Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 28 janvier 1893, samedi 28 janvier 1893
[" of frères touchent les trois quarts des pro- vue LETTRE PARLEMENTAIRE Québec, 25 janvier, C\u2019est hier que devait avoir lieu le débat provoqué par M.Cook sur Paboli- tion du Conseil Législatif.Les quelques curieux accourus pour entendre co qui pouvait bien être dit en faveur du maintien de ce corps ont dû s\u2019en retourner désapointés.En effet, les ministres ont demandé l\u2019ajournement de celte discussion à jendi prochain.Voilà déjà deux fois que M.Taillon\u2014 un des rares partisans du Conseil dans la Chambre élective, \u2014 demande à ajourner le trépas de nos vieux con- sellers.Il s\u2019est chargé de les défendre, de prouver qu\u2019Üs rendent de grands services au pays et chaque fois que le moinent arrive de plaider cette mauvaise cause, perdne davance, le ccour manque au Premier : il trouve un prétexte pour reculer lo moment difi- cile.lis me fait l\u2019effet de ces grands pècheurs qui hésitentlongtemps avant de se décider à faire l'aveu de leurs fautes.Trouvera-t-il un autre expédient jeudi ?Je n\u2019en serais pas du tout étonné.La séance d\u2019hier a été exclusivement consacrée à la discussion d\u2019une loi de M.Pelletier autorisant la ratification du contrat intervenu entre le gouvernement et les Frères de la Charité de St-Vincent de Paul de Montréal, pour d\u2019entr-vien des jeunes délinquants.Depuis bien des années cette institu- Lion situé sur la rue Mignonne à Montréal, avait charge de l\u2019école de réforme.Elle recevait 8140.00 par tête pour l\u2019entretien de ces jeunes délinquants.Le contrat expiré depuis trois ans avait été continué par tacite reconduction.Or, au mois d'août dernier, le gouver- neinent à renouvellé ces contrats pour 10 ans avec la même communauté au prix de $120,00 par tête, C\u2019est ce contrat dont les minisrres demandent au- jourd\u2019hui la ratification par la Chambre en vertu de la loi de M, Pelletier.Ce dernier, en expliquant sa loi a voulu faire croire à la Chambre qu\u2019il avait operé une économie considérable et que, le contrat en question était le meilleur qui pouvait être fait dans les circonstantes.Plusieurs députés ont exprimé une opinion contraire.M.M.Augé, Auguste Tessier et Caron ont vertement critiqué la loi de M.Pelletier.Il n\u2019y à pas de doute, en effet, que le prix accordé aux Frères.d\u2019après ce qui a été dit, est beacoup trop élevé.Ils ont ey ce contrat depuis plusieurs : di.M.\u2018Fessier, ds ont réalisé des profits énormes qui leur ont permis de payer leur établissement, et la preuve qu\u2019ils avaient beaucoup trop cher, c\u2019est que de 5140.00, ils consentent à réduire le prix de leur contrat à $120.ce qui est encore exagéré.M.Caron, député de Maskinongé a observé avec beaucoup de raison que les ministres avaient ornis les précautions les plus élémentaires.ils ont laissé passé la dernière session sans s\u2019occuper de cette affaire et au mois d\u2019août ils se hâtent de signer un contrat qui lie la province sans l\u2019avoir au préalable soumis à la chambre.Aujourd\u2019hui, M.Pelletier dit aux députés : la province est liée.Il faut accepter le contrat tel qu\u2019il est, ou bien voter non-confiance dans le gouvernethent.Plutét que de renverser le ministére, bon nombre de députés qui repreuvent ce marché vont le ratifier par leurs votes et le tour sera joué.| On va avoir recours à ce procédé commode quand il s'agira de renouveler le contrat de l\u2019asile de Beauport.La session va se passer sans que les ministres fassent connaître à la chambre ce qu\u2019ils se proposent de faire.Une fois les députés retournés dans leurs foyers, les ministres feront venir M.Landry et lui consentiront un renouvellement aux conditions qu\u2019il dictera lui-même.Et M.Pelletier, à la session suivante, dira comme hier : la province est liée, le contrat est signé, il faut que la chambre le ratifie.N'est-ce pas là un système épouvantable ?Il se joue toute une petite co- médic au sujet de l\u2019asile de Beauport.M.Pelletier affecte une grosse colère contre M.Landry, afin du faire croire qu'il ne lui accordera aucune faveur.Le public est au courant de cette petite manœuvre, il sait les efforts què font armi ls députés les agents de M.Landry.Mais, je m'aperçois que je m'\u2019éloigne du contrat de l\u2019école de réforme ; j'y reviens de suite.Au moment où les ministres croyaient la partie gagnée, M.Augé a pris la parole.Il n'y apas été par quatre chemins, je vous assure.Comme MM.Tessier et Stephens il est d\u2019opinion que Je prix accordé est beaucoup trop élévé.Comment, s'écria M.Augé, un père de famille ne paie que $80 par année pour l\u2019entrefien et l\u2019éducation de son enfant dans un collège classique et la province va payer $120 pour Yes jeunes délinquants auxquels on ne donne qu\u2019une instruction purement élémentaire ?Voilà qui est trop fort.En outre du prix du contrat, comme l'a encore fait remarquer M.Augé, les puy fae LH CULTIVATEUR ce qui équivaut à peu près à $40,000 par an.C\u2019est encore un joli denier.M.Augé s\u2019est plaint de la concurrence que cette institution faisait aux ouvriers, Ainsi M.Globenski loue moyennant $10 à $12 par semaine le travail de Pimprimerie et MM.Healy et La- croix payent le même prix pour les travaux de sellerie exécutés chez les Frères.Au lieu de donner aux Frères le produit du travail des jeunes délinquants, M, Augé est d\u2019opinion que le gouvernement devrait créer un fonds où seraient placés les argents gagnés par les délinquants et qu\u2019on leur remettrait à leur sortie de l\u2019école de réforme.Ces observations de M.Augé ont mis les ministres mal à l\u2019aise.Il était amusant de voir quel empressement ils mettaient à lui donner tous les renseignements de nature à le satisfaire.uand il a repris son siège, M.T'aillon a poussé un soupir de soulagement, La discussion sur cette loi a été ajournée vu que la Chambre n\u2019a pas siégé hier soir pour permettre aux députés d'assister au congrès agricole.Le comité chargé d'étudier la charte de Montréal a fait rapport dans le sens de Pamendement Stephens.Si ce rapport est adopté par la Chambre le conseil de ville actuel! à Montréal va se trouver dissous et de nouvelles élections vont avoir lieu cn février.L\u2019élection du maire sera faite par le conseil et non par le peuple.Un Kiracle à Saints-Datherines Un ancien citoyen très estimé recouvre la santé et la foree M.C.W.Hellems, Sr., fait le récit de ses souffrances et du rétablissement Ge sa santé à un reporter du \u2018Standard \u201d\u2014Avis aux autres personnes qui souffrent Ste Catherines Standard.Le Standard a appris par hasard, l\u2019autre jour, que M.©.W.Hellems, sr, un des citoyens les plus anciens et les plus respectés de Ste Catlhierines, après avoir souffert durant des années, était revenu à la santé dune manière presque iniraculeuse.L'éditeur de ce journal avait bien connu M.Hellems depuis des années et il avait hâte d\u2019entendre je récit de sa guérismn inerveilleuse.Depuis des mois, il 1ravait pas vu M.Hellems, mais il fut recu cordialement quand 11 tai apprit le huit de sa visito.Le domicile de M, Hellems est au coin des rues St Paul et Court, et il est bien connu de ceux qui demeurent icidepuis longtemps, comme un citoyen d\u2019une haute intérité, avant vécu dans cette cité depuis 1833.