Perspectives, 4 septembre 1976, samedi 4 septembre 1976
[" lr es a CR = * NR LR Po ALIN hl S « PES 3 ® = wi er rar rr hc = 2 x= Lee Co LA Be Au a ai 22 = pe FR ox.> WILY WT mé ee 2 £ ve 7 Lai = us a a, 53 x 53 Le aN ; \"4 ny WY a LF .2.Fo 2% ci 2 vor eg, Tare D 24 \u201cx; 2 en oH ra Si Sead » eS aE oy Fe Are ur AA 5 E = 75 ar Pe D \\ ye iB NR si = pont AX MA Lu J Net N \\ a ET | A i ol £1 uh NE Ad dy ar he | + + i TS 3 ® oh Vy, , de A, \\ $ ai = wey Ka bot) £57 EX ) a A LH S ai y à ; i 3 aay | 2 no 4 Ÿ Ta.à 5 Id } [A2 cu RY tS ¥ \\E re aa SRY >, - 2 10 J, ¢ + 33 ] \u201cÀ pas A iy \"i Rae cd @ ny J * * LX 1! A as Re :, À de -3 84 A fa { [BS he a en UV.5 ! Ÿ \u201cÀ Ly C Fr 3 Po % > if AS >.ne as a : 3 sn sw die nette ge poy ai a\u201d we, = \u20ac ee TL [> # an ; oh 4 \u2019 das 5 - Pi) 1 ft ! Am as marraine ef, ward 4 R > ar (3 Vu 2,5 Fi Lr .CE NRPS.- \" Lu 2 - a > pd a 3 x) a > TR Lo A 5, © EER 2) Ly « £ ve ol, £ Je ft I £ Le: LS Bn j x Ÿ 0 a A A vu A LM En PA NL i > => 5 To \u201c % as Lu 220 B éd À ER : T yy » \\ hie LY PAR EVA DARLAN Nous étions partis à bicyclette à la découverte des plages normandes lorsqu\u2018un heureux coup de pédale nous égara à Vers-sur-Mer, entre Houlgate et Cabourg.Une grille en fer, tristement peinte, y cache un des plus inattendus trésors de ia côte normande.C'est à 20 ans que le Portugais Da Costa arrive en France pour rejoindre sa soeur déjà installée en Normandie et chercher du travail.Du travail, il en trouve.Dans une usine.Le pays lui plaît, il décide d\u2018y demeurer.Il épouse une enfant du pays et la vie s\u2019écoule, tranquille et sans histoires.Jusqu'au jour où, âgé de 50 ans, Da Costa se voit frappé d\u2019une grave maladie pulmonaire qui l\u2019oblige à prendre une retraite anticipée.C\u2019est désormais dans une angoisse quotidienne que passent les jours.La retraite est maigre et, si le seul homme de la maison disparaît, que deviendra Mme Da Costa?Mais, têtu et courageux, l\u2019homme décide de vivre.1958: lancement d\u2019une des premières fusées russes.A bord, une petite chienne.Souvenez-vous: Laïka.Ombre grise au tableau de la réussite, Laïka, première cosmonaute, meurt.Et ça, M.Da Costa se refuse à l\u2019admettre, touché dans son amour des bêtes et de la vie.Il décide de lui faire, lui, ce que personne ne lui accorda: un monument.Il se lève, sous l'oeil courroucé de sa femme, allume une cigarette \u2014 interdite par le docteur \u2014, retrousse ses manches et commence à travailler le ciment.C\u2019est sa première oeuvre, sa première création, la reconnaissance de sa présence sur terre à lui, le moribond, défiant le temps.ÿ Et le beau, l'original, le génial, c\u2019est le matériau, Il ramasse tous les verres cassés, tessons de bouteilles, assiettes de porcelaine déchiquetées et en pare le ciment nu et froid pour en faire un rêve de couleur.L'enthousiasme le transporte.Sans être complètement rétabli, il se sent pourtant mieux.I! décide alors de continuer: il mettra son énergie non plus dans des oeuvres profanes, mais bien dans des actions de grâces à celle qu\u2019il a si longtemps priée: Notre-Dame de Fatima.Cela deviendra une passion, de celles que l\u2019on a toujours portées en soi et qui sont d'autant plus intenses qu\u2019on les découvre tard.Les chapelles, statues de saints, reproductions de lieux sacrés se mettent à fleurir son jardin et à briller de tout l'éclat des porcelaines et de sa foi.Et, parallèlement, l\u2019enivrement de la création s'empare de lui.Ni les prières de sa femme, ni les remontrances du docteur ne parviennent à le troubler.Il s'est trouvé, il a trouvé son chemin, sa vie et il entend aller jusqu'à la limite de ses forces.Sainte Rita, Sainte Thérèse, Notre-Dame de Fatima, Notre-Dame de Lourdes, l'interprétation du Sacré-Coeur de Paris se mêlent à de rares oeuvres profanes: Laika, un moulin et une chaise.Tout est mosaïque, faïences dans un camaïeu de bleu et de vert.Les murs n\u2019ont pas été oubliés: poissons, chevreuils, animaux légendaires, mythes réinventés font partie d\u2019un même élan pour s\u2019intégrer à l'unité du monde.Nature et religion, tels sont les thèmes, les RY aspirations de Da Costa.Si par hasard, en Normandie, vous prenez une bicyclette et allez vous perdre entre Houlgate et Cabourg, a Vers-sur-Mer, vous trouverez cette triste grille.Alors entrez et rêvez.e 4 septembre 1976 - 11 DU COM ET LITTE | Pour ia Ville & Diftria Lo A.Première page du premier numéro de la Gazette, le 3 juin 1778.