: elle doit la précéder dans tous les Cas.Ainsi envisagé, le traitement de ces tumeurs donnera un pourcentage de guérison beaucoup plus élevé.Mercier FAUTEUX.Max.LEVY.\u2014 A propos du traitement de l\u2019ulcère duodénal à forme hémorragique par la gastro-entéro-anastomose.« Arch.Mal.App.Digestif », 1937, 27, 54.L\u2019A., ma'gré le courant actuel d'instituer la gastrectomie comme traitement rationel de cette forme particulière d'ulcère, continue à faire pratiquer chez ses malades, la gestro-entérostomie.Et.à leppui de ce principe, 1l apporte une observation, parmi plusieurs autres, parce qu'il la considère très typique.Ce qu\u2019il est intéressant de noter de cette observation, c\u2019est que le malade.G ans après l'intervention chirurgicale, ne souffre plus et n\u2019a jamais eu de sang dans ses selles.Malheureusement, cette communication n'apporte pas en même temps des el.chés radiographiques montrant: a) le fonctionnement de l\u2019anastomose ; b) l\u2019état actuel de l\u2019ulcère duodénal.Mercier FAUTEUX.Maurice BRUN.\u2014 Diagnostic anatomique et clinique de l\u2019ulcère chronique de l\u2019estomac et de certaines formes de cancer gastrique (Déductions thérapeutiques).« Thèse de Lyon », 1934.Cette thèse très intéressante et basée sur l\u2019étude d'une trentaine d'observations avec examen histologique montre encore une fois qu\u2019il existe parmi les ulcères anciens, un nombre important de lésions néoplasiques.Il est évidemment difficile de savoir s\u2019il s\u2019agissait dans ces cas de cancer ulcéré ou d\u2019ulcères cancérisés.Mais comme nous avons eu l'occasion de le répéter à maintes reprises, qu\u2019importe ces discussions sur le mécanisme de production du cancer gastrique, le fait demeure que nous sommes à un certain moment clinique en présence de cancer gastrique.Ce qu\u2019il est permis de conclure à la suite de la lecture de cette thèse c\u2019est que l\u2019ulcère chronique gastrique pose des problèmes très différents de l'ulcère duodénal et qu\u2019étant donné que les cancers véritables évoluent très souvent sous le masque d\u2019un ulcère, il est opportun d'instituer un traitement chirurgical précoce dans ces cas.Il ne s\u2019agira pas évidemment d'une gastro-entérostomie mais d'une gastro- pylorectomie large.Mercier FAUTEUX.Correa BRANDINO.\u2014 Lever précoce et lever immédiat de nos opérés.« Lyon Chirurgical », T.34, No 1, janv.-févr.1937, p.37-48.Ce travail est basé sur 138 opérations de la même clinique, de 1933 à 1936.Avant 1927, l'A.ne faisait marcher ses opérés qu\u2019au 25e jour.Entre autre cas, l\u2019A., au début du travail, cite un gastrectomisé occupé à faire son lit, le matin du cinquième jour, et un infirmier appendicectomisé, reprenant son travail le lendemain de l\u2019opération sans le moindre inconvénient. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 XLV ANTISEPTIQUE URINAIRE ET BILIAIRE par excellence Diathèse Urique Arthritisme dissout et chasse l\u2019acide urique GRANULE entièrement soluble dans l\u2019eau 0.60 centigr.de matière active par cuillerée à café Benzoates de Soude e Hexam - .; et son citrate 8 Uthine DOSE: 2 à 6 cuillerées Diethylenimine etc.à café par jour.Se méfier des similitudes de noms Stimulant de l\u2019activité hépatique et de l\u2019activité rénale INDICATIONS: Pyélites \u2014 Pyélo-néphrites \u2014 Bactériuries \u2014 Cystites \u2014 Pros- tatites \u2014 Urétrites \u2014 Pyuries \u2014 Blennorrhagies \u2014 Abcès urineux \u2014 Phosphaturie \u2014 Catarrhe de la Vessie \u2014 Goutte \u2014 Gravelle \u2014 Coliques hépatiques et néphrétiques \u2014 Rhumatismes \u2014 Calculs \u2014 Sables, etc, etc.Echantillon et Littérature: HENRY ROGIER, Pharmacien, Ancien interne des Hôpitaux de Paris.56, Boulevard PEREIRE, PARIS Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, à Montréal.MODÉRATEUR CARDIAQUE SÉDATIF NERVEUX ANTI-SPASMODIQUE CARDIOSEDINE Action combinée de l'Aubépine, du Saule Blanc et de l'Isovalérianate de Quinine jointe à celle du Phényl-éthyl-malonylurée.® INDICATIONS : Arythmie, instabilité cardiaque, extrasystoles, troubles dus aux spasmes vasculaires de l'hypertension, angine de poitrine.etc.ÉCHANTILLONS ET LITTÉRATURE Importations Européennes Ltée 637, rue Craig ouest MONTRÉAL Tél.LA.0315 XLVI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 INEURINASE = Qmorce le sommeil naturel \u20ac Empsormeie Eeh®\"s Littérature S GÉNÉVRIER Troubles nerveux LABORATOIRES GÉNÉVRIER J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada.A VOTRE DISPOSITION Votre banque n\u2019est pas seulement votre caissiére et la dépositaire de vos capitaux d'épargne.Elle est en état de vous rendre d'autres services.Vos occupations et vos préoccupations d'ordre professionnel ne vous laissent guère le loisir de vous documenter au jour le jour sur les questions d\u2019affaires.Vous n'en êtes pas moins tenu, à l\u2019occasion, de résoudre certains problèmes financiers qui mettent en jeu vos intérêts.Recourez donc avec confiance au gérant de votre banque dont les avis désintéressés vous seront souvent utiles.BANOUE CANADIENNE NATIONALE Toutes opérations de banque et de placement 553 bureaux au Canada Filiale à Paris Banque Canadienne Nationale (France) 37, rue de Caumartin ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 45% L\u2019A.fait un court historique, de la méthode dont l\u2019application remonte à 1889, et rappelle l\u2019essor donné à cette question par Chalier de Lyon.L\u2019A.constate les heureux avantages de la méthode: Sur le rétablissement rapide des fonctions physiologiques, Sur les crises de gaz post-opératoires, Sur les évacuations alvines et les mictions, Sur les accidents pulmonaires (surtout chez les vieillards), Sur les ankyloses, raideurs articulaires, atrophies musculaires p.op.Sur les thromboses et embolies, Sur le psychisme des opérés, Sur la convalescence écourtée, et le retour rapide à la vie normale, Sur la rapide disponibilité des lits des services chirurgicaux, Sur la simplification des soins post-opératoires, Sur le pronostic opératoire plus aisé qui élargit les indications opératoires.= L\u2019A.cite comme contre-indications à l\u2019emploi de la méthode du lever soit précoce, soit immédiat : Fortes hémorragies, Malades anémiés, Infections abdominales suppurantes, Déprimés avec pouls instable, Cardiaques décompensés ou en menace d\u2019hémorragie.Trois préceptes rigoureux pour l\u2019innocuité de la méthode: Aseptie absolue.Ilémostase parfaite, Sutures soignées.L\u2019A.n\u2019a constaté ni accident ni mort avec cette pratique.Il entend par lever précoce, le lever au bout des 12 heures qui suivent l\u2019opération; par lever immédiat ceux levés sitôt l\u2019opération terminée, malades marchant de la table vers le lit.L'anesthésie employée par l\u2019auteur; épidurale pour 136 opérés, loco-régionale et paravertébrale pour 2 opérés.L\u2019A.explique la réfection de ses parois.La imajorité de ses cas sont des opérations abdominales (dont 4 gastrectomies larges, levés dans les 96 heures post-opératoires).certain nombre d'opérations sont des cas simples, où le lever ne présente guère d'intérêt en raison de la très grande facilité du lever en l\u2019oceurrenc» (du moins à notre sens).L\u2019horaire des levés des malades de l\u2019A.est le suivant: Lever immédiatement après l\u2019opération Lever dans les 12 heures .Lever dans les 24 heures .Lever dans les 48 heures .Lever dans les 72 heures Lever dans les 96 heures .14 © -3 Lo =1 Or Ut IN Qu LE La bibliographie qui termine le travail semble un peu courte.Plus élaborée (et les travaux publiés sur cette question, dans les différents pays du monde sont actuellement très nombreux) elle contribuerait aussi à dissiper l'appréhension de certains chirurgiens vis-a-vis de cette méthode, qui ne présente aucun danger si employée à bon escient.Pierre SMITH. 408 17UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 O.LAMBRET et J.DRIESSENS (de Lille).\u2014 L'action des irradiations infra-r~uees cur les modifications humorales past-opératoires.« Mém.Acad.Chir.», T.63, No 2, p.48-53.Devant les résultats annoncés par Paschoud, par Moure et Bastien.par Lerich\u201d, les auteurs étudient l'action des Rayons I R.au point de vue humoral.=\u201c L'appareil de Walther est utilisé à cet effet.T1 s'agissait d'opérations majeures sur les voies digestives et les organes pe!viens.Les I.R.furent appliqués pendant toute la duréa des opérations, les U.V.pendant les dix dernières minutes.Les A.ont aussi constaté des suites opératoires nettement simplifiées; fatigue moins grande, pouls bien frappé, retour rapide des fonctions urinaires et intestinales, tension artérielle normale, état général excellent.Les A.n\u2019ont pas constaté l'abs-nce des dou'eurs notées par Paschoud.Les I.R.sont sans action sur les phénomènes biophysiques et freinent sensiblement la chute du pH.et celle de la réserve alealine (P.A.).L'acidos?, cliniquement, ne se manifeste pas.Les A.étudient l'effet.les conséquences, le mécanisme du choc opératoire sur la masse sanguine ct sur la diminution de la P.A.heureusement influencés par les I.R.Dans l'hyperglycémie, l\u2019action des injections hypertoniques de chlorure de sodium et de glucose associés avec 15 U.d\u2019insuline, est la même que celle des I.R., avec un léger retard toutefois.Avec les Rayons I.R., plus chlore, plus glucose, plus Insuline, les modifications humorales post-opératoires sont quasi- insignifiantes.Si les injections hypertoniques semblent exercer la même action sur la maladie opératoire, il ne faut pas renoncer à l\u2019utilisation des I.R.L\u2019instrumentation et la manière d\u2019utiliser ces irrad'ations demandent seulement à être légèrement simplifiées.Pierre SMITH.Philippe MARRE.\u2014 Notions actuelles sur les anesthésies chirurgicales.«L'Avenir Médical », fév.1937, p.54-60.L\u2019A.dans cet article attire l\u2019attention sur les acquisitions considérables et récentes de l'anesthésie, question qui conditionne pour une si larg- part le progrès chirurgical.11 note l\u2019inportance féconde des « Anesthésiques d: Lase»; rappelle les nouvelles voies d'introduction proposées, telle la voie intraveineuse et intrarectale.L\u2019A.sur un plan pratique, se borne à donner les indications et le mode d\u2019utilisation des principaux anesthésiques nouveaux.En cinq chapitres il développe les particularités essentielles à connaître au point de vue des: a) anesthésies par inhalation; b) anesthésies de base; ce) anesthésie rachidienne; d) anesthésie épiduralè; ce) anesthésie locale et loco-régionale et indique les dangers et les avantages de chaque mode d'ancs- thésie, et de chaque produit employé.L\u2019A.termine par un chapitre sur les accidents de l'anesthésie.A la lumière des travaux récents, deux substances se sont montrées comme étant les correcteurs efficaces: l\u2019éphédrine.médicament angiotonique, l\u2019acide carbo- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1931 XLVIL SYMPTHYL (Sympathyl français) Extrait de cratægus 0,06 \u2014 Phénylmethylmalonylurée 0,01 Extrait de boldo 0,01 Hexaméthylénetetramine 0,06 \u2014 Peptone 0.03 REGULATEUR DU SYSTEME NEURO-VEGETATIF (non toxique \u2014 pas de contre-indication) Grace a son heureuse composition, le Sympthyl agit avec efficacité dans tous les troubles organo-végétatifs, en régularisant l'activité fonctionnelle des éléments déséquilibrés, tant nerveux qu\u2019endocriniens et humoraux.LABORATOIRE DU SYMPATHYL RENE & ROBERT CHANTEREAU PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL Hi HOCH RE LE THE DO BOERNE) THERAPEUTIQUE ANTALGIQUE PY TRAITEMENT IODÉ RADIODIAGNOSTIC [IDIOD OL HUILE IODEE A 40% AMPOULES Ap A GUERBETaC' 540 MILLIGr d'IODE par CC.EADS ULES 22 RUE DU LANDY L2A4FAY ION STOUEN_ PARIS S EM IS COMPRIMÉ TENEBRYL GUERBET (Di-iodo-méthane sulfonate de sodium) (68.6% d'iode) Moyen de contraste pour Urographie Intraveineuse LABORATOIRES A.GUERBET & CIE - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL. XLVIII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Montréal, avril 1937 STERILISATION EFFICACE AUTOMATIQUE ECONOMIQU POUR MEDECINS ET HOPITAUX « Les Stérilisateurs CASTLE vous ass une stérilisation parfaite sans qu\u2019il soit nécessaire de les surveiller ¢ tamment.Installez un CASTLE \u201cFull Automatie\u2019 entièrement automatique.Ils ne jamais en bas du point bouillant.Ils maintiendront le degré de stérilisati sans qu\u2019il soit nécessaire de tourner a cune clef.Vous ne pouvez endommager le St sateur par négligence.La bouilloire est en bronze coulé d\u2019 seul morceau.WILMOT CASTLE COMPANY Rochester, N.Y.\u201cCASTLE\u201d CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITEE, MONTREAL Représentants Exclusifs Permettez-nous de vous tenir au courant des améliorations apportées à la stérilisation moderne.Appareillage à Rayons-X et d\u2019Electricité Médicald de WESTINGHOUSE X-RAY CO.INC.o(0)»e ee »e Générateurs à Thérapie Profonde 200-400 K.V.Générateurs Combinés ( Diagnostique - Thérapie ) Générateurs à Diagnostique (Haut Milliampérage) Générateur à Diagnostique (Condensateurs) Générateurs à Diagnostique pour Praticien Tables à Rayons-X (modèles de tous genres) Fluoroscopes verticaux.Stéréoscope Civière Radiographique Spéciale Appareils à Haute-Fréquence Escamoteurs de Cassettes Ampoules à Rayons-X Electro-Cardiographe Accessoires.\u20140)0\u2014 W X-Ray Littérature descriptive gracieusement fournie [ASGRAIN & [HARBONNEAU Représentants Exclusifs LAncaster 3292 MONTREAL 30 est, rue St-Paul L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 409 nique, puissant excitant du centre respiratoire.L\u2019A.étudie la thérapeutique de la syncope blanche chloroformique, de la syncope cardiaque tardive, des accidents du collapsus vasculaire; les syncopes respiratoires asphyxiques sont justiciables de la lobéline, de la coramine et des inhalations de CO?(acide carbonique) et ici l\u2019A.donne des explications précieuses sur les effets et l\u2019emploi de cet heureux médicament.«En résumé, l\u2019introduction de l\u2019acide carbonique dans la technique des anesthésies, les notions d\u2019anesthésie de base et de rachianesthésie à niveau réglable, constituent les trois plus grands progrès, lourds de conséquences, dans le domaine des narcoses chirurgicales.» Pierre SMITH.Richard LEWISOHN.\u2014 De la persistance des signes d\u2019ulcère duodénal après la suture d\u2019une perforation.« Surgery, Gynecology and Obstetrics », 64, février 1937, 172-177.La perforation des ulcères duodénaux est une des causes les plus habituelles du drame abdominal.De nombreuses publications ont paru depuis trente ans qui s\u2019intéressent aux symptômes et au traitement de ces perforations, qui proposent des techniques spéciales ou fournissent des statistiques très élaborées.Le diagnostic de la perforation d\u2019un ulcère digestif est porté plus fréquemment de nos jours et dans les premières heures et l\u2019indication opératoire s\u2019impose aux yeux de tous, si bien que les résultats opératoires s\u2019améliorent constamment et que la mortalité de ces cas n\u2019est plus qu'environ dix cas sur cent.L\u2019A.constate que les résultats définitifs éloignés sont rarement le sujet de travaux; aussi en fait-il l\u2019objet de son article.La suture simple est le procédé le plus souvent employé comme traitement de l\u2019ulcère duodénal perforé, ben que la gastro-entérostomie doive lui être associée de toute nécessité, quand il y a sténose pylorique.L\u2019amélioration extraordinaire amenée dans l\u2019état du malade par l\u2019opération le satisfait grandement et réjouit l\u2019opérateur.Le patient se croit guéri À jamais et le chirurgien trop souvent est complice de cette illusion.L\u2019A.s\u2019insurge contre l'idée largement répandue que la meilleure manière de guérir d\u2019un ulcère digestif consista dans sa perforation spontanée.11 dénonce cet optimisme et appuie son argumentation sur un excellent exposé théorique qu\u2019il confirme par l\u2019observation de quatre cas, tous réopérés un an après la suture d'une perforation d\u2019un u'cère duodénal.Les symptômes cliniques chez tous ces malades ont été assez graves pour leur faire accepter avec joie l\u2019idée d'une seconde intervention, quelque rapprochée qu\u2019elle fût de la première.I\u2019A.pratique alors une gastrectomie partielle et croit cette procédure opératoire la seule logique.Il conclut pour résumer que de nombreux malades voient persister leurs signes d\u2019ulcère même après la fermeture simple d\u2019une perforation.Ces signes sont dus, pour lui, au fait que l'ulcère sis sur la face antérieure du duodénum persiste malgré sa perforation et sa fermeture ct qu\u2019en plus un autre ulcère existe sur la face postérieure qui n\u2019a pas été affecté par l\u2019intervention.Ce diagnostic doit être fait cliniquement ct les malades doivent être traités par la gastrectomie partielle.Edouard DESJARDINS. 