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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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Références

L'union médicale du Canada, 1913-08, Collections de BAnQ.

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[" [UNION MEDICALE DU CANADA Revue mensuelle de médecine et de chirurgie, fondée en 1872, PARAISSANT LE PREMIER DE CHAQUE MOIS.PUBLIEE PAR MM.RR.BOULET, MM.L.de L.HARWOOD, MM.A.Le SAGE, J.E.DUBÉ, H.HERVIEUX, A.MARIEN.\u2014\u2014e > = Tout ce qui concerne la rédaction doit être adressé à M.le Dr A.LeSAGE, Rédacteur en chef 46, Avenue Laval, Montréal.Vol.XLII ler AOÛT 1913 No 8 CLINIQUE ZONA OPHTALMIQUE Leçon du professeur DE LAPERSONNE, recueillie à Paris par le docteur AUGUSTE DESTARDINS.Le zona ophtalmique est une maladie de la peau, caractérisée par la formation de vésicules dans les régions innervées par les branches terminales du trijumeau: nasale, lacrymale, et frontale.Symptômes : Le plus souvent le zona est annoncé par des douleurs frontales et périorbitaires, violentes et unilatérales; les symptômes généraux consistent surtout en fièvre, malaises, frissons, nausces, anorexie; lorsqu\u2019ils existent, ils précèdent de peu le zona.L'éruption du zona éclate brusquement au milieu de ces svmp- tômes fébriles.Elle apparaît sous forme de vésicules érvthéma- tenses, reposant sur un œdème ayant son maximum au niveau de la paupière supérieure.En quelques heures ces vésicules font place à de grosses bulbes de coloration noirâtre, qui se localisent à peu près sur les troncs nerveux de la première branche du tri- jumean, ou branche ophtalmique de Willis.Au niveau du front 436 DE LAPERSONNE elles forment des bandes verticales remontant jusqu\u2019au cuir chevelu ; la paupière supérieure en est recouverte.Si le filet naso- lobaire est atteint on trouve des vésicules sur le lobe du nez.L\u2019éruption est toujours unilatérale; elle s'arrête brusquement sur la ligne médiane.Les vésicules se dessèchent vite en quelques jours, et laissent à leur place des croûtes noires caractéristiques.Si on détache ces croûtes, on met à nu des ulcères qui suppurent abondamment, et qui laissent à leur suite des cicatrices blanches, déprimées, ressemblant à des cicatrices de variole, et permettant de faire le diagnostic rétrospectif.Les douleurs sont violentes, parosystiques ; elles persistent souvent pendant plusieurs mois.Chez le vieillard surtout, ces douleurs ont une ténacité très marquée.L\u2019anesthésie de la peau est constante et s'accompagne de fourmillement.Les complications oculaires sont fréquentes; on les rencontre dans 60 % des cas.Ces complications se produisent lorsque le nasal interne est atteint.On voit des vésicules sur l\u2019aile du nez, ce qui est facile à expliquer par l'anastomose des filets nerveux de la région ciliaire avec le nasal interne: telle est la loi d'Hutchinson.Les plus fréquentes des complications oculaires portent sur la conjonctive et sur la cornée.Sur la conjonctive, ce sont de fines vésicules citrines bénignes.L\u2019anesthésie de la cornée est très fréquente ; il faut la rechercher à la partie centrale de la cornée, les - parties périphériques étant souvent intactes, et conservant leur sensibilité.Lorsqu'il v a de la photophobie et du larmoiement, déjà débute la kératite à forme herpétique.La cornée est tapissée de petites vésicules fines et transparentes, vite remplacées par des exuleéra- tions polveveliques, difficiles à voir; la fluorescéine les met en évidence.Ces ulcérations sont douloureuses malgré l\u2019anesthésie avoisinante de la cornée; elles sont accompagnées de baisse de la .vision, et parfois de blépharospasme.Elles tendent plutôt à s\u2019infecter qu\u2019à se cicatriser, et produisent souvent de la kératite à hvpopion (uleère de Soemish).La kératite interstitielle, parenchymenteuse, n\u2019est pas rare, elle occupe la région centrale de la cornée, et forme une série d\u2019infiltrations blanchâtres, qui restent localisées an centre de la cornée.Ces lésions cornéennes disparaissent en quelques semaines, et ZONA OPHTAILMIQUE 437 laissent à leur suite des opacités centrales en général légères ; le peu d'infiltration qui se produit à la périphérie disparaît.Quelquefois les lésions ne restent pas localisées à la cornée, tout le segment antérieur de l\u2019œil est intéressé ; l\u2019iritis est alors primitive et ne laisse guère de synéchies; ou plus fréquemment I'iritis est sérieuse avec dilatation de la pupille, la chambre antérieure est plus profonde, et il se forme des dépôts pigmentaires sur la face postérieure de la cornée, la tension oculaire est augmentée.D'autres fois la segmentite antérieure est plus intense, il v a alors de violentes douleurs d\u2019irido-cyclite, le globe oculaire est très sensible à la pression et l\u2019œil est mou.La caractéristique de ces lésions de la cornée et de ces iritis, est leur persistance et leur répétition.Chaque poussée s'accompagne de douleurs violentes et d'anesthésie persistante.Le meilleur pansement à faire contre ces kératites à répétition est la tarsor- \u2018aphie qui prévient les ulcérations de la cornée.Au cours du zona ophtalmique les muscles de l\u2019œil peuvent être atteints.Quelquefois au début du zona, à la suite du gonflement des paupières, il y a du ptosis et le malade accuse de la diplopie ; le moteur oculaire commun est alors paralysé.D\u2019autres fois la paralvsie est intrinsèque, le sphincter pupillaire et le muscle ciliaire sont atteints; il v a alors lésion du gan- elion ophtalmique et du ganglion ciliaire.Galezowski a présenté un cas de zona ophtalmique accompagné d\u2019une paralvsie du moteur oculaire externe, ce qui expliquerait par l\u2019anastomose de la branche ophtalmique avec le moteur oculaire externe.Letulle en 1882, dans un cas de zona ophtalmique a constaté une paralysie faciale d'aspect a frigore, avec lagophtalmie ; 11 y a alors nécessité de faire la tarsorraphie pour protéger la cornée découverte.Bris- saud a signalé trois cas de zona ophtalmique coexistant avec une hémiplégie croisée, qui prouvait dans ces cas le siège central de la lésion.En 1903, dans deux cas Brissaud et Sicard ont constaté de la Ivmphocytose du liquide céphalo rachidien.Le premier cas présentait des lésions cutanées discrètes, le liquide céphalo-rachidien était clair, avec réaction albumineuse ordinaire, la réaction lvm- phocytique était discrète.Au contraire dans le deuxième cas, l'éruption était sourde,- mais très abondante, les symptômes oeu- laires devinrent rapidement graves, le liquide céphalo rachidien quoique clair présentait une réaction lymphoeytique intense.La 438 DE LAPERSONNE ponction lombaire serait donc un élément de pronostics, plus la réaction lvmphocytique est intense, plus le pronostic sera grave.La cause du zona ophtalmique serait une névrite du trijumeau siégeant surtout au niveau du ganglion de Gasser et du ganglion ciliaire, avec ou sans réaction ciliaire.Le zona vrai est une maladie spécifique, contagieuse, s\u2019accompagnant d\u2019une éruption, et ne produisant jamais de récidive.L\u2019infection débute peut-être par les méninges, et envahit secondairement le ganglion de Gasser et le ganglion ophtalmique ; ou bien l\u2019infection peut être aussi due à une polio-encéphalite, qui produirait secondairement la réaction méningée.| Le diagnostic différenciel du zona devra être fait d\u2019avec l\u2019herpès cornéen à forme fébrile.Les vésicules de l\u2019herpès ne s'accompagnent pas d\u2019éruption cutanée, l\u2019anesthésie cornéenne est rarement complète, l\u2019évolution est courte, et les vésicules qui ne soulèvent que l\u2019épiderme ne laissent pas de traces.L\u2019éruption zos- tériforme symptomatique du diabète laisse après elle des plaques de sphacèle.; La kKératite neuro-paralytique sera facilement différenciée par l\u2019absence des douleurs névralgiques, et de l\u2019éruption cutanée.Le traitement est symptomatique.Contre les douleurs, on donnera du chloral et de la morphine ; quant à l\u2019emploi de l\u2019électricité, il faudra en laisser l\u2019application au spécialiste, on agira sur le tube digestif par des purgatifs salins.Localement : il ne faut pas faire d\u2019applications liquides, pas de compresses chaudes qui massèrent la peau, ni d\u2019applications de poudres qui se mélangent à la suppuration et forment des croûtes ; faire, de préférence des applications huileuses: liniment oléo-cal- caire, ou bien des pâtes dont voici une formule: Todoforme ou xéroforme®.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.soncur c0ssause 1 gramme Oxyde de zinc.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.sonssoes susssensc eus cas000000 2 \u2014 AMÏIQON .\u2026.cerrcceer conorensraronos sroovacceeneccen ss Vase.ine.rere tessesast brenttats aanenee sess ] 44 10 grammes Lanoline .