(tr) GAZETTE (m8) > MERCE de MONTREAL.3 Juin 5278.AUX CITOYENS Msssiavas, E me félicite de vous avoir propolé l\u2019é- tibliffement d\u2019un Papier Périodique, non tant par rapport à moi-même » que pat s avantages que vous en recirerez.Je vois que plufeurs d'etre von Melieuns, wen.eurs } + mars Shei préfee de ce doi pot intérefler le Commerce ou d'autres objets qui flaucroit votre curiofité » vous recevez avee empeeffement les offres finceres que je vous 2 faites, de travailler autant qu\u2019il feroit à mon pouvoir pour Ja fatisfattion de cous & on chacon en particulier.of le m'étois propofé de remplir ta Feuille des Averiiffements publics & des affaires qui Joumoicat intésefler Je Commerce.L'vn & autre manquent pour le préfent.Peu d'A- vertiffement, wu que le Pa n'eft pas Encore conau : vous favez , Mefieurs, au bien que moi, J» Grustion préfente quant au merce, ep conféquente je crois n'avnie aucun reproche à recevoir pour ces deux articles, \u2026 Quant aux morcerux variés de Littérature, j'efpêre me mertre à l'abri par le form que je prendrai pour vous procurer ceux que ye eroirai les plus amufants & les plus infruc- fifs.Je n\u2019ignore point la difficulte de plaise à ous à la fois; mais qu\u2019arrivers-t-4?La Feuille qui contiendra une plus grande quantité de matieres férieufes ne plaira pas à Teme L uelques perfomnes , mais bien à d\u2019autres.La demoine uiventé, celui jui n'eûr pas daigné Jetter un coup d\u2019œil fur le Papier précédent, faifira avec avidité le fuivant, parce qu\u2019il flautera fon caraere , ov fera plus à Ia portée de fes connoiffances , les fujets lui ferons plus familiers, les objets peines de mance qu\u2019 n'ait pas befoin de microfcope pour les ap.percevoir : chacun cour à tour y crouvers fon amufement cu fon 1n-\u2018ruétion.Le pere de farmile trouvera des resluurces pour procures de l'éducation 3 fes enfans.Les enfans y front des préceptes dont la pratique fers avanugedfe.Les différentes matieres qui feront tranees plaroat aux ans , deplairont aux autres, (nas chacun aura fon cour.11 et peu de Province qui nent befoin d\u2019encouragement aw ant que celle que nous habitons; on peut dire en general, que tes POTTS ne furent ouverts qu\u2019au commerce des Fhofes qui cendenr à la fatsfaétion des fens, Von semais , &e exute-t-l encore Une Br- bhothéque ou même ie débris d\u2019ane Bibfio- théque qui pulffe dre regarde comme un musumeut , Ron d'une Science profonde , mais de l'envie & du défie de favoir.Vous conviendrez Mcfeurs, que la plus grande parue le font renfertmes dans me, fohere bien drone: ce n\u2019e pas faurs le difpofition ou de bonne volome d'acqué- nt des connoufances , mais faute d\u2019ocreurre Sous le 1egne précédenz vous n'éties mn oan tie ocerpes gue ded troubles qui are votre Province , vous ne recover zg rte o: QUE CE QUI (OUT JUS AIS VOS sari: 20 La vie aventureuse, endettée et libertaire de Fleury Mespiet, fondateur de la PAR JEAN-PIERRE NICAISE En même temps que les Américains fétaient leur bicentenaire avec un gâteau d'anniversaire de 69 000 livres promené sur un navire de guerre, pour la modique somme d\u2019un dollar j'ai visité le château de Ramezay à la recherche du laissé-pour- compte montréalais de la révolution américaine: Fleury Mesplet, le premier imprimeur à Montréal et fondateur \u2014 controversé \u2014 du journal The Gazette.Fleury Mesplet est arrivé dans la métropole du Canada il y a exactement deux cents ans.Sa vie romanesque au milieu d'événements exceptionnels mérite d'être racontée.Né à Marseille le 10 janvier 1734 \u2014 et non près de Lyon en 1735 comme on le croyait encore récemment \u2014, Fleury Mesplet, fils d'un imprimeur de Guyenne, s'installa à Lyon pour exercer son métier.Protestant, admirateur de Voltaire, républicain, il semble avoir eu quelques difficultés sous la monarchie de Louis XVI, notamment pour se procurer du papier, ce qui nous laisse supposer que ce furent là ses raisons pour s\u2019expatrier à quarante ans à Londres où nous le trouvons établi près de Covent Garden en 1773.Huit ans auparavant, il avait épousé Marie Mirabeau, dont la constance et le dévouement ne lui firent jamais défaut.C\u2019est donc à Londres que fut publié le premier livre que nous connaissons de Mesplet, la Louisiane ensanglantée, ce qui nous porte à croire que le jeune imprimeur était déjà hanté par la vision du Nouveau Monde.C'est à Londres également qu'il rencontra celui qui devait exercer une si grande influence sur sa destinée: Benjamin Franklin.Franklin voyageait en Angleterre à cette époque et la présence à Londres d'un éditeur français, publiant un livre sur la Louisiane, ne pouvait le laisser indifférent.Il ne fait aucun doute que Mesplet fut séduit par les idées libertaires dont l\u2019habile 12 - 4 septembre 1976 4 azetie diplomate était l'interprète, puisque, muni d'une lettre de présentation au Congrès de Philadelphie, il venait bientôt s'établir en plein centre révolutionnaire et, comme il était le seul imprimeur français de cette ville, le Congrès lui confia l'impression d\u2019une brochure de 16 pages adressée Aux habitants de la province de Québec dans le but d'engager les Canadiens à se joindre aux treize Etats révoltés contre l'Angleterre.Nous sommes en 1774, année où l\u2019Acte de Québec, en rétablissant l'exercice du droit civil français et la liberté du culte, rendait caducs les meilleurs arguments de Franklin.Qu'importe! Si cet appel du Congrès ne produisit