Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'union médicale du Canada, 1914-05, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" [UNION MEDICALE DU CANADA Revue mensuelle de médecine et de chirurgie, fondée en 1872, PARAISSANT LE PREMIER DE CHAQUE MOIS.PUBLIEE PAR MM.R.BOULET, M.A.Le SAGE, MM.L.de L.HARWOOD, J.E.DUBE, A.MARIFN, \u2014\u2014\u2014\u2014e\u2014\u2014 sa\" Tout ce qui concerne la rédaction doit être adressé à M.le Dr A.LeSAGE, Rédacteur en chef 46, Avenue Laval, Montréal.\u2018 Vol.XLIII ler MAI 1914 No 5 MEMOIRES LA PROSTATE ET SON HYPERTROPHIE (1) (ETUDE.) Parle Dr J.-A.SAINT-PIERRE Professeur agrégé et chirurgien del\u2019 Hotel Dien.La pathologie urinaire avait depuis longtemps reconnu que la prostate augmentait souvent de volume chez le vieillard mais elle consacrait toutes ses énergies à la recherche des moyens à prendre pour délivrer le malade de ses troubles et de sa tumeur, sans même daigner s\u2019oceuper de l\u2019étiologie de cette \u201c misère \u201d du vieillard.L\u2019hypertrophie de la prostate n\u2019est pas à vrai dire un corollaire obligé de la vieillesse, mais elle est aujourd\u2019hui si fréquente et les accidents qu\u2019elle cause sont souvent si graves, que j'ai cru bien faire en placant devant cette assemblée savante, une étude sur nos connaissances actuelles de la glande prostatique et de son hypertrophie.On avait bien reconnu que la prostate prenait un développement extraordinaire chez le vieillard et provoquait des troubles qui parfois devenaient mortels ; mais ce n\u2019est que depuis 1860 que (1) A la Société Médicale de Montréal.Séance du 7 Avril 1914. 186 SAINT-PIERRE les recherches scientifiques ont été dirigées vers l\u2019étude de la pathogénie et de l\u2019anatomie de l\u2019hypertrophie prostatique et les notions actuelles sont de date relativement récente.A Guyon revient le mérite d\u2019avoir attiré l\u2019attention du monde savant de ce côté.En même temps, il nous faisait connaître l\u2019évolution clinique du prostatisme avec ou sans grosse prostate, la nécessité et les avantages du cathétérisme évacuateur, du traitement médical en attendant ou en préparant le traitement chirurgical.Albarran, Proust et Gosset établissaient bientôt la technique de la prostatectomie périnéale; puis, Fuller de New-York proposa la voie sus-pubienne qui fut acceptée d\u2019emblée et que Frayer par ses merveilleux succès, a vulgarisée dans le monde entier.Mais en dépit de tous les labeurs, des observations cliniques et des recherches expérimentales, la pathogénie de l\u2019hypertrophie de la prostate reste toujours énigmatique, mystérieuse, tandis que l\u2019anatomie et la physiologie prostatique ont fait des progrès sérieux.ANATOMIE La prostate est un organe de nature glandulaire appartenant au système génital et développé autour de la portion initiale de l\u2019urètre.C\u2019est un organe impair et médian, placé sous la vessie, derrière le pubis, en avant du rectum et au-dessus de l\u2019aponévrose périnéale moyenne dans une espèce de loge fibreuse appelée loge prostatique.| Elle représente assez bien un cône tronqué, aplati d\u2019avant en arrière et dont la base serait dirigée en haut du côté de la vessie.Son axe, oblique de haut en bas et d\u2019arrière en avant forme avec la verticale un angle de 25 degrés.Un sillon médian, visible à la partie postérieure seulement, sépare la prostate en deux lobes latéraux.Quelquefois, à la partie supérieure et postérieure apparait un petit lobe appelé médzan.Le volume de la prostate varie suivant l\u2019âge, mais elle reste stationnaire de 25 à 45 ans et pèse 25 grammes chez l\u2019adulte.A 45 ans, elle commence à s\u2019hypertrophier.Cette hypertrophie est dite totale si elle intéresse toute la glande et unilatérale si un seul lobe est atteint. LA PROSTATE ET SON HYPERTROPHIE 187 Les rapports de la prostate sont de deux sortes: intérieurs et extérieurs.Voyons d\u2019abord les rapports extérieurs.La prostate nous présente à étudier : Une face antérieure, une face postérieure, une face supérieure, deux bords latéraux arrondis et une extrémité inférieure appelée bec.Face antérieure : Elle est courte, presque verticale et regarde le pubis dont elle est séparée par le plexus de Santorini.Elle est recouverte par le sphincter strié de l\u2019urètre.Face postérieure: Plus allongée que l\u2019antérieure, elle répond à l\u2019ampoule rectale.Elle est lisse; séparée en deux par un sillon médian vertical.En haut, ce sillon s\u2019accuse et s\u2019élargit déterminant une large encoche.Les bords latéraux larges et arrondis continuent les faces antérieures et postérieures.Les aponévroses et les plexus latéraux de la prostate les séparent des releveurs de l\u2019anns.L\u2019extrémité inférieure est mousse et porte le nom de bec.Paroi supérieure ou base.Pour la bien voir il faut séparer la vessie de la prostate et enlever les canux éjaculateurs.On s\u2019aperçoit alors que la face supérieure de la prostate a un bord postérieur mince et échancré au centre par le sillon médian postérieur.Puis elle présente une crète transversale divisant la base prostatique e n deux versatns: l\u2019un postérieur regardant les vésicules séminales et l\u2019autre antérieur répondant au col vésical.La base de la prostate est entièrement située derrière l'urêtre.Loge prostatique.Dans un coup d\u2019œil d\u2019ensemble, la prostate parait logée dans une cavité partie osseuse partie aponévrotique.Sa loge a six parois.L\u2019antérieure est formée par le pubis.La postérieure est formée par l\u2019aponévrose prostatopéritonéale de Denonvilliers.Les parois latérales sont formées par les aponévroses pubo-rec- tales, dépendances des aponévroses des releveurs.Une paroi inférieure répondant à l\u2019aponévrose périnéale moyenne.Enfin une paroi supérieure qui est incomplète.Elle est représentée en avant par les ligaments pubo-vésicaux et reste ouverte en arrière pour permettre le rapport immédiat de la prostate avec le col vésical, les vésicules séminales et les canaux déférents. 188 SAINT-PIERRE RAPPORTS INTÉRIEURS DE LA PROSTATE.La prostate est traversée de haut en bas et d\u2019arrière en avant, 1° par l\u2019urêthre ; 2° les deux canaux éjactlateurs.Qu'il me soit permis de rappeler que l\u2019urètre prostatique est en haut très rapproché de la face antérieure de la prostate, tandis qu\u2019en bas, il est très rapproché de sa face postérieure.De plus, que les canaux éjaculateurs viennent s\u2019ouvrir sur les flancs du veru montanum et qu\u2019entre leurs orifices on en voit un plus considérable, en forme de fente commandant l\u2019entrée de l\u2019utricule prostatique.Celui-ci, véritable diverticule de l\u2019urètre se dirige en haut et en arrière, passant entre les deux lobes latéraux et se termine en cul-de-sac fermé, Quelquefois il dépasse la paroi prostatique postérieure et vient faire saillie entre les deux canaux éja- culateurs.L\u2019utricule prostatique est absent une fois sur cinq.\u2014 (Testut).HISTOLOGIE.Jetons maintenant un coup d\u2019œil sur sa structure histologique normale.Berdal nous montre la prostate comme formée par une série de glandes en grappes plongées dans une trame fibro- musculaire qui est au moins aussi considérable que la masse glandulaire elle-même.Sa charpente forme la majeure partie de l\u2019organe et présente des fibres conjonctives, des fibres élastiques et surtout des fibres musculaires lisses.Celle-ci proviennent d\u2019après Walker de la couche longitudinale de l\u2019urètre et de la couche circulaire de la vessie.À la partie externe de la glande, les éléments conjonctifs unis à quelques fibres striées forment une zone marginale séparant nettement la prostate du tissu voisin.Glandes.\u2014 Ce sont des glandes en grappe dont les canaux excréteurs au nombre de 30 ou 40 viennent tous s\u2019ouvrir dans l\u2019urètre prostatique.Mais ces glandes ne sont pas régulièrement distribuées dans tout l\u2019organe et Albarran nous en donne une magistrale description.De ses recherches, il résulte que les glandes prostatiques forment deux groupes, l\u2019un central, l\u2019autre périphérique.Le groupe central est constitué par les glandes situées immédiatement sous la muqueuse de l\u2019urètre prostatique dans toute sa LA PROSTATE ET SON HYPERTROPHIE 189 longueur.Les plus élevées de ces glandes débordent même du côté vésical où elles occupent sous la muqueuse du trigone vésical le segment voisin du col.La musculeuse vésicale les sépare alors de la prostate.Le groupe périphérique constitue la portion glandulaire de la prostate proprement dite.Ces glandes sont situées plus excentriquement que les glandes centrales dont elles sont séparées par des fibres musculaires lisses.Dans le milieu de la région, ces glandes forment une vraie ceinture mais en haut, près du col, et en bas, près de la portion membraneuse, elles ne forment plus qu\u2019une demi-gouttière postérieure.Musculature stiée.\u2014 La prostate possède un sphincter strié propre; mais ce muscle strié ne recouvre que les parties antéro- latérales de la glande prostatique.Il est trop étroit dit Testut pour engainer toute la prostate; Jest pourquoi il \u201céclate\u201d en arrière et laisse sans sphineter strié la partie postérieure de la glande.De plus, comme la prostate augmente de volume de bas en haut, il s\u2019ensuit que le sphincter strié devient de plus en plus insuffisant et finint en haut par ne plus recouvrir que la partie antérieure de la prostate.Au point de vue fonctionnel, Nagel le compare à un anneau fermé, bien que chez l\u2019homme, il ne recouvre que la face antérieure de la portion prostatique de l'urètre incluse, à ce niveau, dans la prostate.C\u2019est lui qui rend possible l\u2019interruption su bite et volontaire du jet d\u2019urine.Musculature lisse.