Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'union médicale du Canada, 1937-03, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" TOME LXVI MARS 1937 No 3 L'Union Médicale du = REVUE MENSUELLE li 8 Fondée en 1872 HA dé I ; >, YR à HW 4 fi Re M NÉCROLOGIE 4 LOS A E.-A.René de Cotret .L.E.FORTIER AE + 25V i Le Professeur Frank Smithies .J.-E.DUBE 4e 57 il Professor F.A, C.Scrimger .Edward ARCHIBARD: il Ci BULLETIN \u2018 La nécessité pour les médecins du Qué- : becdesunir .GERIN-LAJOIE .MEMOIRE Nouvelle méthode de plastique nasale pour l\u2019affaissement du lobule .J.-N.ROY .266 RECUEIL DE FAITS La luxation récidivante du maxillaire inférieur et son traitement .J.-C.FAVREAU .271 MOUVEMENT MEDICAL Des arsenicaux.Exagération de leur toxicité .« +.Paul POIRIER .278 Quelques considérations expérimentales sur la Nupercaine .Gérard De MONTIGNY .281! REVUE GENERALE Hygiène municipale .Sylio ROCH .285 ACTUALITES Les sciences dans l'enseignement de la médecine .Roma AMYOT .294 L'enseignement médical en F rance .Henri HARTMANN .298 Le Professeur Albert LeSage .J-E.DUBE .305 TRIBUNE LIBRE Radiothérapie \u2014 Thyroïdectomie \u2014 Myxoedeme .Albert JUTRAS .308 Radiothérapie \u2014 Thyroïdectomie \u2014 Myxoedème \u2014 Commentaires .Réal DORE .311 MÉDECINE PRATIQUE Traitement du scorbut infantile par l\u2019acide ascorbique .Paul LETONDAL .313 ANALYSES Voir détails page .2400000 0 0e 0 Che eee ea es X.(Suite du sommaire a la page X) BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Secrétaire-Trésorier Léon GERIN-LAJOIE J.-A.VIDAL Membres: Roma AMYOT, Édouard DESJARDINS, Jean SAUCIER.Administrateur: T.VALIQUETTE, Bureau: 418 est, rue Sherbrooke.Téléphone: MArquette 7334. \u201cFrost\u201d KONDREMUL L\u2019émulsion d'huile minérale et de Mousse d'Irlande Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles vous pouvez recommander cette préparation en toute confiance: 1° L'équilibre scientifique de l'huile \u2014 55% d'huile minérale de la plus haute qualité \u2014 favorise l\u2019émulsion avec les fèces.2° L'huile est en suspension sous forme de gouttelettes \u2014 les globules sont maintenus fermement dans une enveloppe émulsive.3° Pas de fuite \u2014 ne trouble ni l'assimilation ni la digestion.4° Donne des selles abondantes, molles, de consistance mastic.5° Ne contient pas d'alcool.6° Ne contient pas d\u2019alcali.7° Ne contient pas de sucre.Peut être prise par les personnes soumises à un régime sans sucre.8° Ne contient pas d'hydrates de carbone digestibles.9° Un simple régulateur \u2014 ne cause pas d'accoutumance.10° Crémeuse et agréable à prendre \u2014 aucun goût huileux.11° Les grandes variations dans la température n'ont aucun effet sur cette émulsion.12° Elle se verse facilement.13° Elle se mélange rapidement à l\u2019eau chaude ou froide, à du lait ou du cacao.14° Le contrôle de laboratoire assure l\u2019uniformité du produit.15° Simple ou avec de la Phénolphtaléine (2.2 grains par cuil- - lerée a bouche).Bouteilles de 16 onces Charles &.Frosst & Co.PHARMACIENS-FABRICANTS DEPUIS 1899 MONTRÉAL RICHMOND CANADA VIRGINIE L'UNION MEDICALE DU CANADA I SERUM CLIN ANTICOLIBACILLAIRE préparé suivant la méthode du Professeur H.VINCENT désalbuminé et purifié par électro-osmose \u2014 s'emploie en injections sous-cutanées, intramusculaires \u2019 et intraveineuses.100 cc.par jour (adultes) 0 à 20 à 40 cc.\u2014 (enfants) Colibacilloses, formes septicémiques 8 Appendicites gangréneuses avec péritonites Colibacilloses aiguës \u2014 Pyélonéphrites 40 à 60 cc.par jour (adultes) suppurées 5 à 30 cc.\u2014 (enfants) Colibacilloses chroniques } 20 à 40 ce.par jour (adultes) Injections intestinales colibacillaires 5ä20cc.\u2014 (enfants) ' * : » r Dans les formes graves, associer la voie intraveineuse à la voie sous-cutanée.Dans les formes chroniques, associer à la voie sous-cutanée la prise du sérum - » .: : , : en ingestion (20 cc.par jour, le matin, à jeun, dans un demi-verre d'eau froide).SERUM CLIN ANTISTREPTOCOCCIQUE préparé suivant la méthode du Professeur H.VINCENT désalbuminé et purifié par électro-osmose s'emploie en injections sous-cutanées, intramusculaires et intraveineuses.100 cc.par jour (adultes) Septicémies streptococciques! (répétés tant que la temperature demeure Infections puerpérales ( élevée, puis descendre progressivement: 80, 60, 50 et 40 cc.) 80 à 100 cc.par jour (enfants) A \u2018 | 40 & 60 cc.par jour (adultes et Erysipeles, lymphangites, enfants) Infections streptococciques localisées | ne cesser les injections (20 cc.) que trois jours après l'apyrexie.Dans les formes graves, associer la voie intraveineuse à la voie sous-cutanée.Les SÉRUMS CLIN, préparés suivant la méthode du Professeur H.VINCENT, sont délivrés en ampoules de 10 cc.LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, 20, rue des Fossés-StJacques Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u201d est éditée par l\u2019Union Médicale du Canada (Incor- orée), et imprimée par Librairie Beauchemin Limitée, 430, rue Saint-Gabriel, Montréal. 2 Of 11 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA SANATORIUM PRÉVOST INCORPORE ETABLISSEMENT DE PSYCHOTHERAPIE Magnifique situation au bord de la Rivière-des-Prairies, à proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTEME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Electrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaïne).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.Personnel médical: Dr Edgar Langlois, médecin-directeur; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot; Dr Charles A.Langlois (électro-radiologie).4455 Boulevard Gouin ouest, Téléphone, BYwater 1240 | nr 6 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA III Le RESYL Asséchant bronchique, désinfectant de la muqueuse, agit directement sur la lésion et en modifie l'évolution.Diminue la toux, réduit l'expectoration, relève l'état général.Ampoules - Comprimés La CORAMINE tonicardiaque et eupnéique, relève la pression sanguine, rafermit le pouls, rend la respiration plus aisée et plus profonde.Diminue la dyspnée, tonifie le coeur, maintient le potentiel nerveux.Ampoules - Gouttes © COMPAGNIE CIBA LIMITÉE - MONTRÉAL IV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Le MAPHARSEN \u201cLE RAFFINEMENT DE LA THERAPEUTIQUE ARSENICALE.\u201d La Compagnie Parke, Davis présente à la profession médicale une nouvelle préparation arsenicale antisyphilitique: le Mapharsen.C'est le résultat d'actives recherches menées en collaboration dans les laboratoires de deux grandes Universités et le département des recherches de Parke, Davis et Cie.Différentes épreuves de laboratoire ainsi que de multiples observations cliniques ont prouvé que le Ma- pharsen, (oxyde de méta, amino, para, hydroxy, phény- larsine), est un spirochéticide de première valeur.Il n'a jamais provoqué de ces réactions graves observées à la suite d'injections des autres arsenicaux employés actuellement.Les laboratoires de recherches de Parke, Davis et Cie ont soumis le Mapharsen à des épreuves sévères tant au point de vue chimique, pharmacologique que biologique.Le Mapharsen constitue un agent thérapeutique de tout premier ordre comparativement à d'autres produits du même genre dans le traitement de la try- ponimiase et de la syphilis.Le Mapharsen est approuvé par le Comité de Pharmacie et de Chimie de l'American Medical Association.PARKE, DAVIS & COMPANY - MONTREAL L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Ve i i Appareil à ondes ultra-courtes de 6 mètres.Puissance garantie dans le circuit d'application de 350 Watts pour tous les modes de traitement.Traitements faciles avec bras porte-électrodes.Borne spéciale pour effectuer l'électro-chirurgie et la coagulation.Plus de 6,000 ULTRATHERM vendus depuis la découverte de la thérapie à ondes courtes.SIEMENS-REINIGER (Canada) LIMITED Dominion Square Building MONTREAL VI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA TAXOL LE pe REEDUCATEUR TYPE DE L'INTESTIN SANS Laboratoires LOBICA ee hE PARIS ACCOUTUMANCE J.EDDÉ, Ltée, Agents PE Agent Général ECZÉMAS J.EDDÉ Ltée MONTRÉAL ULCÈRES - BRÛLURES a ee \u2014~ cr Ca SS a a Ny pC eT a Lésions et = Se ) \u2014_ RS = Irritations EL 9 | Lo [11] -I NOTY- .Ol N 1 de la Peau a cB TF dd A TH | FR TR) = : 2H Pommade NOTYOL SM AS = NN C0 WSR Bd kd iM: L'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 + Prix de l'abonnement pour 1937 Canada et Etats-Unis coor $3.00 Etranger (pays faisant partie de I\u2019'Union Postale) .4.00 EtUIaNTS connie eee sean 1.50 Prix dU NUMÉrO oon eee 0.50 Autorisé par le Ministère des Postes, Ottawa, comme matière de seconde classe.Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada paraît tous les mois par fascicules de 164 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, un mouvement médical, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.Le Comité de Rédaction accepte les travaux de tout médecin, à condition qu\u2019ils n'aient pas déjà paru dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne doivent pas excéder 15 pages; les Faits Cliniques auront un maximum de 5 pages et les Revues Générales comprendront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de l'Union Médicale du Canada, 418 est, rue Sherbrooke.Téléphone: MArquette 7334. VIII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA BUREAUX À LOUER POUR MÉDECINS Salles d\u2019attente, service de téléphone et gardes-malades.S\u2019adresser à: Papineau-Couture, Notaire, 418 est, rue Sherbrooke, MArquette 7334.GARDES-MALADES \u2014 STENO BILINGUE GARDE-MALADE DIPLOMEE Garde-malade diplômée; 2 ans d'expérience chez médecin pratiquant; compétente pour travail de bureau, de laboratoire; anglais, français; peut remplir ordonnances médicales.Références: Mlle Jeanne Mercier, 3704, rue Saint-Denis, LAncaster 2966.HOPITAL PRIVE SAINTE-AGATHE-DES-MONTS L\u2019Hôpital du Christ-Roi reçoit des convalescents et des tuberculeux au premier degré, \u2014 Conditions faciles.HOSPITALISATION Médecin au choix du patient et à ses frais, ainsi que les médicaments.CONDITIONS D'ADMISSION Salles: $1.50 par jour.