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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 2022-07-16, Collections de BAnQ.

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[" ARTS CINÉMA BIÈRES VINS EN CUISINE VOYAGES PLEIN AIR + EN CUISINE Classique de cantine LE BURGER DANS TOUS SES ÉTATS + VOYAGES Bourlingueur TRADITIONS ET MODERNITÉ À OMAN + VINS Planète vins LA CALIFORNIE DANS VOTRE VERRE SEMAINE DU 16 AU 22 JUILLET 2022 CINÉMA Confessions FAIRE UN FILM SUR UN HOMME BEIGE PATRICK NORMAN 50 ANS DE CARRIÈRE EN 75 IMAGES SAMEDI 16 JUILLET 2022 laTribune M2 Palmarès des ventes \u203a FRANCOPHONE 1 Gin à l\u2019eau salée, Salebarbes 2 Live au Pas Perdus, Salebarbes 3 Stradivarius, je me souviens, Alexandre Da Costa 4 Ginette à ma façon, Guylaine Tanguay 5 Céline à ma façon, Guylaine Tanguay 6 Aubades, Jean-Michel Blais 7 Chiac disco, Lisa LeBlanc 8 Sous le même toit, 2Frères 9 Et on pleurera ensemble, Étienne Coppée 10 Multitude, Stromae \u203a NON FRANCOPHONE 1 Mercury \u2013 Act 1, Imagine Dragons 2 Planet Zero, Shinedown 3 Proof, BTS 4 Phœnix, Charlotte Cardin 5 Harry\u2019s House, Harry Styles 6 Im Nayeon, Nayeon 7 Growin\u2019 Up, Luke Combs 8 Meet the Moonlight, Jack Johnson 9 Exordium to Extasy, Barry Paquin Roberge 10 Desert Trip, Steve Hill PlacART RETAILLE D\u2019ENTREVUE CHANSON DE CIRCONSTANCE SHERBROOKE \u2014 Selon son partenaire de jeu dans la pièce Pédalo Stéphane E.Roy, Marc Fournier est un comédien touche-à- tout qui ne reste pas en place longtemps.« Il a tous les talents.Il est capable de nous faire un studio chez lui pour enregistrer nos voix.Il fait de la menuiserie.Il m\u2019a bricolé un coussin pour que je n\u2019aie pas mal aux genoux.Il a même fait le programme pour la pièce.C\u2019est un sacré moineau », note le dramaturge.Marc Fournier poursuit : « Sébastien, mon personnage, pourrait me ressembler contextuellement.Comme lui, j\u2019habite la banlieue, j\u2019ai des enfants, une femme et une vie plus rangée que celle que j\u2019ai déjà eue.Mais il est à des lieues de moi quant à sa vision du monde.Il aime que tout soit clair et carré, alors que moi, j\u2019aime le flou.Je peux quand même comprendre les gens qui ont besoin de cadres et de repères. » « De toute façon, même si on part toujours de soi pour interpréter un personnage, je trouve que c\u2019est toujours important de ne pas se jouer soi-même.Je n\u2019ai pas envie de promouvoir mes propres choix de vie ni de les thérapiser à travers mes personnages.En même temps, c\u2019est certain que tout ce que j\u2019ai vécu vient servir de fonds d\u2019exploration et de recherche pour alimenter chacun de mes rôles. » Pédalo est présentée au Théâtre des Grands Chênes de Kingsey Falls, les vendredis et samedis, jusqu\u2019au 27 août.MÉLANIE NOËL Coupée au montage de l\u2019entrevue du 9 juillet 2022.Marc Fournier et Stéphane E.Roy \u2014 PHOTO CAROLINE ROBERGE Il est rare qu\u2019on souligne le 1400e anniversaire de quelque chose, mais ce serait le 16 juillet 622 que le prophète Mahomet a quitté La Mecque pour l\u2019oasis de Médine, marquant ainsi une coupure avec les traditions religieuses de l\u2019époque.C\u2019est ce qu\u2019on appelle l\u2019Hégire et il s\u2019agit du premier jour du calendrier musulman.Mais comme ce calendrier est lunaire (donc plus court que le grégorien), le prochain jour de l\u2019An islamique, le 30 juillet, sera celui de l\u2019année 1444.Maintenant, pourquoi Joni Michell s\u2019est-elle inspirée de ce mot (Hejira) pour la chanson-titre de son huitième album, paru en 1976?Simplement parce qu\u2019elle trouvait que le geste de Mahomet représentait bien le sentiment qu\u2019elle souhaitait exprimer, soit celui de fuir avec honneur, en référence à sa rupture avec le batteur John Guerin.STEVE BERGERON HEJIRA Joni Mitchell Hejira (1976) EXPO Ces choses qui parlent Les œuvres de cette exposition de Paule Pintal sont des montages de matériaux disparates, trouvés ou récupérés.Ces objets rouillés, délavés, contorsionnés, en perte d\u2019identité, l\u2019artiste les assemble et donne sens à leur rencontre.L\u2019âme qui s\u2019y attache rappelle notre propre vieillissement, nos fuites de mémoire, nos récits de vie décousue.La psyché de l\u2019humain est l\u2019élément essentiel de la démarche de Paule Pintal, qui essaie de dire ce qui naît en nous et de nous : les connaissances, les influences, les souvenirs.Celle qui a habité plusieurs régions du Québec vit aujourd\u2019hui à Waterloo.Formée en dessin publicitaire à l\u2019École des beaux- arts de Québec, puis en psychopédagogie des arts plastiques à l\u2019Université Laval, elle n\u2019a cessé de développer sa touche artistique, de manière autodidacte et par de multiples ateliers de perfectionnement.À la Maison de la culture de Racine, jusqu\u2019au 16 octobre.Les heures de visite sont de 10 h à 16 h les samedis et de 13 h à 16 h les dimanches.STEVE BERGERON VOUS VOULEZ VOIR?Le fleuron et L\u2019espace temps.\u2014 PHOTOS MAISON DE LA CULTURE DE RACINE Steve Hill \u2014 ARCHIVES LA TRIBUNE, SIMON RANCOURT \u2022 E X P O \u2022 S I T I O N S laTribune SAMEDI 16 JUILLET 2022 M3 LIVRES SHERBROOKE \u2014 Avec son nouveau roman Sous le ciel de Tessila \u2014 La coupe de Djam, Mylène Gilbert- Dumas amorce non seulement un nouveau cycle littéraire, mais elle touche aussi pour la première fois à la fantasy.« C\u2019est un genre littéraire dans lequel j\u2019avais envie de plonger depuis longtemps.La pandémie m\u2019a en quelque sorte ouvert la porte », expose l\u2019écrivaine sherbrookoise.Le premier tome était à peine sorti en librairie que la prolifique écri- vaine avait déjà mis le point final au deuxième.« Je viens de déposer mon manuscrit », dit-elle entre deux gorgées de café au petit bistro de quartier où on se rencontre et où elle a ses habitudes.« Au départ, avant de me lancer dans la rédaction, je devais aller en Iran.Un avion a été abattu près de Téhéran.Puis la COVID est arrivée et a bousculé mes plans.J\u2019ai fait des recherches autrement, en me plongeant le nez dans les livres.Et finalement, deux ans plus tard, c\u2019est en Jordanie que j\u2019ai atterri, parce que j\u2019avais la chance d\u2019être accueillie par la famille de mon prof d\u2019arabe. » \u2014 Mylène Gilbert-Dumas L\u2019esprit est aux vacances, la conversation prend mille directions.Toutes aussi intéressantes les unes que les autres.C\u2019est que Mylène s\u2019intéresse aux gens.Beaucoup.Ça transparaît dans chacune des anecdotes qu\u2019elle raconte en entrevue.Ça transpire aussi dans les livres qu\u2019elle écrit.Dans La coupe de Djam, elle a campé des personnages féminins forts autour de son héroïne principale, Mydrielle de Biraner, qui affronte différents périls pour accomplir sa quête et déterrer les archives qui racontent l\u2019histoire de Tessila.« Moi, je suis une enfant de la génération Star Wars.La princesse Leia, c\u2019était la première princesse qui, de tous les contes dans lesquels je m\u2019étais plongée, n\u2019était pas une victime.C\u2019était une femme forte, qui a marqué mon imaginaire et qui a eu une influence sur tout ce que j\u2019ai écrit, je pense.Je refuse la posture des femmes victimes.La force de caractère de mes personnages, ou leur faiblesse, ne dépend jamais du fait qu\u2019ils sont masculins ou féminins.Comme dans la vie. » L\u2019 h i st o i re s e d é ro u l e d a n s l\u2019univers inventé de Tessila, qui a les contours du Moyen-Orient avec ses mystérieux déserts et ses montagnes majestueuses.EN JORDANIE L\u2019écrivaine, qui apprend l\u2019arabe depuis deux ans, s\u2019est rendue en Jordanie le printemps dernier pour perfectionner sa maîtrise de la langue, mais aussi pour s\u2019imprégner des paysages et de la culture dont elle s\u2019est inspirée pour camper son univers.« Au départ, avant de me lancer dans la rédaction, je devais aller en Iran.Un avion a été abattu près de Téhéran.Puis la COVID est arrivée et a bousculé mes plans.J\u2019ai fait des recherches autrement, en me plongeant le nez dans les livres.Et finalement, deux ans plus tard, c\u2019est en Jordanie que j\u2019ai atterri, parce que j\u2019avais la chance d\u2019être accueillie par la famille de mon prof d\u2019arabe. » Là-bas, elle a marché dans les rues chargées d\u2019histoire, elle a visité les lieux et elle est allée à la rencontre des gens.« J\u2019y ai séjourné trois semaines, j\u2019étais en immersion culturelle totale.Le brouillon de mon deuxième livre était déjà terminé, mais ça m\u2019a permis de confirmer certaines choses que j\u2019avais écrites.D\u2019en apprendre d\u2019autres, aussi, comme le fait qu\u2019il y a dans le désert deux sortes de sable, du plus léger et du très dense, et les deux ne se mélangent pas. » Au fil du voyage, il y a eu des découvertes, des surprises.« Ce qui m\u2019a le plus étonnée, je pense, c\u2019est que deux des femmes de la famille portaient le hijab alors que la plus jeune, non.On a ici une certaine perception du voile.Et il y a deux courants qui s\u2019opposent dans le féminisme, à ce propos : ceux qui disent que ça ne regarde personne, ce que les femmes veulent porter, et ceux qui disent que le hijab est une façon de les soumettre.Moi, j\u2019ai rencontré des femmes voilées qui n\u2019étaient pas du tout soumises! J\u2019ai trouvé ça intéressant.Et c\u2019est un rappel que, de façon générale, on a beaucoup de préjugés ou de perceptions erronées. » L\u2019autrice touche à cette idée dans son roman, comme elle s\u2019attaque aussi à ce que l\u2019histoire raconte.REVOIR L\u2019HISTOIRE « Il y a des sujets qu\u2019on ne peut pas facilement aborder de front, parce qu\u2019ils sont délicats, mais à travers un univers inventé, on peut se permettre différentes métaphores.En réfléchissant à la question, j\u2019ai découvert l\u2019histoire.Ce n\u2019est pas le récit des événements historiques, mais plutôt une construction culturelle.Et, bien sûr, ça change selon la culture dans laquelle on est.En ce moment, on le voit super bien avec la place qu\u2019on redonne aux autochtones.L\u2019histoire, la leur, celle qu\u2019on enseigne maintenant dans les écoles, ce n\u2019est pas du tout la même que celle qu\u2019on apprenait lorsque, moi, j\u2019étais enfant. » Parce que le récit historique a changé à la lumière de ce qu\u2019on a découvert, de ce qu\u2019on a révélé.« Dans un monde de fantasy, je pouvais montrer que ce que les gens se répètent dans une société, ce n\u2019est pas nécessairement ce que les historiens vont dire et, surtout, ce n\u2019est pas nécessairement ce qui est arrivé.Dans mon roman, les gens se transmettent la haine de l\u2019ennemi de génération en génération.L\u2019événement marquant, c\u2019est la conquête.Et ce n\u2019est pas un choix innocent. » Mylène replonge dans ses souvenirs.Au moment où elle planchait sur sa série Les Dames de Beauchêne.« Je voulais parler de la conquête anglaise.J\u2019ai fait de la recherche, j\u2019ai trouvé beaucoup d\u2019ouvrages d\u2019historiens.Et c\u2019était fascinant parce qu\u2019il y avait autant de versions de la bataille des Plaines qu\u2019il y avait d\u2019historiens! » L\u2019univers de Tessila, et les histoires qui s\u2019y déroulent, pourraient vivre longtemps dans l\u2019imaginaire des lecteurs.« J\u2019ai en tête 21 épisodes possibles.Et ce sont vraiment des épisodes parce que chaque livre permettrait de découvrir un nouvel aspect de l\u2019univers de Tessila, à différents moments dans le temps.On verra si je me rends à 21, mais j\u2019ai la matière pour. » MYLÈNE GILBERT-DUMAS TESSILA, UN UNIVERS, UNE MÉTAPHORE Mylène Gilbert-Dumas touche pour la première fois à la fantasy.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JEAN ROY KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca MYLÈNE GILBERT-DUMAS Sous le ciel de Tessila \u2014 La coupe de Djam FANTASTIQUE Flammarion 260 pages SAMEDI 16 JUILLET 2022 laTribune M4 EXPOSITION KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca DRUMMONDVILLE \u2014 Patrick Norman nous attend dans le ventre du Musée national de la photographie de Drummondville, au cœur de l\u2019exposition qui retrace sa vie musicale.« C\u2019est une longue limousine de souvenirs », illustre-t-il en jetant un regard circulaire.Sur tous les murs, des photos racontent son parcours des 50 dernières années.Mon œil s\u2019accroche sur une image de 1987, captée alors qu\u2019il chantait l\u2019hymne national au Forum de Montréal.La photo voisine montre un jeune Patrick Norman avec Nanette Workman.Plus loin, il sourit dans d\u2019autres décors, avec d\u2019autres visages.Je reconnais Jim Corcoran, Serge Laprade, Nicole Martin, Jean-Pierre Coallier, Manuel Tadros, Monsieur Pointu, qu\u2019il a présenté à Gilbert Bécaud, m\u2019expose-t-il.« J\u2019étais choriste pour Bécaud en 1973.Je suis même sur la pochette de son disque.En faisant la tournée avec lui, j\u2019ai appris ce que c\u2019était, chanter devant des salles pleines.On arrivait en après-midi et devant nous, c\u2019étaient des murs de sièges.Le soir, quand le rideau s\u2019ouvrait, c\u2019était devenu un mur de gens.C\u2019est un souvenir impérissable. » Comme plusieurs de ceux qu\u2019il a déterrés en préparant l\u2019exposition.« J\u2019ai fouillé dans mes archives, j\u2019ai retrouvé des photos que je ne me rappelais plus, ça m\u2019a fait revivre toutes sortes de choses.J\u2019ai choisi 75  images significatives, qui marquent des moments importants. » Ce voyage au cœur de la mémoire est heureux pour le chanteur et musicien de 75 ans, qui s\u2019émeut devant plusieurs des clichés qui le catapultent des décennies en arrière.« Les années passent et font en sorte qu\u2019on regarde vers l\u2019avant.On met des choses de côté, on les oublie. » PREMIÈRE GUITARE La toute première photo du circuit le ramène à l\u2019époque de ses 18 ans.Dans le salon de sa tante, il tient sa première guitare, derrière un immense ampli Gibson.Son père est là, tout à côté.C\u2019est de lui qu\u2019il tient son amour pour la six cordes, raconte-t-il.« Mon père faisait de la musique.J\u2019étais tout petit et je le regardais avec fascination.Je n\u2019avais pas la permission de toucher à sa guitare, mais lorsqu\u2019il n\u2019était pas là, je jouais en cachette.Un jour, je devais avoir 10 ans, il est revenu plus tôt.Il m\u2019a entendu, il a trouvé que je me débrouillais bien et, à partir de là, il m\u2019a laissé plaquer des accords. » C\u2019était un premier tournant.Le second est venu quelques années plus tard, quand il a découvert le fingerstyle de Chet Atkins.« C\u2019était une autre façon de jouer, et c\u2019était ce que je voulais faire.Ça a changé ma vie. » Le jeune musicien qu\u2019il était alors admirait le talent du groupe The Sprights au resto Buffet Versailles, sur Saint-Hubert.Il avait son premier groupe, The Scorpions.Et il allait bientôt rencontrer Claude St-Jean, ancien lutteur qui allait le prendre sous son aile.« Il était proprio d\u2019une salle de spectacles et d\u2019un resto où j\u2019ai joué souvent et où on croisait des gens connus de tous les milieux.C\u2019est là que j\u2019ai connu Renée Martel.Claude St-Jean, c\u2019était un colosse au cœur grand.Il a été mon gérant pendant 10 ans, je lui dois beaucoup.Et à Fernand Gignac également parce que c\u2019est lui qui, après m\u2019avoir entendu interpréter des reprises, avait soufflé à Claude que j\u2019avais du talent. » On s\u2019arrête devant un cliché délavé, ramené de Nashville.Patrick pose avec Chet Atkins, son idole, et Hank Snow, celle de son père.« Ce moment-là, dans le berceau de la musique américaine, c\u2019était immense pour le jeune homme que j\u2019étais.Je n\u2019ai pas su quoi dire à Chet Atkins.J\u2019étais tellement intimidé! » Il a pu se reprendre des années plus tard, en 1991, lors d\u2019une émission spéciale sur le country qu\u2019il animait pour Radio-Canada.Deux heures d\u2019entretien lui ont permis de découvrir la générosité de celui qu\u2019il admirait tant et avec qui il a même pu jouer quelques notes.Le souvenir lui arrache une larme.Ce ne sera pas la seule de la visite.« On n\u2019oublie pas les émotions qu\u2019on a vécues, au cours de certains moments », dit-il avant de ramener la conversation vers Nashville, où il a vécu un séjour pivot.UN NOUVEAU FEU « Cette ville, c\u2019est un lieu à part.J\u2019avais enregistré là, avec le producteur Lou Lofredo, l\u2019album Textures, qui n\u2019est jamais sorti.Je pense qu\u2019on peut maintenant l\u2019obtenir sur le web.Il y avait là-dessus une version de You\u2019ve Lost That Loving Feeling qui, je pense, était supérieure à l\u2019originale.Pas parce que je chante dessus, mais parce que la track musicale était formidable, grâce à Bergen White.C\u2019était un grand qui avait travaillé avec de grosses «?UNE LONGUE LIMOUSINE DE SOUVENIRS?» Pour marquer ses 50 ans de carrière, Patrick Norman propose une exposition de photos qui racontent le chemin qu\u2019il a parcouru au cours des cinq dernières décennies.Celles-ci composent le circuit proposé au Musée national de la photographie de Drummondville.