Les affaires, 13 mai 2000, Cahier 2
[" CAHIER B De multiples sign de revitalisation Isabelle Chassin ravement touchée par la désindustrialisation dans les années 1980, l\u2019est de l\u2019île de Montréal semble avoir retrouvé aujourd\u2019hui son dynamisme.Son territoire fourmille d\u2019entreprises manufacturières traditionnelles qui, à force d\u2019innovations, sont devenues très performantes.Des pôles importants sont nés dans le secteur du plastique, du métal, de l\u2019agroali- mentaire, du meuble, de l\u2019imprimerie et du vêtement.Cet immense paquebot de près de 600 000 habitants comprenant cinq municipalités a-t-il enfin trouvé le bon cap ?«Tout n\u2019est pas rose, mais grâce à nos efforts de concertation, la région semble avoir retrouvé un sentiment d\u2019appartenance.Nous avons réussi à resserrer les mailles de notre tissu industriel », affirme Jean-Guy Chaput, président-directeur général de Pro- Est, l\u2019organisme qui coordonne le développement économique dans la région.Le problème de la décontamination est partiellement réglé.Le programme de réhabilitation des sols administré RLY , Quand la construction va, tout va ! Et l\u2019est de Montréal est - devenu un territoire propice au développement résidentiel.La: \u201cie promet ai i sur le se 18 des à anciens : els rs Angus par la Ville de Montréal y consacre une enveloppe de 30 M$.Méme s\u2019il reste encore des poches contaminées ici et là, l\u2019est de l\u2019île propose maintenant le plus grand potentiel de terrains industriels de la région montréalaise.L\u2019exportation est l\u2019une des autres grands clés du succès : même si 800 des 1 200 entreprises manufacturières exportent déjà, il y a encore beaucoup à faire à ce chapitre.Dans ce sens, la Chambre de commerce de l\u2019est de l\u2019Île de Montréal a mis sur pied en novembre un service d\u2019 aide à à l\u2019exportation.Technopole du métal À Pointe-aux-Trembles/Ri- vières-des-Prairies (RDP-PAT), 10 M de pi\u2019 de terrains industriels sont libres.L'arrondissement connaît la plus forte concentration d\u2019entreprises dans le secteur métallique : 140 qui procurent près de 2 000 emplois.Divers centres de ressources spécialisées viennent supporter ces entreprises.Le Centre intégré de fonderie et de métallurgie de Trois-Rivières aide au développement de projets de recherche et développement.Un ex veille technologique avec l\u2019Institut de recherché les PME et des services d génierie ont été mis en place en juin dernier.Le Comité local sur les produits métalliques, créé en avril, cernera les besoins en formation et harmonisera les actions à prendre.Ici comme ailleurs, les entreprises manquent de soudeurs, de machinistes spécialisés, de polisseurs.Un jumelage économique avec la Beauce favorisera la sous-traitance entre les entreprises des deux régions.« Nous mettons en place tous les ingrédients pour la création éventuelle d\u2019une technopole », souligne Daniel Desrochers, directeur, service aux entreprises, Société de développement économique RDP-PAT.L'an dernier, 34 nouveaux projets industriels totalisant 160 M$ ont permis de créer près de 800 emplois et d\u2019en maintenir 2 780.Bioalimentaire L'arrondissement Mercier/ Hochelaga-Maisonneuve concentre ses forces dans le bioalimentaire et le plastique.En 1999, les investissements velles entreprises manufacturières ont créé 550 emplois, et près de 2 600 emplois ont été maintenus.Les Sucres Lantic ont investi 100 M$ pour doubler la capacité de leur usine, ce qui a permis de maintenir 285 emplois et d\u2019en créer 60.En deux ans, Christie Nabisco a investi 50 M$ dans l\u2019agrandissement et la modernisation de ses usines de biscuits et prévoit injecter 4 M$ dans son nouveau centre de distribution.Pour appuyer le secteur bio- alimentaire, le Conseil des industries bio-alimentaires de l\u2019est de l\u2019île de Montréal a été créé l\u2019an dernier dans le but d\u2019offrir différents services de marketing et de parrainage.« Nous voulons aider les entreprises de transformation à donner plus de valeur ajoutée à leurs produits et à mieux les distribuer », dit Aïcha Hissa, directrice générale.Le multimédia et les nouvelles technologies émergent aussi : ils représentent 10 % ont atteint 350 M$ : 35 nou- Te \u201c com a injecté 6 M$ dans Pi PAGE BY des emplois.Vid plantation d\u2019un centre de services.Boulevard Pie-IX, l\u2019American Can Building dispose encore de 400 000 pi\u2019: «D\u2019ici cinq ans, nous voulons y implanter un centre de nouvelles technologies et créer 600 emplois.Un investisseur privé ca- lifornien serait intéressé.Il veut injecter plusieurs millions et inviter des entreprises américaines », précise Claude Pa- quette, commissaire industriel.Industrie lourde À Montréal-Est, 95 % du territoire est occupé par les industries lourdes.À côté de la métallurgie et de la pétrochimie, on veut développer la chimie fine.Interquisa construira son usine de production d'acide té- réphtalique purifié\u2019sur l\u2019ancien site de Texaco.Ce projet de 500 M$ (150 emplois) permettrait le redémarrage de l'usine Coastal, un fournisseur de AMED! \u201c soixantaine d\u2019 emploss Un autre projet visant l\u2019implantation d\u2019une entreprise qui utilise de l\u2019acide téréphtalique est en vue.« On pourrait avoir alors une masse critique, une intégration autour de laquelle on pourrait développer la plas- turgie », souligne Daniel Lé- cuyer, commissaire industriel.Anjou Anjou dispose encore de 3,5 M de pi\u201d de terrains industriels prêts à accueillir des entreprises dans le parc d\u2019affaires d\u2019 Anjou, a coté du golf.La municipalité compte 205 entreprises manufacturières qui fournissent 22 000 emplois.L'an dernier, 50 M$ ont été investis en immobilisations.Une quarantaine de nouvelles entreprises manufacturières ont créé 660 emplois.«En 2000, nous développerons un programme axé sur la valeur ajoutée et le commerce électronique », dit Gilles Dault, directeur, commissariat industriel.Ii x WILY 2000 Les entreprises se rapprochent Commerce électronique De nombreuses entreprises font déja des affaires sur Internet.Elles peuvent ainsi offrir leurs produits et services a des milliers de nouveaux clients, 24 heures sur 24.Pour que votre entreprise demeure concurrentielle, faites-en autant.Carole Drolet Directrice régionale Montréal Métropolitain == Bell pa ï B2 LES AFFAIRES / Samedi 13 mai 2000 Isabelle uand la construction va, tout va ! Et l\u2019est de Montréal est devenu un territoire propice au développement résidentiel.Anjou a connu une année record à ce chapitre en 1999.La ville a émis des permis de construction pour une valeur de près de 63 M$, comparativement à 40 M$ l\u2019année précédente.Le secteur résidentiel accapare 26 % de la valeur des permis de construction.Canadà Avec sa vingtaine de parcs municipaux, ses équipements.sportifs et son golf de 18 trous, Anjou mise sur la qualité de vie.Plusieurs phases de développement sont en cours.Dans le secteur d\u2019An- jou-sur-le-lac, le Groupe Montclair propose 55 unités de haut de gamme de cottages et de maisons jumelées allant de 150 000 à 250 000 $.Gestion Carmine Latella et Développement Philippins construisent plus de 200 condominiums près des Galeries d'Anjou.\u2026 chef de file parmi les ports à conteneurs nord-américains sur le marché de l'Atlantique Nord, il manutentionne aussi des marchandises diverses non conteneurisées et des vracs solides et liquides.Il est relié à de nombreuses villes - portuaires des cinq continents.et de la collectivité.L'activité portuaire à Montréal engendre des retombées économiques de plus de 1,7 milliard de dollars par année et crée 17 600 emplois directs et indirects.M Dans l\u2019arrondissement Mercier Hochelaga-Maisonneuve, une attention particulière est portée à la revitalisation urbaine et commerciale.L\u2019arrondissement compte une majorité de locataires (72 %), mais il faut préciser que les quartiers Mercier-Ouest et Mercier-Est comptent trois fois plus de propriétaires que le quartier Hochelaga-Mai- sonneuve.Un important programme de rénovation de logements est en cours.Dans le secteur Joliette et Ontario, un projet de 200 au service de l\u2019industrie et du commerce.Le port de Montréal facilite l'approvisionnement de nos industries et commerces, et contribue à la compétitivité de nos exportateurs sur le marché mondial.nouveaux logements sera réalisé sur les terrains laissés inoccupés par l\u2019entreprise La- vo.