Les affaires, 6 juin 1992, Cahier 2
[" GC A H ~~ P E G i A L Premier ag réés \u20ac e sera la première fois cette année que l'Ordre des comptables agréés du Québec organisera un forum plutôt qu\u2019un congrès.Quelle est la différence ?« Le coût surtout, a expliqué aux AFFAIRES Bruno Dupuis, coordonnateur du forum.Alors que nos congrès se déroulaient sur deux jours, le forum ne prendra qu'une seule journée.Ce changement nous permet de demander seulement 90 $ par personne, un tarif qui tient compte du contexte économique actuel difficile.» L'événement se tiendra le lundi 15 juin, à l'hôtel Radisson-Les Gouverneurs, ex-Le Grand Hôtel et ex-Regence Hyatt.Les organisateurs attendent environ 400 personnes.En prévision de cet événement, le journal LES AFFAIRES donne, dans les pages qui suivent, un avant-goût des questions qui feront l'objet des discussions sur place, en plus de traiter de quelques thèmes généraux concernant la profession.Le thème de cette année Rester professionnel même quand les temps sont difficiles : mission possible ?colle davantage à la réalité des membres de l'Ordre que par les années passées, estime M.Dupuis.Alain Paris, président de l\u2019Ordre des comptables agréés et vice-président associé de Poissant Thibault-Peat Marwick Thorne, aura l'honneur de lancer la journée.Il sera suivi de Jacques Ménard, vice-président du conseil de Burns Fry, de Léon Courville, premier vice-président exécutif, affaires générales, de la Banque Nationale, et de Denis Dionne, premier vice-président, placements et investissements, du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec, qui feront une présentation du contexte économique, financier et politique et de son impact sur la profession.Après le dîner, six autres conférenciers viendront entretenir l\u2019auditoire de différents sujets dont la mise à jour des normes comptables, la gestion d\u2019entreprise en période de crise, les pressions en période difficile, les attentes des usagers, etc.Ces conférenciers sont : Dominic D\u2019Alessandro, président de la Banque Laurentienne; Jean-Claude Gagnon, président des Parfumeries Dans un jardin; Jean La Couture, président et chef de la direction de La Garantie, Compagnie d\u2019assurance de l\u2019Améri- \u201cAFF MONTRÉAL, LE SAMEDI 6 JUIN 1992 Les comptables agréés doivent faire face à un environnement mouvant.Les barrières entre les professions s'estompent, les obligeant à élargir leur champ d'action.Au même moment, l'indépendance des comptables est remise en question.A LES Hu II=CQ / EN Le Nance et de A VM) T gies nN CAHIER B 8 PAGES .COMPTABLES que du Nord; Gérard A.Limoges, associé directeur général de Caron Bélanger Ernst & Young; Pierre Robitaille, vice-président directeur, finances et planification, du Groupe SNC; et Martine Laberge, associée chez Samson Bélair/Deloitte & Touche.DOMINIQUE 0000000 FROMENT L'INDÉPENDANCE DU COMPTABLE, UN PROBLÈME D'UNE GRANDE ACUITE Les zones grises dans les relations client/comptable risquent de croitre avec l'élargissement du champ d'action de la profession p.B-2 Phole Jea+uy Farads, LES AFFAIRES Le syndic de l'Ordre des comptables agréés du Québec, Raymond Morel signale que la récession n'a pas fait augmenter les plaintes déontologiques.DES PRESSIONS DE PLUS EN PLUS FORTES Le marché de la vérification est saturé et la concurrence se fait de plus en plus vive Martine Laberge, première femme associée au bureau de Samson Bélair à Montréal, estime que la question des honoraires sera celle des années 90 ENVIRONNEMENT: UN NOUVEAU CRÉNEAU POUR LES COMPTABLES p.B-8 CE \u2018 - >. - LES AFFAIRES, samedi 6 juin 1992 - Cahier spécial B-2 ALESICONMPTABLES!AGREESII l'indépendance du comptable, un problème d'une grande acuite « M \u2018indépendance du comptable constitue un problème d'une grande acuité et le défi qu\u2019elle représente risque de devenir encore plus grand au cours des prochaines années », a déclaré Raymond Morcel, syndic de l\u2019Ordre des comptables agréés du Québec.Lors de l'entrevue accordée aux AFFAIRES, M.Morcel s'est toutefois constamment référé au code de déontologie actuel des comptables agréés, ramenant le débat sur le fait, par exemple, que ce code interdit à un vérificateur de siéger sur le conseil d'administration d'une société dont il fait la vérification ou d\u2019en détenir des actions.Toutefois, la question n\u2019est pas là, selon quelques autres * 3 commentateurs.I] y a des si- 2 tuations de conflit d'intérêt \u201c flagrant, interdites par le code bien sûr.Mais, il y a aussi des zones grises dans lesquelles se placent parfois les vérificateurs, censés rapporter en toute impartialité la vérité.Comme le signalait en entrevue Gérard A.Limoges, associé directeur général de Caron Bélanger Ernst & Young, « sans dire des faussetés, d y a toujours moyen de ne pas dire toute la vérité ».Pas plus de plaintes La situation économique n\u2019a pas eu pour effet d\u2019augmenter le nombre de plaintes déontologiques contre les oa Paracts LES AFFAIRES Raymond Morel, syndic de l'Ordre des comptables agréés du Québec, affirme que la situa- tlon économique n\u2019a pas eu pour effet d'augmenter le nombre de plaintes déontologiques contre les comptables.comptables.En 1989-90, 138 plaintes ont été déposées et, de ce nombre, 10 ont été référées au comité de discipline.En 1990-91, il y a eu 99 plaintes dont trois seulement sont passées devant le comité de discipline.En 1991-92, 15 des 110 plaintes ont été référées a ce comité.I n\u2019y a donc pas de tendance à la hausse, a constaté M.Morcel.Pourtant, dans un discours qu'il faisait récemment, le président du conseil de l'Institut canadien des comptables agréés (ICCA) s'est montré beaucoup plus préoc- UN BURACK SILVERMAN COMPTABLES AGREES © CHARTERED ACCOUNTANTS H3Z 185 TÉL.: (51 FAX: (51 4670, STE-CATHERINE OUEST MONTRÉAL (QUÉBEC) 4) 934-8888 4) 938-9999 cupé par la question.