Perspectives, 21 mai 1977, samedi 21 mai 1977
[" ee yl 5 ZEEE ¥ > / \u20ac ; » \u20ac 5 Sa.+ 5 a ess 3 on > 7% ie CHG of Ÿ À, Preciègs sen M ds + \u2018 Sa 3 i 3 a VE TE Bi TY Pur ny ae vois Tb Ya Fe v A «, 3 2 FAN es.iB ge ce) SF 3 +, FR Pa.KD fy Sod ASE e Sr = it en 2 5 be 3 Tr ar iM, Hy > by TE > ov, x lr ¥ 5 é Ae 2m 2e Ho ma a re ce 2% vx Le a = ra & æ 2 ig Wie wh Fon i à = x su of; i iy FE ve, Sac 2d ee Lid es E30 - oa 4 3 Vi ooh Ra at a tes $ x, FE =r ya, oe AX nés = me\u201d £53 À & Bi 7 ar x a EE] + .3 i 4 mis CES a\u201d iF 4x 7 4 Te aed * > wey on \"> A & 1 nl wh + ¥ EN AF 3 ae og ay ns RE ME Iu Fwy 2 ou WR | Ce Ab, gd At 5 2 Sid \u201cetes $325 Ae Aa # & y ob UE 2 CET Es Ba.pos Late ges radar FL Now ER: 2 2 ss EE (ge 3 = a, hat] rss EE EI 7 Lis te PRO.Li lvoe roy ; § P 4 ea SIRES Lac ro ¥ IW Ro 7 Preis a = 7 Sh op gh Ss 4 a) Le pan LK 5 KR W iH SN Au hwy al A 3 AS A pe ER 15 =.4 vi ru : x ile ) y sk 3 Ÿ LAS a ED A 4 % LA A Ea W = sd 0, A Ek 3 a ! À & > i [3 % vs @ PS .hehe Taner Rg - 3 @ - coe 22-25 < © - =e & =.Fo = h PAR RAYMONDE BERGERON Un Québeéecoish; en fête:* LOUIS BILODEAU , ge NE Leu rire sen Montréal tend à se définir comme le noyau de la galaxie culturelle québécoise d\u2019où jaillissent les grands courants qui s'acheminent ensuite vers les villes satellites.Présomptueux ou pas, c\u2019est le schéma qu'on trace habituellement pour illustrer la marche de nos rouages.Mais il y a des exceptions pour confirmer la règle et l'émission Soirée canadienne est une fleur du terroir que Montréal n\u2019a pas réussi jusqu'ici à accrocher à sa cocarde.On en parle quasiment comme d\u2019une institution.Louis Biiodeau, qui a conçu le projet et soutient depuis dix-sept ans avec le plus grand succès son rôle d'animateur, en éprouve une fierté toute légitime.Diffusée depuis les studios du poste CHLT (Télé-7) à Sherbrooke, Soirée canadienne fait revivre joyeusement une époque de notre petite histoire et ranime en quelque sorte ces fameuses veillées québécoises d'antan où villageois de toutes conditions finissaient par se rencontrer sur la piste de danse à l\u2019heure du quadrille.Le maire, le notaire, parfois m'sieur le curé formaient un petit cercle pour placoter, pipe au bec, de la prochaine souscription, de la future campagne électorale ou du tournoi de croquet, sans rater du coin de l\u2019oeil la fille d\u2019Isidore, émoustillée par le vin de cerises, en train de faire des ravages irrémédiables dans le clan des jeunes Frénette de la Côte-à-Mousseau.Le violoneux, des chansons à boire et à répondre, une jigue au rythme martelé par le bruit des talons et les \u201csets carrés\u201d mis en fête par le meilleur \u201ccâleur\u201d du canton.\u201cAttention à vos talons, à vos jupons\u2026 et souigne la baquaise dans le fond de la boîte à bois\u201d! Voilà l'atmosphère que Louis Bilodeau réussit à reconstituer très fidèlement grâce à la participation des gens du Québec qui s\u2018amènent de tous les coins de la province pour faire la fête à Sherbrooke devant les caméras de télévision.On cherche des formules pour amener le public à participer aux spectacles?|| en est au moins une qui fait ses preuves depuis dix-sept ans si on considère que les cotes d'écoute vont toujours grandissant, au point qu'il est maintenant question que, de Montréal, le réseau TVA.mais motus et bouche cousue! J'ai promis de ne rien dire.\u201cMoi, ces soirées canadiennes, c\u2019est la moitié de ma vie, lance avec passion Louis Bilodeau.Vous ne pouvez pas savoir ce que ça peut m'apporter de satisfaction personnelle! Je serai très malheureux le jour où il faudra arrêter.J'aime le contact humain.J'aime notre folklore et j'aime les chansons à répondre.Quand j'étais jeune homme, à Montréal, la plupart de mes camarades préféraient aller danser le jitterburg dans les boîtes, mais moi je réunissais un petit groupe, on dansait des quadrilles et on chantait des chansons à répondre Ecouter religieusement Jos Fontaine pousser sa chanson, j'ai toujours aimé ça.\u2014 Vous êtes de Montréal?\u2014 Oui.Etant donné que je suis né à Montréal, les gens croient que je suis loin du folkiore.Au contraire, j'ai ça dans ie sang.Mon père venait du Lac-Saint-Jean et ma mère, de la Mauricie.Toute notre parenté faisait de» veillées à l\u2019occasion de Noël, du jour de l\u2019an; ça jouait du violon, ça chantait c\u2019est un goût qui me vient de loin.\u2014 Vous êtes trois frères dans le monde du spectacle: Louis, Jacques Bilodeau \u2014 décédé l\u2019an dernier \u2014 et Pascal Rollin?