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Titre :
La gazette de Valleyfield
Éditeur :
  • Huntingdon, P.Q. :[Gazette de Valleyfield],[1936]-[1952]
Contenu spécifique :
vendredi 30 octobre 1936
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Gazette Valleyfield-Beauharnois
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La gazette de Valleyfield, 1936-10-30, Collections de BAnQ.

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[" oo.D ce a ets LA GAZETTE DE VALLEYFIELD Appelée à devenir l\u2019hebdomadaire régional le plus important de la Province de Québec VOL.1, NO 24 VALLEYFIELD, QUE, VENDREDI, LE 30 OCT., 1936 L\u2019industrie textile abuse de la loi du salaire minimum Le minimum devient maximum\u2014On préconise l\u2019établissement de contrats collectifs\u2014Seulement cinq heures de repos L'enquête sur l\u2019industrie textile se poursuit toujours.Nos lecteurs s\u2019intéresseront sans doute aux quelques passages des dernières séances de la commission Turgeon que nous publions ci-dessous.Il est sans doute intéressant de rapprocher ces témoignages de ceux de nos ouvriers et de comparer la situation des ouvriers textiles d\u2019ailleurs de celle des nôtres.D'après le premier témoin entendu mardi matin à l\u2019enquête, c\u2019est le rendement de l'ouvrier qui compte le plus.Que le tisserant ait la surveillance de 20 métiers ou de 60, cela importe peu.C\u2019est la quantité de travail fourni qui établira le barême des salaires.Ceux-ci varient entre 35 et 27 sous de l'heure.Depuis geulques années les salaires ont été sensibilement diminués.L\u2019employé de nuit est encore le mieux payé mais seulement parce qu'il fournit plus d\u2019heures de travail que son confrére de jour.Le témoin, aprés avoir été questionné par Me Élie Beauregard, l\u2019est ensuite par-Me Aimé Geoffrion.Le témoin explique qu'il est payé à la production mais ne sait pas exactement selon quels calculs.\u201cCe qui m'étonne c\u2019est qu\u2019on fait toujours le même travail.On n'arrête pas.Une semaine on reçoit $3 de plus et l'autre $5 de moins.Là, je ne comprends plus.Si on proteste .on nous répond: \u201cVous n\u2019avez pas sorti la production!\u201d \u201cIl y a quatre ans j'ai eu des quinzaines de $59.00 .! On m\u2019enleva une fois $10.On avait trop gagné d\u2019argent!\u201d Le témoin ne se souvient pas très bien des détails mais sait pertinemment qu'il fut frustré d\u2019un $10 qu\u2019il avait bel et bien gagné.Quant à aujourd'hui .c'est quasiment toute la paye qui est partie, dit-il.Un autre témoin, Emilien Bou- chard, 22 ans, de Montmorency, s'occupe de syndicalisme.Il est secrétaire du syndicat de Montmorency.Autrefois employé au moulin de Montmoreney il gagnait $1.68 par nuit de 12 heures en qualité de veilleur.Il à fait d\u2019autres travaux payés dans les mêmes prix.Le témoin a révélé un état de choses assez pénible.Sa déclaration est par écrit.Le samedi 24 octobre les contremaîtres ont demandé à 200 ouvriers de se rendre aux moulins pour midi.Ils eurent à travailler toute l\u2019après-midi et même la nuit.Or, ces 200 ouvriers avaient travaillé toute la nuit du vendredi et n\u2019avaient eu que 5 heures de repos.Le témoin déclare que les contremaîtres \u201cdemandent\u201d mais en vérité exigent.Si on refuse .on peut se voir priver temporairement de son emploi.Malheureusement le témoin ne peut donner le nom des ouvriers qui furent suspendus dans de telles circonstances.\u201cDans le temps il n\u2019y avait pas d'enquête et naturellement nous ne prenions pas ces faits en note.L'abbé Côté, aumônier des Syndicats catholiques dans le district de Québec et qui connait bien les syndicat en question a déclaré que les ouvriers de Montmorency ne reçoivent que ce que peut leur accorder la compagnie.