Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 16 juillet 1892, samedi 16 juillet 1892
[" tomme À eh, LY 0g Jl fra À } \u201ceme ANNEE No 32 » A F ANNONCES: 0 MENTS : Première insertion.oes 10cts, Par an (d\u2019'avance.wevseeenees $1.00 Autres insertions.5ctg Payable dans le cours de I'andée.$1.50 Pour pouvoir discontinuer, il faut payer fes arrérages et avertir au moins quinze jours avant expiration de l'année, ou bien Les annonces suivantes seront insérées poug UN CENTIN le mot : Demandes d'emploi, demandes de domesti- refuser le journal.em d\u2019employés, Annonces pour chani- EDITION HESDOMADAIRE DU \u201cCANADIEN \u201d pro on pension, VERRTHNES RER ee peery {Administration : & wow sTyAcQUES MONTREAL TT ET EEE = RETR 0 LE CULTIVATEUR MONTREAL, 16 JUILLET 1892 | LETTHE DE QUEBEC 13 juillet.Le traitement des juges n\u2019a pas été augmenté.C\u2019est bien fait.Le contraire eut été un scandale, et si l\u2019opposition eût, dans les circonstances, concouru dans le projet préparé et annoncé par Sir Jonn Thompson, elle eût commis une impardonnable faute et perdu le respect public.Que les membres du banc commencent par faire leur devoir, qu\u2019ils cessent d\u2019être des causes de désordre dans notre société, qu\u2019ils remontent sur leurs fauteuils de magistrats.Mais! De ce temps-ci même, le gouvernemont de Québec nous fait distribuer de la prose politique \u2014 l\u2019œuvre de juges qui se sont prêtés à la profanation de leurs charges au bénéfice d\u2019un parti, Je viens de lire dans un journal français ces paroles : \u2019 \u2018\u201c Voilà ce qui met la magistrature dans la main du gouvernement.\u2018\u2018 Elle ** est du côté du manche, et c\u2019est com- ** bler ses vœux que de lui demander|- \u201c* des services au lieu d\u2019arrêts.On *\u2018 avance plus vite, beaucoup plus vite, \u201c par une belle iniquité cranement ** commise que par dix ans de justice ¢ loyalement rendue.Et c\u2019est pour- ** quoi la magistrature en général est -** déplôrablement friande de politique, ** avide de procès commandée sur me- \u201c* sure, prodigue de condamnations par \u2018\u201c ordre.\u201d Nous avons des juges intègres, fidèles à leur serment, soucieux de lhonneur.D\u2019autres ont apporté dans l\u2019exercise de leurs fonctions leurs préjugés, leurs passions, leurs haines politiques.Ils ne se vendent pas pour de l\u2019or.Cette autre citation du même journal s\u2019applique à eux, dans une bonne mesure au moins : \u2018* Oh ! ce n\u2019est pas que la magistra- \u201c\u2018 ture soit pillarde ou concussionnaire ; \u201d non : on ne l'achète pas avec de l'argent ; \u2018il y à pour messieurs les ** justiciards une monnaie spéciale dont \u2018¢ ils sont atrocement friands.Cela s'ap- ** pelle *\u2018la faveur.\u201d Cela se traduit ** par des croix, de.l'avancement, du ¢ népotisme, Cela s\u2019obtieut par une ** mendicité vigilante, prompte & toutes ¢¢ Jes bassesses, prête à toutes les servilités.\u201d T:es \u2018* croix \u201d\u201d ne jouent pas de rôle au Canada; la plupart des juges quiles ont obtenues,méritent de les porter.Mais il ya la \u2018\u2018 faveur,\u201d mais il y a le \u2018\u2018 népotisme \u201d, mais ily a surtout le fanatisme développé à outrance et menaçant d\u2019enlever à l\u2019aäministration de la justice le prestige qui lui est indispensable.\"yu Le gouvernement de Boucherville nommé à la dernière heure la session une commission gui, à mes yeux, a une grande importance.Messieurs Stephens, Chicoine et Fitzpatrick ont reçu mission de faire des recherches sur les causes de l\u2019émigration.Le CANADIEN impose, en fin de compte, pas mal de ses idées.L\u2019émigration : voilà le problème du moment! Les politiciens de profession, c\u2019est-à-dire ceux qui vivent du patronage des gouvernements, chanteront toujours l\u2019air connu:\u2018\u201cÇa va bien\u201d.Mais ceux qui n\u2019ont pas intérêt à cacher la vérité sont assez nombreux pour faire entendre leurs Voix, si, seulement, ils veulent se a de donner le mal de parler haut et ferme, Notre province surtout se dépeuple.Faut-il se croiser les bras et laisser le flut dévastateur continuer ses ravages, sans essayer même de trouver les moyens de l\u2019arrêter ?Le remède ne viendra pas des gros capitalistes, des monopoles.Leurs intérêts ne sont pas atteints.L\u2019opinion publique, c\u2019est-à-dire le nombre, l\u2019armée des contribuables, ont en mains la puissance nécessaire pour donner à la conduite des affaires, à la politique fiscale une direction plus conforme aux besoins du moment.La protection, le libre-échange sont choses relatives qu\u2019il faut adapter aux circonstances.Les ignorants seuls ou les intéressés les érigent en maximes.* Pendant que dans certains centres, de colossales fortunes s\u2019aceu- mulent, les campagues voient leurs populations décimées.Donc, c\u2019est l\u2019accaparement de la richesse par un petit nombre, au détriment des masses qui travaillent ! \u2014_\u2014_ RECOMPENSE ! A la démonstration orangiste de Hentingdon, mardi, les résolutions que voici ont été adoptées.Proposé par M, McKay, de Glen- gary, secondé par M.R.Kelley, de la colonie de Boyd: ** Que cette assemblée exprime ses sympathies pour les protestants d\u2019Irlande dans leurs difficultés actuelles, et vu notre propre expérience de 25 années de gouvernement autonome dans la province de Québec, dans lequel la minorité protestante a été privée de sa part légitime dans la direction des affaires et est obligée de porter le poids d'impôts, largementoccasionnés par des octrois aux institutions catholiques, nous les engageons à résister jusqu'à la dernière extrémité plutôt que de se soumettre à un régime que nous trouvons injuste et oppressif, et qui tend à chasser et a de fait chassé de leugs fermes beaucoup de nos frères, \u201d Proposé par M.Alex.Blair, secondé par M.Alex.Dévine et résolu: ¢ Que nous approuvons l'attitude maintenant prise par la population du Manitoba contre les écoles séparées et en faveur d'un système d\u2019éducation non sectaire, et que nous exprimons cet avis & cause de la connaissance que nous avons des maux produits dans la province de Québec par la longue existence des écoles dénominationnelles.\u201d Ce que c\u2019est que le fanatisme religieux! La réunion de Hunting- don se composait en grande partie d\u2019hommes instruits, capables de compter,et sachant en conséquence que la population anglaise de la province représente environ un septième de la population totale.Cette minorité a toujours été représentée dans le cabinet de Québec par deux ministres sur sept, et dans celui d\u2019Ottawa par un ministre sur quatre.Elle a ses écoles séparées, au maintien desquelles le trésor public contribue.Elle a l\u2019usage officiel et constant de sa langue dans la législature, dans les documents publics, devant les tribunaux.; Des divisions absolument fran- caises sont représentées au Sénat par des Anglais.A vingt reprises, neus avons élu dans des comtés frangais et catholiques, de nos concitoyens de croyance et d\u2019origize différentes aux nôtres.Récompense: nous sommes dé\u2019 noncés comme des persécuteurs ! Je proteste, au nom des lecteurs du CANADIEN, contre ce révoltant défi à la vérité historique, contre ce dénigrement, trop souvent répété, d\u2019une race qui a fait preuve d\u2019une tolérance et d\u2019une libéralité exces- gives, : Plus j\u2019acquiers d\u2019expérience et de connaissance des hommes, plus je me convainc que nous avons perdu du terrain, de l\u2019influence et du prestige à cette politique de concessions que nous avons suivie.Nous avons habitué nos concitoyens anglais à nous regarder comme des êtres incapables de comprendre la valeur de nos droits.Aussi, voyez avec quelle désinvolture et quel manque de vergogne ils déchirent la constitution et les contrats quand c\u2019est nous qui en réclamons le respect.Ils sont unanimes dans leurs sympathies pour le cabinet Greenway, qui viole sciemment et froidement un pacte que la,Puissance s\u2019est engagé à faire exécuter.En fermant nos écoles, en nous privant de l\u2019usage de notre langue, Ils excluent du Manitoba l\u2019émigration française.Tel est leur but évident, et je nel vois pas pourquoi nous nous refuserions au moins la consolation de leur dire que nous comprenons leur politique et leurs desseins.A ceux qui argumentent que la population française diminue au Manitoba, nous demandons si la population anglaise augmente bien vite dans la province de Québec.Et songeons-nous à faire disparaître de nos budgets les crédits destinés aux écoles protestantes et à l\u2019usage de la langue anglaise ?Il va pourtant falloir que nos amis anglais comprennent bientôt que nous ne pouvous consentir à être traités en parias, dans toutes les parties des possessions de Sa Majesté en Amérique où nous sommes en minorité.J.ISRAEL TARTE._ Le tarif de M.L.P.Pelletier Les nouvelles commissions Le nouveau tarif du secrétariat, auquel préside M.L.P.Pelletier, a un intérêt plus qu\u2019extraordinaire.Qu\u2019on le lise : BUREAU DU SECRETAIKE Québec, 27 avril 1892, Il a plu au lieutenant-gouverneur par ordre en conseil en date du 27 avril courant, décréter le tarif suivant en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par l\u2019article 715 des statuts refondus de la province de Québec.BUREAU DU SECRETAIRE lo Certificat de la législation de document.2o Passé en vertu de la section du ** Merchants shipping 2 00 Act\u201d.viii 050.1000 30 Copie de tout document, chaque centmots.0 20 Et certificat.TTP 1 00 (I devrait néanmoins être à la discrétion du secrétaire d\u2019accorder (as) copies gratis en certain (08).do Commission de régistrateur, à Québec et à Montréal.Commission de régistrateur, dans les autres villes et 100 00 cités.oo.L \u2026\u2026\u2026.60 00 \u20acommission de régistrateur, dans les autres comtés.40 00 do Commission d\u2019inspecteur d\u2019écoles.\u201cso.30 00 60 Cuinmission de protonotaire à Québec et à Montréal .100 00 Commission de protonotaire, dans les autres villes et cités.Commissionde protonotaire, dans les autres districts .7o Commission de shérif, à Québec et à Montréal.Commission dans les autres villes et cités.Commission dans les autres 60 00 50 00 100 00 60 00 distriets.B50 00 80 Commission de greffier de la cour de circuit.25 00 90 Commission de -coroner dans les villes.5000 Commission dans les cam- * pagnes.\u2026.\u2026.10 00 100 Commission de prévôt des incendie.ARR 50 00 1lo Commission de recorter.100 00 120 Commission de juge de sessions de la paix 130 Commission du greffier de la paix.140 Commission de greflier de la couronne à Québec et à 100 00 50 GO Montréal .75 00 Commission dans les autres villes et cités.50 06 Commission dans les autres districts.,.\u201coe 150 Commission de président du bureau des inspecteurs \u201cde prisons.160 Commission nommant à tout autre emploi sous le gouvernement de la province, dix pour cent du salaire accordé.Sur lettres patentes incorporant les compagnies à fonds social.(Loi comparative des compagnies à fonds social), lorsque le fonds social ne dépasse pas $10,000 De #10,000 à #50,000.25 00 100 00 170 175 00 180 200 00 190 De $50,000 3 $100,000 .210 00 200 De $100,000 à $200,000.215 00 210 De $200,000 et au-dessus.225 00 220 Transfert de minutes et répertoire de notaire (Code de Notariat) .Certificat sous chapitre 65 des Statuts Refondus du Canada, pour formation de compagnies pour fournir de l\u2019eau et du gaz aux villes et villages .Incorporaiion de compagnies de cimetiéres, sec.16, chap.3 du titre 11, S.Certiticat du secrétaire provincial pour formation de sociétés coopératives, (sec.15, ch.3, du titre 11, * 8.R P.Q.) 260 50 00 230 50 00 240 20 00 250 sac rene 50 00 Pour toutes lettres patentes additionnelles, le même honoraire sera chargé que pour les patentes originaires Pour tous les cas non pré- VUS .,.0.270 10 00 \u2026\u2026.\u2026.BUREAU DU REGISTRAIRE lo Enregistrement de commission du service civil.20 Enregistrement du caution- $10 00 nement.4 00 30 Enregistrement de commission d'arpenteur.6 90 do Enregistrement de lettres patentes pour la vente et l\u2019aliénation de biens tenus en mains morte.50 Enregistrement des commissions de notaire.10 00 Go Copie de patente ordinaire, 5 00 To Copie de concession.5 00 Avis est par le présent donné qu\u2019aucun document ne sera enregistré, ni délivré, ni aucune commission, ni aucune lettre patente émise, si l\u2019honoraire mentionné n'a pas été payé d\u2019avance, et les arrétés en conseil Nos 164, 175 et 18, des 26 et 30 septembre 1868 et du 27 Janvier 1871, sont révoqués, Lours P, PELLETIER, Secrétaire.40 C0 Re L'hon.M.Chapleau est mieux, il a pu assister aux réunions du cabinet, Démangeaison de 1a peau * En trois applications, la Pommada Solari guérit les démangeaisons de la peau même les plus.accentuées.Prix 50 cts la boîte.À vendre dans toutes les bonnes pharmacies.Dépôt général pour le Canada.Pharmacie LaRue, 191 rue St-Joseph, St- Roch.Québec, N.B Expédiée par la malle sur réception de 52 centins.Ecrivez lisiblement, 11 juin 92 F AUX ABONNÉ Les abonnés du CUL- VATEUR sont priés de nous faire parvenir sans retard les montants qu\u2019il nous doivent, N DEMANDE des institutrices.Sa dresser à Chs F.X.Prevost, LaPatrie, comté Compton, P.Q.26\u201431m 2 00 N DEMANDE 200 servantes.pou@ J être employées dans les meilleureg familles de Montréal.Gages de $10 à $16 par mois.Nous fournissons l'onvrage anx ser- vrantes gratuitement.Adressez-vous immés diatement 4 la * Ladies Aid Association,\u201d 3 Place d\u2019 Armes.151\u2014jno OF DEMANDE immédiatement pour des familles de la ville, des cuisiniere, des filles de chambres, des femmes de buanderie, des filles de tables, des filles de magasins, pour aller 4 Old Orchard Beach.aux Montas gnes Blanches, eb autres endroits, 5 Place d'Armes.15i\u2014jno HAMBRES DEMANDEES, garnies eb non garnies.Toutes les personnes présentées par nous, sont engagées dans le coms merce ef bien recommandées.Envoyez ied listes immédiatement au département d:g loyers, 5 Place d\u2019 Armes.51\u2014ino 1 OQ ERMES do premiére classe a vene A dre, & 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et de modiste, un établissement de tailleur, un magasins de fruits et ci- Gares, un restaurant, Line pension, un étal da boucher et cinquante autres occasions de placer avantageusement son argent, que ce soit $200 ou $20,000, aux quar.iers généraux 5 Place d\u2019Armes 154\u2014ing { JN GERANT DE BUREAU, Salaire $12 4 $15 par semaine.3 commis pour marchandises sèches, 2 cuisiniers, servants, 4 contre-maîtres pour chemins de jer et 200 hommes, Adresse: Business Ezchange 41 Place Chaboillez.113\u2014jno OMMIS DE BUREAU.Une dame comme commis dans un magasin de bonbons,couturières, laveuses, manœuvres.Les servan- testrouveront de bonnes situations en s'adressant au Business Exchange, 41 Place Chaboullez, 163\u2014jno D DEMANDES pour un bon nombre de servantes de première classe nous arrivent tous les jonrs par les bateaux.Adresse: Orders Ladies Exchange, #1 Place Chaboillez 3\u2014juo Ux TENEUR DE LIVRES de première clas=e, huit commis d\u2019hotel, un home pour conduire un wagon express et un autre pour conduire une voiture de magasin de gros, des ingénieurs, des chauffeurs.etc, au Business Exchange 41 Place Chaboillez.63\u2014jno 9 HOES demandées.Pour être employées dans les magasins, boutiques bureaux ct résidences privées.Les meilleurs salaires payés aux travaiileurs.Adres- sez-vous au Business Exchange 41 Place Chae boillez * 163\u2014jno OOTOMMES pour travailler sur un cho- .min de fer, 299 formiers pour l'Ouest demandés au Business Exchange 41 Placo Chaboillez, 163\u2014jno Li; CULTIVATEUR UN NOM Depuis que l\u2019hon.Aldéric Ouimet & prononcé son fameux discours pour dire qu\u2019il ne comprenait pas que ses compatriotes réclamassent le titre de Canadiens-frangais et et qu\u2019à son avis le nom de Canadien devait leur suffire, nous avons eu de fréquentes occasions de protester contre ce que nous considé- Tons être un acte de concession plus que regrettable, parfaitement condamnable, Nous ne pouvions pas nous attendre que la presse ministrérielle acceptât nos dires avec bienveillance; le fait est que le CANADIEN a été assailli de toute part pour avoir osé dire que Phon.M.Oui- met mettait là en pratique la cé- lèvre houtade qui, seule, survivra à sa mémoire dans les siècles futures: A quatt, pattes les Canadiens ! Ii est vrai au\u2019alors le futur ministre des Travaux Publics n\u2019ajoutait pas le mot français à l\u2019appellation qu\u2019il décernait à ses compatriotes, mais, en tous cas, l\u2019idée et l\u2019intention y étaient, Parmi les journaux qui ont protesté le plus ardemment contre nos articles indignés, étais la Minerve, et, son directeur, lui-même s\u2019est épandu dans de longs articles (XIV jusqu\u2019à ce jour) pour démontrer que nous avions tort et que nous devions nous contenter du titre de Canadiens, tout court, Quel est cependant notre stupéfaction de voir, à quelques jours de date, nos détracteurs eux-mêmes nous donner raison et prouver par leurs propres écrits et leurs discours que le seul nom rationnel et expressif qui nous convienne est celui de Canadien-français.L\u2019honorable J.Tassé vient de faire un discours au Sénat, c\u2019est même croyons-nous le dernier qui ait retenti sous les vofites du vénérable conclave.L\u2019objet de ce discours était de protester contre les erreurs commises par les employés du gouvernement dans le recensement de la population françaïse dans Ontario.La Minerve dit que l\u2019allocution de son directeur \u201cflé évidemment une forte impression ; ?\u2019 ce quinous a vivement impressionné c\u2019est de voir les efforts sans nombre de l\u2019orateur pour se maintenir dans ses principes et éviter ses propres filets, en parlant des Canadiens-Français sans les désigner de ce nom.Tantôt il nous parle de Canadiens d\u2019origine française, de Canadiens parlant français ; de la population française ; de la population catholique de race française, mais jamals ne vient dans là bouche de l\u2019orateur ce vieux nom de Canadien-français qui est celui de nos pères, celui que nous venérons, On a beau dire: What is in a name?jamais rien ne parle à l\u2019homme comme les mots qu\u2019il a entendus prononcer dans son jeune Âge.Pourquoi donc ces changements?Serons-nous plus ou moins loyaux, à la patrie commune pour nous appeler des français, que ne le sont nos compatriotes d\u2019autre origine qui persistent à se déclarer des Anglais,des Irlandais, des Gallois, des Allemands.Non, trève de ces sophismes ?Notre appellation légitime est celle de Canadiens-français.Tenons nous en là, c\u2019est plus court, plus significatif, et surtout d\u2019un emploi plus propice, même dans les discours du Sénat.EL L\u2019Etendard consacre des paroles touchantes au fils de celui qu\u2019il appelait, en 1886, le vieux traître, \u201c11 paraît certain que M.Hugh Macdonald renonce à son mandat de député de Winnipeg à la chambre des communes.Sa clientèle lui vaut en moyenne $10,000 par an, et il est menacé de la perdre s\u2019il reste au parlement.\u201d Quand on pense que l'hon.M.Lau rier, qui pourrait faite deux fois ce chiffre.reste dans la politique, lui ! .Æt dans l'oppusition encore ! L'Etendard n\u2019a jamais eu de ces désintéressements-là ! La vengeance \u2018 Jamais nous n\u2019eussions cru que tant de fiel pût entrer dans l\u2019âÂme des honnêtes gens.\u201d tantumne ani- mis celestibus ire.\u201d Les proscriptions ont recommencés.Les cris de véngeance se profèrent dans tous les coins et les listes d\u2019exécution circulent librement.On s\u2019attaque maintenant aux gros bonnets.L\u2019Elendard annonce sournoisement que: I1 est fortement rumeur à Québec que le gouvernement se propose de nommer un shérif conjoint pour Montréal et un autre pour Québec.On se rappelle que semblable rumeur avait déjà cireulé aussitôt après les premières exécutions faites au Palais de Justice de Montréal et,à cette époque,le shérif de Moni- réal avait reçu du Procureur-Géné- ral une lettre qui reconnaissait la grande efficacivé de ses services.L\u2019Etendard aurait-il modifié l\u2019opinion de ses chefs à l\u2019égard d\u2019un homme qui lui a été si loyal et lui à tant de fois rendu des services ?Mais ce n\u2019est pas tout.Les nouvelles pernicieuses se multiplient comme des champignons après les violents orages dont nous avons été victimes.= Le Star annonce également ce soir que: ** Le gouvernement a écrit au shérif Thibaudeau pour I'inviter a choisir entre son siége de sénateur et la position de shérif de Montréal.\u201d Nous ne croyons pas que cette nouvelle soit exacte.Ce n\u2019est pas au moment, ou M.L.G.Desjardins tient en poche sæ nomination de greffier de la chambre, insulte l\u2019opposition et prétend rester député à Ottawa qu\u2019on oserait jouer ce jeu-là.Cependant, ces menaces sont une indication des bons sentiments qui animent ces messieurs ! mers SUCUES Enfin, nous avons, paraît-il, encore gagné un point à Québec comme nous en avons gagné d\u2019autres à Ottawa.L\u2019hon.John MacIntosh ne serait pas notre représentant à Chicago et le gouvernement de Boucherville aurait, disent des dépêches de Québec, compris enfin la honte de sa conduite.On nous annonce que MM.le Révérend abbé Bruchesi, de Montréal; le sénateur P.Landry et Phon.M.Joly, de Lotbinière ont été nommés commissaires conjoints pour l\u2019exposition de Chicago, avec l\u2019hon.M.MacIntosh.Nous nous demandons maintenant ce que M.MacIntosh peut faire là dedans, Un peu de conscience de la position devrait lui faire comprendre que son \u2018\u201cusefulness i8 gone.\u201d La Minerve est très bien renseignée : \u201cLe major-général Laurse, qui est bien connu au Canada, annongait-elle hier matin, se porte candidat dans le district de Pembrooke, dans la principauté de Galles, en Angleterre, Le major Laurie est un libéral-unioniste.\u201d Il y a quatre jours que le fameux général tory canadien est roulé, battu, blackhoulé, archibattu.PE Le New-York Herald annonce qu\u2019un jeune homme du Wisconsin a faussé un chèque de $120 et l'a escompté pour se procurer les fonds nécessaires à son voyage et assister à la réunion du Christian Endeavor à New-York.Décidément, la vertu n\u2019est guère récompensée, =\" Un bon entrefilet de l\u2019Efendard, C'est demain lafête des Orangistes.Ils se proposent de faire à Huntingdon de grandes démonstrations.L\u2019hon.M.Bowell, ministre de la milice et M.Clark Wallace, M.P.P., y prononceront des discours.Ces messieurs sont redevenus les amis de l'Efendard, PARLEMENT FEDERAL CHAMBBE DES COMMUNES LOTERIES ABOLIES Le sénat a, cet après-midi, retranché de la loi criminelle la clause protégeant la loterie de la province de Québec et toutes loteries autorisées par.un acte de législature provinciale.Le sénateur MURPHY a été le seul à prendre la défense de la loterie de Québec.Le sénat continue en comité l\u2019adoption de la loi criminelle.Il en est rendu à la 250ième clause du bill.Les communes ont adcpté aujour- d\u2019hui les résolutions étendant jusqu\u2019en 1895 le bonus accordé aux fabricants de sucre de betterave.Le bonus payé l\u2019année dernière s\u2019est élevé à $21,000.Le bill basé sur ces résolutions passera demain.Le bill basé sur les résolutions du tarif, a subi sa deuxième lecture aujour- d'hui, de même que celui permettant à un député de s'absenter pendant douze jours dans une session sans perdre $8 par jour d\u2019absence.Le bill concernant l'immigration chinoise a étéadopté ensuite, et la chambre s'est ajournée à 5.10, jusqu\u2019à demain à 3 heures.La chambre ne siégera plus le matin.Le bill coneernant Je traitement de juges a été retiré par le gouvernement.La chambre attend maintenant après le sénat qui terminera la loi criminelle samedi tout probablement.Ottawa, 8.La chambre des communes a terminé ses travaux cette après-midi et elle siégera demain à onze heures pour voter les amendements apportés à la loi criminelle par le Sénat.Le Sénat a voté ce soir la loi criminelle en troisième lecture, de même que le bill concernant le havre de Saint Jean et celui des subsides aux chemins de fer.La prorogation aura lieu demain après-midi ou le soir à 8 heures.Ottawa, 9 Voici la liste des bills sanctionnés par le gouverneur générai : Acte concernant la compagnie du chemin de fer Cobourg, Northumber- land et Pacifique.Acte concernant certains travaux de chemins de fer dans la ville de Toronto.Acte pour incorporer la compagnie d\u2019assurance Victoria sur la vie, Acte concernant la compagnie canadienne du téléphone Bell.Acte pour incorporer la compagnie de chemin de fer de Canso et Louisbourg.Acte concernant la compagnie du chemin de fer Ontario et Pacifique.Acte concernant la compagnie de che min de fer Great Northern.Acte pour confirmer arrangement intervenu entre la compagnie du chemin de fer de la vallée de Tobique et le chemin de fer du Pacifique.Acte de divorce en faveur de James Albert Manning Aikins., Acte de divorce en faveur de ferbert Remmington Mead.Acte de divorce en faveur d\u2019Ada Do- nigan.Acte pour conférer au commissaire des brevets d'invention certains pouvoirs additionnels.Acte concernant la compagnie de chemin de fer du Manitoba et du Nord- Ouest.Acte concernant la compagnie d'AI- berta.Acte pour incorporer la compagnie de pouvoirs hydrauliques de High River et de Sheep Creek.Acte concernant la compagnie du chemin de fer Canada Atlantique.Acte pour incorporer la compagnie du chemin de fer Winnipeg eb Atlantique.Acte concernant la compagnie du chemin de fer London et Port Stanley.Acte pour incorporer la compagnie du chemin de fer Buckingham et de La Lièvre.Acte pour amender l'acte d\u2019incorporation de la compagnie du pont de Brockville et New-York, Acte pour incorporer l'association des Meuniers de la Puissance.Acte pour amender la charte de la compagnie du chemin de fer de Manitoba et Assiniboia, Acte concernant la compagnie de chemin de fer Montréal et Occidental.Acte concernant la compagnie du chemin de fer maritime de Chinecto.Acte de divorce en faveur d\u2019Hattie Adèle Harrison.Acte de divorce en faveur de James Wright.Acte concernant la compagnie de tramways d'Ottawa.Acte concernant la compagnie du chemin de fer dé Montréal et du lac Maskinongé.Acte pour amender les actes concernant la compagnie de chemin de fer d'Ottawa, Waddington et New-York, Acte pour amender l\u2019acte du revenu de l'Intérieur.Acte concernant le chemin de fer Midland du Canada.Acte pour amender la loi des brevets d'invention.Acte pour autoriser de nouvelles concessions de terres aux miliciens qui ont ait du service actif au Nord-Ouest.Acte pour incorporer la compagnie du chemin de fer de la vallée de l\u2019Ottawa.Acte concernant la liste électorale de 1891.Acte pour amender l'acte concernant l'inspection générale.Acte pour amender la loi concernant la liquidation.Acte pour incorporer la compagnie du pont et du tunnel de Burrard Inlet.Acte pour amender la lui concernant les terres publiques.1 Acte concernant le remaniement de la carte électorale.Acte concernant la commission du hâvre de Trois-Rivières.Acte pour amender la loi des che-|a mins de fer.Acte pour amender la loi concernant le service civil.Acte pour amender la loi concernant l'immigration chinoise.Acte pour amender la loi concernant le sénat et la chambre des Communes, Acte pour amender la loi concernant les droits de douane.Acte concernant les primes accordées à la fabrication du sucre de betterave.Acte pour autoriser des subventions en faveur de certaines lignes de chemins de fer.Acte concernant la loi criminelle.Acte pouramender la loi concernant le port de St-Jean, dans la province du Nouveau-Brunswick.Acte accordant à Sa Majesté certaines somines d\u2019argent pour le service public pendant l'exercice de 1892-93.PECHE DEFENDUE On lit dans la Gazette du Canada : TRUITE MOUCHETÉE ** Il est défendu de pêcher la truite mouchetée (Salvelinus fontinalrs) à travers la glace en Canada.\u201d Les eanadiens aux Etats-Unis Biddeford, Me, Les Canadiens-francais de Biddeford, Me., se préparent à eélébrer le 256 anniversaire de la fondation de leur société St Jean-Baptiste.A cetté occasion, il y aura, le 14 juillet courant, un congrès des membres du clergé et des représentants des sociétés et des paroisses canadiennes-françaises eb acadiennes de l'Etat.Ce sera la 3e con$ention vationale tenue par nos co-nationaux dans le Maine.Le lendemain, le 15 juillet, aura lieu la célébration de la fête nationale proprement dite, à l\u2019occasion des noces d\u2019argent de l'une des sociétés les plus nombreuses et les plus prospères des Etats voisins.On s\u2019attend à ce que la procession sera la plus grande quiait jamais eu lieu dans le Maine.Le gouverneur et son état major, les autorités civiles et militaires, les soldats de Portland et des autres villes environnantes y prendrent part, ainsi que toutes les sociétés sœurs de Lewiston, Showhegan, Waterville, Brunswick, etc., etc.Enfin, la fête sera digne de la haute renommée de nos frères de là-bas, lorsqu\u2019il s\u2019agit de patriotisme.L\u2019hon.M.Laurier a été spécialement invité pour la circonstance et un wagon spécial mis à Ba disposition.Il est à espérer qu\u2019il pourra prendre part à cette grande démonstration.Au nombre des autres invités, comme devant porter la parole en cette circonstance, se trouve M.L C.Bélanger, de Sherbrooke.rm Une proposition tendant à la recherche des remèdes propres à arrêter la dépopulation de la France a été soumise à la chambre des députés.L'exposé des motifs établit que le nombre des naissances est encore bien inférieur à celui des décès, étant tombé de 25 pour mille en 1883, à 21 en 1889 et 22 en 1890.\u2014Edward Linlef, de St Pierre, C.A.dit: \u201c Que son cheval avait été gravement blessé par une fourche.Une bouteille,de Liniment de Mi- nard le guérit.\u2019 Tous ceux qui tiennent des'écuries de louage,dans le Dominion entier, disent à nos agents qu\u2019ils ne voudraient jamais être sans le Liniment de Minard pour deux fois son erix.31-4 \u2014e COLONNE CARSLEY Fermeture à bonne heure Notre magasin est fermé àl heure le samedi durant les mois de Juillet et Août Se continue Se continue Se continue La vente annuelle à bon marché chez S.Carsley se continue avec les pluss grand suce cès.Chaque jour bon Chaque jour bon Chaque jour bon La pluie qui est tombée durant le mois e juin a nui aux affaires mais le commerce Est extra bon Est extra bon Est extra bon De fait, le commerce de chaque jour dela vente à bon marché du mois de Juillet a été de beaucoup meilleur que celui des années passées,, S, CARSLEY Ce sont les prix bas Ce sont les prix bas Ce sont les prix bas Les prix excessivement réduits auxquels les marchandises sont réduites.sont la cause Des nombreuses ventes Des nombreuses ventes Des nombreuses ventes Durant le mois de juillet chez S.CARSLEY.= = Les commandes par-la poste sont exécutées promptement.Grande vente de Manteaux d'été A BON MARCHE Durant le mois de Juillet DES REDUCTIONS SPECIALES Ont été faites sur tous les vêtements de ru pour dames et jeunes filles pour = La vente à bon marché du mois du Juiilet Nous avons un assortiment très coonsidéra- ble de manteaux de voyage et de places d\u2019eaux ; ces manteaux sont dans toutes les nuances et (dans tous les patrons les plus fasbionables, et confectionnés avee ies meilleures marchandises et vendus aux prix réduits suivants : $1.80, $3.20, $4.80 $6.40, $0.75, ek §i.50.8.CARSLEY.Les commandes par la poste souk: exécutées promptement et soigneusements VENTE DE MANTEAUX Durant fe mois de duillet ASSORTIMENT SPECIAL De pêélerines légères en drap et cn tweed dans les nuances les plus nouvelles avec belles bordures et garnies en Appliqué, très.fashio- nables, prix réduits à $5 chacune.ASSORTIMENT SPECIAL De gilets fashinables en drap pour dames pesanteurs convenables pour l\u2019été, diverses longueurs, prix réduits à $2,70 chacum.ASSORTIMENT SPECIAL De gilets blazer de fantaisie pour dansg très convenables peur places d\u2019eau et pour æ campagnie, prix réduits à $3 chacun EL.CARSLEY.Les commandes par la poste sont promptement exécutées, Marchés en Manteaux Pendant Ia vente à Don marchéedu mois de Juillet Assortiment spéciale de gets en drap pour dames ; ces gilets ont 36 pouces de longueur et sont tres fashionables, prix réduitaa $3.15 Assortiment spécial de pélerines en drap brodées et de fantaisie, dans toutes les.nuan+ ces, prix réduits à $8.70 chacune.REDUCTIONS SPECIALES 33% pour cent sur les manteaux en soie pour dames.334 pour cent sur Ies manteaux en.dentelle pour dames.353 pour cent sur Ies manteaux en soie eb en dentelle pour dames, 334 pour cent sur les manteaux en soie ch en jais pour dames.33} pour cent sur les manteaux ex jais et en dentelle pour dames.324 pour cent sur les dolmanettes d'été pont dames S.CARSLEY, 1765, 1767, 1769, 1771, 1778, 1175, 1777, 1779 RUE NOTRE-DAMH MONTREAL S.CARSLEY.I pis [DIE à ps Ie qoitsé i A die a nar: Th p lvl.(uf I ] i le, : a > Lge pe æ } IR ¥.