460 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 CANCÉROLOGIE N.C.FOOT.\u2014 Identification des cellules tumorales dans le sédiment des épanchements séreux.(The identification of tumor cells in sediments of serous effusions).« Amer.Journ.of Path.» 13; 1-11; auteur s'est livré, 55 fois, de septembre 1932 à janvier 1936, à la recherche des cal'ules néoplasiques dans les épanchements pleuraux et péritonéaux, sur culot de centrifugation inclus à la paraffine.Il a fait un diag- nostie correet dans 66.5% des cas de cancer et dans 68% des cas indemnes de néoplasme.F.est donc entraîné à remiser les criteria de Temansky, et résume ses conclusions de la facon suivante: lo Le premier critère de Temansky, c\u2019est-à-dire la présence de fragments tumoraux i structure papillaire ou acineuse.avec stroma conjonetivo- vasculaire, est d'une certitude absolue.20 Un rapport nucléole-noyau de 0.25 ou plus est d\u2019une valeur indubitable; plus élevé que 0.30.ce rapport est pratiquement pathognomonique d\u2019un cancer.30 Les cellules endothéliales mobilisées de la plèvre et du péritoine constituent la principale difficulté dans l'établissement d\u2019un diagnostie différentiel, à cause de leurs grandes dimensions, et du fort volume de leur noyau.Les mensurations montrent la régularité de leur taille et leur uniformité.Les cellules néoplasiques au contraire, joignent, à un rapport nuc\u2019éole-noyau élevé, de grandes variations de taille.40 La présence d\u2019éléments multinucléés, de même que celle d\u2019aggrégats cellulaires n\u2019a presque aucune signification.On observe des mitoses dans les cas négatifs comme dans les cas positifs.Les mitoses anormales ou monstrueuses sont le fait de cellules néoplasiques.50 La présence de fibrine ou d'hématie ne présenta aucune valeur diagnostique.J.-L.RIOPELLE.PORTMANN et HERSON.\u2014 L\u2019aspect clinique du cancer du larynx.« Revue de Laryng.», 56: 525-560, 1935.Entre 1926 et 1934 P.et H.étudièrent 169 cas de tumeurs malignes du larynx.Sur ce nombre cinq malades étaient dès femmes.Chez trois d\u2019entre- elles la preuve histologique de cancer avait été établie alors que dans les deux autres cas, on a dû se baser sur les apparences cliniques, Ces cinq femmes étaient âgées respectivement de 33, 35, 42, 65 et 70 ans.Tous les autres malades de la statistique appartenaient au sexe masculin.Le cancer du larynx se déclare généralement après 40 ans; mais, on le rencontre aussi chez des sujets plus jeunes.P.et H.l'observèrent chez deux enfants et chez six autres malades entre 30 et 40 ans.L\u2019incidence du cancer du larynx augmente graduellement avec l'âge pour atteindre un maximum entre 60 et 70 ans.Aucune conclusion à tirer des facteurs géographiques ou professionnels.Les antécédents personnels ne manifestent pas non plus une influenee notable.La proportion des malades qui avaient une histoire de ,, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 461 syphilis ou abusaient du tabac est relativement faible dans cette statistique ; cependant, on a noté chez les gros fumeurs une éclosion plus précoce de la maladie.Vingt des patients (14%) avaient eu antérieurement des affections laryngées.L'étude des antécédents familiaux n\u2019a rien apporté de décisif.Les auteurs font remarquer que très malheureusement, la majorité des maladés néglige de porter attention aux symptômes initiaux et en particulier, à l\u2019enrouement.Ils ne recourent aux avis médicaux qu\u2019après l\u2019apparition des symptômes tardifs tels que dysphagie, dyspnée et douleurs.Ainsi par exemple, le dysphagie qui avait été le premier symptôme dans 80 des cas, n\u2019a amené que 18 malades à consulter pour ce seul motif.Chez les 62 autres sujets masculins 23 consultèrent pour douleurs, 14 pour dyspnée, 16 pour dysphagie et ) pour hypertrophie des ganglions cervieaux.La dysphagie fut le trouble prédominant dans 21 des 169 cas; l\u2019adénopathie cervicale 20 cas; les douleurs et la dyspnée furent les signes principaux chez les 71.2% des malades.Le symptôme le plus fréquent et le plus précoce semble la dysphagie.On l\u2019a rencontrée dans 108 cas.La douleur, le dysphagie, la dyspnée.la toux, les hémoptisies donnent des pourcentages moins élevés.Suivant le symptôme prédominant ou initial on peut diviser le cancer du larynx en cinq formes cliniques, notamment: la forme dysphonique la plus fréquente et comprenant la plupart des néoplasies endo-laryngées; les formes dysphagique odynophagique, otalgique et lymphatique relèvent surtout des cancers exo-laryngés.En raison du diagnostie tardif la médication est très rarement appliquée à temps.La plupart des patients sont inopérables ct au-dessus des ressources thérapeutiques.Un enrouement chronique chez toute personne ayant dépassé la quarantaine doit être regardé comme extrêmement suspect.L'éducation populaire et l'enseignement aux praticiens seraient seuls capables de réduire les ravages du cancer du larynx en favorisant le diagnostic et Ie traitement précoce.Albert JUTRAS.PEDIATRIE P.LEREBOULLET, H.GAVOIS et J.BERNARD.\u2014 Erysipéle généralisé du nouveau-né avec gangréne du scrotum, suivi de guérison compléte par le chlorhydrate de sulfamido-chrysoidine.« Bulletins de la Société de Pédiatrie de Paris », No 9, novembre 1936, p.561-565.Le traitement de l\u2019érysipèle par le chlorhydrate de sulfamido-chrysoïdine (sous forme de comprimés de rubiazol) a été introduit en France chez l\u2019adulte pour la première fois par le professeur Lemierre en mai 1935.Les résultats obtenus furent remarquables.Des constatations identiques furent faites la même année par IL.Tixier chez l\u2019enfant, en sorte que cette médication nouvelle semble, a l'heure présente, constituer le traitement de choix de l\u2019érysipèle.Elle mérite done d\u2019être largement, vulgarisée.L\u2019observation que présentent ici lc professeur Lereboullet et ses collaborateurs est intéressante, parce qu'il s\u2019agit d\u2019une forme grave, que la guérison en a été complète, et que le mode d'emploi du médicament y est exposé d'une facon suffisamment détaillée pour être utile au praticien. 462 LUNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 Il s\u2019agit d'un nouveau-né de 3 semaines, nourri au sein et posant 3 kg.500 à la naissance.Le 12 mars 1936, l\u2019enfant est hospitalisé avec sa mère pour un érysipèle généralisé, compliqué de gangrène du scrotum.La température est à 38°,6; le poids est de 3 kg.800.L\u2019état général est profondément altéré.Il existe de l'anorexie et de la diarrhée.La rate est augmentée de volume.On porte un pronostic très sombre.Et c\u2019est dans ces conditions qu\u2019un traitement par le chlorhydrate de sulfamido-chrysoïdine est institué.L\u2019enfant \u2014 que l\u2019on maintient au sein (et les auteurs insistent sur ce point) \u2014 reçoit le 12 mars 0 gr, 75 de chlorhydrate de sulfamido-chrysoïdine, le 13 mars 1 gramme, le 14 mars 1 gr, 50; par la suite, du 15 au 17 mars, la dose quotidienne est maintenue à 1 gramme; le 17 elle tombe à 0 gr, 75, le 22 à 0 gr, 50.le 24 à 0 gr, 25.Cette posologie représente un peu plus de la moitié de la dose normale de l'adulte.L'action du médicament, ainsi administré à hautes doses, a été remarquable.Les auteurs ont observé dans l\u2019ordre chronologique les modifications suivantes : 10 Tout d\u2019abord, amélioration considérable de l\u2019état général dès le lendemain: chute de la température, reprise de l\u2019appétit; 2° Le surlendemain, disparition de la rougeur diffuse du dos et du tronc; 30 Au niveau des organes génitaux, malgré l'importance des lésions gangréneuses du scrotum, les testicules sont épargnés et la guérison est complète après deux mois de traitement.Mais la convalescence est troublée par deux ordres d\u2019incidents: «) de nouvelles poussées érysipélateuses; b) des abeés sous-cutanés a streptocoques.Les rechutes ont été observées chaque fois que les auteurs ont abaissé trop rapidement la dose du médicament; et chaque fois le retour aux doses élevées initiales (0,75 à 1 gramme) les faisaient disparaître.L\u2019action du dérivé azoïque sur les rechutes de l'érysipèle est donc incontestable.Par contre, le chlorhydrate de sulfamido-chrysoïdine s'est montré complètement inefficace, même à doses élévées, sur les abcès sous-cutanés à streptocoques, qui semblent toutefois s\u2019être développés pendant les périodes de traitement insuffisant; les doses élevées, dans une certaine mesure, seraient donc capables d\u2019en prévenir l\u2019apparition.Par la suite, la guérison a été définitive, sans séquelles.L\u2019enfant a été revu au début de novembre 1936, à l\u2019âge de 8 mois 16.T1 pèse 7 kg.500, possède 4 dents, et son état général est excellent.Les bourses ont un aspect normal; les testicules sont nettement perceptibles i la palpation et ont une consistance et un volume appropriés à l\u2019âge de l'enfant.En somme, observation très démonstrative de l\u2019action, à hautes doses, du chlorhydrate de sulfamido-chrysoïdine dans l\u2019érysipèle du nouveau-né.Paul LETON DAI.J.CATHALA, Mlle LORRAIN et Mlle MOREL.\u2014 Oto-mastoïdite latente et états de dénutrition aigus thez les nourrissons.« Société de Pédiatrie de Paris », no 8, octobre 1936.Monsieur J.Cathala rapporte 15 cas da choléra infantile graves observés à la Crèche Husson en août et septembre dernier.Sur ces 15 malades, douze ont été traités par les moyens habituels.« Cinq ont guéri, deux ont été ramenés LJ\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 463 par leurs parents dans un état grave ct c:nq sont morts.À l\u2019autopsie ces derniers présentaient des lésions profondes de l\u2019antre et du rocher.Tous ont été vus par les otologistes.Quelques-uns ont eu des paracentèses exploratrices du tympan, pour aucun il n\u2019était possible cliniquement de poser le diagnostie d\u2019antro-mastoïdite.» Les trois autres malades ont été opérés.Le premier âgé de 34 mois est opéré le dixième jour de sa maladie et meurt vingt-quatre heures plus tard.L'intervention montre une cavité mastoïdienne gauche remplie de pus.a - Le second malade est agé de dix mois.L'antrotomie bilatérale est pratiquée le septième jour alors qua les selles sont redevenues normales mais que l\u2019état général s\u2019aggrave ct que la désbydration se précipite.L'examen des tympans fait a c2 moment n\u2019autorise aucune conclusion.À droite il y a présence de pus dans l\u2019antre et à gauche une goutte de sérosité louche.L\u2019enfant ne commence à s\u2019améliorer que le neuvième jour après l\u2019opération, mais la guérison est rapide.Cet enfant semblait donc porteur d'un foyer infectieux latent et n\u2019a guéri que grâce à l\u2019intervention.Un troisième malade (athrepsie) est opéré mais les mastoïdes sont saines.Décès.Sur huit malades il y a donc sept cas d\u2019antro-mastoidites.« Il n\u2019est pas question de subst:tuer la question d\u2019oto-mastoïdite latente à celle de choléra infantile, des causes multiples sont à l\u2019origine du syndrome toxique cholériforme.L'oto-mastoïdite n\u2019est qu'une de ces causes, et comm: le dit très explicitement Monsieur Ribadeau-Dumas, celle-ci pour dissimulée qu\u2019elle soit, ne ddit êtra présumée que «devant un état général grave, avec déshy- «dratation et acidose, dont on ne trouve pas la cause, après examens «multiples» et, ajouterons-nous, qu\u2019il n\u2019est pas heureusement influencé par la thérapeutique physiologique de l\u2019état toxique.» Antonio LEVEILLE.DISTINCTION HONORIFIQUE LE PROFESSEUR EDWARD ARCHIBALD, DE L'UNIVERSITE McGILL Nous apprenons avec plaisir que l\u2019Université de Paris vient de décerner au Professeur Archibald le titre de \u201cDoctor Honoris Causa \u201d.Nous félicitons sincèrement le nouveau titulaire dont la haute valeur morale et scientifique lui ont mérité cet honneur insigne. SOCIÉTÉS REUNION SCIENTIFIQUE DE L\u2019HOPITAL NOTRE-DAME Le jeudi 21 janvier 1937.Un cas de maladie de Cushing.\u2014 Armand GRATTON.Cette communication paraîtra ultérieurement comme article original.Discussion : M.GRIGNON: Je veux simplement dire quelques mots pour faire remarquer que la maladie de Cushing n\u2019est pas une maladie très bien définie.Histologiquement, Wilder de la Clinique de Mayo a examiné sept cas de la maladie de Cushing et n\u2019a trouvé que deux adénomes hypophysaires; les cinq autres présentent des lésions d\u2019adénome cortico-surrénal.La question se pose, est-ce que la maladie de Cushing est bien due primitivement à la basophilie hypophysaire?Ou bien, est-ce que la basophilic hypophysaire n\u2019est pas secondaire à l\u2019adénome cortico-surrénal ou n\u2019est pas simplement un des éléments d\u2019un syndrome pluri-glandulaire dont la cause reste jusqu\u2019ici encore inconnue.Certains auteurs ont trouvé des adénomes possibles de l\u2019hypophyse sans aucun syndrome clinique.Si la maladie de Cushing est due primitivement et uniquement à un adénome basophile de l\u2019hypophyse, il faudrait admettre que les cellules basophiles ont une action sur le pancréas, les glandes parathyroïdes, la thyroïde, l\u2019ovaire, les surrénales, ce qui est loin d\u2019être prouvé physiologiquement.Dans certains cas de basophilie cliniquement classiques on a trouvé simplement au point de vue histologique une persistance du thymus.Nous espérons que le Dr Gratton nous fera le plaisir de publier bientôt, dans un Journal Médical de Montréal, cette très belle observation avec l\u2019examen histologique complet.M.L.-H.GARIEPY : Je ne veux pas priver le Dr Gratton du plaisir de répondre au Dr Grignon.Notre cas n\u2019est pas présenté pour appuyer telle ou telle théorie explicative du syndrome de Cushing.C\u2019est une malade chez laquelle on a rencontré un syndrome à peu près au complet.Les examens de laboratoire encore à venir nous donneront des renseignements qui nous permettront de nous prononcer sur la cause de ce cas sinon des autres.Le point sur lequel je désire attirer l\u2019attention est la complication qu'a présentée la malade et qui l\u2019a emportée.Nous savons aujourd\u2019hui que la malade est morte de péritonite appendiculaire mais le diagnostie n\u2019a pas été fait à l\u2019apparition des symptômes, si étonnante que la chose puisse paraître dans un service hospitalier.J\u2019ai vu le premier la malade, au début de la crise et à cause de l\u2019apparence des symptômes présentés, j'ai hésité à poser le diagnostic précis. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 193: NLIN CAS No II DE LA SERIE « ACETANILID » Une série de cas typiques où le symptôme dominant est la douleur d'origine nerveuse.\u2018 NS SCIATICA SYMPTÔME PRINCIPAL : Douleur intense en arrière de la cuisse, descendant dans la jambe.Sensibilité à divers endroits.HISTOIRE DE LA MALADIE : Douleurs arthritiques de temps en Ya | A temps; mauvais état de la dentition + \u2014_ \u201cMk AJ et des amyadales; les douleurs dans Le grand = \\) la cuisse sont légères au début.sciatique = NN EXAMEN PHYSIQUE: Nutrition ont la gêne [=o Ÿ bonne: légère élévation de la tem- est causée \u2014 S ; par la perature.sciatique.y SYMPTÔMES : Douleur lancinante, plus intense la nuit; réflexe rotulien augmenté; le patient marche en fls- chissant le genou.DIAGNOSTIC: Sciatique secondaire à une infection orale et aux toxines dans l'organisme.TRAITEMENT: (Symptomatique) « Acetanilid » et « Acet- phenetidin ».Solis-Cohen et Githens considèrent le soulagement des douleurs névralgiques obtenu par l' « Acetanilid » comme l'une des manifestations les plus frappantes.(Pharmaco- Thérapeutiques.) Bromo-Selizer contient de 1\u2019 « Acetanilid » et de 1\u2019 « Acet- phenetidin », plus l'association de caféine et de bromure dans chaque dose de une cuillerée à thé.La caféine fortifie doucement le processus mental.Le bromure amène la détente des nerfs surmenés.Le citrate améliore la cu vs cents digestion.augmente la réserve alcaline et donne a Bromo- eH \u2019 awa Seltzer son effervescence agréable.N SOMO sELTIER.UM or , , > Bromo-Seltzer soulage la douleur efficacement et économiquement.Les demandes d\u2019échantillons et de littérature sur Bromo-Seltzer reçoivent une attention immédiate.BROMO -SELTZER LTD.- - Toronto, Can. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.avril 1937 x, UAND les nerfs sont irrités, que le sommeil paraît impossible, calmez votre malade avec le sédatif proéminent, le tonique calmant, ELIXIR GABAIL.Ne contient pas de barbital.Son efficacité est due à l'extrait de Valériane et à l\u2019acide valérianique combinés, auxquels on a enlevé l\u2019odeur et la saveur répugnante sans en affaiblir les propriétés curatives.ELIXIR GABAIL VALÉRO-BROMURÉ Littérature et échantillon de: L\u2019ANGLO-FRENCH DRUG CIE, 354 Sainte-Catherine Est, MONTRÉAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 469 Absence de température et le ballonnement me faisaient plutôt penser à une obstruction intestinale, et la localisation de la douleur suggérait quelque peu une crise d\u2019hydro-néphrose droite.Deux ou trois chirurgiens consultés ont partagé notre hésitation et ce n'est que trois jours plus tard, lorsqu\u2019on décide d\u2019opérer qu\u2019il ne restait plus d\u2019autres explications possibles qu\u2019une péritonite d\u2019origine appendiculaire.mais il était déjà trop tard.Si malheureuse que soit l'issue de ce cas je tenais à le mentionner pour les jeunes collègues qui sont ici et qui ne sont pas au courant que les affections les plus communes comme l\u2019appendicite peuvent, quelquefois, sa présenter sous des apparences tout à fait inusitées et faire hésiter sur le diagnostic.M.AMYOT: A mon avis la malade présente un syndrome de Cushing.11 s\u2019y trouve à peu près tous les symptômes qui constituent ce syndrome.li y a quelque temps le Dr Fortier a présenté un cas semblable et sur lequel j'avais attiré l\u2019attention des membres présents.Ce malade est mort.Le Dr Simard au cours de son examen histologique u'a pas trouvé de lésions adénomateuses de l\u2019hypophyse et de la surrénale.D'autre part ce même malade avait une tumeur considérable du médiastin antérieur qui troublait profondément la cireulation veineuse des deux membres supérieurs, de la face et de la partie supérieure du thorax.C\u2019est d\u2019ailleurs cette tumeur qui amena la mort du malade.Le syndrome de Cushing du malade du Dr Fortier, vu l'absence d\u2019adénomes pituitaire et surrénal, était-il dû à un s-mple hyperfonctionnement de l\u2019hypophyse ou encore à la tumeur du médiastin antérieur originant du thymus.Nous sommes en pleine hypothèse.Il serait intéressant dans le cas actuel de rechercher la présence d'une tumeur du thymus.L\u2019examen histologique de l\u2019hypophyse et des surrénales nous scrait très intéressant.La malade du Dr Gratton a présenté de multiples affections en plus de son syndrome endocrinien.Parmi celles-là, il faut remarquer l'hémiplégie droite.Cette hémiplégie fut la conséquence d\u2019un vaso-spasme encéphalique amenant soit simplement une inhibition fonctionnelle, so:t un petit ramollissement du parenchyme cérébral.A tout événement, par l\u2019intermédiaire de l\u2019hypertension artér.elle.cette complication neurologique était indirectement liée au syndrome de Cushing.M.B.-G.BOURGEOIS: Pour calmer les troubles de M.Gariépy, j'ai vu cette malade le jour de sa mort avec le Dr Ricard, et, à ce moment-là.ie diagnostic probable était « Appendicite » amené un peu à cause du développement des symptômes.Ballonnement qui est dû plutôt à une distension des anses intestinales et par une foule de causes, tellement qu\u2019on a hésité entre une obstruction intestinale et l\u2019appendicite, et nous avons pensé que cela pouvait être du ballonnenient intestinal par iléus.Nous avons pensé que cette malade faisait de l\u2019appendicite et qu\u2019elle avait passé la période d'opération.Nous avons donc décidé de faire une incision.En sorte que, d\u2019après les symptômes que présentait la malade le jour de sa mort, on peut expliquer que chez une malade de cette nature.donnant diffici- 466 17ENION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1931 lement des renseignements, il n\u2019y a pas à se faire de grands reproches d\u2019avoir passé par-dessus le diagnostic au début de la maladie.M.GRATTEN: Au point de vue clinique la muiade présentait à peu près tous les signes du syndrome de Cushing.Le rapport fourni par les Rayons X: A la radiographie, les apophyses clinoïdes antérieure et postérieure, ne sont pas visibles.La malade venait de recevoir huit (8) traitements de radiothérapie et elle allait suffisamment mieux pour obtenir son conge.Malheureusement elle est morte d\u2019appendicite.Nous avons eu la bonne fortune d\u2019avoir une autopsie.D'après le Dr Simard (le rapport histologique étant à venir) la surrénale ne semblerait pas avoir de lésion.Quant à l\u2019hypophyse, l'examen n\u2019est pas encore fait.Nous en aurons le rapport à la prochaine assemblée.Les ondes courtes.\u2014 A.LAQUERRIERE.Dès ses premiers travaux, d'Arsonval avait utilisé des ondes de 0.60 centimètres, ce que nous appelons les ondes ultra courtes.11 est done tout à fait injuste de faire sortir les ondes courtes du domaine de la d'Arsonvalisa- tion pour les considérer comme une méthode nouvelle sous le nom de Marconi- thérapie.Mais ce qui est vrai c\u2019est que c\u2019est seulement grâce aux progrès de la T.S.F., réalisés par Marconi, qu\u2019on est arrivé à construire des appareils pratiques pour le traitement avec les ondes courtes.Actuellement, on utilise beaucoup les ondes de 6 à 30 mètres alors qu\u2019auparavant la diathermie utilisait des ondes de 300 mètres et plus.Ces O.C.présentent d\u2019incontestables avantages: Au point de vue de la technique, elles ne nécessitent pas que les électrodes soient en contact avec la peau, celles-ci sont maintenus par des bras ° articulés à une certaine distance des téguments; il n\u2019y a done plus de difficulté à placer les électrodes sur des régions se prêtant mal à une bonne application (tête, visage, épaule).et il n\u2019y a plus les dangers de brûlure auxquels exposait une application défectueuse.Au point de vue thérapeutique: lo On peut pratiquer des séances monopolaires lorsque l'on a des raisons de craindre les effets nocifs d\u2019un trop grand échauffement en profondeur; 2e l'échauffement entre les deux électrodes est en profondeur beaucoup plus homogène qu\u2019avee la diathermie à ondes longues; 39 l\u2019efficacité paraît notablement plus grande.Certains auteurs ont voulu aller plus loin; ils admettent une action spécifique de la longueur d\u2019ondes sur telle ou telle affection.Il faudrait 6 mètres pour traiter la furonculose.Jusqu'à présent on n'a pas d\u2019une facon générale admis cette spécificité.Mais les ondes courtes ont un autre avantage.Avec de grandes électrodes, intéressant une grande partie du corps, ou avec un cable isolé entourant une grande partie du corps, on peut réaliser la fièvre artificielle a obtenir de la diathermie, sinon tous, au moins hon nomhre des effets de la malariathérapie.-\u2014 ee pt L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 HISTIDIN - IFA Au point de vue thérapeutique les propriétés caractéristiques sont: 1° L\u2019action analgésique de I'histidine, due a son affinité neurotrope.2° La retrogradation des déformations anatomiques des muqueuses atteintes, constatée à l\u2019aide des rayons X.L\u2019histidine semble donc jouer un rôle dans la régénération des tissus ne fonctionnant plus.Sous la d ésignation HISTIDIN - [FAH nous vendons une solution a 4% de chlorhydrate d\u2019histidine en ampoules de 5 cm\u2019 pour injections intramusculaires et intraveineuses.INDICATIONS: Ulcus ventriculi et duodeni, notamment dans les cas récents.Dans le cas d\u2019ulcères chroniques, récidivants, avec des adhésions péri- gastriques et périduodénales on constate une amélioration.DOSES: 5 cm\u2019 par jour par voie intramusculaire ou intraveineuse.En tout 18 a 25 injections.Il y a avantage a répéter les injections aprés 6 semaines ou trois mois, pour consolider la guérison.e PRESENTATION: 5 et 20 ampoules à 5 cm\u2019.\u201cIFAH \u201d, G.m.b.H.Hambourg 21 (Allemagne) 56 Humboldstrasse Renseignements fournis sur demande : \u201cIFAH \u201d\u2019, Pharm.Products \u2014 (W.E.Ranniger) MArquette 9824 1231 ouest, rue Ste-Catherine, - Montréal, Qué.LI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1931 Procurent économiquement une Les Lithines du'DrGiustin très bonne Eau de table et de régime Alcaline - Lithinée- Pétillante - Digestive Indications: ACIDE URIQUE, GOUTTE, MALADIES DU FOIE, VESSIE, PEAU, ESTOMAC, INTESTIN Une boîte de Lithinés contient 12 paquets suffisants pour 12 grosses bouteilles d\u2019un litre Magnésie du Dr Gustin MAGNÉSIE LOURDE, ASSIMILABLE Magnésie active calcinée.Ni goût, ni odeur, se dissout facilement dans l\u2019eau.Dose laxative: une cuillerée à thé.Dose purgative: une cuillerée à soupe.PRODUITS FRANÇAIS LA CIE CANADIENNE DES AGENCES MODERNES 6614, DeLORIMIER DOllard 1355 MONTRÉAL LAIT DE BEURRE \u201cSANTÉINE\u201d Se recommande comme antiseptique dans les maladies de l\u2019intestin, particulièrement l\u2019entérite, à cause de sa richesse en ferments lactiques.Breuvage idéal comme article de consommation courante d\u2019une grande valeur tonique.Le scoret d'être heureus, D\u2019avoir bomme mine, Et de vivre vieuw, C\u2019est le lait \u2018\u2018Santéine\u201d.LIMITÉE EEE ee EE ee EEE 0 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 467 Il va sans dire que les ondes courtes, comme toutes les applications Ge physiothérapie, doivent être pratiquées avec des appareils bien construits et suffisamment puissants; avec des appareils trop faibles on a tendance pour obtenir des effets caloriques à utiliser de petites électrodes concentrant l'action sur une petite surface et on peut causer des brûlures superficielles ou profondes.D'ailleurs, dans la plupart des applications (rhumatismes, névralgies, maladies de la nutrition), si on a une puissance suffisante permettant d\u2019uti- tiser de larges électrodes et d\u2019intéresser un territoire assez vaste, il est inutile, et parfois nuisible, de réaliser des augmentations de chaleur apprè- ciable; pour ma part, je recommande aux patients de prévenir dès que la sensation éprouvée dépasse une légère tiédeur.Je ne parlerai pas des ondes ultra courtes (au-dessous de G mètres).Les appareils pour les produire sont encore trop peu répandus pour que l\u2019expérience à leur sujet soit suffisante.Discussion: M.J.-U.GARIEPY: A propos d\u2019ondes courtes, M.J.-U.Gariépy signale un cas d\u2019œdème neurotrophique du membre inférieur où il a alcoolisé les ler et 2ème glanglions sympathiques lombaires au lieu de faire des injections répétées de nupercaïne.Déçu par les résultats, il n\u2019en a pas moins l\u2019intention de persister dans cette voie nouvelle de substituer une méthode à l\u2019autre.Comme aucune amélioration n\u2019est à prévoir, il a demandé à M.Laquerrière s\u2019il ne pourrait suggérer un agent physique et celui-ci à proposé les ondes courtes.M.LAQUERRIERE: Je ne puis répondre à M.Gariépy, car je n\u2019ai pas revu cette malade, du moins je ne m\u2019en rappelle pas, je ne l\u2019ai pas remarquée.Méningite staphylococcique d\u2019origine otitique.\u2014 Roma AMYOT.Histoire de la maladie: Il s\u2019agit d\u2019une fillette de 12 ans.Suppuration de l\u2019oreille gauche depuis la première enfance.La maladie actuelle a débuté le 13 décembre 1936, par l\u2019apparition de vomissements.Trois jours plus tard, un mal de tête violent et la raideur de la nuque se sont manifestés pour la première fois.Depuis, le syndrome s\u2019est aggravé progressivement.Par-dessus tout, la céphalée s\u2019est montrée sévère, ne laissant aucun répit à la malade et s\u2019intensifiant, par accès, au point de devenir alors une véritable torture.Lors de ces paroxysmes, la malade se plaignait, suppliait, criait et affolait son entourage impuissant.Histoire de famille: Ne présente aucun intérêt, dans les circonstances.Examen de la malade.(19 décembre 1936.) ; Etat général relativement bon.Lucidité intellectuelle est bonne: la mémoire est excellente, l\u2019attention peut être concentrée, bonne orientation, identification correcte des personnes de l\u2019entourage.Plaintes constantes.Douleur très forte à la nuque, irradiant vers le rachis.Hyperesthésie généralisée.Il est impossible de déplacer la malade.Raideur de la nuque absolue.Tête fixée.La moindre tentative de mobilisation d\u2019icelle déclanche une douleur intolérable et des eris. Fa ew 3 465 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.avril 1931 las de paralysie des paires craniennes.Rétlexe photo-moteur est norma\u2019.Photophobie.qui rend impossible, alors l\u2019examen du fond de Pæil.Né- cheresse de la bouche.Suppuration abondante de l'oreille gauche dont le conduit externe est obstrué par un tampon de coton ouaté.Tympan droit normal.Trismus Ventre souple.Réflexes cut-abdominaux abolis, maux.téflexes tendineux nor- réflexes plantaires normaux.Rien aux viscères et organes.Ponction lombaire: l\u2019ression, 20 cent.(malade couchée).Liquide légèrement trouble.Impossible d'effectuer la compression des jugulaires, Rayons N et laboratoire: Liquide céphalo-rachidien: albumine 1 gramme.Po'y.et lym- pho.300mme.Staphylocoques.Peut-étre strepto.ou pneumo.Traitement: Mastoïdectomie gauche dès le lendemain de hospitalisation.Evidemment pétro-mastoïdien total sans plastique du conduit.Cholestéatome volumineux ayant agrandi Pantre et l'aditus.Pus abondant sous pression.Processus infectieux imprégnant l\u2019os de la caisse qui a une coloration jaunâtre, Odeur très fétide à l'ouverture de l'antre.Dénudement des méninges sur 3 centimètres.(Dr Lucien Gélinas.) Urotropine.3 et 4 grammes par jour en injections intra-veineuses, pendant 9 jours.Sparto-camphre.une ampoule 2 fois par jour.Propidon, 2 ec.le 21 déc.et 4 ee le 23 déc: réaction locale presque nulle; légère réaction générale à la première administration.Ponctions lombaires thérapeutiques et en vue de drainage.Evolution de la maladie: Température bucca'e se maintint.entre 101 et 104, pendant 9 jours.Plaie opératoire suppurait modérément.dégageai! une odeur fétide, avait mauvais aspect.A partir du 28 déc.la température descendit et demeura à 99 4/5 avec un pouls de 84-96.La nuque s\u2019assouplit graduellement de même que les membres inférieurs; la malade put se mobiliser dans son lit; elle parvint à s'y asseoir.L\u2019hyperesthésie disparut.Le liquide céphalo-rachidien, après s'être montré très trouble le 24 déc, s\u2019éclaircit ultérieurement.Cependant, les paroxysmes céphalalgiques persistèrent.Ja ponction lombaire semblait, à chaque occasion, faire apparaître de la céphalée frontale.Vers les derniers jours, malgré la disparition de l\u2019hyperesthésie, l\u2019atténuation de la raideur de la nuque et du trismus, la chute de la température, la sensation de faim éprouvée par la malade, il fut remarqué l\u2019installation d\u2019un nystagmus horizontal des globes avec limitation des mouvements latéraux et la malade se remit à vomir.La compression des jugulaires opérée en une circonstance montra une précipitatfon peu marquée de l\u2019écoulement du liquide.La malade mourut subitement et assez inopinément, en asphyxie.durant la nuit du 31 déc.La garde-malade nota que le pouls était, durant la dernière demi-heure, de 42-60.Considérations : Nous pourrions commenter longuement cette observation.Nous pourrions ajouter cette vérité, qui a toutes les apparences d\u2019un truisme, que le I [i L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 LIIL \u2018Avez-vous des tuyaux aujourd'hui ?\u201d \u201cJe ne m'occupe pas des tuyaux\u2014Je fume des Sweet Caporals!\u201d\u201d CIGARETTES SWEET CAPORAL \u201cLa forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé.\u201d\u2014 L'ancet ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS LIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 - , | 9 |) ¢ Bliminé par les e le \u201c Lacto-Crrosote Famel® e détermine un processus infiam « Matoire simjlle, qu£ fait réagir cet MATIN, MID} ¢ SOIR ¢ orgene conire le catarrha cronique.> une cuillerée à soupe de FERRAND.a ?Echantillons gratuits sur sim{ \u2018* demande adressée à P.FAMEL, Fabricants de Produits Pharmaceuhqu s, PARIS (20°), 20-22, Rue des Orteaux Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, à Montréal.Dernière Création de la Prothèse Prodige de la mécanique moderne.Une jambe artificielle en métal, presque \u2018\u2018naturelle\u2019\u2019 grâce à son articulation sur billes du genou et de la cheville.Plus solide et plus légère que les appareils de prothèse en bois, fibre ou cuir.