pas les résultats attendus, il eut pour effet de révéler à son imprimeur un champ d'action qui lui parut séduisant et, dès le commencement de 1775, Mesplet partait pour Québec en voyage de reconnaissance, laissant sa femme se débattre à Philadelphie avec ses nombreux créanciers, qui devaient le poursuivre toute sa vie.Nous pouvons croire que Mesplet décida dès cette date de s\u2019installer à Montréal, puisqu'il retournait a Philadelphie à l'été 1775 avec un contrat des MM.de Saint-Sulpice pour l'impression d\u2019un petit livre intitulé Règlement de la confrérie de l\u2019adoration perpétuelle du S.Sacrement et de la bonne mort.Le Congrès de Philadelphie poussait alors activement ses opérations militaires au Canada, afin de profiter des sympathies qu'il s\u2019y était ménagées pour amener ce pays, de gré ou de force, à faire cause commune avec lui dans sa révolte contre l'Angleterre.Une armée d'invasion s'empara de Montréal; Montgomery marcha sur Québec où il fut tué dans la nuit du 31 décembre 1775, et trois commissaires \u2014 Franklin, Chase et Carroll \u2014 furent chargés de prêcher le nouvel ordre révolutionnaire aux Canadiens dès le printemps suivant.Toutes les conditions étaient requises pour que Mesplet réalise son projet Suite page 14 Wo Choix de couleurs Ivoire.or et rouge SEULEMENT 14 TÉLÉCOULEURS COMBINENT LA LAMPE-ÉCRAN LA PLUS PERFECTIONNÉE QUI SOIT ET LA GARANTIE LA PLUS COMPLETE.CE SONT TOUS DES TOSHIBA BLACKSTRIPE.Derrière la lampe-écran de nos télécou- leurs se cache un nouveau concept.Nous l'appelons BLACKSTRIPE® Les images qu'il vous apporte sont tellement claires, tellement nettes, tellement précises, que depuis son apparition sur le marché tous nos compétiteurs essaient de l'imiter.lls n'y sont pas encore parvenus.C'est du moins ce que nous croyons-et ce que vous découvrirez sans doute si vous faites vous auss! la comparaison.Mais une image parfaite, ce n'est pas encore assez.ll faut aussi pouvoir s\u2019y fier.Une image toujours parfaite, voila une autre caractéristique du télécouleur BLACKSTRIPE® En fait, nous avons une telle confiance dans nos télécouleurs qu'ils portent la garantie la plus complète sur le marché.Une garantie de 30 mois, pas moins.Couvrant tout: toutes les pièces, et le service.À En contact avec l'avenir domicile.Et, contrairement à un certain nombre de nos concurrents, notre garantie est gratuite.Nous ne pensons pas que vous puissiez trouver mieux ailleurs.Même en y mettant le prix.Mais ne nous croyez pas sur parole.Faites- en l'essai vous-même.Le télécouleur Toshiba est en montre dans tous les bons magasins.ÂAllez-y.Déterminez la meilleure image.Identifiez la meilleure garantie.|| vous restera à choisir entre 14 modèles.Tous des Toshiba BLACKSTRIPE® 4 septembre 1976 - 13 \u201cSivous étiez obligée de travailler sous ces lumières, vous utiliseriez les mouchoirs Royale vous aussi.\u201d \u201cIl faut que je prenne bien soin de ma peau.Après avoir passé six heures sous les lampes chaudes avec beaucoup de maquillage, je n\u2019utiliserais pas n'importe quel mouchoir pour ma peau.Mais le mouchoir Royale c\u2019est autre chose; il est doux comme de la ouate et il absorbe bien la crème sans devenir gluant.Ny Grâce à leurs trois au \\ - épaisseurs, les mouchoirs Royale de Facelle sont merveilleusement doux et délicats.De plus, ils sont très résistants et très absorbants.\"FACELLE\" \"Royale marques déposées de Facelle Limitée, une l'liale de ls Compagnie Internationale de Papier du Canada.Fleury Mesplet, fondateur de la Gazette d'établissement à Montréal.|! put facilement convaincre le Congrès qu'un imprimeur serait fort utile pour répandre les appels de sympathie, mais il n\u2019obtint qu\u2019un maigre subside de $200 pour transporter son imprimerie au Canada.Un de ses amis, M.Berger, avança $4 000 dans l\u2019entreprise pour faire patienter ses créanciers, acheter du matériel et préparer le départ.Le 18 mars 1776, Mesplet partait de Philadelphie avec sa femme, son prote Alexandre Pochard et deux ouvriers, sans oublier son matériel ainsi que l'édition destinée aux MM.de Saint-Sulpice.La petite caravane passa par Albany, suivit les lacs George et Champlain et descendit le Richelieu dans des barques.Une fausse manoeuvre dans les rapides de Chambly endommagea sérieusement sa cargaison.It semble que toute l\u2019édition du Règlement fut ainsi détruite, à l'exception de trois ou quatre volumes.C\u2019est pourquoi le premier livre imprimé à Montréal pour remplir le contrat de l'original ainsi perdu porte la mention de \u201cnouvelle édition\u201d.Le 6 mai, Fleury Mesplet et son équipage atteignaient Montréal.Hélas, la situation avait bien changé! Voyant que les Canadiens faisaient la sourde oreille à ses avances de collaboration, Franklin retourna à Philadelphie dès le 11 mai.Ses collègues partirent à leur tour le 22 du même mois et Mesplet, qui comptait s\u2019installer dans la cave du château de Ramezay où les commissaires américains avaient établi leur quartier général, se vit obligé de se retirer à l\u2019hôtel avec tout son personnel et d'y rester pendant onze jours avant de pouvoir louer une maison rue Capitale, entre les rues Saint-Sulpice et Saint-François-Xavier.