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Titre :
Les affaires
Éditeurs :
  • Montréal :Publications les affaires (1979) inc.,1981-2011,
  • Montréal :Publications Transcontinental inc.
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Journal des affaires ,
  • Finance
  • Successeur :
  • Affaires.com
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Les affaires, 2006-04-22, Collections de BAnQ.

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[" 2 .- CAHIER A | La reprise du marché des métaux permet de financer de nombreuses opérations d'exploration.C'est toute l'industrie minière qui en bénéficie.; FRANÇOIS RIVERIN L'ASSOCIATION MINIÈRE DU QUÉBEC LAssociation miniére du Québec contribue activement' a la promotion et au développement des ressources minérales du Québec avec une gestion responsable de l'environnement CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR LES AFFAIRES | INDUSTRIE MINIÈRE AU QUÉBEC Nouvelles mines et principaux projets miniers dans la province La AL LA) Mie ou projet Lieu Substances 22 Et lo Mines Aurizon Cass Berardi _ Las Sarre 0 Or Début de la production à la fin de 2006 Mines Richmont East | Amphi Malartic_ Or En production depuis le début de 2006 Mines Agnico-Eagle _ - Goidex Val-d' or _ Or En construction.Production en 2008 Wesdome Gold Mines Kiena Val- J or Or Redémarrage de l'ancienne mine 20222 En juillet 2006 ICT minière iS trois ans Matagami Falconbridge Persévérance Zinc Décision sur la mise en production ue - hE 6 a mr vm a bin enh Re tn a ee an attente Breakwater Mines Langlois Lebel-sur- Zinc \u201c Redémarrage de r exploitation Resources - Quévilon e207 Agnico-Eagle Laps Rouyn-Noranda 8 - Ex ation souterraine Angico-Eagle La Ronde 11 Cadillac Or-zinc-cuivre \u201cPrise de décision sur l'extension ; __ en profondeur Alexis Minerals Lac Harbin Val-d'Or Or Exploration souterraine Alexis Minerals Lac Pelletier Val- a Or Or Évaluation LU rr et TIE Projets d'ax Goldcorp Eléonore Baie James Or Forage et calcul des ressources Osisko Exploration Malartic Malartic Or Possibilité d'une vaste exploitation _ à ciel ouvert Mines Abcourt Barvue Baraute = Argent-zinc Exploitation à ciel ouvert Century Mining Lamaque Val-d'or Or Remise en \u2018exploitation de la mine Norhtern Star Mining Midway Malartic \u2018 \u2018 Or BN Exploration souterraine Canadian Royalties Mesamax Nunavut Nickel-platine \u2018 Évaluation économique Woodruft Capital Estrades ; La Sarre Zinc-cuivre-or \u2018Étude prospective de rentabilité Ashton-Soquem ~ Foxtrot Chigougamau B Diamant Étude préliminaire de de faisabilité Mines Cancor Explo- Zinc Matagami Zin Etude de faisabilité Alexis-Falconbridge West-Ansil Rouyn- Noranda Cuivre Forage et étude préliminaire de faisabilité SOURCE LES AFFAIRES RAPPORTS DES SQCIETÉS TABLEAU : LES AFFAIRES Activités minières au Quebec Kangiqsujuaq Baie d'Hudson Opatica - La Grande - Opinace - Némiscau atagarif Ai Pontiac Qos Gaspé Îles-de-la-Madeleine CARTE: LES AFFAIRES Montreal-ES Rouyn-Noranda Valleyfierd dian ot A 5 te 1 nb pm ie 5 BF artis AA 5 rt tp A Ire Rh ES | LES AFFAIRES | INDUSTRIE MINIÈRE AU QUEBEC Une période faste dans la province La croissance est notamment soutenue par la hausse des prix des métaux =X Michel De Smet dossiers @transcontinental.ca Au Québec, l'industrie minière représente des investissements annuels avoisinant trois milliards de dollars (G$).Et elle procure de l'emploi à plus de 50 000 personnes, dont le cinquième travaille directement dans la vingtaine de mines de métaux que compte la province, selon les données du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF).Dopée par les prix actuels des métaux, en particulier de l\u2019or, mais aussi du nickel, du cuivre et du fer, qui constituent l'essentiel de la production minérale au Québec, l'industrie minière connaît une période faste qui contraste avec la décennie précédente.« Les prix des métaux pourraient nous rendre euphoriques.Mais il y a un bémol : le taux de change, qui est basé sur le dollar américain, souligne Dan Tolgyesi, président- directeur général de l\u2019Association minière du Québec (AMQ).Ça gruge les bénéfices.Par exemple, imaginons une mine d'or de taille modeste, produisant 100 000 onces par an.Une hausse de 1 \u20ac du dollar canadien signifie pour elle un recul de 750 000 $ de ses revenus, » De plus, l'actualité minière est marquée par une tendance aux acquisitions, comme en témoignent les achats récents de Falconbridge par Inco, ou encore de Placer Dome par Barrick Gold.« La constitution de grands groupes d\u2019exploitation minière va permettre à ces méga-entre- prises de se concentrer davantage sur leurs activités de production.Ce qui laisse plus d'espace à des sociétés de moyenne envergure et à des sociétés juniors pour intensifier leurs travaux de prospection », estime M.Tolgyesi.Vigueur de l'exploration Lexploration minière est en pleine effervescence au Québec.Alors que les investissements de prospection s'élevaient en 2001 à 114 M$, ils devraient se situer autour de 240 M$ cette année, selon Jean-Pierre Thomassin, directeur général de l'Association de l\u2019exploration minière du Québec (AEMQ).« C'est une excellente nouvelle pour l'ensemble de l\u2019industrie minière, dit-il.Plus l\u2019activité d\u2019exploration est importante, plus les chances d'avoir dans les années à venir un secteur d\u2019exploitation florissant sont grandes.Ce qui est nouveau, c\u2019est la migration géographique de notre industrie vers la partie septentrionale de la province.De plus en plus de projets d'exploration sont désormais menés dans le centre et le Grand Nord de la province.» M.Thomassin s\u2019inquiète cependant de voir que J\u2019accès au territoire à des fins d'exploration comme d'exploitation devient de plus en plus problématique.Il en attribue la raison principalement à une sensibilisation croissante de l'opinion publique aux causes so- cio-environnementales.Le rapport annuel 2005-2006 sur les sociétés minières de l'Institut Fraser souligne que le Québec se classe au 5° rang des territoires les plus favorables à l'exploration minière.Ce palmarès, qui place le Nevada au l\u2018 rang, et l\u2019Alberta au 2°, est établi en fonction de plusieurs critères, dont la réglementation, la stabilité politique, les infrastructures existantes ainsi que les données géologiques disponibles.