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Titre :
Perspectives
Éditeur :
  • [Montréal, Québec] :[Perspectives],1959-1982
Contenu spécifique :
samedi 13 octobre 1979
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Perspectives, 1979-10-13, Collections de BAnQ.

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[" Ss du 13 octobre 1979 Vol.21 No 41 @ > PA LE QUETIDEN ; SAGUENAY-LAC ST-JEAN \u2018ip LES NORDIQUES A LE ASSAUT DU v/a a \u201cSANCT UAIRE « Ce wa PAGE 18 -_ 2m x ny oS eo, Q \u2014# ea p cb > 4 .\\ ) all ad FJ a.ee 77 2 ol A Fd 5 a a ty ¢ Soma a\u201d g EN PRIMEUR UN DOCUMENT D\u2019AMNISTIE INTERNATIONALE \" SUR DES ENFANTS PRISONNIERS 7 \u2018 POLITIQUES PAGE 34 A z UN NOUVEAU MEDECIN DE FAMILLE \u2019 LE MEDECIN VOLANT PAGE3 QUI SONT LE ROIS DE MONTREAL?= PAGE 22 - 2 sut 3 ir whet 1.005, > cu 15, # Eh A at pit.ah #2 > j = 7% 1 SH 2 ™ a 8 nit) a.\u201cHe.i = & 7 i 2 ry a 1 SR Tg tt ibe Fy ; pt & A.Je i que JA Hi 3 ; ae 2 TA Lu # 16) 3.T+ P} a, = > FoR 5 fu, ii bye iy fa A, ba Ul, Zh AS an i i es gy sa a Sh 4: quite LE Lah Seiad, fil 0% Les 3 CU a PR ri {Rn Lie 4 Lux 3 3 wr pe pe, 4 4 id: Fi Hp 1h 4 Gi pr FR A.sE 8; CRE qi sa ET 0 se J Fi, 5 okt 18; ee 4 LH i Sra] ¥ @ ty Ih is i 43 5 4 (Hs ft i) 4 4 (29 TS = Toi Ww 7 thd 4 ; di {* en sat 5 4 x a a 5 xy = SANS Du + of Fire it | pans + be, ps i # # ; Ye À ESS M, ER 8 sou 4 A ; 3 Wap Seis A A [4 fn i i f y \u201c44 J ; ; \\ Aigéu bi \u20ac 7H) / En a ê el HE ÿ i G1 q od y | ; : Wl pe eu i] A ; LA 5 : Hd \u2018fi p\" i fi Hs tN # PR = £y 4 % A 4 at tire of i ft 4 > ÿ a 2 3 0 feck + JY, \u201ctr j Lh born bai di fes Lis, .£7 Ye 5) or Rl je phi ad [id iid éf \u201cA A i 1 3 À 15 ci re ps SRE 3 23 5 i di i i & th ei a at soir gitnifl ing} 3 ih Hi il tit Bang i Es 4 3, i is Ji ny à # x y fn ay fy i dre 185} Id i 15 Gi ME, + i i} 3 fi ii Hi pa si TE Fi Hi th # by Hil ih rE] Sa ; Seay dis it 471 | \u201c\u20ac Hi ë 4 ali a HER 3) a Ty + Ai fi = vi % 3 \"$e i ir it?st pil i at if i Ls i Hike sb) +hgli ix 4 je i 7 à FS = il # fi fn i A £5 i ! Ut ii no iri well : i ! a Ses a À = BR ; én ff Ai i 52, Sie 74 11, ÿ : Ur i { 5 3 4 sit ; 3it i ft i i A ili 3} io f 0 fi a 0 Sia a # he = wid Is aft 13] § Lh?et, ; i He 3) Le i EY a { if | thi { a ~~ NE AS).5.i It 4, i; i Ty 101145 i if A ; ater } i} he 17) af pbs 7 EY ; i à È = Lif vif i 4 i i Juif & i di { ¥ by tH AR di ie x fi a fi ir t An ; 33! di nn ; À = ES SF 3 ; iit TG Wi Bi AH HA Si # hi un Ef 214 qi hy 2 ER xy ri 3 i a tid at is ÿ } ei 153 + qui Ia ee] In A 44 | Me; Degré Rs Wh A 4% is jh, ij 335 ; > RW | FA # NIA A Hb 1: Ha IV UE i 13 5 Ins > fl J j POS iA \u2018 hn, re huh sf PRET HE Agé Hl ty + i li { Hs, 1 Hi i ft 1% i a \" by a A 8 fi i à i 4 lift j ; st! iti ir + i! fH pit\u201d a pri qe ig a Nu #104101 5] { fit T Ht i ; ik opp MY F IH Ha AL hi rhe oT ci 4 il 4 ) i ir i i hf 144 th a {t wb \\f HE ét H és if dh + ! 1\" $58 il 4 3%) Lors 343 ses i Hi by 4 a fr TSE YSS LR 5 AIX J tt i pi di H 53 i vit i if H 4 iy 3 it ; ony ru 1 tft i i jt '.; | sa | i .: k Hi; } il 4 st des « Descree per | | : hy i 3 + ; bi 1 / AH! £ ; od Ma tl {it Han th + v3 i : à i Ni i 3 | Pt fit HY fi Ter ik REF Re « Î } | + St oh tH : pa i fr ÿ i: I Hi 1 i HH # Fl { | tii} 22 Dhan i 4H i i ç 1} +4 i IA ¥ ; if ! 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Ll i i il oi 3 li i 3 i | si 3 Sad Ul lid will i avi oF nté ' Bien-être social Canada considère que le danger a la santé M it avec I'usage\u2014éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette\u2014Format King Size: \u201cgoudron\u201d 4 mg, nicotine .4 mg.__ PAR MARIE-ODILE VÉZINA Mardi matin, 10h 30, au coin des boulevards Le Corbusier et Saint-Martin, à Laval, je m\u2019installe à l\u2019arrière du véhicule beige et vert du service de médecins à domicile Urgence M.D.À l'avant, Robert Thomas, chauffeur-secrétaire-homme orchestre de l\u2019équipe, communique avec le bureau central pour prendre les messages du répartiteur.En quelques secondes, il note sur sa feuille de route le nom, l'adresse, le numéro de téléphone, l\u2019âge et les causes de l\u2019appel du prochain patient chez qui nous allons nous rendre.À ses côtés, le Dr Alain Roux me donne un bref aperçu des cas qu'il a eus à traiter depuis huit heures, au moment 13 octobre 1979- 3 Le Dr Pierre Savaria, l\u2019un des médecins de l\u2019équipe, en compagnie du technicien méd QUAND LA MÉDECINE DESCEND DANS LA RUE crue nano eos UN SIMPLE APPEL ET URGENCE M.D.VOLE À VOTRE CHEVET où Robert et lui ont pris leur service, relevant une des équipes de nuit.«Deux gastro (il y en a à la pelle en ce moment), une urgence pour un malaise cardiaque, un enfant de trois ans qui faisait de la fièvre: la routine, quoi!» dit-il en guise d'initiation aux neuf prochaines heures que nous allons passer ensemble à bord du véhicule, nous déplaçant d\u2019un point à l\u2019autre, d'un malade à un autre.Et vive les nouvelles expériences! Je m'en vais partager le quotidien de ce que les Français appellent un «médecin volant» et de son assistant, moi qui ne supporte pas la vue du sang, qui n\u2019ai jamais voulu entrer dans un salon mortuaire et qui souffre d\u2019incompatibilité chronique avec la maladie.li fait soleil, c\u2019est déjà ça! Le Dr Roux et Robert Thomas sont deux beaux garçons, le premier fraîchement émoulu de la faculté de Médecine de l\u2019université de Montréal, le second visiblement débrouillard et très sympathique.Advienne que pourra! Un peu plus tôt, au bureau du service Urgence M.D., tandis que j'attendais mes coéquipiers, le répartiteur m'a brossé un tableau impressionniste du genre de cas auxquels le service doit répondre: «ll y a de tout, m\u2019a-t-il expliqué.Des constats de décès, des crises cardiaques, de simples rhumes, des accidents.Justement, l\u2019accident qui fait la manchette d\u2019un journal du matin, nous étions sur les lieux: deux morts\u2026» Le premier appel n\u2019en est pas un d\u2019ur- 1 Si a ARE FEE ical Richard Lalonde (derrière la porte de la voiture).gence.Sans utiliser sirène ou clignotants, nous nous rendons le plus rapidement possible au chevet d\u2019un bébé de trois semaines.La maman (une femme de 40 ans) a appelé Urgence M.D.dix minutes plus tôt.Elle s\u2019inquiétait pour son nourrisson: «ll mange bien, il dort bien, mais, dit-elle, j'ai l\u2019impression qu'il a du mal à avaler sa salive quand il est couché; il fait des grimaces.» Le bébé a l\u2019air très gentil.Alain joue avec ses petites mains, avant de l\u2019ausculter.On le croirait presque en visite chez une amie, attendri par un tout petit bébé qui lui fait des belles façons.Pendant qu'il l\u2019examine sous toutes ses petites coutures, Robert sort la paperasse de l\u2019assu- Suite page 4 Photo Denis Plain URGENCE M.D.URGENCE M.D.URGENCE M.D.rance-maladie.Bébé est trop jeune pour avoir une carte.Sa maman donne les renseignements indispensables à l\u2019administration gouvernementale pour défrayer les honoraires du médecin.La dame s\u2019extasie devant l'efficacité du système: «J'ai téléphoné il y a seulement quelques minutes, c\u2019est extraordinaire: vous êtes déjà là.C\u2019est drôlement pratique un service comme le vôtre.Surtout quand on n\u2019a pas de voiture et qu'il faut se déplacer avec un nouveau-né.» Le Dr Roux sourit, pose deux trois questions sur le comportement du bébé ces derniers jours.«Il n\u2019a absolument rien, votre petit garçon, dit-il, rassurant.il grimace comme tous les nouveau- nés.Soyez sans crainte, il est en parfaite santé» La dame soupire de soulagement, raconte qu\u2019elle s'inquiète pour rien, qu'elle tient plus que tout à ce bébé qui s\u2019est fait attendre si longtemps.«Vous avez bien un pédiatre?» questionne Alain en refermant sa trousse.Non, répond la dame.«Vous devriez en prendre un qui suive la croissance de votre enfant, se charge de lui faire les injections nécessaires, etc.» Pendant que la dame écoute les conseils du médecin, Robert téléphone au central.De nouvelles instructions, une nouvelle adresse, un nouveau nom! Second coup de téléphone, cette fois au futur patient ou à un de ses proches: «Ici le service Urgence M.D., dit Robert calmement, vous avez demandé un médecin à domicile?Nous serons là d'ici dix minutes.» Nous prenons congé de la dame et du jeune patient après les dernières paroles rassurantes d'usage.Les portes de la voiture claquent.En route! Nous arrivons quelques minutes plus tard devant un immeuble luxueux de Montréal-Nord.Sonnette, ascenseur, une porte qui s'ouvre sur un appartement confortable et nous entrons tous tes trois en plein drame.Une oreille compatissante Couché dans son lit, un monsieur de 79 ans tremble de tous ses membres et pleure convulsivement en poussant de petits cris.Sa femme, dgée de 75 ans, vé- tue avec beaucoup d'élégance, très bien coiffée et maquillée légèrement, nous explique que son mari refuse de se lever depuis la veille, qu\u2019il ne lui semble pas malade, juste extrêmement nerveux mais qu'elle a très peur parce qu'il a déjà fait trois tentatives de suicide au cours des six derniers mois en ingurgitant des doses massives de barbituriques et d\u2019alcool mélangés.«Il n\u2019est pas malade, ré- pète-t-elle, c\u2019est juste les nerfs, juste les nerfs.» Une autre dame et un monsieur dans la quarantaine interrompent alternativement la vieille dame pour y aller de leurs propres explications.«Veux-tu conduire mesdames et monsieur dans le salon pendant que j'examine le patient?» demande le Dr Roux à Robert.Il s\u2019asseoit sur le lit du vieux monsieur, met doucement sa main sur son bras.« Alors, qu'est-ce qui ne va pas ?» Dans le salon, Robert rassure la famille.Cela fait aussi partie de son rôle.«N'ayez aucune crainte, le médecin va régler le problème.» Patient, il écoute la vieille dame déverser dans un flot de paroles ses peurs, angoisses et malheurs.Il sourit gentiment, réclame la carte d\u2019assurance-maladie, remplit les papiers: diversion excellente qui apaise momentanément l\u2019atmosphère.Après plusieurs minutes, le Dr Roux nous rejoint.«Votre soins appropriés à son état.«Jamais, tranche la dame.Tant qu\u2019il me restera un souffle de vie, je prendrai soin de mon mari.I! ne sera pas «placé!» «Vous pouvez nous rappeler à n\u2019importe quel moment du jour ou de la nuit» rassure le Dr Roux avant de quitter cette maison pour aller vers un nouveau patient.Dans l'auto, tous trois imprégnés par le lourd climat dans lequel LE PASSE PARTOUT _ D'UNE BONNE SONORITE.ALINTERIEUR.Toshiba F présente le système audio RT8700S de type chaîne stéréo.Cet ingénieux appareil AM/FM stéréo (courant alternatif ou courant continu) est doté d\u2019un magnétophone à cassette pour enregistrement et lecture.Il peut aussi servir de modèle de table et procure une sonorité de studio.\u2026COMMEALEXTÉRIEUR.Le RT8700S est portatif.C\u2019est une de ses principales qualités.C\u2019est à la fois un appareil radio stéréo et un magnétophone à à cassette que vous pouvez transporter partout.Il a vous permet d'enregistrer k en plein air et d'écouter votre musique préférée n'importe où.: Le système audio por- | tatif RT8700S est vraiment fonctionnel.C\u2019est un autre exemple remarquable qui prouve que Toshiba met aujourd\u2019hui à votre service le génie électronique de demain.TOSHIBA mari est vraiment malade, madame.!l fait une gastro-entérite.Il a besoin de repos.ll ne doit rien manger pendant les prochaines vingt-quatre heures, absorber uniquement du liquide.Je vais également lui prescrire un médicament.» La vieille dame se met à pleurer.Elle raconte une nouvelle fois combien il lui est difficile de vivre avec un époux suicidaire.En choisissant ses mots, Alain Roux informe la dame qu'il peut faire une recommandation aux services sociaux pour que son mari soit placé dans une maison de retraite où il recevra des nous avons été plongés pendant près d\u2019une demi-heure, nous nous taisons.«Leur maladie, c\u2019est cinquante années de griefs l\u2019un contre l\u2019autre et l\u2019acharnement à ne pas se quitter malgré tout», dis-je soudainement.« C\u2019est exactement mon diagnostic, docteur, me répond Alain Roux.Et contre cela la médecine ne peut rien.» Pendant neuf heures d'affilée, nous avons été ainsi de maison en maison, parfois de drame en drame: des cas de gastro-entérites, de virus de grippe, une petite fille qui était tombée d\u2019un balcon et qui, par miracle, n\u2019avait absolument rien, une dame qui faisait une attaque de sclérose en plaques, une jeune fille qui se laissait mourir de faim pour maigrir\u2026 Une vingtaine d'appels, une vingtaine de patients! Cette journée-là, dans le secteur que nous couvrions, au cours de nos heures de service, nous n'avons pas eu d'urgence, de «10-40», en jargon du métier.Les deux autres équipes sur la route, elles, dans des voitures différentes, ont eu à répondre à des appels d\u2019urgence, avec sirène et clignotants, feux rouges que l\u2019on brûle, chassé-croisé entre les voitures à une vitesse vertigineuse, comme j'ai pu le vivre un autre jour, avec un autre médecin.Pas d'arrêt cardiaque, pas de crise d\u2019épilepsie, pas d'accident, ce jour-là, pour Alain et Robert.Mais nous avons eu notre part d\u2019émotions: un jeune de 26 ans, en phase terminale de cancer, conscient de son état autant qu\u2019on peut l\u2019être, informé sur sa maladie aussi bien qu\u2019un spécialiste.Très faible, faisant souvent appel aux médecins d\u2019Urgence M.D.car il ne peut plus se déplacer, il ne supportait plus cette journée-là un hoquet qui durait depuis deux mois causé par les médicaments qu'il absorbe.Sinon guérir, soulager.Le Dr Roux venait pour la première fois dans cette maison où le jeune homme et sa famille vivent avec la perspective de la mort comme d\u2019autres vivent avec l'espoir de gagner le gros lot! Calmement, le jeune homme lui a raconté son histoire.