Les affaires : a magazine of business, 1 août 1961, mardi 15 août 1961
[" \u201cIl appartient spécialement à l'Etat, dans l\u2019ordre du bien commun, de promouvoir de toute sorte de façon l'éducation et I'intruction de la jeunesse .ll le fera au moyen d\u2019écoles et d\u2019institutions de son ressort car l'Etat plus que tout autre est pourvu de ressources mises à sa disposition pour subvenir aux besoins de tous, el il est juste qu\u2019il en use à l\u2019avantage de ceux là même dont elles proviennent\u2019.PIE XI Digeste de L'information financière, industrielle et commerciale Rédaction et administration: 635.Henri-Bourrassa est.Montréal \u2014 DU.1-1888 VOL.XXXII \u2014 NO 7 15 AOÛT 1961 SAINT-HYAC'NTHE.QUÉBEC Pour éviter la vente des magasins Dupuis-Frères Patrons et Employés se donnent la Main _ Comme geste de collaboration, le syndicat accepte de faire disparaître de la convention plusieurs restrictions qui auraient pu gêner, dans les circonstances, les responsables de l\u2019entreprise dans leurs efforts pour remettre la maison sur la voie de la prospérité.\u201c.il croit que les sacrifices auxquels il a consenti contribueront à sauver Dupuis Frères et à assurer son progrès\u201d.Mis en position d\u2019infériorité vis-à-vis de leurs concurrents, Eaton, Simpson et Morgan, à cause d\u2019une convention collective qui restreignait le pouvoir et l\u2019efficacité de son ad ministration, le magasin Dupuis-Frères se voyait dans l\u2019obligation de fermer ses portes.Le syndicat a accepté de renoncer à certaines clauses portant sur l\u2019évaluation des tâches de telle sorte que les administrateurs pourront désormais compter sur une efficacité accrue de la part des employés.Si la clientèle canadienne-française veut, elle aussi, faire sa part, l\u2019entreprise aura tôt fait de se remettre sur pied.C\u2019est en ces termes que le syn-.|ployés de magasins de Montréal | dicat des employés des magasins Dupuis vient de faire connaître au publie l\u2019heureuse conclusion des pourparlers qui s\u2019éternisaient depuis des mois et faisaient craindre un autre avatar pou: l\u2019économie canadien français.\u201cLe syndicat regrette que les employés des autres grands magasins de Montréal n\u2019aient p:s encore jugé à propos de se syndiquer afin d\u2019éviter que la concurrence ne s\u2019exerce sur le dos des salariés\u2019\u201d.Voilà ce que déclare le syndical des employés du commerce (CSN) dans un communiqué publié à la suite du renouvellement de son contrat collectif avec la maison Dupuis Frères.Notant que le nouveau contrat comporte plusieurs amendements qui permettront à la maison Dupuis de micux supporter la concurrence des autres grands magasins à rayons de Montréal, el syndicat croit que \u2018les sacrifices qu\u2019il a consentis contribueront à sauver Dupuis Frères et à assurer son progrès\u201d.ne soient pas encore membres d\u2019un syndicat, le syndicat des employés de Dupuis Frères ajoute que cette situation \u2018\u2018l\u2019oblige à marquer le pas\u201d.Il espère que, dans un avenir rapproché, les employés du commerce de la région métropolitaine se grouperont en syndicat en vue de réglementer partout les salaires et les conditions de travail.\u201cTout le monde sait, ajoute le communiqué, que la maison Du- puis a songé à fermer ses portes; cette décision n\u2019était pas exclusivement reliée aux exigences syndicales.Mais comme geste de collaboration, le syndicat accepte de faire disparaître de la convention plusieurs restrictions qui auraient pu gêner, dans les circonstances, les responsables de l\u2019entreprise dans leurs efforts pour remettre sur la voie de la prospérité.Il a raison de croire que ce geste de collaboration sera apprécié et que, dès que la situation sera redevenue Le déficit fédéral baisse de $73 millions Le rapport officiel indique le déficit budgétaire encouru par le gouvernement fédéral, au cours du dernier exercice financier, s\u2019est élevé à 340 millions de dollars.C\u2019est cing millions de moins que ce que donnaient les calculs provisoires qui furent publiés en juin.On se souvient que celui de l'année précédente avait atteint $413 millions.Le ministre des Finances, M.Fleming n\u2019a pas manqué de signaler cet heureux fait en donnant communication des chiffres définitifs de l\u2019état des recettes et des dépenses budgétaires du gouvernement du Canada, pour l\u2019exercice financier 1960-61.Des chiffres établissent les recettes du gouvernement à $5,- 618 millions, soit à deux millions de plus que ce qu\u2019annoncait M.Fleming, dans son exposé budgétaire du 20 juin dernier.D'autre part, ils établissent les Cépenses à $5,958 millions, ou a trois millions de moins que l\u2019estimation Ce juin.Durant l\u2019exercice financier: 1959-60, les recettes budgétaires avaient atteint $5,290 millions, et les dépenses, $5,703 millions, d\u2019où un déficit de $413 millions.Ainsi qu\u2019on l\u2019imagine bien, c\u2019est l'impôt sur le revenu qui a constitué le gros des recettes d'Ottawa, soit plus de $3 milliards du total, les particuliers ont fourni $1,700 millions; les sociétés commerciales, $1,277 millions, et l\u2019impôt sur les dividendes allant à l\u2019étranger $89 millions.Les recettes provenant des divers impôts sur le tabac ont apporté plus de $343 millions au trésor fé\"éral, et les impôts sur l\u2019alcool, la bière el le vin, $203 millions.Au chapitre des recettes non fiscales, mentionnons que le pro-' | duit des placements et le service postal ont constitué les deux meilleures sources de revenu.Les placement ont rapporté $284 millions et le service postal, $174 millions.Comme chaque année depuis la guerre, les dépenses militaires ont Regrettant que les autres em-, normale, certaines positions seront revisées\u201d, Le syndicat déclare au\u2019il es! heureux de ce que les employés ayant 15 ans de s°rvice bénéficient dans l\u2019avenir d\u2019un fonds de pension à 65 ans.\u2018Même si le montant de la pension n\u2019est pas très élevé ($75 par mois), note le svndicat, elle constitue un gage que la maison Dupuis remplira sa promesse d\u2019instituer le plus tôt possible un fonds de pension plus adéquat\u2019.Enfin le syndicat invite la population de Montréal à maintenir sa con\u2019ijance dans la maison Dupuis et il se dit assuré qu'avec la coopération du public et de la diree- tion, cet établissement connaîtra \u201cune prospérité dont s\u2019enoroueille- ront les citoyens de la province e' qui permettra l\u2019établissement de conditions de travail qui feront comprendre définitivement auv employés de commerce de Montréal que leur place est dans le syndicat, et ce pour leur plus grand bien, comme celui de leurs magasins\u2019\u2019.duel de déboursés, soit $1,600 millions.Les deux portes de dépenses qui se rapprochent le plus de ce dernier sont celui des finances, $1,460 millions, dont $538 millions aux provinces, et celui de la santé et du bien-étre, 887 millions.Au terme de sont rapport, le ministre des Finances mentionne que le 31 mars, le passif global du gouvernement s'élevait a $21,603 millions, dont $16,068 millions sous formes d\u2019obligations et de billets du Trésor non échus.D\u2019autre part, l\u2019actif se totalisait par $9,166 millions.I! résulte de l\u2019ensemble que la dette du Canada s\u2019élevait à $12,437 millions, somme supérieure de $347 millions à ce qu\u2019était notre dette un an constitué le plus fort poste indivi- , plus tôt.La SCHL dispose de $17,500,000.Le Gouvernement fédéral veut créer un deuxième Marché d'Hypothèques Cette décision fait suite à la vente par la SCHL, en juin, d\u2019une tranche de $12,500,000 d\u2019un montant de $15,000,000 en hypothèques offert aux investisseurs dans le cadre de la politique du gouvernement fédéral visant à attirer plus d\u2019argent dans le domaine des prêts hypothécai- L'entente entre MM.Rasminsky et Fleminê Au cours des débats sur l\u2018\u2019affaire Coyne\u2019, le ministre des Finances, M.Fleming, avait aftirmé que le Parlement avait chargé la Banque du Canada et non le gouvernement du soin d'élaborer et d'appliquer une saine politique monétaire.M.Coyne, de son côté, avait soutenu à peu près le contraire: pour lui, le Gouvernement et non la Banque devait être tenu responsable de la politique monétaire.La semaine dernière, le successeur de M.Coyne, M.Louis Rasminsky, a fait connaître son opinion sur ce sujet délicat.Or l'opinion de M.Rasm.nsky est la même que celle de M.Coyne; seulement elle n'a pas été exprimée sur le même ton ni dans les mêmes circonstances.M.Fleming est, sans doute, aussi sensible à la façon dont les opinions sont dites qu'aux opinions elles-mêmes, puisque, cette fois, il se déclare d'accord avec M.Rasminsky bien qu'il eut déjà blâmé M.Coyne pour avoir dit la même chose.\u201cLes vues de M.Rasminsky sont en harmonie avec celles du gouvernement\u201d, a dit M.Fleming.M.Rasminsky n\u2019a pas délimité d'une manière précise la responsabilité de la Banque du Canada et celle du gouvernement en matière de politique monétaire.I! a cependant élaboré quelques principes par lesquels chacun pourra délimiter facilement sa propre responsabilité : \u2018Dans le cours ordinaire des évènements, la Banque du Canada est resnonsa- ble de la politique monétaire; mais si le gouvernement n'approsve pas là politique de la Banque, il a le droit et le devoir d'en informer celle-ci et de lui indiquer le sens qu'elle doit donner à sa politique pour la ren- dren acceptable au gouvernement\u201d.Ainsi, chacun sait à quoi s'en tenir; en cas de mésentente, le gouvernement a le dernier mot, mais, en dernier ressort, il doit être tenu responsable d la politique monétaire de la Banque.Ainsi, que certaines mesures de politique monétaire s'avèrent inefficaces ou même nuisibles à l'économie canadienne et le ministre des Finances ne pourra plus se dissimuler derrière le gouvernement de la Banque du Canada.M.Rasminsky a repris quelques idées que M.Coyne avait souvent exprimées.Il nous a rappelé, par exemple, que le seul fait d'avoir une institution qui s'appelle la Banque du Canada et un gouverneur pour l'administrer ne pouvait nous dispenser d'avoir un ministre des Finances et un gouvernement qui s'occupe d'indiquer à l'économie canadienne la voie de la prospérité.\"On doit éviter de considérer la politique monétaire comme le seul ou le principal facteur d'expansion économique\u201d, a dit M.Rasminsky.\u2018Toute politique monétaire, a-t-il souligné, pour être efficace, a besoin d'être accompagnée d'une bonne politique fiscale et d'autres mesures de politique économique que le gouvernement seul peut élaborer.\u201d Ainsi M.Rasminsky semble avoir obtenu ce que M.Coyne n'avait pu obtenir: une définition des responsabilités de la Banque du Canada et de celles du gouvernement.!| aurait de plus exprimé le désir de voir ces définitions inscrites dans la loi aux termes de laquelle la Banque exerce ses fonctions.Mais on ne s'attend pas à ce que cela soit fait avant l'an prochain alors que la Commission royale d'enquête sur nos institutions financières va soumettre ses recommandations à M.Fleming.En attendant on se réjouit de ce que celui-ci ait appris de M.Coyne qu'il vaut mieux s'entendre d'abord sur l'extension et les limites des responsabilités de chacun plutôt que de les définir après coup pour se sauver comme on peut.J.B.du jnarché.La vente de prêts hy- qu\u2019à 11 h.a.m., le 29 août.Le mon- pothécaires est permise depuis |tant de prêts hypothécaires mis 954 en vertu de la loi de l'habi-| Sur le marché est limité à $15,00,- res.Les résultats de premier encan ont désappointé tout aussi bien la SCHL que le gouvernement, ap- prend-on.«.ucune soumission n\u2019a été reçue par la société sur cinq de ses 30 lots de prêts, chaque lot valant $500,000 d\u2019hypothéques por- tant intérêt à 63 pour cent pour une période de 25 ans.Toutefois, on croit que des acheteurs éventuels, n\u2019ignorant pas qu\u2019une seconde offre serait faite plus tard, ont préféré laisser à d\u2019autres le soin de tâter le terrain tation, mais l\u2019activité n\u2019a jamais été grande dans ce domaine.Certaines hypothèques du premier encan ont été revendues depuis à des prix que la SCHL ignore.Second encan Les soumissions pour la nouvelle offre de la SCHL seront reçues jus- 00.L'offre consistera en 29 lots d\u2019une valeur de $500,000 chacun et de 12 autres lots d\u2019une valeur de $250,00 chacun.Chaque lot portera intérêt à 6% pour cent.Quelques- uns échoient dans 25 ans, d\u2019autres dans 30 ans. PAGE 2 l'Education du Sens civique est à la Base de la Formation des Chefs dont nous avons Besoin Il est bien rare qu\u2019une semaine se passe sans qu'on n\u2019y accole un qualificatif bien intentionné afin de soutenir l\u2019intérêt des gens.Nous avons la \u201cSemaine de la Prévention des incendies\u2019, la \u201cSemaine de la Sécurité routière\u201d, la \u201c\u2018Semaine des Oeuvres\u2019, la \u201cSemaine de l\u2019Education\u2019\u2019, etc.Malheureusement, chaque vedette nouvelle tend à rejeter dans l'ombre celle qui l\u2019a précédée et à en divertir l\u2019attention.Il peut certes en rester quelque chose dans le subconscient.Quelques idées maîtresses subsistent sans doute lorsqu\u2019elles tombent dans un terrain bien préparé.Mais de tous les efforts que se donnent les organisateurs et les conférenciers, que reste-t-il vraiment ?Dans quelle, mesure tous ces propos incitent-ils à l\u2019action ?Peu à peu, les opinions se forment, les esprits s\u2019unissent autour de certaines idées maîtresses, l\u2019unanimité se fait sur quelques principes, mais comme c\u2019est dans l\u2019action et dans les réalisations que les convictions s\u2019affirment, on peut se demander si le pourcentage de tous les efforts déployés qui porte vraiment des | fruits vaut réellement la peine qu\u2019on consacre tant de travail, qu'on dépense tant d\u2019argent et qu\u2019on fasse perdre tant d\u2019heure à tant de monde pour obtenir si peu.Selon les normes de l\u2019efficience qui exigent d'obtenir le plus possible de résultats au meilleur marché possible, dans le plus court temps possible et avec le moins d\u2019efforts possible, sans doute pourrait-on dire que 90 pour cent des démonstrations ainsi organisées à l\u2019échelon populaire demeurent sans lendemain, donc \u2018\u201c\u2018non rentables\u201d.| Il n\u2019en demeure pas moins que certaines idées mises de l\u2019avant au cours des \u2018\u2018\u201cSemaines\u2019\u2019.passées méritent qu'on y revienne.Dans les affaires comme dans la politique, il nous faut des chefs.À l\u2019occasion de la \u201c\u2018Semaine de l\u2019Education\u2019\u2019, qui se tenait à St-Jean d\u2019Iberville, il y a deux ans, le R.F.Clément Lockquell, doyen de la Faculté de Commerce de Laval, exprimait des idées dont doivent s\u2019inspirer tous ceux qui ont (ou sont appelés) à diriger une équipe.\u2018\u2018Un des plus grands reproches que l'on fait aux Canadiens français, disait en cette circonstance le Fr.Clément, c\u2019est celui d'essayer constamment d\u2019écraser son voisin.Nous sommes en période d\u2019infantilisme moral; c\u2019est le sort de toute société qui n\u2019a pas encore complété son évolution que d\u2019être férocement égoïste.C'est un devoir pour l'Etat d\u2019abord et pour l'élite, selon ses moyens, d\u2019éduquer dès maintenant le sens civique de ceux qui seront appelés demain à prendre les rênes du pouvoir.Mais n\u2019oublions pas que nous avons 200 ans de retard dans par Louis A.BELISLE prise et librement consentie, nous avancerons vers un mirage, car la formation civique commence avec l\u2019éducation de l\u2019intelligence.Notre élite de demain devra, en ce sens, considérer trois devoirs principaux : ne pas mentir, ne pas tromper et tenir sa parole donnée.\u201cLa seconde vertu civique qu\u2019on devra enseigner à nos futurs chefs, c\u2019est la modération.La vieille philosophie grecque a défini, il y a fort longtemps, le sens de la mesure, la modération, comme une | des conditions nécessaires au bonheur individuel et collectif.D\u2019ailleurs, les hommes d\u2019Etat qui ont le mieux réussi à rendre des services réels et durables à leur pays ont toujours agi avec le sens le plus profond de la modération; tant il est vrai que l\u2019excès dans l\u2019exercice d\u2019un droit finit par tuer le droit.\u201cIl faut enseigner à nos chefs de demain à se débarrasser de ce nationalisme exagéré, exclusif et agressif qui a jusqu'ici constitué le principal obstacle à l'unification du Canada ou tout au moins à l'établissement d\u2019une solide pensée nationale.Il faut que la jeunesse apprenne que l\u2019idéal national doit être fonction non de 1'égoisme, mais de l\u2019intérêt général et de l\u2019esprit de modération.\u201cAprès s'être pénétré de loyauté et de \u2018modération, notre future élite devra apnrendre à pratiquer l'entraide.A l\u2019exemple des chefs du peuple juif, enseignons done à notre futur élite à s\u2019unir et à s\u2019entraider pour le bien de notre province et pour celui du pays tout entier.Le fait national qui pourrait être la source d\u2019un puissant élan affectif pour notre jeunesse leur est encore inconnu.L\u2019enseignement de l\u2019histoire se réfère encore à un passé disparu, alors que le Canada actuel avec ses réalités profondes et ses oeuvres vives n\u2019accède à la conscience de notre future élite que dans un ensemble assez vague, volontairement estompé.Pour stimuler cet esprit d\u2019entraide, il faudra élever la génération de demain au-dessus des mesquineries de race et de religion et lui signaler les réalisations techniques scientifiques et sociales de son pays afin que tous, dans un même esprit de coopération, unissent leurs efforts pour l\u2019établissement d'un Canada plus grand et plus puissant.\u201cNotre démocratie qui repose essentiellement sur le principe de la liberté individuelle est en droit d\u2019attendre la plus grande somme de vertus de ceux qui ont le devoir de gouverner la société civile et de l\u2019amener à sa fin naturelle.Tant que l\u2019autorité ne s\u2019oubliera pas, tant qu\u2019elle n\u2019intégrera pas dans la vie publique autant de sens moral qu\u2019il peut en exister dans la vie privée de chaque individu, il ce domaine, que nous avons été habitués à l\u2019exclusivisme moral et culturel, au paternalisme politique et religieux et aux emplois subalternes.L'Etat devra suppléer aux insufiisances des premiers responsables non seulement en favorisant les initiatives, les doctrines et les institutions qui font oeuvre civique, mais par-dessus tout, grace aux moyens puissants dont il dispose, en établissant un programme d'action politique en vue d\u2019éduquer la jeunesse et de lui faire prendre conscience de tous ses devoirs dans une véritable démocratie chrétienne.\u201cTH est certaines vertus qui sont à la base de la morale politique et dont nos futurs chefs sociaux devraient être pénétrés avant tout pour mieux remplir leur rôle d\u2019âmes dirigeantes de la société de demain.Ce sont l'honnêteté, la sagesse, la justice, le respect mutuel, la loyauté, la modération et I\u2019entraide, les trois dernières étant les plus importantes.\u201cIl faut apprendre à notre jeunesse que l'existence première de l'intelligence est la loyauté dans tous les sens du terme.Aussi long- - temps que nous ne chercherons pas à nourrir l'intelligence de nos futurs chefs de loyauté bien com- sera vain de prétendre qu\u2019elle a été établie en vue du bien commun de la collectivité.