« Ce projet devrait redy- namiser les artères commerciales de ce secteur », estime Pierre Paquette, commissaire industriel de Mercier Ho- chelaga-Maisonneuve.Par ailleurs, d\u2019ici deux ou trois ans, la valorisation de la Place Valois dans le secteur Ontario et Valois donnera lieu à un développement commercial important avec une salle de spectacles multifonction- nelle de 450 places et l\u2019instal- a Port de Montréal Port of Montreal Jean-Guy Paradis, LES AFFAIRES lation de restaurants et de salles de cinéma.Dans Rosemont Petite-Pa- trie, plus de 1 200 logements seront construits dans la portion est du site Angus.Les deux premières phases de développement confiées au constructeur St-Luc Habitation progressent : déjà, 185 unités sont habitées et près de 300 devraient l\u2019être d\u2019ici la fin de l\u2019année.Retour en ville Dans Pointe-aux-Trembles et Rivières-des-Prairies, près de 30 projets totalisant quelque 2 500 logements (maisons et appartements) sont en cours.« Ce sont principalement des maisons unifamilia- les d\u2019une valeur de 100 000 à 125 000 $.Il s\u2019agit d\u2019une clientèle de premiers acheteurs, de jeunes ménages et de professionnels qui délaissent la banlieue pour revenir en ville », note Denis Cloutier, commissaire industriel, Pointe-aux-Trembles, Riviè- res-des-Prairies.La partie à l\u2019extrême est de l\u2019île bordée au nord et au sud par l\u2019autoroute 40 accueillera le futur golf comprenant deux parcours de 18 trous (amateur et professionnel).La construction du golf, au coût de 12 M$, est en cours; on y frappera les premières balles en 2001.Le développement résidentiel autour du golf comprendra 800 logements (maisons et appartements).Rareté sur le Plateau Sur le Plateau Mont-Royal, les terrains se font rares.De- Bonne continuité ! ER HE L'est de Montréal semble blen profiter d\u2019un mouvement de retour en ville.Sur le site Angus, entre autres, 1 200 unités seront construltes.vex a terminé la cinquième phase du Faubourg Laurier comprenant 170 unités.« En 2000, si nous voulons avoir du travail, il va falloir développer vers Villeray ou le Centre-Sud.Nous y avons trois projets de 24 unités de condominiums », indique Jean-Georges Thibault, associé.À l\u2019ouest de la rue Garnier, entre Papineau et Christophe- Colomb, le projet Les Cours du Parc Laurier (ou Habitation Chambord) de 400 condominiums développés sur les terrains du Canadien Pacifique par Varin a soulevé la colère de certains résidants du Plateau.« Nous avions fait des pressions auprès du promoteur et de la Ville de Montréal pour envisager la construction de 96 unités de logements sociaux sur ce site.Mais notre demande n\u2019a pas abouti », souligne Louis Marquis, coordonnateur, comité logement Plateau Mont-Royal, qui se plaint du processus de consultation de la Ville de Montréal.La deuxième phase du projet est en panne, puisque le terrain fait l\u2019objet d\u2019une évaluation par le ministère de l\u2019Environnement du Québec afin de déterminer les risques de contamination liés à cet ancien site d\u2019enfouissement.B ; | | ae EP SR Se > l\u2019est de Montréal 227 7m OUEN LES AFFAIRES / Samedi 13 mai 2000 BB La vie reprend sur le site des anciens Ateliers Angus Isabelle ans le quartier Rosemont- Petite-Patrie, la vie reprend de façon éclatante sur les immenses terrains (5,4 M de pi?) laissés inoccupés en 1992 par les ateliers ferroviaires du Canadien Pacifique (CP) autour du projet Angus.Quelque 500 M$ sur 10 ans devraient être investis dans cet ambitieux projet industriel, commercial et résidentiel, dont le CP est le maître d'oeuvre.Une tranche de 90 M$ a déjà été investie au cours des trois dernières années.Le Technopôle Angus, c\u2019est- à-dire la partie industrielle du projet, occupe 2,5 M pi?dans la partie ouest des anciens terrains du CP.Dans les murs des anciens Afeliers Angus, un mail industriel de 100 000 pi?a été aménagé, le Loco- Shop.Les gouvernements du Québec et du Canada ainsi que la Caisse d\u2019économie Desjardins des travailleuses et travailleurs du Québec, Fondaction (CSN) ont investi 8,5 M$ dans sa rénovation.Sept entreprises occupent 85 % du mail industriel et 115 emplois y ont été créés.Ouvert en juin 1999, il devrait afficher complet d\u2019ici juillet.Bien sûr, il y a encore loin de la coupe aux lèvres, puisque le Technopôle prévoit des investissements de 250 M$ sur une dizaine d'années, une trentaine de bâtiments et la création de 2 000 emplois.« Il y a 18 mois, le site était vide.Les terrains étaient encore contaminés.Quand nous sommes arrivés, on avançait avec la foi.Maintenant notre crédibilité est établie et il y a une demande qui se confirme de la part des entreprises.Nous négocions la construction de deux nouveaux bâtiments », dit Christian Yacca- rini, pdg de la Société de développement Angus (SDA).Des entreprises américaines et européennes auraient manifesté leur intérêt.Coup de pouce gouvernemental Le Technopôle appuie son offre sur la qualité de ses infrastructures, son accès facile au port, au centre-ville et aux grands axes routiers.« Nous proposons aux entreprises des bâtiments en loca- PHOTO: Jean-Guy Paradis.LES AFFAIRES HE Christian Yaccarini : « Maintenant notre crédibilité est établie et Il y a une demande qui se confirme de la part des entreprises.» tion sur mesure à des tarifs variant entre 7 $ et 12 $ le pi2.Et nous offrons divers services d\u2019accompagnement pour le financement, l\u2019exportation et la recherche de main-d\u2019oeuvre », précise-M.Yaccarini.La SDA voit l\u2019avenir avec confiance, d\u2019autant plus que dans son dernier budget le ministre des Finances, Bernard Landry, lui a donné un sérieux coup de pouce.Les entreprises installées sur le site bénéficieront pendant quatre ans d\u2019un crédit d\u2019impôt équivalant à 40 % des salaires de chaque nouvel emploi créé.Le programme s\u2019applique aux employés de production ou de commercialisation oeuvrant dans la fabrication ou la transformation de biens ainsi que dans le domaine environnemental.« C\u2019est le seul programme de crédit d\u2019impôt au Québec qui soit si large en termes d'activités et d\u2019employés admissibles.Comme nous visons les entreprises manufacturières créatrices d\u2019emplois, nous espérons pouvoir remplir notre site plus vite que prévu », dit M.Yaccarini.Mais le pdg déplore le manque de communication avec les autres municipalités.« Ville Saint-Laurent, par exemple, fait flèche de tout bois.Elle accapare déjà l\u2019aéronautique, la pharmacologie, les télécoms et veut encore les manufacturières.Il faudrait une concertation régionale.» Toutefois, la SDA loue ses bonnes relations avec la Chambre de commerce et d'industrie de l\u2019Est de l\u2019île de Montréal, qui a favorisé la venue de Bell Canada sur le site.La SDA a établi un partenariat intéressant.Bell installe la fibre optique sur le site et assume le coût des installations; en échange la SDA fait leur promotion.Commerces et résidences La portion est du site (2,2 M pi?) a été réservée au développement commercial et résidentiel.Plus de 1 200 logements y seront construits.Les deux premières phases de développement confiées au constructeur Saint-Luc Habitation progressent.Déjà, 185 unités sont vendues et habitées et près de 300 devraient l\u2019être d\u2019ici la fin de l\u2019année.« Ce sont des habitations de 1 000 à 1 900 pi?dont les prix varient de 110000 $ à 210 000 $.Les acheteurs proviennent du quartier ou de la banlieue.Nous sommes les premiers surpris; on assiste à une sorte de retour en ville », dit Pierre St-Cyr, coordonnateur du projet Angus, Groupe Immobilier Chemin de fer Canadien Pacifique (CFCP).Le parc des Ouvrières et le parc des Ferblantiers achevés l\u2019an dernier sont les premiers d\u2019une série de sept parcs que le Groupe Immobilier CFCP développera sur le site.Par ailleurs, la portion est des Ateliers Angus a été transformée en marché d\u2019alimentation.Un Loblaws y a ouvert ses portes a la mi-avril 2000.La Société des alcools devrait également ouvrir bientôt une succursale sur le site.M André Boisclair Ministre responsable de la Régie des installations olympiques Alain Riendeau Président de la Régie des installations olympiques Incontournable! Nous sommes également fiers de rappeler que le Parc olympique et les activités qui s'y tiennent fournissent de l'emploi permanent ou occasionnel à plus de mille personnes et génèrent des retombées économiques estimées à près de 125 La Régie des installations olympiques, fier partenaire de l'Est de Montréal La Régie des installations olympiques (RIO) est un fier partenaire du développement économique de l'Est de Montréal.Depuis plus de 25 ans, la RIO a développé de nombreux liens avec ses partenaires et est aujourd'hui reconnue comme un des moteurs économiques incontournables de la grande région de Montréal.Déjà fort impliquée dans le milieu, la RIO entend continuer à s'illustrer comme chef de file, particulièrement dans les secteurs sportifs et récréotouristiques.millions de dollars annuellement. Isabelle \u2018est de Montréal fonde de | eo espoirs sur la possibilité que la métropole québécoise s\u2019impose davantage à l'échelle continentale comme le centre majeur de distribution et de logistique.Près de 98 % des installations portuaires sont situées dans l\u2019est et le transport intermodal est très efficace.Mais la concurrence est vive : Toronto, New York, Columbus, Norkfolk-Newport, Memphis, Détroit, Chicago et Hartford font concurrence à Montréal comme plaques tournantes de premier plan.Toutefois, Montréal a plusieurs atouts pour convaincre les entreprises de s\u2019installer sur son territoire.