Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 1 avril 1888, dimanche 1 avril 1888
[" A [Tae ANNEE QUEBEC, SAMEDI, 1 AVRIL 1888 No.38 Siti | ABONNEMENTS : \u2018 YT a | ANNONCES; ou Hi Par an (d\u2019avance).\u2026.\u2026.\u2026\u2026.$.00 \u2019 Première insertion.10 cts ® dy | | Payable dans le cours de l'année.$1.50 à Autres insertions.eevee 05 09 Hy, i } Pour pouvoir discontinuer, il faut payer Naissances, mariages ou décès.25 * a ra © les arrérages et avertir au moins quinze al bial jours avant Pexpiration de l\u2019année, ou ; 9 5 a, Ry bien refuser le journal, , annonces « suivrates seront insérées 2h RL, ; ; - ; s d.paran.00 | Drame i nee par an bo mom || Demandes d'emploi, demandes de da A 0 \u20ac î \"QG, ervomu0e x .; ] ie =.l\\ L\u2019Ævénement, journal populaire.38-00 Edition Hebdomadaire du CANADIEN et de L'ÉVÉNEMENT: chambre Ou pension + Annonces pou din À Se { .Set ; > witty ty ; .- - dll li Le J.DEMERS & FRÈRE, Editeurs-Propriétaires, | {sure AU : 30, rue de la Fabrique, Québec.oy i c a, Q UEBEC rait déplorable que l'Ile de Terreneuve des Bourbons : \u2018\u2018 Ils n\u2019ont rien appris et à l'appui de leur projet, on est allé les| Prenons comme exemple Beaumont, SAMEDI, 1 AVRIL 1888, k L\u2019ANNEXION DE TERRENEUVE Le projet de l\u2019entrée de la province de Derreneuve dans l\u2019union fédérale vient d\u2019entrer dans une phase qui en rend le succes de plus en plus probable.Le premier ministre de l\u2019île, M.Thorburn, est de retour dans la capitale de Terreneuve.Le gouvernement a décidé d\u2019envoyer des délégués à Ottawa, pour y discuter la question de l\u2019annexion.La délégation se mettra en route vers le premier avril.Les renseignements que nous recevons de Terreneuve vont à dire qu\u2019il se forme un fort courant d'opinion en faveur de : | | Punion de l\u2019île avec la confédération canadienne.M.Thorburn, lui-même adver- \u2018saire de l\u2019union autrefois lorsque la question fut soumise à la législature et au peuple de cette province, s\u2019est rallié à la \u2018politique qui veut une confédération complète de toutes les possessions anglaises dans l'Amérique du Nord, demi : Monseigneur Power, l\u2019évêque catholique du diocèse de St-Jean, Terreneuve, | s\u2019est fortement prononcé pour l\u2019union de ! Pile au Canada, le jour de la célébration | \u2018de la fête de St-Patrick.; Il est donc à peu près certain que tout ; prochainement la question de l'annexion ; Me Terreneuve s\u2019imposera à l'attention | \u2018qu Parlement, de la presse et du public, Il est conséquemment à propos d\u2019exami- Der sans plus de délai dans quelles condi- itions elle sera mise à l\u2019étude en vue d\u2019un règlement définitif.i En premier lieu, personne au Canada n'a le moindre désir de l\u2019union de Terre- neuve sans le consentement formel de la ,population de l\u2019île.Si cette province | ;vVeut unir ses destinées aux nôtres, que ce soit dans la plénitude de sa liberté.1 i \\ 4 De notre côté de quelle manière devons- nous juger cette question.Evidemment \u2018avec une grande largeur de vue.Nous constatons avec regret que bien des gens \u2018n\u2019expriment gur ce sujet que les opinions les plus préjugées.N\u2019en soyons pas trop surpris.C\u2019est toujours le cas, quand l\u2019opinion est saisie d\u2019affaire d\u2019une grande importance.i Nous prenons résolument position en faveur de l\u2019annexion de Terreneuve, pour prepa\u201d \"les raisons suivantes : : Premièrement, parce que entrée de [cette province dans Punion complétera À (la confédération.Les larges bases de op Wl \u2018Pédifice dont on a si courageusement et \u2018si habilement commencé la construction en 1857, seront terminées.Il nous res- \"tera i donner A cette grande ceuvre les développements que peuvent produive intelligence et le travail d\u2019un peuple actif, fort, et ami de l\u2019ordre, ayant de | plus à sa disposition les moyens de pro- \u2018 grès que lui assure la liberté civile et | \u2018politique sagement pratiquée.Secondement, parcequ\u2019il importe beau- , coup à l\u2019avenir de la confédération cana- | dienne que l'autorité du Canada s\u2019étende \u2018lj cette grande ile située à l\u2019entrée du M golfe St.Laurent.Les hommes d\u2019état n\u2019ont pas seulement mission d\u2019adminis- i | : Fa trer présentement les affaires publiques pdt R d'un peuple, mais surtout de prévoir l'avenir et de le bien préparer.C\u2019est dans ce rôle que les véritables chefs des nations se distinguent des.politiciens aux idées étroites, et dont le regard ne peut pénétrer au-délà du cercle rétréci des hoses du moment, put tôt ou tard devenir la base d\u2019opération des ennemis de la confédération, ne sont assurément pas doués de la force intellectuelle nécessaire au bon gouvernement d\u2019un pays.Nous sommes favorables à l\u2019union de Tereneuve, troisièmement, parce que nous ajouterions à la confédération une province importante par ses ressources, ses inépuisables pêcheries, son commerce, le chiffre déjà élevé de sa population.Le parlement, la presse et le public devront juger cette question avec toute l\u2019élévation de pensée que son importance exige.Nous avons pleine confiance dans l\u2019habileté et l\u2019expérience des membres du cabinet pour la conduite des négociations avec les délégués de Terreneuve.Si on finit par s\u2019entendre sur des conditions acceptables par l\u2019île et le Canada, elles seront soumises au Parlement fédéral sous forme de résolutions.Elles passeront par la même phase à la législature de Terre- neuve, et, si elles subissent heureusement cette épregve, elles seront ensuite soumises à l\u2019approbation de l'électorat de la province.Que l\u2019on n\u2019oublie pas que l\u2019annexion de Terreneuve n\u2019est pas une question nouvelle.Elle a été votée par la législature de l\u2019ancienne province unie du Canada qui a approuvé le projet de l\u2019union fédéruie de l'Amérique Britannique du Nord.Jusqu\u2019à présent la population de Terreneuve a refusé de s\u2019unir aux autres provinces.Ilya maintenant plusieurs indices qu\u2019elle comprend aujourd\u2019hui qu\u2019il serait dans l'intérêt de l\u2019île de sortir de l\u2019isolement dans lequel elle a persisté à rester, pour entrer dans le grand mouvement de progrès qui produit ses effets confédération.LA RETRAITE SE PREPARE Si nous en jugeons par article du Globe de mercredi, l\u2019opposition est dans un joli embarras à propos du traité des pêcheries.L\u2019écrit de ce journal a été publié évidemment pour préparer la retraite, L'opposition ne verrait pas d\u2019issue possible à l\u2019étroit défilé dans lequel elle s\u2019est imprudemment engagée.Le Giobe commence son article comme suit : \u2018* L\u2019opposition pourrait être empêchée de proposer le rejet du traité des pêcheries, mais pourquoi ?\u201d Il continue en donnant la plus cocasse des réponses à la question qu\u2019il pose.Il prétend qu\u2019il serait inutile de rejeter le traité parce que le Canada est lié par la signature que Sir Charles Tupper a apposée à la convention de Washington.Le parlement a le droit d\u2019approuver ou de désapprouver le traité des pêcheries Cette convention n\u2019a été signée par les plénipotentiaires que conditionnellement à l\u2019approbation des représentants des pays intéressés.Si l\u2019opposition ne propose pas le rojet du traité, ce sera pour d\u2019autres raisons que celle donnée par le Globe, Il ne faut pas beaucoup de perspicacité pour les comprendre.LA RECIPROCITE ILLIMITÉE La proposition de Sir Richard Cartwright, discutée à la Chambre des Communes pendant plusieurs jours, indique chez ceux qui en font leur programme politique, un aveuglement à peine concevable.Sir John A.Macdonald avait bien raison de leur appliquer tout dernière- Ceux qui ne comprennent pas qu\u2019il se- ment les paroles de Napoléon à l\u2019adresse bienfaisants dans toute l\u2019étendue de la} rien oublié.\u201d _ Nous avions cru jusqu\u2019à présent que les luttes de la politique, surtont pour ceux qui s\u2019y livrent avec une activité incessante, étaient une rude école où le jugement pouvait vite atteindre sa pleine maturité, et où il était possible d\u2019acquérir tous les jours la plus précieuse expérience.Nous avouons au- jourd\u2019hui notre étonnement de ce que des hommes vieillissent dans le mouvement si agité de la vie publique et profitent si peu des enscignements qu\u2019ils en peuvent tirer, La tactique du parti libéral depuis le commencement de la campagne en faveur de la protection aux intérêts industriels, commerciaux et agricoles du Canada, a été monumentale de maladresse.Ce qui à été encore plus grave, elle a prouvé une conception tout à fait erronée de la situation et des besoins du pays.L\u2019insuccès des chefs libéraux est souvent venu de ce qu\u2019ils n\u2019ont pas discerné entre les mouvements sérieux d\u2019opinion, et ceux qui sontle produit d\u2019une agitation plus ou moins éphémère, Que des chefs de parti se soient si vité: engoués du projet de l\u2019union commerciale c\u2019est ce dont on s\u2019étonnera eb s\u2019amusera\u2019 encore plus dans quelque temps.Ils ont eux-mêmes si bien compris quelle grande erreur ils avaient commise qu\u2019ils se sont décidés à masquer leur retraite par une proposition en faveur de la réciprocité illimitée.Il semble pourtant qu\u2019un peu de réflexion et d\u2019observation de ce qui se passait chez nos voisions, aurait du suffire pour mettre tous nos hommes publics en garde contre un entraînement auquel les véritables intérêts du pays leur commandaient de résister.Pendant qu\u2019à propos de la réciprocité sans restriction avec les Etats-Unis, l\u2019opposition fait en réalité campagne à la chambre des Communes en faveur du libre-échange, repoussé par l\u2019électorat canadien dans trois élections générales, tous les protectionnistes se rallient avec la plus grande énergie dans la République américaine pour faire triompher de nouveau la politique fiscale qu\u2019ils considèrent avec raison comme la cause principale de la prospérité publique.Il y a plus de trois mois que les hommes d'\u2019affaires les plus expérimentés du Congrès étudient la question de la réforme financière en vue de la diminution du surplus annuel.Sans doute qu\u2019ily a bien des divergences d\u2019opinion sur les détails de la meilleure mesure à adopter.Mais pas un groupe d'hommes politiques américains n\u2019a voulu exprimer des idées libre- échangistes.Tous veulent maintenir la protection aux industries riätionales, C\u2019est quand nous sommés tous témoins d\u2019une semblable maniféstation de la part de nos voisins, que les cliefs\u2019 de l\u2019opposition à Ottawa demandent à la Chambre des Communes, la gardienne des intérêts publics, d\u2019adopter la proposition de Sir Richard OCartwright.C\u2019est réellement inouï.Il est évident que nous ne faisons pas lh des remarques de partisans, Le gouvernement fédéral eb ceux qui Vappuient de leur confiance, n\u2019ont, au point de vue de leur parti, qu\u2019à se féliciter de la ligne de conduite adoptée par l\u2019opposition.Le parti libéral ne pouvait rien faire de mieux pour assurer encore vingt ans de pouvoir aux conservateurs.Il fallait être bien piètres observateurs, pour ne pas voir que dans leur campagne pour l\u2019union commerciale, MM.Wiman et Smith n\u2019ont obtenu rien autre chose qu\u2019un succès de curiosité.Dans les quel- ques endroits où ils ont adressé la parolo x, écouter, dans la plupart des cas en petit nombre, plutôt comme simple affaire de disieuction, que poussé par l\u2019enthousiagsme en faveur de la cause que les orateurs du jour se donnaient mission d\u2019exposer et de défendre.Les adeptes recrutés dans ces manifestations ont été très rares.Par contre, ils sont bien nombreux ceux qui sont revenus des assemblées adversaires plus décidés que jamais de lunion commerciale, ou de\u2018tout autre plan qui aboutirait au même but sous un autre titre.De tous les hommes dirigeants de l\u2019opposition, M.Laurier, nous nous plaisons à le reconnaître,létait celui qui, au milieu de cette intempestive agitation, avait fait preuve de plus de sens politique, Dans son discours-programme de Somerset et pendant 1a litte électorale à Haldimand» il avait refnsé de se commettre à la politique commerciale et financière que l\u2019on venait des Etats-Unis, nous recommander comme le remède infaillible à tous les maux imaginaires que les imaginations les plus fertiles pouvaient inventer.Avait-il alors des réminiscences de ses opinions proteétionnistes d\u2019autrefois, qui contribuèrent tant à le signaler à l\u2019attention publique et à préparer sa carrière lorsqu\u2019il les exposa dans l\u2019assemblée législative de Québec ?La faute et le malheur de M.Laurier a été de ne pas exercer assez d\u2019ascendant sur son parti pour l\u2019empêcher de saisir la Chambre d\u2019une proposition [qui lie l\u2019opposition, chef et partisans, à la défense d\u2019un programme voué d'avance à autant de défaites qu\u2019il sera de fois soumis au vote de l'électorat.\u2018 Qu'on le comprenne donc enfin, le Canada veut avant tout une politique fiscale qui protège ses manufactures, son commerce, son agriculture, qui assure de l'ouvrage à ses travailleurs, et favorise la rapide accumulation du capital national.C\u2019est ce que le pays exige, et sa volonté, si formellement exprimée depuis douze ans, continuera à triompher de tous les obstacles, de toutes les vaines criailleries, de tous les préjugés.Oe LE PAPE ET L'EMPEREUR FREDÉRIC La lettre autographe du pape à l\u2019empereur Frédéric que Mgr Galimberti emporte à Berlin exprime le profond chagrin qu\u2019a causé à Sa Sainteté la mort d\u2019un monarque qui était animé des sentiments les plus amicaux envors l\u2019église catholique.Le pape remercie l\u2019empereur Frédéric du ton de sa proclamation qui, dit- il, lui donne de la joie, et cela d'autant plus que le fils chérit les sentiments de son père, sentiments qui donnent l\u2019assurance que les relations de la Prusse et du Vatican deviendront de plus en plus amicaux.De son côté le pape fera tout ce qui est en son pouvoir pour entretenir une amitié qui ne peut qu\u2019être glorieuse pour l'empereur et la papauté.En terminant Sa Sainteté exprime le désir de voir l'empereur recouvrer complètement la santé, dans l\u2019intérêt de son peuple et de toute l\u2019Europe.\u2014>_ LA PÊCHE À L\u2019EPERLAN La pêche de l\u2019éperlan est prohibée, paraît-il, depuis le premier jour d'avril jusqu\u2019au premier jour de juillet de chaque année, À notre avis cette clause de la loi devrait être rappelée.Ce n\u2019est que pendant la période défendue que cette pêche peut se faire dans certaines paroisses du fleuve en bas de Québec.Depuis un temps immémorial la pêche de l\u2019éperlan s\u2019y est faite depuis avril jusqu\u2019à la première quinzaine de mai, Elle est une source de revenus pour certains habitants de cette paroisse qui ont aussi à cœur le bien du pays que tout autre.Néanmoins personne ne viendra affirmer que cette pêche ait fait diminuer la quantité de l\u2019éperlan.La prise de ce poisson donne au printemps la subsistance à nombre de-personnes, Sans elle, elles n\u2019auraient aucun moyen de vivre.Aussi croyons-nous être l\u2019écho d\u2019un acte de justice, en nous joignant au curé de Beaumont et à ceux qui viennent de signer une requête au ministère de la marine, à Ottawa, le priant de vouloir contremander l\u2019ordre de prohibition de cette pêche et de permettre aux gens de Beaumont de jouir d\u2019un privilège qu\u2019ils ont eu depuis les premiers temps de 1+ colonie.Co § FAUCHER pe 84:57 MAURICE, | : ; ?LES MAISONS D'E:.ATION Les réformes dans le mode d\u2019enseignement sont à l\u2019ordre du jour en Europe et plus particulièrement en France.Ce que l\u2019on désire atteivdre surtout, c\u2019est le surmenage dans les -ules, c\u2019est le programme d\u2019études qui au lieu de se réduire, s'\u2019allonge, {sallongu toujours pour aboutir \u2014 comme le faisait observer Mgr Freppel à la tribune française \u2014 à cette encyclopédie sans rivage et sans fonds, où s\u2019est abimé notre enseignement classique.L'enseignement ne doit point avoir pour but, disait le même prélat à la cliam- bre des députés, d\u2019entasser dans la tête! des élèves des masses de connaissances, mais bien de former leur esprit, leur ju 5 gement, de leur donner la clef de la seien-| ce, de leur apprendre & étudicr, de leur| inspirer le goût de l\u2019étude au lieu de les rebuter par ce surmenage où leur santé s\u2019épuise sans profit pour eux ui pour Ie pays.Un autre député, M.Blatin, pérorant sur le même sujet, s\u2019est appliqué à démontrer que l\u2019éducation physique était encore trop négligé dans les maisons d\u2019éducaticn.Les programmes, dit-il, sont de plus en plus surchargés et exigent une plus grande fatigue des esprits.L\u2019assimilation forcée de tant de matières épuise les jeunes cerveaux et amène l'aiffuiblissement des forces physiques.Aussi recommande-t-il avec instance l\u2019exercice musculaire qui, méthodiquement appliqué, peut seul transformer lez natures les plus débiles et préparer deg générations plus fortes et plus résistane tes.Ces avis sont fort oppartuns et for® sages, eb nous croyous que hon nombre dg maisons d\u2019éducation orl daussi excellentes raisons de se les agp pliquer que les institutions frangaises aux= quelles on les destine plus spécialement, eapudionmes CORNSULAT FRANÇAIS \u2014 On annonce de Paris que M.Lefaivre, consul général à New-York, vient d\u2019être mis à la retraite avec le titre de ministre plénipotentiaire de 1re classe.M.le vicomte d\u2019Abzac, consul général à la Nouvelle-Orléans, passe à New-York, en remplacement de M.Lefaivre.ti L'Étendard annonce à sx four qu\u2019un nouveau journal dévoué a.:x sr Férèts du parli national paraîtra bientôt à Montréel.LU J \u2018| Boulauger a été mêlé et qui lui a valu la * teurs.\u201c gagé suf ce terrain apris une tournure 2 - LE GENERAL BOULANGER Ti est hors de doute que le général Boulanger compte de chaudes sympathies en France et gue les efforts entrepris par june.certaine faction politique pour le |miner et l'écraser ne servent qu\u2019à mettre en relief la popularité dont il jouit.{ La dernier incident auquel le général perte de son commandement, a soulevé au {parlement et dans la presse unio discussion |qui n\u2019a pag encore pris fin et qui va abou- [tir en définitive à rallier à son nom de \u2018nouveaux amis et de nouveaux admira- A la chambre des députés, Te débat en- des plus acerbes.M.Paul de Cassagnac est monté le premier à la tribune pour défendre le gé- méral Boulanger.6 Aujourd\u2019hui, a dit M.de Cassagnac, je-crois que condamner le général Boulanger sur un simple rapport de police et le mettre dansl'impossibilité de se défendre, c\u2019est blesser l\u2019armée tout entière.Un journal allemand, le Boërsen Cour ?er de Berlin, qui est considéré comme un des organes de M.de Bismark, estime que la France.a fait un don de joyeux avènement à l'empereur Fréderic IIT en révoguant le général Boulanger.\u201d - Cette tirade a eu l\u2019effet de faire bondir d'indignation le premier-ministre Tirard qui s\u2019est étrié : \u201c\u201c Ces paroles sont antipatriotiques, je vous défends de les prononcer,\u201d M.de Cassagnac a repris : * Vous êtes Je ministère de résignation.\u201d - Après M.Tirard qui a défendu de son mieux la conduite tenue par son gouvernement dans toute cette affaire, un autre léputé, M.Laguerre,est venu faire l\u2019éloge du général Boulanger qui, dit-il, *\u2018 a réveillé le patriotisme et relevé le moral fe l\u2019armée.\u201d \u2018* Son image, continue M.Laguerre,est dans toutes les chaumières en Alsace-Lor- raine.Il cst souverainement inique d\u2019avoir brisé l'épée de ce soldat.Le jour où Boulanger sera mis hors cadres, on illuminera a ierlin, mais on prendra le deuil k Metz ct » Strasbourg.\u201d Il entre peut-être beaucoup d\u2019exagéra- Hon et de chauvinisme dans ces expres- tions d'oinion, mais l\u2019on ne saurait Hissimu} © l'un autre côté que la persé- bntion dut le général Boulanger qui Jemble étre l\u2019objet a fait naître à son profit un courant plus fort et plus accentué de synipathies et d\u2019adhésions.\u2014\u2014\u2014 © > L\u2019EON.M.McSHANE GPINIONS DIVERSES SUR SA DE- MISSION son départ Nous reproduisons de l\u2019 Evénement de tamedi, en y faisant disparaître les coquilles qui l\u2019émaillaient, le compte-rendu lu départ de M.McShane et des entrevues qui suivent :\u2014 Comme bien l\u2019on pense, la sortie de Thon.M.McShane du cabinet Mercier forme aujourd\u2019hui en ville le sujet général de la conversation.On ne s'accorde pas sur les causes de la démission du ministre des Travaux Publics, mais tout le monde est unanime à reconnaître que c\u2019est un coup fatal porté au gouvernement et une perte pour la population ouvrière.Vers 10% heures ce matin, à Phôtel St.Louis, un reporter de 1\u2019 Evénement a ren- tonbré le ministre démissionnaire qui était dors entouré d\u2019un grand nombre d\u2019amis, [1 distribuait une chaude poignée de mains à tous, mais se montrait très réti- vent, quoiqu\u2019il parût peiné et excité, A notre reporter qui lui demanda quelle était la cause de sa démission, M.Mc- Shane répondit qu\u2019il ne pouvait être in- ferviewé.Puis, sa nature franche et rommunicative ayant pris le dessus, il lit avec vivacité : ** J\u2019ai toujours été fidèle à mon parti st dévoué à mon chef, et ce qui m\u2019est fait wjourd\u2019hui sera ressenti aussi fortement par mes gens que par moi-même.Quand te suis arrivé à Québec en qualité de mi- aistre des Travaux Publics, ma réputa- don ne portait aucune souillure et elle?Va encore souffert aucune atteinte ; je - sort du cabinet les mains nettes et avec une conscience tranquille.\u201d Il ajouta qu\u2019il no mérite pas l\u2019ingratitude de son parti, loin de là.M.McShane n\u2019a pas voulu dire quelle position il prendra en chambre ; il doit consulter ses commettants avant de se \u2018prononcer.Pour cela, il convoquera sans délai des assemblées publiques dans sa division électorale de Montréal-Ouest, Le reporter de l\u2019Evénement s\u2019adressa ensuite aux principaux hommes politiques de cette ville pour connaître leur, impression sur la sortie de l\u2019hon, M.MeShane du cabinet Mercier.5.Voici ce qu\u2019ils en pensent : L?hon.M.Hearn, conseiller, législatif, ne peut se prononcer sur l\u2019apportimité ou la nécessité de cette démission ; il n'en connaît pas la cause, et il ne veut pas se prononcer à lalégère.Mais il dit que la population ouvrière apprend cette nouvelle avec surprise et chagrin.Cette démission, sielle n\u2019est par de cause légitime, ne fera pas de bien au ministère.McShane était vraiment populaire parmi toute la population ouvrière.M.Faucher de Saint-Maurice M.P.P., à paru éprouver une certaine répugnance à se laisser interviewé ; néanmoins, il n\u2019a pas voulu nous laisser partir sans déclarer que M.McShane sera regretté par la population ouvrière au milieu de laquelle il était populaire et à laquelle il a rendu de grands services.Quant à l'influence directe que cette démission peut avoir sur le cabinet, le député de Bellechasse n\u2019a voulu rien dire avant d\u2019en connaître les causes.M.Miville Déchêne, M.P.P., ne sait pas si la démission de M, McShane est dûe à l\u2019influence des nationaux il la croit plutôt due à l'affaire de Laprairie.M.Bourbonnais, M.P P., qui était ce |S matin au département de l\u2019agriculture, ne sait que dire de la démission de M.McShane ; le jeune député national feint ne rien savoir quoiqu\u2019il ait passé une partie de l\u2019avant-midi en tête-à-tête avec M.Mercier.M.Jules Tessier, M.P.P., a toujours eu à se flatter de ses rapports avec le ministre des Travaux Publics.Il est d\u2019opinion que sa sortie du ministère est, pour le moment, une surprise et une chose inexplicable.M.F.X.Lemieux, M.P, P., dit que c\u2019est une démission regrettable, Les- nationaux semblent tout joyeux du coup qui frappe le \u2018\u201c People's Jimmy\u201d ; un bon nombre faisait antichambre chez le premier-ministre ce matin.Les jeunes conservateurs regardent la démission de M.McShane comme un indice de dégringolade pour le cabinet Mercier.