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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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Références

L'union médicale du Canada, 1930-10, Collections de BAnQ.

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[" = = Tome LIX No 10 Octobre 1930 BULLETIN LE XIe CONGRÈS DE L\u2019ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE À MONTRÉAL Septembre 16-17-18-19, 1930 Le congrès de Montréal a été un très grand succès à tous les points de vue.Grâce à un travail intelligent et tenace, l\u2019Association est maintenant assise sur des bases solides et permanentes.Elle sera dirigée par un Conseil assisté d\u2019un secrétaire-archiviste connaissant les rouages de son organisation.C\u2019est ainsi qu\u2019une même pensée dirigera les Congrès futurs, quelque soit l\u2019endroit où il siégera.Cette innovation assure la personnalité de notre Association: premier résultat pratique des derniers Congrès.L\u2019importance et la variété du programme scientifique avaient attiré un grand nombre: de médecins.Nous avons été vivement impressionnés de l\u2019intérêt et de l\u2019at ntion avec lesquels les auditoires nombreux suivaient chacune des séañces, \u201cIl \u2018y a là un progrès réel.Nous croyons que les conférences faites sous \u2018les auspices de l\u2019Association Médico-Chirurgicale de la rences faites sous les auspices de l\u2019Association Médicale de la Province de Québec ont créé un courant d\u2019opinions important, dont le congrès a bénéficié.Nos médecins s\u2019éveillent peu à peu à la curiosité scientifique.C\u2019est un bon augure.Les Congrès canalisent heureusement toutes ces activités nouvelles.Continuons.La délégation française a brillé d\u2019un vif éclat.Nous avons eu le bonheur de recevoir des personnalités importantes, de les entendre exposer leurs travaux sur des questions d\u2019actualité, de les voir opérer dans nos hôpitaux.Tls nous ont convaincus que l\u2019Ecole française s\u2019impose toujours par sa clarté et sa sobriété.Nous approuvons les règles de la saine critique basées sur les travaux de recherches.Nous nous orientons, ainsi avec l\u2019Université naissante, vers une conception qui s\u2019impose si nous voulons progresser.Voici donc un autre résultat pratique du dernier Congrès. 614 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Il a fallu une somme de travail énorme pour accomplir cette tâche que seuls connaissent ceux qui l\u2019ont assumée depuis les origines de notre Association.Nous avons un devoir à accomplir: celui d\u2019adresser nos remerciements et nos félicitations au Président, le professeur Rhéaume et à tous les membres du bureau: MM.Mercier, secrétaire général, Marion, secrétaire du Congrès, élu secrétaire-archiviste, et Lebel, trésorier.Je mentionne également M.Valiquette, dont l\u2019inlassable et sûr dévouement a su grouper autour de l\u2019organisation scientifique une exposition magnifique qui a remporté le plus.grand succès.Grâce à l\u2019expérience acquise dans les organisations précédentes, il a été un conseiller utile et écouté.Enfin, les dames n\u2019ont pas été oubliéés.Madame Rhéaume, dont le \u2018charme a conquis tous les congressistes, a admirablement secondé les efforts de son mari en organisant des promenades, des matinées et des dîners où l\u2019on souriait tandis que les maris méditaient sur les problèmes souvent dissolubles de la maladie.Nos bons souhaits aux amis d\u2019Ottawa, siège du prochain Congrès.Les Officiers élus sont MM: Président: Dr R.E.Valin (Ottawa) Vice-Présidents: Dr Albert Paquet (Québec) Dr Amédée Granger (Nouvelle-Orléans) Dr J.R.Bélisle (Hull) Secrétaire-Général: Dr J.H.Lapointe (Ottawa) Secrétaire-Archiviste: Dr Donation Marion (Montréal) Trésorier: Dr Eugène Gaulin (Ottawa).LeSAGE. MÉMOIRES GOÎTRE TOXIQUE ET MÉTABOLISME Georges BARIL.Professeur de chimie physiologique à la Faculté de Médecine de l'Université de Montréal.Directeur scientifique des laboratoires de l'Hôtel-Dieu de Saint-Joseph et de l'Hôpital Sainte-Justine.(suite) \u2014 III \u2014 Il existe indiscutablement des décès post-opératoires.Nous n\u2019avons pas ici à en discuter les causes.L\u2019examen de nos dossiers nous porte cependant à consigner ici les faits suivants: 1° \u2014 Dans tous les cas où nous avons reçu un rapport qu\u2019un malade était décédé après une intervention chirurgicale pour goître toxique, nous avons constaté par les dossiers du laboratoire qu\u2019il s\u2019agissait de malades a) profondément intoxiqués; b) à glande thyroïde peu hypertrophiée ; c) à métabolisme variable d\u2019un jour à l\u2019autre, mais toujours au-dessus de + 50.2° \u2014 Dans tous ces cas, le métabolisme est extrêmement difficile à faire.La moindre contrariété, la moindre émotion, le moindre retard de l\u2019opérateur, énervent le malade et modifient sensiblement le chiffre du métabolisme.3° \u2014 Dans tous ces cas l\u2019appareil fatigue le malade.Si le métabolisme est répété trop fréquemment ; si les périodes de respiration à l\u2019appareil sont prolongées, on voit la consommation d\u2019oxygène augmenter de minute en minute.Et, dans notre opinion, s\u2019il est fait deux mesures dans une même séance, et, si la seconde fournit des résultats plus élevés que la première, l\u2019écart entre les deux ne doit pas être imputé à des fautes de technique, mais à l\u2019état du malade.4° \u2014 Tous ces signes, qu\u2019il convient de noter avec soin et de communiquer au médecin traitant, toute cette façon de se comporter du malade à l\u2019appareil deviennent pour l\u2019opérateur averti (s\u2019il n\u2019est pas un simple technicien) des symptômes révélateurs de la gravité de la maladie et un indicateur précieux du très grand risque opératoire de ces cas.Mais citons quelques résumés d\u2019observations. 616 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA 8eme observation (résumée).\u2014 Monsieur G.48 ans.Diagnostic clinique: goître hypertoxique.Peu d\u2019hypertrophie glandulaire.A eu toute une série de métabolismes depuis le 10 septembre 1924 jusqu\u2019au 26 novembre de la même année, date où il fut opéré.Nous présentons sa courbe sous le numéro 7583.(Fig.VIT).Décès soudain, par asphyxie, 24 heures après la thyroïdectomie.Nous avons gardé vivace le souvenir de ce malade qui présenta l\u2019ensemble des symptômes décrits quelques lignes plus haut.Alternatives de gaîté et de tristesse.Malade exigeant quant à l\u2019heure précise de son métabolisme, celui-ci se maintenant en général au-dessus de + 50.Impossible, certains jours, d\u2019obtenir des chiffres concordants.Fatigue à l\u2019appareil pour toute période d\u2019une durée de plus de cinq minutes.LABORATOIRE DE PATHOLOGIE DE L'HÔTEL-DIEU DE SAINT-JOSEPH BULLETIN D'ANALYSE NO Îk54 : \u2026 DATE.14 Aoû 1024 POUR Mn G.\u2026 .\u2026 \u201cAus \u2026.DEPT .SERVICE DU DOCTEUR .sn .COURBE DE METABOLISME PULSATION = LIGNE BRISÉE.MÉTABOLISME = LIGNE CONTINUE.RESPIRATION POIDS Fig.VII.9ème observation (résumée).\u2014 Madame E.T.Age, 38 ans.Traitée d\u2019abord à l\u2019iode avec une amélioration toute passagère.Sa courbe est également présentée (Fig.VIII).Cette malade insiste pour être opérée alors qu\u2019elle a un métabolisme supérieur à + 60.On lui fait une thyroidectomie subtotale.Elle meurt subitement dans les 24 heures.Cette observation est instructive: nous aurons à y revenir quand nous parlerons du traitement iodé.10ème observation (résumée).\u2014 Madame M.Rapport No 7641.Age, 32 ans.Goitre hypertoxique.Premier métabolisme le 25 juillet 1925: + 100.2ème métabolisme quelques jours plus tard: + 80.L'observation men- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 617 tionne que \u201cl\u2019état clinique de la malade est meilleur que ne l\u2019indique le métabolisme (+ 80)\u201d.La malade réclame l\u2019opération avec instance; on fait \u201cdes ligatures quadri-polaires: résection totale a gauche et subtotale du lobe droit\u201d.Mort subite le lendemain de l\u2019opération.L\u2019examen anatomo-pathologique indique: \u201cgoître toxique\u201d.Cette observation devrait être de nature à nous enseigner que s\u2019il peut y avoir désaccord entre le métabolisme et la clinique, il y a peut- Être lieu de toujours se méfier des cas où le métabolisme reste élevé malgré un état clinique apparemment amélioré.Peut-être les cas de cette gravité sont-ils ceux pour lesquels il y aurait lieu de faire précéder l\u2019intervention chirurgicale d\u2019un traitement par rayons X?Nos dossiers ne répondent pas actuellement à cette question.(7) Nous LABORATOIRE DE PATHOLOGIE DE L'HÔTEL-DIEU DE SAINT-JOSEPH it \u201cBULLETIN D'ANALYSE NO 533$ DATE 14 Aovr._ 1926 POUR ManemoisEur£t E.T.-\u20263SANs.pepT.| ve NO SERVICE DÙ DOCTEUR .COURBE DE MÉTABOLISME PULSATION = LiGNE BAISÉE.METABOLISME = LIGNE CONTINUE.RESPIRATION POIDS Fig.VIII.retenons néanmoins pour notre instruction que les cas du type de ceux qui viennent d\u2019être cités comportent toujours d\u2019emblée un risque opératoire considérable.(7) Depuis 1926, date où ces lignes étaient écrites, plusieurs cas sont venus à notre connaissance, qui établissent indiscutablement l\u2019action préparatoire efficace des rayons X à l\u2019acte chirurgical.Nous aurons peut-être l\u2019occasion de rapporter un de ces cas. G18 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 IV \u2014 Nos dossiers renferment de nombreux documents touchant les malades traités par les rayons X.Sans entrer dans des détails qui ne seraient que des répétitions fastidieuses et allongeraient inutilement ce mémoire, nous pouvons retenir, croyons-nous, les conclusions suivantes ; 1° \u2014 Les Rayons X ont été, à l\u2019Hôtel-Dieu, appliqués à des malades qui présentent des histoires de cas semblables à celles que nous venons de rapporter, depuis le goître peu toxique au goître hyper- toxique.2° \u2014 Les Rayons X font baisser le métabolisme de plusieurs points et rapidement.À preuve: Mde C.A.9 mai 1924: + 69; 14 août 1924: + 20.4 traitements; 6 irradiations.Cliniquement bien au départ.Sans nouvelles de cette malade depuis.\u2014 Mde A.C.12 mars 1926 + 72 ; 11 juin 1926 + 36; \u2014 Mlle B.G.3 octobre 1924: | 62; 29 décembre 1924: + 27 après 5 traitements: 5 irradiations.Très bien cliniquement au départ.\u2014 Mme G.G juillet 1926: + 77; 9 septembre 1926: + 38.A eu trois traitements: 6 irradiations.Encore sous observation \u2014 Mde K.âgé 27 ans.no 952, encore sous observation (déc, 1926) et dont nous présentons la courbe à vu, (fig.IX) sous l\u2019action combinée du repos au lit et des rayons X, son métabolisme passer de 4 100 (janvier 1926) à + 20 (oct.1926.) Le pouls de 116 est descendu à 100.Cliniquement cette personne est bien et satisfaite de son état présent (Jan.1926).3° \u2014 Les rayons X ne guérissent pas tous les cas.Je crois que nous sommes d\u2019accord avec les radiologistes sur ce point.Voici un exemple : Madame T'.13 février 1926: + 113; 11 mai 1926: + 23, apres 10 traitements: 19 irradiations.Nous avons revu cette malade les 14 et 15 septembre 1926.Elle a fourni un métabolisme compris entre \u2014 69 et \u2014 81 sans que nous puissions fixer son chiffre.Nous avons dans nos fiches plusieurs cas du même genre.4° \u2014 Dans quelle mesure la guérison apparente à la fin du traitement se maintient-elle?Nous ne sommes pas en mesure de répondre à cette question, n\u2019ayant pas dans nos dossiers présentement de métabolisme éloigné de la fin du traitement.(8) (8) Depuis notre communication, nous avons pu observer une malade (Mme S.) chez laquelle une grippe intereurrente a fait remonter le métabolisme à un chiffre très élevé, et, chez laquelle pendant plusieurs mois les Rayons X appliqués de nouveau ont été impuissants à juguler les progrès de la maladie.Un traitement médical a été institué dont nous ignorons la teneur; la malade a été guérie et nous l\u2019avons perdue de vue depuis. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 619 5° \u2014 Les rayons X constituent une excellente préparation à l\u2019intervention chirurgicale; plusieurs de nos observations du premier groupe le démontrent.6° \u2014 Il ne faut pas hésiter à y avoir recours comme traitement post-opératoire si le métabolisme se maintient élevé.LABORATOIRE DE PATHOLOGIE DE L'HÔTEL-DIEU DE SAINT-JOSEPH a BULLETIN D'ANALYSENO $32 .DATE 30 Janvier ; 1926 POURManamE K ze ans \u2026 DEPT No SERVICE DU DOCTEUR COURBE DE MÉTABOLISME MÉTABOLISME = LIGNE CONTINYE.PULSATION = LIGNE BRISÉE.RESPIRATION POIDS Fig.IX.A lobservation déjà citée en II (la 6ème) ajoutons la suivante : llème observation (résumée).\u2014 Mlle B.29 ans.Opérée il y a six ans pour goître toxique dans un hôpital étranger.On lui fit une ligature des pôles inférieurs de la glande thyroïde.Après neuf semaines d\u2019hospitalisation, elle reprit ses occupations sans que cependant les palpitations cardiaques à tendance syncopale aient complètement disparu.Cette malade entre à l\u2019Hôtel-Dieu le 7 juin 1925 dans un service de médecine, se plaignant de palpitations cardiaques fréquentes, nervosisme, dysphagie intermittente.Il y a hypertrophie bilatérale de la glande thyroïde; légère exophtalmie ; tremblement de extrémités.Pouls 120.Métabolisme + 40.On porte le diagnostic de goître toxique.Elle est traitée sans résultat appréciable successivement par l\u2019iode, le bromure de quinine qui est mal supporté, et la belladone.Au 13 juillet 1925, le métabolisme est encore + 43.La malade est envoyée au département de physiothérapie.On lui donne deux traitements: deux irradiations.Le 15 septembre 1926, le métabolisme est \u2014 17.La malade quitte l\u2019hôpital cliniquement trés bien. 620 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 7° \u2014 Enfin nous nous demandons présentement (à cause de l'observation citée au 3° de cette partie et de plusieurs autres cas présentant les mêmes variations de métabolisme,) si les rayons X n\u2019auraient pas dans quelques cas, un effet semblable à celui de l\u2019iode ct \u201c .dont nous allons parler à savoir: de produire une amélioration rapide et considérable tant des symptômes cliniques que du métabolisme, umélioration bientôt suivie d\u2019une recrudescence de la maladie sans nouvelle amélioration résultant de la prolongation du traitement.Nous nous proposons de poursuivre nos observations dans cette direction._V\u2014 La dernière remarque nous conduit donc à parler du traitement 10dé du goître toxique.Nous avions sous observation deux malades extrêmement intéressantes, au moment où le docteur Howard M.Clute écrivait dans le Journal of American Medical Association (janvier le 9, 1926, page 101 \u201cque l\u2019iode provoque une chute du métabolisme dans les dix à quatorze.jours qui suivent le début de son administration ; que c\u2019est alors le temps optimum pour opérer et que cetle opportumité perdue peut ne pas revenir\u201d.Certains affirment même qu\u2019après cette quinzaine, la remontée du métabolisme traduit fidèlement une aggravation clinique de l\u2019état du malade.Les deux courbes suivantes tendraient à confirmer cette opinion.12ème observation.\u2014 Madame St-I.30 ans.Admise dans le service le 12 avril 1926.Goître toxique; tachycardie, tremblement, oxophtalmie.Glande à peine hypertrophiée.Pouls 112.Métabolisme initial + 78.La courbe produite (figs X et XI) montre nettement que sous l\u2019influence du repos au lit et de l\u2019iode (Lugol) le métabolisme tombe à la normale dans les 15 jours.Parallèlement, l\u2019état clinique s\u2019améliore tellement que le premier mai la malade est renvoyée dans sa famille.Cette amélioration n\u2019est que temporaire.Revenue à l\u2019Hôpital le 21 juin 1926, la malade a un métabolisme de + 60.Celui-ci se maintient à ce niveau quelques jours pour redescendre à + 28.La malade n\u2019a pas cessé de prendre du Lugol.On profite de cet abaissement de métabolisme coïncidant avec une amélioration de l\u2019état clinique et un pouls inférieur à 100 pour tenter l\u2019opération.Dès que la malade est anesthésiée, le pouls commence à- monter,\u2018 le coeur est affolé et bat à 160.Etat grave.On renvoie la malade à sa chambre.Elle est encore au repos au lit, et son métabolisme fait il y a peu de jours reste au-dessus de + 50.(Déc.1926). L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 621 13ème observation.\u2014 Madame M.29 ans.Sa courbe (fig.XII) se passe de commentaires.Ces deux observations confirment l\u2019opinion déjà émise par le docteur Clute(9).Il ne faudrait pas cependant se hâter de généraliser.Car en Europe, on a observé des cas très nets de guérison par l\u2019iode.D\u2019ailleurs ce n\u2019est pas d\u2019aujourd\u2019hui que l\u2019emploi de ce médicament est préconisé.Dès le XIIe siècle \u201cl\u2019école de Salerne traitait ses goîtreux LABORATOIRE DE PATHOLOGIE DE L'HÔTEL-DIEU DE SAINT-JOSEPH LABORATOIRE DE PATHOLOGIE DE L'HÔTEL-DIEU DE SAINT-JOSEPH PA AE mar BULLETIN D'ANALYSE NO 3705 ._ _ DATE I3AV RL 32200 192 BULLETIN D'ANALYSE NO J703 .DATE.2 Jun pour M REv Sn.Sto].abans.DEPT.\u2026.\u2026.NO oe.POUR M Riv.Sr Stl | 2.DEPT.SERVICE DU DOCTEUR _._._ .cece ee res La SERVICE DU DOCTEUR.COURBE DE MÉTABOLISME COURBE DE MÉTABOLISME PULSATION == LIGNE BRISÉE.MÉTASOLISUE = LIGNE CONTINUE.+ PULSATION = LIGNE BRISEE.MÉTABOLISME = LIGNE CONTINUE.MESPIRATION > ! RESPIRATION.roivs : : ! i \"roms Fig.X et XI.avec des cendres d\u2019éponges et d\u2019algues, ce qui revenait à faire absorber l\u2019iode sous une forme détournée(10)\u201d, et sans le savoir puisque la découverte de l\u2019iode, due à Courtois, ne date que de 1811.Vers 1818- 1820 Jean-Baptiste Dumas, qui devait être en chimie une des gloires de la science française, est prié par le docteur Coindet, de Genève, de chercher s\u2019il \u201cy a de l\u2019iode dans les éponges et dans les éponges calcinées\u201d.Ce médecin attribue à l\u2019iode \u201cl\u2019efficacité des éponges dont il venait de préconiser l\u2019emploi dans le traitement des goîtres (11)\u201d.(9) Depuis la rédaction de ce mémoire des observations très nombreuses de même nature ont été recueillies.(10) Dr M.-L.Lavedan \u201cLa Médecine Pratique\u201d 30/6/26.(11) Voir \u201cLa Science Moderne\u201d Vie de J.-B.Dumas, p.330, 3ème année, juin 1926. 