«J'étais étudiant en biologie, fiancé, quand j'ai appris il y a 32 mois.Les cancérologues me donnent jusqu\u2019à la fin novembre pas plus!» «Ouais, a dit Alain, ça prend du courage.» «Non, a rétorqué le jeune homme.Ce n\u2019est pas du courage que cela prend, mais la volonté de savoir exactement où l\u2019on s\u2019en val» C\u2019est dans cette maison, à écouter ce garçon de 26 ans, à voir son père, calme et serein \u2014 car il sait sans doute que son fils a besoin de bien vivre les quelques semaines qui lui restent \u2014 à regarder un médecin communiquer à son patient plus de chaleur humaine que de support médical (qu\u2019y avait-il à faire, sinon une injection pour calmer le hoquet?), que j'ai compris pourquoi le Dr Pierre Marier a fondé Urgence M.D.en mai dernier.«je crois beaucoup, m'\u2019avait-il expliqué précédemment en entrevue, à la médecine de rue.Le médecin doit être sur le trottoir, à la maison, pour voir véritablement ce qui se passe dans la vie des gens.Il faut socialiser la médecine.Ce n\u2019est pas derrière son bureau, loin du cadre, des gens, dans lequel et avec lesquels ses patients vivent, qu\u2019il peut soigner convenablement.«Autrefois, dit encore le Dr Marier, le médecin faisait partie intégrante de la vie de famille.On lui racontait ses problèmes conjugaux, on lui montrait les dernières acquisitions de la maison, on lui communiquait les résultats scolaires des enfants, etc.Il connaissait la petite histoire des familles, savait que si telle 4 - 13 octobre 1979 URGENCE M.D.URGENCE M.D.URGENCE M.D.patiente souffrait de maux de tête fréquents c'était beaucoup plus à cause des tensions existant dans son milieu, par exemple, que pour des raisons médicales réelles.Aujourd'hui, la même patiente se présente chez un praticien qui ignore tout de sa vie.Avant de découvrir que ses maux de tête sont psychosomatiques, le médecin va devoir lui faire passer une série de tests, en milieu hospitalier, qui, d'une part, vont coûter très cher a la société et, d'autre part, faire perdre bien du temps à sa patiente et, surtout, ne pas du tout régler son pro- bléme.» La médecine froide, la médecine moderne, aseptisée, déshumanisée, encagée dans des bureaux impersonnels, le Dr Pierre Marier l\u2019a pratiquée.C\u2019est pourquoi il en parle, d'ailleurs.C\u2019est pourquoi également il a choisi d\u2019exercer sa profession différemment.«Urgence M.D., c\u2019est le retour à la médecine traditionnelle.Un service de visites médicales à domicile pour répondre à des situations où les gens ont besoin rapidement d'un médecin», explique-t-il succinctement.Une trentaine de médecins, une solide équipe de chauffeurs, secrétaires, répartiteurs d'appels, des véhicules équipés spécialement pour répondre aux cas d'urgence, un matériel médical imposant, Urgence M.D.répond 24 heures sur 24 aux demandes téléphoniques des gens.«ll n\u2019y à pas toujours des appels de détresse, dit encore le Dr Pierre Marier.Nous traitons beaucoup les cas d\u2019enfants, de personnes âgées, de patients qui peuvent difficilement se déplacer jusqu\u2019au cabinet de leur médecin.Les appels d'urgence sont évidemment considérés en priorité Généralement nous sommes sur les lieux en quelques minutes.Quant aux autres cas, nous essayons d'y répondre le plus vite possible aussi.D\u2019ordinaire, nous arrivons à la maison entre vingt et quarante minutes après l\u2019appel.» «Plusiemrs fois, nous avons sauvé des vies, témoigne Robert Thomas.Souvent, c'était une question de secondes.Ce ser- vice-là permet d\u2019être tellement proche du monde, c\u2019est ce que j'aime dans mon travail.» Cas psychosomatiques Pourtant (le Dr Marier est formel), la moitié des appels que reçoit Urgence M.D.proviennent de patients qui ne souffrent que de malaises phychosoma- tiques.«Les gens ont besoin que l\u2019on s'occupe d'eux, qu\u2019on les écoute, qu\u2019on les rassure.Il arrive souvent aussi que nous fassions de l'éducation populaire.«Choisissez donc un pédiatre pour votre nouveau-né, c\u2019est important!» Ou «ne prenez pas tant de bicarbonate de soude (petite vache), c\u2019est pas bon.» Socialiser la médecine, cela signifie dépasser la frontière du symptôme-dia- gnostic-traitement! Cela veut dire: faire de l\u2019intervention sociale, travailler conjointement avec les ressources existantes, services sociaux, agences gouverne- 13 octobre 1979-5 mentales, etc.«Nous avons des liens tres étroits avec les différentes structures des services sociaux, explique le Dr Marier.Quand nous leur référons un cas, nous sommes sûrs qu\u2019il passe en priorité, qu\u2019il ne viendra pas s'ajouter à la liste d\u2019attente.» Même s\u2019il s'appelle Urgence M.D., ce service de médecins à domicile assure un suivi auprès des patients.Chaque patient a son dossier, détaillé, classifié, qui, au besoin, peut être envoyé au médecin traitant ou aux services hospitaliers.«Plus nous vieillissons, plus le service s'améliore, précise le Dr Pierre Marier.Non seulement nous desservons le territoire de Laval, mais nous allons à Sainte- Thérèse, Terrebonne, jusqu\u2019à Repenti- gny, à Montréal, au nord du boulevard Métropolitain.» C\u2019est un service entièrement gratuit pour les patients, puisqu'il entre sous les normes de l\u2018assurance-maladie.«Toutefois, nous ne recevons aucune subvention pour l\u2019équipement, l\u2019achat de matériel, de voitures.» Il faut dire qu\u2019un tel système dérange bien du monde.Certains médecins considèrent que cela va gâter la clientèle, leur ôter des patients! Pierre Marier, pour sa part, se contente de recevoir l\u2019approbation du public.Il est bien servi en ce domaine: je l'ai constaté de mes propres yeux.«Marcus Welby n'existe pas juste à la télévision», a lancé une patiente auprès de qui nous nous étions rendus.On ne sait jamais, voici le numéro de téléphone d\u2019Urgence M.D., vous pourriez en avoir besoin: 337-3081, 0.\u201cPArtisan \u2019de vos loisirs Faites vous-mémes vos piéces artisanales de décoration.Soyez fier de vos talents en passant vos loisirs d\u2019une façon agréable et divertissante, en fabriquant de splendides murales, coussins et tapis Aronelle.Ces pièces décoratives, très simples à réaliser, qui feront l\u2019admiration de tous vos amis, se donnent merveilleusement bien en cadeau.Les ensembles d\u2019artisanat décoratifs Aronelle sont disponibles à votre boutique ou à votre comptoir de laine préféré.Plus de 100 modèles, de $10.00 à $70.00 environ.oc.02220000042000H00N0NOSP000000000000000 000000000000 Pour obtenir GRATUITEMENT votre dépliant couleur sur les techniques el tous les produits Aronelle, faites-nous parvenir le coupon ci-dessous.Aronelle Textiles Ltée, 2955 Cartier, St-Hyacinthe, Qué.J2S1L4 NOM textiles ftee ADRESSE VILLE PROV.CODE {i : ?SREY CLA La Lincoln Continental quatre portes LA CONTINENTAL MARK VI 1980 Encore et toujours, la marque des connaisseurs.Lélégance vibrante et le luxe classique de la superbe nouvelle Mark VI, qui bénéficie des toutes dernières techniques automobiles, la situent d'emblée au tout premier rang.En équipement de série, par exemple, sur la Mark VI 1980: ordinateur de bord, boîte de vitesses automatique à surmultiplicateur plus efficace et plus économique.Et, pour la toute première fois, une Mark quatre portes.Consommation réduite, opulence discrète, la Mark VI c'est encore ce qui se fait de plus beau.\u201cLa Lincoln Continental Town Coupé - sey LA LINCOLN CONTINENTAL 1980 Elle fait peau neuve, tout en gardant son élégance.Toujours la voiture a laquelle se comparent les autres voitures de luxe.Lincomparable Lincoln Continental 1980.Somptueusement parée, elle offre l'expérience d\u2019un luxe inoubliable.Sensible aux exigences des années quatre-vingt, la Lincoln Continental est équipée d'une boîte de vitesses à surmultiplicateur.Un ordinateur de bord et un système d'ouverture électronique des portes sans clef sont deux des accessoires exceptionnels en option qui vous attendent dans le monde des Lincoln Continental 1980. 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Prendre place dans la luxueuse Cougar XR-7 1980, c\u2019est entrer avec elle dans la légende.Grand style, ou grand sport.CR Tel qu'illustré plus haut, la Cougar XR-7 offre en 1980 plusieurs pièces d'équipement en option, y compris un système d'ouverture des portes sans clef, un ordinateur de bord avec indicateur de vitesse à affichage numérique et des sièges \u201cTwin Comfort\u201d La Mercury Cougar XR-7: les années quatre-vingt sont là.MERCURY, | Si vous voulez rouler | | DEE en grande.58 - Photos Denis Plain PAR MICHÈLE THIBAULT « De quoi sont faites les petites filles, de quoi sont faites les petites filles?De sucettes et de bonbons et de tout ce qui est bon.» Il s\u2019agit là, bien sûr, d\u2019une comptine d'avant le féminisme, quand les petites filles, toutes roses et sucrées, se préparaient docilement à devenir de jeunes femmes en fleurs.Chanteuse, écrivain, productrice de disques et éditeur, Suzanne Jacob, femme de coeur et femme de tête, est d\u2019une autre génération : celle où les jeunes filles (en fleurs ou pas) ont appris à se défaire d\u2019une féminité toute d'artifices pour conquérir de haute lutte leur identité à travers, entre autres, la parole, l\u2019écriture et l\u2019action.Il y a quelques mois, à l\u2019occasion de son spectacle au Patriote de Montréal, des critiques saluaient en elle une artiste émouvante, sensible et intelligente.La parution de ses deux oeuvres de fiction, Flore Coconet la Survie, publiées aux éditions Parti pris et Biocreux, a été également reconnue comme un événement important.Suzanne Jacob, elle, se contente de voir la création (de chansons, ou d'oeuvres de fiction) comme un instrument de connaissance et de conscience.«Je ne mythifie pas l'écriture», m\u2019a-t-elle expliqué quand je suis allée la rencontrer chez elle, à deux pas du Jardin botanique, dans un appartement dont la cuisine a vue, presque mi- PEL EA oo es .\u201c 4 dont la cuisine donne vue, presque miraculeusement, en cet est de Montréal, sur le mont Royal.«Quand je n\u2019ai pas fait la vaisselle depuis longtemps, j'enrage ; quand je n\u2019ai pas écrit depuis longtemps, le même phénomène se produit.Il faut que j'écrive, pour voir clair en moi et autour de moi.» Elle est comme ça, Suzanne Jacob: simple et honnête.Chaleureuse aussi, comme tous ces êtres qui, par besoin de beaucoup recevoir, sans doute, aiment bien donner et partager.« Vous voyez, m'a dit Suzanne en m\u2019accueillant chez elle, je me trouve toujours un coin près de la nature.Je veux pouvoir m\u2019échapper, rêver.Par le regard, d\u2019abord.J'ai horreur des murs qui bloquent, qui enferment.J'ai un besoin viscéral des fleurs, des arbres, des grands espaces où on peut flâner tout à son aise.La nature, c'est extraordinairement accueillant et fraternel! » Ce petit bout de femme a fait ses premières armes à Nicolet, comme comédienne et metteur en scène dans une troupe scolaire.« je détestais l\u2019école, dit- elle, alors je jouais à la cancre, à celle qui ne comprend rien, pour qu\u2019on me laisse en paix.Mais pour le théâtre, là, oui, je me réveillais.J'adorais ça!» Fascinée par l\u2019art contemporain, elle décide, à l\u2019âge des jeunes filles en fleurs, de venir voir à Montréal ce qui se fait «ici et maintenant».On la retrouve chez les Appren- Sr Wo a tis-Sorciers avec qui elle fait une demi- saison, le temps de constater que le métier de comédienne ne lui convient pas.«j'avais l'impression, comme comédienne, que le théâtre ne répondrait pas à mes besoins de création », dit-elle au- jourd\u2019hui.Elle se mettra donc à l\u2019enseignement du français comme langue seconde, tout en commençant à écrire.De fil en aiguille, elle en viendra à la chanson puis, de boîte en boîte, au spectacle.Bilan actuel: dix ans de spectacles « sporadiques», un disque et quelque cinquante chansons de son cru tirées du vécu quotidien.La plume avant la férule « Quand l\u2019écriture est devenue importante dans ma vie, m'explique Suzanne, j'ai cessé d'enseigner.L'enseignement du français comme langue seconde, c\u2019est une question de structure.Pour un écrivain, c\u2019est bien trop asséchant.Mais je ne vis pas encore de ma plume ni de mes spectacles.Depuis cing ans, j'ai un Conseil des arts bien à moi: mon père.C\u2019est lui qui assure les subventions d\u2019urgence! Bien sar, je l\u2019accepte avec reconnaissance, mais ce n\u2019est pas l\u2019idéal.J\u2019espère être autonome très bientôt.On devrait bien pouvoir vivre de ce foutu métier!» Un grand éclat de rire.Elle est comme ça, Suzanne Jacob: vingt ou trente phrases et puis un rire en cascades Le comme un grand vent qui passe sur les problèmes pour les remettre à leur place ou pour assurer au réel un nouvel éclairage.\u2014 La chanson, le roman, quelle différence faites-vous entre ces deux formes d'expression ?