\u201cCelle-ci, à cause de la concurrence indisciplinée, qui existe dans cefte industrie a été forcée de diminuer les salaires.En réglant ses propres affaires la compagnie pourrait certainement relever les salaires, dit-il.Au sujet du Syndicat l'abbé Côté relève le fait suivant.Dimanche dernier.au prône, à Saint-Grégoire le curé et les vicaires ont fait part aux fidèles, aux ouvriers du fait même, d'une communication des patrons de la Dominion Textile.Or, le témoin, se demande pourquoi les patrons ignorent le Syndicat?Pourquoi toujours passer outre?Pourquoi négliger, mettre de côté l'ouvrier organisé et qui a fait reconnaître ses droits civiques.Ce n\u2019est pas la première fois que le Syndicat est négligé.Cela est du plus mauvais effet auprès de l\u2019ouvrier.Communiquer avec lui au (Suite à la page 5) JU- M.LIEN, supérieur du Séminaire, que Mgr Langlois vient de nommer chanoine.rabbé HERMENEGILDE René Turck prononcera ici une conférence sur Claudel Dimanche le 8 novembre, Mme Gilles Amijot recevra M.René Turck, consul général de France.Celui-ci proncera devant le Cercle d'Etude et de Conférences de Mme Jacques Malouin une causerie sur le Fand écrivain français Paul Clau- el, La première réunion de l'année du Cercle d'Etude des dames a eu lieu la semaine dernière.Mme Jacques Malouin y fit une causerie très goûtée sur la malheureuse Yeine Alexandra.Mme Gilles Amiot assistait ces jours derniers à la première réunion de l\u2019année 1936-37 de la Ligue des £olts de la femme.Mme Royer de int-Léon fit une substancielle Nférence sur l'écrivain Henriette Charasson, Commentant cette causerie Mme Amiot nous dit que son grand intérét réside dans le fait Qu'Henriette Charasson a surtout écrit sur le sentiment maternel et Sur les enfants.' De plus, ajoute Mme Amiot, nous pouvons y voir un encouragement pour la littérature canadienne.L'exemple des femmes françaises telles que Henriette Charasson devrait porter les femmes canadiennes à écrire.| Voici un aperçu du travail de Mme Royer de St-Léon et les commentaires de M.René Turck qui présenta la conférencière.\u201cLa littérature française, commença M.Turck, dans ses nombreux renouvellements qui ne la rendent que plus vivante, a connu, entre 1900 et 1905, un phénomène des plus intéressants.Cette époque se caractérise chez nous par une effloration de la littérature féminine.Des talents de tout premier ordre s\u2019y sont révélés: la comtesse de Noailles, Colette, Lucie Delarue-Mardrus, André Corthis, pour n\u2019en nommer que quelques-uns.Dans ce mouvement littéraire, il faut faire une place tout spéciale à Henriette Cha- rasson, critique, romancier, conteur (suite à la page 5) Le monument élevé sur les bords de la rivière Châteauguay en souvenir de la glorieuse victoire de Salaberry.Congres de l\u2019Union des Municipalités La conversion des dettes\u2014 Création d\u2019une hydro provinciale LA BEAUHARNOIS Mardi dernier l\u2019Union des Municipalités de la Province de Québec tenait son congrès à Québec.On sait que Valleyfield avait été invitée à y prendre part.S.H.le Maire déclina l'invitation en expliquant devant le Conseil que ces sortes de congrès sont sans intérèt.Il ajouta qu\u2019il avait quelque chose contre l\u2019Union des Municipalités, se réservant de donner des explications là dessus devant le Comité des Finances, c'est-à-dire, privément.Les résolutions adoptées par les déléguées n'en doivent pas moins nous intéresser puis qu\u2019elles touchent notre ville, comme les autres, peut-être même plus que d'autres.Parmi les résolutions adoptées, deux sont surtout importantes: celle priant le gouvernement de la province de se substituer aux municipalités pour faire la concurrence aux compagnies d'énergie électrique en créant une hydro provinciale ou en achetant des centrales comme la Beauharnois, et une autre demandant à M.Duplessis de faire voter une loi accordant à toutes les municipalités le droit de convertir leurs dettes à un taux d'intérêt moins élevé.On a aussi demandé au gouvernement de remettre aux municipalités qui sont incapables de porter la charge de l'assistance publique la part que la loi les oblige à verser à la province.Voici le texte des deux résolutions: \u201cIl est proposé par M.Nap.Cour- temanche, maire de Montréal-Est, appuyé par M.Alphonse Moussette, maire de Hull: \u201cQue demande soit faite à la Législature de donner aux municipalités les pouvoirs nécessaires de convertir leurs dettes en obligeant les détenteurs d'obligations d\u2019accepter, méme avant échéance, le remboursement en totalité de telles obligations avec intérêt accru, à la date du dit remboursement, afin de permettre aux municipalités de profiter des conditions à l\u2019heure actuelle.