622 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Et Jean-Baptiste Dumas d\u2019indiquer au Docteur Coindet comme substitut des éponges la teinture d\u2019iode, l\u2019iodure de potassium et l\u2019iodure de potassium ioduré (le précurseur probable de notre solution de Lugol).Ceux qui possèdent \u201cLe \"Traité de thérapeutique et de matière médicale\u201d de Trousseau et de Pidoux \u2014 (9ème édition 1875, pp.325 et suivantes, ler volume), y trouveront avec des renseignements historiques intéressants, des indications cliniques importantes sur l\u2019emploi de l\u2019iode dans le traitement du goître.Ces LABORATOIRE DE PATHOLOGIE DE L'HÔTEL-DIEU DE.SAINT-JOSEPH in BULLETIN D'ANALYSE No 342) .DATE 1] MARS POUR Madame.G-N, 27408.DEPT SERVICE DU DOCTEUR COURBE DE METABOLISME PULSATION = LIGNE BRISEE.MÉTABOLISME == LIGNE CONTINUE.RESPIRATION P0108 Fig.XII.auteurs rapportent que depuis 1822 on discute de ses succès et de ses échecs, de ses modes d\u2019administration et des formes cliniques de goître justiciables de son emploi.Ce bref rappel historique suffit à réduire à ses justes proportions la part (12) que certeins auteurs (12) Pour qu\u2019on ne nous taxe pas de sévérité excessive, voici ce qu\u2019écrivait Howard M.Clute M.D.dans le Journal of the American Medical Association, page 105, date du 9 janvier 1926: \u201cFor many years, iodin has been known to be of value in the treatment \u201cof disorders of the thyroid gland.Marine, in 1911, showed that iodin \u201cwould produce involution in a hyperplastic thyroid gland and recom- \u201cmended the use of iodin to prevent hyperplasia of the thyroid.Neisser \u201cused potassium iodin in 1920 for treating exophtalmic goiter and re- \u201cported definite improvement in eight cases.Loewy and Zondek, in \u201c1921, published a similar series of results.Dr H.S.Plummer was \u201cthe first to show conclusively the great value of iodin in the treatment \u201cof exophtalmic goiter, and to him the credit for the present extensive \u201cclinical application of this medicine must be given\u201d. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 623 américains \u2014 par chauvinisme ou par négligence de pousser plus loin leurs investigations bibliographiques \u2014 attribuent à Marine (1911), à Neisser (emploi de l\u2019iodure de potassium 1920) et à H.S.Plummer etc, dans l\u2019introduction de l\u2019iode en thérapeutique goîtreuse.Pour revenir aux différences de résultats du traitement iodé observées présentement entre les goîtres toxiques de l\u2019ancien et du nouveau continent nous dirons simplement qu\u2019elles remettent sur le tapis une discussion déjà vieille (vor Trousseau 1875) sur les différences cliniques et anatomo-pathologiques des goîtres dans les différents pays et sur la cause du goître.Nous nous bornons à mentionner que nous n\u2019avons pas encore rencontré dans nos dossiers de cas de guérison de goître toxique par l\u2019emploi exclusif de l\u2019iode.Et nous nous demandons présentement en face des cas que nous avons eus, ou que nous avons sous observation, si sa véritable indication ne serait pas uniquement de préparer une intervention chirurgicale décidée d\u2019emblée et faite aussi près que possible du point minimum de la courbe décroissante du métabolisme, c\u2019est-à-dire vers la dix ou douzième journée qui suit le début de l\u2019administration de la solution de Lugol.Nous poursuivons actuellement cette étude.\u2014 V1 \u2014 Mais le traitement médical ne comporte pas uniquement l\u2019emploi de l\u2019iode.Nous connaissons, il est vrai, peu de malades qui aient été traités d\u2019une façon purement médicale et qui nous aient été rapportés comme guéris.Dans la plupart des cas venant des services médicaux et pour lesquels nous avons été appelés à pratiquer une ou des épreuves de métabolisme nous avons constaté à la lecture des observations qu\u2019un jour ou l\u2019autre ces malades ont été dirigés par le médecin au radiothérapeute ou au chirurgien.Toutefois les deux observations suivantes illustrent bien comme sont variables les modalités de l\u2019évolution du goître toxique.14ème observation (résumée).\u2014 Madame L., St-Patrice 67, âgée de 43 ans.Entre à l'Hôpital le 24 septembre 1924.Se présente pour douleurs abdominales, vomissements et nervosisme.Amaigrissement considérable dans les derniers six mois.Insomnie habituelle.Palpitations cardiaques.Tremblement marqué des extrémités supérieures.Thyroïde non augmentée de volume.Température 97.Pouls 140.P.a.180/90.Métabolisme + 63.On porte le diagnostic de goitre toxique.La malade a en outre un déchirement complet du périnée intéressant le sphincter anal.30 septembre, premier traitement aux rayons X.13 octobre: pouls à 84; état cliniquement amélioré. 624 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 21 octobre: amélioration clinique notable; métabolisme + 24.Nouveau traitement électrique le 20 novembre 1924.Métabolisme le ler décembre 1924: + 29.Quitte le service le 5 décembre 1924 très améliorée.Ajoutons qu\u2019en octobre elle a pris, durant une semaine ou deux, du Lugol; en novembre, du bromure de quinine pendant quinze jours, et, un peu plus tard, de la digitaline.La malade rentre à l\u2019Hôpital le ler mars 1925 avec un pouls à 120 et les mêmes symptômes qu\u2019elle présentait la première fois à savoir: tachycardie, tremblements, nervosisme et exophtalmie.Pendant son absence elle a subi un traitement aux rayons X avec ce résultat qu\u2019au 9 mars le métabolisme est + 11.Nouveau métabolisme le 20 mars: + 7.Signalons ici un désaccord avec la clinique: le métabolisme est meilleur que ne l\u2019indique l\u2019état général de la malade.La chose a déjà été signalée par d\u2019autres expérimentateurs au cours d\u2019application de rayons X.On donne la digitaline \u2014 5 gttes pendant une quinzaine, chaque jour d\u2019abord, puis tous les deux jours.A la digitaline succède la solution de Lugol depuis le 8 avril jusqu\u2019au 14 mai 1926.Au 31 mars le métabolisme remonté à + 23.9.Le 22 avril il est à + 0.9; le 3 mai 1925, il est à \u2014 1.4.La malade est passée en chirurgie pour périnéoraphie.Nous avons en vain tenté de retracer cette malade depuis ce moment.Si on la considère comme guérie au sortir de l\u2019Hôpital, créditons la au traitement mixte médecine - rayons X, sans nous charger de départager le débat.Notre dernière observation a trait à une malade qui a fait des manifestations de goître toxique il y a vingt ans.Elle fut traitée aux Etats-Unis par l\u2019iode et l\u2019arsenic.Reprise de troubles nerveux, tachy- chardie et tremblement, elle consulte un médecin qui dépiste des troubles ovariens concommittants.Il traite cette malade par l\u2019iode.l\u2019extrait d\u2019ovaires (corpora lutea) et les trois valérianates P.D.Le métabolisme passe de + 39 à + 16.La malade revue le 22 octobre dernier, se considère très bien.Son métabolisme est de + 16.Elle se livre à ses travaux habituels.C\u2019est peut-être la seule observation de traitement médical exclusif que nous possédions.Elle est instructive en ce qu\u2019elle marque la répercussion que peuvent avoir les troubles de l\u2019ovaire sur l\u2019état thyroïdien.On sait en effet que celui- ci ne doit pas fasciner le médecin, le chirurgien ou le radiothérapeute au point de leur faire oublier le reste de l\u2019organisme.Le choix du traitement dépendra nécessairement de ces modalités particulières qui accompagnent les symptômes de la thyrotoxicose.CONCLUSIONS.\u2014 Outre les conclusions particulières que nous avons formulées à la suite de chaque groupe d\u2019observations, de l\u2019ensemble des faits relatés, nous conclurions volontiers avec d\u2019autres observateurs : L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 625 1° \u2014 \u201cQue chaque cas de goître toxique devrait être traité comme une entité distincte\u201d selon le vieil axiome déjà cité \u201cqu\u2019il n\u2019y a pas de maladie mais bien des malades\u201d.\u201cIt is necessary, (écrit A.E.\u201cBarclay, M.D., de Manchester, England), to maintain an open-minded \u201cattitude toward the therapy of exophtalmic goiter, always recognizing \u201cthat at present it rests on an empiric basis.Etiology must be esta- \u201c\u201cblished before rational therapy can be employed\u201d.2° \u2014 Que sans donner une valeur absolue aux résultats du métabolisme, et tout en admettant qu\u2019il peut être en désaccord avec la clinique, \u2014 ce qui dans notre expérience s\u2019est produit très rarement \u2014 cette épreuve (13) reste un guide indispensable dans le traitement du goître toxique.En particulier, on devra être prudent dans les interventions chirurgicales toutes les fois que le métabolisme excède le chiffre de \u2014 50.3° \u2014 Au point de vue \u201ctechnique du métabolisme\u201d, l\u2019expérience de quatre années (déc.1926) nous a enseigné que le métabolisme ne doit pas être laissé uniquement aux mains d\u2019une technicienne, à moins que celle-ci ne soit une infirmière d\u2019expérience, douée d\u2019un esprit d\u2019observation averti, lui permettant de renseigner le médecin sur les moindres incidents de l\u2019épreuve.Plusieurs des cas ci-dessus nous ont enseigné en outre que les techniques généralement décrites dans les livres ne sont pas toujours bonnes à suivre à la lettre.Nous croyons qu\u2019il est inutile de prolonger la durée des séances.Il est incontestable que les appareils à métabolisme, même les plus perfectionnés, fatiguent les patients.Chez les malades qui se présentent dans un état très nerveux, nous pratiquons pendant un jour ou deux une espèce d\u2019entraînement à l\u2019appa- 1eil avant de déterminer le métabolisme.\u2018Cette opération consiste a faire respirer la malade à l\u2019appareil pendant quelques minutes le pre- (13) Nos assistants et nos élèves savent assez ce que nous pensons du rôle du laboratoire dans le diagnostic des maladies qu\u2019il ne devait pas être nécessaire de préciser.Il en est du métabolisme comme des autres recherches.Il a la valeur d\u2019un symptôme, qu\u2019on n\u2019a pas le droit de négliger mais qui doit être pesé avec l\u2019ensemble des autres signes cliniques sans remplacer jamais la clinique.Nous ne connaissons pas encore de formule mathématique ou chimique absolue pour remplacer l\u2019ensemble des signes cliniques dans le diagnostic des maladies.Le diagnostic tout fait par le laboratoire, ce que nous appelons volontiers \u201cla médecine de petits papiers\u201d qui se pratique beaucoup trop outre la ligne 45e ne devrait pas avoir droit de cité dans la pratique médicale ou chirurgicale.Elle aurait encore moins qu'ailleurs sa place chez des praticiens qui se réclameraient de l\u2019école française, l\u2019école clinique par excellence. 626 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA mier jour, pendant une période un peu plus longue le jour suivant, si bien que généralement le 3ème jour nous avons un chiffre sur lequel nous pouvons compter.Cela n\u2019empéche pas que dans de nombreux cas, nous pouvons obtenir des résultats très voisins de la réalité dès le premier jour.4° \u2014 Nous ne croyons pas qu\u2019il soit nécessaire de faire des cpreuves aussi nombreuses que le comportent certaines observations ci- dessus rapportées.Outre que les épreuves quotidiennes, ou même tous les deux jours, fatiguent les malades, elles sont coûteuses et grèvent inutilement ou le budget du patient ou celui du laboratoire.D'autre part, une seule épreuve avant ou après traitement est l\u2019extrême opposé qui réduit singulièrement les services que peut rendre le métabolisme.A chacun de trouver le moyen terme convenable à chaque cas.xo 5° \u2014 Enfin comme les moindres détails d\u2019une épreuve ou d\u2019une série d\u2019épreuves de métabolisme peuvent avoir une importance capitale dans le choix du traitement, le médecin qui dirige le département du métabolisme devrait être considéré par le médecin traitant comme un véritable \u201cconsultant\u201d et non comme \u201c le simple technicien\u201d chargé d\u2019exécuter une réquisition d\u2019analyse.6° \u2014 De ce désidératum découle un dernier voeu, formulé sans aucune arrière pensée : \u201cqu\u2019on voie médecins, chirurgiens et radiologistes travailler en collaboration plutôt qu\u2019en rivaux\u201d pour trouver la formule de traitement qui convient à chaque cas.Alors ce n\u2019est pas le pourcentage de la mortalité consécutive à tel ou tel traitement qui baissera, mais bien la mortalité du goître toxique lui-même.Et Cest ce résultat qui importe avant tout.Nous ne saurions terminer ce mémoire sans offrir nos sincères remerciements aux religieuses du laboratoire de l\u2019Hôtel-Dieu qui ont bien voulu, sous notre direction, préparer les courbes qui complètent les observations que nous rapportons, et au Dr Léo Parizeau qui a eu la grande obligeance de photographier ces courbes si instructives.P.S.\u2014 Il y a près d'un an, a paru dans la Presse Médicale numéro 59, 24 juillet 1929, un article remarquable de Lucien Dautrebande intitulé: \u201cLes doses fractionnées d\u2019iode dans le traitement de l\u2019hyperthyroïdie\u201d.Nous en recommandons la lecture attentive aux lecteurs de l\u2019Union Médicale.Quelques cliniciens en collaboration avec nous ont appliqué cette méthode à plusieurs malades, neufs ou réfractaires à l\u2019administration de doses massives d\u2019iode.Le nombre des cas traités est trop faible pour nous permettre d\u2019opposer notre expérience à celle de l\u2019auteur; mais jusqu'à présent les résultats obtenus par nos collaborateurs et nous, ne feraient que nous confirmer dans l\u2019opinion exprimée au cours de ce mémoire touchant le traitement iodé.Dr Georges BARIL. RECUEIL DE FAITS ICTÈRE SECONDAIRE DISSOCIÉ À ÉVOLUTION PROLONGÉE.Jos.R.PEPIN.Professeur agrégé à l'Université de Montréal.Nous avons eu l\u2019avantage d\u2019observer dans le service de M.le Professeur E.Dubé, du 15 août au 10 février 1929, une jeune malade présentant de l\u2019ictère.À cause des conditions particulières dans lesquelles est apparu ce symptôme et surtout de sa durée, nous avons cru qu\u2019il serait intéressant d\u2019en faire l\u2019étude.Noëlla B ., âgée de 15 ans, est admise à l\u2019Hôtel-Dieu le 14 août 1929.Antécédents héréditaires: \u2014 Père, 57 ans.Spécifique, atteint d\u2019une aortite.B.W.positif.Mère, 3 frères et 2 soeurs en bonne santé.B.W.du sang et du liquide céphalo-rachidien négatif.Antécédents personnels: \u2014 Rien à noter jusqu\u2019à la date du 19 avril 1929 où elle accusa des troubles visuels.Le 15 mai suivant, au dispensaire ophtalmique de l\u2019Hôtel-Dieu, on diagnostique l\u2019existence d\u2019une kératite parenchymateuse que l\u2019on rattache à la spécificité.Maladie actuelle: La patiente présente de l\u2019ictère survenu en cours de traitement arsénical; l\u2019ictère est foncé et intéresse les muqueuses et la peau.La malade ne paraît pas profondément intoxiquée bien qu\u2019elle ait maigri de 10 livres.Elle n\u2019a pas perdu de forces, sa langue est humide et ses pupilles en myosis; thyroïde quelque peu hypertrophiée, dents d\u2019Hutchinson.L\u2019examen des poumons ne révèle rien de particulier; au coeur, signes manifestes d\u2019une sténose mitrale.Le pouls est régulier et bien frappé, non accéléré (80 pulsations à la minute).La température est normale; le foie dépasse de deux travers de doigt le bord inférieur du gril costal; sa palpation est douloureuse.Pas d\u2019augmentation de l\u2019aire de matité hépatique.Pollakyurie diurne et nocturne; urines fortement ambrées.La malade se plaint de céphalée frontale continuelle et d\u2019insomnie depuis 10 jours.Pas de modification des réflexes.Analyse des urines (15 août 1929): Traces d\u2019albumine, rares cylindres granuleux; présence de pigments biliaires avec absence de sels biliaires. C28 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Bloe sanguin: Bordet-Wassermann .Fortement positif Glyeémie: .1 gr.03 Créatinémie: .15 milligr.Azote total non protéique: .0 gr.22 Urée: .iii 0 gr.20 Azote résiduel: .0 gr.13 Temps de saignement: 3 minutes.\"Temps de coagulation: 5 minutes.Absence de modification de la.résistance globulaire, les globules rouges résistant à une solution dé chlorure de sodium à 4.4 pour 1000.Formule sanguine: Hémoglobine: .62% Globules rouges: .2,900,000 Globules blancs: .5,900 26 août 1929.\u2014 Mêmes constatations ou à peu près.9 septembre 1929.\u2014 Traces d\u2019albumine dans les urines, pigments biliaires en excès, nombreux cylindres granuleux.23 septembre 1929.\u2014 Fortes traces d\u2019albumine.Présence de pigments biliaires; absence de cylindres et de sels biliaires.10 octore, 23 octobre \u2018et 5 novembre.\u2014 À peu de différence près, mêmes résultats.Durant la même période de même que pendant les 3 mois subséquents, l\u2019état général de la patiente reste stationnaire.Nous avons reporté, avec intention d\u2019ailleurs, à la suite de ces constatations d\u2019ordre objectif certains renseignements que comportait -lobservation.Depuis décembre 1928, Noëlla B.accusaït des troubles digestifs: Anorexie, digestion lente, ballonnement du ventre et pesanteur après les repas.Elle présentait des crises diarrhéiques muco-membraneuses et des selles couleur café au lait.Ces signes, on sait qu\u2019ils constituent la symptomatologie de l\u2019insuffisance hépatique légère.De même, elle ressentait souvent des douleurs dans l\u2019hypocondre droit avec irradiations dans la région lombaire du même côté, douleurs qui s\u2019étaient intensifiées depuis le traitement arsenobenzolique qu\u2019elle avait suivi du 15 juin au 12 août 1929.(3 gr.50 dans l\u2019intervalle).Après chacune des injections intra-veineuses, pendant 2 jours, elle présentait de la diarrhée, des douleurs lombaires et abdominales, de la céphalée intense, à localisation occipitale. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 629 Maladies du foie ou de la vésicule biliaire, infections et intoxications à retentissement hépatique s\u2019accompagnent de troubles biliaires toujours semblables et dont la pathogénie doit évidemment rester toujours la même.Les rétentions biliaires légères semblent liées aux lésions de la cellule hépatique elle-même.Dans le cas particulier, témoignant de ce retentissement hépatique, nous relevons les symptômes suivants: Ictère intense à localisation cutanéo-muqueuse, décoloration des matières fécales, urines fortement ambrées avec Gmélin et Grimbert positifs.La crainte de voir éventuellement empirer les troubles digestifs nous a fait négliger la recherche des hémoconies.Nous en avons conclu à l\u2019existence d\u2019un ictère secondaire dissocié, avec rétention exclusive des pigments biliaires, à une hépatite toxique dont le traitement arsenobenzolique n\u2019a fait que précipiter, si nous pouvons nous exprimer ainsi, l\u2019apparition.Nous nous rattachons ainsi à l\u2019opinion de la majorité des cliniciens qui incriminent l\u2019intoxication arsénicale.Notre opinion serait- elle controuvée si nous avions l\u2019avantage de pouvoir lire le protocole d\u2019autopsie.Trouverions-nous dans le foie l\u2019agent toxique causal ?Nos collègues syphiligraphes n\u2019ont pas cru devoir, même sous un jour prudent, continuer le traitement arsénical qui aurait peut-être hâté la rétrocession de l\u2019ictère et fait ainsi la preuve de la nature spécifique de celui-ci.Notre patiente avait-elle un foie peu résistant ?Peut-être aussi une hépatite syphilitique secondaire est-elle intervenue dans le même sens, hépatique dont l\u2019action aura été renforcée par celle du composé arsénical. A PROPOS D\u2019UN CAS DE RÉTENTION URINAIRE AVEC SYMPTÔMES GRAVES B.DUMAS.Assistant au Service d'Urologie de l'Hôtel-Dieu Nous avons eu l\u2019occasion d\u2019observer, dans le Service de Monsieur Mercier à l\u2019Hôtel-Dieu, un cas de rétention d\u2019urines dont l\u2019évolution sous l\u2019effet d\u2019un traitement varié nous a paru intéressante à rapporter.Observation: \u2014 M.J.L., 66 ans, journalier, est transporté d'urgence à l\u2019Hôtel-Dieu, le 9 juin 1930, n\u2019ayant pas uriné depuis 24 heures.Un rapide examen nous permet de constater qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une rétention complète des urines par hypertrophie de la prostate.Rien de particulier dans les antécédents sauf une opération pour hernie inguinale il y a une trentaine d\u2019années.L'histoire de la maladie actuelle est celle-ci: Dysurie initiale peu marquée depuis trois ans.Pollakyurie nocturne depuis environ deux ans.Polla- kyurie nocturne et diurne depuis trois mois.Depuis trois mois aussi la dysurie a augmenté sensiblement.Pas d\u2019hématurie.Il y a huit jours, le ler juin, le malade est pris de rétention complète durant la nuit.Son médecin appelé passe la sonde et retire environ 1000 ccd\u2019urine.