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Titre :
Les affaires : a magazine of business
Éditeurs :
  • Québec :Argus de la presse internationale,1928-1978,
  • Publications Les affaires inc.,
  • Montréal :[Journal Les affaires]
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Clé d'or ,
  • Guide de l'acheteur (Québec, Québec : 1924)
  • Successeur :
  • Journal des affaires
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Les affaires : a magazine of business, 1948-05, Collections de BAnQ.

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[" L'initiative des deux frères Champoux ».La personnalité de l\u2019homme d'affaires Louis-À.Belisle .\u2026.6 Où va le système économique américain?«Notre Temps ».Le 12 Les notions de service et la compétence en affaires ® L-A.Belisle.16 Le poisson canadien en Afrique-Sud «Commerce Extérieur » .24 Quelques principes modernes d'organisation Louis-A.Belisle.28 Le euccès des Juifs «Le Clairon» .34 Devant la montagne universitaire «Le Quartier Latin».36 Le signal de la baisse des prix Louis-A.Belisle .41 Coordination, planning et taylorisme Louis-A.Belisle .49 Activités printanières M.le Curé J.-H.-Donat Picotte.55 Nous devons nous documenter sur l\u2019économie politique Louis-A.Belisle.59 Le commerce et les prix Lettre mensuelle de la B.C.C.63 Numéro 16 JAA A TS AEA EI SEAR: EE La bibliothèque des COLLETS BLANCS VOICI des livres qui vous vaudront des PROMOTIONS et vous feront trouver plus de PLAISIR à votre occupation quotidienne ! DOCUMENTATION SURE.PRATIQUE, ACCESSIBLE à TOUS.e ORGANISATION et FINANCEMENT Prix franco: des ENTREPRISES \u2014 Belisle.-\u2014 Broché $1.60; cartonné des ENTREPRISES \u2014 Belisle .2 .Cartonné $2.10 Formation - des compagnies et sociétés, capitalisation, incorporation, finance au jour le jour, etc.285 pages.® La PSYCHOLOGIE APPLIQUEE aux AFFAIRES \u2014 Girardet .Laure .Cartonné $2.10 Applications éminemment pratiques de \u201ccette science à la Vente, à la sélection du personnel et des associés, à l\u2019amélioration de soi-même, etc.266 pages.® La VENTE au COMPTOIR \u2014 Belisle .Cee Broché $1.10 Manuel pratique des commis de magasin, vendeurs, solliciteurs et chefs de personnel.225 pages.e CREDITS et RECOUVREMENTS \u2014 Belisle, \u2026 Cartonné $2.10 Nouvelle édition, augmentée de plusieurs pages, d\u2019un manuel absolument nécessaire à la bonne administration d\u2019un service de crédit et recouvrements.Plusieurs procédés, trues et lettres de \u201ccollection\u201d; Loi Lacombe; etc, etc, 280 pages.® Le FRANÇAIS des AFFAIRES \u2014 Belisle .(Relié) $1.10 Vade-mecum des sténo-dactylos et préposés à la correspondance: rédaction, disposition, débuts et finales de lettres; abréviations, etc.288 pages Commandez ces ouvrages chez votre libraire ou directement de: LA SEMAINE COMMERCIALE \u2014 C.P.100, Station \u201cB\u201d, Québec, P.Q.TR 3 livre attendu par tous les par Ludger Robitaille, B.A.A., Architecte, et Ls-A, RE C.B.A.Premier ouvrage du genre à la portée de tous et entièrement en fran- çuls avec expressions anglaises entre parenthèses dans le texte, Notions d'hygiène sanitaire.Aqueducs.Pompage.Posage des conduites, Fosses et latrines, Egouts.Tuyauterie, Raccords, Outils et accessoires de plomberie.Filetage.Soudure.Robinetterie.Installation et centrage des appareils, ferblanterie, etc., etc.Contient le nouveau code provinclal de plomberie au complet.Index alphabétique bilingue équivalant à un véritat le dictionnaire technique.340 pages; 15 tableaux; 310 illustrations avec hors- texte 4 couleurs.Reliure flexible.Coins ronds, Format portatif, S3.10 franco.BELISLE, ÉDITEUR, \u2014 C.P.100, STATION \u2018\u201cB\u2019, QUEBEC ak = es + @ Lei magazine national des hommes d'affaires canadiens de langue française @ - La 0 ZAEFAIRES Organisation et gestion des entreprises.\u2014 Publicité.\u2014 Vente Etalages.\u2014 Comptabilité.\u2014 Psychologie appliquée aux affaires.Eficience.\u2014 Méthodes de bureau.\u2014 Correspondance commerciale.Actualités économiques et commerciales.Revue fondée on 1088 Pabliée à Québes MAI 1948 Vol.XX, Ne § 242ème Livraises L'initiative des deux frères Champoux Par Léa Pétrin Condensé du < Soleil », (Québec) \"EXPANSION industrielle i qui a salué la fin de la guerre à Québec, s'est manifestée sous les formes les plus variées et les plus agressives, et l'initiative de nos hommes d'affaires a, selon ce qui ressort de quelques-unes des entreprises établies, aiguillonné les esprits progressifs vers des possibilités qui signifieraient une prospérité formidable et rayonnante pour notre section de province.L\u2019 treprise des frères Paul et Jean Champoux, la Cie d'Outillage et Transport Ltée, à la Pointe- aux-Lièvres, est l'une de ces dernières.Elle ne date que de LES AFFAIRES, revue d'action économique, publiée mensuellement per Belisle, A.C.B.LA, Drofessear A \"Ecole Supérieure de Commerce de Québec.aux ntelers de La Semaine Commerciale, à 4, rue St-Jacques, Québec, PQ.(Case postale 160, Station B).Téléphones : le jour 2-1344 ; le soir 83-2022.Les articles que contient cette revue sont p ABONNEMENT : par un droit d'autous.Canada, un an: $2.00.Etreanger: $2.50.Autorisé comme envoie postal de deuxième classe Ministère des Postes, Ottawa, Canada pA PPPS A PATA SS SY quelques mois, un an à peine, mais déjà de par son caractère même, et grâce à l'excellente réputation de ses fondateurs et à une adroite publicité, elle a passé avec succès l'étape de l\u2019expérimentation.Cette compagnie manufacturière produit spécialement dans ses usines la souffleuse à neige «Cyclone », de dimensions moyennes, et montée sur un tracteur, destinée au déblaiement des rues des villes aussi bien que des routes rurales.Le plan en a été conçu au sein même du personnel.Ses usines sont aussi équipées pour la fabrication des accessoires de camions, en un mot, de la plus petite pièce de mécanisme et de carrossere à l'assemblage complet de voitures de transport.Les frères Champoux avaient déjà commencé la fabrication de cette souffleuse dans leur garage de la rue Dorchester, leur premier champ d'activité, et entrevoyant de grandes possibilités pour une vaste manufacture de ce genre (il n\u2019y a qu'une autre maison au Canada qui produit la souffleuse à neige), ils commencèrent la construction d\u2019une LES AFFAIRES usine ultra-moderne sur un emplacement de cette presqu'île que forme la rivière St-Charles et qu'on nomme la Pointe-aux- Lièvres.| «Cette décision, déclarent les frères Champoux, avec l\u2019optimisme et l'enthousiasme qui les caractérisent, a été prise et mise à exécution sur une idée et la confiance en la réussite.Dans notre garage, à 25 rue Dorches- ter, notre gérant des ventes, M.Gilles Gignac, autrefois mécanicien spécialisé, avait conçu le plan d\u2019une souffleuse adaptée au tracteur Ford, dont nous avions l'agence, une souffleuse qui répondrait à tous les besoins des services de voirie d'hiver.La première fut montée dans ces ateliers, puis perfectionnée durant trois ans d\u2019expérimentation avant d\u2019être portée à l'approbation des acheteurs éventuels.L'idée fut acceptée d'emblée.» La construction de l'usine a donc commencé immédiatement C'était en avril 1946.Elle était achevée en janvier de l\u2019année suivante.Une centaine d\u2019ex- perts-mécaniciens ont été embauchés, et, durant les premiers mois, un petit nombre de souf, ig 3, RUE COOK, QUEBEC MAI 1048 fleuses furent fabriquées.Les demandes depuis, s'accumulent.La petite souffleuse avait été acceptée aussi bien des contrac- teurs de voirie urbaine que des petites municipalités, pour lesquelles l'achat des grosses machines dispendieuses, jusqu'alors seules sur le marché, aurait été au-dessus de leurs besoins.L\u2019étape toujours incertaine et pénible des débuts était traversée avec honneur.; Si toute l'affaire, qui a été entreprise avec une petite dose de témérité, a réussi, il n\u2019en faudrait pas attribuer la cause uniquement à la chance.Les frères A Ecole de Commerce de l'Université Laval Etude couronnées par le Baccalauréat et par la Maîtrise en Sciences Commerciales.Téléphone: 4-4968 + oil AE ot REM Rg 0 aus ass rer PT RE WRT [PREY IVI TE LR a SI SPT OE MENT 4 Champoux sont des industriels accomplis, et l'organisation a été faite de mains de maîtres.Ils sont connus à Québec, depuis 1932, comme propriétaires du garage Laurentide Automobiles Inc., à 25 rue Dorchester, une entreprise, qui, si l\u2019on considère aujourd\u2019hui son excellente situation financière, a dû exiger le déploiement d'une activité peu commune.Paul et Jean Champoux s\u2019étaient occupés d\u2019industrie fores- tire 3 Campbellton A la fin de hautes études poursuivies respectivement à l\u2019Université d'Ottawa et au Séminaire de Montréal.M.Paul fut le premier à venir s'installer à Québec, en 1929, pour y continuer le commerce de bois, toujours en société avec son frère Jean, qui vint l\u2019y rejoindre un an plus tard.En 1932, tous deux prirent l'agence de la Ford Motor Company of Canada Ltd., qu\u2019ils incorporèrent sous la raison sociale «Lau- rentide Automobiles Inc.» et en devinrent respectivement président et vice-président.Cette association des deux frères qui date de la fin de leurs Études a été le commencement LES AFFAIRES d\u2019une carrière longue et féconde poursuivie à deux, aussi agressifs l\u2019un que l'autre, ayant les mêmes ambitions, la même dédaigneuse ignorance des difficultés et le même enthousiasme à se lancer dans des affaires hardies.Le premier toit de la Lauren- tide Automobiles Inc., était une construction inachevée, ouverte aux quatre vents, au numéro 42, de la rue Dorchester.Outre cet inconvénient, on était en pleine crise, et le capital des deux jeunes hommes fondait vite dans l\u2019organisation et l\u2019enveloppe hebdomadaire distribuée à la poignée de mécaniciens.Il y travaillèrent trois ans avant que l'affaire prenne l'essor désiré, -mais, quoiqu'ils aient, d'année en année, augmenté le nombre et amélioré la qualité de leurs entreprises, une sage administration a permis le fonctionnement régulier et indépendant de chacune d'elles.Le nouvel immeuble, à 25 rue Dorchester, a été acquis en mai 1936.Ces deux locaux, qui furent toujours affectés à la réparation et la vente des pièces de rechange d'automobiles, fu- MAI 1948 reat toujours connus sous le nom \u2018«Laurentide Automobiles Inc.» d\u2019après.l\u2019organisation originale.| Toutefois, depuis- 1946, Lau- rentides Automobiles Inc., se compose de deux sections: commerciale et industrielle.La section commerciale comprend ce qui était, jusqu'ici, le commerce de Laurentide Automobiles Inc., alors que la section industrielle s'occupe de la fabrication de souffleuses à neige, bouilloires, plates-formes, etc.ainsi que différents équipements de transport, dont la distribution est confiée à la Cie d\u2019Outillage et Transport Ltée.Dans l'organisation de toutes leurs entreprises, Messieurs Paul et Jean Champoux n\u2019ont rien négligé à la question «personnel».Dans la Cie d\u2019Outillage et Transport Ltée, particulièrement, la plus récente de toutes, le plan moderne de la construction a prévu l\u2019aménagement de bureaux, que l\u2019on peut, sans exagération, dire luxueux, tout en acajou, éclairés de lumières 5 indirectes, ainsi que d'un cafétéria où le personnel, qui se chiffre maintenant à plus de cent quarante, usine et bureau, peut prendre le repas du midi et passer les deux périodes quotidiennes de repos allouées, pendant lesquelles on leur sert le thé.La compagnie, de plus, fournit une chopine de lait par jour aux membres de son personnel.Messieurs Paul et Jean Cham- poux se sont entourés, dans l\u2019administration de la Laurertide Automobiles Inc., section commerciale et section industrielle, d'hommes de confiance, entre autres, monsieur J.-Aimé Bou- tet, secrétaire et contrôleur, M.Émile Denis, surintendant du garage, à 42 rue Dorchester, M.J.-B.Emond, surintendant du département des pièces à 25 rue Dorchester, M.Paul-H.Falar- deau, en charge du personnel et du prix de revient à Ja section industrielle, M.Jean Doré, surintendant de la production, et M.Gilles Gignac, à qui revient l\u2019initiative de la fabrication des souffleuses à neige, comme gérant des ventes.CL me Ce, wats in aw emai: mrt Cul A TY pr p CM a ES Mpg.