Les affaires, 27 septembre 1997, Cahier 3
[" 5 \u2018ici quelques semaines, Bernard Landry déposera à l\u2019Assemblée nationale le projet de loi fort attendu sur les intermédiaires de marché.Malgré les spéculations qui vont bon train, c'est à ce moment seulement qu\u2019on saura si le vice-premier ministre et ministre d'Etat de l\u2019Economie et des Finances du Québec poursuit sur sa lancée initiale, celle du décloisonnement des services financiers, ou s'il - Un autre enjeu de taille couve sous le débat entourant à révision de la Loi sur les intermédiaires de marché : la composition de l'organisme issu de la fusion des cinq entités \u2026 chargées de faire la discipline et d'émettre les permis p.C2 Les assurances emprunte le virage souhaité par le rapport Baril, qui a recommandé l\u2019étanchéité entre la vente d\u2019assurances et celle des autres produits financiers.Certes, un large spectre de compromis s\u2019offre au ministre.À l\u2019heure du tout-consen- sus, 1] ne serait pas surprenant que le numéro 2 du gouvernement choisisse une solution entre les extrêmes.L'enjeu est de taille et la décision finale pourrait se répercuter non seulement au Québec, mais d'un océan à l\u2019autre, surtout si le gouvernement va dans le sens d\u2019un décloisonne- 5 ment accru des services financiers.Si c\u2019est le cas, le personnel des caisses populaires pourrait à la limite faire double emploi, c\u2019est-à-dire accorder des prêts et vendre de l\u2019assurance vie.Banques intéressées Dans ce contexte, il n\u2019est pas étonnant que les grandes banques canadiennes s\u2019intéressent au dossier.Depuis des années, elles revendiquent ce même privilège auprès d\u2019Ottawa.PAGE C1 Re « Il est évident que nous suivons ça de près.Nous souhaitons que M.Landry offre plus de choix aux consommateurs », a admis le directeur pour le Québec de l'Association des banquiers canadiens, Jacques Hébert, pour qui plus de choix veut dire possibilité de vendre des produits d\u2019assurance dans les institutions financières.Ce droit reconnu au Québec donnerait des munitions aux banques dans leur croisade qui les oppose à Paul Martin, ministre fédéral des Finances.Le projet original de M.Laver DL AU A Tableaux exclusifs sur les entreprises qui oeuvrent dans le domaine de l'assurance générale, sur les intermédiaires en assurance et sur les assureurs de personnes pp.C16 à C19 ère - Landry, qui devait convertir la loi sur les intermédiaires de \u201c marché en une loi sur la distri- \u201c bution des services financiers, _ a rencontré une opposition farouche parmi les intermédiaires.Serge Lyras, président du ; conseil d\u2019administration de \u2018d\u2019Association des courtiers d\u2019assurance du Québec, \u2018craint comme la peste l\u2019arrivée des banques dans la distri- \u2018bution des produits d\u2019assurance.« Si elles peuvent vendre de P assurance dans leurs succursales, cela en est fait de la concurrence.Avec leurs ;_ moyens, elles peuvent vendre ; à perte dans le but d\u2019écraser les autres et de contrôler le : marché », a-t-il dit en évoquant la guerre de l\u2019essence entre indépendants et multinationales.Selon le représentant des consommateurs au conseil d'administration du Conseil \u201cdes assurances de domma- = ges, René Langlois, la comparaison ne tient tout simplement pas.« Les banques ne - peuvent pas avaler la concur- di ILLUSTRATION: Beno \u201crence.D'ailleurs, certains assureurs pourraient acheter quelques-unes de nos banques.» \u201cM.Langlois partage les vues du vice-premier ministre.« Il faut instaurer les conditions propices à la concurrence afin que le consommateur ait accès à de meilleurs produits à meilleurs prix.Ne confondons pas les intérêts commerciaux avec les intérêts des consommateurs.Il faut éviter le piège d\u2019une loi protectionniste.» Une loi au conditionnel Face à l'intégration croissante des services financiers à l\u2019échelle mondiale, la plupart soulignent l'urgence pour le Québec d\u2019emboiter le pas et de se munir d\u2019une loi moderne.C'est le cas de Guy Massé, président du Conseil des assurances de personnes.« Le Québec a toujours été à l\u2019avant-garde dans le domaine.Je crains que le gouvernement ne plie devant les intermédiaires.Ce serait un pas en arrière, » S'il diverge de la position SEPTEMBRE 1997 ASSURABLE @ ou PAS @ GROUPE ASSURVIE A UNE ASSURANCE-VIE POUR VOUS Appelez ) Simon 1-800- 463-3868 des courtiers, M.Massé n\u2019épouse pas pour autant la vision du Mouvement Desjardins, qui désire un décloisonnement complet des services financiers.Selon lui, les employés des caisses ne devraient pas faire double emploi : les informations bancaires et d\u2019assurance devraient être sur des bases de données différentes et, plus encore, la vente d\u2019assurance devrait se faire dans des locaux séparés.M.Lyras est ouvert à cette solution, qui empêcherait les institutions financières d\u2019exercer une pression indue sur le client ou de faire des ventes liées, par exemple, l\u2019octroi d\u2019un prêt à condition de souscrire une assurance vie.Le Mouvement Desjardins se défend de vouloir faire une telle pratique.Toutefois, il aimerait bien que ses employés puissent à la fois recevoir les dépôts tout en offrant de l\u2019assurance et utiliser les informations financières du client pour évaluer ses besoins en assurance, du moment que celui- ci accepte.