Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 2 novembre 1889, samedi 2 novembre 1889
[" tu i, de $ Jpg à I deu Cy ep Ho iy yy dom, Le lente k Lung, a gp ls bry 34 den] ug ché était conisant remarqué Mesure verte, tank, Ja da peu du dû 8 que si ung eho De odeu dai cop: ne de voeux el que ja diam, jo 5 lool jomodérd à hyper ui droit vie th a i a detont ance : qu 3 fos que x sabite god de zu di Je té Sil de de ini soil ib Tinguals og ni I th un aot 2 ir or\u201d QUEBEC, SAMEDI, 2 NOVEMBRE 1889 16e ANNÉE No.18 ABONNEMENTS : ANNONCES: Par an (d\u2019avance).\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.s.\u2026.\u2026.$1L.00 Première insertion.seeseees so 190L$ Payable dans le cours de l'année.$1.50 Autres insertions.c.o00u.05 Pour pouvoir discontinuer, il faut payer les arrérages et avertir au moins quinze lours avant l\u2019expiration de l\u2019année, ou ien refuser lo journal, Le Canadien, quotid.par an.,.wees $5.00 semi-q., * arenes $3.00 U Erénement, journal populaire.$3.00 Edition Hebdomadaire du CANADIEN Naissances, mariages ou décès.25 \u201c \u2014 Les annonces suivrntes seront insérées pour UN CENTIN le mot: = Demandes d'emploi, demandes de da mestiques ou employes.Annonces pour chambre ou pension.TI.ISRAEI,TARTE Editeur-Propriétaire } Des Montres Des Horloges, Des Manchons.Des Boas, Das Gants.Lisez avec attention ef mettez-vous à l'œuvre sans retard \u2014 CAR TOUTE PERSONNE QUI M'ENVERRA Pour DIX abonnements au \u201c Cuitivateur,\u201d Le Grand Journal Hebdomadaire de Neize Pages AURA DROIT, A SON CHOIX 10.À une magnifique Montre S iisse en nickel, à remontoir, et avec cadran en émail.Le prix de cette montre est de $5.00.A un Boa d'Ours d\u2019Australie, noir.A un Boa de Chèvre de Russie, couleur Ecureuil: - A un Manchon de Chèvre de Russie, noir.A un Maachon de Greenland Seal.A une splendide paire de Gants à conduire les chevaux, l'hiver.20.Jo.tojo.Jo.eer er rr QUICONQUE M'ENVERRA Pour CINQ abonnements au \u201c Cuitivateur,\u201d \\ura droit à une petite Horlsge Chronomètre valant $2.00 2\" La Montre et le Chronomètre que j\u2019offre en primes sont gavantis pour un an par la maison CYRILLE DUQUET.#7 Les Boas, Manchons, Gants, sont d'excellente qualité.Des échantillons de nos primes seront visisies aux Bureaux d\u2019affaires du CANADIEN et du CTLTIVATEUR, 64 rue St-Pierre, EBasse-Ville.et aax bureaux de rédaction, 38 rue de la Fabrique, à partir du fer Novembre.Les primes seront expédiées franc de port et on bon ordre à quiconque y aura droit Les personnes qui s'abonneront à nos ageuts recevront aussi par la malle l\u2019un des cit portraits de Lord Stanley de Preston, de Sir Hector Langevin, de Sir A.P.Caron, de M.Laurier ou de M.Chapleau, à leur choix, QUEBEC SAMEDI 2 NOVEMBRE 1889 IAVENIR II ne manque pas de gens, à l\u2019heure présente, qui s\u2019effraient de la tournure que prennent les choses dans la politique du Dominion.Il existe un malaise profond, une défiance réciproque entre les différentes races, qui peut bien inquiéter tous ceux qui ont à cœur l\u2019unité canadienne.Je ne parle pas de ceux qui ne voient dans la Confédération que la province de Québec.Certes, j'aime autant que qui que ce suit cette province, dont j'ai fait ma patrie adoptive, et dans laquelle j'ai tout mis, ma famille, mon chez moi, mes espérances ; mais, comme citoyen d\u2019un pays, dont la province de Québec n\u2019est qu\u2019une partie, comme Canadien ayant foi dans l\u2019agrandissement et le progrès de la Puissance, J'ai le droit, le devoir m\u2019iucombe de resarder au-delà des limites de ma province, pour voir si, étant donnée la coutinuation de ce qui se passe actuellement, Québec pou: ra rester uni aux autres provinces, et si nous cou- contribuerons à former une nation, uu peuple.J\u2019ai toujours nourri l\u2019espérance que la Confédération n\u2019était qu\u2019un acheminement vers un état meilleur, et c\u2019est, je crois, l\u2019idée qu\u2019unt eue les Pères de notre constitution, Sur ce sol libre de l\u2019Améri que, nous ne pouvons toujours rester une colonie ; l\u2019enfant graudit et devient hom- ute ; Vient un temps où le joug paternel, si léger soit il, lui pèse : il s'émancipe, il s'élauce dans le monde en hotume libre, combattant les obstacles par ses seules forces et jouissaut pour lui seul de ses triomphes et du fruit de son labeur, H en est de même des peuples D'abord petits et faibles, ils ont besoin de la protection de la nation dunt ils sout sortis, mais en grandissant, en prenant de Vex- pausion, ils désirent l\u2019indépeudance qui leur donne le droit de preudre place parti les nations de la terre, de faire seutir leur influence et de régler eux- mémes leurs rapports avec leurs voisins, La réalisation de ce désir devient bientôt uns nécessité, Mais pour obtenir l\u2019accomplissement de cette grande ceuvre, il faut d\u2019abord et didérents membres de ce grand corps, il vers le même but commun.| -» La constitution qui nous a été donnée en 1867 n\u2019a fait disparaître n1 les diifé- rentes races qui vivaient séparées dans les Provinces, ni les croyances diverses ; mais elle réunissait dans un seul tout nos intérêts, nus moyens de parvenir, nos énergies ; elle jettait les bâses é\u2019une société dont les membres, tout en conservant leur entière indépendance sur Certains sujets, pouvaient, en travaillant ensemble, parvenir au but commun.Je ne vois pas de preuve plus convain- cunte de la vérité de mon assertion que ce qui se passe aux Etats-Unis, Que de diversité de races, de croyances, de mœurs, -de langues ! À côté des temples protes- tauts s'élèvent de magnifiques basiliques où chaque jour on prèche dans vingt lau- gues différentes les vérités de la religion catholique.L'allemaud couduie le fran- \u2018cars ; l'italien Panglais, le Scaundinave lut- itent avec le Yankee pour l\u2019influence, la position, la ricliesse ; et cependant quel ensemble magnifique ! Aujourd\u2019hui, dans toutes les cours, l'ambassadeur des Etats- Unis est traité comme le représentant de l\u2019une des nations les plus grandes, les pluë fortes, les plus prospères de l\u2019univers, Il y a à peine cent ans, les Etats-Unis n\u2019avaient bi le prestige, ni la population ni la richesse dont nous pouvons aujour- d\u2019bui nous vanter avec raison.Et qu\u2019est- ce que cent ans dans la vie d\u2019un peuple.Nous avons depuis 1857, fait d\u2019immenses progrès Nous sommes dans la bonne voie, Mais il s\u2019agit de s\u2019y maintenir.Nous sommes maintenant majeurs.Sonnnes-nous assez raisonnables pour traverser cet âge critique qui conduit à l\u2019âge tout patriote, daus le sens vrai du mot, doit ardemmeut le désirer ; il doit faire plus, il est tenu de travailler de toutes ses forces pour le bien commun.L\u2019uuité cauadienne est menacée il n\u2019y { BUREAU : n\u2019est qu\u2019un symptôme violent du mal dont nous souffrons.Ce mal, c\u2019est l\u2019autago-' nisme de la race anglo-saxonne contre la race française.Ontario est bouleversé par les-appels au fanatisme religieux, par les discours tanatiques contre les jésuites; maiesendons la plaie, que trouvons-nous ?Une antipathie à tout ce qui est français.Ce sentiment se traduit au dehors par des paroles et par des actes sur lesquels ils ne peut y avoir de doute.Des jésuites, on a passé aux écoles françaises, aux écoles séparées.L\u2019agitacion dépasse les bornes d\u2019Ontario ; elle envahit le Manitoba, : au Conseil des territoires du Nord-Ouest, on vient de dévréter l\u2019abolition complète dela langue française comme langue officielle, Et qu\u2019on ne nous dise pas que l\u2019agitation ne trouve des suppots que dans le camp des conservateurs ; il est vrai que cclui qui par ses talents,son prestige, sa pusition, en est devenu accidentellement le chef, est un couservateur, mais MM.Greenway et Martin sont des grits de la plus belle eau et MM.Barron, Charlton, Cavan n\u2019ont jamais, à ce que je sache, marché dans nus raugs.Non, les fanatiques qui prêchent aujourd'hui l\u2019ostracisme des français catholiques, ne con- naisseut pas de parti ; ils n\u2019obéissent qu\u2019à un seutiment : le désir de voir l\u2019élémeut auglo-saxou duminer partout dans le Dominion, .| La conséquence de ce mouvement né- fuste, c\u2019est que s\u2019il prend de la consistance en sortant des sphères étroites où 1l à pris naissance et s\u2019est manifesté jusqu\u2019à ce jour, s\u2019il atteint des régions plus élevées, il entraînera la perte de nus plus chères espérances et la ruine de la coufé- dération.Car du moment qu'il sera avéré que nous ne pourrous plus parler notre langue, qu'il-ne uous sera plus permis «du pratiquer notre Teligion avec toutes les garanties de la tiverté: la plus entière, nous briserons.une ünivn qui aura été contractée sous de faux prétextes, } Ce danger, il ne tient qu\u2019à nous de l\u2019éviter.Nous sommes allés trop loin, re-| venous sur nos pas.Jusqu\u2019en 1885, nous avons vécu en paix avec uos voisins d\u2019autres croyatices et d'autres origines.L'harmonie regnait entre nous et nous marchious rapidement vers la consolidation des éléments divers qui existent en c« pays.Mais 1885, l\u2019a- surtout, l'union et l'harmonie entre les.faut que tous les efforts soieut dirigés {du mal, Ia cause de la crise qui sévit au- \u201cjJourd'hui.mur, à la virilité?Tout vrai canadien, | gitation Riel, les discours incendiaires de M.Mercier, la fondation du parti national, le réveil d'un sentiment ultra fran- Çais et ultra-québecquois, voilà la source Des voix autorisées dans le Manitoba, dans Ontario, nous en ont averti dans le temps.On nous a dit que les exugérations appeleraient des exayé- rations, que le fauatisme réveillerait le fanatisme ; ceux qui dirigeaieut alors l'opiniou publique en cette province n\u2019ont fait aucun cas de ces sages avertissements.Ils peuvent aujourd\u2019hui contempler leur œuvre.; Pour ceux qui ont voyagé dans le Haut- \u201cCanada, «près les assemblées du Champ- de-Mars, il n\u2019est pas étunnaut de voir ce qui se passe aujourd\u2019hui, Ouutario avait envoyé la fleur de sa jeuuesse combattre un homme qui avait voulu déchirer le drapeau canadien, et de retour dans leurs fuyers, ils entendent dire que l\u2019on veut arracher au juste châtiment de ses crimes celui contre qui ils étaient allés combattre, non pas parce qu'il est innocent, mais parce qu\u2019il coule dans ses veines quelques gouttes de saug fraugais\u2014M.Mercier l'appelle son frère, on exalte ses vertus, on l\u2019adopte comme canadien français.Peut-on s\u2019étonner que ce faux nationalisme ait fait naître un autre nationalisme, que ce fanatisme ait enfanté un autre fanatisme ?Mais depuis, on a jeté de l\u2019huile sur le feu.M.Mercier ne perd jamais une oc- sion, en chambre, sur les hustings, dans sa presse, de chauffer à blanc le sentiment québecquois, si je puis m'exprinier aiusi, A Pencintre du sentiment canadien.Pre- | nez sesdiscours sur ledésaveu de la loi des Magistrats, sur la conversion de la dette, !gur la fête de St Jean-Baptiste, partout la inême note : il faut marcher sur tout ce qui est anglais.; C\u2019est dur à dire, mais c'est vraie dienne?Non, nous n\u2019hésitous pas à le dire, Nous voulons que la confédération vive, nous sommes, comme l\u2019a dit M.Laurier à Turonto, loyaux envers la confédé ration ; nous l\u2019acceptons comme un ache- :chaine session de Québec.dernière avant les élections.Est-ce là le sentiment de la race cana- | 30, rue de la Fabrique, Québec.ï « pas &en douter.L'agitation anti-jésuite minement vers le progrès de notre pays.Nous devons en finir avec ces appels constants aux préjugés malsains, au fanatisme.que tous les hommes bien peu- sants réfléchissent et qu'ils s\u2019unissent pour bannir de notre politique ceux qui n\u2019y ont apporté que des désastres, la dég- nion, la manifestation d\u2019idées malsai- saines, destructives de la confédération canadienne, TH, CHASE CASGRAIN Il faut s'attendre à voir voltiger les subsides au-dessus des comtés à la pro- Car c\u2019est la \u2014 Le correspondant parisien de la Patrie fait un grand élogs du groupe exposé par notre compatriote Hébert à l\u2019exposition de Paris.pes On annonce de Winnipeg que le procureur général Martin va sortir du gouvernement du Manitoba, à cause de différends qui existeraient parmi les membres du cabinet, M.Cloran fait du potin dans Manitoba s\u2019il faut en croire quelques-uns de nos confrères.Ce fonctionnaire est d\u2019une nature excitable et irréfléchie.Il était facile de prévoir qu'il s\u2019emballerait.L\u2019Electetr sait fort bien que le gouvernement fédéral n\u2019a pas pour mission de s'occuper de chosés provinciales comme la disette de la Puinte-aux-Esquimaux, A chacun son rôle.M.1e juge Rouleau a demandé à lag semblée du Nord-Ouest de référer la question de la langue française à l\u2019électorat, au lieu d\u2019en décider comme cela da but en blanc la suppression.\u2014 Plusieurs membres du clergé organisent une excursion à bon marché de Montréal à Baltimore à l\u2019occasion des fêtes religieuses qui auront lieu dans cette dernière ville.es On dit que les propriètaires de steamer qui font le service entre la Colombie Anglaise et la Chine ont donné avis als compagnie du Pacifique Canadien, qu\u2019à partir du 22 courant, ils ne transporte- rout plus d« passagers ni de fret, Cela vent pratiquement dire que les steamers en question ne tieudront plus cette ligne et que le commerce entre le Canada et la Chine devra se faire vi San Francisco, -\u2014\u2014 Veut-on un aperçu des prix que peu vent atteindro les grands vins ?Ilya quelques jours, un Héliogabale milion- naire a payé, dans une vente publique, du châteeu-yquem de 1858 à raison de $15 ln bouteille.Le mois dernier, un négociant de Francford-sur-Mein a vendu à un Américain deux cents bouteille de johannisberg I861, au prix de 105 marcs, soit $26.25 la bouteille.C'est pour rien ! A la convention de Nicolet qui s\u2019est occupée de la construction du chemin de fer de la rive Sud, c\u2019est-à-dire au prolon- gvment de l'Intercolonial de Lévis jusqu\u2019à Montréal, l'on a donné lecture d\u2019une lets tre d\u2019adhésion de Monseigneur Gravel.Sa Grandeur souhaite que le chemin de fer du Sud se construise, car Ele espère que cela aura pour effet d'empêcher um grand nombre de nos compatriotes d\u2019émai- grer aux Etats-Unis.\u2014\u2014e\u2014\u2014 Il vient de se constituer à Londres ur société par actions, qui cherche à aceape.rer le monopole du pain.Cette sncié# veut acheter 277 boulangeries.Eile pretend disposer d\u2019un cupital considérable, , de sorte que, après l\u2019achat des boulangeries en question, elle disposerait encore de fortes sommes pour les frais d\u2019exploitation.Cette nouvelle association porte le nom de * Bread Union\u201d (Union du pain).OR PLAQUE SOLIDE Afin d'introduire nos montrer AG et autre bijouteries pour 60 jour: A fous envoierons ce beau jout 2 X ji d'orfin plaqué à aucune adress« Le) 2) (9 sur reçu de 32 cent en timbre di LA ONE Post; 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juge À la cour dus Common Pleas, M.Thomas Alison (républicain); juges à la City sourt, MM.Joseph E.Newberger (démocrate) et Frederick G.G.Gudney, (ré- ublicai::); Register, M.William H.llamy.(républicain); président du Board of Aldermen, M.Charles J.Canda démocrate).On salt que le pape avait créé récem- nent trois cardinaux français, les arche- rêques de Paris, Bordeaux et Lyon.L'archevêque de Bordeaux est mort wns avoir regu de Léon XIII le chapeau touge, itsirne de la diguité cardinalice.Les deux survivants, Mgr Richard, æchevêque de Paris,et Mgr Foulon, æchevêque de Lyon, vont se rendre à Rome, et Léon XIII leur imposcra le hapeau en consistoire.On dit que ls pourpre cardinalice sera ccordée avant la fin de l'année à Mgr Fhomas, archevêque do Rouou, i POLITIQUE FRANCAISE La Presse de Paris, qui a pour directeur politique M.Laguerre, député boulangiste très en vue, publie snr les choses de France des articles très bien faits ; ils sont si intéressants et d\u2019uu style si alerte, que nos lecteurs nous sauront gré d\u2019en reproduire quelques-uns de temps à autre.Celui que nous donnons aujourd\u2019fiui nous parle du Palais Bourbon, des nouveaux députés, de co qui se dit dans les couloirs, des intrigues qui se commettent, etc.,etc.C\u2019est joli,enlevé.Lisons plutôt : LE DESSOUS DES CAKTES, LES HOTES DU PALAIS BOURBON Les nouveaux députés à la Chambre.Ce qui se dit dans les couloirs.\u2014Potins et intrigues.\u2014Le réve et les machinations de Constans.\u2019 La nouvelle législature n\u2019a point encore abordé sa tâche.Le Palais-Bourbon est actuellement envahi par les néophytes du parlementarisme ; ils ont frauchi fe pont de la Cou- corde, la plupart à la façon des gens qui viendraient pour la première fois visiter l'Exposition.Les gardiens de la paix leur ont dit : \u2018° C\u2019est en face, il y a une grille ! \u201d Et, après avoir hésité entre le palais législatif et le ministère des affaires étrangères, ils sont entrés timidement dans la maison où l\u2019on fait des lois et dont bientôt ils connaîtront les moindres détours.Puis, ils ont fait le choix de la place qu\u2019ils occeuperont dans l\u2019hémycicle, -\u2014l\u2019endroit précis où ils se proposent de lancer les interruptions susceptibles de stupélier le suffrage universel, ils ont fait aussi le voyage de la rive gauche tout exprès pour aller retirer leur \u2018carte de libre parcours sur les chemins de fer, ce qui témoigne tout au moins des préoceu- pations pratiques.Mais la Chambre n\u2019est pas convoquée.Le gouvernement ne se hâte point d\u2019itvi- ter nos \u2018\u201c honorables \u201d au travail.Aussi bien, la période électorale a été si ardente que le repos a tous est bien nécessaire, \u2014 et l\u2019Exposition n\u2019a pas dit son dernier adieu à la foule accourue de: ses admira- | tegrs, LA FORMATION DES GROUPES Néanmoins.si les \u2018\u2018 nouveaux \u201d ne se sont point initiés encore à l'existence tourmentée des couloirs, les élus de la veille, les vieux chevaux de retour du le terrain des prochaines escarmouches.Déjà quelques divisions se dessinent.Des intrigues de couloirs se manifestent.Il y a que'que chose dans l'air comme l'indice de nouveaux cadres qui se forment.- La tendance des groupes s\u2019aceen - tue.; ty M, Léon Say parait appelé a présider le groupe du centre gauche, des modérés, des républicains à l'eau de rose, couserva- teurs et admirateurs discrets de la politique des tripotages, du népotisme et des expéditions coloniales désastreuses.Blackboulé, Jules Ferry ; vive Léon Say! disent les opportunistes.\u201c Ceux-ci formeront cependant groupe à part, la gauche opportuniste.Mais la gauche et le centre gauche sont si aitna- bles voisins que la frontière entre eux est presqu\u2019imperceptible, Voici ensuite les radicaux de gouvernement, ou le salon des candidats au portefeuille, traînant à la remorque des Flo- quet, des Lockroy, voire des Clémenceau, tout le cortège des petits grands hommes incompris, hommes d'Etat insoupçonnés, illustrations méconnues dont le rêve est de pouvoir faire imprimer sur le bristol de leurs cartes de visite : ** ministre de ceci \u201d ou \u201c\u201c ministre de cela.\u201d Peu importe \u2018\u2019 ceci\u201d ou \u2018\u201c\u2018cela\u201d pourvu que \u2018\u201c ministre y soit | Et l\u2019on peut être as- suié que dans ce groupe là, on fera tout tout ce qu\u2019il faut pour que \u2018\u2018 ministre \u201d y soit, \u2014sur leurs cartes de visite, comme sur les feuilles d'émargement du budget.L'EXTREME GAUCHE La gauche radicale groupera autour de MM.Millerand, Hovelacque, otc., les radicaux et les socialistes plus ou moins intransigeants.Ce sera uue sorte d\u2019ex- tréme gauche.Puis, la droite se subdivisera peut-être en quelques groupes plus ou moins intransigeants.Enfin, nos amis du Parti national iront siéger, compacts, unis, sur les flancs élevés de la Moutagne, là-bas, à l'extrême gauche, et bien à l'écart de toutes les compétitions, de toutes les rivalités qui s\u2019uviteront à leurs pieds.Telles sont les grandes divisions qui semblent révéler, dès à présent, les dispositions des esprits.Ceci n\u2019a qu'une importance secondaire, er somme.Les prochaines séauces légis- lag we nous fixeront a cet égard d\u2019une mAanigre piv vrécise, et il est hien évi- dens que les ovénements peuvesd asta fiet les cadres politiques et suaciter tels ou \u201cels groupements qu\u2019il est impossible ep 30 moumeut de prouostiquer.Mais à côté de ces intrigues sans grand intérêt, il en est d'autres, plus significatives, qui se produisent, LE LARRON DANS LA COULISSE Si Constans s\u2019est retiré dans ses propriétés de l'Aveyron en faisant annoncer sa villéginture à grand renfort de réclame dans les colonnes de la presse soumise, il ne faudrait puiut croire, toutefois, qu'il prend un repos absolu.De loin, alors que puur tout le moude, il paraît vouloir oublier dans le calme paisible de ses vacances les fatigues ot les énervements de la lutte dernière, il observe, il épie les moindres incidents de la polémique parisienne.De loin, il ue se repose pas; il agit, il tient les fils de ses intrigues et il en étudie les effets.Nous savons quelle est son ambition.La presse soudoyée a su chauter ses louanges sur tous les tons et sur tous les rythmes.On l\u2019a représentée comme le véritable sauveur de la République, et l\u2019on a conclu que le maintien du gouvernement s'imposait à la confiance de la Chambre prochaine.Ce n\u2019est que la première partie de la pièce en répétitions.Le second acte, le plus important, doit fournir l\u2019apothéose de Constauns dans la présidence du conseil, \u2014avec à l'arrière plan, la chute lamentable de l\u2019horloger Tirard, dont le mécanisme n\u2019est décidément point à l\u2019épreuve du temps PREMIER MINISTRE Le saucissionnier songe à devenir dans l\u2019histoire de ces années de hontes parlementaires, le grand électenr.Les lauriers cuelillis naguère par Gambetta ornent les rêves du faux député de Toulouse, et lui aussi, veut faire un grand ministre.L\u2019histoire lui prêtera-t-elle l\u2019envergure de l\u2019autre ?Sans être l'ennemi de Constans, on peut en douter ! Or, tout ce qui se dit tout bas.tout ce qui se chuchotte à l'oreille, toutes les confidences que recueillent les seins indiscrets des parlementaires s'agitant parmi les couloirs du Palais Bourbon convergent ,vers ce seul but ; le rôve de Constans, A MONTMAGNY Quverture de 1a Cour Criminelle A l'ouverture de la cour criminelle de Montmagny, vendredi, l'honorable juge Pelletier à parlé en ces termes : \u2018Messieurs les grands jurés, Appelésà présider la grande enquête de ce district - vous devez être.fiers de us | votre mission.parlementärisme préparent - sourdement | La fin de la société civile, c\u2019est d'assu- reràses membres la tranquillité et le bonheur temporels par la protection des bieus et des personnes.Les droits et les devoirs de l\u2019homme envers Dieu, envers lui-même et envers ses semblables, ainsifque l'acquisition et la possession des biens terrestes, sont régis par les lois naturelles et par les lois civiles ; c'est donc à la société civile d\u2019as- \u2018surer la sanction de ces lois comme moyen indispensable d'arriver à sa fin, Sentinelle vigilante, elle doit surveiller et protéger les citoyens afin de punir promptement le coupable, réparer l\u2019injustice et prévenir le crime : ce sont là ses limites et ses devoirs qu\u2019elle exerce tous les jours par le canal de ses tribunaux chargés de l\u2019administration de le justice, Or, à cette heure, vous faites partie du tribunal qui a pour mission de rechercher le crime daus ce district afin qu'il soit puui ; vous venez prendre part à l\u2019administration de la justice en matière criminelle dans notre pays.Cette charge est honorable saus doute, mais aussi elle eat pleine de grandes responsabilités, car, vous ne devez pas l'ignorer, donner a chacun le sien, est toujours un devoir fort difficile à remplir.Liés par la loi dans l'exercice de vos devoirs, vous l\u2019êtes aussi par le serment solennel que vous venez de prêter devant Dieu et devant les hommes.Ce serment comporte que vous agirez promptement, fidèlement, sans crainte ni faveur, en un mot, suivant la vérité, d'après la conviction de votre conscience éclairée par la preuve qui va être faite devant vous.Il y a trois ans et demi que le corps du grand jury n\u2019a pas été convoqué ici ; c'est uu bon point en faveur de la moralité de ce district.On a cru nécessaire de vous appeler pour examiner sans délai certains actes d\u2019accusations.Il s'agit d'offenses contre la personne et contre la propriété et dont la plupart ne paraissont pas très graves, Dans l\u2019accomplissement de vos devoirs rappelez-vous lo que vous ne devez examiner que les actes d'accusations que la couronue devant vous, 2o que vous n\u2019entendrez pas sans un ordre du tribunal d'autres témoins que ceux mentionués au dos de l'acte d'accusation, 30 que chu- que témoin doit-être assermenté par votre chef qui écrira ses initiales au dos de l\u2019acte d'accusation en regard du nom de jury, que dans le cas contraire, il doit écrire au dos de l\u2019indictment : no bill ou accusation non fondée, ainsi que sa signature et sa qualité de chef, 50 que pour rapporter une accusation fondée, il n\u2019est pas nécessaire que vous examiniez tous les témoins indiqués sur le dos de l\u2019indictment, si vous êtes convaincus plus tôt que que l'accusationest fondés, mais que dans le cas de no bill, accusation non fundée, vous devez avant de faire rapport examiner tous ces témoins, Go que vous n\u2019êtes pas ici pour faire le procès de l'accusé que vousnedevezexamineretente ndre que la preuve contre le prisonnier pour vous assurer s\u2019il y a matière à procès, sil\u2019offense et la culpabilité sont probables, 7o que nos délibérations doivent être tenues secrètes dans notre propre intérêt et dans celui de la société, 80 enfin, que personne n'a droit être admis en votre préseuce sans permission, sauf l'avocat de la couronne et les officiers de la cour si vous en avez besoin Jusqu'à nouvel ordre, vous ne serez assistés que par M.P.R.Mar- tineau, l\u2019un des greffiers de la couronne, qui seul a la permission d'assister à vos délibérations quand vous eu aurez besoin.Je ne doute pas que vous êtes, comme vous avez dû l\u2019être toute votre vie, déterminés à respecter votre parole jurée ; mais, malheureusement je ne puis 1m\u2019empêcher de répéter devant le nombreux auditoire que je vois ici le regret et les plaintes amers exprimés si souvent par ceux qui sont chargés d'administrer la justice, à savoir, que l\u2019on ne respecte pas assez le serment.Accoutumé à prêter trop souvent le serment, l'homme finit par y attacher peu d'importance, quand il ne s\u2019en sert pas pour tromper.Tromper avec le serment Ÿ Quelle criminelle stupidité que de s\u2019imaginer que l\u2019on puisse tromper Celui qui sonde les cœurs et voit clair] dans les consciences les plus noires ! Apprenez tous que le serment est un des actes les plus importants de la vie, qu\u2019il impose des devoirs graves comme il peut conduire à des châtiments terribles.Vous le savez, le mensonge joue un trop grand rôle dans le monde ; c\u2019est le levier le: plus puissant pour soulever.N'est-il pas vrai que trop souventle mensonge est le lovier puissaut pour soulever les préjugés funestes, une base solide où s\u2019assied et grossit la fortune, que l\u2019industrie l\u2019honore par ses contrefaçons et le commerce par sa réclame reteutissante