\u201cto, LES AFFAIRES La personnalité de l\u2019homme d\u2019affaires QUISTLE donc que la personnalité ?Tout un volume ne suffirait pas à en donner une définition conforme aux données modernes de la psychologie.Mais, en langage ordinaire, on peut dire que c\u2019est ce qui vous distingue d\u2019un autre.Votre personnalité, c\u2019est la totalité de vous-même.C'est la somme de vos qualités et de vos défauts.Pour un homme d\u2019affaires, la personnalité, c\u2019est ce qui, sur sa personne, dans ses manières et dans son langage, contribue à lui donner du prestige au cours d\u2019une entrevue.C\u2019est ce qui, dans ses relations commerciales, établit et maintient sa réputation.La personnalité, c\u2019est le caractère, en un mot \u2014 maïs le caractère qui fait sa marque, qui fait une marque, une impression favorable.Clémenceau disait : \u201cPour avoir du caractère, il faut qu\u2019il soit mauvais\u201d.C\u2019est faux à mon sens.Clémenceau voulait par à excuser le sien.Le Caractère (avec un C majuscule), c\u2019est précisément le contraime de ce qui rend un homme difficile à supporter.C\u2019est ce qui rend faciles les relations d\u2019affaires tout en favorisant les transactions difficiles.Le caractère c\u2019est la maîtrise de soi C\u2019est ce qui fait accompur même les choses désagrée- bles parce qir'elles doivent étre accomplies.Ne 1\u2019 MAI 1948 bons pas \u2014 Yun des secrets du succès c\u2019est d\u2019avoir pris tôt dans le vie d'habitude de faire, en temps voulu et de la manière voulue, ce que les \u2018bons à rien\u201d n\u2019aiment pas à faire.Avoir du caractère, c\u2019est être disposé à faire des sacrifices pour le bien général.C\u2019est aussi savoir coopérer \u2014 c\u2019est posséder l\u2019esprit d\u2019équipe et s\u2019élever au-dessus de tout sentiment vulgaire en évitant la mesquinerie intellectuelle.Avoir du caractère, c\u2019est être discret.Le caractère qui se manifeste par la discrétion annonce un homme maître de ses moyens \u2014 un homme qui sait dominer les sentiments - de vanité ou de morgue qui poussent les esprits incul tes ou faibles à étaler leur importance et à chanter leurs exploits.Je pourrais continuer sur ce ton.Qu\u2019il me suifise de dire qu\u2019à mon sens, le caractère est la marque de l\u2019âge adulte \u2014 c\u2019est un signe de maturité et aussi de vertu, car il favorise ka pratique du civisme le meilleur.Mais si une personnalité frappante et un caractère bien trempé constituent d\u2019importants atouts dans da poursuite du succès, il ne faut pas croire que ce soit là l\u2019unique clé qui en ouvre la porte.\u201cAssurément, me direz-vous, les pionniers du commerce et de l\u2019industrie, au Canada français, étaient des hommes de caractère, des personnalités remarquables.Songez aux J.-B.Renaud, aux Paquet, aux Laliberté, aux Forget, et à tant d\u2019autres que l\u2019on pourrait citer\u201d.Ces hommes, en effet, ont réussi par la force de leur caractère et de leur personnalité.Mais, à la- .+ 4 ci, DO TEA TUE NIE PRY PIE phpart, À manquait un atout de plus qui a fait % succès des maisons anglo-canadiennes et qui a assuré leur continuité: cet atout, qui est la facilité de s\u2019ims- truire de la technique des affaires, nous l'avons à notre disposition.Les autodidactes du monde des affaires ont pu réussir grâce à leur sens aigu de l'observation, à une intuition de génie parfois, à des expériences qui leur ont coûté du temps et de l'argent.Mais, dépourvus des moyens de transmettre à leurs suécesseurs leur précieuse expérience, ils n\u2019ont pu, trop souvent assurer à leurs entreprises la survie qu\u2019ils auraïent souhaitée.Pendant que les grandes entreprises anglo-saxonnes prenaient les proportions de trusts, de monopoles, et qu\u2019elles étayaient leurs gains sur des consolidations, les nôtres restaient modestes, individualistes, isolées et souvent périclitaient après avoir connu de brian- tes années.On le voit, H a manqué dans tout notre système économique \u2014 et je parle toujours ici du point de vue strictement canadien français \u2014 il a manqué un agent de Haison, un ciment, pourrait-on dire, capable de con- | solider nos gains à mesure.Cet agent de liaison c\u2019est l\u2019école formatrice de compétences en affaires.C\u2019est l\u2019école qui assure les connaissances théoriques d\u2019abord, techniques et pratiques ensuite; qui procure des connaissances générales, mais aussi des cormaissances spécialisées ; qui consolide des théories échaffaudées par ies penseurs et leur trouve LES AFFAIRES Eee coal 2 AE A EE ap ed Eco ue EE Sa iv MAI 1948 9 des applications dans la vie pratique.C'est l\u2019Ecole capable de former des successeurs aux pionniers de certains domaimes des affaires, capable aussi d\u2019inté- èrer à la place des pratiques routinières des pratiques plus scientifiques, mieux coordonnées, aux horizons plus vastes, et aussi, plus rémunératrices.C\u2019est l'Ecole qui écarte les préjugés en y subeti- tuant des connaissances exactes et en expliquant les divers phénomènes de l\u2019économie, tout en popularisant les pratiques efficientes.L'école est la dispensatrice des connaissances.Dans le passé, elle a failli à son devoir envers le commerce et l\u2019industrie.Depuis vingt ans, un immense travail a été accompli et il se continue vigoureusement.Cet effort tend à corriger les erreurs du passé en ce sens qu\u2019il prépare une élite aux véritables fonctions des affaires modernes.Liste des débiteurs inscrits sous la LOI LACOMBE pour les districts de Québec, Trois-Rivières, Chicoutimi, Jonquière, Roberval, Kamouraska, Montmagny, Grande-Baie et Rimoueki.EDITION du ler NOVEMBRE 1946 Vous ne pouvez suivre de près vos crédits sans un exemplaire de ce livre de 100 pages, contenant tout près de 3,000 inscriptions.7 PRIX $1.00 (franco) En vente seulement à: La Semaine Commerciale, 2 et 4, St-Jacques, Québec 10 LES AFFAIRES Et ces fonctions ne doivent pas se limiter à un rôle passif, à un rôle qui, même dans les entreprises indépendantes, offre une trop grande ressemblance avec Je fonctionnarisme.\u2018Les fonctions véritables des af- j faires modernes sont actives \u2014 je dirai même agres- ; sives.Ce ne sont pas les affaires qui viennent aux ; hommes, mais les hommes qui doivent aller chercher : les affaires, les créer, voir à combler les vides de l\u2019économie, en un mot se tenir constamment en ierte.i L'homme d\u2019affaires véritable doit prendre l\u2019initiative des opérations.Les grands succès modernes de l\u2019E- clairage électrique, de la radio, du phonographe et de ses à-côtés, de l\u2019automobile et de l\u2019avion en derneu- rent de frappants exemples.Je passe sous silence les grandes réalisations finan- | cières, toujours discrètes \u2014 et de plus en plus discrètes à cause des regards inquisiteurs de Impôt \u2014 mais qui, dans le passé, ont puissamment contribué à l\u2019édi- ! fication des monopoles \u2014 dont la stature nous effraie i, \u2014 et à plusieurs fortunes personnelles chez les voi- be sins d\u2019outre quarante-cinquième.La carrière de fi- , x nancier, qui met en relief plus que toute autre peut- être la personnalité, est trop délaissée par les nôtres.Cela tient peut-être à ce qu\u2019elle cadre peu avee notre | conservatisme traditionnel, maîs pour qu\u2019un pays puis- | se avancer sur la voie du progrès économique, À lui | faut quelques hommes audacieux, capables de prendre un risque raisonné, et en mesure de mobiliser de vas- | | tes sommes de capitaux. = tn MAI 1948 L\u2019un des facteurs de notre avancement économique est de susciter dans le monde des affaires cana- dien-français de fortes personnalités.C\u2019est la somme de ces personnalités qui fera la force de notre groupe en tant qu\u2019il s\u2019mtéressera à prendre possession du rôle qui lui revient sur ce continent.Et ce rôle ne saurait se trouver ailleurs que dans l\u2019acquisition des pleins moyens dont disposent actuellement ceux qui nous entourent.A ce point de vue \u2014 celui des acquisitions \u2014 nous avons encore beaucoup a faire.Mais des institutions comme Ecole Universitaire de Commerce nous y conduiront très rapidement.En effet, quand on parle d\u2019acquisitions, il est tout naturel qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019accroissement de notre bagage intellectuel afin que nous puissions être à la hauteur de la situation.Le cerveau humain représente un formidable potentiel, mais à la condition que ses énergies soient bien dirigées.L'\u2019effort cérébral ne porte des fruits qu\u2019en autant qu\u2019il est appliqué aux actes qui en valent la peine.C\u2019est au choix de ces actes, c\u2019est à l\u2019application rationnelle de notre effort que tend la formation universitaire du commerce \u2014 que tend, en fait, toute recherche d\u2019une documentation qui aide a mieux accomplir les tâches qui nous incombent.\u2014Louis-A.BELISLE.(Extrait d\u2019une conférence prononcée devant la Chambre de Commerce des Jeunes, le 24 mars 1948).11 BE oo EE op -\u2014c 12 LES AFFAIRES Où va le système économique américain?Extrait de « Notre Temps », .(Montréal) Par Jean-Thomas Larochelle U'adviendra-t-il de la nou- qd velle puissance économique américaine, si la guerre ne vient pas dérouter toute autre prévision et remettre de nouveau le sort matériel de centaines de millions d'hommes aux mains de quelques milliers d'industriels ingénieux?Aux yeux de la masse des Américains et du plus grand nombre des Canadiens, ce sont surtout des événements politiques qui doivent marquer l'année 1948: les préparatifs de l'élection de novembre prochain, le choix des candidats à la présidence, leurs succès relatifs et enfin la campagne électorale détourneront évidemment l'attention du plus grand nombre des problèmes d'ordre strictement économique.On ramènera presque tout à une question de politique extérieure, de politique internationale de subventions aux pays menacés par le communisme, mais ces préoccupations domineront l\u2019esprit des hommes politiques d\u2019autant plus aisément qu\u2019elles correspondent à n\u2019en pas douter aux conditions du progrès industriel des États-Unis.Cela ne signifie pas, il va sans dire, que nous ne voyons que valeurs économiques en jeu dans le conflit d'influence russo-amé- ricain, mais il ne fait guère de doute que les géants du capitalisme américain sont assez prévoyants pour chercher à prévenir chez eux une crise qui entraînerait probablement une révolution économique aux Etats-Unis et peut-être l'effondrement de leur puissance.Or, le moyen qui leur paraît le plus sûr de retarder indéfiniment pareille échéance est de prendre le plus d'initiatives possibles sur tous les continents, d'utiliser leur génie inventif et leurs ressour- + - JR ra sc NT MAI 1948 ces financières et techniques au maximum, de redresser l'Europe au plus tôt et de se tourner ensuite vers l'Asie.L'aventure comporte évidemment des risques certains, mais aucun qui soit comparable à celui d\u2019une crise grave et d\u2019un revirement soudain de l\u2019opinion américaine.Tandis que les avantages immédiats d\u2019une telle politique sont multiples: maintien de la production américaine et de l'embauchage au plus haut niveau pour de longues années, accroissement de la puissance industrielle des Etats-Unis mêmes et des pays qui auront accepté leur coopération économique, mainmise sur d'importantes sour- - ces de matières premières, utilisation à l\u2019étranger (en Chine et au \u201cJapon surtout) de main- Raymond-A.ROBIC Marion & Marion BREVETS D'INVENTION MARQUES DE COMMERCE DESSINS DE FABRIQUE 0 Montréal 13 d'œuvre à bon marché, infiltration politique sujette à variations, mais d'autant plus pressante que la menace communiste s\u2019étend à l'Asie comme à l\u2019Europe.Il reste évidemment que dans tous les pays industriels non dominés par la Russie, la lutte aux communistes ne devra pas se limiter à des discours ou à des interdictions mais bien se livrer sur tous les terrains à commencer par l\u2019enseignement religieux, l\u2019amélioration des conditions sociales et la réforme - progressive du capitalisme.Si souple et puissant que paraisse le système économique américain, il n\u2019en est pas moins d'une rigidité que la guerre a grandement accentuée.Si l\u2019on tient compte qu\u2019en 1940 huit en tous pays J.-Alfred BASTIEN manger \u2014r pan me ae saree ov ane it pes 7 = = - I rma os, ng ne » 14 groupes d'intérêts détenaient à eux seuls 30% du capital de l'ensemble des compagnies américaines, on ne peut s'étonner outre mesure que «les 100 plus importantes sociétés du pays se soient vu attribuer les 2-3 des contrats de guerre représentant une valeur de 117 milliards de dollars » et on croira facilement que «les 33 plus puissantes ont obtenu 51% des contrats », soit pour quelque 88 milliards.Grâce à ces contrats, les principaux groupes financiers ont encore accru considérablement leur puissance relative: ils ont augmenté leurs réserves, ils ont éliminé ou absorbé plusieurs concurrents, ils ont acquis à bon compte des installations nouvelles pour l\u2019'après-guerre et ils ont «profité des recherches effectuées dans le domaine industriel pendant les hostilités », recherches subventionnées par l\u2019État jusqu\u2019à concurrence d\u2019un milliard.Pareille concentration des instruments de productions offre évidemment de sérieux dangers, tant au point de vue strictement économique que sous - d'angle de la politique intérieure.Jusqu'ici, les besoins des mar- LES AFFAIRES chés extérieurs et intérieurs et les immenses crédits destinés à l'aviation, à la marine et à l\u2019armée ont permis de maintenir la production globale à un niveau à peine moins élevé qu\u2019en temps de guerre, mais cette situation ne peut durer indéfiniment.