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Titre :
Les affaires : a magazine of business
Éditeurs :
  • Québec :Argus de la presse internationale,1928-1978,
  • Publications Les affaires inc.,
  • Montréal :[Journal Les affaires]
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Clé d'or ,
  • Guide de l'acheteur (Québec, Québec : 1924)
  • Successeur :
  • Journal des affaires
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Les affaires : a magazine of business, 1946-07, Collections de BAnQ.

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[" L\u2019avenir économique du Québec .\u201cI Evénement-Journal\u201d 1 Qu\u2019est-ce que la concurrence déloyale?\u2026 Louis-A.Belisle 6 I\u2019impérialisme du dollar .\u201cBul, des Etudes F rancaises\u201d 11 L\u2019électronique au service de la métallurgie .15 y Aurons-nous une crise d'acheteurs ?\u2026\u2026\u2026 \u2026\u2026 Louis-A.Belisle 16} ÿ Les Canadiens-francais et la science économique .\u201cLe Devoir\u201d 21 4 7 Les grands inVENLeUrs .cco vives veus vives covers cons \u201cLe Bayou\u201d 25 } \u201c L'avenir de nos chantiers maritimes \u2026 \u201cL'Echo \u2018de la Marine\u201d 32 L'effet des forêts sur le débit des rivières \u2026.\u201cShaw.Journal\u201d 3b | La femme et l\u2019industrialisation \u2026 \u201cBul, de la Banque Royale\u201d 38 § La paroisse de Charette et ses industries .J.-H.-D.Picotte 42 i La liberté et les controles existants .Louis-A.Belisle 47 La capitale de la soie .cures verres vanne , \u201cLe Travailleur\u201d 56 Les fluctuations saisonnières de la vente .>.Tudor\u201d 59 L\u2019impérialisme nous désunit .cuves serre 00 .\u201cLe Droit\u201d 62 § - QUEBEC, P.Q.- À Tél Bureau 8448 Tél.Surint.3-1551 l\u2019ourquoi pas un cotiage à Vous.Cessez \u201cde Payer Fos Pour cottage \u2018de $4,000.00 payez 28 40u.50 comptant, solde à $22.69 par mois wie 5,000.00 700.00 \u201c \u201c 27,11 * * HA LS - 6,000.00 it 1,000.00 si $4 31.51 id i ww \u201c7,000, vo\u201c 1,200.00 \u201c \u201c 35.93 0\u201c \"870000 \u201c 1,600.00 \u2018 \u201c 40.35 + \"° Les prêts sont faits à 115: pour 20 ans.Pour chaque contrat nous fournissons garanties de livraison et d\u2019exécution.Un architecte vst à la disposition de nos clients pour chaque construction.Aussi Plans très variés du gouvernement fédéral et d\u2019ailleurs, au choix des intéressés, Les tra- \u201cVAUX sont sous la surveillance de notre architecte.Le A.MONREAL(.Ine.CONSTRUCTEURS ® 134, De Mont morenev.Québec Paroisse de St-Sacrement Achetez avec Nous ct vous obtiendyez une entière satisfaction. @ Le mesazine national des hommes d'affaires canadiens de langue française @ > Organisation et gestion des entreprises.\u2014 Publicité, \u2014 Vente.Etalages.\u2014 Comptabilité.\u2014 Psychologie appliquée aux affaires.Efficience.\u2014 Méthodes de bureau.\u2014 Correspondance commerciale.Actualités économiques et commerciales.Revue fondée en 1928 Publiée à Québec + JUILLET 1946 220ème Livraison Vol.XVIII, No 6 L\u2019avenir économique du Québec Par l\u2019Hon.Paul Beaulieu, Ministre de l\u2019Industrie et du Commerce.Condensé de « L\u2019Evénement-Journal », (Québec) I l\u2019on se place du point de vue économique, l\u2019on constate immédiatement que la province de Québec occupe une position privilégiée parmi toutes les autres provinces du Dominion.En effet, notre province est avec l'Ontario, celle qui a le plus contribué dans le passé et contribue encore le plus à la force économique du Canada.Bien que la plupart des industries de guerre aient fermé leurs portes, plus du tiers de tous les ouvriers employés dans les industries du Canada résident encore dans la province de Québec.Pulpe et papier Qu'il me soit permis de rappeler que la production de pulpe LES AFFAIRES, revue d'action économique, publiée mensuellement par Louis-A.Belisle, A.C.B.A., professeur à l'Ecole Supérieure de Commerce de Québec.Imprimée aux ateliers de La Semaine Commerciale, à 4, rue St-Jacques, Québec, P.Q.(Case postale 100, Station B).Téléphones: le jour 2-1844 ; le soir 3-2922, Les articles que contient cette revue sont protégés par un droit d\u2019auteur.ABONNEMENT : Canada, un an: $2.00 Etranger: $2.50 Autorisé comme envoi postal de deuxième classe Ministère des Postes, Ottawa, Canada as: i i i SEEN romeo EE rE Sep i i ey LES SS Br ES ha + RE Zoi as 2 et de papier de la province de Québec équivaut à près de la moitié de la production totale du Canada et à plus de 25% de l\u2019approvisionnement mondial en papier-journal.D'autre part, notre capacité de production d\u2019aluminium compte parmi les plus considérables du monde entier.Et j'insiste sur le fait qu\u2019elle est présentement sept fois plus grande qu\u2019elle ne I\u2019était au début de la guerre .Production industrielle Voici d\u2019ailleurs, dans quelques domaines certains renseignements concernant la production industrielle du Québec par rapport à la production canadienne: Aluminium .! 1009, Tabac.85% Tissus de coton .70% Confection pour dames.66% Cuir a chaussures.60% Equipement ferroviaire.50% Pulpe et papier .509, Plusieurs facteurs concourent à placer notre province dans cette position privilégiée à laquelle elle s\u2019est hissée dans l'économie de la nation: d'abord, sa situation géographique inéga- LES AFFAIRES lable, près des grandes voies de communication fluviales, maritimes et ferroviaires; ensuite, l'étendue, la richesse de son sol, de même que son potentiel immense en matières premières et en ressources naturelles, enfin, son vaste réservoir de main- d'œuvre.Rappelons, en passant que de l'avis de tous ceux qui jugent objectivement les faits, la province de Québec, au cours de la guerre qui vient de se terminer, a fourni un effort digne des plus beaux éloges.Pénurie de matériaux Québec étant, avec l\u2019Ontario, la principale province industrielle et commerciale du Dominion, s\u2019est naturellement ressentie des effets imprimés par la guerre à son économie toute entière.Et il s\u2019écoulera vraisemblablement plusieurs années avant que ces effets ne soient complètement disparus.Du point de vue technique et capacité de production, de même que du point de vue spécialisation de la main-d\u2019œuvre, ces effets ont été heureux.Mais d'autre part, si l'on considère la péri haie, À Fe RR ph IRA Rn Wl A HB AEE \u2014\u2014 \" | 14 JUILLET 1946 pénurie actuelle de matériaux de constructions, et d'outillage, les difficultés multiples qui entravent la poursuite des travaux de toutes sortes de même que les ennuis financiers résultant de pouvoirs de taxation encore imprécis, il faut se rendre compte que nous avons à faire face à une situation assez compliquée.Tâche ardue Nous sommes, à l'heure actuelle, en pleine période de transition, c\u2019est-à-dire à ce moment difficile où il nous faut convertir nos industries de guerre en industries de paix.Ce n'est pas là une mince tâche, il faut en convenir.Mais il faut quand même y consacrer tous nos efforts et en faire une réussite, car il y va de la prospérité future de notre province et même du Canada tout entier.Il faut que nos hommes d\u2019affaires fassent preuve d'initiative, de courage et d\u2019audace.Ils ne devront pas craindre de prendre des risques raisonnables.Dès son entrée au pouvoir, le gouvernement de l\u2019Union Nationale, sous l\u2019habile direction de son chef l\u2019honorable Maurice Duplessis et grâce à la collaboration de tous les ministres du Cabinet, a réitéré ses avertissements et ses appels à nos hommes d\u2019affaires les enjoignant de se préparer longtemps à l\u2019avance, aux surprises et aux difficultés de la période d\u2019après- guerre.Je suis heureux de constater aujourd'hui que dans l\u2019ensemble, cet appel a été entendu.Pendant la seule année 1945 plus de mille nouvelles compa- 27-29, rue St-Pierre, Tél.2-8439 ALPHONSE PAQUIN, Enrg.Cuirs, Fournitures pour Selliers et Cordonniers Québec \u201ctan attirer tte tte ia à = \u2014 er arp mats a AAG: Nr A Sree am.4 gnies, opérant dans des domaines aussi divers que les mines, l\u2019industrie et le commerce, les services, la finance et la construction, ont été créées.C\u2019est donc dire que l'esprit d'entreprise individuelle n\u2019est pas prêt de disparaître, mais qu\u2019au contraire \u2018il est encouragé, vivifié.Ceci augure on ne peut mieux pour l\u2019avenir.Possibilités Un immense champ de possibilités industrielles et commerciales s'ouvre devant nous à l\u2019heure actuellé.Car après avoir satisfait les besoins multiples et variés des marchés domestiques de notre province et du Canada tout entier, il faudra orienter notre activité économique vers les marchés extérieurs.Notre avenir économique réside dans l'exportation.Nous ne pourrons nous développer si nous nous replions uniquement sur nous- mêmes.L'\u2019autarcie économique est un anachronisme, une impossibilité physique, un sûr moyen d\u2019anémie économique dans le monde d'aujourd'hui plus interdépendant que jamais.Pendant de longues années en- PP 0 7 Ibo ren GT pe LES AFFAIRES core, l\u2019Europe aura besoin de nos produits agricoles et de nos produits manufacturés pour refaire ses forces physiques et morales.Ceci ne signifie pas, cependant, qu'il nous faudra négliger pour cela les marchés des autres pays et surtout pas ceux de l'Amérique.Comme j'ai pu le constater de par ma propre expérience, ces pays veulent entretenir avec nous des relations qui pourraient être fort profitables aux deux parties.Il n\u2019en tient qu\u2019à nous de faire la moitié du chemin, de coopérer avec eux, de nous enquérir de leurs besoins, et de leur offrir les marchandises que nous pouvons exporter.Mais pour cela, il faut que des contacts permanents soient établis.Dans ce domaine, l\u2019aide, la coopération du ministère de l\u2019Industrie et du Commerce peut être extrêmement profitables à nos hommes d'affaires.Nous sommes prêts à agir comme liens entre eux et les pays avec lesquels ils désirent commercer.Nous avons accès aux meilleures sources d'informations ici même et dans les pays étrangers, ce qui nous permettra de leur être d'un précieux secours lorsqu'il as Sr Sm Re ES TES Sl GRE I etn 3 3 ë SA JUILLET 1946 s'agira pour eux d'offrir ou de placer leurs marchandises.Hommes d\u2019affaires de la province de Québec, vous pouvez compter sur la coopération complète du ministère de l'Industrie et du Commerce dans cette œuvre importante entre toutes d\u2019édifier notre commerce extérieur sur des bases solides et permanentes.Produits de qualité Cependant, avant d\u2019expédier nos produits sur les marchés étrangers, un travail intense d'organisation et de perfection de la production s\u2019impose.Il nous faut viser à la perfection si nous voulons atteindre au succès.Il faut que nos produits s\u2019imposent d\u2019abord par leur qualité.C\u2019est pourquoi nous devons toujours améliorer nos méthodes d'affaires, enquêter au besoin chez nos concurrents pour y recueillir des idées nouvelles, de nouvelles techniques qui permettent d'obtenir un meilleur produit et à meilleur marché.Nous vivons encore, malgré tout, dans nN, di ; 5 un régime économique où la concurrence joue un rôle important, et nous devons être prêts à faire face à cette concurrence si nous voulons maintenir la stabilité dans nos industries.C\u2019est d\u2019ailleurs dans le but de promouvoir l\u2019industrie et le commerce dans cette province que le gouvernement de l\u2019Union Nationale a créé, l\u2019an dernier, l\u2019Office provincial de l'Artisanat et de la Petite Industrie, organisme à la disposition de tous les industriels et de tous les commerçants du Québec.Les services signalés que cet Office a rendus et les réactions diverses qui ont accompagné l\u2019annonce de sa formation, montrent bien que cette création est venue a son heure.L\u2019avenir économique des Canadiens francais est entre les mains de nos hommes d\u2019affaires.Et parce que la pleine collaboration du gouvernement de la province de Québec leur est assurée, nous pouvons envisager cet avenir en toute confiance.Ne manquez jamais d\u2019assister aux réunions de l'association de détaillants dont vous êtes membre.ene : Se i i i At seat ae A SE ER aT TR I OT i o | LES AFFAIRES Qu'est-ce que la concurrence déloyale?| JL existe un proverbe qui dit: \u201cA la guerre comme à la guerre\u201d.On entend apparemment par là qu\u2019au à cours d\u2019une période comme celle que les six dernières 1 années nous ont apportée, la rigidité des lois se relâ- AA che plus ou moins.