Les affaires, 18 janvier 1992, Cahier 2
[" A H Pt P E G n CF EEE.AFFAIRES = oO | ms Finn MONTRÉAL, SAMEDI LE 18 JANVIER 1992 CAHIER B 8 PAGES | LES IMPRIMEURS Malgré la récession, le travail de qualité et les nouveaux contrats n'ont pas manqué H_es fermetures d'usines profitent parfois au Québec, a constaté Jean Richard, président-directeur général de Southam Prestige, une division de Southam Graphics, elle-même filiale du groupe de presse Southam (Mtl, 17,12 $).L'arrêt des activités de Sou- tham Murray Printing, à Toronto, et la dispersion des contrats qui y étaient réalisés ont permis la rentabilisation de l'Imprimerie Litho Prestige de Drummondville, acquise par Southam, en 1990, d'Unimédia.« Le plus important mandat dont on a hérité suite à ce transfert de clientèle est sans contredit l'impression de l'hebdomadaire TV Guide, a indiqué aux AFFAIRES M.Richard.Son tirage varie entre 750 000 et 800 000 exemplaires et il est distribué en Ontario, au Québec et dans les provinces de l\u2019Atlantique.» La plus vieille propriété de Southam Prestige au Québec, à Candiac, s\u2019est vu confier l\u2019impression du réputé magazine National Geographic depuis mars dernier.L'imprimeur québécois a déjoué, pour ce faire, un rival d'Ottawa qui détenait le contrat pour l\u2019impression, à environ 300 000 exemplaires, de ce magazine de prestige vendu principalement sur abonnement.« Mais un de nos plus importants gains en 1991 fut l\u2019ajout d\u2019une deuxième machine demi-web à notre usine de Candiac, a poursuivi M.Richard.Cette presse allemande de marque Heidelberg possède la propriété spéciale de pouvoir accepter jusqu\u2019à une vingtaine de formats différents et de réaliser différents plis.« Elle est la seule du genre au Québec, dans le marché des presses rotatives, à être capable d'appliquer une couche de vernis séchée aux rayons ultra-violets dans la même étape que l\u2019impression.» Dans cette même veine de formats non usuels, Southam Prestige a publié tous les imprimés du nouveau Club Multi-points dont l\u2019un se présente sous une forme carrée de cinq pouces et demi, approximativement.Campagne audacieuse Un compétiteur, les Imprimeries Quebecor, a été associé à l\u2019une des campagnes imprimées les plus audacieuses au cours de 1991.Les responsables du gala du Publicité Club ont confié à ce groupe de presse la totalité des pièces de cet événement.L'invita- Défavorisés par la valeur du dollar, des coûts de main- d'oeuvre élevés et la petitesse du marché, les Imprimeurs canadiens sont gagnants du côté de la qualité.lis devront cependant se secouer pour tenir debout devant les concurrents étrangers.tion a pris la forme des contours de la tête d\u2019un coq à laquelle on pouvait attacher un petit bâton (fourni) et constituer un masque pour l\u2019événement du 3 mai 1651.« De I'affiche jusqu\u2019au menu, nos imprimeries de Saint-Jean, de Beauceville et de Val d'Or ont contribué à cette campagne », a précisé aux AFFAIRES Pauline Bourgault, directrice des communications pour les Imprimeries Que- becor.Celle-ci a également signalé la réalisation de deux affiches de très grande qualité.La première a été réalisée par Québécor Photolitho et tient lieu de calendrier annuel.Ce dernier est cependant réduit au minimum pour faire place à l'illustration (une série de masques de tous les continents) qui met en évidence les qualités de travail en séparation de couleurs de cet atelier de pré- impression.La seconde a été réalisée aux fins du Congrès international de design graphique.Enfin, à Chicago, en septembre dernier, Quebecor a vu deux oeuvres sorties de ses presses primées par l\u2019édition 1991 des National Gold Ink Awards : le rapport annuel des assureurs Manufacturers Life Insurance et le magazine Direction 3.Un autre imprimeur, le Groupe Wil- co, entend plutôt rafler des contrats que des prix aux États-Unis avec son incursion dans un champ occupé exclusivement par les Hollandais : les blagues à tabac qu\u2019utilisent les différents fabricants de cigarettes.« Nous avons acquis, en 1991, des presses spéciales pour les produire et, au Canada, nous comptons déjà parmi nos clients les géants que sont Imperial Tobacco, McDonald et Rothmans », a déclaré aux AFFAIRES Pierre Beaudoin, président de l'imprimerie.Le Groupe Wilco, spécialisé dans les emballages de cosmétiques, de tabac et de produits pharmaceutiques, imprime depuis un an et demi l'emballage des Benson & Hedges de luxe qui a valu à son pendant américain un prix Gutenberg.« Nous avons développé un nouveau procédé technologique baptisé irio- bronze qui donne un fini perlé au papier, que nous pouvons obtenir dans toute la gamme de couleurs, a précisé M.Beaudoin.Nous sommes un des seuls imprimeurs en Amérique du Nord à utiliser cette technique.» C\u2019est à l'été 1991 que ce procédé a été mis au point et il est entré dans la composition d\u2019une série de boîtes destinées à recevoir les produits de l\u2019entreprise de cosmétiques de Lise Watier.Importante mosaïque de travaux À l'imprimerie Litho-Acme, où on a l'habitude de rafler chaque année un bon lot de prix Gutenberg, on a souligné l\u2019importante mosaïque de travaux exécutés dans le cadre de l'exposition L'âge des métropoles au Musée des Beaux-Arts de Montréal.« Pour les panneaux-réclames destinés aux derrières d'autobus et les affiches, nous avons travaillé en mode de pré-impression électronique, en étroite collaboration avec l\u2019agence Foug Design qui a conçu cette partie de la campagne sur MacIntosh », a expliqué aux AFFAIRES Jacques Denault, vice- président de Litho-Acme.ps A > - 4 - er.Pt 5 5 = UN MARCHÉ QUI SE GLOBALISE Melgré une protection tarifaire élevée, le secteur de l'imprimerie au Canada est déjà déficitaire à l'égard des Etats-Unis et commence à ressentir la concurrence asiatique.Cependant, les imprimeurs d'ici ont aussi un avantage stratégique : l'expérience et la qualité.Pp.B-2, 3 CENTRE TECHNOLOGIQUE DE 14 M$ Pour obtenir une formation de pointe, tant en gestion qu'en production, les imprimeurs, le gouvernement du Québec et le Collège Ahuntsic veulent créer un centre de formation post-collegiale.B-5 En outre, Litho-Acme a réussi, en 1991, a convaincre 1\u2019agence de publicité Marketel Foster McCann-Erickson de lui confier de nouveau, après une rupture de quelques années, l\u2019ensemble du travail pour sa clientèle, qui comprend notamment Air Canada (Mtl, 12,50 $).Cossette & Associés ne perd cependant pas son titre de plus important client de l'imprimeur du quartier Villeray, à Montréal.De plus, Litho-Acme est responsable des étapes de pré-impression des brochures publicisant la Monnaie royale canadienne, des documents de grande qualité.L\u2019imprimeur a toutefois dû mettre à l'epreuve tout son art dans un travail sur l\u2019histoire de la cartographie, L'imagination à l'échelle, où découpage, coupes et plis ont résulté en un document inhabituel.Au concours Printing Industries of America, la pièce fut gagnante.Good- hue Design Communication signé la conception graphique du travail imprimé sur du papier Rolland, lequel a été imprégné à quelques endroits d\u2019un vernis ultra-violet.