Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur – Utilisation non commerciale autorisée

Consulter cette déclaration

Titre :
Les affaires : a magazine of business
Éditeurs :
  • Québec :Argus de la presse internationale,1928-1978,
  • Publications Les affaires inc.,
  • Montréal :[Journal Les affaires]
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Clé d'or ,
  • Guide de l'acheteur (Québec, Québec : 1924)
  • Successeur :
  • Journal des affaires
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Les affaires : a magazine of business, 1945-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Vol.XVII RS Numéro 9 C AFFAIRES Octobre 1945 £ 3 4 5 ; Notre rôle dans l\u2019industrie \u2026 .\u201cL\u2019Information Financière\u201d Ventes des magasins d\u2019aliments en 1943 \u2026.\u201cLe Détaillant\u201d Coût de production vs coût de distribution .\u2026\u2026 L.-A.Belisle Produire d\u2019abord .ccc.coos nl ever ane eee \u201cLe Jour\u201d I\u2019exploitation de nos foréts .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u201cLe Devoir\u201d Les ingénieurs et la grande industrie \u2026.\u2026.L.-A.Belisle Service réclamé à la province par l\u2019industrie \u2026 \u201cL\u2019Inform.\u201d Les méthodes de distribution et de vente .Louis-A.Belisle l\u2019industrie du bâtiment de demain \u2026 .\u201cRelations\u201d Des capitaux, en voici! \u2026 \u2026.\u2026 \u2026 \u201cL\u2019Action Catholique\u201d Les systèmes nouveaux de vente au détail \u2026.L.-A.Belisle Richesses maritimes .\u2026 \u201cL\u2019Ovale C-I-L\u201d L.a revue de nos dettes .\u201cLe Progres du Saguenay\u201d Le détaillant et quelques-uns de ses problémes.L.-A.Belisle Les plaisanteries de la W.A.C.\u201cL\u2019Avant-Poste Gaspésien\u201d \u2014- QUÉBEC, P.Q - ir erent creer erm MARCEL PROULX Agent d'immeubles Commerce, Industrie, Maisons, etc.Administrateur de propriétés à prix très modique AUSSI Lots à bâtir dans la ville et environs de Québec e Téléphone 8963 MARCEL PROULX Immeubles en général 266, rue Napoléon, Québec (Conftez-moi la vente de votre mason @ Le magazine national des hommes d'affaires canadiens de langue francaise @ AFFAIRES Organisation et gestion des entreprises.\u2014 Publicité, \u2014 Vente.Etalages.\u2014 Comptabilité.\u2014 Psychologie appliquée aux affaires.Efficience, \u2014 Méthodes de bureau.\u2014 Correspondance commerciale.Actualités économiques et commerciales.211ème Livraison Revue fondée en 1928 Vol.XVII \u2014 No 9 Publiée à Québec OCTOBRE 1945 Notre rôle dans l\u2019industrie Extrait de « L\u2019Information Financière » (Montréal) IEN n\u2019est peut-être aussi remarquable que les pro- \u2014 =\" grès industriels réalisés par le Canada depuis quelque cinquante ans et tout particulièrement au cours de la période de guerre que nous venons de traverser.© De tous côtés l'on a vu surgir des entreprises créées et développées par de grandes compa- \u2014 postale 100, Station B).gnies à fonds social qui ont su canaliser et grouper des capitaux énormes pour réaliser collectivement ce que des particuliers n'auraient osé entreprendre ou n'auraient pu accomplir.Usines hydro-électriques, papeteries, aciéries, exploitations forestières, exploitations du sous- sol,' entreprises de transport, de construction, etc., ont pris nais- LES AFFAIRES, revue d'action économique, publiée mensuellement par Louis-A Belisle, A.C.B.A., professeur à l'Ecole Supérieure de Commerce de aux ateliers de La Semaine Commerciale, à 4, rue St-Jacques, Québec, P.Q.Téléphones : le jour 2-1844 ; le soir 38-2922.Québec.Imprimée (Case Les articles que contient cette revue sont protégés par un droit d\u2019autew.Etranger: $2.50 ABONNEMENT : Canada, un an: $2.00 tr et lt ih Ss li sins PR DEEE NE ER SA TN Ae ETE .A SARA ES mie mate me ç \u2014 2 sance partout sur le sol canadien et contribué puissamment à la mise en valeur des ressources naturelles de toutes sortes que notre pays possède en surabondance, ressources qui ont été à la base même de l\u2019effort de guerre admirable accompli par le Canada au cours des hostilités qui viennent de se terminer.En temps normal ces entreprises déploient une activité qui est le principe moteur denotre vie économique et réalisent chaque année des bénéfices considérables qu\u2019elles distribuent, après avoir satisfait aux exigences du fisc, en partie aux actionnaires, utilisant l\u2019autre partie à étendre leur action et à consolider leur position.Or, fait curieux, surprenant à constater, déjà d'ailleurs tant de fois signalé par ceux qui suivent de près le développement économique de leurs compatriotes, les Canadiens français qui forment les quatre cinquièmes de la province de Québec et plus du quart de celle du Canada, n'ont pratiquement aucun contrôle dans ces grandes entreprises, n\u2019exercent aucune action ou influence prépondérante dans LES AFFAIRES leur conseil d'administration quand ils n\u2019y brillent pas par une absence complète.L'industrie hydro-électrique, les papeteries, les grandes meuneries, les raffineries de sucre, les compagnies de textiles, de transport, d'assurance et combien d\u2019autres sont sous le com- trôle incontestable et incontesté d'hommes d'affaires qui ne sont pas des Canadiens français.Est-ce à dire que nos compatriotes sont absolument dépourvus de capitaux ?Pas le moins du monde.Au contraire, dans l'ensemble, ils en possèdent beoucoup plus qu'autrefois.Si le manque de capitaux pouvait jadis servir d'excuse au peu d'influence qu\u2019ils exerçaient dans les domaines financiers et industriels du pays, cette excuse n\u2019est plus valable aujourd'hui.Les Canadiens français ont de l'argent mais ce ne sont pas eux qui le font fructifier et qui bénéficient du pouvoir qu'il peut donner.Par leur manque de d\u2019esprit coopération, d\u2019initiative et d\u2019organisation ils ne savent pas se QUEBEC, OCTOBRE 1945 grouper, mettre leurs capitaux en commun pour créer et maintenir des entreprises qui soient sous leur unique contrôle, ils éparpillent ces capitaux dans des placements faits au hasard des circonstances.La conséquence immédiate d'un tel état de choses, c\u2019est que, X au lieu de travailler pour nous mêmes, d'utiliser à notre propre profit nos propres forces, nou travaillons pour les autres et que, relégués a \u2019arriére plan au point de vue économique, nous compromettons par la nos chances de survie dans l\u2019ordre politique et social, nons compro- oute notre avenir.X Quand vous verrez un homme qui a cessé d\u2019apprendre \u2014 que ce soit un patron ou un employé \u2014 vous verrez quelqu\u2019un qui a cessé de croître.L\u2019art de vendre s\u2019apprend @ Un seul examen @ En 40 fascicules imprimés \u2014 1280 pages de texte @ Méthode personnelle SANS correspondance Entraînement complet \u2014 $70.\u2014 seulement \u2014 (Termes accessibles à tous) Demandes de renseignements reçues avec plaisir METHODE AVA, 10 est, rue St-Jacques, Montréal Je suis intéressé dans la vente.gement de ma part) me renseigner sur votre méthode.AÏYESSE.\u2026.\u2026.overs vrcv00 sonore serene ane AGE :.00 vecsre vossss vases eee OCCUPATION.soccer soccs0 vocnoe sores ee ec.000000 cocon 020000 cnecte S22000 e000 AVA l\u2019enseigne @ Diplôme conféré TOUT EN FRANCAIS Veuillez, (sans enga- LES AFFAIRES Ventes des magasins d\u2019aliments de Québec en 1943 « Le Détaillant », OUR la première fois dans l\u2019histoire du commerce des produits alimentaires dans la province de Québec, les ventes des magasins d'aliments au cours de 1943 atteignent le chiffre considérable de 5S301,- 564,000, plus de trois cent millions de dollars.Ces ventes ont été relevées dans près de 18,000 magasins en opération cette année-là dans la province.De ce nombre les épiceries (sans viande) comptent pour près de 7,500 et un chiffre de ventes de près de 100 millions ou le tiers du total.Les épiceries-boucheries, quoique au nombre de près de 2,000 seule- (Montréal) ment, on fait pour près de 100 millions également.Les boucheries pour leur part, au nombre de plus de 1,500 ont fait dans les environs de 35 millions.Le reste des ventes se partagent entre marchands généraux, confiseries, magasins de bonbons, poisson, volaille, produits laitiers, etc.Les chiffres détaillés, tirés des statistiques fédérales de 1941, dernière année pour laquelle des précisions peuvent être obtenues sur les ventes par produits, genre de magasins, pour les principales régions de la province de Québec, paraîtront plus tard.Donnez votre préférence à nos annonceurs.Pr prs SOR ang i Ses QUEBEC, OCTOBRE 1945 MESSAGE IMPORTANT aux hommes d\u2019affaires canadiens L'évolution accélérée du monde à laquelle tous assistons oblige les hommes d'affaires à reviser leurs plans d'avenir \u2014 sans retard.Plus que jamais l'élément temps acquiert de l'importance.Les occasions abondent dans le commerce et l'industrie \u2014 mais seul l\u2019homme qui con- nait à fond les principes auxquels les affaires doivent obéir peut en tirer pleinement parti.Le cours préparé par Alexander Hamilton Institute sur la technique des affaires modernes, et le service de documentation que procure cette institution, s\u2019adaptent parfaitement à la situation présente.Vous trouvez là l'essentiel de ce que doit connaître fou! directeur d'entreprise des quatre importants services que sont: la distribution des marchandises, la comptabilité, la finance et la production industrielle.Collaborateurs de marque Grâce à ce cours vous pouvez tirer parti de l'expérience des grunds chefs industriels de notre époque.Parmi les noto- - riétés qui ont collaboré à la préparation mE GENE UE TES GEN UN GED uu EE ew We Alexander Hamilton Institute, 54 Wellington Street West, TORONTO, 1\u2014Canada.de ce cours citons: MM.Frederick W Pickard, vice-président et directeur de la firme E.1.Mu Pont de Nemours & Co.; Clifton Slusser, vice-président de Goodyear Tire and Rubber Co.et Thomas J.\u201c Watson, président de l'International Business Machines Corp.Demandez \u2018Forging Ahead in Business\u2019 Dans 64-pages d'une lecture facile, **Forging Ahead in Business\u2019 vous explique toute la question.En plus de vous faire faire connaissance avec Motre institution.cette brochure vous apportera une foule de renseignements d'intérêt général qui ne sauraient manquer d\u2019intéresser tous les industriels et commercants.Une copie gratuite de cette brochure vous sera envoyée contre simple retour du coupon ci-dessous dûment rempli.ALEXANDER HAMILTON INSTITUTE Veuillez s.v.p.me faire tenir, sans frais, un exemplaire de votre brochure \u2018Forging Aheud in Business''\u201464 pages.ma Nom ea 8 .Maison .\u2026.RE .\u2026.0.0.0s06ts0seesse @ © .0.e0.6e.s Adresse d\u2019affaires .8.es.eetbnutesesssnsnstsssesenses 02-31 (0) à PE ® 2 85 6 0 0 a es 00\" sas es 0 Adresse de résidence.® @ © 8 0 0 6 0 0 8 FP CE OREO EO EE TO OPE OS GSES sare Eo aia OS A NE SP EPS NE) pee ea g J EE ag FS HE TNE » ia np ee WaT ORR A aE ES LES AFFAIRES - Le coût de la distribution en regard du coût de la production U CANADA comme aux Etats-Unis, la technique de la production industrielle est très avancée.Chaque jour, de nouveaux procédés sont mis au point.On perfectionne les méthodes anciennes, on les simplifie, on les adapte aux conditions nouvelles ou aux exigences du marché.Breï, la production industrielle s\u2019inspire largement des principes de l\u2019efficience si chers aux anglo-saxons et si favorables à l\u2019avancement de l\u2019industrie de faire le plus possible, dans le plus court temps possible, le mieux possible et avec le moins d\u2019effort possible.Appliquée intégralement, cette formule a stimulé la mécanisation.