Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'union médicale du Canada, 1929-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Tome LVIII No 10 Octobre 1929 LE PROFESSEUR LOUIS DANIEL MIGNAULT 1856 - 1929 Hier soir, à la séance du Conseil de la Faculté de Médecine, tous les regards se tournaient vers \u201cune place vide.Toutes les âmes étaient cCmnues.dans le deuil.Le docteur Louis Daniel Mignault, chevalier de Saint Grégoire le Grand, membre du Sénat de l\u2019Université de Montréal, membre du Conseil et professeur à la Faculté de Médecine, médecin de l\u2019Hôtel- Dieu, s'est éteint tranquillement, le samedi 2+ août, après une longue et pénible maladie.La profession médicale ne saurait rester muette devant la tombe qui vient de se refermer sur l\u2019un des hommes qu\u2019elle est le plus honorée d\u2019avoir compté parmi ses membres.Nous ne voulons point laisser partir sans un adieu le maître qu'il nous à été donné pendant de longues années de connaître et de vénérer.Le docteur Mignault a été l\u2019une des belles et sympathiques figures de notre temps.Il aura sa place non seulement dans la longue série de nos praticiens distingués, mais il aura aussi une place unique parmi nos universitaires de carrière.Le docteur Mignault avait les qualités nécessaires pour se créer nne clientèle de choix: grand talent, beau caractère, manières distinguées. 590 L UNION MEDICALE DU CANADA Issu d\u2019une famille où l'on cultivait les choses de l\u2019esprit, où l'amour de l'étude était dans l'atmosphère, il avait eu l'avantage d'une forte éducation puisée au foyer; il avait reçu, chez les Jésuites, une sérieuse formation littéraire et philosophique.Ses études médicales, qu'il avait terminées à l\u2019Université McGill, avec tous les honneurs, puis poursuivies en Allemagne, lui avaient donné, dès son retour au pays, un prestige considérable.Dès ses débuts, 1l fut le médecin des milieux cultivés.Diverses institutions d'enseignement supérieur se l\u2019attachèrent et l\u2019Hôtel-Dieu le chargea d'un service important.Sa science, son amour scrupuleux de la vérité le faisaient rechercher.Pendant trente ans, il fut un de nos médecins en vue; il y eut même une heure, \u2014 avant qu'il n\u2019eut consacré une trop grande partie de son temps aux choses universitaires \u2014 Où notre regretté maître était souvent consulté par ses confrères, sur les questions pathologiques difficiles.Les caractères saillants de sa pratique ont été, croyons-nous, le respect du malade et l\u2019honnêteté scrupuleuse à ne rien négliger dans le traitement qui pût être utile.Le professeur Mignault a vécu à une époque de nihilisme thérapeutique.On faisait alors un diagnostic soigné, on établissait un pronostic sérieux, puis, sous prétexte que l\u2019on ne pouvait s'attaquer à la cause de la maladie ou que le mal était incurable, on prescrivait un traitement quelconque et on laissait à la nature, le soin de guérir le malade.| Mais si l'on ne peut toujours atteindre directement la cause, ne peut-on pas, au moins, pallier les désordres qu\u2019elle produit ?En réduisant la douleur, en modérant la fièvre, en calmant le délire; en attaquant les symptômes, n\u2019est-il pas possible de faire reposer l'organisme et de mettre ainsi le malade sur une voie qui le conduira à la guérison.| En méme quand la maladie est incurable, n\u2019est-il pas toujours indiqué de chercher a rendre moins sombres les heures de la souffrance ?Sur toutes ces questions, il n\u2019hésitait jamais: guérir, en autant qu\u2019on le peut humainement, mais soulager toujours: tel était son principe.Combien nous aurions à apprendre sous ce rapport, nous qui trop souvent nous laissons aller à des désespérances nuisibles.Faut-il insister sur une autre qualité ?Qualité banale, qu\u2019on L'UNION MÉDICALE DU CANADA 291 rencontre beaucoup, dans la profession, que nombre de médecins pratiquent dans le silence et laissent ignorer au monde: c\u2019est la charité et le dévouement aux déshérités de la fortune.Le docteur Mignault recevait les pauvres comme s'ils lui faisaient une faveur en le venant consulter.\u201cA l'hôpital, dans ces salles qu\u2019il aimait tant, les malades guettaient sa visite.Pour ces loques humaines, elle était toujours l'occasion d\u2019une espérance nouvelle.Mais ses goûts l'entrainaient peu à peu vers les choses universitaires.C'est a la Faculté de Médecine, soit dans l'enseignement de l'anatomie et de la physiologie, soit dans les responsabilités de secrétaire et de membre du Conseil.qu\u2019il a véritablement donné toute la mesure de son talent.Il y a près de cinquante ans que le docteur Mignault appartient à la Faculté de Médecine, et au delà de quarante ans qu'il en est le secrétaire.Durant cette période, jamais il n'a interrompu son enseignement très solide de la physiologie d\u2019abord, puis de l'anatomie du corps humain.Professeur d\u2019une rare érudition, clair et élégant, il eût fait belle figure même dans les chaires européennes les plus réputées.La précision et l'étendue de ses connaissances; l'exposition brillante qu\u2019il en faisait; la note personnelle qu'il donnait à son enseignement, les aperçus nouveaux dans les applications cliniques, tout contribuait à faire de son cours l\u2019un des plus intéressants et des mieux suivis.Pour lui, la science anatomique n\u2019était pas simplement la nomenclature et la description des organes et des tissus de l'être humain, c'était l'explication du mécanisme même de la vie.Ses leçons, toujours parfaitement conçues et préparées avec soin, étaient pleines de démonstrations originales et de considérations philosophiques, saisissantes, bien faites pour émouvoir la jeunesse qui cherche si avidement et de si bonne foi à rattacher la vie à ses causes.Il n\u2019avait du reste aucune peine à s\u2019élever aux choses philosophiques: son esprit vif et profond s'y prêtait naturellement; 502 L'UNION MEDICALE DU CANADA peu d\u2019hommes.parmi ses contemporains, ont possédé au méme degrd le don de la démonstration scientifique.Ne croyons pas, cependant, que ses leçons fussent surtout des propos philosophiques.Le docteur Mignault exposait avec méthode et précision et savait faire comprendre les connaissances actuelles, mais il s'appliquait surtout à en tirer des indications: \u201cLa vérité, disait-il, qu'elle nous vienne du laboratoire ou de la clinique, mérite toujours bon accueil.Ayons soin seulement que le malade en profite, car chez le médecin, l'amour de la vérité doit toujours être ennobli par l'amour de l'humanité.\u201d * ¥ ¥ Au Conseil de la Faculté de Médecine, il était une personnalité.Jeune encore, il a siégé avec les maîtres de l\u2019époque qui nous a précédés: d\u2019Orsonnens, Coderre, Rottot, llingston, Desjardins, LLaramée, Lachapelle.Dès le début, il s\u2019était fait remarquer par son jugement et sa droiture.I] pariait peu, mais toujours avec dignité et pondération.Les membres du Conseil actuel l'ont tous eu comme collègue.Dans ce corps délibératif, où des différences de caractères et d'idées peuvent exister, il y avait pour le secrétaire unanimité de sentiments: tous le respectaient et le traitaient avec affection.Son expérience, sa mémoire, qui était vraiment remarquable, en faisaient un guide éclairé.A l\u2019occasion, chacun s'adressait à lui comme au plus sûr des conseillers.Pendant sa longue carrière, il a été mêlé à bien des questions et a été le témoin de bien des vicissitudes dans les destinées de nos Facultés de Médecine.Les rapports des Universités avec le Collège des Médecins; les rapports des Facultés de Médecine avec les hôpitaux de la métropole, mais surtout les négotiations qui devaient se terminer par la fusion de l\u2019Ecole de Médecine avec l\u2019Université Laval, ont tour à tour été l\u2019objet de ses activités.Dans l'étude de toutes ces questions, il a fait sa part de travail avec un zèle, et une honnêteté remarquables.Certaines solutions lui ont donné les joies du succès, d\u2019autres, les tristesses de la défaite.La fin de la lutte universitaire lui avait été particulièrement sensible.C'était apparemment le renoncement à un rêve que nous caressions tous: l\u2019indépendance de nore Uni- L'UNION MÉDICALE DU CANADA 593 versité.Cette tristesse fut bientôt amoindrie, lorsque l'ancienne Iicole se fut bien rendu compte de la science et de la noblesse d'esprit des nouveaux éléments que la succursale de Laval nous apportait; et elle disparut complètement lorsque fut promulgué le décret papal établissant d\u2019une façon définitive l\u2019Université de Montréal, catholique et indépendante.C\u2019était la victoire de la cause pour laquelle 1] avait été un des lutteurs.Nunc dimittis.Sa vie universitaire, si longue, si diverse, si mêlée aux gens et aux choses, lui donnait le droit de recueillir ses souvenirs et de les exposer.De ses Mémoires, il a recueilli les principaux faits qui se rapportaient à l\u2019ancienne Ecole Victoria; 1l en a fait un petit volume qu'il a publié sous le titre modeste de \u201cNotes pour servir à l\u2019histoire de l'Ecole de Médecine\u201d.Ces notes, écrites simplement, sans prétention comme sans animosité, parfois avec une certaine mélancolie, conserveront le souvenir de l'Ecole Victoria et feront connaître aux médecins de demain le travail des pionniers de l'éducation médicale à Montréal et les épreuves par lesquelles ils ont passé.*% 0% Chez Mignault, 'homme valait le médecin et le chercheur: \u2018¢\u2019était un profond chrétien.Il a honoré son nom, non seulement par son travail et ses talents, mais par une noble vie.Dans le monde, on citait son exemple.Les élèves des Jésuites se rappelleront toujours ces belles figures: Desjardins, Merrill et Mignault, qui fréquentaient si régulièrement le Gesù, et que nos professeurs d'alors nous donnaient comme exemple.Dans la société montréalaise, le docteur Mignault avait une place marquée, qui n'était jamais gênante, ni pour lui, ni pour les autres.Son langage, dans la conversation, était simple, spirituel, d\u2019une finesse parfois savoureuse, qui n\u2019excluait cependant jamais la charité dont son âme était empreinte Quand il causait, il avait toujours quelque chose d\u2019aimable pour son interlocuteur, et sa bienveillance, qui pouvait quelquefois paraître un peu naïve, avait néanmoins du charme, car on sentait qu\u2019elle partait du cœur.Sa connaissance des classiques, sa mémoire des choses de l'histoire donnaient à sa parole un cachet d'élégance et d'intérêt. 594 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Il se plaisait aux réminiscences grecques ou latines et il maniait avec une égale facilité les prosodies française et anglaise.Dans ses appréciations il avait une rare sûreté de tact et une mesure attentive.Jamais, à notre connaissance, 11 n\u2019a prononcé un mot, nous ne dirons pas blessant, mais capable d'effleurer la sensibilité la plus délicate.Malgré les souffrances d\u2019une affection grave, qui devait le conduire au tombeau, jusqu'au dernier mois de sa vie 1l remplit ses fonctions avec la probité, l'exactitude et la conscience \u2018qui ont marqué tout le cours de son existence universitaire et professionnelle.Quand il eut subi le fatal décret, il vécut au milieu de cruelles douleurs.qu\u2019il cherchait à adoucir par la rédaction de ses mémoires.Dans l\u2019évolution si cruelle de sa maladie, il ne se démentit pas.I} a supporté cette épreuve avec héroïsme.Elle ne l'a pas aigri ; elle ne lui a causé ni révolte, ni impatience; elle n\u2019a fait que développer en lui le sens de la pitié et le respect de la souffrance chez les autres.Il est mort en sage et en chrétien, uni de cœur à ses anciens collègues, entouré des soins que lui prodiguaient depuis plusieurs mois, en cachant leurs larmes, la meilleure et la plus dévouée cles épouses et ses enfants dignes de lui.Avant de mourir, il eut une grande joie.L'Eglise, dont il était si fier de se proclamer le fils soumis et qu'il ne négligeait aucune occasion de défendre, voulut reconnaître la droiture de sa vie, et elle le créa Chevalier de l\u2019Ordre de Saint Grégoire le Grand.Ce fut la dernière et la plus grande de ses joies humaines.L.E.FORTIER. MÉMOIRES LES ACCIDENTS DU TRAVAIL ET LA SPONDYLOSE RHYZOMELIQUE PYORRHÉE ALVÉOLO-DENTAIRE ET POIDS LOURDS Par Albert LeSAGE, Professeur de clinique médicale, Médecin de l'Hôpital Notre-Dame.J'ai eu l\u2019occasion d'observer, il y a quelques semaines, un malade venant d\u2019un centre industriel de cette province, qui m'était adressé par son médecin.Depuis plusieurs mois, ce brave homme, ouvrier manœuvre, employé dans des fabriques de papier, souffrait de douleurs généralisées aux membres, surtout dans les jambes, au bassin et à l'abdomen.Le siège de sa douleur semblait être localisé en un point de l\u2019épine dorsale, situé à la région dorso-lombaire.Les douleurs irradiaient dans le dos, de la nuque jusqu\u2019à la région lombaire accompagnées de fourmillements dans les membres et de crises paroxystiques qui empéchaient le malade de vaquer à aucune occupation.À certains jours, il semblait qu'il fût empalé, puis peu à peu il reprenait ses mouvements et graduellement ses occupations.Les crises se répétaient à des intervalles plus ou moins rapprochés, selon les activités plus ou moins grandes du malade.L\u2019examen général de cet ouvrier ne révéla aucun trouble fonctionnel des organes, si ce n\u2019est une légère hypotension, due probablement à un repos prolongé depuis quelques mois.Les urines sont normales, les réflexes sont exagérés, rotuliens et oléocraniens.La démarche est normale.Son histoire antérieure ne révèle rien d\u2019important: aucune maladie grave.Son histoire de famille est indemne de toute maladie chronique: rhumatisme ou tuberculose.Cet 590 L'UNION MÉDICALE DU CANADA homme est sobre, mais il fume beaucoup.Les dents sont cariées et Il y a trace de pyorrhée alvéolo-dentaire.Pas de syphilis.I'n résumé: douleurs lombaires, fourmillements dans les membres, crises paroxystiques immobilisant le malade, exagération cles réflexes, légère incurvation de la colonne vertébrale, pas de cvphose pyorrhée.Ces symptômes attirèrent notre attention sur l'épine dorsale.Nous avons pensé qu'il pouvait s'agir d'une lésion siégeant dans le voisinage des corps vertébraux.Une radiographie nous permit de constater au niveau des dernières dorsales et des premières lombaires, des lésions importantes des apophyses transverses, sous forme de bandes fibreuses les réunissant les unes aux autres et les immobilisant partiellement.Au-dessus et au-dessous de ce point d'élection il est possible de distinguer un processus inflammatoire récent qui menace de progresser et de s'étendre.En présence de cette lésion, nous avons pensé à une affection tuberculeuse.En effet, le processus de lésion inflammatoire tuberculeuse ressemble singulièrement à ce que nous apercevions sur l\u2019image radiographique: une sclérose lente, envahissante, réunissant des corps vertébraux et les immobilisant définitivement.Nous étions enclins à nous rattacher à cette opinion, en tenant compte d'un séjour de quelques mois dans un sanatorium.fait par le malade, sur les conseils de son médecin, dans le but d'améliorer sa santé.Mais un examen attentif de ses poumons, nous permit de constater qu\u2019il n'y avait là aucun signe.ni fonctionnel, ni pathe- logique de tuberculose pulmonaire, même ancienne.D'ailleurs, le malade affirme positivement qu\u2019il n\u2019a jamais toussé et qu\u2019il appartient à une famille de gens qui jouissent d\u2019une excellente santé.Néanmoins, il fallait trouver une cause à un processus inflammatoire envahisseur, qui menace de se généraliser.\u2014 Avez-vous, déjà, lui dis-je, porté des poids lourds dans le passé r : \u2014 Oui, monsieur, du matin jusqu\u2019au soir.bien souvent je portais sur mes épaules du ciment, du fer.etc, en un mot des poids lourds.J'étais exténué à la fin de la journée, et souvent j'avais de la peine à me redresser le matin.lorsque je voulais reprendre mes occupations.Peu à peu ces douleurs s\u2019aggravèrent, et je fus obligé de changer de métier.C'est à partir de ce moment que j'éprouvai ces malaises pour lesquels je suis venu vous consulter. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 507 [| semble qu'il s'agisse, ici, d'un fait nouveau, du moins pour moi.J'ai souvent constaté dans le passé des faits qui se rapprochent de celui-ci, mais il a toujours été possible de les rattacher à une lésion plus ou moins spécifique: syphilis, blennorrhagie ou tuberculose.Il importe, dans la plupart de ces cas, de classer les malades, si on tient compte de leur histoire ou de l'évolution clinique de la maladie.Mais chez notre malade, nous ne pouvions invoquer rien de la sorte.Si l'on tient compte de ses occupations et du traumatisme occasionné par le port quotidien et prolongé de poids lourds, il est possible de comprendre la genèse de ces processus pathologiques.La colonne vertébrale, en effet, supporte, à elle seule, tout le poids du corps.Si l\u2019on cherche à apprécier l'effort exigé dans la pratique de certains métiers, tel que celui exercé par notre malade, il est possible de trouver, là, la cause réelle de cette lésion inflammatoire dite idiopathique.Les pressions répétées jointes aux tiraillements exercés sur les ligaments provoquent des lésions inflammatoires qui évoluent vers un processus lent de spondylose définitive.La question, aujourd\u2019hui, se présente sous un aspect nouveau.Ce malade est, sans contredit, un accidenté du travail.Nous devrons donc tenir compte, à l'avenir, de l\u2019action traumatique exercée par ces poids lourds sur les corps vertébraux, et en prévenir les mauvais effets, en attirant l\u2019attention des patrons sur les conséquences ultérieures de ces pratiques désastreuses.Voici un homme qui ne pourra plus travailler, si ce n\u2019est dans un emploi facile et qui n'exigera de sa part aucun autre effort que celui de supporter le poids de son corps.Les lésions que nous avons constatées sont indestructibles.Il s'agit d\u2019un cas de spondylose dorso-lombaire incurable.Non seulement les corps vertébraux sont affectés, d\u2019une façon définitive, mais leur tassement et leur incurvation anormale» comprimant les racines qui s'échappent des trous de conjugaison, exercent à leur tour un nouveau traumatisme sur celles-ci et provoquent les sensations de fourmillements et de douleurs paroxystiques accusées par le malade.Non seulement nous avons affaire à une spondylose, mais cette lésion se complique d'une radiculite, qui à son tour peut engendrer des troubles ultérieurs d\u2019innervation et de tropho-névrose. 508 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Les radiographies pratiquées par le Dr Panneton, à l\u2019hôpital Notre- Dame, laissent voir: spondylite ossifiante des 12ième vertèbre dorsale, et 2ième vertèbre lombaire.Il est probable qu\u2019un processus analogue se développe dans certaines autres vertèbres, mais on ne le d'stingue pas sur les radiographies. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 590 L'on pourrait soutenir que la pyorrhée a pu préparer le terrain, grâce à une infection lente et prolongée: une dose préparante pour ce processus, et que le traumatisme a agi comme une dose déchai- nante.C'est possible, mais le fait, nu, vaut la peine d\u2019être signalé.Le but de cette courte note est de diriger de ce côté l'attention des médecins qui vivent dans les centres industriels, et de prévenir, si possible, les accidents de la sorte, par des conseils appropriés.D'autre part, ces malades pourront être classés parmi les accidentés du travail, et ils auront le droit de réclamer au même titre que les autres. CONCEPTION MODERNE DE LA DERMATOLOGIE ET DE LA SYPHILIGRAPHIE 4) Par Gustave ARCHAMBAULT et Albéric MARIN « La Dermatologie et la Syphiligraphie sont deux spécialités intimement liées.Vouloir les séparer, c\u2019est se condamner à les méconnaitre.Elles demandent les mêmes recherches.L\u2019étude de l\u2019une exige impérieusement l\u2019étude approfondie de l'autre.Nous savons que la syphilis affectionne tout particulièrement le tégument.Nombreux et variés sont les accidents cutanés que nous rencontrons au cours de la période primaire, secondaire et tertiaire.Fréquemment les-syphilides simulent certaines maladies de la peau.Le diagnostic ne peut être établi si l\u2019on ne connaît à fond la Dermatologie.D'autre part, le dermatologiste ne peut s'occuper que des affections cutanées.Il est forcé d'étudier également la syphilis qu'il rencontrera à chaque pas, qu\u2019il le veuille ou non.Or, en certains milieux, non seulement la dermatologie et la Syphiligraphie ne constituent pas une seule et même spécialité, mais ce qui est plus grave, le soin des syphilitiques est confié à des urologistes.Pourquoi ! quel lien rattache l\u2019urologie à la syphiligraphie ?Les études et les connaissances de l'urologiste et du syphiligraphe sont totalement différentes.Autant celui-ci doit s'orienter vers la pathologie interne, le laboratoire, autant celui-là doit s\u2019efforcer de devenir un chirurgien accompli.Le véritable urologiste, absorbé par les vastes problèmes de sa spécialité, ne peut en aucune façon faire face à ceux que présente l'infection tréponémique.S'il tente de traiter ces deux catégories de malades, l\u2019une ou l\u2019autre sera mal traitée, peut-être les deux.Ce serait une profonde erreur, à notre avis, que de continuer cette association: syphiligraphie et urologie, parce qu\u2019elle est essentiellement préjudiciable aux malades.La syphilis est une maladie grave, les recherches qu'elle impose sont vastes et variées.Elle (1) Communication faite au 'Congrès de la Canadian Medical Association à Montréal, juin 1929. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 601 miérite qu'on lui consacre tout son temps et ses études, sans s'égarer dans d\u2019autres voies qui lui sont tout à fait étrangères.+ FF De toutes les spécialités, la dermato-syphiligraphie est, sans aucun doute, la plus importante.Sa connaissance permet de reconnaître et de traiter convenablement les dermatoses les plus communes.l'eccéma, le psoriasis, l\u2019urticaire, l'impétigo, etc.Elle fournit de plus l'arme la plus puissante que nous ayons pour lutter contre les trois maladies les plus graves de l'humanité, la tuberculose, la syphilis, le cancer.dont les premières manifestations cliniques sont le plus souvent des lésions cutanées.Ces affections débutent fréquemment sous forme de lésions d'apparence insignifiante.Reconnues au début, leurs ravages peuvent être enrayés dans la plupart des cas.Ainsi un traitement énergique de la syphilis à la période préhumorale peut guérir un grand nombre de malades et prévenir les complications si redoutables des systèmes nerveux et cardic-vasculaire.Quantité de cancers de la peau traités dès leur apparition sont éminemment curables.Or, seul, celui qui est au courant de la dermatologie et de la syphiligraphie peut les reconnaître à cette période et prendre d'emblée les mesures nécessaires.Nombre de cancéreux et de syphilitiques sont morts parce que le diagnostic a été fait trop tard, lorsque les dégâts étaient irréparables, non par négligence, mais bien plutôt par ignorance.Tous les médecins praticiens devraient avoir de solides notions générales en dermato-syphiligraphie.Ils devraient savoir ce qu'on peut en attendre.les bénéfices que les malades peuvent en retirer.Pour cela il faut des études sérieuses et un enseignement éclairé.On doit désormais, au cours des études médicales, attacher infiniment plus d'importance qu\u2019on ne l\u2019a fait jusqu'ici à cette spécialité.Le temps n\u2019est plus en effet où le dermatologiste se contentait de prescrire une pommade ou une lotion, où les maladies de la peau se divisuient en deux grandes classes: celles qui guérissaient par l'onguent de zinc et celles qui ne guérissaient pas.Depuis vingt-cinq ans, grâce aux travaux de Besnier, Hebra, Brocq, Unna, Darier, Fox, McKee, pour ne citer que les principaux, des acquisitions nouvelles ont révolutionné nos conceptions touchant I'étiolcgie, la pathogénie et la thérapeutique des dermatoses. 602 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Le tégument n\u2019est plus considéré comme une simple enveloppe, sorte de reliure de l'organisme, ayant comme unique fonction de protéger notre corps contre les agents extérieurs.C\u2019est un système complexe, doué d\u2019une très grande activité, comme en témoignent sa y ascularisation énorme, le nombre incalculable de glandes qu\u2019il loge, les organes du sens, du tact, la sensibilité dont il est le siège.La peau remplit vis-à-vis l'organisme, où tout est solidaire, un rôle multiple.Ce n\u2019est pas un tout, mais une partie d\u2019un tout.Une fonction étant rarement troublée isolément, les lésions cutanées ont leur point de départ dans d\u2019autres organes ou leur répercussion dans d'autres systèmes.En dehors des maladies de la peau à étiologie nettement définie, bien différenciées, causées par des agents de l'extérieur, traumatiques, toxiques, parasitaires ou microbiens, il existe un nombre considérable de dermatoses, eczémas, prurigos, urticaires, psoriasis, etc, dont les manifestations à la peau ne sont que l'expression à l'extérieur du mauvais fonctionnement d\u2019un organe ou d\u2019un système, du foie, de la rate, du tube digestif, du filtre rénal, des glandes endocrines et du système nerveux sympathique dont on commence à peine à soupçonner le rôle et l'importance capitale dans l\u2019équilibre normal de l'organisme.Derrière les manifestations cutanées il y a le malade chez lequel se produit cette réaction à la peau.I! faut derrière cette façade dépister les troubles profonds.Ceci nous amène à parler des qualifications du dermatologiste qui sont des plus nombreuses et variées.|.\u2014Il doit être clinicien : Le dermatologiste doit avant tout être en mesure de faire le diagnostic clinique des affections de la peau, reconnaître un psoriasis d\u2019une syphilide secondaire, un eczéma d\u2019un lichen, etc.Ce n\u2019est que par la pratique assidue des malades et la connaissance approfondie des lésions élémentaires qu\u2019il arrivera à ce résultat.L'étude des éléments éruptifs qui constituent par leur répétition à l\u2019état pur ou leur combinaison entre elles toutes les dermatoses, est capitale.Ils sont en quelque sorte l'alphabet de la dermatologie.Il e * L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 603 faut apprendre à lire sur la peau les multiples signes qu'y trace un organisme malade.2H doit être pathologiste général : Le dermatologiste doit être un médecin.Il doit après avoir fait le diagnostic clinique de l'affection cutanée, rechercher soigneusement dans les antécédents et dans l\u2019état actuel du malade, dans l'examen de tous les organes et de toutes les fonctions, les renseignements dont peuvent bénéficier le diagnostic et le traitement.Multiples sont les causes qui peuvent modifier l'allure d\u2019une dermatose.Le terrain d\u2019abord.Un même agent peut avoir des effets trés dissemblables selont l\u2019état général du sujet sur lequel 1l agit.Les états infectieux généraux ou locaux.L'influence des foyers d\u2019infection locale sur l\u2019éclosion et l\u2019évolution du nombre de dermatoses est parfois des plus évidents, foyers dont le siège est varié, alvéoles dentaires, amygdales, fosses nasales, sinus, appendice, organes génito-urinaires, etc.Fréquemment nous voyons guérir des prurits et prurigos, des pelades, des eczémas tenaces, des urticaires chroniques, avec la disparition de ces foyers d'infection.Le rôle des troubles de la nutrition générale est aussi important, en particulier des appareils excréteur, digestif, circulatoire, hématopoiétique, endocrinien, neuro-sympathique.Mentionnons l'intérêt de la recherche du métabolisme, les phénomènes de sensibilisation, d\u2019allergie, d\u2019anaphylaxie et de colloidoclasie, dont l\u2019influence est de plus en plus manifeste dans quantité d\u2019affections de la peau.3.\u2014I doit être physiothérapeute : La physiothérapie a accompli d\u2019étonnants progrès au cours de ces dernières années.Dans tous les domaines de la médecine on utilise maintenant de plus en plus les agents physiques.Mais c'est, croyons-nous, en dermatologie qu\u2019ils sont appelés à rendre les plus grands services.La neige carbonique, l\u2019électrolyse, l\u2019ionisation, les rayons ultraviolets, les rayons X, le radium, les courants de haute-fréquence remportent tous les jours d\u2019éclatants succès là où le traitement médicamenteux interne était inopérant.Le rôle des rayons X est particulièrement important.Il existe environ 80 dermatoses qui peuvent être traitées par rayonnement et plusieurs d\u2019entre elles ne peuvent .tre guéries que par eux. 604 I UNION MEDICALE DU CANADA En passant, nous tenons a déclarer que ces affections cutanées, lorsqu\u2019elles relèvent de la physiothérapie, doivent être traitées par un dermatologiste et non par un physiothérapeute général (radiologiste ou électrologiste de carrière).Celui-ci, à notre avis, ne connaît pas suffisamment les affections dermatologiques pour pouvoir les traiter convenablement.Nous désirons aussi attirer particulièrement l\u2019attention sur ce point que le cancer cutané et les affections précancéreuses doivent être attaquées par des agents physiques appropriés.Ici le traitement médicamenteux est inexistant.Autrefois ces lésions étaient du ressort de la chirurgie.Nous croyons que l\u2019exérèse chirurgicale, loin d\u2019être la méthode de choix, peut au contraire dans les cas de cancers métastasiques devenir un moyen de disséminer le mal plus rapidement.Du reste, hormis quelques cas spéciaux, bien peu de chirurgiens pratiquent encore l\u2019exérèse depuis qu\u2019ils ont reconnu la supériorité de la physiothérapie.4 \u2014Jl doit connaître les recherches de laboratoire : Le dermatologiste doit être au courant de la bactériologie et de la mycologie.Grâce à celles-ci nous savons que quantité de réactions eczématoïdes sont dues à des bactéries ou à des'champignons.Un chapitre nouveau de nos connaissances s\u2019est bâti sur ce sujet depuis quelques années.| Les recherches biochimiques portant sur les urines, sur le sang, le liquide céphalo-rachidien, permettent parfois de déceler un trouble fonctionnel et nous éclairent quant à la pathogénie d\u2019une réaction cutanée.L\u2019anatomie pathologique enfin peut rendre tous les jours d\u2019éminents services puisque la biopsie est toujours possible en dermatologie.L'étude histologique permet de connaître la structure intime d\u2019une lésion, de confirmer un diagnostic clinique, de le redresser souvent.Dans certains cas où l'affection est devenue méconnaissable spontanément ou du fait d\u2019interventions il n\u2019existe que ce seul moyen d\u2019en reconnaître la nature.Faire une biopsie, c\u2019est faire une sorte d\u2019autopsie sur le vivant (Darier), regarder au microscope, c\u2019est voir à une fort grossissement ce que l'œil nu nous a montré à un faible.* & + L'UNION MÉDICALE DU CANADA , 605 Tout ce que nous venons de dire au suet de la dermatologie s'applique également à la syphiligraphie.Celle-ci n\u2019est plus ce qu\u2019elle était autrefois, les récentes acquisitions de la science en ont révolutionné la pathogénie et la thérapeutique.La découverte du \u201cTreponema Pallidum\u201d par Schaudinn et Hoffman nous a rendu possible, par l\u2019ultramicroscope, le diagnostic précoce de la vérole.Ce nouveau procédé de laboratoire peut rendre d\u2019immenses services au syphilitique puisqu\u2019il permet de reconnaître l\u2019existence de l\u2019infection bien avant l\u2019apparition des signes cliniques et sérologiques.La séro-réaction de Bordet-Wassermann nous fournit un moyen de diagnostic et un guide des plus précieux pour le traitement.Grâce à elle la nature spécifique de nombreuses affections à étiologie jusqu\u2019alors obscure a pu être reconnue.Nous savons maintenant que tous les cas de paralysie générale et de tabès, les deux tiers des cas d\u2019angine de poitrine, la moitié des anévrysmes et des affections artérielles, le tiers des hémorrhagies cérébrales et de toutes les affections du cœur, le cinquième des cirrhoses du foie et des maladies du rein, presque tous les cancers de la langue, etc, etc, sont bien dus à la syphilis et peuvent bénéficier du traitement antisyphilitique, pourvu qu\u2019il soit institué à temps.Des problèmes de la plus haute importance dans la syphilis héréditaire ont été éclaircis, des erreurs qu\u2019ôn croyait des vérités indestructibles ont été détruites.Les fameuses lois de Colles et Propheta ont été sapées à leur base depuis que l'examen du sang a révélé que les mères et enfants indemnes cliniquement étaient syphilitiques sérologiquement.La syphilis latente est disparue, remplacée par cette période si justement dénommée par Hazen: endosyphilis.Pendant longtemps on a cru que le tréponéme ne travaillait que par a coups, avec des périodes de repos plus ou moins longues.La ponction lombaire chez ces malades qui ne présentent aucun signe clinique, avec méme une séro-réaction négative dans le sang, a bien vite montré l'erreur profonde et le danger de cette théorie.Les altérations du liquide céphalo-rachidien mettent en évidence son activité continue, longtemps avant l\u2019apparition des signes cliniques extérieurs, alors que les dégâts ne sont pas irréparables.La parasyphilis n\u2019existe plus depuis qu\u2019on a trouvé le tréponème vivant dans le cerveau des paralytiques généraux et qu\u2019on a réussi 606 L'UNION MÉDICALE DU CANADA à inoculer des animaux avec le liquide céphalo-rachidien des tabétiques.Enfin notre Arsenal thérapeutique s\u2019est enrichi depuis quelques années de nouveaux médicaments, les dérivés arsenicaux, les sels de bismuth, la malariathérapie, qui dépassent en activité tous ceux que nous possédions jusqu'alors et dont l\u2019emploi a amoindri considérablement le pronostic de la syphilis Nous devons au passage souligner l'influence particulièrement heureuse de la malariathérapie sur la syphilis nerveuse, surtout sur la paralysie générale.L\u2019évolution de cette méningo-encéphalite syphilitique, jusqu\u2019à ces dernières années considérée comme implacable, est maintenant arrêtée dans 40% des cas.L'impaludation thérapeutique doit aussi s'appliquer aux cas de séro-réaction irréductible afin d'empêcher ces malades de s\u2019acheminer vers la syphilis nerveuse.La méthode de Von Jauregg est d\u2019un prix inestimable et nous aimerions la voir plus communément employée dans nos services de syphiligraphie.æ OF Le syphiligraphe, tout comme le dermatologistes, doit être au courant des recherches de laboratoire et s'efforcer de devenir un thérapeute accompli.En face d'une éruption cutanée, il ne se contentera pas de faire une prise de sang et d'attendre la réponse du laboratoire avant de prendre une décision.Il doit être rompu aux finesses du diagnostic clinique, savoir distinguer un eczéma d\u2019une syphilide secondaire, une gomme tuberculeuse, d'un tubercule syphilitique, etc.Ceci n'empêche qu\u2019il doive être en état de se servir et d\u2019interpréter les rapports des différents laboratoires \u2014 anatomie pathologique, sérologie, bactériologie, radiologie, si importants en syphiligraphie.I] doit être un pathologiste général et savoir dépister les lésions viscérales causées par le tréponème, reconnaître une insuffisance aortique, un anévrysme au début, une atteinte du système nerveux central, un trouble endocrinien, etc., etc.Avant de commencer le traitement, il devra examiner tous les organes de son malade et s'assurer de leur bon fonctionnement.Il faut toujours tenir compte des particularités individuelles que chaque malade apporte avec lui et qui peuvent réagir sur la maladie principale. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 607 En résumé, pour bien traiter la syphilis il faut d\u2019abord être un vrai médecin.C\u2019est encore lui qui traitera le mieux cette maladie et guérira le plus grand nombre de vérolés.CONCLUSIONS Les conclusions sont faciles à tirer de l'exposé que nous venons de faire.1° La dermatologie et la syphiligraphie sont indissolublement lies.Elles forment une seule et même spécialité: la dermato- syphiligraphie.2° L\u2019urologie et la syphiligraphie sont deux spécialités totalement différentes.Leur mariage a duré assez longtemps.Le plus tôt elles divorceront, le mieux ce sera tant pour les spécialistes que pour les malades.3° La dermato-syphiligraphie ne doit pas être reléguée au second plan, sous la dépendance de la médecine ou de la chirurgie.Elle doit être reconnue et traitée comme une des spécialités des plus importantes de la médecine, tel qu\u2019on le comprend dans la plupart des universités de l\u2019Europe.4° L\u2019enseignement de la dermato-syphiligraphie doit être organisé de telle façon que les étudiants, qui doivent faire un stage obligatoire dans des services spécialisés, et les médecins praticiens, auxquels on doit donner des cours de perfectionnement, reçoivent les notions indispensables pour traiter convenablement les dermatoses les plus communes et surtout pour reconnaître à leur début la tuberculose, la syphilis et les cancers de la peau.5° L'organisation idéale d\u2019une clinique dermato-syphiligra- phique, dans un hôpital universitaire, est sans aucun doute celle du \u201cComplete Unit\u201d ayant son autonomie complète, possédant des laboratoires d'anatomie pathologique, de sérologie, de mycologie, de bactériologie, de chimie biologique et de physiothérapie, ainsi qu\u2019un personnel qui permette de pouvoir reconnaître et traiter tous les cas de syphilis et de maladies de la peau.Qu'il nous soit permis, en terminant, de formuler le vœu que toutes les universités du Dominion suivent l\u2019exemple de l'Université de Montréal et de l'hôpital] Notre-Dame qui ont réalisé cet idéal depuis plus d\u2019un an, et contribuent ainsi à former un plus grand nombre de médecins praticiens qui deviendront un aide précieux dans la lutte entreprise dans tous les pays contre le cancer, la syphilis et la tuberculose, trois fléaux qui menacent l'individu, la famille, la race. DEUX CAS DE PARASITOSE INTESTINALE A SYNDROME GASTRO-ENTÉRALGIQUE ÉQUIVOQUE Par J.Alïred MOUSSEAU, De la Faculté de Paris, Médecin de l'Hôpital Notre-Dame.Un malade vient d'expulser soit par vomissements soit par défécation des némathelmintes ou des anneaux de tænia, et le diagnostic de l'infection parasitaire, grâce à ce hasard heureux, n\u2019offre aucune difficulté.Il n\u2019en est pas toujours ainsi.La symptomatologie de l\u2019helminthiase est si difficile à préciser, et les méthodes de prélèvement et de recherches coprologiques sont parfois tellement en désaccord avec certaines règles parasitologiques simples, qu\u2019il est commun de passer à côté du diagnostic de ces infections parasitaires cliniquement présumées.Je n\u2019en veux pour preuve que les deux cas que je viens d'observer récemment, étiquetés, à cause de légitimes raisons cliniques, l\u2019un, tuberculose intestinale, l\u2019autre, cancer de l'intestin.Dans l\u2019étiologie des maladies des voies digestives, le rôle des parasites est très important.Dans une statistique portant sur 2,000 malades gastro-entéro- pathes de l'hôpital Saint-Antoine, a Paris (1923-24), M.le docteur Lenoir, mon ancien maitre, et R.Deschiens ont établi, que \u201cchez de tels malades, des parasites intestinaux sont notés dans 60% des cas, et que ces parasites ont un rôle pathogène dans 17% des cas.Cette fréquence mérite donc que le clinicien s'applique à les dépister.A propos des deux observations que je rapporte, je dirai comment je suis arrivé à dépister la parasitose, sans recherches de laboratoire, et ceci volontairement, voulant, pour un moment me mettre à la place du praticien installé loin de tout centre de recherche et obligé, en face d'un malade atteint d'une diarrhée chronique à allure grave, de porter un diagnostic étiologique précoce et d'instituer rapidement une thérapeutique effective. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 609 Voici ces deux observations, recueillies en dehors de notre service hospitalier; elles empruntent la physionomie clinique d\u2019affections apparemment graves, avec pronostic plutôt sombre.Observation I\u2014Madame D., âgée de 31 ans, mariée et mère d\u2019une enfant de 5 ans, se présente à notre consultation pour de la diarrhée, apparue insidieusement il y a trois mois et rebelle à tout traitement, tant médicamenteux que diététique.Dans ses antécédents, aucune maladie sérieuse.Ses parents sont vivants et ont belle santé; plusieurs soeurs en bonne santé, mais présentant, toutes, une constitution délicate; elle-même est plutôt frêle.Son mari a fait un assez long séjour dans un sanatorium du Nord, pour une poussée, dit-elle, de tuberculose pulmonaire.Arrivé à ce point des renseignements, je m\u2019aperçois, avant même que je n\u2019aie procédé à l\u2019examen clinique, que la malade est dans une telle faiblesse que je la juge incapable de subir l'examen complet à mon bureau, et je la fais immédiatement transporter chez elle.Le lendemain, je la trouve assise dans un fauteuil; elle me paraît aussi fatiguée que la veille; ses traits sont tirés, son teint blafard; ses conjonctives palpébrables sont décolorées et ses conjonctives oculaires présentent du sub-ictère; quelques petits ganglions cervicaux du côté gauche; un corps thyroïde légärement hypertrophié; pas de tremblement ni tachycardie.Le pouls bat à 88, très dépressible; la température: 99.5, Système pulmonaire: dépression sus et sous-claviculaire.La malade présente une toux sèche, assez fréquente et qui nous paraît une toux réflexe; pas d'expectoration importante; légère transpiration nocturne, douleurs dans le dos entre les omoplates; la respiration dans la région apicale droite est soufflante; l'expiration est prolongée; sub-matité aux parties antéro-postérieures du même sommet; on ne perçoit, par ailleurs, aucun râle.Appareil cardio-vaseulaire.\u2014Les bruits du coeur sont normaux, quoiqu\u2019un peu assourdis.La pression artérielle, 115/90.Le foie et la rate sont impalpables.Système génito-urinaire\u2014Rein droit flottant, du fait d\u2019un amaigrissement d\u2019une quinzaine de livres.Pas d\u2019albumine ni sucre.Pollakiurie diurne et nocturne d\u2019ordre apparemment réflexe.L'\u2019utérus est souple, les culs-de-sac sont libres; aucune douleur annexielle; leucorrhée assez abondante suppléant à une menstruation de deux jours de durée et peu abondante.Système nerveux.\u2014Bizarrerie de caractère; insomnie; grande émotive.Les réflexes tendineux sont plutôt exagérés.Pas d\u2019Argyll; mydriase à droite.Système digestif \u2014Langue saburrale, bonne dentition; paleur remarquable du voile du palais; pharynx net.Le ventre est en bateau; la peau est sèche et manque d\u2019élasticité; la paroi abdominale amincie laisse voir le péristaltisme intestinal; on rencontre une certaine défense musculaire généralisée, associée à une hyperesthésie cutanée, qui ne répond à aucun point particulièrement douloureux.I y a du clapotage 610 L'UNION MÉDICALE DU CANADA gastrique et bruit de flot; le signe de la sangle est positif; pas d\u2019hé- rhoïdes; le toucher rectal est négatif.Subjectivement: La malade a perdu l\u2019appétit; elle a, de jour en jour, diminué sa ration alimentaire (et de ce fait a maigri d\u2019une quinzaine de livres) parce que, toutes les fois qu\u2019elle prend la moindre nourriture solide ou même liquide, elle éprouve presque immédiatement après, des douleurs épigastriques violentes, des nausées, du pyrosis: le tout, peu calmé par les médicaments usuels qu\u2019elle prend déjà depuis deux mois.Ces douleurs épigastriques semblent, après une couple d'heures, dé- clancher le spasme intestinal ainsi que trois à quatre selles en moyenne entre chaque repas.selles séreuses, glaireuses et parfois sanguinolentes, accompagnées de ténesme; des débris alimentaires et de muqueuse intestinale sont reconnus dans la plupart des selles.Cette gastralgie, toujours suivie d\u2019entéralgie et de selles nombreuses, n\u2019est calmée que par d\u2019assez fortes deses d\u2019opium; les applications chaudes, compresses humides, semblent n'avoir eu aucune action sur l\u2019élément spasmodique, pas plus que la belladone et le charbon; un régime alimentaire susceptible pourtant de ne pas irriter l'intestin et anti-diarrhéique n\u2019a apporté aucune modification aux troubles gastro- intestinaux; les troubles tant lccaux qu egénéraux, apparus il y a déjà deux mois ne font que s\u2019accentuer, Nous soumettons alors cette malade à une observation rigoureuse pendant cinq jours.Voyant qu\u2019aucun résultat n\u2019avait été obtenu par la médication antérieure, qui, dans les circonstances,, avait toute sa raison d\u2019être, l\u2019idée me vint, en pareille occurrence, d'essayer mon \u201ctraitement test\u201d.Ce traitement: association de bismuth et de stovarsol, dont l\u2019action physiologique respective est de lutter contre l'hypermotricité, le spasme, l\u2019hypersécrétion et l\u2019infection en général ; avec cela un régime alimentaire assez généreux, mais anti-diarrhéique, susceptible de relever le tonus de notre malade nous a donné d\u2019excellents résultats.Ces deux médicaments qui possèdent, en plus, une action parasiticide particulière et dont l\u2019un (stovarsol) est en même temps un tonique général précieux, ont fait faire le diagnostic et institué du même coup le traitement curatif.: Après quatre jours de ce \u201ctraitement test\u201d des anneaux de taenia .apparurent dans les selles; un taenifuge administré immédiatement après cette constatation délivrait la malade d\u2019un \u2018\u201ctaenia saginnata\u2019 de 22 pieds de longueur, cause de tant de mal et embrouilleur de diagnostic.C\u2019est ainsi qu'après avoir été étiquetée \u2018\u2018tuberculeuse de l\u2019intestin\u201d, à cause de l\u2019ensemble symptomatique équivoque qu\u2019elle présentait, et délivrée de ce parasite exploiteur par la médication que nous savons, cette jeune femme reprit sa vie ordinaire de mondaine; après sa guérison elle avait repris son poids normal; et un peu plus tard, effrayée par 'embonpoint qui la menaçait, elle se mit a danser et a faire de longues promenades dans le but de maigrir.M RO ee > \u2014 + L'UNION MÉDICALE DU CANADA 611 Observation II\u2014M.B., âgé de 53 ans, cultivateur, présente depuis trois mois environ des selles séro-muco-sanguinolentes au nombre de 7 à 8 par jour.Il accuse un amaigrissement d\u2019une vingtaine de livres depuis les six derniers mois.Sa mère est morte de cancer d\u2019estomac à l\u2019âge de 55 ans.Sa famille se compose de quinze enfants, tous vivants; sa femme n\u2019a pas fait de fausse-couche.En 1908, une diarrhée, pas aussi forte que la présente, l\u2019a ennuyé pendant quelques semaines.Aucune autre maladie reconnue.Gros fumeur, grand chiqueur de tabac; sobre par ailleurs, L\u2019appétit est conservé, mais craint de manger; les aliments ne sont pas digérés.Maladie actuelle \u2014Depuis environ trois mois, malgré une purgation et la diète, va à la selle 7 à 8 fois par jour.Les selles n\u2019ont pas toujours les mêmes caractères macroscopiques.Elles apparaissent à des heures variables chaque jour, et sont accompagnées, précédées ou suivies de douleurs gastro-intestinales tellement violentes, qu\u2019il fut obligé, se trouvant un jour à son travail des champs, de se coucher par terre, recroquevillé sur lui-même, pour laisser passer la crise.On fit à cette époque le diagnostic d\u2019appendicite grave, et un peu plus tard, celui de cancer d\u2019intestin.En le voyant pour la première fois à nctre consultation, il me déclara qu\u2019il était atteint d\u2019un cancer de l\u2019intestin et qu\u2019il n'avait plus aucune espérance de guérir.Il voulait quand même savoir ce que je pensais de son cas.Je fus presque tenté, à première vue, d\u2019opiner dans le même sens.Je trouvais un homme amaigri, pâle, l\u2019air fatigué, la figure souffreteuse, avec du sub-ictère conjonctival.Aucun trouble pupillaire; pas d\u2019adénopathie sus-claviculaire.L\u2019examen des poumons, du coeur, du foie, de la rate et des reins reste négatif; la P.À.plutôt basse: 135 /80; le pouls est lent, 64, facilement dépressible, régulier.Pas de température.Les urines ne contiennent ni albumine, ni sucre.Le toucher rectal reste négatif; pas d\u2019hémorrhoïdes.A l'examen de l\u2019abdomen, on ne trouve aucune nasse susceptible de faire penser à un néoplasme, ni aucun point particulièrement douloureux au niveau de l\u2019appendice, de la vésicule, du pylore ou des plexus hypogastriques; les douleurs qu\u2019il présente lors des crises se font sentir d\u2019abord dans les petits intestins et s\u2019irradient vers la portion terminale du gros intestin.En même temps, il lui arrive d\u2019éprouver des crampes d\u2019estomac, avec nausées et pyrosis.Je pratique une rectoscopie; le rectoscope pénètre assez facilement jusqu\u2019à 27 centimètres: aucun rétrécissement de l'intestin; la muqueuse est extrêmement congestionnée; pas de suintement sanguin, ni ulcérations.En présence d\u2019une symptomatologie aussi égr>nque, nous pensons, étant donné l'âge du malade, à un cancer, haut situé; le diagnostic de tuberculose intestinale à forme sténosante retient un moment mon attention; mais avant de me reposer davantage sur l\u2019un ou l\u2019autre de ces diagnostics étiologiques, j'institue, dans le doute, un \u201ctraitement test\u201d par le bismuth, le charbon et le stovarsol: triple association 612 L'UNION MÉDICALE DU CANADA médicamenteuse qui permet, six jours plus tard, de poser un diagnostic de certitude.En effet, le malade expulsa plusieurs \u201cascaris\u201d que le stovarsol et le bismuth avaient tués, dans l'intestin même, puisqu\u2019ils ne présentèrent aucun mouvement lors des déjections successives.Pour plus de sûreté, j'administrai un vermifuge plus puissant qui en fit rejeter encore plusieurs.En résumé: Voici deux malades de sexe et d'âge différents, présentant une symptomatologie difficile à préciser, étiquetés, l\u2019une, tuberculeuse de l'intestin, l\u2019autre, cancéreux de l'intestin.Pendant plusieurs semaines, les maladies évoluent sans qu\u2019on pense à l\u2019existence d\u2019une parasitose.Après quelques jours d'observation, l'allure générale de la maladie nous fait soupçonner une parasitose; nous instituons le traitement que j'appellerai \u201ctraitement test\u201d et qui nous permet de poser dans les cinq jours qui suivirent un diagnostic, cette fois, de certitude.Si le traitement que nous avons appliqué suffit par lui-même pour poser le diagnostic, on peut dire, du moins pour ces deux cas, qu\u2019il se suffit à lui-même quant à son action curative, puisqu'il a non seulement favorisé l\u2019expulsion des ascaris, mais aussi provoqué leur mort in situ.\u2018 On connaît déjà l\u2019action du stovarsol dans les.crises aiguës de la dysenterie amibienne, la lambliose et autres parasitoses intestinales.Encouragé par les bons résultats que tant de médecins gastro-entéro- logues avaient déjà obtenus, nous pouvons dire, après l\u2019emploi du stovarsol, qu\u2019en plus de l\u2019avantage qu\u2019il possède d\u2019être bien toléré et d'agir comme un tonique général, il possède une action parasiticide indiscutable.Quant au bismuth, qui est un calmant de la douleur, un antispasmodique et un anti-parasitaire, il ne fit que renforcer l\u2019action du stovarsol.Dans le doute, et pour être sûr de débarrasser le malade de son infection parasitaire, il est toujours permis\u2019 d\u2019administrer un vermifuge encore plus puissant.: On peut noter que, dans nos deux observations, chacun des malades a présenté de l\u2019ictère conjonctival.C\u2019est un symptôme que l\u2019on peut rencontrer en dehors de toute parasitose; d'autre part, nous savons qu\u2019au cours de l\u2019ascaridiase, cause d\u2019entérite grave avec diarrhée intense, on voit apparaître de l\u2019ictère catarrhal.Dans ces L'UNION MÉDICALE DU CANADA 613 cas, la parasitose a dû évoluer depuis plus longtemps et causer l\u2019ictère non seulement des muqueuses, mais de la peau.C\u2019est là, en pareille occurrence, une réaction hépatique dont le rôle indéniable appartient à la parasitose.On peut encore se demander par l'intermédiaire de quelle lésion anatomique l\u2019ictère est déterminé.L'\u2019infestation du cholédoque par les parasites est susceptible de produire ce symptôme; mais on peut plus vraisemblablement croire que, à la faveur des troubles intestinaux graves déterminés par les parasites, s\u2019établit soit une hépatite microbienne ou toxique, soit une angiocholite.Si l\u2019éosinophilie constitue un signe de grande valeur dans le diagnostic des affections parasitaires, la présence d\u2019un ictère avec troubles gastro-intestinaux sans cause déterminante connue doit faire penser à l'existence possible d\u2019une parasitose intestinale. A PROPOS DE DEUX CAS D\u2019APPENDICITE CHRONIQUE Par Mercier FAUTEUX La fréquence des lésions inflammatoires chroniques de l\u2019appendice est un fait admis depuis longtemps.Organe lymphoïde, au même titre que l\u2019amygdale, opposant une barrière solide aux germes pathogènes de l\u2019intestin, sa lutte continuelle n\u2019est pas sans amener à la longue des réactions inflammatoires, preuves en somme de son rôle physiologique.Ces réactions inflammatoires chroniques que laisse ssupçonner la fonction immunisante de l'appendice ont été d\u2019ailleurs bien mises en lumière par les anatomo-pathologistes.Parfois à peine ébauchées, n'intéressant que les follicules lymphatiques du segment inférieur, elles sont, dans d'autres cas, plus accentuées, plus sérieuses, déterminant des oblitérations partielles, des sténoses, des ulcérations, voire mème des petits abcès minuscules, qui, à eux seuls, justifient pleinement l'intervention chirurgicale.L\u2019appendicite chronique d'emblée, non consécutive à une ou plusieurs crises aiguës, existe donc.Entité anatomo-pathologique bien définie, elle est loin cependant de présenter toujours une physionomie clinique, nette, tranchée, ne laissant aucune équivoque; la plupart de ses symptômes étant des signes d'emprunt ou tout au moins propres à bien d\u2019autres affections gasfro-intestinales n\u2019intéressant aucunement l'appendice.Ce manque d\u2019individualité de ses formes cliniques explique les difficultés que présente le diagnostic et démontre bien qu\u2019il ne peut être et ne doit être qu\u2019un diagnostic d\u2019élimination.Et cependant si l\u2019on s\u2019en rapporte aux nombreux cas opérés annuellement pour cette affection, avec quelle facilité on fait un diagnostic d\u2019appendicite chronique ! L\u2019appendice n\u2019est-il pas trop souvent, et à tort, incriminé chez ces malades, présentant un état douloureux de la fosse iliaque droite s\u2019accompagnant de troubles gastro-intestinaux a peine dessinés, sans température ?Les appendicectomisés qui continuent à souffrir n\u2019en sont-ils pas L'UNION MÉDICALE DU CANADA 615 une preuve ?Les nombreux appendices trouvés indemnes à l'examen histologique n\u2019en sont-ils pas une autre ?Ce problème est singulièrement intriguant et mériterait une étude approfondie; quoi qu\u2019il en soit, il est certain que le nombre de malades supposés souffrir d\u2019appendicite chronique diminuera sensiblement le jour où, systématiquement, tous ces malades seront examinés, non pas à bout de doigt, mais par tous les moyens mis à notre disposition pour explorer à fond le tractus gastro-intestinal.Voici à ce propos deux observations récentes où un diagnostic d\u2019appendicite chronique dirigeait ces malades vers l'hôpital, afin d\u2019y subir une intervention inutile et laisser évoluer, chose encore beaucoup plus grave, des troubles éminemment sérieux.ler cas.\u2014M.H., 29 ans, se présente à l'hôpital pour des douleurs vagues au niveau de la fosse iliaque droite, sans température, sans vomissements.Dans le passé aucune crise appendiculaire aigué.Il a maigri sensiblement depuis quatre mois.L\u2019appétit est presque nul.Les intestins fonctionnent difficilement sans l\u2019aide de laxatifs.Les douleurs sont plus marquées si l\u2019intestin n\u2019a pas été exonéré depuis quelques jours.Examiné quelque temps auparavant, on lui conseille de se faire enlever l\u2019appendice, raison pour laquelle il vient à l\u2019hôpital.A l\u2019examen de la fosse iliaque droite, aucune défense musculaire; le caecum apparaît gros, distendu et douloureux.Il nous inspire de pratiquer un toucher rectal.Le doigt passe difficilement dans une filière étroite, dure, ligneuse.Une biopsie confirme l\u2019idée de cancer du rectum.Dième cas M.L., 39 ans, se présente à l\u2019hôpital pour troubles digestifs caractérisés par de l\u2019inappétence, des douleurs vagues au point de McBurney et de la constipation chronique.Le malade a maigri à la suite d\u2019un régime sévère qu'il s\u2019est imposé lui-même afin de faire cesser ses malaises.Par ailleurs, rien à noter dans l\u2019interrogatoire.A l'examen clinique, rien de bien défini, sauf une douleur bien nette que provoque la palpation à deux travers de doigt de l\u2019ombilic, à droite de la ligne médiane.C\u2019était cette constatation clinique qui avait fait porter le diagnostic d\u2019appendicite chronique.Non satisfait des éléments fournis par l'examen, une radiographie est demandée.L\u2019estomac n\u2019est pas ptosé, se vide bien, présente des contours nets sauf au pylore, où apparaît une petite encoche suspecte, \u2018d\u2019autant plus suspecte que le bulbe ducdénal n\u2019apparaît point.En face de ces signes radiologiques, nous décidons d intervenir par une incision médiane sus-ombilicale.Le pylore exploré laisse voir sur son versant antérieur un ulcère typique avec zone inflammatoire assez étendue.Gastrectomie partielle.Gastro-entérostomie.Suites opératoires sans le moindre incident.Depuis, le malade ne se plaint plus de son appendice; plus de douleurs, il digére bien et gagne du poids, REVUE GÉNÉRALE _ QUELQUES CONSIDÉRATIONS SUR LA CATARACTE Par Jules BRAULT, Ophthalmologiste à l\u2019Hôpital Notre-Dame.On appelle cataracte une opacité plus ou moins complète de l'appareil cristallinien.Le cristallin à l\u2019état normal est enfermé dans la cristalloïde, capsule transparente, vitreuse, très élastique sans structure appréciable au microscope.La partie antérieure de la capsule s'appelle cristalloïde antérieure, et la partie postérieure, cristalloïde postérieure.Sa périphérie se rattache à la zonule de Zinn qui constitue le ligament suspenseur du cristallin.