(Adopté sur division).\u201cIl est proposé par M, J.-E.Grégoire, maire de Québec, appuyé par M.J.-A.-A.Leclaire, de Montréal: \u201cQue l'Union des Municipalités de la province de Québec, réunie en congrès, recômmande la -création d'un organisme provincial pour le développement de nos pouvoirs d\u2019eau et la distribution de l'électricité aux municipalités à un plus bas prix possible, soit par l'organisation d\u2019une Hydro provinciale ou l'achat de centrales déjà établies comme celle de la \u2018\u2019Beauharnois\u201d.imprimée à Muntingdon, Qué.Prix 5c Grandiose manifestation au monument de Salaberry Cinq cent personnes écoutent sur les lieux le récit de la bataille de Châteauguay\u2014-Chants et discours Dimanche dernier une très belle manifestation se déroulait au pied du monument élevé à la mémoire de Salaberry au bord de la rivière Châteauguay dans la paroisse de Howick.Cinq cent personnes environ, répondant à l'appel de la Société St.Jean-Baptiste étaient venues écouter sur les lieux le récit de la fameuse bataille de Châteauguay.Le monument qui se dresse sur un monticule de gazon est un obélisque de granit.Sur l'une de ses faces on peut lire l'inscription : \u2018Ici une invasion américaine fut repoussée le 26 octobre 1813 par la milice du Bas Canada.\u201d Sur une autre face une plaque de bronze est ainsi gravée: \u201cIci, Salaberry aidé de 300 voltigeurs et le capitaine Daly se couvrirent de gloire en repoussant victorieusement l'invasion de l'armée américaine.\u201d M.Kerr qui demeure près de cet endroit montra des pointes de flèches, des balles et des tomahawk qu'il a trouvé dans son champ.M.G.-D.Bryson montra un fusil, armé d\u2019une baionnette, qui date de la bataille.M.Bryson trouva ce fusil dans la rivière Châteauguay.La foule chanta d'abord \u201cO Canada avec un entrain et un respect remarquables puis M.l'abbé Pate- naude, curé de Howick souhaita la bienvenue aux visiteurs.Il félicita la Société Saint-Jean-Baptiste de ce beau mouvement et tira de cette manifestation quelques leçons de patriotisme.Nous avons encore besoin de Salaberry aujourd'hui, contre le communisme.M.Antonin Cailhier présenta ensuite les orateurs, à la place de M.le Dr Aimé Leduc, momentanément empêché de parler.M.l'abbé Alfred Langlois, professeur au Séminaire de Valleyfield traça l'historique du combat et souligna le génie militaire de Salaberry.La bataille de Châteauguay ne fut pas en elle-même une grosse bataille, dit l'orateur, mais elle fut grosse de conséquences puisque c\u2019est grâce à cette victoire que le Canada fut conservé à la Couronne d'Angleterre.La bataille de Châteauguay eut lieu le 26 octobre 1813.Salaberry commande quelques compagnies de Voltigeurs et de \u201cFencibles\u201d cana- diens-français au nombre d'environ 300, et quelques sauvages.A lar- rière garde, 600 miliciens canadiens sous les ordres du lieutenant-colonel McDonnell sont prêts à se porter sur le point le plus faible.Salaberry attendait l'ennemi sur la rive gauche.Il divisa ses troupes en deux groupes et les fit retrancher derrière des abattis.Commandant le gros de sa troupe, il se posta du côté est et envoya un détachement plus à l\u2019ouest avec mission d'arrêter une mouvement tournant de l'ennemi.Hampton qui commandait les troupes américaines fait traverser la rivière au colonel Purdy et lui- même s'avance contre Salaberry.Celui-ci est au centre de la ligne et donne le signal du feu, tirant lui-même le premier coup qui jette bas un officier à cheval.L'ennemi- decimé hésite, puis, à son tour ouvre un feu très vif, mais sans pouvoir entamer un pouce de l'abattis.Sala- berry donne l'ordre de sonner de la trompette dans les bois, sur le front, à l'arrière, afin de faire croire à la présence de troupes considérables.Pendant ce temps Purdy avance sur la rive droite, dépasse la ligne où, sur la rive