> Les machines travaillent souvent mieux que les hommes.En tout cas elles se trompent moins souvent.En uniformisant la production, elles ont favorisé la standardisation dont le consommateur profite dans une large mesure.Toujours en alerte, les industriels s\u2019ingénient à rendre leurs produits plus pratiques, plus utiles, plus simples à employer.Avec l\u2019aide d\u2019ingénieurs qu\u2019animent les mêmes principes d\u2019efficience, ces industriels réunissent dans les appareils de toute sorte qui s\u2019offrent à la convoitise des acheteurs les conceptions les plus hardies; ils compilent, si l\u2019on peut dire, les dispositifs les plus ingé- x QUEBEC, OCTOBRE 1945 nieux, les applications les plus inattendues des principes de la mécanique et de toutes les sciences actuellement au service de l\u2019humanité.Il résulte, notamment de la standardisation et de la production en série, que le prix de revient des articles qui jouissent d\u2019une forte demande s\u2019abaisse constamment jusqu\u2019au point où il devient impossible de produire à meilleur marché sans s\u2019exposer à des opérations déficitaires.Si, d\u2019une part, les innovations permettent à leurs auteurs de s\u2019accumuler en peu de temps une fortune, de l\u2019autre on peut voir que tous les produits dont le public a appris à ne plus se passer font l\u2019objet d\u2019une concurrence acharnée entre deux producteurs ou davantage.Il s\u2019ensuit que les prix n\u2019ont guère de chance de rester élevés du moment qu\u2019un produit peut être manufacturé en quantité suffisante et par plusieurs entreprises concurrentes.L\u2019abaissement constant du prix de revient, dans la fabrication, est une excellente chose pour le consommateur.Elle est moins avantageuse pour le producteur.Mais ce qui est plus déplorable, pour les deux, c\u2019est le coût outrageusement élevé de la distribution.Celui-ci atteint, dans nombre de cas, deux et même A RS I A I ES EEE RSR EEE RE EEE RE RE EPA AE ER Téléphone 2-1827 WILFRID LEBEL Entrepreneur Plombier \u2014 Electricien \u2014 Chauffage 31, rue Rigauville, Québec PE CE RRA SANE SE SE es mmm oa A etes ue WEIR pose RR EATS EI Cr 20 RME Le CAI | ania Pr en A es a at = , LES AFFAIRES trois fois le coût de production.Il est facile de se rendre compte que ceux dont la mission est de faire parvenir les produits manufacturés aux consommateurs, en ajoutant à chaque étape leur propre bénéfice, augmentent selon une progression géométrique le prix de vente de ces produits.Le manufacturier se contente d\u2019un bénéfice qui n\u2019atteint guère plus que de 1 à 8 ou 10% sur ce que coûtent les matériaux, la main-d\u2019oeuvre et les frais généraux de son entreprise.Le revendeur en gros (jobher) prend parfois de 10 à 30% de bénéfice sur le prix de vente au grossiste ; 4 ce dernier fait la méme chose en vendant au détaillant et le détaillant la méme chose encore en vendant au consommateur.Dans chaque cas, le profit que l\u2019on prend sur le prix de vente représente un pourcentage plus fort sur le prix coûtant; si l\u2019on prend 30% sur un article qui se détaille $1.50 et qui coûte $1.00, le profit réel est 50% du prix coûtant.En tout cas, cette pyramide de bénéfices augmente considérablement le coût du produit qui arrive jusqu\u2019au consommateur sans que pour cela chacun des intermédiaires puisse être taxé d\u2019exploitation.En fait, lorsqu\u2019à la fin de chaque exercice financier, le bénéfice net de chaque entreprise est établi, on se rend compte qu\u2019il est presque toujours inférieur à | 10%.Ceci est aussi vrai des vendeurs d\u2019autos que des vendeurs de vêtements.Tous représentent un + échelon essentiel dans la progression du produit vers la consommation.Tous ont leurs frais d\u2019administration, de publicité, de prospection de la clientèle, de livraison, de service au besoin \u2014 et ces frais absorbent la majeure partie du pourcentage de bénéfice ajouté au prix coûtant afin d\u2019établir le prix vendant.eR ee BEA reat ca pve prop ar ca ae I \u2014 craque pra Ea Ea oa 4 | fo QUEBEC, OCTOBRE 1945 9 Si l\u2019on s\u2019étonne à bon droit du coût élevé de la distribution, on oublie trop souvent de tenir compte de plusieurs facteurs qui découlent de l\u2019incompétence- des acheteurs et, surtout, de leur attitude passive à l\u2019égard des produits que le marché leur prépare.Un client qui n\u2019éprouve aucun besoin particulier pour une auto ne fait aucune démarche pour s\u2019en procurer une.Il trouvera toutes sortes d\u2019excuses pour n\u2019en pas avoir.Le fabricant et tous les intermédiaires qui s\u2019interca- Vient de paraître PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE AFFAIRES me En vente à: \u201cLa Semaine Commerciale,\u201d 2-4, rue St-Tacques, Québec et dans toutes les bonnes librairies.2 ag rte EE PRE EE ENT EE ere er ee APR TR Ra Ta posais rt EE pd EEE ES EE NES SR isos ints os ty mg se mt ere ir nie re am ja étre ee ea arpa oe ten am ES A DIS, AE A RE A RE SAHRA ac a 0 El mir others, RL ie AB pr ta AS Sa HY, EA SE Rar cc sg HE pommade \u201crar tante, Mic Vo DBE Sr Pe mE CE 10 rt sor LES AFFAIRES lent entre lui et le consommateur devront redoubler d\u2019ingéniosité dans leurs annonces, leurs arguments de vente, leurs systèmes de financement.Par contre, dans les périodes comme celies que nous traversons, alors que les autos neuves sont absentes du marché, personne n\u2019a besoin de forcer la vente: ce sont les clients qui se rendent chez les distributeurs et qui implorent la faveur d\u2019obtenir le produit qu\u2019ils convoitent.Les frais de publicité sont réduits à leur plus simple expression, il n\u2019est pas question de solliciter à grands frais une clientèle qui afflue d\u2019elle- même, et la livraison coûte moins cher parce que les autos vendues sont déjà sur les lieux.Il s\u2019ensuit que les bénéfices de tous les intermédiaires se trouvent accrus de ce qui n\u2019a pas été dépensé en frais de distribution; c\u2019est ce qui explique qu\u2019au cours de la guerre, avec des inventaires moindres et un nombre inférieur d\u2019articles vendus, tous les négociants ont pu encaisser davantage.Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet et nous y reviendrons sûrement.L\u2019un des facteurs qui contribuent le plus à augmenter le coût de la distribution est et restera longtemps l\u2019incompétence des acheteurs à distinguer d\u2019eux-mêmes les produits qui leur conviennent et les moyens de se les procurer.En tout cas, malgré qu\u2019on parle de temps à autre d\u2019éliminer les intermédiaires, aucun système n\u2019est encore apparu qui puisse faire parvenir aux consommateurs tous les produits dont ils ont besoin sans avoir recours à l\u2019un ou l\u2019autre des procédés actuellement employés.\u2014Louis-A.BELISLE.tre rt ar site.tr Tie a om eme ATE QUEBEC, OCTOBRE 1945 Téléphone 2-8224 POELES THERMOS \u2014 -\u20140- me CTOKER POMPES GLACIERE EQUIPEMENT \u201cHOPITAL\u201d USTENSILES \u201cCUISINE\u201d MACHINERIE \u201cBUANDERIE\u201d FLUORESCENT AMEUBLEMENT HUILE \u201cKENDALL\u201d FILTREUR \u201cDE LUXE\u201d.Langlais & Frère, Enr.a rs Lego» xc ped + 152, RUE DE LA COURONNE, QUEBEC na 12 LES AFFAIRES Produire d\u2019abord Par Jean-Charles Harvey Condensé du « Jour », (Montréal) L paraît banal de dire que le travail est non seulement la condition de vie de chacun de nous, mais aussi la raison de toute richesse et de toute création humaine.On travaille pour manger d\u2019abord et ensuite pour faciliter, orner, féconder et embellir l'existence.Vérité banale en effet, mais combien méconnue parfois! Au cours du dernier quart de siècle, nos gouvernements et nos chefs d'industrie ont passé ou accepté des mesures sociales que la génération précédente aurait considérées comme révolutionnaires ou dangereuses.La fixation du salaire minimum, la loi de prévention des accidents et l'assurance obligatoire pour certains risques, les conventions collectives, la semaine de 48 heures, en attendant celle de 40 heurcs, l\u2019amélioration des conditions familiales et de chômage, les pensions de vieillesse, le droit de grève, le tribunal d'arbitrage pour les différends entre patrons et ouvriers, sont des victoires, obtenues directement ou indirectement par les influences syndicales dont disposent aujourd'hui les travailleurs manuels.Il faut louer l'autorité d\u2019avoir su créer ce nouveau statut social.Elle a réalisé dans la paix des changements qui, en bien d\u2019autres pays, n'ont pu ou ne pourraient s'accomplir que par le soulèvement des masses.Notre régime démocratique, en dépit de quelques inconvénients, a cet avantage d\u2019être d'une grande souplesse.Son extrême élasticité et ses nombreuses soupapes lui permettent d'avancer suivant les lois de la # à Us ê 3 QUEBEC, OCTOBRE 1945 prudence.Il n'y a pas d\u2019explosions.D'un autre côté, les masses organisées sont comme toutes les masses : elles sont parfois aveugles.Bien guidées, elles représentent une énergie bienfaisante; mal dirigées, elles peuvent entraîner le monde à l\u2019abîme.Le rôle de chef de file n'est pas un jeu d\u2019enfant.De prétendus leaders recourent au moyen le plus facile de prendre de l\u2019ascendant sur les foules; ils leur inspirent un appétit illimité et leur font croire qu\u2019il est possible de le satisfaire par quelque formule magique.Je pourrais citer, ici, nombre de formules qui, de prime.abord, semblent être des vérités évidentes et qui, à l'examen, 13 sont de grossiéres hérésies.Celle- ci entre autre: «Il faut donner a chacun selon ses besoins.» La guerre a démontré qu\u2019il est souvent impossible de procurer a.chacun suivant ses besoins.Dans la plupart des pays d'Europe, au cours de la guerre, nombreux étaient ceux-là qui avaient besoin de viande, de lait, de sucre, d'œufs, de pain, de médicaments; mais comme il n\u2019y avait pas assez de viande, de sucre, de lait, d\u2019œufs, de pain, de médicaments pour tout le monde, il fallait s'en passer.Au reste, le bon sens même Nous enseigne qu\u2019il n'est pas toujours possible de pourvoir aux besoins des gens.Le régime économique et politique n\u2019y fait rien.Je pourrais nommer ici tel Montants de scies, Godendards, Peavies, Scies circulaires, Haches, Manches, petites machineries à bois.\u201cLa Man.de Scies Champion\u201d 100, boul.Charest, Tél.2-8787 SCIES Enregistrée Lussier & Frères Québec } | La ont ne is a EE EE PME EE A Fe D et EJ 14 pays d\u2019économie trés dirigée ou des millions de personnes n\u2019ont qu\u2019une ration infime et manquent d\u2019un tas de choses que nous considérons essentielles.Pourquoi?Parce que la production ne suffit pas.Supposons, par exemple, qu\u2019une disette de blé se produise dans le monde entier, des millions de gens, fussent-ils cousus d\u2019or, se passeront de pain.La chose s\u2019est vue dans le passé, alors que la vie internationale n\u2019existait pas et que les moyens de transport étaient trop primitifs pour permettre d'aller nourrir des peuples lointains, les gens crevaient de famine.L'homme ne diffère pas des animaux.sa vie ne peut se régler suivant ses besoins, mais suivant les produits.Il est donc erroné de fonder une économie sur le dicton: «À chacun selon ses besoins ».Il n\u2019est même pas tout à fait juste de dire: «À chacun selon son travail», car si la plupart des hommes étaient appliqués à des travaux improductifs, si durs soient-ils, les travailleurs n'auraient rien à se mettre sous la dent.On leur donnerait un million de dollars LES AFFAIRES par jour qu\u2019ils ne s'en porteraient pas mieux.Le salaire, accordé en échange du travail, ne saurait avoir que la valeur d'achat permise par la quantité des produits de consommation résultant des divers travaux de l\u2019homme.La nature le veut ainsi.Bien plus, la fixation des salaires, dans l\u2019ensemble, sur une longue période de temps, ne dépend ni du patron ni même de l\u2019État, mais bien de l\u2019abondance des bienfaits à la disposition de l'homme par le travail.Ces biens ne tombent pas du ciel: ils viennent tous de la terre.C'est ainsi que ni l'Italie, ni.la Grèce, ni le Japon, ne peuvent jamais espérer égaler le standard de vie des Canadiens ou des Américains, parce qu'aucun de ces pays ne possède une terre asssi riche en ressources de toute sorte.Sur une grande partie de la surface terrestre, 1l est impossible de produire assez pour pourvoir aux besoins de tous.Des rêveurs s'imaginent que la condition humaine, sur ce sol ingrat, dépend d'un régime politique: qu\u2019ils descendent des nuages! Le meilleur régime politique SER ABT SEL goa Fa (x QUEBEC, OCTOBRE 1945 et social, c\u2019est celui où chaque homme et chaque femme, après avoir reçu de l\u2019État ou de l\u2019autorité constituée, une formation professionnelle et morale \u2014 surtout morale \u2014, comprendront qu'il n'existe de salut, pour l'individu, que dans le travail fécond.Tout le reste n'est que vaine parlote.Car le jour où l\u2019individu sera assez éduqué, assez évolué, pour posséder cette merveilleuse certitude, ce jour- là, l\u2019univers sera sauvé.Mais 1l appartient aux pouvoirs publics, de quelque couleur politique qu\u2019ils soient, d'aider à l\u2019organisation rationnelle du travail.Trop longtemps, la préparation des citoyens à l\u2019accomplissement de leur tâche dans la société a été laissée au caprice des uns et à la misère des autres; trop longtemps la répartition des travaux s\u2019est faite au hasard, sans tenir compte des aptitudes, des goûts, de la dignité humaine; trop longtemps on a gaspillé l\u2019énergie et le talent de millions de travailleurs parce que ceux-ci étient jetés sans directive dans une vie de combat x 15 et devenaient des inadaptés, des mécontents, des propres à rien ou d\u2019éternels révoltés.Cette distribution rationnelle du travail ne peut être qu\u2019un fruit de l\u2019éducation.Il ne faut pas qu\u2019elle devienne une entrave à la liberté Mais elle s'impose au premier stage de la vie, c'est-à-dire à toute la jeunesse, en l\u2019ère nouvelle qui s\u2019ouvre aujourd'hui sur la désolation inouïe de l\u2019univers.Par bonheur, il semble que, cette fois, les nations ont compris.Le problème qui se pose, si angoissant pour de vieux peuples épuisés, saignés, faméliques, trouvera une solution plus facile au Canada.Dans le sein de ce pays, on sent remuer, puissantes, toutes les promesses de vie et de bien-être.A l\u2019approche du travail, notre terre frémit d\u2019impatience et d\u2019espoir.Elle a le charme irrésistible de la jeunesse, de la beauté, de la santé, l'attrait mystérieux de la fécondité qui s'offre, poitrine gonflée, à toutes les entreprises de l\u2019homme.C\u2019est le rôle du travail.x on Sep I a VET ES A i sn a, 16 LES AFFAIRES L\u2019exploitation de nos forêts Par Emile Benoist Condensé du « Devoir », (Montréal) À guerre paraît avoir été profitable, voire éminemment profitable, aux grandes entreprises de la finance anonyme, parfois internationale ou interprovinciale, qui exploitent la forêt du domaine public québécois.Sont certainement du nombre de celles-ci les Fraser Companies, Lid (siège social à Edmundston, N.