{ Des observateurs étrangers s'en inquiètent.D'après l\u2019un d'eux, Jacques Laulerque, \u2018rien ne permet de penser qu\u2019une crise de structure (identique à celle de.1929) n\u2019aura pas lieu d\u2019ici cinq à huit ans.On a déjà parlé, voici une quinzaine d'années, de la «crise du capitalisme américain».Le capitalisme américain est sorti de la crise et de la guerre plus puissant et plus «libéral» que jamais \u2014 mais aussi plus vulnérable en cas de nouvelle crise.Or l\u2019enjeu est d'importance,non seulement économique, mais politique.Une crise nouvelle signifierait la faillite, complète cette fois-ci, du capitalisme.Et si, à cette époque, se poursuit toujours la «guerre froide» à laquelle nous assistons en ce moment entre les deux super-puissances, elle pourrait se terminer, avec une tr Sc Te Pa CL NENTS.rh ROR, Lh ons a ide as LE PUENTE DY a a © SH IRN MAI 1948 crise économique aux États- Unis, par une victoire de la Russie soviétique».(La Table Ronde, n° 1, janvier 1948, Paris).Appuyé sur des observations qui paraissent justes et judicieuses, l'avertissement est d'importance, Il correspond d\u2019ailleurs A un sentiment d'inquiétude que beaucoup d'Américains se dissimulent de moins en moins, mais qu'ils ne songent guère ou se sentent impuissants à trans- 16 former en réformes concrètes.Le Canada, intimement lié à la vie économique des États- Unis, voire à la structure même de leur économie, ne peut se désintéresser du problème.Si au moins il songeait à prêcher d'exemple au lieu de livrer ses principales ressources en fer, en nickel, en cuivre, en pétrole, en chutes d\u2019eau, aux groupes financiers mêmes qui asservissent déjà l\u2019économie des Etats-Unis LES ESCLAVES MECANIQUES Un homme fournit en 300 jours de travail de 8 heures, l\u2019équie valent mécanique de 150,000 calories; apportée par des machines, cette unité correspond 3 environ 472 kilowatts-heures.C'est la valeur d'un «esclave mécanique ».En 1938, aux États-Unis, on disposait de 55; et en 1946 de 81 «esclaves mécaniques» par habitant.En Grande-Bretagne, chaque habitant dispose de 39; en France, il y en avait 15 en 1938, et seulement 9 en 1936.Ca veut dire qu\u2019aux États-Unis la valeur du travail de l'homme est multipliée par 81; en.Grande-Bretagne, par 39, etc.Ces esclaves mécaniques produisent, c\u2019est force majeure, des sans-travail .: et des sans travail, ce sont des crève-faim .Ou bien, il faut que l'économie s\u2019ajuste à ce facteur nouveau.C\u2019est peut-être ce qu'elle est en train de faire en bouleversant le monde entier .\u2014 La Gasetle des campagnes. me I PU thr re engi TF 16 ALES AFFAIRES Les notions de service et la compé- \u201c tence en affaires L existe chez nous un préjugé tenace qui a fait un tort immense à notre avancement économique.C\u2019est celui qui voudrait que les affaires soient incompatibles avec la religion.On en est encore, en certains milieux, à considérer un homme d\u2019affaires comme un chevalier d\u2019industrie.Et l\u2019on s\u2019en tient à englober tous les hommes d\u2019affaires dans la même catégorie.Il! est temps que ce préjugé disparaisse.Je veux bien admettre qu\u2019à leur origine, le com- meæce et l\u2019industrie ont été pratiqués par des hommes sans doute plus épris d\u2019argent que de charité.Mais les choses ont bien évolué depuis seulement une génération.D'ailleurs, ceux qui ont mis la piastre au- dessus du service ont vite été éliminés \u2014 et ils le sont encore de nos jours.Certains esprits trés fiers \u2014 ou n\u2019étaient-ils pas plutôt mal éclairés \u2014 refusaient naguère de se plier pour ramasser une piastre.Le fait de ramasser une piastre pour l\u2019employer à des futilités est sans doute une atteinte à la fierté de quelques-uns.Mais la conception moderne des affaires est toute différente.Celui qui, de nos jours, pousse l\u2019audace jusqu'à vouloir s\u2019y enrichir, doit tout d\u2019abord assimiler la .notion essentielle du SERVICE.I se penche, mais pour servir \u2014 et non pas pour assouvir sa soif égoïste d'argent.Les grandes réalisations du monde moder- SPE CER j | J MAI 1948 ne des affaires sont toutes 'basées sur l\u2019amélioration \u2014 sous un aspect ou sous un autre \u2014 du sort d'une portion ou une autre de Vhumanité.Faire des affaires, ce n\u2019est pas commettre un holdup.Pourtant trop de gens s\u2019en tiennent à cette conception du monde des affaires et s\u2019imaginent qu\u2019un bénéfice est synonyme d\u2019extortion, qu\u2019un capital ne peut s'acquérir qu\u2019au moyen de procédés frauduleux et que toute richesse visible est Je produit dun tour de passe-passe.Ceux qui ignorent tout de ce que l\u2019on à appelé l\u2019ascétisme des affaïres ne peuvent concevoir qu\u2019en y mettant ide l'énergie, du travail, de la patience surtout, et beaucoup d'organisation, il soit possible à un groupe d'hommes d\u2019accumuler, disons, un million en valeur au cours d'une carrière activement remplie.Ces mêmes gens s\u2019imaiginent aussi qu\u2019une valeur d\u2019un million est toujours palpable, toujours un actif immédiatement réalisable.Les hommes d\u2019affaires savent fort bien que les piles de dollars ne se voient guère que be \u201cjour de la paie dans leur bureau.En somme, les motions actuelles que nous devons avoir de la vie des affaires, c\u2019est que loin de constituer un fardeau pour la société, elle favorise le plein épanouissement de celle-ci.Les hommes d\u2019affaires et des maisons qu\u2019îls dirigent n\u2019ont rien de parasitaire.La vie des affaires, peut-on conclure, est essentielle à a civilisation moderne, et elle n'offre rien qui puisse ve- 17 CRE J AT ATP PRUE TS WE A nir en conflit avec la pratique d\u2019un christianisme eain, éclairé et dont l\u2019essence est lle charité.En se défaisant du préjugé contraire, en éclairant - le grand public sur ce rôle civique des affaires, on contribuera, j'en ai la conviction, à mieux faire comprendre la portée vitale qu\u2019il y a pour nous, Canadiens- français, de nous intéresser à l\u2019économique, et nous susciterons des vocations d'hommes d\u2019affaires à un moment où nous en avons grandement besoin.Un mot maintenant de la compétence.Elle découle des connaissances spécialisées.C\u2019est la connais- sañice exacte des faits précis.C\u2019est le savoir-faire.C\u2019est la capacité de pouvoir mettre en application sur un cas en particulier des connaissances générales et de se tirer d\u2019affaires en évitant les embûches qui guettent les non-avertis.La compétence fait voir les occasions là où Fin- compétence ne trouve que bagatelle.Elle amorce de ce fait les initiatives parce qu\u2019elle éloigne la crainte de nos actes.Quelqu\u2019un qui pénètre le soir dans un dieu non éclairé qu\u2019il ne comaît pas est nécessairement en proie à la crainte.I} avance à tâtons, lentement, prudemment, afin de ne pas se heurter sur les obstacles ou tomber dans une trappe.Mais quand vous entrez chez vous, fusse le soir et sans lumiére, vos mouvements sont plus dégagés parce que vous connaissez les lieux, parce que chaque détail de chaque pièce vous est connu, parce qu'enfin vous étes familier LES AFFAIRES 2 [RENE PR if 5 3 EE: 2 f I sue easy EE RE a ge MAI 1948 avec tout ce qui pourrait vous faire trébucher et tombe.\u20ac | Dans le domaine de notre avancement économique, nous pourrons nous élever au-dessus de la médiocrité satisfaite le jour où nous posséderons la compétence basée sur ce que la technique moderne des affaires a encore pu trouver de mieux.Ce jour-là nous pourrons traiter d\u2019égal à égal avec nos concurrents et nos voisins anglo-canadiens, parce que ce jour-là nous aurons pu apprendre tout ce qu\u2019ils savent déjà et un peu plus.Ce jour-là, également, nous aurons appris à faire fructifier nos ressources, parce que nous aurons nous- mêmes trouvé le tour d\u2019exploiter nos propres richesses naturelles en utilisant nos propres capitaux à cette fin.C jour-là également, nous pourrons nous sentir chez nous sur tous les marchés des deux Amériques et même du reste du mionde, parce que la qualité de nos produits et leur prix en auront accru prodigieusement la demande.Enfin, ce jour-là, nous n\u2019aurons 19 Tél.2-8439 ALPHONSE PAQUIN, Enrg Cuirs, Fournitures pour Selliers et Cordonniers 27-29, rue St-Pierre, | Québec a = pe 3e AC SN.© Jr creer TIS La tT SARS pee = Tee LES AFFAIRES pas seulement à offrir des produits bruts ou semi-finis qui nous reviennent après avoir fait la moitié du tour du monde: nous pourrons satisfaire nos propres besoins dans ce que nous devons actuellement importer.Cela ne signifie pas nécessairement que nous serons indépendants de nos voisins et des autres pays.Ry a beaucoup de choses que nous pouvons produire à meilleur marché qu\u2019eux et que nous importons, mais & y en a peut-être encore plus que nous ne pourrons jamais produire à meilleur compte parce que nous n\u2019en possédons pas les matères premières, ou encore parce que notre capacité de production se trouvera restreinte par des brevets, par l\u2019insuffisance des débouchés ou la concurrence.~ Il n\u2019en reste pas moins vrai qu\u2019avant de craindre l'encombrement des marchés dans une foule de domaines qui ont été négligés jusqu\u2019ici, nous avons encore immensément à faire.Notre avancement économique repose d\u2019abord sur la satisfaction de nos propres besoins.Ces besoins il nous faut les connaître.Il nous faut aussi connaître de quelle façon ils peuvent être comblés mieux qu\u2019actuellement, c\u2019est-à-dire au moyen d\u2019un produit meilleur, plus attrayant et meilleur marché.C\u2019est dire que notre compétence dans le domaine technique doit nous amener au point où en sont rendus nos concurrents d'abord, pour ensuite nous permettre de les dépasser.Certes, une telle réalisation ne saurait s\u2019accomptir du jour au lendemain et, surtout, elle ne saurait s\u2019action TN AE append ol Cia a EI ol a] ea Aeon Fim A DOCS ee N LE .=~ oO se RL EEE PRE EE EE PO SEE AE ea dE ee me EE N REN Yo > MAI 1948 complir sans lutte.Lutte d\u2019abord avec nos propres préjugés.Lutte ensuite avec les concurrents qui exploitent déjà les filons les plus riches de notre consommation.Lutte surtout avec les influences qui, d\u2019un trait de plume, peuvent réduire à l'impuissance les initiatives les plus fondées.Il faut donc que notre compétence ne se contente pas seulement de sa spécialité; elle doit être dynamique et cohérente, sous peine de s\u2019acheminer vers le néant.Et le ciment qui assurera à notre compétence la cohésion voulue c\u2019est l'ORGANISATION.L'organisation est le levier que la technique moderne place entre nos mains.C\u2019est un levier diont la puissance s'accroît en raison directe de nos connaissances et de notre compétence.C\u2019est un levier que doivent savoir manier les chefs parce qu\u2019il multiplie leur force.L'organisation moderne repose sur des principes scientifiquement établis.Elle s'applique aussi bien aux organismes politiques qu\u2019aux syndicats ouvriers, aux équipes de travailleurs, à l'administration d\u2019une entreprise ou à une campagne de publicité.Je suis sûr que chacun de vous pourrait citer des faits qui prouvent la valeur d\u2019une bonne organisation.Car une organisation peut être bonne ou mauvaise et donner, par conséquent, des résultats correspondants.| Qu\u2019il me suffise, en terminant, de sousigner que nous sommes nettement déficients sous ce rapport.L'organisation comporte des éléments qui sont tout 21 * 22 LES AFFAIRES l\u2019opposé de l\u2019individualisme et ces éléments sont, entre { autres: la coopération, la répartition du travail entre y les plus aptes, la coordination des forces dont on dispose, le travail efficient \u2014 c\u2019est-à-dire qui produit de : maximum d\u2019unités, d'une qualité maximum, dans le il plus court temps possible et avec un minimum d\u2019ef- | forts.1 Ce sont là des facteurs auxquels nous commençons o! à peine à nous éveiller, mais ce sont, avec tous ceux A que j'ai mentionnés depuis ke début, des facteurs essentiels à notre avancement économique.| - Je n\u2019ai pas tout dit \u2014 tant s\u2019en faut \u2014 sur ce qui | favorisera cet avancement économique.Je n\u2019ai pas parlé de la politique et du rôle qu\u2019elle pourrait jouer afin de nous assurer une place plus brillante.I y aurait beaucoup à dire sur ce sujet.J Je n\u2019ai pas parlé non plus \u2014 si ce n\u2019est par inci- i dence \u2014 d'une vertu qui manque a trop de jeunes gens dont l'ambition est de réussir en affaires: LA PA- Teel A a dae Ge ash te mi TIENCE.Clest aussi un facteur qui nous aidera a ! faire un pas de plus sur le chemin du progrès économique.Et que dire de nos moyens de documentation, J | de nos connaissances des procédés modernes de distri- ; bution, du problème de l\u2019éducation primaire supérieure, de la culture de l'esprit pratique, etc?J'ai voulu toucher simplement quelques aspects des problèmes qui entravent notre progrès dans Je domaine des affaires en général.La discussion de ces problèmes aurait pu 7 MAI 1948 ; 23 s'étendre davantage, mais je laisse au Forum de soulever bes points qu\u2019à dessein et un peu également faute de temps à ma disposition je n\u2019ai pas suffisamment développés.\u2014 Louis-A.BELISLE.e (Deuxième partie d\u2019une conférence prononcée devant la Chambre de Commerce des Jeunes le 24 mars 1948.) - MB \\ ° La vie n\u2019est pas si courte qu\u2019on ne puisse toujours trouver le temps d\u2019être courtoia\u2014Emerson.- 8 - Commencer une vente, c\u2019est bien; la poursuivre, c\u2019est mieux; mais 'achever, c'est tout à fait bien.\u2014Philippe Girardet.Si Vous .avez des Valeurs \u2014 Si vous Spéculez Procurez-wous LA BOURSE sommairement expliquée par ANTONIN LEFEBVRE, LL.L.