« Nous avons aussi été choisis par 3M comme site d\u2019essai d'une nouvelle machine à épreuve numérique Match Print permettant de tirer des épreuves couleurs directement d\u2019un travail emmagasiné sur Ordinateur, a conclu M.De- nault.Il n\u2019y a actuellement que quatre autres prototypes de ce genre sur le marché nord-américain et nous sommes la seule imprimerie au Canada à avoir été sélectionnée par 3M.» A FROMENT M ER EE RE Compétitivité - diagnostic accablant Æ__ 'industrie canadienne est peu compétitive.Voilà la conclusion accablante à laquelle arrive le ministère canadien de l'Industrie, des Sciences et de la Technologie dans son profil de l\u2019imprimerie commerciale.Les clients des imprimeries commerciales sont surtout de petits acheteurs pour qui la qualité du produit et du service importe davantage que les prix.Par conséquent, les petites imprimeries ne sont pas soumises à la concurrence internationale.Par contre, le prix est d\u2019une importance capitale dans les impressions à grand tirage et la concurrence entre les imprimeries de moyenne et de grande tailles est très forte aux plans intérieur et international, LES AFFAIRES, samedi 18 janvier 1992 - Cahier spécial B-2 Hostmann-Steinberg HOSTMANN-STEINBERG ET L'ENVIRONNEMENT FÉLICITATIONS RÉCIPIENDAIRES 331 Rue Deslauriers e St-Laurent * Québec H4N 1W2 Tél.: (514) 335-2197 # Fax: (514) 335-5030 AUX Hostmann-Steinberg Ltd.Une Entreprise du 3 GROUPE-HUBER DAISHOWA EN HOMMAGE AUX IMPRIMEURS QUEBECOIS À L'OCCASION DE LA SEMAINE INTERNATIONALE DE L'IMPRIMERIE be.| L'industrie canadienne a été mise sur pied pour servir un marché canadien assez restreint et protégé par des Un autre point de vue « EL_es imprimeurs canadiens sont tout aussi compétitifs que les imprimeurs américains de taille comparable », lance un expert, contredisant le rapport accablant (texte ci-contre) sur la question.« Les imprimeries américaines sont beaucoup plus grandes que les canadiennes et profitent d'économies d\u2019échelle importantes, a déclaré aux AFFAIRES Paul Tancrede, agent de développement industriel au ministère québécois de l\u2019Industrie, du Commerce et de la Technologie.« Il faut comparer nos grandes imprimeries avec celles de taille moyenne aux États-Unis.Là, on verrait sans doute que la compétitivité s\u2019équivaut.» La situation concurrentielle des imprimeurs canadiens tient à plusieurs facteurs.« Et on a tort de focaliser sur les salaires ».Les imprimeurs comparent les salaires horaires payés au Canada à ceux payés aux Etats-Unis, alors qu'ils devraient plutôt comparer les coûts de la main- d'oeuvre, croit M.Tancrè- de, ingénieur de formation.« Au Canada, un imprimeur qui a trois presses embauche trois pressiers, a-t-il expliqué.Aux États-Unis, tarifs élevés.La résultante est que l\u2019industrie a évolué sans ressentir le besoin de devenir concurrentielle au par contre, le même imprimeur embauche un seul pressier pour superviser les trois presses, plus cinq ou six assistants payés au salaire minimum ou presque.« En bout de ligne, les coûts de la main-d'oeuvre au Canada restent plus élevés qu\u2019aux États-Unis, mais pas autant qu\u2019il n'y paraît.Comme la main-d'oeuvre ne représente que 23 % des coûts, on ne peut invoquer que ce facteur pour conclure à la non-compétitivité des imprimeurs canadiens, d'autant plus que notre organisation du travail offre une production de qualité.» Un autre facteur a considérer est la matière première, qui représente près de la moitié des coûts.Et les taux d'intérêt plus bas aux États- Unis constituent un autre avantage américain.Malgré tous ces facteurs, on n\u2019est pas si loin des Américains au niveau de la compétitivité, estime M.Tancrède.On a déjà la qualité ; il suffirait qu\u2019un seul de ces facteurs tombe pour que l'avantage soit de notre côté.La productivité d\u2019une entreprise dépend de ses dirigeants.Un mauvais équipement, une mauvaise planification et une formation insuffisante l'affectent.e Consultation et traitement informatique pour usagers postaux ¢ Préparation et manutention du courrier + PRIX TRÈS COMPÉTITIFS ET SERVICE PERSONNALISÉ Du nouveau \u2026 Impression par jets d'encre Permet d'imprimer des adresses variables et des messages personnalisés sur à peu près n'importe quelle surface, à des coûts toujours intéressants.LA SOLUTION À VOS ENVOIS ® _ POSTAUX - À QUÉBEC, CONTACTEZ : Benoit Le Blanc et Yves Caron Tél.: (418) 653-1045 Téléc.: (418) 653-1021 À MONTRÉAL, CONTACTEZ : Guy Joncas Têl.: (514) 623-6289 Téléc.: (514) 623-6290 plan international.Malgré une protection tarifaire élevée, le secteur canadien de l'imprimerie affiche une balance commerciale déficitaire avec les États-Unis.Même si les Américains comptent eux aussi un très grand nombre de petites imprimeries, l'envergure de leurs plus grands établissements leur confère un avantage certain.Par exemple, les ventes réalisées en 1989 par R.R.Donnelley, le plus important imprimeur commercial américain, ont représenté 60 % de toutes celles de l\u2019industrie canadienne.Les coûts les plus importants auxquels font face les imprimeurs sont liés à la matière première et aux salaires, qui représentent respectivement 30 % et 23 % des prix de vente.Compte tenu des taux de change, les coûts des matières premières sont plus élevés ici.En plus, les salaires sont maintenant légèrement plus élevés au Canada qu\u2019aux Etats-Unis, tandis que la productivité de la main-d'oeuvre était, en 1987, environ 30 % plus élevée chez