-B.), qui réclament encore un droit de propriété sur la plus grande partie de l\u2019ancienne seigneurie du lac Témiscouata, territoire resté sans aucun concessionnaire aux fins d\u2019établissement agricole.Cette entreprise pratique elle-même \u2014 et fait pratiquer par des filiales ou d'autres compagnies avec lesquelles elle a des affinités, par exemple, la Restigouche Co, Ltd, non pas sur sa seigneurie mais sur des limites louées de la province de Québec \u2014 l'abattage d'arbres que les eaux de la rivière Madawaska vont porter à ses scicries et à sa pulperie d\u2019Ed- mundston, N.-B.; comment elle transporte ensuite, par voie d\u2019un pipe-line international, a travers la rivière Saint-Jean, la pâte fabriquée à Fdmundston jusqu\u2019à une papeterie qu\u2019elle possède dans l\u2019État du Maine, au village de Madawaska.En 1938, juste avant la guerre, les Fraser Coni- panies opéraient à déficit.En 1942 et 1943, c'est par millions qu'elles accumulaient les profits, ainsi que l'attestent les exposés qui ont paru dans les journaux de son bilan et de sa feuille de profits et pertes.Alors que les recettes brutes de l\u2019entreprise étaient de S2,071,662, avec un déficit net de 818,352, en 1938, les recettes brutes s\u2019établissaient à S5,101,185 en 1942 et les recettes nettes, à $2,549,368; le af 2x Ware CNR © EEL See of QUEBEC, OCTOBRE 1945 résultat s\u2019améliorait encore en 1943, avec des recettes brutes de $5,457,000 et des recettes nettes de $3,265,179.L\u2019exploitation de plus en plus destructive de la forêt québécoise paraît avoir porté ses fruits, réductibles, après le paiement d\u2019un formidable impôt sur le revenu, en beaux et bons dividendes.Le cas des Fraser Companies n\u2019est pas unique.D'autres entreprises battent aussi monnaie, et plus que jamais à la faveur de la guerre, sur la ruine d\u2019une ressource naturelle qui se rattache au domaine public et dont le maintien et la permanence sont essentiels pourtant à l\u2019économie des pays d\u2019En-Bas, éco- 17 nomie, qui, étant donné les circonstances particulières à ce mi- leu, doit être agro-forestière.Un document produit à la Législature de Québec, session de 1934, à la demande de M.Maurice Duplessis, nous permet d\u2019avoir là-dessus des aperçus lumineux.M.Duplessis, alors chef de l\u2019opposition, demandait «la liste des obligations ou débentures dont les compagnies concessionnaires pourraient hypothéquer les terres de la Couronne en vertu du nouveau bill de la permanence des droits de coupe ».Le ministre des Terres et Forêts avait répondu d'abord verbalement que la somme globale at- 206, RUE DU PONT Ateliers de Mécanique Générale et Fonderie ACIER, FONTE, CUIVRE et ALUMINIUM.Ascenseurs Modernes à Passagers et à Marchandises, Armoires-Montantes, Monte-Charges, ete.FABRICANTS D\u2019ASCENSEURS Tél.4-4641 Toute réparation mécanique.SPECIALITES : Pompes, Compresseurs, Engrenages, Bornes- Fontaines, etc.SOUDURE électrique et autogène.den or an 18 teignait $280,000,000; un peu plus tard, il devait se corriger en déposant une liste qui indiquait un total de $483,364,120.Et les hypothéques consenties déja entre les mains des fidéicommissaires par les concessionnaires du domaine forestier couvraient la plus grande partie de ce montant.Sauf erreur, un fidéicommissaire devient comme propriétaire des biens qui lui sont transmis en fidéicommis et l\u2019on ne peut l\u2019en dessaisir, même dans le cas de faillite, tant qu\u2019il n\u2019y a pas eu remboursement des débentures ou obligations dont ils sont le gage, la garantie.Plus que cela, c\u2019est au fidéicommissaire qu\u2019il appartient de permettre, aux conditions prévues, l\u2019exploitation des biens qu'il détient par la partie qui a emprunté en les mettant en gage.C'est- à-dire qu\u2019en 1934, conformément aux dispositions d'une loi qui venait d\u2019être votée, les concessionnaires du domaine public pouvaient hypothéquer celui-ci, et en fait ils l'avaient tout de suite hypothéqué.La liste produite alors portait un grand nombre de fidéicommis établis quant à des conces- LES AFFAIRES sions forestières des pays d\u2019En- Bas.Il n\u2019est pas sans intérêt, au jour d\u2019aujourd'hui, d\u2019en citer les principaux, les plus importants: Brown Corporation \u2014 Limites de 3483 milles carrés en fidéicommis à la «Royal Trust Co.» et à la «Old Colony Trust», pour $50,000,000.Limites: Saint-Maurice, Témis- couata, Bersimis.Canadian International Paper \u2014 Limites de 17,608 milles carrés en garanties au «Montreal Rrust », au «Royal Trust et au «National Trust», pour une somme globale de $180,- 000,000.Limites Ottawa, St- Maurice, Côte Nord, Gaspé.Fraser Co.Lid.\u2014 Limites de 745 milles carrés dans Témis- couata et Matane, en garantie au «Montreal Trust» pour $18,000,600.New-Brunswick International Paper Co\u2014 Limite de 1,186 carrés dans Matapédia, en garantie à la «Montreal Trust Co.», pour S18,000,000.Price Bros &Co., Ltd.\u20141.1- mite de 8,204 milles carrés, dans Lac St-Jean, Montmagny Rimouski et Matane, en ga- a a rr EEE.; Pr oli ag ces iar EE Beg EAT Rs » SP pe! sas | EAP mis 3 AMEN Fe RR RG PE RIE rr FO A FI SE I ROR ; RFA PE ge VS ALS QUEBEC, OCTOBRE 1945 rantie au «Montreal Trust» pour $25,000,000.Price Bros & Co., Ltd, avec M.Gord.W.Scott, conseiller législatif comme syndic, limite de 1,107 milles carrés, dans Matapédia, en garantie à la «Banque de Montréal» et à la «Banque Royale».On n\u2019indique pas le montant.Restigouche Co., Ltd.- Limite de 206 milles carrés dans Ma- tap>dia et Bonaventure, en garantie au «National Trust » et au «Montreal Trust», pour $5,346,000.Fraser Realties, Ltd.\u2014-T.1m- te de 90 milles dans Témis- couata, en garantie au «Montreal Trust», pour $1,000,000.Mont-Louts Seignorv, Lid.\u2014 [imite de 69 milles carrés, dans Gaspé-Nord, en garantie à la «Crown Trust Co.», pour S650,000.19 Mohawk Securities Corporation.\u2014 Limite de 83 milles carrés dans Témiscouata, en garantie au «Montreal Trust» pour $580,030.Matapedia Lumber Co.\u2014 Limite de 116 milles carrés dans Bonaventure, en garantie à la «Compagnie Champoux », pour $64,443, John Fenderson & Co.\u2014 Limite de 63 milles carrés dans Matapédia, en garantie à la «Banque de Montréal », pour $440,000.I serait curieux de savoir dans quelle proportion ces mêmes hypothèques existent encore sur la forêt du pays rimouskois et du pays gasp\u201csien.Peut-être se sont-elles augmentées depuis.l'on voit que la haute finance, représenté par un nombre impressionnant d'institutions imposantes, peut avoir pas mal à Téléphone: - 4-0031 HOTEL ST-MALO 1094 -1100, rue St-Vallier, avec eau chaude et froide.Chambres Québec.\u201d e 20 dire dans le cas de l\u2019exploitation forestière des pays d'En-Bas, autant et davantage que le génie forestier et sylvicole.Ce qui expliquerait peut-être bien des choses, par exemple, que les chefs industriels d\u2019entreprises forestières ne sont plus maîtres de celles-ci, qu\u2019ils n\u2019en ont que la direction apparente, pour aller dans le sens et au rythme qu'on leur indique; qu'il ne leur est pas possible de mettre fin à une politique de destruction et de gaspillage qu'ils sont les premiers à déplorer.Les aveux discrets ne manquent pas à ce sujet: un ingénieur forestier, même en passant au service d\u2019une grande compagnie, Ne cesse pas d'être de sa profession et ce lui est un serrement de cœur que de contribuer à du pillage, une manière d\u2019atrocité industrielle.Le cercle régional du Bas Saint-Laurent de l'Association forestière québécoise tenait un congrès, les 15 et 16 juillet 1941, au lac Mitis.Elle était l\u2019invitée de la compagnie Price Bros qui avait mis les chalets qu\u2019elle possède en cet endroit, qui est son domaine absolu, à la disposition des congressistes.Ceux-ci, des A SE a ar LES AFFAIRES ingénieurs, des fonctionnaires provinciaux, des gérants et d'autres représentants des compagnies, des représentants du clergé, des sociétés de colonisation et de divers corps publics, reconnurent le fait de l\u2019exploitation abusive et destructive de la forêt dans toute la région et ils exprimèrent des vœux en conséquence à l'adresse du gouvernement et des compagnies.L'un de ces vœux après entente ou accord entre les compagnies forestières et les représentants de la colonisation, se formulait avec netteté: Le congrès recommande que d'ici trois ans, soiten atiendant qu'une étude approfondie des virtualités agricoles et foreshères ait été faite et qu'une nouvelle politique économique art été for- muilée, le gouvernement a) limite les coupes à un maximum qui ne dépasse pas la possibilité annuelle de la forêt (exception pourrait être faite pour le cas de la ville de Matane, en altendant que l\u2019ensemble de la région ait été êtu- dié) ; b) ne crée pas de colontes nouvelles et s\u2019en tienne à con- IE TR NN 4 A * QUEBEC, OCTOBRE 1945 solider et a compléter les colonies existantes.Dès la saison suivante, les compagnies portaient leurs coupes bien au delà de ce qu\u2019elles avaient jamais été auparavant.Le même ravage n'a pas cessé de s\u2019exercer depuis.l.es coupes -p \u2014 a 1 sont du double et du triple de ce qu'elles devraient être, de ce que la forêt peut donner sans disparaître.Il n\u2019y a que la colonisation qui ait respecté, scrupuleusement encore, l\u2019accord de 1941.la haute finance serait- elle responsable de cette triste comédie ?Ecole Supérieure de Commerce de Québec, Inc.(affiliée à l\u2019Université Laval) Etudes couronnées par le Baccalauréat et par la Licence en Sciences Commerciales.COIN COOK et AVENUE CHAUVEAU, QUEBEC. 22 LES AFFAIRES % PTE ap Sa Les ingénieurs et la grande industrie 700 ENS N reste parfois songeur devant l\u2019_énormité des appareils et des machines qui servent à produire industriellement certains articles de consommation courante.Rn arta Pour fabriquer une mince feuille de papier, il faut mobiliser des millions qu\u2019on doit employer à l\u2019achat des machines les plus complexes, elles-mêmes abri- | Ii tées par de vastes constructions.Ces mastodontes 0 Hh du domaine mécanique exigent des experts pour fonc- i i tionner et produire.Ingénieurs, administrateurs, or- { ganisateurs et directeurs de services et de personnel, C1 tous concourent à mener la production rondement, à | { concrétiser une idée qui, un jour, a pris naissance dans le cerveau d\u2019un homme.SE Ces réflexions me venaient, tout récemment alors qu\u2019en compagnie de plusieurs professeurs et élèves de : l\u2019Ecole Supérieure de Commerce, je visitais les entre- p prises qui font de la ville de Shawinigan l\u2019un des joyaux industriels du Canada.Shawinigan brille en effet, parmi toutes les villes canadiennes, non seulement a cause de l\u2019énorme débit d\u2019électricité que produisent ses pouvoirs hydrauliques, mais encore par la diversité de sa production indus- pe trielle.On y fabrique, notamment, et sur une base v très ample: le papier, l\u2019aluminium, le carbure, la cellophane, les tissus et plusieurs produits connexes. 3 4 pee ua EN EEE QUEBEC, OCTOBRE 1945 Au cours de l\u2019année 1943, cette ville de seulement 24,000 âmes a produit pour une valeur de $169,000,000, ce qui la place au 10e rarg parmi toutes les villes canadiennes au point de vue de la production industrielle.A cause de la variété des industries qui gravitent dans l\u2019orbite de sa production d\u2019énergie motrice, cette ville est à l\u2019abri des crises comme celle que nous avons traversée de 1929 à 1940; ce n\u2019est pas une ville à industrie unique.En outre, partout se manifeste l\u2019esprit civique de la population qui, active et bien rémunérée, se prête volontiers aux manifestations du progrès sous toutes ses formes.Dans le domaine de la grande industrie où excellent les entreprises qui ont établi leurs usines à Shawinigan, j'ai eu l\u2019honneur de visiter la Shawinigan Chemicals où l\u2019on prépare le carbure à raison de tout près de 200 tonnes par jour.Avec de la vulgaire pierre à chaux et du charbon anthracite, on fabrique un gaz fort prisé en éclairage, mais dont les applications industrielles permettent de tirer la soie artificielle en combinaison avec d\u2019autres ingrédients.Dans cette usine, plus vaste que tout un village, on traite d\u2019abord Tél.3-6077 Tél.rés.7368 L.P.CÔTÉ Courtier d\u2019'Immeubles et d\u2019 Assurance Rep.St.Paul Fire & Marine Ins.Co.\u2014 MINNESOTA \u2014 26, Boul.des Alliés, Québec à A 9 ; bosib Se i XY EE mh ON TA TEN Sd ARERR TI Ie 24 LES AFFAIRES og 2 eh es anthracite pour en faire du carbone, on fabrique de | ce carbone d\u2019énormes électrodes allant jusqu\u2019à 36\u201d de | diamètre pour la fusion de la pierre à chaux; puis on il | concasse la pierre, on la transforme en chaux et, dans I des fours ol se trouvent maintenues des températures li | de l\u2019ordre de 2,500 à 3,000 degrés Fahrenheit, on trans- | forme cette chaux en carbure en présence du carbone.bl i Etant éloignée de tout centre important de fabri- Uh cation des machines, il faut que l\u2019usine soit absolument M autonome.Elle possède ses propres ateliers de fabri- | F cation et de réparation.Elie produit ses propres boî- i tes de métal pour l\u2019expédition du carbure.En un mot, elle manufacture sur place la totalité de ce qui AT entre dans le carbure et de ce qui sert à en faire l\u2019ex- Wii pédition.si 4 La compagnie possède en outre un vaste laboratoire ï où le produit est soumis à des épreuves constantes PE EE SR STIS 1 ani RS i NE afin d\u2019en assurer l\u2019uniformité et la qualité.Elle a réussi à récupérer une forte partie des gaz de combustion, grâce aux recherches de ses ingénieurs, de sorte qu\u2019elle économise, de cette façon de vastes sommes annuellement.; + Je n\u2019en finirais pas d\u2019énumérer les choses éton- ; nantes qu\u2019une visite d\u2019environ deux heures nous a \u2018 permis de constater.Un fait, toutefois, se dégage de cette visite: c\u2019est que la grande industrie, pour se maintenir, doit compter sur la collaboration constante ; des ingénieurs.Elle dépend aussi des hommes de laboratoire dont le role, surtout dans une industrie chimique, est presque aussi important que celui du personnel administratif.TNE Ces EEE PES amis ra QUEBEC, OCTOBRE 1945 25 Placée au lieu où l\u2019élément de production le plus important existe en abondance, une entreprise comme la Shawinigan Chemicals, tout aussi bien que Canadian Industries Limited et !