\u2014 Ce qui me caractérise, je pense, c\u2019est une recherche dans le style, la forme.Mon rapport avec la forme est différent selon qu'il s\u2019agit d\u2019un livre ou d\u2019un spectacle à préparer.Avec la chanson, je veux créer une mise en relation.Je respire avec le public, je l'écoute autant qu'il m\u2018écoute.Par le biais de mon spectacle, nous allons quelque part, ensemble.Quand je prépare un livre, par contre, je suis tout à fait seule.Je ne pense pas du tout au lecteur.L'oeuvre collective et l\u2019oeuvre solitaire, j'ai besoin des deux.Dans les deux cas, j'ai voulu.avec le temps, prendre mes intérêts en main.En formant une compagnie avec des amis, j'ai pu produire mon premier disque; j'ai également publié la Survie, mon second roman, chez moi, au Bio- creux, maison d\u2019édition que j'ai fondée avec Paul Paré et où nous avons déjà publié huit livres.Je ne veux pas que mes produits m\u2019échappent! Il arrive parfois que la chanteuse et l'écrivain se dédoublent, pour la plus grande joie de l\u2019intéressée.Dernièrement, à Télé-Métropole, micro en main, Suzanne se préparait à pousser sa rer- 8- 13 octobre 1979 ER Br QQ | \u2014 ~~ 3 PpONO NM PN LAISSEZ-VOUS | TERITER PAR PERITAX.gaine, mais le pianiste ne se décidait pas à attaquer la première note.« La chanteuse, en moi, enrageait, raconte Suzanne.Mais l'écrivain, elle, se marrait.Non mais, tu parles, quelle scene!» Elle a souvent, comme ça, dans la vie, ce qu\u2019elle appelle son regard d'écrivain, c'est-à-dire un regard observateur, critique: «La fin de semaine dernière, en Abitibi, l'Union des écrivains avait organisé une tournée de promotion.À une réception, on nous a servi un plat inénarrable, du jambon entouré d'un jello tout ramolli.J\u2019ai bien failli m\u2019étrangler de rire.H fallait nous voir faire des prouesses pour attraper le jambon tout en évitant le jello.» Si Suzanne Jacob sait capter l\u2019absurde, la drôlerie, elle s\u2019attache surtout, dans ses oeuvres, à stigmatiser les automatismes de la société moderne, l\u2019aliénation de l'individu en général et de la femme en particulier, de même que nos hypocrisies et nos difficultés à aimer, à communiquer.De son premier roman, Flore Cocon, Suzanne dit qu\u2019il provoque souvent, chez les lecteurs, «une grande poussée d'énergie ».Flore Cocon, c\u2019est l\u2019histoire d\u2019une femme libre qui refuse les rap- ports-fonctions, les rapports-rôles avec les autres.Ce personnage peut sembler aussi admirable qu\u2019utopique.« Pourquoi les héroines des romans sont-elles si souvent anémiques, pourquoi n'\u2019arri- vent-elles pas à respirer, c\u2019est une ques- Suite page 10 EE ee RABAIS DE #35 SUR LE MX DE PENTAX Saisissez l\u2019occasion de vous procurer un appareil photo Pentax.En effet, pour une période de temps limitée, votre marchand Pentax vous offre un rabais de $35 sur le MX et de $10 sur le dispositit d'entraînement motorisé MX.Ne tardez par à profiter de cette offre spéciale.Passez, dès aujourd\u2019hui, chez votre marchand Pentax.Le MX: l\u2019appareil photo conçu pour satisfaire les gens les plus expérimentés en photographie.Le MX est le meilleur modèle d'une série d'appareils photo remarquables.En plus d\u2019être le plus petit et le plus léger des reflex mono- objectifs 35 mm, il est très robuste.Leurs boîtiers métalliques coulés sous pression, leur construction modulaire unique et leurs dispositifs électroniques erlectionnés font de ces modèles es apporeils les plus résitants fabriqués jusqu'ici.Son viseur ne trompe pas.Grâce à son viseur, vous savez tout de suite si vous obtiendrez une excellente photo.En effet, le grand viseur vous donne une image claire et vous renseigne de façon précise sur le réglage du diaphragme, de la vitesse d\u2019obturation et de la profondeur de champ.Posemètre d'une haute précision.] Les modèles de la série M de Pentax ont été dotés les premiers de RABAIS DE *10 SUR LE DISPOSITIF D'ENTRAÎNEMENT MOTORIS Remettez ce bon à votre marchand Pentax et saisissez ainsi l\u2019occasion de vous procurer un appareil photo Pentax.Ne tardez plus, car cette offre se termine 31, décembre 1979.PENTAX1ME< diodes de gallium-phosphate destinées à mesurer la lumière.Ainsi, le MX de Pentax réagit 1000 fois plus vitre que tout autre appareil photo pourvu de cellules cds.Sans oublier que les diodes de galium-phosphate sont tout à ait insensibles aux rayons infrarouges.Le MX de Pentax mesure la lumière avec rapidité et précision.#2 Ensemble d'accessoires 34 fiables.| Les accessoires du MX sont tout aussi remarquables que l'apporeil même.Ainsi, le MX peut être muni, entre autres, des divers éléments suivants: plus de 40 objectifis SMC à baionnette, moteurs, filtres, flashes, prismes de viseur, matériel macrophoto- graphique, 8 verres de mise au point facilement interchangeables, magosin pour pellicules de 250 poses, déclencheur à distance, dos \u201cDial Data\u201d et viseur à angle droit.Action saisie sur le vif.avec le dispositif d'entraînement motorisé.L'action se déroule rapidement?Vite, saisissez le dispositif d'entraînement motorisé MX, qui vous permet de prendre jusqu'à 2 expositions à la seconde.Ou, si vous préférez, vous pouvez le régler de façon à ne prendre qu'une seule exposition à la seconde.Grâce à ce dispositif d'entraînement motorisé, vous êtes assuré de saisir sur le vif les événements les plus inattendus. Suzanne Jacob tion que je m'étais souvent posée, dit Suzanne.Les femmes que je connais, moi, elles ont un beau grand respir, elles sont fortes et énergiques.Flore Cocon a été faite à leur ressemblance.Elle refuse de se laisser enterrer vivante et d\u2019enterrer les autres sous un système d\u2019explications, de justifications.Quand ça ne va plus, elle part, vers du neuf.\u2014 Vos relations avec les femmes sont bonnes?\u2014 Excellentes.Les femmes qui ont été autour de moi toute ma vie ont toujours été d\u2019une telle générosité, d\u2019une telle fidélité que je n\u2019ai jamais réussi à comprendre ce lieu commun qui veut que les femmes soient mesquines les unes envers les autres.Remarquez, au départ, j'y crois à la solidarité féminine.Ça aide, probablement.Si je pensais que la solidarité est l'apanage des pilotes de ligne, je ne la rencontrerais sans doute pas souvent.Tout ça, c\u2019est une question de disposition d'esprit.C\u2019est la même chose pour les hommes, d\u2019ailleurs.Depuis cinq ans, vous voyez, je suis mieux dans ma peau, j'ai moins de problèmes avec moi- même.Je remarque aussi que j'en ai moins avec les hommes.Je suis plus chanceuse en amour.Le droit de parole \u2014 Vous avez changé comment depuis vos vingt ans, pour mettre un chiffre ?\u2014 Je n\u2019ai pas changé en ce qui concerne mes exigences de communication, de qualité de relation avec les autres.J'ai changé par rapport à l\u2019expression.La traversée des interdits, ça m'a semblé bien long.C'était comme si je transportais un grand sac sur mon dos.Dans le sac, il y avait des idées comme «ne te prends pas pour une autre », « ne parle pas trop fort», «fais attention, protège-toi».J'ai identifié ces interdits, je les ai affrontés.Ça n\u2019a pas été facile.Je n'ai pas encore fini, mais maintenant j'ai de lair, de la lumière.C\u2019est une démarche qu\u2019il est difficile d'expliquer aux hommes.L\u2019homme s\u2019est toujours situé dans le social, avec plus ou moins de succès selon les cas, mais le social lui appartient de droit s\u2019il le veut bien.Face à la question de poser ou non sa parole dans le monde, la femme doit d\u2019abord se dire qu'elle a le droit de le faire, pour ensuite se donner la possibilité de le faire.Bien sûr, je suis féministe, parce que je revendique la liberté, l'égalité, mais je ne considère pas la chanson ou l\u2019écriture en général comme une arme de combat.Ce qu\u2019il y a de drôle, c\u2019est que pour certaines radicales je ne suis pas féministe du tout.Elles me reprochent, par exemple, de vouloir séduire mon public.Fu parles! Je revendique le droit de séduire si Une question de goût Gulden ou Silveren Dansk?Les gens nous demandent lequel est le meilleur.Nous ne pouvons pas répondre car tout dépend de vous: le fumeur.Le meilleur est celui qui plaît le plus à votre goût.C\u2019est justement pourquoi nous offrons deux \u201cDansk\u201d.Deux tabacs doux.deux tabacs satisfaisants.Nous pouvons toujours affirmer une chose: l\u2019un ou l\u2019autre représentera pour vous le début d\u2019une longue amitié.je veux\u2026 et aussi le droit d\u2019être séduite.«Mais je n\u2019ai pas changé seulement face à l'expression, continue Suzanne après un bel éclat de rire.On dit toujours que les gens ont peur du changement.je crois que c\u2019est faux.On a fait croire aux gens qu'ils avaient peur du changement! Une fois qu'on a goûté au changement (ça s'appelle aussi évolution), on ne peut plus s\u2019en passer.Un exemple: j'ai longtemps eu une mauvaise relation avec le temps.J'avais peur de ne pas avoir assez de temps, de mal profiter de mon temps, etc.Puis j\u2019ai compris que la discipline, comme la création, comme le sexe, d\u2019ailleurs, c'est autre chose que des horaires.Je m'\u2019accorde le temps de flâner, d'aller au Jardin botanique, de regarder la montagne.As-tu déjà réfléchi au fait qu\u2019une femme enceinte attend le moment de l\u2019accouchement pour pousser son bébé ?Elle ne commence pas huit mois avant pour être bien certaine qu\u2019il va sortir à temps.Alors, quand j'ai un délai de deux semaines, je peux très bien flâner pendant 12 ou 13 jours, me remplir de tout ce qui m\u2019entoure, pour produire d\u2019un seul coup, sans angoisse.Ça ne nuit pas à la création, à l'efficacité dans l\u2019action; je dirais plutôt que ça les favorise.» Et la maternité.Au cours d\u2019une entrevue, il arrive qu\u2019on parle de tout et de rien.Esprit critique, philosophe a ses heures, Suzanne a plutét tendance, entre deux rires (« mon sens du théâtre », dit-elle) à parler de tout que de rien.Ainsi nous avons abordé la question de la maternité sur laquelle Suzanne, mère d'un fils de 13 ans, a des idées bien arrêtées.« La maternité, c\u2019est une bien belle chose, dans ma vie.Je suis une mere.une sorte de mere.la vraie mère traditionnelle, c\u2019est celle qui pense son enfant en termes d'échec ou de réussite.La réussite, c\u2019est bien; -l\u2019échec, c\u2019est mal.Moi je pense que la vie, c\u2019est la vie et qu\u2019on n\u2019a pas à la quantifier, à la mesurer, à la justifier.La réussite et l\u2019échec, ce sont avant tout des normes sociales.Je ne sais pas si mon fils va pouvoir vivre en dehors de ces codes.Ce que je sais, en tout cas, c'est qu\u2019il déteste la compétition, sur laquelle sont basés les rapports sociaux.\u2014 Au cours d'une interview avec Gilles Gougeon, a Radio-Québec, vous avez déja parlé de I'importance des tripes.Ca veut dire quoi, pour vous?\u2014 Quand on est pris dans la circulation, en auto, avez-vous déja remarqué qu\u2019on ne voit que des têtes ?H me semble que nous sommes souvent comme ça, des têtes sans corps.Si on demande à quelqu'un «comprends-tu, là?» on montre toujours la tête, jamais le coeur ou le ventre.On a nié le corps en général, et le ventre en particulier.[| faudrait pouvoir fonctionner avec tout son corps, on découvrirait peut-être ainsi une nouvelle façon de percevoir le monde.\u2014 De tout ça, de tout ce que vous m'avez dit, qu'est-ce qui passe dans vos écritures ?\u2014 Beaucoup de choses.Je parle de la vie, des choses de la vie.Je suis fascinée par les relations entre les êtres.Par exemple, je viens de terminer une dramatique pour Radio-Québec.Ça se passe entre une mère et son fils.La mère fait le constat de leur relation, analyse le fait qu\u2019il y a un mur entre eux depuis trop longtemps.Elle dit à son fils, en substance: « Je refuse de courir après toi toute ma vie avec un cordon ombilical.Je préfère que tu partes!» Je crois profondément qu'il faut pouvoir dire ce genre de choses; aprés, if est possible de créer une nouvelle forme de relation, plus saine, plus satisfaisante.Il faut démolir les murs, les refuser.