\u201cJal eu le rhumatisme, a dit M.Hellems, plus ou moins, durant les 20 dernières années, et j\u2019en ai été tellement affligé que parfois, je ne pouvais marcher.Je m'étais servi de tous les médecins d\u2019ici et de quelques-uns de Toronto et de Buffalo, mais je ne pouvais obtenir aucun soulagement notable.Il ¥ a cing ans, je me rendis & Welland et, pris un bain un bain chaud, et je me sentis tellement soulagé que jen pris deux autres.Le soulagement, toutefois, n\u2019a été que temporaire, et il y a quatre ans et demi, je devins de nouveau boîteux et les douleurs me faisaient souffrir tellement que je pouvais à peine faire quelque chose.Je m'adressai à plusieurs médecins et deux m'ont soigné, mais sans résultat.Il me dirent que j'étais trop vieux, que si j'étais plus jeune, il pourrait y avoir quelqu\u2019espoir.Le dernier d\u2019octobre, j'étais âgé de 84 ans.Je discontinuai alors le traitement des docteurs et il a environ un an, je me procurrai une boîte des Pilules Roses du Dr Williams pour les Personnes Pâles et m\u2019en suis servi, sans qu\u2019elles m'\u2019aient soulagé et je les abandonnai.Ce printemps, je me servis d\u2019une autre boîte sans meilleur résultat et cessai d\u2019en prendre.Vous voyez que je m'attendais à trop, et paraissais croire qu\u2019une boîte de Pilules Roses devait faire ce que des années de soins de,la part des médecins nh\u2019avaient pu faire.En juillet, je lus les détails de la maladie de M.Condor, d\u2019Oakville, qui en avait pris, je crois, dix-huit.Quand j'ai lu qu\u2019il avait été guéri si coruplètement, qu\u2019il pouvait travailler encore et Diéine jouer à la balle, je pris courage et m\u2019aperçus que je n\u2019avais pas donné aux pilules un franc essai.Je me procurai alors une demi-douzaine de boîtes et en essayai encore une autre boîte avant d\u2019en ressentir les effets salutaires.Pétais dans un tel état de faiblesse que je n\u2019avais plus d\u2019appetit.Je sentis alors mon appétit revenir et mes jambes commencèrent à prendre de la force.Depuis cette époque, ma santé commença à s'améliorer jusqu\u2019au temps où eut lieu l'exposition du comté où je me rends en compagnie d\u2019autres personnes et je fisle tour de l\u2019exposi -| tion, examinant les animaux et les articles exposés.J\u2019essayai alors à teniz tête à mescompagnons et marchait tel- fement durant ce jour que j'en ressen- tls les effets à mon détriment.Mais je savais maintenant où aller pour trou- tits réalisés sur le travaif des détenus, | ver un soulagement et je continuai à me servir des Pilules Roses du Dr Williams, et, depuis lors, j'ai senti na santé s\u2019améliorer graduellement.Mes jambes ont pris une force merveilleuse et les médecins me disent que si jé- tais plus jeune, les effets des remèdes.auraient été encore plus salutaires.Ma santé, en général, est meilleure.li ya six semaines, j'étais à Toronto et j'ai marché au moins cinq milles durant ce jour ; avant cette époque, je n'aurais certoinement pasété capable d\u2019accomplir ce tour de force.En effet, je me sens si bien que j'ai entrepris de dompter un \u2018\u201c Mustang jeune cheval de deux ans.Mine Hel- lems, Iépouse du vieux gentilhomme qui était venue dans la salle, au moment où il racontait son histoire, a dit qu\u2019un ami avait résolu de se servir lui aussi des Pilules Roses depuis qu\u2019il avait appris que M.Hellems était assez bien pour entreprendre de dompter un poulin de deux ans, Alors la dame s\u2019apercevant que le reporter du Standard prenait des notes, a demandé à M.Hellems si tout cela était pour être publié.\u201cQui,\u201d a dit M.Hellems, \u201csil y a des pauvres êtres qui souffrent comme j'ai soutTert, je voudrais leur faire connaître les effets salutaires que j'ai,ressentis, en me servant des Pilules Roses du Dr Williams, et les en faire béncfi- cier.Je suis content de voir mon histoire publiée, afin que d\u2019autres en retirent avantage, et je ne puis trop fortement recommander ces pilules.\u201d En réponse à une demande, M.Hellems a dit qu\u2019il en avait pris trois demi-dou zaînes de boîtes, depuis qu\u2019il avait com inmencé à s\u2019en servir régulièrement, et qu\u2019il était maintenant à prendre la quatrième demi-douzaine.\u201d Le reporter du Standard s\u2019est rendu ensuite, chez M, A.J, Greenwood, le pharmacien de l\u2019extrémité Est, dont le magasin n\u2019est qu\u2019à quelques pas du domicile de M, Hellems, afin de s\u2019issurer de ia quantité de pilules du Dr Wil- liamns, vendues en proportion des autres remèdes, et incidemment, afin de connaître son opinion dans le cas de M, Hellems.\u2018Les Pilules Roses pour les personnes pâles sont en grande vogue,\u201d a dit M.Greenwood, \u201cet jen demande continuellement.\u201d Quant à M.Hellemns, je savais que depuis des années il avait soutfert du rhumatisme et autres maladies et que sa santé était complètement délabrée, 1] parle beaucoup maintenant en faveur des Pilules Roses, bien qu\u2019en premier il ne croyait pas à leur efficacité, mais cela peut s'expliquer par la maladie enracinée qui le minait.Il se porte maintenant comme un jeune rents aninaux, tels one chevaux, ote, Après qu\u2019il en eût pris environ une douzaine de boîtes, il cest venu au magasin un jour, et s\u2019est mis à danser comme un élève d\u2019école de danse.\u2018 Qu'est-ce qu\u2019il y a,\u201d demandai-je, tout à fait étonné ?et d\u2019une voix sonore, i}! répondit : \u201cOh je suis redevenu jeune.\u201d ll a donné pour raison que les Pilules Roses du Dr Williams avaient opéré un miracle.Il m'avait souvent dit qu\u2019il avait employé plusieurs médecines, à part les médecines patentées mais sans succès.Mes ventes des Pilules Roses du Dr Williams augmentent constamment, et chacun s'accorde à dire que ces petites pilules sont au-delà de toutes louanges.Il y a plusieurs personnes dans ce district qui ont raison de nous remercier des heureux résultats de ces Pilules Roses, Le reporter s\u2019est rendu chez M.W.W.Greenwood et M.Harry South- cott, les deux pharmaciens bien connus\u201c et tous deux ont parlé hautement en faveur des PilulesRoses, disant que c\u2019est le remède le plus populaire dans les magasins et que tous ceux qui s\u2019en servent font de grandes louanges des résultats qu\u2019ils en ont obtenus.Les Pilules Roses du Dr Williams donnent la richesse au sang et rétablissent les nerfs ébranlés.Elles sont un spacifique infaillible pour les maladies, telles que l\u2019ataxie locomotrice, danse de St Gur, la névralgie, rhumatisme, mal de tête nerveux, résultat de la grippe, palpitation du cœur, teint pâle et jaunâtre et le sentiment de malaise résultant de rostration nerveuse ; toutes maladies dépendent d\u2019humeurs viciées dans le sang, telles que scrofules, érésypèle chronique, etc.Flles sont aussi un spécifique pour les désordres particuliers aux femmes, telles que suppressions, irrégularités et toutes sortes de faiblesse, Elles rétablissent le sang et donnent aux joues pâles et: jaunâtres une nouvelle frai- cheur.Pour les hommes, elles sont une guérison radicale dans tous les cas de fatigue mentale, excès de travail ou excès d\u2019aucun genre.Les Pilules sont manufacturées par le Dr Williams Medecine Company, Brockville, Ont, and Shenectady, N.Y., et sont vendues seulement en bottes portant sur l'enveloppe la marque de commerce de la compagnie, à 50 cts pelez-vous que les Pilules Roses du Dr Williams ne sont jamais vendues en gros, ou à la douzaine ou au cent, et aucun commerçant qui offre des substituts essaie de vous frauder et doit être évité.Le public doit aussi se défier de tous les aufres remèdes appelés les restaura- jteurs du sang ou tonigues nerveux, ses dont jouissent les Pilules Roses du Dr Williams pour les personnes pâles, + pare avec les autres remèdes ou traite- homme ct peut avoir soin des diifé- : quel que soit le nom qu\u2019on leur donne.pécuniaire de la réputation merveillert et refusez toutes imitations et substituts.tement peu dispendieux, si on le comments médicaux.Wa Abonnez Hâtez-vous de vous abonner au CULTIVATEUR, si vous voulez avoir les débats de lx session fédérale d\u2019une manière complète, La semaine prochaine, notre journal sera d\u2019un haut intérêt : il contiendra la discussion sur le discours du Trône, le résultat des procédures prises pour priver M.Tarte de son siège et l\u2019empêcher de mander une enquete sur un certain nombre de juges.UHIFFRES RONDS.Un de nos abonnés nous envoie la Semaine Rrligieuse de Québec, \u2014c'est- à-dire du Cap Santé, car cette gazette est redigée par- M.le curé Cos-lin.Or ~3 à la page 252, nous lisons ce qui suit \u201cQuébec \u2014Les Quarante-Heures ane ront lien au couvent de la Sainte-Fa- Ce sont toutes des ihuitations dont les |?fabricants veulent retirer un avantage |j On peut se procurer les Pilules Roses | du Dr Williams de tous les pharina- ciens où directement par la malle de la Dr Williams Medecine Co, à l\u2019une on à l\u2019autre adresse.Le prix auquelces pilules sont vendues rend le cours du trai- MANQUE DE SOMMEIL G! Jéprouve du plaisir à rendre ce tému fait usage du Tonigne Nerveux du Père 16 meilleur succès pour le manque do crois fermement que c'est un gran - l'humanité souffrante.