nos voisins du Sud.Cet écart s'explique : les imprimeurs américains, beaucoup plus grands, réalisent des économies d'échelle substantielles et leur marché peut supporter un plus haut niveau de spécialisation.Effet négatif du libre-échange Par ailleurs, l\u2019industrie commerciale canadienne ne s'est pas modernisée comme l\u2019a fait l\u2019industrie américaine, plongée dans la lutte très vive que se livrent les imprimeurs entre eux.L'Accord de libre-échange aura aussi une incidence négative car l'élimination des tarifs canadiens en cinq ans permettra aux grandes imprimeries américaines de tirer parti de leurs économies d'échelle et d'augmenter leur part du marché canadien.Cette tendance est déjà perceptible d\u2019ailleurs.D'autre part, la levée de l\u2019obligation de composition et d'impression au Canada pour les journaux et périodiques a poussé certains imprimeurs canadiens à sous-con- tracter aux Etats-Unis.Par contre, si un certain nombre d\u2019imprimeurs canadiens, surtout des entreprises de taille moyenne, trouveront difficile de s'adapter à l'accroissement de la concurrence, d\u2019autres pourraient augmenter leurs exportations à la suite de l\u2019abolition des tarifs américains et de la levée de l'embargo sur les billets de loterie.DORE FROMENT E E k : EVE algré tout, notre marché semble un peu à l'abri de la concurrence américaine et asiatique.« Il y a eu une offensive structurée évidente en début d'année 1991 de la part des Asiatiques, a déclaré aux AFFAIRES André Thérien, directeur, production et approvisionnement des Éditions du Renouveau Pédagogique.Mais ils ont vite réalisé que notre marché du livre était petit et que l\u2019argent que nous épargnerions en leur confiant nos travaux ne couvrirait pas les frais de transport engendrés.» Comme beaucoup d\u2019autres, M.Thérien a contemplé de faire affaires avec des imprimeurs asiatiques pour son pelliculage, étape précédant l'impression.« Mais nous n'avions pas la garantie qu'advenant des besoins de modifications en cours de travail, l'imprimeur asiatique assumerait pleinement ses responsabilités.« Nous aurions pu leur confier des travaux de réimpression, mais l\u2019économie réalisée n\u2019était pas assez intéressante pour en valoir le coup.Il faut avouer aussi qu'il y a un côté très nationaliste dans notre décision.Nos produits sont consommés exclusivement ici.» Pré-impression à Hong Kong Aux Imprimeries Quebe- cor, pour d\u2019importants contrats, on a fait faire à Hong Kong le travail de séparation de couleurs, autre étape de pré-impression.Un représentant doit s'y rendre superviser le tout, mais des économies sont réalisées.Alors que plusieurs ont fait valoir que la petitesse des tirages québécois faisaient obstacle à l\u2019envahissement asiatique - « 100 000 copies, c\u2019est une très petite quantité pour eux », a affirmé M.Thérien -, la Société des graphistes du Québec a fait imprimer à Hong Kong un catalogue à 8 000 exemplaires.« Personne au Québec ne pouvait imprimer notre catalogue des oeuvres primées lors du concours Graphisme Québec 1991 en respectant notre budget, nos délais et en bâtissant une liste d'envoi touchant notre public cible, a expliqué aux AFFAIRES Marie-Claude David, coordonnatrice du concours.C\u2019est Wilcord Publications, de Toronto, qui a obtenu finalement le mandat et qui a fait imprimer le catalogue Le design graphique au Canada par sa filiale à Hong Kong.Mais toute la pré-impression a été réalisée au Québec.» La Société a cependant reçu quelques commentaires négatifs de la part de certains membres.C\u2019est néanmoins la concurrence américaine qui risque de faire le plus mal aux imprimeurs québécois.« Nous commençons à ressentir leur présence, a avoué Jean Richard, président-directeur général de Southam Prestige.Nos clients se font solliciter de plus en plus.» M.Richard attribue cela au libre-échange.Les tarifs douaniers sur les travaux réalisés aux États-Unis baissent graduellement et seront éliminés en 1993.Jacques Denault, vice- président de Litho-Acme, a pour sa part confié aux ÀF- FAIRES avoir perdu de la clientèle au profit d\u2019Américains ou d\u2019imprimeurs québécois équipés de presses rotatives qui viennent gruger dans son marché pour compenser les contrecoups de l'attaque américaine.« Le fait que nous imprimons des documents en langue française et que les quantités imprimées sont toujours très faibles nous protègent cependant adéquatement », a-t-il déclaré, En outre, les coquilles et les erreurs typographiques sont plus fréquentes lorsqu\u2019un document est fabriqué à l\u2019étranger, ce qui décourage les acheteurs québécois.Pression psychologique Par ailleurs, plusieurs imprimeurs ne sentent nullement une percée du géant américain.Gilles Leduc, président de Bowne de Montréal, un important imprimeur versé dans les documents à teneur financière, ne perçoit nullement de danger.André Thérien est aussi d'avis que les imprimeurs n\u2019ont pas à se méfier d\u2019une percée de leurs compétiteurs de la Nouvelle-Angleterre.Il a toutefois admis se servir de cette menace pour faire baisser le prix.des soumissions.« Pour la réédition de L'Encyclopédie de Jehanne Benoit, il fut profitable de faire affaires ici, a soutenu M.Thérien.Les Américains ne sont pas habitués à reçe- voir des éditeurs des modifications de dernière minute.On peut décider de changer, à quelques heures d'avis, le nombre de pages, de copies ou de modifier notre page couverture.« Nous obtenons une grande souplesse de la part de nos imprimeurs québécois, en évitant des frais supplémentaires.» Pour Pierre Nolin, président fondateur du Conseil national des entreprises en Fe ON FFF ES E111 design graphique, la menace étrangère va raviver le marché et notre créativité.« Ce n\u2019est pas que le prix qui doit déterminer le choix d'un imprimeur, a-t-il déclaré aux AFFAIRES.Ceux-ci ne doivent pas être que des preneurs de commandes, mais, face à la concurrence, s\u2019éveiller aux besoins de leur clientèle.» Protectionnisme américain Le président de Nolin La- rosée & Associés suggère aussi aux imprimeurs québécois de ne pas seulement réagir à la percée que tentent leurs confrères américains, mais de porter des coups en menant l'offensive sur le terrain de ceux-ci.C\u2019est ce que fait le Groupe Wilco.