À partir de ce moment le malade est cathétérisé régulièrement trois fois par jour.Le 8 juin, nous le recevons à l\u2019Hôtel-Dieu parce que la sonde ne peut plus passer.Il arrive avec un état général qui laisse à désirer.C\u2019est un colosse de 6 pieds, gros et ventru, qui pèse environ 240 livres.Faciès d\u2019intoxiqué, très souffrant, yeux hagards, sub-délire.La température est de 100 2/5° F.Le pouls est rapide, 130; l\u2019haleine fétide; la respiration gênée comme celle d'un asthmatique.La P.A, est de 200/90.L\u2019abdomen très gros, très douloureux au toucher, permet de distinguer un globe vésical dépassant l\u2019ombilic.Le toucher révèle une prostate volumineuse, large de quatre doigts, lisse, régulière, molle, bien limitée sur les côtés, à sillon médian cimplètement effacé.Le canal est libre jusqu'au niveau de la prostate.Là, la sonde s\u2019engage dans de nombreuses fausses routes que l\u2019on parvient non sans peine à éviter.La vessie se vide alors de 1200 ce.d\u2019une urine mêlée de sang et de pus; et le malade se trouve soulagé.Vu l\u2019état général si compromis et les difficultés du cathétérisme, la sonde, de calibre no 20, est laissée à demeure, vague espoir qu\u2019une amélioration prochaine permette de tenter l\u2019opération.Lavages de vessie fréquemment répétés pour assurer le bon fonctionnement de la sonde.Laxatifs.Lavements.Antiseptiques urinaires.Diète lactée. Aa L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 631 Le lendemain 10 juin: le malade présente à peu près le même état général.La P.A.descend à 170/90, le pouls à 106; mais la température monte à 102 1/5° F., et l\u2019azotémie est de 1 gr.750 0/00.Le 11 juin: le malade semble empirer.L\u2019azotémie est de 1 gr.900 0/00 la P.A.250/90.Il arrache sa sonde qu\u2019on ne parvient pas à remettre en place.À bout de ressources, on fait une cystostomie sus-pnubienne à la locale.Le lendemain 13 juin: légère amélioration.Le malade est calme, son azotémie 1 gr.800 0/00, et sa P.A.240/90.Dès ce moment l\u2019état général va s\u2019améliorer progressivement.Le 14 juin: l\u2019azotémie est de 1 gr.600 0/00.Le 16 juin: elle est de 1 gr.024 0/00 et la P.A.125/90.Diète lacto- végétarienne permise.Le 17 juin: l\u2019azotémie est de 0 gr.878 0/00.Le 18 juin: elle descend à O gr.600 0/00.Le 19 juin: elle est de 0 gr.439 0/00, et la P.A.130/80.Le 23 juin: l\u2019état général est assez bon.L\u2019azotémie est de 0 gr.340 0/00 la P.A.125/70.Un tube de Pezzer est introduit dans la vessie par la plaie sus-pubienne, et le malade se lève.Le 27 juin: la P.A.est de 140/80.Le 3 juillet: on trouve le malade en assez bon état pour tenter la prostatectomie.P.A.140/80, azotémie O gr.243 0/00.Préparation avec Hémo- plastine pour le lendemain.Le 4 juillet: sous anesthésie à l\u2019éther, après avoir fait la ligature et la section des canaux déférents, on enlève assez facilement une grosse prostate.Sur la table d\u2019opération une hémorragie inquiétante commande le tamponnement.Elle cesse aussitôt.Les suites furent normales.Voici le rapport du pathologiste: Prostate pesant 100 grammes en 8 fragments et renfermant de nombreux petits adénomes.Hyperplasie épithéliale et musculo-conjonctive diffuse, avec dilatations kystiques des acinis et nombreux fibro-adénomes ou fibro-myomes suivant les points examinés.Le 9 juillet: on fait le détamponnement sans incident.La vessie fut lente 4 se nettoyer ne permettant ainsi que tardivement la mise en place de la sonde à demeure pour fermer la plaie sus-pubienne.La fermeture définitive eut lieu un mois après la prostatectomie.L\u2019état général fut toujours très bon; et 8 jours avant son départ, le patient avait une P.A.de 145/80.Cette observation prouve indubitablement l\u2019insuffisance de la sonde à demeure dans les accidents de rétention avec complications chez les prostatiques.Elle démontre aussi l\u2019efficacité extraordinaire de la cystostomie comme préparation à la prostatectomie.À noter également l\u2019influence de la rétention sur l\u2019état général, sur l\u2019azotémie et, d\u2019une façon plus étrange, sur la Pression Artérielle dont la Maxima avait monté très haut, tandis que la Minima restait à peu près normale.Tous ces accidents ont cédé à la cystostomie.La P.À.baissa rapidement; sa chute suivit de près l\u2019amélioration de l\u2019état général, et précéda bien avant celle de l\u2019azotémie. UN CAS DE COMPRESSION MÉDULLAIRE PAR TUMEUR: OPERATION-GUERISON Emile LEGRAND.Neurologue à l'hôpital St-Jean de Dieu.Chacun sait qu\u2019il y a un groupe de néoplasies siégeant dans le canal rachidien, de nature bénignes, et ne se généralisant pas.Leur malignité ne réside que dans l\u2019action perturbatrice qu\u2019elles exercent sur la moelle en la comprimant.Ces tumeurs déterminent inévitablement la mort quand elles ne sont pas traitées.Au contraire, la guérison peut être obtenue par la thérapeutique.Pour ce faire, il faut, au préalable, établir un diagnostic précis et reconnaître le niveau qu\u2019occupe la néoplasie.Comme toute lésion transverse, une compression de la moelle agit en réalité de deux façons.L\u2019atteinte directe des centres et des racines supprime toute activité au niveau du segment comprimé.L\u2019interruption des fibres ascendantes et descendantes isole le segment inférieur de la moelle des centres supérieurs.Nous aurons ainsi des signes de compression directe et des signes d\u2019isolement du bout inférieur.Dans le premier groupe, les symptômes sont radiculaires ou médullaires.La mobilité relative de la moelle comparée à la fixité des racines est importante au point de vue clinique.Elle explique pourquoi les symptômes les plus précoces et les plus constants dans la compression médullaire sont des symptômes radiculaires.Si l\u2019agent compressif est extra-dural, la dure-mère avec la moelle peut pendant longtemps éviter la pression grâce au vaste espace épidural dans lequel elle est déplacée.Mais les racines qui sont fixes n\u2019échappent pas de la même façon.Si l\u2019agent compressif est intra-du- ral, la moelle évite, pendant un certain temps, la pression, grâce à son coussin cylindrique de liquide céphalo-rachidien ; mais là encore les racines qui sont fixes ne s\u2019échappent pas.L\u2019atteinte des racines s\u2019exprime par des douleurs, de l\u2019anesthésie, une paralysie avec amyotrophie une abolition de toute réflectivité a leur niveau.Les symptômes médullaires s\u2019expriment par I\u2019hypoesthésie et une abolition de toute réflectivité qui passe au premier plan.Dans le deuxième groupe, les symptômes sont caractérisés par une paraplégie spasmodique. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 633 Il faut ajouter à cela les signes tirés de la radiologie et de l\u2019examen du liquide céphalo-rachidien.Il est rare que la radiographie, seule, montre les tumeurs excepté dans les cas de psammomes calcifiés.Elle met plutôt en lumière les lésions vertébrales (par ex.: le mal de Pott).L\u2019examen du liquide céphalo-rachidien met en relief un syndrôme spécial, connu sous le nom de syndrôme de Froin, caractérisé par une dissociation albumino-cytologique, de la xanto- chromie, et une coagulation massive.Ces phénomènes s\u2019expliquent d\u2019une part, par le bloquage du canal dural, empéchant la communication entre le liquide supérieur et le liquide inférieur et, d\u2019autre part, par des exsudats provenant de la stase veineuse dans le segment médullaire isolé.Le diagnostic topographique reposera sur l\u2019existence des phénomènes radiculaires quand ils sont nets, les limites de l\u2019anesthésie, les limites du territoire cutané, dont l\u2019excitation provoque des réflexes de défense, le siège de l\u2019amyotrophie, etc.Parfois, comme ces phénomènes sont mal délimités, l\u2019injection sous arachnoïdienne de La bille lipiodolée s\u2019arrête au niveau même du segment rachidien lipiodol par voie altoïdo-occipitale donne une certitude localisatrice.comprimé.J\u2019ai eu, ces derniers temps, l\u2019avantage d\u2019observer un cas intéressant de compression médullaire par tumeur.Comme la chirurgie médullaire est peu répandue chez nous, qu\u2019elle effraie un peu, surtout quand elle porte sur la région cervicale, je crois sa relation d\u2019un assez grand intérêt.Mlle L., 24 ans, garde-malade, est venue me consulter pour la première fois le 8 juillet 1929.Elle se plaignait de difficultés de la démarche et de faiblesse de la jambe gauche.Histoire Familiale: Mère bien portante, 3 frères et 2 soeurs en bonne santé.Père tuberculeux.Histoire personnelle: Développement normal.Varicelle à l\u2019âge de 6 ans.Appendicite à 9 ans.Pas de troubles respiratoires, gastro-intestinaux ou génito-urinaires dans son passé.Pas d\u2019histoire de traumatisme.Maladie actuelle: La malade a commencé à souffrir en mai 1928, alors qu\u2019elle notait le soir, un engourdissement des gros orteils.Le jour, elle ne remarquait rien.Un mois plus tard, les cuisses étaient engourdies: \u201cJe me pinçais sans rien ressentir\u201d dit-elle.Vers septembre 1928, elle note une disparition des malaises et se croit guérie.En mars, 1929, les troubles réapparaissent.C\u2019est d\u2019abord une douleur sourde à la cheville gauche, puis, le pied gauche est faible et se renverse facilement à la marche.La moindre promenade la fatigue.En avril, les douleurs sont plus aiguës, et se maniftseent également à l\u2019articulation des deux genoux et aux hanches lors des mouvements. 634 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA En mai, se surajoutent des douleurs en ceinture (sous forme de serrements d\u2019étau) au niveau de l\u2019ombilic, puis, un engourdissement des cuisses, des jambes et des pieds.La jambe gauche est de plus en plus faible et manque de précision à la marche.La malade dit qu\u2019alors, elle s\u2019accrochait souvent le pied en montant un escalier.En juin, l\u2019anesthésie des membres inférieurs est telle que la malade se brûle profondément la cuisse droite sans s\u2019en apercevoir.las d\u2019inappétence ni diminution du poids, ni céphalée, ni vertige.Observation.\u2014 Quand nous l\u2019avons examinée, la malade présentait une paraplégie spasmodique surtout à gauche et des troubles sensitifs surtout à droite, réalisant ainsi un syndrôme de Brown-Séquard.Examen: Poids normal.Psychisme bon.Rien de particulier aux organes.des grandes fonctions internes.Fig 1 Arrêt ou lipiodol à la 7e cervicale Nerfs cr;âniens: ler, perçoit bien les odeurs; 2e, fond de l'oeil normal; \u20183e, 4e, Ge, pupilles réagissent bien à la lumière et à l\u2019accomodation.Pas de diplopie ni de nystagmus.Mouvements normaux; 5e, réflexes cornéens présents; Te, face symétrique au repos comme au mouvement; 9e et 10e, rien au pharynx; lle, sternocléidomastoïdiens symétriques; 12e, rien à la langue.Réflexes: Normaux aux membres supérieurs.Exagérés aux membres inférieurs, surtout à gauche.Clonus du pied.Babinski bilatéral; réflexes abdominaux absents. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 635 Motricité: Très diminuée aux membres inférieurs, surtout à gauche.Légère contracture.» Sensibilité: Très diminuée à tous les modes jusqu\u2019au 4e segment dorsal.Réflexes de défense: Ebauchés.Le 12 juillet, une radiographie nous montre des vertèbres normales.La ponction lombaire laisse écouler un liquide clair et normal au point de vue pression et analyse (Wass.: négatif; Benjoin colloidal: négatif; albumine: 0.25; éléments: 2.) A partir de ce moment, la maladie évolue plus rapide- Fig.2 Etat des vertèbres après l'intervention ment.Des douleurs lancinantes apparaissent à la face interne des bras et des avant-bras.La démarche devient bientôt impossible.Les limites de l\u2019anesthésie se déplacent et remontent jusqu\u2019au niveau du 7e segment cervical.Le ler août.Je lui injecte 1 c.c.de lipiodol dans l\u2019espace sous-arachnoï- dien, par voie altoïdo-occipitale.Une demi-heure plus tard, la radiographie montre un arrêt de la bille lipiodolée au niveau du 7e segment servical.(fig.1).Le 4 août.Ponction lombaire, pression: 15 (Claude) ; elle ne bouge presque pas lors de la toux ou d\u2019une compression des jugulaires.Eléments: 38 (suite du lipiodol) albumine, 2.60. 636 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Nous avons alors confié notre malade au Dr W.Cone du Royal Victoria Hospital, pour qu\u2019il intervienne chirurgicalement.N\u2019agis- sait-il d\u2019une tumeur extra-médullaire ou intra-médullaire ?En faveur de la première hypothèse, il y avait l\u2019arrêt de la bile lipiodolée, le chiffre élevé de l\u2019albumine, les douleurs radiculaires des membres supérieurs.En faveur de la 2ème hypothèse, il y avait l\u2019absence du syndrôme de Claude Bernard et Horner et l\u2019apparition tardive des signes radiculaires.Le Dr Cone décida l\u2019intervention immédiate.Au préalable en mettant la malade la tête en bas le même lipiodol était venu s\u2019arrêter au niveau du 2ème segment dorsal, établissant ainsi la limite inférieure de la tumeur.Le 12 août, la malade est opérée.Le Dr Cone a trouvé une dure-mère pressée contre les vertèbres.L'espace épidural était disparu, les vaisseaux très dilatés, ce qui occasionna une hémorragie.La dure-mère fut incisée et la tumeur enlevée.Cette dernière mesurait 214 em.par 244 cms.sur 1 cm.de profondeur, et était très adhérente à la dure-mère.Elle était dure, rougeâtre, mais peu vascularisée, cependant.Elle siégeait sur la face postéro- latérale gauche de la moëlle.L\u2019examen microscopique de la tumeur, fait par le Dr Cone, révéla un fibro-blastome méningé.Le 5 septembre; la malade est améliorée.La motilité est meilleure aux membres inférieurs.L\u2019anesthésie a beaucoup regressé.Babinski bilatéral.Ponction lomaire: Pression 14: s\u2019élève à 30 par compression des jugulaires, éléments 1, albumine 0.80.Sortie de l\u2019hôpital le 6 septembre.15 octobre.La malade ne présente plus aucun signe neurologique.La ponction lombaire donne un liquide normal à tous les points de vue.J\u2019ai revu la malade plus d\u2019un an après l\u2019opération.Elle n\u2019éprouve aucun malaise et peut danser une nuit entière sans fatigue.L\u2019examen neurologique est toujours négatif.Je la considère guérie.Chez cette malade, les troubles ont rétrocédé avec une rapidité remarquable ; cela tient sans doute à ce que l\u2019opération a été pratiquée à un moment opportun dès qu\u2019il a été permis de faire une localisation précise et au temps où la moelle n\u2019avait pas encore souffert trop longtemps de la compression exercée par la tumeur.En d\u2019autres.termes l\u2019asphyxie locale déterminée dans le territoire de l\u2019engorgement veineux n\u2019avait pas encore altéré profondément les fonctions médullaires Cette cure est d\u2019autant plus intéressante que cette malade, chez qui elle a été obtenue, était atteinte d\u2019une affection qui, abandonnée à elle-même, ne guérit jamais et amène la mort après des souffrances atroces.Il est donc important que ce point de la neuro-pathologie attire l\u2019attention des praticiens. PETITE CLINIQUE L\u2019EXAMEN PULMONAIRE EN CLIENTÈLE J.A.VIDAL Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.Parler de la procédure à suivre dans le diagnostic de la tuberculose pulmonaire peut paraître à un grand nombre de practiciens \u201cune vieille redite\u201d sinon une banalité! Cependant, notre expérience nous a démontré, à l\u2019hôpital du Sacré-Coeur, qu\u2019un trop grand nombre de malades sont gravement compromis, sinon sacrifiés, par un examen non méthodique et très souvent incomplet.Voilà pourquoi nous avons pensé que ce sujet, d\u2019apparence bien élémentaire, mais d\u2019une gravité indiscutable serait d\u2019actualité; parce que, d\u2019un diagnostic précis dépend l\u2019avenir du tuberculeux.Depuis plusieurs années les organisations antituberculeuses prêchent la prophylaxie, on a fondé des dispensaires et des hôpitaux et les gouvernements même ont prêté leur généreux concours, pour enrayer cette maladie si brutalement désastreuse.Malheureusement il faut admettre que nous avons beaucoup à faire pour atténuer le lourd tribut que notre population paye annuellement à l\u2019infection tuberculeuse.Tous ces louables et généreux efforts ne porteront des fruits qu\u2019en autant que le praticien y fournira sa collaboration par la pratique du diagnostic précoce et précis d\u2019où découlent les lois d\u2019une saine prophylaxie et le succès de la guérison.Pour formuler un diagnostic précis il ne suffit pas seulement de dépister l\u2019élément tuberculeux, mais il importe de bien connaître la forme anatomo-clinique, le degré de l\u2019activité évolutive et la topographie des lésions, ce qui permettra d\u2019orienter le patient vers nne thérapeutique effective.Pour cela trois éléments d\u2019égale importance, doivent être étudiés: a) l\u2019élément clinique, radiologique et bactériologique. 638 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1° ELEMENT CLINIQUE.Interrogatowe.\u2014 (Comme dans tout examen médical, l\u2019age, l\u2019occupation et la résidence ont leur importance.On invitera ensuite le patient à décrire aussi précisément que possible les symptômes fonctionnels et généraux qui l\u2019amènent à la consultation.Ensuite on s\u2019efforcera, par une enquête minutieuse, de préciser le début de la maladie.Cette partie de l\u2019examen clinique est importante et souvent difficile, et notons de suite que le début des accidents d\u2019après la version du patient est souvent bien loin de correspondre au début réel de la maladie; parce que le patient ne fait remonter le début de sa lésion qu\u2019à l\u2019apparition marquée des symptômes fonctionnels.négligeant ou ignorant les prodromes un peu silencieux de l\u2019imprégnation de l\u2019organisme par le réveil de l\u2019infection tuberculeuse.Après avoir dépisté le début clinique de la lésion, l\u2019interrogatoire nous fera assister à la succession des épisodes pulmonaires: hémoptysie, fièvre, point de côté, toux, expectoration, ete.Ceci étant fait, naîtra une présomption du diagnostic.Antécédents familliaux et personnels \u2014 Etude du début de la maladie.