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Titre :
Les affaires
Éditeurs :
  • Montréal :Publications les affaires (1979) inc.,1981-2011,
  • Montréal :Publications Transcontinental inc.
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Journal des affaires ,
  • Finance
  • Successeur :
  • Affaires.com
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Les affaires, 2002-09-28, Collections de BAnQ.

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[" Mondialisation et outils technologiques ont changé la face de l'industrie \"Sylvie Lemieux 7 dossiers@transcontinental.ca epuis l\u2019avènement @ d\u2019Internet, les be- $ soins en traduction à ont augmenté de Ë façon exponentielle au Canada.La demande étant largement supérieure à l'offre, la pénurie de main-d\u2019œuvre appréhendée est maintenant une réalité, affirme tout de go Gilles Gamas, coprésident du Comité sectoriel de l\u2019industrie canadienne de la traduction (CSICT) qui, en 1999, a mené une vaste étude sur les ressources humaines dans ce secteur.« Les entreprises ont plus que jamais de la difficulté à recruter et on assiste à une surenchère sur le plan des salaires.Par ailleurs, avec une moyenne d\u2019âge frôlant 50 ans, la profession vivra un sérieux problème de relève d'ici cinq ans », dit-il.L'industrie de la langue fait donc face à de nombreux défis en même temps qu\u2019elle vit de profondes mutations liées à la mondialisation des marchés et au développement des outils technologiques.Si elle veut profiter des nouvelles perspectives d\u2019affaires qui se dessinent à l\u2019horizon, elle doit se restructurer afin de renforcer son positionnement sur le marché intérieur et accroître ses activités à l\u2019exportation.Besoins gouvernementaux Au Canada, l\u2019industrie de la traduction a réellement pris son envol avec l\u2019adoption de la Loi sur les langues officielles en 1967.L\u2019 adoption de la Charte de la langue fran- SITES CLES lesaffaires.com le mot suivant Tangue [EID çaise par le gouvernement québécois, 10 ans plus tard, a aussi contribué à l\u2019augmentation des besoins en traduction.Une part importante des activités de l\u2019industrie gravite .donc autour du secteur public.Selon l\u2019étude du CSICT, sur un marché total estimé à 450 M$, la demande directe issue des deux paliers gouvernementaux est évaluée à 165 M$, soit 35 % du marché environ.À lui seul, le fédéral monopolise plus de 70 % de la demande.Selon les plus récentes données de Statistiques Canada, il y avait pres de 12 000 traducteurs et autres spécialistes de la langue au pays en 1995 comparativement a 7 450 en 1985, soit une augmentation moyenne de près de 5 % par année.C\u2019est au Québec que l\u2019on retrouve le plus grand nombre de traducteurs, soit plus de 5 300, suivi de près par l\u2019Ontario avec 4 155.Croissance de la demande Avec le développement d\u2019Internet et des produits multimédia, les services des traducteurs sont plus que jamais sollicités.Il y a expansion de la demande particulièrement dans les secteurs financier, pharmaceutique, aéronautique, informatique, des télécommunications et des ressources humaines, précise Johanne Boucher, présidente de l\u2019Ordre des traducteurs, interprètes et terminologues agréés du Québec (OTTIAQ) qui compte ! 600 membres.En plus de s\u2019accroitre, les besoins du marché évoluent.La localisation est un des créneaux a fort potentiel de développement.Les spécialistes dans ce domaine traduisent et adaptent un site Web ou un logiciel en fonction du marché local pour lequel il est destiné.Dans le monde, la consommation de services en localisation était évaluée à 2,8 milliards de dollars US (G $) en 1998 et devrait atteindre 4,8 G$ US en 2003, peut-on lire dans l\u2019étude du CSICT.« C\u2019est clair que la localisation est une réalité incontournable.Les entreprises veulent PHOTO: JEAN-GUY PARADIS, LES AFFAIRES 3 SYA Avec le développement d'Internet et des produits multimédia, les services des traducteurs sont plus que jamais sollicités, note Johanne Boucher, de l'Ordre des traducteurs, interprètes et terminologues agréés du Québec.vendre et communiquer dans la langue du consommateur », explique Marlène Deshaies, traductrice agréée et localisatrice depuis plus de 15 ans.Quelques entreprises d\u2019ici, comme Softrad, fondée par M™ Deshaies, se sont lancées sur le marché de la localisation.« Ca se fait toutefois a petite échelle.Les localisateurs sont rares au Canada », précise Mme Deshaies, qui enseignera cette spécialité dans le cadre d\u2019un nouveau programme de formation offert à la Faculté de l\u2019Education permanente de l\u2019Université de Montréal.D'autres universités ont aussi mis sur pied des formations en localisation.L'objectif est de former la main-d\u2019œuvre nécessaire pour répondre aux besoins de cet important marché.Par ailleurs, l\u2019ouverture des frontières crée aussi de la demande pour de la traduction en d\u2019autres langues que le français et l\u2019anglais, notamment en espagnol.Or, l\u2019industrie canadienne est largement axée sur le marché des deux langues officielles qui représente 80 % des revenus des traducteurs.« Le Canada est le seul pays où la connaissance d\u2019une troisième langue n\u2019est pas répandue, explique Betty Cohen, présidente de la Fédération internationale des traducteurs.Avec l\u2019ALENA, le bilinguisme devient de plus en plus une lacune.Si on veut répondre à la demande internationale, les traducteurs devront maîtriser une troisième langue.» Nécessaire restructuration L\u2019exportation des services est un autre des défis auquel fait face l\u2019industrie de la traduction.Or, les traducteurs sont peu présents sur les marchés étrangers, occupés qu\u2019ils sont à desservir le marché canadien.En effet, environ 90 % de leurs revenus proviennent de clients locaux.amet ir hyd a ee S\u2019il veut aller chercher sa part du gâteau à l\u2019international, le secteur de la traduction a besoin de se restructurer, affirme M.Gamas.Actuellement, l\u2019industrie est caractérisée par un grand nombre de travailleurs autonomes (environ 4 500) et de petites entreprises (plus de 80 % des cabinets ont un chiffre d\u2019affaires inférieur à 500 000 $).