Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 7 juin 1890, samedi 7 juin 1890
[" : cor A fii Ri ae Zz EL 1Se ANNEE QUEBEC, SAMEDI, 7 JUIN 1890 se.4 ABONNEMENTS : | AXNONCHS: Par an (d'avance).\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.$1.00 {Premiere meertion.- tots Payable dans le cours de l\u2019année.$Lôt Autresinsertions.\u2026\u2026.\u2026\u2026.0.05 ! Pour pouvoir discontinuer, il faut payer les arrérages ct avertir au moins quinze jours avant l\u2019expiration de l'année, ou bien refuser le journal.Le Canadien, quotid.par an.$5.00 \u201c0% gemiGy \u201ceee.$3.00 ea PE + Edition Hebdomadaire du CANABIEN J.ISRAEL T ARTE, Editeur-Propriétaire } THEO.HAMEL AA.COTE DE LA MONTAGNE ' er Fournitures pour ingé- \u2018 f i A | nicurs, Bateaux a va- : ik ; peur, Moulins.\u2014Ciment pour couvrir les Bouilloires, Packing, Carton d\u2019amiante.PIPES EN AWIANTHR! Feutre à l'epreuve du Fou et l\u2019exu pour Toits Departement des Vins et Liquears EN GROS) Brandies, Cinrets, Champagne, Santerncs, Rye (Margue Monopole), Pâtés de foies gras, Conserves de Légum:s, Macaronis, Vermi- gelles, ete.Agence Générale Française : Nora:\u2014M.L.N.MILLE est mon voyageur pour Québec et les environs et les commandes Que l'on voudra bien lui passer recevront l\u2019attention nécessaire.- NS | Marques recommandées : Boulestin & Cie, Cognac; Morizet & Cie, (Champagne): Bou tons & Henras, Conserves Alimentaires, QUEBEC \u2014\u2014 SAMEDI 7JUIN 1890 UN FIASCO que fM.remporté L\u2019Electeur disait vendredi Laurier et M, Fitzpatrick out un immense triomphe à Charlesbourg.Lesfidèles avaient été convoqués ; le ban et l\u2019arrière-ban avait été requis de faire acte de présence.Et tout cela pour arriver à l'indifférence et à Ja froideur, L Nos amis qui s\u2019étaient rendus à l\u2019assemblée sans organisation, ont raison d\u2019être fiers du succès qui a couronné la jouruée.M.le docteur Grondin a produit un axcellent effet, M.Casgrain a mis à nu, d\u2019une manière si frappante, les fautes de M, Mercier, gue M.Lauricr a été ubligé de déclarer qu\u2019il L\u2019approuve pas tous les actes du cabinet actuel.Et Sir Adolphe Caron a été acclamé guand il est apparu sur l\u2019estrade pour adresser la parole à ses vieux amis du pomté de Québec.7 Comme résultat politique, l\u2019assemblée de Charlesbourg à été un fiasco de première classe pour le-parti libéral, ONTANIO Comme nous l\u2019espérions, M.Mowat est sorti t-iomphant des élections d'hier.Nous er félicitons la province et le Canada tout entiers i.DM.Meredith représentait dans cette Eatt> les préjugés, la discorde et la haine eifie lis racss-\u2014-comme M.Mercier les d À ésente à Québec.PR \u2014 W.laurier cst l\u2019oratour le plus plus § Iesaut du parti libéral, et l\u2019audituire est resté fruid lier, à Charlesbouræ.Pourquoi ?: La raison est bien simple : le cabinet Mercier a tout-à-fait perdu la confiance le l\u2019électorat, M.Laurier n\u2019a pas osé aborder les questions de fond de la politique provin- sale, ll \u2019a pas tenté de justifier les Wgmentations scandaleuses qui se sont wroduites dans toutes lesjbranches du ser- tice.Il wa pas soufflé mot des lettres le crédit, dont les montants se chiffrent var des centaines de mille piastres.Es rrr M.Laurier.smal commencé sa tournée lans notre district.A St-Ssuveur, il y a en hisbille, et à Jheriesabourg ça été froid comiue glace.COMTÉ DE QUEBEC Les théories de M.Laurier L'assemblée de Charlesbourg ne nous a (rien appris de nouveau.Beaucoup de gens s\u2019y étaient rendus pour entendre ÀT.Laurier.Il faisait beau temps, etil y avait foule.Tout s'est bien passé.Les deux candidats ont eu assez d\u2019esprit pour laisser la parole à leurs amis respectifs.§ +M.Casgrain a résumé, dins un vigoureux discours les reproches que l\u2019électorat a le droit de faire au gouvernement Mercier-\u2014augmentation de la dette, augmentation des dépenses, manquements aux promesses faites en 1886,° système de corruptiou effrénée, ete.M.Laurier a convenablement, mais Ÿ1.n\u2019a pas fait un fort discours.I! est obligé d\u2019être prudent, de se dégager, de se pro- stéger ! Aussi a-t-il dit qu\u2019il se peut que M.Mercier uit commis des erreurs ! Somme toute, cependant, il lui donne son concours, pour eette raison, en particulier, que M.Mercier, d'après lui, suit une politique d\u2019émancipation des Provinces, et qu'il combat l\u2019idée de contralisa- tion préconisée et chérie par Sir John A.MacDonald.M.Laurier est le chef du parti libéral dans la Puissance et ses paroles ont une importance considérable.A-t-il calculé la portée des déclarations quil a faites hier, et qu\u2019il renouvellera sans doute dans les réunions auxquelles il parlera durant cette campagne ?La Confédération ne peut exister, il le sait, sans un pouvoir central prépondérant, : Or, quel est l\u2019état politique qu'il suggère si la Confédération doit disparaître ?11 ne sünge pas, assurément, à l\u2019existence de Provinces indépendantes les unes des autres et sans lien commun entre elles?Est-il favorable à l'annexion ?Il n\u2019ignore pas que les Etats de Union américaine jouissent de moins d\u2019autonomie que les Provinces de la confédération canadienne, ll n\u2019y a aucun doute que M.Mercier a fait-un travail puissant de désaggrération, et que ses appels aux préjugés de race et de religion ont semé dans le sol de ce pays des germes de discorde et de mécontentement contre les institutions actuelles Si M.Laurier appele cela de l'émancipation, il fait un singulier usage de la langue de Bossuet.En nous \u2018* émancipant \u201d du système pulitique créé par le pucte de 1865, nous tombuns dans liu- connu et l\u2019imprévu.Le parti libéral n\u2019a jamais rien bâti de sérieux et de durable ici, et, par ses chefs, il continue aujourd\u2019hui les œuvres stériles qui l\u2019ont caractérisé dans le passé.! \u2018M.Mercier a, en tous cas, ** émancipé \u201d la Province d\u2019une drôle de façon.Il a engagé son avenir et ses ressources à un degré que personne n\u2019eût soupçonné il y a quatre ans.Il a démoralisé l\u2019opinion, et rendu impossible, pour ainsi dire, la conduite de nos affaires, sans la pratique des méthodes les plus extravagantés, Sous ce rapport \u2018\u2018l\u2019émancipation \u201d est avancée ; la moitié de l\u2019électorat comptera bientôt aur le trésor publie pour les choses les plus ordinaires, Sous le rapport aussi du respect des lois constitutionnelles, il s\u2019est \u2018\u201cémancipé, \u201d Il en a fait, et il en fait en ce moment plus que jamais, un mépris absolu en matière de finance eb d\u2019administration, Les règles parlementaires ont disparu de la province pour faire plece à la loi du nontbre.Si ces choses plaisent à M, Laurier, \u2018sen droit est de les approuver.Le droit du peuple est également certain : il peut eneaurager M.Mercier dans la voie où il! marche.5 Seulement, nous allons à une crise inévitable, M.Laurier n'a pas abordé de sujets importauts, à part de ceite idée * d'émancipation \u201d des Provinces, qui la ruine des institutions actuelice.Sir A.P.Caron n\u2019avaît que dix minutes pour répliquer au chef de l\u2019opposition.Il a parlé avec un grand effet, ct l\u2019autorité qu\u2019il à su conserver depuis près de vingt ans dans le comté de Québec._\u2014 \u2014 2 ma eee ea ILS KE VONT PAS LOIN M.Laurier a fait comme les autres orateurs ministériels : il a félicité M.Mer- jcier d\u2019avoir augmenté le salaire des jurés, et d\u2019avoir aboli les impôts sur les municipalités pour l\u2019entretien des aliénés, L'abord, il a prélevé cet impôt jusqu\u2019à cette année.Et il ne l\u2019a aboli qu\u2019à la veille des élections, Puis, les élect.u:s n\u2019cublieront pas que M.Mercier a emprunté $3,500,- 000 et dévoré $2,900,000 de dépôts de chemins de fev.Avececla il est facile d'abolir uu impôt de quelques mille piastres par année et de donner quelques piastres de plus aux jurés | M.Mercier agit absolument comme le cultivateur qui hypothéquerait sa terre pour s'acheter de beaux habits.On en voit dans les campagnes, de ces: gens-lk Généralement, ils ne vout pas! loin ! COMTE DE L'I.LET Ste-Louise, 3 juin 1590, M.Tarte, rédacteur du Canadien, ! ED Québec, Mon cher mousieur, Un tout petit not an sujet de l\u2019article de Sugar Couted cité dans votre journal d'hier.Prenez ma parole que le dit article est mensonger depuis le premier mot jusqu\u2019au dernier.M.Bélanger n\u2019a nullement été confondu aux assemblées de Ste-Louise et de St-Roeh, Des libéraux ont avoué eux-mêmes, que M.Dé- cône avait été rossé de la belle manière.Pour avoir la note vraie des dites\u2018ussem- Llées, il faut prendre tout le.coutraire de la correspondance de 1 Llecteis.Ce fameux coup de plume de Sugar Coated a terriblement douné sur tes nerfs des amis de M.Déclhiêne, qui n\u2019ont ja- Mais voulu croire que la devise de l\u2019Llec- teur était : Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose, D'après les nouvelles qui nous arrivent de tous les cuins du comté, ce n\u2019est pas M.Déchêne qui chautera victoire le 17 juin, mais bien M.Bélanger, à moins qu\u2019il plaise à notre ministre providentiel de signer quelque bonne lettre de crélit pour donner du ton à son candidat Quant à ce qui regarde BM.Soucy, croyez qu\u2019il n\u2019a jamais dit ce qu'on se plaît à lui faire dive.11 & simplenient donné, à ses parvissiens, des conseils sur le chuix d\u2019un bon candidat, et je puis vous assurer qu\u2019il n\u2019a pas recommandé le gouvernement de M.Mercier Je regrette que vous ayez cru qu'une école deSte-Louiseavaitrequ 8300.Je dois, pour l\u2019houneur de la paroisse, vous prier de rectifier cet avancé.Jamais nous n'avons reçu un seul sou pour cette fin, ni pour toute autre fin semblable, = \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Xe Tom pouve.Un Liliputien en congé est venu faire une tournée d\u2019explorateur en Canada.Il.a sans doute desseins d\u2019explorer un sillon aurifère dans notre pays.Sa taille ne dépasse pas deux! pieds, Aux Gulliver Qué- becquois qui veulent se mettre sur sa piste nous dirons qu\u2019il a été vu à l\u2019ottawa Hotel.Une maison de New-York, manufacturières de machines pour les mines, a décidé d\u2019établir une succursale à Sherbrooke, Qué., pour fabriquer des perforeurs et toutes Zortes d'ustensiles pour les mines.D\u2019après la loi, les machines pour miner sont admises en franchise lorsqu\u2019il n\u2019y en a pas de leurs espèces fabriquées en Ua- nada, mais dès qu\u2019une manufacture y est étabH pour les fabriquer, elles deviennent { BUREAE : LES ELECTIONS D'ONTARIO sde gouvernement Mowat sort vic- rieux de la luite D'après les dépêches reçues cette nuit, voici les candidats qui ont été élus daus ivniti dtgeprovince d\u2019Ontario : siguifi Addington, Reid (opp.) Algoma, E, Lyon (min.) Algoma, O, Coumee (min) Brant, N, Wood (min.) Brant, S, Hardy (min.) Brockville, Fraser (miu.) Bruce, N, Porter (min.) Bruce, C, Dack (min.)_ Bruce, 8, O'Connor (min.) Cardwell, Lennox (opp-) Carleton, Monk (opp-) Cornwall, Mack (min.) Dundas, Whituey (opp-) Duffer:n, Barr (opp.) Durham BE, Campbell E.R.