\u2014 On distingue dans la prostate trois ordres de fibres musculaires lisses.1° Une couche interne longitudinale, sous-muqueuse, qui vient de la couche musculaire interne vésicale et se continue ensuite à l'urètre membraneux et même à l\u2019urètre spongieux.9° Une couche circulaire, entourant la première.Elle est pour ainsi dire, le prolongement dans la région prostatique des fibres circulaires lisses de la vessie auxquelles se joignent un certain nombre de fibres musculaires de la couche longitudinale externe de la vessie.Cette couche circulaire est un véritable sphincter lisse vésical: cependant, il est situé dans la région prostatique et devrait être appelé sphincter urétral d'après Testut.Sa fone- tion est double: 1° Par sa contraction et même par sa tonicité, il ferme Vorifice vésical.2° Au moment de l\u2019éjaculation, en fer- 190 SAINT-PIERRE mant la portion de l\u2019urètre située au-dessus des canaux éjacula- teurs 1l empêche le liquide spermatique de remonter vers le réservoir urinaire et de ce fait, l\u2019oblige à prendre la direction du méat.3° Enfin, nous trouvons dans la prostate une multitude de fibres musculaires lisses, éparses, disséminées sans ordre dans toute l\u2019épaisseur de la prostate et formant avee le tissu conjonctif le stroma de la glande.Tassu conjonctif.\u2014 Il forme le quart de la prostate chez les animaux jeunes ou nouveau-nés ; il est très riche en cellules conjonctives et avec l\u2019âge devient fibreux.Il forme une masse épaisse devant et derrière l\u2019urètre et s\u2019infiltre entre les lobes et les lobules de la glande.Chez le vieillard, l\u2019élément conjonctif prend une telle expansion qu\u2019il étouffe l\u2019élément musculaire.Tissu élastique.\u2014 Ce tissu forme un anneau péri-urétral surtout marqué au niveau du \u2018\u201c veru montanum,\u201d mais il existe aussi autour des canaux éjaculateurs ; entre les lobules, des fibres élastiques cheminent encore formant un système interstitiel qui va rejoindre d\u2019autres fibrilles éparpillées à la surface de la glande ; (Albarran) de sorte que nous avons du tissu élastique dans toute l\u2019étendue de la prostate.Glandes de la prostate.\u2014 Testut nous parle de 30 ou 40 glandes régulièrement distribuées dans la prostate et ayant un canal excréteur propre, qui s\u2019ouvre un chemin jusqu\u2019à l\u2019urètre.Les plus longues glandes sont situées en arrière de l\u2019urètre, ies plus courtes sont en avant et les flancs prostatiques logent des glandes de moyenne dimension.Cependant, il résulte des recherches d\u2019Albarran et de Motz que les glandes prostatiques sont bel et bien divisées en deux classes, séparées par le sphincter lisse déjà décrit.1° Groupe central, intrasphinctérien.\u2014 Ce sont des culs-de- sac simples parfois des glandules alvéolaires distribués tout autour de l\u2019urètre, immédiatement au-dessous de la muqueuse on s\u2019en éloignant très peu.2° Groupe périphérique.\u2014 Ce groupe constitue la portion glandulaire de la prostate proprement dite.Les glandes qu\u2019il contient sont plus excentriques que celles du premier groupe et en sont plus ou moins distinctement séparées par le sphincter lisse.Environ cinquante lobules glandulaires sont ici plongés dans le tissu musculo-conjonctif.Ce sont des glandes en grap- LA PROSTATE ET SON HYPERTROPHIE 191 pes dont les canaux excréteurs, plus ou moins longs, cylindriques ou irrégulièrement bosselés et tortueux se dirigent toujours obliquement en bas pour venir s\u2019ouvrir sur la face libre de la muqueuse urétrale prostatique où,avec l\u2019aide d\u2019une loupe on peut facilement les voir.Artères.\u2014 Le sang est apporté à la prostate par deux artères issues de l\u2019hypogastrique.1° Les artères vésicales inférieures, qui cheminent entre le rectum et la vessie chez l\u2019homme, pour venir étaler leurs branches sur les côtés de la prostate de même qu\u2019à la face inférieure de la vessie.9° La prostate reçoit encore quelques petits rameaux artériels d\u2019une autre branche de l\u2019hypogastrique l\u2019hémorrhoïdale moyenne qui jette ses ramifications sur les faces postérieures et de la prostate et de la vessie.Toutes ces branches artérielles pénètrent bien dans la capsule prostatique, mais elles ne vont pour ainsi dire pas plus loin.En effet, les rameaux qu\u2019elles envoient à l\u2019intérieur de la prostate sont tous d\u2019un calibre insignifiant et c\u2019est une des raisons pour lesquelles le décollement de la glande dans sa loge peut se faire presque sans hémorrhagie.Dans la glande, ces terminaisons artérielles forment des réseaux autour des acini, des canaux excréteurs et éjaculateurs.Veines.\u2014 Farabeuf nous enseigne que la prostate contient peu de veines par elle-même ; cependant, l\u2019urètre prostatique laisse voir sous sa muqueuse des veinules longitudinales anastomosées.Ces veinules s\u2019extériorisent de la prostate et forment sur les faces latérales de l\u2019organe, un plexus veineux considérable appelé plexus vésico-prostatique (Testut) ou veines périprostatiques (Albarrau).Celles-ci sont comprises dans un dédoublement des aponévroses, et les petites veines, issues directement de la prostate ne perforent que le feuillet interne de ces aponévroses et se jettent dans les veines péri-prostatiques.Ces dernières communiquent largement en avant avec le plexus de Santorni et en arrière avec le plexus séminal.Lymphatiques prostatiques.\u2014 Sappey en 1854 en a donné une bonne description acceptée d\u2019ailleurs pas Testut.Ils naissent dit-il, autour des culs-de-sac glandulaires et forment un plexus intraprostatique puis un plexus périprostatique surtout considérable sur la face postérieure de l\u2019organe. 192 SAINT-PIERRE De ce réseau, partent quatre trones lymphatiques principaux dont les deux antérieurs, assez grêles, vont aux ganglions prévé- sicaux et dont les deux postérieurs, plus considérables se dirigent vers les ganglions latéraux sacrés.Récemment, Pasteau a insisté sur les relations lymphatiques de la prostate, de la base de la vessie et des vésicules séminales.Cunéo, Marcille et Stahr sont ausci du méme avis.Bruhns, en 1904, nous a donné en détails le résultat de ses recherches sur les canaux lymphatiques collecteurs.En voici le résumé : 1° Vaisseaux antérieurs et latéraux allant aux ganglions pré- vésicaux.2° Vaisseaux postérieurs et latéraux suivant de près l\u2019urétère, gagnant les ganglions situés dans la bifurcation iliaque, puis, mé- diatement, les ganglions qui accompagnent l\u2019iliaque externe.3° Enfin des vaisseaux descendants qui contournent le rectum et se jettent dans un ganglion situé sur le sacrum pour, de là re- Joindre la chaîne aortique.Nerfs.\u2014 Les nerfs de la prostate émanent du plexus hypogastrique, accompagnent les artères ou cheminent isolément.Ils rencontrent constamment un certain nombre de ganglions minuscules le long de leur trajet, On y rencontre des rameaux sensitifs et sécréteurs pour les éléments glandulaires et des rameaux moteurs pour les éléments musculaires.Tous ces nerfs se terminent dans la prostate par des extrémités libres ou par des corpuseules de Paceini.PHYSIOLOGIE.Il est pénible d\u2019être obligé d\u2019avouer que même la physiologie normale de cette glande importante n\u2019a pas été fouillée comme elle aurait pu l\u2019être et Haberern chargé de faire sur ce sujet, rapport au congrès international d\u2019urologie en 1908, déplore de n\u2019avoir pu trouver, même en.cherchant bien un ouvrage où la physiologie de la prostate fût traitée d\u2019une façon complète.C\u2019est bien vous prouver, je crois, que les pionniers de la science expérimentale ont négligé cet organe encore plein de mystète et qui se venge à sa façon de l\u2019oubli où on l\u2019a laissé si longtemps.Nous savons du moins que les fonctions de la prostate sont multiples et que la mieux connue est la sécrétion d\u2019un liquide ténu, LA PROSTATE ET SON HYPERTROPHIE 193 lactescent, légèrement alcalin et d\u2019une odeur caractéristique due a la spermane.Ce liquide prostatique contient plusieurs éléments: albumine, spermine, sels basiques, des concrétions stratifiées et des amyloi- des qui peuvent former des calculs prostatiques.On y trouve encore des globules adipeux, des cristaux spermatiques découverts par Boetcher et pour certains auteurs, un ferment nommé vésicu- lase.La sécrétion prostatique agit sur les mouvements des spermatozoïdes par \u2018dilution du sperme et pour quelques expérimentateurs, par excitation spécifique.Posner dit nettement que le suc prostatique possède un ferment qui protège la force vitale des spermatozoïdes et la prolonge.Quelle que soit l\u2019importance de cette première fonction prostatique il en est une autre de conception moderne qui mérite de retenir tout spécialement notre attention et appelle encore des recherches nouvelles.Les relations particulièrs de compensation qui existent entre le testicule, les vésicules séminales et la prostate nous montrent en effet, qu\u2019en plus de la sécrétion externe il existe une sécrétion interne qui agit sur la spermatogénèse.Elle paraît même agir aussi sur la musculature vésicale bien que ce point ne soit pas encore prouvé; il se peut en effet que des réflexes interviennent ici.C\u2019est à Brown-Sequard que revient l\u2019honneur d\u2019avoir, le premier eu l\u2019heureuse idée de considérer la prostate comme une glande à sécrétion interne.Une chose reste bien acquise, c\u2019est que l\u2019ablation de la prostate entière arrête la spermatogénèse et l\u2019atrophie primaire de la prostate peut déterminer l\u2019aspermatisme chez l'homme.Enfin, on nous apprend encore que le sphincter lisse prostatique aide le sphineter vésical à fermer la bouche de la vessie.SÉCRETION INTERNE.L\u2019étude des fonctions physiologiques d\u2019un organe sain et de son rôle dans l\u2019organisme normal, même par l\u2019expérimentation la plus minutieuse ne nous livre pas toujours les secrets tant désirés.Nous devons alors, comme cela s\u2019est fait pour obtenir la connaissance de l\u2019importance de la sécrétion interne de la glande surrénale, des ovaires et de la glande thyroïde, considérer les conditions pathologiques et tirer nos déductions. 