À cet emplacement se dresse aujourd\u2019hui la Banque d'Epargne sur laquelle une plaque commérative a été apposée, rue Notre-Dame.Le 10 juin 1776, l'armée américaine commandée par le général Arnold évacue Montréal.Désormais Fleury Mesplet est seul, bien décidé, coûte que coûte, à monter son imprimerie.Le 18 juin, il est arrêté avec tout son personnel et gardé en prison.Le 14 juillet, il recouvre sa liberté, les autorités étant sans doute bien aise de disposer d'un imprimeur de métier et d'une presse, choses rares à l\u2019époque.Il n\u2019y en a que deux autres au Canada: la première à Halifax, installée en janvier 1752 par John Bushelle et qui imprime le Halifax Cazette;la seconde à Québec où le 21 juin 1764 Brown et Gilmore ont lancé la Gazette de Québec publiée dans les deux langues officielles et qui aura une vie glorieuse de 110 ans.A peine libéré, Fleury Mesplet, que vient d'abandonner son prote Alexandre Pochard, se met courageusement au travail.En septembre 1776, Montréal voit donc la naissance de son premier livre sorti de la presse de Mesplet, le Règlement de la confrérie.Il contient 40 pages d'un format 4\u201d x 34\u201d et la reliure en est plutôt rudimentaire.La même année, il publie une tragédie pour le Séminaire de Montréal sous le titre de Jonathas et David et il est même en mesure d'offrir au public un volume de 610 pages intitulé Cantiques de Marseille qui porte l'indication d'impression à Québec, on ne sait encore pourquoi.En 1777, Fleury Mesplet commence la publication de sa série d\u2019Almanachs et projette de lancer sa Gazette.ll écrit a Son Excellence Guy Carleton, chevalier du très honorable ordre du Bain et gouvemeur en chef de la Province de Québec, pour obtenir l'autorisation de publier \u2018un papier public\u2026restreint aux différents avis que les négociants et autres voudront y insérer, aux affaires du commerce et à la littérature, j'aurai soin d'écarter tout ce qui pourrait porter le moindre ombrage au gouvernement et à la religion.Il n'y sera même fait aucune mention des affaires présentes\u201d (sic).La réalisation de ce désir devait cependant être le point de départ de ses plus grandes infortunes.Pour son malheur il s\u2019associa un journaliste de talent, mais hélas pour lui querelleur, ivrogne et révolutionnaire, en la personne de Valentin Jautard qui ne manqua jamais de donner un coup de griffe au gouvernement ou au clergé sous le pseudonyme de \u2018spectateur tranquille\u201d.Le premier numéro de l'ancêtre de The Gazette parut le 3 juin 1778 sous l'en-tête de \u201cGazette du Commerce et littéraire, pour la Ville et District de Montréal, sur quatre pages de format 10\u201d x 74\u201d.Un mois après la parution de ce premier numéro, sir Guy Carleton, offensé des articles qu'il estimait tendancieux, enjoignait à Mesplet et à Jautard d\u2019avoir à boucler leurs malles et à quitter le pays.Heureusement pour eux, Haldimand vint remplacer Carleton au gouvernement du pays à la fin de ce même mois de juillet et, cédant aux promesses d\u2019amendement des coupables, il suspendit l\u2019ordre de bannissement, se contentant de leur donner un censeur.Ce censeur étant retourné en Angleterre peu de temps après, il ne fut pas remplacé et les deux compères s'en donnèrent à coeur joie, relançant ainsi leur Gazette interrompue.A la suite d\u2019un article persifleur de Jautard intitulé Tant pis, tant mieux, le 2 juin « J AY ems VW \u2019 \u2014\u2014 TT Te - -> em.me ama * Pe MN oe WN OY pu se TG 3003 = pit u 2 7 \u201c\u20ac = 3 PED a] - TTY YY ~~ .\u2014 mar oran eva en te er mem wo vem.i Pomme AY WY ee « wa Bo he EE ) pun 1779, Haldimand ordonnait la fermeture de l'imprimerie et faisait enfermer Jautard tint et Mesplet à la prison de Québec.Ils devaient y rester plus de trois ans, multipliant les pétitions, pour finir par s'en échapper avec la connivence manifeste des autorités qui avaient trouvé là le moyen d'éviter un procès.De retour à Montréal, Mesplet se remit au travail avec courage, ressortant bientôt la Gazette qui lui tenait tant à coeur, source de tous ses ennuis.Sa publication devait d'ailleurs être de nouveau interrompue pour être reprise le 9 juillet 1795 par Louis Roy sous le titre de Cazette de Montréal.Quelques jours plus tard, Edward Edwards déclarait son intention de faire revivre la Gazette de Montréal de Fleury Mesplet, ayant acheté son équipement.Il y eut donc en 1796 deux Gazette! et un procès qu'Edwards gagna.C\u2019est en sa personne qu\u2019il convient d'ailleurs de voir le véritable fondateur de The Gazette qui paraît ainsi sans interruption depuis 180 ans.Mais revenons à Fleury Mesplet.En consultant le procès-verbal de la saisie pratiquée sur ses biens quelques années plus