\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.1\u2026.scorres soccrcuee ve voscssr coss000e0 Si les douleurs sont vives, l\u2019on peut ajouter à la pommade un peu de cocaïne: vingt à vingt-cinq ecntigrammes par 50 grammes de pommade.Pour la cicatrisation des plaques éruptives, employer certaines huiles antiseptiques: Huile gaïacolée au 1-50.Quand le zona ophtalmique s'accompagne de kératite, il est bon de faire la tarsorraphie ou suture des paupières, pour prévenir les ulcérations cornéennes. je INTERETS PROFESSIONNELS CONSEIL MEDICAL DU CANADA (Bill Roddick) AVIS GENERAL Nous recevons, par hasard, une circulaire émanant du bureau général du \u201c Conseil Médical du Canada,\u201d qui contient des ren- scignements que nous\u2018nous empressons de porter à la connaissance des lecteurs de l\u2019'Uxron MÉDICALE.Tous ces renseignements sont en anglais seulement, de sorte que si nous voulons renseigner nos élèves et nos médecins qui ne comprennent pas l'anglais, nous sommes obligés de traduire.Ces avis doivent être imprimés dans les deux langues, et nous protestons énergiquement contre ce manque absolu de justice et de considération pour la province de Québec et les médecins cana- diens-français.\u2014 Voici un beau sujet de dissertation pour le Dr Simard, de Québec.Tl pourrait même en faire une \u201c question de privilège \u201d à la prochaine réunion des Gouverneurs du Collège, en septembre et il ne risquerait pas d\u2019errer comme il l\u2019a fait en juillet dernier à propos du \u201c Descartes.\u201d TRADUCTION ABRÉGÉE (a) Toute personne qui désire obtenir la licence fédérale peut s'enregistrer dans n\u2019importe quelle province du Canada, pourvu qu\u2019elle se conforme aux règles suivantes, et qu\u2019elle paie le coût de la licence.(b) Toute personne porteur d\u2019une licence datée de 10 ans avant le 7 nov.1912, peut obtenir la licence fédérale sans passer d\u2019examen , pourvu qu\u2019il paie le coût de cette licence.(ec) Toute personne enregistrée dans une des provinces après le « nov.1912, ne peut se faire enregistrer au Conseil Médical du Canada qu\u2019après avoir subi les examens requis à cette fin.(d) Toute personne qui a obtenu la licence fédérale par l\u2019enregistrement de la licence provinciale selon la clause des 10 ans, 440 BIEL RODDICK peut demander son enregistrement dans 1\u2019 importe quelle province du Dominion.\u201c Mais si le Conseil Médical provincial nest pas satisfait des pièces étaplisant la preuve des 10 ans prescrite par l\u2019Acte Médical, il peut exiger du candidat, avant de lui accorder sa licence, un examen sur les matières finales, tel que requis par les lois et règlement de la dite province.\u201d LES EXAMENS 1.Le Conseil fixe la date de l\u2019assemblée annuelle, l'endroit où auront lieu les examens, ete.2.Le candidat doit produire («) sa licence provinciale, (b) un certificat du régistraire provineial attestant qu\u2019il est dûment qualifié au point de vue du brevet, du curriculum des études médicales et du diplôme universitaire.\u2014 Il y a des formules déposées chez les régistraires et que le candidat devra remplir.3.Les applications pour les examens, avec les certificats et le coût de la licence devront être déposées entre les mains du Régis- traire fédéral au moins quatre semaines avant la date des examens.£ Les candidats qui sont porteurs d\u2019un diplôme étranger doivent produire un certificat d\u2019enregistrement d\u2019un registraire d\u2019une des provinces du Canada semblable à celui que l\u2019on exige de tout élève diplôme d\u2019une université canadienne.5 Aueun membre du Conseil Médical du Canada ne pourra agir comme examinateur ou comme député-registraire pour le Conseil.6.Le Conseil pourra de temps en temps, choisir les questions d\u2019examen et passer les réguements qui devront guider le Regis- traire, le député rregistraire, le bureau des examinateurs et des candidats dans les salles d\u2019examen.T.Le titre décerné par le Conseil Médical du Canada sera le suivant: \u201c Licence du Conseil Médical du Canada.\u201d (L.M.C.CE).8.(Clause concernant les homéopathiques.) MATIÈRES SUR LESQUELLES PORTERONT LES EXAMENS 9.(a) Physiologie.(b) Anatomie. CONSEIL MÉDICAL DU CANADA 441 (c) Hygiène et santé publique.(d) Pathologie et bactériologie.(e) Maladies des femmes et gynécologie.(g) Chirurgie.(g) Médecine et thérapeutique.10.L\u2019examen comportera deux épreuves sur chaque matière : 1° épreuve écrite ; 2° (a) clinique en médecine et en chirurgie; (b) épreuve orale sur: la physiologie, l\u2019anatomie, l\u2019hygiène et la santé publique, la pathologie générale et la bactériologie, les maladies des femmes et la gynécologie.11.T1 faut conserver 60 % des points sur chaque matière pour l\u2019admission.12.Un candidat qui échoue sur plus de deux matières est obligé de passer un nouvel examen sur toutes les matières.S'il échoue sur deux matières seulement, il pourra passer nn nouvel examen subséquemment sur ces deux matières seulement.13.Les points accordés par les examinateurs ne peuvent être changés.| Le chapitre suivant énumère les règles qui s'appliquent à toutes les autres épreuves équivalentes au point de vue de la conduite des andidats dans les salles d\u2019examen.FRAIS 23.Le coût pour l\u2019examen et l\u2019enregistrement pour les deux séries de candidats (10 ans et autres) est de 8100.00.Si un candidat échone, il devra paver $30.00 pour la reprise de son examen.24, Aneun candidat ne sera admis à se présenter aux examens à moins qu\u2019il n\u2019ait payé cette somme en entier.Dr R.W.POWELL, Registraire.180, rue Cooper, Ottawa, P.O. NOMINATION LE DR 0.F.MERCIER EST NOMME MEMBRE DU CONSEIL DE LA FACULTE DE MEDECINE, À LAVAL \u2014 Nous avons appris avec un réel plaisir la nomination du Dr O.F.Mercier comme membre du Conseil de la Faculté de Médecine Laval, à Montréal.Depuis longtemps sa place était désignée, mais le destin n\u2019est » pas toujours empressé de faire droit à nos requêtes et de satisfaire à nos désirs.Mercier avait plusieurs titres à cette distinction.Elève de Reclus, l\u2019éminent chirurgien de Paris que tous les médecins modernes connaissent pour avoir lu ses travaux ou l'avoir rencontré là-bas, notre ami et collaborateur s'imprégna des méthodes de son Maître.De retour au pays, il s\u2019efforca d\u2019introduire à l\u2019IHôpital Notre- Dame la pratique de l\u2019antisepsie telle qu\u2019on la lni avait enseignée à Paris.Mais cela ne se fit pas sans peine.Nos maîtres de ce temps-là avaient contracté des habitudes dont ils ne voulaient pas se départir et il leur en coûtait de rendre les armes entre les mains d\u2019un \u201c jeune homme \u201d qui n\u2019avait pas encore \u201c atteint l'âge de raison.\u201d Mercier était venu trop tôt pour ses anciens maîtres, il dérangeait la combinaison.Néanmoins, il se mit à l\u2019œuvre.Il opéra suivant les règles strictes de l\u2019antisepsie.Bientôt les résultats magnifiques qu\u2019il obtenait ouvrirent les yeux des plus incrédules.La suppuration disparaissait peu à peu des salles de chirurgie, les malades guérissaient \u201c par première intention,\u201d la victoire était décisive.Elle fut définitive.Désormais l\u2019antisepsie régnait en maîtresse à l'hôpital Notre- Dame.C\u2019est là le grand mérite de Mercier, et il vaut la peine d\u2019être rappelé car il y eut, en ce temps-là, des luttes homériques dont les témoins n\u2019ont pas oublié les détails.Il a fallu du courage, de l\u2019énergie, du savoir et du savoir-faire.Mercier a eu tout cela.Il en reçoit aujourd\u2019hui la récompense tardive, mais il en bénéficiera quand même car il est jeune et il jouit depuis longtemps, et à juste titre, d\u2019une grande et belle réputation. NOMINATION 443 Un autre mérite de Mercier, c\u2019est d\u2019avoir vulgarisé la méthode de l\u2019analgésie locale par la cocaïne.11 recut de Reclus les conseils qu'il fallait suivre dans son emploi Journalier, surtout dans les petites opérations.Il revint à Montréal où il s\u2019empressa de mettre en pratique ces notions nouvelles, dans l\u2019intérêt de l\u2019Hôpital Notre-Dame et par conséquent des malades.Plus tard il appliqua, un des premiers ici, cette méthode sous forme de rachicocainisation et, dans la suite, de rachistovainisa- tion.Il a pratiqué, ainsi, avec une grande habileté, des opérations importantes, telles que amputation de jambe, etc.