194 SAINT-PIERRE Ainsi, dans l\u2019hypertrophie de la prostate, Genouville avait remarqué que, dans une première période, celle de la congestion, la contractilité de la vessie était normale, même dépassait la normale, pour s\u2019affaiblir ensuite considérablement à la période de rétention chronique, malgré l\u2019hypertrophie des éléments musculaires.D\u2019un autre côté l\u2019amélioration de la contractilité vésicale est telle, après l\u2019ablation de la prostate hypertrophiée, qu\u2019il devient évident que non seulement un obstacle mécanique a été enlevé par l\u2019opération mais qu\u2019une influence sensible a été exercée sur la contractilité de la vessie.Janet pense que la cessation de l\u2019inhibition sénito-vésicale pourrait être causée par des lésions nerveuses faites au cours de l\u2019opération.Mais Albarran, Serrallach et Parès sont plutôt de l\u2019opinion que la fonction vésicale s'améliore après la prostatectomie d\u2019abord par l\u2019enlèvement d\u2019un obstacle mécanique, mais aussi et peut-être surtout, de ce que, par l\u2019enlèvement de la prostate, on a produit une sorte de castration.Ils ajoutent même que, si les testicules s\u2019atrophient après la prostatectomie c\u2019est que toute fonction testiculaire cesse après cette opération, spermatogénèse et sécrétion interne.C\u2019est cette action réciproque du testicule et de la prostate qui a fait pratiquer il y a quelque vingt ans tant de castrations pour guérir l\u2019hypertrophie prostatique car on avait trouvé que chez les castrats la prostate saine s\u2019atrophiait, mais on s\u2019aperçut bientôt que l\u2019hypertrophie prostatique n\u2019était aucunement influencée par la castration.On est bien forcé d\u2019avouer que le problème que nous offre la sécrétion interne de la prostate n\u2019est pas encore résolu.Cependant, grâce aux expériences de Serrallach et de Parès, des notions nouvelles nous sont arrivées: c\u2019est que la prostate par sa disparition produit l\u2019atrophie du testicule et que cette atrophie est retardée par addition d\u2019extrait testiculaire.2° La prostatectomie chez le chien détermine un arrêt de la sécrétion balano-préputielle ainsi que celle de toutes les glandes sexuelles en plus du manque de spermatozoaires et d\u2019éjaculation.Cependant, l\u2019aspermie ainsi produite chez les chiens n\u2019est pas de longue durée et les spermatozoïdes ainsi que l\u2019éjaculation reparaissent après 5 ou 6 mois.Sans doute, ces résultats ont besoin d\u2019être contrôlés et maintes LLA PROSTATE ET SON HYPERTROPHIE 195 fois répétés avant que d\u2019étre acceptés comme ° article de foi\u201d; mais quelles que soient les objections que l\u2019on puisse faire, dès aujourd\u2019hui, contre les expériences de ces deux savants, ceux-ci nous ont tout de même prouvé que la prostate est véritablement une glande génitale.Tout le monde admet que le suc prostatique agit sur la vitalité du spermatozoïde en diluant le sperme, mais ce n\u2019est probablement pas seulement en diluant le sperme que le suc prostatique augmente la vitalité des spermatozoaires, ce peut être aussi par une action excitante spécifique.Firbringer a puisé dans le canal déférent et méme dans la vésicule séminale des spermatozoides qu\u2019il a trouvés dans une sorte de rigidité qui fait place aussitôt après l\u2019addition de suc prostatique aux mouvements caractéristiques.Walker a observé chez le chien de vifs mouvements des spermatozoïdes sitôt qu\u2019il mélangeait la sécrétion du testicule avec celle de la prostate.Il a même examiné la sécrétion du testicule, puis du canal déférent, plis mélangé au suc prestatique et il a obtenu les résultats suivants : 1° Pas de mouvements dans la liqueur du testicule.2° Pas de mouvements dans le liquide de la tête de l\u2019epididyme.3° Peu de mouvements dans le liquide de la queue de l\u2019épididyme.4° Peu de mouvements dans le liquide du déférent.5° Mouvements très nets dans un mélange de sécrétion testiculaire et prostatique.Casper nous apprend que sans suc prostatique les spermato- zoaires meurent rapidemest dans le mucus utérian, tandis que mélangés au suc prostatique ils peuvent vivre 3, 4 et même 8 jours.Haberern est cependant de l\u2019opinion que la mobilité des spermatozoïdes dépend essentiellement de la dilution du liquide et non pas de l\u2019influence excitante de la sécrétion prostatique.Fürbringer observa dans un cas que le sperme évacué sans coît, par spermatorrhée, ne contient pas d\u2019éléments mobiles, tandis que c\u2019est le contraire dans le sperme émis durant le coîït.Cest dit-il, que l\u2019action excitante du suc prostatique entre en jeu dans l\u2019éjaculation normale, ce qui n\u2019est probablement pas le cas pour l'émission spermatorrhéique.Quoiqu\u2019il en soit, une chose parait bien prouvée, c\u2019est que la 196 SAINT-PIERRE dilution du sperme par le suc prostatique, augmente la vitalité du spermatozoïde.Et une chose parait infiniment porbable, c\u2019est qu\u2019autre chose que la dilution entre en lice pour prolonger jusqu\u2019à 8 jours la vie d\u2019un spermatozoïde ; que ce soit une nourriture ou un excitant, la question reste posée.Lannois prétend que la prostate ne devient véritable glande sé- crétante qu\u2019à la puberté et qu\u2019elle atteint le point culminant de son activité entre 45 et 50 ans.| Et pourquoi, une musculature si considérable dans la prostate?C\u2019est que les glandes prostatiques gonflées par leur produit de sécrétion doivent se vider d\u2019un seul coup dans l\u2019urètre au moment même de l\u2019éjaculation Je dis d\u2019un seul coup, car le sperme a besoin du suc prostatique et doit le recevoir \u201c en passant.\u201d D\u2019ailleurs la musculature prostatique est évidemment disposée dans ce but particulier; car elle est longitudinale le long des conduits excréteurs et circulaire autour des acini.On comprend facilement qu\u2019une contraction d\u2019ensemble de ces muscles vide la prostate entièrement et en un instant.Récemment, le mécanisme de la fermeture vésicale a été placé par les anatomistes dans les sphincters de la prostate.Socin considère comme éléments intégrants de la prostate tout le sphincter interne (lisse, involontaire) et une grande partie du sphincter externe (strié, volontaire).Il a cru que la fermeture de la vessie était produite en premier lieu par le sphincter interne lisse.Walker n\u2019accepte pas cette manière de voir et les raisons qu'il en donne sont les suivantes : 1° Au niveau de l\u2019orifice urétral interne, la vessie possède un sphineter lisse suffisant pour retenir l\u2019urine.L\u2019urètre de la femme nous en donne une preuve irréfutable.2° Si l\u2019occlusion de la vessie n\u2019avait pas lieu par son propre sphincter, l\u2019urine pourrait séjourner dans l\u2019urètre prostatique ; ce qui est en contradiction avec l\u2019observation.3° Sur des coupes en série, l\u2019urètre entouré de ce sphincter lisse est toujours béant, même quand l\u2019orifice vésical est fermé.Cependant, Gley, dans sa physiologie (1906) partage l\u2019opinion de Socin et nous décrit ainsi le mécanisme de la miction.Le LA PROSTATE ET SON HYPÉRTROPHIE 197 sphincter vésical ferme la vessie.Quand la tension intra vésicale est assez considérable pour vaincre ce sphincter, quelques gouttes d'urine s\u2019écoulent dans l\u2019urètre prostatique.Aussitôt se réveille un réflexe qui ferme le sphineter urétral prostatique et l'urine est forcée de retourner dans la vessie.La pression augmente encore.et le jeu recommence.Mais bientôt le sphincter urétral se fatigue et il faut un effort volontaire pour arrêter l\u2019urine, Cet effort volontaire agit par la contraction du sphincter externe strié.C\u2019est lui qui permet l\u2019arrêt brusque du jet d\u2019urine.Une fois ce sphine- ter strié relâché, le muscle vésical suffit seul pour vider le réservoir; excepté pour l\u2019expulsion des dernières gouttes, alors qu\u2019un effort des muscles abdominaux est nécessaire.L\u2019expérimentation sur les animaux et les résultats opératoires, nous ont permis de nous rendre compte du rôle de la prostate dans l\u2019érection.Steinach a toruvé que chez le rat privé de la prostate et des vésicules séminales, le pouvoir sexuel reparait en 5 semaines mais que ces rats restent inféconds.Papin a trouvé le même résultat sur le chien aprés ablation complète de la prostate.Chez un jeune homme, la destruction ou l\u2019extirpation de la presque totalité de la prostate n\u2019empêche pas l\u2019érection.Albarran cite un cas de destruction complète de la prostate par un énorme abcès où les érections étaient restées normales, mais, toutefois sans éjaculations.Sur 52 prostatectomisés por Albarran, 12 ont conservé l\u2019érection ; 16 ont vu leur puissance génitale diminuée et 24 l\u2019ont perdue complètement.Comment expliquer cette différence notable dans les résultats.Il est impossible de croire que le pouvoir d\u2019érection dans certains cas est dû à la conservation d\u2019une partie de la glande car on sait que l\u2019extirpation totale de la prostate n\u2019entraîne pas l\u2019impuissance définitive.Albarran croit que les lésions nerveuses plus ou moins graves causées pendant l\u2019opération doivent entrer en ligne de compte.La prostatectomie suspubienne expose moins à ces lésions nerveuses que la périnéale et ses résultats sous le rapport puissance génitale sont bien plus satisfaisants.HYPERTROPHIE D\u2019après les travaux les plus récents, il paraît que ce terme \u201c hypertrophie de la prostate\u201d est tout à fait impropre.En effet la 198 SAINT-PIERRE tumeur que l'on étiquettait de cette enseigne a fait le sujet d\u2019une étude histologique remarquable pour laquelle MM.Papin et Verliac viennent de recevoir de l\u2019Académie de Médecine le prix Tremblay.Se basont sur l\u2019examen de 200 pièces, ces auteurs ont confirmé la notion sortie de Necker avec Albarran, Motz et Pérearnau et démontré que l\u2019'hypertrophie n\u2019est pas une maladie de la prostate mais de l\u2019urètre postérieur et se caractérisant par un processus végétant, urétral et sous-urétral qui donne naissance à des néoformations glandulaires.C\u2019est en un mot un adénome de l\u2019urètre postérieur.\\ Les deux groupes glandulaires, central et périphérique étudiés plus haut ne sont pas touchés tous deux par le processus hypertrophique.Motz nous a montré que le groupe central, sous-urétral et le stroma conjonctif qui l\u2019entourent prennent seuls part à la formation de la tumeur, tandis que le groupe périphérique, prostatique proprement dit est progressivement déformé et refoulé en dehors, écrasé à la face interne du tissu conjonctif qui sert de capsule prostatique et où souvent il s\u2019atrophie presque complètement.La tumeur débute toujours au voisinage de l\u2019urètre et nous présente alors quelques corps sphéroïdes disséminés plus ou moins irrégulièrement dans la zone centrale.Dans un développement plus considérable, la zone centrale s\u2019épaissit par augmentation de volume des corps sphéroïdes et par la prolifération du stroma lui-même.Mais comme le nombre et la position des glandes péri-urétrales sont variables, il est facile de comprendre pourquoi le développement se fait tantôt dans un lobe, tantot dans deux et tantôt dans les trois.