\u201d E, FRANK, I St-Sévérin, Keyler: INCAPABLE D'EXPRIMER SA Qn WELLAVILER, NOT, 12 C'est ponr mot tn devoir de vous fair: Dienfaitg que j'ai reor da Touique N Koenig.lendant piusicurs ; épues érilepuiques.Javad da remèdes etappeler différonts méde pas de soulagement.Is atinques, au vonajent de plus en plus fortes.IL y: use de Votre Tonique eb je suis inc d'être guérir.r.commaude votre 3 ; PSS ; 1 eeux qui sout itulades, bieh convaircrd EMMA À adresse, eld sn Ce rendlen 65 préparé par le Re = P.te Fort Wayne, Ind, FU, depuis 1.76, « ueut préparé SOUS 5ù direction par la KOENIG MED.CO., CHIC: kb Yeniro par Les Droguistez a $115 Suntel A Montreal! par iu, Lévnard, H3 ru\u201d rE ca æ LHOES TERRIER\u2014A Loc Voeedon, P.O.0 à l ago du 9} uns, AT.louis Toric, Marceline Frichetre, ÿ = 1 1 ratrice d: \u201c4 toniquar \u201c3 Elles fou jy effet, tc mille, I.O., le 23 ; à Kamouraska,le 25 - à Saint-Germain, le 27, \u2014La detio vi blique du Canada est actuellement, en chiifres ronds, de 41 millions de pieus- fac ures, Allons, allons, M.l'abbé, \u2018vos chiffres ronds \u201d ne sont pas ronds du tout.La dette publique du Canada sb Re ee 5240,000,000\u2014en chiffres pas rends! Un écart de 3200,000,Q00 n'est po \"même pour les gazeites les plie religieuses.LE PROCES MERSIER taines de volumes de la brochure de M.J.Isaaël Tarte, sur le procès Mercier.Cette brochure æ 200 pages, les biographies et les portraits de MM.Angers, Mercier, F.X.Lemieux, Greenshields, Fitzpatrick, des avoeats de la Couroune\u2018 de M.Pacaud, des juges Bossé, Blanchet, Würtele, de M.Langlais, les discours des défenseurs de M.Mercier, la preuve complète.Le prix de cet important pamphlet n\u2019est que de 25 cts, plus deux cents, si on veut l\u2019avoir par la malle.A la douzaine, 82.40, c\u2019est-à-dire vingt cents l\u2019examplaire.La brochure est bien imprimée et solidement brochée.la boîte, ou 6 boîtes pour $2.50.Rap-|.S'adresser à L.J.Tarte et père, 69 rue St-Jacques, Montréal.Il nous reste en main quelques cen- aqueuse des hun quig'yt: nent to: BUSAREC entier qu excessilz mentale les cacés 3 crétions Soxtes c périfiquo se fait sonti mont strlosys, guafique del is femme; auqu oid lene vigy : R corrige où récninrise on même Errécularitès et surpiestions dans l: ers de cat orga ues.+ T HT RADAE qui s'apercoit ne 3 1 mentales conter s'en vons, où que sa puissence physic devrait faire usago de cca pilules.3 Gront ses forcer perdues, soit physigi TOUTE EEMRE Gsvraiven tai PFAARE svrait'en fair - ! TOUTE PENNE guéissont « soutes ces suppressions, où toutes ¢ ités qui amänent inévitablemont &) on les néclirs.; devraient 7 LES JEUNES GENS & ces Pilule.tront toutes les suites des excés ett sunesse, etrondront la visueur à tou CIA CHER devraict ES JEUXES FILLES lesompk Yes assurent lo régularité de la Me Bn vente chez tous les pharmac woés su- récepbion du Lrix (5J¢ .[A : essann TRES Dr WILLIAN ° Braces: Will knit a steel # tue in ten minut.everythin reds household from factory.Cuarse - The most practical : market, child cz » Strong, Durable, Si Satisfaction guarant- Agents wanted.Fe Curdon & Gearhart, Dundas, Gui.Speed Famiiy and sample work, ad: - 5 oe Vaise en servir, aussi hon\u201d ou dans le lavage avec la J EARLINE.IL Y A DE DE L\u2019ARGENT LA DE + A \u2019 et du confort et de la sûreté.Rien a Des colportenrs ct des émicicrs sans semupnle vous diroud 1 LOU \u201cia même chose qne la Fcarline.\u201d C'EST F.Peurline n\u2019est jamais colportée, Si votre épicier vous envoie tion, soyez honnête, renvoyez-ta kil, 4 + gne Pusure de tout ce qui so lave, \u2018 gne de l'ouvrage dans tous ce que | Pas de temps gaspillé et peu d- pris pour le nettoyage.de comparable à la PEARLINE.jamais de mal ct avec tous ces av vous n'avez pas de raison de ne Ÿ JAMES PYLE N CUT TIVATEUR J'ai voulu relire quelques-unes des polémiques de ce passé, déj si loin de nous, les débats qui s\u2019engagèrent, en 1830, sur l\u2019expédition d'Alger, sur les Ordonnances de juillet, ceux auxquels donnèrent lieu, sous Louis-Philippe, l'établissement du nouveau régime, les mariages espagnols, l'indemnité Prit- chard, la réforme électorale, eb sous l\u2019Empire, l'expédition du Mexique, la guerre austro-prussienne de 1866, la tentative libérale d\u2019où sortit ie ministère Ollivier, le plébiscite On reste saisi par la modération relative de ces luttes, engagées cependant à des heures et dans des circonstances qui n'étaient pas moins révélatrices que les cireuns- tances et les heures d'aujourd'hui du péril national et de l'ardeur des partis.Les polémiques restaient rigoureusement circonscrites dans les limites de cons que ce qu\u2019il fallait en dublier.Entre leurs mains, plus encore qu\u2019entre les siennes, la plume est devenue un actif instrument de propagande malsaine et d\u2019excitation à la haine.Quelque partisan qu\u2019on soit de la liberté d'écrire, quelque prix qu\u2019on y attache, il faut reconnaître que cette liberté, depuis longtemps dégénérée en licence, constitue aujourd'hui uu danger pire que tant d'autres qui montent autour de nous, Que ce suit un destin inévitable pour les Français de cette fin de siècle, de vivre avec ce danger, je n'y contredis pas.Mais, en s\u2019y résignant, On peut en constaterl\u2019étendue, répugneraux mœurs qui l'ont engendré et regretter le temps où d\u2019autres mœurs faites de loyauté, de modération, de respect, permettaient à li pensée humaine de s'affirmer, au ta- AVIS PUBLIC \u2014\u20140-:+0\u2014\u2014 i La euisson au froid Avis public est par le présent donné, qu'une demande sera faite à la légisiaLure dela province de Québec.à sa prochaine scssion, par les Commissæires d'Ecoles Catholiques Ro- | maines du lu cite de Montréal, pour obtenir M8 un Arte ratiliant la vente consentie du lot No oiilciel &18 aux plan of livre de renvoi du cuariier St Jacques, cité de Montréal, pw Dame Anne Mar:a Devins aux dits Comunis- saires et déclarunt le dit immeuble libre de toute subsiitution.BKIQUE, LAFONTAINE, TURGEON & ROBERTSON, Procureurs ad litem des dits Commissaires Montréal, 14 Décembre 1892, 3\u20145 ATES VIS PURLICest jar le présent donné , qu\u2019une anplication sora faite à la pro- clæine session de la législature de \u2018a Province de Québec pour un a te accordant i Un peu de science ; une fois n\u2019est pas zoutume.Le triomphe du paradoxe : la cuisson des aliments par le froid.= M.Sawiczekoski, un savant original, à formulé cette loi que la chaleur et le 3 froid déterminent des phénoniènes iden- 4 tiques.Chacun sait, en elfet, que le À contact du mercure congelé produit une sensation semblable à celle d\u2019une brûlure.De là à cuire les viandes à l\u2019aide du froid exagéré, il n\u2019y avait qu\u2019un pas.Le docteur Sawiezekoski vient, parait-il, de procéder à des expérinces concluantes ; si bien qu\u2019une société hongroise se serait fondée pour exploiter, sur une grande N 3 3 4 1 N 5 z vy\u2019 > x 2 - c à 1 x hole .