\u2014 Ces réformes en appelaient une autre: une école moderne de gardes-malades \u2014 Avec l'appui de quelques collègues il fonda une école de gardes- malades.Il leur donna des leçons, il leur apprit à stériliser les pansements, à traiter les plaies par les antiseptiques et plus tard par la méthode aseptique, bref il généralisa cet enseignement ; les religieuses elles-mêmes suivirent les cours.La direction du service de chirurgie devenait plus facile, les résultats, chaque année, de plus en plus encourageants.Voilà l\u2019œuvre de Mercier: elle est considérable à cause de l\u2019influence qu\u2019elle a exercée en un temps où tout était réfractaire aux choses nouvelles, et à cause des résultats bienfaisants qu\u2019elle a donnés à l'Hôpital Notre-Dame.Si nous ajoutons que Mercier a soutenu par la plume, dans l\u2019Uxion MÉDICALE surtout, et par des communications dans nos Sociétés Savantes, les idées qui lui étaient chères et qui ont toujours été le but de sa vie, nous n\u2019aurons pas besoin d\u2019ajouter qu\u2019il est un opérateur habile, un homme sympathique et intègre pour conclure qu\u2019il est, depuis longtemps dignus antrare.L'Union MÉDICALE lui adresse ses félicitations.LA RÉDACTION. NECROLOGIE LE PROFESSEUR SEVERIN LACHAPELLE 1850-1913 La mort soudaine, sur la rue, du Dr S.Lachapelle, a été une douloureuse surprise pour tous ceux qui l'estimaient et qui avaient appris à connaître son grand cœur et sa nature franche \u2018 toute d\u2019une pièce.\u201d L'Union MépicaLe perd en lui tn ami sincère, un lecteur assidu qui ne manquait pas de signaler à l'attention de ses directeurs actuels ses vues sur des sujets d\u2019actualité, ses critiques amicales sur certaines attitudes prises dans le passé, et ses compliments lorsque l\u2019article poussait à la charge dans des questions d'intérêts professionnels, de puériculture on d'hygiène publique.L\u2019Université Laval perd dans son professeur de Pédiatrie un homme qui voulait donner à cette chaire, de création récente, toute l\u2019importance qu\u2019elle doit avoir en face de nos statistiques Ingnbres.À ce propos, il venait justement de présider ce magnifique Congrès de \u201c Gonttes de lait \u201d où toutes les questions qui s\u2019y rapportent avaient été discutées avec science et opportunité.Nous en avons publié un excellent compte-rendu en juin.Retracer la carrière complète du Dr S.Lachapelle est une chose assez difficile, car il eut une vie mouvementée.Nons ne saurions mieux faire que d'emprunter à notre confrère \u201cLa Clinique,\u201d juin 1913, l\u2019article bibliographique très complet qu\u2019il a publié sur notre respecté ami.\u2014 Le professeur Séverin Lachapelle, est né en 1850, à St-Rémi de Napierville, province de Québec.Il fit ses études classiques au collège de Montréal.En 1868, étant encore au collège, il partit à Rome et s\u2019enrôla dans l\u2019armée .pontificale.Après denx ans de service, il revint en 1870, à Montréal où il se fit inscrire comme étudiant en médecine an collège Victoria.Docteur en médecine en 1874, il s\u2019établit à Saint-Constant, P.Q., près de son vienx père, le Dr Léon Lachapelle, qui pratiquait la médecine, avec un dévouement admirable, depuis près de 40 ans.En 1876, 11 vint s'établir à Montréal où il resta depuis.Monsieur Séverin Lachapelle s\u2019est oceupé tout d\u2019abord des questions d'hygiène publique et publia plusieurs articles remarquables: \u201c La santé pour tous,\u201d \u201c La mère ct l\u2019enfant \u201d et colla- NECROLOGIE 445 bora activement à l\u2019Union Médicale, dont il fut le secrétaire de rédaction pendant plusieurs années.Il fut chargé du cours d'hygiène à l\u2019Université Laval, lors de la eréation de cette chaire à Montréal.Puis, il eut l'honneur de donner les premiers cours de Pédiatrie et de Pathologie générale à la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval de Montréal.Il enseigna, pendant plusieurs années ces trois branches importantes de la médecine: l\u2019Hvgiène, la Pédiatrie et la Pathologie générale.Depuis ces dernières années, 1l s\u2019est spécialisé uniquement dans la Pédiatrie, surtout depuis sa nomination comme directeur médical de la Crèche des Sœurs de la Miséricorde de Montréal, qui date de 1899.D\u2019un tempérament d\u2019apôtre, le docteur Séverin Lachapelle, devant la mortalité infantile, toujours de plus en plus .mportante à Montréal, organisa une croisade contre le fléau, ct a l\u2019aide d\u2019articles, de conférences et de brochures, il fit tous ses efforts pour enseigner l'hygiène infantile aux mères de famille.11 publia, à cette époque, un Manuel d'hygiène, sur les instances du Conseil d\u2019Iygiène, lequel fut approuvé par le Conseil de l\u2019Instruction publique de la Province et distribué dans les écoles par ordre du gouvernement Mercier.Son dernier ouvrage \u201c Femme et Nurse,\u201d a eu un grand succès et a atteint sa troisième édition présentement.Une nouvelle édition est en préparation.L'activité et le grand cœur du professeur S.Lachapelle, sont bien connus à Montréal et dans toute la province de Québec.C\u2019est lui qui fut en somme l\u2019innovateur de la-puérieulture populaire à Montréal.Avec le concours de M.le chanoine LePailleur, curé de Saint-Louis du Mile-End, il a donné et fait donner une série de conférences en 1910, à des milliers de mères de famille et a été l\u2019instigateur de l\u2019organisation de la première goutte de lait dans la grande cité industrielle du Canada qui porte le nom de \u201c Crèche de l\u2019Enfant-Jésus \u201d et qui a servi de modèle à une série d\u2019œuvres du même genre dont le nombre augmente quotidiennement à Montréal.En 1911, il fut chargé par la municipalité de la ville de la création et de la direction de plusieurs de ces \u201c gotittes de lait.\u201d C\u2019est grâce à lui que fut créée l'exposition de l\u2019hygiène de l\u2019enfance à Montréal, et dont nous avons parlé en temps et lieu.TI fut l\u2019organisateur du premier Congrès de la Goutte de lait canadienne, qui eut lieu à Montréal, le mois dernier et dont nous avons publié un compte rendu complet.Le professeur Séverin Lachapelle est allé l\u2019année dernière au 446 LA DIRECTION Congrès de la tuberculose à Rome, en qualité de délégué du Canada.Il s'est acquitté de cette haute charge avec beaucoup de distinction.Disons en terminant, que le Dr S.Lachapelle, a été honoré de la confiance de ses concitoyens en plusieurs circonstances: il fut maire de la ville de St-Ienri, faubourg de Montréal, et élu député du comté d\u2019Hochelaga, au Parlement fédéral du Canada, il ne s\u2019attarda pas en politique.Il est aussi membre du conseil de direction de la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval.Comme on le voit, le Dr Lachapelle a mené une vie très active et consacrée, en grande partie, à la chose publique, soit dans la politique, soit dans l\u2019enseignement, soit dans les œuvres de puériculture, et partout il a donné l\u2019exemple de l'intégrité, de la persévérance et du courage dans la lutte patriotique dont il ovait fait le but de sa vie surtout dans les dernières années de son professorat.\u2014 La simple énumération de ces faits est le meilleur hommage que nous puissions rendre à sa mémoire.Le Dr Lachapelle est mort comme il avait vécu: très vite et dans un beau geste.La DrrrCTION.NOUVELLES LE BANQUET DES MEDECINS CANADIENS-FRANÇAIS OFFERT AU COMMANDANT ET A L\u2019ETAT-MAJOR DU CROISEUR \u201c DESCARTES \u201d LE MERCREDI 16 JUILLET 1913 (1) Les hymnes nationaux du Canada et de la France bourdonnent encore à nos oreilles.Les paroles vibrantes de patriotisme, de fraternité et d'esprit médical, murmurent encore les pieux sentiments exprimés par nos confrères lors de cette fête mémorable du 16 juillet, qui restera dans notre histoire médicale, comme le signe précurseur d\u2019une alliance scientifique entre les médecins cana- diens-français et les médecins de notre ancienne Mère-Patrie : la France.Le banquet que nos confrères de Montréal ont offert au com- (1) M.le Dr Villecourt a bien voulu nous communiquer un compte-rendu du banquet, que nous publions avec plaisir.\u2014 N.D.L, R. ge ui ve ur sons BANQUET A I'ETAT-MAJOR DU DESCARTES 447 mandant et au officiers du croiseur de 2e classe le * Descartes\u201d fut un triomphe, non pas par le nombre des convives, car ils auraient pu être plus nombreux, mais par la qualité et la valeur de chacun d\u2019eux.Ce qui a fait de ce banquet, la plus cordiale manifestation des fêtes françaises qui furent données du 10 au 20 juillet au croiseur le \u201c Descartes \u201d, au dire de tous, ce sont les discours qui ont été prononcés, par le Doyen de notre Faculté et ses Professeurs et ceux des personnages officiels invités A v répondre.11 nous a semblé que la communion étroite des liens du sang, appuyés sur l\u2019esprit médical, venait d\u2019accomplir une grande œuvre, une tâche grandiose, qui portera des fruits et que l\u2019avenir pourra juger impartialement.Nous publions d\u2019autre part, le compte-rendu de cette fête médicale franco-canadienne et nous demandons à nos lecteurs, de vouloir bien le lire attentievment, de s\u2019en pénétrer, afin que dans un même moment, nous avons la même pensée.Pas un seul médecin canadien-français chez qui \u201c la voix du sang chante encore et qui en aime le timbre \u201d ne ressentira dans le côté gauche du thorax, c\u2019est-à-dire dans la région de son cœur français, une angoisse patriotique.Tous nos compatriotes Canadiens-français en lisant le compte-rendu et les paroles prononcées par les orateurs, se sentiront plus fiers encore d\u2019appartenir à la race française.Nous sommes sortis de notre silence coutumier.Nous n\u2019avons