« Montréal est devenue la porte d\u2019entrée B4 LES AFFAIRES / Samedi 13 mai 2000 du trafic de conteneurs en Atlantique Nord entre l\u2019Europe et les Etats-Unis.Près de 50 % des conteneurs qui transitent par Montréal proviennent des États-Unis ou y sont destinés », rappelle Ronald Pou- part, chargé de ce dossier à Montréal international.Précisons qu\u2019avec l\u2019explosion du commerce international, de plus en plus de produits transitent par les ports pour être ensuite distribués par voie terrestre à l\u2019intérieur des continents.« Cela a amené les entreprises à réorganiser leur réseaux de distribution et à concentrer leurs activités dans des hubs capables de servir les grands marchés régionaux comme ceux de l\u2019ALENA (Accord de libre- échange nord-américain) et de l\u2019Union européenne », dit M.Poupart.En 1996, le Canada a assoupli ses réglementations douanières, permettant aux entreprises de profiter d\u2019une zone non taxable (principe de la zone franche) à l'intérieur de leur entrepôt, pour autant qu\u2019elles se conforment à la législation canadienne.Elles peuvent donc procéder à des activités à valeur ajoutée comme la vérification du produit, l\u2019étiquetage, l\u2019assemblage ou l\u2019emballage avant de réexpédier les marchandises.Des avantages marqués Les résultats d\u2019études récentes lancées par le groupe de travail mis sur pied par Montréal international et dirigé par Phil O\u2019Brien, président de Devencore, sont encourageants.Plusieurs atouts pour s'imposer comme centre de distribution continental La région montréalaise afficherait un net avantage concurrentiel La première étude menée par la société-conseil Mercer visait à évaluer la compétitivité de Montréal en termes de distance, de coût, de sécurité et de productivité.La région montréalaise afficherait un avantage concurrentiel de 7 à 9 % sur Toronto et de 20 à 60 % par rapport aux villes américaines.Cet avantage marqué s\u2019explique par des coûts d\u2019exploitation (main- d'oeuvre et immobilisations) plus faibles.« Le chemin le plus court pour un bateau qui livre de la marchandise de l\u2019Europe vers Chicago ou de Chicago vers l\u2019Europe, c\u2019est en passant par le port de Montréal », souligne M.Poupart.Selon lui, le port de Montréal a développé une méthode très efficace.« Dès leur arrivée, les conteneurs peuvent L'édifice ouvert ses portes le 3 avril 1961.Pendant plusieurs années, ce centre s\u2019occupait de la livraison pour le secteur est de Montréal et des deux rives du St-Laurent.débuté un projet d\u2019expansion qui allait nous permettre de réunir toute notre force de vente pour Montréal et les environs dans ce méme édifice.Depuis 1995, le centre de vente situé sur le boulevard I\u2019 Assomption dessert toute la région métropolitaine et les régions avoisinantes.Saviez-vous que le centre de vente de Coca-Cola pour la région Montréal Métropolitain est situé en plein cœur de l'est de Montréal ?situé au Toute l\u2019équipe de Coca-Cola du boulevard l'Assomption vous souhaite un été 2000 beau & chaud \u2014 de toute façon, vous aurez toujours la possibilité de vous rafraîchir en vous offrant un bon Coke froid ! 2750 boulevard de I\u2019Assomption (entre Sherbrooke et Hochelaga) a En 1989, nous avons être chargés sur les rails.Au port de New York, les voies ferrées ont été supprimées des quais et la productivité en pâtit », explique M.Poupart.La deuxième étude réalisée par PricewaterhouseCoo- pers de Bruxelles portait sur l\u2019identification des marchés cibles.Un sondage effectué auprès d\u2019un large bassin de clients potentiels a révélé qu\u2019une soixantaine d\u2019entreprises européennes planifiaient des investissements en Amérique du Nord, soit pour un nouveau centre de production, soit pour réorganiser leur centre de distribution.La troisième étude réalisée par Nolin Larosée consistait à établir un plan de communication et du matériel promotionnel en fonction des avantages et perceptions de la région de Montréal.Création d\u2019un regroupement Par ailleurs, Montréal international entend créer un re- HE Montréal est devenue la porte d\u2019entrée du trafic de conteneurs en Atlantique Nord entre l\u2019Europe et les Etats-Unis.groupement des entreprises dans les secteurs du transport, de la distribution et de la logistique.Ce regroupement, nommé Montréal international distribution et logistique, devrait voir le jour d\u2019ici la fin juin 2000 et proposer une offre commune de services.Il reste à savoir s\u2019il existera un ou plusieurs centres de distribution.« L'entreprise pourra s\u2019installer où c\u2019est le plus intéressant pour elle en fonction du moyen de transport qu\u2019elle privilégie.Maintenant, il faut évaluer s\u2019il n\u2019y aurait pas avantage à avoir un site unique comme l\u2019a fait Rotterdam avec sa cité de la logistique et de la distribution », indique M.Poupart.M Transport routier : des progrès, mais beaucoup reste à faire La circulation dans l\u2019est de l\u2019île de Montréal reprend un second souffle.On attend beaucoup du récent plan de transport annoncé par le ministre Guy Chevrette, même s\u2019il faudra patienter plusieurs années avant l\u2019achèvement des travaux.L\u2019amélioration des infrastructures routières devrait permettre le développement de nouvelles entreprises.En attendant, les efforts sont mesurables.La transformation du boulevard Henri-Bourassa, qui s\u2019achevait en chemin de terre dans Montréal-Nord, en route à six voies et la prolongation de l\u2019autoroute 25, au- jourd\u2019hui réalisée jusqu\u2019à Henri-Bourassa, redonneront de la fluidité au secteur nord- est.Le futur aménagement du boulevard Bourget, joignant le boulevard Gouin et la rue Notre-Dame, complétera l\u2019axe nord-sud.Tous attendent la prolongation du boulevard Ville-Marie et la construction du pont reliant l\u2019autoroute 25 à Laval.Quant au transport en commun, il demeure une problématique dans certains secteurs.« La mise en place de voies rapides d\u2019autobus sur la partie sud et sur Henri-Bou- rassa devrait désenclaver la circulation », estime Jean- Guy Chaput, président-directeur général de Pro-Est.En attendant le prolongement jusqu\u2019à Anjou, qui faciliterait l\u2019accès des travailleurs au parc industriel, un service de taxi collectif dans le nouveau parc d\u2019affaires a été mis en place.Par contre, dans Pointe-aux- Trembles et Rivières-des- Prairies, les lacunes en transport en commun freinent l\u2019expansion des entreprises.« Elles ont du mal à recruter des employés devant assumer des quarts de nuit car il n\u2019y a pas de transport adapté à leurs horaires, dit Pierre Cloutier, commissaire industriel de l\u2019arrondissement.Nous étudions des solutions avec l\u2019Association métropolitaine de transport et la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM).» (IC) NH > Pest de Montréal ZZ LIEN LES AFFAIRES / Samedi 13 mai 2000 BS Les microentreprises pullulent sur le Plateau Mont-Royal Isabelle \u2019engouement suscité par le Plateau Mont-Royal attire de plus en plus de jeunes entrepreneurs.Le service d\u2019accueil de la Corporation de développement économique et communautaire (CEDEC) Centre Sud/Plateau Mont-Royal ne dérougit pas.Les appels répertoriés dans la catégorie entre- : preneuriat ont augmenté de 40 % par rapport à l\u2019an dernier.