« Les gens veulent un guichet unique », a souligné André Chapleau, porte- parole de Desjardins.La coopérative d\u2019épargne investit actuellement 500 M$ pour remplacer son système informatique et former sa clientèle.Sans que ce soit dans le but de se préparer à un éventuel décloisonnement, M.Chapleau admet que cette ré- ingénierie facilitera la prestation de service intégré.Est-ce que M.Landry ira à l\u2019encontre de ses propres convictions pour satisfaire la thèse des intermédiaires et les recommandations des 18 membres qui siégeaient à la commission Baril, parmi lesquels, rappelons-le, figuraient six députés péquistes ?Peu probable.Immédiatement après le dépôt du rapport, le vice-premier ministre a indiqué a ses députés qu'il ne pouvait faire une telle volte-face.S\u2019il a l\u2019appui de son caucus, qui compte beaucoup plus que six députés, M.Landry pourra poursuivre sur sa trajectoire avec un projet, sans doute un peu édulcoré, qui décloisonnerait les services financiers.Les paris sont ouverts. LG LL suirtss Len a LL: REAR RS © 2 LES AFFAIRES / Samedi 27 septembre 1997 Daniel n autre enjeu de taille couve sous le débat entourant la révision de la Loi sur les intermédiaires de marché : la composition de l\u2019organisme issu de la fusion des cinq entités chargées de ALL d > x Ife ni no ~ sel 0 produite CLE ET, nn Bus, No Ray he Internet : : -prestoweb.ca/recag faire la discipline et d'émettre les permis aux intermédiaires.Actuellement, ce sont l\u2019Association des courtiers d\u2019assurance du Québec (ACAQ), l'Association des intermédiaires en assurances de personnes du Québec (AIAPQ), le Conseil des assurances de dommages VEN (CAD), le Conseil des assurances de personnes (CAP) et l'Institut québécois des planificateurs financiers (IQPF) qui veillent laborieusement à l\u2019émission des permis et à la surveillance des intervenants.Pour les courtiers multidisciplinaires qui doivent cumu- Les assurances C La composition de l\u2019organisme chargé de discipliner les distributeurs d'assurances demeure un mystère La nécessité d'une fusion des organismes existants fait l'unanimité, mais\u2026 ) professionnel pour qui iin ler les permis, la situation ressemble a un véritable casse- tête.En plus, l\u2019administration de ces cinq organismes coûte §| 12 M$, une somme en grande partie assumée par les cotisations des intermédiaires.Par ailleurs, Guy Massé, président du Conseil des assurances de personnes, relè- ve un autre problème : « Avec autant d'organismes, les fraudeurs peuvent passer d\u2019un secteur à l\u2019autre sans trop de problèmes.» Et on ne parle même pas du consommateur qui ne sait plus à quelle porte frapper lorsqu'il veut déposer une plainte ou entreprendre des recours d'indemnisation.La nécessité d\u2019une fusion fait l\u2019unanimité.Cependant, ce beau consensus s effrite lorsque est abordée la question de la composition du futur organisme unique.Les pugilistes Dans le coin gauche, les intermédiaires, représentés par l\u2019ACAP et l\u2019AÏAPQ.Ils sont favorables au modèle de la corporation professionnelle: donc ils veulent une association composée en grande majorité d\u2019intermédiaires de marché élus par leurs pairs, ce qui exclurait les assureurs et les institutions financières.Dans le coin droit, les parti- Sans d\u2019une entité indépendante, formée en proportions égales par les intermédiaires, les assureurs et les consommateurs, tous nommés.Serge Lyras, président du conseil d\u2019administration de l\u2019ACAP, estime naturel qu\u2019un organisme d\u2019autoréglementa- tion et d\u2019autodiscipline qui vise les intermédiaires soit formé d\u2019agents et de courtiers désignés par leurs confrères.Un tel organisme ne défen- drait-il pas les intérêts de ses membres plutôt que ceux des consommateurs ?« Plusieurs dizaines de corporations professionnelles voient à la discipline de leurs membres, répond M.Lyras.Pourtant, les cas où ces orga- J) 8 Pour Serge Lyras, il va de soi qu\u2019un organisme d\u2019autoréglemen- tation qui vise les intermédiaires soit formé d\u2019agents et de courtiers désignés par leurs confrères.nismes favorisent leurs membres au détriment du client sont rares.La façon de régler ce problème est de donner un mandat clair à l\u2019organisme.» Un frein à la libre concurrence ?Ceux qui s'opposent à ce modèle évoquent la croissance de la vente directe, que ce soit par télémarketing grâce à Internet ou, pour certains types d'assurance, par les banques et les caisses.On craint surtout qu'un organisme contrôlé par les intermédiaires devienne protectionniste, un frein à l\u2019adaptation dans un secteur en pleine mutation.« Pour être efficace, un tel organisme doit refléter la multidisciplinarité de l\u2019industrie et ne doit pas devenir une contrainte à la libre concurrence », croit René Langlois, représentant des consommateurs au conseil d\u2019administration du CAD.Guy Massé, à l\u2019instar de M.Langlois, et comme l\u2019entrevoyait le gouvernement, favorise un organisme composé des intermédiaires, des assureurs et des consommateurs.« C\u2019est la meilleure façon d'assurer l'intérêt des consommateurs.En cas de litige entre les assureurs et les intermédiaires, ce seront les consommateurs qui trancheront.» ll 2 mme > Les assurances Quand les gens du secteur de I'assurance font de la politique.Le Québec risque de perdre du pouvoir dans un de ses champs de juridiction, la distribution des produits financiers Daniel COUT A quelques semaines du dépôt du projet de loi sur la distribution des produits d\u2019assurance, les officines du gouvernement sont littéralement prises d'assaut par les groupes d\u2019intérêt qui cherchent à tout prix à influencer la gestation du projet.Cette loi, en cours d\u2019élaboration, une de celles qui marqueront le mandat du Parti Québécois, bouleversera sans l\u2019ombre d\u2019un doute le monde à la fois immense et petit de I\" assurance.C\u2019est pourquoi se profile une lutte acharnée en trame de fond; les lobbies tentent de tomber dans les bonnes grâces du vice-premier ministre et ministre d\u2019État de PEconomie et des Finances, Bernard Landry.« M.Landry est un démocrate, il agira selon les voeux des élus du peuple », soutient Serge Lyras, président du conseil d\u2019administration de l\u2019Association des courtiers d\u2019assurance du Québec, en faisant allusion aux recommandations de la commission Baril.