\u2014 Et ma soeur Thérèse fait un peu de télévision aussi.J'ai toujours été plongé dans la musique.Tout petit, j'ai fait beaucoup de chant, on me reconnaissait une belle voix et il existait alors la Petite Maîtrise de Montréal dirigée par le père Alfred Bernier, docteur en musique, qui avait conçu le rêve d'installer à Montréal une version des Petits Chanteurs de Vienne.Et quand le Metropolitan Opera venait ici et qu\u2019ils avaient besoin d'un choeur d'enfants, on nous demandait.Moi, j'étais parmi les plus vieux de la maîtrise et j'étais premier soliste.Je me dis que j'aurais pu faire une belle carrière de chanteur.si ma voix n'avait pas mué! \u2014 Ç'\u2019a été dramatique?\u2014 J'ai été très embêté de ne plus chanter.Mais je me suis intéressé au théâtre.J'ai fait partie d'un groupe amateur dont les membres étaient recrutés à la J.1.C.\u2014 Jeunesse indépendante catholique \u2014 et j'ai trouvé là le fils de Conrad Gauthier, et René Caron.Puis, d\u2019une chose à l\u2019autre, j'ai abouti chez Mme Jean-Louis Audet, où je devais rencontrer Bruno Cyr, annonceur à CKAC, qui m'a parlé d\u2019un travail intéressant dans un poste de radio à Rouyn.J'y suis allé.C\u2019est Roland Beaudry qui dirigeait ce poste.Beaudry, qui décrivait les matchs de hockey des Canadiens avant Michel Normandin, m'a reçu chaleureusement et je me suis installé à Rouyn.J'y ai été très heureux: la preuve, c'est que je me suis marié, la première année, avec une belle fille de 2- 21 mai 1977 Ee\u201d MN em.en ee is 1 BERET OI a MAS SAN ma ce Amateur passionné de folklore, |.) à ilanime,depuis17ans, Cu Soirée canadienne \" Ii et.depuis 3 ans, @ le Festival des Cantons, à Sherbrooke Rouyn qui m'a donné quatre garçons.\u2014 Les contacts humains, en province, c\u2019est enrichissant?\u2014 Sans le savoir, ça me préparait merveilleusement à Soirée canadienne.Mais là où j'ai été particulièrement entraîné, c\u2019est au cours des années 50, quand j'ai occupé la fonction de gérant du poste de radio de Ville-Marie, dans le Témiscamingue.Le poste a été bâti sur le principe de la coopérative: on investissait cent dollars pour acheter une part dans le poste et je me suis embarqué dans l\u2019aventure.Là, j'ai vraiment eu l\u2019occasion de découvrir les petits villages du Québec parce que j'organisais des tournées de spectacles pour vendre des actions et j'ai vu comme le folklore est vivant dans cette région.\u2014 Vous n'avez plus jamais chanté ou joué la comédie?\u2014 Non.Je chante une chanson à répondre de temps à autre mais je dis que, si mon émission tient le coup après dix-sept ans, c\u2019est parce qu\u2019on me voit le moins souvent possible.Je présente mes gens et je me sauve.Ça n\u2019est pas moi, la vedette de Soirée canadienne: ce sont les gens.J'aime penser que je suis celui qui aide les gens à donner ce qu\u2019ils ont de meilleur.C\u2019est un peu de psychologie humaine que je fais, dans le fond.C\u2019est ça ma victoire après dix-sept ans, non pas d'être une tête d'affiche.\u2014 C\u2019est vous qui avez conçu le projet de Soirée canadienne, il y a dix-sept ans?\u2014 Oui, mais je n\u2019ai rien inventé.[! y a eu un programme à la radio, il y a longtemps, qui s'appelait Fête au village et j'avais beaucoup d\u2019admiration pour son animateur Roland Lelièvre.Or Soirée canadienne, c'est sensiblement ce qui se passait à Fête au village.C\u2019est d\u2019ailleurs pour ça que j'ai quitté la radio au profit de la télévision: parce que j'espérais avoir la chance d\u2019animer ce genre de fête.\u2014 Vous avez été le premier annonceur au poste de Sherbrooke?\u2014 Le premier visage vivant à paraître à l'écran de CHLT.Après le visage de la reine, je dois l\u2019admettre, puisqu'on ouvrait le poste avec le God save the Queen! Au début de la télévision, on était moins organisé qu\u2019aujourd\u2019hui.Je me souviens qu'en 60, quand mon émission a débuté, je louais un autobus et j'allais chercher les gens dans un petit village, je les ramenais et je les faisais chanter dans l\u2019autobus pour détouvrir qui pouvait chanter convenablement devant les caméras.La répétition se déroulait dans l\u2019autobus.Quand on arrivait au poste, on mettait à peine une dernière main à tout ça et on s\u2019en allait en ondes.C'était artisanal mais stimulant.Aujourd\u2019hui, je vais encore sur place pour rencontrer le maire du village ou de la ville.Puis on invite le notaire, le curé, mais les gens ont le temps de préparer leurs chansons à l'avance.\u2014 Vous réussissez à mettre à l\u2019aise des gens qui ne connaissent rien à la technique de la télévision.\u2014 C\u2019est mon rôle.Je pense bien qu\u2019on procède de façon inhabituelle.Le côté technique est camouflé, le régisseur ne donne pas d'indications, de signaux à haute voix.Moi, je sautille à gauche et à droite pour faire oublier les caméras, on essaie de ne pas faire trop attendre les gens avant l'enregistrement, on essaie d\u2019humaniser toutes ces machines qu\u2019on rencontre dans un studio.C\u2019est une réussite dont je \u201c\u20181is fier.Mais je dois dire que ce climat serait beaucoup plus difficile à crée: :ans une grosse boîte comme Radio-Canada ou TVA, le personnel étant plus nombreux, la machinerie plus élaborée.A Sherbrooke, toute l\u2019équipe technique entre dans le jeu et on crée une atmosphère de famille.