\u201cL\u2019autorité ne recherchera le bien commun de la société qu\u2019en autant que les citoyens le désireront eux-mêmes.Le jour où chaque individu subordonnera consciemment son bien personnel et ses intérêts particuliers à ceux de la société, les gouvernants qu\u2019il aura élu ne pourront agir en dehors des limites de leur mandat et devront faire oeuvre directement en fonction d'un bien supérieur dont ils ne sont aprés tout que les gardiens.C\u2019est de l\u2019élite que la population est en droit d'attendre ce bien commun.\u201cDans toute société humaine, j ordre, la paix et l\u2019harmonie dé- «pendent en dernier ressort de l'i- !déal moral et spirituel des individus qui la composent.La collectivité ne pourra être harmonieuse, que si chacun de ses membres obéit aux exigences de la raison \\ source de son mode d\u2019agir.Or la raison commande que les règles de la morale se modèlent toujours sur le mobile qui après les avoir fait naître, les rend viables \u2014 et ce mobile c\u2019est l'utilité.\u201cChez l'homme civilisé, l'idée \u2018d'utilité a graduellement évolué de la notion d\u2019un égoïsme étroit et stérile vers un égocentrisme plus large, plus élevé et plus fécond qui a fini par se confondre insensiblement avec l\u2019altruisme, En pratique, il faut reconnaître que le sentiment de l'intérêt individuel domine presque toujours toutes les actions humaines, mais le progrès même de notre civilisation nous impose de transformer ce mobile et de le transcender afin de rattacher son existence à un bien commun d\u2019essence supérieure.\u201cNous qui sommes mus par notre volonté libre, sommes beaucoup plus enclins a nous diriger spontanément vers le chemin de notre bien particulier lorsque nous arrivons a un carrefour et qu\u2019il faut envisager le sacrifice de notre propre personnalité.Il est donc nécessaire qu\u2019il existe dans toute société organisée un principe directeur et coactif qui puisse canaliser toutes les énergies vers la recherche du bien commun, et en conséquence, choisir tous les moyens propres à atteindre ce but en contraignant au besoin les citoyens apathiques ou égoïstes.La raison comprend uisément que toute organisation, de quelque forme qu\u2019elle soit, ne peut ni même subsister sans un principe actif de coordination et d\u2019unité qui puisse prendre des décisions, c\u2019est-à-dire une autorité.\u201cDans notre système démocratique, l\u2019autorité, c\u2019est la nation tout entière; c\u2019est donc aux citoyens qu\u2019appartient le devoir de diriger le gouvernement par l\u2019opinion de la communauté.Lorsqu\u2019on parle du devoir de l'autorité de se mettre au service du bien commun, on ne songe qu\u2019aux responsabilités d\u2019un petit groupe d\u2019élus qui détiennent les rênes du pouvoir, alors qu\u2019au contraire, ce devrait ê- tre aux citoyens d'exercer constamment leur jugement sur les a-! gissements de l'autorité politique, à prendre l'initiative des mouvements d'idées et à entreprendre des campagnes pour faire changer l\u2019organisation économique et sociale du pays.Il faut en conséquence que chaque citoyen ait conscience de son autonomie relative au sein de la communauté et qu\u2019il apprenne a jouer son role de directeur du peuple.Une telle autonomie ne doit pas étre confondue avec l\u2019individualisme qui est l\u2019antonyme de civisme, \u2018\u201cLes citoyens, conscients du rô- le altruiste de l\u2019autorité qu\u2019ils ont désignée, attendent de cette dernière un esprit de communauté intégral.Pour répondre à ce désir du peuple, les dirigeants, responsables de la société politique, doivent donc viser à établir des conditions extérieures et sociales qui permettent à chacun d'obtenir par ses propres efforts la perfection humaine qu\u2019il peut légitimement espérer.Ceci revient à dire que l\u2019autorité doit penser, prévoir et pourvoir aux nécessités du corps LES AFFAIRES \u2014 15 AOÛT 1961 social dont il est la tête.Le civisme de chacun des individus qui forme la collectivité donnera donc le ton à celui de l\u2019autorité voulue et maintenue par la volonté du peuple.\u201d Ce large extrait d\u2019une conférence qui avait pour titre \u2018Le civisme des chefs\u201d, suffit à démontrer que nous avons encore beaucoup à faire pour sortir de l\u2019infantilisme moral dont souffre notre \u2018\u2018esprit civique\u201d.Mais on rapporte progrès sur plusieurs fronts.Le sens du bien commun se propage.La générosité morale est mieux comprise.Le respect d\u2019autrui dans sa personne, dans ses opinions et dans ses biens fait quelque progrès.Chez ceux qui assimilent ces éléments de civilisation se trouve le véritable levain qui nous donnera des chefs authentiques.Les éveilleurs de conscience de la trempe du Frère Clément Lockquell auront beaucoup fait pour accélérer notre avance sur ce terrain, \u2014 \u2014 Louis-A.BELISLE, En attendant le Jugement Dernier, L'Amende et peut-être la Prison.\u201cL'industrie dvit nettoyer complètement sa maison de toutes les violations \u201canti-trust\u201d qui sy maintiennent, sous peine de voir d\u2019autres de ses dirigeants en prison\u201d a déclaré un des juges de la Cour suprême, Tom C.Clarck parlant à la section \u201canti-trust\u201d de l\u2019Association du Barreau américain en congrès annuel.Il a annoncé une nouvelle législation, plus ample et plus restrictive à la fois dans ce domaine, si \u201cle monde des affaires n\u2019obéit pas aux lois\u201d.Il a d\u2019autre part rappelé que le gouvernement ne peut pas \u201cveiller par dessus les épaules de chacun des employés de chacune des compagnies\u201d et que les hommes de la loi pouvaient et devaient rendre à ce sujet un grand service à leurs clients, comme à leur pays tout entier.\u201d Après avoir rappelé que des hommes d\u2019affaires du plus haut rang avaient fait de la prison cet- te année pour violation de la loi anti-trust, le juge Clarck a critiqué les organisations commerciales et industrielles, et les Chambres de commerce pour s\u2019être soigneusement abstenues de réprimander leurs membres défaillants : \u201cles responsables individuels de ces violations continuent à être reçus aux \u201cCountry Clubs\u201d et dans les loges\u201d.11 a cité comme exemple d\u2019insuccès des \u2018campagnes de moralisation\u201d de certaines compagnies celui d\u2019une entreprise qui depuis quinze ans mène une telle campagne \u201cpour aiguiser la sensibilité et la conscience de tout son personnel au sujet du rôle des lois anti-trusts\u201d : or au cours de ces deux dernières années, elle a vu seize de ses employés condamnés à des peines d'amende et elle a payé ces amendes pour un total de $450,000\u201d.\u201cOn peut difficilement parler de succès dans ce cas !\u201d (Modes d'organisation techniciens de moderne.) duction co.et administrative 1 \u2014 Organisation et Finance- (Systèmes modernes d\u2019organiser les commerces et l\u2019industrie.) 5 \u2014 Organisation de l\u2019Emploi Ford, Taylor, Fayol et les grands l'organisation 6 \u2014 Organisation de la Pro- (Comment produire à meilleur marché en disposant tommes et machines scientifiquement.) 7 \u2014 Organisation financière (Organisation du bureau, etc.) Bélisle Editeur, 4.rue St-Jacques, Qué, De plus en plus en demande Grâce à l'intérêt qu'y prend la génération montante La bibliothèque de l'homme d\u2019affaires 12 volumes : $36.00 \u2018reliés cuirette bleue, titres dorés) ment des Entreprises .$3.00 faires de la Vente .$3.00 (Formation des sociétés, compa- (La connaissance des hommes.gnies, entreprises diverses.Capi- Analyse des caractères, etc.) taux.Affaires de banque, etc ) 9 \u2014 Sélection et Formation 2 \u2014 Crédits et Recouvre- des Vendeurs .$3.00 ments .$3.00 (Comment choisir et former les (Perception des comptes.Lettres vrais vendeurs.) de \u201ccollection\u201d.Crédits, etc.) 10 \u2014 Prospection de la 3 \u2014 Marchés mobiliers et Clientèle .$3.00 Placements .$4.00 (Mille et un tuyaux pour trou- (La Bourse.Les valeurs.Spécu- ver les clients et les conserver.) lation.Placements.Plans di- 11 \u2014 Le Service des Ventes .$3.00 vers.) > ; a , (Tout ce qu\u2019il faut faire pour ob- 4 \u2014 Principes généraux tenir du succès dans la vente.) d\u2019Organisation .$3.00 12 \u2014 La Publicité et la Vente .$3.00 $3.00 d\u2019après 1 2 3 4 $3.00 NOM < = = = ® .83.00 8 \u2014 La Psychologie aux Af- (Les secrets de l'annonce qui rapporte au centuple.) et incluez votre remise | 5678 9 10 11 À A A LES AFFAIRES \u2014 15 AOÛT 1961 La Corporation des Ingénieurs professionnels prône Un Usage plus rationnel de nos Ressources renouvelables \u201cExploitées rationnellement, les richesses naturelles renouvelables forment un capital dont l\u2019intérêt peut être perçu annuellement, à perpétuité.\u201d Voilà la note dominante d\u2019un mémoire présenté à M.René Lévesque, Ministre des Richesses Naturelles, par la Corporation des Ingénieurs Professionnels de Québec, au siège social de cette société.I] ressort de cette étude d\u2019un comité d\u2019ingénieurs que l\u2019exploitation des ressources renouvelables est devenue un secteur clé de l\u2019activité économique.Et pour en tirer le maximum, sans gaspillage, le gouvernement doit poser certains gestes, que le mémoire de manque pas de souligner.D'abord, la confection d\u2019un inventaire précis de toutes nos richesses renouvelables, logiquement suivi par une planification quinquennale de leur exploitation.On préconise également l\u2019utilisation plus grande des ressources humaines compétentes et spécialisées.En présentant ce mémoire, les ingénieurs répondaient à une demande que leur avait faite, en décembre dernier, le gou- : vernement provincial.Le mémoire est l\u2019oeuvre d\u2019un comité spécial de la Corporation dirigé par M.Daniel Wermenlinger, ingénieur-conseil.D\u2019autres ingénieurs bien conus du monde des affaires et de l\u2019industrie figuraient sur ce comité : MM.Huet Massue, Hector Cimon, Côme Carbonneau et Jacques Dubuc.Le mémoire de la Corporation et ceux d\u2019autres goupements serviront au ministère des Richesses Naturelles dans la préparation de la Conférence canadienne sur \u201cLes Ressources et notre Avenir\u201d, qui doit avoir lieu en octobre prochain, à Montréal.Il est intéressant de noter que certaines recommandation contenues dans le rapport des ingénieurs ont été émises dans le même temps où le gouvernement songeait à le faire à la Législature provinciale.De fait, au moins deux de ces recommandations ont vu leur application à la dernière session, avant que le gouvernement n\u2019ait été saisi de ce mémoire ; organisme de régie pour l\u2019épuration des eaux, loi pour l'abolition des panneaux-réclames sur les voies publiques; et tout dernièrement, établissement d\u2019une usine thermique sur la rive sud.Cette coincidence est peut-être un critère pour évaluer les conclusions de cette étude que nous présentons à nos lecteurs.Introduction.Les richesses naturelles renouvelables jouent un rôle fondamental dans l\u2019économie d\u2019un pays.Qu\u2019on assure la stabilité de leur rendement, et elles deviennent la base d\u2019une saine économie.En effet, exploitées rationnellement, elles forment un capital dont l'in- térét peut-étre perçu annuellement, à perpétuité.Il faut bien les distinguer des richesses qui s\u2019épuisent comme les mines, le gaz naturel, le pétrole, qui ont une valeur intrinsèque indéniable et placent à tour de rôle les pays à l\u2019avant-scène mondiale.Par ailleurs, ces ressources sont éphémères et ne peuvent établir à celles seules les titres d'une nation à la sécurité économique.On connaît l\u2019évolution des pays dont l\u2019économie est basée particulièrement sur l\u2019exploitation des ressources non renouvelables.Les économistes nous enseignent que de tels pays passent d'abord par une période d'exploitation intensive pendant laquelle ils se bornent à exporter leurs minerais à l\u2019étranger; puis vient une période où les industries de transformation s\u2019ajoutent à l\u2019exploitation ces ressources naturelles.Le pays atteint a ce moment-la son apogée au point de vue puissance industrielle.Au cours d'une troisié- me phase, les matières premières deviennent de plus en plus rares et on doit importer celles-ci pour soutenir l'industrie.Enfin, pendant une dernière et quatrième phase, un pays rendu ainsi vulnérable parce que son économie était basée essentiellement sur ses ressources non renouvelables, s\u2019appauvrit de plus en plus, le niveau de vie diminuant et les gouvernants étant obligés d'imposer des contrôles sévères pour prévenir l'affaissement de l\u2019économie.Les économistes situent le Canada à la fin de la première phase, et les Etats-Unis à la fin de la seconde.Déjà ce dernier pays est obligé d\u2019importer des matières premières telles que le minerai de er.La troisième phase, celle des premières difficultés économiques, est illustrée par le cas de l\u2019Allemagne d\u2019avant-guerre.L\u2019Angleterre constitue un assez bon exemple d\u2019un pays parvenu à la dernière phase.Cependant, un pays tel que le Canada voué à un grand développement, pourra modifier le rythme et le cours de son évolution et s\u2019épargner les problèmes de la quatrième phase en soignant particulièrement le développement de ses ressources renouvelables.Il s\u2019ensuit que l'exploitation des ressources renouvelables est devenue depuis moins d\u2019un siècle un secteur clé de l\u2019activité économique.A ce propos, nous nous demandons s\u2019il ne faudrait pas dès maintenant considérer tout le secteur agricole comme une composante du domaine industriel, au mé- me titre que les autres ressources naturelles, comme l'eau et les forêts, de façon qu'une planification englobant toutes nos forces économiques puisse être mise en oeuvre.A la suite de ces considérations, plusieurs questions se posent à notre esprit : \u2014 Connaissons- nous nos ressources renouvelables ?\u2014 Conservons - nous nos ressources renouvelables ?Les utilisons-nous à leur maximum ?\u2014 Sur quelle base devons-nous | | La carte de nos ressources renouvelables devrait provenir d\u2019un inventaire de haut calibre, bâti avec tous les moyens techniques modernes, comme la photographie aérienne.La confection de cet inventaire ne devrait pas être laissée à la seule initiative des sociétés exploitantes mais entreprise et coordonnée par le gouvernement, avec l\u2019aide de techniciens établir le développement de|et statisticiens qualifiés, d'ingé- nos ressources renouvelables?Avons- nous les outils pour assurer ce programme ?Connaissons-nous nos ressources renouvelables ?Comme il est dit plus haut, nous devons asseoir notre économie sur l\u2019ensemble de nos ressources renouvelables.L'exploitation et la transformation des autres richesses, suivant les variations des marchés mondiaux, doit quand même se poursuivre puisqu'elle active notre économie ct achemine notre pays vers son plein développement.Cependant, il importe avant tout d'assurer la conservation mé- thocique et la mise en valeur rationnelle des ressources renouvelables.Mais avant de songer à exploiter ce dont le territoire québécois est pourvu, il faut savoir à quoi appliquer nos efforts : en d'autres mots, connaître le quantum, le potentiel, la qualité de notre patrimoine exploitable.A défaut de poser ce premier geste, une perte sérieuse de temps, d\u2019énergie et d\u2019argent en résultera.Pour répondre aux besoins de notre province qui s\u2019est industrialisée rapidement ces dernières années, nous nous sommes tournés vers nos matières premières et d\u2019une façon plus ou moins ordonnée et intense, nous les avons mises à jour et fournies aux usines pour la transformation.De même, nous avons harnaché les cours d\u2019eau pour en extraire l\u2019énergie que réclament nos installations industrielles.Parce que la nature québécoise est riche et variée, nous semblons croire qu\u2019elle est inépuisable et qu\u2019elle nous sera toujours indéfectible.Elle le demeurerait en effet si l'exploitation se faisait d\u2019une façon ordonnée et si, dès le départ, on en connaissait les bornes.Depuis longtemps, diverses enquêtes et analyses nous ont ouvert les yeux sur les possibilités extraordinaires du territoire québecois.Sa véritable force économique reste encore à déterminer puisque toutes nos richesses renouvelables n\u2019ont pas été évaluées.Nous vivons actuellement sur des promesses et il nous est permis de croire qu'une aussi large place est faite à la surestimation qu\u2019à la sous- estimation.Un inventaire complet de ce que l\u2019on possède s\u2019impose donc, avant de planifier, avant d\u2019exploiter.Au reste, il y a des richesses renouvelables qui se chevauchent; comme le sol, pour fins agricoles, forestières ou touristiques, l\u2019eau, source d\u2019énergie ou élément de navigation, etc.Seul cet inventaire permettra de déterminer comment faire servir telle ressource, quelle portion du territoire doit être affectée à telle ou telle utilisation.nieurs spécialisés.Conservons-nous nos ressources renouvelables ?Les utilisons-nous à leur maximum ?Dans une vue d\u2019ensemble, nous devons conclure que nos ressour- \u2018tant de réglementer la ces renouvelables se dégradent constamment.Bien qu'aucune de nos ressources renouvelables M.Daniel Wermenlinger, ingénieur- conseil, qui a dirigé le comité auquel nous devons ce mémoire.soit exploitée à son maximum, l\u2019on parle déjà de dégradation de ces ressources.C\u2019est justement dans cette exploitation \u201cà demi\u201d que nos richesses perdent de leur valeur : jugées inépuisables, elles sont souvent étouffées et pillées.Au reste, un examen rapide de chaque cas nous permettra de préciser notre pensée.L\u2019exploitation de l\u2019eau pour fins d\u2019énergie ne mème pas une dégradation sérieuse.Il est vrai que certains modes de harnachement peuvent créer quelques pertes : évaporation accrue, diminution de l\u2019étendue forestière, donc accélération du ruissellement, dangers plus grands d\u2019inondation dans quelques cas, érosion plus rapide de certains sols riverains, etc.Mais on ne peut dire que ce soit là un problème capital chez nous.Il faut surtout craindre une mauvaise séquence des aménagements et le manque de coordination dans l\u2019étude des divers aspects de certains projets : conservation des forêts, contrôle des crues, protection des poissons, besoins de la navigation, etc.C\u2019est du côté consommation que la dégradation de notre eau comme ressource renouvelable est particulièrement évidente.Elle est contaminée par toutes sortes de déchets, tant industriels que domestiques.Les mesures préventives et correctives pour combattre et enrayer cette pollution de nos eaux sont tout juste esquissées.Une régie provinciale d\u2019épuration des eaux vient cependant d\u2019être créée et l'on peut espérer qu\u2019une action constructive sera amorcée dans un avenir prochain.ne | Quant à l'eau de navigation, on n\u2019exagère nullement en affirmant que les possibilités de ce côté ont \u2018té à peine effleurées.Outre la Voie Maritime du Saint-Laurent, l y aurait d\u2019autres projets de canalisation et travaux portuaires à étudier, puis à exécuter \u2014 en tenant compte des techniques de l'avenir, tant du point de vue! construction d'ouvrages fixes \u2014 écluses, quais, chenaux, canaux \u2014 que du point de vue construction \u2018e navires.C\u2019est dégrader la ri- | chesse que constitue chez nous l\u2019eau navigable surabondante de nos fleuves et rivières que de ne \u201cien faire ou de construire des ranaux \u2014 ou voies maritimes \u2014 | 'n fonction des besoins immédits | zt des structures déjà construites.Espérons que les études futures qui porteront sur les cours d\u2019eau non encore canalisés seront pré- nvarées de longue main et confiées à des gens qui sauront en tirer des conceptions originales et, di- sons-le, futuristes.La conservation du sol ne s\u2019est guère faite chez nous.Comme résultat, une proportion appréciable de nos terres ont perdu leur fertilité.Les programmes de cononi- sation n\u2019ont pas eu les résultats anticipés; au contraire, ils ont souvent contribué à l\u2019appauvrissement de notre patrimoine forestier.