« La profession comptable doit résoudre un certain nombre de problèmes complexes dans le contexte des faillites et des échecs financiers survenus récemment dans le monde, a déclaré Peter Held.« C\u2019est pourquoi la profession doit s\u2019attaquer de façon proactive aux questions critiques auxquelles elle est confrontée aujourd'hui, en particulier l'opinion erronée qui grandit dans le public quant à la responsabilité qui incombe aux vérificateurs de détecter toutes les fraudes.» M.Held faisait allusion notamment à la fraude de la Banque de crédit et de commerce et à la dilapidation des fonds de retraite de Maxwell Communications, des événements que les médias ont abondamment couvert.« La profession ne doit pas risquer de compromettre la réputation dont elle jouit pour son indépendance, son intégrité et la qualité de ses services, a ajouté M.Held.Nous devons prendre des mesures afin de préserver la confiance du public à notre égard.» Question de l\u2019indépendance M.Morcel a eu beau affirmer que « l'indépendance est la pierre angulaire de la profession », son apparent détachement sur cette question tranche avec le cri du coeur lancé par M.Held.La question de l'indépendance se posera néanmoins avec plus d'insistance au cours des prochaines années, les comptables voulant offrir une gamme de services de plus en plus large à leurs clients.« Plus un comptable offre de services à un client, plus il risque de perdre son objectivité », a pour sa part déclaré Louise de Martigny, directrice de la normalisation en vérification à l'ICCA, préférant ce terme à celui d'indépendance.Contrairement à M.Mor- cel, Mme de Martigny va bien au-delà des normes contenues dans le code de déonto- prévoir « Ke grand défi des années à venir pour les vérificateurs sera de pousser plus loin leur analyse pour tenter de prévoir l'avenir au lieu de seulement constater le passé », a déclaré aux AFFAIRES Louise de Martigny, directrice de la normalisation en vérification à l\u2019Institut canadien des comptables agréés (ICCA).« Notre plus gros projet consiste à établir des normes de certification qui permettront aux vérificateurs d'élargir leur champ d'activités pour pouvoir donner une assurance sur l'avenir d\u2019une entreprise et non seulement sur ses états financiers.I s'agit là d\u2019un projet considérable qui nous prendra plusieurs années », a précisé l\u2019associée de Raymond, Chabot, Martin, Paré qui a été prêtée à l'ICCA pour une période de trois ans.Mme de Martigny se référait au fait qu'il y a une foule de choses qui ne ressortent pas dans les états fi- Le défi des verificateurs des annees 1990 nanciers.Ce n\u2019est pas parce qu\u2019une entreprise montre un déficit qu\u2019elle est mal administrée et ce n'est pas non plus parce qu\u2019elle a réalisé un bénéfice qu'elle est bien gérée.« Les problèmes de fonds de roulement, de liquidité el de compétitivité d\u2019une entreprise, l'absence de formation du personnel, une stratégie de marketing déficiente ou le manque de recherche et de développement, tout cela ne paraît pas dans le bilan financier.Et pourtant, Dieu sait si ces éléments sont importants pour l'avenir d\u2019une entreprise, a lancé Mme de Mar- tigny.« Il faudra élaborer un encadrement pour permettre aux vérificateurs d'aller plus loin que la simple constatation des bons ou des mauvais coups de la direction des entreprises pour l'année qui vient de s\u2019écouler.C\u2019est une tâche colossale, mais capitale pour l'avenir de notre profession.» logie de la profession dans sa réflexion.« Si un comptable fait l\u2019implantation d'un système de gestion chez un client, il sera bien mal placé pour dire par la suite que ce système ne fonctionne pas.» La formation est primordiale Parmi les mesures à envisager pour permettre à la profession de s'adapter à ce contexte plus concurrentiel qui exerce de plus en plus de pressions sur les comptables, Peter Held a surtout fait état de la formation.« Les vérificateurs devraient apprendre à être plus sceptiques et à remettre en question l\u2019hypothèse selon laquelle la direction d\u2019une entreprise agit toujours de bonne foi », a-t-il affirmé.De là à parler de complaisance, il n\u2019y a qu\u2019un pas.M.Held croit de plus qu\u2019il est impératif de clarifier les limites de la profession de comptable agréé aux yeux du public \u20ac et Jes comptables eux-m Ti i DOMINIQUE FROMENT a EE ar RMR Toes M CERTES\" COURS ay sper Tv Nearie coh mwas Jo 4 LEE ALE EP TTL OE ALL ME SB GR REE ESB) Les pressions se font de plus en plus fortes sur les comptabl \u20ac&Z omplexité des instruments financiers, attentes plus élevées des clients, évolution rapide du contexte économique, tout cela et bien d'autres choses encore exercent de fortes pressions sur les comptables agréés.« Les problèmes sont de plus en plus importants pour les c.a., a admis Martine Laberge, la première femme associée au bureau de Montréal de Samson Bélair/De- loitte & Touche.La réalité est difficile à vivre.