\u2014 En scrutant les antécédents, souvent nous retracerons une contagion directe par cohabitation.Très souvent aussi l\u2019on vous affirmera que les parents sont indemnes de tuberculose, cependant en contournant la question vous découvrirez une mère, vieille asthmatique ou un père bronchitique, séquelles fréquentes au cours d\u2019une tuberculose à prédominance fibro-caséeuse.Tout candidement Pon vous dira que la mère est morte d\u2019un accouchement et si vous poussez plus loin votre questionnaire: vous découvrirez que ce décès a eu lieu de quatre à six mois ou au cours de la première année.Du diagnostic de fièvre puerpérale ou d\u2019anémie pernicieuse, votre flair médical vous fera plutôt penser à ce réveil de la tuberculose causé par la perte de l\u2019allergie au cours de la grossesse.Il ne faut pas blâmer le client /de ces fausses déclarations, car il est sincère, il ne déclare que ce qu\u2019on lui a appris ou ce qu\u2019il a cru constater.C\u2019est au médecin qui a l\u2019instruction et l\u2019érudition médicale de conduire judicieusement son enquête.Passons aux antécédents personnels.Ici nous serons frappés par la fréquence des épisodes appelés: congestion pulmonaire, pleu- résie-pleurite, grippe, bronchite, névralgie intercostale, catarrhe, etc, ete.Tous ces accidents demandent d\u2019être minutieusement scrutés et souvent nous fourniront de précieux renseignements. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 639 Genre de vie \u2014 Habitation.\u2014 Nous savons que le surménage au travail, ou de mauvaise aloi diminue la vitalité de l\u2019organisme.L\u2019habitation insalubre, l\u2019alimentation insuffisante, prédisposent l\u2019organisme au développement de bacille tuberculeux comme à toute autre infection.: Etude des différents systémes de Uorganisme.\u2014 Rappelons- nous que le traitement général de la tuberculose pulmonaire repose sur le maintien du fonctionnement normal des différents systèmes de l\u2019organisme.De là, la nécessité d\u2019étudier le fonctionnement de tous les principaux organes.Examen dvrect du poumon.\u2014 Le malade si possible assis, sous un éclairage parfait on procédera à l\u2019inspection, la palpation, la percussion et l\u2019auscultation.Aucun de ces quatre temps ne doit être négligé.2° ELEMENT RADIOLOGIQUE.Après avoir porté un diagnostic clinique ou dans certains cas une présomption de diagnostic l\u2019élément radiologique est absolument indispensable et malheureusement est trop souvent négligé.Il est reconnu que l\u2019auscultation, même pour une oreille très habituée, est insuffisante à déceler toutes les lésions du parenchyme pulmonaire.(Défaillances de l\u2019auscultation par P.Ameuille).Surtout dans le diagnostic de la tuberculose incipiens, il est impossible de porter une opinion précise sans le concours de la radiographie ou mieux encore, de la téléstéréographie.La radioscopie a son importance pour l\u2019étude de l\u2019amplitude respiratoire, du médiastin, des cul-de- sacs costo-diaphragmatiques et des mouvements du diaphragme.3° ELEMENT BACTERIOLOGIQUE.Le laboratoire s\u2019impose pour démontrer la nature microbienne de la lésion.L\u2019homogénisation est plus précise dans ses renseignements.Dans les cas difficiles à trancher, l\u2019inoculation au cobaye est la méthode la plus précise.Il faut se mettre en garde sur la réponse négative du laboratoire, surtout sur une seule réponse.Si le laboratoire ne concorde pas avec le diagnostic, des examens en série s\u2019imposent.Si nous procédons ainsi méthodiquement, il sera toujours possible de formuler un diagnostic précis, ce qui nous permettra de prévenir bien des troubles d\u2019ordre pathologique, social et même moral; et nous aurons la satisfaction d\u2019avoir rendu justice au patient qui nous honore de sa confiance. REVUE GÉNÉRALE LA LITHIASE CHOLEDOCIENNE Travail de la clinique du Professeur DELBET.Pierre SMITH, assistant.La première recherche à faire en présence d\u2019un ictère est celle de la coloration des matières fécales.Sont-elles colorées ?la lésion hépatique causale ressortira de la thérapeutique médicale.Décolorées ?l\u2019ictère est dû à un obstacle sur les voies biliaires principales.C\u2019est un ictère chronique (quatre semaines) dit par rétention.\u2019 Le Chirurgien devra intervenir.La guérison restera définitive si l\u2019obstacle supprimé ne se reproduit plus.Par contre, l\u2019intervention n\u2019aura qu\u2019un effet palliatif si l\u2019agent de l\u2019obstruction ne peut être levé.Cette mesure palliative consistera en une dérivation par anastomose d\u2019une voie biliaire sus-jacente à l\u2019obstacle; ce sera une cholé- cysto-gastro-duodéno ou entérostomie s\u2019il persiste encore un courant biliaire intravésiculaire ; si la bile ne pénètre plus dans son réservoir naturel on devra alo prsratiquer une hépatico-gastro-duodéno enté- rostomie.Mais si la vésicule exclue est facile à enlever, si les voies biliaires principales sont libres de tout obstacle à l\u2019écoulement de la bile, si Pon prévoit qu\u2019il n\u2019y aura pas nécessité ultérieure de faire une plastie de drainage vésiculaire, on pourra alors faire la cholécystec- tomie (rétrograde si possible, après dissection nette de l\u2019abouchement cystico-hépato-cholédocien pour éviter plus sûrement la ligature de l\u2019hépato-cholédoque).-Ce traitement fera disparaître l\u2019ictère ; l\u2019ictère qu\u2019accompagnent des troubles digestifs sous forme d\u2019hyperchlorhydrie avec syndrome pylorique, de dyspepsie hyposthénique, d\u2019amaigrissement progressif, d\u2019anorexie pour les viandes et les graisses traduisant déjà une insuffisance pancréatique; et aussi le subictère, objectivé parfois par un prurit intolérable à pathogénie encore obscure, qui survient conco- mitamment avec une poussée thermique révélatrice d\u2019infection. T\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 641 La dérivation biliaire, reposant l\u2019organe malade.est encore un facteur important de guérison, notamment lorsqu\u2019il y a une lésion inflammatoire de voisinage (pancréatite, hépatite, angiocholite, cho- lédocite).Déjà savons-nous péremptoirement, par la décoration des selles, que l\u2019obstruction est localisée sur les conduits biliaires principaux.Quels sont donc les éléments qui vont nous amener à découvrir la neture calculeuse ou cancéreuse de l\u2019obstacle ?car en pratique c\u2019est l\u2019une de ces deux causes qu\u2019il faut incriminer et d\u2019ailleurs le calcul comme le cancer ne peuvent-ils pas se loger sur les mêmes segments des voies biliaires ?L\u2019âge moyen (de trente à quarante ans chez le sexe féminin) fera penser à la lithiase surtout si un passé récent ou lointain révèle des coliques hépatiques franches.Mais ces notions de sexe et d\u2019âge n\u2019ont qu\u2019une valeur diagnostique bien relative, de même que la formule mnémotechnique anglo- saxonne des quatre F.(Fair, Fat, Female, Forty).Toutefois l\u2019ictère chez un homme de cinquante ans et plus, aiguillera la pensée vers la lésion néoplasique; et bien davantage y songerons-nous encore si cet ictère s\u2019insinua sournoisement, sans douleur.Disons ici le caractère progressif, apyrétique, et indolent de l\u2019ictére néoplasique.(C\u2019est nettement l\u2019opposé de l\u2019ictère cholédo- cien).Pensons au néoplasme de l\u2019ampoule de Vater si le sang est présent dans les selles.Mais que la douleur absente ne nous incite pas non plus à infirmer la présence du calcul, puisqu\u2019aussi bien l\u2019a-t-on retrouvé à l\u2019autopsie, volumineux dans le cholédoque, sans que son d¢volution n\u2019ait été révélée par aucun symptôme.Si, comme nous le disions au début, l\u2019ictère avec décoloration des selles commande l\u2019intervention chirurgicale, cette même intervention s\u2019impose non moins impérieusement dans la lithiase anictérique avec selles colorées.Aussi pour la clarté du court exposé symtomatique qui va suivre, diviserons-nous la lithiase cholédocienne en lithiase ictérique et lithiase anictérique ou dissimulée.1° \u2014 LITHIASE AVEC ICTERE.L\u2019ictére, élément séméiologique capital, dans le syndrome calculeux cholédocien typique, posséde trois caractéres quasi-constants : variable, févrile, douloureux. 642 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA La variabilité de cet ictère éminemment capricieux dans son mode apparition précoce ou tardive, dans sa fréquence, son intensité, sa persistance, son évolution \u2014 cette variabilité sera fonction de deux facteurs principaux.D\u2019une part, l\u2019état pathologique du cholédoque oedématié, enflammé (rétention biliaire et ictère par angio-cholite), très dilaté parfois, laissant à la bile un passage plus ou moins difficile entre ses parois et les faces du calcul.D\u2019autre part, la forme, les dimensions, et le nombre des calculs: :e plus fréquemment, c\u2019est un gros caillou solitaire, plus ou moins bien moulé sur le cholédoque, calcul clapet, caleul cigare, calcul fissuré, 8» logeant de préférence dans le segment cholédocien pré-vatérien.Parfois, ce sont de nombreux calculs polyédriques à facettes multiples, êchelonnés en chapelets ou conglomérés par de la boue biliaire, à travers lesquels, \u2014 constatation en apparence paradexale \u2014 filtrera encore la bile, difficilement sans doute, dans le duodénum.Il va sans dire que cette lithiase cholédocienne, (habituellement secondaire), n\u2019exclut pas nécessairement la lithiase cystique ou vésiculaire ; bien au contraire leur coexistence s\u2019affirme-t-elle souvent.Ictère fébrile, avons-nous dit, comme deuxième caractéristique de la lithiase du cholédoque.En effet, le diagnostic sera bien davantage probant lorsqu\u2019a l\u2019ictère douloureux s\u2019ajoutent des poussées liy- nerthermiques survenant brutalement au début, avant, voire même au contraire, au décours de la crise lithiasique.Grands accès fébriles de type palustre (montée brusque à 40° ou 41°,et r\u2018lescente analogue après quelques heures+, accompagnés de frissons, de céphalée, d\u2019état saburral; ces poussées thermiques, qui réapparaîtront par intervalles de huit à quinze jours avec des échéances irrégulières, appartiennent bien à l\u2019obstruction calculeuse du cholédoque : de même ces légers états fébriles post-critiques dénommés par Chauffard : \u201cfièvre bilio-septique.\u201d Bien différents sont ces grands clochers caractéristiques (Steeple- Chart de Moynihan), cette \u201cfièvre intermittente hépatique\u201d de Char- cot, des petits crochets thermiques des coliques hépatiques banales.L\u2019hémogramme montrera alors une leucocytose élevée avec une nolynucléose prédominante, réaction sanguine transitoire comme les poussées fébriles.La douleur sera le troisième témoignage de l\u2019ictère cholédocien.Question certes bien complexe que celle du diagnostic des crises douloureuses de l\u2019hypocondre droit.Dans cette région abdominale L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 643 \u201cvéritable carrefour des douleurs\u201d (Delbet) où se projettent tant d\u2019organe (foie, voies biliaires, pylore, duodénum, tête du pancréas, colon, appendice en situation sous-hépatique, et le rein, le bassinet et l\u2019uretère), que de lésions se manifestent pendant longtemps par des douleurs extrêmement atypiques.Mais les irradiations scapulo-apexiennes, et surtout inter-sca- pulaires accompagnant les poussées fébriles seront bien en faveur de la douleur (ithiasique.Laissant l\u2019ictère cholédocien et ses trois caractères fondamen- laux, pensons à la vésicule scléro-atrophique (signe devenu important seus l\u2019égide de Courvoisier et Terrier).Pour compléter l\u2019examen somatique remarquons le \u201cfoie accordéon\u201d, l\u2019hépatomégalie que contresigne la splénomégalie.Comme manifestations générales, revenons encore sur l\u2019amaigrissement des malades atteints d\u2019affections lithiasiques, amaigrissement évoluant vers une cachexie inquiétante.Cette dernière éventualité, rare heureusement, l\u2019amaigrissement de la lithiase biliaire oblitérante ou non étant le plus souvent de faible intensité.Ici l\u2019amaigrissement, à l\u2019instar de l\u2019ictère, subit des arrêts et disparaîtra avec le traitement.Mais la maigreur et la rachexie cancéreuses seront continues, persistantes, irrémédiables.Si toutefois l\u2019amaigrissement de la lithiase persiste, si la cachexie apparaît, pensons aussi à l\u2019insuffisance pancréatique, à la pancréatite chronique concomitante, à la redoutable pancréatite hémorragique (dont la lésion causale est fréquemment une lithiase biliatre).En cette dernière contingence le contrôle néocropsiqu: confirmera le diagnostic rétrospectif, en révélant les ilôts de stéatonécrose.N\u2019insistons pas sur les divers moyens de laboratoire qui ont pour but de diagnostiquer un caleul du cholédoque d\u2019avec un néoplasme pancréatique, puisqu\u2019aucun d\u2019eux n\u2019a encore qu\u2019une valeur bien relative: tout au plus traduisent-ils l\u2019insuffisance pancréatique.Le radio-diagnostic non plus ne pourra affirmer ou infirmer un calcul du cholédoque.La recherche de la cholestérine et des pigments biliaires dans le sang n\u2019a encore fourni aucune lumière précise.Le tubage duodénal même répété par l\u2019_épreuve de Meltzer-Lyon avec l\u2019identification des biles A.B.et C.ne semble pas davantage plus probant pour la résolution des problèmes difficiles.Ajoutons cependant que le tubage ne ramènera jamais de bile dans le cancer du pancréas avancé. 644 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Mais n\u2019oublions pas la recherche des pigments biliaires dans les urines, examen complémentaire dans la lithiase cholédocienne typique, (où l\u2019ictère est présent) mais recherche absolument indispensable et d\u2019ailleurs concluante dans les formes atypiques, à fortiori dans les cas anictériques.2° LA LITHIASE ANICTERIQUE.Formes atypiques, bi ou monosymptomatiques, lithiase fruste.latente, dissimulée (ictére sérologique qui se produit au commencement de la poussée seulement), toutes appellations annonciatrices d\u2019un diagnostic clinique parfois difficultueux.Formes anictériques \u2014 dont nous ne discuterons pas davantage la genèse \u2014 mais dont il faut bien tenir compte cependant, puisque leur fréquence est de 20% (statistiques allemandes) ; à 50% (Duval) et peut-être davantage.Formes où la fièvre, symptôme unique, résiste à la quinine, contrairement à la fièvre palustre qui elle disparaît par le traitement quinique et débute en outre le matin.Cette lithiase dissimulée et fébrile apparaît chez les gens âgés de préférence, et d\u2019ailleurs leur sang ne contient pas l\u2019hématozoaire rencontré dans l\u2019accès paludéen.Et les cas bien plus difficiles encore où il faut dépister une lithiase cholédocienne avec la douleur comme seul élément symptomatique.Mais cette douleur sera extrêmement fantaisiste dans son intensité, sa localisation, ses irradiations ; provoquée par le passage des aliments dans le duodénum \u2014 done à horaire tardif \u2014 cette douleur sera surtout remarquable par l\u2019évolution de ces crises dans le temps: c\u2019est-à-dire qu\u2019elle est bien post-prandiale un jour, ou plusieurs jours alternés ou consécutifs, mais que, par contre, elle peut disparaitre pour un temps indéterminé, une semaine, voire méme plusieurs mois.C\u2019est dans cette dernière forme, douloureuse, anictérique, apyré- tique ou à peine fébrile, qu\u2019il convient de faire entrer certaines femmes nerveuses, d\u2019âge plus ou moins avancé qui se plaignent de douleurs abdominales vagues, mais plus marquées cependant à l\u2019hypocondre droit.Chez ces femmes, recherchons systématiquement les pigments et les sels biliaires dans les urines, en suivant la technique ci-contre et nous les décèlerons; le contrôle opératoire fera trouver le caleul cholédocien, cause parfois unique des troubles somatiques et psychiques.Pour cette recherche des pigments et des sels biliaires dans les urines, employons la méthode que le Professeur Pierre Delbet a pré- L'UNION MÉDICALE DU CANADA 645 conisée en 1907 et qu\u2019il a tenté de vulgariser depuis, surtout par l\u2019enseignement clinique de son service : Avec ce procédé le diagnostic dans des cas frustes de lithiase cho- lédocienne est un des plus simples et des plus concluants qui soit.Dès le commencement de la crise douloureuse, on recusille les urines de deux heures.en deux heures dans des éprouvettes dûment étiquetées.(Les pigments biliaires dans les urines ainsi recueillies seront moins dilués que dans les urines des vingt-quatre heures et partant plus facilement décelables à l\u2019analyse chimique).\u2014 Trois tubes d\u2019urines, ou trois verres suffisent généralement; d\u2019où le nom donné parfois de \u2018\u201cméthodes des trois verres\u201d.Les pigments biliaires seront recherchés dans l\u2019urine de chaque tube, selon la technique suivante (Grimbert-Beauvy).C\u2019est, la technique de Grimbert modifiée seulement par la centrifugation.\u201cA 10 cm?d\u2019urine on ajoute 1 em3 de chlorure de baryum a 1 p.10.On ajoute sur le précipité 1 em?d\u2019alcool à 95° et une goutte d\u2019acide chlorhydrique.\u201cOn mélange et on porte au bain-marie une minute.\u201cgi le liquide est vert il y a des pigments biliaires.\u201cS'il est incolore ou rosé il n\u2019y en a pas.\u201cSi le liquide est brunâtre, le cas est douteux.Alors on ajoute une anse de platine d\u2019eau oxygénée, et on porte au bain-marie.[ Si la couleur devient verdâtre, il y a des pigments biliaires.