À La propagande n\u2019a pas peu contribué à ce relâche- ® ment.La description de certains combats corps-à- corps et du travail des organisations clandestines ; les méthodes employées par les commandos et par les saboteurs, puis la pratique du marché noir n\u2019étaient pas .précisément de nature à édifier quiconque a été élevé dans le respect de l\u2019ordre et de la loi.Mais on était en guerre.Peu devaient importer les moyens: i] fallait vaincre et on a vaincu.4 Toutefois, la répétition des récits oraux, écrits ou à filmés des choses anormales que la guerre a en quel- ; que sorte idéalisées ne peut manquer de laisser des a.traces.Dans les affaires, la mentalité subversive s\u2019est surtout manifestée dans les pratiques du marché noir et autres manoeuvres déjà connues des braconniers.Qu\u2019importe ce que furent ces pratiques, elles ont eu pour résultat d\u2019atténuer dans l\u2019esprit d\u2019un grand nombre le respect des règles du jeu et des lois.Maintenant que se précisent peu à peu la concur- 3 4 JUILLET 1946 rence à la mode d\u2019avant-guerre et une résistance accrue des acheteurs à la vente, on voit déjà poindre ici et là certaines pratiques qui se classent d\u2019emblée dans ce qu\u2019on est convenu d\u2019appeler la \u201cconcurrence déloyale\u201d.Très peu de gens sont au courant de ce qu\u2019on entend au juste par \u201cconcurrence déloyale\u201d.En fait, je connais des entreprises respectables et des hommes d\u2019affaires d\u2019une probité reconnue qui se rendent coupables de ce délit sans s\u2019en douter le moindrement.On classe généralement dans la catégorie des procédés déloyaux: i 1\u2014ceux qui, en soi, constituent des manquements aux bonnes moeurs: fraude, mauvaise foi, tromperie ; 2\u2014ceux qui, bien que n\u2019étant pas intrinséquement mauvais, tendent à restreindre la concurrence, à créer un monopole ou à faire tort à un groupe ou au public en général.L.P.LORTIE Comptable agréé \u2014 Chartered Accountant 276 ouest, rue St-Jacques, Tél.HA 7990 Montréal LES AFFAIRES Quelques exemples puisés dans la jurisprudence américaine peuvent, mieux que des définitions, illustrer en quoi consistent les pratiques déloyales du commerce.Prenons par exemple le cas d\u2019une entreprise ayant des bureaux et agences dans les principales villes.Un concurrent surgit dans l\u2019une des villes qui offre en vente les mêmes marchandises à un prix quelque peu inférieur.Si l\u2019entreprise à succursales multiples \u201ccoupe\u201d les prix en bas de ceux de son nouveau concurrent dans cette localité seulement, afin de l\u2019éliminer, et les hausse ailleurs où il n\u2019y a pas de concurrence afin de se reprendre, cette pratique est considérée comme \u201cdéloyale\u201d.Il est arrivé en mainte circonstance que les prix ont été abaissés à un point inférieur au prix coûtant pour éliminer la concurrence et qu'ensuite, une fois le concurrent disparu, on s\u2019est empressé de remonter les prix à leur ancien niveau.Les rabais spéciaux sont également considérés comme de la concurrence déloyale.On lie par contrat un détaillant en lui promettant que s\u2019il ne vend aucun produit concurrent pendant une certaine période, une ristourne lui sera versée.Chaque fois que la ristourne est payée, on renouvelle le contrat aux mêmes conditions, de sorte que la concurrence se trouve constamment tenue à l\u2019écart.Cette pratique a été jugée déloyale.Il est parfaitement léga] de chercher à obtenir par des moyens honnêtes des renseignements sur les pro- st x a eo A RT re a A ne M JUILLET 1946 9 | cédés d\u2019une entreprise concurrente.Mais si l\u2019on a A] recours à l\u2019espionnage, aux pots-de-vin payés à des + employés du concurrent, à l\u2019engagement de détectives : | privés ou autres tactiques pour obtenir des renseigne- | ments d\u2019une nature confidentielle, la chose est consi- Â dérée comme de la \u201cconcurrence déloyale\u201d.Ceux qui refusent de vendre.,un article à un détail- 2 lant & moins que ce dernier garde en stock la \u201cligne\u201d + complète du vendeur se rendent également coupables de \u2018concurrence déloyale\u201d.| Le boycottage utilisé en vue d\u2019éliminer la concurrence a été déclaré illégal, de méme que la confection \u2018de \u201clistes noires\u201d.Si par exemple, une entreprise monopolistique exclut de sa clientéle un détaillant qui | a refusé de se conformer à un contrat exclusif, ou qui refuse de vendre au prix fixé, de se conformer aux conditions arbitraires d\u2019achat ou de vente, ou à toute autre condition du même genre, ladite entreprise monopolistique est considérée agir en violation des lois anti- 4 trust.La même chose s\u2019applique aux associations de 2 détaillants ou autres groupements qui placent sur leurs | 8 \u201clistes noires\u201d certains manufacturiers parce que ceux- ci vendent directement aux consommateurs.Donnez votre préférence à nos annonceurs.Ct a ter ere oct tf ent nr ce, LES AFFAIRES Dans certains commerces où la concurrence est sérrée, les vendeurs cherchent à se créer des affidés dans le personnel.S\u2019il est prouvé que des sommes ont été payées en sous-main à ces employés pour que ceux-ci insistent auprès de leur employeur afin qu\u2019il emploie telle marque au lieu de telle autre, la chose est considérée comme concurrence déloyale.Il en est de même des commissions et boni que l\u2019on offre à des employés dans le même but.Les cas de ce genre se présentent assez souvent.Les vendeurs offrent aux employés qui sont de connivence avec eux une commission de tant pour cent sur tous les achats effectués grâce à leur intervention, et cela en vue d\u2019éliminer un ou des produits concurrents.Sont également considérées comme pratiques déloyales les réceptions, \u201cparties\u201d et autres \u201centertainments\u201d plantureux dont les frais sont en définitive soldés par l\u2019acheteur des produits que l\u2019on veut mousser de cette façon.Il a été démontré que l\u2019on cherche, par ce moyen, à influencer les chefs de services d\u2019une entreprise pour qu\u2019ils utilisent tel produit au détriment de tel autre de valeur équivalente.Voilà quelques-unes des pratiques déloyales que les cours américaines ont en plusieurs circonstances condamnées impitoyablement.Nos lois se rapprochent sensiblement des lois américaines.Les exemples ci- dessus montrent bien ce qu\u2019on entend par \u201clibre concurrence\u201d.Nous citerons prochainement d\u2019autres exemples de ce genre.\u2014 Louis-A.BELISLE.A \u2014_ PRESSE EE TEE ES Te EE en pat cane PR Poa a REE SM oo SAR a re pd ee ee ; JUILLET 1946 11 L\u2019impérialisme du dollar Par Pierre Ricour \u2018Condensé du « Bulletin des- Etudes Françaises », (Montréal) (suite) I, nous remontons a l'ori- NN gine des temps modernes, à la Renaissance, qu\u2019ob- servons-nous?Cette époque, dominée par la puissante figure de Léonard de Vinci, illustrée par les littérateurs, les artistes, les poètes: l\u2019Arioste, Michel- Ange, Ronsard, Shakespeare, Co* pernic, \u2014 pour ne citer que quelques-uns des noms les plus brillants \u2014 n\u2019a-t-elle pas été aussi un siècle de l\u2019argent ?C\u2019est ce temps des grandes découvertes qui a vu naître le capitalisme financier et industriel.Les bourses apparaissent; on crée des sociétés par actions; les banques privées et publiques connaissent un rapide développement.Les Fugger, les Tucher, les Imhof représentent des puissances financières considérables.Anves est le fief du commerce international.En ce printemps de l\u2019esprit, tandis que les conquistadors font couler des flots d'or et d'argent, l\u2019Europe est témoin de quelques-unes des plus fameuses aventures du génie humain.Il est sans doute difficile d\u2019établir dans quelle mesure exacte le mouvement de la Renaissance Téléphone 2-1827 31, rue Rigauville, WILFRID LEBEL Entrepreneur Plombier \u2014 Electricien \u2014 Chauffage Québec = i | | | ! 12 a été déterminé par ces transformations économiques, mais cette dépendance est certaine.Nous pouvons ajouter qu'elle s'explique parfaitement, et que la richesse de l\u2019Amérique pourrait créer à son tour un climat favorable à l\u2019éclosion d\u2019une Renaissance qui n'atteindrait pas seulement, cette fois, quelques élites ou quelques privilégiés, mais rayonnerait largement et profondément sur tout le continent.L\u2019afflux de l'argent a pu par le passé et peut aider de multiples façons, aujourd\u2019hui surtout, au développement de la civilisation et à la naissance des chefs-d\u2019œuvre.N\u2019assure-t- il pas une sécurité qui permet d'élever les préoccupations sur un plan supérieur à la lutte quotidienne pour la vie; ne vaut-il pas une aisance propice à l\u2019approfondissement de la culture intellectuelle et artistique ?L\u2019accroissement des ressources publiques offre à l\u2019État le moyen de multiplier les institutions scolaires, d'encourager savants et artistes, de fonder des centres de recherches, de ménager, en un mot, de meilleures conditions à la vie et aux conquêtes de l\u2019es- RE PET RIRE VE re LES AFFAIRES prit.Dans ce rôle de bienfaisance, certains particuliers rivalisent de générosité avec l'État.De grands capitalistes, rois de l\u2019acier ou du pétrole, sont devenus d\u2019infatigables mécènes.Mais I'argent ne stimulera les œuvres de l'esprit et ne préparera un renouveau d\u2019ordre spirituel en Amérique que dans la mesure où seront corrigés les travers que nous avons précédemment soulignés.La fièvre de lucre, nous l'avons vu, mine, avec le travail, l\u2019estime des créations authentiquement humaines, et cette mentalité, nous l\u2019avons noté aussi, est le résultat d\u2019une dissociation du travail et de la vie consécutive à une dissociation de la quantité et de la qualité.La santé collective ne sera restaurée que grâce à une triple hygiène, économique, psychologique et morale, dont nous ne ferons qu\u2019indiquer 1c1 brièvement les conditions.En premier lieu, il est néces- gaire que le travail, tant intellectuel que manuel, devienne davantage la chose du travailleur, en ce sens que celui-ci ne doit pas seulement prêter ses bras ou son cerveau à l\u2019entreprise ape DE EE EPA 2 as Re Arai eat : EN Br PEC 5 Fe oe SENET NE be ea EE JUILLET 1946 d\u2019un employeur, mais avoir conscience de réaliser une œuvre personnelle, où sa responsabilité et son intérêt sont directement engagés.Les revendications syndicalistes et corporatives sont parfaitement légitimes sur ce point et méritent l'appui de tous.En ce qui concerne le remède psychologique, c'est d\u2019une formation plus approfondie et dispensée plus libéralement à toutes les classes de la société qu\u2019il faut le solliciter.Parce que notre civilisation sc caractérise par un rétrécissement du temps et de l\u2019espace, serait-ce un prétexte pour condamner l'esprit à un régime d\u2019études expresse et étroites?Céder à cette tentation serait courir à la faillite.L\u2019urgence d\u2019une formation à base d\u2019«hu- 13 manités» et couronnée par la philosophie est plus manifeste que jamais.Elle seule permet de conjurer en partie les dangers de la spécialisation professionnelle.La culture dite désintéressée est en réalité celle qui sauvegarde le mieux les intéréts de l'homme, parce qu\u2019elle lui fournit un capital inestimable.Félicitons-nous que des voix autorisées aient constamment défendu ces principes même aux Etats-Unis, sans parler du Canada, soient davantage écoutées! Quant au traitement moral, il consistera principalement dans l\u2019éducation du sens social.Tandis que s'\u2019aiguise l'appétit de l'argent, qui est une manifestation de l\u2019individualisme, la fonc-' tion sociale du travail ne cesse Téléphone 3-7115 93, rue St-Pierre, CAMIL NOEL, B.A., L.L.L.Avocat Barrister & Solicitor D Rés.3-6341 et souhaitons qu'elles te Res ss Bape : Lg ri aber ee tn.à à tr et rt re ré re a es ee : el Tag se 2 14 de croître.Aussi, tant que le travailleur ne considérera pas sa besogne comme un service de la collectivité, un tel déséquilibre subsistera entre ses dispositions et son emploi qu\u2019il sera exposé à toutes les misères morales.Là encore, une action énergique s\u2019impose.Si l\u2019on s'engage dans la voie de ce redressement, l\u2019impérialisme du dollar cessera d\u2019é- tre une tyrannie, et la richesse de l'Amérique pourra favoriser un progrès de bon aloi.Lorsque, au XVIe siècle, l'Espagne résolut de frapper de nouvelles monnaies poui faciliter l\u2019expansion de son commerce, elle grava sur ces pièces deux colonnes entourées d\u2019une guirlande où se lisait la devise: «Plus ultra», «Plus loin».Ces colonnes évoquaient celles que, selon la légende, Hercule avait dressées à l\u2019extrémité occidentale de la Méditerranée, à l\u2019endroit de l\u2019actuel Gibraltar, pour marquer les bornes du monde.Les explorateurs espagnols, malgré le héros antique, avaient franchi ces frontières et s\u2019étaient élancés, «plus loin», à la découverte d\u2019un nouveau monde! LES AFFAIRES Quand, à la fin du XVIIIe siècle, le Congrès des États- Unis vota la création d\u2019un dollar de même valeitr que la pièce espagnole, il adopta pour symbole de sa monnaie le dessin de la première, en le stylisant.Les colonnes se réduisirent à deux traits verticaux; la gujrlande demeura, mais l'inscription disparut.C'était une promesse et une leçon.Une prumesse: ces colonnes menues, sur le point de s'effacer ne pouvaient plus entraver aucune entreprise; la voie était donc libre pour toutes les audaces.Mais c'était aussi une leçon : la devise oubliée semblait attendre une ratification par les actes avant de reparaître; l\u2019argent ne garantissait pas à lui seul le véritable progrès; l\u2019Amérique n\u2019était pas assurée d'aller «plus loin », parce qu\u2019elle serait simplement plus riche.Le continent américain connaîtrait un avenir brillant, mais semé d\u2019écueils, et n\u2019en ferait une magnifique page d'histoire qu\u2019à la condition de ne pas écraser, sous le poids de l'argent, les forces spirituelles, qui seules soutiennent les ascensions.Ed a we > petit Creme es It aia Paves.M ee CE CPR IAE RE # PE ae a co pence Ca Ne er oy BR BAS Si «SAO Le PE AIRE ASS + 4 % 2 «| or Se or NN JUILLET 1946 ANS une édition récente HD du \u201cWall Street Journal\u201d, la maison Allis- Chalmers, de Milwaukee, annonce la création d\u2019un ingénieux appareil destiné a chauffer par induction plusieurs métaux.En produisant un champ magnétique alternant rapidement autour d\u2019une simple bobine de fil de cuivre, l\u2019appareil chauffe les métaux à blanc, et simplifie du même coup quantité d\u2019opérations comme le durcissement, la soudure, l\u2019adoucissage des métaux.Ces appareils électrocalo- rifiques déjà en usage ont une pussance de 20 à 100 KW, et sont appelés à transformer bientôt les travaux de métallurgie.Le grand avantage de l'appare | est sa flexibilité et son efficac té, 16- L\u2019électronique au service de la métallurgie qui garantissent une production continuelle et uniforme.Livres français - en gros Assortiment complet de livres pour distribution de prix Escomptes appréciables Rien n\u2019est comparable à la séduction qu\u2019on éprouve à la vue d\u2019un jeune homme distingué; son seul aspect fait vibrer tous les sentiments généreux; les regards s'arrêtent sur lui avec complaisance, et l'on se sent porté à l\u2019aimer, avant même de le connaître.