\u2014 PHOTOS LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ laTribune SAMEDI 16 JUILLET 2022 M5 EXPOSITION DRUMMONDVILLE \u2014 À la fin des années 1980, Quand on est en amour cartonnait à la radio.Et pas qu\u2019ici.« On m\u2019a dit plusieurs fois que j\u2019étais connu au Rwanda, que le pays au complet entonnait ma chanson dans les autobus », souligne Patrick Norman.Le nageur paralympique Benoit Huot, avec qui il a reçu l\u2019Ordre du Canada en 2017, est l\u2019un de ceux qui a vu sur place l\u2019engouement pour le répertoire de Norman.« Il m\u2019a dit : \u201cSi tu vas là-bas, c\u2019est certain, tu remplis le stade!\u201d Il a été au Rwanda avec Joannie Rochette en mission humanitaire et leur chauffeur avait ma chanson comme sonnerie de téléphone.En discutant avec lui, i l a appris que ma composition était très populaire pendant le génocide.Et dans les deux camps.Ça dit toute la puissance de la musique.Et de l\u2019amour », raconte l\u2019auteur-compositeur-interprète.Celui-ci a pris la mesure de la portée qu\u2019avait sa chanson en Afrique le jour où, dans un café, une femme noire est venue le voir.« C\u2019était une Rwandaise.Elle avait 8 ans au moment du génocide.Pendant que sa famille se faisait massacrer à la machette, elle, elle était cachée, et c\u2019est ma chanson qu\u2019elle se répétait en boucle dans sa tête, en se bouchant les oreilles.Elle m\u2019a dit : \u201cVous ne savez pas ce que vous rencontrer signifie pour moi.En sortant d\u2019ici, je vais pousser un grand cri.\u201d J\u2019ai oublié son nom.Mais pas le moment. » KARINE TREMBLAY CONNU JUSQU\u2019AU RWANDA pointures comme Presley, Aretha Franklin et James Brown.L\u2019arrangement, c\u2019était une fusion parfaite entre country et disco. » C\u2019était bien avant que la popularité s\u2019invite dans la vie et la carrière de l\u2019auteur-compositeur-interprète, à qui le succès a vraiment souri en 1986, lorsque la chanson Quand on est en amour s\u2019est hissée au sommet des palmarès.« Le disque était enregistré depuis 1984, mais il restait sur les tablettes.J\u2019étais snobé par le milieu, j\u2019étais vu comme le gars de club qui faisait du country.On parlait de moi avec mépris.Certains disaient : \u201cPatrick Norman à mon émission?Jamais!\u201d Et moi, je manquais de confiance, je n\u2019avais tellement pas l\u2019idée de devenir connu que tout ça venait renforcer mes convictions d\u2019être un imposteur dans cet univers-là.C\u2019était épouvantable.Mais j\u2019avais la musique qui me rendait heureux, alors je continuais. » S\u2019AFFRANCHIR DU SYNDROME DE L\u2019IMPOSTEUR Le vent a tourné quand Jacques- Charles Gilliot, de la station CFGL, a décidé de programmer la chan- son-titre de l\u2019album.« Les gens téléphonaient pour l\u2019entendre à la radio.On a vendu des milliers d\u2019albums, jusqu\u2019à dépasser le cap des 300 000.Cette année-là, j\u2019ai reçu mon premier trophée Metrostar. » Plusieurs autres ont suivi, dans différents galas.Toujours pour la même chanson.«  Je recevais des prix, mais j\u2019ai mis du temps à m\u2019affranchir du sentiment d\u2019imposteur.Je pense même qu\u2019il est toujours là, quelque part, dans un vieux tiroir. » Même après 33 albums.Même après les salles pleines.Même après les prix pluriels.«  Quand tu as une étiquette dans le milieu artistique, c\u2019est difficile de renverser la vapeur.J\u2019ai le sentiment d\u2019avoir réussi à le faire dans les années 1990 avec l\u2019album Passion vaudou, enregistré en Louisiane.Mais pendant longtemps, j\u2019étais terrifié avant de monter sur scène.J\u2019oubliais ce détail important : les gens qui étaient là aimaient ce que je faisais, ils avaient acheté des billets.Moi, j\u2019avais toujours peur de ne pas être assez bon, parce que le monde du showbiz me faisait croire que je n\u2019avais pas ma place. » Regard circulaire, à nouveau.Sur les murs qui racontent ses années de métier.« Je vois ce qui a marqué mon parcours, il y a beaucoup de choses! Je suis très, très fier d\u2019avoir accompli tout ça.Et de l\u2019avoir fait à travers la musique.Sans doute que oui, en voyant ces images, j\u2019arrive un peu mieux à faire taire le syndrome de l\u2019imposteur. » NOTRE VIDÉO DISPONIBLE SUR L\u2019APPLICATION \u2022 LATRIBUNE.CA Vous voulez voir?Exposition Si on y allait Musée national de la photographie de Drummondville Jusqu\u2019au 19 décembre 2022 SAMEDI 16 JUILLET 2022 laTribune M6 MUSIQUE SHERBROOKE \u2014 On peut dire que le groupe Half Moon Run est en train de vivre ce que son année 2020 aurait dû être.Après une tournée printanière au Québec, notamment pour remercier ce public qui le soutient indéfectiblement depuis ses débuts \u2014 et surtout pendant la pandémie \u2014, le trio achève une virée canadienne qui l\u2019a mené de Victoria à St.John\u2019s.Devon Portielje, Conner Molan- der et Dylan Phillips se sont même permis un mini-tour outre-Atlan- tique en juin pour quatre concerts, à Londres, en Allemagne et à Istanbul, où ils étaient censés se rendre pour une première fois il y a deux ans.« Ça a été vraiment magique! Il y a quelque chose de vraiment cool de voir des gens tomber amoureux de ta musique dans un pays où tu n\u2019es jamais allé », raconte Dylan au téléphone, encore un peu sous l\u2019effet du décalage, alors que la formation est passée de la Colombie-Britannique à Terre-Neuve en 24 heures.Le spectacle dans la métropole turque s\u2019est merveilleusement bien déroulé, et les gars ont pris quelques jours de congé là-bas pour visiter un peu.« C\u2019était vraiment spécial pour nous de nous retrouver dans cette ville historique, à la rencontre de l\u2019Europe et de l\u2019Asie. » UNE SCÈNE TELLEMENT ÉNORME Mais le concert que Half Moon Run attendait le plus cette année, c\u2019est cette carte blanche au Festival d\u2019été de Québec, le 17 juillet.En 2020, ça devait être un plateau double avec The National, plus un orchestre à cordes et une chorale.La nouvelle proposition sera différente, mais pour Dylan et ses coéquipiers, cela reste « le show le plus attendu de [leur] carrière ».« Du moins, je le sens comme ça, confie Dylan.On a vraiment fait beaucoup d\u2019efforts pour que ce soit un show très spécial.On a embauché Pilou [Pierre-Philippe Coté] pour nous aider avec la scénographie et la direction artistique.C\u2019est tellement énorme comme scène! Et nous, nous jouons de façon tellement rapprochée! On s\u2019est demandé comment remplir tout ça », raconte le batteur.Le groupe a résolu le problème en ajoutant non pas un, mais deux quatuors à cordes.Et comme il s\u2019agit d\u2019une carte blanche, il y aura évidemment des invités.Mais motus et bouche cousue sur leur identité.Tout ce qu\u2019on sait, c\u2019est que ce seront des artistes francophones.Quant au menu musical, ce sera un mélange de tout ce que Half Moon Run a enregistré depuis une décennie (l\u2019année 2022 est d\u2019ailleurs celle du dixième anniversaire de son opus 1, Dark Eyes).« Ce disque dure une quarantaine de minutes et je me rappelle comment c\u2019était difficile, à l\u2019époque, de donner un spectacle complet.Il fallait vraiment jouer tout ce qu\u2019on connaissait », commente-t-il, heureux que son trio puisse maintenant piger dans trois albums et deux microalbums.C \u2019e s t à Sh e r b ro o ke q u e s e terminera cette tournée canadienne estivale, le 19 juillet, à la Fête du lac des Nations.Bonne nouvelle pour ceux et celles qui ne pourront aller dans la capitale : Half Moon Run apportera en Estrie quelques éléments de son spectacle de Québec, dont un des deux quatuors à cordes.« Ce sera comme le show de la victoire pour cette tournée-là. » REDEVENIR TROIS Victoire, notamment, d\u2019avoir réussi la transition de quatre à trois membres, après le départ, il y a deux ans, d\u2019Isaac Symonds.On peut d\u2019ailleurs se demander s\u2019il n\u2019y a pas eu, pour Half Moon Run, un deuil à faire quant à la sophistication de sa musique.«  Ça a été un peu difficile au début, avoue Dylan.On peut dire que c\u2019était un casse-tête.Mais une fois qu\u2019on a eu trouvé la solution au casse-tête, ce n\u2019était plus qu\u2019une question de pratique », résume celui que cette soustraction a le plus affecté, car Isaac était souvent son principal partenaire pour la section rythmique.Le musicien a donc dû développer un peu plus ses talents d\u2019homme-orchestre.« Par exemple, dans un passage où je devais jouer du clavier avec mes mains et de la batterie avec mes pieds, Isaac jouait aussi de la batterie de son côté pour m\u2019appuyer.Aujourd\u2019hui, si je dois jouer du folk kit juste avec mes pieds, je dois être plus souvent comme un one-man band.En même temps, Devon et Connor sont plus libres sur la scène, ils peuvent courir partout, c\u2019est devenu très physique.L\u2019important est que nous ayons trouvé la manière de faire fonctionner les choses.Et je ne me sens pas pogné par tout ce que j\u2019ai à faire : je peux encore respirer dans la musique et avoir du fun. » Il y a quand même fallu faire des choix avec certaines chansons et cibler les passages qui ont le plus besoin que l\u2019on mette la gomme.« Il y a des parties pour lesquelles ce n\u2019est pas nécessaire de faire trop de choses.Il vaut mieux miser sur l\u2019expression et l\u2019émotion dans les passages les plus importants. » Dylan a d\u2019ailleurs demandé à ses amis et proches si, selon eux, il manquait quelque chose depuis que le groupe était redevenu trio.« Au contraire, tout le monde dit que c\u2019est même mieux.Comme si nous étions prédestinés à ça. » Au lendemain du spectacle de Sherbrooke, Half Moon Run souhaite consacrer août, septembre et octobre à la réalisation de son prochain opus, déjà bien avancé.L\u2019objectif est de réussir à le terminer juste avant la costaude tournée européenne (20 concerts en 26 jours) de novembre.Sortie espérée en 2023.Qui sait?Peut-être que cet album contiendra la première chanson en français de Half Moon Run?lance- t-on à Dylan.qui fait comprendre que cet élément ne dépend pas uniquement de lui.« Je suis celui qui parle français dans le groupe, mais je ne suis pas celui qui chante! » HALF MOON RUN RATTRAPER LES RENDEZ-VOUS MANQUÉS STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca Vous voulez y aller?Half Moon Run Mardi 19 juillet, 22h30 Grande scène Loto-Québec, parc Jacques-Cartier Entrée : passeport ou billet journalier de la Fête du lac des Nations Info : fetedulacdesnations.com/billetterie Les rendez-vous manqués de 2020, la formation Half Moon Run est en train de tous les rattraper en 2022.Devon Portielje, Conner Molander et Dylan Phillips sont finalement allés en Turquie en juin et se préparent, avant Sherbrooke le 19 juillet, à leur passage au Festival d\u2019été de Québec le 17 juillet, leur plus gros show en carrière selon Dylan.\u2014 ARCHIVES LA PRESSE, MARTIN CHAMBERLAND laTribune SAMEDI 16 JUILLET 2022 M7 MUSIQUE GENEVIÈVE BOUCHARD Le Soleil QUÉBEC \u2014 Loin de se tourner les pouces pendant la pandémie et les périodes de confinement, la formation Shinedown s\u2019est attelée à la création d\u2019un nouvel album concept ancré dans la vision d\u2019un avenir dystopique, mais pas dénué d\u2019espoir.Planet Zero nous est arrivé le 1er juillet, juste à temps pour la tournée qui s\u2019arrête au Centre Vidéotron de Québec mardi.C\u2019est un Brent Smith visiblement enthousiaste qui s\u2019est joint à la visio- conférence deux jours avant la sortie de la septième offrande rock du groupe floridien.« Le processus qui a mené à la création de cet album a presque été shakespearien.Avec tout ce que le monde a traversé dans les trois dernières années, avec notre décision de continuer à faire de la musique et particulièrement de la musique live.Nous avons été parmi les premiers à refuser de nous terrer », observe le chanteur et parolier de Shinedown.« De voir enfin l\u2019album sortir après tout ce processus, c\u2019est grisant.Ça me rend très fier », ajoute-t-il.Heureux de retrouver les amateurs avec cette nouvelle tournée, Brent Smith précise du même souffle ne s\u2019être jamais arrêté pendant que la COVID-19 a mis le monde «  sur pause  », pour reprendre l\u2019expression consacrée.Il cite le projet parallèle qu\u2019il partage avec son confrère de Shine- down Zach Myer et qui l\u2019a amené à se produire dans des ciné-parcs pendant que la distanciation physique était de mise.Le musicien ajoute que la création des pièces de Planet Zero l\u2019a occupé dès le printemps 2020.Le titre est inspiré par le climat anxiogène entourant l\u2019arrivée du coronavirus dans nos vies.« Toute cette polarisation.C\u2019était incendiaire, c\u2019était explosif. » note Brent Smith, qui n\u2019a pas voulu faire de la pandémie le sujet principal de ses textes.« Tout le monde était dans le même bateau.Ce n\u2019est pas comme si ça avait été limité à une partie du globe.C\u2019était un peu difficile d\u2019avoir cet aspect boule de cristal », observe-t-il.« Avec notre bassiste Eric Bass, qui est aussi le réalisateur de l\u2019album, on s\u2019est rapidement dit qu\u2019il fallait se projeter trois ans plus tard, reprend le chanteur.Parce que personne n\u2019aura envie de revivre tout ça.En plus, les choses ne faisaient qu\u2019empirer\u2026 » Dans l\u2019impossibilité de trouver un studio où il pourrait travailler pendant le confinement, Shinedown a construit ses propres installations sur la propriété d\u2019Eric Bass.« Ç\u2019a pris 18 semaines », raconte Brent Smith, content d\u2019avoir pu y mitonner ce qu\u2019il décrit comme le « travail le plus conceptuel » de la formation.FURIEUX ET TRIOMPHAL L e s p i è c e s d e P l a n e t Z e ro évoquent une division grandissante, une perte d\u2019empathie, les effets pervers des réseaux sociaux et des enjeux de santé mentale, notamment.Ce dernier thème est particulièrement cher aux yeux du parolier, qui agit à titre d\u2019ambassadeur pour une association pour la prévention du suicide.« C\u2019est un album furieux, mais aussi triomphal, décrit-il.Il est assis sur l\u2019idée qu\u2019il ne faut pas perdre notre humanité.Il ne faut surtout pas l\u2019abandonner.Il faut se rappeler comment les êtres humains sont des créatures uniques et qu\u2019ils sont fondamentalement bons.J\u2019en suis persuadé. » « C\u2019est ce que je dis sur cet album : ne te soumets pas au chaos et fais entendre ta voix, avance aussi le chanteur.Si tu vois des gens dans ta vie qui ont courbé l\u2019échine, ne les ignore pas.Aide-les à se relever. » Brent Smith croit fermement à la résilience.Tellement qu\u2019il s\u2019est fait tatouer sur la main gauche une phrase qui est devenue son mantra : « Your pain is your gift [ta douleur est ton cadeau] ».Quand on lui fait remarquer que la citation peut prendre des airs de menace ou de prophétie s\u2019il en vient aux poings avec un opposant, le sympathique rockeur rigole : « Non! Ça m\u2019est destiné à moi! Je le jure! lance-t-il.C\u2019est un rappel à moi-même de ne pas me désensibiliser au concept : ce qui ne te tue SHINEDOWN  Ode rock à la résilience Le groupe américain Shinedown : Barry Kerch, Brent Smith, Eric Bass et Zach Myers.Le groupe est attendu le 19 juillet au Centre Vidéotron de Québec, avec Pop Evil et Ayron Jones.\u2014 PHOTO SANJAY PARIKH pas te rend plus fort. » N\u2019empêche, la philosophie du musicien et de son groupe inclut aussi l\u2019importance de se battre pour ses convictions.« J\u2019aime voir la jeunesse si engagée.Aux États-Unis, on les voit se soulever contre un mode de vie qui semble archaïque, qui semble aller à reculons », laisse entendre Brent Smith.L\u2019idée, en somme, est de garder le dialogue ouvert, estime le très loquace Américain.« J\u2019ai un énorme respect pour les opinions des autres, tranche-t-il.Mais en même temps, j\u2019ai aussi les miennes et je dois y aller avec mon instinct.C\u2019est ma responsabilité de m\u2019éduquer sur les sujets que je ne connais pas, de poser des questions.Et je le fais beaucoup.Mes proches pourraient vous le dire : \u201cIl n\u2019est jamais silencieux, il ne se la ferme jamais!