Perspectives, 31 juillet 1982, samedi 31 juillet 1982
[" ax, BE Sn py A a7 r ; a 2 2 x pe LS ire xx; A RE 2 SITIES Tm Li IEA pry ~.ve.NIN px a RE oer Lh SHES, À se a 5; La EE a # = SEX ARE EE JERE oi aN 7e Se hi) en GY iy ES To A 25 1 + ce a Sy So 323 PRES ie AN AT Tag a ie oe ye TH ne 27 2) bes 7 e Ee ES + Ë i 6 2 5) i SE Apel A 4 Hi ; en 1 PR 4 oo > ap Eo) À Fa us Ved 2 Sk 2 7e CA 2 ne eh an.oh 0% if v 7 ä- A, prie 5d pt es iG fy Os TE = 2 3 Ki le PRS x fe i Le} ce >} RG td Ey TS 2 ça £3 ir.L So je, hod ie cs L.SE cr fat i ve En re a 5 i 1 x, A & 2 5 + 5% 5 pi A 7 ng I ih 21 aE: wl az D i?Ee 34) a 3 pe Ti of 2 pic =) bi on TAL Se a PE - Ly Zi 2 VS a \u201c 4 as mi gc bi 7 PS of Eh oi = ep 5 5 ob 2 25 aR 6 East = pd = ét.2 = = Ta rr va, LOS TE GA > 5 Es = \"4 53 xl = = Geo vi te ss ce Hh oo maine du ATI} A a, 4 7 4; Se juill 24 No 31 Es + i i =, ce 5 in id rase oy q ni A eus Th \u201c pa EVERR & = 24 x, Ni rs Dar 1 = 7 i 50 RH te Da WRAL 5 5 >, + Fig & rf 27 wy En nd 5 7 5 cu i FAP fe: A i a = * 7 oF xi 4 ni A ir pi JE RENAISSANCE ot =, ae, ei 7 RS bry Ÿ = (3A 5 er > ai = a.= i i Fi 5.A GH, ais AN 7 #1 a i; AX vi = Py of Ji: £3 TA RS 2 us 4 xs! cz 2 3 A Re 3 5 ati For % 3 cin en Jn = = A 733 Le 5 La CRUE ES Sige ects = ons is pr i ab oo fl se er Xp ¥ © 2k A i i Sid ed SE, i ve 3 Kea At A7.È Ti a TX 2 WES in A + ry at re Ty.> > Fe, ; Ja 5 pL ~ i ry He va) 20 4 mn 5% $ \u2014\" see Ÿ oi mu Le 4 ie \u201c = = ci DR HinE ?3 a PL i 5 nen + om ar Eee \u20ac a - 133! 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Sous peine de mort, le football canadien doit renoncer aux vedettes et a leurs exigences exorbitantes.Et cela a cause de la présence obligatoire de 19 joueurs canadiens dans l'alignement de chaque formation.Ces joueurs canadiens ont pour la plupart reçu une formation sportive moins poussée que leurs confrères des universités américaines et, par conséquent, ne sont pas autorisés à commander des salaires très élevés.Pour qu'il existe un équilibre salarial au sein d\u2019une équipe, il est nécessaire que les 15 joueurs américains, dits importés, soient des inconnus, au talent certain mais dont les exigences soient relativement modestes.Cet équilibre salarial est à la base même de tout esprit d'équipe indispensable au jeu de football.Les propriétaires qui ont compris cette loi et s'y sont conformés ont infailliblement prospéré et obtenu des succès sportifs éclatants.Les autres, ceux qui se sont laissés aller à la tentation du « grand », ont tous lamentablement échoué.La petite histoire du football canadien est remplie d'exemples de ces échecs retentissants dus à de soudains appétits de grandeur.Je me contenterai de raconter les malheurs qu'ont connus trois propriétaires des Alouettes de Montréal: Léo Dandurand, Sam Berger et Nelson Skalbania.Quatre ans seulement après leur entrée dans la ligue Canadienne de football, les Alouettes remportaient la Coupe Grey.C'était en 1949.L'équipe s'était cristallisée autour d'un « paria >», Frank Filchock.Quart célèbre de la N.F.L., Filtchock avait été banni du football professionnel pour avoir refusé de révéler le nom de la personne qui lui avait offert d'arranger un match.Frankie a alors trouvé un refuge à son goût à Montréal et soulevé l\u2019équipe naissante jusqu'à une retentissante victoire en finale de la Coupe Grey de 1949.L\u2019année suivante, Filchock décide de retourner au football américain qui lui accorde