\u2018 Le cristallin a la forme d'une lentille biconvexe dont la face postérieure est beaucoup plus bombée que la face antérieure.Sa substance propre se compose d'une partie corticale et d\u2019un noyau central; cette substance à l\u2019état normal est tout à fait transparente, et c\u2019est à la perte de cette transparence qu\u2019est donné le nom de cataracte.La consistance du cristallin a une évolution progressive depuis le bas âge jusqu\u2019à la sénilité, Chez le jeune enfant le cristallin a une consistance molle, il durcit sensiblement, pour devenir semi-mou entre trente et cinquante ans, et prendre une consistance presque solide chez le vieillard.Consistance «t transparence sont deux états bien différents du cristallin: le preinier évolue exclusivement avec l\u2019âge tandis que le second, s\u2019il est influencé par la sénilité, est plutôt sous la dépendance des plus ou moins bons échanges nutritifs de l\u2019œil et de tout le système. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 617 & Examen du cristallin et de la cristalloide L'examen à l'œil nu est insuffisant, mais il rendra cependant de grands services.La pupille à l\u2019état normal nous apparaît uniformément noire.Dans les cas d\u2019opacification du cristallin ou de la cristalloïde, la pupille paraîtra grisâtre ou blanchâtre suivant le degré d'opacification.Tout médecin doit être en état de faire un diagnostic de cataracte dans la grande majorité des cas.Pour cela il doit savoir examiner un œil à l'éclairage oblique et à l'éclairage avec ophthal- moscope.Je résume ici brièvement la technique de ces deux examens : Eclairage oblique\u2014Tout ce qui est nécessaire pour l'éclairage oblique, c\u2019est une source lumineuse placée à 30 ou 50 centimètres de l\u2019œil à examiner et deux petites loupes de 13 dioptries.L'examinateur prend une loupe de chaque main et place la première entre le fover lumineux et l'œil du patient de façon à faire converger les rayons lumineux en un point fixe sur l'œil, tandis qu\u2019il se sert de l'autre loupe pour grossir les détails à examiner.Un cristallin examiné de cette façon, après dilatation de la pupille avec un collyre à la cocaïne, laisse assez bien voir les plus légères altérations de sa cristalloïde antérieure et des premières couches de son tissu propre.Eclairage avec ophthalmoscope \u2014Pour cet examen peu de chose est nécessaire; tout ce qu'il faut est une source lumineuse placée près de la tête du malade, et un petit miroir troué au centre pour réfléchir les rayons lumineux.L\u2019observateur, placé dans l\u2019obscurité à environ 60 centimètres du malade, réfléchit avec son miroir les rayons lumineux vers l\u2019aire pupillaire, tout en regardant par l\u2019orifice du miroir.À l\u2019état normal la pupille s\u2019éclaire parfaitement bien et laisse voir le pourpre rétinien.Dans les cas de cataracte totale, le fond de l\u2019œil ne se laisse pas voir et la pupille nous apparaît complètement noire.Si le cristallin est cataracté partiellement ei irrégulièrement, alors la pupille nous présentera des taches noirâtres correspondant aux opacités et qui auront telle ou telle configuration suivant l'emplacement des opacités et la forme de cataracte en évolution.Et si tout en fixant l\u2019espace pupillaire, l'observateur ordonne au patient de mouvoir l\u2019œil en différents sens, il verra alors ces taches noirâtres se déplacer en sens contraire au mouvement de l'œil et à une vitesse d'autant plus grande qu'elles seront situées plus en arrière.Il n\u2019y aura que les opacifications de la cristalloïde 6i8 L'UNION MÉDICALE DU CANADA antérieure qui ne subiront pas de déplacement.De plus, chose importante à noter, les points noirs résultant des opacifications sont fixes et ne bougent pas, l\u2019œil étant au repos.Au contraire.Quand il s\u2019agit de flottants du vitré, les points noirs qu'on aperçoit au moyen du petit miroir, nous apparaissent comme des poussières ou des nuages qui flottent et qui nagent dans un liquide, même lorsque l\u2019œil ne bouge pas.Si a ces deux modes d'examen de l'œil on ajoute la recherche de la perception et de la projection lumineuse le praticien pourra dans la grande majorité des cas faire un diagnostic certain de la cataracte.Le cristallin qui a perdu sa transparence, s\u2019il enlève à la rétine la vision des objets, ne la prive pas du moins de percevoir la lumière et de distinguer le jour des ténèbres.Même plus, un malade souffrant uniquement de cataracte doit être en mesure de nous dire où est placé un foyer lumineux, s\u2019il est à droite ou à gauche, en haut ou en bas de l'œil qu\u2019il éclaire.Tout œil malade de la cataracte, qui a perdu la perception ou la urojpection lumineuse, est un œil touché dans ses membranes profondes, et à qui l'opération de la cataracte ne saurait rendre service.Cet œil cependant ne doit pas être laissé sans traitement; au contraire, dans ces cas, un examen sérieux s'impose pour faire un diagnostic certain et appliquer le remède qui parfois évitera la cécité.Variétés et étiologie de la cataracte Les variétés de cataracte sont multiples et elles sont aussi nombreuses que les formes et les aspects sous lesquels cette dernière se présente et les causes qui les déterminent.Chez les enfants, les cataractes sont le plus souvent congénitales et sont constatées durant les premiers mois de la vie.Elles sont habituellement bilatérales, elles sont stationnaires et ne sont que tres rarement completes.Dans ce cas, souvent une iridectomie optique est suffisante pour donner une bonne vision.Les cataractes sont tantôt molles, semi-molles, ou dures suivant l'âge des gens chez qui on les rencontre.La cataracte traumatique est fréquente chez les ouvriers; toute érosion de la cristalloïde antérieure est suffisante pour déterminer une cataracte qui se complètera de quelques heures à quelques mois.Les maladies infectieuses, surtout celles qui peuvent toucher le L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 619 segment antérieur du globe, peuvent déterminer des cataractes secondaires.| La syphilis et le diabéte sont deux grands facteurs de cataractes prématurées, c\u2019est-à-dire qui se produisent chez des adolescents ou des gens relativement trop jeunes pour que l\u2019on puisse invoquer la sénilité.Les agents physiques et chimiques : radium, électricité etc, peuvent dans certains cas produire une opacification du cristallin.La sénilité prédispose à la cataracte, et ceci s'explique assez bien par le fait que les échanges nutritifs se font alors moins bien dans les tissus.L\u2019hérédité joue certainement un grand rôle et la cataracte s\u2019observe parfois de génération en génération.Certaines professions doivent être incriminées; ce sont celles qui exposent les yeux à de trop vives lumières et le corps à de trop grandes sueurs: ouvriers fondeurs, verriers, électriciens etc.La pathogénie de la cataracte a été l\u2019objet de travaux considérables, elle est encore très obscure.La plupart des auteurs la regardent comme une altération de nutrition du cristallin.Est-ce une déshydratation ?Est-ce une imbibition ?Comment expliquer qu\u2019elle ne touche souvent qu\u2019un seul œil alors que l\u2019autre ne présente aucune altération ?La sclérose du cristallin est une maladie très complexe qu'une foule de circonstances peuvent produire.L'astygmatisme et les fatigues de l\u2019accommodation peuvent dans certains cas amener des changements moléculaires du cristallin et provoquer l\u2019apparition de la cataracte.Traitement de la cataracte Je n\u2019insisterai pas sur le traitement de la cataracte.Disons tout de suite qu'il n'existe pas de traitement médical de la cataracte.l\u2019iode et les iodures ont été préconisés comme fondants des opacités cristalliniennes.Quoi que vous fassiez, vous ne pourrez jamais redonner à une fibre cristallinienne la transparence qu\u2019elle a une fois perdue.Les guérisons spontanées de cataracte ne sont qu'apparentes en réalité.Il ne s\u2019agit pas dans ces cas d\u2019une lentille qui reprend sa transparence, mais bien d\u2019un cristallin résorbé, phénomène qui arrive assez souvent dans les cataractes traumatiques avec déchirure de la cristalloïde antérieure. 620 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Le traitement de la cataracte consiste donc uniquement dans une opération qui a pour but soit d'extraire le cristallin opaque (extraction).soit de déchirer la capsule pour permettre aux masses de se résorber, soit d'écarter les débris et les exsudats qui remplissent le champ pupillaire (discision), soit d'agrandir la fente pupillaire dans les cataractes congénitales qui ne sont pas complétées (iridectomie optique).Je ne veux pas ici décrire toutes les techniques en usage.Résumons en deux lignes les différents temps de l'extraction classique de là cataracte: ler temps, Section de la cornée; 2ème temps (facultatif).Iridectomie; 3ème temps, Déchirure de la cristalloïde untérieure.ème temps, Extraction du cristallin.De l\u2019opportunité de l\u2019opération Quand doit-on opérer une cataracte 7 Chaque fois que le patient peut en tirer profit.On nous enseignait autrefois qu\u2019il fallait attendre qu'une cataracte soit mûre avant de décider l'intervention.C\u2019est là un conseil d'une grande sagesse et que je crois, avec tous mes confrères, devoir suivre dans la majorité des cas.Mais la réussite proprement dite de l'acte opératoire ne sera nullement influencée par le degré de maturité de la cataracte.Du reste, nous l'avons dit plus haut, transparence et consistance sont deux qualités différentes du cristallin.Un cristallin peut être opaque et avoir une consistance molle (cataracte molle), de même quoique tout à fait transparent, il peut être durci dans son entier et ne présenter aucune partie ramollie.Impossible donc de se fier à la maturité apparente de la cataracte pour juger de la grosseur de son noyau.Du reste, la cataracte molle s'opère avec autant de facilité qu\u2019une cataracte dure, et l\u2019extirpation des masses, après la sortie du noyau, ne saurait présenter de difficultés à l'opérateur averti.Cependant, quand le chirurgien n'est pas pressé par les circonstances, il est sage d'attendre la maturité de la cataracte pour l'opérer.En effet.dans les cas d\u2019échecs opératoires chez les cataractés partiellement, il est certain que le service rendu au malade est mauvais et que du fait la réputation du chirurgien n'est pas rehaussée. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 621 Aussi, en présence d\u2019une cataracte, la conduite à tenir dépend de plusieurs circonstances: 1° De la nature de la cataracte, 2° de la pru fession du malade, 3° de l'existence d\u2019une cataracte partielle ou complète sur les deux yeux, 4° de la perte antérieure d\u2019un œil par suite d'un traumatisme, d'une maladie des membranes profondes ou d\u2019une opération de cataracte.En présence d\u2019une cataracte compliquée d\u2019affections de membranes profondes on reculera le plus possible le moment de l'opération, puisque l\u2019on ne peut prévoir si la vision en sera beaucoup améliorée.Si la cataracte est de bonne nature, on opérera dès que le malade en aura besoin.Ce besoin se fait sentir d\u2019autant plus vite que la profession, ou l\u2019état social du malade, réclame une vision meilleure pour les petits objets, la lecture, l\u2019écriture, etc.En général, il faut opérer dès que, de son œil le plus cataracté, le patient, le bras allongé, ne peut plus compter distinctement ses doigts.Le malade a-t-il déjà perdu un œil, il faut en rechercher la cause avec le plus grand soin, et retarder l'opération jusqu\u2019à ce que le dernier œil ne rende presque plus aucun service, car il faut toujours redouter dans ce cas un mauvais résultat post-opératoire.Si c'est à la suite d\u2019une opération de cataracte, il faut redoubler de prudence; 1l faut toujours supposer que la première opération à été faite habilement par un chirurgien qualifié, et que l\u2019insuccès tient à une diathèse ou à des circonstances malheureuses auxquelles le malade est encore exposé.Pour toutes ces raisons on retardera le moment de l'opération et l\u2019on mettra tout en œuvre pour éviter un second insuccès.Il sera prudent de faire quelques réserves au sujet du pronostic.De la cataracte secondaire C'est à dessein que j'ai passé sous silence la cataracte secondaire dans I'énumération des différentes variétés de cataractes, afin de pouvoir en parler dans un chapitre à part.On nomme cataracte secondaire les opacités qui surviennent dans le champ pupillaire après une opération de cataracte et qui diminuent considérablement la vision au point de l\u2019abolir parfois complètement.Tantôt ces opacités sont dues à des débris de masses qui ont échappé au nettoyage post-opératoire et se sont opacifiés entre les feuillets 622 L'UNION MÉDICALE DU CANADA de la capsule (cas rare); tantôt elles proviennent de l\u2019opacification de là cristalloïde postérieure, opacification parfois tardive et pouvant s\u2019effectuer plusieurs mois après l\u2019ablation de cristallin; tantôt elles résultent de produits morbides déposés sur les lambeaux capsulaires prôvenant d'hémorragies ou d\u2019inflammation consécutives à l\u2019opération.Quelle que soit la forme et l\u2019étiologie de la cataracte secondaire, cette dernière dépend rarement de l'acte opératoire.Les cataractes secondaires se rencontrent très souvent et l\u2019on doit admettre qu'il y a cataracte secondaire toutes les fois qu\u2019après l'intervention, la vision n\u2019est pas supérieure à un tiers de la vision /normale.Je fais exception; bien entendu, dans les cas où il y a lésion du fond de l'œil.Le meilleur traitement à leur appliquer est une nouvelle intervention, soit par irido-capsulotomie, discision ou arrachement des masses capsulaires qui aura pour but de refaire une nouvelle fente pupillaire et de donner au malade une meilleure vision.- LA PHRÉNICECTOMIE Par Jean-Albert JOANNETTE, De l'Université de Montréal, Médecin-assistant, Sanatorium des Alpes-Vaudoises, Leysin, Suisse, C\u2019est en 1911 que Stuertz (Autriche) préconisait la section du nerf phrénique pour des affections de la base.pulmonaire telles que bronchiectasies, lésions tuberculeuses, etc.La méthode, cependant, tomba presque aussitôt en défaveur à la suite de résultats apparemment contradictoires, parce que mal interprétés.Certains affirmaient qu'après section du nerf phrénique le diaphragme reprenait sa fonction, tandis que les physiologistes mettaient en garde contre les dangers que présentait la paralysie provoquée d\u2019un organe aussi important pour la respiration: difficulté de l\u2019expectoration et de la toux, risque d\u2019embolies et de stase endo-bronchiques, etc.Après une décade, cependant, l\u2019école de Sauerbruch (Allemagne) reprit cette idée de paralysie et d\u2019ascension du diaphragme pour l'associer, comme intervention d\u2019épreuve, à la thoracoplastie.Mais ce sont surtout les recherches anatomiques de Willy Felix qui donnèrent à la phrénicectomie un renouveau d\u2019intérêt d\u2019ordre pratique.Une technique plus logique lui acquit des résultats positifs indiscutablement reconnus et, par la suite, la faveur accordée aux autres méthodes collapsothérapiques: la thoracoplastie et surtout le pneumothorax.La littérature médicale ne comptait alors (en 1922) qu\u2019une quarantaine de phrénicotomies.Depuis, elle s\u2019est répandue dans tous les milieux médicaux où l\u2019on s\u2019occupe du traitement de la tuberculose pulmonaire.La Société des Médecins de Leysin (35 membres), dans une séance consacrée à l\u2019étude de la phrénicectomie, réunissait 150 observations locales pour en discuter les résultats.Récemment, les docteurs Bérard et Guilleminet, de Lyon (France), publiaient devant l\u2019Académie de Médecine de Paris, les enseignements de 240 cas personnels, tandis qu\u2019en Italie, Radaelli intéressait la \u201cSocieta Italiana Fascista di studi sulla Tuberculosi\u201d par ses conclusions au sujet de 312 interventions dans les sanatoria qu'il dirige près de Milan. 624 L'UNION MEDICALE DU CANADA Cette diffusion exceptionnellement rapide d'une nouvelle méthode de traitement est la conséquence d'une compréhension ingénieuse et pratique du principe de la collapsothérapie : le relâchement des résistances pariétales qui modifie l'état de tension élastique du poumon en favorisant les tendances à la rétraction des tissus malades, et secondairement, en procurant à l'organe une immobilité partielle et relative.En quoi consiste la phrénicectomie ?Stuertz avait préconisé la simple section du nerf phrénique au-dessus de la clavicule, région où il est plus accessible au chirurgien.Les recherches de Felix ont mis en évidence que souvent il y avait un nerf accessoire et, plus souvent encore, des anastomoses assez bas situées et qu\u2019il faut détruire.Il proposa donc l\u2019avulsion du nerf, c\u2019est-à-dire l\u2019arrachement du segment périphérique par traction.Faite sous anesthésie locale et par un chirurgien entraîné, c'est une opération relativement bénigne qui demande dix à quinze minutes.L'\u2019incision courte (3 à 4 centimètres) et plutôt horizontale, dite \u201cen collier\u201d, ne laisse qu'une cicatrice minime, souvent inaperçue.La conséquence voulue, c\u2019est la paralysie de l\u2019'hémi-diaphragme correspondant dont l\u2019inertie, normalement définitive, reste soumise à deux forces : 1° L\u2019élasticité de rétraction propre au parenchyme pulmonaire, a laquelle s\u2019ajoute la tendance rétractile propre aux tissus malades; 2° La poussée des organes sous-jacents, variable selon la position du patient et la tonicité de sa musculature abdominale.On peut augmenter cette dernière par le port d\u2019une ceinture large au-dessus des crêtes iliaques engaînant à la fois le bas du thorax et l\u2019abdomen; mais aussi en soulevant le pied du lit, le malade étant en position déclive latérale sur le côté phrénicectomisé.Le gain en hauteur d\u2019ascension diaphragmatique est ainsi de 3 a 7 centimetres.J La résultante de ces deux forces s\u2019exprimera par l'ascension du diaphragme, a moins que d\u2019autres facteurs anormaux s\u2019interposent.Cette ascension s\u2019établira plus ou moins précocement, et surtout dans les trois mois qui suivront l'intervention; mais les effets cliniques heureux se manifestent dès les premières semaines, sinon dès les premiers jours.La réduction de volume peut dépasser le quart du poumon.L'idéal serait que cette perte de volume se fasse exclusivement par la rétraction élective et aux dépens des parties malades, favorisant ainsi le processus de cicatrisation désirée; mais toujours L'UNION MÉDICALE DU CANADA 625 en pratique, une partie plus ou moins importante de parenchyme sain est définitivement sacrifiée.Au début, l\u2019on croyait que seules les lésions de la base pulmonaire bénéficièraient de cette nouvelle méthode.Par l'étude de la dynamique respiratoire cependant, l\u2019on comprit que la phrénicectomie pouvait agir aussi bien sur les lésions Il n\u2019y a aucun parallélisme entre l'ascension du diaphragme et les résultats cliniques, et vice versa.La reprise subséquente, au moins partielle.de sa fonction, n\u2019est pas exceptionnelle (régénération d'un filet accessoire ou développement fonctionnel d'une anastomose 7).Certains auteurs rapportent avoir eu proportionnellement plus de succès à droite qu\u2019à gauche; nous ne pourrions affirmer cette disparité dans nos propres observations.Quels sont les résultats obtenus ?L'ensemble des statistiques publiées en Suisse, en France, en Allemagne et en Italie donne une moyenne qui varie entre 40 et 50% de succès dont plusieurs guérisons.Voici celles des Sanatoria Fopulaires de Leysin présentées par les docteurs Morin, Cardis et Michetti, de 88 malades presque tous opérés par le chirurgien Léon Picot, de Lausanne (Suisse) : 1/3 .succès indiscutable, 1/5 .insuccès net, 7/15.améliaration plus ou moins marquée.Relevé de l'amélioration selon les différentes méthodes d\u2019investigation clinique.Disparition ou diminution: Fiévre .TT% + \u201c Expectoration .65% \u201c \u201c Bacille de Koch .60% Modifications radiologiques .58% Rapport de Bérard et Guilleminet de Lvon sur 96 malades avec recul de six à soixante-douze mois : ; 1/3.succès indiscutable, Se 1/6.amélioration plus ou moins marquée.