| Au rythme actuel de l\u2019exploitation forestière, il serait impor- production le nos usines obtenant leurs matières premières de la forêt, pour en éviter le dépeuplement éven- ltuel.Pour permettre à ces industries si importantes de survivre nt même de gagner la bataille des marchés, il faudrait mettre en veuvre une politique dynamique nrévoyant des recherches concertées sur la sylviculture, les techniques de production, les métho- les de travail de l\u2019ouvrier fores- : tier, la protection contre les feux de forêt et les maladies des arbres.Enfin, pour terminer le sujet de la conservation sur une note reposante, on nous permettra de souhaiter que le labeur des Québecois soit adouci par un entourage agréable, par des heures de loisir qui puissent servir à leur onrichissement.Plus que dans tout autre secteur de nos ressources renouvelables il y a urgence en cette matière, croyons-nous.Car le visage de nos villes et de nos campagnes est déjà gravement mutilié et seul un miracle de chirurgie pourra en restaurer les traits beaux et francs qui ont séduit nos ancétres et qui ont contribué à engendrer le phénomène démographique que l\u2019on connaît, lequel pourrait-on dire, constitue un exemple merveilleux de conservation de nos ressources renouvelables .Sur quelle base devons-nous établir le développement de nos ressources ?Avons-nous les outils pour assurer ce programme ?Nous croyons qu e legouverne- ment devrait utiliser la formule des plans quinquennaux.Plusieurs arguments militent en faveur d\u2019une telle politique.Notons que nous ne préconisons pas l\u2019étatisme ou l\u2019économie dirigée.Nous croyons qu\u2019une forte dose d\u2019individualisme reste essentielle dans notre société moderne.Cependant, l\u2019on demande l\u2019aide ou l'intervention de l\u2019Etat, à des degrés divers, dans presque tous les secteurs de la vie, depuis les soins du corps jusqu\u2019à la sauvegarde de la moralité, depuis le rendement agricole jusqu\u2019a la politique de crédit.Ce rôle incessant de l\u2019Etat se retrouvant partout, finit par faire de lui le moteur et le régulateur le plus important de l\u2019activité économique et même sociale d\u2019une nation.Il est donc essentiel que ce rôle soit soumis à une politique calculée.La formule des plans quinquennaux offre cet avantage qu\u2019elle est susceptible d'entraîner la collaboration active de la population.Ce dont peut-être sur ce plan nous avons le plus souffert au Québec depuis des générations, c\u2019est du manque de connaissance précise des intentions du gouvernement dans les divers domaines de son activité.Sans croire pos- PAGE 3 sible ni même désirable de faire l'unanimité des esprits sur les politiques élaborées par tel ou tel gouvernement, il est essentiel au sain fonctionnement d\u2019une dé- mocrgtie progressive que l\u2019opinion publique soit informée, et puisse critiquer, vouloir modifier, accepter ou refuser, le cas échéant, les divers éléments d'une politique d'ensemble.Ainsi se forme l'indispensable dialogue entre le gouvernement et l'opinion publique.En outre, dans la perspective d\u2019un plan quiquennal, l'apport des énergies librement consenties des éléments progressifs Ce la population peut devenir un facteur décisif de succès.Par ailleurs, un tel plan permet d'apporter périodiquemment les retouches ou correctifs nécessaires aux objectifs ou aux politiques de mise en oeuvre.Il permet de mesurer le travail accompli et fixe les esprits sur les objectifs à al- teindre.11 nous semble que ce soit un outil essentiel de gouverne- , ment.Le développement de nos ressources, vu les techniques et les capitaux énormes qu\u2019il requiert, nécessite l'apport massif de l'industrie autochtone et étrangère.La stabilité inhérente à une politique à long terme et les perspectives de développement qu\u2019elle permet, stimulent l'industrie privée et ont pour effet d\u2019attirer le capital étranger.Nous n\u2019ignorons pas cependant les difficultés qu'un tel plan peut poser.Méme si ce plan est préparé de concert avec ces représen- t.uts de l'industrie, il impose nécessairement certaines normes d\u2019exploitations et de développement, et oriente l\u2019activité économique dans certains domaines; il peut par là entrer en conflit avec tel ou tel groupe d'intérêts privés et contrecarrer en certains secteurs le libre essor de l\u2019activité économique.Nous ne croyons pas ces difficultés insurmontables ni laussi graves qu\u2019elles puissent le \\ paraître au premier abord.Il n\u2019est pas ici question d\u2019étatisme, mais de reconnaître clairement au gouvernement son rôle de leader de l\u2019économie, rôle qu\u2019en fait il possède déjà, mais d'une façon éparse et désordonnée.La mise en oeuvre d\u2019une politique à base de plans quinquennaux comporterait plusieurs phases.Comme nous l\u2019avons dit plus haut l\u2019inventaire de nos ressources en serait le point de départ.Elle impliquerait en second lieu la comparaison de notre niveau et de notre mode d'utilisation de ces ressources avec ceux d\u2019autres provinces ou même d\u2019autres pays ayant des ressources semblables aux nôtres ( nous pensons ici particulièrement aux pays scandinaves).Il s\u2019agirait ensuite de fixer des objectifs précis d'utilisation pour certaines ressources-clés : forêts, hydroélectricité, loisirs- tourisme, eau de consommation, et d\u2019en discuter avec l\u2019opinion publique.La mise en oeuvre du plan serait l\u2019étape suivante.L\u2019emprise de ce plan devrait par la suite s\u2019étendre graduellement aux autres secteurs des ressources.A SUIVRE Education économique des Familles du Québec Il devient très probable qu\u2019à la suite du résultat de l\u2019enquête sur la situation économique des familles du Québec, résultat qui devrait être connu incessamment, la Fédération des caisses populaires créera un nouveau service, au sein de son organisme.Ce nouveau service, voué à l\u2019éducation populaire des membres de la Fédération, serait fondé dans une tentative pour corriger les erreurs que dévoilera clairement l\u2019enquête.C\u2019est la Fédération des caisses qui a financé cette enquête, qui dure depuis près de trois ans.Ce ne serait là qu\u2019une conséquence logique, que la Fédération crée un nouveau service destiné à intégrer dans la vie pratique les recommandations du rapport de l\u2019enquête. \u2014\" TE PAGE 4 (Autorisées comme envoi de 2ème classe, par le Ministère des Postes, à Ottawa).Publié par les PUBLICATIONS \u201cILES AFFAIRES\" Inc, 635, Henri-Bourassa, est, Montréal Tél.: DU.1-1888 Imprimé À l'Imprimerie Yamaska, 435, Mondor, Saint-Hyacinthe cri 126 Président Julien LEVASSEUR; Vice-président et directeur-gérant Séraphin VACHON; Trésorier : [aul LAFLEUR; Directeurs Gérard ELIE, Herve BIRON, Directeur-gérant : Séraphin VACHON: Secrétaire de rédaction : Paule VACHON; Rédacteur : Jacques BAMBHEIR; Chef de tirage : Rolland ROY: Publicitaire : Paul DE SEVE.Abonnement : 6 mois, $4.00; 1 an, $7.50; 3 ans, $15.00 Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe Ministère des Postes, Oltawa.Finances publiques et gouvernements La planification exige un Etat fortement décentralisé Ni les cartels capitalistes ni les Etats autoritaires et centralisés ne sont en mesure d\u2019assurer seuls au monde le progrès économique et social aurucl aspirent tous les hommes.C\u2019est ce que déclarait au congrès du nouveau parti M.André Philip, ancien ministre et membre du Bureau de: direction du PSD français (Parti socialiste unifié).Prenant ia parole devant les 2,000 délégués du congrès, M.Philip a déclaré que les grosses entreprises sont impuissantes à s\u2019adapter aux conditions changeantes du monde moderne et risquent de créer des monopoles dangereux, si on ne les oblige pas à obéir à une loi générale et à une orientation d\u2019ensemble de la vie économique.Or, dit-il, cette orientation ne peut venir que de l\u2019Etat lui-mêm.L\u2019évolution de la technologie, la loi de la concentration industrielle également provoquent la disparition des petites entreprises et il devient nécessaire de réabsorber dans les secteurs progressifs les travailleurs libérés par les secteurs en régression.Voilà pourquoi il faut assurer à l\u2019économie une expansion ordonnée dans l\u2019ordre de 5 à 6 pour cent du produit national brut pour ce qui est de l\u2019Europe actuelle.La défense des libertés démocratiques exige done que l\u2019Etat organise l\u2019économie pour atteindre ces objectifs expansionnistes qui sont devenus pour le monde une néces- Nous publions aujourd'hui en guise d'éditorial un article de Me Léon! sité vitale.Le temps du laisser- Laforestrie, Licencié en droit, ex-interne du Bureau du Budget des Etats-Unis, faire est révolu, dit M.Philip, et qui depuis plus de 20 ans s'intéresse aux problèmes canadiens.nous sommes entrés dans l\u2019ère de la planification.Notre monde est en face d\u2019options fondamentales et il ne saurait tolérer les monopoles, L'administration des Finances Publiques à toujours constitué la tâche les que ce soit dans le domaine indus.plus délicate des gouvernements.Chaque pays a adopté un système plus ou triel ou dans celui des recherches moins en harmonie avec ses intérêts, ses coutumes et les contingences part\u201d scientifiques.La tâche des partis culières; car \u2018Economie, sciences mathématiques./ 5 nT science nouvelle, n'est pas absolue comme les socialistes est d'assurer la promotion des ouvriers par une éducation technique et sociale de plus Partout des controverses se multiplient dans le monde, le char public en plus poussée.et surtout financier est tiraillé de droite à gauche ou vice versa quel que La même loi du progrès exige + + ; ; ; - A:44 : : i > soit celui qui est à son timon; les difficultés sont tellement innombrables qu\u2019on cependant une transformation ra- met souvent en doute, et injustement, le patriotisme de ceux qui le dirige.Parmi les armes qu'ils manient les principaux se trouvent les plus déli- dicale de la nature et de la strue- ture de l\u2019Etat moderne.On ne sau- rait plus longtemps tolérer des Etats autoritaires et fortement centralisés.Ceux-ci ne sont plus adaptés aux conditions de l\u2019heure.Le salut viendra de la planification décentralisée.I! faut planifier a partir de la base, calculer à partir des besoins locaux et, à mesure que l\u2019on s\u2019élève dans le processus de planification, il appartient aux autorités locales, régionales et centrales d\u2019harmoniser le développement des pays dans un tout cohérent.Il faut détruire, dit encore M.Philip, les Etats fortement centralisés et respecter les initiatives locales.Le conférencier déclare, par exemple, qu\u2019en Europe occidentale, il existe actuellement plus de 3,000 commissions d\u2019études centrés sur les besoins locaux et régionaux.L'avenir du monde, dit encore M.Philip, exige aussi que le monde libre assure le développement harmonieux de cette autre partie de l'humanité qui vit encore dans la misère et qui connaît la faim et la maladie.L'évolution pacifique du monde réclame une évolution technique et sociale ordonnée des pays sous-développés.À ce sujet, le Canada possède une autorité spéciale et un prestige indiscuta- | ble.LES AFFAIRES \u2014 15 AOÛT 1961 Mais, dit le conférencier, il ne saurait y avoir de progrès économique possible sans l'indépendance politique des Etats nouveaux et sans liberté individuelle pour leurs h\u2018bitants.La réforme agraire s\u2019impose partout dans les nouvelles entités politiques et les pays riches doivent éviter à leur endroit une intervention qui substituerait un néo-colonialisme économique au colonialisme impérialiste du siècle dernier.L'aide aux pays sous-développés doit être désintéressée.Une autre nécessité de notre époque est que des organismes internationaux se forment qui régissent, sur une base mondiale, les prix des matières premières dont dépendent le progrès et souvent l\u2019existence même des nouvelles nations indépendantes.Le capitalisme privé serait impuissant et inefficace dans ce domaine, D\u2019autre part, le monde modzrne doit répudier toutes les formes de dictature, y compris celle des Etats autoritaires et centralisés.Les partis socialistes, dit M.Philip, doivent s\u2019efforcer de créer des sociétés responsables gérées par des hommes responsables.Les hommes nouveaux doivent tenir compte des misères des autres et se mettre au service des autres.L'individualisme et l\u2019égoïsme n\u2019ont plus leur place dans une société moderne.Il faut créer un nouveau mode de vie plus encore que des nouvelles techniques.Il faut avoir le respect et le souci des autres et accepter la diversité comme loi inéluctable de l\u2019évolution, dans une justice respectueuse des droits de chacun.Aussi, dit-il, le Nouveau parti canadien, s'il veut être efficace, doit se montrer souple dans sa doctrine, précis dans son programme et irréductible dans les valeurs morales qui inspireront son action, (Le Devoir) cats: le Budget, la monnale.! Tout se rattache au Budget: politique économique, politique commerciale \u2014 avec leurs faisceaux de conséquences qu'on appelle problèmes de dévaluation monétaire, problèmes du chômage, etc, etc.Aux Etats-Unis le gouvernement a jugé le budget un acte si important qu'il a institué un organisme spécial attaché à l'exécutif et dénommé : \u2018\u2019Bureau of the Budget, Executive Office of the President\u201d.Ce bureau n'e-t pas spécialement chargé comme on le croit de préparer le budget, mais constitue une sorte de centralisation des problèmes administratifs, économiques et légaux des divers Départements ministériels.Il existe au Bureau du Budaet un service qui correspond à chaque chapitre et eubdivision de chapitres des dépenses.Le fonctionnaire de l\u2018exécutif qui, par exemple, désire discute: d'un problème d'Aviation Civile se réfèrera pour un grand nombre de questions à la Section du même nom de l'Office.S°il existait un tel Bureau au Canada, un problème concernant l\u2019Offie National du Film serait étudié à la division de ce Bureau rattachée au Département de la Citoyenneté et de l\u2018Immigration du Gouvernement.Le Comité du Trésor de la Province de Québec, du moins en principe, pourrait donner une idée des buts poursuivis par un tel organisme.Il permet à l'exécutif d'avoir sous la main toutes les données nécessaires à la coordination des nombreuses ramifications politiques et économiques.Beaucoup de gouvernements de l\u2018Amérique latine ont ado-té ou sont sur le point d'adopter une administration de ce genre en vue d\u2019ordonner scientifiquement leur politique.Au Canada, les nombreuses organisations de contrôle existantes semblent offrir un maximum de garant'e couverte par la compétence, l\u2019honorabilité et la bonne foi de leur: dirigeants.On pourrait citer les Services suivants rattachés au Ministère des Finances : Politique Economique, Taxation, Comité du Trésor \u2014 sans oublier le Bureau de l\u2019Auditeur Général chargé de vérifier toutes les recettes et dépenses.Pour assurer à ce fonctionnaire une parfaite impartialité dans son contrôle, la loi qui l'institue l\u2019a formellement déclaré inamovible jusqu'à l\u2019âge de 65 ans et lui assure des indemnités qui consolident son indépendance.Nous ne parlerons pas de la Banque du Canada sur laquelle les derniers événements ont déjà fait couler tant d\u2019encres dans des controverse: qui prouvent encore une fois, combien la science économique est discutable et discutée.Son application varie d'une continent à l\u2019autre, d'un pays à l'autre suivant les nécessités et les contingences locales.C\u2019e:t cependant un fait que, de nos Dosco fera-t-elle échouer notre projet d'Aciérie ?Faudra-t-il ameuter l\u2018opinion publique contre la Dominion Steel and Coal Corporation.Nous espérons que non.Il ne faudra pas hésiter a le faire s'il y a le moindre danger que ce mastodonte tasse avorter le projet de doter la province de Québec d'un complexe sidérurgique.Il y a au moins deux bonnes raisons pour écarter cette société.La première est d'ordre économique.DOSCO veut des laminoirs dans la province de Québec pour écouler une partie de l\u2018acier qu\u2019elle fabrique en Nouvelle-Ecosse.Les lingots qu'elle transformera en feuilles, en ronds à bétons ou en \u2018\u2019profilés\u201d viendront de Sydney.C'est inacceptable.Québec est un gros producteur de minerai de fer.Cette province a été assez sotte pour permettre, \u2014 il y a plus de dix ans maintenant, \u2014 que cette richesse soit exploitée à peu près exclusivement par des Américains.(On pourra ergoter tant qu\u2019on voudra sur les miettes qui lui restent sous forme jours, les Etats ne peuvent se prévaloir d\u2019une indépendance totale à cause de de taxes ou de salaires, personne ne leurs obligations mutuelles se réflétant dans leurs politiques monétaire, doua- contestera que les opérations les plus nières, etc, contrôlées par des organismes dénommés Fonds Monétaires in- profitables se font dans les hauts four- ternational, Gatt, etc.; le premier de ces organismes exerce une pression |neaux et les laminoirs des Etats-Unis).profonde pour empêcher que soient dévaluées outre mesure les monnaies des Cette période sombre de notre h:s- A So : pays membres et surtout pour empêcher que ceux-ci n'aient recours à une toire économique devrait être révolue.dévaluation artificielle qui ne découle pas de la loi naturelle de l'offre et de la demande de ces monnaies.De même qu'à l\u2019intérieur des Etats la monnaie constitue un fluide dangereux sur lequel on doit porter la main avec beaucoup de précautions, la moindre erreur pouvant déclancher des conséquences économiaues allant de la vie chère jusqu'au chômage, ainsi entre les Etats, c'est-à-dire du point de vue international, une dévaluation qui, provisoirement, peut sembler à l\u2018avantaze d'un Etat, risque parfois d'occasionner dans la suite des représailles de la part de certains groupes qui se sentent lésés par une telle mesure.Les journalistes ont généralement tendance à critiquer les actes des gouvernements \u2014 dans plusieurs pays ils ont même la position d'un quatrième pouvoir.Leur tâche est facile.La critiaue e:t aisée.Ils n'ont pas à faire face aux graves responsabilités des chefs de gouvernement.On doit toujours considérer que ceux-ci s\u2018entourent presque toujours de spécialistes et d'organismes désintéressés auxquels on doit faire confiance; ils apportent oux ministres des données qui permettent à ceux-ci de prendre des décisions qui semblent parfois aller à l'encontre de certains groupes, mis qui, finalement, doivent m'eux servir les hauts intérêts de la nation.Comme disait le Gouraige : \u201cLe journaliste dit ce qu'il veut, l'homme d'Etat fait ce qu'il peut\u201d .