« Nous avons commencé nos activités sur le marché américain en 1990 et, dès 1991, notre chiffre d'affaires réalisé là-bas s\u2019est situé entre 1,5 M$ et 2 M$, a précisé Pierre Beaudoin, président de cette société.Nous faisons notre niche dans le créneau du haut de gamme à petit tirage.Les Américains y sont absents et nos prix sont très compétitifs.» M.Beaudoin retient toutefois que l'obligation en vigueur depuis l'an dernier d'apposer la mention Printed in Canada fera inévitablement mal.Les Américains sont chatouilleux sur ce point.Bow- ne de Montréal aimerait bien elle aussi faire sauter cette inscription.« Nous avions plusieurs contrats commerciaux de nos filiales américaines - l\u2019entreprise y compte 33 imprimeries - et nous en avons perdu depuis l'obligation d'inscrire Printed in Canada », a confié M.Leduc.Au Groupe Wilco, on n'a pas hésité à suivre des clients comme Clairol qui sont partis s\u2019installer au Sud.Les frais de transport occasionnés pour servir ce client ont été compensés par une facturation en dollars américains.« La tendance des entreprises multinationales est au regroupement de leurs commandes en un seul endroit à travers le monde, observe M.Beaudoin.Il va falloir faire face à cette situation.» Cette tendance, croit-il, n\u2019est pas négative pour le Québec.Enfin, la perspective de RANE BR voir entrer le Mexique dans le pacte du libre-échange ne fait pas sourciller les imprimeurs.Même si le taux horaire des salariés de l'imprimerie au Mexique est 10 fois inférieur à celui que l\u2019on consent ici, on fait valoir que, à l'instar de la compétition asiatique, les contraintes temporelles jouent en faveur du Québec.Les Imprimeries Quebe- cor ont cependant confirmé, le 6 janvier, l'acquisition de l\u2019imprimerie Graficas Monte Alban S.A., propriété du Groupe Hachette.Celle-ci est située à Queretaro, a 200 km au nord de la capitale et emploie 209 personnes.Du côté européen, il sem- Concurrence étrangère : offensive renoussée ble que la libéralisation des pays de l'Est pourrait jouer en faveur du Québec.« Avec nos co-éditeurs français ou européens, nous choisissions par le passé de faire affaires avec les imprimeurs de pays de l\u2019Est, de conclure André Thérien.Mais le coût de la vie augmente très vite là-bas, de sorte que, tout récemment, pour une très grosse commande d'édition destinée au marché jeunesse et dont 20 % seulement du tirage sera diffusé au Québec, c'est un imprimeur québécois qui a été retenu.» I RAYMOND PRINCE D FONDATION DES MALADIES DU COEUR DU QUEBEC Montréal (Québec) H2Z 1V7 Donnez généreusement.Augmentez vos chances contre l\u2019ennemi numéro 1.En février Mois du coeur 440 boul.René-Lévesque Ouest, Bureau 1400 Tél: (514) 871-1551 ou 1-800-361-7650 (Siège social) LES le103ds Jalyed - Z66T JalAuel 8T Ipawes \u2018SIYIVA4V S31 \u20ac-8 Bowne de Montréal, Inc.5400, Chemin Saint-François, Saint-Laurent, Québec, Canada H4S 1P6 (514) 337-3311 Bowne vous offre l'imprime parfait.tout naturellement.Faisant honneur a sa reputation inégalée au sein de l'industrie, Bowne porte l'imprimerie au sommet de l'excellence en faisant appel à des procédés en harmonie avec l'environnement.Bowne procure à ses clients un service hors pair quels que soient les délais ou les exigences.Les artisans et la technologie de Bowne vous donnent l'assurance d'une qualité incomparable.Un membre de la famille des imprimeurs BOWNE LES AFFAIRES, samedi 18 janvier 1992 - Cahier spécial B-4 EL \u2019industrie de l\u2019impression a un urgent besoin d'améliorer ses compétences en gestion et de mettre en valeur ses gestionnaires.Tel est le grand message lancé par le Comité directeur de l\u2019industrie canadienne de l'impression commerciale à la lumière d\u2019une étude sur les ressources humaines préparée l'été dernier par la firme Price Waterhouse.L'industrie de l'impression a toujours donné l'image d\u2019un géant tranquille.Mais, exposés à une pluie de facteurs comme la concurrence accrue, les politiques gouvernementales et l\u2019évolution technique, le géant doit se réveiller.L'industrie devra apporter des changements profonds à sa structure et revoir le mode d'exploitation de ses entreprises.II faudra notamment mener une vaste opération de recyclage et de perfectionnement des gestionnaires et des travailleurs de l\u2019industrie.En matière de formation, on devrait donner préséance aux programmes visant les gestionnaires des divers niveaux, estime cette étude.Ceux qui ont fait carrière dans l\u2019industrie ont besoin d\u2019une formation en marketing, en finance et en gestion des ressources humaines principalement.Ceux qui se sont joints à l\u2019industrie pour occuper des postes de cadres doivent pour leur part approfondir leur compréhension des rudiments de l\u2019impression.Les gestionnaires doivent prendre au sérieux la gestion des ressources humaines, élément clé de la stratégie des entreprises, « De nos jours, plusieurs dirigeants d'entreprise récitent des platitudes au sujet de l'actif principal que constituent leurs employés.Mais, à la lumière des gestes posés, ils ne semblent pas tous y croire », mentionne l'étude de Price Waterhouse.Une gestion adéquate des ressources humaines permettrait aux imprimeurs de retenir des travailleurs compétents et d'assurer leur perfectionnement.Les entreprises qui ne gèrent pas leurs ressources humaines seront désavantagées face à la concurrence.Dans un environnement de plus en plus compétitif, les Fs PO FA TREE TTT compétences en marketing, vente, estimation et service à la clientèle seront de la plus haute importance et plusieurs imprimeurs ne sont pas prêts à livrer bataille, faute de savoir comment commercialiser leurs services.De l'avis du Comité directeur de l\u2019industrie canadienne de l'impression commerciale, les imprimeurs doivent reconnaître le concours intelligent de leurs employés pour se doter d\u2019un savoir-faire en marketing.