« Cette augmentation s\u2019explique en partie par notre statut de Centre local de développement (CLD) obtenu en juin 1998.Mais le fait est là : le Grand Plateau a un pouvoir d'attraction très puissant auprès des jeunes », dit Jean Lambin, chef d\u2019équipe, développement des affaires et entrepreneurship.Fait à noter : près de 25 % des personnes qui s\u2019adressent au CEDEC pour démarrer un projet résident à l\u2019extérieur du territoire.Depuis une quinzaine d\u2019années, la CEDEC s\u2019active au développement d\u2019un vaste territoire délimité par la voie PHOTO: Jean-Guy Paradis, LES AFFAIRES ferrée du Canadien Pacifique au nord et à l\u2019est, la rue Notre-Dame au sud et l\u2019avenue du Parc à l\u2019ouest.Quoique très différents dans leur réalité socioéconomique, les trois quartiers qui le composent, Plateau Mont-Royal, Centre Sud et Saint-Louis Mile End, se caractérisent par la forte proportion de petites et mi- croentreprises, compte tenu que l\u2019activité commerciale y est beaucoup plus forte que celle industrielle.On y dénombre quelque 1 200 entreprises.Près de Wu on MOLSON; | La bière comme on l'aime.J RE | 80 % des établissements ont 20 employés et moins.Plus de 40 % des entreprises oeuvrent dans le commerce de détail, l\u2019hébergement et la restauration, et procurent près de 20 % des emplois totaux (75 900).Fait à signaler, les travailleurs autonomes représentent 11 % de la main-d'oeuvre du territoire.En comparaison, l\u2019industrie manufacturière représente 14 % des emplois.Si le quartier du Centre Sud rassemble les plus grandes organisations (Molson, Hôpital Notre-Dame, Radio-Canada, HE Jean Lambin : « Le Grand Plateau a un pouvoir d'attraction très pulssant auprès des jeunes.» Télé-Québec, Gaz Métro) et procure le plus grand nombre d'emplois sur le territoire, c\u2019est aussi le quartier où les taux de chômage et de prestataires de sécurité du revenu sont les plus élevés.Par ailleurs, la CEDEC est en réflexion quant à sa politique d'intervention pour appuyer l\u2019un des secteurs forts du territoire, l\u2019industrie de l\u2019habillement.Elle regroupe environ 160 entreprises qui procurent 3 200 emplois : les entreprises manufacturières sont surtout dans le Mile End alors que le Plateau attire les designers.Sept fonds pour les PME Pour aider les sociétés en démarrage ou qui cherchent à s\u2019agrandir (à l\u2019exclusion des commerces de détail), la CE- DEC dispose de sept fonds.L'aide est octroyée sous forme de subventions ou de capital de risque et d\u2019investissement.En 1999, la CEDEC a injecté 350 000 $ dans 12 projets totalisant 850 000 $.Ainsi, 107 emplois ont été maintenus ou créés.« Nos fonds ont une petite portée.Ils ont plus un effet de levier que de programme structurant.Nous souhaitons d\u2019ailleurs développer un partenariat avec les banques et les caisses populaires du territoire pour mieux consolider la base financière de nos entreprises », dit M.Lambin.Le Programme Jeunes Promoteurs a donné naissance à 26 microentreprises et une cinquantaine d\u2019emplois.Le secteur de l\u2019économie sociale n\u2019est pas en reste.Depuis qu\u2019elle a obtenu le statut de CLD, la CEDEC a analysé une trentaine de projets d\u2019économie sociale créant 70 emplois dans le secteur récréotouristi- que, la culture, les services à la communauté, l\u2019alimentation.En 1999, l\u2019ensemble des projets généraient un chiffre d\u2019affaires de plus de 5 M$.« Les projets d\u2019économie sociale nécessitent un soutien financier fort pour coller à l\u2019activité économique.Nous devons trouver de nouveaux débouchés et nous assurer que les emplois créés sont durables et de qualité », dit M.Lambin.Nouvelles technologles De plus en plus, le territoire abrite des entreprises de la nouvelle économie.L'an dernier, la CEDEC dénombrait 180 firmes dans le secteur du multimédia.Près de 77 % font moins de 1 M$ de ventes par année.Attirées par le dynamisme commercial et les grandes firmes de communication, 42 % sont établies dans Saint- Louis Mile End, surtout sur'le boulevard Saint-Laurent, 37 % dans le Centre Sud et 21 % sur le Plateau Mont- Royal.« Ces entrepreneurs n\u2019ont pas le look complet-veston.Ils viennent ici pour l\u2019ambiance, l\u2019accessibilité et les loyers moins élevés que dans le Faubourg des Récollets.Il leur faut du financement adapté et des locaux.Sinon, quand ils auront pris de l\u2019expansion, resteront-ils là ?», se demande M.Lambin.ll de Montréal NE MANQUEZ PAS NOS PROCHAINES ACTIVITES: Chambre de commerce et d'industrie de l\u2019Est de l\u2019île prem odeng Est = SERVICE D\u2019AIDE À EXPORTATION Gala Honneur et Mérite 2000: 25 mai 2000 au Locoshop Angus Soirée Reconnaissance: 14 juin 2000 Tournoi de golf « 31 août 2000 au Centre de golf Le Versant à Terrebonne Réservez vos places dès maintenant ! Téléphone: (514) 354-5378 Télécopieur: (514) 354-5340 Internet: http://www.ccieim.qc.ca 5790, Pierre-de-Coubertin, bureau 201 * Montréal (Québec) HIN IR4 eon é BG LES AFFAIRES / Samedi 13 mai 2000 Isabelle .Montréal, divers bureaux A: tourisme indépendants ont été mis sur pied pour revitaliser leur quartier.Ces organismes sans but lucratif, reconnus par Tourisme Montréal, s\u2019impliquent dans l\u2019animation, la promotion et la production d\u2019événements.Tourisme Hochelaga-Mai- sonneuve (T.H.M.), créé il y six ans, récolte les fruits de ses efforts : « Nous avons enfin assis notre crédibilité auprès des médias et des gens du milieu.Oui, notre quartier est pauvre, nous ne pouvons pas l\u2019ignorer, mais il y a aussi toute une richesse patrimoniale à découvrir.Nous avons aussi une grande variété d\u2019événements culturels qui méritent le déplacement », lance Isabelle Habita, responsable, promotion et mise en marché, fannée qu\u2019on lui rabâche toujours les mêmes clichés.Avec un budget de 1 M$ par année, l\u2019équipe permanente de 13 personnes ne lésine pas sur les outils promotionnels : guide touristique diffusé à 60 000 exemplaires, site In- ternet, affiches, dépliants, représentations dans les salons de tourisme, lancements d\u2019événements.Rien n\u2019est laissé au hasard.Depuis trois ans, une dizaine de comédiens animent le circuit Sur les traces de la Bolduc.Le répertoire de la célèbre chanteuse est prétexte à la découverte de l\u2019architecture du quartier.Les Concerts populaires de Montréal à l\u2019amphithéâtre Maurice Richard sont maintenant produits par T.H.M.Le parc Mai- sonneuve accueille une foule d\u2019événements gratuits comme - La Grande Rencontre, Vues d'Afrique, la Fiesta latine et de nombreux spectacles pour enfants.Ils attirent près de 3 000 personnes chaque fin de semaine.« Nous visons les touristes étrangers mais aussi les gens du centre-ville.Les retombées économiques ne sont pas encore connues, mais les visiteurs savent qu\u2019il y a plus à voir que le Stade Olympique et le Biodôme.Les résidants aussi redécouvrent leur quartier », affirme Mme Habita.Pour le moment, les activités sont toutes orientées vers la période estivale, mais Le tourisme, vecteur de revi Des visites guidées permettent aux visiteurs de mieux s\u2019imprégner de l\u2019amblance Plateau et de son architecture.T.H.M.est en réflexion pour animer la saison hivernale.Plateau Mont-Royal Depuis qu\u2019en 1997 un magazine alternatif américain a reconnu le Plateau comme le quatrième quartier le plus hip en Amérique du Nord, plu- sieurs médias ont amplifié le phénomène.L\u2019an dernier, les kiosques d\u2019information enregistraient quelque 20 000 visiteurs, comparativement à 3 500 en 1997.Plus de la moitié des visiteurs sont québécois (57 %); 16 % sont américains et 13 % français, « Les touristes qui viennent ici veulent passer inaperçus, se fondre dans la foule et vivre comme les résidants.Ce n\u2019est pas une trappe à touristes comme le Vieux-Mont- réal », dit Suzanne Le Com- des quartiers te, coordonnatrice des communications de Tourisme Plateau Mont-Royal, organisme créé en 1995.Avec son équipe permanente de quatre personnes et un budget de fonctionnement annuel de 200 000 $, l\u2019organisme agit sur les territoires des quartiers Saint-Louis, Mile End et le petit Plateau.- Là aussi, un guide touristique diffusé à 80 000 exemplaires et un site Internet offrent une visibilité aux membres de l\u2019organisme.L'historique du quartier, les restaurants, l\u2019hébergement, les commerces, les évé- nements et les activités y sont répertoriés.Chaque mois, près de 4 000 internautes visitent le site Internet.En 1997, on recensait 2 420 organismes culturels sur le Plateau Mont-Royal.« Si on se fie aux annuaires, on a 10 % de tous les organismes culturels du Québec.On y retrouve pêle-mêle musées, librairies, maisons de la culture, associations culturelles », note Philippe Beaudoin, de la Corporation de développement économique et communautaire (CEDEC) Centre Sud/Plateau.Tout au long de l\u2019année, de nombreux festivals et événe- ments spéciaux animent le quartier.Du Festival de théâtre des Amériques aux concerts de musique classique en passant par le Concours international de Châteaux de sable, il y en a pour tous les goûts.Visites guidées Du 24 juin au 10 septembre, des itinéraires et cinq visites guidées permettront aux visiteurs de mieux s\u2019imprégner de l\u2019ambiance Plateau et de son architecture.L\u2019attrait pour ces visites progresse.