Écrire, c\u2019est un peu cas 10- 13 octobre 1979 GuyFOURNIER NOTE DE LA REDACTION.Nous avons beaucoup hésité avant de publier la lettre qui suit, mais l'argument de l\u2019Année de l'enfant invoqué par ces malheureux enfants nous a paru irrésistible.Monsieur le directeur Depuis que nous avons appris à lire, notre père ne cesse de nous harceler pour que nous lisions la chronique qu'il écrit dans votre magazine.Ill le lance dans notre lit pour nous éveiller le dimanche matin; il nous le remet plié a la page fatidique si nous cherchons du papier pour allumer la cheminée, ou il le recouvre des pages de bandes dessinées, la seule chose qui nous intéresse.!! est même allé jusqu'à envelopper nos cadeaux de Noël avec sa chronique, une année où il pensait en avoir écrit une moins plate que les autres.Nous serions bien prêts à supporter toutes ces agaceries si notre père était un homme normal et s\u2019il se comportait comme les autres pères de famille que nous connaissons, mats c\u2019est un homme réactionnaire et tyrannique.Dans notre petite enfance, comme il passait son temps à nous expliquer notre chance d\u2019avoir un père comme lui, nous ne pouvions faire autrement que de le croire.Ensuite, quand nous avons commencé à avoir des amis, nous avons bien vu que leurs pères étaient mieux que le nôtre.Mais chaque fois que nous le lui faisions remarquer, il piquait une colère noire, nous traitait d'ingrats où prétendait que nous fréquentions des enfants mal élevés.Grâce à l'enquête de la Société de recherches en sciences du comportement (Sorecom) dont on vient de publier les trouvailles, nous savons désormais que notre père est invivable, despotique et en retard d'au moins une génération sur tous les autres pères du Québec.Nous n'avons jamais pu prendre de drogue (sauf en cachette), alors que tous les pères le permettent qand leurs enfants ont 18 ans.Chaque fois que nous avons rapporté un bulletin scolaire qu\u2019il n\u2019aimait pas, nous avons été privés de sortie, il a rogné sur notre allocation hebdomadaire ou nous a défendu d'aller au hockey ou au football, quand tous les pères sont unanimes à affirmer qu\u2019il est plus important pour les enfants de prendre des initiatives que de réussir en classe.A 17 ans, alors que nos amis pouvaient faire des voyages avec leurs blondes, notre père nous obligeait à les voir à la maison ou exigeait que nous lui disions à l'avance où nous allions.Quand on pense que seulement un père sur cinq prend des vacances avec ses enfants et que nous avons dû le suivre dans toutes ses plates pérégrinations! Vous 13 octobre 1979 - 11 L\u2019ENFANCE MALHEUREUSE croyez que ça ne nous fait pas rêver d'apprendre que juste un père sur quatre bricole avec ses enfants ators que nous avons passé notre enfance a tenir ses bouts de planche pendant qu'il sciait, à arracher les clous du vieux bois, à laver ses pinceaux ou rester plantés à le regarder bricoler sous prétexte qu'il fallait apprendre?Les deux tiers des pères de famille sont assez intelligents pour ne pas pratiquer de sports avec leurs enfants; mais vous auriez dû voir le nôtre! I! nous a forcés à le suivre à ski dans des pentes d'amateurs; nous avons passé de longs dimanches d\u2019automne à essayer d'attraper ses ballons de football quand it se prenait pour un quart- arrière; il avait même le front de nous faire courir après les balles de tennis qu'il envoyait toujours par-dessus les clôtures.Ce qui nous a fait le plus suer en lisant les résultats de l\u2019enquête, c'est d'apprendre que tous les pères de famille croient que leurs enfants sont sincères, honnêtes, reconnaissants et fiables.I nous a toujours traités de menteurs, d'hypocrites, d'ingrats et d'écervelés\u2026 Les parents de l'enquête considèrent que leurs enfants ont de l'idéal, de l'esprit de travail, le sens de la famille, des responsabilités et du travail bien iait.ls n'ont pas interrogé notre père! À l'entendre nous travaillons comme des pieds, nous préférons être ailleurs qu\u2019à la maison (c'est certain dans les circonstances), il ne peut rien nous confier, et nous ne pensons à rien d'autre que bâcler ce que nous entreprenons.Soit! nous n\u2019avons jamais vraiment manqué de rien, mais quelles misères morales nous avons dû supporter! En cette Année de l'enfant, monsieur le directeur, vous ne pouvez refuser de publier notre lettre, seul moyen que nous avons de faire savoir à notre père qu'il nous ment effrontément lorsqu'il affirme que nous avons beaucoup de chance d\u2019avoir un père comme lui.Les enfants Fournier PS.Comme ce qu'il a toujours dit et écrit de notre mère est absolument vrai, vous admettrez avec nous que nous aurions été bien mieux orphelins! Si les vôtres n'ont rien à perdre en vous perdant, vous navez pas besoin dassurance-vie.Cette affirmation un peu brutale se veut d'ordre strictement pécuniaire, car il est à présumer que, sur les autres plans, les vôtres ont tout à perdre en vous perdant.Cependant, si votre disparition risque de faire baisser sérieusement le niveau de vie de votre famille, l\u2019assurance-vie doit être la première mesure de protection de ce standard de vie.Et plus ce standard est élevé, plus sa protection devient difficile, voire impossible, sans assurance-vie.Vous voulez un exemple?Pour que votre famille puisse vivre, advenant votre décès, à peu près aussi bien qu\u2019actuellement, il faudrait qu\u2019elle perçoive en intérêts les deux-tiers de votre revenu actuel.Pour ce faire, il faudrait placer en capital une somme correspondant à sept fois votre revenu actuel.Et si vous trouvez que nous exagérons, alors multipliez votre revenu par cinq et vous verrez comment votre famille pourrait se tirer d\u2019affaire plus ou moins convenablement; c\u2019est-à-dire, avec la moitié de votre revenu actuel.Si vous possédez déjà un capital suffisant pour assurer leur bien-être, vous êtes au nombre des privilégiés.Si non, il existe une seule façon de constituer ce \u2018patrimoine instantané\u201d: l'assurance-vie.À vous de juger si les vôtres n\u2019ont rien à perdre en vous perdant \u2026 .Pour obtenir réponse à vos questions sur l\u2019assurance-vie, il suffit de téléphoner sans frais au Centre d\u2019information de l\u2019assurance-vie en composant le numéro suivant de n'importe quel endroit au Canada: 1-800-361-8070.Les compagnies dassurance-vie du Canada G = 3 } i BP Fury Er AGNON PE ] & EE = wa 7 RUE 2 D BB pa AV, Ce is 3.# Be = Si a a à #5 > ès WITRET 4 if # \u20ac = 1 I que SN a Te rR t A } IR PRO { | I ©\" I M 9 Ÿ | \\ È : AR ah % « m3 né (so HES TE [od BRC > y LTE b \u2014 Po 3 fe.£ \"A Pose yo He ph AIR - x a, ko Bs jad cpp .eA My i = re! = ; 5 AS CAN oe keR= a, 4 gv.fd py ÿ pee Be a Ÿ 4 I ant à BUTE rs tw pur TÉ UT 4, es ee Te Re K 7 th oN ok eV S = \u201cdw =} \u201cA { La i oF fe GY] LN \u2014 Es L I Zi TE f à fe Photos D enis Plain bo i) \u201c | À 7 i i 4, a 12-13 octobre 1979 E | | LS PAR JACQUES DE ROUSSAN Comme tous les enfants, Alexis a de l'imagination et, comme beaucoup de parents, Daniel a gardé en lui la nostalgie de sa jeunesse.Ajoutons à cela que tous les deux ont un sens inné du dessin, pas celui qui est dénaturé par l\u2019enseignement, mais plutôt celui qui vient de l'instinct.«Daniel, il faut mettre du rouge ici, et puis du jaune et du vert.Moi, j'aime le bleu!» Penché sur la toile, Alexis, 6 ans, dessine à grands traits, avec un crayon de cire, une scène rurale.À côté de lui, Daniel, 33 ans, prépare les tubes de couleurs que son fils lui indique.Ainsi, d\u2019une part, le père retrouve par la pensée et les yeux de l'enfant l\u2018uUnivers qu'il a lui-même vécu.Leur collaboration a commencé il y a un peu plus d'un an.Daniel Gagnon, écrivain de Sherbrooke, a déjà publié trois romans au Cercle du livre de France, à Montréal.Il fait du dessin depuis sa jeunesse.C\u2019est en voyant son père faire surgir scènes et personnages qu\u2019Alexis a voulu en faire autant et s\u2019est mis à recréer, dans un grand cahier, le monde qui l\u2019entoure ou qu'il perçoit à sa manière: animaux, avions, maisons, scènes diverses.Il a même inventé de toutes pièces la Famille Bing dont chaque membre, y compris le chat, a fait l\u2019objet d'un tableau.Depuis qu'ils font équipe, le père et le fils passent des heures passionnantes ensemble, même si parfois l'artiste en herbe s\u2019impatiente devant la lenteur de son père à «remplir» ses dessins avec de la peinture acrylique: Alexis ne tient pas en place tant que le tableau n\u2019est pas fini parce qu'il voudrait déjà en dessiner un autre, À ce rythme-là, depuis le printemps 1978, Daniel et Alexis Gagnon ont produit plus de 120 tableaux pleins de fraîcheur, de naïveté et d'invention.Comme il y avait trop de tableaux et qu\u2019il n\u2019y avait plus de murs où les accrocher, Daniel Gagnon, avec l\u2019aide d'un de ses amis: (Roch Lebel, étudiant en théâtre à l'Uqam), a commencé une série de petites expositions un peu partout au Québec, tant pour affronter le public que pour récupérer un peu d'argent afin de.produire d\u2019autres tableaux.Daniel Gagnon sait très bien que cette collaboration avec son fils ne sera que de courte durée puisqu'\u2019Alexis est entré, à l'automne, en première année et qu\u2019on va lut «apprendre» à dessiner.À moins que, par miracle, l'enfant puisse évoluer hors de toute influence trop rigide.Seul l\u2019avenur le dira !e CEE ET Orient est l'un trois plus grands pièces représentent le mariage parfait de 3 amdactiriers de doris précision l'efficacité et de la beauté.Votre prochaine ~§ sims ua même nom de marque au monde.montre devrait être une montre Orient Cette année, par exemple, Orient aura Demandez à votre bijoutier qu\u2019il vous endo us de 7 500 900 montres dans 104 fasse voir le choix étonnant de montres ; signifient tant d'intérêt et de qartzO Orient Je plus tot possible.popularité pour les montres Orient?C'est - & simple: chaque niontre Orient est un objet .,.précieux.s.presqu\u2019une pi¢ce de collection.\u201d \u2018Partout dans le monde, les hommes et les *: Hemmes qui ont du succes connaissent et apprécient depuis longtemps l\u2019équilibre entre l'élégance + la fiabilité de chaque Us Issue d une longue tradition de.n, la collection des montres Orient WATCHES - MONTRES ry \u201cDistributeur nationak Sbriro (Canada) Ltd: x Abate Road, Montréal H3S 1 a & 305: Brace Aven, Toronto Maz 1 2 est publié chaque semaine par Perspectives Inc.231, rue Saint-Jacques Montréal P.Q.H2Y 1M6 Tél.282-2224 Président du conseil Président Directeur artistique Charles d'Amour et directeur général Pierre Legault Jean-A.Dion Chef de la fabrication Vice-président Rédacteur en chef Michel Brunette Guy Pépin Jean Bouthillette ; pat .Graphiste Secrétaire Redactrice en chef Jean-Marc Martin Gaston Vachon adjointe Collab squli Trésorier Thérèse Dumesnil ollaborateurs réguliers Denis Lacasse Rédacteurs Raymonde Bergeron Edouard Doucet Guy Fourmer \u2018| Gité Isabelle Lefrançois Normand Hudon Secrétariat Henriette Major Liliane Biturst Margo Oliver Françoise Joannidès Denis Plain Gisèle Payant Pedro Rodrigues Michèle Thibault Marie-Odile Vézina ISSN0 380-6790 13 octobre 1979 - 13 Représentant publicitaire MagnaMedia Limitée 231, rue St-Jacques Montréal P.Q.H2Y 1M6 Tél.282-2120 CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT, EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE EOULEUR. La Maison du Père Il y a entre 5 000 et 10 000 clochards à Montréal.À la Maison du Père, on leur sert 50 000 repas par année, on change les lits 30 000 fois par an au 1090, rue Saint-Hubert à Montréal.Chaque jour, à la Maison du Père : * 60 hommes demandent asile, c\u2019est-à- dire souper, coucher, déjeuner, vêtements et compréhension.* 15 hommes sont en réhabilitation à la résidence-ville.e 18 hommes sont en réhabilitation à la résidence-ferme.* 15 hommes sont en foyer de groupe, de retour au travail.L'année dernière, cette maison a accueilli un millier d'hommes différents dont près de 200 ont profité d\u2019un séjour de réhabilitation d'environ 3 mois.Leur âge moyen est de 45 ans.Une oeuvre à encourager! Toujours lus Rite! Une expérience effectuée en Europe fait ressortir la folie de « dépasser toutes les voitures sur la route ».Deux voitures identiques, équipées d'instruments enregistrant tous les détails de la conduite, ont parcouru presque 1 000 milles entre Hambourg et Ri- mini sur la côte italienne.On avait demandé au premier conducteur de parvenir à destination le plus rapidement possible, de dépasser lorsqu'il le pouvait et de prendre les courbes à la vitesse maximale possible.Au deuxième conducteur, on avait demandé de ne pas se presser, d'éviter les risques et de se déplacer au rythme de la circulation.Après presque 1 000 milles, le démon de la vitesse est arrivé seulement 31 minutes avant le second conducteur.Le conducteur rapide a risqué sa vie et celle des autres; il a utilisé 10 gallons d\u2019essence de plus et usé prématurément ses freins, ses pneus, sa suspension et son moteur.sans parler de ses nerfs! Aiwa e dernier mot AIWA Distributeur national: Shriro (Canada) Ltd.183 Bates Road, Montréal 335 Evans Ave.Toronto Le nouveau Aiwa TPR-950 est remarqua- bie.C'est un système \u2018\u2019quatre-dans-un\u201d portatif absolument extraordinaire.H peut servir de système à cassette stéréo, c'est un récepteur à quatre bandes et un ensemble radio/cassette qui enregistre directement des ondes et peut vous fournir des cassettes pour votre appareil de lecture dans l'automobile.Avec deux \u2018\u2019woofers\u201d de 16 cm et deux \u201ctweeters\u201d de 2,5 cm, le son est éblouissant.Voici d'autres caractéristiques impressionnantes: des têtes \u201cFerrite Guard\u2019; un taux de pleurage et scintillement de 0.07%; un ratio S/N de 54dB; une réponse de fréquence de 50-14KHz; un commutateur de polarisation; un contrôle de pause mécanique; deux microphones électrostatiques intégrés; un arrêt entièrement automatique; 19%\" X 14%\" X 5\"; poids: 15 Ibs.Aiwa TPR-850.Il y a peu de choses dans la vie qui puissent vous apporter autant de satisfaction.POINTS CHAUDS Savez-vous, Mesdames, pourquoi vous vous épilez les jambes?pourquoi: vous vous teignez en blonde?pourquoi vous chaussez des souliers à talons hauts?Savez-vous, Messieurs, pourquoi vous vous rasez?pourquoi vous avez honte de votre calvitie?Un livre fascinant, les points chauds du corps, répond à ces questions.L'auteur, R.Dale Guthrie, est professeur de biologie.Dans son livre, il essaie de décoder les signaux que nous lançons à nos semblables par le moyen de nos caractéristiques physiques et vestimentaires.On y apprend des choses étonnantes sur soi-même et sur les autres humains.Par exemple, si les fabricants de teintures pour les cheveux poussent tant de femmes à se teindre en blonde, ce serait parce que la pâleur des cheveux est un signe de soumission.Beaucoup de jeunes enfants ont les cheveux pâles; en général, leur chevelure fonce avec l\u2019âge.Or l'enfant est un être dépendant, donc soumis.En se teignant en blonde, une femme cherche donc à souligner sa dépendance et son désir de soumission.D'ailleurs, dans les contes, les douces princesses sont le plus souvent blondes, alors que la méchante belle-mère a les cheveux foncés.L'habitude de se raser procéderait chez les hommes d\u2019un désir d\u2019apaisement.Les enfants sont imberbes; or, il est plus facile de s'entendre avec un enfant qu\u2019avec un adulte.Donc, en retrouvant son visage lisse d'enfant, on fait appel à la clémence de ses interlocuteurs.La calvitie est un signe d\u2019ancienneté, donc de prestige, chez nos frères les singes.Si dans le monde d\u2019aujourd\u2019hui on cherche à corriger ou à Masquer son crâne chauve, c\u2019est que le culte de la jeunesse a remplacé dans nos sociétés le culte des anciens de la tribu.Les fesses bien rebondies, tout comme la croupe arrondie de certains animaux, sont des signaux sexuels importants.Le port des talons hauts fait qu\u2019on cambre les reins pour faire ressortir son postérieur: et voilà pourquoi, mesdames, nous nous juchons sur ces instruments inconfortables.Ce ne sont là que quelques exemples parmi beaucoup d\u2019autres de comportements humains rappelant étrangement les comportements animaux.Ce qui n\u2019a rien d'étonnant, étant donné que nous sommes des mammifères.La prise de conscience des motifs cachés de nos coutumes les plus courantes nous apprend un peu d'humilité et nous enseigne le sens de l'humour.Comment se prendre au sérieux quand on sait que la cravate qu'on arbore fièrement est a la fois symbole phallique et tentative d\u2019intimidation de ses adversaires?Ou que le rouge sur les lèvres n\u2019est rien d'autre qu\u2019une pâle imitation de la pigmentation de la vulve chez la guenon?Apprendre à décoder le langage symbolique des points chauds du corps, c'est apprendre à se connaître soi-même et à mieux comprendre ses semblables, les «singes nus» de cet immense «zoo» qu'est notre monde.Henriette Major LE NECTAR JE TE TOUTANKHAMON BAPTISE.