~ » Parmi les succès 14 datent de deux à six ans et 24 étaient des tuberculoses ÿtrictement droites.L'ensemble des résultats est d\u2019autant plus appréciable qu\u2019il s\u2019agit, en très grande majorité.de malades pour lesquels nous ne disposons d'aucun autre traitement actif si ce n\u2019est, pour le petit nombre, de 626 L'UNION MÉDICALE DU CANADA la thoracoplastie, opération toujours grave de conséquences.Les 88.opérés des Sanatoria Populaires de Leysin étaient tous atteints de- lésions cavitaires nettes aux Rayons.Chez nos malades.en effet, le pneumothorax était impossible.{symphyse pleurale) ou inefficace (âge du malade, forme cirrho- tique, symphyse partielle, brides adhérentielles), ou- dangereux (large cavité sous pleurale non influencée par le colläpse, lésions cardiaques).C\u2019est en effet là la principale indication de la phrénicec- tomie: impossibilité ou inefficacité du pneumothorax.Il y en a d'autres.Radiographie 1 Chez certains, elle a évité les risques d\u2019une résection costale; chez d\u2019autres, elle a permis de la limiter à une thoracoplastie partielle.Ailleurs, elle a donné le temps de remonter son état général avant de l'entreprendre.Une autre fois elle a pu amorcer l\u2019accolement de feuilletd pleuraux circonscrivant une poche purulente fistulisée; avec amélioration progressive et durable.| Un désavantage conséquent, c'est qu\u2019il est actuellement impose L'UNION MÉDICALE DU CANADA 627 sible de prévoir si la phrénicectomie donnera ou non un résultat positif dans un cas déterminé.En effet des malades porteurs de formes tuberculeuses cliniquement et radiologiquement superposables enregistrent les uns, des succès, les autres, des échecs; d\u2019autre part, on est témcin d'amélioration nette chez des personnes auxquelles on avait proposé l'intervention pour faire \u2018quelque chose\u201d.Par ailleurs, si là phrénico-exérèse, comme on l'appelle encore, demeure en fait et trop souvent inefficace, elle n\u2019a jamais causé directement, chez nos malades, à notre appréciation, une aggravation de leur état.C'est un point important.On rapporte des accidents Radiographie 2 opératoires: section du vague, du récurrent; hémorragies, œdème aigu, etc.En fait, ils sont rares.I] ressort généralement que la récence des lésions.jointe à une rétraction amorcée, favorise l\u2019action de la phrénicectomie.Les formes rétractiles anciennes aussi bien que les formes fébriles évolutives n'en paraissent point devoir bénéficier: celles-là, parce que la rétractilité aurait déjà agi à sa limite; celles-ci, par manque de tendance à la rétraction. Radiographies 2 a * Radiographie 1 A #.we Radiographie 2 La première montre la grande cavité parahilaire droite et les lésions de la base; la seconde, l\u2019ascension du diaphragme (5.5.centimètres) et la disparition de la caverne. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 629 La phrénicectomie offre encore des points de vue intéressants dans la collapsothérapie combinée unie ou bilatérale.Elle y peut intervenir dans des associations heureuses et tout à l'avantage du malade.Sa diffusion et l\u2019analyse des résultats obtenus serviront à en préciser de plus en plus les principales indications, celles qui permettront de reconnaître en quelque sorte dans quelles formes de tuberculose pulmonaire on en peut attendre davantage.En conclusion, disons que l'importance de la phrénicectomie s'impose à l'attention du monde médical, des milieux phtisiologiques en particulier.Les résultats en sont très encourageants; son application est d\u2019ordre tout pratique et sa technique, relativement simple pour un chirurgien averti Malgré tous ses insuccès et l\u2019imprévisibilité de son action dans un cas donné, il est certain que sa disparition laisserait un vide dans la thérapeutique active, déjà si limitée, de la tuberculose pulmonaire.Observations ts Cas L+\u2014M.Y., 22 ans, se présente en décembre 1927 pour une tuberculose pulmonaire sub-fébrile ouverte sous forme d\u2019une lobite supérieure droite largement excavée plus un essaimage supra-scissural gauche; début clinique par hémoptysie en septembre 1927.L\u2019état général s'améliore lentement par la cure simple.En août 1928, cependant, il subsiste encore la cavité et une expectoration bacillifère.On tente un pneumothorax, mais sans succès, et l\u2019on fait une phrénicectomie en octobre 1928.\u2014 Radiographies La première montre une lobite supérieure droite cavitaire avec scissure, et lésions supra-scissurales gauches.Dans la seconde, l\u2019on se rend compte de l\u2019ascension du diophragme (six centimétres) et celle de la scissure droite (deux à trois centimètres).Cas IL\u2014MIle T., 23 ans, se présente en septembre 1928 pour une tuberculose cavitaire parahilaire droite unilatérale; début clinique en juin 1928 par pleurésie à la base droite.On tente un pneumothorax sans obtenir un décollement utilisable.L\u2019on recourt alors à la phréni- gectomie (janvier 1929) Le résultat est tel que deux mois après, la caverne a totalement disparu.L\u2019amélioration s\u2019est poursuivie depuis.L\u2019expectoration est à peu près nulle et sans bacilles de Koch à l\u2019homo- génisation depuis trois mois. MOUVEMENT MÉDICAL LA SITUATION HOSPITALIÈRE À MONTRÉAL L\u2019HOPITAL NOTRE-DAME Le docteur Dubé, professeur de Clinique Méd\u2018cale à l'Université de Montréal, a publié il y a quelques mois une plaquette sur la situation hospitalière à Montréal.Nous croyons qu\u2019il est oppcrtun d\u2019en faire une analyse succincte au moment où l'hôpital Notre-Dame sollicite une souscription dans le but d\u2019ériger une aile qui permettra de compléter le plan initial des architectes, À ceux qui paraissent étonnés de la demande des administrateurs de cette maison, ncus fournirons quelques documents puisés dans cette plaquette, écrite et publiée par le docteur Dubé, qui démontrent : à l\u2019évidence que les Canadiens-français ne remplissent pas tous leurs devoirs à l'égard de leurs compatriotes indigents.; Après avoir établi un parallèle entre les activités des Anglais et des Canadiens-francais, il cite des chiffres qui démontrent d'une façon _ péremptoire que nos compatriotes anglais contribuent largement à toutes les oeuvres d'assistance publique où il s\u2019agit de leurs co-religionnaires.D\u2019autre part, nous voyons que les Canadiens-français commencent à peine à réaliser la situation qui leur est faite à Montréal même cù ils forment les deux-tiers de la population.Toutes nos œuvres d\u2019assistance publique ont été créées et entretenues par les institutions religieuses, grâce à de maigres subventions qui pourvoient à leur subsistance provenant du sou du pauvre ou de sacrifices ccnsentis par la charité publique.Les temps sont changés: le coût de la vie a augmenté et les œuvres d\u2019assistance publique doivent envisager la question des hôpitaux sous un autre aspect.Il n\u2019y a pas que l\u2019indigent qui doive y séjourner, il y à aussi une catégor'e d'ouvriers dont les salaires suffisent à peine à alimenter de nombreuses familles, qui travaillent.mais qui ont besoin d\u2019être secourus lorsque la maladie frappe à leur porte: ce ne sont pas des indigents, mais ce sont, à l\u2019occasion, des nécessiteux que nous avons le devoir d'hospitaliser gratuitemnt, afin de permettre à leurs familles de subsister dans l\u2019intervalle.Cet état de choses exige un plus grand nombre de lits dans nos hôpitaux, et nous ne pouvons pas les leur fournir, car nous ne les avons pas.4 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 631 Les Anglais semblent avoir compr:s mieux que nous ce problème et ils ont construit des hôpitaux qui peuvent recevair tous leurs coreligionnaires malades, et les nôtres aussi en très grand nombre.Est-ce aux Anglais qu\u2019il appartient d\u2019hospitaliser les Canadiens-français ou t'est-ce pas aux Canadiens-français majoritaires qu\u2019il appartient d\u2019hospitaliser leurs compatriotes ?Le docteur Dubé résout cette question dans l\u2019affirmative et nul citoyen bien pensant ne le contredira.Il y a aussi d\u2019autres considérations patriotiques ou religieuses sur lesquelles il ne convient pas de s\u2019attarder en ce moment mais qui s'imposent à notre attention, Ce que nous voulons aujourd\u2019hui mettre devant les yeux du public, ce sont des chiffres qui établissent la nécessité d\u2019augmenter le nombre des lits dans nos hôpitaux à Montréal.A ce propos, je me permettrai de citer un passage de la plaquette du dccteur Dubé ou le percentage des lits est indiqué en se basant sur les villes qui ont à peu près la même population, aux Etats-Unis.\u201cNombre de lits d\u2019hôpitaux que Montréal devrait posséder Médecine et Chirurgie, 1 lit par 250 de population, soit pour Montréal .4,000 lits Maladies, Contagieuses, 1 lit par 2, 000 de population, seit \u2018pour Montréal .500 lits Tuberculose, 1 lit pour chaque \u201cmortalité annuelle, \u2018soit pour Montréal .900 lits (Dr E.Lewinski- Corwin, Secrétaire du Comité Exécutif de l\u2019Académie de Médecine de New-York, cité plus haut par le Dr Louis L.Dublin, dans une lettre du Dr J.A.Baudcuin.) \u201c; a uombre de lits indiqué ci-dessus, s\u2019il convient à la population urbaine de Mori \u20181éal, devier:t naturellement insuffisant si ou consid*re qu\u2019il doit servi> aussi à l\u2019hospitalisation d'une population d\u2019euviron 500,000 habitants, contenus dans les environs et tcut le district de Montréal, ce qui revient à dire qu\u2019il faudrait véritablement avoir & Montréal, 6,000 lits de médecine et de chirurgie, maladies contagieuses: 750 lits; tuberculose: 1,300.Nous avons d\u2019ailleurs un excellent point de comparaison avec ce que nous avons et ce que nous devricns avoir en consultant le tableau statistique des lits d\u2019hôpitaux pour la ville de Boston, indiqué plus haut dans la lettre du docteur Kline.Boston et Montréal sont deux villes métropolitaines à populaticn égale et il n\u2019y a aucune raison pour que Montréal, qui est, comme Boston, un grand centre universitaire, ne possède pas un nombre égal de lits d\u2019hôpitaux.\u201d Boston possède en médecine, en chirurgie générale et en gynécologie un total de 6,243 lits.D\u2019après les cbservations du docteur Lewinski- Corwin, Montréal devrait posséder en médecine et chirurgie générales 6.000 lits, pour la ville et ses environs, alors qu\u2019elle en possède tout juste 2,290.Boston possède en obstétrique 950 lits.Sans pouvoir donner de chiffre exact, Montréal ne possède pas plus de 300 lits comprenant l'Hôpital de la Miséricorde, la Maternité du Royal Victoria et le Women\u2019s Hospital.En pédiatrie, Boston possède 1,075 lits, Avec l\u2019Hôpital Ste-Justine pour enfants malades, le Children Memorial, l\u2019Hôpital des Shriners pour enfants, Montréal ne possède pas la moitié de ce chiffre. 632 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Boston possède 1500 lits pour tuberculeux.Montréal possède exactement 200 lits à l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur de Cartierville, 20 lits à l\u2019Inst.tut Bruchési, 33 lits au Grace Dart Home.Ste-Agathe des Mcnts a une capacité de 15 lits au Brehmer Rest, 42 lits au Mcnt-Sinai Sanatorium, et environ 150 lits mis à la disposition de toute la population de la ville de Montréal et de son populeux district.C\u2019est là une des situations les plus himiliantes que nous ayons à subir, quelle qu\u2019en soit la cause et quels que soient ceux qui ne craignent pas de prendre la responsabilité d\u2019une situation semblable.Alors qu\u2019il est reconnu que l\u2019isolement des tuberculeux est absolument nécessaire et une des premières choses à faire pour obtenir des résultats dans la lutte anti-tuberculeuse, nous avons le regret de répéter ici que par négligence et incurie, ou.ignorance de nos dirigeants, Montréal occupe en cette matière le bas de l\u2019échelle parmi les grandes villes du monde entier.\u2014 Si l\u2019on veut bien comparer les chiffres que nous venons de citer avec les lits disponibles actuellement dans notre ville, la chose devient facile en consultant le tableau suivant : Lits à Montréal Notre-Dame .285 Royal Victoria .350 Hôtel-Dieu .300 Montreal General .375 Ste-Jeanne-d\u2019Are¢ .150 Western .100 Providence .50 Homeopathic.75 Ste-Justine .180 Wcmen\u2019s .150 Maternité .50 Children\u2019s Memorial .125 St-Mary\u2019s .50 Montreal Children .50 1,065 1,225 Ce qui fait un total de: 2,290 (1) Si l\u2019on veut bien comparer avec Montréal une autre ville dont la population se rapproche de la sienne, par exemple Boston, nous voyons que la différence est énorme.Nombre approximatif de lits d\u2019hôpitaux mig a la disposition de la population de Ia Ville Métropole Boston.Médecine .3200 Infirmes incurables .790 Chirurgie ., .2170 Vieillards .290 Obstétrique .950 Aveugles .ce.670 Pédiatrie .1,005 Maladies mentales .8000 Tuberculose .1500 Arriérés mentaux .1,500 Maladies contagieuses .T83 Epileptiques .800 Cancer .48 Non classés .335 Gynécologie .8T3 Yeux, oreilles, nez et gorge .398 Ce qui fait un total de .23,819 Naturellement nous n\u2019avons pas compté dans ce tableau les lits affectés aux maladies mentales à Montréal, mais on peut facilement se rendre compte de la distance énorme qui nous sépare de Boston.Les statistiques sur la ville de Boston ont été fournies au docteur Dubé par le docteur Kline, de Boston, Directeur des Hôpitaux d\u2019aliénés aux Etats-Unis dans l\u2019Etat de Massachusetts.(1) Au moment de la publication de cette plaquette, l\u2019hôpital Saint-Tuc n'avait pas encore jeté ses fondatioss.I1 faut maintenant ajouter à ce total 100 lits de plus.\u2014 L. L'UNION MEDICALE DU CANADA 633 \u2014 D\u2019autre part, le docteur Dubé cité une statistique provenant de nos paroisses de Montréal où il est démontré que sur un nombre déterminé de malades, 10% sont hospitalisés; conséquemment, nous devons être en mesure de les loger s\u2019ils sont malades.D'ailleurs, en comparant le nembre de lits à Montréal et à Boston pour maladies contagieuses, l'on voit que nous avons 350 lits tandis qu\u2019à Boston il y en a 783.Boston possède aussi 485 lits pour cancéreux et 790 pour infirmes incurables, alors qu\u2019à Montréal nous avons 200 lits pour tous les incurables à l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur.\u2014 Ces chiffres, que nous indiquons sommairement, nous font toucher du doigt toute la question, et si une élite de citoyens s\u2019impose la tâche d\u2019augmenter le nombre de nos lits à Montréal, elle fait à la fois une œuvre humanitaire et nationale.11 s\u2019agirait de savoir si une loi hospitalière, se rapprochant de la loi des fabriques pour la construction des églises, et de celle de la commission scolaire pour la construction de nos écoles, pcurrait donner un bon résultat pour l\u2019entretien et la construction des hôpitaux.Le docteur Dubé pose le problème et demande à des perscnnes compétentes d\u2019y réfléchir.Nous n\u2019avons pas l\u2019intention, aujourd\u2019hui, de discuter ce point de vue.Mais nous sommes heureux d'attirer l\u2019attention des médecins et du public sur le travail considérable que s\u2019est imposé volontairement le docteur Dubé pour discuter une question de la plus haute importance, et qui intéresse tous les citoyens et tous les gouvernements.Nous savons gré au docteur Dubé de nous avoir donné les conclusions de son étude, car son travail est une directive précieuse en ce moment.C\u2019est pourquoi nous nous faisons un devoir de mettre ces chiffres devant l\u2019opinion publique, en particulier les médecins, afin qu\u2019ils puissent éclairer leurs amis, leurs clients et leurs compatriotes, lorsqu\u2019une demande leur est faite de souscrire une somme, si minime soit-elle, dans le but d\u2019augmenter le nombre des lits disponibles à l\u2019usage du public en géréral.LeSAGE. © LO 4 ° FORMULAIRE CHOLECYSTITE CHRONIQUE NON LITHIASIQUE Eau de Vichy, l2-verre le matin a jeun.Huile de Harlem, une capsule avant chaque repas pendant 15 jours.> Urotropine, 0.50 ctgr., avant chaque principal repas pendant quinze jours.Repos pendant 15 jours.(\u201cPresse Médicale\u201d, le 13-10-26).HEPATISME Sulfate de magnésie desséché .6 grammes Peptone de Witte .3 grammes Poudre de réglisse .2 grammes Lactose .v .1 gramme * A prendre le matin à jeun dans un demi-verre d\u2019eau tiède, Se coucher dix minutes sur le côté\u2019 droit et ne pas manger avant trente minutes.CURE DE DECHOLESTERINISATION Instillation rectale de glucose en solution isotonique; Bicarbonate de soude .2.22 24 42 eu eo .6 grammes Sulfate de soude .cu +e cu +e eu wu we ev .Bb grammes Phosphate de soude .24 +4 44 4e ee oe 4 grammes Salicylate de soude Benzoate de soude ce ea.3 grammes Uroformine Eau distillée .\u2026.oo 1112 0 11 00 2 2 22 2.2.Lditre - A prendre par petit verre à vin.° Sulfate de scude .oe ou .30 grammes Trois jours de suite.(Loeper). REVUE DES LIVRES LES CONVULSIONS DES MOIGNONS D\u2019AMPUTES Par Roma AMYOT.