« On compte très peu d\u2019entreprises d'envergure interna- Faculté de l'éducation permanente Module Cours 1 800 363m8876 Certificats M Localisation - NOUVEAU M Rédaction M Traduction | et II 514 343#6090 Faites évoluer vos competences.Quatre formules de durée variable.m Rédaction : principes et pratiques M Français écrit - Offerts en classe ou à distance Pour construire votre propre programme : s le Certificat d\u2019études individualisées.www.fep.umontreal.ca tionale, explique M.Gamas.CAHIER » À on J Il y a donc un danger que des cabinets canadiens se fassent acheter par des entreprises étrangères.» Une des solutions à ce problème passe par la formation de regroupement, croit le coprésident du CSICT.Selon M'* Cohen, l\u2019industrie canadienne de la traduction est en bonne position même si elle occupe peu de place sur le marché international.i Université +h de Montréal A2 LES AFFAIRES - 28 SEPTEMBRE 2002 LES INDUSTRIES DE LA LANGUE | Les outils technologiques ont changé la vie du traducteur Sylvie Lemieux dossiers@transcontinental.ca nez plongé dans les dictionnaires est un cliché de plus en plus désuet.Sans délaisser les bons ouvrages de référence, le professionnel de la traduction dispose aujour- d\u2019hui d\u2019une panoplie d'aides informatiques.Ces outils font miroiter des gains de productivité importants.Toutefois, ils ne remplissent pas toujours leurs promesses.Il existe deux catégories d\u2019aides informatiques a la traduction.On retrouve les systèmes de traduction automatique (TA) qui traduisent des textes sans intervention humaine.Règle générale, ils travaillent vite et mal, explique Claude Bédard, traducteur agréé.« Ces produits sont surtout destinés au grand public et ne sont pas utilisés par les traducteurs professionnels », dit-il.Ceux-ci leur préfèrent les outils d\u2019aide à la traduction (OAT), des logiciels destinés à faciliter le travail des professionnels.« Pendant longtemps, les traducteurs n\u2019ont pas été bien servis par ces logiciels, ajoute L \u2018image du traducteur le Notre mission.Contribuer au rayonnement de nos clients en leur offrant des solutions linguistiques rigoureuses et transparentes, adaptées à leurs besoins et à leurs publics cibles, Nos domaines de spécialité.M.Bédard, qui a développé une expertise dans le domaine.Depuis quelques années, on commence toutefois à avoir des.outils efficaces.» On retrouve différents types d\u2019OAT.Dans une première catégorie, on pourrait inclure les outils de référence disponibles sur Internet comme le Grand dictionnaire terminologique de l'Office de la langue française (OLF) ou Ter- mium, la banque terminologique du Bureau de la traduction.Chacun de ces ouvrages en ligne contient plus de trois millions de termes.« Ces outils ont changé la vie des traducteurs, affirme M.Bédard.Ils équivalent à une longue rangée de dictionnaires et sont beaucoup plus faciles à consulter.» M.Bédard range les moteurs de recherche comme Google dans la même catégorie que ces outils de références.« C\u2019est ahurissant tout ce qu'on peut y découvrir sur les mots et le contexte où ils sont utilisés.Je dis souvent que les meilleurs outils de travail du traducteur sont ceux qui ne sont pas conçus expressément pour lui.Il ne faut pas les négliger », dit-il.PHOTO : JEAN-GUY PARADIS, LES AFFAIRES Les logiciels de traduction « ont changé la vie des traducteurs, affirme Claude Bédard, traducteur agréé.Ils équivalent à une longue rangée de dictionnaires.» Viennent ensuite diverses solutions comme le gestionnaire terminologique qui permet au traducteur de créer ses propres dictionnaires spécifiques à sa clientèle.Les professionnels de la langue peuvent aussi se servir d\u2019in- dexeurs, d\u2019outils de prétraduc- tion, de gestionnaire de bitexte, de mémoires de traduction.Ceux-ci peuvent prendre plusieurs formes.Il s\u2019agit essentiellement d\u2019une banque de données où le traducteur a la possibilité de mettre en / une équipe de 30 employés permanents \u2018 i8 profentionack spécialioés en traduction, révision, terminologie et localisation / 10 traductrices et traducteurs \u201cagréés par l'OTTIAQ v un environnement - mémoire des phrases dans les versions originale et traduite.« Dans les textes, il y a souvent des redites, explique M.Bédard.Les mémoires de traduction permettent de retrouver des phrases déjà traduites.Le traducteur évite ainsi de refaire un travail déjà fait.» Utiles ou non ?Tous ces outils informatiques sont-ils essentiels ?Le traducteur a-t-il besoin de se procurer ces logiciels qui coûtent de 300 $ à 1000 $ ?Selon M.Bédard, tout bon traducteur doit posséder ies outils de recherche comme les dictionnaires ou gestionnaires terminologique.Quant aux autres, ils se révèlent plus ou moins utiles selon le domaine.« Les mémoires de traduction permettent au traducteur d\u2019augmenter sa productivité s\u2019il doit traduire des textes où il y a des répétitions, souligne M.Bé- dard.Mais ces outils peuvent aussi faire perdre du temps.Pour être efficace, une mémoire de traduction doit être mise à jour continuellement.» De plus en plus, les donneurs d\u2019ouvrage imposent ces outils au traducteur.« C\u2019est une nouvelle réalité du marché du travail, explique M.Bédard.Aujourd\u2019hui, des traducteurs reçoivent des textes qui ont été partiellement traduits à l\u2019aide d\u2019un de ces logiciels.Ils n\u2019ont plus qu\u2019à combler les trous.Les clients ont ainsi l\u2019impression qu\u2019ils réduisent les frais de traduction.» De l\u2019avis de Betty Cohen, traductrice agréée, cette pratique menace la qualité.