(opp.) Durham, O., Lockhart (mip.) Elgin, B., Goodwin (opp.) Elgin O , McColl {opp.) Essex N., White (opp.) Essex S., Balfour (min) Frontenac, Smith (opp.) Glengary, Rayside (min) Grenville, Bush (opp.) Grey I£., Rorke (opp.) Grey N., Cleland (min.) Grey S., Huuter (min.) Ha'dimand, Baxter (min.) Halton, Kerns (opp.) Hamilton, Stinson opp.) Hastings N., Wocd (opp.) Hastings O,, Biggar (min.) nad i MR Ar ca .{Hastings BE., Vermilyea (min.) Huron E., ?Gibson (min.) Huron-O., Garrow (min.) Huron S., Bishop (min.) Kent W., Clancy (opp.) Kent E., Férguson (min.) Kingston, Metealfe (opp.) Lambton O., Mackenzie (min.) Lanark, N, Caldwell {(min.) Lavark, 8.McLenagham (opp.) Lennox, Meuchamn (opp.) Leeds Preston (opp.) Lincoln, Hiscott (opp.) London, Meredith (opp.) Middlesex, N, \\Vaters (min.) Middlesex, O., Ross (min.) Monek, Hareourt (min.) Muskoka, Marter (opp.) Norfolk, N, Frecman (min,) Norfolk, S.Chariton (min.) Northumberl\u2019d, QO.Field (min.) Ontario, N, Glending (opp.) Outario, S, Dryden (win.) Ottawa, Bronson (min) Oxford, N, Mowat (win.) Oxford, S, McKay (min.) Parry Sound, McCormack (oppe) Peel, Chisholm (min) Perth, S, Ballantyne (min.) Peterboro, E, Kidd E.R.(opp.) Peterboro, O, Stratton (min,) Prescott, Evanturel (min.) Prince Edouard, Johnson (opp).Renfrew N, Dunlop (opp).Renfrew S, Dowling (min), Russell, Robillard (min).Simeve E, Miscampbell (opp) Simece C, Paton (min), Simcoe 0, Wyhe (opp) Torouto, Clarke ( opp).Clarke (opp).Tait (min), Victoria I, Cainpbell (min).Victoria O, McKay (min) York E, G.B.Smith (min).York N, Davis (min).York ©, Gilmour (min) Waterloo N, Snider (nin) Waterloo S, Moore (mink Welland, McCleary (opp) Wentworth S, Pots (opp) Wellington C, Clarke (min), Wellington O, Allan (min).Wellington S, Guthrie (min).Nous n\u2019ayons reçu l\u2019état de la votation que pour 85 comtés sur 92.Le gouvernement Mowat a remporté 51 comtés, et l\u2019opposition 34 ; majorité pour le gouvernement 17.On peut dire que la majorité de M.Mowat sera de 20 à 22 voix.ee Les exportations des Etats-Unis en huiles minérales pendant le mois d'avril 1890 ont été de $3,726,263, contre $3, sujettes aux droits d'entrée, 641,490 en 1889, Naissances, mariages ou décès.23 \u201c [Les annonces suivrntes seront inséréef || Pour UN CENTIN le mot: Demandes d'emploi, demand»:s de do mestiques ou employes, Annonces pout chambre ou pension.\u2014 86, rue St-Pierre, Québce.LA CAMPAGNE ELECTORA LE.Comté de Montmorency 3 Les deux candidats, MM, Desjarding et Langelier, se sont rencontrés jeudi à Laval.-La discussion s\u2019est faite dans lez deux langues.L'assemblée à fait une v : .- x + « Ae - ritable ovation à M, Desjardins, qui manie aussi bien la langue anglaise qué la langue française, tandis que M.Lange: Her peut à peine balbutier quelques m0 en anglais, Le candidat conservateur remporté un véritable succès, et les apd plaudissements qui ont couvert sa voix pendant tout le cours de ses remarques, prouvent évidemment que M.Desjardind est très populaire à Laval, où il aura cettd année une forte majorité.ll en sera de même dans toutes les pâroisses du comté! car un grand nombre de libéraux se ral?hent aux conservateurs pour débarrasser la province d\u2019un gouvernement qui nous conduit à In ruine et à la banqueroute.*, Que tous les vrais amis du progrès de nutre pays se donnent la main, et le 17 au soir, nous passerons sur touce la province un immense coup de balai pour la nettoyer, conmie nous avons fait en 1878, Matané Ç M.Asseclin a posé définitivement sa candidature daus le comté de Matane, et les nouvelles que nous recevons des différentes parties de cette division nous mets tent en état d'afirmer que le succès de son élection est assuré.Brome Les libéraux du comté de Brume ond tenu mardi une convention & Knowlton el ont choisi M.J.F.Williams, cultivateur de cete dernière localité, commie leur candidat.M.Williams a accepté l'offre de faire ka lutte à M.England.- En voilà encore un qui va s'immolet sur l'autel de la patrie, } Une grande assemblée conservatrice 4 eù Hieu, lundi avant-midi, au village de St-Timothée.Les principaux discoura ont été prononcés par l'honorable M, \u2018Faillon et M.Bergeron, député fédéral, qui ont été vivement applaudis, Des délégués ont ensuite été nommés pour chaque paroisse, et après délibération, ils ont choisi M.Joseph Tassé, directeur de la Minerve, comme leur candidat, I n\u2019y a cu qu\u2019une vuix dissidente, celle de M.Joseph Lebœuf.Une vingtaine de délégués furent ensuite nommés pour allex rencontrer M.Passé, à Montréal, et lui offrir la candidature.Deux séances ont été tenues à ce sujet, mardi.A la réu- uion de l\u2019après-midi, tenue à l\u2019association conservatrice, M.Tassé accepia la candidature dans un discours qui fut chaleureusement acclamé.Des discours furent ensuite prononcés par M.Bergeron, Ms P., l'honorable M.Taillon et l\u2019honorabkg M.Lacoste, sénateur, M.Daniel Bergeæ vin s'étant effacé, la lutte va s'engage immédiatement entre M.Tassé ot ME Bisson, Le résultat n'est pas douteux.| Beauharnois Laprairie Voilà encore un comté que les libéraux vont perdre, tout en perdant leur commissaire des terres, M, Duhamel.M.Conrad Pelletier, son adversaire, reçoit un accueil des plus sympathiques, Mardi après-midi, il a remporté un véris table triomphe à St-Constant.Tant mieux, mr Démangeaison de la peau En trois applicatiouë la Pommaue Solar] guérit les démangeaifons de la peau, md me les plus accentudes, | En vente dans toutes les bonnes phat maciea Prix 50 cts.la boîte.Dépot 26% néral à la pharmacie Larue, coin des rueg St-Joseph et de l'Eglise, St-Roch, mn, 0) Be mia A 2 À 7 2 LE CULTIVATEUR s ue parti conservateur aura des candi- flats dans chacun des comtés du district, et nos amis, comme nos adversaires, peuvent compter sur une lutte acharnée, Les amis de M.Mercier se vantent de remporter ce district.Nous leur prédisons que nous diviserons ce district, au moins, t'est-a-dire que nous prendrous la moitié des sièges.; Les gens de la Justice, c\u2019est-à-dire MM.Amyot et Pelletier, feraient aussi bien de ne pas tarder à donuer à leur feribe des ordres de prudence.S'ils tiennent à tout prix à entrer sur le terrain des personnalités, 11 va être fait selon leur désir et ils en auront pour leur compte, C, 2 Puisqu'il fait plaisir à là Justice de sa- foir si M.Tarte était présent à l\u2019assemblée de jeudi soir, nous lui apprendrons qu'il y était.Seulement, il n\u2019a pas l\u2019ha- pitude d'étaler son nom, comme des farceurs que nous connaissons bien, dans les ¢olonnes de son journal, i Encore une nomination pour pacifier Tes mécontents.M.Rouleau, de Sainte- Hénédine, vient d'être nommé inspecteur des mines dans le district de Beauce avec un traitement annuel de $1,200, Son prédécesseur était M.Henri Duchesnay.| \u2014 vw D'est vrai.Le gouvernement se pré- Pare à déchaîner dans tous les comtés le plus grand nombre de, ses employés publics.Deux autres sont partis hier revê- fus d'une mission spéciale.Cesont : M.Bruno Duval et M.Arthur Talbot, 3 M.Classé, candidat conservateur dans Portneuf, adressera la parole dimanche À St Casimir et à St-Alban.M.Tessier commence à comprendre Qu'il ne lui à pas servi beaucoup de re- .garder de trop haut son adversaire, car des électeurs se préparent à voter en masse pour M.Cliassé dont les énergi- Sud , PU oo.ques dénonéistions du regime Mercier tou veut écho parmi les honnêtes gens du comte À BEAUCE .St-Joseph, 30 mai, L''Electeur annonce que je favorise la candidature de Joseph Jacques, c\u2019est faux, répudiez cela de suite, Joszru Morix, Maire.es COMTE DE CHICOUTIMI {Spécial au CANADIEN) Chicoutimi, 30 mai 1890, M.W.T.Ray, agent de la wnison Price, à Québec, est venu dans le comté ces jours derniers, dans le but de juxer de la lutte par Jui-miême, Après avoir eu des entrevues avec les chefs des différents partis politiques, M.Ray a décidé d'accorder à M, Petit l\u2019appui de la mai- sou Price qui, comme le dit l'Eiecteur, est toute puissante dans le comté.M.Petit ira prochainement visiter le comté où il est attendu avec impatience, Vu la position prise par la maison Price, il est ort probabie que le candidat nativnal, M.Côté, 3e retirera de la lutte.HAHOLRASKA St-André, 29 mai 1320.J.L Tarte, Prop.-Réd, du Canadien, Cher Monsieur, Je vois dans l\u2019Electeur d'hier \u201cque j'ai entrepris la lutteavec le notaire Martin et que j'ai résigné ; cela est complète- went faux.Comme l\u2019Electeur fait cela pour me discréditer duns le comté, je vous prie de vouloir bien rétablir les faits qui sout teis que ci-après.D'aborsl, j'ai reçu invitation de M, Martin d'aller le rencontrer dimanche dernier à St Alexandre et à Ste-Hélène ct je lui ai répondu que nous n'avions encore de candidat.Je ne vois pas comment l\u2019Electeur puisse juger par la que j'ai résigné.-Vous puuvez aunon er que j'ai accepté nitive ment la candidature hier et que fé Dose mx candidature comme indépên- dant.Jo demeure rutre très dévoué, Aur.R.DEssiroinse ee Une convention conservatrice tenue à énverness.comté de Migantie, à choisi auanimement ruur dat Ml Johnsen, plantureuses pronresses.C'est son-genre ; politique, nous prions les gens de ce comté \u2018le rester fidèles aux principes qui les ont ! BONAVENTURE M, Mercier et ses œnvres ~ \u2014_\u2014 Il paraît que tout n\u2019est pas rose pour M.Mercier dans le comté de Bunaven- ture.Sa candidature, dans les circonstances où elle s\u2019est produite, est un défi à l'opinion publique, et, nous regrettous d'avoir à le dire, un scandale, Elle a originé daus ce célèbre don de $2,000 pour un hôpital à Ristiguuche, qui n'a pas été bâti, mais à la place duquel s\u2019est élevé un somptueux presby- tere.Un intrigant bien connu a pris sous sa protection ce premier ministre facile et accommodant en matière, d'argent public.A prauve additiomnelle, les $300 du curé de Knowlton, gue Mgr l'évêque de St-Hyacinthe a fait réndre à la province comme étant de l'argent mal acquis.- _ Nous espérons que les conservateurs de Bonaventure ne s'en laisseront pas imposer, ll existe, nous le savons, des misères à propos de chemin de fer, Elles ne sont pas la faute du parti conservateur, et sous un gouvernement plus juste, elles eussent été réglées avec plus d\u2019équité.C\u2019est avec l\u2019argent de la province, l'argent de la compagnie, que M.Mercier et M.Langelier ont payé lescomptes.Que de pas et de démarches ceux à qui il était du n\u2019ont-ils pas été obligés de faire ?On eût dit, que ces messieurs payaient de leur argent, de leur poche ! Il y a da véritables libéraux à Bonaventure, Nous serons élonnés s\u2019ils trouvent en M.Mercier l'homme de leur choix, et s'ils ne reconnaisseut pas plutôt en lui le politicien prêt à tout sacrifier pour obtenir un succès temporaire de parti.I! a ameuté les races une contre l'hattre, il a tenu à diverses reprises un -Aarfige \u2019 x : dont le chef du parti libéral dans lé.