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Titre :
Perspectives
Éditeur :
  • [Montréal, Québec] :[Perspectives],1959-1982
Contenu spécifique :
samedi 26 décembre 1964
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Perspectives, 1964-12-26, Collections de BAnQ.

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Entre gens qui savent bien vivre, on ne conçoit guère de se retrouver sans de plantureuses agapes.Pour Mme Charbonneau, préparer le repas du jour de l\u2019an est une joie indicible.Elle sent revivre autour d\u2019elle un peu du temps passé, quand elle devait nourrir tout son monde.Le ragoût de boulettes (en bas à gauche) a mijoté à souhait et on s'attable (ci-contre), servi par Denyse et son mari, François Beaulieu.En haut (de g.à dr.), Mme Charbonneau empile les tourtières qui vont bientôt disparaître, puis sort la dinde, aidée de son mari.Le repas terminé, Denyse rafraichit Yvette, mais il faut quand méme en finir avec la vaisselle.Yollande aidera ensuite son père à faire son numéro annuel, avant de mener la ronde enfantine, qui donne le signal des réjouissances.Suite à la page suivante PERSPECTIVES No 52, 26 décembre 1964 - 5 st un dau à >, ATVI, Fait Ya 2 x x = = g 2 kM, Ÿ a) = 4 as » ho +R; 22 Se 2 a \"= vw TS £ #s A ie # \\ RR ¥ if ; Pau, _ ex ec 00000 UD ON O00 0 0 TON CO SONSA SCD SCD VA SONO TON T0070 \"606 0022 ON \u201cODA AU ZA 20070 \"OD20T00 CON 000 00 eI a IN SINE IER ISNT \"2300: \" OUR RII Rs ER RER en rat ee ren an nn Mn Eee 20 ES Ha 4 At \u2014\u2014 Eee ed S\u2014.Les participants a la traversée du lac Ontario vaincus par l\u2019eau froide.4 n raldpatgane-une conférdiibs hièe\u201d Sra Emig + TU aes A Pere ge tante ave i La Gendarmerie cherche des armes : + Le\u201c gouverneur: dans un internat d'Ottawa.pee VO ~srcam A 007aS 0 28TIN EST a 470 ETON aNY BSB SIDI SII SOL IN IE IE DIX Ln IX IOLI XBOX EO SDI GIN SEX BIBLE NS A) \"we EW HWW 200 Less ww ew i Se i Sunt fl nul ont Sa eT ee RE oT ER Eau x \\ PERSPECTIVES No 52, 26 décembre 1964 = 9 LES FILS DE LA LIBERTÉ Premier d\u2019une série de quatre articles ~~ DU PROGRES, ILS NE CONNAISSENT QUE L'ART DE FAIRE ECLATER DES BOMBES 10 - PERSPECTIVES No 52, 26 décembre 1964 2 Chez les Fils de la Liberté, le feu est un rituel par Simma Holt UIS que les doukhobors ont quitté la Russie pour venir s'établir au Canada, en 1899, les incendies et les explosions qu\u2019ils provoquent périodiquement \u2014 sans compter les séances de déshabillage en public \u2014 n'ont cessé d'irriter leur entourage immédiat er de méduser tous les Canadiens.L'histoire de celte étonnante secte religieuse est maintenant racontée dans Terror In The Name Of God \u2014 la Terreur au nom de Dieu \u2014 , livre publié par la maison McClelland & Stewart.Selon l\u2019auteur, Mme Simma Holt, les Fils de la Liberté sont loin d'être de simples paysans menant paisiblement une vie de piété et de durs labeurs \u2014 comme les quakers, par exemple.Il s\u2019agit en réalité d'une société criminelle, sorte de mafia archaïque comprenant 2,500 membres.Mme Holt, qui est née en Alberta, a été reporter au Vancouver Sun pendant vingt ans.Dans Pexerci- ce de sa profession, elle a connu des criminels de - tout acabit et, dés la première fois qu'elle rencontra des Fils de la Liberté, elle ne tarda pas a se rendre compte \u201cque ces gens-là sont en réalité des imposteurs\u201d.Elle décida donc d'écrire toute la vérité sur cette secte et de dénoncer les coupables afin de mettre en garde leurs principales victimes \u2014 leurs enfants \u2014 et aussi les doukhobors paisibles qui appar- fiennent aux deux autres factions de la secte: les orthodoxes et \u2014 les plus canadianisés \u2014 les indépendants.Mme Holt a consacré sept années de recherches à l'élaboration de son livre.Elle interviewa des cen- faines de doukhobors, y compris des terroristes.Elle passa au crible des milliers de documents, communiqués de presse, lettres et brochures.Elle scruta également 135,000 rapports de police rédigés depuis l'arrivée des doukhobors au Canada.Voici le premier de quatre articles extraits de son livre.LA RÉDACTION ; 2 ne és = E SEIZE février 1962, Harry Kootnikoff, jeune doukhobor de 17 ans, membre de la secte des Fils de la Liberté, partit avec quatre camarades pour aller faire sauter le bureau de poste d\u2019un village situé en bordure du fleuve Columbia, en Colombie britannique.Mais la bombe de fabrication domestique qu\u2019emportaient les révolutionnaires fit inopinément explosion ce soir-là, à 11 h 05, et réduisit en miettes l\u2019automobile dans laquelle ils voyageaient.Kootnikoff fut tué sur le coup; les autres furent blessés.Plus tard, dans leurs témoignages à la police, les amis de Kootnikoff révélèrent que celui-ci avait été le chef d\u2019une bande de jeunes terroristes \u2014 dont il était le cadet.C'était lui qui envoyait en expédition des équipes de dynamiteurs et d'incendiaires et qui convoquait des réunions secrètes où il enseignait à ses comparses l\u2019art de manipuler les divers explosifs \u2014 à partir du simple \u201ccocktail Molotov\u201d jusqu\u2019à la véritable bombe à la dynamite, en passant par la bombe incendiaire munie d\u2019un mécanisme à retardement Et quand les dispositifs trop complexes faisaient défaut, c\u2019était Harry lui-même qui allait s\u2019attaquer aux édifices avec les moyens les plus rudimentaires: un bidon d\u2019essence et une allumette.Kootnikoff naquit le 22 juin 1944 à Krestova, un village minable et désolé qui termine une route tortueuse et poussiéreuse dans la vallée du Croissant, près du confluent de la rivière Kootenay et du fleuve Columbia, à quelque 450 milles à l\u2019est de Vancouver.Cette année-là fut celle des \u201cmarches de feu\u201d organisées par les Fils de la Liberté, au cours desquelles les femmes, vêtues à la façon traditionnelle de leur secte \u2014 amples jupes de coton et foulards sur la tête \u2014 prirent d\u2019assaut et incendièrent cabanes et cabutes dont elles ne laissèrent que des ruines fumantes accompagnées de la trace bien distincte de leur passage: du pain, du sel et de l\u2019eau, symboles + de la vie chez les doukhobors, que l\u2019on place sur une table devant les flammes qui font rage.Anita Koot- nikoff, la mère de Harry, fut à l\u2019époque très active au sein du comité féminin, lequel était l\u2019instigateur de ces incendies.Ainsi donc, tandis que d\u2019autres enfants canadiens apprenaient à respecter les lois de leur pays et acquéraient leurs premières notions de citoyenneté, Harry, pour sa part, se faisait enseigner par ses parents et par des chefs de file que les lois du pays sont néfastes et qu\u2019il n\u2019avait pas à les accepter.On lui enseigna qu'il ne devait jamais prêter serment d'allégeance et on lui affirma que le gouvernement était ur instrument du démon.Il accepta cette notion comme vérité première même s\u2019il ne savait trop ce que le mot \u201cgouvernement\u201d signifiait.Il apprit aussi à vivre stoïquement dans sa solitude, durant les périodes où ses parents étaient incarcérés pour crimes d'incendie ou de nudisme.On lui déclara que son peuple avait d\u2019abord été persécuté en Russie, puis au Canada.Et on lui inculqua l\u2019idée que toute forme d\u2019instruction était l'oeuvre de Satan.La police possède aujourd\u2019hui des preuves à l\u2019effet que Harry et son jeune commando furent \u2018impliqués dans cinq actions terroristes.Les trois premières consistèrent à incendier des maisons à Krestova; c\u2019est là une tactique de protestation qui est chère aux Fils de la Liberté.La quatrième expédition eut lieu le 4 février 1962: Kootnikoff et sa bande se rendirent alors dans la ville de Nelson, à 24 milles de Krestova, dans l\u2019intention d'y incendier le palais de Justice.En cette période de l\u2019année, en effet, se déroulait là le procès de plusieurs Fils de la Liberté accusés d\u2019avoir allumé des incendies, et un jury des Assises avait été convoqué pour entendre la cause.Harry et ses acolytes pénétrèrent jusque dans le palais de Justice et y dépo- Tous droits réservés © 1964, Simma Holt \u201c> h sacré et qui purifie.Comme ils récusent toute forme de propriété privée hors de la communauté, ils incendient les maisons de ceux qui se veulent \u201cindépendants\u201d.sèrent cinq bombes incendiaires, dont ils avaient déjà aliumé les mèches.Seule l\u2019intervention intrépide d\u2019un chauffeur de taxi, David Wiggs, permit d'éviter la destruction totale de I'édifice.Wiggs passait devant celui-ci quand il aperçut des flammes qui commençaient à lécher les murs de la façade, de chaque côté de l'entrée principale; il enfonça la porte, se précipita à l\u2019intérieur et, de ses mains, étouffa les mèches de chacune des bombes.La Gendarmerie royale apprit que Kootnikoff était impliqué dans l'aventure.Elle se préparait à l\u2019appréhender pour l\u2019interroger quand tout à coup, onze jours après la tentative d'incendie au palais de Justice, Kootnikoff mourut aussi violemment qu\u2019il avait vécu.Ce fut là la cinquième et dernière expédition du groupe.L'histoire en fut racontée plus tard par les quatre complices de Harry: John Evdokimoff, âgé de 20 ans, Peter Salikin, 20 ans, Bill J.Goolieff, 21 ans, et George William Posnikoff, 23 ans.OHN EVDOKIMOFF évoqua une visite que Harry lui avait rendue, la veille de l'attentat.