\u201d » ENSEMBLE Jusqu\u2019au 21 Août 2022 450 532-2250 centreculturelbombardier.com Jennifer Alleyn Violette Dionne Andrée Marcoux Josianne Bolduc 0100448 SAMEDI 16 JUILLET 2022 laTribune M8 ARTS VISUELS SHERBROOKE \u2014 Divisée en deux (une nouveauté de cette année), la Biennale des artistes des Cantons-de-l\u2018Est en arrive à son deuxième volet, qui sera installé jusqu\u2019au 11 septembre au Musée des beaux-arts de Sherbrooke (MBAS).Cinq artistes y ont réuni leurs œuvres dans le cadre de l\u2019exposition Le temps à l\u2019œuvre.Cette deuxième cohorte fait suite au premier segment de la Biennale, présenté au printemps, et qui regroupait alors six artistes.Depuis le 14 juillet, Jacques Desruisseaux, Brigitte Dahan, Amélie Pomerleau, Nadia Loria Legris et Myriam Yates plongent dans la thématique du temps en proposant différentes œuvres issues de leur univers artistique, dans la salle Fondation J.Armand Bombardier du MBAS.Encore une fois, des œuvres du musée seront mises en valeur à travers les créations des artistes invités, une façon de faire un clin d\u2019œil à la riche collection qu\u2019offre l\u2019établissement et au fait que chaque artiste s\u2019inspire de ce qui lui a précédé.La division de la Biennale en deux volets était une façon de mieux faire ressortir ce qui lie les différentes œuvres et de faire apprécier davantage la richesse du propos, explique Frédérique Renaud, conservatrice du MBAS et commissaire de l\u2019exposition.« C\u2019était important de bien diviser les artistes pour que leurs pratiques puissent se répondre, en plus d\u2019avoir un beau dialogue entre les œuvres elles-mêmes », résume-t-elle.Cette dernière mentionne que ces deux phases distinctes créent une réelle « immersion dans l\u2019écosystème artistique des Cantons-de-l\u2019Est ».Les visiteurs peuvent ainsi être conscients de ce qui préoccupe les artistes locaux en plus d\u2019admirer ce sur quoi ils travaillent.LA SCULPTURE À L\u2019HONNEUR Pour cette deuxième phase de l\u2019exposition, la sculpture est au premier plan.Tout d\u2019abord, Jacques Desruisseaux propose une installation de sculptures formaliste, en s\u2019interrogeant sur l\u2019idée de la permanence des objets.« Tout bouge, il n\u2019y a jamais rien de figé dans le temps, tout est à reconstruire tout le temps », commente l\u2019artiste.Sa principale préoccupation, le changement, teinte sa démarche artistique.Comme tout est en constante mouvance, il illustre cet aspect en déplaçant dans d\u2019autres lieux les différents éléments qu\u2019il crée à des fins d\u2019exposition.Brigitte Dahan offre une approche monumentale avec de l\u2019argile, tout en s\u2019intéressant au monde microscopique.Les cellules, les bactéries et les microorganismes sont une source d\u2019inspiration pour celle qui souhaite revenir à la base, soit représenter les organismes vivants à l\u2019origine de la vie humaine.« Toute ma vision, c\u2019est un peu comme à travers un microscope », ajoute-t-elle.Amélie Pomerleau est une artiste qui se soucie de la condition féminine.Le canot en cèdre qu\u2019elle a trouvé et ses centaines de pièces BIENNALE DES ARTISTES DES CANTONS-DE-L\u2019EST CINQ NOUVELLES PROPOSITIONS SUR LE TEMPS FLORENCE GRÉGOIRE fgregoire@latribune.qc.ca 2 1 3 laTribune SAMEDI 16 JUILLET 2022 M9 ARTS VISUELS de céramique moulées témoignent de son travail des couleurs et des motifs, notamment.Cette représentation du corps, qui s\u2019approche du minéral, voire du coquillage, s\u2019inspire des femmes disparues ou assassinées.« Les mains qui sortent de l\u2019autre monde et qui viennent pour nous accompagner, nous transmettre des choses encore, c\u2019est pour démontrer que, pour moi, ces femmes ne sont pas disparues », explique Amélie Pomerleau.DE LENTES DÉCOUVERTES Les photographies et installations de Nadia Loria Legris viennent aussi se greffer à cette variété de sculptures.L\u2019artiste s\u2019intéresse au travail de détérioration de la nature et aux matières végétales rejetées, comme les fruits et les légumes.Elle compose ses œuvres à partir des changements de différentes matières vivantes, afin de mettre de l\u2019avant ce qui n\u2019est pas conforme aux standards.« C\u2019est vraiment un travail de collaboration entre la nature et moi », indique-t-elle.Des estampes numériques de grand format montrent les matières périmées utilisées par l\u2019artiste pour en faire de l\u2019art, matières qui prennent parfois du temps à se développer.Nadia Loria Legris présente également une installation in situ conçue à partir de chou et de laitue périmés ainsi que de pelures de concombres.Enfin, Myriam Yates transporte dans l\u2019univers de l\u2019île de Fogo à Terre-Neuve, avec une vidéo d\u2019une dizaine de minutes qui réunit les paysages désertiques et l\u2019architecture de cet espace hors du temps.Cette lente découverte de l\u2019île, qui paraît inhabitée, démontre le souci de l\u2019artiste de saisir l\u2019importance de l\u2019empreinte humaine sur le territoire.D\u2019ailleurs, cette vidéo, présentée pour la première fois dans les Cantons-de-l\u2019Est, a été tournée en 2014, lors de la résidence artistique de l\u2019artiste à cet endroit, qui était alors enneigé.On peut également apercevoir son fils à quelques reprises dans l\u2019œuvre.1 Jacques Desruisseaux propose une installation de sculptures formaliste, en s\u2019interrogeant sur l\u2019idée de la permanence des objets.\u2014 PHOTOS LA TRIBUNE, MARIE-LOU BÉLAND 2 Le canot en cèdre qu\u2019Amé- lie Pomerleau a trouvé et ses centaines de pièces de céramique moulées témoignent de son travail des couleurs et des motifs.3 Nadia Loria Legris s\u2019intéresse au travail de détérioration de la nature.4 Brigitte Dahan offre une approche monumentale avec de l\u2019argile, tout en s\u2019intéressant au monde microscopique.4 v ieuxc locher.com | 819 847-0470 Phil ROY ce soir Guillaume PINEAULT Ève CÔTÉ Simon GOUACHE France D\u2019AMOUR Émile BILODEAU Jérémy DEMAY Guy NANTEL Nouveau spectacle Petite nature MAR.19 juillet au SAM.23 juillet MAR.26 juillet au SAM.30 juillet MAR.2 août au SAM.6 août DIM.24 juillet DIM.31 juillet MAR.16 août au SAM.20 août MAR.23 août au SAM.27 août 0101073 SAMEDI 16 JUILLET 2022 laTribune M10 TÉLÉ CLAUDIA BLAIS-THOMPSON Le Droit GATINEAU \u2014 Laurence Deschênes incarne Léa Olivier depuis trois ans.Nous l\u2019avons rencontrée dans une maison d\u2019Ottawa où la grande majorité des scènes sont tournées.La comédienne de 20 ans venait de terminer une scène de la troisième saison dans laquelle de la sauce tomate était impliquée.Impossible toutefois de savoir de quoi cette scène retourne réellement.Ce que Laurence pouvait confirmer par contre, c\u2019est que la vie de Léa est toujours aussi compliquée.«  Et je pense que ça le restera toujours  », lance Laurence Deschênes en entrevue avec Le Droit.L\u2019histoire reprend là où on a laissé Léa, à la fin du camp de vacances.C\u2019est aussi la fin des vacances d\u2019été et le début de la dernière année du secondaire.Entre les amitiés et les amours, la fidélité et le divorce, les questions existentielles sont toujours aussi nombreuses pour Léa et ses amis.«  C\u2019est la peine d\u2019amour de Léa et la montée d\u2019Olivier qui a peut-être un œil sur Léa, mais il y a Maude qui est toujours dans les parages parce qu\u2019elle n\u2019est pas prête à lâcher le morceau », raconte Rachel Cardillo, l\u2019autrice qui a adapté les aventures littéraires de l\u2019héroïne imaginée par Catherine Girard-Audet.« Il y a une rivalité, un trio qui va s\u2019installer.C\u2019est compliqué. » Beaucoup de bouleversements se produisent aussi à Sainte- Marie, notamment pour Mari- lou, qui apprend que ses parents divorcent.« Avec sa conception de l\u2019amour, ça va ébranler beaucoup de choses, poursuit Rachel Cardillo.On aura plus accès à sa famille. » Les nombreux thèmes traités dans cette série par l\u2019autrice principale sont souvent près de « la vie compliquée de Rachel », affirme-t-elle.Parmi les sujets abordés, le décrochage scolaire, le premier boulot et le choix de carrière.Pour l\u2019actrice principale, cette dernière question, objet central de la troisième saison, peut s\u2019avérer angoissante.«  Je me souviens que c\u2019était une question angoisse pour moi quand j\u2019étais jeune.Dans ma tête, je voulais être comédienne et on m\u2019a toujours demandé quelle allait être ma vraie job .C\u2019est stressant d\u2019aller se caser dans un métier. » REINE DU DRAME Et tous ces thèmes de la série télévisée sont exportés dans plusieurs pays francophones, dont la France, la Belgique, le Luxembourg et la Suisse.Pour le réalisateur des trois saisons de Léa Olivier, Martin Cadotte, le voyage des valeurs de l\u2019équipe derrière la série est «  juste du plaisir ».« La relation de Léa et son père est un sujet qui me touche.Souvent, c\u2019est les mères qui sont associées aux filles et je voulais donner l\u2019exemple que j\u2019ai avec ma fille, où on peut parler et où je peux l\u2019aider.Rachel l\u2019avait placé au scénario et on l\u2019a poussé plus loin. »  Personnalité très près du personnage qu\u2019elle incarne depuis q u \u2019e l l e a 1 7 a n s, L a u r e n c e Deschênes décrit Léa comme une personne pétillante et drama queen.Dès le début, la description du rôle lui disait que « ça allait être facile » à incarner.« La seule difficulté, c\u2019est qu\u2019elle est plus jeune.Parfois, il faut jouer les réactions un peu plus gros. »  Martin Cadotte se souvient d\u2019ailleurs de la première fois où il a rencontré les comédiens alors âgés de 15 ou 16 ans.« De les voir grandir, ça m\u2019émeut beaucoup.Ils sont bons et ils sont toujours préparés, autant dans la vie personnelle qu\u2019au travail. » TOURNER MONTRÉAL À OTTAWA Sur les 30 jours de tournage de cette coproduction d\u2019Encore Télévision et de la boîte fran- co-ontarienne Slalom, 29 ont eu lieu dans la région.Le tournage de la série s\u2019est d\u2019ailleurs terminé quelques jours plus tard à Limoges, dans l\u2019Est ontarien, à un centre équestre, précise Martin Cadotte.Alors que l\u2019histoire de Léa Olivier se déroule à Montréal, il serait relativement facile de représenter Montréal dans la capitale fédérale, croit-il.« Les gens n\u2019y voient que du feu.On arrive à truquer tout ça avec des plans de drone qu\u2019on prend à Montréal et qu\u2019on met sur les plans où on marche à Ottawa. » Mais l\u2019œil aguerri saura sûrement reconnaître les bornes-fontaines jaunes d\u2019Ottawa qui ont réussi à se faufiler au montage lors des premières saisons.Les couleurs des autobus du transporteur OC Transpo peuvent quant à elles difficilement passer inaperçues, souligne Martin Cadotte.D\u2019autres lieux, comme La Ronde dans la deuxième saison et le Bio- dôme de Montréal cette fois-ci, ne peuvent être truqués.En tournant dans plusieurs lieux, un « rythme visuel » se crée.« Pour moi, c\u2019est important de ne pas rester trop longtemps dans de longues scènes, indique Martin Cadotte.On se promène beaucoup et c\u2019est payant à l\u2019écran. » La troisième saison de La vie compliquée de Léa Olivier sera offerte sur Club Illico en 2023.LA VIE DE LÉA OLIVIER : TOUJOURS AUSSI COMPLIQUÉE Rachel Cardillo, l\u2019autrice principale qui a adapté les aventures littéraires de l\u2019héroïne imaginée par Catherine Girard-Audet.\u2014 LE DROIT, SIMON SÉGUIN-BERTRAND Le réalisateur des trois saisons de Léa Olivier, Martin Cadotte.\u2014 LE DROIT, SIMON SÉGUIN-BERTRAND Laurence Deschênes incarne Léa Olivier depuis trois ans.\u2014 PHOTO LE DROIT, SIMON SÉGUIN-BERTRAND laTribune SAMEDI 16 JUILLET 2022 M11 LIVRES GABRIELLE SIMARD Le Quotidien SAGUENAY \u2014 Écrire un livre par année, c\u2019est le rythme que s\u2019est donné Nathalie Laroche depuis le début de sa retraite.Celle qui sortait son premier roman nommé Marguerite, la p\u2019tite fleur de l\u2019Ouiatchouan en 2021 lance en 2022 la suite de l\u2019histoire qui prend racine dans le village de Val-Jalbert.Une rose pour Marguerite s\u2019éloigne de la route que l\u2019écrivaine avait initialement tracée pour son personnage principal.Les rebondissements ne se comptent même plus sur les doigts de la main tant il y en a.Le tome 2 dessine un portrait historique et fictif rempli de surprises.L\u2019auteure ne s\u2019attendait pas à ce que l\u2019histoire imaginée au départ prenne une tout autre tournure.« Tout reste très réaliste, mais il y a clairement des événements qui étonnent », raconte Nathalie Laroche.La suite du livre commence tout de suite après la fin du tome 1.Cette idée de reprendre là où tout s\u2019est terminé donnait une marge de manœuvre intéressante à celle qui a tracé une route sombre pour Marguerite.Les valeurs de son personnage principal répondent à un mouvement féministe d\u2019avant-garde.En discutant ave c Nathalie Laroche, on comprend qu\u2019il se cache un peu d\u2019elle dans la jeune fille.D\u2019ailleurs, les différents événements historiques qui ont ponctué les années 1920 rappellent l\u2019actualité d\u2019aujourd\u2019hui.Les grands thèmes comme la guerre, la pandémie et même l\u2019avortement y sont abordés comme des enjeux sociaux importants de cette époque.« C\u2019est un peu comme si l\u2019histoire se reproduisait de nos jours.Il y a une impression de retrouver l\u2019époque moderne.C\u2019est comme si le temps s\u2019était arrêté », commente Nathalie Laroche.DE LA GUERRE À LA GRIPPE Ce deuxième livre retrace l\u2019historique du village de Val-Jalbert.Les pages font voyager les lecteurs de l\u2019année 1918 à l\u2019année 1923.La famille fictive imaginée par l\u2019écri- vaine ainsi que ses recherches documentaires permettent de raconter ce qu\u2019ont vécu les habitants de ce coin qu\u2019on nomme aujourd\u2019hui le village fantôme, de sa fermeture jusqu\u2019à la vie à Roberval, en passant par la Première Guerre mondiale et la grippe espagnole.Nathalie Laroche est heureuse de voir que ses livres intéressent un public varié et pas seulement sa garde rapprochée.Malgré le fait qu\u2019elle soit dyslexique, la Roberva- loise d\u2019origine écrit avec beaucoup de plaisir.« Mon éditeur m\u2019aide à rattacher mes propos et, comme il a une force pour utiliser les mots d\u2019époque, ça donne une écriture beaucoup plus réaliste, tout en restant facile à comprendre. » « Je pense écrire mon troisième livre l\u2019hiver prochain.Je prévois le terminer à la fin  2023 ou au début 2024 », ajoute-t-elle.UNE ROSE POUR MARGUERITE Faire revivre Val-Jalbert Nathalie Laroche souhaite écrire un livre par année.\u2014 PHOTO LOG N ÉDITIONS NATHALIE LAROCHE UNE ROSE POUR MARGUERITE ROMAN Log N Éditions 234 pages 0098175 SAMEDI 16 JUILLET 2022 laTribune M12 CINÉMA GENEVIÈVE BOUCHARD Le Soleil QUÉBEC \u2014 Homme discret, voire « plate », habité de certaines valeurs conventionnelles, Gérald Gallant a assassiné 28 hommes (en plus de commettre 12 tentatives de meurtre) dans son parcours criminel, réussissant à échapper aux autorités pendant plus de deux décennies.De quoi fasciner l\u2019acteur et réalisateur Luc Picard, qui s\u2019inspire de son histoire dans le film Confessions, attendu au cinéma le 20 juillet.Maltraité par sa mère (interprétée de cruelle manière par Catherine De Léan et Louise Portal), malmené à l\u2019école à cause de troubles d\u2019apprentissage et d\u2019un bégaiement qui le suivra jusqu\u2019à l\u2019âge adulte, Gérald Gallant a commencé sa carrière criminelle jeune, d\u2019abord comme cambrioleur.Doué pour assassiner des gens d\u2019une manière professionnelle, «  la tête au-dessus du cœur », il fera des dégâts comme tueur à gages pendant la guerre des motards qui a fait la manchette au Québec dans les années 1990.Des assassinats perpétrés dans des lieux publics, devant témoins.Pourtant, Gallant s\u2019en tirait.Peut- être parce qu\u2019il ne faisait pas de bruit (sauf celui de ses armes à feu), qu\u2019il avait l\u2019air de rien.«  Ça fait longtemps qu\u2019il me fascine, confie Luc Picard.Il a commis un meurtre dans le restaurant de quelqu\u2019un que je connais.Cette combinaison de tueur à gages et de petit monsieur qu\u2019on ne remarque pas m\u2019intéressait. » CONFESSIONS LUC PICARD ETL\u2019HOMME INVISIBLE Luc Picard, acteur principal et réalisateur de Confessions, un film inspiré de la vie du tueur à gages Gérald Gallant.Il est en compagnie de David La Haye, qui incarne le personnage de Dolly dans ce long métrage dont la sortie est annoncée pour le 20 juillet.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET Sandrine Bisson incarne la maîtresse de Gérard Gallant.