(Thése de Paris, 1929.Arnette, éditeur.) L\u2019auteur, éléve d\u2019André-Thomas, boursier de la Province, et en plus ami personnel, présente au cours de ce travail bien documenté, l\u2019aspeet neurologique d\u2019une question que les chirurgiens débattent depuis longtemps: les complications des moignons d\u2019amputés.Af'n de ne pas sortir du domaine strictement neurologique, il s\u2019eccupe presque exclusivement du symptôme convulsiens pour ne s\u2019attacher que secondairement au phénomène douleur.Il fait rapidement l'historique de la quest\u2018on et critique certaines appellations (spasmes, chorée, etc.) qu\u2019il juge insuffisantes; enfn il rapporte 31 observations \u2014 dont trois personnelles \u2014 qui établiront le bien-fendé de ses conclusions en même têmps que la logique de ses vues sur la pathogénie de ce complexe morbide.Les convulsions des moignons sont une complication relativement rare des amputations.Elles débutent à un intervalle très var'able.après l\u2019amputation: quelques jours à plusieurs années.En général, elles apparaissent en même temps que les douleurs.Elles cnt le méme aspect clinique pesdant toute leur durée.Elles sont c'on\u2018ques, d\u2019amplitude modérée, le plus souvent en flexion-extension et se produisent par salves de plus ou moins longue durée.Au cours de ces clonies, la dculeur augmente presque toujours.De plus, les muscles du mo'gnon ne sont pour ainsi dire jamais au repos absolu, puisque même dans l\u2019intervalle des paroxysmes, cn y décèle un certain degré d'hypertonicité.Cette hypertonicité rend bien compte de la vivac:té des \u2018réflexes tendineux avoisinants.Parmi les causes qui déclenchent le plus habituellement des con- vu!sions, il faut signaler: le décubitus horizontal (la nuit); la mobilisation active ou passive du moignon; la marche et la station verticale; les parcxysmes douloureux; la percussion des tendons rapprochés du segment amputé; les excitations sur le tégument du moignon; l\u2019anesthésie générale et enfin les phénomènes de répercussivité d\u2019André- Thomas.Il convient d\u2019ajouter que la préhension ou le maintien du moignon.de même que l\u2019injection de cocaïne dans son sein diminuent l'intensité des mouvements involontaires.Depuis Colles, on considère les convulsions du moignon comme un phénomène réflexe que l\u2019on pourrait énoncer comme suit: la transfor- maticn de l\u2019irritation périphérique du segment amputé réfléchie au niveau de la moelle.en mouvement involontaire du moignon.Ce pouvoir . 630 L'UNION MÉDICALE DU CANADA réflexogène de la moelle est admis par l\u2019auteur, qui est partisan intégral de la pathogénie réflexe, Etudiant d\u2019une manière spéciale les éléments de ce complexe réflexe, il souligne l'importance de l\u2019inflammation du moignon dans la genèse des douleurs et des clonies.Il passe en revue les théories des névrômes exubérants, de la névrite des nerfs du moignon, de la névrite ascendante de Weir-Mitchell, de la sclérose révritique interstitielle périphérique des névrômes, etc., puis il appuie de nouveau sur l\u2019importance de inflammation, condition première des désordres algc-kinétiques.Il insiste tout particulièrement sur l\u2019irritation portée sur les néo-fibriles amyéiliniques, soit au sein des névrômes, soit au sein des tissus du moignon, irritation préparée par un processus inflammateire an érieur.Il termine son étude pathogénique en mentionnant trois conditions autres que l\u2019irritation périphérique, susceptible de provequer les con- vulsicns du moignon.Le tétanos latent en est une.L'état anatomique spécial des moelles d\u2019amputés en est une seconde.Chez ceux-ci, en effet, l\u2019équilibre fonctionnel de la moelle est perturbé du fait de l\u2019exaltation de certains groupes cellulaires voisins, (Brown-Séquard, Vulpian).Enfin, la troisième condition sera la prédisposition à l\u2019éréthigme excito- moteur des hyperémotifs constitutionnels de Dupré.Le traitement à instituer chez ces malades sera du domaine de la chirurgie.Il visera deux buts.D'abord, éviter l\u2019apparition de l\u2019irritation périphérique au sein du moigncn par une bonne asepsie chirurgicale; l\u2019abolir (huile iodée) et empêcher qu\u2019elle parvienne aux centres lorsqu\u2019elle existe.A cet effet, l\u2019auteur recommande que le chirurgien ne se contente pas de la simple résection des troncs nerveux, mais y ajoute la sympathectomie peéri-artérielle.Il va sans dire que le sérum antitétanique sera administré quand il y aura lieu.Le deuxième but à viser sera d\u2019abolir l\u2019état d\u2019éréthisme nerveux du sujet et surtout du centre médullaire intéressé quand la chose sera pcssible.Bien qu\u2019il ne scit pas de notre ressort de féliciter ici notre collègue, qu\u2019il nous soit permis de lui dire que sa thèse nous paraît excellente.Elle sera consultée avec profit par tous ceux qui s\u2019occuperont de la question, d\u2019autant plus qu\u2019une importante bibliographie accompagne le texte.Il nous est également agréable de mentionner la belle tenue typographique du volume.Il n\u2019en peut être autrement lorsqu\u2019il vient de la maison Arnette.Jean SAUCIER.tr te ANALYSES MEDECINE Dr VALORY.\u2014 A propos d\u2019un laxatif synthétique (\u201cConc.Méd.Paris\u201d, No 23, 3 juin 1928).La pharmacopée est riche en produits laxatifs variés, mais tous les médecins aussi bien que les stomatologistes et les sages-femmes désirent avoir à leur disposition un laxatif doux, non irritant, atoxique, facile à prendre et toujours bien toléré.L\u2019Issacéne ou diacétyl-dioxy-phényl- isatine, insoluble dans les acides dilués, traverse l\u2019estomac et l\u2019intestin sans altération et exerce une action élective sur le côlon, dont la réaction alcaline peut seule dissocier sa molécule.D\u2019action douce, constante, facile à doser et toujours fidèle, l\u2019Isacène agit à doses minimes, et se présente en granules de 5 milligrammes; 2 à 4 granules pris le soir au coucher procurent un effet suffisant le lendemain matin.On peut d\u2019ailleurs élever la dose largement et aller jusœu\u2019à 8 granules et plus.L'Isacène est atoxique, n\u2019agit-que sur le colon, ne congestionne pas le petit bassin et, éliminé totalement par l\u2019intestin, il ne peut léser ni le foie, ni les reins: donc pas de contre-indications, pas de crainte d\u2019accoutumance et possibilité de le donner indifféremment aux femmes enceintes, aux vieillards, aux malades alités comme aux adultes bien portants.Paul-A.GAGNON.Dr DESSOUT.\u2014 De l\u2019emploi de l\u2019adonis vernalis dans le traitement des affections cardiaques (\u201cGazette des Hôpitaux\u201d, Paris, 16 mars 1928).L\u2019adoverne représente les glucosides cardiotoniques de l'adonis ver- nalis dans la proportion même où ils se trouvent dans la plante; ces glucosides ont été particulièrement étudiés par MM.L-J.et F.Mercier, R.Lutembacher.Professeurs Pouchet, Jung, Drs Faguet, Chausset, Fonte- nailles, etc.Ces auteurs ont prouvé que les principales indications de l\u2019adoverne se trouvent, comme celles de la digitaline, dans l'insuffisance cardiaque avec arythmie complète, telle qu\u2019on l\u2019observe avec une fréquence particulière, dans les cardiopathies mitrales.L'adoverne par son action prépondérante sur je pneumogastrique et la conduction intracardiaque, provoque un ralentissement du rythme ventriculaire.Ce rythme; tout en restant irrégulier, suffit pour amener des systoles plus efficaces.La digitaline détermine ce ralentissement et le maintient plus longtemps qué l\u2019adoverne, mais, dans certaines circonstances, la digitaline produit un ralentissement excessif du rythme qui entraîne la dilatation du coeur et la stase: dans ces cas, l\u2019'adoverne rend les plus grands services, car, tout 038 L'UNION MÉDICALE DU CANADA en possédant une action équivalente sur la contractilité, il freine moins brutalement.L'adoverne agit encore parfaitement dans les affections mitrales, dans certains accidents aigus d\u2019inssuffisance ventriculaire gauche, dans les œdèmes, dans la dyspnée, dans l\u2019asthme, etc., il possède en effet des propriétés diuréticues particulièrement efficaces chez les cardiaques et les cardiorénaux présentant des œdèmes et il favorise l'élimination des chlorures et surtout de l\u2019urée (F.Mercier).On sait d\u2019autre part que l\u2019adoverne s\u2019administre sous forme de gouttes et de granules.Op prescrit XV gouttes ou 2 granules 2 à 4 fois par jour.Le traitement doit durer 3 à 5 jours.L'application de ce médicament excessivement facile à manier a toujours donné de très bons résultats.Paul-A.GAGNON.CHIRURGIE CLUTE et SMITH.\u2014- Cancer du corps thyroïde (\u2018Arch.of Surgery\u201d, Vol.XVIII, No 1, janvier 1929).La proportion des cas de cancer de la thyroide par rapport aux cas de goitre est de 1.68 p.100 a la clinique Lahey de Boston.Les femmes sont p'us souvent atteintes que les hommes; l\u2019âge des malades, au mement de l\u2019appar:tion de la lésion, est généralement entre 50 ou 65 ans.Dans 94.4 p.100 des cas, le cancer a évolué sur une thyroïde déjà touchée par un goître nodulaire.D\u2019où l\u2019importance de l\u2019ablation des adénomes avant leur transformation maligne.Une fois reconnu cliniquement, le cancer du corps thyrcide présente peu de chance de guérison.Seul l\u2019adénome malin enlevé chirurgicale- ment et suivi de radiothérapie post-opératoire a été suivi de résultats heureux.Le cancer à cellules squammeuses, le cancer à cellules géantes, le cancer à petites cellules.n'e-t pas amélioré par le traitement.MERCIER-FAUTEUX.PEDIATRIE WORINGER.\u2014 Les résultats du traitement de la pleurésie purulente par - Peptochine (\u201cRevue Francaise de Pédiatrie\u201d, février 1929, p.60).L'auteur qui depuis 1924 s\u2019est attcahé à l\u2019étude du traitement de la pleurésie purulente par l\u2019optochine dispose actuellement de 36 cas traités à la Clinique infantile de Strasbourg.La méthode employée a toujours été à peu de chose près, celle indiqué: par Gralka (de Breslau) en 1922, et que nous rappel'erons brièvement: on retire par ponction autant de pus que possible, et on injecte 25 milligrammes de chlorhydrate d\u2019opto- Ce pa ~ L'UNION MÉDICALE DU CANADA 639 a chine (un demi centimètre cube de la solution à 5 p.100) par kilogramme de pcids de l\u2019enfant, sans dépasser toutefois la dose de 50 centigrammes (10 cc.).L'intervention est répétée tro's ou quatre fois de suite, à un ou deux jours d\u2019intervalle, puis on s\u2019arrête.Si la température devient normale, on attend alors la résorption spontanée du reste de l\u2019épanchement; si, au contraire, la f'èvre se rallume, on pratique une deuxième série d\u2019injections d\u2019optochine et même une troisième et une quatrième au besoin.Dans la pleurésie purulente à pneumocoque du jeune enfant au cours des deux premières années de la vie, le traitement par l\u2019optochine a donné à Woringer des résultats supérieurs à ceux obtenus par tous les autres procédés actuellement en usage.Par cette méthode, l\u2019auteur a eu une mortalité de 33/2 alors que toutes les autres statistiques indiquent des taux qui varient entre 50 et 807.Il est très important de savoir, au point de vue pratique, qu\u2019on ne peut s'attendre à une guérison par l\u2019optochine, que dans les pleurésies où le pneumocoque est seul en cause: l\u2019optochine n\u2019agit que sur le pneumocoque, et se montre sans effet sur les autres germes qui peuvent lui être associés.L\u2019auteur conclut que le traitement de la pleurésie purulente à pneumocoque par l\u2019optochine représente le procédé de choix pour l'enfant du premier âge.Paul LETONDAL.A.-B.MARFAN et Mme Elisabeth DOLLFUS-ODIER.\u2014 Sur le traitement du rachitisme et de la tétanie par l\u2019ergostérol irradié (\u201cLe Nourrisson\u201d, juillet 1929, p.205).Depuis 1927 les auteurs ont traité par l'ergostérol irradié une quarantaine de nourrissons rachitiques dont huit avaient en même temps de la tétanie.La plupart de ces malades ont été étudiés cliniquement et radiologi- quement; quelcues-uns ont eu un dosage de calcium, du phosphore et même de la cholestérine dans le sang.L\u2019ergostérol irradié fut administré au début sous forme de pastilles, plus tard en solution huileuse, à la dose de 4 milligrammes par jour.En utilisant la méthode des cures intermittentes, les auteurs n\u2019ont observé aucun accident.Le procédé consiste à faire une cure de vingt jours environ, à laisser reposer le sujet une quinzaine de jours et à recommencer une seconde cure de quinze à vingt jours.Le plus souvent une troisième et dernière cure est nécessaire, après un repos de quinze jours.Cette méthode semble préférable à celle cui consiste à administrer l\u2019ergostérol sans interruption, jusqu\u2019à ce que l\u2019examen radiologique montre que la calcification des os est complète, ce qui exige environ deux mois.Avec ces doses et en procédant par cures interrompues, on se met à Vabri des * accidents d'hypercalcémie reprochés à l\u2019ergostérol irradié. 640 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Se basant sur les résultats obtenus, les auteurs avancent que dans le rachitisme et la tétanie l\u2019ergostérol irradié constitue une agent thérapeutique d\u2019une réelle efficacité.Toutefois, l\u2019ergostérol se montrera sans action, s\u2019il existe une infect'on fébrile concomitante, particulièrement la grippe (rhino-pharyngite, otite, broncho-pneumonie).Dans le rachitisme l\u2019ergostérol irradié possède une action calcifiante puissante qui se manifeste par la réminéralisation rapide des extrémités diaphysaires des os longs, réminéralisation suivie de leur retour à la forme normale.Le pouvoir calcifiant de l'ergostérol irradié se manifeste aussi par le relèvement du taux du calcium et de la cholestérine du sang, plus précoce et plus marcué que celui de l\u2019acide phosphorique.Mais l\u2019action de l'ergostérol sur les autres troubles du syndrome rachitique est moins évidente: l\u2019hypotonie musculaire, l\u2019intumescence des organes lymphoïdes sont peu modifiées ou le sont très lentement; elles le sont bien moins ou plus tardivement encore que par l'application directe ds rayons ultra-violets.Dans la tétanie l'action du médicament est remarquable: les accidents spasmodiques, laryngospasme, contracture des extrémités, convulsions, disparaissent rapidement.Le taux du calcium sanguin, toujours abaissé dans la tétanie, revient au chiffre normal.L'ergostérol irradié est donc une acquisition précieuse et son emploi cccupera désormais une place de premier plan dans le traitement du rachitisme et de la tétanie.\u2018 Paul LETONDAL.HESS, LEWIS et RIVKIN.\u2014 Valeur thérapeutique de l\u2019ergostéro! irradié (\u201cThe Journal of the American Medical Association\u201d, 31 août 1929, p.661).Pour Alfred F.Hess (de New York) et ses collaborateurs J.M.Lewis et Helen Rivkin, 1 ergcstérol irrad:é peut étre ccnsidéré comme un médicament spécifique du rachitisme, de la tétanie et de l\u2019ostéomalacie; ailleurs, cette substance ne paraît pas douée d'une réelle vaieur thérapeutique.Au Etats-Unis, le dosage de l\u2019ergostérol irradié, au lieu d'être établi en milligrammes, \u2014 comme en France par exemple \u2014 est basé sur l\u2019expérimentation biologique: la valeur antirachitique de l\u2019ergostérol par rapport à celle de l'huile de foie de morue chez l\u2019animal.La plupart des préparations américaines d\u2019ergostérol, qui se présentent dans le commerce en solution huileuse, sont titrées biolog'quement de telle sorte qu'une goutte corresponde à cent gouttes d'huile de foie de morue.En raison des difficultés techniques nombreuses qu\u2019entraîne la préparation de l\u2019ergostérol irradié, les auteurs insistent sur la nécessité d'un contrôle biologique sévère de ce nouvel agent thérapeutique.Bien que la posologie de l\u2019ergostérol ne so!t pas encore parfaitement au point, les auteurs, se basant sur une large expérience personnelle, conseillent les doses suivantes : 1° dans la prophylaxie du rachitisme, 8 à 10 gouttes par jour chez les enfants normaux, 15 gouttes chez les préma- L'UNION MÉDICALE DU CANADA 641 turés et les débiles; 2: dans le traitement du rachitisme, 15 gouttes par jour dans les formes légères, 20 gouttes dans les formes moyennes, plus de 20 gouttes dans les formes graves, mais en contrôlant l\u2019action de l\u2019ergostérol par des dosages répétés du calcium dans le sang.Paul LETONDAL.TUBERCULOSE PULMONAIRE J.GENEVRIER et H.DESCOMPS.\u2014 Les pressions inutiles dans la conduite du pneumothorax artificiel (\u201cPresse Médicale\u201d).Lorsque après avoir amorcé un pneumothorax artificiel, on veut obtenir un collapse plus important du parenchyme pulmoraire, on cherche tout naturellement à augmenter la pression intrapleurale par des insufflations plus abondantes.Cependant si l\u2019on oublie que cette prétendue compression ne rend pas réellement compte des modifications physiques provoquées dans le poumon, on risque de provoquer des fautes de technique.L'auteur en arrive à cette conviction que les pressions fortement positives sont inutiles et même dangereuses.Après avoir étudié au moyen d\u2019orthodiagrammes les modifications de la cavité aérique créée par une insufflation, 'auteur souligne que la poche gazeuse du pneumothorax se constitue par le déplacement de toutes les parties du sac pleural.Il n\u2019y a pas que le poumon qui cède la place au gaz infecté mais aussi le médiastin, le diaphragme et la paroi costale.De là naît la difficulté d\u2019apprécier le collapse réel du poumon.J.-A.VIDAL.P.SANTY et L.PHILIP.\u2014 Le drainage discontinu de la plèvre dans le pyopneumothorax (\u201cRevue de la Tuberculose\u201d, juin 1929).Le pyopneumothorax est une complication redoutable et des plus tenaces évoluant le plus souvent vers la mort par cachexie progressive.La thoracoplastie est le seul moyen capable de donner la guérison, cependant cette opération devient impraticable pour bon nombre de ces malades qui sont tellement déchéant qu\u2019i] leur serait impossible de résister à un tel choc opératoire.Dans ces cas de pyopneumothorax consécutifs à l\u2019insufflation ou à un pneumothorax spontané les auteurs recommandent le drainage discontinu de la plèvre par un procédé très simple.Après avoir décrit ce procédé qui se fait sous anesthésie locale drainant ainsi à volonté la suppuration pleurale, on démontre avec observations, que les résultats de cette méthode sont des plus encourageants et permettent dans bon nombre de cas \u2018une amélioration inespérée, ce qui permet ensuite de faire la thoracoplastie et d'obtenir ainsi des guérisons permanentes et durables.J.-A.VIDAL. 642 L'UNION MÉDICALE DU CANADA UROLOGIE FULLERTON.