« On devrait éviter d\u2019écraser les employés sous une structure inutilement hiérarchisée qui les empêche de mettre à profit leur capacité de résoudre les problèmes », rapporte aussi l\u2019étude.Recycler la main-d'oeuvre plutôt que d\u2019embaucher Les professions du secteur de la composition et du montage de négatifs sont en voie de se fondre en raison de la plus grande polyvalence du matériel.Les tâches d'opérateurs de Litho Acme inc.Montréal 279-4571 On ne gagne pas ce trophée tout seul.Le Groupe Litho Acme tient a remercier tous ses clients, ses employés et ses fournisseurs pour ce sixième trophée Gutenberg en sept ans.En 1991, plus de 25 imprimeurs québécois se disputaient le prix.Le Groupe Litho Acme l\u2019a remporté avec ses 49 pièces primées par un jury d\u2019experts dans des catégories aussi diverses que des affiches, des rapports annuels, des profils corporatifs, des livres, des reproductions d\u2019art.Le Groupe Litho Acme offre un service complet d\u2019imprimerie: photocomposition, séparation de couleurs, mise en page et retouche électronique, pelliculage, impression et reliure.A Le Groupe Litho Acme Litho Acme (Québec) inc.Québec 688-1415 Le trophée Gutenberg 1991 prises de vue, de typographes, de metteurs en page, de pelliculeurs et de tireurs d\u2019épreuves se rejoindront, menant à un nombre plus restreint de professions.court terme, il peut sembler plus simple d'embaucher des techniciens à la pièce pour faire fonctionner les nouveaux systèmes.Cependant, à plus long terme, les ateliers de composition et de montage auraient intérêt à recycler les travailleurs compétents.C\u2019est là la seule façon pour l\u2019industrie de conserver son savoir-faire en communication.Il importe avant tout que la gestion des ressources humaines soutienne les efforts de formation.Il faut, estime l'étude, des gestionnaires capables d'analyser les besoins de formation et d'élaborer des solutions adaptées, de concert avec les fournisseurs de services de formation.En ce sens, l\u2019industrie tirerait profit d\u2019un resserrement de ses liens avec les écoles.l'inverse de la composition et du montage, les secteurs de la presse et de la reliure connaissent une évolution technique modérée.L'industrie est assez bien outillée pour composer avec les changements techniques.Toutefois, on dénote un certain retard dans l\u2019élaboration et la mise en service de systèmes informatisés de reliure, probablement dû à la petite taille des entreprises.L\u2019automatisation : un atout de marketing important Pourtant, comme la compétitivité sera fonction de la capacité d'exécuter rapidement les travaux, l'automatisation devient un atout de marketing important.De plus, comme l'automatisation rendra plus facile la modificaticn de la finition selon les exigences des clients, celle-ci deviendra de plus en plus un facteur de différenciation des imprimés.Les clients exigeant plus de travaux à faible tirage, le délai de mise en route importe davantage que la vitesse de presse.En conséque 1ce, les ateliers devront réviser en profondeur les opérations de L'industrie de l'impression a un urgent besoin d'améliorer ses competences en gestion finition dans le but de réduire les délais d'exécution des imprimés.« La finition constitue un goulot d'étranglement, note l'étude.Les ateliers ne peuvent augmenter le débit des presses s\u2019il leur est impossible de retirer le papier au même rythme.On aura donc de plus en plus recours à la finition en ligne et aux robots pour faciliter le déplacement des articles.» Une nouvelle tendance se dessine où la technologie ne constituera pas l'élément de différenciation.Les ateliers d'impression rapide devront offrir des services experts, à délais d'exécution très rapides afin de pouvoir concurrencer les services d\u2019impression maison des entreprises.« De la concertation entre les gestionnaires, les syndicats et les travailleurs pour mettre en oeuvre une nouvelle vision de la gestion stratégique des ressources humaines dépend la prospérité future de l\u2019industrie de l\u2019impression commerciale », conclut l\u2019étude.DOMINIQUE C0 FROMENT UN MERCI DE PRESTIGE En cette semaine de l'imprimerie, nous voulons rendre hommage à nos clients, fournisseurs et employés pour le prestige qui a rejailli sur nous en 1991.Grâce à eux, nous nous sommes mérités la mention du meilleur imprimeur sur presse rotative.A tous, un gros merci.y = V SOUTHAM PRESTIGE De l'encre, du papier et du métier ce Dé q 40 au pr se le aj( et su avc et | nis ing l'I et de fou ser fec d\u2019c nai col site « tio gia pe 7 H__es imprimeurs auront leur Centre de ressources technologiques en communications graphiques.Le président du Comité ministériel permanent de développement du Grand Montréal, Daniel Johnson, en a fait l\u2019annonce le 17 décembre dernier, lors du dévoilement de son plan de relance de Montréal.De fait, celui-ci ne compte 408 M$ promis par Québec au cours des cinq prochaines années.Ce montant, modeste a priori, servira à engager ce qu\u2019un intervenant a appelé un quêteux.dont la tâche en équipements.Québec ajoutera 250 000 $ en 1993 et autant en 1994 pour poursuivre le travail accompli.seront engagés pour 6 M$, Québec contribuera pour le même montant.De son côté, le Collège Ahuntsic fournira des équipements et un terrain situé sur la rue Saint-Hubert, dans le nord de la ville, une valeur de 2 M$, ce qui porte 14 M$.Le Collège, qui offre la formation en communications graphiques à 650 étudiants à temps plein depuis 55 ans, ainsi que de la formation sur mesure en entreprises, assurera le leadership dans la mise sur pied du futur Centre.Les premiers cours devraient être offerts en 1993.Le Centre sera ce- dante du College.Il sera dirigé par un conseil d\u2019administration formé de gens de l\u2019industrie, de spécialistes en formation sur mesure, de même que de représentants du gouvernement et des milieux patronal et syndical.Le Centre emploiera 26 personnes et devra atteindre l\u2019autofinancement en cinq ans.centre comme celui-là doit avoir beaucoup de souplesse et ne dépendre d'aucun ministère », a expliqué aux AFFAIRES Paul Tancrède, un ingénieur du ministère de et de la Technologie qui participe de près au projet.Essentiellement, le Centre de ressources technologiques fournira aux entreprises les services nécessaires au perfectionnement de leur mains'agira d\u2019une formation post- collégiale, mais non universitaire.