et ses promesses si luisantes ?Nous le trouvons partout, jusque dans notre nourriture quotidienne, falsifiée, adulterée, sinon empoisonnée par l ambition féruce de faire de l\u2019argent.N\u2019est-il pas à propos de signaler ces abus à la probité publique pour les faire combattre et poursuivre avec l'énergie ?En tout temps la cour et ses officiers seront prêts à vous donner la protection et les informations qui vous serout nécessaires.Lorsque vous aurez fini votre examen et vos travaux relativement aux agtes d\u2019accusations qui vont vous être soumis, vous pourrez, comme c\u2019est votre droit et votre devoir, visiter cette cour et la prison et tous les établissements qui reçoivent leur octroi du gouvernement et faire rapport quant à leur entretien, ainsi que tous les lieux et places publiques pour vous convaincre s'ils sont dans uu état convenable quant à la santé et la sécurité.J'\u2019attire aussi votre attention sur le fait que les greffiers des municipalités n\u2019envoient pas au shérif, comme ils sont tenus de le faire, la liste des per- sounes habiles à servir comme jurés.C\u2019est une omission grave qui entraîne des dépenses assez considérables pour la préparation de la liste des jurés et leur assignation par se shérif Maintenant, vous pouvez commencer vos travaux ; la cour compte que vous agirez promptement, fidèlement, sans crainte ni faveur, suivant la vérité et qu\u2019en laissant ce tribunal vous apporterez la conviction d\u2019avoir fait votre devoir.Le mystère de Ste.Catherine Un scélérat à l\u2019œuvre Nous avons parlé déjà de la mystérieuse affaire de Ste.Catherine de Fossambault, comté de Portneuf, en omettant certains détails, à la demande de personnes autorisées.Mais comme il n'y a plus aucune raison aujourd\u2019hui de cacher ce qui est conuu presque partout, nous allons renseigner autant que possible nos lecteurs sur une affaire qui cause un émoi considérable et daus laquelle bien des gens voient un agent surnaturel.Voici : Un feu sans cause apparente éclate ça et là, subitemert dans le presbytère de Ste.Catherine Cela a commencé lundi à 9 heures du matin, Tantôt dans une armoire, tantôt daus un sac de linge, tantôt dans des surplis, tantôt dans un devant d\u2019autel, tantôt dans la boiserie, tantôt dans un balai, tantôt dèns un tapis de table, le feu éclate sans cause, sans qu\u2019il y ait la moindre apparence de flamme dans l'appartement.Un tapis de table a ce témoiu, 4o que douze d'entre vous , été consumé sous les yeux du curé, M.doivent s'acenrder pour trouver une accu- ! l'abbé Leclerc, et de M.Ed.Duchesnay, ration fondée où daus ce cas vutre chef qui l'ont trouvé brûlant à leur entrée écrit au dos de l'acte d'accusation : true dans l'appartement, sans qu'il suit pussi- bill ou accusation fondée, sigue sou nom ble de dire comment et pourquoi.Onze et y ajoute sa qualité du clef du grand incendies ont ainsi éclaté peudant la journée de lundi jusqu\u2019à à heures, et la satur nale s\u2019est terminée par l\u2019incendie de L grange renfermant la dime.Depuis lundi, le vénérable curé de Ste- Catherine et le personnel du presbytère, sout en alerte Co feu étrange, mystérieux, eb que.tous les gens croyaient diabolique répandait partout une profonde terreur, Mardi et mercredi tout a été tranquille.Jeudi le feu s'est déclaré trois fois dan: le presbytère, d'abord dans les surplis (en éteignant ce feu le curé s\u2019est gravement brûlé la main), ensuite un tapis de table, et enfin dans le grenicr.C\u2019est alor: que M, Edouard Duchesuay a décidé de se rendre à Québec pour informer le cardinal de ces faits extraordinaires.En même temps le curé télégrapliait à Son Eminence, qui, vu la gravité des faits.envoya immédiatement Mgr Hamel e: M.l\u2019abbé O'Leary pours\u2019en enquérir, Ce: messieurs arrivèrent vendredi matin, et peu de temps après, ils étaient suivis pai M.l'abbé Gagnon, de l'archevêché, accompagné du sergent Harpe et du cons table Buteau, de la police provinciale.Ces messieurs firent une inspection mi: nutieuse des lioux, constatèrent les traces d\u2019incendie dans diverses parties du presbytère, examinèrent les ruines fumantes de la grange et en arrivèrent à la conclusion bien arrêtée qu'il n\u2019y avait en toul cela absolument rien de surnaturel.Ona observé d\u2019abord que jamais le feu ne se déclarait la nuit, que les flammes jaillissaient toujours dans les environs d\u2019un même point, que les traces de feu se trou- valent toujours dans le voisinago de quelques portes, et enfin que les objets brûlés portent tous des traces identiques indiquant l'action de substances chimique bien connues dans le monde industriel, Voilà pour le moment tout ce que l\u2019on connaît sur cette étrange affaire.Nous avons l'espérance que le coupable sers promptement arrêté ct puni avec une sévérité exemplaire.Dans tous leg cas l'affaire n\u2019en restera pas la.Les ines sieurs du Séminaire et les agents sont re Fvenus hier soir, (PLUS RECENT.) Explication d'un mystère Eh bien, ça n\u2019était vraiment pas la peine de révolutionner toute la province, et l\u2019on se demande maintenant si, au lieu de venir aviser les autorités religieuses de ce qui se passait à Ste.Catherine, on n'aurait pas mieux fait d\u2019exercer une surveillance de tous les instants afin de surprendre le coupable.Cela est tellement extraordinaire et l: vérité saute si facilement aux yeux de ceux qui ont un tant soit peu de flair, que les agents qui y ont été dépêchés en sont revenus hier suir en en faisant des gorges chaudes.Mais comment?on entendait claquer les portes, on trouvait le feu pris quelque part et l'on découvrait partout des fragments d'allumettes carbonisés, cola se renouvelait onze fois dans la seule jour- et do surveiller toutes les issues pour surprendre le rusé malfaiteur ou le maniaque qui s\u2019éclipsait si rapidement, on préférait pour ainsi dire attribuer à ces incendies répétés une cause surnaturelle ?Enfin, le grand connétable Gale et les agents de la police provinciale Harpe et Buteau, savent parfaitement aujourd\u2019hui à quoi s\u2019en tonir sur ces manifestations, et il faut espérer que leurs soupçons sont bien fondés et que la justice ne tardera pas & mettre la main sur le coupable.En attendant, cet individu a quitté faire a terrorisé les habitauts de la paroisse, H y avait des assurances sur la grauge inceudiée.ary Poet Judiciaire M.Louis Allard, entrepreneur di Montréal, a obtenu jugement contre Ed.Caron, ancien député de Maskinongé, pour un montont de $13,444.94, \u2014Hier matin, en chanibre, les houo- rables juges Tessier et Bossé ont refusé d'accorder une requête demaudant la permission d'appeler à la Cour Suprême du jugement rendu par la Cour d\u2019appel, qui confirme la sentence arbitrale rendue eu faveur de M.Mathieu, de Beauport.\u2014Une cause civile importante s\u2019instruit actuellement à Trois-Rivières devaut un jury.Le plaignant réclame $10,000 Les parties intéressées sont Louis Po lette, avocat, et le propriétaire du Triflu- viens \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Le Globe annonce, sur la foi d'un cultivateur, que les compagnies de prêts el credit foncier ont-des hypothèques sur les deux tiers des fermes d'Ontario.Le taux d'intérêt serait eu moyenne de huit pour ne rapporteraient guère plus de quatre pour ceut.Le correspondant du Globe eu question voudrait que le gouvernement provincial d'Ontario se portât caution de tous les prêts hypothécaires, afin d\u2019ame- ver une diminution dans le taux de l'intérêt née de lundi, et au lieu de faire vigilance } l'endroit, et il ne faut pas demander si l'af- ] cent dans la province voisine, ct les terres À ~N het Cage {jy dk tg k ÿ Prob au 0 lly à ® ly 5 \u201cCou MUR Merk Thu an ¢ lis y | | Boag Ain Ey É suivie pu LE ag 4 du a nel, Section ri tly acy I du ity Slip aa ony rai by are, ()y fet mas Jilly ots {gy fea piggy 2 de que, objets np niques in mue nus ta que l'a de, No ade ge avec né 1 le eg le om Lis soif re in ut pas I provi, 5,1 li Teint Jeri, 0 Br Ue SO in desur nate ot jeux À à dar, quel.és en cool ds gorge ft is ig de In , ch 8 gly ju pige ; outst vai pr nnd?fo of 2A Harpe © jour pain os 0 far able 3 qui jersil> de BF b gril | po i atte Lu canon sl rs thE piel il in ot i : 08 çaut quil is i i w P.TITES NOTES seat On a pris dix-sept semaines 3 former un jury dans l'affaire du meurtre de Cronin.Ce jury mérite d\u2019être photographié.Une assemblée des Chevaliers du Travail a eu lieu jeudi à Lévis.On y a dis- suté les diverses questions qui intéressent sette société.Les sœurs de la congrégation de Villa Maria out @ tenu les services de Mile Eu- réuie Tessier, comme professeur de chant aux élèves de eette institution.Le paiement des $400,000 en régle- ment de la question des biens des Jésuites jera fait au R.P.Turgeon, le 5 novembre, 4 \u2019hoteldu gouvernement aMontréal.Les compagnies de steamers de San Francisco reduisent le nombre de leurs vaisseaux voyageant entre ce port et la Chine.La ligue canadienne leur fait évi- lemment une rude compétition.Un homme vient d\u2019être condamné à Ottawa à trois mois de prison pour avoir maltraité un cheval.Toutes les brutes qui tortureut |es animaux devraient être chitiés de cette façon.Le Citizen contredit que le gouverneur- général et sa suite reviennent des côtes du Pacifique en passant par les Etats- Unis.Son Excellence quittera Victoria vers le 6 novembre pour la capitale, On construit actuellement à Hamilton, Out., une bibliothèque publique dont l\u2019édifice seul coûtera 830,000.Les citoyens du Haut-Canada ne craignent pas de dépenser pour embellir leurs villes et y élever de beaux monuments.Le gouvernement libéral de la Nou- velle-Ecosse a privé de leur droit de vote dans les affaires provinciales et municipales tous les employés du pouvoir fédéral.Cette politique est terriblement rétrograde.Mais l'esprit de parti fait tout sanctionner, pendant un temps du moins.M.Burgess, sous-ministre de l\u2019Intérieur, est de retour du Nord-Ouest.H & partout trouvé les métis tranquilles, satisfaits, occupés à réparer les malheurs dans lesquels les chefs de l\u2019insurrection de 1885 les ont placés.Il rapporte que Gabriel Dumont n'occupe pas du tout parmi eux le piedestal élevé sur lequel le placent certains journaux, Jeudi dans la cour d\u2019Echiquier siégeant k Ottawa, jugement a été rendu en fa veuf du goavernenient dans une cause intentée contre J.J.Macdonald en re- touvrement d\u2019une somme de $7500 qu\u2019on Aisait lui avoir été payée saus raison pour un contrat sur l\u2019Intercolonial.M.Macdonald a cependant obtenu le droit de poursuivre le gouvernement pour une tontre-réclamation s*élevant & $50,000.La majorité vraie, réelle, de M.Bazi- net dans Joliette serait de 138.\u2018 Le Courrier du Canada attribue le défaite du candidat conservateur à la confection des listes.Depuis trois aus M.Bazinet soignait ses listes, et nos amis n\u2019ont rien fait.Qu\u2019on en prenne note, eb que l\u2019on soigne les nouvelles listes sur lesquelles se feront les prochaines élections.D\u2019après un livre bleu qni vient de nous parvenir et qui contient la statistique criminelle pour 1888, il y a eu 39,770 condamnations de toute sorte, dont 60 pour meurtre, soit une pour chaque 82,442 de la population.Le nombre des prisouniers se subdivise comme suit pour chaque province : Île du Prince Edouard 13 ; Nou- velle-Ecosse, 80 ; Nouveau Brunswick, 71 ; Québec, 1201 ; Ontario, 2,144 : Manitoba, 67 : Colombie Anglaise, 112, Nord-Ouest, 43.Catholiques, 1,807 ; pre- testants, 1,780.Sir John Lyster Kaye possède au Nord-Ouest dix superbes fermes de 10,- 000 acres chacune : à Rush Lake, Swift Current, Gull Lake, Kincarth, Stair, Bau- try, Namaka Langden.A la ferme de Gull Lake il y avait cet été un immense champ d'avoine d\u2019un mille carré.Quel joli coup d'œil que cette mer d'épis jaunes ondulant sous la grande brise des plaines immenses ! Sur les dix fermes on compte 18.000 moutous, 14,000 têtes de bétail, 500 étalons et juments, et 1,000 porcs.Il a été récolté 12 mille minots de grains.Un joli rendement pour la première année.D\u2019apres les ehiffres fournis par le ministère de l\u2019intérieur, voici le total des voix obtenues par chaque parti aux élections des 22 septembre et 6 octobre en France : 4,012,333 Républicains ; 2,340,636 Ré- actionuaires ; 1,037,666.Total, 7,690, 705.Il en résulte que la majorité des républicains sur les réactionnaires est de 1,- 671,667 voix ; Que la majorité des républicains sur les boulangistes est de 2,974,- 687 suffrages ; Que la majorité des répn- blicains sur les deux partis coalisés est encore de 634,001.Si nous prenons le chiffre des inscrits de 1885, c\u2019est-à-dire 10,414, 127, nous constatons qu\u2019il y a 3,023,421 abstentions.- \u2014 R.I.P, Nous regrettons d\u2019avoir à annoncer la mort du Père Saché.S.J.Il en est peu d\u2019entre nous qui ne l\u2019ont pas eu comme confesseur, comme ami.C\u2019était un homme droit et humble de cœur, Nous avons eu le chagrin de ne pas toujours approuver ses idées etses vues sur les choses et les hommes politiques de ce pays.Mais la sincérité de ses convictions n\u2019a pas manqué de s'imposer à ceux qui l'ont connu.On ne pouvait le connaître sans l\u2019aimer.T1 était bon, dévoué, rempli de charité et.d\u2019indulgence.Malgré son grand âge, il ne redoutait ni la fatigue, ni la contagion, ni les épidémies, Le jour, la nuit, à toute heure, il était, il appartenait à ses pénitents, à sa chambre, à la chapelle, à leur chevet.Ilarendu à Dieu son âme chaste et pure, à l\u2019âge de 76 ans, etaprès un apos- talat de 44 années au Canada.\u2014\u2014 Les funérailles du R.P.Saché ont eu lieu le 26 octobre a 9 heures, dans la chapelle de la congrégation de la haute-ville, au milieu d\u2019un grand concours de fldèles et des membres du clergé représentant toutes les communautés et institutions religieuses de cette vile.: La messe fut célébrée par lo R.P.Dé sy, supérieur des jésuites de Québec.Mgr Legaré vicaire général, a chanté le Libéra, les révéreuds M.Faguy, curé de Québec, et Blais, chaplain du Bon | Pasteur, remplissaient les fonctions de diacre et de sous-diacre.- Mgr Pâquet, recteur de l\u2019Université fit l\u2019éloge du regretté défunt el lui témoigna en même temps un tribut de reconnaissance et de remerciements au nom de Son Emiveuce, du Séminaire, et de toutes les communautés religieuses et de toute la population de cette ville.C'est dans le cimetière du noviciat de le compagnie de Jésus, an Sault-an-Ré- collet, qui ont été inhumés samedi matin les restes mortels du R.P.Saché.Voici quelques notes sur la vie de cet homme éwinent par la science et la vertu.Le Révérend Père Louis Césaire Saché naquit, le 23 décembre 1813,à Beaumont- la-Ronce, archidiocèse de Tours(France).11 fit ses études classiques au Petit Sémi- na st.François (près de Tours), sa philosophie et sa théologie au Grand Séminaire de Tours.Ordonné prêtre le 6 juin 1838, il fut pendant deux ans professeur au Petit Séminaire, puis, se sentant appelé à la vie religieuse, il entra, le 18 septembre 1840, au noviciat de la Compagnie de Jésus, à- St.Acheul, près Amiens.En 1845, le P.Saché passa au Canada, 4 où il a toujours résidé depuis, en particulier à Québec et au Sault-au-Récollet, Le 27 juillet 1849,accompagné du Père Falleur, il vint fonder à Québec une résidence de la Compagnie de Jésus, et re- uouer ainsi la chaîne interrompue par la \u2018mort du Père Casot en 1800, Le 31 juillet 1853, il devint maître des novices au Sault-au-Récollet ; il occupa ce poste pendaut 9 ans, et fut ensuite recteur du collège de Sainte-Marie, à Montréal, pendant trois ans.C\u2019est pendant son directorat que fut construite la belle église du Gest De retour à Québec en 1865, il en fut de nouveau retiré l\u2019année suivante pour reprendre encore la direction des novices.Îl n\u2019y revint qu\u2019en mars 1875, et y demeura jusqu\u2019en décembre 1880.Enfin au commencement d\u2019août 1881, il fut rendu à sa chère résidence de Québec, qu\u2019il ne quitta plus excepté pour l\u2019échanger, comme nous en avons la con- fiarce, avec la Jérusalem céleste.En parcourant une vie aussi bien remplie, nous pouvons dire avec vérité : Transiit bene faciendo.Statistique sur les grains Le stock du blé à Chicago accuse une aug- meutation de 246,000 inits.sur la semaine dernière, et une diminution de 2,038,000 sur celui de l\u2019année dernière.Le blé d\u2019inde montre une diminution de 221,000 minots sur la semaine dernière et unu diminution de 1,362,000 sur la même semaine de l\u2019année dernière.L'approvisionnement visible de Chi- cagu en fait de blé accuse une augmentation de 2,212,000 minots sur l\u2019année précédente, et une diminution de 10,921,000 sur l\u2019annéo dernière ; le blé d'inde, une diminution de 1,122,000 sur la semaine précédente, et une augmentation de 131,- 000 sur l\u2019année dernière.Le blé et le blé d\u2019inde viennent de subir une baisse sur le marché de Chicago, pour le premier, Je, et pour le gecond, de 4c.L\u2019avoine a aussi baissé de § a 4c, Le recensement municipal d\u2019Ottawa indique que la population est actuellement de 43,728, ce qui fait une augmentation de 2,695 pour l\u2019année dernière, LE CULTIVATEUR, LUS ACADIERS - L\u2019Hvangeline rappelle à propos de la mort de l\u2019hon.M.Oakes, conseiller législatif de la Nouvelle-Ecosse, que les acadiens n\u2019ont eu qu\u2019un seul conseiller, l'hon, M.Comeau.Le confrère ajoute que les Acadiens de Digby peuvent aujourd\u2019hui réclamer avec autant de droit que n\u2019importe qui, le fauteuil vacant pour un des leurs, M.Henri M.Robichaud, qui les a représentés successivement à la législature pendant quatorze sessions, Sa nomination au conseil de la Nouvel- le-Ecose serait évidemment bien vue de ses compatriotes et des électeurs de Digby en général.EN MER Un des membres de la conférence maritime de Washington, le docteur Siev- king, délégué allemand, a émis - une idée surprenante pour la sécurité de la navigation en temps de brouillard.Qrdinai- rement un navire doit ralentir sa marche dans la brume.Mais M.Sievking et tous les autres délégués allemands veulent qu\u2019un navire pris dans le brouillard se lance à toute vitesse.Une véritable idée d\u2019allemand, quoi! Elle est sans doute bâsée sur la théorie que, si des navires doivent se heurter, celui qui heurte le plus fort a la meilleure chance, Le Sun dit que la meilleure règle qu\u2019il faudrait suivre serait le priucipe dirigeant du fameux Dary Crocket : *\u201c Soyez sûr que vous avez raison et alors allez de Pavant.\u201d Si cette règle était nécessaire pour aller sur l\u2019eau, le commerce du monde entier devrait mettre en paune dans uue nuit brûmeuse.Nous ne pen-, sons pas qu'une loi puisse avoir cette# prétention.nime et l\u2019excessive prudence n\u2019est pas le fait du marin.Autrement, it naviguerait rarement.La proposition de M.Sieyking ne sera certainement pas acceptée sans que le public voyageur, pris d\u2019effroi, ne fasse entendre de formidables protestations.Importantes révélations sur la compli- cite de Burke, dans le meurtre du Dr Cronin -\u2014 Cuarcaco, 25.\u2014On a continué.ce matin la preuve contre les prévenus dans l\u2019affaire du meurtre Cronin.Les -témoins entend:8 par la couronne n\u2019ont fait pour ainsi dire qu\u2019identifier.par deur témoi- guage le cadavre du docteur Crunin, WINNIPEG, 25.\u2014Le Free Press dit ce soir que Heffer, le prisonn.er acquitté, qui était en prison avec Burke, accusé de complicité dans le meurtre du docteur Cronin, de Chicago, dit que Burke lui a déclaré que Cronin avait été assassiné dans le cuttage Carlson, dans la nuit du 4 mai dernier, et qu\u2019il était présent à la commission du crime avec un certain nombre d\u2019autres dont il donna les noms, Après que le meurtre eût; été commis, les conspirateurs mirent le cadavre dans une boîte et le transportèrent au Lake Shore dans un wagon express et le jetèrent dans le lac.Mais le cadavre ne calant pas et étant veuu attérir au rivage ils le remirent dans le waggon et le transportèrent en cette ville où ils le cachèrent pour la nuit.La nuit suivante ils se rendirent de nouveau au lac pour y faire caler la boîte renfermant le cadavre de Crouin au moyen de poids.lls furent tout à coup effrayés par la crainte d\u2019être surpris et prirent le cadavre, le jetèrent dans le trou de l\u2019homme de l\u2019égoût et la boîte sur un lot vacant où on la trouva le lende- maine Burke mentionna les noms de ceux qui avaient ordonné la commission du crime et de ceux qui avaient pris part à son.exécution.Il dit aussi à Helfer quel était celui qui lui avait fourni de l'argent pour quitter Chicago pour l'Europe, par voie de Winnipeg.; Tous ces noms, Heffer les a fournis à son avocat, Toute cette histoire est très détaillée et elle porte fortement à croire qu\u2019elle est vraie.Elle corrobore aussi exactement les déclarations faites par Gillett et Mills.Heflfer dit qu\u2019il est prêt à se rendre à Chicago pour y rendre témoignage de ces faits au procès Cronin.Les autorités d\u2019ici ont notifié celles de Chicago des déclarations de Gillet, Mills et Hepper ; maîs n\u2019ont pas encure reçu de réponse.Aux Etats-Unis, pour 60 millions d\u2019habitants, on compte 66,000 légistes.Eu France nous en trouvons 8,000 seule- La mer est si large que, lef: danger de collision est relativement mi-| = i = Pendu en effigie M.George Shirley, propriétaire du Merchants Hotel, un des plus importants hôtels de Spencer, Indiana, à été pendu en effigie lundi soir à un arbre, dans la principale place publique de la localité, en présence d\u2019une foule\u2019 énorme.Quelques instants auparavant, M, Shirley s\u2019était marié en secondes noces avec Une Jeune fille de Terre Haute du nom de France.Or, il paraît qu\u2019il y avait seulement deux semaines ce jour-là que la pre- miére femme de M.Shirley avait été enterrée,et c\u2019est ce qui a scandalisé les habitants de Spencer, L\u2019indignation publique contre M.Shirley est telle que ses employés eux -mêmes, caissier, cuisinier, gargens de salle, femme de chambre, ete.gut quitté l\u2019hôtel en corps mardi matft * laissant les nouveaux mariés dans le plus grand embarras.EE Tië @éputé-ministre de l\u2019agriculture, M.LôWE, contredit formellement la dépêche réédité de Londres, annonçant que le bétail canadien est atteint de pleuro-pneu- monie, Après enquête minutieuse, on a découvert qu\u2019une tête de bétail canadien avait pris la maladie dans une étable à Londres Mais au Canada, il n\u2019y à pas de pleuro-pneumonie et les règlements de la quarantaine sont soigneusement mis en vigueur.Un congrès Canadien-Français L\u2019on a beaucoup parlé en ces derniers temps du premier congrès politique fran- co-canadie® de l'état de New-York, tenu à Troy.Si nous prenons l\u2019opinion de la plupart des journalistes français des Etats-Unis, ce congrès, inspiré par la passion politique, par le désir d\u2019être agréable au président Harrison et à son gouvernement républicain, se serait terminé en queue de | poisson, Desinet in piscem.3.Un très petit nombre de nos compatri- ôtes ont d\u2019ailleurs pris part aux travaux \u2018de ce congrès.Sur quatre-vingts centres canadiens invités à envoyer des délégués, sept seulement ont répondu à l\u2019appel.Pourquoi les soixante et treize autres centres n\u2019ont-ils pas envoyé des délégués?C\u2019est que, répond le Nutional de Plattsburg, ** en lisant cette fameuse proclamation signée par six bons républi- caius qui convoquaient les Canadiens à se réunir en convention à Troy, pour former une association politique, nationale, indépendante, on gapergut que les auteurs de ce mouvement n\u2019étaient pas sérieux.On voyait qu\u2019il ne s'agissait, ni plus ni moins, que de créer une association politique pour forcer le parti qui tient à l\u2019heure qu\u2019il est les rénes du gouvernement, à récompenser les quelques Canadiens de l\u2019Etat qui se dévouent a la cause répnblicaine.On voulait enfin manifester par quelque moyen le mécontentement général qui règne aujourd\u2019hui parmi nos compatriotes républicains au sujet de la distribution des charges publiques Et certes, si on avait eu le courage d\u2019agir fermement sans avoir recours aux subterfuges ; si on avait protesté publiquement, contre la manière honteuse et indigne dont les canadiens et les catholiques sont traités par l\u2019administration fanatique de M.Harrison, nous aurions été les premiers à féliciter les promoteurs de ce grand congrès.\u201d Nos renseignements personnels ne sont pas assez étendus pour être en état de dire si les faits justifient cette critique mordaute du National.À tout considérer cependant, des fautes sérieuses ont été commises dans l\u2019organisation du congrès, et il n\u2019est pas étonnant qu\u2019il ait abouti à un pitoyable fiasco.Si, comme on le prétend, les organisateurs de la Convention n\u2019ont eu d'autre but que de la faire servir aux fins d'un parti po.itique, ils ont commis une impardonnable gaucherie.L\u2019existence et la réussite d\u2019une convention doivent reposer sur des bases plus larges.C\u2019est lui enlever toute sa force et son prestige que de l\u2019assujettir à de mesquines ambitions politiques.Ne courez pas de risques Reposez-vous sur les faits.Rien n\u2019égale l\u2019Huile Jaune d\u2019Hagyard pour les brûlures, engelsres, morsures, névralgie, croup, mal de gorge et mal de tout geure.Peu importe où se trouve le mal ment, et en Allemague à peine un nom- bre égal.ou ce qui l\u2019a causé.Cette huile donnera un prompt soulagement, De < CHRONIQUE OUVRIERE Les associations du travail Il y à quelquos semaines, le président! de la société centrale du travail profes-! sionnel à Paris, M.Th.Villard, donnait une conférence très remarquée sur Por- ganisation des diverses sociétés de tra< vail, tant en France qu\u2019à l'étranger : L\u2019orateur faisait remarquer tout d\u2019abord que, dans cet ordre de questions, la France s\u2019est quelque peu laissé distancer ; que par suite de raisons historiques qu\u2019une rapide analyse suffit à indiquer, ia liberté d\u2019association en France est encore fort limitée.Association sous l'ancien régime voulant dire : étroit esprit de corps, privilège, monopole, on comprend que sur ce sol français où le décret du 17 juin 1791 abolit maîtrises et jurandes, l\u2019esprit d'association ait eu quelque peine à se manifester sous les formes que lui a données l\u2019esprit d\u2019initiative de la civilisation contemporaine.En 1849, Martin Nadaud soutient une lutte pour faire promulguer une loi sur les associations libres Et ce n\u2019est que le 25 mai 1864 que l\u2019Empire abrogea le délit de coalition, En Angleterre, la loi sur les coalitions est abolie dès 1724.Passaut successivement en revue les divers pays d\u2019Europe, M.Th.Villard expuse la somme d'initiative développée chez chacun d\u2019eux : trades-unions d\u2019Angleterre, banques populaires d'Italie, système helvétique, dont les bazars où l\u2019ouvrier a la faculté de déposer l\u2019article fabriqué par lui-même et sur lequel on lui fait une avance, ont eu notamment pour résultat de diminuer le recours au mont-de piété.Après avoir examiné les excellentæ résultats donnés en Alsace, en Belgique, en Hollande, et critique le système vicieux de l\u2019Autriche, \u2018* la Suède, dit l\u2019orateur, est le pays qui mériterait le prix, pour les associations du travail.