\u2018\u2018 C\u2019est le navire qui craque \u201d, disent-ils, Plus grave et réfléchi, l\u2019hon.M.Flynn que notre reporter a rencontré à la cour supérieure où il occupait dans une cause avec M.I Belleau comme adversaire, M.Flynn, disons-nous, n\u2019a pas voulu ge prononcer sur la cause ou les effets de la sortie de M.McShane du cabinet Mercier ; il ne connaissait de l'événement que ce que les journaux du matin avaient raconté.L'hon.M.McShane est parti cette aprés midi a une heure et demie pour Montréal.L'ancien ministre a été conduit à la gare du Palais dans une voiture de gala par M.F.X.Lemieux, député de Lévis, M.Jules Tessier, député de Portneuf, et M.Whelan.Une trentaine d\u2019autres voitures figuraient dans le cortége.A la gare, près de trois cents personnes appartenant en grande partie à l\u2019élément | irlandais, ont tenu à donner un dernier témoignage de sympathie à l\u2019ancien ministre.On remarquait aussi M.Dechène, M.P.P., hon.M.Hearn, M.P.Vallière, ete., ete.: Invité par la foule à porter la parole ou plutôt à expliquerles raisons qui avaient amené sa démission, M.McShane a été.fort circonspect et même un peu plus discret qu\u2019on ne désirait, I] s\u2019est borné à remercier la foule du témoignage de considération qu\u2019eile lui of- rait, faisant observer toute fois que durant sa courte carrière de ministre.il \u201cKE CULTIVATEUR pes n\u2019avait- rien à se reprocher.ses efforts, durant son passage au ministère, n\u2019ont tendu que vers un | seul but : assurer de l\u2019ouvrage à la classe ouvrière, aux pauvres gens.Il quitte le ministère avéc la conscience d\u2019avoir rempli son devoir, L'hon.M.McShane a prononcé son | discours dans les deux langues.Au moment où le convoi s\u2019est ébranlé, les personnes présentes à la gare ont poussé trois hourrahs en l'honneur de Tancien ministre.A PROPOS D'UN LIVRE Monsieur le Rédacteur, On ne parle que du livre de M.Ernest Myrand\u2014 \u201cUne fét: de Noël sous Jacques Cartier.\u201d Tous ceux qui ont à cœur le progrès de la littérature et l\u2019avancement des beaux arts en ce pays ont salué d\u2019une note admiratrice l'apparition de ce petit volume qui est en train de faire \u2018\u2018 son tour d'Europe.\u201d La Minerve en est enchantée et elle ne peut taire son admiration.La Justice et le Courrier du Canada, devançant leur confrère de Montréal, ont félicité le jeune et brillant écrivain qui vient d\u2019orner d\u2019une perle nouvelle et de la plus belle eau l\u2019écrin littéraire de notre pays.Moi-même je n\u2019ai pu résister au charme et j'ai voulu jeter en passant une note bien humble dans le concert de louanges qui monte de partout et, de mon sofa de convalescent, j'envoie au jeune auteur de renom le sonnet qui suit, Sonnet A M.ERNEST MYRAND« Je sais une âme fière,un cœur noble et vaillant Qui viént au champ de l'art,de glaner la victoire Son livre est là sincère, ému, ferme et saillant, ource patriotique où l\u2019on veut toujours boire.| O mon paysaimé, Canada sol géant Dont le nom brille fier aux pages de l\u2019histoire, Tressaille de bonheur.sois fier de ton enfant Dont l'avenir saura bien garder la mémoire.Feuilletant du passé tous les livrets poudreux, Perdusjenesgisoù,qu\u2019onachète ou qu\u2019on donne fl en tire un Clref-d'œuvre au style harmonieux.On l\u2019acclame partout, on l'admire, on le lit On s'abreuve à ces flots dont l\u2019âme se remplit Ami cette œuvre-là vient tresser ta couronne.Isle verte.Mars 1888 Chs.A.Gauvreau NOTRE MARINE TI appert du rapport du ministre de la | marine déposé à la chambre des Communes ces jours derniers, que le nombre de navires tant à voiles qu\u2019à vapeur enregistrés au Canada, le 31 décembre dernier, s'élevait à 7,178 avec un tonnage de 1,130,247 tonneaux.Notre pays se trouve ainsi, quant au tonnage de sa marine, le cinquième sur la liste des puissances maritimes, comme on peut s\u2019en convaincre par le tableau suivant emprunté au \u2018* Statesman year Book\u201d de 1887.France.15,266 1,000,215 Italieé.\u2026\u2026.\u2026 7,336 953,419 Russie.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.2,343 625,366 Espagne.1,826 508,879 Australie.2,786 361,634 Autriche.9,868.311,987 Hollande.\u2026\u2026.740 302,826 Danemark.3,161 269,806 Grèce.\u2026.\u2026.\u2026.3,213 261,496 Portugal.Coes 392 104,348 Belgique.\u2026.\u2026.\u2026.64 80,592 Turquie.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 401 72,762 En évaluant à $30 par tonneau la valeur moyenne de notre marine, celle-ci représente à elle seule comme richesse nationale $33,907,410.C\u2019est un joli denier pour un pays comme le nôtre, qui compte à peine cinq millions de population.fem L\u2019ANNEXION DE TERRENEUVE Parir@; du projet d\u2019annexion de l'Ile de Terreneuve à la confédération, le Mo- niteur du Commerce dit que l'on ne doit Tous: Pays Navires.Tonnage.Royaume-Uni.18,791 7,209,163 Etats-Unis.\u2026.23,263 4,265,923 Suède et Norvège.11,928 2,113,019 Empire allemand.4,135 1,282,449 Canada.7,178 1,130,247 point de vue : « Les deux pays font-ils une bonne affaire en s\u2019unissant 2 \u201d Les questions de revenu ou de dépense d'administration sont secondaires dans l\u2019étude d\u2019un pareil projet.Ce qu\u2019il im- \u2018[ porte d\u2019examiner avant tout ce sont les développements généraux de tout le pays.Le principal argument que l\u2019on fait valoir contre cette annexion, c\u2019est que le Canada va se trouver à assumer une nouvelle dette.A cette objection, le Moniteur répond : Eh bien, et après?Si le Canada ne s'était pas endetté, où en serions-nous avec nos Canaux, nos voies ferrées, nos grands travaux hydrauliques dans le fleuve St-Laurent.et nos ports ; où en serions- nous avec U0s ressources minières et autres?INous en serions encore à tout acheter chez les étrangers.et à leur offrir nos produits à vil prix, n\u2019ayant pas de moyens suffisants de communication pour aller les porter chez eux, ou pour leur permettre de venir nous les prendre chez nous.Cette chère dette publique ! ce ne sont pas généralement ceux qui en crient bien haut le chiffre, qui recherchent les moyens pratiques de la payer.En matière de conclusion, le Moniteur fait observer que si l\u2019on veut être impartial, l\u2019on trouvera que Terreneuve fera une excellente affaire en s'annexant au Canada et que ce dernier fera une excellente acquisition pour son commerce, ses manufactures et son agriculture, _\u2014\u2014\u2014 Dans son discours d\u2019adieux à la gare du Palais, 'hon.M.McShane a déclaré que sa sortie du ministère Mercier ne modi- |.flait en rien ses convictiorfs politiques.II est libéral et il entend rester tel.Il a déclaré en outre que la contestation de l'élecsion de Laprairie n\u2019était non plus pour rien dans son élimination du ministère.{rene LA VIE SOCIALE A OTTAWA Il y a quelques jours \u2014 dit le correspondant parlementaire du Star \u2014 Phon.M.Laurier accompagnait Madame Laurier et Madame Mckenzie 4 la salle No.6 où se tiennent d'ordinaire les caucus du parti libéral.Les députés libéraux qui étaient présents dans la salle applaudirent avec enthousiasme leur chef et les dames qu\u2019il escortait.Le but de la visite des dames des chefs du parti libéral était d'inviter les membres de l\u2019opposition et leurs amis à une série de réceptions et de soirées qu\u2019elles donneront les samedissoirs, pendant la session, à leur hôtel, la Grand Union.Bon nombre de libéraux\u2014ajoute le Star \u2014se plaignaient depuis quelque temps que l\u2019enthousiasme faisait absolument défaut dans leur parti et que cela était dû en grande partie à l\u2019absence de cercles sociaux, de réunions dans le genre de celles que l\u2019on voit dans le parti conservateur, Comme il n\u2019est jamais trop tard pour bien faire et qu'après tout \u2018\u2018 c\u2019est avec les diners que Fon gouverne les hommes\u201d les chefs libéraux vont se mettre en frais d\u2019imiter leurs adversaires en festoyant à qui mieux mieux leurs amis, Ce n\u2019est pas nous qui les en blâmerons.LA COMPAGNIE DU PACIFIQUE Les racontars de La presse libérale Le correspondant d'Ottawa télégraphie au grand journal de Toronto, l\u2019Empire : Il est certain que le gouvernement soumettra au parlement pendant cette session une proposition tendant à retirer au C.P.R.les privilèges de monopole que lui accorde la clause 15 de sa charte.On ignore sous quelle forme sa xeoposition sera présentée.Les organes de la réforme connaissent toute l\u2019affaire mais c\u2019est encore curieux de constater comme ils ont varié dans leurs conjectures depuis quel-] ques jours.Au commencement de la semaine, ils disaient que le C.P.R.allait recevoir $12,000,000 pour I'abandon de son monopole.Ils ont ensuite descendu examiner cette question que sous un soul a Lait willions et savicdi ils Clalent ren- nonce une prochaine dépression et le re dus à cinq.Aujourd\u2019hui .ces messiem { pid font un saut et atteignent 19 à 20 million.A 1 \u2014_ meme] ce qui prouve de la confiance que les ley a teurs peuvent avoir dans les dires de ce pr\u201d organes.C'est un fait certain cependay Vast que si on arrive à un arrangement sat, Hy jo faisant, la Cie.du C.P.R.dépensera} ry A montant qu\u2019elle aura reçu à amélior Per son matériel roulant, à faire de sa ligng 3 la meilleure du monde et que loin d\u2019a PP donner la section North Shore elle a ae la placera dans la meilleure condit possible pour le trafic, \u2014_\u2014\u2014,,,\u2014\u2014 LE GENERAL BOULANGER | Les dernières dépêches de Paris dis nettement que le \u2018général Boulanger en quelque sorre remonté au faite de popularité, Il est plus admiré que jamais et, p le moment, tout ce qui se produit p ou contre lui ne fait qu\u2019augmenter I gouement dont il est l\u2019objet.La disc sion qui a eu lieu à ka chambre des dép tés a été pour lui une admirable récla et tout ce que fait le gouvernement sert qu\u2019à augmenter sa popularité dans publie.Rien ne peut arrêter cet entho siasme géiréral pour Boulanger.Le nouveau journal, la Cocarde, se pand partout avec une telle activité et tel esprit d\u2019entreprise qu\u2019on pourrait l eroire poussé par quelque barnum.Il & partout annoncé, partout vendu.D'in nombrables cricurs le répandent d tous les quartiers de la ville, et la fo qui se tient aux abords des bureaux journal est réellement surprenante.Hier au soir, on a distribué sur l boulevards des circulaires faisant ap à Boulanger pour chasser le parleme prendre la dictature et déclarer la gue 4 i 4 I\u2019Allemagne.TT \u2019 : NOUVELLES A TRAVERS LES JOURNAUX | @ L'on a parlé récemment des fiançail Eee les prochaines du prince Edward de Gal les avec la princesse Alexandra de Grèce et de'celles de la princesse Victoria d Galles avec le duc de Sparte, prince hé ritier de Grèce, : ae: Ba Nasché: A cette occasion, ajoutait-on, le minig tère anglais demandera au parlement le dotations habituelles.Cette perspectiw 220g: (aa est peu gaie pour les contribuables, qu commencent à trouver que la famille ra 6.0 yale coûte cher, et qui pensent que } | lane prince de Galles est assez riche pour sub leu a vou venir lui-même aux frais d\u2019établissemen \u201cHla de ses enfants, tis Cali En atteignant sa majorité, en 1863,1 mi fhe prince de Galles à reçu plus de 15 mil || mau lions, provenant des revenus accumulé \\ixiaw du duché de Cotnouailles, et, de ce chef ue ulin, il touche chaque année environ 1,600,000 Mis francs.Son grade de colonel du 10e hug th uk sards lui rapporte annuellement 32,000 £ écei Pour payer les frais de son mariage, of Vtiuxge lui a voté une somme de 600,000 fr.Iu tu à princesse de Galles à une dotation df Wingy, 250,000 fr., qui serait portée à 750,000 & si elle devenait veuve.Les réparation de son palais de Marliborough ont coû 1,100,000 fr., et, en 1875, pour son va\u201d yage dans les Indes, on lui a alloué 3,556 000 fr., et sa liste civile s\u2019élève à un mil lion.A première vue, il semble donc que l'héritier du trône d\u2019Angieterre peu suffire à lui-même et aux siens, x*4 Quelques intications sur le termomè tre: - Quand le soleil et la pluie se sucece dent fréquemment, le baromètre baiss tant que dure une éciaircie ; dès qu\u2019i cesse de baisser, le ciel 86 couvre de nou veau et la pluie survient.Une baisse lente de 5 ou \u20ac millimètre Ÿ peut se produire, surtout en été, dans l\u2019a ep près-midi, saus amener de la pluie.an 1 Une baisse soudaine est souvent suivi en ¢ de prés de bourrasques et d\u2019averses, lor v même qu\u2019elle est légère.Une forte baisse lente et continue an nonce des mauvais temps de longue du rée.i Wl Une hausse brusque, trop rapide an | tour du mauvais temps à bref délai.Une hausse rapide, mais très forte, an nouce plusieurs jeurs de beau temps.a M.Paul Blouet a l\u2019intention de reveni & ie & Montréal pour y donner une deuxièm( | \"ig conférence en francais.Le mauvais temp( Ya, ; de mardi dernier avait empêché un grand nombre de nos compatriotes d'allar tendre le spirituel conférencier- LE CULTIVATEUR 3 00 IN DISCOURS DU PRINCE DE i BISMARK | Le télégraphe rapporte qu\u2019au moment Hu le président du reichstag allemand ex- *-@|rimait les remerciements de la chambre Jour les marques de sympathie données à Vu [Allemagne par les parlemerits étrangers fo prince de Bismark a pris la parole en im es termes : te ty | = Bry JE ren \u201c* J\u2019éprouverais une très grande satis- ! laction s'il m'était permis de me considé- Mer comme chargé par la chambre de Leap, Miransmettre les remerciements du reichs- \u201cllftag aux gouvernements amis dont les ~ ., + tr 1e Mparlements ont exprimé leur sympathie Bran À \u201cyg, Wpour la perte douloureuse que le pays a 4 daly sig faite.Jamais la mort d\u2019un souverain n\u2019a Wey, gy produit une explosion de sympathie aussi ty ly I universelle.L'histoire nous dit que la .\u2018Mdisparition de grands hommes, notam- À M.Saint-Pierre.\u2014Je n\u2019ai pas com- \u2018pris si le voleur était ou non au Riche- ileu.J\u2019ai compris qu\u2019il I'avait sous garde.i Q.\u2014N\u2019est-il pas vrai que les détectives wid ten général n\u2019aiment pas à donner leur : A + ye ice Gi | Méposition ?go ! M.Geoffrion dit que cette question est gre suggestive.Bi.Saint-Pierre répond qu'il ud [0 a en transqoestion, parce que c'est en Jy dest » vnse à UN = jet nouveau.seg! La cour dit qu\u2019elle permet la question, qu ds qu'y v\u2019illégale, parce qu\u2019elle est de peu hel?dim portance.2 © R.\u2014Depuis que Fahey est détective si privé, je ne me rappelle pas avoir jamais i pris une déposition de lui ; il fait faire les plaintes par d'autres, 3 PREPARANT UNE CAUSE ante ï wie , dé gt 5?s pat Arthur Richard, sergent de police dit.Je suis dans la force depuis douze ans.Je suis en charge de lastation No 2, coin des rues Craig et Gain.Vers le commencement de décembre dernier, je crois que c\u2019est versle quatre, ting ou six, quelques jours après la démission de Fahey, j'ai rencontré le prisonnier à la barre, et Naegelé en face de l'hôtel de ville.Ils m\u2019ont demandé si je leur aiderais dans une cause qu\u2019ils avaient à faire vers la fin de la semaine.J'ai répondu que oui, pourvu que les autorités me le permetteraient.J'ai consulté le député chef, M.Naegelé pere, qui m\u2019a répondu que je pouvais y aller, si je voulais.Mes services n'ont pas été requis.| Ts m'ont dit qu\u2019ils auraient besoin de Jt agé uri?il br wid ; ell per ! = 7) ON mon secqurs pour opérer l\u2019arrestation vers la fin de la semaine.On m\u2019a dit que les voleurs étaient des étrangers ; je ne crois pas qu'ils m\u2019ont dit où ces voleurs pensionnalent, Je connais Fahéy depuis douze ans.J'étais constablé dañs lé temps.Il a toujours joui d\u2019une bonne réputation.Dans la semaine que je devais aider au prisonnier, il a lui-même été arrêté le vendredi soir.LES DEVOIRS D\u2019UN SERGENT.Transquestionné par M.Geoffrion.\u2014 C'était la première fois depuis qu\u2019il était sorti de la police, qu\u2019il me demandait de l'aider.Il ne m\u2019a pas dit de quelle offense étaient accusée les voleurs étrangers.Il ne m\u2019a pas dit combien ils étaient, bi qu'ils étaient arrivés, ni qu\u2019ils les attendaient, Us ne m\u2019ont pas dit qu\u2019ils ne faisaient l'arrestation qu\u2019à la fin de la semaine prochaine, parce qu\u2019ils n\u2019attendaient les voleurs qu\u2019alors.ÎÏls m\u2019ont approché comme ceci.Si tu veux m'aider dans une course on sera bien aise.J\u2019ai demandé le même jour l\u2019autorisation de leur aider.Il est de mon devoir d\u2019aider à des détectives, car j'ai des loisirs, nous sommes trois sergents dans chaque station.1l n\u2019est pas de mon devoir d\u2019être aux ordres des détectives privés.Naegelé avait alors résigné, je crois alors, Il n\u2019était plus détective de la cité.M.St-Pierre \u2014 Quand on veut faire une arrestation difficile, on s\u2019entourre de sergents braves et habiles, n\u2019est-ce pas?\u201c Le sergent rougissant d\u2019humilité.\u2014Je suppose.) \u201c ~ Le constable Emilien Sénécal dit qu\u2019il connait le constable Bureau et l'a vu le lendemain de son arrestation, le samedi à neuf heures.Lorsque je l\u2019ai vu il m'a paru bien ivre.Je lui ai parlé daus sa cellule.Il était assis sur le châssis, la tête basse.Je lui ai parlé etil ne m\u2019a pas répondu.Je l\u2019ai poussé et il m\u2019a regardé en me disant : HALLO LE MOUSSE | Je l\u2019ai regardé en riant et lui ai dit : Tu profites bien que tu es en prison pour te saouler, car tu n\u2019as pas l\u2019habitude, Ah !.si tu veux on va te traiter, dit-il.Il y avait là une bouteille, contenant deux doigts de boisson.Il en restait un ou deux doigts.Personne n\u2019a l\u2019habitude de m'appeler le mousse, .Jétais allé pour chercher ses clefs et son sifflet et il m\u2019a répondu en folie ;-il n\u2019a pu me répondre.Je ne suis pas un ami intime de Bureau.Je suis allé là entre 9.6t.10- heures, au meilleur de ma connaissance.i, ; 3 En transquestion # M.Geoffrion.\u2014 Quand j'ai parlé à Bureau, il ne s\u2019est pas levé.-1l ne m\u2019a pas dit grand\u2019chose, Je ne lui ai pas parlé longtemps, ¢a me faisait trop de peine de le voir en cet état.J'ai dit ce qui en était au sergent Beau- chemin, qui m\u2019a dit d\u2019y retourner.LA RÉPUTATION DE FAHEY J.M.Fortier, fabricant de cigares, dit qu\u2019il connait le prisonnier Fahey depuis 10 ans.Il l\u2019a employé plusieurs fois, et il lui à toujours donné satisfaction.Il ne connait rien de mal contre lui, Romuald Charlebois, marchand tailleur, connait Fahey depuis douze ou treize ans.Il a toujours entendu parler de Fahey droit en toutes circonstances.M.Jacques Grenier, échevin depuis 23 ans, connait le prisonnier depuis douze à quinze ans.Il a connu et il a toujours entendu parler de sa conduite.comme irréprochable.** C\u2019est.la cause de la défense \u201d dit M.St-Pierre.CONTREPEUVE Calixte Aimé Dugas, juge des Sessions de Montréal dit : En ma qualité officielle j'ai assermenté le prisonnier à la barre comme constable vers 1881, je crois ; depuis, j'ai eu des relations avec lui en sa qualité de constable.Il a agi pour lui- même comme constable pour une institution appelée Dominion Detective Agency.Il a alors été assermenté sur la recommandation du Procureur Général d\u2019alors.Q\u2014 Lui avez-vous donné quelques re- glements à suivre ?Objecté à cette occasion par M.St, Pierre, comme ayant dû être faite à l\u2019examen principal.Objection renvoyée.Ces instructions spéciales ont été faites par écrit pour les constables Kellert et Fahey.Elles ont dû êtres soumises à l\u2019accusé, parce qu\u2019il s\u2019y est soumis, Q \u2014 Voulez-vous nous dire quelles étaient ces instructions ?Objecté à cette question, parcequ\u2019une preuve verbale doit être remplacée par un écrit, lorsqu\u2019il y a écrit, Question retirée.Q\u2014Avez-vous donné oralement d\u2019autres instructions sur les devoirs de l\u2019accusé ?Objecté à cette question, parceque l\u2019accusé n\u2019a pas à répondre à une accusation de manque de discipline.D'ailleurs, ces instructions doivent être les mêmes que celles écrite\u201d 1 Objection réservée.R\u2014Je lui ai donné \u2018des\u2019 instructions verbales sur les devoirs comme détective.Objecté à cette question.Réservé.Q+\u2014 Quelle était la nature de ces instructions ?wo R\u2014Cétait de faire rapport immédiatement à M.Desnoyers ou à moi, de toutes causes de délits ou félonies dont ils seraient chargés.Ce rapport devait être fait aussitôt qu\u2019ils seraient chargés de ces causes.Q\u2014 Quel était le but des magistrats, et l\u2019avez-vous fait comprendre à l\u2019accusé.Objecté à cette question comme illégale.\u2018 Aprés Yargumentation: de M.Geof- frion, M.Saint-Pierre dit-qu\u2019il n\u2019a\u2019 qu\u2019à dire que c\u2019est illégal ; qu\u2019il \u2018sait qu\u2019on ne fait cette preuve que pour \u2018influencer le jury, au moment où la défense à bouche close.Le juge\u2014On se donne la peine dë les |: soutenir ces objections où on se tait ?M.Saint-Pierre\u2014Je les ai soutenues inutilement jusqu'ici avec ccurage pour d\u2019autres objections.R-\u2014C\u2019était dans le but d\u2019empêcher le règlement illégal d\u2019aucun délit public ou d'aucune félonie avec l\u2019aide de ces messieurs.: Q\u2014L\u2019accusé s\u2019est-il conformé à ces instructions.; Même objection.M.St.Pierre dit que lcs détectives ne relèvent pas des magistrats mais de la Couronne, et que l\u2019accusé n\u2019était pas tenu de suivre des instructions des magistrats.- Question permise.: R\u2014L'accusé s\u2019est conformé à ces instructions ; j'ignore si c\u2019est dans tous les cas.Le témoin \u2014J\u2019ai vu le prisonnier le matin suivant le jour de \u2018l'arrestation à ma chambre privée.Quand-Fahey est venu dans ma chambre, il y avait dans ma chambre Bureau, le grand connétable Bis- sonnette, Wilson, Maxwell et Flynn, M.Barry se lôve tout-à-coup et s\u2019adresse solennellement à la cour.pour faire ouvrir un ventilateur ! (Rires).M.Geoffrion\u2014Si M.St.Pierre ne s\u2019y objecte pas.