un pardon conditionnel.Hl laisse un trou béant au poste de quart.Le propriétaire, Léo Dandurand, prend panique et décide de frapper un grand coup.ll lui faut une vedette.Il va aux Etats- Unis arracher George Ratterman, sorte de Ferragamo avant la lettre, a la N.F.L.Ratterman exige la somme alors jugée fabuleuse de 16000$ par année pour s\u2019installer chez nous.Léo Dandurand, bon prince, va même jusqu\u2019à lui consentir les services de deux domestiques, payées par les Alouettes, pour veiller à la cuisine et à Ja garde des enfants.Les épouses des autres joueurs voient d\u2019un mauvais oeil ce traitement de faveur.Pour calmer les aigreurs, Léo Dandurand doit consentir des augmentations de salaire substantielles à certaines autres vedettes.Le mal est fait.Le ver est dans la pomme.L'équipe, la belle équipe de 1949, se morcelle.Les bloqueurs ne font aucun effort pour protéger Ratterman ; les receveurs échappent des passes que Ratterman va pourtant littéralement leur porter dans les mains.C'est le désastre.Les Alouettes finissent derniers de leur division.Le scénario du fiasco est déjà établi avec une telle précision qu'il RENAISSANCE DU FOOTBALL À MONTRÉAL?LA RECETTE DU SUCCES: RENONCER A\u201cLA\u201dVEDETTE nous est impossible d'imaginer que d\u2019autres aient pu retomber dans les mêmes traquenards, les mêmes pièges à ours du vedettariat.Et pourtant, oui.A l'inverse, le scénario du succès sans nuage pointait à l'horizon des Alouettes.En 1952, après la démission de Léo Dandurand ulcéré de l'échec de Ratterman, les Alouettes invitent «Peahead» Walker à rebâtir leur formation.Avec un nom comme celui-là, impossible d'avoir la tête enflée.Et c'est justement dans les petites universités que Peahead s'emploie à recruter ses jeunes Américains.Il va chercher Sam Etche- verry à l\u2019Université de Denver.|| ne s'est même pas déplacé; il a plutôt fait une commande par catalogue.C'est dans une revue de football collégial que « Peahead » découvre Sam dont il aime la pose naturelle au moment de décocher sa passe.Il va recruter Hal Patterson a l\u2019université Kansas State.|| engage des rejets de la N.F.L.: Tex Coulter, des Giants de New York, et Red O'Quinn, des Bears de Chicago.Un parfait inconnu, Tom Hugo, lui vient d'Hawaii.C'est là le noyau de ce qui devait devenir l'équipe la plus glorieuse de toute l'histoire des Alouettes et peut-être de toute l'histoire du Big Four, comme on appelait autrefois la division Est de la L.C.F.Cette équipe, qui a connu deux dures années, s'est soudée autour de Sam Etcheverry, un meneur dépareillé, un joueur d'un courage exceptionnel, et surtout un « bras d'or».Un petit exemple fera comprendre l'esprit de corps et de camaraderie qui régnait dans ce groupe.Un jour, lors d'un match contre les Argonauts de Toronto, Jacques Bélec, centre-arrière pas trop costaud, se plaint au caucus d'attaque de s'être fait frapper à coups de genou par l\u2019ailier défensif des Argos.Tex Coulter, géant de 6'3', 270 livres, dit à Jacques: « Changeons d'assignation; bloque mon homme dans la ligne, je m'occupe du tien.» Le ballon est mis au jeu.L'ailier défensif contourne le champ arrière pour aller plaquer Sam Etcheverry, surpris de ne pas trouver Bélec sur son chemin.Soudain, l\u2019avant-bras de Tex Coulter I'atteint avec une telle force entre le casque et I'épaulette que le gars tombe assommé sur le terrain.Les soigneurs sont venus l'aider à se traîner