\u2014 En dix-sept ans, vous avez dû accumuler tout un répertoire folklorique?\u2014 On me dit ça souvent et je me donne des coups de pied quelque part parce que, si j'avais effectivement ramassé toutes les chansons inédites\u2026 imaginez le trésor que j'aurais! Mais je n\u2019ai pas le don de scribouiller, de ramasser, je n\u2019aime pas ça.Je ne suis pas un chercheur.J'aime la relation humaine et l\u2019expression d'une petite Québécoise à travers une chanson à répondre.Le reste, ça ne m'intéresse pas beaucoup.C\u2019est beau un Québécois qui chante une chanson à répondre.Savez-vous qu'il n\u2019y a personne d'autre au monde capable de faire ça?Les Irlandais, les Ecossais peuvent giguer mais\u2026 dans une chanson à répondre?Je n'ai jamais entendu ça ailleurs.L'histoire, c'est que dans le temps où les gens n'avaient pas la radio, la télévision et le cinéma, surtout dans les campagnes, pour se distraire, ils se réunissaient au bout du rang pour chanter.Mais comme il n\u2019y avait qu\u2019une ou deux personnes qui savaient la chanson, les autres se contentaient de répéter deux phrases à la suite du chanteur, parce que tout le monde voulait bouger, participer, faire quelque chose.C\u2019est comme ça qu'il faut voir à travers les chansons à répondre un goût 21 mai 1977 - 3 de participer.C\u2019est bien plus beau que le western que l\u2019on chante en essayant Suite page 4 Annonce J'ai sauvé mon mariage en perdant 78 livres.TEL QUE RACONTÉ À RUTH L.McCARTHY PAR NANCY HALL.Le problème qui existait entre mon mari et moi était de taille et je devais en porter tout le poids.Je pesais 185 livres.Les amis de Billy m\u2019appelaient \u201cla grosse rousse\u201d.Evidemment, je n\u2019en savais rien à l\u2019époque.Tout ce que je savais, c\u2019est que Billy passait de plus en plus de temps avec ses amis tandis que je restais de plus en plus souvent seule et malheureuse à la maison.Au début de notre mariage, je voulais impressionner Billy en lui préparant de bons plats.Ayant peu d'argent, ce n'était pas chose facile.Nous mangions beaucoup de fèves au lard, de porc, de pain et de crème glacée \u2026 sauf à l'époque de la chasse.Alors, c'était à qui pourrait manger le plus de chevreuil ou de lièvre.Même si je ne mesure que 5'1'2\" et que Billy mesure 6\u2019, je gagnais plus souvent qu'autrement.En peu de temps, je ne pouvais porter que des tailles 18 tellement j'avais engraissé.J'étais devenue maussade.Je ne voulais plus que Billy invite d'amis à la maison.Je ne voulais plus camper avec lui.je savais que les autres épouses se pavaneratent en bikini.Moi, je n\u2019avats que des bourretets à montrer.Résultat, Billy et moi alhons chacun notre chemin.Même à cela, ce n\u2019est que le jour ou quelqu un a pris ma soeur pour ma fille que j'ai décidé de réagrr.j'avais lu des articles dans des magazines au sujet de personnes qui avaient adopté le plan d\u2019'amaigrissement Ayds™P a base de vitamines et de minéraux.le décidai d\u2019acheter des Ayds du genre fondants au chocolat, à la pharmacie.J'en prenais deux avec de l'eau chaude avant chaque repas (je ne bois pas de café).le vous dis que les Ayds m'ont aidée! En suivant le plan, je perdais, sans effort, une ou deux livres par semaine.Comme je n'ai jamais eu beaucoup d'appétit le matin, je mangeais deux Ayds pour le déjeuner.Au dîner, j'en prenais encore deux, suivis d\u2019un sandwich ou d'une salade.le prenais les deux derniers Ayds de la journée juste avant le souper.Ensuite, je mangeais ce que je voulais, même du dessert.Grâce aux Ayds, je pouvais satisfaire mon appétit tout en mangeant beaucoup moins.A peu près trois mois se sont écoulés avant que les gens ne remarquent le changement.Pas étonnant, puisque je portais toujours mes vieux vêtements.Mais le jour où j'ai atteint 107 livres et où je me suis acheté une nouvelle garde-robe, tout le monde croyait que j'avais maigri \u2018du jour au lendemain\u201d.Je peux vous dire que depuis.Billy m'accompagne partout.À présent, j'aimerais donner un conseil à toutes les femmes.N'allez pas croire qu\u2019une fois mariées, vous pouvez tout vous permettre.Croyez-moi, il est facile de perdre son homme si on se laisse aller.Oui, en perdant 78 livres grâce au plan d'amaigrissement Ayds à base de vitamines et de minéraux, j'ai réussi à garder mon mari.Depuis que j'ai atteint 107 livres, Billy adore me voir en bikini.LOUIS BILODEAU d\u2019imiter Johny Cash ou Elvis Presley.J'aime le western chanté par un Américain, mais c'est pas notre affaire à nous.Pourquoi est-ce qu'on n'exploite pas notre filon particulier?Pourquoi?On craint de passer pour des arriérés?des colons?On a tous des racines à la campagne, et nos pères étaient des colons.Nos ancêtres ont défriché tout le Québec et on descend d'eux, il n\u2019y a pas à avoir honte de ça.