Les affaires, 26 septembre 2009, Cahier 2
[" www.lesaffaires.com | les affaires | du 26 septembre au 2 octobre 2009 (AD Cahier détachable les affaires - , - Le .ST NLA, REAR Lee BRT MN BRR XE RR SR DEEE NP + 14 et 15 octobl Conférence internationale en Écologie Industrielle Construire le futur \u2018aujourd hui / Eber: I Plus de 20 conféren a fn Outils et technologies de mise « Ne manquez pas cet kveneme; £7 gi toutes les formations : www.ottel.qc.ca! onglet.=> \u201c> 0 an net SEs > a Découvrez qui sont les chefs de file du développement durable et comment ils font rimer écologie avec économie.p.A6 PLUS Notre dossier sur les technologies vertes p.16 - PRIX EXCELLENCE MIEUX CONSOMMER ÉDITION 2009 J FELICITATIONS A TOUS LES LAUREATS 2009 QUI ONT SU FAIRE DE LEUR ENTREPRISE UN MODELE EN EFFICACITE ENERGETIQUE.Pour la deuxieme édition de son concours Excellence MIEUX CONSOMMER, Hydro-Québec est très fière de rendre hommage ses clients et partenaires d'affaires qui se sont illustrés par des réalisations remarquables dans le cadre de ses programmes en efficacité énergétique.TT.a omy rn, Prades, Np, RT SPEC oN if i apres Ce eee 1 à O_o ap pr 1, maze, gp - meer va, i _ - (A LAURÉATS 2009 CATÉGORIES CLIENTS D'AFFAIRES Ces entreprises se sont distinguées par le caractère novateur des initiatives qui leur ont permis d'économiser de l\u2019énergie.GRAND LAURÉAT 2 PRIX SPÉCIAL Projet commercial Projet institutionnel Projet industriel D a able LAURA URTNOWSKI PATRICE LALANCETTE REMY TILLARD YVAN AMBEAULT SIMON BERUBE Présidente Directeur général Président Vice-président irecteur principal de l'aménagemen: (les BRASSEURSDUMNORD =.LA SOURCE BAINS NORDIQUES COMMISSION SCOLAIRE AIRBOSS PRODUITS D'INGÉNIERIE ; \u2019 : #Projet : Optimisation de plusieurs Projet : Application de diverses mesures DE LA RIVIÈRE-DU-NORD Projet : Optimisation du système de | hommage a son engagement - concernant le chauffage au spa La Source, Projet : Application de diverses mesures refroidissement à l'usine d'Acton Vale, sf efficacité énergétique.oo a Rawdon.en efficacité énergétique l'école de la Source, à Saint-Jérôme.CATÉGORIES PARTENAIRES D'AFFAIRES Ces entreprises ont, de façon remarquable, développé, fabriqué, mis en marché ou installé des produits éconergétiques.Expert-conseil Détaillant Distributeur Fabricant Maître électricien onl JAN BALL CLAUDE BERNIER PIERRE BRADLEY GUY BENGHOZI ; CLAUDE GRAVEL Directeur de projet senior \u2014 Premier vice-président, Marketing Directeur général, Nedco Québec Président Vice-président Énergie et Commissioning etinnovations-clients NEDCO SAINT-LAURENT BAZZ .SIMON LECLAIR SÉBASTIANO DEPANI, RONA Président Vice-président \u2014 Énergie YVON MIGNAULT ET FILS GES TECHNOLOGIES Pour en savoir davantage à propos du concours Excellence MIEUX CONSOMMER ou pour vous renseigner sur nos programmes, consultez le www.hydroquebec.com/mieuxconsommer/excellence.D MIEUX (AG CONSOMMER TC / Coco (A4) Emballage biodégradable Des nettoyeurs américains dans des contenants québécois En achetant récemment des produits d\u2019entretien ménager de marque Universal Botanicals, les consommateurs américains ont, sans le savoir, mis la main sur \u201cune innovation québécoise : une bouteille de plastique biodégradable qui a été conçue par Deltapac, une PME d'Anjou.La grande nouveauté dans cette histoire c\u2019est que, pour la premiére fois, il s\u2019agit de contenants faits de plastique HDPE (indiqué par un 2 dans le sceau de recyclage).La percée aura des retombées importantes puisqu'elle vise un des plastiques les plus utilisés dans l\u2019industrie en raison de sa grande résistance.C\u2019est le HDPE 2 qu'on utilise pour l\u2019eau de Javel, le lave- glace ou le lait.Étonnamment, la bouteille biodégradable n\u2019a pas encore piqué la curiosité des Québécois.« Le plastique a toujours eu mauvaise presse en matière d'environnement, et les perceptions sont difficiles à Sai changer, explique le président Yvan Routhier.Pourtant, les bouteilles de plastique cofitent beaucoup moins cher a recycler que le verre, par exemple.» I] ne reste plus qu\u2019à en convaincre les entreprises d'ici.Sur Internet : www.deltapac.ca S.Lachapelle du 19 au 25 septembre 2009 | les affaires | www.lesaffaires.com Eau embouteillée Haro sur la bouteille à usage unique Depuis cet été, quelques villes américaines, dont New York, sont les hôtes d\u2019un programme visant à limiter la prolifération des bouteilles d'eau à usage unique en favorisant le recours aux bouteilles réutilisables, nous apprend Springwise Ideas, un.site Web spécialisé dans les tendances et idées émergentes du milieu des affaires.En effet, les citoyens et visiteurs de ces localités peuvent désormais faire remplir gratuitement leurs bouteilles d\u2019eau dans les cafés participants.Les commerçants inscrits au programme Tapit [tap signifie robinet en anglais], n\u2019ont qu\u2019à afficher dans leur vitrine un autocollant indiquant aux passants qu\u2019ils peuvent s\u2019abreuver à cette adresse.Quel prétexte formidable pour attirer les gens à l'intérieur.Les consommateurs peuvent obtenir la carte des cafés participants (on peut même savoir si l\u2019eau est filtrée ou non, si elle est servie froide ou à la température de la pièce !).Une application iPhone est aussi disponible.Sur Internet : ww.tapitwater.com S.Lachapelle Leona ATX rer Pratique commerciale L'homme qui plantait des meubles Après les produits carboneu- tres, c\u2019est-à-dire ceux dont on compense, en crédits de carbone, les émanations liées à leur fabrication et leur utilisation, on voit maintenant poindre un nouveau.concept ; la compensation des matières utilisées.C\u2019est l\u2019approche adoptée par le designer et fondateur de Hh-À hauteur d'homme, Louis-Philippe Pratte, un fabricant de meubles et d\u2019accessoires en bois qui promet que l\u2019équivalent en arbres sera planté pour chaque produit vendu.La jeune entreprise québécoise, qui s\u2019est fait remarquer par son design épuré, vise aussi à utiliser le moins de bois possible dans la production.Les produits sont en effet pensés de manière à ce que leurs retailles servent à fabriquer un autre meuble.\u201c L'entreprise compte s\u2019approvisionner uniquement en essences locales (érable et sapin) et en bois FSC (Forest Stewardship Council), pour lequel elle est en processus de certification.Quant à la compensation du bois utilisé, notons que Hh n\u2019a pas spécifié pas si un organisme indépendant certifie sa démarche.Sur Internet: www.hh.ca S.Lachapelle lit Fonds FERIQUE l'avoir des porteurs de parts à long terme.RENDRE LE MONDE MEILLEUR.UN VOTE D'ACTIONNAIRE À LA FOIS.Gestion FÉRIQUE concilie vos intérêts financiers et vos valeurs personnelles.Pour défendre les valeurs que partagent leurs porteurs de parts, les Fonds FÉRIQUE mettent de l'avant une Politique d'investissement responsable régissant l'exercice des droits de vote.Cette politique précise selon quels principes les votes des Fonds FÉRIQUE sont exercés auprès des entreprises qui font l\u2019objet de leurs investissements.Les Fonds FÉRIQUE incitent ainsi activement ces entreprises à mettre à niveau leurs codes de conduite en matière d'environnement, de responsabilité sociale et de gouvernance.Chaque dollar investi dans nos Fonds sert donc un double objectif: encourager les entreprises à adopter un comportement responsable, et protéger Pour en savoir davantage sur la façon dont FÉRIQUE ajoute de la valeur à vos valeurs, visitez le www.ferique.com/investissementresponsable.Les Fonds FÉRIQUE : il y a un peu de génie là-dedans.Note: un placement dans un organisme de placement collectif peut donner lieu à des frais de gestion et d'autres frais.Les ratios de frais de gestion varient d'une année à l'autre.Veuillez lire le prospectus avant d'effectuer un placement.Les organismes de placement collectif ne sont pas garantis, leur valeur fluctue souvent et leur rendement passé n'est pas indicatif de leur rendement futur.Les Fonds FÉRIQUE sont distribués par Placements Banque Nationale inc., à titre de Placeur principal, et par Services d'investissement FÉRIQUE.