« Certes, le Québec se classe toujours dans le peloton de tête, dit M.Thomassin, mais année après année, sa cote baisse en matière de conditions d'accès au territoire.» Une grave pénurie À court et à moyen terme, la plus grande entrave au développement de projets miniers demeure la prochaine pénurie de la main-d'œuvre.Le phénomène est à ce point préoccupant que des dirigeants, comme Alain Cauchon, directeur des ressources humaines et du développement organisationnel de la Compagnie minière Québec Cartier, n'hésitent pas à évoquer la possibilité de mise en veilleuse de projets prometteurs, faute de personnel qualifié.Une étude publiée l'an dernier par le Conseil canadien d'adaptation et de formation de l\u2019industrie minière (Ca- fim) semble confirmer ce phénomène, Elle indique que 40 % des travailleurs du secteur minier devraient partir à la retraite entre 2010 et 2015.De fait, la moitié de cette main- d\u2019œuvre est âgée entre 40 et 54 ans, alors que cette tranche d'âge ne représente que 39 % de l'ensemble de la main- d'œuvre canadienne.« Au cours des 10 prochaines années, les sociétés québécoises auront donc à recruter au moins 20 000 travailleurs, dit M.Tolgyesi.Ce chiffre représente seulement le remplacement de la main-d'œuvre partie à la retraite, il ne tient pas compte de l\u2019embauche nécessaire pour assurer la croissance du secteur, » Or, les perspectives penchent pour un scénario de croissance soutenue du secteur minier au cours des prochaines années.L'étude du Cafim souligne que le PIB du secteur minier a affiché un taux de croissance près de deux fois supérieur à celui de l\u2019économie canadienne depuis 2002, et que tout porte à croire que la croissance des activités d'exploration va se poursuivre encore pendant de nombreuses années, m 40 % des travailleurs du secteur devraient prendre leur retraite entre 2010 ot 2015, owling Lafle : Henderson s. EE LES AFFAIRES INDUSTRIE MINIERE AU QUEBEC * Les projets d'exploration se multiplient Ils risquent toutefois d'être ralentis, faute de services de cartographie conséquents * dossier CDiraastestionntalca Cette année, les projets d'exploration minière devraient représenter des investissements de 240 MS, prévoit Jean-Pierre Thomassin, directeur général de l'Association de l'exploration minière du Québec (AEMQ).Si cette prédiction se réalise, elle marquerait une hausse de 6 % des investissements en exploration par rapport à 2004 et à 2003, où ils avaient été d'environ 227 M$.« On dénombre 200 projets en cours, dont plusieurs à un stade avancé, dit-il, C'est encourageant quand on songe qu'il s'écoule sept où huit ans en moyenne entre la découverte d'un indice minéralogique prometteur et le début de l'exploitation.Ce délai est au- Jourd'hui plus long qu'il y à 16 ans, en raison notamment du durcissement des règlements environnementaux, » L'or en vedette Dopé par le prix actuellement élevé de l'once, l\u2019or demeure la vedetie de la prospection minière québécoise.Ce secteur représente 60 % des investissements effectués au Québec.Selon Pierre Doucet, géologue au ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), une trentaine de projets d'exploration aurifère sont actuellement en cours dans Rouyn-Noranda.Cambior a annoncé qu'elle consacrait 4 M$ à expiorer la zone Westwood, située à l\u2019Est de sa mine Doyon.De son côté, Mines Aurizon, dans la région de La Sarre, devrait entreprendre l'exploitation de sa mine Casa Berardi d'ici la fin de novembre.Pour l'heure, les projets les plus médiatisés demeurent ceux de Mines Agnico-Eagle, en Abifibi-Témiscamingue, et ceux de Mines d'or Virginia, dont l'importante découverte aurifère permet à la Baie-James de se placer dans la ligne de mire des prospecteurs.Le gisement d'or d'Agnico représente l'une des plus importantes découvertes depuis 10 ans, « En 2006, nous allons consacrer 80 M$ a nos travaux d'exploration sur le site.En 2008, quand nous lancerons les opérations d'exploitation, nous aurons investi 180 M$ dans I'exploration et la mise en valeur de Lapa », dit Daniel Racine, directeur, opérations, d'Agnico-Fagle.D'autres métaux Après l\u2019or, ce sont le cuivre et le zine, principalement dans le Nord-Ouest québécois, ainsi que le nickel et le cuivre, en Ungava, qui ont drainé l'essentiel des investissements en exploration.En 2005, il s'est également investi 12 M$ au Nord des monts Otish en exploration de gisements diamantifères.Les mines Ashton du Canada, en partenariat avec SOQUEM, ont mené une série de forages qui vont se poursuivre tout au long de l'année.Les résultats obtenus jusqu'à ce jour laissent à penser que le Québec pourrait, dans un proche avenir, s'inscrire sur la courte liste des pays producteurs de diamant.M.Thomassin note aussi que les métaux ferreux font de nouveau l'objet de l\u2019intérêt des prospecteurs.Au moins quatre projets d'exploration majeurs sont en cours.Les sociétés Adriana Resources et New Millenium mènent des travaux aux alentours de Sheffer- ville.Dans cette même région, Consolidated Thompson- Lundmark Gold Mines a annoncé son intention d'ouvrir une mine de fer d'ici la fin de 2008.Et Quinto Technology compte exploiter une mine de fer et de titane dans deux ans, au Nord-Ouest de Forestville, Des bémois Même si le bilan de l\u2019industrie de l\u2019exploration minière paraît globalement positif, à l'AEMQ, on se montre inquiet de l'attitude actuelle du MRNF qui semble se désengager du domaine géoscientifique.« Les années passées, Québec accordait entre 15 et 30 M$ à la cartographie de son territoire, L'an dernier, le budget a été à peine suffisant pour payer les fonctionnaires de ce service, et cette année, on estime que Québec consacrera un maigre million de dollars à des activi- 22 AVRIL 2006 Jean-Pierre Thomassin, dg de l'AEMQ : « L'accès au territoire devient de plus difficile à mesure que les pressions des groupes environnementalistes s'intensifient.» tés cartographiques.En outre, nous faisons pression pour que les investissements gouvernementaux en géoscience reviennent à 15 M$ par an », indique le dg de l\u2019Association.M.Thomassin ajoute que la mise au point de procédés géophysiques et géochimiques permettant d'enrichir la cartographie de la province est essentielle pour l'avenir de l'exploration minière.