\u2019Aluminum Company of Canada, ne redoute aucunement de faire venir de très loin les autres constituants de ses produits.En l\u2019occurrence, l\u2019élément important dont je viens de parler est l\u2019énergie électrique; les produits secondaires sont, dans un cas, la pierre à chaux et l\u2019anthracite, dans l\u2019autre la bauxite et pour Canadian Industries, la cellulose qui, heureusement, se trouve sur les lieux.Il y a une leçon à tirer de cela: c\u2019est qu\u2019en préparant les plans d\u2019une entreprise de cette envergure il faut tenir compte surtout du prix de revient de ce qu\u2019on doit consommer le plus au cours des années d\u2019opération.a éd EP : C\u2019est ce qu\u2019ont admirablement compris les fondateurs de toutes les entreprises de Shawinigan.Puis- sent-ils avoir de nombreux imitateurs dans d\u2019autres centres de notre province qui, en s\u2019industrialisant de plus en plus selon les principes que nous avons vus là-bas, n\u2019auront jamais à regretter l\u2019ère de la culture du sol, dont nous ne pouvons exclusivement subsister.EC ITS pa \u2014Louis-A.BELISLE.\u201d INHER a » POUR ARRIVER\u2014\u2014\u2014 \u2019 Pour arriver, il faut pendant quinze ans ou plus faire ; beaucoup de travail pour lequel on ne sera jamais payé, mais qui fera qu\u2019un jour on sera payé pour beaucoup de travail que l\u2019on ne fera jamais.4 26 LES AFFAIRES Service réclamé à la Province par l\u2019industrie Extrait de « L'Information », (Montréal) ANS une réunion récente, les directeurs de la Société des Industriels de Québec ont décidé de faire pression auprès du gouvernement de la province de Québec pour que le ministère du Commerce et de l'Industrie mette à la disposition de l\u2019industrie, et plus particulièrement de la petite industrie, les services de renseignements techniques et de statistiques dont cette dernière a un pressant besoin.Il est un fait indéniable que la province a besoin d\u2019une industrie prospère et active pour pouvoir donner à sa population le maximum d'emplois rémunérateurs qui permettront de maintenir le niveau de vie à son point actuel.L'expansion économique de la province a comme base trois éléments essentiels: l'agriculture, le travail et l\u2019industrie.L'agriculture et le travail ont chacun à leur disposition les services spécialisés que leur fournissent les ministères de l\u2019Agriculture et du Travail de la province.Ces mêmes ministères dépensent annuellement des sommes considérables à même le revenu de la province pour promouvoir l'avancement de ces deux activités essentielles de la vie économique du Québec.Et ces deux ministères fournissent également aux agriculteurs et aux travailleurs de la province une voie importante dans la direction générale des affaires dela province par l'entremise du ministère et des corps consultatifs de chacun de ces ministères.Or l'industrie comme source de revenu est aussi importante que l\u2019agriculture.De plus le travailleur ayant un ministére puissant il est nécessaire que a NO PE ™ FAAS Gl SE Att AT PA ec ape UII SE NO vg DE TN _ D pes ns QUEBEC, OCTOBRE 1945 l\u2019industrie ait un ministère équivalent pour la représenter dans le conseil des ministres.Actuellement le ministère du Commerce et de l\u2019Industrie ne remplit pas le rôle qu\u2019il devrait jouer comme représentant de l'industrie et du commerce à la direction des affaires de la province.Son ministre estbien disposé et les chefs de ce ministère sont anxieux de jouer le rêle mais ils n\u2019ont pas à leur disposition le personnel et le budget nécessaires pour faire ce qui doit être fait en vue d'aider l'industrie, source de richesses infinies si l\u2019on tient compte des ressources naturelles importantes de la province de Québec.À cette fin la Société des Industriels de Québec demande au gouvernement provincial que le 27 ministère du Commerce et de l\u2019Industrie ait à sa disposition un budget qui lui permette de fournir aux industriels de la province les services suivants: 10.Service de statistiques; 20.Service d'ingénieurs industriels; 3o.Service de propagande à la conquête des marchés extérieurs.La Société des Industriels trouve que comme l\u2019agriculture a ses agronomes, la petite industrie de la province a le droit d\u2019exiger un service d\u2019ingénieurs industriels qui l\u2019aideront à subir avec avantage la concurrence de la grande industrie en améliorant ses méthodes de production.L'agriculture a aussi ses services de propagande et ses laboratoires de recherches de même Successions \u2014 y Prix de Revient \u2014 L.P.LORTIE Comptable Public Licencié Impôt sur le Revenu et Excédents de Guerre.Vérifications Municipales et Scolaires Taxation en général.276 Ouest, rue ST-JACQUES, Tél.HArbourg 7990 MONTREAL i i A ri A Rn J ST a EE ei Sue TERRES zis RS PRE A res et vas cu ae et Ss avn hem ii Hd; Pe gen ES res om Cm iT 28 qu'un service de statistiques; ainsi l'industrie a le droit d\u2019exiger les mémes services du gouvernement de notre province.II est inutile de songer à l\u2019expansion économique de la province de Québec et il est aussi inutile de vouloir fournir de l'emploi rémunérateur à tous les travailleurs de la province de Québec sans vouloir aider l\u2019industrie du Québec à s'organiseret àamé- liorer ses méthodes de production en vue de subir avec avantage la concurrence de la grande industrie sur les marchés extérieurs de même sur les marchés locaux.La province de Québec fournit la matière première dont l\u2019industrie a besoin ; il faut que des services gouvernementaux organisés par le ministère du Commerce et de l\u2019Industrie fournissent aux industriels les services qui leur permettront de s'organiser pour bénéficier des ressources naturelles de la province.De plus la Société des industriels de Québec va demander au gouvernement de la province de Québec la formation d'une commission consultative de l'indus- LES AFFAIRES » tric et du commerce composée d\u2019industriels et de commercants dont ce serait la fonction d\u2019aviser le ministère du Commerce sur la maniére de mieux aider l\u2019industrie et le commerce dans la province par les services du ministère du Commerce.Cette commission consultative serait constituée à peu près de la même manière ct avec les mêmes fonctions que le conseil de l'agriculture au ministère de l'Agriculture et le Conseil Supérieur du Travail au ministère du Travail.Elle fournirait aux commerçants et aux industriels de la province un organisme où ils pourraient discuter en coopération avec le gouvernement de la province et rechercher une solution aux problèmes que soulèvent l'amélioration de l\u2019industrie dans la province de Québec.C\u2019est à l'industrie de la province de Québec prise comme groupe qu'échoue la responsabilité de l'emploi des travailleurs de la province.C\u2019est à elle aussi qu'incombe de créer la richesse de la province de Québec avec l'agriculture.On a trop longtemps ignoré cette activité économique importante dans les ser- $ Aa 8 LJ nA sae hs pe a at?* ME Eg au Fer ae ins 5 i aI - fa.Re a a A QUEBEC, OCTOBRE 19,5 29 vices gouvernementaux de la pro- sous peu un mémoire au gou- vince.La Société des Industries vernement de la province de- croit qu\u2019il est temps de s'éveiller mandant !a mise en application à ce devoir envers l\u2019industrie et de ces mesures qu\u2019elle préconise.c\u2019est à cette fin qu\u2019elle soumettra Plus vous vous élèverez, plus nombreuses deviendront les influences destinées à vous faire changer souvent d\u2019opinion.Cuirassez-vous de bonne heure contre les influences extérieures, car mieux vous réussirez plus vous recevrez de conseils non sollicités.Apprenez à vous former une opinion et à y conformer vos actes envers et contre tout.Marc Giauque Deuxième Edition \u201cTechnologie d'Ajustage-Mécanique\u201d En français avec expressions anglaises correspondantes.Format 515 X 8.Prix.$2.00 Contient: 360 pages, 46 chapitres, près de 1000 vignettes, dessins, formules, etc., ete.Ce traité s'adresse, par ses méthodes pratiques, à tous ceux qui s'intéressent à la mécanique d\u2019ajustage, tels que; machinistes, mécaniciens, techniciens, ete.Ecole Technique de Québec 185, Boulevard Langelier, Québec ?Construite au cours des années 1910-1911.En opération depuis octobre 1911. Ale rte ét mes a tne mn LES AFFAIRES Suivons l\u2019évolution des méthodes de distribution et de vente U cours de la guerre \u2014 et plus particulièrement vers la fin des hostilités \u2014 le public acheteur s\u2019est apparemment peu soucié du coût des marchandises qu\u2019on lui vendait.Les gens prenaient ce qu\u2019on leur offrait.Ils auraient sans doute voulu avoir des articles de meilleure qualité à des prix moindres, mais devant l\u2019impossibilité évidente d\u2019en arriver là, tout le monde s\u2019est résigné à ne prendre que les seules marchandises disponibles.Il est résulté de ces conditions anormales un déclin graduel de la combativité dont les vendeurs se faisaient naguère une gloire.D\u2019assiégeant, le vendeur est devenu assiégé.Il est resté sur la défensive.Il s\u2019est contenté de prendre des commandes et de se cuirasser contre les exigences de la clientèle.On conviendra que c\u2019est une fort mauvaise habitude pour un vendeur qui, par vocation, a choisi d\u2019être constamment à l\u2019attaque.Quoi qu\u2019il en soit, le moment est venu pour tous ceux qui s\u2019occupent de la distribution des marchandises d\u2019éperonner leur combativité \u2014 de faire monter au point voulu leur dynamisme des jours pas très lointains où la résistance de l\u2019acheteur neutralisait les meilleurs arguments.~ eb PRR IRE NERY pe ¢ QUEBEC, OCTOBRE 1945 Ce n\u2019est pas sans raison qu\u2019au cours des années récentes, un nombre croissant d\u2019établissements commerciaux ont largement dépensé pour se construire de vastes et luxueux locaux.Plus de 80% des achats sont faits par les femmes de nos jours et celles-ci se laissent plus facilement infiuencer par des vitrines, des comptoirs et un ameublement qui annoncent la prospérité.Un beau magasin coûte cher, mais la presque totalité de son coût pourrait être portée au compte de publicité.Cette publicité doit néanmoins se payer et c\u2019est effectivement le client qui en solde les frais.I] le fait inconsciemment et sans doute avec plaisir puisqu\u2019il favorise de préférence les établissements qui savent lui présenter leurs produits sur un plat d\u2019argent.Qu'il y ait là une manifestation de snobisme, peu nous importe de le savoir.L\u2019essentiel, c\u2019est de constater le fait pour noter que si, dans nombre de cas, le coût de la distribution des marchandises est élevé, la cause directe en est le goût du public qui se laisse facilement impressionner par les rayons de magasins dont le parquet est recouvert de tapis feutrés et les murs de miroirs; par les ascenseurs de bronze et les livreurs en uniformes.Un autre point qu\u2019il ne faut pas perdre de vue lorsqu\u2019on cherche les causes du coût élevé de la vente est la quantité considérable de marchandises qu\u2019un marchand doit garder en stock pour satisfaire la clientele.(est ainsi qu\u2019avant ia guerre, pour n\u2019avoir en stock qu\u2019une seule paire de bas de soie de chaque sorte, il fallait garder ces articles en trois pesanteurs différentes, trois longueurs, trois qualités, environ 12 teintes et 12 pointures, ce qui formait l\u2019imposant total de 3,688 paires.Avec la guerre, on a standardisé 81 32 LES AFFAIRES nombre de variétés et aidé de la sorte le marchand à alléger son stock.On a également réussi à prévenir les ventes à sacrifice qu\u2019un détaillant devait forcément organiser à la fin de chaque saison pour faire de la place sur ses tablettes.Il est à souhaiter que les détaillants eux-mêmes insistent afin qu\u2019une partie au moins des variétés que la guerre a fait disparaître restent pour toujours à l\u2019écart.Enfin, les changements de mode contribuent à faire monter sans cesse le coût de la distribution des marchandises.Les manufacturiers doivent renouveler fréquemment leur outillage, leurs patrons, leurs machines-outils pour mettre en marche les articles que la mode leur impose Chaque fois, le personnel doit changer sa routine, s\u2019instruire de nouveau, et les tâtonnements inévitables des débuts, les matériaux gâchés, les erreurs se paient éventuellement par le consommateur.Ce sont là des faits que connaissent tous les détaillants et grossistes expérimentés.Il convient toutefois d\u2019en rappeler l\u2019existence au tournant de notre vie économique que la fin de la guerre place en face de tous.Ces faits sont également nécessaires à l\u2019étude que nous voulons entreprendre des meilleurs moyens qui s\u2019offrent pour abaisser le coût de la distribution afin d'accroître proportionnellement le bénéfice du vendeur, ou d\u2019abaisser le prix de détail des marchandises à l\u2019avantage du consommateur.Ce n\u2019est pas sans raison qu\u2019un succès relatif a couronné certains systèmes de vente comme les comptoirs postaux, les \u201cgrocetarias\u2019, les \u201cself-service\u201d, voire méme les coopératives de consommation et les > w_ a QUEBEC, OCTOBRE 1945 33 Soyez l\u2019un de ceux 4 qui donnent leur sang a la Croix-Rouge Donnez une vie nouvelle aux blessés.en dé fo LA Fe A SE Se STE HS Publié par la BRASSERIE MOLSON, Limitée As SES SEY 34 LES AFFAIRES chaînes de magasins.Il y a là une tendance qui ne pourra que s\u2019accentuer au cours des années qui viennent et dont tout homme d\u2019affaires doit connaître id l\u2019existence sous peine de se préparer de cruelles dé- 8 sillusions.