\u2014 René Bazin. 16 LES AFFAIRES Aurons-nous une crise d\u2019acheteurs ?NOS VOISINS du sud s\u2019inquiètent.Une dépêche transmise récemment par la North American Newspaper Alliance se lit en résumé comme suit: \u201cLes: économistes qui essaient, à Washington, de sonder l\u2019avenir économique de la nation, entrevoient la perspective d\u2019une dépression courte mais assez prononcée d\u2019ici un an ou un an et demi.\u201cCes économistes croient que les Etats-Unis tra- | | versent actuellement une période d\u2019inflation plus ou i moins prononcée qui aboutira presque inévitablement Il à une impasse.économique.La tendance actuelle des i prix vers la hausse n\u2019est qu'un des signes avant-coureurs de l\u2019inflation.Il y en a d\u2019autres qui confirment \u2018cette tendance: \u2018\u201cD\u2019abord, les dépôts diminuent dans les banques d\u2019épargne.Près de $2,600,000,000 d\u2019obligations de la victoire ont été échangés pour de l'argent liquide au cours des cinq premiers mois de l\u2019année courante.\u201cEn second lieu, les annullations de commandes s\u2019accroissent.L\u2019énorme quantité de commandes en i \\ carnet qui existait pour les autos, les radios, les réfri- 3 gérateurs et les machines à laver disparaît à vue d\u2019oeil.Ceux qui dirigent la production de plusieurs entreprises importantes affirment qu\u2019un nombre élevé de gens avaient placé des commandes pour le même ; produit à cinq ou six distributeurs différents.Il va 3 4 RR ee JUILLET 1946 de soi que le premier distributeur qui æ pu livrer la marchandise a automatiquement provoqué l\u2019annulla- tion des cing autres commandes.\u201cEnfin, on commence à constater que les acheteurs font la grève contre la hausse croissante des prix.Les consommateurs manifestent des signes de malaise.Si la production atteint son maximum d\u2019ici les six prochains mois, il se pourrait que les distributeurs en viennent à se disputer âprement une clientèle dont les économies déclinent avec rapidité\u201d.Nous avons, ici même, mainte fois fait allusion à l\u2019éventualité qu\u2019appréhendent actuellement les Etats- Unis.Pendant que les organisations ouvrières font de leur mieux pour saboter le retour à la normale, le peu d\u2019argent que la classe laborieuse avait réussi à se mettre de côté s\u2019envole.L\u2019enthousiasme des consommateurs se refroidit.Les restrictions disparaissent peu à peu \u2014 en dépit des entraves jetées en travers de la route par les grèves qui paralysent les industries les unes après les autres.mette Dr Adrien Tremblay Spécialiste Yeux, Oreilles, Nez, Gorge Heures de bureau: 10 a 12 A.M.2 a 5P.M.119, rue St-Jean 7 à 81% soir Tél.3-7390 Rés.Tél.3-5364 17 18 LES AFFAIRES La crise que prédisent les économistes américains est inévitable.Il va arriver que la structure purement aérienne, si l\u2019on peut dire, qui supporte présentement le marché va crouler, à un certain moment, comme un château de cartes.Il suffira du soufle réprobateur d\u2019une clientèle qui, fatiguée de toutes sortes de rançons, s\u2019arrêtera de courir après la marchandise.Par un retour inévitable des choses, les acheteurs vont essayer de faire attendre les distributeurs aussi longtemps après leurs achats que ceux-ci les ont fait attendre après leur marchandise.Certes, les acheteurs ne pourront jamais battre certains records d\u2019attente, mais qu'importe, ils auront au moins essayé de faire, eux aussi, leur grève.Le dédoublement des commandes dont il est question dans la dépêche citée plus haut s'explique facilement.Ne pouvant trouver une laveuse électrique chez Henri, l\u2019acheteur s\u2019est informé chez Arthur, chez Pierre et chez Moise.Chacun a jugé d\u2019après les multiples demandes de cette nature que le marché était avide de laveuses.Il en a commandé proportionnellement à ce que le marché semblait être en mesure d\u2019absorber.Mais dès que les premières livraisons auront eu lieu, la demande potentielle se trouvera réduite, comme le montre la dépêche, de 500 à 600%.Et puis, lorsque le public saura qu\u2019il y a des laveuses en vente partout, il se montrera moins empressé de s'informer des prix et du reste parce qu\u2019il se dira: \u201cA présent, si ma vieille laveuse fait défaut, je ne suis AR RO APE SE EST EE EE AE 0 11 cc re & 1 prévue et veine ami Mn i J JUILLET 1946 19 pas en peine \u2014 il y en a chez Henri, chez Arthur, chez | Pierre et chez Moise !\u201d Pour les denrées alimentaires, la situation est encore peut-étre plus sérieuse au point de vue des répercussions probables.Présentement, les gens emmaga- | sinent, souvent à l\u2019encontre des réglementations, une 3 foule de produits.On a peur d\u2019en manquer.On ne sait pas quand les restrictions seront levées.Enfin, on a de l\u2019argent et on achète parce qu\u2019une occasion se présente.resp HT oe pa eq as Gh ie tire iu Sai PE LS Be CREE Cet Fai pei aie : = Ecole Supérieure de Commerce de Québec, Inc.(affiliée à l\u2019Université Laval) À Etudes couronnées par le Baccalauréat et par la Licence en 4 Sciences Commerciales.COIN COOK et AVENUE CHAUVEAU, QUEBEC ape ae tin see Mt ES LES AFFAIRES ro > Mais advienne le retour aux conditions normales, le public se dira: \u201cBon.A présent qu\u2019il y a ici, là et là du sucre en quantité, il n\u2019y a plus de danger d'en manquer.On va consommer nos provisions normales.Ensuite, on pourra utiliser jusqu\u2019à la dernière livre nos provisions du grenier.Quand tout sera épuisé, il sera toujours possible d\u2019aller en acheter au petit magasin du coin\u201d.| Et pendant que toutes ces provisions s\u2019épuiseront, les consommateurs n\u2019achéteront plus en aussi grandes quantités qu\u2019aujourd\u2019hui.En fait, la demande fléchira à tel point que bien des marchands s\u2019imagineront que les acheteurs sont en grève.Ce sera assurément une période d\u2019autant plus critique pour le commerce que le nombre des produits ainsi affectés sera élevé.Les détaillants se verront dans l'obligation d\u2019abaisser | |! leurs prix afin de tenter les consommateurs.L\u2019on ver- nu ra, comme après l\u2019autre guerre, des ventes bien en- deca du prix coûtant chez ceux qui n\u2019auront pas eu la perspicacité de tenir leurs stocks au strict nécessaire.Cette époque, prédisent les économistes américains, se produira d\u2019ici un an \u2014 dix-huit mois.Ces prévisions sont peut-être plus ou moins justes.Un fait reste certain, c\u2019est qu\u2019éventuellement, le ballon se dé- gonfiera.C\u2019est aux vendeurs véritables, et non plus aux simples preneurs de commandes, qu\u2019il appartiendra de décider quelles entreprises auront encore la tête hors de l\u2019eau lorsque se produira le relèvement des Ih affaires subséquent.\u2014 Louis-A.BELISLE.re SAS Rr oto Sb Tee meme JUILLET 1946 .21 Les Canadiens-français et la science économique Par Francois Albert Angers Extrait du « Devoir », (Montréal) EST un peu commun de qd le dire, puisque la chose a été maintes fois affirmée: les Canadiens français sont venus tard à l'idée économique.Il n'en reste pas moins que, dès le deuxième quart du XIXe siècle (et l\u2019économie politique n\u2019a vraiment pris corps dans le monde que dans le dernier quart du XVIIIe), l\u2019un des nôtres, Joseph Bouchette, montrait que les préoccupations économiques n'étaient pas absentes de sa pensée quand il écrivait, à propos d'un inventaire qu\u2019il dressait des ressources commerciales, industrielles et économiques générales du Bas-Canada.«.Il appartient à la sagacité des économistes politiques de découvrir de quelle manière la situa- tio intérieure des provinces anglaises de l'Amérique septentrionale peut s'améliorer avec le plus d'avantage, leur population s\u2019accroître le plus promptement par l'encouragement des colons laborieux ., etc.» Mais Joseph Bouchette n\u2019é- 127, rue du Pont, Québec Poêles, fournaises, système à air-climatisé et laveuses électriques.LA FONDERIE DE L'ISLET, Limitée 146, boul.Charest, Québec TT NN i cr ee ne tt a i np = sante uote as ra mare 22 tait pas lui-même économiste; c\u2019était un arpenteur.Et il semble bien que ses idées aient pris du temps à faire leur chemin dans l\u2019esprit des nôtres, puis- qu'il faudra attendre l\u2019année 1937 avant que prenne corps chez nos gouvernants un plan d'inventaire des ressources en vue d'une mise en valeur rationnelle de la province, sans qu'il soit bien certain d\u2019ailleurs que l'inventaire systématiquement poursuivi depuis ait servi à beaucoup plus qu'à décorer nos archives.Quoi qu'il en soit, nous ne serons pas surpris que celui a qui M.Edouard Montpetit a donné le nom de «précurseur » de l'économie politique chez nous, ait été le petit-fils du pré- cédent: Errol Bouchette; l\u2019atmosphère des préoccupations familiales y a probablement été pour quelque chose.Il est intéressant de noter que ce sont, si l'on en juge par son œuvre, des préoccupations nationales qui ont amené Errol Bouchette à s'occuper des questions économiques.Ses ouvrages tendent, non pas à la «théorie- sation » des phénomènes observés, mais à l'élaboration d\u2019un LES AFFAIRES plan d\u2019action.«Emparons-nous de l'industrie et l\u2019indépendance économique du Canada français)», tels sont les sujets qu\u2019il traite.Il constate que nous vivons dans un pays riche en ressources.Il estime qu'à «la gloire d'avoir dépassé nos rivaux dans le maniement de la constitution britannique », nous pourrions ajouter la victoire «sur le terrain industriel et commercial, acquérant ainsi la richesse et l'influence nécessaires à l\u2019accomplissement de notre œuvre en Amérique.» Et préoccupé, comme son grand-père, de mise en valeur rationnelle, il constate que tout ce qui nous manque pour réussir, c\u2019est «une méthode ».Hélas ! les faits nous le prouvent par le gâchis dans lequel nous a jetés une politique économique inspirée des influences électorales ou des «jeux de hasard », quand ce n'est pas des intérêts personnels, il préchait dans le désert, selon que le constate M.Montpetit.Au moins a-t-il réussi à jeter une semence dans quelques esprits et à, peut- être, susciter la vocation de celui qui a été notre «père de JUILLET 1946 l\u2019économie politique»; M.Édouard Montpetit.Pendant que d'autres continuaient à leur façon la tradition économique \u2014 Olivar Asselin, dans la carrière active du journalisme polémique, et Léon Gé- rin, dans le silence de son cabinet et dans un amour de savant pour la méthode monographique de Leroy-Beaulieu, \u2014 Montpetit reprenait chez nous le courant de la pensée économique scientifique sans perdre contact avec le sens national de l'action.Et par ses cours, ses conférences multiples, et l'appui d'un charme personnel extraordinaire, il a éveillé l'opinion, façonné des esprits d'étudiants, créé un intérêt d\u2019école, dont est issue une pléiade de jeunes et, aujourd'hui, de moins jeunes, vraiment ouverts aux préoccupations économiques, en même temps qu\u2019un bon groupe de spécialistes des questions économiques.La science de Montpetit a été autant un art qu\u2019une science.D'aucuns le lui reprochent et voudraient trouver chez lui, même ce qu\u2018 n\u2019existait guère ailleurs à l\u2019époque où il était au plus fort de son activité.