« La traduction est moins uniforme et des erreurs peuvent se répéter facilement », explique celle qui vient d\u2019être élue présidente\u2019 de la Fédération internationale des traducteurs.B Montréal, berceau de concepteurs d'aides à la traduction Dans le marché des aides informatiques à la traduction, aux côtés des produits américains et européens, on retrouve des produits canadiens et surtout québécois.En effet, les concepteurs de systèmes de traduction automatique (TA) et d'outils d\u2019aide à la traduction (OAT) se concentrent dans une proportion de plus de 80 % au Québec, plus particulièrement à Montréal.Le grand public connaît bien des produits de correction comme Le Correcteur 101 de Machina Sapiens, récemment rebaptisée Documens, et Antidote, conçu par Druide Informatique.Des entreprises comme Terminotix, qui distribue des outils de prétra- duction et de gestion de base terminologique comme LogiTerm et LogiTrans, et MultiCorpora, avec sa solution d\u2019aide à la traduction et de gestion langagière MultiTrans, visent davantage le marché des traducteurs.L'industrie compte aussi quelques développeurs de logiciels de langue.On pense à Alis Technologies, Copernic, Nomino Technologies et Delphes Technologies.Selon l'étude du Comité sectoriel de l\u2019industrie canadienne de la traduction (CSICT), le chiffre d\u2019affaires global de l\u2019industrie des produits informatiques de traduction atteignait 25 M$ en 1997.Les entreprises du secteur, généralement assez petites, évoluent dans un marché où le taux de croissance est estimé à 17,5 % par année.(SL) 1 Bureau de la traduction Translation Bureau % LAINNUALWUU 3 000 000 de termes au bout des doigts ! Une terminologie actuelle, rigoureuse, spécialisée ANGLAIS \u2014 ESPAGNOL 2 ae see | el gé por tior | LES INDUSTRIES DE LA LANGUE LES AFFAIRES - 28 SEPTEMBRE 2002 A3 Les firmes de traduction en mode embauche Sylvie Lemieux dossiers@transcontinental.ca epuis trois ans environ, D les firmes de traduction sont en mode embauche.Avec ses | 200 traducteurs, terminologues et interprétes disséminés dans tout le pays, le Bureau de la traduction est, de loin, le plus important employeur de l\u2019industrie langagière au Canada.Depuis avril dernier, l\u2019organisme, qui a pour mandat de fournir des services linguistiques au Parlement du Canada et aux institutions fédérales, a recruté plus de 70 professionnels de la langue et devrait en embaucher quelques dizaines de plus d'ici la fin de l\u2019année.Deux principaux facteurs expliquent cette forte demande.« Le volume de travail croît à la vitesse grand V, explique Donald Barabé, directeur du développement.Selon nos estimations, l\u2019augmentation de la tâche varie entre 15 % et 20 % annuellement.Il y a aussi des besoins à combler en raison des départs à la retraite.Entre 2004 et 2010, il faudra remplacer 50 % de notre main-d'œuvre.» En plus de son équipe à temps plein, le Bureau de la traduction peut compter sur un répertoire de ! 500 fournisseurs pour combler des besoins ponctuels.« Chaque année, on fait appel à plus de 500 d\u2019entre eux », précise M.Barabé.Pour accroître ses effectifs, le Bureau accueille plus de 160 stagiaires annuellement.Plusieurs d\u2019entre eux retournent terminer leurs études avec, en poche, une offre d\u2019emploi en bonne et due forme.La participation au programme de stages de l\u2019ensemble des universités canadiennes ne parvient toutefois pas à combler tous les besoins d\u2019embauche du Bureau de la traduction.Recrutement Versacom, un des plus importants cabinets de traduction au Canada, fait lui aussi face à une forte croissance de la demande.« Depuis cinq ans, l'augmentation varie entre 12 % et 20 % annuellement », constate le président Benoît Le Blanc.Comme les autres employeurs, il se heurte à la pénurie de main-d'œuvre.« Cela nous oblige à diversifier nos activités de recrutement, poursuit M.Le Blanc.On frappe davantage à la porte des universités pour embaucher de jeunes recrues à qui l\u2019on offre un plan de formation intensif.On fait aussi partie de diverses associations professionnelles.Il faut maintenant avoir des antennes partout si l\u2019on veut avoir les meilleures ressources.» ; Actuellement, Versacom emploie 120 professionnels de la langue (traducteurs, rédac- « Un de nos arguments de vente, c'est la confidentialité que nous pouvons assurer aux clients, explique Diane Blais, du cabinet Ernst & Young.» teurs, localisateurs, etc.) sur une base régulière et contractuelle.L'entreprise se spécialise dans les services linguistiques pour les entreprises des secteurs économiques de pointe comme l'aéronautique, les télécommunications, etc.Traductions Serge Bélair, de son côté, a triplé ses effectifs depuis deux ans pour atteindre une trentaine d\u2019employés et l'entreprise est constamment à la recherche du candidat idéal.Pour contrer la rareté de la main-d'œuvre, l\u2019entreprise développe, elle aussi, différentes stratégies de recrutement.En partenariat avec l\u2019Université de Montréal, elle s'apprête à offrir des bourses d'excellence à des étudiants du baccalauréat et de la maîtrise en traduction.Contrairement à la plupart des firmes qui font appel à des traducteurs pigistes dans les périodes de pointe, Traductions Serge Bélair mise sur une équipe régulière.« C\u2019est un atout pour la clientèle qui a davantage la possibilité de savoir qui fait la traduction qu\u2019elle nous a confiée.Ça favorise la cohérence du travail, explique Serge Bélair, président.» Ernst & Young, qui emploie une quarantaine de traducteurs, a fait le même pari.« Un de nos arguments de vente, c\u2019est la confidentialité que nous pouvons assurer aux clients, dit Diane Blais, associée.On peut leur garantir que les documents ne circulent pas à l\u2019extérieur du bureau.» Retenir le personnel Selon Mw Blais, le contexte actuel oblige non seulement les entreprises a déployer des efforts pour recruter la nouvelle main-d\u2019œuvre, elles doivent aussi créer un milieu de travail dynamique pour conserver leur personnel.« I] y a du maraudage entre entreprises, et il faut donc savoir retenir ses ressources », explique celle qui a été la première présidente de l\u2019Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ).Chez Samson Bélair Deloitte Touche-Trius, dont le service de traduction emploie plus d\u2019une trentaine de traducteurs et terminologues, c\u2019est par le biais de promotion à l\u2019interne que l\u2019on réussit à fidéliser les employés.Pour combler les postes vacants, l\u2019entreprise embauche des jeunes qui ont l\u2019occasion de prendre de l\u2019expérience et de gravir les échelons à leur tour, dit Michèle Bertrand, associée déléguée aux services linguistiques.Des activités de formation permettent aussi aux entreprises qui en ont les ressources de garder leur main-d\u2019œuvre.La forte activité conjuguée à la rareté de la main-d\u2019œuvre a eu, bien évidemment, un effet à la hausse sur les salaires.Selon M™ Bertrand, les traducteurs de Samson Bélair Deloitte Touche-Trius ont vu leur rémunération grimper de 20 % depuis trois ans.Ailleurs, l\u2019augmentation a franchi la barre des 10 % et varie selon l\u2019expérience et la formation du traducteur.Par ailleurs, l\u2019industrie doit s\u2019adapter à la nouvelle réalité des délais de livraison qui raccourcissent sans cesse.