\u2014 Chambres privées: $2.00 et plus par jour.Pension payable une semaine à l\u2019avance.Heures de visite: Tous les jours de 2 à 4 h.et tous les soirs de 7 h.30 à 8 h.30.11 REGISTRE VILLE-MARIE DE L\u2019A.C.I.C.Les infirmières diplômées des hôpitaux de langue française faisant partie du Registre Ville-Marie de l\u2019A.C.I.C.offrent leurs services professionnels.Pour tarif et renseignements, appeler ATlantic 2862; 59 chemin Bellingham, Montréal, P.Q.nis | L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA IX NEUROTROPHOL BYLA Tonique Nervin à base d'acide nucléinique, d'hormones orchitiques et de glycéro-phospharsinate disodique SURMENAGE \u2014 EPUISEMENT \u2014 NEURASTHENIE Le NEUROTROPHOL se révèle un merveilleux agent d'équilibration du système génital Neuro-Endocrinien.SPLENARMONE BYLA Reconstituant général, à base d'hormones hépatique et splénique, d'extrait de muqueuse gastrique et d'extrait surrénal.ANEMIES \u2014 CONVALESCENCE (AMPOULES et SIROP) LES ETABLISSEMENTS BYLA, - - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL SEDATIF DU SYSTEME NEURO -VEGETATIF PASSIFLORE JUSQUIAME CRATAEGUS ASSOCIATION SYNERGIQUE = HYPERACTIVE LT LABORATOIRES LICARDY 38 B° BOURDON _ NEUILLY- PARIS Jents pour le Canada: VINANT Limitée - | S533, Rue Bonsecours, MONTREAL NX L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Pourrez-vous avoir recours à un service resterez-vous avec une \u201cbéquille\u201d En achetant votre appareil à ondes courtes, rappelez-vous qu'à un moment donné certaines réparations et peut-être même certaines pièces de rechange, pourront devenir nécessaires à son bon fonctionnement.Vous sera- t-il possible d'obtenir du service ou devrez- vous rester avec une \" béquille \" ?Depuis 57 ans, McINTOSH a été un des principaux fabricants d'appareils a physiothérapie.De plus, il peut aussi réparer les machines qu'il a construites et remplacer les pieces qu'un long usage peut avoir rendues défectueuses.Plusieurs médecins sont ses clients depuis 30 et même 40 ans.Actuellement, la demande pour appareils à ondes courtes dépasse toute prévision.HOGAN BREVATHERM Mais il y a lieu de penser que dans un Modèle pour clinique.avenir prochain il n'y aura plus de place que pour le fabricant d'outillage complet de physiothérapie, tant pour la distribution que pour l'entretien de ces appareils.Si vous achetez donc un appareil à ondes courtes McINTOSH, vous êtes assurés d'un service permanent.La Maison Cloutier & Cloutier Cie, Ltée, se fera un plaisir de vous faire une démonstration, à demande, sur un de ses différents modèles à ondes courtes.Cloutier © (Cloutier (Pie Ltée PHYSIOTHÉRAPIE ET RAYONS X \u2014 INSTRUMENTS DE CHIRURGIE MOBILIER D'HÔPITAL \u2014 STÉRILISATEURS BElair 1616 MONTRÉAL, Can.4338, rue St-Denis 711 8 1 L'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 Bureau de Direction MM.Benoit, Boucher, Bourgeois, Bousquet, Bruneau, Comtois, | De Cotret, | Desloges, Dubé, Gérin-Lajoie, Leduc, LeSage, Marin, Marion, Masson, Mercier, Mousseau, Parizeau, Roy, Saint-Jacques, Vidal.Président: E.St-Jacques; Vice-Président: J.-A.Mousseau; Secreétaire- Trésorier: J.-À.Vidal.Membre d\u2019honneur: Prof.Pierre Masson.Bureau de Collaboration Amyot, R.; Archambault, P.-R.; Baril, H.; Barry, G.; Bellerose, A.; Bertrand, A.; Bertrand, A.; Bourgeois, P.; Brault, J.; Desforges, A.; Desjardins, Ed.; Doré, R.; Dubé, Ed.; Fauteux, M.; Favreau, C.; Fontaine, R.; Fortier, L.; Gagnier, L.-A.; Gariépy, L.-H.; Gatien, R.; Gélinas, H.; Jutras, A.; Lafresniere, G.; Lapierre, G.; Lefebvre, R.: Legrand, E.; LeSage, J.; Letondal, P.; Magnan, A.; Manseau, A.; Mathieu, E.; Morin, P.; Paquette, J.-P.; Poirier, P.; Riopel, J.-L.; Saucier, J.; Simard, L.-C.; Smith, Pierre.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Léon GERIN-LAJOIE Secrétaire-Trésorier J.-A.VIDAL Membres: Roma AMYOT, Edouard DESJARDINS, Jean SAUCIER.ONT COLLABORE AU VOLUME DE 1936: Agricola, Dr., Amyot (R.), Ar- chambault (P.-R.), Autotte (E.), Barbeau (A.), Baril (G.), Baril (H.), Barry (G.), Bellerose (A.), Bergeron (L.), Bernier (A.), Bertrand (A.), Bertrand (Albert), Binet (E.), Blagdon (L.), Bohé- mier (C.), Boucher (R.), Boulais (F.-L.), Bourgeois (B.-G.), Bourgeois (P.), Brault (J.), Cantero (A.), Cantin (Marie-E.), Com- tois (A.), Cone (W.), Coutu (L.), Décarie (R.), DeGuise (A.), Delorme (L.-N.), DeMon- tigny (G.), Deshaies (G.), Desjardins (Ed.), Desloges (A.), Desrosiers (Saint-Jean), Dionne (L.-R.), Doré (R.), Dubé (J.-E.), Dufresne (O.), Duhamel (G.-H.), Dussault (G.), Ethier (A.), Fau- teux (M.), Favreau (J.-C.), Fer- ron (M.), Fortier (J.), Fortier (1.), Forter (L.-E.), Fournier (N.), Franpier (A.), Gagnier (L.), Gariépy (L.-H.).Gariény (U.).Gélinas (H.), Gé'inas (L.), Gendreau (J.-E.), Gérin-Lajoie (L.), Gratton (A.), Grignon C.- E.), Guilbau't (A.), Hébert (G.), Hoen (T.-L), Jarry (J.-A.), Joan- nette (A.), Jutras (A.), Laberge (J.-E.), Lafresniere (G.), Lapier- re (G.), Laquerriere (A.), Lari- cheliere (R.), Laroche (A.), Lau- zer (R.), Lebel (A.-B.), Lefebvre (R.), Lefrançois (C.), Léger (A.), LeSage (A.), LeSage (J.), Letondal (P.) Léveillé (J.-A.), Magnan (A.), Major (W.), Manseau (J.-A.), Manseau (O.), Marin (A.), Marion (D.), Martel (J.-A.), Martin (P.), Mercier (O.), Millet (J.-A.), Morin (P.), Mousseau (J.-A.), Nègre (L.), Panet (E.de B.), Panet-Raymond (J.), Panneton (P.), Paquette (J.-P.), Paré (L.), Patoine (L.), Pilon (A.), Poirier (P.), Pouliot (G.-E.), Prévost (J.), Provencher (G.), Ricard (J.-P.-M.), Riopelle (J.-L.), Robillard (E.), Roch (S.), Rolland (R.), Roux (R.), Roy (G.), Roy (J.-N.), Samson (J.-E.), Saucier (J.), St-Germain (J.-P.), St-Jacques (E.), Simard (L.-C.), Smith (P.), Tessier (L.-J.), Tétreault (H.-L), Té- treault (Julien), Tremblay (J.), Vidal (J.-A.), Valiquette (Hugo).Ee SUITE DU SOMMAIRE REVUE DES LIVRES Les dents humaines.Morphologie.\u2014 Ultra-sons et Biologie A.LAQUERRIERE 314 SOCIETES Séance de la Société Médicale de Montréal à l\u2019hôpital Notre-Dame Paul BOURGEOIS 330 Rapport du secrétaire général de la Société de Chirurgie de Montréal Léon GERIN-LAJOIE 359 Quarante-huitieme assemb!ée scientifique de l\u2019hôpital Saint-Luc Charles LEFRANÇOIS 360 La vingt-deuxième réunion annuelle de « The Radiological Society of North America» .Albert JUTRAS 362 NOUVELLES Le Dr Albéric Marin.\u2014 Nominations: le Prof.Eugene Saint-Jacques 364 BIBLIOGRAPHIE L\u2019infection bacillaire et la tuberculose chez l\u2019homme et chez les animaux 365 ANALYSES MÉDECINE ÉLECTRO-RADIOLOGIE A propos de la pathogénie de la maladie de Graves (p.315).ENDOCRINOLOGIE La sécrétion interne du pancréas (p.316).Application thérapeutique de l\u2019insuline (p.317).PHTISIOLOGIE Le rôle de la tuberculose chez les « patraques » (p.319).CHIRURGIE La mortalité dans l\u2019appendicite aiguë (p.320).Ulcère peptique perforé d\u2019un diverticule de Meckel (p.320).Les effets de l\u2019obstruction par calcul biliaire sur la structure et les fonctions hépatiques (p.321).PÉDIATRIE L\u2019anorexie des jeunes enfants (p.321).CHIRURGIE INF ANTILE ET ORTHOPEDIE La maladie de Kohler et la scaphoïdite du tarse (p.322).L\u2019épine du premier métatarsien (p.323).Pneumonie chronique chez les petits enfants (p.323).THÉRAPEUTIQUE En présence d\u2019un choléra infantile, que doit-on faire?(p.324).LABORATOIRE Un cas de chloromyélose aleucémique leu- copénique chez un enfant (p.326).Note sur certaines modifications du revêtement épithélial des kystes hématiques de l\u2019ovaire (p.326).Sur l\u2019importance pratique de l\u2019examen des réticu- locytes dans le sang périphérique pour l\u2019étude clinique de la tuberculose pulmonaire (p.326).NEUROLOGIE Les effets du sulfate de benzédrine sur l\u2019humeur et la fatigue, chez les individus normaux et chez les névropathes (p.327).GASTRO-ENTÉROLOGIE (p.328).Lymphosarcome de l\u2019estomac Tétanie gastrique (p.328). L'UNION MÉDICALE DU CANADA XI PAUL CARDINAUX Docteur es-Sciences \u201cPRECISION FRANÇAISE\u201d 4 428, CHERRIER Catalogues, Devis, Renseignements sur demande.Phone : MONTREAL Service d\u2019un Ingénieur électro-radiologiste.HArbour 2357 EN VUE D'UNE MODIFICATION PROCHAINE DE NOTRE ORGANISATION NOUS OFFRONS À PRIX TRÈS REDUITS ET POUR UN TEMPS TRÈS COURT DES APPAREILS ET DES ACCESSOIRES DE: Compagnie Générale de Radiologie, PARIS Protection Anti-X 4 sez 2 A azt\"* RAYONS X \u201cist DIATHERMIE ELECTROLOGIE SOCIÉTÉ GALLOIS & CIE, LYON LAMPES ASCIATIQUES POUR SALLES D\u2019OPERATIONS ET DISPENSAIRES Ultra-Violets \u2014 Electrodes de Quartz \u2014 Infra-Rouges ETABLISSEMENTS G.BOULITTE, PARIS ELECTROCARDIOGRAPHIE, PRESSION ARTERIELLE ÉTABLISSEMENTS R.LEQUEUX, PARIS STÉRILISATION XII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA gIROF p ATE pEl aM ppoT\" thode ne emplot ec P° s \\e qraité e 2 im pli e naire otf \\iore e © nd qu s ur ame des e Ÿ acide çectiO en an et atiseé de mb aso x bie ation ell e CO men \\ Oo nce suffi sam qre délia4 e Cette no e et nt Oo- nu our per d ac! \\s\u20ac 2 gm srabolisé dé gu (1 me 18 del a syste ce\\u! « xra ers \\ Le STOP cant acte (\\C\\ \\e fie en iqu ¢41cace xrepte\u201d oe \\\\P ossé sta O put de \\\u2019 ac! es causé yloc oque 141 1xat\\0 infec Lions \\e st uC de \\a coq permet\" e app?: nents e \\\\N eg caus \\es \u2018 ncof reins gev! ter oY 4 et ne o \\\\ pe\" 5x0 ge , flacon?chlor\u201d dition?er actif 2% x rai\u201d our dem?nde nte d en « À rant \\e © , mdelà uant WX 5 suffis?