À mon sens, ils ont tort psychologiquement, et ceia même pour ce qu'li existait d'économie politique savante dans le temps.Un Montpetit trop savant se serait enfermé dans une tour d'ivoire, fût-ce seulement parce qu\u2019il n\u2019av- rait trouvé personne pour comprendre même l'intérêt de son travail.Il aurait enfoui quelques volumes fort érudits dans les bibliothèques universelles; il Téléphone 4-4431 72, rue de l'Eglise, Electronics Merchandise Enr.RAYNAL L'ALLIER, prop.Expert en radios Radios, Accessoires électriques Réparations à domicile (ch.302, Edifice Migner) Québec Wl 1.i Ma Lt Se ea EL EE ER Sr A Ci A er 24 n'aurait laissé derrière lui que le bruit d\u2019une renommée qui ne nous serait peut-être revenue qu\u2019en l\u2019an 2000, après sans doute qu\u2019un apôtre ou un prince charmant comme lui nous eût initiés à la compréhension de ses dissertations.Ce que nous sommes aujour- d\u2019hui dans le domaine de la pensée économique, si peu que ce \u2018soit, c\u2019est à lui que nous le devons.Certes le nombre de nos économistes reste encore insuffisant, bien qu\u2019il soit relativement imposant par rapport à ce qu\u2019il était il y a 25 ans.Et les travaux qu'ils font, si savants que déjà ils puissent paraître au profane parce qu\u2019ils font davantage appel à la statistique, ne sont que des œuvres de prospection, de prise de contact avec une réalité économique particulière où la science économique véritable ira chercher l\u2019universel.Mais nous progressons indiscutablement.Sur l'œuvre des précurseurs et des premiers maîtres et dans le prolongement de leur pensée, bien que déjà apparaisse chez nous la diversification des écoles, LES AFFAIRES une superstructure s\u2019édifie dans les milieux universitaires, qui, il faut l\u2019espérer, finira par secouer pour vrai l'indifférence de la politique active à l\u2019égard de la science économique et par nous valoir, enfin, une politique où entreront d\u2019autres considérations que le désir du n\u2019importe-quoi à cause du capital électoral à constituer, ou la nécessité de dire noir parce que le gouvernement a dit blanc, quitte à affirmer ensuite le contraire une fois rendu au pouvoir.Pour dire vrai, l'on peut affirmer qu'une pareille révolution de nos mœurs politiques est déjà amorcée.Au- jourd'hui, même si-nos hommes politiques n'aiment pas toujours la franchise brutale de la science objective, ils n\u2019en ont plus le même mépris.Peut-être le jour n'est-il pas loin où la science économique sortira enfin du cloître universitaire qu'une opinion insuffisamment convaincue de son utilité lui a assigné comme seul champ d'action ; selon le rêve de son précurseur chez nous, elle pourra alors devenir, pour le Canada français, un instrument de libération économique. E- 1 a ! { JUILLET 1946 25 Les grands inventeurs Par Pierre Lecomte de Nouy Condensé du « Bayou », (Houston, Texas) À U printemps de l'an 1783, à Annonay, un jeune - homme de 23 ans regardait avec curiosité une chemise qu'une femme de chambre maintenait au-dessus d'un réchaud à charbon de bois pour la faire sécher.La chemise se gonflait et semblait vouloir s\u2019envoler.Il dit à son jeune frère, Jacques, âgé de 18 ans: «Nous allons construire une machine qui va voler ».Le 5 juin, même année, après bien des essais, ils voient enfin leur machine, en forme de cage Raymond-A.ROBIC Montréal à poule, s'élever au-dessus du sol, en emportant le bouchon de paille enflammé qui la remplit d'air chaud.Le 19 septembre, il présente à Versailles un ballon sphérique de papier qui, sous les yeux émerveillés de la Cour et de Louis XVI, s\u2019élève à 400 toises et va majestueusement s\u2019abattre loin de là, vers les bois de Meudon.Cette expérience suffit à Louis XVI: il confère des lettres de noblesse au père de Montgolfier et lui octroie une pension de 40,000 livres.\u2014 Marion & Marion | BREVETS D'INVENTION MARQUES DE COMMERCE DESSINS DE FABRIQUE O en tous pays J.-Alfred BASTIEN 26 (Au mois de juillet de la même année, le Marquis de Jouffroy remontait la Saône dans le premier bateau à vapeur.Mais il était moins heureux que le premier aéronaute, et ne récolta que des désillusions.) En janvier 1784 \u2014 il y a 162 ans \u2014 les frères Montgolfier lançaient à Lyon une immense «Montgolfière» de soie et de papier de plus de 125 pieds de diamètre qui, pour la première fois, enlevait deux passagers: J.-M.de Montgolfier et Pilâtre de Rozier.Peu après, le physicien Charles essaya de remplacer l'air chaud par l\u2019hydrogène.Et puis, ce fut l'oubli jusqu'aux ballons modernes.Mais J.-M.de Montgolfier inventa aussi le bélier hydraulique.L'industrie le reprit ensuite.La paternité de l'invention n'est pas contestée.La première conquête de l'air était bien une conquête française.De Jouffroy D\u2019Abbans Denis Papin.(1695).\u2014 «Chaudière », cylindre, piston, condensation soupape sûreté et LES AFFAIRES «Turbine ».Newcommen (anglais) 1711).\u2014 lére machine simple effet, atmosphérique.J.Watt (anglais).(1769) \u2014 Brevet machine alternative et double effet.Température cvl.et piston.Gugnot.(1770).Première application à la locomotion.Première automobile.Jouffroy.(1775) \u2014 «Premier » Bateau à Vapeur.Au mois de mai 1768, un jeune gentilhomme de Franche-Comté quittait sa province à cheval pour rejoindre la Cour à Paris.Il partait à la conquête du monde, le cœur plein de rêves, car il venait d'être attaché comme page au service de Madame la Dauphine.\u201cétait Claude-Francois Do- rothée d\u2019Abbans, Marquis de Jouffrov.Le lieu de sa naissance n\u2019est pas connu de façon certaine: Baume les Dames ou la Roche-sur-Rognon (1751).Il entre au service à 20 ans, et, à la suite d'un duel, est exilé en Provence où il s'inté- fesse passionnément aux ma- nœuvres des galères à rames. JUILLET 1946 De retour à Paris en 1775 il conçoit l\u2019idée d'appliquer la vapeur à la navigation et va rendre visite aux frères Perier qui venaient de construire à Chaillot la première pompe à feu.Il avait 24 ans.Il était naturel qu\u2019il s\u2019adressât à des hommes qui avaient plus que lui l'expérience de la vapeur.Les Périer «jugèrent la chose impossible » mais consentirent d'assez mauvaise grâce à faire quelques expériences qui échouèrent.Jouffroy, seul et sans connaissances techniques, s\u2019obstina et réussit à faire fonctionner sur le Doubs en juin 1776 le premier bateau à vapeur (40 pieds de long, 6 pieds de large).Ce bateau était mu par une machine à simple effet de New- commen \u2014 son propulseur était 27 inspiré des rames ou des pattes palmées de oiseaux aquatiques.Il ne put remonter le courant.Il inventa alors la «roue à aubes » qui est encore employée aujourd\u2019hui sur le Mississipi et sur bien des lacs d'Europe.Enfin, le 15 juillet 1783 (il y a 163 ans) il lance à Lyon un bateau de 132 pieds de long sur 29 pieds de large qui fonctionna parfaitement et remonta la Saône jusqu\u2019à l\u2019île Barbe.(Membres de l\u2019Académie de Lyon présents.Procès-verbal de l'expérience).Jouffroy essaye alors (il avait 32 ans) de fonder une Compagnie pour l'exploitation des Pyros- caphes.Mais il fallait un privilège qu\u2019il sollicita du Gouvernement.La question fut soumise à l\u2019Académie des Sciences J.G.AIME COUTURE Gérant Téléphone 4-3578 Madden & Fils, Co.Ltée Charbons Anthracite et Bitumineux Huile a chauffage \u2018\u2018Imperial\u201d\u2019 \u2018Bunker\u2019 \u2018\u2018Fournaise\u2019\u2019 244, Blvd Charest Québec qui nomma une Commission dont faisait partie l\u2019un des frères Périer.Mais Périer avait échoué dans les premières expériences de 1775.Il s'en souvenait: 1l \u2018exposa à ses collègues ses doutes sur la valeur pratique de l\u2019invention qu'il n\u2019avait pas su réaliser et l'Académie conclut que l'expérience de Lyon «n\u2019était pas décisive .» Jouffroy manquait de ressources pour continuer.Déjà, spirituellement, on l\u2019avait accablé de plajsanteries sur sa prétention de vouloir «accorder le feu et l'eau».On l\u2019appelait «Jouf- froy-la-Pompe» .A la Révolution, il émigra, servit dans l\u2019armée de Gondé, revint en France sous le Consulat et fut témoin des premières expériences de Fulton, en 1803.Mais il ne songea, sur l\u2019insistance de quelques amis, à revendiquer le mérite de l'invention qu\u2019en 1806, dans une brochure intitulée: «Les bateaux à vapeur».La même année il prit un brevet.Mais il y avait déjà depuis deux ans cinq bateaux à vapeur sur la Tamise et, la même année, 1816, le premier bateau à vapeur traversait la LES AFFAIRES Manche, de Britghton au Havre.En'1819 le «Savannah » traversait l\u2019Atlantique en 25 jours.Il était trop tard.Le gentilhomme n'était pas fait pour la lutte.Son dernier navire, lancé à Bercy le 20 août 1816, ne répondit pas à l'attente des actionnaires.Jouffroy vécut misérablement jusqu\u2019en 1832 et mourut du choléra à l'hôpital à 81 ans.Ses droits de premier inventeur furent établis par Arago et Fulton lui-même les avait déjà hautement reconnus devant les tribunaux des États-Unis.Niepce Joseph Nicéphore Niepce naquit à Châlons-sur-Saône, vers 1774.Son père était Conseiller du Roi.Le jeune Niepce fit, en qualité de sous-lieutenant, les campagnes de Sardaigne et d\u2019Italie.En 1794 il est nommé membre de l'Administration du Comté de Nice.Mais il est poursuivi par une idée fixe: le laboratoire, la recherche.Quelques inventions lui valent les encouragements de Carnot.À cette époque, la lithographie venait d\u2019être inventée (en 1812).Il cherche à perfection- de GR ernie Sieber Lt Or th ims JUILLET 1946 ner la pierre, puis l'encre.Il remplace d'abord la pierre par une plaque d\u2019étain et, vers 1813, il lui vient l\u2019ambition, folle à l\u2019époque, d'utiliser la lumière dans une chambre, noire pour exécuter le dessin.Après mille essais, il découvre que le bitume de judée naturellement noir, blanchissait là où il était frappé par la lumière, et que ces parties n'étaient plus solubles dans l'essence de Lavande.Il recouvrit donc des plaques de métal de bitume, exposait à la chambre noire, lavait à l\u2019essence de lavande, et répandait 29 de l'acide qui rongeait le métal aux endroits dénudées.On enlevait ensuite le reste du bitume et l\u2019on avait une plaque, un cliché gravé en relief, avec lequel, après encrage, on pouvait tirer une ou plusieurs épreuves.Il communiqua sa découverte en décembre 1827 a la Société Royale de Londres, avec planches et épreuves à l'appui, mais comme il refusa de donner les détails du procédé, la Société ne put donner aucune suite à sa communication.Pendant ce temps un peintre de décors de Paris, Louis Daguerre, qui venait de gagner une votre COMMERCE ?251, rue St-Joseph © Désirez-vous faire L\u2019ACHAT d\u2019une PROPRIETE, d\u2019un COMMERCE, d\u2019un POSTE de 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un moyen plus sûr et plus simple de fixer les images.- Niepce lui proposa d'unir leurs efforts et de conclure un traité d'association pour imprimer à leurs découvertes un élan plus rapide et s'en assurer les bénéfices.Le traité fut signé à Châlons le 14 décembre 1829.Ce traité est important car il fixe bien la responsabilité relative des deux inventeurs.On y lit en effet: | LES AFFAIRES Article I.\u2014 Il y aura entre Messieurs Niepce et Daguerre société sous la raison de commerce Niepce Daguerre pour coopérer au perfectionnement de ladite découverte, inventée par M.Niepce et perfectionnée par M.Daguerre.Article II\u2014 En cas de décès de l\u2019un des associés, ladite découverte ne pourra jemais être publiée que sous les noms désignés à l'article prédédent.Article V\u2014 M.Niepce donne et abandonne à la Société à titre de mise son invention représentant la moitié des produits dont elle sera susceptible, et M.Daguerre y apporte une nouvellecombinaison de chambre noire, ses talents et son industrie, équivalente à l\u2019autre moitié des susdits produits.Article XIV.\u2014- Les bénéfices des associés dans les produits nets de la Société seront répartis par moitié entre M.Niepce en sa qualité d\u2019inventeur et M.Daguerre pour ses perfectionnements.C\u2019est assez clair.Pour être juste, il faut cependant reconnaître qu\u2019aussitôt a st ou Ppl in 550 =v ana he - LS JUILLET 1946 initié aux procédés de Niepce, Daguerre leur fit faire un progrès immense dont Niepce lui- même fut émerveillé.