« Le ministre Landry aura le courage de ses convictions », affirme quant à lui Guy Massé, président du Conseil des assurances de personnes (CAP).Enjeu politique Le débat a glissé.L'enjeu est devenu politique.Les uns se font désormais défenseurs du pouvoir de l\u2019assemblée législative, les députés, et les autres se font partisans d\u2019un pouvoir exécutif fort, les ministres.« Tant au niveau des simples députés qu\u2019au niveau des intermédiaires et des courtiers, on en a fait un symbole de la lutte des gros contre les petits, estime M.Massé.« Le rapport Baril a été récupéré par un groupe de députés qui veulent affirmer leur pouvoir et leur indépendance face à l\u2019exécutif du parlement et du gouvernement.» M.Lyras prétend que « si le ministre fait fi des recommandations de ses députés, cela devient inquiétant pour leur rôle et pour la démocratie en général ».Même la question constitutionnelle n\u2019y échappe pas.Selon M.Massé, le risque Hl Selon Guy Masse, le débat actuel recéle un enjeu constitutionnel.Si Québec ne légifère pas, il perdra du pouvoir dans un de ses champs de juridiction, la distribution des produits financiers.pour le gouvernement du Québec de perdre son pouvoir dans un champ de juridiction qui est le sien \u2014 la distribution des produits financiers \u2014 figure parmi les principaux enjeux de la lutte actuelle.Et qu'en est-il du principal intéressé, le consommateur ?Jamais autant de groupes ne se sont portés à la défense de ses intérêts.Et bizarrement, aucun des groupes qui font pression sur le gouvernement ne fait allusion à ses propres intérêts.M Fusionner pour prendre de l'expansion Le ler septembre dernier, le cabinet Courtier d\u2019assurance Nichol a fusionné avec Osborne & Lange, compagnie montréalaise d\u2019 assurance maritime.« Nous avons planifié cette fusion car nous voulons acquérir, d'ici deux ans, plusieurs autres bureaux », indique Richard Corri- vault, vice-président.L'objectif final ?Atteindre un chiffre d\u2019affaires annuel de plus de 25 M$.Cette fusion va permettre aux deux entités d\u2019augmenter leurs clientèles et de diversifier leurs produits : d\u2019un côté, le secteur maritime; de l\u2019autre, l\u2019IARD.(JdeL) M = La Gestion assistée, un plus pour chacun ! e Rendements supérieurs e Gestion stratégique e Choix de portefeuilles modèles Informez-vous au (514) 871-7902 1 800 361-8604 DRE La TRUST i GENERAL & LES AFFAIRES / Samedi 27 septembre 1997 C3 -x4x C4 LES AFFAIRES / Samedi 27 septembre 1997 Daniel transnationales, le secteur des services financiers est devenu un univers de géants à l\u2019appétit vorace.Dans ce crescendo d\u2019acquisitions et de fusions, certaines institutions, autrefois considérées comme immenses, ont été ramenées à des dimensions lilliputiennes.Ces nouveaux petits seront-ils gobés ?Dans la foulée du décloisonnement des institutions financières, les compagnies d\u2019assurance, pour résister à la concurrence grandissante des banques, ont été amenées à se consolider.L'intervention in Gus l'impulsion de forces ) LU LIN Les assurances ¢ l\u2019industrie des services financiers ne comptera-t-elle que des géants ?En se soustrayant du contrôle d'Aon, Dale Parizeau L.M.répond non extremis de la Great-West (Mtl, GWO, 32,45 $) pour empêcher la Banque Royale (Mtl, RY, 65,20 $) de mettre la main sur London Life (Mtl, LON, 33,60 $) s\u2019inscrit dans cette tendance.Cela n\u2019a pas pour autant mis un terme à l\u2019élan des banques, qui ont déjà avalé les sociétés de fiducie et les maisons de courtage en valeurs mobilières et qui reluquent toujours les compagnies d\u2019assurance, en quête de proies.« I! va y avoir d\u2019autres fusions et acquisitions, c\u2019est clair », prétend Raymond Medza, directeur général du Bureau des assurances du Vos cl lents ont droit à nos SEFVICES.Les transactions immobilières dans la présente décennie peuvent être complexes.Pourquoi assumer des risques indus ou des dépenses additionnelles alors qu'il existe une solution qui peut épargner temps, argent et soucis à tous ceux impliqués.L'assurance titres de First American vous fournit une protection globale contre les défauts de titres, les problèmes d'arpentage, la fraude, les faux, les hypothèques légales et toute autre charge.Vous devriez également en prendre avantage.Nous assumons seuls le risque, vous serez dégagés et vos clients seront protégés, ce qui vous permettra de vous concentrer sur ce que vous faites de mieux.Plus de 3000 notaires et avocats et plus de quarante (40) institutions prêteuses ayant fait équipe avec First American depuis notre arrivée au Canada en 1991 le savent déjà.Pour plus d'information sur l'assurance titres ou pour commander une police,veuillez appeler sans frais au 1- 800 - 331 - 6005 ou dans la région de Montréal au (514) 331 -6005.Compagnie d'assurance titres First American Visitez notre site internet à l\u2019adresse suivante www.firstam.ca Canada pour le Québec.Yves Millette, vice-président principal aux affaires québécoises de l'Association canadienne des compagnies d\u2019assurances de personnes, va même plus loin.« Certains avancent le chiffre de cinq milliards d\u2019actif pour qu\u2019un assureur soit viable dans les prochaines années.Ça réduirait considérablement le nombre de compagnies d\u2019assurance.» L\u2019industrie du courtage aussi L'industrie du courtage n\u2019échappe pas à la tendance.La firme de courtage américaine Aon Reed Stenhouse, après avoir acquis Alexander & Alexander et Bain Hogg Group, a mis la main sur un autre gros morceau, Sodar- can.Dans une autre mégatran- saction, son principal concurrent, March & McLennan, a quant à lui acheté Johnson & Higgens.Ces deux géants sont maintenant presque nez à nez, avec des revenus qui dépassent quatre milliards.La consolidation se fait aussi sentir parmi les cabinets québécois de moindre envergure et cette tendance au regroupement n\u2019est pas étrangère à ce qui passe en haut, entre les assureurs et les banques.Engagés dans une concurrence acharnée, les assureurs exigent du volume de la part des intermédiaires.Aussi, les courtiers sont devenus vulnérables à la hausse de popularité des produits d\u2019assurance distribués sans intermédiaire.