| | { 4, vc OR t Ai.: a = = IR i by mé à 8 Igy ~~~ à Che, SES ; Un iy ary ur del ela et Ane 1 à 3 ™ auxquels ue jles ltes ee = 3 LE ee atu) \u2014 faire, parti en 1892, fi ot fs se ue is du sie 2 pacs ÿ ions ls | i rai, Lud \u20184 \u2014\u2014 ot 0 jet y or or self gli int freed ;p# {Doelphis d\u2019Amours, cultivateur, céli- sid 29 $92 avec sa famille, 2 enfants.,4 Frnest d\u2019Amours, cultivateur, céliba- wh droisse de Trois-Pistoles.4 i parti en 1888 avec sa famille, 2 en- 3 ois avec sa famille, 11 enfants, ot 766 \u201cda eine Plourde, ferblantier, parti 1 5 LE CULTIVATEUR wd 3 © LEMIGRARION [& Des faits, des chiffres et des noms Le cômmissaire spécial du Ca- NADIEN nous transmet ce matin June liste des \u2018\u2018 disparus \u201d de la pa- Les ministres s\u2019amusent ! # va bien ! | \u2014 Liste des familles de Trois-Pistoles qui ont émigré aux Etats-Unis depuis 1888 : Elzéar Boucher, cultivateur, parti en 41888 avec sa famille, 13 enfants.\u2018 Georges B-langer, ancien cultivateur, parti en 1891 avec sa familie, 6 enfants.Narcisse Lavoie, journalier, parti en 1891 avec sa famille.3 enfants.Alphonse Ouellet, forgeron, parti en 1890 avec sa famille.5 enfants.Achille Bélanger, cultivateur, parti pour la seconde fois en 1892 avec sa fa- nille.5 enfants.Gaspard Gamache, bédeau de la pa- oisse, parti en 1889 avec sa famille.11 enfants, Thomas Lavoie, célibataire, parti en 1889.Ferdinand Morency, fils de cultiva- four, parti en 1888, ÿ Simon Rioux, cultivateur, parti en 890, avec sa famille, 2 enfants.Théophile Boucher, journalier, parti pn 1890 avec sa famille, 10 enfants.Cyprien Bélanger, cultivateur, parti Jn 1891 avec sa famille, 5 enfants, Paul Coté, cultivateur, parti en 1889 vec sa famille, 11 enfauts.Charles Arthur Caszrain, A médecin, ants.J Elizée Dionne, cultivateur, parti en 4889 avec sa famille, b enfants.Théophile Labrie, cultivateur, parti In 1891.Chs Eugène D\u2019Amours, avocat, céliba- Alphonse Fournier, fils de cultiva- eur, célibataire, parti en 1891, Olivier Larrivée, journatier, parti en #888 avec sa famille, 8 enfants.Auguste Lavoie, menuisier, célibatai- b, parti en 1890.Théophile Martin, cultivateur, parti m 1889 avec sa famille, 5 enfants, Ruben Rioux, cultivateur, parti en 888 avec sa famille, 9 enfants.Vénérand Rioux, cultivateur, parti n 15-9 avec sa famille, 7 enfants.Michel Sylvestre, cultivateur, parti M: 1850 avec sa famille, 8 enfants.Joseph Têtu, fils de eultivateur, sé- dbataire, parti en 1892.Daniel Fétu, fils de cultivateur, bataire, parti en 1892.Eugène Bellisle, cultivattur, parti A892 avec sa famille, 6 enfants, Calixte Bérubé, cuitivateur, parti.1B91, avec sa famille, 7 enfants.4 Olivier Bélanger, cultivateur, parti 1891, avec sa famille, 11 enfants.André Boucher, fils de cultivateur, Klibataire, parti en 1892.Georges Bélanger, cultivateur, parti 1892 avec sa famille, 8 enfants.Josepht Desjardins,cultivateur, parti 4 1888 avec sa famille, 4 enfants.Madame Joseph d\u2019Amours, partie en B92 avec trois enfants.Paschal L\u2019Arrivée vient de vendre sa rre et doit partir dans le cours du cé en en Joseph L\u2019Arrivée, menuisier, parti h 1892 avec sa famille, 6 enfants, Josaphat Morin, ffls de cultivateur, libataire, parti en 1892.Alphonse Rioux, fils, cultivateur, cé- bataire, parti en 1892.Damien Rioux, fils de Félix, cultiva- ur, célibataire, parti en 1891.Octave Sansterre, cultivateur, céliba- ire, parti en 1890.Emile St Laurent, fils de cultivateur, pré en 1890.Philias St Laurent, fils de cultiva- jur, parti en 1890.Emile Therriault, cultivateur, parti | 1892 avec sa famille, 10 enfants.itaire, parti en 1891.N Beaulieu, cultivateur, parti en ire, parti en 1892, Louis Gagnée, cordonnier, célibatai- , parti en 1892, .1892.Atxd Rioux, cultivateur, céliba- ire, parti en 1892.Samuel Boucher, cultivateur, parti 1892 avec sa famille, 8 enfants.Maximien Bélanger, cultivateur, parti 1591 avec sa famille, 11 enfants.Achilie Boucher, fils de Jos, cultiva- ir, parti en 1891 avec sa famille, 12 fants.Joseph Corbin, cultivateur, parti en Tout Thomas Solomon Côté, cultivateur, parti seul en 1891.Alfred Cô é, cultivateur, parti seul en 1891.Vincent D'Amours, fils d\u2019Hypolite, cultivateur, parti en 1891 avec sa famille, 9 enfants, Magloire Gagnon, cultivateur, parti en 1891 avec sa famille, 11 enfants.Narcisse Lauzon, parti en 1891 avec sa famille, 12 enfants.Narcisse Lavoie, cultivateur, parti en -1790 avec sa famille, 3 enfants.Hyacinthe Lévesque, cultivateur, parti en 1891 avec sa famille, 6 enfants, Cérice Lévesque, fils de cultivateur, parti en 1892 avec sa famille, 3 enfants.Charles Lévêque, cultivateur, parti eu 1889 avec sa famille, 5 enfants.Elzéar Turcotte, cultivateur, parti en 1891 avec sa famille, 11 enfants, Pierre Vaillancourt, cultivateur, parti en 1889 avec sa famille, 4 enfants.O.Vailiancourt, cultivateur, parti en 1890 avec sa famille, 6 enfants.N.B.\u2014Cette liste est naturellement incomplête.Il faudrait plus de huit jours pour faire le recensement total de toutes les familles ou personnes qui ont émigré depuis trois ou quatre ans.L\u2019état ci-dessus nous donne cependant une idée générale et exacte de l'exode qui a dépeuplé la paroisse de Trois-Pistoles.Il est aussi entièrement en dehors des limites du possible d\u2019indviner exactement l'endroit des Etats-Unis où se trouvent ces familles.La plupart du temps, elles changent souvent de localité, de telle sorte que leurs amis récipro- \u2018ques ici sont parfois embarrassés de dire la ville ou le village où elles ont établi leur demeure.Il suflit de constater que ces familles ont laissé la paroisse pour aller chercher fortune aux Etats-Unis.Dans ln plupart des cas, ces gens-là ont abandonné leur paroisse natale dans l\u2019espoir d\u2019y revenir et dans le but de faire un peu d'argent pour payer leurs dettes, Pas une des familles dont vous voyez les noms ci-dessus, n\u2019est revenue.Je n\u2019ai pas indiqué celles qui ont émigré et qui sont revenues après deux ou trois années d\u2019absence.Il n\u2019est pas d\u2019indico qu\u2019une émigration nouvelle se fasse beaucoup sentir ici.Il partira sans doute encore quelques familles : mais il semble que ce sera des cas isolés.Le gros tiers des terres et propriétes apportenant à des cultivateurs sont grevées d\u2019hypothèques -variant depuis $100 » $1,000 ot $1,500.D y aussi un bon nombresde fermes qui sont abandonnées._ Taomas Cort, ANDREW CARNEGIE M.Andrew Carnegie, dont le nom a déjà paru dans ce journal à propos des massacres de Homestead, est à la fois millionnaire, manufacturier, économiste, philanthropiste, musicien, peintre et cosmopolite.Il est né à Moodie, (Fcosse) le 25 novembre, 1835.Ses parents étaient pauvres et travaillaient comme tisserands, sans que rien dans leur sort pit faire prévoir la destinée de leurs enfants.Le plus vieux des Carnegie était un vrai radical et il est étrange que cette origine ait produit des libéraux comme il se vante de l\u2019être, En 1845, la famille Carnegie vint en Amérique et s\u2019établit à Pittsburg, où Andrew refusa de continuer le travail auquel se livraient ses frères et sœur, et se procura d\u2019abord une place de chauffeur de locomotive ; c\u2019est un des premiers dans le pays qui apprit à recevoir par son les signes du téléphone Morse.| A dix-huit ans il était déjà opérateur sur la ligne du chemin de fer de la Pen- sylvanie.M.Thomas A Scott le surintendant de la ligne de télégraphe s\u2019aperçut vite des qualités du jeune homme et s\u2019empressa de l\u2019appeler à son bureau pour en faire son secrétaire.Le jeune Cor- begie se procura ainsi une bonne position pour son frère Tom et conseilla à ses autres parents de cesser leur ouvrage manuel.0 Lorsque M.Scott fut nommé vice- président du chemin de fer de Pensyl- vanie le jeune écossais changea sa position infime de secrétaire contre une position plus en vue.Andrew et son frère économisèrent de l'argent tout en travaillant au chemin de fer et, avant la guerre.Henry C Phipps, apprenant que les Carnegie cherchaieut un placement avantageux, conseilla aux jeunes frères de s\u2019associer pour acheter des terraius dans les faubourgs de Pittsburg.Deux années plus tard, des sources à huile furent découvertes sur ces terrains qui acquirent le prix de $20,000.Les frères Carnegie appelèrent les fournaux Lucy No let Lucy No 2, le nom Lucy étant celui de la blonde aimée que Carnegie avait laissée en Ecosse, Le succès.des deux jeunes ne s\u2019arrêta plus et bientôt Andrew devint millionnaire lors de l\u2019introduction des rails en acier dans le pays, En deux ans, il avait accaparé le monopole de cette fabrication ; de $200, il avait baissé à $25 la tonne, le prix de ces rails pour battre ses concurrents, Dans la décade des 70, il a réalisé un bénéfice d\u2019environ deux millions par année.ll y a dix ans, son ambition était de bâtir un manoir en Pennsylvannie, le plan était achevé, les desseins étaient faits, lorsque Carnegie, à la mort de sa mère, abandonna son idée.Il vénérait sa mère et avait promis de ne jamais se marier de son vivant, En 1888, deux ans après sa mort, Carnegie, alors âgé de 53 ans épousa Mile Wasfield, une américaine, plus jeune que lui de 20 ans.\u2018 M.Carnegie vaut maintenant 30 à 35|ï millions de piastres comme roi des acie- ries, et de plus, il dirige un syndicat de journaux publiés dans les petites villes d\u2019Angleterre.Il à essayé de conduire un journal de New-York, mais a échoué.C\u2019est le plus grand manufacturier de fer en gueuse, de rails d\u2019acier, et del] coke dans le monde entier, sa production journalière s\u2019élevant à 2000 tonnes de métal.Ses ateliers comprennent, les aciérie Bessemers de Pittsburg, les fonde- ties Lucy, les usines de fer Union et les ateliers de acieries Hartman, la compagnie de |! Coke Finck et les usines Metallurgi- ques d\u2019Ecosse.M.Carnegie dit qu\u2019il dispersera sa |i fortune ou la dépensera avant de mourir, à moins de mort subite.M.Carnegie a toujours été un anglais dévoué et a repris son titre il y a quelques années en vue des affaires qu\u2019il avait entreprises: c\u2019est À cette époque qu\u2019il a fait la connaissance de Gladstone, John Bright, Jos.Chamberlain, Matthew, Arnold et autres célébrités de même ordre.M.Carnegie a fait don de $50,000 |! pour une bibliothèque dans son village natal.Pittsburg se vante d\u2019avoir eu de son côté $500,000 pour une bibliothèque et Alleghany City $250,000, En Ecosse, il a de même écoles commerciales et industrielles, M.Carnegie vit la plus grande partie du temps au château de Cluny, la demeure des anciens chefs du Clan Mac- pherson.Dans cette demeure, tout se fait à l\u2019écossaise.M, Carnegie n\u2019a pas d'enfant et son rêve semble être le Home Rule pour l\u2019Irlande.En attendant, ilest très répu- t § s blicain et excessivement protectionniste, De temps & autre il fait un tour en Amérique et ses souscriptions électorales n'étaient égalées ou dépassées que par celles de M.Levy Morton.Le CANADIEN n\u2019a pas à se plaindre du résultat de la session, au point de vue des opinions qu\u2019il a défendues.D s\u2019est opposé vigoureusement à Vaugmentation du salaire des juges.Le parlement a été de son avis, Il a dénoncé le favoritisme scandaleux déployé à l\u2019endroit de la lo- verie qui à si complètement abusé de la bonne foi de la Sociévé Saint- Jean-Baptiste.Le parlement a donné raison au CANADIEN.Il n\u2019y a rien de beaucoup plus fôrt qu\u2019un journal qui dit sa pensée, sans faiblesse et sans crainte.a q Vv d q LA REINE VICTORIA a pris un vif intérêt à la lutte électorale engagée par le marquis de Lorne contre M, Shaw-Lefevre, Elle s\u2019est fait télégraphier presque à chaque heure des nouvelles de la votation, Le marquis n\u2019est pas heureux.Voilà deux fois qu\u2019il sollicite en vain la faveur populaire.Lord Lorne n\u2019est pas dépourvu de talent, mais il doit être un fort d e perdre sa réputation de représenter le pays des surprises, mais, grâces lui en soient rendues, le ministère qui nous gouverne actuellement, vient de lui permettre de reprendre tous ses avantages à cet égard.frants ont, paraît-il, mis au\u2019 jour une lei qui grève d\u2019un droit sensiblement élové tous lesactescomportant transmission immobilière, prétexte, nos légiférants l\u2019ont puisé dans la nécessité de combler le gouffre laissé béant par la dernidre convulsion politique.Leur excuse est-glle valable 2 Le moyen est-il légal ?C\u2019est bien de ces fadaises-Jà qu\u2019il s\u2019agit.c\u2019est de payer et les contribuables n\u2019ont depuis quelques jours, on verse, on paye, eb les caisses publiques s\u2019emplissent démesurément.d\u2019être contraint à s\u2019exécuter, le débiteur avait le droit de connaître et de contrô- créancier.relle pourtant, toyablement refusée aux obligés de la province de Québec.En effet, des instructions plus on moins précises ont été données aux employés de celle-ci pour ponts Keystone, des|vecueillir l\u2019impôt, et quand ceux qui que apparition de la mesure, ont demande à examiner les termes de l\u2019édit, plus complète de leur accorder eatisfac- tion.des plus importantes, capable de Jeter, ment elle est rendue exécutuire avant sa promulgation, mais encore ceux qui sont chargés de l\u2019appliquer l\u2019ignorent on sait fort bien qu\u2019il ne les rencontrera que dans la création de nouveaux im-|æ pôts, mais on gardera toujours le droit de se plaindre, quand il n\u2019y aura ni clarté, ni justice dans le mode de recouvrement de ces charges.ï d\u2019affaires sont légion, où les avocats et g les notaires pullulent, pas une voix ne de pouvoir des gouvernants ! Penser que le conseil du barreau, les chambres de discipline des officiers ministériels n\u2019ont rien tenté pour être exactement fixés par le sort fait aux contribuables ! Les malheureux régistrateurs, qui n\u2019en peuvent mais, ont seuls été assiégés, to du public n\u2019a encore été défendu à l\u2019encontre de l'autorite qui l\u2019a méconnu.sons pas.nous que, sans plus d\u2019hésitation, ceux sion de veiller à la suppression des abus, \u2018modifications dont ils démontreront l\u2019u- Lilité, ne serait-ce que celles se rapportant à la nullité.étourdiment décrétée, des actes non enregistrés.ra.Le fléau a fait trois victimes, & St- Ouen et Asnière, villages de la Seine, à léra a fait dés ravages dans 24 villages.Il produit la mort avec une soudaineté étonnante.CORRESPONDANCE Fiat Lux John Murphy & lip 1781 & 1783 Rue NOTRE-DAME Coin de la rue Sé- Pierre AU COMPTANT ET A UN SEUL PRIX Fédéral, 580.Bell, 2193.21 mai 92\u2014Ilan CHEZ J.L.0.VIDAL & FILS Assortiment complet d'engins, bouilloires, machines de toutes espèces, neuves ou d'occasion, courroies, scies rondes, etc.Agence genérale.Magasin : 196-198 Rue Saint-Paul Téléphone 247, Québec.Éc 2.ai 2 Le nouveau monde était menacé de M.de Boucherville et ses co-adminis- Nos des téléphones : Tout impôt nouveau exigeant un Ce qui importe, jV'h se soumettre, sans avoir la conso- ation suprême de se démettre.Et PEAUX de VAUX ET AUTRES AURETÉES D a été jusqu'ici de principe qu\u2019avant er le titre qui le lie vis-à-vis de son Cette protection, fort natu- sera désormais impi- COMPTANT Les Commerçants de Peaux, Les Bouchers, Les Laitiers, Peuvent toujours obtenir les meilleurs prix st une prompte réponse, en s\u2019adressant direc- tonent à nous.Nous sommes les plus grands commerçants de peaux de Boston.Nous répondons prompteimont à toutes correspon- \u2018acquittent, un peu étonnés de la brus- lleur a été opposé Fimpossibilité la Ainsi, voila une loi de finances ¢ dances.bour un temps an moins, la perturba- Ecrivez à notre bureau principal.Adressez tion dans les transactions, et non-seule- toujours, J.T.MEADER & Ce.281 Congress Street, Boston, Mass.presque, n\u2019en ayant jamais reçu le texte 21\u2014 10 complet, et ne le rencontrant, d\u2019après ~ eurs propres déclarations, dans aucun Pour les Cors, les Verrues, document officiel.les Oignons, employez te Certes, on ne peut blimer le minis-|WIGHT'S CORN & WART CURE.En vente chez tous les pharmaciens.25c ia houteille.12\u2014ino ère de chercher à se procurer des resources, si elles lui sont nécessaires, et ES EE TES STE VENDRE\u2014Hétols, Salon, Confise- \" \u201cA ries et Fruits, et toutes sortes d'uf- I faires toujburs en main.KExcellente oc- § casion pour des personnes qui désireraient commencer lcs affaires.Venies d\u2019immeubles et prêts hypothécaires cf- i fectués promptement, \u2018S'adresserà R.;- ROBERT, No 25, rue St-Jacques, Mont- = réal.Bell Téléphone 1998.| za Et dire que, dans une ville oll lesgens | \u2019est élevée pour protester contre l\u2019abus | ETT Le Riz des Moulins \u2018Mount Royal\u201d Comment le traiter.l y a toujours profit 4 se donner un peu de peine.Nettoyez-le en trois lavazes en ayant soin d\u2019enlever les grains imparfaits, ajoutez une cuiller à thé de sel à une pleinc tasse de riz brut, mettez- le dans une quantité d'eau bouillante pour ini permettre de se gonfler librement.Ne brassez jamais ieriz.Ne le couvrez pas! Laissez bouillir durant 20 ou 30 minutes, assurez-vous que ies grains sont suffisamment amoilis d\u2019outre en outre, enlevez du feu, asséchez le plus possible, placez dans un endroit chaud jusqu\u2019au moment de leservir.Servezle riz chaud avec du sucre, de la créme ou du lait, ou avee du sucre d\u2019érable rapé ou encore de la gelée.Le riz froid mêlé à la pâte fait des crêpes ou des gauffres d\u2019un goût délicieux, Pour la recette écrivez & \u201cThe Mount Royal Milling and Manufacturing Co.\u201d Montréa!.La livre de recette sera adressé par la poste, franco.m j s\u2014jno PHARMACIE DES MARCHANDS Drogues, Produits français Remèdes patentés Articles de Toilettes Pariumeries MM.LES MEDECINS trouveront àmon éjablissement les DROGUES les plus pures et les plus nouvelles.Les commandes de MM.les Marchands cg eegront une atten'Îon toute spéciale.&r Une visite e:t soilicigée.Dr Evans Rockette, 34; rue St Pierre: Québes urmentés, lassés de questions, mais ni u parlement, ni dans la presse l\u2019intérêt.N'\u2019est-il plus temps ?Nous ne le pen- Il est méme certain pour ui, par leurs fonctions, ont reçu mis- out résolument obtenir communication e la loi nouvelle, I'examiner, la criti- uer, et exiger qu\u2019il y soit apporté les Camimmx DESAUDRAN.Le choléra en France Il menace Paris Paris, 8&\u2014Le maire de Neuilly, près e cette cité, aeu une attaque de cholé- nviron quatre milles de Paris.Lecho- Dans certains cas, les nalades sont morts, deux heures après 32 mauvais candidat.Trop loin du Son père, le due d\u2019Argyle, est l\u2019un des chefs du parti libéral-unio- u avoir éprouvé les premiers symptômes.Les autorités sont réticentes sur la question et prétendent que ce n\u2019est pas le véritable choléra.Cependant on a trouvé que lo microbe est un peu moindre que le choléra indien, mais exactement semblable à celui de Saigon, mais que morency et Charleveix OMMENCANT LUNDI,lo 19 Octabre 1891, Oh, ma tête! Ce mal de tête terrible, qui fait pour ainsi dire éclater la tête et rend si irritable peut-être immédiatement et complètement guéri par le Burdock Blood Bitters, le meilleur remède pour le mal de tête, la constipation et tous les désordres de l\u2019estomac du foie, des boyaux et n n d d JO avec sa famille, 7 enfants.achetérent alors une petite aciérie et du sang 31\u20142 ce le fléaua commencé de la même ma- tistiques du recensement, concernant le mouvement de la population Canadien- ne-française dans les diversez provinces soit le microbe indien ou l\u2019indo-chi- : 2; ~ les trains circuleront comme suit : ols, est de peu d'importance.En 1834, LA SEMAINE\u2014Laissent Québec pour Ste Anne & 7.45 a.m,, ef 6.40 p.m.Arrivent a Québec de Ste Anne & 7.10 a.ms ct 1.05 pan.AVIS: Les samedis, le train Jaissera Ste Ane no à 12.30 p.m,, au lieu de 12,00 et arrivera à Québec à 1.35 p.m.LES DIMANCHES\u2014Laissent Québec pour Ste Anne & 7.40 a.m, 2.00 p.m.5.40 p.m, Arris vent\u2018à Québec de Ste Anne à 7.00 a.m., 1.05 p.m., 5.05 p.m.Pour los taux spéciaux du fret et des passagers, s'adresser au suvintendant.- W.R.RUSSEL, C.S.CRESSMAN, Surintendant, Gérant ière eta disparu des faubourgs avant entrer dans la cité elle-même.rem Le Canada qualifie de fraudes les sta- u Canada.145\u2014juo 4 (hss d'Allemagne (Du correspondant du Soleil) Vienne, 24 juin 1892, Revétu de 'uniforme des cuirassiers blancs, la téte recouverte du casque d\u2019acier, le prince de Bismarck assistait 3 Vienne, au mariage de son fils, le comte Herbert de Bismarck, avec la belle, gracieuse et riche comtesse Marguerite Hoyos, petite-fille du fabricant de torpilles Whitehead.Pour se rendre de Friedrichsruhe dans la capitale de PAutriche-Hongrie, l'ancien chancelier do l'empire, traversant l\u2019Allemagne du nord-ouest au sud-est, a touché sur sa route deux grandes capitales, Berlin et Dresde.Sur tout le parcours, il s\u2019est fait déceruer de bruyantes ovations.Pärtout la foule nssiégeait les salles d\u2019attente et les quais des gares pour voir et saluer l'illustre vieillard qui a refait la carte de l'Europe et pendant près d\u2019un quart de siècle rempli le monde du bruit de son nom.Depuis qu'un ordre de lempereur Guillaume a condamné à la vie privée celui qu\u2019on appelait le chancelier de fer et qui se vantait lui-même d\u2019être l\u2019homme le plus hai de® Europe, le prince de Bismark semblait ser ésigner à son sort.Il vivait dans sa retraite, fuyant les occasions de se montrer en public, se renfermant dans son isolement farouche, semblable au vieux duc Job qu\u2019a dépeint Victor Hugo dans une de ses plus magnifiques œuvres : Isolé, réprouvé, foudroyé, mais resté Debout sur sa montagne et dans ss {volonté.Mais voici qu\u2019il change soudain d\u2019attitude, qu\u2019il jette le masque et qu\u2019il va hardiment au-devant des acclamations populaires, A Berlin, dans les quelques minutes qu\u2019il a passées à la gare d\u2019Au- halt, il a été plus acclamé que dans tout le reste de sa vie; on lui a chanté l'hymne \u201cDeutschland über Alles,\u201d l'lvmne à allusions transparentes : *\u2018Nous ne vous avons pas oublié\u201d ; on lui a offert des bououets, on a poussé des hochs et des hourras.Il paraissait boire avec ivresse à cette coupe remplie du vin de la popularité.Il est vrai que lorsqu\u2019on l\u2019a prié de parler, le prudent et cauteleux diplomate a reparu et le prince de Bismarck n\u2019a laissé tomber de ses lèvres que ces quatre mots pleins d\u2019amertume, mais d\u2019une irréprochable correction: \u2018\u2018Mon devoir est de me taire.\u201d À Dresde, la réception a été encore plus enthdusiaste qu\u2019à Berlin.Illuminations, cortège aux flambeaux, aubade dcnnée par un chœur de 1,500 clhau- teurs, rien n'a manqué à la fête.La foule émue chantait des airs .patriotiques, et cette émotion a gagné l\u2019homme qui en était l\u2019objet.Ce cœur d\u2019airaiv s\u2019est senti touché, et, pour la première fois de su vie peut-être, Bismarck a versé des larmes.Le phénomène a paru si extraordinaire que le télégraphe a transmis partout cette nouvelle.Enchaînée à Berlin, capitale de la Prusse, 1a langue de M.de Bismarck s'est délide à Dresde, capitale de la Saxe; et il a prononcé un petit discours dans lequel il a parlé de la grandeur de l\u2019Allema- gue, jadis faible et impuissante et qui aujourd\u2019hui marche de pair avec les plus puissants empires.Je m\u2019imagino que ce voyage triomphal aura achevé de creuser un fossé infranchissable entre l\u2019empereur Guillaume ct son ancien ministre.On avait parlé, il y a quelque temps, de la possibilité du retour de M.de Bismark aux affaires.Apres les ovations de Berlin et de Dresde, qui ont di blesser profondément \"dans son orgueil le souverain de l'empire d'Allemagne, la question est réglée ; tant que Guillaume JI sera sur le trône, le prince de Bismarck N\u2019occupera aucune situasion officielle.Au commencement du dix-septième sièele, un homme vécut en Allemagne, qui n'eut pas une destinée moins brillante et moins extraordinaire que le prince de DBismarck dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle.L'historien dépeint Albert Wallenstein comme un homme qui eutl\u2019esprit grand et hardi, mais inquiet, ennemi du repos, le corps vigoureux et haut, le visage plus majestueux qu\u2019agréable.Il vous le montre * surmontant les incommodités de la goutte par l'exercice ; parlant peu, pensant beaucoup; écrivant lui-même toutes ses aflaires ; vaillant et judicieux à la guerre ; admirable à lever et à faire subsister les armées ; orgueilleux et fier, ambitieux sans mesure, envieux de la gloire d'autrui, jaloux de Ia sienne ; implacable dans la haine, cruel dans la vengeance, prompt dans la co- Tere ; ami de la magnificence, de l\u2019ostentation et de la nouveauté ; ne faisant rien sans dessein et ne manquant jamais de prétexte du bien publie, quoiqu\u2019il ; rapportât tout à l'accroissement de sa + fortune ; mépri-vat le religion qu\u2019il fai- LE CULTIVATEUR sait servir à la politique ; artificieux au possible et affectant de paraître désintéressé ; au reste, très clairvoyant dans les desseins des autres, très avisé à conduire les siens, surtout adroit à les cacher, et d'autant plus impénétrable qu\u2019il blimait en autrui la dissimulation dont il ge servait lui-même en toutes choses N'est-ce pas, trait pour trait, le portrait du prince de Bismarck ?On sait quelle fut la fin de Wallenstein : devenu un révolté après avoir été longtemps un fidèle serviteur de son maitre, I] conspira contre l\u2019empereur, qui avait disgracié.On dit qu\u2019il avait formé le dessein d\u2019usurper la couronne de Bohême.L'empereur se débarrassa de lui en le faisant assassiner.Le prince de Bismarck n'a rien à craindre de semblable ; les empereurs actuels ont des mœurs plus douces et des procédés de gouvernement moins expéditifs que ceux du dix-septième siècle, ils s\u2019en rapportent à la justice.Comme un simple mortel, M.de Bismarck va,dit-on, passer en jugement, Ce sera là un prucès peu commun et dont il est difficile de prévoir les conséquences.CORRESPONDANCE Qui peut être colon ?Le brave curé Labelle disait un jour : ** ce qu\u2019il nous faut dans le Nord ce ne sont pas de jeunes commis, des menet- tes gantées, mais de robustes canadiens, capables d'arracher les souches.\u201d La colonisation, d'après ces idées et d'après la loi actuelle, consiste dans un arrachage de souche.Le colon véritable, conséquemment, n'est qu\u2019une puissance d\u2019arrachage ; cette 1dée du vieux temps à prévalu, nos pères ayant pris les rives du St-Laurent eu bois debout se sont rendus, par un travail opiniâtre,les maîtres du sol sans racine et celui-là seul aujourd\u2019hui est jugé colon de bonne foi «qui peut montrer son sol absolument clair.Nos puissantes machines mues par la vapeur ou l\u2019électricita sous l\u2019intelligence d\u2019un homme expert font au- jourd\u2019hui en 10 heures l\u2019ouvrage de plusieurs mois.L'homme ne doit pas être une machine à travail.Pour ma part, je préfère dans la colonisation un homme intelligent à un homme robuste et j'ai toujours pensé qu\u2019un médecin, un notaire, un avocat, un marchand, un prêtre pouvait devenir propriétaire de deux lots de terres publiques.La loi oblige indistinctement tout colon à construire une maison de 16 par 20, à défricher 10 acres de terres, à occuper pendant au moins 30 mois les lots qu\u2019il paie à la couronne.Le prêtre est logé dansle presbytère, lemarchand,le notaire Pavocat doivent être au centre des affaires ; or, comment peuvent-ils, pour deux lots, sacrifier leur position et s\u2019en tenir à l\u2019obligation de résidence ; il n\u2019y a plus de lots à prendre dans les centres, auprès des églises, toute cette classe de personnes instruites est privée, par le fait, de posséder le domaine public.J'ai connu un homme fort bien disposé pour la colonisation, ayant en mains Un grand nombre d\u2019animaux, voulant établir une beurrerie, demander à la couronne 500 âcres de terre, s'engageant à faire, sur un ou deux de ces lots une maison, une grange et un prorata dedixâcres par lot.Cela lui a été refusé ; la loi l\u2019obligeant à construire trois maisons et à défricher 10 âcres par deux lots et à les habiter.I a dû présider & la passation de nos lois agraires des idées fort étroites, fort nal conçues.Que diriez-vous si, propriétaire de deux lots que je veux vendre, je disais & l'acheteur :*\u20181o Je vous vends chaque lot $100.00 avec intérêt a 7 ojo ; tout bois que vous couperez devra me rapporter $1.30 du mille pied.Vous construirez une maison, vous défricherez 10 Acres de terre, vous réserverez 20 ojo sur chaque lot.Une.compagnie que je pourrai envoyer aura 30 mois pour couper tout le bois qu\u2019elle voudra.J'ai vendu à Paul le droit minier, mais vous lui donnerez un Passage libre partout.Vous ne pourrez le taxer pour fins municipales et scolaires, Vous n\u2019aurez pas le dreit de prendre de poisson dans les eaux avoisinants, j'ai vendu ce droit à Jacques, Vous n'établirez pas de moulin à eau sans que je vous envoie un inspecteur qui fixera sans appel prix-de mon pouvoir d'eau.Vous me paierez un cinquième du prix de vente, et tous les ans un autre cinquième, avec interêt sur toute la somme.Toute infraction aux susdites règles vous eniève- ra ce droit par un contrat, et je prendrai l\u2019autorité de toute personne vous dénonçant en jugement contre vous et vous perdrez toute somme de deniers avancée par vous.Votre travail d\u2019amélioration passera à ma volonté au profit d\u2019un autre acheteur.\u201d Voilà dans jee banalité réelle, le contrat 25 fois trop rant colon, ne veut de ce pauvre misé rable qu'une force de bœufs.L'homme se rend maître de la matière, se l\u2019asu- jettit par son intelligence, et la couronne de Québec exige en condition sine qua non, qu'une souche soit enlevée comme preuve de la bonne foi d\u2019uxy colon pour avoir droit de s'établir sur son domaine.Notre siècle est appelé siècle de progrès ; attendra-t-on le 20ème pour faire justice d\u2019une loi aussi anormale qu\u2019absurde Ÿ Vendez donc encore une fois à tout Canadien moyennant un prix de vente tout lot du domaine public ; que l'autorité n\u2019aille plus voir si la marmite du colon bouille un chou, une carotte, ou une féve.Combien de véritables colons s\u2019ils n'étaient entravés par cette loi étroite établirarent sur le domaine public l\u2019élevage en grand, des fabriques de beurre et de fromage, qui rendraient plus service & la société que l\u2019arrachage de quelques souches.Le canadien d'initiative souffre dans la province le supplice de Tantale ; il découvre les pouvoirs moteurs, de gras pâturages, du bois de toute sorte.La loi lui permet d\u2019aller contempler ces richesses convoitées ; mais lui crie à tue-téte ; n\u2019y touche pas ! J'espère toujours que le gouvernement ne se départira pas à jamais des règles justes et sages qui président au contrat de vente, et qu\u2019un jour ou l\u2019autre,il dira: je n\u2019ai pas surveillé notre travail ni vous obliger à gagner votre vie d\u2019une seule façon.Vous paierez tant pour la protection de l'Etat, je vous laisse pleine et entière liberté, Canadiens, d\u2019exploiter, selon vos lumières et vos désirs, le domaine de vos pètes, *\u201c Puisse un libératour paraître et je chanterai comme Virgile entonna le chant de joie et de triomphe pour saluer la venue du libérateur attendu.Tout s'agite ettressaille dans l\u2019heureux attente du siècle qui va venir, Oh ! puisse se prolonger ma vie jusqu\u2019à ce jour fortuné.Puisse un dernier souffle rester sur mes lèvres pour chanter tes exploits, et ton consulat, illustre Pollion, aura la gloire de fournir une date à cet heureux événement aux longs mois qui vont sue- céder.\u201d Notre terre Cunadienne sera délivrée de la crainte séculaire qui l\u2019opprime, etc, etc.Votre dévoué, S.LarorTz.EEE Pour cause de célébrité \u2014 Tout citoyen est propriétaire de sa tête, sauf dans le cas prévu par l\u2019article 12 du code pénal ; car alors, pour des raisons supérieures, pensant que la tête compromet par trop l\u2019individu, la loi s\u2019empresse de la séparer des épaules.Mais l\u2019exception confirme la règle, comme on sait.; De même, les traits de la figure sont Ia propriété de celui auquel ils ont été dévolus.Par suite, il est interdit de reproduire un facies humain sans la permission de celui qui l\u2019exhibe.Mais certains industriels ne semblent pas être de ces avis, et, pour eux, tout ce qui n\u2019est pas défendu expressément est permis.C\u2019est ainsi qu\u2019un fabricant de biscuits s\u2019était emparé des traits d\u2019une de nos jolies actrices du Palais-Royal, Celle-ci, ennuyée de servir d\u2019enseigne à des biscuits, bien qu\u2019elle fût elle-même à croquer, a fait défense à l\u2019industriel de reproduire son portrait sur les boîtes à pâtisserie.Le fabricant a riposté que lesatraits des actrices parisiennes sont tombés dans le domaine public, Il y aurait, d\u2019après lui, une véritable expropriation pour cause de célébrité.La théorie est ingénieuse.Il faudrait, toutefois, que les expropriés fussent préalablement avertis.Jamais on n\u2019a enlevé une maison à un monsieur pour cause d\u2019utilité publique, sans accomplir quelques formalités.La constitution d\u2019un jury d\u2019expropriation pour cause de célébrité me semble donc tout indiquée.Une assignation à comparoir serait envoyée au monsieur qu\u2019il s\u2019agirait d\u2019exproprier, Au jour dit, l\u2019audience s\u2019ouvrirait avec quelque solennité.Le président\u2014Vous vous nommez Isidore Flambochet ; vous avez, paraît-il, atteint le degré de célébrité après lequel un homme ne s\u2019appartient plus, Le Défendeur\u2014Je ne me croyais pas aussi célèbre que ça.Le Président\u2014Vous avez neint un tableau ?.7 Te Défendeur\u2014J'en ai fait, du moins; mais, quand je verx les vendre, je suis obligé de les signer Corot.Lo Président \u2014Oui.mais vous a vez Le défendeur\u2014En effet, j'ai es quelque succes.Un marchand est vena m\u2019offrir de ma toile94 ff 99.Le président\u2014C\u2019est déjà ge.il.Et puis, il y a Un marchand de chocolat qui brâle de graver vos traits sur ses tablettes; et un fabricant l\u2019intention de se payer votre tête.gratis.Qu\u2019avez-vous à dire pour votre défense ?Le défendeur (d\u2019une voix sombre).