Ça- nada, l\u2019hon.M.Laurier, n\u2019a pas- voulu prendre la respousabilité.Il a \u2018été, en somme, depuis qu'il est au pouvoir: tn brandon de discorde, M.Mercier va débiter de belles phrases aux électeurs de Bonaventure, faire de et ça ne coûte pas clier.Aux élections de 1886, il en afait aussi des promesses ! Et il v\u2019en à pas tenu une seule, I avait promis de gouverner avec économie, de diminuer les dépeuses.Il à augmenté notre dette de 83,500, - £0), dévoré 82,900,030 de dépôts de chemins de fer, accru les impôts sur la coupe du bois et gaspillé l'argent public à ce point qu\u2019il a été obligé.d'avouer lui- même qu'il lui faut un nouvel emprunt.De cumbien ?Qu'il le dise ! Au moins quatre à cinq millions, peut-être même sept à huit millions de piastres.Pour l'arrêter dans la voie désastreuse où il marche, l'opposition a proposé, pendant la session dernière, de ne plus contracter d'emprunts sans qu\u2019ils soient soumis au peuple, à ceux qui paient, comme cela se fait aux Etats-Unis.M.Mercier et son parti ont refusé d\u2019ac- ceptercette proposition, de donner aux contribuables cette garantie.Pourquoi ?Parce qu'ils sont résolus à continuer le système de gaspillage et de débauche politique qu'ils ont pratiqué depuis quatre ans, S'il existe une autre raison qu'ils la donnent ! Le gouvernement de M.Mercier étant ce qu'il est, c\u2019est-à dire le plus mauvais i dont nos annales politiques fassentmnen-4 tion, la candidature du Premier-minis- tre ayant été préparée à Bonaventure daus des conditions outrageautes pour l'indépendance des électeurs et !a morale guidés jusqu'ici Premier-ministre ! M.Mercier est-il bien sûr de l'être dans un mois ?Chacun devrait l\u2019essayer Pous s'assurer une bonne santé.Le! grand spécifique pour toutes les maladies résultant des désordres de l'estomac, comme la bile dans le sang, le mal de tite perte d'appétit, nausées, les palpitations - COMTÉ DE MATANE Aiusi, le docteur Fiset a dans sa poche de gilet une lettré de M.Mercier en rapport avec le chemin de fer de Matanc.Une lettre !:! Mais, où est le subside qu'il nous promettait pendant la dernière élection ?Non-seulement M.Fisét, mais tous les orateurs libéraux juraient par tous les saints du calendrier que le chemin de Matane commencerait aussitôt aprés la session, que si le comté de Ri- mouski élisait M.Tessier, 18 gouverue- ment donnerait l\u2019argeut nécessaire pour le projet.Les électeurs ont été trompés, leurrés une fois encore par le docteur Fisct et ceux qu\u2019il avait emmenés à seu secours.Nous les invitous à se venger des mensonges qu'on leur a débités, et à confier leur mandat à l'homme honorable et sin- £ère qui les a représentés à Québec, de 1882 à 1586, M.L.N.Asselin.Écrasé, l'automne dernier, par la plus épouvantable corruption qui se soit vue dans notre district de mémoire d'homine, il\u2018est sorti de la lutte avec la résolution d'aider aux hounêtes geus à revendiquer l\u2019honneur du comté à la première occasion, Les électeurs de Matane le forcent pour ainsi dire de se laisser porter candidat, Nous nous juignons i eux pour le prier de consentir, a - Nous connaissous D.Asselin.Autant il est modeste, autant il a d'énergie virile et d'indomptable détermination.Y a-t-il quelqu\u2019un de plus honnête que lui quelque part ?| Irréprochable en tout, droit, Lon ami, fidèle à ses promesses, tel est L, N.As- selin, \u2019 Son expérience des affaires publiques est assez considérable pour qu\u2019il soit sans contredit l\u2019un des houimes les plus utiles qu\u2019un comté puisse se dunuer comue re- présentaut.UTOPIES ECONOMIQUES L'abolition de la pauvreté est une thèse assurément aussi séduisante pour les gens de bien que l'abolition de l\u2019esclavage, .Malheureusement, elle n\u2019est pas aussi simple, et le problème ne peut pas être résolu par décret.Beaucoup de gens bien intentionués s'en occupent en Amérique comme en Europe, et à Washington il pleut des projets de loi qui visent à le résoudre.Un représentant de la Caroline du nord, M.Clammy, vient d'en présenter un nouveau, pour faire suite à l\u2019Anti-Poverfy Bill, au Farmers\u2019 Alliance Bill et à tant d\u2019autres, tendant Au dime but.Seulement, le nouveau \u2018prejet éclipse tous ses devanciers par \u2018ses \u201cproportions\u201d et par l'audace de sa conception, probablement aussi par l\u2019excentricité de certaines de ses dispusi- tions.M.Clammiy propose que le gouvernement des Etats-Unis émette pour un milliard huit cent inillions de billets ayant cours forcé, pour être répartis entre tous les Etats et prêtés par eux sur hypothèque à 1% par an d\u2019intérét, lequel iutérêt servirait à coustituer un fonds pour le service des écoles publignes, Il ne serait pas prêté plus de 92,300 à chaque emprunteur, de la préférence serait donnée : à ceux dont les biens serait déjà hypo-' théqués, pour leur permettre de les libé- \u2018 rer en contractant un nouvel emprunt au taux réduit fixé par le gouvernement, Ce serait assurément très avantageux pour les débiteurs.L'inconvénient est le même que celui du projet des fermiers \u2018de l'Ouest, qui demandent que ie gouvernement fasse bâtir des entrepôts pour y emmagisiner les récoltes qu'ils y déposeraient contre avance équivalant 807 de leur valeur.Comme ov l\u2019a dit déjà, si on | faisait cela pour les fermiers, puis pour les petits propriétaires pauvres, il n\u2019y aurait pas de raison pour qu'on ne le fit pas, également pour une multitude d\u2019autres intérêts ou d'autres industries parcille- | meut recommandables ; si bien que le! gouvernement deviendrait bientôt l'entre- pusitaire et le trésorier universel, av toutes les responsabilités et avec tout le mécanisme qu'impliquersit une pareille administration.C'est exactement le con- du cœur, les indigestions, la constipation, et toutes les maladies du sang, c'est les Burdock Blood Ditters, Des-centaiues de personnes doivent fy santé au B I \u2018 1 : De le grand reguliicar ettouique de la; uature.! traire des théories d\u2019initiative personnelle aur lesquelles sont fondées les institutions Américaines, ct il n\u2019y a pus arprrence que le nipirent suit vonu de J Tsp de fard ci eiaLre \u201caller! DES FRAUDES Il se passe des choses qui seraient incroyables sous tout autre régime que celui du cabinet actuel.La session est terminée depuis quelques semaines seulement.La session est la réunion des représentants du peuple, convoqués en° parlement pour voter l'argent nécessaire à l'administration des affaires du*pays, et pour autres fins .C'est puur obtenir ce druit de nous gouverner nous-mêmes, de faire voter par la chambre les subsides, que nos pères unt lutté avec tant d'énergie, et que plusieurs même ont versé leur sang.Or, M.Mercier méprise d\u2019une manière systématique ces lois précieuses de la constitution, cette garantie qui est la bâse du système parlementaire, Il agit et admiuistre hors la volonté des chambres et hors aussi la connaissance de la Couronne, Il engage aussi le crédit public sans consulter le parlement, et il évite, par les détours les plus condamnables, d'obtenir lo concours du chef de l'Etat, En d'autres termes, il se met au- dessus des lois La dépêche que nous avons publiée.hier relativement au pont de la Méëtabet- chouan \u2014-$150,000.00, est-elle authentique?Si oui, nous sommes en présence d\u2019un véritable attentat.Mais, ce qu\u2019il y a d'authentique, ce sont les lettres de crédit aux compagnies de chemins de fer, pour des montants de $50,000 ct au-dessous, L'autre jour, à Lorette, en présence du premier ministre lui-même, le candidat du gouvernement, M.Fitzpatrick, a an- uoncé que le lendemain il aurait la promesse écrite d\u2019une somme de $3,200.C0 par miile pour le chemin du Cap-Rouge.Le docteur Fiset se promène dans le comté de Matane avec une lettre promcet- tant dix mille acres de terre par mille pour le chemin de fer en perspective dans cette région.L\u2019illégalité, l'anarchie et l\u2019arbitraire ont remplacé le code de la constitution.Le gouvernement a formé le projet de corrompre, l'électorat en dilapidant la Province, en se livrant au pillage de ses ressources et à l'exploitation saus vergo- gue de son domaine ct de son crédit, Le devoir de tout cabinet composé d\u2019bommes dignes d\u2019aviser la Couronne, scra de répudier, du premier au dernier, ces engagements contractés au mépris des lois ct sans l\u2019assentimeut du chef de l'Etat, Au point de vue de la constitution, ils constituent de véritables fraudes, DEUX DEBRIS BISMARCK ET DE MOLTKE Un jour, Bismarck, appl par Guillaume lI au château royal, s'arrêta court au nnlieu de la conversation et chercha vainement un nom que l'empereur attendait.Pour la prewmiére fois, dans ce cer- rauu puissant, organisé méthodiquement pour le travail et parfois traversé des éclairs du génie, une lacune se produisait ; un oubli, invincible, irritant, définitif, se creusait.L\u2019instrument n'était plus irréprochable.L'homme d'Etat avait une tache de rouille.Quelques jours plus tard,_commerçait la longue série des difficultés de toutes sortes où devait sombrer sans retour la puissance du chancelier.Avec une rouerie ingénue de con:mençant dont on ne se défie pas, l'enipereur amenait tout doucement le vieux militaire à lui donner sa démission, de l'air d\u2019un llomme qui sait bien qu'on ne peut pas se passer de lui et qu\u2019on le retiendra, et il le laissait s\u2019eu C'était la vieille Allemagne de Guillaume ler qui recevait uno première atteinte.Le petit-fils tout en professant un culte pieux pour la mémoire do son grand'père, s'apercevait qu\u2019il pouvait fort bien gouverner tout seul ct faisait table rase à la chancellerie, Depuis lors, Richelieu mis à picd.Richelieu sans robe rouge et n'ayant gardé que la cuirasse, se promène comme un lion en cage dans son domicile seigneurial.Ila'eet mis à faire du journalisme pour se distraire et cherche à retenir par tous les moyens possibles lui le glorieux fondateur d\u2019empire, une attention publique dont il avait naguère le mépris ! L'autre jour, au reiekatag, le comte de Moltke cst descendu de sa place et fest J contient 5 par cent d'Alcool.arrêté debout au milieu de l\u2019hémicwcle LU lgent ; on fabrique des armes nouvellg Blessares, TOUTES LES PONDS EXTRA \\ voulait prendre la parole, comme of honoraire de l'arinée allemande, duns débat sur les crédits demandés p l'augmentation de l'effectif de paix.| 11 a quatre-vingt-dix ans, i Un profond silence s\u2019est fait.On.écouté avec respect.La voix grile cas éc du vieux stratege a résond une fois encore dans cette enceinte elle a fait entendre si souvent de be queuses paroles, et les nouveaux dép de l'empire ont paru surpris de la mod cation profonde qui s'est faite dans I prit encore vivace du vétéran de la tuire.