\u2014 Il nous faut dynamiter quelque chose, affirma Harry.Le Conseil fraternel en a ainsi décidé.\u2014 Harry, il est excessivement dangereux de transporter une bombe à la dynamite, rétorqua John.Je n\u2019aime pas ce genre de travail.\u2014 ll faut que nous le fassions.Tu viens avec moi?John acquiesça.Ils trouvèrent trois autres copains, et le groupe au complet se retrouva à la maison de John, à 4 h 30 le lendemain après-midi, jour de l\u2019expédition fatidique.Posnikoff a narré les dernières heures de la vie de Harry: \u201cAu domicile de John Evdokimoff, nous discutâmes de la possibilité de fabriquer une bombe et d'al- Suite à la page suivante PERSPECTIVES No 52, 26 décembre 1964 = 1 1 RHUME OU GRIPPE avant de faire quoi que ce soit PRENEZ DEUX COMPRIMÉS Au premier signe de MARQUE DÉPOSÉE ce 4 Quand vous sentez que vous attrapez un rhume ou la grippe, et que vous avez une sensation de mal de tête, des muscles endoloris, un mal de gorge ou de la fièvre, la première chose à faire, c\u2019est de prendre de l\u2019ASPIRIN.Prenez deux comprimés ASPIRIN avant de faire quoi que ce soit d\u2019autre, car ASPIRIN commence à agir instantanément pour faire baisser la fièvre, soulager.la sensation de mal de tête et calmer les douleurs musculaires; vous vous sentez donc vite mieux.ASPIRIN procure également un soulagement bienfaisant du mal de gorge.Faites simplement dissoudre trois à cinq comprimés ASPIRIN dans un tiers de verre d\u2019eau et gargarisez-vous bien.Pour vos enfants, procurez-vous ASPIRIN Aromatisé, Format pour Enfants, à la dose de 114 grain recommandée pour les enfants.Assurez-vous d'obtenir de l'ASPIRIN véritable.Recherchez la croix Bayer sur chaque paquet d'ASPIRIN.in 000 OPN 00 A - MAUX DE TETE -; £ RHUMES = 12 - PERSPECTIVES No 52, 26 décembre 1964 LES FILS DE LA LIBERTÉ Suite de la page précédente PAIN, SEL ET EAU: SYMBOLES DE LA VIE ler la déposer au bureau de poste de Kinnaird, Ce furent John et Harry qui fabriquèrent la bombe, tandis que Salikin et moi jouions au cribbage.Puis nous prîmes tous place dans mon auto.\u201cParvenus à Genelle, ils nous fallut stopper au poste de vérification de la police.Les agents fédéraux vérifièrent mes permis, regardèrent sous le capot et dans le coffre de l'auto, et déplacèrent même la banquette arrière.Mais ils ne trouvèrent rien et remirent tout en place.Nous repartimes et nous rendimes jusqu\u2019a Castlegar .\u201cNous demeuridmes quelque temps a Castlegar, puis décidimes de revenir vers Kinnaird par une route secondaire.Notre intention était de déposer la bombe et de revenir à la maison.Ce fut pendant que Harry était en train d\u2019assembler l'engin que celui-ci explosa dans le véhicule.\u201d Le Conseil fraternel des Fils de la Liberté octroya une somme de deux cents dollars pour défrayer les funérailles de Harry.À titre de martyr, Harry eut droit à des obsèques de quatre jours.Ses quatre compagnons furent condamnés chacun à 21 mois de prison, pour possession illégale de dynamite.Trois mois après ces événements, le juge Harold Mclanes, de la Cour supérieure de la Colombie britannique, condamna dans la même journée 22 terroristes qui, par équipes de trois ou quatre individus, avaient bombardé des villages, incendié des maisons durant le sommeil de leurs occupants et contemplé, du flanc des montagnes, le travail des sauveteurs qui tentaient de rescaper les victimes.AYANT de prononcer sa sentence, le juge Mc- Innes eut ceci à dire à tous les accusés: \u201cDurant les trois dernières semaines, quelque 22 personnes ont été reconnues coupables d\u2019actes de violence contre la propriété de leurs concitoyens de cette région.\u201cQuelques-uns d\u2019entre vous ont prétendu qu\u2019ils avaient agi ainsi pour aider leurs frères déjà emprisonnés.D'autres ont dit qu\u2019ils voulaient réaliser une prophétie, à savoir que l\u2019émigration en masse du Canada ne pourrait s\u2019obtenir que par voie d\u2019emprisonnement, D\u2019autres enfin ont expliqué leur comportement en soutenant qu'ils n\u2019avaient fait qu'obéir aux chefs du Conseil fraternel.Si vous croyez vraiment en ce que vous m'\u2019avez dit, et en ce que vous avez dit aux jurés qui vous ont jugé, il est bien évident que vous êtes dans une grande erreur, que vous vous êtes leurrés vous-mêmes, et que vous avez agi sous l'empire d'idées fausses.Ce n\u2019est pas par la violence que vous pourrez jamais espérer atteindre à vos fins, quelles qu\u2019elles soient.\u201cVous parlez continuellement du problème douk- hobor.Quelques-uns d\u2019entre vous m\u2019ont même demandé de vous aider à résoudre ce problème, comme vous l'aviez demandé au juge qui m'a précédé.Je ne suis aucunement sûr de connaître Ce problème, si problème il y a vraiment.De toute façon, ce n\u2019est pas à moi, ni à aucun autre juge de cette Cour qu\u2019il faut s'adresser pour trouver une solution à vos maux.Il existe des autorités qualifiées à cet effet et je suis certain qu\u2019elles ne demanderont pas mieux que de prendre le temps de discuter de vos problèmes, pour autant que vous veuillez abandonner toute forme de violence et que vous décidiez à entamer un dialogue rationnel.\u201d Le juge demanda alors aux accusés s\u2019ils avaient quelque chose à dire avant le prononcé de la sentence.Cinq d\u2019entre eux déclarèrent à tour de rôle: \u201cMonsieur le juge, aidez-nous à résoudre nos difficultés.\u201d De fait, les Fils de la Liberté font toujours allusion au \u201cprobléme\u201d des doukhobors, mais personne ne peut vraiment expliquer en quoi il consiste.Et leur violence devient de plus en plus aveugle et irraisonnée, de plus en plus lourde de conséquences avec chaque génération nouvelle.Il fut un temps où les incendies allumées par les Fils de la Liberté étaient des symboles.Des symboles d\u2019origine confuse, mais qui répondaient toutefois à des convictions réelles.Aujourd\u2019hui, ils sont gratuits et sans motifs.Il ne suffit plus que d\u2019un mot ou d\u2019une phrase, Ce be, duis au aux et anent nes ar, Ine \u2018la Jue i-Ci ya les eut un ly- old ri- ro- us, ns lé, jui [c- > \u2019y prononcés ou écrits, délibérément ou par inadvertance; il ne suffit plus que d'apercevoir une canne rouge, ou un mouchoir rouge, ou une certaine variation dans l\u2019accoutrement d\u2019un chef, pour que les Fils de la Liberté donnent fureur à leurs bombes et à leurs holocaustes.Pour certains d\u2019entre eux, le dynamitage et les expéditions incendiaires constituent un devoir, ou encore un \u201ctravail spirituel\u201d.Pour d\u2019autres, il s\u2019agit plus simplement d\u2019un \u201cdivertissement de fin de semaine\u201d (les actes de terrorisme les plus considérables ont surtout lieu en fin de semaine).Plusieurs Fils de la Liberté sont de véritables py- romaniaques.Ils prennent un plaisir sadique à provoquer et à contempler des incendies.S'il est vrai que la plupart des criminels incendiaires appréhendent de se faire reconnaître et disparaissent dans la foule ou prennent la fuite, il n\u2019en va pas de même du doukhobor qui, Jui, brûle souvent sa propre maison ou celle d\u2019un voisin (du consentement de celui- ci), et demeure sur place pour jouir du spectacle.E TOUT est devenu un cercle vicieux.Même les chefs ne peuvent en sortir, L\u2019un d\u2019eux ferait-il preuve maintenant de bonne volonté, et voudrait-il aider les Fils de la Liberté à devenir de bons citoyens qu\u2019on rejetterait tout bonnement son autorité \u2014 ou alors ils accommoderaient ses propos à leur propre idéal de vie .D\u2019année en année, les crimes commis par les Fils de la Liberté ont augmenté en perfidie.Plus ces derniers sont au centre d\u2019un univers qui se raffine et se modernise, plus leurs attaques partent de motifs obscurs, confus, et son perpétrées à tort et à travers.L'écart augmente sans cesse entre la mentalité du dix-huitième et du dix-neuvième siècles, dans \u2018laquelle ils vivent, et celle du vingtième siècle, qui les entoure; et il leur devient de plus en plus difficile de franchir cet écart.La frustration qui s'empare d'eux et la confusion qui règne dans leur esprit augmentent leur haine.Et leurs actes criminels en deviennent plus désespérés, plus téméraires, plus néfastes et \u2014 paradoxalement \u2014 plus raffinés.Les effets de la pauvreté et du chômage sont là, qui n\u2019aident certes pas à la rationalisation.Et plusieurs des Fils de la Liberté qui en subissent la pression constante, et qui sont emprisonnés dans ce tragique écheveau de crime et de pseudo-religion, sont devenus \u2014 ou sont près de devenir \u2014 fous.Déséquilibrés, ils tentent, comme bien d\u2019autres, de recourir à la consolation de leur religion; mais cette religion ne fait que les retourner aux holocaustes qui étaient la cause initiale de leur désarroi psychique.Le terroriste de la vallée du Kootenay n'a plus besoin que de la moindre incitation pour déclencher le signal de la violence.Et dès le signal, il devient un adversaire habile et astucieux.Il peut faire une bombe avec la chambre à air d\u2019un pneu, un bout de tuyau, une lampe de photographe, ou encore avec une bouteille vide remplie de guenilles.Dans les temps plus reculés, durant la décade 1920-30, les incendiaires n\u2019utilisaient qu\u2019une nappe d'essence et une allumette .et leurs jambes pour s'enfuir.Le premier mécanisme à retardement dont ils se servirent fut rudimentaire: il s\u2019agissait d\u2019une chandelle allumée et fichée dans de l\u2019essence.Ce qui leur permettait de déguerpir avant que la flamme ne touche à l\u2019essence et ne provoque l'incendie.Puis l\u2019un d\u2019eux imagina une mèche faite de guenilles et munie d'allumettes près du point d\u2019impact et d\u2019explosion.Après 1930, ce mécanisme fut perfectionné de telle façon qu\u2019un terroriste n\u2019avait qu\u2019à examiner la longueur de la mèche pour estimer, à une minute près, le moment de l'explosion.Puis vint le réveil-matin.