| I iit Q [reves UN DUCKETT Vu [Tr hi i f reg Cuissard et molletière parfaitement moulés \u2014 Pièces de rechange uniformes \u2014 Pas de rivets criards \u2014 Forme gracieuse; fini spécial qui élimine la peinture et protège le métal.iL La merveilleuse invention dont la jambe illustrée ci-contre est la résultante, a étonné des fabricants de membres artificiels du monde entier.Cet appareil vaut d\u2019être examiné par les chirurgiens qui s\u2019intéressent au sort de leur patient après l'opération et désirent procurer à l\u2019amputé tout le confort et la capacité possibles avec un appareil.J.A.DUCKETT Membres Artificiels, Appareils Orthopédiques, Bandes Herniaires, Ceintures Abdominales, etc.2014, RUE BLEURY, angle Ontario MONTREAL Téléphone HArbour 0630 ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréa!.avril 1931 169 traitement vraiment efficace des complications méningées, ph'ébitiques et encéphaliques des otites réside dans leur prévention.Et prévenir ces complt- cations est possible à condition de surveiller méticuleusement l'évolution des infections de l\u2019oreille.D\u2019autre part, on doit traiter toute méningite généralisée et à microbes pyogènes, qu\u2019elle soit d\u2019origine otitique ou autre et malgré le pronostic défavorable.Un certain nombre de ces méningites pyogènes ont guéri.Il n'y a pas encore de méthode de traitement de ces méningites, définitivement fixée, généralement admise et employée.ll est cependant établi en principe qu\u2019une méningite post-otitique généralisée oblige à la destruction plus ou moins complète du foyer d\u2019infection par intervention chirurgicale sur la mastoïde et l'oreille, au drainage du liquide céphalo-rachidien et à une médication antimicrobienne.(Sérothérapie, chimiothérapie.La voie lombaire, pour administrer les agents thérapeutiques, est à peu près abandonnée maintenant.) Nous avons l'impression que le processus méningitique de notre malade a été partiellement subjugué.Par ailleurs.nous sommes assuré que l\u2019infection des méninges avait cloisonné les espaces sous-arachnoidiens.Notre drainage du liquide par ponctions lombaires a été incomplet et même peut- être inutile.La mort subite par asphyxie doit être jugée comme ayant été la conséquence de la souffrance du bulbe par hypertension intra-cranienne, ou encore par envahissement du parenchyme par l\u2019infection, La malade meurt d\u2019une complication de sa méningite.L\u2019étude de cette observation incline à croire qu\u2019une méningite otitique généralisée, avec microbes dans le liquide de la ponction lombaire, gagnerait à être drainée, dès le début, à un niveau supérieur: soit dans le voisinage de la plaie mastoïdienne, soit à la grande citerne cérébelleuse de la base du crâne après ablation de l'arc postérieur de l\u2019atlas et incision para-médiane de la dure-mère, selon la technique d'Ody.Nous aimerions connaître l'opinion des oto-rhino-laryngologistes de Phôpital sur notre observation et le traitement des méningites otogènes.Pas de discussion.Un diagnostic clinique erroné.\u2014 L.BLAGDON.Histoire du malade: M.D, âgé de 57 ans, est admis dans le service de médecine de H.N.D.avec le diagnostic «d\u2019ulcère de l\u2019estomac » porté par le médecin traitant, le 16 mai 1934.Depuis plusieurs mois il était atteint de douleurs vives au creux épigastrique et aux hypochondres, 2 a 3 hrs après les repas.Ces douleurs étaient soulagées par un vomissement contenant très peu d\u2019aliments.Il suivait surtout un régime végétarien, car il ne tolérait pas la viande.Jamais de brûlements ni d\u2019hématémèse.Pas de sang dans les selles.Les alcalins et l\u2019ingestion d\u2019aliments ne l\u2019ont jamais amélioré.Eructations gazeuses au moment de la digestion.Eruptions urticariennes fréquentes.Amaigrissement de 20 livres depuis trois semaines.Pas d'ictère ancien ou récent.IN Histoire de famille: Rien d\u2019intéressant à noter. ci 410 L\u2019UNTON MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 Examen: Le foie, la rate, les reins, le cœur et les poumons semblent normaux.On constate un peu de douleur à la pression aux hypochondres et au creux épigastrique surtout après les repas.Les urines sont normales.L\u2019azotémie est 0.59 et la glycémie de 1.69.Une radiographie du tube digestif à démontré en résumé: lo Rétraction considérable de l\u2019estomac sans déformation.Cependant, en position debout, il existe une scissure médio-gastrique; 2° L\u2019estomac se vide en moins de trois heures.Douleur retro-xyphoidienne; 30 Dilatation de la portion terminale du duodénum qui se vide mal; 4o Aspect de rétrécissement sur les premiers centimètres du jéjunum.On porte le diagnostic d\u2019ulcère pyloro-duodénal.Le malade est traité par des anti-spasmodiques et il suit le régime de Sippy.Il est congédié un mois après son admission, en voie de guérison.Le 26 octobre 1936, soit environ 24 ans après son départ de l'hôpital.M.D.est de nouveau admis dans un service de médecine, présentant les mêmes symptômes qu\u2019autrefois, mais beaucoup plus accentués.Son état géne- ral est très mauvais: il a maigri de 30 livres depuis un mois, début de sa derniére crise, il vomit tous ses aliments et il peut à peine retenir un peu d\u2019eau ou de lait bouilli.Depuis sa sortie de l\u2019hôpital (214 ans), il n\u2019a pas souffert de son estomac de façon appréciable jusqu\u2019au début de la présente crise (1 mois).Ses douleurs au creux épigastrique et aux hypochondres sont beaucoup plus prononcées et il existe même une certaine défense musculaire dans ces régions.Nous examinons le patient en consultation avee le médecin traitant, et il est transféré dans le service de chirurgie avec le diagnostic probable de sténose pylorique consécutive à une réaction possible de son ancien ulcère ou ulcéro-cancer.Laboratoire et Rayons X: L\u2019analyse des urines est normale.L'azotémie est de 0.59; la glycémie de 1.20.L\u2019analyse du sang n\u2019offre rien de particulier.Après 10 jours de traitement pré-opératoire par la diète absolue, les sérums à haute dose et les lavements peptonisés, le malade s\u2019améliore considérablement et on demande une radiographie, ont voici les conclusions: lo Bulbe de forme légèrement douteuse; 2° dilatation appréciable de la dernière portion du duodénum, sans retard au passage; 30 constipation et ptose du transverse.Point douloureux sur l\u2019antre pylorique.L\u2019estomac se vide en moins de trois heures.Considérations : Opération le 17 novembre.Anesthésie locale et gaz.Laparotomie sus- ombilicale para-médiane.L\u2019exploration de l\u2019estomac ne révèle absolument rien d\u2019anormal.Aucune trace d\u2019ulcère ancien ou récent.La dernière portion du duodénum paraît dilaté.Par ailleurs, la vésicule biliaire est épaissie et remplie de calculs.Le cholédoque est fortement dilaté.Cholécystectomie.Drainage du cholédoque après avoir ramené de nombreux petits calculs par le lavage du canal.Suites opératoires simples.Le patient quitte l\u2019hôpital un mois plus tard, ne souffrant plus et apparemment guéri.Examen de la pièce: Vésicule longue de 8 centimètres et contenant 20 calculs à facettes.Réaction inflammatoire chronique intéressant surtout la muqueuse.I Sg Tee L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 LV JODALOSE#8GALBRUN I0DE PHYSIOLOGIQUE, SOLUBLE, ASSIMILABLE L'IODALOSE £:st LA SEULE SOLUTION TITRÉE bu PEPTONIODE Combinaison directe et entièrement stable de l'Iode avec ia Peptone DÉCOUVERTE EN 1896 PAR E.GALBRUN, DOCTEUR EN PHARMACIE Communication au Xill* Congrès international de Médecine, Paris 1900.Remplace Iode et Iodures dans toutes leurs applications, sans Iodisme.Vingt gouttes IODA LOSE agissent comme un gramme Iodure alcalir.Doszs MOTENNES ; cinq à vingt gouttes pour Enfants ; dix à cinquante gouttes pour Acultes.Demander Brochure sur l'Iodothérapie physiologique cer /e Peptoniode.LABORATOIRE GALBRUN,S8et10 r.du Petit-Musc, Paris Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, à Montréal.RROSTHÉNASER -® CGALBRUN SOLUTION ORGANIQUE TITREE DE FER ET DE MANGANESE Combinés à [a Peptone & entièrement assimilables NE DONNE PAS DE CONSTIPATION ANÉMIE:-\u2014 CHLOROSE \u2014 DÉBILITÉ \u2014 CONVALESCENCB DOSES QUOTIDIENNES : 5 à 20 gouttes pour les enfants ; 20 à 40 gouttes pour les Adultes Échantillons et Littérature : Laboratoire GALBRUN, § et 10,2.du Potit-Unse, PARIS.Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, à Montréal.À contenance élevée d'extrait de malt, l'INV ALID STOUT exerce une étonnante action revitalisante, excite un appétit salutaire, apporte une joyeuse énergie.L'avis du docteur : «J'ai pu me rendre compte personnellement des propriétés toniques et stimulantes de votre PORTER», écrit un médecin, et il ajoute: «Je vous complimen- [ : te d'avoir su allier en lui les Nord eme propriétés fortifiantes à un goût jis excellent.» INVALID le PORTER STOUT ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS A VENDRE INSTRUMENTS DE CHIRURGIE Madame Docteur O.-A.Gagnon offre, à de très bonnes conditions, des instruments de chirurgie, bibliothèque à rayons, etc.S'adresser à 1324 ouest, rue Saint-Viateur, CRescent 3454.A VENDRE Toge de professeur de médecine Conditions avantageuses.S\u2019adresser à l\u2019Union Médicale du Canada, MArquette 7334.AIDES-MALADES Sont qualifiées par l\u2019Association des Aides-malades (enregistrée), pour soins à donner dans les convalescences, dans tout cas de maladies bénignes ainsi que dans les accouchements.S\u2019adresser à Mme G.St-Germain, 4027 Harvard Ave.N.-D.-G.Tél.: DExter 0433.POSTE VACANT Poste vacant pour un interne.Rémunération convenable.S\u2019adresser au Surintendant à l\u2019Hôpital Ste-Jeanne d\u2019Arc, 110 ouest, rue Prince-Arthur.PLateau 5201.POSTE OFFERT Poste offert, à l\u2019Institut Bruchési, à un médecin désirant se spécialiser en oto-rhino-laryngologie.S\u2019adresser au Dr P.-S.Bohémier, 922, rue Cherrier. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 471 ° Réflexions: l° un Iodékon aurait probablement solutionné le problème du diagnostic; 2° « Honni soit qui mal y pense».Discussion: M.François Archambault: Des circonstances incontrôlables empêchent le Dr Blagdon de répondre aux critiques possibles faites sur son travail.M.B.-G.BOURGEOIS: Un cas de diagnostic erroné se présente assez souvent.Je me rappelle d\u2019avoir observé une malade pendant 3 mois, on la voyait tous les jours et son histoire était indéterminée.On fit, en dernier ressort, une laparatomie médiane.La vésicule était remplie de calculs.La malade a quitté l'hôpital guérie.M.BERNIER: Les diagnosties cliniques erronés du genre de l\u2019observation du Dr Blagdon sont assez fréquents.Il a parfaitement raison d\u2019insister sur les services que peut rendre dans ces cas un Iodékon, qui devrait toujours suivre l\u2019examen clinique.M.GRIGNON: Un point sur lequel on n\u2019insiste pas assez dans l\u2019histoire clinique d\u2019un ulcère d\u2019estomac, c\u2019est la notion de périodicité des crises.Cette notion de périodicité est beaucoup plus importante que le caractère des douleurs, leur horaire, leur mode d\u2019apparition et de disparition.Dans cette observation il n\u2019est fait aucunement mention de crises douloureuse périodiques et je crois que si l\u2019on en avait tenu compte, l\u2019on aurait pu en faire un diagnostic non précis.Tuberculose uro-génitale.\u2014 Paul BOURGEOIS.Histoire du malade: A.B., pianiste, 28 ans, entre dans le service d\u2019urologie, le 3 nov.1936.Il est allé, il y a quelques jours, consulter un chirurgien pour des douleurs qu\u2019il ressent dans la bourse gauche.Celui-ci, après examen, nous l\u2019adresse pour épididymite et prostatite tuberculeuse.Depuis quelques mois, il a constaté un gonflement intermittent du testicule gauche avec des douleurs plus ou moins vives, Depuis plusieurs mois il urine 8 ou 9 fois par 24 heures.Il n\u2019a jamais éprouvé de douleurs à la miction, n\u2019a jamais fait d\u2019hématurie et n\u2019a jamais présenté de douleurs lombaires.Pas d\u2019antécédent Neissérien.Histoire de famille: Père mort accidentellement; mère morte d\u2019urémie.11 frères et sœurs en bonne santé.Rien de particulier par ailleurs.Examen: Malade pâle.P.A.140/80; Urée sanguine 0.20; B.W.négatif.Affaissement de la cage thoracique postérieure au niveau des 4, 5, 6, vertèbres.Silence» respiratoire base droite; craquements, expiration très accentuée ; Abdomen: Régions lombaires non douloureuses.Epididyme gauche augmenté de volume, bosselé et douloureux.Toucher rectal: Lobe prostatique gauche gros, nodulaire; gros noyau ramolli vers la partie inférieure.Cystoscopie: Vessie de capacité normale, légèrement rouge et dépolie.Orifice urétéral droit: Rouge, cratériforme, cathétérisé à 25 centimètres de hauteur.O.U.G.d\u2019aspect normal.Cathété.à 25 cm.de hauteur.Division des urines; pyélographie après examen fonctionnel. 47% T\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 Laboratoire et Rayons X: Urines totales: Troubles, acide.Fortes traces d\u2019albumine, q.q.leucocytes.Urines divisées: Rein droit: Nombreux bacilles de Koch; Rein gauche: q.q.leucocytes.Valeur fonctionnelle.P.S.P.rein droit 25%, rein gauche 40%.; R.X.La pyélographie nous montre un rein droit augmenté de volume, déformé, présentant des cavernes, comme une image classique de T.B.rénale.Diagnostic: T.B.rénale droite avec Tuberculose génitale secondaire.Considérations : Nous rapportons cette observation pour insister sur la nécessité de toujours examiner l\u2019arbre urinaire au complet dans les cas de tuberculose génitale; c'est la politique que nous avons adoptée dans le service d'Urologie et nous n\u2019avons qu\u2019à nous en louer.L\u2019examen du rein que nous avons enlevé nous a permis de constater la présence de lésions tuberculeuses aux différents stades; c\u2019est pourquoi nous croyons au début rénal dans le cas particulier.Nous avons opéré ce malade le 14 novembre 1936; nous lui avons fait subir une néphrectonie droite; les suites opératoires ont été banales: l\u2019infiltration de l'atmosphère péri-rénal a donné lieu à un suintement qui est en train de se tarir.Un mois environ après la néphrectomie, l\u2019épididymite s'est fistulisée \u201cmais elle semble vouloir se tarir par elle-même.Nous attendons avant de proposer une castration gauche qui pourrait devenir nécessaire.Une alimentation réconfortante, des promenades à l\u2019air pur, de l\u2019huile de foie de morue.les rayons ultra-violets généraux ont fait engraisser le malade.En terminant nous insistons sur la nécessité de la pyélographie dans les cas de T.B.génitale.Nous rapportons une observation où le diagnostic de T.B.rénale aurait pu être oublié.Pas de discussion.Grossesse et appendicite.\u2014 Donatien MARION.Madame C.L., 29 ans, admise dans le service d\u2019obstétrique dans la nuit du 21 décembre 1936.Dans la soirée elle avait ressenti subitement une vive douleur dans le côté droit, avec nausées et vomissements.Température: 99° F.; pouls: 100; pâle, très affaissée.A l\u2019examen: douleur à la palpation dans le flanc droit et résistance de la paroi.Examen du sang: 17,000 globules blancs; 819% polynucléaires neutrophiles.Examen des urines: alhumine.pus et bactéries.Histoire obstétricale: Dernières menstruations: 8-16 mai.Primipare.Présentation du sommet non engagée; contractions douloureuses: effacement du col: 2 ems; dilatation: 25 sous.Le problème se posait ainsi: fallait-il l\u2019opérer d\u2019abord et l\u2019accoucher ensuite ou vice versa?Etant donné sa primiparité et les légers symptômes d\u2019un début de travail nous conseillons l\u2019opération.o_o L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 LVII BORDEN NOUS ENTOURE D'UN TEL LUXE, QUE NOUS IGNORONS COMMENT VIVENT LES AUTRES 2 \u201d C\u2019EST LA VERITE.les vaches de Borden appartiennent \u201ca la haute\u201d.Elles acceptent, le plus naturellement du monde, le luxe d\u2019une eau pure et limpide et le meilleur foin.Flles se prélassent dans des étables chaudes et confortables.Leur santé florissante est surveillée par les vétérinaires et les inspecteurs des fermes de Borden.Elles mènent une existence choyée \u2014 mais seul le lait produit sous ce contrôle rigide est assez bon et assez pur pour devenir le Lait Borden\u2019s St.Charles Evaporé Irradié.Quand vous spécifiez \u201cBORDEN\u2019S\u201d .sur une formule demandant du lait évaporé irradié, vous vous assurez que la mère emploiera une marque de lait qui satisfait à toutes les exigences de la profession médicale.Si vous ne connaissez pas le Lait Borden\u2019s St.Charles Evaporé Irradié, non sucré, écrivez à The Borden Company Limited, Yardley House, Toronto, Ont., pour recevoir des échantillons et de la documentation professionnelle. LVIIL L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 | | La diète du Diabétique ALIMENTS DEPOURVUS D\u2019AMIDON .La farine caséinée de Listers est entièrement dépourvue d'amidon.Sa pâte lève bien et sert à la confection de plats agréables.Une liste de recettes est fournie avec chaque boîte.Grande boîte pour 30 cuissons Petite boîte pour 15 cuissons $4.85 $2.75 En vente chez tous les pharmaciens ou directement chez | LISTERS Limited Huntingdon, Quebec CANADA | PAVERAL reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la COQUELUCHE Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoïdes.Ne cause ni intolérance, ni complication.Littérature sur demande Agents : CANADA DRUG COMPANY Pharmaciens en Gros 857, rue Saint-Maurice, - - - MONTREAL ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 4313 Appendicectomie par le Prof.B.