« Depuis l\u2019arrivée du Web, les échéances se sont accélérées, note Andrée Bachand, directrice générale chez Communications Transcript.Les traducteurs ont dû modifier leur façon de travailler.Ils sont obligés de traiter des fichiers dans différents formats.» « On nous demande de traduire des séances de clavar- dage en temps réel, lance M.Barabé.De plus en plus, la clientèle réclame une communication instantanée dans les deux langues et pas seulement sur Internet mais aussi pour des textes courants.» Îl des mots Dans un monde où le choix des mots est le choix des armes, lorsque la langue ouvre de nouveaux marchés, ne prenez pas de risques inutiles, faites appel à un professionnel.Traductrices, traducteurs agréés, terminologues agréés ou interprètes agréés, nos membres ont les compétences qu'il vous faut.Aux grands mots\u2019 les\u201d grands\u201d moyens.Ordr® deS traducteurX terminologues et interprètes agréés du Québe Garde dE PRIE SER\u201c q0 9 RLSEYN) Gr r= A4 LES AFFAIRES - 28 SEPTEMBRE 2002 LES INDUSTRIES DE LA LANGUE | Une offre de formation diversifée mais insuffisante Sylvie Lemieux dossiers@transcontinental.ca haque année, les universi- C tés canadiennes forment environ 320 diplomés en traduction, en terminologie et en interprétation, ce qui est nettement insuffisant pour répondre a la demande sans cesse croissante du marché, Selon l\u2019enquête du Comité sectoriel de l\u2019industrie canadienne de la traduction, les besoins de renouvellement de la main-d'oeuvre se situent à près de ! 000 postes par année sur trois ans.Face à ce constat, inutile de dire que toutes les écoles de traduction affichent un taux de placement de leurs finissants de 100 %.« Des étudiants se voient offrir un emploi dès leur première année au baccalauréat en traduction, affirme Jean Quirion, professeur au département d\u2019études langagières de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), anciennement l\u2019Université du Québec à Hull.« On reçoit des appels d\u2019entreprises de partout au Canada 61382333995 go rg vy www.terminotix.com EP «ie LE \u2018RN ED JOTRE PERFORMANT IEEE PLUS SIMPLE | FY.|) Spm gm gy : J _ ; \u2014 2 4 ce CE EE BEB : EE 09 LL = wenn mca eet eee { qui sont a la recherche de traducteurs, explique pour sa part Louis Jolicoeur, vice-doyen à la recherche à la Faculté des lettres de l\u2019Université Laval et ancien directeur du programme de baccalauréat en traduction.Au Québec, une demi-douzaine d\u2019universités dispensent des programmes de formation de Je 2° et 3° cycle en traduction.L'Université d\u2019Ottawa est, par ailleurs, la seule institution à former des interprètes de conférence au Canada.Actuellement, cinq étudiants sont inscrits au baccalauréat > Trois bases de données dans un seul outil > Une recherche raffinée et performante > Un système accueillant pour votre terminologie > Une nouvelle ressource précieuse : le bitexte > De puissantes fonctions linguistiques SI VOUS N'AVEZ PAS ESSAYÉ LOGITERM® 2, VOUS N'AVEZ ENCORE RIEN VU! Vous rêvez d'un logiciel qui vous permette : * d'interroger à la fois votre terminologie et vos textes ?d'exploiter même les documents de l'ensemble de votre organisme ?* d'exploiter vos documents dans leur format d'origine, sans conversion ?° de lancer des recherches puissantes, mais sans opérateurs compliqués ?* de créer une version bilingue de vos documents traduits ?* de réussir vos alignements du premier coup, sans correction ?« d'échanger des données avec vos mémoires de traduction ?de chercher au besoin dans un sous-ensemble de votre terminologie ou de vos documents ?* de rendre votre terminologie ou vos bitextes accessibles sur le Web ?de trouver des termes apparentés à ceux que vous cherchez ?d'interroger des lexiques de toute provenance ?en interprétation, précise Jean Delisle, directeur de l\u2019Ecole de traduction et d\u2019interprétation qui bénéficie d\u2019une entente avec le Bureau de la traduction du gouvernement fédéral, qui embauche la plupart de ses finissants.Nouveaux programmes En plus d\u2019être en croissance, les besoins de traduction se diversifient.Avec l\u2019explosion d\u2019Internet, les spécialistes en localisation sont de plus en plus en demande.L'industrie recherche des pro- fessionnels capables de traduire des sites Web ou un logiciel en tenant compte des particularités locales, comme la culture et les valeurs du pays où 1l sera diffusé.Afin de répondre à cette évolution du marché, quelques universités ont ajouté à leur offre de formation un programme en localisation.L\u2019UQO a été la première à proposer un diplôme d\u2019études supérieures spécialisées (DESS) dans ce créneau.L\u2019 Université Concordia a ensuite emboité le pas avec la mise sur pied d\u2019un certificat de deuxième cycle en localisation.Depuis septembre 2002, l\u2019Université de Montréal offre un microprogram- me de formation en localisation qui accueille une dizaine d'étudiants.Dès janvier 2003, la Faculté de l\u2019éducation permanente (FEP) de l\u2019Université de Montréal offrira un certificat en localisation, qui pourra accueillir une centaine d'étudiants par année.« Nous sommes la première université à dispenser un programme de premier cycle dans ce domaine, souligne Rita Damiani, responsable des certificats en traduction et en localisation a la FEP.Cette formation ne s\u2019adresse pas qu'a des traducteurs, mais aussi a des informaticiens ou a des gestionnaires de projets.Elle vise des gens qui sont déja sur le marché du travail et qui veulent ajouter une corde a leur arc.» Par ailleurs, l'Université de Montréal innove en offrant un cours d\u2019initiation à l\u2019internationalisation dans le cadre de son nouveau certificat en localisation.