- Les méthodes traditionnelles ont fait leur preuve; cela ne veut pas dire qu\u2019elles ont fait leur temps.Le marchand est une nécessité économique ; il représente dans la société un rouage essentiel et personne ne souhaite sa disparition en faveur de systèmes qui ont leurs côtés avantageux certes, mais qui deviennent impersonnels, qui sont essentiellement des corps sans âme, des machines à vendre et à encaisser l\u2019argent.Le détaillant que nous connaissons reste humain.Il est, dans le milieu de ses activités, un personnage, un ami, le pourvoyeur des nécessités vitales et souvent le pourvoyeur des oeuvres sociales et spirituelles.Profondément absorbé par son travail et celui que lui imposent tous les corps publics qui voient en lui une cible facile à atteindre par les impôts, le détaillant n\u2019a guère les loisirs de regarder autour de lui et de se mettre à l\u2019abri des orages qui le menacent.En le documen- ; tant sur les méthodes nouvelles qui constituent pour : À lui un danger plus ou moins réel, nous voulons à la Ig fois le prévenir et lui permettre de perfectionner ses \u2018 méthodes dans la mesure où son rôle n\u2019en sera pas » obscurci.\u2014 Louis-A.BELISLE.| mr ; 2 ~ X X X ; Il est rare qu\u2019un homme n\u2019ait absolument aucun point \u20ac de supériorité.Si j'enseigne à un petit garçon à jouer au 8 hockey, je suis son maître; mais s\u2019il me montre à jouer au base-ball, c\u2019est lui, alors, qui devient mon maître.Nul n\u2019est le premier partout. QUEBEC, OCTOBRE 1945 35 L\u2019industrie du bâtiment de demain Gaston Lavoisier Condensé de « Relations ».(Montréal) N ingénieur disait récemment que si l\u2019on avait continué à construire les automobiles, depuis vingt ans, comme l'on a continué à construire les maisons, on en serait encore au cab transformé en voiture à moteur.Cette boutade, comme l'analyse précédente des moyens disponibles, indique que l\u2019industrie du bâtiment va devoir, comme l'industrie de l\u2019automobile ou de l\u2019aviation, évoluer à grands pas pour se mettre elle aussi au diapason de son époque.L'évolution rapide des techniques apparaissant comme l'une des causes principales de la transformation probable de nos habitations de demain, nous nous efforcerons de résumer ci-après quelques-unes des acquisitions scientifiques ou techniques que l\u2019ingénieur moderne pourra incorporer progressivement dans les nouvelles et nombreuses maisons qu\u2019il va pouvoir construire.La construction se présentant maintenant non plus comme une entreprise individuelle mais comme un travail d'ensemble, les maisons ne se construisent plus une par une, mais c'est par villages entiers, et même par cités, que l\u2019on va envisager la besogne.Cette construction va dés l\u2019origine du projet se trouver marquée de la préoccupation de groupe.Dans le choix du site, la construction est déja commandée par ces lois du groupe.Soucieux de l'hygiène et du confort, le constructeur devra placer ses maisons dans des secteurs dont la densité de population ne dépassera pas les chiffres fixés comme limites.S'il crée un nouveau village, les densités de FRE SEE 36 100 à 120 habitants par acre autrefois admises et observées maintenant dans les cercles des villes descendront à 50 et même 30 personnes par acre, afin de garder à cette création la possibilité de devenir la ville verte, la cité-jardin rêvée des hygiénistes et des sociologues.Cette exigence spéciale de la distribution s'ajoute à celle de créer des maisons claires.Plus de pièces sombres ni de couloirs obscurs.l'ingénieur évitera de masquer ses maisons l'une par l\u2019autre en respectant les standards d\u2019écartement de maisons et de surfaces vitrées requis pour obtenir le pourcentage suffisant d'éclairage naturel dans chaque pièce.Les pièces les plus occupées pendant le jour serunt orientées vers le sud-est ou le sud-ouest afin d\u2019avoir le soleil d'été aux heures les plus fraîches ; et aux exigences croissantes de salubrité du sol s'ajoutent celles des distances aux lieux de vie collective, aux magasins, aux écoles, aux églises aussi bien qu'aux usines.Ces distances, chiffrées non plus en milles, mais en temps de trajet correspondant aux moyens de trans- LES AFFAIRES port locaux, exigent également la disparition de toute traversée de \u2018routes pour les enfants se rendant aux écoles, et modifient pour autant l'urbanisme de demain.Iles aménagements collectifs, tels que centrales de chauffage et centrales à déchets, buanderies, salles de jeux et ateliers de bricolages collectifs, sont autant de modification prévisibles dans nos cités futures.[a technique propre de construction elle-même va changer.l'ingénieur spécialiste de la production en série, de la standardisation, de la construction métallique, de l'isolement industriel des parois, de l\u2019insonorisation, et de toutes les techniques mo- cernes relatives aux phénomènes de radiation, dès qu\u2019il sera libéré des travaux actuels commandés par la guerre, va s\u2019efforcer de mettre ses connaissances au service des Au lieu de construire nos maisons pièce par pièce, nous allons bientôt apporter dans leur fabrication et dans leur érection les méthodes de production rationnelle et intensifiée que nous avons employées pour centupler industries modernes.= a He | QUEBEC, OCTOBRE 1945 par exemple notre production aéronautique.D\u2019innombrables éléments de la maison peuvent être produits en série sans inconvénient pour leur solidité, leur beauté et même leur diversité, mais avec une économie considérable sur leur prix de revient.Nos murs mieux étudiés, scientifiquement conçus, en vue de répondre aux exigences de résistance aux charges statiques, comme aux exigences croissantes d\u2019isolement, gagneront en légèreté, en solidité, en rapidité de pose.Les larges panneaux rapidement mis en place réduiront les frais d\u2019érection, tandis que les murs cellulaires, les structures lamellaires, les parois à réflexion interne permettront de réduire considérablement nos frais de chauffage.Des applications telles que celles 37 que nous avons mises au point dans l'aviation, pour amortir les phénomènes vibratoires, depuis le silent bloc, support élastique composé d\u2019harmoniques contraires, trouveront bientôt leur application dans le bâtiment.Déjà, pour réduire les inconvénients de notre vie trépidante et de plus en plus bruyante, comme pour compenser les défauts de nos constructions de plus en plus légères et sonores, les ingénieurs du son ont introduit dans nos maisons les surfaces insonorisées, les planchers flottants, les structures discontinues, améliorant déjà considérablement le confort de nos demeures.Cette recherche du confort tire profit de toutes les découvertes modernes; la radio généralisée maintenant se complétera bien- 127, rue du Pont, Québec Poêles, fournaises, sy stème à air-climatisé et laveuses électriques.LA FONDERIE DE L'ISLET, Limitée 146, boul.Charest, Québec pet AE Na ch.RRR COCA DE PAE ITY Lae se {4 A Re Pan 38 \u2018tôt de la télévision ; l\u2019automobile qui nous a imposé depuis dix ans la construction de garages fera peut-être bientôt place aux avions individuels ou hélicoptères pour lesquels les ingénieurs étudient déjà d'immenses toits en terrasse.La connaissance de plus en pus complète des radiations solaires et des matériaux nous permet d'envisager l\u2019utilisation croissante des rayons solaires pour l'assainissement de nos demeures, le traitement de nos maladies et de nos infirmités, et même le chauffage de nos maisons.Peu à peu, toutes ces sciences s'incorporent dans nos habitations, élargissant considérablement le rôle de l'ingénieur dans la conception et la direction de ces travaux, ouvrant ainsi de larges perspectives aux jeunes techniciens en quête d\u2019une carrière d'avenir.Et ces travaux convergents de toute une génération de spécialistes et de savants vont relever rapidement les qualités de confort et d\u2019habitabilité de nos maisons.Faute de mieux, nous nous sommes contentés jusqu\u2019à présent des maisons que pou- LES AFFAIRES vaient nous offrir les constructeurs du passé, avec les matériaux, les moyens de construction dont ils disposaient, et pour le prix que notre bourse pouvait leur offrir.Privée d'aide, la femme demande de plus en plus des maisons pratiques, faciles d\u2019entretien, réduisant par leur disposition, leur plan général et leur équipement la fatigue de la mère de famille, ou les pertes de temps de la femme employée.Or, les moyens modernes que nous avons signalés permettent de satisfaire ces premières exigences: des pièces claires, largement vitrées, des angles arrondis, des surfaces parfaitement polies et lavables, des teintes fraîches et solides, des lignes sobres et élégantes, des cuisines bien proportionnées, revêtues de matériaux agréables et pratiques, équipées de machines bien au point et économiques, des salles de bains séduisantes de netteté et de simplicité, des salles à manger accueillantes par leur lumière, leurs proportions, leur accès direct à la cuisine, leur décoration fraîche, leur facilité de service, des salons conforta- ter EE PE EE IA a 4 + ua dt SR SE Ee A rok ot AE sper SEE SE RS IRE ake x ii QUEBEC, OCTOBRE 1945 bles et reposants par leurs parois bien isolées et bien insonorisées, leur éclairage rationnel, leur mobilier élégant et rajeuni: des escaliers et des couloirs aussi rares que possible, mais bien dessinés, pratiques, éclairés par des murs transparents, et revêtus de parois faciles à entretenir, telles sont les premières exigences de la maîtresse de maison ; et pour les satisfaire, les ingénieurs ont déjà préparé leurs plans .Certes, quelques-unes de ces nouveautés sont encore réservées aux gens fortunés; le parfait isolement, l'insonorisation scientifique, la climatisation, les parois isothermes, l\u2019équipement électrique complet des cuisines et la télévision restent encore des avantages que peuvent seulement envisager les personnes bien à l\u2019aise, et le problème du financement de la construction se pose, même pour des habita- cions plus modestes.Parmi toutes les familles en quête de logement, un nombre appréciable, le plus grand nombre sans doute, ne sont pas en mesure de \u2014 39 payer une construction neuve exécutée d'après les tarifs actuels.Si l\u2019on peut espérer une réduction substantielle des prix par la mise en œuvre de procédés rapides et d\u2019outillages à haute production, il faut encore trouver d'autres moyens de combler le fossé entre les possibilités budgétaires de l'acheteur et le prix de l\u2019entreprise.La loi canadienne du 15 août 1944, dite Loi nationale de l\u2019habitation, facilite les prêts pour 80 et même 90 % de la construction pendant que s\u2019instaurent peu à peu dans nos mœurs les habitudes de groupement.Des initiatives heureuses, telles que les coopératives, facilitent la construction et permettent d'envisager avec ces propres techniques la floraison d\u2019une multitude de jolies maisons, simples, économiques et confortables, la création de villages et même de cités pimpantes et saines, faites pour la santé, la paix et le bonheur des hommes, dans lesquels, après ce cauchemar de la guerre, nous pourrons enfin goûter la joie de vivre. a MERS re Pere 2 # @ ki 4 PF 40 LES AFFAIRES Des capitaux, en voici!.Par Paul-Henri Guimont Condensé de « L\u2019Action Catholique », (Québec) l\u2019occasion des campagnes d'emprunts de la Victoire, au cours des derniers cinq ans, le Comité National des Finances de Guerre a dû maintenir des contacts intimes avec le marché de l'argent, et sonder, jusque dans ses caches les plus profondes, comme vous l\u2019imaginez, le portefeuille de nos institutions financières, industrielles et commerciales de même que celui des individus.Or, à l\u2019occasion de ces emprunts, la province de Québec a souscrit la somme globale et imposante de $2,769 millions ainsi partagée: a) section des noms réservés: (souscripteurs de $25,000.ou plus) $1,861 millions; b) section de la vente générale: (sollicitation à domicile) $627 millions; c) section de l'épargne sur le salaire des individus: (sollicitation parmi les gfoupes d'employés) EURE STONE EN SG TE GOES LO 07) SD Sr MS OO LE li te a $279 millions.L'expérience démontre que les Canadiens-fran- çais et leurs institutions économiques ont contribué à la formation de ces totaux dans les proportions