« On est loin de l'époque des cartes bicolores, illustre-t-il.Au- jourd'hui, on utilise la 3D, qui permet d'évaluer avec précision le potentiel d\u2019un site.» De plus, des sociétés d\u2019explo- è Membre du AI Rio Tinto ration s'inquiètent de l'opposition grandissante de l'opinion publique à de nouveaux projets d'exploration.« L'accès au territoire devient de plus difficile à mesure que les pressions des groupes environnementalistes s'intensifient.On peut comprendre ces groupes, mais en méme temps, nous aimerions leur faire comprendre que l\u2019industrie minière est un acteur économique important au Québec.En fait, la survie économique de certaines régions dépendent de la mise en valeur de nouveaux sites miniers », dit M.Thomassin.m # i 5 4 PARE ' | = : | LES AFFAIRES | INDUSTRIE MINIERE AU QUEBEC dossiers @transcontinental.ta Le secteur minier fait l\u2019objet d\u2019une multitude de projets de lois et de règlements, aussi bien en provenance de Québec que d'Ottawa.Et l\u2019attention toute particulière que les deux paliers de gouvernement portent à ce sujet ne devrait pas de se relâcher avant longtemps.« Ces réglementations sont évolutives.Elles se renforcent année après année, ce qui oblige nos entreprises à adopter une démarche d'amélioration continue dans les procédés industriels, dans le but de ré- Le gouvernement Charest s'apprête à dévoiler ses objectifs en matière d'environnement, auxquels devront se plier les sociétés minières.duire toujours plus les sources de pollution », explique Jean- Claude Belles-Iles, directeur, environnement, de l'Association minière du Québec (AMQ).À l'image des papetières Selon M.Belles-Jles, c\u2019est le Programme de réduction des rejets industriels (PRRI) qui concentre l\u2019essentiel des préoccupations de l\u2019industrie.En 2007, toutes les sociétés minières devront en effet être détentrices d\u2019une attestation d'assainissement délivrée par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP).M.Belles-Iles souligne que le contenu du PRRI a fait l'objet de longues discussions entre le ministère et l\u2019industrie minière.En bout de ligne, les deux parties se sont entendues pour que les mesures imposées visent en priorité le traitement des eaux usées.En 2012, les entreprises devront renouveler leurs attestations, lesquelles comporteront à ce moment-là de nouvelles exigences concernant l'air, les sols ainsi que les déchets.Rappelons que le premier PRRI, dont la particularité consiste en une approche sectorielle, a été appliqué en 1993 par décret gouvernemental à l'industrie papetière.Cette dernière avait très mal accueilli la décision de lui faire endosser une responsabilité environnementale aussi lourde.Les papetières évaluèrent alors que, pour le Québec seulement, elles avaient dû dépenser plus de 500 M$ pour se conformer aux exigences du PRRI.« Toutes les sociétés minières sont conscientes des investissements qu'elles auront à réaliser, Chez nous, par exemple, on évalue à 10 M$ les sommes récemment consacrées au traitement des eaux usées », explique Alain Cauchon, porte-parole de la Compagnie minière Québec Cartier.Les minières auront à se conformer aux Objectifs environnementaux de rejets (OER) que le MDDEP s\u2019apprête à rendre publics dans les prochaines semaines.Ceux-ci visent à fournir aux entreprises une méthode et des critères pour atteindre les buts fixés par le PRRI.Alain Cauchon, de Québec Cartier : « Nous avons déjà engagé 10 M$ dans le traitement des eaux usées.» Des mises a jour obligatoires Bon nombre de sociétés minières procèdent actuellement à des mises à jour, entre autres, de leurs normes en matière de vibration lors de l'utilisation d\u2019explosifs dans les galeries souterraines ainsi que de décontamination et de restauration des mines fermées.Ces nouvelles exigences environnementales sont contenues dans la Directive 019, créée par le MDDEP en 1989 et qui a fait l'objet d'une révision l\u2019an dernier.Depuis 1995, la Loi provinciale sur les mines force les enire- prises à préparer un plan de restauration et à prévoir une garantie financière équivalente à 70 % du montant requis pour la restauration des sites, | 22 AVRIL 2006 cance Effervescence réglementaire pour améliorer la protection de l'environnement dans le secteur minier Au niveau fédéral, le secteur minier est particulièrement concerné par le Règlement sur les effluents des mines et métaux.Ce dernier a fait l\u2019objet d'une modification qui, depuis 2002, rend son application obligatoire à toutes les mines de métaux \u2014 soit une centaine \u2014 actuellement en exploitation au Canada.Ce règlement impose prinoi- palement des limites quant aux quantités de cyanure rejetées, de métaux et de solides en suspension, et il interdit le déversement d'effluents nocifs pour la faune et Ia flore aquatiques.Le texte de loi exige également que les entreprises mettent en place un programme de survell- lance permettant de prévenir de tels déversements, m è otre rendement |, INNOVATEURS EN SOINS DE SANTE « INFORMATION ET COMMUNICATIONS « ÉNERGIE ET PUISSANCE » INDUSTIME ET AUTOMATISATION « TRANSPORT « ECLAIRAGE » WWW SIEMENS CA Quand la productivite monte en fléche, sera meilleur RES LES AFFAIRES | INDUSTRIE MINIÈRE AU QUÉBEC | 22 AVRIL 2006 | Malgré des améliorations, forer reste un emploi à risques Les vibrations des foreuses manuelles causent d'importants problèmes de santé dossiers CDtranseontieenial ca chiffres étant calculés sur une base représentant l'équivalent du travail effectué Entre 2001 et 2004, le nombre par 100 travailleurs sur une d'accidents dans les mines période d\u2019un an, la baisse n'est du Québec à diminué de 18%, donc pas attribuable à une quel- selon l'Association minière du conque fluctuation de l'activité Québec (AMQ).Cette tendance dans l'industrie minière.devrait se confirmer en 2005, En fait, la tendance