L'union médicale du Canada, 1 juillet 1914, Juillet
[" L'UNION MEDICALE DU CANADA Revae mensuelle de médecine et de chirurgie, fondée en 1822.PARAISSANT LE PREMIER DE CHAQUE MOIS.PUBLIEE PAR MM.R.BOULET, M.A.Le SAGE, MM.L.de L.HARWOOD J.E.DUBÉ, A.MARIEN.\u2014_\u2014\u2014 sor \u2014 «au Tout ce qui concerne la rédaction doit être adressé à M.le Dr A.LeSAGE, Rédacteur en chef, 46, Avenue Laval, Montréal.Vol.XLIII ler JUILLET 1914 No 7 BULLETIN L\u2019ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANCAISE DE L\u2019AMERIQUE DU NORD CONGRES DE QUEBEC À la fin d\u2019août, (1) le VIe Congrès des médecins de langue fran- caise de \"Amérique du Nord siègera à Québec sous la présidence du professeur Rousseau.Nos amis de Québec ont travaillé très activement dans le but d'organiser ce congrès sur des bases scientifiques et attrayantes.Nous faisons un appel très chaleureux à tous les médecins, et nous les prions d\u2019adresser à M.le Secrétaire, le professeur Vallée, 22, rue Ste-Anne, à Québec, leur bulletin d\u2019adhésion ainsi que le montant de leur souscription et le titre du travail qu\u2019ils ont l\u2019intention de publier.Le Secrétaire nous informe que nous aurons quatre délégués francais : le Dr Triboulet, notre sympathique ami, dont nous avons conservé le meilleur souvenir, qui représentera la Société de Pédiatrie; le Dr Bardet, délégué de la Société d\u2019Histologie et de la Société de Thérapeutique; le Dr Garnier, médecin des Hôpitaux, (1) Bureau du Congrès : Président, Prof.Rcussean ; Secrétaire-général, Prof.A.Vallée ; Trésorier, Dr A.Lessard. 278 LESAGE délégué de la Société Médicale des Hôpitaux de Paris; le Dr Mercklen.Ces hommes sont connus de tous; cette délégation sera très représentative.Nous leur souhaitons déjà la plus cordiale bienvenue.Nous croyons savoir que le Docteur Bardet, bien connu par ses travaux en thérapeutique et en électricité médicale, fera, à Montréal, sous les auspices de la Société Médicale deux conférences sur les \u201c eaux minérales françaises.\u201d Nous avons donc le devoir de nous organiser au point de vue scientifique.Nous savons que l\u2019accord n\u2019est pas unanime sur l\u2019opportunité de ces congrès ; mais nous croyons, qu\u2019an Canada, ils sont absolument nécessaires, car ils nous permettent de faire, à des époques déterminées, l\u2019inventaire des connaissances médicales utiles à retenir.Un certain nombre ne partageront pas mes vues.Je me permets de répéter, sur ce sujet, ce que je disais en janvier 1913.\u201c De tout temps, ici comme ailleurs, des esprits maladifs attardés en route par des espoirs déçus ou des ambitions démesurées et inassouvies ont insinué que ces congrès étaient aussi inutiles que peu concluants au point de vue pratique; qu\u2019ils mettaient en vedette toujours les mêmes personnalités encombrantes; qu\u2019ils se résumaient en des réunions plutôt sociales que scientifiques et que, pour nous tout particulièrement, ils mettaient trop en lumière l\u2019insuffisance de nos moyens au point de vue des recherches à faire et des travaux originaux à publier.Ce raisonnement équivaut à dire que nos hôpitaux sont remplis de malades dont nous ne pouvons tirer aucun profit pour nous- mêmes et pour les autres; que nos laboratoires sont incapables d\u2019exercer aucun travail de contrôle applicable à la clinique; que les travailleurs et les chercheurs, dont le nombre et l\u2019activité augmentent chaque année, doivent s\u2019immobiliser dans le statu quo, comme les purs scolastiques de l\u2019antiquité envoûtés par les idées rétrogrades d\u2019un passé désuet ; et que nous devons rester indifférents aux problèmes de l\u2019avenir dont l\u2019épais rideau dérobe à notre vue tant de points obscurs malgré les clartés nouvelles du siècle dernier.A chacune de ces affirmations futiles nous pouvons opposer LE CONGRÈS MÉDICAL, DE QUÉBEC 279 des arguments ad rem, la preuve contradictoire et décisive du fait accompli.Ces idées, d\u2019un autre temps, ne devraient plus avoir d\u2019avocats parmi nous, car c\u2019est une chose jugée par les esprits sérieux et clairvoyants qui envisagent l'avenir avec espoir et sérénité, Membres de la grande famille médicale, nous devrions désirer de plus en plus ces grandes réunions et rechercher ces occasions de nous entr\u2019aider en collaborant de notre mieux à l\u2019œuvre commune.Quel est done celui d\u2019entre nous qui pourrait proclamer, sincèrement, qu\u2019il ne retire aucun bénéfice de la fréquentation des Sociétés Médicales ?Celui qui sait tout \u2014 dit Osler \u2014 et ne peut rien retirer de \u201c la fréquentation de la Société Médicale, nous fait penser a ce \u201c spécimen d\u2019avorton humain, l'enfant prématurément sénile, \u201c dont la dégénérescence a ajouté une vieillesse précoce à un corps \u201c d'enfant.\u201d \u2014 Nous pourrions dire la même chose des Congrès qui sont comme la Fédération des Sociétés Médicales.\u2014 \\V'eut-on connaître sur ce sujet, l\u2019expérience du professeur Chauffard, président du Congrès français, à Paris, en octobre 1912?La voici sur quelques points.Après avoir parlé des débuts difficiles de l\u2019œuvre dont le succès en France est dû à la ténacité d\u2019un Mayet et au prestige d\u2019un Potain, il dit: \u2014 \u201c Si les Congrès médicaux ont fait leur chemin dans le monde, ce n\u2019est pas qu\u2019ils n\u2019aient eu et qu\u2019ils ne conservent leurs détracteurs.Que n\u2019a-t-on pas dit des congrès et de leur stérilité scientifique ! Combien de psychologues peu bienveillants n\u2019ont voulu y voir que des occasions de joyeuses réunions, des évasions momentanées en dehors du cercle monotone de la vie professionnelle.\u201c Mais, à coup sûr, ce n\u2019est pas là toute la vérité, et n\u2019envisager nos congrès que sous cet aspect, c\u2019est n\u2019en comprendre ni la vraie nature, ni les profondes raisons d\u2019être, ni les forces vitales qui les animent, ni les nécessités scientifiques et sociales qui les justi- Et plus loin, il ajoute: .\u201c Que voyons-nous autour de nous.Partout des forces, jusque là isolées et presque inconscientes, qui se cherchent, qui se coordonnent, trop souvent, pour s'opposer les unes aux autres, 280 LESAGE Mais en ce qui nous concerne, pour s\u2019unir dans une action commune.Livrés à nous-mêmes, dans notre indépendance salutaire, nous nous sentons diminués et moins agissants ; associés par l\u2019union, nous prenons plus pleinement conscience de nos visées communes et de nos moyens d\u2019action.\u201c Sur le terrain scientifique, nos Congrès sont nos grandes ma- nœuvres, gage de force et prélude de nouveaux progres\u201d.\u2014 Et pour terminer, je cite ce dernier passage: \u201c\u201c .j'irai plus loin, dit-il, et je dirai que certaines questions ne peuvent à un moment donné faire le pas décisif que grâce aux enquêtes collee- tives et aux discussions contradictoires que permettent nos réunions.Souvent, sur de bien graves questions l\u2019opinion médicale hésite longtemps, se réserve, attend dans le doute scientfique jusqu\u2019au jour où la cause est plaidée devant elle.\u201d \u2014 Cette opinion est aussi la nôtre., Nos Congrès ici, ont été les véritables apôtres de la diffusion des sciences médicales et des réformes de toutes sortes.Leur influence devra s\u2019accentuer de plus en plus.À aucune époque nous avons compté autant de sociétés médicales dont l\u2019activité, dans certains districts, est digne des plus grands éloges.Les médecins se connaissent mieux aujourd\u2019hui qu\u2019autrefois ; ils ont plus d\u2019égards les uns pour les autres; ils s\u2019intéressent aux travaux publiés dans les centres les plus importants et ils en bénéficient ; ils en font eux-mêmes qui dénotent un esprit d\u2019observation très averti.Les centres universitaires ont aussi décuplé leurs forces pour perfectionner leur enseignement et pour alimenter ces Congrès.Une belle émulation anime chacun de ses membres.Tous veulent apporter leur pierre à l\u2019édifice qu\u2019ils élèvent lentement sur les frontières des deux générations qui vivent, ici, côte à côte et en bonne harmonie.C\u2019est qu\u2019une seule pensée nous préoccupe, malgré les hésitations des premières heures et les critiques malveillantes de quelques pharisiens égarés sur notre territoire : le progrès.Or, on ne l\u2019ignore plus désormais: \u201c le progrès, disait le professeur Pozzi au Congrès de Montréal en 1904, ne s\u2019accomplit pas par des batailles, mais par les recherches et les découvertes du pionnier et du savant.\u201d LE CONGRÈS MÉDICAL DE QUÉBEC 281 Et à ce propos, il faisait une comparaison élégante empruntée à l\u2019histoire du peuple d\u2019Israël : | \u201c Le prophète Elie, disait-il, avait été poussé par l\u2019esprit de Dieu vers la montagne d\u2019Horeb au lieu même où le Seigneur avait apparu et parlé à Moïse.Elie s\u2019était retiré dans une caverne, et une goix lui dit: \u201c Sors, le Seigneur va passer\u201d! Et voici, dit la Bible, que, devant le Seigneur, pour le précéder, il y eut d\u2019abord un vent violent et impétueux, capable de renverser les montagnes et de briser les rochers ; et le Seigneur n\u2019était pas dans cette tem- péte.Après, il se fit un tremblement de terre; et le Seigneur n\u2019était pas dans ce tremblement.Ensuite, il s\u2019alluma un grand feu; et le Seigneur n\u2019était point encore dans ce feu.Enfin, voici que survint un souffle très léger; aussitôt Elie se couvrit le visage de son manteau, et étant sorti, il se prosterna à l\u2019entrée de la caverne ; car le Seigneur avait passé dans ce souffle à peine entendu.\u201d \u2014 Et il concluait par ces paroles mémorables : * Il en est ainsi du souffle vivifiant et régénérateur, quoique parfois insensible de la science.Il n\u2019étonne pas, il n\u2019éblouit pas, il ne bouleverse pas, à la mianière des guerres et des révolutions ; mais nous l'avons senti passer en nous, et nous savons qu\u2019il transformera le monde.\u201d \u2014 Eh bien, 11 nous anime ce souffle, car depuis longtemps il avait passé en nous, alors que nous étions encore immobilisés dans l\u2019attente d\u2019une mission à remplir.Mais depuis, il a pénétré dans le corps universitaire tout entier, il a chassé les poussières d\u2019un autre âge, il a ouvert la croisée, il a mis du soleil un peut partout, bref, il a vivifié l'atmosphère.Bientôt il soulèvera le toit, car il élève tout ce qu\u2019il anime et rien ne résiste au mouvement qu\u2019il imprime à toute chose.Oui, nous avançons lentement et sans bruit, sur un terrain chaque jour mieux préparé.Nous avons confiance, quoi qu\u2019on dise, car les armes sont perfectionnées de plus en plus et les minutions nous arrivent toujours plus nombreuses par les contributions conjointes du Gouvernement et des municipalités Nous sommes jeunes encore nos débuts sont difficiles à cause des obstacles qui se dressent constamment sur notre route; mais nous devons pour- 282 LESAGE suivre notre route quand même et puiser dans l\u2019unité et la solidité de notre organisation intérieure la force nécessaire pour atteindre notre but.\u2014 Le prochain Congrès devra être pour nous une manifestation publique de cet esprit à la fois doux et fort.N 2 +111 2 \u201d\" © Groupons-nous donc, et à la stérilité d\u2019une critique injuste et malveillante, opposons la fécondité d\u2019un travail utile et \u201c toujours poursuwi ! \u201d \u2014 Ces réflexions sont encore d\u2019actualité.Que nos lecteurs les méditent et s\u2019efforcent de suivre la voie largement onverre.Albert LESAGE.MEMOIRES NOTES DE PRATIQUE.RECUEIL DE FAITS ANATOMO-CLINIQUES, par Eugène LA TREILLE Docteur en médecine de l\u2019Université de Paris.Membre correspondant de la Société Anatomique de Paris, Professeur d\u2019anatomie pathologique à Laval, Médecin et patho oziste de l\u2019Hôtel-Dieu.I.UN CAS DE MÉGACOLON CONGÉNITAL ou Maladie de Tirchsprung (1) La maladie à laquelle //irschsprung de Copenhague a attaché son nom en 1888, et qui est aussi connue sous les appellations diverses de dulatation idropathique du gros intestin, d\u2019ectacolon, de maladie de Mya, de colonectasre, de dilatation congénitale et hypertrophique du gros intestin, ete., n\u2019est pas une maladie \u2018nouvelle, ni même une maladie rare; et pour qui voudrait s\u2019en convaincre | (1) Observation clinique, spccimen pathologique et préparations histologiq ues présentés à la Société médicule de Montréal.Séance du 5 Mai 1914, UN CAS DE MÉGACOLON CONGÉNITAL 283 il suffirait de jeter un coup d\u2019œil sur l\u2019importante revue générale de toute la question que viennent de faire Vernejoul et Jean Sedan de Marseille (28 mars et 4 avril 1914), dans la Gazette des hôpitaux de Paris.D\u2019après ces auteurs, le premier cas de mégaco- lon publié daterait du 17e siècle (Obs.de Ruysh: \u201c enormis intes- fim coli dilatation \u201d rapportée par Jayle dans \u201c La Presse médicale, en 1909) ; et, seulement depuis 1907, pas moins de 132 auteurs de différents pays auraient écrit sur la question, et rapporté au delà d\u2019une centaine d\u2019observations anatomo-cliniques de cette maladie.La définition de la maladie de Hirschsprung donnée par Verne- joul et Jean Sedan (loco citato) porte essentiellement sur ses caractères anatomo-cliniques: \u201c Le mégacolon congémital est une affection caractérisée anatomiquement par la dilatation du colon et l\u2019épaississement de ses parois ; lésions tantôt généralisées à tout le colon, tantôt localisées, et ne s\u2019accompagnant d\u2019aucun obstacle mécanique au cours des matières.