- = rs.n \u201d a = 00 = PA gtr rm, \u2014\u2014 poy ae ree ml a 2S tres oma, | SE A SE By lotoquebec.com LOTO-QUÉBEC FAVORISE L'ÉCORESPONSABILITÉ : e en assurant l'application de sa politique de développement durable et en intégrant des actions pour répondre aux attentes de la collectivité; e en instaurant des critères d'approvisionnement responsable et en encourageant des entreprises d'économie sociale; e en minimisant l'impact de ses activités et de ses infrastructures sur l'environnement.CANALISER ET ENCADRER L'OFFRE DE JEU AU PROFIT DE LA COLLECTIVITÉ RC ) LOTO QUÉBEC (A6) du 26 septembre au 2 octobre 2009 | les affaires | www.lesaffaires.com pr Nous avons choisi ces chefs d'entreprise, investisseurs ou consultants où il reste beaucoup à à faire.Découvrez ces passionnés qui jettent un parce qu'ils ont fait du développement durable leur priorité bien avant Apu .Ho ata 1 an pt qu'il ne soit devenu tendance.Ils ont: tracé.la vole dans un domaine regard éclairant vers l'avenir tout en lançant un appel aux élus pour mieux encadrer le secteur et soutenir les initiatives prometteuses., Le papetier à la fibre écologique Alain Lemaire.L'homme fort de Cascades a contribué à défricher un terrain longtemps vierge au Québec, celui du développement durable.par Marc Gosselin > dossiers@transcontinental.ca C\u2019est connu : l'ADN des Lemaire, de Cascades, est marqué par les principes du développement durable.Il y a longtemps que Bernard, Laurent et Alain ont emprunté la voie tracée par le paternel.« Rapidement, nous avons été plongés dans la marmite.Il était essentiel de contribuer à la réussite de l\u2019entreprise familiale », raconte Alain Lemaire, président et chef de la direction de Cascades en entrevue.D'origine modeste, les Lemaire ont appris très tôt à réduire, à réutiliser et à recycler.D'ailleurs, une remarque fréquente d\u2019'Antonio Lemaire - « Ça, c\u2019est encore bon, on peut sûrement 3 faire quelque chose avec ça » - est devenue une approche d\u2019entreprise par la suite, explique Alain Lemaire.Cela s\u2019est notamment traduit dans l\u2019innovation dont a fait preuve l\u2019entreprise.Lors d\u2019une allocution dans le cadre des Matins-conseils Les Affaires le printemps dernier, Alain Lemaire affirmait que Cascades poursuivait ses investissements en R-D malgré la période difficile que traversait sonindustrie.Les efforts donnent des résultats tangibles.Par exemple, la so- ciété a émis 202 tonnes de GES en 2008, comparativement à 301, six ans auparavant, lisait-on dans son dernier rapport annuel.Lentreprise a consacré plus de 10 millions de dollars dans la fabrication d\u2019une caisse cartonnée sans cire qui pourra être utilisée dans l'alimentation.Celles utilisées actuellement sont recouvertes d\u2019une couche de cire faisant en sorte qu'elles ne sont pas recyclables.Cascades compte également profiter du mouvement d\u2019approvisionnement responsable qu'adoptent plusieurs géants du commerce de détail, dont Walmart.Certains clients travaillent de concert avec Cascades afin de réduire le poids et l\u2019espace que prennent les produits emballés dans les remorques.« Si on peut leur offrir un avantage, ils achèteront nos produits.» Si les produits faits de fibres recyclées sont la norme aujourd\u2019hui, cela n\u2019a pas toujours été le cas, rappelle le président et chef de la direction.Dans les années 1960 et 1970, « on ne disait pas ouvertement que nos produits provenaient de ce type de fibres », avoue M.Lemaire.Pas de doute, les temps ont changé.Miser sur l'humain Plutôt que de pratiquer un style de gestion vertical et d'imposer les idées des gestionnaires de Cascades, Alain Lemaire mise sur ses 13 000 employés répartis dans une centaine d'unités de production situées en Amérique du Nord et en Europe pour voir émerger de bonnes idées qui seront peut-être mises en marché.I] y a deux ans, le fabricant de carton et de papiers minces a créé un comité des bonnes idées.Résultat : les employés ont proposé 400 idées, dont quatre ont poursuivi le processus d'innovation.Dans les années 1960 et 1970, « on ne disait pas ouvertement que nos produits provenaient de fibres recyclées », dit Alain Lemaire, de Cascades.nA > Tree \u201cUn vœu fu Qu'on adopte des politiques ou dès Srègles qui forceraient les entreprises être plus responsables en matière 2 -« Ce sera de me passer d'une automobile performante et plus Pepolluante lorsque je serai admissible i à remplacer mon véhicule par \u201cun modèle moins énergivore, probablement diésel.Enmême :ztemps, nous;n'avons pas le choix si Lf nous voulons faire notre effort.Les _ habitudes, ga se change.» « Sans les initiatives visant à renforcer la motivation de nos employés et à améliorer notre productivité, Cascades serait en difficulté aujourd'hui », a dit le président et chef de la direction lors de sa présentation du printemps dernier.Efforts collectifs et approvisionnement responsable Alain Lemaire estime que les Québécois ont encore des efforts à faire pour concilier les aspects sociaux, écologiques et environnementaux du développement durable.Mais que les autres entreprises se le tiennent pour dit : Cascades continuera de prêcher par l'exemple.« Nous avons récemment rencontré des gestionnaires de fonds éthiques et verts.Ils étaient très surpris d'apprendre que notre programme d\u2019achat et de location de véhicules a plus faible consommation et hybrides s'appliquera même au président et chef de la direction.» Le parcours professionnel d\u2019Alain Lemaire est indissociable de l'histoire de Cascades, fondée en 1964.Celui qui a passé beaucoup de temps dans l'usine a gravi tous les échelons de ce fleuron du Québec inc.pour devenir président de Norampac dans les années 1990 et président et chef de direction de Cascades e en 2003, prenant la relève de son frère NE 4 _ (A7) La financière équitable Claude Normandin.Engagée et convaincue, la gestionnaire du Fondaction a le-commerce équitable à cœur.par Jean-François Barbe > dossiers@transcontinental.ca Gestionnaire dans l'âme, Claude Normandin fait partie des gens qui croient que nos actions parlent pour nous.Et des actions, elle en engrange à la pelle depuis qu'elle est devenue, en 2001, responsable du développement stratégique et de la commercialisation à Fon- daction, le fonds de capital-risque de la CSN.Ses initiatives ont un point commun : la conviction que les entreprises du Québec doivent prendre un train qui file à toute vitesse, celui du développement durable.« Nos PME exportatrices ont cing ans, tout au plus, pour relever ces nouveaux défis.Car les grandes entreprises évaluent de plus en plus leurs fournisseurs en fonction de critères environnementaux et sociaux.Le mouvement est irréversible.Et les PME qui n'exportent pas doivent aussi y faire face, si elles veulent continuer à faire des affaires avec les administrations publiques qui intégreront ces conditions dans leurs appels d'offres », note-t-elle.La gestionnaire met en garde contre l'attentisme ambiant.« Les conférences d\u2019affaires sur le développement durable font salle comble.L'intérêt est grand, mais les gestes ne suivent pas encore.On dirait que les PME attendent soit la mise en place de réglementations par l\u2019État, soit l\u2019atteinte d'un point de non-retour.Or, il faut prendre, dès maintenant, des mesures concrètes.Les outils existent.I] faut les utiliser et accepter d'apprendre en faisant des erreurs, car elles sont inévitables.» aq Pau # vy Unv vœu ; È «Que les eritreprises \\ voient le a ¢ développement durable comme = I autre chose:Gue la.protection de E 7 l'environnement.Qu'elles * considèrent la dimension sociale de 7 leurs gestes - conditions de travail, + \u201c\u201d choix des fournisseurs et Liens avec \u201cla communauté.» : Un aveu | «Je suis en train de rénover ma .maison et j'éprouve un certain sentiment de culpabilité a l'idée que \u201c j'aurais pu en faire davantage pour trouver des matériaux recyclés et produits localement.J'aurais souhaité une maison verte à 100 % ! » on omy La boîte a outils s'élargit On ne pourrait certainement pas affirmer que cette défenderesse du développement durable regarde passer le train, ni qu'elle délaisse la boite a outils.Qu'on en juge.Elle fait partie d'un comité de travail du Bureau de normalisation du Québec (BNQ) Claude Normandin, du Fondaction : « Les conférences d'affaires sur le développement durable font salle comble.L'intérêt est grand, mais les gestes ne suivent pas encore.» [Photo : Y.Provencher] qui publiera, d'ici six mois à un an, un guide d'orientation en développement durable pour les PME.Le document visera à montrer, concrètement, comment elles peuvent emprunter le fameux virage vert.Elle à participé à la traduction française d\u2019un guide de la Global Reporting Initiative (GRI) destiné aux institutions