\u2014 PHOTO LES FILMS OPALE laTribune SAMEDI 16 JUILLET 2022 M13 CINÉMA BONNIE AND CLYDE Sandrine Bisson interprète, avec toute la fougue qu\u2019on lui connaît, la maîtresse de Gérald Gallant dans Confessions.Un rôle que l\u2019actrice incarne avec respect et beau­ coup de caractère.«Je ne veux pas encenser Gallant.Loin de là.J\u2019ai fait d\u2019elle, j\u2019espère, une fille intri­ guée, amoureuse.» Une Bonnie, comme dans Bonnie and Clyde, un thème récurrent dans le film.À la vie, à la mort, en som­ me.Ou jusqu\u2019à ce quel qu\u2019un vous trahisse\u2026 GENE VIÈVE BOUCHARD Il se déguise en femme pour aller buter un gars dans un resto de poutines.Et il aura tant d\u2019occasions d\u2019émouvoir, de surprendre.Dans Confessions , David La Haye interprète le complice de Gérald Galant.Un mélange entre la fiction et la réalité.« Mon personnage est un amalgame de plusieurs criminels qui tournaient autour de lui », explique l\u2019acteur.David La Haye campe donc Dolly (de son surnom), un t r u a n d h o m o s e xu e l q u i tranche un peu dans le décor de motards où il évolue, sans être membre en règle.Mais il est fidèle et il livre quand il le faut.Ou il exécute, plutôt.« J\u2019ai été très touché par ce personnage-là, confie David La Haye.Il a grandi dans les années 1970.Il devait aimer Dalida.Il n\u2019a pas dû être l\u2019enfant le plus accepté dans sa classe.Il est un survivant.Et c\u2019est la même chose pour Gallant.Ils veulent s\u2019en sortir.Ce sont des gens qui veulent trouver leur place au soleil. » GENEVIÈVE BOUCHARD L\u2019AMALGAME DU COMPLICE INTÉRESSER À UN GARS PLATE On songe effectivement à un homme invisible en visionnant ce film basé sur le livre Gallant : confessions d\u2019un tueur à gages, signé par les journalistes Éric Thibault et Félix Séguin du Bureau d\u2019enquête du Journal de Montréal.« Il y a eu plein de portraits-robots et ils n\u2019ont rien de particulier », résume Luc Picard, qui, nourri par des heures d\u2019interrogatoires policiers du véritable Gallant, a trouvé dans ce personnage du « bonbon » pour l\u2019acteur et le réalisateur en lui.« Tu ne veux pas l\u2019idéaliser, tu veux jouer la vraie affaire.L\u2019autre défi, c\u2019est que, par définition, c\u2019est un gars plate.Comment est-ce que je peux alors vous intéresser pendant deux heures à un gars plate?Dieu merci, il est entouré de personnages super colorés. » Notamment une femme pour préserver les apparences, mais qui en a dedans aussi (Éveline Gélinas), et une maîtresse qui va se prendre au jeu à la Bonnie and Clyde et qui ne soufflera pas mot quand ça va se corser (Sandrine Bisson).Et surtout un complice, Dolly (David La Haye), aussi habile que Gallant sur la gâchette.Et aussi historiquement ostracisé, mais d\u2019une autre manière.Le voilà tueur homosexuel à la solde de motards souvent rustres.Il livre la marchandise, mais il a la mèche courte.« Je trouve que ce milieu criminel là, on ne l\u2019a pas vu tant que ça au cinéma québécois, explique Luc Picard.On a souvent vu des mafieux italiens.Là, on est dans une espèce de petite misère.C\u2019est presque un film de pauvres, en fait.Ils n\u2019ont jamais d\u2019argent.Ça m\u2019a beaucoup interpelé. » DANIEL « MORRICONE » BÉLANGER Et il y a tout ce contexte, qui nous revient en tête en visionnant le film, pas si lourd pour autant, cela étant dit, grâce notamment à la musique moriconienne de Daniel Bélanger.Mais cette rivalité sanglante entre groupes criminalisés a fait des dommages collatéraux.Luc Picard le savait et l\u2019a entendu de nouveau en ciblant ses lieux de tournage.« Il y a un meurtre dans le film qui a eu lieu dans un restaurant Ashton dans la vraie vie, dit-il.On voulait voir si on pouvait tourner dans le même lieu.Le propriétaire a dit que ça avait été un événement trop traumatisant, que des employés ont dû faire des thérapies. » Le film s\u2019ouvre d\u2019ailleurs sur le visage de témoins d\u2019un contrat tout juste exécuté par Gallant.C\u2019est loin d\u2019être la joie.Confessions nous arr ive au moment où le très médiatisé Maurice « Mom » Boucher (bien sûr représenté dans le film), qui présidait les Hells Angels au Québec pendant la guerre des motards, vient de mourir en prison.Coïncidence.Le film devait sortir en 2020 et a été reporté à cause de la pandémie.Tout un hasard, quand même.Confessions est présenté au cinéma dès le 20 juillet.0099075 theatrelesbatisseurs.com Studio-théâtre Paul Hébert Thetford Mines J U I N A O Û T 24 2 0 2 2 27 au Une comédie de Jacques Diamant Collaboration au scénario André Robitaille Les mercredis, vendredis et samedis I 20h00 418.338.1255 Information et Réservations 5$ DE RABAIS Valide pour UNE personne du 13 juillet au 27 août 2022.Sur présentation de ce coupon OU en ligne avec le code de promotion: TBMLT2022 Sur le tarif d'admission générale.Certaines conditions s'appliquent. SAMEDI 16 JUILLET 2022 laTribune M14 CINÉMA GENEVIÈVE BOUCHARD Le Soleil QUÉBEC \u2014 Une urgence climatique anxiogène devient le moteur d\u2019enfants souhaitant prendre leur avenir en main dans La croisade, dernier scénario signé par Jean- Claude Carrière avant son décès l\u2019an dernier.Louis Garrel porte à l\u2019écran cette comédie pétillante, ancrée dans un sujet brûlant d\u2019actualité.Les adultes n\u2019ont pas nécessairement le beau rôle dans ce film qui semble avoir été inspiré par la jeune activiste suédoise Greta Thunberg.Au bout du Zoom, Louis Garrel nous détrompe : Jean- Claude Carrière avait le projet dans ses cartons avant la très médiatisée grève de l\u2019école pour le climat lancée par la militante, qui a rallié des étudiants aux quatre coins du monde.« Il était très fier.Il n\u2019avait jamais entendu parler de ça.Il n\u2019avait jamais vu Greta Thunberg avant », souligne le réalisateur, qui interprète aussi le père dans cette histoire de famille chamboulée par les plans du jeune Joseph (Joseph Engel).Abel et Marianne (Garrel et Lae- titia Casta) se rendent compte un beau jour que des objets de valeur ont disparu de leur domicile.Ici une robe griffée, là des bouteilles de vin, etc.C\u2019est la faute de leur fiston de 13 ans, qui les a vendus afin de financer un grand projet visant à sauver la planète.Il n\u2019est pas seul : la mobilisation est internationale, mais tenue secrète des adultes jusqu\u2019ici.« Le film, je l\u2019ai fait presque pour les enfants, explique Louis Garrel.Pour que les jeunes qui ont 12, 13, 14 ou 15 ans aient la jouissance de voir une organisation mondiale d\u2019enfants qui auraient piqué aux parents pour se faire une petite caisse financière et qui peuvent faire des trucs de fou. » PAS MORALISATEUR L\u2019heure est grave dans La croisade.Mais le film ne se prétend pas moralisateur.« Il faudrait vraiment être con pour le contredire, ce fait climatique.Mais comment faire un film sans que ce soit trop didactique?On s\u2019est dit avec Jean-Claude qu\u2019il fallait vraiment que le film soit une comédie et, en plus, que mon personnage soit le plus réactionnaire de tous\u2026 » \u2014 Jean-Claude Carrière « Il faudrait vraiment être con pour le contredire, ce fait climatique.Mais comment faire un film sans que ce soit trop didactique?On s\u2019est dit avec Jean-Claude qu\u2019il fallait vraiment que le film soit une comédie et, en plus, que mon personnage soit le plus réactionnaire de tous\u2026 » On montre ici du doigt une propension à la surconsommation : il faut un bon moment aux parents pour se rendre compte que leurs possessions de luxe disparaissent.On cible aussi une certaine apathie des générations plus âgées, qui ont soit le sentiment de déjà contribuer, soit que leur contribution ne pèse pas lourd dans la balance.« On se sent tous impuissants, obser ve Louis Garrel .On se demande quoi faire.Je vais trier mes poubelles.On fait des efforts à l\u2019échelle d\u2019un quartier.Et si un grand pays à côté ne fait rien, on se dit que tout est foutu.Mais la conscience collective fait des avancées énormes. » À l\u2019instar de Greta Thunberg, les jeunes du film La croisade sentent bien que « notre maison est en feu ».Mais dans l\u2019action et dans des projets qui semblent radicalement farfelus \u2014 on songe à cette loterie qui pourrait régler le problème de surpopulation mondiale.\u2014, c\u2019est quand même l\u2019optimisme qui prime dans le film de Louis Garrel.« Même si le risque, la peur et les enjeux sont très forts, il faut quand même continuer à être humaniste », croit l\u2019acteur et réalisateur.« Avec le rire, c\u2019était une manière de ne pas faire ton sur ton, ajoute- t-il.Si, avec un problème aussi angoissant, on fait un film angoissant, j\u2019ai l\u2019impression que ça fait ton sur ton.Mais si avec un problème qui fait autant peur, on arrive à être léger, je pense que les gens vont avoir plus envie de regarder le film. » FUTUR CÉSAR La croisade est notamment porté par le jeune acteur Joseph Engel, qu\u2019on verra avant longtemps aux côtés de Sara Montpetit dans Falcon Lake, le premier film de Charlotte Le Bon, présenté au Festival de Cannes le printemps dernier.Louis Garrel l\u2019avait déjà dirigé dans L\u2019homme fidèle en 2018.« Je l\u2019ai rencontré quand il avait 6 ans.Il ne voulait pas être acteur.Ce n\u2019est pas lui qui me l\u2019a demandé », raconte le réalisateur, qui voit grand pour son jeune collaborateur : « Je l\u2019ai vu à Cannes et je lui ai dit de ne pas m\u2019oublier quand il aura un César. » LOUIS GARREL LE POUVOIR AUX ENFANTS Le réalisateur Louis Garrel aborde l\u2019urgence climatique dans la comédie La croisade.\u2014 PHOTO AFP, STEFANO RELLANDINI Abel (Louis Garrel) et Marianne (Laetitia Casta) mettront un certain temps avant de découvrir que leur fils Joseph (Joseph Engel) a volé des objets de luxe dans la maison.\u2014 PHOTO WHY NOT PRODUCTIONS laTribune SAMEDI 16 JUILLET 2022 M15 CINÉMA MARC-ANDRÉ LUSSIER La Presse CRITIQUE MONTRÉAL \u2014 L\u2019adaptation cinématographique du roman à succès de Delia Owens, publié en 2019, ressemble en tous points à une adaptation d\u2019un roman de Nicholas Sparks : même atmosphère hyper-roman- tique, même approche classique du récit, même traitement chatoyant sur le plan visuel.Certains y verront sans doute des qualités (on est au cinéma, après tout), d\u2019autres auront du mal à souscrire à cette histoire dessinée à trop gros traits.Parfois drame judiciaire, souvent bluette, Là où chantent les écrevisses (Where the Crawdads Sing) repose d\u2019abord sur un procès au cours duquel Kya (Daisy Edgar-Jones) est accusée du meurtre d\u2019un ancien amoureux.Le récit relate ainsi la vie particulière d\u2019une jeune femme ayant d\u2019abord dû survivre au sein d\u2019un milieu hostile pendant son enfance (père violent, mère disparue à jamais, famille disloquée) pour ensuite apprendre à vivre seule dans une maison délabrée au bord d\u2019un marais, loin de tout.TÉLESCOPER LES CLICHÉS La réalisatrice Olivia Newman (First Match), qui signe ici un premier long métrage pour le grand écran, mise évidemment sur l\u2019aspect dramatique de l\u2019histoire de Kya pour provoquer l\u2019émotion, mais elle insiste aussi beaucoup sur l\u2019aspect romantique de la vie sentimentale du personnage.Courtisée par deux jeunes hommes (interprétés par Taylor John Smith et Harris Dickinson), Kya est vue avec ses partenaires dans un contexte où tout se révèle parfait : l\u2019angle de la prise de vue, les ombrages, le ciel aux couleurs sublimes, les reflets des rayons de soleil qui \u2014 quel hasard! \u2014 surgissent juste au bon moment sur l\u2019eau.Et puis, à la clé, ces violons qui se font beaucoup entendre.Autrement dit, la réalisatrice emprunte un style qui rappelle une manière plus ancienne de faire du cinéma, sans même chercher à éviter les clichés, inévitables dans les circonstances.Pour amateurs seulement.LÀ OÙ CHANTENT LES ÉCREVISSES Pour amateurs seulement Kya (Daisy Edgar-Jones) est courtisée par deux jeunes hommes, dont l\u2019un est interprété par Taylor John Smith.\u2014 PHOTO COLUMBIA PICTURES Au générique Cote : ?½ Titre : Là où chantent les écrevisses (v.f.de Where the Crawdads Sing) Genre : Drame Réalisateur : Olivia Newman Acteurs : Daisy Edgar-Jones, Taylor John Smith et Harris Dickinson Durée : 2 h 5 DANIELLE BONNEAU La Presse CRITIQUE MONTRÉAL \u2014 L\u2019industrie de l\u2019animation est en ébullition.Alors que Minions : il était une fois Gru et Lightyear sont toujours en bonne position dans les palmarès, voilà que se pointe, sans tambour ni trompette, Fureur sur pattes : la légende de Hank (Paws of Fury : The Legend of Hank), une comédie porteuse d\u2019un message d\u2019inclusion et d\u2019ouverture aux autres.Le long métrage d\u2019animation portait initialement le nom de Blazing Samourai, puisqu\u2019il s\u2019inspire de la comédie Blazing Saddles (Le shérif est en prison), réalisée en 1974 par Mel Brooks et devenue un classique.La parodie de western ne passerait pas la rampe aujourd\u2019hui avec son humour outrageux.Mais la trame narrative fournit un cadre intéressant pour un film d\u2019animation.Les amateurs de Blazing Saddles (ils sont légion) reconnaîtront certaines scènes emblématiques du film qui, en changeant de contexte, sont tout à fait appropriées dans un film familial.La scène où les plats de fèves au lard ingurgités donnent lieu à un festival de pets en est une.L\u2019arrivée du nouveau samouraï, attendu impatiemment par la population composée uniquement de chats qui déchantent en découvrant que leur prétendu sauveur est un chien, en est une autre.EN PARTIE AU QUÉBEC Il n\u2019est nullement nécessaire de connaître la version originale pour apprécier le film d\u2019animation, réalisé par Rob Minkoff et Mark Koetsier.Ici, un dirigeant sans vergogne, le chat Ika Chu, souhaite faire fuir les résidents d\u2019un village afin de s\u2019approprier leur territoire à des fins personnelles.Son plan machiavélique échoue lorsque son émissaire, le chien Hank, prend son rôle de samouraï au sérieux et se fait des alliés.Il gagne notamment l\u2019appui du samouraï désillusionné Jimbo, qui le prend sous son aile.L\u2019animation par ordinateur, riche en gags visuels, a été réalisée en partie au Québec par le studio Cinesite Montréal, en collaboration avec Aniventure.Les parents apprécieront la couche d\u2019humour supplémentaire, qui fait directement allusion aux conventions régissant les films d\u2019animation d\u2019arts martiaux.Sous un vernis comique, les créateurs mettent de l\u2019avant des valeurs comme la persévérance, le courage et l\u2019acceptation de l\u2019autre.Les chats adoptent ainsi certains comportements propres aux chiens pour s\u2019en sortir.Il y a aussi une note sous-jacente de féminisme.Le film d\u2019animation pourrait avoir une suite, a annoncé Jimbo à la fin du générique.Cela aussi s\u2019inscrit dans la façon usuelle de faire les choses.FUREUR SUR PATTES Inclusion sous un vernis comique Fureur sur pattes : la légende de Hank portait initialement le nom de Blazing Samourai, puisqu\u2019il s\u2019inspire de la comédie Blazing Saddles (Le shérif est en prison), réalisée en 1974 par Mel Brooks.Mais il n\u2019est nullement nécessaire de connaître la version originale pour apprécier le film d\u2019animation, \u2014 PHOTO PARAMOUNT PICTURES Au générique Cote : ?Titre : Fureur sur pattes : la légende de Hank Genre : Animation Réalisateurs : Rob Minkoff et Mark Koetsier Durée : 1 h 37 SAMEDI 16 JUILLET 2022 laTribune M16 «L e canot-cam- ping, c\u2019est la vie! » Ou était-ce le canot, c\u2019est la vie?Chose certaine, j\u2019ai entendu cette phrase plusieurs fois au cours d\u2019une expédition dans la réserve faunique de La Véren- drye, en Outaouais.Moi qui ai encore des croûtes à manger pour pagayer, citadine amoureuse de plein air, mais qui sort la tente de façon exceptionnelle, j\u2019ai envie de croire notre guide, Éric Laforest, sur parole.Cet enseignant en éducation physique n\u2019a pas assez d\u2019emmener ses élèves en plein air pendant l\u2019année scolaire, il guide des groupes pendant la saison estivale.Cette fois, il accompagne notre bande de journalistes aux côtés de Jeff Thuot, un expert du canot, et de Martin Lavoie, un employé de la Sépaq.Lundi matin, la journée s\u2019annonce magnifique.On s\u2019attend pourtant à de fortes pluies dès le lendemain.On ne peut pas prévoir un tel déluge avec un ciel si parfait, blague-t-on durant le trajet d\u2019environ quatre heures au départ de Montréal.Oh, mais que si.Le lac Jean-Péré s\u2019étire droit devant nous, avec la promesse de nous faire quitter momentanément le tourbillon du quotidien.Initialement, nous projetons de réaliser le circuit Antostagan (36 km) et de dormir à deux endroits pendant le séjour.Mais d\u2019abord, il faut déposer notre matériel dans un baril de 60 litres et un sac étanche.Voyager léger est un art que je ne maîtrise pas tout à fait encore.Je réussis néanmoins à apporter le nécessaire pour ces deux nuitées au loin.Ce même baril servira aussi à mettre collations et dentifrice pendant la nuit afin d\u2019éviter d\u2019attirer les animaux, dont les ours.Jeff Thuot nous livre quelques informations sur la réserve faunique de La Vérendrye, dont une partie se trouve en Abitibi-Témiscamingue.Notre trajet prévoit deux RETOUR AUX SOURCES EN CANOT-CAMPING ISABELLE PION CHRONIQUE isabelle.pion@latribune.qc.ca SORTIE PRENDRE L\u2019AIR Éric Laforest, l\u2019un de nos guides, est éducateur physique.et accompagne des groupes comme le nôtre pendant la saison estivale.