\u2014 En dix-sept ans, vous avez dû faire le tour de tous les villages du Québec?\u2014 C'est assez rare les coins que je ne connais pas.Il y a des municipalités nettement différentes par la mentalité dans une même province.Parfois, d\u2019un village à un autre, les gens s'organisent tout différemment.De la même façon, dans le folklore, il y a des répertoires régionaux, des variantes d\u2019une même chanson, surtout dans les paroles.Quand je parle de folklore, je ne parle pas tellement des chansons que l'abbé Gadbois a compilées dans les albums de la Bonne Chanson.J\u2019admire le travail de l'abbé Gadbois mais il a corrigé des choses, choisi davantage des chansons écrites par des poètes et des artistes professionnels, alors que je préfère nettement le folklore vivant, celui qui vient du peuple même.C'est celui-là qui me fascine.\u2014 Votre public a dû s\u2019élargir?\u2014 Au début, Télé-7 rejoignait la Mauricie, la Beauce et les Cantons de l'Est.Mais depuis, plusieurs postes se sont ajoutés au réseau: Québec, Rivière-du- Loup, Rimouski, Chicoutimi.Puis avec le cäble, on entre à Montréal et en Nouvelle-Angleterre.Soirée canadienne a été la première émission produite en français au Québec à être diffusée aux Etats-Unis par un poste américain.A Manchester, en 1973-74, l'émission passait là-bas tous les dimanches en français, s\u2019il vous plait\u2019 Justement, c\u2019est à l\u2019occasion d\u2019une petite réception qui marquait l\u2019inauguration officielle de Soirée canadienne en Nouvelle-Angleterre que Louis Bilodeau et le réalisateur de l'émission, Jean Collard, ont confié au maire de Sherbrooke le rêve qu'ils nourissaient depuis quelque temps d'organiser un grand festival d'été dans la capitale des Cantons de l\u2018Est.jusque-là, Soirée canadienne avait permis aux Québécois de s'exprimer à travers la musique et la danse, mais restait encore une multitude de formes d'expression à utiliser: artisanat, gastronomie, sports, théâtre, cinéma.D'expérience, les fondateurs du Festival des Cantons savaient que le moyen le plus efficace d'attirer visiteurs et participants, c'était d'instaurer un système de concours, de compétitions régionales et provinciales qui deviendraient le coeur du festival.C\u2019était viser juste.Dès la première année \u2014 1974 \u2014, avec des subventions provenant des autorités municipales, provinciales et fédérales et considérant l'appui de divers commanditaires privés, un festival de quatre jours devait transformer tout un secteur de Sherbrooke en champ de fête.\u201cOn a voulu commencer tout de suite en grand\u201d, précise Louis Bilodeau.Ce fut un succès L'an dernier, les subventions atteignaient $215 000 pour doter Sherbrooke d\u2019un festival qui s\u2019allonge maintenan: sur une période de dix jours.60 000 visiteurs ont participé à la dernière rencontre.Sur les bords du petit lac Howard, les membres de l\u2019âge d'or ont pris l'habitude, au début de juin, de se disputer la plus grosse truite mouchetée du canton, hommes et femmes tendant la perche de bambou appâtée de vers.Tout comme au cirque.les enfants entrent sous le chapiteau pour suivre les aventures de Ti-Jean ou assister à un spectacle de marionnettes, quand leur création collective ne les accapare pas trop Dans la rue des Cantonniers, le diable est aux vaches: la danse au son du violon, concours de sciotte de pitounes, combats de draveurs sur l'eau \u2014 avec des oreillers \u2014, grande bouffe de crêpes et galettes, dégustation du \u201cp'tit cogq'chose\u201d à base de cidre et liqueurs fines dont le titre nous rappelle l'emblème du festival, ce coq girouette traditionnel qu\u2019on retrouvait autrefois sur le toit des maisons et des églises.Le soir, feu de camp et guimauve grillée, grande tablée \u2014 à prix modique \u2014 de tourtières fumantes, ragoût, p\u2019tit lard.Puis afin de se remettre l'estomac dans les talons, concours de gigue, de violon, d\u2019accordéon, concours de \u201ctire au poignet\u201d, \u2018tire de chevaux\u201d, course de bazous, demi-marathon\u2026 ouf! grand-mère est essoufflée.Pour rattraper un peu son rythme cardiaque, il faut mettre le cap vers la rue des Artisans ou celle des Antiquaires, place des Fleurs, ou s'écraser littéralement au Café-terrasse de la rue des Artistes.\u201cUne sélection très sévère s'exerce sur les pièces d\u2019antiquité, entre autres, et les prix sont contrôlés, affirme Louis Bilodeau.On veut que les gens viennent chez nous pour s'amuser et non pour se faire exploiter.On ne veut pas du vendeur de balounes et de mousse à barbe \u201d Parole de président fondateur, 80 p.c.des activités du festival sont gratuites Dans le cas des spectacles de cette année \u2014 Louise Forestier, Ti-jean Carignan et Jeanne-d\u2019Arc Charlebois \u2014, le prix d'entrée n'excédera pas deux dollars.