L'union médicale du Canada, 1 février 1922, Février
[" L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA Revue mensuelle de médecine et de chirurgie, fondée en 1872.Vol.XLXII FEVRIER No 2 MEMOIRES Un cas de perforation de l\u2019estomac a la suite d\u2019un double ulcére juxta-pylorique avec autopsie(1) PAR ALBERT LESAGE, Professeur de pathologie et de cliniques médicales à l'Hôpital Notre-Dame.Je publie cette observation dans le but de démontrer : 1° Que l\u2019ulcère de l\u2019estomac qui n\u2019est pas traité médicalement et avec méthode évolue progressivement vers la perforation sinon vers le cancer.2° Qu\u2019il est possible de faire le diagnostic d\u2019un ulcère perforé ou en voie de perforation.3° Que l\u2019opération précoce s'impose dans les deux cas afin d\u2019obtenir une guérison, possible le plus souvent d\u2019après des statistiques récentes.Observation \u2014Ed.Q., 51 ans, débardeur, vient nous consulter au dispensaire de l\u2019hôpital Notre-Dame, le 6 décembre 1921, pour des douleurs à l\u2019estomac qui sont apparues il y a 18 mois.À cette époque, les malaises étaient plus pénibles quelques heures après les repas et durant la nuit.Il souffrait de sialorrhée.Le vomissement, plutôt rare, le soulageait durant quelques heures.Peu à peu, les douleurs véritables apparurent et le malade nous demande de le soulager.\u2014 {1) Communication à la Société Médicale, janvier 1922. 50 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Depuis un an, il a maigri de 20 livres, Depuis quelques semaines, il souffre davantage.Nous lui conseillons d\u2019entrer dans notre service de clinique.À l\u2019examen, nous constatons les faits suivants: Malade pâle, amaigri, souffrant et découragé.Douleur au creux épigastrique s\u2019irradiant en arrière et dans les fosses illaques, surtout à droite, aggravée dans l'intervalle des repas et durant la nuit, calmée momentanément par les aliments.Fig.I\u2014P est le siège de la douleur avec irradiation à droite et à gauche.Il correspond à la région pylorique.Le point MB (appendiculaire) est normal.Au palper, sensation de défense musculaire, nettement accusée dans toute la région douloureuse.Hématémèse probable d\u2019après les renseignements obtenus.Présence de sang dans les selles durant son séjour ici.Pression artérielle basse.Appétit conservé.Insomnie.Les autres organes paraissent sains.: Diagnostic : Ulcère ancien de l\u2019estomac, juxta-pylorique, secondaire à une hyperchlorhydrie.Nous jugeons imprudent de cathétériser l'estomac de ce malade.Traitement : Repos au lit, pansement humide chaud, lait et crême alternant avec les poudres alcalines: méthode dite \u201cde Sippy\u201d, exposée récemment, ici même, par mon collègue et ami Dubé.2 8 hrs a.m.: lait et créme, 30 c.c.de chaque; 8.30 hrs: poudre n° T: .ana Magnésie calcinée \\ \u2026 ;( Bic.de soude [ aa 0 gr.50 centig.2 9 hrs: lait et crême, .60 ce.; L\u2019UNION MÉDICALE-DU- © \\NADA 51 à 9.30 hrs ; poudre n° IT Carbonate de chaux: ao.50 centig.Bic.de soude: 1 gr.50 centig.à 10 hrs : lait et crême durant toute la journée jusqu\u2019à 9 heures p.m., alternant avec les poudres.À ce moment, nous donnons, toutes les heures, jusqu\u2019à 7 heures du matin, la poudre n° II: Carbonate de chaux: 2 gr.50 centig- Le but de ce traitement alcalin à haute dose est de neutraliser le milieu stomacal afin de calmer la douleur et de suspendre l\u2019auto- phagie locale.Le 8, le malade souffre toujours.Le traitement n\u2019a pas donné le résultat que nous en attendions.Le même jour il a une hématémèse.Le pouls est rapide, la peau est blanche, les lèvres sont décolorées : c'est le facies hémorrhagique.Injection de morphine, d\u2019hémoplastine, de sérum artificiel.Le 9, il y a une accalmie.Mais la douleur persiste toujours, gra- vative même.L'alimentation est supprimée.Le 10 et le 11, le malade se tient assis; 11 ne peut pas rester dans la position horizontale, il souffre trop.: Le 12, a 1 heure p.m., hrusquement.le malade accuse une douleur suraiguë au creux épigastrique et dans le dos, accompagnée d\u2019une baise rapide de la température de 100-2 a 96, avec accélération du pouls à 138.Rapidement son état s'aggrave.Fig.11\u2014Les lignes A et DB se rencontrent au point de perforation à la face antérieure et juxta-pylorique.L'autre ulcère,, vis-à-vis et sur la face postérieure n\u2019était pas perforé.révenu par mon interne, je conseille d\u2019appeler le chirurgien.Le Dr Gagnon, en l\u2019absence du Dr Parizeau, décide d'intervenir d'u- gence a 8 hrs pan.Mais le malade succombe pendant les préparatifs, avant qu'on ait pu le secourir.- Aulopsie : À l'estomac, on trouve deux ulcères, dont un perforé, siégeant, l\u2019un à la face antérieure de l\u2019estomac près du pylore, l\u2019autr« à le face postérieure.Ils ont la dimension d\u2019une pièce de 50 sous. 52 L'UNION MÉDICALE DU CANADA La forme est arrondie, les bords tuméfiés et amincis graduellement vers le fond.Il existe quelques adhérences de l\u2019estomac au pancréas.La cavité péritonéale renferme une bonne quantité d\u2019un liquide louche.% *% x Réflexions : 1° Le symptôme douleur offre toujours un intérêt particulier.Ainsi, pourquoi la douleur tardive dans l\u2019ulcère de l\u2019estomac ?Nous savons que l\u2019ulcère s\u2019accompagne d\u2019hyperchlorhydrie.L\u2019arrivée des aliments sature une partie de l\u2019acide en liberté.Peu à peu le contenu de l\u2019estomac se divise en deux couches: l\u2019une, solide, qui repose au fond du sac, l\u2019autre liquide, qui occupe l\u2019étage supérieur, léchant les parois et les corrodant à cause de l'excès d\u2019acide chlorhydrique qu\u2019elle contient et du surplus qui s\u2019y ajoute au fur et à mesure que le travail de la digestion se poursuit.Bref, l\u2019ulcère baigne dans une solution concentrée d\u2019acide chlorhydrique jusqu\u2019au prochain repas, qui en sature une autre quantité.C\u2019est un cercle douloureux.- Nous comprenons pourquoi la douleur est tardive et gravative, car tous ces ulcéreux sont des rétentionnistes depuis longtemps.Leur estomac est disloqué à cause de la résistance précoce et prolongée du pylore et de la dégénérescence de sa fibre musculaire épuisée par de vains efforts d\u2019évacuation.2° Le symptôme hémorragie est, aussi, très impressionnant.L\u2019hématémèse du début dans l\u2019ulcère superficiel ou exulceratio simplex avec hyperchlorhydrie est aussi grave que l\u2019hématémèse tardive de l\u2019ulcère ancien.Car si celle-ci peut conduire à la mort par perforation, celle-là arrive quelquefois au même but si l\u2019hémorrhagie incessante résiste aux moyens habituels.Nous savons aussi que les interventions opératoires pour hématémèse sont presque toujours suivies de mort par collapsus.(Voir les vignettes ci-jointes.) Fig.III, IV, V, pour comprendre le mécanisme de l\u2019hémorrhagie. L'UNION MÉDICALE DU CANADA C 53 \u2014Chez notre malade, la pâleur ajoutée à la douleur persistante malgré le traitement, la diète et le repos, nous ont suggéré l\u2019idée d\u2019un ulcère en voie de perforation, surtout le 10 et le 11.Fig.III\u2014M.Muqueuse ulcérée.m.m.muscularis mucosae.8m.sous-mu- queuse.m.La musculeuse.8.Séreuse.a.Courbe de l\u2019artériole sous-muqueuse qui s\u2019avance en biais dont la surface h sera détruite et causera l\u2019hémorragie.Fig.IV.\u2014Coupe de l\u2019artère au moment où elle confine à la surface exulcérée.Cel tm, * ER ; sé gt mere er dr ~ 4 Fig.V\u2014 Coupe de l\u2019artère au moment où ses parois abrasées par le processus ulcéreux, s\u2019ouvrent dans la cavité stomacale.En présence des signes d\u2019anémie grave et d\u2019asthénie profonde, nous avons hésité de conseiller l'intervention immédiate.Nous comptions sur une amélioration partielle.Mais nous sommes d\u2019avis que nous aurions dû intervenir quand même avant la perforation complète.Ces vignettes sont empruntées à Dieulafoy.Tome IT. 54 L'UNION MÉDICALE DU.CANADA Le chirurgien aurait été forcé de pratiquer une gastro-pylorecto mie sur des o1ganes adhérents, et dans des conditions défavorables, Les cas de ce genre nous conduisent souvent à un échec à cause de Pétendue des lésions et de l\u2019anémie dont souffrent les malades.Le collapsus les guette.Néanmoins, l\u2019intervention chirurgicale est la seule pianche de salut, surtout si elle est pratiquée à une époque aussi rapprochée que possible de la perforation.tant an plus 10 à 15 heures après, si on veut augmenter les chances de succès.lies statistiques indiquent que nous sauvons le 1/3 des malades.(Voir le travail de M.Marien.) Dans les cas d\u2019ulcère ancien, comme celui que portait notre \u2018malade, la perforation ne s\u2019accompagne pas de signes aggravés de péritonite localisée ou même généralisée.C\u2019est, avant tout, l\u2019altération rapide de l\u2019état général qui doit provoquer au plus tôt l'opération.Mieux vaut exposer le malade à une laparatomie médiane \u2014 simplement exploratrice \u2014 en l\u2019absence de- signes précis, que d\u2019attendre des signes d\u2019évidence comme nous l\u2019avons fait.Concluons en quelques mots.Les signes d\u2019un ulcère de l\u2019estomac en voie de perforation sont les suivants : 1° Echec du traitement approprié, 2° Persistance de la douleur et aggravation au moment des repas, 3° Rapidité du pouls, 4° Insomnie et altération des traits.Si, à ces signes, vous en ajoutez d\u2019autres tels que: 5° Douleur subite en broche au creux épigastrique et dans le dos, 6° Contracture de la méme région obligeant le malade à se tenir penché en,avant, 7° Pouls rapide et filiforme, 8° Chute brusque de la température, Vous étes en présence d\u2019une perforation.Dans les deux cas, vous devez presser l'intervention: chez le premier, pour prévenir la perforation imminente ; chez le second, pour retarder l\u2019apparition ou la marche d\u2019une péritonite généralisée.C\u2019est dans le but d\u2019éviter autant que possible ces dénouements tragiques que je publie cette observation. Le traitement chirurgical des ulcères perforés de l\u2019estomac\\!) Par M.Amédée MARIEN, Professeur de clinique chirurgicale à l\u2019Hôtel-Dieu.Je vous demande la permission de prendre encore une fois la parole, à cette tribune, à propos du traitement des ulcères de l\u2019estomac.À la dernière séance de la Société Médicale, le Professeur Albert LeSage a démontré, avec précision et avec clarté, que le traitement médical est illusoire dans le traitement des ulcères perforés de l\u2019estomac.La pièce anatomo-pathologique, qu\u2019il a présentée, à savoir, un estomac, qui avait deux larges ulcères, l'un perforé à la paroi antérieure, et l\u2019autre situé à la paroi postérieure, démontre à l\u2019évidence, que, seule, la fermeture occlusive de ces orifices pouvait sauver la vie du malade.Son observation clinique nous enseigne aussi, qu\u2019il est possible de faire le diagnostic de perforation, assez tôt pour intervenir chirur- gicalement avec toutes les chances de sauver la vie des malades, qui sont fatalement perdus sans l\u2019intervention chirurgicale précoce.Je vous ai cité Phistoire d'un individu, qui avait quatre perforations traumatiques de l\u2019estomac et de l\u2019intestin, et qui a guéri simplement, parce qu\u2019il avait été opéré, l'an dernier, deux à trois heures après l'accident.Je vous demande de conclure, avec moi, que le seul traitement des ulcères perforés de l\u2019estomac et des intestins est le traitement chirurgical précoce.En France, dans les Sociétés Savantes, la question de I'intervention chirurgicale n\u2019est plus discutable ; tous les médecins bien avertis admettent que le traitement chirurgical doit être fait le plus tôt possible.Seule la question du mode de traitement opératoire et de la technique est encore à l\u2019étude.Lies opinions les plus autorisées préconisent l'éclectisme ; los mé- (1) Communication à la Société Médicale de Montréal, janvier 1922. 56 L'UNION MÉDICALE DU CANADA thodes opératoires (vivent varier suivant les indications anatomiques, pathologiques et cliniques.\u201cLe traitement chirurgical des ulcères perforés de l'estomac et de l'intestin comprend trois méthodes: 1° la fermeture occlusive simple, par les sutures: 2° Ia fermeture avec gastro-entérostomie; 3° la gastro-pyvlorectomic avee anastomoses.Lagquelle des trois méthodes faut-il choisir?Mon opinion est arré- tée sur.ce point; mais, comme je ne veux pas parler er cathedra, en vous rapportant des faits nombreux et démonstratifs, permettez-moi de vous citer l\u2019opinion de quelques chivurgiens français.1° Les conclusions de Pierre Duval, dans son rapport sur ce sujet, fait à la Société de Chirurgie de Paris, le 20 octobre 1920 : Huit cas d\u2019ulcères perforés de l'estomac, avec le résultat suivant: + sutures simples, qui ont donné 3 guérisons et 1 mort; 3 sutures avec gastro-entérostomie.qui ont donné 2 guérisons et une mort; 2° Les conclusions de P.Lecène, Société de Chirurgie de Paris, 20 décembre 1921: Quatre nlcères gastriques el duodénaux perforés.Opération, guérison: Deux ulcères perforés vastro-duodénaux traités avec succès par la résection.3° Par Charles Viannv: Sepl cas d'intervention pour ulcères perforés de l'estomac ot du duodénum.Sutures et gastro-entérostomie et pvlorectomie.Voici quelles vont les conclusions de M.Pierre Duval, professeur titulaire de thérapeutique chirurgicale à l'Université de Paris.dans un rapport à la Société de Chirurgie le 26 octobre 1920: \u201cNous devons tout d'aberd affirmer que l\u2019ulcère de l'estomac perforé est parfaitement curaible.\u201cLe pourcentage de guérisons est impressionnant, puisque certaines statistiques arrivent à 90 p.100.\u201cMais nous devons aussi établir dans quelles conditions et par quels procédés opératoires ces magnifiques guérisons peuvent être obtenues.\u201cLa condition qui prime toutes les autres est la précocité de l\u2019intervention.\u201cTous les chirurgiens sont d\u2019accord : l\u2019ulcère perforé de l\u2019estomac guérit régulièrement s\u2019il est opéré dans les douze premières heures: au delà de ce terme les guérisons deviennent de moins en moins nombreuses. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 57 \u201cLe diagnostic est facile, et j'en veux pour preuve que dans certain= pays conune l\u2019Angleterre, les Etats-Unis, les médecins le font couramment avec une réelle précocité, amenant leur malade aux chirurgiens dans lex premières heures qui suivent la perforation, et leur permettant ainsi de sauver seurs opérés, \u201c11 nous faut franchement reconnaître qu\u2019en France le diagnostic dukcère perforé de l'estomac n\u2019est fait ni d\u2019une façon courante, ni dune facon assez précoce.Nos médecins doivent apprendre à le faire sans hésiter: ils doivent se persuader, en présence des résultats magnifiques obtenus par l'opération précoce et de la mortalité considérable observée dans les opérations faites tardivement, que la vie \u2018es perforés de l\u2019estomuc dépend uniquement de la rapidité de leur dirg- nostic, et que dans ce cas particurier l'ignorance paraît vraiment de l\u2019inconscience professionnelle.\u201cLa seconde question est de savoir si la gastro-entérostomie complémentaire doit être pratiquée svstématiquement ou suivant des indications particulières.\u201cAprès notre discussion, je me crois autorisé à dire que tout le succès opératoire dépend uniquement, dans la très grande majorité des cas, de la précocité de l\u2019opération.\u201cJe crois qu\u2019un malade opéré tôt guérira aussi bien avec que sans gastro-entérostomie ; seule la qualité de sa guérison pourra varier suivant les cas.Les statistiques sont là pour le prouver.La suture simple, faite dans un bon délai, sauve la vie au malade ; je crois que le chirurgien doit n\u2019avoir que cette préoccupation.Et comme la question n\u2019est pas encore résolue de savoir si la gastro-enté- rostomie est nécessaire ou non pour guérir l'estomac ulcéreux après la suture de l\u2019ulcère perforé, je crois qu\u2019il faut réserver la gastro-enté- rostomie pour plus tard si elle est nécessaire.\u201cJe ne reconnais qu\u2019une exception, c\u2019est le rétrécissement opératoire très manifeste du conduit pyloro-duodénal, encore faut-il que l'état général du malade permette cet allongement de l\u2019acte opératoire.\u201cSauf ce cas, je crois qu\u2019il faut se contenter de la suture de l\u2019ulcère perforé.\u201d M.Lecène, chirurgien des hôpitaux de Paris, dans un rapport sur le même sujet le 14 décembre 1921, conclut ainsi : C\u2019est dans le but d\u2019éviter autant que possible ces dénouements autre, je pense qu\u2019il est essentiel de savoir se garder soigneusement 58 L'UNION MÉDICALE DU CANADA des excès et des systèmes ; en voulant trop gagner d\u2019un coup, on r\u2019sque de tout perdre; certes, la timidité est souvent fâcheuse dans ces circonstances, mais la trop grande hardiesse n cst pas non plus sans présenter de sérieux dangers.I'¢tat général du malade (fonction lui- méme du temps écoulé depuis le début des accidents aigrs) reste encore le plus sûr et le meilleur guide du chirurgien dans ces cas; dans les douze premières heures, environ, qui suivent une perforation gastro- duodénale (s\u2019il n\u2019y a pas eu irruption d\u2019aliments dans une séreuse r.on protégée par des adhérences) je crois que l\u2019on peut être très hardi et que des gastro-entérostomies complémentaires, voire même des résections gastriques, seront le plus souvent suivies de beaux succès; mars, passé ce délai, la situation change du tout au tout et très rapidemert, d\u2019heure en heure, pourrait-on dire; il convient alors d\u2019être très prudent et de faire juste l'essentiel, c\u2019est-à-dire de fermer la perforation ou, si cela est vraiment impossible, de l\u2019exciure par un tamponnement drainage local.C\u2019est là, du moins, ce que mon expérience personnelle et la lecture des observations publiées m\u2019ont appris.\u201d Plus loin, Charles Viannay, chirurgien, à propos d\u2019une observation semblable aux précédentes pose la nécessité de la gastro-entéro-:- tomie complémentaire de la suture simple de l'ukcère.Il rapporte sept cas avec résultats heureux chez tous ceux où l\u2019intervention à été précoce, et il conclut: \u2018\u201c\u201cSans reprendre ici les arguments pour ou contre, qui ont été produits au cours de la discussion sur la gastro-entérostomie comp'é- mentaire, je tiens à dire que je su:s convaineu de l\u2019utilité de cette vpé- ration, surtout parce qu\u2019elle met la suture.gastrique au repos.\u201cOr, des cas que j\u2019ai eu l\u2019occasion d\u2019observer, je garde l\u2019impression très nette et tres forte de la réelle difficulté qu'il y a à suturer solidement une perforation de l'estomac ou du duodénum.\u201d \u2014Je conclus done, Messieurs, que si la discussion peut rester ouverte sur ce sujet, l'observation des faits, tant en Europe qu\u2019ici, conduit les médecins et les chirurgiens vers le diagnostic précoce ct l\u2019opération d\u2019urgencé dans l\u2019intérêt de nos futurs malades.Nous serons heureux si, par ces remarques, nous avons pu créer un courant d\u2019opinion parmi les médecins qui doutent trop de l'opportunité et des résultats de l\u2019intervention précoce dans ces cas. Le pneumothorax artificiel dans le traitement de la tuberculose pulmonaire (1) Un cas de Pneumothorax complet Par le Docteur LOUIS VERSCHELDEN, Secrétaire du Bureau médical de l\u2019Institut Bruchési, Professeur agrégé à la chanre de Phtisiothérapie de l\u2019Université de Montréal, Médecin du Dispensaire, chargé du Traitement au Pneumothoraz.Il me fait plaisir d\u2019apporter ma quote-part de travail et d\u2019efforts dans la grande lutte que nous faisons à la tuberculose, un peu partout dans la province de Québec et plus spécialement à l\u2019Institut Bruchési.Le traitement de la tuberculose pulmonaire par le Pneumothorax artificiel offre un sujet tellement complexe, que je ne vourrais, dans ce modeste travail, le traiter dans tous ses détails.Aussi bien, ne vous donnerai-je que quelques explications sur chaque point essentiel : historique, mode d\u2019action, résultats thérapeutiques, complications et accidents, indications et contre-indications.Puis, je vous montrerai les quelques radiographies qui nous ont guidés dans un cas de pney- mothorax complet.HISTORIQUE L\u2019idée de la compression pulmonaire remonte déjà à un siècle.En effet, dès 1821, James Carson, de Liverpool, émet l\u2019opinion que le manque de cicatrisation des lésions pulmonaires est dû à deux choses: l\u2019élasticité et la constante mobilité du poumon.Il conclut de ses expériences sur les animaux que la compression pulmonaire favorise cette \u2018cicatrisation.Ramadge (1822), puis Houghton (1832) arrivent aux mêmes conclusions.En France, Woillez et Hérard font la remarque des effets curatifs de certains cas d\u2019épanchements pleuraux et de pneumothorax spontanés.En 1865, Piorry préconise le bandage compressif du thorax dans un but d\u2019immobilisation.(1) Travail présenté au Dimanche du Praticien, 60 L'UNION MÉDICALE DU CANADA En 1888, Potain, le premier, érige en système le traitement des hydro-pneumothorax par aspiration et remplacement d\u2019air stérilisé.Ce n\u2019est qu\u2019en 1882 que Forlanini commence à traiter la phtisie par la compression et l\u2019immobilisation du poumon: Sa persévérance dans cette voie, et ses brillants travaux lui méritent de donner son nom à cette méthode de traitement.Forlanini travaille en silence pendant 12 ans et en 1894 il publie ses premières observations.Vers ce temps, Murphy et Lempke aux Etats-Unis, Brauer eu Allemagne, Spengler et Von Nuralt en Suisse, travaillent dans le même sens.Aujourd\u2019hui, cette méthode de Forlanini est en honneur dans tous les pays et partout on la considère comme le plus sûr élément dans le traitement si complexe de !a tuberculose pulmonaire.MODE D'ACTION En créant un pneumothorax, l\u2019on se propose deux choses: 1° compression, 2° immobilisation du poumon.Le poumon est essentiellement élastique; même après la mort, il reste distendu.Ceci explique que les lèvres des plaies pulmonaires sont constamment écartées l\u2019une d: l\u2019autre et qu\u2019elles n\u2019ont aucune tendance naturelle à se cicatriser.Par le Pnheumothorax, nous faisons le tassement des alvéoles, les lèvres des plaies pulmonaires s\u2019accolent, les cavernes se vident de leur contenu et le poumon est refoulé vers le hile.D\u2019autre part, il est hors de tout doute que le meilleur moyen de guérir une articulation ou un membre tuberculeux, c\u2019est de mettre au renos cette articulation ou ce membre lésé.Mais le poumon est obligé quoique malade de faire l'hématose et partant, est en mobilité constante, ce qui le met dans des conditions absolues de non-cicatrisation.Pour immobiliser le poumon.on injecte un gaz, oxvgène ou azote, dans la cavité pleurale.Cet organe sous l'influence de réin- sufflations avec pressions de plus en plus fortes.est refoulé vers lé hile et se trouve ainsi, du fait de la compression et de l\u2019immobilisation dans des conditions favorables à sa cicatrisation.EFFETS THERAPEUTIQUES Les effets thérapeutiques qui résultent de l'immobilisation pulmonaire, sont multiples et bienfaisants, et ils apparaissent avec une telle rapidité qu\u2019ils apportent au malade, même dès le premier mois L'UNION MÉDICALE DU CANADA 61 de la cure, un espoir de guérison toute prochaine.Dans les trois semaines qui accompagnent les cinq ou six premières insufflations, Pon assiste 1° à la chute de la température vers la normale, 2° à la diminution, puis à l\u2019absence de l\u2019expectoration et de lu transpiration, So 3° à la diminution, puis à la disparition des bacilles dans les crachats, 4° à augmentation de l\u2019appétit et des forces.Bref, il y a amélioration générale, rapide, surprenante, et progressive allant, dans un stade plus avancé de la cure, jusqu\u2019à la capacité au travail.| Il est tout naturel d\u2019attribuer cette amélioration rapide et durable, \u2014 quand le pneumothorax peut être constitué et maintenu dans les conditions normales \u2014 à l\u2019élimination des toxines.Clive Rivière, d\u2019Oxford, insiste sur l\u2019élimination des toxines comme facteur de première importynce dans la cure par le pneumothorax.\u201cDans la compression pulmonaire, dit Rivière, les exsudats sont évacués et ne peuvent plus s\u2019accumuler, les zones caséeuses sont asséchées, les parois des cavernes accolées et les parties malades considérablement réduites en surfaces.\u201d Bernard ajoute, s'appuyant sur les témoignages de Lempke, Brauer, Deneke: \u201cle ralentissement de la circulation et l\u2019hypérémie veineuse qui en résulte, constituent une condition favorable à la défense du tissu pulmonaire contre le bacille de Koch.La stase lymphatique retarde et diminue l\u2019absorption des toxines nées sur place.\u201d Rivière met aussi au compte de l\u2019élimination des toxines, l\u2019amélioration qui se produit presque invariablement dans le poumon non comprimé.Les effets thérapeutiques seront permanents, transitoires, ou nuls, selon que la compression pulmonaire sera complete, partielle ou 1m- possible a réaliser.A proprement parler, la seule ciuse qui empêche la compression totale du poumon, c\u2019est l\u2019adhérence pleurale.Adhérence lâche, et par conséquent plus facile à décoller, coincident aveé les cas de lésions pulmonaires récentes ; ou adhérence dense, dure et tenace, constituant parfois une symphise pleurale et étant plutôt le fait de lésions pulmonaires anciennes.Dans les cas d\u2019une plèvre libre d\u2019adhérences ou avec adhérences 62 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA lâches, permettant un décollement facile du poumon, le pneumothorax pourra se compléter, la compression et l\u2019immobilisation pulmonaires s\u2019exerçant sur la totalité du parenchyme pulmonaire et produire des résultats thérapeutiques permanents.Dans le cas d\u2019une plèvre remplie d\u2019adhérences ne permettant- qu\u2019un décollement partiel du poumon, l\u2019on ne peut créer qu\u2019un pneumothorax partiel ; même dans ce cas, les résultats thérapeutiques pourront être permanents, si la compression s\u2019exerce sur toute la zone du parenchyme malade ; mais ils seront transitoires ou nuls, si une parti: seulement ou aucune partie de la zone du parenchyme malade n\u2019est comprimée.COMPLICATIONS Je ne nommerai, pour mémoire que les douleurs thoraciques, la gêne respiratoire, et l\u2019emphysème sous-cutané, qui sont considérés comme des complications banales.L\u2019épanchement pleural qui se produit en moyenne dans 25% des cas, doit attirer plus particulièrement l\u2019attention du médecin.Quand l\u2019épanchement est séreux, il faut se garder d\u2019enlever le liquide, se rappelant que cette éveutualité peut être favorable à la poursuite de la cure, en maintenant une compression plus complète du poumon.On évacuera le liquide de la plèvre, quand celui-ci, se formant en trop grande quantité, remplira la cavité pleurale et causera des troubles respiratoires.L\u2019épanchement peut devenir trouble ou même purulent, ce qui nécessite l\u2019évacuation par étape, du liquide de la plèvre et son remplacement par du gaz ou de l\u2019air stérilisé, tel qu\u2019indiqué par Potain.ACCIDENTS L\u2019embolie gazeuse est le résultat de la pénétration de l\u2019aiguille dans le vaisseau, ce qui arrive quand l\u2019aiguille blesse le poumon ou pénètre dans des adhérences très vascularisées.On a conseillé pour les deux ou trois premières insufflations de se servir d\u2019oxygène afin d\u2019éviter les dangers d\u2019embolie qui se pro-luisent le plus souvent au début du traitement.Les réflexes pleuraux : choc pleural, ou épilepsie pleurale, sont des accidents convulsifs simulant l\u2019épilepsie.L\u2019expérience.la prudence et l\u2019'habileté de l\u2019opérateur, diminuent aujourd\u2019hui, de beaucoup la fréquence de ces accidents. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 63 INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS Nous touchon: au chapitre le plus important en même temps que le plus difficile.En effet, de la honne sélection des cas justiciables de ce traitement, dépendent le succès et la guérison.