-G.Bourgeois: pus dans l\u2019abdomen et &diicrences.35 heures après: la patiente accouchait spontanément d'un enfant prématuré mais en bonne condition physique.Suites opératoires normales.Discussion: M.B.-G.BOURGEOIS: Je crois que la question peut étre discutée re ce qu'on doit faire en face d\u2019une malade enceinte au cours d\u2019une crise d\u2019appendicite aiguë.En considérant la chose de plus près avec le Dr Marion, étant donné que c\u2019était une malade en présence d\u2019un abdomen douloureux et tendu, vu l'état du col utérin, on a conclu à un syndrome d\u2019appendicite assez sérieux pour donner à penser que l'appendice pouvait se rupturer.Nous avons alors décidé d\u2019opérer.Je crois que nous avons bien fait, parce que nous sommes tombés sur un abcès appendiculaire.Abcès à paroi excessivement fragile.En soulevant la trompe droite et l\u2019ovaire droit nous avons ouvert cet abcès, lequel contenait 1 oz.de pus très actif.Nous avons pratiqué l\u2019appendicectomie et diagnostiqué: appendicile suppurée avec drainage du Douglas.Abdomen normal au bout de 36 heures.La malade guérit.Dans ce cas, nous avons été inspirés, car si abdomen n\u2019avait pas été ouvert pour l\u2019extirpation, cet abcès se serait rupturé dans l\u2019ahdomen avec développement d'une péritonite généralisée.Cas très sérieux.M.RICARD: Dans la majorité des cas de grossesse près du terme, l\u2019appendicite aiguë déclenche le travail et l\u2019accouchement prématuré est inévitable.Ici, nous voulions provoquer et accélérer l\u2019accouchement par un Delmas, la rachi aurait eu double emploi: extraction fœtale rapide; déplétion utérine, et aurions fait l\u2019intervention abdominale immédiatement après.Le résultat obtenu dans l\u2019occurrence est très magnifique, lorsqu\u2019on considère une mortalité maternelle de 60% et fœtale de 40% à la suite d\u2019appendicite aiguë au cours des derniers mois de la grossesse.A la suite de l\u2019accouchement, nous avons fait faire la culture du cordon qui fut négative.La mort de l'enfant aurait pu être engendrée par une septicémie intra-utérine et cette analyse aurait pu servir de preuve à un trop long séjour intra-utérin du fœtus.Je tiens à signaler le fait que dans le cas actuel la crise suraiguë remonterait à seulement 36 heures.Si celle-ci avait daté de 2 à 3 jours ou plus, il aurait été raisonnable d\u2019exiger l\u2019accouchement avant l\u2019intervention pour sauver au moins l\u2019enfant, la situation de la mère semblant désespérée.M.MARTON: Dans le cas particulier, c\u2019est une question d\u2019appréciation clinique; nous avions affaire à une primipare, tout au début de son travail; c'est pourquoi, en vue de protéger la vie de la malade, de prévenir la rupture de l\u2019abcès, toujours possible au cours des manœuvres et des efforts d\u2019un premier accouchement, nous avons préféré demander l\u2019intervention avant de pratiquer l\u2019accouchement. 474 1\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 Nous nous sommes rangés à une opinion exprimée par la majorité des auteurs sur la conduite à tenir en présence d\u2019une grossesse avec appendicite aiguë.Les indications opératoires urgentes sont tout à fait exceptionnelles ; et dans le cas d\u2019une multipare, je suis d\u2019avis de faire précéder l\u2019intervention par l\u2019accouchement.Chaque cas doit être étudié suivant son mérite.Diagnostic de la grossesse par l\u2019Antuitrin-S.Jacques FORTIER.Après une étude générale concernant l\u2019action de certains dérivés endocriniens on a cru à la présence dans l'urine de femme enceinte, d\u2019une substance du lobe antérieur de la pituitaire.Gilfillen et Gregg ont suggéré l\u2019idée que si une femme enceinte avait de cette substance dans son organisme, elle ne serait peut être pas sensible à la réaction intradermique de cette substance; d\u2019autre part, une femme qui n\u2019est pas enceinte réagirait peut-être à l\u2019injection de cette substance.D\u2019après cette idée, une série de femmes enceintes ont été injectées et aussi le même nombre de femmes non-enceintes ont été étudiées.Le «test» consiste en une injection intradermique de deux gouttes d\u2019une solution fraîche d\u2019Antuitrin-S conservée dans la glacière.On choisi la face ventrale d'un bras comme site de l\u2019injection.Une seringue ordinaire de 2 c.c.et une aiguille no 26 pour l\u2019injection intradermique.Il est important que la seringue, l\u2019aiguille et la peau soient nettoyées avec de l\u2019eau stérilisée sans alcool ni éther; l\u2019alcool diminue le pouvoir de l\u2019Antuitrin-S, l\u2019éther sur la peau donne un léger érythème.Il est aussi d\u2019une importance capitale de faire une injection réellement intradermique, car les injections plus profondes ne donnent pas de résultats.Après avoir injecté 2 gouttes intradermiquement, en attend une demi- heure avant de lire la réaction; s\u2019il y a une légère réaction on attend une autre demi-heure avant de tirer des conclusions.S\u2019il n\u2019y a pas de réaction au bout de ce temps, on n\u2019observe pas la patiente plus longtemps.Les patientes de 30 ans ou plus donnent des réactions plus tardives et celles qui approchent de la ménopause prennent jusqu\u2019à trois heures pour réagir, S\u2019il y a une réaction on l\u2019observe d\u2019habitude au bout de deux heures.La réaction consiste en une zone d\u2019érythème autour du site de l\u2019injection.elle mesure de 7 à 35 ou 40 m.m.Quelquefois la réaction atteindra 5 cm.Si l\u2019épiderme ou la partie soulevée par l\u2019injection devient rouge sans que la zone qui l\u2019entoure le devienne, cela n\u2019est pas une réaction positive mais bien négative.Une patiente avortée qui retient des cellules déciduales vivantes ne réagit pas à l\u2019Antuitrin-S.Une patiente non enceinte et qui ne retient pas de débris de la conception réagit promptement à ce «test » intradermique.La réaction chez celle-ci commence de suite ou au bout de une à trois minutes après l\u2019injection.De temps à autre une patiente enceinte ou en état de rétention peut réagir au «test» pendant 15 ou 20 minutes mais cette réaction \"| 4 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 LIX LE LAIT GELATINE TIENT LA TETE DANS LES PREUVES DE NOURRITURE POUR ENFANTS Jne premiére étude, dans le Département de Pédiatrie d'une importante Jniversité de l'Est, fut faite sur trois groupes d'enfants (50 bébés par groupe).-\u2019épreuve était destinée à reconnaître les cas types ordinaires, tels que rencontrés par le médecin praticien: vomissements, constipation et autres troubles du tube digestif.|! s'agissait de déterminer la différence entre le lait de vache, le lait acidifié st le lait gélatiné.Les résultats, tels que rapportés dans « Archives of Pedia- ftrics » janvier-février 1937, furent les suivants: l.Les enfants nourris au lait gélatiné semblèrent être moins sensibles aux infections, surtout aux infections respiratoires supérieures, que ceux nourris au lait acidifié ou au lait de vache.2.La diarrhée fut moins fréquente chez les groupes nourris au lait gélatiné et acidifié que chez le groupe nourri au lait ordinaire.3.Le groupe d'enfants nourris au lait gélatiné eut un meilleur taux d\u2019augmentation que les groupes nourris au lait acidifié ou au lait de vache ordinaire.4.Les vomissements et l\u2019inappétence, chez les enfants nourris au lait gélatiné, furent guéris ou améliorés, contrairement aux résultats obtenus chez les autres groupes où l\u2019on remarqua bien peu de changement.5.Les enfants du groupe du lait gélatiné eurent des résultats plus favorables que ceux des groupes du lait acidifié ou du lait de vache en ce qui concerne la constipation.Un ou deux pour cent de Gélatine Knox fut ajouté à la ration d\u2019eau bouillie et refroidie.La gélatine fut détrempée pendant 1O minutes avant d\u2019être ajoutée au lait de la formule.KNOX CELATINE LABORATORIES, 472 Knox Avenue, Johnstown, New York.Veuillez m\u2019envoyar une copie du rapport ci-dessus mentionné, ainsi qu\u2019un échantillon d'essai de Gélatine Knox. LX UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1931 EX EXEL EL EL EL EX EX EX EX EXE EX EXE \u2014\u2014\u2014 I.O.G.) DIA - TOSAN | 1 | + ' LE MEILLEUR ET EFFICACE TRAITEMENT DU DIABETE PAR VOIE BUCCALE.\u2018 Ce produit n'a été mis à la disposition .4 ,Ç .du Corps Médical Français qu'après 9 à 12 comprimés par jour en 3 fois, trois années de travaux de laboratoire au début des repas.de la Faculté de Médecine de Paris.Agent général pour le Canada: L.BOUDOT, 8955, rue Routhier, Montreal, P.Q.KAXAXAXAXAXAXANATAXAXATATAR ARTS] ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS S/S FT I\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 415 disparait ensuite et on ne constate rien en examinant ces patientes une demi-heure plus tard.Dans 3 ou 4 cas une légère réaction débuta de 6 à 8 heures après l'injection, bien que ces femmes fussent enceintes.On a observé des cas de rétention de cellules déciduales (curettage) vivantes ou mourantes où la réaction de Zondeck fut négative et celle de l\u2019Antuitrin-S fut positive.Tels sont les résultats des expériences de Gilfillen et Gregg.Nous avons fait les expériences suivantes que nous compléterons plus tard.Cas no 1, 12-1-37.19 ans.Envoyée à lhôpital pour néphrite aiguë ct grossesse.Diagnostic posé ici: Pyélonéphrite et grossesse.Symptômes: Utérus augmenté de volume.Col ramolli.Vomissements le matin.Souffle utérin.Vergetures.Dernières menstruations: 19 juillet 1930.téaction à l\u2019Antuitrin-S négative: Grossesse d'après le « test ».Cas no 2, 12-1-37.18 ans.Envoyée à l'hôpital pour annexite double.Diagnostic posé ici: Menace d\u2019avortement.Symptômes: Utérus augmenté de volume.Col ramolli.Seins augmentés de volume.Pertes sanglantes.Vomissements le matin.Dernières règles: 24 octobre 1936.\\éaction à l'Antuitrin-S négative: Grossesse d\u2019après le «test».Cas no 3, 12-1-37.23 ans.Envoyée à l\u2019hôpital pour avortement.Diagnostic posé ici: Idem.Symptomes: Utérus gros, col ramolli.Vomissements, Rayons X positif.l\u2019ertes sanglantes.D.M.11 juin 1936.Réaction à l\u2019Antuitrin-S: négative, donc grossesse d\u2019après le «test ».Cas no 4.12-1-37.17 ans.Envoyée à TI'hopital pour salpingo-ovarite.Diagnostic posé ici: Pelvi-para-métrite.Symptômes: Symptômes de rétention placentaire depuis le 14 novembre 1936, date d\u2019un avortement.Pertes sanglantes répétées, col ouvert.douleur.To.ete.; \u201c Réaction à l\u2019Antuitrin-S: négative, donc rétention de cellules déet- duales vivantes ou avortement incomplet d'après le «test » Cas no 5, 12-1-37.33 ans.Envoyée à lhôpital pour menace d\u2019avortement.Diagnostic posé ici: Idem.Dernières menstruations: 11 août 1936.Réaction à l\u2019Antuitrin-S douteuse.Cas n° 6.31 ans.Envoyée à l\u2019hôpital sous observation.Diagnostic posé ici: Annexite double adhérente.Symptômes: Utérus augmenté de volume, col entriouvert.Dernières menstruations: Réaction à l\u2019Antuitrin-S: négative.Grossesse ou avortement incomplet d'après le «test ». 476 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 3 Cas n° 7.34 ans.Envoyée à l\u2019hôpital pour grossesse tubaire probable.Diagnostic posé ici: Idem.Réaction à l\u2019Antuitrin-S: négative donc grossesse.Ici la réaction a été faite une heure après l\u2019opération.Cas n° 3.26 ans.Envoyée à l\u2019hôpital pour grossesse.Diagnostic posé ici: Fibrôme.Réaction à l\u2019Antuitrin-S: positive donc pas de grossesse, d\u2019après le « test ».Cas no 9 et 10.Témoins: Mme R.X.Réaction positive de suite après injection.Mme M.Z.Réaction positive 2 minutes après injection.Donc pas de grossesse d\u2019après le «test ».ll est bien entendu que nous ne sommes pas prêts à conclure de la valeur de ce «test» avec aussi peu d\u2019expériences, néanmoins nous portons à votre attention les faits que nous avons observés ainsi que les avantages de cette méthode qui sont le temps, la simplicité et l\u2019économie.C\u2019est aussi une méthode qu\u2019on peut employer dans le bureau.Nous continuons nos expériences avec ce «test» à l\u2019Antuitrin-S et bientôt nous publierons nos résultats sous forme de statistiques.Discussion : M.GRIGNON: Je demanderais au Dr Jacques Fortier quelle est la substance contenue dans l\u2019Antuitrin-S qu\u2019il croit responsable de cette réaction.La question est assez importante puisque l\u2019on sait que l'urine de femme enceinte contient plusieurs substances hormonales, C\u2019est la troisième résurrection de cette réaction et je ne crois pas qu\u2019elle survive plus longtemps que les deux fois précédentes.J\u2019insiste pour dire que nous avons dans la réaction de Zondeck un « test » excellent et je ne crois pas.qu\u2019à l\u2019heure actuelle, l\u2019on doive l\u2019abandonner pour toute autre épreuve de laboratoire.M.BERNIER: Dans cette nouvelle technique de dépistage de la grossesse par un test cutané, il n\u2019y a qu\u2019une chose qui me choque: C\u2019est l'absence d\u2019un «test » témoin fait avec les solvants de l\u2019Antuitrin-S.On serait alors plus en mesure d\u2019interpréter ce test.M.Jacques FORTIER: Après la discussion qui a eu lieu, pour répondre au Dr Bernier qui aimerait avoir une substance témoin à l\u2019Antui- trin-S, on a fait des recherches avec plusieurs substances témoins qui n\u2019ont pas donné de résultats satisfaisants à date.Les recherches sur ce point se continuent.Etant donné toutes les substances qui entrent dans l\u2019Antuitrin-S.il serait osé de nommer laquelle de ces substances produit la réaction.\u2014 SAS VEE I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 LXI AGOCHOLINE Médication rationnelle pour le drainage des voies biliaires.ICholécystites chroniques, Congestion du Foie Lithiase biliaire, Ictère et Cholémie Forme: Granulé soluble agréablement aromatisé.Présentation: Boîtes de 120 grammes.250 LABORATOIRES du Dr ZIZINE, rue de Fécamp, PARIS Agents généraux: MILLET, ROUX & CIE, Limitée 215, rue Saint-Denis - - MONTREAL : \u2014_\u2014_\u2014 ( ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS LXIl l\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.avril 1937 SPECIALITES PHARMACEUTIQUES BISCAMINE | ELIXIR Bismuth, Koolin colloidal, Mucilage, POLYBROMURE PANSEMENT DU TUBE DIGESTIF Mode d'emploi.\u2014 Estomac: Une cuillerée à thé dans un peu d'eau, avant ou après les repas ou au moment des douleurs.(Une cuillerée à bouche de 20 grammes renferme 3 grammes de Bromure de Potassium, Sodium et Ammonium, associés à des Teintures amères et toniques.) La pharmacie d\u2019ordonnances ARTHUR HIRBOUR ci-devant Bisaillon-Hirbour 35 ans d'expérience dans l'exécution exclusive d'ordonnances de Médecins.Nous n\u2019employons que les produits chimiques supérieurs.Angle Saint-Denis et De Montigny Téls: LA.7356 \u2014 PL.0305 MONTRÉAL j MALTLEVOL (MARQUE DEPOSEE) Cette préparation contient de la Levure (Vitamine B), Extrait de Foie Frais concentré (Vitamines A et D), Lécithine (Vitamines A, B, C et D), Fer Organique, Moelle d'Os (Vitamine A), avec de l'Extrait de Malt (Vitamines B-1, B-2, et E), dans un bon vin.Recommandée où il y a indication d\u2019un traitement contre l'Anémie, Débilité, Rachitisme et dans toutes les maladies de carence.Évitez les substituts en spécifiant MALTLEVOL en flacons originaux cachetés de 12 onces.POSOLOGIE Adultes: Une cuillerée à soupe deux ou trois fois par jour, ou selon l'avis du médecin.Enfants: Doses proportionnelles.Manufacturée par FRANK W.HORNER LIMITED MONTREAL - Canada \u201c \u2018 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 4 Fibrome et grossesse.\u2014 L.GERIN-LAJOIE.Cette communication a paru comme article original dans 1'« Union Médicale du Canada », numéro de février 1937.Pas de discussion.Réaction de Bordet Wassermann paradoxale.(Positive à l\u2019antigène alcoolique et négative à l\u2019antigène cholestériné.) A.LEGER et Geo.HEBERT.Mademoiselle C.H., 22 ans, est hospitalisée le 23 novembre 1936 pour sténose mitrale avec hémoptysies.Son sang présente une réaction de Wassermann paradoxale dont le rapport se lit comme suit: antigène à l\u2019extrait alcoolique (xxx) antigène cholestériné (\u2014 ).Le Kaln est (xxx).Un examen de contrôle donne une réponse identique.Au niveau du liquide céphalo-rachidien, la réaction de B.W.est négative aux deux antigènes.Antécédents personnels: Aucune histoire de spécificité acquise.En bas âge: coqueluche et rougeole.