suivantes, que nous considérons comme des minima: a) section des noms réservés 20 p.c.ou 372 millions; b) section de la vente générale, 55 p.c.ou 8345 millions; c) section de l\u2019épargne sur le salaire, 50 p.c.ou $139 millions; ce qui nous donne un montant total de $857 millions placés par l'épargne cana- clienne-française dans les obligations de la Victoire seulement.S1 l\u2019on considère maintenant que ces obligations ne forment qu'une partie de notre portefeuille, de notre avoir financier, on admettra d'emblée qu\u2019il est faux de prétendre que nous manquons de capitaux pour maintenir et favoriser l\u2019expansion des indus- FF patin im PE LE ER ou EE 4 ï X 4 5 4 t * A à Vérin tas oe QUEBEC, OCTOBRE 1945 tries existantes, en créer de nouvelles.Si seulement nous placions l\u2019équivalent de 20 p.c.de cet avoir en obligations de la Victoire dans la finance obligataire industrielle a long terme, ou encore dans le capital-actions d\u2019entreprises industrielles et commerciales, nous pourrions ainsi mettre au moins $171 millions a la disposition de notre industrie actuelle ou potentielle, soit moins de la moitié du montant souscrit par les acheteurs de la section des noms réservés.Comme vous pouvez le constater, le chiffre de $150 millions mentionné au début est un chiffre vraiment conservateur,-qui n\u2019a rien d\u2019exagéré.41 Comment obtenir les $150 millions dont nos industries peuvent avotr besoin ?Tout comme pour les emprunts de la Victoire, nous devons nécessairement nous adresser a trois catégories de préteurs, à savoir: a) les institutions financières; banques, principalement les banques d\u2019escomptes et les banques d'épargne, compagnies d'assurances, trusts de placement, société de fiducie, sociétés mutuelles; b) les institutions civiles ou commerciales; c) les individus: l'homme d\u2019affaires, le spéculateur, l\u2019épargnant c\u2019est-à-dire le grand public en général.Avant d'en arriver là cependant, et pouvoir établir et consolider pour notre industrie 27-29, rue St-Pierre, Tél.2-8439 ALPHONSE PAQUIN, Fnrg.Cuirs, Fournitures pour Selliers et Cordonniers Québec Rs cor get hr Ne iE a a cc a pare a \u20ac ir É a RE PAM SA A > EEE er mr pe x \u20ac - RI AL WP ont ce i rt 42 le vaste réservoir financier auquel nous venons de faire allusion et dont elle a un indispensable besoin pour assurer son expansion - rapide et solide, il nous faudra surmonter un certain nombre de difficultés d\u2019ordre légal ou technique, et dans certains cas d\u2019ordre purement psychologique.Tout d\u2019abord, par le truchement des institutions de courtage spécialisées dans le commerce des valeurs mobilières, un rapprochement plus intime s\u2019impose entre l'industriel et l\u2019épargnant, c'est-à-dire entre l\u2019emprunteur et le préteur.Insufh- samment renseigné, le premier devrait être mieux instruit des possibilités que peuvent ou pourraient souvent lui offrir le marché industriel de l\u2019argent.Quant au deuxième qui a tout de même souscrit près de 500 millions aux emprunts, il n'est pas toujours friands de valeurs industrielles, même si ces valeurs en sont de premier choix, garanties par hypothèques sur les immobilisations d\u2019une industrie qualifiée en vertu de la loi des Assurances et sociétés de fiducie.LES AFFAIRES L'éducation de l\u2019épargnant L\u2019épargnant, économiquement bien éduqué, saisit d'ordinaire assez vite la nécessité de diversifier les titres qui doivent entrer dans la constitution d\u2019un portefeuille bien équilibré.Tous ne sont cependant pas dans ce cas et, dans l'exercice de notre profession, nous rencontrons tous les jours des épargnants qui n'ont pas la moindre idée du placement scientifique et réfléchi ou qui, la possédant, n'osent pas se hasarder du côté du placement industriel à la suite des désastres du passé, lesquels d\u2019ailleurs étaient attribuables beaucoup plus a I'incompétence ou à l\u2019incurie administrative, à la surcapitalisation exagérée, au manque de prévision des conditions du marché, à l'absence de capitaux suffisants, etc., qu'au caractère propre de la finance industrielle saine et proportionnée aux besoins de l\u2019entreprise.Il y a donc une vaste campagne d'éducation à entreprendre et chez l\u2019épargnant et chez l\u2019industriel, campagne à laquelle reste subordonnée, dans une certaine mesure, la mobilisation effective + ei Paie AT \u20ac eut oe RA RUES gn 3 3 # D ape CAR CRUE ap QUEBEC, OCTOBRE 1945 des capitaux dont l'industrie ca- nadienne-française peut avoir besoin et dont elle s'acommode- rait très avantageusement.Les lois trop rigoureuses Contrairement aux épargnants individuels, nos institutions financières reconnaissent la nécessité de l'équilibre du portefeuille et tiennent compte de cette nécessité dans la disposition des fonds qui leur sont confiés.Ces sociétés, dont l'éducation n\u2019est plus à faire en matière de placements, sont malheureusement trop fréquemment limitées par cles textes de loi un peu trop rigoureux.Ainsi, au chapitre des placements que sont autorisées à faire nos compagnies d'assurances, notre loi provinciale des assurances stipule expressément que le placement sur des actions ou obligations des compagnies à charte fédérale ou provinciale ne doit pas excéder au total «un cinquième du capital payé de la compagnie émettant telles actions ou obligations.» Comme on se l\u2019imaginera facilement, une semblable prescription peut devenir, en pratique, nettement et insensé- ment prohibitive.Un exemple: l\u2019actif d\u2019une compagnie est évalué à $2 millions, mais son capital payé n\u2019est que de $100,C00.Sur toute émission d\u2019obligations plus qu\u2019intégralement garantie par une première hypothèque, aucune compagnie d'assurance ne pourra souscrire en vertu de la loi, plus du cinquième du capital payé, c\u2019est-à-dire plus de $20,000.Bureau: 76 rue St-Joseph Tél.2-3002 Dr H.-A.Houle Chirurgien - Dentiste Bureau Soir et Résidence 550 Chemin Ste-Foy Tél.6577 QUEBEC a EE map Sg - MSY oa nk Pra aay Ue UN Freeh A SE EE aati ana PR Pt EM al No papier gti bem go at at san ten AO NER roi DRE TI on Re ri fo ty TE EL, SNR a LTE st py oe marae sean 44 Cette restriction paralyse d\u2019autant plus la finance industrielle de la Province de Québec que la plupart des industries canadien- nes-françaises ont une capitalisation très faible et ne se sont développées que grâce à l\u2019accumulation de surplus souvent péniblement gagnés et à l\u2019aide d\u2019un outillage désuet auquel seul le génie inventif et laborieux de nos compatriotes réussissait à faire donner une rentabilité économique.Le capital de ces X LES AFFAIRES entreprises étant minime, il s\u2019ensuit que le financement a long terme en vue de l'expansion ou de la stabilité de l\u2019entreprise devient une opération coûteuse et souvent impossible.Et notre loi des assurances pourrait certainement se montrer plus libérale et plus généreuse sans nullement compromettre l\u2019actif des compagnies d\u2019assurances, actif généralement prudemment et très bien administré par ses fiduciaires responsables.X Bien des gens en savent beaucoup trop pour ce qu'ils pourront jamais produire.Les affaires existent pour servir la clientèle.Quand le service n'existe pas l'affaire n'a plus sa raison d'être.En venir à un compromis peut paraître une lâcheté, mais c\u2019est encore mieux que de perdre tout contrôle de soi et d\u2019aller se briser contre un mur infranchissable.L'argent est comme les humains; lorsqu\u2019il ne travaille pas il se ternit et acquiert de mauvaises habitudes. QUEBEC, OCTOBRE 1945 Les systèmes nouveaux de vente au détail ANS la vente au détail des marchandises, c\u2019est le débit qui fait le profit.Yu Le débit, peut-on expliquer, c\u2019est la cadence d\u2019écoule- 3 ment des marchandises, c\u2019est le rythme auquel s\u2019accomplit un virement de stock.En tant que le détaillant se trouve concerné, un virement est un cycle complet de vente, c\u2019est-à-dire un achat et une vente avec toutes leurs étapes intermédiaires.Il va de soi que plus rapide est le virement, plus élevés sont les bénéfices.En vendant au cours d\u2019une année des marchandises valant $10,000 avec 20% de bénéfice, le marchand réalise 52,000.Mais si le même capital, par suite d\u2019un écoulement plus rapide des marchandises en magasin, sert non plus une seule fois Chs-Nap.Dorion, C.R.8121 Frédéric Dorion, C.R., M.P.Tél: Paul-Eug.Robitaille, B.A.LL.L.* 8122 Guy Dorion, B.A.LL.L.Dorion, Dorion & Robitaille Avocats- Barristers 37, rue de la Couronne, Québec oe ee ST 46 LES AFFAIRES par année, mais tous les trois mois par exemple, il produira quatre fois plus.Avec un virement de $10,000 & tous les trois mois, il est en effet possible, même si l\u2019on ne prend que 10% de bénéfice, de réaliser au bout d\u2019une année 40% sur le capital investi.C\u2019est ce qu\u2019ont compris les détaillants les plus alertes à la lumière de leur expérience récente.Avec des stocks insignifiants et fort incomplets; avec des plafonds sur tous les prix, avec en plus sur les épaules des soucis de toutes sortes, ils ont réussi à encaisser des bénéfices comme jamais auparavant ils n\u2019en avaient connus.Leurs inventaires devaient forcément rester bas et, par suite de la demande soutenue dont tous les produits furent l\u2019objet le virement du stock s\u2019est accompli souvent à la cadence de cinq à dix fois par B année.4 A\u201d EE one C\u2019est ce qu\u2019ont également compris les entreprises ; comme les chaînes de magasins et les \u201cself-service\u201d : dont nous parlions antérieurement Ces organis- .mes visent à vendre des articles populaires et à bon | marché.C\u2019est le virement rapide de leur stock, leur vaste pouvoir d\u2019achat, l\u2019élimination de la main-d\u2019oeuvre par des dispositifs autornatiques ou l\u2019achat à l\u2019étalage, enfin toute une mise en scène destinée à frapper l\u2019imagination des acheteurs qui contribuent à élargir 4 leur marge de bénéfice en comprimant le coût des ventes.y - ane etage rt TY Cr TL hh LI POP ST Ps \u201ceee re LG 5 Pape ira EEE - Maintenant que l\u2019ardeur des acheteurs va pourvoi: | être plus facilement satisfaite, il devient de plus en 5 plus urgent que les marchands abandonnent leur at*:- = tude passive.Il ne s\u2019agira plus avant longtemps ; HE d\u2019attendre que les clients se présentent et de se pré- QUEBEC, OCTOBRE 1945 parer un bon argument de refus, mais plutôt d\u2019aller chercher ces mêmes clients, de leur montrer les avantages des articles en magasins et, surtout, de les garder le plus longtemps possible.C\u2019est au cours des années de guerre que ce travail a été amorcé et il est bien peu probable que les établissements de détail dont le personnel s\u2019est montré irritable, inattentif, parfois même impertinent (pour dire le moins) puissent jamais concurrencer avantageusement les systèmes nouveaux de vente.Ces systèmes \u2014 le \u201cself-service\u201d\u2019 en particulier \u2014 méritent une étude approfondie de la part de certains groupes de détaillants.Dans la quincaillerie, l\u2019épicerie et plusieurs autres branches du détail où les articles sont nombreux, variés et d\u2019un volume peu encombrant, il ne fait aucun doute que la formule de laisser le client se servir lui-même comporte certains avantages \u2014 à la condition que l\u2019on puisse exercer un contrôle sévère sur le vol à l\u2019étalage.Mais pour que ce système fonctionne avec avantage, il faut qu\u2019il soit global, c\u2019est-à-dire qu\u2019il] embrasse la totalité de ce qu\u2019offre le marchand à sa clientèle et qu\u2019il soit installé 47 Téléphone 2-2388 [Louis Lavoie NOTAIRE Cessionnaire du greffe de feu Mtre Louis Leclerc 383, rue St-Joseph, Québec i a ET 48 LES AFFAIRES dans un immeuble spécialement construit à cette fin ou du moins aménagé en conséquence.Le contrôle de l\u2019entrée et de la sortie des acheteurs est absolument important.Il suffit de visiter quelques-unes des installations les plus modernes des grandes villes pour se rendre compte comment, même aux heures de la plus forte affluence, un magasin de ce genre réussit à conserver le contrôle absolu de la foule.Tout dépend de l\u2019organisation interne, et celle-ci ne diffère que sous certains côtés de l\u2019organisation d\u2019un magasin ordinaire.Quoi qu\u2019il en soit, les formules anciennes de vente au détail doivent, suivant une expression fort à la mode dans les \u201csalons de heauté\u201d, se faire plus ou moins remonter le visage.Que voulez-vous \u2014 la mode exerce là aussi sa tyrannie et ceux qui la boudent s\u2019exposent à rester en route.Au reste, les affaires meilleures que les circonstances récentes ont apportées aux détaillants, et les réductions d\u2019impôt qui viennent d\u2019être annoncées devraient favoriser une réadaptation aux exigences des temps nouveaux dans les établissements dont le commerce se prête bien à ce mode de vente.Maintenant qu\u2019une plus forte proportion des bénéfices réalisés pourra être gardée en caisse et appliquée aux améliorations, pourquoi ne préparerait-on pas sans retard l\u2019exécution des plans qu\u2019on envisageait pour l\u2019après-guerre?Nous y sommes, à l\u2019après- guerre.C\u2019est le temps de réaliser les plans conçus au cours des années du conflit.