(Rires)., .M.St-Pierre\u2014Non, il faut rafraichir les bouillants avocats de la couronne.(Rires).Q\u2014 Depuis combien de \u2018temps Bureau était-il dans votre chambre, lorsque Fahey est entré ?Co .R\u2014Bureau a été environ trois quarts- d\u2019heures: dans ma chambre ; il y était de- | puis au-déla d\u2019une demi-heure, lorsque Fahey est entré\u2014Buresu; est entrd entre.9 heures et quart a.m.;gt 9% hrs.a.m.Je n\u2019ai rien remarqué d'extraordinaire dans le physique de Bureau, excepté.üun certain affaissement, quO-j'ai attribué aux circonstances.Bureau a parlé.Rien dans \u2018ses manières ou son langage ne m\u2019a fait soupçonner qu\u2019il pouvait être \u2018en: état d'ivresse.Je connais Bureau depuis neuf ans., , M.Saint-Pierre (pour la seconde fois) M.Dugas, ne faites pas de discours.!; Le témoin\u2014Je ne fais pas de discours, je réponds à ma manière, Si.ée n\u2019ést pas convenable, la cour me le-dira 1 La contre-preuve.continue.Mathias L.Desnoyërs}fuge des sessions de la Paix, dit\u2014Je connais le prisonnier a la barre.J\u2019ai présidé l\u2019enquête préliminaire en cette cause.Je ne connais pas Frank Wilson.Il n\u2019a pas été interrogé à l'enquête préliminaire.Quelqu\u2019un a demandé qu\u2019il fut interrogé; les avocats de la défense l\u2019ont démandé- par écrit, je crois.M.Globensky\u2014 Cette demande était motivée ?Objecté à cette question par M.Greens- hields, M.Globensky dit qu\u2019il veut faire lire cette motion aux jurés parce que le témoin Flynn a accusé la défense d\u2019avoir éloigné Wilson.: La question est refusée comme non pertinente.Q\u2014Pourquoi Wilson n\u2019a-t-il pas paru ?Même objection par la cour et même décision, James Fahey, restaurateur, est appelé à la boite et dit je suis le FRERE DU PRISONNIER Je tiens restaurant sur la rue St, Jacques près de la gare Bonaventure.J'arvule prisonnier en octobre dernier, Je crois-que la dernière fois que je l\u2019ai vu c\u2019était le 30 octobre, Je me rappelle de cette date, parce que c\u2019était un dimanche que mon frère à pris le dîner chez moi et ma sœur a écrit une lettre qu\u2019elle lui a remise.Cette lettre du 30 octobre 1881 est celle qui a été écrite ce jour-là par ma sœur.M.St.Jean fait motion que cette lettre soit produite au dossier.Le juge\u2014Oui, pour rafraîchir sa mémoire seulement.M.St.Jean\u2014Je fais tout de même motion pour la produire.Le juge\u2014Non, non.M.St.Jean\u2014Je suppose que j'ai le droit de faire motion\u201d Le juge\u2014Ah ! vous avez bien le droit de faire motion pour produire tous les papiers possibles, | (Wilson) dit aussi Le témoin\u2014Le prisonnier est arrivé chez moi entre onze henres.et midi et est parti de chez moi entre trois et trois heures et quart.Cette lettre lui a été remise pour qu\u2019il la portât à-un-mes- sager à la gare, en destination de New- York.Je reconnais l\u2019enveloppe de cette lettre.Je me rappelle avoir vu Louis Naegel&ce jour-là.Il est venu chez moi entre midi et une heure et n\u2019est resté que quelques instants.GARE A LA LIGUE | Q-11 a pris un coup ?À cette question, on.vit sortir de la foule la tête anxieuse d\u2019un officier de la ligue de l'Ordre et de la Loi, guettant une cause.R\u2014 Non, il a pris un cigare.Le témoin\u2014C\u2019est Maria Fahey qui a écrit cette lettre.: La cour permet maintenant de produire cette lettre, parcequ\u2019elle a été identifiée avec l'enveloppe.A.M.Greenshields, en transquestion\u2014 Cette lettre est à peu près la seule raison «qui me fait rappeler de cette date.Je n'ai pas su sila femme et la famille du prisonnier étaient eu cette ville ce jour-là.Sa femme est venue chez moi le lendemain.Le prisonnier m\u2019a visité comme on se visite entre frères.Il n\u2019est pas venu très souvent le dimanche.Rien autre chose que notre amitié l\u2019a retenu chez moi ce jour-là.Les dimanches précédents, le prisonnier arrêtait chez moi à différentes heures, florsqu\u2019il \u2018avait affaire, Naegelé n\u2019a pas donné de raison- de sa visite.Ila pris un cigare.Le prisonnier mangeait de la soupe et Nae- gelé lui a dit: Bonjour.Ma sœur demeure chez moi.La lettre a été écrite dans la salle en ma présence etcelle du prisonnier, Pouis Nuegelé est entendu comme témoin.Il a fait partie de la force de police durant neuf ans, et il a été durant cinq ans employé au bureau des détectives.Le prisonnier est son beau-frère.La photographe qu\u2019on lui montre est bien celle de l\u2019homme qui lui fut présenté à Montréal sous le nom de Frank Wilson.La première fois qu\u2019il le rencontra ce fut à la fin de septembre dernier.Il le rencontra alors sur la rue St-Jacques.Il était avec le détective Fahey, qui le lui présenta sous le nom de Frank Wilson et qui se disait être à) Montréal à la recherche d\u2019un drfalcataire nommé McNeely ou McNeil.1.Wilson prétendit alors qu\u2019il était détective.Naegelé le croyait détective lors- -qu\u2019il fut arrêté avec Fahey sous soupçon.de complicité dans le vol du Grand-Tronc Lorsque lui, Naegelé, rencontra Wilson sur la rue St-Jacques, Wilson tira de sa poche une photographie, disant que c\u2019était celle de McNeely, qui avait volé prés de $3,000,000 4 Sago, Maine.Il qu\u2019il était détective de Portland, Maine.Nous avions aussi reçu une photographie de McNeely.Je crois que j'ai vu Wilson une fois & la fin d\u2019octobre.J\u2019ap- partéènais encore à la force de police.C\u2019est le samedi que j'ai entendu parler du vol pour la première fois.On en avait apporté la\u2018nouvelle au poste central.Le rundi suivant je vis Wilson.C'était entre le 8 ou le 15 novembre, au St.Lawrence Hall.11 était avec le prisonnier à la barre, nous étions dans la buvette et nous bûmes ensemble.Une couple.de jours après le prisonnier me dit : Louis, Wilson nous a dit tout le temps qu'il était un détectif, mais pour le peu que j'ai causé avec lui, je crois que c\u2019est un menteur.\u201d Une couple de jours après, je vis Wilson au St.Lawrence Hall.Je rencontraj Fahey qui me demanda ce que je pensais de Wilson.Je lui répondis que j'avais toujours cru que c'était un voleur et un menteur.Je lui avais demandé de me dire à quelle agence de détectifs il appartenait et 1l avait éludé ma question en me répondant : Oh ! je vous dirai cela plus tard.Fahey m\u2019avait demandé de me rendre à l'hôtel Richelieu pour y rencontrer Wilson, je n\u2019y fus pas.Le lendemain matin vers 7 ou 7.30 b., Fahey vint à ma demeure et, me demanda si je m\u2019étais rendu à l\u2019hôte!l Richélieu.Je lui répondis que non.Fahey me blama de n\u2019y être pas allé et me dit qu\u2019il voulait que j\u2019y aille parce qu\u2019il suspectait Wilson à propos du vol du Grand-Trone.Je répondis à Fahey que je n\u2019avais plus rien à.faire avec les arrestations parce que j'avais abandonné ma position comme détective.Fahey insista, disant que je devais l\u2019aider pour cette arrestation.Je lui demandai comment il entendait agir dans ce cas.Il me répondit que nous devions chercher à gagner la confiance de Wilson et nous faire passer pour des voleurs.Le prisonnier me dit que Wilson lui avait déclaré qu\u2019il attendait un crocheteur de première classe des Etats-Unis#Il me dit aussi que nous devions aller au fond de cette affaire.Je conseillai 4 Fahey de s'assurer les services de.Bureau qui était alors consta- nen fut pas dit davaunic dans la chambre No I4 de l\u2019hôtel Rich lieu.Puis je le revis lè lundi soir où j fus présenté à-Craig dlias Maxwelle C'était encore dans la chambre No 14 \u2018Ce soir-là (lundi), Fahey était dans lg chambre et il y resta 10 à 15 minutes, Quand j\u2019entrai dans la chambre, Fahey, Wilson et Craig s\u2019y trouvaient.Je fua présenté à Craig par Wilson qui me demanda ce que je pensais de l\u2019affaire du vol du Grand-Tronc, Je: lui \u2018répondis que je n\u2019en pensais pas grand chose.II ize sur cette affaire ce soir-là Nous «vous pris alors plusieurs verres ensemble.: J'ai vu Wilson le mardi soir.Je ne puis dire si c\u2019est mardi ou mercredi soir que Bureau se trouvait au rendez-vous.Fahey n\u2019y était pas le mardi mais noug l\u2019avons rencontré ensuite.Co Le lundi soir, Fahey n'a pas répondu un mot en réponse à la question de Wilson : que pensez-vous du vol du Grand Tronc.Lors de la même conversation, il a été dit quelque chose relativement à l\u2019ouverture de lu voute.Maxwell et Wilson parlèrent tous les deux.de leux habileté à ouvrir les safes.Je n\u2019ai pas dit en cètte circonstance que le vol à la gare Bonaventure fut j\u2019af« faire la plus maladroite.que.j'aie jamaig vu.J'ai dit cela-le soir suivant mais pas dans les termes qu\u2019on m'\u2019attribuait la veille, Je n\u2019ai pas dit-que nous avions eu beau< coup de difficulté à éloigner la foule des environs de la voute, ni que j'avais empêcher la foule, le dimanche, 30 octobre; d'approcher de la voute., Le dimanche soir nous nous\u2019 étions entendus pour acquiescer aux demandes de Wilson et de Craig que nous jugiong être des crocheteurs et cela jusqu\u2019à ce que nous les eussions arrêtés.; C'est alors que Craig, ; Wilson \u2018et moi nous nous rendîmes à la maison de Phi-| lipps.Harvey s\u2019y trouvait et.nouszy; somines restés environ 20 minutes, Nous descendimes la rue Sherbrooke longeant la rue St-Laurent, me rendant à ma de-! meure avee Craig et Wilson; Commei Fahey m\u2019en avait donné instructions, jel leur montrai les magasins où des vols pouvaient être opérés.Je leur montré le magasin de bijouterie de M.Frémont.{ Nous marchions sur le eôté gauche de la rue.Maxwell traversa la rue pour aller) examiner le safe de cette maison et nous\u2019 revint ensuite.: i Arrivé au magasin Grathé je le fig re-j marquer à Craig et il nre du:auda s\u2019il s\u2019y| trouvait bien des diamants.Je lui .ré= pondis oui.Notre intentions était de leur laisser commettre une infraction dii:s ce maga-| sin le samedi soiret de lé: arrêter eni flagrant délit, ; : i Le mercredi précédent-noire \u2018arresta-: tions, je rencobtrai Wilson «6 Maxwell à l\u2019hôtel Richelien, après que nous étion allés à la maisson Philipps.J D\u2019après l\u2019ordre de Fahey j'ai conduit Bureau à la chambre de Wilson, à l\u2019hôte,; Richelieu.Quand je fus pour chercher Bureau celui-ci était couché au poste! central de police et j'obtins du sergent! Beattie la permission de l'emmener avect moi.C'était avant que Bureau partit pour sa ronde à 9 heures.: J\u2019avais attiré l\u2019attention de Bureau sur, Wilson le lundi matin cet je lui avais dit de m'aider.Chemin faisant, je prévins Bu-' reau que quand il serait présenté à Craig; il devrait dire: Est-ce un homme ausst bon que vous ?Quand Bureau entra dans la chambre il répéta les paroles \u2018que jel lui avait donné instruction de dire.Wal-! son parut effrayé et alors il me démanda, Que pensez-vous du vol du Grand-Trone,: pensez-vous que c\u2019est Taylor ?Je lui ré- \u2018pondis oui, en lui faisant un cling d\u2019œil, et il partit après avoir pris un verre.C\u2019est après le départ de Bureau que les vols du samedi furent projetés.Je dis: \u2018Si nous volons lorsque Bureau sera de garde, il nous protégera.\u201d Nous avions AVUGD projeté des vols chez Chaput, près &1 marché Sainte-Anne, chez Walker et k lhôtel Bodega.Je ne crois pas qu\u2019il aig alors été question de vol aux chars uge bains.Fahey ct moi nous nous revimes £5 poste central et nous nous entendîmes avec le sergent Richard pour nous teed prêts à les arrêter.Tout cela fut iy d\u2019après les ordres de Fahey.ol Transquestionné par M.Geofrion, {i témoin dit :\u2014-J\u2019ai parlé à Wilson à propos\u201d du vol du Grand-Tronc, le lundi que je ; le rencontrai pour la première fois.Nous nous arrangeâmes pour arrêter Maxwell, quand il volerait.T me dit : la meilleure chose à faire c\u2019est d\u2019arrêter cet homme.Il y a $7,000 de récompense pour cela.| Nous devons l\u2019arrèter pour des vols qu\u2019il va commettre et non pour ceux commi dans le passé.Wilson dit: \u201c\u201cJimmie (Craig) parle peu, mais c\u2019est un des meil- | leurs voleurs aux États-Unis.\u201d Nous avions lintention de lui faire faire cet aveu afin de le surprendre sur le fait même.Fahey avait déjà gagné la confiance de Wilson.Je ne l\u2019avais pas encore.J'avais reçu instructions de Fa- hey d\u2019amener la conversation sur le vo du Grand-Trone, Wilson cependant e parla le premier ct Craig lui dit: * Bien, ble i la gare:Bonaventure.Jai vu aussi Wilson \u2018le mardi matin mon-homme, je vous aurais frappé pour avoir laissé tant d'argent derrière vous.pi 5 LE CULTIVATEUR ; CONFERENCE INTEPROVIN- 4 CIALE - S'il s\u2019èst trouvé des assemblées délibé- \u2018fantes pour avaler, sans la moindre ten- |.stative de résistance, les propositions sou- \u2018mises et passées à la conférence de Qué- \u201cbec, il en est d\u2019autres qui, en dépit de la «pression exercée sur elles, on eu le courage de protester.Nous citerons ici l\u2019exemple du Conseil législatif du Nouveau-Brunswick qui non- seulément a refusé de sefaire l'instrument des volontés «t des \u2018désirs de l\u2019hon.M.!Blair, premier-ministre de cette province, \u2018mais qui a encore adopté par onze voix contre quatre une mesure de hon.John * [Young condamnant les résolutions acceptées à-la conférence de Québec et avisant \u2018la Reine de n\u2019en tenir aucun compte.!- Un détail qui a son importance ici et \u2018que les journaux libéraux seront sans \\doute bien aises de savoir, c\u2019est que les quatre à cinq grits nommés à la chambre \u201chaute par.I'hon.M.Blair ont voté sans \u2018hésitation pour la motion de censure.LEGISLATURE DE LA NOU- VELLE-ECOSSE M.Roche, député à la législature de la : Nouvelle-Ecosse, à présenté samedi une isérie de résolutions tendant à déclarer que lPunion de la Nouvelle-Ecosse avec le Ca- mada n\u2019avait:donné aucun résultat satisfaisant pour cette province et qu\u2019elle avait été préjudiciable à son progrès.Les résolutions demandent encore la Jrupture du pacte fédéral et l\u2019union com- ;merciale avec les Etats-Unis.: La proposition de M.Roche sera dis: çutée prochainement par la législature.\u2014 Le Canada, de St-Paul, armonve que madame Edmond Mallet, l'épouse de notre distingué compatriote le Major Ed- -mond Mallet, de Washington, est dange- \u2018reusement malade.MISSISQUOI \u201c \u201cOn nons télégraphie de Montréal, 27: « \u201cLa votation a eu Lieu aujourd\u2019hui 1dans le comté de Missisquoi.M.Meigs, lHbéral, à été élu\u2019 par\u2018au-delà de 150 voix.FM.Baker était son\u2018adversaire.\u201d IL NE PEUT ÊTRE SUPPRIME Le Conseil législatif du Nouveau- Brunswick donne bien du tracas au chef de l\u2019Exécutif de cette province.Son attitude indépendante, son refus de s\u2019incliner devant les arrêts rendus par le pouvoir, lui ont valu une persécution presque continue doublée de la colère et jde la vengeance du premier-ministre, } Thon.M.Blair.Depuis que les événements l'ont porté lau pouvoir, hon.M.Blair a dirigé cons- \u2018tamment ses cfforts à faire disparaître cette Chambre Haute qui, non contente ide résister à ses volontés, immolait impi- ltoyablement nombre de mesures qui lui :paraissait mériter un meilleur sort.Pour sarriver plus vite à son but, il nomma de temps à autre 4 la Chambre Haute des amis politiques qui s\u2019engageaient formellement en prenant possession de leur siége ià voter pour sa suppression.On sait comment ces promesses furent tenues.Une fois bien installées dans leurs fauteuils, les créatures de l\u2019hon.M.Blair ne voulurent plus se souvenir de leur parole engagée et refusèrent, chaque fois que la demande en fut faite, de décréter leur déchéance.Cette violation de promesses ne manqua point d\u2019indigner M.Blair.Dans une de ses dernières harangues devant l\u2019Assemblée législative, il s\u2019emporta contre la chambre haute et déclara publiquement qu\u2019il avait placé sa confiance en des amis qui en étaient indignes, Le Moniteur Acadien, qui fait part à son public de tous ces incidents, conseille à M.Blair de changer de tactique et de rendre maintenant justice à l\u2019élément français.en le faisant représenter dans la chambre haute, LA DEMISSION DE M, MeSHANE Entrevue de, l\u2019ancien ministre et d\u2019an reporter du \u201c Star \u201d CE QU'EN PENSE UN ussSiiAL Une moitié de l\u2019histoire de la crise du cabinet de Québec est connue, dit le Star, et cette moitié c'est la démission du People\u2019s Jimmy ; l'autre moitié, qui se compose de la démission projetée du premier - ministre lui-même, est réservée pour le cercle officiel des hommes politiques de Québec.Cependant, on sait ici sans le moindre doute que le premier- ministre à eu, à un moment-donné, l\u2019intention de se démettre avec M.MeShanue, mais il changea d\u2019idée subséquemment.Le premier ministre est absolument dégoûté des castors, et il a décidé de ne plus se rendre davantage à leurs dictées.Vendredi dernier, il a eu une conférence prolongée avec M.McShane.dansla chambre de ce dernier, à l\u2019hôtel St.Louis, et tous deux décidèrent de mettre leurs démissions dans les mains du lieutenant- gouverneur.Le ministre des Travaux Publics fit la chose le premier.Pendant ze temps-là, l\u2019hon.M.Mercier consulta ses collègues et il décida, contrairement aux promesses qu\u2019il avait faites à M.McShane, de ne pas abandonner la barque.Les amis }de M.McShane conside- rent cela comme un joli moyen pour le premier ministre de se débarrasser de M.McShane.Mais le fait qu'il a essayé ensuite de le faire revenir sur sa décision, détruit ce soupçon, M.McShaue ne voulut pas retirer sa démission.Travaux Publics, est arrivé de la vieille capitale samedi dans la nuit.Un grand nombre de ses amis sont allés le voirg sa résidence de la rue Université.Lorsque le reporter du Sfar se présenta, il était occupé à Îire les journaux, \u2018* Lorsque le temps sera arrivé, \"dit-il, \u2018\u2018le public saura de mes nouvelles.D'ici là, qu\u2019il me suffise de dire que j'ai maintenu ma position comme un homme honorable tandis que d\u2019autres étaient traités cone des chiens; ils n\u2019en font pas de cas parce qu\u2019ils jouissent des émoluments de leur charge.J'ai préféré conserver mon humanité et mes principes d\u2019indépendance, et aucune position au monde ne me les fera sacrifier.\u201d \u201c* Appuierez-vous le gouvernement ?\u201d \u201cJe ne veux rien dire.J'ai été élu comme libéral, mais non rielliste, national ou castor.Je suis resté libéral de cœur, rendant justice aux conservateurs comme à mes propres partisans.J'ai été fidèle à tous ceux qui sont venus en contact avec moi en ma qualité de ministre quand il s\u2019agissait d'un acte de justice.\u201d ** Certaines personnes disent qu'on vous à fait résigner parce que vous avez dépassé vos appropriations ?: \u2018* Dépassé mes appropriations ! C'est comme certains d\u2019entre eux font ; c'était pour le pauvre monde de Québec.La cause du trouble, ce sont ces s.és cerveaux étroits de castors qui ne pouvaient souffrir que je donnasse des situations aux protestants.Pendant I'absence de Mercier, ils ont chassé plusieurs protestants du palais de justice et les ont remplacés par des castors.Les Montréalais n\u2019ont pas d\u2019idée de la manière dont la clique castor dirige les affaires à Québec.Mercier est sans pouvoir entre leurs mains,\u201d M.McShane refusa de parler davantage.Un politicien éminent du district de Québec est arrivé en cette ville aujour- d\u2019hui, Il est intime avec le Premier et l\u2019on peut se fier à ses assertions.\u20ac* Je connais la vraie raison de la résignation de M, McShane, a-t-il dit à un reporter du Sfar,\u201d mais vous ne mentionnerez pas mon nom.Une petite conspiration a été organisée par l'élément national pour expulser McShane.Au fond de cette conspiration étaient l\u2019honorable Arthur Turcotte et le bras droit de Mercier, Ernest Pacaud, propriétaire de l\u2019Ælec- teur.A l\u2019exception de M.Mertier, tous les ministres s'opposaient à tout ce que M.McShane proposait de faire pour l'avantage de la population de cette province, surtout pour celui de I'élément anglais, Ils s\u2019opposaient systématiquement à tout projet de nature à favoriser la population d'origine anglaise ou irlandaise.Le ministre des travaux publics menait à bonne fin les projets qu\u2019il avait entrepris, en dépit de ses collègues apparte- nautau parti national, jusqu\u2019à ce que ceux-ci formèrent un complot pour le faire renvoyer du cabinet.M.McShane s\u2019en va les mains nettes.Quelques-uns de ses collègues et des boodiers de leurs amis ne pourraient en faire autant.Si M.McShane voulait parler, il pourrait citer des cas de dilapidation plus que suffisants pour renverser n\u2019importe quel gouvernement.Après avoir fait alluson à l'affaire de Témiscouata dont quelques journaux ont varlé, le même politicien ajouta que M.L\u2019hon.M.McShane, ex-ministre des ce qu\u2019ils disent.Bien, si je les ai dépassées.je n'ai pas mis la balance dans ma poche | McShane serait en état de raconter aussi comment .un .ministre nationard, qui s'était opposé systématiquement à ce que des crédits fussent accordés au département des travaux publics, s\u2019empressa de faire sanctionner ces mêmes crédits par un arrêté en conseil pendant que M.Mer- | cier était en Europe, et M.McShane à Montréal.\u2018Tous ces scandales transpireront certainement à la prochaine session de la Législature et on peut s'attendre à des séances orageuses.La chose >st bien simple : on ne voulait plus de M.MeShane dans le ministère.C'est un homme juste et, suivant moi, son départ de Québec porte un rude coup au gouvernement.C'était le seul homme qui, avec M.Mercier, pût faire régner l\u2019accord parmi les libéraux.\u2014 Croyez-vous, demanda le reporter, que les chances du parti conservateur soient plus favorables aujourd\u2019hui que jamais ?\u2014Oui.L'élément anglais va se tourner contre le gouvernement et c\u2019est en prévision de cela que M.Mercier a déclaré que M.Noyes.serait probablement choisi comme ministre.Les nationaux trahiront M, Mercier, lorsqu'ils le jugeront opportun, comme ils ont trahi le parti conservateur.Je sens que le navire fait eau de toutes parts.LE PROCES DE FAHEY Le proces de Fahey peut étre rangé dans la catégorie des procès qui ont le plus justement passionné l\u2019opinion publique depuis quelques années.Nos cours d'assises ont vu défiler devant elles bien d\u2019étranges criminels mais un agent de police de sûreté se transformant en escroc et faisant profession de voler, était encore un cas inusité ! Préposé au bon ordre de la société, chargé de veiller à sa sécurité,\u2019 le crime de Fahey, se faisant le complice ou le chef des filous, avait un caractère de gravité qui n\u2019a point échappé à personne.On ne peut même envisager sans épouvante l'étendue du mal qu\u2019il aurait pu causer, si, se couvrant de.sa qualité officielle d'agent de la sûreté, il: lui eut été loisible de continuer son infâme { métier.