\u2014 Léon Laforestrie, ex-interne du Bureau du Budget des Etats-Unis.Avec la construction de hauts fourneaux nous tournerions la page.Le minerai de fer extrait du sous-sol québécois, serait fondu dans la province de Québec et transformé ici en produits finis.Ce n'est pas ce que DOSCO nous propose.La Nouvelle-Ecosse resterait maîtresse d\u2019une des principales opérations.Notre minerai continuerait de prendre la route des Etats-Unis, et les lingots nous viendraient de Sydney.Nous serions limités à une seule opération : le laminage.C\u2019est trop peu.La société qui s\u2019installera dans le Québec devra nous offrir le processus complet.Ni plus, ni moins.Nous avons perdu dix années déjà.Nous ne sommes pas disposés à en perdre dix autres pour satisfaire les ambitions de DOSCO.Deuxième raison : Cette société anglophone nous proposerait-elle plus que ce que nous exigeons, que nous refuserions son offre, pourvu qu\u2018una société en majorité canadienne-fran- saise soit en mesure de réaliser le même programme avec suffisamment de gcranties de réussite.DOSCO c\u2019est une filiale de A.V.Roe, laquelle est une émanation du grand capitalisme anglais.Cette société s\u2019est installée chez nous nous il y a nombre d'années.Elle à prospéré.Nous n\u2018allons pos la laisser occupe une place encore plus grande dans notre économie.Nous prétendons êt.e en mesure d'assurer la relève.Les Canadiens de langue anglaise et les financiers anglais ne comprennent pas la révolution qui est en train de s\u2018opérer sous leurs yeux.A Ottawa des délégués au congrès de fondation du Nouveau parti démocratique se sont scandalisés du fait que nous voulions être reconnus comme une nation.La société Steel Company of Canada a si mal compris le mémoire de la Chambre de commerce de la province de Québec sur l\u2019aciérie québécoise qu'elle s'est retirée de cet organisme.Cette incompréhension ne doit pos nous empêcher d'aller de l\u2019avant.Ni d'être exigeants.DOSCO pourra d'ailleurs se rendre le témoignage d'avoir contribué à créer le climat nouveau dans lequel nous vivons.Elle a complètement ignoré la présence des Canadiens français.Elle n'en compterait pas un seul por- mi ses officiers supérieurs.On nous dit qu'il n'y en a jamais eu, en dépit des efforts qu'aurait déployés pendant dix ans un directeur anglophone de cette compagnie.!! s\u2019est heurté à un mur d\u2018incompréhension.En résumé aucune société anglophone ne devrait être appelée a su»- planter le groupe mixte que le gouvernement provincial et des homme- d'affaires sont en train de mettre sur pied.La DOSCO moins que quiconque ! e Nous croyons connaître \u2018opinion du gouvernement provincial à ce sujet: il veut que tout le processus, depuis \u2018extraction du minerai jusqu\u2018au produit fini, se fasse dans la province de Québec.Nous serions étonnés s'il n'était carrément en faveur d'un groupe, qui n'exclurait pas les capitaux canadiens et étrangers, mais dont la majorité | serait détenue par des Canadiens français.C'est conforme au grand désir qu'il a exprimé de relancer l\u2019économie ca- nadienne-française.On peut même dire que s'il laissait échapper cette occasion unique il n\u2019aurait plus qu'à abandonner la partie.Il aurait échoué, comme le gouvernement précédent.Les efforts qui a déployés jusqu'ici auraient été vains, de même que ceux des gens qui travaillent d\u2018arrache-pied depuis plusieurs mois à la réalisation du projet.Si DOSCO allait persister dans ses ambitions, et si le gouvernement ne réussissait pas à lui faire entendre raison, ce serait un jour de deuil pour toute la collectivité canadienne-fran- çaise.PIERRE LAPORTE (Le Devoir) Le Chômage moindre à Montréal cet été que l\u2019an dernier Le nombre de personnes qui, au 31 juillet dernier, se cherchaient un emploi à Montréal, s\u2019élevait à 46,587, selon le Service national de placement.Au 30 juin, ce nombre atteignait 50,373 et au 31 juillet de an dernier, il était de 49,301.On estime que le nombre de travailleurs de la région de Montréal atteint maintenant tout près de 700,000.Les chiffres de juillet marquent un nouveau déclin depuis la fin de mars alors que 83,036 personnes se cherchaient un emploi.Des fonctionnaires du Service national de placement atlri- buent cette diminution principalement à une augmentation dans la construction.Les gens qui se cherchaient un emploi le 31 juil- let dernier se partageaient com- ime suit: 30,499 hommes et 16,- 1087 femmes.Ee TST eee LES AFFAIRES \u2014 15 AOÛT 1961 PAGE 5 | part des cas, lorsque l\u2019exportateur Recommandations du Comité sur l'enseiènement spécialisé 25250205 Création immédiate d'une Ecole normale technique; classement des professeurs dire c\u2019est que le cours actuel ne lui convient pas.À cela, naturellement, la banque ne peut rien.Au Canada le cours du change par | La banque y voit et, dans la plu- | suivant leurs années de scolarité; adoption de cing échelles de salaires | , Le Comité d\u2019étude sur l\u2019enseignement technique et professionnel, institué par le gouvernement provincial vient de publier un premier rapport relatif au classement et aux salaires des professeurs de l'enseignement spécialisé.Le comité rejette le système actuel de classement, recommande l\u2019établissement de trois classes de professeurs suivant les niveaux d'enseignement spécialisé et la qualification qu\u2019ils requièrent; la création immédiate d\u2019une Ecole normale technique qui décernera trois brevets d'enseignement spécialisé; le classement des professeurs suivant les brevets obtenus de l\u2019Ecole normale technique; l\u2019établissement de cinq échelles de salaires pour tenir compte de chacune des deux années de scolarité non sanctionnées par des brevets, mais conduisant à un brevet supérieur; le reclassement des professeurs actuels suivant leurs années de scolarité; l\u2019octroi de supplément pour longs services (après 13 ans), la création d\u2019un comité permanent qui sera chargé du classement du personnel, enfin la fixation d\u2019une rémunération additionnelle pour les titulaires de postes de direction.En vertu des recommandations touchant les salaires, la rémunération des professeurs varierait selon les années d'enseignement de $4,600 la première année à $7,000 la treizième, d\u2019après l\u2019écheile 1A; de $5,000 à $7,400 d\u2019après l\u2019échelle 1B; de $5,480 à $7,800 d\u2019après l'échelle 11A; de $5,800 à $8,200 d\u2019après l'échelle 11B; de $3,200 a $8,600 d'après l\u2019échelle III.Les suppléments pour longs services (pour les professeurs ayant treize ans de service au moment de l\u2019application de la nouvelle échelle de salaires) seront de cent dollars par année d\u2019enseignement au-delà de la treizième jusqu\u2019à concurrence d\u2019un salaire de $8,200 par année.Comité d\u2019étude sur l'enseignement technique et professionnel \u2014 résumé du rapport concernant le classement et les salaires des professeurs de l\u2019enseignement spécialisé.1\u2014 Rejet du système de classement actuellement en vigueur.2\u2014 Les niveaux d\u2019enseignement spécialisé et la qualification qu\u2019ils requièrent doivent être le fondement de la classification des professeurs : il y aura trois classes de professeurs.TABLEAU I: niveaux projetés des cours de formation professionnelle : Cours Niveau Prérequis Durée Scolarité tot.III Moyen supérieur lle 3 14 Il Moyen inférieur 9e 3 12 I Elémentaire Te 2 9 3 \u2014 Une Ecole normale technique sera la principale source de la qualification des professeurs de l\u2019enseignement spécialisé.Cette qualification, les professeurs devront désormais l'acquérir dans une Ecole normale technique dont le Comité recommande la création immédiate.Cette Ecole normale technique décernera trois brevets d'enseignement correspondant aux trois niveaux distingués plus haut.Cette Ecole normale technique sera donc organisée de la façon suivante : TABLEAU II: Cours possibles à l\u2019Ecole normale technique selon tableau I) FORMATION Brevet Prérequis Pédagogique Tech.Scolarité tot.III COURS III 1 an 2 ans II COURS III 1 an nil 15 I COURS IN 1 an nil 13 4 \u2014 Le classement des professeurs se fera suivant les brevets de l\u2019Ecole normale technique qu\u2019ils auront obtenus : il y aura donc trois catégories de professeurs.Les professeurs de l\u2019enseignement spécialisé se classifieront donc suivant leur niveau de qualification, niveau sanctionné par l\u2019un des trois brevets de l\u2019Ecole normale technique.Oonc, trois catégories de professeurs.5\u2014II faut cependant établir cinq échelles de salaires pour tenir compte de chacun des deux années de scolarité non sanctionnées par des brevets, mais conduisant à un brevet supérieur.Le Comité d\u2019étude croit, cependant, qu'il ne faut pas attendre qu\u2019un professeur change de catégorie pour tenir compte, dans son salaire, des études de perfectionnement qu\u2019il poursuit.Il propose donc cinq échelles de salaires pour reconnaître, en outre des trois brevets, la première des deux années de scolarité conduisant à un brevet supérieur.6 \u2014 L'échelle de salaires.TABLEAU III : ECHELLE DE SALAIRES Années 1A 1B IIA 1IB III d\u2019enseignement 13 ans 14 ans 15 ans 16 ans 17 ans 1ère $4,600.$5,000.$5,480.$5,800.$6,200.2e 4,800.5,200.5,600.6,000.6,400.3e 5,000.5,400.5,800.6,200.6,600 de 5,200.5,600.6,000 6,400.6,800.5e 5,400.5,800.6,200.6,600.7,000.Ge 5,600.6,000.6,400 6,800.7,200.Te 5,800.6,200.6,600 7,000.7.400.8e 6,000.6,400.6,800 7,200.7,600 9e 6,200.6,600.7,000.7,400.7,800.10e 6,400.6,800.7,200.7,600.8,000.11e 6,600.7,000.7,400.7,800.8,200.12e 6,800.7,200.7,600.8,000.8,400.13e 7,000.7,400.7,800.8,200.8,600.7 \u2014 Les professeurs actuels seront reclassifiés sur la base de leurs années de scolarité.Les professeurs actuellement au service des écoles de l\u2019enseignement spécialisé seront aussi classés dans les catégories correspondantes aux trois brevets de l\u2019Ecole normale technique et aux cinq échelles de salaires qui en découlent, suivant leur nombre d'années de scolarité en prenant comme point de repère le nombre d'années de scolarité requis par chacune des échelles.8 \u2014 Supplément pour longs services de cent dollars (100.) par année après treize ans de service.Les professeurs ayant complété treize années de service au moment de l'application de la nouvelle échelle de salaires recevront un supplément de cent dollars ($100.) pour chaque année d\u2019enseignement, au-delà de la treizième, jusqu\u2019à concurrence d\u2019un salaire de huit mille ay - : p= = ] A | deux cent dollars ($8,200.), correspondant au maximum prévu par la: catégorie IIB.; L\u2019échelie proposée plus haut se complète donc de la façon sui- | vante pour les anciens professeurs.À noter que les suppléments pour longs services seront calculés une fois pour toutes au moment de l\u2019application des nouveaux barèmes.L\u2019échelle ci-dessous fixera conc de façon définitive le salaire | des professeurs qui en bénéficieront, à moins que ceux-ci ne se qualifient, par des études, pour un salaire supérieur.SUPPLEMENT POUR LONGS SERVICES Année d'enseignement lA 1B IIB 14e $7,100.$7,500 $7,900.15e 7,200.7,600 8,000.16e 7,300.7,700 8,100.17e 7,400.7,800 8,200.18e 7,500.7,900.19e 7,600.8,000.20e 7,700.8,100.\u2014_\u2014 21e 7,800.8,200.\u2014\u2014 22e 7,900.\u2014_\u2014 23e 8,000.\u2014_\u2014 25e 8,200.9 \u2014 Un comité représentatif permanent sera chargé du classement du personnel.Le classement du nouveau personnel et le reclassement du personnel actuel seront effectués par un comité de classement permanent composé de quatre membres : un représentant du ministère de la jeunesse, un représentant de la Commission du service civil, un représentant de l'Association des professeurs et un technicien professionnel au service de l'industrie.10 \u2014 Rémunération additionnelle pour les postes de direction ; Le comité recommande que le personnel de direction reroive un salaire composé de deux parties : a) Une rémunération déterminée par leur qualification et leurs années d\u2019expérience suivant le barème et l'échelle régissant l\u2019ensemble du personnel de l\u2019enseignement spécialisé; .b) Une rémunération additionnelle attachée aux diverses fonctions directionnelles mêmes.Voici la rémunération additionnelle propre à chacune de ces fonctions : Directeur, $1,500; Directeur adjoint, $1,000; Directeur des études, $1,000; Surintendant des ateliers, $1,000; Chef de section, $500.Les banques a charte Services d\u2019une grande efficacité rendus à une foule d'exportateurs Les banques à charte du Canada sont en mesure de rendre de nombreux et de précieux services aux exportaturs.Elles ont développé au cours des années des méthodes de commerce fort efficaces de même qu\u2019elles ont accumulé une abondante documentation sur une foule de pays.Voici selon la Revue Commerce Extérieur comment les banques peuvent aider nos exportateurs : Les banques à charte du Canada se comparent avantageusement aux banques de tous les autres pays du point de vue des services offerts aux importateurs ct aux exportateurs.De façon générale, les banquiers canadiens chargés d\u2019opérations internationales se sont formés au métier par un travail de tous les jours.À part quelques jeunes, arrivés comme immigrants du Royau- me-Uni ou peut-être de l\u2019Europe continentale avec certaines connaissances elémentaires, très peu viennent de banques étrangères.Au contraire, plusieurs banquiers canadiens ont reçu des offres de banques américaines qui jugeaient de grande valeur l\u2019expérience du commerce bancaire international acquise au Canada.Devises étrangères Le dollar canadien n\u2019étant pas reconnu comme un moyen de financement des échanges internationaux, les banques canadiennes ont établi, à l\u2019égard des devises étrangères, des services et des méthodes d\u2019une efficacité rarement égalée ailleurs.Durant la période de l\u2019étalon-or qui a précédé 1914, le dollar canadien et le dollar américain étaient à peu près interchangeables puisque les frais de transport du métal jaune entre Toronto, Montréal et New York étaient minimes.Cependant, après 1914 les fluctuations du dollar canadien ont provoqué une expansion continuelle du marché des devises étrangères.Le Canada a dû maintenir des comptes à l\u2019étranger, notamment dans plusieurs des villes des Etats-Unis, à Londres et dans la plupart des pays où le cours des devises était libre.Le rétablissement de la convertibilité en Europe occidentale en 1958 a eu pour conséquence d'élargir ces services.Les banques se tiennent en communication avec toutes leurs principales succursales de même qu\u2019avec New York, Londres et les principaux centres sur le continent européen au moyen d\u2019un réseau de fils et de lignes téléphoniques privés.Il va de soi que toutes ces installations coûtent cher mais les banques canadiennes réussissent à soutenir la concurrence sur les marchés de New York et de Londres et font un fort volume d'affaires à des taux de rémunération presque infinitésimaux.Dans le cas des exportations de marchandises en vrac comme les céréales, les marges bénéficiaires sont extrêmement faibles et le cours du change devient un facteur important, peut-être déterminant.Une variation du cours du change de 1/16 p.100 peut transformer un bénéfice en une perte ou vice versa.Pour les ventes de grandes quantités de céréales, toutes les banques indiquent deux cours, un pour la livraison immédiate et l\u2019autre pour la livraison à terme.Il ne faut pas conclure de là qu\u2019en matière de cours du change les banques se désintéressent du petit exportateur.Comme dans le cas d\u2019affaires locales, les banques sont au service du petit exportateur qui peut toujours obtenir quel que soit le montant en cours des taux à marge bénéficiaire très minime, qu\u2019il s\u2019agisse de livraisons immédiates ou de livraisons dans des délais allant Jusqu'à environ six mois.Prévisions Il ne convient pas ici d\u2019exposer en détail le fonctionnement du marché du change étranger, mais il faut signaler que les fluctuations des cours du change ne constituent pas une entrave pour l\u2019exportateur.rapport à la monnaie de tous les autres pays est déterminé par l'offre et la demande de dollars canadiens dans tous les domaines, y compris les importations, les exportations, les placements et ainsi de suite.On a beaucou\u201d parlé des désavantages causés, dit-on, aux exportateurs canadiens, par le cours élevé du dollar depuis dix ans.On a soutenu qu'il faut prendre des mesures afin de remédier à cetie situation mais personne ne dit ce qu'il y a à faire exacte- | ment.Il n\u2019entre sûrement pas dans les fonctions d\u2019une banque de prévoir les tendances des cours du change mais tout marchand de changes doit s\u2019attendre que ses clients le croient renseigné en la matière et se préparer à donner des réponses intelligentes aux questions qui lui sont posées, On conseille aux importateurs de ne pas trop importuner leurs banquiers à ce sujet.Le banquier fait tout en son pouvoir pour aider son client et si, à un moment donné, il n\u2019ose pas se prononcer, il vaut mieux s\u2019en tenir là et poser la question de nouveau plus tard.Le marchand de changes expérimenté sera heureux de passer à son client les renseignements qu\u2019il possède au sujet des facteurs qui influent actuellement ou qui pourront influer prochainement sur le marché des devises, comme les mouvements de capitaux à court et à long terme entre les principaux centres financiers de New York, de Londres, de l\u2019Allemagne, de la Suisse, etc.Les mouvements passagers sont commandés par le cours des changes sur les divers marchés tandis que les mouvements de nature plus durable dépendent du lancement prévu d\u2019émissions plus ou moins considérables d\u2019obligations (provinciales, municipales ou commerciales) sur le marché de New York et de la tendance des portefeuillistes étrangers à placer des capitaux commerciaux au Canada ou à liquider leurs porte-feuilles.Le montant publié des réserves d'or et de devises étrangères du Canada, du Royaume-Uni et des Etats-Unis doit aussi être pris en considération.Crédit Lorsqu'il s\u2019agit de savoir s\u2019il y a lieu d'accorder du crédit, le rapport d\u2019une banque diffère passablement de celui d\u2019une agence commerciale.Les deux sont nécessaires dans le cas de nouveaux clients.Le premier ne sera probablement pas aussi détaillé que le second mais la banque peut mettre l\u2019exportateur au courant des restrictions financières, comme la réglementation des changes, imposées par le gouvernement du pays en cause.Cette réglementation varie considérablement d\u2019un pays à un autre mais le Service des affaires internationales du siège social de la banque possède d\u2019ordinaire des renseignements détaillés à ce sujet.Ce ne sont là que quelques-uns des services particuliers que les banques à charte sont en mesure de rendre et rendent effectivement aux exportateurs canadiens.L'\u2019exportateur peut retirer bien d\u2019autres précieux avantages de relations suivies avec sa banque.Naturellement, il s\u2019adresse habituellement au directeur de la succursale où il a son compte mais toutes les banques mettent à sa disposition les conseils et les directives des spécialistes de leurs Services des affaires internationales.Vente de Lait Nature Les ventes de lait nature et de crème (exprimée en lait), en mai, se sont élevées à 487,159,999 livres, soit 2 p.100 de plus qu\u2019en mai 1960.Les ventes au cours de la période janvier-mai ont été de 2,395,144,00 livres, soit aucun changement sur un an plus tôt.Les ventes de lait nature et de crème, en mai, ont surpassé celles d\u2019un an auparavant dans toutes les provinces, sauf en Ontario où il n\u2019y a pas eu de fluctuation (181,575,000 ivres. PAGE 6 LES AFFAIRES - 15 AOÛT 1961 Le Succès par De tous les domaines de l\u2019économique, la construction est pb une des rares formes de l\u2019entreprise dans laquelle ils aient un passé, c\u2019est-à-d ciale, ils y ont développé des aptitudes particulières qui leur permettent de s riaux.La multitude de constructions de toute sorte dont la province est c surcroît, le sens des affaires ou, ce qui est encore mieux, qu\u2019ils sachent recru leur est presque toujours assuré.