> i ; battre.Néanmoins, ila dédaigné deltout, ne mettait aux affaires que des À.Noyes, 820 Powers\u2019 Block, Roches exactitude donner l'heure correcte.Ainsi, COPYRICHTS, etc.; >.ir à , 5 ; : Le ter, N.Y, 48-13-t d 9 ioutec personne désircuse d'avoir une bonne! wor information and free Handbook write to : : se serviv e os armos empolsounees hommes d\u2019expérience et de savoir, ca- montre doit, avant d'on acheter ure, voir MUNN & CO., 361 BROADWAY, New ork.i - que le Journaiisme moderne a Mises ang > iriver._ cetre \u201calontre de l'Ainle\u201d, et de s\u2019assurer dei Digest bureau for securing patents in America.; ~- la mode, et dont l\u2019emploi uotidien ables de les diriger Lo.son prix.On trouvera aussià cet établisse-{ \"very patent taken out by us is brought Before ! : plot q \u2019 En \u2014Sorel, 11 février 1892.\u2014Je, sous- ment le plus grand assortiment de montres| \u201c2 public by a notice given free of Charge - échelle, cette découverte imprévue, et faire des conserves de viandes cuites.à un nombre consid -rable de degrés au- dessous de zéro.\u2014_\u2014_\u2014\u2014___m\u2014\u2014>>> Autrefois et aujourd'hui (Du Gaulois) Avec M.John Lemoinne, qu\u2019on enterrait l\u2019autre jour, vient dedisparaître, sinon le dernier, du moins l'un des der- Diers représentants des anciennes traditions du journalieme français.Jusqu'à la fin de sa vie, il les a pratiquées, ub- servées, respectées.Dédaigneux les actuels procédés de polémique, il s\u2019est toujours effurcé de ne discuter les questions courantes qu\u2019au point de vue des principes, en laissant de côté les personnes.S'il s\u2019est vu contraint quelquefois de mettre en cause celles-ci, il a tenu à honneur de ne les attaquer que dans leur vie publique, jamais dans leur vie privée.ll s\u2019est évalementgardé de se servir de l\u2019injure.I! répugnait aux violences.Correct jusqu\u2019en ses discussions les plus acérées et les plus ardentes, il a donné à ses contempornins un rare exemple de dignité professionnelle.Et cependant, c\u2019était un passionné, très entier dans ses opinions.Ila vécu en des jours difficiles, il aftenu la plume durant les crises les plus périlleuses de la seconde moitié de ce siècle, quand l'étendue des périls, l'ardeur des combattants, l\u2019air excitant des champs de bataille auraient pu justifier dans une certaine mesure des excès de fureur et Yincessant besoin de porter à l'adver- saite des coups mortels.Son tempérament de polémiste méme le disposait a gtouffer en lui les considérations qui peuvent n\u2019aître d'une pitié naturelle pour ceux que l\u2019on est contraint de com- donne maintenant A nos luttes de presse un caract re si douloureux, si révoltant d\u2019aprôté et de haine, en leur enle- l'événement qui les avait provoquées.Les personnalités et les injures en étaient absentes.Si quelquefois s\u2019y glissait une allusion à Ja vie privée de quelqu'un des acteurs de l'incident qu\u2019on discutait, c'était en termes si voilées qu'elle ne pouvait être comprise que d'un petit nombre d\u2019initiés.Les écrivains eacellaient alors dans l\u2019art de tout dire, mais de le dire sans le grus- sir par des diffamations et des iusultes.On ne peut s\u2019empêcher de sourire, lorsque, pour les comparer à ce qui s'écrit maintenant, on relit quelques pages de Paul-Louis Courier ou de Louis Veuil- lot.Elles ne sout plus, par la comparaison qu'on en peut faire avec celles des polémistes actuels, que de l'eau su- créo.Et cependant les écrivains qui les cut signées étaient alors considérés comme des pamphéiaires et des insulteurs.Ils seraient classés aujourd'hui parmi les modérés, ce qui prouve quel chemin nous avons fuit depuis.Alors aussi, il n\u2019était pas donné au premier venu de faire acte de journaliste.Les lecteurs ne se seraient pas accommudés de cette ignorance des écrivains que nous révêle la lecture des jéurnaux du jour.Pour traiter un sujet il fallait le connaître à foud,l\u2019avoir longtemps étudié.Le directeur d'une grande feuille n'aurait osé confier la rédaction d\u2019une rubrique quelconque à un rédacteur sans compétence.Le personnel de la presse ne se recrulait que parmi des hommes de valeur.Elle s'honorait de compter parmi ses membres Châteaubriand, Benjamin Constant, Guizot, Thiers.Aussi, lo journal exer, çait-il sur l\u2019opinion une influence décisive, eb le journalisme constituait-il une profession estimée, laquelle 1e tevalt sa force que de la valeur de ceux qui Vex- ergaient, et qui, pouvant conduire à = Ces mœurs disparues sont si diliéren- tes de celles d'aujourd'hui qu\u2019en les rap- leur pas un abime, oll menace de som- de notre pays et avec lui honneur national.Erxest Davpir, GUERI DU CROUFP Messieurs, j'ai un petit garçon de 5 ans qui est sujet à de no:nbreuses attaques de croup et j'ai trouvé quo lu *Hasyard's Yellew Oil\u201d, lui a donné un soulagement rapide, c\u2019est pourquoi je suis heureuse de la recommander au public.Méde L.H.Barnwix, Oakland, Ont.mn 7-2 Laæ consomption guérie Un vieux médecin retiré, ayant reçu d\u2019un missionnaire des Indes Orientales la formule d\u2019un remède simple et végétal pour la guérison rapide et permanent de la Corsomption, la Bronchite, le Catarrhe, l\u2019Asthme et toutes les Affections des Pouinons et de la Gorge, eb qui guérit radicalement la Débilité Nerveuses et toutes les Maladies Ner- vetises ; après avoir éprouvé ses remarquables eflets curatifs dans des milliers de cas, trouve que c\u2019est son devoir de le faire connaître aux malades.Poussé par le désir de soulager les souffrances de l'humanité j\u2019enverrai gratis à ceux qui le désirent, cette recette en Allemand, Français où Anglais, avec instructions pour la préparer et l\u2019employer.Envoyez par la poste un timbre et votre adresse.Mentionnez ce journal.W.signé, ai fait usage du Sirop de Térébenthine du Dr Laviolcite pour une bronchite dont je souffrais de- lent de se manifester, aux doctrines de se propager et aux Français de choisir librement entre elles, saus ouvrir sous brer le lévendaire esprit chevaleresque * the Canadian Mentreal Loan and Invest- mont Comtauy \u201d une corporation incorporée dans 1a Province d'Oniario sous d'apres les Statuts Nocvisés d'Ontario 1857, Chapitre 139 : le droit d'étendre ses : fTaires dans la Province de Québce et au'orisant Ja dire Compagnie sous le nom de \u2018The Canadian Montreal Loan Investment Company \u201d a poursuivre cn justice ct à ctre poursuivie, a acque- rir at à posseder des itmseubles.sous Ja dite rai.or sociale ou au nom de syndi.s à rel effet.De vendre ou disposer des dits bien- fonds et de \u2018aire des placeinents par hypoihè- ques 4j\u2019espérais y trouver cette jeune Je ffile.mon ancienne demoiselle Li Jde compagnie.Annika !.vous vous sonvenez d\u2019elle, sans dote ?\u2014Eh hien ! fitl\u2019avocat, brusquant la situation faute d\u2019un meilleur moyen pour en sortir, vous serez satisfaite ! \u2014EHe est ici ?ge dm nait | ieee 8 rid dl '\u2014Vous &tes ehez elle ! ste \u2014Quoil.la princesse ?.guess à ride sa dise 2 (03 aad £50 ras, 65° \u2014La princesse, votre ancienne demoiselle de compagnie, l\u2019étran- & a ving miiions du Comptoir d\u2019escompte, l\u2019inconnue que l\u2019on dé- isignait sous le nom de Reine de nuit, tout cela n\u2019est qu\u2019une seule personne ! \u2014Ah! tit Marcelle troublée par cette révélation etcomprenant tou: ce qu\u2019elle Contonuit de menaces, je [m'en doutais ! \u2014Et, ajouta l\u2019avocat, cette fête n\u2019a d\u2019autre but que Ja signature du contrat de mariage de la princesse Annika Swani et du prince Alexandre Phasis ! Cette fois, Marcelle, atteinte au cœur, fut prise d\u2019un tremblement de tout son être.M.Paulin crut qu\u2019elle allait s\u2019évanouir dans ses bras.il la soutient doucement et la fit fs\u2019asseoir.