\u201c 25cts l\u2019exemplaire En vente dans les Kiosques de journaux ou à nos bureaux.Les Affaires C.P.100 \u2014 Station B | Québec SL yr gr cor my 24 LES AFFAIRES Haussedes ventes de poisson canadien à l\u2019Afrique du Sud, l\u2019année dernière Extrait de « Commerce », (Ottawa) ES ventes canadiennes de poisson à l'Afrique du Sud \u2014 à l\u2019état frais, congelé, fumé, saumuré et en boîtes \u2014 ont été évaluées à $2,500,000, en 1947, vis-à-vis d\u2019une moyenne d'avant-guerre de $350,000 à $650,000.Cette hausse est en partie attribuable à la pénurie presque complète de produits poissonniers importés pendant les cinq années antérieures à 1947 et à la hausse des prix qui ont renchéri de 100 p.100.Sur une base de volume, les exportations canadiennes se sont élevées de 44,000 quintaux en 1935, à 77,000 quintaux en 1939, vis-à-vis de 846 quintaux en 1944 et de 7,356 quintaux en en 1945, et d'environ 136,000 quintaux en 1947.Les statistiques officielles indiquent clairement la fluetuation phénoménale des prix qui s\u2019est produite.Tandis qu'avec un dollar on pouvait acheter 11.8 livres de poisson canadien en 1939, on n\u2019en obtenait que 5.5 livres en 1947.Les trois espèces de poisson en boîtes les plus recherchées sont le saumon, la sardine et le hareng ou le pilchard.Une analyse des statistiques des années d'avant-guerre indique, qu'entre 1935 et 1939, les expéditions de saumon en boîtes ont passé de 19,705 quintaux valant $170,198, 4 34,559 quintaux valant $279,287; celles de sardines en boites, de 19,479 quintaux a $155,551, A 30,839 quintaux a $277,659; celles de hareng en boites, de 4,685 quintaux a $31,789, a 11,340 quintaux a $88,226.Les exportations canadiennes de sardine, a l\u2019Afrique du Sud, en 1947, évaluées à 34,672 quintaux, dépassent celles de 1939, mais les expéditions de saumon n\u2019ont at- MAI 1948 teint que 10 p.100 de celles d'avant-guerre.La différence est compensée par les exportations de hareng qui sont évaluées à 94,490 quintaux.Le Canada doit rivaliser avec les autres fournisseurs.A l\u2019heure actuelle, les importations sud-africaines d\u2019un pays quelconque ne sont frappées d\u2019aucunes restrictions.Il s\u2019ensuit que les paqueurs et les exportateurs canadiens doivent être en mesure de soutenir la concurrence de tous les pays effectuant des expéditions de poisson en boîtes.Dans le passé, le Canada a affronté cette concurrence avec beaucoup de succès, puisqu'il a fourni à l'Afrique du Sud de 45 à 50 p.100 de ses importations totales.A l'avenir, la capacité du Canada à soutenir la concurrence dépendra, non seulement de la qualité et des prix des produits, mais aussi des méthodes de vente, de même que de sa capacité à fournir des quantités suffisant à la demande.surtout du saumon.Bien que le Japon ait été un important fournisseur de qua- , lité inférieure de saumon en 4 25 boîtes, avant la guerre, les commandes sont maintenant presque toutes placées au Canada.Au cours des derniers mois, toutefois, par suite d'une pénurie, on a fait certains de ces achats aux États-Unis.Les prix du saumon ayant presque triplé.le Canada ne saurait, dans les conditions présentes, s'attendre à continuer pendant longtemps son volume de ventes d'avant la guerre.Le pouvoir d'achat du Sud-africain moyen ne s'est pas accru en proportion, et c'est pourquoi il est tout naturel de s'attendre à le voir acheter du poisson à meilleur marché \u2014 probablement d'origine locale.Le Canada, principal fournisseur de sardine.Le Canada est le principal fournisseur de sardine de I'Afrique du Sud mais la Norvège, le Portugal et la France lui font une assez forte concurrence, ce qui ne se produit pas dans le cas du saumon.Les sardines canadiennes, qui coûtent moins cher que celles des autres pays, se vendent très bien parmi la population indigène de l'Afrique du Sud, mais, comme les prix CSM oy, a or EE PRR TSR ee ee ae où 2 LCL Le 2e / se sont accrus hors de proportion avec le pouvoir d\u2019achat des habitants, le Canada ne saurait s'attendre, dans les conditions présentes, à maintenir son volume de ventes d'avant-guerre, s\u2019il se trouve des approvisionnements d'autres vivres à meilleur marché.| Le hareng est, aprés le saumon et la sardine, le poisson en boîtes le plus populaire.Dans les années d'\u2019avant-guerre, le hareng et le pilchard en boîtes représentaient 12 p.100 de nos exportations totales à l'Afrique du Sud.En 1947, ce chiffre s\u2019élèvera à près de 70 p.100, vu la pénurie de poisson en boîtes de toutes sortes, dans l'Afrique du Sud, le faible contingent de saumon, et la situation relativement libre des approvisionnements de hareng au Canada.Le débouché sud- africain touche, cependant, au point de saturation, à l'heure présente, et l\u2019on croit que les achats ne seront pas élevés en 1948.Bien que les sardines conservées dans l'huile soient beau- LES AFFAIRES tomate, les harengs conservés dans l'huile n'obtiennent pas des ventes considérables dans l\u2019Union.C\u2019est le hareng conservé dans la sauce tomate qui est en demande.On se plaint du paquage à vide et du piquage.Les expéditions de poisson canadien à l'Afrique du Sud qui révèlent l'usage de deux pratiques irrégulières dans la mise en conserve, ont suscité beaucoup d\u2019ennuis et de complications.Ils\u2019agit du paquage à vide et du piquage.les réglements sud-africains interdisent nettement la vente de boîtes ayant été perforées et soudées à nouveau, dans l\u2019Union.D'après l\u2019article n° 56 de la Loi sur l\u2019Hygiène publique de 1919, un avis de la Gazette Officielle du 16 mai 1933, se lit en partie comme suit: «Toute boîte de produits alimentaires .qui est avariée au point de produire une fuite ou autre ouverture, ou qui paraît avoir été perforée et soudée de nouveau, ne pourra être coup plus populaires que celles gardée, vendue, offerte ou mise qui sont paquées dans la sauce en vente). + i Li \u201c 4 MAI 1948 Les importateurs, plus prudents dans leurs méthodes d'achat.Lorsque les approvisionnements de poisson en boîtes étaient réduits et que la demande était forte dans l'Afrique du Sud, les marchands ont accepté des offres et placé des commandes presque imprudemment, sans tenir compte des échantillons ou de la bonne foi des fournisseurs.Cette méthode a causé assez d\u2019ennuis pour rendre les importateurs plus prudents dans leurs méthodes d\u2019achat.La situation des approvisionnements est maintenant tout autre et l'on remarque que les importateurs 27 sont nettement opposés à placer des commandes avec n\u2019importe quelle firme d'outre-mer, excepté avec des paqueurs reconnus, et par l'entremise de leurs agents locaux autorisés.Comme les offres venant directement des représentants de fabrique sont plus fréquentes, la méthode qui consistait à acheter par l\u2019entremise de commissionnaires au Canada et en d\u2019autres pays, disparaîtra sûrement.Les paqueurs de poisson canadien ne s\u2019assureront un débouché permanent dans l\u2019Afrique du Sud que si le commerce d\u2019exportation est I'objet d\u2019une attention très particulière.Si tu entends dire des âneries, pense que ce sont des âneries, mais ne le dis pas.\u2014Philippe Girardet.Bureau: 76 rue St-Joseph Tél.2-3002 = \"Dr H.-A.Houle Chérurgion - Dentiste Bureau Soir et Résidence 550 Cheniin Ste-Foy Tél, 2-3282 QUEBEC Canc Ba de A i i, Le BUT IRE Ta PR 2 lan FRI A ATI Te PD lf GD YE oT MPI SET AAC TRI TINT AUT Atte Heo armas MS rec: von gaprrapons: Thoin a Ee wT van =e LET ARTI TRL Ls TT CIT LN SRI TL LES AFFAIRES Quelques principes d\u2019organisation modernes AVANT de parler d\u2019une chose, il convient d\u2019abord de savoir ce que c\u2019est, ou plutôt il importe de définir les termes dont on va se servir.Cette précaution est d\u2019autant plus utile que, dans le domaine de l\u2019organisation, comme en plusieurs au tres, les spécialistes utilisent un argot bien à eux.Pour bien des raisons, le sens précis des mots qu\u2019ils emploient nous échappe.Pour des raisons plus nombreuses encore, il est très important toutefois d\u2019en connaître le sens \u2014 et le sens exact.D\u2019ailleurs, la précision des termes, aussi \u2018bien qu\u2019une compréhension nette de ceux-ci, prédisposent déjà un chef à devenir organisateur.On a coutume de dire qu\u2019il n\u2019y a rien de nouveau sous le soleil.Lorsqu\u2019on est jeune, on croit redécouvrir le monde et on le redécouvre en effet.Mais, à l\u2019instar de bien d\u2019autres, on découvre aussi que nos découvertes ont été depuis longtemps cataloguées \u2014 et parfois même il y a des dizaines de siècles.Dans le domaine de l\u2019organisation les surprises de ce genre sont très rares, cependant, et si, dans le passé, on a pratiqué la chose, du moins n\u2019en connaissait-on pas le nom; et les moyens dont nous sommes à même de nous servir aujourd\u2019hui sont notoirement absents MAI 1948 de la technique d'autrefois.Le mot ORGANISATION lui-même n\u2019a commencé à figurer dans les dictionnaires qu'au début du siècle \u2014 avec le sens que nous lui donnons de nos jours.| Ce sens, d\u2019ailleurs, évolue à mesure qu\u2019évoluent les tachmiques.A la lumière des fins auxquelles s\u2019applique l\u2019organisation, on peut dire qu\u2019elle mérite ude définition un peu plus étendue que la moyenne des mots.\u201cOrganiser\u201d, peut-on dire, c\u2019est constituer les perties d\u2019un ensemble et assigner une fonction définie à chacune de ces parties \u2014 le tout en vue d'obtenir un résultat précis.Ajoutons, avec Paul Devinat qu\u2019 \u2018Organiser, c\u2019est étudier et régler les rapports entre homme qui travaille et l\u2019outil dont il se sert, et les divers rouages ou échelons humains de la production, afin d\u2019amener cel- deci à la forme la plus parfaite, c\u2019est-à-dire fournir un produit de la meilleure qualité au moindre prix, avec fe minimum d\u2019efforts dans le moindre temps\u201d.C'est a une définition du mot ORGANISATION.Il y en a d\u2019autres.Mais avant d\u2019aller plus loin, il importe de savoir quelque chose du vocabulaire des organisateurs.Immédiatement, je vous en donne un aperçu.D\u2019abord, pour bien saisir ce que sont les rouages de l\u2019organisation moderne, il faut connaître ce qu\u2019il faut exactement entendre par contrôle, standardisation, rendement, efficience, coordination, planning, a Lune nn on BC nc tt em Tn nbn i Ae ME 1 Ba es oS te Ta samen à, x EB an rt Sms mrs, img es \u20ac =r - era 1 \u2014\u2014 3 i: VS eine ug ia vy IE te FC ATSC 1e pres a ?rate Sam cee pe EEE 30 - LES AFFAIRES normalisation, commandement, systématisation, hiérarchie, rationalisation, taylorisme, etc.J'ai énuméré ces mots dans l\u2019ordre où ils me sont venus à l\u2019idée.I serait peut-être plus rationnel d'en donner la définition dans l\u2019ordre où ils peuvent être appliqués & mesure que s'effectue l\u2019organisation.Per- mettez-moi en passant de vous dire que, pour arriver aux sommets de toute science \u2014 et l\u2019organisation est une science \u2014 il importe le vocabulaire.Certains mots sont en eux-mêmes la porte qui cache un monde nouveau.Si l\u2019on ne s\u2019astreïint pas à les comprendre, ce monde reste à jamais fermé.Et malgré leur aspect en apparence rébarbatif, les mots que nous allons maintenant étudier cachent ce monde formidable de dynamisme qui s'appelle l\u2019organisation moderne.Je me limiterai, pour aujourd\u2019hui, à ces définitions.L'usage qu\u2019il sera possible à chacun de vous d\u2019en faire dans la vie pratique sera conditionné par l'étude d\u2019um traité complet d\u2019organisation \u2014 et je suis précisément à préparer la publication d\u2019un tel traité, dû à la plume d\u2019un éminent professeur belge, de l\u2019Université Libre de Bruxelles, Dans ce traité, il est assez longuement question de la SYSTEMATISATION.Comme le mot Vindique, il s\u2019agit de la détermination d\u2019un système \u2014 d\u2019un système qui étabHit un ordre dans la production, mais pas n'importe quel ordre.Il faut en effet que cet ordre soit basé sur la succession logique et nettement précisée de toutes les opérations et intervention quelcon- MAI 1948 ques quimplique la marche d\u2019une industrie ou le fonctionnement d\u2019une administration.| Systématiser, c\u2019est donc établir un système qui sera en quelque sorte le cadre, l\u2019armature et la régie- mentation d\u2019un travail.Ce sont là des définitions qui peuvent paraître arides et difficiles à retenir, mais une fois qu\u2019on saisit tout ce qu\u2019embrasse le mot systématisation, on sait sur quoi i porte principalement.Il en est de méme du mot CONTROLE.Dans les affaires modernes, ce mot revient à tout propos.Quel en est le sens exact?