À cet égard, le cas du jeune André LEV ASSEUR, de Montrée à voies étagecs de l\u2019aveni:c des Pins et du boulevard Décarte, que le « Daily | « deux des plus beaux travaux de génie civil au pays ».C\u2019est en effet à cet a entrepreneur en construction, que la Cie Simard & Frères pour le carrefou ont confié la partie la plus difficile de ces ouvrages.L'espace restreint dont on disposait pour raccorder sans crois lières, de faible rayon et chevauchant l\u2019une au-dessus de l\u2019autre.Elever des sitait des fondations, des murs de soutènement et des voutes exceptionnelleme circulation.Mais on savait pouvoir compter sur la compétence particulière .SEUR FORM WORKS Rdg., ils se sont fait, en ce domaine, une réputatio: voit d\u2019ailleurs par la variété des travaux qui leur ont été confiés jusqu\u2019ici, de ?celles-ci, on remarque des noms aussi connus que Simard & Frères, Simco cross, R.E.Stewart, Frank Lapan, Construction Building & Estimating Co., Le moulage des « formes » n\u2019est d\u2019ailleurs qu\u2019une spécialité ; tion résidentielle; il en a plusieurs centaines à son crédit.Ceux qui ont eu l LaSalle, une des plus belles réalisations du genre en notre province, verron grandes conciergeries de luxe.Tout récemment, André Levasseur s\u2019est associé à son frère, taire-trésorier et de gérant général des entreprises du groupe Fridolin SIMA Et ce n\u2019est pas la moindre des réussites du jeune ct talentu eux la compétence administrative est bien connue dans toute la province, et qui q > à son propre compte sous la raison sociale de JULIEN LEVASSEUR, Incor le nom de LEVASSEUR-CONSTRUCTION, Inc.Elle aura ses bureaux dan En haut, à gauche, perspective d\u2019une section des conciergeries Fontainebleau, à Ville LaSalle.Cet ouvrage, d'une valeur de plus d\u2019un million et demi de dollars, a été exécuté en entier par André Levasseur et son équipe, pour le compte de Simco Enterprises Co.Ltd.Au-dessous, vue de I'Immeuble Levasseur, situé & 635, Boulevard Henri-Bourassa est, où sont logés les bureaux des fréres Levasseur.Ci- contre, à droite, un des jardins de Fontainebleau également réalisé par André Levasseur sous la direction de l\u2018urbaniste Claude Lahaie.A gauche, le carrefour à voies étagées des Avenues du Parc et des Pins.Si l\u2019on compare cet ouvrage terminé avec la photographie du carrefour Décarie - Boulevard Métropolitain, qui fut prise avant avant son achévement, on pourra se faire une meilleure idée des problèmes soulevées dans le cas du premier, où le manque d'espace ajoutait considérablement aux difficultés.Dans le cas du carrefour Décarie, André Levasseur n'avait que quelques viaducs à construire; mais dans celui du carrefour des Pins, il s'est occupé d'asseoir tou- fes les fondations et d'élever tous les murs de soutènement. LES AFFAIRES \u2014 15 AOÛT 1961 r la Compétence uction est probablement celui où les Canadiens français ont le mieux réussi.C\u2019est 1ssé, c\u2019est-à-dire des œuvres et des traditions séculaires.A défaut de formation spé- mettent de s\u2019adapter facilement au renouveau constant des techniques et des maté- vince est couverte en témoigne amplement.Qu\u2019il leur arrive de posséder, par achent recruter quelqu\u2019associé doué de solides aptitudes administratives et le succès de Montréal, est un exemple à citer, surtout depuis l\u2019inauguration des carrefours 2 le « Daily Commercial News and Building Report » du 13 juillet décrivait comme effet à cet autodidacte de 37 ans, mais de plus de quinze ans d\u2019expérience comme r le carrefour Décarie et la Cie Atlas Construction Ltd.pour le Carrefour Des Pins r sans croisement ces artères de grande circulation obligeait à des courbes irrégu- .Elever des structures solides et des surfaces durables dans ces conditions nêces- stionnellement difficiles à réaliser, puisqu\u2019il n\u2019était pas possible d\u2019interrompre la particulière d\u2019André Levasseur et de son équipe.Sous la raison sociale de LEVAS- re réputation qui ferait envie à bien des entreprises de plus grande envergure.On le jusqu\u2019ici, de même que par l\u2019importance des maisons qui les leur ont confiés.Parmi ères, Simco Enterprises, Atlas Construction, McNamara Construction, Anglin-Nor- mating Co., L.Gordon Tarlton, etc.re spécialité, pour André Levasseur.Il n\u2019a pas eu moins de succès dans la construc- qui ont eu l\u2019occasion de visiter le superbe centre de FONTAINEBLEAU, à Ville ince, verront qu\u2019il sait aussi bien réussir la construction et la finition complète de 1 son frère, JULIEN, qui s\u2019est fait connaître dans toute la province, à titre de secré- idolin SIMARD.t talentueux constructeur que d\u2019avoir ainsi obtenu le concours de son aîné, dont ce, et qui quitta dernièrement le groupe Simard pour se lancer dans l\u2019immeuble EUR, Incorporé.La nouvelle compagnie qui groupera les frères Levasseur portera bureaux dans l\u2019immeuble Levasseur, au No 635 du Boulevard Henri-Bourassa est.es éfta- et des ge fer- carre- tropoli- nt son re une soule- où le sidérale cas vasseur y cons- rrefour ir fou- ous les Ci-contre, de haut en bas: André, à gauche et Julien à droite.\u2014 L'usine de McFarlane, Sons & Hodgson, Lid.\u2014 Le Protestant Board of School of Montreal.\u2014 l'un des viaducs du carrefour Décarie tel qu'il apparaissait au cours du moulage.\u2014 Types de panneaux à moulage ARMSON utilisés par André Levasseur dans la plupart de ses ouvrages. PAGE 8 Les grands magasins français Ils offrent de nombreux Débouchés pour nos Produits Le grand magasin est aussi familier aux Canadiens que le supermarché et la pharmacie, alors que dans un pays comme la France où il existe au moins quatre sortes de boucheries, trois catégories d\u2019épiceries et deux genres différents de pâtisseries et de pharmacies, il est un fait assez étrange.Pourtant, il a réussi à s\u2019imposer dans le mode de vente traditionnel de la France.On ne saurait dire qu\u2019il est en train de transformer du tout au tout les méthodes de vente francaise.D\u2019ailleurs, il n\u2019est pas tout à fait nouvetau.Cependant, il ne fait pas de doute qu\u2019il joue un rôle de plus en plus important dans la vie commerciale du pays.Nulle part les preuves de la nouvelle libération des importations ne sont aussi manifestes que sur les comptoirs des Trois Quartiers, des Galeries Lafayette, du Printemps, du Bon Marché, du Louvre et de La Samaritaine.Dans leur lutte pour obtenir une part toujours croissante des \u2018\u2018nouveaux francs\u201d gagnés par le consommateur, ces magasins offrent au nouvel exportateur canadien de biens de consommation une occasion exceptionnelle d\u2019introduire une grande variété de produits sur le marché français et à l'exportateur déjà en place de nouvelles possibilités que son représentant autorisé ne doit pas négliger.Préparation des entrevues Pour ce qui est des offres de prix, des iéchantillons et de la qualité, les pratiques varient considérablement d\u2019un magasin à l\u2019autre.Toutefois, lorsqu\u2019on en vient aux méthodes d\u2019achat, il y a assez de points en commun pour qu\u2019il soit possible d'en donner une description fidèle.La première étape consiste à entrer en rapport avec le service d'importation ou service d\u2019achat d\u2019un magasin et à obtenir le nom du préposé aux achats des produits en cause, puis à organiser avec lui un rendez-vous.Les acheteurs (il y en a jusqu\u2019 90 dans cer- 1gns magasins) permutent souvent d\u2019un rayon à l\u2019autre mais la section commerciale de l'Ambassade du Canada possède des dossiers suffisamment à jour et peut se charger d\u2019obtenir en peu de temps le nom du vendeur attitré.Dans la plupart des cas, l\u2019entretien aura lieu dans le bureau d\u2019achat du magasin, l\u2019examen des échantillons se fait dans un salon ou dans une chambre d\u2019hôtel seulement lorsqu\u2019il s'agit de produits encombrants ou de grand prix.Décision rapide Ce qui frappe le plus, c\u2019est le degré d'autorité accordé à chaque acheteur.Celui-ci est toujours pratique et bien renseigné et il sait s\u2019il va acheter ou non.Jamais je n\u2019ai entendu un acheteur déclarer qu\u2019il devait consulter un supérieur avant de prendre une décision, Aussi les entretiens sont-ils aussi pratiques qu\u2019il soit possible d\u2019imaginer.Chaque question est au point et appelle une réponse immédiate d\u2019autres vendeurs attendent à la porte.Tout vendeur doit donc être muni de tous les détails possibles ainsi que de prix f.o.b.et c.a.f, Si, pour une raison quelconque, son produit est inacceptable, on le lui dit immédiatement et on en donne les raisons.S'il est accepté, il faut être prêt à signer la commande sur le champ et, dans la plupart des cas, à laisser un échantillon.Une question est inévitable \u201cVous êtes-vous adressé à d\u2019autres grands magasins ?\u201d\u2019 À cela, il faut répondre \u201cOui\u201d ou \u2018Pas encore\u2019 car, ainsi que nous le disions plus haut, la concurrence est acharnée et aucun acheteur ne peut laisser échapper une occasion dont un concurrent pourra peut-étre profiter.Les magasins Après avoir donné cet aperçu général, il serait peut-être bon d\u2019étudier les caractéristiques des grands magasins, en particulier : les Galeries Lafacyette, Au Printemps, Au Bon Marché, Le Louvre et la Samaritaine.Chacun possède ses rayons d'articles de luxe et son sous- sol d\u2019aubaines.Il existe également deux autres grands débouchés Prisunic et Moniprix, qui réunissent à peu près les caractéristiques de nos grands magasins à bas prix et de nos grandes pharmacies en série.Voici donc quelques détails au sujet des méthodes d\u2019achat de quatre de ces grands magasins : Au Printemps et Le Louvre Pour plus de commodités, ces deux grands magasins peuvent être groupés sous le nom de leur acheteur commun, SAPAR (Société parisienne d\u2019achats en commun), SA- PAR a quatre bureaux en France, et d\u2019autres en Belgique, en Allemagne occidentale, en Suisse, en Gran- de-Bretagne, au Japon et en Espagne.Elle préfère les prix f.o.b.ports canadiens et dans la plupart des cas, elle demande à garder les échantillons.Cette société s\u2019occupe également des achats en France pour quelque 250 grands magasins étrangers.Pour donner une idée de l'importance de cette entreprise, disons que le chiffre d\u2019affaires d\u2019Au Printemps et de ses grands magasins a été estimé en 1960 à quelque 140 millions de dollars.Les offres venant de pays longtemps tenus éloignés du marché français par les difficultés de change, sont l\u2019objet ! d\u2019un intérêt particulier.La Société est chargée des achats d'environ 90 COMMERCE magasins dans toutes les régions de la France et une fois qu\u2019un produit est accepté il est assuré d\u2019une vaste distribution.Le grand magasin du Louvre compte des succursales à Reims et à Alger.Les Galeries Lafayette Ce magasin qui compte parmi les plus renommés effectue ses achats par l\u2019entremise de la SPAM (Société parisienne d\u2019achats et de manutention).Un \u2018\u2018service d\u2019importation\u2019 spécial a été établi sous la direction de M.Le Hir afin de profiter des occasions offertes dans le domaine des achats à l\u2019étranger.Le bureau central de Paris achète pour les cing succursales établies à Lyon, Nice, Nantes, Montpellier et Rennes, Au Bon Marché Le fonctionnement de ce magasin est assez typique et il y a donc lieu d\u2019en examiner l\u2019organisation.Soixante-deux acheteurs traitent directement avec les fournisseurs.Treize acheteurs sont affectés au seul rayon des vêtements de femmes et un nombre à peu près égal se spécialisent dans l\u2019achat des vêtements d'hommes.Les rayons d\u2019appareils ménagers sont en tout point comparables à ceux de nos meilleurs magasins canadiens et américains.Au Bon Marché, comme dans la plupart des magasins, on est désireux d\u2019obtenir tous les renseignements possibles sur la marchandise offerte et le vendeur doit être prêt à fournir des détails techniques en apparence assez peu pertinents.On préfère les prix c.a.f.Le Havre ou Paris.Le paiement se fait toujours sur réception de la marchandise et l\u2019on s'attend à une remise de 2 p.100.EN MAI 1962 Montréal aura son Exposition internationale permanente Un projet unique au Canada, qui se concrétisera dans un avenir rapproché, a été présenté pour la première fois au public.Ce projet, une Exposition internationale permanente, appelé Pe- rinex, fera de la métropole un centre international de commerce.Mis sur pied par des hommes d\u2019affaires et des experts canadiens, l'entreprise, lorsqu'elle sera complétée, deviendra la vitrine géante du Canada, dans laquelle les acheteurs du monde entier pourront admirer la gamme étendue des produits canadiens qu\u2019aujourd\u2019hui encore on ne peut trouver qu'en parcourant le pays d\u2019un océan à l'autre ou en recevant, chez soi, la visite de représentants du commerce canadien.M.Philip F.Vineberg, C.R., directeur de l\u2019entreprise, a expliqué que l\u2019entreprise mettra en montre des produits choisis, provenant d\u2019autres pays, afin que \u201cPattirance de Montréal comme centre d'achats en soit augmentée d\u2019autant\u201d.M.Vineberg a poursuivi en déclarant qu\u2019en Europe, l\u2019idée générale de l\u2019achat en masse par le truchement d'expositions permanentes n\u2019en est plus à ses débuts et que ce continent a fait des pas de géant dans le monde du commerce.L'édifice déjà érigé sera éclipsé, prochainement, par un second bâtiment, qui sera l\u2019un des plus grands édifices d\u2019exposition sur notre continent.L'entreprise vise les acheteurs en gros et en grosses quantités et non le touriste conventionnel.Le grand public sera invité aux expositions, mais celles-ci serviront à attirer les gros acheteurs.L'entreprise Perinex consistera en deux sections.La première exposera des exhibits de court terme, tels quincaillerie, cadeaux, articles pour la maison, etc.Elle sera inaugurée en mai 1962.La seconde, dite permanente, également inau- gurée en mai 1962, offrira Its accommodements suivants : bureaux, salles à projection, services de voyages, bureau de douane et accise, réservation d\u2019hôtel, services de crédit et bancaires, ainsi que de communication.L'édifice bientôt complété offrira plus de 165,000 pieds carrés d\u2019espace à exposition.Un parc de stationnement pourra recevoir 2,000 véhicules.En cas d\u2019attaque atomique, l\u2019édifice offrira un abri de 120,000 pieds carrés.L\u2019entreprise, qui s\u2019élève au 6035, Chemin de la Côte de Liesse, comprend un bureau de direction ayant à sa tête M.Alexis Nihon, président honoraire, et, comme vice- président, M.Bernard Fiszauf.Le poste de président est encore vacant.LES AFFAIRES \u2014 15 AOÛT 1961 L'Industrie chimique du Canada peut exporter si elle le veut Dans une allocution au 44e congrès de l\u2019Institut de chimie du Canada, M.E.R.Rowzee, président et directeur général de Polymer Corp.Ltd, a dit que, pour exporter, les fabricants canadiens de produits chimiques devaient commencer par faire une juste estimation des débouchés étrangers qui peuvent leur être ouverts.M.Rowzee a résumé les conclusions de la mission commerciale canadienne qui a visité les pays du Marché commun, l\u2019an dernier.La mission a constaté qu\u2019il existait dans chaque pays une étroite coopération entre l\u2019administration, les travailleurs et le gouvernement de ces pays dans la recherche du bien commun.M.Rowzee a dit que les pays de l\u2019Europe occidentale avaient été contraints d\u2019appliquer les principes de la solidarité après la guerre, mais qu\u2019au Canada l'atmosphère générale du monde des affaires n\u2019avait pas été favorable à ce genre de coopération dans le passé.Les membres de la mission croient que les Canadiens deviendraient des concurrents plus heureux chez eux et à l\u2019étranger s\u2019ils imitaient l\u2019exemple donné par l\u2019Europe.Il ne faut pas croire, cependant, que le bon vouloir et la coopération peuvent se substituer à une bonne administration efficace de la part de l\u2019industriel ou encore aux ressources de l'imagination.Non ! Mais ces éléments aideront à créer une atmosphère plus favorable et une économie plus prospère au bénéfice de tous les intéressés .M.Rowzee avait fait précéder ces remarques d'une revue de l\u2019activité international de la compagnie Polymer et mentionné les nombreux efforts déployés depuis 19 ans.Le premier effort fut le travail d\u2019équipe du gouvernement américain, du gouvernement canadien et de sociétés d\u2019ingénieurs et d\u2019industries qui a permis d\u2019acquérir les connaissances et l\u2019expérience nécessaires pour construire et exploiter l\u2019installation de Sarnia.Le passage du temps de guerre au temps de paix et la création d\u2019ur marché d\u2019exportation à été le deuxième grand effort.Le troisième effort a consisté à faire acquérir du savoir-faire et de l\u2019expérience aux nouveaux producteurs en concurrence avec les autres entreprises de l\u2019industrie du Dans l\u2019industrie de fibre d'amiante La Production s'accroit et les Ventes diminuent Les expéditions de fibre d'amiante des douze mines produetri- ces du Québec pour le premier semestre de 1961 sont légèrement inférieures a celles de la période correspondante de l\u2019an dernier.Selon les statistiques officielles disponibles, 470,000 tonnes de fi- caoutchouc synthétique.Ceci a conduit à une entente avec la compagnie Pemex par laquelle la compagnie Polymer s\u2019engageait à fournir les connaissances e: l\u2019expérizn- ce nécessaires à l\u2019établissement d\u2019une entreprise au Mexique.Quant à l\u2019effort qui se déploie en ce moment, la compagnie Polymer est à construire en France une usine da caoutchoues spéciaux et elle a l'intention d\u2019ériger en Europe de l\u2019Ouest une fabrique de butyle.M.Rowzee a expliqué comment les autres compagnies ayant l\u2019ambition d'exporter pouvaient profiter de l'expérience acquise par Polymer.Notamment, il a dit que la compagnie Polymer avait été forcée d\u2019établir un marché d\u2019exportation, sinon il lui aurait fallu fermer ses portes; qu\u2019elle avait désigné dans différents pays des agents chargés d\u2019y distribuer les produits Polymer; qu\u2019elle secondait ses distributeurs par un service technique; et que les produits Polymer faisaient concurrence aux autres produits par leur prix et par leur qualité.bre d\u2019amiante ont été expédiées du ler janvier a la fin de juin 1961, tandis que les expéditions au cours de la méme période de 1960 ont atteint un total de 471,000 tonnes.Toutefois, les personnalités officielles de cette industrie ne croient pas que cette baisse soit significatrice.La production, dé- clare-t-on, se trouve probablement à un niveau légèrement supérieur à celui de 1960; les expéditions pour le reste l\u2019année sont donc susceptibles de dépasser celles du dernier semestre de 1960.Alors que les expéditions de 1961 doivent atteindre 1,100,000 tonnes, chiffre record établi l\u2019an dernier, le problème jusqu'ici familier de la capacité inutilisée dû à l\u2019expansion de cette industrie au cours de la vague de prospérité en 1957-58, trouble encore les dirigeants de cette industrie.Comme environ la moitié de la production d\u2019amiante du Québec est destinée à des marchés se trouvant à l'extérieur de l\u2019Amérique du Nord, on n\u2019envisage pas avec inquiétude dans ces milieux la possibilité de l'entrée de la Grande- Bretagne dans le Marché commun.La fibre d\u2019amiante canadienne est habituellement importée sans frais de douane par les pays appartenant au Marché commun.4 i DERE ~~ J Qualité de fabrication La nouvelle de performance d'économie AT Invitation toute spéciale aux lecteurs des \u2018\u2018Affaires\u2019\u2019 qui savent apprécier la qualité Peugeot et la distinction La grande dame de France ! La plus voiture des voitures ! Peugeot (404)! (404) SOLIDITE CONFORT ENDURANCE ELEGANCE PERFORMANCE POPULARITE NANTEL AUTOMOBILES LTEE J.-P.NANTEL, prés.\u2014 M.GOYETTE, sec.