| 11 professe maintenant que les gnerÿ + européennes na peuveus plus être \u20ac guerres de gouvernement, des uerres cabinet, et que ce sont les peuples dés mais qui entreront en lutte les uns co les autres, | Il a compris quelle responsabilité as meraieut les hommes qui oeersient § chaîner le flenu et qui ne pourraient pk durant de lonsues années, lo refrér Seulement, il ue s'est pas aperçu que agressions ailemandes ont créé, den trente aus, cet état de guerre peru nente qui doit ruiner les peuples, et gy grâce au trio : Guillaume-Moltke-}§ marck, les paix qu'on sigue ne sont que des trèves consenties, où cha garde ses armes.Au lieu de se battre sans cesse à co de fusil ou de cavon, c'est à coups ; millions que l\u2019on s'écrase, On créc régiments avec tout ce que l'on à ETF 4 1; q où compose des poudres inédites : rembourre les frontière avec des mate, d'horames de plus en plus épais, on sc g veille, on s\u2019épuise pour rester sans à hauteur des \u2018* progrès \u201d réalisés par » voisin, et la tranquillité n'est moment ii.nément assurée au monde que parce q 4 chacun peut douter de sa force, eu m rant laforce des autres, Ce u'est point la paix, cela ; c\u2019est temps d'arrêt de la guerre.Et tandis que fe vioux Moltke parl toute l'Allemagne émue,qui suivait \u20ac lence sa démonstration, comprenant lui aussi, comme le solitaire de Fricddg M: hsrube, à fait son temps et va dispad tre, C'était un autre débris de la pivig héroïque de l'empire, qui se montrait w dernière fois, avant de rentrer dans la If * traite et bientôt duns le néant ! ni Les crédits scront votés, sans doute,| \u201c9 l'armée aura là-bas, comme ici, quinze\u201c dit-huit mille hommes de plus à med * en premiere ligne, en cas de guerre, pl couvrir et protéger la mobilisation.mais nous touchons au terme, et la fin I tous les hommes qui ont ruiné ie ic Ç be marquera le poiul de ddpart d'une J % nouvelle, où de réparations mécessa restaurant enfin la justice et la yrus rite.Cu.Lauren J fait l'analpse de la Bière Boswel! fal ca qué à Québer, cette bière est pariuitcii a pure ct ne contient que les produits ordinal) de la fermentation du melt.7 Son aummerturue lui est communiqné: se ment par du houblon, et, de la meslleure ité, Elle à une saveur délicieuse qui eat end rehaussée | ar un arôme des plus agréables Cette bière, Lien que d'une couleur un forcée, est parfuitement transparente, P.Y.ED, PAG, | Professeur de Chimie à l\u2019'Univer Laval, Québec.25 Mai 1887, BOSWELL FRERE BN GROSS J, A.Montreuil, Agent, Fraservilie, 19 Décembre.\u201412m, cl, POUR Pigüres de Moustiquas, Coup de Soleil, Hémorrhoides, Brilures, .Inflammations, Hémorrhagies, Entorses, Boiterie, Mal d'Yeux, Echauffaisons, \\ a | Mourtrissures \u2014 ET \u2014 EMPPLOYEZ LE ) A 4.GB N A + {1 N Li LA DOULEURS EMPLOYEZ LE Naupl iS 1m Me - \u201ciil; era Wig Yi efi er que jy Hem bn ils {ig eit \u20ac 1e Set a ul ASTER 54 cu > na fing 4 83 gy, née: 2d yg Mi, it aan iis; st No que any Ste, cu fie pa Su ples TIE badd deli > ¢ DMR ans lov?it ply iid ogerr | ie, £ nt pre dé art d'une 3 Mes ah 1 fins LE CULTIVATEUR 3 LETTRE DE BOMEME Sochéme et bohéme,\u2014Prague, fanbourss, - églises et palais \u2014Piété des Bohémiens.\u2014Le théâtre national.\u2014Une représentaz tion.\u2014 L'Hôtel-de-Ville.\u2014Réfiexions.\u2014Le quartier juif, la synagogue et le cimetière.\u2014Le pont Charies.\u2014Le secret de la sonfession.29 avril 1890, Prague, Hotel Victoriae Mon cher ami, Me voilà en pleine Bohême, dans la capitale même du pays, nommée Prague ou Praga, comme vous le savez, du reste.Je ne connaissais Prague que par la composition musicale qui cut son jour the psehutt au salon : la Bataille de Prague, Un bon jour aussi, je connus la Bohême, parcequ\u2019elle servait à désigner toute une catégorie d'individus, frelons de la ruche humaine.Je ne sais pas comment cela se fait, mais je demeurai sous l\u2019impression que le pays des rogers-bon-temps, des flaneurs, des parasites inconscients du monde, était la Bohême, J\u2019avais tort de laisser surprendre ainsi ma logique.On naît bohème comme on naît conservateur, libéral vou boodler ; et, comme on vient au monde un peu partout, comme on peut, sur la boule terrestre, il s'ensuit que la bolième, ainsi que la juiverie n\u2019est pas une maladie organique ou tocale, mais constitutionnelle, une plaie de tous les pays Co x Prague, avec ses faubourgs et sa garnison, est aujourd\u2019hui une ville de 255,500 habitants, dont les quatre-cinquièmes sont des Tchèques et le reste des Allemands, y compris vingt mille juifs.Elle occupe uno vallée ct des coliines qui bordent les rives de la Moldau.Son site et scs anciennes constructions lui donnent une physionomie à la fcisiimposante et pittoresque.Ce sont partout des palais ; et du milieu du fouillis de maisons qui constituent la ville basse, on compte jus- gu\u2019à soixante-dix grandes tours.Le Æradschin, grande résidence royale, et la cathédrale dominent la ville, Prague se divisc en sept quartiers : 10 la Altstadt ou vieille ville ou quartier du centre ; 20 la Josephstadt, quartier des juifs jusqu\u2019en 1850 ; 3o au nord ouest, la Neustadt ou ville neuve qui entoure la vieille ou quartier central.sur la rive droite de la Moldau ; do Kleinseit ou beau site, sur la rive gauche ; 50 le palais de Kradschan sur la colline ; Go au sud, le Vyschrad ; To au nord, le Holeschowit:- Bubna.\u2018On peut ajouter à cette nomenclature les faubourgs de Karolinenthal, de dizkow et de Weinberge à l\u2019oucst, et celui de Smichow au sud-ouest, PF - La capitale compte soixante-cinq églises, dont environ cinquante catholiques.On remarque parmi les principales, celle de T'eyculiirche, à l\u2019est, église du XIVe et XVe siècle, au dernier pilier de laquelle, côté sud, on voit le monument élevé à la mémoire de Tycho-Brahé, le célèbre astronome danois, appelé à Prague en 1599 par l\u2019empereur Rodolphe 11.L'église de Saint-Nicolas est l\u2019ancienne église des Jésuites ; elle est surmontée d\u2019une ma- guifique coupole ; son ornementation est fort riche et fort brillante.L'église de Saint-Winceslas, est un spécimen du style de la Renaissance, Elle a été construite de 1880 à 1885 par Barvitius.Les décorations intérieures en sont fort riches: la nef majeure a une voûte à caissons ; les vitraux sont aussi très remarquables ; sa chapelle de Notre-Dame de Lorette, est la fidèle reproduction de la \u2018célèbre Casa Santa de Lorette en Italie.Le trésor de l\u2019église renferme quelques ostensoirs du X VIe siècle, dont l\u2019un est orné de 6,580 diamants.L\u2019église du-riche monastère des Pré- \u201cmontrés de Strahow, l\u2019un des plus vastes édifices du genre qui existe, renferme le tombeau de Saint-Norbert, fondateur de l\u2019ordre des Prémoutrés, et du général Pappenheim, qui fut tué en 1832 4 la bataille de Lützen, La bibliothèque du mo- mastère contient 60,000 volumes et 1,090 manuscrits ; on y voit aussi de très belles jpeintures.L'église de Saint-Jacob, qui est très grande, se distingue surtout par ses fresques et ses dorures ; le temple du soleil chez les Incas devait avoir pareille chatoyante physionomie.La cathédrale de Saint-Vit, l\u2019église métropolitaine, ne se compose que d\u2019un chœur ogival commencé en 1344 et achevé en 1385 par Pierre Arler de Gmünd.On travaille en ce moment à la construction de la nef qui ne sera finie que dans vingt ans, c¢est-aodire au commencement du vingtième siècle.La tour de la cathédrale qui, avant incendie, mesurait 480 pieds de hauteur, n\u2019en a plus aujourd\u2019hui que 297 ; malgré cette réduction de près de moitié, la tour est encore assez élevée our permettre au touriste qui y grimpe UÜe jouir d'un panorama aussi pittoresque \u2018qu\u2019imposant.Dans la nef de la cathédrale, \u2018on a érigé le inausolée royal tout en marbre et en albâtre.Ce mausolée n\u2019est pas \\d'hier et son acte de naissance remonte à 11089, sous le règne de Rodolphe II.Ce Fat l\u2019œuvre de AL Colis Les condres dee rois de Bobéme, ainsi pue des princes ct princesses de sang royal y reposent.On voit aussi au même endroit les tombeaux de Saint-Adalbert, Saint-Wenceslas, de Saint-Vit, ainsi que le monument élevé à la mémoire de Saint-Jean Népomucène.On y remarque un boulet de canon suspendu par une chaîne à un pilier ; c\u2019est une relique de la guerre de Sept ans ;les dégâts infligés par ce boulct à la balustrade n\u2019ont pas été réparés.Je passe sous silence la description des tableaux, bas-reliefs et mosaïques de la cathédrale ; elle serait trop longue pour lo cadre d\u2019une simple lettre ; d\u2019ailleurs, elle a déja dû être faite par des gens plus autorisés que moi à parlér d'œuvres d\u2019art, xs Les Bohémiens me paraissent gens fort religieux.Avec le Canada, c\u2019est le seul pays où j'ai vu autant de monde dans les églises, non seulement à l\u2019occasion des offices publics, mais en temps ordinaire.On ne reste pas cinq minutes en observation près d\u2019une église sans voir nombre de gens s\u2019y arrêter, se découvrir, se signer, murmurer une prière, puis continuer leur chemin.Ce sont encore les pratiques chrétiennes du moyen-âge dans toute leur ferveur.Les gens rendent souvent leurs hommages aux défunts de Ja façon suivante.Lorsque c\u2019est ug parent regretté qui a passé l\u2019arme à gauche, et que celui ou ceux qui lui survivent ont quelques moyens pécuniaires, on achète alors un gros cierge, dont les dimensions sont aussi fortes que celles du cierge pascal dauis les églises catholiques au Canada.Sur le cierge est fixé ou attaché une couronne, une pancarte ou un large ruban noir ou blanc sur lequel est inscrit le nom du défunt.On fait brûler le cierge devant un nutel consacré soit à la Sainte Vierge, soit au Sacré-Cœur, soit à Saiut Joseph, xx S'iIly a des églises à Prague, il ya aussi des théâtres, Le théâtre national bohémien est un très bel édifice, style Renaissance, construit sur les plans de Zitck.En 1881, il devenait la proie des flammes.Depuis il v été agrandi et transformé sous la diree- tion de Joseph Schulz, J\u2019y suis allé un soir.On jouait une pièce d\u2019un caractère mystico-dramatique, intitulée Asrael.11 s\u2019agit d\u2019un jeune homme qui s\u2019est voué au diable, moyennant finances, comme il y en à plus qu\u2019un vain pouple ne pese, même chez nous au Canada, si j'en crois les journaux qui nl\u2019arrivent de temps à autre, et qui s\u2019est mis en frais de combattre contre Dieu.