à la baisse En effet, les dernières don- du nombre des accidents de nées disponibles montrent travail est un phénomène que, pour les sept premiers qu'on observe depuis plus d'une mois de l'an dernier, il y aeu décennie.Selon l'Association minier (APSM), entre 1991 et a 255.Ce recul doit cependant 8% moins d'accidents qu'à la paritaire pour la santé etla 2004, le nombre d'accidents être relativisé, puisque, dans le même période en 2004, Ces sécurité du travail du secteur indemnisés est passé de 1003 même temps, le total des tra- CANMET foreuse manuelle.Or, cette tâche, si lle est exercée d i Juavisrs réptiiies peut engendrer le syndrome de Raynat es de cet i .portantes.Les indeminisations moyennes A 279$ pour le syndrome de Raynaud.alors qu Au Québec, on a dénombré 153 dossiers.d'indomnisat pour 1 20, lo itt reshrhe se Un système d'amortisseurs adaptable aux foreuses manuelles devrait permettre de réduire les lésions subies par les travailleurs miniers.vailleurs du secteur minier québécois est passé de 12 507 à 7 168.Les données de l\u2019APSM montrent également que les contractuels engagés pour la préparation et le développement de sites miniers ainsi que les foreurs au diamant sont les travailleurs qui encourent le plus de risques.Quant aux accidents mortels, leur nombre varie d'année en année depuis 1991 sans qu'il soit possible de dégager une tendance permettant de conclure que leur nombre serait en recul.Au Québec, on dénombre en moyenne entre un et quatre décès par an, Une vigilance accrue Langis Saint-Pierre, directeur de la mine Doyon de Cambior, à partager! Niocan : un projet de ferroniobium a Oka À la fine pointe de la technologie, un projet minier en harmonie avec l'environnement, appuyé par un investissement de 110 millionsS, créateur de 160 emplois directs, qui injecte annuellement 35 millions $ dans l'économie régionale.Profil d'investissement * valeur estimée du gisement de niobium de ! milliard $ récupérable sur 17 ans * demande annuelle croissante pour fe niobium © 6 - 7% * revenu potentiel additionnel des sous-produits * actions émises et en circulation 18,8 millions * actionnaires principaux .Hectrum Ferrometals LLC, La Direction, Norshield Capital Group, SGF Mines, CDP, Fonds FTQ.Niocan inc.NIOBIUM CANAGA www.niocan.com le travail étant potentiellement en place de programmes de vail concernant souvent les dangereux, nous avons adopté prévention adaptés à chaque nouveaux employés, qui o au fil des années une multitude compagnie.comptent peu d'expérience, de procédés sécuritaires », ex- « Nos membres réalisent les compagnies vont devoir ; plique-t-il.régulièrement des audits qui veiller particulièrement à la n Le directeur, également pré- leur permettent d'évaluer les formation de ces derniers il sident du Comité de préven- éléments considérés comme dans les années à venir.e tion des accidents de l'Asso- essentiels à leur programmede D'autant plus que les départs industrielles qui profiteraient à l'ensemble de l'industrie automobile », dit Marcel e ciation minière du Québec prévention, dit M.Saint-Pierre.la retraite des baby-boomers _ (AMQ), souligne que les com- De surcroît, nos ingénieurs, s\u2019annoncent massifs.m n pagnies procèdent systémati- en plus de leur bagage acadé- e quement à l\u2019analyse des mique, disposent de solides | LES AFFAIRES estime que les mines figurent parmi les secteurs les plus encadrés en termes de sécurité : « Cela s'explique par le fait que INDUSTRIE MINIÈRE AU QUÉBEC circonstances des accidents, afin d'en identifier les causes.De plus, l\u2019AMQ propose depuis cing ans son aide à la mise POTHIER VALIQUETTE, GOLDCORP INC.(TSX: Pothier Valiquette est u Montréal (Qué By Pothier Valiquette D'AVOIR COLLABORÉ À LA RÉORGANISATION DE MINES VIRGINIA INC.(TSX-VGQ) ET À LA VENTE DU GISEMENT AURIFÈRE ÉLÉONORE À 467 MILLIONS DE DOLLARS.Montréal spécialisé en droit des valeurs mobilières, minier et corporatif.1155, rue University, bureau 1216 Tél: (514) 874-0491 Fax : (514) 874-0489 AVOCATS, EST FIER G; NYSE: GG) POUR n cabinet d'avocats de bec) H3B 3A4 Groupe Conseil connaissances en contrôle de terrain et en systèmes sismiques.» Enfin, les accidents du tra- 22 AVRIL 2006 BEE 71 NIX TSX - VGQ 1-800-476-18 WW.virginia.qc.ca La solution en main LVMB : Le partenaire informatique pour les entreprises miniéres LVMB Groupe Conseil LVMB et le logiciel Microsoft Dynamics\u201c GP vous permettent de gérer votre comptabilité efficacement et vous donne accès à des outils d'aide à la prise de décision.Groupe Conseil LVMB vous offre les services suivants : a Une analyse de vos 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pourrait blen devenir le cri de ralliement de l'industrie minière québécoise.En effet, 66 activités d'exploration ont été menées en 2005 sur le seul territoire de la Baie-James.« Cela représente une augmentation de 35 % par rapport à 2004, quand on a dénombré 43 activités.Ces dernières concernaient surtout des sites aurifères, mais aussi diamantifères, et même des traces intéressantes d'uranium », précise Patrick Houle, géologue rési- à titre gracieux : sur place : sur la ville ; éclairage naturel : MARRIOTT RESIDENCE INN MONTRÉAL CENTRE-VILLE * Situé en plein cœur du centre-ville ; e 190 studios et suites avec cuisine complète ; * Petit déjeuner quotidien chaud et froid de style buffet &t un gouter du lundi au jeudi servi au foyer, * Quelques commodités : service d'entretien ménager quotidien, service d'épicerie et buanderie e Piscine intérieure, salle de conditionnement physique et terrasse avec vue panoramique * Internet haute vitesse, sans fil GRATUIT « 1 495 pieds carrés d'espace 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perpétuité sur l'or extrait de la mine », explique André Gaumond, président de Mines Virginia.M.Gaumond entend bien poursuivre ses activités de prospection sur son territoire de prédilection, qui couvre une impressionnante superficie de 50 000 km\u201d.Son entreprise consacrera 5 M$ cette année à l'exploration sur d'autres propriétés situées dans la Basse- sastmain.Le moins que l'on puisse dire, c'est.qu'il ne sera pas seul, car le succès de Mines Virginia a eu pour