(Il remplaçait le bitume pur par une solution de bitume dans l'essence de lavande et exposait la plaque aux vapeurs de pétrole).Hélas, Niepce mourait quatre ans plus tard et son fils se laissa imposer par Daguerre un nouveau traité où il est dit: «Je soussigné déclare par le présent écrit que M.Louis-Jacques- Mandé Daguerre, peintre, membre de la Légion d'Honneur, m\u2019a fait connaître un procédé dont il est l'inventeur.Ce nouveau procédé à l'avantage de reproduire les objets avec 10 ou 20 fois plus de promptitude que celui inventé par mon père, M.Joseph Niepce.En suite de la communication qu'il m'a faite, M.Daguerre consent à abandonner à la Société le nouveau procédé dont il est l'inventeur Fg Ww 81 à la condition que ce nouveau procédé porterait le seul nom de Daguerre .» Et ce fut, plus tard, la Da- guerréotypie.Daguerre reçut une pension de 6,000 livres et la famille de Niepce une pension de 4,000 livres.Niepce mourut pauvre.Daguerre, homme d'affaires avant tout, fit preuve néanmoins d\u2019un réel tatent inventif, mais, comme dit le Larousse, «il faut faire des réserves sur son honorabilité ».Chose curieuse, ce fut un cousin de Niepce, Claude Niepce de Saint-Victor, qui inventa enfin la photographie sur verre (12 juin 1848), qui supplanta le procédé inventé en Angleterre par Talbot (sur papier) et présenté à la Société Royale bien après les travaux originaux de Niepce et de Daguerre.Un véritable ingénieur, c\u2019est celui qui peut faire et bien faire pour un dollar ce que le premier venu ne saurait accomplir à moins de deux.\u2014 Dunn. 32 LES AFFAIRES L\u2019avenir de nos chantiers maritimes Par John MacGregor Condensé de « L'Echo de la Marine » (Sorel) l\u2019heure actuelle, on parle beaucoup de l'avenir de la construction maritime du Canada.C\u2019est une bonne chose si cela conduit à la connaissance réelle des faits et ne consiste pas seulement à maintenir une industrie développée exagérément pour rencontrer les exigences de la guerre.La production des années de guerre a été renversante.Tout le monde, cependant, réalise que c\u2019était conditionnel et que ces conditions ont grandement disparu aujourd'hui.Nous savons tous que les chantiers maritimes ne se forment pas en un jour.Ils ont été bâtis de longue main et leur prospérité est due au commerce et non pas aux.conditions politiques.La construction et le commerce maritimes sont plus ou moins associés avec les pays insulaires, de 1a le développement étonnant des chantiers maritimes en Angleterre et au Japon Jetons un coup d\u2019œil sur la provenance des contrats pour la construction maritime.Ils viennent de Grande-Bretagne.Les chantiers maritimes anglais construisent beaucoup plus de bateaux pour des armateurs anglais que pour des armateurs étrangers.Par conséquent, en ayant cela à l'esprit nous allons examiner la position des compagnies maritimes canadiennes au point de vue de l\u2019âge des navires et- de la probabilité de les remplacer et voir si la capacité de nos chantiers maritimes peut répondre à ces besoins.Il est déjà apparent que les propriétaires canadiens sont intéressés à combler les pertes subies durant la guerre.Pourquoi ne vont-ils pas plus d\u2019avant ?c'est la question qui se pose.Il est juste de dire qu\u2019en aucun temps les chantiers mari- 7 Tes ann oi NE SEE RE AE ES SAS SE Ste re sn A TR mar un AT en i oe ee tet A LE AR OR CA A EE a FR A A RO ES \u201c mots Tnt HE , SEE SRE EURE a a x JUILLET 19,6 times canadiens n'ont été en meilleure position pour obtenir des contrats, en tant que les coditions mondiales sont concernées.Plusieurs pays ont eu leurs chantiers sévèrement endommagés.Sur le terrain de la compétition nous n'avons rien à craindre des États-Unis.La différence de salaire entre la Grande-Bretagne et le Canada n\u2019est pas énorme et le coût de l\u2019acier est à peu près le même.Si les unions anglaises obtien- nent la semaine de quarante heures sans perte de salaire et la consolidation du boni de guerre dans le taux de salaire de base, nous serons alors dans une position favorable.: Où en sommes-nous, que pou- vons-pous faire ici au Canada pour prendre avantage des circonstances qui sont apparemment en notre faveur ?Le constructeur de naivres a très peu à dire sur le coût des matériaux qu'il doit assembler Enfin, le livre si longtemps attendu.76 wil NM > JLa bombe 3 atomique par Jacques Porry Par poste $1.35 L'aviation américaine a développé une camera si fidèle que l\u2019on peut compter les traverses de chemin de fer (les «dormants», comme on dit ici) sur une photo prise d\u2019un avion filant à 300 à l\u2019heure à 35,000 pieds (plus de 6 milles), d\u2019altitude.Durant les longs mois d\u2019assaut que subit l\u2019île de Malte, les habitants vécurent presque toujours dans des cavernes à peine éclairées.On constata que les fruits du genre citron cont\u2018ennent une vitamine qui aide l'œil à s\u2019ad:.pter à la vision nocturr.e.pm TA SSN Grau 34 pour en faire un tout.Sur les vaisseaux marchands, les gages sont inférieures à 30% du coût une fois le bateau fini.Ce n'est que sur les frais généraux que le constructeur peut avoir un contrôle direct.Il est évident que les armateurs, avant de placer des commandes, aimeraient que les prix des bateaux soient sensiblement les mêmes qu'avant la guerre, Mais tous conviennent que c\u2019est peu probable avec les prix actuels des matériaux.Les constructeurs, par suite du contrôle limité qu'ils peuvent exercer sur le coût des matériaux, Q LES AFFAIRES restent indécis.Les constructeurs doivent s\u2019assurer que les contrats sont protégés financièrement contre l\u2019annulation, la hausse des matériaux et de la main-d\u2019œuvre.De telles questions sont communes à tous les contracteurs et ne sont pas nouvelles.Ceci nous conduit à l\u2019économie et aux moyens que chaque constructeur doit prendre.Nous devons donc considérer les économies internes que nous devons faire; question qui reçoit rarement l'attention qu\u2019elle mérite, surtout dans les chantiers matitimes.La vie la mieux remplie n\u2019est pas celle dans laquelle un homme se procure le plus de plaisir, le plus d\u2019argent, le plus de pouvoi, d'honneurs ou de réputation; mais celle dans laquelle un homme devient le plus homme et accomplit la plus grande somme de travaux utiles et de devoirs humains.\u2014 (Smiles).La nature a donné aux hommes des talents divers.Les uns naissent pour inventer, et les autres pour embellir; mais le doreur attire plus de regards que l'architecte \u2014 (Vauvenargues). JUILLET 1946 35 L\u2019effet des forêts sur le débit des rivieres Par H.M.Finlayson Traduit du « Forests Outdoor » par « Shawinigan Journal » EPUIS quelques années, HD un sujet bien discuté est celui de l'effet des forêts sur le débit des rivières.Bien qu\u2019il y ait quantité de facteurs influençant la précipitation et l\u2019écoulement des eaux, et que ces facteurs varient considérablement suivant les régions et les conditions géologiques et topographiques, il n\u2019en est pas moins possible de rester dans les limites raisonnables, et d\u2019énoncer quelques conclusions générales sur l\u2019effet des forêts dans le débit des rivières.Depuis à peine 75 ans, tient- on note, dans ce pays, de la précipitation de pluie et de neige.De plus, les postes d\u2019observation étant établis dans les régions défrichées longtemps avant qu\u2019on ne commence a tenir note de ces observations, il est impossible de dire si la forét a une influence sur la fréquence des pluies.Cependant, on a raison de croire que les foréts denses Tél.Bur.2-3592 SPECIALISTE POUR LA VUE REMY BEAULIEU, B.A., O.0.D.OPTOMETRISTE Examinateur officiel pour le C.N.R.Vis-à-vis Carré Jacques-Cartier 94, DE LA COURONNE, (ch.2) Tél.Rés.9697 QUEBEC 36 des tropiques y sont cause de pluies fréquentes.Bien que la fréquence des pluies soit trés importante, c\u2019est surtout ce que devient l\u2019eau après sa chute qui est la clef du débit des rivières résultant des chutes de pluie ou de neige.Lorsqu'il pleut, une partie de l\u2019eau tombe directement dans les lacs et rivières, et la seule perte est celle due à l\u2019évaporation subséquente, à la surface de ces nappes d\u2019eau.Lorsque la pluie tombe sur terre, une partie est interceptée par la végétation et le feuillage, et y reste suspendue jusqu\u2019à évaporation; une autre partie atteint le sol, de la surface duquel elle s\u2019évapore; une autre partie enfin, est perdue par la transpiration des plantes qui se développent.Cette transpiration est une évaporation par les pores des feuilles et des autres parties de la plante.L'évaporation, l'interception et la transpiration forment ce qu'on appelle les «pertes d\u2019eau » et le reste de la précipitation représente le débit qu\u2019on obtient par ruissellement en surface, ou par percolation au travers du sol.LES AFFAIRES L'évaporation dépend de la température, de l'humidité, et du mouvement de l'air à proximité de l\u2019eau qui s\u2019évapore.A ce sujet, il est intéressant de noter que, contrairement à la croyance populaire, il y a évaporation de la neige.et de la glace en hiver, de la même façon que l\u2019évaporation se produit sur les nappes d\u2019eau en été; cependant, le taux dévaporation est bien différent.L'interception varie avec le genre de feuillage recevant la pluie; par exemple, les conifères interceptent une beaucoup plus forte quantité d'eau que les arbres à grandes.feuilles.La transpiration est un phénomène de la croissance des plantes, et est affectée autant par la quantité et la distribution de la pluie, que par les conditions atmosphériques affectant l\u2019évaporation : température, humidité et vent.En général, les facteurs affectant la relation entre la pluie tombée et le débit des rivières sont bien différents en terrain boisé et en terrain défriché.Par exemple, une légère averse, suffisante pour humecter le sol en terrain découvert, pourrait être JUILLET 1946 entièrement interceptée par les arbres d\u2019une forêt et ne jamais atteindre le sol.De plus, on sait qu\u2019il y a encore de la neige dans les forêts longtemps après qu\u2019elle est entièrement disparue des terrains découverts.Ou encore; en ces derniers endroits le sol est déjà devenu dur et sec, et l\u2019air ambiant désagréablement chaud, quand, en forêt, le sol est encore humide, et la température relativement basse.Enfin, un vent peut souffler avec assez de violence en terrain découvert et être à peine perceptible en forêt.De tout ceci, on peut conclure que la quantité de pluie atteignant 1e sol en forêt,est moindre qu'en terrain découvert, mais d\u2019autre part, que les pertes par évaporation sont aussi moindres forêt, à cause de la plus grande humidité de l'air ambiant, de la température plus basse, et de l\u2019absence de vent.On a observé EE ES ER PEER EEE RE 37 que la quantité globale des «pertes d\u2019eau» est à peu près égale.en forêt et en terrain découvert, bien qu'il y ait des cas où cet énoncé général ne s\u2019applique pas du tout.Pour ce qui est du débit des rivières, cependant, la forêt présente un avantage bien défini car, non seulement elle réduit l\u2019obstruction des cours d\u2019eau par l'érosion des terrains environnants mais elle retarde la ce en fonte des neiges, ce qui diminue les crues du printemps, et elle retient dans son sous-sol spongieux, assez d\u2019eau pour assurer un débit permanent aux rivières, durant les périodes de sécheresse.Elle agit donc comme régulateur, au bénéfice de tous ceux qui se servent d\u2019eau.Voilà une des principales raisons pour lesquelles les utilités hydro-électriques ont intérêt à promouvoir la conservation des précieuses forêts.* Ne vous contentez pas de rester les bras croisés et d\u2019attendre que les clients entrent d\u2019eux-mémes dans votre établissement. 38 LES AFFAIRES La femme et l\u2019industrialisation Condensé du « Bulletin de la Banque Royale du Canada » À femme occupe dans le HÛ monde d'aujourd'hui une place incontestable.Son influence se fait sentir dans le domaine sociologique autant qu\u2019économique, dans la vie de famille sur laquelle se fondent les démocraties, et dans la population du pays dont elle tient la clé du nombre et de la qualité.Les problèmes commerciaux, politiques et sociaux se succèdent avec une rapidité étourdissante de nos jours et leur solution exige plus de collaboration que jamais de la part des deux sexes.Nous ne ferons qu\u2019énumérer quelques-uns des facteurs de ces problèmes sans essayer de prononcer de jugement ou de poser de règle infaillible.Même dans cette modeste entreprise nous entrons dans un domaine semé des épaves de maintes hvpo- thèses, hanté par les fantômes d'anciens préjugés, et menacé par les partis pris de notre époque.Si nous en croyons les images du temps passé, la femme d'alors partageait son temps entre le rouet et les travaux du ménage et des champs, mais la révolution industrielle a changé tout cela et quoique la plupart des gens dénoncent ses défauts et déplorent ses résultats, cette révolution a beaucoup contribué à faire place aux femmes dans le monde.La machine, tout en faisant disparaître les métiers manuels autrefois pratiqués à la maison, a ouvert aux femmes la porte des usines.Elles ont depuis exprimé leurs idées non seulement sur ce qu\u2019elles sont capables de faire mais sur l\u2019avenir de la société.Elles ont acquis des connaissances, de l\u2019expérience et une plus grande largeu: d'esprit.Il est vrai que l'industrialisation a posé de nouveaux problèmes, mais en général elle a émancipé un grand nombre de femmes de la routine du ménage.Mais les changements écono- - i SRE +7 ring SE EE ira i aa sw Le RE SEE A DURE I Be IOI STE to JUILLET 1946 miques ont accompli des résultats dans d\u2019autres domaines.Les femmes n\u2019ont pas seulement acquis une plus grande largeur d'esprit, mais, fatiguées de tirer les ficelles derrière la scène, elles se sont aventurées au plein jour où elles agissent pour leur propre compte et non plus par l'intermédiaire des hommes.Cela n'a pas été facile au début mais la 39 société \u2018considère aujourd'hui d\u2019un autre œil les connaissances et les capacités de la femme, sa place dans le monde et ses chances de succès.La femme doit-elle travailler en dehors du foyer ?Quelques- uns des préjugés reposent sur la supposition que les hommes sont incontestablement supérieurs aux femmes dans tous les domaines.E-J.CHARTIER « CIE es CHARBON ANTHRACITE GALLOIS & AMERICAIN COKE 22 ST.ROCH Ps isc.ios FT A PEER a fei CORR Br eo Evie gic ae RES PTE LAN 40 On accuse particulièrement les ouvrières d'être moins sérieuses au travail, moins efficaces, moins pratiques.plus susceptibles de perdre la tête, et trop disposées à se marier dès qu'elles deviennent plus ou moins indispensables à l'usine, au bureau ou à l\u2019école.D'un autre côté, il faut admettre que les femmes ont appris en quelques années des métiers que les hommes croyaient leur appartenir en propre depuis des siècles.Quant au reproche de manquer de sens pratique, Edith Efron dit dans un article de magazine: \u201cSi les hommes veulent que les femmes soient des machines de 9 heures à 6 heures tout en restant aimables et attrayantes le matin, le soir et pendant les fins de semaine, ils finiront par provoquer chez elles un dédoublement de personnalité, ou par leur faire perdre ce qui fait leur charme et leur attrait.» Un directeur de personnel féminin dit que les femmes ont rendu les bureaux plus agréables.Leur premier désir en entrant dans un bureau est de mettre des tableaux aux murs et des fleurs sur les tables, parce qu\u2019elles doivent y passer la LES AFFAIRES plus grande partie de la journée et qu\u2019elles ne voient pas pourquoi il devrait ressembler à une prison.