\u2014Louis-A.BELISLE. - ak aah AES ft ie it act QUEBEC, OCTOBRE 1945 49 Richesses maritimes Par Jean Tousignant Extrait de « L\u2019Ovale C-I-L », EU de gens savent que la prise annuelle dans les eaux maritimes du Québec s\u2019établit a 100,000,000 de livres.La morue y entre pour près de la moitié.De plus, on capture quelque 33,000 loups- marins dans le Bas St-Laurent.Depuis quelques années, le rationnement de la viande nous suggère le poisson comme un supplément de protéines essentielles.Les produits frais ont conséquemment acquis une im- (Montréal) portance primordiale au Canada, aux États-Unis et dans d\u2019autres pays alliés.la Gaspésie constitue le plus vaste domaine de pêche maritime du Québec avec 60% de la prise globale.La morue séchée de Gaspé «Gaspe Cure» jouit depuis longtemps d'une réputation mondiale.Dans plusieurs districts de pêche de la Gaspésie, on a conservé des modes de pêche primitifs.Les barques de pêche J.G.AIME COUTURE Gérant Téléphone 4-3578 Madden & Fils, Co.Ltée Charbons Anthracite et Bitumineux Huile à chauffage \u2018\u2018Imperial\u2019\u2019 \u2018\u2018Bunker\u2019\u2019 \u2018\u201c\u2018Fournaise\u201d 244, Blvd Charest Québec pci LE rab oo oi co MR ee Ee drain fat ne conan EN An ro Fe re EE 5 50 mesurent environ 25 pieds de longueur; elles sont montées par trois ou quatre pêcheurs et le rayon de leurs randonnées est restreint.La plupart du temps, les randonnées de pêche ne durent qu\u2019une journée et le poisson entre au port dans un état de fraîcheur incontestable.Dans la Baie des Chaleurs, on a adopté la pêche à la ligne de fonds portant de 5,000 à 12,000 hameçons.En 1943, cette méthode rapporta un revenu brut individuel de 81,150, soit le double du rendement obtenu par la ligne à la main.La pêche est un rude métier.Il n\u2019est pas rare que le pêcheur fasse des journées de vingt heures.Le soir, le pêcheur tend ses filets au hareng pour recueillir l\u2019appât qui lui servira le lendemain.Si le hareng ne «donne» pas, on tentera un autre essai avant le jour.Dès l\u2019aurore, le pêcheur est sur les lieux de pêche et il n'entre au port qu\u2019à la fin de l'après-midi.D'une façon générale, le pê- cheur gaspésien s'occupe aussi d'agriculture.Il exploite quelques arpents de terre pour satisfaire aux besoins domestiques ; LES AFFAIRES l\u2019hiver, il peut trouver emploi dans la forêt.Sur la côte nord du St-Lau- rent, on recourt à un mode de pêche particulier: les trappes à morue.Ce sont d'immenses filets en forme de parcs, d\u2019une quarantaine de pieds de côté et d'une vingtaine de pieds de profondeur, dont l'entrée constitue un entonnoir vers lequel le poisson est dirigé par des filets d\u2019amenée.La trappe est fixée au fond de la mer au moyen d'ancres, la partie supérieure étant soutenue par des flotteurs.Les filets d\u2019amenée peuvent atteindre jusqu\u2019à 200 pieds de longueur.La trappe à morue est placée à proximité des rivages, à des profondeurs d'environ 50 pieds.On s\u2019en sert surtout au début de la saison.La chasse au loup-marin fournit un apport important à cette région et aux Iles-de-la-Made- leine.Le poids de ces cétacés est d'environ 225 livres, ce qui représente une quantité appréciable de matières grasses et de protéines.Les jeunes loups- marins possèdent une fourrure blanche et soyeuse, servant à la confection d'articles de fantaisie. QUEBEC, OCTOBRE 1945 Les adultes donnent une bonne quantité d'huile et de farine; leur peau sert à l\u2019industrie du cuir.Des huiles de loup-marin et de poisson, on obtient par hydro- pération les graisses alimentaires ; par sulfonation, les huiles solubles et de toilette, puis les savons.51 Les Iles-de-la-Madeleine sont le royaume du homard.L'an dernier, les captures ont dépassé 2,000,000 de livres.Pêché à grande eau et sur des bancs de pierre, le homard des Iles doit être préféré aux crustacés capturés dans les baies ou à l\u2019embouchure des rivières.Le homard vivant est vendu sur le E-J.CHARTIER « CIE ovs CHARBON ANTHRACITE GALLOIS & AMERICAIN COKE 22 ST.ROCH Ch ee secure er Tee TE 52 LES AFFAIRES : i oi = 0) marché de Boston et les con- à supplanter le produit salé.En serves sont principalement diri- 1939, seulement 159, de la mo- gées sur le marché américain.rue capturée en Gaspésie était Aux Iles, on prépare aussi les transformée en produit frais et harengs fumés «bloaters.» Ce congelé.Cette proportion s'éta- EE TEE EEE A i ia 40 ai Sn q produit est expédié aux Antilles, blit a 759, pour 1944.Le gou- i où les indigènes le consomme, vernement provincial du Québec | | apprêté avec des bananes! a contribué à accélérer cette ten- I Depuis quelque dix ans, I'in- dance en construisant des entre- il dustrie québécoise des pêcheries pôts frigorifiques sur le littoral i maritimes subit une profonde gaspésien .Leur capacité quoi transformation.Cette dernière tidienne de congélation est de se traduit notamment par la 140 tonnes de poisson et la ca- tendance de plus en plus mar- pacité d\u2019entreposage, de 11,000,- quée du poisson frais et congelé 000 de livres.di -*- | G.R.Goetchius et C.A.Lawrence, de la Winthrop Chemical il Company, une filiale de Sterling Drug Inc., ont annoncé la dé- fl couverte d un nouveau groupe de sulfanilamides, qui agiraient | contre des microbes qui ne sont pas affectés par les autres sulfa- 4 midés.Des expériences cliniques se font présentement sur le 1 sulfanilyl-dibromoanilide, le plus actif des nouveaux médicaments.E 1 On a découvert qu il agit contre trois espèces de pneumonies et À 1 de tétanos, de gangrène gazeuse, de méningite cérébro-spinale et f 1 ce gonorrhée.à Î | | Un homme et son emploi doivent être d\u2019intimes amis à i i l\u2019usine, mais des ennemis jurés au dehors.On gardera tou- I | jours des idées claires si l\u2019on abandonne tout souci d\u2019affaires ] ii à six heures du soir pour jusqu\u2019au lendemain.# i i | 4 I ety QE nr =n ce pe a Sinn GE a A HEAR a SME ESN QUEBEC, OCTOBRE 1945 La revue de nos dettes Condensé du « Progrès du Saguenay », (Chicoutimi) Par Thomas-J.Keller aume a déposé le budget de l\u2019année financière courante.Pièce considérable qui contient de bonnes nouvelles et d'autres qui le sont beaucoup moins.Comme ceux des années passées, le budget de 1945-1946 ressemble à un immense ballon gonflé à pleine capacité de dette et de dépenses.Il se maintient à une altitude considérable.Les fonctionnaires et les experts qui tiennent les câbles d'attache I grand Argentier du Roy- sont bien incapables de le ramener à une distance convenable de nos revenus et de notre capacité de production.Cela se comprend.Le pilote a fait preuve de beaucoup d'enthousiasme depuis 1939.La revue de nos dettes Bien que les chiffres ne soient pas d\u2019une lecture légère, il faut tout de même en donner quand on parle de finances publiques.La dette du pays, à la fin du Tél.Bur.2-3592 SPÉCIALISTE REMY BEAULIEU, B.A., 0.0.D.OPTOMETRISTE - OPTICIEN Examen de la vue \u2014 Exercices musculaires Verres correcteurs Vis-à-vis Carré Jacques-Cartier 94, DE LA COURONNE, (ch.2) Tél.Rés.9697 QUEBEC ENE, RY IRE A a SE ar pe?TR FT i GES 54 dernier exercice financier, s\u2019élevait à tout près de $14,000,0GC,- 000.Le déficit a été de $2,558,- 000.000.Cette année les affaires n'iront guère mieux.À des dépenses totales de $5,400,000,000 dont plus de $3,600,000,000 de dépenses de guerre, le ministre des Finances oppose S2,165,- 000,000 de recettes, ce qui laissera, au 31 mars 1945, un déficit prévu de 82,250,000,000.La dette s\u2019accroîtra de cette somme.Pourquoi s\u2019étonner ?La guerre nous a coûté $15,210,000,000 jusqu'ici.Et ce n\u2019est pas fini, ainsi qu'on peut le voir par les dépenses en cours.Le passage de l\u2019économie de guerre à l\u2019économie de paix s\u2019impose, même si l\u2019État a besoin de revenus aussi considérables que l\u2019an dernier.Quelques précisions Sans entrer dans trop de détails, il importe de préciser quelques-uns des dégrévements d\u2019'impôts préconisés par M.Ilslev.Tout d\u2019abord, l'impôt sur le revenu personnel est réduit de 16 pour cent, à compter du 1er octobre.L'impôt sur le change qui frappait les importations de SW WRT SUNS SAID TRIE I RE ROR AR ol EO i pe | Yoo Es SE any OE PTL PRR UNNP GRU R CSD we OF rt rec RE EA Rn rare om ion ai Sl RESTE SOURCE an Ta i i: a LES AFFAIRES tous les pays en dehors de l'Empire, est aboli.Il en est de même de la taxe de vente sur l\u2019outillage industriel.On réduit de 100 à 60 pour cent l\u2019impôt sur le surplus de bénéfices, ce qui permettra à maintes entreprises d\u2019augmenter leur publicité; cette mesure n'entrera en vigueur que le ler janvier.les petites entreprises (dont les bénéfices n'atteignent pas $25,000) jouiront d\u2019une réduction d\u2019impôt encore plus appréciable.Enfin, il semble que les modifications au tarif douanier tendent, dans leur ensemble, à augmenter la préférence impériale.Ajoutons simplement qu\u2019il paraît que les formules d'impôt sur le revenu seront simplifiées, réforme qui s'impose depuis longtemps.La conférence fédérale-brovinciale On verra ce que ces réductions donneront dans la pratique.Il est certain toutefois qu'avant de procéder à une refonte générale des lois de l'impôt, le gouvernement fédéral veut connaître l'attitude des provinces au sujet des propositions qu\u2019il leur a faites récemment.M.Ilsley ne veut pas s\u2019engager dans le domaine I 1 ¥ IY 5 à i 2 % | Le \u2019 tl Ee tan EL DRE IES QUEBEC, OCTOBRE 1945 de la législation sociale avant que les provinces n\u2019aient dit ce qu\u2019elles entendent accepter de ses propositions.Le ministre des Finances voit toutes sortes d\u2019inconvénients au régime actuel.Il serait beaucoup plus logique et beaucoup plus juste de s\u2019attribuer une bonne part de la responsabilité de la situation périlleuse dans laquelle se trouvent les finances fédérales.Les députés ne s\u2019oublient pas La population devra se contenter de ce commencement de dégrèvement d'impôt, bien que cela paraisse assez mince.Notons ici, par contraste, que les députés ne s'oublient pas.Ce 55 n\u2019est pas à eux qu\u2019il faut rappeler que charité bien ordonnée commence par soi-même.Ils se voteront bientôt une allocation spéciale de $2,000, qui viendra s\u2019ajouter à l\u2019indemnité parlementaire de 54,000.Admettons que l\u2019indemnité est insuffisante.Est- il nécessaire toutefois de s\u2019accorder $2,000 d\u2019un seul coup ?Si les choses continuent, le métier de député deviendra lucratif! Il reste qu\u2019il ne faut pas que la politique devienne l'appanage exclusif de la classe riche ou aisée.Aussi convient-il d'approuver en principe l'allocation spéciale, tout en nous réservant le droit de discuter de l'opportunité d\u2019une somme supplémentaire de $2,000.X X X Confiez toujours vos commandes, Téléphone 4-3501 à la maison 78, 5e Rue, Limoilou, Alphonse Lafleur, Limitée Charcuterie Saucisse Jambon Bacon Gros aussi Détail Livraison par toute la ville Québec ei ti SR RE ré RE et ne de 58 LES AFFAIRES Le détaillant et quelques-uns de ses problèmes (Premiére partie d\u2019une causerie prononcée dimanche soir, le 28 octobre, lors du congrès régional de l\u2019Association des Marchands Détaillants, tenu à Rimouski a PHotel Georges VI).E VEUX immédiatement exprimer toute l\u2019admiration que j\u2019éprouve à l\u2019égard de Rimouski et de sa population.On y respire un dynamisme, une activité, un sens des affaires dont très peu d\u2019autres centres nous fournissent l\u2019exemple.C\u2019est la deuxième fois que je visite Rimouski, mais la première que je prends contact avec ses dirigeants.L\u2019impression que j'en avais d\u2019après le compte rendu des activités locales que je trouve chaque semaine dans les deux hebdomadaires de l\u2019endroit, est confirmée en tout point par ce qu\u2019il m\u2019a été donné de voir en quelques heures.Tout est propre et à l\u2019ordre.Chacun s\u2019efforce de mener à bien ses affaires.Chacun cherche à se perfectionner et à améliorer son sort en contribuant à améliorer celui des autres.C\u2019est un signe de bonne santé physique et morale.C\u2019est également un signe qu\u2019il ne manque pas ici des éléments qui pourraient, s\u2019ils en avaient la chance, faire de Rimouski l\u2019un des centres les plus actifs de tout le Canada.Un mot vient de m\u2019échapper : c\u2019est le mot \u201cchance\u201d.La chance, vous le savez sans doute, n\u2019existe guère.ES TEE TETE TE TA TT nt TCO AT PE LE LE x \" pn A SOEs .o > . QUEBEC, OCTOBRE 1945 57 Comme le dit avec beaucoup d\u2019à-propos Philippe Gi- rardet dans \u201cLa Psychologie Appliquée aux Affaires\u201d: \u201cLa vraie chance, est certainement, parmi les facteurs qui conditionnent la réussite d\u2019un homme, celui qui est le moins important.L'origine d\u2019un événement heureux plonge souvent fort loin dans le passé.On la retrouve dans un acte bien antérieur qui, accompli avec désintéressement et sans calcul, a prolongé dans l\u2019avenir une conséquence favorable et insoupçonnée a ce moment.Il est constant, par exemple, que la réussite d\u2019une affaire dépend souvent d\u2019une amitié ou d\u2019une relation utilisée à point.Nos \u201cchances\u201d sont donc en rapport direct avec notre personnalité.Ce sont nos qualités physiques et morales qui conditionnent d\u2019abord notre réussite.\u201d Ces qualités physiques et morales, on s\u2019accorde à dire que les gens du Bas du Fleuve les possèdent à un degré qui leur permet de réussir à peu près partout.La première condition de la réussite, vous l\u2019avez donc.mere 3 RY SE IPE ar yr, per, ats VRE ae AO: PN SOUNDS Ra PSS S 0 2 oy Ch APs A CN N N oi NA oR SY 3 A PS = SE N : ee D .SII SR es > .ST IN Ae Nea I ea = = SER aR LEAN , ÿ eR > SONY 8 \\ eA ee a tete w ., 5 .oo! Ph - \"ey ./ .