À 12 ans pneumopathie, à 18 ans, ouverture d'un abcès du sein, à 22 ans (il y a 10 mois) nouvelle pneumopathie.Elle est alors hospitalisée à l\u2019Institut Bruchési pendant trois semaines.Antécédents familiauæ: Mère décédée à 39 ans de cardiopathie.Père vivant en bonne santé.Trois frères vivants en bonne santé.Deux sœurs vivantes.N.B.Les réactions de Wassermann et de Kahn, pratiquées sur le sang du père, de deux frères et d\u2019une sœur de la patiente ont toutes été négatives.Particularités de l\u2019examen objectif: Voix nasillarde.Rythme de sténose mitrale.Cicatrice au niveau du sein gauche.L\u2019examen gynécologique ne décèle pas de leucorrhée, ni de lésion annexielle, l\u2019utérus est petit, mobile, le col est punctiforme.Les différents examens de laboratoire sont sans intérêt.Evolution: Dans un but de réaction possible nous injectons à deux reprises 15 centigrammes de Novar, puis nous demandons un nouveau B.W.du sang.La réponse revient négative aux deux antigènes.Considérations : La réaction de Wassermann rencontrée chez notre malade est une réaction tout à fait exceptionnelle.Elle a été observée quelquefois par certains sérologistes, en particulier par Fordyce de New-York, mais nulle part on ne trouve l\u2019explication de ce phénomène.Dans le cas qui nous occupe, cependant, nous sommes convaincus qu\u2019il ne s\u2019agit pas de syphilis: il n\u2019existe aucun antécédent personnel ni familial pour nous y faire penser et l\u2019examen objectif est tout à fait négatif à ce point de vue.Discussion: M.BERNIER: Je demanderais comment l\u2019on a procédé pour faire la réaction et combien de jours après les autres « Wassermann » de contrôle ont été faits.LES 418 L\u2019UNTON MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1933 M.MARIN: Ces réactions discordantes s'observent surtout chez des sujets à faible potentiel syphilitique ou encore chez des individus en étai de syphilis acquise.comme chez des hérédo-syphilitiques dont l\u2019infection est fruste ou bien encore chez des individus en état de syphilis acquise vers la fin de leur période pré-humorale, alors que le Wassermann est en train de se positiver peu à peu.Du reste le Wassermann est loin d\u2019avoir une valeur absolue.puisqu'il peut être positif chez des individus non syphilitiques.Chez cette malade, il est possible qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019hérédo-syphilis fruste, il est possible aussi que cette réaction discordante soit due à un autre agent de nature indéterminée.Des examens ultérieurs fréquemment répétés pourraient nous éclairer à ce sujet.M.SABETTA: J'ai examiné cette malade et j'ai trouvé qu\u2019il y avait absence de l\u2019appendice xyphoïde.En tenant compte de ce que le Dr Marin vient de dire au sujet du Wassermann, je crois qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un cas de syphilis héréditaire.M.HEBERT: Nous avons injecté 15 centigrammes de Novar, et quatre jours plus tard, quinze (15) autres centigrammes, puis nous avons fait faire un B.W.quatre (4) jours plus tard.Comme la malade voulait avoir son congé, nous avons été forcés de procéder de cette façon.Nous n\u2019avons pas d\u2019objection à appeler cette réaction discordante, Nous l\u2019avions appelée paradoxale à cause de son extrême rareté.Le Dr Archambault du Laboratoire provincial qui a fait une quantité de B.W.n\u2019en a rencontré que de rares cas.Il nous a donné comme pathogénie possible de cette réaction l\u2019explication suivante: il existerait dans le sérum de notre malade une substance lipoïdophile.Elle permettrait la négativité des contrôles et elle serait positive avec l\u2019extrait alcoolique.Flle le serait davantage avec l\u2019antigène de Kahn.Si l'on veut interpréter ce cas comme un cas de syphilis héréditaire.il faudra supposer que ses arrières grand'parents étaient syphilitiques, car son père et toute sa famille ne présentent aucun stigmate de syphilis.Nous savons, par contre, que la syphilis peut sauter un certain nombre de générations.M.LEGER: Le Dr Marin me dit à l'oreille que le B.W.et le Kahn faits quelques jours après tentative de réactivation et une seule fois ne permettent pas de tirer de conclusions.Le Dr Ilébert a omis de dire qu'un BW.et un Kahn ont été refaits récemment et les deux rapports sont négatifs.Anévrisme de la crosse aortique.\u2014 G.BARRY.Histoire du malade: Mme L.V.65 ans.Apparition, il y a trois ans.d\u2019un soulèvement de la région sternale.au niveau de la lère côte gauche: indolore au début il a graduellement donné de l'engourdissement.de la dyspnée et des douleurs qui sont disparus avec le traitement approprié.Régression et réapparition successivement en février 1935 et août 1936.Elle revient pour sa réapparition.ffistoire familiale: Rien à noter. SUÛBSIXANCÉS ESTROGENTQUES FOLTICUCKIRES) Noms chimiques Noms déposés de la Dihydrotheelin Dlhydro-cestrine Dihydro-cestrone Dihydrofolliculine Comprimés, pour voie buccale.Benzoate d\u2019Œstradiol Benzoate de Dihydrotheelin Benzoate de Dihydro-cestrine Benzoate de Dihydro-cestrone Benzoate de Dihydrofolliculine partir de l\u2019œstrone.Maison Schering Source\u201d commerciale Caractères (Canada) Ltd.1 Œstrone Urine de femmes encein-|Forme sous laquelle l'hormone est excrétée.?Theelin tes et (ou) de juments Œstrine pleines.Cétohydro-cestrine Folliculine Estradiol PROGYNON-DH Par synthèse partielle à La seule hormone isolée du tissu ovarien par Doisy et ses collaborateurs.Produit très actif, se prêtant au dosage précis par voie buccale.PROGYNON-B Solution huileuse pour injection intramusculaire.Par synthèse partielle à partir de l\u2019œstrone.Le benzoate de l'hormone précédente.S\u2019absorbe lentement, exerce une action soutenue, s\u2019élimine lentement, très actif.4 Œstriol Urine de femmes encein-|Moins active que l\u2019œstrone d\u2019après l'essai ® Theelol tes et placenta humain.|Allen-Doisy.Œstratriol HORMONE DU CORPS JAUNE 5 Progestérone PROLUTON Synthétisée à partir de Solution huileuse de l'hormone synthétique ® Progœstrone Solution huileuse pour |stérols obtenus de l'huile du corps jaune indispensable à l'entretien de Progestine injection intramusculaire, |de soja.la grossesse.Lutéostérone Corporine * Mention n'est faite que de celles ayant une importance commerciale ou pratique.La terminologie endocrinologique prête actuellement à confusion.C\u2019est pourquoi nous présentons ce tableau avec l\u2019espoir qu\u2019il vous guidera dans le labyrinthe de cette terminologie.Découpez ce ta bleau ou Écrivez-nous pour en obtenir une copie SCHERING (CANADA) LIMITED, Casier Postal 358, MONTRÉAL SHUNINIMHLE SUTESEAXÉS SINONHOH SAA HIDOTONIMUTE K NOINN,T \u2018 TVOIŒA E6T [1IAR [BAIJUOIY \u2014 VAVNVD AC I ) A IIIX'I LXIV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 193: CAL-BIS-AA-CAL-BIS-MA-CALBIS-MA- CAL-BIS-MA A QEAL-BI SA CAÏL-BIS-MA- CALBIS-MA- CAL-BIS-MA= CAL-BIS-MA-CALBISSM Hyperacidité gastrique La rapidité de l\u2019action est essentielle pour assurer le soulagement de l\u2019hyperacidité gastrique \u2014 et c\u2019est là une qualité que possède Cal-Bis-Ma.L'effet neutralisant doit en outre se prolonger afin d\u2019éviter un retour de la poussée d\u2019acidité \u2014 et ici aussi Cal-Bis-Ma produit le résultat voulu.La muqueuse gastrique irritée doit être calmée et protégée contre toute irritation ultérieure \u2014 et c\u2019est là encore l\u2019une des missions importantes de Cal-Bis-Ma.Demandez un paquet d\u2019essai et les imprimés descriptifs.CAL-BIS-MA WILLIAM R.WARNER & CO., Limited 727-733 King Street West, Toronto, Ontario Cal-Bis-Ma (en poudre) est présenté en boîtes métalliques (avec étiquette amovible) contenant 134 et 4 onces et une livre.Aussi en tablettes, 110 dans une bouteille.l>BIS-MA-CALBIS -MA-CALFBIS MA-CAL-BIS AAVVESIIARINY RVIWRASTIS EMS FN AWASIITO PIT Nesle) es 1e 19e Vs SIG 1 - o 5 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 +79 1 Histoire personnelle: Rougeole.Métrite à 18 ans.Arthrite ou synovite des deux genoux il y a 8 ans.Ménauposée à 3S ans.Aucune grossesse.Deux mariages: ler à 27 ans, mari bien, mort à la suite d\u2019un accident; 2ème; mari vivant, bien portant, dit-elle.Examen: Tumeur sternale au niveau de la lère côte gauche, indolore au toucher, non pulsatile à l\u2019entrée, consistante, violacée, mesurant 7 x 6 x 3-4 c.m.À l\u2019entrée la patiente ressent quelques douleurs précordiales s\u2019irradiant un peu vers le bras gauche.Auscult.: S.S.au F.M.: Légère accentuation du Zème bruit A.avec léger souffle au F.A.Souffle systolique perçu au niveau de la tuméfaction.Pas d\u2019éréthisme.Poumons: rien de spécial.Pas d\u2019æœdème.Réflexes lents.Pâleur, asthénie, are sénil, langue saburrale.Laboratoire: Ponction lombaire et B.W.actuellement négatifs.Examens antérieurs négatifs.Rayons X.; Graphie (voir dossier) Calcification.Orthodiagramme: Légère augmentation du volume du V.G.Anévrisme de la crosse de l\u2019aorte (face ant.).Images bien nettes en OAG et OPD.EGG.Surtout à noter: léger éréthisme, allongement de P-R et T-S-T en DIIT.Oscillométrie: voir graphiques.Diagnostic: Anévrisme de la crosse de l\u2019aorte.Remarques: La malade a été présentée en novembre 1936 surtout a cause de la rareté de ces manifestations de nos jours, et aussi pour le peu d\u2019accentuation des signes qui étaient eux-mêmes peu nombreux pour une lésion de ce genre.Soumise au cyanure de HG.et à la Naialgine l\u2019anévrisme a regressé pour mesurer 6 x 6.76 cm.le 19/10/36.Une scopie trois semaines plus tard a montré une régression presque totale de la tumeur anévrismale.Le traitement a dû être interrompu tout dernièrement à cause de quelques troubles d\u2019intolérance et une médication bismuthée a été commencée.En même temps que les signes d\u2019intolérance il y a eu légère augmentation de la tumeur.Jusqu\u2019à date le bismuth semble bien toléré.La malade est présentée pour démontrer l\u2019évolution et le résultat de notre médication.Malheureusement depuis l\u2019annonce du cas, il y a eu recrudescence de la tumeur.Discussions : M.J.-U.GARIEPY : M.Gariépy demande à M.G.Barry s\u2019il ne croit pas opportun dans les cas d\u2019anévrysmes de la crosse de l\u2019aorte de faire des injections paravertébrales de nupercaïne en vue: lo d\u2019améliorer la circulation des vasa-vasorum de la crosse aortique par vaso-dilatation; 2° de couper le circuit douloureux parce que, dit-il, l\u2019on sait que le Capharnaum nerveux péri-aor- tique est composé des fibres des nerfs cardiaques parasympathiques qui descendent former Parc antérieur du plexus nerveux péri-aortique pendant que le réseau nerveux postérieur inclut la majeure partie des familles des nerfs cardio-sympathiques.Conséquemment, la nupercainisation du ganglion étoilé et des ler et 2ème ganglions sympathiques thoraciques aurait pour effet de découpler les réflexes locaux aortiques d\u2019avec les centres moteurs plus haut situés dans le tractus intermédio-latéral et dans la moelle.M, G.BARRY: Nous croyons que ces injections sont tout à fait indiquées dans les syndromes douloureux.Dans le cas particulier, comme notre malade ne souffre pas nous n\u2019avons pas cru nécessaire de faire pratiquer cette intervention. 480 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA Montréal, avril 1937 Plus tard, si la malade présentait un syndrome douloureux, nous sommes d\u2019avis de recourir a cette nupercainisation.Angiocholite suppurée ascendante consécutive a un neo de ampoule de Vater.\u2014 Alph.BERNIER.Histoire: Dossier 6654 et 7608, 1936.Autopsie 1652.Le malade, M.Ls.B., 66 ans, se présente pour la première fois à l\u2019hôpital au début de septembre 1936.Il se plaignait déjà depuis 4 semaines d\u2019inappétence, de constipation opiniâtre, d\u2019asthénie, de toux, de troubles de la miction et de ballonnement.Finalement une anorexie complète s\u2019installe, accompagnée de céphalée, de pollakiurie diurne et nocturne.Examen clinique: Pendant tout ce premier stage à l'hôpital, la température du malade oscille entre 102 ct 101 le soir ct la normale ou légèrement au-dessous de la normale le matin.Les bruits du cœur sont assourdis, on note aussi quelques extrasystoles.Poumon: nil.Abdomen: souple, non douloureux, le foie déborde légèrement les fausses côtes et semble légèrement hypertrophié.Pas de douleur au creux épigastrique.Tympanisme abdominal exagéré.N.B.5 jours avant sa sortie.Le malade présente un ictère généralisé et un foie débordant les fausses côtes de 3 travers de doigts.Lors de son deuxième stage, un mois plus tard, le malade présente les mêmes symptômes subjectifs et objectifs et, en plus, un ictère franc et une hépatomégalie augmentée.Matité dans la ligne mamelonnaire sur 22 cms de hauteur (doublée) la surface du foie est lisse au palper.Une légère circulation collatérale apparaît.Examens de laboratoire: le T-9-36 G.R.3,600,000, GI.BI.6,000 H.55 V.G.0.8 P.N.75 G.M.8 Ly.17; le 25-9-36 G.R.3,500,000 Gl.BI.14,000 H.55 V.G.0.8 P.N.76 G.M.8 Ly.16; le 7-9-36 Azotémie 0.52; Glycémie 1.52; le 16-9-36 Azotémie 0.42; le 29-9-36 Examen radioscopique: négatif; le 6-10-36 Examen radioscopique et radiologique négatifs.2ème stage: le 14-10-36 Hémoculture négative; 19-10-36 Galactosurie provoquée négative; 21-10-36 Biles A.B.0.31-26 Cholestérine; 27.19-11.17 bilirubine (Van den Bergh); Bactéries dans les deux biles.Dans la bile B il ne devrait pas y en avoir normalement.22-10-36 Formule sanguine: G.R.2,250,000.; GL.Bl.11,000.; H.45 N.G.1.P.N.80 G.M.4 L.16.Le 14-10-36 Hémoculture négative; 19-10-36 Galactosurie provoquée négative; 21-10-36 Biles A.B.0.31-0.26 Cholestérine; 27.19-11.17 bilirubine (Van den Bergh); Bactéries dans les deux biles.Dans la bile B il ne devrait pas y en avoir normalement; 22-10-36 Formule sanguine: G.R.2,250,000.; Gl.BI.11,000.; H.45 N.G.1 P.N.80 G.M.4 L.16 Protocole d\u2019autopsie: Cadavre ictérique.On retire 1200 c.c.de liquide jaunâtre de l\u2019abdomen \u2018(bile) pour une partie, 600 c.c.de la plèvre droite.Cœur: 400 grammes, œdème du péricarde.Dilatation du cœur droit.Myocarde mou trés friable.Myocardite.Bronches: contiennent du muco-pus et un œdème jaunâtre.Poumons: droit, 950 grammes.Emphysème du sommet.Le lobe inférieur est solide, à l\u2019inverse des deux autres il ne s\u2019affaisse pas.Ses 2/3 supérieurs L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 481 sont rouges et le 1/3 inférieur gris.Sur la surface de section on note des îlots grisâtres desquels la moindre pression fait sourdre un pus sale, Broncho- pneumonie confluente remontant à une semaine environ.Gauche: 500 grammes.Le lobe supérieur présente un nodule calcifié, tuberculeux, ancien.Le lobe inférieur présente, sous sa plèvre, une zone jaunâtre prononcée, broncho-pneumonie au début.Vésicule biliaire: Le fond en est pris dans des adhérences récentes ct à la moindre traction de ces adhérences la vésicule laisse voir de nombreuses taches noirâtres centrées par un trou.Nombreuses perforations de la vésicule.Le gros intestin est recouvert d\u2019adhérences depuis son cœcum jusqu\u2019à son angle splénique.Rate: Adhérences à la paroi.Les adhérences du pôle inférieur sont déjà anciennes car la traction amène avec elles la capsule.Le pôle supérieur est recouvert d\u2019un enduit hyalin.