financières.Claude Normandin entend favoriser l\u2019expansion du commerce équitable, une autre façon de stimuler le développement durable.Elle préside le conseil d'un nouveau capital- risqueur québécois, Capital Équitable, qui aidera les entreprises importatrices de produits achetés à des communautés du Sud.De prêts seront accordées aux importateurs Celle par qui tout a commencé afin que ceux-ci paient plus rapidement les producteurs de marchandises.Des gestes chez Fondaction Fondaction entend donner l\u2019exemple.Ses directeurs de portefeuilles, ceux qui décident d'investir dans les PME, « peuvent fortement suggérer des actions comme des mesures de réduction de la consommation énergétique », mentionne M'* Normandin.Ces suggestions ont lieu a I'étape du préinvestis- sement ou lors du suivi des entreprises dans lesquelles le fonds a investi.L'influence de Fondaction n\u2019est pas négligeable : l\u2019organisme a investi plus de 200 millions de dollars dans une centaine de PME d'\u2019ici.Johanne Gé! Gélinas.L'associée de Deloitte est une des personnalités les plus influentes du développement durable au Québec.Johanne Gélinas est certainement l\u2019une des personnalités les plus influentes en matière de développement durable au Québec.Et quand elle affirme que les PME ne traînent pas la patte en matière de développement durable, on peut la croire.« Au contraire.Ce sont souvent les organisations les plus innovantes, en raison de leur modèle d'entreprise », ajoute l\u2019associée de Deloitte, qui aide ses clients à comprendre, planifier et gérer les questions concernant la responsabilité d\u2019entreprise et le développement durable, notamment les changements climatiques.« Une PME change de direction beaucoup plus rapidement qu\u2019une grande entreprise.De plus, les salariés et les dirigeants des PME ont une ouverture plus grande face au changement.Lorsqu'elles décident d\u2019adhérer à la philosophie du développement durable, elles accomplissent des choses extraordinaires », ajoute cette conférencière de renom et ancienne commissaire fédérale à l\u2019environnement et au Bureau d\u2019audiences publiques en environnement (BAPE).C\u2019est sa passion pour la géographie, éveillée durant le secondaire, qui a menée la jeune femme où elle est aujourd'hui.« Un professeur m\u2019a donné la piqûre.J'ai décroché mon baccalauréat en géographie de l'UQAM en 1983.Ma passion a ensuite glissé vers l'écologie, « Les salariés et Les dirigeants des PME ont une ouverture plus grande face au changement.Lorsqu'elles décident d'aller de l'avant avec la philosophie de développement durable, elles accomplissent des choses extraordinaires », dit Johanne Gélinas, de Deloitte.[Photo : Gilles Delisle] l\u2019environnement et le développement durable », raconte la spécialiste, dont le départ à titre de commissaire à l'environnement, en 2007, avait été fracassant.Johanne Gélinas avait eu un différend majeur avec la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, qui l\u2019avait congédiée.Le développement durable et celui des affaires sont conciliables, estime l\u2019associée de Deloitte.On a l\u2019embarras du choix en matière d'exemples.« Wal-Mart a ciblé certains de ses fournisseurs et leur a demandé de - PRE TEE réduire de 5 % leur emballage d\u2019ici 2012.Ce petit geste entraînera à lui seul une réduction des coûts du géant américain de 3,4 milliards 1 de dollars.» Elle cite un exemple inspirant.Celui.des, qui a récemment revu ses routes de livraison de colis afin de réduire les virages à gauche [moins de perte de temps en raison de la circulation et de risques de collision] de ses véhicules.« Résultat : elle a retranché 9 millions de dollars à sa facture annuelle de carburant.» Avec la crise économique mondiale, Ja .«Je ne fais pas partie dela, - passion et qui a des retombées pour les entreprises.» M.Gosselin \u2019 Un vœu « Que-les universités prévoient - des cours sur le- développement durable dans leurs formations, 2 \u201cindépendamment du programme: .- Il faut inoulquer le réflexe.» \u2018Unaveu on génération qui traîne son ordiriateur > \u201c portable partout.Dont, vous 2 comprenez que je suis: encore ê :: Une importante consemmatrice sde papier.Je privilégie les feuilles déjà utilisées-et:le papi ier.fait de: fibres recyclées, mais jé ne.SUSE encore au stade de lire tous S spécialiste soutient que le développement durable s\u2019impose de plus en plus comme un sujet rassembleur, qui mobilisera dirigeants et salariés.« C'est un thème qui suscite la téressantes > A par Nathalie Vallerand > dossiers@transcontinental.ca Étudiant à l\u2019Université Laval, Benoît Robert a un jour besoin d'une voiture pour quelques heures.Mais impossible d\u2019en'louer une pour moins d\u2019une journée complète.« Ce serait bien si nous pouvions part er à plusieurs une voice dit-il.Il décide donc d'explorer cette idée dans .; 3 le plus possible des produits locatix, minimisons tilisation des: sacs jetables.ses Peut-être rouler\u201d lé cadre de son essai de maîtrise.Quelques mois plus tard, en août 1994, il fonde Communauto, un service de partage de véhicules.L'entreprise compte 20 000 adhérents et possède un parc de 951 autos.Elle dessert les régions de Québec, Montréal, Sherbrooke et Gatineau.Sur le plan environnemental, Communauto est une première de classe.Chacune de ses automobiles se substitue à environ huit véhicules.En effet, 73 % des gens qui s\u2019abonnent au service renoncent à l'achat d'une automobile ou se départissent d\u2019un t véhicule.Ils roulent aussi moins : environ 2 900 km de moins par année par personne.Ce qui fait qu\u2019au tôtal, chaque abonné réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 1,2 tonne par année en moyenne, selon une étude de Tecsult.Mariage de l'économie et de l\u2019environnement Benoît Robert se décrit comme un écologiste pragmatique.« Certains écologistes purs et durs ne veulent rien savoir de l'automobile.Mais l'automobile est un mal nécessaire.Ce qu\u2019il faut, c\u2019est en rationaliser l\u2019utilisation et recourir aussi à des modes de transport plus écolos, comme le vélo et les transports en commun.» Benoît Robert affirme être motivé par des objectifs environnementaux bien plus que par les profits.« Je n\u2019ai jamais Emmanuelle Géhin a décidé de marier deux passions : la protection de l'environnement et les communications.C\u2019est ainsi qu'est née Ozone, une firme qui soutient les entreprises dans leurs démarches environnementales.Celle qui se définit comme une éco-stratége a eu un parcours remarquable et riche en rebondissements.Jugez plutôt : d'origine française, elle fut l\u2019une des plus jeunes conseillères municipales de son pays, où à l\u2019âge de 18 ans.Arrivée au Québec en1995, elle conseillera Roger Bertrand, député de Portneuf et président de l\u2019Assemblée nationale, sur son image.De fil en aiguille, elle travaillera pour Marcon, une firme de conseillers en management spécialisée dans les marchés de l'énergie.C\u2019est d\u2019ailleurs là qu\u2019elle commence à se passionner pour les technologies vertes et à tisser des liens avec e père de la voiture en garde partagée Benoît Robert.L'atmosphère doit une fière chandelle au 1 fondateur de Communauto.Benoît Robert, de Communauto : « L'automobile est un mal nécessaire.Ce qu'il faut, c'est en rationaliser l'utilisation et recourir aussi à des modes de transport plus écolos.» [Photo : G.Delisle] eu l\u2019ambition d'être entrepreneur.C\u2019est arrivé, tout simplement.» Il considère que Communauto est la preuve qu\u2019économie et environnement ne sont pas nécessairement opposés.« Les lois de l\u2019économie peuvent être au service de l\u2019environne- par Emmanuelle Gril > dossiers@transcontinental.ca des acteurs clés de l'industrie.En 2000, elle quitte cette entreprise pour occuper le poste d'attachée de presse et d\u2019attachée politique du ministre de l'Environnement, puis de la ministre de l\u2019Énergie du Québec.En 2002, elle donne naissance à son deuxième enfant et, à son retour de congé de maternité, met sur - : pied 100 % écolo, une émission d\u2019information environnementale diffusée sur Canal Vox.C\u2019est en 2005 qu'elle fonde Ozone, la seule firme de services-conseils au Québec qui offre une expertise combinée en développement durable et marketing vert.