| Quant au lobe médian, il se développe aux dépens des glandes centralès sous-cervicales et pré-spermatiques.Les lobes latéraux très développés entraînent avec eux le sphincter intra-prostatique lisse, et l\u2019on peut voir après énucléation, les masses centrales, entourées d\u2019une capsule musculaire.Enfin si l\u2019hypertrophie n\u2019est pas très marquée, les masses néoformées sont sans séparation bien nette avec les glandes périphériques et l\u2019énucléation présente alors de grandes difficultés.On voit que dans tout ce processus, les glandes prostatiques pro- Cf LA PROSTATE ET SON HYPERTROPHIE 199 prement dites n\u2019ont eu absolument rien à faire, si ce n\u2019est de se laisser refouler à la périphérie et de s\u2019y atrophier en une couche plus ou moins étroite.Les canaux éjaculateurs sont aussi repoussés en arrière par la tumeur et l\u2019énucléation de celle-ci par la voie sus-pubienne ménage ses canaux et les fonctions génitales.Cette découverte due à Motz de l\u2019école de Necker et qui vient d\u2019être confirmée, avait déjà reçu des adhésions importantes avant ce jour.En effet, les savants comme Albarran, Marquis, Cuneo, Marion, Tandler et Zuckerhand l\u2019avaient acceptée ; mais les remarquables travaux de Papin et Verliac enlèvent tous les doutes, car avec Legueu nous dirons : 1° Que cette conception cadre avec le données embryologiques, histologiques et physiologiques connues.2° Elle explique l\u2019entrave mise au développement de l\u2019hypertrophie par les affections qui altèrent la muqueuse urétrale.3° Elle permet de comprendre toutes les formes de l\u2019hypertrophie.; 4° Elle rend compte de tous les aspects histologiques que peut revêtir l\u2019adénomatose sous-urétrale, depuis le pseudokyste jusqu\u2019aux nodules fibreux qui sont pour nous des nodules glandulaires.5° Enfin elle explique l\u2019absence de vaisseaux dans la tumeur et la néoformation de fibres musculaires lisses.Dans ces conditions il faudra dire à l\u2019avenir : Adénome de l\u2019urètre prostatique au lieu d\u2019hypertrophie prostatique et énucléation intraprostatique de l\u2019adénome, au lieu de prostatectomie.RESIDENCE A VENDRE.Maison en pierre et brique, 36 x 51, sur terrain de 43 x 100, complètement détachée, à proximité de l\u2019église, contenant douze chambres, plus salle d\u2019attente, de consuitation et de pansement.Cave de huit pieds, cimentée, avec garage.Excellente occasion pour remplacer un médecin pratiquant depuis vingt-cinq ans.Prix raisonnable, conditions faciles.S\u2019adresser pour informations au No 154, r ue Déséry, Montréal. LA VACCINATION ANTITYPHIQUE DANS LA PRATIQUE JOURNALIERE (1) Par le Docteur KA LBÉ, De Chatel Guyon.La presse médicale, ainsi que les grands quotidiens, ont agité cette question importante avec une passion exagérée.En effet, à l'étranger, la vaccination antityphique n\u2019a pas touché la foule, et les médecins eux-mêmes n\u2019ont pas été forcés de prendre parti pour un vaccin déterminé.Cet article, écrit pour le médecin praticien, évitera donc toute discussion personnelle et n\u2019exposera que les résultats réels de la vaccination antityphique en s\u2019appuyant surtout sur les données fournies par l\u2019application du vaccin monovalent chauffé Chante- messe.Pour nous, un praticien indépendant ne pourra plus se passer de la vaccination antityphique, et ne peut pas approuver la campagne qui se dessine à l\u2019heure actuelle contre la vaccination antityphique obligatoire dans l\u2019armée, précisément à un moment où cette mesure, approuvée par le Sénat, sanctionnée définitivement par la Chambre, ne demande qu\u2019à être appliquée par le corps médical tout entier.Cette dernière coopération, après un consentement tacite ou raisonné, nous semble indispensable, pour que la vaccination se généralise partout.C\u2019est alors que nous pourrons espérer que dans le XXe siècle, la fièvre typhoïde disparaîtra peu à peu des pays civilisés, grâce à la vaccination, comme le XIXe siècle a vu disparaître la variole .Actuellement l\u2019unique préoceupation médicale devrait être le choix précis d\u2019un vaccin \u201cactif sans inconvénient.\u201d I est triste de constater qu\u2019un maladie évitable fauche aujour- d\u2019hui encore d\u2019innombrables existences à la fleur de l\u2019âge, entre la quinzième et la trentième année.On prétend qu\u2019il suffit d\u2019organiser une lutte systématique contre la fièvre typhoïde, surtout par l'assainissement des habitations et l\u2019_épuration des eaux potables ; mais est-il possible d\u2019avoir toujours et partout de l\u2019ean pure \u201d D'ailleurs la prophylaxie de la fièvre typhoïde n\u2019est pas représentée uniquement par la pureté de l\u2019eau.Les porteurs de germes, aujourd\u2019hui bien connus, restent toujours des propagateurs inconscients et involontaires de la maladie! Combien de mères donnent- (1) M.le Docteur Kalbé a bien voulu nous adresser, sur ce sujet d\u2019actualité un travail intéressant.Nous l\u2019en remercions.-N.D.L.R. VACCINATION ANTITYPHIQUE 201 elles la maladie inconscemment a leur unique enfant adoré, dorloté et défendu par tous les moyens possibles et imaginables contre la contagion \u2018 : Les recherches d\u2019un vacein antityphique datent de 1887.Ce fut à cette époque que quelques auteurs montrérent que des injections a petites doses de bacilles typhiques vivants et virulents, faites à des animaux, les rendaient plus résistants contre le virus de la fièvre typhoïde.Cette immunisation à l\u2019aide des microbes vivants et non atténués était trop dangereuse pour être appliquée à l'homme.Il fallait atténuer les microbes, mieux encore encore les rendre inoffensifs.En les atténuant, on procédait comme l'avait fait en premier Pasteur pour la vaccination anti-charbon- neuse.Pour le bacille d\u2019Eberth, nous avons encore aujourd\u2019hui des vaccins atténués par le chauffage à 58° (Castellani), ou par la sensibilisation sur laquelle nous n\u2019insistons pas (Metchnikoff, Besredka).Le pouvoir de vaccination de ces vaccins atténués et sensibilisés est incontestable; mais il est toujours à craindre que l\u2019injection d\u2019un virus vivant puisse être suvie, (surtout en cas d\u2019épidémie, et chez un sujet prédisposé) d\u2019une fièvre typhoïde.Cela pourra être souvent l\u2019effet d\u2019une simple coïncidence; mais comment le médecin se défendrait-il contre l\u2019accusation, que la maladie a été tarnsmise par l\u2019injection vaceinante ?Aujourd\u2019hui, où l\u2019on accuse si souvent le médecin devant les tribunaux, de ne pas avoir fait tout le nécessaire et d\u2019avoir fait trop de zèle, il est bon de pouvoir se défendre contre le client !.Il nous semble donc que le médecin praticien doit s\u2019adresser, pour la vaccination, à un vaccin inoffensif, efficace, dont les bacilles typhaques Sont stérilisés.Cette stérilisation s\u2019obtient soit par la chaleur (Chantemesse), soit par les antiseptiques (acide phénique et formol), soit par le chloroforme, soit par l\u2019éther (Vincent), soit enfin par les rayons ultra-violets, etc.Les premières expériences sur la possibiilité de vacciner efficacement contre le virus de la fièvre typhoïde les animaux de laboratoire sensibles à cette infection, par les bacilles Eberth tués par la chaleur, datent de 1888, et sont dus à Chantemesse et Widal.Préparation du vaccin.En France, on connaît dans la pratique surtout deux vaccins préventifs anti-tvphoïdiques: celui du Prof.Vincent, préparé au Laboratoire du Val-de-Grâce, et celui du Prof.Chantemesse, préparé au Laboratoire d\u2019hygiène de la Faculté de Médecine. 202 KALBÉ Le Vaccin du Porf.Vincent, dit polyvalent, se flatte de vacciner contre la vraie fièvre tvphoïde et contre les infections paraty- phoidiques.Le vaccin du Prof.Chantemesse est monovalent ; c\u2019est la préparation d\u2019une seule race de bacilles tvphiques, dont la virulence est conservée par la culture en sacs de collodion dans le péritoine de diverses espèces animales.Culture sur gélose de 18 heures, à 37° à l\u2019étuve, contrôle de la pureté, numérotage, stérilisation dans un bain-marie à 56° pendant une heure.La numération des bacilles se fait comme celle des globules rouges du sang, et avec la technique classique.Une fois qu\u2019on connaît exactement le nombre des bacilles renfermés dans un centimètre cube de l\u2019émulison mère, il suffit de la diluer dans une quantité d\u2019eau physiologique stérilisée (Na Cl 0.70%) et créosolée à 0.30% suffisante, pour que l\u2019émulsion nouvelle stérile contienne juste douze cent millions de bacilles typhiques morts par cent.cube, Cette émulsion représente le vaccin injectable; la petite quantité de crésol doit le préserver de l'infection accidentelle.On doit conserver le vaccin à l\u2019abri de la lumière, dans un endroit frais ; lorsqu\u2019on doit l\u2019envoyer dans les tropiques, il faudra le mettre dans une chambre frigorifique, ce qui ne manque plus sur aucun paquebot moderne.Le vaccin conserve, dans ces conditions, toutes ses propriétés vaccinantes pendant 4 à 6 mois.On a beaucoup discuté sur la valeur respective des deux vaccins; or il est bon de savoir que l\u2019immunité obtenue par les deux vaccins est absolument identique.Personnellement nous préférons le vaccin monovalent chauffé du Prof.Chantemesse, qui a donné des résultats remarquables en France et à l\u2019étranger, sans aucun accident, et qui obtint des résultats indiscutables auparavant dans les armées anglaise, Japonaise, allemande et nord-américaine, quoique préparé par d\u2019autres bactériologistes.On peut se demander si un vaccin polyvalent est nécessaire et utile, pour donner une immunisation solide contre la tvphoïde et la para-ty- phoïde, si l\u2019on ne demande pas à l\u2019organisme du vacciné un effort considérable pour supporter le double vaccin, en lui imprimant une secousse qui n\u2019est pas toujours sans inconvénients.C\u2019est peut- être ainsi que s'expliquent certains accidents après le vaccin de Vincent, même chez des sujets vigoureux, comme le sont en général les jeunes soldats.Technique de la voccination antityphoïdique par le vaccin Chantemesse.