«La femme qui travaille», dit Miss Efron, «méprise les employés à $50 par semaine qui se moquent des efforts qu\u2019elle fait pour embellir ses alentours, parce qu\u2019elle a remarqué que la première chose que fait un vice-président à $50,000 par an est de garnir somptueusement son bureau d'une belle table, d\u2019un tapis de Perse, de fauteuils de cuir et de décorer de tableaux et de fleurs ».Quand, depuis des siècles, les femmes sont habituées a voir les hommes les entourer de mille soins et adopter envers elles une attitude chevaleresque et protectrice, est-il logique de supposer qu\u2019elles abandonnent tout d'un coup en entrant dans les affaires l\u2019habitude de s'attendre à des faveurs de leur part ?Une secrétaire à qui l\u2019on demandait: «Est-ce que les jeunes filles qui veulent être traitées sur un pied d'égalité sous le rapport du travail et du salaire, s\u2019attendent également au respect et à la courtoisie ?» répondit : «Sûrement, pourquoi pas?» J JUILLET 1916 - Un cynique a dit que le chemin du succès était rempli de | femmes qui poussent leurs maris devant elles.Ce n\u2019est peut-être pas vrai littéralement, mais on sait bien que lorsqu'on félicite un homme de son succès dans la vie, il ne manque pas de l'attribuer à sa femme.La femme attache un grand prix à tout ce 4 qu'elle fait, ce qui est assez rare chez les hommes et c'est pour Ÿ cela qu\u2019elle se révolte contre tout 41 ce qui s'oppose au progrès.En somme, les femmes désirent se perfectionner et faire leur chemin dans le monde; elles se rendent compte depuis longtemps qu\u2019elles sont aussi capables de cela que de coudre et faire la cuisine, élever les enfants et se montrer aimable envers leur mari; et aujourd'hui elles se lancent d\u2019un pas ferme dans la vie.* C\u2019est dans la musique que l\u2019âme atteint le plus profondément la grande fin pour laquelle, sous l'inspiration du sentiment poétique, elle lutte: la création de la beauté supérieure.\u2014 Edgar Poe.126, rue St-Pierre, Téléphones: 2-5671 \u2014 2-5672 \u2014 2-5673 Pratte & Côté, Enrg.Courtiers d'assurances Assurances de toutes sortes Aviation, Incendie, Marine, Tremblement de terre, Vol, Responsabilité publique, Automobile, etc.(Edifice Dominion) Québec a 42 LES AFFAIRES La paroisse\u2019de Charette OICI quelques passages V des intéressants commentaires que publie M.l\u2019abbé J.-H.-Donat Picotte, curé de Charette, (comté de Saint- Maurice).Rappelons que ce Bulletin a été fondé par M.le Curé Picotte vers la fin de 1944 et qu\u2019actuellement, les réalisations accomplies grâce à la sage direction imprimée aux initiatives particulières par ce pasteur clairvoyant, dépassent toute prévision.La date de ces bulletins importe peu \u2014 ceux que nous reproduisons aujourd'hui sont du début de 1945 \u2014 ce qui compte, c'est l'esprit qui l\u2019anime, esprit que nous aimerions retrouver chez plusieurs curés de nos paroisses rurales.M.le Curé de Charette est parvenu à doter sa paroisse de plusieurs industries petites, mais actives; il a procuré de l'emploi à ses gens et a ainsi contribué à garder chez lui - ne foule de travailleurs qui auraient et ses industries dû émigrer autrement.C'est là, à notre sens, un acte de plus haut patriotisme, d\u2019un patriotisme sainement compris et dont notre statut économique se trouvera bientôt réhaussé si l\u2019exemple est suivi ailleurs.Je laisse la parole à M.l\u2019abbé Picotte: En avant paroissiens de Charette La bonne semence des idées de coopération et de progrès reçoit un bon accueil de la population et commence à donner des résultats.Dieu aidant, nous aurons bientôt trois ou quatre petites industries en marche.J'aurai à vous parler de chacune d\u2019elles en temps et lieu.J'ai avec moi plusieurs jeunes hommes sérieux, zélés et compétents.Ils forment comme le novau de mon « Association des cerveaux » dont j'ai déjà parlé en chaire.Quiconque aura seulement l'idée de partir quelque Pt A EAE.NR ER EW SRN OFS JUILLET 1946 chose qu\u2019il vienne à nous.Nous sommes prêts à coopérer, à donner des renseignements, des conseils, à favoriser la solution des problèmes d\u2019un chacun.A leur dernière réunion, les membres de ,«l\u2019Association des cerveaux») ont étudié chacune des suggestions du grand concours, et en ont ajouté plusieurs autres.En voici quelques-unes: l\u2019industrie du meuble, du tabac, du cardage et filage, des gants, des habits de travail, du lait condensé et en poudre, des cercueils, des conserveries, de la chaussure, des jouets d'enfant, des tabourets, des bonbons, de la farine grillée, des chaises windsor et autres, des échelles et des escabeaux, des allumettes, des coffres de cèdre-et autres, des planchettes d\u2019annonce, des fantaisies de parterre en bois découpé, etc.Il y aurait des explications à donner sur plusieurs de ces choses, concernant la machinerie, les modèles, les dépenses d'installation etc.On peut toujours partir une chose.avec un «tout petit capital».Ne craignez pas.Dieu vous a donné des talents, non pour les perdre mais pour les cultiver, et procurer du bien.Faites confiance au bon D.eu.Celui qui tra- Si Vous.avez des Valeurs \u2014 Si vous Spéculez Procurez=vous LA BOURSE sommairement expliquée par ANTONIN LEFEBVRE, LL.L.25cts l\u2019exemplaire En vente dans les Kiosques de journaux ou à nos bureaux.Les Affaires C.P.100 \u2014 Station B Québec -\u2014- vaille avec Dieu, travaille sur un terrain solide.Dans l\u2019industrie du cuir Si nous jetons un regard sur notre pays, nous constatons avec tristesse qu\u2019à peu près toute l'industrie est entre les mains des étrangers.Ces derniers sont unis et se supportent.| Allons-nous toujours jouer le dernier violon ?Allons-nous toujours laisser faire?Avons-nous encore du sang dans les veines ?Serait-il si difficile d\u2019avoir un tanneur ou d'apprendre à tanner; d'avoir un tailleur dans le cuir ou d'apprendre à tailler; d\u2019acheter les peaux de la région; peaux de veau, de vache ou autre?Et de fabriquer nous- mêmes les articles en cuir ?Alors nous aurions en main quelque chose de franchement canadien.Alors nous reprendrions un peu de place au soleil.Les Juifs sont les plus beaux modèles de coopération, et comme ils réussissent bien ! La Conserverie Notre-Dame- des-Neiges N'est-ce pas que le nom est bien choisi! Voilà donc une LES AFFAIRES # bonne nouvelle; s\u2019il plaît à Dieu, nous aurons une industrie de la mise en conserve.Interrogé sur ses projets, M.Bertrand S.Yves nous a déclaré que son terrain était acheté, et que les travaux de construction commenceraient à la fin du printemps.Nous devons louer M.S.Yves pour cette belle initiative.Cela donnera du travail à plusieurs personnes, et encouragera la culture sarclée.Pour cette année les cultivateurs sont invités à semer surtout le blé d'Inde, les tomates, les fèves et les petits pois verts.On dit avec raison que le temps c\u2019est de l\u2019argent.C'est un grand avantage que de vendre ses produits sur place.Vous vendez vos produits frais, et sans perte; vous évitez les dépenses de voyage, les ventes à sacrifices, et les pertes de temps.Sur le plan national, c\u2019est un pas de plus vers la reprise de nos droits, et vers notre indépendance économique.Il est à souhaiter que l\u2019exemple de MS.Yves soit suivi par d\u2019autres.Nous avons des jeunes gens de talent et pleins de courage.CE ee cn AE nie Aie jé pre ere ere ete NN tr er ae te re \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 JUILLET 1946 Nous serons toujours heureux de les orienter, et de leur aider de nos conseils.Soyons de bons chrétiens, aimons bien la Sainte Vierge, et en avant ! L\u2019industrie de la laine Qui vit dans l'Amérique du Nord et surtout au Canada, apprend bien vite que le port de la laine est presqu\u2019aussi nécessaire que le combustible: bois ou charbon.C\u2019est un fait, cependant, que nous traversons une période où la pénurie de la laine n\u2019a jamais été si prononcée.Dans les villes, dans plusieurs campagnes, même l\u2019or est plus commun que la laine.On serait prêt à dé- 45 bourser une grosse somme pour le précieux sous-vêtements de laine.Mais il n\u2019y a pas d'argent qui tienne; le sous-vêtement de laine ne se trouve pas.Tâcher de parer à cette pénurie de la laine est un problème qui s'impose à l'attention, et une difficulté qu\u2019il faudrait à tout- prix surmonter.Pourquoi une paroisse, une région, une province ne se suffi- raient-elles pas à elle-mémes sans qu\u2019il soit besoin de, sans cesse, recourir aux pays étrangers, ou aux grandes manufactures, la plupart de ces dernières aux mains de gens qui nous exploitent ?L'idée de l\u2019industrie « lainière » a été lancée à la dernière 206, RUE DU PONT Ateliers de Mécanique Générale et Fonderie ACIER, FONTE, CUIVRE et ALUMINIUM.Ascenseurs Modernes à Passagers et à Marchandises, Armoires-Montantes, Monte-Charges, ete.ET x.DROOL\" FABRICANTS D\u2019ASCENSEURS Tél.4-4641 - Toute réparation mécanique.SPECIALITES : Pompes, Compresseurs, Engrenages, Bornes- Fontaines, etc.SOUDURE électrique et autogène. RE re EUR CE MES POs épi sn: oe A era A AB a thts eon 46 réunion de l\u2019U.C.C.L'idée a été bien reçue et il faut nous en réjouir.On ne laissera pas moisir le projet.Charette est une localité bien ouverte au progrès.L'on y fait preuve d'un grand souci de prêter main forte à la solution des graves problèmes d\u2019après guerre.Une 1dée lancée dans ce sens est discutée.étudiée, bien moins pour découvrir LES AFFAIRES les impossibilités, que les possibilités de réussir.Dans les prochaines réunions, nous nous proposons une étude assez élaborée de la richessse lainière actuelle, dans le but d\u2019établir les bases d\u2019une industrie locale solide, si les conditions présentes le permettent.\u2014 J.-H.- Donat Picotte, ptre.0 Vv EVENTAILS HISTORIQUES Un éventail de Mlle de la Valliére fut retrouvé, par hasard, a Bordeaux, chez un vieux marchand de meubles; il représente Mille de La Vallière elle-même, recueillant au milieu d\u2019un fastueux jardin les hommages de la Renommée.Il y a quelques années, on exhumait du cellier d\u2019une maison de campagne, près de Londres, un délicieux éventail peint par Wattau.Singuliérement intéressants sont les éventails populaires qui se vendaient autrefois pour quelques sous, et à l\u2019aide desquels on reconstitue d\u2019une façon saisissante la physionomie d\u2019une époque.À l'Exposition de 1900 un amateur prêta sa collection formée d\u2019évantails en papier qui évoquait toute l\u2019histoire de la France depuis Louis XV jusqu'à cette époque.N'oublions pas de citer les éventails autographes sur lesquels les personnages en vue sont priés de tracer un autographe: vers, musique, croquis.LaPatti possédait un éventail-autcgraphe où, sur la feuille de parchemin, presque tous les souverains d'Europe avaient signé un compliment.Madame Jules Claretie avait un éventail portant les signatures de tous les artistes de la Comédie Française. re EEE \u2014 ee 2 pe one IE JUILLET 1946 Quelques aspects de la liberté en regard des contrôles existants E monde ne parle que de libertés.Et cependant, combien se rendent exactement compte de ce qu\u2019elle est vraiment ?Liberté n\u2019est pas licence.Pour être libre, il faut savoir jouer franc jeu.Un principe que chacun doit retenir est celui-ci: \u201cMa liberté finit où commence celle du voisin\u201d, Ces quelques considérations font nettement voir que dans le commerce, tout comme dans la vie privée de chacun, la plus grande somme de liberté échoit à qui sait se montrer raisonnable.Actuellement, les Etats-Unis viennent d\u2019abandonner le contrôle des prix.Nous assistons à une véritable orgie de vente.Les prix de la marchandise rare ont déjà monté de façon inquiétante.Ils vont continuer à monter.Jusqu\u2019où ira la hausse?