À l'instant où l\u2019appareil sonnait, la clé de remontage se déroulait, touchait un contact et suffisait à faire exploser la machine infernale.En 1958, les Fils de la Liberté utilisèrent les cristaux des montres de poche et des bracelets- montres.On enlevait l\u2019aiguille indiquant les minutes, et on insérait une petite vis dans la surface extérieure; dès que l'aiguille indiquant les heures touchait cette vis, le circuit électrique s'interrompait et la bombe éclatait, Un adolescent s'étant fait sauter lui- même, par mégarde, avec l\u2019un de ces premiers engins, on parvint à empêcher les explosions prématurées en enrobant les montres de ruban magnétique passant sous la prise de courant.Les terroristes d\u2019expérience amènent avec eux les jeunes garçons et leur enseignent l\u2019art de fabriquer et de placer les bombes; puis ils envoient ces apprentis auprès de leurs camarades, et les mêmes instructions sont transmises.Tout cela en vue du jour où les jeunes seront devenus vieux et seront habiles à diriger la révolution.Aucun de ces jeunes n\u2019a le souci de s\u2019instruire.Pour eux, il n\u2019y a que \u201cnotre problème\u201d.Et ils peuvent consacrer toutes leurs ressources, toutes leurs concentrations mentales à apprendre des techniques terroristes.Leurs stratagèmes sont nombreux.Ils entourent leurs souliers de bas ou de chiffons pour cacher leurs traces dans la neige; ils jettent du poivre sur leurs pistes pour dérouter le flair des chiens; ils portent des gants pour ne pas laisser d'empreintes digitales; ils envoient leurs femmes à la cueillette des mûres pour détourner l\u2019attention des policiers; ils postent des sentinelles pendant qu\u2019ils disposent de leurs engins meurtriers.Ils utilisent plusieurs véhicules dans leurs expéditions.Les doukhobors qui incendièrent le village orthodoxe de Rapsberry, en août 1961, se servirent d'une première automobile pour se rendre jusqu\u2019à la rivière face à leur cible; ils traversèrent en bateau, perpétrèrent leur forfait, puis s\u2019enfuirent dans une seconde auto qui les attendait sur la nouvelle rive.Le 6 mars 1962, neuf terroristes dynamitèrent une tour de transmission en acier, haute de 364 pieds et qui se dressait près de Riondel, sur la rive occidentale du lac Kootenay; cette tour desservait la région dans un rayon de plus de 100 milles, alimentant notamment deux importantes entreprises minières de plomb et de zinc, ainsi que d\u2019autres industries, sans compter les domiciles.Ce matin-là, deux des agresseurs, transportant 280 bâtons de dynamite dans trois caisses de carton, montèrent à bord du traversier qui fait la navette sur le lac Kootenay.Ils avaient pour mission d\u2019apporter ces explosifs aux sept autres de la bande, qui les attendaient prés de la tour.Mais les munitions n\u2019étaient pas fraîches.Certains bâtons de dynamite étaient si vieux qu\u2019il en coulait de la nitroglycérine, ce qui les rendait extrêmement volatils et dangereux.Les deux comparses savaient fort bien qu\u2019eux-mêmes et tous les autres passagers du traversier allaient mourir si la vieille dynamite était soumise à une secousse, à une pièce de métal ou à une chaleur inattendue.Mais seul leur \u201cdevoir\u201d comptait.A DYNAMITE parvint à bon port.Six des sept assaillants enfilèrent des gants, recouvrirent leurs souliers de chaussettes et entreprirent de descendre lentement, prudemment le flanr d\u2019une montagne, transportant à tour de rôle leur précieuse cargaison.Le septième conspirateur était au volant du camion qui allait faciliter leur fuite.Harry W.Rezansoff, l'un du groupe, raconta plus tard à la police: \u201cLa dynamite était très lourde.Parfois nous la soulevions, parfois nous la glissions sur le sol.La pente était très raide.Parvenus à notre cible, nous ouvrimes les trois boîtes de carton, empilâmes la dynamite a chaque coin de la tour, posimes les détonateurs, établimes les connexions des montres et des batteries que nous avions toutes prétes.\u201d Et l\u2019explosion eut lieu.À cet instant, des mineurs se trouvaient sous terre dans la mine Bluebell, près de Riondel, et seule l'intervention rapide d\u2019électriciens put les sauver de la mort.Car les pompes arrêtèrent de fonctionner dès que la tour sauta, et la mine commença à s\u2019emplir d\u2019eau.Mais on parvint à installer des pompes auxiliaires et à sauver les hommes de la noyade.Au total, 1,200 personnes se trouvèrent sans emploi après le dynamitage de la tour, et perdirent un salaire global de près d\u2019un million de dollars, Et il en coûta également près d\u2019un million de dollars pour remplacer la tour, qui s'était effondrée en charpie.On estime que 1,112 actes de sabotage, commis par les Fils de la Liberté au cours des quarante dernières années, ont coûté aux contribuables canadiens la somme de $20,124,185; cela couvre l\u2019étendue des dégâts, ainsi que les frais de police et de tribunaux.Mais cette somme ne comprend pas les milliers de dollars qui ont été dépensés pour maintenir à l\u2019ordre, abriter et nourrir tous ceux qui ont participé à des centaines de manifestations publiques, de grèves de la faim ou de défilés nudistes.En 1962, quand il y eut 259 dynamitages et incendies, 200 des 700 agents de la Gendarmerie royale qui desservent la Colombie britannique \u2014 de par le contrat avec le gouvernement de cette province \u2014 ne parvinrent pas à garder la situation en main dans les montagnes Kootenay.Il fallut leur adjoindre des escouades d\u2019urgence, transportées par avion en provenance de tout l'Ouest canadien, pour mater la terreur qui avait envahi la région.Cette année-là, il en coûta $2,872,950 à la caisse du pays.\u201cNous ne nous attaquons pas à la chair ni au sang, mais au bois et à la pierre.\u201d Les saboteurs et les incendiaires ont beau proclamer ce credo, il n\u2019en demeure pas moins que vingt pertes de vie, au bas mot, ont été enregistrées à la suite de leurs déprédations et que des centaines d\u2019individus ont échappé à la mort par une marge de quelques secondes.Depuis le début, les cibles principales des Fils de la Liberté ont été les édifices du gouvernement (surtout les écoles), la compagnie de chemin de fer du Pacifique Canadien et la compagnie West Kootenay.Mais les terroristes ont aussi beaucoup porté leur haine envers leurs propres frères \u2014 les membres du groupe orthodoxe des doukhobors, qui commencent à s\u2019assimiler à la vie canadienne.E RECENSEMENT de 1961 indique la présence totale de 13,235 doukhobors au Canada, dont 9,000 en Colombie britannique, 3,202 en Saskatchewan, 800 en Alberta, et le reste disséminés dans les autres provinces.Des doukhobors de la Colombie britannique, 5,000 sont orthodoxes \u2014 ou communautaires \u2014 , et 1,500 sont indépendants; les 2,500 autres sont les Fils de la Liberté.La plupart des doukhobors de la Saskatchewan sont indépendants, tandis qu\u2019on trouve un mélange d'indépendants et d\u2019orthodoxes en Alberta.On y trouve aussi une poignée de Fils de la Liberté.La plupart des indépendants et des orthodoxes se sont affranchis du petit univers hermétique dans lequel moisissent encore les Fils de la Liberté.Les indépendants furent les premiers à s\u2019en libérer, peu après leur arrivée au Canada en 1899, mais il leur fallut subir l\u2019ostracisme et les représailles des fanatiques.Aujourd\u2019hui, dans les Prairies, et surtout en Saskatchewan, ces gens sont parvenus à donner à leurs enfants un haut degré d'instruction; et plusieurs adultes occupent des postes honorables.La transformation a été plus lente chez les orthodoxes.En Colombie britannique, ils n'ont commencé qu\u2019en 1959 à faire état civil de leurs mariages et de leurs naissances, et ils n\u2019ont comme:icé qu\u2019en 1961 à acheter et à posséder leurs propres terres.Par ces actes, ils devinrent des transfuges et des apostats aux yeux des Fils de la Liberté, et ceux-ci manifestèrent leur colère en allant brûler jusqu\u2019au sol, à la faveur de la nuit, bon nombre de villages orthodoxes.Ces attaques ont pris une telle ampleur, au cours des dernières années, que plusieurs orthodoxes, pourtant pacifistes de nature, se sont procuré des armes à feu et montent la garde à tour de rôle auprès de leurs maisons, qu\u2019ils illuminent toute la nuit par des réflecteurs.Il suffit de l\u2019aboiement d\u2019un chien ou d'une simple rafale de vent dans les arbres pour qu'une maisonnée au complet ou un village tout entier surgisse avec des fusils.Mais méme les orthodoxes les plus respectueux des lois demeurent imbus de la solidarité de clan et du mutisme qui ont toujours caractérisé les doukho- bors.Et l\u2019on n\u2019a jamaft entendu dire, à toutes fins pratiques, qu'aucun d\u2019entre eux se soit jamais offert pour prêter main-forte aux autorités.LA SEMAINE PROCHAINE: Simma Holt décrit l\u2019origine de la secte des doukhobors en Russie, la corruption de ses chefs, et comment le mouvement s\u2019est implanté au Canada, PERSPECTIVES No 52, 26 décembre 1964 - 13 «On vous attend.soyez prudents!» Voici l\u2019époque de l\u2019année, les jours heureux où il est si bon de visiter les parents, de revoir les amis .où dans tous les foyers de joyeuses réunions se préparent.