\u2014 PHOTO LA PRESSE, PHILIPPE BOIVIN Nous arrivons en fin d\u2019après-midi à notre premier site de campement, avec l\u2019agréable impression que nous sommes (presque) seuls au monde.La quiétude s\u2019installe avec le rythme lent de la nature.\u2014 PHOTO LA PRESSE, PHILIPPE BOIVIN laTribune SAMEDI 16 JUILLET 2022 M17 PLEIN AIR RETOUR AUX SOURCES EN CANOT-CAMPING La réserve faunique de La Vérendrye est un vaste territoire de près de 13 000 km carrés comptant plus de 4000 plans d\u2019eau.L\u2019accueil du canot-camping, Le Domaine, est situé à environ une heure de Mont-Laurier, à Lac-Pythonga.Il est toujours préférable de réserver son circuit de canot-camping à l\u2019avance pour éviter un débordement sur certains circuits plus populaires.La réserve compte plusieurs points de sortie, utiles pour façonner son itinéraire, selon les conditions de vent ou la fatigue.« Ici, ce qui est génial, c\u2019est que tout s\u2019intercon- necte.On peut partir pendant des mois.C\u2019est la grande beauté de toute la réserve », explique Jeff Thuot.Les canoteurs peuvent aussi louer l\u2019équipement nécessaire.On trouve des parcours pour tous les niveaux, de débutant à avancé.On n\u2019offre cependant pas d\u2019expédition guidée pour le moment.Un service de navette est disponible sur réservation pour le canot-camping.L\u2019IMPORTANCE DU SANS TRACE Une simple canne de conserve abandonnée autour d\u2019un feu peut se transformer en blessures multiples pour des animaux, nous sensibilise Jeff, qui nous montre une canne ouverte laissée derrière et dont le couvercle n\u2019a pas été arraché.Un renard (ou tout autre animal) aura le réflexe d\u2019aller sentir et de s\u2019y mettre le nez à votre départ, explique celui qui a déjà trouvé un renard blessé par un tel déchet.Comme quoi un petit geste banal peut s\u2019avérer lourd de conséquences.ISABELLE PION BON À SAVOIR portages ; l\u2019un de 215 mètres nous permettant d\u2019accéder au lac Choisel et l\u2019autre de 385 mètres\u2026 où certains collègues arriveront encore à capter un peu de signal.Au fil de l\u2019eau, certains d\u2019entre nous n\u2019auront pas le choix de se mouiller les pieds pour passer par-dessus un barrage de castor.Nous arrivons en fin d\u2019après-midi à notre premier site de campement, avec l\u2019agréable impression que nous sommes (presque) seuls au monde.La quiétude s\u2019installe avec le rythme lent de la nature.Ici, pas de bloc sanitaire ni même de toilette sèche : c\u2019est un baril planté dans la terre qui fait office de toilette.On nous propose de coucher la pagaie sur le sentier afin d\u2019indiquer que quelqu\u2019un y est déjà.Après un repas cuisiné par de grands chefs, nous retournons dans la baie profiter des dernières lueurs du jour et des huards qui glissent sur l\u2019eau\u2026 ce genre de moments qui rappellent pourquoi nous sommes là.Seul le rire de ma collègue vient troubler le silence ; je m\u2019esclaffe sans savoir pourquoi elle rit.Plus tard, alors que nous nous apprêtons à fermer l\u2019œil pour la nuit, ce sont les huards qui nous offrent leur concert.JOUR 2 Malgré tous nos espoirs, les prévisions ne se trompent pas.J\u2019en suis encore à défaire ma tente lorsque quelques gouttes se mettent à tomber.Nous profiterons tout de même d\u2019un avant- midi de fine pluie, nous laissant croire que ce ne sera pas si mal.Le décor a partout la même teinte, à la nuance près qu\u2019ici, un huard surgit ; là, une sarcelle fend le ciel.Les scènes défilent avec un pouvoir hypnotisant.Au dîner, nos guides font un feu pour que nous puissions nous réchauffer.Petit instant de répit avant d\u2019aller nous faire tremper davantage cette fois.N\u2019empêche : les eaux sont calmes.Jeff a tout de même revu l\u2019itinéraire à la baisse.J\u2019avoue que je ne suis pas fâchée de toucher terre, vers 14 h 30, et de pouvoir me mettre au sec.C\u2019est fou comment, dans un tel contexte, on revient aux besoins de base, philosophe un collègue, pendant que je pense exactement la même chose.Nous passerons finalement le reste de la journée regroupés sous une tente moustiquaire à jaser et à rire tandis que nos guides se démènent pour nous préparer tout un repas.Je constaterai plus tard avec bonheur que mon sac de couchage, lui, est demeuré au sec, m\u2019assurant une bonne nuit de sommeil.JOUR 3 Nos vêtements sont encore mouillés, mais le soleil, lui, est, de retour, nous permettant de terminer l\u2019excursion en beauté.La fin du périple s\u2019annonce courte ; un camion viendra nous chercher à un point de rencontre.Éric, mon partenaire de canot, parle de ses difficiles retours au quotidien lorsqu\u2019il revient d\u2019une expédition.Je comprends.C\u2019est un peu rapide, tout de même, ce retour à la civilisation\u2026 Suggestions, questions, commentaires?Écrivez-moi à isabelle.pion@latribune.qc.ca Suivez-moi sur instagram à isabelle.pion.La chroniqueuse était l\u2019invitée de la Sépaq. SAMEDI 16 JUILLET 2022 laTribune M18 SUITES DE LUXE PHILIPPE CHABOT Le Soleil SUITES DE LUXE/Le Mag vous entraîne dans une tournée des suites d\u2019hôtels les plus luxueuses de la grande région de Québec.Parce qu\u2019on est tous un peu curieux et que ça fait du bien de rêver\u2026 Dans le couloir menant aux chambres de l\u2019Hôtel-Musée Premières Nations, différentes œuvres d\u2019arts autochtones ou objets symboliques attirent notre attention alors que nous cheminons vers la chambre Wendat .À l\u2019heure actuelle, il s\u2019agit d\u2019un des deux types de chambres distinctifs de l\u2019établissement.Cependant, une suite plus «  luxueuse » est à venir en décembre 2022.Arrivés à la porte, un numéro de chambre bien spécial nous accueille.Un dessin des gens de la nation représentant leur famille a été reproduit sur le cuir afin d\u2019être immortalisé.Un geste touchant qui nous invite à la découverte de cette oasis douillette, remplie d\u2019histoire et de culture, qui se cache de l\u2019autre côté de la porte.Notre guide pour la visite, Danisse Neashit, la déléguée commerciale et des communications de l\u2019hôtel, ouvre la voie et attire notre attention sur la peau de castor posée sur le très grand lit.Cette pièce de décoration a été fabriquée à la main par une femme de la nation qui prend un malin plaisir à les confectionner.La peau de castor repose sur un jeté de La Baie d\u2019Hudson.« C\u2019est un clin d\u2019œil pour rappeler l\u2019historique commercial entre les Premières Nations et la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson, notamment la traite de fourrures », explique-t-elle.Sur le mur adjacent trône une peau de castor qui évoque les méthodes traditionnelles de séchage des peaux.Celle-ci est également une œuvre d\u2019art avec ses nombreux ajouts décoratifs qui font de l\u2019objet une pièce unique.Attention! Mme Neashit avertit que ce n\u2019est pas un capteur de rêve, car celui- ci provient de l\u2019Ouest canadien.Toutefois, deux chambres dans l\u2019hôtel ont des capteurs de rêves, car l\u2019établissement souhaite représenter l\u2019ensemble des cultures des Premières Nations.D\u2019ailleurs, l\u2019authenticité de la culture autochtone est une priorité pour l\u2019hôtel.« Le design des chambres est toujours supervisé par des gens de la nation afin qu\u2019il respecte et représente la culture.Autrement dit, on soumet nos idées aux architectes et designers et si quelque chose n\u2019est pas authentique\u2026 on révise », affirme Danisse Neashit.Elle croit que cette attention aux détails a certainement penché dans la balance pour les visiteurs qui ont laissé des avis favorables à l\u2019hôtel, leur permettant ainsi de figurer dans le top 1 % des hôtels du monde entier selon Traveller\u2019s Choice.HÔTEL-MUSÉE PREMIÈRES NATIONS Une fenêtre sur la culture autochtone 3 4 laTribune SAMEDI 16 JUILLET 2022 M19 SUITES DE LUXE HÔTEL-MUSÉE PREMIÈRES NATIONS Une fenêtre sur la culture autochtone L\u2019Hôtel-Musée Premières Nations passera au niveau supérieur en décembre 2022.Celui-ci va faire d\u2019une pierre deux coups, agrandir et rénover, pour la somme d\u2019environ 10 millions $.« On va être dans la modernité sans oublier notre culture.C\u2019est notre volonté de demeurer authentique », lance d\u2019entrée de jeu Danisse Neashit.Une nouvelle aile, présentement en construction, prendra forme avec 24 nouvelles unités, dont « la seule et unique » suite.Contrairement aux autres chambres, celles-ci auront soit une vue sur la rivière ou bien sur la forêt à l\u2019arrière.Cet agrandissement empiète toutefois sur le spa, qui a dû être retiré.Le hall principal sera aussi agrandi, l\u2019occasion idéale pour lui refaire une beauté.Le lobby sera réaménagé pour y intégrer un lounge avec un bar autour du feu.Au rez-de-jardin, le restaurant La Traite sera également mis au goût du jour.Les tapis seront remplacés par un plancher de bois franc « qui rappelle le côté naturel de la place ».Dans un nouveau cellier vitré, les vins autochtones seront mis en valeur.Il y aura également quelques places assises supplémentaires, mais pas trop, le restaurant a « une ambiance à conserver ».Les rénovations et l\u2019agrandissement ont été conçus par Camdi Design.PHILIPPE CHABOT RÉNOVER POUR AGRANDIR Un bar sera également ajouté pour agrémenter le lounge.\u2014 MAQUETTE CAMDI DESIGN La chambre offre également une vue sur la forêt qui borde la rivière Akiawenrahk, plus connue sous le nom de la rivière Saint-Charles.Les portes-fenêtres laissent entrer la lumière naturelle et permettent aux visiteurs d\u2019avoir une vue sur la nature environnante.À noter que toutes les chambres font face à la forêt, afin que personne ne se réveille avec le stationnement comme toile de fond.QUI DORT ICI?Durant la semaine, l\u2019Hôtel-Musée Premières Nations est fort occupé par les travailleurs.La fin de semaine, ceux-ci laissent leur place aux familles et aux touristes qui ont soif de connaissances.« Chaque personne qui repart avec plus de savoir sur notre culture est un pas de plus pour la nation autochtone », mentionne Danisse Neashit.Elle confirme que certaines célébrités y ont déjà passé la nuit.Le Mag a tenté de lui tirer les vers du nez afin de connaitre leur identité, mais le mystère plane toujours.COMBIEN ÇA COÛTE?Le prix de base pour une nuitée dans la chambre Wendat est de 1 2 219 $.Le prix augmente toutefois pendant la haute saison.À titre indicatif, lors de la fin de semaine du 30 et 31 juillet, le coût s\u2019élève à 339 $.À SAVOIR Hôtel-Musée Premières Nations 5 place de la Rencontre à Wteendake hotelpremieresnations.ca 418-847-2222 2 Le numéro de porte est en fait un dessin d\u2019une personne de la nation représentant sa famille.1 Le décor de la chambre Wendat s\u2019inscrit en continuité avec celui du lobby.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, CAROLINE GRÉGOIRE 3 La guide de notre visite, Danisse Neashit, est déléguée commerciale et des communications de l\u2019hôtel.4 Les portes-fenêtres donnent sur une forêt avec à l\u2019arrière la rivière Saint-Charles. SAMEDI 16 JUILLET 2022 laTribune M20 FLORENCE DANCAUSE La Presse MONTRÉAL \u2014 Vols retardés, bagages perdus ou abandonnés\u2026 Le chaos dans les aéroports a de quoi freiner les ardeurs des voyageurs.Pour alléger le stress et éviter l\u2019attente à destination, le bagage de cabine est un précieux allié.Voici tout ce qu\u2019il faut savoir pour voyager avec son carry-on dans les règles de l\u2019art.Air Transat conseille aux voyageurs de privilégier les bagages en cabine « compte tenu des enjeux opérationnels qui affectent présentement les fournisseurs de service de gestion des bagages en soute dans plusieurs aéroports canadiens, dont Toronto et Montréal », précise-t-on par courriel.La compagnie aérienne confirme qu\u2019elle reçoit actuellement « un nombre élevé de réclamations liées à des bagages perdus ou retardés ».« Si les voyageurs peuvent partir avec seulement un petit sac avec eux, c\u2019est l\u2019idéal », confirme Nathalie Lahaie, copropriétaire de l\u2019agence Voyages Arc-en-ciel.Elle s\u2019estime chanceuse de n\u2019avoir eu qu\u2019un cas de bagage retardé dans les dernières semaines.Se disant peu alarmé par la situation puisqu\u2019aucun de ses clients n\u2019a subi de problèmes, le directeur général de Voyages Constellation, Moscou Côté, signale que la recommandation d\u2019apporter seulement un bagage en cabine « a toujours été là ».TRUCS DE PRO POUR VOYAGER LÉGER Si on a le luxe de choisir le sac à apporter dans l\u2019avion, « on devrait privilégier une valise avec une coquille rigide », explique Luc Nowlan, styliste et pro du rangement de la valise.« On prend aussi une valise à quatre roulettes, avec une fermeture centrale. » Conseil ultime pour voyager léger : imaginer ses vacances et planifier des ensembles en conséquence, indique le styliste, qui suggère de prendre des vêtements aux tissus souples, qui ne se froissent pas ou presque pas.« On peut aussi suivre la règle d\u2019environ trois hauts pour un bas. » \u2014 Luc Nowlan, styliste et pro du rangement de la valise Maintenant, i l faut manier l\u2019art de tout faire rentrer dans notre bagage.«  On utilise les renfoncements de notre valise pour placer nos sous-vêtements et nos bas. » C\u2019est au tour ensuite des pantalons ou des vêtements plus longs.Pour éviter les plis disgracieux, « on les met à plat et on fait dépasser les jambes », explique Luc Nowlan.On roule nos t-shirts qu\u2019on met par-dessus et ensuite on rabat nos pantalons.« Si les voyageurs peuvent partir avec seulement un petit sac avec eux, c\u2019est l\u2019idéal. » \u2014 Nathalie Lahaie Idéalement, on aurait un côté de la valise rempli de vêtements, et un autre côté destiné aux chaussures, aux produits d\u2019hygiène et à tout autre accessoire qu\u2019on veut apporter avec soi, suggère l\u2019expert.QU\u2019EST-CE QUI EST AUTORISÉ ?Deux bagages de cabine sont autorisés par personne, indique Transports Canada sur son site web.Il suffit de vérifier auprès de votre transporteur aérien les dimensions maximales et le nombre d\u2019articles permis.Par exemple, Air Canada autorise un article standard en cabine qui ne doit pas dépasser 40 cm x 23 cm x 55 cm, y compris les roulettes et les poignées.Un article personnel est aussi permis (43 cm x 16 cm x 33 cm).Du côté d\u2019Air Transat, le bagage de cabine ne doit pas dépasser 40 cm x 23 cm x 51 cm et l\u2019article personnel doit être au maximum de 30,5 cm x 12,7 cm x 43,2 cm.Pour les deux transporteurs, il n\u2019y a pas de limite de poids ; on doit seulement être capable de soulever son bagage pour le mettre dans le coffre supérieur de l\u2019avion.Si vous optez pour la valise en cabine, votre trousse de toilette devra être revue en conséquence afin de passer au contrôle de sécurité.Savon, dentifrice, baume à lèvre, crème à raser, déodorant \u2013 tout liquide, aérosol ou gel doit être dans un contenant de 100 ml/100 g (3,4 oz) ou moins.Il suffit de se munir d\u2019un sac de plastique transparent et refermable d\u2019une capacité maximale de 1 L pour les ranger.Les médicaments ne sont pas assujettis aux restrictions de quantité.On laisse à la maison tout objet pointu \u2013 couteau ou ciseaux \u2013 avec des lames de plus de 6 cm.Les appareils électroniques portatifs (ordinateur portable, appareil photo, etc.) sont les bienvenus en vol.Quelques précautions sont néanmoins à prendre si on transporte des piles, mieux vaut s\u2019informer avant.L\u2019Administration canadienne de la sûreté du transport aérien propose sur son site web une liste complète et détaillée des articles qu\u2019on peut apporter en cabine ou non.Impossible de se passer de ses bagages en soute ?