« I] existe déjà des institutions d'enseignement collégial ou secondaire, dont le Collège Ahuntsic, qui dispensent une formation de L'annonce du Centre est ÿ* cependant passée inaperçue.que pour 100 000 $ sur les 8 sera de solliciter 6 M$ dans § le secteur privé, en argent ou ¢ Lorsque les imprimeurs se l\u2019ampleur du projet à environ | pendant une entité indépen- £ « Pour être efficace, un | l\u2019Industrie, du Commerce : d'oeuvre, autant les gestion- | naires que les employés.Il § base aux imprimeurs, mais il y a une croissance de la demande pour de la formation sur mesure plus pointue à laquelle ces institutions ne peuvent répondre, a indiqué M.Tancrède.C\u2019est justement ce créneau que le centre vise.» Quand leurs employés ne efficace.rene ani sont pas formés sur le tas par les fabricants d'équipements, les imprimeurs doivent souvent les envoyer à l'extérieur du Québec pour une formation technique plus poussée.Cette solution leur coûte cher et, évidemment, la formation n\u2019est pas disponible en français.TRANSMEDIA TRANSMEDIA est une nouvelle utilisation du média imprimé qui se sert de l\u2019encart couleur pour véhiculer de la publicité d'image à l'intérieur d\u2019un sac unique.TRANSMEDIA c'est aussi le ciblage, la production imprimée, la distribution et la post- évaluation concentrées au même endroit.Lyne Martinoli et Chantal Sévigny Conseillères PRET-A-PORTER Le tout nouveau concept PRET-A-PORTER est un encart clés en main a la fois simple, créatif, économique et Tous les éléments du PRET-A-PORTER ont été étudiés de sorte qu'ils puissent s'assembler avec aisance, depuis la conception, la photographie, la sélection de couleurs et l'impression, jusqu'à la distribution ciblée en porte-à-porte.Chanel Gionet et Ghislaine Labelle Conseillers TRANSCON\\ Une division de: Imprimerie Trans-Continentale Inc.(514) 856-3030 « Il y a quelque temps, Quebecor (Mtl, 23,12 $) a dépensé des milliers de dollars pour envoyer en formation à Chicago de ses employés, a souligné M.Tan- crède.À leur retour, l'imprimeur s\u2019est aperçu que certains.ne parlaient pas I\u2019anglais.Et méme des gens bi- lingues n'arrivent pas toujours à capter le fine tuning d'une formation technique poussée en anglais.» Non seulement le futur centre n'entrera pas en compétition avec les autres institutions d'enseignement, mais l\u2019un de ses objectifs sera de former leurs formateurs.La Piece par piece.gous avons reuni Jos meilleures lees.TRANSMEDIA THÉMATIQUE Centre de ressources technologiques en communications graphiques formation des professeurs de communications graphiques dans les écoles spécialisées laisse en effet à désirer, leur nombre est insuffisant et les équipements dont ils disposent sont souvent désuets.Li FROMENT [e1ogds J81ye) - 266T Jalauef 8T Ipawes \u2018SIJHIVA4V S31 5-8 Le véhicule TRANSMEDIA THEMATIQUE est un outil promotionnel privilégié pour tout annonceur oeuvrant dans le domaine se rattachant a un des thèmes (finances, habitation, tourisme et automobile).Ainsi, le consommateur intéressé au thème peut s'informer tout comme s\u2019il se déplaçait à un salon spécialisé.Ce nouveau concept médiatique est un canal de distribution exclusif au thème.Lyne Martinoli et Chantal Sévigny Conseillères ÉDITION À CONTRAT L'ÉDITION À CONTRAT est en mesure de produire diverses publications telles que journaux, revues, brochures promotionnelles, livres et autres.ÉDITION À CONTRAT offre aussi tous les services reliés au \u2026omaine des communications écrites, que ce soit la promotion, la publicité, la rédaction, la préparation graphique, l'impression ou la distribution.Jean Garon Conseiller LES AFFAIRES, samedi 18 janvier 1992 - Cahier spécial B-6 l'industrie doit se rapprocher de ses clients, A FT EEF IEE 1111 [) fournisseurs et de ses employes B® résident de la Semaine de l'imprimerie, Roger A.Ashby, homme de pâtes et papiers, voit de nombreuses similitudes entre ces deux industries.Nouveau président et chef de la direction de la papetière Rolland, M.Ashby, 51 ans, croit que « les imprimeurs comme les papetières vont devoir se serrer les coudes ».Interviewé par LES AFFAIRES au siège social de l\u2019entreprise, Place Montréal Trust, à Montréal, il a dit que « nous devons nous associer avec nos clients, nous rapprocher de nos fournisseurs.On ne peut plus faire un produit et compter qu\u2019il se vende tout seul.Chez Rolland, ces liens sont déjà établis.« D'autre part, il nous faut humaniser les rapports entre employeurs et employés.Un bon dialogue avec l\u2019ensemble de nos employés est primordial car il faut susciter le maximum de participation de la part de tous, Et cette attitude ne doit pas prévaloir seulement en période de récession.» M.Ashby est tres préoccupé par les cofits de production au Québec.La survie : une question de main-d'oeuvre B_ e prochain défi de I'industrie de 1'imprimerie est d\u2019amener sa main- d'oeuvre actuelle, rompue aux procédés mécaniques traditionnels, à se convertir aux nouvelles technologies qui envahissent les lieux de travail.« Les années d'expérience des anciens ne veulent plus rien dire, croit Jacques De- nault, vice-président de Li- tho-Acme.Un réajustement des salaires sera donc nécessaire.Le coût de la main-d'oeuvre baissera et les nouvelles machines nous feront sauver temps et matériel de pré-impression.Ceux-ci sont cependant fort dispendieux.» Moins sévère, Gilles Le- duc, président de Bowne de Montréal, a dit aux AFFAIRES que « c\u2019est au contraire un très grand avantage que les employés expérimentés soient avec nous.Leurs connaissances leur donnent des atouts indéniables.Mais, tous nos corps de métier devront évoluer.La force des imprimeries, demain, sera leur capacité de recycler la main-d\u2019oeuvre.Si l\u2019industrie n'est pas capable de s'adapter à la nouvelle technologie, elle se portera très mal.« De plus, on revient à la nécessité pour les imprimeurs de réaliser des projets clés en main.Contrairement au courant des dernières années qui a conduit à la spécialisation des étapes du travail de l'imprimeur, on assiste à une tendance au retour de toutes les opérations à un même endroit.» l'imprimerie Southam Prestige, on se prépare à faire face à l'avenir en misant sur deux volets : « Nous avons introduit, en janvier 1990, le concept de qualité totale et nous progressons bien dans cette visée, a confié son président- directeur général, Jean Richard.