~ Au cours de la piece on voit des éèènes de l\u2019Enfer \u2018et aussi des images féériques du Ciel, aussi sublimes celles-ci, aussi terribles celles-là que les grandioses conceptions de Gustave Doré et de son magique crayon.La pièce est parsemée de chants pieux et d'invocations à la Vierge, devine, est le triomphe des élus.Avec de pareilles représentations, il n\u2019est guère possible qu\u2019une population se mette en frais de libre-pensée et de matérialisme.L'\u2019imagination populaire naturellement tournée du côté du mysticisme, prend à la suite de ces exploits scéniques un nouveau vol de forte envergure vers les régions de l\u2019idéal en se contentant de ronger une croûte, +*2 / L'Hôtel-de-Ville de la Neustadt, qui sert aujourd\u2019hui de tribunal, à été couz- plètement transformé en 1806, 11 a eu aussi Jui son odyssée.Quel est l\u2019hôtel-de-ville qui n\u2019a pas eu la sienne ! IL n\u2019est guère d\u2019institution publique contre laquelle les masses, d\u2019instinct, sont prevenues.Ou ne le regarde qu\u2019à travers le prisme désobligeant des taxes municipales, et l'impression fâcheuse prend plus d\u2019acuité ensuite à la vue des ornières de la rue, des trottoirs éclopés, dus pavés pourris, comme il y en a au Canada et surtout à Québec,pour lesquels cependant on paie l'impôt sans merci, Vous vous rappelez le siège en règle que dut subir un jour notre hôtel de-ville, avec le citoyen Tourangeau, maire, prisonnier dans ses vieux murs, et le citoyen Vallée à la tête des masses irritées.lei, à Prague, en 1419, je n\u2019étais pas encore au monde, ni vous non plus, le peuple commandé par Ziska, attaqua l\u2019hôtel-de- ville de Prague, délivra les Hussites prisonniers et douna le signal de la guerre en jetant les conseillers par les fenêtres, Il paraît qu\u2019il n\u2019y a rien qui passe aussi facilement par une fenêtre qu\u2019un conseiller municipal.Essayez donc la chose sur la personne du fameux borgne John Hearn, ce distingué house peddlar, pour voir si c\u2019est vrai.Peut-être feriez-vous plaisir à foule de gens, ct rendriez-vous un grand service à l\u2019administration municipale.Prague, Hotel Victoria, 29 avril 1890, Josephstadt est l\u2019ancien quartier des Juifs, Il occupe le nord-ouest de la ville ancienne (altstadt), La moitié des gens qui l\u2019habitent sont des Israëlites : ce simple renseignement suffit à dire quo ce n\u2019est pas l'endroit le plus élégant de la Le dénouement, on 1618: capitale, Les rues ne méritent pas ce nom: ce sont des ruelles, flanquées de vieilles maisons lézardées,sales, eventrées,s\u2019affaissant d\u2019un côté ; ily ena un échantillon à Québec, la rue de Ancien chantier, du côté du Palais, en face de l'imposante gare du chemin de fer du Pacifique, avec ses luxuriantes pelouses, Toutes ces ruelles sont grouillautes d'enfants barbouillés, de vieillards crasseux.Pour un peu l\u2019on s\u2019en tiendrait le nez à deux mains.Le passage d\u2019un étranger dans le quartier provoque toujours une grande curiosité ; chacun se retourne ct le regarde allor, où flaire d\u2019ici de là une occasion de lui carotter une pièce de monnaie.Aussi que de cicerone improvisés viennent vous offrir de vous conduire à l\u2019ancienne synagogue, vieille construction de pierre, massive, ayant l\u2019aspect étrange et sombre du style gothique du commencement du XINTe siècle.Vous -ne me croirez pas,et cependant je vous dirai qu\u2019à la voûte on, voit suspendu un drapeau douné aux Juifs par l\u2019empereur Ferdinand II en récompense de la bravoure qu\u2019ils déployèrent à la défense de Prague contre f= les Suédois en 1649, J'ai été tôüit simplement.renversé d'approndre\u201cle fait.Figurez-vous done, un juif soldat et faisant acte de bravoure ?lls durent alors avoir bien des éçus à protéger pour se, décider à prendre les armes.Ce fuit là doit être unique dans les annales de la juivere depuis le commencement du monde et jo ne serais pas étonné que Drumont l'ignorât absolument.Quand je vopasserai eu France, je lui parlerai certainement de la chose.Pour moi je n'ai pas encore rencontré les Juifs autrement que sous la forme d\u2019usuriers à tous les degrés de l\u2019échelle, prosternés devant le veau d\u2019or, ramenaut toutes choses de ce monde à une seule formule: deux et deux font cent et quelquefois davantage; mais comme je n'ai pas le temps de faire un proces i ces gens là, permettez-moli de les planter la.Tout près de lu sa synagogue se trouve l'ancien cimetière juif ; il est rempli de centaines de pierres tumulaires moircies par le temps, couvertes de mousses, et se dressant avec peine du milieu des broussailles touffues.Ces pierves tumulaires, | dont l\u2019âge ne peut se dire, sontiincrustées | d'inscriptions hebraïques et souvent du, symbole particulier de la tribu à laquelle appartenait le défunt : tantôs c\u2019est un vase pour les gens de la tribu de Lévi ; tantôt deux mains désignent Ia tribu.d\u2019Aaron, ainsi de suite.On remarque sur mainte tombe de petites pierres apportées par des amis ou des déscendants des défuuts,comme hommage leur mémoire.%, 0H * Le Rudolfinum et le-Mitsée Bohémien sont deux magnifigqes édifices.Mais ils n\u2019offrent rien de particulièrement remarquable à l\u2019œil du touriste qui a visité les autres musées curopéens, entre autres ceux de Paris, Anvers, Berlin, Dresde.e sorte que vous me permettrez de ne pas m\u2019attarder de ce côté li, Un mot du pont Charles, afin d'aider à remettre sur le tapis la question du fameux pout de chemin de fer devant Québec.Le pont Charles à seize arches ; il mesure 497 métres ou près de 1500 pieds de long ; il a dix métre ou environ trente pieds de largeur.Il fut construit de 1357 à 1507.ll est flanqué à chaque extrémité de tours qui servirent autrefois à la défense de la ville, Les pilers du pont sont ornés de trente statues et groupes de saints ; vous voyez que l\u2019idée religieuse domine jueque dans les constructions publiques.On y voit la statue en bronze de Saint-Jean Népomu- cène, patron de la Bohême, avec deux bas-reliefs ; une plaque eu marbre, surmontée d\u2019une croix, a droite, entre le sixième et le septième pilier, indique l\u2019endroit d\u2019où le saint fut précipité dans la rivière par ordre de l\u2019empereur Wenceslas, parce qu'il vefusait de révéler la confession de la reine ; c'était un empereur bien curieux, n\u2019est-ce pas ; un potentat de ce calibre eut été de nos jours tout simplement envoyé au violon ; mais, autre temps, autres MŒurs.La légende rappelle cependant, que le corps du saint surnagea pendant quelque temps et que cinq étoiles brillantes lui formerent une sorte d\u2019auréole \u2018ättour de\u2018 la tête.Chaque année, surtout le 16 mai, jour de la fête de Saint-Jean Népomu- cène, des milliers de gens viennent du fond de la Bohême, de la Moravie et de la Hongrie en pèlerinage au pont de Prague.On compte huit autres ponts dans la ville.Sur la tour de la vieille ville, Érixée en 1451, du côté de la grande place, figurent les statues de l\u2019empereur Charles IV et de son fils Winceslas IV.La Pathaus est un édifice du genre gothique, célèbre sur tout par sa curieuse horloge, Une des salles de l\u2019édifice renferme un immense tableau représentant Jean Huss devant le concile de Constance, et peint par Brozik, Ce tableau a été achelé au prix de soixante mille florins.J'aurais bien désiré vous donner une- description des huit palais que l\u2019on compte dans Prague, mais vraiment je n'ai pas eu le temps d\u2019en visiter un seul.Je ne puis être ici qu\u2019en passant, d\u2019ailleurs, liyaanussi neuf monuments dignes d\u2019être décrits.Le principal est celui de Francois Ier ; c\u2019est une fontaine gothique d'environ soixante-quinze pieds de haut, surmontée de la statue équestre en bronze de l\u2019empereur, protégée par un baldaquin; elle est aussi ornée d\u2019autres slatues de pierre, disposées sur un plan inférieur ; les unes représentent les seizo anciens cercles de la Bohême et de la capitale ; les autres, dos sujets allégoriques, la science, les arts, le commerce et l\u2019industrie.Preside la cathédrale se dresse une tour sinistre, appelée la Tour de la faim.C\u2019est là, en effet, que l\u2019on emprisonnait autrefois les criminels de toute sortes ob qu\u2019on les faisait mourir de faim.Voilà tout ce que j'ai à vous dire de la Bohème et de sa capitale.Vous recevrez en même temps que cette lettre une pho- Tügraphique de Prague.latiBieñ à vous.Que ma littérature vous Svit lévère.Je m\u2019en vais payer au dieu du gommeil le tribut ordinaire.: Dr Caxau-Marquis.\u201c IN a Q = La Bourse aux mclons On annonce d'Atlanta qu\u2019il vient de se constituer dans cetto ville une société ayant pour objet la concentration sous une administration commune du commerce des melons, dont la production, dans la Georgie et la Caroline du sud, L\u2019occupe pas moins de vingt mille acres de terre, Le programme de la société comprend le monopole de toute la récolte de l\u2019année et la vente dans toutes les villes du Nord par des agents spéciaux.Le centre de l\u2019ssociation est à Atlanta, où les produits seront centralisés, et d\u2019où ils seront expédiés sur les différents marchés des Etats-Unis dans des proportions calculées pour qu\u2019il n\u2019y ait d\u2019encombrement nulle part.On évalue la récolte de cette année à vingt mille wagons, et la valeur totale à cinq cent mille dollars \u2014_\u2014 Triste accident Une jeune fille tombe dans une cuve d'eau bouillante : Un bien triste accident qui va probablement coûter la vie à une jeune fille, est arrivé jeudi à la tannerie Duplesais, rue Shaw, & Lévis.La malheuaeuse victime est une jeune fille, du nom de Fleu- ay, âgée de 18 à 19 ans, employée comme \u2018servante chez M.Picard qui travaille à la tanneris Duplessis.Jeudi midi, la jeune Fleury se rendit comme d\u2019habitude à la tannerie pour porter le diner à son maître.Rendu à cet endroit, n\u2019ayant pu passer par où elle avais coutume de passer pour se rendre près de M.Picard, elle prit une autre direction et par malheur.elle tomba dans une grande fosse remplie d\u2019eau bouillante.Ses cris de douleur attirèrent les employés qui se précipiterent au secours de la malheureuse qui, plongée dans l\u2019enu bouillante jusqu\u2019à l\u2019estomac, endurait les tortures les plus cruelles.Quand on eut retiré la jeune fille, de larges lambeaux de chair se détachaient avec ses habits.La malheureuse à été immédiatement transportée à la résidetice de son maître, M.Picard, où elle reçoit les soins des médecins.Son corps, des pieds à l\u2019estomac, n\u2019est plus qu\u2019une chair cuite et sanguinolante se détachant par lambeaux.Les médecins n\u2019ant aucun espoir de lu réchapper.\u2014\u2014\u2014\u2014 es Mariage fashionnable Monsieur Henri Trudel, rédacteur de l\u2019'Entendart,a épousé, mardi le 27 courant, à Bastiscan, Mademoiselle Joséphine Tourigny, fille de M, Elzéar Tourigny, cultivateur de Bastiscan.La messe de mariage a été dite par M.l\u2019abbé Dussault, curé de St Luc, et li bénédiction nuptiale à été donnée par M.Thibaudeau,curé de la paroisse.M.Augustin Trudel servait de pèro au maris et M.Ernest Tourigny, frère de la mariée, remplissait vis-à-vis d\u2019elle le même oflice.Les progres du telephone Un grand nombre de communications téléphoniques à longues distances ont été établies dans ces derniers temps au nord de l'Europe.En ce moment on place des fils téléphoniques à Reykiavik,en Islande, au nord du soixante-quatrième degré de latitude nord.Il existe une communication téléphonique sur le chemin de fer, entre Boden et Lulea, en Suède, au-delà du soixante-sixième degré nord.Lie téléphone établi à Gellivara, dans la\u201dLaponie suédoise, se trouve dans le cercle arctique et, par conséquent, au- dessus du 77e degré nord.Il en existe en Norvège qui se rapprochent plus encore de la région des glaces éternelles.C\u2019est ainsi qu\u2019on a trouvé à Hammerfest, bien près du 70e degré, un réseau complet de communications téléphoniques.=] Le général de Charette vient de partir pour Rome.lise rend au Vatican pour accompagner son jeune fils à qui Léon XIII veut faire faire sa première con- munions Cree ema > L'ASSASSIN ÉYRATD Seon attitude en prison La Havane, 30.