À l'occasion de l'exposition des trésors de Toutankhamon au Musée des Beaux- Arts de Toronto, du 1er novembre au 31 décembre prochains, on suggère une «boisson pharaonienne».Parmi les nombreux trésors qui accompagnèrent le pharaon dans son voyage vers l\u2019éternité, on découvrit une boisson fermentée à base de miel.Voici une façon de reconstituer cette boisson, selon une circulaire de I'American Express.® 15 onces de cidre pétillant 1 bouteille de 26 onces de champagne * 10 onces de Grand Marnier » Miel à discrétion Servir sur glace concassée.Quels sont les motifs valables pour faire baptiser un enfant ?Les prêtres de certaines régions du Québec ne baptiseront plus immédiatement tous les enfants qui leur seront amenés par leurs parents.Il y aura d\u2019abord une période de préparation de plusieurs semaines pour les parents et un dialogue entre eux et les responsables de la pastorale.Les au torités religieuses veulent ainsi éviter que des parents qui n\u2019ont pas la foi ou qui ne pratiquent pas leur religion fassent baptiser leurs enfants sans trop se rendre compte des implications de leur geste.14 - 13 octobre 1979 - a \u2014L_ | \u2014 \u2026_ ep \u2014 PAL GA er my o TEES Nr) nt nt du ur ur Tp pr POUR ACCELERER LE COURRIER Pour faciliter le triage du courrier, donc pour en accélérer la livraison, le ministère des Postes suggère d'écrire en lettres majuscules le nom de la ville où l\u2019on envoie une lettre ou un colis, sans oublier le code postal évidemment ! LE JAPON A BON COMPTE Le Japon se prépare à lancer sur le marché une carte forfaitaire de voyage à bord des chemins de fer.Conçu selon le principe de l'Eurailpass, ce laissez-passer permettra de circuler dans tout le pays, sans restriction, tant qu\u2019elle restera valide.Cette carte de libre circulation s\u2019adressera exclusivement aux visiteurs étrangers.MOTARDS VOLANTS D\u2019après le journal Voyage, les motards désirant visiter les États-Unis peuvent le faire aisément avec leur propre véhicule, même s'ils partent de Paris.Air-France a, en effet, mis au point une formule «avion-moto» qui prévoit que toute moto apportée au service fret d'Orly, sept heures avant le vol, permet au passager de faire le trajet dans le même avion que sa machine, et aussi de récupérer celle-ci à l\u2019arrivée, avec un minimum de formalités.Les Indiens.au pouvoir Les autochtones du Canada commencent à comprendre que, pour faire valoir ses droits, il est utile de connaître les lois.Il y a une dizaine d'années, on ne comptait que trois avocats d'origine indienne à travers le pays.Actuellement, quarante-cinq sont établis comme avocats, quatorze ont reçu cette année leur diplôme et une quarantaine sont inscrits en droit à différentes universités canadiennes.Cette mobilisation de forces fera peut-être avancer la cause des Amérindiens, qui, jusqu'à maintenant, avait été défendue devant les tribunaux surtout par des étrangers à leur race.Le patrimoine naturel, c\u2019est votre affaire Qu'est-ce qu\u2019une réserve écologique?C'est un territoire protégé, constitué de terres publiques, représentant un échantillon-témoin du patrimoine naturel.Une réserve écologique est créée pour: ® conserver Certains territoires à l\u2019état naturel: * réserver ces territoires à la recherche scientifique et, s\u2019il y a lieu, à l'éducation; Tout citoyen peut proposer la création d\u2019une réserve écologique lorsqu'il juge qu'un territoire présente des caractéristiques uniques à préserver dans l\u2019intérêt général.À cette fin, il doit préparer un document à l'intention du ministère qui l\u2019étudie et l\u2019achemine ensuite au Conseil consultatif des réserves écologiques qui avise le ministre de l\u2019opportunité de créer la réserve proposée.L'objectif du ministère est de doter le Québec d\u2019un réseau représentatif de parcelles-témoin de notre patrimoine naturel.Des saumons et des hommes Au Moyen-Age, le saumon était considéré en France et en Angleterre comme un aliment commun.On en nourrissait les serfs et les prisonniers.« En Bretagne, l\u2019une des clauses du contrat des ouvriers agricoles stipulait qu\u2019il ne leur serait pas servi de saumon plus de trois fois par semaine », dit Jean-Yves Cousteau dans Saumons, castors et loutres.Aujourd\u2019hui, on ne trouve pratiquement plus de saumons en Europe.Est-ce le sort qui guette nos saumons ?Le Québec constate actuellement une baisse importante des captures du saumon de l'Atlantique.Les spécialistes du ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche ont observé une diminution de captures sportives à la réserve de pêche de la rivière Moisie : de 250 l\u2019année dernière, elles sont passées à 80 à la même période cette année.Du côté de Matane, les relevés effectués à la passe migratoire, le 27 juin 1979, ont permis de constater que seulement 29 saumons ont été dénombrés cette année, comparativement à 171 à la même date en 1978.Puisque l\u2019homme est responsable de la raréfaction de cette espèce, c\u2019est à l\u2019homme de tout faire pour lui redonner des conditions propices à sa survie.13 octobre 1979 - 15 Pour faire les choses C'est merveilleux! Ce latex peu lustré s'étend comme un charme, couvre étonnamment bien et tout se nettoie à l'eau! Viens papa.allons-y! Regarde.Ta chambre est comme neuve.Il n\u2019y a pas d'odeurs et c'est déjà sec! Avec Toto et moi, À c'est une bonne chose que ce latex se lave s1 bien.C'est garanti! 800 superbes teintes mode.Dans les centres de décor Sherwin-Williams, les magasins de peintures et les quincailleries.Seulement $17.95 ou moins le gallon.: RS Ë PEINTY VABLE \" 8 RE INTERIEURE LAVABE 51 Latex peu lustré PEINTURE POUR MURS ET BOISERIES a Thunderbird 1980, bijou d'innovation, met le plaisir de conduire à la hauteur de vos désirs.La Thunderbird, c'est la voiture classique de toujours.Cette année, elle se distingue par des lignes nettes, franches, modernes, depuis les phares avant rectangulaires jusqu'aux feux arrière.x Ses contours plus ; élancés lui donnent un \u201caérodynamisme\u201d qui se traduit par une faible À l\u2019intérieur, vous ÿ faites le piein.de luxe.| Les sièges moins lourds sont cependant plus confortables.°, Alarriere, ily a consommation d'essence.plus de place pour les jambes et les genoux.La technologie moderne avance à grands pas et les options offertes sur la Thunderbird en sont la preuve.On se croirait en pleine science-fiction! Il y a le système d'ouverture sans clé: verrouillez et déverrouillez portes et couvercle de coffre au toucher de cinq poussoirs placés sur la porte.Il y a l'ordinateur de bord, avec indicateur de vitesse à affichage numérique, poussoir qui convertit les mi/h en km/h, indicateur électronique Toutes les voitures Ford 1980 reçoivent la protection du système DURAGARDE qui comprend une garantie sans frais de 36 mois, sans limite de distance, contre les perforations causées par la corrosion (sauf dans le cas des pièces du système d'échappement).Le concessionnaire vous donnera tous les détails.Certains accessoires illustrés sont offerts en option moyennant supplément.FORD LTD La qualité en toute tranquillité MUSTANG La sportive de la nouvelle génération à découverte de nouveaux espaces.Mais vous n'avez encore rien vu si vous n'avez pas consulté de niveau d'essence et montre électronique a la liste de l\u2019équipement de série de la Thunderbird 1980.affichage numérique.Thunderbird 1980.Toujours plus haut.Et toujours à un prix Il y a le module de diagnostic qui surveille constamment abordable.les fonctions principales de la voiture.Mieux encore, la Thunderbird 80 vous est offerte avec un nouveau moteur V8 de 42 litres, en série.Et, pour la première fois, une boîte de vitesses automatique à surmultiplicateur, en option, avec le moteur V8 facultatif de 5.0 litres.De cette façon, le moteur foncti à moins de tours/minute sur l'autoroute.+ ee dE Toujours plus haut GRANADA - 1a classique des temps modernes PINTO - La plus grande des plus petites la FAIRMONT D\u2019année en année de succes en succes! Faites votre choix, sans tarder chez un concessionnaire Ford.; | « PHOTO CANADA WIDE Rassurez-vous: ils savent pour quel club ils jouent maintenant! Réjean Houle (a gauche) endosse actuellement le chandail des Canadiens, tandis que Marc Tardif (à droite) porte le fleurdelisé.Tout un référendum en perspective ! Canadiens-Nordiques LES NOUVEAUX FRÈRES PAR RÉJEAN TREMBLAY Les Nordiques de Québec contre les Canadiens de Montréal! Et dans la ligue Nationale! Dans un match régulier, présenté à la très mondaine Soirée du hockey! Avec René Lecavalier, Gilles Tremblay, Lionel Duval et, peut-être, s\u2019il est chanceux, Claude Mailhot! Quand on se souvient de leur première rencontre télévisée au réseau TVA contre les Oilers d\u2019Alberta mettant en vedette le chauve Gerry Odrowski, le moustachu Jacques Moreau et, à l\u2019entracte.Gaston Marcotte qui semblait prêt à vendre son âme à Pierre Proulx pour soutenir que le hockey des Nordiques, première cuvée, était potable! C\u2018était le 13 octobre 1972, un vendredi, et ce soir-là les Nordiques entamaient une bataille perdue d'avance, une bataille vouée à l\u2019échec, disait-on partout, une bataille qui les a pourtant conduits sur la glace du prestigieux Forum de Montréal.C'était un vendredi 13, les Nordiques avaient gagné un match mais perdu leur entraîneur, le grand Maurice Richard.Richard avait pourtant été reçu en héros, en dieu, par les partisans de la Vieille Capitale, quand on avait annonçé que celui-là même qui incarnait toute la tradi- -tion des Canadiens de Montréal serait l'instructeur des Nordiques à leur première saison dans l\u2019Association mondiale de hockey; mais Maurice s'était fourvoyé dans une aventure qu'il n\u2019était pas prêt à vivre; il avait d\u2019abord manqué le camp d\u2019entrainement de son équipe pour suivre les péripéties de Phil Espo- sito et compagnie en U.R.S.S.au cours de la Série du siècle, puis lors du tout premier match des Nordiques dans la sinistre petite aréna du centre ville crasseux de Cleveland, Richard avait pleinement réalisé quel genre de joueurs on lui avait refilé.L\u2019estomac tordu, les yeux hagards, il avait dirigé son équipe lors de ce tout premier match au Colisée, mais il avait dû se précipiter à quelques reprises au vestiaire pour vomir pendant que Jean- Claude Tremblay s\u2019occupait des changements de ligne.Le lendemain, Richard donnait sa démission.Que de chemin parcouru, que d\u2018aventures folles séparent ce tout premier match de celui de ce soir disputé dans le sanctuaire des Grundman et compagnie! Ce ne peut étre un match comme les autres, trop de joueurs ayant vécu intimement dans les deux organisations! Et puis, Québec et Montréal, c'est nous autres dans les deux villes.Ainsi, Réjean Houle se prépare à vivre des émotions bien particulières; il a Suite page 20 Photos Denis Brodeur 18 - 13 octobre 1979 Drame AF far, qu ë ke NS I\u2019 Phe ARES; Ex a) = Ak Tin + toa WE, gp cn Xo ia À = A) = NTA - NT [hers È i \u201c ere Le 250 a x al ; # Lan £ ro ze re 47) SR PNR, De gris LF EL + \u2018LB 495 > = auf x % 2 = 3 \u201ca 4 ! > 2 x Bf dE Ÿ 2 oh 2?a 2 tt fe ryt 2, Ny ~ He Poa - - = va! 1A j a.SE ga » ' Ë T5 Met 3 ; L we S + Lu es 2d} SE ; > x.it + au es o ve A of \u201cse FAN 2 i 7 NN, Lo) à = > EY hy > Ë ° \u201cSRE 4 3 Eh + = Ww xy 3 > X +8 4 = i ns 8 hJ a A iF £ ali om 410 NL RE dues isa re \u2018 Bad aia = : 300: = Ly - ~ > _ ~.wu mue\u201d * - \u2014 > ser a \"$ à out A gd a bn «Ne 3A > fine | NR ! \u201c5 BIS yo 3 + Les sg x = we, + \u2014 et mess AR I AS ET 3 PE a BR i | ; porté les couleurs des Nordiques pen- 5 A) dant trois saisons, s\u2019est révélé un publicitaire incroyable pour les Fleurdelisés, a h marqué 50 buts par saison, a été heureux.avant de revenir dans le giron des I Canadiens.