(Zuekerguss).Boue splénique abondante et pulpe blanche abondante.Rate infectieuse.Reins: Gauche: 190 grammes; droit.185 grammes.Les reins présentent de nombreux petits kystes et une corticale très pâle, de teinte ictérique.Décapsulation facile.Pancréas: scléreux.Duodénum: au pourtour de ampoule de Vater on note une ulcération indurée, cratériforme, à bords abrupts ayant un diamètre de 2 cms.Cette ulcération repose sur un tissu scléreux.Foie: 3,000 grammes.Doublé de poids.En surface on note de très nombreuses taches verdâtres, légèrement surélevées, de dimension variable allant de la grosseur d\u2019une tête d\u2019épingle à la grosseur d\u2019un pois.Ces taches ont un pourtour de teinte violacée, ecchymotique.D\u2019autres taches sont blanchâtres.A la coupe: on note un gros abcès, avec une grande quantité de petits abcès disséminés dans tout le parenchyme.Le contenu de ces abcès est verdâtre.Histologie: Cœur: Selérose du myocarde et calcification dans certaines fibres près des piliers.Dégénérescence granuleuse disséminée.Poumons: Broncho-pneumonie à pneumocoques.Reins: Selérose glomérulaire et intertubulaire.Foie: Ce qui reste du parenchyme hépatique a adopté l\u2019aspect du foie cardiaque.Les travées sont plus larges au pourtour de l\u2019espace porte qu'au centre du lobule où elles sont filiformes et brouillées.Dégénérescence graisseuse prononcée des espaces périportaux.On retrouve dans de nombreux canaux biliaires souvent dilatés des globi microbiennes, ce qui indique bien que l\u2019infection est d\u2019origine biliaire ascendante.Ces dilatations canalieu- laires vont jusqu'à former de nombreux petits abcès de tous les diamètres jusqu\u2019à 1 cm.Le contenu de ces abcès se compose de poiy et de cellules hépatiques en voie de nécrose, le tout baigné dans la bile.Duodénum ct pancréas: Le pancréas présente dans sa trame conjone- tive des îlots de stéato-nécrose.Au pourtour de l\u2019ulcération à l\u2019ampoule de Vater les musculeuses s\u2019infléchissent vers la profondeur et forment un espace de bol.Au fond elles sont méconnaissables tant elles sont déchiquetées par des boyaux cancéreux qui remplissent tout ce bol.Ces boyaux cancéreux dépassent les musculeuses et pénètrent assez avant dans le pancréas.Le 482 1?UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 néoplasme est tantôt disposé en tubules glandulaires à hautes cellules cylindriques, tantôt en travées massives où l'on note des flots kératinisés.Les métastases ganglionnaires, au niveau du hile hépatique, ont Ilan même structure que la tumeur duodénale.Remarques: Cette observation nous donne l\u2019occasion de souligner la (lifficulté dans certains cas d\u2019interpréter les résultats obtenus par le tubage dnodénal.Normalement il ne doit y avoir de microbes que dans la bile A.celle du duodénum, ou des voies biliaires basses.La bile B., celle de la vésicule, est supposée être aseptique, normalanent tout au plus contient- elle quelques microbes qu'elle a entrainés lors de son passage dans les voies biliaires inférieures.La dernière bile C., celle venant du foie directement, serait encore aseptique, les voies biliaires inférieures ayant ¢té lavées, par les deux précédentes.Lors du tubage, 13 jours avant la mort, les voies biliaires inférieures étaient encore un peu perméables puisqu'on a retiré de la bile.Mais avait-on le droit de mettre sur I'étiquette des échantillons bile A.et bile B?Je ne le crois pas à cause du rapport du laboratoire et des résultats de l\u2019autopsie.Une tumeur de l'ampoule de Vater obstruerait les voies biliaires plus ou moins complètement.Cette obstruction était par contre signée par un ictère de rétention progressif considérable.De plus, si Pon est parvenu à obtenir une bile D.qui aurait franchi ces obstacles pourquoi n\u2019a-t-on pas retiré la bile C.qui devait suivre forcément Ja bile B.Le rapport du laboratoire aussi.n\u2019est pas celui d'une bile A et d\u2019une bile B.La bile A contient normalement 0.25 de cholestérine et la bile B 1.10 et nos échantillons ont donné: A.0.31 et B.0.26.On voit bien ici que la teneur en cholestérine des deux échantillons est sensiblement la même, c\u2019est qu'en réalité les deux biles A.et B.sont une seule et même bile A.des voies biliaires inférieures.Autre paradoxe, la bile A.serait plus riche en pigment biliaire que la bile B.qu'on aurait retirée.Normalement la bile A.contient 12 unités Van den Iscrgh et la B.50, et nous avons ici, A.27.17 et B.11.17.Ces quelques remarques font voir dans quelles difficultés d'interprétation l'on peut parfois se trouver en face d\u2019un rapport qui.lui est juste.C\u2019est l\u2019étiquette sur l'échantillon qui est fausse.Une dernière remarque à propos du tubage duodénal.Dans un cas comme celui rapporté où l'on est en droit de soupçconner une angiocholite suppurée, où la vésicule présente des parois déjà lésées il est dangereux, je crois, d'injecter le sulfate de Magnésie qui en la contractant peut en faciliter la rupture.d'autant plus que cette vésicule est distendue par la rétention biliaire.Discussion: M.MOUSSEAU: M.Bernier a vaison de se demander si les biles obtenues sont bien des biles A.et B.En raison de la teneur très faible en bilirubine de la bile B., nous avons raison de croire que cette bile B.n\u2019est qu\u2019une bile A.et d\u2019autant plus, que le caractère qui pourrait l\u2019en faire se différencier repose sur l'aspect physique.Quant à la perméabilité de 'ampoule de Vater elle doit être ici relative pour que nous supposions qu\u2019il y ait à ce niveau des bourgeons charnus néo- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 LXV Depuis que se prennent régulièrement des uppléments alimentaires contenant les Vita- ines À et D, le coût de médication est evenu un important facteur.En Navitol, le édecin a à sa disposition un produit aussi richement doté des Vitamines À et D que l\u2019huile de foie de flétan avec viostérol, et ui coûte cependant 40% de moins.avitol est un mélange d\u2019huiles de foie de oissons spécialement choisies, raffinées ournissant les Vitamines A et D sous leur orme naturelle exclusivement.Il contient ar gramme pas moins de 50,000 unités de itamine A et 10,000 unités de Vitamine D 257 2 Ge o¥ N 25500 ee ve EE wr esd IPROTECTION CONTRE le RACHITISME pour aussi peu que 2Y2c par jour avec NAVITOL I'Huile Squibb contenant des Vitamines Naturelles.(unités internationales).Navitol est d\u2019emploi commode et efficace à petites doses.Une dose prophylactique quotidienne moyenne de 10 gouttes ou d\u2019une capsule de 3 minim.fournissent pas moins de 8,500 unités de Vitamine À et 1,700 unités de Vitamine D (unités internationales).4 4 On peut se procurer Navitol chez le pharmacien, en bouteilles de 5-cc.et de 50-cc., avec compte-gouttes, ainsi qu\u2019en boîtes de 25 et de 100 capsules.Pour imprimés, écrire au Professional Service Department, 36 Caledonia Road, Toronto.E-R:SQUIBB & SONS OF CANADA, Ltd. LXVI L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 al; _ uso N 7188 h Orr, TAN JANN aslo.8, som oe D Up N ® NN Rs © Lowy Rg > 0, sé © K:Demorrhoidal- +6 ES og QUATRE FACTEURS d\u2019une importance primordiale sont à considérer dans le traitement médical des hémorroïdes; le suppositoire rectal doit posséde des vertus thérapeutiques efficaces, doit pouvoir être employé sans danger en toutes circonstances; ne doit produire aucun effet accessoire ou nocif sur l'organisme; doit être facile et commode à employer.Le fait que la profession médicale favorise de plus en plus les Suppositoires Anusol est une preuve que ceux-ci possèdent tous ces facteurs.Pouvons-nous vous envoyer une provision d'essai de Suppositoires Anusol.Vous n'avez qu'à demander.LES SUPPOSITOIRES ANUSOL SONT VENDUS EN BOÎTES DE 6 ET DE 12 10/10 650) 8! WILLIAM R.WARNER & CO., LTD., 727 King St.W., Toronto, Ontario. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 483 plasiques qui permettent vraisemblablement l\u2019ascension du microbe vers la vésicule biliaire pour y déclencher une cholécystite suppurée, et nous ne croyons pas qu\u2019une lésion anatomique de ce genre localisée à l\u2019ampoule de Vater puisse permettre ce réflexe de contraction vésiculaire que déclenche normalement le contact d\u2019une solution magnésienne à ce niveau.Par contre, j'ajoute qu\u2019une lésion néoplasique de la tête du pancréas, qui est une lésion scléreuse encerclant solidement la partie terminale du cholédoque, empêche l\u2019infection vésiculaire par voie ascendante.Il est toujours permis de supposer que cette infection puisse se faire par la voie circulatoire sanguine lymphatique.Quant à la rupture de la vésicule biliaire susceptible d\u2019être provoquée par l\u2019épreuve de Metzer-Lyon, je n\u2019y crois pas davantage pour les mêmes raisons que dans ces conditions pathologiques le réflexe par la solution de magnésie reste muet.M.RICARD: La rupture est-elle due à une gangrène par infection, par stéato-nécrose ou par nécrobiose cancéreuse ?M.BERNIER: Quant à la perméabilité des voies biliaires inférieures il est certain qu\u2019il y en avait une, puisqu\u2019on retire de la bile incontestable.Quant à l\u2019aspect objectif des échantillons, ce n\u2019est pas moi qui les ai examinés, mais je ne crois pas que l\u2019on ait actuellement obtenu une bile B.à cause du rapport de l\u2019analyse de ces deux biles supposées différentes, et des trouvailles de l\u2019autopsie.Quant à la rupture de la vésicule par sulfate de magnésie, ce n\u2019est là qu\u2019une hypothèse.Pour répondre au Dr Ricard, je dirai que ces ruptures vésiculaires peuvent être consécutives à de petits abcès comme dans notre cas, ou à des nécroses.Appendicite aiguë et grossesse.\u2014 J.-P.-M.RICARD.Histoire du malade: Mme C.L., âgée de 29 ans, primipare, est admise d'urgence à l\u2019hôpital pour appendicite aiguë.La malade a eu ses dernières règles le 8 mai 1936 et est actuellement, le 20-12-36, enceinte d\u2019environ 8 mois.Elle a été prise soudainement de douleurs dans les reins, il y a environ 36 heures.Vomissements alimentaires puis bilieux assez abondants.Après une selle spontanée il y a 2 jours, constipation et arrêt partiel des gaz, mictions plus impérieuses et plus fréquentes.La malade a, en plus, de fortes tranchées et de plus en plus rapprochées.La malade au cours de sa grossesse, en est à sa deuxième crise d\u2019appendicite, la première date du 20 août 1936.Histoire de famille: Rien de particulier.Père, 55 ans, B.S.Mère, 54 ans, rhumatisante.Antécédents personnels: Réglée à 13 ans, toujours régulière durée 7 jours; mariée à 28 ans; dernières règles le 8 mai 1936; coqueluche, varicelle, oreillons; à 1 an, pneumonie, à 5 ans ictère, à 17 ans, sciatique droite.Anémie.Examen: Malade très souffrante et nerveuse.Pouls rapide à 100-110, temp.99 à 100°, respiration 24.P.A.110/70. 484 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 Abdomen: Très volumineux, on note une grossesse de 8 à 9 mois, tête à gauche.La palpation détermine de la douleur vive avec défense musculaire dans toute la région du flanc et de la fosse iliaque droite, et l\u2019on perçoit un peu plus de résistance au point de McBurney, plastron, le reste de l\u2019abdomen est tendu et douloureux et l\u2019on décèle des contractions utérines intermittentes.Points douloureux rénaux à droite.Toucher: Col mou entr\u2019ouvert, dilaté à 50 cts, partiellement effacé.Vaginal: Engagement complet, mais présentation facile à remonter, une tête ou un siège?le doigt ramène des glaires sanguinolentes, le toucher a été très pénible et douloureux, Toucher rectal: ampoule remplie de matières et Douglas?douloureux.En consultation: lo Chirurgie: Dr B.G.Bourgeois, Dr Ricard; 2° Obstétrique: Dr Marion, Dr P.Fortier.Opération: Anesthésie générale au cyclopropane.Dr Houle 21/12/36 à 11 hrs a.m.Appendicectomie et drainage tubulaire du Douglas et cigarettes; au foyer on trouve œdème de la paroi et une appendicite gangrenée avec péritonite généralisée, adhérente dans la partie toute supérieure de la fosse iliaque et partiellement enfouie sous la masse utérine, qui se laisse assez facilement repoussée, pour libérer le cæcum.Evolution normale au point de vue chirurgical.Accouchement: L\u2019accouchement se fait spontanément et normalement, le 22 à 9 hr.p.m., soit 34 heures après l\u2019opération.Suites normales.Mèr2 et enfant en bonne santé.Laboratoire et Rayons X: B.W.Négatif.Culture du cordon: négative; Analyse d'urines: Albumine: peu.Pas de pus; acétone en quantité.Formule sanguine: Gl.R.3,600,000.Gl.Bl.17,000.Hémogl.58%; Polyn.81, Mono: 4, Lymph.15 Diagnostic: Appendicite aigué et grossesse de 8 mois ou plus, travail commenc., accouchement inévitable.Diagnostic différentiel: Salpingite aigué; pyélonéphrite droite, torsion tubo-ovarienne.Considérations: Voici un cas très grave d\u2019appendicite aigué au cours le la grossesse, ayant eu un dénouement des plus heureux, mais qui laisse se dégager de nombreuses réflexions; 1° quant au diagnostic; 20 quant à la répercussion immédiate de la lésion intra-abdominale sur la grossesse, ct ceci à des degrés tous différents suivant l\u2019Âge de la grossesse; 3° L\u2019avortement, l\u2019accouchement prématuré ou l\u2019accouchement est-il évitable ou inévitable; 4° sera-t-il la conséquence de la lésion aiguë ou de l\u2019intervention ; 5° Si l\u2019accouchement est déclaré inévitable, doit-on hâter la sortie du fœtus?à quel âge de la grossesse?par quel procédé?Par un Delmas?c\u2019est-à-dire sous rachi-anesthésie faire une extraction fœtale; ou sous anesthésie générale faire une version après dilatation forcée du col?6° ou bien, si l\u2019accouchement est déclaré inévitable doit-on intervenir au plus tôt sans se soucier de la grossesse; To doit-on faire une césarienne au cours de la laparotomie pour abdomen aiguë?En somme quelles sont les indications À suivre en général dans les abdomens aigus au cours de la grossesse, suivant l\u2019âge du fœtus, suivant le degré de travail d\u2019accouchement; quelles sont les chances de survie de la mère?de l\u2019enfant ? L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 LXVII DEUX POINTS semblent avoir été réglés.PREMIEREMENT, que le lait évaporé non sucré est peut- étre le lait le plus satisfaisant qui ait été trouvé pour la composition des formules d'alimentation infantile.DEUXIEMEMENT, que le Lait Carnation Irradié, grace a sa qualité supérieure, a son uniformité contrôlée, à sa grande disponibilité et à sa richesse supplémentaire en vitamine D, est un des laits évaporés les plus satisfaisants.Les Quintuplettes Dionne le consomment du Lait Carnation depuis mois de novembre 1934.Ecrivez et demandez le livret intitulé: « Alimentation Simplifice pour Bébés » qui est publié tout particulièrement pour les médecins.Carnation Company Limited, 45 Star Bldg., Toronto, Ont.ARNATION MILK IRRADIE «PROVENANT DE VACHES BIEN NOURRIES » UN PRODUIT CANADIEN LXVIH IJUNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 Prescrit dans l'Alimentation des Enfants en B Age à Cause de sa Grande Digestibilité Lait caillé et globules de matiéres| grasses du lait de vache.Lait caillé et globules de matiéres grasses de LACTOGEN.Hé, professeur! Pourquoi avez-vous changé les caractéristiques physiques des matières grasses et de la caséine?Pour rendre LACTOGEN semblable au lait de femme quant à | sa digestibilité, Henri! ji AMERICAN y: MEDICAL \"ASSN.Les caractéristiques phy ques des matières grasses de la caséine du lait de v causent souvent des diffiç tés aux enfants dans la gestion et l'assimilation.En conséquence, LACTOG est homogénéisé et desséc Ces procédés changent caractéristiques physiq des matières grasses et dt caséine et les rendent p faciles à digérer.Le premier objectif dans | laitement artificiel est choisir une ration bien é librée que l'enfant métab aussi bien que le lait femme.LACTOGEN est facilem digéré et assimilé grâce traitement de sa proté et à la dispersion de ses 1 tières grasses en petits ; bules.Pour matière descriptive et échantillons, veuillez adresser votre formule professionnelle a: NESTLE\u2019S MILK PRODUCTS anapas) LT] TORONTO \u2014 METROPOLITAN BLDG \u2014 CANADA L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 485 Jerlow donne 49 péritonites diffuses sur 204 appendicites de la gestation Bérard et Vignard démontrent qu\u2019il existe une gravité de 3 à 4 fois plus grande de l\u2019appendicite au cours de la gestation, qu\u2019hors de celle-ci.Ségay trouve sur un total de 55,000 cas de gestation, 1 appendicite par 2000 cas.Jerlow sur 30,000 opérations d\u2019appendicite trouve 456 femmes enceintes.Le travail commencé, Mondor dira qu\u2019il fallait commencer par vider l\u2019utérus chez une femme près du terme.Jusqu'au 7ème mois il semble indiscutable qu\u2019il faille intervenir sans se préoccuper de la grossesse, l\u2019enfant n\u2019étant pas viable, l\u2019utérus pas très encombrant et l\u2019avortement post-opératoire moins fréquent.Si le travail est commencé dans les cas où la grossesse est près du terme il semblerait plus logique de libérer l\u2019abdomen d\u2019une masse qui nuirait à une bonne intervention intra-abdominale, ayant ainsi une meilleure proportion de survie et pour la mère et aussi pour l\u2019enfant.Le très bon résultat obtenu ici en diffère l\u2019accouchement, le travail étant commencé et même l\u2019accouchement considéré comme inévitable, chez une primipare, doit-il nous inciter à l\u2019avenir de procéder pareillement?Il serait bien difficile de l\u2019affirmer, il serait même permis d\u2019en douter.Cf.discussion de l\u2019odbservation n° 6.49e ASSEMBLEE SCIENTIFIQUE DE L\u2019HOPITAL SAINT-LUC Tenue le 25 février au soir conjointement avec la séance de la Société Médicale de Montréal.Président: M.A.MARIN.I.Dr R.DEROME: a) Un cas de fracture du scaphoide.La fracture du scaphoide est une des complications les plus fréquentes des traumatismes du carpe.Comme symptômes, il y a l\u2019histoire de la chute sur la main en extension, la douleur et l\u2019ædème à la base du pouce; le diagnostic précis se fait a la radio.Le traitement est l\u2019immobilisation précoce et prolongée qui donne de meilleurs résultats que la résection.Présentation d\u2019un malade traité par l\u2019immobilisation et qui n\u2019aura pratiquement pas d\u2019incapacité permanente.b) Un cas de luxation du semi-lunaire.Le mécanisme de cette luxation est une chute sur la main en extension.Comme traitement il faut d\u2019abord essayer la réduction; si on ne réussit pas il faut extirper l\u2019os.Présentation d\u2019un opéré qui a conservé tous ses mouvements.En discussion, le Dr FAVREAU approuve dans les deux cas la conduite du Dr Dérome.II.Dr R.BOUCHER: Abcès pulmonaire par fistule oesophagienne.Le Dr Boucher rapporte trois cas de cancer de l\u2019œsophage ayant déterminé des abcès pulmonaires.Dans le premier, début insidieux par douleur cervicale et haleine fétide.Puis, un an plus tard, amaigrissement de 40 lbs, toux, point de côté, ete.On pense à l\u2019abcès du poumon et la radio est positive.I1 existe également un néo de l\u2019æsophage.