À cette occasion, les autorités du Québec font tout pour mettre à votre disposition des routes sûres, bien construites et bien entretenues.Mais nos hivers sont durs.Votre collaboration demeure indispensable.La fatigue, l\u2019alcool, la vitesse excessive et la simple imprudence sont causes de tant de désastres! Faites, vous aussi, votre part pour que les Fêtes soient une source de bonheur et de joie qu\u2019aucun drame ne viendra ternir.N\u2019oubliez pas que le plus beau cadeau que vous puissiez faire à ceux qui vous attendent, c\u2019est encore d\u2019être là ! 14 - PERSPECTIVES No 52, 26 décembre 1964 MINISTÈRE DE LA VOIRIE MINISTÈRE DES TRANSPORTS ET COMMUNICATIONS MINISTÈRE DU TOURISME, DE LA CHASSE ET DE LA PÊCHE CRT pe df il n'en est pas de plus spontanés; il en est d'aussi rudes; il n\u2019en est pas qui exigent des joueurs un effort aussi soutenu.C'est cet effort dans un jeu qui demande beaucoup à l'improvisation que nous voulons souligner ici.Et pour l\u2019illustrer, nous avons choisi le joueur en apparence le plus naturel, le plus détendu, celui qui, le plus, semble rendre le hockey facile: Jean Béliveau (ci-contre, avec Pierre Pilote, de Chicago).Quelle élégance, en effet! Mais pour ce qui est de la facilité, voyez ce que le gros plan photographique en fait: un effort constant de l\u2019esprit et de tous les muscles.Mais ce visage est isolé, détaché de l\u2019action.Il est un autre visage du hockey, collectif, que dessinent les évolutions des joueurs qui se groupent autour de la rondelle en mouvement.Et le visage de chaque joueur semble se perdre dans ces figures d\u2019ensemble.Dans les pages suivantes, ces deux aspects du hockey sont figés dans l'instant: l\u2019effort de l\u2019un répond à l\u2019effort de tous.I: EST des sports d\u2019équipe plus ordonnés que le hockey; VISAGES HOCKEY Autre photo a la page suivante 4 i 4 z SR PERSPECTIVES No 52, 26 décembre 1964 - 15 roe i Lr VISAGES DU HOCKEY Montréal-Toronto: Suite eee ces 000 huit visages tendus vers une rondelle | a y = £ k.> pi 1\u20ac (¢ 5 Red Qu % DN 4 a 4 3 & PT pA $i £ > % Q 12, ki \u2014\u2014 IF ff [3 Za NO dL a i ~~ je.paume XX ee = A 25 2 bo Sr ce 4 NEY 2 At -.les és 5 ad\u201d h & Puss si ve 1 % a 5; ces AC ka iS 2 1 EN of AGT y 1 es ès 7 7 % Le a a i bs 5 & i à ES Me 1 Gib a + wn \", pe Bi SE oy um Ç Hoh & et q Free, ÈS RE.at = on niger it En =) HE PAR i 4 He: fe > en 7 = Fu in ac ge = AE Nos be Etécgmme vi SH CES, pet [de \u201c« ee + nt wb whi SH, Sis og 4 22) tire en Xe af i es En 3% i 55 % EN j ve \\ va ts & oak Leu Es Re, ss Bar 2 fe A BY fy 2 per te at Sn of A SM $ Es LED 4 tet Mk En el \u201cse Te 3 4 sé i Le te, xy 2 EI ie ve a vi a D : aur 2e Ld 7 5 ey Le or Es Ur a a ws aed or B CE > gy Hi EAE Lan a + ae tog * 4, ge an $ ich pn \u201d i 4 LH.Ga $4 Cd oa fd = apr He =f (er on ES ES BE =, » oh er 2 to 3 oh ps rp (eS ru + y wh, \u201cgr a dy se rs = RE a an a JAAR: = Reith * Xu ne, w GES aqua es 1 ue sk pe ra wh we, i pi RRR aH - ar .e.xs 30 \" qe pvc VE Bs i « av: pu Se - at vu es BY \u201cor os ¥ neni sr et 5 _ Ta a LY 2 id 1 Gi sr he > { x Te pire \u201ca M, 4.ee a 7 7 \u2014 ee * n + ve, _ Le me va in Sy > an Le: oF k skis Sete > 7 nt {SEER ve ak ny * >, Le en x Le a + ei Fi 7 ww fy fue % « +5 a _ i a i Li à ¥.3 bey, a = ARE ue # = fis x 5 4 j Le dise Pr bee Pad) >; ol a + vas Rt ol, i a, hb 4; aide ab Figure à deux: Béliveau et Vasco croisent le bâton « 18 - PERSPECTIVES No 52, 26 décembre 1964 pen __ __ LS errant re ce tien ss Pue Voici la soupe aux légumes que 7 femmes sur 10 préfèrent à l'autre marque bien connue ! AŸLMER A Soupe \u2014 aux Legumes À Elle se présente ainsi La saveur que l\u2019on obtient seulement avec un bon Vous aussi préférerez la soupe aux légumes Aylmer.mélange de légumes frais, de choix.Comparez la pour la même raison qui l\u2019a fait choisir par des centaines d\u2019autres femmes lors de tests récents.Quelle est la raison qu\u2019elles nous ont donnée?La saveur\u2014 une saveur plus fraîche, plus naturelle.soupe aux légumes Aylmer à l\u2019autre marque que vous achetez maintenant.Nous sommes persuadés que vous donnerez la préférence à Aylmer.Exigez le RUBAN ROUGE \u2026 votre garantie de qualité PERSPECTIVES No 54, 26 décembre 1964 = 19 RC 4 to À Hirth a Tu 1.de kd 1 ie hia A) £ À ys 0 Lhe SAN A> sa 0 ad; ¥, : Au 23 8 1 + Ÿ J HRY % N or : > à ke ads > \u20ac + © | à wily g ©.Le had) * fs sa bi Eu 3 ERE à : (à $i ad Le A ; th 5 3 i i STH Hi) 5 Qu \\ PU i 4 1 Pa Lh X Pd ot.4 - 4 Lu n Va 4 Vs 4 Es 4.oF, 4 22 it er + ; FM , 2 £.| had 31, a ® \\ e n° icra Nr Be Pe i754 > > > EN fs a A pe 7 \u201c9 BD , v Fa Fi j Fa [MR By à Js J.1d , = LÀ é rh pes 0 nt 175 re ks.AE LN ny > > 3 5 KY fi.GS A, bz ÿ ee a si 7 à & je VP A ) FUT UNE CROISADE + mp BY YY T2 3 a) h our i ga Ok $A y - Là Es Re of be po AJ 5 LT, 8% y Œ : > S 2 0 + EY \\ à nd de be En ps + > À A 0 24 2H 5) ; cu ve f k & + le Py er 5 + au La ne 5 Hr 4 oh os 3 F HY - 8 ap té i Pie Fondateur du \u2018Princess Patr LA GRANDE GUERRE, POUR GAU +79, NAS A + ES 20 - PERSPECTIVES No 52, 26 décembre 1964 Wars * £ TA = ; + A Fg La 25 NP 3 * Ÿ cel var er Tod ad he * RS FH 2 W Foy es mm am pm mt \u2014_\u2014 - Da ero HE \u2014_\u2014 ad 2.ee ne ee PS TTT a \u2014 \u2014\u2014\u2014 LT ORIEN G.R.Stevens a fait partie du régiment de voltigeurs Princess Patricia, qui, il y a eu cinquante ans cette année, recevait son baptême du feu dans les Flandres, au cours de la Grande Guerre.Dans le récit qui suit, il s\u2019attache surtout aux pas de son fondateur, le fameux Andrew Hamilton Gault.LA RÉDACTION Ce tableau de W.B.Wollen représente certains des Pats qui se sont distingués à Ypres: les soldats McCormack et Kelly lancent des grenades; à la mitrailleuse, le caporal Dover; à sa droite, les soldats Phillips et Candy; le caporal Pearson apporte des munitions et le lieutenant-colonel Niven, main en porte-voix, hurle un commandement.LE passant qui prend la peine de déchiffrer l\u2018inscription gravée sur la pierre angulaire du siège social de la compagnie d'assurance Sun Life, boulevard Dorchester, à Montréal, apprend ainsi que cette entreprise, dont le marché s\u2019étend aujourd'hui sur tout le globe, a été fondée par Matthew Hamilton Gault.Par ailleurs, tous les documents de l'époque nous signalent que les trois frères Gault, dont Matthew, étaient coulés dans le même moule: austères de moeurs, comme il convenait à leurs origines calvinistes; courageux, par conviction que la mort est un simple incident dans la vie éternelle de l'âme; gais, de cette gaieté si caractéristique du tempérament irlandais.C'est de ce milieu qu\u2019est sorti Andrew Hamilton Gault, neveu de Matthew et .frère cadet de l\u2019aventureux Kim, immortalisé par Rudyard Kipling.Andrew traitait volontiers tous les hommes en frères.Frank Jarvis, dernier survivant des serviteurs des Gault et qui habite maintenant à l\u2019endroit où s\u2019élevaient autrefois les dépendances du manoir Hurtu- bise, à Westmount, aime rappeler qu\u2019il n\u2019était qu\u2019un jeune garçon de courses quand il a connu Andrew, mais que, pendant les soixante années suivantes, ce dernier a été pour lui une sorte de frère aîné.Andrew connaît une jeunesse insouciante; et une photo du temps le montre contournant à bicyclette les lions de pierre qui gardaient I'entrée de Rokeby, la seigneuriale demeure des Gault, rue Sherbrooke ouest.Mais son insouciance disparaît avec ses 16 ans, vers 1898, au moment où commence le conflit entre Anglais et Boers en Afrique du Sud.Il ne semble pas qu\u2019Andrew ait longtemps réfléchi aux torts comme aux justes droits des deux parties aux prises.Avant même d\u2019avoir.atteint ses 18 ans, il est déjà sous- lieutenant dans les Canadian Mounted Rifles et entreprend le long voyage par mer autour du cap de Bonne Espérance.Il chemine à travers lé velt écrasé de chaleur, monte la garde dans le désertique Karou et trotte à travers la pluie à la délivrance de Lichtenburg.À se frotter à une foule d'autres jeunes Britanniques venus de tous les coins du monde, il commence de rêver comme eux à cet assemblage de peuples qui est devenu le Commonwealth.Le Montréal de l'ère édouardienne a tout pour intéresser un jeune homme de belle prestance comme lui, à qui son père a laissé une coquette fortune.Mais la vieille demeure de la rue Sherbrooke n'est guère pour lui qu\u2019un pied-à-terre d'où s\u2019envoler vers les contrées les plus éloignées.Quand il est au Canada, il préfère vivre dans la propriété familiale de Georgeville, sur les bords du lac Memphrémagog, et affronter, à bord de son youyou, les bourrasques qui s\u2019y élèvent souvent à l\u2019improviste.