« Je me suis tout simplement écoutée, je me suis demandé ce qui m\u2019allumait et me motivait le plus.La protection de l\u2019environnement et du milieu de vie sont des enjeux majeurs pour moi, c\u2019est donc dans cette direc- Emmanuelle Géhin dit qu'on ne peut pas tout faire du premier coup, qu'il faut progresser par étapes.« C'est exactement ce que je dis aux entreprises que je conseille : on vous demande d'être vertes, mais vous n'êtes pas obligées de devenir vert À foncé tout de suite ! » [Photo : Yves Provencher] ment.Avec l'autopartage, nous utilisons la logique économique pour inciter les gens a poser de bons choix pour l'environnement, et cela, sans leur faire la morale ! » Unique actionnaire, il étudie diverses possibilités pour assurer la pérennité de Com- Un vœu munauto.« Je songe à ouvrir le capital-actions, mais il faudrait que les investisseurs partagent ma vision.» Pour l\u2019appuyer dans sa réflexion, il a créé un conseil consultatif composé de grosses pointures comme Claude Béland, l'ex- numéro un de Desjardins.L'Éco-stratège en gestion durable Emmanuelle Géhin.La présidente d' Ozone aide les entreprises dans leurs démarches vertes.« Le gouvernement doit légiférer pour faire avancer \u2018les choses.Nous sommes rendus Là.IL doit informer et encadrer Les entreprises, et pas seulement les .\u2018plus grandes.Celles de moins grande taille aussi, » - Un aveu « Je mange bio, conduis une voiture hybride et j'ai banni Les produits ménagers potluants de fnes armoires.Je pense que je consomme trop.La bonne question à se poser avant d'acheter est.:.est-ce que j'en ai réellement besoin ?Mais ce dossiers@transcontinental.ca Avocate et urbaniste, Héléne Lauzon préside i le Conseil patronal de le environgement du ! Québéc (CPEQ) depuis mai 2008.Avant son ) arrivée au CPEQ, elle a exercé le droit de l'environnement pendant plus de 15 ans ;.yr:chag| chez Lavery de Billy.Que ce soit par le biais {- entreprisé soit a haute: direcû n.d\u2019examens d\u2019impacts environnementaux, la Ai sion pourrait: démontrer oe : gestion de sols contaminés ou le contrôle des \u2018engagement de cette Li 3 e.eaux de surface, le travail de M™ Lauzon a contribué à faire évoluer les mentalités des \u2018Un aveu \u2018 7 dirigeants d\u2019entreprise.De sujet accessoire qu\u2019il était, le développement durable.est :\u201c Je ne fais-pas encoré dé.compost.devenu fondamental sous sa gouverne pour Jet crains-ta.présente d'insectes et quiconque veut brasser des affaires ici.e ratons layeurs, Je ne suis \u2018pas « À mes débuts, on parlait de droit de l'environnement et les gens me demandaient de quoi « Je n\u2019ai jamais pratiqué une autre discipline - 33 \u201cencore rendue ta.» CE Lite, il s'agissait, ce que ça représentait dans le quotidien des entreprises », dit Hélène Lauzon, que le droit de l\u2019environnement et de l'énergie, .eT - du Conseil patronal de l'environnement du Québec.[Photo : Gilles Delisle] dit-elle.C\u2019est Jacques Saint-Denis, un avocat intégrée.Dès qu\u2019il n maîtrise cet \u2018aspect fonda- aujourd\u2019hui décédé, qui m\u2019ainitiéeàcesecteur.mental, il peut répondre de ses actions à sation.Les salariés participent avec enthou- dioxyde de carbone [CO,] qui pourront être : À mes débuts, on parlait de droit del'environ- des tiers, par exemple ses actionnaires, ses siasme a ces projets d'entreprise.Par exemple, échangés à la Bourse du carbone.De l'autre A nement et les gens me demandaient de quoi investisseurs.» en matière de réduction de laconsommation côté, les grandes entreprises qui n\u2019auront 4 il s\u2019agissait, ce que ¢a représentait dans le d\u2019eau ou d\u2019énergie.En prime, c'est un outil pas fait leurs devoirs et réduit leurs émissions due quotidien des entreprises.» Lasituationabien Main-d'œuvre qui permet de projeter une image plus de GES devront acheter des crédits qui contre- \u2014 \u2014\u2014 = +.M EE TTT MTG 2 A ABM WL ME ST TX, Te RE Mn dat évolué depuis.La présidente du CPEQ estime que le développement durable, parce qu\u2019il concerne tant les aspects sociaux et environnementaux qu\u2019économiques, n\u2019est pas toujours bien compris par les entreprises.« L'entrepreneur doit apprendre à avoir une vision et changements climatiques Développement des affaires et durabilité vont de pair si l'on souhaite fidéliser la main- d'œuvre des entreprises, croit M™ Lauzon.Une entreprise qui s'engage dans cette voie augmente sa capacité d'attraction de son personnel.« C\u2019est un élément de mobili- positive.» La lutte aux changements climatiques est un autre domaine où le développement durable rime avec celui des affaires.« Avec la réduction globale des émissions de GES, certaines entreprises devront réduire les leurs.À terme, ces efforts leur rapporteront des crédits de Le communicateur responsable balanceront leurs émissions excédentaires », explique la présidente du Conseil patronal de l'environnement, un organisme dont la mission est de promouvoir, auprès du g ouver- nement et de ses partenaires, les préoccupations et la contribution des entreprises dans un contexte de développement durable.§ Rick Petersen.Il a créé le Forum Tremblant sur la responsabilité sociale de l'entreprise et la durabilité.par Nathalie Vallerand > dossiers@transcontinental.ca Les enjeux sociaux, éthiques et environnementaux concernent autant les grandes entreprises que les organismes sans but lucratif, les gouvernements, les PME ou les ONG.Or, même si elles peuvent apprendre les unes des autres, ces organisations n'ont pas l'habitude de se parler.En 2004, Rick Petersen, responsable de la pratique de responsabilité sociale chez National, a voulu susciter le dialogue en fondant le Forum Tremblant.La 6° édition de ce rassemblement consacré à la responsabilité sociale et au développement durable a eu lieu le 23 septembre dernier à Mont-Tremblant.« Leurs missions sont différentes, mais ces organisations ont des défis communs et elles cherchent des solutions concrètes, dit l\u2019associé du grand cabinet de relations publiques.Le Forum vise justement à ce qu\u2019elles partagent leurs meilleures pratiques.» Pas de blabla.Des journalistes agissent à titre de modérateurs et n'hésitent pas à demander aux conférenciers de clarifier leurs propos.Rick Petersen, 51 ans, a fait partie pendant quatre ans du conseil consultatif du Conference Board du Canada chargé de produire le rapport annuel canadien du Carbon Disclosure Project.Ce programme réunit plus de 300 importants investisseurs institutionnels et grandes entreprises d\u2019un peu partout dans « J'en suis venu à la conclusion qu'il n'y a qu'une seule voie possible pour faire des affaires : tenir compte des impacts environnementaux et sociaux de ses activités », dit Rick Petersen, de National.[Photo : Gilles Delisle] le monde.Il recueille et divulgue de l\u2019information sur les émissions de GES et les initiatives des grandes entreprises pour combattre les changements climatiques.Avant de se joindre à National, il a travaillé de longues années au sein d\u2019une entreprise forestière en tant que cadre supérieur.« J'ai vu les bons comme les mauvais coups de cette industrie.Et j'en suis venu à la conclusion qu'il n'y a qu\u2019une seule voie possible pour faire des affaires : tenir compte des impacts environnementaux et sociaux de ses activités.» Bref, réconcilier l'économie avec l'environnement et la société.Cela nécessite que les sociétés soient plus transparentes et développent de nouveaux modèles économiques.Ce n\u2019est pas toujours facile.Mais à celles qui hésitent, Rick Petersen Unvœu \u2018 10° | « Que chaque personne applique un principe du développement durable .dans son emploi ou sa profession.Cela aura un effet multiplicateur, car le geste posé aura aussi un impact -sur les collègues, les clients, les investisseurs.» Un aveu « M'améliorer du côté du transport.Je me déplace La plupart du temps ~ en scooter, mais j'ai quand même une automobile, C'est difficile de s'en passer.J'aimerais avoirune voiture 100 % électrique, qui peut = rouler sur les autoroutes, et qui est offerte à un prix abordable.Je suis \u2018 optimiste : elle sera bientôt sur le.marché I» £ WEG TEL Te Me Ee donne un conseil : « Ecoutez vos clients, vos employés, vos actionnaires, les investisseurs.C\u2019est ce qu\u2019ils souhaitent.» 