« Il faudrait avoir dans son sac en cabine au moins tout ce dont on aura besoin dans les 48 prochaines heures », indique Nathalie Lahaie.Voilà qui évitera quelques ennuis à destination ! CHAOS DANS LES AÉROPORTS LES BAGAGES DE CABINE À LA RESCOUSSE Pour alléger le stress et éviter l\u2019attente à destination, le bagage de cabine est un précieux allié.\u2014 PHOTO AFP latribune.ca @LT_LaTribune facebook/ quotidienlatribune laTribune SAMEDI 16 JUILLET 2022 M21 VOYAGES L a capitale d\u2019Oman, Mas- cate, détonne avec la démesure de Dubaï, pourtant à moins de deux heures à vol d\u2019oiseau.Étendue, elle vacille entre traditions et modernité, un heureux mélange qui permet de passer des maisons traditionnelles à l\u2019extravagance de l\u2019Opéra royal ou du palais du sultan.Déjà à l\u2019arrivée, la gentillesse des Omanais déconcerte.À l\u2019aéroport, on nous rend rapidement nos sourires et on nous offre des conseils pour notre séjour.Dans la file d\u2019attente pour tamponner les passeports, j\u2019accumule les recommandations.Oman, moins prisé des touristes que les Émirats voisins, sait bien traiter les visiteurs.Mascate se parcourt surtout en voiture.Mais il faut savoir s\u2019y retrouver entre les grandes routes qui relient les trois quartiers principaux, Ruwi, moderne, Mutrah et sa corniche, en bord de mer, et le Vieux Mascate, un enchevêtrement de rues, de vieilles maisons et de forteresses.Surtout, il faut planifier pour profiter des heures d\u2019ouverture, en matinée pour la Grande Mosquée, ou idéalement en soirée pour le souk de Mutrah.L\u2019après- midi, trop chaud, peut-être une occasion de découvrir l\u2019Opéra royal.Celui-ci peut valoir le détour pour assister à un spectacle en soirée, alors que des troupes de partout dans le monde s\u2019y produisent.Sinon, des tours guidés sont offerts pour découvrir le bâtiment de marbre blanc commandé par le sultan Qabous bin Said Al Said.On aime en premier lieu son stationnement étagé, qui permet de garer la voiture à l\u2019ombre, un détail d\u2019une grande importance dans un pays aussi ensoleillé.En attendant le début d\u2019une visite, on peut flâner dans les chics boutiques attenantes à l\u2019opéra ou même manger dans un des restaurants haut de gamme de l\u2019endroit.Les jardins entourant l\u2019édifice sont aussi magnifiques.L\u2019Opéra lui-même, commandé en 2001 et inauguré 10 ans plus tard, compte sur une collection d\u2019instruments impressionnante, dont certains, comme une guitare rappelant un visage souriant, ont une forme tout à fait unique.À l\u2019intérieur de la salle, un siège particulier est réservé pour le sultan, et le sultan seulement.Le prix d\u2019un tel édifice?« Quand c\u2019est le sultan qui paye, on ne connaît jamais le prix », se limite à répondre le guide.La construction de l\u2019Opéra a été assurée par la même entreprise qui a érigé la Grande Mosquée, un monument incontournable qui n\u2019ouvre aux visiteurs qu\u2019entre 8 h et 11 h du samedi au jeudi.Il importe d\u2019arriver plus tôt que tard, si on veut avoir le temps de flâner, et de prévoir des vêtements appropriés couvrants les bras et les jambes.Les femmes et les filles de plus de sept ans doivent se couvrir la tête.C\u2019est une fois de plus le sultan Qabous qui a commandé le bâtiment pouvant accueillir 20 000 fidèles à la fois.Il s\u2019agit, on s\u2019en doute, de la plus grande mosquée du pays.On y trouve notamment le deuxième plus grand tapis tissé à la main au monde, un tapis persan de 70 m sur 60 m couvrant la salle de prière principale.On rapporte que 600 ouvrières y ont travaillé pendant plus de deux ans.Certaines sources rapportent même qu\u2019il a fallu quatre ans de boulot.La salle de prière est par ailleurs impressionnante pour son chandelier de 14 mètres dont on prend toute la mesure en se plantant tout juste en dessous.Avec ses 600 000 cristaux et ses 1122 ampoules, il pèse la bagatelle de 8,5 tonnes.C\u2019est là qu\u2019on fait un pas de côté pour le toiser plus longuement.On ne voudrait surtout pas qu\u2019il nous tombe sur la tête.Ce fameux chandelier a été le plus gros du monde jusqu\u2019à l\u2019inauguration de la mosquée Sheikh Zayed à Abu Dhabi.Sinon, la vieille ville compte le Musée national, le palais du sultan et quelques forts.On s\u2019y attarde moins que sur la jolie corniche de Mutrah, que longent des maisons à moucharabiehs, des cloisons ajourées qui permettent une aération naturelle.Si l\u2019envie nous en dit, on peut parcourir les 4,5 km de la corniche jusqu\u2019à un grand parc où sont installés quelques manèges pour enfants.Dans la baie, on peut généralement voir une ou quelques boutres, des embarcations traditionnelles, et le yacht du sultan.Le souk, pratiquement désert en après-midi, s\u2019anime particulièrement en soirée.On n\u2019y a pas encore pris les mauvais plis de sollicitation des touristes comme dans les autres grands marchés des pays avoisinants, ce qui permet de le parcourir sans une méfiance exagérée.Après le coucher du soleil, les terrasses de la corniche deviennent très populaires.Mieux vaut réserver une table si on pense s\u2019y poser, sans quoi on risque de se buter à des établissements pleins à craquer.Les touristes rencontrés avaient particulièrement un faible pour Bait al-Luban, un restaurant au décor traditionnel servant des plats omanais près du marché de poissons.Parce qu\u2019il faut savoir s\u2019émerveiller, on craque non seulement pour la cuisine et l\u2019ambiance, mais aussi pour l\u2019eau aromatisée à l\u2019encens et le café traditionnel offerts gratuitement.Il suffit donc d\u2019une journée et demie bien remplie pour faire le tour des principaux attraits de cette capitale bien discrète.MASCATE LA CAPITALE DISCRÈTE JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR Une visite guidée de l\u2019Opéra royal s\u2019impose.Il est bordé de boutiques et de restaurants.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU L\u2019Opéra royal, majestueux, a accueilli des artistes internationaux de renom comme Andrea Bocelli et Placido Domingo.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU SAMEDI 16 JUILLET 2022 laTribune M22 C onnu pour sa cantine urbaine montréalaise du quartier Tétreaul- tville, Simon De L\u2019est signe la plus récente parution à faire briller le hamburger.Le créateur de plats, qui avoue dès les premières pages de Burger son obsession gourmande pour l\u2019emblématique sandwich, a rassemblé différentes déclinaisons de ce grand classique.Il fait la preuve, dix fois plutôt qu\u2019une, que le typique mets nord-américain peut se draper des parfums de diverses cuisines d\u2019ailleurs.En version kefta, kebab, tex- mex ou tandoori, ses assiettes af f ichent quand même une constante : dans son livre à lui, le burger se conjugue loin, très loin de la tendance végé.Chez lui, c\u2019est le royaume assumé de la viande.Il y a bien le sandwich aux pleurotes du Mitch Deli qui s\u2019affiche tout végétal.Mais s inon, p orc, b œuf et agneau occupent toujours une place prépondérante entre les moitiés du pain brioché qu\u2019il choisit avec soin, comme tout le reste de ses ingrédients, par ailleurs.Le maestro de la boulette insiste, et plus d\u2019une fois, le secret d\u2019un bon burger réside dans la qualité des ingrédients qu\u2019on choisit pour le confectionner.Un fromage goûteux, une sauce bien balancée, c\u2019est tout ce que ça prend pour ajouter punch et saveur.On peut le croire sur parole quand on sait qu\u2019il a remporté le premier prix québécois de la Burger Week 2021 avec son bacon + bacon + bacon burger.Les secrets qu\u2019il sert ici, entre les pages, sont somme toute assez simples, comme l\u2019est l\u2019humble burger.J\u2019avoue avoir un coup de cœur pour la section qu\u2019il consacre aux accompagnements, aux sauces et aux condiments.Parce que ce sont ces petits extras qui confèrent souvent de la personnalité aux plats.Et ça, le spécialiste du « smash burger » le sait bien, lui qui a fondé S.J.B.BBQ, une entreprise spécialisée dans les sauces et les épices à frotter.Il sait manifestement créer des bases passe- partout qui peuvent pimenter d\u2019autres recettes, d\u2019autres repas.Dans le livre, il décline notamment une originale relish de maïs, une sauce sud-ouest, un chutney de tamarin et un autre à la menthe et coriandre, particulièrement indiqué pour profiter de l\u2019abondance des fines herbes fraîches.Dans ce même chapitre, le cuistot pousse la générosité jusqu\u2019à offrir la recette de sa sauce à burger signature en révélant KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca @tremblayk facebook/quotidienlatribune en cuisine ET BRILLE LE BURGER! Icône de la cuisine d\u2019été et des partys dans la cour, le burger n\u2019en finit pas de se réinventer.C\u2019est qu\u2019avec ses garnitures déclinables à l\u2019envi et sa galette interchangeable, le grand favori des fast- food se présente comme un classique qu\u2019on peut jazzer bien davantage que le hot dog, son cousin de cantine.Tant et tellement que certains auteurs de livres de cuisine choisissent de lui consacrer tout un chapitre, quand ce n\u2019est pas carrément tout un bouquin! En pleine saison du barbecue, pleins feux sur l\u2019incontournable sandwich nord-américain.\u2014 PHOTO 123 RF LE SAVIEZ-VOUS?Le hamburger aurait fait son apparition en Allemagne d\u2019abord avant de s\u2019enraciner aux États-Unis grâce à l\u2019immigration.Il devrait son nom à la ville de Hambourg.Connu pour sa cantine urbaine montréalaise du quartier Tétreaultville, Simon De L\u2019est signe la plus récente parution à faire briller le hamburger.\u2014 PHOTO LA PRESSE, ARCHIVES, MARCO CAMPANOZZI laTribune SAMEDI 16 JUILLET 2022 M23 EN CUISINE SAUCE VÉGANE POUR BURGER (adaptée d\u2019une recette tirée du livre Chloe\u2019s Kitchen) Envie d\u2019ajouter un petit kick à vos burgers sans les noyer de mayonnaise?Voici une recette de sauce express qui fait l\u2019unanimité à la maison.INGRÉDIENTS \u2022 2/3 t.de tofu mou \u2022 ½ c.à thé de fleur d\u2019ail fermentée Le Petit Mas \u2022 1 c.à table de moutarde de Dijon \u2022 3 c.à table de ketchup \u2022 1 c.à table de sirop d\u2019érable \u2022 ½ c.à thé de sel \u2022 2 c.à table de relish \u2022 1 c.à table d\u2019aneth frais Au mélangeur, mixez le tofu, la fleur d\u2019ail, la moutarde, le ketchup, le sirop, le sel jusqu\u2019à consistance lisse.Ajoutez la relish et l\u2019aneth.KARINE TREMBLAY BURGER Simon De L\u2019est LES ÉDITIONS DE L\u2019HOMME 176 PAGES La respectée référence culinaire a pris soin d\u2019intégrer une section « casse-croûte » à son carnet de saison, lancé plus tôt ce printemps.Le burger y a place belle avec quelques recettes gourmandes qui ont de la personnalité.Avec ses propositions de burger à l\u2019halloumi grillé, de burger végétarien aux champignons et de burger de poulet à la grecque, di Stasio montre elle aussi que le classique de la restauration rapide peut avoir classe et caractère.Tout à la fois.TROIS AUTRES BOUQUINS QUI PIMPENT LE BURGER VEGGIE BURGERS \u2014 LES MEILLEURS BURGERS VÉGÉTARIENS DU MONDE Joni Marie Newman MARABOUT Ici, ce n\u2019est pas l\u2019inspiration qui manque pour faire la démonstration que le burger végétarien sait surprendre les papilles.La Cali- fornienne Joni Marie Newman a exploité différents filons culinaires pour créer 101 recettes sans viande autour du burger.Galettes au ber- béré éthiopien, brunch burger aux fruits, burger tomates séchées et artichauts, burger-ravioli, burger Oktoberfest burger de seitan farci façon spanakopita sont quelques- unes des déclinaisons « entre deux pains » qu\u2019on trouve dans le recueil, qui présente aussi sauces variées, pains et « buns » et salades d\u2019accompagnement.FAST FOOD SANTÉ Geneviève O\u2019Gleman LES ÉDITIONS DE L\u2019HOMME En se lançant dans l\u2019aventure du livre Fast food santé, Geneviève O\u2019Gleman s\u2019était donné le défi de concocter des recettes tirées du répertoire de la restauration rapide sans utiliser de friteuse et sans rien sacrifier au chapitre du goût.Parce que le burger est un incontournable, elle a réalisé quelques classiques en s\u2019assurant de proposer deux versions : l\u2019une à la viande, l\u2019autre végétarienne.Sloppy Joe, Big Mac, burger de poulet et de tofu croustillant figurent dans son alléchant répertoire.MES CARNETS DE SAISON \u2014 PRINTEMPS \u2014 ÉTÉ Josée di Stasio KO les secrets de sa composition.à 80 %.Pour goûter «  la vraie affaire », il faudra continuer d\u2019aller Chez Simon cantine urbaine.Le petit extra du recueil  : un bouquet de sept cocktails qui s\u2019invitent en fin de bouquin, imaginé par l\u2019ami et client Barman Bruno (qu\u2019on peut trouver sous ce pseudo sur les réseaux sociaux) pour savamment s\u2019agencer à quelques- uns des burgers du livre.Mojito, Kentucky mule fumé, Giuseppe pamplemousse et Bacon old fashioned comptent parmi ses créations.Questions, commentaires, suggestions?Écrivez-moi : karine.tremblay@latribune.qc.ca Suivez-moi sur Instagram : karine.encuisine Plusieurs restaurants offrent maintenant une version végétarienne du burger.\u2014 PHOTO 123RF «?BURGER WEEK?» Bientôt une édition végétarienne L\u2019annuelle Semaine du burger à laquelle participent divers restaurateurs au pays permet de faire rayonner l\u2019emblème de la malbouffe sur tous les menus.Elle permet aussi de montrer qu\u2019avec un peu de créativité, on peut amener le classique sandwich dans différentes palettes gustatives.L\u2019éventail des possibles est grand et le ludique événement gourmand empruntera une nouvelle avenue à la fin de l\u2019été alors qu\u2019une édition toute végétale aura lieu du 1er au 14 septembre.Le nom le dit : les restaurateurs participants devront créer un burger à base de plantes.Infos : leburgerweek.com/fr KARINE TREMBLAY SAMEDI 16 JUILLET 2022 laTribune M24 J usqu\u2019à la fin août, La Tribune vous propose une recette simple, mais succulente pour vos soupers en famille ou entre amis.Votre journal local s\u2019est associé avec le Pavillon du Vieux-Sher- brooke du Centre de formation professionnelle 24-Juin.Les 11 élèves de l\u2019enseignant Sylvain Dufour ont bien voulu concocter toutes ces recettes pour vous.I ls avaient comme critères notamment de prendre des ingrédients qui peuvent facilement se retrouver dans votre cuisine.Au fil des semaines, vous découvrirez des protéines communes apprêtées d\u2019alléchantes façons.\u203a CETTE SEMAINE, VOICI LA RECETTE D\u2019ALYSSIA LANDRY Pour 4 personnes INGRÉDIENTS \u2022 Bavette de bœuf environ 600 g à 800 g \u2022 1 oignon espagnol émincé \u2022 1 c.à table de beurre (de préférence non salé) MARINADE \u2022 60 ml (¼ tasse) de sirop d\u2019érable \u2022 60 ml (¼ tasse) de sauce soya 60 ml \u2022 150 ml de vin rouge \u2022 Trois gousses d\u2019ail hachées \u2022 2 c.à thé de gingembre haché ACCOMPAGNEMENTS \u2022 Pommes de terre grelots (environ une vingtaine) \u2022 1 ½ c.à soupe de beurre (de préférence non salé) \u2022 ?de tasse d\u2019huile végétale \u2022 Trois gousses d\u2019ail émincées \u2022 ½ c.thé d\u2019origan \u2022 ½ c.thé de thym \u2022 Sel et poivre au goût \u2022 1 pied de brocoli \u2022 1 chou-f leur \u2022 30 ml d\u2019huile d\u2019olive PRÉPARATION \u2022 Dans un bol, mélanger le sirop d\u2019érable, la sauce soya, le vin rouge, l\u2019ail et le gingembre.\u2022 Trancher votre bavette en quatre morceaux égaux.\u2022 Faites mariner pendant 3 à 6 heures au réfrigérateur.\u2022 Préchauffer votre barbecue.\u2022 Saler et poivrer les bavettes et faire griller à la cuisson désirée.\u2022 Dans une poêle, faire cuire les oignons avec le beurre jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient dorés.\u2022 Ajouter sur la bavette (lors du montage des assiettes) \u2022 Dans un papier d\u2019aluminium mettez les pommes de terre enrobées d\u2019huile avec les épices et l\u2019ail puis cuire sur le barbecue jusqu\u2019à ce que les pommes de terre n\u2019aient plus qu\u2019une petite résistance.\u2022 Pour les légumes, couper le chou-fleur et le brocoli en bouquets.\u2022 Arroser d\u2019huile d\u2019olive, de sel et de poivre puis de sel de céleri et mettre au four à \u2022 350°F environ 15-20 minutes.PRÉSENTATION \u2022 Présenter une portion de bavette avec les oignons, les pommes de terre et les légumes.BAVETTE DE BŒUF À L\u2019ÉRABLE, POMMES DE TERRE GRELOTS, BROCOLI ET CHOU-FLEUR RÔTIS À TABLE?! Alyssia Landry, élève du Pavillon du Vieux-Sherbrooke du Centre de formation professionnelle 24\u2013Juin.