\u2014 Drainage de la vessie par le périnée après protatectomie sus-pubienne [Drainage of the bladder through the perineum after supra-pubic prostatectomy] (\u201cThe British Journal of Urology\u201d, mars 1929, p.7).La prostatectomie cause moins de mortalité depuis qu'on a étudié la fonction rénale et les moyens de l\u2019améliorer.L\u2019hémorragie, également, se contrôle bien.Reste le problème de l\u2019infection.Ce problème se résume en une question de drainage de la vessie et de la cavité prostatique, où s\u2019accumulent urine, pus et débris.C\u2019est pour cette raison que la prostatectomie périnéale avec son drainage post-opéra- toire donne de si beaux résultats.Mais, comme la prostatectomie suspu- bienne est beaucoup plus simple, l\u2019auteur préconise une méthode qui réunit à la fois la simplicité de la prostatectomie sus-pubienne et l'efficacité du drainage périnéal.Durant la guerre, l\u2019auteur a mis au point la question du drainage de l'espace péri-vésical et extra-péritonéal dans les cas de blessures avec infiltration d'urine ou collections purulentes dans le voisinage de la vessie.Il décrit sa technique selon laquelle il met en place son tube de drainage par la fosse ischio-rectale.De la même façon il arrive à drainer la vessie et la cavité prostatique.; Voici les points importants.Incisions périnéale de 1!4 pouce, parallèle à la branche ischio-pubienne, croisant une ligne qui va du bulbe à la partie antérieure de la tuberosité de l'ischion.L'incision n'intéresse que la peau.L\u2019index, introduit dans cette incision, s'enfonre jusqu'à la base du ligament triangulaire, passe en arrière et rejoint la prostate.Une mèche de gaze remplace l'index dans ce trajet de 2 à 21\u201c pouces de longueur, et le malade est placé en position pour la prostatectomie sus- pubienne.La prostate est enlevée de la façon habituelle.Après quoi une longue pince, engagée dans la plaie périnéale, défonce la cloison prostatique, très mince parfois, et tire en place le tube de drainage.Ce tube, d\u2019un demi-pouce de diamètre, sera perforé de trous multiples à son extrémité interne afin d\u2019assurer le drainage de la cavité prostatique, qu\u2019il devra dépasser pour bien vider la vessie.Le lendemain, parfois quelques heures après, on place le malade: en position presque assise.Les lavages se font par ce tube avec une très grande facilité.On cesse le drainage sus-pubien dès la disparition des caillots.On arrive ainsi à hâter la fermeture de la plaie: sus-pubienne.On bouche alors de temps en temps le tube périnéal pour favoriser les mictions normales.Celles-ci établies, on enlève le tube, qui ne laisse pas de fistule.L'auteur rapporte ensuite six observations de malades qui ont été traités selos cette méthode, et qui ont guéri en 24 jours à 6 semaines.B.DUMAS. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 643 OBSTETRIQUE A.COUVELAIRE.\u2014 Progrès réalisés dans la prophylaxie de la mortalité foetale pendant la gestation (\u201cGynécologie et Obstétrique\u201d, juin 11929).Les statistiques de la clinique Baudelocque donnent pour 1000 naissances, \u2014 avortements exclus \u2014 45 enfants morts ou n\u2019ayant pas vécu au delà du 3ième jour, dont 14 morts pendant la gestation, 19 morts pendant la parturition, 12 morts pendant les 3 jours consécutifs à la naissance.La mortalité foetale pendant la gestation comprend: donc un peu moins du tiers de la mortinatalité globale.La statistique de Baudelocque, de 1890 à 1919, donnait pour 10,000 naissances, 237 foetus morts avant tout début de travail.Pour 1520-1927 : 145 sur 10,000.Durant 1920-1923 : 158 sur 10,000.Durant 1923-1927 : 132 sur 10,000.Il y a donc abaissement, considérable de la mortalité foetale pendant la gestation.Sur quelles catégories a surtout porté l\u2019abaissement de la mortalité ?Surtout sur la mortalité par syphilis.Abaissement de T7 /100 à 35 grâce au traitement plus répandu de la \u2018syphilis.L\u2019abaissement de la mortalité fœtale a aussi porté sur les cas relevant de syndromes de déséquilibre humoral: albuminerie, hypertension, éclampsie.De 144 au début du siècle, le, coefficient de mortalité due à ces syndromes, est tombé à 41.Le nombre de cas d\u2019éclampsie a diminué constamment: de 50, la proportion pour 10,000 est tombée à 14.Si les cas d\u2019éclampsie ont notablement diminué en nombre, par contre, la proportion des apoplexies utéro-placentaires n\u2019a pas varié.Il faut donc attribuer une grande part de la diminution de la mortalité fœtale causée par les syndromes de déséquilibre humoral pendant a gestation à l\u2019action des consultations prénatales.Les efforts de prévention doivent être poursuivis et atteindre toutes les futures mères.* Grâce à l\u2019action individuelle des médecins : grâce à une bonne organisation des services de consultations collectives, grâce au traitement énergique des cas de syphilis, grâce à l\u2019éducation des mères qu\u2019il faut instruire, de l'examen médical et systématique avant et pendant la gestation, il faut attendre de nouveaux progrès dans l\u2019abaissement de la mortalité.Albert BERTRAND. 644 L'UNION MEDICALE DU CANADA - GYNECOLOGIE MAX CUTLER.\u2014 La transillumination pour aider au diagnostic des lésions du sein [Transillumination as an aid in the diagnosis of breast lesions] (\u201cSurgery, Gynaecology and Obstetrics\u201d, juin 1929).La transilluminatnon est un mode d'exploration courante dans certaines affections, telles les sinusites, mais elle est toute nouvelle dans l\u2019aide qu\u2019elle peut apporter a poser; un diagnostic dans les cas de lésions du sein.C.fait une revue des 174 cas examinés par lui suivant une technique qu\u2019il décrit au début de son travail et il la recommande surtout pour permettre de fixer l\u2019opportunité d\u2019une intervention dans les saignements du mamelon, principalement lorsque aucune tumeur n\u2019est palpable.Les cas étudiés lui ont fait voir des épithéliomas, des adéno-fibromes, des papillomes, des cancers des canaux galactophores, des mastites, des kystes, des abcès, des galactocèles et des hématomes.Il conclut en disant que la transillumination est une aide simple, sûre et précieuse dans l\u2019interprétation des conditions pathologiques du sein et la recommande comme méthode de diagnostic utile dans l\u2019examen routinier de cet organe.Léon GERIN-LAJOIE.VAN DER ELST et E.GAUTOT.\u2014 Les lipiodols utérins.Leur utilité en gynécologie.(\u2018Gynécologie et Obstétrique\u201d, novembre 1928).Les auteurs apportent leur contribution à cette question toute d'actualité en analysant les résultats obtenus sur 150 cas dont plus de 509 ont été contrôlés par l\u2019opération.A l\u2019aide de reproduction photographiques de radiographies faites des cas types, de face et de profil, avec contrôle 24 heures après, Van der Elst et Gautot étudient la cavité utérine sous ses aspects normaux et anormaux; les positions vicieuses, les anomalies de forme, les tumeurs et enfin la contractilité utérine.Tous ces aspects sont très nets et permettent des diagnostics précis.Ils s\u2019attachent ensuite à analyser les trompes également sous leurs aspects normaux et anormaux, insistant particulièrement dans cette dernière partie sur la perméabilité et la non, perméabilité des trompes qui fera poser le diagnostic de salpingite.Les Auteurs n\u2019ont jamais eu d\u2019accidents avec la technique très rigoureuse qu\u2019ils ont suivi, et ils concluent toutefois qu\u2019il ne faut pas exiger du lipiodol utérin plus qu\u2019il ne peut dire et n\u2019affirmer que ce qui est nettement visible et confirmer par l\u2019expérience.Léon GERIN-LAJOIE.CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE M.HENRY.\u2014 Ostéomyélite aiguë de la colonne vertébrale.(Acute osteo- myelitis of the Spine) \u2018\u2018\u2019The Journal of Bone and Joint Surgery, Vol.XI, No 3, juillet 1929).Le diagnostic de l\u2019ostéomyélite aiguë de la colonne vertébrale présente des difficultés souvent sérieuses et quelquefois même insurmontables. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 645 Henry rapporte un cas où il pratiqua le drainage d'un abcés vertébral évoluant comme une ostéomyélite et où il obtint une guérison remarquable.A la suite du drainage, la régénération osseuse du corps vertébral atteint, se fit assez rapidement et ciAq mois après le début de l'infection il y avait commencement de soudure osseuse sans malformation apparente du rachis à la radiographie.Edouard DUBE.L.LAMY.\u2014 Tuberculose et paralysie infantile.(The antimony of Tuberculosis and infantile paralysis.) (\u201cThe Journal of Bone and Joint Surgery\u201d, Vol.XI, No 3, Juillet 1929).A la suite de recherches personnelles nombreuses, Lamy ne croit pas qu\u2019une lésion tuberculeuse puisse apparaitre sur un membre ayant déja été atteint de paralysie infantile.Sans vouloir conclure, Lamy se demande s\u2019il s'agit alors d\u2019immunité locale ou générale et s\u2019il serait possible d'envisager l'injection préventive de sérum pour combattre la production possible d\u2019une lésion tuberculeuse.L\u2019expérimentation seule pourra résoudre la question et c\u2019est dans cette direction que Lamy poursuit ses travaux.Edouard DUBE.MARCEL FEVRE.\u2014 Intervention par voie sus-ombilicale et soins postopératoires dans l\u2019invagination intestinale dite du nourrisson (\u2018\u201c\u2018Journal de Chirurgie\u201d, fév.29).L'auteur rapporte onze cas d\u2019une statistique personnelle d'opérations pour invagination intestinale.L'auteur a eu dix succès; il est vrai que ces opérations furent faites dans les 48 heures qui suivirent l\u2019invagination.F.préconise l'incision haute sus-ombilicale : l- parce qu\u2019elle évite l\u2019éviscération au cours de l'opération et après l'opération; 2° elle facilite la recherche de l\u2019invagination par le repérage du boudin ; 3: elle facilite la désinvagination et la fixation du cadre colique.Comme technique opératoire, F.recommande l\u2019incision haute soit pré- hépatique, soit médiane sus-ombilicale.Après désinvagination, remise en place du cadre colique, examen du mésentère, car il peut être tordu.L'auteur ne fixe pas le cœcum, car cette manœuvre prolonge l'opération, étant d\u2019exécution, difficile.La fermeture de la paroi se fait en trois plans au catgut, crins et agrafes, non pas aux fils de bronze.Comme soins post.opératoires : Pour combattre l'hyperthermie, lavements froids, enveloppements tièdes, glace sur le ventre.Instillation goutte à goutte de sérum artificiel intra-rectal.J.-H.RIVARD. 646 L'UNION MÉDICALE DU CANADA NEURO-PSYCHIATRIE R.MASSART et R.DUCROQUET.\u2014 Le traitement des paraplégies du Mal de Pott dorsal (\u2018Press Médicale\u201d, 30 août 1929).Le traitement des paraplégies du mal de Pott dorsal apparaît comme une question assez importante pour que les auteurs précisent une technique personnelle, grâce à laquelle ils ont pu réaliser facilement une décompression de la moëlle alors que les phénomènes paralytiques ne présentaient depuis de longs mois aucune tendance à la régression.Dans la grande majorité des cas, l\u2019abcès est la cause première de la paraplégie.Si, ultérieurement, des lésions de pachyméningite viennent prendre le pas sur la compression mécanique, c\u2019est un argument de plus pour traiter de facon précoce la paraplégie, au lieu d\u2019attendre une guérison spontanée souvent très longue à venir.L\u2019idée qui a guidé Calvé lorsqu\u2019il a voulu vider l\u2019abcès par le cathétéresine du trou de conjugaison, l\u2019idée qui a guidé Ménard lorsqu\u2019il a vidé l\u2019abcès par une large incision para- vertébrale, c\u2019est de ne pas laisser pendant des mois une moelle comprimée, une moelle dont la fouction reste abolie et dont la vascularisation est.troublée, sous prétexte qu\u2019un jour la paralysie pourra disparaître.Plus le contact entre l\u2019abcès sous tension et les méninges sera long, plus il y: aura à craindre l\u2019envahissement de la dure-mère, créant des lésions de pachyméningite.S\u2019il n\u2019était possible d\u2019y accéder que par laminectomie, on pourrait comprendre certaines obstentions; mais l\u2019abcès est d'accès facile.Il suffit pour l\u2019atteindre, le ponctionner, le vider, d\u2019une intervention chirurgicale minime.Une fois la paraplégie disparue, la partie n\u2019est pas gagnée.Souvent elle disparaît par extension, du processus tuberculeux, par une évacuation malheureuse de l\u2019abcès.C'est justement pour permettre le traitement précoce de la paraplégie, avant que la lésion osseuse nel se soit aggravée, que les auteurs ont imaginé et réalisé, avec succès, la ponction intra-médiastinale de l\u2019abcès.Le repérage radiographique de l'abcés est le point capital de leur procédé.Ils pratiquent la costo-transversectomie droite ou gauche, au niveau où l'abcès est le plus accessible.La résection de J\u2019apophyse transverse à sa base, permet d\u2019atteindre la ligue mediane.Puis ils ponctionnent l\u2019abcès, au lieu de l\u2019ouvrir, et aspirent jusqu'à ce que la poche soit devenue flasque et molle.Ainsi le chirurgien peut faire disparaître en quelques jours, au prix d\u2019une intervention sans gravité, les paraplégies du mal de Pott dorsal./ Emile LEGRAND.DERMATOLOGIE ET SYPHILIGRAPHIE RAYMOND ANDRE.\u2014 Le gros enfant, signe d\u2019hérédo-syphilis (These, 1929).Dans cette thèse que le Professeur Marcel Pinard a gracieusement adressée au Professeur Archambault on y tire des leçons très pratiques L'UNION MÉDICALE DU CANADA 647 que l'élève a reçues et que moi-même j'ai l\u2019avantage d'entendre à la clinique infantile d\u2019hérédo-syphilis du mercredi après-midi à l\u2019hôpital Beaudelocque.L'auteur cite une très grand nombre d'observations et fixe à 4,500 grammes le poids, estimant que le fœtus atteignant ce poids mérite à juste titre le nom de gros fœtus, \u201cpetit colosse aux pieds d\u2019argile,\u201d ccemme disait Fournier, inapte à la vie et sentant la vérole.Marcel Pinard et A.Haye ont fait paraître dans la Semaine des Hôpitaux de Paris un article sur \u201cL\u2019avenir des Lauréats des Concours de Bébés\u201d et ils rapportent à l'appui de leur thèse deux observations d'anciens \u201cLauréats de Concours de Bébés\u201d où les symptômes d\u2019hérédo-syphilis sont nombreux.Et ce n'est que bien rarement et malheureusement trop exceptionnellement que nous trouvons dans J\u2019observation de ces enfants ou de leur famille une réaction férologique positive, c\u2019est pourquoi il faudra se baser sur une étude clinique approfondie.Dans un grand nombre de cas où l'on a invoqué l\u2019obésité ou le diabète chez les procréateurs, il semble qu\u2019il s'agisse là encore d\u2019hérédo-syphilis.Rapportant le cas d\u2019un de ces gros enfants pesant à la naissance 4.960 gr.Fruhinsholz déclare: \u2018T1 avait les apparences les plus séduisantes si l\u2019on admet qu\u2019une face lunaire, un dos et des épaules d\u2019athlète constituent un critérium de beauté infantile.Or cet enfant dissimulait une maltorma- tion profonde (aplasie d\u2019aorte abdominale) à laquelle il ne devait pas tarder à succomber.\u201d En règle générale, conclut l'auteur de la thèse, en présense d\u2019un enfant dont le poids à la naissance est égal ou dépasse 4,500 gr.soit 9 livres, il faut penser à la syphilis hériditaire, la recherche par les tests biologiques actuellement connus, mais se baser surtout sur un sérieux examen clinique, et dans le doute.traiter le bébé.Dans notre service de l\u2019Hôpital Notre-Dame, nous avons une cinquantaine d\u2019hérédo-syphilitiques actuellement sous traitement.Et comme à Beaudelocque nous employons le sulfarsénoi intra-musculaire, 1 injection par semaine pendant 10 semaines.Nous donnons à la cinquième injection autant de centigrammes que le poids de l\u2019enfant en kilos, commencant par des doses graduellement plus faibles et en finissant par des doses graduellement plus fortes.Exemple : Enfant pesant dix kilos \u2014 le \u2014 2 centigrammes 6e \u2014 12 centigrammes 2e \u2014 4 \u2014 Te \u2014 14 \u2014 3e \u2014 6 \u2014 8e \u2014 16 \u2014 4e \u2014 8 \u2014 9e \u2014 18 \u2014 5e \u201410 \u2014 10e \u2014 18 \u2014 Paul POIRIER.J.MONTPELLIER et J.BONOMO.\u2014 Nouveau cas de chancrelle de la langue (\u201cAnnales des maladies vénériennes\u201d, aout 1929).Peu de médecins ont vu de chancrelle de la langue et pas plus les dermatologistes.En 1920, dans un mémoire publ\u2018é, on ne pouvait en rassembler que huit exemples.Depuis Ravani et Ducourtioux en ont publié un cas. 648 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Le fait est intéressant à noter, surtout si l\u2019on se souvient que le bacille de Ducuy est loin de dédaigner d\u2019autres muqueuses, telles que la muqueuse anale.Le cas que les auteurs citent est celui d\u2019un homme de quarante-cinq .ans porteur d\u2019une chancrelle vraiment typique: des contours nets arrêtés, peu décollés, avec le double liséré rouge vif et jaune, douloureux et suintant.Les caractères sont tellement nets, qu'il faut mettre de côté le diagnostic de chancre induré, de bouquet herpétique ou d\u2019érosion dentaire.Deux attouchements d\u2019une solution d\u2019ac\u2018de chromique au dixième eurent raison de la lésion.Inutile de dire que l'examen microscopique avait été fait.Et il est intéressant de noter, encore une fois, la rapidi.é avec laquelle la chancrelle est disparue par deux attouchement avec la solution d\u2019acide chromique au dixième.Paul POIRIER.G.A.WILLIAM.\u2014 Vincent\u2019s Angina: a case occurring during anti- syphilitic treatment (\u201cArchives of Dermatology and Syphilology\u201d, septembre 1929).L\u2019auteur publie le cas d\u2019une jeune fille de 21 ans, qui au cours d\u2019un traitement arsénical intensif, présente une Angine de Vincent caractéristique, diagnostiquée au laboratoire.Et l\u2019auteur considère que l\u2019arsénic est un mauvais médicament à employer dans le cas d\u2019Angine de Vincent.Car d\u2019abord il ne peut empêcher dans bien des cas la marche de la maladie, qu\u2019en plus, il est un médicament dangereux et de prix élevé.Il y a beaucoup d\u2019autres médicaments qui sont excellents.L'auteur se sert de pâte de biborate de soude qu\u2019il met en application plusieurs fois par jour.Dans le cas cité, l\u2019angine a régressé dans trois jours et le quatrième le streptobacille était disparu.Paul POIRIER.ELECTRO-RADIOLOGIE FORESTIER et KUENTZ.\u2014 Le lipiodol.Indications générales; contre- indications, accidents (Archives d\u2019Electricité Médicale\u201d, mai 1929).Le lipiodol n\u2019est pas comme on le croit souvent une solution d\u2019iode dans l'huile, mais une combinaison d'iode et d\u2019huile d'oeillette; c\u2019est grâce à l\u2019iode, dont le poids atomique est élevé que le lipiodol doit ses qualités radiologiques.Son apparence est celle d'une huile jaune ambrée, sans saveur, visqueuse.L'air, l'humidité, une température trop \u2018élevée, l\u2019altèrent et lui donne une coloration brunâtre par libération d\u2019iode. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 640 Introduit dans les cavités ou les tissus, il est assimilé et éliminé très lentement; on en retrouve encore des traces dans le canal rachidien 3 ou 4 ans après une injection en cet endroit.On l\u2019emploie lorsqu'il s\u2019agit de mettre en évidence une cavité organique.Les doses à utiliser sont variables, mais ne doivent pas être excessives.L'emploi du lipiodol est une méthode complémentaire des méthodes simples; c\u2019est quand ces dernières sont insuffisantes qu\u2019elle trouve son indication.Elle doit être déconseillée chez les sujets sensibles, les bacillaires en instance d\u2019hémoptysie ou en pleine poussée et les fébricitants en général.L\u2019iodisme est le seul accident général à redouter.Le malade présente alors une légère congestion des muqueuses, du larmoiement, de l\u2019écoulement nasal et de la salivation.Quelquefois les accidents sont plus sérieux, les symptômes déjà décrits s\u2019accusent et à ceux-ci viennent s\u2019ajouter une toux fréquente et douloureuse, de l\u2019enrouement, de la céphalée et même des éruptions acnéiformes apparaissent.Habituellement tout rentre dans l\u2019ordre rapidement.D'une manière exceptionnelle on rencontre des accidents pseudo-méningés, de l\u2019œdème glottique ou pulmonaire.Quelques cas de mort, immédiate et tardifs ont été rapportés.Les accidents locaux sont très rares; pas d\u2019abcès consécutifs aux injections; l\u2019enkystement ne se voit que rarement et simplement dans les cas où le lipiodol a été injecté dans du tissu lâche, le tissu cellulaire sous-cutané; on peut rencontrer des hémorrhagies.L'auteur fait ensuite une rapide description de la technique générale et radiologique et conclut que l'emploi du lipiodal devrait être plus général.Albert COMTOIS.LABORATOIRE L.BOEZ et L.