\u2014 On obtient au Laboratoire de la Faculté d\u2019Hy- VACCINATION ANTITYPHIQUE 208 giène de Médecine le vaccin Chantemesse enfermé dans de petites ampoules semblables à celles qu\u2019on emploie journellement pour l'injection de la morphine, de la caféine, de la spartéine, ete.Lorsque le praticien n\u2019a qu\u2019un seul sujet à vacciner, il usera ainsi une boîte à quatre ampoules.Les ampoules possèdent une chambre a air assez volumineuse pour assurer.l\u2019homogénéité du vaccin par une agitation.Instructions pour l'emploi du vaccin antityphoïdé Chantemesse.\u2014 Ne vacciner que les personnes bien portantes.Ne pas vacciner celles atteintes de fièvre même légère, ni celles qui portent des marques de tuberculose.Les femmes doivent être vaccinées en dehors de la période menstruelle.La grossesse n\u2019est pas une contre-indication à la vacei- nation.La dose nécessaire pour la vaccination d\u2019un adulte bien portant, d\u2019embonpoint ordinaire, pesant 65 kilos est de 2 milliards et demi de bacilles typhiques répartis en quatre njections, faites & 7 jours d'intervalle au minimum et 14 jours au maximum.Injecter la première fois 14 de centimètre cube.la deuxième fois 15 centimètre cube.la troisième fois 34 de centimètre cube.la quatrième fois 1 centimètre cube.Un enfant de 12 ans recoit à chaque injection 4 dose ; celui de 15 ans, 34 de dose, ete.Conserver le vaccin à l\u2019abri de la lumière et de la chaleur.Tout flacon débouché ne doit être utilisé qu\u2019une seule fois pour une ou plusieurs vaccinations.Assurer l\u2019homogénéité du vaccin par l\u2019agitation du flacon.Se servir d\u2019une seringue exactement calibrée et stérilisée par l\u2019eau bouillante.Prratiquer l\u2019injection dans la région deltoïdienne, un peu au- dessus de l'insertion inférieure du deltoïde en alternant le bras gauche avec le droit.PBadigeonner la région avant et après l\u2019injection avec un peu de teinture d\u2019iode fraîche.Entre chaque in- Jection stériliser à nouveau l\u2019aiguille et la seringue en aspirant de l\u2019ean bien bouillante, ou mieux changer de seringue.Pratiquer la vaccination de préférence le soir vers 5 heures.Les vaccinés doivent dîner légèrement, s\u2019abstenir de boissons alcooliques et prendre avant de se coucher, un cachet d\u2019antipyrine 204 KALBÉ d'un gramme.Le cachet d\u2019antipyrine n\u2019est pas indispensable.Nous ne l\u2019avons pas pris nous-même, quoique nous ayons été vacciné à l\u2019âge de 48 ans.On sait que le sujet réagit d\u2019autant plus à l\u2019injection bactérienne, qu\u2019il est plus âgé et qu\u2019il a plus de risques d\u2019avoir les organes de défense amoindris et les émonctoires bouchés.Les réactions immédiates de la vaccination.\u2014 Les réactions immédiates de la vaccination après l\u2019emploi du vaccin Chante- messe chez les sujets sains et vi vigoureux, tels que les soldats, sont insignifiantes, puisque nous savons déjà qu\u2019ils n\u2019ont pas interrompu leur service militaire.Cependant on peut observer des réactions quelquefois fortes avec d\u2019autres vaccins et la réaction post- vaccinique varie suivant le sujet et ses moyens de défense.Elle est nulle chez certains sujets, très prononcée chez d\u2019autres ; elle peut augmenter ou diminuer avec la progression des doses dans les injections successives.Il n\u2019y a pas de règle fixe pour la réaction.Lorsque la réaction est faible, elle est uniquement locale: à l'endroit de l\u2019injection, il ya alors du gonflement, de la rougeur et de la douleur, qui disparaissent, de 24 heures à 48 heures après.Dans la réaction moyenne, en dehors de la réaction locale, on observe, pendant 24 heures, un peu de céphalée, de la courbature, une élévation de la température d\u2019un 45 à 1 degré.Dans la réaction forte, la céphalée, l\u2019abattement sont considérables ; on peut noter des nausées, et des vomissements et une température de 38 à 38,5.Ces phénomènes ne durent en général que 24 heures.La réaction faible est pour ainsi dire la règle.Pour notre part, nous n'avons jamais obsevré, avec le vaccin Chantemesse, une réaction moyenne, ni forte.Indications particulières de la vaccination antityphique.\u2014 Il v a des condtions de la vie où les chances de contracter la fièvre typhoïde augmentent, et c\u2019est en prévention de cela qu\u2019il faudrait se vacciner.Notons en premier lieu, le service militaire, surtout dans les colonies et dans les campagnes de conquête et de colonisation.Les étudiants en médecine, les infirmiers, les médecins sont très exposés.Il faut encore insister sur la nécessité de la vaccination préventive pour les explorateurs, les jeunes mariés en voyage de noces, ete.L\u2019eau minérale, prophylaxie recommandée en vovage théoriquement aseptique, peut être adultérée, ce qui VACCINATION ANTITYPHIQUE 205 arrive même en plein Paris pour les eaux minérales françaises, surveillées par les compagnies des eaux et les propriétaires des sources.Pour les sujets qui ont déjà eu la fièvre typhoïde, la vaccination complète n\u2019est pas indispensable.On peut réchauffer leur immunité après la séro-réaction négative, par une seule injection de vacein.C'ontre-indications de la vaccination antityphique.\u2014 I faudra éviter la vaccination antityphique chez les albuminuriques, chez les tuberculeux, chez les sujets affaiblis, chez les femmes pendant la menstruation, chez les convalescents.La grossesse n\u2019est pas inconvénient pour la vaccination antityphique.Faut-il vacciner les ndividus se trouvant en pleine épidémie\u201d Oui; l\u2019expérience a démontré qu\u2019on peut et qu\u2019on doit même le faire.On risque bien de tomber sur un sujet en incubation typhoidique: mais alors, la vaccination atténue l\u2019évolution de la maladie.En résumé, la vaccination faite prudemment, n\u2019a aucun danger immédiat ni lointain ; ne donne pas de troubles sérieux de la santé ; ne force pas à des interruptions prolongées du travail.Les personnes: hommes, femmes, enfants, même en bas âge, comme les nourrissons, supportent admirablement la vaccination, et ont beaucoup moins aptes à contracter la fièvre typhoïde que les non vaccinés.Si elles la contractent, la maladie est légère, comme chez les vaccinés contre la variole, quand ils sont atteints de cette dernière maladie.Conclusions : La vaccination antityphique est efficace ; elle n\u2019est jamais dangereuse, à la lecondition de prendre quelques précautions, d\u2019ailleurs simples: elle doit être appliquée sur une grande échelle ; elle est une des plus belles conquêtes de la prophylaxie des maladies évitables.Avec les progrès de la vaccination antityphi- que, la fièvre typhoïde disparaîtra peu à peu des pays civilisés, car l\u2019homme cessera de recevoir et de multiplier le germe typhique, qui contamine les terres et les eaux et revient ainsi en circulation nosogène. 206 VINCENT Note : \u2014 Nous saisissons cotte occasion pour dire un mot du vaccin de Vincent.VACCIN DE VINCENT Cultures de bacilles de vingt-quatre et de quarante-huit heures, mises à macérer vivantes dans l\u2019eau physiologique à 38°, pendant 24 à 48 heures suivant la puissance du vaccin désiré.Centrifugage des autolysats, stérilisation par addition d\u2019éther.Au moment de l\u2019emploi, évaporation de l\u2019éther à l\u2019étuve à 38° ou par un bain-marie à la même température.Doses.\u2014 4 injections à 8 Jours d\u2019intervalle, la première de 0,30 centimetre cube, la deuxième de 0,80 centimètre cube, la troisième de 1 centimètre cube, la quatrième de 2 à 2°, 50, suivant âge ou conditions.Les deux premières injections sont faites avec des autolysats de vingt-quatre heures, les deux dernières avec des autolysats de 48 heures.Lieu d\u2019élection.\u2014 Région deltoïdienne ou flanc.Mode d\u2019administration.\u2014 Injection sous-cutanée.Effets.\u2014 Augmentation du pouvoir bactériolytique, précipitant et agglutinant du sang.Les sujets vacinés à l\u2019aide des vaccins bacillaires (cultures de bacilles d\u2019Eberth tués par la chaleur), ont présenté un chiffre de cas de fièvre typhoïde au moins deux fois plus faible que les suje:s non vaccinés.; Le pourcentage des décès survenus chez les sujets vaccinés est deux fois moindre que chez les typhoïsants non soumis à l\u2019inoeu- lation.Il est préférable de pratiquer jusqu\u2019à trois inoculations et non pas une seule.L\u2019immunité ainsi créée tiendrait un à quatre ans, au bout de ce temps, 11 faut recommencer.Le vaccin de Vincent, outre son pouvoir préventif, aurait aussi une action curative au moins dans les infections récentes non seulement pendant l\u2019incubation, mais même au début de l'invasion.VACCIN POLYVALENT Nature de la préparation.\u2014 Vaccin polyvalent préparé à l\u2019aide d\u2019une culture de huit variétés de bacille d\u2019Eberth âgées de huit jours et tuées à + 53°. VACCINATION ANTITYPHIQUE 207 Mode d'administration.\u2014 Voie intestinale (par la voie buccale, la préparation mal tolérée provoque des malaises).Le lavement se compose de la culture tuée à + 53°, additionnée de quelques gouttes de laudanum, administré avec une longue canule souple rectale.Administrer en 5 jours, trois lavement de 100 centimètres cubes.Effets.