« La concurrence est vive parce que le marché de la vérification et de la comptabilité est saturé au Canada.I] y a des clients qui changent de firme pour payer moins cher.Ce n\u2019est pas une solution très intelligente, mais nous devons vivre avec cela.D'ailleurs, la question des honoraires sera celle des années 1990 dans notre profession.» Réduire les coûts Les entreprises veulent donc payer moins cher pour les services de vérification.Gury Parades LES AFFARES Photo Juar agrees Martine Laberge, associée au bureau de Montréal de Samson Bélair/Deloitte & Touche : « La question des honoraires sera celle des années 1990 dans notre profession.» Pour répondre à leurs attentes, les comptables agréés devront réviser leurs méthodes en conséquence.« Les comptables plus âgés se souviennent du temps où ils vérifiaient toutes les transactions des entreprises, « E_es barrières entre les professions tombent, avec pour conséquence que d\u2019autres professionnels, les avocats et les notaires notamment, ont commencé à jouer dans les plates-bandes des comptables agréés.Nous n'aurons pas le choix : nous devrons nous aussi élargir notre champ d'action.» C'est du moins ce qu\u2019a déclaré aux AFFAIRES Gérard A.Limoges, associé directeur général de Caron Bélanger Ernst & Young.M.Limoges a ajouté que, pour compenser cette perte de marché, des firmes, parmi les plus importantes, ont étendu leurs tentacules à l\u2019extérieur des limites traditionnelles de la profession.Caron Bélanger constitue d\u2019ailleurs un bon exemple de cette diversification.Le bureau de comptables de la Place Ville-Marie offre maintenant des services de consultation en technologie de l'information, en actuariat, avantages sociaux et rémunération, des services a poursuiv: Mme Laberge.Aujourd'hui, ce n\u2019est plus possible.On doit recourir à l\u2019échantillonnage statistique, une méthode qui s'apparente à celle utilisée dans les sondages d'opinion publique.» Toujours dans le but de ré- Les c.a.devront élargir leur champ d'action de recherche de cadres, de fusions et acquisitions et même des services linguistiques.« Je pense que ces services additionnels peuvent devenir une source de revenus intéressante pour les comptables, a convenu Martine Laberge, associée de Samson Bélair/Deloitte & Touche.Si une entreprise a suffisamment confiance en nous pour nous confier sa vérification, nous pouvons sans doute lui rendre d\u2019autres services.» duire leurs coûts pour pouvoir offrir des services à des prix plus bas, les firmes de comptables agréés ont aussi remplacé une partie des stagiaires par des comptables expérimentés.« Les c.a.d'expérience demandent des honoraires plus élevés, mais, comme ils effectuent le travail plus rapidement, il en résulte une économie en bout de ligne », a expliqué aux AFFAIRES Mme Laberge.Les instruments financiers, qui sont devenus très complexes, et l'évaluation du risque environnemental, deux aspects de la vérification dont on ne parlait même pas il y a quelques années, causent maintenant de sérieux maux de tête aux c.a.En outre, la débandade de géants tels Steinberg et La- valin, pour ne nommer que ceux-là, a considérablement accru la pression sur les comptables.« Avec un contexte économique qui évolue aussi rapidement, nous nous demandons comment prévoir ces choses-là, a déclaré Mme Laberge, qui avait justement Lavalin comme cliente.Chose certaine, il va falloir améliorer la qualité de la formation parce qu'elle n'évolue pas assez vite pour suivre le marché.» Moins de profondeur De son côté, Gérard A.Limoges, associé directeur général de Caron Bélanger Ernst & Young, va même jusqu\u2019à dire que les pressions des clients forcent certaines firmes de c.a.à tourner les coins ronds pour réduire leurs coûts.« Quelquefois, nous n'avons pas le choix, a-t-il admis.Quand on ne peut plus facturer que 400 heures pour une vérification qui en prend normalement 500.» Par tourner les coins ronds, M.Limoges entend, par exemple, faire moins de vérification au hasard, selon la méthode d\u2019échantillonnage statistique mentionnée plus haut.Ces sondages réduits ont pour effet d'augmenter la marge d'erreur.Pour comprimer leurs dépenses en période difficile, certaines entreprises demandent également à leur vérificateur de procéder à une simple revue au lieu d'une vérification, pour la moitié du prix.« Comme les cadres de ces entreprises savent que la surveillance a été relâchée, cette solution peut encourager les fraudes, a soutenu M.Limoges.Surtout qu\u2019avec les nombreuses mises à pied de cols blancs, la fidélité à leur employeur n'est plus ce qu'elle était.I] peut devenir tentant pour un haut salarié de se constituer un petit bas de laine au cas ou il serait licencié.» Les comptables agréés vivent une autre pression.Des entreprises ayant enregistré des résultats moins bons que prévus essaient de convaincre leur vérificateur de présenter la situation sous un angle un peu moins noir que la réalité.