« Avant, un cabinet de courtage avec un volume de 5 M$ était gros.Aujourd\u2019hui, avec 10 M$ de volume, un cabinet est considéré comme petit », indique M.Millette.Rescapée de la transaction qui faisait passer Sodarcan dans le giron d\u2019Aon, Dale- HE Raymond Medza : « Il va y avoir d'autres fusions et acquisitions, c\u2019est clair.» Parizeau L.M.- qui s\u2019appelait Dale Parizeau lorsqu\u2019elle faisait partie du groupe Dale Parizeau international inc., filiale qui appartenait a So- darcan - a été récupérée en mai dernier par neuf professionnels québécois.Avec un volume de vente qui frise les 100 M$, Dale- Parizeau L.M.est le plus important cabinet de propriété québécoise, mais ne pèse pas lourd à côté des géants.Robert LaGarde, président et chef de la direction du cabinet, estime avoir trouvé un créneau qui le préserve de l\u2019appétit glouton des grands.«Il y a un raffermissement évident dans le secteur de l\u2019intermédiation, mais il touche surtout les courtiers spécialisés dans les services aux très grandes entreprises à caractère international, comme Bombardier (Mtl, BBD.B, 29 $) et SNC-Lavalin (Mtl, SNC.A, 15,35 $).» Dale-Parizeau L.M.se spécialise surtout dans la moyen- SANS JAMAIS PRENDRE LES ARMES ?Rares sont les conseillers qui savent mener leurs tactiques jusqu'à leur plein aboutissement.Chez Price Waterhouse, nous ne proposons que des idées auxquelles nous sommes certains de pouvoir donner suite.Implanter un système à l'échelle de votre entreprise ou créer votre réseau mondial de services partagés, nous restons à vos côtés \u2014 de l'idée de base jusqu\u2019à sa réalisation.Vous voulez savoir comment nous faisons?Appelez-nous ou visitez notre site sur http://www.pw.com ne entreprise, un segment moins prestigieux, mais qui rapporte.« Plus de 43 % de notre produit intérieur brut (PIB) provient de la PME.Ces entre- prises-là, il faut les protéger.Les firmes de courtage internationales ne sont pas intéressées à ces comptes.» L'autre grande spécialité du Dale-Parizeau L.M.est l\u2019assurance des groupes-associa- tions, comme le Barreau du Québec ou les médecins omnipraticiens.En fait, le cabinet tire plus de la moitié de ses revenus (68 %) de cette clientèle.M.LaGarde fait un pied de nez aux géants : « Notre façon de faire avec les groupes- associations pourrait certainement intéresser les grands, mais nous ne voulons pas nous rapporter à Chicago ou à New York.Notre pouvoir de décision reste et restera ici, à Montréal, collé à la réalité québécoise », assure le président et chef de la direction.ll Price Waterhouse oO \u2014 \u2014\u2014 2m PN emt FR re em AS PE EE pep > Les assurances 227 OU) Le virage ambulatoire ouvre une fenêtre sur le managed care On demeure cependant loin de la privatisation des soins de santé à l'américaine Pascal n mettant l'accent sur les Eon à domicile, le virage ambulatoire a permis au secteur privé de plonger dans le domaine de la santé.On est pourtant encore loin au Québec du système à l\u2019américaine dans lequel la santé tout entière est planifiée et gérée par des compagnies privées.Le managed care, comme on le nomme pudiquement chez nos voisins du Sud, confie à des centres hospitaliers privés la responsabilité d\u2019une population sur un territoire désigné.« Le managed care est la budgétisation des soins de santé.Cela revient à diminuer les coûts », résume Yves Millette, vice-président de l\u2019Association canadienne des compagnies d\u2019assurances de personnes.0 P RY fil R 9 « Aux Etats-Unis, ce sont des regroupements privés qui ont négocié avec des médecins, des hôpitaux, etc.des ententes qui appliquent des tarifs plus ou moins fixes.» Le public a donc accès au réseau de la santé par l\u2019intermédiaire des polices d\u2019assu- france qu\u2019il a souscrites.Seulement 75 % des Américains sont assurés.Ce système n'est pas encore envisageable au Québec, où les hôpitaux sont publics.Plusieurs dangers M.Millette identifie une série de dangers liés au managed care.« Dans un régime d'assurance pure, l\u2019assuré se heurte à un problème de permanence de la protection.Si son état de santé change, l\u2019assureur ne le reprendra peut- être pas.» Ce problème, combiné au fait que nombreux sont ceux dont la protection est déficiente, empêche une partie du public d\u2019avoir accès au réseau de santé au moment où il en le plus besoin.D'autant, comme le craint M, Millette, que les entreprises elles-mêmes risquent de devoir revoir leur protection sociale.« Car le gouvernement les oblige maintenant à comptabiliser les dépenses liées à la santé et donc de constituer des provisions.Pour General Motors, par exemple, cela représente des centaines de millions de dollars.» Par contre, un ensemble de spécialisations est venu se greffer au managed cure.Les soins à domicile sont un exemple.À partir du managed care, les compagnies d\u2019assurance ont développé une gamme de produits qui ne visent pas seulement les hôpitaux.M.Millette croit qu\u2019ils peuvent connaître un bon succès au Québec.A la compagnie d assurance Croix Bleue, le directeur du marketing, Pierre Saint-Hi- laire, indique que le portefeuille a augmenté de 25 % pour les soins a domicile.