jusqu\u2019au banc des joueurs et Jacques Bélec n\u2019a plus jamais eu d\u2019ennui avec lui.Cette équipe, animée d'un esprit de corps dépareillé, imposait Perspectives ll 2 Ny 0 le respect.Et la force de ces Alouettes venait du fait que tous étaient de grands joueurs mais qu'aucun ne se prenait pour une vedette.: Il faudra attendre plusieurs années avant de réunir un tel groupe.En fait, c'est Sam Etcheverry lui- .même qui devait de nouveau venir appliquer la recette de « Peahead » Walker.et réussir un coup d'éclat à son tour.Quand Sam s'est amené à _\u2014- l\u2019'Autostade en 1970, non seule- | ment il n\u2019y avait plus de vedettes dans cette formation, mais il n'y avait à la vérité pas un seul joueur de football qui pouvait un seul instant se croire indispensable à la vie de l'équipe.Etcheverry a ramassé les morceaux épars pendant que le super- recruteur, J.|.Albrecht, pourchas- : sait tout ce qui pouvait avoir semblance de joueur de football a travers les Etats américains.Cet effort d'Aibrecht a donné un camp d'entraînement d'une centaine de joueurs, parmi lesquels Sam Etche- verry a trouvé des joueurs exceptionnels.Tellement exceptionnels, en fait, que cette équipe a étonné le monde du football canadien en allant décrocher la Coupe Grey.Dans ce groupe, tiré du désastre quelques mois auparavant seulement, il s'était créé un formidable esprit de camaraderie.Il n\u2019y avait pas de vedettes ; des leaders uniquement, qui étaient prêts à se rompre le cou pour aller cueillir la victoire.Le succès a été tellement subit que les amateurs n'avaient pas eu le temps d'indentifier les vrais héros ni de les isoler de l'ensemble.J.1.Albrecht, cet étonnant sourcier de talents inconnus, avouait récemment: « Cette formation de 1970 n\u2019a jamais reçu le crédit qui lui revenait.Il y avait plusieurs excellents joueurs dans ce groupe, bien plus qu'on pouvait l'imaginer.Notre victoire en Coupe Grey n'a pas été l'effet du hasard, croyez- moi.» C'est justement là que tous ces joueurs ont puisé leur inspiration : le besoin d'être reconnus à leur juste valeur.C\u2019est ce qui cimente une formation.Monsieur Sam Berger, le nouveau propriétaire, avait toutefois une tout autre conception d'une équipe de football.il lui tardait de mettre la main sur «sa» vedette.Il n\u2019a eu de cesse que le jour où il a présenté la gloire de l\u2019université Nebraska, Johnny Rodgers, à la presse montréalaise.Rodgers a eu la chance d'arriver à Montréal au Hal Patterson même moment que Marv Levy, entraîneur hors pair, l'homme le plus antivedette qu'on puisse imaginer.Une phrase le décrit parfaitement: « Une équipe de football est composée de 24 joueurs.Le quart-arrière est un joueur comme les autres.» Pour Levy, même le « grand» Johnny Rodgers était un joueur comme les autres, recevant le mème traitement que les autres.Rodgers a donc pu se fondre dans l\u2019ensemble sans créer de remous autour de lui, servant admirablement l\u2019équipe, jusqu'à ce qu'il fasse sa première crise de vedette en 1976.Johnny n'a pas aimé que Marv Levy échange son grand copain Jimmy Jones aux Tiger Cats de Hamilton.Rodgers a même poussé l'audace jusqu'à s'absenter sans raison d\u2019un meeting de l'équipe avant un match éliminatoire à Hamilton.Deux jours plus tard, Marv Levy, tremblant encore d'émotion, jurait: «Je ne veux plus de vedettes de collège ou d'ailleurs.Leur réputation est surfaite ; ils exigent des