\u2014L\u2019assassin de l\u2019huissier Gouflé a échoué sur toutes sus tenta: tives.YEE Lattitude d\u2019Eyraud dans su cellule, ua pas varié depuis son incarcération.\u201d {Il est très circonspect, répondant simplement aux questions qui lui sont posées ét\" évi; tant soigneusement de s'engager dans une conversation suivie.Ça n\u2019est guère qu\u2019avec le docteur Montané, qui, à la deman- le du consul de France, est autorisé à visiter le prisounier, qu\u2019Eyraud s\u2019est laissé aller à quelques mouvements d\u2019expansion.egy YOK 11 a parlé au docteur de sa femme, de sa fille, et de son frère, et l\u2019on dit que, dans cette circonstance, le prisonnier avait les larmes aux yeux.Si quelque personne se montre à la porte de sa cel- Jule, Eyraud lauce des regards farouches au nouveau venu, saus lui parler, sans même répondre aux questions qui peu- veut lui être posées.Bo Le bail chez M.Whitelaw Reid Paris, 30e \u2014 M.et Mme Whitelaw Reid, représentant des Etats-Unis, ont donné hier soir dans leur sompteux hôtel de avenue Hoche une réception magnifique à leurs nombreux amis de l'rance ct d\u2019A« mérique.a our, Le bal, conduit avec entrain et des plus brillants, était rehaussé par l\u2019éclat des toilettes aussi riches que distinguées.\u201d Parmi les noms des invités figuraient ceux du baron de Mohrenheim, du baron de Rothschild et ceux de plusicurs ambassadeurs à Paris.\u201d L'alliance russo-allemande Saint-Pétersbourg, 30 \u2014 Les journaux russes démentent le bruit d\u2019après Icquel un rappochement aurait eu lieu entre la Russie et I'Allemagne, rapprochement, disent-ils, incompatible avec l\u2019existenca de la triple alliance qui favorise les des- scins de l\u2019Autriche dans les Balkans.5 L'Allemagne et l\u2019Angletorre *?Berlin, 30.\u2014Le gouvernement alles mand se montre peu soucieux de reprendre les négociations avec Angleterre au! sujet de leurs mutuelles réclninations da territotre et d'influence en Afrique, récla- maiions qui ont cessé brusquenient quand lord Salisbury a rappelé sou représentant, M, Percy Anderson.Il est très possible que la question soit laissée;en sus: pens, vu l\u2019apparente indifférence des deux nations à l\u2019égard d'une solution immhé- diate.11 s\u2019écoulera probablement un temps considérable avant que la discussion soit reprise.Fr L'affairo do la Société des métaux IR ek pr Paris, 30-Au proces de M.Secrétan et des autres directeurs de lu Suciété des métaux, accusés d'opérations illégales dans la gestion de leurs affaires vient de se terminer.Bend M.Secrétan, déclaré coupable, est con.duamné à six mois de prison et à uue ameus de de 10,000 francs.J MDI.Laveissiere ct Hentsch, égales ment reconnus coupables, sont condamnés, le premier à trois mois de prison et une amende de 600 frs.; le second simplement 4 une amende de 600 frs, M.Joubert, MM.Laveissière fils, et Heutsch,ainsi que MM, Arbel et Lecuyer, sont acquittés.Sy Le tribunal a admis, dans affaires Pexistence de circonstances attétiuantes ; mais il a déclaré M.Secrétan coupable de payements de dividendes fictifs, aiusi que d\u2019opérations frauduleuses tendant à faire monterles cours des cuivres, MM.Heutsch et Laveissière ont été reconnus coupables du premier délit seulement, gm \"1 Les conspirateurs Bulgares condamnés Sofia, 30\u2014Le procès du major Panitza et de neuf de ses complices s\u2019est terminé aujourd'hui.7 i Le major Paintza, le capitaine Caloli- kof de l'armée russe, le major Resoff ont été trouvés coupables.Panitza a été condamné à mort.\\ La cour à cependant iusinué que le prince Ferdinand lui commuerait sa sentence à 15 ans d\u2019emprisonnement.Kalobkoff a été condamué à 9 ans d\u2019emprisonnement.Amandoff ct reloff out chacun pour 6 ans, Les dix autrea personnes impliquées dans la conspiratien out été acquittés, 4 La 6e Banque Nationale de New-York New-York, 30.\u2014 Le procès de P.J.Claasen, l\u2019ex-président de la Sixéme banque Nationale de New-York, poursuivi pour détournements à la suite du fameux scandale financier de l\u2019hiver dernier, vient de se terminer devant la cour de cireuit des Litats-Unis, présidée par le juge Benedict.On sait que Cluaseu a failli ruines complètement cette importante banque, et l\u2019on n\u2019a certainement pas oublié l\u2019émotion causée par ses méfaits.Le jury} après une longue délibération, a rendu un verdict de culpabilité contre Claasen.La sentence sera prononcée uitérieure- ment.| ee.M.J.Greig, d\u2019'Ottawa, et le lieutenant Warder, deux passagers du steamer Cire cassian qui ont été Dlesséa par une lame en plein ocëun, ont été transportés jeudi àl\u2019 Hôpital Général, Montréal, \u2019 me \u2014\u2014ens 2 2 ta ts 4 LE CULTIVATEUR LA STATUE DE LEE\u2019 Aujourd'hui, A Richmond, aura lieu l'inauguration officielle de la statue éle- Lée au général Lee, commandant en chef des forces confédérées du Sud pendant la rücrre de Sécession.\u2019 # Le général Lee a fait preuve dans cette terrible campagne d\u2019une haute valeur comme stratégiste.Doué d\u2019une rare te- Hécité, il ne rendit son épée au général rant que quand il vit qu\u2019il n\u2019existait;plus d'esfoir aucun.ls, CES jours de luttes fratricides sont pas- £és, et l'Union Américaine repose sur les bases solides du pouvoir central, dont l'autorité souveraine s'affirme de plus en | lig.Après avoir goûté les fruits amers de la faüsse autonomie des Etats, le peu- Pe Aili sricain a\u2018compris la nécessité d\u2019une dutorité centrale puissante et prépondé- a .fee ante, capable de dominer les préjugés et HES aspirations de clochér.Les anciens compagnons d'armes du général Lee, en se réunissant autour de a statuc aujoürd\u2019hui, n\u2019ont d\u2019autres in- Nentions que de rendre hommage à sa va- eûr personueile.Ils sont loyaux i I'U- ion.- 5 rer ° Les pécheries de Terre-Nenve +, Ménaces àla Grande-Bretagne \u20ac gouvernement de Terre-Neuve envoie y.à la reine une adresse acerbe et SEA menacanie Paris, 28, \u2014Le député Deloncle, ancien préfondeur de quinze picds, et des\u201d malheureux Twohey.et Luil, ptis sous\u201d 1c3 lourdes machines, \u2018ont été nôfés.* Leurs cadavres oi ont été retirés de leaü le lendemait: ;FFohey à aAVait été au service du Grand, Troe pendant 18 ans, à la station ide Stradford Nord, 11 érait âgé, d'environ 36 ans ct était générale- Rent aimé du\u201d public voy agent, pour sa gentillesse ct ses manières cordiales.Ses restes mortels ont été Amenésa Tinawick, P.Q., mercredi soir,\u201d \u2018pour I\u2019 inhümation.\u2014\u2014 \u2014Une partie de la.enrgaison de café et de coton à bord du'stéamer de la\u2019 compagnie g générale transatlantique La Gasco.ne, qui avait Une voie d\u2019eau après avoir touché Bishop's Island, a \u20186 Acharquée au Hâvre dans un état considérablement avaris, PORT Le Rév.P.J, EDOUARD PAGE, professenr de Chi.15 mie, Université Lav al, Québec, dit: È \u201cIndia Pale Ale \u201d fabriquée par John Labatt, London, Ont, embouteillée par M.bière légère contenant peu à \u2018alcool, d\u2019une saveur délicieuse et très agréable, d\u2019une qualité supérieure et pouyantrivaliser avec lcs Sucilleures B'ères importées.a\u2019 \u2018excellente qualité, sa saveur est très agréable, c\u2019est un tonique plus énergique que la Bière précédente, car il est plas riche en alcool, pouvant ètre comparé avantagensement avec , tout Porter importé.Ces Bières et Porter de John La ?batt.London, Ont., sont fabriqués des meilleures qualités d\u2019orge et houblon et ne contiennent aucun ingrédient nui- ÿ sible a la santé.\u201d 2% Faltes usage de la Célébre BIERE ET PORTER LABATT ct n\u2019en prenez pas d'autre en substitution, Y.GRAINS DE SEMENCE Blé à Barbe, Blé Manitoba, Blé de Russie, @rge, Avoine, Pois, Lentilies.AUSSI-\u2014 Graines de toutes sortes Graine « de Mil, Graine de Trèle Rouge, Trèfie Blane et Alsyke rex ERIE IF AU PLUS BAS PRIX CHEZ J.B.RENAUD & Cig, v2 à 8%, rae SE-Pant, 18 mars 1890 QUEBEC, + Cif PR: Le POISSON HUILE DE POISSON DEL \"ÉTADLISSEMT NT Le Boutillier & Ered (Compagnie Umitéo) Paspébiac & Labrador Barils de morue rerte.Paguots et boîtes de morno sèche.Barils d'huiie de morue d'huile doloup-ma- rin.; - \u2014er\u2014 400 poinçons, (0 tierces et 72 barils Je sirop de choix, Foinçons de molasses de Winidad, vert, Demi-boites ot boites do tiré Congon de chots | ct du plus beau choix.1,500 caisses de viandes, de fruits et de légu- | mes en conserves, Quarts de porc de toutes les qualités, Scaux de Magnifique saindoux de3adlhbs, saison de 1889, En vente par : * Whitchead & Turner, Hie Hy GUERIFONT ou sc SOULAGERONT ETAT BILIEUX, HYDROPLSIT, DYSPEPSI PALPITATION INDIG EATON, -\u2014 - DU CŒUR, JAUNISSE, ACIDI ITE DE ERESIPELE, L'ESTOMAO, HERPES,*- SEOHERES ge GASTRALGIE, qui lu lui fit partie g \u2018gagnée.&, \u2014Continuoüs-fious ?demauda Ray- Be: après avoir réuni les billets de son As artuer aux siens.- LSE Pour toute réponse, Colonna tira de sa oche vingt mille francs qu\u2019il déposa sür la table, senc of Seine / Et la partie commença 1 \\ Dire ce qui se passait dans les groupes attentifs serait impossible; | La curiosité \u2018était bien près d'atteindre son paroxysme Pas un mot, Pas un souffle ne troublait le silence : on süivait chaque\u201d mouvement \u2018des deux adversaires, on chérchait à lire a avance sur leür visage les impressions que la vue de leür jeu pouvait exciter en \u2018eux, et l'on attendait anxieux, le résul- fat de cette lutte dramatiques X\"Enfin, un cri partit qui fit frissonner \u2018tous les assistants, Wee.& ow, Raymond venait de gagner pour la se- \u2018sonde fois, et sans manifester plus d'émotion, il ramassait froidement les vingt billets de mille francs de Colonna, + Ce'dernier était bléme.Une petite ulle d'écume brillait an coin de ses bvres pincées, vs Z-Coutinuons-nous ?répéta Raymond n battant les cartes.ar Pret {Non ! non ! assez intervint Mousseline Qui avait pitié du descendant des Républiques italiennes.w=.Tzreies = Æ Colonna eut \"un geste superbe et jeta uaran te mille francs sur le tapis.I n'avait pas prononté une parole.Sa Orge était Serrée ses yeux roulaient dans leur orbite, ses joues tournaient au vert.< SE i.Pour la troisieme fois, la partie recom- Piença.Bar Et, dans les premiers moments, la chance parut tourner.I = à Colontia marqua quatre points, sans que son adversaire en eût pris un seul.ph\u2019 A vouez, dit alors Raymond,\u201d avec le doux et fin sourire qui lui était familier, avouez que cette partie est vraiment inté- Tessante, + se en pestis de Æ \u2014 Sans doute ! sans doute ! répondit | machinalement Colonna ; voulez-vous me donner des cartes ?.@ Impossible.S'z-Vous avez beau jeu, à ce qu il pa- fait.\u2014d'ni le voi, \u2018et le point.* \u2014 Voyons cela.Raymoud montra son jeu La fortune lui revenait, - Quand il releva les cartes que son partner venait de lui donner, il ue put 3 empêctir de faire un mouvement, # \u2014Qu\u2019y a-t-il ?demanda vivement Co- nina qui l'observait.:,\u2014Ilya, répondit Raymond, que jai gncore gagné, Vous ( croyez ?* \u2014 J'en suis sûr.,\u2014C\u2019est ce qu\u2019il faut voir.eV oyons donc, monsieur, et jugez tous-même ! Æ Colonna demeura anéanti ; il avait per- iu, et Raymond reprenait un a uu les Quatre-vigts billets qu'il venait de ga- goer.