\\er \\ Le SyroP vec YU trO 16 © o\\ P our © detat \\s SY phen ous temê gO NS ÉAL+ oNTE ORES ORAL LA wiTEE Tome LXVI No 3 Mars 1937 NÉCROLOGIE E.-A.RENÉ DE COTRET J a £Æ * BR 5 > Bn Si L | À ER LOT en y 1861-1937 Ou 0 Ww; .Ness 3 v 13 LA Une belle carrière, bien remplie, vient de se clo Le Ÿ février 1937, à l'hôpital Notre-Dame, soins dévoués d\u2019un de ses collègues de la Faculté, le professeur E.-A.René de Cotret s\u2019éteignäit pieusement au milieu des siens, accourus à son chevet.La Faculté de Médecine, le corps médical déplorent la perte d\u2019une figure des plus intéressantes et des mieux connues.Le professeur de Cotret a été le premier en notre province à faire de l\u2019obstétrique une spécialité, et à ce titre son nom survivra.Cette vocation, chez notre confrère, ne s\u2019est pas manifestée tout d\u2019abord.Le hasard des circonstances le dirigea vers l\u2019exercice de la médecine générale.Ayant obtenu son doctorat, il s\u2019établissait immédiatement dans un petit village près de Marieville.La campagne, toutefois, n\u2019allait pas à ce citadin de vieille souche.La vie des villes le rappelait.Il passa quelques années dans un des centres canadiens-français de la Nouvelle-Angleterre.Tout lui souriait.Il avait la confiance de la population.Comme bien d\u2019autres médecins d\u2019alors établis dans les centres canadiens des Etats-Unis, il prêchait la survivance de notre race avec sa religion et sa langue.Ce travail professionnel, cet apostolat national ne comblaient pas encore son idéal.Il avait d\u2019autres aspirations. 252 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Il revint à Montréal, et c\u2019est alors qu\u2019il se décida à faire exclusivement de la pratique obstétricale.Il avait enfin trouvé la voie qu\u2019il devait suivre.Ses premières armes sur ce champ de bataille, qui devait être pendant des années si exclusivement et si personnellement le sien, il les fit à l\u2019hôpital de la Miséricorde.Sous la direction de ce professeur d'expérience, de talent et d\u2019énergie qu\u2019était le Dr Adolphe Dage- nais, de Cotret, qui avait d\u2019ailleurs les qualités naturelles qui font le bon accoucheur, ne tarda pas à acquérir une habileté remarquable.Le Dr À.Dagenais était en plus un homme cultivé, qui lisait beaucoup et à qui rien de ce qui concernait l\u2019obstétrique n\u2019était étranger.Sous un tel maître, de Cotret fut bientôt au courant de toute la littérature obstétricale à mesure qu\u2019elle évoluait dans les différents pays.Et quand, plus tard, il voyagera en Europe ou aux Etats-Unis \u2014 ce qu\u2019il a fait plusieurs fois dans sa longue carrière \u2014 il sera à même de comparer, de juger les différentes méthodes, et d\u2019en apprécier la valeur à la lumière de ses études et de son expérience.À la mort du professeur Dagenais, le professeur Lamarche, son successeur, s\u2019adjoignit notre regretté collègue, qui devint, quelques années plus tard, accoucheur en chef ; et, peu après, professeur d\u2019obstétrique à la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval, aujourd\u2019hui Université de Montréal.L\u2019antisepsie se généralisait rapidement.Le clinicien de la Miséricorde comprit vite l\u2019importance des nouvelles méthodes pour le bénéfice des malades.Il s\u2019y attacha de tout cœur: antisepsie de la malade, antisepsie de l\u2019accoucheur, antisepsie des instruments, antisepsie des salles et des lits: il vit à tout, et aujourd\u2019hui les différents services de la Miséricorde, devenu grand hôpital, peuvent subir la comparaison, avantageusement, avec les institutions du même genre.Un immense progrès en thérapeutique obstétricale a été l\u2019introduction de l\u2019antisepsie, et plus tard de l\u2019asepsie, dans la pratique courante.Quand des écoles de gardes-malades furent établies dans nos différents hôpitaux, la Miséricorde ne fut pas lente à posséder la sienne, et de Cotret attachait tellement d\u2019importance à cette œuvre qu\u2019il publia un traité des soins à donner à la femme enceinte, à la parturiente, à l\u2019accouchée, à la mère et à l\u2019enfant.C\u2019est le manuel SR £3 = = > =, % 3 a = = ss = a = = = = Se 23 = SE se ES RS 5 ee a se = GE = se [0 Se = ae se = a A pi a iE cs = 5e a a æ jee 7e 2 > x 237 = % 2 ZZ 53 2 PS 1 ] deu \\.RENÉ DE COTRET (1861-1937) | me RU L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 233 dont se servent encore actuellement les élèves gardes-malades dans la plupart de nos écoles.Parmi les procédés qui prirent de l\u2019importance pendant les années de pratique du Dr de Cotret, l\u2019un des plus humanitaires fut, sans contredit, celui de l\u2019anesthésie.Dans bien des cas, celle-ci évite à la parturiente le choc obstétrical.Dès le début, le Docteur en préconisa vivement l\u2019emploi, quand les circonstances le commandaient.Dans les cas normaux, il était plutôt conservateur et se contentait de la méthode que l\u2019on appelait alors chloroforme à la reine.Mais le cas était-il grave, y avait-il indication d\u2019une intervention, il n\u2019hésitait pas et il faisait alors mettre, par un aide, sa malade en état d\u2019anesthésie chirurgicale.De nouvelles méthodes se sont introduites depuis \u2014 la rachianesthésie, par exemple, l\u2019administration, au début du travail, de certains hypno-anesthésiques; le maitre, qui possédait alors une vaste expérience, en prévoyait l\u2019utilité dans certains cas, mais il n\u2019eut que rarement l\u2019occasion de les employer.Souvent notre ami regretta de n\u2019avoir pas donné à la gynécologie la part qu\u2019il aurait voulu.Rarement il pratiqua lui-même des opérations de nature chirurgicale \u2014 les césariennes, par exemple.Il s\u2019était attaché à son service un gynécologue compétent et habile.Dans ses cours, il prêchera qu\u2019un accoucheur complet doit toujours posséder une connaissance et une certaine expérience de la chirurgie abdominale.* * + Par une coïncidence heureuse, quand sonna l\u2019heure inexorable de la retraite à la Miséricorde, l\u2019hôpital Notre-Dame venait de décider la création d\u2019un service d\u2019obstétrique.Personne assurément n\u2019était plus qualifié pour en faire l\u2019organisation.Malgré l\u2019âge avançant, il avait conservé toute sa force, son énergie et son esprit d\u2019initiative.Bien qu\u2019il eût assurément désiré rester au repos, il se prêta volontiers à ce nouveau travail, et pendant deux ans il y consacra tous ses efforts et son temps.Depuis, d\u2019autres hôpitaux ont créé des services spécialisés d\u2019obstétrique et, dans les grandes lignes au moins, ont pris modèle sur 254 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA les organisations de de Cotret.Tous parmi les chefs de ces institutions Pont eu pour maitre.als 5% En clientèle, il fut, relativement jeune, Paccoucheur a la mode.Son prestige était considérable.L\u2019on avait confiance en son expérience clinique, à son jugement ct à son solide bon sens.Dans les cas ordinaires, il personnifiait la patience et le dévouement.Le cas s\u2019annonçait-il grave, difficile, il était l\u2019homme à la décision rapide et ferme.Quand de son intervention dépendait une existence humaine, la vie d\u2019une pauvre mère, la vie d\u2019un enfant, qui est fait pour vivre ct non pour mourir, jamais il n\u2019hésitait.Au bon moment, il savait intervenir, et il le faisait toujours avec sang-froid et avec la conviction de l\u2019importance du devoir à accomplir.Sa puissance de travail était considérable.Combien de fois, apres des nuits blanches, ne l\u2019a-t-on pas vu le matin retourner à son poste sans consacrer même une heure à un sommeil réparateur.Et c\u2019est pendant près de cinquante ans qu\u2019il a mené cette vie de travail et de fatigues.* * # A la Faculté, c\u2019est au professeur Lamarche qu\u2019il fut appelé à succéder.Celui-ci, disparu dans la force de l\u2019âge, était assurément un de nos maîtres et confrères les plus brillants; esprit vif, à la répartie fine et bien française.Pétillant d\u2019esprit, il donnait ses lecons, quelquefois sur les sujets les plus arides, avec un brio réellement enlevant.D\u2019un tout autre genre était le talent de de Cotret.Sobre, précis, méthodique, mesuré dans ses paroles, il repassait une à une les théories anciennes, les théories les plus nouvelles, les acquisitions scientifiques les plus récentes; il y ajoutait toujours la discussion et l\u2019appréciation personnelle. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 255 Les infections puerpérales furent de sa part l\u2019objet d\u2019études cliniques, longues et approfondies.Il a publié sur ce sujet des travaux qui ont attiré l\u2019attention et qui sont souvent mentionnés dans les ouvrages de pathologie obstétricale.La pratique présente parfois des questions controversées, non seulement au point de vue scientifique, mais au point de vue moral: contraception, interventions prématurées, et combien d\u2019autres.Sur ces questions il ne transigeait pas et suivait les principes de la philosophie catholique.