\u201cCette année, la direction du festival a même refusé la commandite des brasseries.Ca ne guérira pas tous les Maux, mais on manifeste par là le désir d'améliorer notre image du Québécois en fête.Histoire de dire qu'on peut s amuser et s'exprimer sans s\u2019enivrer.Cette année, on espère que les gens viendront des quatre coins de la province.Notre but est de polir et de rendre plus éblouissant le Festival des Cantons.\u201d L'invitation est lançée.Prière de ne pas envoyer de fleurs mais de se rendre sur place goûter aux festivités du pays.Du 27 mai au 5 juin!e 4 - 21 mai 1977 pe Ppa.| 2 \u2014 é WARN WW \"Fy ET LN Ed AN J) a x Bo lh 4.ÿ + FC [Xd ~~ gn K se! 2 pl 2 if 4 ¥ 5 J Li H A ; S & A ; ès Pr i 2 Ny FAY\" \\% ?ee: : : NY = 4 Sy oo [EXT REIT HET Ne \\ > 2» 9 saut : M (CJ * is i 8 + + «Len, ' i} = À .¥ 7 «7?mma A u [Ld A CM, no # SNS ; | J we Es le go 5 \"VOUS \u2018 EN Seo Big A 3 : Lo -.- 2 6 W } > - ndez - ww Ng avec\u201d hid < ~ - A a * AN & » .re 185 3% > As y, ; / ner\u2019 + } OY 4 « y SAL eae Sar 4 Eh » 2h + t = 6 WA 7 A A, 7 { ! * + ; 22 / 5 VA kN Phos Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage \u2014éviter d'inhaler as 4 Is Là % | Moyenne par cigarette \u2014 Format régulier: \u201cgoudron\u201d 14 mg, nicotine 0.9 mg.King Size: \u201cgoudron\u201d 19 mg, nicotine 1.2 mg Fd ee 1 > \u2019 À Xs \\ à ke Ae Ô y \\ 4 ts 8 eu N £\\ apte £ eo / | pL \u201cwv i as \u20ac AW ar ¢% pé nu Cy ; a, NA A AN 8, » (2) \\ A) hy a\" , ed es Np iy hove Sr pe et SE \u2018 le rôle premier des diverses corporations professionnelles du Québec, ILLUSTRATION MARTHE BOLDUC BESOIN D'UN PSYCHOLOGUE, PSYCHIATRE OU PSYCHANALYSTES?l APR en À KA Le se ORAS) wh x TERR or A A ; 10 pay ; = \u2018 ; A \"ey ee er pn SCR SRT fn 3 RARELY SF et LS Se A Sages 00 > FEET À go a pe LE P 5 = 5 = Eve Lu \"VS ENS A ps à fe ke ke, À.185 A = C et une Rolls-Royce; en haut, vue d dans une usi i-dessus, de g.à Tes dr., une Bugatti, une Mercedes, une Bugatti Royale \u2018ensemble du musée Schlumpf de vieilles autos, aménagé ne désaffectée; en page de gauche, Fritz Schlumpt.21 mai 1977- 15 FT RIRE Ci-contre, même un enfant peut apprendre à son chien à lui obéir; ci-dessus, André Desrosiers, professeur à l'école de dressage, et une propriétaire lui présentant sa bête; à gauche: le résultat des cours: un animal qui garde l'oreille en alerte.AY NE ES PAR RÉGIS APRIL ils en sont à leur cinquième rendezvous hebdomadaire.Après un premier exercice de réchauffement, ils reçoivent des félicitations mitigées de la part du professeur.Ce sont des élèves plutôt indifférents.À travers les nombreux et longs cheveux qui lui tombent sur la face, Charlemagne fixe Fantoche qui, du haut de ses longues pattes, allonge un long cou vers la fesse brune et luisante de Princesse.Immobiles, ailleurs, Pitou et Pollux révent.Saga et Soleil remuent lentement la téte.Fripouille et Socrate essaient de se gratter, sans conviction.Ce sont de belles bêtes en santé et de poids plutôt lourd: pas de chihuahuas, pas de pékinois, ni de poméramiens.Ce n\u2019est pas une école pour \u2018tapettes\u201d! A les voir évoluer, on imagine plutôt des guerriers belliqueux, des commandos vigoureux.Les commandements recommencent à pleuvoir sur le peloton.\u201cMarche! Assis! Non! Reste! Couché!\u201d Les quadrupèdes, reliés solidement par leur étrangleur à des poignets volontaires et directifs, obéissent.Pas de choix: pas moyen d'aller sentir le derrière d\u2019un compagnon d'infortune, pas possible de tourner en rond ou en carré.L'obligation dans le plus pur de sa définition.Et pour les récompenser, on leur tapote amicalement le pelage et on leur dit des mots doux qui remercient et encouragent.J'en ai interviewé un qui m'a dit: \u201cGrr\u2026 Si je m\u2019oublie, je me fais serrer le gosier.Mon maître a le bon bout de la corde.J'aime autant jouer à l'obéissant que de mourir asphyxié! Grr.\u201d Alors, le dresseur en chef arréta la procession autour de la salle.On entendit une vingtaine de voix humaines, masculines et féminines, commander a leur animal: \u201cAssis!\u201d André Desrosiers, maitre aprés Dieu, demanda: \u201cY a-t-il des problèmes particuliers cette semaine?\u201d Une voix trés douce de jeune fille répondit, déçue et confiante: \u201cOui, un gros.Il n'y a rien à faire.!l part en peur.ll ne reste même pas assis.\u201d André s\u2018empare de la laisse, s\u2019informe du nom du chien, et entraîne ce dernier.La bête rouspète, tire de son Suite page 18 16 - 21 mai 1977 sp ~, & \u201c5 > 4 «® 5 a te] A es re.\"+ 4 Je ct.Le # * ei = a cd ~ ol px we a i ÿ \" \u201c5 » = ra # a Les y = a, 3\u201d pe £3 X 2 + \u2018 ire # \u201cro # i ab $, La + ~ Ÿ ES ¥ hor a, 3, ot Bi %, 4 3 , a = ot > LE > x a + Er Br a TP 4 H i £3 Fe 3 # À i x Sh, 5 Ce tn a \u20ac + sa \u20ac se LE of 15 id pa ai (Te a wR 2S 2 Wo cd >< i 5 H ai \"a er 5, Dé ve, WE 25 fu a.