\u201d Hors d\u2019Europe, les deux grands centres d\u2019études pour les associations du travail seraieut en Asie, la Chine, pour laquelle le conférencier nous renvoie à l'excellent ouvrage d'un ancien consul de France en Cline (voyez Eugène Simon : la Cité chinoise) ; et en Amérique, les Etats- Unis.; Aux Etats-Unis, l'Association se fait sans frais, sans difficultés, et on conçoit ce qu\u2019il peut se former d'associations dans un pays qui compte plus de 30 millions d\u2019uuvrierg industriels ou agricoles.La plus puissante association est celle des Chevaliers dn Travail, fondée en 1869, organisée en janvier 1878.C\u2019est, dit M.Villard, en parlant de cette dernière société, celle dout la forme s\u2019acclimaterait peut être le mieux en France.Reveuaut à son point de départ, \u201cc\u2019este à-dire aux Associations en France, l\u2019orateur exprime le regret que ln France n\u2019ait pas encore senti tout l'avantage qu'on peut retirer de statistiques soigneusement faites, et il fait part à son auditoire de la peine qu'il a eu à réunir les séries de chiffres qu\u2019il citait au courant de.sa causerie.Reprenant aussi une idée sociale, lui qui n\u2019est que la répétition du mot qu\u2019avant la Révolution les hommes prévoyants appliquaient au Tiers-Etat : \u2018* Ils sont le plus grand nombre !\u201d le conférencier termine en montrant, chiffres en mains, que le plus grand nombre, aujourd\u2019hui, est du côté ouvrier, \u2018\u2018 Si l\u2019on ne s'occupe pas d\u2019eux, ajoute-t-il ils s\u2019en occuperont bien eux-mêmes, et dans des conditions bien moindres d\u2019ordre, de méthode, de véritable esprit scientifique.Or, le dilemne s'impose : Ou solution scientifique, équitable : Ou solution vivlente.C\u2019est la thèse de la solidarité sociale qui se dégage de ces considérations.Xe Y.Zu > M n'ya pash hésiter devant une pa- reilie détresse.Nuus ne pouvons laisser mourir de faim les malheureux habitants de cette région.Avec une couple de mille piastres, le gouvernement peut acheter la farine nécessaire k leur subsistance, et il faudra une couple de mille piastres aussi pour de la viande, des vêtements, etc, A cette saison, une action prompte cost nécessaire, et, pour notre part, nous sugrérons à M.Mercier de ne pas \u2018perdre une heure L'Intercolonial était l\u2019une des conditions | Ceci dit, nous déclarons hautement que ceux qui habitent ces régions ont tort d\u2019y rester, s'ils sont chaque année exposés à y mourir de faim.La province ne manque pas de cantons fertiles, où il suffit de travailler pour y vivre dans l'aisance.Le Lac St-Jean, la vallée de l'Ottawa, le Nord sont là, prêts \u2018k recevoir des colons, et nous ne pouvons sympathiser avec les encouragements que donne Mgr Bussé à ses diocésains de rester sur ces côtes du Labrador, d'où si souvent nous avrivent des cris de détresse et de famine.Les familles des habitants ront exposées aux mêmes déceptions,à la même vie de désolation et d\u2019infériorité pendant qu\u2019eiles trouveraient ici un travail rénuméraveur et une existence heu- reute.La terre est trop abondante, trop facile à obtenir pour qu\u2019il soit sage de s\u2019acharner dans des régions indignes d'être habitées.actuels se- Secourons leg malheureuses gens de la Puinte-aux-Esquimeaux cette anuée, mais avertissons les qu'il y a place pour eux dans la province de Québec et iuvituus les au travail qui les y attend.\u2014- IPED» LE FRANÇAIS AU MANITOSA Ce que fait le goivernement fédéral La Guzctte Officielle du Manitoba du 12 et du 19 courant contenait deux grandes colonues de français.C\u2019est un fait asscz étrange, après la déclaration formelle du procureur-général Martin que notre langue avait été bannie pour toujours des actes officiels du gouvernement manito- bain ! Le Manitola nous en denne une explication, qui parle par elle-même.La voici : Comment l'affaire est-elle donc arrivée Voici ce que nous supposons : le gouvernement fédéral fait Insérer certains avis, etc, dans notre Gazette ; or, le douze du courant, le gouvernemeut désirait [aire publier un extrait des Règles du Sénat et de 1a Chambre des Comurunes coucernant les billg privés.Noas supposons que le parlement fédéral aurait laissé entendre, ou même écrit ou exigé que cet extrait fût publié en anglais et en français.Toujours est-il que le français était en regard de l\u2019anglaise Maintenant, nous demanderons à M.Martin qu'est-ce que cela signifie ?Pour nous, cet acte des autorités d'Ottawa a une grande signification.Nous cousidé- rous cela comme un avertissement donné au gouvernement Greenway, En effet, si les autorités d'Ottawa exigent que les annonces soient publiées dans les deux langues, c\u2019est qu\u2019elles considerent et regardent le français comme langue officielle ct que le sinistre projet do l\u2019abolir ne réussira pas du premier coup.< Construction de nouvelles voies ferrées en 1889 Le tableai!\u201d suivant nous fait connaitre le nombre do milles des nouvelles voies ferrées construites aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique pendant les neuf mois qui se sont écoulés du ler janvier au ler octobre 1859 ; le même tableau renferme aussi les ligues en vuie do cous- truction : Alabama.eerie 65.2 Arkansas .Californie.97 Colorado.AN 80.5 Connecticut .\u2026\u2026.\u2026.\u2026.0.5 Dakota.: .ooov Lo 30.8 Floride.ooveiiiin 85,4 Georgie o.oo iii iin 205.7 Jdaho .vein 7.1 Tilinois.0000 02 cac 58.5 Indiana.102 \u2018Territoire Indien .\u2026.\u2026.-.107 Kansas.56.2 Kentucky.cee.HLS Youisiane.75 Maine.2200000000 00000 .21 Maryland.4.8 Michigan .\"6.5 Minnesota.60) Mississipi.203.5 Missourl.100000 2000000 86.8 Montana.76.9 Nebraska.65 New Jersey Las 52.5 New Hampshire.25.5 New York .c.cvvne 111 .Caroline du Nord eae 210.5 Ohio.eee 44 Oregon.Ce eee aa sata 7.1 Pensylvanie :.\u2026.\u2026.108.7 Caroline du Sud .Lens 81.7 \"PENNnessee.\u2026.\u2026.\u2026.200000 0002 151.8 Texas.197.5 Ciah ooo ooo 10 Virginie .LL 124 Washington .whi 3 Virginie Quest.59.8 Wisconsin .RS 40 Total des Etats-Unis .3.111,3 Mani: oba | \u2026\u2026.\u2026.103 Nou \u2018cau- Branswick.Le 45.2 Nouvelle-Ecosse .\u2026\u2026.\u2026.\u2026 99 Ontavio.FE 27 Mexique .205 Total.639.2 Grand total.3,770.3 | \u201cLA PRESSE\u201d Nous apprenons que monsieur T.Ber- thiaume, de la société Gebhart et Ber- thiaume, a affermé le journal La Pressé aux mêmes conditions qu'il avait déjà obtenu La Minerve.Ces conditions sont bien simples: M.Berthiaume laisse aux deux compagnies respectives le contrôle politique de leur journal, mais prend la direction absolue de l'administration et assume tous les risques comme toutes les chances de l'exploitation.C\u2019est une mesure que nous croyons sage à tous les poins de vue.En général, les journalistes de ce pays sont trop absorbés par les nécessités matérielles qu'un grand journal fait surgir non pas seulement de jour en jour, nmis d\u2019heure en heure.M.Berthiaume, en dégageant MM.Tassé, directeur de La Mcnerve ev Nantel, directeur de La Presse, de ces punibles et énervantes obligations, rend un véritable service à la politique canadienne, d'autant plus que sa précieuse expérience d'impri- ineur ajoutera une grande force à ces deux vaillants organes.M.Berthiaume, quoique jeune eucure, à déjà pu acquérir par son travail et son intelligence une fort jolie fortune.Il y a vingt-cinq ans, il était apprenti typographe à Ta Minerve, Quelques années plus tard, il était déjà parvenu au plus haut poste de son département: au grade de prate.Dans les diflicultés financières de La Minerve en 1878 et 1879, il eut le courage d\u2019affermer le matériel du journal pour l'imprimer à un prix fixe qui représentait une diminution de dépense de 50 pour cent, Æl conduisit cette tâche difficile avec une prudence et un tact qui abnu- tirent au succès le plus complet.M.Berthiaume est aujourd\u2019hui à la tête d'un dos plus grands établissements d\u2019imprimerie et de lithograplie : ls maison Gebhart, Berthiaume & Cie.L'idée de M.Berthiaume est de faire de lu Minerce un journal politique cum- plet à uit pages, et de de La Presse un journal de nouvelles et de hautes études économiques, commerciales, sociales,ete., avec aussi peu de politique que possible, et dont la circulation qui est déjà de 16,- 000 devra atteindre celle du Star de Montréal.Les meilleurs écrivains du pays, sous la direction éuvrgique de M.Nantel, devront, paraît-il, y collaborer, Exportations de bsurre et ds fromage M.J.O, Neville, agent d\u2019exportation, à publié le rapport suivant sur les exportations de Montréal pendant la semaine finissant au 26 octobre.Pat ä Beurre, Fromage tin.bites, Sardinian.Liverpool.1,301 9,528 Sarnia.Liverpool.234 7.133 Lake Nepigon .Live: bool.F 2.587 Corean.Glasgow.104 2,450 Canadian.!.Londres.cee.11,642 Texas .Bristol.1,516 12,145 Total.cocvveininn, 3,208 45,231 Exportations directes.2,038 23,380 Semaine correspondante 188$ 2.535 64, 1099 7 3,571 3118 sé \u201c 1838 2,769 11,627 6 \u201c 1885 4,114 61,597 \u201c6 \u201c 1881 6,43 40,956 Total dos exportations pour la saison jusqu\u2019à ' | cette date: | Bervrre.Fromage.37,516 1,015,145 18.442 338.835 14,73 1,003,610 4,575 397,787 55,139 954,459; 17,124 353,903 | 45,143 803.509 | 14,281 315,223 | 58,988 uis,2l | 21,714 397,479 80,761 981,753 fr Nouvelles diverses \u2014 Vendredi, les sergents de l'écule de | cavalerie sont allés en pique-nique au lac ; Beauport.Les militaires, de même que, plusieurs amis, ont fait le trajet à cheval.\u2014 M.Cressinan est revenu d\u2019une tournée d'inspection sur les travaux qui se font en vue du prolongement du chemin | de fer du Lac St, Jean jusqu\u2019à Chicouti- | mi, ct il dit que tout va bien, | \u2014Depuis le 10 août jusqu\u2019à hier, plus.de 35,000 voyageurs se sunt rendus à Ste- | Anne sur le chemin de fer Québee, Montmorency et Charlevoix.Le pont reliant la ligne principale à la ville sera complété vers lo premier de juin prochain.On travaille actuellement jour | et nuit, mais l'hiver arrêtera probablement les travaux jusqu\u2019au printemps.| \u2014Durant la semaine qui vient de s\u2019é-| couler, des froids rigoureux pour cette\u2019 saison de\u2019 l\u2019année ont sévi au Lac St.| Jean et sur le parcours du chewin de fer.Le lac aux Roguoys et autres lacs plus petits ont été revetus d'une couche de, glace assez épaisse pour permettre aux piétons de traverser.Mercredi dernier le thermomètre est tombé jusqu'à zéro, à Chambord.Daus certuines parties de la région, il, est tumbé assez de neige, dit-on, pour nécessiter l'usaye dus voitures d'hiver.\u2014Le steamer Circé, qui est arrivé vendredi de Glasgow, à amené 85 chevaux \u2018 Clydesdale et \u2018100 ponies Shetland pour! l'Ouest.\u2014 La compagnie du chemin de fer Québec, Montinorency et Charlevoix offre $2090 de récompense à quiconque fera dé- j couvrir qui «à placé des inadriers en travers de cette voie ferrée, le 22 du courant.NOS PRIMES Nous avons résolu d'inaugnrer un sys.téme permanent de primes pour les nou« veaux et les ancions abonnés qui paieront leur abonuement d'avance.La première série de ces primes sa compose: 10.D'un portrait du Gouverneur général, Lord Stanley de Preston ; 20.D\u2019uan portrait de Sir Hector Langevin, Ministre des Travaux Publics de la Puissance ; 39.D'un portrait de Sir A.P.Caron, Ministre de la Milice et de la Défense ; £40.D'un portrait de l'hon.Wilfrid Laurier, chef de l\u2019opposition dans la chambre des Communes ; 50.D\u2019un portrait de l\u2019hon.J.À.Chapleau, Secrétaire d'Etat du Canada.Tout nouvel abonné au CANADIEN, édition quotidienne, et tout ancien abonné qui paicra son abonnement d'avance aura droit, \u2014 S'il s'abonne ou s'il renouvelle son abouno- ment pour UN AN, À BEUX DES CIX9.PORTRAITS A SON CHOIX.S'il s'abonne ou a'il renouvelle son abonne ment pour S1X MOIS, à UN de ces portraits, 4 son choix.S'il s\u2019abonne ou s\u2019il renouvelle son abonne ment à l'EDITION SSMI-QUOTIDIENNE, à UN de cos portraits.S'il s'abonne ou s'il renouvelle son abonno ment au CULTIVATEUR, pour un an, à UN de ces portraits, à son choix.Ces portraits viennent de la maison J.E.LI VERNOIS, dont la réputation n'ost plus à faire, Ils mesurent 10 pouces sur 8, et peuveni faire des cadres mazniâques.LEUR VALEUR EST DE 75 CENTS.Nous commencerons à en faire la livraison franc de port, le PREMIER NOVEMBRE, { toute personne qui y aura droit.Nous invitons nos agents à se prévaloir de cs nouvel avantage, qui ue les privora on rion de leur commission accoutumée.Excursions pour les eultivateurs Afin de permettre aux Cultivateurs, (cf autees qui ont intention de s\u2019établir) de | visiter le district du Lac Saint-Jean pen- \u2018dant la saison des récoltes, les taux réduits suivants seront en force tous les jours jusqu'au 31 octobre inclusivement sur le chemin de fer Québec et Lac Saint- Jean, pour passage de seconde classe, det stations suivantesi Roberval, lac Saint Jean, et retour.Entre St-Ambroise ct Ste Catherine, inclusivement.Entre Bourg Louis et Rivière à- Pierre, inclusivement.Et de Québec, sur préaentation d'un certificat de l\u2019assist-coum- missaire de l\u2019agriculture ct de la culonisation.cere.82.50 Les lillets seront bons pour reveni dans l\u2019espace d\u2019un mois de la date de l\u2019é mission.ALEX.Harpy, A.G.& P.Québec, 5 &2.0( §1.5( J.G.Scorr.See.& Gérant t.culft Septembre 1889.GUERIPONT ou ONL AGERONT ETAT BILIFUX, HYDROPISIE, PE SPEPSIE, PALPITATION _ | INDIGESTION, DU CŒUZ, | JAUNISSE, ACIDITE LE PRESIPELE, L'ESTOMAS, HERPES, SECHERESSE GASTRALGIE, DE LA Pra r LTOURDISSEMENTS, MAL DETLIL re espère ladie r'auttant dur dorara ETUI, \u2018ne ROGNON 'S.de VESTCMAC des 15 TINS ou du SANG ex Di PNT T, MILBURN & \u20aco., Proprictsires, TORONTO.< ~ Wn, le I Mgt \u201cenr bf) ke hl Ay Li je ty Te 2G a. L k {a heey lon, ip, t da Com, oy, JA Pl DES ly Ql aig IN Ri 140 along penny i 00 3bonng 38,4 UY de son abimny amily JEU i et peurenl in a rman VEMBRE | sralir doct a core iraieari enr, fu ald 4 fau pr fau i tons let red! gt Sill js jog SH Re P.TITES NOTES ** Little Charlie \u201d, qui à pris part aux dernières courses à Québec, est arrivé bon premier samedi au pare Bel Air, a Montréal, Le directeur de la bibliothèque de I'Etat de New-York prétend être en mesure de démontrer que l\u2019Amérique a été découverte huit cents ans avant Christophe Colomb par une compagnie de moines français.Le mouvement commercial en France a passé de 5,368,933,000 franss pour les neuf premiers mots de 1888, à 5,658,277,- 000 francs pour les neuf premiers mois de l\u2019année couraute.L'augmentation serait en conséquence de $55,000,000, La Gazette de Sherbrooke dit que le 24 juin il est né à Berry une enfant qui, à trois semaines, pesait quinze Onces, avec ses langes.Elles pèse aujourd\u2019hui cinq livres et est en parfaite santé.Le Free Press d\u2019Ottawa répète pour la seconde fois que l\u2019hon.M, Foster se retirera prochainement de la politique pour faire place à Sir Leonard Tilly, qui lui succèderait comme ministre des finances.On a enfin trouvé un site pour la cons- -truction du monument national à Montréal.Le comité de l\u2019Association Saint- Jean-Baptiste à décidé que le monument sera élevé au coin des rues Craig et Gos- ford.On étudie, en ce moment, au ministère des postes et des télégraphes en France, un projet d'installation de téléphones dans toute les communes dépourvues de télegraphe qui seraient réllées de cette manière à la station télégraphique la pins proche.: On mande de Paris que la maison et la propriété de Nohant qui appartenaient autrefois à Georges Sand ont été mis en vente par suite de la mort de son fils.C'est Ja que Mme Dudevant est née, qu\u2019elle à vécu quelque temps après son mariage eb que plus tard elle tint une cour littéraire pour ses amis.D\u2019après le correspondant montréalais de l\u2019Empire, la ville de Montréal compte 22 loges maçonniques avec 3,000 membres actifs._ .Ces différentes loges ont décidé de construire un grand édifice qui ieur servira de salle de réunion.Cet édifice coûtera $100,000 à $150,000.Lo docteur Lachapelle, président du' bureau de Santé, le docteur Montizam- bert, dela *Grosse-Isle; ête., sont'tevenus de.leur.voyage aux Etats-Unis où ils-ont assisté à'la conventioù.-de , l\u2019Association américaiue de santé publique.-Ces messieurs ont prisune part active \u2018à la discussion des questions d\u2019hygièhe,'de-désin- fection qui ont .gté traitées, Le dépôt des livres de souscriptions ailx fonds à New-York de $5,000,000 pour d'exposition de 1892 à été promptement suivi de contributions suivantes : M.Cor- nélius de Vanderbilt, $100,000 ; la New- York Central and Hudson River Railroad Cie., $100.000 ; et la Wagner Palace Car Cie., $50,000, M.Aug, Belmont s'est fait inscrire pour $50.000 ; et le Mail and Express avuvert le livre déposé dans ses bureaux par une souscription de $25.000 au nom de M.Elliot F.Shepard les premières souscriptions ont été envoyées il ya quelques jours à la chambre de commerce, 850,060 par M.Pulitzer, et $5,000 par MM J J Little et Cie, Nouvelles de l\u2019Ile aux Coudres On écrit de l'Ile aux Coudres : La famille de M.Al\u201d 2d Tremblay a été bien éprouvée dernièrement.Quatre de ses enfants sont morts de la dipthérie; le plus vieux était âgé de douze ans.Il y à quelques autres cas dans plusieurs familles, mais pas très dangereux.La récolte des patates en général n\u2019a pas été bonne dans l\u2019île cette année.Plus de la moitié des cultivateurs n\u2019ont récolté que pour leurs familles {1 s\u2019est pris ane grande quantité d\u2019'anguilles cet autome, beaucoup plus que les années dernières.ae msm LES CHEMINS DE FER Les chemins de fer, au Canada, se mul- tiplieat rapidement.\u201cAinsi, en 1836, il y avait 16\u2019 milles de chomins, ef au commencement dela Confédération, il y en avait 10,715 milles.Outre cela, le capital payé s\u2019élevait en 1868 a $160,471,190 et en 1886 il était déjà de $655,759,944, Cette politique des chemins de fer est encore loin d\u2019être abandennée.Chaque année, de nouvelles cos» munications surgissent sur différents points du pays, et à l\u2019heure actuelle le nombre de milles de chemins de fer complétés dépasse treize mille milles.L'année 1888 à vu se commencer au Æanada la construction de 540 milles de shemins de fer.L'aunée 1859 donnera, en toute proba- Aidié len dunes clhitires.LE GRAND-TRONC Les directeurs de la compagnie du Grand-Tronc viennent de publier leur rapport pour les six mois arrêtant au 30 juin 1839.Ce rapport renferme une revue complète des résultats des opérations du semestre.La longueur totale des lignes principales et de garement du Grand-Tronc est de 4,294 milles, dont 594 milles ont été construits pendant les six mois.Le nombre de milles se répartit comme suit: Grand-Tronc, 1,180 milles ; Great Western, 1,117$ ; Midland, 540 ; Détroit et Michigan Air Line.5614 ; Northern et North Western, 561}.Sur ce nombre, 3,619 milles sont pourvus de rails d\u2019acier et 676% de rails de fer.On pousse avec vigueur la construction de la double voie entre Montréal et Ottawa ; les dépenses totales pour ces travaux s\u2019élevaient au 30 juin dernier, à la somme de £311,743, et les dépeuses pour le semestre ont été de £41,410.Jusqu'au 25 août, on avait termiué la double voie sur un parcours de 106 milles ; à la fin de cette année on s'attend à compléter 573 miles, et les autres 55 milles qui resteront seront parachevés l'année prochaine.En consultant lg rapport des directeurs, on voit que les recettes brutes du trafle, pendant le semestre, ont atteint le chiffre de £1,818,978, contre £1,700,094 pendant la période correspondante de 1888, soit une augmentation de £118,- 837.Les dépenses d\u2019exploitation pour ces doux périodes ont été de £1,224,373 en 1888, et de £1,296,580 en 1889, soit une augmentation -de £72,197.-Les profits nets du trafic ont donc été de £522,407 en 1889, contre £475,718 en 1888.En ajoutant à ces chiffres lesintéréts perçus de différentes sources, on arrive:à un revenu net de £560,255, ecoutre £512,039 en 1888, soit une augmentation de £48,- 219.En déduisant.les obligations préférentielles des recettos\u2014£560,255, nous trouvons un surplus de recettes de £87,- 202 pour les opérations du seméstre.Ajoutant cette balance à celle du 31 décembre 1888, £1,705, nous avons un total de £88,503 qui servira-à payer un dividende de quatre pour cent pour le semestre.Le nombre de passagers transportés pendant le premier semestre de 1889 a été de 2,829,958 ; c'est une augmentation de 175,197 sur les premiers six mois de 1888.\u2018 Le nombre de tonnes de fret et de bétail transportés pendant le semestre s\u2019est élevé à 3,600,004, soit une augmentation de 258,656 tonnes.Les dépenses d\u2019exploitation ont diminué proportionnellement au nombre de milles mis en opération, elles étaient de 72,02 pour cent en juin 1888, et de 71.28 pour cent en juin 1889.Cette légère diminution indique une grande habilité et une grande économie dans l\u2019administration, Le rapport que nous venons d'analyser démontre à l'évidence que le Grand-Tronc marche constamment dansla voie du progrès eb que l\u2019état de ses affaires est très prospère.Cour de révision Devant les bonorables juges Ca- sault, Routhier et Larue, qui ont présidé lundi l\u2019ouverture de cette cour, a été entendue la cause de Garneau et al, vs Vannier.Prise en délibéré.Mardi, la cour s\u2019est occupée des causes de la campagne, dont voici la liste, par district : Montmagny\u2014Fournier va Chouinard ; Chouinard, dem.en garantie et Dubé, déf.en garantie.Saguenay \u2014Bouchard vs Morin ; Bou- chard vs Tremblay.Beauce-+-Gagnon vs Brochu ; Miller vs Fortier ; Miller vs Fortier.Trois-Pivières\u2014Rémillard vs Beland.Arthabaska\u2014Pacaud vs Dagis.L\u2019afiaire de Ste.Catherine Il ne nous reste que bien peu de choses à dire au sujet de cette affaire qui a fait tant de bruit et qui n\u2019est pas du tout mystérieuse.Le coupable est un jeune garçon de Québec à qui M.le curé Leclerc servait de précepteur et dont nous taisons le nom pour ne pas augmenter le chagrin de sa famille.Sous l'empire de quel sentiment at-il agi, nous l\u2019ignorons, et l\u2019on nous insu 10 quo l'affaire en res- tara là.¢ LE CULTIVATEUR NOS CRIMINELS Statistique du gouvernement d'Ottawa Ottawa, 27\u2014TLivre Bleu contenant la statistique criminelle est publié.ll ya eu durant l\u2019année 30,770 convictions contre 35,970 en 1870, la population étant évaluée à 4,946,490 en 1870 contre 4,856,- 226 en 1887.La-dessus ily a eu 60 meurtriers, soit un par chaque 82,442 de la population, contre 45 en 1887, ou un par 107,916 de la population.I y a eu lan dernier 131 viol et autres offenses contre les femmes, ou 4 par 37,760 da la population, coutre 143 l\u2019année précédente, ou un par 33,960.Les autres offenses contre les personnes, tels qu\u2019assauts communs, ete, se chiffrent par 5,089 pour l\u2019année dernière, ou un par 9,591, seulement 24 cas de plus qu\u2019en 1887, Cas de vol avec violence 417, un par 11,862 contre $18, un par 16,271 en 1887.Vol de chevaux et de bestiaux, 55 contre 65.Offenses contre la proprété 4,418, contre 3,468.Le nombre des autres félonies et délits est de 213, ou un par 23,223 contre 175 ou un par 27,750.Violations de lois municipales 16,580, contre 14,999.Il y a eu 12,807 éas d'ivresse, ou un par 386, contre 11,694 en 1887, ou un sur 415.Sur les 3,747 personnes condamnées, 2,226 l\u2019ont été pour la première fois, 804 pour la seeonde et 177 pour la troisième.Des accusés condamnés à la prison, 586 avaient l\u2019option d\u2019une amende, 1,682 l\u2019ont été pour un terme de moins d\u2019un an sans l'option d\u2019une amende et 180 pour plus d\u2019un an ; 231 ont été condamnés au pénitencier pour deux années et moins de cinq ; 117 pour cinq ans eb plus jusqu\u2019à la perpétuité ; 9 à mort, et 261 aux écoles de réformes.Les cités]et les villes ont fourni 3,037 prisonniers et les districts ruraux 289.Voici comment se classent les occupations des prisonniers : Agriculteurs, 154 ; commerçants, 341 ; domestiques, 283 ; industriels, 462 ; professionnels, 72 ; journaliers, 1,451, Il y avait 940 personnes mariées, 77 veufs ct 2,560.célibataires.; Classées par province, le total des convictions a été : Ile du Prince-Edouard, 13 ; Nouvelle-Ecosse, 85 ; Nouveau- Brunswick, 71 ; Québec, 1,201 ; Ontario, 2,144 ; Manitoba, 67 ; Colombie Britan- | nique, 112 ; les Territoires, 49.557 ne pouvaient ni lire ni écrire, 2,884 possédaient une éducation élémentaires et 87 une éducation supérieure.\u2014\u2014\u2014\u2014lhee\u2014\u2014\u2014\u2014, : Québec-Ouest et Brome sont vacants, De fait, Rimouski l'est aussi, car M.Martin, vous regrettons de l\u2019annoncer, ne reprendra plus son siège, sa santé allant \"de mal en pis, \u2018 En réponse à une demande de la thambre de commerce de Montréal, Sir John A.MacDonald n donné ordre d\u2019ouvrir les canaux le dimanche d\u2019ici à la fin de la saison, M.Desjardins a adressé la parole di- Manche dernier aux électeurs de Ste Famille comté de Montmoreney.L'assem- dblée était présidée par M.F.X.Létour- noeau, maire de la paroisse.Les électeurs fe Ste Famille out fait le meilleur ac- sucil à M.Desjardins.Au vremier juillet la compagnie du Gran \u2019ronc possédait 760 locomotives, BBU + -+s de première, 230 de scconde, 163 «\u2019 \"rs à bagage, 1,230 chars entourés {box}, 1,280 chars à bétail, 5,767 plate- fornie et chars à charbon, Le cabinet provincial siégers à Mont- téal les 5, G et 7 novembre prochain.L'hon.M.Mercier profitera de la cir- tolistance pour prononcer un discours programme au club National, Le Quotidien fait une sortie contre M.PF.X.Lemieux et M.le ducteur Guay, les deux représentants du comté de Le- ris, parce qu\u2019ils n\u2019ont pas assisté à l\u2019assemblée de Nicolet.Il les accuse de trahir les intérêts de leurs constituants.Les exportations de la Puissance du Danada, l\u2019an dernier, accusent une augmentation de $5,506,000 sur celles de Pan dernier.Les souscriptiens pour exposition de 1892 à New-York, s'élèvent à ÿ1,000,000.M.Jolin Parker, de Leeds, est nommé inspecteur des écoles protestantes de Québec et des comtés de Québec, Port- neuf, Lévis, Mégantic, Dorchester et LotLinière, en remplacement du révd.Fothergill qui a donné sa démission, Une charte sera demandée à la Législa- sure pour un chemin de fer qui commen- zera à la station Lachevrotière, dans le zomté de Purneuf, et qui passera par Baint Alban, Saint Casimir et Sainte Ursule.Cette charte est demandée par la i Compagnie de chemin de fer de Saint Vasimir et des carrières de St-Albane \u201d L\u2019ex-trésorier Jones qui réside actuellement à Brantford doit résigner son siége à la législature du Manitoba.Conversion de la dette provinciale Le but réel du voyage des honorables MM.Garneau et Shehyz Projet d'emprunt de la viile de Montréal sur le marché français MONTREAL, 29.