\u2014Qu\u2019ils prennent ma tête, mais qu\u2019ils prennent en même temps mes tableaux ! Les débats sont clos.Le président lit le jugement : ** Attendu que le cas de célébrité est dûment constaté ; ** Que le sieur Flambochet ne saurait plus longtemps soustraire sa tête à la chromolithographie ; \u201c Exproprie le dit sieur pour cause de célébrité ; dit que ses traits sont tombés dans le domaine public et les livre en pâture aux enlumineurs.\u201d JULES DESMOLLIENS.LA MODE \u2014 Voici quelques jolies toilettes : Costume de soie vert d\u2019eau ; june plate devant, fermée derrière et garnie tout autour, dans le bas, d\u2019un petit volant semblable, surmonté d\u2019une dentelle ficelle ; cor sage forme corselet ; chemisette de surah vert couvert d\u2019un tulle ficelle ; manches arrêtées au coude, garnies d\u2019une dentelle; gant, de Suède.Charmante toilette de jeune fille en batiste rose et blanche ; jupe- fourreau ornée dans le bas d\u2019un large volant en batiste; corsage rentré dans la jupe, drapé de surah rose et retenu dans une ceinture de gros grain ; la manche, flottante en haut, retombe jusqu\u2019au coude; nœud de rubans.Costume de foulard noir à pointillé rose.Jupe-fourreau garnie d\u2019un voiant rose, surmonté d\u2019un second volant en dentelle ficelle.Corsage plat rentré dans la jupe, garni d\u2019une large dentelle ficelle, formant plastron devant et derrière.Ceinturenoire et rose.Manches plates, Voici encore une très jolie toilette de ville, d\u2018un cachet simple,et qui cependant ne manque pas d\u2019élégance.C\u2019est une vivogne gris clair, jupe-faurreau à traîne garnie d\u2019un ruché de soie gris foncé ; la forme du corsag® est charmante.Il est rentré dans la jupe, sous une large ceinture de broderie d\u2019argent ; un ruban assorti fait bretelle etse noue sur l\u2019épaule ; manches bouffantes, retenues au coude par un volant do soie grise assortie à la ruche.Toilette en peau de soie gris bleu; jupe-fourreau ornée dans le bas d\u2019une ruche de dentelle blanche ; corsage forme redingote, garni d\u2019un devant de dentelle; col châle à revers, manches plates.Aussi, pour les jeunes filles, des jupes de mousseline de 1'Inde, accompagnées de la chemise russe, soit pareille, soit en surab rouge, bleu ou crème; jupons élégants en soie ou en surah; :l s\u2019en fair de fort jolis en spongée; deux volants de dentelle: ficelle agrémentés de nœuds-de rubans héliotrope les terminent.Les couleurs grise et mauve jouissent plus que toute autre de la faveur de la mode ; on y joint aussi des teintes douces, le vieux rose et orphélie ; mais l\u2019héliotrope domine.Un jupon de taffetas noir garni de volants déchiquetés et de petits rubans héliotrope, placés de loin en loin sur les volants, est de très grand ton.Comme dernière création de la mode, je vous signale le corsage décolleté devant et derrière.en forme de V.L\u2019étoffe supprimée est remplacée par la chemisette fermée le fichu drapée, ou les cravates co- quillées.Les chapeaux changent peu.de forme.Le petit chapeau est cependant mis de côté.C\u2019est le grand chapeau de pailie d\u2019Italie, garni de plumes®t de ruvuns de velours, qui triomphe.EGLANTINE, \u2014 en TO \u2014 \u2014Le Liniment de Minard guérit la grippe.31-4 Rien d\u2019aussi bon CHERS MESSIEURS, \u2014J\u2019ai fait usaga de l\u2019extrait da fraises sauvages du Dr Fowler\u2019s, dans ina famille pour mis votre nom au bas da dernier : Une dian® au bein.Ce sujet, aussi, ineuf qu\u2019original, a empoigné le pu-l 1a | : iblic, ef, du coup, vous vez connu conditionné et la couronue avec l'igno-!les ivresses de la gloire, i nombre d'années, et je n'ai rien trouvé de meilleur pour Ia diarrhée de clysopompes électriques qui al?NT > COMPLAINTS N or A DULTS cTS TANNAGE À LA FAÇON J'ai l'honneur de solliciter votre patronage en faveur de mon établissement de Tannerie qui, depuis cinquante-un ans, donne la plus grande satisfaction à tous ceux qui me donnent des peaux à tanner.; _ Je ne fais que du cuir de première qualité sous le rapport du tannage et du eorroyage.Mes prix sont les plus réduits.Les pratiques éloignées voudront bien n'ex pédier les peaux à tanner à bord des chemins de fer.Je vais les chercher moi-même es les prends sous mes soins dés qu\u2019elles sont arri vées, Je me charge aussi de porter le cuir & destination dès qu\u2019il est prêt.Veuillez me notifier quand vous mettez vos peaux à bord, Correspondonce sollicitée, A VENDRE\u2014Cuir rouge constamment en Joseph Dugal, Tanneur.No 514 rue St Velier, St Rochs 2 Déc\u201412m QUEBEC 1H Susie American Agency for 3 CAVEATS, TRADE MARYS, DESICN PATENTS COPYRICHTS, etc.For information and free Handbook write to MUNN & CO., 361 BROADWAY, NEW YORE.Oldest bureau for securing patents in America.Hvery patent taken out by us is brought befora the public by a notice given free of charge in the Scientific American Largest ctroulation of any scientific paper in the world.Splendidiy illustrated.No intelligent man should be without it.Weekly, $3.00 a ear; 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Quand on connaît quelqu\u2019un dans son voisinage qui se trouve atteint de l\u2019une de ces maladies, si fréquentes de nos jours, telles que: bronchites, toux, rhumatisme, Erysi- déle, point de côté ou dans le dos, efforts, pleurésie, démangeaison.dartes, rifle, dérangement, séxéma, (Beau Mal), mal de matrice, affections syphilitiques pu toute autre maladie vénérienne.Ver solitaire, etc, on peut se considérer grandement coupable si on ne lui conseille pas de se servir des fameux Remèdes Sauvages, composés d'herbes et da racines de J.E.P.Racicot.Ces remèdes sont reconnus pour posséder des propriètég cnratives extraordinaires, Il n\u2019cst jamais arrivé que ces remèdes aient déçu les malades dans leurs espérances Tous ceux qui s\u2019en servent déclarent qu\u2019ils donnent pleino et entière satisfaction, Il n'y a aucun danger en les prenant.On peut même travailler en même temps.Faites-vous tous un devoir de conseiller à vos voisins, parents et amis, de ne jamais employer d'autres remèdes que ceux de J, E.P.Racicot, qu'ilsne se le pro- curcront que là où, au-dessu- de la porte, ily a une enseigne du Gros Sauvage, s'est-à-dire chez J.E.P.RACICOT No 25 Rue Saint Joseph _1juillet#2 ST ROCH.QUERBKC les Verrues, Oignons, employez fe les Corss ot les innladies de l\u2019estoinae.Mpe.D.A.Wison, | 81.2 Ridley, IO, Ont.s IGHT'S GORN & WART JRE.Eavenle chez tous les Perman.cns, ihe 256 ia bouislile.= £2 ZT = nr, Roch 18 geil fir 2 = T= BERT conn LX CULTIVATEUR 5 ELA ANA Si M.Hughes peut m'éclairer Je ne demande pas mieux que de m'être trompé sur le compte de M.Hughes.Quand j\u2019ai écrit l\u2019article auquel il prendobjection, j'avais en mémoire une circulaire électorale dans laquelle sont citées ses opinions sur les catholiques, et sous les yeux les grandes lignes du projet d\u2019émigration auquel M.Hughes s\u2019intéresse.Or, les catholiques sont traités un peu plus -mal que des chiens dans ces citations\u2014re- présentées comme venant du Vie- toria Warder.Ie Pape, qui jouit du respect général en Europe, est | voué an mépris, en des termes que M, Hughes devrait se hâter de répudier, si c\u2019est lui qui les a employés.Mais, je ne suis pas du nombre de ceux qui croient À l\u2019utilité de réveiller les vieilles querelles.M.Hughes se dit bien intentionné, à l\u2019endroit des Canadiens-français.Ses déciarations ne sauraient que nous être agréables, et il les appuie de circonstances pour lesquelles je lui donne plein crédit.Les races diverses qui habitent le sol du Canada, ont un incaleulable intérêt à vivre en harmonie, et c\u2019est en grande partie parla presse, par l\u2019attitude des hommes publics, que la Concorde peut être maintenue.Les Canadiens-francais ne dési- ÿ rent rien tant que de jouir des bien- À faits qui sont l\u2019apanage de la paix entre les citoyens d\u2019un pays.Et ils n\u2019ont rien fait, que je sache, pour compromettre cette paix.M.Hughes veut que nous nous donnions tous la main pour créer ici une nation.Tel à été le vœu 4 sincère des représentants de notre [race dans le passé.Leur dévouement à cette œuvre est écrit à chaque page de l\u2019histoire du Canada.Seulement, nos pères étaient des amants de la liberté.Quand elle à trop tardé à venir, ils l\u2019ont conquise, au prix même de leur vie, Ils eurent, au reste, en ces jours difficiles le concours de beaucoup de leurs concitoyens anglais.Nous demandons le respect de ces libertés, et nous protestons contre {les efforts qui sont faits pour nous les ravir\u2014contre les efforts qui ont l\u2019approbation chaleureuse] de M.Hughes.Nous réclamons des droits égaux à ceux des autres nationalités.Le premier de ces droits est d\u2019élever nos enfants Fen la manière que nous l\u2019entendons, de leur don- i §ner instruction qui nous convient.; (Or, M.Hughes et un grand nombre de nos concitoyens anglais, la majorité d\u2019entre eux peut-être, nous de- nient ce droit essentiel, partout où mous sommes en minorité.Songeons-nous à le dénier auxA n- lais de la Province ?J\u2019ai vécu vingt ans dans le parti conservateur, j'ai défendu avec ; frio, de \u2018 [courage et conviction les principes etles hommes de ce parti, tout en arquant sans crainte, à diverses reprises, mon dissentiment au sujet e certains actes.La présence, dans les rangs de nos alliés d\u2019Onta- l\u2019organisation orangiste, tait pour nous, du Bas-Canada, ne cause de faiblesse.Mais les irconstances d\u2019an pays comme le ôtre, imposent des concessions et bs font de la tolérance mutuelle une nt |nécessité.k L\u2019important pour nous était de garder notre terrain, et de laisser aux autres le leur.Qu\u2019un protestant soit orangiste, ffranc-magon, etc., cela ne nous re- jzarde pas.J'ai été élevé, politiquement, dans ces idées.Elles sont encore miennes.den exige l'application eux de ma race.pour Pourquoi M.$dughes, qui se réclame avec or- rueil des principes de liberté, re- Yuse-t-il aux Canadiens-Frangais lu Manitoba et du Nord.Ouest, les rrérogatives dont jouissent ses rompatriotes dans cette province ?Qu\u2019il soit logique et franc.L\u2019abo- ition de la langue française et des icoles séparées\u2014garanties par un raité solennel\u2014signifie l\u2019exclusion \u2018es catholiques d\u2019une pariie im- portante du territoire national, Les anglo-saxons resteraient-ils dans une province où l\u2019on interdi- rrait l\u2019usage de leur idiome, et l\u2019existence d\u2019écoles conformes à leurs croyances ?Par malheur, des hommes comme M.Hughes, ne semblent comprendre la liberté que si elle est conforme à leurs vues.En d\u2019autres termes, ils ont l\u2019ambition de nous faire à leur image, d\u2019élever nos enfants selon leurs goûts.Ils nous laissent libres.de nous soumettre à leurs opinions, Nous appelons cela de l\u2019intolérance et du fanatisme.Si ce n\u2019est cela, qu\u2019est-ce donc ?Depuis que je suis dans la presse, je n\u2019ai pas encore trouvé un journaliste anglais qui ait condescendu à m\u2019apprendre pourquoi mon frère qui est à Manitoba, sous la protection des garanties constitutionnelles, n\u2019a pas un titre parfait à la plénitude de ces garanties, et pourquoi on refuse de lui laisser la liberté de ses écoles et de sa langue, au même degré que son concitoyen anglo-saxon de la province de Québec.Si M.Hughes peut m\u2019éclairer à ce sujet, je lui devrai de la gratitude.J.ISRAEL TARTE.- Un autre impie ! \u2014\u2014 Quand nos confrères ministériels ont dit de quelqu\u2019un qui proteste contre leur politique et qui trouve que les choses vont mal : \u201c vous attaquez notre pays, vons êtes déloyal à la Couronne \u201d\u2014ils ont vaincu! .Les fermiers écossais, qui ne sont pas des traîtres à la Reine, ont donné un formidable coup de pied dans cette banale argumentation.Mais voici pis encore.Un officier britannique, le major Sheppard, des ingénieurs royaux, a tenu le langage impie sur lequel un ami appelle notre attention : ?\u2018\u2018J\u2019airencontré, dit-il, dans tout la partie nord des Etats-Unis, nombre de Canadiens et d\u2019émigrés qui avaient d\u2019abord tenté fortune dans les provinces canadiennes ; au dire de ces gens, il est bien plus facile de trouver de l'ouvrage dans les Etats-Unis qu\u2019au Canada, Les hivers ne sont pas aussilongs et l'établissement du pays étant plus avancé, la vie n\u2019est niaussi dure ni aussi coûteuse aux Etats-Unis qu\u2019au Canada.It y a indubitablement beaucoup d\u2019impatience chez les nouveaux colons du Canada, parce que leur prospérité ne fait pas des progrès aussi rapides que celle des colons des territoires américains eb ils considèrent peut-être que le remède à leur trouble est l\u2019union avec les Etats-Unis.Le trouble réel me parait être une affaire de climat.Un pays où les cultivateurs peuvent labourer dans le mois de juin en gros paletot et où l'hiver les surprend en octobre, n\u2019est pas un pays attrayant, et tant que les terres situées au sud de la frontière ne seront pas toutes occupées, les Canadiens doivent se résigner à attendre.S'ils pouvaient transporter leurs fermes sous un climat plus propice, très bien ; mais le meilleur des gouvernements ne peut pas allonger leurs étés.Ni les Français ni les nouveaux colons ne sont sentimentalement loyaux ; ils visent à l\u2019amélioration de leur sort et ils sont prêts à accepter n\u2019importe quelles mesures.Il leur est indifférent de porter un nom ou un autre\u2014ils avancent.\u201d (Prairie Experiences, by Major W.Shepherd, R.E., p.99-100).Mort de la loterie \u2014\u2014\u2014 Le Sénat a retranché de la loi criminelle la clause scandaleuse qui créait une exemption en faveur de la loterie de la Province de Québec.Son action est le le coup de mort de cebte institution, qui a déjà trop &xploité la crédulité publique.Er \u2014Ie Liniment de Minard est le meilleur.31-4 \u2014cer\u2014\u2014 Maladies caniculaires et diarrhée Je puis recommander l\u2019usage de l\u2019extrait de Fraises Sauvages du Dr Fowler pour les maladies cani- culalres, car j\u2019en ai fait usago dans ma famille, pour les enfants ct les adultes, avec le meilleur succès, F.E.DUNN.Clear Creek, Ont.3i-2, L'EMIGRATION Première correspondance Nous publions aujourd\u2019hui la première correspondance du commissaire spécial que le CANADIEN à chargé de faire des recherches sur l\u2019émigration dans Îes comtés du bas du fleuve.Il nous annonce pour demain des chiffres et des noms\u2014 c\u2019est-à-dire des faits positifs,incontestables : * Trois-Pistoles, 5 juillet 1892, Dans les vieux pays de l\u2019Europe, le voyageur rencontre presqu\u2019à chaque pas les ruines d\u2019antiques demeures et de châteaux séculaires qui sont comme les monuments d\u2019un autre âge et comme les derniers vestiges des générations disparues.Parfois, en face de ces ruines, l'on s\u2019arrête et l\u2019on médite, car elles nous rappellent des époques glorieuses que l'histoire a transmises avec orgueil à la postérité.Ce sont souvent les débris de la demeure d\u2019un grand capitaine, d\u2019un savant illustre, ou d\u2019un général dont les exploits ont fait l\u2019admiration de son temps.En voyant ces antiques mausolées, on se sent pris d\u2019admiration pour les faits mémorables qu'ils évoquent et tout naturellement, sans effort, l\u2019on repasse dans son esprit les époques de l'histoire qu\u2019ils rappellent, L\u2019impression que l'on emporte en laissant ces lieux du souvenir,æ\u2019est ni triste ni amère, Combien différente est celle qui s\u2019empare de vous en parcourant les campagnes de la province de Québec ! Car dans notre jeune pays, dans notre province en particulier, il y a aussi des ruines! Mais ce ne sont pas comme celles que nous voyons dans les pays de l\u2019Orient, des monuments de l\u2019ancien âge qui provoquent l'admiration.Ce sont des ruines que la misère et la pauvreté ont laissées sur leur passage.\u2018 Dans la plupart des paroisses anciennes ou nouvelles, à tous les cing] arpents environ, vous pouvez voir des maisons d\u2019agrignlteur dont les fenêtres et les portes sont barricadées avec des planches.Ti n\u2019est pas besoin de chercher longtemps avant de savoir où sont allés ceux qui habitaient ces demeures, il y a quelques années à peine.Tous sont partis pour les Etats-Unis.C\u2019est malheureusement ce que j'ai constaté dans cette belle paroisse de Trois-Pistoles, et ce que je constaterai probablement dans les autres localités que j'aurai l\u2019occasion de visiter, Trois-Pistoles a une population de 2,800 âmes à peu près.Les terres y sont tres bonnes et le rendement chaque année estordinairementsatisfaisant.Le chemin de fer Intercolonial la traverse dans son entier et donne par conséquent, aux cultivateurs qui y résident, des avantages exceptionnels d\u2019écouler les produits de leurs fermes, s\u2019ils avaient un marché à leur disposition : En dépit de ces facilités, chaque printemps, vous voyez partir pour les Etats de la Nouvelle-Angleterre, des familles entières qui laissent leur paroisse natale à regret et parce qu\u2019elles ne peuvent vivre.Le plus souvent, en partant, ils vendent leurs terres, ou les laissent en partage Aux marchands du village chez qui ils ont trop acheté.Ces magnifiques propriétés restent quelquefois trois ou quatre ans sans être cultivées.Quand ou bout de ce laps de temps, il survient un acheteur désireux de Pexploiter, elle a: perdu beaucoup de sa valeur et rapporte cent fois moins qu'avant d\u2019avoir été abandonnée.all ÿ à quelques vingt ans, à la rivière Trois-Pistoles, tout un village florissant était érigé.Trois cents familles dont le tiers était des cultivateurs, résidaient à cet endroit et semblaient y vivre dans la prospérité.Aujourd\u2019hui, il y a tout au plus vingt-cinq familles.Le reste a émigré.Depuis cinq ans,\u2014 pour parler de l\u2019époque la plus rapprochée\u2014il est parti en moyenne, chaque année, trente à quarante familles qui, pour la plupart, ne sont pas revenues.Ces familles se composaient de cinq, six, sept, jusqu\u2019à douze personnes.En prenant une moyenne de sept par famille, on trouve que 1,050 personnes environ ont laissé la paroisse depuis 1886.C\u2019est énorme, si l\u2019on tient compte du chiffre de la population.Je vous enverrai,demain,aussi approximativement que possible,le nombre et les noms des personnes qui ont émigré depuis quatre ou cing ans.Fa La récolte a belle apparence ici.En certains endroits, les clernières pluies ont fait un tort considérable.Mais dans la généralité des cas, le rendement promet d\u2019étre bon.Le foin surtout est très beau.lHom:ss Ccr£, j IIS nous volent nos enfants J'ai tenu à aller voir de mes yeux le théâtre de l\u2019accident de chemin de fer arrivé, jeudi matin, sur la voie du Pacifique, Les circonstances méritent l\u2019attention des autorités des chemins de fer et du conseil de ville.Le convoi rentrait dans la ville, \u2018à reculons.La locomotive faisait machinéen arrière.L\u2019ingénieur ne pouvait donc Voir ce qui se passait à l\u2019autre bout de la longue file de voitures qu\u2019il poussait ainsi vers la ville.Si la locomotive eut été à la tête du convoi, accident ne serait.pas arrivé, la cloche d\u2019alarme eût sonné, on eût fait jouer le sifflet, on eût arrêté la machine.Voici matière à réflexion et à de nouveaux règlements, au besoin,par les compagnies de chemins de fer.Ce qui est survenu, hier, peut se renouvelér demain, avec des conséquences plus graves encore.Est-il permis, dans cette ville, de conduire des troupeaux de bestiaux, à toutes heures, sur les voies des chemins de fer et dans les rues?#4 En entrant à l'hôpital Notre- Bame où les blessés avaient été transportés, j'ai vu des figures qui ne me semblaient pas étrangères.PAS DE REPONSE La loterie de la Province de Québea trouvara facilement, moyennant tant la ligne, des journaux pour la défendre, Que le gouvernement fasse une enquête sérieuse, et il trouvera un fonds de reptiles capable d\u2019éblouir même le scrupuleux L.P.Pelletier.Veut-on ou ne veut-on pas nous répondre ?Les injures ne feront pas plus d\u2019effet que les menaces.Il nous faut des faits, eb nous les aurons\u2014tôt ou tard ! Combien la loterie de la Province de Québec a-t-elle imprimé de billets depuis le jour de sa naissance ?Combien en a-t-elle vendu ?Combien a-t-il été payé en lots gagnants au public?Combien la Société St Jean-Baptiste a-t-elle reçu ?Il n\u2019est pas de réponse possible à ces questions, sur lesquelles nous appelons l'attention des gouvernements d\u2019Ottawa et de Québec\u2014et aussi de ceux qui jettent foJement leur argent dans ce gouffre.H n\u2019est pas de réponse possible\u2014 parce que la loterie a rapporté à ses propriétaires dans les $200,000 déjà, et qu'ils espèrent réaliser davantage dans l\u2019avenir, grâce au monopole eroient s'être assuré pour longtemps.qu\u2019ils La Société St Jean-Baptiste ne sau- x rait manquer de prendre l\u2019éveil.Parmi les défaites que les ** Home Rulers\u201d ont eu le plus à déplorer, la plus pénible mas Sexton, à Belfast-ouest.est cefle de Tho- Une femme était près de l\u2019un des blessés.\u2018\u201cC\u2019est mon beau-frère, me dit-elle, que vous voyez, etle cadavre de mon frère est à quelques pas d\u2019ici, dans l\u2019hôpital.Mon frère avait seize ans.On m\u2019a dit qu\u2019il est affreusement défiguré, eton m\u2019a conseillé de_ne pas le voir,\u201d L\u2019homme à la robuste charpente quise tordait de douleur à deux pas de nous,et qui probablement ne survivra pas à ses blessures, se nomme Elie Bouchard.I appartient à une brave famille de cultivateurs, de la paroisse de Sainte- Agnès, comté de Charlevoix.Il est monté, il ya un mois et demi, à Montréal avec son frère, sa belle- sœur, et le malheureux garçon de seize ans, que l\u2019on a trouvé mort sous les débris.Les produits de la terre ne se vendent pas: les œufs, les patates, les chevaux, etc.n\u2019ont pas de marché.Il faut s\u2019éloïgner du toit paternel et du clocher ! Les vieux parents recevront un matin une dépêche leur apprenant la mort de leur fils En même temps le coroner fera une enquête rapide, avec des jurés pressés de vaquer à leurs affaires, et qui croiront avoir rempli tout leur devoir en rendant un verdict de \u2018\u2018mort ac- cidenteile.\u201d Ah! si l\u2019on s\u2019était davantage et avec plus d\u2019amour courbé vers le sol fertile qui ne demande que du travail, en retour de l\u2019abondance que renferment ses entrailles généreuses ! Ils n\u2019est pas perde, le sol, comme la vapeur, comme l\u2019électricité! Je voue à laréprobation publique, les faux hommes d\u2019état qui trahissent la patrie en sacrifiant le possesseur de la terre à la rapacité des monopolistes, qui empilent de l\u2019or aux dépens des classes laborieuses.Ils dépeuplent les campagnes an béné- à cines ordinaires pour la toux.Allemand de Boschee est une spécialité pour les maladies ds la gorge et des poumons.Lorsque vous avez souffert pendant plusieurs années de douleurs, toux, de la perte de votre voix, de crachements, d\u2019hémorragie, de faiblesse, quand vous avez suivi toutes les prescriptions et tous les avis des médecins sans autre résultat que le désespoir, quand vous voyez arriver Ja mort, alors.servez-vous du Sirop Allemand.Vous serez guéri, ex Servez, à B1 ; et 2à 4, 7 à 8 heures p.m.Ceux qui ne se sonÿ pas servi du Sirop Al- Remède pour les maux lemand de Boschea de gorge, etc, Pour des maux de gorae, etc.avancés, ne peuvent guéragapprécier ce médica ment & sa juste valeur.délicicuses de bien-être sont des joieu inconnues à ceux qui ne se servent pas du Sirop Allemand.Le Sirop Allemand méprise les guérisons faciles, lesucre peuvent procurer du soulagement à la gorge et arrêter les .picote- Les sensations L'eau et nents dans la rate pour quelques temps, Voilà ce que peuvent opérer les méda- Le Sirop Vous vivrez si vous vous _ (15) De PHILIPPEROY Médecin-Chirurgien No 52 RUE SAINT-LOUIS QUEBEC i Des Hopitaux de New-York Heures de Consultations\u2014De 9 heures à 1 Téléphone.91\u2014jno | fice des souteneurs de leur politique opiniâtrement anti-nationale.Ils nous dérobent notre argent et nous volent nos enfants.UN DE LA CAMPAGNE.Les funérailles de feu l\u2019'hon.M.Robson, premier ministre de la Colombie Anglaise, ont été célébrées à Londres dans l'église Ste Marguerite, église pa- roissialo de ia Chambre des Communes.La reine avait faib déposer la tombe du défunt une couronne de fleurs.Tous les représentants des colonies étaient préseuts, Les détectivns de l\u2019agence Pinkerton, vonant de Homestead, sont arrivés à Pittsburg à 2.40 hier matin.Il y avait parmi eux 27 blessés qui unt été envoyés à l'hôpital, Ilg ont tous refusé d'être interviewés.Ils seront placés sous une forte garde en attendaut le résultat des poursuites qui vont être in- lentées contre eux, l'Estomac, faux de Tete, Etouriisrements, Brule.wants d'Estomac, Oonstipa on, Seshe- resse de Ja Peay, Bydroyisie, À fais \u201clissement de ia Vue, Jaunisse, Herpes, Eresinele,Scrofule,Battements de Cœur, Etat Nerveux et Debilite Generate; toutes ces maladies et plusieurs autres seme blablrs cèdent à l\u2019influence bienfaisaute des 3URDOCK BLOOD BITTARS.En vente chez tous les Marchands C HILEURN #00, Proprictaires Arante 6 LE CULTIVATEUR AR CERES ae LES NOUVELLES TAXES Le peuple s\u2019indlgne L\u2019Electeur publie des faité se rap; portant aux taxes nouvelles du cabinet de Boucherville : Mercredi, 6 juillet, dit-il, M.Louis Myrand, domicihé rue de la Reine à St- Roch, « vendu sa maison à M.L.Legendre au prix de $1,300.L'évaluation municipale était de $2,800, 81,500 de plus que la valeur marchande.Cette vente a donc occasivrné une taxe de $42, la taxe était prélevée sur le montant indiqué au rôle d\u2019évaluation.Dans ce cas, c\u2019est le veudeur qui l\u2019a payée.Autant à ajouter à la perte causée par la dépréciation de sa propriété.Un moulin appartenant à M.Réal Pelletier, à Trois-Saumons, a été vendu 32,000 à un M.Coulombe, Au moment psychologique de payer la taxe, on a constaté au rôle d'évaluation municipale que l'immeuble était coté à $4000, et qu'en conséquence, $1} ojo, il y aurait une bagatelle de 560 à payer argent comptant au gouvernement.On conçoit l\u2019irritation des parties au contrat.Un Canadien fixé depuis quelques anuées à Manistee, Mich., où il exerçait le métier d\u2019eutrepreneur, allié à une de nos meilleures familles de Québec, est revenu au pays dans l'intention de s\u2019y établir.Vendredi même, il a fait l\u2019acquisition d\u2019une propriété au prix de $1,350.Qu\u2019on juge de sa stupéfaction en apprenant qu'il avait une taxe de $3P à payer, car la propriété était évaluée sur le rôle à $2,600, le double du prix d'achat.Cette propri' té était abandonnée depuis dix ans et avait perdu sa valeur.Il faut aimer son pays pour y revenisdaus ces conditions.Cet excellent patriote repartira lundi pour Ma- nistee, \u20ac] il se propose bien de prévenir ses amis là-bas que ce n\u2019est pas le temps de se repatrier, que la province de Québec a un gouvernement qui ne veut plus que les Canadiens émigrés reviennent.La Société St Jean-Baptiste de Fond du Lac, Wis.L'assemblée générale annuelle do la société St Jean-Baptiste de Fond du Lac, Wis,, a eu lieu dans la salle ordinaire des séances, le 26 juin 1892.L'on a procédé A l'élection des ofliciers, et elle a donné le résultat suivant : Chapelain, Rév.Ch.Boucher; président, Eug.Pingair, réélu ; vice-président, Félix Pratt ; Sec.-arch,, Gédéon Brunet ; asst-sec.-arch, E D Gagner , trésorier, Fréd.Balthazard ; sec.-fin, Joseph Nomprés; sec.-corr., Joseph Nomdrés ; commissaires-ordon., PYaul Gagner, Napoléon Marcoux.lies membres actifs de la société sont actuellement au nombre de 90.Le montant en caisse est de mille deux cent quatorze piastres et quarante- cing cents (§1,214.45.) .Jos, NomPRÉS, sec.-corr., Evc.PINGAIR, prés.rm LA PICOTTE A l'état épidémiqdue dans ia Colombie glaise Victoria, C.A., 11\u2014La petite vérole existe à l\u2019état épidémique dans cette ville.Hier soir,on avait constaté 40 cas de cette redoutable maladie.La panique s'empare de tout le monde, I y a trois semaines que le fléau a fait son apparition dans une petite maison, dont les habitants ont été immédiatement isolés du reste de la population, On croyait avoir étouffé le fléau dans l'œuf, mais on se trompait.On n\u2019a pas encore arrangé un hôpital pour les malades ; mais on ge préoccupe de cela aujourd'hui, Hier, la Driard House, le meilleur hôtel de l'endroit a été fermé sur l\u2019ordre du propriétaire lui-même.Le Balmoral, Phôtel Westean et un grand nombre de maisons de pension sont aussi fermées.Accident de chars urbains Portland, Oregon, 11\u2014Un char tiré par un cable, s\u2019est dégagé hier soir du cable en descendant une côte et a été renversé en arrivant au pied de la côte.Douze personnes ont été blessées gravement.enters Le désastre de St-Jean de Terreneuve a des proportions plus grandes que le télégraphe nous l\u2019avait d\u2019abord annoncé.Plus de 10,000 personnes sont sans abri, rassemblées dans les carrés et dans NOUVELLES DE QUEBEC Les nouveaux commissaires pour l'exposition de Chicago M.Beaudoin nommé seul régistrateur de Joliette Le syndicat Cooper et le chemin de fer do la Baie des Chaleurs L'ordre en conseil de M.Garneau ratifié par le nou eau ministère M.de Bouchervilie en contradiction avec lui-même, etc.etc.