tard, ainsi que l\u2018\u2019inventaire dressé après sa mort, on a retrouvé les titres de 77 publications différentes dont le premier livre édité en langue iroquoise et également le premier livre en latin.L'imprimeur eut donc une vie professionnelle chargée, d'autant plus que pendant toutes ses tribulations sa situation financière ne s\u2019était guère améliorée, tant s\u2019en faut! Mesplet n\u2019avait jamais pu rembourser un sou à son bailleur de fonds, Berger, de Philadelphie.Bien plus, il devait à Joseph-Marie Désautels, tailleur de Montréal, une avance de huit mille livres que celui-ci lui avait faite au temps du lancement de son premier journal, et diverses sommes à d\u2019autres créanciers formant un total d'environ 25 000 livres.Bien qu\u2019il présentât de nombreuses requêtes au Congrès de Philadelphie pour se faire au moins rembourser des pertes que sa mission au Canada et son emprisonnement lui avaient causées, il ne lui fut accordé que $426.50 sur une réclamation totale de $9 450.Pis, il ne put même pas échanger les billets émis par les Américains! Berger eut la générosité de réduire sa créance de $4 800.à $1 200, qui ne lui furent cependant jamais payés.Fatigué d'attendre, Désautels fit saisir les biens de son débiteur en 1785 et leur vente rapporta environ $660 dont $290 représentaient le prix d'adjudication de la presse et du matériel d\u2019imprimerie acquis par Edward-William Gray qui comptait faire une bonne affaire.ll dut toutefois louer le tout à Mesplet, au risque de ne jamais être payé, Fleury Mesplet étant encore à l\u2019époque le seul imprimeur de la ville.Une épreuve encore plus grande que les embarras d'argent lui était cependant réservée: le Ter septembre 1789, Marie Mirabeau, sa compagne, mourait à l\u2019âge de 43 ans, épuisée sans doute par le chagrin et les privations.Le 23 avril 1790, Mesplet épousait une jeune fille de 23 ans, Marie-Anne Tison, qui lui apportait un petit héritage bientôt utilisé pour l\u2019achat de nouveaux caractères d'imprimerie en remplacement du vieux matériel que Gray refusait de renouveler.Ce second mariage fut cependant de courte durée.Le 24 janvier 1794 Fleury Mesplet mourait à l\u2019âge de 60 ans, après trois ans et 9 mois d'union avec sa jeune femme, sans laisser d\u2019\u2018enfant de l'un ou l\u2019autre de ses deux mariages.L'inventaire de la succession accusait une situation pénible: les meubles et effets personnels atteignaient la somme de $783.Le passif s'élevait à plus de $3 500.Marie-Anne Tison devait donc renoncer à la communauté et à l'héritage pour se retrouver doublement dépossédée.Si les requêtes de Mesplet au Congrès nous sont parvenues, de même que de nombreux autres documents; si nous pouvons déduire de la lecture du procès-verbal de saisie que Mesplet était un homme de goût, bien habillé et entouré d'objets de qualité, nous sommes en revanche incapables de tracer, ni même d'esquisser le moindre portrait physique du célèbre imprimeur.Aucune peinture ou dessin ne nous restitue ses traits.Au contraire de son ami Franklin, nul sculpteur n\u2019a cherché à l'immortaliser.Mais peut-être Fleury Mesplet était-il modeste.De nos jours, une presse à bois miniature, deux paires de photocopies mal tirées de documents de l\u2019époque, une autre photocopie d'un article paru en 1908 sur Mesplet dans la Revue populaire, et en partie erronné: voilà tout ce que nous sommes capables de réunir autour de la mémoire du père de l'imprimerie à Montréal.Brouillon sans doute, peut-être porté sur la bouteille, mais certainement courageux et amoureux de son métier \u2014 ses livres sont bien imprimés \u2014, Fleury Mesplet, deux cents ans après son installation à Montréal, mérite un autre hommage de ses concitoyens que cette sinistre exposition que présente le château de Ramezay.e Ye El \u201cCe soir cest lediner aux chandelles, au vin, avec unp'tit coup de main de Royale.\u201d \u201cUne dernière vérification avant qu\u2019il arrive.Le vin est au frais, les hors d'oeuvre sont prêts.Maintenant, essuyons les verres avec l\u2019essuie-tout Royale; il est doux et il n\u2019y a pas de problème de charpie.Moi j'utilise les essuie-tout Royale pour tout, à partir du polissage jusqu\u2019au nettoyage; je les aime tellement; peut-être parce que je déteste tellement le travail de maison.\u201d PA Grâce à des To - milliers de coussinets épais, Yessuie-tout Royale de Facelle absorbe bien et rapidement; il est à la fois très doux et très résistant.\u201cFACELLE\u201d \u2018\u2019Royale'\u2019 marques déposées de Facelle Limitée, une Hiale de la Compagnie intemationale de Papier du Canada.(5 A terre 22 sa te re = PS L: a 3 d Lf ui a Ce » Fi cl nF 7 Mer Un [ol Pe + di Lu #5 at \u201cse CI se a] LE d i p> st wy, & Ce Cl d 2 el 8 L Ed d n p i rw oe 5).Lécole de cuisine de Margo Over JE lecon: bs aux oeufs P E fa id p bi d LA la mer a es \u2014 pl et p Ul he P fe $ b re 4 À A \"25 \u20ac + 55, fl be\u201d Cl # ot al pea q a hi le 2a re A sc Feu.i ¥ = di p Tr fc bey : 5 oF 5 ar, H # pe al re Das \u201cx.