-A.ROBIN.\u2014 Sur la destruction du pouvoir bactéricide du sang.Application à l\u2019hémoculture.(\u2018\u201cComp.Rend.Soc.Biol.\u201d, juillet 1929, p.1009).L'action bactéricide du sang est un facteur important d\u2019insuccès pour l\u2019identification de certaines septicémies par l\u2019hémoculture.Ce pouvoir bactéricide du sang est étroitement lié au Ph.sanguin.Marqué dans la zone alcaline, au-dessus de 7.5, il décroît à mesure que l\u2019on s'approche de la neutralité.Au-dessous de 7.2, il disparaît pour la plupart des germes.\u2018 La destruction de ce pouvoir bactéricide est rapide par acidification.Le retour à une alcalinité appropriée permet aiors la culture des germes.Ces principes ont été appliqués par Boez et Robin à l\u2019isolement des germes du sang dans les septicémies.B.et R.suivant la technique déjà donnée par l\u2019un deux pour \u2018l\u2019hémoculture anaérobie en milieu solide\u201d en 650 I UNION MEDICALE DU CANADA utilisant ici une solution de citrate acide au lieu d'une solution de citrate neutre.La réaction acide du sang est corrigée immédiatement après par l'emploi d\u2019une gelose glucosée fortement alcaline.Ces quelques modifications apportées a la premiére technique décrite par Boez en 1924 ont fortement améliorées les chances de succès et ont permis d'obtenir des résultats positifs dans de nombreux cas de septicémies alors que la technique d\u2019hémoculture sur bouillon ordinaire n\u2019a pratiquement rien donné et que la technique initiale de Boez sur milieu solide en utilisant une solution de citrate neutre n\u2019a donné que de rares cas positifs.A.BERTRAND.MEDECINE LEGALE M.BALTHAZARD.\u2014 Les expertises dans lois sociales.(XIIIe Congrès de Méd.Légale, octobre 1928).M.Balthazard (Paris) envisage exclusivement les litiges que soulève l\u2019appréciation de l\u2019état de maladie ou du taux d'incapacité pour le travail.Cette recherche impose l\u2019intervention technique d'un médecin expert.L\u2019ouvrier accidenté du travail doit faire la preuve que les manifestations morbides dont il se plaint sont la conséquence de l'accident, preuve que seul un expert est capable d\u2019apporter dans la plupart des cas.Tout docteur en médecine peut être nommé expert, mais encore con- vient-il de s\u2019adresser de préférence à un médecin légiste c.-a.-d.spécialisé dans la connaissance des lois susceptibles de susciter les expertises médico- légales.Il convient done, dit le rapporteur, de ne choisir les experts que sur une liste établie par l'autorité judiciaire en s\u2019inspirant uniquement des titres techniques médico-légaux et de la moralité.Par dessus tout l\u2019expert doit présenter des garanties d'indépendance de haute moralité et d\u2019impartialité.Il ne doit pas, par exemple.être le médecin soignant habituellement les bénéficiaires de la loi, pas plug que le médecin des compagnies ou des caisses d\u2019assurances.La loi sur les assurances sociales impose 3 médecins en matière d\u2019expertise, le médecin traitant, le médecin contrôleur de la caisse et un troisième médecin.Il est clair qu\u2019aucun des deux premiers ne jouit de l\u2019indépendance voulue pour une telle mission, mais on peut envisager qu leurs opinions réciproques se neutraliseront en pratique et que c\u2019est l\u2019opinion du médecin légiste désigné par le magistrat qui prévaudra dans la plupart des questions en litige.Cette disposition conforme à l\u2019équité donne donc toute garantie aux intéressés.R.FONTAINE. NOUVELLES CONVENTUM D\u2019ANCIENS ELEVES DE LAVAL A MONTREAL 1894-1929 Le 21 septembre dernier, après une séparation de 35 années, un groupe de médecins se réunissait à l\u2019Université de Montréal pour revivre durant quelques heures leur vie d'autrefois.Trente-cinq années de pratique médicale, c\u2019est tout de même quelque chose qui compte dans la vie d\u2019un homme.Que d'heures d\u2019angoisse, que de nuits sans sommeil se sont écoulées pendant ce tiers de siècle ! C\u2019est la meilleure partie de leur vie que ces hommes ont donnée à l\u2019humanité souffrante; c\u2019est leur jeunesse ardente, c\u2019est leur maturité féconde qui s\u2019est tour à tour penchée sur la misère humaine pour la soulager et la guérir.Ils cnt droit à la reconnaissance de leurs patients et à l\u2019estime de leurs confrères.Oui, trente-cinq années de pratique médicale, c\u2019est sûrement quelque chose, mais ce n\u2019est pas tout.Soulager, guérir, c\u2019est déjà beaucoup; préparer des jeunes gens, former une nouvelle génération de médecins, c\u2019est quelque chose de plus.Seuls ceux qui ont fait de l\u2019enseignement théorique ou clinique connaissent la somme considérable de travail que le prcfesseur doit s\u2019imposer pour être et demeurer au niveau de la tâche à accompïir.A ce titre les Drs LeSage, Dulé et Trudeau ont droit à une large part de la gratitude et de l\u2019admiration de tous.A.BERTRAND.0 COURS DE PERFECTIONNEMENT SUR LES GRANDS SYNDROMES CARDIAQUES (Insuffisance cardiaque \u2014 Angines de poitrine \u2014 Douleurs : précordiales \u2014 Syncopes) Ce cours, qui aura lieu du 11 au 21 novembre 1929, sera fait par M.Camille Lian, professeur agrégé, médecin de l\u2019hôpital Tenon, avec la collaboration de ses élèves MM.Haguenau, médecin des hôpitaux; A- Blondel, ancien interne lauérat des hôpitaux, ler assistant du service; H.Welti, prosecteur, chef de clinique chirurgicale; Viau, Vidrasco et Me Barras, assistants du service; Gilbert Dreyfus, P.Puech, Alibert et Thcyer, anciens internes du service; Bréant, chef du laboratoire du service; Frain, chargé de la radiologie du service.Tous les matins, à 10 h., conférence clinique avec projections; à 11 h., exercices cliniques.Le mardi et le vendredi matin sont consacrés entièrement à l\u2019examen des malades de la consultation spéciale du service (un télécardiophone permet à tous les élèves d\u2019ausculter simultanément un même malade). 652 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Tous les après-midi à 15 h., démonstrations pratiques; à 17 h.et a 17 h.3, 2 conférences cliniques avec projections.Programme \u2014 Lundi 11 nov., 1% h.M.Lian, Considérations générales sur l\u2019insuffisance cardiaque.11 h., M.Lian, Examens cliniques.15 h., Me Barras, Epreuves cliniques d\u2019insuffisance cardiaque.17 h., M.Blondel, Dyssystolie et Hyposystolie.17 h.34, M.Gilbert Dreyfus, la Toux cardiaque.Mardi 12 nov.\u201410 h., M, Lian, Ccnsultation clinique.15 h.M.Blondel, Démonstration de sphygmomanométrie.17 h., M.Blondel, Asystolie.17 h.3;, M.Thoyer, Encombrement aigu de la circulation pulmonaire.Mercredi 13 nov.\u201410 h., M.Lian, Le bruit de Galop.11 h., M.Lian, Exercices cliniques.15 h, M.Frain, Démonstration de Radiologie.17 h., M.Blondel, Encombrement ventr:culaire gauche.17 h.%, M.Ha- guenau, L\u2019insuffisance card\u2019aque dans les Néphrites, Jeudi 14 nov.\u201410 h., M.Lian, Le pou's alternant.11 h., M.Frain, Examens radiologiques.15 h., M.Blondel, Démonstration de sphymo- manométrie.17 h., M.Blondel, Encombrement ventriculaire droit.17 h.%, M.Thoyer, L\u2019insuffisance cardiaque des maladies infectieuses aiguës.Vendredi 15 nov.\u201410 h., M.Lian, Consultation clinique.15 h., M.Viau, Démonstration d\u2019Electrocardiographie.17 h., M.Blondel, Diagnostic et Causes de l\u2019Insuffisance cardiaque.17 h.34, M.Bréant.les Troubles du métabolisme dans l'insuffisance cardiaque, Samedi 16 nov.\u201410 h., M.Lian, Traitement de l\u2019Insuffisance cardiaque.11 h., M.Lian, Exercices cliniques.15 h, M.Viau, Demonstration d\u2019Electrocardicgraphie.17 h., M.Alibert, Accidents gravido-car- diaques.17 h.%, M, Vidrasco, Electrocardiographie et Insuffisance cardiaque.\u2018 Lundi 18 nov \u201410 h., M.Lian, Considérations générales sur les Angines de Poitrine.11 h., M.Lian, Interprétation des électrocardiogrammes de la semaine.15 h., M.Frain, Démonstration de Radiolcgie.17 h., M.Blondel, Force commune de l\u2019Angine de Poitrine.17 h.%, M.Viau, l\u2019Angor aigu coronarien fébrile.Mardi 19 nov \u2014\u201d10 h, M.Lian, Consultat\u2019'on Clinique.15 h., M.Puechy Examen du cœur à l\u2019autopsie.17 h.,, M.Vidrasco, Electrccardiographie et Angine de poitrine.17 h.3%, M.Blondel Angors réflexes et névro- pathiques, Mercredi 20 nov \u201410 h., M.Lian, Traitement médical des angines de poitrine.11 h., M.Lian, Exercices cliniques.15 h., M.Viau, Démonstration d\u2019Electrocardiographie.17 h., M.Welti, Traitement chirurgical des Angines de poitrine.17 h.3%, M.Frain, Radiothérapie des Angines de Poitrihe.Jeudi 21 nov \u2014t0 h., M.Blondel, Douleurs précordiales.11 h, M.Frain, Exercices radiologiques.15 h.\u2026 M.Viau, Démonstration de méthode graphiques.17 h., M.Blondel, Les Syncopes.17 h.%, M.Lian.Traitemeny\u201d des syncopes. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 653 Un certificat sera délivré aux médecins inscrits au cours; ils pourront ensuite être attachés au service comme médecins stagiaires, et éventuellement comme assistants.Chaque année, au début de juin et de novembre, est fait dans le service un cours de perfecticnnemnt sur les affections cardio-vasculaires.Tout le programme est réparti en 4 cours: 1) Arythmies, 2° Grands syndromes cardiaques; 3} Endocarde, Péricarde, Myocarde et Aorte; 4) Artères, Veines et Capillaires.Le Cours de juin 1930 portera donc sur les maladies de l\u2019Endocarde, du Péricarde, du Myocarde et de l\u2019Aorte.S\u2019incrire auprès du Dr Blondel, ler Assistant du service, a l\u2019hôpital Tenon, scit à l'avance, soit le jour de l'ouverture du Cours.Droit d'inscription: 250 francs.Ç 0 COURS DE REVISION D'UNE SEMAINE SUR LES ACQUISITIONS MEDICALES PRATIQUES DE L\u2019ANNEE EN PATHOLOGIE INTERNE Ce cours aura lieu du 4 au 9 novembre 1929 sous la direction du Professeur Emile Sergent et du Dr Camille Lian, agrégé, médecin.jes hopitaux, avec la collaboration de MM.Abrami, Aubertin, Chabrol, Duvoir, Harvier, agrégés, médecins des hôpitaux; Faroy, P.Pruvost, Weissem- bach, médecins des hôpitaux, Joannon, agrégé, Blechmann, Gaston Durand, Henri Durand, Fernet, Périsson, anciens internes des hôpitaux.Programme du Cours.\u2014I, Chaque matin dans un hôpital différent.9 h.% à midi, Exercices et démonstrations pratiques du lit des malades.Lundi 4: M.Lian, hôpital Tenon; mardi 5: M.Aubertin, hôpital de la Pitié.Mercredi 6: professeur Sergent, hôpital de la Charité.Jeudi 7: M.Fernet, hopital Saint-Louis (service de M.Lortat-Jacoh).Vendredi 8: M.Faroy, hôpital Andral.Smedi 9: M.Périsson, hospice de la Salpêtrière (service du professeur Guillain).II \u2014L'\u2019après-midi à l\u2019hôpital de la Charité: 3 h.à 4 h, démonstration pratique (service du laboratoire du professeur Sergent); 4 h.4 à 5 h.4, 5 h.% à 6 h.4, conférences cliniques (amphithéâtre de la Clinique du professeur Sergent).La lecon d\u2019ouverture du cours sera faite par le professeur Sergent.Lundi 4, 3 à 4 h, M.Henri Durand (tuberculose); 4 h.14 a 5 h 14, M.le professeur Sergent (appareil respiratoire); 5h.% à 6 h.4, M Pruvost (app.respiratoire).Mardi 5, 3 h.2 4 h.,, M.C.Lian (cœur, vaisseaux); 4 h.44 à 5 h.44, M.Périsson (neurologie); 5 h.4 à 6 h.4, M.Chabrol (fcie, nutrition).Mercredi 6, 3h.à 4 h, M.Périsson (neurologie); 4 h.14 à 5 h.4, M.Faroy (estomac); 5h.4 à 6 h., M.Harvier (endocrinologie); 6 h.à 6 h.4, M.Abrami (pathologie générale).Jeudi 7: 3 h.à 4 h, M.Fernet (peau et syphilis); 4 h.4 à 5 h.14, M.Fernet (peau et syphilis): 5 h.% à 6h, M.Joannon (hygiène); 6 h.à 6 h.4, M.Aubertin (sang).Vendredi 8: 3 h.à 4 h, M.Weissenbach (médecine générale); 4 h.4 à 5 h.4, M.Duvoir (médecine légale); 5 h.% à 6 h.Ye, M.Gaston Durand (intestin).- 654 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Samedi 9: 3 h.à 4 h., M.Blechmann (pédiatrie); 4144 à 5 h.4, M.Blechmann (pédiatrie); 5 h.44 à 6 h.Je, M.Lian (cœur, vaisseaux).Un certificat sera délivré aux élèves à la fin du cours.Seuls sont admis aux exercices et démonstrations pratiques (le matin, 9 h.¥% à midi, l\u2019après-midi, 3 h.à 4 h.) les auditeurs ayant versé un droit d\u2019inscription de 250 francs.S'inscrire auprès du Dr Blondel, assistant du Dr Lian, à l'hôpital Tenon, soit à l\u2019avance, soit le jour de l\u2019ouverture du cours.Droit d'inscription: 250 francs.0 LE PROFESSEUR BENOIT, SECRETAIRE DE LA FACULTE DE MEDECINE Nous sommes heureux d'annoncer que le professeur Benoît a été élu secrétaire de la Faculté de Médecine en remplacement du professeur Mignault, décédé.Nous félicitons le titulaire du poste important que ses collègues lui ont confié.0 i SANATORIUM ANTI-TUBERCULEUX A MONTREAL Le professeur Dubé nous communique la bonne nouvelle que le gouvernement de Québec \u2014 c\u2019est l\u2019honorable Athanase David qui annonce \u2014 offre une somme de $100,000 pour agrandir le camp Saint- Hippolyte où sont réunis un grand nombre d\u2019enfants chaque été sous la surveillance de garde-malades diplômées.De plus, le ministre annonce que son gouvernement garantira 60% : intérêt et fonds d'amortissement \u2014 d\u2019une somme suffisante pour construire un hôpital antituberculeux de 400 lits.Cette nouvelle mérite d'être soulignée.Le Ville CONGRES INTERNATIONAL DE DERMATOLOGIE ET DE SYPHILIGRAPHIE Copenhague, 5-9 août 1930 Le Comité d\u2019Organisation C.Rasch, E.Ehlers, O.Jersild, A.Reyn, H.Bcas, H.Haxthausen, A.Kissmeyer, S.Lombolt.Questions mises à l\u2019ordre du jour du Congrès Question 1\u2014Etiologie et Pathogénie de l\u2019Eczéma Rapporteurs: M.Darier (Paris), M.Jodassohn (Breslau).Co-rapporteurs: M.Bloch (Zurich), M.Krzystalowicz (Varsovie), M.Oppenheim (Vienne), M.Pusey (Chicago), M.Sabouraud (Paris), M.Samberger (Prague), M.Whitfield (Londres).Question 2\u2014Immunité, Réinfection et Superinfection dans la Syphilis.Rapporteurs: M.Truffi (Padoue), M.Wade Brown (New-York).Co-rapporteurs: M.Arzt (Vienne), M.Hoffmann (Bonn), M.Matsu- moto (Kycto), M.Stokes (Philadelphie), M.Nekam (Buda-Pesth), M.Mestscherski (Moscou). L'Union Médicale du Canada Comité de Direction MM.Archambault, Benoît, Boulet, Bourgeois, Bruneau, DeCotret, Derome, (Wilfrid), Desloges, Dubé, Harwood, Lassalle, Leduc, LeSagé, Marien, Masson (D.), Mercier, Parizeau (T.), Rhéaume, Roy, Saint-Jacques.Président: O.F.Mercier; Secrétaire-trésorier: G.Archambault.Comité de Rédaction MM.Badeaux, François; Bellerose, A.; Bertrand, A.; Boucher, R.; Brault, Jules; Comtois, A.; Dubé, E.; DeGuise, A.; Fontaine, R.; Gérin-Lajoie, L.; Lapierre, G.; Legrand, E.; Letondal, P.; Marin, A.; Marion, D.; Mercier, Oscar; Mercier-Fauteux; Mousseau, J.Alfred; Pepin, R.; Rivard, J.; Simard, Ls C.; Trottier, E.; Vidal, J.A.Président: A.LeSage; Vice-Président: A.Marin; Secrétaire: O.Mercier.Prix de l\u2019abonnement pour 1928 Canada et Etats-Unis .\u2026.$3.00 Etranger (pays faisant partie de l'Union Postale) .\u2026.4.00 Etudiants .2221 11 LL LA LL Le ee ee ee 1 1 0.1,50 Prix du numéro NU 0.25 Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada paraît tous les mois par fascicules de 60 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, un mouvement médical, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.Le Comité de Rédaction accepte des articles de tous les médecins à condition que ceux-ci n\u2019aient pas déjà été publiés dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne devront pas excéder 15 pages; les Faits Cliniques auront un maximum de 5 pages et les Revues Générales comprendront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction doit être adressé franco Pour la médecine: au Dr Roméo Boucher, 312 square St-Louis.Tél.Lancaster 9837.Pour la Chirurgie: au Dr Oscar Mercier, 934 rue Cherrier.Tél.: Frontenac 1033.Tout ce qui concerne l\u2019administration doit être adressé franco à M.T.Valiquette, comptable, 3705 rue St-André, ou Boîte Postale 3026. SUITE DU SOMMAIRE ANALYSES MEDECINE La sanocrysine par voie intrapleurale au cours du pneumothorax thérapeutique, en particulier au cours d\u2019un cas de pleurésie F.Gallart Mones, Encore quelques cas purulente tuberculeuse (p.718).d\u2019ulcus gastrisue, en apparence Chirurgicaux, guéris par le traitement médical .711).\u2014 Prof.Pouchet, Les dérivés De: aes et les uréides.Contribution UROLOGIE a l'étude de la médication hypnotique (p.712).\u2014 Laederich et Poumeau-De- MacMahon et Zwerner, Anatomie pathe- lille, Un cas d\u2019abcés du poumon guéri par logique de chats surrénalectomisés (719).l\u2019émétine (p.712).\u2014 Vinciti et Laroche, Hémorragies de la prostate et hémorragie chez les prostatiques (p.718).\u2014 Mathé, L\u2019embolie CHIRURGIE gazeuse au cours d\u2019une intervention chirurgicale sur la vessie (p.720).Roland, Etude sur l\u2019adénome thyroïdien toxique (p.713).\u2014 Akaiwa et Sugano, Incidence de l\u2019hypoacidité dans la li- OBSTETRIQUE thiase biliaire et la cholécystite (p.713).\u2014 Deroide et Petel, À propos d\u2019un cas .Fruhinshol t Cadore, Notre c ti de péritonite traumatique (p.714).runsiholz \u20ac ore, Notre conception de la grossesse dite \u201cprolongée\u201d ou retardée (p.720).PEDIATRIE GYNECOLOGIE Cathala et Boegner, Traitement du syndrome secondaire de la diphtérie ma- Mill a as .ligne chez enfant par les injections in- Jeff Miller, Considération générale sur la traveineuses d\u2019ouabaïne (p.715).\u2014 Mail- césarienne (p.721).\u2014 Davis, Le curet- let, Notes cliniques à propos des régimes tage avant l\u2019hystérectomie (p.721).de réduction et de suppression de lait chez les nourrissons dyspeptiques hypo- trophiques (p.715).Shan = Thelen.CHIRURGIE INFANTILE ET der, Les injections intramusculaires de ORTHOPEDIE sérum de convalescent dans le traitement de la poliomyélite (p.716).\u2014 Seymour et Bell, Le sérum de convalescent dans la poliomyélite épidémique (p.716).Conwell, Les fractures du fémur chez l\u2019enfant (p.722).ELECTRO-RADIOLOGIE TUBERCULOSE Nemours, Le traitement radiothérapique de Paisseau et Oumansky, Rhumatisme tuber- l\u2019angine de poitrine (p.722).culeux (p.716).\u2014 Bonafé, Le traitement chirurgical de la tuberculose intestinale chez le tuberculeux pulmonaire chro- LABORATOIRE nique (p.717).\u2014 Burnand, Pneumothorax thérapeutique né en caverne pleuro- pulmonaire géante.Considérations sur Zoeller, Un sujet en cours d\u2019immunisation les fistules pleuro-pulmonaires borgnes par l\u2019anatoxine traverse-t-il une phase (p.718).\u2014 Kindberg et de Véricourt, hyperréceptivité à la diphtérie?(p.723).pe ar ry it en TEE 2 ES a EE 43 A, > A A 08 2 ; ex sci do 24 2 a 2 2 7 5 7 5% 55 7 7 7 ot 7 Z (La Photographie Larose) M.le Professeur GEORGES MOURIQUAND "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.