« Je ne connais pas de vérificateur qui ne dit pas la vérité, mais certains ne disent pas toujours toute la vérité, a ironisé M.Limoges, surtout en période de récession.On peut aussi mettre les beaux chiffres au début du rapport et les plus sombres à la fin, en sachant que personne ne lira jusque là.Ces pressions rendent les vérificateurs mal à l'aise parce qu\u2019ils ont peur de perdre leur client s'ils refusent de jouer le jeu.» Union DOMINIQUE PETRIE [IAA RAYMOND COMPTBLES AGREES Representation internationale 1320.BOUL GRAHAM BUREAU 200 MONTREAL (QUEBEC) H3P 3C8 TÉLÉPHONE (514) 342 4740 \u2014 TÉLÉCOPIEUR (844) \"77 4048 INTERCONTINENTAL ACCOUNTING ASSOCIATES (eloads Jayed - Ze6T unl 9 1pawes \u2018S3HIv44v S31 £8 HAREL, DROUIN & ASSOCIES COMPTABLES AGRÉÉS Pour des services comptables personnalisés.MONTRÉAL LAVAL LONGUEUIL ANJOU ILES-DE-LA-MADELEINE 507, Place D'Armes 2550 Daniel-Johnson 101, boul.Roland-Therrien 7151, rue Jean-Talon Est 675, rue Principale bureau 800 bureau 410 bureau 440 bureau 702 Cap-aux-Meules 845-9253 682-7272 677-5286 355-0550 (418) 986-5122 .Membre du Groupe LA.International Interaudit LES AFFAIRES, samedi 6 juin 1992 - Cahier spécial B4 A [HAN Une spécialité reconnue depuis une quinzaine d'années La juricomptabilité profite de l'augmentation des fraudes H_ es juricomptables, pour qui le crime profite en toute impunité, sont des spécialistes fort courus depuis peu.Le ralentissement économique a eu un impact direct sur l'augmentation des fraudes et la nécessité de recourir à ces détecteurs de falsifications comptables sophistiquées.Stéphane Drolet, directeur au service de juricomptabili- té de Poissant Thibault/ Peat Marwick Thorne, explique que les difficultés rencontrées par les entreprises et leurs employés ont effectivement entraîné la multiplication des cas de fraudes.METRO-RICHELIEU le professionnalisme de l'Ordre des Comptables salue Plus fréquents a I'interne au cours des années 1980, les abus et malversations issus de relations d\u2019affaires augmenteront davantage au cours des prochaines années, selon lui.Les fraudes les plus fréquentes ont trait à des détournements de fonds à l\u2019aide de faux chèques.La plupart du temps, explique M.Drolet, ces cas surviennent à cause des contrôles internes insuffisants.Terrain propice « Très souvent, relate-t-il, on confie à la même personne un trop grand nombre de tâches incompatibles entre elles.Bénéficiant la plupart du temps d\u2019une confiance totale, elle a d'autant plus de facilité à camoufler ainsi sa fraude.» Parmi les firmes comptables canadiennes, Poissant Thibault/Peat Marwick Thome est celle qui a poussé le plus loin la spécialité de juricomptable.Son bureau de Montréal y affecte 12 personnes à plein temps.Dans la cause célèbre opposant l'homme d\u2019affaires Guy Monpetit à un investisseur japonais qui avait prêté 39 M$ à sa firme Gigamos, un associé-directeur de chez Poissant Thibault, Pierre St- Laurent, a été nommé à titre d\u2019inspecteur par la Cour.Ce rôle était confié à un comptable agréé pour la première fois au Canada.Reconnue comme spécialité depuis une quinzaine d'années au Canada, la juri- comptabilité a connu un essor impressionnant au cours des cing dernières années.« Des pertes pouvant s\u2019élever jusqu\u2019à 4 milliards de dollars par année sont attribuées aux crimes économi- AUTRES TEXTES EN PA GES B-6 À B-8 ques au Canada, souligne M.Drolet.Le Québec est plus vulnérable à cause du grand nombre de PME et du taux de chômage élevé.» Les juricomptables seront retenus par la Cour afin d\u2019interpréter les rapports déposés par les experts-comptables des parties à un litige financier ou comptable.Appelés à scruter les colonnes de chiffres dans leurs moindres détails, ils pourront déceler la preuve d\u2019une fraude à partir d\u2019un élément jugé insignifiant par un vérificateur financier, guidé pour sa part par le critère d'importance relative dans l\u2019établissement de son jugement.Causes variées Les conseillers juridiques demandent leur appui pour évaluer les dommages subis par leurs clients impliqués dans des causes très variées.Les réclamations dans le domaine de la construction, les cas de responsabilité civile, les différends entre actionnaires et les ruptures de contrats exigent parfois l\u2019intervention des juricompta- bles.Quoique plus rarement, le droit criminel met à contribution la juricomptabilité afin d'établir encore une fois la valeur des dommages subis par une victime ou de faire ressortir les motifs financiers du criminel.Les faillites frauduleuses, paiements de commissions secrètes, extorsions, blanchiment de capitaux et même assassinats sont mis en lumière par des arguments rigoureusement quantifiés.Un juricomptable de Toronto a ainsi été appelé à témoigner au procès d\u2019un ex- policier accusé d\u2019avoir assassiné sa femme.Sa culpabilité, soupçonnée à partir de la souscription d'une forte prime d'assurance peu de temps avant le crime, a été étayée en démontrant que son rythme de vie secret dépassait largement le niveau de ses revenus.En dernier lieu, les juri- comptables offrent aussi leurs services directement aux entreprises pour sensibiliser leurs dirigeants aux risques de fraude, les aider dans leurs enquêtes et instaurer des mesures de prévention.En leur qualité tout à la fois de vérificateur et de détective, ils doivent alors débusquer derrière les chiffres les exactions possibles.Formation sur le tas La formation de juricomp- table s\u2019acquiert sur le tas en travaillant avec des associés senior possédant une solide expérience.Même aux États-Unis, les universités commencent à peine à offrir cette spécialisation.Des séminaires fréquents, des avis et commentaires émis par les instituts de comptables et de vérificateurs et un programme de cours en évaluation d\u2019entreprises peuvent compenser toutefois pour le manque de formation encadrée.