pas négligé les mots, puisque ce sont avec nos actes, les seuls gages que nous puissions donner de l\u2019amour qui s\u2019agite en nous en ce moment.Ils redeviennent bien vite importants, si nous les employons avec sernpule.Si nous trouvons les omts vrais, ils peuvent augmenter le sentiment même qu\u2019ils expriment, ils deviennent comme le palladium de ce sentiment qui s\u2019est, par eux, ébloni Iui- même.Ne nous réfugions plus jamais dans le silence, dans ce qu\u2019il a de trop commode.T'ant qu\u2019un sentiment veut s\u2019exprimer, il doit s\u2019exprimer pour se prouver à soi-même, pour prendre ses engagements.Intraduisible dans son essence, séparé par sa réalité même du monde des apparences, il veut pourtant s\u2019y introduire par quelques paroles indubitables pour y donner de lui des signes certains.Un grand sentiment repose toujours sur de grandes paroles et c\u2019est sur ces colonnes de vérité que viennent solidement s\u2019appuver la manifestation médicale du 16 juillet, en faveur de la France.Puisse-t-elle porter les fruits que nous en attendons tous. 448 VILLECOURT JIIISTORIQUE.Au commencement du mois de juin de cette année, lorsque l'or sût officiellement, que sur les démarches faites à Paris, par le consul général de France au Canada, le gouvernement de la Répu blique francaise avait désigné le croiseur de Re classe le * Descartes \u201d pour venir renausser par sa présence à Montréal la fête du 14 juillet et cefle de l'inauguration d\u2019une statue à la France, le Dr R.Villecourt eut l\u2019idée d\u2019organiser un banquet purement médical en l'honneur des officiers de ce navire de guerre.Il communiqua son projet au gérant du Consulat de France, tout d'abord, et ensuite à quelques confrères et plus particulièrement au professeur Albert LeSage et au docteur François de Martigny, qui donnèrent de suite leur adhésion à l'idée et encouragèrent le promoteur à persévérer dans son projet.Après l\u2019envôoi d'une lettre individuelle en date du Ÿ juin à 12 médecins et professeurs de Montréal, expliquant les principales raisons qui militaient en faveur de l\u2019organisation de cette fête médicale francaise, nous ne recumes qu\u2019une seule lettre négative, ce fut celle du professeur Geo.Villeneuve, qui devait s\u2019absenter de Montréal vers le milien de juillet.Le 18 juin, les membres du comité furent convoqués à S heures du soir au club St-Denis.Ce comité d\u2019organisation se composait de : MM.E.P.Lachapelle, Doyen de la Faculté de médecine de l\u2019Université Lavai ; L.P.Normand, Président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec ; A.Marien, Professeur de clinique chirurgicale à la Faculté de Médecine Laval à Montréal ; O.F.Mercier, Professeur de clinique chirurgicale à la même Faculté ; Albert LeSage, Professeur de pathologie interne à la même Faculté, et rédacteur en chef de \u201c T\u2019Union Médicale \u201d ; J.FE.Dubé, Professenr de physiothérapie à la même Faculté ; R.Boulet, Professeur suppléant à la chaire et à la clinique d\u2019ophtalmologie et d\u2019oto-rhino-laryngologie à la même Faculté ; J.P.Décarie, Professeur de dermatologie à la même Faculté, Président de la Société médicale de Montréal ; ee \\ a Flt | Jit alt 0 al BANQUET A L\u2019ETAT-MAJOR DU DESCARTES 449 A.Brisset des Nos, Professeur suppléant à la clinique obstétricale et accoucheur de la Maternité ; F.de Martigny, chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu et directeur de \u201d La Clinique \u201d.Jos.Schmitt, docteur &s-science et docteur en médecine de l'Université de Paris, médecin du Consulat de France.Le comité s\u2019adjoignit les docteurs J.E.Tureot, de Saint-Hya- cinthe, C.N.de Blois, des Trois-Rivières ; J.O.Ledoux, de Sherbrooke, et Arthur Simard, de Québec, comme délégués et représentants de la Province de Québec.Le nom du docteur Arthur Simard fut ravé de la lisie à la suite de la protestation publique qu\u2019il fit au Collège des Médecins contre le banquet.Le comité d\u2019organisation avait à se prononcer sur le principe du banquet, à nommer un président, un trésorier et un secrétaire et à arrêter les grandes lignes de l'organisation.Tous fnrent d'accor-d sur le principe.Le doven de la Faculté de médecine de Montréal, le Dr E.P.Lachapelle, fut choisi comme président du comité d'organisation et le Dr R.Villecourt, comme secrétaire-trécorier.Il tut décidé d\u2019attendre l'arrivée du Consul général de France, pour fixer la date et faire imprimer les cartes.T1 fut décidé que la fête serait donnée au elub St-Denis.De nouvelles réunions du Comité d'organisation eurent lieu les >, 10 et 15 juillet.Ce n\u2019est qu\u2019après l'arrivée du *\u201c Descartes \u201d le ÿ juillet, que le comité put connaître la date du banquet, qui fut fixée d\u2019accord avec le commandant et le consul de France, au mercredi, 16 juillet.La présidence du banquet fut dévolue au Doyen de la Faculté, comme le plus haut, dans la hiérarchie médicale.I1 fut décidé que les discours seraient exclus du banquet et que des santés seules seraient portées.LE BANQUET Si dans l'histoire médicale du pays, un événement doit laisser une unpression durable, c\u2019est bien celui-là.Nous ne voulons pas faire de lvrisme ici, nous nous contenterons de faire un compte- rendu succinet, laissant aux actes et aux paroles tonte leur éloquence.Ce serait la diminuer que d\u2019essaver à expliquer la philosophie qui se dégage de cette réunion confraternelle et que nous 450 VILLECOURT avons vu monter de la surface des effusions, au génie médical et au cœur humain.A 8 heures du soir les Docteurs E.P.Lachapelle,.F.de Mar- gnv et R.Villecourt, allèrent en automobile chercher à bord du \u201c Descartes \u201d le commandant et les officiers invités.À 8 heures 4 ils arrivent au club St-Denis, amenant avec eux, MM.II.R.E.Pugliési-Conti, capitaine de frégate, commandant du \u201cDescartes\u201d ; le docteur L.L.Mauran, médecin de 1ère classe, médecin-major du \u2018* Descartes \u201d; J.H.C.de Prévaux, enseigne de vaisseau de 1ère classe ; M.Daniel, enseigne de vaisseau de 1ère classe ; P.V.G.Gouton, enseigne de vaiseau de 2ème classe ; E.P.F.Lambert, mécanicien principal de 2e classe ; J.R.Millet, commissaire de 2e classe.Le mécanicien principal de 1ère classe, Ludovic Allard, n\u2019avait pu venir à cause d\u2019un deuil récent (la mort de son père qu\u2019il apprit à Montréal) et les autres officiers étaient retenus à bord par le service.À l\u2019arrivée du commandant et des officiers, un grand nombre des convives étaient déjà réunis dans les salles du club St-Denis, qui pour la circonstance avait revêtu son air de fête, par des décors aux couleurs françaises.Après les présentations d\u2019usage, tous passèrent dans la salle du banquet ornée de drapeaux français et anglais.L\u2019orchestre joua la Marseillaise pendant que les invités prenaient leurs places.La table d\u2019honneur était dressée en forme de fer à cheval et les autres tables étaient séparées les unes des autres et ne contenaient guère plus que 6 couverts.Des fleurs aux couleurs nationales françaises étaient placées à profusion au milieu de chacune d\u2019elle.Le Docteur E.P.Lachapelle, doyen de la Faculté, présidait, ayant à sa droite monsieur E.Bonin, consul général de France, et a sa gauche le commandant du \u201c Descartes \u201d.On remarquait ensuite l\u2019échevin Emard, représentant du maire de Montréal, le Dr L.P.Normand, président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec.Le mé- decin-major et les autres officiers avaient été placés entre des professeurs de notre Faculté.C\u2019est ainsi qu\u2019à la table d'honneur, outre les personnages ci-dessus, l\u2019on voyait, le Dr Mauran entre M.Emard et M.L.Raynaud, vice-consul de France, le commissaire de 2e cl.Millet, entre le vice-consul de France et M.le Dr L.J.Lemieux, shérif de Montréal et ancien député, lequel avait à sa gauche le mécanicien principal de 2e cl.Lambert.En face d\u2019eux se trouvaient les professeurs J.P.Décarie, O.F.Mercier et le BANQUET A L\u2019ÉTAT-MAJOR DU DESCARTES 451 docteur R.Villecourt.À l'opposé du fer à cheval se trouvaient les enseignes de vaisseau de Prévaux, Daniel et Gouton, placés entre les professeurs Albert Le Sage, R.-Boulet, St-Georges et l\u2019honorable docteur Jean Girouard, conseiller législatif.Le menu était composé ainsi : HORS D'OEUVRE Céleri Olives POTAGE Consommé Royal Château Gayla POISSON Saumon de Gaspé à la Descartes Concombre Pomme Rachel Château La Roque Filet de Bœuf à la Toulouse Grand Vin Mousseux ROTI Jeune Dindonneau Farei Petits Pois Pomme Purée Lunch Romain Champagne : (\u2018uvée Spéciale GIBIER Canard Blue Bill au Cresson DESSERT Crême Napolitaine Petits Fours Café Noir Pendant le repas, la plus vive gaieté n\u2019a cessé de régner et les conversations entre les médecins et les invités à la table d\u2019honneur et entre convives aux tables séparées, étaient animées et en même temps empreintes de la plus grande cordialité.L\u2019orchestre joua pendant toute la soirée les plus beaux airs de son répertoire.Au champagne, le Président se leva et porta la santé du Roi George V, notre Souverain respecté, ami de la France. 