gauche, se livre le combat, et il s'approche du gué où il se heurte au détachement que Sala- berry y avait posté.Accablée par le nombre, cette poignée d'hommes recule.Purdy gagne l'endroit guéable.S'il parvient à traverser la rivière, les troupes canadiennes vont être assaillies à la fois en tête et en queue entre deux corps d'armée dont chacun est cinq fois plus fort que la troupe canadienne.Sala- berry détache aussitôt plusieurs compagnies de milice, sous le commandement du capitaine Daly, leur ordonne de franchir le gué et de faire face à Purdy.En même temps, il fait ouvrir un feu meurtrier sur la colonne américaine, à travers la rivière, par les miliciens de Beau- harnois.Cette fusillade imprévue sur leur flanc, qu'ils croyaient protégé par la rivière Châteauguay, met (suite à la page 3) Nos colons occupent les plus belles terres en Abitibi MM.les abbés Downs et Cloutier, MM.Lucien Monette et Rolland La- rivière sont revenus vendredi soir d'un voyage en automobile à Roche- baucourt en Abitibi.Ils ont parcouru une couple de mille milles dont la plus grande partie en Ontario et aux Etats-Unis.Partis de Valleyfield le 13 octobre, ils se sont rendus la première journée, par Rigaud, Ottawa, Pembroke, North Bay, jusqu\u2019au lac Témogami sur la grande route Ferguson.Le lendemain, passant par Cobalt, Hai- leybury, Kirkland Lake, Noranda, Rouyn, ils se rendaient & Duparquet, petite ville miniére du Témiscamin- gue, fondée il y a quatre ans.La dernière étape était de l\u2019ouest à l'est à travers l'Abitibi, de La Sarre à Rochebaucourt.A La Sarre, ils saluent en passant M.le curé E.Lalonde, un ancien du Séminaire de Valleyfieid.Les voyageurs laissent l'auto au rang 7 et 8 de Rochebaucourt, enfouie dans la boue et vont par eau, sur la rivière Rochebaucourt, offrir leur premier salut à M.l'abbé Girard.Tous nos colons se sont montrés très heureux de recevoir quelques amis de Valleyfield et infiniment reconnaissants des précieux secours receuillis dans le diocèse à leur intention.M.I'abbé Downs a pu observer qu\u2019il n'y a rien de plus beau en Abi- tibi au point de vue agricole que les rangs 7 et 8 de Rochebaucourt où sont établis quelques-uns de nos colons.Le sol est de toute première qualité.Des colons étaient en train de faire leurs premiers guérêts.Des boeufs tiraient la charrue.M.l\u2019abbé Downs a préché devant un auditoire nombreux d'anciens de Valleyfield.Il en rapporte un souvenir ému.Il à aussi fait le quinzième baptême de la colonie.Les voyageurs ont été très bien reçus par M.le curé Girard, par Mlle Samson, garde-malade, une intrépide, par Mme Vve Croteau, autrefois de la rue St-Joseph et par Mme Hardy de Lamorandiére.Ils ont fort apprécié le steak d'orignal qu\u2019on leur servit.M.Rolland Larivière a aussi visité des oncles dans le canton Bearn.Au retour, les voyageurs sont passés par Callender, où ils ont pu entrevoir les fameuses jumelles.Ils ont continué jusqu'à Toronto, Hamilton, Niagara et Buffalo, et sont revenus par l'Etat de New-York.Les colons établis à Rochebau- court et qui viennent de Valleyfield sont au nombre de 200 environ.Une récente gelé a causé quelques dommages aux récoltes mais les colons n\u2019en sont pas moins enthousiastes pour cela.De grandes étendues de terre sont prêtes à être cultivées.Il manque aux colons des boeufs et des chevaux pour labourer.On leur enverra bientôt un wagon rempli d'animaux de ferme et de basse- cour. - re mn 7 nl WT anno ET a CA or as ue ASSET Satin Ea el mo Pr 1 Page 2 LA CAZETTE SALABERRY de VALLEYFIELD Publiée à Huntingdon Journal hebdomadaire de rédaction el d\u2019information entièrement dévoué aux intérêts de Valleyfield et du district.MEDERIC-R.PRIMEAU, LOUIS PELLAND, - RENE HALLE, - C.P.699 24, rue Nicholson, Directeur-gérant Rédacteur en chef Tél.60 VENDREDI, 30 OCTOBRE, 1936 La loi du logement NE résolution adoptée la semaine dernière par le conseil de la Chambre de Commerce et dont le but est de faire bénéficier Valleyfield de la loi du logement, nous porte à revenir sur ce sujet que nous avons déjà traité brièvement dans un article pré- cédent.Tout d\u2019abord