\u201d En général, c\u2019est dans l\u2019urine de la quatrième à la sixième heure que l\u2019on trouve des pigments biliaires.Cette méthode aussi simple que fidèle confirmera le diagnostic d\u2019une lithiase cholédocienne anictérique ou atypique.M.Delbet affirme la présence du calcul du cholédoque chaque fois que la réaction est positive.Le contrôle opératoire, jusqu\u2019à présent, n\u2019a pas démenti ses assertions.Chaque fois que nous aurons un ictère fugace, transitoire, de cause incertaine, un état fébrile semblant se rattacher à quelque perturbation de l\u2019hypocondre droit, une douleur vague de la même région, pratiquons la recherche de laboratoire mentionnée ci-contre.Nous aurons des surprises salutaires.C\u2019est la conclusion de ce bref rappel thérapeutique et symptomatique. MOUVEMENT MÉDICAL RÉFLEXIONS SUR LE TRAITEMENT OPÉRATOIRE DU DÉCOLLEMENT DE LA RETINE François BADEAUX.En écrivant ces quelques lignes, je n\u2019ai pas la prétention d\u2019éclaircir la pathogénie du décollement de la rétine, ni de préciser son traitement.Je laisse à de plus compétents cette tâche car, le dernier mot est loin d\u2019être dit, bien que les horizons soient ouverts aux chercheurs.Inutile aussi de passer en revue la littérature du décollement rétinien, car tout récemment encore H.B.Stallard dans la British Journal of Ophthalmology (janvier 1930) résume la question.Mais nous pourrions ajouter incomplètement, car il semble ignorer les beaux résultats obtenus par Sourdille de Nantes et Gonin de Lausanne, ce qui pourrait fort bien le porter à changer d\u2019opinions car, à lheure actuelle en Europe le traitement du décollement rétinien semble bien orienté vers l\u2019intervention chirurgicale.Je n\u2019ai, dans cet article, qu\u2019une intention, celle de donner l\u2019impression rapportée de Nantes et de Lausanne par un simple ophtalmologiste observateur.Ne sachant, au juste, quelle attitude avoir envers mes malades atteints de décollement rétinien, les uns louant Sourdille, les autres Gonin, j'ai voulu me faire une idée, un jugement de ces deux hommes.Tout ophtalmologiste n\u2019est pas sans savoir que ces deux savants praticiens ont chacun une conception tout à fait différente du décollement de la rétine et que, logiques, ils préconisent un traitement, une technique apparemment opposés qui donnent le même résultat, une réapplication de la rétine décollée, par une adhérence chorio- rétinienne.(Ce résultat est merveilleäx dans la moitié des cas et C\u2019est ce que Stallard semble ignorer et que j'ai vu de mes propres yeux. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 647 Alors qui des deux devons-nous suivre?Je crois que nous devons opérer des décollements à la Gonin, et d\u2019autres à la Sourdille, et qu\u2019être trop chaud partisan de l\u2019un ou de l\u2019autre c\u2019est priver nos malades d\u2019une chance d\u2019y voir encore quelque chose.Tant que la pathogénie du décollement de la rétine ne sera pas élucidée nous devrons juger de l\u2019intervention à faire d\u2019après l\u2019étude de l\u2019ancienneté et de la topographie ophtalmoscopique de la lésion, mais en tenant aussi compte de l\u2019état général du malade.Le professeur Gonin est à mes yeux un ophtalmologiste remarquable qui manie l\u2019ophtalmoscope avec science, mais qui ne voit que la lésion intra-oculaire.Ce qui lui importe c\u2019est une lésion récente, une déchirure, un traumatisme.Mais il faut être passé maître pour voir toujours ces déchirures le plus souvent à la périphérie.Les examens du fundus doivent donc être répétés.L'état général du malade semble moins l\u2019intéresser et pourtant chaque individu porte des tares, ou des lésions que seul un examen général complet révélera et qui pourront bien changer le pronostic d\u2019une intervention.Pour le professeur Gonin, le décollement rétinien dit spontané dépend d\u2019une ou de quelques déchirures qui laisseraient passer sous la rétine un vitré malade.Est-il bien vrai que le vitré soit toujours malade?Ne vovons-nous pas des patients avec une vision intacte sans trouble du vitré se présenter à nous un beau matin avec un décollement de la rétine.Et ces mêmes individus que le professeur Gonin ou un autre opèrent, une fois leur rétine réappliquée ne conservent-ils pas le plus souvent une vision intacte sans que le vitré présente le moindre trouble.Le point le plus intéressant de la technique de Gonin c\u2019est la localisation.de la déchirure, sa topographie ophtalmoscopique' et son repérage au point de vue opératoire car, avons-nous dit, cette lésion siège le plus souvent à la périphérie.Grâce à la technique d\u2019Amsler et Dubois, technique scientifique et aussi précise que possible, l\u2019opération du professeur Gonin est devenue accessible à tous.Je n\u2019ai pas l\u2019intention de faire des redites et pour la technique je renvoie aux travaux de l\u2019auteur.Dans l\u2019opération de Gonin il s\u2019agit de créer au niveau de la déchirure une adhérence chorio-rétinienne qui, en quinze jours à trois semaines, donnera si le cas est récent une guérison complète et durable, à condition d\u2019avoir bien répéré la déchirure.Je ne crois pas qu\u2019une erreur de quelques millimètres soit importante pourvu que l\u2019on touche la rétine et que l\u2019on évite d\u2019entrer en plein dans la 648 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA perforation.Je ne crois pas non plus que le malade ne tire pas profit d\u2019un plus long séjour au lit.Qu\u2019importe en effet la durée du repos, le malade aveugle est toujours disposé à tout sacrifice pour retrouver la vision et je trouve amusante cette idée (dont il a été parlé) de suicide pour un trop long séjour au lit.Au point de vue instrumentation je préfère de beaucoup la marqueur et la serpette d\u2019Amsler, au bistouri et à l\u2019aiguille de Gonin puisqu\u2019elle permet à la main qui opère de garder toujours la même position.L\u2019adhérence chorio-rétinienne est obtenue par une ponction sclérale suivie d\u2019une cautérisation ignée au gros thermocautère chauffé à blanc.Je ne crois pas qu\u2019il soit agréable au malade d\u2019être ainsi cautérisé sans avoir au préalable reçu une injection rétrobul- baire d\u2019un anesthésique car la région de l\u2019ora serrata est très sensible.C\u2019est pourquoi je prétends que l\u2019on peut obtenir une adhérence suffisamment forte avec un galvanocautère moins gros, le scotome que donnera la cicatrice diminuera moins la vision.Le professeur Gonin n\u2019opère pas un cas ancien c\u2019est-à-dire de plus de trois mois et préfère comme limite 1 mois 14.Voila le grand point faible de la technique.Pourtant le malade a droit à notre secours et nous ne pouvons refuser de l\u2019aider de peur de nuire à notre statistique.Alors que faire?Opérer à la Sourdille.Je ne saurais trop rendre hommage au grand praticien au grand humanitaire qu\u2019est Sourdille, qui ne voit chez le malade à décollement rétinien qu\u2019une occasion de plus de soulager et de guérir.Il essaye tout sans égard pour sa statistique.Combien sont aussi peu désintéressés?I.e grand nombre d\u2019opérés du décollement n\u2019est qu\u2019une preuve de plus du bien qu\u2019il fait.II faut entendre ces paysans naïfs et sincères louer leur bienfaiteur.Pour Sourdille avec sa pathogénie de lésions de l\u2019épithélium pigmentaire et de soulèvement rétinien, la déchirure n\u2019est que secondaire au décollement.Logique et après avoir fouillé son malade au point de vue général, il propose une intervention qui consiste à perforer la sclérotique et la rétine permettant ainsi un double écoulement du liquide rétro-rétinien, c\u2019est-à-dire sous conjonctival et vitréen.Peu lui importe qu\u2019il y ait une déchirure, de plein gré il en fait une, deux, trois ou quatre au besoin.Si le décollement est plat il se sert du galvanocautère et transperce la sclérotique et la rétine en plusieurs endroits créant ainsi plusieurs adhérences, ce qui explique les bons résultats obtenus dans L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 649 les cas anciens.J\u2019ai vu des malades opérés un an après leur décollement et guéris complètement quatre, six, neuf ans après l\u2019intervention.Ces malades sont suivis au point de vue général durant des mois.Ce qui frappe à Nantes c\u2019est d\u2019abord, chez les malades guéris, le peu de traces d\u2019intervention.On dirait même parfois que la rétine n\u2019a pas été touchée.Pourtant quelques dépôts pigmentaires ou une nappe de coloration rouge clair au niveau, du point de ponction.Une légère diminution de la vision à ce niveau, mais très légère.Il faut aussi noter le manque de topographie ophtalmosco- pique de la lésion, l\u2019absence des préparatifs de \u2018Lausanne.Ici le bistouri lui-même plonge dans la poche rétro-rétinienne trois ou quatre fois.Chaque ponction est suivie d\u2019une injection de cyanure de mercure sous-conjonctivale.Puis le malade garde le lit un mois.Pour Sourdille un décollement qui ne présente aucune récidive apres 6 mois doit étre considéré comme guéri.Ainsi donc Gonin et Sourdille ayant une pathogénie différente et une technique opératoire différente arrivent au même résultat, une adhérence chorio-rétinienne.Alors quand faire un Gonin et quand opérer à la Sourdille ?À mon avis je compare le décollement rétinien récent au glaucome aigu et le décollement ancien au glaucome chronique.Chacun exige une intervention différente.Si le cas est récent, si je vois la déchirure, je ferai une adhérence au niveau de la déchirure ou le plus près possible et pour ce je ferai un Gonin qui donne de si beaux résultats dans les 2/3 des cas.Mais je ferai l\u2019opération au galvanocautère pour ne pas créer un trop grand scotome.Si le cas est ancien ou si la déchirure est invisible je ferai un Sourdille.J\u2019aurai ainsi plus de chances de vider complètement le liquide rétro-rétinien que des adhérences de tissu conjonctif auraient pu collecter en multiples endroits.| En somme, tout malade qui se présente a nous doit compter sur une intervention.II n\u2019y a plus un décollement, mais des décollements de la rétine et, chacun mérite une étude attentive qui dictera le genre d\u2019intervention.Je prétends ainsi concilier deux techniques si opposées, mais si pleines de sens pratique et leur indiquer leur à propos.| Je remercie Messieurs Sourdille, Gonin et Amsler de la clarté qu\u2019ils ont mise dans mes idées jusque là confuses et je saurai sous peu communiquer le résultat de mes travaux. 650 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA a BIBLIOGRAPHIE Amsler et Dubois.\u2014 Topographie ophtalmoscopique et décollement rétinien.Ann.d\u2019ocul., sept.1928.Amsler.\u2014 La lueur pupillaire.Kev.générale d\u2019opht., nov.1923.Amsler.\u2014 Réflexions sur l\u2019état actuel du problème de la pathogénie du décollement rétinien.Soc.franç.d\u2019opht., 1929.Gonin.\u2014 Succès et insuccès dans le traitement opératoire du décollement rétinien.Soc.franc.d\u2019opht., 1925.Gonin.\u2014 Nouveaux cas de guérison opératoire du décollement rétinien.Ann.d\u2019ocul.1927.Gonin.\u2014 Mes plus récentes expériences touchant le décollement rétinien.Arch.d\u2019opht.1928.Gonin.\u2014 Les déchirures dans le décollement rétinien.Soc.franc.d\u2019opht., 1928.Gonin.\u2014 Le traitement du décollement rétinien.Ann.d\u2019ocul., 1921.Gonin.\u2014 Corps vitré et décollement rétinien.Société suisse d\u2019opht., Fribourg, 1923.Gonin.\u2014 Guérisons opératoires de décollement rétinien.Rev.génér.d\u2019opht., 1923.Gonin.\u2014 La pathogénie du décollement spontané de la rétine.Ann.d\u2019ocul., 1904.Gonin.\u2014 Le rôle du vitré dans les différentes formes du décollement rétinien.10e Congrès Inter.d\u2019opht., Lucerne, 1904.Gonin.\u2014 Décollement rétinien.Encyclopédie française d\u2019opht., 1906.Gonin.\u2014 Les causes anatomiques du décollement rétinien.Ann.d\u2019ocul., 1919.Gonin.\u2014 Pathogénie et anatomie pathologique du décollement rétinien.Soc.franc.d\u2019opht., Paris, 1920.Sourdille.\u2014 Une méthode de traitement de décollement de la rétine.Archiv.d\u2019opht., 1923.Sourdille.\u2014 Le traitement du décollement de la rétine.Soc.d\u2019opht.de Paris, 1924.Sourdille.\u2014 Quelques précisions techniques sur le traitement opératoire du décollement de la rétine.La pratique médicale française, mars 1929.Sian CHRONIQUE LE DRAME DE LÜBECK On connaît l\u2019histoire toute récente: un hôpital d\u2019enfants de Lübeck, Allemagne, avait reçu, pour expériences, une certaine quantité du sérum antituberculeux de Calmette dont il est beaucoup question depuis deux ans.Sur les enfants soumis au traitement plus de cinquante étaient déjà morts en juillet; et l\u2019autopsie révélait un intense envahissement de tubercules.Une cinquantaine d\u2019autres présentaient des lésions diverses dans les méninges, le foie, la rate, etc.Enfin soixante et douze enfants demeuraient indemnes.L\u2019émotion a été énorme en Allemagne, principalement dans les milieux scientifiques.Une enquête serrée a été entreprise, sous la surveillance des principales autorités médicales et chimiques d\u2019outre-rhin.Il s\u2019agissait en effet de savoir si la catastrophe était due à de mauvaises ou défectueuses préparations, thèse que semble infirmer de prime abord le cas des soixante et douze enfants indemnes.Cette enquête a tourné à l\u2019avantage du professeur Calmette qui le 23 juin dans une lettre adressée à certains journaux de Paris (Figaro-Action Française, etc.) avait mis les choses au point avec la clarté habituelle à ce grand savant, rejetant sur une confusion épouvantable la catastrophe qui avait suivi les injections de B.C.G.: on avait mélangé un vaccin virulent à la souche du sérum inoffensif.Mais la réalité, comme on va le voir, était pire encore.Le professeur Bessemans a adressé à la grande revue belge: \u201cBruxelles médical\u201d le document suivant: Gand, le 20 juin 1930.\u201cRenseignements communiqués par le professeur Aldershoff, directeur \u201cde l\u2019Institut Sérothérapique de l\u2019Etat à Utrecht (Hollande) à la suite de \u2018l'enquête qu\u2019il a menée à Berlin concernant les accidents de Lübeck: \u201c1° La souche primitive de B.C.G.reçue du professeur Calmette, s\u2019est \u201cinfectée de moisissures et a été jetée.\u201c2° Les repiquages datés du 14 mars 1930, du 22 avril 1930 et du 29 avril \u201c1930 existent encore.\u201c3° Le professeur Deycke a fait détruire toute l\u2019émulsion vaccinale de \u201cB.C.G.non distribuée.\u201c1° Des restants de vaccin provenant d\u2019ampoules délivrées, ont été retrou- \u201cvés et se sont montrés virulents par inoculation au cobaye.\"5° Dans I\u2019étude du laboratoire de Deycke on le B.C.G.était entretenu, \u201cil a été trouvé également une souche virulente.\"6° Quoiqu'une confusion de cultures ne soit pas absolument démontrée, \u201celle est très probable.7° Une exaltation de la virulence du B.C.G.ne peut être excluse par \u201cpersonne, quoiqu\u2019on la considère comme très peu probable. 652 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA = Mais l\u2019enquête des parents réunis à Berlin à cet effet a été dans ses résultats beaucoup plus catégorique.Ils accusent carrément le professeur Deycke plus haut nommé, directeur de l\u2019hôpital municipal de Lüheck; le professeur Klotz, directeur de l'hôpital des enfants; le docteur Alstacdt, directeur du service sanitaire.Voici le résumé de ce véritable réquisitoire, auquel toute la presse européenne a fait écho: \u201cSans tenir compte de l\u2019avis du service sanitaire du Reich, la prépara- \u2018tion du professeur Calmette a été inoculée à Libeck sans que des expérien- \u201cces aient été faites sur des animaux.Les nourrissons ont subi le traite- \u201cment sans contrôle médical.Le vaccin n\u2019a pas été soumis à un examen \u2018\u201cbactériologique avant d\u2019être remis aux médecins et aux sages-femmes de **Liibeck.\u201cContrairement aux premiéres déclarations du professeur Deycke, il a \u201cété établi que les précautions indispensables pour surveiller la culture des \u201csouches envoyées de Paris n\u2019avaient pas été prises dans le laboratoire de \u201cl\u2019hôpital municipal.Les souches ont été détruites au début de la catas- \u201ctrophe.On apprend maintenant seulement qu\u2019après les premiers décès de \u2018nourrissons plusieurs animaux ont été inoculés avec le vaccin préparé dans \u2018\u2018les laboratoires du professeur Deycke et que ces animaux sont morts.\u201cLes médecins inculpés ont essayé d\u2019esquiver les conséquences de leurs \u201cerreurs fatales.Pour éviter un scandale public ils n\u2019ont signalé les pre- \u2018\u201c\u201cmiers décès que très tard au service sanitaire du Reich et ils ont caché \u201cla vérité aux parents des victimes, aux médecins et aux sages-femmes de \u201cla ville qui ne se doutant de rien ont donc continué le traitement avec le \u201cvacein virulent.Nombre d\u2019enfants auraient pu être sauvés si la vérité \u201cavait été connue plus tot.\u201d La moralité de cette terrible aventure c\u2019est que la fabrication, la préservation et le maniement des sérums exigent un personnel spécialisé, comme celui des divers instituts Pasteur qui fonctionnent dans le monde entier.Une erreur dans l\u2019une ou l\u2019autre de ces opérations peut avoir des conséquences incalculables.R.FONTAINE. 2° 3° 4° 5° 6° 7° FORMULAIRE TRAITEMENT DES BRULURES Pour les brûlures courantes, pansement à la vaseline stérilisée ou vaporisations (granulogéne.Acide picrique, etc).Les vaporisations sont indolpres et laissent une cicatrice souvent invisible.Si infection,\u2014pansements humides au sérum physiologique ou avec une solution de permanganate de potasse à [:4000.La désinfection large à la teinture d\u2019iode sous anesthésie générale peut être indiquée dans certains cas mais il ne faut pas abuser de cette thérapeutique.Si la brûlure siège près d\u2019une articulation,\u2014au coude, à l\u2019aisselle, au genou, il faut se méfier des rétractions.Si nécessaire, placer le membre intéressé en extension continue.Si la brûlure en guérissant, laisse une cicatrice rétractile, il faut recourir à une autoplastie.Avant d'entreprendre une intervention de ce genre, il faut attendre que la cicatrice soit bien organisée.Contre les bourgeons, cautérisation au nitrate d'argent et curettage.Stimuler l'état général et surveiller la diurése.Dans les cas graves de brûlures étendues, la transfusion peut rendre des services appréciables.EDMOND DUBE, 0 IN MEMORIAM OSCAR VIAU (1899-1930) Certains desseins cruels et mystérieux imposés par la Providence comportent des devoirs.Autant l\u2019épreuve qu\u2019elle fait subir en ravissant un fils un ami et un confrère nous est douloureuse, autant.quand, il s\u2019agit d\u2019Oscar Viau, il nous est doux d\u2019en parler, de le raconter en quelque sorte à ceux qui l\u2019ont moins connu, et d\u2019offrir, à sa famille en deuil, les plus profondes sympathies en même temps que l'expression d\u2019un témoignage d\u2019admiration pour leur fils.Cette initiative, je la prends au nom de ses amis et de ses confrères, au nom de cette solidarité humaine, besoin inné chez l\u2019homme mais rehaussé par la plus précieuse des vertus chrétiennes, la charité, solidarité, dis-je, qui nous unit plus étroitement au moment des périls et des chagrins de la vie.| Ses parents pleurent un fils qui méritait intégralement l\u2019orgueil qu\u2019ils en avaient et l\u2019affection qu\u2019ils lui témoignaient.Viau, de par ses études prolongées à l\u2019Université et ses deux années d\u2019internat qui l\u2019obligèrent à un sédentarisme de besoin et à un contact plus intime avec la maison familiale, de par, également.la discrétion et la réserve de son comportement, enfin par la profession à laquelle il se destinait, était devenu, chez les siens, l\u2019être à qui l\u2019on se confie volontiers et dont on respecte les désirs, parce que jamais fantaisistes et capricieux.Sans sensiblerie puérile, sans afféterie ni manifestation sentimentale exhubérante, mais d\u2019un sentirnent viril renforcé par la claire vision du respect dû, il affectionnait les siens.Son plus grand désir était de satisfaire entièrement à l\u2019orgueil légitime qu\u2019ils avaient de lui.