« Le juricomptable type, affirme M.Drolet, doit posséder une base solide en comptabilité et en vérification.Ses deux plus importantes qualités personnelles doivent être son sens de l'écoute et sa capacité à mettre dans un ordre logique des faits sans liens Am » [TARLETON VALLIER LAPIERRE H_ 'Ordre des comptables agréés du Québec offre sa collaboration au gouvernement du Québec pour faire une étude et faciliter le débat public sur la fiscalité québécoise.C'est ce qu'a déclaré en substance aux AFFAIRES Alain Paris, président de l'Ordre et associé chez Thibault Marchand/Peat Mar- wick & Thorne à Montréal.L'Ordre des c.a.offre ses services pour recueillir de l'information pertinente et faire des recherches.L'Ordre est également disposé à utiliser son réseau régional pour recueillir des informations pertinentes en région.Rejetant l'idée d'une vaste commission d'enquête, l\u2019Ordre des c.a.propose plutôt une table de concertation et un débat public transparent sur les enjeux des finances publiques et de la fiscalité québécoise.« Nous croyons qu\u2019une telle étude et qu\u2019un tel débat s'imposent si l\u2019on veut que la société soit en mesure d'affronter les défis reliés à la compétitivité accrue des entreprises », a affirmé M.Paris.Selon M.Paris, il est urgent de réévaluer le niveau de dépenses et les priorités du gouvernement de même que le niveau des impôts et l'assiette fiscale du gouvernement.Voici, selon l\u2019Ordre, les aspects de la fiscalité québécoise qui devraient être réévalués, voire réformés : 1.évaluer les différentes formes de revenus du gouvernement, impôts des particuliers et des entreprises, taxes à la consommation, taxes foncières, profits des sociétés d\u2019État.« II est faux de dire que la taxation des entreprises baisse; la baisse des taux d\u2019impôt des entreprises a été compensée par des hausses Photo : Jean-Guy Paradis LES AFFAIRES is Alain Paris : des taxes sur la masse salariale et le capital », a commenté M.Paris; 2.évaluer les charges fiscales supportées par les différentes catégories de contribuables, y compris les entreprises, et comparer ces charges avec celles des autres provinces et des autres pays industrialisés; 3.évaluer l'équité et la progressivité des impôts et des taxes; 4.réduire la complexité des lois fiscales car celle-ci entraîne des coûts énormes tant pour les gouvernements que pour les contribuables.« La simplification devrait être un objectif de nos lois »; 5.mieux harmoniser les lois fédérales et provinciales.L'Ordre regrette que la TVQ provinciale qu\u2019on a voulu harmoniser avec la TPS fédérale comporte plusieurs différences avec la taxe fédérale.Dans le même esprit, on devrait, selon M.Paris, étudier la possibilité de ne présenter qu'une seule déclaration d'impôt sur le revenu pour les deux gouvernements, ce qui réduirait le fardeau administratif de tout le monde.M.Paris affirme que les taxes élevées et complexes sont une source d\u2019exaspération pour les contribuables, conduisent à l'évasion fiscale et diminuent notre compétitivité collective tout en minant nos efforts de relance de l'économie.Rester professionnel Dans un autre ordre d'idées, l\u2019Ordre des c.a.a récemment entrepris de sensibiliser ses membres à la nécessité de rester le plus professionnel possible malgré les contraintes de la récession.« On essaie de renforcer chez nos membres l\u2019idée « La simplification devrait être un objectif de nos lois.» d'être plus prudents » face aux conflits d'intérêts possibles et aux difficultés que l'Ordre des sion, a expliqué en substance M.Paris.En période difficile, plusieurs entreprises sont portées à exiger plus de tolérance du vérificateur qui doit signer leurs états financiers.Avenir de la profession La profession traverse actuellement une période difficile sur le plan du marché du travail.Outre la récession qui diminue momentanément l'emploi, l'informatisation de la profession a pour effet de transformer profondément le travail des comptables.L'Ordre a créé un comité qui a pour mission d'étudier l'avenir de la profession.Alain Paris ne croit pas que la profession soit menacée.« On a perdu et on va encore perdre des emplois de type technique.Par contre, la profession s'intéresse à de nouveaux domaines, tel le financement d'entreprises.La consultation prend de plus en plus d'importance et cette LEC ALO PTA ELE RE FR NÉS Débat public sur la fiscalité : comptables agréés.offre sa collaboration à l'État Cette problématique conjoncturelle et structurelle a un impact majeur sur le marché du travail pour les c.a.et tout particulièrement pour les étudiants qui doivent faire un stage pour l'examen uniforme de l'Institut des comptables et les nouveaux membres de l\u2019Ordre qui arrivent sur le marché du travail.« L'Ordre a déjà une banque de noms de comptables en disponibilité, mais on va devoir développer ce service », a dit M.Paris sans préciser que l'Ordre pourrait bien se doter éventuellement d\u2019une sorte de bureau de placement.L'Ordre des comptables agréés du Québec compte aujourd\u2019hui 14 000 membres, comparativement à 8 000 en 1982.La moitié des membres oeuvrent en pratique privée et au sein de bureaux de comptables.Les autres occupent des postes de gestion dans les entreprises et les autres mi INH JEAN-PAU rencontrent les entreprises tendance ira en s\u2019accen- ; clientes à cause de la réces- tuant », de dire M.Paris.STOCK =\u2014=] ANALYSE FONDAMENTALE \u2014\u2014\u2014 GUIDE PUBLICATIONS INC.S.V.P,.inclure votre chèque et ajouter la T.P.S.de 7%.Publication mensuelle Exemplaire échantillon Données et ratios financiers à partir des rapports annuels et périodiques de plus de 1 000 compagnies inscrites à la bourse de Montréal et à la bourse de Toronto.