| Sans contrôle, le systématisætion devient imposei- ble \u2014 en tout cas inopérante.Le contrôle permet d\u2019observer la bonne marche du systéme établi et de veiller à l\u2019exécution même des opérations pour lesquelles Àl a été établi.Conséquemment, c\u2019est l\u2019ensemble des dispositions méthodiques appliquées à la surveillance de toutes les activités d\u2019une entreprise ou d\u2019une administration en accord avec la systématisation.On se rend immédiatement compte que ces deux aspects de l\u2019organisation s\u2019enchaînent.La systématisation trace le plan; le contrôle veile à son exécution.Mais ce dernier travail ne saurait s\u2019accomplir d'une manière efficiente (nous reviendrons sur le sens de oe dernier mot) sans le concours des moyens les ptes appropriés et les mieux adaptés à l\u2019exécution de chaque tâche.Parmi ces moyens, l\u2019industrie moderne st [OS SE REIS er LES AFFAIRES à conçu, entre autres mesures de rendement, la STANDARDISATION et la NORMALISATION.Au premier abord, ces deux mots peuvent sembler synonymes.I n\u2019en est rien cependant.Des nuances les distinguent et il importe d\u2019attacher à ces nuances l'attention digme de l\u2019esprit scientifique de notre siècle.NORMALISER, en effet, c\u2019est éliminer les variétés superfiues de formats, de qualités ou de modèles d\u2019un produit; STANDARDISER, par ailleurs, c\u2019est s\u2019appliquer à fixer les caractères mécaniques, physiques ou autres de ce même produit, ainsi que ses procédés de fabrication.Un produit peut fort bien ètre normalisé sans que rien ne soit fait pour le standardiser.Cette distinction vaut surtout pour les pays européens ; aux Etats- Unis, on embrasse le sens des deux mots dans celui de standardisation.Dans le même ordre d'idées se place le concept de coordination.Coordonner, c\u2019est réaliser #harmonie entre toutes les activités et entre tous les membres du personnel d\u2019une entreprise.La ou fa coordination fait défaut, \u201cune cloison étanche existe entre les différents départements.La grande préoccupation de chacun est de mettre sa responsabilité à l\u2019abri derrière un papier (ou un règlement) un ordre ou une circu- Tire.Personne ne pense à l'intérêt général.L\u2019initiative et le dévouement sont absents\u201d.Ces paroles du grand apôtre francais du Teylorisme s'appliquent on MAI 1048 83 ne peut mieux à certaines administrations \u2014 par exem- pie le fonctionnarieme et les administrations d'entreprises sur le déclin.\u2014Louis-A.BELISLE.(Première tranche d\u2019une causerie prononcée devant | l\u2019Association: des Industriels Professionnels, le 5 avril 1948.) Il faut faire l'éducation de ceux, trop nombreux, pour lesquels «n'avoir rien à faire » représente l'idéal d\u2019un emploi.- MN - _Une enquête de marché faite par un journal américain a révélé que 44.1% des touristes à destination de l'étranger ont l'intention de se rendre en Europe.Tél.Bur.2-3592 Tél.Rés.5-9697 SPÉCIALISTE POUR LA VUE REMY BEAULIEU, B.A., 0.0.D.OPTOMETRISTE Examinateur officiel pour le C.N.R.Vie-d-vis Carré Jacques-Cartier 94, DE LA COURONNE, (ch.2) QUEBEC PP \u2018 34 LES AFFAIRES Le succes des Juifs Par Conrad Langlois - Condensé du « Clairon », (St-Hyacinthe) OUS, les Canadiens fran- cais, nous brillons surtout par nos pourcentages élevés de bûcherons et de cultivateurs et nous ne sommes pas suffisamment représentés dans le commerce, la finance, les manufactures, les mines, les bureaux, les professions.Sauf dans le sacerdoce, la vie religieuse, la magistrature et le droit, nous sommes beaucoup moins nombreux dans les professions que nous devrions l'être.Si nous tentons de nous excuser en invoquant notre langue et notre religion, comment expli- querons-nous que des gens qui ne sont pas non plus d\u2019origine britannique, qui ne sont même pas chrétiens, qui sont obligés de faire instruire leurs enfants dans les écoles des autres, qui ne sont qu'une infime minorité, dont le nombre est ridiculement bas dans le service civil, dont l\u2019influence politique est plutôt faible, qui n\u2019ont pas de juges de leur foi, et qui ont contre eux le désavantage de tous les préjugés des gentils, soient en train de conquérir plus que leur part des professions les plus honorables de cette province ?Sait-on que les juifs, qui ne constituent que 2.3 p.c.de la population active du Québec, fournissent 4.24 p.c.des architectes, 4.66 p.c.des artistes et professeurs d\u2019art, 3.25 p.c.des auteurs, rédacteurs et journalistes, 4.04 p.c.des chimistes et métallurgistes, 8.18 p.c.des dentistes, 2.38 p.c.des dessinateurs et traceurs, 1.03 p.c.des ingénieurs civils, 2.29 p.c.des ingénieurs en électricité, 1.53 p.c.des ingénieurs mécaniciens, 2.37 p.c.des ingénieurs miniers, 8.06 p.c.des avocats et notaires, 1.10 p.c.des bibliothécaires, et 7.96 p.c.des musiciens et professeurs de musique ?C\u2019est que les juifs savent que J. @ sw ve sv 9 L Tg) ow MAI 1948 pour réussir il faut commencer par gagner de l'argent.Aussi s'occupent-ils de ce qui paye: du commerce, des manufactures, de la finance.Beaucoup d\u2019entre eux finissent par amasser suffisamment d\u2019argent pour envoyer leurs fils aux high schools, aux collèges, aux universités.| Sans doute si les juifs instruits ne faisaient que parler de leurs ancétres, de leur survivance, de traditions, d\u2019autonomie, de drapeau, de bilinguisme, ou même d\u2019anticommunisme, de trésors polonais, de Hong Kong ou de conscription; s\u2019ils ambi- - MN tionnaient le plus fort pourcentage possible de bicherons et de cultivateurs; s\u2019ils envoyaient leurs enfants aux collèges surtout pour leur faire apprendre l'hébreu, la Bible ou le Talmud; si leur principale occupation consistait à se dire persécutés et à se plaindre, ils ne réussiraient pas mieux que nous.Mais, heureusement pour eux, et je les en félicite, ils savent ce qu\u2019ils veulent et ils prennent les moyens de l'obtenir.Espérons qu\u2019un jour nous en ferons autant.À moins que nous préférions continuer de nous lamenter éternellement .PLUS DE VENTES À DES PRIX PLUS BAS Chester Bowles, chef de l\u2019ancienne OPA, a dit à l'American Marketing Association, division de New-York, «Je suis prêt à parier qu\u2019une large proportion des produits vendus aujourd'hui rapporteraient aux vendeurs des bénéfices plus élevés s'ils étaient vendus à de plus bas prix.Et je crois qu\u2019il est grand temps que nos hommes d\u2019affaires décident de prendre plus de risques sous ce rapport.«Risquer est essentiel à la survie de notre système d'entreprise privée.Aujourd'hui, trop d'hommes d'affaires, comme le disait Adam Smith des hommes d\u2019affaires de son temps, ne tiennent à parier qu\u2019à coup sûr.» te 2.1 ate pad Zar Be Eo rae Ime\u201d Loy ren nr ste ls nt mo 2 vo LES AFFAIRES Devant la montagne universitaire Par Gérard Pelletier Extrait du « Quartier Latin », (Montréal) L serait vain de nous le cacher plus longtemps, un abîme sépare le monde ouvrier du monde universitaire.Entre les deux, seules quelques passerelles, d'ailleurs fort étroites, subsistent encore, mais que le premier coup de vent pourrait emporter.Qu'on ne se trompe pas sur les quelques millions généreusement souscrits lors du récent appel en faveur de l'Université.On s\u2019engageait sur la foi de son curé.On donnait en prévision des services futurs que pourrait rendre l'Université enrichie.On s'est composé une confiance théorique et soudaine à l'endroit de cette institution, «essentielle au bien d\u2019un peuple».Mais le seul battage qu\u2019il a fallu faire n\u2019in- dique-t-il pas assez que le monde universitaire n\u2019est pas présent, de façon habituelle, à la classe ouvrière ?Sur ces motifs-passerelles, il fallut voyager A pas de loups.On sentait bien que la moindre démarche un peu trop appuyée ficherait tout au fond de l\u2019abîme.\u2014 Peut-être venons-nous de transporter sur la corde raide les premiers matériaux d\u2019un pont plus large, qui reliera désormais l\u2019Université aux masses ?Je le souhaite.\u2014 Mais peut-être aussi était-ce la dernière traversée avant l\u2019écroulement des ultimes passerelles .De toute façon, un effort s'impose à nous.Il faut repenser tout ce problème avant qu\u2019il ne soit trop tard et nous mettre tout de suite au travail.Nous n'avons aucun goût pour les procès ni pour inscrire des noms propres sur un phénomène social.Le divorce entre les masses et l\u2019université n'est le fait de personne; 1l est celui de tout le monde.Ce n'est pas un problème canadien; c'est une tristesse universelle.Plutôt que d'\u2019élire un bouc émissaire, nous tâcherons d'étu- MAI 1948 dier les causes anonymes.Mais comme l'objet du présent article demeure très modeste, nous nous contenterons d\u2019en indiquer deux.La première, on l'aura deviné, c'est la situation matérielle des masses ouvrières qui, à toutes fins pratiques, leur interdit l\u2019accès de notre enseignement supérieur.Le système universitaire qui se pratique chez nous ne marque-t-il pas cruellement la frontière entre la démocratie politique et la démocratie économique ?Ouverte à tous, l'université canadienne ! Oui, à tous ceux qui peuvent payer.A cet égard, quel symbole que l'édifice tout neuf au flanc du Mont-Royal ! Avant même d\u2019en franchir les portes, voici une enfilade d'escaliers extérieurs Propres à décourager les «économiquement faibles »: huit ans de cours classique ! L\u2019imimense majorité des familles ouvrières ne peut même pas songer à une telle aventure.«L'éducation, après le pain, est le premier besoin de l\u2019homme».Mais Danton lui-même ne pouvait oublier le pain.Personne ne peut l'oublier, sauf très 37 souvent le patron qui a tendance à le trancher fort mince .pour les autres.L'ouvrier pense d\u2019abord au pain.Puis il pense a l'éducation.Mais le budget ne peut pas suivre jusque là ses pensées.Résultat?La grandé masse universitaire est d\u2019origine bourgeoise.Il faut bien le dire : l\u2019université constitue dans notre système l'instrument d\u2019une minorité.La majorité des étudiants se trouve tirée d'un groupe social qui ne représente dans la nation qu\u2019un secteur bien faible au point de vue nombre.S'en accomoderont facilement ceux qui croient encore au mythe de la «classe dirigeante » et qui entretiennent dans leurs esprits la notion démodée d'une élite exclusivement bourgeoise.Nous croyons au contraire que I'élite d\u2019une nation doit être tirée de toutes les classes sociales à la fois, composée de tous les hommes voués au bien commun, qu\u2019ils soient ouvriers, paysans, intellectuels ou bourgeois.Et plus: nous croyons requis par le bien commun que tous les membres de cette élite aient pré- + mu de ve wm ae » em a meme mens Lane nee ame 38 séance de droit et de moyens à la porte de nos universités.On le voit, notre université est bien loin du compte ! Et trop près du compte en banque dont les droits sacrés ont toujours prévalu jusqu'ici.Non.Ne disons pas toujours car il reste l'exception, au moins symbolique, des bourses d'étude et du prêt d'honneur.Il reste au cours classique l\u2019œuvre des vocations et certaines générosités personnelles.Mais ces rares exceptions, qui sauvent l'honneur, suffisent-elles à assurer la rédemption du système ?Nous ne le croyons pas.Le cours classique et l\u2019université, par la force des choses, prennent figure aux yeux du peuple de classe soigneusement gardée.Et je ne suis pas sûr que Mason Wade n'ait pas raison quand il parle du «glacier canadien-français dont un neuvième seulement émerge à la surface des eaux».Le divorce doit-il nous surprendre et que les masses populaires se fichent éperduement de l\u2019université ?Il faut assurer à l'élite véritable\u2019 de la nation plein accès à enseignement supérieur.Si la LES AFFAIRES montagne ne va pas à Mahomet, qu\u2019on permette au moins à ce dernier d\u2019avancer vers la montagne ! Mais au fait, les deux démarches sont nécessaires et je voudrais parler en second lieu du complexe tour d'ivoire, résultat le plus frappant de l'exclusivisme bourgeois en vigueur dans l'université contemporaine.Si l\u2019université constituait vraiment le cerveau, la tête de la nation, le savoir qu\u2019on y cultive s'en répandrait naturellement vers les masses et pas seulement sous forme de factures, comptes de médecin ou honoraires de juristes ! Rappelez-vous la figure de l\u2019Ancien Testament, cette huile de l\u2019onction sainte qui, posée sur le front.