Perspectives, 23 décembre 1961, samedi 23 décembre 1961
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Mais l\u2019homme se contente de répondre: \u2014 Pourquoi?il fait beau et c\u2019est Noël aujourd'hui! Puis il reprend sa chanson et disparaît au loin.Qui était-il?où allait-il?qu'est-il devenu?Les troupiers qui lui avaient adressé la parole ne l\u2019ont jamais su.fls ne saisirent d'ailleurs pas pleinement, sur le moment, ce qu'avait d'étrange et de cocasse le spectacle de ce soldat qui déambulait en chantant sans se soucier des explosions d\u2019obus qui faisaient trembler les collines de l'île et les couvraient de flammes.Ce n\u2019était, pensèrent-ils après coup, qu'un détail bizarre de plus dans la mêlée elle-même quasi irréclle du siège de Hong-Kong.Cependant, tout était bel et bien réel, au cours de l'attaque sauvage des 60.000 envahisseurs japonais, bien entraînés et bien armés, auxquels 14,000 soldats anglais, canadiens ct indiens résistèrent pendant dix- huit jours.Etait également bien réel le courage des défenseurs, qui coûta la vie à 10,000 Nippons.Enfin, non moins réelles furent les pertes des Alliés puisque, des 1.972 Canadiens, 290 moururent au combat et presque tous les autres furent plus ou moins grièvement blessés.Ft la capitulation\u2019 à laquelle ils durent se résigner, en ce Noël d'il y a vingt ans, fut une réalité plus terrible encore.Mais l'aspect le plus aberrant de cette lutte, c\u2019est que les soldats alliés aient été appelés à défendre une position indéfendable.sans possibilité de repli ni espoir de secours.Les controverses sur cette capitulation ont été nom- 2 breuses et on a parfois mis en doute la valeur des soldats canadiens.Point n'est besoin, pour y répondre, d'exhumer de la poussière des bibliothèques le rapport de la commission d'enquête sur le corps expéditionnaire canadien.Citons seulement le brigadier F.T.Atkinson, de Québec, qui a lui-même gagné la Croix militaire à Hong-Kong: \u2014 Je doute qu\u2019aucun bataillon ait quitté le Canada mieux entraîné et mieux dirigé que le nôtre .Nous avons combattu aussi bien que les Anglais! La valeur des hommes mise hors de cause, il n\u2019en est pas de même de la sagesse de l'entreprise.Le 19 septembre 1941, le secrétaire britannique aux Affaires du Commonwealth réclamait l\u2019aide du ministre canadien des Affaires extérieures en vue de renforcer la défense de Hong-Kong.Les collègues de sir Winston Churchill avaient refusé de tenir compte de son avis, bien qu'il eût déclaré: \u2014 C'est faire erreur en tous points.Si le Japon nous déclare la guerre, nous n'aurons aucune chance de conserver cette colonie.Nous devons éviter de gaspiller nos forces dans des positions intenables.Hélas! pour une fois l\u2019opiniâtre homme d\u2019Etat britannique dut céder et, le 29 septembre, Ottawa approuvait la requête de Londres.On choisit comme renforts le Royal Rifles, de Québec, et le Winnipeg Grenadiers.Le ministre canadien de la Défense, le colonel J.I.Ralston, justifia son approbation en ces termes: \u201cL'occasion m'a paru excellente de fournir au Royau- me-Uni une aide, peut-être peu importante par le nombre mais précieuse par les résultats qu\u2019elle peut donner et j'ai cru que nous ne devions pas négliger cette chance\u201d.Le 27 octobre, nos soldats montaient.à Vancouver, à bord du Awutea.L'officier chargé de diriger l\u2019'embarquement, lc major J.N.Gwynne, estima lui-même qu\u2019il y avait surcharge d'au moins cent cinquante -hom- mes.Une cinquantaine d'entre eux redescendirent même à terre, en signe de protestation, mais on les persuada de changer d'avis.Le soldat Sydney Skelton, du Royal Rifles, note dans son journal intime: \u201cLes choses commencèrent à se gâter dès le premier soir.L'heure du souper venue, nous dûmes attendre de longues heures, pour ne recevoir qu\u2019une ratatouille à l\u2019oignon\u201d.