* * # Dans sa vie privée, il était avant tout l\u2019homme de sa famille.Pendant longtemps il connut le vrai bonheur.Il avait une compagne bonne et douce, à la fois femme d\u2019intérieur et femme du monde ; il eut une belle famille.Ce bonheur dont il jouissait tant ne devait cependant pas durer.Presque coup sur coup, alors qu\u2019il était à l\u2019apogée de ses succès, la Providence lui enleva ce qui faisait ses joies intimes.Sa fille aînée partit d\u2019abord, enlevée à la fleur de l\u2019âge par une maladie infectieuse ; puis son fils, médecin, l\u2019espoir de sa vie, mourut au moment où 1l se faisait déjà un nom comme accoucheur; enfin, sa compagne de tous les jours disparaissait à son tour De cette heureuse famille il ne lui reste qu\u2019une fille, mariée à un avocat distingué des Trois-Rivières, chez laquelle il aimait de temps à autre aller prendre quelques jours de repos.* * x Un homme aussi habitué au travail ne pourrait, méme dans sa retraite, rester dans une inaction complète.Sous une forme romancée, il écrivit ce que l\u2019on pouvait appeler des mémoires, des souvenirs.Il nous rappelle sa vie, non pas avec la philosophie un peu triste de ceux qui ont vécu et passé à travers les épreuves, mais avec la naïveté et la fraîcheur d\u2019un cœur de vingt ans.Il nous fait revoir différentes scènes de sa vie de jeune homme et il nous ramène avec une mémoire d\u2019une précision étonnante aux a. 256 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA endroits du vieux Montréal où se déroulait autrefois une partie de la vie sociale canadienne-française.* 0% Si, dans son âge mûr, il eut ses deuils, ses tristesses, il eut aussi quelques consolations qui lui étaient particulièrement chères.L\u2019aînée de ses petites-filles, brillante élève des Dames du Sacré-Cœur, demeurait avec lui.Ses dernières années furent entourées des soins pieux, filiaux, pourrait-on dire, d\u2019une sainte personne, sa parente.Souvent la veuve de son fils, venait causer avec lui du cher disparu.Parfois, quelques-uns de ses élèves allaient apporter à leur bon et dévoué patron le témoignage de leur profonde affection.À la mort du professeur Foucher, la Faculté de Médecine l'avait nommé son représentant au Sénat Universitaire.Mais le grand refuge du maître pendant ses dernières années, ce furent les sentiments religieux qu\u2019il avait toujours conservés au cours de sa vie.Pendant longtemps, les paroissiens de Saint-Jacques se rappelleront ses visites régulières à la chapelle de Notre-Dame-de-Lourdes.Médecin consciencieux et perspicace, travailleur désintéressé, chef de service paternel, passionné pour ses élèves comme pour ses malades, professeur clair et convaincu, caractère loyal et droit, esprit religieux et sensible: tel fut celui que nous venons de perdre.Nous demandons pour lui une prière, comme plus tard on en demandera une pour nous et pour ses camarades d\u2019études, médecins d\u2019une génération qui disparaît.L.-E.FORTIER.? L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 257 \u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014 LE PROFESSEUR FRANK SMITHIES 1880-1937 Le Dr Frank Smithies, de Chicago, Ill, est décédé le 9 février 1937, à l\u2019âge de 56 ans.11 était né le 21 décembre 1880 a Elland, Yorkshire, Angleterre.La médecine américaine, par la mort prématurée du Dr Frank Smithies, perd une de ses personnalités les plus marquantes.Cette mort inattendue causera beaucoup de regrets chez les amis que ce savant, si profondément admirateur de la clinique francaise, avait su s\u2019attacher à Paris comme partout ailleurs en France.Le professeur Smithies était, en effet, l\u2019un des médecins américains les mieux connus à Paris, et pour bien des raisons.C\u2019est grâce à son admiration pour la médecine française qu\u2019il fonda aux Etats- Unis la section américaine de l\u2019A.D.R.M.avec la collaboration de ses collègues: Dr James R.Arneill, Denver, Colo.; Dr Lowellys F.Barker, Baltimore, Md.; Dr Harlow Brooks, New-York; Dr George Crile, Cleveland, Ohio; Major General Hugh Cumming, Washington, D.C.; Dr A.-U.Desjardins, Rochester, Minn.; Dr George Dock, Pasadena, Cal.; Dr Reginald Fitz, Boston, Mass.; Major General M.W.Ireland, Washington; Dr N.W.Jones, Portland, Ore.; Dr W.McKim Marriott, St.Louis, Mo.; Dr Martin E.Ruhfuss, Philadelphie, Pa.; Dr William J.Mayo, Rochester, Minn.; Dr J.H.Musser, New Orleans, La.; Dr Carl V.Weller, Ann Arbor, Mich.La section canadienne de I\u2019A.D.R.M.se joignit à la section américaine pour fonder alors en France, sous le patronage de l\u2019'A.D.R.M.de Paris, des cours cliniques en langue anglaise à l\u2019intention des médecins américains.Il faudrait, pour bien comprendre les sentiments de Frank Smithies, relire la volumineuse correspondance que nous avons échangée alors au sujet de l\u2019organisation de ces cours qu\u2019il voulait voir 258 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA s\u2019établir sur des bases solides et de façon à rencontrer les désirs de ses confrères américains.dont il connaissait les besoins mieux que qui que ce soit.Je m\u2019empressai aussi de faire la traduction de ces lettres que J\u2019adressai à plusieurs cliniciens français, en particulier au Professeur Henry Hartmann et ses collègues de l\u2019A.D.R.M.à Paris.Le Professeur FRANK SMITHIES L\u2019admiration si ouvertement manifestée par Frank Smithies pour la clinique française, son franc parler et les conseils que lui dictaient sa clairvoyance et son bon sens, prirent d\u2019assaut le cœur et l\u2019esprit de ses collègues français, qui le considérèrent aussitôt comme un grand ami de la France. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 259 -z\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_ Les cours cliniques en langue anglaise, qui débutèrent à Paris en octobre 1928, eurent certains succès, et l\u2019attention des médecins américains ne tarda pas à s\u2019éveiller.Je me souviens encore des demandes de renseignements que nous adressaient alors les médecins de langue anglaise des Etats-Unis et du Canada à leur sujet.Mais des circonstances imprévues, provoquées par la plus longue et la plus déprimante crige financière qui ait encore secoué le monde entier, nous empêchèrent de continuer nos efforts joints à ceux du professeur Hartmann, et ces cours, pourtant si nécessaires, durent cesser pour quelque temps.Cependant, je crois que ce n\u2019est que partie remise, car, il faut l\u2019avouer, ces cours sont essentiels pour resserrer les liens d\u2019amitié qui doivent unir la médecine française et la médecine américaine.Le Dr Smithies a laissé des élèves ct des amis qui ont été ses meilleurs collaborateurs, et leur plus grand désir maintenant est de continuer l\u2019œuvre commencée par leur chef disparu.Le Dr Smithies fut nommé membre correspondant de la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, dont les membres voulurent alors lui montrer d\u2019une facon évidente leur admiration et leur gratitude.Un peu plus tard, en 1932, le Gouvernement de la République française lui accorda la Croix de la Légion d\u2019honneur.Cette décoration, bien méritée, l\u2019associait pour toujours à la grande famille des admirateurs de la France à l\u2019étranger, qui est formée par l\u2019élite de toutes les nations.Le Dr Smithies fit ses études médicales à l\u2019Université de Michigan, où il gradua en 1904.Il occupa plusieurs postes importants dans les hôpitaux et écoles de médecine de Chicago après avoir complété ses études médicales en Europe et avoir passé trois années en charge du laboratoire et de la clinique de gastro-entérologie à la Clinique Mayo à Rochester, Min.; professeur adjoint à l\u2019Université d\u2019Illinois de 1915 à 1920 et professeur titulaire au cours des cinq années suivantes; président de l\u2019American Gastroenterological Association, de l\u2019American Society of Tropical Medicine et de l'American Therapeutic Society.II était depuis plusieurs années le médecin consultant en gastro- entérologie le plug recherché de Chicago. 260 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA _\"\u2014_\u2014\u2014\u2014\"\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Frank Smithies fut l\u2019un des fondateurs de l\u2019American College of Physicians, dont il fut le président en 1927-28.En 1933, il fonda, en collaboration avec son collègue et ami le Dr Beaumont S.Cornell, l\u2019American Journal of Digestive Diseases and Nutrition, dont il demeura le rédacteur en chef jusqu\u2019à sa mort.Le succès rapide remporté par cette belle revue médicale est dû en grande partie à son incessante collaboration, Les heures qu\u2019il consacrait chaque jour à la rédaction de son journal jointes aux exigences d\u2019une forte clientèle eurent peu à peu raison d\u2019une santé qui ne fut jamais très robuste.Il se plaignait depuis quelque temps de douleurs angineuses et fut emporté par une hémorragie cérébrale.Les membres de l\u2019Union Médicale du Canada prient Mme Frank Smithies et sa famille d\u2019agréer leurs sincères condoléances.J.-L.Dust, Président A.D.R.M.