$ Comme il allait les placer dans son Porterouil! e, il sentit une main se poser Bur son épaule.ï Il se retourna et aperçut Hector Beau- ieu.XII CÈ QUE C'ETAIT QUE LA NUBIËNNE æ=Ma foi, monsieur, dit Hector, quoi- jue jo H'aic pas l'honneur d\u2019être connu de vous, voulez-vous me permettre de Yous server la main 2 \u2014Avec plaisir, répondit Raymond, ais puis-je savOiF à quoi je dois cette bonne fortune.4 \u2014 A votre chance donc ?\u201c \u2014 Comment cela ?\u2014Eh ! sans doute, vous venez de me renger de mon plus terrible adversaire, il me mauquerait quelque chose si je ne yous reiuereiaig pas.i Raymond 8'était levé, pas nvec sou interlocuteur.\u2014li y aurait une manière de me re- Jhercier, dit-il qui me serait encore plus Agréable.; \u2014Laquelle ?.fit Hector.\u2014 A vez- -vous, ici, quelque chose ou quelqu'un qui vous reticune ?{ «Ni l'un ai l'autre.==Fin ce cas, vons êtes libre Ÿ \u2014Parfaitement, Il fit quelques 3g - SARE, \u201czB bien, si vous lo Youlez, nous pourrons partir ensemble, à pied,\u201d en\u2019cau- sank I .c\u2019est une pe cela.4, =Et vous acceptéz | # Je Je Suis À \u201ctout\u201d à Vous, : Les s deux jeünes gens se _séparèrent, et Räÿmond se disposait \u201cà aller \u201cBhlüer le duc quand un homie f fendit tout : a coup la foule des invités; et\" se dirigea\u201d précipitamment vers Palmares,\u201d qui catsait avec Colonna, £a #L'homme qui venait d'entrer, était Spavento.\u2026 Son Visage était pâle, ses cheveux en désofdre\"; sil passa sans remarquer Ray- Saf 50] mond que la construction de ses traits trappa, et qui s\u2019arréta pour le Tégardèr.Ce que Spavento cherchait, c'était le düc.: ve Fée Il arriva auprès de lui cud \u2018et hors & haleine.> .Le düc fronça le soureil à sa vue.:\u2014Patdieu ! que vous'est-il doncarrivé, monsieur Spaventoy demññda-t-il à° haute voix ; et d\u2019où vous vient sr air étrange que tous äpportez i ici ?ss 5 ; * \u2014Monseigneur, monseigneur, il faut que je vous parle, dit Spavento, en respirant avec force.\u2014Eh bien.je vous écoutes \u2014Pas ici \u2014 Pourquoi cela ?\u2014Dirons-vous de ce côté.mettons- nous à l'écart ; les choses que j'ai à vous dire sont de la plus haute gravité ! Le duc pensa qu\u2019il devait s \u2018être passé quelque chose de sérieux, et \u201ctout en conservant son attitude calme, il fit quelques pas, et s\u2019enfonça daus Jembrasure d\u2019une fenêtre.= \u2014Et maintenant, parle, dit-il; qu\u2019as-tu à m\u2019apprendre ?\u2014Je sors de chez la Nubienne, répondit Spaveuto, \u2014Tu l\u2019as vue ?\u2014 Non, monseigneur ; mais ce que j'ai vu dans Phôtel est plus effrayant ceut fois que tout ce que vous pourriez imna- giner, \u2014Qu\u2019est-ce done ?\u2014Uni cadavre ! \u2014Hein ! Un cadavre, SANS TETE ; vous entendez, monsieur le dug, sans tête ! eb qui porte, au -dessous du sein gauche, cette petite marque poire que vous connaissez, Un frémissement involontaire agita les lèvres du duc; et son regard s \u2018avrêta avec une sombre expression sur son interlocuteur, \u2018 - \u2014Tu as mal vu ! répliqua- t- il avec un ricanement; ce que tu rapporte là est impossible.Spay ento \u2018passa ses doigts crispés dans ses cheoeux, | \u2014-Impossible ! répondit-il d'un ton ardent : c'est aussi ce que je- me suis dit ; mes sens pouvaient avoir été trompés, je pouvais être ie jouet de quelque hallucination ridicule ; je l\u2019ai cru un moment.mais j'étais seul dans la chambre, j \u2018ai eu le tommps d'examiner à mon aise ; po je vous répète, et sur ma vie, je le jure, c'était bien une marque noire comme les autres et la marque était bien au-dessous du sein ganche, et pas autre part ! Le duc secoua la tête avec énergie.Cette femme ! dit-il avec l'accent de la rage ; quelle est cette femme ?\u2014dJe 'ignore, ~\u2014 it ce Bernhardt.\u2014Jinpéuétrable, Le duc eut un geste violents \u2014C'est Lien ! poursuivit- AL;il y alà un mystère inexplicable que je découvrirai à tout prix.\u2014Demain, nous irons tous les deux à l\u2019hôtel de la Nubienne.\u2014Ÿ songez-vous, monseigneur ?se récria Spuvento, } -\u2014Dewmain, je le-veux ; ne réplique pas et songe seulement à obéir, Spavento se tuf.À ce moment, du reste, Raymond venait de s'approcher _ pour prendre congé de lui, Mais au lieu de s'éloigner, après les banalités d\u2019usage, il se tourna tout à coup vers Spavento, comme si une pensée soudaine avait traversé son esprit.: z= \u2014Parbleu ! dit-il, je suis bien aise de vons rencuntrer, car j'ai un renseigne- meut précieux à vous donner.\u2014A moi ! fit Spavento, \u2014 Vous avez paru tantôt désireux de pénétrer le secret que semble cacher cette femme que vous appelez la Nubienue.\u2014En effet, nous nous en sommes entretenus aux italiens.\u2014-C'est cela même : eh bien ! en pas- saut a mon hôtel, avant de venir chez Mousseline, j'ai trouvé mon intendant, qui est l'ami de Bernhardt, et je lui ai demaudé les renseiguements que vous désiriez obtenir, -\u20141} vous les à donnés ?\u2014Aussi complets que possible.et je puis vous les redire.Spavento et le duc échangèrent un regard, et s'apprêtèrent à écouter.\u2014La N ubienne, poursuivit Raymond, sans paraître s\u2019apercevoir de \u201cl'intérêt avec lequel ses paroles étaient receuillies: la Nubienne est la fille d\u2019un puissant chef maronite : et elle s\u2019est vue obligée d'abandonner son pays, à la suite d\u2019une sédition dans laquelle son pére a perdu la vie.Se trouvant seule au monde, ne LE CULTIVATEUR San.Qulant accepter aucune consolation ds dique nature qu \u2018elle fût, ellé à \u2018adopté e Costume que Tous lui voyez, et s\u2019est mis à Voyager, Voilà deux années al 2 ge.\u2014 Moins qu \u2018elle méné Getto Existence.: =Et son pére est Mort?insista Spa- venta, \u20141la 4té décapité \u2014et c'est ici que gi (firme Ia bizarrerie de la jeuño femme; son d'père mort, elle n\u2019a Jamais pu se rési- giier à à s\u2019en sépar er, et après l'avoir fait cou hvenablement embauiner, elle voyage avec le cadavre raütilé, auquel, dans tous les s hôtels ( où elle séjourne, elle réserve utie chambre spécials\u201d placée ©xpressé- ments \u2018sous Ia Ja'garde du son inténdant, - \u201cEt \u2018maintenaûts.inonsieur Spavento, ajouta Raymond vous \u20ac oh Savez aussi long que moi sur le côniple de la Nubieïine, et vous pouvez en faire votre profit.- - Puis il salug courtoisement le duc, et gâghà là porte, sur le séuil- de laquelle il réjoignit Hector Beaulieü, : Le duc resta un \u2018moment troublé.2 F\u2014Que dis-tu de l'histoire du Maronite! demanda- t il aussitôt à Spavento, Celui-ci remua la tête en signe d\u2019incrédulité, > aC + 4} \u2014Je trouve l'histoire ingénieuse, mon- gneûr, répondit-i il; mais l\u2019intendant de notre jeuno homme a oublié une chose importante.# La\" marque noire, n'est-ce pas ?ZPrécigément.\u2014J'y pétisnis ¢ comme toi, ZEt j'en conclus, acheva Spavento, qu'il est urgent dé surveiller l\u2019hôfel des Champs- Ely sées,\u201d et \u2018qu\u2019il ne faut pas perdre de vue l'hôtel de Bade.\u2014Aürais-tu des soupçons sur Raymond ?+ A.\u2014Monsienr le due, j'ai des soupçons sur tout lo monde, Demain la Varlope ira s \u2018installer rue du Faubourg Saiut- Ho- nôré, et son Homme, stationnera sur le boulevard des Itallèns ; nous jouerons de malheur, si nous n'arrivons pas sous peu à un résultat satisfaisant, se PAR Pendant ce rapide colloque, Raymond était sorti en compagnie d'Hector, et, après avoir allumé un cigare, ils\u2018avaient pris, par la rue du Faubourg Saint-Honoré, la direction du boulevard.- Ce fut Raymond qui le premier, rompit! le: silence.© Je vous demaride mille pardons, dit- il à Hector, de vous avoir détourné sans motif bien sérieux, mais il ne faut en accuser que la sympathie très-vive que j'ai éprouvée pour vous, en vous rencontrant chez Mousseline.SE == .-\u2014Vous êtes tout exeusé, monsieur, ré- poudis Hector ; et moi-même je suis très heureux de vous counaîtres - \u2014Vous avez perdua avec tant de bonne grâce, contigua Raymond, qu\u2019en vérité ce calme, cette sérénité dans l\u2019infortune m'ont paru l'indice\u201d d\u2019un bon caractère.-\u2014\u2014Et vous ne vous trompez pas.\u2014 Le cœur ! c\u2019est encore ce que j'ai de mieux dans la figure : seulement il ne faut pas s\u2019y fier, et l'insouciance avec laquelle j'ai perdu unes billets de mille francs vient surtout de ce que je suis très endetté, ~ Comment cela ?\u2014Ali ! voilà, \u2014 en moins de deux années j'ai dissipé quelque chuse comme deux cent mille francs, et quand je me suis vu au bout du fossé, prêt à me lancer la tête la première daus l\u2019abîme, la Providence s\u2019ess présentée à moi, sous la forme du banquier Médina.\u2014Ab ! ah ! et que vous a dit cette providence d\u2019 une nouvelle essence ?sa Elle m'a teuu à peu près ce langage : indécis et XIV L\u2019ANNIVERSAIRE \u2014Hector, mon ami (c' est la Providence où le banquier Médina qui parle) Hee- tor, mon ami, tu es ruiné ; tu n\u2019as > plus même une pièce du pape dans ton escarcelle, et demain ta ressource suprême, et la seule honorable, sera le suicide., \u2014Diable ! \u2014 Eh bien, je veux te sauver, Tu as des dettes criardes, je les payerai : tu\u2018as vendu tes chevaux, je les rachèterai pour te les rendre ; tu aimes le jeu et les femmes.je te donnerai de I argent autant que tu voudras pour satisfaire ta pässion.Vous comqreenez si j'étais étonné d\u2019un tel langage : Et qu\u2019exige-t-on de moi pour foutes ces faveurs ?demandai-je 4 \u2014Rien, sinon le reçu régulier de toutes les sommes que je te prâterai- Ma foi ! c\u2019était trop.beau, j \u2019accepterai la proposition.Et voiza pourquoi je joue, et pourquoi ces dames ont encore pour moi quelque respect ! Raymond ctait devenu pensif et soucieux.\u2014Et vous ne vous êtes demandé, dit-il ce qui poussait Médina à vous gratifier de ses faveurs ?\u2014Je m'en serais bien gardé | \u2014I doit y avoir ude raison à ceg libéralités ?\u2014Probablement.\u2014Et vous ne l\u2019avez pas cherchéa \u2014A quoi bon ?Raymond se tut un moment, il était EE ort ému, on clit dit quelqus chose d\u2019anormal sé pässait en lui.r Enfin, il relava le front et attacha son gard sur son interlôcüteur.ce que ma dit le duc de Palmarès est vrai, reprit-il, vous \u2018êtes allié dé M, Guillemot ?\u2014Son propre neveu, répondit Hector \u2014Et je crois, toufours d\u2019 après le duc, \u2018que vous êtes mêmes son seul parents \u2014En effet, où voulez-vous ên venir, \u2014 De sorte que si, par impossible, Mlle Irène venait à mourir , c\u2019est vous qui hé- riteriéz de l'énorme fortuné des Guille- mob ?Hector fit un mouvement, \u2014Voyons ! voyons ! dit-il avec une sorte de défiance ; il me semble que pour une jeune homnie de vingt-deux ans, vous envisagez sfogulièrément les choses, \u2014 C'est à les regarder ainsi, répondit Raymond, que l\u2019on se fait.une juste idée des hommes.