signalons de nouveau l\u2019opportunité de cette loi passée sous le gouvernement Bennett.Il est indéniable que le redressement de l'industrie du bâtiment soulagera de beaucoup le chômage, qué les prêts accordés à cette fin aideront grandement les propriétaires et permettront à plusieurs personnes de devenir propriétaires.Enfin, pourvu que ces nouvelles constructions soient faites dans chaque localité selon un plan bien arrêté, on améliorera sensiblement l\u2019aspect de nos villes.Malheureusement, la loi telle que passée \u2018en 1935 se révéla inefficace.Elle ne favorisait à vrai dire que la construction d'immeubles coûteux*et seuls les gros entrepreneurs pouvant fournir de fortes garanties étaient en mesure d'en bénéficier.Récemment le gouvernement fédéral entreprit de parfaire la loi en la mettant à la portée des citoyens aux ressources modestes.La loi, ainsi modifiée, ne possède plus qu'un défaut: celui de ne pouvoir s'appliquer qu\u2019à certaines régions.Comme le signale un \u201cattendu\u201d de la résolution de la Chambre de Commerce, \u201cactuellement, certaines régions de la province de Québec, et tout particulièrement celle de Salaberry de Valley- field, ne peuvent bénéficier de cette loi parce que les compagnies d'assurance et de fidu- cie autorisées à effectuer des prêts suivants cette loi ne sont pas organisées pour le faire Au dehors de Montréal ou dans celui de Sa- laberry de Valleyfield\u201d.Si, grâce a linitiative de la Chambre de Commerce, la loi s\u2019applique ici nous ne pourrons en bénéficier véritablement que si la municipalité accorde sa coopération.Il faudra tout d\u2019abord envisager la question du point de vue de l'urbanisme.\u201cAvant que l'aide du Dominion\u2014dit le texte d'un mémoire que le Devoir traduit ainsi\u2014puisse être accordée à des constructions de bas prix, il est essentiel que les municipalités urbaines soient autorisées par les gouvernements provinciaux à dresser, et qu\u2019elles dressent de fait, un plan d'aménagement (zoning); il est essentiel aussi que ces municipalités confient ce travail à des gens compétents, dans l\u2019estimation du gouvernement fédéral, à surveiller l\u2019exécution d\u2019un programme de construction\u201d.Nous exprimions ici, il y a quelques semaines notre regret de voir combien de villes merveilleusement situées \u2014 la nétre, par exemple \u2014 comptant un bon nombre de citoyens assez riches pour que l\u2019on bâtisse de beaux quartiers résidentiels, ont été gâchées parce que chacun construit sa maison où il le veut et comme il le veut.La construction est appelée a reprendre avec vigueur.On comprend que c'est le moment ou jamais de commencer enfin à se préoccuper d'urbanisme.Ceci, évidemment, ne touche pas le fonds de la question et la loi conserve de multiples avantages même si on laisse passer l\u2019occasion d\u2019embellir la ville: Mais un autre devoir, inéluctable celui-là, incombe à la municipalité: celui d'accepter certains sacrifices en ce qui concerne les taxes.D'une façon générale on constate que les propriétés sont surévaluées, que les taxes trop lourdes paralysent la construction et empêchent les propriétaires de faire subir à leurs immeubles des réparations parfois urgentes par crainte de voir l'évaluation s\u2019élever encore.À titre d'exemple citons le cas de tel 'prôpriétaire qui possède une maison à Gérant de la publicité ; LA GAZETTE DE VALLEYFIELD deux logements.Il demeure dans l'un et loue l'autre.Ce propriétaire nous disait l'autre jour: \u201cMa maison me coûte $800 par année.Mon locataire vit dans un logement pareil au mien et il ne lui en coûte que $400 par année.