À l\u2019autopsie, fistule œsophagienne vers l\u2019abcès. 486 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 Dans le 2e cas, le patient présente l\u2019histoire classique d\u2019un rétrécissement de l\u2019œsophage dû à un cancer.Il existe un abcès pulmonaire mais pas de fistule visible à l\u2019autopsie.Dans le 3e cas, le malade se présente pour un abcès pulmonaire.B.K.et B.W.positifs.On trouve à la radio une déviation de l\u2019æsophage et un cancer à l\u2019autopsie.En discussion, le Dr P.-R.ARCHAMBAULT rapporte un cas de fistule œsophagienne avec abcès pulmonaire due à l'absorption de soude caustique.II.Dr L.BERNARD: Cancer familial.Le Dr Bernard après avoir présenté l\u2019histoire d\u2019une première patiente qu\u2019il a opérée et guérie pour un néo du sigmoïde, rapporte l\u2019histoire du frère de cette patiente qui se présente à l\u2019hôpital pour des douleurs à droite et un amaigrissement de 10 lbs.L\u2019auteur pense au cancer qu\u2019il trouve effectivement à l\u2019opération sur le côlon transverse.Colectomie en un temps; le malade meurt d\u2019embolie au bout de 12 jours.Le Dr Bernard soulève la question de l\u2019hérédité du cancer.Il a compté dans cette famille à partir de la grand\u2019mère, du père et des enfants, six cas de cancer.Il parle également de la théorie microbienne du cancer et apporte le fait que le sarcome de la poule est transmissible par un filtrat de tumeur exempt de cellules.En discussion, le Dr DUFRESNE apporte contre la théorie héréditaire l\u2019expérience de Lumière.4000 prélèvements de 10 billes dans une boîte contenant 1000 billes noires et 14,000 blanches.Souvent parmi les 10 billes il y en aura 4 noires ou 4 cas de cancer par famille, suivant les jeux du hasard.Le Dr BOUCHER cite le cas d\u2019un homme dont les 3 femmes sont mortes de cancer utérin.IV.Dr C.LEFRANÇOIS: Cancer du gros intestin, rectum excepté.Le Dr Lefrançois rapporte brièvement 3 cas de cancer du côlon qu\u2019il a opérés par colectomie en un temps; un néo du cæcum, un néo du transverse et un cas rare de néo du sigmoide qui s\u2019est invaginé à travers l\u2019anus.Sans pouvoir parler de guérison définitive avant 5 ans, les 3 patientes sont actuellement en bonne santé.Le rapporteur énumère les différents symptômes qui ont permis avec les radiographies de faire le diagnostic et insiste surtout sur l'importance du symptôme amaigrissement qui, dans certains cas, peut à lui seul commander la laparotomie exploratrice, En discussion, le Dr O.DUFRESNE cite un cas de néo du sigmoïde s'étant, lui aussi, invaginé à travers l\u2019anus.V.Dr G.LAFRESNIERE: Un cas de coma diabétique.Il s\u2019agit d\u2019une femme de 43 ans qui arrive à l\u2019hôpital dans le coma.Glycémie 5.66 grammes.On lui donne de l\u2019insuline à haute dose 1070 unités en 15 hrs.La patiente reprend connaissance et quitte plus tard l\u2019hôpital avec une glycémie à 1.08.Malheureusement, on la perd de vue.T\u2019auteur insiste sur les hautes doses d\u2019insuline dans le traitement du coma et recommande l\u2019hospitalisation de cette catégorie de malades. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 487 VI.Dr C.-T.MATHIEU: Considérations sur la pression rétinienne.La pression de l\u2019artère rétinienne est différente de la pression artérielle générale.Pour la mesurer, il faut équilibrer en pressant sur l\u2019œil les deux tensions intra-oculaire et rétinienne: alors les pulsations de l\u2019artère apparaissent.La pression MX est de 60 à 70, la Mn de 35 à 40.Des pulsations rétiniennes spontanées peuvent exister si la pression de l\u2019artère rétinienne baisse ou si la tension intra-oculaire augmente, comme dans le glaucome.L\u2019auteur rapporte un cas avec céphalée intense et pression rétinienne élevée, 130 sur 70.Ponction rachidienne sous-occipitale: guérison, du moins apparente, car peut-être verra-t-on apparaître plus tard une tumeur cérébrale.En discussion, le Dr PANET-RAYMOND souligne dans ces cas les avantages de la ponction sous-occipitale sur la ponction lombaire.VII.Dr Aimé DESFORGES: Un cas d\u2019agranulocytose a la suite d'injection de Novar.Après avoir rappelé les principaux symptômes de la maladie, prurit, evythème, purpura, anémie rouge et surtout blanche, le rapporteur présente le tableau des multiples numérations globulaires de son patient.Les globules blancs sont descendus jusqu\u2019à 500 avec 20% de poly.Il a traité son malade par des transfusions et par plusieurs injections de « Pentnucléotides », et croit que la guérison a été ici obtenue par ce produit.En discussion, M.O.DUFRESNE se demande si c\u2019est le médicament qui a agi ici.M.Boucher est convaincu que c\u2019est le médicament.M.BOULAIS rapporte deux cas de mortalité en dépit du traitement par le « Pentnucléotides ».M.CHARBONNEAU a de beaux résultats avec ce médicament dans les angines agranulocytaires.VIIL Dr H.CHARBONNEAU: Est-il opportun d\u2019hospitaliser les rougeoleux ?Le Dr Charbonneau croit malgré l\u2019opinion encore courante, qu\u2019il faut hospitaliser les rougeoleux.A la condition qu\u2019ils soient bien isolés et qu\u2019ils aient une alimentation riche en vitamines, le rapporteur prouve par des statistiques personnelles que les rougeoleux hospitalisés font moins de complications pulmonaires que ceux du dehors.S\u2019ils en font, elles sont moins graves.A Pasteur, en 1936, il n\u2019y eut aucune complication pulmonaire mortelle chez les rougeoleux de moins de 3 ans.IX.Dr A.LABELLE: Un cas d\u2019hémorragie gastrique.Les hématémèses répétées du patient sont dues à un ulcère de la petite courbure.Le rapporteur le prépare par des transfusions et lui fait une gastrectomie qui assure sa guérison, Et la séance est levée à 11.20.Le secrétaire, Charles LEFRANÇOIS. NOUVELLES M.HENRI LANCTOT Nous apprenons avec regret la nouvelle du décès de M.Henri Lanctôt, un des chefs de la Maison Rougier Frères.Sa haute compétence en pharmacologie, ses qualités indiscutables au point de vue sociologie et la direction sage et éclairée avec laquelle il a orienté son importante Maison de commerce en avaient fait un citoyen éminent de la métropole.Non seulement il s\u2019intéressait aux choses commerciales, mais il était toujours prêt à seconder les efforts méritoires de tous ceux qui le sollicitaient en vue d\u2019un but scientifique et humanitaire.Il respectait, ainsi, le désir du fondateur de sa Maison qui, nous le savons, a largement doté l\u2019Université de Montréal: il s\u2019agit de M.Rougier.Nous avons toujours reçu un excellent accueil auprès des directeurs de cette Maison chaque fois que nous les avons sollicités dans un but simplement humanitaire ou scientifique.M.Lanctôt a continué cette belle tradition et nous sommes heureux, à cette heure, de lui en rendre hommage.La Faculté de Médecine entre autres est redevable à la Maison d\u2019une bourse importante il y a quelques années en faveur de l\u2019un des nôtres, aujourd\u2019hui professeur.C\u2019est tout ce que nous pouvons dire dans une aussi courte note, et nous prions la famille de bien vouloir agréer l'expression de notre vive sympathie.LA REDACTION.Nous sommes au regret d\u2019apprendre la mort subite du Docteur J.-H.Forgues, arrivée à Détroit, dernièrement.Le Docteur Forgues jouissait de l\u2019estima de tous ceux qui avaient appris à le connaître.LE ler CONGRES INTERNATIONAL DE L\u2019UNION THERAPEUTIQUE (Union Thérapeutique \u2014 24, rue de Téhéran \u2014 Paris VIII°.) Le ler Congrès International de l\u2019Union Thérapeutique BERNE, aura lieu du 19 au 22 mai 1937, sous le patronat du Gouvernement de la Confédération Suisse, et la présidence du Professeur BUERGI.CONGRES DES DENTISTES DE LANGUE FRANÇAISE DE L\u2019AMERIQUE DU NORD L\u2019Association des dentistes de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord tiendra son troisième congrès, les 27, 28, 29 mai prochain, à Montréal dans les salles de la Faculté de Chirurgie Dentaire de l\u2019Université de Montréal.Les détails du programme de ce congrès paraîtront plus tard. TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANNONCES Abbott Laboratories Ltd, (Sirop d\u2019Amdelate) .XII Anglo-French Drug Cie, (Elixir Gabail) .L Antiphlogistine, (Contre les furoncles, Anthrax et infla- mations aigués stmtlaires) .XXII Ayerst, McKenna & Harrison, Limited, (//mménine) .XX Banque Canadienne Nationale, (À votre disposition) .XLVI Borden Company Limited, The, ( Lait Borden\u2019s St.Charles, Kvaporé) Ce ee ee ee ee ee ee LVI Boudot, L., (Dia-Tosan) .LX Bromo-Seltzer Ltd, (Acetanilid) .Cee ee 44e XLIX Canada Drug Company, (Paveral) .ce : LVIIT Cardinaux, Paul, (Diathermie, Rayons x, Electrologie) XI Carling Breweries Limited, (/nvalid Stout) .LV Carnation Company Limited, ( Lail Carnation Irradié) LXVII Casgrain & Charbonneau, Ltée, (Phyvacrine No 10 C&C).XXXVI Casgrain & Charbonneau, Ltée, (N.euvocrine N 05 0 \u20ac c ) XXXVI Casgrain & Charbonneau, Ltée, (/)iucrine No 6 C & C) XXXVI Casgrain & Charbonneau, Ltée, (Stérilisateur \u201cCastle\u201d) XLVIII Casgrain & Charbonneau, Ltée, (Ray.X Westinghouse) XLVIII Ciba, Compagnie, Limitée, (Le Resyl) .III Ciba, Compagnie, Limitée, (La Coramine) .{11 Cloutier & Cloutier Cie Ltée, (Modèle pour clinique) X Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, Troisième page de la couverture.Denver Chemical Manufacturing Co, (Anliphlogistine) XXII Duckett J.A, (Dernière Création de la Prothèse) .LIV Eddé, J., Limitée, (Zazol) .1.VI Eddé, J., Limitée, (Elizir complexe de Pancrinol) .VI Eddé, J., Limitée, (Pipérazine Midy) .XIX Eddé, J., Limitée, (Hémostyl) .XXVIII 490 12UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1933 Eddé, J., Limitée, (Nucléarsitol Robin) .NXX Eddé, J., Limitée, (I\u2019Lospho-Strychmal) .XXXIII Eddé, J., Limitée, (Ocréine Grémy) .XXXIII Eddé, J., Limitée, (l\u2019eptonale de Fer Robin) .\u2026 XXXII Eddé, J., Limitée, (lodogénol Pépin) .XXXIV Eddé, J., Limitée, (Neurinase) .Cee ee 124 XLVI Etablissements Byla, Les, (N eurotrophol Byla) .IX Etablissements Byla, Les, (Splenarmone Byla) .IX Fellows Medical Mfg.Co., Ltd., (Sirop Fellows) .XXXV Frosst, Charles E.& Co.(Kondremul) Deuxième page intérieure de la couverture.Hirbour, Arthur, (Biscamine) .LXII Hirbour, Arthur, (Zlixir Polybromure) .LXII Horner Limited, Frank W., (Mdaltlevoly .ILXI11 \u201cIfah\u201d, Pharm.Products, (/listidin-Ifal) .LI Imperial Tobacco Co.of Canada, (Sweet Caporal) .LITI Importations Européennes Limitée, (Curdiosédine) .XLV Joubert, J.J., Limitée, (Santéine) .LIT Knox Gelatine Laboratories, (Le luil ; gédatiné tient la tête dans les épreuves de nourriture pour enfants) .Ce ee ee ee LIN Laboratoires A.Bailly, (Pulmo- Bailly) Ce ee ee ee XVIII Laboratoires A.Guerbet & Cie, (Symplhyl) .XLVII Laboratoire du Bismol, (Agobyl) Quatrième page de la couverture.Laboratoires Clin, Comar & Cie, (Wlectrargol) .«1 Laboratoires Clin, Comar & Cie, (Solulion de Sulicylule de soude du docteur Clin) .I Laboratoire du Sympathyl, (Symptlyl) .NXLVII Laboratoires Licardy, (Stovédrine) .IX Laboratoires Lobica, (Taxol) .VI Laboratoire Nadeau Limitée, (Sodiosal) .XXX Laboratoires Poulenc Fréres du Canada, Less, (Sepla- Zine) Loo.oa.cee NIIN Laboratoires du Dr P.Astier, (Riodine Astier) .XXV Laboratoires Soudan de Paris, (Dia-Tosan) .LX Laboratoires Midy, (Pipérazine Midy) .XIX Librairie Beauchemin Limitée, (Linguaphone) .XXVIII UNION MEDICALE DU La Cie Canadienne des Agences Modernes, (les Lithinés du Dr Gustin) .La Cie Canadienne des Agences Modernes, (Magnésie du Dr Gustin) .Listers Limited, (Listers) | Nestlé\u2019s Milk Products (Canada) Ltd, (Laclogen) Mercier & Dion, (Fourrures) .Millet, Roux & Cie, Ltée, (Agocholine) Parke, Davis & Cie, (Le Mapharsen) Ranniger, W.-E., Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, (Hislidin-Tfah) .(Hepathemo) .(Pulmo-Bailly) .ce (Hémoglobine Deschiens) .(Digitaline Natwelle) .(Realphène) \u2026.(Spectrol) .(Sedlitz Chanteaud) .(Sténol Chanteaud) .: (Rama) .(Ælurir Ducro) .(V'évrosthénine Freyssinge) (Chloramine Freyssinge) (Capsules Dartois) .(Uraseptine Rogier) (Swop Famel) .(Todalose (albrun) .(Proslhénase) .Sanatorium de Blois .Sanatorium Prévost .Schering (Canada), Ltd, sexuelles féminines) .(L'ermanologic .des hormones Siemens-Reiniger (Canada) Limited, \u201cStemens\u201d) .Squibb & Sons of Canada, Ltd, E.R, (Nation) Vinant Ltée, (Ælectrargol) .ce ce.Vinant Ltée, {Sulution « de Sule de Soude du Docteur Clin) .Cee ee ee ce ee ee Li e Sphere CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 491 LII -LII LVIII LXVIII XXI UN] IV LI XVII XVIII XIX XXI XXIII XXII! XXVI XXVI XXVI XXIX XXXV XXXV XXXV XLV LIV LY LV XXIV IT IXIII V LXV 492 1°UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, avril 1937 2 Vinant Ltée, (Neurolrophol Byla) .Vinant Ltée, (Splenarmone Byla) .Vinant Ltée, (Stovédrine) .Vinant Ltée, (Sympthyl) .Vinant Ltée, (Lipiodol) .Wander, A., Limited, (Ovalline) .Warner, William R., Co.Ltd., ((\u2018«/-lis-nmi) Warner, R.William (Anusol) .Wyeth & Brother, Inc., John, (Amphojel) .IX IX IX NLVII NLVII XXIX LXIV LXVI XIV Le Collège Moyal des Médecins et Chivurgiens du Canada EXAMEN POUR LE DIPLOME DE « FELLOW » (membre actif) 1937 Les sujets de l\u2019examen primaire sont: 1.Anatomie, y compris l\u2019histologie et l\u2019embryologie.2.La physiologie, y compris la biochimie.Les sujets de l\u2019examen final sont: (a) Pour les candidats en médecine: 1.Les principes et la pratique de la médecine, y compris la thérapeutique et la médecine préventive et légale.2.La pathologie, y compris la bactériologie.(b) Pour les candidats en chirurgie: 1.Les principes et la pratique chirurgicale, y compris la chirurgie opératoire et l\u2019anatomie chirurgicale.2.La pathologie, y compris la bactériologie.Les candidats gradués en 1930, ou antérieurement, d\u2019une Ecole de Médecine ou d'une Université approuvées par le Conseil, ne seront pas obligés de passer l'examen primaire, mais devront, dans l\u2019examen final, faire preuve d'une connaissance générale et pratique de l\u2019application clinique de l'anatomie: et de la physiologie.Cet examen spécial se fera sous la direction de cliniciens, et les sujets seront les suivants: (a) Pour les candidats en médecine: .1.L\u2019anatomie et la physiologie en application clinique.2.Les sujets de l\u2019examen final régulier (Voir ci-dessus).(b) Pour les candidats en chirurgie: 1.L\u2019anatomie et la physiologie en application clinique.2.Les sujets de l\u2019examen final régulier (Voir ci-dessus).CONTRIBUTIONS: Examen primaire .$ 25.00 Examen final .+ .9 50.00 Examen final spécial .75.00 Admission comme sociétaire ou « Fellow » (membre actif) 150.00 | Des cours de révision en anatomie et physiologie auront lieu durant tout le mois de septembre.Les examens écrits auront lieu dans sept endroits différents du Canada, au choix du § candidat.Les examens oraux et cliniques auront lieu 3 Montréal en octobre.Pour renseignements s\u2019adresser à g| Des renseignements supplé- Warren S.Lyman, M.D., Secrétaire Honoraire, mentaires apparaîtront dans chaque numéro de ce journal.292, rue Somerset, Ottawa, Canada.GSFSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSHSSSSSSSSSSSSSSS SSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS 66ième année, Vol.66 MONTRÉAL Avril 1937 LE DRAINAGE MÉDICAL DES VOIES BILIAIRES LE PLUS COMPLET ET LE PLUS EFFECTIF Médication des troubles de la fonction antitoxique et troubles réflexes.Tout spécialement indiqué dans la CONVALESCENCE DES MALADIES INFECTIEUSES.: e Deux formes Granulé soluble boîtes de 125 grms Elixir Aromatisé Flacons de 180 c.c.de 360 \u201c LE LABORATOIRE DU BISMOL Société de Pharmaciens chimistes licenciés, spécialisés dans la fabrication de produits thérapeutiques 945 rue Cote - - - - - - .Montréal, P.Q.99 Harbour - - >.- - - Kingston, Jamaïque 153 Waverly Place - - - - - - New-York, E.-U.\u201cL\u2019UNION MEDICALE DU CANADA\u201d est éditée par l\u2019Union Médicale du Canada (Incorporée), et imprimée par Librairie Beauchemin Limitée, 430, rue Saint-Gabriel, Montréal."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.