salaires exagérément élevés pour l'expérience qu'ils ont.Désormais je ne veux que des anciens joueurs de la N.F.L.ou de la C.F.L., mais des gars qui veulent jouer au foot- Sam Etcheverry ball, des gars comme John O'Leary.» C'est de ce type de joueurs que Levy s'entourait en juin 77.Et avec cette équipe sans vedettes les Alouettes ont connu une étonnante année de succès, emplissant le stade Olympique à ras-bord à chaque match.Le chiffre d'assistance globale de 577 668 spectateurs en une saison ne sera sans doute jamais plus atteint.Cependant M.Sam Berger a refusé d\u2019épouser le point de vue de Marv Levy.À peine Marv a-t-il pris le chemin de Kansas City où il dirige maintenant les Chiefs (autre formation sans vedettes) que Sam Berger s'énervait à la pensée que le stade allait se vider.I! lui fallait sa vedette pour attirer les spectateurs.Il a jeté son dévolu sur le tout premier choix du repêchage collégial, Tom Cousineau, qu'il arrachait aux Bills de Buffalo de la N.F.L.Beau coup vraiment! Les joueurs des Alouettes n'ont pas tardé a apprendre quel salaire commandait Cousineau, et qu'en outre ce salaire était garanti.L'effet ne s'est pas fait sentir immédiatement, car Cousineau est arrivé en pleine saison.Mais quand est venu le temps de renégocier les contrats des joueurs au printemps suivant, Bob Geary, le directeur-gérant, a découvert que les demandes s'étaient ajustées sur le «cas Cousineau », que plusieurs joueurs s'étaient pris à rêver en couleurs.Les négociations se sont tendues jusqu'à craquer dans certains cas.C'était la faute à qui?À l'appétit soudain des joueurs ou au propriétaire en mal de vedette ?Il fallait vraiment être aveugle pour ne pas voir que l'équipe s'en allait à la diable, qu'il n\u2019y avait plus aucun esprit de corps et que Tom Cousineau n\u2019attirait pas un chat de plus au stade Olympique.Accablé de dettes, désabusé, Sam Berger a cherché un acheteur pendant plusieurs mois.Jusqu'à ce que se présente le fameux, l\u2019unique, l'inénarrable, l\u2019insaisissable millionnaire de papier, l'homme de la «filière de Hong-Kong », Nelson Skalbania.Nelson a non seulement déclaré d'entrée son admiration pour M.Sam Berger qui avait eu «l'audace d'engager des vedettes pour plaire à son public », mais il a voulu se constituer toute une formation de vedettes.Le problème est qu\u2019il s'est arrêté à cinq « grosses vedettes»: Ferragamo, «White- shoes» Johnson, James Scott, David Overstreet et Keith Gary.Cinq vedettes ne créent pas une équipe, nous le savons.Mais la présence de ces «chouchoux» a été suffisante pour dissoudre jusqu'à l\u2019extinction totale la dernière parcelle d'esprit d'équipe qui pouvait encore subsister au sein des Alouettes.Il n'est pas besoin de revenir sur les résultats atterrants de cette dernière flambée de vedettisme, la dernière sans aucun doute que connai- tra le footbal! canadien.Car Skalbania a entraîné la mort des Alouettes et la disparition de ce mythe qu'il faut des vedettes pour emplir un stade.On ne peut pas dire disparition complète.Non.I y a toujours quelque propriétaire en devenir, naïf et mégalomane, qui sommeille en quelque coin de notre pays, millionnaire à l\u2019esprit fécond qui s\u2019imagine avoir découvert le secret de la réussite sportive, et qui brûle de prouver qu'il sait comment mener une entreprise au pignon du monde.alors que ce gars-là n'est rien d'autre au fond qu'un nouveau Skalbania en quête de son Ferraga- mo.Charles Bronfman, lui, semble avoir compris, avec ses Concordes, les lois tacites du football canadien, la loi inéluctable de la « médiocrité » forcée.Attendons la suite.