« C\u2019est un domaine qui est très peu enseigné au Canada », soutient Pierre Cadieux, président de i18n, une firme de consultation et de formation en internationalisation.Expliquée simplement, l\u2019internationalisation concerne l'encodage et l\u2019affichage de l\u2019information d\u2019un logiciel ou d\u2019un site Web PHOTO: JEAN-GUY PARADIS, LES AFFAIRES Rita Damiani, de l'Université de Montréal conçu en fonction d\u2019une diffusion multilingue.« Idéalement, l\u2019internationalisation se fait dès les premières phases de la conception du produit informatique.Elle permet alors de sauver des coûts importants en traduction et en localisation », explique M.Cadieux.De bilingue à tritingue Les besoins de traduction dans une autre combinaison linguistique que l'anglais et le français ont commencé à émerger avec notamment les activités liées à l'ALENA et à l\u2019APEC (Coopération économique Asie-Pacifique).Dans le but de s'adapter à cette nouvelle réalité, les universités ont développé (ou s'apprêtent à le faire) des programmes de formation dans une troisième langue.Dans l\u2019Est du Canada, on recherche surtout des professionnels maîtrisant l\u2019espagnol alors que dans l\u2019Ouest canadien, la demande favorise le chinois et le japonais.Récemment, l\u2019Université Laval a procédé à la refonte de son programme de baccalauréat en traduction et a décidé d\u2019offrir un bloc de formation en espagnol qui s\u2019ajoute à ceux en français et en anglais.« La demande ira en croissant pour des traducteurs capables de traduire de l\u2019espagnol vers le français », dit M.Jolicoeur.B Les ressources s'effritent Face à la croissance de la demande dans les métiers de la langue, on peut se demander pourquoi les universités n\u2019ouvrent pas leurs cours à un plus grand nombre d\u2019étudiants.Or, depuis trois ans, le nombre des nouveaux inscrits est relativement stable.Pourtant, les candidats sont nombreux à cogner à la porte des écoles de traduction.Pour son programme de baccalauréat en traduction, l\u2019Université de Montréal reçoit 450 demandes d'inscription par année et n'accepte que 125 nouveaux étudiants.En fait, des ressources financières limitées et un corps professoral vieillissant empêchent les institutions d'accueillir autant d\u2019étudiants qu\u2019elles le voudraient.« D'ici 2008, nous perdrons 60 % de nos professeurs », précise Richard Patry, directeur du département de linguistique et de traduction.Cette vague imminente de départs à la retraite commune à plusieurs institutions pose de grands défis.Pour renouveler leurs effectifs, les universités doivent piger dans un bassin de recrutement assez réduit puisque peu de membres de la profession décident d\u2019embrasser une carrière en enseignement à cause de la forte demande du marché actuel.À cela s'ajoute la forte compétition que se livrent les institutions pour s\u2019adjoindre les meilleures ressources.(SL) B | LES INDUSTRIES DE LA LANGUE #5 Traducteur agréé, un titre reconnu depuis 10 ans au Québec Sylvie Lemieux dossiers@transcontinental.ca e moins en moins, on D s\u2019improvise traducteur au Québec.Pendant longtemps, il suffisait qu\u2019une personne parle un tant soit peu l\u2019anglais pour qu\u2019on lui confie la traduction d\u2019un texte.Aujourd\u2019hui, le titre de traducteur est reconnu par la législation provinciale depuis la création de l\u2019Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) en 1992.Celui-ci fête donc cette année ses 10 ans d'existence.Avec le Nouveau-Brunswick et l\u2019Ontario, le Québec fait partie des trois provinces canadiennes qui reconnaissent ces professions.L'OTTIAQ compte plus de 1 600 membres dont 1 500 traducteurs.Ils sont les seuls à avoir le droit d'apposer le terme agréé à la suite de leur titre respectif.Les traducteurs, terminologues et interprètes ne sont toutefois pas tenus de faire partie de l'OTTIAQ pour exercer leurs activités professionnelles.Au Québec, on dénombre au-delà de 5 000 personnes qui tirent leur revenu des métiers de la langue.C\u2019est donc dire que l\u2019OTTIAQ pourrait En plus de ses efforts de visibilité, l'OTTIAQ a mis sur pied un programme de men- torat afin de favoriser l\u2019adhésion de nouveaux membres.Ce programme permet à un candidat d\u2019obtenir son agré- inion ls Leiber ELE We pestle hr phot a aliens un objec- des trois rencontres mensuel ee pres mer certains donneurs Canadiennes GEC OPS Lom COE qi recommen ie 2 affaire avec des ces professions.Peers rie membres agréés.D\u2019autres clients n\u2019en font pas un prérequis.Dans le contexte actuel où la demande est largement supérieure à l\u2019offre, les professionnels de la langue ne voient donc pas d'obligation à faire partie de l\u2019OTTIAQ, dit la présidente, Johanne Boucher.plan linguistique que sur celui de la gestion du travail, explique M™ Boucher.Comme tout ordre professionnel, l\u2019OTTIAQ s\u2019assure de la compétence de ses membres et leur donne accès à du perfectionnement et à de la formation continue.Il à aussi un mandat de protection du public.i c'est toute une éqt ay La différence Tessier, c\u2019est une équipe en qui vous pouvez avoir pleinement confiance.RAY ie Vos besoins.Nos compétences.Votre satisfaction.20 ans 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Vous pouvez maintenant passer vos commandes et suivre l\u2019avancement de vos travaux en _ direct.a votres® ordinateur! Josée Elser, KIP 5Z9 (613) 594-8008 VOLET 1 POUR FRANCISER VOS TI?L'Office québécois de la langue française et le Fonds de I'autoroute de l'information du ministère de la Culture et des Communications conjuguent leurs efforts pour offrir un programme de subventions.Géré par l\u2019Office québécois de la langue française, ce programme s'adresse à toute entreprise qui emploie de 11 à 99 personnes et vise la francisation des technologies de l\u2019information.Ce programme comporte deux volets : FRANCISATION DES LOGICIELS ET DES CLAVIERS Contribution financière : Vos demandes doivent parvenir à l\u2019Office avant le 15 janvier 2003.Premier arrivé, premier servi, jusqu\u2019à épuisement du budget! ROLL IS ON VOLET 2 Contribution financière : | .odalités du programme e de subventions des TL FRANCISATION DES SITES