\u2014 Vous ne le saviez donc pas ?lui \u2018jdemanda-t-il.Marcelle, pâle comme la mort, {[ré:ondit par un soupir, On eût div qu\u2019elle allait trépas- ger, { -\u2019ovocat s\u2019était emparé du flacon lide la jeune fille et le lui fais.it res- ipirer.reu à peu les couleurs de la vie Mreparurent sur ses joues ; sa poitrine était opnressée et ses yeux retenaient difficilement les larmes qui pointaient entre ses cils.À \u2014Vous sentez-vous en étant de 1*Pregagner votre voiture ?lui de- \"4 {manda-t-il, A Elle le regarda effarée.\u2014Prenez mon bras, ajouta M.Pa lin, je vais Vous conduire jus- > vEqu\u2019à voire hôtel.17541 Mais Marcelle, passant vivement Mon mouchoir sur sa figure, s\u2019était \u2018-!Mevée.\u2014Je prendrai votre bras, lui dit- lle, oui! Mais pour me conduire jruprès de la princesse Annika Swani.- \u2014Que voulez-vous faire ?\u2014- ylralanteries.(1?Pruchot- fit sa trouée, salua à \\roile et à gauche, s\u2019inclina devant & mingrélienne et lui dit: \u2014Un mot, s\u2019il vous plaît, Madame.Comme il avoit été présenté à dusieurs sous le nom de docteur sficolis, compatriote de la prin- \u2018esse, on ies laissa seuls tous les deux.1 Vong savez, Madame, que Mlle larettio Aubry est ici?jui deman- u- -1drui-voire \u2014Oui! mander dans quel but ?quitté sa maison.rôle que celui de justicière, \u2014Et maintenant ?rougissante, je suis d\u2019autres sentiments se sont jour en moi.Aubry en essayant de lasauver.\u2014ia sauver Ii.coup funeste qui va l\u2019atteindre.c\u2019est mon secret.yeux satisfaits, elle ajouta: votre devoir peut-être pas vous prie.du salon.Mais elle était seule ! M, Paulin en lui disant : alliez plus loin ! nika, ferma la porte du salon.se demanda-t-il.attendit.XII muette silencieuse.Elle la contemplait, \u2014Je ne le suvuis pas, répondit- elle, mais je n\u2019en suis pas- surprise.\u2014 C\u2019est vous qui l\u2019avez invitée\"?\u2014Me permettes-vous de vous de- \u2014iorsque je lui ai envové mon invitation, je n\u2019en avais qu\u2019un : lui faire savoir ia vérité, J'en avais pris l\u2019engagement le jour où j'ai J'étais malheureuse alors et je ne révais d\u2019autre \u2014Maintenant, fit Annika un peu heureuse et fait Jde ve x payer une dette de reconnaiss -nce à Marcelle C\u2019est une pensée généreuse, bien digne de vous, princesse ; mais je ne vois pas comment vous pourriez la nréserver du \u2014Ne m\u2019interrogez pas, Monsieur, Et voilant légèrement ses grands \u2014Je sais tout ce que je vous dois, monsieur Pruchot, et cependant je suis contrainte au silence parce ne se conciliarait avec mes projets.Voici Marcelle !\u2026.laissez-nous, je Marcelle, en effet, était à la porte Elle venait de quitter le bras de \u2014Merci !\u2026.il est inutile que vous Et seule, elle s\u2019avançait vers An- Pruchot se retira et, derrière lui, \u2014Que diable va-t-il se pagser là ?Et, très anxieux, très attentif, il Marcelle était en face d\u2019Annika, et, surprise, Marcelle poursu.vit, s\u2019animant a chacune de ses paroles: .\u2014Comment avez-vous reconnu mes bontés, mes bieufaits, mon affection ¢ Par une tentative crimi- nelie d\u2019abord, \u2014 car je comprends tout maintenant: le poignard tombé de vos mains était pas aestiné au prince, ¢\u2019évait & moi.je vous génais! Puis, ayant manqué de courage, tortuetsement, par d\u2019ina- vouai les moyens, vous avez atliré le prince chez vous, et là, à l\u2019aide de je ne sais quels arvifices, vous m\u2019avez-pris le cœur du seul homine que je pusse aimer, vous l\u2019avez rendu parjure, vous m\u2019avez dérobé mon bonheur es fait de moi la plus affligée et la plus désespérée des femmes.Je le répète, c\u2019est lâche et odieux 1.Hélas, que n\u2019y ai-je songé plus tôt! la femme qui, sans y être contrainte, s\u2019abaissait au rôle de servante et d\u2019espionne, ne pouvait être qu\u2019une créature perverse, sans foieb s.ns dignité ! Anika voulut protester contre ces accusations et expliquer sa conduite : mais de nouveau, Marcelle l\u2019en empêcha par la véhémence de ses reproches.Cette fois les larmes succédaient à la colère et à l\u2019indignation.\u2014Ah ! s\u2019écria-t-elle dans un geste désespéré, pourquoi n\u2019avoir pas pris ma vie avant d\u2019en ôter ce qui en faisait le charme et la joie l.Pourquoi ne m\u2019avoir pas laissé l\u2019ignorance ?Mle croyant toujours aimée, j'eusse été heureuse quelques jours encore!l.Maintenant il me faut mourir, \u2014Pauvre fille | murmura la princesse très émue.\u2014Si vous saviez ce qu\u2019il m'a coûté, cet amour ! reprit Marcelle au milieu des sanglots, la mort d\u2019un père dont j'avais méconnu les ten- drwsses.\u2026.l\u2019affeetion des miens.la considération de mes amis\u2026 l\u2019estime du monde.i\u2019avais tout sa- crifé et je ne regrettais rien.rien ! parcé qu\u2019il avait réalisé et au-delà le rêve que j'avais fait de la vie à deux ; toutes les joies, tous les enivremenis de l\u2019amour par- ine reconnaissait plus en la prin- tags, cesse cette Annika an teint péle, à l\u2019æil plus souvent attristé que joyeux, aux fuçons bizarres, changeantes, mobiles.\u2014 une énigme eu un Lt comme étonnée de l\u2019action de la princesse : \u2014L\u2019iimez-vous homme ?l\u2019aimez-vous seulement, cet comme je gnation, compagnie.ne pouvait se méprendre.elle est heureuse !.Marcelle.C\u2019est la mort pour moi sait tremblante, elle dit tout haut \u2014Oui! relativement à Marcelle., l\u2019aveuglaient.sa douleur, ce que vous avez fai vous faites odieux est lâche, mais vous avez voulu autre chose porte! ni ressentiment ni colére.voulut lui prendre la main.ment.dit : \u2014-Asseyez-vous et écoutez-mo: ! \u2014M\u2019asseoir!.\u2026.son triomphe ! Annika, très émue, pliante.\u2014 Marcelle !.\u2026 mot, qui avait été sa demoiselle de C\u2019étaït bien elle, cependant, mais transfigurée, respirant cette quiétude absolue, ce bonheur parfait, cette joie intime qui caractérise la femme heureuse dans l\u2019acception la pius Complète du mot, \u2014 bonheur à la nature duquel une autre femme \u2014Elle aime !.eile est aimée 1.murmura Et d\u2019une voix que l\u2019émotiun fai- \u2014-Vous m\u2019attendiez, n\u2019est-ce pas ?Chose singulière ! il y avait dans l\u2019intonation de ce simple mot, de la part d\u2019Annika, une douceur exquise an sentiment de commisération qui expliquait bien l\u2019état de son cœur Mais celle-ci ne devina rien de cet état, la jalousie et le desespoir \u2014Ah ! dit-elle, s\u2019abandonnant à dans le passé est infâme, ce que dans le présent esi J\u2019aurais pu n\u2019avoir pour vous que de la haine, mon mépris ! Eh bien, je vous l\u2019an- La mingrélienne, sous ces vêhé- mentes apostrophes, ne manifesta Elie s\u2019avança vers Marcelle et Mlle Aubry ia repoussa violem- Alors Annika, de sa voix la plus douce et la plus effectueuse, lui chez vous ?.Jamais! Oh ! la perfide ! que la trahison ne satisfait pas encore et qui veut me contraidre à assister à se fit sup- \u2014T'aisez-vons! criala pauvre sa- tarifiée, s\u2019abandonnant à son indi- Votre conduite aujour- d'hui comme jadis, est misérable.Qu\u2019ai-je donc fait pour la justifier ! Un jour vous m\u2019avez écrit, plaintive et suppliante.Je vous ai regue.Vous avez imploré ma pitié, ma comwisération.Je vous mon affection ; j\u2019ai fait de vous, qui m\u2019étiez inconnue et qui vous présentiez en servante, mon égale, ma sœur, mon amie !.\u2026.\u2026 Cela est-il vrai ?