« Nous voulons couvrir tous les aspects de la convalescence : la chambre privée a I'ho- pital, les soins à domicile, l\u2019information et le conseil.» Au Québec, où environ 30 % des soins ne sont pas remboursables, le managed care existe déjà, mais il n'a pas de nom.Tout ce qui n\u2019est pas du ressort exclusif des hôpitaux et des CLSC fait l\u2019objet d\u2019ententes entre fournisseurs de soins et compagnies d'assurance.M.Saint-Hilaire fait remarquer que les ententes pour facilités de paiement avec présentation d\u2019une carte ou d\u2019un PHOTO : jean-Guy Paradis, LES AFFAIRES HE Yves Millette : « Le managed care est la se LES AFFAIRES / Samedi 27 septembre 1997 C5 budgétisation des soins de santé.Cela revient à diminuer les coûts.» numéro de contrat, c\u2019est déjà du managed care.Le rôle de l\u2019assureur évolue.« Les assurances sont connues pour le remboursement », souligne Richard Lachance, vice-président à la Croix Bleue.« Mais nous faisons de plus en plus d\u2019assistance.On ne parle pas de co- ûts avec nos clients.Comme c\u2019est le cas pour l'assistance voyage, lorsque survient un problème, nous gérons l\u2019événement et la partie coûts est invisible pour l\u2019assuré.» M thremmenfi de la vie en affaires.Mieux vaut obtenir ses protections sur la vie, le salaire, les obligations financières, les voyages, etc.auprès d'un agent ou d'un courtier, membre de l'Association des intermédiaires en assurance de personnes du Québec.Car l'ALAPQ encadre les agents et les courtiers en faisant d'abord passer un examen obligatoire d'entrée dans la carrière, puis en offrant des activités de formation continue ainsi que des cours de niveau universitaire menant à des certifications professionnelles officielles.Et tous les membres de 'AIAPQ), sans exception, détiennent une assurance responsabilité qui vous protège contre les fautes professionnelles.Pour que vous puissiez profiter de la vie, sans vous préoccuper de certains lendemains.ASSOCIATION DES INTERMÉDIAIRES oan DU QUEBEC 13 000 PLANIFICATEURS D\u2019AVENIR Isabelle Chassin FE une douzaine d\u2019années, la société financière Courvie est passée dans le peloton de tête québécois des cabinets de courtage dans le domaine de l'assurance de personnes et des fonds communs de placement.En misant sur le partenariat et la formation permanente personnalisée, Courvie a tissé un réseau de plus de 300 courtiers multidisciplinaires à la grandeur du Québec et au Nouveau-Brunswick, une force qui lui permet de combler les différents besoins des consommateurs.Elle ne comptait que 12 courtiers en 1987.C6 LES AFFAIRES / Samedi 27 septembre 1997 Courvie dirige ses activités à partir de ses bureaux de Montréal et de Québec, où la société a vu le jour.Près de 80 employés veillent au développement des affaires et à l\u2019encadrement des courtiers.La formation individuelle et continue est adaptée aux besoins des membres, selon leur marché et leurs compétences.Le courtier peut participer régulièrement à des réunions d\u2019information sur les différents produits de fonds communs de placement et d\u2019assurance vie, suivre des ateliers, assister à des colloques.La formation, une obligation « Face au décloisonnement Lalver ON _ des marchés et à la diversité des produits, la formation est une obligation, a fait observer Réal Parent, président.« Le client lui-même est mieux informé.Il s\u2019attend à un diagnostic complet de sa situation financière et recherche des conseils pointus sur les produits financiers et les aspects fiscaux.« Ce genre de services personnalisés ne s\u2019achéte pas a un comptoir, pas plus au guichet automatique ou dans un catalogue.» L\u2019arrivée éventuelle des banques dans le secteur des assurances n\u2019effraie pas M.Parent : « Il y a cinq ans, nous étions plus inquiets.Mais depuis, nous avons beaucoup investi dans les technologies Les assurances C de l\u2019information et l\u2019avenir est très prometteur.La rapidité de service alliée à la compétence de nos courtiers nous rendent très concurrentiels face aux banques.» Depuis un an, Courvie a assuré sa présence sur le réseau Internet.Le consommateur a accès à des informations privilégiées sur les nouveaux produits.Les sites intranet et extranet que Courvie a élaborés offrent des outils puissants aux courtiers.Par exemple, ils peuvent traiter directement avec les distributeurs et les bureaux de l\u2019entreprise.Autres acquisitions ?Courvie, qui privilégie le DROIT D E L A REUSSITE Actif dans le monde de assurance depuis prés d\u2019un demi siécle, Desjardins Ducharme Stein Monast nourrit une relation des plus fructueuses avec les dirigeants des plus importantes compagnies d assurance au Québec.Ceci confirme son statut de partenaire de choix.Question de confiance assurément! MONTRÉAL 600, RUE DE LA GAUCHETIÈRE OUEST BUREAU 2400, MONTRÉAL (QUÉBEC) H38 4L8 TÉLÉPHONE : (514) 878-9411 TÉLÉCOPIEUR : (514) 878-9092 DESJARDINS DUCHARME STEIN MONAST SOCIÉTÉ EN NOM COLLECTIF AVOCATS AFFILIÉ À TORY TORY DESLAURIERS & BINNINGTON TORONTO, LONDRES Quéaec 1150, RUE DE CLAIRE-FONTAINE BUREAU 300, QUÉBEC (QUÉBEC) GIR 5G4 TÉLÉPHONE : (418) 529-6531 TÉLÉCOPIEUR : (418) 523-5391 SITE WEB : WWW.DDSM.CA MEMBRE DE LEX MUNDI, AFFILIATION INTERNATIONALE DE PLUS DE 130 CABINETS D'AVOCATS INDÉPENDANTS Lu Courvie : un réseau de courtiers multidisciplinaires Partenariat et formation constituent la force de frappe de la société partenariat, est ouverte aux acquisitions.Récemment, André Na- deau, un des fondateurs de la société Nadeau, Provencher & Associés \u2014 vendue à la firme de courtage en valeurs mobilières Lévesque Beau- bien Geoffrion \u2014 s\u2019est joint à Courvie.M.Nadeau et son équipe, spécialisés dans la planification financière aux retraités, offrent des séminaires à ce sujet dans les entreprises.Courvie poursuit son expansion vers le Nouveau-Bruns- wick, où le courtage est un phénomène récent.Après avoir conclu une première entente avec le cabinet Bérubé, Francoeur, Albert et Associés, Courvie a signé un nouvel accorä avec la société de courtage Lanctin, Lemieux et Associés pour distribuer ses produits et services financiers.La croissance du groupe suit une courbe