«Personne ne peut rester in- j différent à la veille de ce match, dit & I; Houle.«Moi encore moins que les autres.Je connais intimement les membres Autrefois des Remparts de Québec, de l\u2019organisation des Nordiques; mon .ce ne sera pas sans émotion meilleur ami, Marc Tardif, est le capi- q que Lafleur assistera a la mise au jeu Réal Cloutier voudra prouver taine de l\u2019équipe; j'étais là quand Réal re au Forum ce soir.qu'il est du calibre de la ligue Nationale.Cloutier a fait ses débuts à 18 ans dans.+ È | EE I\u2019A.M.H.Tout a une signification.» C Houle est persuadé que Marc Tardif d aura des frissons par tout le corps quand C il sautera sur la glace; Tardif a fracassé le toutes les marques dans l\u2019'A.M.H., s\u2019imposant comme le meilleur joueur du Cir- r cuit maudit plusieurs saisons de suite.d «Marc n\u2019avait plus grand défi a surmon- g ter au cours des derniéres saisons, af- d firme Houle.Cette fois il affronte le plus v beau défi qui soit: prouver que ses ex- Si ploits dans FA.M.H.étaient dignes de la ligue Nationale.Le jeune Réal Cloutier I également.» q Ce ne sera pas la première fois que 5 Tardif et Houle s\u2019affrontent; ils l\u2019avaient L déjà fait quand Tardif s\u2019alignait avec les d Sharks de Los Angeles et les Stags du Mi- te chigan; cette fois, la compétition sera autrement plus vive: «On va faire notre Si boulot tous les deux, mais il est bien évi- n dent que lorsqu\u2019on va se retrouver dans t le même coin de la patinoire, ON va se tr contenter de se mettre en échec sans p porter de coups bas.Après tout, nous Nous sommes Etnous vo Direction général SurLife &u 20 - 13 octobre 1979 dif nd sé n- ir- te.n- af- us X- ler ue es Aira vins ns us sommes des professionnels».Des professionnels, bien sûr, mais des humains avant tout.Prenez le cas de Guy Lafleur.Il a vécu les plus grands moments de sa carrière junior avec les Remparts de Québec; il a été le chou-chou, l'enfant chéri de toute la ville; il a épousé Lise Barré, fille du \u201c commerçant d'automobiles Roger Barré, également fervent partisan des Nordiques.Pendant les deux ou trois premières années avec les Canadiens de Montréal, le coeur de Lafleur était resté à Québec; il descendait régulièrement dans la Vieille Capitale après les exercices pour ne revenir à Montréal que pour le match du lendemain.Aussi, quand les Nordiques décidèrent de l\u2019attirer dans leur équipe à la fin de la saison 1973, avaient-ils déjà un grand pas de franchi.Les Nordiques perdirent Lafleur quand Sam Pollock les devança d\u2019une couple d\u2019heures en faisant signer un contrat de 10 ans au gars de Thurso; quand il eut connaissance de l\u2019offre finale des Nordiques, trois ou quatre heures après qu'il eut apposé sa signature sur le contrat des Canadiens, Lafleur pleura comme en enfant et tenta de faire casser le contrat.Il était trop tard! Aujourd\u2019hui, Lafleur ne regrette pas son geste et est fort satisfait de la tournure des événements: «Mais je serai certainement très nerveux avant que l\u2019arbitre ne mette la rondelle au jeu lors de ma première visite au Colisée», admet-il.Marc Tardif, Réjean Houle, Guy La- fleur, Réal Cloutier, des noms d\u2019athlètes célèbres auxquels il faudrait ajouter quelques noms, ceux qui ont vécu dans les coulisses dans les bureaux de direction, l\u2019aventure parfois invraisemblable de l'A.M.H.Marius Fortier, ce fonceur intrépide de la première année, devenu commentateur sportif à la radio québécoise; Jean Lesage et Paul Racine, qui apportèrent aux Nordiques plus que leurs dollars en leur donnant ce qui leur manquait le plus: la crédibilité.Et Jacques Plante, l\u2019ineffable Jacques Plante entiché de petis joueurs qui se faisaient littéralement sortir des patinoires de l\u2019A.M.H.; Jacques Plante que deux journalistes, Claude Bédard et Claude Larochelle, ont littéralement mis à la porte de Québec.Pour arriver à ces francophones sans complexe qui dirigent actuellement les destinées des Nordiques, propriété de Carling-O\u2019Keefe.Its sont tous francophones, à partir du président jusqu'à l\u2019assistant-entraîneur, et font la preuve que des frogs peuvent concevoir, diriger et réussir à la tête d\u2019une entreprise de sport.Il y a Marcel Aubut, le Kid de la Gran- de-Allée, jeune avocat de 31 ans, ambitieux, confiant, casse-tout, d\u2019une énergie inépuisable qui, plus que tout autre, a réussi à convaincre O'Keefe et les grands bonzes de la ligue Nationale que Québec, cette petite ville de fonctionnaires, était capable de faire vivre un club majeur de hockey.Il y a Maurice Filion, la pierre d\u2019assise de l\u2019organisation depuis les tout débuts, qui agit comme directeur général, et Gilles Léger, son assistant, véritable petit génie du hockey sous un extérieur de conique; les deux entraîneurs sont également des Québécois, Jacques Demers, de l\u2019école de Scotty Bowman, un maniaque du travail, et André Boudrias, que les Nordiques sont allés chercher dans le bureau d\u2019Alan Eagleson.Et il y a les partisans, les plus farouches, les plus fidèles, les plus agressifs du hockey.Ils sont incroyables et suivent avec une attention déroutante les activités de leur équipe et de leurs joueurs.Complexés (il faut le dire) par les réussites magistrales des Canadiens et toute la publicité récoltée par les Glorieux, ils ont quand même vécu de fort beaux moments.Pas un chroniqueur de hockey de Montréal n\u2019a oublié cet exceptionnel après-midi de février dernier, quand lies Nordiques, inspirés par quelque démon, avaient rossé 6-1 l\u2019équipe nationale de l\u2019U.R.S.S., s\u2019il vous plaît, dans un match télédiffusé partout au Canada et en U.R.S.5.; et dire que les Canadiens n\u2019avaient pu faire mieux que d'annuler 3-3 contre l\u2019équipe de l'Armée Rouge, inférieure évidemment à l\u2019équipe nationale.«Tiens, les journalistes de Montréal, mettez-vous ça dans le nezl» ne cessaient de crier les amateurs de Québec littéralement déchaînés.Toutes les fois qu\u2019un journaliste de Montréal se rend au Colisée et que des partisans des Nordiques le reconnaissent, il se fait reprocher de n'avoir d\u2019yeux que pour les Canadiens et la ligue Nationale et de ne pas «voir» les très grandes qualités du jeune Réal Cloutier.Mais ces partisans, extrêmement fidèles, sont aussi très exigeants.C'est Ré- jean Houle, qui connaît bien les foules de Québec et de Montréal, qui souligne cet aspect: «A Montréal, on sent que la plupart des billets appartiennent à des compagnies; ce sont souvent des amateurs qui en héritent pour un soir que l\u2019on voit au Forum; ils suivent le jeu avec plus de détachement.L'atmosphère cu Forum s\u2019en ressent.A Québec c'est dif- férent, les billets de saison appartiennent à des particuliers qui investissent une grosse somme pour encourager leur équipe, assistent à tous les matchs et savent qu\u2019ils peuvent être très critiqués s'ils ne sont pas satisfaits; je dirais que le contact entre joueurs et spectateurs est beaucoup plus étroit, pour ne pas dire/ personnel, chez les Nordiques que chez les Canadiens», affirme-t-il.Personne n\u2019a oublié le match de la Coupe Avco télédiffusé par Radio-Ca- nada.Personne n\u2019a oublié le très cérémonieux Pierre Dufault essayer de placer un commentaire personnel entre deux entrevues faites de la glace du Coli- sée; derrière lui, de chauds partisans des Nordiques \u2018scandaient: «Nous voulons les Canadiens, nous voulons les Canadiens!» encore grisés qu'ils étaient par la victoire des Nordiques.Vous vouliez les Canadiens?Ce soir, vous les aurez! érale du Québec + iv Canada 13 octobre 1979 - 21 ssureomns .là pour la vi au th SNe : + c ç mu \u201c 2 ee Cee pe 1 of per \u2014m, LÉ 52 Ry oil OC du DREC Dae 21135 g Ô 4 elm ¢ ; hy 1 s (|| STEAKS + SPAGHETTI + Ban Aer B.A gy Le es Cr PE *3 LL i BIERE VIN LIQUEURS LD) RS fg = JEY ap ~ Roi Robe Lia 2, vi or\u2019 Ld rte LAS T ow as EL EHIME gi 07 F4 der ee pa LB i dd ka a ES PS at 7 oy ay J | [2% Z -\u2014 pn pp CEN mm gyn mmm men ow Bn wm em SS pw CV) ue Cd ind Clavier or Baan SENNKEN a à 4 a sa yr a anls ame Wr Dg 441 } SC ud \"5 »'?iy so ; FER I IR Kind i; EEF RAS =] LS ce rate hia 2 MX 4 Lan) Tf \"2 ¥ Mite TY ni po.4 i?_ EF TE i LSE LU H JL Ee À MANGER n CRT ATA 3 - ; V M é - , \u2014 WSL apy \"A A A A +3 = Sh \u2014\u2014= RP = pm | , ; 2 w x fs Fe 2 < LE da Edo ob ?1 > TEE | PS \\, \u201c3 © eur Ë a wr a AA eM my MA a |] ON mam AMMO MTT | 22 13 octobre 1979 EEN RH AA PAT | 4 4 LEUR ROYAUME: LA PATATE, LE ROSBIF, LE HOT-DOG, LES IMPOTS, LA CHEMISE.LES ROIS MONTREAL PAR SERGE CARPENTIER Des rois de la patate, il y en a toujours eu, déclarent les vieux commerçants de chez nous.Cependant, tous sont unanimes à affirmer qu\u2019à Montréal le premier royaume remonte à 1950, alors que M.Gérard Clément s'improvisait « Roi de la chemise» dans un petit local de la rue Mont-Royal.L'expérience fut «couronnée» de succes, ce qui encouragea un grand nombre de commerçants à imiter la formule et à se joindre à la désormais grande lignée des rois.Vers 1968, comme toute bonne chose a une fin, le Roi de la chemise, après quelques fausses manoeuvres, dut déclarer faillite.A travers les années, à cause d\u2019une couleur plus que locale et d\u2019un style de mise en marché assez commun pour devenir particulier, l'appellation «roi» a pris un sens péjoratif auprès de ceux qui prétendent à une certaine culture.Boudés par les bourgeois, reniés par les hommes d\u2019affaires « orthodoxes », la plupart des rois font cavaliers seuls avec, comme unique arme, un argument aussi dangereux qu'un couteau à deux tranchants: les prix les plus bas en ville.Bien que tous ne soient pas «coupeurs de prix», ceux-ci constituent la grande majorité de la centaine de rois dûment enregistrés.Si la tactique de défier les règles établies, portant ainsi de solides coups bas à la concurrence, a réussi jusqu\u2019à présent à maintenir certains royaumes en santé, les structures fragiles du genre d'entreprise (gros volume, petit profit) s'effondrent parfois brusquement.La corde raide sur laquelle se tiennent les monarques a cédé une bonne dizaine de fois ces quinze dernières années, entraînant ainsi plusieurs d\u2019entre eux dans la déchéance et la honte de voir leurs noms figurer à la section faillite du grand Palais de justice de Montréal.D'autres sont simplement disparus dans la nuit des A l'extrême gauche, M.Abe Kligman, qui règne sur le Smoked Meat.Ci-contre, M.Gilles Faucher, le champion des bas prix, M.Gerry Giraldo, qui s\u2019occupe de robes et, enfin, le roi des habits: M.Jean-Paul Cloutier.temps.Ainsi, des rois aussi farfelus que: le Roi de la carte mortuaire en couleurs, de la moppe, de la patch, du vieux char et la troupe de théâtre les Rois de ren manquent à l'appel.Déménagés, déchus ou simplement retraités, il ne reste d'eux qu\u2019une trace juridique de leur passage.Laissons un peu nos chers disparus pour nous transporter dans le monde assez particulier de la consommation royale.Pour les besoins de cet exposé et pour faciliter la tâche de votre rédacteur, imaginons le scénario suivant.Au retour d\u2019un voyage à Memphis où se trouve la sépulture de votre idole, vous trouvez votre maison vide de tout son contenu.Votre charmante voisine vous rapporte avoir vu les cambrioleurs reculer un gros camion dans votre entrée et charger ce dernier de tous vos biens.Il ne vous reste que votre Lincoln rose, votre médaillon « In memoriam » d\u2019Elvis et les vé- tements que vous portez.Comme vous étes un bon «sujet», vous saisissez la chance qui vous est offerte de vous refaire un univers presque entièrement « à la king».Le costume royal Le lendemain matin, Jean-Paul Cloutier, le Roi des habits, n\u2019a même pas le temps de boire son café que vous êtes déjà devant sa porte à faire des simagrées pour qu\u2019il vous ouvre.Vétu de votre chemise en satin bleu, de votre pantalon jaune serin et de vos souliers en cuir verni blanc (le tout avec accessoires assortis), vous entrez et expliquez vos malheurs a votre Roi.Vous venez de trouver un ami, car le Roi des habits est lui aussi un grand admirateur d\u2019Elvis dont il garde une photo accrochée bien en évidence sur sa caisse enregistreuse.Grâce à un chiffre d\u2019affaires annuel qui frise le million, M.Cloutier se moque bien de ceux qui trouvent à sa marchandise et à son mode de mise en marché une saveur digne de la plus grande «quétainerie».Les économies qu'il réalise sur la présentation lui permettent d\u2019habiter un château de pierre face au Jardin botanique, de s'offrir une calèche de l\u2019année et une splendide ca- Suite page 24 13 octobre 1979 - 23 dire, les gros sacs Glad de jardin sont es.Et ce n\u2019est pas dû au fait qu\u2019ils soient en plastique orange très résistant, parce qu'ils tiennent deux fois plus de hets que les sacs à ordures de format ant.Ce qui est très commode pour les £ nettoyages! peut aussi utiliser les sacs Glad de jardin miser vétements, couvertures, ires de camping, méme les meubles le, Gros comme ça, » est une marque déposée de Carbide Corporation, Jide {Ut \u2014 ~ wm 1990 0 om roe NREL heh 1 b'T} a TR ji \u2014 | TH oi bi M GT = dE ; sage *}i = a sir, Waa Fhe me Ce | mionnette à quatre roues motrices, qu'il n\u2019utilise que très rarement.Quoi qu'il en soit, en deux temps trois mouvements, vous voila costumé comme un roi, cravaté comme un politicien, enfin chromé de la tête aux pieds.Vous êtes Maintenant assez digne pour vous rendre, si besoin est, chez le Roi du «bas culotte» vous faire une belle jambe et peut-être vous procurer un réfrigérateur et une cuisinière.Eh oui, sous les collants de Rolland Picard se cache un magasin de meubles qui fait l\u2019orgueil de son propriétaire.Peu à peu, les bas constituent l\u2019appât, et le meuble l\u2019objet de l'intérêt de la clientèle du roi.Ne vous laissez pas tenter, contentez- vous de regarder et d'acheter cette paire de bas.Si vous désirez pousser la fantaisie jusqu\u2019à l'extrême et vous offrir une petite robe, foncez chez le Roi de la robe.Vous y verrez peut-être le roi en personne, Gerry Giraldo, qui vous énoncera la série de blessures, dont quatorze commotions cérébrales, que lui ont infligées ses adversaires au cours de sa carrière de boxeur.