\u201d Voici d\u2019ailleurs comment Hirschsprung lui-même a décrit les caractères cliniques de cette maladie en 1904 dans le Traité des Maladies de l'Enfance de Grancher et Comby: \u201c Un enfant naît absolument sain en apparence.On le met à la mamelle, il prend le sein de bon gré, et garde ce qu\u2019il a reçu.Au bout d\u2019un jour, on s\u2019inquiète de ne pas voir sortir de méconium ; et pourtant l\u2019enfant a déjà eu un, peut-être plusieurs purgatifs ordinaires.On envoie chercher le médecin ; à l\u2019examen, il trouve l\u2019anus perméable, le doigt est facilement introduit dans le rectum et, en le retirant, un peu de méconium se montre ; il n\u2019y a pas de quoi s'inquiéter! On ordonne un clystére qui agit un peu, mais les remèdes internes sont encore impuissants,- et-un \u2018deuxième clystère reste sans résultat.L'enfant est agité, ne dort que d\u2019un sommeil interrompu, et un nouveau symptôme apparaît.Jusqu\u2019ici l\u2019état de l\u2019abdomen n\u2019a pas attiré l\u2019attention ; maintenant on voit qu\u2019il est grand et distendu, et en quelques jours, deux .ou trois seulement, la paroi abdominale est devenue dure, la peau luisante, les veines se -dessi- nent, peut-être v a-t-il de l\u2019œdème dans les parties inférieures.Ces signes de pression intra-abdominale proviennent évidemment des matières fécales retenues qui se transforment sous l\u2019influence des bactéries immigrées, et dégagent des gaz, qui, ne pouvant sortir d\u2019une façon naturelle, distendent les intestins ; d\u2019où les difficultés respiratoires, ainsi que la cyanose. 284 LATREILLE \u201c Le danger est imminent.On recourt à des injections d\u2019eau à l\u2019aide d\u2019une sonde à grand calibre qui entre ordinairement sans difficulté ; une assez grande quantité d\u2019eau est reçue, mais ne sort pas en général aussi facilement.Peu a peu, néanmoins, on réussit, avec l\u2019aide du doigt dans le rectum et avec le massage de l\u2019abdomen, à provoquer l\u2019évacuation des excréments ; tandis qu\u2019en même temps, les gaz s\u2019échappent, s\u2019ils ne sont pas déjà sortis après l'introduction de la sonde.L\u2019abdomen se ramollit, son volume se réduit, l\u2019enfant se porte évidemment mieux, prend de nouveau la nourriture et se calme, jusqu\u2019à ce que la même scène se répète, cf qu\u2019il succombe finalement par suite des obstacles à la fonction des organes de la poitrine, on par marasme, suite d\u2019une nutrition incomplète et de l\u2019empoisonnement par la putréfaction des matières fécales.\u201d Constipation opiniâtre, distension abdominale, puis mort par obstruction ou intoxication stercorémique, telle est donc, en trois mots, l\u2019histoire clinique de la maladie de Firschsprung, qu\u2019on a observé chez l\u2019enfant, dans les 4/5 des cas; mais que nombre d\u2019auteurs dont Osler, Treves, Favali, Schuckmann, Versé ont rencontré à des âges variant entre 8, 10, 20 et même 68 ans.\u201c Chez le nouveau-né, la maladie se manifeste immédiatement par la rétention méconiale ; dans les autres cas, elle débute presque toujours par une constipation parfois opiniâtre, et par le volume quelquefois très exagéré du ventre.\u201c Mais de nombreuses observations nous montrent que souvent \u2018e début de la maladie est tout à fait insidieux, n\u2019empêchant en rien le malade de vaquer à ses oceupations s\u2019il s\u2019agit d\u2019un adulte, n\u2019attirant même pas l\u2019attention des parents, si le malade est un jeune enfant ; et c\u2019est parfois d\u2019une façon tout a fait indirecte, au cours de soins donnés pour une toute autre affection, que le médecin découvre par hasard le mégacolon.\u201d (Vernejoul et Jean Sedan.) Le hasard de la clinique et la pratique des autopsies nous ont fourni l\u2019occasion d\u2019observer à l\u2019Hôtel-Dieu, en avril 1914, un cas de maladie de Hirschsprung, compliqué d\u2019obstruction intestinale, et qui s\u2019est terminé par la mort.Il s\u2019agissait d\u2019un enfant (7.B.salle St-Joseph, No 31) âgé de 8 ans, né à terme de parents bien portants chez qui on n\u2019a pu relever aucune tare organique.Cet enfant était atteint depuis sa naissance d\u2019une constipation opiniâtre ~ et rebelle à tout traitement.Jamais il ne serait allé à la selle UN CAS DE MEGACOLON CONGENITAL 285 spontanément; et, à plusieurs reprises, il était resté constipé durant des intervalles de 6, 9 et même 12 jours.A son entrée à l\u2019hôpital (12 avril 1914), sa constipation remontait à 13 jours.Le ventre était distendu à l\u2019extrême, et le ballonnement intestinal se traduisait par une sonorité abdominale tympanique généralisée : Depuis 36 heures, l\u2019état général avait sensiblement empiré.11 y avait maintenant des vomissements bilieux, poracés, fécaloïdes.Le pouls était petit, misérable, rapide et irrégulier, et la température se maintenait à 98°.À ce moment, un premier lavement électrique prescrit, reste sans effet.Bref, le diagnostic d\u2019obstruction intestinale s'impose ; et on décide la laparotomie.Le ventre ouvert, le gros intestin apparaît énorme, immense.Le colon, allongé et distendu à son maximum par les gaz, est aussi rempli, gorgé de matières fécales libres ou agglomérées en de volumineuses masses (fécalomes) plus ou moins dures et plus ou moins mobiles.La cause de occlusion est introuvable, cependant, quelques manipulations du colon ilio-pelvien déterminent l\u2019expulsion par l\u2019anus d\u2019une quantité appréciable de gaz et de matières fécales durcies.Le ventre est refermé et le malade, une fois dans son lit, recoit un deuxième lavement électrique, qui est suivi d\u2019une nouvelle exonération intestinale très abondante.Malheureusement, l'intoxication stercorémique avait fait son œuvre; et la médication tonique et stimulante fut impuissante à relever l\u2019état général et à conjurer le fléchissement cardiaque.A l\u2019autopsie : aucune lésion ancienne, tuberculeuse, ni autre du péritoine, ni des viscères abdominaux autres que l\u2019intestin.L'intestin grêle, jusqu\u2019au cœcum, ne présente rien de particulier.Le cœcum lui-même paraît normal comme volume.La dilatation commence graduellement au niveau de l\u2019angle hépatique du colon ascendant, et arrive très rapidement à son maximum dès le tiers moyen du colon transverse ; elle se continue alors sur le segment ilio-pelvien, pour se terminer ensuite insensiblement au rectum.A l\u2019état normal, on sait que le colon mesure en moyenne de 17 à 28 centimètres de circonférence.Or, chez cet enfant de 8 ans, la circonférence du colon, au niveau de son segment le plus distendu, mesurait 45 centimètres.De plus, l\u2019épaississement des parois de l'intestin dilaté était particulièrement frappant: alors que normalement les parois du 286 LATREILLE colon présentent une épaisseur de 1mm.20 à 1mm.50, celles de notre malade, nulle part amincies, mais d\u2019épaisseur inégale, mesurent de 1 cm.à 1 cm.9, en différents points de la lésion.Cet épaississement semble porter surtout sur la sous-muqueuse et la musculeuse, et avoir épargné la séreuse.La muqueuse est irrégulièrement hypertrophiée et congestionnée sur toute l\u2019étendue de la dilatation.En deux points (colon descendant), à quatre centimètres l\u2019un de l\u2019autre, clle est le siège de petits ulcères superficiels, à bords déchiquetés, et à fond grisâtre.A l'examen histologique de fragments prélevés sur différents points de la pièce, nous avons été frappés de l\u2019importance des lésions présentées par la sous-muqueuse.Du reste, c\u2019est cette tunique qui paraît la plus épaissie et la plus infiltrée sur nos préparations.De plus, il semble évident que la sous-muqueuse est le point de départ des traînées embryonnaires et des travées de sclérose, qui dissocient les éléments des tuniques adjacentes.Enfin, c\u2019est là, dans la sous-muqueuse, que les lésions ont dans leur disposition, dans leurs localisations et dans leur évolution, une phy- slonomie, un type caractéristique qui peut, à la rigueur, peut-être faire préjuger de leur nature.D\u2019abord, les vaisseaux sont pris: des lésions d'endartérites et de panartérites aux différents degrés, voire même d\u2019artérite oblitérante v sont évidentes ; plusieurs vaisseaux sont entourés d\u2019un manchon d\u2019éléments embrvonnaires, d'autres sont sclérosés- ont des parois épaissies, et servent de point.de départ aux travées de sclérose dissociante que l\u2019on rencontre dans les tuniques sous-jacentes (musculeuse).À part les lésions vasculaires et les lésions de sclérose, on trouve encore dans la sous-muqueuse des nodules embryonnaires dont quelques-uns présentent un certain degré de dégénérescence centrale.Bref, si les nodules embryonnaires, les gommes miliaires, les 15- sions d\u2019artérite et de sclérose ne suffisent plus maintenant pour permettre d\u2019affirmer /a syphalis (1), pareilles lésions histologiques rencontrées dans une maladie comme celle qui nous occupe, où rien dans les notions étiologiques et pathogéniques jusqu\u2019à présent acquises ne saurait encore servir de base à une intervention thérapeutique rationnelle, méritent néanmoins d\u2019attirer attention.(1) Le tréponéma pallidum n\u2019a pu être mis en évidence sur aucune de nos préparations.LA INTERETS PROFESSIONNELS LA PRATIQUE ILLEGALE DE LA MEDECINE \u2014 LA MENTALITE DU \u2018 JUGE ROY, DE QUEBEC.Le Collège des Médecins a sévi contre un charlatan du comté de Portneuf du nom de Fiset, pour pratique illégale de la médecine.Après l'instruction du procès, à Québec, devant le juge Roy, jugement a été rendu dans les termes suivants : Nous prions nos lecteurs de lire attentivement cette pièce d\u2019éloquence.bouffe.Bien entendu, nous n'avons rien changé à la rédaction de ce jugement.La phraséologie en est boiteuse, lorsque, par hasard, elle se tient, et le bon sens n\u2019a plus sa bellé tenue habituelle.Oyez ! oyez ! Canada, PROVINCE DE QUÉBEC, District de Québec.DANS LA COUR SUPERIEURE.Le vingt-huitième jour d\u2019avril mil neuf cent quatorze.Présent, L'honorable Juge R.Roy, Le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec, corporation ayant son siège social en la cité de Montréal, Demandeur, Vs.Jérôme Fiset, de la paroisse des Ecurenils, Défendeur.No 959.La Cour, ayant examiné la procédure et la preuve de record, et entendu les parties par leurs avocats sur le mérite, la présente cause ayant été inscrite pour preuve et audition en même temps ; Attendu que le demandeur allègue qu\u2019au mois d\u2019octobre 1913, le défendeur n\u2019avait pas droit d\u2019être et n\u2019était pas membre du Col- 288 LA RÉDACTION lège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec et n\u2019était pas enregistré comme tel (1): qu\u2019au cours du même mois et spécialement vers le 29, il a illégalement exercé la médecine et la chirurgie, en contravention à la loi médicale de Québec, et ce, en donnant des soins médicaux, pour rénumération, à Joseph L'Ieu- reux de Québec; qu\u2019au mois de nov.1911, dans une action à la Cour de Circuit, district des Trois-Rivières, le défendeur a déjà Été trouvé coupable d\u2019une offense semblable, et que la présente action étant en renouvellement de la pénalité duc au demandeur pour une offense subséquente à celle pour laquelle il a déjà été condamné, il a ainsi encouru une pénalité de pas moins de $50.00 ni de plus que de $200.00, payable au demandeur en vertu de la loi de cette province ; Attendu que le défendeur plaide-à cette action, en admettant être ni médecin, ni chirurgien, ni même rebouteur, en niant les autres allégations de la déclaration, en affirmant que, sur demande, il se rend auprès de ceux qui ont été blessés ; que la plupart de ces cas sont urgents, et qu\u2019il est même souvent demandé par des médecins ; qu\u2019il est connu dans cette province depuis près de 40 ans comme exerçant le métier de réduire facilement