(Section canadienne) L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 261 \u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014 PROFESSOR F.A.C.SCRIMGER McGill University The death of Dr.Scrimger from coronary thrombosis, that Enemy No.1 of our profession, came with tragic suddenness.He had had, it is true, a mild attack three years ago, and had also had - a few slight symptoms during the year following, but for the past year he had been perfectly well and was doing a very large amount of work in the Royal Victoria Hospital and in McGill University, and was happy in it.Ile was at the height of his powers; he had reached the goal of his ambitions, and could look forward to his tenure of office as Chief Surgeon of the Hospital with enthusiasm and undiminished courage.And he was needed.Yet he had to die! Nature incxorable! What a mystery! He was in the fifty-seventh ycar of his age, and his life had been one of unremitting work.In character and capacity he was of the best Scotch type which loves learning for its own sake, yet 1s practical to the last degree.His scholastic carcer had been of a high order; he was a Bachelor of Arts of McGill, and had an excellent knowledge of French and German; he was an inspiring teacher, a very fine surgeon, and also a research worker.The circle of his qualities was completed by an unusual capacity for organization and administration.Of his splendid record in the Great War, it is unnecessary here to say much.This community knows it well enough.But one may point out the simple fact that to all his other qualities just mentioned he added that of physical courage, a courage which earned him in March 1915 the coveted distinction of the V.C.His work in research was not small.Early in his post-graduate period he published an important travail on the emptying of the stomach as affected by gastroenterostomy.He devised a new operation for cardiospasm, which has been remarkably successful, even in most advanced cases.His work, soon after the war, upon post-operative massive collapse of the lung was one of the earliest on that subject, and is still quoted as of fundamental value.Numerous clinical articles also came from his pen upon a wide range of surgical subjects. 262 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA In disposition he was quiet, unaggressive, lriendly.vet quite firm in his opinions when once formed.In conduct, duty was his watchword.As a consultant his diagnostic ability was greatly valued by his medical confréres.He leaves behind a host of close friends, in Canada and abroad, to whom his death is a profound personal grief.The attendance at his funeral in the Church of St.Andrew and St.Paul was phenomenal, and among the throng, which completely filled the Church and overflowed into the street, one could sec many poor people.Dr.Scrimger was not only a surgeon; he was also a physician in the highest sense of that word.EDWARD \\RCHIBALD.À la famille si éprouvée du Dr Secrimger, les lecteurs de l\u2019Union Médicale du Canada offrent leurs plus vives condoléances.LA REDACTION. BULLETIN LA NÉCESSITÉ POUR LES MÉDECINS DU QUÉBEC DE S\u2019UNIR A Pheure où j'écris ces lignes une Commission nommée par le gouvernement de la Colombie britannique s\u2019agite pour mettre en fonctionnement une loi d\u2019assurance-maladie votée l\u2019an dernier.Nous avons eu ici, il y a plusieurs années, comme dans d\u2019autres provinces d\u2019ailleurs, la formation d\u2019une commission d\u2019étude pour juger de l\u2019opportunité de l\u2019établissement d\u2019une telle loi.La Colombie britannique est la première province à vouloir mettre cette loi en vigueur.Or, il appert que les médecins se sont admirablement prêtés de leurs suggestions pour faire de cette loi un succès.Après bien des pourparlers, la Commission a finalement adopté un plan qui est loin de rencontrer l\u2019approbation des médecins.Aussi, ceux-ci, par leur Association Médicale de la Colombie britannique, ont-ils voté contre leur participation à cette nouvelle loi.Il y eut échange de correspondance, de télégrammes et de téléphones avec le Secrétariat de l\u2019Association Médicale Canadienne, demandant son appui et celui des Associations Médicales Provinciales sur l\u2019attitude prise de ne pas soigner les assurés dans des conditions défavorables et injurieuses pour la profession médicale.Les griefs présentés pour le refus des médecins à participer à ce plan sont contenus dans un télégramme adressé au Secrétaire de la Canadian Medical Association et qui nous a été transmise pour notre information et celle de la profession médicale de la province; je me permets d\u2019en extraire certains passages : «Le Comité d\u2019assurance-maladie de l\u2019Association Médicale de la Colombie Britannique et un groupe représentatif de l\u2019intérieur de la Province ayant entendu le projet de la Commission de l\u2019Assurance-Maladie, après négociations s\u2019étendant sur une période de plus d\u2019un an, informent la Commission qu\u2019ils ne recommanderaient pas le projet à la profession, pour les raisons suivantes: @) Aucune provision dans le projet, ni ailleurs pour traitement des indigents et des petits salariés (en-dessous de $500.00) ; b) Aucune provision pour employés domestiques, journaliers casuels et journaliers de ferme, vieillards et veuves pensionnés; 264 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA c) Aucune provision pour assurés et dépendants de l\u2019Assurance-Maladie après que l'assuré sera sans travail pour un mois; d) Hôpitaux remplis à capacité depuis assez longtemps maintenant, la profession satisfaite que Commission ne peut pas offrir hospitalisation telle que promise à l\u2019assurée) Profession n\u2019a eu aucun choix en ce qui concerne le paiement, mais on demande d\u2019accepter «Panel System» pour médecins en général, et «Pool» pour spécialistes et consultants.f) Montant de $5.50 par tête et par année, considéré par profession comme étant rémunération inadéquate surtout en vue du surcroît d\u2019ouvrage qu\u2019elle sera appelée à rendre sous la nouvelle loi.Comité de l\u2019Assurance-Maladie de l\u2019Association Médicale de la Colombie britannique déterminé, meilleures conditions doivent être obtenues pour les classes exclues du plan, aussi pour l\u2019assuré et la profession avant que la loi prenne effet.Le premier Ministre déclare aucune subvention possible.Comité de l\u2019Assurance-Maladie de la Colombie britannique déterminé meilleures conditions doivent être obtenues pour les classes exclues du plan, aussi pour l\u2019assuré et la profession avant que la loi prenne effet.Grande majorité de la profession de la Colombie britannique appuie le comité et demande support et coopération de la profession par tout le Canada.Plan de ce genre ne doit pas être imposé au public ou à la profession et tout médecin au Canada doit être foncièrement intéressé à empêcher l\u2019application d\u2019un tel plan.(signé) Wallace Wilson.Voilà un premier conflit entre un gouvernement qui demandait la collaboration de la profession médicale dans un plan d\u2019Assurance- Maladie, mais qui a fait la sourde oreille aux revendications des médecins et qui cherche à imposer quand même une loi qui ne rendrait pas justice ni au public ni à la profession médicale.Il est même question de faire appel à des médecins d\u2019autres Provinces pour venir s\u2019installer en Colombie britannique afin de rendre effective une loi que les médecins résidants considèrent inique et injuste.Îl n\u2019y a pas de doute que tous les médecins de la Province de Québec se récrieront devant l\u2019attitude d\u2019un gouvernement qui fait fi des demandes et des conseils qu\u2019il a sollicités, et chacun de nous, individuellement, sympathisera avec nos collègues de la Colombie britannique qui traversent l\u2019époque la plus critique de leur histoire et qui ont besoin de l\u2019appui moral de toute la profession médicale du Canada dans ces heures décisives où peut-être se joue l\u2019avenir de la Médecine chez nous. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 265 Quelle attitude la profession médicale du Québec aurait-elle tenue si des faits analogues s\u2019étaient produits chez nous?Il n\u2019y a pas de doute, nous nous serions récriés.Mais comment ?Individuellement?.et alors, avec quels résultats Par nos groupements médicaux provinciaux, Association Médicale de la Province de Québec, Action Médicale, Fédération des Sociétés Médicales ?Mais que représenterait chacune de ces organisations aux yeux du gouvernement ?Ne verrait-il pas là, au sein même de la profession, une désunion ?Les Sociétés Médicales régionales auraient-elles eu plus de poids?Nous en doutons.Aurions-nous pu solliciter l\u2019appui de l\u2019Association Médicale Canadienne et des Associations Médicales Provinciales sœurs?Par quel organisme ?Nous sommes convaincus que notre disparité et notre désunion nous auraient emportés désespérément dans un rouage gouvernemental qui aurait fait la sourde oreille à nos supplications et à nos demandes, Nos confrères du Canada auraient suivi, désemparés, la lamentable situation qui nous aurait été faite.Devant la solidarité des médecins de la Colombie britannique, par leur Association Médicale Provinciale, par la voix de leur Collège des Médecins et Chirurgiens qui font appel à tout le reste de la profession médicale du Canada pour les appuyer dans leurs revendications, nous avons la conviction que la loi d\u2019Assurance-Maladie de la Colombie britannique telle qu\u2019énoncée actuellement sera une faillite complète, du fait que les artisans du fonctionnement de cette loi ne traiteront pas les assurés et leurs dépendants aux conditions stipulées par la loi.Il est entendu pour l\u2019honneur de la profession que les cas d\u2019urgence recevront toujours la considération des médecins.Les médecins de la Province d\u2019extrême ouest nous donnent un magnifique exemple de solidarité.Imitons-les.Ne dispersons pas nos forces.Il faut s\u2019unir, le loup est peut-être à notre porte! GERIN-LAJOIE N.B.\u2014Les journaux nous rapportent ce 20 février, que l\u2019application de la loi d\u2019assurance-maladie, en Colombie-britannique, est ajournée «sine die ».On invoque comme premier grief, le mécontentement de la profession médicale et sa décision à s\u2019abstenir de participer à cette loi.G.-L, MÉMOIRE NOUVELLE MÉTHODE DE PLASTIQUE NASALE POUR L\u2019AFFAISSEMENT DU LOBULE® Par J.