452 LACHAPELLE À prè \u201c , Cine Après le God save the King\u201d, entendu debout, le docteur F.P.Lachapelle prononça l\u2019alloeution suivante : Monsieur le Consul Général, Monsieur le Commandant, Messieurs, Nous n\u2019ignorons pas que sur cette terre anglaise de l'Amérique du Nord, la devise de la Province de Québee, découverte et colonisée par la France, s'inspire d\u2019un sentiment noble et très naturel : \u201cJe me souviens\u201d.Le souvenir de la France, ému et profond, a fait éclore chez nous cette plante féconde, indéracinable, de l\u2019amour filial, qui puise sa sève et sa vigueur dans notre sang lui-même : et, nulle part, j'en suis certain, cette plante n\u2019est plus vivace qu dans le cœur des médecins canadiens-francais.C\u2019est que nons devons à la France, notre ancienne Mère-Patrie, une double formation, celle du caractère et celle de l'esprit.\u2014 (Applaudissements).Les occasions de témoigner publiquement du sentiment qui nous anime nous sont done doublement précieuses.C\u2019est le cœur plein d\u2019émotions et l\u2019esprit rempli des souvenirs si glorieux de la marine française, sovez en certain, Monsieur le Commandant, que nos yeux ont regardé passer, sur ce flenve découvert par un marin francais, votre navire de guerre, faisant flotter dans une promenade pacifique le pavillon français, de la cité de Champlain à la ville de Maisonneuve.Et cette promenade nous est une occasion heureuse de manifester notre joie, puisque vous êtes venus, inspirés par une pensée patriotique de Monsieur le Consul Général, célébrer avec vos nombreux patriotes la fête de la France, et donner à cette démonstration, par votre présence, un éclat particulier.\\ une fête conmu celle-ci, les médecins se souviennent, parce qu\u2019ils sont reconnai\u201d- sants.Notre reconnaissance, nous la gardons particulièrement à la science médicale française, cette admirable école où nous puisons tous les jours notre formation professionnelle.Nos souvenirs, nous les avons sentis s\u2019aviver, le jour où le président du 3ème Congrès Français de Méderine, 1e professeur Chanffard, avec ses souhaits de guérison pour le président d\u2019alors de notre Association des Médecins de Langue Francaise, le regretté professeur ITervieux, nous laissait espérer la prochaine venne de nos confrères francais. BANQUET A L'ETAT-MAJOR DU DESCARTES 453 Oni, certes, nous sommnies unis a votre pavs, Monsieur le Consul Général, par des liens solides, que le temps ne fait que resserrer, et des visites comme celle que vous venez de réal!ser, comme celle qu'on nous promet pour 1916, ne pourront que les augmenter.Mais, je laisse a mon collègue et ami M.le Dr LeSage, le soin de dire à nos hôtes, et en partieulier à M.le Médecin de la Marine Mauran, ce que nous devons à la Médecine Francaise, que nous avons voulu unir, ce soir, dans cette santé à la France.\u2014 Applaudissements.Le Président donne ensuite lu parole à Monsieur le Docteur Albert LeSage, professeur à la Faculté de médecine pour porter une santé à la médecine et a la science francaise.Monsieur le Président, Monsieur le Consul Général, Monsieur le Commandant, Messieurs, Pour tout homme épris d'idéalisme, la vue d\u2019un drapeau qui lui est cher évoque dans son esprit de précieux souvenirs et y fait naître des espérances qui le réconfortent.Aussi, Messieurs du \u201c Descartes \u201d, lorsque vous avez abordé dans ce port de Montréal, en même temps que vos couleurs se mélaient à celles de notre pays d\u2019adoption, avec cette entente cordiale si magnifiquement célébrée à Londres, hier, par notre gracieux Souverain Georges V et votre éminent Président Poincaré, (Applaudissements), la population entière vous acceuillait avec Joie et se préparait à vous l'exprimer dans les belles fêtes que l\u2019on a données en votre honneur.Ce soir, les médecins Canadiens-francais se sont réunis spontanément pour présenter leurs hommages à la France officielle, si dignement représentée dans la personne de son distingué Consul Général M.Bonin, et de son valeureux Commandant M.Pugliési- Conti, ainsi qu\u2019à la France médicale dans la personne de son médecin le Dr Mauran, si sympathique.Nous n'oublions pas la large hospitalité que nous avons reçue à l'Université de Paris, à laquelle nous sommes fiers d\u2019appartenir, 454 LESAGE la chande sympathie que l'on nous a toujours témoignée dans les milieux scientifiques et sociaux que nous avons fréquentés, et surtout les belles leçons de vos Maîtres \u2014 qui sont aussi les nôtres \u2014 dont l\u2019enseignement \u2018 clair, méthodique et désintéressé \u201d flotte comme un drapeau au-dessus des connaissances humaines, et vers lequel se tournent instinetivement tous les regards lorsque la science doit prononcer son dernier mot.(Applaudissements).Etudiants, ici, nons entretenons constamment l\u2019espoir d'aller à Paris y compléter nos études.Nous avons même l'ambition.\u2014 O jeunesse !.de tout savoir, de tout connaître.De retour au pays, nous nous efforcons de vulgariser les notions acquises là-bas.Nous fondons des sociétés médicales autour desquelles nous groupons tous les médecins.Nous dirigeons nos revues scientifiques : nous occupons des chaires d\u2019enseignement ; nous sommes attachés aux principaux hôpitaux des grandes villes ou d\u2019ailleurs, et partout la science médicale française oceupe la place d'honneur, car c\u2019est à elle que nous devons cet avancement rapide.De fait, nous avons peu de mérite à prêcher cet apostolat, car, tout en admirant les œuvres accomplies par nos confrères anglais dont l\u2019esprit de méthode, qui les caractérise, leur permet de mener tout à bonne fin, nous nous sentons attirés irrésistiblement vers les idées francaises.La voir du san, chante encore en nous, et nous en aumons le timbre.D\u2019autre part nos séjours prolongés en France sont bien faits pour accentuer cette tendance naturelle de notre esprit.Nous sentons que le cœur de l\u2019univers bat quelque part par là, car tout événement considérable y a sa répercusison, de même que toute découverte importante y a presque toujours trouvé son berceau avec retentissement dans le monde entier.Aussi, lorsqu\u2019un jour on a senti dans son être la morsure infiniment douce mais profonde de cet esprit, nouveau pour nous, que l\u2019on sent, que l\u2019on voit presque, tant il anime les maîtres qui nous enseignent, on a peur d\u2019en guérir tant on craint qu\u2019il nous abandonne et on souhaite aux autres le bonheur qui nous arrive dans le mal dont on souffre ! (Applaudissements).Ne vous étonnez done plus de nos croyances et de nos convie- tions ; ne recherchez pas davantage les raisons de notre enthousiasme : le navire qui vous porte évoque la plus brillante épopée de notre histoire ; vous avez conservé intacte l'attitude chevale- BANQUET A L'ETAT-MAJOR DU DESCARTES 455 resque de nos morts glorieux qui sont nos aïeux communs et qui parlent sans cesse par votre bouche ; et vous demeurez nos initiateurs dans une science que nous aimons et à laquelle l'humanité vous doit d\u2019avoir conservé tant de vies par les découvertes de vos immortels savants.(Applaudissements).Voilà ce que nous pensons de vous en ce coin de terre si française, et pourquoi nous aimons à vous le répéter chaque fois que nous en avons l\u2019occasion.Avons-nous le droit, après cela, de vous demander quelque chose en retour de tant d\u2019amour et de fidélité ?Nous le croyons.Nous demandons à la France de se tourner un pen plus souvent vers nous.Dites-lui ce que nous avons fait.Si nous avons dépensé tant d'énergie, si nous avons même décuplé nos forces, dans nos congrès périodiques et ailleurs, pour tenter de prolonger jusqu\u2019en ces terres lointaines le battement de son cœur qui anime un peu tout l\u2019univers, c\u2019est que nous en avons besoin pour continuer d\u2019exister au point de vue scientifique, et qu\u2019elle peut, s1 elle le désire, en retirer des avantages décisifs au point de vue des idées générales et même au point de vue national.Il v a à favoriser, dans notre pays, cette pénétration lente mais sûre des idées médicales françaises dans une des classes dirigeantes de la société : les médecins.C\u2019est la conquête pacifique des esprits, c\u2019est l\u2019entente cordiale sur le terrain scientifique : n\u2019est-ce pas la un pas décisif qui peut conduire à l\u2019entente définitive sur le terrain plus mobile de l\u2019économie politique ?Je prie M.le Consul, au nom de mes confrères, de bien vouloir exposer cette question à M.le Président Poincaré \u2014 que j\u2019appellerais volontiers : le premier général de son temps, par sa façon de remporter les victoires diplomatiques, (Applaudissements) afin que le gouvernement de la République française étende davantage son protectorat sur ces vastes domaines à peine explorés et pourtant si accessibles à la pensée française.Pourquoi des médecins français de renom ne viendraient-ils pas officiellement, chaque année, en mission scientifique au Canada ?Ils donneraient quelques conférences, des cliniques, ils pratiqueraient des opérations, en un mot ils feraient de la saine propagande en mettant la France scientifique en belle évidence et en favorisant ainsi l\u2019exode chez Elle de nos confrères anglais durant les mois d\u2019été, car nous savons qu\u2019ils ont beaucoup d\u2019admiration pour vos méthodes.