\u2014 Tout était dans une confusion désespérante, dit de son côté le lieutenant-colonel (maintenant brigadier) W.J.Home, de Montréal.Le voyage fut toutefois sans incident, sauf le jour Le brigadier J.H.Lawson.commandant du contingent canadien, est lui-même mort au combat, le 19 décembre.PERSPECTIVES 23 décembre 1961 ou tig cd cq Le sa grrr aan PE où le commandant du contingent, le brigadier J.H.Lawson, révéla à ses hommes quelle était leur destination.\u201cL\u2019Angleterre est installée à Hong-Kong depuis cent ans, déclara-t-il, et nous allons aider l\u2019Empire à conserver cette colonie.\u201d Ce discours souleva peu d\u2019intérêt.Les Canadiens s\u2019étaient enrôlés afin de combattre l\u2019ennemi chez lui, non pour tenir garnison dans les avant-postes éloignés de l\u2019Empire.Le 16 novembre, le navire s\u2019amarrait devant un Hong-Kong débordant d'une telle animation et d\u2019une Le sergent-major Robert Osborn s'est fait tuer pour sauver ses camarades, en se jetant sur une grenade.PERSPECTIVES 23 décembre 196) L'insigne portée par les Canadiens, à Hong-Kong.triste Noël de Les soldats canadiens tombés à Hong-Kong reposent dans le cimetière de Saï Wan, où un service funèbre à leur mémoire a lieu chaque année, le ler juillet.telle gaieté que les Canadiens eurent du mal à croire que les Japonais n\u2019en étaient plus qu\u2019à quelques milles.Un cargo américain, qui devait livrer les camions et l'équipement susceptible de faire du contingent canadien une unité mobile capable de se suffire à elle- même, n\u2019arriva jamais car il fut détourné vers Honolulu.Mais son absence ne semblait inquiéter personne, sauf les Canadiens.Le seul chef qui, à Hong-Kong, ne se faisait aucune illusion et prévoyait une attaque nippone prochaine était le major-général C.M.Maltby, commandant en La croix de Victoria, qu\u2019il avait méritée pour son sacrifice, a été remise à Mme Osborn, cinq ans plus tard.chef des forces anglaises en Chine.Le général Maltby travaillait sans répit à réparer les erreurs de longues années d'abandon et à faire de Hong-Kong la forteresse qu\u2019elle aurait dû être.Mais il n\u2019était pas secondé.Pendant les trois semaines qui précédèrent le débarquement japonais, ses officiers faisaient aux Canadiens des exposés de la situation sur le ton suivant: \u2014 Le détachement japonais qui se trouve sur la terre ferme, en face de nous, ne compte que 5,000 hommes et une faible artillerie.Leurs avions sont démodés pour la plupart, les pilotes en sont médiocres et leur myopie les rend incapables de faire des bombardements en piqué.Les chefs du contigent canadien ne partageaient pas cette confiance aveugle.Le 7 décembre, à 5 h.50 du matin, la première vague de bombardiers nippons les attaquait déjà.\u2014 Quand nous vîmes s'approcher ces trente ou quarante avions, rappelle le major A.A.MacMillan, de Québec, nous crûmes d'abord que c'était les renforts qu\u2019on nous avait promis.ONFUSION et espoir tout naturels cur les défenseurs avaient peu de moyens de riposte: deux chasseurs amphibies et trois vieux bombardiers lance- torpilles.Cette première attaque aérienne les détruisit d'ailleurs au sol ct, pendant le reste du siège.leurs équipages durent combattre à pied, Quant aux forces navales, elles consistaient en un seul contre-torpilleur, trois canonnières vétustes.six vedettes lance-torpilles et une poignée de remorqueurs et de balayeurs de mines.Pour comble de malheur, dans cette lutte déjà inégale, les Japonais attaquaient, du côté de la Chine, au nord-ouest, une forteresse que ses créateurs avaient érigée pour prévenir des attaques pouvant venir de l\u2019océan, à l\u2019est.Les canons, fixés dans leurs embrasures.ne pouvaient être retournés contre un ennemi qui attaquerait par l'arrière.