« Ensuite, en formation, nous visons à fournir à nos employés les outils nécessaires pour qu\u2019ils puissent utiliser le nouvel équipement au maximum de ses possibilités.C\u2019est de cette façon que nous passerons au travers des prochaines années.» « Nous sommes en période d'ajustement.Notre industrie, il ne faut pas se le cacher, n'est plus concurrentielle.Nous vivons dans un marché global.Or, lorsque nous établissons des comparaisons avec les États-Unis, nous nous aperçevons rapidement que nous manquons de souplesse.« Chez nos voisins du Sud, le décloisonnement des métiers est chose faite.Le travail d'équipe, la qualité totale et l\u2019aplatissement des structures organisationnelles font actuellement leur force.g Apple et le logo Apple sont des marques déposées de Apple Computer inc.Marathon inc.6635, chemin de la Côte-de-Liesse St-Laurent, Québec H4T 1E5 (514) 340-9000 « Les primes accordées pour les quarts de travail exécutés le week-end et en soirée ont disparu.Et, depuis sept ou huit ans, la moyenne d'augmentation des salaires y est inférieure à 2 % annuellement », s\u2019est exclamé M.Ashby, graphiques à l\u2019appui ! Dans le secteur de l'imprimerie au Québec, a encore constaté M.Ashby, cette souplesse est absente et la spécialisation des métiers est trop poussée.« L'employé doit comprendre que s\u2019il perd son emploi parce que son entreprise n\u2019est pas concurrentielle, il aura de la difficulté à retrou- Photo : Courtoisie Max Sauer Studio Selon Roger A.Ashby, président de la Semaine de 1'impri- merle, « on ne peut plus faire un produit et compter qu\u2019il se vende tout seul.» ver par la suite un salaire de 10 l\u2019heure dans un autre domaine.je ne pointe pas du doigt les syndicats.Après tout, c\u2019est nous qui avons consenti à ces conditions.Je dis simplement : cela ne peut plus continuer.» Dans l\u2019industrie du papier, M.Ashby a relevé, entre autres, la grande désuétude de l\u2019équipement.Il faut 4,4 heures au pays pour produire une tonne contre trois heures dans le sud des États-Unis et 2,2 dans l'Ouest américain.titre comparatif, cette moyenne gravite autour de 2,8 en Finlande et en Suède.Boulanger inc.gagne d\u2019un coup de .rvice.80 ans d\u2019expérience ! M.Georges Boulanger, président, est heureux d'annoncer que MM.P.-André Leroux, Richard Benoit et Claude Dignard (de gauche à droite) se sont joints à l'équipe des ventes de Boulanger inc.Ces trois conseillers en art graphique apportent plus de 80 ans d'expérience en imprimerie.Ils ont choisi Boulanger inc.en raison de l\u2019enviable réputation que l'entreprise s'est méritée en matière de qualité et Chef de file dans le domaine de l'imprimerie commerciale, Boulanger inc.célèbre cette année son 45° anniversaire de fondation.Les présentes nominations s'inscrivent dans sa tradition d'excellence et son engagement à la perpétuer.En outre, le financement à long terme est plus onéreux au Canada, déplore M.Ash- by.Entre deux et trois points de pourcentage de différence sont appliqués, au détriment des emprunteurs canadiens.Celui qui fut pendant 10 ans président du Groupe des produits de pâtes et papiers Domtar ne manque pas l\u2019occasion de vilipender les pouvoirs publics : « Le dollar canadien est nettement soufflé.C\u2019est ce qui explique, principalement, le maraudage qu\u2019effectuent les Américains chez nous.Avec un dollar qui voisine les 0,89 $ US, les imprimeries vont avoir de la difficulté à soutenir cette concurrence et vont être forcées de poursuivre leurs fusions.« Il faut laisser aller notre dollar et arrêter de le supporter.Le déficit gouvernemental est beaucoup trop élevé.Si on additionne les déficits tant du pouvoir central que des provinces, on obtient un déficit total de 50 milliards de dollars, soit 2 000 $ per capita.Aux États-Unis, ce montant se situe à 800 $.» Enfin, M.Ashby regrette que la définition des autorités gouvernementales canadiennes en matière de recyclage soit nettement plus restrictive que celle de Washington.Les Américains sont indiscutablement avantagés dans ce cadre, eux qui, en plus, bénéficient de sources plus faciles d\u2019approvisionnement en papier usagé.M.Ashby souhaite, compte tenu de la forte demande our ce produit, que les tats-Unis et le Canada harmonisent leur politique.rung in es en EIRE TORIORE REREN tn, oh ét.rip TI: MER, 2; I Ph.OR mi} Nets ce , fe Re iS SR + NE: NEN A 0 en « He libre- -échange avec le Mexique risque de réduire encore davantage la part de marché des ateliers canadiens que le libre-échange avec les États-Unis », affirme la firme Price Water- house dans une étude commandée par le Comité directeur de l'industrie canadienne de l'impression commerciale.L'industrie canadienne de l'impression s\u2019est toujours tournée vers les marchés intérieurs.Or, voilà que tout change.Les marchés des services d'impression voient maintenant leurs frontières repoussées à l\u2019échelle du globe.Les entreprises mexicaines se voient déjà confier certains travaux dont l'échéance importe peu ou faisant appel à des méthodes plus routinières.Les travailleurs mexicains ne possèdent pas actuellement de compétences aussi poussées que leurs homologues canadiens.Toutefois, la possibilité d'une concurrence plus vive de leur part ne doit pas être prise à la légère, souligne l'étude.En outre, les imprimeurs canadiens doivent maintenant composer avec des concurrents asiatiques et européens.Grâce aux progrès dans les télécommunications, il est en effet plus facile aux clients canadiens de faire appel à des sociétés d'outre mer offrant des services exempts de taxes et à des prix avantageux.La menace mexicaine vise surtout les travaux de presse alors que, dans le cas de l\u2019Asie et de l'Europe, il s\u2019agit principalement de travaux de composition et de montage de négatifs.Mais ignorer la possibilité que le Mexique se dote d'une forte capacité en matière de composition et de montage serait une erreur.Il faut de plus envisager la possibilité que les entreprises japonaises et européennes fassent du Mexique leur plate-forme en vue de pénétrer le marché nord- américain.