-trés.400, boul.Décarie (Saint-Laurent) RI.8-8807 64 a LES AFFAIRES \u2014 15 AOÛT 1961 INDUSTRIE Nous allons nous préparer à occuper la Place qui nous revient au Nouveau-Québec Il faut que les Canadiens français participent largement à l\u2019empire industriel du nord québecois qui s\u2019étendra bientôt à la baie d\u2019Hudson, a déclaré M.René Lévesque, ministre des Richesses naturelles, au retour d\u2019une tournée dans le Nouveau Québec.Il a souligné, en même temps, l\u2019urgence de délimiter définitivement la frontière entre le Labrador terre-neuvien et le Labrador québcois.L\u2019imprécision de ces limites dans le secteur indiqué ici par un pointillé, nuit déjà à divers travaux et études en cours.Les autorités du Québec n\u2019ont jamais agréé une décision portant aussi loin dans les terres ce qui devait être le littoral terre-neuvien du Labrador.De retour d\u2019un voyage rapide, dans le ouveau-Québec, le ministre a déclaré au cours d\u2019une conférence de presse que \u2018\u2018c\u2019est inouï de voir comment nous sommes absents de ces territoires qui sont pourtant notre propriété\u2019.\u201cIl faut penser immédiatement, a soutenu M.Lévesque, à réupérer le nord du Québec et à y étendre notre puridiction.Il faudrait aussi trouver un moyen pour que les Canadiens français soient présents dans l\u2019exploitation des immenses richesses de ces territoires, non seulement comme ouvriers, mais en quelque sorte comme propriétaires\u201d.Pour arriver à ce but, le ministre a préconisé la formule de participation mixte, qui permettrait au gouvernement, par le Trésor public, de collaborer effectivement avec l\u2019entreprise privée dans le développement et, l\u2019exploitation des ressources minières.A ce supet, le député de Mont- réal-Laurier a révélé que l\u2019un des buts du prochain voyage du premier ministre Lesage en Europe est précisément d\u2019étudier les formules géniales de participation mixte mises au point en certains pays d\u2019outre-Atlantique.M.Lévesque s\u2019est également déclaré convaineu de l\u2019urgence qu\u2019il y a à régler définitivement le problème des frontières entre le Québec et Terre-Neuve, dans le Grand-Nord.On sait qu\u2019un jugement du Conseil privé de Londres, en 1925, avait établi cette frontière à la limite de séparation des eaux.Il en est résulté une \u2018\u201cpseudo-frontiére\u2019\u2019, très floue, qui a engendré des tiraillements continuels et qui fait que les deux provinces se regardent encore comme des \u2018\u2018chiens de faïence\u201d.En terminant, M, Lévesque a dit la grande espédance qu\u2019il met dans le centre d\u2019études nordiques que l\u2019Université Laval a créé en collaboration avec son ministère.Ce centre aura des installations a Fort Chimo el ce sera un point de départ pour les grandes réalisations de I'avenir.\u201cD\u2019ici quelques années, a co- clu le ministre, la frontiére du Québec reculera jusqu\u2019à l\u2019extrê- me-nord.Il suffirait que ça explose à quelque part pour que l\u2019ensemble du territoire du Nou- veau-Québec devienne une ruche bourdonnante d\u2019activités, comme sur la côte nord.Nous devrons avoir notre part de ces richesses qui nous appartiennent\u201d.\u201cIl y a quelque chose qui devient de plus en plus idiot dans toute cette histoire, a commenté le ministre.Le problème des frontières complique tous les développements possibles dans un large secteur qui borde cette limite jamais définitive, parce qu\u2019on ne sait pas de quelle juridiction il relève.Je suis revenu de ce voyage avec la conviction que ça ne tient pas debout et qu\u2019il faut absolument entreprendre de régler ce problème sans délai.\u201d ronne qui dirigera les opérations de la B.C.Electric Company.Les administrateurs de la pro-\u2019 priété de la Couronne seront nommés par le cabinet provincial.Le premier ministre W.A.C.Bennet, en tant que ministre des Finances, ' sera l\u2019agent financier de la compagnie.Projet de $36 Millions de la C.B.A.à Baie-Comeau La Canadian British Aluminum Limited vient d'annoncer officiellement un projet d\u2019agrandissement de ses usines à Baie-Comeau, de l'ordre de $36,000,000.Le président du conseil d\u2019administration de l\u2019entreprise, lord Blowdein, a fait savoir que la compagnie projette l\u2019addition d'un troisième étage où seront installés deux salles de fournaises supplémentaires el les services connexes.Ces nouvelles installations pourront fonctionner dès juillet 1965.La CBA a conclu les ententes nécessaires avec l\u2019Hydro-Québec afin de se procurer l'énergie électrique dont elle aura besoin pour le fonctionnement de cette troisième section.Cet agrandissement portera la capacité annuelle de production de 90,000 à 135,000 tonnes.A la Pointe-du-Lac Bald Mountain fore un 2e puits M.Paul Payette, président de Bald Mountain Oil Company, annonce que, la semaine dernière, à Pointe-du-Lac, le puits no 2 profond de 213 pieds, a jailli avec un débit de 10 à 20 millions de pieds cubes par jour.Le puits a été gardé sous contrôle en fermant promptement les soupapes Ce retenue; il sera ouvert cCans quelques jours pour en faire unc épreuve exacte et pour évaluer en détail son débit possible.La pre- miére estimation visuelle en fait l\u2019un des puits commerciaux les plus importants mis en production dans l\u2019est du Canada.Le forage de ce puits et des autres qui vont suivre est confié 4 J.C.Sproule & Associates Ltd., de Calgary; l\u2019ingénieur pétrolier résidant est M.J.Maughan.Les entrepreneurs-foreurs sont Big Indian Drilling Co.Ltd., aussi de Caygary, qui utilisent un appareil rotatoire mobile.Le puits est situé dans une concession de 60,000 acres, consentie à l'origine à Inter-City Propane Inc.et ensuite affermée à Bald Mountain Oil Company.Quelques 15 milles à l'ouest, la compagnie a obtenu directement du gouvernement provincial deux concessions de pétrole et de gaz d\u2019une superficie globale de 122,500 acres; on en fera l'exploration complète pour en tirer toutes les possibilités qu\u2019elles offrent.Renseignements sur le Pétrole gaspésien Publiés par le ministère des ressources naturelles de Québec M.René Lévesque, ministre des richesses naturelles de la province de Québec, annonce la publication d'un rapport intitulé \u201cRenseignements concernant les puits forés pour lc pétrole et le gaz cans la péninsule de la Gas- pésie\u201d.Ce rapport, préparé par R.De- Blois, P.-P.Simard et M, Houde pour le Service des eaux, gaz et pétrole du ministère des richesses naturelles, donne les principaux renseignements sur la plupart des puits forés pour la région concernée.On y remarque, pour chacun des puits, la localisation du forage, le nom du puis et de la firme qui l\u2019a fait exécu- accompli les travaux, l'élévation du terrain au site du puits, les dates du début et de la fin des travaux, le genre de foreuse utilisée, les profondeurs et l\u2019importance des différentes venues d\u2019eau, de gaz et de pétrole, l\u2019analyse géologique des différentes formations traversées, etc.Cette étuce cevrait s\u2019avérer très utile à tous ceux qui s\u2019intéressent aux recherches pétrolières dans la province de Québec.Une carte montrant la localisation de tous les puits décrits dans ce rapport a aussi été pré- | parée.On peut obtenir des copies du rapport (S-53) et de la carte (No 1349) en s\u2019adressant au ministère des Richesses naturelles, à Québec, ou aux autres bureaux du ministère situés ailleurs dans la province.' Les Caisses Populaires désirent prêter leur Argent à l'Industrie Tel que prévu depuis au moins six mois les Caisses Populaires de la province, qui disposent de fonds se chiffrant par millions de dollars, demanderont au gouvernement de la province de modifier leur constitution afin de consentir des prêts à l\u2019industrie et au commerce.La nécessité d\u2019une telle évolution vient finalement d\u2019être soulignée par le sén, Cyrille Vaillan- court dans un discours qu\u2019il a prononcé devant les délégués de l\u2019Union régionale des Caisses Pupu- laires de la région de Chicouti- On a annoncé que les opérations de la Montreal Locomotive Works, Limited pour le second trimestre de 1961 accusent, comme prévu, une nette amélioration par rapport à celles du premier trimestre, Les bénéfices nets pour les trois mois qui se sont terminés le 30 juin 1961 ont été de $15,000, c\u2019est-à- dire $0.02 par action, comparés a $315,000, ou $0.45 par action pendant la période correspondante de l\u2019an dernier.Les profits réalisés au cours du second trimestre ont réduits les pertes pour l\u2019année enregistrées jusqu\u2019ici a $69,000, c\u2019est-à-dire à $0.10 par action.Au cours des six premiers mois de l\u2019an dernier, on a enregistré un bénéfice de $721,- 000, ou $1.03 par action.Annonçant ces résultats, MM.P.T.Egbert, président du conseil d'administration, et W.F.Lewis, directeur général, ont déclaré que l\u2019augmentation des commandes qui arrivent est reflétée par l\u2019amélioration des opérations du second trimestre et par l'augmentation des commandes non encore exéeu- tées, celles-ci représentant une somme de $7,300,000, par rapport à $5,200,000 à la fin de 1960.\u2018Notre compagnie a pris une autre mesure importante pour son programme de diversification en faisant entrer dans le domaine de la fabrication des wagons de marchandises d\u2019un genre spécial.Les commandes reçues prévoient la construction de wagons à bascule recouverts d'acier, de wagons à bascule recouverts d'un alumi- ter, le nom de l\u2019entreprise qui a nium semblable à celui utilisé A la Montréal Locomotive Works Amélioration des Opérations au Cours des trois derniers Mois pour les wagons-citernes, et de wagons rail-route à deux remorques.\u201d On prévoit d\u2019autres améliorations pour la seconde moitié de l\u2019année.La B.C.Electric nationalisée Le gouvernement de la Colom- bie-Britannique a pris les dispositions nécessaires en vue d'assumer le contrôle de toute entreprise privée consacrée à la production d\u2019énergie électrique dans la province, incluant la British Columbia Electric Company.En même temps, il a présenté une loi provinciale concernant l'impôt sur le revenu afin d\u2019occasionner de nouveaux accords sur le partage des taxes avec le gouvernement fédéral, Le gouvernement a présenté un bill en vertu duquel les valeurs de la British Columbia Electric Company et ceux de la société engagée dans l\u2019aménagement de la Ri- vière-de-la-Paix, deviennent la propriété de la Couronne.Il a toutefois pris des mesures pour indemniser les actionnaires des deux entreprises.Le coup de la nationalisation n\u2019était pas sans être prévu.Toutefois, il a été gardé secrètement par le premier ministre W.A.C.Bennet jusqu\u2019à l'ouverture de la session spéciale.Le bill présenté, prévoit la formation d\u2019un conseil de la Cou- mi.Le sén., qui est gérant général de la Fédération des Caisses Populaires Desjardins, a laissé entendre que l\u2019organisme qu\u2019il dirige consentira bientôt des prêts pour aider la grande comme la petite industrie.I] a précisé que les dirigeants de la Fédération étudient présentement les problèmes économiques de la province et qu\u2019à brève échéance, ils seront en mesure de faire des recommandations précises.\u201cLes Affaires\u201d avaient annoncé l\u2019hiver dernier que les Caisses Populaires pourraient financer le projet de construction de l\u2019aciérie de Varennes.Un projet de loi avait même été préparé à ce sujet qui n\u2019a pas été soumis à la législature provinciale à cause des nombreuses protestations reçues à la direction même des Caisses.Toutefois, l\u2019idée d\u2019une évolution de la politique de prêts des Caisses a fait rapidement son chemin puisque au congrès même de la Fédération, tenu le printemps dernier dans la métropole, les délégués ont adopté comme résolution principale une demande de revision de la loi des syndicats coopératifs qui les régit.11 semble probable que les modifications qui seront demandées par les Caisses seront finalement inscrites dans la formation d\u2019une caisse centrale de crédit à long terme qui est actuellement demandée par tous les organismes importants de la province.PAGE 9 A TRACY Les Travaux sont déjà commencés La compagnie Shawinigan Wa- jter & Power a commencé hier matin les travaux préliminaires à la construction de la centrale thermique de 300 milles kilowatts.à Tracy.On procède actuellement au drainage du terrain, près du fleuve St-Laurent, en vue de l'installation d\u2019une station de pompage.Cete centrale thermique fone- tionnant à base d'huile lourde sera construite sur des terrains acquis par la compagnie il y a quelques années déjà.Ce projet de $45 millions, annoncé par la Shawinigan Water & Power, le 31 juillet dernier, pourra fournir de l'emploi à environ 8:0 personnes durant la construction.L'usine thermique commencera à fonctionner vers 1964 et sera d\u2019un apport considérable pour le développement industriel de la rézion de Sorel.Laminages d'Acier Les expéditions de laminages d\u2019acier au carbone ont augmenté en mai sur un an plus tôt (439,228 tonnes contre 390,527), mais à cause de diminutions antérieures, le total de janvier-mai a fléchi (1,- 823,582 tonnes contre 1,904,515).Les expéditions de laminages aux principales industries en mai ont été les suivantes : construction de bâtiments, 79,751 tonnes (77,309 un an plus tôt); exportations directes, 71, 768 (38,763); tuyaux et tubes, 55,372 (38,488); grossistes et entrepôts, 49,122 (44,339); produits commerciaux, 39,520 (33,746); industrie des récipients, 34,301 (29,- 022); exploitation ferroviaire, 23,- 102 (28,217); pièces matricées, em- Dan) etées et estampées, 20,655 (17,- 20).MARION, MARION, ROBIC & BASTIEN FONDEE EN 1892 BREVETS D'INVENTION MARQUES de COMMERCE DROITS D'AUTEUR en tous pays 2100, rue Drummond MONTREAL-25 Tél.: AVenue 8-2152 UP ED ES ES EE WD ES DD ED ED ES BD EE A 1 mr mEmmmmm\u2014\u2014\u2014\u20143 I Soyez clainuogant! I ] J I Consultez nas experte! I I , ] I V7 Vous y trouverez votre profit! y 1 1 | DES ROSIERS na.1 } COURTIERS EN IMMEUBLES I i i 1 INDUSTRIEL 6 RÉSIDENTIEL : : COMMERCIAL 1 TERRAIN ' I ADMINISTRATION À PLACEMENT i 1 ; 3955, rue St-Denis, Montreal, VI.5-1144 I 1 MEMBRE DE LA CHAMBRE D'IMMEUBLE DE MONTRÉAL ; I PAGE 10 FINANCE es Warrants et votre Portefeuille par Alexandre Archambault Les warrants prennent de nos jours une importance de plus en plus grande et l'investisseur bien averti sera celui qui saura en retirer le profit maximum au moment le plus approprié.Habituellement connés comme primes, à l'occasion d\u2019émissions d'obligations ou d'actions privilégiées, les warrants acquièrent dès le début une valeur marchande plus ou moins grande selon le privilège attaché.Une définition Par définition, les warrants sont une simple option d'achat qui donnent à son détenteur le droit de souscrire à des actions de la société qui les émet, à un ou des prix déterminés, et ceci pendant une période limitée.Un exemple : les warrants de Kelly Douglas Ces derniers ont été émis le ler novembre 1957 et donnent à leur détenteur le privilège de souscrire à une action ordinaire au prix de $4.25 jusqu\u2019au ler novembre 1961; après cette date au prix de $4.75 jusqu\u2019au ler novembre 1965.Le détenteur d\u2019un warrant possède un double privilège a) Privilège de souscription.Quelle que soit la valeur du marché des actions de la Société qui les émet, le détenteur d\u2019un warrant peut l'exercer au prix déterminé lors de son émission.Bien que les actions de l'Industrial Acceptance Corporation soient a $60.00 au moment ou nous écrivons ces lignes, le détenteur d'un warrant de I.A.C.peut souscrire a une action de cette Compagnie en versant la somme de $25.00, ce prix étant de rigueur jusqu'à l\u2019expiration de ce warrant soit le 15 janvier 1962.Privilège de transfert Que ce soit pour une raison ou pour une autre, le détenteur d\u2019un warrant n\u2019est pas tenu à l'exercer; il peut tout simplement, s\u2019il le désire et au moment voulu, revendre ce privilège à une autre personne exprimant le désir de se le procurer, afin de bénéficier du privilège d\u2019option attaché à ce même warrant.À ce moment le vendeur s\u2019adresse à son b Qu courtier de placement et celui- ci le met en vente en bourse tout comme s'il s\u2019agissait d\u2019actions communes.Le prix s\u2019établit comme dans le cas de tout autre titres d\u2019après la loi de l'offre et de la demande.Un placement éphémère Les warrants ne sont pas des titres qu'il est bon de reléguer dans un tiroir.Bien que leur valeur intrinsèque soit indiscutable, celle-ci est sujette à disparaître brusquement selon le cas.En effet, une fois que la date d\u2019expiration est écoulée, les warrants perdent toute leur valeur et ne deviennent qu\u2019un vulgaire morceau de papier.Il faut donc constamment être attentif et étudier fréquemment les dates de changement de privilège car à ces dates se produit une variation dans leur valeur marchande.A leur expiration, ils deviennent sans valeur.Un exemple Les warrants de Traders Finance Series 1956 expireront le 15 septembre 1961.Dès le 16, ils seront retirés du marché et celui qui n\u2019aura pas à cette date pris action, à savoir qui ne les aura pas exercés ou revenus, en perdra entièrement le bénéfice.Beaucoup d'investisseurs détiennent dans leur coffret de sûreté des warrants qui ont possédé une grande valeur mais qui aujour- d\u2019hui ne sont que des chiffons de papier, ceci étant le résultat de la grande négligence ou parfois de la simple ignorance de leurs propriétaires.Les warrants de Canadian Oil Series 1955 avaient une valeur de $14.25 en 1957.Cependant nombreux furent ceux qui constatérent avec un grand désappointement leur peu de valeur apres leur expiration.11 en fut ainsi avec les warrants de Gunnar Mines, Consolidated Denison, etc.Prime sur les warrants Très fréquemment certains warrants se transigeront à prime, c\u2019est-à-dire que le prix demandé dépassera le gain réalisé par le privilège de souscription.Les warrants de Loblaw Companies \u201cA\u201d nous en fournissent un exemple.À la cote actuelle, les actions de Loblaw Companies \u201cA\u201d cotent $39.00 et les warrants, $16.00.Le privilège d\u2019achat est de $25.00 jusqu\u2019au 31 août 1962.Si l\u2019on considère que le gain réalisé par l\u2019exercice d\u2019un warrant par rapport à l\u2019achat des actions est de $14.00, c\u2019est-à-dire : $39.00 Prix actuel des actions $25.00 Prix où s\u2019exerce l\u2019option $14.00 Gain réalisé, on constatera que le warrant comporte une prime de $2.00 à savoir la différence entre $16.00 et $14.00.Comment se fait-il que certains acheteurs consentent à payer $16.00, c\u2019est-a-dire une prime de $2.00 sur ces warrants ?La raison en est que ces investisseurs prétendent que les actions de Loblaw pourraient se transiger disons à $50.00, le ou avant le 31 août 1962.Si la chose survenait, il devient plus avantageux d\u2019acheter avec la même somme d'argent les warrants que les actions si, naturellement, le facteur dividende importe peu.Une comparaison a) $1,000 achèterait environ 25 actions de Loblaw Companies moins b) D'autre part, la même somme d\u2019argent achèterait environ 62 warrants, Supposant encore que les actions passent à $50.00 le ou avant le 31 août 1962, le profit dans le cas de (a) serait 25 fois la différence entre $50.00 et $39.00, c\u2019est-à-dire $275.00 (25 x $11.00).Dans l\u2019autre cas, le profit serait $558.00, à savoir : $1,500.C0 C\u2019est - à - dire 62 fois la différence fois la différence entre $50.00 prix des actions à cette date et prix de souscription $25.00 (62 x $25.) moins $ 992.00 Prix coûtant des warrants (62 x $16.00).