les fractures ; que chaque fois qu\u2019il a exercé ce métier, il ne lui est jamais arrivé d'accident et que tous ont été guéris; qu\u2019il ne charge rien d'ordinaire, n\u2019exigeant que ses frais de déplacement et de pension, mais que les gens en moyens qui en sont satisfaits le récompensent ; que depuis très longtemps, sa famille, de père en fils, est reconnue comme ayant le don de réduire facilement les fractures ; qu\u2019il rend lui-même d'immenses services à la société et est un bienfaiteur de l\u2019humanité, de sorte que la susdite action ne peut être maintenue ni en fait, ni en droit ; Attendu que le demandeur s\u2019est inscrit en droit contre les allégués du plaidoyer disant que la famille du défendeur, de père en fils, est connue comme ayant le don de réduire facilement les fractures et que le défendeur lui-même rend d\u2019immenses services à la société et est un bienfaiteur de l'humanité ; Attendu que, sur cette inscription, preuve avant faire droit a été ordonnée pour le motif que, si ces faits ne sont pas de nature à faire renvoyer l\u2019action, ils peuvent néanmoins contribuer à mi- (1) Jte crois, Zoé! LA PRATIQUE ILLEGALE DE LA MÉDECINE 289 tiger la condamnation qui pourrait être prononcée contre le défendeur ; Considérant qu\u2019il est prouvé par les témoins Geo.L'Heureux, père et fils, que, dans le cours d\u2019octobre 1913, en la Cité de Québec, le défendeur a illégalement exercé la médecine et la chirurgie en donnant des soins au dit Geo.L\u2019Heureux père, qui avait été victime d\u2019un accident, et en faisant usage de procédés physiques pour le guérir des contusions reçues au cours du dit accident ; Considérant qu\u2019il est prouvé par les mêmes témoins que, dans cette circonstance, le défendeur accepta du dit Geo L\u2019Heureux la somme de $2.00 comme récompense pour les services qu\u2019il venait de lui rendre ; Considérant qu\u2019il est prouvé, et admis par le défendeur, qu\u2019à la date susdite et auparavant, il a pris part, habituellement et par une direction suivie, au traitement d\u2019affections chirurgicales en faisant usage de procédés physiques, le tout en violation des articles 4937 et 4938 des Statuts Refondus de Québec ; Considérant qu\u2019il est prouvé que le 15 novembre 1911, le défendeur a été condamné devant la Cour de Cireuit à Trois-Ri- vières à une pénalité de $5.00 pour une première offense, en vertu des articles susdits ; Considérant néanmoins qu\u2019il a été prouvé par un grand nombre de témoins qu\u2019ils ont requis et sollicité les services du défendeur, et avec succès, à la suite d\u2019accidents, pour réduction de fractures et pour membres démis, et que, dans plusieurs circonstances, 1ls ont ainsi requis ses services sur l\u2019avis de leur médecin ; Considérant que le demandeur n\u2019a pas jugé à propos de faire entendre un seul témoin qui aurait été victime de l'ignorance ou de l\u2019incapacité du défendeur, et que, sous ces circonstances, le tribunal ne peut condamner le défendeur qu\u2019au minimum de la pénalité imposée par la loi ; Considérant que les allégués du plaidoyer attaqués par inscription en droit étaient de nature à mitiger la condamnation à être prononcée contre le défendeur ; 1, \u2014 Adjugeant sur l\u2019inscription en droit du demandeur, icelle est renvoyée sans frais.2, \u2014 Adjugeant sur le mérite de l\u2019action, condamne le défendeur à payer au demandeur, comme pénalité, la somme de ein- quante piastres, avec les frais d'une action de $60.00 a $100.00 a 290 LA RÉDACTION la Cour de Circuit, y compris ceux d\u2019enquête et de sténographie d\u2019une action de la Cour Supérieure.(Vraie copie,) re .A (Trois mots rayés nuls.) Philippe Eve, D.P.C.S.Nous faisons suivre ce jugement des commentaires suivants qui sont d\u2019un avocat dont il est inutile de publier le nom.Ils éclaircissent singulièrement certains paragraphes, et en font ressortir mieux l\u2019illogisme.Docteur Joseph Gauvreau, Régistraire, Collège des Médecins, Montréal.Re : Jérôme Fiset.Mon cher Docteur : \u2014 Le juge a Jugement a été rendu dans cette cause le 28 avril.imposé le minimum de la peine dans le cas de récidive, soit $50.00.Au lieu d\u2019accorder les frais de l\u2019action telle qu\u2019intentée, il accorde les frais d\u2019une action de $60 à $100 en Cour de Circuit, y compris les frais d\u2019enquête et de sténographie.Le juge a été ébloui par les témoignages apportés en foule des paroisses avoisinantes en faveur du grand rebouteur Fiset, et en rendant Jugement il reproche au Collège de n'avoir pas jugé à propos de faire entendre des témoins pour établir qu\u2019il arrive à Fiset des accidents dans ses \u2018\u201c\u201cramanchages.\u201d Comme je Iai dit en plaidant la cause, nous n\u2019avions pas à faire la preuve de faits qui fussent de nature à justifier la loi.Or, une fois la preuve faite de la violation de la loi par Fiset, le role du demandeur étaitrempli.Comme le publie avait suivi l\u2019affaire en grand nombre, après les trente témoins entendus par la défense pour établir une série de \u201c prétendus \u201d miracles accomplis par Fiset, je me suis contenté d\u2019entendre le Docteur Simard et le Docteur Leclerc, pour démontrer scientifiquement qu\u2019il n\u2019y avait aucune foi à accorder à ces témoignages de gens qui parlaient de fractures, etc., sans avoir la compétence vou:te pour dire si c\u2019en était vraiment. LA PRATIOUE ILLEGALE DE LA MÉDECINE 291 Le juge en rendant jugement a dit à peu près formellement : que la science lur en emposait moins que (1) les témoignages posi- Ce « qu\u2019il y a de malheureux dans cette affaire, c\u2019est que plusieurs témoins sont venus dire qu\u2019ils avaient eu recours à Fiset sur les instructions mêmes de leurs médecins.Le défendeur avait assigné par sub pœna les médecins ainsi assignés par les témoins, mais aucun d\u2019eux n'est venu se faire.entendre.À la raison donnée plus haut pour ne pas entendre de témoins estropiés par Fiset s\u2019en ajoutait une autre: une fois entrés sur ce terrain où nous étions suivant moi en dehors de la question, une autre sorte de preuve s\u2019en serait suivie ; on aurait prouvé les différents cas où des malades soignés par tel ou tel médecin étaient eux-mêmes restés infirmes.Et, comme effet pour le bon public, c\u2019eût été désastreux.Quoiqu'il en soit, le juge Rodolphe Roy en rendant jugement comme il l\u2019a fait pour les frais, a probablement eu pour but d\u2019empêcher que le Collège des Médecins touche quoi que ce soit sur le montant de la pénalité.En effet, la loi nous oblige à prendre l\u2019action dans la Cour Supérieure lorsque la pénalité \u201c imposable \u201d est du ressort de la Cour Supérieure.La pénalité imposable dans cette affaire étant de $200.00, il fallait nécessairement poursuivre a la Cour Supérieure.Or, entre les frais accordés et les frais eux- quels nous avons droit en vertu de l\u2019action telle qu\u2019intentée, il y a une différence de 63.95 payable par le Collège.Ce jugement nous paraît donc erroné.Seulement comme il s'agit d'une simple question de frais, je ne puis recommander sur ce seul point d'aller en révision.Si cependant le Collège entend faire diseuter devant trois juges la question de savoir si le fait d\u2019être célèbre comme rebouteur est une raison pour diminuer la pénalité, comme le juge le dit dans son jugement, vous voudrez bien m'envoyer des instructions immédiates car le délai pour appel expire le 13 mai courant.Votre bien dévoué, (1) Ces italiques sont de nous.(R) EQUIVALENCE DES DIPLOMES ETRANGERS DANS LA PROVINCE DE QUEBEC ET AU CANADA En principe, nous n\u2019admettons pas l\u2019échange pure et simple de nos diplômes contre ceux des autres pays.L'article 4002n des Statuts refondus, 9 Edouard VII, 1909, est très explicite sur ce point.Il se lit comme suit : \u201c4002n.Sauf les privilèges accordés par article 40020, toute personne qui, ayant suivi un cours régulier et complet dans une université, en dehors de la province, a obtenu un diplôme de docteur en médecine de telle université, et qui de plus a suivi un cours d\u2019études médicales jugé équivalent par le Bureau provincial de médecine à celui donné par les universités de la province de Québec, et peut fournir à la satisfaction du dit bureau la preuve qu\u2019elle a subi un examen préliminaire équivalent à celui exigé dans la province de Québec, a droit à la licence, sur paiement des honoraires exigés, pourvu qu\u2019elle suive dans l'une des écoles de médecine de cette province les cours de la dernière année du curriculum et qu\u2019elle passe avec succès les cxameng des aspirants @ Pexercice de la médeeine devant le bureau médical d\u2019examinateurs.Comme on le voit, nous mettons en doute la compétence des médecins diplômés dans les Universités étrangères.Que nous les obligions à fournir les pièces justificatives dans le but d\u2019établir nettement l\u2019équivalence des études poursuivies ailleurs ; que le Collège des Médecins exige des candidats qu\u2019ils remplissent certaines formalités avant d\u2019obtenir la licence, fort bien ; mais décréter qu\u2019ils devront passer un an sur les bancs de l\u2019Université avant d\u2019avoir le privilège de se présenter aux examens, voilà un ultimatum que nous considérons comme excessif.Nous ne pouvons pas prétendre de tenir ici le sceptre de l\u2019en- scignement médical, et nous exposons nos propres élèves à subir les contre-coups regrettables de ce rigorisme par trop outré.En voici un exemple tout récent, dans la lettre que je reçois d\u2019un de mes élèves de 1913, et qui a fait un voyage dans l\u2019ouest des Etats-Unis.Il y a là des rensengnements très utiles dans le moment.Scudder, Ont., juin 4 1914.M.LE DOCTEUR A.LESAGE, Montréal.Cher Docteur, Permettez-moi de vous faire rapport sur quelques observations que j'ai recueillies au cours d\u2019un voyage dans la Province d\u2019Ontario et les Etats de l\u2019Ouest. L\u2019ÉQUIVALENCE DES DIPLOMES ÉTRANGERS 293 Pour ce qui est de vos élèves je puis affirmer avee plaisir que tous font honneur à leur Université et à leurs professeurs.Quelques-uns ont à lutter énergiquement à tous les points de vue.Le médecin canadien n\u2019est pas persona grata, surtout s\u2019il vient de Laval.Cest malheureux mais c\u2019est vrai.J\u2019ai observé la chose moi-même.Voici un fait.Le régistraire de l\u2019Etat du Michigan n\u2019accepte aucun diplôme venant de Laval.Un brevet de Montréal ne'vaut rien.Un candidat qui désire obtenir sa licence dans l\u2019Etat de Michigan par exemple, est obligé de passer le Brevet de l'Etat, de faire un séjour d\u2019une année dans une université du Michigan et d\u2019obtenir leur diplôme.Ceci lui donne le droit de re présenter à l'examen pour la licence \u201c State Board.\u201d On nous répond catégoriquement: \u201c blimez le Collège des Médecins de Quéébec,\u201d c\u2019est la faute de vos propres gens.Nous prenons envers vous la même attitude que les vôtres prennent envers nous.\u201d Savez-vous qu\u2019un cours de cinq ans du Laval ne vaut que trois ans aux Etats-Unis?Qu\u2019un \u201c B.A.\u201d ou \u201c B.S.\u201d ne vaut rien\u2018 Il nous faut remplir une formule \u201c Brevet.\u201d N'est-ce pas, Docteur, que cet état de choses devrait être connu ?Pourquoi le Collège des Médecins de Québec ferme-t-al ainsi la porte à ses élèves par une conduite irraisonnée / Médecin à Montréal, médecin à New-York, à St.Paul ou à Détroit, ça se vaut.Qu\u2019on nous fasse passer un examen de la licence, c\u2019est très bien ; mais obliger un homme diplômé d\u2019une Université reconnue à faire un stage d\u2019une année, c\u2019est ridicule n\u2019est-ce pas\u201d Et c\u2019est ce que fait le Collège des Médecins de Québec.Ceux\u2019 qui méritent le blâme, ce sont les têtes dirigeantes du Collège des Médecins de Montréal.Les fils souffrent pour les fautes de leurs pères.Tous connaissent la congestion médicale qui existe dans Qué- bee.Pourquoi nous ferme-t-on la porte ainsi dans d\u2019autres provinces en refusant d\u2019acepter en retour des diplômes étrangers dans Québec ?Combien de Canadiens massés dans plusieurs villes des Etats-Unis demandent à grands çris des médecins canadiens catholiques.Nos pères, par leur propre faute, nous ferment les portes.Autrefois on acceptait les diplômes \u201c de visu.\u201d Aujourd\u2019hui Laval est classé en troisième avec un crédit de trois ans sur cinq.Le régistraire de l\u2019un des Etats de l\u2019Ouest me disait: \u201c Nous nous . 294 LESAGE sommes efforcés de venir à une entente avec le Dr Gauvreau, mais il a refusé.