(De notre correspondant particulier) » Québec, 11 juillet.M.Casgrain, procureur-général, qui était allé à l\u2019inauguration du chomin de fer Montréal et Sorel, est de retour en ville.M.L.P.Pelletier qui n\u2019y a pas assisté est aussi de retour de la campagne.Plusieurs ordres en conseil importants, ont été signés par le lieutenant- «ouverneur Angers, hier à la Rivière du Loup, et renvoyés à Québec, parmi eux s\u2019en trouve un nommant le lieutenant colonel Landry, M.Joly de Lotbinière, et le chanoine Bruchesie, commissaires conjoints avec M.McIntosh, à l'exposition de Chicago.Il ne leur sera pas payé de salaires, mais leurs dépenses de voyage et autres seront payées par la province.Une commission d\u2019aviseurs sera aussi nommée, l'abbé Laflamme de l\u2019Université Laval serait, paraît-il, le représentant de l\u2019association minière de Québec, à Chicago.Un autre ordre en conseil nomme M.Beaudoin, seul régistrateur pour le comté de Joliette.D'autres ordres en conseil pourvoient à certains retranchements dans le ser- viee civil, mais les détails n\u2019en sont pas encore connus, : 11 y a aussi un autre ordre en conseil relativement au chemin de fer de la Baie des Chaleurs.Le syndicat Cooper renforcé par plusieurs citoyens d'Ontario, s\u2019est entendu avec le gouvernement, pour continuer les travaux sur ce chemin, tel qu'autorisé par le fameux ordre en conseil passé par le gouvernement Mercier.Le présent gauvernement par le fait de reconnaître la légalité de l\u2019action de leurs prédécesseurs, semble en contradiction avec lui - même et exonore entièrement M.Garneau, l\u2019auteur de l\u2019ordre en conseil, de l'accusation de négligence -portée cuntre lui.11 rend aussi impossible toute nouvelle poursuite contre M.Pacaud, basée sur la prétendue illégalité de l\u2019action de M.Garneau.Les travaux vont être continués sur le chemin dans le plus court délai.Le gouvernement a décidé que M Rosaire Thibaudeau, devrait choisir eutre son siège au Sénat,ou sa place de shérif de Montréal.Ce dernier à été informé de cette décision.Les ministres sont si fatigués des communications eb visites qu\u2019ils recoi- vent relativement aux nouvelles taxes, qu'ils ne savent plus de quel côté se jet- ter, Le principal grief semble être, que dans les villes les rôles d\u2019évaluation sur lesquels les taxes sont basées, sont de beaucoup plus élevés que la valeur réelle de la propriété, Il est bon de remarqué que lorsque ces mesures furent passées en chambre, M.Fitzpatrick fit ces mêmes remarques, le gouvernement promit positivement, de mo- ditier le bill, de manière a rencontrer l\u2019objection, mais ne l'ayant pas fait ils en supportent aujourd'hui les conséquences.La plupart des avocats de ce district sont d'opinion que la plus grande partie des taxes imposées à la dernière session, sont inconstitutionnelles.On s\u2019amuse beaucoup ici de latitude prise par quelques-uns des confrères du Herald au sujet du départ, d\u2019un détachement de la batterie B, pour aller faire la chasse aux contrebandeirs.L\u2019Alert est arrivé ce matin du bas du fleuve, apportant des nouvelles de la campagne navale de nos artilleurs.Ils rejoignirent le Constance sur la côte Nord, près de la rivière Godbout, mais trop tard malheureusement pour capturer les contrebandiers qui avaient réussi à s'échapper, La dépâche de Gaspé disant qu'un contrebandier avait été saisi, était correcte mais ne se rapportait pas au vaisseau qui avait nargué le Constance.Le\u2018capt May, commandant, a cette année, fait un bon service et plusieurs de la résistance, comme dans ce cas-ci, il a été paralysé par ses instructions qui les champs avec leur petit bagage sauvé|lui défendaient de tirer sur les viola- des flammes.La législature sinistrés.teurs de la loi.Il n\u2019avait pas de canons de Terreneuve va|à bord durant ce voyage, et c\u2019est pours'assembler sans délai pour prendre les mesures uécessaires au soulagement des quoi il a télégraphié pour demander de l\u2019aide.Le détachement sous les ordres saisies importantes, mais rencontrant vieux marins.Ils sont enchantés du voyage, et ne reviendront que quand tout espoir de se rendre utile aura disparu.Les autorités disent que les contrebandiers sont complètement disparus, ma\u2019 les circonstances ces avance re pris \u2018\u2018eum grano salis.Le rbert est arrivé au camp de zuvis, lier après-midi, et y demeura jusqu\u2019à mercredi ou jeudi.Ils est arrivé à temps hier pour assister aux jeux et autres amusements, encouragé par le col Duchesnay, dans le but de détourner soldats de l\u2019intempérance, qui est généralement le résultat dû repos du dimanche, dans un camp militaire.M.Z.Paquet, de cette ville, a onvert tune manufacture pour nettoyer et préparer les fourrures.C'est le premier établissement de ce genre dans le pays, toutes les fourures préparées venant auparavant d\u2019Angleterre* Plusieurs milliers de personnes ont visité le sanctuaire de Ste-Anne hier.Il est rumeur de nouveaux miracles.1} est aussi rumeur que M.Chrysos- tome Langelier, régistrateur de la Province, sous M.Mercier, aurait l\u2019intention d'aller se fixer à St-Paul Minn., ayant reçu l'offre d\u2019une situation de la *¢ Northern Pacifique Railway Co.\u201d EXECUTION DE RAVACHOL \u2014 Il se rend à l'échafaad en plasphémaut La population contente d'être débarrassée de ce monstre Paris, 11 \u2014 Ravachol, anarchiste, meurtrier et voleur, a été exécuté ce matin, Les officiers de la prison, à Mont Brisson, l\u2019ont éveillé à 3.40 heures, et lui ont dit que le jour de son exécution était arrivé.Le condamné a pris un air d\u2019indifférence cynique.Quand le chapelain de la prison lui a offert ses services, il les a repoussés et a proféré des invectives contre la religion.La population a eu vent que ce criminel notoire allait être exécuté, ce matin, et une foule excitée s\u2019est réunie près de l\u2019endroit où l\u2019on érigeait la guillotine.Les abords de l'échafaud étaient gardés par une ligne de troupes, afin que le condamné et les exécuteurs puissent y avoir accès.La voiture qui a transporté Ravacliol de la prison, était fermée.Le misérable, pensant qu\u2019il ne pouvait être vu, a cru du moins, qu,il pourrait être entendu, et il s\u2019est mis exhaler sa colère en blasphômes terribles, L'instrument du supplice était prêt, A travers le crépuscule du matin, la scène était lugubre.Ravachol descendit de la voiture, la foule resta silencieuse.Arrivé près de la gnillotine, les aides-de M.Deibler, l\u2019exécutenr, le saisirent et le lièrent et, avec la célérité qui les distingue, ils le placère sur la bascule et le misérable eut bientôt le cou sôus le couteau.Ravachol, une fois poussé en avant, a crié : \u2018* J\u2019ai quelque chose à dire.\u201d Mais M.Dei- bler n\u2019y fit pas attention et laissa tomber le couteau.Ravachol cria : ** Vive la Képublique \u201d et une seconde plus tard sa tête tomba dans le panier.Après que la foule eut satisfait sa curiosité, elle s\u2019est dispersée lentement.Il ne s\u2019est: rien passé de remarquable.Il existe dans le publie un sentiment de satisfaction générale à présent que ce monstre a subi le châtiment de ses crimes.Elections Anglaises Derniers rapports Londres, 11\u2014A minuit on comptait d'élus.198 conservateurs, 165 libéraux, 30 \u201cMcCarthyistes, 27 libéraux-unio- nistes, et 5 Purnellistes.- Le Silvor Bill Washington, 11 \u2014 La chambre des représentants, à Washington, est en ce voté par le sénat et établissant le monnayage libre de l'argent.Après une assez vive discussion, ce projet de loi a été renvoyé à la commission des mon- nais qui a fait son rapportà la chambre, et le projet a été mis à l\u2019ordre du jour, À Ja suite d'un grand nombre d\u2019autres qui attendent leur tour de discussion, Mais cela ne faisait pas l'affaire des partisans du monnayage libre de l\u2019argent ; à force de démarches et d\u2019intrigues ils ont obtenu du comité des règlements le vote d'une résolution équivalant à une déclaration d'urgence.Aux termes de cette résolution, la chambre devra procéder mercredi prochain à la discussion du Silver Bill, et si l\u2019on n'arrive pas à une solution, la discussion continuera le lendemain.Les adversaires du Stiber Bill assurent qu'il ne faudra pas une journée pour i'enterrer définitivement.du capt Forley, sont pour la plupart de, A Homestead Les volontaires sur les lioux Sympathies générales pourles grevistes Homestead, 11\u2014De toutes part arrivent des expressions de sympathie des promesses de secours.- Les employés des usines Carnegie à Pittsburg, ont résolu de se mettre en grève si M.Frick persistait à ne pas vouloir reconnaître l\u2019association amalgamée de Homestead, tandis que l\u2019as- suciation typographique de Pittsburg, a promis son appui financier et en outre adopté des résolutions recommandent au gouvernement municipal de recon- sidrrer son acceptation du don d\u2019une bibliothèque publique, qu'à fait M.Carnegie à cette ville il y a une couple d'années, A Chicago et- à New-York, les associations ouvrières ont également pro testé contre l\u2019action des Pinkerton et ont promis des secours d'hommes et d'argent.Le comité démocrate du comté de Pitteburg a adopté des résolutions de sympathies avec les grévistes, Londres, 11 \u2014 Dans une entrevue avec un reporter, M.Carnegie a dit qu\u2019il avait été tr*s peiné d'apprendre l\u2019'émeute survenue à Humestead, mais il a refusé de parler plus longuement de la grève.Les journaux anglais sont très sévères à l'endroit de M.Carnegie et triomphent de ce triste résultat de la protection aux Etats-Unis.Philadelphie, 60\u2014Hier soir, le gnu- verneur de la Penusylvanie, M.Patti- son, a adressé l\u2019ordre suivant au major géhéral Snowden, commandant la garde nationale de l\u2019Etat : ** Faites prendre les armes à la division et mettez-vous en marche immé- aiatement avec des munitions pour pré- ter main-forte au shérif du comté d\u2019Allegheny, à Homestead.Maintenez l\u2019ordre et protégez toutes les personnes dans l'exercice de leur droits en vertu de la constitution et des lois de l\u2019Etat.Mettez-vous en communication avec moi.\u201d Cette décision du gouverneur a été prise au reçu d\u2019une nouvelle dépêche du shérif McCleary disant que, malgré tous ses efforts, il lui était impossible de rétablir l\u2019ordre à Homestead sans l\u2019assistance de la force armée en nombre imposant.La mobilisation de toute la garde nationale de Penusylvanie met sur pied environ 8,000 hommes.Homestead, 11\u2014La plus grande méfiance règne parmi les grévistes, et dés qu\u2019un étranger descend du chemin de ter ou se montre dans les rues d\u2019Homestead, on l\u2019invite à décliner ses nom et qualités, et si ses réponses ne sont pas satisfaisantes, on l\u2019invite à quitter la ville.Une demi-douzaine de reporters qui n'avaient pas à la boutonnière, à leur arrivée à Pittsburg, le signe distinctif de leur profession, ont été conduits au quartier-général des grévistes où un les a retenus pendant plusieurs heures ; on ne les a relâchés que quand leur identité a été parfaitement établie.En somme.c\u2019est presque l\u2019état de siège, \u2018comme si l\u2019ennemi était aux portes de la ville.\u2014\u2014\u2014mm\u2014\u2014 La position des partis en Angleterre Londres, 11\u2014Les journaux conser- aura une faible majorité dans le prochain parlement qui forcera le gouvernement à se démettre, mais ce ne sera pas une garantie qne les libéraux pourront conduire la barque.Le Standard dit que si on ne peut empêcher les Gladstoniens d\u2019arriver au pouvoir, on peut les empêcher do s\u2019y maintenir.M, Gladstone, avec nne majorité nominale d\u2019une trentaine se trouverait dans une position embarrassée et ne pourrait se maintenir un mois, S\u2019il essayait de tergiverser au sujet des promesses qu\u2019il a faites aux irlandais, moment saisie du projet de loi déjà il perdrait, de suite, 80 votes et se trouverait dans une minorité de 50 s1 les Irlandais s\u2019abstenaient de voter et dans une minorité de 150 s\u2019ils votaient contre lui.L\u2019Etna en éruption Consternation dans les campagnes, environnantes Catania, 11\u2014L\u2019Etna est en éruption depuis hier.La consternation est générale parmi les populations environnantes.Des torrents de lave descendent vers les petites villes de Nicolosi et Bolfasso.Un tremblement de terre a eu lieu dans les environs du volcan hier soir.Hier, après les cérémonies religieuses, les fidèles de Nicolosi se sont mis en prières à la porte de l\u2019église, et cependant la lave coule encore, vateurs admettent que M.Gladstone] I\u2019OR EST RARE - Oe n\u2019est pas une plaisanterie, l\u2019ox devient de plus en plug rare.La production de l\u2019or dans le monäs entier diminue constamment d\u2019année en année, et, avant longtemps elle arrivera virtuellement à l\u2019état d\u2019épuisement.On ne retire pas actuellement des mines plus de $100,- 000,000 de ce précieux métal par année, et cela n\u2019est pas suffisant pour les besoins sans cesse grandissants du commerce et de l\u2019industrie.C\u2019est pour cela que la valeur relative de l\u2019or et de l\u2019argent offre chaque année un écart plus œsfisidéra- ble et qu\u2019il devient de plus en plus difficile de maintenir le double étalon monétaire.+ Naturellement On découvrira de nouveaux gissements, mais ils seront bientôt épuisés.PourQuoi l\u2019or est-il si rare ?Simplement parce .qu\u2019il est lourd.I n\u2019y a que deux métaux qui soient plus lourds : la platine et l\u2019iridium.Qu\u2019on se rappelle que, au commencement, la terre n\u2019était qu\u2019une masse de gaz.Par une condensation graduelle elle est devenue liquide, es actuellement, sauf une crouie extérieure, bien moins épaisse proportionnellement 4 la masse que la coquille d\u2019un œuf, elle serait encore un fluide si elle n\u2019était comprimée par une énorme pression.Naturellement \u2018dans la condensation les parties les plus lourdes se sont trouvées plus rapprochés du centre d\u2019attraction.Ce qui explique que la terre dans son ensemble pêse cinq : fois autant que l\u2019eau, tandis que les roches qui en forment la croute ne pèsent que deux fois et demi, à peu près, autant que l\u2019eau.Dans les temps anciens, les rivières de l\u2019Asie fournissaient de l\u2019or en abondance.Les sables du Pactole, la toison d\u2019or conquise par les Argonautes, les précieux métaux d\u2019Ophir, la fable du roi Midas, sont des preuves de l\u2019origine asiatique de l\u2019or.Alexandre le Grand emporta de Perse près de $500,000,- 000 d\u2019or, Il en venait aussi d\u2019Arabie et du centre de j\u2019Afrique par la voie du Nil.Mais toutes ces sources de production sont épuisées depuis longtemps.Le Brésil, aui, ily a un siècle, était un des plus riches des pays producteurs d\u2019or, a vu sa production diminuer considérablement, On calcule que, depuis le - 16ème siècle, le Brésil a produit $700,000,000 d\u2019or.Toute la fameuse , *+ Côte d\u2019Or \u201d de l\u2019Afrique donne à =.\u2014 æ tou sé got lot loci ont for L oom I of del £8 ICE phes tions vert bee j étates sante | Fac de le dois = dure le Dig og peine maintenanu $400,000 d\u2019or par année.Et cependant on regardait autrefois le *\u201c continent noir \u201d\u2019 coms, me le pays de l\u2019or par excellence.en Egypte avec des colliers et autres ornements d\u2019or massif.Héro- dote raconte qu\u2019un certain roi enchaînait ses prisonniers avec des chaînes d\u2019or, ce métal étant plus commun que le bronze.On portait même des ornements de cuivre, de préférence à ceux d\u2019or.Les trésors4 apportés à Salomon par la reine de Saba devait avoir une valeur énorme, Depuis 1560 jusqu\u2019à nos jour8s,} 000,000 d\u2019or ; mais ce continent es à peu près épuisé maintenant.La production des Etats-Unis di- en 325 chapitres, femme doit révérer son mari comme le ciel, c\u2019est-à-dire comme Dieu.Si la vie de son époux est en dan- pour lui.Et, à l\u2019appui de cette règle, le livre raconte l\u2019histoire d\u2019une femme qui sauve son mari menacé d\u2019être mangé par des anthropo phages en leur prouvant qu\u2019elle esi plus grasse et qu\u2019elle sera meilleure que lui.La femme doittoujours avoir l\u2019ais| satisfaite et briller par son extrême douceur, Une des meilleures femmes connues est celle qui, son mar sourire.Zuze un peu si elle étaké resté( trois ans sans parler ! IN La société St Jean-Baptiste de Qué bec s\u2019est mise résolument à l\u2019œuvr pour célébrer dignement les grande \u2014Le Liniment de Minard est restaurateur des cheveux.31-4 vw On a trouvé nne foule de momieg™ \u201c l\u2019Afrique a produit environ capri devoirs des femmes envers leurs] marié sont énumérés et expliqués Ug Tout d\u2019abord, la lig! ger, elle doit s\u2019efforcer de mourirf, étant mort, resta trois aps sani minue graduellement.Il en est de L iy même de l\u2019Australie auia donné de- an puis sa découverte environ $1,310,- \u201cke 000,000 d\u2019or.Depuis la découverte ong de l\u2019Amérique par Christophe Coo m lomb, il y a 400 ans, la production ;, by d\u2019or monde a été d\u2019environ $7,000,-] du 000,000.\u2014 B.C.Commercial Journal.Yee yy, ° + Ip ley Les Femmes Chinoises ug; \u2014 | gy, Dans un livre chinois, composé lf Rly, y à deux milles ans il est vrai, les} lin, Ÿ x fêtes du 22 et du 23 août prochain.| Le Tandis, last, I ree Te tha id, 0 ly We da, ri de\u201d lg À.6?Sie i, 9.sien) Iti, mens emas.| sation guide, | croule \u20ac pro.que la EN pling) ature) § don le 50 son ain it 4s èseciog 4 queles di OUIA 14 i, dpet | Jes ris ent do bles do Wise par px Dé i Nis, ne 85a ; Grand sa (rae e par es SOur- bes doe oui 17 sicko 2 V1 88 irate opuis IQ prods famessg donné à d'or pi adsl 4 come lence: monies ol au , Biro qui ea ses CE ut pli 1 pur H gift Hal reine Of of! for 08 00% 0 sale pen 65?go {ois di pei 8 LE CULTIVATEU RnR 7 LA SESSION La session d\u2019Ottawa s\u2019est terminée samedi, On trouvera dans notre compte-rendu parlementaire le texte du discours du trône sur la lecture duquel nos représentants ont été autoriés à rentrer dans leurs foyers.Il est inutile d\u2019attendre de ce do- cnment, aussi officieux qu\u2019il est officiel, la moindre information.Quant à l\u2019opposition, elle peut compter de nous sur cette justice que tous ses supporteurs doivent être glorieux du rôle utile qu\u2019elle a joué.La position, lors de l\u2019ouverture du parlement, semblait sans issue, sans possibilité matérielle d\u2019un travail fructueux.Plus d\u2019ane vingtaine des députés élus congmme adversaires du cabinet avaient perdu- leurs sièges devant les tribunaux et un nombre égal de! ministériels avaient dû à un achat systématique des comtés de les remplacer.La vaillante phalange bien que décimée s\u2019est mise à l\u2019œuvre eb c\u2019est à son énergie indomptable que nous avons dû deux de nos triomphes ; la mise au jour des transactions appelées scandale Caron en vertu desquelles le district de Québec et celui des Trois-Rivières étaient restés la proie des tories ; le sauvetage de la Province de Québec des affres du gerrymandering.La suppression des loteries que nous avons finalement obtenue est aussi un de ces succès dont le peuple saura tenir compte à tous les tégislateurs quis\u2019y sont intéressés.Nous allons entrer dans unè période de calme et de recueillement.Tout fait malheureusement pré- Voir que les mauvais temps dont nous venons de souffrir vont causer pour nos populations rurales un malaise atroce qui activera encore l\u2019émigration aux Etats-Unis.Dans l\u2019intervalle des.deux sessions de graves événements peuvent se produire, nous les attendons sans crainte convaincus, dans le patriotisme et le dévouement du chef dans lequel nous \u2018professons une foi inaltérable : \"hon.W.Laurier.LC \u2014\u2014 Sr La situation Le chef du parti libéral, l\u2019honorable Wilfrid Laurier, était encette ville samedi, en route pour Artha- baska-ville, ol il va trouver un repos bien mérité, après les longues séances de la session qui vient de se terminer à Ottawa.Nos amis de la province de Québec apprendront sans doute avec plaisir, que le brillant chef de l'opposition jouit d\u2019une excellente santé et qu\u2019il n\u2019a jamais été plus dispos et fplus allègre pour recommencer le bon combat, dont le dénouement ne manquera pas, en définitive, d\u2019assurer dans un avenir moins éloigné qu\u2019on ne le croit, l\u2019avènement du parti libéral au pouvoir.Nous ne dissimulerons pas le fait que la conspiration tramée en hauts lieux et qui a précipité Ia châte du ministère Mercier le 8 mars dernier a découragé grand nombre de nos amis et jeté dans le désarroi nos forces militantes, À pareille époque, l\u2019an dernier, nous avions mis le cabinet fédéral à deux doigts de sa perte.Ce parti naguère si puissant, si vigoureux, allait s\u2019effondrer sous le coup des révélations les plus foudroyantes qui aient jamais été faites dans l\u2019enceinte du parlement canadien.La vénalité et la corruption du parti tory étaient mises à nu.Les tripoteurs et les vo- Teurs publics qui souillaient de leur présence l\u2019enceinte législative venaient d\u2019être pris la main dans le trésor public.Sir Hector Langevin qui fut toujours le mauvais-génie de notre race dans les conseils de la nation, dàt disparaître devant tant de hontes accumulées.Sur ces entrefaites, Sir John mourut et ce qui constitue le côté saisissant de cette mort, c\u2019est que cet amant du pouvoir qui excellait dans l\u2019art de mener les hèmmes, ne put, dans les dernières convulsions de l\u2019agonie, indiquer même d\u2019an geste ou d\u2019un regard, son successsur.Qui sait ?Le spectacle de tant d\u2019ignominie, la la manifestation d\u2019une corruption si éhontée et la responsabilité de défendre tant d\u2019actes dégradants avaient peut-être paralysé les forces du vieil athlète.Ce fut un long cri de détresse dans le parti conservateur lorsque lon apprit la mort de celui qui à vrai dire personnifiait la cause etle parti simultanément, depuis près d\u2019un demi siècle.On dit qu\u2019à l\u2019heure d\u2019un péril imminent, l\u2019être le plus faible et le plus chétif se sent tout- à-coup transformé.La sensation dure une minute à peine.C\u2019estune recrudence de vitalité et de vigueur qui rend capable des actes les plus hardis.C\u2019est absolument la sensation u\u2019éprouva le parti conservateur au lendemain de la mort du vieux chef.La minute ne s\u2019était pas écoulée que ce parti terrassé, acculé était déjà debout fourbissant ses armes et prêt à s\u2019élancer dans un suprême effort pour jouer sa dèr- nière espérance.machiavélique, savamment combinée pour divertir l\u2019attention publi- lés à Ottawa devait entraîner la châte d\u2019un premier ministre qui avait eu la passion vraie de sa race et dont la présence au pouvoir était un obstacle fatal au triomphe du torysme.- Ne fallait-il pas détourner de son cours l\u2019humble ruisseau qui dans son impétuosité avait rompu les digues du flenve fangeux ?À quelles méthodes n\u2019eut-on pas recours pour rendre aussi éclatante que possible la châte de M, Mer- oiler.L\u2019irresponsabilité du Sénat, l\u2019omnipotence du lieutenant-gon- verneur, l\u2019appel aux préjugés, aux passions et aux mauvais instincts de la foule, une presse salariée, véritable voix aux cents bouches chargée de répandre le mensonge et la calomnie aux quatre extrémités du pays, voilà une pâle esquisse, en vérité, des moyens employés pour renverser celui que par amère dérision, l\u2019on appelait \u201c l\u2019enfant du du peuple.\u201d Et dire que tont ce tintamarre ne fut fait que pour permettre au cabinet Abbott d\u2019ajouter une vingtaine de voix à sa majorité vacil- Flante.En effet les élections partielles eurent lieu.Le sort du gouvernement d\u2019Ottawa dépendait du résultat de ces élections.Harcelés de toute parts par des adversaires sans scrupules et sans vergogi inondés par les millions du Hâvre de Québec et du Bassin de Kingston, condamnés par uno magistrature aussi partisanne que servile, les libéraux furent battus mais non vaincus, Vaincus nous ne le sommes pas.\u2018 Donnez-nous un champ de batailles où les chances soient égales, s\u2019est écrié, l\u2019autre jour, M.Laurier, dans la chambre des Communes, et nous vous écraserons! ?\u201d Cette apostrophe du chef du parti libéral n\u2019est pas une bravade de commande.Quel est le canadien si pou soucieux de l\u2019avenir de son pays quine donnerait son vote et son influence en faveur du parti libéral dans la crise que nous traversons, Grâcea la politique néfaste du parti conservateur le trésor public est obéré d\u2019ane dette formidable ; notre commerce languit; la moitié de notre population a pris la route des Etats-Unis, la corruption (pienvre immonde qui enlace dans ses tentacules depuis.le ministre jusqu\u2019au plus petit fonctionnaire) est érigée en systèmé; en un mot, tout se vend, tout s\u2019achète.D\u2019autré part, la politique du parti libéral,tend à soulager le peuple des taxes qui pèsent sur lui, à ouvrir de nouveaux débouchés au commerce, à mettre un frein au fléau de l\u2019émigration et à purifier Patmosphére politique des miasmes délétères qui s\u2019en exhulent.Nos Une conspiration] que des scandales montrueux révé-\" adversaires ont choisi comme chef un Haggart ; les libéraux marchent unis sous la bannière d\u2019un Laurier.Le contraste est-il assez frappant ?C\u2019est le pastiche à côté du chefs d\u2019œuvre.{Nos adversaires croient- en l\u2019aristocratie des monopoleurs et de l\u2019argent; mous préférons l\u2019aristocratie véritable fdu modeste travailleur et du talent.Ils ont besoin du gerrymander pour se consolider au pouvoir ; nous sommes plus confiants qu\u2019eux dans l\u2019électorat et nous demandons justice égale pour tous.Nous le répétons, nous ne sommes pas vaincus.Loin de là, nous sommes prêts à recommencer la bataille, pleins d\u2019espoir dans le résultat final, - Avec du courage, du patriotisme et de la persévérance, nous allons renverser ces idoles grossières, nous allions dire, ces insolents parvenus \u2019 d\u2019hier, \u2018\u201c Eternal vigilance is the price of liberty ! \u201d JUNIUS.À travers la Presse.\u2014\u2014 Dépêche de source anglaise : Zanzibar 13 juin\u2014L'\u2019expédition en- yée sous les ordres du capitaine Nel- soh, au mois de mai dernier, par la compagnie britannique de I Afrique orientale pour .guerroyer-eontre les in- digénes Wabura, qui nuisaient au commerce britannique, \u2018\u2018 a réussi.\u201d Elle a tué un grand nombre d\u2019iudi- gènes et s\u2019est implantée dans le pays des Scicas.\u201c Cette dépêche est un chef-d'œuvre de naïveté et de férocité, \"x De la Presse : - L\u2019hon John MelIntosh, commissaire de la province de Québec pour l\u2019exposition de Chicago, se rendra la semaine prochaine à cette dernière ville, afin de voir quel espace est réservé aux produits dé notre province.Il sera accompagné d\u2019un comité de 10 ou 12 citoyens.Comme s\u2019il n'aurait pas mieux valu envoyer là-bas un canadien qui aurait su faire son affaire tout seul.7s Le Times de Hamilton, fait remarquer que maintenant, tous nos leaders parlementaires, pour ainsi dire, sont Canadiens.\u201cIl y a quelques années, dit-il, c'était l\u2019écossais Macdonald contre l\u2019écossais Mackenzie, mais aujourd\u2019hui, les hommes qui siègent aux premiers bancs : les Abbott et les Scott au Sénat, les Thompson, Foster, Carling, Haggart, Laurier, Cartwright, Mills et Paterson anu Communes, sont nésau Canada,\u201d Oui, et bien mieux, nous en envoyons maintenant en Angleterre, témoin : Edward Blake.«Tu Encore un tory en fureur.Le journal de M.Ives, le Compton Chronicle, s\u2019égosille contre M.Abbott, Voici ce qu\u2019il dit à cet effet: * La faction Abbott-Baker continue son œuvre.Depuis qu\u2019elle à inauguré son programme, les Cantons de l\u2019Est ont été complètement mis en oubli, Nous craignons beaucoup que Sir John Abbott entende bientôt le fracas d'une châte qui l\u2019étonnera etlui fera regretter d\u2019avoir fait la sourde oreille aux avertissements qui lui ont été donnés au au- jet du mécontentement éprouvé dans cette partie du pays pour l'insulte qu\u2019il nous a faite en refusant de nous accorder un représentant dans le cabinet.\u201d Le fait est que ça n\u2019était pas la peine de faire battre M.Colby pour réussir si iètrement ensuite.7s Du Star : \u201cIl y avait dans la Chambre des Communes à sa dissolution : 3 Healy frères ; 3 Chamberlain, frères et fils ; 2 Gladstoyp, père et fils ; 2 Sidebot- tom, frères ; 2 Alcand, frères ; 2 All- sopp, frères ; Ashmead-Bartlett et Bur- dett-Coutt, frères en fait, sinon de nom ; 2 Balfour, frères ; 2 Cavendish- Bentinck, cousins ; 2 Bright, oncle et neveu ; 2 Elliott, fréres; 2 Fry, cou- sing ; 2 Hamilton, frères ; 2 Gathorne- Hardy, frères ; 2 Harrington, frères ; 3 Lother, père, fils et cousin ; Ÿ Mc- Carthy, père et fils ; 2 Mowbray, père ot fils ; Ÿ Redmond, frères ; 2 Stan- hope, frères, chacun d\u2019un côté opposé.Au Canada, nous avons moins de ces familles heurguses.Les plus connues ont été Macdonald, père et fils ; Tupper, père et fils, I\u2019 AFFAIRE DE MORES-HAYER Duel mortel messe a Nous empruntons au Soleil le compte-rendu de la rencontre qui a eu lieu entre MM.de Morès et Mayer et dont les dépêches ont déjà fait connaître l\u2019issue tamentable.Uns rencontre à l'épée à eu lieu, le 23 juin, entre M le marquis de Morès et M.le capitaine Mayer, de l\u2019Ecole polytechnique.Ce dernier, atteint d\u2019une blessure qui luia perforé le poumon, est mort quelques heures plus tard à l\u2019hôpital militaire du Gros-Caillou, où il avait été transporté.Les causes de la rencontre n'étaient pas particulièrement graves et M.le marquis de Morès n\u2019ayant pas contre son adversaire de motifs sérieux de haine, personne ne pouvait s'attendre à l\u2019issue tragique que nous venons d\u2019enregistrer.Aussi bien, comme on le verra plus loin, les quatre témoins et surtout ceux de M.de Morès avaient mis tout en oeuvre pour que la rencontre fut sahs gravité.Ces précautions sont restées inutiles, ce qui démontre une fois de plus que dans tout duel, la vie des adversaires est toujours en jeu.Les causes de la rencontre entre MM.de Mores et Mayer n\u2019étant pas encore connues du public, nous croyons utile de les exposer aussi clairement que possible.Lorsque, le 19 juin courant, M.le comte de Lamasse- demanda une réparation au capitaiue Crémieu-Foa, il fut convenu entre les témoins de ces messieurs que le procés-verbal relatant les motifs de la demande de la réparation et.les conditions de la rencontre ne serait pas livré à la publicité.TI y avait à cela une bonne raison : le dit procès- verbal constantant que les articles signés par M.de Lamase \u2018\u2018 avaient été écrits par un officier de l'armée active qui désirait garder l\u2019anonyme\u201d, il y avait, pour les témoins, un devoir d'honneur à ne pas susciter contre cet officier une enquête -militaire.M.de Morès, premier témoin de M.de Lamase, conserva donc l'un des deux exemplaires du procès-verbal ; M.le capitaine Mayer, premier témoin du capitaine Crémicu-Foa, garda l\u2019autre exemplaire.Or, le lendemain matin, avant que la rencontre n'ait eu lieu, plusieurs journaux publidient le texte même du procès-verbal en question.Par qui ce texte leur avait-il été communiqué ?c\u2019est ce qu\u2019on ne sait-pas encore officiellement.Ce qui est certain, c\u2019est que le lendemain, en arrivant à Levallois- Perret sur le terrain de la société du Trotting Club, oltla rencontre allait avoir lieu, M, le marquis de Morès, qui avait conservé dans sa poche, depuis la veille, le procès-verbal ainsi dévoilé par d\u2019autres, s\u2019adressa au capitaine Maye et lui dit : \u2014Capitaine Mayer, vous, avez manqué à votre engagement, vous m\u2019en reudrez raison, \u2014Je ne suis pas directement responsable de l\u2019indiscrétion commise, répondit M.Mayer; mais je me tiens à votre disposition.Voilà le puint de départ du duel qui à eu, hier, un résultat si funeste.témoins de M.le marquis de Morès étaient MM.le comte de Lamase et Jules Guérin ; ceux de M.le capitaine Mayer, MM.le capitaine P.Delorme, de l'état-major particulier du génie, et A.Poujade, capitaine d'artillerie.Dans la première réunion qu'ils ont tenue avant-hier mercredi, dans la matinée, les témoins ont cherché un terrain de conciliatiation, basé sur l\u2019afir- mation des témoins de M.Mayer que la publication incriminée ne résultait en rien du fait de cet officier, et sur la certitude qu\u2019avaient les témoins de M.de Morès que cette affirmation était exacte.MM.de Lamase et Guérin ten- tbrent donc d'obtenir de MM.Delorme et Poujade qu\u2019ils amenassent, si possible, le capitaine Mayer à indiquer l\u2019auteur de la divulgation du procès- verbal; ou bion que, connaissant par leur client le nom recherché ils invitassent l'auteur de la divulgation à se révéler directement.M.le capitaine Mayer avait exprimé à ses témoins le désir de se battre dans la journée même : mais les témoins de M.de Morèse, espérant toujours que le vrai coupable se ferait connaître, pré- texterent une occupation sérieuse de leur client, retardant ainsi la rencontre d\u2019une demi-journée.Cette premiére en- trovue avait eu lieu ohez le capitaine Delorme ; la seconde eut lieu dans la soirée chez M, de Lamase, Les témoins de M.le capitaine Mayer ayant déclaré que celui-ci s\u2019opposait à toute espèce de recherches, même de la part de ses témoins, la rencontre devenait inévitable.En leur qualité de (é- moins de l'offensé, MM.de Lamase et Guérin en fixdreut les conditions.Ces conditions montrent le vif désir qu\u2019ils Les] avaient de ne pas donner à l\u2019affaire une tournure grave.Ils choisirent l\u2019épée ; mais, au lieu de spécifier comme ils en avaient la coutume, que l\u2019arrêt du combat serait laissé à la volonté des combattants, ils spécifièrent que la rencontre pourrait prendre fin sur la seule intervention des témoins.Le terrain gagné à chaque reprise par l\u2019un des deux adversaires ne devait pas lui être conservé.Enfin, MM.Lamase et Gué- rin fixérent une condition plus spéciale ; il fut convenu que le directeur du combat, au lieu de croiser les épées, placerai les adversaires à trois pas l'un de l\u2019autre, pour qu\u2019ils puissent ainsi mieux se voir venir.C\u2019est dans ces conditions que la rencontre a eu lieu, hier, à dix heures du matin, dans la grande salle de bal de l\u2019île de la Grande-Jatte.La direction du combat, tiré au sort, échut au côté Mayer ; elle fut prise par M.le capitaine Delorme.Celui-ci plaça les adversaire en présence ot donna le signal\u2019; \u2018* Allez, messieurs.\u201d Immédiatement M.de Morbs s\u2019avança, allongeant le bras; le capitaine Mayer le reçut en trompant le fer.M.de Morès, alors, après un froissement sur l'épée paré par son adversaire, partit sur un battement avecun coup droit.Son épée s\u2019enfonça dans la poitrine du capitaine Mayer ; mais intinctivement, sentant qu\u2019il avait touché, il se rejeta en arrière, l'épée haute.\u2014Je suis touché ! s\u2019écria en même e mps M.Mayer.Tandis que les témoins et les médecins s\u2019approchaient du blessé, M.de Morès s'avança vers le capitaine Mayer: \u2014Capitaine, lui dit-il, voulez-vous me permettre de vous serrer la main.