«descend dans la barbe, la barbe d'Aaron».Notre université a la barbe trop courte.Elle est même, nous l'avons vu, une tête séparée du tronc.Ce n'est plus elle qui inspire, façonne et nourrit la culture populaire.Elle ne rayonne plus la sagesse .ou si faiblement ! Pour reprendre un exemple souvent cité: considérez l\u2019influence comparative, en termes Se NS tu La - > J mm . MAI 1948 de culture populaire, de Harvard et de Hollywood, de l'U.de Met de Radio-Canada.Qui donc, dans la nation moderne, aide l'homme moyen à formuler ses jugements de valeurs ?Je sais bien qu'on peut se rassurer en affirmant que l'Université «forme » les animateurs, fournit les hommes, les têtes pensantes de la radio et du cinéma.Mais malheureusement, les faits contredisent cette assertion.Le «producer» contemporain n'est pas un universitaire, dans une immense majorité de cas.Qu'est-ce à dire?Que l\u2019université n'a plus d'autres recours que la résignation passive à sa tour d'ivoire ?Au contraire.Un grand effort d'imagination, un grand vouloir pour se relier au peuple peuvent encore opérer la 39 synthèse i.e.intégrer dans l\u2019université contemporaine les grandes techniques.L'université les a boudées jusqu'ici?Mais nulle raison déterminante ne la force à mépriser plus longtemps la radio et le cinéma, disons mieux à les négliger.Qu'elle se mette au travail ! L'enseignement verbal n\u2019est pas une frontière infranchissable.Pourquoi n'aurions-nous pas des instituts qui scrutent les mys- téres radiophoniques et cinématographiques ?Car reculer devant ces techniques, c\u2019est définitivement se mettre au rancart.Autant inscrire «Musée» au haut de la porte centrale.Les masses ne peuvent pas, en bloc, accéder à la montagne.Mais la culture peut suivre l'ou- 383, rue St-Joseph, Louis Lavoie NOTAIRE Cessionnuire du greffe de feu Mire Louss Leclerc Téléphone 2-2388 Québec ue à 40 vrier jusque dans l'usine, la ménagère jusqu\u2019auprès de son poêle.Et l'université peut jouer un rôle dans l'élaboration de cette culture populaire si elle secoue la poussière de ses tribunes.Les moyens plus immédiats, on les devine.Peut-être aussi les refuse-t-on: par peur, par timidité, par traditionnalisme un peu figé.Mais le jour ne peut manquer de venir où ces pensées un peu gauches deviendront LES AFFAIRES de fulgurantes évidences.Souhaitons seulement qu'il ne vienne pas trop tard .Car l'absence de cours du soir, la scolarité obligatoire et mille autres barrières entre le peuple et l\u2019université qu'on dit «ouverte », tout cela ne peut guère durer plus longtemps.Il y a des siècles de patience et des siècles d'impatience.Or, le XXe nous semble bien classé dans la seconde catégorie.On vient de décider en Angleterre que le rationnement des textiles continuerait encore pendant au moins deux ans.Les coupons ont été validés en conséquence.Un nouveau savon sans savon est actuellement mis au point aux Etats-Unis.Au Brésil, si nous en croyons une revue britannique, on préfère l\u2019emballage en caisses en bois suffisamment lourdes pour ne pas être transportées par deux hommes.Ceci pour décourager les vols éventuels. MAI 1948 » 41 Le signal de la baisse générale des prix semble avoir été donné par les aciéries LA baisse des prix de l\u2019acier, récemment annoncée par plusieurs aciéries américaines, marquera une étape dans l\u2019évolution du cycle économique d\u2019après- guerre.De toutes les matières prèmières, l\u2019acier se range pexrmi celles qui avaient le moins subi le contrecoup de l'inflation.La réduction actuelle des prix exercera, à n\u2019en pas douter, une répercussion favorable sur le prix de vente de plusieurs produits dont ce métal constitue le principal élément.Ceux qui s\u2019occupent de valeurs et de placements savent que le groupe des aciers donne le ton sur les principaux marchés mobiliers des Etats-Unis.U.S.Steel est incontestablement le leader de la Bourse de New-York, et l'entreprise que ce titre représente est l\u2019un des plus importants producteurs d'acier au monde.En donnant volontairement le signal de la baisse, cette entreprise amorce le dégonflement des prix que l'inflation avait portés à des niveaux exagérés dans la plupart des domaines.Les consommateurs s\u2019en réjouiront.Quant aux intermédiaires, c\u2019est pour eux Jo signal d'une période de rajustements dont ils devront se méfier.| ~ Le oa ohn Ea ac amoeba Lo 42 LES AFFAIRES Il va de soi qu\u2019une diminution dans le prix de plusieurs denrées \u2018activera la consommation.I est heureux, en un sens, que ce mouvement de baisse s\u2019amorce avec lenteur, car très peu d\u2019intermédiaires s\u2019y trou- Veront coincés avec des stocks surabondants que la force des circonstances les obligerait à écouler en subissant des pertes.En fait, pour que le retour des prix à des niveaux abordables s'effectue normalement, i} faudrait qu\u2019ils ne s\u2019abaissent pas plus rapidement qu\u2019ils n\u2019ont monté depuis 1939.Si élevé et si exagéré que paraisse le coût d\u2019une foule d'articles, très peu se sont hissés du jour au lendemain aux sommets que nous leur connaissons à Pheure présente.Le renchérissement du coût de la vie s\u2019est amorcé avec lenteur.Son indice n\u2019a monté que d\u2019un point ou d\u2019une fraction de point par mois, mais il a monté sans répit.L\u2019accumulation de ces gains petits, mais soutenus, a porté le niveau de toutes les nécessité de la vie au-dessus de la portée d\u2019une foule de consommateurs.On a sacrifié le superffu pour s'en tenir à l\u2019essentiel, mais les désirs d\u2019achat n\u2019en sont pas moins demeurés dans Fame des consommateurs.Pour peu que les prix fléchissent et que les salaires se maintiennent encore plusieurs mois à leurs niveaux actuels, le flot des achats va pouvoir s\u2019étendre à une plus grande variété de produits.Le commerce deviendra plus facile et le public mettra plus de diversité dans l\u2019utilisation de ses revenus.Un fait se dégage toutefois de l\u2019expérience de ces pe == a Ba A.weil Co WDE wer tart Aas On he.ited oR ge awe MAI 1948 tout derniers mois: c\u2019est que le consommateur a appris à connaître la marchandise.Le public veut avoir pour son argent.Les rapports concernant la tendance des affaires sont unanimes à souligner la demande soutenue dont jouissent les articles de qualité, si élevés que puissent en être les prix.Le public veut du beau et du bon.Industriels comme distributeurs feraient bien de noter cette tendance et de veiller autant à la présentation de leurs marchandises qu\u2019à leur qualité et à leur endurance.La génération qui a fait la guerre a voyagé dans tous les pays du monde; elle s\u2019est ouvert les yeux: elle a appris la valeur comparative des choses.Le consommateur de 1948 est mieux informé et plus exigeant que celui d\u2019avänt-guerre.Le succès de la vente, au cours de la période de dégonflement qui s\u2019amorce, restera assuré à ceux qui offriront la meilleure qualité au meilleur prix.A l'inverse de 1921 et de 1929, la baisse des prix devrait s\u2019accomplir au même rythme que s\u2019est réalisée \u2018leur hausse.Plusieurs raïsons militent en faveur de cette théorie, dont la moindre n\u2019est pas Le niveau actuel de la main-d'oeuvre.Toutes les industries de quelqu\u2019importance sont liées aux syndicats ouvriers par des contrats d\u2019un an au minimum.Or, comme le facteur le plus important de la plupart des prix est encore la main-d'oeuvre, aucune baisse soudaine ne saurait se produire sans affecter gravement celle-ci.Les chefs ouvriers qui se sont montrés parfois très intransigeants dans leurs 43 44 LES AFFAIRES revendications ont quelque chance de montrer deur esprit civique en mettant la pédale douce sur leurs exigences à l\u2019égard des industries dont la production } va maintenant se vendre moins cher.La plupart des industries lourdes exercent une sorte de monopole dans: le domaine qui leur est propre.{ Très peu se voient amenées à baisser leurs prix par la concurrence parce que toutes font partie d\u2019associa- 1 tions qui veillent aux intérêts communs du groupe entier.Le geste accompli par les aciéries permet | d\u2019entrevoir par quel processus la baisse va se produire: de concert, les entreprises d\u2019un même domaine i réduiront volontairement leurs prix de vente aux distributeurs.A leur tour œux = HAI 1948 45 A propos de livres! N des plus beaux verbes 1] de la langue française: bouquiner ! Voilà qui témoigne d\u2019une longue et belle civilisation.Car on bouquine pour le plaisir de la chose.Oui, rien que pour le plaisir de palper des livres, de les consulter, de les ouvrir à l'aventure, sans ordre et sans méthode.Un art cousin de celui de la conversation avec des personnes d'esprit.Est-ce que les bouquinistes des quais n\u2019ont pas fait plus que bien des architectes de renom pour créer le climat intellectuel de Paris.Celui qui bouquiné oublie l'heure, le temps, et .la poussière ! Il restera ainsi debout à causer familièrement avec des amis de tous formats et de toutes dimensions: le roman, le théâtre, l'art culinaire, la philosophie, la blague, la science, l\u2019architecture, la danse.Tout y passe, comme les couleurs et les teintes de l\u2019arc-en-ciel.Il découvrira aussi bien les Iles-sous-le-Vent que la rue où il habite depuis son: enfance \u2014 l'univers dans un instantané ! Grâce aux livres, c\u2019est-à-dire, à la pensée des hommes, la vie LAC: = x.Ateliers de Mécanique Générale et Fonderte ACIER, FONTE.CUIVRE et ALUMINIUM.Moderne à Passagers et à Marchandises, Armoires-Montantes, Monte-Charges, Escatiers motorisés, etc.FABRICANTS D'ASCENSEURS Tél.4-4641 Toute réparation mécanique.SPECIALITIES: Pompes, Compyrsseurs, Engrenages, Bornes-Fontaines, etc.SOUDURR électrique et autogène. iin A cai SAL NAT AAA 0e am \u2014 (00e em a be ee À Ets Xe - SE Tn, - Cee y Cad te A 28 SAR al Sv e\u2014\u2014\u2014\u2014 SF CC Nn AA AA or A pe 2 a Et mr apr wit nant tert.wa fn _ - N it = - - Lo un 46 prend un sens nouveau.Ils sont graves, joyeux, sincères, menteurs, honnêtes, ou farceurs.Même les livres plats ne sont pas dénués de toute vertu: un air de pudeur, quelque chose de guindé, un relent de trop neuf empêche qu\u2019on y touche.On les achète parfois; on les lit jamais.Les pages n'en ont pas été coupées: comme leurs auteurs, ils sommeillent .Bref, le plaisir de bouquiner n\u2019a d\u2019égal que celui, connexe d'ailleurs, de palper un livre tout frais qui «vient de paraître».Il sent encore l\u2019imprimerie.Il suinte l\u2019encre noire Il craque dans la main: il est vivant puisqu'il s\u2019exprime.Il y a en effet dans un livre plus que la magie des idées et la musique des mots ! Sa forme elle-même témoigne que chacun, depuis le travailleur manuel jusqu'à l'artisan et l'artiste a participé avec l\u2019auteur à la réalisation de cette œuvre de l'esprit.Chacun depuis le bâcheron dans les bois, le papetier qui, à l'usine transforme la matière première, le prote qui dirige le travail d'imprimerie, le linotypiste qui compose les carac- LES AFFAIRES tères, le typographe qui les assemble, le pressier qui les imprime sur ces machines merveilleuses qu\u2019on ne se lasse pas d'admirer car \u2014 tout comme la littérature d'ailleurs \u2014 la presse a fait du chemin depuis Gutenberg.Aujourd'hui, par exemple, si l\u2019on enlumine plus chaque livre à la main, on illustre avec des bois gravés, des photos, des pointes sèches: voyez plutôt ce magnifique LaPalme qui orne la couverture de ce livre ! Et puis ce sont les travaux de collage, de brochage, grâce auxquels on reconnaîtra immédiatement un livre bien fait.N'allez surtout pas croire qu\u2019un bouquineur va s\u2019y tromper .\u2026.Et la reliure?Oh, que dire de cet art ! Vraiment, celui qui aime les livres ne saurait être fanatique ou sectaire.C'est pourquoi fanatiques et sectaires \u2014 par instinct de conservation sans doute ! \u2014 détestent les livres.Ils savent bien que l\u2019homme qui lit ne laisse pas caporaliser son intelligence.Depuis vingt ans, des bûchers sont apparus sur les traces d'Attila.On traitait MAI 1948 les livres tout comme des hommes libres: torturant les uns, brûlant les autres ! Il était donc normal que chez nous on édite en temps de guerre plus de livres que jamais.Surtout après la chute de Ja France, il fallait que l'édition du livre français se continue en terre canadienne.Romans, essais, poésie, histoire, philosophie, ceuvres en vers et ceuvres en prose, livres populaires ou édition de luxe.Et tandis que l\u2019on réédite chez nous les grands écrivains de France, à la liste de leurs œuvres s\u2019ajoutent celles de Gabrielle Roy, de Roger Lemelin, de Guy Frégault, de Pierre Baillargeon, 47 de Robert Charbonneau, d\u2019Alain Grandbois, dont les Iles de la Nuit sont illustrées par le peintre Pellan, de Germaine Guévremont, de tant et tant d\u2019autres encore qui sont en voie de créer une littérature d\u2019expression française en Amérique.Sous le titre de Vient de paraître, l\u2019Office National du Film a réalisé un documentaire cinématographique de la série Vigie, sur l'édition du livre au Canada français, où après nous avoir montré comment se fait un livre, on nous fait voir quelques auteurs canadiens dans le milieu même qui leur a inspiré leur œuvre.Plus de 5 millions de personnes sont employées par l\u2019industrie automobile américaine pour la production, vente, garages et transports.Une nouveauté : Un fabricant de Chicago vend du «Bacon» en tranches emballé «dans le vide».Inutile de dire que l'emballage est en «plastique » suffisamment solide.et transparent.- ele > rm ares 5 Mrs ei til 2 ; - ; mn » EF rN We aan Lm 2 0h et LES AFFAIRES La refrancisation du parlement canadien s\u2019impose E Parlement a besoin d\u2019une | grosse dose de refrancisa- tion.Voilà du moins l'opinion de M.René Hamel, député du Bloc Populaire de St- Maurice-LaFlèche.Il a exposé en conséquence, aux Communes, un programme en neuf points en vue de rendre aux institutions fédérales leur cachet français.«La seule condition nécessaire à la bonne entente serait », a dit M.Hamel, «de respecter le texte et l\u2019esprit de la Confédération.En ce qui concerne l'administration fédérale, voici ce que je proposerai : 1° Donner aux édifices du Parlement leur véritable caractère bilingue.2° Rendre bilingues les poteaux indicateurs situés sur le terrain du Parlement.3° Exiger le bilinguisme chez tous les pages, les messagers et autres fonctionnaires de la Chambre des Communes appelés à répondre à des personnes de langue française comme de langue anglaise.4° Exiger le bilinguisme d® tous les chefs de département dont la juridiction s'étend à tout le pays.5° Mettre en temps à la disposition des députés l'édition française des débats officiels (hansard) qui nous arrive toujours avec quelques heures de retard.