\u2014Au moment de leur départ on a dit que le but du voyage des honorables Messiaurs Shehyn et Garneau à Paris était en vue de se donner du repos et de rétablir leur santé.Cela est vrai jusqu\u2019à un certain point ; mais quel- qu\u2019un qui a passé quelque temps avec ces- honorables ministres à Paris et qui est de retour au Canada, ajoute quelque chose qui est d\u2019un grand intérêt pour notre province, Quelque temps après leur arrivée en en France, il paraîtrait que par l\u2019entremise de l\u2019honorable M.Fabre et Gustave Drolet, nos deux ministres furent préseu- tés à plusieurs des principaux capitalistes du Crédit Lyonuais et de la banque de Paris et des Pays-Bas.Ils furent surtout l\u2019objet des attentions de M.Thors, gérant de eette dernière institution, et qui connait très bien les affaires de la province de Québec, depuis qu'il a eu des relations avec le Crédit-Foncier franco canadien et autres entreprises françaises au Canada.Plusieurs entrevues ont eu lieu et l\u2019on prétend maintenant, en se basant sur de bonnes autorités, que nos deux ministres sont à négocier pour la consolidation de la dette entière de notre province et qui s\u2019élève à $25,060,060 ou environ.Depuis la violente résistance faite par les porteurs de débentures à Londres, à la conversion forcée de notre dette, le cabinet a abandauné l\u2019idée de la conversion et il cherche maintenant à négocier un emprunt à 33 pour cent pour exempter le province de payer 44 et même plus pour cent.Le surplus qui s'accumulerait par cette économie dans le taux de l\u2019intérêt permettrait au cabiuet de payer certaines obligations maintenant échues et entres autres, l\u2019argent des Jésuites, la réclamation non payée à propos du palais de justice de Québec et de l'assemblée législative, Afin d'engager les porteurs de débeu- tures à accepter cette réduction dans le taux de l'intérêt, les débentures de la province dovant écheoir dans 25 à 40 ans, verraieut leur terme d\u2019échéance prolongé à 50 ans et même plus.Un ami de I'échevin Préfontaine, président du comité des chemins, qui est de retour de Paris, dit que M.Préfontaine à un grand projet sur le tapis ; ce ne serait rien moins qu\u2019un emprunt de $3,000- 000 à 33 par cent ou même à un taux d'intérêt moins élevé.Cet emprunt serait destiné à faire les améliorations \u2018civiques projetées, pavages, chemins, etc, etc, ASSISES CRIMINELLES BE MONTHAGNY Procès d\u2019Elzéar Bernier, accusé du meurtre de Nelson Bernier, en avril dernier Les grands jugés \u201cayant lundi trouvé \u201c* true bill \u201d contre le prisonnier, l\u2019instruction du procès fut remise au lendemain.Voici les noms des jurés qui furent assermentés mardi matin : Séraphin Morin, | fils ; Ferdinand Proulx, Ferdinand Pré- vost, Georges Mercier, Léundre Duval, François Nadeau, Honoré Labrecque, Joseph Audette, Jean Baillairgeon, Né- rée Guilmet, Philéas Ruel et Charles Roy.Le premier témoin entendu est le Dr Jos.Marmette, coroner.Le 27, 28 et 30 avril dernier, dit-il, j'ai tenu une enquête sur le cadavre de Nelson Bernier ; j'y ai vu le cadavre, mais je ne l\u2019ai pas examiné parce que j'avais deux médecins pour faire l\u2019autopsie.Louis Christophe Bélanger, du Cap St- lgnace, étant assermenté, dépose et dit : Je connaissais le défunt ; le 26 d'avril dernier je l\u2019ai vu pour la dernière fais, il était mort.Je l\u2019ai trouvé près d\u2019une sucrerie, sur la terre de M.Bossé ; il était T# h.a m.J\u2019ai eu peur ; je l'ai connu par les pieds car il avait sa calotte sur la figure ; j'ai été cherché du monde et j'ai envoyé avertir la famille du défunt.Je suis allé chercher le cadavre ävec trois autres personnes ; la casquette qu\u2019il avait sur la figure ne couvrait pas lo derrière de la tête ; le cadavre était sur le dos ; une de ses bottes ne tenait que par le pied dans la jambe ; le cadavre était à à peu près deux arpents au nord-est d\u2019une : route qui descend, il y avait une clôture entre la route et l'endroit où était le cadavre.La figure était noire.En transquestion \u2014Le cadavre a été transporté en voiture d\u2019été, une charrette.J'ai revu le cadavre le lendetiain, alors que les médecins faisaient l\u2019autopsie.Le docteur Jos.Valère Côté raconte que le 27 avril dernier il a été demandé par le coroner Marmette pour faire l\u2019autopsie du cadavre.Examen externe \u2014Epanchement sanguin près de l\u2019oreille gauche de 3 pouces | veillée, il est parti de chëz nous-vers 2 ou \u201824 hrs du matin, il \u2018Taisäit \u2018beau alors, un | mond quelques jours avant que le défunt fus COL ane xn anus sur 3 pouces, En enlevant la peau de dessus le crâne on a constaté un épanche- \u2018ment considérable de un pouce et demi à deux pouces, lequel épanchement correspondait à l\u2019échymose constaté sur le côté gauche de la tête.: J'ai aussi constaté un autre épanchement de un pouce sur un pouce et demi à la partie occipitale de la têtes | Examen interne.\u2014Cerveau : épanchement près du conduit auditif interne de 14 à 2 pouces, correspondant à l\u2019épanche- nient externe.Ze Un autre épanchement de un pouce à un pouce et demi corres- poudant à l\u2019épanchement occipital ex- térde.J'ai aussi constaté une adhérence sur toute la partio parcétale et occipitale gauche.Le cerveau était légèrement congestionné.Les deux poumons étaient fortement congestivrinés \u2014le cœur gauche était vide, Il n\u2019y avait aucune odeur d'alcool ni dans, le cerveau ni dans l\u2019estomac, En transquestion.\u2014 Il est peu probable qu\u2019en tombant il eût pu se causor des plaies aussi fortes.Les coups ont dû lui causer la mort par compression du cerveau et par la congestion du cerveau.Dr Le, Nap.Fortin dépose à son tour comme suit : J'ai vu le cadavre le jour où il a été trouvé ; il n\u2019a pas dû être longtemps là, car avant qu\u2019il fut trouvé il a fait très chaud pendant quelques jours.| Le cadavre n\u2019a pas pu passer l'hiver li; quelques jours avant qu\u2019il fut trouvé il a gelé la nuit.Les coups étaient de nature à- pouvoir entraîner la mort.Augure Brie étant assermenté dépose et dit : Je demeure au Cap St-Ignace, Je suis un de ceux qui a été chercher le cadavre ; il était sur'le dos et une botte arrachée ; l'herbe était aussi verte sous lui qu\u2019à côté, Le peau du pied déchaussé était semblable à celle couverte par les habits et non comme celle de la figure qui était exposée à l\u2019air.La botte était arrachée avec le bas, William.Sylvestre.Il connaissait le défunt.Je suis un de ceux qui sort allés le chercher, l'herbe était pareille sous lui qu\u2019à-côté, pas plus écrasé là qu\u2019ailleurs La position du cadavre indique qu\u2019il a été placé là et non qu\u2019il fut tombé lui-même, Georgos Bernier, je suis-du cap Saint- Ignace, c'est mol qui ai méné la voiture qui est allé chercher le \u2018tadavre, nous avions mis un matelas sous le cadavre, Alphonse Bernier.Je suis le frère du défunt, j'ai trouvé trois cinq centins dans ses poches, le défunt avait l'habitude de porter de argent sur lui, Amanda Bernier, J\u2019étais à la noce avec l'accusé et le défunt chez Olive Cloutier l'hiver dernier.Le défunt était sobre, j'y a revu le défunt chez tious après la) joli clair de lune.Quelque temps après j'ai rencontré l'accusé chez Thädée Gui- fut retrouvé.Une des personnes dit: Tu n\u2019a pas peur pour toi, l\u2019accusé dit : \u2018Oui maudit, j'ai tué Nelson et je l\u2019ai-caché, qu\u2019il n\u2019en soit plus question.; Lin transquestion.\u2014 L'accusé dit : On m'appelle Riel, j'ai cru que c\u2019était par badinage qu\u2019il disait cela.\u2019 \u2019 John Langlois, arpenteur de Montma- gny, s'exprime ainsi: jai été faire un plan du lieu du sinistre au cap St-Ignace, (ici le témoin explique le plan au jury.) Anselme Guimond.Je suis du Cap, j'ai rencontré l'accusé chez Thadée Guimond, je disais la neige fond et on ne le trouve pas, l'accusé dit : Ne vous occupez donc pas de ce croche, je l'ai bien caché ; vous n'êtes pas prêts de mettre la main dessus, tu ne sais pas que je suis Riel ?Retour- nez-vous eu de bonne lieure car il vous en arrivera autant.L\u2019accusé m\u2019& paru un peu sous l'influence de la boisson.Transquestionne par M.Lemieux.\u2014J'ai cru que l'accusé faisait des badinages, je l'ai pris comme je lui ai envoyé.Octave Guimond.\u2014 L'accusé n\u2019est pas sorti pendant la veillée, il est parti pour aller atteler vers 24 à 5 heures afin de me conduire chez moi ; il est revenu peu de temps après avec sa voiture seulement le temps de m\u2019habiller et je suis parti avec l'accusé, Marie Bernier et Diogène Gui- mond.L'accusé est mon cavalier ; le défunt en partant de chez Anselme Ber- nier là où le défunt a été vu la dernière fois en même temps que l'accusé et Dio- gène Guimond partaient de la grange où 1ls avaient attolés, Ces derniers devaient nécessairement rencontrer le défunt.Dine Walstane Fortin néeDelvina Bou} cher, Un soit l'accusé dit qu'il avait fait tirer son horoscope par une femme, que cette femme lui avait dit que le défunt serait trouvé près d\u2019une grande bâtisse, l'accusé ajouta : j'ai bien peur qu\u2019il soit trouvé près de chez nous.Phidyme Cloutier, J'ai rencontré l\u2019accusé avant que le défunt fut trouvé près d\u2019une cave, je parlais à un nommé Louis Caron en regardant dans cette cave ; l\u2019accusé s\u2019approchs de nous me dit que fais- tu'là ?je répoudis je regarde dans cette cave Voir sl jo ne verrais pas ce pauvre Nelson, l\u2019accusé reprit, tu sais bien qu'il n'est pas là, tu dois savoir où tu l\u2019as mis \u2014ici on lit la déposition de Louis Caron fait à l\u2019enquête préliminaire corrobore le BAUME NASAL.Guérison prompte et certaine du hume de Cerveau et du Catarrhe, à outes leurs périodes.CALME, NETTOIE, GUERIT.Soulagement Immediat, Guerlson Permanente, insucces Impossible, \u2014\u2014 Plusieurs soi-disant maladies sont des symptômes de Catarrhe, telles que mal de tête, surdité partielle, perte de l'odorat, mau- aise haleine, toux et crachement, nausées, sensation de débilité zenérale, etc.Si vous souffrez d'aucun de ces symptômes ou iutres semblables, vous avez le Catharrhe et devriez vous hâter l'avoir une bouteille de BAUME NASAL.Soyez averti à temps, e rhume de cerveau négligé dégénère en Catarrhe, suivi de la cnsomption et de la mort.LE BAUME NASAL est en vente Jiez tous les pharmaciens, ou on vous l'enverra, franc de port, jux réception du prix (50 cents et $1.00) eu adressant FULFORD & CO., BrockviLtE, ONT.KE Soyez en garde contre les imitations ayant le meme nos, ee] témoignage ai-donmé\u2014le nommé Louis Caron étant mort depuis, Augure Brie rappelé de nouveau par M.Choquette.il dit : j'ai vu une trace de voiture d\u2019été sur ma terre deux jours avant que le défunt fut trouvé ; c'était une voiture à deux roues qui a dû être traînée par un bœuf.La reille, cette trace n\u2019existait pas ; cette trace venait du chemin du village et arrêtait à 4 ou 5 arpents plus haut que Je cadavre, il y avait un ruisseau où la voiture a retourné et il n\u2019y avait pas de ponts William Sylvestre rappelé de nouveau, corrobore le témoignage précédent.Johny Boulet.\u2014J\u2019étais à la veillée, j'ai vu le défunt changer $5.00, et il lui en restait encore dans ses poches : je ne sais pas à qui ; ce n\u2019est pas à l\u2019accusé, Eugêne Bernier est appelé et ne répond pas à son nom, de même que Joseph Bernier.Marie Lebel.\u2014 Le défunt est parti à 2 heures de chez Anselme Bernier et je suis parti un quart d'heure après ; j'ai rencontré une voiture contenant quatre hommes.Détective Fleury.\u2014J'ai fait la deposition pour faire arrêter l\u2019accusé ; j'ai été à la maison de l'accusé, j'ai conversé avec le père.il m\u2019a montré un cabriolet, il n'avait pas de roue, il a dit que les roues étaient écrasées de l'automne \u2018précé- dent.Michel Bernier, du chemin Taché.\u2014 J'ai vu un vieux cabriolet sur des roues, il n'avait pas de siège, c'était au mois d'avril, depuis ce temps je l'ai revu, mais il n'avait pas de roues.Æn transquestion.\u2014J'ai coutume de regarder, car quand on sort du bois on trouve cela drôle!!!: Léon Bernier.\u2014J\u2019ai des bœufs.Le cabriolet n\u2019a jamais eu de roue depuis que j'ai acheté cette.propriété.Plus tard le témoin dit qu\u2019après que Fleury eut fait sa visite les enfants ont mis des roues à cè cabriolet pour s'amuser.TÉMOINS DE LA DÉFENSE Diogène Guimond, 20 ans, Cap St- Ignace.\u2014Je suis parti de chez Olipe Cloutier vers 1 à 1} beure avec l\u2019accusé pour aller atteler la voiture de l'accusé ; je n\u2019a pas rencontré le défunt.J'ai retourné à la maison de la noce et suis parti parti avec l'accusé et deux amis pour St- Eugène, avons pris une couple de coups et sommes revenus au Cap.Dans St- Eugène nous avons rencontré une voiture contenant deux personnes.Transquestionné par M.Choguette.\u2014 J'ai moi-même vendu de la boisson, en attélant j'ai vu passer personne, J\u2019aiété surpris que le défunt fut trouvé si loin.M.F.X.Lemieux qui défend l'accusé, dit que la couronne n\u2019ayant pas fait de preuve, il est inutile pour la défense de faire entendre ses témoins.M.le juge Pelletier adresse la parole aux jurés, et séance tenante ils prononcent un verdict de \u2018\u201c nou coupable.\u201d Le prisounier est alors remis en liberté.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 Une dépêche adressée de Bonaventure dit que les trains circulent maintenant | sur le chemin de fer de la Baie des Chaleurs, Tous les jours il y a un train qui fait le trajet entre Métapédia et Irishtown.La jonction avec l\u2019Intercolonial se fait à Métapédia.Le trafic sur la nouvelle voie est très abondant.On dit que l\u2019impératrice de Russie possède un mouchoir de poche qui a coûté $2,500.Il a fallu sept années de travail | pour le fabriquer.DS L'église de Ste.Ca \u201c1erine Quoique la jolie église en bois qui vient d\u2019être coustruite au coût d\u2019environ $7,000 à Ste.Catherine de Fossambault, ne doive être bénie qu'au printemps par le cardinai Taschereau, on commencera le jour de la Toussaint (vendredi prochain) à y célébrer les offices religieux, grâce à une permission spéciale de Son Eminence, : le local où l\u2019on a célébré la messe jusqu\u2019à présent étant trop froid peur Vhiver.Le Renovateur des Cheveux DE HAI IL, VEGETAL SICILIEN.(Hall\u2019s Hair Renewer.) A été la première préparation parfaitement adaptée à la guérison des maladies du cuir chevelu, et la première aussi à rendre, aux, cheveux gris et flétris, leur couleur primitive, leur croissance et le lustre brillant du jeuna âge.De nombreuses imitations ont suivi, mais aucune ne possède les éléments réquig pour la conservation de la chevelure et du cuir chevelu.Le RÉNOVATEUR DES CHEVEUX DE HALL a constamment grandi dans l\u2019estime publique, et sa renommée s\u2019est propagée dang toutes les parties du globe, tant il répond à un besoin général.Le succès sans précédent qu\u2019il à obtenn n\u2019est dû qu\u2019 à une cause: \u201cIl tient ce qu\u2019il promet.\u201d Les propriétaires du RÉNOVATEUR ont été souvent surpris de recevoir des commandez des pays les plus éloignés, alors qu\u2019ils n\u2019avaient rien fait pour introduire leur préparation dans ces contrées.Le RÉNOVATEUR DES CHEVEUX DE HALL, même employé pendant un temps très court, produit un effet favorable à l'apparence pers sonnelle, It nettoie le cnir chevelu de toute impureté, guérit toutes les humeurs, la fièvre, empêche les cheveux de devenir secs, par conséquent la Calvitie n\u2019est plus à craindre.11 stimule l\u2019action des glandes affablies, et les met à même de produire une nouvelle croigs sance.?Les effets de cette préparation ne sont pas passagers, comme ceux des préparätions alcooliques, ils restent longtemps, ce qui la rend supérieure et économique, LS (Buckingham\u2019s Whisker Dyea.} \u201c La Teinture de Buckingham pour les Favoris Change à volonté la barbe et les favoris en un chbâtain foncé naturel ou en noir.La eouleur est permanente et ne disparaît pas en se lavant.La préparation étant simple en l'applique facilement.PRÉPARÉS PAB R.P.Hall & Co., Nashua, N.H.Chez tous les marchands de Médecines.Si vous avez des Dartes, lisez ce qui suit St-Augustin, 12 Octobre 1859 | Monsieur Rocicot Je crois qu\u2019il est de mon devoir de vous faire savoir, ce que vos Remèdes Sauvages ont fait pour ma fille dgée de dix- huit ans.Çette jeune fille souffrait depuis près de deux ans de dartres affreuses aux mains, sans que j'aie jamais pu trouver un remède pour pouvoir la guérir.M\u2019étant rendu chez vous, je vous dis ce que je voulais avoir.Après avoir purgé ma fille avec vos \u2018\u2018 Pilules Magiques\u201d et l'avoir renforcie avec votre \u201cPoudre Tonique\u201d pendant 3 semaines, clle s'est vue complétement guérie Ses mains sont maintenant dans un vrai bon état tout comme le reste du commun des mortels Votre \u2018\u201c\u2018Onguent Mystérieux \u201d qu\u2019elle employait extérieu- reiment m'est pas battu.Je me propose d\u2019en te- «ir constamment à la maison, ainsi que vog Pilules Magiques, Je me soussigne ~ Votre, etc.JOSEPH MAROIS, Demandez votre fournisseur les Pilules Mas iques et l'Onguent Merveilleux de J.BE.P.acicot.S'il ne les à pas, demandez-lui de vous les procurer de J.E, P, RACICOT, No.25 rue St-Joseph, St-Itoch.33 AG ANDES PARTOUT ?Cette montre se 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suite, NOUS envoyons gratis une j shaine en or doublé. 10 L'Eglise catholique aux Etats-Unis Centenaire du catholicisme dans la \u2018 grande ropublique' Grande célébration à Baltimore ./ Le dix novembre prochain on célèbrera à Baltimore le centenaire de: l\u2019établissement officiel de I'Eglise catholique aux Etats-Unis.On commémorera la création parle Souverain Pontifo du diocèse de Baltimore dont le titulaire avait quridic- tion épiscopale sur tous les Etats de I'Union.La célébration sera grandiose.Deux tardinaux, douze archevêques, cinquante évêques, une délégation de prélats du Vatican, et des centaines de prêtres ac-| courus de toutes les parties du pays y assisteront.: .Tous les conseils importants de l'Eglise catholique aux Etats-Unis ont eu lieu dans l'Eglise de Baltimore, dans cette spacieuse et sombre cathédrale qui, avec le palais cardinalice et les vastes jardins attenants, occupe le sommet d\u2019une colline qui domine la ville.La célébration du 10 novembre n\u2019offrira peut-être pas un spectacle aussi grandiose qu'un concile plénier de l\u2019épiscopat des États-Unis, car plusieurs évè- Ques seront absents, mais on verra là réu- pis tous les catholiques les plus illustres de l\u2019Amérique, tant parmi le clergé que parmi les laïques, Les fêtes religieuses, les discussions du congrès, les réjouissances publiques qui auront lieu à cette occasion serviront à faire comprendre les progrès énormes que fait l\u2019Eglise câtholique dans le pays le plus libre du monde.\u2019 Lorsque Mgr Carroll, premier\u2019 évêque des Etats-Ums, fut élevé, en 1789, au siége de Baltimore, il n'y avait pas plus de 40,000 catholiques dans toute l\u2019Union.D'après le cardinal Gibbons, on y compte maintenant 80,000 ecclésiastiques et neuf millions de fidèles, 10,000 églises et chapelles et 650 institutions de haute éducation.La hiérarchie comprend un cardinal archevêque et primat, dix-sept- archevêques et 71 évêques.: .4 , Comme on le voit, ce résultat est satis-, faisant, et certe, il mérite bien que l\u2019on s\u2019assemble de partout pour en célébrer la beauté.Le.centenaire du catholicismé.aux Etats-Unis fera époque dans l\u2019histoire ecclésiastique ; car jamais démonstration religieuse n'aura été \u2018aussi imposante et |.aussi fructueuse au point de vue pratique.On discutera-dans ce congrès des ques- \u2018tions de la plus baute importance, quant à ce qui regarde ln société, l\u2019administration intérieures ét l\u2019intégrité morale des fidèles.or Voici quelques-uns des sujets qui devront être soumis aux délibérations du congrès :.\u2018La tempérance\u201d par J.B- Campbell, de \u2018Philadelphie ; \u2018\u2018La presse catholique\u201d par George D.Wolff.de Phi- ladelphie; \u2018\u2018La musique sacrée\u201d par le professeur Herman Allen, de Chicago ; \u2018Le pouvoir temporel\u201d par CharlesJ.Bonaparte, de Baltimore; \u2018Les sociétés\u201d par H.J.Spanntarst, de St-Louis; \u201cL\u2019éducation\u201d par E.J.Dunne, de Floride ; \u2018* L\u2019observation du dimanrhe,\u201d par Manley Tello de Cleveland ; ** Le rôle de l'Eglise,\u201d par H.F.Brownson de Détroit ; \u2018\u2018 L\u2019E- glise en Amérique,\u201d par Richard H.Clarke, de New York .; \u2018\u201c Mouvements de réforme,\u201d par William Seton, de New- Jersey ; ** Congres catholique,\u201d par John Gilmary Shea, rédacteur du American News, de New-York ; * Le travail des femmes et des enfants dans le monde industriel,\u201d par J.W.Commins, de Boston ; ** Education catholique,\u201d par T'ex-juge Edmund F, Dunne, de Floride.Ce monsieur Dunne est Pex-juge en chef de \"Arizona que le président Grant avait destitué parce qu\u2019il favorisait le système des écoles paroissiales au préjudice des écoles communes.Le congrès s\u2019occupera aussi des relations du capital et du travail.Environ six cents délégués feront partie de la convention.Un cumité spécial sera nommé pour transmettre au président des Etats-Unis Une copie des résolutions adoptées, louant le gouvernement de sa sagesse constante en protégeant la liberté religieuse et déclarant que l\u2019église catholique donnera toujoura son puissant appui aux 1nstitu- tions atnéricaines.: CE QU'EN PENSE UN PEALU- ROUGE Cherchant toujours à satisfaire la grande soif du parisien pour le nouveau, l\u2019étran- ze, le baruque, le Petit Journal est allé interviewer Yahmonta, le chef des Peaux Rouges de Buffalo-Bill, afin de connaitre son opinion sur les élections fraugaises, Dans un sons ou dans un autre, tout le monde, petits comme grands, avait ox- primé sun idée.Il n\u2019y avait plus qu\u2019uve personne à laquelle on n\u2019avait pas songé, et ce personnage c\u2019est 1'Ours des Montagnes, traduction française de Yahmonta® Un vieux guerrier d\u2019une soixantaine d\u2019années, Le Petit Journal se présente donc sous la toute pointue du chef indien qui est accroupi, avec cinq camarades de lit, autour d'un feu qui fume au milieu ; la con- versation s'engage et se continue ainsi: Quand nous lui demandons son opinion sur la manière dont en France on élit ses chefs, il pronunce ce petit discours |svec une mélancolie plus marquée que d\u2019ordinaire : -** Les blancs décidément sont bien sau- périeurs aux Indiens.Nous, en pareil cas, nous nous réunissons autour du foyer; \u2018la pipe passe.du main en main, chacun \u2018après avoir fumé dit son avis, et pour \u2018que tout le monde comprenne bien, jamais un indien ne parle avant que l\u2019autre ait terminé, Vous êtes bien plus forts, vous fumez tous ensemble, vous parlez tous a la fois, et vous vous comprenez quand même ! Les indiens, je le dis, ne sunt que des idiots.\u201d Le vieux guerrier demeure persuadé que intelligence des blancs est beaucoup plus ouverte que la sienne, que leur lun- \u2018gage beaucoup plus parfait, nous permettent de saisir deux ou trois cents discours en même temps.Il avait vu déjà le] dôme central, la galerie des machines et la tour Eiffel; aucun spectacle no lui a paru aussi admirable que celui d\u2019une réunion publique.Heureux Yahmonta ! Le vieux chef a été, lui aussi, candidat, lorsque, parmi les siens, il postulait le rang suprême.Il est vrai que sa campagne électoralé n\u2019a duré que doux jours, mais quels jours ! Chez les Indiens il ne s\u2019agit pas seulement, pour le candidat, de parler, mais aussi de prouver qu\u2019on a le cœur fort en se scumettant aux plus cruelles épreuves.Parini les tortures que Yahmonta a dû se faire subir à lui-même pour démontrer à ses compagnuns qu\u2019il était digne de leurs suffrages, il en est une dont il conserve encore les marques sous forme de\u2019 doux énormes cicatrices qui lui balafrent la poitrine: - Le postulant, après s\u2019être enfoncé dans chaquè sein un crochet de bois, s\u2019est placé sous un arbre, puis lui-même, à l\u2019aide de cordes attachées à ces crochets, il s\u2019est hissé à une certaine hauteur.Dans cette position il a attendu que, par le poids de son corps, les erochets eussent déchiré les chairs pour le laisser retomber à terre.Il à fallu pour cela quarante-huit heures.Après ce traitement, qu\u2019il avait subi, cela va sans dire, sans pousser une plainte, Yahmonta qui avait déjà, sur le: sentier de là guerre, accompli mainte action d'éclat, a été déclaré l\u2019élu de sa tribu.quo Yon est quelquefois embarrassé de fournir sur sou programme politique! Mais d'est un peu dur, et il est permis > + > : pe | d\u2019affirmer qu\u2019avec un pareil système rmmer q p > noûs n\u2019aurions pas surabondance de députés.LE CONGRES' D'HYGIENE M.le Dr D.Brochu, professeur d\u2019hy- -giène à l\u2019Université-Laval est de retour de Brooklyn où il était allé assister au grand éongrès d'hygiène tenu en cotte ville.Ce congrès a°duré trois jours et d\u2019importants travaux sur l'hygiène ont été communiqués à ses membres, Le président du congrès, a dit, dans son discours d'ouverture, que la santé publique étaient intimement liée au bien publicet querienne devaitêtrenégligé pour protéger la première enlasoumettant aux règles hygiéniques les plus indispensables.Les corps publics, les administrations, a ajouté l\u2019orateur,devaient coopérer à cette œuvre et prêter plus que jamais leur attention à l'hygiène publique ou même individuelle.Les membres du congrès ont visité tous les asiles de quarantaine de New- York ainsi que les hôpitaux d\u2019isolement.a Une maison florissante Grâce à son esprit d'entreprise et a sa libéralité, la maisonde Gervais & Hudon, quia deux magnifiques établissements sur la rue St.Joseph, à St.Roch, a acquis depuis quelques annéss une popularité qui Rlaÿ rend des plus florisantes et la met à même de faire un commerce très étendu.ll est vrai de dire aussi que ses marchandises sont de premier choix.Par exemple les fameux pianos Heintz- mann, dont elle a l\u2019agence pour Québec, s\u2019écoulent si rapidement que la fabrique peut à peine suffire à la demande toujours croissante.Ces pianos sont fabriqués au Canada, et leur mécanisme breveté les rend supérieurs à tous les pianos de fabrication américaine.lis unt en outre un grand assortiment de musique en feuille, instruments de musique, harmoniums, machines à coudre, coffres de sûreté, etc, etc.ences.Le gardien Alert Gardez-vous d'un danger qui approche, un mauvais rhume nous met en garde contre !a consomption.Prévenez le mal en faisant usage du Baume Pectoral d\u2019 Hagyard, qui est le pius sûr, le plus certain et le meilleur remède contre les rhumes de toutes sortes, l'asthme, les extinctions de voix, les bronchites et toutes les affections do la gorge et des poumons.Voilà, certes, qui est bien commode.- Comme ça dispense bieu des explications.LE CULTIVATEUR La situation du fromage Les affai: es sur ce marché à Montréal n\u2019ont pas changé depuis une semaine ; il y a une bonne demande pour le fromage de septembre 4 104 \u20ac ; mais les détenteurs ne semblent pas disposés à accepter ce prix, là plupart veulent avoir 11 c.Le fromage d'août, du beau au plus beau, s\u2019est vendu 10cäa 108, Un lot de septembre a obtenu 10 c, mais la qualité n\u2019était pas meilleure, la marchandise était un peu pâteuse.Les nouvelles reçues de Liverpool annoncent une bonne demande pour la consommation de 52 s.à 53 s., pour le plus beau fremage canadien jauue et blanc du mois d'äoûit, mais on a refusé 55 s.pour un lot de septembre.A la campagne, les fabricants de fromage demandent des prix bien plus élevés qu ils peuvent obtenir aujourd\u2019hui, et la situation est tout simplement un standoff entre les acheteurs anglais et les fabricants canadiens ; on ne sait pas lequel des deux cèdera le premier.\u2014\u2014mess Les marchés de Québec PRIX DU DÉTAIL Cours de la semaine \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 BEURRE $cts.Sch, Le plus beau 01 @ 020 eau.\u2026\u2026.018 @ 019 Inférieur.016 @ 017 PATATES Early Rose, les plus belles.035 @ 040 Do - belles.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.35-@ 00 Chi LL.a0000c 000000000000 35 @ 040 Snow Flake.leans 040 @ 045 ŒUFS Œufs frais.acacve 019 @ 02 : : VOLAILLES Par eouple, leaplus beliés.