æ 5153 Ce = (rd % A \u201c3 + NES y= = #3 Sas oz 03% jot 7 dei Lo.Ve, Ik 1 ve & 02 ; AY a.ri = 14057 1400 Lea) 5 = gs £2 4% xe Les 7 A Fy 3 Ii A) ok | a O7 PLR od) « ST JT SIT: | LIST Cr FILTRE A {C ~~ 4 & eo eon A Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage \u2014 éviter d'inhaler.Moy.par cigarette.Régulier: goudrons 15mg, nicotine 1.Img.King: goudrons 17mg, nicotine 1.3mg. côté, regarde ailleurs, tente d'aller se mordiller la queue.André donne de la corde et commande avec autorité: \u201cPancho, marche!\u201d Pancho, jeune doberman magnifique, piétine, remue de tous les bords.Le manieur chef tire au bon moment, lance un \u201cnon\u201d strident, et Pancho se met en marche.\u201cPancho, assis!\u201d Résistance sans doute prévue.\u201cPancho, assis!\u201d La main gauche d'André pèse sur l\u2019arrière-train.Le chien baisse et rebondit.Nouvelle poussée verticale de haut en bas.Pancho s\u2019assied.\u201cPancho, marche!\u201d André donne encore de la corde et, miracle, Pancho suit André.Sa maîtresse n\u2019en revient pas.André caresse l'animal et lui dit gentiment: \u201cPancho, bon chien!\u201d La jeune fille à la voix douce vient de voir et d'apprendre beaucoup de choses.André lui dit: \u201cPancho sait plusieurs mots.1l faut lui parler clairement mais sans crier.Il y a une grande différence entre être autoritaire et faire du bruit.\u201d A l\u2019autre bout de la salle, un homme dans la cinquantaine s'agite et s\u2019agenouille près de Fripouille.Un de ses bras encercle le cou du setter irlandais.Le chien a peur et se débat.L'autre main écrase l'arrière de l'animal.Le chien s\u2019écroule sur le côté et fait marcher tout ce qu\u2019il possède de mobile, la tête, la queue et les quatre pattes.Pendant ce temps, le maître, ou celui qui prétend l'être, parle sans arrêt, avec nervosité.Discours incompréhensible, d'autant plus qu'il ne veut pas déranger les autres ni passer pour ridicule.André intervient, redresse Fripouille d\u2019un bon coup à l\u2019étrangleur et le monsieur à cheveux gris le remercie.André lui dit: \u201cLe chien ne comprend pas les grands discours.\u201cEt l\u2019homme dans sa tête se dit: \u201cBon! Finies les explications, les exhorbitations et les mises en demeure!\u201d Et le cours continue.Le professeur demande: \u201cPrati- quez-vous un peu la semaine, à la maison?\u201d Les réponses sont à peu près celles-ci.\u201cNon, pas assez!\u201d André lève les bras au ciel, implore les grâces divines et ne dit rien.Aussitôt, sans avertissement, André lance un grand cri à première vue sans signification: \u2018\u2019Sc- leil!\u201d Tout le monde s'interroge.Soleil est un chow-chow splendide qui ne veut pas demeurer couché.Soleil sait bien son nom.Les dix-neuf autres animaux n\u2019ont pas bougé d\u2019un poil.Seule, la grosse tête à poils roux et drus et à la langue bleue ont fait un angle de quarante-cingq degrés dans la direction de la voix d\u2019André, avant de s\u2019aplatir avec le reste du corps près des pieds de son maître Quelques minutes plus tard, un jeune berger allemand s'énerve, tire sur son bout, rue, monte sur ses pattes arrière, gronde, mord le cuir de sa laisse, retombe et montre sournoisement les dents.André accourt sans se hâter, s'arrête devant l'animal en mouvement.Le maître, pourtant robuste, a perdu la maîtrise de Jupiter.André fixe la bête dans les yeux, et montre lui-même les crocs.Il parle avec autorité et avec des mots simples.Il balance énergiquement son poing en visant avec soin le cou de Jupiter qui évite les coups et en reçoit quelques-uns sur la gueule, plus angoissants que douloureux.Durant quelques secondes, le combat hiérarchique prend place.André gronde fort, il a les yeux exorbités, il est penché sur son adversaire.Qui gronde ie plus?Jupiter ou l\u2019autre.Cela s'appelle mater son chien.L'instinct grégaire, celui de la meute ancestrale, s\u2019éveille chez les autres qui rugissent en choeur, malheureux et agressifs de voir ce qui arrive a leur congénère.La queue de Jupiter tombe entre les pattes arrière et glisse presque sous le ventre.André prend la laisse et part faire un petit tour.L'animal, les oreilles tombées sur le cou, regarde son nouveau maître et se soumet.\u201cMarche! Assis!\u201d et même \u201cCouché!\u201d André le tapote amicalement et le ramène.Une femme tout émue, presque en pleurs, affirme: \u201cJamais, je ne pourrai faire cela!\u201d André l\u2019entend: \u201cAlors, ce sera le chien qui le fera!\u201d Heureusement, le chien que possède la dame est un gentil petit coolie.Ce qui précède s\u2019est fait sans sadisme.André me dit plus tard: \u201cIl ne faut pas anéantir l'animal.Sinon on en fait un peureux.Il faut lui laisser des réactions.