| 6° Fournir en même temps à la députation l'édition française des rapports des comités qui nous arrivent généralement plusieurs mois après l'édition anglaise.7° Répondre en français aux | questions posées en français par les députés de cette chambre.8° Observer l'article des règlements des Communes qui veut qu\u2019avant d'être débattues les motions soient lues en français et en anglais.9° Que les ministres de langue française qui ont des déclarations à faire au Parlement se servent plus souvent de la langue de la majorité de leurs électeurs.» \u2014 Hansard. MAI 1948 le taylorisme LA COORDINATION s\u2019avère particulièrement utile dans la poursuite du rendement industriel où un défaut quelconque d'harmonie exerce une répercussion immédiate sur le prix de revient._ Afin de favoriser la coordination: en vue du rende- ii ment, dans Yindustrie, ceux qui s\u2019occupent de la pro- i duction doivent veiller à ce qu\u2019on appelle l\u2019ordonnancement de celle-ci.Voir à la continuité de l\u2019emploi de l\u2019outillaige, à ce que la main-d\u2019oeuvre reste constamment occupée et aussi à cé qu\u2019elle exécute ses tâches dans les délais prévus \u2014 tout cela s\u2019appelle \u201cplan- | ning\u201d.\u201cplanning\u201d, dans l\u2019idée même des ingénieurs industriels français et belges, est le travail qui consiste à prévoir et à prévenir: prévoir les conditions de la production en tablant sur des bases ou unités de rendement ; prévoir les délais de production; prévenir les pertes de temps et les retards \u2014 tout cela conformément à l\u2019espace, aux machines et à la matière première dont on dispose.C\u2019est um aspect de la coordination et de la systématisation qui permet d\u2019exécuter un travail ou une commande avec efficience.tion en me servant de la formule de Paul Devinat.Vous avez di remarquer qu\u2019il estime qu\u2019avec de l'or- La coordination, le planning et Au début de cette causerie, j'ai défini l\u2019onganisa- 49 A i RY.CY PETE FLT TRE ce aT FE dm eA LES AFFAIRES ganisation, on arrive à produire avec un minimum d\u2019efforts et dans le moindre temps, une marchandise de la meilleure qualité.La définition de l\u2019efficience se rapproche de celle de l\u2019organisation.Car Peffi- cience est l\u2019aptitude à exécuter un acte, à accomptir une tâche, en un mot à produire le mieux possible, le plus rapidement possible, avec le moins d'effort possible et en plus grande quantité possible.Cette formule s'applique aussi bien au travail me- nuel qu\u2019au travail cérébral.Heureux ceux qui ap prennent jeune à s\u2019en servir.C'est a la fois un fao- teur de rendement et un facteur d\u2019économie des ef- .forts \u2014 et Dieu sait qu'à notre époque les deux contribuent à conserver les énergies.L\u2019efficience est devenue un mot d'ordre dans toutes lies sphères de l\u2019activité humaine.Grâce à elle, nous sommes entrés d'emblée dans l\u2019ère de la spécialisation Un spécialiste, en effet, est un homme qui concentre ses énergies sur un sujet, qui vise à ne perdre aucun de ses efforts tout en poussant plus loin qu\u2019on est parvenu à le faire avant lui l\u2019étude d\u2019une science, les réalisations dans un domaine donné, la perfection dans une œuvre ou une organisation quelconque.Efficience et rendement sont souvent pris Pun pour l\u2019autre dans l\u2019industrie.Cette erreur vient da fait qu\u2019en langue anglaise le mot efficiency veut effectivement dire les deux.En français, par ailleurs, on se rend parfaitement compte qu\u2019un employé efficient donne un bon rende- MAI 1948 51 ; ment, cependant qu\u2019il se peut fort bien qu\u2019un homme i donne un rendement normal eans étre pour cela effi- , cient.| Divers ayetèmes ont été préconisés afin d\u2019activer & le rendement des hommes.Tous, cependant, dérivent des travaux effectués par Frederick-Winslow Taylor, vers 1885.Taylor cherchait à améliorer d\u2019une façon rationnelle Je travail des employés et il créa à cette fin un système qui porte son nom Ses premières ; expériences furent tentées à la Bethlehem Steel Co.E et elles attirèrent l\u2019attention du monde entier.Afin d'activer de rendement des employés, Taylor concut ë un système en vertu duquel les ouvriers qui donnent 7 un meilleur rendement sont payés plus cher.Le taylorisme a donné lieu à d'âpres controverses.- Il a été modifié, amélioré et transformé par Gilbreth, | Fayol en France, Ford et Bedeaux qui ont réussi à trouver des formules spéciales de rémunération basée sur des primes.Depuis quelques années, les ingénieurs industriels, bien au courant des meilleures mé- ol es Boars io aden aa oo A Harthey Lynch J.Aubla, gérant général Hotel refait tout en neuf Visitez notre nouvelle salle à diner Repas succulents 33, rue St-Louis, Téléphone 2-2771 Québec | ee LES AFFAIRES | thodes de rendement, offrent leurs services aux industriels.| George S.May, aux Etats-Unis représentent le prototype des experts en rendement auxquels peuvent recourir les industriels afin d\u2019améliorer la production de leur établissement.Le rôle de ces experts ne se | limite plus seulement à l\u2019élément humain ; ils parvien- | nent à disposer les machines, les matières premières, t les diverses parties d\u2019un assemblage de telle sorte que les mouvements des ouvriers se trouvent réduits au minimum.Rien ne venant distraire la main-d\u2019oeuvre ou la fatiguer inutilement, la totalité de ses efforts porte sur le rendement, sur la production effective.Ces experts, connus en notre province sous le nom d'ingénieurs-industriels, devraient toujours être consultés du moment qu\u2019il s\u2019agit d\u2019établir le plan d\u2019une usime et de fixer la position que chaque machine devra y occuper.Ce sont des organisateurs très compétents dont l\u2019intervention, onéreuse i] est vrai, est vite repayée par les économies qu\u2019elle permet de réaliser.be Je me suis efforcé de vous présenter une esquisse de ce que représente ce qu\u2019on a convenu d\u2019appeler l'ORGANISATION avec un O majuscule.Ceux d\u2019entre vous qui sont directement intéressés à findustrie connaissent à peu près toutes des pratiques dont je viens de parler.Mais la science de l\u2019or- ' ganisation qui nous hissera sur le plan de la grande | industrie avait besoin d\u2019être cataloguée; elle avait nai re 7 nent pu Dave come | MAI 1948 besoin de son vocabulaire bien à elle, elle avait besoin d\u2019être vulgarisée.C\u2019est ce que je veux faire en mettant bientôt à la portée de tous les Canadiens de langue française un traité complet de l\u2019Organisation.Comme je le disais au début, ce traité est l\u2019oeuvre d\u2019un expert belge, le professeur Georges de Leener, de l\u2019Université Libre de Bruxelles.Ie traité couvre tous les aspects de l\u2019Organisation moderne et explique les méthodes eu- 4 head pe E-J.CHARTIER « CIE oc + CHARBON 53 1 1 Y v .+ pr 2 4 ; M da 4 4+.¢4 - +\" {+++ + 1 + 3 - ik I YPYETY LILY A 1.171 == i - ANTHRACITE | GALLOIS & AMERICAIN COKE 22 ST.ROCH Fly y Ze KV) 54 LES AFFAIRES ropéennes aussi bien que les méthodes américaines qui ont donné les meilleurs résultats.Ce traité, je me propose d\u2019en faire la publication au cours des douze prochains mois.Mais auparavant, il convenait de familiariser un peu mon public avec les termes qui reviennent le plus fréquemment dans l\u2019ouvrage.Je m'excuse de vous avoir infligé, dans un discours qui devait être de digestion facile, toute une série de définitions assez rébarbatives.Peut-être aurez-vous une consolation en songeant que je vous les offre en primeur.Je reste convaineu, toutefois, que les mots dont je viens d\u2019esquisser la définition vont revenir à une cadence de plus en plus rapide dans notre vocabulaire au cours des dix prochaines années.Le Québec est en plein essor industriel.I se produira, assurément, quelques ralentis dans cet essor, mais je reste persuadé que nous sommes entrés dans le domaine industriel pour y demeurer.Quant à y demeurer, pourquoi ne pas y être à 100% ?Pour cela, il nous faut aspirer à la grande industrie \u2014 et les hommes d\u2019affaires de chez nous qui le sont le mieux qualifiés pour passer à la grande industrie sont ceux qui connaissent déjà la petite et la moyenne.\u2014Louis-A.BELISLE.(Deuxième partie d\u2019une causerie prononcée le 5 avril 1948 devant l\u2019Association des Industriels Professionnels).- A a Il est plus facile de tromper que de détromper.\u2014Napoléon. MAI 1948 Activités printanières Quelques autres Bulletins de M.le Curé J.-H.Donat Picotte, \u2019 curé de Charette, P.Q.OTRE village va s\u2019en- N richir de plusieurs logements nouveaux encôre cette année.On dirait qu\u2019il se prépare un mouvement de la population des villes vers les campagnes.Le spectre de la guerre hante tous les esprits.Sans trop, trop réfléchir on se dit comme ça à la campagne, la vie coûte moins cher, l'air est plus sain, les enfants sont plus faciles à élever, dans les périodes de rationnement on se tire mieux d'affaire, et advenant la guerre, on subirait moins les effets destructeurs de la bombe atomique.L'insécurité de la vie actuelle ne donne-t-elle pas raison à ceux qui prêchent la décentralisation industrielle?Un pays serait difficile à détruire si sa population et ses industries étaient mieux distribuées.Embellessement.Nous allons commencer à planter des arbres d'ornementation autour du nouveau cimetière, devant l\u2019église et ailleurs.Comme le terrain est très pauvre, je demande aux cultivateurs s'ils veulent bien m'apporter chacun une couple de voyages de terre.Déjà plusieurs me l'ont promis avec plaisir.M'apporter cette terre dans la dernière quinzaine d'avril.Jus- -qu\u2019ici, nous avons toujours été au plus pressant, mais l'heure est venue de nous rendre aux exigences de la beauté de notre paroisse.Causeries spécialisées.Sous peu, je vous donnerai quatre causeries sur le Mariage chrétien : hommes \u2014 femmes \u2014 jeunes gens et jeunes filles.En vue de vous être plus utile et de vous intéresser davantage, je vous prierais de me dire par écrit les points que vous aimeriez à me voir exposer.Soyez sans crainte, même si vos lettres sont signées, je ne dévoilerai a oa 56 aucun nom.La vie intime des époux comporte de nombreux problèmes dont la solution vous aidera à mieux remplir vos devoirs et à goûter un plus grand bonheur au sanctuaire du foyer.En France, on a formé ce qu'on appelle «l'Association du Mariage chrétien» qui fait immensément de bien Si vous voyez comme chacun expose franchement ses petits problèmes : L'Association a méme une revue I'Anneau d'Or que bien des foyers canadiens reçoivent.- Bulletin No 150.Le problème du logement.\u2014 Le journal «Le Devoir » du 14 février dernier rapportait quelques passages d'un discours de M.André Laurendeau prononcé à Québec et -dont j'extrais ce qui suit: «C'est le désir le plus cher au cœur de tout homme d'avoir son foyer.C'est justice sociale que de l'aider A se le procurer et c'est aussi la meilleure garantie qui soit de stabilité.Ceux qui ne font que trembler devant le Communisme devraient plutôt orienter leur frayeur de ce côté, car la multiplication de la propriété, c'est la meilleure façon LES AFFAIRES de déraciner la mauvaise herbe du communisme.» En regard de cette parole, je dirai que la paroisse de Cha- rette n'est pas la dernière à avoir compris son devoir social.En effet, depuis janvier 1945, nous avons dix propriétaires nouveaux, et huit locataires se sont trouvé un logement neuf, cela sans compter les nombreux logements fermés en 1943-44 et qui furent réhabités.\u201c Je ne sais plus qui a dit: «Celui qui fait pousser un brin d'herbe là où il n\u2019y en avait pas doit être regardé comme un bicnfaiteur de l'humanité.» S'il en est ainsi, il faudrait accorder un certain crédit à ceux qui s'efforcent de procurer du travail au peuple, de multiplier le nombre des petits propriétaires et d'embellir nos campagnes.Ceux-là aussi sont des bienfaiteurs de l'humanité.Leur action bienfaisante diminue d\u2019autant la haine du pauvre contre le riche, et rend plus facile le rétablissement de la paix entre les différentes classes de la société.C\u2019est un discours bien fort et bien efficace que l'exemple.y «\u201d + 5i .PA a MAI 1948 On persuade puissamment lorsqu'on montre par ses œuvres la possibilité de ce que l\u2019on conseille.\u2014 Bulletin No 14S.Nos amis «Les livres ».\u2014 Un vieux menuisier disait un jour: «Je travaille mon métier depuis plus de trente ans, et j'en apprends encore tous les jours.Le soir, après souper, je m'installe près de la table et je lis des livres et des revues, j'étudie des plans de maisons, je cherche à inventer quelque chose de nouveau».Un autre me disait: «Parmi ceux qui travaillent le 57 bois très peu connaissent ce qu'on appelle le point d'équerre».Ce qui pourtant doit être indispensable pour faire une coupe avec précision.Beaucoup s\u2019estiment heureux d'avoir la peinture pour dérober à la critique une coupe mal faite, mais tôt ou tard le défaut réapparait et publie l\u2019incompétence de son auteur.Charpentiers, menuisiers, et même vous, cultivateurs adroits, pourquoi ne vous procurez-vous pas le fameux livre «Charpente et Menuiserie» par la Société Canadienne de Technologie, L.