1 La voix francophone David Suzuki de Karel Mayrand.Celui qui dirige La section québécoise de la Fondation David Suzuki souhaite renforcer la présence de la science dans les discussions environnementales.par Sophie Lachapelle > dossiers@transcontinental.ca Si les mots « crédits de carbone » et « carbo- neutre » sont bien connus de plusieurs personnes, c\u2019est entre autres grâce à Karel Mayrand.Celui qui dirige aujourd\u2019hui la section québécoise de la Fondation David Suzuki a fait des crédits de carbone son cheval de bataille pendant plusieurs années.Eñ 2005, il a notamment fondé Planétair, l'uridkéles premières entreprises à offrir ces crits au Canada.On l\u2019a alors souvent entendifdans les médias expliquer les rouages du marché du carbone.Et c\u2019est à Karel Mayrand qu'on doit le virage carboneutre du Festival international de jazz de l'an dernier, un coup d\u2019éclat réalisé grâce à la participation de RioTinto Alcan.Homme de réflexion, Karel Mayrand s'est penché sur l'analyse des politiques publiques pendant les premières années de sa carrière.I a notamment secondé Pierre Marc Johnson pendant plusieurs années à titre de conseiller en matière de politiques environnementales.«Ila été mon mentor dans le sens le plus noble du terme, dit-il.Il m\u2019a ouvert de nombreuses portes en appuyant mes projets.J'ai un immense respect pour son sens de l'intérêt public, sa rigueur et son jugement.» Un goût pour l\u2019initiative Au fil des ans, M.Mayrand est intervenu plus directement, notamment en fondant coup sur coup Planétair et Unisféra, un cabinet de consultation en développement durable.- C'est au sein de ce dernier qu'il a, autre fait d'armes, signé la stratégie des Nations unies pour la lutte à la désertification.Au printemps 2008, la Fondation David Suzuki l\u2019a sollicité pour diriger sa nouvelle division.Encore là, l'initiative plus directe l\u2019interpellait.L'initiative.et la mesure.« J'aime beaucoup leur approche basée sur les fondements scientifiques, dit-il.J\u2019apprécie aussi leurs positions modérées.» On ne s\u2019en étonnera pas, il a voulu s\u2019entourer de personnes issues du secteur privé pour bâtir l\u2019équipe de la Fondation David Suzuki au Québec.« Je préférais avoir des gens qui venaient d\u2019un autre secteur que celui des ONG, des gens qui sauraient s'adresser aux entreprises », dit-il.Alors que le terrain semble déjà occupé par f-d'imaginer le monde autrement, de ?.« Que les gens soient capablés rêver.Ce qui me désole, c'est qu'on £-dit beaucoup aux gens combien ils Lspolluent, combien cé& n'est pas hien &-ce qu'ils font.Mais si on leur parle de 51a possibilité d\u2019habiter & coté de leu #-travail, de s'y-rendre à pied, d'aller , Chercher Les enfants à 16 h 30, (à, * ils commencent à comprendre et \u201c/à envisager l'avenir autrement.» Un aveu _ & Je trouve que je consomme trop.d'électricité et que je produis beaucoup de déchets.Jeregarde ce qui sort de notre maison, et pour une famille de quatre, c'est énorme.Quand je donne des conférences, je dis toujours aux gens que je ne suis pas satisfait de ma trace - environnementale et je partage les mêmes difficultés qu'eux.Les gens : l'apprécient et ils sont plus portés à.s'ouvrir sur ce qu'ils vivent.» les Équiterre et Greenpeace de ce monde, quel rôle voit-il pour la Fondation David Suzuki au Québec ?« Nous voulons compléter ce que font les autres, dit-il.Nous aimerions notamment renforcer la présence de la science dans les discussions environnementales.» Parmi les priorités, les PME, pour lesquelles la Fondation lancera deux programmes cet automne.Le premier est un guide d\u2019évaluation et d\u2019aide à la réduction des émissions de GES.Le second vise à soutenir les employés qui mettent en place un comité vert au sein de leur entreprise.« Les PME fonctionnent selon un mode de survie et n'ont pas les moyens des grandes entreprises en matière de développement durable, rappelle Karel Mayrand.Il est prioritaire de les soutenir.» # Une fondation vouée à l'environnement Généticien et journaliste canadien de renom, David Suzuki, 73 ans, a été l\u2019un des premiers à souligner les dangers que l'humain fait courir à son environnement.Depuis 1990, la Fondation David Suzuki cherche cherche des solutions de rechange pour trouver un meilleur équilibre entre les besoins des humains et la capacité de la planète à soutenir cette vie.Ses efforts se concentrent sur quatre programmes : conservation marine et eau douce; changements climatiques et énergie propre; durabilité et défi nature.L'organisme collabore avec les milieux scientifique, universitaire et industriel, des affaires, des ONG et des organisations gouvernementales afin de rendre le développement véritablement durable avant 2030.La Fondation invite aussi les citoyens à mieux vivre en vert en relevant le Défi Nature, qui propose une série de changements portant sur la manière de se déplacer, la nourriture, l'énergie utilisée et autres gestes à poser pour contribuer à la protection de la planète et à une meilleure santé.PT.(All) « Nous aimerions renforcer la présence de la science dans les discussions environnementales », dit Karel Mayrand, qui travaille, maintenant à la section québécoise de la Fondation David Suzuki.[Photo : Gilles Delisle] GoldSET® : votre aide à la décision Une nouvelle façon de faire des affaires est en émergence \u2014 celle de considérer et d'appliquer les impératifs de développement durable directement au sein des projets.En ce sens, Golder a développé GoldSET®, un outil d'analyse multicritère qui inclut les aspects sociaux, environnementaux et économiques reliés au développement durable.www.gold-set.com RENDEMENT PERFORMANT | DÉVELOPPEMENT RESPONSABLE | COMMUNAUTÉS DURABLES a g 5 EMPLOYEURS DE (Ge CHOIX \u201cemis RST] Vos projets sont-ils durables?.+ rh Golder 9 Associés 7 cms Lun eme - i ee AS es A Emm em A A AY a ee a - me -\u2014 et Am es em WN A A Am ca LA vt et bd A md mee ey am am oa.12) d'un tapis écolo WR WE Ty mis du 26 septembre au 2 octobre 2009 | les affaires | www.lesaffaires.com Etude de cas.Le développement de la première carpette écologique au Canada a représenté tout un défi pour Korhani.\u2018 par Sophie Lachapelle > dossiers@transcontinental.ca Jarc-André Déom peut en témoigner : la conception d\u2019un produit écologique n\u2019est pas toujours un long fleuve tranquille.C\u2019est lui qui a supervisé le développement du premier tapis écologique du Canada, un fait d'armes que revendique Korhani qui est spécialisée dans la fabrication de carpettes décoratives.L'aventure de l\u2019écoconception s\u2019est avérée fertile en rebondisse- Rients, confirme le vice-président, ventes et production, de cette entreprise de Sorel.Tout acommencéily a trois ans, alors qu'il suivait avec des collegues une formation donnée par les Enviro-Clubs, dont la mission est de sensibiliser les entreprises au développement durable.À la suite des ateliers, l\u2019entreprise s\u2019est d'abord attaquée à l\u2019économie d'énergie, puis, de fil en aguille, -Marc-André Déom a commencé à s'intéresser à l\u2019éco- conception.« Nous avons eu l\u2019idée de produire un tapis écologique dont les éléments seraient faits de matières re- Trois exemples québébois \u2018La conception de produits écologiques, ou écoconcep- tion, gagne en popularité.* Ses avantages sont nombreux, comme en fait foi une étude de l'Institut de développement de produits (IDP), un organisme qui accompagne les entreprises dans leur démarche d\u2019écoconception en plus d\u2019offrir de la formation, publié au printemps.En plus d\u2019être flatteuse pour l\u2019image de l\u2019entreprise, l\u2019écoconcep- tion offre des avantages finan- aciers indéniables.La recherche révèle que la majorité des entreprises étudiées (12 sur 15) ont accru leurs ventes et réalisé des bénéfices, tandis que deux autres ont maintenu leurs ventes et réduit leurs coûts et qu'une seule a maintenu ses ventes sans réduire ses coûts.On constate aussi que la créativité au sein des équipes de travail connaît une hausse marquée.« Quand les em- nouvelables », explique-t-il\u201d \"\"\"Rgrhani est parvenue Pour la base du tapis - appelée carrelage \u2014, il n\u2019y avait aucun changement à apporter, puisque l'entreprise utilisait de la jute.Pour les poils, elle a décidé de remplacer le polypropylène, un produit synthétique, par un produit naturel, de la laine.La matière a cependant pour inconvénients d\u2019être chère et de se prêter moins facilement aux transformations esthétiques.Mais l\u2019équipe était prête à tout pour offrir un tapis fabriqué entièrement de matières renouvelables.Une déception Une fois le tapis prêt, Korhani se tourne vers l'organisme Terra Choice pour sa certification écologique, mais les choses ne sont pas si simples.