ascensionnelle.Fin 1996, Courvie affichait un chiffre d\u2019affaires de 20 M$.Le secteur placements représente 60 % des revenus et le secteur assurances, 40 %.Les ventes de primes d\u2019assurance ont doublé en deux ans, passant à 10 M$ en 1997.Dans le domaine des placements, l'actif sous gestion est passé de 100 M$ en août 1992 à 900 M$ en août 1997.Les ventes de nouveaux pla- |.cements en fonds communs s\u2019élevaient à 190 M$ en 1996 et devraient atteindre 300 M$ à la fin de cette année, si, comme l\u2019espère M.Parent, les tendances se poursuivent.Site Internet :www.cour vie.ca = Meloche Monnex propose des assurances auto et habitation, ainsi que des services financiers.Son créneau ?Les membres d\u2019associations professionnelles et de diplômés.Depuis le le avril dernier, ce cabinet fait partie du Meloche Monnex : s'unir pour s'améliorer « Cette alliance va nous permettre de diversifier la gamme de nos services et d\u2019améliorer la qualité de nos produits, afin de mieux répondre aux besoins de notre clientèle », précise Ma- non Allaire, directrice, communications corporati- GLOBAL Séguin Choquette Martin Décary & Associés Inc.Services d\u2019assurance P.Chouinard 8 COURTIERS D'ASSURANCES ET SERVICES FINANCIERS 9625, rue Lajeunesse Montréal (Québec) H3L 2C7 Tél.: (514) 382-6674 ou 1-800-267-5255 Fax: (514) 382-1642 groupe de sociétés de Cana- ves de Meloche Monnex.da Trust.(JdeL) NH LE GROUPE S=, Nos spécialités: Responsabilité civile * générale et des produits ° administrateurs et dirigeants » professionnelle / erreurs et omissions * atteinte à l\u2019environnement Assurance commerciale + secteur des nouvelles technologies * biens spécialisés Assurance des particuliers * résidence de moyenne et haute valeur * oeuvres d\u2019art et collections diverses * responsabilité civile complémentaire \u2014 (J Services d'assurance P.CHOUINARD INC.Nous tenons à souligner l\u2019intégration de Services d\u2019assurance P.Chouinard Inc.et de Monsieur Pierre Chouinard au Groupe Global, courtiers d'assurances et services financiers. > Les assurances 222 ON Soins de santé : une privatisation qui ne dit pas son nom Les assureurs attendent un signe du gouvernement avant de proposer de nouveaux produits Pascal près avoir négocié le déli- As virage ambulatoire, le train québécois de la santé retrouve la ligne droite.Moins d\u2019hopitaux, plus de responsabilités dans les CLSC; les agences de soins à domicile peuvent songer à prendre la relève et les assureurs, à proposer de nouveaux produits.Si la ligne droite est une côte, le train va ralentir et les compagnies d\u2019assurance prouveront qu\u2019elles ont raison de faire preuve de timidité.Mais si elle est une descente, comme on le croit à l\u2019Agence Visavie, un centre de référence en hébergement pour personnes âgées, le Québec risque de se faire réveiller demain par des compagnies américaines de soins et d\u2019assurance qui frappent à la porte.« Le gouvernement envoie régulièrement des signes au secteur privé pour lui demander de se prendre en main et de proposer une solution de rechange valable à l\u2019engorgement du secteur public », a déclaré Richard Décarie, planificateur chez Visavie.Dans une entrevue récemment accordée au magazine CLSC Express, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Jean Rochon, donne d\u2019ailleurs le ton : « Nous devons cibler des secteurs que nous ne couvrons pas et que de toute façon nous ne couvrirons pas, parce que non essentiels à notre mission immédiate.Toute chose que nous ne faisons pas et qui peut être faite par un partenaire mérite d\u2019être envisagée », a dit le ministre.Difficile d\u2019être plus clair et, aussi, plus discret.Certains n\u2019ont d\u2019ailleurs pas attendu la sortie du magazine.Normand Laurin, président de Servir Plus Soins et Soutien à Domicile, vient d\u2019inaugurer la semaine dernière à Rimouski la cinquième franchise de son groupe.« Ce qui nous aide, c\u2019est le partenariat avec le secteur public, hôpitaux et CLSC.» La centaine d\u2019infirmières et les docteurs spécialisés de son réseau soulagent ainsi les CLSC d\u2019une part de leurs responsabilités.Servir Plus a notamment des ententes avec la compagnie d'assurances Croix Bleue, qui propose le produit Convalescence, ou avec l\u2019Assurance Vie Desjardins-Lauren- tienne, pour ReviSanté.Suivant ces ententes, les assurés sont donc dirigés vers l\u2019un des cinq centres de Servir Plus, à Montréal, Québec, Saint-Jean-sur-Richelieu, Laval ou Rimouski.Le convalescent ne paie rien et la compagnie gère l\u2019évolution de son cas.Avec cinq franchises, Servir Plus fait figure de leader dans le domaine au Québec.Cela fait dire à M.Décarie que le système privé tarde à se structurer.« Aux Etats-Unis ou dans le reste du Canada, des compagnies importantes ont déjà pris le relais de l\u2019État.» En Amérique du Nord, la compagnie Extendicare est le quatrième fournisseur de soins en importance.En 1996, Extendicare a effectué environ 5 M d\u2019heures de soins à domicile au Canada.L'objectif avoué de l\u2019entrepri- Certificat en assurance et en intervention financière, cheminement Planificateur financier e Conçu pour les intermédiaires financiers et les étudiants dans le domaine des assurances PHOTO : Jean-Guy Paradis, LES AFFAIRES E Normand Laurin : « Aux États-Unis ou dans le reste du Canada, des compagnies importantes ont déjà pris le relais de l\u2019État.» se est d\u2019augmenter les contrats de gestion de services avec le secteur public cana- et de la finance.e Offert partout au Québec à distance par la Télé-université et sur campus par les autres établissements de l\u2019Université du Québec.e Reconnu par l'IQPF.e Inscription continue.Demandez notre annuaire.L'UNIVERSITÉ À DISTANCE Université du Québec Télé-université dien.M.Décarie croit justement qu\u2019il faut s\u2019attendre à une arrivée prochaine de gros acteurs dans le domaine de la santé.