°.a °.- XP \" > °.XP .3 aa.ot A .ne rp: ro verre rate oo ot \" ; ° \u2018 yy .ace « ats 0 \u2019 3 x) > .EU, bd - >! o ven t o 2 teas 5 FSH >, 9 \" \u2019.rt mE eset 0 eae Lele toate ne Le A GORA MCMC M MCC SUI .+ hia racetn tels lola ee a ne ale ally, = RLY, TS Tete a tate tenet shee Pett.tet tate tet te tate te oe Ste » ese! te eta % 00 58 RO .- ?EE NEA e \" SE.NN CANONS a d > oN N \u2019 - Les PIVOT CCC EN US Ma OS Sn es cree mass ee SES CEE pr 1e ee eee Ba AVE wi ART A RES Dog ia La i ' i 1 § 1 58 LES AFFAIRES Mais cette personnalité agréable, qui vous est fournie par un heureux tempérament, vous pouvez la compléter par une formation qui fera de vous un homme d\u2019initiative et un marchand, un industriel ou un administrateur d\u2019envergure.Cette formation s\u2019acquiert au contact de la vie.Le caractère se forme et se polit au contact des humains.Et c\u2019est pourquoi des organismes comme la Chambre de Commerce, les syndicats professionnels ou d\u2019employeurs, les associations de marchands, les sociétés, en un mot, qui groupent une catégorie ou l\u2019autre de ceux qui s\u2019occupent d\u2019une même branche des activités humaines, sont des agents de formation qui complètent le travail de l\u2019école et des livres.Cette formation, poussée aussi loin que l\u2019exigent les conditions modernes de l\u2019existence, est pour nous une nécessité vitale.Faute de formation, nous avons perdu immensément de terrain dans le domaine de la grande industrie depuis le début du siècle.Depuis 25 ans, nous avons perdu en outre le commercé en gros dont il ne nous reste que des bribes.Si nous n\u2019y prenons garde, nous allons bientôt perdre le commerce de détail.Nos concurrents anglo-saxons, bien pourvus du côté de la littérature d\u2019affaires, richement doués du côté de l\u2019enseignement universitaire de toutes les branches du commerce et de l\u2019industrie, puissamment secondés par la domination des marchés mondiaux, ont pris sur nous une avance que nous devons à tout prix faire disparaître.Et le seul moyen de regagner le temps perdu, c\u2019est, pour nous, d\u2019outiller nos jeunes pour qu\u2019ils puissent lutter à armes égales.Commençons par limiter notre et ST CSA SI SAS TE OTR TY PR ey .SL EG ATS TT OOS mA TO EUR RE 48 QUEBEC, OCTOBRE 1945 ambition à fournir nos marchés locaux.Non pas à les fournir à moitié, mais à les alimenter intégralement de ce que nous devons faire venir d\u2019ailleurs a l\u2019heure actuelle.Peu à peu, nous créerons de la sorte des industries, nous mettrons au point nos méthodes de production et de distribution, puis, quand viendra de l\u2019étranger un appel que nous pourrons satisfaire, nous serons prêts.Le meilleur exemple de ce que je viens de dire se trouve dans la région de Rimouski même, où l\u2019on est à développer comme jamais elle l\u2019a été l\u2019industrie des pècheries.A même les richesses incommensurables que contiennent sous leur surface ondulante les eaux vertes du St-Laurent, il y a de quoi faire vivre des millions d\u2019humains.C\u2019est à l\u2019industrie de cette région qu'appartiennent l\u2019honneur et le bénéfice d\u2019exploiter à fond ces richesses.Songez que, simplement au point de vue de l\u2019alimentation les pêcheries peuvent produire pour, non pas $5 ou $6 millions par année, mais plusieurs dizaines de milliers de millions.Avec de la main-d\u2019oeuvre et un outillage approprié, avec une organisation de Rien n'égale pour la santé de l'enfant le lait pasteurisé et homogéneisé de la LAITERIE Lait, Crème, Beurre, Lait au chocolat \u2018\u2018Vita\u2019\u2019 21, de la Naudière, Québec Tél.3-0191 Rs Ear eb mn Js A pesto mrss ~~ mb i Ss a Espaces Be vor rire: ren vs cet net 35 Etim.60 LES AFFAIRES vente et de distribution qui permettrait d\u2019amener le poisson frais aux grands centres de consommation, l\u2019industrie des pêcheries pourrait aisément décupler son rendement actuel.Je ne parle pas de l\u2019exploitation des sous-produits qui, conduite par des chimistes et des hommes d\u2019affaires compétents, donnerait encore davantage.Les huiles, les farines de poisson, les engrais, les suppléments protéiques, l\u2019iode et que sais-je encore, peuvent tous s\u2019extraire de l\u2019immense réservoir de richesses qui s\u2019étale au large de la côte rimouskoise.Quand je parle de distribution, je veux mentionner toutes les étapes que doit franchir un produit à partir du moment où i] quitte les lieux de production jusqu\u2019à celui où il tombe entre les mains du consommateur.Cela embrasse, à côté de la vente proprement dite: la publicité, la présentation, le transport et la mise en étalage qui, chez le détaillant, amorcera l\u2019étape décisive, c\u2019est-à-dire l\u2019achat par le client.Or, toujours en restant dans le domaine de l\u2019industrie du poisson, deux de ces étapes au moins laissent encore beaucoup à désirer.Les détaillants de tous les centres de quelqu\u2019importance, sont assez mal outillés pour vendre le poisson frais.En général, ce sont les épiciers qui offrent ce : produit, ce qui, a mon sens, est une erreur.Le poisson devrait être vendu par les bouchers qui sont pourvus de réfrigérateurs, alors que les épiciers le sont rarement.Les épiciers ne tiennent pas à vendre du poisson parce qu\u2019au contact de cette marchandise, le beurre et plusieurs autres denrées contractent un goût désagréable.Par contre, les bouchers peuvent Tigh de Da qu MES Lo re Pre EE oe Forlani TIES A ie Rw a TT Sa ay + QUEBEC, OCTOBRE 1945 \u2018 fort bien assigner une partie de leur réfrigérateur exclusivement au poisson et le conserver ainsi presque indéfiniment à son état le plus comestible.Deuxième point: le transport.Il est fort mal organisé.À même les centaines de navires que l\u2019Etat vient de mettre au rencart, j\u2019ai peine à croire qu\u2019il n\u2019y aurait pas moyen d'aménager quelques bateaux- réfrigérateurs qui feraient la\u2018navette entre les ports de la cote et les grands centres.Puisqu\u2019il existe des wagons-réfrigérés pour les fruits et la viande, pourquoi n\u2019aurait-on pas des buteaux réfrigérés pour le poisson ?Je vous cite ces deux exemples pour indiquer, entre autres, comment la distribution peut exercer sur le développement d\u2019une industrie ou d\u2019un centre industriel, une influence parfois décisive.Je ne veux pas dire que le premier venu pourra s\u2019enrichir rapidement en exploitant les deux suggestions que je viens de faire.Plusieurs d\u2019entre vous y ont sans doute songé.61 Téléphones: 2-5671 \u2014 2-5672 \u2014 2-5673 Pratte & Côté, Enrg.\u2019 Courtiers d'assurances Assurances de toutes sortes Aviation, Incendie, Marine, Tremblement de terre, Vol, Responsabilité publique, Automobile, etc.126, rue St-Pierre, (Edifice Dominion) Québec J NER RR se Vo a Fe a men A ee a ea a ASE td STS Se BI RB J 62 LES AFFAIRES Ils ont rencontré, je suppose, des inconvénients que le profane ne peut discerner a premiére vue.En tout cas, dans la formation meilleure qu\u2019il fau- ll dra donner à nos jeunes gens, on devra insister da- 4 vantage sur la distribution des marchandises \u2014 sur ce que les Américains appelient \u2018Marketing and Merchandizing\u201d.Car, une fois que l\u2019on possède un débouché \u2014 un marché, comme nous disons \u2014 le problème de la production devient un item secondaire.Du moment que le public a besoin d\u2019une marchandise et qu\u2019il se montre disposé à payer ce qu\u2019elle vaut, le producteur peut toujours agrandir, perfectionner ses procédés, améliorer la qualité de son produit et, malgré Se pce se pe mere ec roa ids | cela, abaisser graduellement le prix de ce qui sort de 1 Al ses usines.\u2014Louis-A.BELISLE.k 1 x x x 8 | POUR EN FINIR AVEC LE MONDE 1 ; Un journaliste américain, qui a visité Hiroshima où l'aviation | 1 alliée a laiss¢ tomber une bombe atomique, tient du chef de police | | i japonais que le nombre des morts dues à cet unique explosif dé- ; ll passe probablement 80,000.: Hall Nous avons fait d\u2019après ce témoignage le petit calcul suivant.: | La population totale du globe en 1938 était estimée à 2 milliards |?i! 25 millions d\u2019habitants.Ce qui veut dire que théoriquement (es- | pérons-le), et en prenant les résultats du bombardement de Hi- ; a roshima comme base de nos calculs, il ne faudrait que 25,312 bombes atomiques et demie pour nettoyer la planète au grand complet.\u201cLe Canada\u201d ii Se a ET TS a EE EE ES EE EE QUEBEC, OCTOBRE 1945 63 Les \u201cplaisanteries\u201d de la War Assets Corporation «+ Extrait de « L\u2019Avant-Poste Gaspésien » OUS avons une organisa- N tion canadienne chargée de la liquidation des biens de guerre, des «War Assets».Iln\u2019y a pas d'office gouvernemental plus secret ni plus mystérieux.Il n\u2019y en aura jamais de plus souplement évasif, non plus.Par son entrem'se les camps à «liquider» se sont vidés de tout ce qu\u2019ils contenaient de choses utiles, qui sont parties pour une destination inconnue.Informez-vous - à «qui de droit », il vous renverra à un autre, qui vous aiguillera dans une nouvelle direction; rassurez-vous, c\u2019est vous qui vous y perdrez, car à la fin, votre boussole aura été affolée par tous les antimagnétismes les plus puissants .On a organisé, sous les auspices de cet office, des ventes à l\u2019encan.Il s\u2019en est tenu dans la région, à Mont-Joli, à Ri- mouski.Ce furent de grosses plaisanteries; il restait des cendriers, des tables de fumoir mangées par les mégots de cigarettes qu\u2019on y avait oubliés pendant cinq ans, des chaises indignes d\u2019un campement au Kedgewick \u2014 et qui, par dessus le marché, ne se vendaient qu\u2019au cent, pour donner bonne bouche aux amateurs populaires.Le plus beau «four» fut celui de l\u2019encan-au camp du C.A.R.C.à Saint-Jean, près de Montréal.La «Patrie» a raconté ça le 16 juillet.Il y avait 5,000 personnes venues de partout, à l\u2019affût des «aubaines».On avait annoncé la vente «d\u2019articles les plus divers, voitures de transport, ambulances, cuisines roulantes, baquets en caoutchouc, boyaux, armoires en bois, bottes, moufles d'aviateur, lits de ca- 64 serne, chaises, tables de cuisine, outils, peinture, coffrets et trousses à outils, canots et radeaux de sauvetage, et que sais- je encore?» \u2014 Comme chez nous.Mais comme chez nous, il n'y avait rien de tout cela, pas d\u2019autos, pas de camionnettes, pas de voitures.On offrit des ambulances «a cheval », qui avaient peut-être servi en 1914! Et ainsi de suite.On offrit des mitaines de cuir, par lots de huit douzaines (je cite toujours la «Patrie»): pas une famille n\u2019osa se charger d'un pareil stock.Il y avait 5,000 curieux à 9 h.du matin; a 2 h.de I'aprés- midi, il en restait 200, qui te- x RES IE IER fo PE er iat vn 0 TAT EEE RT COR paie A A A SR a Del Ea LES AFFAIRES naient à voir jusqu'où on pouvait se fouter du monde.Mais alors où sont allés les réfrigérateurs électriques, les cuisines automatiques, les ateliers bien outillés, les meubles confortables, les mille choses.qui ont manqué au public parce que c\u2019était réservé aux militaires et que le public pensait revoir et acheter?A Montréal?A Toronto?Car enfin ce n\u2019est pas perdu pour tout le monde.s.Allez demander aux fonctionnaires de la «War Assets »: vous n'y trouverez pas un seul Canadien français, d\u2019abord, et vous n\u2019y trouverez pas autre chose, non plus.x Il ne faut jamais menacer; la menace est une promesse de payer qui, faute d\u2019exécution, rui:e le crédit.Universal Equipment Ltd.DISTRIBUTEUR DE PNEUS Accessoires d\u2019Autos, Equipement de Garage, Machineries de Contracteurs, Outillage de Voirie.À ppareils à incendie \u2018\u2018Bickle-Seagrave\" | 253 ST-PAUL, QUEBEC.TEL.6464 BLE Sh 61 ae me i A < {hac 3 e PEINTURE - EMAUX - VERNIS N_INOUS AO\\A TR ce es IMITED DISTRIBUTEURS pour QUEBEC et le DISTRICT e PAPIERS - TENTURES Notre Département de PAPIERS-TENTURE est reconnu comme un des meilleures organisations du payse VERRE à VITRE oun yuspuamme Nous sommes, depuis trois-quarts de siècle, importateurs de tous genres de verre employé dans l\u2019industrie du bâtiment.e DEPARTEMENT DE DECORATION D'INTERIEUR et D'EXTERIEUR.Le plus VIEIL ATELIER dans l\u2019Est de la province.Maison fondée en 1868 GAUTHIER.QUEBEC 292 ST-JOSEPH, TEL.4-4626 Téléphone 3-3956 C.H.LAVERTUE, A.P.A.accredited PUBLIC Accountant Spécialité: Rapports d'impôts sur le revenu 64, RUE ST-JOSEPH, QUEBEC Téléphone 3-7438 Charcuterie Hygiénic, Enrg.Léo Rochette, seul propriéiasre Fabricants et fournisseurs aux Bouchers et épiciers des Produits FLASH et HYGIENIC de haute qualité Siucisse au lard pur.\u201cFlash\u201d Saucisse fraiche.\u201cHygiénic\u201d aussi Salage et fumage pour bouchers et familles Satisfaction assurée 430), rue St-Joseph, Québec L.P.R.THIBODEAU IMMEUBLE EN GENERAL Vente \u2014 Echange \u2014 Achat \u2014 Administration.\u201cQuelqu\u2019un, quelque part, achètera ce que vous désirez vendre ou échanger si, par notre intermédiaire vous lui faites connaître vos intentions\u201d.| Vovez-nous, nous sommes a votre disposition.323 BLYD CHAREST, TEL.3-5322 Résidence 4-2316 Membre de la Chambre de Commerce de Québec \u201coe "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.