- Un chapitre à part devrait être consacré à cette seule question; mais pour aujourd\u2019hui, ne traçons que les grandes lignes.Disons seulement avec Forlanini, qu\u2019il faut songer au traitement au pneumothorax dans les cas de tuberculose pulmonaire, dès que le processus ulcératif apparaît.co A Suivant Hartman, cité par Léon Bernard, \u201cla création du pneumothorax ne serait indiqué que dans le cas de processus pulmonaire grave, unilatéral et si le traitement médical est resté impuissant.Il est nécessaire que l\u2019autre poumon soit pratiquement sain; il est obligatoire qu\u2019il n\u2019y ait pas d\u2019adhérences pleurales.\u201d La plupart des cliniciens trouvant ces énoncés trop conservateurs, emploient aujour- d\u2019hui le pneumothorax avec moins de parcimonie, et posent en principe que dès que l\u2019on constate que les lésions évoluent, on doit les arrêter avec les insufflations de gaz.\u201cCeci admis, dit Bernard, la méthode de Forlanini devient applicable aux formes de tuberculose aigues comme aux formes chroniques.\u201d Clive Rivière ajoute : \u201cCe que l\u2019en peut appeler un cas classique justiciable du pneumothorax, c\u2019est une lésion profonde d\u2019un côté avec poumon sain ou pratiquement sain du côté opposé.\u201d Notons que certains auteurs ont, dans les cas de bilatéralité de lésions, tenté l\u2019insufflation des deux poumons, quelques-uns simultanément, d\u2019autres, tel Forlanini, alternativement, mais avec plus ou moins de succès.Constatant les résultats merveilleux obtenus aux mains de certains opérateurs, dans les cas de lésions profondes, on a voulu insuffler tous les cas de tuberculose incipiente.Mais on s\u2019est aperçu que les épanchements pleuraux et le choc pleural semblent se montrer avec plus de fréquence dans les lésions initiales.En plus, la tuberculose ihcipiente étant parfaitement curable par les autres méthodes, celle de Forlanini est considérée comme non avenue.Les cas de crachement de sang ou d\u2019hémoptysie grave sont à un haut degré justiciable du pneumothorax.ll faut alors insuffler une grande quantité de gaz dès la première ponction, afin d\u2019obtenir d\u2019emblée, une compression suffisante pour enrayer l\u2019hémorrhagie.Les lésions profondes et étendues des deux poumons avec état cachectique du malade, l\u2019existence de maladie de coeur ou de reins, contrein li- quent le pneumothorax.Le diabète contreindique aussi la compression pulmonaire, la piqûre devenant le siège d\u2019une inflammation B\u2019ayant plus tendance à guérir. 64 L\u2019UNION MÉDICALE.DU CANADA Dans un récei t travail lu au Congres de la National Tubereulo- sis Association, le docteur E.A.Gray de Chicago, recommande d'em- plover la méthode de Forlanini même chez la femme enceinte.Voici d\u2019ailleurs ce que disait le Docieur Gray: \u201cNous avons tous constaté avec quelle rapidité se produit dans l\u2019organi me l\u2019élimination des toxines chez les tuberculeux soumis au pneumothorax artificiel, S°il est bon d\u2019obtenir cette condition chez les tuberculeux en général, 1! est encore plus important de la réaliser chez la femme enceinte et chez celle qui vient d\u2019accoucher.Nous croyons qu\u2019on devrait recourir plus souvent au pneumothorax artificiel, surtout chez la femme mariée on chez la femme enccinte.11 semble qu\u2019en employant moins parcimonieusement la compression pulmonaire, on puisse arriver à modifier le dicton qu\u2019il ne faut pas laisser la fille tuberculeuse se marier, l\u2019épouse tuberculeusc concevoir, la femme enceinte se rendre à terme.\u201d , Messieurs, j\u2019ai cru bon de faire passer devant vous les quelques radiographies qui reus ont guidés dans un cas de pneumothorax complet.La radiographie No 1, prise avant les insafflations, montre une caverne du côté droit, avec différentes zones de parenchymes caséeux ; poumon gauche pratiquement sain.(Malade vu en face.) L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA > sy ra = fs i Ne = S & > TR = SN Sh SR & = SN = = N > = 3 a XN = A = N NRO = es > = a SN D, .I = xs $ A .= > x se N 3 > 3 3 5% Se , S S = 0 = ol Sal 3 RN = Le x = = = = 3 = aR SR i 5 sed > 2 = + a x = 5 = & N si A SH Se 3 i ge = - 2 = = ch = où .La radiographie No 2 a été prise après la 4ème insufflation.Ell laisse voir que la compression a été amorcée.2 > 5 3 + a i Fi pe En FA % pis # 34; pry 7 Si 3 ss 5 a pui 5 NE, sa 2 a hi ee 7 5 oo ; £3 i; 5 4: 4 2 o i Er v 2 2 ne Ye ë 7 i 7s ue 2 2 2 > % fr x ZZ % ihe 74 ge ui # 6 Pp % ir 5 AL .on 4 oi Fo 5 a 2 5 CE Xe 23 si T7 2 & i\u201c wv Te + rr # FA HA a 3 gi = 7; it 4 + Si rex: % + 3 t ok.4a ES at \"à Ë san § + > 3 « 2 re LA bi zr A Le No 3 pris après la 10ème insufflation montre un décollement très considérable du poumon.À ce stade, nous pouvions voir une ad+ 66 L'UNION MÉDICALE DU CANADA hérence assez tenace que ne reproduit pas malheureusement avec assez de fidélité cette radiographie.Cette adhérence a été vaincuepeu après, sous l\u2019influence de quantités plus fortes de gaz.Le No 4 laisse voir l\u2019hémithorax droit veuf de son organe.Le poumon en compression et en immobilisation totales, est refoulé vers le hile. Cure radicale du varicocèle vs.resection scrotale (1) Par le Dr O,.A.GAGNON, Professeur agrégé Assistant à la clinique chirurgicale de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Assistant au cours de chirurgie opératoire.La cure radicale du varicocèle a pour but l\u2019oblitération d\u2019un aussi grand nombre que possible des branches du plexus pampiniforme, ne laissant au cordon que la vascularisation suffisante qui assurera au testicule la nutrition qui lui est propre.Hastovre de cas.\u2014C.A., 25 ans, candidat au service civil, admis à l'hôpital Notre-Dame, salle du Sacré-Coeur, service du docteur T.Parizeau, le 26 décembre 1921.Antécédents héréditaires, rien de particulier ; antécédents personnels, idem.Se plaint depuis quelques mois de douleurs névralgiques du cordon, côté gauche, de pesanteur au 'scrotum, surtout à la suite de station debout prolongée et de longues marches ; refusé dernièrement au service civil par les médecins examinateurs; cause, varicocèle.Examen * Scrotum allongé du côté gauche, sensation de paquet de \u2018ficelles, à la palpation du cordon et de l\u2019épidydine correspondant.- Intervention : cure radicale; résection veineuse.Sorti de l\u2019hôpital le Ÿ janvier 1922, guéri.Indications opératoires : A) Chez les porteurs de varicocèle qui veulent entrer dans le service eivil, ou qui, refusés par les compagnies d\u2019assurance-vie à cause de cette infirmité, désirent tout de même s\u2019assurer.;( ) B) Pour les varicocèles qui bien que de petit volume, sont sujets à attaques, à répétition de phlébite ou de thrombose : la cure radicale ne devant être entreprise qu\u2019entre les attaques, pendant une période de repos.| C).Chez.les porteurs de varicocèle hypocondriaques.| D) Lorsqu\u2019un patient souffrant de varicocèle doit entreprendre (1) Travail de la clinique du professeur T.Parizeau à l\u2019Hôpital} Notre-Dame. 68 L'UNION MÉDICALE DU CANADA un long voyage dans un pays humide et chaud, et doit se trouver loin des secours de la chirurgie pour un lapse de temps considérable.Temps opératoires : Préparation ordinaire; anesthésic au choix.Incision de deux pouces de longueur dont le milieu porte sur le bord inférieur de l\u2019anneau inguinale externe, dans le sens du cordon.Repérage du cordon spermatique facilement reconnu et chargé sur le doigt ou un instrument.Incision, parallèlement au cordon, du fascia superficiel recouvrant ses éléments.Isolement des veines du reste du cordon et surtout du canal dé- férent.Section entre deux pinces placées à un pouce ou plus de distance sur les veines, et ligatures avec un moignon suffisant.Hémostase.Remise en place du cordon.Suture de la plaie postopératoire et drainage filiforme au besoin.Soins post-opératoires ordinaires.Précautions à prendre 1° Eviter au cours de l\u2019opération un matériel septique: catguts, instruments, champs.2° Se garder contre les blessures ou la section du canal déférent ; ne pas faire porter trop bas l\u2019incision est la meilleure garantie d\u2019un bon répérage.8° Eviter une nutrition insuffisante du testicule en ne lui disséquant que juste ce qu\u2019il faut des éléments du cordon, et en prenant bien le clivage, ligne de démarcation entre le paquet veineux à réséquer et le canal déférent flanqué de l\u2019artère spermatique, à conserver.4° Prévenir une trop grande traction du canal déferent qui portera à peu près tout le poids du testicule, en attachant lächement deux chefs de ligatures du paquet veineux ou en renforçant par une suture de soutien l\u2019élément déférentiel.5° Faire une hémostase soignée, ou drainer par un filiborme pendant 24 ou 48 heures la tranche opératoire, si on en est pas sûre.Conclusions : L\u2019opération bien faite donne les meilleurs résultats; elle est simple et ne demande qu\u2019une instrumentation rudimentaire; elle est radicale parce qu\u2019elle s\u2019attaque à la cause même de l\u2019affection,\u2014les varices du cordon,\u2014et la fait disparaître, contrairement à la résection scrotale pure et simple qui ne constitue, dans les cas de succès opératoires qu\u2019un suspensoir naturel, traitement essen- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2019 69 tiellement palliatif, de méme que le port du suspensoir conseillé dans les cas ou la cure radicale n\u2019est pas indiquée.Rien n\u2019empéche, pour compléter cette intervention radicale, dans les cas d\u2019allongement démesuré du scrotum, de combiner la résection scrotale a la cure radicale si on le juge à propos, tout en gardant bien en vue les désastres \u2014 au point de vue complications \u2014 que constitue I\u2019hématome scrotale, I\u2019infiltration consécutive a une hémostase difficile, et la nécessité souvent de faire secondairement une castration.Le varicocèle est en tout superposable, au point de vue traitement, aux varices du membre inférieur: la cure radicale est préférable au traitement palliatif, la résection scrotale.Communiqué Nous sommes assurés d\u2019intéresser nos lecteurs en leur annon- cant la très prochaine apparition des \u201c\u201cCauseries sur l\u2019hygiène\u201d du Dr.H.Palardy, inspecteur d'hygiène, au service du Conseil =vpé- rieur d'hygiène de la province de Québec.Les questions traitées dans cet ouvrage font partie des choses qu\u2019il faut aujourd\u2019hui savoir.Que l\u2019on soit industriel, commercäut, professeur, père ou mère de famille, qu\u2019on ait à uñ titre quelconque la responsabilité d\u2019autres personnes ou qu\u2019on ait à s'occuper de soi- même, on n\u2019est plus excusable d\u2019ignorer les conditions essentielles de la vie normale et saine.On les trouvera dans cet ouvrage exposées simplement, sans apparat scientifique ni précisions techniques trop arides.Le titré causeries dit fort bien qu\u2019elles sont écrites pour tous, intéressantes et faciles à suivre.Elles ont, du reste, été, pour la plupart, professées dans une importante maison d\u2019éducation et y ont obtenu un succés fort encourageant.Les autorités civiles et religieuses de notre province appuient le grand mouvement entrepris chez nous au profit de la santé yæblique.Le livre qui va paraître vient donc à son heure.Le public ne peut que lui faire bon accueil. PE a Utilité de l\u2019association scientifique Abus des consultations gratuites Exploitation des médecins (1) Par M.R.A.MASSON, Professeur de Pédiatrie à Hopital Ste-Justine.Messieurs, La traditions veut que le nouveau président de la Société Médicale de Montréal fasse, en prenant possession du fauteuil, un discours d\u2019ouverture.Je suis trop respectueux des coutumes établies pour chercher à éluder l\u2019obligation qui m\u2019est ainsi imposée, et malgré le désir que j'aurais eu de vous éviter des répétitions, je m\u2019exécute volontiers.Qu\u2019ils me \u2018soit permis d\u2019abord, messieurs de vous remercier de Phonneur que vous m\u2019avez fait en m\u2019appelant à la présidence de notre Société Médicale de Montréal.C\u2019est une marque de distinction dont j'apprécie hautement la valeur, mais que j'estime plutôt être un témoignage de considération pour la spécialité à laquelle je me suis voué qu\u2019à mon mérite personnel.Profondément touché de cette marque de confiance, je ne puis que vous remercier et vous assurer de mon entier dévouement.Afin de m\u2019inspirer, j'ai parcouru la série des discours présidentiels qui ont été prononcés depuis un certain nombre d\u2019années, mais cette revue rétrospective m\u2019a été plutôt défavorable, var le champ limité des considérations qui peuvent servir de thème à une disserta- iton appropriée, me paraît avoir été scrupuleusement exploré.Un fait cependant nous a été démontré par cette compilation des années écoulées ; c\u2019est le progrès incessant que fait la Société Médicale de Montréal, et que nous trouvons, mes collègues du Bureau de Direction et moi, dans un état florissant.Le nombre et la qualité des travaux qui ont été présentés au Cours de l\u2019année écoulée, démontrent une émulation remarquable (1) Discours d\u2019ouverture en prenant possession du fauteuil \u2018de la présidence de la Société Médicale de Montréal, pour 1a session 1922. L'UNION MÉDICALE DU CANADA w$ parmi les membres de la Société, l\u2019assistance aux séances bi-men- guelles et aux cliniques du Dimanche du Praticien a été très nombreuse, le rapport du trésorier dénoté un surplus substantiel; nous devons done conclure que notre Société est prospère.Comme, cependant, sans cesse, nous devons chercher à améliorer et à perfectionner, nous croyons qu\u2019il y aurait possibilité d\u2019agrandir un peu le cercle de nos activités.