\u2018En le prerant dans ses réts, la justice \u2018a probablement évité à la ville de Mont- réat bien d\u2019autres malheurs, et le jury \u2018qui a condamiié cé misérable a, tout en a\u2019acquittant d'aï devoir pénible, soulagé ee 14 conscience\u201d publique.CHEZ LES FRERES MARISTES Le 18 courant a eu lieu, à Saint-Atha- nase d\u2019Iberville, dans la chapelle du Noviciat des Frères Maristes, une cérémonie religieuse d\u2019une grande importance ; c\u2019est la première prise d\u2019habit dans un Institut nouvellement établi au Canada, dirigeant déjà six écoles, occupant 40 religieux français et irlandais.Cette congrégation fondée en France, il y a & peine soixante-dix ans, compte plus de 4,000 religieux ct 700 novices, tant en Europe que dans les autres parties du monde, La société des Frères Maristes a établi son premier noviciat au Canada à Saint- Athanase d\u2019Iberville, le ler mai 1887 Dix novices canadiens-français s\u2019y forment aux vertus religieuses, aux connais- naissances de l'enseignement et de la science pédagogique ; car le but de cette utile congrégation est l'instruction chrétienne de la jeunesse.Monseigneur l\u2019Evéque de Saiut-Hya- cinthe devait présider la cérémonie, fixée au 18 mars 1888, mais une indisposition regrettable l\u2019a obligé de déléguer le Rev.M.Ouellet, supérieur du collège de sa ville épiscopale.Le vénérable chanoine, à l\u2019issue de la messe, à adressé une pathétique allocution aux six novices appelés à .se revêtir de l\u2019habit religieux et dont les noms suivent : .Joseph Beaudry, de Saint-Valérien, frére Bonaventure, Narcisse Longtin, de Saint-Athanase, frère Charles-Marie.Francis McAleer, de Dergany, Irlande, frère Francis._ William Lambert, de Lewiston, frére Joseph-Zéphirin.Auguste Ouellette, de Ste-Anne-la-Po- catière, frère Louis-Noël, Domina Wyre, de Saint-Urbain, [frère Marie-Elphège.a LE SERYICE CIVIL Une dépêche d'Ottawa nous apprend que les examens du service civil qui avaient lieu au mois de mai et en novembre, né se tiendront plus qu\u2019une seule fois par année, LES FUNÉRAILLES DU SENA- TÉUR ROLLAND CÉRÉMONIES TRÈS IMPOSANTES Les obsèques de feu l'honorable J.B.Rolland, sénateur, ont été célébrées mardi matin à l\u2019église Notre-Dame à Montréal, avec toute la pompe et la solennité qui convenaient à la mémoire de cet homme distingué, .;( La majesté du cortége funèbre qui a escorté les dépouilles mortelles à leur dernière demeure a surpassé tout ce que l\u2019on a vu à Montréal depuis un grand nombre d'années, même celle du cortége funèbre de feu l'honorable M.Sénécal, qui était pourtant si grande et si imposante.Le char funèbre était traîné par quatre chevaux noirs, richement caparaçonnés de deuil.Les porteursdescordonsdu poële étaient l\u2019'hon.M.Chapieau, secrétaire d\u2019Etat, l\u2019'hon.M, Lacoste, sénateur, M.Victor Hudon, M.M A.Dubord, Z.Chapleau, libraire, G.A.Nantel, M.P, P., MM.I.P.Déry, de Québec, et Edw.Murphy.Le deuil était conduit par M.J.B.Rolland, l\u2019échevin D.Rolland, M.Dona- natien Rolland et M.V.Rolland, fils du défunt ; M.R.Préfontaine, M.P.J.L.Archambault, avocat, et A.A.Foucher, médecin, gendres du défunt.Le cortége se composait d\u2019une foule de juges, de magistrats, d\u2019avocats, de méde- ciens, d\u2019insdustriels, de commerçants, de cultivateurs et d\u2019ouvriers de Montréal et des environs, principalement de St-Jéro- me, où le défunt était tenu en grande estime et considérations, ainsi du reste, qu\u2019à Montréal et partout où il était connu.Tous les échevins français de Montréal, un grand nombre d\u2019échevins anglais et ir- andais, et d'anciens échevins ont assisté ux funérailles.On remarquait en outre, les honnora- bles juges sir A.A.Dorion, Mathieu, Loranger, Ouimet, Gill, Desnoyers et Dugas, les honorables M.Laviolette, Champagne, Chauveau, Thibaudeau, le lieutenant-colonel Audet, etc., etc.L'église était en grand deuil et très sombre.La levée du corps ayant été faite par M.l\u2019abbé Sentenne, curé le service a été chanté par M.le curé Labelle M.l'abbé Lonergan, diacre et M.l\u2019abbé Sorin, sous-diacae.Dans le sanctuaire assistaient environ cinquante membres du clergé, parmi lesquels, les messieurs du séminaire, M.l\u2019abbé Marcoux, vice-recteur de l\u2019Université Laval ; MM.les abbés Verreau, Ra- cicot, de l\u2019évêché ; Charpentier, Adam, Valois, Rousselot, Donnelly, Pelletier, \u2018de Saint-Jérâîne.Le chœur, dirigé par M.Charles La- \u2018belle, à chanté la messe de Reguwiem harmonisée, l\u2019Offertoire des Morts, de Saba- tier, et le Pie Jesu, de Chs.Labelle soliste E.Lebel.Le choeur était composé de près de cent voix.LA CONSTITUTION DE L\u2019EMPIRE ALLEMAND On siguale dans plusieurs villes de P Allemagne du Sud, telles que Dresde, Francfort et Munich, une certaine tendance à discuter librement la constitution de I empire et l'autonomie des Etats confédérés.La clause de la constitution actuelle, d\u2019après laquelle l'empereur d'Allemagne a le droit de déclarer la guerre, donne lieu à un échange d'idées entre des hommes politiques influents dans ces pays, et les cours mêmes ne sont pas étrangères à ce mouvement d'opinion qui demande un changement de cet état de choses.Le Vaterland, de Munich, dit que \u201c\u2018 le moment est venu dé refaire l'autonomie de la Bavière telle qu\u2019elle était avant 1870, avec cette restriction, que pour déclarer la guerre, il faudrait le consentement unanime des souverains de la confédération.\u201d Le Vuterland croit savoir que \u201c\u201c l\u2019eme pereur Frédéric a touché ce sujet dans sa dernière lettre au prince-régent.Les rois de Saxe et de Wurtemberg, le grand-duc de Bade se rangeront à l\u2019avis du prince- régent Luitpold, qui est, en Allemagne, l\u2019ami le plus intime du nouvel empereur.Le Fremdenblatt confirme les renseignements donnés par le Faterland.Nos dépêches nous apprennent que le Moniteur de Rome a été saisi pour avoir publié l'analyse d\u2019une brochure espagnole sur la question romaine, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 M.Désiré Nisard, publiciste et 1nem- bre de l\u2019Académie française, vient dé] mourir à l\u2019âge de 82 az3 Rhamo de ery Influenza.ety 456 Ce n\u2019est pas un Tabac, Poudre pa 14 BS 5 ou Liquide.Prix et $1.00.Si vous xe le trouvez pas chez votre Ph PE cien, il vous.sera envoyé, port payé, sur réception Facile employy prés pour prix.Adressez, «| BE FULFORD & CO.Brockville, Ont | ie or \u2014 \u2014_\u2014 gi 0 1 ph ° e PRE oterie Nationale: ; Cs Lam CLASSE D.LE TIRAGES LE TROISIÈME MERCREDI D 5 pn CHAQUE MOIS | pes Le dixième tirage mensuel aura Liew \u201cns ; 3 .\u2018 Bocbage à Mercredi, 18 Avril 1888, paire $ boy Je A 2 heures p.m, i 188 0° - oC gs VALEUR DES LOTS: al he Ew! ; \u2019 A ; Rk Première Série pt NOMENCLATUREDES LOIS prop on.® 1Immeuble .de $5,000 850 pl i 1Immeuble.de 2000 200 | points 10 Terrains à Montréal.de 309 3.08 [© uma 15 Ameublements.\u2026de 200 3,08 puni a o ll \u2026de 100 Zon fu our 1 109 Montres dar tir de 2 20 op bsg 0 ds o res argent.de A ky 1,060 do do -.de 10 100% aid LE 2,147 Lots valant ssoom puo™ 2 $1.00 LE BILLET pt ) i hl au [UT Deuxième Série .ones, 6 RR NOMENCLATURE DES LOTS per que EEE 1Immeuble a.de $1,039 $1,00 i) 100 Chaines d'or.,.de 40 4,08 1,000 Services de totlette,, de 5 5% 5, Leon 1,101 Lots valant $1000 AH durs 05 a RD r ARIE 1 25 Cts LE BILLET fui pri tele mi LE SECRÉTAIRE, ue 1 Dem S, B.LEFEBVEE.0 op; b RUREAU tr Bresoncet æ a 19, RUE SAINT-JACQUES, Pons jor air a fon 2ème, [A ais .Agent pour la vente d ae der VICTOR MARIER, bilietsa Québec, etAqu jui ange do toute demande do billets par lettre doivent éti Nulty a tué hier soir d\u2019un coup de revel ver dans une bagarre, un nommé Jamu pr Collins.La balle est entrée daus la t&i _ de Collins parl\u2019œil et est sortie par 1% base du crane.Le meurtrier a été l° id #.a : a rêté.bo @ a ; elt + Un pauvre fou ps Pa Detroit Mich., 26.\u2014Un enfant de oo ans, Frank Bailey vient d\u2019être intongbW\"\" 2 dans la maison des fous à cause de la dy Pit gulière manie qu\u2019il a de ramasser to a les aiguilles et toutes les épingles qui fi 1:7 trouve, et de se les enfoncer dans la jo |i.a 44 droite et dans le cou jusqu'a ce quell |i ge disparaissent sous la peau.95 gi \u2014\u2014 Ri 4 put L'incendie du théâtre du Banquet | cost Oporto, 26.\u2014Les autorités municäil fipé gu» les ont décidé d\u2019élever un mausulée gi] marbre où seront inhumées les pers 5,7 196 inconnues qui ont péri dans l'incendie op théâtre du Banquet.prose oh : Les consuls de France et\u2019d\u2019 Angleton ®'\\ recueillent des souscriptions pour v Lit ge en aide aux victimes de l'incendie, ps ia .2 tees.pce, La manie du suicide appt pe Elmont, Long Island, 16.\u2014George lis\" i ward, un fermier de cet endroit, pe 58 oe absolument en finir avec la vie.D'abonjor-##\" il s\u2019est pendu, mais un de ses parents- joue arrivé à temps pour couper la corde ; el] lnigh™ suite il a mis le feu à sa maison, espéragfan : ë- périr dans les flammes, mais on a éteiji}imiré#: l'incendie.Maintenant il offre $10# bise quiconque voudra.lui brûler la cervelié le jt ; mais il n\u2019a pas encore trouvé.diamateu q'porrls et il est probable que cette manie du su.fia #554 fos aime Vus ple ani 2.us Gein.C1 yz RL ull des pee fant HD cide va conduire le pauvre Oswald.dag une maison d\u2019aliénés.\u2018 es Le pape et Frédéric III Berlin, 26 \u2014 La Gazette de I\u2019 Allem du Nord.publie la lettre autographe pape à l\u2019empereur Frédéric.Le p exprime son profond ehagrin de la Jud de l\u2019empereur Guillaume dont il à reg] | fi dit-il, tant de preuves d\u2019amitié et dont Pi LEX attendait encore de plus grandes preu {ulin de de dévouement.a Il félicite l'empereur Frédéric de elm, avénement au tréne d'un empire si graf elie et si puissant et il exprime l\u2019espoir qf |i iui le nouveau souverain aura pour la pap Des mins téla même sympathie qu\u2019avait \u201cle \u201cetai le oa reur Guillaume., vai ds ma .Eñ terminant le pape dit : \u2018\u201c Puisse turin 6 | santé de Votre Majesté se rétablir bi ns JAE tôt et pussiez-vous jouir d\u2019une longue vi, ain.Que JL pour le bonheur de vos sujets, 9q Sn te prions Dieu qu\u2019il en soit ainsi et nous mx Fy pérons qu'il\u201d voudra bien dans sa bop}: maintenir leslois indissolubles qui exif: tent entre nous et sa Majesté.\u201d , r } Pectoral-Ceris=: d'Aye I vo § : Il n\u2019y à pas de maladies aussi perfides da Teurs attaques que celles qui affectent gorge et les poumons ; et aucune qui ne soi aussi négligée par la majorité des malades Cependant une toux ou un rhume ordinai négligé n\u2019est souvent que le commencemen d'une maladie mortelle Le PECTO CERISE à prouvé son efficacité par une lutt triomphante de quarante années contre } maladies de la gorge et des poumons ; l'in portant est de s\u2019en servir à temps.se J Toux persistante guérie.~ | \u201c\u2018 En 1857 je pris un gros rhume de poitrin Une violente toux s\u2019en suivit et je passai longues nuits sans sommeil.Je fus condam par les médecins.En dernier ressort, j\u2019 sayai du PECTORAL-OTRISE D\u2019AÂYER, et bie tôb après, mes poumons se dégagerent, ! sommeil, si nécessaire à la-réparationd forces, me revint.Par un usage continu d PECTORAL j'ai obtenu une guérison complèteyi et radicale.dJ\u2019ai à présent 62 ans, ie sui robuste et vigoureux, et c\u2019est à votre P TORAL-CERISE que je le dois; je puis dire el toute sincérité qu\u2019il m\u2019a sauvé vie.HORACE FAIrRBROTHER.\"\u201d Rockingham, Vt., 15 Juillet, 1882., - «\" Croup\u2014 Écoutez une Mère, \u201cPendant un séjour à la campagne, l\u2019hive dernier, mon petit garçon, âgé de trois anh fut atteint du croup; sa respiration devint s8 | pénible qu\u2019il semblait près de mourir, il étouffait.Quelqu\u2019un dans la famille sug, Pl\u2019emploi du PECTORAL-CERISE D'AYER, dont il y avait toujours un ffacon dans la maison.- Nous essaydmes 2 faibles doses, souvent r tées, et à notre grand joie, en moins d\u2019un demi-heure, le.petit malade respirait libr | ment.Le docteur nous assura que le Pro | TORAL-CERISE avait sauvé la vie de mon chéri.Jugez de ma gratitude?A vous sincèrement, Mrs.EMMA GEDREY.\u201d ; 159 West 128th St., New York, 16 Mai, 1882 ; T7 Bronchites.\u201c \u201d \u201cJesouffrais depuis huit ans des Bronchites; en vain j'avais essayé de tous les remèdes ssibles, quand l\u2019idée me vint d'essayer le | ECTORAL-CERISE D\u2019AYER, Une bonne in spiration, comme vous voyez, puisque je suis uéri.8 JOSEPH WALDEN,\" ! | Byhalia, Miss, 5 Avril, 1852 Il n\u2019existe pas de cas où one affection de\u201d \u201d Eoxge ou des poumons ne puisse être gran, 2 ment soulagée par l'emploi daYPECTORAIS CERISE D\u2019AYER.La guérison est ¢ quand la maladie est prise 4 temps 4 ~ PREPAREE PAR 3.3 Dr.J.C.Ayer & Co., Lowell, Mass, .Vendu par tous les droguistes, He LE CULTIVATEUR ca ee ie it mt tte sde Lt aa) 11 4 Li k ty i» a>.J DEMISSION DE M MoSHANE, ae | or Wy in logy ymment la nonvelle a été reçue dans les ; bi, n aif) cercles libéraux à Montréal, capte \u2014 Ml ky LEAL (Du Monde.) Ru ~~ \u201cMes députés libéraux ne dissimulent pas gy plaisir qu\u2019ils éprouvent de voir sortir y In .McShane du cabinet, mais ce plaisir Kip ~ fly fe place & une sombre réverie lorsqu\u2019ils Ay pa là, Mngent aux conséquences que pourrait en, ter, loir cette ; résignation.1 à try, 9 La première personne rencontrée par DIN Jy Hi, btre reporter a été le représentant d\u2019une I Tig wision importante dans la législature de » } li, Uébec.Invité à formuler sa pensée sur th bu, 8 démission de M.McShane, il répondit a j'en suis enchanté.Ily a longtemps J, Seay, Mie je m'attendais a cela.Ily a long- ; la orgy o ;mps que Mercier aurait dû le mettre à ren uJ Porte \u201d Voyant le reporter tirer son ily ha Irnet pour y noter ses paroles, il se ra- UD da, ps, oe, lhe le Arrêtez, arrêtez ! \u201d dit-il, ce \u201c\u2018 que hg | vous dis là est en confidence.Ne men- ha onnez pas mon nom.Jimmy est mon del ni, c\u2019est un brave garçon, mais c\u2019est un \u2014+ * Bbmme en politique.\u201d any, Un échovin d\u2019un libéralisme avancé i) lig, fitmula son opinion comme suit : \u2018\u201c Mer- dèt dg gy ti ra attendu trop longtemps ; il voit eh i : e McShane est sur le point d\u2019être dé- Méta @mmé par les tribunaux et il se décide à er en débarrasser, \u201d ; ,Ç à pg, \u2018@ Un député conservateur arrivant d\u2019Ot- era Miwa a dit : \u2018\u201c Quelques jours après la ergy | de Mornière élection, dans le comté d'Ottawa, lity Jl.McShane ne s'est pas gêné de me dire eue tour i Que jamais M.Mercier ne pourrait le qu ste frire sortir de son cabinet.Lorsqu\u2019il en le aug sl : prtirait, ce serait en compagnie de plu- dé i fours autres, Quant aux castors ce n'est \u2014+\u2014_ [une bande de g.d.suckers (carot- thi urs)\u201d Labor M.Geoffrion, C.R., qui était sorti de lilt aiff cour pour respirerfl'air frais dans la mw Pry 1, [f31le des pas-perdus, après le premier ind cay |, iscours de M.St-Pierre, a dit à notre dlkomedotÿ ; {Reporter : \u201c* J\u2019ai été l\u2019homme le plus sur- vs {ait § ris du monde en apprenant la résigna- depos rnd pf 028100 de M.McShane,\u201d \"12 \u2014Quel sera l'effet de la démission du qu Ministre des travaux publics ?pe \u2014Je l'ignore, mais je crois que l\u2019effet ape eg 2° de faire cesser la poursuite pour la sas) rh i équalification, i qu | Deux minutes plus tard, notre reporter (10; encontrait le sénateur Lacoste dans le .a pl Pestiaire des avocats.\u201c\u2018 La résignation wed: \u201cPR ministre, dit le sénateur, est tou- Matt, Ours une cause d\u2019embarras pour un mi- jui istère.Quant à la poursuite en déqua- # vs \u2018ffication contre M.MeShane, je vous au- ILE orise à dire que les procédures continue- & i i : lg ?tin BR ont avec plus de vigueur que jamais.sale U¥ Un député libéral de la législature de 84] Québec représentant une division rurale, lit : La résignation de M.McShane m\u2019a »eaucoup surpris.Je ne crois pas que AM.Noyes puisse avoir un portefeuille lans le cabinet parce qu\u2019un Irlandais f'atholique ne peut être remplacé par un Mbrotestant orangiste, M.Cameron, si stat le cas, aurait plus de droit que M.Noyes a la succession de M.McShane.Mai if js ous pete] + sai pers fle ne pense pas que M.Mercier choisisse Mi.Turcotte pour remplacer son ancien ollègue, à cause de la difficulté qu\u2019il fprouverait à se faire réélire à Trois- Mrivières.Il serait désastreux pour le Premier, s\u2019il choisissait un ministre qu! le serait pas parfaitement sûr de son flection.Mon opinion sur M.McShane èst que c\u2019est un excellent cœur d\u2019homme, mais en politique il n\u2019est acceptable pour personne.eds ponees hl er oh | Sur les rues Notre-Dame et St-Jacques aie Lans les divers groupes qui causaient de dl Hee \u201cévénement du jour, la même opinion im Ptait exprimée par les politiciens libéraux sd\" gs nationaux : \u2018\u201c M.Mercier a bien fait, re inais il a agi un peu tard, \u201d role [AEN Prieta e ine reser RAR .is En résumé toutes les conversations te- ite i) 9s par les amis de M.Mercier donnent i \\n1§ esure de l'impopularité de M.Me- a ia À M-'ne parmi les libéraux et les nationaux.ith (De la Presse) a] | Le Herald \u2014journallibéral \u2014de cematin ai | mnouce la résignation de M.McShane et : sk ie contredit pas le bruit de la retraite de 20747 lusiours autres ministres.pis { _ Ce renseignemient, d\u2019après nos informa- 202 {M ions particulières, est exact, oe Ml La cause de la retraite de M.McShane off Hh | tait attribuée au fait que M.Mercier ne uh oulait plus d'un colldgue que la loi pou- 00% | ait d\u2019un jour à l\u2019autre priver de ses droits ri | olitiques ; mais les dernières nouvelles « ff ontredisent cette nouvelle et veulent que a à discorde règne dans le camp àun degré oe lg a ellement aigu qu\u2019elle entraînera tout it 1 wobablement la dislocation complète du Neh | ainistère, J 9° La plus grave des difficultés réside dans 75 à nomination des conseillers : M.Duha- à ob nel a des amis absolunient recommandai de à faire nommer et M.Mercier, d\u2019un pi of] utre côté, a reçu intimation d\u2019avoir à a ommer des libéraux.BPR eee, Cree iia TN ot.Quant & ses prétendus amis de Mont- 5 ; W $l, ils n'ont pas l\u2019air trop fâché qu'il We cesse d\u2019être ministre.D'aprés les conversations que nous entendons, ils s'en réjouissent, même au point de vue du parti.ls disent ouvertement que cette retraite \u2018était devenue une nécessité politique depuis Laprairie et la première session du parlement de Québec.Mais on ne s\u2019accorde pas autant sur le nom de son successeur ; on a beaucoup parlé aujourd\u2019hui de M.L.O.David, député de Montréal- Est.La rumeur de la démission de l'honorable M.Duhamel et l'honorable M.Gagnon n\u2019est pas aussi futile qu\u2019on a d\u2019abord semblé le croire.Nous apprenons de bonne source que l\u2019honorable M.Duha- mel et honorable M.Garneau ont aussi offert leur démission au gouvernement ; mais elles n\u2019ont pas été accepté encore, et il est probable qu\u2019elles seront retirées.Il règne beaucoup d\u2019anxiété et de malaise parmi les libéraux et les conservateurs nationaux de Montréal.Ces derniers parlent, avec quelque chose qui ressemble à des menaces, contre les libéraux.On ne parle guère que du gouvernement de Québec aujourd\u2019hui.Le procès des détectives lui-même excite moins d'intérêt en certains cercles, La Patrie annonce en deux lignes seulement la démission de M.MeShane.LEGISLATURE D\u2019ONTARIO Plusieurs votes importants ont été pris dans la législature d\u2019Ontario ces jours derniers.Le bill créant le ministère de l'agriculture a été adopté par 48 voix contre 28.Le bill de M.Fraser pour la fermeture de bonne heure a été adopté par 61 contre 27.Le bill de M.Waters pour donner le droit de vote aux femmes aux élections parlementaires a été adopté par 46 contre 30.\u2014_\u2014 LES VACANCES DU GENERAL \u2014\u2014 Le général comte de L.est un de nos Parisiens les plus originaux et les plus spirituels.Retraité depuis une dizaine d'années, il s\u2019est mis à fureter comms un rat dans toutes les bibliothèques, en a rapporté un goût très prononcé pour les écrivains du siècle d\u2019Auguste et de la décadence.Le général, qui est d\u2019ailleurs un fin lettré, ne jure plus que par Catulle, Horace et Pétrone.Il faut l'entendre là- dessus ! sa verve toute méridionale ne tarit pas ; selon lui, on ne sait plus écrire en vers maintenant, Après les Grece, les Latins seuls savaient composer l\u2019ode ou \u2018le dithyrambe, propres à la joie comme à la douleur.Le général ne se doute pas un seul instant qu'il porte là un jugement bien sévère.Il est de bonne foi ; cela lui suffit.De là à écrire, il n\u2019y avait qu\u2019un pas.Aussi bien le comte de L.a-t-il commencé une traduction d\u2019Horace en vers français, \u2014cette fameuse traduction sans laquelle tout général, tout ambassadeur en retraite, ne peuvent se résoudre à s\u2019endormir dans la paix du tombeau.De temps en temps, lorsque le hasard me le fait rencontrer dans quelque bibliothèque publique, le général me donne des nouvelles de sa traduction.Il en parle en gourmet, en dilettante.**\u2014Songez donc ! Horace, me dit-il, quel soins, quels égards ne mérite-t-il pas ! Positivement, je suis obligé, encore cette année, de me transporter à la campagne, afin de dorloter ma traduction.Régulièrement, au printemps, du ler avril au ler juin, le général de L.disparaît.On ne sait ce qu\u2019il a pu devenir, Son vieil hôtel de la rue Bellechasse, ses livres, sa belle galerie de tableaux, le trottoir du boulevard des Italiens, \u2014 rien de tout cela ne le retient plus.Ce qu\u2019il ÿ a de plus amusant dans l'affaire, c'est que nul ne peut dire où va le génégal pendant ces deux grands mois.Aucune plage normande ou bretonne ne l\u2019attire ; aucune ville d\u2019eaux ne peut se flatter de l\u2019avoir possédé.Et cependant, personne ne rencontre plus le général dans Paris ou ailleurs ; son courrier demeure à son hôtel abandonné à la discrétion du concierge, lequel a ordre \u2018* de ne pas faire suivre les lettres \u201d.Les domestiques eux-même signorent où leur fantaisiste maître a pu aller.Accompagné de Bernard, son ancien soldat d\u2019ordonnance, dont il a fait un valet de chambre, le comte de L.est parti pour une destination inconnue ! L'an dernier, je le rencontrai vers là fin mai, toujours alerte, toujours gai, I tenait à la main la dernière réimpression de son cher Horace, \u2014 Vous avez été absent, général ?\u2014 Ah ! mon ami.où diable peut-on traduire Horace,-\u2014si ce n'est à la campagne, un noiseticr, 4 deux sous pas de quelque ferme rustique, dans la Perche ou la Beauce ?Le général était lancé.Il me fit de «nouveau l'éloge de la vie champêtre, \u2014ruris deliciae, \u2014 mais il ne voulut point m\u2019avouer dans quelle partie du monde il était allé perpétrer sa traduction.Cette aunée, par un pur hasard, j'ai surpris le secret du .générat comte de L.;j'ai enfin découvert la mystérieuse retraite, l\u2019asile sacro-saint, le coin de campagne béni où l\u2019excellent homme se repait amplement des élégances des finesses de la langue latine, le buenretiro où il méditait sa traduction à tout petits coups.Voici comment s\u2019est faite la révélation.Il y a quelques jours, un peintre de mes amis me conviait, sur le coteau de Montmartre, à un régalaut déjeuner où la sole frite se comporta vaillamment.Après le dessert, on alla prendre le café dans l\u2019atelier même du maître de la maison.De cet atelier, situé au quatrième étage, on a vue sur une cour.Un grand arbre, un marronnier d\u2019une majesté superbe, se trouve au milieu de la cour, et, non loin de là, l\u2019œil aperçoit encore un petit banc rustique, tout enguirlandé d\u2019iris et de lilas.