\u201cElle se rendra au point où les gens, fatigués de marchander et de payer la peau et les os, diront enfin: \u201cC\u2019est assez, nous n\u2019achetons plus !\u201d Ce sera alors la grève d\u2019acheteurs dont j'ai parlé tout dernièrement.Au point de vue de contrôle des prix, nos voisins reconnaissent bien candidement que le Canada a fait beaucoup mieux qu\u2019ils ont eux-mêmes pu accomplir.Nous avons su profiter des leçons puisées ailleurs.Pendant la guerre, le gouvernement fédéral canadien 47 orm vr > og re ge SHIRL TL 48 LES AFFAIRES a basé son contrôle des prix \u2014 et partant de l\u2019inflation \u2014 sur l\u2019exemple que l'Allemagne avait donné au monde après l\u2019autre guerre.Cette fois, il y a tout lieu de croire que nous établirons notre politique de relâchement des contrôles d\u2019après l\u2019expérience que les Etats-Unis viennent d\u2019entreprendre.Si cette expérience s\u2019avère un désastre pour les consommateurs et leurs fournisseurs, nous garderons les contrôles existants.Les quelques sphères où les contrôles ont été abandonnés ou relâchés nous procurent un parfait exemple du chaos qui se serait alors produit.La construction est paralysée par l\u2019absence de clous et de ciment.Il n\u2019en serait sans doute pas ainsi si le système des priorités avait pu être intégralement maintenu.Il en sera à l\u2019avenant dans les autres domaines tant que la production ne pourra s\u2019adapter aux exigences de la consommation.En attendant, les contrôles restent nécessaires.S'ils paraissent empiéter sur la liberté de chacun de nous, c\u2019est que, parfois, nous convoitons au-delà de notre part.D'ailleurs ceux qui savent se modérer, tout comme ceux qui n\u2019envisagent pas seulement que le présent, se rendent compte qu\u2019un jour viendra où chacun pourra obtenir tout ce que peut lui procurer son travail et son intelligence dans les limites d\u2019une liberté sainement comprise.\u2014Louis-A.BELISLE.= % Éd NAS EN Su RE SET HERE: PA RS RE JUILLET 1946 49 Chauffage et Ventilation Poêles Thermos Stokers Pompes Cuisines à Vapeur Glacières Equipement \u201cHôpital\u201d Ustensiles \u2018Cuisine Machinerie \u2018\u2018Buanderie Fluorescents Ameublements Réfrigérateurs Machineries diverses Brûleurs à l'huile AU n° À | (ES 9 A) aa A 0 REC a IS FR Nok AN = § NL INC UN | \\/\\ | Ws 152 0¢ La COURONNE = 28224 Q Dee NE EN AE\u201d A WE - Les feux symboliques de la Saint-Jean J] AUTRE SOIR, je regardais briler, sur différents points des deux rives du Fleuve, les feux de la Saint-Jean.Dans mon jeune âge, j\u2019avais vu des feux d\u2019abatis.Plus tard, comme reporter, j'avais vu d'immenses brasiers, des incendies spectaculaires et parfois mortels.Mais là, je voyait un feu de joie, un feu symbolique, flamber dans la nuit d\u2019un beau jour de printemps.Bien des yeux avant les miens ont contemplé ce même spectacle.Mais voulant obtenir une vision quelque peu différente sous un jour nouveau, j'ai tout simplement changé de verres et j'ai regardé la flambée en me servant de lunettes \u201cpolarisées\u201d.Vous savez tous, chers lecteurs, ce que sont les verres polarisés.Ce sont des verres qui suppriment les rayons trop éblouissants pour ne laisser passer que le strict nécessaire et faciliter ainsi la vision à ceux qui conduisent une voiture en face d\u2019une intense source de lumières.Et savez-vous ce que m\u2019ont révélé ces verres de conception toute moderne ?Ils m\u2019ont laissé voir le role formidable que pourrait jouer au Canada francais nos Sociétés Nationales.Les feux de la Saint-Jean sont a la fois une tradition et un présage.Comme tradition, ils représentent LES AFFAIRES - sins SORES SRT Nh beni: Thon ir a mB fed AAT Ap SE Pre rer ra EI PE ES nee ey JUILLET 1946 une coutume nordique qui remonte à la plus haute antiquité.On y célèbre le plus long jour de l\u2019année, la venue prochaine des jours chauds et le réveil de la nature et, chez nous, la fête de saint Jean-Baptiste, notre patron national.| Le feu réchauffe et éclaire à la fois.Il réchauffe ceux qui en sont rapprochés.Par la lumière qu\u2019il répand la nuit, et la fumée qu\u2019il produit le jour, il fait connaître au loin l\u2019existence de ceux qui l\u2019ont allumé.En ce sens, il caractérise bien les aspirations de notre race.Nous apportons en cette terre d\u2019Amérique la chaleur de la mentalité française et la lumière du doux parler de France.Nous voulons jouer ici un rôle à la fois national et interaméricain.C\u2019est une aspiration qui nous reste à réaliser en nous imposant à l\u2019attention de nos voisins.Il caractérise également nos besoins actuels.Depuis trois siècles, nous semblons nous ingénier à fuir le domaine économique.Partout les autres nous y 61 Bureau: Bureau Soir et Résidence 76 rue St-Joseph 550 Chemin Ste-Foy Tél.2-3002 Tél.6577 Dr H.-A.Houle Chirurgien - Dentiste QUEBEC EEE PER We re Tne A 52 | LES AFFAIRES devancent.Nous languissons sous un régime qui, certes a ses beautés et une certaine stabilité, sous un régime de paysannerie dont peut vivre une partie de la population, mais qui ne saurait convenir indistinctement à tous.Ce feu de la Saint-Jean de 1946 devrait réchauffer plus que jamais notre enthousiasme pour les entreprises industrielles.Depuis un siècle, nos économistes n\u2019ont cessé de clamer sur tous les tons qu\u2019en négligeant ce domaine, nous nous acheminions vers la servitude, mais nous nous sommes contentés de faire des discours pour déplorer l\u2019envahissement de l\u2019industrie par des \u201cétrangers\u201d.Même dans le domaine agricole nous ne pouvons répondre aux stricts besoins de notre population.i Avant la guerre nous devions importer du beurre et i des oeufs.; Quand il est question de l\u2019industrie, d\u2019aucuns s\u2019imaginent que du jour au lendemain la province sera constellée de cheminées, que les enfants seront arra- | chés dès le jeune âge de leur foyer pour accomplir un % travail d'esclaves, que la famille sera détruite par la rage de travail qui s\u2019emparera de tous ses membres.Et devant ce tableau, on applique les freins à toute entreprise d\u2019une certaine envergure qui surgit.N\u2019ayons crainte: l\u2019évolution s\u2019accomplit chez nous avec tant de lenteur que les risques d\u2019un bouleversement semblable sont encore fort éloignés.Ce qu\u2019il nous faut et ce que préconisent tous les hommes de cet mp RESET se ot SPAS AG AT » 4 co Py re EE EEE A 2e a ° JUILLET 1946 bonne volonté qui souhaitent le bien véritable de nos gens, ce sont des industries petites et moyennes.Ce sont des industries décentralisées qui, dans les milieux ruraux, emploieront l\u2019excédent de population que la terre ne peut absorber.Ce sont des industries basées sur nos ressources agricoles, forestiéres et maritimes, toutes à portée de la main, toutes prometteuses des rendements les plus divers et les plus appropriés à nos besoins.Ce qu\u2019il nous faut, ce sont des industries qui permettront la mécanisation du travail agricole et qui rendront plus agréable la vie sur les fermes.Si nous n\u2019avions pas eù l\u2019industrie américaine pour nous procurer des instruments aratoires perfectionnés, pour transformer ainsi nos méthodes séculaires de culture; si la même industrie ne nous avait pas apporté d\u2019abord le phonographe et ensuite la radio à la campagne; si, enfin, elle n\u2019avait pas fourni le transport automobile et si elle n\u2019avait pas produit sur une vaste échelle les fertilisants chimiques et tant d\u2019autres progrès dans les procédés traditionnels qui étaient encore en honneur il n\u2019y a pas 50 ans, où en seraient, je vous le demande, les belles vertus paysannes dont nous faisons si grand état ?Nous serions encore à l\u2019âge de la charette à boeufs.et nos jeunes émigreraient toujours par milliers vers les usines de la Nouvelle-Angleterre.Qu\u2019on envisage la question sous n\u2019importe quel aspect, i] reste incontestable que le siècle actuel exige de nous un effort.Il faut que cet effort soit conscient, LES AFFAIRES empressé, attentif et efficient.L'ère de la bonne franquette est révolue tout comme l\u2019ère des discours sans lendemain.Qu\u2019on le veuille ou non, nous sommes entraînés sur une voie où il devient de plus en plus dangereux de regarder constamment en arrière.Ceux qui s\u2019acharnent à ce jeu risquent un jour de n\u2019y plus rien voir parce que le reste du monde les aura dépassés et qu\u2019ils seront les derniers de la file.: Personnellement, j'ai toujours estimé que le vrai patriotisme, en cette époque de rapides transformations, devait consister à procurer à nos gens de bons outils, c\u2019est-à-dire des instruments de travail adaptés aux besoins actuels.Nos besoins à nous consistent à apprendre les méthodes modernes d\u2019affaires, les pro- | cédés de fabrication et de distribution appropriés aux exigences d\u2019un public rendu capricieux par l\u2019attention dont il est l\u2019objet par nos devanciers du commerce et de l\u2019industrie.Quiconque contribue à répandre ces connaissances et à favoriser par là de nouvelles entreprises accomplit une oeuvre vraiment patriotique.Et lors même que ce travail serait poussé à fond par nos sociétés natio- Coy nales, lors même qu\u2019une élite essaierait de doter chaque paroisse d\u2019une industrie nouvelle, lors même que toute la population possédant un certaine culture orienterait ses efforts vers la transformation de notre régime actuel de vie en un régime plus fortement industrialisé, il nous faudrait encore une pleine génération | d\u2019efforts avant d\u2019atteindre le point ou sont actuelle- we JUILLET 1946 55 ment les Etats-Unis sous ce rapport.Il n\u2019y a donc pas lieu de remettre à plus tard toute initiative de ce côté.Si nos sociétés nationales n\u2019ont encore rien ac- 1 compli pour favoriser directement la compétence des nôtres dans les voies orthodoxes de l\u2019économie moderne, du moins pourraient-elles activer par tous les moyens la diffusion, parmi ceux qui aspirent à monter, des connaissances essentielles au succès qui sont actuellement à leur portée.Voilà l\u2019un des aspects de notre vie nationale future qu\u2019à travers un écran \u201c\u2018polarisé\u201d les feux de la Saint- Jean m\u2019ont permis d\u2019entrevoir l\u2019autre soir ! \u2014Louis-A.BELISLE.ÿ ; x Quand deux marchands se font la guerre à prix \u201ccoupés\u201d, c\u2019est un troisième qui en tire les bénéfices. if il 56 PE ES LES AFFAIRES La capitale de la soie Par Marcel Souzy Condensé du « Travailleur », (Worcester, Mass.) A France occupait, avant A la guerre, le premier rang dans l\u2019industrie de la soie.La presque totalité de sa production venait de Lyon et de sa région (Dauphiné, Bresse, Beaujolais, Forez, Velay, Vivarais).Aussi Lyon méritait-elle le titre glorieux de \u201ccapitale de la soie ».Capitale par l'importance de ses fabrications, mais surtout par leur renommée mondiale: plus de la moitié des soieries lyonnaises, 7,500 tonnes environ, étaient exportées chaque année, principalement vers la Grande- Bretagne et ses dominions.C\u2019étaient plus de deux milliards à porter au crédit français.La guerre, le manque de matières premières, arrêtèrent peu à peu les fabriques et, avant la libération, la production de soie était devenue presque nulle.Il fallut repartir de zéro.Mais déjà les métiers, les «bistenclaques », font réentendre leurs claquements sonores et vingt ouvriers en soie, les «canuts)» surveillent les gracieux effets d\u2019arc-en-ciel des fils soyeux et la naissance de tissus merveilleux: voiles légers, lamés somptueux, velours souples, fi- branes imitant à s\u2019y méprendre les plus purs lainages.Car Lyon a dû abandonner petit à petit la fabrication de la soie naturelle dans laquelle elle était passée maîtresse ; tous les marchés d\u2019importation lui furent successivement fermés: Chine, Japon, Moyen-Orient, Italie.La rayonne remplaça, sur les métiers, la soie naturelle, mais le génie et le goût lyonnais surent créer de tels articles et les élégantes du monde entier accueillirent avec enthousiasme ce \u201cproduit de remplacement ».