® Perspectives H 3 nt V Voici.2 fagons \\ rapides de soulager la diarrhée compames FOWLER rod LLL Nouveau! Les comprimés pratiques qui s'emportent partout.Le liquide fiable pour la maison et le travail.Le nom de confiance des Canadiens pour le soulagement rapide et efficace de la diarrhée.Gardez FOWLER sous la main Président et directeur général Albert Tremblay Directeur de la publicité Lorne Treger Chargés de comptes (Montréal) Michel Brunette Johanne Tessier 231 rue Saint-Jacques Montréal H2Y 1M6 Tél.(514) 282-2224 Chargée de comptes (Toronto) Diane Soucie 36 King Street East (4th floor) Toronto M5C 1E5 Tél.(416) 363-8064 Président du conseil Roger-D.Landry Vice-président Gaston Vachon Secretaire Jean Sisto Trésorier Denis Lacasse ISSN 0380-6790.A LA BARRE DES CONCORDES: oan HN PAR YVES LÉTOURNEAU Sam Etcheverry.Montréal.Deux noms inséparables.Aux trois inoubliables finales de la Coupe Grey de 1954, 55, 56, Sam représentait Montréal.C\u2019est lui qui nous a offert de ses deux mains la Coupe Grey 1970, la deuxième seulement de l'histoire du football montréalais.Le 14 mai dernier.mais n'anticipons pas.Entre-temps, que faisait ce héros; entre deux exploits où allait-il se terrer?Vous ne le saviez sans doute pas: Sam Etcheverry a passé 25 des 30 dernières années ici même, en plein coeur de Montréal.C\u2019est ici qu\u2019il s'était établi à demeure, que ses enfants ont grandi, fait leurs études.Quand Sam est parti de Montréal en 60, c'est parce qu'on l'en a chassé.Ted Workman lui a servi ce coup bas.Je me rappelle avoir vu une grande comédienne pleurer en apprenant le 8 novembre 1960 que Sam avait été échangé aux Tiger Cats de Hamilton.On l'aimait à ce point.Mais aussitôt que son copain et admirateur, J.l.Albrecht, lui eut fait signe en 1964 de venir l'aider à mettre sur pied les Rifles de la ligue Continentale de football, Sam n\u2019a pas hésité.ll est revenu de Albuquerque au Nouveau-Mexique, seul, pour tâter le terrain.Six mois plus tard it ramenait ici sa petite famille.Sam avait, pour ainsi dire, Montréal dans la peau.Les Montréalais de leur côté ont toujours gardé une affection particulière pour cet incommensurable héros qui a mis le football canadien au monde à Montréal et dont le nom est indissolublement lié à l'époque la plus glorieuse du football local, celle qui va de 1952 à 1959.Cependant Montréal n'a pas toujours été tendre pour Sam Etche- verry.Les Montréalais, eux, l'ont toujours acclamé, mais c'est tout de même à Montréal que Sam a encaissé les coups les plus durs à sa fierté d\u2019athléte et à sa dignité d'homme.Quand Sam s'est présenté à l\u2019entraîneur-chef Pea- head Walker en juin 1952, la con- cession des Alouettes s'en allait à la dérive.Pendant huit ans, Sam Et- cheverry l\u2019a portée à bout de bras.C\u2019est pourquoi, quand Ted Workman, inexplicablement, a décidé d\u2019échanger Sam et Hal Patterson, en 60 il venait de crever le coeur d'un héros et de ses inconditionnels partisans.Le football montréalais a mis dix ans à s'en remettre.Et qui l'a guéri?Sam Etcheverry, que Red O'Quinn, en 1970, a ramené comme entraîneur-chef des Alouettes cette fois.Et ca n'a pas traîné.Six mois après son engagement, Sam menait les Alouettes à la Coupe Grey.Ce