À peine étions-nous à la fenêtre que nous entendîmes, venant de la cour, une lecture à haute voix de cette jolie page d\u2019Horace qu\u2019on appelle le repas comigne, et qui a tour âftour inspiré Mathurin, Re- gnier et Boileau.A n\u2019en pas douter, nous étions en présence d\u2019une lettre sincère, d\u2019un rêveur emporté parle charme et l'harmonie de cette succulente poésie romaine.Deux hommes étaient dans la cour : celui qui venait de se livrer à cette charmante lecture n\u2019était autre que l\u2019original comte de L., l\u2019autre était Bernard, l\u2019ordonnance du général.À partir de ce moment, mon attention se porta tout entière sur ces deux personnages, et voici le singulier spectacle dont je fus l\u2019un des témoins, Le général de L.son Horace à la main, tournait autoûr du marronnier.Puis, de sa belle voix colorée et encore éclatante, il jetait à Bernard des lambeaux du poète latin.\u2014Attention !.Odi profanum vulgus et arceo.\u2014Bien, mon général.\u2014Je traduis : Je méprise le pékin vulgaire.\u2014Bien, mon général.Bernard assis sur le banc, transerivait sur un cahier la traduction, au fur et à mesure que son maître la lui donnait.I] y avait non loin du bane une manié- re d\u2019escabeau supportant une énorme cruche de grès, qu\u2019escortait un énorme vi- dercone.De temps à autre, le général se versait une rassade, Vavalait consciencieusement ; ensuite, reprenant son Horace, il jetait un nouveau yers à son secrétaire improvisé : + : Carpe diem Quam minimum credula Fostero.Bernard, impassible, notait aussitôt le membre de phrase, et M.de L.s\u2019empressait d'aller boire un coup.Ce manège dura plusieurs heures, nous amusant tous par l\u2019imprévu, l'originalité de la situation.Ce qui m'\u2019intriguait le plus, c'était ma foi, la cruche servant à désaltérer le pittoresquetraducteur, Enor- me, ventrue,de forme antique, cette cruche rappelait vaguement l\u2019amphore dans laquelle les Latins du temps d\u2019Auguste mettaient leur vin de Chio ou de Samos.Avec le secours d\u2019une longue vue, nous découvrimes que la cruche portait son flanc le mot : FALERNE, en groses lettres de faïence blanche.Le général avait placé la cruche de falerne dans le décor par pur raffinement de couleur locale.Deux jours après ce déjeuner de Mont- martre, le général m\u2019abordait joyeusement devant le perron de Tertoni.\u2014Où avez-vous passé vos deux premiers mois de printemps cette année, mon général ?\u2014A la campagne, comme toujours, au fin fond de la Touraine, histoire de continuer cette traduction d\u2019Horace dont je vous ai parlé.Oh ! les militaires ! TANCREDE MARTEL.+ NOUVELLES DE MANITOBA WINNIPEG, 25\u2014 Lies leaders de la législature locale ont eu un caucus hier ef se sont entendus pour avoir un quorum de membres demain.La chambre se réunira et ajournera tout probablement jusqu'au neuf avril prochain.On s'attend qu'\u2019alors l\u2019hon.M, Greenway aura terminé les négociations à Ottawa.Il est probable que la session durera cing semaines, - Le Sun dit que d\u2019après des rumeurs qui ont cours relativement à certains déficits dans plusieurs départements, la session sera très animée et qu\u2019on peut s\u2019attendre à des révélations palpitantes d'intérêt.On dit qu\u2019un chèque de $2,500 envoyé par le gouvernement fédéral à celui du Manitoba a servi à faire les affaires privées d'un fonctionnaire d\u2019un département et qu'après la démission du ministère Harrison ce chèque a été remboursé, Des capitalistes américains ont en vue de recommencer la circulation d'un chemin de fer de Calgary au-delà de la fron- tière, L'az-nracu ranr.oénéral ouh a nobba ville en vue de promouvoir cette entreprise.La société de fermeture à bonne heure de Winnipeg a l\u2019intention de s\u2019adresser à la législature pour obtenir une loi obligeant les établissements de commerce à fermer à bonne heure.Un marchand a souscrit à lui seul $50 pour aider à payer le coût d\u2019une loi à cette fin.L'italien qui a été poursuivi pour le meurtre de George Thomas à Selkirk a été trouvé coupable d\u2019homicide.On fait signer une requête demandant commutation de la sentence de mort prononcée contre Newton, errant POIDS ET MESURES Députation des manufacturiers de balances, etc.auprès de l'hon, M, Costigan.Orrawa, 24\u2014Une députation de manufacturiers de fleaux, balances et autres instruments de pesage de Hamilton, Toronto et Montréal, s\u2019est rendue hier auprès de l'honorable John Costigan, ministre du revenu de l\u2019intérieur.La députation a représenté à l\u2019honorable ministre que les règlements actuellement en vigueur en vertu de l\u2019Acte des poids et mesures, chap.95 des Status Revisés du Canada et relatifs à l\u2019inspection etau poiçonnage des mesures, fleaux, poids et balances sunt désastreux pour les manufacturiers canadiens de poids, mesures, et instruments de pesage.Nos manufacturiers sont, en vertu de cette loi, tenus de payer un droit d\u2019inspection, ce qui est à leur détriment pour faire la concurrence aux manufacturiers américains.La députation à aussi demandé qu\u2019il soit établi un étalon de mesure plus uniforme pour tout le Canada.Actuellement chaque inspecteur a son étalon de poids et mesures et comme çet étalon varie avec chaque inspecteur soit pour la quantité, l\u2019honnêteté, etc., certains fabricants obtiennent des avantages indus et injustes sur d\u2019autres de leurs confrères.Les délégués ont encore prétendu qu'\u2019actuellement les inspecteurs de poids et mesures jouissent de pouvoirs arbitraires, en pouvant s\u2019immiscer aux affaires des manufacturiers.Certains inspecteurs en ont profité pour obteuir des renseignements sur la fabrication et les communiquer injustement à d\u2019autres manufacturiers rivaux.La députation demande que l'Acte des poids et mesures soit amendé de manière à faire disparaître tous ces inconvénients.pe Colombie Anglaire Vicrorma, C.A., 24.\u2014 Grand méecon- tentement en cette ville causé par la rumeur que le couseil-de-ville voudrait faire enlever les droits de pilotage obligatoire imposés par le district de pilotage de Victoria.On fait signer des requêtes pour protester contre cet acte du conseil et les pilotes disent qu\u2019ils ne consentiront pas à piloter à leurs risques.Jeudi prochain le chemin de fer de l\u2019île Occasion entrant dans cette ville, ce sera un jour de réjouissance publique.Il y aura grande démonstration à l'arrivée du premier train et la plus chaleureuse bienvenue sera donnée à M, Dunsmuir.Le soir il y aura banquet en son honneur, Il est probable que le bill des licences qui est actuellement devant la chambre et qui demande à mettre le commerce des boissons sur le même pied que celui dans les autres provinces du Canada, sera probablement perdu par une majorité des trois quarts.Il en sera de même du bill relatif au Chinois employés dans les mines.La chambre prétend qu\u2019elle n\u2019a pas le droit de légiférer contre eux.NE Aflaires d'Irlande Lonpres, 24\u2014 Une faction du parti unioniste se propose de soumettre à la Chambre des Communes un projet de loi de compromis à propos des arrérages de loyers.Dans cette nouvelle loi on donnerait aux juges un pouvoir discrétionnaire en vertu duquel ils décideraient si seulement les arrérages de loyers doivent être liquidés ou si c\u2019est le montant entier dû.\u2014\u2014\u2014 Ligne du Japon YoxoHAMA, 24.\u2014Le steamer de la compagnie du Pacifique Canadien I\u2019 4bys- sinia est arrivé dans ce port aujourd\u2019hui.\u2014\u2014 Nouvelles religieuses.Le dimanche des Rameaux ainsi appelé parce que les fidèles y portent des rameaux ou des palmes bénis, en commémoration de l'entrée triomphale de Jésus- Christ à Jérusalem, a été célébré hier par tout l\u2019univers catholique avec la solennité ordinaire.À la Basilique, Son Eminence le cardinal Taschereau a béni les rameanx, ayant M, P.C Gagnon, procureur du séminaire, pour prêtre assistant, et MM.G.Lemieux et L.A.Pâquet pour diacre et sous-diacre, M, le curé de Quédec a chanté la messe, et la Passion a été chantée par MM.La- PFO WE pS o La clôture, de la retraite préchée aux hommes, la semaine dernière, à la Congrégation de la Haute-Ville a eu lieu hier soir, et le Révd.Pere Rottot y a prononcé son dernier sermon, qui a été augsi éloquent que les précédents.Il n\u2019y aura pas de reposoirs cette année au Séminaire et à l\u2019église Notre-Dame de la Victoire, \u201c4 La Passion sera prêchée à l\u2019Hôtel Dieu, à deux heures vendredi l'après-midi.A l\u2019église St.Jean-Baptiste elle le sera à sept heures du soir, Aujourd\u2019hui et mercredi prochain,après l\u2019exercice du soir, à St.Roch, on fera vénérer deux reliques excessivement précieuses qui ont été découvertes tout récemment.L\u2019une est un morceau de la vraie croix et l\u2019autre est une légère partie de la couronne d\u2019épines qui fut placée par dérision sur la tête du Divin crucifié.| Cette dernière relique est surtout des plus précieuse.Toutesdeux avaient été données au regretté M.le Grand Vicairé Mailloux, en 1825, lorsqu\u2019il était à la cure de St.Roch, on les avaient placés] sur l\u2019autel qui se trouvait, il n\u2019y a pas encore très longtemps au côté gauche de: St.Roch, à l\u2019endroit actuellement occupé par la chapelle Saint Joseph.L'aus tel de St.Roch ayant été transporté dans une des chapelles audessus du chœur, M.le curé Bélanger a eu I'heureuse faveur de découvrir ces deux véné rables reliques.Le document qui ef constate l\u2019authenticité est parfaitement conservé.De plus Son Eminence le cars dinal Taschereau, en vue d\u2019enlever tout doute, a bien voulu constater et confirinet l\u2019authenticité de ces deux reliques, Nul doute que les fidèles non-seulement de St.Roch, mais de toute la ville, iront es foule vénérer ces inappréciables souvenitg de la mort du sauveur.- i La quête a été faite par MM, Barthé lemi Verret et Ls.J.Demers.Les mormons Le juge Baskin, de la ville du lac Salé, en ce moment à Washington, rapporté que le mormonisme est fortement battw en bréche par la nouvelle loi Edmunds, et qu\u2019avant longtemps il aura cessé d'être la pouvoir dominant dans l\u2019Utah, à moin que le congrès ne fasso la faute d'élever le Territoire au rang d\u2019Etat.Les Gentils, comme on appelle tous les résidents, non mormons, voudraient la loi plus sévère ; mais, en réalité, elle agi sûrement, quois que lentement, et déjà la polygamie n'est plus considérée comme un titre de supériorité sociale et politique.Depuis que la loi a été mise en vigueur, c\u2019est-à-dire, des puis un an environ, la valeur des pros portions ; les capitaux, qui avaiont peur de s'aventurer dans cette société hasardeuse, affluent aujourd\u2019hui, et trouvent des pla« cements avantageux.Bref, la ville et !q pays sont en train de subir une transfore mation radicale, et il y a toute apparence que dans une dizaine d\u2019années c'eu sera fait du mormonisme et de la polygamie dans l'Utah.Mormons emplumés Un incident tragi-comique vient d'avoir lieu dans le voisinage de Winchestef (Ohio).Deux missionnairés mormons chers chaient, paraît-il, depuis quelque tempg à faire des prosélytes dans la région, Mais pendant la nuit de merzredi à jeudt des fermiers des environs de Brier Ridga School House sont allés enlever les deux missionnaires de leurs lits, les ont enduita de poix des pieds à la tête et les ont roulés dans des plumes.Les deux mormons emplumés ont été expulsés ensuite de la région.Cueillettes Sur un album.Un compositeur vivant, et qui fait hons neur à notre belle école française drama tique, a signé cette pensée qui trahit um esprit observateur : \u2018* On aura beau dire : toutes les bonnga \u2018* sont femmes et toutes les femmes n9 ** sont pas bonnes ! \u201d À Paris, chez un chasublier du quam tier Saint-Sulpice : Tonsures artificlelles Pour ecclésiastiques chauves.Je crois qu'après celle-là, il faut tirey Péchelle.Grave accident sur le Grand- Tronc Un grave accident de cliemin de fes s'est produit sur la ligue du Grand-Trone, près de Wyoming, province d'Ontario, (Canada).Un train d\u2019émigrants à destination de l'Ouest s'est heurté au train de Petrolia, allant en sens contraire sur la même voie.Le mécanicien du train d'émigrants, un serre-freins et dix voyageurs ont été très-grièvement blessés.Tous ceux-ci ont eu les bras ou les jambes cassés, mais aucun n\u2019a été tué sur le coup.Les émigrants étaient pour la plupart des Allemands eti Danois se rendant dans l\u2019Ilinois ou dans l'Ouest des Etats-Unis.Dans le train de Petrolia, le chauffeur et l'employé des havages ont seuls été LE CULTIVATEUK EN ALLEMAGNE Les messages de Frédéric III et sa proclamation en Alsace-Lorraine\u2014L'empe« reur veut maintenir sous le joug les provinces aunexées, Le prince Guillaume ct le peuple anglais Berlin, 22.\u2014Le message royal a été lu au landstag prussien.Il est contre-signé par tous les ministres et ainsi conçu : ** Nous, Frédéric, par la grâce de Dieu roi de Prusse, proclamons et annonçons par les présentes que la mort de l\u2019empereur et roi Guillaume, notre père bien- aimé, nous ayant appelé au trône de nos ancêtres, nous envoyons nos souhaits au landtag.* Les sentiments et les principes qui nous guideront dans l\u2019exercice de nus \u2018fonctions royales ont été exprimés dans la proclamation à notre peuple.Marchant sur les traces de notre glorieux père, le but de tous nos efforts sera d\u2019accroître le bonheur et la prospérité du pays.En observant consciencieusement la constitution, en sauvegardant toutes les péro- gatives de la couronne et en prêtant son concours loyal à la représentation nationale, le roi espère, avec l\u2019aide de Dieu, pouvoir donner au pays tout le bonheur et la bien-être possible.L'état de sa santé l'empêche de prêter le serment en personne.Désirant déclarer sans retard sa position à l\u2019égard des lois constitutionnelles, le roi promet solennellement d\u2019ob server fidèlement la constitution et de régner conformément aux lois.\u201d Le message a été lu au landtag par le prince de Bismark.Le message que l\u2019empereur Frédéric a envoyé au reichstag est à peu près semblable à celui qui a été lu au landtag.L\u2019empereur déclare qu\u2019il s\u2019efforcera de sauvegarder l'honneur de l\u2019empire et de maintenir la paix au dedans et au dehors.Le message est contresigné par le prince de Bismark.Dans l\u2019adresse du landtag en réponse AU message de l\u2019empereur, il est dit que la Prusse doit sa puissance aux Hohenzollern et que le landtag obéira fidèlement aux ordres de Sa Majesté.La proclamation impériale pour l\u2019AI- sace-Lorraine a été publiée à Strasbourg ; elle se termine par ces mots : \u2018\u201c Nous demandons et nous comptons sur une soumission consciencieuse aux lois,nousengageant de notre côté, à éten- Âre notre protection impériale aux droits detous au moyen d\u2019une administration impartiale de la justice et d\u2019un gouvernement bienveillant agissant avec circonspection, mais avec une main ferme.L\u2019Union de l\u2019Alsace et de la Lorraine, qu\u2019un intervalle d\u2019années ne peut pas diminuer, devient aussi intime qu\u2019elle l\u2019était au temps de nos ancêtres avant que des territoires allemands aient été séparés de l\u2019ancienne et glorieuse union de leurs compatriotes de même race.\u201d Berlin, 22,\u2014 Les noms des envoyés spéciaux qui seront chargés d'annoncer aux gouvernements étrangers l'avènement au trône de l\u2019empereur Fréderic ont été publiés.Le général comte de Alten ira à Paris, le général de Loe à Londres, le général de Lehndorff à Vienne, le général de Wesder à Saint-Pétersbourg, le rince de Hohenlohe-Ingelfingen à Rome e prince Radziwill à Madrid et à Lisbonne et le prince de Hatzfeldt-Trachenberg au Vatican.La comtesse de Hatzfeldt-Trachenberg sera nommée grande maîtresse de la maison de l\u2019impératrice.Berlin, 22.\u2014Au moment où le prince Guillaume, accompagné de plusieurs géné- aux, sortait de la gare où il était allé accompagner les membres des familles royales qui étaient venus assister aux funérailles de l\u2019empereur Guillaume, la foule l\u2019a salué par des acclamations enthousiastes.Le prince a salué les manifestants en rejetant la tête en arrière et en leur montrant ses dents dans un sou- jrire d\u2019exultation sauvage.Son attitude iétait presque théâtrale.Le maréchal de Molke, ce vieillard de quatre-vinet-huit ans, a un collaborateur jbrillant, ambitieux, rusé, le comte Wal- |dersee l'ennemi juré des Anglais, Ce gé- Iméral, qui n\u2019a que quarante ans, est un istatégiste en qui l'armée allemandea une confiance absolue.Le comte et le prince sont des amis intimes.Lorsqu\u2019ils sont ensemble, les ministres disent tout bas qu\u2019ils concertent quelque méfait, Lorsque le prince montera sur le trône, Walder- pee deviendra maréchal et les géographes pourront aiors s'attendre à un remaniement de la carte d\u2019Europe.+ L/aversion du prince Guillaume pour les Anglais s\u2019étend même a sa mère.Lorsque le prince se rendit a San Remo, par ordre de l\u2019empereur Guillaume, pour voir son père, et alors que la famille royale allait à l\u2019église la mère du prince es- Baya de lui prendre le bras, mais il la re- Ponsa durement en disant devant la joule : \u201cJe représente la personne de empereur, je marche seul.\u201d | La mère fut obligée de marcher der- Yière son fils.a : CGrond incendie | Pawtucke:, P.F., 22, \u2014 La grande tein- surerie de MAL.Lenry Green & Co., sise ! sur les bords de la rivière Blackstone, a été presque totalement détruite par un incendie.Les pertes matérielles s\u2019élèvent à plus de $100,000, et de nombreux ouvriers se trouvent momentanément sans travail, GS \u2018Le président Cleveland Washington, 22.\u2014 Le président Cleveland vient de célébreren famille le cinquante et unième anniversaire de sa naissance.Ila regu, à cette occasion, une foule de lettres et de dépêches de félicitations et plusieurs cadeaux.LEE LORD STANLEY DE PRESTON Diner au nouveau gouverneur-général Londres, 22 .\u2014 Le nouveau gouver- neur-général du Canada a été banqueté par la ligue de la Fédération Impériale.Lord Rosebowry présidant.Dans son discours, lord Stanley de Preston dit qu\u2019il ira au Canada avec le désir d\u2019affermir d'avantage le bien qui unit les colonies à la mère-patrie.Il espère qu\u2019avant longtemps les colo- uies seront représentées dans les deux chambres du parlement impériai.M.Lawson, M.P., fit allusion au mouvement qui se fait en faveur de l\u2019entrée de Terreneuve dans la confédération pour démontrer que le désir d\u2019une grande fédération est grandissant.EN FRANCE L'affaire Boulanger en chambre.\u2014Cassa- gnac interpelle.\u2014Nouvelles mesures de rigueur contre le général Boulanger.\u2014 La crainte d\u2019un dictateur.\u2014L\u2019extrême gauche adresse un manifeste aux éle:- teurs.: Gnattribue à M.Jules Ferry la perséeu- tion dont le général Boulanger est victime.\u2014Le chef des opportunistes veut abattre Boulanger.\u2014 Paroles de ce dernier, etc, ete.Paris, 21.\u2014 Ainsi qu\u2019on l\u2019avait annoncé la question brûlante du jour, l\u2019affaire du général Boulanger, est venue hier devant la chambre des députés.C\u2019est M.Paul de Cassagnac, député bonapartiste du Gers, qui a ouvert le feu en demandant à interpeller le ministère à propos de la mise en non-activité du général Boulanger.M.Tirard, président du conseil et ministre des finances, a répondu à M.de Cassagnac.Ila annoncé que l'attitude prise par le général Boulanger, depuis sa mise en non-activité par retrait d\u2019emploi, obligeait le gouvernement à prendre de nouvelles mesures contre lui.En conséquence, M.Tirard a prié la chambre d'attendre que ces mesures soient connues pour discuter l\u2019interpellation.Cette déclaration n\u2019à pas satisfait M.Paul de Cassagnac qui s\u2019est écrié : \u2018Vous m\u2019aviez promis d\u2019accepter la discussion immédiate ; voilà que vous cherchez encore à vous dérober.\u201d Finalement M.Tirard aaccepté pouraujourd\u2019hui ladiscus- sion de l\u2019interpellation de M.de Cassa- gnac.Apres la séance, on s\u2019est;beaucoup entretenu dans les couloirs du palais Bourbon des nouvelles mesures de rigueur que le gouvernement se propose de prendre contre le général Boulanger, ainsi que l\u2019a annoncé le le présidentdu conseil, Ces mesures sont ou la mise à la retraire d'office du général Boulanger.ou sa mise en réforme pur un conseil d\u2019enquête, mesures qui auraient toutes les deux pour effet de rendre le général éligible à la députation.Dans une réunion tenue par l'extrême gauche et qui a été marquée par une vive agitation, MM.Clémenceau, Sigismond Lacroix et Tony Révillon ont déclaré que la situation exigeait qu\u2019on mît un terme au malentendu par suite duquel le général Boulanger est représenté comme le chef du parti radical.À la suite de cette réunion, l\u2019extrême gauche a publié un manifeste dans lequel elle proteste contre toute tentative de plébiscite sur le nom du général Boulanger ; en conséquence elle invite les électeurs à ne pas égarer leurs suffrages sur une candidature contraire aux intérêt de la République.La presse ministérielle continue à déchaîner toutes ses violences contre le gé- ral Boulanger.Pendant que le général était absent lors de son dernier voyage à Paris, une tentative de vol a eu lieu à son hôtel, à Clermont-Ferrrand ; on a cherché à dérober ses papiers.Une circulaire du général Logerot, ministre de la guerre, adressée aux chef de corps, fait défense aux soldats de décorer les murs des casernes avec des portraits de personnes n\u2019appartenant paus au gouvernement, Paris, 21.\u2014Un conseil d\u2019enquéte, com posé de généraux, s\u2019est réunie hier à l\u2019effet d\u2019examiner s\u2019il y a lieu de mettre en réforme le général Boulanger.La décision rendue par ce conseil sera communiquée aussitôt à la chambre des députés.Le gouvernement avait pris des mesures énergiques pour empêcher la manifestation en faveur du général Boulanger qui devaient se produire à l\u2019occasion des funérailes du sénateur Carnot, hier.Paris, 23.