\u2014Oh ! très volontiers, répondit M.Mayer en pressant la main que lui tendait M, de Morès.Conduit en dehors de la salle de bal, dans le pavillon du caf\u201c, le capitaine Mayer, qui n'avait pas paru jusque-là souffrir beaucoup de sa blessure.marchant eb parlant avec facilité, fuv pris tout à coup d\u2019une syncope.On le plaça sur un matelas et les médecins examinèrent la blessure.Puis, M.le docteur Paquelin, laissant auprès du blessé, en compagnie du docteur Février, le docteur Faure, son assistant, s\u2019offrit pour aller à l\u2019hôpitil du Gros-Caillou demander qu\u2019une chambre fût préparée sans retard.La syncope du capitaine Mayer fut de courte durée.Pendant que les docteurs continuaient leurs soins au blessé, les témoins rédigèrent le procès-verbal suivant : \u2018* Conformément au précédent procès verbal, la rencontre entre MM.de Mo- rèsetle capitaine Mayer a eu lieu ce matin, à dix heures, à l\u2019ile de la Gran- de-Jatte, *\u201c À la première reprise.M.Mayer a été atteint par l\u2019épée de son adversaire au dessous de l\u2019aisselle droite.La plaie, intéressant le sommet du poumon a déterminé une hémoptysie peu abondante, suivie d'une syncope de courte durée.** Le blessé après les premiers soins donnés sur le lieu du combat par MM.les docteurs Février, Paquelin et Faure, a été transporté à l'hôpital du Grose Caillou.\u201c Paris, le 23 juin 1892, ** Pour M, de Morts : ** Comte P.de Lamase, ** Jules Guérin.\u2018* Pour le capitaine Mayer : ** P, Dolorme.* A, Poujade.\u201d .M.le capitaine Mayer est arrivé à l\u2019hopital du Gros-Caillou vers onze heu res et demie.Son état a été jugé des plus graves.À midi, MM.de Lamase et Guérin, témoins de M, de Morès, se sont présentés à l'hôpital pour prendre de ses nouvelles ; ils y sont retournés à six heures et ont appris que M.le capitaine Mayer avait rendu le dernier sous pir à cinq heures et demie.M.Joseph-Armand Mayer était un officier distingué.Il était capitaine breveté d'état-major, ayant suivi leg cours de l\u2019Ecole de guerre ; il avait étû nommé capitaine de ler classe le 27 septembre 1884 et possédait le No 236 au tableau d\u2019avancement.Ii était âgé de trente-trois ans.Sa mort sera lourde à porter pour l\u2019auteur de la publication du procèss verbal qui à amené le duel d'hier, N.de la R.\u2014 L'auteur de la publication de ce procès-verbal s\u2019est fait cone naître, c\u2019est M.Ernest Cremien-Foa, le frère du capitaine Cremien-Foa, EE re \u2014Des vingtaines d\u2019hommes et de fommes qui avaient toujours soufs fert, à leur préjudice, en ne voulant .pas reconnaitre les mérites du Bure dock Blood Bitters, s\u2019en serven maintenant et l\u2019ont en grande esti« me, cet incomparable tonique, comme \u2018tant le meilleur remède, | comme [.our la dyspepsie, la constie | pation et toutes les maladies pros venant &sl\u2019impureté du sang.! 31-2 - LE CULTIVATEUR AIRE FBEU 11 juillet.- - LETTRE DE QU La loterie de la Province de Québec a été maintenue parle cabinet de Boucherville dans des circonstances qu\u2019il importe de faire connaître, afin de dégager la responsabilité de la Société St Jean-Baptiste.Il ne sera pas permis aux propriétaires de cette institution de gains illégitimes de leurrer davantage le public.Aux jours du cabinet Mercier, l'institution était libérale.Dès l\u2019heure où M.de Boucherville arriva aux affaires, les libéraux qui en étaient, furent jetés à la mer et remplacés par des conservateurs.Un a mentionné devant moi des noms ! Si M.de Boucherville a de l\u2019œil, il est possible qu\u2019il voie ! ! La société St Jean-Baptiste avait \u2018fait avec la loterie un arrangement.Elle s\u2019est crue tenue de le resnec- eer et de ne pas demander à M.de Boucherville de le rompre, Mais le gouvernement fut mis au fait de la situation.Il fut averti que les $5,000 que paie la loterie à la Société St Jean-Baptiste ne représentent pas la quinzième partie des gains.Le devoir du cabinet était donc clair, impérieux: puisqu\u2019il croyait devoir autoriser la loterie dans un but spécial \u2014 la construction du monument national\u2014il étais tenu de voir à ce que ce but ne fût pas une tromperie et un mensonge.En d\u2019autres termes, il eût dû faire de la loterie la chose de la St Jean- Baptiste.En moins de six mois, les gains eussent été suffisants pour terminer le monument.Mais, les exploiteurs se voyant menacés de cette solution par M.de Boucherviile et quelques autres membres du cabinet, s\u2019assurèrent des \u201cinfluences\u201d.Et le nom de la société resta sur l\u2019affiche pour ca- egher les opérations qui se sont continuées depuis, et dont aucun compte n\u2019a été rendu.Les officiers de la société St-Jean- Baptiste savent que leurs noms couvrent une odieuse exploitation, mais ils sont pris dans un guêpier.Le cabinet ponrrait les en sortir.Mais!! Mais, il m\u2019a Pair pris, lui aussi, dans les filets que tendent toutes les loteries.J\u2019ai défendu à plusieurs reprises un ministre que j'ai appris à croire honnête homme, contre des dires injurieux à son caractère.Pas d\u2019histoires payées à tant la ligne eft parties du comptoir de la loterie : il n\u2019est pas vrai que la Société St Jean-Baptiste soit identifiée à l\u2019institution.Comme je viens de le dire, elle est \u2018*prise\u2019 par des engagements imprudents, que le cabinet de Québec a le pouvoir de rempre, dans l'intérêt public.M.de Boucherville veut-il que des exploiteurs arrachent au peuple $200,090 par année\u2014peut-être plus \u2014-sous le prétexte d\u2019en payer $5,000?11 faut environ $50,000 pour le monument National.Queiques mois de fonctionnement de la loterie au bénéfice de la Saint Jean-Baptiste seule,nous débarrasseraient de cette plaie.Le cabinet n\u2019a qu\u2019à le vouloir et cette solution est assurée.S\u2019il n\u2019est pas livré aux exploiteurs, il agira sans retard.Ils ont de Vor & pleines mains, de Vor arraché aux classes laborien- ses, aux familles d\u2019ouvrier, et ils luttent pour l\u2019existence de la ma- Chine qui les enrichit aux dépens des crédules.Faites une enquête, exigez des redditions de compte, et vous verrez un fonds de reptilisme dont vous n\u2019avez pas l\u2019idée ! La loterie de la Louisiane a tenu dans ses griffes la majorité de la législature, des douzaines de journaux ! N'est-ce pas un déshonneur de voir le conséil exécutif de la Québec persister a protéger de l\u2019autorité et du nom de la Reine, des opérations que le parlement Canadien, que toutes les autres Provinces, mettent dans la Province de catégorie des actes criminels ?\u201c*e J'ai acheté aujourd\u2019hui chez Renfrew un chapeau de paille.Vous allez me dire : \u2018\u201c Laissez-nous la paix, qu\u2019est-ce que cela nous fait ?\u201d Attendez.un peu, je vous prie, et voyons.J\u2019ai payé mon chapeau quatre vingt dix cents.\u201c Où ce chapeau a-i-il été manufacturé et où l\u2019avez vous acheté ?\u201d ai-je demandé.\u201c R.A New-York.\u201d # Q.Quels sont les droits sur cet article ?7?\u201c R.Vingt-cinq pour cent.\u2019 J\u2019ai donc donné au fisc 22 cents et demi.Malgré les 25 010 de droits sur les chapeaux en paille, nous achetons à New-York.Pourquoi faire payer au public cet impôt ?Le feu de St Jean, Terreneuve La calamité qui vient de fondre sur la capitale de Terreneuve est telle qu\u2019il est de notre devoir de l\u2019alléger dans toute la mesure de nos ressources.Le feu a détruit pour vingt millions de pisstres de valeus mobilières et immobilières, et des milliers de personnes ont perdu tout ce qu\u2019elles possédaient.Les citoyens de Terreneuve ont un droit absolu aux sympathies et à l\u2019aide de tous les habitants de ce pays.Des secours leur serant aussi envoyés des Etats - Unis, car l\u2019île a beaucoup de rapports commerciaux avec nos voisins.Dans les dernières années, nous avons eu des différends avec Terre- neuve.Nous avons empêché le gouvernement impérial de ratifier le traité conclu eutre cette colonie et les Etats-Unis, parce que ce traité donne à nos voisins des avantages qni nous sont refusés.En d\u2019autres termes, nous avons voulu l\u2019empê- chef de faire ses affaires comme elle l\u2019entend.De là, la série d\u2019ine:- dents désagréables qui ont jeté du froid entre les deux pays.St Joan de Terreneuve est célèbre pour les conflits qui ont éclaté entre les Iilandais catholiqués et les orangistes, aujourd\u2019hui confondus dans les mémes malheurs, Chicoutimi et Saguenay \u2014 On annonce une promenade ministérielle au Lac St-Jean.M.Oui- met, pour le gouvernement de la Puissance, M.Nantel, pour le cabinet de Québec, iraient éblouir les braves gens de cette région, de l\u2019éclat de leurs succès répétés.Hs représentent deux administrations bien cramponnées au pouvoir, pour le temps présent, Ceux qui veulent pas besoin d\u2019hésiter ! Il y a une élection en perspective au Lac St-Jean.Et la grosse, la s'y soulève guère, attend que tous les candidats sont pour lo gouvernement.paraît.nant débarrassé de sir Hector Lan- le gouvernement.est connu dans tousles cercles politiques.Mais Sir Adolphe jure qu\u2019il se fiche d\u2019eux tous.Il a manigancé pour faire accepter M.n\u2019en veut démordre.qu\u2019en ce qu\u2019elle met bien au jour le caractère du ministre des postes.vard avec la sienne.nicalité, au procès en invalidation intenté contre lui.main, il ne \u2018\u2018 pouvait \u201d plus empê- M.Savard! ! aire avec les gros bataillons, n\u2019ont patriotique question du nombre ne Mais le gouvernement n\u2019est pas pour tous les candidats, à ce qu\u2019il Sir Adolphe Caron est mainte- gevin, et il entend bien, dans les choses du district de Québec, être M.Savard a commis l\u2019erreur de le rosser en 1891, et le ministre lui en garde rancune.Ses collègues sont sympathiques à M.Savard : cela Belley par un certain groupe, et il Cette querelle ne nous intéresse Il avait ,comme le CANADIEN l\u2019a dit déjà, pris l\u2019engagoment écrit de ¢ pairer \u201d\u2019 la contestation de M.Sa- Il a trouvé le moyen d'échapper, par une tech- Et, le lende- cher \u201c\u201c ses amis \u201d\u2019 de procéder con- Pour tâcher de vaincre ce dernier, il va maintenant tirer sur les J entrepreneurs publics, sur la compagnie du lac St-Jean, sur M, Bee- mer, sur tous ceux qui ont quelque chose à attendre ou à redouter de lui.Sir Adolphe est d\u2019une ambition féroce.M.Belley lui a juré servilité.C\u2019est ce qu\u2019il faut au ministre, au rival de M.Chapleau et de M.Ouimet.Un conservateur qui veut garder sa pensée à lui, sera toujours traité en ennemi par Sir Adolphe.Pour ses fins personnelles, il lui faut des thuriféraires, des gens quine lui portent pas ombrage.Les conservateurs avaient songé à l\u2019installer à Spencer-Wooëd, et à lui donner pour successeur M.Angers.Il a passé le pain bénit à M.Cha- pleau.Il se croit plus fort que Angers! .Par exemple, c\u2019est un veinard et un batailleur.Il sait qu\u2019il ne sait rien, et il compte sur l\u2019intrigue et l\u2019argent pour se maintenir en selle.Il prend cing mille, dix mille, quinze mille piastres aux fournisseurs politiques, remporte un comté, et va le mettre sur la table du conseil.C\u2019est lui, l\u2019homme populaire, qui a triomphé, qui a séduit les foules ! Il tentera, sans doute, ce jeu à Chicoutimi et Saguenay.Les électe:.rs sont avertis.L'opposition n\u2019ira probablement pas se morfondre, à l\u2019heure actuelle, dans cette division.Elle attendra les élections générales pour livrer bataille, AGRICULTURE Remplissage des silos en général + \u2014\u2014\u2014 Nous publions des conseils d\u2019un auteur français pour le remplissage des silos.Les moyens qu\u2019il suggère pour la converture ne sont pas indispensables.Quelques pouces de paille et de la bonne planche de deux pouces, sont tout aussi bien que des planchettes, etc.Par exemple, foulez bien et chargez le silo.D'après M.Jacquier, l'auteur d\u2019un livre spécial, sur l'ensilage, on voit comment on doit généralement remplir les silos : 10 s'assurer d\u2019abord que le silog est bien étanche ; .2o Ensiler immédiatement après la coupe du fourrage à ensiler, sens crainte de rosée ; 3o Remplir par couches bien horizontales ; 4o Fouler inévitablement avec beaucoup de précaution, le long des parois à mesure du remplissage ; bo On peut remplir un silo en plusieurs jours, en ayant soin de mettre chaque jour une couche d'au moins d\u2019un pied et demi à trois pieds d'épaisseur ; 60 Faire dépasser la matière ensilée d\u2019au moins deux à trois pouces au-dessus des murs ; 70 L\u2019ensilage terminé, mettre Une couche de 6 à 8 pouces de menue paille ou poussière de blé, sciure de hpis, feuilles, etc., pour préserver la couverture de l'humidité des fourrages ; 80.Poser sur cette menue paille des petites planches de bois mince de trois à six pieds, flexibles dans le sens de la grande largeur à six lignes de distance et de deux à trois pouces d'épaisseur ; 90 Avoir le soin de les mettre de deux à quatre pouces des murs pour qu\u2019elles ne puissent pas arrêter la pression par le frottement ; .100 Pardessus ces petites planches, mettre des madriers dans le sens de la petite largeur ; 100 Mettre sur les madriers un poids de mille à deux mille livres, suivant la matiére ensilée, On peut employer pour cela des moyens automatiques, avec des briques, des pierres, des poids dé funte ayant chacun 50 à 100 livres, des tonneaux remplis d'eau.ll vaut mieux trop charger que de ne pas charger assez ; 120 Couvrir le silo pour le garantir des eaux pluviales, qui remfermées dans le silo ne pourraient s\u2019écouler, Mélange dos fourrsges verts par Vensilage Au moment de la récolte du blé- d'inde réservé pour l\u2019evsilage, il y a autour des champs, le long des fossés, etc,, des regains de fourrages qui, après leur fauchaicon, seraient difficiles à faner, par les moyens ordinaires, et que pour cette raison on les laisse pourrir sut le champ.Cependant ces fourrages pourraient être avantageusement utilisés en les mélant à l\u2019ensilage du blé- d'inde, principalement dans un temps où l\u2019on aurait à craindre la rareté des fourrages pour l'hiver qui devra suivre.On pourra utiliser ces regains en les ramassant aussitôt que coupés pour les læjouter au blé-d'inde ensilé afin d\u2019en augmenterla masse, Par ce moyen, on composerait une masse alimentaire très estimée par le bétail.I! n\u2019y aurait pas à craindre que ces regains puissent endommager le blé-d\u2019'inde en provoquant un échauffement.\u201d L'essentiel serait de quelques heures mais dene pas y laisser passer la nuit.En le mettant dans le silo, on doit éviter de les placer le long des parois du silo ; avoir la précaution de les placer à une distance de deux à trois pieds du pourtour de la masse générale du silo.Il faut aussi démêler les regains à la fourche en les plaçant dans le silo, pour les placer en couches minces et alternativement avec le blé-d\u2019inde ensilé, Cette pratique est assurément un bon moyen d'\u2019utiliser les fourrages de toutes sortes d\u2019arridre-saison que très souvent on récolte en mauvaise condition, et que parfois, par le manque de temps, on laisse se perdre sur le champ.par le moyen de l\u2019ensilage, surtout si la récolte des fourrages ordinaires n\u2019avait pas été abondante, et que l\u2019on eût à en craindre la rareté pendant la saison d'hiver et le printemps.planto du tabac Pour la culture du tobac, les cultivateurs tiennent surtout à obtenir des exige de leur part les plus grandes précautions pendant la végétation de ces plantes.Toutes les plantes, sauf quelques exceptions, présentent des tiges et des rameaux sur lesquels les feuiiles.sont plus grandes que les feuilles supérieures, de tele sorte quon remarque une décroissance presque insensible de leur étendue depuis le sommet de la plante jusqu'à la base ; ici on trouve en général, quelques feuilles qui sont plus petites que celles qui leur sont immediatement supérieures.Les trois ou quatre, rarement les cinq feuilles inférieures, sont plus petites que les suivantes, C\u2019est ce qui ressort de l\u2019examen d\u2019une plante tant repiquée que non repiquée.En supprimant rameaux naissants, on fait refluer tous les sucs nutritifs vers les fouilles conservées ; eb parce moyen on obtient leur accroissement rapide et leur développement.C\u2019est cette pratique que l'on désigne par \u201c\u2018\u2018 pincement \u201d ou \u201cébourgeonnement\u201d.Outre l'ampleur des feuilles que l'on obtient, le pincement rend les feuilles plus trapues et plus robustes ; ce qui leur permet de résister aux vents et aux pluies, Sans cela, les plantes de tabac seraient sujettes à être renverséeset les feuilles déchirées par les moindres intempéries atmosphériques.Avant de pratiquer le pincement, on doit se fixer sur la qualité du tabac que l\u2019on désire récoiter, car du pincement des feuilles dépend en grande partie la force du tabac que l\u2019on obtiendra.Si l\u2019on pratique le pincement court, on obtient un tabac fort,si l'on pince long, la qualité du taBar sera plus douce, Il ne faut pas aussi perdre de vue le climat et l'endroit qu'on destine à la culture du tabac.Si le terrain consacré à la culture du tabac est % une bonne exposition, et qu\u2019il est abrité des vents, on peut cultiver les variétés à feuilles espacées, et l\u2019on peut pincer assez long.Au contraire, si le champ n\u2019est pas abrité, il faudra donner la préférence aux variétés à feuilles rapprochées et plus court, Règle générale, si on vout obtenir un tabac de bonne qualité, on doit conserver douze à treize feuilles dans les bonnes expositions ; ce nombre ne sera que huit à dix si l\u2019on veut obtenir un fort produit, Si c'est du tabac doux que l'on veut récolter, on doit conserver quinze à dix-sept feuilles, De ces observations, on ne saurait conclure que toutes les feuilles ont les mêmes qualités.Celles qui se sont développées les premières contiennent plusde nicotine, par conséquent sout plus fortes que les autres.D'après la richesse du sol, l'exposition des plantes de tabac, etc., on arrête le nombre des feuilles que l\u2019on veut conserver à chaque\u2019 plant de tabac et l'on procède au pincement.Cette opération doit se faire de neuf près-midi, parce qu\u2019alors les feuilles sont ouvertes et inclinées vors le sol.On pourra plus facilement opérer ie pincement et aller plus vite en besogue.H faut avoir soin de ne pas déchirer et endommager les feuilles, Huit ou dix jours après la suppression do la tête de la plante du tabac, il s\u2019est formé des bourguons où jets latéraux aux aisselles des feuilles.Ces jets doivent être enlevés dès qu'ils se i ) le stratifier par petites couches pendant On y gagnerait cependant à les utiliser Pincement et ébourgeonnement de la feuilles amples, pesantes et uniformes quant à la couleur et la qualité, et cela les parties supérieures de la tige et les heures du matin à quatre heures de l\u2019a- #50 J petits fils et six arriôre-petita file.montrent ; il faut enlever en m ma temps les feuilles inférieures qui ont été endommagées où détériorées par une cause quelconque.Le cultivateur doit surveiller la végétation du tabac jusqu\u2019à la suppression du dernier bourgeon latéral ; et ensuite il.abandonnera la plante à elle-même jusqu'à sa cum- plète maturité.De la traite du lait À ce sujet, il a été fait des essais très suivis dans les fermes expérimentaleg et on à pu constater que le dernier lait trait est dix fois plus crémeux et plus ricf@\u201cen beurre que celui du commencement.Ils\u2019en suivrait que si, apr avoir obtenu huit à dix pintes de lait, on arrêtait de traire en laissant uma pinte de lait dans le pis, on perdrait presque la moitié de la crême qu\u2019on at- rait pu recueillir.Cette expérience est facile à faire.Ml suffit de distribuer au fur et à mesure le lait que vous tirez dans huit à neuf tasses d\u2019égale contenance ; fgeves jus qu\u2019à la dernière goutte de 14%, et vous pourrez alors constater que la quantité de créme conteuue dans chaque tasss augmente en allant de Ja première à B dernière tasse.De plus le lait est à la fin en qualits autant qu\u2019en quanté.Celui de la première tasse est d\u2019un bleu bleuâtre es comme s\u2019il était mêlé d\u2019eau, tandis que le lait de la fin estonctueux, épais d\u2019une coloration jaunâtre.Il suit de là que si les personnes aux» quelles incombe la tâche de traire les vaches, n\u2019ont pas la précaution de les traire à fond, elle porte en préjudies notable quant à la qualite de ls crême et du beurre, de même qu\u2019elle occasionnent une diminution graduelle dans le rendement en lait, au point qu'il ae» rive qu\u2019une vache ne dpnne pas assez de lait pour payer ses frais d\u2019entretien, quoiqu\u2019ayant été d\u2019abord bonne vache laitière.Moyen d\u2019empêcher le pain de durcir Densles familles où l\u2019on cuit soi- même le pain, on peut, en prenant les précautions suivantes, empêcher qu\u2019il durcisse- Du moment oli les pains viennent d\u2019être retirés du four, on doit ls laver légèrement aveé de l'eau froide, ie, i fle.: man) puis immédiatement les placer dans U6 gy, baril ou boîte que l\u2019on a la précaution § ,.de bien couvrir.Ce moyen rendra la\u201cf y; pain souple, et l\u2019on aura enleve en mi même temps, par ce léger lavage, la; \"x cendre ou le charbon qui adhère quel |B, quefois au pain.* roe - Tome AU MANITOBA fio tae \u2014_\u2014 bial Ta lutte 6lectorale semble se pours jk ba suivre avec violence dans la provinca J FM Manitobaine.Nos compatriotes sont j: Ea divisés et, comme cela arrive malheus ra reusement trop souvent ici, ils ns th s'épargnent pas les gros mots et mém3 oy les injures.200 Jeu Une assemblée nombreuse a eu lie# } it lundi soir, le 4 courant, à l'hôtel ds | al ville de St Boniface.L'hon.James j \u201c# Prendergast y a posé sa candidature ex | Lin opposition à M.Roger Marion, ancie | ès a député.M.Prendergast a été très élos jp \"tk quent.@ Fin M.Marion a répliqué, et si nous pre- \u2018tan nons comme exact le compte-rendu de \u201cte l'assemblée publié par le Manitoba, \u201cim il s\u2019est montré très agressif contre M.Li Prendergast._ Ply M.A.F.Martin, ex-député et candies fi \"is dat dans Morris, a appuyé la candidæ- [e big, ture de M.Marion, et M.Prendergast \u201cx la parlé une seconde fois et refuté élo-| \u2018vu quemment les accusations portées cons h.! tre lui.0 Le gouvernement Greenway ngp © mourra pas d\u2019excès de libéralité enve:s nos compatriotes.Sur quarante comtés, | il n\u2019a nommé qu\u2019un seul officier-rappor-F Me, teur français, M, J.Ernest Cyr, de Stf Bey, Boniface.tg, ie bu, Boy M.Théophile Paré, de Ste Anne, & définitivement accepté la candidature f dans La Vérandrye.L'ancien député, M3 William Lagimodière, est son ad-} versaire.Une association de dames américaines# Nu: s'étant formée en demandant le pairo-j \u2018æ nage et le nom de Mme Cleveland dans le but de prendre part à la prochainet élection présidentielle, M.Cleveland an répondu à ces dames qu\u2019il ne croit pas opportun et convenabla que le nom de Mme Cleveland soit jeté dans la mêlé électorale.vs On annonce la mort de M.F X Tru-| del, cultivateur de St Prosper, dans le comté de Champlain.M.FX Trudel était le père de feu l\u2019hon.F X Trudel, fondateur de l\u2019Ftendard, Le défunt était âgé de quatre-vingt cinq ans.1} laisse un fils, M- Alfred Trudel, dé St Prosper, deux filles Mmes Touri gny et Lacoursière, de Batisc*n, seiz | ist Wental ere | 8 jig ier 4 8, iy del, 820} yy perdi Yong fin, 14 Ug jy ib Sng ALAN et voi Juzniitg Ja they) io Aly quallég sap | alin J LT a dy ined A154 ite a n Gly\u2019 prin Jo ert | elle up elle ay qu'ilas sed] atretieh, ie wl g dure oul iv nau le mer if igi viene dois It: y fui r dans U0 caution mèra A eve £ ace, 18 7e qu LE CUL!«:4 vATEUR MONTREAL ET TERRENEUVE Les citoyens se mettent & l\u2019œuvre Comités organisés,listes de souscriptions distribuées 820,000 d\u2019ors et déjà à la disposition des victimes Les citoyens de Montréal ont montré aujourd\u2019hui qu\u2019on ne fait pas en vain appel à leur patriotisme et à leur dévouement, lorsqu'il s\u2019agit de soulager Yinfortune et de venir en aide aux victimes des calamités publiques.Une réunion \u2018était convoquée hier à midi pour prendre toutes les mesures nécessaires au soulagement des malheureux que incendie de Terreneuve laisse sans appui et sans abri, Parmi les personues qui étaient réunies à la chambre de commerce de Montréal nous avons remarqué : l\u2019hon sénateur Murphy, l\u2019hon sénateur Drum- mord, MJ J Curran, CR, MP,ME B Greenshields, président de la chambre de commerce, échevin Clendinneng, échevin McBride, C M Acer, Hugh A Alian, James Allen, R Archer, J C Baker, J H Birss, T B Brown, J A Can- tle, J P Cleghorn, J Corbett, John Co- wan, E P Craig, T A Crane, William Cunningham, R M Esdalle, John Gauls, E B Greenshields, A W Hadrill, Geo Hague, G H Hanna, CP Hébert, Sir John Hickson, J E Hunsicker, CG Jones, Edgar Judge, John Kennedy, John Kerry, John E Kirdpatrick, J B Learmont, W Marson, John Magor, Vitor Magor, H Mason, Robt, Meig- han, Alex Mitchell, W C Munderloh, Edward Murphy, A G McBean, James McBride, A McFee.Rvd Dr Campbell, Mosher, de l\u2019Empire, Crossley, dela Gazette, Marc Sauvalle, du CANADIEN.Son Honneur le maire MeShane fut appelé à présider fl\u2019assemblée avec M.M.E.Hadrill comme secrétaire et rappela les circonstances douloureuses dans lesquelles la convocation s'était faite.assura T'assemblée du bon vouloir du conseil de ville et des dispesitions bien connus de chacun des citoyens de faire son de- Le maire de Montreal \u2018voir.- M.E.B.Greenshields se leva ensuite pour proposer la motion suivante : * Que les citoyens de Montréal réu- assemblée publique désirent adresser aux citoyens de St-Jean de colons dn même empire l'expression de leur tristesse en face du vis en Terreneuve, terrible désastre _ qu\u2019ils ont éprouvé et de la calamité qui a détruit une si grande portion de lenr belle cité, les citoyens de Montréal ont confiance que les sympathies et l\u2019assistance que les incendiés de St-Jean recevront dn monde entier allégera leur douleur.M.Greenshields accompagna de quelques mots émus cette résolution, en rap- velant les liens d\u2019intimité qui unissent toutes les portions de l\u2019empire Britannique.L\u2019hon.sénateur Geo, Drummond appuya la résolution présentée par M.Greenshields, et après une allusion aux petites querelles que je Canada pouvait avoir avec Terreneuve, conseilla à tous de donner l\u2019exemple de la libéralité et de la promptitude.M.M.J.J.Curran prit ensuite la parole pour se joindre aux paroles et généreuses précédemment émises et ajouta qu\u2019au nom de la Société St Patrice, si pauvre qu\u2019elle fût, il souscrirait la somme de cent dollars, puis il conseilla de faire vite en vertu du principe \u2018* qui donue de suite donne aux idées deux fois.\u201d M.J.B.McLea, un terreneuvien fit un appel chaleureux aux bons sentiments des Montréalais qui, dit-1l, n\u2019ont pas toujours montré pour Terreneuve des sentiments aussi prompts à se pro- Expliquant que la misère produite par le désastre devait laisser au noncer.moins dix mille personnes sans asile, sans nourriture et dans l\u2019impossibilité de faire aucun travail, il exprima la crainte bien justifiée que toute cette population fut disposée a émnigrer aux Etats-Unis.Cette motion fut adoptée, puis un comité nombreux fut formé pour réunir les souscriptions et finalement M.Hugli McLennan proposa une motion à l\u2019effet d'encourager la ville et son comité des finances à se montrer généreux et M.Charles P.Hébert seconda la motion.Puis le Rév.Dr, Campbell et le Rév.Carmichall, s\u2019empressèrent au nom du clergé de toutes les dénominations à aider la grande œuvre humanitaire des secours à donner aux incendiés de Ter- _ renocuve, Après un vote de remerciements au maire McShane pour la façon habile dont il avait dirigé la réunion, l\u2019assemblée se dispersa en décidant la convoca- Lion à quatre heures du comité de sous- criph'ous.Le \u2018mmité de secours s'est réuni à 1 heure hier après-midi et a choisi comme président honoraire Son Honneur le maire McShane, président Mr Geo Hogue, trésorier M.R White et secrétaire M.Hardell.Le comité a télégraphié immédiatement à St Jean de Terreneuve pour demander l\u2019envoi immédiat de toutes les demandes de vivres, habiliements, fournitures, ete, nécessaires, au montant de $20,000, En méme temps le comité des vivres, provisions, fournitures a été nommé, composé MM- J Major, E Judge, CP Hebert, R M McLea, E B Greenshields avec mission de faire appel à toutes les contributions volontaires.Toutes les lignes de chemin de fer, de télégraphe et de bateau ont offert gratuitement toutes les'facilités désirables.Le comité est ajourné à demain à 10% heures.Le comité des finances de la cité a voté cet après-midi une somme de $10,- 000 pour les incendies de St Jean.Le comité des finances a tenu une assemblée hier après-midi pour prendre en considération la requête du ** Board of Trade \u201d pour venir en (aide aux-in cendiés de St-Jean.Il a été décidé d\u2019accorder $10,000.Tons les échevins présents ont tenu à dire que la réduction de la taxe de l\u2019eau mettait la ville dans l'impossibilité de souscrire davantage, Er Les Orangistes Huntingden, 12\u2014Environ un mille orangistes do Montréal, de Glengarry et d\u2019autres endroits en deça d\u2019Ottawa, sont en cette ville pour célébrer leur fête.Il y a eu procession, champêtre et discours.St Jean, N B, 12\u2014Ees orangistes du Nouveau-Brunswick célèbrent la fête du 12 à Moncton.Trente chars chargés de monde sont arrivés de Saint Jean ce matin pour prendre part à la fête.C\u2019est l\u2019excursion la plus considérable qui ait jamais laissé cette ville.La bande de l'Artillerie de garnison du Nouveau- Brunswick accompagnait les excursionniste de St Jean.Toronto, 12 \u2014Les orangistes de cette ville, ont célébré leur fête\u2018 aujourd\u2019hui, par une grande procession, qui partit de la salle des orangistes et parcourut les différentes rues de la ville, pour se rendre aux terrains de l'exposition, où ily a eu jeux et autres exercices.On s\u2019est dispensé des discours ordinaires.Chacune des stations de feu avaient hissé un pavillon en l'honneur de la fête.Il faisait excessivement chaud, mais néanmoins une foule de gens étaient dans les rues pour voir défiler la procession.La crise française Paris, 11\u2014 La crise redoutée a été heureusement détournée.M, Cavaignac, ministre de la marine, avait été mis en minorité par 287 voix contre 150, sur une motion à l'effet de concentrer dans une main uniaue les opérations de terre et de mor au Dahomey.M.Cavaignac s'était opposé à cette demande en dépitdu triste exemple fourni en 1890, par l\u2019obstination du croiseur le \u2018* Séné\u201d à refuser son concours aux troupes de terre dans l\u2019attaque de K»- honon.; La probabilité d\u2019une crise était fort sérieuse vu le désir qu\u2019on tous les députés et sénateurs de clore la session pour assister chez eux au renouvellement des conseils généraux.139 députés et 60 sénateurs sont soumis au renouvellement comme conseillers sortant, M.Cavaignac seul a donné sa démission et a été remplacé de suite comme ministre de la marine, par M.Bur- deau, vice-président de la chambre, et fameux par son procès en diffamation contre Drumont.Le choléra Londres, 12\u2014Le gouvernement portugais soumet les navires anglais à une quarantaine dans ses ports, en dépit des réclamations du gouvernement anglais qui allègue qu\u2019il n\u2019y a pas de choléra en Angleterre.Saint-Pétersbourg, 12\u2014On dit que le gouverneur d\u2019'Astrakan a, de ses propres mains, brûlé la cervelle a trois des émeutiers pendant les troubles.La police de Bakou, dont *la demande d\u2019augmentation de traitement n\u2019a pas été admise, est entrée en grave.Les précautions les plus rigoureuses sont prises daus toutes les casernes et dans tous les camps militaires de Yem- pire pour prévenir l\u2019invasion du choléra.Paris, 12\u20144 décès attribués au choléra se sont produits, aujourd\u2019hui, à Auber- villiers, près de Paris.- On annonce que M.Pasteur, l'illustre savant, est atteint du choléra à sa résidence de Carches, près de Saint-Cloud, Ou croit toutefois que l'attaque est béni- one.Ses amis et ges admirateurs n\u2019en sent pas moins dans une grande anxiété.Cyrus W.Field L\u2019auteur des télégraphes sous-marins New-York, 12\u2014 Cyrus W.Field est mort ici ce matin.Le défunt était né à Stockbridge, Mass, le 30 novembre 1819.Après ses études il s\u2019établit à New-York.En 1853 il se retira dea affaires et partit pour Amérique du Sud.C'est en 1854, qu'il eommenga à s\u2019occuper des lignes télégraphiques sons- marines.Il obtint de la législature de Terreneuve une charte l\u2019autorisant de relier par une ligne de télégraphe le continent américain aux côtes de Ter- reneuve et de-là à l\u2019Europe\u201d De 1854 à 1867, il se livra exclusivement à l\u2019exécution de cette grande entreprise.Il a fait deux tentatives d\u2019établir le cable sous-marin entre le eap Ray et cap Breton.