- ro: TPE TEN WT, La créme aux oeufs est remarquablement facile a faire.Elle est pourtant la base de desserts magnifiques.Elle ajoute aussi une texture intéressante à certains plats de résistance.La crème aux oeufs est un mélange cuit d'oeufs et de lait, sucré lorsqu'il est utilisé comme dessert.On peut cuire cette crème directement sur le feu, c'est-à-dire sur le dessus de la cuisinière; le produit obtenu est alors pris mais un peu trop mou pour être démoulé.On peut aussi cuire la crème au four et sa texture est plus ferme.La crème molle peut être servie sans apprêt; elle constitue un excellent dessert.On l'utilise aussi comme sauce, sur les poudings et les fruits, elle constitue un ingrédient de base de la crème glacée et, lorsqu\u2019on I\u2019épaissit d'un peu de fécule de maïs ou de farine, elle devient une garniture pour les gâteaux et les tortes.Les variations et les utilisations diverses de la crème aux oeufs sont multiples et nous en parlerons la semaine prochaine.Maîtrisons d\u2019abord les deux façons de faire la crème aux oeufs de base: au four et directement sur le feu.Pour la crème faite au four, il vous faudra 6 ramequins ou petits moules de 5 ou 6 onces ou, si vous le préférez, un plat de 1% pinte, tous ces ustensiles, bien sûr, pouvant supporter la chaleur du four, une casserole pour chauffer le lait et un batteur à oeufs.Ajoutons une plaque de 1% à 2 pouces de profondeur et suffisamment grande pour qu\u2019on puisse y disposer le ou les plats utilisés pour la crème, une cuillère de bois et un couteau de table.Pour la crème cuite directement sur le feu, ou crème molle, je recommande un bain-marie quoi qu'il soit possible de réussir la crème dans une casserole épaisse posée directement sur la flamme.La chaleur excessive et une cuisson un peu prolongée font parfois que la crème se défait et devient trop liquide.Un bain-marie rend plus facile le contrôle de la chaleur.Je recommande aussi que cet ustensile soit en verre ou, à tout le moins, émaillé puisque certaines casseroles de métal foncent un peu la couleur de la crème.H faut aussi une cuillère de bois, une autre de métal et un batteur à oeufs.La texture de la crème dépend de la proportion d'oeufs entiers et de jaunes d'oeufs par rapport au lait.Avec 1 oeuf pour 1 tasse de lait, vous obtiendrez une crème très délicate, presque impossible à démouler.Avec 14 oeuf pour chaque tasse de lait, vous obtiendrez une crème plus ferme qui gardera sa forme quand on la démoulera.Avec 2 oeufs pour 1 tasse de lait, la crème sera riche et veloutée et aura vraiment du corps.On peut faire la crème avec des oeufs entiers, des jaunes d\u2019oeufs seulement ou un mélange des deux.L'emploi des jaunes d'oeufs seulement donne la crème la plus riche et la plus veloutée.Si vous utilisez des oeufs entiers et des jaunes, vous vous apercevrez que l'addition de chaque jaune d'oeuf fera la texture de la crème plus fine et plus satinée.Dans les recettes qui suivent, j'ai donné des indications pour que vous puissiez utiliser des oeufs entiers ou seulement des jaunes; à vous de décider ce que vous préférez.Le liquide utilisé est habituellement du lait entier.Mes tests me l\u2019ont prouvé toutefois, on peut aussi obtenir une crème excellente, et avec du lait écrémé ne contenant que 2 p.c.de matière grasse, et avec de la crème.On utilise parfois d'autres liquides: caramel, café ou jus de fruits, pour parfumer la crème.Depuis qu'on pasteurise le lait, il n\u2019est plus vraiment nécessaire de le chauffer jusqu\u2019à ébullition avant de l'ajouter à la préparation.Il est quand même préférable de le faire car la crème cuit plus rapidement quand le lait est ajouté chaud et risque moins ainsi d\u2019être cuite trop longtemps.Pour sucrer la crème, on utilise généralement du sucre blanc granulé.Mais la cassonade fait aussi très bien l'affaire, de même que le sucre et le sirop d'érable, le miel et la mélasse.J'ai parlé d'essence de vanille liquide dans mes recettes mais la vanille en gousse donne de meilleurs résultats.Si vous en avez, coupez en deux, en longueur, un bout de gousse de vanille et ajoutez les morceaux au liquide pendant que vous le faites chauffer; vous les jetterez ensuite.(Recette de base) 2 tasses de lait 4 jaunes d'oeufs ou 2 oeufs entiers YA de tasse de sucre 1 pincée de sel 1 cuil.