qu'il n'avait pu accomplir comme quart, il l'a réussi du premier coup comme entraîneur! Dès l'année suivante, la série noire de Sam commençait.1972 fut une année désastreuse.Le propriétaire, Sam Berger, par souci d\u2019économie avait parqué les joueurs dans des roulottes en plein stationnement de l\u2019Autostade durant toute la durée du camp d'entraînement à 500 pieds des abattoirs! La grogne s\u2019est installée dans l'équipe qui est devenue ingouvernable et, après une saison médiocre de 4 victoires 10 défaites, Sam Berger désignait du doigt son bouc émissaire: de- Hors Sam Etcheverry! Cette fois-là Sam a quitté le football.définitivement.Mais il est demeuré à Montréal.Pourquoi cet attachement à une ville où il venait pour une deuxième fois d\u2019être humilié?«J'ai toujours beaucoup aimé Montréal.Je me suis fait des amis dès que je suis arrivé ici en 1952.On ne demeure pas huit ans dans une même ville sans en connaître les gens.Je suis allé continuer ma carrière avec les Cards de St.Louis en 61 et 62.En 63, j'ai signé un contrat avec les 49ers de San Francisco.C'est là que j'ai mis fin à ma carrière.J'ai passé 63 et le début de 64 à Albuquerque.Quand J.l.Al- brecht m'a demandé de revenir à Montréal, en 64, pour bâtir les Rifles, il s'agissait d\u2019une nouvelle ligue, je n'étais pas sûr de l'avenir, mais après une année j'ai décidé de faire venir ma famille.J\u2019ai couru un risque.Quelques mois plus tard, le propriétaire décidait de déménager la concession à Toronto.Moi j'ai choisi de demeurer à Montréal.«Durant toutes ces années de football professionnel, nous avions changé d'adresse 42 fois.Le nomadisme commençait à nous peser.Les enfants s'étaient fait des amis.Moi-même j'avais une licence de courtier, alors j'ai bifurqué vers le monde des affaires.Mon premier Perspectives II 4 employeur à Montréal a été Bache, courtier dont le siège social est à New York.Après mes trois années comme entraîneur de 70 à 72, je suis allé travailler pour Greens- hields Inc.Les affaires ont été très bonnes pour moi à Montréal.Je gagnais davantage avec Greenshields que je gagne présentement comme président des Concordes, vous savez.» et Sam Etcheverry éclate de rire.S\u2019est-il «fait avoir» encore une fois par sa passion du football?«Non, blague à part, je suis bien payé ici, l'équipe est bien structurée financièrement, il n'y a pas de problèmes.Mais ce qui a rendu la proposition de Charles Bronfman intéressante a été le fait que je devenais actionnaire des Concordes à 10%.il ne me reste plus qu'à rentabiliser l'opération, à en faire un succès et il est évident que mon 10% prendra de la valeur.» L'expert financier de Greens- hields a donc appris à comptabiliser son talent.Sam sait maintenant une chose.Les propriétaires sont gens de calcul; les gloires passées n'ont de valeur pour eux qu'à condition de rapporter des profits.Il n\u2019est entré aucune naïveté dans sa décision de revenir pour une quatrième fois au football.À 52 ans, Sam a toujours son regard d'aigle, un regard qui ne vous lâche pas; et ces deux yeux noirs qu'il plante dans les vôtres découragent les pitreries.Charles Bronfman a dû en prendre bonne note.Quart-arrière, entraîneur, homme d\u2019affaires montréalais, Sam est aussi un père de famille typiquement montréalais.