- 119 $ par année 12$ Version électronique: Comprenant: STOCK GUIDE PUBLICATIONS Inc.19385 Southbranch Road Casier postal 160 Williamstown, Ontario KoC 2J0 Tél.: (613) 931 - 2897 - 599 $ par année Une base de données de 1 000 titres, incluant cing années financières, profils de société, etc.Les programmes requis pour lire, filtrer et lister la base de données.Disquettes de présentation 5 1/4\" ou de 3 1/2\" au prix de 10$.fe1ogds Jaiyed - Z66T uinl 9 \\pawes \u2018S3HIVidV S31 sa Des conseillers d\u2019affaires de 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Prin CE a [YT ARTHUR ANDERSEN ARTHUR ANDERSEN & Co, SC LES AFFAIRES, samedi 6 juin 1992 - Cahier spécial B-6 Price Waterhouse Comptables agréés, conseillers en gestion 1250, boul.René-Lévesque ouest Bureau 3500 Montréal (Québec) H3B 2G4 Téléphone : (514) 938-5600 rs 8 LATE @ LOVER dede OR TEP HN Service de conseils en gestion\u2018 Seconder nos clients en leur fournissant des moyens pour être plus concurrentiels ainsi que des services de qualité, c'est la stratégie que nous appliquons depuis maintenant un siècle et demi.Grâce à notre réseau de 451 bureaux répartis dans 111 pays, nous pouvons répondre efficacement aux besoins de notre clientèle.Place de la Cité (Sainte-Foy) 870-2635, boul.Hochelaga Québec (Québec) G1V 4W2 Téléphone : (418) 658-5782 = > > -_ he -\u2014 oo mj « TINT 11] nm TE TT RE TT TTT TT fr \u201ca SA ll 110 oO LL | X | BLE welll on IR Des mandats élargis Comptes publics : comptables plus B__ kyrielle d'histoires d'horreur dévoilées annuellement par les rapports des vérificateurs généraux crée l'impression que les gouvernements contrôlent de moins en moins leurs agissements.En réalité, ce sont principalement les normes d\u2019analyse comptable qui embrassent davantage.Etant donné leurs mandats élargis, depuis 1977 au fédéral et depuis 1985 au provincial, les vérificateurs généraux accordent plus d\u2019attention à la façon dont sont gérés les fonds publics.Au lieu de s'attarder uniquement à la conformité des états financiers, ils doivent aussi déterminer si l'administration de l'État est menée en fonction de l'optimisation de ses ressources.Jean-Pierre Fortin, vérificateur général adjoint et responsable des sociétés d\u2019Etat au gouvernement du Québec, a indiqué aux AFFAIRES que les nouvelles règles étaient apparues au fédéral à la suite des travaux de la Commission Lambert.Les principes de la vérification intégrée font maintenant partie des approches adoptées aux deux principaux échelons de gouvernement.Pris au sérieux De la même manière que la vérification financière tient compte de principes comptables généralement reconnus, la vérification intégrée a fait apparaître la notion de principes de gestion généralement reconnus.Il s'agit des normes que partagent les organismes gérés en fonction de critères d'efficience, en obtenant des résultats à coûts raisonna- EE 735 bureaux dans 118 pays Le savoir-faire en affaires Laliberte | anctot Coopers & Lybrand Montréal (514) 876-1500 Québec (418) 522-7001 Comptables agréés Conseillers en management AÉROPORTS DE MONTRÉAL Richard Cacchione, Vice-président, finances et administration; Philippe Duval, Vice-président, ressources humaines; Jacques Lagassé, Vice-président, affaires gouvernementales et secrétaire de la société.AMERICAN EXPRESS CANADA Patrick A.Gedge, Vice-président et directeur général du Groupe Chèques de Voyage.ASSOCIATION DES MANUFACTURIERS DU QUÉBEC Membres du conseil des Gouverneurs : Claude Boivin Robert D.Murray, C.M.André Normand Guy Saint-Pierre André C.Sarasin J.Marc Turcotte Claude Rivard Richard Le Hir.ts NOMINATIONS «vois Les nominations suivantes ont été publiées dans le Journal LES AFFAIRES durant le mols de MAI 1992 ASSURANCE-VIE DESJARDINS Membres du conseil: Lucien Caouette Liliane Denis Giuseppe Di Battista Ronald Thériault Denise Verreautt.ASSURANCE-VIE DESJARDINS Ghislaine Laberge, Vice-présidente Placements hypothécaires.ATLAS-GEST INC.Me Jean-Louis Tétrault, Vice-président affaires juridiques et corporatives et secrétaire corporatif.AUDIT BUREAU OF CIRCULATIONS Robert White, Vice-président, Canada.CONFÉDÉRATION, COMPAGNIE D'ASSURANCE-VIE Robert W.Martin Membre du conseil d'administration.COMPAGNIE D'ASSURANCE UNION COMMERCIALE DU CANADA Gerry 8.Stafford, Président du Conseil et Président et chef de la direction.PHAMACENTRES CUMBERLAND LTÉE Michel Gagnon, Vice-président exécutif, membre du conseil d'administration.DIALOGUE/BWCK Jean Éthier, Chef de projets, relations publiques.FONDATION JEAN LAPOINTE INC.André Gingras, Président du conseil d'administration.GENOTECH INC.Danielle Bisson, Directrice, Communications et Marketing.IMASCO LIMITEE Peter C.Maurice, Administrateur.MERCK FROSST CANADA INC.Cecil Pickett, Ph.D.Vice-président du Centre de recherche thérapeutique; André Marcheterre, Vice-président aux Ventes.POLYGEC GROUPE-CONSEIL Marcel Leclerc, Président du conseil d'administration et membre de l'exécutif; Léon Aubin, Président de l'exécutif et directeur général, Marc Samson, Vice-président du conseil d'administration et membre de l'exécutif.PREMIER, CABINET D'AFFAIRES PUBLIQUES Yvon Charbonneau, Vice-président principal et associé de la firme.RADIO-QUÉBEC Daniel Beauchesne, Vice-président, programmation.SOBECO ERNST & YOUNG Lorette Fontaine, c.o, Conseillère principale en réaffectation; Michel Damphousse, Directeur principal, services conseils en organisation et réaffectation.STENTOR POLITIQUES PUBLIQUES TÉLÉCOM INC.Vice-présidents: Peter Barnes Norine G.Heselton Michael N.Murphy Greg van Koughnett.TELEGLOBE INC.André LeBel, Président et Chef de la direction de Téléglobe Canada; Bruno Ducharme, Chef de la direction financière de Téléglobe Inc; Martin Fournier, Président et Chef de l'exploitation de Téléglobe International.UNITED WESTBURNE INC.John À.Hanna, Vice-président principal, finances et administration et chef de la direction financière; Kenneth J.Morrison, Vice-président principal, développement corporatif.Pour de plus amples renseignements concernant la publication de vos avis de nomination, appelez-nous au (514) 842-6491 te fan ie ral ie Lig tes normes d'analyse generales bles, et d\u2019efficacité, en atteignant les objectifs pour lesquels ils existent.