« Nous étions très loin du compte ! dit M.Déom.Les gens de Terra Choice nous ont expliqué que l\u2019utilisation de matières renouvelables n\u2019était que l\u2019un des nombreux critères à respecter pour s'afficher écologique.Nous avions l\u2019im- ployés s\u2019attardent à trouver la solution d'un problème, ils trouvent souvent des solutions à d\u2019autres problèmes, et même, ils découvrent de nouvelles occasions de marché », dit Natalie Blouin, responsable du programme de formation en écoconception à l\u2019Institut.Cette ouverture à d\u2019autres possibilités a notamment profité à Lumec, une entreprise d'éclairage accompagnée par l'IDP.Le fabricant s\u2019est demandé comment l\u2019éclairage des rues pourrait se faire avec un moindre impact environnemental.Résultat ?Elle a conçu un système polyvalent d\u2019éclairage LED, moins énergivore.Mais voilà, au lieu de remplacer l\u2019ensemble du lampadaire, il a imaginé une unité d\u2019éclairage indépendante, qui peut se fixer sur un ancien lampadaire.Non seulement la solution est plus écologique que IL a fallu 18 mois.pression d\u2019avoir travaillé six mois pour rien, et nous étions plutôt découragés.» Pour ne pas tout perdre, l\u2019entreprise décide de mettre le produit sur le marché, sous un label maison vantant ses qualités vertes.Autre déception : le tapis n\u2019a pas le succès attendu.« Il était moins beau et plus cher que nos autres produits ! Les consommateurs sont intéressés à acheter des produits écologiques, mais pas à n'importe quel prix », dit-il.Retour à la planche à dessin L'entreprise ne perd pas de temps.À l\u2019usine de Sorel, c\u2019est un retour à la planche à dessin.Cette fois, en connaissant la quarantaine de critères de remplacer tout le lampadaire, mais elle a ouvert un nouveau marché.Concilier valeurs personnelles et commerciales Le fait de réaliser soudain qu\u2019ils peuvent contribuer à quelque chose de plus grand qu'eux motive grandement les entrepreneurs.« Quand le déclic se fait, ça se voit dans leurs yeux, note Mme Blouin.Vous savez, il y a un décalage entre les valeurs des gens au travail et celles qui comptent pour eux à la maison.Ils se préoccupent .de l'avenir de leurs enfants et de la planète.À un moment, ils se demandent : À quoi est- ce que je contribue ?.Eh bien, avec l'écoconception, ils peuvent enfin lier leurs deux mondes.» Elle relate l'histoire d\u2019Yvan Morin, président des Industries Mailhot, qui fabrique des de Terra Choiïce à respecter.Korhani est encouragée par le fait que seuls 40 % des in- trants d\u2019un produit doivent provenir de matières renouvelables pour qu'il soit certifié écologique.On se tourne à nouveau vers le polypropy- lène, ce qui permet de rabaisser les frais de production à des niveaux plus acteptables et d'améliorer l'apparence des carpettes.L'équipe travaille aussi sur le type de latex - la colle - utilisé.Celui de Kohrani, comme c\u2019est la norme dans l\u2019industrie, est fabriqué à partir de produits chimiques nocifs, ce qui contrevient à l\u2019un des critères sur les intrants de la production.De plus, celui-ci empêche de .recycler le produit, un autre critère à remplir.Après plusieurs mois de recherches, l\u2019entreprise réussit à dénicher un latex naturel qui correspondait à ses critères.Mais impossible d'en savoir plus à ce sujet.Finalement, après 18 mois d'efforts, on parvient enfin « Les consommateurs sont intéressés à acheter des produits écologiques, mais pas à n'importe quel prix », dit Marc-André Déom, de Korhani.[Photo : Gilles Delisle] amettre au point un tapis ala fois écologique, économique et esthétique.De plus, le tapis peut désormais être recyclé, notamment comme isolant dans les voitures.Finalement, l\u2019entreprise obtient l'accréditation de Terra Choice Une leçon Le produit est sur les rayons depuis le début de 2008.Selon Marc-André Déom, la réaction des clients est excellente, bien qu\u2019il reste discret sur les chiffres de vente.« À cause des frais de développement, dit-il, notre marge bénéficiaire est plus faible sur chaque produit, mais nous compensons grâce à des ventes plus élevées.» Ce qu'il retire de l\u2019aventure ?« Avant, je voyais l'écologie comme une source de dépenses supplémentaire.Maintenant, je réalise que c'est drôlement rentable ! » 1 d'écoconception rentable élévateurs hydrauliques pour les camions.L'entreprise en a conçus de nouveaux, facilement démontables, afin qu\u2019ils puissent être remis à neuf et avoir une deuxième et une troisième vies.« M.Morin s'apprête à prendre sa retraite, dit-elle.Et en évoquant l\u2019avenir de ses petits enfants, il m\u2019a ditrécemment: Je n'ai jamais rien fait d'aussi important dans ma vie.» Par où commencer ?Concevoir un produit écologique comporte plus de pièges qu'on ne l\u2019imagine.« Les plus grands impacts environnementaux d\u2019un produit ne sont pas toujours là où l\u2019on pense », dit Guy Belletête, directeur général de l'IDP.« Les entrepreneurs associent souvent les produits écologiques aux matières premières utilisées, dit-il.Mais il y a plusieurs éléments à considérer.La fibre de pomme de terre qui entre 200 Nombre approximatif d'entreprises qui conçoivent des produits écologiques au Québec, sur Les 12 000 à 13 000 fabricants que compte la province.Source : Institut de développement de produits dans la fabrication de contenants d'emballage est peut- être plus écologique, mais si elle vient des États-Unis, on annule son effet bénéfique.» I cite l'exemple de la chaise Steelcase, un cas d'école en matière de développement durable.« Le fabricant a réalisé que ce qui avait le plus d'impact, c'était le transport.Son coup de génie a été de concevoir la chaise afin qu'elle se transporte démontée, prenant moins d'espace par le fait même.» Les spécialistes conseillent de mener une analyse du cycle de vie (ACV), un exercice qui permet de quantifier I'impact environnemental d\u2019un produit, de l\u2019extraction des matières première à sa mise au rebut, en passant par sa fabrication, son transport et son utilisation.« À mon avis, on ne peut prétendre avoir conçu un produit écologique si l\u2019on n\u2019a pas réalisé d\u2019ACV », explique M™ Blouin.Au début, l'approche de l'ACV servira à se faire une idée du point sur lequel les concepteurs devront se pencher.Guy Belletête relate le cas des baignoires à remous de Bain Ultra, une PME de Saint-Nicolas, près de Québec, dont le principal impact provenait de l\u2019usage du produit.« C'est la consommation d'énergie du moteur qui avait le plus fort impact, et c\u2019est sur ce point qu\u2019ils ont surtout travaillé.» S.Lachapelle rs fre Que tele ét pa = 2 Cn ee Dae nmin SEL M A la santé del a planéte A VALORISATION DU VERRE \u201cle ciment et le pavé uni, la Société des alcools du \u2018Québec investit également dans le Pour: en, savoir Plus sur nos, initi Fr > ean - Saviez-vous que, depuis 2002, la SAQ s \u2018est associée à divers projets \u2018de recherche 5 i : visant a trouver de nouveaux débouchés pour le: verre Toys?Cc est d ailleurs pour Outre la Chaire sa, qui développe l'usage du vérrelbroyé où puivérisé dans le béton.Le Centre de; recherche industrielle du Québec: qd sd] plique a découvrir de nouveaux LE débouchés au verre | \u2018issu dela collecte sélecti À ce jour.,on emploie le verre, .; ¥ transformé dans les peintures, Tescontenants (bouteilles, pots, verres, etc.), les iso- Sy lants en fibre de verre, le sable pour la filtration de | eau de-piscine et comme micro- billes pour le sablage au jet de verre: Leg $ de.l'intégrer dans les cosmétiques et même Une preuve.que le progrès n \u2018arrête jamais! \u2018chercheurs tentent également me abrasif dans les dentifrices.& #?i A > xx Es os 5 PRENEZ GOÛT ANos CONSEILS SAQ \u2014 phe es \u201c(A14) - du 26 septembre au 2 octobre 2009 | les affaires | www.lesaffaires.com Toe] ete Le virage vert n'est plus une option, mais une obligation: Entrevue.Quel avenir pour les sociétés en rmiatière de développement durable ?Steven Guilbeault et Daniel Normandin répondent.par Sophie Lachapelle > dossiers@transcontinental.ca ; Où en sommes-nous dans \u201cnotre marche vers lé dévelop- ement durable ?Quels sont ; les prochains défis qui attendent les entreprises ?Quelles occasions se dessinent pour le Québec ?Deux témoins privilégiés se prononcent : l\u2019un est issu du milieu des ONG, l\u2019autre du milieu scientifique, mais tous deux connaissent bien le monde des affaires.Journal Les Affaires \u2014 Qu'est- dossiers@transcontinental.ca « Nous envisageons de développer davantage de projets Vamox du type de celui en Alabama et d'investir et d'avoir des participations dans les systèmes que nous implantons », dit Guy Drouin, de Biothermica.