\u201d Situation assez tendue, cependant, qui rappelle le dompteur du cirque face à son tigre.André explique laconiquement: \u201cQui doit être le maître?Le chien ou vous?Vous ou le chien?\u201d Alors, les humains se détendent et se rassurent quant à la supériorité de leur race sur la canine.Jai vu déja deux chiens se battre.Leur numéro est toujours pathétique, bruyant, spectaculaire.Puis, l\u2019un des antagonistes, celui qui trouve l\u2019autre trop fort, se laisse glisser sur le flanc et entrouvre les pattes postérieures.Le vainqueur pourrait castrer la vaincu, mais satisfait de sa performance, supérieur ici à l'homme dans des circonstances similaires, il se contente de renifler la zone génitale du perdant.et il s\u2019éfoigne vers de nouvelles conquêtes.Des trucs simples, un conditionnement à base de récompense et de punition, la première quand le chien obéit, la seconde pour le ramener à l\u2019ordre.Strict, sûr de lui, sans reproche et sans peur, le maître est là pour commander, se faire obéir, avec des mots brefs, bien articulés, sur un ton stable sans grincements.Il se dégage de tout cela un principe fondamental: la vraie supériorité sait conserver son statut.En effet, à qui serais-je supérieur si j'annihile l\u2019autre?Mao l\u2019a très bien compris.D'ailleus, les meilleures et durables amitiés commencent le plus souvent par une bataille de coin de rue, une dent cassée ou un oeil au beurre noir.Conditionnement: répétition succincte du même geste, du même vocable, et bénédiction si réussite, excommunication si échec.et nouvel exercice jusqu'au complet succès de l'opération.Le maître doit gagner coûte que coûte' L\u2019humain doit simplifier son comportement en face du canin.Les longues jérémiades, le vocabulaire abstrait, les syllogismes les plus classiques, ça n'a aucun effet et ça mêle.Il faut descendre au niveau de la compréhen- 78 - 21 mai 1977 era éme ete ara - M © Stet sion de l\u2019autre et éviter de dépenser de l\u2019énergie à vide en voulant hisser l\u2019autre à son propre niveau.Un cours de dressage à l\u2019obéissance pour chiens doit commencer lorsque l\u2019animal est jeune car les mauvaises habitudes font des racines très profondes.Le combat risque alors d'être long et inutile et le chien devient parfois plus négatif, plus rétif, voire dangereux.Le chien est capable de fidélité si le maître n\u2019est pas une nouille, ni un ambivalent, ni un sadique.L'homme \u2014 sens générique \u2014 doit représenter pour Soleil, Saga, Socrate et Adolf une image de stabilité, de justice, de paternalisme où se mélangent l\u2019intransigeance et la confiance.Obéir, c\u2019est passé de mode pour l\u2019homme.Le chien, de son côté, dans sa petite philosophie personnelle, comprend mieux que l\u2019homme, être perverti, les limites de ses propres exigences.La récompense aidant, il finit par se considérer comme un être heureux.Pas de promesses stupides, pas de chantages extravagants, comme dans le cas des enfants, l'appréciation dans le cas de l'animal n\u2019a pas besoin de prendre la forme d\u2019un biscuit, d\u2019un bonbon, d\u2019une bricole, d\u2019une bicyclette à dix vitesses.Le maître, lors de ce cours, en profitera, s'il a le moindrement d'intuition, pour apprendre beaucoup sur sa petite personne et sa position dans la hiérarchie sociale où il tente trop souvent d'atteindre les branches les plus hautes sans savoir d'avance s\u2019il souffre de vertige.C'est l\u2019orgueil qui mène le monde, paraît-il, avec ce que tout cela contient de vaines prétentions, de pseudo-participation et de \u201cc\u2019est la faute des autres\u201d.Vers la fin de ce cinquième cours- laboratoire, les vingt maîtres sont parvenus, durant trois bonnes minutes, à faire coucher leur berger, setter, danois, boxer, samoyède, airedale, husky, saint- hubert et compagnie près d'eux, à s\u2019en aller devant, à déposer la laisse sur le sol, à se redresser et à s'éloigner à quinze pieds.Séquence incroyable, toute de silence, de sérieux, de concentration.Le maitre subjugue par la pensée I'animal aplati et docile qui le regarde d\u2019un oeil placide, lui, l\u2019homme, elle, la femme, figure d'autorité, de loi et d'ordre.Il faut essayer de réussir avec le chien ce qui est devenu impossible avec l'enfant.Le maitre jubile dans son for intérieur.Il ressent quelque chose de supérieur a ce que le chat, le serin ou le Poisson rouge ne pourront jamais lui procurer, malgré le miaulement affable, la sérénade matinale et les babines 21 mai 1977 - 19 Ci-contre, de g.à dr.: un chien qui n'aime pas les photographes et a tenté de mordre la main de l'auteur; un propriétaire en fin de cours, on est parvenu à forcer M tous les chiens à se coucher en rang.silencieuses de l'ange dans l'aquarium.\u201cPrincesse! Veux-tu bien venir te coucher, bon, ici, là, bon, comme un bon chien! Sois gentille, là, Princesse!