INTERNET DES ENTREPRISES + La production de contenu multilingue vous étouffe ?Il est essentiel de réduire le temps et les coûts de traitement tout en livrant de l'information multilingue de qualité.Comment pouvez-vous optimiser vos activités de gestion langagière?Faites appel au chef de file mondial de la technologie multilingue.MultiTrans MultiTrans a permis à de nombreuses organisations multinationales de réaliser rapidement un rendement important sur le capital investi.Communiquez avec nous dès maintenant! Notre programme sans risque vous démontrera de façon concrète les avantages de nos solutions pour votre organisation.3 Multi Corpora AA SSSA A6 LES INDUSTRIES DE LA LANGUE | La recherche et développement souffre d'un manque d'argent La création d'un institut national de R&D est envisagée Sylvie Lemieux dossiers@transcontinental.ca ans le secteur des logi- D ciels de langue, le Québec peut compter sur un bon bassin d\u2019expertise en matière de recherche et développement.Les entreprises du secteur souffrent toutefois d\u2019un problème de financement pour mener les travaux de leurs chercheurs.L'éclatement de la bulle technologique a rendu les investisseurs frileux.Les signes de reprise tardant à se manifester, ils hésitent encore à ouvrir leurs goussets.« Les investisseurs méconnaissent notre industrie et se montrent méfiants dès qu\u2019on parle de technologie liée à Internet », affirme François Levert, vice-président, R&D et services professionnels, chez Alis Technologies.Cette entreprise conçoit des solutions intégrées de traduction que des grandes entreprises _ comme General Electric et PHOTO: JEAN-GUY PARADIS, LES AFFAIRES « Il y a peu de fonds d'investissement auxquels les entreprises peuvent s'adresser », dit Gilles Gamas, coprésident du Comité sectoriel de l'industrie canadienne de la traduction.Chez Alis, le département de R&D est composé d\u2019une vingtaine d\u2019employés et l\u2019entreprise y consacre un budget de 15 M$.Delphes Technologies em- WWW.Mm ulticorpora IBM ont récemment adoptées.XE RTT rata cath.) Seulement 13 semaines avant la fin de l\u2019année et vous n'avez pas encore utilisé votre 1% en formation.Brossard 6300, rue Auteuil, bureau 230 450.656.8433 Montréal 514.288.3111 * Saint-Laurent 514.387.2566 Québec 418.529.6161 2020, rue University, bureau 102 9900, boul.Cavendish, bureau 305 880, av.HonoréMerciet; bureau 193 iD DECOUVREZ LA DIFFERENCE E NI Eid : CSL \\ i Te co © - ©O Une des richesses d\u2019une entreprise, c'est son personnel.Surtout lorsqu'il est bien formé.Profitez de la loi 90 pour offrir à vos employés le tout nouveau BerlitzEnglish.Le nouveau BerlitzEnglish est une méthode d'apprentissage de l'anglais unique, dynamique et interactive, basée sur des situations de tous les jours.Avec le nouveau BerlitzEnglish, votre personnel apprendra facilement un anglais pratique, à un prix plus bas que vous ne le pensiez.Appelez votre Centre de langues Berlitz dés maintenant et inscrivez-vous a la différence BerlitzEnglish.www.berlitz.ca erlit=ncLisH\u201d Un acquis pour la vie.Copyright 2002 Berlitz Languages, Inc.Tous droits réservés, ploie 65 personnes dans son département de R&D et elles : se consacrent principalement \u2018au développement des mo- part des capitaux \u2018teurs de recherche à base lin- \u2026 Buistique avancée \u201cdestinés au marché entreprises peuvent s\u2019adresser, renchérit Gilles Gamas, coprésident du Comité sectoriel de l\u2019industrie canadienne de la traduction (CSICT).De plus, certains n\u2019acceptent que les projets de 25 M$ ou plus, soit largement au-dessus des besoins des entreprises canadiennes.» Chez Documens, l\u2019équipe de R&D est constituée de 20 personnes environ.L'entreprise mène également des activités de recherche dans des laboratoires publics, notamment au Laboratoire de Recherche Appliquée en Linguistique Informatique (RALI) de l'Université de Montréal.Ce partenariat avec l\u2019industrie est essentiel pour assurer la survie du centre de recherche où gravitent une quinzaine de personnes, affirme Elliott Macklovitch, coordonnateur.Pour mener ses activités de recherche, le RALI doit aussi compter sur des subventions gouvernementales et les redevances de produits mis au point dans ses murs.Le laboratoire a notamment établi une entente de commercialisation avec Alis Technologies et il s\u2019apprête à en signer \u2018corporatif.Des or- « Les une autre pour la Desjardins Bom.IVESHSSEUTS d'un concordancir nada oni opié pour méconnaissent \"actuellement le ques de Delphes Notre industrie portant projet de gent, Sylvain Fa.@tSeMOntTent créneau des oui toujours rege MÉfiants dès on en 0 radu le financement ne.QUOR parle do Taies eœopécre Le cessaire a la mise laboratoire a obterur au point de ses pro- technologie liées un financement, duits.Une bonne \u2018provient de l\u2019étran- \u2018\u201cger, soit de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.- «On n\u2019a pas reçu de sommes A faramineuses, mais on a su -*dien gérer nos ressources financières, dit-il.On a obtenu de bons résultats, et les investisseurs ont alors prêté l\u2019oreille \u2018à nos demandes plus facilement.» Manque de fonds pour la commercialisation Quant à lui, Claude Coulombe, vice-président technologie, recherche et développement au Groupe Documens (anciennement Machina Sa- piens) déplore que le financement soit encore plus difficile à trouver lorsque l\u2019entreprise est rendue à l'étape de la commercialisation des produits.« I! y a peu de fonds d\u2019investissement auxquels les à Internet.» pour une durée de trois ans, notamment du ministère de la Recherche des Sciences et de la Technologie (MRST) et du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).« C\u2019est la première fois qu\u2019on bénéficie d\u2019un financement sur une aussi longue période », note M.Macklovitch.Une solution Pour apporter une solution à ces problèmes de financement, il est question de créer un institut national de R&D pour l\u2019industrie de la langue.Selon M.Gamas, il reste encore plusieurs ficelles à attacher avant que le projet ne se concrétise.