À ses yeux, c\u2019était, là, la façon la plus noble et la plus tangible de prouver sa reconnaissance et son amour filiaux.Ses amis et ses confrères ont perdu un compagiez loyal et franc.A l\u2019Université, les confrères de sa promotion ne ont pas tous intimement connu.Tous, cependant, ont apprécié la gentilhommerie et la délicatesse des sentiments dans leurs rapports avec lui. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 655 Viau ne se liait pas au premier venu.Une certaine timidité liée à une maturité de l\u2019esprit très développée le faisait paraître distant, froid et même, a certains, hautain.Ce n\u2019était qu\u2019apparence, et veux qui ont été ses amis ont pu constater que, sous cet extérieur, se trouvaient les qualités les plus précieuses à l\u2019amitié.Loyauté, franchise et désintéressement, voilà ce qu\u2019ils découvraient.L\u2019amitié devait être basée sur l\u2019union des pensées et des sentiments, être cimentée par le désintéressement réciproque et entretenue par une franchise et nue loyauté à toute épreuve.Viau ne pouvait garder d\u2019arrière-pensée.Jamais de ragots à distance.Par l\u2019explication sur place et tem- pestive, il dissipait le doute, éloignait la confusion et désirait que les torts, existant de part ou d\u2019autre, fussent avoués sincèrement, afin que l\u2019amitié se maintînt limpide et sereine.Voilà le compagnon auquel il faisait bon de se lier, sur lequel i! était de toure sécurité de compter, qui ne marchandait pas la collaboration, qui, enfin, n\u2019attendait de l\u2019ami ou de celui qu\u2019il avait aidé aucune faveur ou rétribution en retour.Qu\u2019il plaise à Dieu que l\u2019on rencontre plus souvent ue telle franchise et une telle abnégation ; l\u2019existence deviendrait moins décevante et les illusions seraient moins douloureussment détruites dans ce que l\u2019homme livre de sa personnalité le plus appréciable, son coeur.Ses maîtres et la Faculté de Médecine ou: vu disparaître un élève précieux et un collaborateur qui nous aurait fait honneur.Viau fit ses études secondaires au Coliège de Montréal et au Collège Sainte-Marie., Le caractère saillant de sen comportement, durant cette période préparatoire à l\u2019existence active.fut l\u2019application.Pas d\u2019étincelle chez lui.Le labeur assidu, constant et méthodique, manifestant l\u2019opiniâtreté et la ténacité de soi: caractère, sont les facteurs principaux de ses succès.Après ses études médicales, il devint interne à Notre-Dame.Il y demeura deux années.Ce fut au cours de sa seconde année, passée dans le service du Professeur LeSage, qu\u2019il se décida à se livrer particulièrement à l\u2019étude de la cardiologie.En septembre 1926, bénéficiant d\u2019une bourse d\u2019étude complémentaire octroyée par le Gouvernement provinciale, il sembarqua pour l\u2019Europe.Il y resta quatre ans.Il y travailla, durant le cours de quelques mois, dans le service du Professeur Sergent, à l\u2019hôpital de la Charité, puis il se lia au Professeur agrégé Lian de l\u2019hâpital Tenon, où il devait, en définitive, se spécialiser en Cardiologic. 656 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA Ce que furent ces quatre années de séjour en Europe ?Quatre années d\u2019étude.Travail, le matin et l\u2019après midi, à l\u2019hôpital ; travail à sa chambre, le soir.Viau voulait atteindre un but, satisfaire une ambition ; il ne se laissait distraire par aucune contingence à côté.Il voulait devenir une compétence en médecine et il employait le seul moyen efficace pour obtenir cette fin : le travail.Durant la poursuite de ses études secondaires, durant le cours de ses études médicales, ce fut aussi son arme.Mais, ici, il voit plus clair, il connaît le but qu\u2019il désire atteindre et peut faire converger ses énergies.Il travaille avec ardeur, mais aussi avec joie et sérénité.Il a l\u2019ambition légitime de réussir; se tenacité le sert, il ne lâchera pas et ne reviendra au pays que lorsqu\u2019il pourra compter sur ses propres forces.Et, alors, joie sans bornes dépassant infiniment l\u2019amertume des journées d\u2019efforts et de peine, juste couronnement d\u2019une oeuvre patiemment poursuivie : il pourra contribuer dignement et effectivement à l\u2019édification de notre Ecole de Médecine.Noble idéal d\u2019un noble coeur, devant lequel ses confrères doivent manifester le respect et l\u2019admiration dus à l\u2019élévation des mobiles et à l\u2019opiniâtreté dans le labeur! Dans la poursuite vers la réalisation de son ambition, jamais Viau n\u2019a objectivé la moindre velléité de gain pécuniaire, de réussite possible en clientèle.Son ardeur était marquée, dans ce domaine, d\u2019un désintéressement total et d\u2019un élan scientifique qui devait aboutir à l\u2019avancement de notre enseignement médical.Don d\u2019autant plus précieux et admirable, qu\u2019il est rare et pourtant nécessaire au bien collectif ! Son maître, Lian, ne tarda pas à apprécier son élève canadien.Il s\u2019en fit bien vite son collaborateur, son compagnon même: ne se perfectionna-t-il pas dans l\u2019étude de l\u2019électrocardiographie en même temps que notre confrère ?Il l\u2019associa au travail du service en lui fournissant l\u2019occasion de participer activement à l\u2019enseignement complémentaire sur la cardiologie, donné dans le service à des médecins désireux de se perfectionner dans cette matière.Viau y voyait l\u2019avantage d\u2019une préparation à l\u2019enseignement futur, à Montréal.Il collabora avec son maître dans la publication de nombreux \u201c mémoires : De l\u2019étiologie des artérites oblitérantes des membres inférieurs se traduisant par la claudication intermittente.\u2014 Par MM.Camille LIAN, Pierre PUECH et Oscar VIAU.\u2014 Séance du 25 mars 1927 de la Société Médicale de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 657 Hop.de Paris.(Bull.Mem.de la Soc.Méd.des Hop.de Paris, 5 mai 1927).Diagnostic électrocardiographique des troubles du rythme cardiaque justifiables de la quinidine.\u2014 Par le professeur agrégé C.LIAN et le Docteur VIAU, de Montréal.\u2014 (Journal Médical français, juillet 1928).Le sulfate de quinidine dans le traitement de l\u2019arythmie complète (Indications et contre-indications.Incidents et accidents).\u2014 Par le professeur agrégé C.LIAN, les docteurs A.BLONDEL, O.VIAU, et Mlle V.HEIMAN.\u2014 (Journal Médical français, juillet 1928).Le sulfate de quinidine dans l\u2019arythmie complète.Technique et résultats.\u2014 Par le professeur agrégé C.LIAN, les docteurs A.BLONDEL et O.VIAU.\u2014 (Journal Médical français, juillet 1928).Le sulfate de quinidine dans le traitement des tachycardies permanentes et des tachycardies paroxystiques.\u2014 Par le professeur agrégé C.LIAN et le docteur O.VIAU.\u2014 (Journal Médical français, juillet 1928).Principales indications bibliographiques sur le sulfate de quinidine dans les arythmies cardiaques.\u2014 Par les docteurs A.BLONDEL, P.BOYER, O.VIAU et Mlle V.HEIMAN.\u2014 (Journal Médical français, juillet 1928).Tachycardies régulières.Diagnostic clinique et électrocardiographique.(Eætrait de l\u2019année médicale pratique) \u2014 Par le professeur agrégé C.LIAN et O.VIAU (de Montréal).\u2014 (Le Concours Médical, dimanche, 24 mars 1929).Traitement des tachycardies paroxystiques.(Extrait de l\u2019année médicale pratique).\u2014 Par le professeur agrégé C.LIAN et O.VIAU (de Montréal), assistant de cardiologie à l\u2019hôpital Tenon.La quinidine dans le traitement des tachycardies paroxystiques.\u2014 Par le professeur agrégé C.LIAN (médecin de l\u2019hôpital Tenon) et O.VIAU (de Montréal), assistant de cardiologie à l\u2019hôpital Tenon.J\u2019aurais été heureux de mentionner les titres et indications bibliographiques des autres travaux et mémoires.Je m\u2019excuse de n\u2019avoir pu me les procurer.La joie qu\u2019il éprouvait à voir ses travaux livrés à la science internationale se doublait de l\u2019honneur et du mérite qui lui étaient attribués.Ses confrères, ses compatriotes avaient conscience que Viau contribuait avantageusement, dans son champ d\u2019action, au prestige de sa nationalité.Il nous fit hônneur.Il faut donc conclure de tout cela que Viau ne s\u2019appliqua pas uniquement, là-bas, à l\u2019absorption de connaissances didactiques de plus en plus nombreuses et à l\u2019approfondissement de son expérience pratique des malades, mais qu\u2019il s\u2019initia, dans un milieu idéal, à la recherche scientifique, à la compilation livresque, au travail original et personnel.Il comprenait fort bien qu\u2019il fallait développer, chez nous, ce domaine de l\u2019activité universitaire.Il marchait de l\u2019avant et indiquait la route à suivre à ceux de ses confrères, qui, comme lui, enthousiastes voulaient se former en prévision de fonctions futures à remplir.D\u2019aucuns diront que l\u2019évolution de sa vie fut incomplète.Ses 608 l\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA parents et ses amis déploreront sa disparition prématurée.En plus des liens d\u2019affection qu\u2019ils verront brisés, facteur légitime d\u2019affliction, ils s\u2019attristeront sur l\u2019incomplétude d\u2019un cycle.Je ne suis pas de leur avis.Durant le cours de son existence, Viau a bien fait ce qu\u2019il avait à faire, elle se complète par la qualité qu\u2019elle s\u2019attribue.S\u2019il ne fallait estimer que par le volume des oeuvres accomplies, il ne serait jamais permis de poser une limite de rendement à l\u2019activité d\u2019un être.Aurait-il pu faire plus?Oui, certes, si on dose matériellement.Sa vie est une leçon, elle demeure un exemple; elle se complète par le caractère d\u2019élévation qui s\u2019en dégage.Il survit à son décès, par le souvenir qu\u2019il laisse de lui-même.Ce dernier continuera, dans les esprits, l\u2019oeuvre commencée sur la matière.Que ses confrères, que les jeunes qui se destinent à l\u2019étude de la médecine et plus particulièrement à la tâche de l\u2019enseignement et de la recherche, imitent Viau.Qu\u2019ils montrent, dans la poursuite de leurs aspirations, autant d\u2019application, de tenacité, de désintéressement; qu\u2019ils soient guidés par un idéal, élément distinctif de la supériorité morale de l\u2019homme qui le nourrit, semblable à celui, si ardemment entretenu, de leur confrère disparu, et ce dernier aura contribué puissamment, même absent, à l\u2019édification et au perfectionnement de l\u2019institution pour laquelle il réservait toutes ses énergies.Roma AMYOT. es ke ANALYSES MEDECINE M.CHIRAY ET S.ZITZERMANN.\u2014 Etats mélancoliques, atonie vésiculaire et stase biliaire.(Revue Médicale, Janv.1930).Dans un travail original, les auteurs décrivent une affection encore peu connue et pourtant très communément répandue: la cholécystatonie.Elle laisse entrevoir les rapports qui lient certains états mélancoliques à la stase vésiculaire.Anatomiquement, cette affection est caractérisée par une distension ou ptose vésiculaire, indépendante de tout obstacle mécanique; physiologiquement, par une faiblesse du tonus musculaire de la vésicule; cliniquement les malades à ptose vésiculaire sont des vagotoniques, présentant le plus souvent une atonie de leur muscle gastrique et des troubles qui se confondent avec ceux de la dyspepsie biliaire; ils sont tristes, très déprimés et inquiets, éprouvent une gêne douloureuse persistante de la région vésiculaire, une anorexie générale ou élective, un état nerveux, des accès de migraine, quelquefois des régurgitations et même des vomissements.Cet ensemble symptomatique détermine un amaigrissement rapide, la ptose gastrique qui accompagne cet état, jouant aussi un certain rôle.Cet état de dystonie vésiculaire est révélé, soit par la cholécystographie qui montre une vésicule allongée, ptosée, augmentée de volume, soit par l'étude de l\u2019excrétion vésiculaire provoquée.C\u2019est pour ne pas avoir soumis ces malades à ces sortes de recherches radiographiques que le diagnostic de cholécystite calculeuse est si souvent porté à tort, et que l\u2019intervention chirurgicale est pratiquée inutilement.Il faut plutôt soumettre ces malades au drainage médical biliaire par l\u2019huile d\u2019olive chaude, drainage que l\u2019on espace dès qu\u2019apparaît une amélioration notable.Ces malades ne sont pas soumis au régime standard des maladies du foie.\u2014 Au contraire, les oeufs, la crème, le beurre et même certains aliments gras sont utiles parce qu\u2019ils excitent le tonus musculaire de la vésicule.Contre l\u2019état névropathique, du chlorure de calcium, contre l\u2019asthénie, des préparations phosphorées ou l\u2019adrénaline.Pour faciliter l\u2019exonération intestinale mucilages de toute nature, l\u2019huile de paraffine; jamais de laxatifs violents.Le gardenal à petite dose, calme l\u2019anxiété de ces malades.Procédant de cette facon à l\u2019égard de douze malades cholécystatoniques et cholécystographiés, les auteurs ont obtenu des résultats tels qu\u2019ils sont autorisés à préconiser leur méthode thérapeutique comme étant celle qui peut donner les meilleurs résultats.J.Alfred MOUSSEAU. 660 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA A.SEZARY.\u2014 La protéinothérapie locale des collections purulentes.\u2014 (Revue Critique de Pathologie et de \u2014Thérapeutique, avril 1930).Des recherches fort nombreuses et intéressantes ont été faites sur l'application ou l\u2019introduction des bouillons-vaccins et des bouillons bactériophages.L\u2019auteur, par des recherches personnelles, a essayé d\u2019établir la valeur thérapeutique respective des bouillons employés et des principes biologiques que renferment ceux-ci./ L\u2019action locale des bouillons peptonés sur les lésions inflammatoires a fait sa preuve.Sézary, Robert Worms et M.Duruy ont rapporté des faits indiseutables dans ce domaine.Ils emploient suivant les indications le bouillon peptoné suivant la formule de Witte: Peptone de Witte .0 gr.50 Eau distillée .5c.c pour une ampoule stérilisée.La quantité injectée dépend de la quantité de pus contenue dans la collection.Après évacuation préalable de l\u2019abcès, on injecte un volume d\u2019eau pep- tonée égal à la moitié ou au volume tctal du pus retiré.Dans le traitement d\u2019un abcès ouvert ou fistulisé, Sézary et Duruy substituent au bouillon la crème peptonée: Peptone de Witte .10 gr.Eau distillée .10 gr.Lanoline .20 gr Vaseline .60 g1 Par pression, on exprime de la poche purulente son contenu et on remplit la cavité avec la créme que lon a liquefiée légèrement au bain-marie.Cette dernière précaution permet son aspiration facile par l\u2019embout d'une seringue stérilisée.Cette méthode se recommande par sa simplicité.Les réactions locales que suscite cette médication sont à la fois légères et fugaces.Rarement observe-t-on des phénomènes généraux autres que la céphalée, malaises, troubles vaso-moteurs, etc.Jamais ces réactions n\u2019ont revêtu une grande intensité.Résultats presque constants dans les abcès chauds cutanés; les abcès tubéreux de l\u2019aisselle guérissent rapidement; les bartholinites, traitées par cette méthode guérissent généralement en 5 à 10 jours.Les bubons chan- crelleux fournissent toutefois un contingent important d\u2019échecs.Malgré ces échecs assez nombreux cette méthode se recommande par son innocuité, sa simplicité et le caractère esthétique de ses résultats, ne don- * nant lieu à aucune cicatrice indélébile.Un fait se dégage de l\u2019article de Sezary, c\u2019est que les solutions de peptone pure injectée dans des collections suppurées, peuvent guérir ces der- niéres rapidement, sans l'aide d\u2019aucune médication spécifique.J.-R.PEPIN. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 661 FR.USLMANN.\u2014 La percaïne.(Chlorhydrate de la diéthyléthy-lène- diamie de l\u2019acioe a-butyloxycinchoninique.) Un nouvel anesthésique local.\u2014 (Archives Internationales de Pharmacodynamie et de Thérapie, Vol.XXXVI, 1929).Seules des considérations très spéciales peuvent légitimer aujourd\u2019hui l'introduction d\u2019un nouvel anesthésique local.On cherche encore en particulier un produit dont l\u2019effet soit plus prolongé que celui des anesthésiques locaux connus dont aucun, jusqu\u2019ici ne supprime en quelque mesure les douleurs post-opératoires.Une substance propre à satisfaire ces exigences a été découverte, qui atteint, semble-t-il, la limite du possible, puisque cette nouvelle substance produit des effets environ dix fois plus intenses que la cocaine.La Percaïne se dissout facilement dans l\u2019eau, les solutions sont stérilisa- bles à la chaleur; elles doivent se faire en prenant soin d\u2019éviter la présence d\u2019alcalis, employer des flacons de verre non alcalin, et le chlorure de sodium employé pour la préparation de la solution physiologique ne doit contenir ni carbonate ni bicarbonate de soude.L\u2019auteur a fait des essais avec la Percaïne sur la cornée du lapin, la grenouille, le tronc nerveux, le tronc nerveux sensible, le muscle et le nerf, le bouton anesthésique d\u2019après Schleich, sur l\u2019influence des érythrocytes et compare sa puissance anesthésique avec la cocaïne, la tutocaïne et la novocaïne.Si l\u2019on compare les concentrations qui produisent une diminution encore appréciable du réflexe cornéen avec celles qui le suppriment complètement, on obtient les rapports suivants: Produit Concentration minima Concentration maxima Percaine .1: 125000 .1: 75000 Cocaïne .1: 10000 .1: 5000 Tutocaine .1: 3000 .1: 5000 Novocaine .1: 2500 .1: 1000 D\u2019aprés les expériences ci-dessus la Percaine agit en solutions environ 10 fois plus faibles que la cocaine et son action est proportionnellement plus forte que celle des autres anesthésiques locaux expérimentés.La Percaine posséde le grand avantage sur tous les autres anesthésiques locaux d\u2019agir fortement sur les muqueuses, d\u2019être stérilisable par la chaleur et d'avoir une très longue durée d\u2019action.En Amérique, la Percaïne sera mise sur le marché sous le nom de \u201cNupercaine\u201d.Albert L\u2019HERITIER. 662 L'UNION MÉDICALE DU CANADA CHIRURGIE HINTON J.W.\u2014 Lésions des viscères abdominaux.Leur fréquence relative et leur traitement.(Annals of Surgery, sept.29.No.3, pp.351-357).Dans les ruptures d\u2019un viscère creux, il va de soi que l'intervention d'urgence s'impose; encore ne faudra-t-il pratiquer une laparatomie qu'après un diagnostic précis; les laparatomies exploratrices inutiles faisant encourir de graves dangers a ces traumatisés.S'il y a lieu de crdire à une hémorragie, il faudra distinguer entre une hémorragie rétro-péritonéale et une hémorragie intra-abdominale.1.histoire de la maladie et le siège de la lésion permettront d\u2019établir le diagnostic différentiel.Le traitement conservateur est indiqué dans les hémorragies par rupture du foie; il en sera de même dans les ruptures de la rate, où le malade sera mis sous observation et traité contre les phénomènes de choc.L'intervention est à conseiller uniquement lorsqu\u2019il existe des signes d\u2019hémorragie continue.Mercier FAUTEUX.FALLAS R.E.