\u201cQuiconque peut y naviguer sans danger en toute saison, aime-t-il dire, est capable de se risquer sur toute étendue d\u2019eau dans le monde.\u201d Mais il garde en même temps l'oeil ouvert sur les tornades politiques qui menacent l'Europe, car son rêve ancien d\u2019une grande communauté des peuples britanniques ne l\u2019a jamais quitté.En 1914, le meurtre d\u2019un archiduc dans une obscure province d'Autriche- Hongrie met le feu aux poudres, et les Canadiens croient bon d'oublier un moment leur exubérante prospérité, leurs usines en voie de prolifération et leurs disputes de terrains, pour piocher le manuel d'instruction du fantassin.Si le Canada, dans l\u2019ensemble, n\u2019est pas prêt à la guerre, Andrew Gault l\u2019est, lui.Il prend le premier train pour Ottawa et va exposer son projet au gouverneur général, le duc de Connaught, et au Premier ministre sir Robert Borden: lever à ses seuls ra Le colonel Andrew Hamilton Gault avait tenu a équiper le régiment à ses frais.frais un bataillon qui, étant composé de vétérans, sera immédiatement prêt à combattre, afin que le Canada puisse fournir sans retard au monde la preuve de sa détermination d'appuyer la cause de ses deux mères patries.Ce geste constitue une sorte de retour, anachronique mais grandiose, à l'ère féodale où le vassal mettait sa vie et ses biens à l'entière disposition de son suzerain et, de même, le serf envers son seigneur.Lors de sa visite au gouverneur général, Andrew est présenté à la princesse Patricia de Connaught, grande et belle jeune fille qui montre des dons artistiques remarquables et qui accepte volontiers d\u2019être colonel honoraire du nouveau régiment, baptisé en son nom, Elle n'a même rien de plus pressé que de retourner à sa palette de peintre pour dessiner le drapeau du régiment.Gault revient aussitôt à Montréal et ordonne à Jarvis, devenu son secrétaire, de préparer un chèque de cent mille dollars, destiné à l\u2019achat d'équipement.\u201cCe ne devait pas être le dernier, loin de là,\u201d dit Jarvis.En moins de dix jours, trois mille anciens soldats se rassemblent au parc Lansdowne d'Ottawa: en moins de quinze, une impitoyable sélection en ramène le nombre a onze cents; en moins de vingt, ils embarquent pour outre-mer; avant la fin de l\u2019année, ils sont déjà au front.Leurs officiers sont triés sur le volet.Le colonel Farquhar, commandant de Ja nouvelle unité \u2014 Gault a refusé cet honneur pour lui-même \u2014, et son adjudant, le major Buller, viennent de-la maison militaire du gouverneur général.Charles Stewart, soldat de fortune néo-écossais, a bourlingué de la Chine au Pérou et est passé maître ès paillardises.Talbot Papineau, s\u2019il avait survécu au conflit, fût peut-être devenu Premier ministre du Canada.Féru de droit constitutionnel et ardent nationaliste, gascon de gestes et d\u2019éloquence, il tient à porter un casque d'acier de modèle français, auquel il a attaché une plume de cog.Stewart le juge \u201cl\u2019homme le plus intelligent et le moins sensé\u201d qu\u2019il ait rencontré.De Niven, il dit que ce petit Ecossais a peut-être encore plus de courage et moins de sens que Papineau.Van den Burg aime échanger avec Rasmussen les souvenirs du temps où ils combattaient dans des camps opposés, au Mexique.Même les simples sous-officiers ont la démarche raide et précise de grenadiers de la garde royale en parade; à la cantine, ils regardent tout le monde avec les yeux froidement insolents de ceux qui savent tout de leur métier et dont on n'ose pas rire.Enfin, il y a Gault lui-même.Dans le régiment qu\u2019il a fondé, il sert comme simple officier, mais avec la ferveur de l'apôtre qui voit son rêve devenir réalité.Au front, près de quatre cents hommes du Princess Pat tombent dans la seconde bataille d\u2019Ypres, en mai 1915.L'université McGill entreprend alors de lui recruter des renforts.Il en arrive de tous les collèges canadiens et même plusieurs d\u2019outre-45e.A leur entraînement en Grande-Bretagne, ils doivent subir les saillies du sergent-major régimentaire John Collins, dont la verdeur et l\u2019entrain ne le cèdent qu\u2019à ceux de Gault et de Stewart parmi les grandes figures du régiment.\u201cTas de fils de millionnaires montréalais et de commis de banque de Saskatoon, rugit-il, que je ne prenne plus personne à me bredouiller qu\u2019il a perdu sa cuiller ou quelque pièce de l'équipement que, dans une lamentable ignorance de votre nullité, Sa Majesté vous a confiées! Allez plutôt voler celle d'un camarade avant la prochaine inspection!\u201d Suite à la page suivante PERSPECTIVES No 52, 26 décembre 1964 - 2 1 = CIGARETTES ) EXPORT J 0 CJ i Ay Chaque mois, Denise était déprimée ar suite de malaises menstruels onctionnels.Maintenant, elle prend simplement MIDOL et connaît un Simpl rt parfait, car les comprimés MIDOL contiennent: e Des ingrédients à action rapide qui SOULAGENT LES CRAMPES, CALMENT LES MAUX DE TÊTE ET DE DOS.© Plus un, médicament spécial qui CHASSE LE \u201cCAFARD\u201d.AT.GRACE A MIDOL MARQUE DÉPOSÉE Si vous êtes LAS TOUT LE TEMPS De temps en temps, tout le monde se sent épuisé et souffre peut-être de mal de dos.Probablement rien de grave, simplement un trouble passager causé par une irritation des voies urinaires où un malaise de la vessie.C\u2019est le moment de prendre des Pilules Dodd's pour les Reins.Les Dodd\u2019s aident à stimuler les teins pour remédier à cet état causant souvent mal de dos et sensation de fatigue.Vous vous sentez mieux\u2014 dermes mieux\u2014travaillez mieux.Achetez des Pilules Dodd's pour les Reins bande .ee avec reuge à tous comptoirs de produits pharmaceutiques, Vous pouvez vous fer aux Dodd's.cor 22 - PERSPECTIVES No 52, 26 décembre 1964 LE \u201cPRINCESS PATRICIA\u201d Suite de la page précédente Les vieux briscards 11e ménagent pas leurs sarcasmes aux recrues, mais celles-ci les acceptent calmement: leur fierté de porter à l'épaule j\u2019écusson rouge du régiment est de celles que rien ne décourage.Un matin de juin 1916, la vague d\u2019assaut allemande va presque emporter leurs retranchements.Le colonel Buller tombe sur lé parapet.Gault, une jambe fracassée, prend le commandement.Ils ordonne à ses hommes de se replier et de lui iaisser seulement un pistolet chargé.Mais, côte à côte, vétérans et blancs-becs supportent l\u2019attaque et, quand la nuit tombe, aucun Boche n\u2019a réussi à franchir les lignes.Désormais, on n\u2019osera plus répéter que, si vous appâtez un piège à rat avec de la confiture dans la tranchée des Pats, vous pouvez être sûr, au matin, d\u2019y trouver pris un étudiant de McGill.Briscards et basochiens se savent faits de la même étoffe.Ils ont adopté les mêmes gestes, les mêmes locutions; ils les conserveront jusqu\u2019à leur mort.Les Pats adorent faire usage de termes d\u2019argot militaire empruntés à l\u2019armée des Indes, pour mieux se payer la tête des étrangers\u201d.Ils n\u2019aiment pas moins chanter en choeur.Cette guerre aura été la dernière où l\u2019on aura vu des soldats fredonner des chansons de route.Après une brève convalescence, Gault reparait au régiment avec deux jambes de bois interchangeables, qu\u2019il a baptisées Hubert et Herbert, et vante hautement leur supériorité sur celle de chair et d\u2019os qu\u2019il a perdue.Ce même automne 1916, les Pats se portent sur la Somme.Le premier jour de cette nouvelle bataille, le Commonwealth perd cent un mille hommes, tués, blessés ou faits prisonniers.Des poètes de 18 ans écrivent des vers avant de tomber sous la fusillade qui fait rage le long de la crête des collines de Picardie.Les Pats, que Stewart aiguillonne, à l\u2019avant- garde, de ses encouragements rageurs, se tirent bien d'affaire.vers la crête de Vimy \u2014 pour que le sentiment de compagnonnage inspiré par la marche et les chansons aide à leur faire oublier le choc de l\u2019assaut précédent.\u201cCes hommes sont maintenant tous faits à l\u2019image de Gault lui-même, écrit un officier.Son code d\u2019honneur est devenu leur code et leur modèle.Courage et modestie sont choses naturellement attendues de tous.Quant à Cault, nous sommes devenus sa chose sitôt que nous avons été mis en sa présence.Il est à ce point maître de nous que, le jour où Londres nous a offert des brevets d'officier dans l\u2019Armée impériale, nous les avons presque tous refusés pour ne pas le quitter.\u201d Même avec une excellente jambe de bois, les longues inspections de tranchées à pied sont désormais hors de question pour Gault.On lui trouve une autre occupation à l'arrière des lignes.Il se plaint, en riant, que sa surveillance du ravitaillement fait de lui le directeur d'une école de cuisiniers.Il vient quand même parfois, en boitillant, assurer les hommes de première ligne qu\u2019eux et lui restent indestructibles.Un soir d'août 1917, un barrage d'artillerie s'ouvre soudain contre eux, isolant leur secteur des autres; les survivants se terrent sous les débris de parapets et les étais fracassés et attendent la ruée boche.Une voix domine cependant toutes les autres, venant de la tranchée de communication entre la seconde et la première ligne; celle de Gault, qui entremêle ses encouragements de jurons contre sa fichue jambe de bois.Une aube que salue un tonnerre d'artillerie voit tomber Papineau et son panache à la Henri IV.La fleur du régiment tombe autour de lui, mais on le fait payer cher aux Allemands.Harry Mullin mérite la croix Victoria pour avoir capturé tout seul un nid de mitrailleuses.Hugh MacKenzie meurt après en avoir capturé un autre.Carl Frederickson, aveuglé par les gaz, s'attache le poignet à celui de son estafette et conduit ses hommes à l\u2019assault.