\u201d Un tel état de choses fait que nombre-de gens dont les revenus sont parfois assez considérables persistent à demeurer locataires pour la seule raison que l'argent placé sur la propriété ne rapporte pas et celà à cause des taxes.Comme quelqu'un nous le fait remarquer, autrefois chacun plaçait son argent sur la propriété.En taxant les immeubles, on frappait dans de justes proportions les possédants.Mais aujourd\u2019hui il n\u2019en est plus ainsi, et en taxant la propriété plus fortement que toute autre source de revenu on agit avec une évidente injustice.On conçoit que dans ces conditions bien peu soient prêts à profiter de la loi qui favorise la construction.Connaissant le danger, le législateur somme les municipalités de ne pas élever l'évaluation des immeubles réparés à l'aide de prêts obtenus grâce à la loi, sous peine de voir ces prêts refusés.Il reste la taxation sur les nouvelles constructions.La aussi il faudra que la ville consente un sacrifice qui consistera en une diminution des taxes ou à leur abolition pour quelques années.Bref, si l'on sait tirer de la loi tout le parti possible, on en obtiendra une solution partielle du problème du chômage, une aide aux propriétaires, l\u2019embellissement de la ville.Cela vaut*bien quelques sacrifices.Nos richesses naturelles EPUIS longtemps on se plaint avec ral son de ce que nos richesses naturelles demeurent à demi exploitées et encore presque inclusivement par l'étranger.Le résultat immédiat de cet état de choses est que la population est relativement pauvre et que la jeunesse ne sait à quoi employer son activité.Jusqu'ici rien n\u2019a été tenté pour sauver la situation et devant l\u2019apathie ou la complicité des pouvoirs publics, la population, incapable de lutter efficacement par ses seuls moyens a dû se borner à se plaindre.Enfin, grâce au projet de loi déposé devant la législature provinciale le gouvernement entreprendra d'organiser avec méthode l'exploitation de toutes nos richesses naturelles.L'inventaire auquel on procédera tout d'abord permettra, comme le premier ministre le souligne lui-même, de faire connaître l'actif de la province; à protéger l\u2019épargne populaire (car lorsque la population connaîtra les ressources de la province, elle sera mieux placée pour disposer de ses économies); à donner immédiatement de l'ouvrage à des jeunes et à leur ouvrir de nouvelles carrières, On a longtemps affirmé que nous ne pouvions exploiter nos richesses naturelles faute de capitaux et de main-d'oeuvre compétente.C'est absolument faux.Nous possédons, quoi qu'on en dise, des capitaux intéressants, mais nous lés employons, faute de mieux, à des mises de fonds dans des entreprises étrangères parfois de qualité douteuse.Quant à la main-d'oeuvre, nous la possédons et nombre de diplômés de nos écoles sont tout désignés à prendre la direction de nouvelles entreprises.Bref, si nous savons répondre à l'appel du gouvernement, notre province connaîtra la prospérité.Ce n\u2019est pas témoigner d'un matérialisme bliâmable que de s'en Yéjouir car si nous savons conserver intacte notre mentalité, nous ne pourrons faire servir à d'autre fin notre richesse qu'à l'acquisition d'une culture vers laquelle nous tendons naturellement.Contre le communisme A GRANDE manifestation catholique et anti-communiste de dimanche dernier jointe aux déclarations formelles du premier ministre démontre que nous sommes en mesure de lutter efficacement contre le communisme sans avoir besoin de chambarder notre système politique, et de demeurer à l'abri de la querelle fascisme-marxisme.I ne tient qu\u2019à nous qu\u2019il continue à en être ainsi, mais à condition que notre régime politique, économique \u2018et social réponde à nos besoins et à nos aspirations, en d'autres termes, que la démocratie fonctionne comme elle le doit et enlève par là même toute rai- son d\u2019être aux mouvements extrémistes.Comme la démocratie n\u2019est pas parfaite, ici comme ailleurs, la menace communiste prend une certaine ampleur et de son coté un mouvement dit fasciste prend forme.L'intention de ceux-là qui se disent fascistes est sans doute excellente.Le mouvement n\u2019en est pas moins appelé à faire plus de mal que de bien.On sait en effet que le parti communiste recrute ses partisans en les groupant au début pour la croisade \u2018contre la guerre et le fascisme\u201d.Au Canada, la tactique est assez ridicule car le danger de l'instauration d\u2019un régime fasciste est tout à fait inexistant.Mais si les partisans d\u2019une dictature nationale commencent à faire du bruit, les communistes