« Toutes les conditions sont réunies.L'Etat se désengage, les gens sont prêts à payer pour certains services et de nombreux baby-boomers vont parvenir bientôt à l\u2019âge de la retraite.Si le secteur privé québécois ne se dépêche pas, il va manquer le train.» Or les compagnies d\u2019assurance qui ont mis en place de nouveaux produits attendent avant d\u2019aller plus loin.« Le virage ambulatoire est trop récent.Pour l\u2019instant, le marché est plus potentiel que réel », estime Yves Millette, vice-président de l\u2019Association canadienne des compagnies d\u2019assurances de personnes.Et tant que les compagnies LE SAVOIR SOUS TOUTES SES FORMES d'assurance n'auront pas vendu davantage de polices, les centres privés fournisseurs de soins ne pourront se développer, faute de clientèle.On tourne en rond.« Les courtiers n\u2019expliquent pas suffisamment à leurs clients les bienfaits de ces assurances.Chacun plaide pour la nécessité de l\u2019information », a fait observer M.Lau- rin.« Les gens ont encore l\u2019impression que les soins de longue durée sont couverts par le gouvernement.Mais ils vont être surpris, prévient Madeleine Lafontaine, vice-présidente régionale pour Westbu- ry au Québec.Ceux qui vont vouloir aller dans des centres - i.« 4 L'Attestation Janes Collégiales HERI DH ER rad Un partenariat réussi entre l'industrie de l\u2019assurance et 12 cégeps du Québec Conseil des assurances de personnes LES AFFAIRES / Samedi 27 septembre 1997 C7 privés vont y laisser tout leur actif.» Pour le segment des personnes âgées, les partisans d\u2019un secteur privé actif et structuré estiment que l\u2019avenir est gravé dans la pierre.« Les futurs retraités vont avoir davantage d'argent que leurs prédécesseurs; ils auront plus de choix, rappelle M.Décarie.Mais ceux qui pensent se retrouver dans une maison de retraite privée et qui n\u2019ont pas d\u2019assurance vont se ruiner pour payer leur pension.Il ne faut pas oublier que les retraités vont aussi vivre plus longtemps que leurs parents.» Le contexte ne semble pas aussi urgent pour tout le monde.HN C8 LES AFFAIRES / Samedi 27 septembre 1997 Gilles u'il s'agisse d\u2019assurance habitation ou d'assurance automobile, la moitié des Québécois achètent leurs polices par l\u2019intermédiaire d\u2019un courtier d'assurances.Plus précisément, les résultats d\u2019un sondage exclusif ef- FR Un Québécois sur deux achète par l'intermédiaire d\u2019un courtier Un Québécois sur cinq ne possède aucune assurance habitation rance habitation auprès d\u2019une caisse populaire; dans le cas (0) | XS] fectué par Ad hoc recherche pour le compte des AFFAIRES indiquent que 49,3 % des 1 003 personnes interrogées ont recours à un courtier d'assurances pour assurer leur habitation.Il en va de même pour 50,6 % des répondants dans le cas de l\u2019assurance automobile.Ces deux pourcentages pla- oO * ASSISTANCE JURIDIQUE * ASSISTANCE AUTOMOBILE * ASSISTANCE 24 HEURES Ü MONDIAL AS cent les courtiers loin devant les caisses populaires qui, au DO Les assurances PHOTO : Jean-Guy Paradis.LES AFFAIRES chapitre de de l\u2019assurance la vente automobile, ce ; .so d\u2019assuran-| (w;\"| pourcentage ces, repré- AD HO( s\u2019établit 2a sentent des 000 12 %.[RECHERCHE] ; Trente-trois concurrentes directes.pour cent des Une part de 16,7 % des répondants achètent leur assu- od - > e ASSISTANCE PERSONNALISÉE e ASSISTANCE A DOMICILE e ASSISTANCE SANTE SISTANCE NOUS VEILLONS SUR VOUS 1-800-845-3747 répondants ont acheté leur assurance habitation d\u2019une 00 INTERVENTIONS © J MONDE ENTIER E EN _1996 compagnie d\u2019assurance ou directement.Pour ce qui est de l\u2019assurance automobile, 36,9 % des personnes interrogées disent avoir contracté leur assurance d\u2019une compagnie d'assurance ou directement.Précisons qu\u2019Ad hoc a réalisé les entretiens téléphoniques du 6 au 19 mai dernier.La marge d\u2019erreur maximale associée à l\u2019échantillon total s\u2019établit à 3,1 %.20 % des Québécois ne sont pas assurés Une proportion de 81,8 % des 1003 personnes composant l'échantillon ont déclaré posséder une assurance habitation.Ce pourcentage augmente à 83,2 parmi les francophones; il recule à 75,7 parmi les non-francophones.Près de 90 % des répondants âgés de 35 ans et plus sont protégés par une assurance habitation.Ce pourcentage tombe juste sous les 70 % dans le cas des répondants âgés de 18 à 34 ans.On peut prétendre que le revenu influe directement sur la qualité d\u2019assuré.Plus les revenus des répondants sont élevés, plus ils sont nombreux a contracter une assurance habitation.Ainsi, seulement 62,2 % des répondants gagnant moins de 20000 $ ont dit étre assurés.Ce pourcentage grimpe a 85 % dans le cas de ceux qui gagnent de 20000 $ à 39 999 $; à 92 %, de 40 000 $ à 79 999 $; à 93 %, 80 000 $ et plus.Et pourquoi ne contracte-t- on pas d'assurance habitation ?Etonnamment, un peu plus de 30 % des répondants ont dit ne pas en voir l\u2019utilité.Près de 15 % ne savent pas ou n\u2019ont pas répondu.Une proportion de 14,6 % des personnes interrogées ont indiqué que les assurances étaient trop chères ou qu'ils n\u2019en avaient pas les moyens.Quant à 12,7 % des personnes faisant partie de l'échantillon, elles ont déclaré que la valeur des biens qu\u2019elles possédaient n'était pas assez importante.Enfin, 12,2 % des répondants habitaient chez leurs parents; rappelons que le sondage a été effectué auprès de personnes âgées de 18 ans et plus.HE Soixante-dix pour cent des Québécois se disent très satisfaits du règlement de leur dernière réclamation auprès de l'assureur par suite d\u2019un incident ou d\u2019un accident dont a été l\u2019objet leur habitation ou leur automobile.Seulement trois assurés sur 10 ont prétendu magasiner auprès d\u2019un vendeur d\u2019assurances autre que le fournisseur actuel lorsque vient le temps de renouveler le contrat d\u2019assurance.Cela nous permet d'établir le taux de fidélité des assurés à 70 %.Par ailleurs, plus les assurés sont âgés, moins ils magasinent lors du renouvellement de leur police.Ainsi, les assurés âgés de 18 à 34 ans magasinent dans 35,3 % des cas; les assurés de 35 à 54 ans, dans 31,7 % des cas; ceux de 55 ans et plus, dans 24,9 % des cas.Et parmi ceux qui ont magasiné auprès d\u2019un autre vendeur d\u2019assurances - toutes catégories d\u2019âge confondues - 46,6 % des répondants composant l\u2019échantillon ont limité leur magasinage à deux vendeurs.