à thé de vanille Muscade (facultatif) Chauffer le four à 350°.Avoir sous la main 6 ramequins ou petits moules de 5 ou 6 onces ou un plat à cuire de 1 pinte.Mettre au four une plaque suffisamment grande pour recevoir les ramequins ou le plat à cuire et contenant environ 1 pouce d'eau bouillante ou à tout le moins très chaude.Certaines recettes suggèrent de mettre, dans le fond de la plaque, une clayette, ou une serviette de cuisine pliée, ou du papier brun épais pour en isoler complètement les ramequins durant la cuisson; ceci n'est pas nécessaire aussi longtemps que l\u2019eau dans la plaque ne bouille pas.Chauffer le lait jusqu\u2019au point d\u2019ébullition.Battre les jaunes d'oeufs ou les oeufs entiers (voir note).Ajouter le sucre, le sel et la vanille et battre pour mêler tous ces ingrédients.Ajouter le lait bouillant, petit à petit eten brassant.Cette façon de faire est importante.Car si l\u2019on ajoute le lait chaud trop rapidement aux oeufs, et à plus forte raison si l\u2019on n\u2019emploie que des jaunes d'oeufs, ils se réchaufferont trop rapidement et formeront des grumeaux.On peut passer le mélange, à ce moment, si l\u2019on veut être absolument sûr qu'il est parfaitement lisse.Verser le mélange dans les ramequins ou dans le plat à cuire et le saupoudrer de muscade.Disposer les ramequins ou le-plat dans la plaque d'eau bouillante, dans le four.L'eau doit être bouillante, c\u2019est-à-dire très chaude, mais ne jamais vraiment bouillir car ce surchauffage provoquerait la formation de petits trous dans la crème, ce qui rendrait sa texture moins fine, ou encore amènerait les éléments de la crème à se désorganiser et a ne plus former qu'un mélange un peu baveux.Cuire au four, de 40 a 45 minutes si l'on a utilisé les ramequins, de 45 a 50 minutes si la créme est dans un seul plat, ou jusqu\u2019à ce qu\u2019un couteau inséré dans la crème, près du bord du plat, en ressorte sec.Ne pas s\u2019en faire si la crème semble un peut tremblante au centre bien que le couteau en soit ressorti sec.La crème cuira encore un peu après sa sortie au four, à cause de la chaleur qui s'y trouve accumulée, et sera ferme une fois refroidie.Retirer immédiatement les ramequins ou le plat de la plaque d\u2019eau pour que la crème commence tout de suite à tiédir.Servir un peu tiède, c\u2019est-à-dire à la température de la pièce, ou bien refroidi.Je conseille toutefois de réfrigérer la crème si la cuisine est très chaude.Cette crème, en effet, est un milieu où les bactéries peuvent se multiplier rapidement.(6 portions) Note: quand on ne démoule pas la crème, il est bien qu\u2019elle ait une petite couche brunie sur le dessus.Si l\u2019on a battu les oeufs suffisamment pour qu\u2019ils forment un peu de mousse sur le dessus de la crème quand on la verse dans les moules, on obtiendra cette belle surface un peu dorée car la texture de cette mousse, étant différente de celle de la crème plus solide dessous, rôtira bien.Mais si l\u2019on a l\u2019intention de démouler la crème, le dessus doré n\u2019a plus d'importance et je conseille alors de ne pas trop battre les oeufs pour que la crème reste plus ferme.(Recette de base) 1% tasse de lait 4 jaunes d'oeufs ou 2 oeufs entiers V4 de tasse de sucre %Y% de cuil.à thé de sel 1% cuil.à thé de vanille Chauffer le lait au point d\u2019ébullition, dans la cassserole supérieure d'un bain-marie mais en plaçant celle-ci directement sur le feu.Battre les jaunes d'oeufs (ou les oeufs entiers), dans un petit bol.Ajouter le sucre et le sel, en mélant bien.Ajouter le lait bouillant, petit à petit, pour ne pas réchauffer les oeufs trop rapidement et y faire ainsi des grumeaux, et en brassant.Verser le mélange dans la casserole supérieure du bain-marie et la disposer au-dessus d\u2019eau frissonnante.L'eau du bain-marie ne doit jamais bouillir et la casserole supérieure ne doit pas toucher l\u2019eau dessous.Cuire, en brassant constamment, jusqu'à ce que la crème adhère à une cuillère de métal.Ce moment est facile à déceler.Impossible en effet de s\u2019y tromper, la crème s'attache à la cuillère plutôt que d\u2019en couler.On peut présumer environ 10 minutes de cuisson.Retirer du feu immédiatement et refroidir rapidement la crème en plaçant la casserole qui la contient dans de l\u2019eau glacée.Brasser souvent pendant ce refroidissement pour laisser échapper la vapeur et empêcher ainsi qu'une pellicule se forme sur le dessus de la crème.Si la crème a l'air de tourner pendant la cuisson, c'est qu'il y a trop de chaleur.Retirer immédiatement du feu, refroidir rapidement dans de l\u2019eau glacée, pour arrêter la cuisson, et battre la crème, au fouet ou au batteur rotatif, jusqu\u2019à ce qu'elle soit bien lisse.(Environ 1% tasse) La semaine prochaine: emplois divers de la crème aux oeufs.e 4 septembre 1976 - 17 PE ry pe a \" A { 7 = = ed De A ; N Os y Pi ae Te ~~ Xf W Woe Célébrez le § ° 6e anniversaire du colone ders - y A ar Ah Hy avec un'Cass 166: ASE Fae .Pe, - pl (ite 2 ns 2e Aas Fa # 3e ze A Be fus BY 20 mm a J 7 Fa re i i £2 > + = wg ; 4\" ss = Ars (73 - pas Nr gi.A Fd er jeas> ig _ ia EE rw + 06 à M rs 2 5) ab = à \u2026 a i\u201d L i 2e 1 \\ Rs % \u20ac Ar hote, i » fn, 4 ; Gari , 4 \u2018 2 morceaux de délicieux 7 Lente ly, Poulet Frit a 1a Kentuc = Vi 7m i accompagnés de frites dorées La recette du col Sanders de \u201cjeudi le9 $ eptembre let Frit à la entucky UNE COMPAGNIE CANADIENNE.seulement.Colonel Sanders et ses aides le font \u2018 \u2018bon à s'en lécher les doigts\u2019 LE 18 4 septembre 1976 Moi je ne la bouclerai