(Suite à la page suivante) 3 Le triste Noël de 1941, à Hong-Kong (Suite de la page précédente) Une compagnie des Grenadiers, la compagnie \u201cD\u201d, participa aux combats sur la terre ferme.Cette compagnie a été ainsi la première unité canadienne à affronter le feu pendant la Seconde Guerre mondiale.Elle avait été envoyée en arrière-garde, pour permettre au Royal Scots de regagner l'île.Son commandant, le capitaine Allan Bowman, ex-instituteur, défendit son poste avec vigueur et habileté.Mais l\u2019ordre de se replier ne lui parvenant toujours pas, il s\u2019y décida de son propre chef, le 10 décembre, et ramena ses hommes à l\u2019'embarcadère du traversier de Lye Mun, où le détroit n\u2019a qu\u2019un demi-mille de largeur.Malheureusement, lc traversier, qui était propriété civile, n\u2019était plus en service.Le lieutenant Wilfrid Queen- Hughes (aujourd'hui éditorialiste au Winnipeg Tribune), voyant la situation de ses camarades sur l'autre rive, courut au débarcadère et, revolver au poing, força le capitaine du traversier à aller, sous le feu, chercher ses camarades en péril.La compagnie \u201cD\u201d eut d'étranges compagnons de voyage pour cette dernière traversée.Un cortège funèbre chinois s'engouffra en effet de force avec les Canadiens sur le pont du bateau! Ce bizarre rassemblement était un sinistre prélude à l\u2019anarchie que nos soldats devaient retrouver sur l'île.Les communications téléphoniques militaires, par exemple, y étaient encore transmises par le réseau civil, dont plusieurs employés étaient des espions japonais.de sorte que les messages parvenaient souvent à l\u2019ennemi avant d\u2019avoir atteint leurs destinataires officiels.Par ailleurs, de nombreux Chinois de Hong-Kong, par haine contre les Britanniques, canardaient au passage les soldats qui traversaient les rues de Victoria.capitale de l'Île, ou leur lançaient des pierres, du haut des édifices.Ajoutez-y un bombardement aérien et terrestre quasi ininterrompu durant tout le siège et qui, grâce à la \u2018cinquième colonne\u201d japonaise, ratait rarement son but, et vous aurez une bonne idée de la situation.C\u2019est la compagnie \u201cC\u201d du Rifles qui avait la première fait face, dans la nuit du 18 au 19.au corps japonais de débarquement.Le capitaine K.R.Strang, de Québec, en a gardé un souvenir vivace.\u2014 Comme nous manquions de camions, rappelle-t- il, nous devions réquisitionner les camions civils y compris leurs chauffeurs chinois, d\u2019une loyauté suspecte, avec les risques que cela comportait.N AVAIT chargé des camions ainsi réquisitionnés d'aller ravitailler en munitions une batterie fixe dont la casemate était située à flanc de coteau.au-dessus de l'emplacement défendu par la compagnie \u201cC\u201d.Mais, la nuit du 18, un convoi de ces camions, chargé de \u201ccolonnards\u201d japonais déguisés en coolies, en profita pour se glisser dans la place.Une fois à l'intérieur, les Nippons se débarrassèrent de leurs guenilles, assommèrent les occupants et braquèrent les canons sur les Canadiens.Le lieutenant-colonel W.A.Bishop.de Sawyerville, (qui a regu le Distinguished Service Order pour ses exploits en cette nuit fatidique).demanda au quartier général de faire bombarder li casemute.Mais on lui répondit au téléphone: \u2014 Impossible.mon vieux! Cette casemate est occupée par les forces alliées.