\u2018 JUILLET 1946 «Pas de devises, pas de cocons » ! Lyon, aujourd\u2019hui, voudrait produire à nouveau ces toiles de soie, ces crêpes, ces satins uniques «in the world».Le gouvernement français a établi un plan d\u2019importations de soie brute mais les marchés d\u2019Extrême- Orient nous restent fermés, faute d\u2019or, de dollars ou de livres sterling.Seules, la Suisse et l\u2019Italie se sont engagées à nous livrer, en petite quantité, hélas ! la précieuse matière première avec laquelle nos couturiers \u2014 après nos canuts \u2014 vont créer des robes du dernier chic, des «modèles de Paris» qui porteront, des rives de l\u2019Hudson aux palais hindous, le renom fran- cais.Force est donc aux 700 fabri- 57 cants de la région lyonnaise de se rebattre sur la rayonne.Là, au moins, la matière première est plus abondante, grâce aux accords passés avec les pays scandinaves, notamment avec la Suède.La pâte de bois arrive en assez grande quantité et on peut prévoir des attributions importantes de fils de rayonne.Voilà qui promet des revenus pour le Trésor français: lorsqu'on importe pour 12 francs de pâte de bois, charbon et soufre, on exporte 450 francs de tissu fabriqué.Et si cette exportation a lieu sous forme d'articles de Paris, le bénéfice est beaucoup plus considérable.La soierie, excellente monnaie d'échange Le plan gouvernemental pré- PLateau 3403 Spécialités pour bébés Articles en bois \u2014 Woodenware En gros seulement Baby's Specialities Montreal ae bear nca Or a DA Rien rer 8 i ed Th et cea 58 voit, pour cette année, une production textile égale à 125 pour cent de celle de 1939, mais dont 60 pour cent seront réservés à l\u2019exportation.Déjà les expositions de Stockholm, Lausanne, Barcelone \u2014 organisées par l'Office français de Récréation, il y a quelques mois, et dans lesquelles une large place était faite à la soierie lyonnaise \u2014 ont convaincu nos voisins que la production textile française, malgré cinq années de guerre et d\u2019occupation, gardait, par sa perfection, le premier rang dans le monde.Aussi les commandes affluent- elles, de tous les points du globe, LES AFFAIRES vers Lyon qui reste la «capitale de la soie».Chaque jour, 30 ou 40 lettres sollicitent les fabricants.Mais les bateaux manquent pour les transporter et surtout les conditions économiques actuelles obligent les «soyeux» à vendre à des prix trop élevés pour l'exportation.Femmes et Maharanes devront attendre la conclusion d'accords commerciaux ou une révision des marges bénéficiaires, fixées dans toutes les branches de l\u2019industrie textile à des prix prohibitifs.Alors seulement «Lady Diana » pourra exhiber aux bals de la Cour une robe dont les Coloris et le fini prouveront tout de suite l'origine.ÔO M.Jacques Rousseau, directeur du Jardin Botanique de Montréal, a tenté de démontrer, il y a quelques années, que le Vinland des Northmen \u2014 venus en Amérique vers l\u2019an 1000 \u2014 pouvait fort bien se trouver dans la région de Montmagny.Frederick Joknson, un savant du Massachusetts, vient d'étudier les restes de palissades de bois enfouies sous 33 pieds de terre, à 16 pieds plus bas que le niveau actuel de la rivière Charles, à Boston.Ces palissades auraient été érigées il y a environ 2,500 ans, alors que le climat était beaucoup plus doux qu'aujourd'hui. JUILLET 1946 59 Les fluctuations saisonnières de la vente Condensé de « Tudor >, organe de la Maison Ludger Duchaine, Inc.(Québec).EPUIS le temps où le com- HD merce de détail est devenu un gagne-pain important, les marchands se sont vus aux prises avec la difficulté de garder le volume des ventes à un niveau égal de.mois en mois.Au début, quand nombre d'articles se fabriquaient sur les lieux et que l'artisan et le vendeur étaient habituellement la même personne, la situation n\u2019était pas difficile à corriger.Il y avait habituellement une réserve de commandes à remplir, lesquelles donnaient de l\u2019emploi à tous durant les saisons mortes; mais aujourd\u2019hui avec de plus gros stocks sur les tablettes et la tendance du public à faire ses emplettes à des périodes données, le problème de la vente saisonnière prend de l\u2019ampleur.Plus d\u2019un gérant de grand magasin admet ne pas savoir lequel est le plus nuisible à la discipline du personnel, avoir des vendeurs qui n\u2019en peuvent plus d\u2019essayer de satisfaire deux ou trois clients à la fois ou les voir 383, rue St-Joseph, Louis Lavoie NOTAIRE Cessionnaire du greffe de feu Mire Louis Leclerc Téléphone 2-2388 Québec EE) cei St Aa dal ess a DN dR ad rr son OA ml re a eme an ES LE ES Pr ee crie mar oa 60 assis à attendre patiemment que le nouveau client entre au magasin.Mais tant qu\u2019il y aura des saisons de grande activité et des saisons mortes, il en sera de même.Changer cet état de choses demande réflexion.Tant que nous aurons un climat aux variations, aussi brusques, au Canada, il y aura certainement du commerce saisonnier, mais il semblerait raisonnable qu\u2019avec un peu plus d'attention dans la préparations des programmes de ventes, on pourrait faire beaucoup pour remplir les vallées et niveler les collines dans le graphique des ventes.Nous savons comment l\u2019industrie de la fourrure a en ces dernières années réussi à étendre sa saison de ventes de trois à sept mois, en commençant son travail de vente au début de l\u2019automne et en le poursuivant avec vigueur jusqu\u2019à une période avancée au printemps.Nous avons aussi vu comment l'industrie de l'alimentation a, pour ainsi dire, éliminé les journées mortes de son calendrier hebdomadaire en faisant ces jours-là, et ces jours-là seule- LES AFFAIRES ment, une vente spéciale.Les rayons de la toile des grands magasins ont fait la même chose, tout comme les marchands de meubles.Ce qu\u2019on peut accomplir dans ces commerces peut sûrement se faire chez les détaillants de la chaussure.Le truc semble être simplement d\u2019habituer le client à acheter sans égard a la saison et, de cette facon, a répartir le volume des ventes également sur toute l\u2019année.Cependant, d'après nombre d'experts, cette fluctuation se corrigera d'elle-même à mesure qu\u2019augmentera la demande de marchandise d\u2019une marque donnée.Ces marchandises, généralement appuyées par une publicité continue, jouissent d\u2019une demande plus forte et mieux répartie que les marchandises sans marque de commerce et inconnues, et les magasins qui en font une spécialité ont ainsi un volume de vente plus uniformément réparti sur l\u2019année.Si chaque lecteur qui s'intéresse à la publicité d\u2019une marque de commerce n\u2019en devient pas nécessairement et immédiatement un acheteur, il en est un bon 2° r 7 - JUILLET 1946 nombre qui, après avoir lu cette publicité, seront enclins à faire leurs achats dans le plus bref délai possible.C\u2019est sur la régularité de ces ventes que le détaillant peut compter pour s\u2019assurer un chiffre d\u2019affaires uniforme et constant.Il serait difficile de dire quel fut le détaillant avisé qui conçut le premier l'idée de laisser savoir au public qu\u2019on pouvait se procurer chez lui telle marchandise d\u2019une marque annoncée dans tout le pays, mais ce marchand se plaça sûrement ainsi à la tête de ses concurrents.La première question que se pose le client possible, en lisant une réclame \u2014 61 nationale, c\u2019est «où puis-je acheter cette marchandise ?», et l\u2019homme qui donne la réponse conclut la vente .à son propre magasin.C\u2019est cette formule de promotion qui réussira, dans les années à venir, à éliminer les périodes mortes dans le volume des ventes entre les saisons et à produire un chiffre d'affaires régulier d\u2019un bout de l\u2019année à l\u2019autre.Après tout, quand la réclame nationale produit des ventes dans un district donné, on serait mal avisé de ne pas faire un petit effort pour qu'au moins une partie de ces ventes soit dirigée vers son propre magasin.Aux communautés © religieuses 12, rue Belvédère, POUR VOS PROBLEMES d\u2019hospitalisation de finance et de construction.ROMEO CANTIN Aviseur technique Téléphone 2-5527 Québec ATI a HA So: oct x rr mn me i et pre ee ree ER tp ITER a ge ee ers ee wt st ean 62 LES AFFAIRES L\u2019impérialisme nous désunit Par John A, Fisher, avocat et ancien journaliste Condensé du « Droit » (Ottawa) périaliste que le roi lui- même.Nous rencontrons, en effet, dans ce pays, une très grande quantité de personnes qui semblent vouloir être plus impérialistes que Sa Majesté le Roi.Ce sont eux qui contribuent le plus largement à la désunion dans l'empire lui-même Nous sommes Canadiens, de s\u2019écrier l\u2019orateur et notre premier devoir est envers notre pays.On ne saurait d'ailleurs oublier cette déclaration de Son Excellence lord Tweedsmuir, ancien gouverneur du Canada: «Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne ou des États-Unis ou de qui que ce soit d'autre, l'attitude qu\u2019il lui faut prendre envers le monde.«Le premier devoir de loyalisme d\u2019un Canadien n\u2019est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le I ne faut pas être plus im- Canada et son Roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon aivs, un mauvais service au Commonwealth ».Je suis pour une nation forte et unie qui fera partie de l\u2019empire britannique comme partenaire et non comme dépendant de celui-ci.Notre grand pays est composé de deux races et je crois à mon avis qu\u2019il deviendra encore plus grand le jour où celles-ci pourront s'exprimer dans les deux langues.L\u2019hymne national On discute sans cesse sur le «God Save the King» et I' «O Canada».Malheureusement, on ne parvient pas a s\u2019entendre.Certaines gens veulent abolir l\u2019un, tandis que plusieurs autres s\u2019en prennent à l\u2019«O Canada».Je suis de ce groupe de gens qui veulent garder les deux.On doit cependant admettre que l\u2019«O Canada » est un hymne plus ap- JUILLET 1946 proprié à notre pays que le premier.Plusieurs personnes ne veulent pas l\u2019admettre comme hymne national, car il a été composé par un Canadien français.Peut-il y avoir, en effet, une raison plus stupide que celle-ci.Calixa Lavaliée, compositeur de cet hymne national et Canadien français de la province de Québec, traversa aux États- Unis pour y trouver de quoi vivre.Quelques années plus tard, il devenait le père de la musique américaine, en ce sens qu\u2019il organisa le premier concert national de musique, composé essentiellement par des Américains.Il représenta, l\u2019année suivante, au congrès international de Londres, l'Association des professeurs de musique de l'Amérique.A son retour il était élu président de cette Association.Voilà ce qu\u2019est devenu Calixa Lavallée.Canadien français de la province de Québec.\u2018\u2018Put that in your pipe and smoke it\u2019.Servir le Canada d\u2019abord Nous sommes appelés a vivre dans un méme pays, ajouta-t-il, et je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions nous entendre et 63 faire de notre pays une puissance internationale.Nous sommes disposés à recevoir tous les immigrants qui veulent faire du Canada leur pays d'avenir, mais ils doivent à mon avis laisser de côté tous les préjugés et leurs coutumes qu\u2019ils ont acquis dans un pays étranger.Nous voulons des Canadiens qui sont réellement Canadiens, dont le premier devoir est de servir leur pays.Il ne devrait plus être question de donner un haut poste au service civil à certaines personnes parce qu\u2019elles viennent d\u2019Angleterre; mais, au contraire, donnons toutes les préférences à nos propres citoyens.Honnêteté et jugement On doit apprendre a l'enfant, dès son bas âge, à aimer son prochain et à respecter ses opinions.L'éducation se fait au foyer et les parents en sont les seuls responsables.On doit éviter en plus de juger toute une race par un acte posé par un seul.Il peut y avoir un Canadien de langue française à Montréal qui fera une erreur et, par contre, un Canadien de langue D Re 2 pe an i art a tne or a CT 1 en RS : Sm ttn rns ra 5 RB + | ld 2 RS EEN.ren ae Wn Eni ot TERA 64 LES AFFAIRES anglaise à Toronto qui en fera Laissons de côté tous les pré- une autre, mais cela ne veut jugés, que ce soit d\u2019une part ou certes pas dire que les personnes de l'autre, car il est temps d'en qui font partie de ces deux traces venir à une entente convenable.ont toutes fait une erreur.\u2014_ SB Bébé regarde avec une grande curiosité un monsieur orné d\u2019une calvitie extravagante.: Tout-à-coup, se penchant vers sa mère, il questionne: «Dis, maman, les grandes personnes c\u2019est-il là-dessus qu\u2019on leur donne le fouet ?5 Au restaurant: \u2014 Pas fameux ce macaroni; il ne file pas.Le garçon, insinuant: \u2014 Le macaroni sans fil, mais c\u2019est le progrès, Monsieur.Voyez plutôt ce qui se passe pour le télégraphe .Universal Equipment Ltd.Distributeur de Pneus 6, GENEE Accessoires d\u2019Autos, Equipement de TIRE Garage, ae de Sontracteurs, Appareils à incendie \u2018\u2018Bickle-Seagrave** 253 ST-PAUL, QUEBEC.TEL.6464 der ss sod wi pale a us o PEINTURE - EMAUX - >, DISTRIBUTEURS pour QUEBEC et le DISTRICT | |e PAPIERS - _TENTURES \u201cNotre Département de PAPIERS-TENTURE est reconnu comme un des meilleures organisations du pays.o VERRE à VITRE Pour LNDgETee Nous sommes, depuis 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