effet de MRNF 22 AVRIL 2006 | La présence d'or et de diamants dans la Baie-James suscite un intérêt croissant de la part des prospecteurs.créer des émules.Les sociétés Eastmain Resources, Exploration Azimuth, Everton Resources et Ressources unifiées Beaufield, pour ne nommer que celles-là, ont entrepris des travaux de forage à proximité immédiate de la propriété Éléonore.D'autres filons attrayants Outre l\u2019or, ce sont les sites diamantifères qui suscitent actuellement le plus d'intérêt de la part des sociétés d'exploration actives dans la Baie-James.Ressources Majescor, Exploration Dios ct Vaaldiam Resources mènent actuellement des forages à proximité des monts Otish, mais ce sont les travaux entrepris par les Mines Ashton du Canada et son partenaire SOQUEM qui retiennent l'attention.La cœn- treprise a investi 12 M$ l\u2019an dernier en travaux d'exploration qui ont mené à des découvertes prometteuses.En mars, Ashton annonçait une teneur estimée à 120 carats par cent tonnes basée sur le traitement de 19,1 tonnes de kimberlite diamantifère extraites d'une de ses propriétés.En outre, les sociétés juniors .d'exploration présentes sur le territoire de la Baie-James peuvent se prévaloir de conditions de financement avantageuses.Elles ont accès à des fonds spécialisés gérés par Simex, Sodémex ainsi que par le Fonds de solidarité (FTQ).Elles peuvent aussi faire appel à l\u2019aide financière de la Société de développement de la Baie- James (SDBJ).« La SDBJ a investi plus de 3 M$ dans les sociétés juniors d\u2019exploration depuis 2008.Ça nous a permis d'appuyer une quinzaine d'entreprises dans leurs activités de prospection.Le montant de notre participation varie d'un projet à un autre, mais en moyenne, il oscille entre 300 000 et 400 000 $.« En contrepartie, nous prenons une participation dans le capital de l\u2019entreprise qui ne dépasse jamais 10 % », explique Alain Mouton, conseiller aux investissements, secteur minier, de la SDBJ.m 7 Falconbridge QT DIT For ot Thane ioc.Pour plus de détails, contactez-nous ! www.corem.qc.ca COREM La force de l'Alliance LA COMMANIS isnt ak OUÈNEE CARTON Un partenariat efficace de recherche et développement en traitement et transformation des substances minérales.Réalisée grâce à la collaboration de : CAMBIOR LES MINES INMET Boll 2SSESe Canadà | LES AFFAIRES | INDUSTRIE MINIÈRE AU QUÉBEC | 22 AVRIL 2006 Le forage aux diamants fontionne à plein régime au Québec En Abitibi-Témiscamingue, Forage Mercier entend mettre au point une foreuse ultraperformante .a .francais.riverin@transcontinental.ca Lindustrie québécoise du forage brille actuellement par son dynamisme.L'Abitibienne Forage Mercier, par exemple : cette société de 30 employés permanents voit souvent se vider son parc à machinerie de Sullivan, près de Val-d'Or, ses huit foreuses et leur équipement de soutien étant requises sur le terrain.« En Abitibi-Témiscamingue, les sociétés d\u2019exploration cherchent des cibles toujours plus profondes, et il faut s'y adapter », explique Jean-Claude Gendron, actionnaire et dirigeant de Mercier, tout en s\u2019affairant à monter, pièce par pièce, une nouvelle foreuse capable de prélever une carotte jusqu'à 2 300 m de profondeur.Les machines actuelles peuvent aller jusqu\u2019à 1 300 m.Selon M.Gendron, l'introduction dans les années 1980 du système du câble d'acier pour retirer une carotte a permis d\u2019améliorer le rendement des foreuses.Mais la vraie force de l'industrie québécoise du forage réside dans sa capacité à bricoler les machines pour améliorer leurs performances, ajoute l\u2019homme d'affaires qui compte une trentaine d'années de métier.Des conditions extrémes Pour une entreprise de forage, le prélèvement d\u2019une carotte de sondage est un exercice de logistique exigeant.L'opération comprend le transport de matériel, de carburant et de personnel dans des lieux souvent très difficilles d'accès, sans parler des conditions météorologiques parfois extrêmes.« C\u2019est certain que c\u2019est un métier physique, souligne M.Gendron, Il faut aimer vivre dans la nature et être débrouillard.» Le forage lui-même s\u2019effectue à l\u2019aide de pompes hydrauliques actionnées par des moteurs diesels puissants.Ces pompes impriment des mouvement rotatifs à des tubes d'acier équipés de têtes renforcées de petits diamants qui usent la roche, d\u2019où le nom de FRANÇOIS RIVERIN Marco Dumais, chef d'équipe, et son assistant Pascal Pellerin (à droite), travaillent tous deux pour Forage Mercier.« forage aux diamants ».Une fois retirée, la carotte est expédiée dans des boîtes vers une carothèque, où un géologue en fera la description dans un journal de sondage.L'analyse des carottes de sondage est une étape essentielle pour vérifier la composition des cibles géologiques et la teneur en métal des roches en profondeur.Les entreprises de forage fonctionnent en général par contrat qu\u2019elles obtiennent la plupart du temps par soumission auprès de sociétés d'exploration minière.Selon les statistiques de Ressources naturelles Canada, les compagnies minières ont.investi 483 M$ en forage en 2004, soit 41 % du milliard de dollars dépensé en exploration minière cette année-là.De 2000 à 2005, les coûts de forage ont représenté entre 35 et 45 % des dépenses d'exploration.Un salaire en conséquence Les foreurs travaillent habituellement en équipe de deux, au rythme de dix jours de travail pour quatre jours de congé.Chacun à des anecdotes 3 raconter.Guy Gendron, le fils du dirigeant de Mercier, considère d'ailleurs chaque contrat comme la promesse de nouvelles aventures.I! se souvient notamment d'un périple au Labrador, où un camion chargé de matériel ne pouvait gravir une côte glissante et a eu besoin de l'aide d'une dé busqueuse pour atteindre le sommet.Mais l'aventure n'est pas du goût de tout le monde.Le manque de main-d'œuvre d'expérience commence à se faire sentir.Mercier a jusqu'à présent réussi à assurer le roulement du personnel, en offrant des conditions salariales intéressantes.Même si Guy Gendron estime qu\u2019il est difficile de déterminer le salaire moyen d\u2019un foreur, il indique qu'un travailleur ayant de l'expérience