« C'est relativement jeune, a affirmé M.Fortin.Il est sûr que cela à eu pour effet de sensibiliser davantage la population à certaines aberrations qu\u2019on retrouve dans la façon de gérer les fonds publics.» En raison de sa nouveauté, la vérification intégrée n\u2019a pas elle-même subi d'analyse pour savoir si l'effort en vaut la chandelle.L'exercice est en effet beaucoup plus coûteux que la simple vérification traditionnelle.Le travail des vérificateurs généraux exige maintenant de consacrer beaucoup de temps afin de mieux connaître les organismes passés au peigne fin.« II faut établir des critères et identifier les grandes fonctions tout en surmontant la réticence des dirigeants », a noté M.Fortin.L'expérience a démontré que les observations justifiées du vérificateur général sont, dans les faits, prises au sérieux et que des corrections sont apportées.Dans certains cas, il pourra arriver que des gestionnaires soient en mesure de démontrer que leur façon de faire est la bonne.Le vérificateur général se rangera alors à leur avis.Le point de vue adopté est celui du gros bon sens en se mettant dans la peau du contribuable moyen et non pas a la place des premiers bénéficiaires d'un programme en particulier.Le ministre responsable de la Société de développement industriel (SDI) s\u2019est ainsi porté à la défense de cet organisme pour soutenir que le ralentissement économique expliquait ses difficultés dans le recouvrement des prêts aux entreprises.Pour M.Fortin, il est normal que le vérificateur général ait alors « recommandé de documenter davantage les éléments de risques financiers inhérents aux entreprises aidées.Dans une perspective politique, on peut donner une autre interprétation à la mission de la SDI en période difficile.En nous limitant à la loi constitutive de l\u2019organisme, il incombe à nous de voir comment l'argent est dépensé ».La pratique de la vérification intégrée a suscité des réactions plutôt défavorables de la part des gestionnaires.Plusieurs soutiennent que les vérificateurs généraux sont mal placés pour faire l'évaluation de l\u2019efficacité de leur travail, étant trop peu au fait des contraintes qui leur sont propres.Afin de soustraire leur gestion à un examen de fond en comble, certains gestionnaires ont commencé à produire ce qu'on appelle la déclaration de la direction sur l'efficacité de son service.Le rôle du vérificateur général, dans un tel contexte, se limiterait à produire un rapport d'attestation à l'effet que l'évaluation des gestionnaires est fiable.Quoique diversement reçue par les professionnels de la vérification intégrée, la déclaration de la direction a été endossée comme procédure acceptable par la Fondation canadienne pour la vérification intégrée.Cet organisme réunit, depuis 1980, les vérificateurs législatifs et les grands bureaux de comptables au Canada.M.Fortin a d\u2019ailleurs indiqué que les bureaux des vérificateurs généraux ont admis implicitement que le mandat de vérification intégrée débordait la compétence des comptables agréés en embauchant des avocats, psychologues, économistes, ingénieurs et des gestionnaires.« À Loto-Québec, il est évident que la fonction marketing revêt énormément d'importance et que les lumières d\u2019un spécialiste dans le domaine seront utiles au vérificateur général pour se former un jugement », a expliqué M.Fortin.Si la déclaration de la direction devenait une pratique courante, le travail de vérification intégrée serait considérablement réduit.Le vérificateur général reprendrait ainsi son rôle traditionnel, se contentant de donner son Zpprobation à un rapport roduit par au tion penne Desforges, Charbonneau, Germain, Mc Sween Comptables Agréés 8175, boul.Saint-Laurent, 3e étage Montréal (Québec) H2P 2M1 Tél.: (514) 385-9432 \u2014 Télécopieur : (514) 385-9441 Jacques Davis Lefaivre & Associés comptables agréés Une présence qui compte Bureaux: Montréal et Laval Sociétés affiliées: Joliette et Saint-Remi LA LISTE DE PRESSE DETAILLEE.RADIO - TÉLÉVISION - IMPRIMÉS - ETC.PLUS DE 10 000 NOMS ET INSCRIPTIONS ABONNEMENT ANNUEL SEULEMENT APPELEZ POUR VOIR CLUB DE PRESSE BLITZ MONTRÉAL: (5 14) 722-4121 #, ce mes pe lé seul domaine où nos.Cones OLS fe précieux Solidement établie: au COMPTABLES AGRÈES CONSEILLERS EN GESTION Ell CARON BELANGER ERNST & YOUNG VOUS POUVEZ COMPTER SUR NOUS le1oads salyed - 266T uinf g Ipswes 'S3YIv44v S31 2-8 -\u2014 _ - - LES AFFAIRES, samedi 6 juin 1992 - Cahier spécial B-8 H\u2014\u201d armi les nouveaux produits offerts par les bureaux de comptables, la vérification environnementale s'annonce particulièrement prometteuse.La pratique tend à se répandre du fait des exigences gouvernementales sans cesse plus complexes en matière environnementale.I] y a aussi les entreprises qui se montrent de plus en plus soucieuses de faire établir un diagnostic environnemental de leurs activités et de démontrer leur crédibilité de bon citoyen corporatif.