$060 @ 065 Do belles.\u2026 045 @ ND Do moins belles.035 @ 040 MOUTON Par quartier de derrière, le lusbeau.060 @ 065 Da Do EAU 20.000 05 @ 0C0 bo de devant, le plus al, .40 @ 050 Do Do beau.035 @ 040 PRIX EN GROS Un seul changement à signaler pour la farine extra du printemps qui a subi une légère hausse : de $4.25 et $4.40, elle a été partée a $4.40 et $4.50.; FARINES ; cts, $cts.Patente.ceviivedienivrnnn.$5 30 @ $6 25 Supéricure extra.cierivri renee.500@ 5 Extrasuporiine.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 460@ 4 Hxtra da printem 440@ 4 Superfine.vi eisai.390 @ 4 Forte du Canada pourboulangers, 510@ 5 do Manitoba\u201d - do 52D 5 ; do\u2019 Etats-Unis > { 32 @ î IO.eit vei ene eiy .3 80- Middling: vanter B a 3 Pollards.s.\u2026\u2026-0000 320 @ 350 Mea .NTARIO EN SAUS 2 24 CAITIN Leu Tes es cer iponu ane mo @ 5 Extra duprintemps.\u2026.\u2014.200@ 5 20 Superfine.\u2026.\u2026.\u2026.sans 200@ 219 Fine.ccnsasancca cena sens aes 190@ 200 Middlings., .0.000 en =.160@ 180 Farine d'avoine par quart.\u2026.460 @ 500 GRAINS Avoine\u2014341bs.\u2026.\u2026.0.@ 037 Pois \u2014661bs.@ 160 Féves blanchies\u201460 °° @ 220 Sarrazin\u201448 bs.@ 065 Mäïs \u201456m8.a 060 BŒUF ET LARD Lard\u2014 Canada \u2014 coupe court\u2014 parquart.Vanscaues .$14 50 @ $15 00 Mess de l\u2019ouest .14150 @ 1500 Thin mess.,.1350 @ 1400 Bœuf\u2014mess,.\u2026.\u2026.\u2026.1100 @ 1300 Jambons\u2014City cured, la livre.13c.@ 1ldc, Saindoux, de l'onestenseau\u2026.180 @ 200 do canadien.\u2026 180 @ 200 Lards en carcasse, par 1001bs.8 CO $ 8 00 Beeuf, par 1001bs.co00en 500 800 POISSON aumon No 1\u2014par baril.00 @ $16 50 do.No2\u2014 do 0@ 1550 do No3\u2014 do 00 Anguille, par livre.\u2026\u2026.BC @ 7 Hareng Nol,Labrador,parquarÿ 525 @ 3 do No2, do do 450@ 475 do Noil,d\u2019Anticosti da pa 000 do No), Cap Breton do 6 00.6 25 Morue Nol, Grande do 475@ 500 do Nol, do 45 @ 460 ] do.No2, do 3M@ 400 Fletant Nol, do 600@ 000 druito Not,\u2019 do 3000@ 13100 do No?do 8wæ 90 Morue sèche, par 112 1bs.300@ 400 HUILES Iväle de Lobp marin Pale.040 @ 040 \u201c \u201c Paille.03 @ 037 * demorne.,.034 @ 035 * demarsouin, PAle.50 @ 060 \u201c \u201c Paille.040 @ 040 FRUITS Pommes d\u2019hiver.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.$3 50 Citrons, par boite.700 @ 900 Oranges Jamaique par bolte., 560 \u201c \u201c par quart.900 Coco, le cent.\u2026\u2026.559 @ 000 Pommes évaporées, la ib.\u2026.\u2026.\u2026 009 @ 00 Pruneaux Bosnia, la b.003 @ 000 Union Egytien, la lb.063 @ 000 Dates Fraiches .cc.ocnene 0.06 @ 007 Pommes d'automne, par baril.250 @ 300 Raisin Malaga, par baril.500 @ 000 Pommes d\u2019ifiver moyenne .200 @ 2350 Raisin Blou par livre au panier 6c @ 7c \u201c petit panier.75¢ Raisin rouge par livre.12 @ 14 \u201c6 ert * aes ze 14 \u201c hockay Californie par boite de 8 paniers.6 50 Péches par panier.850 Poires Flemish Beauty par qrt.600 @ 900 \u201c PArpAnier.125 @ 150 Oignon rouge, par quart.220 @ 275 FROMAGES ET BEURRES Marché actif, mais sans changement dans les prix.Nouveau, en petit moule et grosse 1lc @ 12c.Produit dea beurreries (nouveau) Kamouraska.\u2026.\u2026.18c.@ 1\u2019c Do Beauce.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.0\u2026.13c.@ 15c.Encre d\u2019érable .\u2026\u2026\u2026.\u2026.8c.@ % QUf3.vie 12200000 s Lee eens 19c.@ 20c.LEGUMES Choux.Coreen .$0.204 $0,3 la doz CSSSSUS AT P N REPARATION DU FOURRAGE Je crois que le conseil le plus sage que je puisse donner aux cultivateurs, à cette saison, est celui de couper leurs fourrages.La vignette en tête de ces lignes est le modèle du hache-paille dont je me sers moi-même, sur ma ferme.Elle m'\u2019a été prêtée par M.T.P.Légaré.Le prix varie de $20 à $45.00.Pour un troupeau rpeu considérable, le hache-paille peut être mu à bras.Il est manifestement préférable de se munir d\u2019un pouvoir à cheval, L'économie qui résulte de la pratique de couper les fourrages est au moins de trente pour cent.J\u2019en ai fait l\u2019expérience moi-même.Tout le monde ne peut songer à acheter et installer une bouilloire à vapeur.Cela coûte dans les 8200.Mais quiconque le veut, peut se faire une boite étanche, de quatre à cinq pieds de largeur, de\u2019 quatre pieds de hauteur, de huit à dix pieds de longueur, la séparer en deux, y jeter du fourrage coupé et l\u2019arroser à l\u2019eau chaude, ou même à l\u2019eau fruide.Un peu de son, de la moulée, de la balle, du sel, améliorent le fourrage.Vous arrosez, vous couvrez la boîte et vous laisser s\u2019écouler vingt-quatre heures avanb de } servir au bétail.Un tiers de foin et deux tiers de paille coupés et arrosés ainsi valent presque du foin pur, sec et nem coupé.Et vous ne perdez pas un brin.Yous portez à l\u2019étable dans des sceaux ou boîtes.Cette nourriture chaude est un régal pour vos bôtes Parmi mes lecteurs, il n\u2019en est pas vingt qui ne scienten measure de faire l\u2019essai de la recette si simple, si facile à mettre en pratique, si connue, que je signale aujourd\u2019hui, après bien d\u2019autres, aux enk tivateurs de la province.À ce régime voi vaches donneront du lait une bonne partie de l'hiver et elles seront en ordre parfait au printemps Deux bottes de paille et une botte de foin par jour, sont une gros se, grosse ration.Le fuin à vaehe vaut de $4 à $5.00, la paille environ 83, moins en eampagne.Pour dix centt vous nourrissez bien une vacheavee du fourrage coupé, mélangé et mouillé\u2014 mieux qu'avec dix huit cents au fourragt sec.Je demande que l\u2019on essaie et que l\u2019ox m\u2019écrive les résultats, J.ISRAEL TARTB, 219 RUE SAINT-JOSEPH, Téléphone 278 = DE FRANCE, DECKER, ER0.N.EL, SCHIEDMAYER, ETC.MACHINES A.COUDRE New WILLIAMS.LE Davis Aentrainement verdical Cofire de Surcte (Safe) Vitrine pour Comptoir ; \u2018 Les dernières publications musicales reçues chaque semaine \u201d SAINT-ROCH, QUEBEC 219 ca & Musique D'ALLEMAGNE, ETATS-UNIS ET FABRIQUE CANADIENNE ° HARMONIUMS ; PIANOS : MEINTZMAN & CIF, Wu.BELL & CIE., Wm.BELL & CIE., DOMINION & CIE, DOMINION & CIE.THOMAS & CIE., BURDET & CIE., SCHEIDMAKER, ET | » La APERITIFS, STOMACHIQUES, PUNGATIFS & DEPORATIFS Is guerissent et préviennent les maladies qui se rattachent.% l'ENGORGEMENT de INTESTINS, telles que: Manque \\kd'appétit, Migraine, Constipation, Amas de Bile, \u2019 RCongestions du Foie, du Poumon et du Cervear, 0e TRÉS IM!TÉS ET CONTREFAITS -_ Exiger l'étiquette ci-jointe en À couleurs, avec Is mot VERITABLES # 1'5@ia1/2 boîta(50 grains} 3 fr.la bofte (105 grains }~ MIB dans chaque bein, À Québec : Pharmacie de M.MXORXIS, et les bonnes Pharmacies Crampes, Frissons, Pour Colique,\u201d Diarrhee, Dyssenterie, Cholera ~ Morbus et toutes maladies des intestins, AUCUN REMEDE N'EGALE LE PAIN-KILLER er 49 annees d'experience prouvent que le PAIN-KILLER de PERRY DAVIS est le meilleur Remede de Famille pour Bruiares, Meurtrissures, Entorses, Rhumatisme, Nevralgie, et Mal de dents.Vendu Partout-a 25c.et 5Oc.la Bouteille.EF Prenez garde aux contrefacons et aux viles Imitations.3 | BI \u20ac re [3 nit I pue Toi eng wid one Lares {sells Pare d \u201cment Aurel £ ot aH \"ns lupin ela cant da \u201d Wyre France ts ds cach eu Un 8 naar, odonis, apis Lig 1 1 France Ai wl, IY ery tent i\u201d Mes mb} ue des à eas x fa ti, te, J Sy GRO | l'agrandissement colonial de la Républi- ré vo born parie } nie LY | tng ox La uk eg, | di ent dearee de } mouillé i) bmg J © eli i) i Tu H 1: iy CIE, IE.(IE.ain, pd \u2018que l\u2019expansion coloniale pratiquée par UE CULTIVATEUR LE MOUVEMENT COLONIAL On a fini par reconnaître en France toutes les nations du globe était devenue une nécessité pour ce pays comme pour les autres.Les progrès de l\u2019industrie, observait naguère la Revue Diplomatique,ont rendu la production indéfinie, l\u2019Europe est saturée ; il faut donc trouver, pour notre ays des marchés d'exportation.Le gouvernement français.a donné lui- même dans ce nouvel ordre d'idées.Toute son attention, tous ses efforts tendent à qu a Te ministre des affaires étrangères, M, \u2018Spuller, parlant devant le Congrès de d\u2019Alliance française, n\u2019a pas hésité à affirmer ouvertement la nécessité de cette \u2018politique.« Je ne sais, s\u2019est-il écrié, ce que l\u2019avenir réserve au pays, si plein de ressources et de vitalité ; mais ce que je sais bien, c\u2019est que tous ceux qui ont le souci de ga gloiru, de sa durée, de sa force, tous ceux qui le servent avec courage eb intelligence et lui consacrent toute leur existence,soit qu\u2019ils acceptent un exil lointain, comme Tholozan, qui vit en Perse depuis trente ans, soit qu\u2019ils se ré sigueut à vivre dans les déserts où ils de- meurens pendant des années entières sans voir aucun Européen,commeSavorguan de Brazz, soit qu\u2019ils apportent au service de la patrie les qualités les plus éminentes \u2018de l'administrateur et du diplomate, sa- \u2018chant unir l\u2019énergie dans l\u2019action à la clarté des vues do l'esprit, comme Le Myre de Vilers ; oui, messieurs, tous ces Français, tous ces patriotee et tant d\u2019autres dont votre association s\u2019houore, tous ceux-là sont unanimes à penser qu\u2019il faut cherchor lo salut de la France la où on l'a toujours trouvé, dans un accroissement de sa grandeur par son expansion au dehors.La France n\u2019a vécu, u\u2019a grandi que par l\u2019attrait qu\u2019elle a de tout temps exer- té sur le monde.\u201d Ces paroles impreintes du plus ardent patriotisme reflètent dans toute sa sincè- rité le sentiment de la population fran- gaise sur cette question.- On sent plus que jamais que la France ne saurait se désintéresser du mouvement colonial, qu\u2019elle ne peut songer davantage à s\u2019isoler sur soi territoire européen.L'expansion coloniale est une nécessité de notre époque cten s'abstenant la France se suiciderait ; ello tomberait bientôt au rang de puissance de quatrième, ordre.Il s\u2019est rencontré, il est vrai, même en ces derniers temps, des esprits pour sou- xaire à un pays aussi favorisé, aussi riche que là France.On n'émigre d\u2019un pays, disait-on, que lorsqu\u2019il souffre d\u2019un excédant de population.Or, tel n\u2019est puint le-cas de la France.Ce raigonnement est spécieux.Il ne tient point contre les faits ni contre les résultats obtenus par les autres grandes puissauces colonisatrices.Un économiste français s\u2019est chargé, d\u2019ailleurs, de l\u2019approudre à ses compatriotes La France, chez elle, ne peut que se développer lentement, elle ne peut même que s\u2019étioler, et ce qui le prouve, c\u2019ést le chiffre des naissances et des riages qui tend & s\u2019abaisser a un degré na- vraut, ma- Toute population, ajoute le même écrivain, s\u2019épuise à végéterindéfiniment dans le niëme pays.Toute famille s\u2019éteint à contracter des unions entre parents, mé- me éluignés de parenté.ll y à des petites Îles, en Océanie, dont la population s\u2019en va complètement.Pourquoi ?Parce qu\u2019elles sont dans l'impossibilité de pratiquer la colonisation.¢ Nous avons bien un certain nombre de colonies dont les ancêtres sont partis de France et dont les descendants, provenant d\u2019unions créoles, viennent par groupes, renouveler périodiquement nos sources de population.Nous avons ainsi la colunie canadienne, la colonie mauri- cienne, la bourbonnaise, la martiniquaise l\u2019algérienne, l\u2019indienne, ete, etc.Mais cela ne sufiit pas.11 faut renouveler avec nn sentiment patriotique plus éclairé Jes sources génératrices de notre vicille Gaule aryeune, qui s\u2019appauvriraient cou- me on a vu notamment s\u2019appauvrir celles de la vigne, dont le produit est l\u2019une des richesses de notre pays, et qu\u2019il a fallu régénérer par des piants exotiques, \u201d Puis l\u2019on cite l'exemple de l\u2019Angleterre qui est certainement à émiter.Le continuel va-et-vient de sa population.de la métropole aux colonies et des colonies à la métropole, comble la fière Albion de lignées plantureuses dont la Fri e a raison d\u2019être jalouse.\u2018* Faisons comme elle, dit M.Guet, chercher la richesse (cela viendra tout de même), du moins pour notre population.Nous n\u2019avons plus de temps à perdre, si nous ne voulons nous voir tomber au quatrième rang des nations de l\u2019Europe.\u201d E.R.ne Moncton menacé d\u2019une disctte d\u2019eau La ville de Moncton est aetuellement menacée d\u2019une disette d\u2019eau Au printemps le réservoir contient environ 80 mil.ions de gallons d\u2019eau, la sécheresse récente et la consommation journaliere de la ville l\u2019a tellement épuisé qu\u2019il ne reste guère qu\u2019un rigolet de trois pieds de largeur pour fournir à la consommation.La compagnie de l\u2019aqueduc fait préparer un autre réservoir d\u2019une capacité de 50 millions de gallons environ.On dit que le percepteur des douanes Binney, se propose de faire creuser à sa résidence un puits artésien de trois cents pieds de profondeur, et de placer un conduit jusqu'au coin de la rue pour l\u2019usage du public de Moncton.Terrible accident Un petit garçon du nom de Edouard Murphy, de Digby, vient de payer de sa vie son audace et ses gambades.Quelques petits garçons cherchaient des moutons a4 Broad Cove, et chemin 1aisant ils s\u2019amusèrent à sauter.C'était qui sautait le plus loin.L\u2019un d\u2019eux, Edward Murphy, âgé de 15 ans, désirant surpasser ses camarades, grimpa dans un arbre ct sauta sur le bord de la falaise escarpée.Les pierres se détachèrent du rocher sous son poids, et entraînèrent dans leur chûte le jeune imprudent qui tommbr comme une masse inerte sur la grève pierreuse, une hauteur de 40 pieds.ll eut les deux jambes brisées, la face fendue et le ventre tellement déchiré que les entrailles en sortaient.La mort le délivra bientôt de ses souffrances.Embarras financiors à Québec Une faillite de 870,000 La maison Robitaille, Bernier et Ber- nier, dout le magasin ge trouve au coin des rues de la Couronne et St.Joseph, St.Roch, à fait cession hier matin, à la demande de MM.Gault Bros, de Mout- réal, représentés par M.Louis Burroughs leur avocat.M.Alphonse Turcotte, de Montréal, est nommé gardien provisoire.Le passif est de 870,000.: Il est regrettable qu\u2019une maison aussi importante suit fermée.Nuus espérons qu\u2019un arrangement satisfaisant leur sera accordé.10214 .\u2018J.B.A, Lanibést, siarchand de tabag, Saint Roch, a fait cession de ses biens, à la demande de Louis Nurcisse Hénuult.M, Henry A.Bedard a\u2019 été nommé gardien provisoire, ,L\u2019assemblée des créanciers aura lieu le 12 novembre prochain, à 10 heures a.m.- - Joseph E.Asselin, épicier de cette ville, à fait cession à la demande.de M.Nazaire Turcotte.Sn : Joseph Donati, orfévre et bijoutier de cette ville, a aussi fait cession -dèé\u2019 ses biens,à la demande de Schwob & Frères, de Moutréal.Le gardien provisoire est M.Napoléon Matte, comptable de cette ville, Ces trois marchands ont déposé leur bilan samedi dernier.ee \u2014Un ouvrier employé par M.Beemer, sur le chemin de fer du lac St.Jean, a été grièvement blessé au front.par un caillou projeté par un chasse-neige qui précédait un convoi et que l\u2019on ramenait à Québec pour le réparer.M.Cressman à fait transporter le blessé à la station Beaudet.\u201cApprouvé par l\u2019Académie de le Teaique par excallence, fortife les épuisés par la maladis x : a Ce SW forte ton | ; ; SSP retomacs délicats, augmente l'appétit, Médailles d'Or autorisé bar Arrêté rrinistériel © facilite la digestion.Expositions de Paris VIN leusoment contre à $ FARRIQATION : publicists égeaçais ; colonisons sinon pour Sydney ; agit merveil- § I'Anémie, la Chlorose, RL.FRERE, 19, r.Jacob PARIS § Melbourne Oo» i\u201d les Portes blanches.Dép rt Arrivée Riviere-du-Loup.1.30pm i St-Modeste.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.1.53 ** ~ St-Francois.PEPPEPAAARAEEE 2.23 \u201c* St-HONOFÉ.\u2026\u2026.moucsss 0000 2,58 © St-Louis.eran 3.20 © Yort Ingalls.3.50 \u201c Notre-Dame du Lac.415 \u201c Ste-Ros0 2.0 200usc ane 4.40 * ; Otterburn.\u2026.\u2026.\u2026.4.52 « St-Jacques.cvvvieiiiieiennn 5.19 © Edmundston.eens: .5.41pm 28 septembre, Les Scrofules et toutes les maladies sero fuleuses, telles que Ulcères, Plaies, Érysk pèles, Eczéma, Pustules, Impétigo, Tumeurs, Charbon, Furoncles, Clous, et ¥ruptions de la Peau, sont lo résultat direct de l\u2019impureté du sang.Depuis plus de quarante ans, la SALSEPAREILLE ® AYER est reconnuie comme l\u2019agent 13 plus puissant pour le purifier.Elle dé livre le système de toute humeur malsaine, enrichit et fortifie le sang, expulse toute trace de traitement mercuriel, se montre en un mot l'ennemi redoutable et irrésistible dé toutes les maladies scrofuleuses.; = Une Guérison Récente d\u2019Ulcères È Scrofuleux.\u201cIl y à quelques mois, j'étais affligé d\u2019ul- tères scrofuleux aux jambes.Elles étaient enflées et enflamées, et les plaies déchar- gaient des quantités de matières putrides.J\u2019employai sans succès une grande variété de remèdes.En dernier ressort j'eus recours à la SALSEPARKHILLE D\u2019AYER et le résultat obtenu fut des plus satisfaisants, mes ulcères ont disparu, et ma santé s\u2019est grandement améliorée.Je vous suis très reconnaissant pour le bien que votre médecine m\u2019a fait, Je suis, avec respect, Mrs.ANN O'BRIAN.\u201d 148 Sullivan St., New York, 24 Juin, 1882, FF Toutes les personnes intéressées sont invitées à se rendre chez Madame O'Brian.L'écrivain bien connu du Boston Iferald, MR.B.W.BALL, de Rochester, N.1T., écrit en date du 7 Juin, 1882: * Souffrant cruellement de l\u2019Eezéma pendant des années, et ne pouvant trouver de soulagement dans aucun remède, je me servis de la SALSEPAREILLE D\u2019AYER, et au bout de trois mois j'obtins une guérison complète, Je la considère comme un remède très précieux pour toutes les maladies du sang,\u201d La Salsepareille d\u2019Aver stimule et règle l\u2019action des organes digestifs et assimulatifs, renouvelle et fortifie les forces vitales, et guérit promptemeut les Rhumatismes, la Névralgie, la Goutte Rhumatismale, les Catarrhes, la Débilité Générale, et toutes les maladies produites par un sang appauvri et cor- rumpu, et par une vitalité atffaiblie.Elle est incontestablement le remède le plus économique, tant par la force concentrés que par l'énergie puissante qu\u2019elle exerce sur la maladie.: / » PRÉPARÉE PAR LE Dr.J.C.Ayer & Co, 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C\u2019est pourtant les balles qu\u2019elle a reçues dans le \u201c système \u201d,pendant la grande guerre, qui lui ont tourné la tête.\u2014Comment ¢a ?demandaient les com- mèjas, votre pendule est si vieille ?Ra- contez-Hous donc ça, père Francheteau.Le bonhomme, qui était bavard comme ane pie de la rue des Cordeliers, ne se faisait jamais prier, Et, tirant de sa poche une vieille pipe culottée, qu\u2019il bourrait lentement, il l\u2019allumait à la flamme d\u2019un brin de fagot et commençait ainsi : a x\u2014 11 faut vous dire, d\u2019abord, que Françoise (c\u2019était le nom qu\u2019il donnait à sa pendule) et moi sommes du même âge.Mon père en fit cadeau à ma défunte mère le jour de mon baptême ; il était galant,le bonhomme, et chaque fois que ma mère lui donnait un moutard, il augmentait son ménage d\u2019uu meuble ou d\u2019un ustensile nouveau.Cela lui arriva douze fois, sans que ça paraisse.Ah! dame, c\u2019était un rude lapin que mon défunt père ! Donc, nous étions en 93 ; j'avais onze ans, et je m\u2019eu souviens comme si c'était d\u2019hier.On ne parlait que de chouans et de sans-culottes; les chouans surtout nous faisaient des peurs du diable, avec leurs cris, leurs figures sauvages et leur bizarre accoutrement, Presque tout Ancenis avait déménagé sur Nantes, pour éviter les réquisitions des Vendéens, On n\u2019avait plus de pain, plus de viande ; leg nobles accaparaient les blés et les cachaient dans la Iorét de Maumesson ; bref, on mourait de faim.Ma mère voulait quitter la ville ; mais mon père, qui étaif un patriote, ne Je voulut pas.Un matin du mois de décembre, on annonce l\u2019arrivée dés chouans.Je .sors à la porte-pour les voir venir, et je les aperçois qui montaient le Pontereau, au pas de course, hurlant comme des damnés, les hommes et les temmes, pêle-mêle, tout en guenilles, les pieds nus, la figure noire, les cheveux sur le dos.De vrais brigands ! J\u2019eus si grand\u2019pour que-je rentrai daus ls maison et que je verrouillai la porte.Ma mère aurait bien voulu leur ouvrir, car elle prenait parti pour eux ; mais mou père n\u2019entendait pas de cette vreille-là, et quand il avait dit: \u2018\u201cLaisse- moi tranquille avec tes chouans !\u201d il avait tout dit.Ma mère baissait la tête et ne répliquait not.Cependant, on les entendait défiler sous nos fenêtres eu criant dans le patois du Bocage: \u201cA la Loire!\u201d Il y en avait qui portaient des planches, des madriers, des barriques; d\u2019autres qui roulaient des barques sur des affûts de canon : c'était pour passer en Vendée.Tout à coup, voilk une femme toute jeune, avce uno tête de marquise \u2018 qui frappe à notre porte.Maman profite d'une distraction de mon père pour lui ouvrir, \u2014\u2014Sauvez-moi la vie, ma bonne femme, dit-elle & ma mere ; les bleus sont dans la ville, qui massacrent les Vendéens C'était, ma foi, vrai.Les rues étaient pleines de soldats à pied et à cheval, qui sabraieut ct fusillaient tout ce qui leur tombait sous la main.\u2014 Pas de brigands chez moi, dit mon père à Ja dame ; je n\u2019ai pas envie de me faire casser la margoulette pour vous, décampez au plus vite ! Ma mère interviut, supplia, se mit à pleurer ct finit par désarmer mon père.Où cacher cette malheureuse ?Nous n\u2019avions qu\u2019une chambre en bas et un grenier vide.Peudant que mon père cherchait, la marquise, car c'était quelque chose comme cela, lui dit, en lui tendant une liasse de papiers : \u2014Ce n'est pas ma vie qu'il importe de sauver : ce sont ces papiers, Il paraît qu\u2019eilo les tenait de La Roche- facquelein, qui les lui avait confiés au moment de passer la Loire.Ma mère les lui prit des mains sans rien dire ct les cacha sous le traversin du lita Rétait ous temps.Au même moment, r F * on entendit un bruit sourd de crosses de fusil sur la pierre d\u2019ardoise de la porte, \u2014OQuvrez, citoyens ! criait-on, C\u2019étaient les bleus qui fouillaient les maisons pour s\u2019assurer si elles ne cachaier:t point de brigands.Mon père, sentant le danger que cuurait cette dame et qu\u2019elle nous faisait courir à nous tous, ouvrit la boîte de la pendule et la ferma précipitamment sur elle en disant : *\u201c Ne bougez pas !\u201d puis il courut à la porte ; mais comme elle ne s\u2019était pas ouverte à la première sommation, une poussée formidable des soldats la jeta par terre, accompagnée d\u2019une décharge de fusils.Je me demaude encore comment personne ne fut atteint ; probablement que les bleus tiraient en l\u2019air, car ce fut la pendule qui reçut toute la décharge dans le cadran.Regardez, on voit encore les trous.Vous pensez quelle émotion dut éprouver la marquise.La pendule s\u2019était arrêtée net et n\u2019a jamais marché comme il faut, depuis.Cependant, mon père ne.perdit point contenance.A la vue des soldats qui se ruaient dans la maison, il il décrocha son chapeau orné d\u2019une cocarde tricolore et, l\u2019agitant au bout de son Eras : \u2014 Vive la République ! s\u2019écria-t-il.\u2014Trop tard, citoyen, fit un officier.Pourquoi donc n\u2019ouvrais-tu pas ?Sans doute que tu cachais quelque brigand ?Mon père le regarda dans le blane des yeux et, se croisant les bras avec fierté : \u2014Tu me prends pour un autre ! Cette crânerie daus le mensonge produisit son effet.L\u2019officier se radoucit ; il rassura ma mère, qui se tenait blottie dans un coin et me serrait étroitement contre elle, et, après avoir causé de choses et d\u2019autres avec mon père, il lui dit : \u2014 Voyons, citoyen, puisque tu es si bon patriote, fais-moi le plaisir de m\u2019indiquer une maison sûre où le général puisse passer le nuit.\u2014La mienne, si tu veux : ma femme et moi serons enchantés de lui céder notre lit.n'est-ce pas, la bourgeoise ?Ce n\u2019était pas précisément l\u2019avis de ma mère, qui songeait à la position génante de la marquise dans la boîte de l\u2019horloge ; mais elle se garda bien de contredire mon père.\u2014Alors, c\u2019est entendu, reprit l\u2019officier.Je m\u2019en vais prévenir le général et, dans un quart d'heure, nous serons ici.À propos, si la citoyenne pouvait nous faire une bonne soupe ?\u2014C'est que nous n\u2019avons que des choux ! \u2014 Fort bien.Je vais vous apporter du lard, et nous allons nous régaler, Quant à vous, dit-il aux soldats, rejoignez la com- paguie, un de vous suffit pour aider la bourgeoise.\u2018 1 Je crois bien qu\u2019il suffisait ; il était même de trop.Comment faire, à préser:t, pour tirer la marquise de sa boîte ?Si elle paraissait dans la maison, son grand air et ses vêtements déchirés, salis, la trahiraient ; changer d\u2019habits, il ne fallait pas y songer ; ma meére ava't tout ce qu\u2019elle possédait sur elle ; la jeter dans la rue, c\u2019était, en supposant qu\u2019on en eût l'occasion, manquer aux devoirs de l\u2019hospitalité, eb mon père n\u2019y eût pas manqué pour un boulet de canon.On chercha, on se consulta à demi mot, on ne trouva rien, Alors on s\u2019accupa de préparer le repas du général : mon père pria le soldat de service d\u2019aller chercher de l\u2019eau à la fontaine, et, pendant qu'il était dehors, il courut à la pendule.\u2014Ne bougoz pas, madame, dit-il à la marquise, ou nous sommes tous perdus.Vous avez entendu l'officier, nous avons à coucher le général, Quand il aura soupé, nous nous ferons un lit par terre pour lui donner le nôtre, alors je vous vuvrirai doucement, et vous vous reposerez à côté de nous.Nous verrons ce soir ce que nous ferons demain.Quant à votre nourriture, je me charge de vous la faire passer par la lucarne de la boîte dont, pour plus de commodité, je vais briser le verre, Tn coup de poing défonça la vitre ; ma mère prit un petit tabouret qu\u2019elle donna à la marquise pour qu\u2019elle fût moins à la gêne, et la boîte se referma.+*; Cinq minutes après, le général entrait, suivi de son escorte.\u2014 Bonsoir, citoyen, dit-il en s\u2019avan- çaut vers mun père, si tune connais pas Westermann, je te le présente, \u2014Westermann ! le terrible Mayeuçais ! l\u2019effroi des chouans ! quel houneur pour moi, mon général, de vous recevoir dans ma maison ! ~C\u2019est bien, mon brave, pas tant de compliments : donne-moi vite à manger car je créve de faim.Tout en causant, il fit le tour dela chambre, s\u2019excusa auprès de ma mère de la peine qu\u2019il lui donnait, me prit par le bras et m\u2019enleva jusqu\u2019au plancher, s\u2019assit devant le feu, se leva, arpenta Ia pièce à grands pas, s'arrêta devant la fenêtre, et voyant dans la rue, le long de la maison d\u2019en face, un tas de cadavres de Vendéens : \u2014Tonnerre ! dit-il à son ordonnance, je ne sais pas si nous en avons fait un carnage de ces brigands-lh.Mes hussards LE CULTIVATEUR heures plus tôt ! il n\u2019en échappait pas un seul.La Rochejacquelein peut se vanter de l\u2019avoir échappé belle.Bah ! ce sera pour demain.Puis il revint au foyer, quitta ses bottes, allungea ses pieds nus sur les chenêts ct s'amusa à tisonner le feu.Je ne perdais pas un seul de ses mouvements, aussi ai-je gardé son portrait dans l\u2019œil.C\u2019était un homme rubuste, de taille moyenne, fort d\u2019encoulure et bien découplé ; il avait le regard dur, la voix brève, le geste impérieux ; sa figure et sh démarche respiraient une énergie peu commune.Je n\u2019ai jamais vu de plus beau soldat.Tout le temps du souper il fut d\u2019une gaieté folle, quoique très fatigué.La soupe lui parut bonne, le vin excellent ; il eut toutes sortes de gentillesses à dire à ma mère et la complimenta sur sa cuisine et sur son garçon, Je me rengorgeais, fallait voir ! De temps en temps il consultait sa moutre et regardait la pendule.