peut gagner 6 000 $ par mois au Québec.Pascal Pellerin, assistant du chef d'équipe Marco Dumais, témoigne : « Pour un jeune qui commence dans la vie, c'est une job pas pire », dit-il.m SEMAINE MINIÈRE DU QUEBEC 2006 24 au 30 AVRIL MO CEST, pre D MACHINERIE \u2014 FF \u2014\u2014 SPÉCIALISÉS SCIENCES DE LA TERRE ASSOCIATION DE L'EXPLORATION MINIERE DU QUEBEC et Faun MINIÈRE DU QUÉBEC ae Ressources naturelles Québec SE £2 0a _ 10 LES AFFAIRES | INDUSTRIE MINIERE AU QUEBEC | 22 AVRIL 2006 | Risques de pénurie et spéculation gonflent le prix des métaux Une stratégie d'investissement défensive s'impose concernant les titres de producteurs de métaux .francois tivetin CDiranscentisselalca Bien que la consommation de métaux en Chine et ailleurs dans le monde ne montre pas de signes de ralentissement, des spécialistes commencent à penser que les prix astronomiques atteints récemment pourraient bien aboutir à une importante correction.Sans entrevoir une chute prochaine du prix des métaux, Benoît Gervais, gestionnaire Certains croient que les prix élevés des métaux se maintiendront jusqu'en 2010.des portefeuilles de ressources chez Corporation financière Mackenzie, juge prudent d'axer son portefeuille vers une stratégie défensive.M.Gervais est cogestionnaire, entre autres, du Fonds de ressources canadiennes Mackenzie Universal, dont l'actif atteint près d\u2019un >= Del \u2018exploration à l'exploitation Le secteur minier connait présentement d'importants changements au Québec, notamment en matière de normes environnementales milliard de dollars (G$), après avoir connu un rendement 13,7 % sur trois mois et de 44 % sur un an.« Les hausses de prix des métaux ont augmenté les risques de repli, dit-il.De plus, on note une hausse des stocks de cuivre et des autres métaux, à l'exception du zinc.» La récente fièvre sur le marché du cuivre a amené le prix de ce métal à près de 2,70 $ US la livre, un record.Le prix du zinc, dont les stocks mondiaux sont en train de fondre, est lui aussi proche d'un record depuis plus d'un mois, à 1,33 $ US la livre.Quant à l'or et l'argent, ils ont retrouvé des niveaux inégalés depuis 1980.La piste brésilienne M.Gervais observe aussi une hausse des taux d'intérêt de court et de long terme, qui accroît le coût de l\u2019argent et qui, tôt ou tard, devrait diminuer la quantité d'argent en circulation.« Cela ne veut pas dire que les prix des métaux n'atteindront pas d'autres sommets.Actuellement, le marché Les 8 et 9 mai 2006 - Marriott Château Champlain + Montréal et de methodes de financement.Lors de ce Forum, vous entendrez des spécialistes provenant de différents ministères quebécois, d'entreprises minières reconnues et d'organismes reliés à ce secteur d'activités aborder les sujets suivants : + Les nombreuses facettes de la coentreprise + La chaine de l'innovation en exploration minière + Les nouvelles opportunités de financement Aero AVEC LA COLLABORATION DE s\u2019étire souvent à l'excès, avant de revenir à l'équilibre », ajou- te-t-il.Selon le gestionnaire de Mackenzie, le cycle des métaux en est à sa deuxième phase, celle où les analystes et les so- clétés productrices réévaluent à la hausse les prix moyens des métaux dont ils se servent pour les prévisions à long terme.Ces prix accrus entraînent évidemment une augmentation de la valeur des actions des producteurs dont les revenus sont liés directement aux prix des métaux.Ces hausses de prix ont amené, et amèneront une croissance substantielle des profits et des flux monétaires, en dépit des hausses notables de coûts.Puis devrait venir une phase d'augmentation des dépenses en capital semblable à celle que vit maintenant l'industrie pétrolière, phase qui devrait amener des occasions de croissance importantes.Le producteur de fer brésilien Companhia Vale do Rio Doce (New York, RIO, 48,25 $ US) constitue ce que M, Gervais considère comme un titre défensif dans les circonstances actuelles.Défensif parce qu'il s'attend à ce que le prix du fer augmente de 10 % par an durant les cinq prochaines années et parce qu\u2019une fois la hausse inscrite, les prix sont en vigueur pendant un an.Dans la même veine, le titre de la brésilienne Companhia Siderurgica Nacional (NY, SID.31,85 $ US).Ce producteur d'acier est entièrement intégré, possèdant ses propres exploitations de minerai de fer.M.Gervais a investi également dans Apex Silver (New York, SIL, 25,82 $ US), un pia- cement qui Jui permet de profiter à la fois de la hausse du prix de l'argent et de celle du zinc.Apex devrait exploiter une nouvelle mine de zinc-ar- gent-plomb en Bolivie en 2007.Concernant l'or, M.Gervais maintient sa cible de 600 $ US l\u2019once, en attendant de voir les résultats de la remontée des taux d'intérêts.I] note toutefois que les producteurs d'or, au contraire des autres producteurs de métaux, ne dégagent pas encore beaucoup de profits.I! croit donc que le prix de l'or devrait monter davantage pour justifier de nouveaux investissements.Optimisme De son côté, Otto Rotten, analyste de Marchés des métaux Scotia, attribue le prix élevé des métaux à l\u2019activité des fonds de métaux.La valeur annuelle des métaux négociés à la Bourse des métaux de Londres est d\u2019environ 210 G$ US.« La croissance de l'investissement spéculatif dans les métaux usuels a été le principal catalyseur de la hausse récente des prix au-delà de ce que les conditions fondamentales du marché auraient justifié », dit M.Rotten.David Stein, analyste au service institutionnel de Sprott Securities, est plus optimiste concernant le marché des métaux usuels.Il croit que les prix élevés prévaudront jusqu\u2019en 2010.« Il n\u2019y a pas assez de production de métal, dit-il.On ne peut pas claquer des doigts et faire apparaître des mines.