\u201d Le jeune médecin d\u2019aujourd\u2019hui est obligé de lutter d'une manière plus énergique que jamais.Pourquoi le rendre victime de l'antipathie nationale de ses pères ?La cause canadienne n\u2019ira certainement pas de l\u2019avant si nous n\u2019atfaquons pas le mal dans sa racine.La publication de ces choses est le seul remède.On ne peut corriger les fautes que l\u2019on ignore.Vous remerciant de l\u2019estime et de l\u2019attention que vous avez tou- Jours portée aux jeunes, croyez-moi respectueusement, Votre tout dévoué, .Cette lettre n\u2019a pas besoin de commentaires.D'ailleurs, je tiens de source autorisée que le Collège des Médecins a pris les mesures nécessaires pour changer nos règlements sur ce point.Un amendement sera présenté pour faire disparaître cette clause qui oblige un médecin diplômé d\u2019une Université étrangère de passer un an sur les bancs de l\u2019Ecole avant de pouvoir subir les épreuves de la licence.Nous pourrons, après cela, entamer des négociations pour aplanir les difficultés sur lesquelles notre jeune ami le Dr R.attire notre attention.\u2014 Quant à la prétention de ces gens qui jugent que notre cours médical vaut trois ans au lieu de cinq elle est ridicule et fausse.Notre cours est au moins égal au meilleur et nous défions ces messieurs de prouver leurs allégations.Nous comprenons plutôt qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une question de représailles.Or dans ces cas la juste mesure n\u2019est jamais conservée.1] faut absolument mettre les choses au point.Prétendre que les Iigh School donnent une instruction supérieure à nos collèges classiques pour former l\u2019esprit de nos futurs médecins, c\u2019est pousser la morgue jusqu\u2019à la bouffonnerie.Avis à nos gouverneurs.Albert LESAGE. LA VENTE DE L\u2019ALCOOL ET LA PRATIQUE DE LA MEDECINE Nous savons de source autorisée que des médecins, que nous pouvons nommer, vendent de l'alcool sous le manteau de la médecine en invoquant de faux prétextes.Nous savons, de plus, que certains médecins paient régulièrement l\u2019amende deux fois par année à cause des abus qu\u2019ils font.Cet état de choses ne peut plus être toléré.Nous appelons l\u2019attention de nos gouverneurs sur ce point.Un médecin qui est condamné à payer une telle amende devra être averti de la part du Bureau, qu\u2019à la prochaine offense, on lui enlèvera sa licence.Il cessera dès lors d\u2019appartenir à la corporation et il ne pourra plus pratiquer la médecine.Il aura toujours la faculté de devenir hôtelier.\u201c Soyez maçon, si c\u2019est là votre métier,\u201d.\u2026.mais ne prostituez pas la médecine sous de faux prétextes.Nous inculquons à nos élèves, à l\u2019Université, des principes d\u2019honnêteté et de droiture sur ce point, en particulier.Si, plus tard, ils sont obligés de lutter contre de tels médecins et que notre loi médicale ne les protège pas, nos gouverneurs manquent à leur devoir et nos jeunes médecins deviennent les dupes de ces bandits professionnels.Avis donc à nos gouverneurs.A.L.LE PROFESSEUR BENCIT DECORE.Nous apprenons que le professeur Benoit a été décoré \u201c officier d'Académie \u201d par le Gouvernement français.\u201c T\u2019Union Médicale \u201d lui adresse ses plus sincères félicitations.Le choix est judicieux et, comme toujours, la France sait distinguer ses amis. SOCIETES ASSOCIATION MEDICO-CHIRURGICALE DU DISTRIÇT DE JOLIETTE.Dimanche le 14 juin, les membres de l\u2019Association Médico-chi- rurgicale du District de Joliette se réunissaient à St-Gabriel de Brandon.La température était idéale, et le site de réunion charmant.À quelques arpents du village de St-Gabriel de Brandon, sur les rives abruptes du lac Maskinongé, en pleine forêt vierge, le Dr Laurendeau reçoit ses confrères dans un \u201c bungalow \u201d dont la vue s'étend sur un des plus beaux lacs de notre province.La séance débuta par un lunch appétissant, où l\u2019air vif du lac et de la montagne servait d\u2019apéritif, puis les sociétaires montèrent à bord d\u2019un yatch confortable, qui les promena dans toutes les baies, dans tous les coins et les recoins du lac Maskinongé.Revenus au club, avec à la fois la sensation de tristesse que laisse après elle toute jouissance, et celle d\u2019éblouissement que crée la nature à l\u2019état libre, par ses grandes productions, les intelligencés, les cerveaux étaient prêts à recevoir, à cultiver la science.Monsieur le Dr Benoit fit une conférence sobre, mais remplie d\u2019apercus nouveaux, de faits ignorés de la plupart de nos médecins sur la fièvre typhoïde et son traitement.Après avoir fait l\u2019historique de cette intéressante et trop fréquente entité nosologi- que, le conférencier retraça à grands coups de pinceaux, toutes les théories, toutes les hypothèses émises sur la nature et le traitement de cette affection ; puis il exposa les doctrines des grands Maîtres: Bretonneau, Trousseau, ete., doctrines brillantes à cause des talents, du génie de leur auteur, mais hésitantes et chancelantes, parce qu\u2019elles ne reposent que sur des données cliniques ; enfin, il démontra les progrès accomplis ces dernières années, à la lumière des travaux de laboratoire: la découverte du bacille d\u2019E- berth, décelant l\u2019étiologie précise de l\u2019ancienne dothiénentérie et rendant possible la préparation des médications biologiques.Passant au traitement, le conférencier nous montre que si actuellement nous n\u2019avons pas encore le spécifique qui jugule la fièvre typhoïde, nous connaissons au moins l\u2019ennemi dans sa morphologie, son habitat ordinaire, ses habitudes, ses toxines, ete, de sorte que nous savons dans quelle direction diriger notre effort.Et la preuve que nous sommes dans la bonne voie, Chantemesse, ASSOCIATION MÉDICO-CHIRURGICALE DÉ JOLIETTE 297 Vincent, l\u2019ont démontrée par la découverte de leurs vaccins pré- ventifs et curatifs.oo A ce sujet Monsieur le Dr Benoit nous expose son expérience personnelle, et réfère à une étude dont il est l\u2019auteur, parue dernièrement dans I'Union Médicale.Il nous présente les cahiers de son service médical de Notre-Dame, contenant les observations de T1 cas de fièvre typhoïde par la vaccinothérapie; 12 cas avec le vaccin Chantemesse ; et 59 cas avec le vaccin Schafer.Un fait qui a paru intéresser vivement les membres de la société, est l\u2019expositon des résultats que l\u2019auteur a obtenus avec un produit américain: le vaccin de Schafer, désigné sous le nom de \u2018\u201c phylagogen.\u201d Sans émettre de conclusions définitives, il a été trés favorablement impressionné par les quelques expériences qu\u2019il a faites avec ce produit biologique, employé en injections intraveineuses, comme traitement curatif de l\u2019infection éberthienne.Il expose ensuite la technique que l\u2019on doit suivre et pour la vaccinothérapie de la fièvre typhoïde, et pour la vaccination préventive.Après avoir encore une dernière fois contemplé le vaste miroir s'étendant au pied de la montagne dont le crépuscule rejetait déjà l\u2019ombre loin du rivage, chacun prit la direction de ses pénates, ayant dans la case du cerveau où l\u2019on accumule la science, déposé une bonne somme de connaissances théoriques et pratiques.Tant pis pour ceux qui n\u2019ont pu prendre part à ce régal scientifique.Communiqué.St-Gabriel de Brandon, 16 juin 1914.REVUE TRAITEMENT DE LA CONSTIPATION CHEZ LES ENFANTS.Le Dr G.Lyon, dans le Journal de Médecine et de Chirurgie, de Paris, passe en revue les formules utiles contre la constipation chez les enfants.Les moyens mécaniques sont préférables aux laxatifs, surtout avant l\u2019âge d\u2019un an; il faut donc prescrire alternativement les suppositoires préparés avec de petits carrés de savon de Marseille, 298 LA DIRECTION les suppositoires au beurre de cacao, les suppositoires creux gly GlyCérine.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026escrees veccneuse jonaseres ane seenounes auousce0 1 gramme Gélatine \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.s0core secrrrerecancee saavonse + cree ae 0 gramme 75 Eau.sassones auvsues sevonsoss snvocesas s ae sac s0s an0sne0 cs 1 gramme Pour un suppositoire.L\u2019introduction d\u2019une sonde molle de Nélaton (No 14-18) produit souvent le même effet qu\u2019un suppositoire.Les petits lavements de 5 à 10 centimètres cubes d\u2019eau bouillie, de glycérine ou de sérum physiologique, administrés ave la poire ou une seringue, sont préférables aux grands lavements {50 centimètres cubes pendant les six premiers mois, 100 à 150 centimètres cubes à partir de cet âge), donnés avec un petit laveur spécial (entonnoir gradué).Pour les grands lavements, on peut utiliser une infusion de guimauve à 2 p.100, une décoction de graine de lin.Ajouter à l\u2019eau de la glycérine (une cuillerée à soupe), de l\u2019huile d\u2019olive ( 2 cuillerées à soupe, émulsionner avec un jaune d\u2019œuf), du miel de mercuriale (10 à 15 grammes), du sel marin (0 gr.30 p.100), etc.; on peut encore donner un lavement d\u2019huile pure (25 à 100 centimètres cubes).Comme laxatifs, pendant la première année, il faut s\u2019en tenir au citrate de soude (Marfan); Citrate de soud@.\u2026.\u2026.\u2026.erosnse a000 cossorner somssses 2 à 3 grammes Eau distillé@.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.cronsess soscrororanccures convene 120 do Une cuillerée à café chaque biberon.On peut employer cependant, d\u2019autre part, le sirop de chicorée composé (une à deux cuillerées à café) le sirop de fleur de pêcher (une à quatre cuillerées à café), l\u2019 huile d'amandes douces (une cuillerée à café), la magnésie calcinée (une grossepincée dans de l'eau ou du lait sucrés), la manne (2 grammes par année), l\u2019huile de ricin (2 à 3 grammes par année): Huile de ricin \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.0e cre arenes sa curenresscscuse 15 grammes Sirop de limon.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.Lovvesseseurse sonvocsese02cu0000 50 do Une cuillerée à café contient 1 gramme d\u2019huile.D\u2019Espine et Picot prescrivent pendant deux ou trois jours une cuillerée à café de: Sirop de manne) Sirop de gomme aad 10 grammes.Huile de ricin J rh TRAITEMENT DE LA CONSTIPATION 290 < frangula) à la dose de x à xx gouttes.M.Lyon prescrit souvent une cuillerée à soupe de Phosphate de soude.sousesereraens casras see era cena ns comes 6 grammes Chlorure de sodium.eveesessaersaseas 00000000 eens 3 do Eau distillée.eee.cert aun cree iane vocss arescrcs se seras cnes 1 litre Le calomel est d\u2019action moins constante.Il faut, en tous cas, I'employer a faibles doses filées, le calomel à doses massives pouvant, chez certains enfants à intestins irritables, par la coprostase, déterminer des crises d\u2019entérite dysentériforme.On peut prescrire : Calomel 4 la vapeur .LLaanrsse ses esasse ce cese nn so0v ce 0 gramme 25 Lactose.ST Pour 10 paquets : 3 ou 4 par jour.Dans la seconde enfance, 11 faut veiller à l\u2019alimentation (supprimer, en cas de besoin, la viande, les œufs), veiller à l'hygiène .générale et prescrire comme laxatif: l'huile de ricin, 5 grammes donnée entre le jus de deux moitiés d\u2019erange, ou battue avec de la confiture de groseille, d'orange, ete.\u2014 la décoctios de séné.Eau bouillante.\u2026.\u2026.a rarate sentence ane crnse nes sauve 200 grammes Manne en larmes.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.ese eee eee ean 30 do Follicules de séné.coccoeoiiiiiiiiiiiiiiiiiinia 4 do Poudre de café torréfié .een rer rea 10 do (Sevestre) Ou simplement encore la décoction de sené et de pruneaux (1 gramme de follicules par année d\u2019age); Uextrail fluide de bourdaine : Ext.fluide de bourdaine.etree evra 3 grammes Sirop de SÉné.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026seeccersecnese ren rén rene na 00e voue .25 do Sirop d\u2019OTANGES.\u2026.\u2026.\u2026.00u0cr sen en cnreense a asssra nsc ne 0000000 30 do Une à deux cuillerées à café le soir. TUBERCULOSE RAPPORT DU DISPENSAIRE ANTITUBERCULEUX DE I\u2019INSTITUT BRUCHESI.(1913-1914) Monsieur le Président, Messieurs, J\u2019ai l'honneur de vous présenter le rapport annuel pour 1913- 1914, du Dispensaire Antituberculeux de l\u2019Institut Bruchési.Dans les six services, du ler mars 1913, au 28 février 1914, nous avons eu, en 250 Jours de cliniques, 3285 patients, dont 2345 enregistrés durant l\u2019année, et 840 enregistrés les années précédentes.Les médecins ont fait 3100 premiers examens, et 10,942 consultations subséquentes, donnant un total de 14,042 consultations.Dans les services spéciaux, 173 cas ont donné lieu à des interventions chirurgicales.628 pansements ont été faits au Dispensaire, ainsi qu\u2019au domicile des malades.140 malades ont été traités par voie hypodermique.Les médecins ont fait 218 visites à domicile, et les religieuses garde-malades, 1966.Les deux Inspecteurs mis par la ville à la disposition de l\u2019Institut Bruchési, ont visité une première fois 671 maisons où habitaient des tuberculeux, et fait 642 visites supplémentaires.Cette année, le Bureau des statistiques municipales a enregistré 1.083 déces par tuberculose.Voici un tableau qui nous aidera à comparer la mortalité tuberculeuse de Montréal, pendant les six dernières années, Année.Population.Décès.Taux p.100,000 (D\u2019après l\u2019estimé de la ville.) 