$ 558.00 Profit Net.Ceci explique toute prime sur un warrant et démontre comment l'investisseur compétent peut donner a son capital un meilleur profit.Valeur du marché positive Valeur intrinséque nulle Trés souvent un warrant va se transiger à un prix quelconque Sommaire des fransactions au cours de ceffe semaine sur la quand le droit d'option se situe à un prix supérieur au prix des actions.Dans ce cas, la valeur réelle, n'existant pas à ce moment, pourrait être évidente à une date ultérieure.Par exemple les warrants de Quebec Natural Gas ont aujour- d\u2019hui une valeur de $2.00 quand le droit d\u2019option est de $18.00 jusqu\u2019en 1965.Il est évident que ce warrant ne possède aucune valeur intrinsèque et qu\u2019il serait peut- être préférable de les vendre à $2.00 si nous cvroyons que les actions ce la Corporation de Gaz Naturel du Québec n\u2019ont pas de 9 ' LES AFFAIRES \u2014 15 AOÛT 1961 (chance de dépasser $18.00 d'ici 1965.\u2014 Cependant ces warrants représentent une excellente spéculation pour ceux qui croient que ces actions pourraient dépasser disons $25.00 d\u2019ici 1965.Pour conclure, ajoutons que les warrants représentent de grands avantages pour celui qui apprend à les connaître, mais que par contre, ils ne sont bons qu\u2019à construire des châteaux de cartes pour celui qui ignore leur nature.(Paru dans le numéro de juillet de \u201cLa Revue mensuelle\u201d de la Bourse de Montréal).VALEUR DE NOTRE DOLLAR Ses Variations du Niveau des sont Fonction Taux d'Intérêt , Les commentaires qui ont été faits récemment sur le budget annoncé au mois de juin soulignent que pour maintenir assez basse la valeur du dollar canadien par rapport aux autres monnaies, il faudra que le taux d\u2019intérêt pratiqué au Canada soit également maintenu à un minimum par rapport aux taux d\u2019intérêt que connaissent les autres pays.Cela vaut particulièrement pour les Etats-Unis où les taux d\u2019intérêt sont habituellement plus bas que ceux pratiqués au Canada.La maison de courtage Green- shields Inc.déclare \u2018\u2018L\u2019expérience montre que la vigueur et la persistance des forces naturelles qui influent sur le marché favorisent un dollar canadien fort par rapport à celui des Etats-Unis.Ces forces naturelles ne semblent pas s\u2019être modifiées sensiblement.Cependant, un nouvel élément a été introduit, et c\u2019est la promesse d'une intervention du gouvernement.Si les différences de taux d'intérêt s\u2019amenuisent, cela diminuera nettement ce qui fut un élément important de la force du dollar.\u201d Cette firme ajoute que de nouvelles décisions gouvernementales sont toujours possibles au cas où les mesures prises actuellement s\u2019avéreraient inefficaces.La maison Greenshields en conclut que la première réaction du marché du change indique qu\u2019elle prend pour acquit que le gouvernement canadien pourra atteindre sec buts immédiats et qu\u2019en attendant une grande reprise des affaires, on a tout lieu de croire que le dollar canadien continuera à être changé à un escompte significatif.Réduire le déficit La Mercantile Bank of Canada, dont les capitaux sont hollandais, déclare dans son bulletin de la mi- juillet que les bénéfices anticipés de la dévaluation du dollar cana- Bourse (Canadienne \u2014 CETTE SEMAINE \u2014 ANNEE \u2014 CETTE SEMAINE \u2014 ANNEE \u2014 CETTE SEMAINE \u2014 ANNEE rentes ay Das Frm.Haut Bas Ventes Haut Bas Frm.Haut Bas Ventes Haut Bas Frm.Haut Bas aleurs inscrites ro we on HET, me gem ew ee nog ure wm Ajax 13633 28 \u2014 \u2014 30 18 Hastings 5500 95 93 95 120 77 Sullivan 100 153 \u2014 \u2014 166 145 Alscope 6684 28 26 28 54 26 Henhshodt 125 100% \u2014 \u2014 102 100%2| Suptest Ord 400 14 13% 14 16% 134 Ameran 1000 149 \u2014 \u2014 2% 1va| Horner A 1000 35 \u2014 \u2014 35 25/2 V/; v Ang Am Molyb 41900 320 300 315 340 210 Inland C 10 10 \u2014 \u2014 20 105 Tache 99 67 7 5 Ang Nfld 3097 94 9 9% 9% 6%! 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A 125 M \u2014 \u2014 MU 12%| U Asbestos 1900 625 615 615 635 375 Avalon 1385 942 9% \u2018Ma 92 7%| Lingoide 950 m= Z % % U Corp A soma 7 MD Bailey S À 2000 825 785 825 880 495 Lith Corp 560 \"5 9 » 5 Y CPE, 5 07 BB 2.Baker 10 10 5,3 2% Lochaber 40 20 \u2014 \u2014 200 10 y FR 2050 M5 2 I 16 | 7 Masscval 19025 14 10 102 24 9%| U Towns El 160 13% \u2014 \u2014 144 13% Beatrice oy sn D st 2 Melntyre 1077 41% 41 4% 43% 27 Vauze Mines 50 95 \u2014 \u2014 105 95 Bellechas 480 2 20% 20% 35 7 M Wart ron 15008 % 2 i\" 12 a Ventures 2.23 622 55V2 62/2 a 30 Belle-Ch 45 1 er thi Virginia 20 512 \u2014 -\u2014 Blue Bon $5 0h ow Bu Ma da] Merri 10 1, Tz \u2018MO 47 wendell 2002 a Jn 5 À Blue vtr 100 a5 gg A lve 18 Mid Chib 20 12% \u2014 \u2014 B 14 Westburne 1700 59 49 51 61 46 Bonnyvi Wwe 15 U 5 % 1 Min Corp 9 1272 12% NU Iw 11%] W Cdn OG 50 105 \u2014 \u2014 105,105, i Zz ; ador \u2014- = Westville 00 3 \u2014 \u2014 a 22 Barnite a 1 8 2 OI O2 12°} Moiye 1000 125 02 102 152 52 Woods Mfg 3 0 0\u2014 \u2014 # 3 1 2 M1 Pleasant 21500 60 40 53 6 32 .inseri Burnt Ji 600 0 8 8 15 8 MR D airies 1549 8 7 7h 9 \u20185m Valeurs non inscrites Shoe, Ge moa TD NLEST mm 4 57ST eT ER mmo me a \u20ac Collieries 600 7 \u2014 \u2014 \u2018gu gw] Nelive 8 #9 8 7 ZZ un 251 N Forma 6000 5 \u2014 \u2014 9 4 Burns 00 12 2% C Dredge 100 11% \u2014 \u2014 16 1% Nfld Light 336 65 4m 64%2 65 46 \u201c| Camp Chib 3100 930 920 920 10% 570 cansiase 26639 T5 740 140 10 8 N Santigo as a C7 27 Can % \u20ac Demi 2600 435 ais is 500 dos ZC ig $ Canorama 23193 35 32 34 36 13 NW Ar-let ape BB MA Poa, Gent, Del Isa 645 600 600 725510 Cantexas so 9 T7 I '8 \u201c| Na Rare 18800 45 39 45 52 30 Con Gas B Pr 375 24 18% 19 Nad Carbec 6500 13 12 12 19 6% Opemiska 3050 102 8Y2 B82 860 540 Benson 2 160 156 156 16112 133 Cartier Q 200 10 \u2014 \u2014 124 9:,| Patridge 308 Bz \u2014 5 7 3 Gero Mines 5 au \u2014- \u2014 23% 18% Catelli A 5 35 34Vs 32% Paudash 4500 105 10 10 20 10 Goodyear 110 156 153 156 156 129 Chemalloy 31445 350 320 3304 25 194 Pennbze 500 7 = = wv 7 Gunnar 50 875 \u2014 \u2014 B65 735 hese.3000 24 5 7 A7 77) Porcupine or wer nolan 18 LB Vollinger BIS 27% 2% DU 28 19 op 000 14 14 182 & p 1p -_ J rz Cleveland 00 6 \u2014 2 n° 5°| PowCp2pr 250 70 68 68 722 63 HB OF Cpr 10 5 or 1 EF Cominga A 500 4 \u2014 _\u2014 6 2'2 Prairie Gas soo a 315 315 «09, 245 Joliet 2230 22 _\u2014 _ 29 22 Div Sec 10 WM \u2014 \u2014 4 8 rem a_\u2014 = Va 3 ; Coprand 1600 125 116 125 162 81 Provo 110 20 \u2014 \u2014 248 190 Kelly D À 4n0 12 \u2014 \u2014 856 6 Cupstream 200 5 20 20 29 19 Que Cobalt 850 775 260 260 Fe 200 Kerr Sad, 56s 10 Pa 00 Iau Dm Crusade 2000 4 4 46 150 45 ve Liin 4 47 0.Dalfen 100 43 \u2014 \u2014 6 3 Que Oil 9500 3 2m 2h 34 2 Lob C A W 200 33 \u2014, \u2014, 33 10 Beraut 275 14% 14 J4 144 9%! Que Smelt 4500 93 M M M 7 Lob CoB 755 2 174 A a Du Denault Wis 71.\u2014 \u2014 5 mo Dome 15 2% 702 7e D aa) R29 Bear A HN we ZT fu ul m Lea mins 20 16.\u2014 \u2014 168 BA D Eng 2690 23% 27% 27% 23% 1474 Ranger 300 135 _ \u2014 135 135 MO Paper 50 334 \u2014 \u2014 33% 29 D Explorers 37500 41 33 à 41 25 Red Crest 4000 2° \u2014- - 34 2 Moore 2280 63% 6144 63 63% 444 D Lease 8300 64 S58 6 MS 5 Roservel 225 230 225 230 265 200 Murray 100 7 \u2014 \u2014 105 52 D Oi'cloth 655 23% 23 23% 2447 1914] Ruby Food 800 55 45 55 65 25 Pembina 10 8 \u2014 \u2014 13% 8 Emp Off 0 Cyn 33 FF Eu Ey Ti, Tl 780 750 5721 Que Tel 56 mez Z Bow 2 atellifo 859 165 \u2014 \u2014 \u201824 \u201816m = = Fab 1500 9 \u2014 \u2014 52 à Sauc 5 San Ant 2000 166 165 166 175 136 Falcon 14305 62Va 58% 622 692 Ya) Shop eve Fi TB 0 hE Sherritt 4950 560 540 555 560 320 p Save 11356 82 1% 8% 8% 7 Fano 1800 2 \u2014 27° 32% Siscalta 50 6 \u2014 \u2014 0 à Steep R 1275 855 810 815 980 695 Fontana 350 #2 - \u2014 Fz 2 Since 5550 210 190 210 210 M5 S Propane 0 16% \u2014 \u2014 16% 15 For Pew 02) 25) \u2014 \u2014 5) 5 Sobzy 1399 16% 152 16 16% 12'2| T Fin 5 Pr 50 40 \u2014 \u2014 43 38 Fulury_ 500 20 \u2014 21 8 8953 1089 25° \u2014° \u2014 139 109 Trans-mt 3095 13% 13% 13V2 15% 9 Fort Tel 8500 30 25 25 30 2) § Dufault 00 8 \u2014 - 154 9 Un Gas 3200 20Vs 19V2 20 20% 15% Gaspe 2200 6 52 6 \u201862 Jai LC Pow 6H 35 130 125 125 130 M8 Un Keno 00 1% a 11% 41% 850 dien résident dans une augmentation des exportations et une réduction des importations ainsi que des emprunts effectués par les Canadiens à l\u2019étranger.Toutes ces mesures tendent à réduire le déficit budgétaire du Canada au point de vue balance internationale des paiements.\u201d Cette banque affirme en outre : \u2018On a exprimé certains doutes quant aux possibilités de réalisation de ces objectifs en raison des conséquences lointaines qu\u2019une dévaluation importante du dollar canadien pourraient avoir.On indique que, si le dollar canadien était dévalué, les prix des investissements dans des portefeuilles canadiens deviennent d'autant plus intéressants pour les acheteurs étrangers, et les détenteurs canadiens de valeurs étrangères sont plus tentés de rapatrier leur argent et de profiter du taux de change.En Angleterre Les Problèmes qui ont motivé le Programme d\u2019Austérité Les raisons qui oni motivé le nouveau programme d\u2019austérité britannique devraient inciter les Canadiens a se sentir heureux.Car le problème essentiel de l\u2019économie britannique est que la Grande-Bretagne a peu de ressources naturelles et qu'elle assure sa subsistance grâce à ses talents et à ses services.La Grande-Bretagne importe les matières premières qui lui servent à fabriquer presque tous ses produits finis.Elle fait également venir de l'étranger environ la moitié de ses produits alimentaires.Si elle n\u2019avait pas les moyens d\u2019acheter à l'extérieur, ses 52,000,- 000 d'habitants ne pourraient probablement pas survivre étant donné leur nombre et, en calculant au mieux, auraient tout juste de quoi assurer leur subsistance.Produits fins Avec ce qu\u2019elle achète la Gran- de-Bretagne fabrique des produits finis pour ses habitants et pour l'étranger.Ces ventes dans d\u2019autres pays, plus les services qu\u2019elle assure ailleurs, doivent permettre des rentrées d'argent suffisantes pour régler les frais des matières premières et des produits alimentaires importés.Du moment que cet équilibre n\u2019est plus réalisé, la Grande-Bretagne a des ennuis.Cette situation impose une li- mnitation des quantités de produits qu'on peut mettre a la disposition du peuple britannique.La population ne peut augmenter ses achats que dans la mesure ou les ventes à l'étranger peuvent payer les matières premières destinées à la consommation intérieure et là l'exportation.ere A Cm dr ree amet +t Etre a LES AFFAIRES \u2014 15 AOUT 1961 La Politique monétaire du Canada devrait être beaucoup plus souple M.Louis Rasminsky a proné la nécessité d\u2019établir des relations plus étroites et plus régulières entre I\u2019 organisme bancaire national et le gouvernement fédéral et aussi pour reconnaître à ce dernier le principe de droit de décision ultime en matière monétaire.Il en a profité également pour affirmer en substance que la politique monétaire devait tenir compte des divers éléments de la conjone- ture et en particulier du chômage et donc être plus souple, prenant ainsi le contrepied de la politique soutenue par son prédécesseur.M.Rasminsky a d\u2019abord énoncé le principe traditionnel de la nécessaire autonomie de la Banque du Canada en matière monétaire \u2018la politique monétaire est du ressort de la Banque du Canada\u201d, (tel qu\u2019affirmé par la loi fondamentale sur cet organisme) \u2018\u2018afin de régler le crédit et la monnaie dans le meilleur intérêt de la vie économique de la nation\u2019.Pour cela, souligne M.Rasminsky, la Banque \u2018doit être suffisamment indépendante et avoir les attributions qui lui sont nécessaires pour conduire ses affaires dans des conditions qui lui permettent au jour le jour de résister aux pressions d\u2019où qu'elles viennent\u201d.Mais en cas de \u2018\u2018conflit persistant et grave sur la politique monétaire\u2019\u2019 et qui ne puisse être résolu \u201cmalgré de nombreux et sérieux efforts\u2019 le gouvernement, recon- nait M.Rasminsky, doit étre en mesure de ., .\u2018\u2018donner a la Banque des instructions quant a la politique monétaire qu\u2019il désire mettre en application, et il doit être du devoir de la Banque de s\u2019y conformer\u201d.Si le gouverneur ne croyait pas pouvoir accepter ceite politique \u201cil serait de son devoir de démissionner\u201d Afin de régler définitivement cette question, souligne aussi M.Ras- minsky, \u201cil serait probablement né- Les Effets de la Dévaluation du Dollar canadien Même les observateurs les plus prudents semblent d\u2019avis que la baisse du dollar canadien sous la parité avec le dollar américain a été un stimulant pour l\u2019économie du Canada.On est incertain cependant de l\u2019ampleur de l\u2019influence que cette dévaluation a pu avoir.D'autre part, on se demande où le dollar canadien va se stabiliser.En ces derniers temps, les fluctuations qui ont suivi la présentation du budget fédéral se sont grandement amoindries.Depuis le 18 juillet, la valeur du dollar a varié de 97 2/25 à 96 4/5.L'argument en faveur d\u2019un escompte constant sur le dollar canadien veut que cela favorise les producteurs canadiens en concurrence avec l\u2019étranger, tout en encourageant les exportations canadiennes.On ne croit pas que la dévaluation ait une répercussion sur les exportations de juillet, dont les statistiques ne seront pas disponibles d\u2019ailleurs avant plusieurs semaines.On s\u2019accorde cependant a prédire que les chiffres du troisième trimestre, de juillet à septembre, accuserons un gain appréciable attribuable à la baisse de la valeur du dollar.M.Fleming a lui-méme prédit \u2018e légères hausses de prix sur certains produits importés, mais les statisticiens n\u2019ont pas encore été capables de déceler une telle tendance.L'indice général des prix aux consommateurs n'ont pas bougé depuis trois mois, même si l\u2019on a noté des augmentations de prix dans certaines catégories de produits importés, notamment les fruits et les légumes.La dévaluation est survenue trop tard pour avoir des répercussions sur l'industrie (louristi- que.On s\u2019en ressentira probablement l\u2019été prochain.Un des derniers résultats de la dévaluation a été l\u2019augmentation du prix de l'or canadien qui est passé de $35.00 l\u2019once à $36.04.L'effet de la dévaluation sur les taux d\u2019intérêt a été presque nul.\u2018cessaire d\u2019apporter certains amendements a la loi sur la Banque du Canada\u201d.Politique monétaire souple FINANCE | Quant au taux d\u2019intérét, a affir- ' mé M.Rasminsky, la Banque centrale a un rôle important à jouer sur son mouvement, mais \u201cdans le sens exigé par l'état de la con- | joncture\u201d, et sans \u201ctenter de le: tenir à un niveau qui ne cadre pas avec le sens des réalités exprimé sur le marché\u2019, et ce, sous peine : de provoquer \u2018\u2018une diminution de confiance à l\u2019égard de la monnaie.\u201d M.Louis Rasminsky a conclu sa | déclaration en faisant ressortir *l\u2019importance d\u2019une coordination des politiques monétaire, fiscale, et ; obligatoire, ainsi que la nécessité de \u2018\u2018rapports étroits et soutenus\u201d entre la Banque et le gouvernement, prônant en particulier des! rencontres \u2018régulières et assez fréquentes\u2019\u201d\u2019 entre le ministre des finances et le gouverneur de la Banque.BOURSE DE MONTRÉAL Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE \u201ca + Can Dans la deuxième partie de sa Valeurs Ventes Haut Bas Fer.Nel déclaration, le nouveau gouverneur MONTREAL CLOSING STOCKS de la Banque du Canada a soute- Abii 3170 alse aa ir va nu quelques points de doctrine éco- apse 308 $33% 3318 33% \u2014 Va nomique qui l\u2019opposent substantiel- Alum 2 pr 420 $47Ve 47Ve 47% \u2014 Ve lement à la politique d\u2019étroitesse de Ang Fo Per 220 Salt Sl sla erédit maintenue par son prédéces- Arus 9 Jud $442 dda 44 2 seur.Asbestos | 535 $23 32a 30e \u2014 Ye JI a tout d\u2019abord défini les objec- Pan Sant or ss 6744 so + tifs économiques de la collectivité Bank NS RE 578 78, + Va é i Bang Cw 035 3622 634 6314 comme étant (dans un or Ye qui Bang PC 195 $41% 41% 41% \u2014 Va répétera une seconde fois) \u2018\u2018un ni- Bai PA 175 $4812 48 43va +1 veau élevé de l\u2019emploi, la stabilité Baur 5 H as =, 20s A + a oq 3 2 none 2 8 \u201ca 2\u2014 A des prix et un taux soutenu de Bow 5 pr 9 ard 50 croissance économique Bow (A pr «d S527 S2Va 52V2 + Va Puils il a rappelé que \u201cl\u2019un des Brazil 1574 300 490, 500 +5 éléments essentiels de l\u2019ensemble BC Forest 200 Sl4Va 1412 14ta des mesures qui concourent à ces SC Fen Vi Her 3 ds fins est une politique monétaire sou- Brown 300 §13v2 132 132 ple\u201d, précisant que \u2018dans une si- Cal Pow 975 S26 257% 25% \u2014 a tuation où il y a beaucoup de inain- can Sem or 4 inne 2634 267 \u2014 Ve d'oeuvre et d\u2019autres facteurs de C Dom Sug 225 S2)1% 21% 21% production qui restent inutilisés, la EL Fndry S00 $192 10a 132 72 y politique monétaire doit viser à Cdn Brew 530 S53 52V2 524 + Va favoriser l\u2019usage du crédit\u201d.Une Cdn Celan c 20 $2 2 at 4 Sri i - C Imp 4 /4 4 période de tension appellera au con En a She Sh 159 traire une restriction du crédit.& Pow pr 45 $38 3% 2 ; Dans la troisième partie de sa C Loco Ww 7 7 7 \u2014 \u20ac ; ; i 3034 30V2 30% % déclaration, M.Rasminsky, tout en caro! 555 Sa 3078 0a se défendant de minimiser le rôle can, pet pr 170 $i Je Wa % i ckers 2 de la Banque du Canada, a souli.Comb Ent 1100 $13 12% 13 + % gné que la politique monétaire doit Con MS 470 $25 25 25 nécessairement, pour atteindre des \u20ac Class 2 $220 ma 4 résultats, \u2018\u2018être appuyée sur des Cr Zul A 22 82042 20% DV mesures gouvernementales appro- D Seag 260 $41: 41% a 15 ié is- Dome Pet 300 925 _ eal ou d Sa exemple do rdre fis D Bridge 3390 $20% 19% 19% \u2014 Va cal ou dans le domaine de admi- © Coal pr 300 500 500 500 +50 nistration de la dette.Mi Hors-List G.E.LESLIE & CO.Membres Montreal Stock Exchange \u2014 Canadian Stock Exchange Offre Dem.Offre Dem.Ot.e Dom, Alsab - 20 Gt.North Dev.%, 35 Olympia - 48 Aconic 5 10 Hull Iron 60 Pascalls 15 Aconic V.T.C.6 10 imp.Min.2 6 Pine Pt.13.00 13.50 Amal Mna 10 2 Independent 7 10 Quedon \u2014 5 Amer.Chib, 7 10 Kenmac 1 2 Quejo 2 4 Arnora, - 2 Laduboro 138 145 Rand Mal 3 5 Ass.Devp.6 8 Lake Sup Iron 18 25 Seaway 19 21 Atlas Cnib.1 2 Lun.Echo 8 31 Sheraton \u2014_ 10 Bald Mtn.20 23 Lake Chib.\u2014 10 St.Jude -\u2014 10 Black Hawk 16 20 Main Oka 58 65 St.Helen 5 10 Brosman Chib.4 7 Martin Bird 3 5 Scott Chib.1 2 Bracemac 5 8 Milado 27 32 Starlight 1 3 Cdn.Javelln 1200 1275 Matiagaml Ex 10 15 SulH:5 180 2.00 Dauphin 10 15 Natl.Mal 24 28 Tarpoint \u2014 1 Franksin -\u2014 30 New Miller Cop.> 30 Valmont 5 10 Galloway _ 30 Nipiron 10 Verchetes 76 110 Gibson 2 5 North Explor.% 28 WM.Leys 2 4 Glencona 3% % North Sull 4 6 Young Dave 17 20 Oklend 5 om Blocs Cantexas Royalty Company Ltd.650,000 actions additionnelles de la classe \u2018A\u2019, sans valeur au pair, de Cantexas Royalty Company ont été inscrites sur la liste des valeurs de la Bourse Canadienne, mardi le ler août, à la suite de l\u2019exercice de droits offerts aux actionnaires inscrits les 19 mai.Voir autres détails dans le bulletin No 82.