-N.ROY, F.A.C.S,, Professeur à l\u2019Université de Montréal, Chef de service à l'hôpital Notre-Dame, Lauréat de l\u2019Académie de Médecine de Paris.Tous les chirurgiens, s\u2019occupant de l\u2019esthétique du nez, avouent qu\u2019il est fort difficile de corriger un affaissement du lobule, et après intervention d\u2019obtenir un résultat parfait.Les méthodes décrites peuvent donner une certaine amélioration, mais qui, généralement, ne satisfait pas les intéressés.En septembre dernier, nous avons opéré un malade qui présentait ce genre de difformité nasale, et en recourant à un procédé nouveau, nous avons réussi à le contenter.Voici d\u2019ailleurs son histoire.OBSERVATION.\u2014 M.L.S., âgé de 22 ans, vient demander notre avis, le 23 sept.1935, pour une dépression de la pointe de son nez.Il dit n'avoir jamais reçu de traumatisme, et que sa lésion est congénitale.A l\u2019examen nous constatons un lobule particulièrement mou, et fortement affaissé.Les narines sont légèrement dilatées.Les os propres sont dans un état normal.En somme, la malformation s\u2019est uniquement localisée à la région inférieure de la cloison cartilagineuse.La rhinoscopie antérieure laisse voir un septum bien rectiligne, et sans épaississement.Les cornets n\u2019ont pas augmenté de volume.Rien d\u2019intéressant à noter au rhino-pharynx et aux oreilles.En présence de cet affaissement lobulaire nous proposons une rhinoplastie au moyen du cartilage costal, et l\u2019opération étant acceptée, est fixée à deux jours plus tard.Une pommade \u2018antiseptique nasale est alors prescrite.Une demi-heure avant l\u2019intervention, nous injectons une solution de H.M.C.(hyoscine, morphine, cactoïde).Opération.\u2014 Après avoir coupé les follicules pileux, fait une irrigation, et la stérilisation des fosses nasales, nous procédons à une injection locale de novocaïne-adrénaline.Sous le contrôle de l\u2019index, placé dans la narine droite, nous incisons à gauche, sur toute sa longueur, la muqueuse qui sépare la cloison de la sous-cloison.Un grand soin est apporté pour ne pas produire (1) Communication faite au Premier Congrès Européen de Chirurgie Structive, Bruxelles, 3-4 oct.1936. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 267 de perforation du côté droit.Ayant disséqué tout le pourtour de cette membrane coupée, pour la rendre plus élastique, nous creusons un tunnel sur le bout du nez jusqu\u2019aux os propres.Toujours sous anesthésie locale, nous prélevons ensuite un long morceau du cartilage de la première côte flottante à droite.Dépouillé de son périchondre, il est séparé en deux, et la partie la plus mince, une fois modelée, est mise dans la plaie vestibulaire nasale.Cette greffe, en contact direct avec le cartilage quadrangulaire, se trouve alors à prendre un point d'appui sur le maxillaire supérieur, et à repousser en haut le bout du nez.Suture très soignée de la plaie à la soie, avee da fines aiguilles.Afin d'augmenter l'effet esthétique, et de protéger en même temps le lobule contre son refoulement par l\u2019extrémité de la poutre cartilagineuse, nous faisons une petite incision verticale externe sur la peau qui recouvre la sous-cloison, dans le but de rejoindre le tunnel déjà creusé.Catte communication étant établie, le second morceau de cartilage, le plus épais, est ensuite coupé en deux sur sa longueur, et, après modelage, une partie est introduite par cette ouverture jusqu'aux os propres du nez.Finalement la deuxième moitié est mise au lobule de manière à recouvrir Pextrémité de la greffe.Suture de l\u2019incision cutanée à la soie, avec de petites aiguilles conjonctivales, et pansement légèrement compressif des deux narines.Protection de cette plaie avec un morceau da gaze iodoformée, maintenu par deux bandelettes de diachylon.Suivant notre habitude, pour nos cas de rhinoplastie, nous appliquons en dernier lieu, sur la pyramide, une attelle en cuivre, retenue encore cette fois par des diachylons.Trois plans de suture ferment la plaie costale, et nous terminons l\u2019intervention par le pansement abdominal ordinaire.Les suites opératoires sont des plus simples, et le pansement des narines, pratiqué au bout de deux jours, est ensuite renouvelé toutes les 24 heures.Dès la septième journée, nous commençons à enlever les points de la peau recouvrant la sous-cloison, et ceux du vestibule.Quant aux sutures de la plaie costale nous attendons un peu plus tard pour leur ablation.Seize jours apres l\u2019intervention le patient laisse l\u2019hôpital absolument guéri.A cette époque le lobule nasal est bien remonté, et se trouve en ligne direct: avee les os propres.Les narines ont une ouverture normale.Huit mois après l'opération, le malade nous écrit qu\u2019il est toujours satisfait, et que son nez est bien droit (D.Si maintenant nous apprécions les différentes méthodes susceptibles de corriger un affaissement du lobe nasal, nous voyons que chaque malformation est un cas d\u2019espèce.En présence d\u2019un nez trop long, et légèrement aplati à la pointe, il faut, par voie endo-nasale, séparer la sous-cloison de la cloison, réséquer de petites tranches du cartilage quadrangulaire, décoller la peau de la pyramide du nez, et suturer de chaque côté la muqueuse vestibulaire, après avoir enlevé la partie exubérante.Afin de stabiliser définitivement cette peau, et par le fait même de remonter le lobule, on doit appliquer des bandelettes de diachylon à traction d\u2019abord verticale et ensuite latérale.(1) Ce patient a été revu le 18 janvier, et la guérison s\u2019est bien maintenue. 268 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Si l\u2019affaissement se manifeste sur un nez mou, avec des narines suffisamment larges, Joseph de Berlin conseille de détacher entièrement la sous-cloison au moyen d\u2019une incision externe, de mettre à nu les deux cartilages alaires, et ensuite de les suturer en les rapprochant, de manière à remonter le lobule nasal.Dans certains cas cette méthode peut donner un assez bon résultat, mais généralement le tissu cicatriciel, qui se forme conséecutivement à l\u2019intervention.a pour propriété de diminuer avec le temps l\u2019apparence esthétique.L\u2019opération peut aussi être faite par la voie endo-nasale, mais il est facile de concevoir qu\u2019elle est bien plus laborieuse.et plus problématique quant à son effet.Sheehan de New-York préconise de pratiquer une incision sur la peau qui recouvre la sous-cloison, et de creuser un tunnel sur le bout du nez.Après avoir prélevé un morceau de cartilage costal, il le modèle de telle sorte que deux parties à peu près égales, recourbées à angle droit, soient retenues par le périchondre.Ce greffon est ensuite mis au lobule jusqu\u2019aux os propres, et dans la plaie de la sous-cloison.Entre des mains aussi habiles et expérimentées que celles de l\u2019auteur de ce procédé, il est possible d\u2019escompter un excellent résultat.Toutefois, nous devons admettre que pour obtenir une correction parfaite, il faut que la greffe soit préparée d\u2019une manière impeccable à tous les points de vue, et que la muqueuse du vestibule nasal, de chaque côté, ne soit pas lésée.Moulonguet de Paris, en présence d\u2019un malade venu le consulter pour un affaissement très prononcé du lobule nasal, consécutif à un traumatisme remontant à la première enfance, et où il n\u2019y avait pas de cartilage de la cloison et de la sous-cloison, eut l\u2019idée d\u2019intervenir de la manière suivante.Sous anesthésie au chloroforme, petite incision transversale de un demi-centimètre de long, juste au-dessous de la pointe du nez.OCreusage d\u2019un canal sous-cutané de quatre centimètres allant jusqu\u2019aux os propres.Seconde incision partant du milieu de la première transversale, et dédoublement de la sous-cloison et de la cloison sur une profondeur de un centimètre et demi.Prise sur le rebord de la neuvième côte d\u2019un morceau de cartilage dépouillé de son périchondre, présentant plus ou moins la forme d\u2019une équerre, dont la branche la plus longue est de deux centimètres et demi.Mise en place de ce greffon, ayant la pointe en contact avec les os propres, la partie inférieure avec l\u2019épine nasale, et la portion supérieure repoussant le lobule.L\u2019auteur de ce procédé déclare avoir obtenu un très bon résultat esthétique de profil.Quant à la vue de face, le greffon a pris une légère courbure à droite, ce qui l\u2019a forcé plus L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 269 tard à recourir à une injection de paraffine pour corriger cette concavité.Si nous apprécions maintenant cette méthode nous supposerons que le malade du Dr Moulonguet l\u2019a prié de pratiquer l\u2019intervention sous chloroforme.En effet, il aurait été beaucoup plus facile de la faire, même sans douleur.sous anesthésie locale, ce qui lui aurait permis de distendre, jusqu\u2019à un certain point, les tissus, et surtout ceux de la cloison nasale qui, suivant sa description, étaient réduits à cune simple fibre muqueuse ».Nous ne comprenons pas le besoin d\u2019une incision transversale d\u2019un demi-centimêtre de long au-dessous du lobule du nez, avant de creuser un tunnel jusqu\u2019aux os propres.Pas plus que de faire un canal sous-cutané de quatre centimètres jusqu\u2019à ces mêmes os, lorsqu\u2019il était nécessaire de mettre un greffon cartilagineux de deux centimètres et demi seulement.Pour ce cas particulier le résultat a été très bon.Cependant, nous doutons fort que cette méthode puisse s\u2019appliquer d\u2019une manière pratique à la correction du lobule affaissé en général car, même adaptée aux circonstances, il v aurait toujours le danger d\u2019une