\u2014 Les journaux ministériels, le Temps, la République française, le National et quelques autres applaudissent à ce qu\u2019ils appellent \u2018\u2018 l\u2019immolation du général Boulanger par la chambre \u201d.Mais il semble que les hommes actuellement au pouvoir, les amis de M.Jules Ferry, veulent tuer dans l\u2019œuf l\u2019homme politique dont la popularité les effrayent.Les journaux qui soutiennent le général Boulanger accueillent le vote de la chambre, approuvant l\u2019action du gouvernement par une explosion jd\u2019indignation.Us disent qu\u2019au moment même où l\u2019on accuse le général Boulanger d\u2019aspirer à la dictature, c\u2019est M.Jules Ferry qui est le véritable dictateur et qui fait marcher la majorité ministérielle, comme jadis M.Rouher, le vice-empereur, faisait marcher le corps législatif du second empire.C\u2019est Jules Ferry, ajoutent-ils, qui a décidé que le général Boulanger serait traduit devant un conseil d\u2019enquête, et le ministère Tirard lui obéit.Les opportunistes et les orléanistes ont voté en fuveur du gouvernement.Cette alliance n\u2019est pas moins commentée que la rupture entre M.Clémenceau et les radicaux.Un journal dit qu\u2019il ne reste plus à DI.Clémenceau qu\u2019à se jeter dans les bras de M.Jules Ferry et du comte de Paris, Le général Boulanger est encore à Clermont-Ferrand.Il ne rentrera à Paris que ce soir.11 a dit à un journaliste que la comédie politique qui se joue à la chambre des députés, le laisse froid, mais qu\u2019il en est peiné pour l'armée.On agit avec moi, dit-il, comme si j'étais sous les verrous, coupable d\u2019un crime de droit commun, Mais le conseil d\u2019enquête me préoccupe peu.Je ne crois pas qu\u2019on puisse trouver dans l'état-major français cinq généraux qui soient prêts à porter atteinte à l\u2019honneur et à la dignité de l\u2019armée en prenant une mesure injustifiable.Les généraux ont plus d'indépendance que les ministres.\u2018* Mon véritable adversaire, ajoute le général, est Jules Ferry, qui ne me frappe que par derrière ou lorsqu\u2019il est à l'abri de mes ripostes, \u201d Le conseil d\u2019enquéte auquel sera soumis le cas du général Boulanger est constitué, mais ils ne se réunira que demain.Le gen.Ferrier en est le présidont, mais on ne connait pas encore les noms des autres généraux de division qui le composent.Le général Warnet, commandant du 17e corps, à Toulouse, ayant été appelé à remplacer le général Boulanger à Cler- mont-Ferrand, le général Ferron, l\u2019ex- ministre qui a jadis infligé trente jours d\u2019arréts du général Boulanger est nommé commandant du 17e corps.L'esprit aristocratique qui domine en- | core parmi les officiers des régiments de cavalerie vient de se manifester à Saumur d\u2019une façon qui eût été sévèrement punie en toute autre circonstance.Un certain nombre d\u2019élèves tirés de l\u2019école de cavalerié ont voulu dire leur mot dans le différend entre le général Boulanger et le ministère.Un mannequin reproduisant les traits dn général ami du peuple a été traîné dans les cours de l\u2019école, et l\u2019effigie de l\u2019ancien ministre a ensuite été brûlée.Paris, 23.\u2014Le comité de protestation nationale annonce que la candidature du général Boulanger aux élections législatives prochaines a été retirée afin de ne laisser au gouvernement aucun prétexte à persécution contre le général Boulanger.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 TENTATIVE D'ENLEVEMENT DU PRINCE DR GALLES Pourchassé en mer par des Irlandais Londres, 21.\u2014On vient de rendre public un incident qui avait été tenu caché jusqu\u2019à ce jour.Il paraît que pendant son séjour à San Remo en visite auprès du prince héritier allemand, le prince de Galles a failli être enlevé par des aventuriers Irlandais.Voici les faits ; Le prince royal d\u2019Angleterre, pendant son Séjourà San Remo, avait fait une promenade de deux heures en mer, à bord d\u2019une pinnace à vapeur italienne, 11 s\u2019en est peu fallu que cette promenade ne prit les propositions d\u2019un voyage dont la durée aurait été proportionnée au retard qui met le ministère ory de la reine Victoria à faire justice à l\u2019Irlande.Voici les faits émouvants qui se sont passés, Un steam-yacht, de proportions élégantes et puissantes, louvoyait depuis quelques jours dans les eaux de San Re- mo, sans jamais s'approcher du port.Il portait le pavillon anglais.On le croyait engagé dans des sondage scientifiques.Mais voilà que ce yacht, quand la barque que .montait le prince de Galles était à une lieue\u2019en mer, commence à poursuivre celle-ci à toute vapeur.Heureusement, une canonière faisait le service d\u2019éclaireur de l\u2019escade anglaise, commandée par l\u2019amiral Hewet, parut à l'horizon et, apercevant les signaux de détresse de la pin- nace, commença à donner le chasse au yacht, qui hissait à ce moment les couleurs drlandaises à son mât principal.Vains efforts.Le yacht disparut apéem une course au clocher de trois heures, Depuis ce moment l\u2019escadre anglaise n\u2019a plus quitté les eaux de San-Remo, mais le prince Albert-Edouard, trouvant qu\u2019il faisait trop froid pour faire des excursions en mer, est parti pour Vannes.\u2014\u2014\u2014 UN THEATRE BRULE Quatre-vingt cadavres sont déjà retirés des ruines Oporto, 23 \u2014 La nuit dernière, pendant une réprésentation au Théâtre du Banquets une explosion de gaz s\u2019est produite et a mis le feu à la salle qui a été complètement détruite.Le théâtre était rempli de spectateurs et plusieurs personnes ont péri dans les flammes.Dix cadavres sont retirés des décombres.Beüucoup de personnes sont blessées.Des dépêches postérieures annoncent que quatre-vingt cadavres ont été retirés des ruines, La plupart des personnes brûlées se trouvaient dans les loges et les galeries où des familles entières ont été suffoquées.Aux portes du théâtre, la poussée a été terrible et une foule de personnes ont été étouffées.Beaucoup de ceux fqui arrivaient dans la rue étaient si gravement contusionnés qu\u2019ils vomissaient du sang.Presque toutes les victimes étaient des spectateurs.Lasacteurs se sont enfuis dans leurs costumes de théâtre.Beaucoup de personnes ont sauté §par les fe- nétres.Le gaz a été éteint quelques instants apres le développement de l\u2019incen, die et c\u2019est ce qui » augmenté la confusion, \u2014mn\u2014\u2014\u2014\u2014 Ine femme trouvée gelée MoxTrEAL, 23\u2014M.Picard, opérateur de nuit du télégraphe à Lachine, revenait de son travail à six heures ce matin quand il se heurta sur le cadavre d\u2019une femme dans un champ en arrière de la maison de M.A.J.Dawes, de la société Dawes et cie, brasseurs de bière.Le cadavre était complètement geld.On l\u2019a transporté dans une maison voisine et il a été identifié pour être celui de Mme John Anderson employé du Grand-Tronc, à Lachine.Tout ce qu\u2019on sait c\u2019est que cette femme quitta sa demeure vers 8 heures hier soir, Rien ne faisant supposer un crime, on croit que cette femme se trouva malade en chemin et qu\u2019elle expira ainsi par le froid.-\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 L'hon.M, Blake Toronro, 23- Une lettre privée reçue en cette ville hier par Mme Blake dit qu\u2019il est probable que l\u2019hon.M.Blake sera de retour au Canada à la fin d\u2019avril, ee Combinaisons internationales Loxpres, 23\u2014La Gazette de Moscou discutant dans un article de rédaction la question de combinaisons internationales, insiste sur la nécessité que l'Angleterre s'unisse à la Russie et à la France.\u2014___ Roumanie et Autriche VIENNE, 24.\u2014Le roi de Roumanie est est arrivé ici de Berlin.Il a eu une entrevue avec l\u2019empereur François-Joseph et il a été en consultation avec les principales autorités militaires surtout avec le général Schoufeld, commandant du corps d\u2019armée de Transylvanie, sur la frontière roumaine.On suppose que l\u2019objet de la visite du roi est de s\u2019entendre avec l'Autriche dans le cas d\u2019une invasion de la Bulgarie par la Russie, chose qur est probable._\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 NOUVELLES DE MANITOBA, La législature.\u2014L'immigration.\u2014Les terres du Pacifique.\u2014La tempête.\u2014 Affaire de meurtre.\u2018WINNIPEG, 23.-\u2014Le retour des honorables Greenway et Martin a Ottawa fait que la législature n\u2019aura pas de quorum avant le 4 avril prochain.Des avis reçus au dépaatement d\u2019immigration du C.P.R.ici disent que l\u2019immigration sera considérable au Nord- Quest l\u2019été prochain.Grand nombre d\u2019immigrants sont déjà partis de leur pays natal et arriveront en temps pour les travaux de la saison.Le C.P.R.a envoyé cinq maisons por tatives et du matériel pour ses étables sur ses fermes à Forest Gull Lake, Gleichen et Rush Lake.La semaine prochaine un train partira avec les grains de semences.M.Hamilton, commissaire des terres du Pacifique Canadien, a reçu la nouvelle que 150 Belges arriveront à Boston de- maid, en route pour le Nord-Ouest.Il n\u2019est pas encore réglé où ces belges se fixeront.La tempête a pris des proportions plus graudes qu on ne le supposait.Les trains locaux n\u2019ont été retardés que de quelques heures, mais sur la rive Nord ils sont bloqués.L'un des témoins dans le procès pour le meurtre commis à Selkirk est neveu de Mark.Twain.La preuve est terminée et il est probable qu\u2019un verdict d\u2019homicide sera rendu.L'Enfant pleure, il veut son Castorl L RADWAY\u2019S ) .READY 4 RELIEF WO 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Jenny marchait près de sa tante, qu\u2019el- accablait do questions, car sa petite \u2018Bite ahurie ne concevait absolument rien ce drame muet ; mais la vieille fille ne pondait que par monosyllables qui éclairaient pas la situation.(On n\u2019étaitplus qu\u2019à quelques portées #2 fusil de Chenocé.! Le muuvement du cheval rendit peu à {eu à lady Suzanne l'usage de ses sens.Élle entr\u2019ouvrit les yeux, sans oser se pmander à elle-même qui donc la soute- pit ainsi ; elle referma ses paupières, se issant bercer par le pas de sa monture, Boutant avec un trouble vague le batte- ent du cœur contre lequel elle repo* sit.Quel rêve fantastique avait-elle fait ?à était la vision ?\u2014Où était la réalité ?XIII UNE SITUATION DIFFICILE Le souvenir revenait invisiblement à la une femme, LC !\u2014Etait-ce lui, Armand de Torizan, |1i avait jeté son nom aux échos du bois h s'était dressé devant elle comme le intôme de son heureux passé ?i\u2014Etait-ce bien le fiancé dont l\u2019avait oigné 1a volonté paternelle et qu\u2019elle Foyait encore voyageant au loin ?4 Elle avait touj&urs espéré que sa soli- |Ide, l\u2019oubli où elle se confinait volontai- ymeut empêcheraient une rencontre, et bis que cette conjecture redoutée se hésentait, menaçante.Le cheval s'arrêta devant la porte de henocé.Le plaisible baron d\u2019Exaudrille, grave- ent occupé à panser la patte blessée run de ses pigeons, poussa des cris d\u2019ef- pi en reconnaissant sa nièce dans cette nazone évanouie qu'on ramenait avec récaution.Sa tenliresse, jusque-là partagée entre à nièce ot ses ramiers, se manifesta, en Mite ci-ronstance, avec une intensité qui > pourait laisser aucun doute sur la su- frlorits de ses sentiments de famille, mpards & ceux qu\u2019il portait à son cher stit monde emplumé.Ses clameurs retentissantes dissipèrent derniers brouillards qui voilaient en- i ! ire les yeux et l'esprit de la jeune fem- {| \u2018Elle se souleva, et tenditau vieillard petite main en murmurant : \u2014Calmez-vous, cher oncle, ce n\u2019est bn.(Amand eut un sourire radieux en en- ndant cette voix depuis si longtemps uette pour lui, Son bras, qui retenait la malade, s\u2019é- ria respectueusement pour laider & isser jusqu\u2019à terre qu\u2019elle toucha en ance ant, Se raifermissant par un effort énergi- te, ville rejeta en arrière les cheveux nous qui inoncdaient son blanc visage \u2014 lion oncle, dit-elle en désisnant mand par un geste timide, je viens de rouver inopinément et je vous présen- M de Torisan, un ancien ami de ma n1iie, \u2014Torisan ! répétale bonhomme dont face placide réfleta le doute et la sur- ise.Torisan ! .très-bien, très-bien ! monsieur de Torisan, je vous offre es snuhaits de bienvenue.\u2014Le fait est s\u2019écria la tante Danielle, apable de garder un plus long silence, e mon cher Armand est arrivé à point ur aider notre amazone que la chaleur, une trop longue course, sans doute, ait fatiguée, au point dela faire éva- puir près de nous.Oui, la chaleur, .répéta lentement dy Suzanne ; j'ai eu comme un éblouis- ment, et puis, Monsieur, vous m\u2019avez it presque peur.~Peur | fit lo barem d\u2019Exaudrille en 3 examinant sa nièce du coin de l\u2019œil.\u2014J'ai eu le tort de me jeter au-devant de votre cheval, dans la première irréflexion d\u2019une reconnaissance bien inattendue.bien inespérée.Madame, répliqua le jeune homme, \u2014Vous ignoriez done la p.ésence de la comtesse d\u2019Aringdale à Chenocé ?\u2014 J'arrive de Russie, après avoir parcouru, depuis cinq ans, l\u2019Amérique, l\u2019Australie et les colonies françaises.\u2014Etne vousen deplaise, Madame, c\u2019est pour moi, sa vieille amie, que M® Armand de Torisan a entrepris les pèlerinage de Saint-Onésime.Nous nous en félicitons, Monsieur reprit cordialement le baron d\u2019Exaudrille en remarquant que sa niece gardait une réserve absolue.\u2014 Etes-vous ici pour longtemps ?\u2014Imaginez-vous qu\u2019il menace de ne me donner qu\u2019une ou deux journées ?dit la tanta Danielle avec reproche.\u2014 Vous m\u2019avez dit, chère amie, que vous sauriez bien m\u2019inspirer -Je désir de in\u2019attarder davantage.\u2014 Vous avez réussi.\u2014Déjà ?.\u2014 Vous êtes un aimable garçon d'\u2019esprit ! riposta Mlle de Laurage \u2018avec une pointe de malice ; croyez que j'apprécie votre changement de résolution et vous eu garde la reconnaissance qu\u2019il mérite.Armand était bien trop heureux pour remarquer la sarcasme, d\u2019autant plus que, rassuré sur la santé de la jeune femme, toute la petite société avait gravi le perron et accepté l\u2019hospitalité du grand salon.Glaciale et presque dédaigneuse, lady Harriett promenait son regard dur de sa belle mère au nouveau venu.Sur un signe de lady Suzanne, James apporta une collationde gâteaux anglais et de fruits.Le vieux serviteur enveloppa le jeune hommed\u2019un regard scrutateur, qui se tourna ensuite vers la comtesse d\u2019Aringdale avec l\u2019expression du reproche, comme s\u2019il efit trouvé bien inopportune l\u2019entrée au château d\u2019un étranger de plus.Harriett surprit ce coup d'œil tout en choisissant des raisins dans une corbeille et se demanda une fois encore fpar quel singulier privilège sa belle-mère permettait à un domestique le contrôle implicite de sa conduite.Lady Suzanne s'échappa un instant pour aller réparerle désordre desa toilette.Armand, quis\u2019était abandonné jusque- là à la joie irréfléchiede retrouver, dans cette solitude, celle qu\u2019il croyait livrée à tous les ennivrements du luxe et de la haute vie anglaise, éprouva un vif soulagement en la voyant reparaître bientôt dans une robe noire encore, comme celle qu\u2019elle venait de quitter, nuance austère qui faisait resplendir la nacre lumineuse de son teint, et seule toujours.\u2014Elle est veuve ! pensa M, de Tori- san.-Par contenance, on égrenait quelque grappe de raisin.Lady Suzanne essuyait vainement de prêcher l'exemple.Hasriett étudiait et songeait.La tante Danielle éprouvait un dépit assez vif pour que le moindre gâteau ne pât passer à sa gorge serrée.Jenny, dont la petite cervelle surexcitée commençait à entrevoir une suite au roman douloureux de l\u2019étranger, devina bien que la maison du notaire, contenant et contenu, n\u2019était pour rien dans son subit désir dy prolonger son séjour ; aussi, jugeant que ce monsieur sombre était décidement moins intéressant qu\u2019on ne l\u2019aurait cru d\u2019abord, ellese mit avec vaillance à enfoncer ses dents mignonnes dans la sèche pâtisserie anglaise.Emile était si fort soulagé par la tournure que semblaient prendre les événe- ments, qu\u2019il engloutit une douzaine de croquettes.Il va sans dire que, suivant un usage légendaire, Armand n\u2019accepta qu\u2019un verre d\u2019eau, Si M.de Torisan, iuformé du veuvage et du séjour de la comtesse d\u2019Aringdale à Chenocé, eût désiré être introduit près d\u2019elle pour renouer la chaîne interrompue du passé, il n\u2019aurait jamais découvert un moyen d\u2019y parvenir plus simple plus convenable et plus complet que celui qui venait de lui être fourni, par le hasard d'une promenade, dans cette bienheureuse journée.L'accident de lady Suzanna supprimait en grande partie l'étiquette entre les divers personnages réunis au château, sans compter qu\u2019il ouvrait à Armand une porte tout naturelle pour s\u2019y présenter.Ne faudrait-il pas s'informer, dès le lendemain, si cette secousse n\u2019avait pas eu de suites pénible pour la jeune femme.Aussi, lorsque la tante Danielle, jugeant avoir assez ft; ce jour-là, pour la consolation de son protégé, donna le signal de la retraite, M, de Torisan, malgré son ignorance de tout ce qui touchait lady Aringdale: prit congé avec la ferme espoir d'avoir enfin attendri la Providence, si sévère pour lui jusqu'alors.Son premier mot, en se retrouva sur la route, futla plus logique des interroga- tiaus : LE CULTIVATEUR Le comte d\u2019Aringdale est mort, n\u2019est-ce pas ?\u2014Le comte d\u2019Aringdale est mort ! ré- ponditla tante Danielle avec gravité, afin de prévenir toute exclamations d\u2019un goût douteux.Mais elle n\u2019avait rien de semblable à craindre de la part d'Armrnd, uui n\u2019ajouta pas une parole et marcha, recueilli, près d'elle.Lady Harriett suivit longtemps des yeux le groupe de promeneurs qui regagnait Saint-Onésime.Elle semblait plongée dans une rêverie absorbante, point triste cependant, car le clair rayon d\u2019une agréable pensée illuminait son visage.Lorsque la dernière silhouette se fut effacée au bout de la grande avenue, elle se détourna avec un geste:de lassitude, comme si sien ne l\u2019intéressait plus de ce côté, et s\u2019assit près de lady Suzanne, dont l'émotion refoulée s\u2019apaisait par degrés, La pauvre jeune femme, depuis si longtemps privée de toutes joies, avait cédé à la surprise, à l\u2019entraînement du souvenir, à la force des circonstancesaus- si, en accueillant cet ami des anciens jours.Pouvait-elle agir autrement, du reste, devant les yeux curieux qui assistaient à cette scène inattendue ?Elle ne pouvait donc se reprocher d\u2019avoir introduit, presqu\u2019à son insu, M.de Torisan à Chenocé ; elle n\u2019en avait pas vu les conséquences inévitables, elle n'était déjà plus maitresse de revenir sur le pas qui venait d\u2019être fait, Ce qu\u2019elle se reprochait vaguement, comme une faute, c'était de ne s'être pas mieux défendue, dans le fond de son âme, contre la première sensation heureuse qui venait sourire à sa sérieuse vie, Son front penché, son visage attendri disaient quelque chose de cette lutte secrète, dont Harriett, assise devant elle, suivit quelques minûtes les progrès et l\u2019apaisement.Elle se donna ensuite la petite satisfaction d\u2019un interrogatore sur le passé, le présent, l\u2019apparition de cet ami retrouvé.Elle fut incisive, mordante, raillant à la fois la tante Danielle qui paraissait faire sortir son protégé d\u2019une boîte à surprise, le jeune homme qui levait les bras au ciel comme un héros de mélodrame, et sa belle-mère elle-même qui avait su tomber de cheval avèc la grâce d\u2019une.artiste en représentatige.Lady Suzane répondit avec simplicité à la partie interrogative, qu\u2019élevés dans un commun voisinage, M.de Torisan avait épreuvé comme elle du plaisir de cette rencontre, qu'elle l\u2019avait perdue de vue, ayant habité l'Angleterre pendant qu'il voyageait au loin, et que son passage à Saint-Onésime lui laisserait un agréable souvenir, Ce fut tout.Elle se borna à sourire aux fantaisies satiriques de la moqueuse jeune âille, Leur attention fut, du reste, détournée par une sorte d\u2019altercation qui semblait s'être élevée dans l'avenue, entre James et le sacteur de Saint-Onésime, Le fonctionnaire de la poste, fort de son mandat, voulait contraindre James à recevoir un volumineux paquet dont il lui faisait lire l\u2019adresse.Le serviteur, sans vouloir rien entendre, s'obstinait à refuser ce dépôt.Lady Harriett, qui paraissait s\u2019intéresser à ce petit débat, ouvrit tout à coup la fenêtre et ordonna brièvement à James de lui apporter le paquet, Celui-ci obéit avec une répugnance\u201dsi véritable que lady Suzanne frappée de cette attitude, tendit la main, à son entrée, avec une vivacité qui n\u2019était pas dans sa nature, pour recevoir les papiers.Mais déjh Harriett, boudissant au devant de James, lui avait enlevé le paquet dont l\u2019enveloppe déchirée laissa s\u2019éparpiller sur la table de nombreux numéros du \u2018\u201c Times \u201d du \u2018\u201c Daily Telegraph \u201d et du \u2018* Morning Herald.\u201d \u2014Qu'\u2019est cela ?s\u2019écria lady Suzanne.\u2014Des journaux de mon pays \u2014Des journaux anglais !.\u2014 Vous le voyez.J'ai pris le parti de m\u2019abonner à votre insu, Milady, puisque vous persistiez, malgré mes demandes réitérées, depuis bientôt un an, à me refuser cette légère distraction.me voili satisfaite ! .non- seulemeut des nouvelles fraîches, mais encore des numéros déjà anciens, qui vont me mettre au courant de tout ce que doit savoir une bonne Anglaise sur la politique et les événements de la Gran- de-Bretagne.\u2014Cette autorisation, Harriett, je persiste à vous la refuser.\u2014Ah | par exemple | quand j'ai là.sous ma main.\u2014J\u2019ai des raisons sérieuses, croyez-le.oh ! bien sérieuses pour préserver dans ma ligne de conduite.Harrietteut un éclat de rire sonore et prolongé, \u2014À votre aise, Milady, dit-elle.Fersistez à défendre ; moi, je m\u2019insurge.Si vous trouvez agréable de vivre en sauvage, sans rien apprendre, sans rien savoir\u2014 notre gracieuse reine viendrait à mourir que je l\u2019ignorerais parfaitement\u2014 sans autre lecture que l'Evangile pour vous, la Bible pour moi, et quelques revues littéraires, je dois vous dire que je ne partage pas ce goût frénitique de recueillement.Je veux être au courant des choses du jour.et j\u2019y serai.Lady Suzanne réunit sous sa main tremblante de contrainte les feuilles anglaises disséminées sur le marbre.On eût dit que leur seule vue lui faisait mal, \u2014dJ\u2019ai peut-être exagéré ; quant aux journaux de France, fit-elle doucergent, nous en recevrons quelques-uns si cela vous paraît si désirable ; mais je vous demande de renoncer aux publications anglaises.\u2014 Vous les trouvez immorales, peut- être ?\u2014Nôn pas, je désire seulement que rien ici ne rappelle la patrie d\u2019adoption, où j'ai tant souffert.\u2014Ceci est facile à concilier avec mon inclination.Je les recevrai seule.\u2014Je vous répète, Harriett, que la presse de Londres ne doit pas entrer dans cette maison.\u2014 Voulez-vous m'obliger à vous dire formellement que je m\u2019y oppose ?Harriett se rapprocha violement de sa belle-mère, On voyait la colère, la rancune, mille sentiments mauvais imprimer leurs griffes sauvages sur son visage altier.\u2014C'\u2019est de la tyrannie ! s\u2019écria-t-elle, mes plus innocentes fantaisies se heurtent à vos caprices ! i Vous avez encore quelque raison mystérieuse comme toutes celles qui vous font agir et dont il est impossible d\u2019obtenir une explication.Il m\u2019en faut faut une cependant, ou je ne céderai pas ! Lady Suzanne, blanche et froide, fit quelques pas pour se retirer.Harriett, dont l\u2019audace croissait avec le silence de sa belle-mère, se jeta devant, elle, en affirmant qu\u2019il lui fallait enfin le pourquoi de tant d\u2019énigmes et qu'elle saurait bien l\u2019obterir.Une hésitation cruelle se peignait sur les traits altérés de la jeune femme, qu\u2019on pouvait accuser de faiblesse et qui semblait répugner également à parler et & agir.