\u2014 Alliées ou non, riposta Bishop.exaspéré.elles se conduisent comme si elles étaient ennemies! Après que les Japonais eurent complété leur débarquement.la mêlée devint trop confuse pour gue nous puissions la décrire aisémerit.même avec l'aide des archives militaires.Citons toutefois cette remarque du colonel C.P.Stacey.ex-directeur du service historio- graphique de l'Armée canadienne: \u2014 Depuis plusieurs jours déjà avant le débarquement nippon, les soldats du Royal Rifles n'avaient pu prendre aucun repas chaud ct ne dormaient que par 4 courts intervalles, recroquevillés dans les tranchées.Même quand les combats eurent commencé sur l'île, il arrivait parfois que des soldats s\u2019effondrassent sur le bord du chemin et s\u2019endormissent sur place et il fallait les secouer rudement plusieurs fois pour réussir à les réveiller.Pourtant ce régiment, commandé par le brigadier C.Wallis, fit mieux encore que résister: il contre-attaqua plusieurs fois l'ennemi et ralentit ainsi son avance, à Repulse Bay et à la passe Wong Nei-chong, et lui reprit même un moment la colline du \u201cPain de Sucre\u201d.Tout au long de ces engagements furieux, cette unité réussit à conserver sa cohésion.N PEUT en dire autant du Winnipeg Grenadiers, que l'avance japonaise avait pourtant séparé du Royal Rifles.Les noms de Jardine (point d'observation) et du mont Butler éveillent encore de tristes mais glorieux souvenirs chez les survivants.La compagnie \u201cA\u201d des Grenadiers avait reçu ordre, le 19 décembre, de tâcher de reprendre ces deux positions.Elle Tous ces actes de bravoure ne faisaient que retarder - l'inévitable.Les munitions baissaient, les vivres encore plus et, pour comble, l\u2019eau potable manquait déjà.A la veille de Noël, même les plus optimistes des défenseurs devaient s'avouer que l'entreprise était perdue et allait bientôt se terminer par une capitulation.C'est pourtant en cette même veille de fête que trois Winni- pegois, les soldats Archie Clements, Dave Tuck et Earl Mawson, vécurent le plus étrange des réveillons.« .\u201c «sss 2 Toute la soirée, ils avaient participé a la corvée d\u2019essence mais ils avaient dû finalement quitter l'entrepôt.qui devenait intenable.En cherchant à rejoindre le gros du bataillon, ils constatèrent qu\u2019ils s'étaient - égarés.Butant de droite et de gauche.les trois amis parvinrent à une maison qui, en des temps plus heureux, avait été celle du consul de Hollande et, cette nuit-là, tandis que le carnage et le fracas faisaient plus que - jamais rage, ces hommes qui n'avaient pas pris un seul vrai repas depuis le 8 décembre festoyèrent longuement.lls se régalérent du vin de leur hôte absent et s\u2019empiffrèrent d\u2019huîtres fumées, de pâté de crabe et de multiples friandises en conserve.Puis Mawson décida de couronner le tout en s'offrant le luxe du premier bain qu\u2019il eût pris depuis réussit d'abord à gagner du terrain mais, l'ennemi étant supérieur en nombre,-elle fut finalement cernée et annihilée et ceux de ses officiers et soldats qui n'avaient pas été tués ou blessés grièvement furent tous faits prisonniers.Le sergent-major Robert Osborn, ancien combattant de le Premiere Guerre mondiale, y accomplit un acte héroïque qui lui coûta la vie et lui valut la croix de Victoria à titre posthume et que raconte le sergent John Pugsley: \u201cNous nous trouvions dans un creux de terrain.L'ennemi nous mitraillait sous tous les angles avec ses grenades, ses mortiers, ses mitrailleuses et ses fusils.Nous com- mençions à manquer de munitions et utilisions aux mieux les deux mitrailleuses légères et les sept mitraillettes que nous avions.owlodn] 4 PONAÏSE CONTINENT AUTXQUE \u201cA un moment, je vois une grenade japonaise se diriger vers le petit groupe d'une dizaine d\u2019hommes dont nous étions et, tout en me jetant de côté, je hurle à Osborn de se baisser.La grenade tombe près de lui.Pas question de la saisir et de la relancer vers les Japomais car elle va exploser dans une fraction de seconde et nous tuer tous! Alors Osborn se jette délibérément dessus.II est mort pour que nous puissions survivre.C\u2019est le plus bel acte de courage que j'aie vu de ma vie.