[Photo : Gilles Delisle] L'entreprise a toujours financé ses projets deR-D améme ses fonds propres.| adoptée aux États-Unis.Le Mexique et le Canada suivront, ce qui en fera un marché nord-américain.Puisque nous avons une longueur d\u2019avance sur nos concurrents à ce sujet [Biothermica a été la première entreprise canadienne à obtenir des crédits de carbone grâce à un projet de dépollution quelle a mis sur pied au Salvador], nous en profiterons bien.» Dans cing ans d\u2019ici, la PME souhaite devenir un acteur important dans le marché du carbone.« Nous envisageons de développer davantage de projets Vamox du type de celui en Alabama et d\u2019investir et d\u2019avoir des participations dans les systèmes que nous implantons », dit l\u2019homme d\u2019affaires qui revient d\u2019un voyage en Ukraine où il y a beaucoup de mines de charbon et un marché du carbone vigoureux, Autant d\u2019occasions d\u2019affaires pour implanter Vamor qu'il faut prospecter.8 ( PROFIL ) \u2018Entreprise : Biothermica Année de fondation : 1987 Nombre d'employés: 40 Marchés : ES États-Unis et Canada Actionnaire : Famille Drouin Nombre d'entreprises que regroupe l'industrie québécoise des technologies propres.Source : Grappe des technologies propres www.lesaffaires.com | les affaires | du 26 septembre au 2 octobre 2009 \u2014) ENBREF | Un fonds de 80 M$ Les problèmes environnementaux et le développement de technologies permettant de les résoudre suscitent de plus en plus l'intérêt de sociétés de capital de risque.« Le développement des technologies propres n\u2019est pas juste un effet de mode », affirme Andrée-Lise Méthot, fondatrice et associée principale de Cycle Capital Management, qui précise que l\u2019élan est solide.Les conditions sont réunies pour le véritable décollage, estime-t-elle.Le gestionnaire de fonds en capital de risque Cycle Capital Management vient d\u2019amasser 80 millions de dollars (M$), après la clôture en juin dernier du Fonds Cycle Capital.Une étape importante pour ce fonds spécialisé dans les technologies propres et les énergies renouvelables puisqu'elle a été « réalisée dans un contexte économique difficile », rappelle M™ Mé- thot, qui est également présidente du conseil de la Grappeé des technologies propres\u2018* mise sur pied en mars.Ce fonds a déjà investi plus de 13 M$ dans sept firmes québécoises, dont Sixtron Matériaux Avancés et Vaperma.La montréalaise Sixtron a développé et commercialisé un procédé qui trouve des applications dans le secteur de l'énergie solaire.Quant à Vaperma, de Saint-Romuald, elle a mis au point une technologie de séparation des gaz pouvant être utilisée dans la production d\u2019éthanol combustible et de gaz naturel, de méme que dans le traitement des biogaz et la déshydratation de composés chimiques.Le Fonds s\u2019intéresse à de jeunes pousses « qui développent et commercialisent des technologies contribuant à la réduction des gaz à effet de serre et au développement durable », dit M™ Méthot.Cycle Capital vise les entreprises des secteurs de l'énergie (production, efficacité, stockage), de la qualité de l'air et la gestion des émissions, du recyclage et de la récupération des matières résiduelles.PE.DES TECHNOLOGIES PROPRES ET POPULAIRES Survol québécois Le secteur des technologies propres a connu une importante augmentation des investissements réalisés en capital de risque au Québec, passant de 17 millions de dollars, en 2006, à 59 millions, l'année suivante.C'était avant la crise financière et économique qui a entraîné un déclin des investissements dans tous les secteurs d'activité.DES INVESTISSEURS EN APPÉTIT Perspectives canadienne, américaine et chinoise Le secteur attire les capital-risqueurs.Au Canada, les investissements en technologies énergétiques et environnementales totalisaient 198 millions de dollars (M$) > en 2007, par rapport à 120 M$ en 2008.Aux États-Unis, l'investissement en capital de risque dans ce secteur a fait un bond de 78 % de 2005 à 2006, à 2,9 milliards américains.En Chine aussi la hausse est marquée : de 221,8 millions en 2005 à plus de 500 millions au seul premier semestre de 2007, LAID ME AE, \u201cRs, ks OE : MAI EAP SNE EN LE Le Te ey » En investissant le champ des odeurs, Odotech a eu du pif! Portrait.La PME a développé et commercialisé un olfactomètre, un outil de prélèvement et des logiciels de modélisation de la dispersion des odeurs et des polluants.par Stéphane Gagné > dossiers@transcontinental.ca Investir dans la réduction des odeurs causées par leurs activités est rentable pour les entreprises.« Optimiser le fonctionnement d\u2019un équipement pour régler les problèmes d\u2019odeurs à la source permet d\u2019économiser sur les coûts en énergie, de diminuer l'ajout de produits chimiques ét de développer de meilleures relations avec le voisinage », affirme Thierry Pagé, président et fondateur d'Odotech.Le dirigeant sait de quoi il parle.Au milieu des années 1990, lors de ses études à l\u2019École Polytechnique portant sur les odeurs, M.Pagé s\u2019est vite rendu compte qu\u2019il y avait un grand besoin en la matière.« À chaque publication d\u2019article scientifique sur le sujet, lés industriels nous téléphonaient pour avoir plus de renseignements.» Et pour cause.Car les odeurs sont un important sujet de préoccupation chez les citoyens.Soixante-dix pour cent des plaintes environnementales sont liées aux odeurs.On comprend pourquoi: l'ADN humain contient 1] gène pour l\u2019ouïe, 3 pour la vision, 12 pour le goût et 1000 pour l\u2019odorat ! En 1998, M.Pagé fonde Odo- tech, une société qui offre une gamme complète de services et de technologies visant à contrôler ou à éliminer les odeurs.Depuis 10 ans, la PME a développé et commercialisé un olfactomètre qui permet de quantifier les odeurs (Odile), un outil de prélèvement (OdoFlux), des logiciels de modélisation de la dispersion atmosphérique des odeurs et des polluants (Polair et Tro- pos) ainsi que des systèmes automatisés de surveillance et de gestion des odeurs sur site (OdoScan) et utilisant des nez électroniques (Odo- Watch), un appareil qui permet d'identifier et de quantifier les émissions odorantes.Odotech est une entreprise PROFIL) neue Entreprise : Odotech Année de fondation: 1998 .Nombre * ; : d'employés: 50.- * Marchés : = États-Unis, Europe\u201d = et Amérique du Sud \u201d < Actionnaires : Thierry ; Pagé, Fondaction, - FIER Développement *- durable et Oddo Asset : Management és de essaimée de l\u2019École Polytechnique, financée grâce à des capitaux de risque provenant du Fondaction de la CSN, du FIER Innovation durable (une société d\u2019Investissement Québec) et d'Oddo Asset Management, société de capital de risque parisienne.Des clients variés La clientèle d'Odotech est diversifiée.Ce sont des entre- du 26 septembre au 2 octobre 2009 | les affaires | www.lesaffaires.com « Nous sommes déjà présents dans 25 pays et 3 continents », ditThierry Pagé, d'Odotech.Le partenariat établi avec Veolia, en 2005, a donné à la québécoise une visibilité mondiale.[Photo : Gilles Delisle] prises spécialisées dans le traitement des eaux usées, de sites d'enfouissement, de transformateurs alimentaires (ex.: équarrisseurs), d'usines des secteurs de la pétrochimie, de la sidérurgie, etc.Les technologies d\u2019Odotech servent aussi au contrôle de la qualité dans le secteur des arômes et parfums.Les municipalités commencent même à s\u2019y intéresser.Ainsi, au début 2009, Boucherville était la première municipalité québécoise à se doter du système OdoScan afin de faciliter l'application de son règlement sur les nuisances olfactives.« Grâce à nos systèmes, on peut diagnostiquer les odeurs [en les prélevant à la source], trouver uné solution pour les contrôler ou les éliminer et mesurer ensuite la performance du système dans une perspective d\u2019amélioration continue », dit M.Pagé.Comme première entreprise offrant un suivi complet des odeurs, les perspectives d'avenir sont excellentes pour Odotech.« Nous sommes déjà présents dans 25 pays et trois continents [Amérique du Nord et du Sud et Europe] », affirme M.Pagé.Le partenariat établi en 2005 avec Veolia Water Solution and Technologies, le géant mondial français des services environnementaux, a donné d\u2019ailleurs à la québécoise une visibilité mondiale.