| am the king, | am the greatest, se plaît-il à répéter.« C\u2019est sans prétention», ajoute-t-il.Pour M.Giraldo, le personnage semble aussi utile à interpréter que la marchandise à tiquider.Dans son palais orné de: banderoles d'inspiration hawaiienne et d'une énorme couronne de bronze, le roi trône et ne cédera à aucun prix un royaume trop durement acquis dans le secteur Saint- Henri.Le menu royal Cette fois, ça y est, votre garde-robe est complète.Toutes ces courses vous ont peut-être creusé l'appétit! Abe Kligman, le roi incontesté du smoked meat (viande fumée) vous attend.Ce dernier appartient à la minorité des rois de la qualité et son royaume semble un des mieux fondés de tous.Dans ses deux restaurants, M.Kligman emploie 125 personnes qui préparent et servent environ quatre mille livres de viande fumée par semaine.Conformément à la tradition juive, le roi bavarde peu.Il cache cependant difficilement une prospérité peu commune à ce genre de commerce.|! s\u2019agit de diviser deux tonnes de viande par un nombre « x » de sandwichs et de soustraire une quantité «y» de moutarde pour se faire une idée de I'envergure du Roi du smoked meat.M.Gilles Marcel, en haut, devant son établissement.Ci-contre, MM.Gilles Robinson et Gilles Nadeau, du Roi du rosbif.24 - 13 octobre 1979 + ans da ee re 1Site us e, rie æ À Le id TE TY Le smoked meat ne vous convient peut-étre pas?Dans ce cas, desserrez votre noeud de cravate et en route pour le roi « Rosemont hot-dogs »! Trés facile à repérer.Il se trouve voisin du Roi des impôts, juste en face du Roi du poisson.Nick et ses deux associés sont, comme la plupart des restaurateurs montréalais, des rois grecs.Leur spécialité: tout ce qui se mange vite et se digère mal.On sert au Roi Rosemont jusqu\u2019à cinq cents hot-dogs et une centaine de pizzas en une seule journée.Quant aux propriétaires, vous êtes assurés d\u2019en trouver un sur place puisqu'ils travaillent sept jours par semaine, quinze heures par jour, depuis dix ans.Commandez le repas classique: deux hot-dogs, une frite et un coke.Avalez ça en vitesse et remontez dans votre Lincoln rose.Pas de temps à perdre, vous ferez votre rot au prochain feu rouge.Vous vous sentez lourd, gonflé?Il y a pourtant assez de place dans votre pantalon pour que votre tour de taille prenne un peu d'expansion.Si vous ne voulez pas finir comme votre idole, il faudrait peut-être surveiller votre alimentation.Vous voilà malade! Heureusement pour vous, le Roi du rosbif a ce qu'il vous faut.Figurez-vous que ce dernier est en effet à l\u2019origine du fameux rôti du roi.Il s\u2019agit d'un intérieur de ronde, dont on a, à l\u2019aide d\u2019une machine spéciale, coupé le nerf si menaçant pour vos prothèses.Le Roi du rosbif est un autre roi de la qualité.Une mise en marché bien calculée et des efforts royaux lui méritent un chiffre d'affaires hebdomadaire de plus de $60 000 dans ses deux magasins où il vend environ quatre mille livres de boeuf par semaine.Le mobilier royal Comme il n\u2019est pas question de vous installer par terre pour déguster votre festin, il vous faut trouver des meubles, et vite.Son slogan : Ça s\u2019peux-tu ?Ses prix, ça s\u2019peut pas.Son nom: Gilles Faucher, le Roi des bas prix.Le pére, Rolland Faucher, n'imaginait sûrement pas l\u2019ampleur que prendrait son commerce lors de son ouverture en 1952.Un hangar tenait lieu de château au roi qui préparait l'avenir de son fils.Aujourd\u2019hui, le Roi des bas prix, c\u2019est 205 000 pieds carrés d'espace, deux magasins où travaillent 116 employés.C\u2019est aussi un chiffre d\u2019affaires de vingt millions de dollars pour cette année et une augmentation de quinze millions prévue pour l\u2019an prochain.La publicité, on ne s\u2019en prive pas.Il en coûte un million chaque année pour faire savoir au public que Faucher est le Photos: Hubert Bonnet Roi des bas prix et que ces derniers « ne se peuvent pas».Malgré ce gigantisme, Gilles Faucher reconnaît la fragilité du genre d'entreprise qu\u2019il administre.Les erreurs sont interdites dans ce genre d'affaire, raconte M.Faucher.Une minute d\u2019inattention peut signifier des milliers de dollars de perte.La musique royale Votre maison est maintenant meublée de la cave au grenier.Il ne vous manque qu\u2019une chaîne stéréophonique pour écouter vos microsillons K-Tel, dans votre nouvel intérieur d\u2019imitation de noyer à pieds chromés.Vous trouverez facilement une des trente succursales du Roi de la radio.Là vous pourrez vous procurer de quoi faire écouter Elvis à tous les habitants de votre quartier.Si par hasard vous rencontrez Gilles Marcel, vice-président de l\u2019entreprise, vous comprendrez son air épanoui lorsqu\u2019il vous racontera qu\u2019il y a moins de sept ans il vendait des fèves au lard dans un petit local de la rue Saint- Zotique.Depuis cette époque, la situation a bien changé.Son frère Robert l'a encouragé à le suivre dans l'aventure de la radio qui leur a fort bien réussi.Réussir, pour Gilles Marcel, ça veut dire un chiffre de vente de dix millions chaque année.Trente magasins, dont quinze concessions, qui fonctionnent a merveille.Réussir c'est aussi essayer d'enlever le monopole aux Américains, de plus en plus présents à l\u2019intérieur du marché québécois.Si vous lui demandez pourquoi il est maintenant le roi de «la» radio et non « du» radio, il vous répondra que l\u2019Office de la langue française en a voulu ainsi.Ça ne dérange nullement M.Marcel, car de toute façon, dit-il, « on est les rois du sound system ».Vos visites royales sont maintenant terminées.Il ne vous reste maintenant qu\u2019à rentrer chez vous et oublier cette épuisante journée, en buvant votre grosse bière, assis sur votre trône préféré.Depuis toujours, nous faisons confiance à l'autorité: l'existence d\u2019une hiérarchie au sein même des produits que nous consommons et des commerçants chez qui nous les achetons le prouve bien.Ainsi, pouvons-nous manger de la gelée Royal, des petits pois Président, de la margarine Monarch, fréquenter le Château, le nettoyer avec l'aspirateur Filter Queen, porter des souliers Le Baron, des dessous Chevalier.Avec tous les rois qui continuent de s'ajouter, qui sait ce que nous réserve l'avenir ?Peut-être deviendrons-nous tous souverains.e = 2 us T0 = ë Pas shot L'assurance Travelers: une protection qui sort de l'ordinaire.Le parapluie rouge de la Travelers est devenu pour les particuliers.les familles et les commerces le symbole d'une assurance peu commune contre la plupart des risques.Depuis 1865, des centaines de milliers de Canadiens ont trouvé auprès de la Travelers une protection qui correspond à leurs besoins, des primes raisonnables et des règlements rapides.Pour eux, le parapluie rouge est devenu l'enseigne des gens qui aiment aider les gens.La Travelers est représentée au Canada par plus de 1.000 agents et courtiers indépendants\u2026 des hommes et des femmes qui connaissent leur métier, leur milieu et leurs clients.Pour une protection qui sort de l'ordinaire, communiquez avec l'un d'entre eux: consultez les Pages Jaunes.13 octobre 1979 - 25 LA SEMAINE PROCHAINE.A l\u2019occasion de leur année plus que jamais, les enfants sont bien servis par Perspectives.Deux reportages sur eux dans notre prochain numéro.|| y est question de bonnes habitudes.Circuler prudemment devrait s'apprendre tôt et de façon active.C\u2019est ce que tentera le Village de sécurité routière de Chicoutimi, une école de bonne conduite à l\u2019intention des écoliers, que décrit Micheline Fortin.Pour sa part, Pierre Brisson CESSE = a o< \\, U4 a suivi un groupe de bambins du parc à la bibliothèque, dans une expérience qui leur a inculqué le goût de la lecture.Et quant à Pierre Harvey, voilà un jeune qui n\u2019a pas besoin d\u2019être poussé dans le dos pour courir deux lièvres à la fois: le vélo et le ski de fond. 12 JOURS AU PAY AYOU TEXTE ET PHOTOS JACQUES LARUE-LANGLOIS The Bayou State, précise la plaque matricule des voitures de Louisiane.Comme si cela était nécessaire.Le bayou est partout.Tel en témoigne déjà le tour de hublot au-dessus des alentours de La Nouvelle - Orléans qu'offre l\u2019avion qui va s\u2019y poser.Il y a partout plus d\u2019eau que de terre.De grands lacs: le Pontchartrain, le Borgne, le Salvador; un fleuve: le Mississippi, eaux terreuses mais un vrai fleuve par ses dimensions et le rôle économique qu'il joue à porter des dizaines de grands navires qui l\u2019ont remonté sur des centaines de milles pour se ravitailler aux sources de cette manne louisia- naise, le pétrole; et le bayou: tantôt rivière tortueuse, tantôt vaste et inquiétant marécage, tantôt lac peu profond d\u2019où surgissent des cèdres et des cyprès, tantôt fossés ou cours d\u2019eau tracés de main d'homme à double largeur de petits bateaux de pêche.C\u2019est encore lui, cet omniprésent bayou, qui permet, sur des terres basses et facilement inondables, une intensive culture du riz en Louisiane, où l\u2019ensemencement et l\u2019épandage d'engrais se font en avion par de jeunes pilotes (20 à 25 ans) qui, aux manettes de leurs antiques petits biplans, ne le concèdent en rien (quant à l\u2019audace et à la pure témérité de voler à ras du sol, entre des branches d\u2019arbres et sous des fils électriques) à nos pilotes de brousse du Grand Nord.La promenade en canot dans le bayou, alligators bien cachés mais beaux serpents somnolant sur les berges ou pendant aux branches des arbres sous lesquelles glisse le frêle esquif (certains de ces serpents sont venimeux) a également ses charmes, surtout en heureuse compagnie.Le Vieux Carré La Nouvelle-Orléans c\u2019est d'abord le Vieux Carré, ancien quartier français autour duquel, petit à petit, l'essor commercial et industriel aidant, on a construit une autre grande ville terne, sauf pour un immense parc municipal riche en espèces végétales des plus variées.Enserrée entre le Pontchartrain au nord, où elle s'offre terrasses et panoramas sur cette véritable mer intérieure mi-salée, et le Mississippi qui s\u2019y love au sud, derrière des haies de hangars et de grues, La Nouvelle-Orléans est presque pres- qu\u2019île.Son Vieux Carré, français de possession comme la ville de 1699 à 1762, espagnol ensuite jusqu\u2019en 1800, français encore pendant quatre ans avant que Napoléon Bonaparte ne vende la Louisiane aux Américains pour financer ses mégalomanies, offre d\u2019abord une admirable unité architecturale dans sa diversité même.Y sont parures uniques des habitations de bois à deux ou trois étages aux balcons festonnés de dentelles de bois ou de fer, comme de petites maisons à pignon et à lucarnes, comme 2 TIR LR L rR nt d\u2019une profusion de dentelle de fer qui leur donne grand air.A gauche, Acadian Village, reconstitution un peu trop proprette, et quelques musiciens ambulants dont la plupart des instruments viennent tout droit de la cuisine.aussi des frontispices propres et anonymes percés de portes cochères débouchant sur des cours intérieures pavées de pierres ou de briques où vit déjà une végétation dense, en mars, au centre de la ville.Les rues du Vieux Carré, qui portent toutes, ou presque, des noms français (Chartres, Dauphin, Bourbon, Iber- ville.) abritent, outre les touristes sollicités en pleine rue, la faune d'\u2019artistes, de musiciens vrais ou moins vrais, de commerçants et de vendeurs qui en vit.Elles regorgent tout le jour d\u2019une activité tré- pignante qui fait leur charme et qu\u2019animent, ici et là en des espaces rendus exclusivement piétonniers, des musiciens des rues dont les instruments vont de la simple guitare à tout un arsenal d\u2019appareils artisanaux composé en grande partie de divers ustensiles de cuisine joués dans le plus grand délire, en passant par les tambours d\u2019aluminium à facettes multiples dont le chant rappelle, avec plus de subtilité et des vibrations plus aiguës, celui des steel drums des Antilles anglaises.Rue Bourbon, mecque où se font croire qu'est né le jazz, ceux qui aiment les dates et qui situent l'événement quelque part entre 1890 et 1910, c\u2019est la foire aux touristes.Musiciens ambulants et vendeurs de hot-dogs disputent le client aux crieurs des boîtes à strip tease, hétéros ou travestis, qui viennent vous chercher dans la rue, presque par la manche, et entrouvrent la porte de leur estaminet pour vous montrer les «plai- sirs» qu'ils recèlent.Partout la mus'que de jazz de ce style particulier à La Nou- velle-Orléans vous accompagne tout au long de la marche; tout au plus changez- vous de mélodie, et encore, pas