exploiteront la situation comme ils savent le faire et nombre de gogos tomberont dans le piège.Donc, pour enlever au communisme toute possibilité de camoufler son action sous le voile d\u2019une lutte anti-fas- _ciste, nous n\u2019avons qu'à prier nos fascistes de réserver à autre chose leur activité.En certains pays d'Europe où le communisme est si bien installé qu'on ne peut s\u2019en débarasser que par l'excès contraire, le fascisme est nécessaire.En France, par exemple, on ne saurait tenter de s\u2019accrocher à la démocratie qui, pourrie par les abus du capitalisme et de la politicaillerie, est devenue la proie du communisme qui s\u2019en sert comme d\u2019une paravent.Au Canada \u2014 comme en Angleterre \u2014 la démocratie est encore \u2014 malgré toutes ses erreurs, \u2014 suffisamment saine pour qu'il vaille la peine qu\u2019on s'applique à guérir ses maux.De plus, il ne semble pas que le communisme ait de chance de s\u2019y infiltrer pour y dominer plus tard à l\u2019aide d'un gouvernement du Front Populaire et la renverser en fin de compte.De toutes les provinces du Canada, la nôtre semble le plus à l\u2019abri de la menace com- munhiste.Les agents de Moscou rencontrent chez nous une ferme résistance si bien qu\u2019ils n\u2019ont pu jusqu'ici, en dépit de tous leurs efforts, grouper que quelques milliers de partisans dont la majorité n\u2019est nullement convaincue, La défense contre le communisme s'organise avec méthode au sein de la société et de son côté le gouvernement promet d\u2019être de la plus grande vigilance.Tant que la population et le gouvernement seront dans de telles dispositions, nous n\u2019aurons rien à craindre.Si un jour la population se laisse tromper et si notre systéme politique devient le jouet du communisme, alors il sera temps de nous retrancher dans le fascisme.Puisque la lutte est inévitable, qu\u2019elle se fasse entre la démocratie et le communisme.Une dictature quelle qu\u2019elle soit n\u2019a rien de drôle et.nous ne devrons en accepter une de droite que pour en éviter une de gauche.Journalistes et parlementaires OS lecteurs qui suivent chaque jour dans leur journal, les débats du Parlement, ne s\u2019imaginent guère que la confrérie journalistique souffrit jadis la prison et quasi la torture pour tenir à renseigner le public.Car la vieille Angleterre, mère de toutes les libertés constitutionnelles, fourrait au violon les pauvres \u201crapporteurs\u201d qui, après s'être glissés illégalement dans l\u2019enceinte parlementaire, étaient trouvés en flagrant délit de prendre des notes.C'est que dans le Parlement anglais, au temps de Charles ler et de ses successeurs, les députés devaient se barricader soigneusement contre la publicité.Nul député, dit Franqueville, \u201cn'avait d'intérêt à faire connaître ce qui s'était passé, au sein des Chambres; les Rois supportaient impatiemment l'opposition et les membres eux- mêmes étaient effrayés de l'écho de leur propre voix.Loin de chercher à répandre les discours prononcés en séance, le Parlement en interdisait formellement la reproduction\u201d.* * * + * Comme on le voit, on nous a bien changé nos députés.Car aujourd'hui, on n\u2019imagine plus un député où un ministre implorant les nouvellistes de ne pas parler de lui.Quand le pauvre nouvelliste n\u2019en fait qu\u2019une colonne, il constate par l'air hautain du député, combien il lui a peu rendu justice.Mais les députés du Parlement anglais avaient d'excellentes raisons d'en agir ainsi.