\u2019 I! accompagna les expéditions de 1857 et 1858, pour établir le cable sous l\u2019Atlantique entre l\u2019Irlande eb Terre- neuve- Il prit aussi part aux expéditions de 1865 et 1866 dont les succès lui sont en grande partie attribués.Pour ces fins, il a traversé l'Atlantique une cinquantaine de fois.Le congrès lui vota des remerciements.L'exposi-' tion de Paris lui accorda une médaille d'honneur.Depuis 1877, le défunt s\u2019occupait beaucoup des chars élevés de New- York et il fut président de l\u2019une des compagnies.LES SINISTRES Montants des pértes et des risques d\u2019assurances : St Jean, Terreneuve, 12\u2014Le temps chaud qu\u2019il faisait depuis trois semaines à changé hier matin, au grand contentement des milliers de sinistrés.Le vent souffle maintenant de l'est, et le thermomètre marque 60 degrés.Il a plu légèrement hier matin.Le vaisseau de guerre anglais *\u2018Birke\u201d est arrivé à 9 h.du matin, donnant à espérer que cela empêchera le pillage et l\u2019incendiat qui se commettaient déjà dans différents endroits chaque nuit depuis le désastre, L'Æmerald est arrivé plus tard.La superficie dévastée est d\u2019environ un mille et demi de long sur une largeur moyenne d\u2019un demi mille, Tons les quais et hangards des steamboats ont été détruits.Une vingtaine de mille barils venaient d'être débarqués, et ils ont été consumés.Les sinistrés sont aussi promptement des abris en bois.L\u2019incendie a été tellement rapiée et violent que l\u2019on n\u2019a pas eu le temps de sauver quoi que ce soit en fait de lingerie eb de vêtements.Tous les bureaux d\u2019avocats, les résidences des médecins et des clergymen protestants, ont été brûlés.Tous les bureaux de journaux quotidiens sont en cendres.Il ne reste pas assez de caractère typographique, de papier ou d\u2019ensre pour imprimer même une simple affiche.Plusieurs incendiés sont morts de frayeur et de misère.leurs compagnies des ont risques pour $4,250,000.On estimes les pertes totales & environ $15.000,000, Les principales sommes se départissent comme suit ; Phœnix (anglais), $750,000; Manchester, $600,000: Royal, $500,000 ; Ques, $550,000 ; London and Laneas- Lire, $50,000 Liverpool, London and Glube, £575,000 ; Imperial, $250,000 ; North British, 8235,000; Guardian, £200,000; Commercial Union, $200,000, Sun, $150,000; General, $120,009; Atlas, $109,000; Lion, $350,000; London Association, $50,000 ; City of Lon don, $32,000 ; Northern, $200,000 ; Norwick Union, $45,000 ; Phoenix Hartford, $35,000; Lancashire, $28,000 ; Citizens, $20,000.On rapporte que plusieurs victimes du désastre ont dû être envoyées à l'asile, la frayeur et les souffrances endurées en plein air les ayant rendues folles, Le désastre qui viont de fondre sur la ville de Saint-Jean et qui a consumé les trois quarts de la ville et jeté sur le pavé plus de 15,000 personnes, a éveillé les sympathies de tous les Cauadiens.Le premier miaïstre sir John C.Ab- l'administrateur de l'Ile qu\u2019un navire chargé de provisions de bouche partirait au plus tôt pour Saint-Jean.Le New- field quittera Halifax aujourd'hui ou demain au plus tard.A Montréal, c'est notre chambre de conimerce qui se charge de l'affaire.Le Grand Trone et le Pacifique ont offert de transporter gratuitement jusqu\u2019à Halifax, tout ce qui pourra être envoyé d'ici, et la compagnie Allan a aussi mis un de ses steamers au service des incendiés, ÿà Halifax et St-Jean.L'administrateur de Terreneu- ve a nommé uu comité pour recevuir et distribuer les provisions Les agents d'assurences rapportent que É bott a immédiatement télégraphié àl données par les différents gouvernements et reçues pour les victimes de la conflagration.Le steamer ** Portia\u201d à quitté Halifax lundi pour St Jean, avec une car- gaisou du fleur, viande, linge, ete., envoyée par le comité des secours de la ville.Ce comité est encore à recueillir des souscriptions et des effets de toutes sortes pour envoyer un autre steamer demain.Lundi on a recueilli la somme de cinq mille piastres en argent.Lie gouvernement à donné ordre au steamer -* Newfield \u201d de se rendre à St Jean avec une cargaison générale pour les victimes de la conflagration.Les dépéches de la Nouvelle-Ecosse disent que dans toutes les villes et cités de cette province on s'organise en comités de secours, pour venir en aide aux malheureux de St Jean, A uneréunion de la chambre de comité de secours et dans l\u2019espace d\u2019une demi-heure on o recueilli $2,000, BL.Gladstone et et le libre-échange Londres, 12\u2014M.Gladstone a écrit, en réponse au comte de Grey, une lettre dans laquelle il dit que les vingt meilleures années de sa vie ont été consacrées au triomphe du libre-échange et à la lutte contre la protection.Commerce de Torcnto, on a formé un | Le Québec-Central Québec, 12\u2014On nous assure que la construction du Québec Central par les Trings jusqu'au lac Mégantic «st chose décidée, et que l\u2019embranchement de St- Georges que l\u2019on s\u2019était engagé à construire en même temps que l\u2019embranchement des Trings, restera jusqu\u2019à nouvel ordre à l\u2019état de tracé sur la carte.Quoiqu'\u2019en puisse être les motifs qu: out influencé cette décision, on espèr- que la construction de l\u2019embranchement.par la vallée de Beauce n\u2019est qu\u2019ajournée à une daté prochaine, et que lo gardera la parole donnée et les encagements pris par écrit envers les populations qui sont allées colomiser le sud-est de la Beauce sur la promesse d\u2019une voie ferrée.Autrement, ce serait le coup de mort donné à toute entreprise de celo- nisation que l\u2019on tenterait de faire ailleurs.Elections américaines New-York, 12\u2014Legprésident Harrison est parti pour Saratoga.M.Hill a fait une visite à Albany et a eu une entrevue avec M.Murphy, président du comité démocratique, Chicago, 12\u2014En dépit du refus de M.Cleveland de permettre que le non: de Mde Cleveland füt jeté dans la lutte.le club de dames qui porte.son nom : transmis un chèque de $100 au fonds électoral.pas de savon aussi bon.\u201c \u201cCeci est aussi GARE ui.191 LA 10 trouvez des instructions sur chaque paquet.Nettoie et rafraichit comme un bain turc.\u2014pas de danger\u2014 pas plus qu\u2019avec un bon savon\u2014mais il n\u2019y = Elle accomplit plus, a plus de puissance \u2014au bain, comme partout ailleurs.Lave et nettoie tout\u2014dans l\u2019eau chaude, froide, dure, douce, salée ou fraiche.L\u2019eau importe pews, si vous faites usage de la Pearline.À la buanderie, pour lc nettoyage de la maison, la Pearline vous fait épargner une piastrc pour chaque sou qu\u2019elle vous coûte.Tous les épiciers la vendent.[4 | J Il se sert au bain, de cette merveille inoffensive :\u2014La Pear- line.Une cuiller à thé sur l\u2019éponge ou l\u2019essuie-main suffit.Vous Faites-en l\u2019essai.Ne coûte presque rier Les colporteurs et quelques epiciers sans scrupule, vous diront : bon\u201d ou \u201c\u2018 cela est la même chose que la Pearline.\u201d = Ë ; \u2014 Cela est faut-\u2014La Pearline n\u2019est jamais colportée.Aussi si votre .; épicier vous envoie autre chose, à la place de la Pearline, agissez fr.\u2014 rez- que possible logés sous des tentes ou Iai ous TT ES PYLE, NOW JAMES PYLE, New-York.Le CASTORIA.\u201cLe Cantoria est un remède excellent poar les ecfonts.Les mamans m'en ont toujours vanté lez bons effets sur leurs bébés.\u201d Dr.G.G.Osacop, Lowell, Mags.\u201cLe Castorin est le meilleur remède que ja connaisse pour les enfants.J\u2019espère que lo jour Best pas loin où les mamans, ne consultant que le réel intérôt de leurs enfants, emplois- ront le Castoriz au lieu de toutes ces drogues eharlatanesques qui détruisent leurs caers bébés, en lour introduisant par la gorge de l\u2019o- plum, de 1a morphine, des sirops calmants of rutres drogues pernicisuses qui les eavoient prématurément à la tombe.\u201d Da.J.F.KINONELOF, Conway, Atk.Le Castoria est le remède du Dr Samuel Pitcher pour les bébér et les enfants.LI] ne renferme ni opium, ni morphine, ni aneung autre substance narcotique.U remplace avec succès les calman.s, les pastilles, les sirops et l\u2019huile de ricin.Xl est agréable et garanti par l'usage qu\u2019en ont fait depuis trente ans des millions de mères.L» Castoria détruit les vers et calme la fièvre.Le Castoria prévient les vomissements de lait caîllé ou aigri, il guérit la diare rhée et les coliques sèches.Le Castoria apaise les maux de dents, guérit la constipation et les flatuosités.Le Castoria facilite l\u2019assis milation de la nourriture, règle lestomac où les intestins, Pros cure un sommeil naturel et bienfaisant.Le Castoria esu ia pange Cée des enfants, \u2014 l'ami des mamans.Le CASTORIA.\u2018\u2019Le Castoria ocnviant s! bien asx enfanty que je le recommande comme supétéour tout autre remêue connu dr moi.\u201d H.À.Anczzn, M.Da 121, So.Oxford St, Br-oklyn, N.L \u201cNos médecins dn service des enfants ond vanté les résultats du Castoria dx.# laur clion- tèle du dehors, et, bien que nous n\u2019ayiont parmi nos remèdes médicaux que ce qui est Gésigné comme drogues réglementaires, nouf cenfessons volontiers que les mérites du Cento ria Jui ont valu notre approbation.\u201d DriTEDd BOSTITAL AND DISPENSARY Boston, Mass er 10 LE CULTIVATEUR L\u2019EMIGRATION Départs en masse \u2014 Des campagnes désolé \u2014\u2014 Ste-Françoise, 8 juillet 1882.Je viens de terminer un relevé des familles des paroisses de Ste-Françuise et de St-Jean de Dieu, qui ont émigré aux Etats-Unis depuis quatre ou cinq ans.Je n\u2019ai jamais vu pareil désastre.La grosse, moitié des terres sont abandonnées et s\u2019en vont à la ruine.Sur un grand nombre, il ne reste plus aucun vestige d\u2019habitation.Pourtant, les cul- tivateuts qui ont eu le courage de ne pas abandonner leur paroisse en dépit des difficultés qu\u2019ils ont d\u2019y vivre, me disent que les terres sont assez fertiles Ce n\u2019est pas un sol riche comme celui de la région du Lac St-Jean ou de la Beauce.Mais*chaque automne la récolte est suffisante pour permettre aux agriculteurs de vivre dans l\u2019aisance, Pourquoi alors n\u2019y vivez-vous pas ?leur demande-t-on.Invariablement ils vous répondent qu'ils sont obligés de vendre à vils prix les produits de leurs fermes.Ils n\u2019ont à leur disposition que le marché local du village de Trois-Pistoles, qui est nécessairement restreint.Ils ne peuvent écouler leur grain, leur beurre et leurs légumes que chez les marchands résidant à proximité d\u2019eux.Ceux-ci, ne pouvant eux-mêmes revendre avantageusement ce qu\u2019ils achètent de ces cultivateurs, sont obligés de ne payer que des prix extrêmement bas.Je n\u2019ai qu\u2019à vous dire que les colons de St Jean de Dieu et de Ste Françoise vendent leur beurre l'automne à dix sous la livre et que tous les autres produits ont le même sort, pour que vous soyiez convaineu de la gêne et de la pauvreté dans lesquelles vivent ces gens-là.La population de ces deux townships est tres laborieuse.Ce sont tous de braves et robustes colons qui ont à cœur de vivre sur le sol natal et qui travaillent nuit et jour pour donner du pain à leur famille.Ils n\u2019abandonnent la partie qu\u2019en désespoir de cause, et souvent quand 1ls ont gaspillé le meilleur de leur sauté.Il faut les avoir vus à l'œuvre pour se convaincre qu\u2019ils émigrent aux Etats- Unis, non pas par plaisir, mais par nécessité.La liste que je vous transmets aujourd\u2019huivous donnerauneidéeexacte de l\u2019étendue du dépeuplement qui a décimé Ste Françoise et St-Jean-de-Dieu depuis quelques années.Le premier de ces townships a au- jourd\u2019hui une population d'environ 650 Ames.Si tous les colons qui se sont établis ici depuis cing à six ans, y étaient restés, le nombre des habitants seraient deux fois plus considérables.Ste Fran- goise a été érigée en paroisse civile en 1869, et elle n'a encore à l\u2019époque actuelle que 650 habitants, et les sept huitièmes des terres sont surchargées St Jean-de-Dieu, établi à peu près vers la mêine année, a aujourd\u2019hui une population d\u2019un millier d\u2019âmes.Elle en aurait deux mille et au-delà, si nul de ses habitants n'avaient émigré.La moitié des propriétés sont grevées d'hypothèques pour plus de leur valeur, Veici la hste des personnes qui ont laissé ces deux paroisses depuis cinq ans, g STE FRANÇAISE Théophile Rousselle, cultivateur, parti avec sa famille en 1892.Octave Michaud, cultivateur, parti en 1890 avec sa famille, 8 enfants, Adolphe Quimper, cultivateur, parti en 1890 avec sa famille, 9 enfants, Cyrille Lepage, fils, cultivateur, parti en 1889 avec sa famille, 9 enfants.Thomas Pelletier, cultivateur, parti en 1891 avec sa famille, 10 enfants.Teéophile Aubé, cultivateur, parti en 1891 avec sa famille, 9 enfants.Louis Louzon, cultivateur, 1892 avec sa famille, 5 enfants, Jos.Lavoie, cultivateur, parti en 1891 avec sa famille, 3 enfants.Joseph Côté, cultivateur, parti en 1891 avec sa famille, 4 enfants.Emile Beaulieu, cultivateur, parti en 1891 avec sa famille, 3 enfants.Veuve Napoléon Beaulieu, cultivateur, partie en 1891 avec sa famille, 4 enfants.Veuve Achille Godbout, cultivateur, partis en 1890 avec sa famille, Senfants.Théophile Beaulieu, cultivateur, parti en 1892 avec sa famille, 4 enfants, Paul Rioux, cultivateur, \u201cparti en 1890 avec sa famille, 12 enfants.Etienne Beaulieu, cultivateur, parti en 1892 avec sa famille, 6 enfants.Joachin St Pierre, cultivateur, parti en 1891 avec sa famille, 5 enfants.Ferdinand Rioux, cultivateur, parti en 1890 avec sa famille.4 enfants.Thomas Dumont, cuitivateur, parti en 1890 avec sa famille.9 enfants, parti en J B Viel, cultivateur, parti en 1889 avec sa famille.11 enfants.Thaddée Charron, cultivateur, parti en 1891 avec sa famille.9 enfants.Chrysostome Morin, cultivateur, parti 1891 avec sa famille, Pas d\u2019enfants.Michel Dumont, cultivateur, parti en 1891 avoc sa famille.4 enfants.i Alexis Beaulieu, cultivateur, parti en 1889 avec sa famille, 6 enfants.Alphonse Saucier, cultivateur, parti en 1886, avec ss famille.3 enfants.Ls Saucier, cultivateur.célibataire, parti en 1887, 1sraël Lafrance, cultivateur, parti en 1887, avec sa famille, 6 enfants.ST-JEAN DE DIEU Joseph Bois, cultivateur, parti en 1890 avec sa famille.2 enfants.Octave Rioux, cultivateur, parti en 1891 avec sa faraille.8 enfants.Pierre Sénéchal, cultivateur, parti en 1891 avec sa famille, 2 enfants, Charles Sénécal, cultivateur, parti en 1891 avec sa famille, 3 enfants.François Parent, cultivateur, parti en 1892 avec sa famille.4 enfants.Veuve Jérôme Rioux, cultivateur, parti en 1892 avec sa famille, 8-en- fants, Evariste Leblond, cultivateur, parti en 1890 avec sa famille, 5 enfants, Ferdinand Levesque, cultivateur, parti en 1890 avec sa famille, 3 enfants, Théophile Deschène, cultivateur, parti en 1892 avec sa famille, 6 enfants, Wilfrid Souey, cultivateur, parti avee sa famille en 1886, 7 enfants.Th Bellavance, cultivateur, parti en 1890 avec sa famille, 6 enfants, ! Frs Bellavance, cultivateur, parti en 1892 avec sa famille, 5 enfants.Odilon Bernier, cultivateur, parti en 1891 avec sa famille, 4 enfants.J.B.Bernier, cultivateur, parti en 1891 avec sa famille, 4 enfants.Désiré Parent, cultivateur, parti en 1891 avec sa famille, 3 enfants.Wiliam Bernier, cultivateur, parti en 1890 avec sa famille, 4 enfants.J.B.Bellavance.cultivateur, parti en 1890 avec sa famille, 6 enfants.Ols Ouellet, cultivateur, parti en 1890 avec sa famille, 4 enfants.Théodore Ouellet, cultivateur, parti en 1890 avec sa famille, 7 enfants, Edouard Rousseau, cultivateur, parti en 1890 avec sa famille, 6 enfants.Alexis Dubé, cultivateur, parti en 1889 avec sa famille, 5 enfants.Léon Fournier, cultivateur, parti en 1891 avec sa famille, 6 enfants, Achille Talbot, cultivateur, parti en 1891 avec sa famille, 6 enfants.Antoine Bellavance, cultivateur, parti en 1890 avec sa famille, 5 enfants.Odilon Dubé, cultivateur, parti en 1890, avec sa famille, 2 enfants., Théophile Biouz, cultivateur, parti en 1890, avec sa famille, 4 enfants.Lazare Sirois, cultivateur, parti en 1890, avec sa famille, 5 enfants.Ls.Sirois, fils de Jos, cultivateur, parti en 1890, avec sa famille, 6 enfants.Ls.Sirois, fils de Louis, cultivateur, parti en 1890, avec sa famille, 5 en- tants.' Narcisse Lepage, \u2018 cultivateur, parti en 1889, avec sa famille, 6 enfants.Paul Dumont, cultivateur, parti en 1890, avec sa famille, 7 enfants, Antoine Bérubé, cultivateur, parti en 1889, avec sa famille, 10 enfants.?Henri Gagnon, cultivateur, parti en 1890, avec sa famille, 6 enfants.Jos.Castonguay, eultivateur, parti on 1889, avec sa famille, 5 enfants.Paschal Beaulieu, cultivateur, parti en 1891, avec sa famille, 9 enfants.Télesphore Dubé, cultivateur, parti en 1886, avec sa famille, 2 enfants.Joseph Dubé, cultivateur, célibataire, parti en 1892, Théophile Dubé, cultivateur, célibataire, parti en 1892, Magloire Castonguay, cultivateur, parti en 1890, avec sa famille, 6 enfants.Léon Beaulieu, cultivateur, vient de vendre sa terre et partira la semaine prochaine pour l'Etat du Maine, avec sa famille, 4 enfants.Thomas Laplante, cultivateur, parti en 1890 avec sa famille.7 enfants.Jos Drapeau, fils de George, cultivateur, parti en 1890 avec sa famille, 6 enfants.- Jos Drapeau, fils de Médore, cultivateur, parti en 1890 avec sa famille, 4 enfants.- Frs Drapeau, cultivateur, parti en 1890 avec se famille, 5 enfants.Veuve J, B.Gagnon, cultivateur, partie en 1888 avec sa famille, 9 enfants, Veuve Guillaume Fournier, cuitiva- teur, partie en 1888 avec sa famille 6 enfants, Pierre Gagnon, cultivateur, parti en 1889 avec sa famille, 8 enfants.Frs Pelletier, fils de veuve Norbert, cultivateur, parti en 1837 avec sa famiile, 7 enfants.Jos Michaud, cultivateur, parti en 1886, avec sa famille, 2 enfants.; Thomas Michaud, cultivateur, parti en 1886 avec sa famille, 4 enfants.Louis Michaud, cultivateur, parti en 1886 avec sa famille, pas d\u2019enfants, Thomas Michaud, père, cultivateur, parti en 1886 avec sa famille, 6 enfants.J.B.Michaud, cultivateur, céliba-j taire, parti en 1887.Jos Ouellet, fils de Cyrille, cultivateur, parti en 1886 avec sa famille, 7 enfants, Majorique Leclerc, cultivateur, parti en 1887 avec sa famille Louis Leclerc, cultivateur, parti en 1886, avec sa famille.Léon Lebel, cultivateur, parti ex 1890, avec sa famille, 5 enfants.Luc Lemieux, cultivateur, parti en 1890 avec sa famille, 6 enfants.Frs Marceau, cultivateur, parti en 1886 avec sa famille, 8 enfants.Jos, Lafrance, cultivateur, parti en 1886 avec sa famille, 5 enfants.Georges Pelletier, cultivateur, parti en 1891 avec sa famille, 5 enfants.\u2018 Léandre Sirois, cultivateur, parti en 1886 avec sa famille, 6 enfants.Isidore Jalbert, cultivateur, parti en 1887 avec sa famille, 8 enfants.Henri Malenfant, fils.cultivateur, partien 1891 avec sa famille, 8 enfants, En parcourant cette triste et longue nomenclature, bien de nos lecteurs refuseront peut-être de croire à son exactitude et seronttentés dela trouver exagérée.Jene vousfais pourtant pas connaîtrela vérité complète.Il y a bien d'autres = ; [familles dont les noms ont nécessairement échappé à mes recherches et que l'on pourrait rencontrer quelque part dans la- république voisine.La plupart de ces éinigrés sont au- jourd\u2019hui pour la plupart fixés dans le Maine et le Massachusetts, Un bon nombre travaillent dans les manufac- ures et les usines ; d\u2019autres végètent.Les deux tiers et demi de ces gens-là sont partis dans intention de revenir, wais ne sont pas revenus et ne reviendront pas.Ils avaient l\u2019espoir de faire fortune aux Etats-Unis, et s'ils ont réussi, leurs succès les ont dégoûtés de l\u2019agriculture et de la vie misérable qu\u2019ils menaient ici.Au reste, quand quelques membres d\u2019une famille teve- nues, au pays après avoir gagné un peu d'argent, ce sout d'ordinairement les vieilles souches qui ont perdu toute leur sève que l\u2019on voit arriver.Les chefs de la famille, sur le déclin de leur vie, aiment à venir mourir dans la paroisse qui les a vus naître.Quant aux enfants, lorsqu\u2019ils ont passé deux ou trois ans de leur jeunesse aux Etats- +Unis, ils ne songent pas à revenir eul- tiver et exploiter le patrimoine de la famille, La vie des champs ne leur va pas, parce qu\u2019ilsen ont perdu l'habitude Ils restent donc aux Etats-Unis.Si par hasard,il en revient quelques-uns, ils re tardent pas à y retourner au bout de queique temps.C'est la triste expérience à laquelle les paroisses de St-Jean-de-Dieu et de Ste-Françoise ont été soumises, À travers la \u201cGazette officielle\u201d Le dernier numéro de la Gazette officielle de Québec contient ce qui suit : Il a plu à Son Honneur le lieutenant- gouverneur en conseil de nommer les personnes dont les noms suivent, juges de paix pour le district de Beauce : MM, George Roy (fils d'Adam), David Roy (fils de David), de la paroisse de Saint- George ; Damase Paradis, Ludger Le- mieux, Edouard Dallaire, de Saint- Sébastien d\u2019Aylmer ; Arcadius Fortier, François Robert, de Saint-Samuel ; Olivier Bégin, Joseph Cloutier, de Saint- Eplirem de Tring ; Joseph Bureau (fils de Zéphirin), Xavier Blais, Jean Ber- nier, Thomas Gagnon, de Saint-Vital de Lambton ; Théophile Beaudoin, de Saint-Pierre de Broughton ; George Plante, Joseph Bolduc (fils de Rémi), Godfroi Jolicoeur, Pierre Bourque (fils d'André), Ambroise Morin, de Saint- François ; Eleusippe Lessard, Thomas Lessard (fils de Richard), de St-Joseph, dans le comté de Beauce.Il a plu à Son Honneur le lieutenant- gouverneur de nommer MM.André M.Lapierre, William Henry Scott, Louis N.Dupuis, Joseph Honoré Maths, Charles\u2019 Elie Laflamme, commissaires pour la décision sommaire des petites causes, dans la paroisse de St Jérôme, dans le comté de Tearebonne, et de révoquer l\u2019ancienne commission, Én date du 17 octobre 1887.Il a plu à Son Honneur le lieutenant- gouverneur en conseil de nommer Bar- thélemi Rocher, écuier, notaire, de la ville de l\u2019Assomption, dans le comté de l'Assomption, régistrateurde la division d'enregistrement du dit comté de l\u2019Assomption, en remplacement de Joseph Zébédée Martel, dont la commission est révoquée, Il a pluà Son Honneur le Lieute- nant-Gouverneur en conseil de faire les nominatjons suivantes de juges de paix.savoir : District de Saint-François : MM, Théophile Bourque, Zéphirin P Cormier, Napoléon T Dussault, Albert W Olivier, Jemes S Mitchell, Alexander Winter, Harris Samuel, tous marchands de la ville de Sherbrooke ; Pierre Benoit, cultivateur, d\u2019Orford ; Samuel À McFadden, William McCurdy, cultivateur du township d\u2019 Ascot.District de Trois-Riviéres : \u2014 MM Ubalde Lamontagne, Louis Pichette, Louis A Baribeau et Frandois Voisard, de la paroisse de Louiseville ; Jonny Lesage, Honoré Pichette, de la paroisse de Saint Antoine de la Rivière du Loup ; Frangois Régis Paquin, Pierre Magnan, Adolphe Coutu, Isaac Fournier, fils, Adolphe Bellemare, Toussaint ,Picotte, de Sainte-Ursule ; Patrice Rival Belle- rose, Pierre Lambert, de Saint Alexis ; Bengamin Augé, Norbert Martin, Joseph Lamy, Benjamin Lesage, Rémi Caron, Honoré Augé, Amable Sicard, de Carufel, de Saint Léon, District de Saguenay\u2014MM.Etienne Salomon Poirier, de la rivitre Magpie.District de St-Hyacinthe\u2014 MM, Antoine Cabana, fils, Euclide Gagnon, de la paroisse de Upaon; Fabien Fqurnier, Dieudonné Denis, Alexandre Cadorette, tous de la paroiese de St-Simon.District de Richelleu\u2014MM.Pierre Piette, Joseph Lavallé, fils \u2018de Paul, Ulric Roch, de la paroisse de St-Nor- bert.Caleul A I'nsage des taxés < Petit calcul mentel à l\u2019usage des taxés : Pour les transactions foncières, noter les deux premiers chiffres de gauche, diviser par deux et additionner, Ex.Eve!-ation municipale ; $1,500,000.15 + 2=7.50 x 7.50 22.50 Pour le salaire-des employés civils, multiplier par 2 les deux premiers chiffres de gauche, diviser par 4, et additionner les deux produits, Ex : salaire de $1,200: 12 x 2 24 + 4-6 xX 6 .30.00 On ignore assez généralement que les employés civils ont à payer une commission énorme de 10 010 sur leur nomination, en vertu d'une ordonnance ministérielle promulguée il y a quelques semaines dans la Gazette Officielle, plus $10 pour les frais d'immatriculation.Ainsi, un employé ordinaire nommé avec un salaire de $1,000 paie, la première année : Sur sa nomination 10 0{0.$100.00 Enregistrement.10.00 Fonds de retraite 500.50.00 Taxe de 25 0[0 .+\u2026.\u2026.\u2026.25.00 $185.00 Un avocat à la tête d'une clientèle de $10,000 par an paie $0.Er L'hon.M.Marchand, chef de l\u2019opposition à Québec, se met société avec M.Baynes ; l\u2019acte de société entrera en vigueur le leraoût, Détail intéressant, M.Baynes est le secrétaire de l\u2019association conservatrice.Le bureau de MM.Marchand et Baynes sera au \u2018* Temple Building.\u201d Un recours infaillible Messieurs, \u2014Nous avons une famille de sept enfants et nous avons toujours eu recours dans les der- nierg dix ans à l\u2019Extrait de Fraises Sauvages du Dr Fowler, dans tous les cas de diarrhée et de maladies caniculaires.Il ne nous a jamais fait défaut et nous a sauvé une foule de comptes du docteur.J,'T.PARKINSON, Granton, Ont.II \u2014Les \u2018\u2018 Pilules de Vallet \u201d\u201d ont été approuvées et recommandées par l\u2019Académie de médecine de Paris, 31\u20142 des \u2018'\u2018 pâles couleurs,\u201d de \u2018\u201c l\u2019anémie,\u201d des \u2018\u2019 pertes de sang \u201d et \u201c pertes blanches \u201d\u2019 et de tous les états d\u2019épuisement ou de faiblesse générale.Nota \u2014Les Pilules de Vallet(vraies) sont blanches et sur chacune est écrit le nom Vallet.Toutes pharmacies : le flacon,3 fr.Fon L, Frere, 19, rue Jacob, Paris, À, Champigny ot Cie, successeurs.Sir Léonard Tilley sera-t-il nommé pour un second terme lieutenant gouverneur du Nouveau-Brunswick ?Sir | .|John Thompson a promis que le conseil du cabinet étudiera la question.On annonce la mort de l\u2019un des ** rois \u201d du gros commerce de bois, M, Benjamin Young.II avait de grandes scieries dans la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau-Brunswick et l\u2019Etat du Maine.Gauthier, de St-Gatien des Caps ; Cahs| pour la guérison de la ** clorose,\u201d tem Une assemblée générale spéciale des actionnaires de la compagnie de chemin de fer Montréal et Ottawa aura lieu à Montréal le 9 août dans le but de sane- tionner un bail à la compagnie du Pacifique Canadien.lt Pendant A demontre sa mervell- leuse puissance pour TUER les DOULEURS INTERNES et EXTERNES, flien d'etonnant donc qu'il se trouve sur Les Tablettes du Médecin Le Buffet de la Mère La Malle du Voyageur, Le Havresac du Soldat Le Coffre du Matelot La Selle du Cowboy L'Etable du Paysan Le Bagage du Vélocipédists La Cabane du Colon Le Panier du Sportsmaz DEMANDEZ LA NOUVELLE ue SÛRE 34 LE CRAND PURIFICATEUR DU SANG LA SALSEPAREILLE DE BRISTOL GUÉRIT TOUTES LES AFFECTIONS DU SANG.SIVAVI FNONYN IN CERTAINE |A i rhume de Cerveau dans toutes 44 RN ses phases.= SOULAGE, NETTOIE.À} GUERIT V ral Boclage & 1'ingtant, Guerid peur jours, Infaillible.A Plusteurs soidisantes maladies sont sim.|b plement des syrapiômes du Catarrho, tel} que Mal de tête, surdité partielle, perte » l'odorat, mauvaise h 4 un rhume de Cerveau négligé résulte en£ en Catarrho, suivi consomption et de mort, $s Lo BAUME NASAL est en vente chez f tous les pharmaciens, où envoyé, frais de posto payé sur réception du prix (Gôcts \u20ac ou $1.00) en addressant FULFORD & CO., Broekville, Ont.RE ae GRANDE BOUTEILLR de 256 | a | une chose impossible.THIS i, Kat fait pédist > = SNYN = 11 Ss\\vwvr an LE CULTIV ATEUR SEC il Le Singe À n\u2019étalt pas une ville de province où l\u2019illustre Pick, le roi des clowns, n\u2019eût laissé d\u2019impérissables souve- pirs.Pick, le long Pick, l\u2019inénarrable Pick ! Il était lugubre et burlesque à la fois: c\u2019était un des plus purs l représentants de l\u2019école anglaise qui, en fait de gymnastique excen- | trique, suit fidèlement les préceptes de ia préface de \u2018\u2018 Cromwell,\u201d en mêlant le bouffon à l\u2019horrible.Etre plus maigre que lui semblait Grâce aux artifices de son maillot collant, il semblait, en effet que l\u2019on pât voir ses côtes à travers son corps.Avec ceia, agile, leste, prompt, infatigable! Ce diable d\u2019homme était toujours prêt à tout.Quand il était hors de l\u2019arène, tout était triste, et le public ne prêtait qu\u2019une attention distraiie aux exercices des incomparables demoiselles, vêtues en Grecques ou en Ecossaise, qui crevaient pourtant le plus consciencieusement du monde les traditionnels cerceaux de papier.Ah! dame! si Pick était adoré des spectateurs, il l\u2019était moins des artistes du cirque Forelli, auquel il appartenait depuis douze ans, car, commune le disait le régisseur Alfano, un ancien équilibriste qui était bien vu dans la maison parce qu\u2019il avait épousé, sur ses vieux jours, la fille du patron, la femme-canon : Il n\u2019y en avait que pour lui!\u201d Cet insaisissable clown avait, en effe., un talent particulier pour 5 couper les «effets \u201d de ses camarades, et-il n\u2019était pas de début important qu\u2019il n\u2019eût amoindri.Mais que dire à cela ?Pick était l\u2019idole et la coqueluche du public! il faisait recette à Iui tout seul, Un jour, cependant, l\u2019irrésistible Pick tomba dans une noire mélancolie.Le père Forelli, un malin, avait acheté à un matelot hollandais, pour uu prix dérisoire, un superbe singe, une espèce d\u2019orang-outang, qui, dressé à coups de fouet, avait fini par acquérir une dose de civilisation tout à fait extraordinaire.Taki\u2014c\u2019était le nom dont on l\u2019avait baptisé\u2014étair un singe unique, nun singe prodigieux, plus savant qu\u2019uu académicien.Du jour où Taki parut sur la scè- - ne, l'étoile de Pick pâlit.La foule mobile, oublieuse des moments de folle gaieté au\u2019elle devait au clown, n\u2019avait plus d\u2019yeux que pour le nouveau venu.Et toutes les fois que celui-ci arrivait, coiffé d\u2019un chapeau à plumes, vêtu d\u2019un habit de général anglais, laissant gravement traîner son sabre, c\u2019était des hourrahs, et des bravos, et des acclamations à n\u2019en plus finir.Il y en avait pour une heure avant que la que le calnie se fût rétabli.Pick, autrefois tant applaudi, était vaincu par ie singe ! Et comme si ce n\u2019eût pas été assez de cette humiliation, la méchante bête jetait des yeux furieux au pauvre clown, et, s\u2019il y avait une égratignure à recevoir, c\u2019était pour lui.Pick, cependant, se multipliait, et, dans ce tournoi épique, il appelait à son secours toute son adresse toute sa force: il en était encore plus maigre qu\u2019autretois! Mais c\u2019était en vain qu\u2019il exhibait des maillots blancs, semés de lunes et d\u2019étoiles ; C\u2019était en vain que son tou- # pet de crin jaune essayait de percer le ciel ; c\u2019étaït en vain qu\u2019il se badigeonnait la figure avec des pots entiers de rouge et de bleu.Efforts inutiles ! C\u2019est à peine sil\u2019on faisait encore attention à lui.Aiors, désespéré, affolé de ce re- Virement de la fortune, frappé dans sa vanité d\u2019artiste et d\u2019homme, le clow conçut un soir une idée machiavélique.F4 Il était deux heures du matin.Tout dormait dans le cirque, confié à la garde d\u2019un seul palefrenier, lorsque Pick s\u2019y glissa par une petite porte de derrière, dont il avait soustrait la clef.Il passa rapidement devant les écuries, oll sommeillaient, dans leurs boxes, les chevaux sauteurs et les chevaux de haute école, avec léur nom écrit sur un carton au- dessus d\u2019eux.Un chien savant, entendant des pas, fit quelques grognements, mais il se tut, en reconnaissant ce clown, avec lequel il avait si souvent \u201c\u2018 travaillé.\u201d Le palefrenier, couché sur la paille, s\u2019était abpominablement grisé la veille, et, plongé dans une torpeur de brute, il était incapable de faire un mouvement.Pick le pous- Ba du pied, en passant, pous s\u2019assu- xer qu\u2019il était insensible à tout.\u2026\u2026 L ivrogne ne bougea pas.Alors, au milieu du silence et de l\u2019obscurité, percée à peine par les rayons pâles d\u2019une mauvaise lan- & terne, une chose étrange se passa.En suivant toujours le couloir circulaire, Pick était arrivé devant un autre écurie, fermée tant bien que mal, avec une porte improvisée, pour éviter les courants d\u2019air.Des émanations fauves s\u2019échappaient de la cloison.C\u2019était là qu\u2019on avait installé l\u2019orang, avec d\u2019inimaginables précautions, et là qu\u2019au milieu d\u2019une grande cage, au-dessus de laquelle passait le tuyau d\u2019un calorifère, reposait le|o rival de Pick.x Le singe dormait aussi, avec des ronflements presque humains, une main pendant hors des barreaux de la cage.Pick s\u2019approcha,retenant son haleine.Malgré l\u2019ombre qui régnait dans la pièce, on eÂût pu voir entre ses mains quelque chose qui bril-|p lait: c\u2019étaitla lame affilée d\u2019un long couteau.L\u2019orang, étendu sur le côté, prêtait son flanc au clown.Celui-ci n\u2019avait qu\u2019à lever le bras, et ce bras était sûr.Une minute\u2026 et c\u2019en é.ait fait de l\u2019odieuse bête ! Oui, Pick avait résolu d\u2019assassiner Taki ! Au moment où il allaitfrapper, le singe, dans l\u2019inconscience du sommeil, laissa tomber sa tête sur sa poitrine, Dans cette nuit lourde il n\u2019y avait, dans le cirqye, que Pick qui ne dormît pas.: Il recula d\u2019un pas.