tout le temps, en passant d'une devanture de café a une autre.Les musiciens sont inégaux: certains brillants, d\u2019autres y mettant plus d'authenticité que de technique, d\u2019autres enfin osant tricher sur les deux plans à la fois.Mais le Country and Western a ses prophètes, et ses adeptes aussi trouvent leur compte dans la cacophonie que scandent de jeunes adolescent noirs, presque des enfants, dansant à claquettes sur la chaussée au son de la musique du bar d\u2019en face pour les pièces de 25 sous que leur lancent les passants attroupés par cette note exotique.Le logement est agréable dans le Vieux Carré et deux personnes peuvent se partager une chambre coquette et de bon goût dans son ameublement, donnant sur une petite cour intérieure dite «patio», ou prendre au soleil un petit déjeuner inclus fait de brioches et de café, pour une somme allant de $25 à $40 américains.Pour manger, il faut savoir où aller, même s\u2019il est évident que la Louisiane est à peu près le seul État américain à offrir une cuisine originale d'excellente qualité, à base surtout de crevettes, de crabes, d\u2019écrevisses d\u2019eau douce, de poissons de toutes sortes, de riz et des fameuses sauces créoles.Si la cuisine est en général (sauf une horrible exception où on a eu la délicatesse de ne pas nous faire payer) de bonne qualité et le service soigné, les établissements les plus cossus, le célèbre Antoine\u2019s, Galatoire\u2019s et The Court of Two Sisters, sont prétentieux et exigent en vutre le port du veston et de la cravate pour ces messieurs.La vraie cuisine créole, celle qui a intégré les cultures française, espagnole et amérindienne, ce n\u2019est pas à La Nou- velle-Orléans quon la retrouve mais à Lafayette et en Acadiana en général.Baton Rouge Sur la route du pays cajun, il faut traverser la capitale de la Louisiane, Baton Rouge qui, avec son accent disparu, a perdu sa graphie comme toute allure française, si jamais elle en eut.Surgie en plein centre d\u2019un vieux pays de plantations où des ventes d'esclaves, d\u2019abord publiques puis clandestines, se sont tenues à l\u2019encan depuis 1720 et jusqu'au milieu du siècle dernier, la ville n'offre en pâture au touriste que son vieux capitole, aujourd\u2019hui désaffecté au profit d\u2019un horrible gratte-ciel.Ce monument, datant de 1850, est construit autour d\u2019une splendide et unique coupole de vitrail aux accents gothiques supportée en son centre par une colonne de fer forgé haute de cing étages.Le tourisme louisianais rapporte un milliard de dollars par année et le gouvernement de Baton Rouge accorde une Suite page 28 26 - 13 octobre 1979 EN t T Ea we EI\" 460 be a H ge NU Le 4 He a vy or CE = Nor x OD Jo A N Se => # ET : vw ve BY nt 9.5 3 Fo Ce Te Foy ri); a + ui a à et 3 Rr ; AZ} 7; 5 5 Nu wg 5 4e se > W's : 3 4 ix Ha A ay © Sy ä i $ 3 TY ar.«rt os 54 ce 5 Ax Te Th ig NE A #5 se à = > der, a A.be Li + LE \u20ac Ai , ot lp fx 2 x fr NAR Gs ne : bon A is je LÉ a Re A 2 % ci * 4 wa da GE # ke ES Ë a 5 3 2 hE 5, # ; te a oy Ae A 4 us A 31 ey + = ARE = 3c a AVIS \u2018 .2 Ca, gs A ne Le + SE ce Es = pus x de, Rr Ae is Sant 2 & £3 Rn vy % \u20ac x w A Ny © x 2% FA ge Ai # aT i ks SE.2 ve we ENE Zon > Pa et Bien-ê Pe 4, sh x\u201d dat ES | = x En Le A J à 2 on wl 3 £ Es 53 Ds FX \u20ac i ; by & 3 v3 8 =, \u2018\u201c 4 *® Le I * A de.A sa > +2} i LL La À a pa be 7e Ry, of cP Te + a a i, ; Int.# fi Ld = 2 PE = A & 2, GE \u20ac ig mr £ ene fa a PE Moyenne par cigarette ; a a bad pe bre, ; tre social Canada consid ; ES of va fe ES TR bah -\u2014 e i Ga « chr Pies 7, § 4 ¥ Lx Sg Ré oy Lo.Fe, Le J, Em x À ¥ 3x # \u2018eo _~\u2014s® ry tr ds EN ve a - -~ pass ne oF GER a % had de > À; S a RY =f] hd guher .¥ J 4 À, \u201c + Le E + 4 524 LS ; te B.fo ro ir n 2 5 = i 46}, = Lh a 1% iF 2 ve LE goudron oa ; y wf \u201d y pl} TH Fos % a A) ei = ne a y * Fw re io o& 2h ~ È es hi at à Cu TNS + = i] 10mg, ail : 5 wd > pes } : qe» i mn = ro ¥ < x Nw 1 hs ¥ sm.= or ç } mur 4 re que le danger pour la santé croît pe Ba cr, É i ft ds = \u20ac , nicotine 0 fi Sh a + 4 M Fe CB ; nr A \u20182 avec | 4 2 303 8mg \u2019 r 3 et re on % D4 5 3e Re > = i y ; ¥ =p nd Fa = 5; x * £ za ©?! usage 7 np 4° r~8 Firs - DA xe f 7 A be a £2 a pu RE.37 Jb 5 RE 5 = ax es Eu H 3% il ; gd Fe Us os 6 3 éviter d BY A 1 a % , ~~ OS) ë J HE wa \u2019 À da Les A Fe & ca sh ce fe 5 = ie inhaler.we og 4 7 Es | A Cy 20 \\.= ef a La A$ vu ve Wa Ra =.rep\" \u2018Âge Pr = x) ra Fr x x A & fo A \u201c4 > - ?oo press j ex pos TA \u201c # A & & ~3 fo 3 Fe, Ts je el a ua = 3 À wh x de ot ko x a PB.< 1 ES + Ag \u2026 AU PAYS DU BAYOU exemption d'impôt pour les dix premières années aux nouvelles industries qui s\u2019y établissent.Rien ici qui soit français outre le nom de la ville et le charabia des dépliants touristiques officiels, pire honte encore que ce à quoi nous avaient habitués, dans le passé, nos propres exploitants anglophones.Pas de restaurant qui tienne le coup non plus.En fait, le moindre restaurant est difficile à trouver dans cette ville de fonctionnaires endormie sous la pluie d'un samedi après-midi.C\u2019est en banlieue et dans l'esprit d\u2019un fétichisme tout louisianais envers celui qui les a faits Américains que nous y mangerons dans un prétentieux mais bien ordinaire restaurant du Prince Murat, juste en face du Bonaparte Fried Chicken (sic).Acadiana Acadiana, c\u2019est le nom que la présence cajun a réussi à imposer dans les faits à la majorité bien anglo-américaine qui habite et contrôle le sud-ouest de ce bel État.En son centre: Lafayette, «le coeur de la Louisiane», dit la publicité qui prétend à tort qu\u2019on y parle français.En fait, les Cajuns y sont rares et les francophones, étrangers.En vérité, Lafayette est surtout un centre de promotion économique pour cette région qu\u2019habitent un million et demi (45 p.c.de la population régionale) de descendants directs de déportés Acadiens, dont 600,000 parlent encore français.Plus qu'ailleurs, en ces terres basses, arrachées depuis peu de siècles au golfe du Mexique, le bayou est omniprésent.Avant d'arriver à Breaux Bridge, l\u2019autoroute qui mène à Lafayette est construite sur pilotis sur une distance de 35 kilomeé- tres.C\u2019est là qu\u2019il faut s'offrir un repas de crawfish (ou crayfish), notre écrevisse d\u2019eau douce dont regorge le bayou local.Tendre, quoique moins succulent que la crevette, ce crustacé est excellent bouilli, savoureux frit et presque chinois «à l\u2019étouffée» sur un lit de riz.Et puis pas cher.en saison.Ce n'est qu\u2019en 1968, après deux siècles de ténacité sans pareille, que le gouvernement de l\u2019État reconnaissait à la langue française des droits formels quoique théoriques.Cette année-là, James Do- mengeaux fondait le Codofil (Council for the Development of French in Louisiana) en vue de procurer à la génération montante de jeunes Cajuns l'enseignement du français que ni leurs familles au bord de l'assimilation, ni l\u2019école qui ne l\u2019a jamais fait formellement, ni encore moins la télévision, leur plus aliénante fenêtre sur la communication, n'étaient en mesure de leur assurer.Dix ans plus tard, on peut se demander s\u2019il y a eu effectivement progrès.Les ressortissants cajuns peuvent apprendre le français à l\u2019école, une heure par jour, tel qu\u2019enseigné par des Québécois, des Belges ou des Français, c\u2019est-à-dire une toute autre langue parlée que la leur, un apprentissage inutile d'ailleurs puis- qu\u2019une langue qui ne se transmet plus oralement et qui n\u2019est guère utilisée est, à plus ou moins brève échéance, une langue morte.En attendant, l\u2019état de cette langue est pour le moins irrégulier, selon l\u2019usage que celui qui la parle est appelé à en faire quotidiennement.Témoin, cette affiche aperçue en bordure de la route et annonçant de l\u2019écrevisse à l\u2019étouffée: Crawfish À 2 Fay.John Guilbeau, de Guilbeau\u2019s Grocery Liquor, a Abbeville (prononcer: Abbé- ville) est pour sa part très heureux et très fier de pouvoir parler français lorsque le hasard lui glisse une cliente québécoise.Il veut parler.| veut échanger.C\u2019est spontanément qu\u2019il raconte.Sa femme et lui ont mis tellement de À Saint-Martinville, à 60 kilomètres d\u2019Abbeville, Max Greig, commis-voya- geur à la retraite, descendant d'immigrés allemands assimilés par les Cajuns, parle un excellent français qu'il module avec une voix à la Pierre Brasseur et un accent d\u2019une pureté paysanne toute acadienne.Sa femme, ses amis et lui reçoivent dans la cuisine de la «Grande boucherie des Cajuns» les gens à qui ils acceptent d'ouvrir leur porte après un premier contact à travers la fenêtre-comptoir Le goût des bonhes choses ne se perd pas.Le goût des bonnes choses s'acquiert.C'est une question de choix.Dans tous les domaines.Et une fois qu'on l'a acquis, on ne se satisfait plus que du meilleur.il en est ainsi du scotch.Il suffit.de choisir Ballantine's une fois pour te savoir.ll a une saveur a laquelle on revient toujours.Par git.Car le gout des bonnes \u201c choses he se perd pas.n mn .+4 F = à fe aan gL, treus Ste So \u201cPallintie &r oto, Limiter?filter) Dusmborton, horthaonet MH ul Ao ce temps et d\u2019efforts à monter le petit commerce qui doit leur assurer confort et sécurité qu\u2019ils n\u2019en ont pas eu pour apprendre à leurs enfants la langue que pourtant leurs ancêtres leur avaient transmise depuis huit générations.Laissés à eux-mêmes et à leur omniprésent téléviseur, ces jeunes, dont le papa est très fier des réussites sociales que constituent leurs succès dans le monde améri- Cain, ne parlent pas le français et sont souvent gênés d'admettre qu'ils le comprennent.John Guilbeau est le premier à le déplorer et se console en en appelant à la nécessité économique.d\u2019où ils vendent, le long de la route, les produits de la cuisine acadienne qu'ils entendent perpétuer.Fricassées d'êécre- visses, gumbos, jumbalayas, fèves blanches, crabes, crevettes, aubergines, tomates et poivrons sont à la base de ces petits plats mitonnés et servis dans la plus grande simplicité.C'est en vue de préserver les traditions, les coutumes et la langue de la Louisiane française que Max Greig fonda son établissement, en 1968.L'appellation tient à la tradition locale qui faisait de la boucherie, où, chaque semaine, les familles venaient faire tuer leur cochon | ou leur veau, une institution sociale fournissant motif et lieu de rencontre a des gens de méme culture.Occupant Vextrémité de la grande table ou il nous a conviés, Max Greig cause.du français, de la francophonie universelle (dont il a rencontré plusieurs représentants), de ses nombreux amis québécois, suite à son voyage ici, du passage chez lui de René Lévesque, en janvier dernier, de ses fils, l\u2019un marin, l\u2019autre ingénieur pétrolier et qui, à Amsterdam ou ailleurs ou les a conduits leur compétence, ont tout oublié de la langue dont leur père est peut-être le dernier garant.Déjà d'ailleurs, la mentalité de musée pointe et, à quelques milles au sud de Lafayette, on a mis sur pied un Acadian Village; effort de reconstruction de maisons et de bâtiments anciens, qui sent le passé révolu, la civilisation disparue.Une maison du Québec Soucieux d\u2019intensifier ies relations culturelles avec les Acadiens de Louisiane, le gouvernement du Québec maintient une délégation à Lafayette, depuis novembre 1969.Quatre employés à plein temps, susceptibles d\u2019entretenir des relations avec le Codofil afin de répondre à ses besoins en matière d'enseignants québécois, s'emploient également à publier et à distribuer un bulletin d\u2019information hebdomadaire sous forme de newsletter de nature nettement économique.Les manchettes de l'édition du 12 mars dernier de ce bulletin faisaient état des faits suivants, parmi d\u2019autres de même nature: l\u2019économie est la première priorité de la législation québécoise en 1979.Selon une étude américaine, les investissements ont repris au Québec; le président de l\u2019'Hydro-Québec est honoré à New York; une banque américaine intensifie ses opérations à Montréal.Le bulletin (on voit sa mission: rassurer les capitalistes américains) comporte une seule nouvelle sur douze qui ne soit pas de nature économique, la dernière, annonçant la mission prochaine en Louisiane de deux archivistes québécois.En fait, voilà le but premier de cette délégation du Québec en Louisiane.Les quelque parlant-français qui résident dans cet Etat ne sont que les prétextes à une percée informative du Québec aux États-Unis.Le voyage du Premier ministre québécois, en Louisiane, en janvier dernier, est passé à peu près totalement inaperçu aux yeux de la population cajun car l'appui culturel que nous pouvons lui offrir est purement symbolique alors qu'en réalité le développement de l\u2019industrie pétrolière dans cet Etat permet à notre gouvernement des échanges qui nous seraient profitables du point de vue de la technologie et de l\u2019acquisition de compétences en ce secteur qui nous font encore défaut.Pour le Québec, ce que la Louisiane peut encore offrir de mieux c\u2019est son pétrole et tout ce qui va avec.N\u2019empêche que le pays des bayous est bien beau, que les gens qui l\u2019habitent sont en général chaleureux, que sa cuisine est exotique et succulente et qu\u2019une tournée des lieux réserve d\u2019agréables surprisese 28 - 13 octobre 1979 3 VE; RAOUL DUGUAY «9
de

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