« Lors de la remise à niveau de ses stations d\u2019épuration, Veolia, titulaire d\u2019une licence exclusive de commercialisation mondiale du système Odo- Watch, l\u2019installe dans la plupart de cas », précise l'homme d\u2019affaires.Odotech a aussi un partenariat avec l\u2019autrichienne ACAT qui distribue ses produits en Europe.Enfin, la société est très présente en France où elle a un pied-à-terre.Où sera Odotech dans cinq ans ?« Je crois que nous aurons une présence sur les cing continents et que nous serons une référence mondiale en matière de contrôle des odeurs.» # Le renforcement des normes de qualité profitera à John Meunier Au fil des années, John Meunier, une entreprise de Saint- LSurent, est devenue l'un des plus importants manufacturiers canadiens pour le traitement des eaux municipales et industrielles.Grâce à son appartenance au géant français Veolia, il est bien armé pour faire face à la mondialisation.Toute une progression pour une entreprise qui, au départ, vendait des pompes et des équipements de piscine Raur le marché local ! L'entreprise compte profiter du renforcement des normes concernant les rejets.« Plusieurs stations d'épuration devront bientôt effectuer une mise à niveau [soit pour respecter les normes de rejets ou pour accroître leur capacité de traitement] et nous serons là pour leur offrir nos multiples solutions, dit M.Liegey, dont l\u2019entreprise possède 250 brevets et un portefeuille complet en équipements de traitement des eaux usées municipales et industrielles Une croissance qui se poursuit grâce à l\u2019acquisition par Veolia de la suédoise Anox- Kaldnes, détentrice de la technologie de traitement MBBR (Moving Bed Biofilm Reactor) qui permet d\u2019épurer un grand volume d\u2019eaux usées dans un espace restreint.Elle a été implantée pour la première fois au Canada à Sainte-Julie.Cette ville de la Rive-Sud de Montréal devait accroître sa capacité de traitement, mais manquait d\u2019espace pour ajouter des étangs aérés.MBBR s\u2019est avérée être une excellente solution.« Nous comptons faire connaître davantage la technologie MBBR, qui est bien adaptée aux étangs aérés, très nombreux au Québec », affirme Yvan Liegey, président de John Meunier.L'entreprise prévoit aussi un boom du côté du traitement des eaux usées provenant d'activités minières, très importantes au pays.La technologie MBBR sera implantée pour une première fois au Canada à la raffinerie mon- tréalaise de Petro-Canada.Ailleurs au pays, John Meunier est très présente en Alberta, où l\u2019industrie pétro- liére fait face à d'importants défis liés au traitement d'eaux usées, en particulier dans la région des sables bitumineux de l\u2019Athabaska.Bonne complémentarité L\u2019appartenance de John Meunier à Veolia ouvre la porte à d'immenses possibilités de marchés.« Cela nous permet d\u2019intégrer les technologies acquises par Veolia et de les adapter au contexte canadien, dit M.Liegey.On profite aussi de son réseau d'experts et de « Plusieurs stations d'épuration devront bientôt effectuer une mise à niveau et nous serons Là pour leur offrir nos multiples solutions », dit Yvan Liegey, de John Meunier.[Photo : G.Delise] sa réputation l'échelle internationale.Inversement, l'expertise de John Meunier rayonne à traŸers Veolia.» Du côté de la R-D, « nous autofinançons nos activités et nous recevons un coup de pouce de Veolia lorsqu'il s'agit de recherche qui a une incidence internationale », dit M.Liegey.L'entreprise finance aussi les activités de recherche ( PROFIL) Entreprise : John Meunier - Année de fondation : _ 1948 LT Nombre d'employés : 190 ingénieurs ettechniciëñs Chiffres d\u2019affaires : 60 millions de dollars Actionnaires : Veolia Water Solutions and ~~ Technologies (100 %) \u201ca de la Chaire industrielle CRSNG sur l\u2019eau potable de l'École Polytechnique.L'équipe de R-D de John Meunier s\u2019est récemment démarquée.« Nous avons gagné un concours d'innovation organisé au sein de Veolia Water Solutions and Technologies, deux années de suite, soit en 2007 et en 2008 », dit M.Liegey.S.Gagné ps FPT EE PE rer SR SE AE Sete > TRY Te te f » x, D EDEN TEST EU PERIGEE CO I ig J WS Ta i R-D tous azimuts Le Québec compte plusieurs centres de recherche qui se consacrent aux technologies propres, comme l\u2019Institut de recherche et de dévelgppe- ment en agroenvironnement (IRDA).Sa mission est de favoriser le développement durable de l\u2019agriculture.Ré- ; cemment, ses chercheursont développé un bioséchoir qui sera alimenté par des boues d\u2019épuration municipales et du lisier de porc.L'appareil produira une matière sèche qui pourra être utilisée, entre autres, comme combustible dans les grandes chaudières industrielles.« Le projet est au stade du prototype et l\u2019entreprise Innovente s'intéresse à la commercialisation du bioséchoir », dit Roch Joncas, de 'TRDA.Un autre projet intéressant mené par 'IRDA est un échangeur d\u2019air récupérateur de chaleur.Commercialisé par le Groupe PolyAlto, fournisseur et fabricant québécois de produits de plastique, il permettra aux producteurs de serres et aux éleveurs de volailles de réduire l\u2019usage du propane de 50 %.Les rejets miniers Dans un tout autre domaine, la recherche sur les technologies propres contribue à atténuer les impacts néfastes des énormes quantités de roches que les minières extraient chaque année pour entirer du minerai.Les rejets des concentrateurs sont les .plus problématiques.« L'une des façons de faire consiste a séparer les rejets des concentrateurs susceptibles de produire des eaux acides des autres et de les désulfurer », explique Michel Aubertin, titulaire de la Chaire industrielle CRSNG- Polytechnique-UQAT en environnement et gestion des rejets miniers de l'École Polytechnique.Le procédé est testé en Abitibi.Une autre technique consiste à maintenir sous l'eau en permanence les résidus de façon à éviter leur oxydation, cause de pollution des eaux.C\u2019est ce qui est fait dans le cas de la mine de cuivre Lou- vicourt, prés de Val-d'Or, fer- .mée depuis 2005.« On tente de développer une gestion à long terme de ces lacs,caron | ne veut pas avoir à gérer un : lac de résidus en permanence» , ajoute M.Aubertin.Un des moyens examinés consiste à abaisser le niveau de l\u2019eau de façon à créer un genre de tourbière.S.Gagné 2) EN BREF EAU POTABLE OU USEE ; Au cœur des recherches i Le Centre de recherche, développement et validation des technologies et procédés de traitement des eaux (CREDEAU) est un autre centre de recherche spécialisé dans le traitement de l'eau potable ou usée.Il possède des installations à l'École Polytechnique et à l\u2019École de technologie supérieure.Des recherches en cours portent sur l'ozone dans le développement des technologies de traitement des micropolluants Pensez LEED® Pensez bleu.Obtenir une certification LEED est plus que jamais possible avec l'aide du gaz naturel.En effet, une chaudière à gaz naturel à haute efficacité permet d'atteindre à elle seule près du tiers du seuil d'économie demandé par LEED.Renseignez-vous auprès de nos experts et profitez des aides financières de nos programmes .en efficacité énergétique.Pour réaliser votre projet LEED, pensez bleu des le début.Pour plus de renseignements, contactez-nous 1 800 567-1313 / www.gazmetro.com organiques provenant des eaux usées et dans la production de l'eau potable.Des» chercheurs étudient aussi l'efficacité des bioréacteurs membranaires dans le traitement de la pollution organique et des matières en suspension dans l'eau.GazMétro la vie en bleu » te, Ref pe wa ee FR hoe oe ET Te hook - ag a oi LY ue - \u201c ma À ,Ÿ 8 1] ä al \u201cwy \u2019 [Dron + \u20ac 5 i r i 3 : M =k 3 ga Mers £ i 4, & Be eur de machine ; Sa % RECUPERATION + EMBALLAGE + PAPIERS iri 9\u201d 3 4 CASCADES > pe COM a + a Va : dE *e ~y t id va Whe oy - Sp we i # _- ike ¥! Fi pall fe | sq J En 7 \u2014 * # 8 A Jy om om ad £ \u2014 Ny ; AE LE A = }4 = eu vn > Pat oa x AE A Fue Fe 4 \u2018 Fa fm pic io hE W a.+ od fl < oN Ye à \u2018tn, \"a LI \u2018 J LAN Fes ÿ ve y af 9 avs Ç Wd a Tips Bn #3 pe Ap, wy SA à : 3 me + a EC LN \u201cKh ¥ 2e, à 5 2m : VE i mY = \" pay py ¢ 0 % r En à i 1 « iF P 1 tu a nro FE of DRE\" ~~ +R ë, ë = SS A Nu Pt BE zea! = wil =\" "]
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