perforation de la muqueuse du nez lors du dédoublement de la sous-cloison et de la cloison.Nous savons tous que ce petit accident pourrait avoir pour conséquence une infection d\u2019abord, et ensuite l\u2019élimination de la greffe.Nous ne parlerons pas de la cicatrice cutanée qui, avec le temps, disparaît presque entièrement.La mise en place d\u2019un étai cartilagineux, pour repousser le bout du nez, a déjà été décrite, mais cette méthode simpliste est insuffisante pour donner à la pyramide une ligne droite.Elle expose le lobule à devenir plus ou moins mamelonné à l\u2019endroit où se trouve la pression.De plus, la création d\u2019avant en arrière d\u2019un tunnel dans la sous-cloison, après une incision de cinq millimètres à un centimètre, recommandée par certains auteurs, n\u2019est pas pratique, car ce tunnel est trop petit pour recevoir une greffe assez grosse, qui a pour but de repousser définitivement le bout du nez, et en outre son application présente des dangers de rupture lors de manœuvres laborieuses.Avec le morceau de cartilage que nous introduisons par voie externe jusqu\u2019aux os propres, nous pouvons à volonté obtenir la rectitude désirée.Finalement le dernier greffon, placé en contact avec le précédent, a pour propriété non seulement d\u2019augmenter l\u2019effet de la correction nasale, mais aussi de protéger les tissus en recouvrant la poutre cartilagineuse à son extrémité lobulaire.Il est très important de mettre l\u2019index dans la narine droite pendant la section, d\u2019avant en arrière, de la muqueuse qui sépare la sous-cloison de la cloison à gauche, afin de pouvoir exercer un \u201d 270 I UNION MÉDICALE DU CANADA contrôle, et par le fait même de prévenir la perforation.Pour donner plus d\u2019extension à cette muqueuse incisée, dans le but d\u2019introduire un étai cartilagineux aussi gros que possible, absolument droit et dépourvu du périchondre, il faut recourir à une dissection de ses bords.Le greffon est ensuite placé en contact avec la cloison, et il est facile de bien le protéger en suturant à la soie les lèvres de la plaie vestibulaire au moyen de très fines aiguilles.Il ne reste plus en dernier lieu qu\u2019à pratiquer une petite incision verticale au-dessous du lobule, de faire communiquer cette ouverture avec le tunnel déjà créé lors de la section de la muqueuse séparant la cloison de la sous-cloison, et de mettre les deux morceaux de cartilage.Suture de cette incision cutanée, pansement légèrement compressif des deux narines à la gaze iodoformée, pansement externe, et application sur la pyramide nasale d\u2019une attelle en cuivre retenue par des bandelettes de diachylon.Fermeture ordinaire de la plaie costale.Pour toutes les rhinoplasties se rapportant à une lésion prononcée, où il faut avoir recours à la greffe, nous employons le cartilage, \u2014 tel que nous l\u2019avons déjà exposé dans un travail antérieur \u2014 et de préférence celui de la première côte flottante \u201c\u2019.En effet l\u2019anatomie de cette extrémité costale se prête particulièrement bien au modelage, et ce greffon à lui seul est amplement volumineux pour la correction de toutes difformités produites par une insuffisance du squelette nasal.De plus ce cartilage peut être prélevé sans douleur sous anesthésie locale, et les suites opératoires sont toujours très simples.En présence d\u2019un nez aplati à la pointe, élargi et tendu, il faut tout d\u2019abord rapprocher les ailes, suivant le procédé de déplacement bien décrit par les auteurs, avant de remonter le lobule avec une poutre cartilagineuse, et d\u2019appliquer ensuite, par voie externe, les deux autres greffons.Nous croyons avoir suffisamment exposé, dans ce travail, la méthode que nous préconisons pour la correction de l\u2019affaissement du lobule nasal, et fait ressortir sa supériorité sur les autres.Cette opération est particulièrement facile, se pratique sans douleur sous anesthésie locale, et assure le plus de garanties possibles quant au résultat esthétique ®.(1) J.-N.Roy: «La méthode de choix pour lu correction des nez concaves.» Archives Internationales de Laryngologic, Olologie, Rhinologic et Broncho-Œsophagoscopie, Paris, fév.1928.(2) Nous regrettons de ne pouvoir fournir d'illustrations, car notre malade a refusé de se laisser photographier avant ct après l'opération. RECUEIL DE FAITS LA LUXATION RÉCIDIVANTE DU MAXILLAIRE INFÉRIEUR ET SON TRAITEMENT Par J.-C.FAVREAU, Chirurgien orthopédiste de l\u2019hôpital Sainte-Justine.La luxation du maxillaire inférieure n\u2019est pas une rareté: tout médecin praticien ou spécialiste peut se vanter d\u2019avoir replacé un bon nombre de « mâchoires décrochées ».Les dentistes aussi connaissent bien cette affection et n\u2019hésitent pas à la guérir.Ces médecins et ces dentistes connaissent peut-être aussi quelques personnes où la luxation s\u2019est reproduite deux ou trois fois.Mais les véritables cas de luxation récidivante chronique, c\u2019est-à-dire les cas où le condyle du maxillaire inférieur sort de sa cavité normale à propos de tout et à propos de rien, sont encore assez rares.Personnellement, nous n\u2019en avons rencontré que deux cas depuis quatre ans, et la littérature médicale est bien peu abondante sur ce sujet.Il faut dire que, jusqu\u2019à ces dernières années, les traitements proposés étaient peu efficaces et peu séduisants: c\u2019est peut-être ce qui explique le peu d\u2019attention donnée à cette infirmité.Mais aujourd\u2019hui, grâce aux travaux de Léo Mayer de New-York, les choses ont bien changé; et, avec cet auteur, nous sommes bien d\u2019avis que la luxation récidivante du maxillaire inférieur pose un problème très passionnant pour un chirurgien orthopédiste.En effet, le traitement chirurgical préconisé par Léo Mayer est relativement facile et très efficace.C\u2019est dans le but de mieux faire connaître cette affection et surtout son traitement que nous avons décidé d\u2019écrire ces lignes.Pour mieux appuyer nos conclusions, nous avons le plaisir de vous présenter une observation personnelle complète où le résultat immédiat et Cloigné a dépassé nos espérances ct surtout celles de notre cliente.Sous le diagnostic de luxation récidivante du maxillaire inférieur, dans le passé, on a souvent confondu deux lésions distinctes tant au 272 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA point de vue clinique qu\u2019au point de vue pathologique.L'une consiste en une véritable luxation (il y a sortie du condyle en dehors de sa cavité normale) : l\u2019autre consiste plutôt en un dérangement intra- articulaire causé par la désinsertion du ménisque fibro-cartilagineux interposé entre les eux surfaces articulaires de la temporo-maxillaire.Et, comme le fait remarquer Léo Mayer.cest pour n\u2019avoir pas su faire la part clinique précise de ces deux lésions que les traitements proposés ont trop souvent manqué leur but.On est porté à étiqueter luxation du maxillaire inférieur certains troubles temporo-maxillaires dont beaucoup de gens se plaignent ou ne se plaignent pas et qui consistent en un petit mouvement antéro- postérieur anormal du condyle au moment de la mastication of du hâillement ; ce mouvement anormal s'accompagne très souvent d\u2019un craquement vif ct parfois douloureux.Tout cela est loin de la luxation.En analysant ces troubles de plus près, on arrive vite à se convaincre qu\u2019il s\u2019agit plutôt de manifestations d\u2019arthrite chronique, d\u2019un déséquilibre articulaire causé par une mauvaise occlusion des dents, ou d\u2019une lésion franche du ménisque.S\u2019agit-il d\u2019arthrite chronique?un traitement médical ou physiothérapique est à conseiller.S\u2019agit-il d\u2019une occlusion dentaire défectueuse ?Cest au dentiste qu\u2019il faut demander une correction.S\u2019agit-il d\u2019une lésion méniscale sérieuse?c\u2019est au chirurgien qu\u2019il appartient de faire une ablation du ménisque ou une immobilisation temporaire de la temporo- maxillaire.Tous ces traitements cependant seraient totalement inefficaces en face d\u2019une luxation récidivante véritable et Cest pourquoi il ne faut pas hésiter à recourir alors au traitement préconisé par Léo Mayer.cest-à-dire à la butée ostéo-plastique extra-articulaire précondylienne.Pour comprendre la pathogénie de cette affection, ainsi que la technique et le mécanisme d\u2019action de son traitement opératoire, il est utile de se rappeler les grandes lignes de l\u2019anatomie de l\u2019articulation temporo-maxillaire.Cette articulation est formée par le condyle du maxillaire inférieur d\u2019une part et par la cavité glénoïde du temporal (l\u2019autre part.En avant de cette cavité glénoïde, se trouve le tubercule 71gomatique antérieur.lequel constitue une sorte de butoir normalement suffisant pour empêcher le condyle de glisser en avant.Entre les deux surfaces articulaires, se trouve placé un ménisque qui coiffe le condyle et s\u2019v attache.Le muscle ptérygoïdien interne s\u2019attache à la portion antérieure de ce ménisque.Une synoviale tapisse toutez ces surfaces, Une capsule et des ligaments entourent toute l\u2019articulation. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA R71 2 ZZ JZ \u2014 SC TN ~~~ : Wy) - \u2026- A .ly 2 LE Ed LIP ITN - te prenne me : -a Crm.Fie 1.\u2014 Ce schéma transparent illustre le tracé de l\u2019incision cutanée en en forme de L renversé, AE y _\u2026.bh.~~ a 9 -\u2014\u2014 Gr, = (NS is, * \u201cant > 3 4 men ~ a Fie 2 = .\u2014 L'arcade zigomatique es* exposée et son bord inférieur est réséqué.Au fond apparaît le tubercule zigomatique antérieur. 