« L'organisme viendrait chapeauter les activités de R&D.On ne veut toutefois pas qu\u2019il prenne la place de ce qui existe déjà », précise-t-il.my Ct cpp AY pe PS em gm CO ™ CTC ™ 6 em D \u2014_\u2014oLh oC | LES INDUSTRIES DE LA LANGUE LES AFFAIRES - 28 SEPTEMBRE 2002 A7 Interprète : un métier pratiqué dans l'ombre Le Canada est aussi le premier pays à faire de la « téléinterprétation » sur Internet Sylvie Lemieux dossiers@transcontinental.ca n les entend, mais on O ne les voit jamais.Les interprètes de conférences travaillent souvent dans l\u2019ombre lors de congrès et de réunions internationales.Les interprètes judiciaires, eux, assurent des services d\u2019interprétation dans les cours de justice et les tribunaux administratifs.Au Canada, on dénombre environ 300 interprètes, dont moins d\u2019une centaine au Québec.Au sein de l\u2019industrie de la traduction, l\u2019interprétation représente 10 % de la demande.Les effectifs actuels comblent les besoins du marché, mais cette situation pourrait changer d\u2019ici quelques années.En effet, les interprètes avancent en âge.Les besoins pour ces spécialistes ont émergés après la Seconde Guerre mondiale.Entrés massivement sur le marché du travail vers cette époque, les membres de la profession s'apprêtent à partir en nombre à la retraite.« La relève ne sera pas suffisante pour combler tous ces départs, affirme Taous Selhi, interprète agréée et associée principale au Bureau des interprètes professionnels (BIP).C\u2019est un phénomène mondial.La situation est urgente puisqu\u2019on vivra le pic des mises à la retraite dans cinq ans environ.» Une profession méconnue Les universités forment au compte-goutte les candidats a la profession.À l\u2019Université d\u2019Ottawa, la seule institution à dispenser de la formation en interprétation au Canada, on compte à peine cinq étudiants inscrits au baccalauréat.« Les jeunes connaissent mal cette profession.On la confond souvent avec la traduction », explique M'e Selhi.En effet, on imagine souvent l\u2019interprète seul dans une cabine insonorisée parlant dans un micro pour retransmettre dans une autre langue les propos d\u2019un orateur.Or, les interprètes travaillent rarement en solitaire, mais plutôt en équipe de deux ou plusieurs personnes.« Au bout de 30 minutes de travail, l\u2019interprète doit céder sa place à un collègue.Pour pouvoir prendre la relève, celui-ci doit avoir écouté ce qui s\u2019est dit, raconte M\u201c Selhi.Il arrive aussi qu\u2019on travaille Faites payer vos frais de traduction d'un site Web Les PME ont désormais la possibilité de se faire rembourser le coût des honoraires d\u2019un traducteur agréé pour franciser leur site Internet.L'Office de la langue française (OLF) a lancé en juillet dernier un nouveau programme de subventions pour la francisation des technologies de l\u2019information à l\u2019intention des entreprises comptant entre 11 et 99 employés.Déjà, une dizaine d\u2019entreprises ont déposé une demande de subvention auprès de l\u2019OLF, et plusieurs autres ont manifesté leur intérêt, précise Denis Villeneuve, responsable du programme de francisation des technologies de l\u2019information pour les PME.La subvention permet de couvrir le coût des services d\u2019un traducteur jusqu\u2019à concurrence de 10 000 $ (ou 0,25 $ du mot).Pour être admissible, les entreprises doivent faire appel à un traducteur membre de l\u2019Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ).« On voulait ainsi s\u2019assurer que le travail soit de qualité professionnelle », dit M.Villeneuve, en précisant qu\u2019une organisation dont le siège social est à l\u2019extérieur du Québec pourrait recourir à son équipe de traducteurs et bénéficier quand même de la subvention.Le programme comprend un autre volet qui accorde une aide financière aux entreprises pour le remplacement de logiciels commerciaux en langue anglaise par des outils en version française et l\u2019acquisition de claviers normalisés.La subvention couvre jusqu\u2019à 50 % du coût d'achat du matériel de remplacement.Pour bénéficier de l\u2019aide financière, une entreprise doit s\u2019engager à franciser à la fois ses logiciels et claviers et son site Internet.Selon M.Villeneuve, ce programme vise un double objectif, soit accélérer le processus de francisation des technologies de l\u2019information au sein des entreprises comptant entre 50 et 99 employés \u2014 qui ont une obligation légale de le faire \u2014 et inciter les entreprises comptant entre 11 et 49 employés à suivre leur exemple même si elles n\u2019y sont pas tenues par la loi.Le budget du programme de subventions du Fonds de l\u2019autoroute de l\u2019information est de 305 000 $.Les entreprises ont jusqu\u2019au 15 janvier 2003 pour déposer une demande.(SL) I PHOTO : JEAN-GUY PARADIS, LES AFFAIRES « La relève ne sera pas suffisante pour combler tous ces départs, affirme Taous Selhi, interprète agréée.C'est un phénomène mondial.La situation est urgente puisqu'on vivra le pic des mises à la retraite dans cing ans environ.» en collaboration.L'un prend en note des informations et les transmet à l\u2019autre au besoin.» Par ailleurs, l\u2019interprète œuvre dans un marché diversifié et est souvent appelé à voyager dans le cadre de conférences ou de réunions MEMBRES DE L'ORDRE DES Gilles Breton Anne-Marie Nadeau TRADUCTEURS, TERMINOLOGUES ET INTERPRÈTES AGRÉÉS DU QUÉBEC Diane Normand internationales, par exemple.Il peut aussi accompagner un de ses clients lors d\u2019un déplacement à l'étranger.En effet, les grandes entreprises comme Hydro-Québec ou Bombardier, de même que les gouvernements préfèrent souvent que leur propre équipe d\u2019interprètes fasse partie du voyage, note M™ Selhi.Plusieurs interprètes travaillent au sein de la fonction publique fédérale.Le Bureau de la traduction est le principal employeur et embauche des travailleurs sur une base régulière ou contractuelle.Un secteur en émergence À l\u2019instar des traducteurs, les interprètes voient leur travail se modifier avec les développements technologiques.