\u2014 1° Apparition dans le sérum sanguin des propriétés agglutinante, bactériolytique et bactéricide.2° Maximum, environ trois semaines après le premier lavement.3° Maximum inégal des trois propriétés : taux agglutinant et bactériolytique plus faible que le taux bactéricide d\u2019abord élevé.4° Courbe du pouvoir agglutinant à variations.Courbe bacté- riolytique et bactéricide plus régulière.5° Pas de parallélisme entre les trois courbes.6° Propriétés agglutinante, bactériolytique et bactéricide décé- lables encore au bout de six mois disparaissant ensuite.T° Apparition et durée de la présence des anticorps dans le sasg à peu près semblable à celles de la voie intestinale, mais taux moins élevé que par la voie sous-cutanée.Le vaccin polyvalent peut servir non seulement à la prophylaxie, mais aussi au traitement à des doses même élevées à 50 millions à 150 millions de bacilles.Au point de vue de la durée de l\u2019immunisation, MM.J.Cour- mont et À.Rochaix ont fait les constatations suivantes : 1° Les propriétés acquises par le sérum des sujets ayant reeu 300 centimètres cubes de sérum en lavement, disparaissent vers le septième mois.2° On le fait réapparaitre, dans les méme conditions, avec de nouveaux lavements administrés au bout d\u2019un an.3° Elles semblent disparaître plus vite que la première fois.4° Un seul lavement de 100 centimètres cubes suffit à le faire apparaître dès le deuxième jour, mais leur disparition est alors très rapide.5° La dose de trois lavements de 100 centimètres cubes paraît la meilleure pour cette seconde vaccination, comme pour la première. COURS DE PATHOLOGIE INTERNE LES MALADIES D'ESTOMAC (1) DYSPEPSIES Deux grandes classes: 1° Hypersthéniques avec Hyperchlorhydrie.2° Hyposthéniques avec Hypochlorhydrie.Diagnostic Hypersthéniques\u2014Hyperchlorhydrie Douleur : le matin au creux épigastrique calmée par l\u2019ingestion des aliments, apparaissant 2 ou 3 hrs après les repas, dans le décubitus dorsal, durant la nuit; exagérée par les acides et les repas copieux.Calmée par les alralins et poudres inertes.Vomissenmient spontané ou provoqué par le malade dans le but de soulager la douleur\u2014Saveur acidedes matières vomies \u2014 sensation de brûlure le long de l\u2019œsophage.Sinlorrhée \u2014 apparaissant environ une heure après les repas, due à une irritation de la muqueuse par acide chlorhydrique.Pgrosis \u2014 sensation de chaleur à l\u2019arrière-gorge, due à la régurgitation involontaire d\u2019un peu de chyme.FEructations inodores\u2014aérophagie.Sensation de chaleur a la téte\u2014 un certain degré d\u2019enchifrénement par congestion de la muqueuse nasale.L\u2019appétit est conservé ou augmenté \u2014le malade s\u2019abstient à cause de la crise douloureuse qui suit 3 hrs après et qui est proportionnelle à la quantité d\u2019aliments ingérés, Trouble« intestinaux alternent entre la diarrhée, la constipation et l\u2019entérite muco - membraneuse \u2014 pérista- lisme exagéré\u2014la marche du bol alimentaire est accélérée.Etat général plutôtmanvais\u2014amai- grissement par hyperacidité.sécrétion exagérée de sécretine activant les fonctions du pancréas avec désassimilation proportionnelle.Hyposthéniques\u2014 Hypochlorhydrie Douleur : aussitôt après les repas- dans la région du pylore et du duodénum.Plutôt une sensation de pesen- teur et de gonflement que de douleur.Douleur - signal due au poids de l\u2019estomac distendu qui s\u2019abaisse à la suite de l\u2019ingestion des aliments.Vomissement spontané ou provoqué pour faire disparaître un malaise, une pesanteur plus qu\u2019une douleur.\u2014 Saveur fade des matières vomies.Pas de sialorrhée.\u2014 Sensation de sécheresse dans la bouche.\u2014Le malade a soif et sent le besoin de boire copieusement.Pas de pyrosis\u2014 Sensation d\u2019amertume dans la bouche due à des fermentations secondaires.Æructations gazeuses d\u2019odeur putride dues à des fermentations stomacales (acide butyrique) chaleur\u2014pesanteur \u2014gonflement de la face\u2014le malade sommeille facilement après les repas.L'appétit est nul ou diminué.\u2014Sen- sation de plénitude.Le malade a encore l\u2019impression du repas précédent.Il craint de provoquer, en mangeant, l'apparition des malaises précédents et la douleur signal.Troubles intestinaux consistent surtout dans la constipation et retard considérable dans la marche du bol alimentaire (40 50 hrs au lieu de 24 hrs.)\u2014péristaltisme diminué \u2014 estomac etintestins paresseux.Quelquefois présence dans les selles de fibres conjonctives non attaquées par les sucs digestifs.Etat général\u2014plutôt bon, apparence quelquefois d\u2019une bonne santé.Se plaignent de palpitations, de dyspnée d\u2019angoisse.Ces malades sont souvent gras.(1) Cours de pathologie interne du Dr LeSage.\u2014 Résumé synoptique à l\u2019usage des E.FE.M.de Laval. DYSPEPSIES Examen physique : douleur à la palpation, surtout à la région du pylore ; estomac dilaté et ptosé, souvent à cause d\u2019un trouble de la tonicité générale et d\u2019un état spasmodique du pylore très mobile.L\u2019examen à jeun ramène peu ou pas de liquide, pas de débris alimentaires, ou bien un liquide hyperacidecontenant unexcès d\u2019acide chlorhydrique (gastrosuccorrée).L\u2019examen du suc gastrique, après repas d\u2019épreuve révèle une augmenta- tionde l\u2019acide chlorhydrique.\u2014 Pas de fermentations secondaires.Evolution vers l\u2019ulcère et plus tard le cancer possible.\u2014 Peut guérir avec un traitement approprié.209 Examen physique : estomac augmenté de volume, voussure épigastrique, peu douloureux à la palpation ; dilaté et ptosé à cause d\u2019un relachement dans les tuniques de l\u2019estomac.Descend en bas de l\u2019ombilic, vers l\u2019arcade pubienne.Sensation de clapotage 10 à 12 hrs après les repas.Quelquefois douleur à l\u2019appendice xiphoïde à cause de l\u2019hypéresthésie du plexus solaire, L\u2019examen à jeun ramène constamment du liquide infecte contenant des débris alimentaires non digérés.Le suc gastrique \u2014 est diminué.\u2014 L\u2019acide chlorhydrique libre est nul\u2014 Hcl combiné est diminué ou absent- l\u2019A cidité totale est diminuée ou disparue.Beaucoup de fermentations secondaires.Evolution: disparaît avec la maladie qui l\u2019a causée peut évoluer vers l\u2019hy- persthénie, l\u2019hyperchlorhydrie si associée à la néphrite chronique,ou bien vers la grande dilatation indélébile de l\u2019estomac, la sténose lente du pylore.le cancer éloigné ?LES ICTERES (1) Définition :\u2014Syndrome commun à un grand nombre d'affections du Caractérisé par une coloration jaune spéciale des téguments et des muqueuses, due à la présence anormale dans le sérum sanguin et les tissus de la matière colorante de la bile.foie.DIVISION Deux grandes classes : 1.Ictère d\u2019origine hépatique (biliphéiqne.) 2.Ictère d\u2019origine sanguine (par hémolyse.) ICTERE D\u2019ORIGINE HEPATIQUE (biliphéique) (a) Causes: obstruction complète du cholédoque qui empéche 'évacuation de la bile dans l\u2019intestin : calculs, lithiase intra-hépatique, parasites, angiocholécystites, cancer des voies biliaires, de l\u2019ampoule de vater; pancréatites scléreuses hypertrophiques, cancer de la tête du pancréas à travers laquelle s\u2019engage le cholédoque ; compression du voisinage par : adénopathies du hile du foie, tumeurs du sein, etc.Symptômes : \u2014 Coloration jaune de la peau (citrou-verdâtre, olivâtre, presque noire)\u2014même coloration de la sclérotique, muqueuse sublinguale, voile du palais, commissures labiales, ailes du nez, front, cou.(Examiner le malade en plein jour).(1) Résumé synoptique à l\u2019usage des E.E.M.Cours de pathologie interne par le DR LESAGE, 210 LESAGE \u2014Décoloration des selles: grisâtres, cendrées, argile, plâtre, mastic, odeur fétide, présence de graisses non émulsionnées.\u2014Les Urines sont fortement colorées\u201424 Jjeures avant la peau, (jaune marron, verdâtres ou noires), le volume en est diminué, densité plus élevée, réaction acide \u2014Présence de pigments biliaires décélée par la réaction de Gmelin (l\u2019acide nitrique au contact de l\u2019urine la colore en vert, bleu, violet ou jaune, le vert indique la présence de pigment biliaire.\u2014Le Sung présente la même réaction que l\u2019urine, à cause de la présence de la bile dans le sérum et les humeurs.Les globules rouges sont diminués comme nombre, déformés, leur résistance est diminuée, \u2014 La peau : prurit avec ou sans lésions particulières: prurigo-eczéma, xanthélasma des paupières., Tube digestif : inappétence, dégoût pour les aliments, surtout les substances grasses, bouche amère, langue saburrale, soif vive, vomissements q q f.\u2014Le cœur est touché dans son rythme, il est ralenti, bradycardie, bra- dysphygmie, dilatation du cœur droit.\u2014 La rate est hypertrophiée.\u2014 Les poumons présentent des signes de congestion fugace ou disséminée surtout à la base droite.\u2014 Le sysième nerveux est touché: irritabilité, ou bien apathie, tristesse, mélancolie, \u2014 Xanthopsie, héméralopie passagère ou permanente.\u2014La Nutrition est mauvaise, amaigrissement, affaiblissement, etc.Evolution possible vers la cirrhose biliaire, ictère grave, pancréatite hémorrhagique, stéato-nécrose, etc.\u2014 Traitement : (a) médical d\u2019essai, si insuccès, (b) chirurgical.II ICTERE D\u2019ORIGINE SANGUINE (par hémolyse) Définirion : Syndrome causé par une destruction exagérée des globules rouges et une transformation de leur hémoglobine en bilirubine qui passe dans le sang et produit l\u2019ictère.\u2014 Causes : Les maladies infectieuses: pneumococcies, streptococcies, fièvre typhoïde, fièvres éruptives, certaines maladies chroniques: syphilis, cirrhoses, malaria, certaines formes d\u2019anémies peu connues appelées pernicieuses ; divers ictères v.g., ictère grave, etc.Toutes ces maladies provoquent l\u2019altération des hématies par un mécanisme identique, et l\u2019ictère apparaît.