\u201cIl va de soi, que ce n\u2019est que par la collaboration active de chacun des membres que nous pouvons espérer nous maintenir et progresser.Nous comptons donc que chacun se fera un devoir de contribuer activement aux travaux de la Société.Une invitation toute spéciale est faite aux confrères qui sont dans le domaine de la pratique générale et que trop rarement nous voyons venir à la tribune nous exposer qui leurs embarras qui leurs succès.Cette collaboration serait au point de vue pratique, des plus avantageuses pour tous les membres.Les difficultés de la pratique de la médecine en dehors des centres hospitaliers, présentent des aspects particuliers qu\u2019il serait profitable de voir exposer et de discuter en camarades.Quel est, en effet, le médecin qui ne rencontre pas de temps à autre, des cas particuliers, des situations embarrassantes qu\u2019il serait instructif de chercher à élucider.Nos confrères des hôpitaux, messieurs, apportent généreusement leur part de travail, tant par des communications aux séances du soir que par des cliniques aux Dimanches du Praticien.La Société doit leur savoir gré de leurs efforts, mais le travail devrait être plus équitablement reparti, et chacun devrait se faire un point d'honneur d\u2019apporter sa contribution quelque modeste qu\u2019elle \u2018soit.Nous invitons ceux qui n\u2019osent pas apporter une collaboration effective par des travaux ou des communications à faire preuve de bonne volonté en s\u2019intéressant au recrutement de nouveaux membres.Le nombre est une puissance incontestable, et l\u2019influence que peut acquérir notre Société, le prestige dont elle peut jouir sont en raison directe du nombre d\u2019individus dont elle représentera l\u2019opinion.L\u2019Association professionnelle a rendu des services immenses à toutes les classes sociales qui se sont organisées méthodiquement, et qui prenant connaissance de leur nombre ont connu leur force.Sous des vocables différents: unions, syndicats, associations, coopérations, 72 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA sociétés, conseils, fraternités, etc, les résultats furent toujours les mêmes, favorables aux intérêts des différents corps organisés.Pourquoi la profession médicale ne profiterait-elle pas de l\u2019expérience acquise, et demeurerait-elle seule isolée, drapée dans une dignité très décorative sans doute, mais qui ne semble pas devoir suffire à régler les difficultés sans cesse augmentantes de la vie quotidienne.Peut-être pouvons-nous trouver l\u2019explication de l\u2019indifférence des médecins à s\u2019organiser pour promouvoir leurs intérêts par le fait que jusqu\u2019à présent ils ont été très peu exigeants, et n\u2019ont jamais demandé beaucoup pour eux-mêmes.Le fait est que généralement, lorsque la profession médicale s\u2019adresse à l\u2019autorité pour une sollicitation quelconque il s\u2019agit toujours de la société en général, et ce au détriment des pétitionnaires.Car, en somme, ce n\u2019est que par la maladie, (des autres, bien entendu), que nous pouvons assurer notre vie matrielle, et justifier notre raison d\u2019être ce que nous sommes.Fait assez curieux, cependant, mais inhérent à sa formation, eù participant de la conception qu\u2019il a de sa profession, le médecin est toujours le premier à vouloir s\u2019arracher la clientèle des mains.Il est intéressant d\u2019observer les fluctuations d\u2019opinions que les circonstances font naître dans la société envers la profession médicale.En temps calme, lorsque par prudence le corps médical préconise et demande \u2018l\u2019application de mesures hygiéniques prophylactiques, pour protéger le public contre la contagion qui nous menace de toute part, nos doléances et nos requêtes sont accueillies avec une indifférence, parfois polie, mais imprégnée de scepticisme narquois, sinon d\u2019antagonisme ouvertement hostile.Et cependant nous ne demandons pas pour nous, mais plutôt nous plaidons contre nos propres intérêts.Survienne une menace sérieuse, qu\u2019une épidémie éclate, alors on nous appelle, on nous confie l\u2019organisation de la défense.Nous prenons de suite la position que nous devrions toujours avoir: la première.Notre autorité devient suprême.Tout est soumis à nos ordres.À notre suggestion, on interdit les réunions publiques, on ferme les théâtres, les églises même, on isole, on vaccine, on exilerait même, je crois, ceux que nous croirions devoir exiler. res, Je ia L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Ty 73 Pourquoi cette confiance soudaine, cette obéissance aveugle ?C\u2019est que le danger est là, palpable, la menace est visible; alors la peur, mauvaise conseillère souvent, mais aujourd\u2019hui salutaire, rend les sceptiques croyants et les incrédules confiants, et cette confiance durera ce que durera la menace de danger immédiat.L\u2019orage passé, tout rentre dans la routine habituelle.Le médecin qui, sans compter, s\u2019est exposé à la contagion, a porté le secours de sa science et de son dévouement dans tous les - milieux, s\u2019est dépensé jour et nuit, souvent sans même l\u2019espoir d\u2019une - rénumération quelconque, reprend son labeur quotidien comme s\u2019il n\u2019avait accomplit qu\u2019une chose très simple, son devoir.Ce qu\u2019il y a encore d\u2019étrange, c\u2019est que personne ne semble surpris, c\u2019est dans l\u2019ordre.Il n\u2019y aura pas de manifestation, ni de réjouissance publique, ni témoignage de reconnaissance envers les médecins qui se sont dévoués sans mesure.Quelques malades, honnêtes gens, acquitteront probablement leur note, et tout est pour le mieux, du moins on le croit.Mais viendra un jour, qui est venu je crois, où lassé de toujours donner tant pour recevoir su peu, le médecin va être forcé de demander pour lui-mime.Pour peu que le mouvement continue à éclaircir les rangs de la clientèle des médecins, par la multiplirité des services médicaux gratuits, la question va devenir de plus en plus épineuse et les médecins vont être obligés de songer sérieusement ,à la situation qui leur est faite.Songer ne suffit pas, il faut agir.Si vis pacem para bellum.Nous ne voulons pas la guerre, loin de là.Mais il faut songer à demain, et bientôt il sera trop tard pour faire une organisation quelconque.Ce n\u2019est pas au moment de la lutte qu\u2019il faut s\u2019entraîner, mais avant.Si demain, comme s\u2019est possible, nous avions à présenter des observations, des réclamations vitales et justes; serions-nous en mesure de sauvegarder nos intér|ts et de faire valor nos dronts?Je ne le Crois pas.La Société Médicale de Montréal est un milieu neutre, indemne de coteries, où seules les questions scientifiques et les questions d\u2019intérêt général peuvent être exrosées et discutées; il faut que notre influence soit prépondérante e\u2018 ronr ce, il nous faut être en nombre.Nous vous invitons don \u201covs, Messieurs, à coopérer à l\u2019organisa- 74 L'UNION MÉDICALE DU CANADA tion de la profession médicale en général, en commençant de suite un travail individuel de recrutement et ce, le plus tôt possible.Le projet d\u2019association des médecins de la province de Québec que M.le Prof.Rhéaume nous a exposé à la dernière séance, viendra en temps opportun devant la Société Médicale de Montréal et nous \u2018espérons que chacun l\u2019accueillera avec faveur.Permettez-moi, Messieurs, en terminant de vous offrir au début de cette année, mes voeux sincères pour vos intérêts particuliers, et souhaitons tous à la Société Médicale de Montréal prospérité et guccès. D\u2019Hippocrate à nos jours (1) Par OSCAR MERCIER Etudiant en médecine de 5ème année à l\u2019Université de Montréal.Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs : Pour faire connaître la naissance et suivre jusqu\u2019à nos jours les phases de développement de la science médicale, il nous faudrait, pour être complet, exposer parallèlement l\u2019Histoire des diverses civilisations qui ont apparu sur le globe terrestre, et ainsi que le dit Darem- berg: \u201cL\u2019histoire des maladies forme une partie de l\u2019histoire de l\u2019humanité\u201d; en effet, la médecine, essentiellement pratique, a toujours évolué sous l\u2019égide des qualités et des défauts des siècles qu\u2019elle traversait.Il nous sera done impossible dans une courte causerie d\u2019étudier entièrement les nombreux enseignements des diverses écoles qui ont surgi à travers les temps.Cependant pour synthétiser et rendre plus concise notre étude, nous diviserons, à l\u2019instar de Roger, le doyen de la faculté de médecine à Paris, l\u2019évolution de la science médicale en trois grandes périodes dont nous exposerone les principales doctrines.Au début de la médecine, on se contente de noter les troubles apnarents, et de les classer: c\u2019est la période d'observation climique ; puis au XVIe siècle, la pratique des autopsies et l\u2019étude des cadavres se font systématiquement, on examine les parties constituantes de Pêtre humain, ainsi que les lésions créées par la maladie, alors s\u2019ouvre une ère brillante où les découvertes s\u2019accumulent sans cesse : c\u2019est la période anatomique, qui suivra la période biologique, celle de nos jours, née des découvertes de la physiologie, que Claude Bernard par ses glorieuses expériences, a sortir du chaos, et des connaissances bactériologiques dont Pasteur a tracé les principes.Cette division, établie pour jeter la lumière sur le fouillis des théories médicales, n\u2019est pas nécessairement étanche.Nous voyons, en effet, à chaque période, des tentatives faites pour secouer les préjugés de l\u2019époque: à la période d\u2019observation clinique, Hérophile, qui naquît en Chalcédoine, l\u2019an 340 avant J.C., tente d\u2019établir comme base de la science de la vie, l\u2019anatomie et la physiologie, 1l janvier 1922, sous la Présidence d'honneur du Dr.Harwood, Doyen de la Faculté de Médecine. 76 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA dissèque des cadavres humains et fait de nombreuses découvertes anatomiques.PERIODE D\u2019OBSERVATION CLINIQUE Au début de la médecine, avons-nous dit, jusqu\u2019au XVIe siècle, vu l\u2019absence presque complète d\u2019autopsies et d\u2019expériences, l\u2019observation des malades est la seule méthode employée qu\u2019émaille des théories empiriques et philosophiques sur l\u2019origine et le processus des maladies.Chez les anciens peuples, même les plus civilisés, le respect des morts empêchant l\u2019ouverture des cadavres humains, les connaissan- .ces d\u2019anatomie et de physiologie sont rudimentaires, n\u2019ayant pour base que les constatations faites sur les animaux.Toute la médecine des Égyptiens est religieuse et empirique.Il existe pour chaque maladie, un démon qui en est la cause, et un dieu qui la guérit; Isis est la déesse de la médecine et le démou Uh-Tu est le grand fauteur de l\u2019inflammation, et le dieu Thot a révêlé aux prêtres pharaoniques 700 remèdes.Chez les Hébreux, l\u2019art de guérir se ressent de la longue captivité en Egypte, elle ressemble par plusieurs points à la médecine égyptienne: ce sont les Lévites qui l\u2019exercent, et Moïse, élevé à la cour des Pharaons, se souviendra toujours de l\u2019enseignement médical que lui ont inculqué les prêtres égyptiens, mais aussi la fuite au travers du désert et le désir de fonder une nation le forceront à établir une discipline hygiénique qui deviendra un des préceptes de la religion juive.En Grèce, aux temps d\u2019Homère, 'a magie et les préjugés sont les grands remèdes aux maladies.Esculape est le représentant divin de la médecine, et seules des hécatombes humaines offertes à ce dieu, peuvent guérir les maux; nous connaissons tous, pour les avoir traduits, ces vers de l\u2019Illhade où le poète chante les malheurs des Grecs que décime la peste sous les murs de Troie, et cite les nombreuses vies humaines sacrifiées au courroux d\u2019Apollon.L\u2019apparition des grands philosophes de la Grèce antique trace à la médecine au milieu des sentiers battus par la thérapeutique religieuse, une nouvelle route, qui la dirigera vers l\u2019observation pure des malades et vers la recherche raisonnée des causes morbides.Ces philosophes par leur désir de solutionner les secrets du monde et de l\u2019homme, de l\u2019esprit et du corps, sont à la fois psychologues, physiciens et médecins.Les uns, Platon et son école sont spiritualistes, les autres, les philosophes ioniens, fondent une doctrine matérialiste que Lamarck et Darwin feront revivre et amplifieront.Deux écoles anta- \u2018 « L'UNION MÉDICALE DU CANADA 47 gonistes ont donc surgi, et des luttes qu\u2019elles se livreront sortira celui qui ouvre la période d\u2019observation clinique, celui que les historiens ont surnommé \u201cle Père de la Médecine\u201d.HIPPOCRATE naquît à Cos vers an 460 avant J.C.Il voyageait en exerçant son art et fit école au temps de la splendeur d\u2019Athènes, dans le grand siècle de Périclès.ll est surtout clinicien et s'élève contre l\u2019hypothèse en préchant exclusivement la recherche du fait.\u201cLa médecine n\u2019a pas besoin d\u2019hypothèse, dit-il, si la médecine pouvait être déduite de l'hypothèse, il n\u2019y aurait pas de bons et de mauvais médecins, ajoute-t-il, ils seraient tous également instruits et et ignorants.\u201d Imbu de la recherche du fait, Hippocrate découvrira nécessairement les modifications extérieures que fait subir la maladie à celui qui souffre, il apprendra à lire dans le regard du mori- bon l'empreinte du mal, il verru dans l'attitude particulière de l\u2019individu les lésions qui le rongent intérieurement et notant le rythme respiratoire de celui-là, il saura qu'une affection pulmonaire le terrasse.Ce génie fit de nombreuses découvertes, il remarqua que dans telle ou telle maladie les signes sont souvent les mêmes et classifiant ces signes, 1l pût livrer à la postérité une description symptomatique de plusieurs états morbides.Ayant trouvé les effets, Hippocrate ¢\u2019inspirant de la doctrine spiritualiste de Platon rechercha les causes.11 fonda une doctrine caractérisée par le.Vitalisme, l\u2019Humorisme, le Naturisme, trépied dogmatique de la médecine.Par son \u201cVitalisme\u201d il enseigne qu\u2019un principe spécial anime l\u2019organisme et qu\u2019un être immortel qui comprend, entend et concoit tout dirige l'univers.