\u2014 PHOTOS LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU laTribune SAMEDI 16 JUILLET 2022 M25 VINS O n connaît très bien les grands terroirs de Napa, Sonoma et même Mendocino plus au nord, mais trop peu ceux de la côte centrale californienne qui produit des vins formidables.Quelques joyaux de la viticulture sont nichés entre Santa Barbara et Santa Cruz, dans les régions de Paso Robles, Monte- rey et Santa Lucia Highlands.Voici quelques découvertes époustouflantes parmi les vins que j\u2019ai dégustés récemment et qui sont disponibles chez nous.J\u2019espère vous donner envie de voyager dans ces régions pour en découvrir davantage.Des destinations certes moins connues, mais combien qualitatives et tellement accueillantes.Sans mentionner la Highway 1 de la côte califor- nienne, une des routes les plus spectaculaires du monde, entre Los Angeles et San Francisco.1 LIBERTY SCHOOL CHARDONNAY CENTRAL COAST 19,95 $ \u2022 719 443 \u202213,5 % \u2022 6,5 g/l Si vous êtes déjà des amateurs du chardonnay de Mer Soleil qui profite des brises marines de Mon- terey et du soleil des Sant Lucia Highlands, vous allez adorer ce chardonnay de Liberty School.Il provient exactement de la même région et il est vinifié dans le même chai.C\u2019est une belle collaboration entre la famille Wagner, qu\u2019on connaît surtout pour les vins Caymus, et la famille Hope de Paso Robles qui sont des alliés depuis de nombreuses années.D\u2019ailleurs Liberty School était à l\u2019origine une des marques de Cay- mus, rachetée par la famille Hope en 1996.2 CHALK HILL CHARDONNAY SONOMA COAST 2020 25 $ \u2022 13 678 128 \u2022 14 % \u2022 3,3 g/l Une expérience intéressante serait de comparer les chardonnays de différentes régions, comme celui- ci de Chalk Hill qui provient de la vallée de Russian River.Un terroir propice à la culture du pinot noir et du chardonnay, étant protégé de la chaleur grâce aux brouillards saisonniers et aux brises de l\u2019océan Pacifique qui préservent la fraîcheur dans le vignoble.Le vignoble Chalk Hill y est établi depuis 50 ans au sein d\u2019un spectaculaire domaine qui accueille les visiteurs pour des dégustations et des tours guidés.3 DAOU PASO ROBLES 2021 27,95 $ \u2022 14 977 285 \u2022 13,5 % \u2022 3,3 g/l \u2022 Bio Vous l\u2019aurez deviné, les frères Daou, Georges et Daniel, sont d\u2019origine libanaise.Pendant la guerre civile, leur famille a dû déménager dans le sud de la France et plus tard aux États-Unis où ils réalisèrent leur rêve d\u2019acheter un vignoble en 1998, à Paso Robles.Parmi leur gamme de vin qui comprend surtout des rouges d\u2019inspiration bordelaise, ce rosé produit à 95 % de grenache est d\u2019inspiration provençale.Très aromatique aux effluves de rose et de jacinthe, bien balancé sur des notes de framboise noire.C\u2019est un vin qui a du corps avec une concentration et un taux d\u2019alcool qui en fait un rosé gastronomique.À servir à table avec une salade de confit de canard ou une poitrine de poulet aux canneberges.91 points de Wine Enthusiat.4 HAHN PINOT NOIR MONTEREY COUNTY 21,70 $ \u2022 13 522 908 \u2022 14,5 % \u2022 5,2 g/l Hahn est un autre des vignobles qui se démarque vers Monterey et les Santa Lucia Highlands.Le domaine se spécialise dans les chardonnays et les pinots noirs.Leur vignoble est planté à flanc de collines, en altitude, dans un climat frais et venteux, des conditions idéales pour les cépages bourguignons.Le résultat est d\u2019une grande élégance aux notes de cerise et de mûre, légèrement vanillé, avec une complexité qui perdure.Ils ont également une belle boutique de dégustation au cœur du chic village de Carmel-by-the-Sea.Pour connaître les dates du nouvel arrivage, contactez l\u2019agence Sélection Fréchette (Frechette.vin) 5 LE CIGARE VOLANT BONNY DOON CENTRAL COAST 24,95 $ \u2022 14 602 889 \u2022 13,6 % \u2022 2 g/l Le créateur du Cigare Volant, le légendaire vigneron Randall Graham, voulait au départ produire du pinot noir, mais ce n\u2019était pas le cépage idéal pour son terroir de Monterey.Donc pour retrouver la finesse qu\u2019il admirait tant des vins de Bourgogne, il choisit la syrah en ajoutant au fil du temps à son assemblage, d\u2019autres cépages rhodaniens comme le grenache et le cinsault.On y trouve un nez très agréable de prune, de cassis avec des effluves de cacao et étonnamment beaucoup de fraîcheur en bouche et de l\u2019amplitude sur des tannins qui ont du caractère.Bien que Randall ait vendu ses parts en 2020, il est toujours très présent dans la production et les dégustations avec l\u2019équipe pour s\u2019assurer que son œuvre soit toujours au top.Il évolue avec la relève qui a même fini par le convaincre de faire un vin orange\u2026 et il l\u2019a aimé! 6TREANA CABERNET SAUVIGNON PASO ROBLES 2020 35 $ \u2022 13 940 974 \u2022 14,5 % \u2022 7,9 g/l La gamme signature de la famille Hope depuis 1996 Treana représente le rêve réalisé de produire des vins de classe mondiale, à des prix accessibles.Ce cabernet est l\u2019emblème du terroir de Paso Robles.Intense et exubérant aux notes de mûre et de cerise noire auxquelles s\u2019ajoutent le café torréfié et la vanille sur des tannins à la fois tangibles et élégants.BIO Pour des suggestions quotidiennes de vins, suivez-moi sur Instagram @nrartdevivre ou sur mon site natalierichard.com.VIN EN CALIFORNIE LES RÉGIONS ÉMERGENTES Highway 1 sur la côte californienne est une des routes les plus spectaculaires du monde, entre Los Angeles et San Francisco.\u2014 PHOTO NATALIE RICHARD 1 2 3 4 5 6 NATALIE RICHARD PLANÈTE VINS Collaboration spéciale nrichard@gcmedias.ca SAMEDI 16 JUILLET 2022 laTribune M26 LARRY HODGSON Collaboration spéciale T rouvez-vous que vous passez trop de temps à entretenir votre terrain?Même que tout votre temps libre y passe?Il serait peut-être temps de regarder comment réduire un peu ces efforts, de viser un terrain qui fonctionne presque tout seul.Je ne pense pas qu\u2019un terrain de banlieue de dimensions typiques qui nécessite zéro entretien existe, mais un terrain qui ne demande que 15, 30, 60 minutes par semaine en moyenne, bien sûr que oui.Voici quelques façons pour y parvenir.AUGMENTEZ LA PART DES VÉGÉTAUX À ENTRETIEN RÉDUIT La première suggestion pour réduire le travail est de remplacer les plantes qui demandent beaucoup de soins par les plantes qui en ont besoin de beaucoup moins.Et ce sont les arbres qui demandent le moins de soins, suivi des arbustes et des vivaces.Les plus nécessiteux, par contre, sont le gazon et le potager.Je n\u2019ose pas suggérer que vous réduisiez les dimensions de votre potager.Après tout, c\u2019est la source de nourriture fraîche et saine de votre famille! Mais le gazon, oui, on peut facilement trouver des moyens pour réduire son entretien.\u203a Les moins exigeants : les arbres Un arbre demande zéro soin la plupart des années.Après la plantation initiale et les arrosages la première année, le temps qu\u2019il s\u2019installe, c\u2019est le calme plat.De temps en temps, il y a une tempête qui arrache quelques branches, mais souvent ce sont des branches secondaires sans importance.Seulement très rarement a-t-on besoin d\u2019intervenir.Par contre, quand il faut réagir, c\u2019est souvent par personne interposée.Si une grosse branche s\u2019arrache, c\u2019est un arboriculteur qui doit faire le travail.Éventuellement, bien sûr, tout arbre finit par mourir et il faut penser l\u2019enlever\u2026 mais probablement pas de votre vivant! Évidemment, il faut choisir un arbre adapté à vos conditions.Si vous plantez à l\u2019ombre un arbre qui devrait aller au soleil, ou en sol sec un arbre qui aime l\u2019humidité ou en zone de rusticité 4 un arbre de zone 6, vous compliquez inutilement les choses\u2026 et vous vous donnez du travail en conséquence.Restons zen  : que des variétés adaptées.Aummmm! \u203a Deuxième place : les arbustes Les arbustes demandent à peine plus de soins que les arbres.Après la plantation initiale et les arrosages la première année, il n\u2019y a presque rien à faire.Personnellement, mon terrain est surtout composé d\u2019arbustes, justement pour cette raison : la sainte paix! Mais il faut laisser les arbustes prendre leur forme naturelle si vous voulez vous libérer du travail.Si vous décidez de tailler régulièrement pour leur donner une forme quelconque, vous perdez tous les avantages des arbustes.Si, par exemple, quelqu\u2019un vous suggère qu\u2019il faut supprimer les fleurs fanées de votre lilas ou seringat, dites-lui poliment de se mêler de ses propres affaires.Cela n\u2019est jamais nécessaire.L\u2019idée que ce le soit est une invention de jardiniers trop zélés.Et la protection hivernale?Quelle idée archaïque! Dites-vous bien que si un arbuste a besoin d\u2019être emballé comme une momie pour passer l\u2019hiver, il vaut mieux qu\u2019il crève.Ainsi vous pourriez le remplacer par un arbuste robuste et rustique que ne nécessite aucune attention l\u2019automne et l\u2019hiver! Mais le pire exemple de l\u2019abus d\u2019un arbuste est la haie taillée.On prend un arbuste parfaitement capable de pousser sans attention et on commence à le couper de tout bord, tout côté.J\u2019appelle une haie taillée « 20 ans de travail acharné ».D\u2019ailleurs, après 20 ans de soins méticuleux, la plupart des haies sont tellement stressées par ces interventions qu\u2019elles sont finies, presque irrécupérables, et il faut donc recommencer à zéro.Pourquoi ne pas planter plutôt une « haie libre » plutôt qu\u2019une haie taillée?Vous plantez des arbustes en ligne et vous les laissez pousser, tout simplement.Oui, une telle haie sera plus large qu\u2019une haie constamment taillée, mais tellement plus commode! Et vraiment zéro entretien! Là où les arbustes diffèrent des arbres est que la plupart « se fatiguent » après 7 à 12 ans environ.Ils deviennent trop denses en haut et trop minces en bas et commencent à fleurir moins.C\u2019est là qu\u2019on fait une « chirurgie majeure » : une taille de rajeunissement.Vous rabattez l\u2019arbuste à 15 à 40 cm du sol\u2026 puis il repousse tout seul et reste beau encore 7 à ÉVOLUER VERS UN TERRAIN QUI NÉCESSITE MOINS D\u2019ENTRETIEN HORTICULTURE 2 laTribune SAMEDI 16 JUILLET 2022 M27 HORTICULTURE 12 ans.Puis vous le répétez.Zéro travail annuel ; mais une bonne grosse journée de travail chaque décennie\u2026 ce n\u2019est pas si pire, non?\u203a Entretien intermédiaire Dans ce groupe, pensons surtout aux vivaces.Vous les plantez et elles reviennent d\u2019année en année, réduisant l\u2019entretien.Parfait! Beaucoup de jardiniers trouvent cela trop facile et alors coupent toutes les feuilles de fleurs vivaces à l\u2019automne, ne comprenant pas que ce n\u2019est pas nécessaire.Un gros effort strictement pour rien.Quelle horreur! En effet, avec les vivaces, il n\u2019y a pas vraiment d\u2019entretien régulier, mais\u2026 il y a un entretien sporadique.Parfois, on en perd (les vivaces ne sont pas nécessairement éternelles) et il faut alors les remplacer.D\u2019autres deviennent trop larges et il faut alors les diviser.Et une certaine part a une nature envahissante qu\u2019il faut limiter.Malgré tout, les vivaces nécessitent peu de soins comparativement aux annuelles qu\u2019il faut remplacer tous les ans.Et qui nécessitent passablement d\u2019arrosage et de fertilisation alors que les vivaces, habituellement, s\u2019occupent de leur propre entretien.De plus, les annuelles finissent par coûter très cher aussi, même \u203a Pour éloigner les oiseaux et tamias des petits fruits, installez un filet protecteur quand ils s\u2019approchent de la maturité.\u203a Assurez-vous que vos tomates ne manquent jamais d\u2019eau, sinon elles peuvent fendiller.\u203a Récoltez et faites sécher les feuilles de fines herbes quand vous voyez des boutons floraux, car leur goût est alors à son plus intense.\u203a Les limaces peuvent se cacher sous les pots de vos plantes.Vérifiez quotidiennement.ENCORE L\u2019HERBE AUX GOUTTEUX! Q Ma plate-bande est envahie chaque année par cette plante.Je m\u2019efforce de la déraciner le plus possible, mais elle est tenace.\u2014 Danièle R Il s\u2019agit de l\u2019herbe aux goutteux (Aegopodium podagraria), une plante couvre-sol fort populaire qui devient rapidement une mauvaise herbe redoutable.D\u2019origine européenne, elle s\u2019est échappée de la culture à beaucoup d\u2019endroits à travers le monde, dont au Canada.On voit habituellement la forme panachée (à feuillage marbré de blanc) en culture, mais quand la plante se ressème, cela donne des plantes entièrement vertes, comme la vôtre.La plante se répand rapidement par rhizomes souterrains et pose une menace écologique majeure, car elle anéantit la végétation indigène et convertit le secteur en une monoculture.Un jour, notre planète risque de devenir un vaste tapis d\u2019herbe au goutteux si les humains n\u2019agissent pas pour l\u2019arrêter! Malgré cela, on trouve encore l\u2019herbe aux goutteux en vente dans toutes les jardineries.Clairement, il faut la bannir\u2026 mais aucune instance gouvernementale ne bouge sur le dossier, et cela, depuis plus de 40 ans.Comment s\u2019en débarrasser?Il n\u2019y a pas de façon facile.Même les herbicides puissants comme le dicamba et le glyphosate (Roundup) ne parviennent pas à l\u2019éliminer complètement.L\u2019arrachage tend à augmenter le problème, car le moindre morceau de rhizome resté en terre devient une nouvelle plante.Il y a l\u2019occultation \u2014 couper tout soleil à la plante \u2014 qui fonctionne, mais c\u2019est un processus lent.Il faut, dès la fonte des neiges, couvrir tout le secteur infesté d\u2019une toile noire qui exclut toute lumière.D\u2019ailleurs, couvrez au-delà du secteur originalement infesté d\u2019au moins 30 cm pour arrêter tout rhizome vagabond qui essaierait de s\u2019échapper de l\u2019ombre de la toile en poussant latéralement.Aussi, il faut une véritable toile noire, une bâche, qui exclut toute lumière.Un géotextile noir ne conviendra pas : il laisse passer de la lumière.Laissez la toile d\u2019occultation en place 12 mois.Après, si à un endroit ou deux, une petite plantule d\u2019herbe au goutteux pâle et sérieusement affaiblie réussit à sortir de terre, ar- rachez-la.Ce sera le coup de grâce.Par la suite, vous pourriez replanter ce que vous voulez à l\u2019emplacement.Des questions svp! Vous pouvez nous joindre par courriel à courrierjardinier paresseux@yahoo.com Par courrier à Le jardinier paresseux Le Soleil C.P.1547, succ.Terminus Québec (Québec)?G1K 7J6 Plate-bande envahie d\u2019herbe aux goutteux.Notez les feuilles vertes découpées et les fleurs blanches en ombelle.\u2014 PHOTO DANIÈLE AUDET RÉPONSES À VOS QUESTIONS 1 ENTRETIEN HORTICOLE À FAIRE CETTE SEMAINE si leur coût initial est moindre que celui des autres végétaux, juste du fait qu\u2019il faut toujours les remplacer.Deux ou trois vastes plate- bandes de vivaces robustes (hémérocalles, hostas, phlox, alchémilles, pulmonaires, filipendules, échinacées, etc.) peuvent presque combler un terrain et réduisent énormément son entretien, notamment par rapport à l\u2019entretien de la pelouse.ET LA PELOUSE?Justement, la partie du terrain qui nécessite le plus de soins est la pelouse.Une pelouse est un milieu archi artificiel.Aucune graminée ne pousse vraiment sous la forme d\u2019un tapis égal de 8 cm de hauteur, ce qui serait la hauteur d\u2019idéale d\u2019après les spécialistes de leur entretien.(Encore moins à 2 cm, la hauteur idéale d\u2019après les maniaques de pelouse « vert de golf » qui ne semblent pas être capables de s\u2019arrêter de « scalper » leur gazon, le laissant en piètre état.) Il faut toujours forcer la pelouse à obéir à nos attentes en faisant une tonte régulière, habituellement hebdomadaire.Puis, il faut offrir des arrosages, des fertilisations, des traitements contre les insectes et les maladies, etc.Vraiment, on n\u2019en finit plus d\u2019intervenir.Je me sens stressé juste à y penser! Donc, il me paraît logique que réduire la surface gazonnée soit un but intéressant si l\u2019on veut réduire l\u2019entretien de son terrain.Cependant, force est de constater que la plupart des gens ne sont pas prêts.La pelouse, malgré ses exigences, ses difficultés et ses défaillances, règne encore en roi et maître sur les terrains québécois.Comment alors au moins en réduire l\u2019entretien?Voici quelques idées : \u203a Acceptez l\u2019idée qu\u2019une pelouse peut être composée d\u2019autre chose que des graminées.Beaucoup de gens acceptent maintenant le trèfle et le thym comme partie intégrante de la pelouse.Mais j \u2019 inclus chez moi v io - lettes, crocus, lierre terrestre, scilles, bugle rampante, pissenlits, plantains, etc.Tout ce qui ne pique pas, quoi! Quand on ne fait plus de chasse aux mauvaises herbes, l\u2019entretien baisse considérablement.