\u2014Acidose et alcalose post-opératoires.(Annals A.J.Surj.fev.29, pp.145-148).Pour différencier avec certitude ces deux complications les signex cliniques ne sont pas suffisants étant souvent identiques dans les deux cas: vomissements persistants, déshydratation, coma.Seuls les examens de laboratoire pourront trancher la question.Dans l\u2019alcalose existe une diminution des chlorures du sang avec augmentation de l\u2019azote du sang et un pouvoir anormal de combinaison du C02 du plasma; tandis que dans l\u2019acidose, la réserve alcaline du plasma sanguin est réduite, par suite d\u2019un métabolisme incomplet des graisses.Dans l\u2019alcalose tout alcalin est interdit; on luttera contre la tétanie, par des injections intra-veineuses de chlorure de calcium, et encore par le sérum physiologique ou glucosé.Dans l\u2019acidose, il faudra surtout utiliser le glucose et l'insuline, vu qu\u2019elle est dûe à un métabolisme incomplet des graisses et secondairement à une déficience en hydrates de carbone.Mercier FAUTEUX.UROLOGIE MARTIN.\u2014 Des erreurs dans le diagnostic de la tuberculose rénale.(Journal d\u2019Urologie, juin 1930, p.556).L'auteur rappelle la situation embarrassante du chirurgien qui, faisant une lombotomie pour enlever un rein tuberculeux, ne trouve aucun indice de lésion sur l\u2019organe extériorisé.Faut-il alors néphrectomiser quand même, et se fier aveuglement à une division des urines où les flacons ont pu être confondus?Doit-on au con- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 663 traire faire une néphrostomie exploratrice, si dangereuse et le plus souvent dans ces cas non concluante?Ou bien refermera-t-on tout simplement la fosse lombaire, laissant ainsi en place un rein qui présente peut-être des lésions des papilles ou des lésions du parenchyme n\u2019ayant pas évolué vers la capsule, lésions toujours progressives et qu\u2019il faut supprimer à temps?La conduite à tenir n\u2019est pas évidente.Les erreurs de diagnostic sont possibles lorsqu\u2019il faut compter exclusivement sur les signes de probabilité, c\u2019est-à-dire sur l\u2019examen clinique et cystoscopique.L\u2019auteur cite alors le cas d'une femme néphrectomisée parce qu\u2019elle souffrait de cystite rebelle et qu\u2019un seul uretère cathétérisé montrait un rein sain.L\u2019autre rein, une fois enlevé, n\u2019a pas montré de lésion évidente.Heureusement pour la malade les phénomènes de cystite ont disparu; et la guérison se maintient.Chez cette malade il y eut plusieurs obstacles à la recherche des signes de certitude: présence de pus et de bacilles de Koch dans le bassinet d\u2019un rein dont le fonctionnement est déficient par rapport à son congénère; mais ce sont eux qu\u2019il eût fallu trouver pour pouvoir procéder en toute sécurité.Deux observations suivent montrant un diagnostic de tuberculose rénale porté avec raison bien qu\u2019il manquât à l\u2019ensemble des symptômes la déficience fonctionnelle du rein suspect.Les pièces anatomiques n\u2019ont pas présenté de lésions tuberculeuses; mais la guérison donna raison au chirurgien.La disparition des symptômes chez ces opérés compte pour beaucoup dans l\u2019appréciation de la valeur du diagnostic porté.S\u2019agissait-il de tuberculose pyélique ou urétérale primitive?Ou bien plutôt le pathologiste, bien malgré lui du reste et sans perdre aucunement de sa valeur, n\u2019a-t-il pas laissé passer une toute petite lésion au niveau du rein lui-même?Dans l\u2019une ou l\u2019autre occurrence la néphrectomie était quand même commandée; et l\u2019intervention se trouve ainsi justifiée.Mais cette conclusion serait tout à fait insuffisante dans les cas où il pourrait exister une tuberculose primitive de la vessie.L\u2019auteur rapporte ensuite l\u2019observation d\u2019un cas où le rein sain donnait un fonctionnement inférieur à celui du rein tuberculeux et où l\u2019état du malade se trouva fort amélioré par la seule lombotomie exploratrice.La néphrectomie n\u2019eut pas lieu parce que le rein supposé malade présentait un aspect normal.Ces considérations prouvent qu\u2019il existe des cas de tuberculose rénale difficile à diagnostiquer; qu\u2019il faut pour cela perfectionner les techniques de plus en plus et renouveler les explorations dans les cas douteux; qu\u2019il ne faut pas enfin refermer la plaie lombaire sans faire la néphrectomie chaque fois que les lésions tuberculeuses n\u2019apparaissent pas évidentes à l\u2019extérieur.Le microscope finira peut-être par tout voir.Pour finir l\u2019auteur insiste sur l\u2019importance de cette question; il engage les praticiens à l\u2019étudier de près et à publier leurs documents.B.DUMAS. 664 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA PEDIATRIE P.TEISSIER ET F.COSTE (de Paris).\u2014 Physiopathologie de la Scarlatine.\u2014 (Paris Médical, décembre 1929).L\u2019étiologie de la Scarlatine doit d\u2019abord être envisagée.Trois arguments en faveur de la théorie streptococcique semblent particulièrement probants.1°\u2014 Présence de streptocoques hémolytiques en abondance dans la gorge des scarlatineux dès les premiers jours de la maladie.2°\u2014Succession par ce streptocoque d\u2019une toxine diffusible active, même à forte dilution, sur le derme, et douée du pouvoir de reproduire chez l\u2019homme un syndrome clinique très semblable à la scarlatine.3°\u2014 Préparation à l\u2019aide de cette toxine d\u2019un sérum.qui dans la scarlatine, particulièrement dans les formes toxiques et malignes, s\u2019est montré d\u2019une efficacité thérapeutique remarquable, et qui éteint, mieux qu\u2019aucune autre subtance organique connue, l\u2019exanthème scarlatin.Cependant quelques données de la théorie américaine sont encore insuffisamment démontrées : a) la reproduction expérimentale de la scarlatine à l\u2019aide du streptocoque ; b) le rôle exclusif du streptocoque dans la dissémination de la scarlatine ; c) l\u2019efficacité de la vaccination anti-scarlatineuse à l\u2019aide de la toxine streptococcique.Il y a aussi deux autres données que l\u2019on ne saurait aujourd\u2019hui accepter sans de sérieues réserves: 1°\u2014la réaction de Dick \u2014 réaction imprécise et d\u2019interprétation délicate; 2°\u2014la question de la spécificité du streptocoque scarlatineux, qui demande de nouvelles recherches.S$ L\u2019on peut s\u2019arrêter sérieusement à quatre objections à la théorie streptococcique : A\u2014Contraste entre l\u2019allure spécifique, réglée, de la scarlatine, et le polymorphisme, l\u2019irrégularité des diverses streptococcies ; B\u2014Contraste entre la fréquence des complications streptococciques de toute sorte dans la scarlatine et la rareté de la scarlatine a la suite des diverses infections primitives à streptocoques ; C\u2014Contraste entre l\u2019immunité scarlatineuse et le caractère récidivant des infections streptococciques ; D\u2014Contraste entre la contagiosité et l\u2019épidémicité de la scarlatine et l\u2019absence de ces caractères dans les streptococcies.Gaston LAPIERRE. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 665 G.BARRAUD.\u2014 Ce que doit être le bain de mer d\u2019un enfant.\u2014 (\u201cL\u2019Hôpital\u201d, mai 1930).Le bain de mer ne peut être donné sans inconvénient avant l\u2019âge de deux ans.Il doit être d\u2019autant plus court que l\u2019enfant est plus jeune et plus faible, et il doit durer de 1 minute à 5 minutes au plus, sans jamais dépasser 10 minutes pour les adolescents, car un bain prolongé fatigue au lieu de tonifier.Le bain doit être complet dés le début; les petites \u201ctrempettes\u201d intermittentes, font grelotter les enfants, trop souvent immobiles, ils ne réagissent pas.Il faut aussi se défier du frisson secondaire, qui se produit quand l'immersion se prolonge, et qui indique une défaillance de l\u2019organisme.Le soir, l\u2019enfant a une température élevée; le lendemain, c\u2019est une angine, ou une diarrhée qui sanctionne la faute commise par les parents.Il faut que l\u2019enfant s\u2019agite dès l\u2019immersion immédiate et complète du bain.Après le bain, un jeu réchauffant ou une bonne petite séance de gymnastique, sont très utiles pendant cinq à dix minutes, pour faciliter la réaction.Le bain ne doit pas être trop fréquent, surtout si l\u2019enfant est très jeune, mais il ne doit jamais y en avoir plus qu\u2019un par jour.Autrement, on voit se produire des troubles dus à la sursaturation marine et qui consistent en angines, stomatites, embarras gastriques ou colites; parfois, anorexie, vertiges, vomissements ou amaigrissement.Le bain doit être peu matinal et pas trop tardif.Il faut toujours attendre au moins deux heures après le petit déjeuner et trois heures après le repas du midi.C\u2019est aussi à la fin de la marée haute que se place le moment le plus favorable au bain des petits.Il faudra surtout ne pas conduire l\u2019enfant à une station thermale sans avoir consulter son médecin.La médication marine, comme beaucoup d\u2019autres, est une arme à deux tranchants qui blesse celui qui ne sait s\u2019en servir.Gaston LAPIERRE.ELECTRO - RADIOLOGIE.L.DELHERN & H.BEAU.\u2014 La radiothérapie du sympathique dans certaines affection cardio-vasculaires.\u2014 (Journal d\u2019Electrologie et de Radiologie, juillet 1930).Les auteurs ont pour but dans cet article de montrer les effets de la radiothérapie dans la maladie de Raynaud, l\u2019artérite oblitérante, l\u2019angine de poitrine, l\u2019hypertension artérielle, et certains troubles du rythme cardiaque, comme par exemple, dans la maladie de Basedow.Dans la maladie de Raynaud les succés sont d\u2019autant plus nets que l\u2019évolution de l\u2019affection est plus récente.Les ulcérations se cicatrisent à la suite de la cessation des accès de syncope et d\u2019asphyxie locale.Les artérites, quelle qu\u2019en soit l\u2019origine, sont susceptibles d\u2019amélioration ; 666 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA il va sans dire qu\u2019il ne faut pas compter sur une modification anatomique de la tunique artérielle mais le spasme disparaît et les vaissaux collatéraux se dilatent; conséquemment la circulation du membre est meilleure et les douleurs s\u2019atténuent ou disparessent.Dans l\u2019angine de poitrine les auteurs font des irradiations du coeur et de son pédicule avec des rayons moyennement pénétrants et filtrés par 5 mm.d\u2019aluminium.La dose est de 1200 à 1600R par porte d\u2019entrée à toutes les trois semaines.La défaillance cardiaque au cours du traitement ne paraît pas à craindre.Les crises d\u2019angor s\u2019espacent et s\u2019atténuent.Pour ce qui est des autres troubles vasculaires il serait prématuré de tirer des conclusions fermes.La technique des auteurs varie suivant la localisation des troubles.L\u2019irradiation portera soit sur la région cervico - dorsale jusqu\u2019à D2, soit sur la région dorso-lombaire entre D10 et L2.A ces localisations on en ajoutera d\u2019autres au niveau des vaisseaux du membre en cause.Le mécanisme d\u2019action est discuté.S'agit-il d\u2019une action directe sur les humeurs ou sur le sympathique.Les auteurs en tiennent pour une action frénatrice sur ce dernier.Dr A.COMTOIS.S.LABORDE ET Y.-L.WICKHAM.\u2014 La radiothérapie du cancer du col de l\u2019utérus au centre anticancéreux de la banlieue parisienne.(Congrès des gygnécologues et obstétriciens de Langue française, Bruxelles, octobre 1929).Cette étude comporte des statistiques où seuls figurent les cancers du col utérin traités par les radiations.Les cancers du vagin et les récidives post-opératoires ont été éliminés.Les épithéliomes du col, tous contrôlés par l\u2019histologie, ont été classés en quatre groupes anatomo-cliniques se rapportant aux différents degrés -d\u2019extension : ler degré: lésions limitées au col.\u2014 Opérable.\u2014 80% de guérison après 8 ans.2ème degré: envahissement juxta-utérin, utérus partiellement mobile, limite d\u2019opérabilité, \u2014 54% de guérison après 8 ans.3ème degré: envahissement des paramètres, utérus fixé, inopérable, \u2014 21.2% de guérison après 8 ans.\u201c4ème degré: envahissement des organes voisins, métastases, traitement uniquement palliatif, \u2014 aucune guérison.La différenciation des variétés histologiques baso-cellulaires, spino-cellu- laires, intermédiaires et à type glandulaire, ne semble pas jouer un rôle primordial dans les résultats.| TECHNIQUES: 1°\u2014Räôentgenthérapie.Employée seule dans un but purement palliatif dans les cancers du 4e stade, elle est associée à la curiethérapie dans les stade II et III.Généralement elle précède le traitement par radium.Dose moyenne: 16,000 à 20,000 R., en 15 à 20 jours par 4 portes d\u2019entrée, 200,000 volts filtre 1 mm.Cu.+ 2 mm.Al.Distance anticathode-peau 40 cm. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 667 2°\u2014Curiethérapie utéro-vaginale, comporte une irradiation ininterrompue utilisant 70 à 90 mgr.de RAE; filtre équivalent à 1.5 mm.de platine; durée, 70 à 75 heures, pour arriver à un chiffre total compris entre 6000 et 7000 milligrammes-heure ou 45 à 52 med.Les irradiations intenses et de courte durée sont dangereuses pour les malades et les médecins; les irradiations trop prolongées exposent aux infections secondaires.Il faut suivre la courbe thermique et craindre l\u2019infection locale aérobique ou anaérobique pour la combattre aussitôt connue par vaccins.ou sérums.La télécuriethérapie est à l\u2019étude.L La chirurgie du cancer du col utérin doit être abandonnée.Les statistiques universelles prouvent son infériorité, quoique des chirurgiens soutiennent ses prérogatives dans les formes dites opérables.Dans l\u2019ensemble on peut dire que les radiations de courte longueur d\u2019onde guérissent les cancers du col utérin quand ceux-ci ne sont pas trop étendus, quel que soit leur type histologique.Albert JUTRAS.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE MARGOGLOU (ATHENES).\u2014 L\u2019Acné polymorphe et son traitement moderne.(Annales de Dermatologie & Syphiligraphie, mars 0).C\u2019est une question qui intéresse tous les praticiens et où tous les médicaments subissent un véritable échec.L\u2019Acné polymorphe constitue pour les personnes jeunes une affection désagréable, quelquefois même une difformité pouvant défigurer le malade.Elle est une maladie fréquente et se rencontre chez les deux sexes, chez les riches autant que chez les pauvres.Tout le monde admet aujourd\u2019hui que les troubles digestifs, la constipation, la chlorose, les troubles de l\u2019appareil génital, les dysendocrinies, etc., sont des facteurs très importants dans la genèse de la maladie.La durée de celle-ci traitée par des applications locales usuelles est de 2 à 3 ans et quelquefois plus.En dehors de cela, (et ceci est très important) cette longue durée expose le malade à des cicatrices de plus en plus nombreuses comme c\u2019est le cas surtout dans l\u2019acné indurée.Pour obvier à ces incovénients, l'école américaine emploie depuis plusieurs années et avec des résultats merveilleux les rayons Roentgen dans le traitement de l\u2019acné polymorphe, comme dans celui de plusieurs autres dermatoses au point qu\u2019aux Etats-Unis comme au Canada, chaque Dermatologiste, digne de ce nom est obligé d\u2019avoir une installation complète chez lui.La radiothérapie est donc considérée maintenant comme le traitement spécifique de l\u2019acné.Bien appliquée, elle guérit les cas les plus graves dans l\u2019espace à peu près de 3 mois et demi.Quoique la méthode soit un peu dispendieuse elle est acceptée du malade qui n\u2019a presque pas à se servir des topiques désagréables et qui est assuré que son traitement sera court et d\u2019un effet permanent. 668 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Il est bien entendu qu\u2019en même temps que les Rayons X, le Dermatologiste doit prescrire, après une étude approfondie du malade, des mesures hygiéniques, diététiques et thérapeutiques propres à chaque cas.Combien de malades seraient soulagés d\u2019un mal qui les empoisonne, s\u2019ils étaient dirigés chez des spécialistes en la matière.Paul POIRIER.MILIAN G.\u2014 Roséole infectieuse biotropique au cours du traitement arsenical.\u2014 (Revue française de dermatologie vénéréologie, mars 1930).C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un vieux syphilitique dont le B.W.est fortement positif.Après l\u2019administration de 914 aux doses de 30 ctgr.et 34 ctgr.apparaît une éruption composée d\u2019éléments de la dimension d\u2019une pièce de vingt centimes, ou plus petits, ou un peu plus grand, de couleur violacée, occupant la totalité du corps, très confluent et ressemblant en tous points à une roséole syphilitique.Mais l\u2019absence de chancre et d\u2019adénopathies, satellites ou consécutives permet d\u2019éloigner cette idée.Penser à une roséole de retour était invraisemblable, vu l\u2019ancienneté de cette syphilis, qui remontait à trente-cinq ans.En plus cette roséole était prurigineuse, et l\u2019administration continuée de 914 n\u2019aggrava pas l\u2019éruption.C\u2019est pourquoi l\u2019auteur conclut à une roséole infectieuse développée à l\u2019occasion du 914, comme l\u2019éruption biotropique du 9e jour.Il est fréquent de voir la roséole infectieuse se développer à la suite de coryza ou de bronchite comme dans le cas présent.Paul POIRIER.LABORATOIRE G.RAMON.\u2014 A propos des propriétés essentielles de l\u2019anatoxine diphtérique.\u2014 (Comp.Rend.Soc.Biol.juillet 1930, page 938).La supériorité du pouvoir immunisant de l\u2019anatoxime sur le mélange toxine-antitoxine vis-à-vis l'infection diphtérique a déjà été démontrée bien que certains auteurs, en Allemagne et aux Etats-Unis, restent encore attachés à l\u2019ancienne méthode.Tout récemment des essais comparatifs ont confirmé la valeur très élevée de l\u2019anatoxine comparée à la toxine-antitoxine.Ainsi en Allemagne même, Wildtgrube a établi que la valeur immunisante de l\u2019anatoxine est de 5 à 10 fois supérieure à celle du mélange toxine-antitoxine chez le cobaye.Aux Etats-Unis, les résultats obtenus chez l\u2019homme sont sensiblement de même ordre.Après vaccination avec 3 doses de mélange toxine-anti- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 669 toxine, la réaction de Shick chez les enfants, devient négative dans 75% des cas, tandis qu\u2019avec 3 doses d\u2019anatoxine, la réaction de Shick chez des enfants du même âge devient négative dans la proportion de 95%.Des résultats semblables sont signalés en France.Pour que les résultats soient appréciables toutefois, l\u2019auteur insiste sur le fait qu\u2019il faut utiliser une anatoxine ayant une valeur antigène intrinsèque suffisante, et non pas seulement un simple bouillon formolé et chauffé légèrement.A côté de l\u2019action immunisante et spécifique de l\u2019anatoxine, Ramon signale également sa fixité et son innocuité.L'union de la toxine et de l\u2019antitoxine est dissociable par certains procédés; il est par contre, impossible de faire récupérer à l\u2019anatoxine même une partie de la nocivité de la toxine dont elle dérive.Si la toxine peut voir dans certains cas son pouvoir toxique s\u2019accroître par son mélange avec du bouillon, il n\u2019en est pas de même avec l\u2019anatoxine, même incomplètement transformée par le formol.L\u2019anatoxine est donc indépendante des toxoïdes plus ou moins hypothétiques que signalent certains auteurs.Pour Ramon, sous l\u2019influence de substances diverses, la molécule toxine se transformerait, formant un corps nouveau ayant des propriétés différentes.En ce qui concerne la toxine diphtérique, celle-ci sous l\u2019influence du formol et de la chaleur serait modifiée; elle perdrait un de ses caractères: son pouvoir nocif; elle garderait sa spécificité, son pouvoir floculant, sa valeur antigène; elle acquerrait des qualités propres: résistance à certains agents physiques et chimiques, stabilité.A.BERTRAND.PHTISIOTHERAPIE J.MORN et F.CARDIS.