\u201cL\u2019Humorisme\u201d hippocratique fait jouer un rôle prépondérant à l'altération des humeurs.L\u2019être humain est constitué par le mélange du sang, de la pituite, de la bile jaune et de la bile noire.La santé consiste en un mélange parfait de ces éléments et la maladie découle de leur excès ou de leur absence, en plus le déséquilibre ou la disproportion des humeurs dans un organe retentit sur le fonctionnement des autres organes.L\u2019Humorisme esquisse donc le mécanisme des sympathies fonctionnelles et des relations intimes des malades; il a dominé la médecine entière à travers les âges et actuellement il- subsiste malgré ses erreurs qui furent corrigées par les doctrines de Pasteur et par les théories de la nutrition viciée.Si nous lisons le livre d\u2019Hippocrate sur le pronostic où il expose son dogme du \u201cNaturisme\u201d, nous sommes étonné de voir la juste conception qu'avait le médecin grec sur l\u2019évolution de la maladie. 8 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u201cC\u2019est la nature, dit-il, qui est la grande médicatrice, le médecin ne doit que l\u2019aider, et il doit associer son art médical aux efforts de cette force vitale.\u201d Ces fonctionnements exagérés des organes, ces débacles intestinales, ces sueurs critiques ne sont pour Hippocrate que des manifestations de la force vitale.L\u2019observation du mode de défense de l\u2019être malade est le guide de sa thérapeutique, dont le seul but est de l\u2019aider ou de suppléer les efforts de la nature, c\u2019est-à-dire l\u2019élimination d\u2019une des quatre humeurs dont l\u2019excès amène la mala- \u2018 die; cette soustraction de ces produits est obtenue par la saignée, les vomitifs et les purgatifs.Quant à sa chirurgie, elle est peu perfectionnée, le médecin hippocratique possédait, il est vrai, un riche arsenal d\u2019instruments pour réduire les luxations et immobiliser les membres fracturés, l\u2019ouverture de la plèvre dans la pleurésie purulente et la trépanation dans les fractures du crâne étaient de pratique courante.Il n\u2019est pas exagéré de dire que la médecine doit toute sa vie à Hippocrate.Sa doctrine en a été le berceau, elle a été le phare qui a évité à sa barque le naufrage sur les récifs de l\u2019empirisme.\u201cActuellement, dit le docteur Bouchard, la discipline médicale est la fille et l\u2019héritière des écoles des temps passés, elle est le développement et l\u2019épanouissement de cette école hippocratique qui avait pour base l\u2019observation et qui pour ce motif contenait en puissance toutes les découvertes des siècles ultérieurs.\u201d Hippocrate en fondant une nouvelle doctrine devait rencontrer des ennemis; l\u2019Kcole de Cnide, ancienne ville lacédémonienne, s\u2019élève contre lui en rivale.Les Cnidiens, il faut l\u2019avouer, ont des moyens de diagnostic plus complets que ceux des Hippocratiques; leur pratique chirurgicale est assez étendue: ils incisent des reins, ouvrent le crâne dans certaines affections du cerveau.Cependant ils ont le grand tort, en ne s\u2019intéressant qu\u2019au malade et qu\u2019à ce qui différencie un malade d\u2019un autre, d\u2019être trop précoces et à une époque où tout est à faire, où les tableaux généraux sont à dresser, ils négligent Pétude du général et s\u2019attachent au détail.L\u2019école de Cnide n\u2019a pas donné à la médecine de grandes vues d\u2019ensemble, mais elle l\u2019a enri- ehie d\u2019une foule de faits particuliers et ses disciples, disons-le à leur gloire, ont été de vrais médecins ne voyant devant eux que l\u2019être souffrant avec ses réactions particulières qui changent l\u2019évolution de sa maladie et font que son mal est bien à lui.| Les successeurs d\u2019Hippocrate altèrent sa doctrine et se rappro- ebent des Cnidiens.Avec Hérophile et Erasistrate ils dirigent leurs L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2018 79 \u2018études vers l\u2019anatomie et la physiologie et la médecine continue sa marche, se coiffant de théories plus ou moins imaginatives, mais \u2018évoluant insensiblement vers les découvertes scientifiques.Vers l\u2019an 131 après J.-C.naquît à Pergame GALIEN, qui fonde une oeuvre monumentale.Ses enseignements ont pour assise ceux d\u2019Hippocrate.[] y ajoute de nombreux aperçus anatomiques et physiologiques et jette ainsi les prémices de la médecine scientifique.Ii conserve le trépied dogmatique d\u2019Hippocrate et bien qu\u2019il ne dissèque que des animaux, il étale à la lumière du jour plusieurs chapitres de l\u2019anatomie dont l\u2019ensemble est resté le bréviaire anatomique de tout le Moyen-Age.Ses expériences sur l\u2019animal vivant lui font connaître les fonctions des reins, celles des nerfs crâniens et l\u2019origine des nerfs sensitifs.Il apprend qu\u2019une section de la moëlle épinière entraîne la paralysie des membres inférieurs et il recherche les lésions que crée la maladie.Sa thérapeutique essentiellement hippocratique est plus perfectionnée et comprend plusieurs préceptes hygiéniques et diététiques; les connaissances de la lésion la rendent plus précise \u2018dans ses indications.Les nombreuses vivisections que le médecin de Pergame pratique le placent le premier au rang des expérimentateurs; il a de plus la gloire d\u2019avoir jeté les bases de l\u2019anatomie pathologique, d\u2019avoir perfectionné le diagnostic et d\u2019avoir précisé les indications thérapeutiques.A la mort de Galien au IIIe siècle après J.-C, commence le bouleversement de l\u2019Empire romain, qui s\u2019achemine vers sa ruine.La mollesse sensuelle de Rome et les assauts que les nations lui livrent \u2018étouffent les productions scientifiques ; les savants, eux-mêmes, n\u2019ont pius la force de produire et faute de mieux deviennent les compilateurs des anciennes doctrines.Cette période d'arrêt, durant laquelle heureusement les monuments de la science médicale sont en partie sauvés de la ruine, est de longue durée.Les randonnés funestes et tragiques d\u2019Attila à la tête des Huns, les guerres que se livrent les Francs, les Germains et les autres peuples et plus tard les Croisades et l\u2019édification de nouvelles nations ont semé trop de dévastation, de pauvreté et de misère pour permettre l\u2019éclosion de chercheurs et de \u2018génies.Nous sommes au Moyen-Age et les savants sont ràres: ce sut les religieux des cloîtres et des monastères qui compilent et conservent les anciennes doctrines.Durant ces années d\u2019infructuosité les événements médicaux sont peu nombreux: à Salerne se fonde une \u2018érode de médecine, on y commente Hippocrate et les théories de 80 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Galien y sont enseignées, la pratique hospitalière existe, mais aucune découverte remarquable n\u2019y prend jour.-L\u2019alchimie va bientôt devenir la grande panacée; elle cherche la.pierre philosophale qui devait permettre là transmutation des métaux eit or et le changement de la conscience.physique de l\u2019homme en une.sorte sorte de conscience divine.Fll fonde des traitements mystiques.dont l\u2019absorption des métaux avec signes.cabalistiques sont les plus.en usage.Après la prise de Constantinople par Mahomet IT au XVe siècle les anciens préceptes gréco-latins sont secoués violemment par les alchimistes Paracelse et Van Helmont.| Leibnitz disait de Paracelse: \u201cqu\u2019il était le plus médecin de tous les fous et le plus fou de tous les médecins\u201d.ln plein amphithéâtre de Bâle, il brûle les livres de Galien et d\u2019Hippocrate.Le mercure, le sel, et le soufre sont pour lui les trois éléments primordiaux du corps humain ; la maladie découle du désaccord de l\u2019un d\u2019eux.Pour ne parler que des qualités de Paracelse, disons qu\u2019il a le grand mérite de prêcher l\u2019expérimentation et d\u2019avoir eu une vague intuition de l\u2019importance de la biologie: \u201cDisséquer, dit-il, est une méthode de paysan, car la mort ne peut dévoiler la vie.(Vest l\u2019anatomie vivante qu\u2019il faut étudier.\u201d [ { Van Helmont, professeur de chirurgie à Louvain en 1610, après la lecture des auteurs grecs, latins et arabes, trouve si -futiles les théories médicales qu\u2019il abandonne son enseignement.Au cours d\u2019un voyage, une attaque de gale que les médecins de renom ne peuvent guérir et qui cède aux frictions de soufre et de mercure d\u2019un charlatan italien, change la direction de ses recherches.Dès lors il se livre à l\u2019étude de la chimie dont il veut faire le piédestal de la médecine.Il reconnaît dans l\u2019estomac la présence d\u2019un suc acide qui aide la digestion, et il édifie une théorie chimique des ferments.Sa thérapeutique mystique et superstitieuse est la première à indiquer l\u2019emploi du mercure, de l\u2019antimoine, du soufre et de l\u2019opium.Daremberg, dans son \u201cHistoire des Sciences médicales\u201d, a tenn une critique sévère contre les oeuvres de Paracelse et de Van Hel- mont, en les accusant d\u2019avoir apporté trop de mysticisme et de superstition dans le traitement des maladies, Cependant, il faut reconnaître que malgré leurs imperfections, ces deux alchimistes ont rendu service à la médecine en indiquant l\u2019importance des recherches scientifiques et des expériences personnelles.En donnant naissance à la chimie, ils ont été les premiers ouvriers de l\u2019émancipation médicale, qui s\u2019affirme avec la période anatomique.(à suivre) Société Médicale de Montréal Présidence de M.Pierre 7.RHEAUME.Séance de décembre, 1921.Affaires de routine.Rapport annuel du Secrétaire Re Société Médicale et Dimanche \u2018du Praticien, adopté tel que lu.Rapport du Trésorier adopté tel que présenté.Discours du Président.M.P.Z.Rhéaume remercie ses collaborateurs du Comité de ré- :gie et souhaite à M.Masson plein succès pour l'année 1922.M.le Président termine en offrant ses souhaits de bonne année.Puis, sur l\u2019invitation de MM.les professeurs titulaires, commen- \u2018ce la visite des différents cabinets scientifiques.Et d\u2019abord, la salle d'ostéologie qui servira à M.le Prof.Rhéau- \u2018me pour ses cours de technique opératoire.Remarqué, la façon dont \u2018sont disposées les nombreuses pièces montées.Dans un autre coin sont les pièces anatomiques sur tiges et tout contre la porte le colosse Beaupré qui vient saluer d\u2019un éclair géant le mur auquel il est adossé.\u2018adossé.Nous passons dans les appartements de M.le Professeur Delor- me, où on admire le fini artistique des préparations à l\u2019usage des élèves.Salles de prosecteurs, salles de dissection.Nous parcourons le laboratuire d\u2019anatomie pathologique de M.le Prof.Latreille, où sont cantonnées les pièces sauvées de l\u2019incendie de l'Université.Une pointe est poussée chez M.le Prof.Bernier, où la bactériologie a pour logement une salle immense, bien éclairée, avec une instrumentation et un équipement suffisants.De là, nous envahissons \u2018\u201cbravement ce que l\u2019on peut appeler un soupcon de ménagerie où sont enfermés les animaux à avenir pathologique.Vient ensuite la physiologie remplie d\u2019instruments tous plus \u2018compliqués les uns que les autres avec, y annexé, un amphithéâtre \u2018superbe où se donnent les cours.De là nous plongeons au sous-sol, au Royaume des Morts.Grands coffres doublés de coton \u2018paraffiné avec, au fond, de l\u2019alcool de bois, 82 L'UNION MÉDICALE DU CANADA le tout servant à la conservation de ceux qui, un jour, naquirent, souffrirent, rirent et qui aujourd\u2019hui auront comme destinée dernière le dépècement et le fouillage attentif des moindres recoins de leur être inanimé par les avides des sciences positives.Plus loin, contenant de l\u2019acide phénique, de grands bassins aux parois de ciment goudronnées.Dans une autre pièce, réfrigérateurs pour donner aux cadavres la consistance voulue pour la pratique des savantes coupes.Au plafond, dans le corridor, est établi un système pour le transport et l\u2019injection des sujets.Votre pardon, Messieurs, pour m\u2019étre attardé un.peu longtemps.dans la description de cette visite ou plutôt de ce passage rapide à travers les innovations dont a été dotée la section de Médecine.Un grand pas a été fait vers la réalisation et la matérialisation de désirs nombreux formulés autrefois.Irons-nous jusqu'à dire qu\u2019il fut bienvenu le feu qui détruisit une partie de notre grande faiseuse d'hommes Canadienne-française.Je serais presque tenté de le faire.Quoiqu'il en soit, constatons que nous à.sommes qu\u2019au début et qu\u2019avec de l'initiative, de la constance et de da patience, avec le concours inlassable de toutes les volontés tendues vers la même fin, nous ne devrons pas nous arrêter, mais continuer opiniâtrement à travailler en faisant nôtre cette devise : EXCELSTOR.\u2018 J.TU.GARIEPY, Secrétaire.x x Xk SEANCE DU 10 JANVIER 1922 Présidence de M.RAOUL MASSON.Le secrétaire donne lecture d\u2019une lettre de la Société Médicale de Chicoutimi, Lac Saint-Jean, où l\u2019on demande la révision du système d\u2019étude de six ans.À cela, M.Lesage réplique, secondé unanimement par les membres présents, et énumère les nombreuses raisons pour lesquelles l\u2019Université de Montréal ne reviendra pas sur sa décision ; et le secrétaire est chargé de répondre.Tien TRAVAUX ORIGINAUX M.LeSage.Double ulcère juxta-pylorique compliqué de perforation, avec autopsie.