\u2014Votre horloge ne va donc pas ?de- manda-t il à mon père.\u2014Elle a eu peur des chouans, mon général ; depuis ce matin elle est arrêtée.\u2014Tiens, voyez donc ! sacrédieu, citoyen,tu devrais bien la mettre à l\u2019heure, car ma montre bat la breloque et il faut que je sois debout à six heures demain matin.Ma mère devint pâle comme une morte, mon père se leva pour ne pas paraître troublé, puis se rassurant : \u2014 Ecoutez, mon générel, reprit-il, je te vous cunseillerais pas do vous fier à ma pendule, j'aime mieux emprunter une | montre à inon voisin l\u2019horloger.et puis, vous savez, je suis levé tous les matins à cinq heures ; vous n\u2019avez rien à craindre, je me charge de vous réveiller.Mon père n\u2019avait pas fini, que la marquise se init à tousser deux ou trois petits coups secs qui semblaient sortir du fond d'un cercueil.La pauvre dame gelait dans sa boîte et la peur et le froid venaient de la prendre à la gorge, *\u2018\u2018 Pour le coup, nous sommes flambés |\u201d pensa mon père, et, pour étouffer la toux de la marquise, il se mit à tousser lui aussi ; ma mère fit de même et moi itou, en sorte que, durant une minute,on ne s\u2019entendit pas dans la maison.\u2014Ah çà ! dit Westermann à ma mère, est-ce que vous avez mis un chat dans la soupe'que vous étranglez tous ?buvez un coup, tonnerre ! \u2014Ne faites pas attention, mon général, répondit mon père, chaque fuis que nous mangeons.de là soupe au lard, nous avous apres des enviés de tousser.: Lt \u2014Allons, allons, * garde tes carottes pour un autre, elles gent trop blanches.Tu ferais mieux de dire que tu as soif, : Westermann prit une bouteille et rem- plit-les verres.1 \u2014A votre santé ! les amis, \u2014À la vôtre ! mon général.\u2014A la vôtre ! la petite mère, La marquise se prit à tousser de nou: veau, et mon père aussi.\u2014Ma parole dit Westerman, en regardant du côté de la pendule, il y à quelque chose là-dessous.Tu me cache quelque chose, citoyen.\u2014 Vous riez, mon général ?\u2014Je ne ris pas du\u2019 tout.Ouvre-moi cette horloge.Mon père se défendit, protesta, balbutia, dit des bêtises et allait tout perdre, quand ma mère, avec l\u2019étonnante présence d\u2019esprit des femmes, lui cria, en se levant de sa chaise : \u2014Mais, ouvre donc, imbécile ! puisque le général te le demande ! \u2014 Bravo ! citoyenne, bravo ! dit Wes- termann ; voilà qui est bien parlé ! *,* Mon père se fâcha tout rouge et menaça ma mère du poing.Le général prit parti pour ma mère qui se mit à pleurer.Bref, les choses se gâtuieut, quand on frappa à la porte.-\u2014Ouvrez ! Un officier entra, l\u2019air effaré : \u2014Mon général, dit-il à Westermann le général Marceau vous prie d\u2019accourir ; on craint une nouvelle attaque des chouans ; le poste de la Davrays vient d\u2019être surpris et égorgé.\u2014Tonnerre ! nous n\u2019en finirons donc jamais avec ces brigands #?Donnez-moi mes bottes et mes armes.nous allons voir ça ! Aussitôt dit, aussitôt fait.Le général sortit avec son officier d\u2019ordonnance et ne laissa qu\u2019un factionnaire à la porte, car il devait revenir pour coucher.Mon père courut immédiatement à Ja pendule : la marquise était gelée et plus murte que vive ; elle toussait à faire peur.\u2014DMontez vite dans le grenier, madame, on vous portera tout à l'heure de quoi manger et vous couvrir.Ma mère ôta son châle de laine et le lui jeta sur les épaules.\u2014 Mes pauvres gens, dit-elle, quel mal je vous donne !.Si j'avais au ! \u2014Ne parlons pas de ça, madame, tâchez seulement de ne plus tousser.Elle était à peine installée dans le grenier avec une écuelle de braise sous les pieds que l\u2019oflicier d\u2019ordonnance du géné- ont rudemient travaillé aujourd\u2019hui.Quel malheur que je ne sois nas arrivé deux ral Westermann rentra sans frapper.Il venait chercher le manteau rt le sac du | Rois général et en même temps prévenir mon père qu\u2019il ne coucherait pas à la maison, Les troupes quittaient Ancenis immédiatement ct se mettaient en marche sur Nord où de Fleuriot s\u2019était retiré avec les débris de l\u2019armée vendéenne.\u2014 Quelle providence! s\u2018écria ma mère en tombant à genoux.\u2014Ët quelle frayeur tu nous a donnée avec ta marquise ! ajouta mon père.Alors on verrouitla la porte, on fit descendre la pauvre fenime du grenier,on lui donna à manger et, quand elle fut un peu remise, on lui fit un lit.Le lendemain matin, elle était levée à la pointe du jour, elle embrassait mon père et ma mère et partait en laissant sur la cheminée une petite bourse contenant mille francs en or.Elle avait oublié de nous dire son nom, tais mon père a toujours cru qu\u2019il avait caché dans sa pendule la marquise de la Rochejacquelein.Leox SgcHE.Jp UNZ VEUVE PRATIQUE Plusieurs journaux parisiens citant, non sats quelque admiration, uu jugement d\u2019un tribunal américain, le proposent comme exemple aux tribunaux français.Voici les faits de la cause, comme on dit au palais.Un bon pochard américain, en sortant ivre d\u2019une taverne, avait glisséet était allé tomber la tête sur le bord du trottoir.Cette chute lui avait immédiatement fait passer pour toujours le goût du whiskey.Sa Feuve désolée, mais roublarde, se posa ce petit raisonnement qui, au pre- nier abord, ne manque pas d\u2019une certaine logique : \u2014Si mon mari n\u2019était pas tombé, il ne se serait pas tué : s\u2019il ne s\u2019était pas enivré, il ne serait pas tombé ; si le propriétaire de lu taverne ne lui avait pas donné à boire, il ne se serait pas enivré.Donc, c\u2019est ce maudit tavernier qui est cause de son trépas.Or, quiconque occasionne la mort d\u2019autrui par imprudence doit des dommages-intérêts aux ayants droit.Et elle poursuivit incontinent l\u2019infortuné cabaretier, lui réclamant un nombre bre respectable de dullars.Son petit raisonnement eut un vif succès devant le tribunal, qui accorda la forte semme à cette veuve éplorée dans les grands prix.Les journaux mentionnant ce jugement ajoutent : \u2018\u2018Si une pareille jurisprudence s\u2019établissait en France, il est à présumer qu\u2019elle aurait plus d\u2019effet que toutes les dispositions restrictives sur l'ivresse.\u201d Moi, je veux bien ; wais nous pours rions alors nous atténdre à des débats bien curieux.En outre, avec ce raison- nemetit, on ne sait pas bien jusqu\u2019où on n\u2019irait pas.Voici, par exemple, un monsieur qui vous rend visite.En sortant, dans la rue, il reçoit une cheminée sur l\u2019occiput.Il est évident que d\u2019après le système préconisé, sa veuve aurait le droit de venir vous tenir le langage suivant : ** Mon mari n\u2019avait nullement affaire dans votre rue ; le jour de l'accident, il voulait positivement rester à la maison ; il se disposait-même à prendre un bain de pieda à la moutarde, lorsqu\u2019il s\u2019est rappelé qu\u2019il vous devait un visite,et il est sorti pouraller vous voir.C\u2019est donc vous qui êtes cause de son écrabouillement.Donc, passez à la caisse ! \u201d On trouverait facilement des centaines de cas où des gens armés d\u2019un semblable raisonnement vous dépouilleraient au code.L'exploitation de l\u2019homicide par imprudence devieudrait une fameuse branche d'industrie.JULES DEMOLLIENS, DOUANE ET OBJETS D'ART L'importation aux Etats-Unis, du fameux tableau l\u2019Angelus de Millet, acheté par l'American Art Association, a soule- Vé une assez curieuse contestation.Si un marchand d\u2019objets d\u2019artdans les conditions ordinaires avait importé l\u2019Angelus pour l\u2019exposer tout simplement, il aurait dû payer $33,000 comptaut à la douane.Au lieu de cela, l\u2019American Art Association, en sa qualité de société légalement constituée pour \u2018\u201c des expositions de tableaux dans l'intérêt de l'éducation populaire \u201d, est admise à donuer caution au liou de payer les droits.Les marchands, qui ont des galeries à eux, protestent au nom de la justice.Ils disent qu\u2019eu réalité l'Art Association n\u2019est rien de plus qu\u2019une maison de commerce en objets d'art, et qu\u2019elle n\u2019a droit à aucun privilége refusé aux particuliers, DRUNKENNESS Or the Liguer Habit, Positively C \u2019 e br Administering Dr.Halsos qr Golden Specific.(CE Tt can be efven in à cnp of coffee or tes withont the knowiedge ofthe porson taking !t; fs absolutely harmiess, and will effect à permanent and 5 eedy cure, whether the patient is a moderate drinker of an alcohoile wreck.It has been given in thousands Cases, an ee every instance & perfect cure as followed.It never fails The system once pregnated with the Specific, it becomes an ntteg possibility for she liquor appetite to exist, F.lar and full particulars address GOL DEA Co dus Enoe 610.Cincinnati.TTRACTION SANS PRECEDENT PLUS D'UN MILLION DISTRIBUE ree permet.AR , ve \u2014 XL Compagnie de la Loterie de l'Etat de la Louisiane Incorparée en 1868 pour 25 ans par la Légisia- ture pour des fins d\u2019éducation ct de chari avec un capital de 31.000.000, auquclila é ajouté depuis un fonds de réserve de plus de Les grands tirages ont lieu semi-an- nuellement, (juin et décembre) et ses grands tirages à un seul numéro se font à chacan des autres dix mois de l'année.et cela se passe en vublio, à l'Académie de Musique, Nouvelle-Orléans, Le.Renomumée depuis 20 ans pour l'intégrité de ses tirages et le prompt paiement des prix dont voici l'attestation : ! Nous certifions par les présentes Que nous surveillons les arrangements faits pour les tirages mensuels et trimestriels de la Coma pagnie de la Loerie de l'htat de la Louisiane que nous gérons ct controlons personnellement es tirages eux-mêmes, et que letout cst cons duit avec honnéteté, franchise ct avcc bonheur Pour tous les intéressés ; nous autorisons la commagnie à se servir de ce eertificat avec un 1ac-simile de nos signatures attaches dans nos annonces Commissaires.Nons soussignés, Banquiers c!_ Banques paierons tous prix gagnés à la Loterie de l\u2019Etat de la Louisiane qui seront présentés à nos comptoirs.J.H.WALMSLEY, Prés.Louisiana National Bk PIERRE LANAUX, Prés.State Nationai Bk.A.BALDWIN, Prés, New Orleans National Bk, CARL KoBN.Prés.Union National Bk.TIRAGE EXTRAORDINAIRE À l\u2019Académie do Musique Nourelle Orléans MARDI, le 12 NOVEMBRE 185) PRIX CAPITAL $399,000 100,000 billets do $20; Dem! billet $10: Quart de Billet $5; sLixiéme do Billet $2- Vingtième de Billet $1, LISTE DES PRIX 1PRIX CAPITAL DE $300,000 1 GRAND PRIX DE 00,000 1 GRAND PRIX DE 50,000 1 GRAND PRIX DE 25,000 2 GRANDS PRIX DE 20,000 5 PRIX DE 25.000 25 PRIX DE 25,000 100 do 50,000 200 do 60,000 500 do 00,000 PRIX APPROXIMATIFS } 100 PRIX APPROXIMATIFS DE $500.350.000 100 dd do 300.30,000 160 do © do 200.20,000 PRIX TERMINALS 999 PRIX DR $100.$99,900 999 PRIX DE 100.99,900 3,134 Prix, s'élevanta.Cerieseeaaia.$1,054,800 Nora.\u2014Les billets qui remportent des prix capitaux n\u2019ont pas droit aux prix a terme.AGENTS DEMANDES 87% Pour les taux de club, ou pour toute information désiréo, écrivez lisiblement aux soussignés, faisant connaître clairement votre résidence avec l\u2019état, comté, la rue et le numéro, On s'assurera une réponse par la malle plus rapide en insérant dans votre lettre une enve- Oppce portant votre adresse tout au long.IMPORTANT Adresse M.A, DAUPHIN Nouvelle-Orléans, ou a M.A.DAUPHIN, Washington, D.C.Par kttre ordinaire contenant Mandat- d'argent émis par toutes les compagnies d'Express, bourse de New-York, traite on inandat- poste.Nous payons les charges sur l'argent courant qui nous est envoyé pur express en sommes de $5 et plus.Adressez les Lettres Enregistrees contenant l\u2019Argent a la NEW ORLEANS NATIONAL BANK, New Orleaus, La, RAPPELEZ-VOUS que lo paiement de tous les prix est GARANTI AR QUATRE BANQUES NATIONALES de la Nouvelle-Orléans et que les billets sont signés par le président d\u2019une de ces institution dont les droits sont garantis par une charte et reconnus par les plug hautes cours ; défiez-vons par conséquent de toutes les imitations ou affaires anonymes, UNÉ PIASTRE cest le prix de la plna petits partie ou fraction d'un billet EMIS PAR OUS pour n'importe quel tirage.Tont c\u20ac qui pourrait étre oflert en notre nom pour moinsd'une Aiast scrait une escroquerie VIN BI-DIGESTIF DE CHASSAING DIGESTIONS DIFFICILES MAUX D'ESTOMAC PERTE DE L'APPÉTIT DES FORCES, etc.PARIS, 6, avenue Victoria, 6, PARIS LT TOUTES PHARMACIES \\\\ NJ LE CULTIVATEUR 163 LE Secret de Lusabran DEUXIEME PARTIE La jeune fille est la proie de sentiments étranges ; devant ses yeux s'ouvrent des horizons éblouissants, qu'elle ne doit pas envisager quelle repousse.Elle nose s'interroger de peur de découvrir une vérité qu\u2019elle dressent sans la définir.Elle |.prie, elle demande à Dieu la force qui lui échappe.Puis elle travaille avec une ersévérance fiévreuse, espérant trouver Poubli des pensées qui l\u2019oppressent.Mais le calme est refusé à ce pauvre cœur qui * praint de regarder en lui-même.Comme chaque jour depuis la mort de Naloue, Yvane était assise à sa fenêtre.Elle considérait la campagne dépouillée de ses moissons et la montagne grise que le soleil couchant baignait.de lueurs ardentes.En entendant la cloche du diner elle laissa son -ouvrage et descendit.M.et Mme de Lusabran étaient déjà dans la grande et ils causaient avec une vivacité rare entre eux.Yvane fut sur- \u2018prise de l'expression triomplhante répandue sur les traits de son oncle.\u2014Mettons-nous à la table dit M.de Lusabran, qui s\u2019interrompit lorsque son fils entra suivi du contre-maitre.Nous avons à travailler ce soir, Foulques.\u2014Foulques, pâle et sombre comme toujours depuis plusieurs semaines, releva la tête aux paroles de son père.\u2014Qu\u2019y a-t-il de nouveau?demanda-t-il avec indifférence.Mais l'animation du comte le frappa, et il reprit : \u2014 Quoi ?auriez-vous trouvé ?\u2014Oui, mon fils, j'ai trouvé, répondit le tomte avec une joie qui ne pouvait cather.J'ai atteint aujourd'hui le but hol 41 Le \u201ca a 58 0 2 ; a fl ma toute it gent UC pn # 5 ait 15 PE , Foi 0 , jus Ch gue je poursuis des années et qui jusqu\u2019- alors, avait reculé.devant moi.J\u2019ai réus- 3i, jen rends grice au sort et à toi, mon | fils.Je suis fier de to le dire, tu m\u2019as puissamment aidé, et tes travaux m'ont permis de faire la découverte qui couronne mon entreprise.Aésormais sans rivale ! Foulques, en- Jends-tu bien ?car nous saurons gar- fer notre secret.Il s'arrêta, son regard venait de rencontrer le contre-maître dont le visage était Béfait._ \u2014 Etes-vous malade, monsieur Calbert?J demanda-t-il.\u2014Je.je ne me sens pas bien, en effet balbutia le jeune homme, Le temps ora- peux me fatigue toujours.Il faut.oui, vaut mieux que je me retire, M.de Lusabran l\u2019examina avec attention et reprit : \u2014Je ne puis vous laisser partir, vous avez l'air très sérieusement indisposé ; vous passerez la nuit au château.| Du reste, ajonta -t-il en moutrant le ciel qui s\u2019assombrissait, l\u2019orage qui se prépare ne vous.donnera pas le temps de regagner la verrerie.Restez, j'enverrai prévenir le docteur si.\u2014Je n\u2019at nul besoin du docteur, dit vivement M.Calbert, un peu de repos me remettra et j'accepte avec plaisir l'hospitalité que vous voulez bien m\u2019offrir pour cette nuit.La comtesse sonna et un domestique parut.\u2014Joseph va vous conduire à votre chambre, et il se tiendra à votre disposition.Le contre-tuaître prononça quelques mots de remerciements \u2018et sortit avec le domestique.Lorsqu'il passa devant Yvane, il sembla à la jeune fille qu\u2019il n\u2019y avait plus trace de maladie chez lui, mais que, dans ses yeux éclatuit, au contraire, une satisfaction intense ; mais elle se reprocha bientôt d'avoir conçu une idée aussi dénuée de raison, Après le repas, elle alla vers la fenêtre.L'air était chaud malgré l\u2019heure, et de grands nuages cou- raieut dans le ciel qui formait une mer de pourpre vers le couchant.Yvane poussa une exclamation.Un homme portant le costume des ouvriers s\u2019avançait dans la cour avec un petit gar- gon.Elle reconnut Lenoir, un ouvrier que M.de Lusabran avait renvoyé peu do jours auparavant ; il avait mené son fils.Lenoir s'arrêta indécis devant le erron ; son air abattu faisait pitié, il allait venir en aide à l'embarras de ce malheureux.Et Yvane dit au comte : \u2014 Mon oncle, voila Lenoir qui voudrait Vous parler, je pense.Le comte s'approcha de la fenêtre.\u2014Que voulez-vous 2 dit-il durement à ouvrier qui fut aussitôt cloué à sa place.\u2014 Monsieur, répondit l\u2019homme en Ptant son chapeau de paille, est-ce vrai guc vous m\u2019avez renvoyé ?\u2014 Oui, je vous ai fait signifier d\u2019avoir à uitter votre maison avant huit jours.i pres ?\u2014Ce n\u2019est pas possible, reprit Lenoir.l\u2019une voix étranglée ; où voulez-vous que aille ?{+ TON.poings robustes.Notre verrerie sera | ai la certitude.\u2018ma demande.et je prends la responsabili- \u2014Où il vous plaira, excepté chez moi.\u2014Vous ne ferez pas cela.\u2014Est-ce vous qui m\u2019en empêcherez ?\u2014Vous savez pourtaut bien que je suis un honnête homme, et quand on-parlait de grêve et de rovolte, je disais toujours J'ai perdu ma femme, vous savez, et le chagrin m\u2019a entraîné à mal faire, je compronds que sur le moment vous m\u2019ayez mis dehors ; mais si je vous promets d\u2019être comme autrefois, avant la mort de ma femme, vous mereprendrez et vous n\u2019aurez pas à vous en repentir.Vous ne pouvez pas mettre cet enfant-là dans la misère Et ma file, monsieur, ma brave Marie, qui va sortir demain de l'hôpital.\u2014Cet voix rude avait des intonations- anxieuses qui semblaient touchantes, Mais M.de Lusabran ne répondit pas.\u2014Mon maître.dit l\u2019ouvrier.Le comte fit un geste d'impatience.\u2014dJ'ai été malheureux, je vais donc l\u2019être toujours ! 1ls ont atterré ma pauvre femme ; elle était bonne et vaillaute, elle veillait les pauvres la nuit et travaillait tout le long du-jour.À quoi ça lui sert-il maintenant Ÿ Elle m\u2019a dit qu\u2019elle s\u2019en allait vers le bon Dieu ; mais je crois que vous avez raison, mon \u201c\u2018Mnaître, il n\u2019y à pas de bon Dieu.\u2014Taisez-vous! tria le comte allez-vous- en.Jamais je ne souffrirai qu\u2019un ouvrier discute mes ordres.\u2014Je nie discute pas monsieum je vous prie ?gronda louvrier en serrant ses Et vous ne voulez pas m\u2019entendre.Il reprit son enfant par la wain.\u2014Tiens petit, viens dit-il.Ce n\u2019est pas nous qui réussirons à l\u2019attendrit, Il fit quelques pas pour s'éloigner.Yvane, les yeux humides, cherchait qui | elle pourrait appeler au secours de l'infortuné et, comme par instinct, son regard suppliant se dirigea vers Foulques.Foulques s\u2019avança vers son père.\u2014Je vous demande on sursis, mon père.dit le jeune comte d\u2019un ton ferme.°\u2014Un sursis ?Tu veux que je pardonne à cet homme qui t'aurait tué s\u2019il l'avait pu.\u2014 TI n\u2019avait pas sa raison et il dit vrai quand il affirme que su vie a été sans tache jusqu\u2019ici Le chagrin\u2014un sentiment noble par lui-même, et contre lequel cette nature-inculto n'a pas su réagir\u2014le chagrin l\u2019a plongé dans l\u2019inconduite; mais cette défaillance n'aura pas de durée, j'en Je vous renouvélle donc té de ce qui pourra suivre.\u2014Je crains que tu n\u2019acceptes la une lourdé tâche, mais fais comme tu le désires, mon fils, M, de Lusabran parlait sans répugnance ; le vœu de son fils devenait toujours le sien.Foulques appela Lenoir qui, s'attachaient à une vague espé- rauce, avait encure suspendu son marché.} \u2014Je sieur.\u2014 Bien.Reprenez demain votre ouvrage, et, si vos notes du moins sont excellentes, on vous inscrira de nouveau sur la liste des ouvriers.\u2014 Monsieur Fuulques, dit Lenoir avec une sorte de solenuité, on vous appelle un savant mais moi je jure que vous êtes un brave cœur.Et vous, mademoiselle Yvane, c\u2019est beau de votre part, moi qui vous avait refusé le petit pour le catéchisme.Mais je n\u2019oublierai pas ce que vous venez de faire tous deux pour moi, et celui-là non plus ne l\u2019oubliera jamais, Il montrait son petit garçon.Quand ils eurent disparu, M.de Lusabran et Foulques quittèrent la salle, \u2014Restez avec moi, dit Mine de Lusa- bran à sa nièce.Yvane prit son ouvrage et vint s'asseoir auprès de la comtesse.\u2014La découverte de mon oncle doit vous rendre heureuse, dit la jeune fille au bout d\u2019un instant.\u2014Mme de Lusabran répondit lentement : \u2014Je suis encore plus heureuse des paroles \u201cque je viens d'entendre.Oui, poursuivit-elle, M.de Lusabran est fier de l'énergie de Foulques de la noblesse de son caractère de l\u2019étendue de ses facultés, mais, moi, tout cela ne peut me consoler, ce n'est pas là ce qui apaisera la dévorante inquiétude qui consume mes nuits et mes jours, ce n\u2019est pas ce qui sauvera mon fiis ! J'ose seulement me reprendre à l\u2019espérance, quand la générosité de son cœur m'est dévoilée, Elle reprit avec une indicible ferveur : \u2014Oh ! mon fils, mon Foulques ! nul ne sait de quel prix je le rachèterais; nul ne sait avec quel ivresse je mourrais pour lui assurer la vie éternelle.Si Dieu parlait un jour dans une telle âme ! Yvane, vous ne pouvez me comprendre.La jeune fille saisit les deux mains de sa tante.\u2014Si, je vous comprends.répondit- elle.21 : \u2014\u2014Un coup de vent fit battre la fenêtre.Yvane se leva pour la fermer et contempla les progrès rapides de l'orage.Il n\u2019éclata dans toute sa force que vous donne ma parole, mon- quand Mme de Lusabran et aa nièce se.séparérent pour la nuit.La jeune fille resta longtemps à regaz- der le beau et terrible spectacle de l\u2019ouragan déchaîné.Le venttordait.jusqu\u2019à les briser, la cime des grands chênes.Ce balancement, ce mouvement échevelé des arbres éclairés par.la lueur incessante des éclairs fui donnait le vertige.Il lui lui semblait que le vent la faisait aussi plier et quil la briserait comme tout ce qui résistait à sa fureur, Elle se rejeta en arrière et s\u2019assit épuisée : l'influence de l\u2019orage l'accablait jusqu\u2019à la souffrance ; elle étendit la main pour prendre son flacon d'éther, mais le flacon était vide ; le seul remède qui lui apportât d\u2019ordinaire quelque soulagement lui manquait et sun malaise redoubladt ne lui permit bientôt plus de s\u2019en passer.Elle prit le parti d'aller renouvéler sa provision dans la petite pharmacie du château.Cette chambre, dont Mme de Lusabran possédait seule la clef, se trouvait près du cabinet de travail dans le corridor qui menait à l\u2019appartement d\u2019Yvane, la jeune fille pouvait donc y arriver sans déranger personne.Elle traversa le couloir obscur et #'arrêta devant la pièce où elle désirait pénétrer.Quand elle essaya à tâtons d\u2019introduire la clef dans la serrure, ce simple effort fit ouvrir la porte d\u2019ordinaire soigneusement close.Yvane n'attacha pas d'importance à cet incident, ot entra, mais elle s'arrêta saisie d\u2019une terreur si vive que les battement de son cœur furent suspendus.La pharmacie était séparée du cabinet de travail par deux portes.La seconde toujours verrauillée, était récouverte d\u2019un capitonnage épais, où elle devait intercepter tous les sons ; ce soir, elle était ouverte et, derrière l\u2019autre se tenait M.Calbert.A la lueur d\u2019une petite lanterne sourde, il écrivait rapide- | ment sur un carnet.On entendait la voir de M.de Lusabran qui, n\u2019étant plus -arrêtée par le capitonnage, arrivait claire et distincte du cabinet de travail.On eût dit que le comte dictait quelque chose, une formule sans doute ;«ses paroles étaient hérissées de termes techniques qui sonnaient à l'oreille d'Yvane comme une langue barbare.Où était-elle Ÿ Que faisait là M.Calbert.Le contre-maître l\u2019avait vue entrer, - mais il continuait.d'écrire et quand le comte se tut, il ferma la porte, posa son caruet et se rapprocha d\u2019Yvane.La jeune fille tomba daus un fauteuil.\u2014Que faites-vous ?dit-elle d'une voix éteinte.UE © \u2014Pourquoi me le 'demiandez - vous, puisque, vous l\u2019avez deviné ?répond.t-il avec aisance.Elle se redressa.\u2014Oui, fit-elle avec un écrasant mépris, je l\u2019ai bien deviné, vous êtes un espion et un traître.-\u2014Comme vous le prenez de haut ! et pourtant vous auriez plutôt sujet de vous réjouir dece qui vous indigne si, fort.\u2014Me réjouir, moi d\u2019ünë'feinblable infamie.\u2014Voyonsne vous exaltez pas et ne donnez pas aux choses des noms de fantaisie.Oui, certes, c\u2019est un bonheur pour vous, puisque vous partagerez ma fortune et ma gloire.: Yvane tremblait, elle ne put parler.\u2014Eh quoi?reprit Hervé Calbert.Qu\u2019ai-je dit de surprenant ?Voulez-vous me faire croire que vous ne m'avez pas compris, que vous ne savez pas que j'allais vous demander de m'\u2019accorder votre main, de devenir ma femme.\u2014Qu'avez-vous dit ?Je vous défends de.\u2014Alors, mademoiselle.pourquoi me faites-vous des questions, sivous ne voulez pas que j'y réponde ?\u2014Je vous défends de faire allusion à un projet dont la seule idée me révolte tout entière.Il pâlit an peu, mais il poursuivit de sou ton ironique.\u2014Je ne prends pas au sérieux la déclaration que vous me faites avec une aimable franchise.Caprice ! caprice qui se dissipera quand vous envisagerez l\u2019avenir que je vous offre, Yvane fixa sur lui, ses yeux bleus, étincelants, qui exprimaient Une si profonde répulsion que Hervé Calbert recula.\u2014C'est bien, dit-il.= Et il se dirigea vers la table pour prendre le carnet qu\u2019il y avait déposé.Ce mouvement retint Yvane qui allait sortir.Non, elle n\u2019avait pas le droit de s'éloi- goer, un devoir l\u2019obligeait à surmonter sa Tépugnance ; elle devait combattre pour la cause de son oncle, elle devait empô- cher une main perfide de lui ravir le fruit de ses travaux.\u2014 Monsieur, murmura-t-elle en marchant vers le contre-maître, ne faites pas cela.Il est impossible que vous dérobiez a celui qui vous a traité en ami le résultat de longues années de recherches, Je ne laisseral pas une telleiniquité s\u2019accomplir sans.\u2018 \u2014Ah !vous auriez l'intention de me dénoncer 7 Le cas était prévu dès que je vous ai vu paraître.Mais, dites-moi, je vous prie, quel autre que vous ou Mme de Lusabran possède la clef de cette piè- ce et, par conséquent qui a pu m'introduire ici ?Malgré la charité bien connue de la cointesse on ne saurait lui attribuer une telle complaisance, Yvane accablée, était retombée sur son siège.Le vent mugissait au dehors, il faisait vaciller la lampe et jetait des.branches d\u2019arbre contre la fenêtre.Mais la foule n\u2019allait-elle douc pas écraser cet homme ?N'était-ce pas pour le maudire que la grande voix de Dieu grondait dans les profondeurs dx ciel ?Il poursuivit : \u2014 Vous voulez me dénoncer ; faites le, et vous verrez qui de nous deux \u2018passera le premier le seuil de cette maison.Îl se tut et Yvane, plongée dans une sorte de prostration, pensa qu\u2019il était parti ; mais soudain, une voix pleine de douceur lui parla encore.