« Il y a des domaines de l\u2019activité économique où la pratique de la vérification environnementale s'avère incontournable, a indiqué aux AFFAIRES Benoît Boivin, 35 ans, analyste et responsable du dossier du ministère de l'Environnement au Conseil du Trésor du Québec.On n\u2019a qu\u2019à songer à certains types d'industries comme la pétrochimie, l\u2019industrie forestière ou encore les alumineries.» M.Boivin, qui est également membre de l'Ordre des comptables agréés du Québec, définit la vérification environnementale comme la prise en compte d\u2019éléments à incidence environnementale dans le but de les rendre quantifiables moné- tairement en vue d'une comptabilisation ou encore d\u2019une divulgation aux états financiers.Cela implique que le comptable aura à travailler au sein d\u2019une équipe multidisciplinaire qui comprendra également des ingénieurs, des experts en évaluation de produits toxiques ou encore des avocats spécialistes en réglementation environnementale.Alain Paris, FCA Président, OCAQ Poissant Thibault Peat Marwick Thorne Léon Courville Banque Nationale Comptables agréés du Québec les temps sont difficiles : MISSION POSSIBLE : Le lundi 15 juin 1992 Depuis plusieurs mois, notre économie est durement touchée par la récession.La position privilégiée qu\u2019occupe le comptable agréé comme partenaire du milieu des affaires lui impose des obligations accrues en période de difficulté économique.Quand les temps sont difficiles, comment optimiser la performance des organismes privés ou publics ?Comment respecter les mêmes normes comptables et règles de conduite ?Inscription et petit déjeuner ~ Les temps sont difficiles «Arrivons enfin au temps des décisions» Les grand dilemmes- de I'exercice de la profession Hotel Radisson Gouverneurs 777, rue Université Denis Dionne Fonds de solidarité des travailleurs du Québec Jean-Claude-Gagnon, CA Les Parfumeries Dans un jardin À Montréal Jacques Ménard Burns Fry Coit : 90 $ Inscription: Marie-Josée Hamel 982-4620 1-800-363-4688 LE DE SOLIDARITÉ : DES TRAVAILLEURS + DU QUÉBEC (FTQ) = Roger I).Landry Président et éditeur La Presse DESJARDINS DUCHARME AVOCATS Animateur : Simon Durivage Rester professionnel même quand Martine Laberge, CA Samson Bélair / Deloitte & Touche Dominic D'Alessandro.CA Banque Laurentienne Jean La Couture, FCA La Garantie Gérard Limoges, FCA Caron Bélanger Ernst & Young Pierre Robitaille, FCA Le Groupe SNC « Le but final de la vérification est d'évaluer dans quelle mesure une entreprise respecte bien les lois et re- glements des divers paliers de gouvernement dans le domaine, de poser un jugement sur ses pratiques de gestion el de cerner les secteurs à risque », a résumé M.Boivin.Un vaste champ d'application Dans un processus global de vérification, les vérificateurs évalueront, outre les risques potentiels pour l\u2019environnement, les politiques actuelles de l\u2019entreprise dans ce secteur, les coûts pour la mise en place d\u2019un système - permanent et efficace d'évaluation tout autant que le degré d'information du personnel permettant à ce dernier de poser les bons gestes environnementaux.Toutefois, la définition de la vérification n\u2019est pas toujours aussi large.Des évaluations plus spécifiques, où on fait intervenir en particulier les comptables, peuvent également être requises par les industriels.« Par exemple, les bureaux de comptables peuvent être amenés à poser un diagnostic financier sur un terrain contaminé d\u2019une entreprise dans le cas d'une acquisition ou d'une fusion, a souligné Yves Gauthier, associé et directeur national des services gouvernementaux chez Poissant Thibault-Peat Marwick Thorne.« Le comptable pourra également être sollicité pour évaluer l'impact éventuel d'un risque environnemental et des coûts du correctif à apporter dans le cas de la Des comptables de plus en plus dans le vert préparation d\u2019un prospectus pour une entreprise qui souhaite faire une émission d'actions en bourse.» Le point critique Encore là, comme l\u2019a souligné M.Boivin, il ne s'agit que de quelques types d'interventions auxquels les comptables se trouvent de plus en plus confrontés au- jourd\u2019hui.M.Boivin estime de plus qu'il est urgent que la profession établisse des normes relatives à la comptabilisation des coûts et à la présentation de l'information financière pour ce qui a trait aux dépenses des entreprises reliées à l'environnement.« C\u2019est l'aspect information qui constitue un défi pour notre profession, a ajouté M.Boivin.On se doit de concevoir la vérification environnementale en fonction du public auquel on s'adresse.» L'approche sera différente selon que le rapport s\u2019adresse à des lecteurs internes (les dirigeants de l\u2019entreprise et les actionnaires d'une société privée) ou à un public plus vaste et externe à l\u2019entreprise comme les actionnaires d\u2019une entreprise cotée en bourse, la Commission des valeurs mobilières du Québec ou encore l\u2019institution financière prêteuse de l\u2019entreprise.« Il ne s'agit pas de dissimuler l'information, mais la question de la divulgation, dans son contenu et dans sa forme, est effectivement posée, a conclu M.Boivin.On ne peut raconter n'importe fi dans un prospectus.i HATH DE SMET DOSSIERS SPÉCIAUX }- \u201cAFFAIRES SOYEZ PRESENT! AVEC UNE PUBLICITE DANS NOTRE PROCHAIN DOSSIER SPECIAL TELEMARKETING DATE DE PARUTION: 27 JUIN DATE DE TOMBEE: 12 1992 JUIN 1992 MONTREAL: (514) 842-6491 » POUR INFORMATIONS - TORONTO: (416) 324-2789 VANCOUVER: (604) 984-7176 "]
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