(Voir plus haut.) 2455 3 - Co i : L'UNION MÉDICALE DU CANADA 83 DISCUSSION M.Marten.11 déclare qu\u2019exceptionnellement le chirurgien a l\u2019oc- \u2018casion d\u2019intervenir efficacement parce que l\u2019ulcéreux de l\u2019estomae lui «est livré in extrêmis.On manque d\u2019expérience pour décider l\u2019intervention qui permettrait de sauver des existences.L\u2019opération, dit le professeur Marien, d\u2019après les rapports du Bulletin de la Société de Chirurgie, donne 75% de guérisons et n\u2019est pas plus grave qu\u2019une appendicectomie pourvu que le malade ait assez de résistance pour säpporter le choc.Les Américains, dont Mayo, assurent une guérison mieux que dans l\u2019intervention pour cancer.Il est logique de conclure que si la maladie est localisée on peut procurer une cure radi- \u2018càle.Le voeù que M.Marien émet est le suivant : que les chirurgiens \u2018aient l\u2019avantage de voir les malades dirigés vers eux par les médecins lorsqu\u2019il y a encore des chances opératoires.C\u2019est le seul traite- \u2018ment.(Voir plus haut).M.Bourgeois.L ulcère de l\u2019estomac appartenait au seul domaine chirurgical il y a quelques années à cause des résultats déplorables du traitement médical.Tl se fait une réaction aujourd\u2019hui, réaction qui a pour chef de file les Mayo et d\u2019autres qui conçoivent certaines \u2018classes d\u2019ulcères comme relevant de la thérapeutique médicale.Ce qui fait la discussion chez les chirurgiens, dit-il, c\u2019est la modalité des interventions.Doit-on faire la résection avec ou sans gastro- -entérostomie, ou la gastro entérostomie seule.Résection oui, quand l\u2019ulcère est localisé; d\u2019une portion de l\u2019estomac et du duodénuin si la lésion est plus étendue.La gastro-entéros- tomie assure une guérison de l\u2019ulcère et une meilleure vidange de l\u2019estomac.En troisième lieu, résection et gastro-entéro-anastomise, ce \u2018deuxième temps complétant le premier.Les résultats sont les mêmes : le' professeur de Quervain est partisan de la résection qui amène la disparition de la portion malade, et met à l\u2019abri des complications dont l\u2019ulcère peptique.| L\u2019objection de la gastro, par les fils non résorbables, tels que soie, \u2018disparaît avec l\u2019emploi du catgut chromé, fil résorbable, qui n\u2019armène pas d\u2019ulcère peptique.' M.Dubé.Il déclare que les résultats du traitement chirurgical sônt meilleurs qu\u2019avec la médecine lorsque les symptômes s\u2019aggravent.\u2018Son opinion personnelle c\u2019est qu\u2019il faut une consultation chirurgicale \u2018devant des symptômes certains d\u2019ulcères de la région pyloro-duodénale. 84 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA L'opération se conduit comme une appendicectomie et la responsabilité.du médecin est allégée.M.Paré.Il faut une association médicale et chirurgicale.Il affirme que l\u2019intervention de quinze heures après la perforation est une hérésie grave car passé la quatrième heure l\u2019issu est fatale.Dans la.chirurgie de guerre de l\u2019estomac l\u2019infection est rapide et le blessé doit.être laparatomisé dans les premières heures sinon inutile est l\u2019opération si l\u2019on attend que la quatrième heure soit écoulée.M.Marien.Cite un cas de traumatisme de la région épigastrique- par ciseaux de menuisier.Quatre perforations de l\u2019estomac, sur les.parois antérieure et postérieure respectivement et deux sur le duodénum.Guérison parce que le blessé est opéré une heure après les blessures.Si l\u2019intervention n\u2019eût pas été aussi rapide, peut-être le traumatisé serait-il passé de vie à trépas.Sur la question des ulcères la technique doit être variée sur les.modes opératoires mais une chose reste, c\u2019est que le traitement médical.doit céder le pas au traitement chirurgical, quand il est inefficace.M.Latreille.Il est très important de mettre à l\u2019avant les autopsies et les observations cliniques des malades.Il est tres difficile de diagnostiquer un ulcère de l\u2019estomac.Aucun symptôme n\u2019est patogno- monique.Il faut faire la différence avec la lithiase, les gastropathies.tabétiques quant à ce qui regarde la douleur.Les vomissements de sang, varices de l\u2019oesophage, gastrite alcoolique, exculteratio simplex de Dieulafoy, même l\u2019ulcère de Cruveilhier.L\u2019ulcère n\u2019est pas toujours unique, il est parfois double.La conclusion c\u2019est que l\u2019ulcère de l\u2019estomac doit être étiqueté: gastrite parenchymateuse ulcéreuse.M.LeSage.Dans le cas cité, il.n\u2019a pas préconisé l\u2019opération plus.tôt parce qu\u2019il n\u2019y avait pas de signes d\u2019aggravation locale.L\u2019altéra-: tion générale des traits seule a fait diriger le malade vers le chirurgien.La chute brusque de la température et la rapidité du pouls ont fait penser à une perforation.Vu l\u2019état lamentable du patient, au début, il voulait le stimuler avant l\u2019opération.M.le Président clôt la discussion en félicitant les divers orateurs de la façon instructive dont ils ont traité la question et il souhaite que les professeurs des hôpitaux apportent souvent des pièces.pathologiques pour le plus grand bénéfice des membres de la Société.Médicale. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 85 IL.M.À.Léger.Le diabète sucré.Etude physiolagique, clinique et thérapeutique, d\u2019après Marcel Labbé.Après avoir signalé l\u2019indécision universelle quant à la question tant controversée du diabète sucré, le rapporteur, se basant sur les études de Marcel Labbé, la divise en deux grandes classes : , 1.) Diabète sans dénutrition, | 5 2.) Diabète avec dénutrition, selon qu\u2019il y a tout simplement vice de métabolisme hydrocarboné, onu bien qu\u2019il s\u2019ajoute des altérations sérieuses dans le métabolisme des graisses et des matières azotées.Cette classification basée sur l\u2019étude physiologique des bilans est tout à fait clinique et tout en n\u2019excluant pas les formes spéciales qui sont des variétés et qui relèvent d\u2019une thérapeutique spéciale (telles les formes endocriniques, syphilitiques ou autres) elle ouvre au thérapeute des voies toutes nouvelles et jusqu\u2019à présent insoupçonnées.Le rapporteur conclut en rendant hommage à Labbé pour sa large contribution au problême du didbète sucré.(Sera publié plus tard.) DISCUSSION M.Dubé.La pathogénie relève de causes multiples.La question de l\u2019hérédité est réglée tout comme l\u2019arthritisme.Ce qui seul est transmis est une prédisposition.On ne naît pas diabétique, on le devient.Sédentaires tels les notaires, avocats, curés, médecins, en un mot les professionnels.Le diabète amène la tuberculose.Importance de rechercher le Koch dans les crachats.Réveil de la tuberculose de l\u2019enfance.Tels furent les différents points soulevés par M.Dubé.M.Asselin.Que le système nerveux soit en quelque sorte le régulateur de la formation du sucre dans le foie est mis en évidence par les troubles amenés par les lésions pathologiques expérimentales, ou par les troubles psychiques.Mais cette action régulatrice de la formation sucre par le système nerveux est-elle dûe à une action directe, par action du système nerveux sur la cellule hépatique elle-même, ou ne action indirecte par action du système nerveux sur les glandes à sécrétions internes ?Ce point est encore discuté.L\u2019on est porté à croire que la sécrétion de la surrénale agit comme excitant de la cellule hépatique forçant à transformer le glycogène en = .56 L'UNION MÉDICALE DU CANADA glycose, tandis que le pancréas, par sa sécrétion interne modère ou règle l\u2019activité cellulaire hépatique.c \u2019est-à-dire que le pancréas a une action régulatrice sur cette fonction.: L'hyperglycémie et conmie conséquence la glycosurie peut être due.1) au défaut d'activité fonctionnelle de la cellule hépatique; 2) au changement trop rapide ou en trop petite quantité du glycogène en glveose.(Troubles nerveux.glandes surrénales en état de suractivité) ; 3) Oxydation incomplète du sucre dans les muscles surtout due au manque d'enzymes ou.d\u2019hormone paneréatique pour activer l\u2019oxydation.M.Latreille.Cite Bouchardat qui dit: Comme régime, ce que vous voudrez, mais réduisez la ration alimentaire globale.T1 passe en revue les différents systèmes : Allen, Van Noorden.11 rapporte qu\u2019au Congrès de Wiesbaden- on adopta une sorte d\u2019éclectisme.Et, finalement, tout ça pour revenir au régime établi par Bou- chardat.Et en passant M.Latreille rappelle une déclaration de Paul Delbet à savoir que c\u2019est une erreur de vouloir faire disparaître totalement le sucre des urines des diabétiques devant être opérés.ceux-ci offrant plus de résistance que ceux-là.Et la séance est\u2019 levée.| J.U.GARIEPY.\u2018Le Secrétaire : Société Médicale des Trois-Rivières Réunion du comité pour l\u2019étude du charlatanisme Le Comité nommé pour poursuivre l\u2019étude de la question du Charlatanisme s'est réuni le 12 janvier pour prendre connaissance dé la correspondance reçue par le secrétaire et aviser aux décisions à prendre.La circulaire datée du 28 octobre dernier a été adressée aux 70 médecins des Comtés de Nicolet, Ma*kinongé, St-Maurice et Champlain, ainsi qu\u2019aux 31 membres réguliers de la Société Médicale des Trois-Rivières.En date du 12 décembre dernier, le secrétaire a écrit de nouveau aux 70 médecins des comtés pour leur demander \u201c de hater leur réponse.De l\u2019examen de la correspondance reçue, il résulte: 10) Que 17 médecins de la campagne ont répondu: 20) Que deux de la ville des Trois-Rivières ont répondu en outre des cinq qui forment le Comité.De cette correspondance se dégage Ja conclusion que quatorze (14) charlatans (rebouteurs ou soigneurs) exercent leur métier dans notre région.Ce sont par ordre de notoriété : M.Fiset, de Ste-Anne de la Pérade.Clovis Hébert; de Mont Carmel.Pierre Delcourt, de Maskinongé.Cvrenne, fils, de Bécancour.Elzéar Goyette, de Ste-Geneviève, qui possède un spécifique contre le rhumatisme.François Neptune, de Bécancour.Joseph Arsenault, surnommé le Docteur Sauvage, de St-Paulin.Dame Félix Lacombe, accoucheuse, St-Paulin.Dame Vve Rocheleau, du Cap de la Madeleine, qui guérit le beau mal avec un oignon.Dame Philippe Héroux, de St-Louis de France.Dame Réné, de St-Léonard.Alfred Jaèques, de Ste-Cécile. 88 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Philippe Marcellin, de Ste-Cécile.J.Provencher, colporteur, de Gentilly.Outre cela, des confrères de Grand\u201dMère se plaignent des nurses et de médecins américains au service de la Laurentide Paper Co.Ces médecins et nurses font en cette localité: \u201cA general Health Survey of the pace\u201d.Cette dernière particularité cadre avec le® plaintes faites à la Société Médicale des Trois-Rivières au sujet de certaines gardes-malades.En plus, presque tous les médecins dénoncent vertement la vente des remèdes patentés et autres par les marchands qui, pour pousser la vente, font très souvent acte de médecin en questionnant leur* clients.Comme conclusion à cette réunion, le Secrétaire est autorisé d\u2019écrire aux confrères qui ont correspondu avec la Société pour leur demander de lui fournir, aussitôt que faire se pourra, les données de cas concrets de pratique illégale, afin de faire prendre des procédures par le Collège, avec la condition expresse que les noms des médecins resteront inconnus.Et le Comité s\u2019ajourne sine die.Omer E.DESJARDINS, M.D.Secrétaire.x *%* # Réunion du 15 décembre 1921.Présidence du Dr J.H.Leduc.Le procès-verbal de la dernière réunion, ainsi que celui de la réunion spéciale à l\u2019occasion de la mort du Dr.E.M.Gervais, sont lus et adoptés.La causerie mensuelle est faite par le Dr.George Godin, oculiste, qui parle \u201cdu S\u201cymptôme inflammation dans quelques maladies de l\u2019oeil\u201d.Le Dr.Aug.Panneton, oculiste, félicite le conférencier et insiste sur l\u2019inflammation de l\u2019ophtalmie purulente des nouveaux-nés et souligne que maintenant il n\u2019emiploie l\u2019argyrol qu\u2019à 20%.Les Drs.DeBlois et O.Tourigny ajoutent quelques mots.Ce dernier fait remarquer que lorsqu\u2019il étudiait la médecine, c\u2019était un vieux qui enseignait et que maintenant qu\u2019il a vieilli, c\u2019est au tour d\u2019un jeune de lui faire connaitre ce qu\u2019est inflammation \u2018da-s \u2018es maladies de l\u2019oeil.Le L'UNION MÉDICALE DU CANADA 89 Le Dr KE.F.Panneton soulève la question de l'allaitement maternel des bébés.Pour lui, l'allaitement maternel a diminué de 25% à 40 (© durant les quarante dernières années.Il se demande à \u2018quoi attribuer cette diminution et quels moyens possèdent les méderins pour enraver cette diminution.Il lui semble que les quelques moments qui suivent immédiatement l'accouchement, sont les instants les mieux appropriés où le médecin peut donner à sa patiente des conseils sur les devoirs de la maternité.Le | Quant aux femmes dont la sécrétion lactée fait défaut, il dit que les remèdes vantés comme galactogènes ne valent à peu près rien, et il suggère à ses confrères de l'aider à solutionner ce problème en répondant aux trois questions suivantes : 1 I.D'après votre expérience l\u2019allaitement maternel a-t-il diminné \u2018et à quel chiffre estimez-vous cette diminution ?| OY Quelles en sont les causes | 3.Quels sont les meilleurs moyens à prendre pour enrayer cette diminution ?a | Le Dr.