1908 380,000 T11 187.1 1909 395,000 645 163.29 1910 455,800 031 202.06 1911 470,480 735 156.35 1912 484,400 1032 213.04 1913 515,700 1083 210.Cette nomenclature m\u2019a fourni l\u2019occasion de constater dans mon rapport de 1911-12, le niveau de l\u2019éducation antituberculeuse chez le peuple qui souffre et qui meurt. RAPPORT ANNUEL DU DISPENSAIRE BRUCHÉSI 301 Des circonstances toutes récentes, m\u2019incitent à étudier, cette année, le niveau de l\u2019éducation antituberculeuse chez ceux qui laissent souffrir et mourir.Examinons la situation générale.Il est admis que Montréal n\u2019a pas d\u2019organisation antituberculeuse digne de ce nom.Or, il serait peut-être intéressant de savoir quel était le taux des décès par tuberculose dans d\u2019autres villes, avant des règlements de la construction pas plus parfaits que les nôtres, des rues et des ruelles pas plus malpropres, une atmosphère pas plus enfumée, de l\u2019eau non moins pure, une population non moins intelligente; mais à l\u2019époque où elles n\u2019avaient aucune organisation antituberculeuse.Prenons pour base l\u2019année du dernier recensement fédéral de 1911, seul chiffre officiel, puisque la ville se costente d\u2019un simple estimé annuel.Cette année-là, la population de la ville étant de 470,480 âmes, son taux de mortalité par tuberculose fut de 156.35 pour 100,000 habitants.Or, New-York, sans organisation antituberculeuse, avec une population à peu près égale, soit 466,611, avait en 1848, un taux de mortalité par tuberculose pulmonaire de 400.5 pour 100,000 âmes.En 1854, Philadelphie avec une population de 465,448 hab1- tants, sans organisation antituberculeuse, comptait un taux de mortalité par tuberculose pulmonaire de 296.1 pour 100,000 âmes.A Boston en 1892, avec une population de 467,264, n\u2019avant aucune organisation antitubereuleuse, le taux de la mortalité par tuberculose pulmonaire était de 302.6 pour 100,000.Pourquoi cette différence énorme Est-ce que Montréal ne ferait que commencer à être contaminée?| Je ne le crois pas; puisque il y a 35 ans passés, notre taux de mortalité par tuberculose a dépassé 525 par 100,000.Pour quelle raison alors est-il tombé à 156.35 en 1911?Est-ce parce que avec une formidable organisation antituberculeuse, celui de New-York (Manhattan et Bronx), fut cette même année de 199.1; celui de Philadelphie, de 194.2; celui de Boston de 153.3?Vous croyez sans doute que Boston a battu Montréal? 302 GRENIER Apparence trompeuse.Dans le taux des villes américaines, n'entre en ligne de compte que la mortalité causée par la tuberculose pulmonaire, tandis que dans le taux de 156.35 pour Montréal, sont comprises les tuberculoses diverses, pulmonaire, osseuse, etc.Ainsi donc, en 1911, Montréal a battu New-York, Philadelphie et Boston.La chose a dû lui être relativement facile, puisque deux ans auparavant, en 1909, notre ville avait vaincu les Allemands.Cette année-là, 27 grandes villes d\u2019Allemagne ont compté une mortalité par tuberculose pulmonaire de 166.pour 100,000 de population, tandis que toutes les formes de tuberculose n\u2019avaient causé à Montréal que 645 décès sur une population de 395,000 âmes, soit 163.29 pour 100,000.Une puissante association allemande, l\u2019Assurance d'Etat contre la maladie, semble être responsable de cette défaite.Car jap- prends par l\u2019étude faite par M.F.L.Hoffman, pour le gouvernement de Washington, que dès l\u2019année 1897, cette puissante association a déperisé des sommes importantes pour lutter contre la tuberculose.Voici le tableau de ces dépenses.En 1897.11111122 12 12 11 22 12 1.1.8 243,832.72 1898.11 LL LL 22 1 11 1 12 12 1.+.358,128.58 1899.11.LL LL LL LL LL LL 22 21 12 22 12 5T1,594.45 1900.LL LL LL LL LL 22 21 21 22 2.1.896,108.77 1901.2.21 1 21 12 22 24 22 2.+.1,198,281.60 1909.2.LL LL 22 11 12 24 24 22 2.-.1,894,350.42 1903.LL LL LL LL LL 22 24 22 22 2.1,763,458.T5 1904.11 LL LL LL LL 22 14 21 12 1.2,016,878.99 1905.11 21 LL LL 24 LL 11 22 22 2.2,803,729.28 1906.11 21 11 11 12 21 21 11 12 12 1.2,T82,962.05 1907.11 12 11 11 22 22 14 12 1.2,828,889.90 1908.111111 LL LL 21 11 11 12 12 1.8,523,851.50 1909.1.21 11 LL 24 11 11 12 11 1.8,880,261.08 $23,722,328 .Les quelques 130 Sanatoria allemands avaient dû, eux aussi tarder l\u2019éducation antituberculeuse dans ce pays.Ni les millions de dollars des Allemands et des Américains, ni l'intelligence, ni la science de leurs savants, unies à un travail RAPPORT ANNUEL DU DISPENSAIRE BRUCHÉSI 303 ardu et persévérant, n\u2019avaient pu produire des résultats comparables à ceux que Montréal mettait à son actif, en ne dépensant rien, en n\u2019envoyant personne étudier, à l\u2019étranger, ces problèmes, et en laissant aux âmes de bonne volonté la tâche de se débattre seules et de s\u2019épuiser.Avec cette tactique, Montréal a même failli écraser l\u2019Angleterre et le pays de Galles, qui bien qu\u2019ayant dépensé deux milliards pour l\u2019hygiène en général, dont plusieurs millions pour la lutte antituberculeuse en particulier, ont eu, en 1909, un taux de mortalité par tuberculose de 154 pour 100,000 de population.Montréal avait raison alors et a sans doute encore raison maintenant: pour réduire le taux de mortalité par tuberculose, comme du reste pour réduire bien d\u2019autres choses, il n\u2019est pas de plus sûr moyen que d\u2019avoir une mauvaise organisation ou de n'en avoir pas du tout.C\u2019est simple et en apparence peu dispendieux.Et voilà à quel niveau montent les notions antituberculeuses de ceux qui laissent mourir.Cependant nos succès répétés n\u2019ont ébloui ni les Anglais, ni les Allemands, ni nos voisins des Etats-Unis, qui tous continuent à dépenser à qui mieux mieux, pour perfectionner leurs études et leurs organisations, sans même songer à venir passer par notre creuset municipal.Ils se sont moqués de ceux qui laissent mourir, comme ceux qui laissent mourir se moquent depuis plusieurs années, des tortures du peuple, des recommandations d\u2019une Commission Royale, et des invites délicates du Gouvernement qui l\u2019avait nommée.Mais il est un danger réel: c\u2019est que notre population moins avertie, n'ajoute foi à ces statistiques trompeuses.Voilà pourquoi, aujourd\u2019hui, j'ai découvert la plaie, après bien des hésitations, certes, car le mal nous humilie tous profondément ; mais avec le sentiment d\u2019un devoir à remplir vis-à-vis l\u2019opinion publique, pour l\u2019avantage de nos concitoyens.Je ne m\u2019attarderai pas plus longtemps, voulant chercher maintenant la cause du mal.Quand une municipalité comme Montréal, n\u2019a pas d\u2019accommodations suffisantes, et s\u2019obstine à n\u2019en pas vouloir ajouter, sauf dans les postes de police ou dans la prison commune, les tuberculeux qui ne prisent pas ce luxe, s\u2019en vont mourir dans des municipalités étrangères.Ceux-là du moins, n\u2019encombreront pas notre statistique municipale. 304 GRENIER Ensuite, je m\u2019imagine difficilement que les statistiques municipales des décès causés par une maladie contagieuse, la tuberculose surtout, puissent être exactes, si cette municipalité n\u2019a pas su s'assurer d\u2019abord et conserver ensuite la coopération de tous les médecins pratiquant dans son territoire.Il y a des circonstances où l\u2019on a besoin d\u2019un plus petit que soi.Montréal s'est-il donné, et se donne-t-il encore beancoup de souci à ce sujet?La réponse est dans la copie de lettre qui suit.La délicatesse m\u2019impose de supprimer un numéro de rue et un nom.Montréal, 14 avril 1913.Monsieur le Dr GE0.E.MIGNAULT, 212, Visitation, Ville.Mon cher Mignault, J\u2019ai pris connaissance de ta plainte laissée sur mon bureau à l\u2019Institut, à savoir: le 7 avril, un officier de santé est allé désinfecter au No.rue Panet, a pris le pouls de ta cliente et lui a recommandé d'aller se faire traiter par XXX, Le cas en question n\u2019est pas enregistré ici au Dispensaire.Je ne puis pas m'occuper d\u2019une question semblabla chez vos patients privés.Je te conseille de faire connaître la chose au Dr J.E.Laberge, qui fera ce qu\u2019il pourra avec des employés qui échappent à son contrôle.La même chose se pratique à ma connaissance par les commis de la corporation, depuis au moins deux ans, et je considère que tu rendrais un service signalé à la cause hygiénique, en portant ce fait ou d\u2019autres de même nature à la connaissance de la Société Médicale.| Cette facon d\u2019agir sans tact, empêche le médecin de faire connaître les fovers d\u2019infection, et l\u2019incite, au cas de mort d\u2019un patient à délivrer un certificat de décès, cachant la véritable cause de mort- Bien à toi.(Signé) Eugène GRENIER.Il y a encore d\u2019autres raisons locales ; mais cette étude n\u2019est pas une enquête, et doit être limitée.J\u2019aborde donc ce que je crois être des remèdes à cette situation déplorable. RAPPORT ANNUEL DU DISPENSAIRE BRUCHÉSI 305 D\u2019abord, je demande particulièrement à nos médecins du Dispensaire et aux membres du Bureau Médical, d\u2019aider en toutes circonstances et par tous les moyens désirables, le nouveau Chef du Bureau de Santé municipal.Nous le savons homme intelligent, laborieux, méthodique, et de grandes ressources diplomatiques.Il saura en faire profiter l\u2019œuvre antituberculeuse.Ses premiers efforts sont d\u2019un heureux présage.Comme second remède, je suggérerais au Bureau Médical de l\u2019Institut Bruchési de faire les démarches nécessaires auprès du Gouvernement porvincial, afin de le persuader de créer une Commission spéciale, composée de trois membres, parfaitement au courant de la lutte antituberculeuse à l\u2019étranger, et familiers avec nos conditions locales.Les détails de cette organisation ne peuvent étre énumérés ici; mais je suggere, en passant, que cette Commission soit permanente et ait juridiction sur toute la Province.Elle serait dans sa sphère ce qu\u2019est au Canada entier, la Commission des Chemins de Fer, et ce qu\u2019est à la Province la Commission des Utilités publiques.Elle ne serait pas plus dan- gcreuse aux Corps d'hygiène déjà existants, que ne le sont à nos tribunaux ordinaires les deux Commissions précitées.Mais ce serait la fin des affirmations étayées sur l\u2019imagination, cause première de toutes les notions fausses inculquées au peuple.Et le bien que ferait cette Commission, peut se calculer par l\u2019énormité des pertes que la Province de Québec subit chaque année, pertes que le Docteur Valin estime, dans \u201c l\u2019Union Médicale du Canada\u201d (No de février 1914) à environ $23,000,000.Est-ce que ces pertes seules ne sont pas suffisantes pour troubler nos conditions économiques, et ne devrions-nous pas lutter contre la tuberculose par tous les moyens, pour sauvegarder notre équilibre économique, et notre paix sociale ?Eugène GRENIER, M.D.Directeur. FORMULAIRE TUBERCULOSE I.Recalcification (Méthode de Ferrier).Ne faire que trois repas par jour.Manger modérément en évitant surtout les liquides alcooliques, et l'huile de foie de morue.(Quelques auteurs la donnent cependant avec succès.) Au milieu du repas, prendre un des cachets suivants : Carbonate de chaux Oz.40 centigrammes Phosphate tribasique de chaux og.50 centigrammes Chlorure de sodium og.10 centigrammes II.Les reconstituants de l'organisme 1° l\u2019Arsenie : .On peut faire un choix des préparations suivantes: (a) Arseniate de soude : Prendre 2 à 6 granu\u2019es par jour an moment des repas.(b) Arrhenal : x à xx gouttes par jour avec de l'eau après les repas durant 4 jours consécutifs \u2014 Repos de 15 jours.(ec) Cacodylate de soude : en ampoules de 0-05 à 0-10 centigr.Donner 2 on 3 ampoules par jour en une seule dose durant dix jours conséentifs, et s'arrêter 15 jours ; puis recommencer de la même manière(on s\u2019abstient lorsqu\u2019il y a fièvre élevée (d) L\u2019Huile de foie de morue : 30 à 100 grammes par jour si elle est bien tolérée.TIT.Les toniques et les stimulants : (a) Huile camphrée à 10 °/ 5 : 2 à 4 c.c.(40 à 80 gouttes )par jour en injections sous-cutanées en 2 doses.