« De plus en plus, on fait de l\u2019interprétation sur Internet, affirme M\" Selhi.Le Canada a d\u2019ailleurs été le premier pays à faire de la téléinterpré- tation.Cela exige l'aménagement d\u2019un studio muni d\u2019une technologie toute récente.Une véritable industrie est en train de se développer autour de ce phénomène.» Selon M™ Selhi, la téléinter- prétation est surtout utilisée à l\u2019occasion de conférences lorsqu'une partie de la programmation est diffusée sur Internet.Des entreprises choisissent aussi cette nouvelle formule pour la présentation de leurs états financiers.Par ailleurs, la connaissance d\u2019une troisième et d\u2019une quatrième langue devient un atout important pour les traducteurs comme pour les interprètes.« Ce sont eux qui ont vu en premier l\u2019émergence de ce besoin, affirme Johanne Boucher, présidente de l'Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ).Ils travaillent dans un marché de plus en plus ouvert où il y a une grande mobilité des services.» Les activités liées à l\u2019ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) et à la ZLEA (Zone de libre-échan ,.méri- cain) favorisent la deina\u2019 se pour des services d\u2019interprétation en espagnol et en portugais, précise M™ Selhi.Besoin d'un interprète à l'étranger ?Une entreprise qui veut développer un marché à l\u2019exportation aura parfois besoin de recourir aux services d\u2019un interprète.Elle peut décider d\u2019amener un professionnel d'ici qui connaît bien la langue et les façons de faire du pays en question.I! lui est aussi possible de contacter I\u2019 Association internationale des interprètes de conférences (AIIC) qui sera en mesure de lui référer un interprète qualifié sur place.Un cabinet d\u2019ici pourra également l\u2019aiguiller vers une ressource locale.En effet, les bureaux d\u2019interprètes travaillent souvent en collaboration et sont ainsi capables de bien s conseiller leur clientèle sur le choix d\u2019un spécialiste.B TGUS VOY UR P INERT UN GUICHET SERVICES M Traduction en français, en anglais et en d'autres langues H Localisation ME Gestion de projets M Révision mm Correction d'épreuves 8 Conception et gestion de bases de terminologie M Recherche et consultation terminologiques BW Production de lexiques et de vocabulaires 8 Environnement HE Finances M Gestion HN Informatique Sylvie Coutu Marie-Ève Racette m Éditique Elaine Doiron Diane Ranger DOMAINES DE SPECIALISATION Lyne Dubé Joanne Saint-Denis Claude Faucher Wilma Scappaticci W Commerce Angelo Mandato Colette Soucy I Electronique m Mécanique mm Sécurité TRANSCR .beaucoup plus.que des mots Wu Communications d'entreprise mm Ressources humaines m Télécommunications Transport E 1 © N i oh © & Améliorez vos compétences en traduction Des programmes en traduction pratiques McGill affecte des traducteurs chevronnés à l'enseignement de ses programmes en traduction conçus à l'intention de ceux qui désirent devenir traducteurs professionnels.Certificat en traduction Un programme de 12\" cycle de trente crédits offrant à l'étudiant le choix entre le français et l'anglais.Diplôme de deuxième cycle en traduction Un programme de trente crédits offrant à l'étudiant le choix entre le français, l'anglais et l'espagnol.Faites le premier pas vers une expérience enrichissante Nous vous invitons à une séance d'information prévue pour le 8 octobre, entre 18 et 20 h, au 688, rue Sherbrooke Ouest, local 1041.Échéance pour l'admission à la session d'hiver 2003 : le 8 octobre.Examen d'admission : le 15 octobre.Améliorez vos perspectives de carrière > McGill Pour obtenir plus de renseignements: est® (514) 398-6160 lang@conted.lan.mcgill.ca www.mcgill.ca/cce/traduction A8 LES INDUSTRIES DE LA LANGUE | Au service de la commuaute Le réseau public fournit des interprètes aux allophones Sylvie Lemieux dossiers@transcontinental.ca ne nouvelle catégorie d\u2019interprète fait l\u2019objet d\u2019une demande croissante : les interprètes communautaires.Leurs services sont requis lorsqu\u2019un citoyen ne peut soutenir une conversation en français ou en anglais.Les principaux utilisateurs sont les centres hospitaliers, les tribunaux, les services d\u2019immigration et différentes instances gouvernementales.« C\u2019est une profession qui émerge principalement dans les sociétés où l'immigration est importante », note Bruce Knowlden, président du Conseil des traducteurs et interprètes du Canada.La demande se manifeste à l\u2019échelle mondiale, plus particulièrement au Canada et en Australie, précise Taous Selhi, interprète agréée.Le réseau québécois de la santé requiert régulièrement les services des interprètes communautaires.Le ministère de la Santé et des Services sociaux accorde une subvention à des régies régionales pour la création d\u2019une banque interrégionale d\u2019interprètes.Cinq régions se sont doté d\u2019un tel répertoire soit Montréal, Québec, l\u2019Estrie, l\u2019Ou- taouais et la Montérégie.Selon les données de la Régie régionale de la santé et des services sociaux bodgien, du russe et du chinois.Ces 10 langues représentent 75 % des heures d\u2019interprétation.À l\u2019Hôpital Sainte-Justine, les besoins pour les services d\u2019interprètes communautaires augmentent d\u2019année en année, affirme aussi Martine Dubé, directrice adjointe à de Montréal- pr la Direction de la Centre, plus de « C'est une planification et des 15 000 clients ont ; communications.bénéficié des servi Profession \"L'institution fai ces d\u2019un interprète : à appel aux services en 2001, soit une qui émerge d\u2019un interprète lors hausse de 30 % par rapport à l'année précédente.dans les sociétés où l'immigration Quelque 300 établissements et écoles ont fait appel .principalement de rendez-vous planifiés dans les diverses cliniques de l'hôpital.Dans le cas d\u2019une situation urgente, elle doit se à la banque inter- est importante.» rabattre sur sa régionale d\u2019inter- pretes qui compte une centaine de membres.L\u2019organisme a reçu plus de 500 000 $ en honoraires.La langue la plus en demande ?Le pendjabi, suivi de l\u2019albanais, de l\u2019espagnol, du bengali, du tamoul, du vietnamien, du turc, du cam- banque à l\u2019interne.En plus d\u2019une bonne connaissance des langues étrangères, l\u2019interprète communautaire doit faire preuve d\u2019une grande capacité de communication.De plus, son travail est entouré de la plus grande confidentialité.I "]
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