* * * La Bourse vient d\u2019être avisée que, sous réserve d\u2019approbation par les actionnaires, les administrateurs de Falconbridge Nickel Mines Ltd., ceux de Ventures et ceux de McIntyre Porcupines Mines Ltd., ont approuvé le 31 juillet, un plant de fusion de Falconbrid- ge et de Ventures, en vertu duquel tout l'actif net de Ventures (autre que les actions de Falconbridge) sera transféré à Falconbridge, en échange d\u2019environ 800,000 actions de Falconbridge.Ventures distribuera toutes les actions de Falcon- bridge actuellement en mains au prorata à ses actionnaires sur la base de 104 actions de Falconbrid- ge pour chaque 100 actions de eVn- tures.Melntyre a actuellement le contrôle de Falconbridge, par sui- te de son contrôle réel de Ventures, | cutif de la compagnie.On trouvera Notes Il a été stipulé comme condition de l\u2019accord de MeIntyre avec Ventures, relatif à la fusion précitée, que Melntyre achètera comptant 280,000 actions du trésor de Fal- conbridge aux prix moyen des actions de Falconbridge, par suite de son cointrôle réel de Ventures.Il a été stipulé comme condition de l\u2019accord de McIntyre avec Ventures, relatif a la fusion précitée, que McYntyre achètera comptant 280,000 actions du trésor de Fal- conbridge au prix moyen des actions de Falconbridge à la Bourse Canadienne au cours du mois de juillet 1961 * * Abitibi Power & Paper Company Ltd.\u2014 L'agent de transfert de la compagnie a avisé la Bourse de Montréal que 240 actions privilégiées, 444% cumulatif, ont été rachetées; il en reste donc seulement 402,465 émises et en circulation.Atlas Steels Limited \u2014 La compagnie a fait savoir à la Bourse de Montréal, par l'intermédiaire de son agent de transfert, que 400 actions additionnelles ont été émises à la suite de l\u2019exercice d\u2019options consenties à des membres de l'exé! Cam Valeurs Ven:es Har* Ras Fer.Net D Fndry 50 $5134 6134 61% \u20141' D Glass 1150 $73 73 73 +i D Glass pr 22) $15'2 1542 15'2 D Stores 7670 $17% 16% 1678 + 38 Dom Tar 1725 $20 19% 20 + Va Dom Text 425 $14% 1434 1494 + Va Donohue 250 $227 22'2 222 Du Pont 370 $264 2578 26 + % Electrolux xd 29 $36% 36% 36% +1 Fam Play 235 $18'2 18'2 13'2 Fleetwood 2000 $13'2 13/2 1312 Ford S 235 $98 97% 977 Fndin 200 $12% 12s 12's \u2014 4 Fraser 3425 $29/4 27 2344 +14 Fr Fet pr 1c0 370 370 370 \u201410 Frosst A 100 $20V2 20V2 2042 Gatineau 75 $36 36 36 =a Gat 5 gr 4)5.04v2 1042 104'2 + Va GL Paper 1525 $21 21 - VY Handy Andxd 30 $21 20 21 Handy A wis 100 $11 11 nm 4 Hard:e 73 $13% 133% 13% H Smith $50 50 59 +4 Huds Bay Co 775 $2514 24% 24% \u2014 V2 Hud Bay 130 $55 54% 54% + Va | Inv A xd 1005 $212 212 21'z imp Oil 323 $467 46% 4634 \u2014 Ya Imp Tob 1750 $15'2 15% 15% \u2014 % Ind Accep 850 $63'2 63% 12 | Ac 275 pr 200 $55'2 55'2 55'2 +17 inland C pr 105 $17% 17% 17:3 Int Nickel 550 $36!2 86 2514 + Ya Int Pap 202 $3512 352 362 + % Int Util xd 1150 S442 44/4 44/2 \u2014 V2 Int Util pr xd 240 $49%2 49 49 \u2014 Inter PL 300 $70% 70 70 \u2014 % Jamaica PS 100 $34% 34% 34% \u2014 Va Labatt 85 $42% 4212 42% + % Loeb M 125 $17V 177% 17/4 \u2014 34 LstL 75 $37V2 3714 37V2 \u20141 MB and PR 1810 $17% 17V 17% + Ve Maritime Tel 905 $19% 1954 1956 \u2014 Ve Mass F 1770 $12% 12 12% Met Stores 2110 $8% 82 8% + Y Met Store pr 75 $21/2 21V2 212 Molson A $27Y2 2744 2744 Molson B 20 $27Va 2744 274 Mont Loco 125 $14 4 14 = Mont Trust 200 $71 71 71 \u20141'% N st Car 100 $12% 12% 12% + Ve Noranda 905 $53% 53% 53% + Va NS LP 835 $18% 182 182 Ogilvie 275 $56V 56 5644 + Va Pac Pete 1425 $12% 12% 12% + Va Page Hers 175 S24\\7 24V2 2442 Pow Corp 220 S56V2 56/2 SéVa Premium 209 265 265 265 Price Br 867 $50V2 49% 50/2 + Va QN Gas 1375 $8 8 8 Va QN Gas pr 75 $54 S353 2 Que Phone 210 $45 45 45 Que Ph wt 300 S24V2 24V2 24/2 Reitman 1000 $17% 17/4 17% + % Roe AV C 900 $82 GY 624 Vs Rolland A xd a $9% 9% 9% + Ve Rolland pr ses 86 86 Royal Bank - 53914 79Va 792 Royalite 225 $10 9% 9% \u2014 % Salada S 259 $1738 17V2 17% \u2014 Y Shawir 3 75 $25 24% 25 + Ve Shawn A 75 $27/4 27 27 Shaw 4 pr 90 $43 40 40 Sicard 350 $84 8% BY \u2014Ve Sicard 6 pr 100 $1978 19% 19% Simpsons xd 125 $31 30% 30% \u2014 Va Southam 109 $322 32V2 322 Steel Can 287 $75 74V2 74% + VA Steinba A 70 $28% 28% 28% + VA Tor Dom 75 $69 69 689 +M T Fin 260 $53 52% 5234 \u2014 Va Tr Can PL 1270 S22%4 22V2 2% + Ve Triad 900 165 160 160 \u2014 Un Steel 907 $6V2 6% 614 \u2014 Vo Walk GW 825 $54'2 54 54 \u2014% Weston A 800 $182 1812 1842 \u2014 Vi Ncoast Tr 1240 $19 18% 18% V'Coast Tr vi 410 $172 17/4 172 + % Z=!!ars 25 $40 40 40 + des détails à ce sujet dans lc bulletin No 79.Il y a donc maintenant 1,393,424 actions émises et en circulation.* * La Compagnie de Téléphone Bell du Canada \u2014 La compagnie a avisé la Bourse de Montréal que 17,306 actions additionnelles ont été émises à la suite du plan d\u2019option sur des actions de l\u2019entreprise en faveur de ses employés, el que 355 le furent à la suite de l\u2019exercice de droits; ce qui porte donc le total des actions émises et en circulation à 23,616,795.* * * Bornite Copper Corp.Ltd.\u2014 La compagnie a fait savoir à la Bourse Canadienne que conformément a l\u2019accord de souscription et d\u2019option conclu avec Davidson & Company, au nom d'un client, les souscripteurs ont acheté 500,000 actions a 10¢ l\u2019action et en vertu de l\u2019accord en date du 2 juin 1961, ils ont reçu des options sur 500,000 actions à des prix variant entre 12%¢ et 204 l\u2019action, susceptibles d\u2019être exercés dans les neuf mois à partir du 27 juillet 1961.Voir filière No 240 pour plus amples détails.Il y a donc maintenant \u2018 PAGE 11 3,500,007 actions émises et en circulation.* * British Columbia Power Corp.Ltd.i \u2014 La compagnie a avisé la Bourse de Montréal que 200 actions ordinaires ont été émises au prix de souscription de $30.025 l\u2019action, en faveur de certains officiers de la | compagnie à la suite de l\u2019exercice la options stimulatrices; ce qui por- ,te donc le total des actions ordinaires entre les mains du public a 4,726,261.* * * Canada Steamship Lines Ltd.La compagnie a notifié la Bourse | de Montréal que 650 actions ordinaires, sans valeur au pair, de la compagnie ont été émises à la suite d'options stimulatrices en faveur de hauts fonctionnaires se- «niors de l\u2019entreprise, au prix de $24 l\u2019action.Un total de 51,200 actions ont donc été émises conformément au plan stimulateur d\u2019op- i tions.Il y a maintenant 1,251,220 tions.Il y a maintenant 1,251,200 aclions émises et en circulation.* * * Canada Wire and Cable Co.Ltd.\u2014 La compagnie a notifié la Bourse de Montréal que 1,500 actions ordinaires de la classe 'B\u2019 ont été émises à $6.49 l\u2019action à la suite de l\u2019exercice d\u2019options stimulatrices, d\u2019où un total de 1,047,565 actions en cours.* * * Crown Zelledbach Corp.\u2014 La compagnie a fait savoir à la Bourse Canadienne que 160 actions addi- | tionnelles ordinaires ont été émises en vertu du plan, plan en faveur de ses employés de choix.Il y a donc 13,860,140 actions en cours y a donc 13,860,140 actions en cours.* * * Dominion Foundries & Steel Ltd.\u2014 L'agent de transfert de la compagnie a avisé la Bourse de Montréal que 95 actions additionnelles privilégiées, 444% cumulatif, ont été achetées: il n\u2019en reste donc plus que 27,867 émises et en circulation.* * * Falcongridge Nickel Mines Ltd.La compagnie a annoncé à la Bourse Canadienne que 400 actions ordinaires additionnelles ont été émises à la suite de l\u2019ercice d\u2019options, au prix de $25 chacune.Voir détails dans le bulletin No 87.Il y a donc maintenant 3,79,372 actions émises et en circulation.* * * Ford Motor Company \u2014 La compagnie a notifié la Bourse de Montréal, par l\u2019intermédiaire de son agent de transfert, que 1,725 actions additionnelles avaient été émises à la suite de l\u2019exercice d\u2019options en vertu du plan de 1955, en cours.Il y a done maintenant 19,- 548,614 actions émises et en cireu- lation.* * * Fleetwood Corporation \u2014 La corporation a notifié la Bourse de Montréal que 300 actions additionnelles ordinaires, d\u2019une valeur au pair de $1 chacune, ont été émises à la suite de l'exercice d\u2019options en faveur de ses employés seniors.Voir détails dans le bulletin No 61 Voir détails dans le bulletin No 61.Il y a 652,800 actions émises et en circulation, International Nickel Company of Canada Ltd.\u2014 La compagnie a avisé la Bourse de Montréal, par l'intermédiaire de son agent de transfert, que 1,675 actions additionnelles ordinaires ont été émises, à la suite de l'exercice d\u2019options en vertu du plan en faveur de ses employés, d\u2019où 29,300,087 actions en cours.* * * Moore Corporation Ltd.\u2014 La compagnie a notifié la Bourse Canadienne que 250 actions additionnelles ont été émises, à la suite de l'exercice d\u2019options en vertu du plan stimulateur de 1957, en faveur de ses hauts fonctionnaires.Il y a donc 6,652,250 actions émises et en circulation.* * Mount Royal Rice Mills Ltd.\u2014 La compagnie a fait savoir, par l\u2019intermédiaire de la Bourse Canadienne, que les livraisons sur les transactions sur ses actions ordinaires étaient \u2018\u2018conditionnelles a leur émission\u2019, quant au quart des actions vendues a la suite du fractionnement sur la base de 4 pour 1, mais qu\u2019à partir de mercredi le 2 août, elles seront sur la base régulière. hy PAGE 12 La Prospérité de la Province repose sur la Faculté de Rajeunissement du Fait français La prospérité future de la province repose moins sur un conserva-: léré de la main-d\u2019oeuvre et la ré- tisme jaloux que sur la faculté de rajeunissement dont notre groupe ethnique saura faire preuve, principalement dans le domaine industriel, où nous sommes nettement en régression.Tous les problèmes doivent être repensés librement, d\u2019école ou de doctrine.largement, sans idés préconçues Cette formule d'action a été préconisée par le Dr Gérard Letendre, président provincial des Chambres de Commerce, et conférencier invité au banquet de clôture du congrès rgional des Chambres de commerce du Saguenay.Le président provincial a constaté que le grand phénomène de la société moderne, c\u2019est que les activités économiques ont pris le pas sur toutes les autres et, dans son allocution, a traité d\u2019industrie : \u201cAujourd\u2019hui, la clef de voûte de Selor M Forbes Rhude Les Investissements l\u2019économie de la province et en particulier de la région métropolitaine\u201d, de relations ouvrières et de chômage.Selon lui, l\u2019industrie demeure la seule ressource capable.d\u2019absorber l'accroissement constant et accé- dans le secteur militaire vont favoriser beaucoup le Redressement de notre Economie L\u2019économie nord-américaine, qui, de l\u2019avis général, est déjà en voie de redressement, semble devoir profiter grandement du récent discours du président Kennedy, et notamment de ses propositions relatives aux investissements augmenter la puissance militaire américaine.L\u2019économie américaine sera vraisemblablement la première à en être touchée, mais s\u2019il en est ainsi, le mouvement de redressement ne tardera pas à se propager au delà des frontières du pays.Cette situation s\u2019explique par le fait que la régression a été relativement faible, ne portant nullement atteinte au niveau de la productivité ni à la prospérité des gens.Certes, le chômage a atteint des protortions graves, mais il faut y voir la résultante de la surproduc- tivité atteinte au cours des années de prospérité et des progrès technologiques plutôt que d\u2019un réel ralentissement des affaires.Compte tenu du niveau élevé de la capacité de production qui existe présentement, on peut en conclure qu\u2019il faudra peu de choses pour transformer une faible régression en une vague de prospérité.Reprise Les marchés de valeurs sont prompts à réagir à la moindre amélioration de la situation, et les stocks reliés à la défense, tels que Le Développement et la Mise en Valeur dans notre Province de nos Ressources Par le libre jeu des forces économiques, le contrôle du Canada sur ses propres destinées diminue chaque jour davantage, tandis que l\u2019influence américaine augmente d\u2019autant.Trop peu de canadiens se rendent compte de cette situation et un trop grand nombre préfèrent ne pas y penser.\u201cMais il ne sera pas dit que les membres du Jeune Commerce de la province de Québec n\u2019ont pas conscience de cette anomalie, car c\u2019est justement le sujet qu\u2019ils se proposent d'étudier attentivement, au cours du 25ième Congrès de la Fédération des Chambres de Commerce des Jeunes de la province de Québec qui se tiendra à Shawinigan les 25, 26 et 27 août\u201d, déclarait récemment le président ce la Fédération, Me Claude Bisson, des Trois-Rivières.Me Bisson ajoutait que les investissements américains au Canada dépassent les 14 billions, ce qui équivaut à $1,000 pour chaque homme, femme ou enfant, habitant les dix provinces de la Confédération.Ce chiffre, disait-il, est trois fois nlus grand que le montant des investissements annuels effectués dans toute l\u2019industrie canadienne.\u201cCertes, il y a pas lieu de mésestimer les avantages \u201céconomiques que cela procure au pays, mais il faut à tout prix sauvegarder nos intérêts en ce qui concerne au moins le développement et l\u2019exploitation de nos richesses naturelles\u201d, insistait Me Bisson.Le congressistes venant de tous les coins de la province et qui sont attendus au nombre de 1,200, auront trois jours pour se pencher sur cette question et suggérer au gouvernement provincial des mesures qu\u2019ils jugent utiles pour remédier à l\u2019état de chose précité, en l\u2019incitant par exemple à demander aux sociétés étrangères qui sont engagés dans le développement et l'exploitation de nos ressources naturelles à vendre aux canadiens une part importante de leurs actions ordinaires.Parmi les invités de marque qui prendront la parole, il y a, le samedi soir, le 26 août l\u2019honorable Jean Lesage, premier ministre de la province de Québec, et le lendemain, au banquet de clôture, M.Peter Frankel, de Rio de Janeiro, Brésil, président mondial de la Jeune Chambre Inter- nationale.CECI 44 ouest, Saint-Jacques N.B.- Nous avons quelques modèles L dans les boîtes de manufacture à un prix qui vous surprendra.CANADA DACTYLOGRAPHE MONTREAL NOUVEAU DACTYLOGRAPHE OLIVETTI Diaspron 82 Réalisation sans pareil.Demie espace.Attachement pour carte.Clavier bilingue.Frappe douce.Nouvelle couleur moderne.1959 (Lexikon) tout neufs \u2014 INC.Victor 4-3491 gression dans certains secteurs de l\u2019indstrie est due, en bonne partie, aux importations croissantes de produits étrangers qui sont une des principales causes du chômage.Par ailleurs, M.Letendre a laissé entendre que si nous voulons maintenir un niveau de vie élevé, employeurs et employés doivent travailler ensemble dans l\u2019harmonie et la confiance réciproque.Le conférencier a ensuite traité des relations ouvrières en Suède, où l\u2019unité d\u2019action est la force du mouvement ouvrier.Il y aurait, pour nous, intérêt à étudier de très près ce que la Suède a fait dans le doles métaux, seraient les premiers à en bénéficier.Une telle reprise jetterait vraisemblablement quelque peu dans l\u2019oubli d\u2019autres événements qui préoceupent particulièrement les Canadiens, notamment le projet de l\u2019Angleterre d\u2019adhérer au Marché commun européen et son nouveau programme d\u2019austérité.Ces deux faits ne peuvent qu\u2019avoir des effets bienfaisants sur une longue échéance, mais le Canada s\u2019inquiète surtout de leurs conséquences immédiates.Peut-être les pays du Commonwealth se sont-ils employés à faire la moue dans le but de tirer le meilleur parti possible de la situation si jamais l\u2019Angleterre rallie le Marché Commun.Expansion commerciale Les protestations, même si elles peuvent sembler égocentriques face aux difficultés que traverse l\u2019Angleterre, aideront peut-être ce pays dans ses négociations avec l\u2019Europe parce qu'il ne faut pas oublier que l\u2019Angletere désire également conclure les meilleurs arrangements possibles en regard du Commonwealth.Par contre, les pays européens sont reconnus comme de durs \u201cmarchandeurs\u201d, mais l'Angleterre a également cette réputation.S\u2019il est difficile de se prononcer sur les effets du redressement de l\u2019économie américaine sur le Canada, il reste, néanmoins que le Ca nada doit absolument étendre ses relations commerciales à d\u2019autres pays s\u2019il ne veut pas être sous la dépendance économique des Etats- nis.maine ouvrier et peut-être à profiter de l\u2019expérience de ce pays.Après avoir parle du remaniement du ministère du Commerce, le conférencier a affirmé que l\u2019expansion économique ne saurait résulter de l\u2019action isolée de quelques cadres ou de quelques animateurs, si compétents et si dévoués soient-ils.Les Chambres de commerce locales et régionales peuvent apporter une collaboration précieuse, à titre d\u2019organisme consultatif, des intérêts régionaux du commerce et de l'industrie.Dans ce domaine, il a conseillé d\u2019étudier la possibilité de créer dans la région, la \u201cbourse de sous-contrat\u2019, calquée sur la bourse de sous-traitance, organisme du sud-ouest de la France, qui permet à chaque industriel qui en fait partie de connaître les possibilités et les besoins de ses collègues régionaux.En terminant, le Dr Letendre a déclaré : \u201cIl faut que nous prenions encore davantage conscience de la province d\u2019aujourd\u2019hui et de celle de demain : la province des barrages, de l\u2019électronique, des mines, des usines métallurgiques.Ayons la légitime prétention d\u2019être à l'avant-garde dans la vague d\u2019industrialisation qui déferle sur le Canada.LES AFFAIRES \u2014 15 AOÛT 1961 300 Membres des S.S.JB.3 Cornwall Au moins 300 membres des diverses Sociétés Saint-Jean-Bap- tiste Ce la province de Québec se rendront à Cornwall et Kingston les 26 et 27 août dans les cadres du tra.itionnel Voyage d\u2019Amitié annuel organisé depuis 7 ans par la Fédération des S.S.J.B.cu Québec.C\u2019est la première fois que ce voyage se déroule chez les Franco-Ontariens.L'érection récente de l\u2019église de la paroisse Saint-François d\u2019Assise de Kingston, première paroisse française de ce diocèse, a incité les organisateurs du Voyage d\u2019Amitié a choisir cette région ontarienne pour la randonnée de 1961.Le club Champlain de Kingston assumera l\u2019organisation des diverses réceptions et manifestations en l\u2019honneur des visiteurs.La Fédération des S.S.J.B.inaugura ses Voyages d\u2019Amitié en 1955 par une visite de la région de Pontiac.Depuis ce temps les régions suivantes furent visitées : l\u2019Estrie, le Saguenay, la Beauce, la Mauricie et Fort Ticondéroga dans l\u2019Etat de New-York.On peut s'inscrire à ce voyage aux divers secrétariats des S.S.J.B.MRANO LIMITÉE DESSINATEURS - FOUNDEURS - FABRICANTS DE MACHINES DE QUALITE DEPUIS 1873 J.A.FORAND Président el Géranl Général BUREAU-CHEF ET ATELIERS, PLESSISVILLE, QUE.PAUL MM.FORAND Gérant (iénéral des Venles J.LEVASSEUR Inc.IMMEUBLE 635, HENRI-BOURASSA, TEL.DU.EST MONTREAL 1-7788 Messieurs, vrages mécaniques.INDUSTRIAL LIMITED 3650.BOULEVARD ST-JOSEPH.MONTRÉAL \u2014 TÉL.CL.5-2873 Etablie depuis 1928, notre maison possède déjà 33 ans d'expérience et l'outillage, aussi bien que le personnel de notre service d'usinage, nous permettent d'effectuer toute sorte d\u2019ou- Création aussi bien que fabrication; affutage, meulage, soudure, métallisation, etc., nous pouvons tout exécuter à votre satisfaction, quelles que soient les tolérances requises, et nous sommes à votre disposition 24 heures par jour.Sans la moindre obligation de votre part, simplement pour vous aider à mieux vous rendre compte de la valeur des services que nous sommes en mesure de vous rendre, nos représentants se rendront immédiatement chez vous, sur demande, pour étudier avec vous vos besoins et vos projets, quelle qu\u2019en soit l'importance.suffit de nous téléphoner ou de nous écrire.Vos {très dévoués MACHINING 1 vous ED "]
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