«Mes deux fils, Mike et Steve, ont dû aller s'établir à Calgary après leurs études universitaires à Bishop; ils n\u2019arrivaient pas à trouver de travail ici.Ce n\u2019est pas une question de langue.Plusieurs de leurs amis qui parlent français n'en trouvaient pas non plus.J'ai également une fille qui enseigne à Calgary.Les enfants, on dirait, aiment mieux s\u2019éloigner de leurs parents.» ceci dit comme pour les excuser leur «infidélité» a Montréal.Le plus jeune fils, Jim, vend des billets de saison pour les Concordes et demeure avec ses parents tout comme Jennifer, 14 ans, qui est encore aux études.Encore une fois, donc, Sam met l\u2019épaule à la roue du football mont- réalais.Ce football canadien qu\u2019il s'est employé, lui américain, à sortir du bourbier, est toujours retombé d'un cran plus bas, chaque fois que Sam lui a tourné le dos, ou qu\u2019on lui a tourné le dos.Y a-t-il là une leçon a retenir?@ LES BRAS\u2014-Quand il recule, le quart-arrière tient le ballon bien haut pour être fin prêt à décocher la passe dès qu'un receveur se démarque.Notez comment il élève le ballon à hauteur de son oreille, les doigts bien appuyés sur - + la couture.Puis, d'un coup sec du poignet.il lui donne un mouvement rotatif qui confère à la passe vitesse et précision.LES YEUX-\u2014Lorsqu'il recule dans la \u201cpoche protectrice\u201d.voyez comment le quart-arrière surveille tes défenseurs adverses, et non ses propres receveurs.odd La raison est simple: il sait d'avance === voi où ses receveurs vont se placer et Cm doit décider en une fraction de ny seconde si un défenseur est en position d'intercepter la passe ou non, Si le défenseur est trop bien placé, le quart choisira alors de courir ou de se débarrasser du ballon.Tg passe de style classique est très populaire tant chez les instructeurs ç ré que les quarts du fait que le passeur \u201ca toujours une vue d'ensemble du jeu: toutes les possibilités lui sont donc offertes, de la courte passe rapide à ia longue passe.Bien exécutée, elle est une arme des plus efficaces qu'il s'agisse de gagner quelques verges pour un premier essai ou d'y aller pour le touché.y ; LA PASSE CLASSIQUE PARFAITE\u2014 Cette - LES EPAULES\u2014Les meilleurs passeurs de style classique reculent directement vers l'arrière, les épaules presque paralièles à la ligne de mêlée, de façon à voir clairement le jeu se dérouler.LES JAMBES\u2014LA vitesse d'exécution étant essentielle, le quart doit reculer sans perdre un instant, tout en suivant des yeux le déroulement de l'action.Au moment du tir, il déplace son poids d\u2019une jambe à l'autre pour plus de puissance.\u201ca Plusvousen apprenez sur \"7 pre eee se > ce sport, plus.E77 vous fappréciez.; Ë i : \" Etplus vous - i =.appréciezia | Ë ) rei mms sa i i 0 > 0 ë bi AVIS: Santé et Bien-être sociat Canada considère que ie danger pour la santé croît avec l'usage éviter d'inhaler Moyenne par cigarette \u2014 Player's Légère.format rég.: \u201cGoudron\u201d 14 mg, Nicotine 10 mg.Player's Filtre, format rég.: \u201cGoudron\u201d 17 mg, Nicotine 1.2 mg.| » | _ .: B TEXTE ET COORDINATION INGRID SAUMART LENDEUR DU BLANC Ë Leet és ze 4 8 RIE A x #2\" BT & PAR mers 4 ; es 7 - hat VO .pa XT el : edt ies gL x sx: C225 Te = So ki - a EI CT 7icia rx Rak SRA le rit 325 5 Bis PT Taek ! cm (AY - va ex 3 22 2ÙI \u20ac: i \u201ca.\"TT XI 3 roa *i oa £13 = tags PEER HERE Tver 4F 20 ST > ~3 Cro = dl Tr oT £ra LEP 2 hha Losi 23% 7 ae 4 - ~ ra La IE 13223 7 pr RS > LCA, & WT Ay A) ke 2 62 eu oy BARE: tee 39 xi.A spa: HAE x.