\u201cQuelques minutes avant l\u2019attaque, raconte un officier, je me retrouve dans un trou d'obus en compagnie de trois étudiants de Harvard.Je les surprends à discuter de poésie avec le plus grand sérieux du monde.Deux perdront la vie quelques instants plus tard.\u201d Après Passchendaele, le régiment garde toute sa détermination, mais il faut refaire les effectifs une quatrième fois.Le 8 août 1918, il prend part, en avant-garde, à l\u2019attaque généralé qui marque le début des cents derniers jours de la guerre.On voit, ce jour-là.Gault galoper à travers champs \u2014 sur un cheval qu\u2019il a chapardé \u2014 jusqu\u2019aux premiers rangs de tirailleurs, qui s\u2019avancent enfin en rase campagne pour la première fois depuis quatre ans.C'est aussi ce jour-là qu'un obus pulvérise Stewart, devenu colonel et commandant de l\u2019unité.\u201cIl nous semblait impossible, a écrit un soldat, que la guerre .#7 pût continuer sans lui.Nous nous obstinions à espérer que, par quelque miracle, son esprit combatif parviendrait à rassembler ses membres dispersés et que, quand le rideau de fumee se dissiperait, nous le retrouverions à notre tête, nous burlant l\u2019ordre d'avancer.\u201d L\u2019Armistice surprend les Pats devant Mons, en Belgique, là même où la \u201cmisérable petite armée britannique\u201d de sir John French avait affronté les Allemands pour la première fois en 1914.Gault reprend le commandement du régiment et défile à sa tête dans Londres en délire, lors du mariage de la princesse Patricia de Connaught, à l\u2019abbaye de Westminster, puis il le ramène au pays.Après le Lady Patricia Ramsay, née princesse de Con- dernier rassemblement, on voit Et Gault les passe fièrement en naught et qui a donné son nom au régiment, revue tandis qu\u2019ils grimpent le passe en revue en Angleterre, après la guerre.pour la première fois de sa vie l'émotion l'étrangler, tandis qu\u2019il murmure: \u201cC\u2019est fini .Allez- vous-en, les gars!\u201d Mais non, ce n\u2019était pas fini.Le régiment est reconstitué presque immédiatement, comme unité de l\u2019armée permanente.Ses deux bataillons survivent à la crise économique des années trente, aux réductions de crédits militaires qu\u2019elle entraîne, au triste climat d\u2019une époque où toute allocation de secours semblait presque préférable à une solde.Il repart en guerre en 1939 et éparpille ses morts sur un front de quinze cents milles, des plages de Sicile aux marais de Hollande.H envoie aussi trois bataillons en Corée et en revient avec le rare honneur d\u2019être cité à l\u2019ordre du jour par le président des Etats-Unis.Le régiment compte maintenant un bataillon de parachutistes, qui est souvent appelé en service sur les points du globe où il faut rétablir la paix.Après la Grande Guerre, Andrew Gault s\u2019établit en Grande-Bretagne, y trouve une épouse, belle et intrépide cavalière et aviatrice, et s'occupe à gérer un ancien .domaine.Il est aussi pendant dix ans député aux Communes britanniques.Mais dès le début de la Seconde Guerre mondiale, il reprend l\u2019uniforme.Le conflit terminé, il revient vivre au Canada, dans une maison bordant le petit lac qui recouvre le sommet du mont Saint-Hilai- re, près de Montréal, maison qui devient un lieu de pèle- finage pour ses anciens subordonnés.Il meurt le 28 novembre 1958.Le même soir, un éleveur de poulets de l\u2019Arizona entend la nouvelle à la radio.Il bondit dans sa voiture, roule toute la nuit et attrape à temps l\u2019avion pour Montréal.Même après quarante ans, il n\u2019était pas question de résister à l'appel d\u2019Andrew Hamilton Gault.4 a Le Maxwell House instantané a toujours au percolateur par Maxwell House\u2014et Pour retrouver toute la saveur du café t le goût du café fraîchement préparé au cela avec du café de première qualité, au percolateur, il vous suffit , percolateur! fraîchement torréfié.Ensuite l\u2019eau (et d\u2019y remettre de l\u2019eau.° el C\u2019est parce qu\u2019il a vraiment été préparé seulement l\u2019eau) a été enlevée.Essayez! C\u2019est infaillible! LES COINS 6\u20ac 5 vent IL GOÛTE LE CAFE FAIT AU PERCOLATEUR PARCE QU'IL A ÉTÉ PRÉPARÉ AU PERCOLATEUR.Un autre produit de qualité General Foods Fait à LaSalle, Qué.J \u201cA le voir d'aussi près, dit Andy O'Brien, je me suis demandé qui, du lion ou de l\u2019homme, est un Objet curieux pour l'autre.\u201d ANDY O'BRIEN Spor _ JE RENDS VISITE AUX LIONS Cette lionne surveille pendant que ses petits traversent la route, sans se soucier de la voiture dont elle peut bloquer le passage.24 - PERSPECTIVES No 52, 26 décombre 1964 ET LE PHOTOGRAPHE Mohinder Singh Dhillon m\u2019a assuré que je verrais des lions en liberté dans la brousse du Kenya, mais je n'y crois pas tellement et c\u2019est en grommelant que je me laisse tirer de mon lit d\u2019hôtel, à Nairobi, et monte dans sa voiture.\u201cL'aube survient vite à l'équateur, s'empresse- t-il de me dire.À dix heures du matin, il fera déjà 85 degrés et les lions, recherchant la fraîcheur, disparaîtront alors pour le reste de la journée dans les sous-bois.Jusqu'à dix heures, cependant, nous pourrons en découvrir en nous promenant près des étangs ou si nous voyons des vautours rassemblés dans les arbres.La présence des charognards indique en effet qu\u2019un lion a abattu une proie durant la nuit.Ils attendent son départ pour fondre sur les restes.\u201d Des lions vivants à portée de mon objectif! Ça me semble incroyable.Il y a quelques années, m\u2019a- t-on dit, au cours d\u2019une terrible sécheresse, des fauves assoiffés ont pénétré jusque dans les faubourgs de Nairobi, capitale du Kenya.Mais, comme celles des pêcheurs, les histoires de chasseurs me laissent sceptiques, Même si je parcourais le pays du nord au sud et de l\u2019est à l\u2019ouest, je crains bien de ne pouvoir jamais y rencontrer de lions à l\u2019état sauvage.Mohinder, pourtant, insiste tellement que je me résigne à l'accompagner.Moins d\u2019une heure plus tard, nous rencontrons une famille de lions dans la réserve située à huit milles seulement de Nairobi, Le guide indigène, dont on doit se faire accompagner si l'on ne suit pas un chasseur de gros gibier dûment pourvu de son permis, s'exclame, tout excité: \u201cNous avons de la chance! On n\u2019avait pas vu de lions par ici depuis une semaine.\u201d Il est vrai que les vautours nous ont aidés.Au moment où l\u2019aube se lève, nous pénétrons dans la savane.D'un même regard, j'aperçois des zèbres, des girafes, des gazelles et des gnous (genre d\u2019antilopes d'Afrique).Le guide pointe le doigt à l\u2019est et jacasse en swahili; Mohinder traduit: \u201cA l\u2019est, .ce magnolier parasol près d\u2019un DU KENYA étang .Voyez les vautours sur les branches!\u201d Des sentiers de gravier sillonnent la réserve, mais nous nous en écartons et notre véhicule fonce droit à travers les herbes, vers le magnolier.Pas d'erreur! Nous voici devant une famille de lions: le père, la mère et deux lionceaux duveteux et folâtres.Le guide m\u2019invite à la prudence et me conseille de ne pas descendre de voiture.Chose étrange, les lions ne craignent pas les véhicules et, si ces derniers se déplacent lentement, n\u2019y prêtent guère attention.De fait, seuls les lionceaux nous regardent avec méfiance et s\u2019éloignent.Leurs parents nous considèrent avec dédain.Il se produit un seul incident qui eût pu être fâcheux et que je ne suis pas près d'oublier.Je suis occupé à remplacer mon rouleau de pellicule quand Mohinder me souffle: \u201cVite! Remontez la vitre de la portière!\u201d Je lève les yeux .et me trouve nez à nez avec la lionne, qui n\u2019est qu\u2019à trois pieds de moi.Ses grands yeux ambrés ne manifestent aucune colère, simplement de la curiosité.Je relève la vitre et l'animal s\u2019éloigne en grognant suivi aussitôt des lionceaux.La lionne n\u2019est pas méfiante sans raison pour sa progéniture car le léopard, par exemple, trouve sa chair savoureuse, = of! en ST Andy O?