pas! ENCORE UNE FOIS de vaines et stupides ambitions électorales vont plonger le Québec dans le chaos et hâter sa ruine.Ah! quand aurons-nous enfin la sagesse d\u2019élire des hommes politiques qui peuvent contempler l'avenir sur deux ou trois générations, qui voient au-delà de la prochaine élection et dont les gestes ne sont pas motivés uniquement par le souci de gonfler les rangs de l'électorat?Sous couvert de la sécurité routière, le ministre des Transports vient d'imposer la ceinture à tout le monde, sauf aux policiers et aux femmes enceintes qui en sont exemptés grâce a leurs grosses bedaines.A priori, on peut croire qu\u2019il s'agit d'une mesure humanitaire contre laquelle on serait bien mal venu de s\u2019élever.Commentateurs et éditorialistes sont donc tombés dans le panneau.Chacun y est allé de son petit papier élogieux vantant les mérites de la ceinture, le courage et l'audace du ministre des Transports et émettant le voeu que le bon peuple se plie \u201cpour son bien\u201d à cette loi salvatrice.Pour l'inciter a le faire, le ministre a fait imprimer de belles grandes affiches proclamant que \u201cl\u2019automobile se porte avec une ceinture\u201d et les policiers ont distribué quelques contraventions rapides à des automobilistes pris en flagrant délit de ceinture.Aujourd'hui, à peine un mois après la proclamation de la loi, les automobilistes voyayent en toute quiétude, bien ficelés à la banquette, sourire aux lèvres.Malgré toutes les admonestations, chers amis, moi je ne la bouclerai pas! Je vais boucler ma ceinture parce que c'est la loi et que je suis respectueux des lois, mais je vais dénoncer publiquement les motifs sournois qui nous ont valu la ceinture et mettre la population en garde contre ses conséquences terribles sur les générations futures.Selon des statistiques sérieuses, si tous les automobilistes bouclent leurs ceintures, le nombre de morts et blessés de la route peut diminuer de 20 p.c.et même de 30 p.c.si on réduit en même temps la vitesse limite comme on l\u2019a fait.Je me contente de prendre pour acquit le chiffre moyen de 25 p.c.que personne n\u2019osera contester.Savez-vous ce que ça représente ce 25 p.c .?Evidemment, dans l'esprit du gouvernement et de son ministre des Transports, il s\u2019agit d\u2019un grand nombre d\u2019électeurs de plus et, ce qui plus est, d\u2019électeurs qui devraient voter pour le gouvernement en place puisqu'ils lui devront la vie ou \u2018l'intégrité physique\u201d.Cette politique hautement électoraliste a des conséquences terribles et jattire tout de suite l'attention de mes lecteurs les plus raisonnables sur les plus catastrophiques.Si 25 p.c.des automobilistes qui devraient normalement prendre le chemin de la vie éternelle ou celui de l'hôpital rentrent à la maison sains et saufs, nos routes seront bientôt encombrées à un point tel que plus personne ne pourra y circuler.On me dit qu'au Québec, la route met \u201chors d'état de nuire\u201d de façon permanente à peu près 5 000 automobilistes par an.Environ 10 000 autres sont éloignées de nos routes et de nos rues pour une période variant de quelques jours à quelques mois.À cause de la ceinture, dès la première année, 4 000 automobilistes pourront continuer de rouler, 5 000 l\u2019année d\u2019après, 6 500 la troisième année et ainsi de suite.La progression est géométrique.Plus il y aura d'automobilistes, plus il y aura d'automobiles! Quand on sait que de toutes les automobiles qui circulent sur nos routes, la plupart sinon toutes sont importées, inutile de dire jusqu'à quel point la ceinture de sécurité aura une influence désastreuse sur notre \u201cbalance commerciale\u201d.Je ne veux même pas parler de l'impact qu\u2019elle aura à long terme sur la consommation d'essence et d'huile.Je voudrais humblement faire remarquer au ministre des Transports que sa loi sur le port obligatoire de la ceinture menace de façon dramatique l'équilibre écologique de la route en mettant un frein brutal à la sélection naturelle qui s'opérait, gardant un équilibre relatif entre le nombre de milles de routes et le nombre des conducteurs.Si cet argument n'arrive pas à l'émouvoir, je souligne de plus que c\u2019est parmi les plus jeunes que la route exerçait sa sélection la plus cruelle et que ce sont eux que la nouvelle loi gardera en vie.Si le ministre des Transports jette un coup d\u2019oeil sur les derniers sondages, il constatera que pour chaque libéral que sauvera la ceinture, elle gardera en vie deux péquistes et demi.Est-ce vraiment ce qu'il cherche?La semaine prochaine En ces temps où l\u2019on parle beaucoup de grippe porcine, Hélène-Andrée Bizier et Jacques Lacoursière évoquent les ravages de la grippe espagnole, en 1918.Dans le même numéro, Jean-Michel Wyl nous parle d\u2019un vol supersonique qu'il a fait dans un avion militaire canadien.[7S Bu MHOME] 55 COLONIES FRANCAISES! - 10° Visitez 26 excitantes colonies et ex-
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