\u203a Faites de l\u2019herbicyclage et laissez les rognures de gazon se décomposer sur place.Vous pouvez éviter complètement la fertilisation si vous le faites.Oui, fertilisation zéro! \u203a Engagez quelqu\u2019un d\u2019autre pour s\u2019occuper de la pelouse\u2026 ou utilisez une tondeuse robot.J\u2019aimerais bien avoir les moyens de me payer un tel luxe! \u203a N\u2019arrosez pas quand il fait sec.Votre pelouse entrera alors en dormance estivale et pourrait même jaunir, mais reverdira avec le retour de la pluie.\u203a Enfin, tondez régulièrement, mais à une hauteur d\u2019environ 8 cm : les coupes trop rases donnent un gazon faible qui ne sera jamais beau.Je vous ai lancé beaucoup d\u2019idées pour faciliter l\u2019entretien de votre terrain en même temps et je m\u2019en excuse.Mais il faut tout simplement comprendre qu\u2019entretenir son terrain n\u2019a pas besoin d\u2019être une corvée.Et qu\u2019avoir un terrain dont vous serez très fier sans y investir plus d\u2019une ou deux heures d\u2019entretien par semaine est parfaitement loisible.1 L\u2019entretien de son terrain peut paraître important, mais il y a moyen de le réduire considérablement.\u2014 PHOTO 123RF/MAXOIDOS 2 La protection hivernale : inventée spécialement pour vous faire travailler inutilement.\u2014 PHOTO 123RF/MICHELE URSI SAMEDI 16 JUILLET 2022 laTribune M28 LE MAG RAPHAËLLE PLANTE Le Soleil QUÉBEC \u2014 Certains ont fait du pain maison, d\u2019autres ont appris à jouer d\u2019un instrument de musique\u2026 Que pouvait bien faire un ingénieur dans le domaine de l\u2019agriculture comme « projet de pandémie »?Jacquelin Labrecque a conçu une serre « presque passive et intelligente » pour y cultiver des légumes à l\u2019année.Un projet familial qu\u2019il a mené avec sa conjointe Alexandra Covrig, passionnée de jardinage.En plus des deux potagers extérieurs que le couple entretient depuis quelques années sur son terrain, à Saint-Lambert-de-Lau- zon, une serre presque autonome et très techno leur permet désormais de récolter des légumes frais en décembre : tomates, poivrons, choux-fleurs, aubergines du jardin ont pu se retrouver à la table des Fêtes l\u2019an dernier! « Entrepreneur dans l\u2019âme », issu d\u2019une famille d\u2019agriculteurs, Jacquelin Labrecque s\u2019est inspiré de plusieurs projets trouvés sur Internet, qu\u2019il a adaptés et bonifiés.Après avoir commencé à esquisser la serre qu\u2019il construirait, il est même tombé sur le projet d\u2019un groupe d\u2019étudiants de l\u2019Université de Sherbrooke qu\u2019il trouvait « génial », et qui était très proche de ce qu\u2019il avait en tête (bius.ca/projets).L\u2019objectif : construire une serre optimisée pour capter l\u2019énergie du soleil, l\u2019entreposer dans de l\u2019eau et dans le sol, puis la relâcher dans l\u2019air de la serre lorsqu\u2019il fait plus froid.Et le résultat est si efficace qu\u2019aucun chauffage d\u2019appoint n\u2019est nécessaire tant que la température extérieure ne descend pas sous les -13 °C.On est loin des serres énergivores en électricité! Avant de pouvoir semer, en juillet 2021, il a d\u2019abord fallu creuser le sol afin d\u2019installer un système géothermique cinq pieds sous la serre, dont la fondation est isolée.Cette source de chaleur permet de garder le sol en tout temps au-dessus du point de congélation.Des capteurs dans la terre indiquent que la température s\u2019est maintenue au-dessus de 7 °C l\u2019hiver dernier.Les fenêtres de la serre, en plastique ondulé à double paroi (coroplast), se trouvent d\u2019un seul côté du bâtiment et sont orientées plein sud.Elles sont disposées à un angle de 30 degrés par rapport à la verticale, ce qui permet de capter au maximum les rayons du soleil en hiver et d\u2019éviter la surchauffe en été.Construite « comme une maison », à partir de bois de grange récupéré, la serre est munie de pare-vapeur et de laine minérale dans ses murs.Lors du passage du Mag en Beauce pour découvrir le projet du couple, par une belle journée ensoleillée à la mi-mai, la température extérieure avoisinait les 10 °C.Mais dans la serre, il faisait plutôt autour de 30 °C avec un taux d\u2019humidité d\u2019environ 70 %.S\u2019il fait soleil, cette température sera maintenue même par une froide journée de février où le mercure extérieur chute à -20 °C, indique M. Labrecque.UNE SERRE DE GÉNIE! 1 2 3 4 5 laTribune SAMEDI 16 JUILLET 2022 M29 LE MAG AUTOMATISATION Pour éviter d\u2019avoir recours à un chauffage d\u2019appoint lorsqu\u2019il n\u2019est pas requis, l\u2019automatisation est une alliée de taille! Voilà pourquoi Internet se rend au jardin.Jacquelin Labrecque a mis en place un système informatique maison dans la serre, qu\u2019il gère à partir d\u2019une application qu\u2019il a lui- même conçue et personnalisée.Au printemps, l\u2019ingénieur travaillait à l\u2019automatisation de l\u2019arrosage des plants de fruits et légumes.Un système d\u2019irrigation goutte à goutte est installé au sol et des capteurs indiquent lorsqu\u2019il est temps de laisser l\u2019eau s\u2019en échapper.RÉCOLTES FRUCTUEUSES Et alors, ces récoltes?La première année a permis au couple de faire plusieurs tests, qui se sont avérés globalement satisfaisants.Alexandra Covrig a élaboré le plan de plantation, en prenant soin de varier les cultures et de planter les légumes qui poussent davantage en hauteur au fond de la serre, par exemple les tomates.Laitue, concombre, chou-rave, melon d\u2019eau et melon miel, poivrons, brocoli mauve, carotte, aubergine ou encore radis se sont retrouvés dans leur assiette.Et même des groseilliers du cap, qui ressemblent drôlement à des cerises de terre au goût.Le couple se réjouit d\u2019augmenter son autonomie alimentaire en allongeant la période de culture.Celle-ci s\u2019est prolongée jusqu\u2019à la fin novembre, pour ensuite conserver et laisser mûrir certains légumes sur le plant jusqu\u2019en février environ.La période de croissance a repris en mars.J a c q u e l i n L a b r e c q u e e s t convaincu que la serre qu\u2019il a bâtie avec sa femme \u2014 aidés par d\u2019autres membres de la famille \u2014 pourrait être adoptée à l\u2019échelle communautaire pour une agriculture responsable de proximité presque toute l\u2019année.« Ça me ferait plaisir de partager l\u2019information pour que ce modèle puisse faire germer des idées dans la tête des gens, comme les projets que j\u2019ai vus sur le Web pendant la pandémie ont fait germer des idées dans la mienne », confie-t-il.1 Alexandra Covrig et Jacquelin Labrecque sont très fiers de leur serre et de leurs récoltes.Ils étaient sur le point d\u2019accueillir leur premier enfant lorsque nous les avons rencontrés à la mi-mai.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, ERICK LABBÉ 2 Système d\u2019irrigation goutte-à-goutte 3 Entrée d\u2019air automatisée pour éviter que la serre surchauffe.4 Jacquelin Labrecque a conçu une application personnalisée pour suivre et contrôler divers paramètres de la serre.5 Un système géothermique permet de garder la température du sol au- dessus du point de congélation en tout temps.6 Les fenêtres de la serre sont en coroplast à double paroi.7 Les fenêtres de la serre sont orientées plein sud et sont posées à un angle de 30 degrés par rapport à la verticale afin de capter au maximum les rayons du soleil en hiver.8 Récolte du 5 décembre 2021 \u2014 PHOTO JACQUELIN LABRECQUE LA CONSTRUCTION DE LA SERRE EN ÉTAPES 1 Système de géothermie à 5 pieds sous le sol 2 Les blocs de béton et les cailloux captent la chaleur dans le sol.3 Jacquelin Labrecque et son père coulent la fondation en béton.4 Isolation de la fondation 5 Construction de la charpente 6 Installation des fenêtres en coroplast double paroi \u2014 PHOTOS JACQUELIN LABRECQUE 6 5 4 3 2 1 7 8 6 SAMEDI 16 JUILLET 2022 laTribune M30 LE JEU DES 7 ERREURS CES DEUX CARICATURES D\u2019ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ SONT EN APPARENCE IDENTIQUES.EN RÉALITÉ, IL Y A 7 ERREURS.ES-TU OBSERVATEUR?SOLUTION 1 Un des sourcils de l\u2019homme 2 Une des poignées de porte 3 Une des lumières 4 La bande blanche sur la pompe à essence 5 La grosseur d\u2019un des miroirs 6 Un cercle sur le chandail de la femme 7 Une des rails sur toit de la voiture Voici pour vous, jeunes mordus de lecture, une sélection de livres à ne pas manquer, choisis par des gens qui s\u2019y connaissent! Ah, le livre\u2026 Quel objet fantastique! Mais sais-tu par quels chemins il doit passer avant d\u2019arriver jusqu\u2019à toi?C\u2019est à ce voyage que te convie le très complet Dans les coulisses de l\u2019édition : la grande aventure du livre.L\u2019autrice et l\u2019illustratrice s\u2019allient pour créer une véritable fête où rien n\u2019est laissé au hasard.Chaque élément est réfléchi pour te permettre de découvrir les différents maillons de la chaîne du livre : de l\u2019auteur au lecteur en passant par le graphiste, la représentante, la critique littéraire, la bibliothécaire et bien d\u2019autres.Le rôle de chacun est décrit et accompagné d\u2019une foule de détails passionnants, autant écrits qu\u2019illustrés.L\u2019éditeur s\u2019est visiblement fait plaisir en publiant ce magnifique ouvrage de grande taille et imprimé sur un beau papier épais! Sophie Loiselle Bibliothécaire à la Bibliothèque de Québec Dans les coulisses de l\u2019édition : la grande aventure du livre STÉPHANIE VERNET ET CAMILLE DE CUSSAC AROLA Oh non! Vous vous êtes encore retrouvé dans le bureau de la directrice, et ce n\u2019est pas par amour pour elle, mais plutôt parce que vous avez fait pleurer Mira avec votre sens de l\u2019humour unique.Or, cette fois-ci il pourrait y avoir des dommages.Il faut que vous réussissiez à passer la semaine sans visiter pour une énième fois la directrice, en serez- vous capable?Dans ce livre, c\u2019est vous qui incarnez Xavier, un futur humoriste qui doit apprendre à ne pas trop blesser son public.Il y a de multiples choix à faire, et une seule façon de réussir, heureusement, vous pouvez recommencer à volonté.Parfois, l\u2019auteur donne son avis d\u2019une façon très amusante.Ce livre ainsi que toute la série sont de belles lectures qui vous divertiront à coup sûr.Rose-Marie Cantin Lectrice de 13 ans Les méchantes blagues de Xavier JOCELYN BOISVERT ÉDITIONS FOULIRE Même si tout s\u2019effondre autour d\u2019elle depuis que son père s\u2019est éclipsé avec l\u2019hygiéniste dentaire, Raymie est déterminée à remettre son monde à l\u2019endroit.Son plan est infaillible : remporter le titre Mademoiselle du Centre de la Floride pour que sa toute nouvelle aura de célébrité ramène son père à la maison.Mais tout le monde sait que pour accomplir un tel exploit il faut savoir se distinguer par ses bonnes actions et faire tourbillonner un bâton de majorette au-dessus de sa tête.Raymie pourrait accomplir l\u2019impossible si ce n\u2019était de l\u2019ultrasensible Louisiana et de la corrosive Beverly qui lui mettent constamment des bâtons dans les roues.Mais se pourrait-il que ces deux pestes deviennent ses meilleures alliées?Ce qui est certain, c\u2019est que l\u2019été de Raymie risque d\u2019être haut en couleur! Vicky Sanfaçon Librairie Pantoute Raymie Nightingale : Un été marquant RUBRIQUE ASSEMBLÉE PAR PHILIPPE CHABOT KATE DICAMILLO SCHOLASTIC laTribune SAMEDI 16 JUILLET 2022 M31 LE P\u2019TIT MAG Muffaletta Donne six portions INGRÉDIENTS \u2022 1/2 aubergine (pour environ deux tasses d\u2019aubergine en morceaux) \u2022 3 fleurs d\u2019ail ou une à deux gousses d\u2019ail \u2022 3 cuillères à soupe d\u2019huile d\u2019olive \u2022 1 poivron jaune ou rouge (ou la demie de chaque couleur) \u2022 ½ tasse d\u2019artichauts marinés (8 à 10 quartiers, environ) \u2022 25 olives vertes, dénoyautées \u2022 3 c.à thé de câpres \u2022 Sel et poivre \u2022 4 c.à soupe de pesto \u2022 125 g de capicollo \u2022 75 g de salami \u2022 6 tranches de provolone \u2022 200 g de fromage de chèvre mou \u2022 Deux à trois poignées de roquette \u2022 Une miche de pain ronde ou ovale, ou une focaccia (500 g environ) MÉTHODE 1 Coupe d\u2019abord ton aubergine en petits cubes.Dépose-les dans un bol, verse l\u2019huile d\u2019olive et assaisonne de sel et de poivre.Laisse l\u2019aubergine s\u2019imbiber et se dégorger de son eau de végétation pendant que tu coupes la fleur d\u2019ail en morceaux.Ensuite, coupe ton poivron en cubes.2 Dans un poêlon ou sur une plaque allant au four, dépose les cubes d\u2019aubergines et la fleur d\u2019ail.Ajoute un filet d\u2019huile d\u2019olive.Laisse cuire 5 à 10 minutes à feu moyen en brassant de temps en temps.Si tu optes pour le four, porte la température à 350°F et fais cuire pendant 10 minutes.3 Pendant ce temps, coupe les quartiers d\u2019artichauts et les olives en petits morceaux.Dépose le tout dans le bol qui avait servi à garder les dés d\u2019aubergine à l\u2019étape 1.Ajoute les câpres.4 Verse les cubes de poivrons dans ton poêlon ou ta plaque.Mélange bien et laisse cuire encore 5 minutes.5 Quand les légumes sont bien fondants, transvide ton poêlon dans le bol avec les olives, les artichauts et les câpres.Brasse le tout et laisse reposer ta salade de légumes à température ambiante.6 Avec la supervision d\u2019un adulte, coupe le pain en deux, horizontalement.Tartine chaque morceau de pesto.7 Sur la section du bas, dépose plusieurs cuillères de salade de légumes.Sois généreux! Presse avec le dos d\u2019une cuillère pour égaliser le tout.8 Dispose ensuite des morceaux de fromage de chèvre, des tranches de capicollo, des tranches de provolone et des tranches de salami.Presse bien entre chaque ajout.Répète cette étape une deuxième fois.9 Ajoute à nouveau de la salade de légumes, puis de la roquette.Dépose le dessus du pain et presse fermement.10 Avec l\u2019aide d\u2019un adulte, emballe le pain garni dans une pellicule plastique.Ça doit être très serré! Dépose le sandwich sur une assiette ou un plat de cuisson et réfrigère-le pendant au moins 3 heures.Tu peux aussi mettre une poêle en fonte dessus ou le coincer sous un tiroir du frigo (c\u2019est ce que j\u2019ai fait!).Plus il est pressé, plus les saveurs vont se mélanger et qu\u2019il sera facile à couper.11 D i v i s e l a muffaletta en portions au moment de servir.Tu peux aussi la trancher au besoin et laisser le reste au réfrigérateur.La muffaletta se garde jusqu\u2019à trois jours.LES P\u2019TITS CUISTOTS SOPHIE GRENIER-HÉROUX Collaboration spéciale J uillet bat son plein, le soleil fait sa job de soleil, les cours d\u2019eau nous taquinent les orteils, les fleurs chatouillent nos sens, que demander de plus?! Ah, oui! Un bon lunch! Le genre gourmand et savoureux.Du juillet entre deux tranches de pain! Eh bien, cher cuistot, j\u2019ai la parfaite idée pour toi.Ce mois-ci, je te dis comment réaliser une muffaletta, un pain garni de légumes grillés et marinés, de fromages et de charcuteries.C\u2019est aussi amusant à faire qu\u2019à manger! Je te propose ma version de ce classique qui tient son nom du pain rond et moelleux utilisé traditionnellement.Ce sandwich italien s\u2019est fait connaître de ce côté-ci de l\u2019Atlantique grâce aux immigrants arrivés en Nouvelle-Orléans dans les années 1890.D\u2019entre eux, c\u2019est Salvatore Lupo, épicier à la Central Grocery, qui aurait élaboré une version américanisée de la muffalleta sicilienne.Depuis, on en trouve autant en Sicile qu\u2019en Nouvelle-Orléans! J\u2019en ai justement une part qui me fait de l\u2019œil.On se dit à bientôt! PHOTOS LE SOLEIL, YAN DOUBLET SANDWICH TOUT GARNI! Pas de gaspillage! Il te restera sans doute un peu de salade de légumes.Tu peux évidemment refaire une muffaletta et changer le type de viandes ou de fromages selon tes envies et ta créativité! Tu peux aussi l\u2019utiliser comme base pour une salade de pâtes.J\u2019ajoute des mini bocconcini ou du thon en boîte et le tour est joué! SOPHIE GRENIER-HÉROUX (COLLABORATION SPÉCIALE) SAMEDI 16 JUILLET 2022 laTribune M32 Prenez une pause avec nous.Café LaTribune Mélange classique, corsé et équilibré aux arômes de noix grillées et de chocolat noir.100% ArAbicA 454 g et 2,27 kg Essayez-le ! Pour chaque achat de café, un montant sera versé à la coopérative LaTribune.Merci de contribuer à maintenir l\u2019information locale! En vente chez : cAfé Hubert SAint-JeAn, cooP Alentour, iGA, MArcHé ProSPect AXeP, ProviGo.En ligne à : cafehubertsaintjean.ca "]
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