\u2014Ouil oui! mais écoutez-moi.l'écouter ! Etait-cé possible ! ai tendu la main, je vous ai donné Phospitalité, 1a vie !.mieux que cela même, une partie de mou cœur répondit Annika :| l\u2019aime ?.Avez-vous songé qu\u2019il ne pouvait pas vous apporter les premiers batiements de son cœur.Pourquoi me Pavez-vous donc pris ?Annika ent un geste sur l\u2019expression duquel la jeune fllle se méprit.moi, pas autant que moi! s\u2019écria-t- elle.Pour lui, je no regrette rien snis prête à mourir.Jo l\u2019aimerais oncore fût-il pauvre, misérable, le l|dernier des hommes, criminel même ! L\u2019aimez-vous donc ainsi?:| Elle était suporbe dans ce rôle d\u2019amante délaissée et toujours éprise.Cot amour si grand, si complet, si absolu, que l\u2019indignité même ne pouvait éteindre, fit naître une sorte d\u2019enthousiasme chezla princesse\u201d : \u2014Ah! se dit-elle, celle-là vaut mieux que moi: sonamour est sans limite et saus borne ! Un pareil amour doit racheter de tous les crimes celui qui Pa fait naître.Et tout haut : t| \u2014Vous vous êtes trompée, Mar- celie, sur la nature du sentiment qui m\u2019a fait désirer votre présence, ce soir, chez moi, Mais laissons cela.Je n\u2019aime et je n\u2019aï jamais :|aimé celui que vous appelez le prince.J\u2019ai voulu me venger voilà tout.\u2014Vous venger d\u2019Alexandre Pha- sis ?Annika eut un mouvement d\u2019hésitation.Devait-elle protester contre l\u2019usurpation de ce nom par Salem ?Devait-elie porter le dernier coup à la malheureuse fille dont le désespoir était déjà si grand en lui révélant toute la vérité ?Non! elle ne pouvait s\u2019y résoudre ! Kile laissait aux incidenis qui aliaient sur gir le soin de rompre l\u2019équivaque.Elle se contenta de répiiquer : \u2014 Pourquoi cette vengéanee ?.C\u2019est qu\u2019il y a, duns le passé, un drame horrible, du sang et des larmes !.Mais je veux tous oublier de ce passé funèbre et ne mie souve- \u2019nir que des choses d\u2019hivr et d\u2019au- joura\u2019bui, c\u2019est-à-dire do.vos boniés pour moi, de vos souffrançes, d\u2019un amoar s1 grand, si vrai, qu\u2019il à ton- ché mon cœur et fait vibrer toutes les cordes sensibles do mon être, car, moi aussi, Marcelle, jai connu les angoisses de la jalousio, le désespoir, toutes les sensations Coulou- Teuses que vous éprouvez il ce mos mens.Et bien, à causo de tout cela, j'oublie, je pardonnoetie vous rends Phommo que VOUS &1ineZ.Marcslie roussa un cri de joie, de reconnwsauaece, Elle se précipita vers la princssso eb lui serrant les mains fièvreuse- ment dit: -\u2014C'@st vrai 7.trompes pas ?.\u2026\u2026\u2026.Vous ne mo \u2014Vous l\u2019aimez ! Oh ! pas comme du passé, et s\u2019il ne m\u2019aime plus, je \u2014Je prends Dieu à témoin de la sincérité \u2018de mes parole, répondit Annika, et je vais vous donner la preuve de ma loyauté ! II va venir, celui que vous aimez.À minnit il doit être ici.Eh bien! guettez son arrivée, empêchez-le d\u2019aller pius loin.Dites-lu1 que la vérité est découverte, que sou Vrai nom est connu, qu\u2019il va être arrêté, jugé condamné.\u2026 Qu\u2019il disparai-se.Fuyez avec lui.Quittez la France to5 les deux ; ct, s\u2019il se peut, soyez heureuse, Marcelle, c\u2019est man plus clier désir.De tout cela, Marcelle n\u2019avait bien compris qu\u2019une chose c\u2019est que son fiancé lui était rendu.Elle voulut se jeter aux genoux d\u2019Annika et lui crier : Merci ! Merci! Maisla mingrélienne lui ouvris ses bras et l\u2019embrussa avec fon- dresse.Puis, la repoussant.\u2014Allez vite! lui dit-clie.N perdez pas un instant, car, dans guel- ques minutes, devant l\u2019inverven- tion de la justico, je serais impuissante à le sauver.Folle, éperdue, Marcelle 86 précipita dans le Lail et gagna l\u2019entrée par où devait passer dbalem, et là, anxieuse, elle atrendit.la princesse jeta les yeux sur la pendule.Minuit aHlaït sonner.Mais à ce moment, lesdenx battants d\u2019une portelatérale s\u2019entr\u2019ouvrirent et pfusieurs personniges pénétrèrent dans le petit salon.C\u2019étaient le consul général de Russie, escorté des attuchés d\u2019ambas- sude,Salem toutrayonnant,superde d\u2019audace et, derrière lui, Pruchot, souriant discrètement.\u2014Ah ! se dit Annika toute attristée, il faut que justice se fasse!l.pauvre Marcelle ! Le consul général s\u2019approcha de la mingrélienneetlui offritson bras.\u2014Veunez.princesse, lui dit-ii, le notaire vous attend.: Tout le monde passa dans le grand salon voisin, ia, en effet, au centre du salon, assis à une table qu\u2019entouraient les jauteuils destiñés nux futurs et à leurs témoins, se trouvait le notaire, ayant devant lui une serviette en maroquin.Annika, Salem, le consul et les témoins, prirent place en face du notaire.Alors celui-ci ouvrit sa serviette, en tira un contrat tout préparé et soleva.\u2018 Le salon s\u2019était bien vite rempli d'invités, tous silencieux, et l\u2019on n\u2019entendait qne les braifs discrots qui partaient du hall.L\u2019orchestre tzigune avait cessé de jouer.Au premier rang desinvitésse le- nait Markus, dont la haute taille et le brillant costume eussent gran dement attiré attention si les cu- riocités n\u2019eussent pas été mises en jeu par l\u2019atrente de ce qui allait se passer.Derrière Markus, se tenait Jumuzot, calme, froid, impassibie.Le notaire prit la par ie.A haute voix, it dit : ** Convrat de mariage de madame la princesse Annika Swani et da prince Alexandre Phasis.\u201d Un murmure, une sorte de frémissement courut à travers l\u2019assemblée.; It le notairecommença sa lecture par le protocole ordinaire, les noms, tes titres des fuburs, ceux ces témoins et passa aux apports matrimoniaux qui, par leur importance, étaient la partie vraiement in téres- sante du contr.t.Lorsqu\u2019il eut achevé, il présenta la plume à la princesse et lui indiqua l\u2019endroiv où elie devait signer.Ello était uu peu pile, Annika, et ga main tremblaif légèrement en tragant les lettres de son nom.\u2014A vous prince! fit le notaire.\u2014Voici Péeriture ¢t la signature d\u2019Alexandre Phasis.dit-il en passant le papier au notaire.Comparez et juzrez, Monsieur.riel, il n\u2019y à aucin rApport entre les deux signatures ; l\u2019une des deux est évidemment fa: 889.\u2014Celle de Monsieur! fit le cons @ éral, en désignant Saiem.Cet! Hoi.n\u2019est pas le prince, je l\u2019affir- \\ positions du même genre.\u2014En effet, dit l\u2019officier ministé-' tion, deux hommes avaient tenté de disparaître et de gagner la.porte: Salem et Markus.Mais deux mains s\u2019étaient posées sur leurs épaules, et Pruchotet Ca- muzot, ayant mis à bas perruques et décorations, faisaient entendre la redoutable formule : \u2014 Au nom de la loi, ie vous ar rête! Toute résistance était inutile.Saisis, garrottés, mis dans l\u2019im« possibilité de fuir, les deux criminels allaient être emmenés en vols vure à la préfecture de police et les rangs s\u2019ouvraient devant eux pour les laisser passer, quand un cri la mentable vint porter la terreur parmi les assistants.A la porte du hall une femme se tordait dans les convulsions de l\u2019agonie.C\u2019était la malheureuse Marcelle! Elle avait tous entendu, et, ne pouvant cessér d\u2019aimer Salem, malgré son indignité, prétérant la mort à la honte, elle s\u2019était empoisonnée!\u2026 , I n'y eut rien de changé au contrat Ce mariage, si ce n\u2019est la signature de l\u2019époux.: Un mois pius tard, on célébrait en frrande pompe à l\u2019église de la Madeleine, le mariage d\u2019Annika Swani avee le vrai Alexandre Phasis \u2014 et taient pour la Mingréiie.Le Da-« dian, sur l\u2019ordre de l\u2019Empereur de Russie, faisait grâce à l\u2019exilé et lui rendait tous ses biens.TIN ER Bureau du greffier de 8 cité.