(b) Strychnine : Une cuillerée à café de la solution suivante avant chaque repas.Sulfate de strychnine og.05 centigr.Eau distillée.150 grammes IV.Contre la toux : Codéine.og.03 centigr.Extr-belladone.og.01 centigr.Fau laurier-cerise.20 grammes, Eau de tilleul.40 grammes.prendre par cuillerée à bouche en 1, 2 ou 3 jours.ou bien : ( Codéine.og.03 centigr.Siroptolu.20 grammes.Julep gommenx.40 grammes.A prendre de la méme fagon. FORMULAIRE 307 V.Contre l\u2019hémoptyste : (a) Repos absolu au lit.\u2014Faire ingérer une patite quantité de boissons fraîches, puis donner : (b) Poudre d\u2019ipeca.og.03 centigr.Extrait thébaïque .og.01 centigr.(c) Faire prendre en même temps: \u2019 Chlorure de calcium.2 grammes.Eau distillée.40 grammes.Sirop framboises.20 grammes.A prendre dans la journée.- S\u2019ily a hypertension on preserira la solution suivante: Solution alcoolique de trinitrine au 1/100.0200000000s xx gouttes Eau fleur d\u2019oranger.30 grammes Eau distillée.150 grammes 4 à 5 cuillerées à soupe par jour.Si hypotension, on prescrira : Solution d\u2019adrénaline à 1/000 \u2014 x à xiI1 gouttes par jour, en 2 ou 3 doses dans la journée.VI.Pour stimuler l\u2019appétit : tr.noix vomique.4 grammes tr.colombo.tr.quassiaamara.xx gouttes dans un peu d\u2019eau avant chaque repas.Yad 10 grammes.VIT.Contre la diarrhée : Tanngéne.og.30 centigrammies Pour un cachet : 3 par jour.ou bien: Extrait thébhaique.og.10 centigr.Sous-nitrate de bismuth.+ grammes Eau de fleur d\u2019oranger.28 grammes Sirop de ratanhia.30 grammes Eau de tilleul.100 grammes À prendre par cuillerée à sonpe dans les 24 heures.(1) (1) Dans \u201cLe livre du Médecin\u201d \u201c La Tuberculose\u201d par Castaigne et Gouraud NOUVELLES UNIVERSITE LAVAL \u2014 FACULTE DE MEDECINE Hôtel-Dieu de St Joseph, Avenue des Pins, Montréal.CLINIQUE MEDICALE \u2014 COURS DES VACANCES portant sur les procédés les plus nouveaux, de diagnostic et de traitement des affections médicales les mieux étudiées dans ces derniers temps.Un cours de vacances sera donné à l\u2019Hôtel-Dieu, du 6 au 18 juillet 1914, sous la direction de M.le professeur J.J.GUERIN, par MM.les docteurs E. 308 UNION MÉDICALE DU CANADA LATREILLE, de la Faculté de Paris et G.H.BARIL, chimiste expert, chargés de cours à l\u2019Université Laval, médecins et pathologistes de l\u2019Hôtel-Dieu, avee le concours de MM.les docteurs G.LAHAISE, bactériologiste, chargé de cours à Laval ; C, SAINT-PIERRE et A.PARE, pro-secteurs à Laval et assistants pathologistes de l\u2019Hôtel-Dieu.Ce cours comprendra 12 leçons de clinique médicale et de thérapeutique avec présentation de malades, investigations cliniques et application de traitements à l\u2019ordre du jour, démonstrations sur spécimens pathologiques et préparations histologiques, épreuves radiographiques et projections ; et 12 conférences techniques suivies de travaux pratiques de laboratoire (bactériologie, chimie, hématologie, cytologie) exécutés par les élèves sous la direction des professeurs et de leurs assistants.Seront admis à ce cours MM.les médecins qui se seront inscrits avant le 4 juillet 1914.Le droit d\u2019inscription est fixé (frais de laboratoire compris) à $25.00.Le nombre des élèves est limité à 12.On peut s\u2019inscrire dès maintenant (directement, par lettre, chèque, ou mandat-poste) au secrétariat de l\u2019Hôtel-Dieu, avenue des Pins, Montréal.HORAIRE.Le matin, à 10 heures : (Amphithéâtre) clinique médicale.traitements.\u2018 Le soir, à 2 heures : (Laboratoires) conférence technique, travaux.PROGRAMME.Lundi, 6 juillet.\u2014 Les maladies infectieuses aiguës : Procédés généraux de diagnostic et de traitement (les sérums, les vaccins, les lipoïdes, les hormones, l\u2019immunité, les états anaphylactiques).Généralités techniques, fièvre typhoïde, applications des réactions d\u2019immunité a son diagnostic (sero-diagnostic), hémo-culture.Mardi, 7 juillet.\u2014 Les accidents syphilitiques et leurs traitements.Actuels : 606, 914, Queyl, Mercure (Indications, contre-indications, troubles toxiques, techniques).Syphilis, recherche du tréponéme (colorations, ultra-microseope), Wassermann, Noguchi, Hermann-Perutz.Mercredi, 8 juillet.\u2014 La tuberculose pulmonaire, formes anatomo-cliniques.La tuberculine, la cuti-réaction, le séro-diagnostic.Traitement chimiothéra- pique, opothérapique, biologique.Les crachats (examen chimique, bactériologique, cytologique).Les urines des tuberculeux et la réaction de Moritz-Weitz.Jeudi, o juillet.\u2014 Les nouvelles méthodes de traitement applicables aux diverses affections de la plèvre.Thoracenthèse, injection d\u2019air, de gaz, de liquides modificateurs, autosérothérapie.Les liquides pathologiques: épanchements pleurétiques, ascitiques.Le liquide céphalo-rachidien (chimie, bactériologie, cytologie).Le pus (gonocoques, etc.).Mercredi, 15 juillet.\u2014 Le cancer, état actuel de la question.Pathogénie Anatomie pathologique, Traitement (chimiothérapique, physico thérapique, opératoire).La réaction d\u2019Abderhalden appliquée au diagnostic du cancer.Recherche du pouvoir antitryptique du sang. NOUVELLES 309 Jeudi, 16 juillet.\u2014 Goutte et diabète (conceptions pathogéniques et traitements actuels).Les régimes et les eaux minérales.Les urines dans le diabète et la goutte : sucre, acétone, dérivés glycosuriques, acide urique.Vendredi, 17 juillet.\u2014 Les insuffisances hépatiques.Les cholémies familiales et acquises.Les ictères simples, aiguës et chroniques.Les ictères cho- luriques, hémolytiques.La valeur fonctionnelle du foie et les urines.Bile, urobiline, rapports uro- logiques.Samedi, 18 juillet.\u2014 Les gastro-entéropathies fonctionnelles et organiques.Epreuves radiographiques.Traitement médical, Indications opératoires.Exploration chimique de l\u2019estomac.Valeur fonctionnelle du foie et de lin- testin par l\u2019examen des selles, (chimique et microscopique).Vendredi, 10 juillet.\u2014 Les méningites banales, cérébro-spinales et spécifiques (Ponctions et injections lombaires).La paralysie infantile épidémique.La valeur fonctionnelle des reins recherchée par l\u2019examen des urines (caractères généraux des urines, conditions de prélèvement).Examen physique.Les albumines urinaires (recherche et dosage).Samedi, 11 juillet.\u2014 La question des néphrites (chlorurémiques.azotémi- ques, hypertensives).Polyurie expérimentale, Bleu de méthylène, sucre phloridzique.Azotémie, Elimination des médicaments.Examen microscopiqué des urines (sang, pus).Lundi, 13 juillet.\u2014 Les arythmies, les tachycardies, les bradycardies, le heartblock, l\u2018électrocardiographie, la viscosimétrie, la sphygmomanométrie.La constante uréique d\u2019Ambard.Mardi, 14 juillet.\u2014 Les syndromes morbides correspondant aux altérations pathologiques des glandes vasculaires sanguines (surrénale, thyroïde, hypophyse) et leur traitement.L\u2019examen du sang en clinique.~~ COURS D\u2019ORTHOPEDIE DU Dr CALOT {de Berck) du 3 au 9 août 1914 à l\u2019Institut Orthopédiaue de Berck (8ième année) En sept jours, de 8 h.du matin à 7 h.du soir.Enseignement de l\u2019orthopédie indispensable aux médecins, ct traitement des tuberculoses externes, adénites, coxalgie, mal de Pott, tumeurs blanches, luxation congénitale de la hanche, déviations, maladies des os et des articulations, traitement de la scoliose par la méthode d\u2019Abbotte, etc.Chaque jour, 5 heures de démonstrations cliniques et techniques faites par M.Calot, et 5 heures d\u2019exercices pratiques individuels sous la direction et avec l\u2019aide de M.Calot ou de ses assistants. 310 UNION MÉDICALE DU CANADA Sont admis les médecins et étudiants francais et étrangers.\u2014 Pour l'inscription, le programme détaillé et le mode d'installation à Berck, s\u2019adresser dès maintenant au Dr Fouchet, chirurgien as- sistaut de l'Institut Orthopédique à Berck-Plage (Pas-de-Calais).Le nombre des places étant limité, on est prié de s\u2019inserire à l'avance.BIBLIOGRAPHIE Eléments de Thérapeutique Oculaire, par le Dr A.CANTONNET, Ophtalmologiste des Hopitaux de Paris ({Iépital Cochin).1 vol.cartonné, in-16 jésus, 58 pages.Paris, 1914 Prix : 1 fr.50.Le Dr Pron, dans la 2e édition de son \u201c Formulaire de Thérapeutique Clinique,\u201d a confié au Dr A.Cantonnet la rédaction du chapitre ophtalmologique.C\u2019est ce chapitre qui est édité à part.Les formules y sent nombreuses, non pas pêle-mêle, mais ae- compagnées de leurs indications précises.La concision et la netteté de l'exposé font de ce très petit livre un livre véritablement pratique, complétant utilement la 2e édition de cet onvrage du même auteur: \u201c L\u2019Ophtalmologie du Praticien,\u201d qui constitue le \u201c vrai bagage ophthalmologique minimmn du Praticien.\u201d Traitement des sténoses aiguës du larynx, par le Dr Guillermo Zox- RAQUIN.Vigot frères, éditeurs, 23, rue de l\u2019Ecole-de-Méde- cine, Paris.Un volume in-8°, avec 7 figures.Prix: 2 fr.Dans ce travail l\u2019auteur fait une étude du tubage et de la trachéotomie et trouve que les deux sont de graves procédés ; il poursuit son étude avec de nouveaux arguments cliniques et expérimentaux.Il pose le problème: Zétablir dans les sténoses du larynx les conditions normales de respiration, rétablir en même temps que l'inspiration faciale une tension d'air intra-pulmonaire positive à l'expiration en sauvegardant les poumons, le cœur, la tension artérielle, etc.Conserver l'action primitive de la glotte sur la respiration, rétablir l\u2019expectoration, la toux, la voix, isoler les lésions BIBLIOGRAPHIE 311 imtrales et faire de la gymnastique au larynx rétréci.Il revoit le problème avec la création de la trachéotomie a valvule trachéale.Il enlève avec son procédé el pronostic réservé des traitements des sténoses du larvnx.L\u2019auteur fait un article de Revue et abrège toujours des détails, il rapporte une large pratique avec toutes les méthodes pour terminer avec la sienne.Des observations de sa méthode il ne rapporte que la première qui restera une des belles observations dans l\u2019histoire de la Chirurgie.La pratique de l'héliothréapie, par A.AIMES.In-8, 1914, 26 figures et 10 planches hors texte.4fr.A.Maloine, Editeur, 25-27, rue de l\u2019Icole-de-Médecine, Paris.La cure solaire tient actuellement une grande place en thérapeutique et le récent Congrès de Cannes a montré l\u2019importance de cette méthode, aujourd\u2019hui très largement appliquée.On trouvera dans le livre du Dr Aimes un exposé complet de la question ; l\u2019auteur possède une grande expérience de la cure solaire à laquelle il a consacré un nombre important de publications, et la plupart des chapitres de son ouvrage sont oroginaux.Les effets, les indications, la technique et les résultants de la cure solaire sont les points surtout mis en valeur.Présenté sous une forme essentiellement pratique, cet onvrage orné de nombreuses planches hors texte, sera de la plus grande utilité pour le médecin.Le traitement des scolioses graves par la méthode d\u2019Abbott, par M.LANCE, ancien interne des hôpitaux de Paris, assistant d\u2019Orthopédie à l'Hôpital Bretonnean.Un vol.in-8, 172 pages, 84 figures originales.4 fr.A.Maloine, éditeur, 25-27, rue de l\u2019Ecole-de-Médecine, Paris.Depuis une année des publications nombreuses ont fait connaître aux médecins le traitement des scolioses graves par la méthode d\u2019Abbott, mais aucune n\u2019expose d'une facon complète et dans tous ses détails sa technique minutieuse et compliquée.C\u2019est cette lacune que vient combler le présent volume.On v trouve, rendus 312 UNION MÉDICALE DU CANADA très clairs par de nombreuses figures et schémas, tous les temps du traitement, tel que l\u2019auteur le pratique depuis plus de 18 mois et avec les modifications qu\u2019il v a apportées.Puis vient un chapitre sur les indications et contre-indications, et enfin une série de reproductions de radiographies, photographies, moulages, fait défiler sous nos veux les résultats très intéressants obtenus par l'auteur dans les diverses formes de scoliose grave.Nous voyons ainsi quelle amélioration profonde cette méthode apporte déjà dans le pronostic de bien des cas jugés jusqu'alors incurables.La statique vertébrale normale, dans ses rapports avec les déviu- ftons, les déformations vertébro-rachidiennes et chondro-cos- tales, par F.LACROIX, ingénieur-mécanicien orthopédiste.1 volume grand in-8, avec figures.Nrix: 5 fr.A.Maloine, Editeur, rue de l\u2019Ecole-de-Médecine, 25-27, Paris.I\u2019auteur a bien voulu donner un résumé svnthétique de son ou- (NX.D.L.R).vrage, que nous publions en entier.Etude pour l'orthopédiste mécanicien.Jusqu'ici, nul travail méthodique n\u2019a été consacré à l'étude du mécanisme fonctionnel de l\u2019appareil -pelvi-vertébro-locomoteur.Rien encore de précis n\u2019a été formulé sur la genèse des processus anatomo-mécaniques qui président aux fonctions vertébro-statiques