Ça prend beaucoup de temps.» Performance du prix des métaux depuis un an Métal Lou au qu Varigion Som Sommet an \"8 15) (%) io us) la livre la hvre Aluminium 1,14 28 119 Cuivre 2,56 62 256 Nickel 7,57 65 805 Zinc 1,27 108 1,28 Plomb 0,51 19 066 Cobalt 1410 -84 19,00 Molybdéne 2325 -345 3850 Uranium 41,00 81 41,00 TIT LI Or 588,00 40 592,50 argent 12,05 64 12,06 Platine 1084,00 26 1084,00 Palladium 345,00 SOURCE : FINANCIÈRE BANQUE NATIONALE TABLEAU : LES AFFAIRES 78 345,00 Enfin, des experts de GFMS et de CRU, entreprises spécialisées dans le marché des métaux, reconnaissent eux aussi qu'il y a des risques de manque de zinc et de cuivre, voire de nickel, à cause de crises politiques potentielles dans des pays où doivent être mis en valeur différents projets.m @ se sé HARTY 5 fsa Société hed de développement de ia Baie-James Québec ss Es Es aa # H | LES AFFAIRES | INDUSTRIE MINIÈRE AU QUÉBEC La prospection d'uranium au Quebec reprend de la vigueur Nova Uranium évalue la possibilité d'une exploitation d'uranium a ciel ouvert prés de Mont-Laurier francois riveisn@transcontinental.¢a Le prix de P'uranium a récemment atteint les 41 $ US la livre sur les marchés au comptant, presque huit fois le prix de 2001, du jamais vu depuis la fin des années 1970.Conséquence de cette flambée du prix, une dizaine de projets d\u2019exploration sont en cours au Québec, selon Jean-Pierre Thomassin, directeur général de l'Association de l\u2019exploration minière du Québec.« Ces projets devraient se traduire par des investissements entre 5 et 7 M$ », dit-il.Donald Moore, un ancien courtier devenu président de Nova Uranium (TSX/Vex, NUC, 3,20 $), à perçu très tôt le potentiel de l\u2019uranium au Québec.À partir de 2004, il a accumulé patiemment les titres miniers sur 228 kmt de terrains situés à 65 km au nord-est de Mont- Laurier, ville située à 200 km au nord de Montréal.Cette propriété minière couvre d\u2019anciennes exploitations forestières.Elle n\u2019est pas habitée.« L'uranium pourrait être extrait par une fosse à ciel ouvert permettant de rentabiliser du minerai d'une teneur aussi basse que 1 à 2 livres la tonne.Avant d'en arriver là, il faudra valider la quantité d'uranium indiquée par les anciens propriétaires », dit-il.Le seuil de rentabilité Luranium de Mont-Laurier a été découvert en 1967.Dans les années 80, la chute du prix de ce minerai a incité les propriétaires de l\u2019époque à se séparer peu à peu de leurs titres.En 1979, l\u2019ancien propriétaire avait effectué un calcul indiquant que le site principal contiendrait 32 millions de- tonnes (Mt) à une teneur de 2,38 livres d'uranium par tonne, pour un total de quelque 77 millions de livres d'uranium contenu dans la roche.Toutefois, ce calcul ne respecte pas les nouvelles normes, qui imposent des critères très striets pour le classement des quantités de métaux comme ressources ou comme réserves minières.Selon M.Moore, les travaux de forage en cours ont pour but de recueillir suffisamment de données pour effectuer une évaluation des ressources qui respecte ces normes.À première vue, une exploitation à ciel ouvert de minerai qui donnerait en moyenne une livre par tonne (concentration de 0,00 %) serait rentable, au prix actuel de l'uranium.Le minerai d\u2019une telle exploitation coûterait 18 $ la tonne à extraire, et rapporterait quelque 45 $ la tonne.Le minerai des mines souterraines les plus riches de la Saskatchewan appartenant à Cameco (Tor., CCO, 43,56 $) ont une concentration variant entre 20 et 26 %X, Nova Uranium, dont la valeur boursière est de 60 M$, dispose de 4 M$ dans ses coffres.M.Moore entend investir entre 300 000 et 400 000 $ dans la | 22 AVRIL 2006 SOURCES : NUEXCO EXCHANGE VALUE, UX U308 PRICE phase de forage en cours, « Les 90 prochains jours seront truciaux pour l'avenir du projet de Mont-Laurier », souligne M, Moore.Entente de partenariat De son côté, Jean-Marc Lulin, président d\u2019 Exploration Azimut (TSX/Vex, AZM, 1,85 $), s\u2019est s'associé à Rlo Tinto, le numéro deux mondial de l\u2019uranium, pour mener des opérations d'exploration.Ii a ainsi signé une entente de partenariat avec Kennecott Copper, une filiale à part entière de Rio Tinto.« Pour l'uranium, le fait qu'une exploitation soit située dans des régions isolées n\u2019est pas un désavantage », dit M.Lulin, GRAPHIQUE LES AFFAIRES Azimut a analysé toutes les données disponibles sur l'exploration d'uranium dans le Nord du Québec.Puis, l'entreprise à acquis des titres miniers sur des terrains couvrant 5 300 kmé, Ces propriétés sont situées princiipalement autour des monts Otish, au nord de Chi- bougamau, et dans la fosse du Labrador.La moitié des ces terrains font partie de l'entente avec Rio Tinto, et le reste pourrait être cédé en affermage à d'autres sociétés.Selon le président.d'Azimut, ses partenaires dépenseront quelque 1,6 M$ en travaux d'exploration pour l'uranidim au Québec en 2006.m nécessaire pour trouvent dans le monde dermères années Jean M.Gagné, Québec Vancouver Peu importe OÙ S' amorce une transaction.L'important c'est qu'elle se conclut par un succès.Nos clients savent que nous avons l'expertise conclure des d'enverqure internationale dans le secteur des ressources naturelles et ce.peu importe où is se C'est d'ailleurs Fasken Martineau que à conseillé Addax Petroleum, une société internationale da production pétioliere et gazière, dans le cadre de son placement initial, l'un des plus importants placements d'actions ordinaires effectués au Canada au cours des N'hésitez pas à communiquer avec nous pour savoir comment nous pouvons vous aider.John §.M.Turner, Toronto 416.865.4380 - jturner@tor fasken com 418.640 2010 - jgagne@qc fasken com FASKEN MARTINEAU \\! Au-delà des résultats\u201c www.fasken.com Fasken Martineau DuMoulm SENCRL ent Avocats, Agents de brevets et marques de commerce Calgaty - Toronto - Montréal - Québet New York « Londras : Johannesburg transactions ER LES AFFAIRES | INDUSTRIE MINIÈRE AU QUÉBEC Les régions de la Côte-Nord ainsi que du Labrador lorgnent On prévoit une hausse de l'activité minière d'ici la fin de la décennie à la frontière de ces régions + alain éehametCtranscontisentalce Les résultats de récentes explorations à la frontière de la Côte-Nord et du Labrador permettent de prévoir une recrudescence de l'activité minière dans cette zone d'ici Ju fin de la décennie.Toutefois, il sera impossible à Québec, comme à Terre-Neuve, de s'approprier les retombées économiques des riches gisements de fer en question.Terre-Neuve ne fait pas mystère de son objectif de maximiser les retombées d'une exploitation minière, en revendiquant pour le Labrador les opérations de traitement (concentrateur et bouletage).De son côté, Québec n'a pas, pour l\u2019heure, de politique semblable.Aussi, redoutant des blocages politiques, des exploitants sont d'ores et déjà en train d\u2019élaborer des plans d\u2019affaires partageant les retombées CAMBIOR Déjà 20 ans Luc Morin de LB DIEU A l'emploi de Cambior entre les deux provinces.La vision de New Millennium Entre une usine de bouletage à Sept-Îles, sur la Côte-Nord, ou à Ross Bay, au Labrador, la société New Millennium, qui avait d'abord planifié une installation dans la ville nord- côtière, incline maintenant vers l'option terre-neuvienne.