\u20ac.DeBlois, n\u2019avant pas fait d\u2019obstétrique depuis nombre d'années, se contente de souligner les données générales du problème.II sait, par ouï-dire, que l\u2019allaitement maternel diminue considérablement dans les villes.A cela il y aurait plusieurs causes, entr\u2019autres les exigences mondaines.Une espèce d\u2019atavisme entrerait aussi en ligne de compte; quand une mère n\u2019a pas nourri, la fille, devenue mère, ne nourrirait pas à son tour.L'ignorance es éléments de l\u2019hygiène contribuerait beaucoup à produire ce résultat : dans les couvents pas assez d'aération, pas d\u2019exercices physiques, ce qui contribuerait à ne former que des femmes débiles, incapables d\u2019allaiter leurs enfants.Comme moyen à prendre pour enrayer cette diminution de l\u2019allaitement maternel, il préconise de vulgariser les connaissances de l\u2019hygiène.Le Dr.O.Tourigny, en ce qui concerne la ville des Trois-Riviè- res, dit que celle-ci a passé depuis cinquante ans de l\u2019état de petite vile à l'état de ville bien organisée.II y a cinquante ans, c\u2019était encore les moeurs de la campagne qui prévalaient et l\u2019allaitement maternel se pratiquait plus fréquemment.Aujourd\u2019hui ce sont les moeurs des grandes villes qui prévalent et l\u2019allaitement maternel a tendance à diminuer.Il a constaté que l\u2019allaitement maternel chez la primipare était plus fréquent que chez la multipare.Ce serait dû, en parti du moins, à la misère physiologique de la femme de 90 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA la classe ouvrière.Si l\u2019allaitement maternel diminue, ce serait moins par mauvais vouloir que par incapacité de nourrir les enfants, L\u2019hygiène rendrait d\u2019énormes services en contribuant à former des mères plus en état d\u2019allaiter leurs enfants.Le Dr.Gélinas dit qu\u2019à la campagne les femmes nourrissent en général leurs enfants; que l\u2019allaitement maternel ait tendance à se passer de mode à la ville, c'est probable quoiqu\u2019il ne soit pas en mesure de dire jusqu\u2019à quel point.L\u2019hygiéne, mieux comprise et mieux observée, rendrait service aux mères et aux enfants.Le Dr.J.O.Belisle a constaté que la femme enceinte qui continue à nourrir son enfant s\u2019affaiblit beaucoup et il conseille à ses clientes de cesser cette pratique.Le Dr.A.J.Aubin insiste sur l'importance de régler convenablement l\u2019alimentation des bébés afin d\u2019éviter ces malaises d'estomac et ces vomissements qui portent trop de mères à discontinuer l\u2019allaitement sous le faux prétexte que leur lait n\u2019est pas bon, confondant que l\u2019ancienne théorie de l\u2019accumulation de ce médicament dans l\u2019organisme a moins de partisans qu\u2019autrefois.De nos jours on craint moins les doses massives dès le début, qu\u2019on en prolonge l\u2019usage plus longtemps et qu\u2019on a même aldopté une dose d\u2019entretien, v.g.5 gouttes de digitaline cristallisée (naturelle) deux fois par jour à tous les deux ou 3 jours.Il a même observé des malades qui, par inadvertance, ont pris leur cinq gouttes matin et soir durant un mois et 1 ne se sont pas empoisonnés.Le conférencier termine sa causerie par la lecture d\u2019un grand nombre \\d\u2019observations de myocardites, d\u2019eudocardites et de cardio- rénaux.Il ne faudrait pas croire à la lecture de ce qui précède que le Dr.Dubé s\u2019est contenté de nous donner des têtes de chapitre.Loin de là: chaque article mentionné a donné lieu à des développements intéressants et pour chacun d\u2019eux s\u2019était l\u2019exposé de l\u2019enseignements des grandes universités d\u2019Europe et des Etats-Unis; c\u2019était une mise au point des idées aujourd\u2019hui admises par tous les maîtres qui s\u2019occupent de cardiologie.Ca été, tout le long d\u2019une causefie intéressante, une pensée claire revêtue d\u2019une phrase sans recherche.mais dont le naturel le disputait à la précision.Bref, ce fut'deux heures et demie durant, un régal scientifique qui nous portait à regretter quelque: peu d\u2019avoir vieill}'et\u201d&e n\u2019être plus à même de suivre les cliniques de l\u2019Hôtel-Dieusde'Montréal.bi L'UNION MÉDICALE DU CANADA or M.le Docteur Achpise se dit heureux d\u2019avoir entendu le conférencier, Docteur de la Faculté de Médecine de Paris.Il fait en quelques phrases une revue de tout le travail accompli par l\u2019Eccle Française dans le domaine de la cardiologie.Il a un souvenir ému pour les hommes célèbres que furent Potain, Durosier, Roger, Hu- chard, et parmi les plus jeunes, Vaquez, Lion, Martinet et Ribière.Il s\u2019arrète ensuite sur les indications et les contre-indications du traitement digitalique dans les différentes affections cardiaques.En termes choisis le Docteur O.Tourigny se fit l\u2019internprète de- tous les membres de la Société pour remercier le Docteur Dubé de la très intéressante causerie qu\u2019il venait de faire devant la Société Médicale des Trois-Rivières, et note avec justesse que les absents regretteront de n\u2019avoir pu être présents.Plus jeune de quelques années que le Docteur Dubé, il a suivi la carrière du conférencier et depuis longtemps a remarqué la marche ascendante du Docteur Dubé.- vers les sommets dont parlait le Docteur Bouchard en présentant le conférencier.Au nom de ses confrères.il assure le Docteur Dubé que ses enseignements seront mis en pratique.M.le Docteur Dubé, qui est Président du prochain Congrès des: Médecins de Langue Française, congrès qui sera tenu à Montréal en septembre prochain, nous entretient quelques instants de ce sujet.Il dit que les médecins de Montréal se sont déjà réunis pour arrêter les préliminaires de ces grandes assises médicales et nous fait part des projets actuellement à l\u2019étude: Séances de cliniques dans les divers hôpitaux de la métropole dans la matinée; dans l\u2019après- midi séances des sections et ensuite réunions plénières; réceptions et banquet traditionnel.Il y aura une section des intérêts professionnels où les médecins pourront exposer leurs doléances.Il invite d\u2019nres.et déjà les membres de la Société Médicale des Trois-Rivières à contribuer par la préparation de travaux scientifiques, à faire de ce congrès un congrès pratique et invite tous les médecins à y assister.La Société endosse les vues du Président du Congrès et sera heureuse de faire sa quote-part pour en assurer le succès.Omer E.DESJARDINS;'M.D.Secrétaire.so Le tte VEE Liar \u201892 L'UNION MÉDICALE DU, CANADA Séunce du 19 janvier 1922.Présidence du Docteur J; H.Leduc.L'Exécutif de la Société a voulu inaugurer la série des causeries mensuelles de la Société en invitant un conférencier.de l\u2019extérieur, er: vertu du, privilège octroyé par le Collège des Médecins.A l'heure réglementaire, plus de la moitié des.membres de la Société sont rendus au lieu de la réunion.En outre, MM.les Docteurs H.Trudel, de St- Grégoire, J.Garceau de Shawinigan Falls et F.Paquin, lc Grand\" Mére étaient rendus a l'invitation.Le precès-verbal de la dernière réunion mensuelle et le procès- verbale de la réunion spéciale du Comité formé pour l\u2019étude de la \u2018question du Charlatanisme sont lus et adoptés.Le Secrétaire lit une communication de la Société Médicale de Chicoutimi et Lac St-Jean re: curicullum des études médicales.Le secrétaiée attire l\u2019attention des membres sur le fait que les gardes- malades sont à présenter un bill spécial à la législature.11 souligne \u2018que cetté question des gardes-malades a déjà été soulevée devant la Société, et il lit un paragraphe de l\u2019opuscule du Registraire: \u201cLe Charlatanisme au flambeau de la loi\u201d, qui traite de cette question.Il s\u2019est enquis auprès du Régistraire pour savoir si l\u2019Exécutif du Collège allait s'intéresser à ce bill; il donne lecture de la réponse \u2018du Registraire.| | M.le Docteur ('.A.Bouchard propose et il est résolu qu\u2019une réunion spéciale soit convoquée la semaine prochaine pour prendre des décisions sur la question du cours d\u2019études médicales, le charlatanisme et les gardes-malades.M.le Président invite le Docteur Bouchard a présenter le con- \u2018férencier M.le Docteur J.E.Dubé, professeur de l\u2019Université de Montréal.Le Docteur Bouchard fait remarquer que c\u2019est à la dernière minute qu\u2019il a été prié de remplacer le Dr.Darche, indisposé, et qui devait faire, avec le talent qu\u2019on lui connait, la présentation du conférencier.Il a accepté et demande l\u2019indulgence de ses confrères, vu qu\u2019il n\u2019est guère habitué aux \u201cPrésentations\u201d, étant \u2018donné que ca fait près de dix ans qu\u2019il n\u2019a pas fait d\u2019obstétrique.D\u2019un \u2018autre côté! s\u2019est encouragé quand il a reconnu qu\u2019il avait affaire à une \u201cPrésentation du Sommet\u201d; et il explique et démontre que le \u2018conférencier du jour est en quelque sorte un sommet dans la profession et que certainement il a atteint au sommet de la science.L\u2019o- Tateur fait mention d\u2019une qualité reconnue par tous à M.le Dr.Dubé : . L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 93.sa grande mansuétude pour les malades.Malade lui-méme, il a connu la souffrance morale et physique et par la suite il a éprouvé et manifesté beaucoup de sympathie pour le malade.Il termine en.souhaitant la plus cordiale bienvenue au Docteur J.E.Dubé, et exprime la satisfaction de tous d'avoir l\u2019avantage de l\u2019entendre ce soir.M.le Docteur Dubé remercie le Docteur Bouchard pour ses paroles de bienvenue et dit que c\u2019est avec empressement qu\u2019il a accepté l\u2019invitation que lui faisait le Secrétaire de venir rencontrer les médecins des Trois-Rivières et des environs.Il a des paroles aimables pour la Société Médicale qui groupe des travailleurs et, encourage les membres à persévérer dans ces bonnes dispositions, \u2018puis il annonce qu\u2019il va parler \u201cdu traitement du cardiaque\u201d.\u2014Le Secrétaire croit devoir ouvrir ici une parenthèse et déclarer que c\u2019est avec crainte qu'il entreprend de rédiger un compte-rendu de cette importante causerie.Toujours soucieux de l'exactitude, il voudrait faire un résumé exact, complet et qui rendrait justice à la réputation de M.le Docteur Dubé.S\u2019il se glisse quelque erreur ou quelque inexactitude, il ne faudra pas lui en tenir un compte trop sévère.La cardiologie forme un chapitre très important dans l\u2019étude de la science médicale.Depuis le moment où on a pensé d\u2019appliquer une oreille sur une poitrine pour rechercher ce qui s\u2019y passait, depuis ce moment l\u2019étude des lésions cardiaques a fait de très grands progrès.M.le Docteur Dubé fait une mention toute spéciale de l\u2019E- cole Française avec Potain-Durosier, Vaquez-Martinet et autres, tous cardiologues réputés qui ont fait de très intéressants travaux.Il souligne avec beaucoup de délicatesse, mais en y insistant tout de m|me, sur la négligence, commune à beaucoup de praticiens, de mettre leur oreille sur la poitrine de leurs clients dès que le moindre symptôme les y invite.De là des erreurs de diagnostic regrettables et, par voie de conséquence, une thérapeutique erronnée et souvent nuisible au malade.Il faut donc examiner le coeur de nos malades.Sans refaire en détail l\u2019anatomie du coeur, lé conférencier insiste sur la description de cette bandelette neuro-musculaire nommée le faisceau de His et qui, aujourd\u2019hui, est reconnue jouer un rôle si important dans la pphysioïogie et la pathologie du coeur.TI passe ensuite aux divers modes d\u2019examen du coeur: inspection, palpation, auscultation; examen dw epouls.Il parle de I\u2019extimen au sphygmo- manometre, les tracés du sphygmographe et plus récemmient du polygraphe et de l\u2019électro-cardiographie: Tl montre les avantages de. :94 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA la radioscopie et de la radiographie dans l\u2019examen du coeur et, récemment aussi, la téléradiographie et enfin l\u2019orthodiagram.L'orateur passe en revue l\u2019endocardite d\u2019abord et nous parle de ses causes les plus fréquentes: le rhumatisme inflammatoire, la scarcatine, la syphilis et les autres infections aiguës ; 1l parle des lé sions valvulaires consécutives, de la myocardite et de la péricardite, toutes lésions qui peuvent se présenter séparément chez un malade, \u2018mais qui peuvent aussi s\u2019associer entre elles chez le même malade.En passant, le conférencier, ayant dit que les maladies éruptives (le l\u2019enfance sont très fréquemment causes de lésions cardiaques, note que l\u2019inspection scolaire devrait se faire dans les villes, car C\u2019est le meilleur moyen de dépister les foyers de maladies contagieuses et, partant, d'enrayer les épidémies et par conséquent de diminuer le nombre des personnes qui seront atteintes par les complications de ces maladies.* Le conférencier fait la description du cardiaque aux diverse: phases de la maladie: coeur compétent (ou coeur compensé) et coeur incompétent (ou coeur non compensé).Ensuite il décrit les formes \u2018diverses d\u2019arythmie et dit en passant qu\u2019à chaque fois que l\u2019on voit \u2018dans une revue un article traitant de l\u2019arythmie, l\u2019on devrait s\u2019y ar- \u2018rêter sérieusement.Il décrit la tachycard.e paroxyslique, la dissociation auriculo-ventriculaire ou blocage du coeur, quand le faisceau de His, altéré par une gomme syphilitque ou une plaque de sclérose, ne transmet qu\u2019imparfaitement le stimulus de l'oreillette au vent-i- \u2018eule: il parle du pouls alternant et de l\u2019arythmie perpétuelle.Le conférencier décrit l\u2019état d\u2019hypoasystolie, d\u2019asystolie.le car- dio-rénal et le cardio-pulmonaire.Il mentionne et insiste sur les procédés d'examen usités chez ces malades: la constante d\u2019Ambard, Pépreuve de la perméabilité rénale, par l\u2019injection de sulphophé- nolphtaléine, la pression artérielle fréquemment prise.Puis il passe à la thérapeutique du cardiaque, soit à l\u2019état compétent, à l\u2019état d\u2019hy- poasystolie et a la période d\u2019asystolie.Il donne les préceptes admis de nos jours au sujet de l\u2019alimentation de ces malades à ces divers \u201cétats et, pour un, ne recommande pas le fameux régime lacté en permanence.Il se déclare même partisan du régime carné en temps et lieu, dosé et varié suivant l\u2019état du malade.Il décrit sommairement les divers meyens préconisés pour traiter les symptômes; oedême des membres, mouchetures, ou mieux, \u2018longues épingles à chapeau, stérilisées et introduites sous la peau: L'UNION MÉDICALE DU CANADA 95.oedéme pulmonaire, saignée, ventouses; hydrothorax et ascites, ponctions.Puis il en arrive à la partie médicamenteuse du traitement: spar- teine, strophantus et ouabaïne, digitale et digitaline, nitroglycérine et nitrite d\u2019amyle, scille et théobromine.Chacun de ces médicaments a des indications particulières, mais celui qui est le plus fréquemment employé et qu\u2019il faut savoir manier, c\u2019est la digitale et ses dérivés.Au sujet de la digitale et de la digitaline, le conférencier dit ainsi les effets avec la cause, incriminant le lait lui-même alors que c\u2019est le mode d'allaiter qui est défectueux.Un allaitement à