\u2014 Physiologie et pathogénie : Cette conception dérive de l\u2019expérience bien \u2018connue de Bordet et.Gengou, de l\u2019Institut Pasteur : En injectant à un lapin des hématies qui proviennent de l\u2019homme, le sérum de ce lapin devient toxique pour le sang de ce même homme : il dissout ses hématies, il les hémolyse.Dans ce cas-ci,les hématies de l\u2019h.injectées au lapin s\u2019appellent antigène; \u2018la substance nouvelle secrétée dans le sérum du lapin qui dissout les hématies de ce même homme s\u2019appelle sensibilisatrice ou anticorps, qui produira l\u2019hémolyse en présence du complément.I! y a une hémolyse normale physiologique qui élimine en les dissolvant au fur et à mesure les globules vieillies et altérés. ICTÈRE 211 Ces globules vieillis et altérés agissent dans notre sang de la mème manière que les hématies de l\u2019homme chez le lapin : ce sont des antigènes qui provoquent la formation d\u2019un anticorps ou sensibilisatrice qui hémolyse les hématies altérés ou vicillies seulement.Cette hémolyse physiologique met en liberté une certaine quantité de bilirubine qui est excrétée au fur et à mesure par les voies biliaires.Cette bilirubinémie normale est bien mise en évidence par les colorations variées de la peau À la suite d\u2019une ecchymose, de fatigues, d\u2019excès de travail, d\u2019abus des plaisirs, de veilles prolongées, d\u2019infractions aux règles de l\u2019hygiène.Si la destruction des globules est accélérée ou augmentée par une maladie toxique, infectieuse ou autre, qui les altère, l\u2019équilibre est rompu.Les toxines microbiennesaltèrent les globules rouges, ceux-ci (antigène) provoquent la formation d\u2019un anticorps on sensibilisatrice qui les dissoudra» d\u2019où la transformation de leur hémoglobine en bilirubine et ictère consécutif, par bilirubinémie exagérée.Mais si l\u2019hémoglobine est rapidement dissoute et en grande quantité, elle ne pourra pas être toute entière transformée en bilirubine ; elle sera éliminée en nature par la voie rénale, nous aurons donc de l\u2019ictère avec hémoglobinurie, comme cela arrive dans les empoisonnements par le chloroforme, le plomb, l\u2019essence de thérébentine.Symptomes: La peau a une teinte jaune paille.quelquefois terreuse.Coloration sub-ictérique des téguments.Les selles ne sont pas décolorées parce que les voies biliaires sont libres.Elles sont quelquefois très fortement colorées, (polycholies, cholémies familiales homoglobinuries paroxystiques.) Les urines sont acholuriques (pas de pigments biliaires ( vert) parce que le pigment s\u2019élimine par les voies biliaires libres, et ne s\u2019accumule pas dans le sang en quantité suffisante pour franchir la barrière rénale.L\u2019urobilinurie (pigment rouge brun) est la règle ici.L\u2019urobiline dérive de la bilirubine : urobilinurie dars les cas légers; homoglobinurie dans les cas graves.Le sang : anémie qui varie avec l'intensité de l\u2019ictère : diminution du nombre des globules rouges à 1,500,000, fragilité excessive, auto-agglutination.Aspect foetal de la moëlle des os longs, formation de nouvelles hématies, qui ont tantôt une forme irrégulière, granuleuse et un diamètre anormal, de qualité inférieure.Le sérum a perdu ses propriétés hémolytiques sur le sérum humain normal parce que la sensibilisatrice développée sous l\u2019influence des globules altérés ne peut agir que sur ceux-ci exclusivement.Le Prurit, l\u2019amaigrissement et la bradycardie font défaut.La rate est hypertrophiée par accumulation des débris des globules détruits.Elle augmente ou diminue parallèlement à l\u2019hémolyse.Sidérose - du foie, des reins, etc, par dépot du fer mis en liberté à la suite de la transtormation de l\u2019hémoglobine en bilirubine.Les signes généraux sont en rapport avec l\u2019intensité de l\u2019hémolyse: digestion, nutrition, etc.Evolution possible vers l\u2019hémoglobinurie paroxystique,l\u2019anémie dite pernicieuse, le purpura hémorrhagique, l\u2019ictère grave, etc.Traitement.Médical : le fer et associé aux injectives sous-cutanées de sérum ino-tonique.\u2018 NOUVELLES UNE NOUVELLE SOCIETE DE CHIRURGIE \u201cThe American College of Surgeons\u201d Jusqu\u2019a I'an dernier il n\u2019existait pas en Amérique d\u2019 institutions ayant l\u2019autorité et les pouvoirs d\u2019accorder un diplôme de chirurgien à ceux qui en ont les qualités.Toutes les écoles de médecine, il est vrai, décernent des titres qui permettent à leur porteur d\u2019exercer indifféremment et la médecine et la chirurgie; mais il est généralement admis, dans tous les pays, qu\u2019il faut des études et un entrainement technique additionnels pour se livrer consciencieusemant à l\u2019exercice de la chirurgie.Mais le public en général et la profession médicale elle-même ne connaissent pas toujours les qualifications de ceux qui peuvent légalement s'afficher comme chirurgien, mais qui n\u2019en ont pas la compétence.C\u2019est pour suppléer à cette lacune que le \u201cClinical Congres of Surgeons of North America\u201d a pris l\u2019initiative d\u2019un mouvement qui a abouti à la fondation de l\u2019\u201cAmerican College of Surgeons\u201d.Quatre-cent-cinquante chirurgiens éminents, recrutés dans tous les centres universitaires de l\u2019Amérique du Nord, se sont réunis à Washington, le 5 mai 1913, et ces chirurgiens, représentant toutes les branches de la chirurgie et les spécialités chirurgicales, sont devenus les membres fondateurs de cette association internationale.À cette assemblée le comité d\u2019organisation a formulé ses règlements et les officiers ont été élus.%*x%æ% L\u2019objet du Collège est d\u2019élever le niveau de la chirurgie, de fournir une méthode dans le choix de ses membres et de formuler un plan qui indiquera au public et à'la profession que le chirurgien, porteur du titre qu\u2019il accorde, est spécialement qualifié pour exercer la chirurgie. NOUVELLE SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE 213 Ju passe sous silence le rouage administratif, qui me paraît parfait.Le membre du Collège est désigné sous le nom de \u201cFellow of the American College of Surgeons\u201d.Il est autorisé et encouragé à ajouter à son nom les lettres \u201cF.A.C.S\u2019.Du choix des membres.\u2014 Tous les membres fondateurs, qui avaient été recrutés d\u2019une facon judicieuse, sont devenus par le fait méme \u201cFellows\u201d.D\u2019autres chirurgiens, pour certaines raisons valables bénéficient du même privilège.Voici maintenont les conditions à remplir pour devenir candidat élégib.e : 1° Se livrer exclusivement à l\u2019exercice de la chirurgie.9° Avoir exercé la chirurgie ou une spécialité de la chirurgie depuis au moins cinq ans.3° Répondre à une longue série de questions, dont voici les principales: Identification complète.Quelle école, académie, collège ou université le candidat a fréquentés.Degrés universitaires.Dans quels hôpitaux il a été interne, résident ou assistant.Dans quels hôpitaux il a rempli des fonctions, et dans les hôpitaux de queile capacité.Fait de l\u2019enseignement dans une école de médecine de quelle capacité.Quelles autres fonctions le candidat a-t-il remplies.Quelles études supplémentaires (post-graduate), poursuivies en Amérique ou en Europe.Quelles sont les positions officielles qu\u2019il a occupées.Combien d\u2019années dans l\u2019exercice d\u2019une spécialité.Quelles sont les recherches ou les expériences faites par l\u2019aspirant.De quelles sociétés savantes il est membre.Donner les titres des volumes et des contributions à la littérature médicale et chirurgicale dont il est l\u2019auteur, avec la date et l\u2019endroit de la publication.Donner les noms de cinq chirurgiens éminents, comme parrains, dont trois au moins habitent le même état ou la même province.* ¥ * Comme vous pouvez le constater le questionnaire est assez sérieux, et ce n\u2019est pas le premier venu qui peut le remplir à la satisfaction du comité de régie. 214 RHÉAUME Le candidat heureux doit aussi offrir des qualifications morales.Une des principales, qui intéresse plus particulièrement notre profession, c\u2019est de s\u2019engager sur son honneur à ne jamais faire de dichotomte, et à ne jamais percevoir d\u2019honoraires pour un confrère.Le mot dichotomie, qui est pourtant inscrit dans les lois morales du \u201cCollège des Médecins\u201d de notre Province, ne semble pas compris de tous les médecins.Je saisirai l\u2019occasion qui m\u2019est offerte pour en dire quelques mots dans le prochain numéro de \u201cL\u2019Union\u201d.Le porteur du titre de \u201cFollow\u201d pourra done désormais être considéré, par la profession et par le public, comme offrant les plus grandes garanties de compétence et de moralité.Nous encourageons fortement nos collègues conadiens-français à s\u2019unir à nos compatriotes anglais et à nos amis des Etats-Unis pour collaborer à faire de l\u2019\u201cAmerican College of Surgeons\u201d l\u2019association chirurgicale la plus sérieuse et la plus puissante, non seulement de l\u2019Amérique mais du monde entier./.RHÉAUME.25 Avril 1914.UNIVERRITE LAVAL.- \u2014 FACULTE DE MEDECINE.HOTEL-DIEU DE ST JOSEPH Ave.des Pins, Montréal.CLINIQUE MÉDICALE Cours de Vacances portant sur les procédés les plus nouveaux de diagnostic et de traitement des affections médicales les mieux étudiées dans ces dernières années.\u201c Un cours de vacances sera donné à l\u2019Hôtel-Dieu du 6 au 18 jual- \u201c let 1914, sous la direction de M.le professeur J.J.GUÉRIN, par MM.les Docteurs E.LATREILLE, de la Faculté de Paris, et G.H.BARIL, chimiste expert, chargés de cours a I Unwersité Laval, médecins et pathologistes de l\u2019Hôtel-Dieu, avec le concours de MM.les Docteurs (.Lahaise, bactériologiste, chargé de cours à Laval, COURS DE VACANCES 215 C.Saint-Pierre et A.Paré, prosecteurs à Laval et assistants pathologistes à l\u2019Hôtel-Dieu.Ce cours comprendra 12 leçons de clinique médicale et de thérapeutique avec présentation de malades, investigations cliniques et applications des traitements à l\u2019ordre du jour, démonstrations sur spécimens pathologiques et préparations histologiques, épreuves radiographiques et projections; et 12 conférences techniques suivies de travaux pratiques de laboratoire (bactériologie, chimie» hématologre, cytologre) exécutés par les élèves sous la direction des professeurs et de leurs assistants.Seront admis à ce cours MM.les Médecins qui se seront inscrits avant le 4 juillet 1914.Le droit d\u2019inscription est fixé (frais de laboratoires compris) à 825.00.Le nombre des élèves est limité à 12.On peut s\u2019inscrire dès maintenant (directement, par lettre, chèque ou mandat-poste) au secrétariat de l\u2019Hôtel-Dieu, Ave.des Pins, Montréal.Horaire.Le matin à 10 heures: (Amphithéâtre) clinique médicale, traitements.Le soir & 2 heures: (Laboratoires), conférence, travaux pratiques.PROGRAMME.Luxor, 6 Jurrrer.\u2014 Les maladies infectieuses aigués procédés généraux de diagnostic et de traitement (les sérums, les vaccins; les lipoides, les hormones; Uimmunité, les états anaphylactiques).Généralités techniques, fièvres typhoïde, applications des réactions d\u2019immunité à son diagnostic (séro-diagnostic), hémo- culture.MARDI, 7 JUILLET.\u2014 Les accidents syphilitiques et leurs traitements actuels: 606, 914, Gudyl, Mercure (Indications, Contre- indications, Troubles toxiques, Techniques).\u2014 Syphilis, recherche du tréponéme (colorations, ultra microscope) Wassermann, Noguchi, Hermann-Perutz.MERCREDI, 8 JUILLET.