« Les deux localités sont intéressantes d'un point de vue financier, dit Robert Martin, président et chef de la direction de New Milien- nium et ex-président d'Iron Ore du Canada (10C).Mais d\u2019un point de vue politique, Sept-Îles n\u2019est pas en bonne position.La ressource se trouve à Terre-Neuve et sa législation exige que le traitement du minerai soit effectué dans sa province.» New Millennium (80 %) et la nation Naskapi de Kawawa- chikamach (20 %) sont propriétaires d'un gisement découvert à la rivière Howells, au Labrador, situé à 220 km au nord de Labrador City et à 30 km de Schefferville, au Québec, une ville minière reliée au port de Sept-Îles par le chemin de fer de 575 km du Quebec North Shore Labrador (QNSL).Le projet d\u2019exploitation, appelé LabMag, consiste en une mine à ciel ouvert dont on pourrait extraire jusqu\u2019à 53,5 millions de tonnes (Mt) de minerai brut par an pen- Gotée au TSX : CBJ | www.cambior.copy INeligd expérience: un atout important | 22 AVRIL 2006 | dant au moins 20 ans.Le minerai serait ensuite traité et transporté par pipeline jusqu'à une usine de bouletage, puis envoyé sous forme de boulettes par chemin de fer au port de Sept-Îles, pour être finalement expédié en Asie, en Europe et en Amérique du Nord.Il s'agit d\u2019un investissement de l\u2019ordre de 2 milliards de dollars (G$) qui pourrait créer jusqu\u2019à 500 emplois pendant la production, prévue pour 2011.« Tout sortirait par Sept- Îles, qui aurait alors l\u2019un des plus grands ports de transbordement de minerai en Amérique du Nord », dit M.Martin, qui estime à 250 le nombre d\u2019emplois ainsi procurés par cette activité.Un appui non négligeable Richard Quesnel, président et chef de la direction de Consolidated Thompson- Lundmark, de Toronto, élabore un autre scénario.Il prévoit mettre en exploitation, en 2008, un gisement situé au lac Bloom, au Québec, à 2 km de la frontière du Labrador.Le projet, évalué à 260 M$ US, consiste à produire entre 5 et 7 Mt de concentré de fer de haute qualité et à l\u2019expédier sous cette forme par chemin de fer jusqu\u2019à un port nord- côtier.La présence de l'ancien premier ministre de Terre- Neuve, Brian Tobin, au conseil d'administration de Consolidated Thompson-Lundmark pourrait permettre a la téte du réseau ferrovière de se trouver au Labrador.La tête du réseau ferroviaire pourrait se trouver au Labrador, ce qui n'étonnerait guère, puisque le président du conseil de la minière n\u2019est nul autre que Brian Tobin, ancien premier ministre de Terre-Neuve.Au total, l\u2019extraction, la concentration et le transport devraient créer entre 300 et 325 emplois.« Le fait d'avoir Brian Tobin sur notre c.a.nous donnera un bon coup de main sur le plan politique », souligne M.Quesnel.Un raccordement ferroviaire à Labrador City est envisagé, | LES AFFAIRES | INDUSTRIE MINIÈRE AU QUÉBEC de riches gisements de fer ce qui permettrait une certaine forme de partage des retombées entre Québec et Terre-Neuve, ajoute le président.Par ailleurs, la société ne prévoit pas se lancer dans la production de boulettes, mais ne l\u2019exclut pas si l'occasion se présentait sous la forme d\u2019un partenariat avec une autre société minière.Une entreprise de la Co- lombie-Britannique, Quinto Technology, qui explore le potentiel d\u2019un gisement au lac Peppler, au Québec, prévoit investir 1,3 G$ dans l\u2019exploitation d'une mine à ciel ouvert d'une capacité de 22 Mt par an, et dans la construction d\u2019une usine de bouletage, près de Port-Cartier.Si ce projet se concrétise, il s'agirait de la quatrième usine de bouletage sur la Côte-Nord.Les sociétés minières Wabush et Québec Cartier exploitent la leur, alors qu\u2019IOC en possède une, inopérante, à Sept- Îles.Un groupe de travail interne, formé l'automne dernier, examine diverses hypothèses d'avenir, sans véritable échéancier.Le milieu des affaires sur fa brèche Toute cette activité tient sur la brèche le milieu d\u2019affaires nord-côtier, qui ne semble pas désireux d'en découdre avec Terre-Neuve.Expéditions de minerai de fer! ¢ mé » « Nous ne partirons pas en guerre avec les habitants du Labarador, dit Denis Clements, agent de développement économique de la Corporation de développement industriel et commercial de Sept-fles, rentré il y a peu de temps d\u2019une mission à Londres afin de sonder l'actionnaire de l\u2019IOC, le géant mondial Rio Tinto.Nous travaillons avec les promoteurs, et nous nous tenons au cou- | rant de l'avancement de leurs projets.Depuis deux ans, notre travail est de promouvoir la ville comme un lieu propice à l'implantation des divers éléments de leur exploitation.» La Côte-Nord et le Labrador forment ensemble la première région productrice de fer au Canada.L\u2019an dernier, les exploitations terre-neuviennes ont expédié 18,6 Mt de minerai, tandis que les expéditions québécoises, ralenties par une grève à Québec Cartier, n'ont été que de 11 Mt.m NOUVEAU TARIF UNIQUE DE 9,99 $ D'EXTRADE CANADA En vigueur le 10 janvier 2006\u2019 # Un barème de commissions clair et simple # Admissibilité au tarif unique de 9,99 $ avec seulement 30 opérations par trimestre 1 000 actions 26,99 $ # Négociation d'options canadiennes ou américaines à partir de seulement 9,99 $ + 1,25 $ par contrat\u2019 5 000 actions Adhérez maintenant > et obtenez 100 opérations gratuites.\u201d Pour des détails sur le NOUVEAU barème de commissions d'EWTRADE CANADA, 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