| 456 BONIN En attendant, le congrès des médecins de langue française, qui doit siéger à Montréal en 1916, sera une excellente occasion de mettre ce plan à exécution, et nous espérons que le Gonvernement français nous appuiera fermement dans cette circonstance.Nous croyons, dans notre entraînement, que le domaine des idées neuves vous appartient et nous vous offrons des terres vierges où des blés mûrs attendent la récolte et dans lesquelles, comma nos premiers colons, vous pouvez encore, à loisir, jeter des semences immortelles.(Applaudissements prolongés).Le Président se lève et dit : * je lève mon verre à la France, à son Président, à la marine et à la science francaise \u201d.(Applaudissements répétés).Tous les convives se mettent debout ct entonnent en un chœur formidable la \u201c Marseillaise \u201d avec accompagnement de l'orchestre.Le docteur E.P.Lachapelle, donne ensuite la parole à Mon- sœur le Consul général de France, il le présente ainsi : \u201c Il est fils de médecin et il est par conséquent des nôtres.\u201d (Applaudissements).Il répond à la santé de la France, faite par le Président en ces termes : Messieurs, Un des meilleurs poètes du Canada, qui compte tant de bons poètes, a dit dans un vers célèbre que je voyais rappelé ces jours-ci à l\u2019occasion de nos fêtes : \u201c La France est le vaisseau qui porte la science.~ Ce n'est pas la, Messieurs, une vaine image poétique.Ce grand vaisseau chargé de son génie, la France n\u2019en a pas fait seulement le blason et le symbole de sa capitale, elle l\u2019envoie an loin sur toutes les mers porter sa culture et propager le rayonnement de sa pensée.Sur les voiliers de l\u2019ancienne France sont venus en ce pays les découvreurs et-les premiers colonisateurs du Canada ; c\u2019est le \u2018\u201c vaisseau du Roi \u201d, comme on le nommait alors, qui chaque année assurait le ravitaillement, le peuplement et la défense de In colonie et, lorsque par le sort des batailles le lien s\u2019est rompu entre les deux rives francaises de l'Atlantique, c\u2019est encore un de nos navires, la \u2018\u201c Capricieuse \u201d, l'historique frégate, qui est venue il y à plus d\u2019un demi-siècle le rétablir.Depuis lors les visites de M BANQUET A L'ÉTAT-MAJOR DU DESCARTES 457 notre marine nationale se sont succédées sur votre côte atlantique et dans les eaux de vos grands fleuves, pas aussi souvent que tous l\u2019auraient désiré, et cette année même, le croiseur \u2018\u201c Descartes \u201d vient pour notre fête nationale nous apporter le salut de l\u2019ancienne Patrie.(Applaudissements).Malgré ses canons et son appareil guerrier, 1l est en quelque manière, lui aussi, un vaisseau de science, puisqu'il porte le nom du grand penseur français qui fonda la méthode du libre esprit qui ne voulut rien admettre pour vrai sans l\u2019avoir soumis d\u2019abord au sévère examen de sa raison et que pour cela tous saluent comme le père de la philosophie moderne.(Applaudissements).Le \u201c Descartes \u201d ne vous apporte pas la science, à vous, Messieurs, qui la représentez si dignement en ce pays, dont vous formez l'élite intellectuelle; mais cette science même que vous possédez, n\u2019est-elle pas en grande partie française ?Nous savons avec quelle ardeur vos élèves, sous votre haute direction, et souvent d'après votre exemple même, vont la chercher auprès de nos propres maîtres, et nous voyons de quel prestige sont entourés parmi vous les titres et les diplômes de nos Facultés.(Applaudissements).C\u2019est une généreuse et profonde pensée qui vous réunit aujour- d\u2019hui pour féter, au sein de la grande famille médicale, le vaisseau qui vient de France.Comme les officiers et les marins qui le montent, vous êtes aussi, Messieurs, des combattants : tous les jours vous menez la bonne lutte contre la maladie, l'ignorance et la mort.Au nom du pays cher à tous ici que j'ai l\u2019honneur de représenter, Je vous remercie de cette marque si éclatante de sympathie que vous nous donnez ce soir : vous pouvez être assurés qu\u2019elle restera parmi celles auxquelles nous attachons le plus haut prix et que lorsque les officiers du \u201c Descartes \u201d la rediront à leur retour prochain sur le sol natal, nos frères de France eux aussi, comme vous- mêmes, \u2018se souviendront \u201d pleins d\u2019émotion et de reconnaissance.(Longs applaudissement.) L a parole est ensuite donnée an Commandant du \u2018\u201c Descartes \u201d au \u201c sympathique Commandant \u201d, comme le présente le Président, pour dire quelques paroles.Voici en résumé ce que dit le Commandant Pugliési-Conti-: Depuis notre arrivée à Montréal nous allons de surprises en surprises.Les banquets succèdent aux banquets et je comprends 458 MAURAN très bien votre affection pour nous, qui représentons la France ici.Je viens vous dire ce soir combien cette affection est réciproque.Nous sommes ici chez des amis et nous avons été étonnés lorsque nous avons remonté le St-Laurent, de voir le long du rivage plusieurs pavillons semblables aux nôtres nous saluer.J\u2019ai compris alors combien cette fière race canadienne avait de mérites.(Applaudissements).Je lève mon verre en l\u2019honneur des C'anadiens- français et de ceux qui sont chargés de leur conservation : aux médecins.(Longs applaudissements).Après les applaudissements répétés de tous les assistants, l\u2019hvm- ne national \u201c O Canada \u201d est chanté debout par tous et suivi du chant bien connu \u201c Il a gagné ses épaulettes \u201d.Le Commandant, très tonché de cette manifestation personnelle, se lève spontanément et s\u2019écrie : C'onservez-nous nos amis.Vive les Canadiens-francats.L'assistance répond d\u2019une seule voix : Vive la France.L\u2019orchestre joue la marche de Sambre et Meuse.Ensuite le Président invite le docteur Mauran, médecin-major du croiseur, à parler en réponse au \u201c toast \u201d de la médecine française prononcé par le Professeur Albert LeSage.Le docteur Mauran, qui est un des plus jeunes médecins de 1ère classe de la marine, puisqu\u2019il n\u2019a que 28 ans, s\u2019exprime ainsi : Monsieur le Président, Monsieur le Consul général, Messieurs, Lorsque notre commandant, avec beaucoup de bienveillance, et un peu de malice, m\u2019a annoncé que je devrais peut-être prendre la parole à ce banquet, j'ai senti s'emparer de mon être l\u2019angoisse fatale, bien connue des candidats.(Applaudissements).Oser parler, après tant d'hommes éminents, après le Consul Général de France, alors que ma bonne fortune me fait asseoir parmi l\u2019élite intellectuelle de la nation canadienne, quelle présomption à mon âge ! Vraiment, j'avais ce soir une belle occasion de me taire et d'écouter ! BANQUET A L\u2019ÉTAT-MAJOR DU DESCARTES 459 Cependant, la cordialité de votre accueil, la chaleur \u2014 communicative \u2014 de votre réception, \u2014 peut-être aussi, cette liqueur généreuse, issue de nos vieilles souches françaises que vous nous avez versées à flots, tout cela m\u2019a ému, troublé.un peu grisé, si bien que toutes choses m\u2019apparaissent maintenant comme à travers un nuage.Ce nuage, le premier, le dernier aussi qui puisse jamais s\u2019élever entre nous, n\u2019assombrira certainement pas l'horizon de notre entente cordiale, car c\u2019est un nuage de soleil ! Je vous remercie donc, au nom du Corps de Santé de la Marine Française, du grand honneur que vous lui avez fait en permettant à un de ses membres (parmi les plus modestes) de prendre place au milieu de vous et de recevoir sa part de la belle réception que vous offrez ce soir au Commandant du \u2018\u201c Descartes \u201d et à son état- major.Je vous remercie encore de m'avoir donné deux grandes joies : médecin, j'ai vu le représentant officiel de la France et le représentant de sa marine rendre à la profession médicale un hommage publie, \u2014 Francais, j'ai vu honorer par une aussi haute assemblée que la vôtre, les méthodes, l'esprit, l\u2019idéal français ! A ce titre, le corps médical canadien devait être associé dans notre esprit, d\u2019une manière particulièrement étroite aux belles fêtes de patriotisme auxquelles nous venons d\u2019assister.On nous a répété souvent, depuis notre arrivée à Montréal, que si le patriotisme était jamais menacé de périr, il trouverait ses derniers refuges chez le prêtre et chez le soldat.J\u2019ose dire aussi chez le médecin, car à vons voir défendre ici la vie de nos semblables avec un dévouement sans bornes et une activité résolue, j'ai senti que la profession médicale telle que nous la comprenons et telle que vous l\u2019exercez, réclame à la fois les vertus du prêtre et celle du soldat.