\u2014 La tuberculose pulmonaire, formes anatomo-cliniques.La tuberculine, la cuti-réaction, le séro-dia- gnostic.Traitement chimiothérapique, opothérapique, biologique.\u2014 Les crachats (examen chimique, bactériologique, cytologique).Les urines des tuberculeux et la réaction de Moritz-Weitz. 216 LATREILLE JEUDI, 9 JUILLET.\u2014 Les nouvelles méthodes de traitement applicables aux diverses affections de la plèvres thoracentèse, injection d\u2019air, de gaz, de liquides modificateurs, auto-sérothérapie.\u2014 Les liquides pathologiques, épanchements pleurétiques ascitiques.Le liquide céphalo-rachidien (chimie, bactériologie, eyto- logie).Le pus (gonocoque), ete.VENDREDI, 10 JurrrET.\u2014 Les méningites basales, cérébro- spinales et spécifiques.(Ponctions et injections lombaires).La paralysie infantile épidémique.\u2014 La valeur fonctionnelle des reins recherchée par l'examen des urines (caractères généraux des urines, conditions de prélèvement.Examen physique, les albumines urinaires, recherche et dosage).SAMEDI, 11 JUILLET.\u2014 La question des néphrites (chloruré- mique, azotémique, hypertensive).\u2014 Polyurie expérimentale.Bleu de méthyléne, Sucre phlorid- zique Azotémie, Elimination des médicaments, Examen microscopique des urines (sang et pus).Dosage des chlorures.LUNDI, 13 JUILLET.\u2014 Les arythmies, les tachycardies, les bradycardies, le heart-block, l\u2019électro-cardiographie, la viscosimé- trie, la sphygmomanométrie.\u2014 La constante uréique d\u2019Ambard.MARDI, 14 JUILLET.\u2014 Les syndromes morbides correspondant aux altérations pathologiques des glandes vasculaires sanguines (surrénale, thyroïde, hypophyse ) et leur traitement.\u2014 Le sang en clinique.Mrrcrepi, 15 JuirrET.\u2014 Le cancer, état actuel de la question.Pathogénie, anatomie pathologique.Traitement (chimio- thérapique, physicothérapique, opératoire).\u2014La réaction d\u2019Abderhalden appliquée au diagnostic du cancer.Recherche du pouvoir antitryptique du sang.JEUDI, 16 JUILLET.\u2014 Goutte et diabète (conceptions patho- géniques et traitements actuels).Les régimes et les eaux minérales.\u2014Les urines dans le diabète et la goutte: sucre, acétone, dérivés glycusoriques, acide urique.Vendredi, 17 juillet.\u2014 Les insuffisantes hépatiques.Les cholémies familiales et acquises.Les ictères simples aigus et chroniques.Les ictères choluriques, acholuriques, hémolvtiques. COURS DE VACANCES 217 \u2014 La valeur fonctionnelle du foie et des urines.Bile, urobiline, rapports urologiques.Samedi, 18 juillet.\u2014 Les gastro-entéropathies fonctionnelles et organiques.Epreuves radiographiques.Traitement médical.Indications opératoires.\u2014 Exploration chimique de l\u2019estomac, valeur fonctionnelle du foie et de l\u2019intestin par l\u2019examen des selles.FORMULAIRE LES MALADIES DE L\u2019ESTOMAC I.\u2014 Hypertonie et hyperchlorhydrie.1° Contre la douleur.Extrait de belladOn®.\u2026.\u2026.\u2026.ees + rocvoans sonsaune 0 gr.05 centigr.Sirop thébaïque.\u2026.\u2026.\u2026.cer cocnessen saveccrccnus 20 grammes.Eau fleur d\u2019oranger.coeiecenen oovorsarencere senc es 10 do Eau distillé@.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026srsesnser career souser vensenseres q.8.p.150 c.c.A prendre en deux fois durant la journée.ou bien: Poudre de racine de belladone.\u2026.0 gr.02 centigr.Magnesie hydraté® ere -errercncees sovcrnse 0do 25 do Craie préparée.\u2026ssa.cccsvons cossasans muvee sanen.\u2018.- Sous-nitrate de bismuth .\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.Hii 0do 50 do Pour un paquet No 20, 2 à 4 par jour.2° Contre hypersécrétion continue (gastra-succorrée).Elixir ParégoriquE .\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026rrccrreccee mecs canccececss cesses 10 grammes Sirop belladone.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.Lenovo veuve snenenemen ses 30 do Eau distillé@.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026srr serrer srececensrenenvasnes asouse 000 0e 120 do A prendre par cuillérée à soupe.S\u2019il y a diarrhée, donner: Poudre OPpIUM.vococrcorcer aosassorsameessess0c00 0er vouees 0 gr.02 centigr.Sous-ritrate de bismuth.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.rccerosornssocse 0 do 75 do Craie préparée.[are sense sr assecsounes 0 do 25 do Pour un cachet: 3 à 6 par jour.S\u2019il y a vomissements donner: Chlorhydrate de cocaïne \u2026\u2026.\u2026\u2026.Ô gr.30 centigr.do do morphine.0 do20 do Teinture de belladone.5 grammes Eau de laurier-cerise.\u2026\u2026.\u2026.20 do 10 à 15 gouttes d\u2019heure en heure. 218 PHARMACOLOGIE Comme anti-spasmodiques de l\u2019estomac hypertonique : Extrait alcoolique de chanvre indien.\u2026.O0 gr.02 centigr.Poudre de fouilles de jusquiame.0 do 05 do Pour une pilule: 4 à 8 par jour.IT.\u2014 Hypotomie et Hypochlorhydrie : Médication apéritive : Teinture de gentiane do quinquina faa 15 grammes.do quassias Une cuillérée à café dans de l\u2019eau, une demi-heure avant le repas.ou bien: Teinture de colombo _ _ do gentiane àà 10 grammes.do d\u2019ipéca 20 gouttes dans un peu d\u2019eau, une demi-heure avant le repas, 2 à 3 fois par jour.Pour activer la sécrétion et la motricité de l\u2019estomac.1° Quassine amorphe.4.0.000 50e ss ac 00e 0 gr 05 centigr.Poudre condurango.o iL.0 do 30 do Bic.soude.oii LL 0do 75 do Pour un cachet: une demie-heure avant chaque repas.2° ou bien: Poudre de noix vomique.0gr.05 centigr.Bicarbonate de soude.LL 1 gramme.Un cachet uue heure avant le repas.3° ou bien: Sulfate de Strychnine@.\u2026.\u2026.\u2026.2.creccocercsc unes 0 gr.05 centigr.EAU.ver i rics trace serene een 00 100 c.c.Une cuillérée à café au début des deux répas.On peut associer l\u2019Hel : Acide chlorhydrique\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.6 à 8 grammes.Sirop limon.sens esse ss ana 0000 0 00000 200 do Fau distillée.Cee eee eae reese.800 do Un verre à sherry a au cours du repas.Les ferments digestifs \u2014 dy speptine, gastérine (sucs gastriques de chien et de pore); la pepsine, la papaine, la pancréatine, activent la digestion et agissent comme une véritable opothérapie (1).(1) Ces formules classiques sont empruntées au Livre du Médecin.Maladies d\u2019estomac, par Castaigne et Aubertin. BIBLIOGRAPHIE Æsculape.\u2014 Grande Revue mensuelle illustrée, 41, Rue des Ecoles, Paris.Le No: 1 fr.(Etranger: 1 fr.50) (franco contre timbres-poste).Abon.: 12 fr.(Etranger: 15 fr), \u2014 Sommaire du No de mars 1914.Notes médicales sur l\u2019œuvre de Vélasquez : les Nains et les Fous (8 illustr.), par le Dr H.Verdier.\u2014 Goût spécial de l\u2019artiste pour les êtres morbides: nains, difformes, fous, bouffons ; les parasites de la société : gueux, ruffians, ivrognes.L\u2019artiste a compris aussi la psychologie, la distinction des rois, des princes, des infantes pensives.Une gravure médicale allemande du XVIIIe siècle (1 illustr.), par G.Lavier.\u2014 Egalité de l\u2019honneur et de la bête devant la mort.Le docteur Cafré, médecin-major conspirateur sous la Restaura tion; son suicide par ouverture des veines dans sa prison (9 illustrations).par le Dr G.Ravarit.\u2014 Caffé, chirugien-major des armées de l\u2019Empire, cacha dans sa demeure le général Berton, auteur de la conspiration de Saumur contre Louis XVIII ; dénoncé, condamné à mort, il s'ouvre les veines dans sa prison avec une lancette que son garçonnet lui apporta dissimulée dans ses cheveux bouclés.Lépreux et léproseries des Comores (5 illustr.), par le Dr Laurent Moreau, méd.de la marine.\u2014 Le sort lamentable des lépreux de Mayotte, Anjouan, Mohélie, Grande-Comore, terres ensoleillées ; mains mutilées, Jambes pilons ; la résignation d\u2019âmes simples.Le Sang de Vénus (1 illustr.).\u2014 Reproduction de l\u2019œuvre fameuse de Glaize ; la blessure de la déesse de l\u2019Amour volant au secours du bel Adonis.Notes historiques sur quelques collections scientifiques privées d'Angleterre (4 illustr.), par le Dr A.Satre.\u2014 Collections et musées scientifiques du vieux temps: pièces anatomiques, livres, gravures, instruments.ete.Deux statues de Vierges nourrices en Bas-Limousin (2 illustr.), par l\u2019Abbé Echamel.\u2014 La Vierge nourrice de Bilhac, en granit, alimente à travers une échancrure du corsage l\u2019enfant Jésus qui lui caresse naïvement le menton ; la Vierge nourrice du Saillant de Voutezac, en bois et ses trois anges satellites grossièrement sculptés.Les végétations adénoïdes de François IT, roi de France ; sa mort des suites d une otite chronique suppurée (11 illustr.), par le Dr L.Courtadon.\u2014 D\u2019Aubigné décrit Francois IT enfant: \u201cla face plombée et boutonnée, l\u2019haleine puante ;\u201d R.de la Planche dit qu\u2019il ne crachait ni mouchait et qu\u2019\u201c une de ses oreilles faisait l\u2019office du nez.\u201d L\u2019otite se complique d\u2019abcès du cerveau ou de mé- 220 UNION MÉDICALE DU CANADA ningite ; le rôle possible du tempérament ardent de la jeune reine Marie Stuart dans la mort du roi.Caïn (1 planche hors-texte).\u2014 D\u2019après une vieille gravure anonyme.SUPPLÉMENT.\u2014 La mort de Molière.\u2014 La poste à Evian en 1716.\u2014 La mort du Dauphin François, fils de François Ier (procès-verbal d\u2019autopsie ; lettre de Littré).La Maternité de Paris sous la Terreur.\u2014 La folie mystique du début du jansénisme aux convulsionnarres de St-Médard.\u2014 J.-J.Rousseau mourut de mort naturelle.\u2014 Création ou évolution ?\u2014 L\u2019Esculape du plateau de Maktar.\u2014 Quelques trartements occultes de la vieillesse.\u2014 Le secret de Mme Récamier.\u2014 Une fidèle amie de Louis II de Bavière dans sa folie.Dermatoses.Atlas du Dr Lucas, de Monte Carlo, et notes.D\u2019aprés documentation par la photographie des couleurs (Procédé autochrome Lumine.) Sous une forme très portative (dimension d\u2019une carte postale), l\u2019éditeur Maloine, 25, Rue de l\u2019Ecole de Médecine à Paris, nous présente le premier de quinze fascicules qui vont se succéder, consacré aux altérations pathologiques de couleur de la peau, des muqueuses, des organes tels que l\u2019æœil, l\u2019utérus, ete.C\u2019est, pour un prix modique, puisque l\u2019ouvrage ne coûte que 45
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.