\u2019Brien est demeuré en chemise malgré l\u2019altitude de six mille pieds, car cette affiche marque l\u2019emplacement de l\u2019équateur, qui traverse le Kenya.digas Citons ig FU Mère et petits se perdent bientôt parmi les herbes.Non loin de là, nous retrouvons le mâle, à la crinière touffue et au poitrail impressionnant.I! lève lentement la tête, observe la scène, puis se redresse et s'éloigne à son tour, d\u2019un pas majestueux.Nous le suivons à dix pieds de distance à peine, Il nous a jette de temps à autre un regard méfiant mais ne dévie pas d\u2019un pouce de sa route, On a raison d\u2019appeler le lion le roi des animaux car il ne semble craindre ni bête ni homme.Celui-là doit peser plus de trois cents livres et pourtant ses énormes pattes frôlent le sol avec autant de délicatesse que s\u2019il marchait sur des coquilles d\u2019oeufs.A l\u2019approche du magnolier, il jette un regard pensif sur les vautours.Au pied de l'arbre, la carcasse à demi dévorée d\u2019une antilope.Le lion semble se demander si, en abandonnant momentanément le terrain aux charognards, ceux-ci vont lui laisser assez de gibier pour un autre repas.Puis il reprend sa route, convaincu, semble-t-il, que sa compagne pourra lui trouver ce soir quelque autre proie.(Chez les lions, c\u2019est la femelle qui dépiste et rabat le gibier vers le mâle.) Sursautant sur le terrain cahoteux, nous parcourons cinq cents verges jusqu\u2019à une clairière où sont nos fauves.La lionne s\u2019est arrêtée et s'allonge, pour laisser ses petits la téter.Le mâle s\u2019installe vingt verges plus loin, reniflant l\u2019air et regardant autour de lui.Le guide m'explique que nous avons aujourd'hui une chance exceptionnelle car ces lions- ci sont repus et, par suite, pacifiques.Un lion affamé et inquiet se montrerait hargneux ou détalerait à toute allure.Son repas terminé, un des lionceaux se redresse et bondit soudain sur son père pour s\u2019amuser.Le mâle tourne à peine sa tête puissante de son côté et reçoit le choc sans s'émouvoir.Le lionceau, perdant pied, retombe sur le dos.Le père commence alors de le lécher affectueusement et le petit animal s'endort à ses pieds.Cette scène touchante nous fait presque oublier que nous sommes en présence de bêtes féroces.E serais tenté de prendre le lionceau dans mes bras, mais j'en suis retenu par le souvenir de la tragédie survenue le mois dernier à Sillery, dans la banlieue de Québec.Une jeune lionne qu\u2019un couple gardait chez lui a étranglé un bébé de 3 mois.Les histoires de lions domestiqués sont innombrables en Afrique orientale.Il y a quelques années, pour les besoins du film The Lion qu'on y tournait, on a eu recours à deux lions domptés, un mâle et une femelle, qu'on gardait la nuit dans un enclos grillagé.Un soir, leur gardien en revint pâle comme la mort.Il avait en effet trouvé trois lions au lieu de deux! Heureusement pour lui, l'intrus, un autre = mâle, cherchait surtout à conter fleurette à la femelle.Mais le gardien n\u2019eut pas la tâche facile, le lendemain matin, pour déterminer lequel des males était l'intrus .et I'expulser.Le gardien de la réserve de Tsavo trouve, un jour, un lionceau nouveau-né près de sa mère morte.Il rapporte la petite bête et l\u2019élève au biberon.Elle devient avec les ans un puissant animal, qui prend plaisir à sauter par les fenêtres pour entrer chez lui et aller se coucher devant Vitre.Notre homme reçoit un jour une mission commerciale britannique, qui veut visiter la réserve.II fait asseoir ses hôtes au salon et se rend à la cuisine préparer des rafraîchissements.Au retour, plateau en Main, il aperçoit ses invités assis dans un silence pétrifié.Le lion a sauté dans la pièce par la fenêtre et flaire chacun avec curiosité.A la réserve d\u2019Amboseli, un autre gardien avait de même élevé un lionceau.Quand son lion devint vieux et rhumatisant, il lui apprit à cheminer auprès de sa jeep.Il le conduisait jusqu\u2019à un troupeau de gnous au pâturage et manoeuvrait de façon à séparer l'un de ces stupides animaux de ses congénères, pour que le lion pût bondir aisément sur lui.Il ménageait de la sorte l\u2019amour-propre de chasseur de son lion.L'anecdote est touchante, .sauf du point de vue des gnous, mais les Noirs, qui s'y connaissent, ne craignent rien tant qu\u2019un lion vieillissant.Un fauve qui a le pas lent et la dent émoussée recherchera la proie la plus facile à capturer, c\u2019est-à- dire un être humain et même, de préférence, un enfant.Cette crainte des Noirs explique que l\u2019intérieur du Kenya soit demeuré inhabité jusqu'au début du siècle, quand le régime colonial à décidé de relier par chemin de fer Mombasa, sur la côte de l'océan Indien, à l'Ouganda.Ce n\u2019est qu\u2019une fois rassurés par la présence des soldats bien armés qui protégeaient les poseurs de rail que les fermiers indigènes ont consenti à aller s'établir dans les solitudes de l\u2019intérieur.DE temps à autre, de bonnes âmes signalent le danger d\u2019une extinction rapide de l\u2019espèce léonine.Phénomène peut-être vrai pour l'ensemble du globe mais inexistant au Kenya, semble-t-il.On peut facilement y obtenir un permis pour tuer même un spécimen de l'espèce la plus recherchée, le Masaï.Ce permis coûte trente-cing dollars et, si lon réussit à abattre un de ces lions, il faut verser soixante-dix dollars de surplus, comme taxe pour la conservation du gibier.\u201cLes lions se multiplient en proportion du nombre des animaux dont ils peuvent se nourrir, m\u2019a expliqué un gardien de réserve.Si vous tuez beaucoup de lions à une époque où ces autres animaux abondent, les lionnes mettront bas plus de lionceaux, moyen que la nature a trouvé pour rétablir l\u2019équilibre entre les espèces.\u201d Les quelques Noirs avec qui j'ai pu converser \u2014 en anglais \u2014 montrent peu d'intérêt pour la conservation.Ils voient avant tout dans le lion un animal dont le poids peut atteindre quatre cents livres et la vitesse à la course, trente milles à l'heure, qui fait facilement des bonds de 40 pieds et dont un seul coup de patte suffit à briser la nuque d\u2019une antilope.Toutes ces réflexions me trottent dans la té- te tandis que nous accompagnons notre famille de lions jusqu\u2019à un kopje (butte) broussailleux où ils se reposeront tout le jour, hors d\u2019atteinte du soleil qui m'a déjà forcé, pour ma part, à retirer les deux chandails que j'avais revêtus le matin.Chose étrange, je me surprends à en vouloir à tous ces gens qui veulent chasser le lion avec un fusil plutôt qu\u2019avec un appareil-photo.Ces lions, en tout cas, m'ont paru admirables de majesté tranquille, et j'ai passé en leur compagnie les deux heures les plus palpitantes peut-être d\u2019une carrière journalistique parfois mouvementée.\u20ac PERSPECTIVES No 52, 26 décembre 1964 - 25 - Etrennes du temps passé LE jouet n\u2019est pas d'invention récente comme d\u2019aucuns limaginent.II est même probable qu\u2019on le connaissait déjà à l\u2019âge des cavernes.Dans l'Antiquité, il était de bon aloi de consacrer ses jouets aux dieux.Quoi qu'il en soit, le moindre jouet sonore a toujours attiré l\u2019attention de l\u2019enfant dès le premier âge.Dès le XVIe siècle, la progéniture des familles cossues s\u2019amuse avec des hochets d'argent.Ces objets de prix gagneront plus tard la Nouvelle-France.Nous en trouvons au moins trois à Montréal vers la fin du XVIIIe siècle.Celui de la famille de Brucy valait au moins quinze livres si l\u2019on s\u2019en tient à une déclaration du notaire Basset, datée du 15 décembre 1684.Mais tous les petits Montréalais ne disposent pas de jouets aussi coûteux.La plupart se contenteront de hochets d\u2019os que leurs parents se procurent chez le marchand Jacques Douaire de Bondy pour la modique somme de cinq sols pièce.L'absence de poupées nous étonne au Canada.Signalons cependant la présence d\u2019un manteau de poupée qu'Anthoine Adhémar trouvera chez le colon Claude Coron vers la fin d'octobre 1703.Dispose-t-on de jeux de plein air?Oui, si l\u2019on tient compte des mentions de patins relevées dans le contexte des actes notariaux.Signalons qu\u2019à l\u2019époque le patinage est un sport ordinairement réservé aux adultes.Selon Basset, le Montréalais Etienne Banchaud a déjà sa paire de patins en 1669.Il est logique que le plus grand nombre de patins se trouvent chez des habitants des rives du Saint-Laurent et de ses affluents.Les cours d\u2019eau sont les uniques patinoires du temps.D'après la prose d'Antoine Grisé, nombre de paysans de Chambly posséderaient des patins vers 1759, Le Traité de Paris ne privera pas le petit Canadien de jouets.Vers la fin du XVIIIe \u2018siècle, certains Québécois en font même façonner par un sculpteur aussi célèbre que François Baillargé.; Une exposition de jouets anciens, tenue l\u2019an dernier au Salon de l\u2019Artisanat à Montréal, a révélé une ingéniosité et une dextérité qui sont tout à l'honneur de nos pères.Les jouets illustrés dans ces pages proviennent des collections de l\u2019auteur, Robert-Lionel Séguin, de Mme Claude Bertrand et de Panti- quaire Samuel Breitman, de Montréal, et de Mme Alfred Séguin, de Rigaud.Robert-Lionel Séguin 26 - PERSPECTIVES No 52, 26 décembre 1964 Ce petit berlot, décoré de motifs d'esprit Louis XIII sculptés au canif, s'inspire du mobilier familial du milieu du XIXe siècle.Ce cheval de bois, à bascule et de facture paysanne (vers 1850), appartenait à la famil- \\_k Chevrier, T.-S.-Rédempteur de Vaudreuil.a été taillé, fin XIXe siècle, par un nommé Arsenault, Ste-Justine, comté de Vaudreuil.Lit à quenouilles de la première moitié du XIXe siècle et poupée à tête et à pieds de \\__ Pierre au costume de confection domestique.