\u2014Ne vous affligez pas.Yvane, disait Hervé Calbert, je vous donnerai ce que vous me demandez.me suis astreint à une position servile que ponr obtenir ce secret.Voilà deux années que j\u2019épie et que je ronge mon frein.Une circonstance que j'appellerais providentiello, si je croyais à la Providence, vient me donner ce soir d\u2019atteindre mon but.Je ne travaille pas pour moi; ceux qui m\u2019emploient m\u2019ont promis une récompense magnifique et ils me la donneront.Je vais retourner vers ceux qui m'ont envoyé.Yvane, et, alors, à moi la fortune, les grandeurs.Eh bien, non ! dits un mot et je renoncerai à tout.La jeune fille se retira avec épouvante, il n\u2019insista plus, \u2014Vous ne savez ce que vous faites, dit-il avec un amer sourire.Les affaires de votre oncle sont loin d\u2019être prospères cette année.Son précieux Foulques n\u2019était pas là, il n\u2019a pu empêcher des combinaisons désastreuses.Le comte a fait fait maintenant, elle lui est nécessaire, indispensable pour empêcher un écroulement.La faidlite à Lusabran! quel exemple curieux et original des progrèa du siècle.\u2014Ce n\u2019est pas vrai.\u2014Si, mademoiselle, c\u2019est vrai.Et souvenez-vous que ce secret, c\u2019est vous qui le livrez, vous causez à votre oncle ie plus grand mal qui puisse ql\u2019atteindre.Mais v'ayez pas de regrets, il en a fait bien d\u2019autres, lui.\u2014 Puis avec un subit attendrissement : ; \u2014Donnez-moi la main.Yvane et moi je vous donnerai ceci en échange.Non ?Alors c\u2019est vous qui l\u2019aurez voulu, .À fit mine de s'éloigner: .\u2014Voleur, voleur ! s\u2019écria Yvane irfca- pable de se contenir.\u2014\u2014Dieu ! que vous êtes tragique.-Mais, attendez, mademoiselle, je vais vous donner la facilité de vous faire entendre du comte.Vous pourrez jouir de la surprise qu\u2019il aura de vous trouver seule ici à cette heure.CC \u2014Il ouvrit toute grande la porte matelassée et assourdissantle;bruit de ses mouvements et de ses pas, il sortit, XI1 Yvane était annéantie.Elle demeura immobile ju«qu\u2019à ce qu\u2019un bruit de voix la tirât de sa torpeur.La porte que M.Calbert venait d'ouvrir, n\u2019arrêtant plus les sons, on entendait de nouveau ce qui se passait dans l\u2019appartement voisin.Yvane se leva pour la fermer.Elle marchait à tâtons, elle s'arrêtait quand un coup de tonnerre plus fort\u2019 ébranlait les due, sans songer à ce qu\u2019elle était venu faire.Le comte venait de prononcer son nom.\u2014 Yvane ! avait-il dit.Il s\u2019interrompit une minute et reprit d\u2019un ton plein d'accablement et de souffrance : \u2014Foulques ! cet orage me fait mal ! Il me rappelle une nuit semblable.J'ai déjà vu pourtant bien des tempêtes depuis l'autre.furie me reportent à cette soirée terrible, durant laquelle la nuit s\u2019est faite à jamais en mol.Je t'étonne, Foulques, je n'ai pas Phabitwzde de parler ainsi, et je ne t'ai jamais entretenu de ces choses.Awe jourd\u2019hui, leur poids m\u2019écrase.Tu dois les connaitre,.Ensuite tu jugeras ton père.\u2014 Mon père, ces souvenirs vous sont trop pénibles, dit le jeune hotûme.\u2014Oui, bien pénibles.Ils ont fait le tourment de ma vie.Après des années, ils vivent en moi comme au premier jour.\u2014M\\æ Dieu, continua-t-il, comme se parlant à lui-même, n\u2019est-ce pas hier, qua mon \u201ctour d'un long voyage, je trouvai, dans ce château, la créature trompeuse et enchanteresse qui prit possession de mon être tout entier.\u2018 Et mon cœur était comme le tien, fort êt indomptable, et il se laissa asservir.Fonl- ques, mon fils, garde ta liberté ! Ses yeux d\u2019ayur nous avaient tous ensorcelés, Qu\u2019y a-t-l d'étonnant?C'était une char- meusm Jersgue mon frèro Foulques Ecoutez-moi, je ne.Ce tonnerre et ce vent en | vint ici pour quelques jours, je compris qu\u2019il n\u2019oublierait pas celle que j'aimais, car je l\u2019aimais oh [Fuulques, comme un pauvre fou.Et elle.ïion, il est dos choses qu'on ne peut dire.Nous étions fiancés.et les jours passaient si doux, et nous jouissions d\u2019un bonheur si enivrant.Ah ! s\u2019écria-t-il d\u2019une voix âpre, cela n'as pas été long.Veux-tu savoirla fin de mon roman ?La voici: Il arriva qu\u2019avant notre mariage\u2014notre mariage | \u2014 Yvane fut appelée ainsi, que sa mère, auprès d\u2019une aïeule malade en Crimée.La guerre était déjà déclarée contre la Russie ; mais seuls les ports de la Balti- que étaient bloqués et les batailles se livraient en Turquie, Yvane pria, supplia pour partir malgré tout, disant qu\u2019un refus lui laisserait un éternel remords.L'appel de sa grand\u2019mère était déchirant et elle voulut braver toutes les fatigues et tous les dangers pour acquiescer au vœu suprême d\u2019une mourante, Et moi, je ne pouvais partir avec elle ; j'étais soldat, j'attendais le moment de rejoindre l\u2019expédition, et l\u2019on me refusa un ordre immédiat de départ.Je ne pouvais la suivre, la défendre.Cette pensée me tuait, elle me faisait haïr la loi inflexible qui m\u2019attachait à mon drapeau.Yvane ne devrait rester qu\u2019un mois là-bas, et pourtant elle y était encore lorsque les alliées quittèrent Varna et débarquérent en Crimée.Notre régiment fut appelé pour prendre part a la lutte, Nous partimes enfin Foulgues et moi ; lui soupirant, moi joyeux.Les alliés poursuivaient le siège de Sébastopol, la résistance des Russes était toujours intrépide, Quelques jours avant une attaque qui devait nous livrer la tour Malakoff, je passai devant le petit village des bords de la mer Noire où habitait l\u2019aïeule d\u2019Yvane, mais je ne puis voir celle-ci.Il régnait dans ce lieu une épidémie qui avait enlevé la malade, et la mère d\u2019Yvane mourut peu de temps après notre passage, projetée échoua, les nôtres furent écrasés.Foulques et moi nous étions prisonniers et condamnés à mort, \u2014Tandis que je me révoltais contre mon destin, Foulques ne se plaignait pas ; il eut dgs larmes pour moi, pour ma jeunesse, mais il n'en versa pas sur lui- même, On eût dit qu\u2019il voyait quelque chose qui échappait à mes regards, on eût dit qu\u2019il marchait avec un but défini, glorieux, depuis longtemps attendu avec ardeur, et s\u2019il montra de l\u2019impatience, c'était pour mourir plus vite.Et moiqui savais qué sa croyance était vaine que nous tomberions dans le gouffre effroyable du néant\u2014qu\u2019as-tu donc mon fils ?tu tressailles\u2014je me demandai avec désespoir, pourquoi les hommes exigeaient de nous un tel sacrifice.Je me demandai ce qu\u2019ils avaient à nous donner un échange de nos vies ?Leurs monuments et leurs couronnes et je serais au tombeau ! Il ne resterait rien de moi, de mes éspé- rances, de mon amour, de mes rêves.Des couronnes.Ah! misérables hochets, à côté des biens solides que j'avais sacrifiés, ma vie pleine de jouissances et de promesses, ma fiancée.ma fiancée, je n\u2019osais penser à elle.Tout mon être se révoltait contre le sort inique qui m\u2019arrachait tout.Dans ma douleur sacrilege, je cherchais ce qu\u2019'était cet honneur au nom dupuel nous combattions ; un mot vide et retentissant qui nous imposait sa tyrannie, ais que je inaudissais à l'heure de mourir pour lai.Et pendant ces heurez sombres, désolées, où je sentais crouler en moi ce j'avais cru inébranlable, Foulques, calme et fier, regardait sans pâlir l'abime qui m\u2019arrachait un cri d\u2019horreur.Il semblait de tonne 28 avoir hâte de s\u2019y précipiter, il semblait murailles épaisses du vieux château.Mais arrivée à son but, elle resta la main éten- : que, contrairement à moi qui échangeais tous mes biens présents pour la mort, il foulait aux pieds biens périssables et iné- prisés et s\u2019élançait dans un océau de joie et de lumière dout les reflets brilluient déjà sur son front.Je regardais, je comparais, ef je ne comprenais pas.J'admirais son courage et sa résignation héroi- que, j'allais jusqu'a P'attribuer aux sent ments religieux dont il était imbu, jus qu\u2019à regretter qu\u2019on ne m\u2019eÂût pas ensei- gué les sources d\u2019une force aussi divine, j'enviais sa grandeur d'âme.J'admiraig j'enviais.Inzensé !.On nous sépara Le lendemain Foulques était libre.Maë une partie de nos secrets et de nos plagi était dans los mains de l'ennemi! Yvame les avait surpris, car la conférence des officiers avait eu lieu dans le château de son aïeulz; elle les avait donnés pour délivrer mon frère, parce que.parce que maintenant c'était lui qu\u2019elle aimait, et, pour mieux trahir l'amour qu'elle m'avait juré, elle n'avait pas reculé devant una trahison plus odieuse, plus infâme.Deux jours après j'étais délivré moi-même, grâce au dévouement et à l'admiradle courage de Just qui m'apprit toutes ces circonstances.Mon père, en proie au désespoir me rojuiguit pour laver dans son sang la honte de la fawiile et nous combattimes juqu'à la fin, jusqu\u2019à ce que notre armée victorieuse pénétràt daus Sébastopol.Foulques avait disparu avec Yvane qu\u2019il avait épousée.Je revins à Lusabran, mais ma vie était brisée et, ; avec la mienne, celle de mou malheureux père ; il ne put survivre à la douleur que lui causaient à la fois l'aîné de sa maisox L'attaque de nuit ssa se cos ots BUI.Mme cn.\u201d bercé la fin de mon amour.\u201c peur.: i s'était ouverte et Yvane venait de paraî- Je dire a moi, sa fille, 14 \u2026 et la jeune fillo qui lui avait inspiré une affection paternelle.Il perdit encore un autre enfant.Notresœur Ange ne se soumit pas à la sentence de malédiction portée contre son frère, elle s'enfuit: mon père mourut, et je restai seul avec un chagrin qui n\u2019a pu obtenir d\u2019adoucissement.Alors, j'ai fortifié, cuirassé mon âme contre l\u2019adversité ; j'ai voulu te faire à mon image, mon fils, et j'ai crutrouver le repos ; ais les voix du passé souvent B\u2019élèvent encore en moi comme à cette heure et rien ne put les faire taire.Oh ! cette nuit de tempête.Ecoute le vent mugir.Voilà la douce chanson qui a Et ce n'est pas tout, reprit-il on m\u2019a forcé à recevoir sa fille, son vivant portrait.et elle \u201cgappelle Yvane, et il y a à Lusabran des yeux de charmeuse.La mère a joué une méprisable comédie ; elle a trahi son Dieu en me trahissant, elle a trahi sa patrie; celte femme n\u2019avait ni cœur ni âme: _ d\u2019était un démon ! Mais le comte s'arrêta frappé de stu- La porte, placée en face de lui, tre.Ses yeux dilatés étincelaient dans son visage mortellement pâle.Sans remarquer Foulques qui s\u2019élançait au-devant d\u2019elle, elle s\u2019avanca vers le comte.\u2014Taisez vous, murmura-t-elle.Elle est morte; laissez-la en paix.Elie s\u2019interrompit, défaillante.\u2014 Quoi?dit M.de Lusabran, vous avez entendu, Yvane ?Elle voilait sa figure de ses mains.\u2014Oh ! je vous en prie, je vous en conjure, reprit-elle, dites-moi que tout ceci .est une erreur, qne j'ai mal entendu, que vous avez pu être trompé vous-même.Dites-le moi par pitié, oh ! mon oncle ! \u201c aanglotait-elle avec égarement.Il hésita et répoudit : \u2014Je ne puis faire ce que vous me demandez pas.Emporté, par un mouvement qui malheureusemant, m\u2019a dominé aujourd'hui, j'ai raconté ces faits à mon \u201cfils.Jai dit la vérité, je regrette Ue.Elle bondit sur lui et saisit sa main \u201c avec violence, \u2014Répétez cela ! cria-t-elle Osez me Al! vous n\u2019osez pas.Mon oncle | et dans son ton se mélaient la supplication et la colére ; enlevez le poids que je porte depuis mon © enfance, Mu mêre ! Si vous l\u2019aviez vue pleurez à gehoux près de moi.Je savais qu\u2019elle avait péché.\u2026.mais pour cela .pas cela, une trahison ! Mais tout est faux ! Cette horrible histoire est une invention ct ma mére est une sainte, je vous le dis, moi, moileroyez-mdi done, | Et vous ne répondez pas, \u2014J\u2019at dit la vérité, répéta le comte avec effort, » Et il ajouta comme malgré lui.\u2014Pauvre enfant ! \u2014 Elle le regarda en face et il tressail- fit.Ah ! cette expression.cette \u201c expression d'une insondable désolation qu\u2019il avait vu fixée par la mort dans les yeux de la mère, il la retrouvait dans le regard que l\u2019enfant attachait sur lui.\u2014Mais, avant qu\u2019il eût pu dire un mot, faire un geste, Yvane s'était enfuie.La jeune fille courait devant elle, sans ensée, sans but.Elle descendit l'esca- ier, traversa la cour.Une vague idée surnageait dans le naufrage où elle sentait sa raison sombrer : fuir, fuir bien loin, où personne ne connaîtrait sa honte.C'était de sa jeune mère de qui elle venait d'entendre parler, et cet homme ne mentait jamais | Elle courait toujours plns vite.L\u2019orage était effrayant, les coups de tonnerre se succédaient sans interruption et la violence des rafales empéchait Yvane de respirer.Rien ne l'arrêtait.Mais, soudain, elle demeura immobile; à la lueur des éclairs, elle venait de voir l\u2019ombre de deux croix se dessiner sur l'eau.\u2014 Le trou des Trois, murmura-t-elle.Elle s\u2019approcha fascinée, plus pres, toujours plus près.Elle s\u2019inclinait sans avoir conscience vers le goufire dont les grondements ébranlaient la terre.Ah ! son corps se briserait dans ce tourbillon, il y disparaitrait & jamais comme une écume légère.Disparaitre, mourir, oublier, et Yvane s\u2019inclina plus bas.Mais elle s'entendit appeler et, soudain, elle entrevit Foulques auprès d\u2019elle | .\u2014 Laissez moi, cria-t-elle.Vous savez ce qu\u2019unt fait mes parents, ils ont amené le malheur sur votre maison.N'approchez pas de moi, je dvis vous faire horreur I1 la retiut en disant : \u2014C\u2019est à moi que vous parlez Elle se mit à trembler.\u2014Pauvre enfant, reprit-il avec une étrange douceur, venez avec moi sans crainte.Elle le suivit sans s'apercevoir do la pluie qui tombait à torrents et des brau- ches qui frappaient soi.visage et bieutdt elle se trouva en sûreté dans lu grand kiosque.Un l'avait rempti de fleurs ; de hautes plantes exotiques tapissaient Jes parois.nait un aspect féerique à ce refuge fleuri.Yvane s\u2019assit et Foulques dit à voix basse : \u2014 Enfant, vous m'avez fait bien peur.Les plus affreuses pensées m\u2019ont traversé Yesprit.ll frissonna.Il avait peut-être vu l\u2019eau furieuse emporter dans ses flots une forme fréle et blanche.\u2014Que faisiez-vous ici ?Yvane détourna la tête.\u2014Ne me demandez rien, balbutia-t- elle.Je ne sais pas.Je vous dirai plus tard.\u2014Dites-moi au moins si c\u2019est bien mon nom que vous probonciez ?\u2014 Que vous importe ?murmura Yvane abattue.\u2014 Que m'importe ?s\u2019écria-t-il.Que m\u2019importe, vous me le demandez, si c\u2019est un autre ou moi que vous appelez à l\u2019heure du péril?Mais, cruelle enfant, je vous aime.Yvane poussa un cri étouffé.Un éclair illumina une seconde son visage, pur et blanc comme un marbre, ses cheveux lui faisaient une auréole comme en ont les saintes dans les vieux missels.\u2014Yvane, continua Foulques avec véhémence, ne repoussez pas mon amour, Vous êtes le seul bonheur qui puisse exister pour moi ici-bas Ma vie a été si triste, qu\u2019elle exciterait votre pitié.Votre présence m\u2019a apporté la joie et un don mille fois plus précieux encore.Soyez à moi | Vous avez toujours été soumise à ma parole.Mettez votre main dans la mienue et je jure devant Dieu.\u2014Devant Dieu | Oh ! Foulgues |} Une flamme brulante d\u2019enthousiasme et de triomphe passa sur le visage du jeune homme, \u2014Ne vous ai-je pas dit que vous m\u2019aviez apporté un présent mille fois plus précieux que tous les biens terrestres ?Oui, j'ose jurer au nom de mon Créateur parce que je crois en lui.Au milieu de la mer d\u2019angoisse où son cœur se débattait, Yvane sentit s\u2019élever noe joie auguste radieuse, telles que peuvent être les joies nu ciel ; car, elle aussi s\u2019était dit : \u2014Que ne puis-je donner ma vie pour conduire cet homme à la vie éternelle ! Elle murmura : \u2014Dieu soit loué! Je supporterai tout à présent, il n\u2019est plus de peine qui puisse w\u2019abattre.Oh ! Foulques, dit-elle d\u2019une voix frémissante, si nous sommes 86- parés ici-bas, Dieu nous réunira ailleurs., :.\u2014Sépards ?i \u2014Vous savez bien, ¥ on ami, que ce que vous désirez est impossible, Foulques recula.\u201c\u2014Cowment pouvez-vous songer à moi, après ce que vous venez d\u2019entendre ?Teprit-elle avec une exaltation croissante.Il répondit d\u2019un ton de sombre résolution : \u2014Que peut me faire le passé ?De- vons-nous nous sacrifier à une ombre ?Mon père a pu être trompé lui-même.\u2014 Votre père ! vous parlez de lui, et vous oserez lui soumettre un tel projet.Je lui rappelle des souvenirs si cruels que pour les éteindre, il n\u2019a pas craint de me condamner.\u2014 Vous le haïssez, dit Foulques, amèrement, et vous me haissez aussi.\u2014Vous s\u2019écria-t-elle avec désespoir, vous, je vous aime | \u2014 Vous m\u2019aimez | Je n\u2019osais envisager une telle espérance.Vous m'\u2019aimez ! Pourquoi me repoussez-vous ?\u2014Je suis consacrée à Dieu, dit-elle en pleurant.Je ne deviendrai pas la fille de l\u2019homme qui accuse ma mère d\u2019un crime.S'il dit vrai, je veux racheter son ame, Adieu ! reprit-elle d\u2019une voix brisée.Demain, je m\u2019en irai, je reprendrai le chemin de l\u2019Abbaye-Dieu.Je voudrais ne pasêtre venueicijevoudraisnevousavoir jamais connu.il le faudrait pour mon salut.Ah !non, s\u2019écria-t-elle avec éga- | rement, votre souvenir sera mon seul bien.il sera aussi mon châtiment.Pourquoi Dieu nous a-t-il mis en face l\u2019un de l\u2019aujre ?Mais que dis-je ?.Ne m\u2019écoutez pas, Foulques.ne vous affligez pas, mon avai.uous nous retrouve- runs un jour, là où il n\u2019y a plus ni lsrmes ni souffrances.Je dois m'en aller, lais- sez-moi partir.\u2014Ah ! fit-il avec douleur, pourquoi faut-il que le jour revieune ! Il se tut un instant.Yvane ne nous séparons pas.À quoi bon noug prévceuper de ce qui n\u2019est plus?Laissous dans le repos les jours écoulés.N\u2019avons-nous pas assez des biens et des maux présents, des biens et des maux futurs, sans nous inquiéter de ceux qui ne sont plus et qui ne reviendront jamais ?Ne suscitons pasd\u2019ombresinenagantes sur notre route, n'évoquous pas de fautômes.Yvane n'y consentirez-vous pas ?\u2014Non, dit-elle, ll faut nous dire adieu.11 chancela et vint s'appuyer contre la fenêtre.Le vent brisait les branches des rosiers, il empurtait les bétales dans son ivurbillon et les ruses tombaient déta- PR x, Re RE Les éclairs traversalent les Vitres uv couleur, semblaient y faire pleuvoir des plut- teries, ct cette lumière mouvante dou- chues de leurs tiges, Foulques, lu front Gatis ses mains, écuutait l'orage.Qu'\u2019é- tait-ve auprès de la tempete qui se dé- s\u2019est incarnée dans la fille.LE CULTIVATEUR chaînait en lui 9?Mais il se maîtrisa, et s\u2019approchant d\u2019Yvane il lui dit : \u2014 Voulez-vous venir ?EHe se leva eb ils sortirent ensemble.La pluie fouettait leur visage ; le vent leur disputaii leurs vêtements, l'averse avait parsemé les allées d\u2019immenses flu- ques d\u2019eau qui miroitaient sous les éclaire Foulques ne prononça pas un mot, Sa nature silencieuse wn\u2019exhalait pas en vaines paroles la violence de ses émotions, Ils approchaient du château, lorsqu\u2019ils virent une femme courir au-devant d\u2019eux ils reconnurent Mme de Lusabran.La comtesse se jeta sur son fils ; elle était hors d\u2019haleine.Foulques, fit-clle, laissez-moi Yvane ; j'en aurai soin, Allez près de votre père il vous demande.Foulques hésitait, mais Mme de Lusa- bran emmena sa niece.Quand elles furent loin, le jeune comte se dirigea vers le salon où brillait une lumière.Il entra et vit son père qui l\u2019attendait.\u2014 Pourriez-vous m'apprendre ce qui se passe ?demanda le comte.D'où venez- vous donc ?\u2014Je répondrai d\u2019abord à cette dernière question.Mon père, je viens de chercher Mlle de Lusabran qui n\u2019était pas remontée dans sa chambre, comme vous le supposiez.\u2014 Vous l\u2019avez ramenée, dites-vous ?Vous avez bien fait, mon fils ; nous devons des soins et des égards à celle qui porte notre nom.Mais je ne m\u2019explique pas votre agitation.Foulques regarda son père avec tristesse, il voyait la profondeur du coup qu\u2019il allait purter ; mais il marchait toujours droit au but.\u2014Mon père, reprit-il, je ne dissimulerai point avec vous J\u2019aime Mlle de Lu- sabran, \"Le comte bondit, et sur son visage se peignit une angoisse terrible.\u2014Tu l\u2019aimes, Foulques ?Tu l\u2019aimes, mon malheureux enfant ! Oh ! ces charmeuses.,l\u2019âme perverse de la inère Elle n\u2019a pas eu de repos qu\u2019elle ne t'ait attiré dans ses filets.Elle t'a aveuglé avec sa beauté et sa voix de sirène.Foulques se redressa, il étendit le bras vers son père.\u2014Ne proférez pas d\u2019insultes contre elle, je lui ai demandé de devenir ma femme.\u2014Que distu ?Pourquoi cherches-tu à me tortaurer ?Tai-je donc, moi, jamais fait-dexla peine # Rétracte cette parole; 5: \u2014Je ne té puis.\u2014Ainsi, c\u2019est vrai, tu neme trompes pas { tu voudrais l\u2019épouser après ce que je t'ai dit, et tu as compté sur.\u2014J\u2019ai compté sur votre loyauté et votre justice, mais je n\u2019aurai pas à faire \u2018appel, puisque Yvane a refusé.Le comte riait avec ironie.\u2014Ah ! quelle comédienne habile ! \u2014Mon père.dit Foulques avec indignation, \u2014non, elle ne veut pas de moi, poursuivit-il, elle retournera dans son couvent.Oh ! père.Et soudain M.de Lusabran oublia son courroux ; son amonr paternel ressentait le coup qui faisait saigner le cœur de son fils Il savait comment Foulques pouvait aimer et il répéta : \u2014 Mon malheureux enfant ! \u2014Elle veut s\u2019en aller, reprit Foulques avec accablement, et moi aussi je pars, \u2014Encore nous quitter.Ah ! cette jeune fille ne pouvait venir ici que pour notre malheur j je l\u2019avais enmpris.Oui, il vaut mieux que tu t\u2019éloigues, retourne à Paris, tu oublieras \u2014Mon père, vous savoz bien que n\u2019oublierai pas.Le comte baissa la têtes \u2014 Depuis que je l\u2019ai vue, j'ai senti que je ne m\u2019appartenais plus et j'ai essayé en vain de lutter, Paris?Oh ! non, pas Paris.Je veux reprendre ma vie errante ma vie de travail et de fatigue qui ne tue laisse plus le temps de penser J'accepterai la place qu\u2019un m\u2019offrait hier en Algérie.Les traits de M.de Lusabran se con- tracterent, \u2014Je ne veux pas !dit-il d'une voix sifflante.Maudit soit le jour qui a amené ceæft enfant chez nous.Toi, simple in- géuieur, tandis que tu peux, en quelques années, rendre notre nom illustre parmi les plus illustres.La gloire et la.célé- bité t'attendent à Paris.\u2014La gloire, la fortune ?Mais vous m\u2019en avez vous-même enseigné le néant ; vous m'avez dit que tout cela n\u2019était que poussière.La gloire, la furtune vous ont- elles rendu heureux ?\u2014 Mais mon enfant, necherche pas impossible.Il n\u2019y a pas de bonheur \u2014J'ai vu qu\u2019il en était un pour moi ; il m'échappe irrévocablement et vous me parlez de gluire.Mon parti est pris depuis longtemps, je devinais qu'un abime me séparait d\u2019Yvaue; et pourtant je vous le jure, mon père.jamais sentiment plus sincere et plus ardent no s'est emparé d\u2019un homme.Un tel bonheur ne pouvait être mon partage, ceux de ma race ne sout pas heureux.11 soupira.\u2014Je partirai demain, je ne veux - pas Ia revoir.Mais je me souviendrai que de cette épreuve sera sorti pour moi le salut, Oui, mon père ; vous m\u2019aviez fait entrevoir sous un aspect si sombre quo je me sentais abaudonné sur cette terre.Et eependant il est des êtres sur lesquels il est doux de s\u2019appuyer.Je vous ai toujours obéi, j'avais foien vous.Vous m\u2019avez sevré de toutes les joies.Vous m\u2019arrachiezaux caresses d\u2019une mère, Vous me disiez que tout était vide ici-bas comme là-haut, que, poussés par la main du hasard, nous marchions à la dérive vers le néant, qu\u2019il n\u2019y avait pas de Dieu pour nous aimer, que nous n\u2019aurions ni châtiment ni récompense, que l\u2019homme ballotté éternellement par ses passions et aes souffrances n\u2019était qu\u2019un peu d\u2019argile qui retournait à la terre.La vie m\u2019a semblé un vaste désert et la mort un bienfait, jusqu\u2019au jour où Yvane est venue si douce, si triste, si pieuse.À elle aussi, vous avez montré le devoir où il n\u2019était pas ; elle acru en vous et vous l'avez trompée.Moi, j'ai vu la vérité ; des horizons lumineux se sont ouverts devant moi.Si elle avait voulu, je l\u2019aurais emmenée, là-bas, dans la montagne ou j'au- \u201cais travaillé pour elle.Travailler nuit et jour, afec son amour pour récompense.M.de Lusabran frémit.Il avait été un temps où une vie semblable lui aurait paru le plus enviable trésor quo pût lui apporter le destin._ \u2014 Elle n\u2019a pas voulu, disait Foulques, elle mourra le voile sur le front et le cilice sur ce cœur qui a battu pour moi.\u2014Sa voix vibrait d\u2019une douleur passionnée.Cette âme ardente trop longtemps contenue, brisait enfin sa réserve.\u2014Et moi, et moi, où fuir pour l\u2019oublier ?Ah ! que ne puis-je mourir, que ne puis-je arracher le glaive qui tourmentera ma vie ?Mais non, je porterai ma douleur comme un fardeau sacré tant que la main miséricordieuse de Dien ne m\u2019appellera pas à Lui ; je le porterai bumblement comme une expiation de tnes fautes.Yvane m\u2019a donné rendezvous au ciel.Avec l\u2019aide de Dieu j'irai à travers les obstacles et tous les sacrifices.Je crois en Eieu | je crois qu\u2019il me réunira à celle que j'aime et que tous deux, ne jour, nous verrons notre Créateur face à face ?M.de Lusabran écoutait, le visage livide.Il voulait interrompre son fils ; sa langue paralysée ne formait aucun son.C\u2019était Foulques qu\u2019ii entendait, Foulques qui prononçait le nom de Dieu avec un tel respèct, Foulques qui appelait à grands cris cette vie éternelle que son pèro lui avait appris à nier.Ainsi, tout était fini.Dieuavait vaincu dans la lutte impie que Bernard de Lusabran avait engagge contre Lui.Et c\u2019était Yvane qui avait préeipité Foulques dans cette voie funeste.Elle l'avait attiré, enlecé, elle régnait sur lui.Yvane l\u2019objet de son mépris, lui volait le respect et l'amour de son fils.Les charmeuses prenaient sur lui une sanglante revanche, l\u2019instrument de leur vengeance était bien choisi, il devait frappet sur le comte un coup mortel.Foulques se soumettait à cette femme, il courbait le genou devant Dieu, il se faisait l\u2019alorateur d'une chimére .Et le père demeurait devant son rêve détruit, devant son œu- vre écroulée, il restait seul en face d\u2019un abîme.Il attacha sur son fils, un long, un inexprimable regard ct dit lentement : \u2014Foulques le Vengeur | XI Un cavalier s\u2019éloignait de Lusabran au galop de son cheval.Arrivé au tournant de la route, il s'arrêta et regarda un instant l'antique demeure, puis donnant de l\u2019éperon dans les flancs de sa monture, il disparut dans les brumes du matin Yvane l\u2019avait vu daus sa fenêtre, un pressentiment traversa son esprit.Elle descendit et trouva M.et Mme de Lusa- bran qui rentraient ; elle lut sa sentence dans le visage défait de la cumtesso : Foulques était parti! La jeune, fille éperdue, suivit les chitelaive dans la chambre et dit au comte : \u2014Pardonnez-inoi, je suis la cause de votre affliction.Le comte répondit durement : \u2014Si, en dépit de votro devoir et de ma volonté, vous aviez accepté la pruposition de mon fils, mon afflliction serait mille fois plus grande encure.Le regard douluureux de sa nièce le frappa, il se demanda s\u2019il l'avait bien jugée.C'était au prix de son propre bonheur que la jeune fille lui épargnait une souffrance.L'aurait - il donc méconnue !.Mais la mère se dressait toujours contre lui et l'enfant peut-être innocente, qui pleurait à ses pieds, Il releva Yvaue, \u2014Jé voudrais retourner à l\u2019Abbaye- Dieu hentôt aujourd hui, dit-elle.