« En 1999, il y a eu 32 départs, comparativement à 16 l\u2019année précédente.Nous sommes surpris, mais la majorité des visiteurs sont des résidants ou viennent de la périphérie de Montréal », précise Mme Le Comte.D\u2019autres circuits sur le Mile End, à l\u2019ouest de Saint-Lau- rent, proposent des haltes avec repas dans les restaurants ethniques.La nouvelle place Gérald Godin face au métro Mont-Royal servira cet été de vitrine aux artistes du quartier.Dès juin, un marché de la poésie animera l\u2019esplanade.Rivière-des-Prairies Pointe-aux-Trembles Soyez au coeur de l'action 10 millions de pieds carrés de terrains disponibles P 6 parcs industriels Axes routiers majeurs Programme d'aide financière Main-d'oeuvre qualifiée Développement de l'Est (514) 872-3578 > Ville de Montréal ressources hurgaines ain partenaite préS dss gens | Sécurité de la vieillesse sei nements commandes de Relevés d'emploi formation sur le Code canadien du travail formation sur le Fonds du Canada pour la créations d\u2019emplois | Information sur la Stratégie emploi jeunesse | et sur les programmes à l\u2019intention des jeunes Le Centre de ressources humaines du Canada.Est de Montréal 7101, rue Jean-Talon Est Anjou (Québec) H1M 3A4 Tél.: (514) 355-3330 Téléc.: (514) 355-8914 www.qc.hrdc-drhc.gc.ca Canad?Développement des ressources humaines Canada Human Resources Develonment Canada + res ee See are ere = > Lest de Montréal (UN LE LES AFFAIRES / Samedi 13 mai 2000 BF Le Studio du Cirque du Soleil, le coeur culturel de l'Est Isabelle à réputation du Cirque du Soleil sur le plan artistique n\u2019est plus à faire.Mais derrière les coulisses se cache une énorme machine entrepreneu- riale dirigée par Guy Laliberté, le saltimbanque fondateur, et Daniel Gauthier, son complice de toujours.Surtout connu pour la création et la diffusion de spectacles prestigieux aux quatre coins du monde, le Cirque du Soleil a aussi su exploiter ses créations en diverses activités commerciales.Près de 2 100 employés dont 500 artistes se sont HN C'est au siège soclal international dans le Cirque du Soleil Images, gère des productions audiovisuelles, films, séries télévisées, émissions spéciales ainsi que la production d\u2019une douzaine d'albums, trames sonores des différents spectacles.Il s\u2019agit de transposer dans ces médiums la magie retrouvée dans nos productions », dit Brigitte Bélanger, relationniste.Le catalogue de la division multimédia compte déjà un spécial télé Cirque du Soleil Presents Quidam, Alegria, le film, un long métrage inspiré du film du même nom à l\u2019affiche en 1999, et Passages - Journeÿ of Man, le premier film grand format 3D-2D produit par le Cirque.quartier Saint-Michel que nalssent encore tous les concepts et les éléments scéniques des spectacles.joints aux troupes du Cirque du Soleil dans le monde; la croissance des emplois a été de plus de 50 % en trois ans.C\u2019est au Studio, le siège social international implanté au coeur du quartier Saint-Michel depuis 1997, que se prennent toutes les décisions.C\u2019est là encore où naissent tous les concepts et les éléments scéniques des spectacles.Il faut dire que l\u2019édifice est impressionnant : d\u2019une superficie de 15 300 m2, il compte entre autres trois salles d\u2019entraînement, un atelier de décors, un atelier de costumes et des bureaux.C\u2019est dans cet étonnant complexe immobilier qui a nécessité des investissements de 40 M$ que s'activent les quelque 600 employés de Montréal.Multimédia et produits dérivés Si les spectacles demeurent sa principale source de revenus (85 %), le Cirque du Soleil a diversifié ses activités dans le multimédia et la vente de produits dérivés.« Notre division multimédia, Ce film est une fiction illustrée par des numéros du Cirque du Soleil, ayant pour toile de fond certains des sites naturels et historiques les plus extraordinaires de la planéte.Il est à l\u2019affiche dans plusieurs salles en Amérique du Nord depuis le début mai.Cirque du Soleil Images travaille actuellement à l\u2019élaboration d\u2019une série d\u2019émissions de variétés produite par le Groupe TVA International et-qui devrait être diffusée en 2001.D\u2019autres projets de séries télévisées sont en cours.Par ailleurs, la vente de toute une gamme de produits dérivés des spectacles (vêtements, accessoires, objets de décoration, disques compacts, vidéos, livres) est en pleine expansion.Les amateurs peuvent se les procurer dans Internet ou encore à Walt Disney World, en Floride, où une boutique pilote présentant 200 produits a ouvert ses portes en décembre 1998.La cyberboutique a reçu 5 000 commandes en 1999.Grâce à cette diversification, le chiffre d\u2019affaires du Cirque du Soleil aurait doublé au cours des deux dernières années, soutient Mme Bélan- ger, qui n\u2019a cependant pas voulu préciser les revenus.Mais toujours, les spectacles sont à l\u2019honneur : sept productions tiennent présentement l\u2019affiche dans divers coins de la planète, et pour gérer le développement de ces spectacles, le Cirque du Soleil a établi des sièges sociaux régionaux à Singapour, Amsterdam et Las Vegas.Ses succès commerciaux ne lui font cependant pas oublier les jeunes en difficulté.Près de 1 % des revenus de la billetterie sont alloués à des oeuvres philanthropiques.Un de ses principaux programmes, Cirque du Monde, utilise les arts du cirque comme moyen de réinsertion so- Comptez ciale dans une vingtaine de pays des cinq continents.Par ailleurs, l'implantation de l\u2019entreprise dans le complexe environnemental Saint- Michel a contribué à la revitalisation culturelle du quartier.« Nous avons créé près du siège social la Place du Chapiteau, où ont lieu les représentations du Cirque du Soleil lors de leur passage à Montréal.En et fiable.Le gaz naturel.Une ressource abondante, économique.88% des institutions, commerces et industries sur le réseau de Gaz Métropolitain ont choisi le gaz naturel comme principale,source d'énergie.Les raisons ?Gaz Métropolitain leur garantit la fiabilité d'approvisionnement, des coûts plus avantageux à l\u2018usage que l\u2019électricité ainsi que des produits et services performants.Rien d'étonnant à ce que Gaz Métropolitain soit devenu l\u2019un des principaux partenaires énergétiques du Québec.On peut compter sur son énergie en tout temps ! 1 800 567-1313 www.gazmetro.com Gaz us Metropolitain SOURCE D'AVENIR association avec la Ville de Montréal, le Studio accueille chaque été les Dimanches du Cirque, où sont proposés des brunchs gratuits en plein air pour toute la famille, avec animation », dit Mme Bélanger.Actuellement, l\u2019artiste Jean- Paul Ganem exécute, sur le site du complexe, une oeuvre environnementale intitulée Le Jardin des Capteurs. BS LES AFFAIRES / Samedi 13 mai 2000 Isabelle \u2019école-entreprise Inser- | coin a fait le pari de réinsérer par le travail salarié de jeunes adultes en difficulté.Elle se spécialise dans le recyclage d\u2019ordinateurs et offre une gamme de produits et de services informatiques.Installée dans le Loco-shop du Technopôle Angus, l\u2019entreprise a commencé ses activités en novembre 1998.Après un an, elle a réalisé des ventes de 600 000 $ et vise 1 M$ pour l\u2019année en cours.mier volet d\u2019un programme de réinsertion sociale et professionnelle issu du projet CIFER (Centre intégré de formation en environnement et recyclage d'ordinateurs) amorcé en juin 1997.Les deux autres volets, destinés au même public, qui consistent à offrir de la formation secondaire et professionnelle et de la formation collégiale, sont en cours d'implantation.Chaque année, Insertech-Angus peut accueillir une quarantaine de jeunes de 18 à 25 ans.Le pro- Insertech-Angus est le pre-' PHOTO Jean-Guy Paradis, LES AFFAIRES gramme de réinsertion sociale - et professionnelle dure six mois.Ils touchent un salaire de 7 $ l\u2019heure pour une semaine de 35 heures.« Il s\u2019agit de plonger les jeunes dans une expérience réelle de travail », dit Agnès Beaulieu, directrice générale.