274 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Or, dans les cas où survient la luxation récidivante, il semble que le condyle du maxillaire inférieur glisse en avant du tubercule zigomatique antérieur parce que celui-ci est insuffisant ou parce que les moyens d\u2019union de l\u2019articulation sont devenus trop lâches.Dès lors, il est facile de comprendre que si l\u2019on augmente suffisamment l\u2019épaisseur du tubercule zigomatique antérieur on s\u2019oppose par le fait même au passage du condyle en avant.Cette vérité anatomique constitue le principe très rationnel de la butée ostéoplastique de la temporo- maxillaire.La technique de cette opération est assez simple et les schémas qui suivent en donnent une meilleure idée qu\u2019une longue description.I] faut dire cependant que nous avons cru bon de modifier un peu la technique employée par Léo Mayer pour protéger l\u2019esthétique et Fig.3.\u2014 La partie ombrée au fond de la plaie indique le tubercule zigoma- tique antérieur.Le prolongement inférieur est constitué par la petite cheville osseuse qui s\u2019enfonce environ 14 de pouce dans le tubercule.Ce tubercule et son prolongement constituent le nouveau butoir en avant du condyle.faciliter la mise en place du greffon.Nous employons une incision cutanée beaucoup plus simple.Nous ne réséquons pas complétement l\u2019apophyse zigomatique; nous nous contentons d\u2019échancrer son hord inférieur.Nous employons un greffon tibial qui nous donne une te nt 0 ot me L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 275 cheville assez longue pour frapper dessus commodément.Nous ne sectionnons pas l\u2019artère temporale superficielle et nous n\u2019exerçons aucune traction sur le nerf temporal superficiel.Nous croyons qu\u2019il est avantageux d\u2019éviter tous ces inconvénients à l\u2019opérateur et au patient.; Photographie no 1: Cette photographie de profil montre la bonne position du maxillaire inférieur et la cicatrice à peine visible de la région temporo-maxillaire.Une fois l\u2019opération terminée, le maxillaire inférieur est immobilisé par un simple bandage qui prend solidement la tête et le menton.Pendant cinq à six semaines, les aliments liquides et semi-solides sont les seuls permis.+ os me i Be de à - vu; D 200 # 276 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Nous avons opéré avec un suceès complet la malade dont l\u2019observation suit.Observation: Mlle Lueienne L., 24 ans, vient nous consulter le 25 g mars 1936 parce que sa mâchoire inférieure se «décroche» du côté droit et 1 parce que ce trouble la géne considérablement.Le mal est apparu pour la Photographie no 2: Photographie de face démontrant que la bouche s'ouvre normalement.N.B.\u2014Toutes ces photographies ont été prises huit mois après l'opération.première fois v_rs le Mois de novembre 1934.Un médecin appelé réduisit assez facilement la luxation.Quelques semaines plus tard, même accident et même traitement.Graduellement, les accidents s: multiplient et l\u2019articulation devisnt lâche au point que la malade réduit clle-même sa luxation.Au mo- _\u2014 \u2014\u2014 mee L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 277 ment où elle vient nous consulter, elle nous raconte que sa mâchoire se «décroche » jusqu\u2019à 15 fois par jour.Elle est incapable de rire, de bâiller ou même de manger des substances solides sans appuyer sur son menton pour prévenir la luxation.Pendant que nous l\u2019examinons, nous reproduisons la luxation à volonté.Cependant, la sortie et la rentrée du condyle dans lai cavité glénoïde cause toujours une douleur assez vive.La malade entre à l\u2019hôpital le 19 avril et l\u2019opération est pratiquée le 24 avril 1936.Nous suivons rigoureusement la technique que nous avons décrite plus haut.Aucune complication opératoire ou post-opératoire.Immobilisation partielle du maxillaire inférieur pendant 2 semaines.Pendant trois autres semaines, la malade prend bien soin de ne pas forcer son articulation.Deux mois après l\u2019opération, elle ouvre la bouche à la grandeur d\u2019un pouce.Trois mois après, l\u2019ouverture de la bouche est facile et de grandeur normale.Nous avons revu notre opérée ces jours derniers et voici nos constatations: le jeu de l\u2019articulation temporo-maxillaire droit est normal et indolore; il persista une petite zone d\u2019hyperesthésie cutanée au niveau de la temporo- maxillaire; la cicatrice cutanée est à peine visible; la luxation ne s\u2019est pas reproduite depuis l\u2019opération c\u2019est-à-dire depuis près de dix mois.Conclusion La luxation récidivante du maxillaire inférieur est une entité morbide bien définie qui ne doit pas être confondue avec une lésion du ménisque de l\u2019articulation temporo-maxillaire.L\u2019affection cause à celui qui en est atteint une infirmité grave mais facilement curable par un traitement chirurgical relativement simple et sûrement efficace qui ne compromet ni l\u2019esthétique ni la fonction.Nous croyons donc que la butée ostéo-plastique de l\u2019articulation temporo-maxillaire est une excellente opération et qu\u2019elle mérite l\u2019attention de ceux qui s\u2019intéressent à la chirurgie orthopédique. MOUVEMENT MÉDICAL DES ARSENICAUX.EXAGÉRATION DE LEUR TOXICITÉ Par Paul POIRIER, Chef du Service de Dermato-Syphiligraphie à l'Hôtel-Dieu, Assistant à la Clinique de l'Université de Montréal.Nous avons insisté ici même, à la suite de notre maître le professeur Marin \u2018?, sur la «therapia sterilisans magna » d\u2019Ehrlich par les arsenicaux; et ce n\u2019est pas sans raison que nous revenons sur le même sujet.Il nous arrive encore trop souvent en effet d\u2019entendre dire par nos collègues : « Moi, je ne prends pas de chance », et par nos malades: « Moi, j'ai déjà eu un chancre ; je suis allé consulter un médecin qui m\u2019a donné des injections intramusculaires ; j\u2019ai fait analyser mon sang dernièrement et voici le rapport.» Nous y lisons toujours la fatidique et décevante inscription: Wassermann +++ +++ Kahn +++.Dans cette condition, médecin et malade ont tous deux perdu toutes les chances de guérir une infection bénigne à ses débuts, et de prévenir pour l\u2019avenir une infirmité grave, comme une cardiopathie, une ataxie locomotrice, une paralysie générale ou une atrophie optique, etc, dont nous sommes les témoins chaque jour.Médicalement parlant, nous sommes armés jusqu\u2019aux dents contre le tréponème pâle de Schaudinn.Pourquoi alors se retenir, se retrancher sous des prétextes comme ceux-ci: « Mes malades ne reviennent plus, ils sont plus malades après qu\u2019avant » ?Un médecin n\u2019a pas le choix dans l\u2019arsenal antispécifique arsenical (Novarsenobenzol français 32% d\u2019arsenic, Novarsphénamine américain, Néosalvarsan allemand, Mapharsen 29%, ou Sulfarsenol 20%), bismuthique ou mercuriel.(1) Paul Poirier: «De l\u2019importance du traitement de la syphilis a ses débuts.» Union Médicale, mai 1936.(2) Albéric Marin: «Des traitements insuffisants en syphilis.» Union Médicale, février et mai 1931. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 279 Il doit savoir que l\u2019arsenic est le roi des médicaments, ayant une valeur thérapeutique de 10 sur 10, alors que le bismuth a une valeur de 7 à 8 et le mercure de 4 à 5.Les contre-indications absolues aux arsenicaux sont fort réduites; elles doivent se limiter aux cachectiques, aux sujets atteints d\u2019une lésion cardiaque mal compensée, d\u2019une insuffisance hépatique grave, de néphrite chronique avec forte imperméabilité rénale.C\u2019est sans doute pour les avoir ignorées ou ne pas en avoir tenu compte que des accidents, peu nombreux il est vrai, mais pourtant trop regrettables, ont été signalés.Car de sa toxicité, il est clair qu\u2019elle a été exagérée : les faits sont là pour le démontrer, aussi bien expérimentaux que cliniques.Les recherches chimiothérapiques d\u2019Ehrlich ®, et de ses savants collaborateurs Bertheim et Hata, ont prouvé hors de tout doute, l\u2019action nettement parasitotrope (tréponémicide) des arsénobenzènes, et très peu organotrope.Les syphiligraphes sont venus à la suite, confirmer ce que l\u2019expérimentation avait démontré.« L\u2019arsenic paraît le moins toxique des antisyphilitiques pour le rein.» Gougerot.« L\u2019arsenic est toxique pour un foie insuffisant.» Idem.La méthode des doses massives stérilisantes (0.90 ctgrs \u2014 8 grammes par série \u2014 congé 2 a 3 semaines \u2014 2 ans de traitement après négativité), ne peut être employée chez l\u2019homme qu\u2019avec les arséno- benzènes.Avec le bismuth et le mercure, la dose tolérée est inférieure à la dose stérilisante.En résumé, expérimentalement, les arsénobenzènes sont donc les moins toxiques des trois médicaments, mais chez l\u2019homme, il faut compter avec des intolérances et sensibilisations imprévues qui rendent toxiques des doses faibles, habituellement tolérées (par exemple 0.15, 0.30, 0.45 de 914).« Les réactions post-arsénobenzoliques ne sont pas en rapport avec la posologie, mais avec l\u2019idiosyncrasie particulière du patient.» Marin.D\u2019où l\u2019on voit que ce n\u2019est pas tant la toxicité, mais bien l\u2019intolérance ; mais on a aussi exagéré cette dernière.Les principaux petits signes d\u2019intolérance sont: vertiges, frissons, nausées, vomissements, céphalées, qui recommandent la prudence.Weil prétend, grâce à ces signes d\u2019intolérance, avoir pu prédire l\u2019apparition de réactions sérieuses.(3) Paul Gagnon: « La chimiothérapie arsenicale de la syphilis.» Union Médicale, septembre et octobre 1934. 280 L\u2019UNION MEDICALE DU cas
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.