& Originellement sur patins, ce cheval de bois CSS SES SEE EE RO on ch aE OED Cette locomotive en fer et son tender sont des jouets qui étaient en usage vers 1895 dans la famille Fournier, à Saint-Jérôme.Ce cheval fait partie d'un groupe de deux \\_ se si de bois fagonnés en 1870 par Amédée Séguin, Rigaud, comté de Vaudreuil / Cette voiture et cette poupée au visage de porcelaine sont d\u2019esprit victorien et remontent à la seconde moitié du siècle dernier.Autobus de fabrication allemande qu'on pou- [i Ce cheval de bois a la particularité davoir des roulettes; de fabrication domestique, il appartenait aux Gagnon, de Baie-Saint Paul.Cette commode de poupée, deux couleurs, est d\u2019esprit victorien: elle date de la fin du vait acheter dans la province de Québec, peu \\,__ après la fin de la Première Guerre mondiale./ - XIXe siècle et a un piétement chantourné./ PRO EEE BEE AF Photos Bert Beaver Photographe de Perspectives PERSPECTIVES No 52, 26 décembre 1964 = 27 LA BONNE CUISINE de Perspectives PAR MARGO OLIVER BONNE ET GASTRONOMIQUE ANNÉE! \"EST une coutume bien agréable que celle de passer d\u2019une année à l'autre en compagnie de ses meilleurs amis et c\u2019est un charmant prétexte à réjouissances et à bonne chère.Soyez belle, faite votre maison accueillante et gaie et dressez un buffet, élaboré ou simple, peu importe, le plaisir sera le même.Le menu que je suggère est facile et rapide à préparer.Il est tout indiqué pour ces maîtresses de maison qui travaillent à l\u2019extérieur et qui, bien qu\u2019elles n'aient pas le temps de mijoter de grands petits plats, tiennent quand même à régaler leurs invités.Le bacon de dos glacé se sert soit très chaud, soit bien froid et tranché très mince.Le boeuf Stroganoff, dont je donne aussi la recette, constitue un véritable plat de fête.Servi avec du riz brun, il est encore meilleur.FÈVES AU LARD RELEVÉES 4 boîtes de 15 onces de fèves au lard | 1 gros oignon, en tranches minces 34 de tasse de mélasse 1 cuil.à thé de moutarde en poudre 3 cuil.à table de vinaigre Ya de tasse de catsup 6 tranches de bacon, coupées en deux Chauffer le four à 350°.Mêler les fèves, l\u2019oignon, la mélasse, la moutarde, le vinaigre et le catsup dans un plat à cuire de 3 pintes.Disposer les morceaux de bacon sur le dessus.Cuire au four pendant 1 heure et 15 minutes.Hausser alors la température du four à 400° et continuer la cuisson pendant 15 minutes.Servir très chaud avec du bacon de dos apprêté comme nous l\u2019indiquons plus bas.(12 portions) BACON DE DOS GLACÉ 3 ou 4 livres de bacon de dos, en un seul morceau 1 tasse de cassonade 1 cuil, à thé de moutarde en poudre La tasse de sirop de conserve de pickles sucrés ou de jus d\u2019ananas Chauffer le four a 350° Enlever I'enveloppe du bacon, s'il y a lieu.Taillader le gras des côtés du morceau de bacon.Mettre dans un plat à cuire peu profond.Mêler la cassonade, la moutarde et le sirop ou le jus et arroser le bacon de ce mélange.Cuire au four pendant une période de 20 à 25 minutes par livre, en arrosant la viande, toutes les 15 minutes, avec le jus de cuisson.Servir très 20 - PERSPECTIVES No 52, 26 décembre 1964 chaud ou froid, avec les fèves au lard relevées.(12 portions) BÛCHE AU CHOCOLAT l tasse de farine à gâteau, tamisée l cuil.à thé de poudre à lever Ya de cuil.à thé de sel V4 de tasse de cacao 3 gros oeufs 1 tasse de sucre 14 de tasse d\u2019eau 1 cuil.à thé de vanille Glace neigeuse (notre recette) Sucre en poudre tamisé Colorant vert et rouge Chauffer le four à 375°.Graisser un moule à gâteau roulé de 15 x 10% x 1 pouces et en doubler le fond d\u2019un papier fort graissé.Tamiser ensemble, sur du papier ciré, la farine, la poudre à lever, le sel et le cacao.Battre les oeufs dans un petit bol jusqu\u2019à ce qu'ils soient épais et de teinte jaune citron (S minutes à la grande vitesse du malaxeur électrique.) Verser dans un bol plus grand.Ajouter le sucre, petit à petit et en battant bien après chaque addition.Ajouter l\u2019eau et la vanille et battre.Ajouter les ingrédients secs tamisés, petit à petit et en ne brassant que juste assez pour bien mêler.Verser la pâte dans le moule.Cuire au four pendant une période de 12 à 15 minutes ou jusqu\u2019à ce qu\u2019une légère pression du doigt à la surface ne laisse aucune empreinte.Saupoudrer le gâteau d\u2019une légère couche de cacao, le dégager un peu du moule, le retourner sur une serviette de cuisine et enlever le papier de cuisson.Rouler le gâteau encore très chaud, avec la serviette (celle-ci empêchera le rouleau de prendre en pain).Laisser refroidir.Dérouler le gâteau et le recouvrir de glace neigeuse.Le rouler de nouveau, le disposer sur une assiette de service et en glacer l\u2019extérieur, en utilisant ce qui reste de glace moins 15 tasse.Ajouter, à cette petite portion de glace, suffisamment de sucre en poudre tamisé pour la rendre très épaisse.Teinter cette glace et en orner le gâteau en imitant, à l\u2019aide d\u2019une seringue à pâtisserie, noeud de ruban, feuilles de houx et autres éléments décoratifs.(De 8 à 10 portions) Glace neigeuse ! tasse de sucre 14 de tasse d\u2019eau 14 tasse de sirop de maïs 4 blancs d'oeufs 2 cuil.à thé de vanille Mêler le sucre, l'eau et le sirop de mais dans une casserole.Couvrir et chauffer jusqu\u2019à ébullition.Découvrir la casserole et continuer la cuisson jusqu\u2019à ce qu\u2019un thermomètre à bonbons indique 242° ou que le sirop forme des fils longs de 6 à 8 pouces au bout des dents d\u2019une fourchette.Battre les blancs d\u2019oeufs en neige ferme, au moment où le sirop est presque à point.Ajouter le sirop chaud aux blancs d\u2019oeufs, un filet à la fois et en battant constamment.Continuer à battre jusqu'à ce que la glace soit refroidie et forme des pics.Ajouter la vanille.BOEUF STROGANOFF 2 livres de filet de boeuf @ tasse de farine 11 cuil.à thé de sel Ya de cuil, à thé de poivre 6 cuil.à table de beurre 2 gros oignons, en tranches minces Va livre de champignons frais, tranchés 2 petites gousses d'ail, broyées 3 cuil.à table de farine a tasse de consommé, de conserve 1 chopine de crème sure, du commerce 1 cuil.à thé de paprika 1 cuil.à table de sauce Worcestershire Graines de fenouil (facultatif) Riz brun (notre recette) Bien dégraisser le boeuf, s\u2019il y a lieu, et couper la viande en lanières de 2 pouces de longueur ayant à peu près la grosseur d\u2019un crayon.Mêler Ya tasse de farine, le sel et le poivre, dans un plat peu profond, et rouler les lanières de boeuf dans ce mélange pour les enfariner de tous les côtés.Chauffer le beurre dans une grande poêle épaisse.Ajouter les oignons, les champignons et l'ail et cuire, à feu doux et en brassant jusqu\u2019à ce que les oignons soient dorés.Ajouter le boeuf et cuire à feu vif, en brassant constamment, pendant 2 ou 3 minutes (les languettes doivent être dorées à l\u2019extérieur et roses à l\u2019intérieur).Enlever la poêle du feu et retirer boeuf et légumes avec une cuillère perforée.Enlever le surplus de graisse de cuisson ou ajouter du beurre, selon le cas, pour avoir 3 cuil.à table de graisse dans la poêle.Remettre la poêle sur le feu, saupoudrer la graisse de 3 cuil.à table de farine et faire bouillonner un peu, en brassant.Retirer du feu et ajouter le consommé, d\u2019un seul coup, en mêlant bien.Continuer la cuisson, en brassant, jusqu\u2019à ce que ce soit épais et lisse.Régler le feu au plus bas et ajouter la crème, petit à petit.Chauffer, sans laisser bouillir toutefois (l'ébullition ferait cailler la crème).Ajouter le paprika et la sauce Worcestershire.Après avoir goûté, saler et poivrer.Ajouter le boeuf et les légumes et bien chauffer, sans laisser bouillir.Servir aussitôt avec du riz brun.Ecra- ser les graines de fenouil sur le mélange à la viande, si on le désire.(De 6 à 8 portions) Riz brun 2 cuil.à table de beurre 1 petit oignon, haché 1% tasse de riz à longs grains 34 tasses de liquide (consommé et eau, voir note) Chauffer le beurre dans une casserole épaisse.Ajouter l\u2019oignon et le cuire à feu doux jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit doré.Ajouter le riz et cuire, en brassant, jusqu'à ce qu\u2019il soit bien doré.Ajouter le liquide et couvrir hermétiquement.Laisser mijoter pendant 20 minutes, sans soulever le couvercle.Brasser légèrement à la fourchette et, si on le désire, continuer la cuisson pendant quelques minutes, à découvert, pour bien sécher le riz.Note: Utiliser au moins 1! boîte de 10!4 onces de consommé.J'ai utilisé une boîte pleine et ce qui restait d\u2019une autre boîte employée en partie pour le boeuf Stroganoff.BOULETTES DE GÂTEAU AUX FRUITS Emietter des restes de gâteau aux fruits ou du gâteau trop sec dans un bol.Humecter de cognac, de sherry ou de rhum, suffisamment pour que les miettes adhèrent les unes aux autres.Façonner en boulettes d'\u2019environ 14 pouce de diamètre.Rouler dans le sucre granulé ou le sucre en poudre.Ranger dans une boîte fermant hermétiquement et laisser se bonifier pendant quelques jours.Au moment de servir, rouler de nouveau dans le sucre.UN CONSEIL À Farrivée, remettez à chacun de vos invités un grand sac de papier fort, marqué à son nom, dans lequel il rangera ses couvre-chaussures.Vous vous en féliciterez au moment du départ.rr eee BA ER CE T SR ¥ t a - Fy a i .3 ns _ ei (A = 5 La [an > (= pA oe pe Lo, YAN 2 haf a >
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