(Applaudissements).Cette existence, quelquefois obscure et sans gloire, faite de luttes continuelles, trop souvent hélas désespérées contre la maladie et contre la mort, vous l\u2019avez acceptée comme un devoir, vous l\u2019enseignez comme un sacerdoce, vous la vivez comme une bataille.(Applaudissements répétés).Nos vœux vous suivent dans la mêlée.Votre victoire sera la nôtre parce que notre drapeau est uni au vôtre et que nous avons le même idéal.(Applaudissements).Messieurs, je bois à la médecine et aux médecins canadiens ! (Longs applaudissements). 460 VILLECOURT Après ces belles paroles et les applaudissements, la salle entière chante * Tl a gagné ses épaulettes \u201d, puis la musique joue la * Marseillaise \u201d.L'échevin Emard, représentant du \\maire de Montréal, est ensuite invité à prendre la parole.En quelques mots, il remercie les organisateurs du banquet et la profession médicale, du plaisir qu\u2019ils lui ont procuré ce soir en assistant à cette fête où il voit la plupart des médecins canadiens parmi les plus distingnés.Il dit combien la population de Montréal est fière d\u2019avoir dans son port un navire de guerre francais dont l'équipage est composé de Français, car il représente la France.\u201c La France est le puits de la science médicale où tous les peuples civilisés viennent se désaltérer.Te lève mon verre à la santé du cerveau intellectuel du monde, à la France, à la nation française, et à sa marine, si dignement représentée ici ce soir.(Applaudissements).| Chant de la Marseillaise \u201d suivi de * La Canadienne \u201d Monsieur le docteur R.Boulet, qui arrive de France, est invité à parler.Il est un pen surpris, car il n\u2019était nullement préparé à prendre la parole et il s\u2019en excuse.Maleré tout il dit de très bonnes choses et parmi celles-ci, nous avons retenn les suivantes : , *\u201c Nous sommes de la famille francaise.Nous sommes le petit ruisseau de la science francaise, et nous revendiquons hautement notre origine française.(Applaudissements).\u2018 Notre seule raisen d\u2019être est celle-là.\u201cLa science francaise n\u2019a pas la place qu'elle devrait avoir ici et un comité permanent devrait être organisé en Amérique pour faire progresser la mentalité de la science française.La France qui se donne tant de mal pour faire pénétrer son commerce ct son industrie à l'étranger, ne fait rien ou presque rien pour les sciences et la médecine française.\u201d Le docteur L.P.Normand, président du collège des médecins et chirurgiens de la Province de Québec, parle ensnite de la ville des Trois-Rivières.\u2018\u201c Je suis des Trois-Rivières et vous êtes de Montréal.La ville \u2014 oe.Fry \u2014 Ten BANQUET A L'ÉTAT-MAJOR DU DESCARTES 461 des Trois-Rivières est française entièrement et la vôtre ne l\u2019est qu'à moitié.Je suis fier d\u2019être des Trois-Rivières, berceau de la première occupation française.\u201d (On l\u2019applaudit).Le docteur J.P.Décarie, président de la société médicale de Montréal, a ensuite la parole et en quelques minutes, exprime ses sentiments personnels et ceux des canadiennes sur la France et les visiteurs actuels.* J'apporte à l\u2019équipage du \u201c\u201c Descartes \u201d les vibrations exagérées du cœur de nos épouses.l£lles ne nous ont pas surpris.Nous sommes enthousiasmés de votre passage parmi nous.Nous oublions pour un moment que votre navire est un engin destructeur pour nous rappeler que la marine française est surtout une marine de civilisation, de paix et de progrès.\u2019 (Applaudisse- nents).Le docteur F.de Martigny propose de boire à la santé du Président du banquet, le doven de la Faculté.Le Président se lève et dit: * Il me reste maintenant à remercier les organisateurs de cette démonstration francaise et médicale et les médecins qui ont bien voulw assister on adhérer à ce banquet, montrant une fois de plus notre attachement à la médecine francaise et nos sentiments à l'égard de la France amie de l\u2019Angleterre.\u201d Les médecins et les officiers passent ensuite dans les salons où des liqueurs, des cigares et des rafraîchissements leurs sont servis.Le commandant et les officiers sont alors reconduits en automobile à leur bord à nne heure du matin, manifestant encore une fois au decteur E.P.Lachapelle, qui les accompagnait, leur satisfaction et leur reconnaissance pour la manifestation si enthousiaste, si pleine de charme dont ils avaient été l\u2019objet et dont ils se souviendront longtemps.Voici les noms de tous les confrères qui ont adhéré an banquet: EK.P.Lachapelle, O.F.Mercier, A.A.Foucher, S.Boucher, J.\\.Mireault, E.P.Chagnon, G.Archambault, A.LeSage, J.Ii.LeSage, J.P.Décarie, L.J.Lemieux, Eug.Dufresne, Edmond Dufresne, J.A.Jarry, J.A.St-Denis, J.E.Panneton, R.Trudeau, A Grenier, A.Migneanlt, R.C.Laurier, B.G.Bourgeois, F.de Martigny, R.Villecourt, J.A.E.Beaudoin, E.Dubé, J.O.Mousseau, IT.Aubry, W.Derome, R.Masson, St-Onge, P.Benoit, E.Tatreille, colonel Dr Aubry, G.H.Baril, 462 VII.LECOURT Rséaume, Ch.St-Pierre, J.E.Lanoie, C.P.Marin, R.Tremblay, A.Lassalle, E.G.Asselin, W.Monet, Brisset des Nos, Le- febvre, Ch.Larocque, A.Larose, Falardeau, Badeaux, I.Cormier, P.Ostigny, W.Racicot, R.Boulet, Lebel, Jos.Schmitt, G.A.Beaudry, I.P.Normand, Honorable Dr J.Girouard, V.P.Landry, J.E.Turcot, C.N.de Blois, H.Prévost, Jos.Bourgeois, J.M.Longtin, E.Virolle, I.Verner, I.Prudhomme, A.R.Marsolais, E.E.Laurent, A.E.Jeannotte, J.J.Archam- beault, E.Gagnon, A.Demers, C.A.Daigle, E.R.de Cotret, Gr.Badeaux, J.A.Chopin, Louis Laberge, Saint-Georges, A.Bourdon, J.Bourque, L.Dubois, Vipond, Turgeon, Ricard, J.C.Poissant, J.A.Rouleau, Dorval, de Grandpré, Bélanger, J.P.Deschatelets, C.N.Valin, E.Lalonde, Poirier, Riopel, Adelstan de Martigny.Dr VILLECOURT.ASSOCIATION DES GARDES-MALADES DE VILLE-MARIE (1) \u2014_\u2014_\u2014 Nous avons reçu dernièrement une lettre nous informant que les gardes-malades canadiennes-françaises se sont formées en association dans le but de donner des soins à domicile à des prix on- venables.Voici, d\u2019ailleurs, la lettre que nous avons reçue et que nous nous faisons un plaisir d'insérer afin que les médecins en prennent connaissance.Monsieur le Docteur: \u2014 Nous avons l\u2019honneur de solliciter votre patronage.pour l'Association des Gardes-Malades de Ville-Marie, qui vient d\u2019être fondée, sur la demande de plusieurs de vos confrères et sous le haut patronage de Monseigneur l\u2019Archevêque.Les services rendus par la \u201c Victorian Order of Nurses \u201d nous ont convaincus que l\u2019œuvre qu\u2019accomplira notre association.au sein de notre population, sera appréciée et encouragée par les médecins et leurs malades.Les visites et pansements à domicile seront faits à raison de trente-cinq sous et l\u2019assistance à un accouchement coûtera une piastre.Ces prix ont été adoptés par les associations similaires et nous croyons que la plupart des malades sont capables de verser cette somme.Quant aux malades trop pauvres, les visites pourraient, nous l'espérons, être payées à notre Association par les œuvres de charité paroissiales.Les gardes-malades pourront être appelées à toutes heures du jour et de la nuit.3 Cette association mérite les encouragements de tous les médecins à cause des qualificatives particulières de ces gardes-malades dont les cours, dans nos hôpitaux, sont très sérieux.Nous félicitons les promoteurs de cette œuvre utile et humanitaire et nous les assurons que notre concours leur est tout acquis.(1) Adresse 773, rue St-Denis.Tél.Bell, Est 3446. REVUE GENERALE CONSIDERATIONS PRATIQUES SUR LES INJECTIONS VAGINALES EN GYNECOLOGIE (1) Je vais vous entretenir aujourd\u2019hui d\u2019un sujet de thérapeutique qui, pour être banal, presque vulgaire, n\u2019en mérite pas moins d\u2019attirer l\u2019attention des médecins: je veux parler des injections et des irrigations vaginales.Ce sont des movens usuels, de pratique courante qui, certainement, sont capables de rendre de très grands services à la gynécologie, quand elles sont convenablement faites, mais qui ne sont pourtant pas des pratiques absolument anodines et demandent à être appliquées judicieusement si l\u2019on ne veut pas s\u2019exposer à quelques-uns de leurs accidents ou de leurs inconvénients ou, tout au moins, à des insuccès persistants.Je crois donc utile de vous faire part de mon expérience à cet égard.Je me crois d'autant plus autorisé à reprendre cette question, qu\u2019elle vient récemment d\u2019être l\u2019objet d\u2019une remarquable communication au Congrès de Gynécologie de Lille, par mon ancien collègue d'internat, M.Langenhagen, qui a développé sur ce sujet un certain nombre de considérations, dont quelques-unes sont absolument conformes aux idées que je professe moi-même.Rien, évidemment, ne paraît plus banal, en matière de prescriptions thérapeutiques, que l\u2019ordonnance des injections vaginales.C\u2019est pour ainsi dire la formule terminale obligatoire de tonte prescription gynécologique.Je n\u2019aurais pas l'impression d\u2019avoir rempli mon devoir si je laissais sortir de mon cabinet de consultation une dame venue, pour une affection gynécologique, sans lui avoir recommandé, à la fin de mon ordonnance, de prendre chaque matin des injections vaginales.Or, trop souvent, on conseille aussi le même traitement dans les cas les plus dissemblables.Du moins, il n\u2019v a pas encore bien longtemps, \u2014 les plus vieux d\u2019entre vous doivent s\u2019en souvenir, \u2014 les injections étaient recommandées d\u2019une façon systématique, uniforme, sous forme d\u2019injection chaude, aussi chaude que la malade pouvait la supporter.Par contre, si je fais un retour au passé, dans cette même salle Sainte-Marie, il y a quelque trente ans, durant mes années d\u2019in- (1) Par M.le Dr Dalché, médecin des Hôpitaux de Paris, dans La Clinique 6 juin 1913. 