\u201cSous le règne de Charles ler, et de ses successeurs, racontait le marquis de Harting- don, les paroles prononcées dans la Chambre entraînaient souvent des conséquences fà- cheuses pour leurs auteurs.Pendant la lutte entre le Parlement et la Couronne, les Vendredi, le 30 octobre, 1936 deux Chambres faisaient tous leurs efforts pour empêcher le roi d\u2019exercer le pouvoir qu\u2019il avait usurpé, de punir les membres du Parlement, à cause des discours prononcés en séances.Le secret avait alors une grande importance, car lorsque le Souverain apprenait qu\u2019il se passait, à la Chambre des Communes, quelque chose qu\u2019il n\u2019approuvait pas, le lendemain on voyait paraître à la porte, l'huissier à la baguette noire, qui invitait ces messieurs à se rendre dans la Chambre Haute; et le parlement était alors dissous.Quelquefois même les choses allaient plus loin, Des députés étaient assignés devant le Conseil privé et interrogés sur leurs discour: et, s'ils ne pouvaient pas répondre d'une manière satisfaisante, on les envoyait à la Tour de Londres, où on les tenait prisonnier !us- qu\u2019à la prorogation.C\u2019est un point de perfection auquei M.Taschereau n'a pas pu atteindre avant son départ, et qui aurait bien fait l'affaire, * * * + * Aussi les députés craignaient-ils la publicité à l\u2019égal de la peste hoire; à tel point que le 18 juillet 1641, la Chambre des communes adopta une résolution pour censurer lord Digby qui avait succombé à l'innocente vanité de laisser publier un de ses discours, et pour défendre la publication d\u2019aucun discours prononcé en Chambre.Et les députés ne faisaient point là d\u2019hypocrite parade, car quelques mois plus tard, comme sir E.Dering avait à son tour publié son petit discours, la Chambre courroucée, le chassa de ses rangs, et les fit emprisson- ner.Bien plus, le livre fut brilé en place publique par le bourreau.Et pour employer la formule célébre, afin que \u201ctout le monde en sft\u201d, la Chambre lan- ¢a une proclamation irritée qui portait que: \u201cquiconque imprimera ou mettra en vente un acte ou un compte rendu des séances, sous le nom de diurnal ou autrement, sans la permission spéciale de la Chambre, sera considéré comme violateur et comptempteur des privilèges du Parlement et puni en conséquence\u201d.Et, à diverses reprises, le Parlement jeta en prison les journalistes et les imprimeurs coupables d\u2019avoir publié les discours des députés.Mais c\u2019était mal connaître la race tenace.intelligente et souple des journalistes.Car les journaux, dit Franqueville, publiaient alors les comptes rendus du Sénat du grand Lilliput, le London Magazine imprimait ceux du Club Politique; les discours de Bolingbroke et autres orateurs étaient atiri- bués à Brutus, a Marc-Antoine ou à divers personnages de l'antiquité.\u201d Le Parlement ripostait avec vigueur contre les violateurs de ses augustes ordres et le 13 avril 1738, la Chambre résolut \u201cde procéder avec la plus grande sévérité, contre ceux qui publieraient les débats du Parlement, avant ou aprés les sessions.\u201d En fait un bon nombre d\u2019imprimeurs, et d\u2019éditeurs furent arrêtés, amenés à la barre redoutable de la Chambre.Sans doute leurs excuses étaient maigres.et leurs comptes-rendus d\u2019une fidélité douteuse, car la Chambre les envoyait presque invariablement en prison.* * * * * Il faut convenir que le journalisme du temps se pratiquait de façon assez erratique.Car, dit Franqueville, \u201cles reporters, cachés derrière l'horloge, prenaient au vol, quelques notes, au fond de leur chapeau; ils couraient ensuite au café voisin, où un pauvre diable d'homme de lettres mettait un peu d'ordre dans ce fouillis et lui donnait une forme présentable.Mais quand on les apercevait, et en outre, on faisait assez souvent évacuer la salle en signalant la présence des étrangers\u201d.Les journalistes ont eu leur vengeance, car des discours célèbres des grands hommes du temps de Bolingbroke, Sheridan.Chatham, Pitt Fox, il n\u2019est rien resté.Terminons pour aujourd'hui en citant comme oraison funèbre à nos aïeux journalistes qui bravèrent la vindicte du Parlement.les paroles de May: \u201cAucune circonstance, dans l\u2019histoire de notre pays, pas même la réforme parlementaire, n\u2019a fait plus pour la liberté et le bon gouvernement, que l\u2019entière liberté des comp- presse a rendus aux institutions libres, il n'en est point de plus grand que la hardiesse avec laquelle elle a bravé le privilège parlementaire, en travaillant pour les intérêts du peuple\u201d.(Le Devoir) Alexis GAGNON.tes rendus; et, de tous les services que la da rr oe Vp org Sees Oo, be 044 PROD
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