\u2014 Vous ne le pouvez pas.L'entrée du couveut Vous est interdite encore pour un mois.\u2014_ \u2014Je vous en prie, je vous en prie.C\u2019est la seule ctiose que je désire, ne ns la refusez pas.Ecrivez à l\u2019évêque.\u20ac \u2014J\u2019écrirai.Les jours s\u2019écoulèrent et l\u2019évêque m« répondait pas.Yvane consumée par chagrin attendait le mument de regagne: son asile.Il lui semblait que seulemen là-bas, elle pourrait retrouver un peu d paix.Enfin, un soir après le dîner M.de Lu sabran tendit à sa nièee une lettre au: larges cachets armoiriés, couleur d\u2019amé thyste Yvanelut le message.L'év que se rendantfau vœu de Mlle de Lu bran, permettait aux Sébaldines de la r cevoir avant l\u2019époque d\u2019abord fixée.Ell habiterait l'Abbaye-Dieu, non plus co me novice, mais en qualité de dame pe sionnaire, \u2014Puis-jo partir ce soir! demanda Yv ne à son oncle.\u20ac \u2014Non, il est trop tard, mais demaingf iT si vous le désirez, rn Elle sortit et se disposait à retourne qe dans sa chambre, quand une idée lef yi empécha, Elle monta l\u2019escalier de ser ap vice et s\u2019arrêta devant une porte qu\u2019elll y: entr\u2019ouvrit sans toutefois entrer Lie, Etes-vous ici, Marthe ?demanda-t elle.\u2014Oui, mademoiselle, répondit la jeun fomme de chambre.\u2014Avez-vous des nouvelles récente d\u2019Annette ?La petite amie d\u2019Yvane était atteint d\u2019une forte fièvre.\u2014Oui, mademoiselle, je reviens de Trembles, la petite va de mal en pis.L pau père en perdra l\u2019esprit, Ah lil faut qu pète tout le monde ait son chagrin darBieu cette pauvre vie Ma pauvre ché: Jape tante.oan Yvane entra tout a fait.* Brie \u2014Î faut être courageuse, ma pouvilkj th Marthon.Je voudrais bien vous vo consolée avant mon départ.Alors c\u2019est la fin, je ne resterai pas à Li sabran sans vous ; emmenez-moi.Qf voulez-vous que je fasse ici fla mais} Ua est triste comme un tombeau., Emmenc imp: moi.N'importe où vous irez, je voi servirai fidèlement, \u2018 iat Le chagrin de Marthe émut Yvane;elE x it essaya de la réconforter par de bonnfmi paroles ; puis.sur le point de sortir, el} wm promena autour d\u2019elle un regard surprif min La chambrette était dans un désordf im.peu en rapport avec les habitudes sc} Dy gneuses de Marthon, et, daus un coin, J ied tenait un homme qu\u2019Yvane n\u2019avait p: on remarqué en entrant ; c\u2019était le vieil bin Just.puis Que \u2014Tout en lair, chez mol, mademd} wi, | selle, dit Marthe en s\u2019essuyant les yeu wi, Madame m'a condamné de réunir ici to] junk tes les affaires de ma tante Naloue et c iy ia me remue de voir ce quia servi win longtemps à la digne femme.Mon oncf hit Just est venu aider Firmin & transport] wij, le grand buffet.Mais, tenez, mademd] yyy selle, ne vais-je gas l\u2019oublier, moi aussB fy, Au moment où vous m\u2019appeliez, je | wy, nais de découvrir quelque chose qui vo} ly, appartient.© hag Elle moutrait & Mlle de Lusabran uf ji, petite malle grise aux ferrues rouf in, lées.de \u2014 Ma tante me l\u2019avait fait voir un pf jx: i avant votre retour et méme, ce jour-! 55: elle m\u2019a raconté que votre oncle VO gy, avait ramenée un svir de Pavis\u2014ilya dy fo années de cela-\u2014mais que vous w\u2019av wl j passé qu\u2019une nuit au château, et, qua Yor cette malle est arrivée avec les autres I.ages de M.do Lusabra étiez go gages de M.sabran, vous étic due partie ; ma pauvre tante la gardait 8 va Mr gwceusenient pour vous la rendre, car \u20ac gs espérait toujours revoir ; mais, bien 8& 1 8a têto baissait déjà et ellen\u2019y a pf .pensé.; Poly \u2014Pendant que Marthe parlait, Yvay ,.avait ouvert la malle qu\u2019elle recd \"i naissait bion et elle en explorait le cd,\" tenu.ha Il y avait des vêtements qu\u2019elle se sd oh venait d\u2019avoir portés après la mort de 4% père, de la lingerie garnie de magnifi a dentelle, un nécessaire de toilette J.ivoire et argent gravé a ses imtiales lay aux armes de sa maison; c'était le cad | Mie tu princier d\u2019un vieil ami de famille x parfum affaibli qu\u2019exhalaient encore lag flacons de de cristal la reporta de qui + ans enarrière.Elle se retrouva dan fra riante maison où elle avait passé ses j§ My nes années, dans le cabinet de toile bh dallé de marbre où les femmes de ser , the l\u2019habillaient chaque matin ; un massif \u201clue lilas fleurissait vers la fenêtre, il y av ly toujours des oiseaux dans les branché \"te Mais la malle contenait encore au i bg chose, c'était un coffret d'argent donf pt vue la fit pulpiter.Cette cassette étuif Skÿ dernier objet que sa mère eût touché ry jeune femme l\u2019avait elle-même foriméef | og, ses mains mourantes, La clef d\u2019arg u était restée dans la serrure et Yvano If tourner d\u2019une main inpatiente.py \u2014C\u2019est cela, c\u2019est bien cela, se dit- \"fy, en décuuvrant une liasse de pap *., qu\u2019elle saisit et porta à ses levres af \u201chy, ferveur.Elle alla à la fenêtre, car le jour c mençait à baisser.Elle ne vit, pas ] se glisser derrière elle ; eHe ne s'apeif \u201ctn pas que le regard du vieiilard suivait] À Inême temps que le sien et avec uue a \u201cx LE CULTIVATEUR 15 Um grande attention chacune de ces lignes \u201cRnB dont l\u2019écriture indécise ressortait à peine \u201cwu § 'sur le papier jauni- Sur la première page étaient tracés ces mots : iy, © \u201cVoici ce que j'écris d\u2019après la volonté Uy, formelle de Berthe Lefebvre et sous sa dictée m\u2019engageant devant Dieu et ma \u201cuy, fl conscience a ne pas changer un mot à ses révélations : td | Moi, Berthe Lefebvre, je viens réparer % ly, § Mutant qu'il sera en mom pouvoir, le lig y, 4 Prime que j'ai laissé commettre.C\u2019est % [sq] dans ce but que je fais la déclaration sui- urfyy,| vante : Bernard, le maître actuel du châ- Mg} teau de Lusabran n\u2019est pas le fils cadet du free y 2omMte Foulques ; le nom Bernard de Lu- À lg, B&brau qu\u2019il porte ne lui appartient pas.bling 1, Il se nomme Hubert Lefebvre, piqueur #1 auchâteau et moi, Berthe Gilbert, je suis LR | sa mère.\u201d hs fog Un brouillard passa devant les yeux - d'Yvane et le cahier échappant à sa main A rétine vint tomber à terre.; Just se pencha avec i wiolence pour s\u2019en saisir, mais ce mouve- nb \u2018ment rappela Yvane à elle-même et, plus et prompte que la pensée, elle reprit posses- tp, | sion du terrible document.Elle s\u2019aper- tomb çut alors que le vieillard était d\u2019une pâ- \"I leur terreuse.\u2014Mademoiselle, dit-il, et ces mots étaient à peineintelligibles donnez-moice manuvscrit, donnez -le moi.je le Veux.' Yvane pressait convulsivement le cahier contre sa poitrine.L\u2019œil farouche de Just s\u2019alluma.Le domestique leva le bras, mais Marthe se précipita sur lui ; il poussa une exclamation sourde et s\u2019élan- ga dehors.Yvane s\u2019enfuit dans sa chambre où elle s\u2019enferma.Impuissante à dominer l'anxiété qui la torturait, elle appuya le manuserit sur le \"ad 1 Jung la Fanny fit atti aly de dang, LA faut qu dog dg ATE olin] de blanc s\u2019abattit sur mon épaule, elle couvrait mon enfant de la pelisse du pe tit comte en répétant © \u2014Sauve-le ! ton fils.ton fils.Tu diras au comte.Mais elle n\u2019acheva pas: je vis dans l'obscurité une masse sombre passer.près de moi, je me rejetai enarrière.La comtesse reprit sa course.Légère, rapide comme une ombre, elle semblait voler ; j\u2019entrevoyais une taille droite et mince filer silenciousement sur la neige ; elle courait sans érier, sans rien dire, et je la suivais de loin en appelant au secours d\u2019une voix désespéré.Je sentais les petites mains de mon Hubert s\u2019attacher à moi, cela me rendait de la force, Je crus que nous étions sauvées quand je me heurtai contre la grille du pare.Ma maîtresse devait être à l\u2019abri, mais le loup où était-il ?Et j'appelais toujours à l\u2019aide, et rien ne me répondait:.Un bruit de branches cassées m'\u2019attira vere le trou des Trois.Sur la blancheur de la neige, se détachait la longue jupe de Mme do Lusabran, elle courait droit à l\u2019abîme.Je vis briller le regard de la louve affamée, puis des lueurs de torches embrâsèrent toute la scène ; jentendis des cris, des pas pressés, un sourd clapotement d\u2019eau et ce fut tout, Elle avait dix-huit ans ! Quand elle disparut avec son enfant, il me sembla que je perdais ce que j'avais de plus cher.Je serrai contre moncœur mon petit enfant qui pleurait et je tombai évanouie dans la neige.Je revius & moi, dans ma chambre où l'on m'avait transportée ; je croyais d\u2019abord m'\u2019éveiller d\u2019un cauchemar, mais le tumulte qui régnait dans le château ne pouvait me laisser de doute.Pendant ma longue vie, j'aitraîné avec moi le souvenir de ma faute.Enfin, après desannées de tourments et d'épreuves, la demeure d\u2019un Lusabran s\u2019ouvrit devant moi, Ce fut M.Foulques, MERES ! MERES!! MERES !H! MERES | NOUS ATTIRONS VOTRE ATTENTION .leflsainé du conte oi cuit} FI TRESOR DES NOURRICES DU DR PICAULT | et mon Hubert, seul héritier maintenant commandait à sa place.Un glaive me traversait le cœur en voyant les fruits de notre œuvre d'\u2019iniquité eb pourtant je gardais le silence, le démon me fermait la bouche.J'ai servi Foulques de Lusabran comme pour expier ma faute ; mais le les douleurs, remords me dévorait comme un feu brûlant.En voyant la vieillesse s'approcher | je sentais venir les châtiments éternels et quant, à l'Evangile, on lisait la parole de Jésus : Il eût mieux valu pour celui-là, qu\u2019il ne fut jamais né.Il me semblait | que ce n\u2019était pas sur Judas, mais sur moi que tombait cette condamnation.M.Foulques est mort, et je suis restée avec sa veuve.C'est alors que, par la main d\u2019un prêtre, Dieu m\u2019a montré le terme de mes tortures, Je me croyais damnée.Ah !'ne l\u2019étais jé pas déjà ?Le prêtre m'a dit que la bonté de Dieu était{ plus grande que mon crime, Alors j'ai parlé, des menaces de mort n\u2019auraient pu me faire taire ; et quand mon aveu fut fait, mon Ame osa se confier au Sel- gneur- J\u2019ai fini, Je suis entrée dans les plus minutieux détails pour qu\u2019on ne puisse douter de ma b onne foi.Jesuis trop vieille, trop faible et trop malade pour tenter une autre réparation.Que Dieu me pardonne ! Je n\u20190se \u2018implorer la pitié des hommes, mais si mon aitre m\u2019accueille dans son sein, je vais où leurs anathèmes ne pourrront Pour empecher les Convulsions ches les Enfants qui font leurs Dents, C'est un remède sûr, et sur lequel on peut compter ;il est agréable à prendre ; il ne peut faire aucun mal ; il procure un soulagement immédiat ; il calme toutes 7 A VENDRE PAR TOUS LES DRocuisTEs, © Te.k] PLUS DE MAUX DE DENTS! Par l'emploi de VELIXIR DENTIFRICE ES RR.PP.BENEL de I'Abbaye de SOUILAC (Gironde) ICTI DOM MAGUELONNE (Prieur) Le MEILLEUR CURATIF ET LE SEUL PRÉSERYATIF DES Affections Dentaires 20e, INVENTÉ en LAN PAR LE Prieur Pierre BOURSAUD EXTRAIT DE LA NOTICE La formule de PIERRE BOURSAUD et ses procédés primitifs sont scrapuleusement respectés.Cet Ælixir do nos Pères jouit des plus précieuses propriétés, Ii prérient la Mon mari entra, son air m\u2019apprit qu\u2019il plus m'atteindre.TM raffermit, et en dissipe ainsi tout gonflement, Il purifie l'haleine et assaini@Parfaitement Ro¥ savait tout, il se pencha vers moi et me À la bouche, à laquelle il laisse une deliciouse et durable fraicheur.I! prérient et guérit les A i As 3 î maux de gorge, les enrouements, infla ions, les et irritations de toutes sortes.§ dit avec fureur.Là s'arrêtait la confession de Berthe, En un mob, Pusage journalier de l'Elixir des RR.PP.Bénédictins assure [a santé \u2014Lâche ! tu as laissé périr ton \u2018enfant cependant le manuscrit n\u2019était pas termi- erpétuelle de la Gorge et de py ; né.Yvane lut ensuite : Jed Bouche.Comme on le H voit, le spécifique cing fois séculaire do nos Révérends À Pères n\u2019a rien de commun avec # les produits seulement agréa- § bles répandus dans le com- {EAGW M merco ; il s'en distingue autant R&R par ses vertus préventives que par son action is 5 curative , énergique , ; % 7 rapide et sûre.Noss rebord de la fenêtre et reprit sa lecture SE ph elle l\u2019avait laissé.8 VUE 5 * Lo Co 4 carie des dents, qu\u2019il blanchit et consolide, Il chasse le sang des gencives, E'S tonifie et \u201c\u2018Je veux raconter les choses telles laiss, dh Tun qu\u2019elles se sont passées, lut-elle et com- pour sauver lc petit seigneur.pid ment il se fait que mon fils occupe une| \u2014Mon enfant ?Mais ce n\u2019est pas no- .wi.Jd place qui n\u2019est pas la sienne.tre enfant qui est mort m\u2019écriai-je.| \u201cCe nom, qui nous était cher plus que bmw - Mon petit enfant avait à peine un mois \u2014 Ab ! ce n\u2019est pas le tien miséroble ! tout au monde, Bernard, il n\u2019est -pas à mad Jorsque mon.mari, qui était piqueur au Quel est douc celui que la comtesse ca- vous.il faut que vous le sachiez, et c\u2019est mew] ghiteau, 1n\u2019annonça que je nourrirais chait dans ses bras quand nous sommes à moi qu\u2019il incombe de vous infliger cette l'enfant qui venait de naître à la comtes- tous arrivés à tes cris juste à temps pour blessure.\u201d Co Tull 3e.Je résistai longtemps, je ne voulais la voir s\u2019engloutir dans l'eau ?Quel est bmg pas abandonner mon Habert, enfin je sm,d/ zonsentis.Dieu aurait dû retenir sur iid mes lèvres le oui que je prononçai en ce wikdy jour.abides vf Depuis cinq semaines, j\u2019étais la nour- swe rice du petit Bernard, quand la femme twit | qui gardait mon fils m\u2019envoya dire qu\u2019il thw était malade.La comtesse \u2018rétablie des puis quelque temps, me permit aller le imimd voire Le comte était absent, madame sls yl voulut m\u2019accompagner, parce que cette miriitf journée d'hiver était belle comme un ime printemps ; elle pensait qu\u2019une course lui jaærif mervirait à essayer ses forces et que l'air Yoo Jui ferait du bien ; elle emmena aussi le mt] petit Bernard ; ces deux imprudences , mind.BOus ont coûté cher.\u2018wiwë-! Hubert paraissait si souffrant que la Jai comtesse nie proposa de l\u2019emporter pour- mqi le montrer au docteur qui devait passer Ja soirée au château ; jo consentis volon- mm¥ tiers et, chargée chacune de notre fils, à mis M8.trois heures nous avions repris la route du chateay.Nous marchions vite l'une viuf kcôté de l'autre.\u2014Ma jolie comtesse cif BVec ses beaux yeux bleus qui brillaient ak doucement, sa bouche qui riait toujours iif -.Ses petits pieds trébuchaient sur le wif sol humide et elle ne se plaignait pas.nol Nous étions restées au village plus ps longtempsque nous n\u2019aurions voulu.Aus- gam] sitôt après le coucher de ce soleilqui nous rt avait réjquies, un vent glacial s'était mis fi 0 k souffler et la neige qui tombait rendait donc celui qu\u2019on a trouvé près de toi en- \u201c © seveli sous la neige, à moitié mort, il faut le dire ! celui que tous ces imbéciles soignent ! C\u2019est le mien ! c\u2019est le mien qui est sauvé ! \u2018 L \u2014Et ça, était-ce à foi ?Je viens!de le ramasser dans le corridor, .; Il me montrait la grande pelisse d\u2019hermine, Je touchai cette fourrure soyeuse sans comprendre, et soudain je m\u2019écriai : \u2014Je-vois, je vois ! Mon Hubert était malade et la comtesse la lui avait mise, Regarde ses vêtements, ils ne les ont donc pas vus eux ?\u2014Non, mais en attendant que tu reprenne connaissance, moi je les ai regardés parce que je ne pouvais croire que tu aies abandonné notre petit.Les ronces les ont déchirés pendant que vous couriez la neige et la boue ont rendus méconunais- sables et on les a jetés sans que personne y ait fait attention, \u2014Qu\u2019est-ce que tout-cela peut me faire?C\u2019est mon enfant qui vit.\u2014Tu divagues.\u2014Ah ! Just, tu veux me tuer.-\u2014Le beau malheur ! s\u2019écria-t-il en essuyant brusquement une larme.Une femme qui m\u2019a perdu mon garçon.Je me disais : il serait l\u2019ami du petit comte, j'en ferai mieux qu\u2019an piqueur.Je tâchai de me caimer pour mieux le DRL ECE DES SOUMISSIONS CACHETEES, marquées sur le coin gauche de l\u2019enveloppe : \u201cSoumission pourapproviéionnements et né- Cessaires des magasins delacmitice \u201d et adres, gées à l'honorable ministre de la milice et de la défense, seront reçues jusqu'à lundi midi\"ie 28 octobre 1889, \u201cOn peut obtenir des formules de soumission, contenant tous les détails.du département à Ottawa ét des magasins niilitaires suivants, ou l'on peut voir les patrons de tous les arti cles, savoir : Les butéaux du surintendant des magasins à Londres, Toronto, Kingston, Montréal, Québec, Halifax, N.J£.et St.Jean N.B.La matière de tous les articles devra être de fabrique canadienne et de confection chna- dienne, et aucune soumission ne sera reçne à moins qu\u2019elle soit faite sur les formules inipri- méoes fournies par !e dépar ent, fc Chaque soumission devra être accompagnée d\u2019un chèque accepté d'une béhque canadienne pour un montant égal à dix pour cent de la va leur totale des articles poux lesquels on aura soumissionné, lequel chèque sera confisqué si le soumi-sionnaire refuse de signer le contrat quand il sera requis de le faire, ou s\u2019il ne remplit les conditions du contrat.Sila soumission n\u2019est pas accoptée, le chèque sera remis.Le département ne s\u2019oblige pas à accepter la.plus basse ni aucune des soumissions.A.BENOIT, Secrétaire Département de la milice et de la défense, Ottawa 18 octobre 1889., Agents demandes partout AGENT GÉNÉRA Agent pour la province de Québec » L : SEGUIN, BORDEAUX PAUL GARRIGUE, négociant, 16, ruo St-Jean, à Québec.: SETS Antéressante Découverte sree parus ESS.ORIZA soLiniFIEs PRESENTES SOUS FORME DE CRAYONS (#23 ODEURS DÉLICIEUSES) Il suffit de froiter légèrement les objets pour les parfumer (la Peau, le Linge, Papier à Lettres, etc.) ips L.LEGRAND, Fournisseur de la Cour de Russie 207, RUE SAINT-HONORÉ, PARIS Se vendent dans toutes les principales Parfumeries, Ph©'® et Drogueries du Monde.ENVOI FRANCO DE PARIS DU CATALOGUE ILLUSTRE Tou, Rhu, Asthme, Bronchites, Rte INFAILLIBLEMENT GUERIS PAR L'USAGE DU SIROP PECTORAL DU DR.PICAULT yu notre marche glissante et difficile, Nous convaiucre.È _ NA Cor offre est bon pour 60 jours, et .- .i n\u2019étions pas effrayées d\u2019abord nous pen-| \u2014Voyons, Just, est-ce que je ne con- = > A § agents qui introduiront nos montres: 4@ années de succès toujours croissant sont une preuve incons N .i 5 i e Ci « ¢ sions que, dans une demi-heure nous !Nais pas mon enfant ?Est-ce qu\u2019entre == © {fi À Spéculateurset marchands qui ordon- testable de son efficacité.y, 4 serions à l'abr?auprès d\u2019un bon feu, Pour mille, je n'aurais pas dit : c'est lui 1.|Ly SANS Perret ose | à VENDRE DANS TOUTES LES BONNES PHARMACIES M Kbréger le trajet, Mme de Lusabrau vou- Tiens, regarde-moi, j'ai toute ma raison, = J econ ordre 4 A o od lut pusser par les sentiers du bois.Mais je n\u2019ai pas la fièvre.?| tes pour nous avec l'immense catalogue AGENT GENERAL gr pi Pas .* PN = que nous envoyons gratis avec chaque .daus notre précipiration, nous ne recon-| Il releva la tête.= ef montre, Sur réception de soc en tr.ALEX ANDRE L ARUE Coin des rues St-Josepli et de \u201c+ .> as GRR ; ti , - P 2 pe Daissions plus les chemins que nous pre-| \u2014Ah !tum écoutes enfin.Sois tran-| © py nos vous cartons montre par s Puarmacien PEglise, St-KLoch, Guébec.; .: * - UNS A ZN, «press C.O.D.suje vi : qut nions les uns pour les autres.La nuit quille, mon mari c'est bien ton Hu ; Go En «examen.Sitoutestsatistaisant AUSSI : Elexir Pulmonaire, Pastilles Pectorales, Pastilles à vers du Dr Picault, +f nuit était touy a fait venue, la neige tom- bert.Naot tel que représenté, vous Reméde du Père Bruno, Pommade Solari pour les démangeaisons de la peau.gi\u201d \u2019 Ta me le jures 9 NA pourrez payer la différence, \u2019 bait & gros flocons et nous marchions en- yore.lu peur commençait à s'emparer fe nous.Mme de Lusabran croyait avoir mtendu du bruit.Elle me dit : \u2014 C'est peut-être le bûcheron Banner qui rentre dans sa cabane.Je proposai d'aller à la découverte, ce Qu'elle accepta ; pour me permettre de marcher plus vite, clle prit mon enfant vec le sien et les enveloppa dans le même manteau.Et moi, je parcourus les entiers en appelaut, espérant toujours que la vuix de Banner allait lui répon- ire, mais rien, et un cri affreux poussé flans la direction où j'avais laissé la comtesse vint me glacer le cœur.Je voulnis la rejoindre et, comme j'arrivais hors f'halciue, je n\u2019entendis que ces deux mots : Les louds, les loups !.\u2014Je sentis ma maîtresse mc placer mon Hubert dans les bras, en me di- bo sant :.of \u2014Prends-le, tu es plus forte que moi \u201c4 .Sauve-le !.i+ Mais je restais immobile sans compren- fire.Alors elle se peucha vers vers mon petit comme pour 'embrasser.Oui, elle er brassa \u2014ah ! elle avait toujours été À dévouée aux pauvres! et quelque chose ie pe \u2014Je te le jure sur mon salut, Va me chercher mon enfant, je veux le voir.\u2014I1 s'arrêta et réfléchit profondément.\u2014 S'ils ne s\u2019en sont pas encoreaperçus, c\u2019est qu\u2019ils ne s\u2019en apercevront jamais, murmura-t-il.\u2014Mais Just ! va donc ! criais-je.Il se retourna vers moi et me dit avec un singulier sourire.Ton petit est bien oùilest, laisse- le.Alors je compris avec épouvante ce qu\u2019il voulait dire.Jc le conjurai de renoncer à ses projets criminels, il resta inébranlable et, a la fin.je me tus, Oh! malédiction de Dieu ! il m\u2019avait vaincue moi-même.il m'avait éblouie en me dé- peiguant le bonheur qui serait le partage de notre enfant.il m\u2019avait rendue aveugle.C'est ainsi que j'ai prêté les mains au crime, mais je n'ai pu rester au château.On disait que j'étais bieu malade, que j avais le délire.Je me suis enfuie chez mes parents et plus loin, plus loin encore et je n'ai jamais revu ni mon mari, ni mon file, $5,37 et garder la montre, av) autrement vous ne payez rien, Le boitier est garan- experts; richement gravé, .cisolide dans toutes ses = parties, verre frangais, et garantit pour 2o ans.31 Le mouvement est iin- 4} porté, monté à la main, sr] ajustéctrèglé et pleirie- JE] ment garanti.n en 44] prenant soîh un peu, cette #} niontre durera toute votre vie.C'est votre dernière ÿ chance d'avoir une montre de $30 pour $5.87,et une pour rien si vous nous en vendez 6, Adressez: AE, A.C.ROEBUCK & CO, #7 687 & 59 Adolside St.CS 47 East, Toronto, Can.Si vous ZW désirez recevoir cette montre par la malle, il faudra envoyer le montant complet car la marchandise ne peut pas être envoyée C.O, D.par la malle.Quand le montant somplet de l'ordre est envoyé ce suite, nous envoyons gratis une olie chaine en or doublé, Nommez cejoi PERCHERONS CHEVAUX \"Seis BETAIL AYRSHIRE, CoBHONS BERKSHIRES ET CHESTER BLANCS, VOLAILLES PLYMOUTH R S'adresser à LOUIS BEAUBIEN, Bureau à Montréal, 30 rue Saint-Jacques, à 2 heures p.m.FERME OUTREMONT, PRÈS MONTREAL 18 déc.1888\u20141a c-cl.ti en Oroid solide, un mé- | y tal qui ne peut être recon- we: nu de l'or que par des \u2014\u2014\u2014\u2014 P.T, Legaré, tn.yt 18 LE CULTIVATEUR Peut-on juger un cheval par sa conformation ?Oui, très certainement oui ! Pour être bon, le cheval doit posséder certaines aptitudes au travail qu\u2019on en attend, et il aura ces aptitudes qu\u2019en autant qu\u2019il sera conformé dé telle ou telle sorte.D'abord, disons qu\u2019il y a certaines eon- formations toujours défectueuses, quelle que suit la classe, la race du cheval ; telles sont, par exemple : les jambes grêles et longues, la poitrine étroite, les côtés aplatis, le flanc long et creux, lesquelles annoncent un animal de santé délicate, peu apte au travail, gros mangeur, mais toujours maigre.On dit que c'est un cheval décousu.Un tel cheval ne vaut pas cinq sous pour n'importe quel service.Mais chaque service exige une tonformation particulière ; on comprendra aisément que ce qui fait le beau cheval de course ne peut convenir au cheval de carosse, encore moins au cheval de brait et vice versa.Mais gare au cheval décousu, celui-là n\u2019est propre à rien ; qu'on se le tienne pour dit, Eta ce propos, cultivateurs mes aniis, savez-vous comment on les bbtient?Non, n\u2019est-ce pas ! Vous aurez des thevaux décousus chaque fois que vous sccouplerez un gros étalon avec une trop petite jument.Le tostus n\u2019a pas l\u2019espace nécessaire pour se bien développer, et vous aurez de cet accouplement un animal qui n\u2019aura que la taille, mais non l\u2019aimpleur du père.Il sera baut sur pattes, mais mince, le curps n\u2019aura pas pu se développer en proportion des membres, les organes importants contenus dans la poitrine et Pabdomen seront à l\u2019étroit, fonctionneront mal, la nutrifion sera inauvaiséftt l\u2019animal sera faible de panté, subira les influences des muindres tauses de maladie ; il n\u2019aura en un mot kucune force de résistance, Les épauries, les formes (ring-bones), {es sureaux, la pousse, la diarrhée chronique sont des maladies auxquelles ces animaux sout les plus sujets.Le moindre travail les fatigue, les plus légères maladies les abattent, la nourriture ne leur fait aucun profit, Employez de gros étalons s'ils vous plaisent, mais seulement pour les juments de taille suilisamment grande, pour que le poulain pnisee se bien développer avant la nas: ance,autrement vous éprouverez de culsants regrets an feu de voir se réaliser les brillantes espérances que vous entreteniez.Dans un prochain -article nous parle- Fons des conforinations que l\u2019on doit re- thercher chez tous les chevaux quel que suit leur service, J.A.Couture M.V.Directeur de l\u2019école vétérinaire de Québec.rem 11 ne coûte pas seulement de vivre dans ses grands hotels de Paris, mais il coûte encore plus d y mourir.Ainsi, on vient tle réclamuer 700 francs, dans un hôtel bien counu, à une famille anéricaine pour la wort d\u2019un de ses membres.Kt te prix aurait triplé si ia personne avait succombé a uue maladie contagieuse, et décuplé si elle avait appartenu à une Maisun princiere ou roya e.dl y n même, paraît-il, une jurisprudence en la matiere, car des juges de paix de Paris vut été saisis de ces demaudes @\u2019indemnités qu'ils ont accordées tuutes en les réduisant, 4 Le contre-amiral Regnault de Prémes pil est nommé au coninandement en chef de lu division française de l\u2019Océan Pacifique.Ce touveau coummanudant, qui est à peine âgé de citquante deux ans, est un des plus jeunes viticiers généraux de la marine française.Nomué capitaine de frégate le 16 aoû.1870, il servit, pendant ls guerre frauco- Allemande, dans les mers de Chine, à bord de la frégate la Vénus Il fut pro- Mu capitaine du Va ssenu le ler octobre 1879 et est devenu contre-ainiral le 2 décembre 1886.es Aujourd'hui un navire de guerre américain doit quitter New-York pour Saiut- Paul de Louanda, capitale des établ:sse- Melts portugais sur la côte occidentale d'Afrique.À bord se trouvera la niission | astronumique chargée d'ubsecver la grande eclipse totale de soleil, visible duns l'intzrieur de l'Afrique australe le 22 decembre prochain.L'expedition américaine se rendra à Maxima Station Place, daus une situation tres favorable, a cent kilometres seulement de Saint-Paul de Loauudre Les instruments employés pour 1s observa- tivns seront les mêmes que ceux qui out servi en Californie lors de l\u2019éclipse totale du ler janvier dernier.Le World consacre un long article aux préparat
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