« On leur établit un plan d'action personnel et professionnel qu\u2019ils doivent suivre.Ils ont des objectifs de production et de qualité.Ils doivent se familiariser avec la vie d\u2019une entreprise.Cela signifie savoir travailler en équipe, respecter les horaires, etc.Limpériale à l\u2019est de l'île * Marques de commerce de la Compagnie Pétrolière Impériale Ltée.Pétrolière Impériale, licencié.Nous voulons que cela leur serve de tremplin pour une nouvelle vie », explique-t-elle.La majorité de ces jeunes adultes sont des décrocheurs.Leur niveau de scolarité ne dépasse pas le 2e ou 3e secondaire.Ils n\u2019ont aucune expérience de travail, parfois aucun revenu, mais tous vivent des problèmes sociaux.Le recrutement se fait par l\u2019entremise des organismes communautaires, ou par des annonces dans les journaux locaux, dans les lieux qu\u2019ils fréquentent, les arcades, les clubs vidéo ou tout simplement par le Lest de Montréal Insertech- Angus | innove dans la réinsertion sociale Hl Agnès Beaulieu : « Nos jeunes ont des objectifs de production et de qualité.Ils doivent se famillariser avec la vle d\u2019une entreprise.» bouche à oreille.« Nos jeunes travaillent à l\u2019atelier d'assemblage et dans les autres secteurs de l\u2019entreprise, selon leurs habiletés.Ils reçoivent aussi des cours sur les normes du travail, la recherche d\u2019emploi », ajoute Mme Beaulieu.Actuellement, une vingtaine de jeunes sont en formation et leur apprentissage.Certains ont choisi d'intégrer le marché du travail, d\u2019autres de retourner aux études.Mais ce n\u2019est pas toujours facile : « Nous sommes toujours à la recherche de stages ou d'emplois stables pour nos finissants.Ils sont très motivés et nous garantissons leur formation », souligne Mme Beaulieu.500 ordinateurs par mois En recyclant des ordinateurs usagés, Insertech-Angus offre des produits remis en état et rehaussés pouvant être combinés à des appareils neufs de type Pentium III.Elle produit ainsi chaque mois quelque 500 ordinateurs.Un service de réparation et d'entretien à domicile pour ordinateurs IBM et Macintosh est assuré par des techniciens confirmés.Ses produits et services sont vendus aux écoles, aux organismes éducatifs et sociaux, et aussi à des individus, une clientèle que l\u2019entreprise cherche à développer afin de contribuer à la réinsertion des jeunes.Par ailleurs, toute personne ou entreprise souhaitant faire don d\u2019ordinateur usagé peut s'adresser à Insertech.Selon l\u2019état de la machine, un reçu pour fins d'impôt sera délivré.= une cinquantaine ont terminé Une action concertée pour l'aménagement des rives du fleuve Saint-Laurent L'aménagement des rives et des îles du Saint-Laurent situées sur le territoire de l\u2019est de Montréal prend forme.La corporation de promotion et de développement du Croissant de l\u2019Est, créée en juin dernier, sera chargée d\u2019en harmoniser le développement et d\u2019en faire la promotion à des fins écologiques, éducatives et récréotouristiques.Le territoire concerné s\u2019étend vers l\u2019est depuis le pont Jacques-Cartier jusqu'aux îles de Verchères et de Contrecoeur.Il comprend les archipels de l\u2019île de Sainte-Thérèse, de Boucherville et de Varennes, la rive est de l\u2019île de Montréal, le parc Marie-Victorin et la promenade René-Lévesque, ainsi que les îles de Verchères.« Notre grand défi était de pouvoir rallier les 13 municipalités.Jusqu\u2019à présent, elles ont toutes développé à leur façon l\u2019aménagement de leurs sites.Mais il n\u2019y avait pas de plan d\u2019ensemble ni d\u2019actions concertées », dit la directrice générale, Sylviane Di Folco, embauchée au début de l\u2019année.Croissant de l\u2019Est commencera par recenser tout ce qui existe déjà tels les points d\u2019observations, les quais, les marinas, les pistes cyclables.« Nous définirons ensuite des stratégies pour permettre aux municipalités de mieux planifier leurs projets d\u2019aménagement.» De nouveaux projets de plages, de débarcadères, de rampes de mise à l\u2019eau et de navettes fluviales devraient voir le jour prochainement.Le budget de fonctionnement de la corporation est soutenu pour trois ans par le Fonds de développement de la Métropole qui contribue jusqu\u2019à un maximum de 150 000 $ par année.« Nous cherchons d\u2019autres partenaires financiers au fédéral, provincial et municipal.Nous visons 900 000 $ sur trois ans », ajoute Mme Di Folco.Le Croissant de l\u2019Est est l\u2019un des cinq bassins s\u2019inscrivant dans le projet du Grand Montréal Bleu, un concept adopté en 1995 lors du Colloque des préfets et des maires du Grand Montréal.(IC) H LE PARC D'AFFAIRES ANJOU C\u2019EST SAVOIR CHOISIR Par Uentremise de son commissariat industriel, met son savoir-faire des gens d\u2019affaires.Télécopieur : (514) 493-8089 Site Web : www.ville.anjou.qc.ca Courriel : commissariat.industriel@ville.anjou.qc.ca la Ville d'Anjou entre les mains Téléphone : (514) 493-8086 MN Isabelle a baisse des activités de | ini aéronautique aux Etats-Unis en 1997-98 aurait pu faire trés mal a Mi- nicut International.Heureusement, l\u2019entreprise d\u2019Anjou, spécialisée dans la fabrication précision, a eu assez de mordant pour s\u2019en remettre.Tout de même, les revenus chuté de 25 % en 1999.« Cela a été une bonne occasion d\u2019aller chercher d\u2019autres débouchés, notamment dans le marché de l\u2019automobile et celui de l\u2019usinage industriel.Nous y pensions déjà depuis quelques années, car l\u2019industrie aéronautique est très cyclique », indique Eduardo Minicozzi, vice-président exécutif.D'autant plus que ce n\u2019était pas la première fois que Mini- cut pâtissait des creux économiques.À la fin des années 1980, la récession lui avait coûté la moitié de son chiffre d\u2019affaires et de ses employés.C\u2019est à ce moment que Lino qu\u2019elle retirait de Boeing ont \u20ac d\u2019outils de coupe de haute gf\u201d Saputo est intervenu en acquérant 50 % du capital-actions de cette PME familiale fondée en 1963 par Alfonso Minicozzi, qui est toujours président.Minicut, qui a fait un chiffre d\u2019affaires de 15 M$ en 1999, tente de poursuivre sa diversification en intégrant dans sa gamme des outils qu\u2019elle distribuerait pour l\u2019industrie du meuble et le marché militaire.L'originalité et la force de l\u2019entreprise reposent sur des produits brevetés partout dans les pays industrialisés, le Mi- nicut et Megamill, une famille de fraises de haute précision.Imaginez jusqu'où votre entreprise peut aller.Le Fonds de solidarité FTQ est un partenaire financier solide qui, en plus de contribuer # à la croissance de votre entreprise, est un outil majeur de développement dans tous les secteurs de l'économie québécoise.1 800 361-5017 www.fondsftq.com « La géométrie de ces outils est unique et permet d\u2019augmenter la productivité dans l\u2019usinage des métaux, surtout l\u2019aluminium.Ils nous ont permis de percer dans les marchés de haute technologie », explique M.Minicozzi.Les produits brevetés sont en voie d\u2019être vendus sous licence afin d\u2019atteindre les marchés où la PME n\u2019est pas présente.« Certains de nos compétiteurs sont très importants.Ils sont capables de mettre des produits sur le marché plus vite que nous.Alors la vente sous licence devient une FONDS de solidarité FTQ La force du travail > Lest de Montréal £77 ON MW Selon Eduardo Minicozzi, les difficultés de l\u2019industrie aéronautique américaine ont fourni l\u2019occasion idéale de chercher d'autres débouchés.solution intéressante », dit-il.Minicut fabrique aussi des outils standards.Son catalogue présente près de 6 000 outils coupants.Le département de recherche et développement planche sans cesse sur de nouvelles générations de fraises et d\u2019autres types d\u2019outils.L'entreprise de 125 employés y consacre entre 5 à LES AFFAIRES / Samedi 13 mai 2000 BY \" 7 % de son chiffre d\u2019affaires.Elle établit des partenariats de recherche avec sa clientèle pour développer des outils spéciaux faits sur mesure selon leurs applications spécifiques.Ces partenariats représentent 40 % du chiffre d\u2019affaires.Forte présence à l\u2019étranger L'entreprise ne réalise que le quart de son chiffre d\u2019affaires au Canada, comparativement à près de 60 % aux États-Unis.Le reste de ses revenus provient de l\u2019Europe et de l\u2019Asie (Japon, Corée, Taïwan).Minicut International explore de nouveaux secteurs L'entreprise d'Anjou exporte ses outils de coupe dans plusieurs pays Minicut s'appuie sur un fort réseau d'agents et sur ses centres de distribution à Atlanta, Los Angeles, Paris et Rome.L'entreprise sert les grands de l'aéronautique comme Boeing, Northrop, McDonnell Douglas, Deutsche Aerospace, Pratt & Withney, Cana- dair, Bell Helicopter, De Ha- villand.Les négociations entamées il y a deux ans avec le fabricant italien d\u2019hélicoptères Augusta se poursuivent.Le nombre d\u2019employés devrait passer de 125 à 150 d\u2019ici 2001, en raison de nouveaux contrats et de la reprise du marché aéronautique américain.ll Superbe parcours championnat p 18 trous éxécutif normale 3, (125 à 205 vèrg Verts entièrement de Bent Grass = Immense terrain de pratique éclairé (514) 353-5353 www.golfmetropolitainanjou.com Pour plus de renseignements sur les investissements au Fonds de solidarité FTQ, communiquez avec la personne responsable dans chacun des secteurs ou appelez Johanne Carignan, à Montréal au (514) 383-8383 ou, ailleurs au Québec, au 1 800 361-5017.jcarignan@fondsftq.com .NOUVEAU PAVILLON avec salles de\u201d réceptions et restaurant Galeries d'Anjou) EA ana he B10 LES AFFAIRES / Samedi 13 mai 2000 \u201cnuméros du magazine : : ARES Abonnez-vous maintenant et profitez des avantages de cette offre spéciale : @ une économie de 76 $ sur le prix en kiosque; @ en plus, recevez 12 fois par année le magazine AFFAIRES PLUS; \u201c @ recevez aussi nos 6 cahiers hors série annuels dont LES AFFAIRES 500; # : @ profitez de la livraison à domicile; © la liberté d'interrompre votre abonnement en tout temps; = \u201c @ le service vacances: nous pouvons faire suivre vos numéros à votre lieu de vacances, et ce sans frais (au Canada).i - + Abonnez-vous dès maintenant ! + (D OUI, je profite de l\u2019oftre spéciale d'abonnement.Je recevrai pendant un an au prix de 59,95 $ (+ taxes = 68,96 $) : B2 numéros du journal LES AFFAIRES, + 12 numéros du magazine AFFAIRES PLUS, + 6 cahiers hors série, dont LES AFFAIRES 500.