- ORGANISATION ET FINANCEMENT DES ENTREPRISES sr Loa seusie En vente à: \u201cLa Semaine Commerciale,\" 2-4, rue St-Jacques, Québec et dans toutes les bonnes librairies.Prix: cartonné $2.10 franco, relié $2.60 franco.papas + rt oe pt nn =.- - ee te \u2014 @ 58 A.Belisle, éditeur.Écrivez sans tarder à la revue «Les Affaires» C.P.100 Station B., Québec, P.Q.Ce livre français vous donne des centaines de figures, dessins et plans.Tous les sujets sont traités: les bois et leur composition \u2014 les catégories de bois \u2014 l\u2019abatage du bois \u2014 le traitement du bois \u2014 les outils de menuiserie \u2014 les assemblages \u2014 les fondations \u2014 les pans de bois \u2014les planchers \u2014 les divisions et cloisons \u2014 les toits \u2014 la menuiserie extérieure \u2014 les escaliers et les parquets \u2014 l'ameublement permanent comme les gardes-robes et les armoires etc.etc.et la lecture des PLANS.Un volume de plus de 340 pages, et une belle table analytique qui vous permet de trouver cn une minute ce que vous cherchez.Vous avez le RE Er aERfhc aan unite an ions dingo: «AE (als.LTR: 2B i en lie dis LES AFFAIRES nom français de chaque \u2019outil avec son illustration.Vous voyez de vos yeux le planeur- embouveteur, le banc de scie, le rabot, la varlope, etc., etc., etc., tous les genres de moulures.Vous avez non seulement le nom et l'image, mais I'explication de chaque instrument.Comment faire un établi, comment bâtir une chaufferie à vapeur, comment lever une grange et proportionner la force de résistance de la charpente à la pesanteur de la toiture.Ce livre est écrit en un style simple et facile à comprendre.Chaque chapitre se termine par un questionnaire très utile à celui qui veut fixer dans sa mémoire les choses qu'il a apprises.Ce volume ne se vend que $3.00 ét il est d'une valeur inestimable.\u2014 Bulletin No 148.\u2014 ].-H.- Do- nat Picotte, ptre.Une firme d\u2019'échelles s\u2019est mise à fabriquer celles-ci en alliage d'aluminium utilisé dans l'aviation.Elle à doublé sa production dans les douze derniers mois, et n'arrive pas à suivre les demandes.Ces échelles sont à l'abri de la rouille, du feu et de l\u2019humidité.Il paraîtrait qu'elles sont plus légères et plus fortes que les échelles en bois. MA] 1948 69 Nous devons nous documenter mieux sur l\u2019économie politique ES ouvrages dont l\u2019homme d'action peut couramment tirer parti paraissent à des intervalles assez espacés au Canada français.Ce qui a manqué à nos devanciers \u2014 et ce qui manque encore dans une foule de domaines \u2014 ce sont des classiques se rapportant 1 à divers aspects de la vie commerciale, financière et \u2018 économique.4 Certes, on a beaucoup écrit sur ces sujets, mais trop souvent en dillettante et pas assez en profondeur.On a cherché à exposer des théories nouvelles; on s\u2019est emballé parfois en faveur de certaines doctrines i séduisantes au premier abord, mais fort peu de nos auteurs se sont domé la peine d'analyser dans uf 1 véritable esprit scientifique les causes des phénome- | nes économiques dont le monde est témoin.Cette carence s\u2019explique sans doute par le fait que le mécanisme de l\u2019économie moderne est extrêmement complexe.Un esprit superficiel ne saurait en embrasser toute Yétendue avec seulement quelques années d\u2019études.Diiverses théories visent à généraliser des principes ou un principe: Péconomie politique, par ail- Jeurs, s\u2019occupe des phénomènes économiques en dehors de toute hypothèse particulière.Etant le fruit de l\u2019expérience séculaire des hommes, formée en quelque sorte d'une compilation lente et laborieuse de succès \u2018Ç CL Cl a Er \u2014\u2014\u2014 Mn: L.= 200 nes 30 me : eo LES AFFAIRES et d\u2019échecs, d\u2019essais et d'actes fertiles ou non en résultats, elle présente au profane un écheveau extrêmement embrouilÉ au premier abord.Les traités d'économie politique sont nombreux en langue anglaise.Il en existe aussi en français et d'exceflents.Mais nous évoluons dans l\u2019orbite immédiat des Etats-Unis et la conception que l\u2019on se fait chez eux de Economie ne peut manquer de se refléter dans nos propres opinions, dans nos méthodes et notre point de vue.Il nous fallait un traité bien & nous.mais réaliste, moderne et conforme aux tendances de l\u2019économie d\u2019après-guerre.Le \u201cCours d\u2019Economie Politique\u201d (1) que vient de publier M.Firmin Létourneau répond pleinement à l\u2019attente de ceux qui veulent connaître les rouaiges de cette science.II nous initie d\u2019abord à Pactivité éco- { nomique en tant que science.Puis il nous parle de la { production des richesses et de leur circulation, de leur { répartition et de leur consommation.Enfin, il envisage diverses causes qui ameénent les crises économiques et suggère les moyens d\u2019y remédier.Son ouvrage se termine par un exposé des principales doctrines 1 économiques.1 Dans près de 400 pages d\u2019un texte limpide, parsemé d\u2019exemples faciles à saisir, M.Létourneau apporte la réponse à toutes les questions qui ont pu intriguer i l'homme d\u2019affaires soucieux de comprendre les causes de ce qui se passe autour de lui \u2014 au-dessus et au- dessous de la sphère où il évolue lui-même.L'entre- # Ï 3 f + 3 § : Pl à dde a Sl Lo .iN a dx x ed Sema en Sd aa pa LAS ie dd Li oo + .LL aay romp pe A CA pO SE FE a > i » di ét ?f A ARE, AVES É MAI 1948 prise privée comme l'entreprise d\u2019Etat, les théories orthodoxes se rapportant à ln monnaie, au crédit, à la fixation des prix par le jeu de l\u2019offre et de la demande, à la répartition des richesses entre les travailleurs, l'entrepreneur, le capitaliste et l\u2019Etat, enfin le rôle des Bourses, de l\u2019épargne, de l\u2019assurance, du pln- cement, tout y est exposé d\u2019une façon particulièrement accessible, en une langue directe, selon un ordomman- cement logique et appuyé sur une documentation abondante.Pas un homme d\u2019affaires qui vise à s\u2019élever au- dessus du terre-à-terre quotidien ne devrait manquer de lire cet ouvrage qui lui procurera la clé de nombreux phénomènes en apparence mystérieux ou occultes; il lui apportera aussi des vues plus larges, des horizons plus vastes et moins embrouillés par la brume 61 Téléphones: 2-5671 \u2014 2-5672 \u2014 2-5673 Pratte & Côté, Enrg.Courtiers d'assurances Assurances de toutes sortes Aviation, Incendie, Marine, Vie, Tremblement de terre, Vol, Responsabilité publique, Automobile, etc.126, rue St-Pierre, (Edifice Dominion) Québec e LES AFFAIRES des doctrines subversives que ceux dont la propagande officielle limite trop souvent notre point de vue.C\u2019est un livre à lire.C\u2019est un classique dont M.Edouard Montpetit a dit qu\u2019il \u201cprend une singulière valeur du fait qu\u2019il est avant tout canadien d\u2019esprit et de tendance.Outre l\u2019idée fondamentale de conquête économique qui en forme le leit-motiv, ajoute M.Montpetit, il expose les diverses formes que revêt, dans notre milieu, l\u2019activité économique, et souligne nos chances de participation aux affaires si nous savons y mettre l'intérêt et l\u2019entrain voulus\u201d.On ne saurait mieux interpréter les intentions évidentes de l\u2019auteur Mais pour que son travail porte réellement des fruits dans FPexpansion de notre influence économique sur ce continent, il importe que nos chefs d\u2019entreprises en prennent connaissance.C\u2019est ce que je souhaite ardemment pour le plus grand bien et la satisfaction assurée de œux qui voudront le faire.\u2014Louis-A.BELISLE.(1) COURS dA\u2019ECONOMIE POLITIQUE, par Firmin Létourneau, préface d\u2019Edouard Montpetit.Edité 1 par Yauteur, Oka, 1948.396 pages.$2.10 franco i chez l\u2019auteur.- it - Vous Pa ancre les autres, si vous n\u2019&ed pas vous-même conveincu.\u2014H.Fayol La a.Lu, wo - MWS.1.vido, .asa ia Boi\u2019 ican al Fo lili ut: MAI 1948 Le commerce et les prix 63 Lettre mensuelle de la Banque Canadienne de Commerce (Montréal) E passage du régime des I contrôles à la liberté du marché s'est vivement accéléré l\u2019an dernier.En septembre, les primes aux producteurs et les ordonnances relatives à l\u2019approvisionnement et la distribution avaient disparu presque toutes; la réglementation était maintenue sur quelques articles dont, pour plusieurs, l'on avait relevé le plafond, afin de diminuer l'écart des prix intérieurs et des prix d'exportation.Cette adaptation aux conditions de l'après-guerre s'est accompagnée d'une hausse des coûts de production et des marchandises importées, pour les industriels et les commerçants, qui durent, naturellement, repasser aux consommateurs le supplément de frais résultant de l\u2019annulation des subsides.Tous ces facteurs de hausse des prix ont entraîné des relèvements marqués de la plupart des marchandises.Prix de gros et prix de détail ont enregistré leur plus forte hausse annuelle depuis 1939.Jusqu'en novembre, dernier mois dont les relevés soient complets, l'augmentation de 17 p.100 dans les prix de détail (marchandises seulement) est beaucoup moindre que celle du gros \u2014 qui est de 25 p.100.Quant à celle du coût de la vie, elle n\u2019atteint que la moitié de celle du gros, le contrôle des loyers, qui tiennent une grande place dans l'indice, empêchant celui-ci de monter.En tête pour .la hausse des prix de gros, viennent les matières industrielles, puis les matériaux de construction; au dernier rang, les matières brutes et semi-ouvrées, où l'élément travail compte le moins.C'est à la lumière de ces facteurs qu'il faut analyser les statistiques du commerce intérieur et extérieur de l'an dernier.Pour les onze premiers mois, la valeur du commerce de gros l'emporte de 10 p.100 sur la période correspondante de 1946, mais il y a recul en volume, si l\u2019on calcule la hausse des prix en 1947.Vu le roulement inégal des stocks et, partant, les dif- férences de prix dans l'acquisition des marchandises et la reconstitution des inventaires, il est difficile de déterminer quantitativement la position de ceux- ci.En novembre, toutefois, le volume des stocks dans certaines branches, notamment les nouveautés, l'équipement automobile et, à un degré moindre, la quincaillerie, les vêtements et les chaussures, était évidemment plus considérable qu\u2019en novembre 1946.D'autres branches, telles que produits pharmaceutiques, tabacs et bonbons, fruits, légumes et articles d'épicerie, sont au même niveau ou eri moins grande abondance.Fin novembre, la valeur des ventes de détail accusait 10 p.100 d\u2019augmentation, ce qui signifie un recul de 7 p.100 en volume.Comme en 1946, les ventes d'accessoires électriques, plus qu\u2019aucune autre catégorie de marchandises, ont dépassé celles de l'année précédente, en valeur et en volume.En 1947, les exportations canadiennes (or exclu) s'élèvent A quelque $2 milliards, $460 millions de plus que l\u2019année pré- LES AFFAIRES cédente.Le bois et ses dérivés et le papier sont en tête et accusent l\u2019augmentation la plus considérable; ensuite viennent les produits agricoles.Tous les autres groupes, sauf les produits animaux, les textiles, et les produits divers, ont progressé.Nos exportations aux États-Unis et à leurs possessions atteignent $1,040 millions, soit $146 millions de plus qu\u2019en 1946; au Royaume- Uni, elles touchent $165 millions de plus, soit $775 millions.Pour les onze premiers mois, nos importations se chiffrent par $2,380 millions ou $635 millions de plus.Les importations de produits métallurgiques (dont les deux-cinquièmes sont des machines) tiennent facilement la tête, avec ensuite les minéraux non-métalliques, surtout les combustibles.Nos importations des États-Unis \u2014 à $1,834 millions \u2014 accusent $574 millions d\u2019augmentation sur l\u2019année d'avant tandis que nos importations du Royaume-Unis, à l\u2019exclusion des retours de produits canadiens, surtout du matériel de guerre, atteignent $38 millions de plus, à $168 millions. ax e PEINTURE - EMAUX - VERNIS DISTRIBUTEURS pour QUEBEC et le DISTRICT e PAPIERS - TENTURES Notre Département de PAPIERS-TENTURE est reconnu comme un des meilleures organisations du pays.o VERRE à VITRE DO ERIRN™ Nous sommes, depuis trois-quarts de siècle, importateurs de tous genres de verre employé dans l\u2019industrie du bâtiment.e DEPARTEMENT DE DECORATION D\u2019INTERIEUR et D\u2019EXTERIEUR.Le plus VIEIL ATELIER dans l\u2019Est de la province.Maison fondée en 1868 GAUTHIER.QUEBEC 292 ST-JOSEPH, TEL.4-4626 TP: Lod x a RE ce Es dE.2 mé .Ea He ds we a - 5: Ne ra VS ta wy rot pa Pa por CMS RELL ACA a es a 1 te, oy sx à of a0 rid Asa É., gr Loh EC A ae \u2026 572 od 28s Be &] sr vi & re Se RR.wie Ae piu 3 x Rg J = & ok a «3 i 4 a.ES À 5 \u20ac SF + xX A Wiad i a A a = FA wR a LA wes vy» * = BAT À + vase ec fy = t A leis MARCEL BOIVIN & Cie Ltée je Entrepreneurs Généraux Maisons - \u2014 Chalets -\u2014 Terrains -\u2014 Excavations Plomberie \u2014 Électricité \u2014 Peinture \u2014 Tapisserie Spécialités: Portes et chassis et ouvrage d'atelier et général 2795, lère Avenue, Paroisse de St-Albert-Le-Grand Québec "]
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