464 DALCHÉ ternat, j'ai vu un de mes maîtres, sceptique à.son tour, recommander les injections froides, aussi froides que les mnalades pouvaient les supporter.Certes, je n\u2019imiterai pas les anciens, jusqu\u2019à vous prôner les injections médicamenteuses.Autrefois, vous le savez, on se préoccupait moins de la température de l'injection que des substancés v incorporées, telles que: morelle, belladone, opium, pour les injections calmantes ; orge, petit-lait, mille-pertuis, pour les injections détersives ; bistorte, tormentille, pour les injections astringentes.Je vous renvoie pour plus de détails à l\u2019excellent traité de Lieutaud, édition de 1777, livre remarquablement documenté, où vous trouverez une foule de renseignements et un chapitre intitulé: \u201c Des antiseptiques,\u201d quoique le livre date de plus d'un siècle ! Sans doute, on ne saurait négliger les propriétés de certaines essences à principes actifs des plantes et leur rôle topique lorsque leur infusion est employée sous forme d'injections vaginales.On revient de temps à autre à certaines formules de Cy soigne sa tuberculose par le Koumys, au pays des Kirghizes; ses fréres Dimitri et Nicolas succombent à la maladie; comment Tolstoï raconte dans son Journal intime les derniers moments de son frère Nicolas ; la scène de la mort de Lévine dans Anna Karé- nine; l\u2019état d\u2019âÂme du tuberculeux agonisant.Nos Gloires médicales militaires; nos Flambeaux (5 illustr.), par le Dr Bowwrrrr.\u2014 Le deuil des victoires ; le devoir du médecin militaire sur le champ de bataille ; quelques grands noms de médecins militaires : Percy, Larrey, Hallé, Coste, Gama, Colin, Dujardin-Beaumetz, Kelsch; \u201c Accordez au soldat blessé une affection familiale qui atténue le regret de la mère absente \u201d ; Larrev à la Dérézina, à Waterloo; Des Genettes à Moscou.La Promenade à la Mort (3 illustr.), par le Dr Douzans.\u2014 Mahomed, le savetier, a tiré et mis en pièces son apprenti aux grands veux noirs; la victime à califourchon sur un âne est livrée à la foule ; le bâton sonne dru sur l\u2019échine ; la loque humaine pend de chaque côté, en travers de la selle.Le Service médical à la Charité aux XVIIe et XVIIIe siècles, par Fossryrrx.\u2014 L'opinion d\u2019un Bolonais visitant l\u2019Hôpital de la Charité, à Paris, au XVIIe siècle ; les salles fleuries, égayées d'oiseaux chantants, ornées de peintures ; donations et générosités ; les malades atteints de caleuls ou de descentes de bovaux constituent \u201cme clientèle spéciale, venue de tous points de Paris et de la province ; les régimes ; le Frère Côme opère à la Charité. 494 UNION MÉDICALE DU CANADA Les Merveilles de la Baguette divinatoire (14 illustr.), par le Dr G.DurvirLE, professeur à l\u2019Ecole de Psychisme expérimental.\u2014 Le succès du Congrès des Baguettisants raconté par un témoin oculaire ; les résultats de la Baguette prouvés dès le XVTIe siècle par le R.P.Le Brun, prêtre de l\u2019Oratoire; vieilles gravures; comment on découvre les cavités souterraines, les sources, les métaux (cuivre, plomb, or): les métaux enfouis au château de Mirabeau ; deux mots d\u2019explication.Quelques types de Nègres du Congo (5 illustr.), par le Dr Dawirr, chargé de mission au Congo belge.\u2014 Où 1l est prouvé qu\u2019intellectuellement le nègre est à peine inférieur au blanc ; le noir aux dents limées; les jeunes filles du Mayumbé, leurs amours ; le boy noir ; le soldat noir ; notes vécues.Le Christ en Croix de Mathias Grünewald, à Colmar (similigravure hors-texte).SuPPLÉMENT (20 illustr.).\u2014 Alimentation el descendance.\u2014 Une caravane de savants en Tunisie.\u2014 L\u2019Explosion des mondes.\u2014 Les ensorcelés de St-Rémy, près Niort.\u2014 La philosophie d'Henri Poincaré.\u2014 Peut-on mourir de joie ou de peur ?\u2014 Guérison par le rire.\u2014 Une question relative - aux jumeaux.\u2014 Une question du Prof.Howard Kelly, de Baltimore.\u2014 Le Dr Tervieux, professeur à la Faculté de Médecine Laval de Montréal.\u2014 Jean Wier et la Sorcellerie.Les fouilles de Pompétr.\u2014 Les cadavres de Pompêr.\u2014 Une consultation du Dr Augagneur.qu I Con i f ANALYSES 495 Le numéro du 7 juin 1913 de Paris Médical, publié par le professeur GILBERT à la librairie J.-B.Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, à Paris, est entièrement consacré à l\u2019Appareil digestif.Forci le sommaire : Les maladies de l\u2019appareil digestif en 1913 (Revue annuelle), par le Dr Paul CARNOT, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris.\u2014 Ulcère du duodénum et cholélithiase, par le Dr (Ettinger, médecin des hôpitaux de Paris.\u2014 Des sels de bismuth et de leur utilisation, par le Dr Léon.\u2014 Les réactions gastro-co- liques, par le Dr Læper, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris.\u2014 Rétrécissement tuberculeux de l\u2019intestin grêle, par le Dr Grégoire, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris \u2014 Les diverticules acquis du gros intestin et leur rôle en parthologie, par les Drs Cade, Martin et P.de Mourgues.\u2014 Actualités Médicales \u2014 Sociétés Savantes.\u2014 Libres propos.\u2014 Chronique médrco-artistique.\u2014 Médecine et Poésie.\u2014 Variétés.\u2014 De clysteribus, par le Dr Roshem.\u2014 Les pharmaciens et la morphine, par A.Peytel.\u2014 Diététique et formules thérapeutiques.\u2014 ltevue de la Presse française, de la Presse étrangère, tevue des Revues, Revue des Sociétés de Province.\u2014 Cours.\u2014 Thèses, etc.(Envoi franco de ce numéro de 116 pages in-4 avec figures contre 1 franc en timbres-poste de tous pays.) SUPPLEMENT Avec l'approche de l\u2019ouverture des classes les enfants se contaminent: eczéma, diphtérie, coqueluche, ete.L\u2019enfant robuste guérit rapidement, mais l\u2019enfant faible reste affaibli et se maintient difficilement à cause de cet état d\u2019anémie dans lequel il se trouve.Dans ces cas, le Pepto-Mangan (Gude) exerce une action bienfaisante.Il augmente l\u2019appétit, favorise l\u2019assimilation, ne constipe pas, ete.C\u2019est le tonique auquel on doit donner la préférence dans tous ces cas.Des observations cliniques irréfutables montrent que l\u2019Anti- phlogistine, largement appliquée dans les lésions inflammatoires, change souvent en succès un insuccès probable ; des autorités médicales incontestables ont affirmé l\u2019authenticité de ces faits.Employez l\u2019Antiphlogistine dans le prochain cas que vous aurez et faites-en la preuve vous-même.Que le cas infectieux, comme dans les piqûres d\u2019insectes, les coupures ou les plaies ; traumatique, comme dans les foulures ou contusions ; profond, comme dans les infections du péritoine, de la plèvre et des bronches; superficiel, comme dans les infections des doigts, les furoncles, les anthrax, etc, l\u2019'Antiphlogiis- tine, appliquée en couche épaisse et très chaude, stimule la cir- eulation, abaisse la tension, diminue la douleur ainsi que tous les autres symptômes qui se manifestent dans l'inflammation.FIEVRE DES FOINS Maladie mystérieuse En 1912, le Dr Hogsett a traité avec succès un grand nombre de malades souffrant de la fièvre des foins, par des injections sous- cutanées des phylacogènes contre les infections mixtes.Il eson- seille de commencer par de petites doses v.g.2 e.c.Le siège de prédilection serait l\u2019insertion du deltoïde sur l\u2019épine de l\u2019omoplate ou, de préférence, l\u2019injection intra-veineuse.À cause de la rapidité de l\u2019absorption et du fait qu\u2019il n\u2019y a pas de douleur, on peut répéter les injections chaque jour ou bien tous les deux jours.Il est inutile de pratiquer plus de six injections, car les symptômes disparaissent souvent après la troisième injection.L\u2019action locale est rapide et l\u2019amélioration se continue durant toute la saison.Ces faits nouveaux sont à retenir."]
de

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