\u201d A éviter, ces platitudes accumulées avec grâce, douceur, sympathie et nervosité.\u201cBrutus! couché a mes pieds.Non.Maudit! Couché! Eh! Téte de cochon!\u201d A éviter, les cris barbares, les jurons inutiles et les remarques désobligeantes qui tombent sur la bête souvent accompagnés de coups de poing impulsifs et de coups de pied agressifs.De plus, le chien se trouve à être confronté à un phénomène de groupe.Il apprend à se socialiser, à ne pas dégringoler dans la folie d'un carnaval idiot où toute valeur est piétinée.D'instinct, Médor a bien envie d'aller flairer les parfums d'autrui, surtout quand il s\u2019agit d\u2019une \u201cbelle fille\u201d à longs poils blancs ou à toison rousse et luisante.La civilisation a ses exigences! H faut savoir se tenir en société.Les hommes ne donnent-ils pas le bon exemple?De toute façon, et c\u2019est bien ainsi, tout chien doit être attaché lorsqu'il vit en ville.H doit être enregistré à l'hôtel de ville, qui vous fait payer un permis annuel de quinze, vingt ou vingt-cinq dollars.Le meilleur spectacle en ville n\u2019est pas Rigoletto, ni les Femmes savantes ou les danseuses minables de nos bars-salons enfumés.Le meilleur show en ville se passe au sous-soi d'un motel de Sainte-Foy, le mardi soir de sept à huit.\u201cMonsieur Desrosiers, croyez-vous que votre méthode pourrait servir a l'éducation des enfants?\u201d Il ne m'a pas répondu directement, mais son silence contenait beaucoup de oui.C\u2019est quand l'enfant commence a parler que les choses se gâtent.D'ailleurs, l'un des premiers mots qu\u2019il prononce avec \u201cpapa\u201d et \u201cmaman\u201d, c\u2019est \u201cnon\u201d.Plusieurs parents rêvent d'un étrangleur qui ne laisserait pas de marque sur la peau du cou.C\u2019est pour cela qu'ils tapent plus bas.Je parle souvent avec mon chien: \u201cJe te le dis, Socrate, tu possèdes une supériorité sur l'homme.Tu ne peux pas savoir à quel point tu es chanceux de ne pas parler.\u201d Il me répond tout de même avec un grand bâillement d\u2019ennui rempli de sons multicolores, avant de coucher sa grosse caboche frisée sur mon pied.\u201cMonsieur Desrosiers, a qui s\u2019adressent surtout ces cours d'obéissance?\u201d Il me répond avec un sourire: \u201cJe crois que dans 90 p.c.des cas, c\u2019est le maître qui subit le dressage \u2026\u201de ep papery SOIR © 7} WASH SEAS A PS EE exe ey ms! a M A I Le monde entier se nourrit des fruits de la ferme! Pain, beurre, viande, pommes de terre, lait, oeufs, légumes et fruits .presque tous les aliments proviennent de la ferme! Les aliments ne poussent pas dans les restaurants ni sur les tablettes des supermarchés, mais il faut les y acheminer à partir de la ferme et une foule de gens y trouvent également leur gagne-pain.Les camionneurs et les cheminots les transportent d\u2019abord de la ferme aux conserveries, aux moulins, aux boulangeries, aux fabriques d'emballages et à des douzaines d\u2019autres entreprises qui dépendent du domaine de l\u2019alimentation.Tout le monde doit se nourrir.À travers tout le Canada, les gens dépendent de l\u2019agriculture pour assurer leur subsistance, que ce soit par la transformation des produits de la ferme ou par la vente aux fermiers de la machinerie, des engrais et autres fournitures agricoles.Voilà pourquoi les politiques gouvernementales visant à maintenir une saine agriculture sont si importantes pour tous les intéressés.Saskatchewan Wheat Pool (POOL La coopérative Saskatchewan Pool fournit les services et installations nécessaires à 71,000 propriétaires de fermes exploitées et agit comme porte-parole des membres en ce qui concerne les politiques agricoles.- | | | | I 1 | | | | | | I | | | | | I | | | | | | | | | | I l I | Pour obtenir un livret concernant la coopérative Pool, poster ce coupon à: Information Division, Saskatchewan Wheat Pool, 2625 Victoria Avenue, Regina, Saskatchewan.Nom Adresse as a es ee ee es | | I I I i | I | | I | | i | | | I | I l I I | | l I | I | | | | L \"NE rt ve 2 Lee hen nil + rng.i 45 = ey So ed oh ta\u2014\u2014 \u2018 $y eee 2 I as nuns ty gi À x [or Spon PP 5 wry P ÿ* Ç 3 \">\" Pe ee.i à = = \u201cà 4 3 er mer pin of er LE J Li [3 eee.RA AOR ar gre = Th à RAR : Aa rer ily Pt A 4 = 7 sereine astres iat ans Le = ran NP AL diesel ace, 3 k 2 ar 4 ets mere te Mabel + moe on dra SLIT IIR perte on re a all rain atte te ass car Says vtr sé AE À dites patate y RE AL xiang Lip U4 pre na RTT Be & i = hy 7 201 gle Ataf « true VE = nca Ser mare ir, oped sr TL PA pease TW = AM QI £4 a wml wa moments ne, 3 en Er rk avr STI TATA vraag pe vr at a ace a ad PE re tan.= ryt ro co am no \u2014 2) 3 )).Tome requires 4e pate = ahr eng mur ~ Catt te - _ Te aan 0000 \u2014\u20142 cet: state st} tan seca 17 or gn
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