\u2014Je ne vous dois aucune explication, dit-elle enfin ; contentez-vous de croire que j\u2019agis pour votre repos.pour votre tranquillité.\u2014 Puisque votre autorité devient du despotisme, Milady, je la brave ! Et elle fit un pas en avant, la main tendue.La comtesse eut un frémissement ; ses yeux s\u2019élevèrent comme pour chercher dans une région plus haute l\u2019absolution de ses actes inexpliqués, et, d\u2019un mouvement rapide, elle déchira en quatre les journaux de Londres.Lady Harriett jeta un cri de rage et se précipita sur les débris, mais déjà James qui venait de rentrer, sans être sonné, les faisait disparaître dans les larges poches de sa veste.Ces trois personnes s\u2019envisagèrent une minute avec des physionomies troublées où se peignaient leurs sentiments divers.Harriett, la plus résolue, la plus emportée, comprenait enfin qu\u2019elle pourrait blesser, torturer sa belle-mère, mais la briser jamais.Cette faiblesse apparente cachait une volonté arrêtée, qu\u2019il fallait tourner avec adresse et ne plus attaquer de front.En cette minute lucide, elle renonça à rien obtenir de haute lutte et appela passioné- ment la vengance, Oh ! se venger !.cette pensée si pleine d\u2019espérances mauvaises ramena sur lèvres hautaines un sourire dédaigneux.~-Mes pauvres journaux ! fit-elle en haussant les épaules avec pitié.Et, comme une reine elle sortit.James resta debout devant sa maîtresse, les mains enfoncées dans ses poches, comme pour y mieux garder les lambeaux du Times et du Morning Herald.\u2014La cruelle enfant ! soupira amèrement lady Suzanne.\u2014Dites plutôt, Milady, la dangereuse fille.\u2014James ! \u2014Excusez-moi, Milady ; lady Harriett- me fait peur.- \u2014C'est par elle que le malheur nous viendra.\u2014Pourquoi l\u2019avoir laissée vous rejoindre ici ?.\u2014Pouvais-je m\u2019y opposer, sans exciter sa méfiance toujours en éveil ?\u2014Il n\u2019en est pas moins vrai que sa présence redouble vos inquiétudes, accroît le danger de la situation et que, malgré toute notre surveillance, il ne faudrait qu\u2019un instant pour la mettre sur la trace.\u2014 Cette crainte empoisonne mon existence.\u2014Et même, sans aller aussi loin, il arrive ce qui devait arriver.\u2014Lady Harriett Holygood s\u2019ennuie, fait des projets, parle de tout boulever- \u2018ser 4 Chenocé ; hier encore elle m\u2019ainter- rogé sur la Tour-aux-Lierres !.13 4 \u2014Miséricorde ! la Tour-aux-T\u2018orres L.\u2014Elle y veut installer un orais.re pour s\u2019y retirer quelques heures, le à .\u201cnche, dans le recueillement, à défaut Ci * *mple évangélique qui n\u2019existe pas «.s ce pays.\u2014Qu\u2019avez-vous répondu ?\u2014Quela tour est fort délabr{ = Vin- térieur, et qu\u2019il ne serait méme ; .ns danger de s\u2019y aventurer.\u2014 Elle n\u2019a pas insisté.\u2014 Hélas ! quel abime nous «\u201d ong sans cesse.ces journaux, tout: .cure encore, m\u2019ont causé une terreur ! tes, ils pouvaient ne contenir aucune : .usion mais il n\u2019eût fallu qu\u2019un mot, qu\u2019un souvenir évoqué pour détruire l\u2019œuvre à laquelle je consacre ma vie.\u2014 Vous succomberez à la tâche, Milady ; permettez-moi de vous le dire une fois de plus.Permettez-moi de chercher «1.!ques nouvelle combinaison pour css.ver de vous rendre la tranquilité.\u2014Rien n\u2019est possible, Jumes, 1° +.en- dehors de ce que nous avons tent.\u2014 Encore faudrait-il une espér: : \u2014Chaque jour, au contraire, r.nos difficultés plus grandes.\u2014Et me fait compter davantage s.v vo tre dévouement, \u2014Il est tout entier au service de Mi.lady.\u2014Je le sais.James, ah ! cette vie est horrible !.mais je ne la déserterai pas.James regarda avec une respectueuse administration la jeune femme dont le front sembiait éclairé d\u2019une aréole de foi, et sentant lui-même toute l'inutilité d\u2019observations nouvelles, il se retira en bran« lant sa tête rousse d\u2019un air découragé.\\ IX LES PROJETS DE M.DE TORISAN Lie repas du soir, chez M.Champlin fut rempli du récit mouvementé des accidents et des surprises de la promenade.Armand avait beaucoup à apprendre sur Lady Suzannne, qu\u2019il avait dépeinte, avec une convenance parfaite \u2018\u201c une ancienne voisine de campagne, qu\u2019il ne soupçonnait pas de retour en France.\u201d \u2014Ah ! fit le notaire avec.un petit sourire malicieux, c\u2019est que cette jeune dame ne raconte pas volontiers ses projets ni ses affaires.) \u2014 Voilà une veuve qui a pris son deuil au tragique plus qu\u2019aucune autre.\u2014Deux ans de larmes, de retraite, pas de distractions, à peine une visite.\u2014Le comte d\u2019Aringdale devait être le modèle des maris Armand réprima l'amertume involontaire de son sourire.\u2014Soixante-cinq ans, répondit-il, une maigreur qui touchait au désossement, de la calvitie, voilà pour physique.\u2014De l\u2019égoïsme, de la roideur, de l\u2019absolutisme, quelques-uns disent : de la brutalité,.voilà pour le moral.\u2014Très-flatteur, en vérité, Quoi qu\u2019il en soit, douleur réelle ou exagération, la comtesse surprend tout le pays par le choix qu\u2019elle a fait de Cheno- cé, sa réserve, son petit train de maison et le mystere qui I\u2019entoure.\u2014 Quel mystère ?.i1l y a un mystère ?interrogea Armand avec avidité.\u2014On le dit, répondit Emile qui n\u2019était pas fâché de causer à son tour un peu d'angoisse au bel étranger.\u2014 D'ailleurs, tout est mystérieux à Chenocé : deux uniques serviteurs, dont l\u2019un ne parle pas notre langue, et dont l\u2019autre cumule les fonctions de valet de chambre, de cocher, de palefrenier, de jardinier, de gardien ; u:.pure qui est une forêt ; un château à dumi-inhabité, où on a vu, la nuit, courir des lumis- res.\u2014Grand Dieu !.vous me faites peur ! frissonna Jenny.\u2014En ce cas: je m\u2019arréte.\u2014Non pas, fit la tente Danielle ; cela devient très-amusant ; cela ressemble, comme début à je ne sais plus quel vo man de ministres Braddon, \u2014On raconte même-\u2014\u2014des villageoë Pafirment \u2014-\u2014 que parfois.pon:laut le belles nuits d\u2019été, en revenant du bracoz nage, le long du pare, ils ont'entendu des pas et des voix dans les taillis.\u2014D\u2019autres braconniers, sans doute.\u2014Point ; des voix masculines, une langue étrangère, de l'anglais très-probable- ment.\u2014Eh bien ! c'est le viel oncle., et plutôt encore le domestique.\u2014Le baron d'Exaudrille, toujours couché avec le soleil ou à peu près, ne parle pas anglais.\u2014La voix de James est plus rude.\u2014Ce sont alors des visiteurs, dit le notaire.\u2014Les paysans curieux interrogèrent, épièrent, Aucun étranger n'était venu au château ; personne n\u2019en était reparti.\u2014 Vous allez voir que ce sont des rey venants, dit la tante Danielle.\u2014Je ne crois pas précisément que cq 8 ht â | 4 14 LE CULTIVATEUR - soit dans le monde -des- morts qn\u2019il.faille | classer les promeneurs nocturnes du parc de Cheniocé.M.le maire, cherchant une explication raisonnable à- ces rumeurs, me disait supposer le passage secret au château de quelques amis politiques du baron d\u2019Ex- audrile.dont les antécédents de conspirateur légitimiste sont bien connus du gouvernement.e \u2014Bon ! exclama Mlle de Laurage : a qui ferez-vous croire, M.Dollins, que ce digne petit vieillard, inoffensif et distrait soit un perturbateur de l\u2019ordre public ?.et surtout que ses amis soient obligés, pour ne pas porter ombrage au gouvernement impérial, de le visiter en cachette.\u2014Je raconte, Mademoiselle, je ne préjuge pas.Du reste, je préfère encore cette vision, quel qu\u2019improbable qu\u2019elle soit, aux histoires de fantômes qui ont cours dans le village.\u2014Je conclus de tout cela, dit plaisamment le notaire, que nos paysans, tremblant d\u2019être pris en délit de braconnage, ont entendu marcher leur ombre, et pris pour langage inconnu ce qui n\u2019était vraisemblablement que du francais de Tou- rain :, c\u2019est-à-dire le meilleur.C tte conversation laissa rêveur M.de Torisan.: C était une ombre\u2014la première\u2014jetée gur le radieux tableau de ces illusions ressuscitées.D s le lendemain, de trés-bonne heure, ilse leva sans bruit, ouvrit la belle grille à lances dorées et s\u2019aventura seul dans le village, où tout était-éveillé depuis l\u2019aube, poules et gens.11 suivit & pas lents l\u2019unique rue, re- \u2018gardint autour de lui avec l\u2019intention d\u2019un homme en quête d\u2019un objet rare.Les m\u2018nagères sur le seuil de leurs portes, les enfants par-dessus la haie des Jardins, le reg rdaient ave c étonnement, car les messie is qui traversaient Saint- Onésime au ::1\u2026.nent de la chasse ne soumettaient pas icur maisonnette à un exa- \u2018men aussi attentif.1 Il est probable que M.de Torisan ne découvrait pas ce qu\u2019il cherchait, car il hâta le pas d\u2019un air contrarié et se trouva bientôt en-dehors du village, sur la \u2018grande route poudreuse.; À ute portée de fusil da la dernière chaumière, s'élevait une petite maison \u2018blanche, à un seul étage, dont les persi- \u2018ennes grises-étaient entr'ouveres ; un jar dinet tout autour ; des fleurs qui grim- \u2018paient à un treillage primitif.Sice n\u2019était pas précisément le rêve de Jean-Jacques, c'était du moins une installation champêtre qui ne manquait Pas, dans son éxiguité, d\u2019une certaine grâce rustique.| Armand s\u2019arrêta à la considérer, si long \u2018temps même, qu\u2019une bonne femme en \u2018entr\u2019ouvrit- la porte et s\u2019avança vers lui \u2018avec un large sourire.| \u2014J'\u2019avais cru que la maison plaisait à \u2018Monsieur, ou que Monsieur était envoyé par le monsieur d\u2019Auxonne pour examiner la maison, \u2014-Elle est à vendre ?interrogea-t-il.| \u2014Ou à louer, Monsieur ; ce qui est plus difficile, quoiqu\u2019clle soit gentile et propre,.et pas chère, mais, dans notre pays, on vend encore plus qu\u2019on ne loue.\u2014I1 se pourrait pourtant qu\u2019elle me convint votre imaisonnette.\u2014Ah!.s! Monsieur est une con- -Currence at \u2026vnsieur d\u2019Auxonne ! c\u2019est bien différer:t.\u2014Oui,.aus:i dépêchons-nous de visiter ; il n\u2019autuit qu\u2019à venir.\u2014Mon D\u2018 ! je préférerais certainement Mons.«>, qui me paraît être seul, que le monsi tr \u2019Auxonne qui viendrait ici pour rét»'!;r des enfants malsdes.et vous sentez .des enfants, cela gâte un appartemer:: ct bouleverse un jardin, que c\u2019est une pi \u2014C\u2019est tr.\u2014 Monsicur zuit que j'étais en marché pour 250 fr.nvs, ; \u2014 Va pour 250 francs, répondit Armand avecune fnu-ilité qui inspira immédiatement à la vicille femme le regret très-vif de n\u2019avoir ras demandé cent écus.\u2018 Elle :u'&n aussitôt son locataire inattendu dats sen petit domaine en lui faisant ebszcrvor que la mort de son mari, ancien : cur de la commune, Pem- péchait seine do conserver cet immeuble qu\u2019ils avaie it fuit élever sur leurs économies.En pénétrant au rez-de-chausée, elle expliqua que le monsieur d\u2019Auxonne de- vaitlui permettre, sur le prix de loca- \u2018tion, de conscrver pour son usage person?nel la cuisine et le grond- cabinet y atte- ant, Armand, tout en jugcant que le mon- | sieur susdit devait être d\u2019un excellent naturel, ne trouva pas à propos de protester pour con propre compte, car cet arrangement lui donnerait une concierge.Enhardie par ce'silence, la veuve de l\u2019instituteur, qui était une femme habile, laissa clairement entendre qu\u2019elle perdait encore à ne pas louer au monsieur d\u2019Aux- onnie, lequel avait promis de lui confier la confection des repas de la famille.Cette insinuation fat couronnée d\u2019un éclatant succès Eclairé d\u2019une lueur soudaine, Armand reconnut tout les services que cette situation domestique pouvait lui rendre, en lui permettant de trouver à la petite maison l\u2019indispensable de la vie matérielle, tout en lui conservant une indépendance absolue et le maintenant à une courte distance de Bellevue et de Chenocé.Ne pas s'éloigner !.Ce désir l\u2019obsédait depuis la veille, depuis qu\u2019un mot de la tante Danielle, en lui apprenant la mort delord Holygood, comte d\u2019Aringdale, avait ouvert à ses rêves les plus heureux horizons.Repartir maintenant, reprendre ses voyages sans but, rentrer dans la maison déserte de son enfance, rien de cela ne lui était plus possible.S\u2019exposer à perdre encore, par sa faute l\u2019espoir le plus légitime, providentiellement retrouvé, c'était une imprudence qu\u2019il ne voulait pas commettre.On lui avait arraché, une fois déjà, cette fiancée choisie, cette Suzanne si vertueuse et si charmante ; mais l\u2019obstacle avait disparu ; il ne permettrait plus au hasard, aux circonstances de s\u2019interposer de nouveau entre eux.Tout rempli deses impressions souriantes, il rentra à Bellevue, chercha sa vieille amie, déjà investie de la charge de confidente, et l\u2019initia à ses récentes décisions.Il avait loué une maisonnette, afin d\u2019y passer la fin de la belle saison, interroger discrètement la comtesse d\u2019Aringdale sur les motifs de sa retraite absolue, la faire ressouvenir de leurs chers projets d\u2019autrefois et l\u2019amener doucement à les partager.Tout cela est sonvenable, naturel, d\u2019une exécution facile et ne pouvait manquer d\u2019obtenir l\u2019approbation de la tante Danielle.Il faut avouer cependant que tout en se réjouissant de garder son protégé près d\u2019elle, Lout en s\u2019energueillisant de jouer le rôle de la Providence, elle ne pouvait se défendre d\u2019un secret fdépit contre la châtelaine de Chenocé.dont les petites mains rompaient innocemment la trame sentimentale qu\u2019elle avait imaginé, d\u2019ourdir en faveur de sa nièce.Courageusement, elle imposa silence à ses regrets et voulut voir sur l\u2019heure ce qu\u2019elle appela la \u2018* chaumière \u201d de son cher enfant, afin d\u2019y faire transporter les objets les plus indispensables et veiller à son installation.Quoique un peu surpris de cette résolution brusque, M.Champlin adressa de cordiales félicitations à son hôte d\u2019un jour, pour avoir eu l\u2019aimable pensée de prolonger sa \u2018présence dans leur belle vallée bourguignonne.Il se demanda bien un peu ce qui avait pu motiver ce revirement si complet, mais il netrouva pas tout desuite et ne se rompitpas la tête à chercher.Au fond, peu importait au digne homme qui avait gagné dans la vie des champs une placidité moutonnière et égoïsme naïf.Emile Dollins eût été quelque peu contrarié, la veille, s\u2019il eût appris que ce beau rêveur fixait sa résidence d\u2019automne à Saint-Onésime.Heureusement pour le pauvre garçon, menacé par l\u2019ostracisme de la tante Danielle, il avait entrevu a Chenocé les vestiges d\u2019un petit drame intime et se sentait suffisamment rassuré.x AU COEUR DE LA PLACE M.de Torisan eut la patience très- méritoire d'attendre jusqu\u2019à trois heures de l\u2019après-mid: pour se présenter à Che- nocé ; Veffort avait été si grand que, ne se sentant plus capable de le soutenir davantage, malgré une chaleur tropicale, il enfila braveiment la grande avenue du château.& L\u2019extrémité de cette avenue se confondait avec le parc dont l\u2019inextricable fouillis de verdure s\u2019étendait jusqu\u2019à l'antique cour d'honneur.Sous l'ombre des vieux catalpas, bien en vue des coquets treillages modernes de son pigeonnier, le baron d\u2019Exaudrille avait transporté un grand fauteuil rustique et son livre favori, ° Est-il besoin de dire que le dit ouvrage était en traité spécial de l\u2019éducation des pigeons ?Tenté par la fraîcheur, lady Suzanne était venue rejoindre son oncle avec sa corbeille de travail, ravissante coquille de nacre et de soie d\u2019où s\u2019échappaient des brindilles de laine, Une table servait de support à cet étalage mignon : pelote rose, étui d\u2019ivoire, dé d\u2019or, ciseaux microscopiques pour découper les fines broderies.Elle avait beaucoup de distractions, la jeune femme, en se livrant à cette délicate opération, car les ciseaux mordaient imprudemment la batiste, Une fois surtout ce fut un massacre ; tout un rang de festons tomba sacritié : lady Suzanne venait d\u2019apercevoir Armand debout à quelques pas, attendant un regard pour saluer.: -Depuis a veille.et.dans une longue conversation avec sa nièce, le baron d\u2019Ex- audrille avait rafraichi ses souvenirs au sujet des rapports, qui avaient failli devenir les liens de famille, entre le pére de la comtesse, la jeune femme et M.de Torisan.Son accueil se ressentit naturellement de ces souvenirs évoqués, bien que, par leur nature même, ils nécessitassent une grande réserve Il se montra ce qu\u2019il était dans l\u2019intimité, un excellent vieillard, un peu maniaque, dont l'intelligence, qui n\u2019avait jamais jeté un bien vif éclat, s\u2019éteignait doucemeut dans la quiétude d\u2019une vie végétative, 11 était, en somme, parfaitement heureux entre sa nièce qu\u2019il admirait en toutes choses, lady Harriett qui redoutait uste assez pour ne la contredire en rien, et la grande passion de son célibat volontaire : les pigeons.Une nuit de réflexions avait rendu à lady Suzanne le calme qui la fuyaitla veille et la lucidité de vues qui lui avait d\u2019abord fait défaut.Elle se montra gracieuse avec une nuance de gravité, sans paraître entrevoir que tout ne devait pas se borner entre elle et M.de Torisan à une rencontre et à une visite, A vrai dire, Armand fut un peu déconcerte de cette froideur déguisée sous le savoir-vivre de la maitresse de maison, Il attendait mieux del'évocation du passé et ses yeux tristes semblaient lc reprocher.- Sans le voir, ou peut-être en le remarquant péniblement, la comtesse d\u2019Aring- dale fit habilement glisser la conversation dans le domaine des généralités, sans lui laisser reprendre une allure personnel- e.Lady Harriett, avait emporté dans le petit groupe sa part de bonne humeur.Elle était, ce jour-là, plus expansive que de coutume, et, bien loin de paraître se souvenir de la cruelle scène de la veille avec sa belle-mère.sa rancune savait revêtir toutes les formes et sourire entre deux morsures, Vainement M.de Torisan attendit une interrogation sur son départ, une allusion à la durée probable-de son séjour ; rien ne tomba des lèvres sérieuses de la jeune femme, dont attitude demeura si réservée qu\u2019il prit congé sans oser avouer encore son intention de passer à Saint Oné- sime un temps que lui-même ne pouvait préciser.Le pauvre garçon reprit le chemin de sa maisonnette en se demandant avec inquiétude si la vie anglaise avait refroidi cette affection d\u2019enfance,ces rêves de jeunesse qu\u2019il avait espéréreprendre au point précis où les avait rompus la cruelle volonté d\u2019un père.Mme Servin, la veuve de l'instituteur, l\u2019attendait avec un petit dîner modeste et confortable qui prouvait que l\u2019enseignement primoire ne lui avait nullement fait négliger son talent de cordon bleu.Armand, malgré les instances de son notaire.avait voulu inagurer ce jour mé- me ce qu\u2019il appelait sa fantaisie de villégiature, tout en promettant d\u2019aller souvent s'asseoir à l'hospitalière table de Bellevue.Toutefois, il fit médiocrement honneur au poulet rôti et à la carpe de Saône au au bleu que lui servit la vieille femme dans une salle à manger proprette, dont six chaises de paille et un buffet de noyer composaient tout le mobillier.La chambre à coucher s\u2019ouvraient tout à côté riante, avec des rideaux blancs, une petite glace et une belle vierge de plâtre, qui frisait pendant à un spécimen calligraphique dû à la plume ingénieuse de feu Servin.Enfin, le portrait peu flatté de la maîtresse de céans trônait en face de la che- minéee dans un cadre doré voilé de mousseline.\u2014Hein ?.serez-vous bien ici, Monsieur ?demanda la bonne dame en écartant la mousseline par un geste plein de prestesse et d\u2019habileté.\u2014Un vrai petit paradis, Madame répondit poliment le jeune homme, en accordant un regard admirateur à la criante peinture dont tout voile avait disparu.Flattée dans son amour-propre de femme et de propriétaire, la veuve de l\u2019instituteur se retira en bénissant la bonne étoile qui lui envoyait un locataire aussi distingué.La tante Danielle qui, de son côté avait fait une visite à Cheuocé pour prendre des nouvelles de lady Suzanne, l\u2019avait trouvée plus agitée que satisfaite, ce dont elle n\u2019augura pas trop mal.Après tout, il ne fallait pas eucore désespérer : les femmes avaient des caprices les hommes des dépits, les fillettes des idées changeantes ; elle seule, brouillonne par essence et illogique par nature, se sentait capable de démêler lécleveau qu\u2019il lui plaisait assez de voir embroussaillé.\u2014 Je commence vraiment à m\u2019amuser ici, Pierre, disait elle à son fidèle valet de chambre qui, lui, ne s\u2019amusait pas du tout.\u2014J\u2019en félicite Mademoiselle, répondait invariablement le bonhomme ; je n\u2019ai pas le bonheur d\u2019éprouver lamême impression dans ce pays.- \u2014 C\u2019est que tu n\u2019es pas livré aux combinaisons qui m\u2019absorbent.