\u2014 Hôtel de Ville, Montréal, 5 mars 1892.M.le docteur Laviolette, Montréal.Mon cher docteur : Votre Sirop de Térébentine est sans cone trediv wa remède merveilleux dont l\u2019efficacité absolue ne tardera certainement pas à se faire généralement connaître.Je souffrais depuis plusie:rjours d\u2019une bronchite aiguë qui me ca-saiîtjour etnuit des quintes de toux épuisantes, au pointque H\u2019avais complëlement perdu le sommeil et quo j'étais presque dans l\u2019impossibilité de vag uer à mes affaires.Après avoir pris divers remèdes sans éprouver de soulagement, j\u2019achetai une bouteille de votre Sirop de Térébeniine et deux jours après il ne restait rien de ma bronchite.Je dois ajouter que je vous adresse cette atiestation de mon plein gré eu sans qu\u2019elle aib été sollicitée par qui que ce soit.Votre dévoué, René Beuuset., 1) Bien recomma rd é Messieurs\u2014Je puis fermement recommander le \u2018\u2018Balgam Hagyard\u2019s Pec- teral\u201d pour tous rhumes ou autres indis- Moins d\u2019une bouteille a guéri mon frere d\u2019un rhume très sévère.Miss Magee THOMPSON, 7\u20142 Vasey, Ontario.\u2014LeSirop de Térébenihine dn Dr La- violetté est sans contredit le remède qui soulnge les consomptifs.Il facilite l\u2019expectoration et désinfecte les poumons.POUR LA DYSPEPSIE A.Bélanger, propriétaire d\u2019une fonderie de poêles, à Montagny Québec, écrit : \u201cJe me suis servi de August Flower pour la dyspepsie.Ce reinéde m\u2019a beaucoup soulazé.Je le recommande aux dyspeptiques comme un des meilleurs remèdes.\u201d M.Ed.Bergeron, commerçant général de Lauzon, Lévis, Québec, nous écrit : \u201cJe me suis servi de August Flower pour la dyspepsie et j'en ai tiré les meil- me.L\u2019émoi était à son comble parmi, ics personnes présentes.On s\u2019atten- | duit à uné surprise, mais pas a celle- | là, à coup sûr.i Cependant si aigte que fût l\u2019émotion do tous, elle s\u2019augmenta encore lorsque dans le grand silence qu; régnait, une voix dit de la porte : | \u2014Place, s\u2019il vous plait ! Il se fit un mouvement de recul dos deux cûtés,et dans l\u2019espaco libre apparut le vie:l Ybraïl annonçant: \u2014Le prince Aloxandre Phasis! Ev soudain, sous son costume do musicien tzigane, Alexandre Ât son entrée dans le salon.Annika lui ouvrii ses deux bras ct lo jeune mingrélicn, p.Initant de joie, ivre de bonheur, s\u2019y préeita, Dans le trouble de cetle appari- leurs résultats possibles, C.A, Barrington, mécanicien et forgeron de Sydney, Australig, nous écrit : \u201c August Flower m'a guéri compléte- ment, On aurait dit d\u2019un miracle.Geo.Gates, de Corinth, Miss,, nous écrit : *\u201cJe crois que votre August Flower est le meilleur remède du monde, pour la dyspepsic, j\u2019étais presque mort de cette maladie, je me suis servi de votre remède et je considèra que je suis parfaitement guéri.Je recommande sincèrement cette médecine à l\u2019humanité souifranto du monde entier,\u201d (6) G.G.GREEN, Seul Fabricant, Woodbury, Now-Jersey, U.S.A, Et Toronto, Canada ERE RTI, CL eared TI EE tous les deux, le jour même, par- - RET PRE TE 2eme ANNEE aga SAMEDI, 28 JANVIER TIOGA \u2014 oo ER ~ - => ==, = LU TARTE & FRERE, Propri étaires Administration : 69 + .Couverneur-Général en Conseil de tout acte ou décision de la législature de la rrovince ou de toute autorité provinciale affectant quelqu'un des droits ou rivilèges de la minorité protestante ou catholique romaine des sujets de Sa Majesté relativement & Péducation.\u201d LE CULTIVATEUR Nous :ivons changé de domicile, et Ie: wishes de ee changement nous forcent, pour cette semaine, à ne publier que huit pages du CuLrivarrur.Nous revêtons une belle toilette neuve, et nous promeitons à nos lecteurs des améliorations qui ferent de notre jour- nul le véritable organe de ceux qui tiennent à connaître la vérité et tante la vérité sur les hommes et les choses de ce pays.Le CULTIVATEUR sera repr( enté à Ottawa par M.Tarte, durant la session qui s\u2019est ouverte le 26 et qui sera l\u2019une des plus intéressantes qui ont eu lieu depuis la Confédération.Nos nouvelles et nos renseignements divers seront contrôlés avec plus de soin que jamais.Le CULTIVATEUR ne recoit de patronage et de faveur d'aucun gouvernement.Il ne compte que sur sa clientele pour vivre.Nous sommes done libres et en incsure de renseigner le publie sans craindre les cliques, les, \u201cboodlers,\u201d les ministres, ete., ete, Que tous ceux qui apprécient l'importance de maintenir un journal qui ne soit pas lié à fer et à clou à telles ou toiles grosses influences, nous donnent un coup de main.Qu\u2019ils s\u2019abonnent et fasse abonner ses amis.Qu\u2019ils nous envoient des nouvelles, des annonces, des correspondances, des suggestions.Ils seront toujours les bienvenus ! Le gouvemeur-général en conseil, c\u2019est les ministres agissant comme gouvernement, et le \u201ccomité judiciaire,\u201d dont il est si facile de voir les desseins, n'est qu\u2019un subterfuge digne des jours d'abaissement moral que nous traversons.Le cabinet Thompson a peur du fanatisme, et il se dérobe à ses responsabilités ! Ce qui m'humilie davantage, c\u2019est de voir une partie de mes compatriotes prendre part à ce grossier tour de jarnac.Croyez-vous Ouimet, Caron et Angers ne comprennent pas que nous sommes sacrifiés ?Il les faudrait supposer dépourvus d'intelligence.que messieurs Mais, ils se disent : \u201cComment faire ?La majorité est contre nous : ne la bravons pas ; soyons prudents.\u201d Oui, oui, soyons prudents, laissons-nous tout enlever, cédons sans cesse, quand il ne nous restera plus rien, la majorité ne sera plus \u201c contre nous.\u201d Comment faire ?C\u2019est fort simple.Si nous n\u2019étions pas déénérés, nous nous dresserions devant nos adversaires, comme des hommes ; nous ne nous ferions pas les instruments de notre abdication nationale.Il n\u2019est pas étonnant que les anglais fassent depuis quelques années assauts sur assauts contre nos droits acquis : nous capitulons sans coup férir : nous sommes en fuite permanente.Et ceux qui ne se sauvent pas dorment du sommeil de l\u2019indifférence.L.J.Tarre & Frère, No 69 St-Jacques, ~ Montréal.Si nous n'étions pas décénérés ! (Article écrit le 25) C\u2019est en invoquant l\u2019autonomie des Provinces, leur droit de se gouverner elles-mêmes, que la majorité anglaise de la Puissance se propose de permettre ;à M.Greenway de priver les Cana- :diens-français du Manitoba de leurs + écoles\u2014comme il les a privés de l\u2019usage -officiel de leur langue.Les journaux eb les homiaes publics d'origine britannique ne croient pas un mot de ce qu\u2019ils disent à ce sujet.Ils savent Qu\u2019en matière d\u2019éducation les Provinces \u2018te sont pas souveraines, que leurs pouvoirs sont clairement limités par la constitution\u2014fruit de longues et acrimonieuses disputes.Is savent également que ces séances des ministres fédéraux en \u201c comité judiciaire \u201d auxquelles nous venons \u201d d'assister, ne sont que de la comédie, des faux fuyants, des moyens diplomatiques de ne pas aborder la question des écoles.Rien n\u2019est plus positif que cette disposition de l\u2019article 22 de l\u2019acte du Manitoba, \u201c\u201c D pourra être interjeté appel eu / Dans cette affaire des écoles du Manitoba, la race francaise toute entière est profondément intéressée.Après Manitoba, ce sera le tour d\u2019Ontario\u2014 d\u2019où l\u2019enseignement du français sera bientôt banni.Eh bien ! qu\u2019elle résistance préparons-nous ?Que font ceux qui s\u2019intituleht les chefs de notre na- tonalité ?Les ministres français se font un rempart des soutanes épiscopales ! M.Ouimet n\u2019a-t-il pas dit, l\u2019autre jour, à Terrebonne : \u201c Les Evê- ques sont nos guides : il s\u2019agit surtout d'une question religicuse.