=, 2 po = ; ee re \u2014 = so es - im = ess ® : 2 ville est l'une des préférées de Sa Majesté Hassan Il qui n'a cessé d'encourager son développement.Dans l'une des nombreuses rues en escalier, nous avons choisi de photographier un ensemble robe et sa- rouel en voile de coton de Santuja ceinturé d\u2019une large bande de ma- tourant la ville, les peaux qui sèchent au soleil, rouges couleur de sang quand elles sont mouillées puis graduellement devenant d\u2019un beige clair.C'est aussi la ville qui donna naissance à la première université du monde, celle de Qua- raouyine edifiée sous le règne de tous les jours, puisqu'il est toujours utilisé par la famille royale lorsqu'elle se déplace à Marrakech.C'est dans la cour intérieure de ce palais que nous avons photographié cet ensemble jupe et blouse en broderie de coton blanc de John Warden.(Boutique John Warden, Marrakech: (ci-dessus) C\u2019est la ville rouge, probablement l'une des plus belles du Maroc et l\u2019une des plus animées aussi avec sa place du Marché (Djemaa El Fna) où l\u2019on côtoie musiciens, danseurs, oiseleurs et les inévitables charmeurs de serpents avec leurs boîtes remplies de cobras.Il y a aussi la palmeraie, en pleine ville, qu'il faut voir absolument, et les monuments.Comme le Palais Baadia, qui n'est pas ouvert au tourisme rue Crescent, Montréal.) @ Fès: (ci-contre) ; C'est la ville des teinturiers et des maroquiniers; celle des tanneurs aussi.On voit, sur les collines en- Yahia Ben Idriss.Elle fut pendant longtemps le siège du gouvernement, mais quand on décida de l'instailer à Rabat, Fès n'en devint pas pour autant une ville morte: la dras.Sur la tête, un bonnet folkiori- que marocain, incrusté de verre et de coquillages.(Santuja, Ogilvy's, Montréal.) > Perspectives IH 6 vragen) = Eyes PHOTOS PIERRE McCANN \u20ac 3 244 nus CT ox SE su ER 4% Es =v yl à $ RE i E \u201cNg - { + A E 2 13 SRE I hx EB x 4 ) m3 A 2 +, E, Wy % on or : A + pt ; EE w ast tN ; à en 35 D 9?at 1 CE oA SI + 9 5 és 7e 1e 3 \\y Aa ar A Ne 2 8 RE Li 2 Sad Fe 4 ! 0% = À BS We Es a \u201c3 RES > i ! wk ig pe ; 5 A & a.AA 2 z 7 = ve, EE + 2 4 i \u201d F I Ry ?2 A.ai Yr won sat sa o~ M +5 a me qe + ns 1 mr we En i % * i J by an 3 at # { à if.Ê 2 LES ¥ a ï A * Te # À x * +3 £ È v Me ah] 3 + J À | ax as à Gh, ; | ei A ES k > 3x 2X VE X ; À a > 3 £ 2 # \u20ac £ gi yl : = \u2018 3 \u2018 qe 7.2 a ar A 3 XH 7% n RATES 4, Pe > i vw ue.» ns ä D À rs 7 Hath = N94 ; 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Nous, rue Laurier).Chaussures Cristina.Tanger: (Ci-dessous) Port d'entrée du Maroc quand on vient par la mer et que l'on a contourné Gibraltar, Tanger est une ville mystérieuse et secrète.Ses rues en escalier et ses ruelles permettent de découvrir, à chaque tournant, des choses surprenantes.La casbah, grouillante, colorée et animée pendant la journée devient une véritable toire après le coucher du soleil alors que se retrouvent des centaines et des centaines de Marocains et de touristes qui se croisent et s'entrecroisent dans les rues étroites.Vue des toits, Tanger -est différente, elle a des airs de métropole et c'est justement sur la terrasse d'une boutique de confection de vêtements que nous avons photographié cet ensemble de François Guenet: tunique à poches plaquées et jupe droite en popeline de coton blanche.(Boutique François Gue- net, 3868 rue Saint-Denis, Montréal.) e 2 \u2014 ou PET gers
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