© Tél.: (514) 392-2010 ou 1 800 361-7215 © Télécopieur : (514) 392-4724 @ Courriel : abonnement @transcontinental.ca © Poste : Service des abonnements, 1100, boul.René-Lévesque Ouest, 24° étage, Montréal (Québec) H3B 4X9 Nom Prénom Nom de l'entreprise Fonction Adresse Ville Province Code postal Tél.Mode de paiement QO Cheque ou mandat à l'ordre du journal LES AFFAIRES D Envoyez-moi la facture LU) Paiement par carte de crédit Q visa O MASTERCARD O AMERICAN EXPRESS N° de cart e care [I U LU U IL ALI LH14 11 Expiration Signature: T°\" Liste d'abonnés : si vous désirez que votre nom ne figure pas sur la liste d'abonnés qu'il nous arrive de mettre à la disposition d'entreprises dont les produits pourraient vous intéresser, veuillez cocher ici O.1007 l\u2019est de Montréal C Techmire vise entre 75 M$ et 100 M$ d'ici cing ans L'entreprise d'Anjou exporte dans plus de 30 pays isabelle echmire, d\u2019Anjou, con- | 2 une croissance moyenne annuelle d\u2019entre 10 et 15 %.Cette croissance très honorable est due en bonne partie à l\u2019élargissement de nouveaux marchés.L'entreprise, spécialisée dans la conception et la fabrication de machines pour le moulage sous pression de composantes de haute précision en zinc et en plomb, affichait en 1999 un chiffre d\u2019affaires de 16,6 M$.Mais, inscrite à la Bourse de Toronto, Techmire a d\u2019autres ambitions afin de satisfaire ses actionnaires.Elle compte pousser son chiffre d\u2019affaires entre 75 et 100 M$ d\u2019ici cinq ans.« Nous procéderons par acquisitions.Nous sommes à la recherche de manufacturiers complémentaires axés sur l\u2019ingénierie et capables de procurer une valeur ajoutée très élevée.Et, bien sûr, nous compterons aussi sur des partenaires avec qui nous partageons une vision commune », explique Stephen J.May, président et chef de la direction.Une alliance a ainsi été conclue, en juin dernier, avec la Corporation Normandin Capital, une banque d\u2019affaires, pour cibler des acquisitions.En attendant de les trouver, le chiffre d\u2019affaires prévu pour .2000 est de 18 M$.Techmire compte deux usines à Anjou où travaillent 100 employés.Ses équipements sont vendus à une variété d\u2019entreprises manufacturières oeuvrant entre autres dans l\u2019électronique, l\u2019automobile et les télécommunications.Ils servent à la fabrication de petites pièces qui se retrouvent dans une vaste gamme de produits : ordinateurs, téléphones, automobiles, stylos à bille, briquets ou serrures.Afin d\u2019offrir à sa clientèle une gamme de produits et services plus large, elle a créé en 1996 sa filiale TCM Précision, spécialisée dans la fabrication de moules, qui occupe la seconde usine d\u2019 Anjou.innovation, un mot clé La stratégie commerciale de Techmire tient à un mot clé : innovation.Elle doit être en mesure de produire des équipements à la fine pointe de la technologie en réduisant ses coûts afin que sa propre clientèle puisse, elle aussi, produire pour moins cher.Techmire investit annuellement près de 4 % de son chiffre d\u2019affaires en recherche et développement, selon M.May.« Nous améliorons sans cesse la fiabilité des machines pour réduire le coût de leur entretien.Il faut aussi innover en pensant que nos machines Lyne Simoneau Tél.: LE GROUPE CONSEIL G.LE.INC.INGENIEURS-CONSEILS : * environnement : Phases | à IV * bâtiment : accrédité AMCQ * géotechnique et géologie contrôle de la qualité des matériaux * thermographie infrarouge * analyses légales pour les vices-cachés (ex.pyrite) * dalles de garages 13 200, boul.Métropolitain Est, bureau 201, Montréal (Québec) H1A 5K8 (514) 642-4949 * Fax : (514) 642-6332 i 2 frins développer L'INCONTOURNABLE © DANS VOS DÉCISIONS D D'AFFAIRES ! +.un sheitieur esprit d'équipe | E : FE 4567, RUE HOCHELAGA http://www.ymcahm.com 255-4651 \"wn [© 0'ans ! YMCA PHOTO : Jean-Guy Paradis, LES AFFAIRES Bl Stephen J.May : « Nous procéderons par acquisitions.Nous sommes à la recherche de manufacturiers complémentaires axés sur l\u2019ingénierie.» peuvent couvrir toujours plus d\u2019applications », explique M.May.Ainsi est née la nouvelle série de machines de moulage sous pression NTX.La petite dernière, la NTX 24, est une machine à vitesse élevée conçue pour la production de petites composantes de précision.Elle peut produire deux fois plus que le modèle précé- dent.Et deux autres modèles permettent d'ouvrir de nouveaux marchés, comme celui de la quincaillerie ornementale.En plus des machines standards, l\u2019entreprise conçoit aussi pour sa clientèle des systèmes personnalisés complets, ainsi que de l\u2019outillage et des accessoires.Exporter pour être moins fragile Les équipements de Tech- mire sont exportés dans une trentaine de pays.Près de 50 % de son chiffre d\u2019affaires est réalisé aux Etats-Unis et 40 % en Europe, Asie et Amérique du Sud.C\u2019est dire que le Canada ne représente que 10 % de son marché.« Nous abordons la Chine et Taïwan où nous recherchons des distributeurs.Nous voulons étendre le plus possible notre distribution géographique en fonction des secteurs d'industrie de nos clients.Ainsi, nous sommes moins fragiles vis-a-vis des cycles économiques », précise M.May.Techmire mise d\u2019ailleurs sur des techniciens qui ont reçu de la formation par rapport à ses produits dans toutes les parties du monde.Sa filiale américaine à part entière, Techmire USA, située à Détroit, dispose d\u2019une salle de ventes, d\u2019un entrepôt de pièces, et s\u2019assure du service à la clientèle.Il F > test de Montréal (UN Spécial LES AFFAIRES / Samedi 13 mai 2000 B14.Aquam domine le marché de l'équipement de piscines publiques La PME compte plus de 400 produits dans son catalogue Isabelle out baigne pour Aquam ! Ë l\u2019espace d\u2019une dizaine d\u2019années, cette PME du quartier Rosemont spécialisée dans la conception, la fabrication et la distribution d\u2019équipement et d'accessoires de piscines a inondé 80 % du marché québécois et 50 % du marché canadien.Son secret : avoir misé sur le marché institutionnel, la créativité et la qualité.Aquam fournit les piscines des municipalités, des écoles et universités, des parcs nationaux et provinciaux, des YMCA, des hôpitaux.Au début de l\u2019entreprise en 1987, son fondateur Mario Durocher n\u2019a que 22 ans.Sauveteur et instructeur de natation, il connaît bien le milieu.« Je me suis aperçu que l\u2019aspect ludique se développait de plus en plus dans les piscines publiques.Avant, les produits étaient peu attrayants.J\u2019ai alors imaginé différents produits ludiques au design original et je me suis lancé.Pendant un an, mon appartement m'a servi de bureau », dit-il.ce moment, près de 70 % de l'équipement acheté pour les piscines publiques venait de l\u2019Ontario.C\u2019est en faisant la tournée des piscines, en démontrant comment utiliser cet équipement et en le laissant en démonstration que M.Durocher a convaincu sa clienté- le de l\u2019originalité et de la qualité de ses produits.Aujourd'hui, Aquam présente dans son catalogue en couleurs 400 produits dont une soixantaine ont été créés par son équipe de trois designers.Il s\u2019agit d\u2019équipement récréatif, de sauvetage, d\u2019entraînement et d'entreposage.Par exemple, Aquam a créé de nouvelles chaises de sauveteur très ergonomiques, une planche dorsale de sauvetage, une ceinture de sauvetage aquatique et une multitude de jouets en mousse originaux.