\u2014Ah ça ! se dit-il tout haut, est ce que je suis un lâche ?Est-ce que je vais le tuer comme cela sans qu\u2019il se défende ?Non, luttons également, et que celui des deux qui mourra meure du moins en artiste! Et alors, piquant légèrement le bras de Taki, il éveilla l\u2019animal, qui so dressa effaré, tout droit, déjà menaçant.Pick, tenant toujours son couteau, Vagaca pendant quelques ins- rants.La colère de l\u2019orang devint terrible.Pick jeta alors son couteau loin de lui, et venant se placer bien face de la porte, il ouvrit la cage.| .Taki s\u2019avanga sur luli comme un champion des arènes, lentement, la tête basse, se servant de ses pieds et de ses mains pour marcher, puis, subitement, il se redressa et il enserra le clown dans ses immenses bras.Celui-ci l\u2019attendait.Traitant le singe comme un adversaire courtois, il lutta aveclui dans les règles de l\u2019art, se gardant des coups défendus, n\u2019abusant pas de ses avantages.Pick était robuste, si l\u2019orang était redoutable.Il sentait ses os craquer sous l\u2019étreinte du montre, mais il restait debout, invaineu.C\u2019était véritablement nn duel grandiose que celui-là.Cependant Pick faiblissait.Il sentit qu\u2019il fallait faire un suprême effort; il se raidit de toutes ses for- Taki comprit-il que le moment était décisif?Il saisit tout à coup le clown par les pieds, et, le retournant comme une plume, il lui broya la colonne vertébrale, entre ses mains puissantes.\u2014Ah! traître! s\u2019écria Pick dans un râle suprême, ce n\u2019était pas permis, ça! \u2026ÔC\u2019est ainsi que mourut Pick, le long Pick, l\u2019inimitable Pick ! PAUL GINISTY.ces Le Matin annonce que le gouvernement de Boucherville a délégué M.le docteur N.E.Dionne à Ottawa pour étudier le fonctionnement et l\u2019administration de la bibliothèque de la législature fédérale.On mande de Londres que les journaux conservateurs concèdent à M.Gladstone une faible majorité dans le prochain parlement, mais que cette majorité ne lui permettra pas de conduire les affaires.On mande de Washington qu\u2019il n\u2019y aura pas de revue navale cet été, par suite du refus de la chambre de voter $50,000 pour cette fin.Les autorités de la marine de guerre des États-Unis sont très désappointées, dit-on, L'intervention des femmes dans la campagne électorale en Angleterre ne parait point avoir été un gros succès jusqu\u2019ici.On \u2018sait, en effet, que mesdames Chamberlaiu, Stanley et madame Cornwallis-West n\u2019ont réussi qu\u2019à faire battre leurs maris à plate couture.T1 paraît certain que M.Hugh Macdonald, fils unique de Sir Jolin, renonce à son mandat de député de Winnipeg à la Chambre des Communes.Sa clientele lui vaut en moyenne $10,000 par an, et il préfère s\u2019y dévouer.Les conservateurs de Winnipeg l'engagent cependant à se porter candidat aux élections provinciales du Manitoba, Il n\u2019a pas encor 3 fait connaître sa réponse.ces et chercha à renverser le singe\u2026.COMMERCE ET FINANCE BOURSE DE MONTREAL t Cours donnés par MM, L.J.Forget, cour= tiers.1715 rue Notre-Dame : Montréal, 11 Juillet 1892.Banques, ete Vendeurs Acheteurs Montréal .teseserees 223 221 Bell TeL Co,.\u2026.\u2026.175 167 NÉAFIO.\u2026.0.0.ses mess \u201coe Peoples.108% 107 Molsons.175 166% Toronto .cece vous Jacques-Cartier 115 113 Merchants.so.154 151 Dul.Com.sos.lJE 11 Union .reucovaucaes 000 vere Commerce.ve 141% 141 Ville Marie.82% 75 Hochelaga .127 122 Montreal Tel, C 144% 144 ul.Pnf.32% 328 N.W.Land.c.- 82} 75 Rich.& Ont.\u2026.nu we 76 75% M.Street Ry.Co.227 226$ Montreal Gas Co.,.210 2074 Can.Pac.Ry.90 89% G.T.R.1rst P.70 63 Com.Cable Co.ree vere Merch'ts M.Co.\u2026.Pre Canada Cotton.\u201cees eee Dom.Cotton Co.eras PR Montreal Cotton.120 120 Stormont Cotton Co.sees Ventes du matin Bank of Montreal\u201418 à 222.Bell Tel Co\u201410 à 167.Montreal Tel Co\u2014D à 1434, 25 à 1432, 9 à 1444, 575 à 144, Dul Pref\u201425 à 322, : ssh & Ont\u2014225 & 75, 25 4 75}, 25 a M.Strett Ry Co\u20142 à 222, 28 à 224, 50 à 225, 175 à 226, .Ventes de l'après-midi Banque de Montréal\u201411 à 2214.M.Street Ry Co\u2014115 à 226, 50 à 2264\" Pacifique Canadien\u201450 a 90.Rich & Ont\u201450 & 75%, 25 à 756%, 25 4 76.Montreal Tel Co\u2014225 à 144, 50 à 1444, Le marché Viger M.D.Charpentier, vient d\u2019acheter le marché Viger, à l'enchère, pour §390.Faillites Le nombre total des faillites dans le Dominion la semaine dernière .a été de 20 contre 33 la semaine précédente, et 33 la semaine correspondante de l\u2019année dernière.= Farine Le North Western Miller de Minneapolis, dit qu\u2019il y a cette semaine une diminution importante dans la production de la farine.Plusieurs moulins étant fermés pour cause de réparations.Mercredi, il y avait 17 moulins en opération, produisant 31,000 barils par jour.La farine est toujours en faible demande à Minneapolis ; cependant, il y a un léger commerce d\u2019exportation.Le commerce d\u2019exportation et le commerce local sont loin d\u2019être satisfaisants tous les deux ; les meuniers sont souvent obligés d'accepter des prix plus bas que ce qu\u2019ils peuvent supporteront été de 80,140 barils, contre 75,720 pour la semaine précédente.Etat des affaires à Toronto Le volume des affaires peut être comparé avantageusement a celui de la période correspondante de l'année dernière, Le commerce de nouveautés a été meilleur la semaine dernière que la semaine précédente.meilleures que dans le passé.Les'acheteurs de la campagne achètent avec prudence.On ne parait pas vouloir acheter pour la spéculation, Si le temps est favorable d'ici & quelque temps, la récolte promet d\u2019être excellente cette année.encore.Dans les terrains bas, la pluie a causé quelque dommage, mais ailleurs les grains sont magnifiques.Dans le comté de Welland on commencera mercredi ou jeudi à couper le blé.Les prix du charbon ont haussé de 50 cts par tonne, et les commerçants craignent qu\u2019ils n\u2019augmentent encore, Cette hausse des charbons est due, dit-on, aux monopoleurs.Compagnies nonyelles MM.L.M.Taché, J.O.Mignault, ingénieur civil, Ed, Rodier, comptable, de Montréal, J.de L.Tasché, de Québec, et A.Clément, banquier de St- Hyacinthe, demandent d\u2019être constitués en corporation pour des fins de publications de journaux, revues, etc., sous le nom de ** Compagnie Nationale de Publication.\u201d Le capital actions sera de $40,000, divisé en huit cents parts de $50.Ventes Il y a eu 258 transferts de propriétés dans les quartiers de la ville et à la Côte St-Antoine durant le mois de juin, s\u2019élevant à $1,930,476.29.La semaine dernière, les exportations Les affaires sont Emprunts Durant le mois de juin, on a enregistré au bureau d\u2019enregistrement de Montréal ouest, des prêts sur hypothèques au montant de $451,920.69; de ce montaut $322,300 ont été placées à 5 par cent; $66,000 à 53 par cent ; $39,- 524.50 à 6 par cent ; $200 à 6} par cent., Les emprunts à 5 par cent étaient pour $250,000, $10,000, $65,000, $8,000, $7,000, £3,300, $8,000,$13,000, $5,000, $8,000 et $5,000.Dans l\u2019est, les prêts s'élèvent à $129,- 973 ; de ce montant, $500 ont été pl£cés à 4 par cent ; $3,000 à 5 ; $24,500 à 23 par cent ; $87,573 à 6 ; $8,100 à 7 : $2,300 à 8 et $4,000 à un taux nominal, - Les marchés de Québec Les bateaux des paroisses du haut du fleuve se rendent à Montréal les jours de marché, pour éviter de payer la taxe ville.C\u2019est autant de perdu, Il se confirme que des pourparlers ont lieu entre les propriétaires de cabd- teurs des paroisses d\u2019en haut afin de s\u2019entendre pour ne pas venir à Québec les jours de marché tant que la taxe ne sera pas abolie.On dit que si cette.entente vient à se conclure des marchands de la Basse-Ville se proposent de noliser le Bienvenue pour faire ce service.- \u2014 MARCHE DE MONTREAL Grains Iln\u2019y a rien de particulier à noter.Le blé est tranquille.Les autres grains s\u2019écoulent tranquillement.Les marchés anglais sont tranquilles et un peu plus faibles.Les valeurs sur les marchés des Etats-Unis sont un peu plus basses qbe samedi.Nous cotons : Blé dur No 2 du Manitoba, 87cà 89c; No 3, do 77e à 79c ; pois par G6 1bs., 7Bcà 76c; avoine No 2, 34c à 35c ; orge d\u2019engrais, 35c à 40e.Maïs, droit payé, 61 à 63 cts.Farine Le marché aux farines continue à être tranquilles, les affaires se bornant aux besoins locaux, Les valeurs restent sans changement.Nous cotons : Patente du printemps.§4 85 $4 95 Patente d\u2019hiver.%.4 80 4 90 Straight roller.c.420 435 Extra.crssesessnece S80 395 Superfine.oovvee sees 32 360 Fine:.creer secs 810 335 Forte de boulanger.4 45 4.65 Farine d'avoine A part les commandes locales, peu d\u2019animation sur le marché.Les px sout à peu près fermes.Nous cotons : Granulée, en barils.$3 90 Rolled, en barils.3 80 $4 00 3 90 Standard en baril.376 3 85 Granulée en sac.1 90 2 00 Rolled ensac.\u2026.190 2 00 Standard ensac.1 75 180 Provisions Les produits des porcheries sont fermes, surtout le Canada Short Cut Mess et les viandes fumées.Pour la saison, leg \u2018Affaires sont satisfaisantes, - Nous cotons : Canada short mess pork parbrl.516 50 g16 7 Chicago clear mess pork.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.Mess pork americain nouveau.\u2026.1450 15 00 Jambon par lbs.\u2026 0104 O1 Bacon par lbs.\u2026.010 010} Saindoux concentré \u2026.0 7 07] Saindoux pur canadien parlbg.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.0 8 08} Beurre On rapporte un commerce assez bon dans le beurre, bien que les affaires soient bornées aux besoins locaux, Nous cotons: Crémerie, 19 cents; beurre de laiterie, 17c à ¥8¢; des townships, 16¢ a 17¢ ; Morrisburg, 15 à 17e ; de l\u2019ouest, 13¢ à 15c, Fromage Pas de changement notable.Les marchés de l'Ouest restent dans le même état.Le cable n\u2019annonce aucune amélioration.Nous cotons : fromags nouveau coloré, 82 à 9 cts ; nouveau frémage blanc, 83 à 82 cts.: Eufs La marché locale est tranquille Les arrivages n\u2019ont pas été forts dernièrement, mais l\u2019approvisionnement est suffisant.Nour cotuns : 94c à 10c pour œufs frais pondne.de quaiage imposée par notre conseil de], Miel Le marché est limité aux besoins locaux ; les stocks sont\u201d considérables et les prix faibles.Miel coulé, 7 à 8c ; en morceaux, 9 à 11c la livre.Voici les quantités enrégistrées à la Bourse samedi.G.T.R.C.P.R.Canal Blé.min.12555 2380 .Pois .3973 1408 .Mais.evens .\u2026.16000 Avoine, min.370 17243 .Orge, * .1900 cree Seigle, sions .915.Farine, barils.1599 3329 .Potasse ** .1 1 11 Lard, barils.103 oes Beurre, pkgs.2797 592 Fromages, boîtes.15788 14985 ,.Saiudoux, tierces.3 200 cece Eufs, boites.246 469 .Jambon, boites.659 54 .Viande, \u2018 .ee ve ee .Porcs abattus.vo.Cuir, rouleaux.100 77 +++ Petrole, barils .ve Peaux vertes.30 .cies Bœuf, barils.300 teen Vins dequalité sup, .38 .Tabac, pkgs .27.e Patates sacs .cree aie vee Whiskey.barils .1 72 .Bétail A l\u2019abattoir de l\u2019est hier matin, on a reçu 300 têtes de bétail, 150 veaux, 300 moutons et agneaux, et 26 cochons maigres.ll y a peu d'achats.Les prix variaient de #20 à $50.Les veaux ont été offerts pour $2 et 8.¥ Les cochons maigres valaient $3.00 et $10.00.Les jeunes moutons -obtinrent $3 et $4, selon la qualité et la grosseur, Les moutons se vendaient de $3 et $6 pièce.Er Une noce à la campagne Le 5 courant, M.Edouard Lafortune de l\u2019Assomption, conduisait à l'autel Mademoiselle Marie Renaud, de St Paul de Joliette.Le Rév.F.Jobin, nouvel ordonné, donna la bénédiction nuptiale.Les Rév.J M Landry, vicaire à Ste Brigide de Montréal et J B Jobin, vicaire à St Louis de Montréal faisaient respectivement l'office de diacre et de sous-diacre.Une foule nombreuse de parents et d'amis avaient littéralement envahi l\u2019enceine sacrée.Parmi lassistance, on remarquait entr\u2019autres : Les Rév.J B Jobin, F.Jobin, J.M.Landry, parents des époux, J B Morin, apôtre de la colonisation au Nord-Ouest; J Cabana, E Pelletier, tous deux professeurs au collège Joliette; G Deshaies, vicaire de la paroisse, MM, Lafortune et Renaud, pères des époux, ete.Un chœur puissant, sous la direction habile de M.Paul Renaud, frère de la mariée, médecin de l'Assomption, exécuta les chants les mieux appropriés à la circonstance.L'orgue était tenu par un artiste du ollège de L'Assomption, M, H.Du- breuil, élève du professeur A.Denis.Apiès l\u2019office, on se rendit chez M.Médard Lafortune, où une table de cent couverts avait été dressée en plein air et auprès de la demeure en liesse, entre deux rangées de feuillage dérubé à la forêt voisine.Une aiété franche comme au bon vieux temps ne cessa d'animer les cun- vives.Discours pompeux à l'adresse des héros de là fête, chansons désophi- lantes, sauterie joyeuse, rien ne manqua.Le lendemain, même démonstration, mêmes réjouissances chez M.J B Renaud.Durant ces deux jours qui n'eurent d\u2019autres défaut que celui d\u2019être trop vite écoulés, des éloges bien mérités furent prodigués à nos deux familles potriarchales, c¢\u2019était justice.Bref, cette noce bruyante comme au temps jadis, fut un succès sous tous les rapports.\u2018* Forsan et haccolim meminissejuvabit.(Communiqué,) Donne ua bou appétit Messieurs\u2014Je crois que votre excellente médecine ne peut être surpassée, si j\u2019en juge par le bénéfire que j\u2019en ai reçu.Après avoir souffert du mal de tête et de la perte de l\u2019appétit pendant près de quatre ans, j'ai essayé le B.B.B.avec le plus grand succès, trouvant qu\u2019il me procurait le plus grand soulagement eb un bon appétit.Je jouis maintenant d\u2019une bonne santé que je dois à votre excellent remède.Mlle MiNNIE BROWN, London, Ont.31\u20142 \u2014Le Liniment de Minard pour les rhumatismes, 31-4 12 SOARES ) EE NOUVELLES DE QUEBEC Les contrepandiets à Gaspé Un dètachément de la Batterie \u201c B\u201d envoyé au secours du croiseur Constance \u201d A minuit un détachement de 25 hommes, de la batterie \u2018* B \u201d, sous le commandement du major Foley, s\u2019est embarqué avec un canon de campagne, sur le steamer du gouvernement \u2018\u2018l\u2019Alert,\u201d pour aller porter secours au crol- seur du gouvernement le \u2018* Constance \u201d qui est présentement à Gaspé, gardant un-contrebandier déterminé.Il semble que le Constance lui donnait la chasse depuis plusieurs jours, mais ne pouvait Yapprocher, carchaque foisilsopposaient de la résistance, en faisant parade d\u2019un redoutable armement de fusils et de pistolets, Le commandant du Constance télégraphia à Ottawa, et l\u2019honorable M.Tupper donna immédiatement ordre au colonel Montizambert d\u2019envoyer un détachement de soldats.A l\u2019arrivée des hommes au quai de la Reine, l\u2019 \u2018\u2018Alert,\u201d capitaine Kœning, fut aussitôt mis sous vapeur, l\u2019embarquement prit quinze minutes et s\u2019effectua d\u2019une façon vraiment militaire.Le vaisseau laissa son quai à 12,15 et sera à Gaspé, probablement après-demain, si le temps le permet.Les examens pour l\u2019admission à la pratique et à l'étude du droit, se sont terminés aujourd\u2019hui.Quinze candidats ont été admis à la pratique ; MM.N Laflamme, Québec ; R McDonald, Sherbrooke ; L Masson, Montréal ; V Geoffrion, Montréal ; P Wells, Sherbrooke ; O\u2019'Bready, Sherbrooke ; Bernard, Montréal ; Hackett, Montréal ; Laurendeau, Montréal ; Methot, Trois- Rivières ; Laurier, Québec ; Primeau, Montréal ; Martineau, Coderre, Hé- nault.Le cabinet a siégé cet après-midi et siégera encore demain matin.Monsieur de Morès en procés contre son frère Paris, 7\u2014Lors du mariage du marquis de Morès avec Mlle Medora von Hoffmann, fille du riche banquier de New-York, le duc et la duchesse de Vallombrosa ont constitué en dot à leur fils une rente ou pension viagère de 20,000 franc par an, et le duc a pris, en outre, à.sa charge le paiement des dettes antérieures au mariage du marquis de Mors et de celles résultant de la déconfiture de l'Union générale.En partant pour l\u2019Amérique, où il est resté pendant plusieurs années, le marquis de Morès avait laissé à son père sa procuration générale.À son retour, il demanda compte à ce dernier de la gestion de sa fortune et de la part \u2018lui revenant dans la succession de sa mère, la duchesse de Vollombrosa.I lui réclamait, en ou, une somme de 500,000 francs, montant d\u2019un legs fait à son profit par la duchesse de Caraman, sa marraine.À cette demande M.de Vallombrosa répondait en opposant à son fils un compte dressé par M.Fay, leur mandataire commun, et qui avait été approuvé par eux.Dans ce compte, figurait une somme de 1,200,000 fr.payée par par le duc de Vallombrosa sur l\u2019acquit de son fils, et qu\u2019il prétendait réclamer, comme.substitué aux droits des créanciers ainsi désintéressés.Je marquis de Morès soutenait, au contraire, que le payement de ces dettes constituait à son profit un véritable avancement d'hoirie et ne permettait pas à son père de lui en réclamer actuellement le montant.Le trrbunal de la Seine, après avoir entendu les plaidoiries de Mtre De- mange, avocat pour le marquis.de Mores, et de Mtre Philibert pour le duc de Vallombrosa a, contrairement aux conclusions du substitut du procureur de la République, rendu un jugement donnant gain de cause au marquis de Mores, - Aux term.s de ce jugement l\u2019engagement pris par un père de famille à l\u2019occasion du mariage de sen fils, de payer les dettes antérieures de ce dernier, constitue un avancement d'hoirie, mais n\u2019a pas pour résultat de substituer le père daus les droits des créanciers de son fils.Par suite, si le fils reste redevable à la succession de son père, lorsqu'elle s'ouvrira, des sommes ainsi avancées, le père n\u2019est pas fondé à lui en réclamer, quant à présent, le montant en principal et intérêts et à les faire figurer dans un compte qu\u2019il est tenu de lui rendre de la gestion de sa fortune dont il avait été chargé.Il est fait exception d\u2019une somme de 500,000 francs employée antérieurement par le père à éteindre les dettes du marquis de Morts, antéxieswes à son mariage.LE CUI/TIVATEURR L'accident sur le Pacifique- Deux victimes probables Un autre accident fatal est venu hier jeter le deuil sur notre ville.De bonne heure la rumeur s\u2019est répandue dans la ville que deux trains du Pacifique venaient de se rencontrer vis- à-vis la prison et que six hommes avaient été tués.Enquête faite, on trouva que, comme d\u2019habitude, la rumeur avaut fort exagéré les choses.Toutefois les débris qui encombraient la voie à l'endroit en question ne laissaient pas de doute sur la gravité de l'accident.Des débris de wagons étaient entassés à une hauteur de 80 pieds, les rails étaient tordus, et le mur de revêtement avait été fortement endommagé.Un homme avait été tué et deux autres dangereusement blessés.Vers 6.30 heures un train sortait de la garé\u20acaux marchandises d\u2019Hochelaga, quand un troupeau de bestiaux appartenant à Moïse Benoit de St Henri, se rendait par la voie des quais aux abattoirs de l\u2019Est, Le conducteur du troupeau, Timothy Angers, ne vit pas arriver le train assez à temps par garer ses animaux qui pris pour le wagon de derrière, le train marchait à reculons, furent broyée par les roues et occasionnèrent le déraillement.Immédiatement après l'accident, on a recueilli un mort et deux blessés.Le premier se nomme Henri Gagnon et'les deux autres Elie Bouchard et Adolphe Brouillard.L\u2019ambulance de l'Hôpital Notre- Dame s\u2019est transportée promptement sur les lieux pour recueillir les morts et les blessés.Henri Gagnon, qui a été tué raide, a été placé dans la salle mortuaire.Le jeune Brouillard a les jambes cassées et Bouchard a le bas du corps complètement paralysé et l\u2019épine dorsale endommagée.Il se trouvait pliéen deux sous l\u2019un des chars.° Henri Gagnon est un jeune homme âgé d'environ dix-huit ans ; il demeurait dans la rue St Germain, à Hoche- laga et travaillait pour la corporation au pavage de la rue Dorchester.Ses parents demeurent à la Malbaie, Elie Bouchard est âgé devingt-quatre ans et demeurait dans la rue St Germain à Hochelaga et était à l'emploi de la Cie du Grand Tronc.Adolphe Brouillard est un petit gaillard de 14 ans, demeurant aussi dans la rue St Germain, et était à l\u2019emploi de M G Boivin, Vers dix heures, on.a commencé les travaux de déblaiement et une quarantaine d'hommes ont été employés à cette besogne dangereuse et difficile.Durant toute la matinée, plus d\u2019un millier de curieux sé sont tenus dans les environs du théâtre de cet horrible accident et la police a eu beaucoup de difficultés à les tenir derrière le câble.M.Spencer était présent pour surveiller les travaux qui se sont poursuivis mans accidents, A une heure, les convois ont pu reprendre leur circulation, Les pertes matérielles s'élèvent à une vingtaine de mille piastres, L'ENQUETE Le coroner a ouvert une enquête, ce matin, à onze heures, dans la salle de l\u2019hôpital Notre-Dame.Après que les jurés eurent visité le théâtre de la catastropee, les témoins ont été entendus, .Le premier témoin a été William Dwyre le conducteur, il a été suivi de Léon Giguère, qui dit avoir vu Gagnon écrasé par les chars ; Andrew Me- Keown, le mécanicien, Thomas Fowley chauffeur et Napoléon Charest.Le témoignage de ce dernier, résume les quatre autres.Le voici tel que pris l'enquête.\u2018* P\u2019étais sur les chars, dit-il, au moment où l'accident est arrivé.Je me trouvais sur le neuvième char avant d'arriver au bout du train, Au lieu d\u2019être devant le train, l\u2019engin était en arrière, \u2018* Les gens se sont embarqués pendant que le train était en marche.Il y avait un nombreux troupeau d\u2019animaux sur la voie.Au moment où le train a frappé le premier animal, le dérailie- meut s\u2019ext produit.Dix minutes auparavant, la voie était en parfait ordre.Le témoin est d'opinion que si les animaux n\u2019avaient pas été sur la voie, l\u2019accident n'aurait pae eu lieu.Après avoir entendu ce témoin, le jury se déclare satisfait, ek après quelques minutes de délibérations, 11 a rendu un verdict de *\u2018mort accidentelle.Le mur de revétement a été tellement endommagé parle choc qu\u2019il a fallu l\u2019étayer.Bouchard, une des victimes, a perdu connaissance vers deux heures.On a dd télégraphier à son père, qui demcure à Ste Agnès do Gaspé.re, Mort d\u2019un ancien député Nous regrettons d'apprendre la mort de M.Casavant, ancien député de Ba- got., C\u2019était un très brave homme, Société d\u2019agriculture du comté de Napierville L'exposition annuelle de ce comté, sera tenue le 7 septembre prochain, au village de St Rémi, à 10 heures de l\u2019avant-midi.BN Le officiers sont MM.Amable Pate- naude, président; Benoni Bédard, vice- président ; Ant.Goyer, sec.-trés.; directeurs, MM, Antoine Filion, Emilien Grégoire, John Kough, J.Trudeav, H.Mongeau, O.Durivage, Frs Arel.Le programme est des plus at- frayants et des primes considérables seront accordées.M.Blake a de l'opposition dans Long ford Nord Londres, 7\u2014La nomination a eu lieu, aujourd\u2019hui dans Longford nord, les deux candidats sont l'Hion.Ed.Blake, anti-Parnelliste et M.Miller, libéral- unioniste.Sir Charles Tupper a exprimé le sentiment général, ici, en disant que le Canada sera fier de voir M.Blake dans le Parlement impérial.Il montrera au monde quelle trempe d'homme d\u2019État peut produire une colonie anglaise, \u2014\u2014mm Les organisations de travailleurs et la gréve de Homestead New-York, 7\u2014Toutes les organisations de travailleurs détendent attitude des grévistes de Homestead en repous- gant les hommes de Pinkerton.Le gouvernenr Pattison, de la Pen- sylvanie, est d\u2019opinion que les Pinkerton n\u2019eussent pas dû être appelés.D'un autre côté, le shérif avait permis à son député de les accompagner, et et M.Frick, le président de la Cie Carnegie, dit qu\u2019ils ont essuyé durant vingt cinq minutes, le feu des grévistes avant de se défendre.M.Frick refuse d\u2019avoir aucune conférence avec les chefs des travaileurs.Que les autorit\u2018s fassent leur devoir, dit-il, nos propriétés sont entrs les mais de la populace.Le gouverneur a ordonné au shérif de tenter de nouveaux efforts pour maintenir l\u2019ordre.On ne croit pas que les troupes soient appelés maintenant\u2018 Aux Dames Un médecin peut vous donner tous les renseignements relatifs à la nouveauté, à la simplicité et l\u2019efficacité d\u2019un remède qui guérit rapidement toutes les maladies ou irrégularités dans le système vital.Il est absolument in faillible, Envoi gratuit sur réception d\u2019un timbre de 5 cents.Madame Kirk, 8.Shepherd\u2019s Place, Kennington Park, London, S.E., Angleterre.h-jno MALADIES o'ESTOMAC «Vin Chassaing» VIN DI-DIGESTIF DE CHASSAING DIGESTIONS OiFFICILES MAUX D'ESTOMAC PERTE DE L\u2019APPETIT DES FORCES, oto.PARIS, 6, avenue Victoria, 6, PARIS ET TOUTES PHARMACIES 8 The Chas, A Vogeler Co, Toronto.; 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potite quantité, cela me N: goulaga de suite et au beut fp de la semaine je pus faire ff © usage de meg doigta det jo § 4 défis raes bandages la deurièm _ semaine, Après m'être servi de trois - bouteillos f'ai repris monouvrage.N'ayant purlen falro pour ma guérir pas moi- mime ni lea trois docteurs qui m avaient telgnés, Votré recannalssante, Hire, D.Drxos.i Tar ey 1 REE EE NTR RE CTs Tren ews FRE Tate 144\u2014lan errors} THEO.DAOUST (msroens Ci-devant de DAOUST & GENDRON ARCHITECTE ET EVALUATEUR No 162%, Rue Saint-Jacques, Montréal 2me ETAGE BLOC BARRON ELEVATEUR NOUVELLE SOCIETE H & 0 GAG N 0 Successenrs de l'ancienne maison GAGNON & RO- 2 a y CHETTE, offriront pendant cette semaine des avane tages exceptionnels dans toutes les lignes.SPÉCIALITÉ POUR DAMES Etoffes à robes et à manteaux.Soie noire et de couleur Garnitures pour appareiller MODISTES ET TAILLEURS DE PREMIERE CLASSE.COUPE GARANTIE 183 RUE ST-JOSEPH, Tis-à-vis l\u2019église St-Roc 11 mai\u20146 m GHT\u2019S CORN & WART CURE Des milliers de personnes ont été gué- É ries par ce merveilleux remède, 3 À Quelques applications suffisent pour 3 ( OR S 9 À Suérir :cors durs ou mous, oignons ct \u2014DRS\u2014 J.H, NAULT, Pharmacien verrues.Emploi simple.S VE RRUE 9 .PROPRIETAIRE i ° \u2014 DES \u2014 L _En vente chez tous les pharmaciens, à ÿ 25 cents la bouteilze, ÿ En dépôt à Que \u2018ec chez P.F, Ri Guérison infaillible S ÿ No 2449 rue Notre-Dame, Montréal.= SE DÉFIER DES CONTREFAÇONS SAVON ORIZA-VELOUTE S Le Meilleur .£ et le plus Doux des Savons ve PARFUNMERIE ORIZA i de L.LEGRAND y Bes- Inventeur du Produit VERITABLE et accrédité ORIZA-OIL 1 !, Place de la Madeleine, Paris SE TROUVE DANS TOUTES LES MAISONS DE CONFIANGE Supérieur pour guérir RHUMES, IRRITATIONS de POITRINE, DOULEURS, RHUMATISMES, LUMBAGO, BLESSURES, PLAIES.\u2014 Topique excellent cohtre CORS, ŒILS-DE-PERDRIX.\u2014' dans toutes les Pharmacies.(exiger notre signature).T Goudron Guyot A _ LS, SKK RK FAA A SSAIIATAA AIA SK IKK KK Capsules EASA a AAA KF EOE ORS RSE Capsules & Liqueur nN REA GS HHL, BE st celui qui a servi aux expériences faites dans sept grands hôpitaux de Paris contre les THUMES, les BRONCHITES, 'ASTHME, les CATARRHES des BRONCHES et de la VESSIE, les = AFFECTIONS de la PEAU, ECZÉMA, DARTRES, etc.Par sa composition, le Goudron Guyot: articipe des propriétés de l'Eau de Vichy, tout en étant plus tonique.C\u2019est pourquoi il ossède une grande efficacité contre les maladies de l'estomac.Comme on le sait, c'est du Goudron médicinal que l'on retire les principes antiseptiques les plus eificaces; c\u2019est pourquoi durant les fortes chaleurs et quar.d règne une épidémie, le Goudron Guyot est une boisson hygiénique et préservatrice qui rafraîchit et purifie le ssang.Les Capsules Guyot ne sont autre chose que le Goudron Guyot pur, à l\u2019état solide.« Cette préparation sera bientôt, je l'espère, uriversellement adoptée.» Professeur BAZIN, Médecin de l'Hurital Saint-Louis, Paris, Refuser, comm falsification, trot flacen à- Gordres Guyot - Liqueur où l'apsules - qui ne porte pas l\u2019aires \u2018 ÉFFTFFTFTFTPPS FPT FPS CCS COST GS STGUX 2 J STERILITE MEU CTI ry &: 19, rue J«t5h, Paris.Jienne pi M, Lens tépodl gare il.Port: fon ewe: liant Rd! to re sells, © avertia {als do Ses par Déc que tion de Elle w douleur dé son\" évai à lim terrible jack Gui sep Pour le tai dite à orbs Se lai Sony IE CULTIVATEUR 13 L'AVENIR D'ALINE (11) \u201cSuite.Audessus de nos plaisirs, de nos babi tudes, de nos tendresses même, il y a quelque chose de plus grand et de plus fort: c\u2019est la chose promise, C\u2019est la confiance réciproque, c\u2019est lhonneur.Aline ! n\u2019oublie jamais cela: Elle ouvrit les mains ; ses yeux étaient secs, et sa voix douce avait pris des accents d\u2019une énergie inconnue, Aline la regardait avec étonnement ; l\u2019étreinte des maîns de sa mère sifr ses poignets lui avait laissé comme des bracelets, et elle ne comprenait pas bien pourquai ces paroles, pourquoi cette animation, Dans cette âme habituée dès Penfance à taire ses impressions, les sentiments extrémes n\u2019avaient pas droit de cité; les coléres d\u2019Aline n\u2019étaient jamais montées jusqu\u2019à l\u2019indignation, pas plus que ses admirations jusqu\u2019à l\u2019enthousiasme.Elle trouva sa mère \u2018\u2018 un peu exagérée \u201d.Sans doute, l\u2019honneur, la jurée.\u2026\u2026 tout le monde sait ça! Mais partir le soir même, c\u2019était pousser trop loin la rigueur envers soi, et aussi envers les autres.Aline ne méritait-elle pas que sa mère lui fit Ye sacrifice de rester encore un jour, même si cela devait lui coû- | ter un peu ?: Elle ne dit rien cependant et se contenta de garder un silence significatif.Préoccupée des soins matériels de son départ précipité, Julienne put à peine s\u2019en apercevoir.M.Leroy, averti par un télégramme répondit qu\u2019il se trouverait & la gare du Nord à l\u2019heure du train.Pour faire ses courses, Mme Breton emmena sa fiile avec elle ; dans le fiacre qui les eabotait du ministère à l\u2019ambassade, elle essaya à bâtons rompus de lui glisser des conseils, des recommandations, des avertissements ; la fièvre qui l\u2019agitait donnait une singulière force à ses paroles, mais Aline n\u2019était frappée que d\u2019une chose : la surexcitation de sa mère, Elle se rappelait les scènes de douleur qui avaient suivi la mort de son pêre, et le contrôle qu\u2019elle avait cru devoir exercer à Ce mo- ment-là ; au fond de sa petite âme dévoyée, elle considérait sa mère comme une personne un peu en dehors, un peu excentrique.Elle ne cherchait pas à se souvenir des occasions sans nombre où Julienne avait déployé du sang-froid et de la clairvoyance: surtout pendant la terrible maladie qui l\u2019avait faite veuve et où le mourant s\u2019en ésait allé sans se douter qu\u2019il partait pour l\u2019exil éternel, tant sa femme s\u2019étaitf montrée caime, consolante, alors qu\u2019elle n\u2019ignorait rien.Aline cubliait qu'il était bien permis de se laisser aller à son chagrin, à une épouse qui n\u2019avait pas faibli un instant pendant douze morielles journées et douze nuits de veille angoissée.\u2014Maman est très agitée, dit-elleä Mme Dalibaud en rentrant ; elle a toujours été un peu comme cela: mais aujourd\u2019hui elle m\u2019inquiète.Roberte ne trouva pas son amie inquiétante.Sans doute elle avait un peu ia fièvre, ce qui était bien naturel ; maïs tout son être était en parfait équilibre, et elle n\u2019avait pas omis un seul détail parmi les exigences d\u2019un tel départ.