\u2014 Comment classer de façon pratique les tuberculeux, dans un sanatorum \u2014 (Bulletin médical de Leysin.) Le nombre des classifications de la tuberculose pulmonaire est considérable, et sa multiplicité démontre bien qu\u2019une unité de vue satisfaisant tous les phtisiologues n\u2019existe pas encore.Que sommes-nous en droit de demander à une classification ?1°\u2014De nous permettre de poser chez nos malades un diagnostic précis.2°\u2014Que du diagnostic ainsi posé découle un pronostic.3°\u2014Que de ce même diagnostic se dégage une thérapeutique précise.4°\u2014Que cette classification soit simple afin d\u2019être parfaitement comprise non seulement par le spécialiste mais encore par tous ceux qui s\u2019occupent du tuberculeux.Jusqu\u2019ici deux classifications ont été utilisées, celle de Bard dans les pays latins et celles d\u2019Aschoff dans les pays germaniques.Ces deux classifications ont été maintes fois modifiées, complétées et remaniées, ce qui démontre bien leur insuffisance.L\u2019auteur après avoir décrit les bases des différentes classifications démontre en quoi elles ne peuvent satisfaire aux notions d\u2019aujourd\u2019hui parce que la radiologie nous a permis de connaître, 670 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA de comprendre et de suivre l\u2019évolution tuberculeuse, ce qui n\u2019existait pas au moment où Bard et Aschoff ont formulé leur classification.Un point très important fut mis en lumière.Jusqu\u2019à présent les différentes classifications de la tuberculose ne s\u2019adressant qu\u2019à l\u2019adulte, cependant la tuberculose de l\u2019adulte n\u2019est qu\u2019une phase de la maladie si l\u2019on veut envisager la question dans son ensemble.Seul Ranke a formulé une classification basée sur les réactions humorales de l\u2019organisme infecté chez l\u2019enfant.1°\u2014La phase de primo-infection-formation du complxe primaire.2°\u2014La phase d\u2019hypersensibilité et de généralisation.3°\u2014La phase d\u2019immunité relative et de localisation des lésions.Cette classification trouve une application parfaite chez les enfants tuberculeux.Du diagnostic posé un pronostic pourra être établi et en dernier lieu découlera une thérapeutique appropriée.Cependant cette classification ne vaut rien pour l\u2019adulte, car le type Ranke III comprenant les tuberculoses localisées inclus chez l\u2019adulte un grand nombre de lésions se manifestant sous des formes tout à fait différentes.En conclusion l\u2019auteur suggère la classification suivante pour les adultes.En présence d\u2019un tuberculeux adulte, il importe de savoir si un seul poumon ou les deux sont atteints; de cette constatation découlera, avant tout une notion thérapeutique \u2014 tout tuberculeux unilatéral pouvant bénéficier grandement de la collapsothérapic.Il sera utile de connaître si le malade est cavitaire ou non, d\u2019où une indication pronostique; si son affection est évolutive, enfin si l\u2019expectoration est bacillifère ou non.La tuberculose de l\u2019adulte se propageant par voie endobronchique, ce dernier point a une grande importance pour le malade lui-même \u2014 possibilité d\u2019extension des lésions.Comme on le voit l\u2019auteur a mis à contribution l\u2019ensemble des moyens d\u2019investigations cliniques, radiologiques et bactériologiques pour permettre d\u2019établir un diggnostic précis et complet.L\u2019auteur a décrit un tableau de classification très pratique, à la fois clair et précis, qui sera certainement utile à la classification des malades de sanatorium ou d\u2019hdpital de tuberculeux.J.A.VIDAL.NEURO-PSYCHIATRIE CL.VURPAS.\u2014 Les formes cliniques des obsessions.(P.M.le 4 juin 1930).L\u2019histoire des obsessions montre que le cadre de cette affection est toujours allé en s\u2019élargissant.Il y a 40 ans, les obsessions constituaient un ensemble de maladies différentes dont le seul rapprochement était de se terminer par manie ou phobie.Avec Magnan et Legrain l\u2019obsession est devenue une modalité de la dégénérescence mentale supérieure.Pour d\u2019autres aliénistes, ce trouble est considéré comme une maladie unique quelles que soient ses modalités symptomatiques; ils s\u2019attachent surtout au fond morbide, important seul et conditionnant l\u2019éclosion de l\u2019obsession.Ils distin- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 671 guent le fond mental et les accidents paroxystiques.L'auteur veut aujour- d\u2019hui élargir ce cadre de l\u2019obsession et montrer que non seulement elle n\u2019est pas un ensemble de maladies diverses ni même une maladie unique, mais qu\u2019elle n\u2019est que l\u2019expression d\u2019un trouble commun à diverses maladies mentales.En étudiant le fond mental des obsédés il a trouvé chez certains des particularités mentales et chez d\u2019autres une absence de ces caractères spéciaux qui l\u2019ont incité à les ranger dans d\u2019autres catégories que les premiers.Il est arrivé aussi à distinguer chez les obsédés les manifestations de: 1° la psychasthénie; 2° la psychose périodique; 3° la démence précoce ; 4° Partério-sclérose, la sénilité, la paralysie générale, etc, enfin les formes combinées.L\u2019auteur fait d\u2019abord une première division basée sur l\u2019intensité du trouble : a) Formes frustes et légères.\u2014 Constituées par des états compatibles avec une vie normale, qui se manifestent soit par de simples défectuosités mentales, soit par une crise d\u2019obsession toujours assez bien contenue et souvent dissimulée.b) Formes moyennes.\u2014 Constituées par des crises d\u2019obsession incompatibles temporairement avec toute vie normale.c) Formes graves.\u2014 Progressives, immobiliasnt chroniquement le malade et reproduisant certains caractères extérieurs de la démence (faux déments).Une deuxième division est basée sur la nature de la maladie.Les obsédés se rattachent: a) à la psychasthénie.\u2014 Quand l\u2019obsession n\u2019est que l\u2019efflorescence ou une manifestation paroxystique de l\u2019état mental habituel.Ce sont des malades inquiets, timides, serupuleux, pessimistes, présentant un sentiment général de crainte, de dissatisfaction, d\u2019incomplétude.Il y a chez eux de la rumination intellectuelle, du piétinement mental.b) à la psychose périodique.\u2014 Ce sont ceux qui ne présentent aucun petit signe de la constitution psychique de la psychasthénie.Ces obsessions acquises surviennent soit sans cause apparente, soit plus souvent à la suite de fatigue, de tracas, d\u2019émotion, de maladie.Elles sont la manifestation de la dépression mentale.c) à la démence précoce.\u2014 Les obsessions constituent la phase initiale de la démence précoce.L\u2019anxiété, vive au début, s\u2019émousse peu à peu et prend un caractère plus stéréotype.Les phénomènes d\u2019opposition et les impulsions apparaissent et progressivement un état catalonique avec néga- tivisme se substitue aux manifestations obsédantes et anxieuses primitives.d) à la paralysie générale.\u2014 Dans ia phase initiale.e) à la sénilité, l\u2019artério-sclérose.\u2014 Elles présentent alors plus de flou, d\u2019imprécision et sont plus courtes, d\u2019une intensité moindre.De telles formes constituent des modalités pathologiques ayant chacune sa physionomie particulière et devant avoir sa place, dans les descriptions cliniques.Emile LEGRAND. 672 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA MEDECINE LEGALE.P.SAINTE- CLAIRE-DEVILLE.\u2014 L\u2019enquéte historique.\u2014 (Revue Internationale de Criminalistique, fascicule 3, Ze année, 1930).L'auteur cite un exemple remarquable de l\u2019importance des constata- tions- scientifiques en matière d\u2019identification d\u2019une personne à état civil contesté.Il s\u2019agit du cas Hervagault dit Longueville, prétendu Louis XVIT.Par l\u2019application des lois de la croissance humaine à la vérification de l\u2019identité du pseudo Longueville l\u2019auteur prouve hors de tout doute qu\u2019il s\u2019agissait bien d\u2019un imposteur et cette légende qui troublait encore bien des esprits dans la région de Châlons reçoit ainsi son coup de mort.Pseudo Longueville aurait d\u2019après son faux état civil plus de 16% ans, Louis XVII devrait avoir à l\u2019époque envisagée, s\u2019il était en vie, effectivement 1314 ans.Quel âge réel peut-on donner au personnage en cause?Le soi disant Longueville a.vagabondé beaucoup, à plusieurs reprises on a dressé son signalement et il a été toisé.En mars 1792 il a une taille de 1 m.488.Le 14 novembre 1797 il mesure 1 m.597.Le 21 juillet 1806, il mesure 1 m.640.Selon qu\u2019il est Hervagault (24 ans, 10 mois) ou Louis XVII (21 ans, 4 mois) à l\u2019époque où il se dit le Dauphin, ces mensurations successives correspondent aux ages 151% ans, 17 ans 2 mois, 24 ans 10 mois; ou 12 ans, 1315 ans, 24 ans 4 mois.Si l\u2019on compare les courbes de variation de taille dans les deux hypothèses avec une courbe étalon dans l\u2019espèce, celle du \u201cjeune homme de la plus belle venue\u201d de Buffon, on arrive à cette conclusion que la succession des chiffres enregistrés cadre avec l\u2019hypothèse Hervagault, et non avec l'hypothèse Louis XVII._ L\u2019auteur conclut qu\u2019admettre l'hypothèse de l\u2019identité pseudo-lonsue- ville-Louis XVII équivaudrait à admettre que le Dauphin était un individu fort différent de la normale dont la taille, relativement très grande aurait brusquement cessé de croître 314 ans ou môme 4 ans avant l\u2019époque où l\u2019homme moyen voit sa croissance commencer seulement à se ralentir.KR.FONTAINE. NOUVELLES ASSOCIATION MEDICALE DE LA PROVINCE DE QUEBEC L\u2019Association Médicale de la Province de Québec s\u2019est réunie à l\u2019issu du Congrès de l'Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord, le vendredi 19 septembre dernier, et après la lecture des rapports eurent lieu les élections qui ont donné les résultats suivants: Président: M.P.C.Dagneau, de Québec; ler Vice-Prés.: M.J.R.Bélisle, de Hull; 2e Vice-Prés.: M.H.S.Shaw, d\u2019Outremont ; 3e Vice-Pré.:M.L.F.Dubé, de Notre-Dame du Lac; Secrétaire général: M.L.Gérin-Lajoie, de Montréal; Trésorier général: M.E.Trottier, de Montréal; Membres du Conseil: M.G.Archambault, de Montréal; M.A.Thibaudeau, de St-Eustache.M.À.T.Bazin, de Montréal; M.Eugène Tremblay, de Chicoutimi; M.C.C.Birchard, de Montréal; M.James Stevenson, de Québec; M.B.G.Bourgeois, de Montréal; M.J.R.Pépin, de Montréal; M.A.Brassard, de Valleyfield; M.A.J.McCabe, de Sherbrooke; M.L.Charpentier, de Drummondville; M.J.Guérard, de Québec; M.C.E.Cross, des Trois-Rivières ; M.O.Demers, de Farnham; Les trois membres du Conseil faisant partie de cet Exécutif résidant à Montréal sont: MM.A.T.Bazin, B.G.Bourgeois, et J.R.Pépin.Il a été décidé que la prochaine réunion annuelle aurait lieu à Québec.Léon GERIN-LAJOIE, M.D.secrétaire général de l\u2019A.M.P.Q.ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANCAISE DE L\u2019AMERIQUE DU NORD.A l\u2019Assemblée du Comité Exécutif de l\u2019Asociation des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord tenue le 29 septembre dernier, la Résolution suivante a été adoptée à l\u2019unanimité: \u201cLe Comité Exécutif de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord désire exprimer sa profonde reconnaissance au Comité de Direction de l\u2019Union Médicale du Canada pour sa généreuse contribution au succès du XIème Congrès.Les Officiers de l\u2019Association sont tout particulièrement heureux d\u2019offrir leurs plus sincères remerciements pour la publicité faite dans les colonnes de la Revue.Donation MARION, Secrétaire du Congrès. 674 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA INSTITUT SCIENTIFIQUE FRANCO-CANADIEN COURS DE RADIOLOGIE par M.le Docteur BELOT Chef du Service de Radiologie à l'Hôpital Saint-Louis à Paris.LEÇON D'OUVERTURE Jeudi, Z octobre, 1930, à 5 heures p.m.Sujet: LES AGENTS PHYSIQUES \u2014 LES RADIATIONS LEÇONS THEORIQUES Vendredi, 3 oct.1930\u2014Radiodiagnostie \u2014 Généralités \u2014 Technique \u2014 Dangers \u2014 Applications au système osseux.Lundi, 6 66 \u2014Radiodiagnostic \u2014 Thorax \u2014 Système nerveux.Mercredi, 8 « \u2014Radiographie du Tube digestif \u2014 Foie \u2014 Vésicule \u2014 Rate.Vendredi, 10 és \u2014 Radiodiagnostic du système génitolurinaire.Lundi, 13 6 \u2014Radiothérapie \u2014 Radiumthérapie \u2014 Généralités.Mercredi, 15 66 \u2014 Radiothérapie des Maladies de la Peau et des Maladies inflammatoires.Jeudi, 16 66 \u2014 Radiothérapie des affections des organes hémato- poietiques, Adénites et Tuberculose.Lundi, 20 66 \u2014Radiothérapie des maladies des glandes à sécrétion interne \u2014 du fibrôme et des maladies du système nerveux.Mercredi, 22 66 \u2014 Radiothérapie des maladies cancéreuses \u2014 Peau et revêtement cutanéo-muqueux.Vendredi, 24 66 \u2014 Radiothérapie des maladies cancéreuses (suite) os, sein, voies digestives, ulcères, système nerveux.Considérations générales sur la Radiothérapie des cancers.Lundi, 27 \u201c \u2014Thérapeutique par les rayons ultra-violets.La lu- miére, les infra-rouges.Ces leçons auront lieu dans le grand amphaithéâtre de la Faculté de Médecine, 1265 rue Saint-Denis, à 8 heures CJ p.m.aux dates indiquées.LEÇONS CLINIQUES Les leçons cliniques du Professeur J.Belot auront lieu le matin à 10 heures a.m., dans les hôpitaux suivants, à partir du 3 octobre jusqu\u2019au 28 octobre.Hôtel-Dieu: 3, 8, 10, 14, 17.Hôpital Notre-Dame: 6, 9, 15, 21.Institut de Dermatologie (Hôp.Notre-Dame): 13, 23.Institut du Radium: 7, 16, 27.Hôpital Ste-Justine: 20, 24.Hopital Ste-Jeanne d\u2019Arc: 22.Institut Bruchési: 28. |'Union Médicale du Canada Comité de Direction MM.Archambault, Benoit, Boulet, Bousquet, Bourgeois, Bruneau, De Cotret, Derome (Wilfrid), Desloges, Dubé, Harwood, Lassalle, Leduc, LeSage, Marien, Marin (Albéric), Marion, Masson (D.), Mercier (Oscar), Parizeau (T.), Rhéaume, Roy, Saint-Jacques, Vidal.Président: P.Z.Rhéaume: Secrétaire-trésorier: G.Archam- bault.Membre d'honneur: Professeur Pierre Masson.Comité de Rédaction MM.Badeaux, François; Bellerose, A.; Bertrand, A.; Boucher, R.; Brault, Jules; Cholette, A.M.; Comtois, A.; Dubé, E.; DeGuise, A.; Fontaine, R.; Gérin-Lajoie, L.; Lapierre, G.; Legrand, E; Letondal, P; Marin, Albéric; Marion, D.; Mercier, Oscar ; Mercier Fauteux ; Mousseau, J.Alfred ; Pepin, R; Rivard, J; Simard, Ls-C; Trottier, E; Vidal, J.A.Président: A.LeSage; Vice-Président: Albéric Marin; Secrétaire: Léon Gérin-Lajoie; Assistant-secrétaire: Donatien Marion.Prix de l\u2019abonnement pour 1930 Canada et Etats-Unis .c.cov vus veus vers save eee eee aan $3.00 Etranger (pays faisant partie de l'Union Postale) \u2026.\u2026.4.00 Etudiants .cc.cor ver ii cee cit eee ee eee vee vee eee ae 1.50 Prix du numéro .coor cei viet cure ace vers vane ee eee eee va 0.50 Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada paraît tous les mois par fascicules de 60 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, un mouvement médical, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.Le Comité de Rédaction accepte des articles de tous les médecins à condition que ceux-ci n\u2019aient pas déjà été publiés dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne doivent pas excéder 15 pages; les Faits Cliniques auront un maximum de 5 pages et les Revues Générales comprendront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction doit être adressé franco, au secrétaire, Dr Léon Gérin-Lajoie, 3553, avenue du Parc.Tél.PLateau 5397.Tout ce qui concerne l'administration doit être adressé franco à M.T.Valiquette, comptable, 3705 rue St-André, ou Boîte Postale 3026. SUITE DU SOMMAIRE | ANALYSES MEDECINE Marcel Labbe.De quelques erreurs dans l\u2019emploi de l'insuline chez les diabétiques (p.715).CHIRURGIE Oury P., Godard P., Nichita V.La douleur gastrique chez les dyspeptiques fonctionnels.(p.716).B.Blankof.Traitement des tuberculoses chirurgicales par l\u2019antigène méthylque.(p.716).OBSTETRIQUE Hofstein J.Absence congénitale des muscles abdominaux.(p.718).PEDIATRIE P.Lereboullet.Prophylaxie actuelle de la diphtérie du nourrisson.(p.718).W.Mikulowski.Lésions cérébrales dans la coqueluche.(p.719).G.Mou- riquand.Un programme de lutte contre la mortalité infantile.(p.720).UROLOGIE Rudolph Chawlla.Our Experience with intra-venous pyelography.(Notre récente expérience avec la pyélographie intra-veineuse.(p.721).Lewis and Carroll.Recurrent prostatic hypertrophy with report of a case.(Hypertrophie de la prostate récidivante).(p.721).DERMATO \u2014 SYPHILIGRAPHIE Gougerot.Syphilis arséno-récidivantes.(p.721).Gougerot H.et Peyre Ed.Essais de bactériophage antichanchel- leux.(p.722).GYNECOLOGIE F.Douay et Mlle P.Ilpureano.Diagnostic de la salpingite tuberculeuse.Réaction de Bedreska.(p.722).L.Goussakoff.Du choix de la méthode de l\u2019opération césarienne.(p.724).RADIOLOGIE Delherm et Beau (Paris).\u2014La radiothérapie du sympathique dans certaines affections cardio-vasculaires.(p.725).Aubertin, P.Thoyer-Rozat, Robert-Levy (Paris).\u2014La radiothérapie de la maladie de Hodghkin.(p.725).CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE.A.H.Montgomery et J.J.Mussil.Le traitement de invagination intestinale irréductible chez l'enfant.(p.726).P.Kreuscher.La guérison post-opé- ratoire histologique dans l\u2019ostéomyélite chronique et l\u2019utilité de la biopsie comme moyen de pronostic.(p.727).J.I.Mitchel.La luxation du genou.(p.727).NEURO-PSYCHIATRIE R.H.Smithwick et J.C.White.Elimi- tion de la douleur dans l\u2019arthrite obli- térante de l\u2019extrémité du membre inférieur.(p.727).LABORATOIRE Geo.W.Henry.Metabolisme basal et états émotionnels.(p.729).M.Goor- maghtigh et A.Amerlinck.Réalisation expérimentale de la maladie de reclus.(p.730).fi "]
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