« Certains compétiteurs ont essayé de nous copier.Mais leur design et leur qualité étaient déficients.Nos produits, très sécuritaires, se sont H Le vice-président d\u2019Aquam, Alain Challfoux (à gauche), pose en compagnie du président, Mario Durocher.imposés d\u2019eux-mêmes.Ils sont devenus des standards de l\u2019industrie », dit M.Durocher.Cap sur l\u2019exportation Les États-Unis représentent un marché où le potentiel de ventes est au moins 20 fois plus important qu\u2019au Canada, et Aquam n\u2019entend pas laisser passer sa chance, selon M.Durocher.« Là-bas, les produits récréatifs commencent à peine à émerger dans les piscines institutionnelles, et c\u2019est nous qui avons commencé à développer ce marché.» Par exemple, Aquam a conçu pour les Américains une plate-forme modulaire d\u2019enseignement ajustable selon la taille des enfants.PHOTO: Jean-Guy Paradis, LES AFFAIRES « Mais imaginez qu\u2019à l\u2019Université de Berkeley, il y a sept piscines olympiques; le potentiel est considérable ! » Depuis 1998, Aquam tire près de 14 % de ses revenus de ses ventes aux États-Unis, une percée qui lui a permis d'enregistrer une croissance de 15 %.Et d\u2019ici 2005, elle entend doubler son chiffre d\u2019affaires grâce à l\u2019exporta- tion.Les marchés australien et européen sont aussi en développement.M.Durocher n\u2019a toutefois pas voulu divulguer son chiffre d\u2019affaires.Par ailleurs, Aquam vend une quinzaine de produits à des magasins, mais ce n\u2019est qu\u2019une infime partie de ses ventes.« Cette clientèle est moins exigeante en termes de qualité; elle achète beaucoup de produits fabriqués en Asie et nos prix ne sont pas les plus compétitifs.» Aquam est à construire un site Internet, mais entend l\u2019utiliser comme vitrine plutôt que pour faire du commerce électronique.« Nos clients institutionnels he sont pas équipés- pour acheter en ligne.Même notre clientèle américaine est encore réticente à envoyer ses commandes par télécopieur; elle préfère le faire par téléphone », dit M.Durocher.Cette année Aquam a investi 250 000 $ dans son expansion et l\u2019achat de nouvel équipement.La moyenne d\u2019âge de son équipe de 18 employés frise la vingtaine.Et le président attache une attention particulière à son personnel : « Même si les employés sont jeunes, il n\u2019y a pas de roulement de personnel.Notre structure est très souple et je n\u2019hésite pas à modifier un poste en fonction des aptitudes de mes employés.C\u2019est un peu plus de casse-tête pour l\u2019organisation, mais tout le monde y trouve son compte.» ll Saint-Léonard Montréal Montréal Tél : (514) 253-7227 Tél : (514) 270-2788 3927, rue Mont-Royal Est Tél : (514) 899-1117 Desjardins, PARTENAIRE DES ENTREPRISES DE L'EST DE L'ÎLE DE MONTRÉAL TROIS CENTRES FINANCIERS AUX ENTREPRISES DESJARDINS À VOTRE SERVICE : 6705, rue Jean-Talon Est, suite 211 2275, rue Jean-Talon Est, 2e étage Les caiss \u201cpopulaires Desjardins et les centres financiers aux entreprises Desjardins situés dans l\u2019est de l'île de Montréal constituent un important levier économique pour le développement des affaires de Vest de Lil le de Montréal.Les entreprises actives dans l'est de {île de Montréal peuvent \u2018s'associer, en tout temps, à une équipe de spécialistes.La plus grande force conseil au Québec offre une gamme complète de services et de produits financiers adaptés aux besoins des entreprises et est heureuse*de contribuer à l'essor économique de l'est de l'île de Montréal.EST Is LL Lu x 19:t002 ssllivev oezanatni | > SOI seh Ns ray MER 15e mme Isabelle ol Plastiques n\u2019a que deux ans, mais elle entend bien se tailler une place de leader dans la fabrication de palettes de manutention et de bacs en plastique.Comment ?En fabriquant des produits de très haute qualité à partir du recyclage de re- B1 2 LES AFFAIRES / Samedi 13 mai 2000 buts de plastique et en misant sur la croissance de ce marché.Près de 350 M de palette de bois sont vendues chaque année sur le marché nord-américain.Une étude menée par les partenaires de Sol Plastiques (Société générale de financement et Fonds de solidarité FTQ) révèle que l\u2019utilisation du plastique pour ces palettes croît de 20 % chaque année.CA Marci, MAGNAN, MELANÇON, Force : SOCIÉTÉ EN NOM COLLECTIF \u201cAVOCATS.«La compétente au service & des gens d \u2018affaires.Cn \u201c_ 600, rue de la Gaüchetière Ouest, bureau 1640, * Montréal (Québec) H3B 4L8 \u201cTéléphone : (514) 393-1155 \u201cTélécopieur : (514) 861-0727 : MIE - Courriel : mnfo@mmmipvocats.com Pour 2005, le potentiel nord- américain est évalué à 35 M d\u2019unités en plastique par rapport à 16 M actuellement.« Nous avons une capacité de production de 1,5 M de palettes par an.Nous devrions être en mesure d\u2019accaparer 5 % à 10 % du marché », dit Mare Bolduc, directeur général.Sol Plastiques, qui emploie 62 personnes, a un chiffre HE Marc Bolduc : « Blentôt nos ventes se feront à 80 % aux États-Unis.On vise aussi l'Inde, le Mexique et l\u2019Europe.» d\u2019affaire de 10 M$ et vise les 35 M$ d\u2019ici 2003.Pour atteindre ses objectifs, Sol Plastiques vient d\u2019installer une usine pilote a la fine pointe de la technologie dans le quartier Mercier-Est.Cet investissement de 35 M$ est le résultat d\u2019un partenariat entre Misol Technologies B.V.(55 %), la SGF et le Fonds de solidarité (FTQ), qui ont chacun 22,5 % des parts.Plus solide, moins coûteux La matière première provient à 80 % de rebuts domestiques récupérés dans les centres de tri.Elle subit un processus complexe extrêmement rigoureux de triage, nettoyage, décontamination, découpage.Avec un extrudeur, le plastique est alors transformé en granules ou passe directement dans les stations de moulage.L'usi- PHOTO: Jean Guy Paradis, LES AFFAIRES vierge de haute densité qui leur revient à 1,10 $ le kilo.Notre matière première nous revient à 0,40 $ le kilo, ce qui se répercute sur le prix du produit final.Et nos palettes ont une meilleure résistance à l\u2019impact », dit M.Bolduc Selon lui, les palettes en plastique sont 10 fois plus durables que les palettes en bois et sont adaptées pour l\u2019agroa- limentaire, qui exige des normes rigoureuses d'hygiène.Sol Plastiques offre à sa clientèle la possibilité de racheter leurs palettes de plastiques prendre le dessus.« Le marché canadien représente environ 8 % du marché global nord-américain.Bientôt nos ventes se feront à 80 % aux États-Unis.On vise aussi l\u2019Inde, le Mexique et l\u2019Europe », dit M.Bolduc.Les palettes peuvent être utilisées dans tous les secteurs industriels, mais l\u2019industrie automobile représente 30 % du marché total.Sol Plastiques vient d\u2019être reconnue comme fournisseur autorisé de Vis- teon, un fournisseur de pièces automobiles pour Ford.ne est déjà certifiée 150 9002.usagées a 10 % de leur valeur Pour ce qui est des bacs en Le plastique ainsi traité est originale pour les recycler.plastique, l\u2019entreprise tente de intéressant à maints égards.Sol Plastiques réalise 75 % convaincre des municipalités « Nos concurrents travaillent de ses ventes au Canada, mais d'utiliser des bacs de récupéra- surtout à partir de plastique l\u2019exportation devrait vite tion en matière recyclable.M COMMUNAUTE » \u2019 : URBAINE > Exportation et R&D, les clés du succes pour Dynaplast DE MONTREAL Kd Spécialisée dans la fabrication de profilés de Dynaplast souhaite aborder le marché des B16 LS AFFAIRES / Samedi 13 mai 2000 Au service du DÉVELOPPEMENT pour l'est PRO-EST CDEC Centre-Nord CDEST | avenue du Parc, |= rue de Rouen bureau 201 Montréal (Québec) Montréal (Québec) .HIV 1H1 HAN 1X1 ; Tél, : (514) 256-6825 Ircdest@total.net : de l\u2019île de Montréal Tel.: (514) 948.6117 Fax : (514) 256-0669 f ; régional local social économique Société de promotion 5790, avenue Pierre-de-Coubertin, et de concertation bureau 201 de l'Est de l'île de Montréal (Pro-Est) Télécopieur : (514) 256-7033 Montréal (Québec) H1N 1R4 Téléphone : (514) 256-0472 info@pro-est.org CDEC } CDEC Centre-Sud/ CDEC | Rosemont/Petite Patrie | Plateau Mont-Royal | Ahuntsic/Carrierville 2339, rue Beaubien est 3565, rue Berri, 9200, boul.I'Acadie, Montréal (Québec) \u201cbureau 200 bureau 104 ) H2G 1N1 - Montréal (Québec) Montréal (Québec) Tél.: (514) 723-0030.H2L4G3 ©: \u2026 H4N272 fax: 6514) 723-0032 Tél: (514) 845-2332 Tél.(514) 858-1018 Fax: (514) 858-1153 Montréal (Québec) SODEC Riv.-des-Prairies/ Pointe-aux-Trembles 10 655, boul.Henri- Bourassa est, bureau 301 T4: :(514) 494-2606 CDEC Anjou/Montréal-Est 7741, rue Du Ronceray, 2\" étage Anjou (Québec) H1K 3W7 Tél, : (514) 353-7171.ax : (514) 53-21 cdec@vide ~~ "]
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