\u201d Les récits de hauts faits de ce genre nous permettent de comprendre pourquoi les Nippons durent y mettre beaucoup plus que les dix jours qu\u2019on leur avait d'abord fixés pour s'emparer de Hong-Kong.Durant cette semaine de siège où le jour et la nuit se confondaient et en dépit d\u2019une fatigue presque insurmontable.les Canadiens poursuivaient leur résistance et improvisaient sans cesse de nouveaux moyens de la maintenir.À un moment, manquant d\u2019essence, quelques-uns décidèrent d'aller en chercher à l\u2019entrepôt principal de l'île, bien que des incenaies brûlant alentour risquassent de révéler leur présence et d'en faire des cibles faciles pour les Japonais.Les Canadiens durent même barbotter dans l'essence qui coulait de certains réservoirs percés ct qui menagait, si un projectile les eût atteints.de s\u2019enflammer et de transformer tout l'entrepôt en une immense torche.mais ils n'en parvinrent pas moins à rapporter plusieurs gallons de carburant.Cette carte de l\u2019île de Hong-Kong montre la direction suivie par l'attaque japonaise et l'emplacement des retranchements du contingent canadien.longtemps.Le manque d'eau ne le détourna pas de son projet.Il se contenta, à la place, de remplir la baignoire .de gin! Mais ce que le soleil de Noël éclaira en se levant ne pouvait plus être appelé un combat; c'était devenu * un massacre.Au milieu de l'après-midi, le brave général Maltby fit sa reddition.Et les soldats alliés encore valides commencèrent alors de goûter, dans les camps.de concentration nippons, à un régime si brutal qu'en quatre ans.deux cent soixante-cing membres du Royal Rifles et du Winnipeg Grenadiers y moururent de malnutrition ou de mauvais traitements.| PRÉSIDENT Kennedy a déclaré, dernièrement.qu'il n\u2019y a pas de place forte que des soldats courageux ne puissent conserver.Pourtant les Canadiens qui se sont battus à Hong-Kong étaient incontestablement des braves.Un d\u2019entre eux y gagna la croix de Victoria.qui est la plus haute décoration militaire du Commonwealth.deux le Distinguished Service Order, deux autres le Distinguished Conduct Medal.six la Croix militaire et douze la Médaille militaire: enfin.pas moins de vingt-neuf furent cités à l'ordre du jour.Mais Hong-Kong n'en était pas moins indéfendable.L'étonnant.à y repenser vingt ans plus tard.est que ces hommes aient pu résister si longtemps.gp PERSPECTIVES 23 décembre 1961 + | MA ME A rt \u201c Ce.PON RE ITE we we =.J IRE TT Fe, : , a Ch Plus de 20 pays célebrent Noél | par des timbres PERSPECTIVES 23 décembre 1961 ÉD: Au CI aie BATRA He nr +.Sa \u2014-.E R.P.AIMÉ TROTTIER, c.s.c., attaché au Centre de recherches de l\u2019Oratoire Saint-Joseph, à Montréal, eut l\u2019idée, il y a huit ans, de rassembler tous les timbres émis dans le monde entier qui représentaient un sujet religieux, comme ceux de la Sainte-Famille que vous pouvez voir dans cette page.Aujourd\u2019hui, le Père Trottier possède 12,000 timbres d\u2019inspiration religieuse.Plus précieuse par son caractère original que par sa valeur commerciale, bien que certains timbres soient cotés très haut, cette collection est unique aussi bien au Canada qu'aux Etats-Unis.Elle groupe des timbres venant d\u2019un grand nombre de pays dont certains sont communistes, comme l'Allemagne de l'Est, la Pologne et la Hongrie.Quant au Canada, il n\u2019a jamais émis de timbre religieux si ce n\u2019est, en 1950, celui de 50 cents représentant l\u2019église de Grand-Pré, en Nouvelle-Ecosse .AP ic: NATVITAS DNL.CHRIST) 55 POSTE VATICANE \u2014 = 25 agen TEE sm & ! J es -~ 2 pa wu si we KG fe SIE ss % (TN «¥ nh N LC N in i Fa (+ \u201c4 / me # = 4 mi of 4 on es {3% & on % = a A AY of Yi \u2019 pa SE, Eat 4 a \u201c4 % (3 rE = ke aid eS De L2 I! NN Pa om why > Fe a .rn pi ; 2 3 fo wt 6 Cl Adina.