\u2014Ce doit être cela, Mademoiselle ; en effet, nous ne faisons aucune combinaison à l'office.Me serait-il permis de demander à Ma- demoisellesile devoirqui avait amené Ma- moiselle à Saint-Onésime est bien près d'être rempli 2 \u2014-Oui.c\u2019est-à-dire.enfin, j'y travaille, va, mon ami, j\u2019y travaille ; mais quelques complications peuvent nous retarder un peu.Ces complications, majeures en effet, s'appelaient lady Suzanne et Emile Dol- lins.On ne pouvait soupçonner ce que ce rustre etcette quakeresse causaient de tourments à la bizarre fille.Contrainte d\u2019épier et d\u2019attendre un peu plus de netteté dans les événements, elle prenait un certain plaisir à tenter de les diriger.C\u2019est ainsiqu\u2019Armand reçut de sa vieille amie le conseil d\u2019avouer carrément son installation à Saint-Onésime afin d\u2019étudier l\u2019effet que cette résolution produirait à Chenocé.C'était le soir, la pluie tombait par giboulées fantasques, M.de Torisan attendait qu\u2019un peu d\u2019intervalle dans les ondées lui permît de se retirer.1] venait de suivre le conseil de la tante Danieile ; il avait avoué, en rougissant comme un coupable, être devenu, lui aussi, un habitant provisoire de ce riant coin de terre.Si l\u2019obscurité tombant alors dans le grand salon de Chenocé lui avait permis d'interroger la physionomie de ses auditeurs, il aurait été surpris de voir, à cette révélation, un même ambarras s\u2019emparer des yeux d\u2019une femme et un malicieux sourire passer sur les bonnes grosses lèvres du baron.Il n\u2019espérait intéresser que lady Suzanne et voilà que le vieil oncle, devant causeur, se fit raconter en détail le plan de la maisonnette, la grandeur du jardinet et jusqu\u2019au nombre des rosiers : tandis qu Harriett, d\u2019une voix coquettement agressive, le félicitait de préférer bourgeoisement la Bourgogne au Caucase ou à l\u2019Australie, James apporta des lampes.Ce fut seulement alors que le jeune homme put chercher à deviner sur le visage de lady Suzanne l\u2019impression qu\u2019elle pouvait ressentir.Elle était très-pâle, une expression désolée s\u2019étendait comme un voile sur tous ses traits, dont pas un muscle ne tressail- lat.Depuis la confidence d\u2019Armand, elle n\u2019avait pas ouvert la bouche.C\u2019était à croire qu\u2019elle n\u2019avait rien entendu, rien deviné, Mais ce silence, cette attitude disaient mieux qu\u2019un long discours la désapprobation qu\u2019elle infligeait à cet accès de misanthropie ou d'espérance.Armand en fut atterré.A peine la lumière eut-elle été placée sur la table, que la comtesse prit une broderie et se mit à tirer l'aiguille avec activité.On sentait la fièvre dans les agiles mouvements de ses mains mignonnes.Lady Harriett, loin d\u2019imiter cet exemple, rapprocha sa chaise basse, appuya sur la table son long bras, d\u2019une maigreur tout à fait aristocratique, et entreprit avec M.de Torisan une lutte courtoise à propos des Anglais et de l\u2019Angleterre, de la France et des habitants de Saint-Onésime en particulier.Jusque là elle avait été suffisamment spirituelle ; en peignant la naïveté gracieuse de Jenny, l\u2019égoïsme bonhomme du notaire, la comique exaltation de la tante Danielle, elle trouva des mots heureux quoique piquants, qui égratignaient juste assez pour faire sourire les auditeurs sans trop faire saigner les sacrifiés.Armand défendait ses amis de Bellevue avec une gaieté contrainte, que le silence persistant de lady Suzanne ne modifiait, Il se sentit peu à peu gaguer parle malaise qu\u2019engendrait ce silencezil eût voulu partir et la pluie tombait toujours.James était venu deux fois prendre à voix basse, près de la châtelaine, des ordres que personne n\u2019entendit.Une sorte d\u2019impatience finit par devenir visible sur ce front pâle qui se contraignit à l\u2019impassibilité.Armand vit tout cela et, sans en comprendre la cause, il en souffrit assez pour brusquer sa sortie.Si du moins il avait emporté une bonne parole, il eût bravé de bien meilleur cœur la pluie diluvienne et la nuit noire, bien au contraire, au moment où il s\u2019inclinait devant lady Suzanne, il l\u2019entendit murmurer d\u2019une voix brève : \u2014 Vous renoncerez à resser ici, Monsieur.Il la regarda avec surprise, avec douleur, hesita, puis répondit à voix basse, d\u2019un accent plein de fermeté : \u2014Je serai toujours désormais où vous serez, Madame.Un frison courut sur son blanc visage ; elle abaïssa ses veux sunpliants et salua ; avec une simplicité exquise, comme s\u2019il ne venait pas de s\u2019échanger entre eux prière inutile et une menace indirectdl.:- M.de Torisan se jeta à l\u2019aveugle If _ + l\u2019avenue détrempée, qui passa en quelel s instants de l\u2019état d\u2019éponge à celuiil- gouttière, et fit jeter des cris de com} sion à Mme de Servin qui le débarmil \u2026.de son paletot.(PF \u2014 Monsieur est percé jusqu\u2019aux Monsieur pouvait bien attendre la f = trombe\u2014 car c\u2019était une vraie t e ! ' io Monsieur allait gagner une ple ps .PR Mar * \u2014Si Monsieur était raisonnable, il pally >* w drait un grand verre de vin chaud ail mettraitau lit.: | \u2014Ce serait le meilleur moyen va Ji Yd gner à Monsieur les suites probabl son imprudence.Armand n\u2019entendit ni les doléance les conseils de l\u2019officieuse personne.Il transporta dans sa chambre la pe inondation que provoquait son passdf\u201d.sans se mettre en peine du dommagedf : pouvait en résulter pour sa santé ef gj son parquet.i Pourquoi donc la prolongation dé séjour a Saint - Onésime paraissait\" causer à Suzanne une secrète terreur N\u2019était-elle donc plus la chère et che Suzanne d\u2019autrefois ?Cette question, ce doute, remplf# de fièvre une nuit d\u2019insomnie à lag sa promenade aquatique de la soirée) tait peut-être pas étrangère.SIFFLEMENT DE VIPERE } Armand se leva le lendemain, } attristé, le corps malade et l\u2019âme ing te.Malgré lui, les ridicules propos des || (mam lageois, les commentaires du notaire, fms & explications vagues de M.Dollins lui venaient en mémoire, Il y avait un air de mystère, en ef td autour de la jeune femme, etsa charg} \u2014.te personne tout entiére semblait par plier sous le poids d\u2019une menaçante f: LaSispuelei lité.pe qui vous at Sa froideur, sa contrainte ne M frtop sys taient-elles pas de cet état de chosesé1 matique ?A Four On Il fallait à tout prix le savoir.as al Ds Or, la loyale nature d\u2019Armand ne c4pasdeme js naissait qu\u2019une seule façon de s\u2019instru: frs de à interroger directement lady Suzanne.oi psa, Ce fut pourquoi vers deux heures, {Jute} un vouloir se demander ce qu\u2019une visite : [Jig] si rapprochée pouvait avoir d\u2019insolit |[pdla se dirigea vers chenocé, pate delai La terre molle enfofçait sous ses {fou unk, pressés ; les grands arbres pleuraient [fé Muunkw core sur la route leur averse de la n (Msn: et le soleil éparpillait sur Pherbe hun un splendide écrin de gouttelettes ot/f Ltausiini rayons.(te de nan Poésie perdue, pour lui du moins, fem: ne cherchait dans la paysage que la 1/P%#-imeaté relle aigiie de Chenocé, assez sem blab prie su un clocher moyen âge, i Tout à coup, il fit une exclamation Miu joie.ila us A Tangle du bois où Suzanne lui # Pie ng apparue pour la premièref fois, il lain fig voyait assise sur un tronc renverséfftue (rx, front penché, l\u2019air réveur, et seule ?.filer, \u2014La Providence me sourit ! s\u2019écrk il en s\u2019approchant avec toute la rapi que comportaient les convenances.Elle ne l\u2019avait point vu venir et g vivement embarrassée.On pouvait lire sur ses traits exprepfily la confusion pénible de sentiments di sement ressentis.Elie fit un effort pour se lever.{ft M.de Torisau la retint par un & hi yy plein de douceur et de priére.j \u2014Restez, je vous en conjure, dit-ijl m\u2019est infiniment doux de croire que # vous a conduite sur le chemin où je | Umaz sais pour aller vers vous, \u2018aide, \u2014 Voilà beaucoup de présompti furet .répondit la jeune femme avec un souff ig 4 indécis.8 Ce \u2014Et surtout beancouy: de joie, i ®iny,, 1 \u2014Eh bien ! voilà votre vinie fal Pig PE.reçue en plein champ, dit-elie avon [fFig, où intention de reproche.Hg \u20ac \u2014M\u2019en voudriez-vous done d\u2019avoiw lag, me rendre à Chenocé ?\u2014 Peut-être si j'en connaissais le 1% Elle bllait au de-vant d\u2019une expli lay, possible.yy 11 n\u2019y avait pas à s\u2019y tromper, Ce n\u2019était ni une banale coquetteric}} fa; ta digne de son caractère, ni le hasard d' Rb bh conversation c\u2019était de la volonté pa pd Si Suzanne d\u2019Aringdale était en: de Suzanne de Morfadèle, elle aurais If AE deviné ce motif, et l\u2019aurait pardonné Yan ; A La jeune femme secoua doucemen I lng Me jolie tête pensive.fl a) tt \u2014 Pourquoi mentir § fit-elle avec y MIT lance.[Ee TY Je regrette, non pas tant d\u2019avoir c pe pris votre pensée intime, que dela} etat germer dans votre esprit.ih Ay \u2014Quoi de plus naturel pourtant ?} \"uy, \u201c Je vous ai perdue, je vous ai pleurée ;| respecté votre éloignement et votre Pa, tay nouvelle.- fau; (A continuer.) \u201cLE CULTIVATEUR 5 ley = = \u2014 on ra re ù wl, Specifique sulagement immédiat et durable.Le Dr| mant cette triste affaire et en rendant le |, TT Uy, i, p Co H, V.Mott, de Brentwood, Cal., écrit :| peuple américain si sain qu\u2019il peut main- |} : Magy fing otre lu Brochite et les Toux opinâtres « Je me suis servi de I'émulsion dé Scott tenant jouir de ses repas et être heureux.|| i bag 2 Tous les jours pour ainsi dire, nous en- Stig, ndons louer les remedes préparés par ; ™ ig | Dr Ed.Morin, tous produisent d'ex- Ja Hlents résultats et donnent complète Fn , Btisfaction.Pour le prouver, nous vous \"or ions de lire le certificat suivant qui se hey, PUS fera voir la grande efficacité d'une * ses préparations, le \u2018* Vin Créosoté.Sir, § (CERTIFICAT) Baie St Paul, 18 novembre 1887.M.Ep.Morin & Cre.Québec.Weta.ly ; thag) on Messieurs, Mid! Pendant six mois, je me suis vu sous Bay {| coup d\u2019une bronchite qui parraissait Mig, © d&pbuloir m\u2019arracher à ma famille le plus lum:Îlte possible, tout en me faisant endurer Uh fl souffrances les plus cruelle.Il me Ui mp imblait que pus je prenais de consulta- limylbns et de remèdes, plus le mal empirait \"aap devenait sérieux.Bh prono |Déjà, j'avais pris le partie d'abandon- bp i | pr tout médicament : je me disais que * Pri,fa maladie était incurable ; mais je m\u2019é ey, fis trompé, car une heureuse annonce it venue me dire que, si je voulais être n léri, soit de bronchite, toux, asthme, i go, mie.ete, il fallait me procurer une bou- aie Bille &.Vin Créosoté du Dr Ed.Morin.Gedo gy Mn mécintement, j'eus de ce vin, et non le 1 e la ity Bg yyy ly lis) ! i chp ety | fel ag helque bouteilles, mais une seule a suffi bur faire disparaître complétement ma Fonchite.I Depuis ce temps, j\u2019eus l\u2019occasion de me Focurer encore six bouteilles de ce méme In, que je conserve comme m\u2019ayant ren- roy fi la santé et pouvant encore la rendre, lit à d\u2019autres, soit a moi-même.4 eb | Je vous félicite donc, chers messieurs, stable To 3 votre excellent et imcomparable remè- \u20184e, le Vin Créosoté, et ne saurait trop le stl Fcommander.\u201cMss Croyez, messienrs, a toute ma gra- ut Willrude et agréez, etc\u2018 SCA Din P.ALLARD, cote 1 Marchand arden, oo, cl 1¢ fee, eg) 5 a à entire se, sde mes La Salsepareille d\u2019Ayer est justement @: qu\u2019il vous faut comme médecine de © anil {ffrintemps, Supérieure à toute autre.dec adeno.Brit bavi | frais dans le Dakota Nord, au mois de ward fal de eobfyméiprouteille de la Découverte Végétale de tement ho San porthrop & Lyman, parcequ\u2019il me sem- diesihem{ait que je ne pouvais m\u2019en passer.Pen- shore imei ant que j'étais là, je vis une amie qui mratsoù d'ioli{iP Uffrait d\u2019indigestion, de la bile.et du Bal de tête.Je lui recommandai la Dé- veuve, L ; wih sf PAVerte Végétale, et elle fit I'egsai ; elle lsu prin recut tant de soulagement que je dus Hi laisser le reste de ma bouteille.\u201d ~~ \u201cleur ares de ta ae _ ; la re ( La transition rapide d'un état de fai- i als fesse, de langueur physique et de ner- ali imigpuse irrascibilité\u2014produites par la dys- i ww JpPsie \u2014 à un état de vigueur et de bien sa pr fay ire physique, s\u2019opére toujours par l\u2019usa- A i p du tonique par excellence la Découver- ne | Végétale et Dyspeptic Cure de Nor- 1 mats 3 .Lite hirop & Lyman qui se rend rapidement jaître de l\u2019indigestion, de la constipation i an one EN us DIE \u2018s douleurs bilieuses et des maux de «ft Ÿ 3 pra] fmme, qui purifie lesang et donne une ul oni puvelle vigueur à tout le système.G1 Really PE \u2014 ot gout 8e 10.3 .sb ff Dortle, de Manchester, Ontario Co, ue en Me V., écrit : \u201c J\u2019ai obtenu un soulage- dau ent immédiat par l\u2019usage de l\u2019Huile pti ectrique du Dr Thomas.J'ai souffert p 'asthme pendant onze ans et j'étais buvent obligé de passer dix ou douze pits de suite assis dans mon lit.Je brs maintenant comme un bon toute la it sur un lit de plume, ce que je n\u2019avais mais été capable de faire avant d\u2019air fait usage de l\u2019Huile.\u201d ms ps ABET ipo 2 area pip g saad oust L\u2019Ami des Enfants eux Je 0 os i.On en vend chez tous les pharmaciens up de pré chez tous les épiciers.La vogue de medi Mb Sirop Calmant s'accroît de jour en ° pur ; dès son emploi, les douleurs qu\u2019é- rouvent les enfants disparaissent et font lace à un sommeil réparateur ; nous le commandons durant le temps de la ntition.; .A ur 6 5 | [} \u2018 avt, A i wit IE ap BE 0 74008 ar i W pt: Immense sacrifice.| M.J.E.Asseliin, épicier, ayant ache- b à des conditions excessivement avan- hgeuses le fonds de commerce de M.eorges Gagnon, marchand d'articles de hntaisie rue St-Joseph, informe le pu- ic que d'ici à un mois il vendra sans serve et à des prix fabuleusement bas, 108 uu magasin de 7 cts et $1, tout l\u2019assorti- if liens dont chacun n déjà été à même ; Jars que apprécier la variété et la valeur.On i \u2018Fouvera là toutes espèces d\u2019articles de pal pût et d\u2019utilité à un bon marché sans Jos {i i i pall iv se pose?gr ee pb dr y vi EE el récédent, attendu que c\u2019est un fonds de ; {vienqueroute acheté à l\u2019encan.\u2014n.o ; ce = ml\" fi ceux qui souffrent de consomp- , oh tion #005 brotule et Aébilits générale essaient l'é- 1 Lie fu gpl 4 palsion d'huile de foie de morue de Scott \u2018rec hypophosplites, ils trouverogf wun.x #; \u2018M.Fleury Graham, Wingham, écrit : |- dernier, et j'apportai avec moi une avec grand avantage dans des cas de| Rappelez-vous.\u2014Pas de bonheur sans phtisie, scrofule et Jangueur.Excellent au goût.Bouteilles de 50 cts et $l.Pourquoi laisser le rhume vous lacérer la gorge ou les poumons et courir le risque d\u2019aller remplir la fosse d\u2019unconsomp- tif, quand, par l\u2019usage fait à temps du Sirop Anti-Consomptif de Bickle.on peut alléger la douleur et éviter le danger.Ce sirop est agréable au goût et n\u2019est pas gurpassé pour soulager et guérlr toutes les maladies de la gorge et des poumons, rhumes, toux, bronchites, etc., etc.santé.que.Demandez-en une bouteille à votre-+ pharmacien.Soixante-quinze centins.Avis aux Cultivateurs DU DISTRICT DE QUÉBEC Souvent le malaise et la maladie chez les enfants sont causés par les vers.Le ** Mother Graves Worm Exterminator al donne du soulagement en détruisant la cause de ces indispositions.Faites-en l\u2019essai et vous serez convaincu.gétaux à la fabrique de marinades, devront d'ici au quinze AVRIL, demander\u2019 les différentes graines de végétaux qui entrent dans la.fabricuation des marinadès.En fournissant la de pouvoir se procurer des végétaux d\u2019une qualité superieure, Il n\u2019achètera seulement que les produits de la récoite provenant des graines qu\u2019il aura vendues.Des prix rénumeratifs seront payés pour ces végétaux.Pour plus amples informations, s'adresser à ALFRED ROBITAILLE Fabricant de Vinaigre QUEBEC.15 mars 1888\u20141s.¢.cl.I= Ee AVORTEMENTS 2 = STERILITE Les fausses couches habituelles guéries par l'emploi d\u2019une bouteille d\u2019Maboriri.Pour lcs vaches et juments il n'a jamais failli Rendu au bureau de express deu $2.Wallace Barnes, Boite 604, Bristol, Ct.Le \u201c\u201c Holloway's Corn Cure \u201d détruit toute sorte de cors et de verrues jusqu\u2019à la racine.\u2018Pourquoi alors se laisser ainsi souffrir quand on a sous la main un remède aussi effectif et aussi bon marché Bref, et au point La dyspepsie est terrible.Le foie en désordre est une misère.L\u2019indigestion est l'ennemi de la bonne nature.L'appareil digestif humain est l\u2019une des choses les plus compliquées et les plus merveilleuses qui existent.Il est facilement mis-en désordre.Les aliments graisseux, les aliments rudes, les aliments vaseux, la mauvaise cuisson, la fatigue mentale, les longues veilles, les habitudes irrégulières, et plu- A vendre ou à louer Une ferme d\u2019environ soixante arpents 4 Beaumont avec maison et & bon mar- sieurs autres choses qui ne devraient pas ché, exister, ont fait du peuple américain une S'adresser à nation de dyspeptiques, à W.BIGNELL - Mais la Fleur d\u2019Août de Green aac-l #1 93, rua Lachevrotière, \u2018çompli une œuvre merveilleuse en réfor- - \u20ac Québec.PRENEZ DU BAUME NASAL oo Pour rhume de cerveau et catarrhe 22:18:81: Il n y aaucune maladie à laquelle les canadiens soient plus exfiosés qu\u2019aux catarrhe \u2014On compte parmi ses\u2019victimes des gens de tout âge et de tout sexe.possible dans l\u2019espace dont nous disposons, d\u2019en décrire tous les symptômes, mais ils penvent se résumer ainsi : rhume de cerveau, respiration difficile, expectorations maux de tôte, douleur dans la région au-dessus des yeux, obstrument des conduits\u2019 nasaux, mauvaise helaine, glaire dans la gorge, nausées, vomissement de substance empoisonnées qui s'accumulent sur les poumons et peuvent causer la consomption Voilà quelques-uns des symptômes de catarrhe, une maladie qui affecte les sept dixièmes de la population canadienne.Le Beaume Nasal est le seul remède certain et positif pour cette maladie répugnante sous toutes ses formes.Le Baume Nasal est le résultat d\u2019années d\u2019études constantes, a été préparé en vue de la guérison de ces cas de catarrhe auxquel les Canadiens sont les plus sujets.Ce n'est pas un liquide, um tabac à priser ou une poudre, mais un remède agréable et efficace ne requérant ni instrument ni douche pour s'en servir.Usage facile, effet instantané, cure permante.Demandez le Beaume Nasal et n\u2019acceptez pas autre chose en sur lieu.ir Pour le rhume de cerveau aucun remède au monde n\u2019égale le Baume Nasal, Ne négligez pas un rhume de cerveau, car dans neuf cas sur dix il conduit au catarrhe.Servez-vous du Baume Nasal dès le début.Ce remède merveilleux procure un soulagement instantané et une cure dans quelques heures.On peut le donner aux jeunes enfants aussi bien qu\u2019aux adultes ; on devrait en garder dans toutes les mai- sous.En vente chez tous les épiciers, et envoyé sur réception du prix, 50 cts ou $1.00, la bouteille en s'adressant à Fulford & Co., Brockville, Ont.Preuves de son efficacité merveilleuse E.À Cardinal, Montréal dit : Après avoir essayé inutilement tous les soi-disant remèdes pour le catarrhe, j'ai essayé le Baume Nasal qui m\u2019a procuré un soulagement immédiat, et depuis lors continuant à m\u2019en servir, je constate chaque jour ses effets bienfaisants.Il fait disparaître toute odeur désagréable dans l\u2019haleine, ainsi que le virus dans la gorge.C\u2019est un remède précieux pour toute personne souffrant de cette maladie, - \\ Guéri en deux semaines, Hanford Wolhamper, Blomfleld, N.B.dit: Je désire vous informer que je souffrais d'un catarrhe depuis longtemps et j\u2019avais fait usage des prétendus remèdes contre le catarrhe, mais toujours sans efet.Enfin jattendis parler du Baume Nasal et on m engagea 4 en faire l\u2019essai.A mon grand étonnement j'obtins du soulagement dans la première application et maintenant après deux semaines d\u2019usage je me sens PARFAITEMENT ET ABSOLUMENT GUERL Complètement guéri L.D.Dion, du département des chemins de fer et Canaux, Ottawa, dit : Messieurs, je suis heureux de pouvoir vous donner aujourd\u2019hui le témoignage que le Baume Nasal a GUÉEI RADICALEMENT le Catarrhe dont je souffrais depuis trois ans.Guéri par une demi-bouteille W.B.Jackson, Hawkesbury, Ont., dit : \u2018\u201c Je ne puis trop faire l'éloge du Baume Nasal, car moins d\u2019une demi-bouteille m\u2019a guéri d\u2019un très mauvais cas de catarrhe.J'avais fait usage de divers autres remèdes sans recevoir le moindre soulagement, je désire que vous vous serviez de mon nom à titre de référence, car je considère cette médecine digne de toute louange.Elle guérit le catarrhe et est très agréable et doux au goût.Donne parfaite satisfaction M.Isaac Waterman, de la Compagnie d\u2019Huile Impériale Pétrole, dit : \u201c Le Baume Nasal m\u2019a donné la plus parfaite satisfaction de toutes les médecines dont j'ai fait usage pour le rhume de cerveau.Je lai trouvé facile à prendre et prompt à soulager.Il effectue une guérison complète dans l\u2019espace de quelques heures.Tout ce qu\u2019il y a da meilleur D.Derbyshire, ex-président de l\u2019associatior, la#ière d\u2019Ontario, Brockville, dit : \u201c* Le Bauma Nasal bat tout ce au\u2019il v à au mon:\u2018a *rsur le catarrhe et le rhume de PETER, Mais la Fleur d\u2019Août de Green | .donne la santé et le bonheur au dyspepti- & Les cultivateurs qui désirent vendre des vé- graine lui-même le fabricant aura la certitude | Il est im- Ÿ I D FA MN LR Hioulins à Scie.\u2014Sept grandeurs avec toutes les dernières améliorationt 3 Echantillons à voir au magasin.JL JONES TORONTO.Moulins à Bardeaux améliorés.\u2014Différentes iorations, en exposition.Le Rabotenr, l\u2019Appareilleur et le Mouleur * Champion » aussi E\u2019Economiste ef le Géant, en exposition.\u2014 0-0-0 {meme Engins \u201cChampion,\u201d Bouilloires de toute grandeur, machineries pour travailler le bois, instrument d\u2019agriculture de toute descripe tion en exposition au No.30 Rue St.Paul Québec.A.RO DEY pour los Béhés ot les Enfants.Le Castoria guérit colique, constipation, Les aigreurs d\u2019estomac, diarrhée, éructation, Vermifuge, sommifère, il aide la digestion, Et cela, c'estun fait, sans autre médication.\u201cLe Castoria est ur remêde si propre à l\u2019enfance que je le recommande comme supérieur à toutes les médecines connues.\u201d Tr.H.A.ARCHER, 111 So, Oxford St,, Brooklyn, N.Y.THE CENTAUR COMPANY, 77 Murray Street, N.+ Si vous voulez vous purger | 3.E.P.RACICOT 25 rue St-Joseph St-Roch, Québec Et vous aurez là des Pilules (Pilules Magiques), qui vous permettront de vous purger ra La \" D.M.FERRY&CO.are admitted tobathe 3 Largest Seedsmen Dit nn the world.A7 DH FERRY&ÆCOG ZR, Llusirated, Deserige > tivo and Priced 6,000,000 PEOPLE USE RY © ErDs « tout en travaillant.Combien de personnes res- SEE D tent desannées entières, sans se puger, parte y UAL qu\u2019elle ne peuvent le faire sans perdre une AR 0 journée ou deux de leur travail.M.RACICOT For (888 à toujours en main des Remèdes Sauvages, ca- , willbe maïled pable de guérir toutes les maladies ins«listine- % FREE TO ALL tement.La dyspepsie, les maladies du Foie, des Rognons, etc ;\u2014ne reviennent plus jamais après avoir fait usage de ces Remêdes.Si vous applicants, and to Nast season's customers | ; 1 Fr ring it n'êtes pas encore allés voir ce Monsieur, allez-y yf ve bete A ou écrivez-lui et vous aurez ses Remédes Sau- Every person us\u2019 vages, qui sont d\u2019une supériorité incontestable.Que tous ceux qui veulent une bonne purgation, au printemps, aillent le trouver, et tous seront satisfaits.5 Carden,FieldorFlon Sls SEEDS er D.M.FERRY £CO,, Windsor 0 may be foun@ fil G | DÉCOUVERTE eg yr AVE THIS P APER ROWELS, 20, PLUS AS TEE Bewspupor advertising Burous (0 Bprnct| pOUDRE CLÉAZ - 5510.Streci), where adver Ma SERED ba a is. 4e LE -CULTIVATEUR = I.A.FORTIN IMPORTATEUR DE MARCHANDISES SECHES ] COIN DES RUES ST-JOSEPH ET DU PONIT, ST-ROCH iia?(QO : \u2014 NOUVELLES IMPORTATIONS DU PRINTEMPS \u2014 000 :-\u2014 VENANT D'ÊTRE REÇU: UN LOY CCNSIDÉRABLE DE TWEEDS ANGLAIS, ECOSSAIS ET CANADIEN | 'PWEKXS valant 40c pour 30c (toutelaine).\"\u201d TEEWIS (valeur supérieure) valant 90c pour 60c.| AUSSI: SERGE noire et de couleur à très bon marché, NMMPOURBILIIEZ PAS Qu'un tailleur d\u2019une grande expérience vous donnera toujours entière satisfaction -\u2014\u2014\u2014 EBTOEEFES A ROSES Uu grand assortiment d\u2019étoffes à Robes valant 15c pour 10c, Etoit'és à Robes (les patrons les plus variés) valant 30c pour 20c.AUSSI: Cachemire noir depuis 10c.wr 35 CAISSES CONTENANT TWEEDS, SERGES, DRAPS, CACHEMIREs, BRODERIES, DENTELLES, SHILTING, ete., ete.; 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LES RAISONS POURQUOI ! 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