\u2014Aline est singulière, se dit l\u2019aimable femme ; elle voit de l\u2019agita- tion partout.Il faudra savoir un peu ce qu\u2019elle veut dire par là.La dernière minute arriva très vite.Dans la grande salle de la gare, on rencontra Leroy ; quelques paroles affectueuses, des re- comimandations pratiques, et puis une longue, longue étreinte, où Julienne retint sa fille.Elle allait lui faire une recommandation suprême elle s\u2019arrêta : \u2014Souviens-toi de mes paroles! lui dit-elle seulement.Le train se mit en mouvement.Julienne, debout à la portière, regarda tant qu\u2019elle put le petit groupe.Ils avaient cessé de la distinguer bien avant qu\u2019elle les perdit de vue, et elle les vit de dos s\u2019en retourner vers la porte de sortie.Cette circonstance insignifiante lui fit fecid au cœur ; elle eût voulu regarder leur visage jusqu\u2019aux limites du possible.Elle s\u2019assit dans gon coin, baissa sa voilette, croisa les mains sur ses genoux et tomba dans une méditation douloureuse, sans larmes.Ce voyage avait été une déconvenue ; elle pouvait se l\u2019avouer maïn- tenant.L\u2019Aline qu\u2019elle avait retrou- Vvéc n\u2019était pas celie qu\u2019èlle avait rêvée ; mais était-ce elle qui avait eu tort de rêver, ou bien Aline qui s\u2019etait modifiée dans un sens opposé à ses désirs ?Après de longues niternatives, elle de l\u2019autre dans l\u2019état actuel de sa lle ; l'éducation mondaine avait développé les défauts naturels, mais ces défauts existaient antérieurement, et, dans son amour de mère, Julienne s\u2019était complu à les oublier.En parlant d\u2019Aline à ses petites élèves, elle n\u2019avait pu leur dire combien elle était parfois sèche et personnelle.La pensée des petites filles ramena Julienne au sujet de son voyage.Elle avait envoyé un télégramme contenant ces seuls mots : \u201c Je viens.7?Ce télégramme devait étre arrivé maintenant, et la mourante devait être rassurée.Julienne prit la résolution d\u2019expédier le même télégramme de toutes les êtapes importantes de son voyage, afin de soutenir la confiance dela pauvte femme, si elle vivait encore.Le quatrième jour au matin, elle se trouva enfin surle quai dela gare de Viazma, tout étourdie, son petit sac à la main, avec l\u2019impression qu\u2019elle avait fait un rêve et que son voyage n'avait pas eu lieu.Un domestique de M, Lébédef, envoyé à sa rencontre, la prévint respectueusement que les chevaux étaient prêts ; elle monta en voiture.Mme Lébédef vivait encore la veille au soir, mais elle n\u2019avait plus que le souffle.Sans que Julienne eut besoin de 1e dire, le cocher pressa ses chevaux, et la calèche fila comme le vent sur la route.Au lieu d\u2019un relais, on en avait préparé deux, pour gagner du temps.Au bout de quatre heures, Mme Breton descendit devant le perron de la maison seigneuriale, Elle avait un air de féte qui frappa la voyageuse, Les rosiers étaient en pleine fleur, parterres et plates- bandes déployaient le luxe inouï de couleurs des pays à été court.Les plantes grimpantes faisaient à la véranda le plus riche manteau de verdure.Julienne entra.Sa femme de chambre l\u2019attendait dans le hall et lui présenta sur un plateau un cordial puissant que la voyageuse prit machinalement, tout ense laissant débarrasser de ses vétements superflus.Sans rien demander, sans qu\u2019on lui adressât une parole, elle se dirigea vers la chambre de Mme Lé- bédef : la porte était ouverte ; elle vit au fond le grand lit où la pauvre femme, assise, soutènue par des oreillers, respirait avec des efforts pénibles, les yeux fermés.Le prêtre, debout entre les deux fenêtres, devant un autel improvisé, disait des prières ; M, Lébédef, assis tout près de sa femme, suivait les aspirations entreconpées, dont chacune pouvait être la dernière.La mourante ouvrit les yeux et reconnut Julienne, car son visage s\u2019éclaira d\u2019un sourire exquis, et elle fit un mouvement pour lui tendre la main.Mme Breton s\u2019approcha et prit cette main glacée, si réduite qu\u2019elle avait peur de la briser en la touchant.Sur un appel des yeux de sa femme M.Lébédef fit entrer les petites filles, blotties derrière la porte d\u2019une chambre voisine, et elle se tinrent près du lit de leur mère, trop effrayées même pour pleurer.À la vue de leur institutrice, un éclair de joie avait illuminé leurs pauvres petits visages, mais elles ne dirent rien.\u2014Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, dit faiblement Mme Lébédef en esquissant l\u2019ombre d\u2019un signe de croix sur les petites têtes levées vers elle.Je te bénis, Olinka je te bénis, Lioudmila, pour la vie et l\u2019éternité.glle se tut, feria les yeux, et ceux qui l\u2019entouraient la crurent envolée.Elle respirait encore pourtant.et, comme il arrive dans ces étranges maladies, soudain elle se trouva mieux.Au bout d\u2019une minute elle rouvrit les yeux et parla; \u2014Je vous remercie, dit-elle § Mme Breton.Je vous bénis et Dieu vous bénira dans votre enfant, de ce que vous avez fait pour les miennes Je suis contente.Allez vous reposer.Julienne sortit, en proie à une indicible et délicieuse émotion.Oui, pour être ainsi récompensée, cela valait la peine d\u2019avoir accompli le sacrifice, La bénédiction envoyée sur la tête lointaine d\u2019Aline par cette mère agonisaute avait remué en elle les fibres les plus nobles, Elle alla se déshabiller et prendre quelque nourriture, puis elle se rendit prês des petites filles, qu\u2019on avait emmenées pour leur épargner ces spectacles douloureux, et elle les fit jaser, afin d\u2019alléger un peu leurs cœurs d\u2019un fardeau trop lourd pour leur âge.Mme Lébédef véeut jusqu\u2019au lendemain matin, faisant anpeler Julienne de terips en temps pour lui gerrer lu main ou lui adresser un regard affectueux.lle s\u2019éteignit sans lutte, pendant le sommieil.Mme Breton garda toute sa vie de cetie lin une impression sere no reconnui qui! y avai de Pun oh; ct ruvue!li!o, pareillo à celie qu'origrendo demeuie : la tristesse des : éprouve dans un temple magnifique.Le chagrin d\u2019avoir vu disparaître cétte âme charmante était prévu depuis longtemps ; c\u2019était moins un chagrin qu\u2019une mélancolie.Mais le sentiment du devoir accompli, avec la joie grave qu\u2019il apporte, devait rayonner à partir de ce moment sur l\u2019existence entië- re de Julienne.Ce fut pour elle comme l\u2019initiation à des mystères sacrés dont elle devenait l\u2019adepte, et elle n\u2019y put jamais songer sans éprouver une sorte d\u2019extase religieuse ; la bénédiction de la mourante avait laissé sur elle une empreinte invisible, mais ineffaçable.) IX Aline apprit saus émotion la mort de Mme Lébédef; cette famille ne lui inspirait aucun intérêt.Peut- être y avait-il dans le dédain qu\u2019elle professait pour ces gens lointains un peu d\u2019indifférence affectée : il est difficile de croire qu\u2019elle n\u2019éprou- vit aucun sentiment & l\u2019égard de ceux qui tenaient une si grande part dans l\u2019existence de sa mère.Mais cette mère éloigné lui était elle-même moins chère qu\u2019autre- ois.En revanche, la personnalité de la jeune fille prenait de jour en jour plus d\u2019importance à ses propres yeux.Dans la famille, l\u2019étroit lien qui en rassemble tous les membres impose à chacun d\u2019eux l\u2019obligation de s\u2019occuper des autres, et par conséquent de s\u2019effacer de temps en temps ; mais chez Mme Dalibaud, Aline n\u2019était pas en famille, elle était pour ainsi dire en visite, et l\u2019indépendance morale que lui créait le manque de lien sérieux Vl\u2019avait conduite en peu de temps à l\u2019égoïsme.Élles sont parfois bien lourdes à porter, ces chaînes de la famille : à toüt instaut de la vie, elles viennent entraver nos plaisirs, nos devoirs même, et nous créent mile difficultés.En revanche, qu\u2019il est à plain dre, celui qui, ne devant rien à ses reproches, n\u2019est rien pour eux [ Il passe dans la vie libre {et solitaire, maître de ses actions, sans responsabilité et sans devoirs, \u2014 mais nul n\u2019a de devoirs envers lui, et, aux heures d\u2019éprouves, il se trouve seul pour lutter ; à l\u2019heure dernière, seul pour mourir.Er attendant, il peut fort bien se bâtir un nid d\u2019égoïsme, où il s\u2019arrange le mieux du monde et se trouve heureux jusqu\u2019au jour dela douleur.Aline n\u2019en était encore qu\u2019à la période de satisfaction et cette période se prolongea jusqu\u2019à sa dix-septième année.Après le départ de Julienne, Mme Dalibaud avait observé pendant quelque temps le caractère de sa jeune commensale, et, au bout d\u2019une quinzaine de jours, elle avait décidé qu\u2019Aline avait \"ame sèche.Élle s\u2019en ouvritäà M.Leroy\u201c qui ne fut pas tout à fait du m&me avis.\u2014Je n\u2019oserais pas encore porter de jugement définitif sur elle, dit-il mais je le crois plutôt fermé que sèche.Le vent de scepticisme qui tourne les jeune têtes de nos gamins n\u2019est pas sans influence sur celles de nos gamines ; on apprend àses enfants que rien n\u2019est rien, que l\u2019amour, l\u2019amité, le devoir sont, sinon des mensonges, au moins des illusions à l\u2019usage des cerveaux faibles; quand on a dit d\u2019un homme : \u2018\u2018C\u2019est un optimiste\u201d, c\u2019est à peu près comme si l\u2019on disait: \u201cC\u2019est un imbécile ! \u201d Je suis opti- msite et m\u2019en vante ; j'ai soixante- quinze ans, j\u2019ai vu beaucoup de choses, et de vilaines choses ; malgré cela, je crois à la bonté humaine, au dévouement,au sacrifice, et je crois même, chère madame, à l'avenir d\u2019Aline ! Mme Dalibaud n\u2019était pas sceptique; de son temps, on n\u2019etait oint si affirmatif ; on se contentait © ne penser à rien du tout, ce qui était peut-être moins dangereux.Elle accepta volontiers l\u2019idée din avenir où Aline serait parée de toutes les vertus actives: comme, en attendant, la jeune fills n\u2019avait point de défauts incommodes, et comme le degré de perfection d\u2019une âme humaine ne se mesure à aucun pèse-lait moral, elle n\u2019y songea plus.Aligie grandissait, cependant, et devenait tout à fait remarquable.Ses traits n\u2019avaient point conservé la régnlarité de leur enfance, mais son visage avait pris un charme nouveau, provenant principalement du contraste entre la grâce du sourire et la sévérité de la bouche au repos.Quand elle s\u2019animait, elle élait délicieuse.Julienne reçut l\u2019an après l\u2019autre deux portraits de sa fille qui firent l\u2019admiration d\u2019Olinka ot de Lioudmila.M.Lébédef, anssitôt après la mort de sa femme, s\u2019était remis du soin de ses enfants à Mme Breton, et de ceux de Ja maison à l\u2019excellente femme ds charge qui la régissaitb effectivement depuis bien des années.Tout aliais 4 souhait dans la | fillettes s\u2019était émoussée peu à pou, la gravité du veuf n\u2019avait plus rien de douloureux, et les printemps ramenèrent sur la maïson le manteau de verdure accoutumé.Pour ne pas quitter ses élèves, Julienne avait pris l\u2019habitude d\u2019aller à l\u2019église russe avec elles : la beauté des chants, la noblesse des cérémonies plaisaient à son esprit d\u2019artiste, et les simples versets de l\u2019Evangile déclamés par le diacre touchaient son cœur.Elle avait appris assez de russe en ces cina années pour s\u2019en faire expliquer le sens ; certains mots qu\u2019elle comprenait évogquaient le verset tout entier au travers des images du slavon, et ces séances à l\u2019église, muitipliées à la campagne, où le service religieux est à peu près la seule distraction régulière, mirent dans son âme beaucoup de calme et de douceur.Le temps marchait cependant, lent pour les uns, terriblement pressé pour les autres, Lioudmila allait avoir dix-sept ans, Olinka seize ; encore six mois, et Julienne, définitivement libre, retournerait près de sa fille.Aline, en possession du brevet simple, devait se présenter en octobre pour obtenir le brevet supérieur, et son succès semblait assuré, Mme Breton voyait arriver le terme de son exilavec un singulier mélange de joie et de souci; elle s\u2019était tendrement attachée aux deux orphelines, et la pensée de les quitter lui causait un chagrin réel, Et puis, on n\u2019habite pas un lieu pendant six années sans sans y laisser un peu de soi-même ; les paysannes qu\u2019elle avait aidées dans leurs maladies, le personnel tout entier de la grande maison, lui avaient inspiré une sympathie qui allait se traduire par des regrets.Elle y songeait un soin, après dix heures, dans le petit salon affecté depuis trois ans 4 son usage.Les deux sœurs étaient allées se cou- cer, car toute la maïson était fatiguée d\u2019avoir reçu.des visites sans relâche durant les trois jours de la fête patronale de l\u2019église, qui venait de finir.C\u2019était pour la dernière fois gue Julienne aurait vu la foire de ce village.Ily avait parmi les visiteurs des dames dont la demeure était fort éloignée, et quine venait à Nikola qu\u2019une seule fois par an.Elle ne reverrait plus ces bonnes provinciales qui l\u2019avaient comblée de politesses et d\u2019attentions ; sans doute, son eœur n\u2019en souffrirait pas, mais elle n\u2019en éprouverait pas moins un sentiment analogue à celui que nous inspire le départ des hirondelles.Ptait-ce aussi des jours d\u2019hiver, ceux qui s\u2019annonçaient pour elle ?Julienne avait quarante et un Ans ; pas un cheveux blanc ne mar- blait ses tresses toujours épaisses ; pas une ride visible ne ternissait la pâleur ambrée de son teint; seuls, les yeux, qui avait tant pleuré, rendaient témoignage de leurlarmes par une anréole cernée, Mme Breton paraissait avoir dix ans de moins que son âge; mais aucune icoquetterie ne venait gâter la pureté deson \u201cvisage calme et maternal, et la finesse de sa taille ne provenait d\u2019aucun artifice.El songeait à son retour en France ; la sagesse qu\u2019elle avait acquise ne lui laissait pas ignorer qu\u2019elle y trouverait bien des désillusions, et elle s\u2019efforçait de croire que la tendresse d\u2019Aline la consolerait de tout.Sa femme de chambre entra, en lui demandant si elle pouvait recevoir M, Lébédef, malgré J\u2019heure tardive.: Surprise, Julienne se leva et donna l\u2019ordre dele faire entrer.M.Lébédef se présenta en s\u2019excusant.Il partaitle lendemain matin pour une absence de quinze jours, et tenait à la voir auparavant.Elle lui offrit un siége, et attendit, avec l\u2019étrange impression qu\u2019elle savaib ce qu\u2019elle allait entendre.\u2014C'est dans cinq mois que vous devez nous quitter, madame, lui dit-il ; je pense à cela depuis longtemps, ebje ne puis m\u2019y résoudre.Mes filles vont avoir besoin de vous plus gue jamais.N\u2019y aurait-il pas moyen de voys décider à rester avec nous ?Julienne secoua la tête.Elle craignait depuis longtemps la démarche qu\u2019elle n\u2019avait pu éviter cette fois, et la pensée do la peine qu\u2019elle infligeait par son refus lui était bien douloureuse, \u2014Je dois vous dire avant tout, reprit M.Lébédef, que vos soins ont été appréciés par ma femme ; elle vous n légué une pension viagère\u2026 mais je ne veux pas vous parler de cela à présent.Dites-moi, madame Breton,n\u2019y a-t-il aucun moyen de vous engager à rester avec nous ?l\u2019insistance particulière qu\u2019il mettait à ses paroles ne fit que con- firmor impression de Julienne, Elle savait ce qu\u2019il allait lui dire, et elle eût donné beaucoup pour l\u2019en ema pêcher ; mais comment faire ?\u2014J\u2019ai des devoirs envers ma fille, dit-elle ; vous le savez, monsieur.Ces devoirs ne sont pas moins impérieux que celui qui m\u2019a ramenée iei.\u2014Oui, je le comprends.Ecoutez- moi bien.Nous vous avions offert de taire venir ici Mlle Aline ; vous ne nous en avez plus reparlé, d\u2019où l\u2019ai conclu que vous ne le désirez pas.Cela m\u2019a un peu blessé d\u2019abord j\u2019en conviens, et puis, en réfléchissant, j\u2019ai compris que vous aviez eu l'aison.Il n\u2019était pas convenable, en effet, que votre fille habitât, même avec vous, la maison d\u2019un veuf, Il s\u2019arrêta et passa la main 8 \u2018rsa barbe, à poine nuancée de fils d\u2019argent ; Julienne ouvrit la bouche, puis la referma.Mieux encore valait attendre.\u2014Mais à présent, Mme Breton, j\u2019ai trouvé un moyen aui arrangerait tout, si vous vouliez: faites- moi l\u2019honneur de m\u2019épouser, et nos enfants ne se quitterons plus que pour leur propre mariage.Julienne avait baissé la tête et regardait une rosace du tapis de la table ; cette rosace lui resta tous jours dans les yeux avec le souvenir de l\u2019entretien.\u2014Monsieur, dit-elle,je comprends la générosité de votre proposition, \u2014Non, dit-il simplement, il n\u2019y a là dedans aucune générosité.Je ne veux pas méntir, les sentiments que vous m\u2019insrirez sont ceux du respect, de l\u2019amitié, de la vénération ; sans cela, je n\u2019aurais pas osé vous parler comme je le fais, à deux pas de mes filles, qui ne sont plus des enfants .je vous offre d\u2019être leur mère, bien plus que d\u2019être ma femme.C\u2019est cela qui m?a faitsup- poser que vous pourriez accepter.Julienne fut touchée jusqu\u2019au fond du cœur par cette délicatesse, et elle leva sur lui son regard reconnaissant.\u2014Vous acceptez ?dit-il en hâte.\u2014 Non, répondit- elle sur-ie- champ.Vous ne pouvez pas deviner, monsieur, combien je vous sais gré de cette pensée qui m\u2019honore autant qu\u2019elle vous honore vous.même.Mais mon devoir envers ma fille m\u2019interdit d\u2019accepter.\u2014Pourquoi ?\u2014Pourquoi ?Ah ! c\u2019estimpoasible à expliquer.Je le sens, et je ne puis le dire.Ma fille est une bonne et honnéte enfant, mais.\u2014Elle ne vous ressemble pas ?interrompit M.Lébéder.\u2014Ce n\u2019est pas seulement cela ; je nela connais pas.J'ai vécu loin d\u2019elle depuis six ans, je ne sais presque rien de son âme ; elle est jolie, instruite, intelligente, et pourtant je sens, je devine qu\u2019elle va me brendre tous les instants de ma vie, que je vais devoir me consacrer à elle entièrement, uniquement, et que je ne pourrai jamais concilier ce devoir-là avec celui que j'aurais contracté envers vos enfants.Non je remplirais mal l\u2019un et l\u2019autre ; et, pour vos filles comme pour la mienne, il faut que je refuse, mone sieur, comprenez-le, Il la comprenait, quoi-qu'il en füt navré.\u2014 Pourtant, votre fille se mariera un jour où l\u2019autre, peut-être bientôt ; alors vous resterez seule ; ne vaudrait-il pas mieux accepter ma proposition ?Elle trouverait à se marier aussi bieu chez nous que chez vous.et ensuite, nous vieillirions tranquillement ensemble, au lieu de vieillir abandonnés, \u2014Et ma responsabilité ?monsieur fit Julienne.Et si ma fille, que je ne connais pas, pour ainsi dire, ne s\u2019accordait pas avec les vôtres ?Vous me faites dire des choses bien eruelles pour une mère.Je vous en aurai une reconnaissance éternelle : mais, monsieur, je vous en supplie, ne m\u2019en parlez plus.M.Lébédef se leva.\u2014Vous êtes une bonne et honnête femme, madame Breton, dit-il, et peut-être, au fond, avez-vous raison ; mais je le regrette, je le regrette beaucoup, je vous assure.Comme père, j\u2019élais heureux de penser que j\u2019assurais le bonheur de mes filles.Comme mère, je comprends que vous soyez soucieuse avant tont de l\u2019avenir de la vôtre.Nous n\u2019en parlerons plus jamais, soyez tranquille, madame Breton, je ne vous ennuicrai pas.Il lui donna une énergique poignée de main et sortit.Le lendes main, quand Julienne, descendit il était parti depuis deux heures pour la fabrique, Plus d\u2019une fois, pendant les cinq mois qu\u2019elle passa encore à Nikola, elle se demanda si elle avait bien agi.Etait-ce sage, en définitive, de renoncer à tous lesavantages qu\u2019offrait pour sa fille et pour elle un mariage semblable, qui lui donnait une fortune, une situation hors ligne ?À bion réfléchir, Julienne se confûrrma dans l\u2019idée qu\u2019elle avait choisi le meilleur parti.Aline m\u2019és {Ss LE CULTIVAITEUR tait pas un de ces êtres insignifiants qu\u2019on peut transplanter dans n\u2019importe quel terrain, et nul ne peut dire quel résultat aurait eu un changement de vie bien fait pour tourner une tête solide.De plus, la situation de belle-fille dans la maison de M, Lébédef ne serait jamais égale à celle de ses filles, et Aline \u2014 sa nière le devinait\u2014 avait trop d\u2019orgueil pour accepter la moindre différence.L\u2019époque de la séparation arriva : les dernidres semaines s\u2019étaient écouléessi vite que Mme Breton fut stupéfaite de se voir au jour du départ.Chargée de souvenirs et de présents par 1onte la maisonnée, par les amis et les voisins, par les pauvres paysannes elles-mêmes, qui lui avaient brodé des essuie-mains de toile ouvrés comme de la dentelle, Julienne vit charger sur une charette un monceau de caisses et de paquets bien différent de l\u2019unique malle apportée six ans auparavant.Elle emportait dans son portefeuille une petite fortune,en un carré de papier valable sur la maison de Rothschild ; de plus, elle savait par ses élèves qu\u2019elle recevrait régulièrement une pension viagère de deux mille quatre cents frana.C\u2019était le pain de sa vieillesse, la sécurité de toute sa vie, et le cœur de Julienne était plein à déborder en pensant au bonheur que son séjour à Nikola avait mis daus sa vie.Plus encore que l\u2019indépendance pécuniaire, si importante pourtant, elle bénissait l\u2019affection tendre et reconnaissante des deux sœurs, tout en larmes, qui l\u2019entouraient de leurs bras en lui demandant encore un baiser.Ces jeunes filles jolies, fraîches, instruites, c\u2019étaient son œuvre ! Pendant six ans, elle n\u2019avait jamais cessé de verser dans ces deux jeunes âmes la connaissance des choses et le respect dela vérité; elles étaient douces et bonnes, la nature les avaient favorisées ; mais les défauts d\u2019autrefois n\u2019auraient-ils pas, sous une direction moins soigneuse, étouffé les dispositions meilleures ?\u2014Nous vous devons tout, oui, tous, après maman et mon père, dit ClinKa, dont les yeux bleux étaient deux fontaines, Si nous sommes heureuses, Mme Breton, c\u2019est à vous que nous le devrons.avec Paide de Dieu ! Elle partit, et longtemps, longtemps, elle vit sur le quai les deux jeunes filles et leur pêre qui regardait le train disparaître surla voie ferrée, droite à perte de vue.\u2014C?est un grand morceau de ma Vie que j\u2019ai laissé là, dit-elle ; mais au moins, je n\u2019emporte que de bons Bouvenirs.sn se rappelant la conduite nette ei loyale de M.Lébédef, qui, en effet, n\u2019avait plus fait d\u2019allusion à leur entretien, elle eu l\u2019idée d\u2019ouvrir un petit paquet qu\u2019il lui avait remis au dernier moment.C\u2019était un écrin contenant un médaillon couvert de diamants, avec ie portrait des deux jeunes filles.En poussant un ressort, on pouvait enlever le pavé de pierres précieuses.une ligne de l\u2019écriture de M.Lébé- def portait : \u201cEn cas de malheur\u201d.À cette dernière preuve de prévoyante amitié, Julienne pleura sans contrainte.La-route parut horriblement longue.L\u2019impatience qui l\u2019avait soutenue dans son premier voyage lui faisait défaut maintenant; elle avait presque peur d\u2019arriver, et en même temps, il lui semblait que les roues du wagon patinaient sur place au lieu d\u2019avancer.Elle avait, de plus, un très grave sujet d\u2019ennui qui lui faisait prévoir mille diffieul- tés.Depuis longtemps déjà, Julienne, en parlant deses projets à Mme Dalibaud, avait abordé le suiet délicat de la rentrée d\u2019Aline au foyer maternel.Cette idée avait provoqué chez l\u2019aimable Roberte une vé- Titable flambée d\u2019Indignation.\u2018Comment ! avait-elle écrit, j\u2019aurai eu Aline pendant six ans chez moi, la traitant comme ma propre fille, et tu viendrais me la reprendre, comme on reyrend un objet prêté ?Mais c\u2019est inoui, cela ne se fait pas! On n\u2019a jamais entendu parler d\u2019une chose pareille 1\u201d Avec une inaltérable patience, Julienne avait essayé de s\u2019expliquer Sans doute, elle reconnaissait les droits crées par la bonté de son amie mais sa fille é:ait sa fille ; elle en avait été privée pendant six ans, n\u2019était-il pas juste qu\u2019elle elif enfin près d\u2019elle ?.x ces arguments, Roberte en avait OypOsé un qui avait enfoncé un aiguillon dansle cœur de Mme Breton : \u201c Que ta fille choisisse elle- même ! \u201d avait-elle écrit, éulienne avait grand\u2019neur que le choix d\u2019Aline ne flit pas en sa faveur ; malgré tout ce qu\u2019elle pou- Vait se dire, un instinct secret la Ppoussait à croire qu\u2019Aline préférerait de beaucoup la maison où elle avait toutes ses aises, où elle jouis- sait d\u2019une indépendance presque complète, à la demeure, forcément -moins riche, où sa mère avait l\u2019invention d\u2019établir des cours pour les jeunes filles.Et si Aline abandonnait sa mère, quelle douleur ! Comme la première fois, Julienne trauva sa fille et son amie qui l\u2019attendaient à la gare ; la vue d\u2019Aline lui réjouit le cœur, en dépit de toutes ses craintes ; elle était plus charmante encore que ses portraits ne l\u2019avaient indiqué.Mme Dali- baud, au contraire, accusait le progrès de l\u2019âge, et l\u2019éclatante beauté de sa voisine contribuait peut-être à rendre le contraste plus frappant.L\u2019aide judicieuse de la poudre de riz, aidée d\u2019un peu de rose, les bouclettes frisottantes qui dissimulaient les rides, le crayon qui accentuait les sourcils, ne parvenaient pas à lui rendre la jeunessse envolée, L\u2019eccueil tut très tendre de part et d\u2019autre ; on eût dit que les deux Parisiennes étaient en compétition d\u2019affection près de la voyageuse et se la disputaient à la façon des chats, dont la politesse est souvent accentnée d\u2019un tout petit bout de griffe.Étonnée, Julienne se laissait faire ; elles arrivèrent chez Mme Dalibaud, où le iit de Julienne était préparé, comme l\u2019autre fois, dans la chambre de sa fille, A neine y étaient-elles seules ensemble, qu\u2019Aline se jeta au cou de sa mère et, en l\u2019embrassant, lui glissa dans l\u2019oreille : \u2014Tu sais, maman, emmèêène-moi d\u2019ici, et sans perdre de temps.Mme Breton ouvrit les yeux tout grands et voulut demander une explication.\u2014Non, non, plus tard ; je te dirai tout, mais arrange-toi pour m\u2019emmener ! On venait les chercher pour dé- jéuner, Julienne dut s\u2019en tenir là.Après le repas, Aline ayant disparu Mme Dalibaud dit à son amie : \u2014Comment trouves-tu ta fille ?\u2014Charmante.Je ne sais comment te remercier du soin que tu as pris d\u2019elle !\u2026.\u2014Il n\u2019y a pas de quoi, dit négligemment l\u2019aimable femme ; Aline ve fh\u2019a rien coûté, autant dire, puisque tu payais ses maîtres, et elle n\u2019a donné beaucoup de satisfaction.As-tu des projets ?\u2014J\u2019en ai plusieurs: parles-tu ?\u2014Des projets d\u2019installation.As-tu un appartement en vue ?\u2014J\u2019avoue que non ?.j'arrive.\u2014Il y en a un très joli et pas cher, rue Lafayette! si, comme tu en avais l\u2019idée, tu voulais y établir des cours, cela ferait bien ton affaire.C\u2019est au second étage; il y a un très grand salon, une belle salle à manger, une chambre puur toi, une pour Aline, des cabinets de toilette, des placards, enfin tout ce qu\u2019on peut désirer.\u2014Ah ! pensa Julienne, une chambre pour Aline ?\u2014Si bu Veux, situ n\u2019es pas fatiguée, nous irons le voir bientôt ; c\u2019est à dix minutes d\u2019ici, d'est une véritable occasion, il ne faudrait vas la laisser échapper.\u2014Nous irons, répondit tranquillement Julienne.ga fille rentrait, elle observa ses manières vis-a-vis de Mme Dali- baud ; dans 1\u2019attitude d\u2019Aline, ily avait une pointe de raillerie, trés fine.cachée sous un irréprochable vernis de bienséance.Dans ceile de Mme Dalibaud, une humeur habilement dissimulée, mais qui transparaissait par moments.\u2014Que s\u2019était-il donc passé ?demanda Julienhe à sa fille, pendant qu\u2019elles mettaient leurs chapeaux pour sortir.Un éclair de malice passa dans les yeux d\u2019Aline, qui repliqua sans s\u2019émouvoir: - \u2014Attends donc! Je te raconterai tout x desquels Mme Breton trouva- à son goût l\u2019appartement de la rue Lafayette.Non qu\u2019il ne lui semblât bien petit, bas de plafond, étriqué, en comparaison de la spacieuse demeure qu\u2019elle venait de quitter ; mais la disposition en était commode, e! l\u2019emplacement favorable au projet de cours que Jultenge n\u2019avait jamais abandonné.\u2014Maman, dit Aline, pendant qu\u2019elle ot sa mère descendaient l\u2019escalier, allons voir des meubles ; i y en a de três jolis un peu plus haut dans la rue.: \u2014Tu es bien presséc! Le bailn\u2019est pas signé ! \u2014Cela ne fait rien : on peut toujours voir: ef puis tu signeras demain chez le propriétaire, nous en- ménagerons jeudi, \u2014Jaudi ?C\u2019est aujourd\u2019hui lur- di.\u2014 Qui, oui, jeudi ! Julienne s\u2019arrêta net dans la rue regarda sa fille.\u2014 Voyons, Aline, il faut cesser ce petit jeu qui t\u2019amuse et qui m\u2019ennuie.Que se passe-t-il, et pourquoi as-tu si grande hâte de quitter Mme Dalibaud ?.\u2014Maman, fit la très sage Aline avec un sourire fin comme l\u2019ambre, marchons, sans quoi tu vas nous faire regarder par les passants! Cette remarque judicieuse remit Julienne en mouvement, mais son regard ne quittait guère les yeux de sa fille, qui se décida, \u2014 tout en la guidant vers le magasin de meubles, \u2014 à lni révéler an moins une partie de la vérité.\u201c \u2014Tu veux savoir ?Eh bien, apprends ! fit-elle d\u2019un ton tragi-comique.Ton amie, la charmante Mme Dalibaud, a envie de se remarier, Julienne s\u2019arrêta si cœqurt, qu\u2019un monsieur lancé à toute vitesse derrière elle ne put tout à fait éviter de la frôler en se détournant.Le choc la remit en marche, mais sans lui rendre sa liberté d\u2019esprit.\u2014Maman, reprit l\u2019impitoyable Aline, je présume qu\u2019en Russie les rues sont plus larges, puisqu\u2019on s\u2019y arrête pour causer, ou bien c'est qu\u2019il y a moins de passants ; mais ici ce sera bien difficile : je crois que nous ferons mieux de ne reprendre cet entretien qu\u2019à la maison.\u2014Aline, fit Julienne d\u2019un ton bref, je t\u2019engage à en finir tout de suite.La jeune fille comprit qu\u2019elle avait été trop loin, et prit un air des plus sérieux.\u2014Mme Dalivaud a certainement envie de se remarier.L\u2019hiver dernier, sous prétexte de m\u2019offrir un peu de distraction, elle a donné quatre ou cing soirées: oh! pas des grandes soirées! Il y a eu des monologues, on a servi le théà onze heures et demie, on n\u2019a pas dansé, enfin.l\u2019intimité ! Seulement il y avait une cinquantaine de personnes, \u2014Beaucoup de jeunos filles ?demanda Julienne.\u2014Le moins de jeunes filles pos- gible.Je ne sais pas comment cela se fait, les amies de Mme Dalibaud n\u2019ont pas de filles! Rien que des garçons ! Et ils sont tous au lycée ! Ou bien, s\u2019il y a des filles, on les cache.Mais il y avait des dames, et il y avait aussi des messieurs.Aline parlait d'un ton si grave qu\u2019il était impossible à sa mère de savoir si elle plaisanvait ou non; laccent particulier de la blague parisienne ne pouvait se révéler en rien dans sa façon d\u2019être et de parler, pour une femme qui avait vécu toute sa Vie en province, et les six derniéres années à l'étranger ; cependant Julienne éprouvait une méfiance instinctive à l\u2019égard des paroles de sa fille.Cette cruelle bls- gue parisienne, si drôle pour qui la- goûte, si amèrement obscure et indéchiffrable pour quiconque n\u2019y est pas accoutumé ! Faite de raillerie sous-entendue, d\u2019ironie à froid, de taquinerie impassible, si ténue parfois qu\u2019on ne saurait exactement délimiter l\u2019instant où celui qui l'emploie a cessé de parler série:semet pour se moquer de lui-même ! C\u2019était pour Ju- tienne le sanscritle plus ignoré, et pour Aline c\u2019était presque leian- gage ordinaire, dans la mesure de ce que peut se permettre une jeune fille, car elle ne dépassait jamais les bornes , cela faisait partie de son système.\u2014Maman, tu me fends le cœur avec ton air de défiance ! reprit Mile Breton sans tourner vers Julienne son joli visage un peu hautain d\u2019ordinaire, mais où se jouait en ce moment une irrésistible malice.Ne peux-tu croire tout simpiement ce que je te dis ?II y avait des messieurs aux soirées de Mme Dalibaud, des messieurs de tous les âges, principalement des jeunes.Un instant, \u2014 pendant deux mois au moins! \u2014 j\u2019ai pensé que Mme Daliband invibait les jen- nes pour moi etles autres pour elle ; mais au bout du troisième mois l\u2019avais acquis la conviction que c\u2019était tout le contraire ! Julienne avait résolu de ne plus rien dire : elle marchait à côté de sa fille, écoutant ses paroles et s\u2019efforçant de leur donner leur signification exacte, ce qui n\u2019était pas très facile pour elle.\u2014Tout le contraire ! répéta Afine.Les vieux venaient pour moi, et les jeunes.Tiens, maman, voici la boutique de meubles dont je t'ai parlé.Regarde l\u2019amour de salle à manger, comme cela fera bien : Dans le buffet vitré, avec ces vi- \u2018trages en fonds de bouteilles, on pourrait au besoin mettie les devoirs de nos élèves, \u2014 les devoirs à corriger, bien entendu ! Ça remplacerait même les pièces d\u2019argenterie on n\u2019y voit rien, Les meubles n\u2019étaient pas chers, \u2019\u2019est-à-dire qu\u2019on en demandait moitié du prix de premier achat, ce jui ébahit toujours les débutants dans ce nouveau genre de commerce.Mme Breton fus surprise de voir l\u2019entente qu\u2019y apportait sa fille et la sûreté de goût qu\u2019elle y manifestait ; malgré son habileté, le marchand ne pouvait pas lui faire prendre du hétre noirci pour du poirier.\u2018 \u2014Je me serais fait attrapper cinquante fois, pensa Julienne, et cette gamine de dix-huit ans en remontrerait à ce vieux bonhomme ! Et elle a trouvé le temps d\u2019apprendre tout cela pendant ses examens ! Quel dommage qu\u2019il n\u2019y ait pas moyen de discerner ses plaisanteries de son sérieux ! \u2014C'est bien, monsieur, dit Aline d\u2019un air détaché.Vous
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