À la question Depuis combien d'années êtes-vous assuré avec votre courtier ou votre assureur actuel ?, 25,3 % des personnes interrogées ont répondu de 10 à 19 ans.Une proportion de 19,7 % a choisi la réponse de 2 à 3 ans.Le paiement pré-autorisé obtient la faveur de quelque 44 % des répondants, autant dans le cas de l\u2019assurance habitation que dans celui de l\u2019assurance automobile.Lorsque l\u2019on a demandé aux répondants si c\u2019était la même compagnie d'assurance qui assurait et leur habitation et leur automobile, 42,1 % des personnes interrogées ont répondu oui contre 22 %, non.Notons qu\u2019à cette question, 43,2 % des répondants ont dit ne pas savoir ou n\u2019ont pas formulé de réponse.Enfin, 71,1 % des personnes interrogées ont affirmé que leur assureur leur accordait un rabais pour assurer à la fois leur habitation et leur automobile auprès du même assureur.B Pascal \u201cacquisition récente de la compagnie London Life (Mtl, LON, 33,60 $) par Great-West (Mtl, GWO, 32,45 $) n\u2019est pas seulement importante par le montant de la transaction (2,94 milliards de dollars).Elle l\u2019est aussi sur un autre plan.En fait, le déroulement de l\u2019affaire en dit long sur l\u2019obligation de gigantisme à laquelle sont soumises les grandes sociétés dans chaque secteur économique, particulièrement dans celui des assurances.Great-West n\u2019a pas seulement payé un prix que les experts estiment supérieur par trois fois à la valeur comptable de London Life.Elle a écrasé la Banque Royale (Mtl, RY, 65,20 $), sa rivale dans la transaction, en offrant 500 M$ de plus que la Banque.Dès que les actionnaires de London Life auront entériné l\u2019offre alléchante, en octobre, Great-West, filiale de la Corporation financière Power (Mtl, PWF, 36,50 $), deviendra le groupe canadien d\u2019assurances le plus important avec un actif de 52,8 milliards de dollars.En fait, I\u2019 actif du groupe dépassera celui des deux mutuelles actuellement en téte du palmarès canadien, Manu- vie et Sun Life.Et si on ajoute l\u2019autre filiale de Power, le Groupe Investors (Mtl, IGI, 36,10 $), les trois compagnies réunies totaliseront une force de vente de 7 000 employés.Comme ailleurs Cette fusion n\u2019a rien d\u2019original.Au printemps, en France, le Groupe AXA a avalé l\u2019Union des Assurances de Paris (UAP) pour devenir le deuxième assureur mondial, avec un actif en décembre 1996 de près de 600 milliards de dollars.Encore plus récemment, deux géants suisses de la finance et des assurances, le Crédit Suisse et Winthertur, en venaient à leur tour à un mariage de raison et donnaient naissance à un groupe de quelque 60 000 employés, avec un actif de 700 milliards de dollars.Une acquisition permet d'obtenir des listes supplémentaires de clients, mais ouvre aussi des marchés de complémentarité, comme cela a été le cas pour l\u2019UAP et AXA (la première étant surtout implantée en Europe et la seconde, partout ailleurs).Enfin, la fusion entraîne des économies d\u2019échelle non négligeables (AXA les chiffrait à 130 M$ en 1998 et à 250 M$ en 1999).En 1996, la vague des fusions dans le monde a augmenté de 25 % par rapport à 1995, touchant tous les secteurs.La pression augmente > Les assurances 277 LES AFFAIRES / Samedi 27 septembre 1997 C9 EN Les sociétés canadiennes suivent la tendance mondiale de la fusion sur le gouvernement canadien pour assouplir ses règlements sur la propriété des institutions financières et permettre à de grandes compagnies d\u2019acheter d\u2019autres compagnies importantes.C\u2019est évidemment l\u2019oeil rivé sur les prochains gestes d\u2019Ottawa en matière de décloisonnement des services financiers que Great-West a empêché la Banque Royale de s\u2019aventurer plus loin dans le secteur des assurances.Lorsque les banques auront la possibilité de vendre des produits d'assurance (en dehors de l\u2019activité de leurs filiales), leurs comptoirs seront un for- Hélène sait que les employés sont pour l'entreprise sa plus grande richesse.Et quand par malheur un accident rend un de ceux-ci invalide, la vie, pour cette personne, ne doit pas s'arrêter là.Son assurance-salaire devrait l'aider à se réadapter et lui permettre de continuer à vivre dans la dignité.Chez SSQ VIE, nous sommes passés maîtres dans l'art d'offrir des régimes collectifs d'assurance-salaire qui répondent aux besoins de votre monde.Nous respectons la vie.et tout ce qui I'entoure.© Communiquez sans tarder avec votre conseiller.Vous verrez.ERAVIE IN ASSURANCE COLLECTIVE midable outil pour le faire; elles deviendront alors un concurrent de taille pour les assureurs.La Banque Royale vient d\u2019ailleurs d\u2019annoncer la mise en commun des moyens techniques et du savoir-faire de sa division Assurance RBC avec le groupe HB Gestion d\u2019assurances Itée pour vendre des contrats d'assurances accident et incendie, un marché évalué à 11 milliards au Canada.B CLÔ LES AFFAIRES / Samedi 27 septembre 1997 ah La 2 «> a) aD nw Mm, » oo & .\u201c> & é any au Lid a VE) (ræ o anti [UL ve > 4 & + ® © amp o nd a ide { 5 P=\u2019 4 0 ps ok VARIG A 1515 Uttatsehtunsesotedeurd GOUhOhbGG ASE OU31050 O6 GO tdtE $e néséere \u2026 Lufthansa 2 | SOREL > gi 2
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.