\u201d En d\u2019autres termes, il nous apprenait que ses collègues francais et lui étaient résolus à abandonner nos compatriotes à leur sort, et que les Evêques ne trouvaient pas à redire à cet abandon.Il est temps que nous sachions bien où nous en sommes, et que les rôles de chacun soient distinctement définis.Serait-il vrai qua l\u2019Episcopat donne son adhésion aux procédés qui se font A à cette heure ?Ca n'est pas nous qui mettons en cause les Evêques : les ministres se protègent de leurs noms.Or, nous somes ici en présence d\u2019une question de haute politique, d\u2019une question matérielle, d'une violation des droits d\u2019une race.Peu, très peu de nos Evêques actuels sont en mesure de se substituer aux hommes publies dans la direction de la lutte qu\u2019il faudrait livrer, Leurs sympathies nous devraient être acquises : car ils sont de notre sang.Mais j'exprime l'opinion des esprits éclairés qui me liront, en disant, en tout respect ct aussi en toute.fermeté, que l\u2019entraînement et le genre d'instruction qu\u2019ont reçu les membres de la Hiérarchie Catholique de cette Province ne les ont pas préparés au rôle difficile de se faire, dans un moment de crise, chefs de nationalité sur le terrain politique.Autant leur con-! cours serait utile, autant leur direc: tion serait ineflicace, pour ne pas dire désastreuse.Leur excès de confiance dans les promesses antérieures aux élections de 1891, est l\u2019une des causes principales de la situation qui nous est faite en cette question des écoles.Nous avons donc le droit absolu de leur demander de ne pas permettre que leurs noms et leur autorité soient employés en vain, par les membresd\u2019un | gouvernement qui est décidé à ne pas revendiquer le respect des garanties législatives et constitutionnelles données à l\u2019élément francais en Canada.La lutte ne saurait se livrer avec avantage pour nous sur le terrain religieux.L\u2019attitude que le Vatican vient de prendre aux Etats-Unis dans la question de l\u2019éducation, rend fort difficile une intervention de la part des Evêques, en leurs qualités de représentants de l\u2019Eglise et de ses doctrines.L'affaire des écoles du Manitoba est un problème politique, qui met en jeu et en question les arrangements et les conventions conclus avant la Confédération, ratifiés par le pacte de 1867 ct réédités dans l\u2019acte du Manitoba, en 1870.Elle n'est pas autre chose\u2014a mes yeux du moins.J.ISRAEL TARTE.ILS DELIBERENT { Article écrit le 25) Suis-je député de l'Islet ?Ne le suis-je pas?La majorité des électeurs inserits sur les listes ont voté pour moi.Tout de.même, j'ai reçu du papier timbré pour me prévenir d'avoir à attendre que les prononcent vite.C\u2019est ennuyeux d\u2019être comme cela en ballotage devant des gens qui ne vous aiment pas.Ils ont aujourd'hui le pouvoir de, changer en minorité ma majorité, de faire siéger en parlement un homme qui n'a pas été élu par le comté de l'Islet.Cela ou autre chose! Cela ou un coup d\u2019état par lequel on chasse un gouvernement et une chambre nés de la volonté populaire ! Le principe tory par excellence est de GOUVERNER le peuple, de le dominer.de le forcer à ployer le genou.L'idée libérale\u2014dans le sens éclairé et vrai des mots\u2014est de donner aux foules des lijortés de plus en plus grandes, de les rendre tout à fait mai- tresses d\u2019elles-mêmes, de leur confier le soin de leurs affaires.Donc, M.Dionne compte sur les juges pour entrer dans la Chambre des Commuues.S'ils le veulent, ils peuvent défranchiser les électeurs qui m'ont nommé.À l'heure où j'écris, je crois qu'ils délibèrent à Québec sur ce qu\u2019il y æ à faire en pareille occurrence.J.IsraEL Tarte.Les évêques et les tribunaux eivils Un prêtre sympathique à notre journal nous transmet les lignes suivantes : \u2018\u20ac Comme il est question de citer notre évêque devant les tribunaux civils, je crois qu\u2019il est important de porter à la connaissance des populations catholiques ie document suivant émané de la Sacrée Congrégation de l\u2019Inquisition, en date du 23 janvier 1886, pour interpréter et expliquer la constitution \u201cApostolicae sedis.\u201d Tu eis locisin quibus fori privilegio \u201cper summos Pontifices derogotum * non fuit, si in eis non datur jura sua \u2018*\u2018 persequi nisi apud judices laïcos, \u201c terrentur singuli, \u2018 ipsorum Ordinario veniam peters ut *\u2018 clericos in forum laïcorum convenire \u201c possint : eamque ordinarii nunquam é Henogabunt tum maxime, cum ipsi \u2018\u201c controversiis inter partes consiliandis \u2018\u2018 frustra operam dederint, ** Episcopos antem in id forum con- venire absque venia Sedis Apostolicae \u201c* non licet.\u201d \u201c\u2018 D\u2019après cette interprétation de la constitution \u2018\u2018Apostolicæ Sedis \u201d ; il est donc strictement défendu de citer les Cleres devant les tribunaux civils sans avoir obtenu, auparavant, la permission de l\u2019évêque du diocèse.Et, si quel- qu\u2019un veut citer un évêque devant ces mêmes tribunaux civils, il faut obtenir \u2018la permission du Souverain Pontife.Tous ceux qui sont franchement catholiques sont donc obligés de suivre cette ligne de conduite tracée par la plus haute autorité religieuse qu\u2019il y ait dans la sainte Eglise de Dieu\u201d Pourus, mer La ville de Détroit, Mich., à son petit scandale à propos des chars urbains.Le maire Pingree déclare qu\u2019on lui a offert $100,000 at la charge de gouverneur du Michigan, s\u2019il veut être favorable à la compagnia.Il dit que les échevins vont chaque mois au bureau des juges aient prononcé snr mon cas.Eh 5 I bien ! Qu\u2019ils prononcent, les j'îres, qu\u2019ils 1 chars urbains pour retirer leurs salaires.Cet état de choses existerait depuis 25 ans à Détroit SITE Parlement Fede i Discours du Trône Un document qui n'annonce j grand\u2019chose (Par dépéche) Gttawa,26.\u2014Cette après-midi, res, le gouverneur général lord S à ouvert la session par un disco trône qui n\u2019annonce pas grand d'important, comme vos lecteurs ront.Le gouverneur félicite d'abd pays de ses progrès constants.tion qui décime les campagnes, de la province de Québec surtout Les statistiquer du com: année dépassera celui de tout autres années.prius, a proprio|q Le coût de l'opération di: ¢ de fer du gouvernement a 6 moindre que dans le passé.L\u2019immigration au Manitoba Nord-Ouest augmente sans cesse Au sujet de l\u2019Alaska, le gou jment a fait des arrangements : Etats-Unis pour en fixer la frd et pour la protection des pécheri es Etats-Unis demandent des lèges inattendus dans les can Canada.Il n\u2019est pas impossible dant qu\u2019unediscussion amicale n° une bonne solution de la questio espère que la récente confére Terrenguve aura des résultats he Le gouvernement regrette q Etats-Unis n\u2019aient pas accepté gestions à propos des taux de dans le canal du Sault Ste-Mari a dû en conséquence travaille complétion du canal sur le côt dien.Des mesures seront soumises améliorer U'acte des franchise Pamendement des lois relatives vice civil et pour la mise à la es employés civils, pour régi l'admission de la preuve dans les et les matières sous le contrôle lement du Canada, pour l\u2019extens systèmne de votation au scrutin a Ouest, et pour simplitier les lois ves aux terres et au transfert de priétés dans les Territoires.Jn terminant, le gouverneur que les députts auront toujours durant la session le bien-être et bilité du pays.rennes Honorablement acquit M.Brossard Calomnie Ces jours derniers, une femme prairie à fait contre un cultivats même endroit, M.Alphonse B Une accusation très grave, qu'\u2019e pas su prouver.Les persont font des accusations comme c vraient songer que celui, ou ce accuse faussement un homme } bhe est grandement coupable.M.Brossard a été acquitté hier Desnoyers, Il était accusé d\u2019a sailli criminellement une femmé mée Marie Beauvais.Il dit femme Beauvais a eu une chica lui an sujet de certains lovers ; bue à cette chicane l\u2019accusatio a portée contre lui.TROISIEME SESSION-7e PARLE il va sans dire, pas un mot de l'éi ui quent que le volume dos afi ed midi en cour de Police, devant fi Guverture de ia Session 2228 Rue St-Jacques | "]
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