et qui déterminent l\u2019équilibre normal de l\u2019appareil vertébro-loco- moteur.Dans la vaste bibliographie qui traite de la scoliose, on trouve un certain nombre d\u2019observations judicieuses et d\u2019aperçus ingénieux qui touchent à ce sujet; mais rien de ce qu\u2019on rencontre dans les livres et les traités ne se lie assez étroitement à la question et ne parvient à se compléter à ce point de vue spécial.Or, cette lacune ne peut être que préjudiciable à une technique qui se donne ot qui passe pour scientifique.Cependant, on a traité et l\u2019on traite encore mécaniquement la scoliose.Et cela, malgré l\u2019imprécision des rares connaissances acquises sur la suite de phénomènes anatomo-mécaniques et statiques, ou normaux ou anormaux, qui règlent et déterminent l\u2019équilibre vertébro-thoracique, ou equi-sagittal ou différentiel.On essaie de corriger cette affection malgré l\u2019ignorance où lon est en- BIBLIOGRAPHIE 313 core du mécanisme de production et de développement des phénomènes anatomo-statiques différentiels, pertubateurs, qui déterminent l\u2019équilibre compensationnel, déformateur du système verté- bro-thoracique scoliosé.Il s\u2019établit, en effet, des différences radicales entre les conditions statiques où se réalise l\u2019équilibre vertébral normal, et les conditions statiques récupératrices qui créent l\u2019équilibre vertébral différentiel, au cours des déformations squelettiques et des perturbations musculo-tractives qui accompagnent la scoliose.On sait que, dans ce dernier cas, les forces désorientées, perturbées par les désordres morphologiques, architecturaux, mécaniques et statiques, deviennent à leur tour une cause de déchéance vertébro- squelettique.Or, on n\u2019a pas encore constaté dans leur suite ces processus anatomo-mécaniques.Nulle part même nous n\u2019avons constaté qu\u2019on ait relevé géométralement les dispositions anatomo- architecturales et les conditions mécaniques, statiques, par lesquelles se détermine l\u2019équilibre normal entre le poids somatique et les fonctions musculo-tractives appliqués à l\u2019appareil pelvi-verté- bro-locomoteur.Enfin, nous n\u2019avons point vu qu\u2019on se soit occupé d\u2019établir méthodiquement la genèse des processus anatomo-mécani- ques qui s'organisent au cours de leurs relations statiques, entre les organes locomoteurs, lorsque ces derniers s\u2019altèrent dans leurs dispositions essentielles, et que les compositions dynamiques qui oppriment, meuvent et équilibrent le système, modifient leur orientation.C\u2019est alors que, de normales et conservatrices qu\u2019elles étaient auparavant, ces compositions réactives deviennent ensuite différentielles, perturbatrices et déformatrices.Or, sans les données positives qui éclairent toutes ces questions, comment reconnaître sérieusement les différences dynamiques, fonctionnelles et statiques, morphologiques et architecturales, qui s\u2019établissent par des processus très différents entre les deux systèmes de forces qui s'appliquent suivant le cas, à l\u2019appareil vertébro-locomoteur.Pour s\u2019ingénier utilement contre l\u2019action des forces différentielles, antisagittales, qui perturbent le mécanisme fonctionnel du système, qui faussent et déforment les segments squelettiques constitutifs de son architecture, ne serait-il pas urgent de se former au préalable une idée précise de l\u2019action équi-sagittale des forces, et de celles mêmes qui évoluent régulièrement lorsqu\u2019elles s'appliquent à une architecture vertébro-thoracique équi-symé- trique ? 314 UNION MÉDICALE DU CANADA Or, qui a relevé le plan géométral de ces deux systèmes de forces et des deux architectures si différentes qui caractérisent leur action?Et de fait, ces deux systèmes ne sont-ils point radicalement opposés l\u2019un à l\u2019autre\u201d L\u2019un, où toutes les compositions dvnami- ques et statiques qui s\u2019établissent entre la pesanteur somatique et les fonctions museulo-sauelettiques s\u2019harmonisent bi-sagittalement sur une charpente osseuse équi-symétrique, sur un pilier vertébral perpendiculaire a toutes ses bases de sustentation, constitue le système physiologique et conservateur de tous les attributs normaux; l\u2019autre, où toutes les compositions synergiques, où toutes les forces faussées doivent s\u2019équilibrer en fin de compte au milieu des perturbations dynamiques et statiques sur une charpente squelettique déformée, sur un pilier vertébral dévié, dont les plans de sustentation obliques, antisagittaux échappent aux conditions et aux lois de l\u2019équilibre normal.C\u2019est pourquoi nous avons pensé qu\u2019il v aurait intérêt à rechercher et à décrire les phénomènes anatomo-mécaniques, statiques, qui produisent des résultats si différents ; ceux-ci restant conservateurs de l\u2019architecture équi-svmétrique et de l\u2019équilibre normal; les autres devenant déformateurs de cette même architecture et perturbateurs de ce mème équilibre.Or, que faut-il entendre par statique normale, par statique différentielle et par statique scoliotique?Pourquoi l\u2019une est-elle conservatrice des attributs normaux et du mécanisme des fonctions locomotrices équi-sagittales de l\u2019appareil vertébro-thoracique, et pourquoi l\u2019autre, au contraire, est-elle destructive de ces attributs et de ce mécanisme fonctionnel?C\u2019est à ces questions complexes, difficiles, que l\u2019auteur s\u2019est attaché à répondre précisément au cours du travail qu\u2019il présente aujourd\u2019hui.On suivra avec intérêt, pensons-nous, les données positives qu\u2019il formule sur ce sujet, ainsi que les développements nouveaux et les aperçus curieux dont il les accompagne on les fait suivre.On constatera enfin qu\u2019il s\u2019est efforcé de défricher un terrain ingrat et, pour cela même, peu ou mal exploré jusqu'ici. BIBLIOGRAPHIE 315 Berck, Tuberculoses externes et Déviations, par le Dr Caror.1 vol.in-8° avec 100 figures dans le texte, cartonné.4 fr.Chez Maloine, Editeur, 25-27,rue de l\u2019Ecole-de-Médecine, Paris.Dans ce petit livre, bien illustré et de prix modeste, M.Calot a exposé, avec sa clarté accoutumée, le traitement moderne des tuberculoses du testicule ou de l\u2019épididyme, et le traitement des adénites, abcès froids, coxalgie, mal de Pott, tumeurs blanches, déviations congénitales ou acquises, scolioses, luxation congénitale de la hanche, pied bot, paralysie infantile, etc.C\u2019est un résumé clair, substantiel et pratique de ces méthodes conservatrices de Berck qui ont amené, dans ces 20 dernières années, la plus profonde et la plus bienfaisante des révolutions dans la thérapeutique des tuberculoses externes et des affections orthopédiques.Certainement ce nouveau livre de M.Calot rendra\u2019 les plus grands services aux Médecins, car chacun sait que M.Calot s\u2019efforce toujours d\u2019apprendre à ses confrères de partout à faire chez eux, dans la mesure du possible, ce que lui et ses éléves ou collègues font à Berck.Cardiopathies chez les enfants, par le Dr NOBÉCOURT, professeur agrégé à la Faculté de médecine, médecin des hôpitaux de Paris.Un volume de 280 pages, avec 72 figures ou gravures.\u2014 Librairie O.Berthier, Emile Bougault, successeur, 48, rue des Ecoles, Paris.Prix:: 6 fr.Nombreux sont les enfants atteints de cardiopathies, soit de simples troubles fonctionnels, soit de lésions organiques, congénitales ou acquises.Les conditions spéciales de l\u2019appareil circulatoire pendant la période de croissance prédisposent le cœur à subir l\u2019action d'agents pathogènes variés ; d\u2019autre part, elles rendent compte des modalités particulières que revêtent les cardiopathies de l'enfance, tant au point de vue de leur symptomatologie que de leur évolution et de lenr pronostic.Leur traitement enfin nécessite des notions diverses, ne serait-ce que pour la posologie des médicaments.Toutes ces questions sont souvent négligées dans les traités des maladies du cœur, généralement écrits par des spécialistes qui soignent surtout des adultes.On les trouvera exposées dans le livre de M.Nobécourt. 316 UNION MÉDICALE DU CANADA L'auteur ne s\u2019est pas proposé de poursuivre l\u2019histoire complète des cardiopathies.Il a passé en revue les faits cliniques qui se présentent quotidiennement à l\u2019hôpital et en ville; il s\u2019est attaché à montrer les caractères particuliers que revêtent les cardiopathies chez les enfants, les difficultés que peut rencontrer le médecin, les conséquences fâcheuses de ses erreurs, les bénéfices retirés d\u2019un diagnostic précis et d'une thérapeutique judicieuse.Sans méconnaître l\u2019importance des acquisitions récentes dues à la radiologie, à l\u2019électrocardiographie, etc, il.n\u2019a pas oublié que ces procédés d\u2019investigation demandent une technique minutieuse et une instrumentation spéciale.Or, ni l\u2019une ni l\u2019autre ne sont à la portée de la plupart des médecins.Ceux-ci, en s\u2019aidant des méthodes classiques d\u2019examen, peuvent et doivent étudier complètement leurs malades.C\u2019est à ce point de vue que s\u2019est placé l\u2019auteur.A ces titres divers, les Cardiopathies de l\u2019enfance constituent un ouvrage dont la lecture est utile à tout médecin chargé de soigner des enfants, c\u2019est-à-dire, en fait, à presque tous les médecins.re Formulaire des Spécialités pharmaceutiques pour 1914, par le Dr V.GARDETTE.1 vol.in-18 de 436 pages, cartonné, 3 fr.(Librairie J.-B.Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, Paris)! Le but du Dr Gardette a été d\u2019essayer d\u2019être utile à ses confrères en leur donnant sur les spécialités pharmaceutiques les plus usuelles les renseignements nécessairee pour leur permttre de les prescrire quand ils le désireront.Le succès rapide de ce petit livre arrivé à sa Se édition a montré qu\u2019il répondait à un véritable besoin.Les notices qui signalent l\u2019apparition d\u2019une spécialité nouvelle ou rappellent une spécialité déjà ancienne sont le plus souvent inutiles parce qu\u2019elles ne donnent pas d\u2019indications sur les composants et les doses de cette spécialité, et omettent même très souvent de dire sous quelle forme elle est présentée (granulé, sirop, solution ou pilule).Les brochures explicatives dont tous les praticiens sont inondés sont trop longues, trop diffuses, on ne les lit pas.Et puis au moment de prescrire une spécialité, si la mémoire fait défaut, la notice n\u2019est pas juste à temps voulu sous la main pour la rafraîchir. BIBLIOGRAPHIE 317 La nouvelle édition de ce formulaire est divisée en trois parties.Dans la première partie, les spécialités sont indiquées par ordre alphabétique.C\u2019est dans cette première partie qu\u2019on devra en chercher la composition et la dose.La deuxième partie donne par ordre alphabétique le nom de chaque fabricant avec son adresse et l\u2019indication de toutes les spécialités qui lui appartiennent.La.troisième partie reprend les spécialités dans leur ordre alphabétique et donne l\u2019indication de leur fabricant dans une parenthèse qui figure après le titre de la spécialité, si le nom dn fabricant n\u2019est pas compris dans le libellé de ce titre.Traité médico-chirurgical de gynécologie, par F.LABADIF-LA- GRAVE, médecin honoraire des Hôpitaux, et F.Lravru, professeur à la Faculté de Médecine de \"Paris, chirurgien de l'Hôpital Necker.4e édition, revue et augmentée, avec 491 gravures dans le texte, en noir et en couleurs.1 fort volume orand in-8° de XII 1336 é à l\u2019anglaise, 30 f grand in e XII 1336 pages, cartonné à l\u2019anglaise, I.(Librairie Félix Alcan).| Cette nouvelle édition, succédant à la précédente à quelques années de distance, est cependant un ouvrage presque nouveau, tellement sont nombreux les progrès de la gynécologie depuis qu\u2019elle est entrée dans la pratique courante de la médecine et de la chirurgie.~ Dans cette nouvelle édition les auteurs se sont attachés a traduire par toute une série d\u2019importantes modifications cette évolution du progrès.Le chapitre de l\u2019anesthésie a été entièrement refondu; on y a ajouté toute la question des préanesthésiques.Pour les fistules urinaires, on a développé les divers procédés de greffes urétérales (urétéro-colostomie et urétéro-cysto-néostomie.Les nouvelles opérations de fixation de l'utérus, les ligamentopexies ont eu ici la place qu\u2019elles méritent dans la pratique.Dans le domaine de la chirurgie des salpingates, on a décrit les récents procédés d'ablation de l'utérus.Enfin dans ce chapitre des tumeurs se trouvent des articles entièrement nouveaux sur les kystes de l'utérus, la radio et la radiumthérapie des fibromes et des cancers utérins, les chorioëpithéliomes et les tumeurs de formation chorio-épithélio- 318 UNION MÉDICALE DU CANADA mateuse, les hystérectomtes élargies à la manière de Wertheim et de Schuchardt-Schauta.Il n\u2019est pas jusqu\u2019aux complications post-opératoires qui n\u2019aient subi une refonte complète par l\u2019étude des phlébites et des embe- les post-opératoires, du lever précoce, de la dilatation gastrique et de l'occlusion duodénale aiguë des greffes de l\u2019ovaire dans les troubles consécutifs à la castration.