\u2018 i - l'agneau sans tache, gage de la sincérité des voeux qu\u2019il échange avec une jeune fille - I Ce berger du village des Baux, en Provence, tient un cierge d\u2019une main et de l\u2019autre PERSPECTIVES 23 décembre 1961 fille - e 1961 } / \u2019revêtue de ses plus beaux atours.PERSPECTIVES 23 décembre 1961 C\u2019est le doyen des bergers de cette région de France qui, son agneau au bras, ouvre la procession de Noël.L'offrande de l'agneau par le plus vieux des bergers Une tradition pittoresque de Noël au village des Baux, en Provence NOËL, on célèbre la messe de minuit dans toute la chrétienté mais, au village des Baux, en Provence, la cérémonie brille d\u2019un éclat particulier à cause de la traditionnelle offrande par les bergers d\u2019un agneau sans tache à l'Enfant Jésus.Dans cette vieille église de France où affluent villageois et visiteurs, la procession est conduite par le plus vieux berger de la région qui porte l\u2019agneau qu'il va déposer dans la crèche.Puis le vieillard baise pieusement les pieds d\u2019un jésus en cire, geste que répètent après lui tous les bergers présents.C'est ensuite la cérémonie de l'échange des voeux au cours de laquelle bergers et bergères prennent tour à tour l'agneau dans leurs bras comme gage de la sincérité de leurs voeux.Pendant ce temps, l'assemblée des fidèles chante de vieux noëls provençaux, et les enfants, costumés en anges, regardent la scène avec des yeux émerveillés, Les Baux est un charmant village niché dans un rude paysage de granit.A minuit, tambourins et flûtes accompagnent les chants de Noël.9 AO AL PROTES Dave Keon Maple Leafs de Toronto PRES son étonnante performance de 28 minutes (ce qui est long pour un avant dans le hockey moderne) contre les Canadiens, au début du mois dernier, Dave Michael Keon s'est vu décerner le surnom du \u201cpetit feu follet de Noranda\u201d par Ed Fitkin, directeur des relations extérieures des Maple Leafs.Dave.en effet, vole littéralement sur la glace.Keon, qui est un excellent compteur, a donc toutes les chances de devenir une étoile de la Ligue Nationale.La saison dernière, sa première dans la L.N.H., il inscrivit à son actif 20 buts et 25 assistances et n'écopa que de six minutes de punition.ll fut proclamé la meilleure recrue de l'année, ayant recueilli 155 votes sur un maximum de 180.Dave remporta ainsi le trophée Calder Memorial pour 1961, comme six joueurs des Leafs l\u2019avaient fait avant lui: Frank Mahovlich (1958), Howie Meeker (1947), Gus Bodnar (1944), Gaye Stewart (1943) et Syl Apps (1937), qui sont tous devenus des étoiles.A ses débuts dans la Ligue Nationale \u2014 il avait tout juste 20 ans \u2014, Keon mit en pratique à la défense les enseignements qu\u2019il avait reçus, au collège St.Michael de Toronto, de linstructeur Bob Goldham, lui-même un ancien joueur de défense de la L.N.HL'entraîneur des Leafs, Punch Imlach, utilisait la jeune recrue seulement pendant les punitions et Keon s\u2019avéra à ce poste aussi bon joueur qu\u2019à l\u2019offensive.Keon, qui est originaire de Noranda, mesure 5 pieds et 9 pouces et pèse 166 livres.Il a fait ses débuts professionnels au printemps de 1960 chez les Wolves de Sudbury, de la ligue de l'Est.Il s\u2019en tira tout à son honneur puisque, en quatre