heures.réglées et non en trop grandes quantités, voilà une réforme importante à réaliser.Dans certains cas, il faut même enseigner aux mères certains trucs pour faciliter l'allaitement.Le Dr.O.Desjardins fait remarquer, à l'encontre des opinions précédemment émises, que si c\u2019est à la campagne que la femme T-ra- tique le plus l\u2019allaitement maternel, c\u2019est que les femmes y sont plus robustes.Mais si, en général, elles y sont plus robustes, ce n'est certes pas parce que l'hygiène y est plus connue et ses règles mieux observées: loin de là.Tout le monde connait les conditions de vie ordinaire à la campagne : familles nombreuses, entassées dans des habitations plus ou moins saiubres, comme l\u2019a démontré un jour le Dr.E.Nadeau de Québce, habitations où l\u2019air ne pénètre que parcimonieusement de la St-Michel au mois de mai, où la propreté est relative et néanmoins la femme y jouit d\u2019une bonne constitution.S\u2019il en est ainsi, c\u2019est qu\u2019à la campagne l'on a conservé religieusement les habitudes ancestrales d\u2019une vie réglée, sans grands abus.On s\u2019y couche tôt, on s\u2019v lève de bonne heure ; les travaux de la ferme donnent à la femme un exercice naturel qui n\u2019a rien de comparable aux sports des villes En résumé, la vie à la campagne est moins tourmentée.Comme remède, il suggère l\u2019éducation à faire, afin de revenir à nne vie se rapprochant de celle de la campagne.Il a travaillé à vulgariser les règles de l'allaitement maternel en distribuant à ses clientes le tract intitulé: \u201cSauvons nos enfants\u201d, publié par le Conseil d\u2019Hygiène de la Province.Le Dr, R.Beaudry ne veut rien ajouter à ce qui a déjà été dit, mais il émet l\u2019idée qu\u2019à une autre réunion l\u2019on complète cette étude par l\u2019étude de l'allaitement artificiel.Il félicite le Dr.E.F.Panneton d'avoir provoqué cette intéressante discussion.Le Dr.Auguste Panneton n\u2019intervient pas dans la discussion. \u201c96 L'UNION MÉDICALE DU CANADA à titre d\u2019oculiste, mais comme père de famille.Le Docteur recherche surtout quelles sont les causes qui font que plusieurs femmes de la classe aisée, pouvant se donner tous les soins hygiéniques voulus, s\u2019abstenir de tout travail épuisant, menant une vie calme, douées par ailleurs de fortes constitutions et désireuses de donner à leurs enfants le meilleur d\u2019elles-mêmes, en sont néanmoins empêchées par défaut de sécrétion lactée dès le 2ème ou 3ème mois de la lactation.Il est ensuite résolu que le Dr.R.Beaudry soulèvera, à la prochaine réunion, pour discussion.la question de l\u2019allaitement artificiel \u2014 après la causerie mensuelle.Omer E.DESJARDINS, M.D.Secrétaire.COMITE D\u2019ETUDES DES ETUDIANTS EN MEDECINE DE L\u2019UNIVERSITE DE MONTREAL Les étudiants en médecine ont fondé un Comité d\u2019études dans le but d\u2019étudier les malades des hôpitaux en commun, en rédigeant les \u2018observations et en les commentant publiquement.Ce but est très louable.La précision, la clarté, la sobriété sont \u2018des qualités qu\u2019on n\u2019acquiert qu\u2019après un long entraînement.Les deux premières séances ont été très animées et très intéres- \u2018santes.Les membres du bureau sont : M.SIMARD, Président.M.GREGOIRE, Secrétaire.Les professeurs encouragent toutes ces initiatives qui indiquent \u201cchez les élèves une activité intellectuelle de bon augure. BIBLIOGRAPHIE Causerie sur l hygiene (1) : AVANT PROPOS Le titre de ces pages est choisi à desséin.Leur ensemble n'est ni un manuel, ni un traité technique d'hygiène générale.Ce sont des causeries destinées d\u2019abord à des auditoires de jeunes gens et de jeunes filles dans les maisons d'éducation.L'auteur les a conçues pourtant de manière à rendre service aux mères de famille, aux chefs et aux directeurs d\u2019exploitation, d'industrie, de chantier, et à quiconque a le souci de sa santé et de celle d\u2019une collectivité quelconque.On remarquera aussi que cet ouvrage n'est pas un manuel de médecine pratique ni un formulaire pour les cas de nécessité.Le champ de Phygiène est assez vaste pour qu'elle n\u2019ait besoin d'emmié- ter sur aucun autre.Elle suffirait à alimenter des travaux bien autrement étendus que celui-ci.| | Le but spécial qu'on s\u2019est proposé en publiant ces pages, c'est de participer à la grande campagne d'hygiène conduite par le Conseil suvérieur d'hygiène de la province de Québec, sous les auspices et avec l\u2019appui cfficace du gouvernement provincial.Cette camma- gne, menée avec le tact et la mesure indispensables à ces sortes de choses, vient à son heure en raison des perturbations occasionnées par l\u2019après-gwerre.Les efforts se concentrent à Pheure actuelle sur tros des points les plus faibles, la tuberculose, la mortalité infantile et les maladies vénériennes.Cette restriction ne doit pas empêcher l\u2019attention de se tourner vers l\u2019étude et l\u2019enseignement de l'hygiène générale.C\u2019est le pourquoi de la présente publication.Etablir des hôpitaux et des dispensaires; fournir gratuitement ou à des prix modérés les consultations, les médicaments, les seconrs cliniques et chirurgicaux ; prévoir l\u2019isolement et le traitement approprié des contagieux; veiller à l\u2019entraînement de spécialistes, de gar- de-malades compétents ; établir des tournées régulières d\u2019inspection et de conférence : assurer l\u2019efficacité des services publics de distribu- (1) Nous sommes heureux de pouvoir donner l\u2019Avant-propos du livre- du Dr Palardy, qui paraîtra bientôt \u2014N.D.LR. \u201898 L'UNION MÉDICALE DU CANADA tion d\u2019eau, d\u2019égoûts, de stérilisation des déchets, d\u2019entretien de la voirie, ete\u2026 tout cela fait partie assurément d\u2019une organisation sani- \u2018taire intelligente et pratique.Pourtant, ces mesures n\u2019ont sur la santé publique qu\u2019un effet relatif et transitoire.Elles courent même le risque, étant donné leur caractère nécessairement coercitif, d\u2019effaroucher une opinion ignorante ou ombrageuse, qui est disposée à ne voir que le côté pénible des règlements et non leur utilité.Pour assurer à une campagne d'hygiène sa pleine et bienfaisante valeur, il est indispensable de recourir à l\u2019éducation : éducation par le tract, par la brochure, par la circulaire ou l\u2019affiche, par la conférence, par les projections et le cinéma.Il y faut un enseignement méthodique, donné aux jeunes générations, et d\u2019une forme assez attrayante pour graver dans leur esprit les notions d\u2019hygiène et les \u2018engager à les employer en toute circonstance.À ce prix seulement, l\u2019hygiène pénétrera dans tous les milieux, Peu à peu, imprégnant notre vie nationale avec autant de vigueur que les autres connaissances, inspirant et régissant nos actes et nos moeurs, nous débarrassant enfin d\u2019un état sanitaire défectueux, elle \u2018contribuera largement à notre force et à notre prospérité.C\u2019est ce qui a été parfaitement compris en haut lieu chez nous.\u2018C'est à cette saine compréhension que nous devons non seulement les mesures générales qui placent notre province au rañg des pays \u2018où la courbe sanitaire est la plus encourageante, mais encore la tendance à rendre l\u2019enseignement de l\u2019hygiène général dans nos écoles primaires, nos institutions secondaires ou spéciales, même nos universités.Les causeries qu'on va lire font, elles aussi, partie de ce mouvement.Elles ont subi l\u2019épreuve de l\u2019enseignement.Elles se présen- \u2018tent, groupées en volume, avec la seule ambition d\u2019être utiles aux maîtres et aux maîtresses qui se soucient de mettre la science hygiénique à la portée de leurs élèves.Elles sont écrites avec la préoccupation de ces auditoires moyens \u2018et des milieux canadiens-francais auxquelles elles sont destinées.Aucune terminologie trop technique, aucune notion trop difficile n\u2019y ont trouvé place.Les questions spéciales, qui supposent des audi \u201ctoires particuliers, ont été groupées en un supplément.Bien qu\u2019elles ne fassent pas un appel direct à l\u2019idée religieuse, \"elles se refusent à l\u2019ignorer et la supposent connue.Elles ont été L'UNION MÉDICALE DU CANADA 99 soumises à des jugements d'une sûreté indiscutable en matière scientifique, pédagogique et religieuse.Les autorités civiles compétentes ont bien voulu aussi les approuver et les encourager.Fort de ces appuis, l\u2019auteur les présente avec confiance au publie, dont la sanction est la seule définitive.l\u2019auteur tient à remercier les différentes personnes qui ont bien voulu l\u2019aider de leur expérience et de leurs conseils.Ces remerciements vont particulièrement à M.L.-E.Bernard, homme de lettres bien connu, et à M.le Chanoine E.Chartier, vice-recteur de l\u2019Université de Montréal, qui ont revisé la rédaction de cet ouvrage avec compétence. BIBLIOGRAPHIES TRAITE DE PATHOLOGIE MEDICALE ET DE THERA- PEUTIQUE APPLIQUEE \u2014 Publié sous la direction de Jmile SERGENT), Membre de l\u2019Académie de Médecine, médecin de la Charité; L.RIBADEAU-DUMAS, Médecin des hôpitaux; L: BA- BONNEIX, médecin des hôpitaux.Tomes V et VI \u2014 NEUROLOGIE \u2014 Tome V par Pr.Marie.Foix, Regnard, André Thomas, Serazy, Mme Dejerine, Gauckler, Stéphen Chauvet, Guillain, Babonneix, U.Voisin, Laignel-Lavas- tine.In-8, 1921, 93 figures: 30 fr.Tome VI par Froment, Sicard, Tinel.Lhermitte.Crouzon, G.-A, Weill, Souques, Chatelin, R.Voisin, Clovis Vincent.Roussv, De Martel.In-8, 1921, 115 figures, 3 planches en noir, 1 planche couleurs.35 fr.A.MALOINE & Fils, Editeurs, 27.rue de l\u2019Ecole-le.Médecine, Paris.On sait l'importance qu'ont acquise, dans le cours de ces der- nieres années, les questions neurologiques: aussi comprend-t-on que les Directeurs du Traité aient crw devoir leur consacrer deux tomes entiers, ct en confier la rédaction à des spécialistes dont le nom fait autorité.Le Professeur P.MARIE a bien voulu se charger des Généralités; Pun de ses meilleurs élèves, M.FOIX.a rédigé ensuite les Maladies du Cerveau, y compris deux questions toujours d\u2019actualité : l\u2019Anhasie et l\u2019Encéphalite léthargique.A M.REGNARD a été dévolue la tâche die présenter aux lecteurs les Syndrômes pédoncu'nires, cérébelleux, protubérantiels et bulbaires.Viennent ensuite un substantiel article de M.SEZARY sur la Moelle; une excellente mise au point des Radiculites, par Mme DEJERINE et M.GATCKLER, et une étude complète des Méningiles, par MM.St-CHAUVET, BAUR, GUILLAIN, BABONNEIX ct R.VOISIN.Deux cha- mitres complètent le premier tome: l\u2019un relatif à l\u2019Kmilepsie, dû à la collaboration de MM.LAIGNFI-LAVASTINE et VOISIN, l\u2019autre de ce dernier, sur les Atrophies ct les Hypertrophirs musculaires.Le deuxième débute par une magistrale étude des Affections des Nerfs; Néwralgies par M.J.-A.STCARD, dont les travaux sur 0% jet fort.autorité; Paralysies, par M.J.FROMENT, auquel la érience est redeyable de tant de précieuses acquisitions; Tumeur « des nerfs et.Polynér rives par M.TINFL, ancien chef de laboratoire du professeur DEJDRINE.C\u2019est encore à Lun des élèves de ce maî- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA * 101 tre regretté, M.André Thomas, qu\u2019est revenu l'honneur de nous exposer la question des Tumeurs cérébrales, si complexe et si passionnante.M.LHERMITTE, dont tout médecin, même non spécialisé, connaît les belles recherches neurologiques, traite avec son traditic- nel talent un sujet d\u2019une importance capitale : les Lésions vasculaires du sustème nerveux; M.Clovis VINCENT, l\u2019un des élèves préférés de M.BABINSKI, les Névroses, l\u2019Hystérie et les Troubles physio- pathiques, dont la dernière guerre a montré l\u2019importance et qui ont sou\\evé tant de discussions.De M.CROUZON, un chapitre des plus complets sur les Affections familiales du système nerveux; de M.WEILL, un abrégé très clair des notions indispensables sur les Vertiges; de M.SOUQUES, une mise au point, dont le besoin se faisait vraiment sentir, de la Paralysie agitante.Après quelques pages de M: CHATELIN, sur l'Hématrophie faciale, les Tics et les Spasmes, l\u2019A déno-lipomatose, le volume se termine par une remarquable étude due à MM.LHERMITTE et CORNIL, sur la Neurologie de guerre et par un apercu, par M.de MARTEL, de la Neurologie chirurgicale.Rédigés par les auteurs les plus qualifiés, dans le sens le plus pratique, édités avec luxe et largement illustrés, ces volumes de NEUROLOGIE, que l'on attendait avec impatience, sont certains d\u2019être très favorablement accueillis par le grand public médical. Une préparation suprême et infaillible : SIROP A LA DIONINE-BROMOFORMEE Selon la fameuse formule du vieux Dr.Lachance.Spécifiez la préparation de la Pharmacie Lachance, SEDATIF ET CALMANT \u2014 INSTANTANE ET RAPICAE.Sans aucun effet noscif, momentané ou ultérieur.: INDISPENSABLE pour: coqueluche, grippe, bronchites, broncho-pneumonie ; asthme; laryngites, etc.Peut s\u2019employer seul ou avec un autre médicament, DOSE: Adultes, 1 à Z c.d.3 ou 4 fois par jour; Enfants, c.t.En vente dans toutes les Pharmacies.N.B.\u2014Bouteille originale envoyée gratis à tout médecin sur demande.PHARMACIE LACHANCE 454 Ste-Catherine Est, Tél.Est 3542 MONTREAL.THE DOMINION GRESHAM GUARANTEE AND CASUALTY COMPANY Bureau Chef: 302, rue St-Jacques, Montréal.Nous émettons des POLICES qui couvrent les aceci- dents individuels, la maladie, la responsabilité aux employés, les attelages, les accidents d\u2019ascenseurs d\u2019automobiles.Les vols avec effraction et les garanties de fidélité de toutes sortes.AUX MEDECINS: Nous ofrons une POLICE tout particulièrement attrayante et avantageuse.ECRIVEZ-NOUS.L'EXTRAIT DE MALT (D OW 19 INSISTEZ SUR LE NOM est le tonique par excellence et la meilleure nourriture pour la femme qui allaite, ainsi que pour tous les cas où il faut UNE ALIMENTATION INTENSIVE ET FACILE A DIGERER.NOTA BENE L\u2019Extrait de Malt \u201cDOW?\u201d a été reconnu le plus riche en produits actifs."]
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