\u2014Ah ! ça.Ce n\u2019est pas pour moi que vous dites eela.Sur ma vie et sur mon honneur, monsieur, je vous le jure, \u2014A la bonne heure ! « \u2014 D'ailleurs, je crois que vous êtes fort mal avec M, Guilleinot, Z ZLe père Guillemot m\u2019aen horreur.Ce qui ne l\u2019eripêche pas, cependant, de m'\u2019adressër une invitetion chaque fois qu\u2019il donne utie soirée.- Et vous n\u2019y aller pas ?\u2014Jumais ! quoique j'en aie été pourtant bieii teijé.Mauls cette tentation tenait à une faison particulière, \u2014Laquelle, \u2014 C'est que les invitations dont je vous parle, et qui m'ont été expédiées tout l'hiver dernier, portaient mon adresse, écrite de la mäin même de Ma cousine.\u2014EIl\u20ac regrette de ne vous Voir ! \u2014Oh ! je ne confonds pas Irène daus l\u2019indiférence que m'idspire la famille.La pauvre enfant ! nous avons été élevés en- somble ; jusqu\u2019à l\u2019âge de douze ans, nous ne nous sommes pas quittés.Seuloment, moi je suis devenu ce que le père Guillemot appelle un mauvais sujet, tandis qu'elle est restée un bon petit ange bien innocent et bien doux.\u2014Alors vous ne savez rien de ce qui se passe rue Saint-maur ?\u2014-Est-ce qu\u2019il peut s\u2019y passer quelque chose ?\u2014 Peut-être.\u2014 Quoi done ?\u2014Retournez-y et vous ne tarderez pas à l'appendre.= oila que vous m'intriguez Vous m\u2019en dites trop ou trop peu.Raymond prit la main de son jeune compaguon dans les siennes, et le serra avec une eflusion sincère.\u2014 Vous faire la confidence de ce que je sais, y ajouter ce que je devine, répon dit il, serait vraiment beaucoup trop long et peut-être dangereux en co moment.J'espère Lien d\u2019ailleurs que nous nous revessaus et, dans quelques jours, il me sera permis d'etre plus explicite, \u2014 Vous voila chez vous je crois, répliqua Hector.\u2014Et mon intenéant doit m'attendre.\u2014Songez que je he vous tienspas quitte.\u2014 Je compte sur voire mémoire, mais je me fie encore plus à mon cœur.Les deux jeunes gens se serrèrent la main.Hector continua son chemin jus qu\u2019à la rue Richelieu où il demenurait, et Raymond entra à l'hôtel de Bade.Ainsi qu\u2019il l'avait dit, son intendant l\u2019attendait, et ce fut lüi qui vint lui ouvrir.\u2014Tu ne t'es pas couché, \u201cMichel | fit Raymond, en remettant son pardessus aux mains de ce dernier.\u2014Non, monsieur, répondit l\u2019inteudant.\u2014 Pourquoi cela.\u2014J\u2019avais à vous parler.\u2014A quel propos ?L'expression du visage de Michel devint tout à coup sérieuse et trisje.\u2014 Hier, répoudit-il, je n\u2019ai pu dire quo quelques mots à monsieur, dit Michel ; mais je ne voudrais pas laisser lanuit sans lui rappeler que c\u2019est demain l\u2019anniversaire! Raymoud se leva à demi, et un sanglot gonfla sa\u2019 poitrine, \u2014 Le 13 ! tü as raison, .\u2026 le 13 ! répon- dit-il d\u2019une voix sombre, et comme avec un frisson ; 1l faut que nous partions.\u2014Oui monsieur.\u2014Ÿ as-tü songé ?\u2014Tout est prêt.\u2014Et nous pourrons quitter Paris, \u2014À onze heures, par le train expresse, \u2014Bien ! bien tu me réveilleras a neuf heures ; et démain, nous saurons où m\u2019appelle la plus sacré et le plus douloureux de mes devois ! Michel salua nt sortit Quoique la nuit fût bien avancée, Raymond ne se coucha pas tout de suite.Et pendant quelques minutes, il se prit à réflécher à la nuit qu\u2019il venait de passer, et à ce monde singulier auquel il s\u2019était trouvé mêlé.Quand par hasard, les silhouettes de n Colonna, de Ricordi ou de Spavento, vé- naient à se profiler devant ses yeux, son visage prenait tout à coup une farouche expression, et son cœur se soulevait dans sa poitrine avec des rugissements de lion emprisonné.Mais cele ne durait pas longtemps 13 Prosque aussitôt l'image d\u2019Irène se préd sentait à sa peusée, et alors tout ce qu\u2019 il p avait en lui de jeune, & ardent, d\u2019 end thousiäste se fraoait une issue à travers ses aujrés préhiceupations ; et son front reprenait sa sérénité.¥ Raymond se sentait entraîné, malgré, lui, pour une pente insensible vers \u2018ant sentiment nouvedo, ignoré\u201d jusqu'alors et daüs lequel il puisait des jouissances inconnues 1 n\u2019avait jamais aimé encore, et au des son osprit, a l'espêce d\u2019éverrement de; tout sou étre, il comprenait qu\u2019il touchait à une phase imprévue de la vie, C\u2019est dans ces dispositions qu\u2019il se éou-i cha.Il était bien près de quatre heures] du matin.Le jour commengait poindre , Toutes les images qu'il avait entrevues dans sa rôverie, fottèrent encore pendant quelque temps autour deson chevet.Puis ges yeux se fermèteñt, et sommeil #\u2019 ein para de lui, Versneuf heures, Michel vintle réveiller.H sauta à bad do eon lit, s\u2019habilla à la hâte, prit à peine quelque nourritüre> < Michel se tenait debout, et attendait ses ordres en silence.La voiture qui doit nous conduire à In\u2019 gare est prête ?demanda-t-1l en finissañt de déjéuner, \"4 \u2014J'ai réfléchi, monsieur, répondit l\u2019i intendant ; et jecrvis qu\u2019il est imprudent de de prendre le train à la gare de Paris.\u2014Pourquoi cela ?\u2014On pourrait nous suivre, soupçonnet la direction que nous allons prendre et deviner peut être le but de notre y oyage.\u2014C'est bien invraisemblable.: ~\u2014Pas autant que vous le supposez, \u2014 depuis une heure ily a, à la porte de l\u2019hôtel, un mendiant estropié et je n\u2019y ai jamais vu, et qui me semble suspects \u2014Suit ! mais quel est ton projeu ?; \u2014d\u2019al fait venir un coupé, uous aurong l\u2019air de sortir pour aller en courses, et arrivés aux Champs-Élisées, avec quelques louis, nous déterminerons le cocher à nous mencr à la premicre station.\u2014 Comme tu voudras, \u2014Alors nous partons, \u2014Partons, Quelques minutes plus tard, Raymond et Michel disparaissaient au trot allongé des deux chevaux du coupé.: Aiusi que l\u2019avait dit l\u2019intendant, il y avait à la porte de l'hôtel un mendiant qui,d\u2019une voix lamentable, cherchait 4 apitoyer les passants sur ses infirmités.Il était là depuis une heuve.Mais à peive eut-il vu Raymond s \u2018élot- gner qu\u2019il tira un potit carnet de sa poche et y écrivit quelques mots au Crayons \u2014 No 10787, dit-il ; ve pas oublier ce renseignement ! Liintendan est malin, mais on est pas plus bête qu'en alee, et demain, nous gaurons où ils sunt aliés § x Xv LES REPORTERS DU DUC Le lendemain, vers deux heures ad l\u2019après-midi, le duc de Palmares, qui ve nait de déjeâuer, se promenait en fumant sous les allées de pare.Il faisait une journée délicicuse.Le soleil dont les jeunes feuilies des ar- \u2026 bres tamisaieut \u201cdoucement les rayons, tombait eu pluie d\u2019or eur le sable : les oi- scaux chautaient sous les charmilles, c'était partout une sorte de résurrection de toütes choses sous les tièdes haleines du printemps.Malgré lui, le due se sentait pénétré par les efluves de la saison nouvelle, les sombres pensées qui souvent agitaient soir sommeil, aux heures de la nuit, sétn | blaient avoir pris leur vol, comme ces orfraies que le jour épouvante.Et son ose prit rasséréné se trouvait au souffle d\u2019avril qui passait dans l\u2019air en le parfumants I avait donné l'ordre d'atteier sa vice toria ; le temps invitait à la promenade § il voulait faire un tour Je bois, \u2018 Mais au moment où il se disposait à rentrer à l\u2019hôtel, il vit venir à lui Spa vento, qui s'avenguit snivi à peu de diæ tance par un mendiant aux vétementa sordides, \u2014Monseigueur.dit Spav ento, si vom voulez bien le permettre, voici Gérousg qui a une communication importante & vous faire, Celui que Spavonto venait de désignef par | le nomde Gérôme, n\u2019était autre que l\u2019homme que nous avons préc nt au leg?teur comme le mari de la ertepe, #4 11 fit quelques\u201d pas, et se trouva en pré- seute de Palmarès.A = Voyons, dit ce dernier ; tu as à me parler.A quel propos ?\u2014 A propos du jeune homme, Raymond ?\u2014Oui, monseigneur.\u2014Que sais-tu sur son\u201dcompte ?\u2014Voici.hier, vers onze heures, je n\u2019étais installé à Ia porte de l'hôtel de Badd, : avec l'intention d\u2019y passer ma joür- née pour voir ce qu\u2019on y faisait, lorsqûe à l'air affairé de l\u2019intendant, età certaines dispositions qui me parurent suspectes] je tne doutai que l\u2019on se préparait à un voyage.\u2014Un vooage ?Mais Raymond n'y g 14 7 LE CULTIVATEEUR Lit aucune allusicn, dit le due.Le mendiant reprit : \u2014Ce qu'il y a de certain, dit-il, c\u2019est que je ne m'étais pas trompé, À onze aeures moins cing, je vis arriver un cou- pô à deux chevaux ; le jeune hontme et son intendant y prirent place, et fouet- ze cocher ! Le coupé eut bien vite disparu par la Chaussée-D'autin.\u2014Où allait-il ?\u2014Je n\u2019en savais rien et il'm\u2019était difi- zile de le suivre, sans donner l'éveil, d\u2019autant qu\u2019il allait hon train : seulement, j'avais retenu le numéro du sapin, et avec za, il v avait de la ressource.\u2014Eufine .\u2014Enfin, ce matin, vers huit heures, y Ai apercu un coupé qui me sembla bien avoir la torture de celui de la veille.Il était couvert de poussière, les chevaux paraissaient éreintés, et le cocher dormait comme un sénateur sur son siére, Je m\u2019approchai du concou, et je vis qu\u2019il portait le numéro 10787.\u2014 C'était le tien \u2014-Commie Lous dites, monsieur le duc et cette fois, je le pigaie de façon à ce qu'il ne m'échappât plus.Bref, et pour ne pasfatiquer l\u2019attentiondemonseigueur, j'ai appris du cocher qu\u2019il avait conduit son chargement à Maisons, et qu\u2019il avait au bon billet de centfrancs pour sa course \u2014 C'est tout, fit Palmarès.\u2014Oui, monscigueur.\u2014Cela suflit, Spavento, donne un louis à cet homme, et qu\u2019il s\u2019en retourne parle chemin qu\u2019il a pris pour venir.Cependant Gévrôme avait.reçu le louis promis etil ne faisait pas nine de vouloir s'éloigner, : Le duc fronça le sonicil \u2014Qu\u2019y a-t-il eaifcore ! demanda-t-il avec impatience.\u201c \u2014Pardon, monseigneur, répondit Gé- come, c\u2019est que je ne suis pas venu seul.- Qu'est-ce à dire ?\u2014-C\u2019est à dire, que la Varlope et moi, nous nous sommes rancontrés en chemin ; vu l'avait chargée de surveiller l\u2019hôtel du feulourg Saint-Honoré, et je crois qu\u2019elle r aussi des choses importantes & vous rapporter Le duc fit un geste qui voulait dire de laisser approcher la Varlopcee Et éelle-ci s'avança, toujours longue, efflanquée, famélique mais la démarche grave et digue.\u2014C'est vous, dit le due, Spavento avait envoyée rue du Faubourg Saint-Honoré, \u2014Oui, monseigneur \u2014Qu\u2019avez-vous vu ?-\u2014Pendant lw journée d\u2019hier, rien qui soit intérossant,- [a princesse est allée au bois de cinq heures à sept, et elle est rentrée à l'hôtel, et toute la nuit s\u2019est passée sans accident.Seulement, ce matin il y a cu quelque chose, :\u2014 Quoi donc ?\u2014-Vous connaissez peut-être l\u2019intendant de Ja princesse., \u2014Bernhards.?* \u2014C'\u2019est cela.Eli Lien, ce matin, vers neuf heures, je l'ai vu sortir de l\u2019hôtel on costume de voyage, et avec un petit sac de cuir en sautoir., \u2014J1 partait ! -
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