parties, il récolta deux buts et deux assistances.Les Maple Leafs l'invitèrent immédiatement à se présenter à l'entraînement au mois de septembre suivant.Punch Imlach estime pour sa part que Keon pourrait remplacer Kelly, quand ce dernier décidera d'abandonner le hockey, et considère qu'il deviendra aussi bon joueur que Henri Richard.Keon ne fait que débuter dans la L.N.H., mais on lui prédit d'ores et déjà un avenir brillant.Marié et père de deux garçons, Keon habite Toronto et s\u2019occupe de camps de vacances pendant l\u2019été.Photo Louis Jaques Photographe de Perspectives Troisième d\u2019une série de photos des joueurs de la Ligue Nationale PERSPECTIVES 23 décembre 1961 ~ ñ Dore 4 © = WV 961 - i i LE GUIDE DU \u201c91 stations de ski vous attendent PARFAIT SKIEUR \"HIVER est là qui invite les sportifs à pratiquer le ski sur les centaines de pistes mises à leur disposition.Perspectives vous présente, dans ces quatre pages, le répertoire complet des stations de ski du Québec, de la vallée de la Gatineau et du nord des Etats-Unis.Sur les cartes, dont on ne se servira qu\u2019à titre indicatif, on pourra\u201d distinguer à la fois les centres où l'on pratique le ski (indiqués par une étoile) et les points d\u2019orientation (un cercle noir).Les tableaux montrent d\u2019abord les localités qui, sur les cartes, sont dotées d'une étoile, puis les stations mêmes de la région; on y trouvera aussi tous les renseignements sur l\u2019équipement des pistes et sur les conditions de logement.Par Jacques de Roussan Rédacteur de Perspectives CHIBOUGAMAU Mauricie, région de Québec, Saguenay et Lac-Saint-Jean | Télésiège Sski du mui © Ecole de ski @_ Festival silles.BIR Stel Restaurants PERSPECTIVES 23 décembre 196) 10 Se (Gy is \u20ac = Xx GRACEFIELD Montréal et | 2 P les Laurentides ê y A * # Ë & Vallée de la Gatineau, A = : GS gE F ] E ë LAC MEACH $ : 4 ; EVER.St a Ë ~ oy 7 pred a Ecole de ski iE \u201d PS fs 8 at \u20ac 2 LEW 5 1-8 Op, 7 D Seq, Ur Mo Mish, I - \u201caf moi vente, n i gd À 2 23 Fa Ce Lod; Li Fe 8 Une 5 Es £8 N= °rk, FIEZ PS = : HR, ee ow de vw, es.GC £7 © Te 25 A $SA/, ss I.6 Mons Jo à Foy ra 7 Vire \u20ac ; | Em, ©: | EL S47, ks Yang i NT eo.~ & Mo ne XT 1 Se.Le À =H Mone \u201cvis pa 060 _\u2014 SA re, ne 4) - 3 Le po: E Le à es Oop; 47 Ric # S47, e e > Sa; Ti $ 5 ne.À 4 ( * ©: SA 0 ~~ G IN; £.0/, he i-bi 5 on try ES Op Ho 464 Hi RY A 4-1; H Lou, Ye, Use CA LP Mont Tremblant CN & aa Tos One EE Ste: 2 à = AF \u20ac | #1 Mons Fa sto, A the 33 Postez, Bou ¥ _; = ons OTTAWA el = 5 Chery SAINT-JOVITE Fr Sus/ : | em le = aN Mon Mon ¢ St 4 (« Jos ub \u2018n # a | 6 2-5-2 \u20ac Plon te Far OR, (4 # 345 4; IN PERSPECTIVES 23 décembre 1961 Tid 2 cg Fo: wr fie Mo, UA 9 te nt à \\ dep iF Mo ns / À se Ed rg IN SA : rife Fs IN \u20ac.Yoge ier .a » Chor, AR; Pr - 4 4 4 SEE i : oy ape 11 2 RAWDON = -~ \u2019 DLYTE ; ; i q B i =, a à : = 5 2 : ue ival 2 a { 5 { : A De 5 hs VU : j x; 3 ug in $3 A \u2014 = = \u201cn is sas ©: Fest RE | 293, 33 C7 N, Ss, Ow nde BG OW Ob TRE = 0: Ap 7 pov: iy TH roy IF re A 85-108 ES i = i | SAINTE-MARGUERITE = £3 4og Hogs A DELE 2 by ow i 4 | & £ : 0s 3 250 7 25 a 5 4 en Den = Joy, IMP HS A |) EE | i \u2018e = je 4435, dug INTE-A => Odo, & tg \u20ac et pi Su, Fa IX 1b, DEN.; LY oon, wb ot iA {99 In cat TES LAC GUINDON EB 2) Gi ~o1 em py » ao do 5 | zx i @ 5 ee?egy L a\u201d re - odie i A 5 Ë \u201d &» A + he i > + x ir ) Ti 2 41% Aa 1 he SE Na LA $.Ef Fi wo ; i: 2 pos ; > vu.Te oe 2f AA f A ; i Nj 4 PSR {+ È gy £7, * dis i é I Wr Wn, 1 EN Ex m \u201c4 8 % 22, The, WR Pe A ect iP «© 5 MER se: J .= NA Li Se be ca ys Pale ai 5} villus x A & vs, ot de - a?+, Fv N TF Pro ; 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