À l'illustration des autres éditions ont été ajoutées 135 figures nouvelles, pour la plupart dessinées par M.Leuba, d\u2019après les pièces opératoires ou des opérations personnelles.Ainsi fondu, remanié et complété pour la quatrième fois, ce Traité de gynécologie offre aux praticiens comme aux chirurgiens toutes les notions qu\u2019il est nécessaire aux uns et aux autres de posséder pour aborder les difficultés si complexes de la pratique mé- dico-chirurgicale.Le numéro du 2 mai 1914 de: Paris-Médical, publié par le professeur GILBERT la librairie J.-B.Baillière et fils, 19, rune Hau- tefeuille, à Paris, est entièrement consacré aux Maladies des Voies Urinaires.Voici le sommaire : Les maladies des voies urinaires en 1914 (revue annuelle), par les Drs Grégoire et Doré.\u2014 La signification des divers procédés d\u2019exploration fonctionnelle du rein, par le Dr Achard, professeur a la Faculté de médecine de Paris.\u2014 Traitement des calculs rénaux, par le Dr Marion, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris.\u2014 La Prostatectomie en deux temps, par le Dr Carlier.\u2014 Les progrès dûs à l\u2019application de la constante d\u2019Am- bard en chirurgie urinaire, par le Dr Chevassu, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris.\u2014 Histoire de la taille, par le Dr Eliot.\u2014 La médecine dans le passé.\u2014 Questions médico-mili- taires.\u2014 Curiosités \u2014 Variétés \u2014 La médecine au Palais.\u2014 Silhouettes médicales.\u2014 Diététique et formules thérapeutiques.\u2014 Revue de la presse française, de la presse étrangère, des sociétés mensuelles, des sociétés médicales de province, des revues mensuelles.\u2014 Nouvelles.\u2014 La vie médicale.\u2014 Cours.\u2014 Thèses, etc.Envoi franco de ce numéro de 116 pages in-4 avec figures contre 1 franc en timbres-poste de tous pays, adressés à la librairie J.-B.Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, à Paris. L'UNION MÉDICALE DU CANADA XXVIII ete sp qu URASAL \u2026 GRANULÉ.EFFERVESCENT UROTROPINE, PIPERAZINE, BENZO-CITRATE DE LITHINE LE PLUS PUISSANT DISSOLV ANT DE L\u2019ACIDE URIQUE.LE MEILLEUR ET LE PLUS SUR ANTISEPTIQUE- DES VOIES URINAIRES ET DES VOIES BILIAIRES.( N 9 GOUTTES, RHUMATISMES, GRAVELLES, LITHIASE URINAIRE ET BILIAIRE, ARTÉRIO- SCLÉOROSE, OBÉSITÉ, ARTHRITISME, URÉ- THRITES, CYSTITES, PYÉLO-NÉPHRITES, AN- GIOCHOLOCYSTITES, FIÈVRE THYPHOÏDE.DOSE\u2014Adultes, une cuillérée à dessert dans un verre d\u2019eau, 2 à 4 fois par jour, ou d\u2019avantage suivant l\u2019avis du médecin.Préparé par FRANK WYETH HORNER Limited MONTREAL. XXIX L'UNION MÉDICALE DU CANADA GUÉRISON DE LA COQUELUCHE Par L'ICHTHYOL.L'ANAT'USSINE est exactement dosée à 4% d\u2019ICHTHYOL pur, émulsionné dans un excepient sucré, marquant totalement l\u2019odeur et la saveur deL \u2019ICHTHYOL.En vente dans toutes les pharmacies #1.00 le flacon.Littérature sur demande.LABORATOIRES LALEUF \u2014 ORLEANS \u2014 FRANCE .Dépositaires exclusifs \u2014 CIE ANGLO-FRENCH \u2014 232 rue Lemoine, MONTREAL COMPRIMES de FERMENTS LACTIQUES LAXATIFS a base de Ferments lactiques sélectionnés, Sels biliaires, Naphto-phtaléine, Agar-agar.® e e Traitement Biologique oe ta CONSTIPATION, oe ENTERITE pes AFFECTIONS ou FOIE ANTISEPSIE GASTRO-INTESTINALE DOSE : 1 4 3 Comprimés le soir au Coucher.LITTÉRATURE ET ÉCHANTILLONS sur DEMANDE ra) LABORATOIRES BioLOGIQUES ANDRÉ PARIS Pharmacien de1re Classe, Ancien Interne et Chef de Laboratoire des Hôpitauæ de Paris, Membre de la Société chimique de France.1, Rue de Châteaudun, Rue Lafayette, 55, PARIS (France), Dépôt Général pour le Canada : ROUGIER Frères, Montréal. BIBLIOGRAPHIE 319 Æsculape.Grande Revue mensuelle illustrée, 41, rue des Ecoles, Paris.Le No: 1 fr.(Etranger: 1 fr.50) (franco contre timbres-poste).Abonn.: 12 fr.(Etranger: 15 fr.), \u2014 Sommaire du No de mai 1914.{ La Mort de l'Impératrice Joséphine (9 illustr.), par le Dr Paul Raymond, prof.agrégé.\u2014 La \u201c bonne Joséphine,\u201d une des plus gracieuses figures e notre histoire.Sa maladie et sa mort: le 14 mai 1814 elle prend froid à St-Leu, les jours suivants elle reçoit décolletée, en robe légère, le roi de Prusse, des souverains, des grands-dues ; le 29 mai elle meurt d'une bronchite capillaire prouvée par l\u2019autopsie.Les femmes enceintes devant le Tribunal Révolutionnaire (5 tllustr.), par le Dr J.Avalon.\u2014 Sous la T'erreur, les condamnées qui avaient fait une déclaration de grossesse attendaient leur délivrance avant d\u2019être envoyées à l\u2019échafaud ; le courage admirable de la plupart; les grossesses simulées ; le cas de la belle princesse Lubomirska.Guérisseurs et sorciers limousins (9 illustr.), par Michel-Cois- sac.\u2014 Comment on mêle le signe de la croix à l\u2019évocation du diable; l\u2019envoûtement par l\u2019image reflétée ; l\u2019enclavèlement du loup ; les frères Camus, rebouteux creusois; le martelage de la rate; l'envoûtement par le cœur de bœuf.L'Ecole du Service de santé militaire de Lyon (7 illustr.), par le Médecin-Inspecteur Ch.Viry.\u2014 Comment fut créée l\u2019Ecole de Lyon en remplacement de l\u2019ancienne école de Strasbourg.Les compétitions entre les Facultés de Médecine de Nancy, Montpellier, Bordeaux, Lyon.Mains d\u2019 expression (2 illustr.).\u2014 L\u2019ame se reflète dans la structure et le mouvement des mains.Mains furieuses, crispées, cabrées ; mains mystiques ; mains sensuelles.Les portraits de Philippe IV d'Espagne par Vélasquez ; leur psychologie (7 illustr.), par le Dr H.Verdier.\u2014 La déchéance intellectuelle progressive d\u2019un souverain affaibli et malade d\u2019après les portraits qu\u2019en a laissés Vélasquez ; l\u2019analyse picturale d\u2019un type morbide.Hercule soulage la faiblesse d'Atlas et charge le Ciel sur ses épaules (planche hors texte) par Franz Floris (XVIe siècle).SUPPLEMENT (20 illustr.).\u2014 Ste-Claire qui guérit les maux d\u2019 yeux.\u2014 L\u2019homme normal et l\u2019athlète.\u2014 Le tatouage.\u2014 320 UNION MÉDICALE DU CANADA Guallotin et lu guilloline.\u2014 Camille Desmoulins et Lucile.\u2014 L'origine du tabac.\u2014 La carpe et l\u2019eau tiède.\u2014 Sarah et Abraham.\u2014 \u201c Le Talion,\u201d pièce du Dr Henri de Rotschild.\u2014 Les deux amis goutteux.\u2014 Pour mon médecin (Pasca- lon.\u2014 L\u2019Hôpital vu par les Goncourt.\u2014 La vie sans microbes.Les stations thermales et climatiques de la Grande-Bretagne, par le Dr Neville Woon.Traduction par MM.Monod et Reboul.A.Maloine, éditeur, 25-27, rue de l\u2019Ecole-de-Médecine, Paris.Voiei la préface écrite par les traducteurs de cette intéressante monographie.En présentant à nos confrères de France cette traduction de I'ouvrage du Dr Neville Wood, nous croyons nécessaire de le faire précéder de quelques mots d\u2019explications et de commentaires, tant au sujet de l\u2019ouvrage lui-même qu\u2019au sujet du but que nous nous sommes proposé en le traduisant.Cet ouvrage (Iealth Resorts of the British Islands, University of London Press, Londres, 1912) a été publié sous la direction du Dr Neville Wood, et avec la collaboration d\u2019un comité nommé par le Bureau de la Section de Balnéologie et de Climatologie de la Société Royale de Médecine.Il venait combler une lacune, car nos confrères d\u2019Outre-Manche ne possédaient pas de manuel récent, officiel et impartial de leurs vilels d\u2019eaux et de leurs stations climatériques, et l\u2019autorité indiscutable des collaborateurs est le plus sûr garant de sa documentation exacte et de son impartialité absolue.L'ouvrage est divisé en deux parties principales: stations thermales et climatériques de l\u2019intérieur,et stations maritimes, avec un bref chapitre sur une institution britannique par excellence, les établissement dits\u201c hydropathiques,\u201d qui correspondent à la fois à nos maisons de régime et à certaines de nos cliniques françaises.Un dernier chapitre consacré aux stations de la Grande-Bretagne au point de vue international nous montre clairement ce que l\u2019auteur a voulu faire, et nous expose sa conception \u201c\u2018 internationale \u201d des stations britanniques, conception que certains de nos lecteurs pouront ne pas partager, mais qui \u2019en est pas moins tout à fait impartiale et sans nul esprit de chauvinisme étroit. BIBLIOGRAPHIE 321 Quant au but que nous nous sommes proposé, nous ne dissimulons point que certains pourront le mal interpréter; mais si l\u2019on prétendait nous accuser de prôner la supériorité des stations britanniques sur nos stations françaises et par ainsi de porter préjudice a nos stations, notre réponse serait aussi facile que concluante: l\u2019auteur connaît parfaitement nos stations et 1l a déclaré à maintes reprises que, même si le libre échange des malades entre les deux pays était un fait accompli, la différence resterait toujours en faveur de nos stations françaises qui sont debeaucoup les plus nombreuses et offrent une bien plus grande variété de climats et d\u2019avtitudez, ainsi qu\u2019une gamme d\u2019eaux minérales bien plus variée.Depuis cinq ou six ans le nombre des malades anglais qui viennent nos stations françaises s\u2019élève régulièrement, car ces malades se laissent sans doute de moins en moins hypnotiser par l\u2019omnipotente supériorité des stations étrangères concurrentes ; il est done a tout le moins utile que les médecins français, auxquels s\u2019adresseront ces malades d\u2019Outre-Manche, soient au courant des stations que ces malades possèdent chez eux et des ressourves qu\u2019offrent ces stations.D\u2019autre part, dans nos clientèles françaises nous rencontrons parfois des malades d\u2019humeur voyageuse, ou dont l\u2019état nécessite un changement complet de milieu et d\u2019habitudes, car ils ont \u201c\u201c tout essavé,\u201d et que nous pourrions avec avantage aiguiller sur une station britannique si nous savions aiguiller sur une station britannique si nous savions où les envoyer; ce sont précisément là les renseignements que l\u2019on trouvera dans le présent ouvrage.Enfin nous croyors faire œuvre utile d\u2019internationalisme médical, sans oublier nullement nos origines et sans que l\u2019on puisse nous accuser de renier notre douce France.\u2018\u201c Qui se connaît bien, s\u2019aime bien,\u201d dit un vieux proverbe, et nous sommes persuadés que si nous connaissons mieux nos voisins et amis nous lesaimerons mieux: c\u2019est dans cet eprit que nous les comprendrons mieux: c\u2019est dans cet esprit que nous présentons aujourd\u2019hui notre travail, estimant avec le Dr Neville Wood que l\u2019on ne peut considérer les stations anglaises comme les rivales des stations françaises, et vice versa, \u2018\u201c car à part des différences de climat elles se complètent mutuellement.\u201d SUPPLEMENT NATIONAL FLUID EXTRACTS.La * National Fluid and Chemical C'Sompany,\u201d a, depuis longtemps et sans interruption, annoncé les bons effets de leurs extraits fluides, en particulier l\u2019extrait fluide d\u2019ergot.Ces produits sont fabriqués sur des bases purement scientifiques; c\u2019est évident d'après les renseignements qu\u2019ils nous donnent.Lorsqu'on prescrit l\u2019ergot, la meilleure méthode consiste à donner le meilleur ergot.\u2014 Nos lecteurs trouveront tous les ren-veignements sur les pages descriptives insérées ailleurs dans cette revue.UNE DIASTASE TRES ACTIVE.Le pouvoir dissolvant du Taka-diastase est doublé, depuis le derniers perfectionnements apportés par la maison Parke-Davis dans sa fabrication.\u2014 Son pouvoir dissolvant est tel, maintenant, qu\u2019au bout d> 10 minutes, dans un milieu semblable à celui de l'estomac normal, il liquétie 300 fois son poids d\u2019amidon.Taka-diastase provient d\u2019un champignon appelé * aspergillus oryzae \u201d qu\u2019on emploie au Japon depuis les temps les plus anciens pour saccharifier le riz.Ce champignon contient non seulement une amyvlase, mais aussi un mélange d'enzymes très variées.Très ntile dans le traitement de la dyspepsie amylacée, gastrites chroniques hyperacidité, les vomissements de la grossesse, la diarrhée infantile et la dyssenterie.On le prescrit sous forme de poudre, liquide, pastilles ou
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