« Dans le futur, il est certain que les imprimeurs canadiens occuperont une part réduite du marché canadien.La question est de savoir s\u2019ils réussiront à accroître leur part sur les marchés internationaux », men- OA A TAC FA ET Le libre-échange est plus menaçant avec le Mexique qu'avec les États-Unis tionne l\u2019étude.Au Canada, les grandes imprimeries sont les plus touchées par la concurrence étrangère, ce qui les pousse à livrer une concurrence accrue aux imprimeries de taille moyenne.On peut donc s\u2019attendre 2 une vague de fusions, de faillites et de regroupements stratégiques.Les entreprises de taille moyenne (50 à 200 employés) éprouvent déjà de graves problèmes et il est probable que ce créneau rétrécisse dans le futur.l'inverse du marché qui se mondialise, la segmentation s\u2019accentuera avec l\u2019accroissement de la demande pour des travaux à tirage réduit.Bien que la concurrence sur les prix demeurera, la qualité du service deviendra un atout de plus en plus important.De l'avis de plusieurs, la compétitivité des imprimeurs repose donc sur l\u2019amélioration du service à la clientèle et la réduction des délais d'exécution et du gaspillage.om FROMENT Nous sommes fiers de participer a la création du Centre de ressources technologiques en communications graphiques et de contribuer ainsi à la relance économique de Montréal.COLLÈGE AHUNTSIC 9155 rue sant-hubert, montréal, qué.H2M 1Y8, tél: 389-5921 où TECHNOLOGIE AU-DELÀ DU FUTUR = = presse à feuille Komori modèle L440IlIK (A.M.R./A.P.C.) installation automatique des plaques mise en train automatique KOMORI CANADA INC.tient à féliciter les lauréats du GALA GUTENBERG Komori reconnait la contribution importante que ces imprimeurs ont fourni à l\u2019industrie des Arts Graphiques.Tout comme les récipiendaires, Komori est dédié à l\u2019essor et à l'épanouissement de l\u2019industrie des Arts Graphiques.KOMORI CRÉE LA TECHNOLOGIE DU 21e SIECLE H\u201cOIMODFRAI 3600, boul.Poirier, St-Laurent, Québec, Canada, H4R 2J5 TELEPHONE: 514-339-1207 - FACSIMILE: 514-745-3383 PUISSANCE DE | L'IMPRIMÉ Heidelberg Harris salue La Semaine Internationale de L\u2019Imprimerie et ses Artisants.H HEIDELBERG\u201d PF HARRIS Le premier choix de l\u2019industrie et votre meilleur choix presses rotatives.Heidelberg Harris, Inc.6969 Trans Canada, Ste.105 St.Laurent, Québec H4T 1V8 Tel.514-336-0900 Fax 514-336-6071 * lelogds Jalyed - Z66T Jalnuel ST Ipowes / sa124 LES AFFAIRES, samedi 18 janvier 1992 - Cahier spécial B-8 imprimerie commerciale IDD éterminée à diversifier ses sources de revenus, I'Imprimerie Trans-Conti- nentale est très intéressée aux installations d\u2019imprimerie commerciale de l'Imprimerie Southam.Avec cette acquisition, l\u2019entreprise pourrait compter sur deux spécialisations de force à peu près égale, l'impression d\u2019encarts publicitaires représentant actuellement la plus grande partie de son chiffre d\u2019affaires.Claude Dubois, vice-président marketing du Groupe Transcontinental GTC (Mtl, 5 $), estime que les affaires de Southam au niveau commercial, regroupant les produits de marketing direct, travaux d'agences et rapports annuels, représentent environ 200 M$.L'entreprise n\u2019est pas du tout intéressée par contre aux activités de Southam sur le marché des formules d'affaires et à ses installations aux États- Unis.Très conscient que la joute sera serrée, M.Dubois croit néanmoins que GTC est bien positionné grâce aux relations priviligiées qu\u2019il a bâties avec Southam.Celle-ci lui a déjà vendu Canadian Publishers, un éditeur de six journaux régionaux au Manitoba.Dans le domaine des encarts publicitaires, un marché maintenant mature, Transcontinental entend préserver son avance en offrant de plus en plus de services ajoutés.« Nous ne sommes pas seulement une maison qui met de l'encre sur du papier, a précisé aux AFFAIRES M.Dubois.Nous sommes engagés dans le domaine de la communication écrite, Nous voulons nous lier le plus intimement possible à nos clients en les aidant à mieux cibler leurs produits.» Dépositaire exclusif au Photo : Jean-Guy Paradis, LES AFFAIRES AA près un an de répit, les Imprimeries Quebecor viennent d'amorcer une nouvelle période d\u2019acquisitions avec l\u2019achat d\u2019une imprimerie au Mexique en prévision du libre-échange avec ce pays.Le plus important imprimeur canadien et le deuxième en Amérique du Nord s'apprête à poser d\u2019autres gestes semblables afin de consolider son réseau de 58 imprimeries et ateliers spécialisés.Graphicas Monte Alban S.A., une imprimerie spécialisée dans le livre et appartenant au Groupe Hachette, emploie 209 person- nes à Querataro, à 200 km au nord de Mexico.« C\u2019est un premier pas au Mexique, a déclaré à ce propos Jean Nepveu, président du conseil et chef de la direction des Imprimeries Quebecor.Ce n\u2019est pas majeur.Nous y allons de façon prudente.» Cette décision a suivi de près l'annonce du rachat des actions que détenait Maxwell Communication Corporation (MCC) dans les Imprimeries Quebecor.Avec cette transaction, Que- becor (Mtl, 23,12 $) devient le seul actionnaire de son secteur d\u2019imprimerie.La prochaine étape, déjà annoncée avec la dernière émission d'actions de Que- becor, sera l\u2019acquisition d\u2019une imprimerie en Californie.« Nous n'avons pas assez d\u2019installations sur la côte ouest américaine, a déclaré aux AFFAIRES M.Nepveu.Nous sommes en train de négocier une première acquisition et nous regardons déjà pour une autre.» Même si elles dominent déjà de loin le marché canadien, les Imprimeries Que- becor s'intéressent aussi à la vente de l\u2019Imprimerie Sou- tham, le deuxième imprimeur canadien en importan- Les Imprimeries Quebecor s'implantent au Mexique et songent déjà à l'Europe ce avec des ventes de près de 500 M$.Plus attirée par certaines spécialités que d'autres, elle pourrait même faire une offre en bloc si l'intégration s\u2019avérait profitable et que cette perspective souriait davantage à Sou- tham.« Si nous pouvons restructurer et être plus efficaces, cette occasion d\u2019affaires mérite d\u2019être analysée, a pour sa part signalé aux AFFAIRES Charles Cavell, président et chef de l'exploitation des Imprimeries Quebecor.Même si nous ne sommes pas présents dans les formules d\u2019affaires, nous examinerons l'intérêt d'y faire notre entrée en présentant une offre globale.» Afin de ne pas être en reste face à RR Donnolley & Sons Company, premier imprimeur américain déjà présent en Grande-Bretagne, les Imprimeries Quebecor songent même de plus en plus à l\u2019Europe.« Nous avons certains clients très actifs là-bas, a ajouté M.Cavell.Nous avons formé un alliance stratégique avec un imprimeur européen pour mieux servir l\u2019un d'eux.Il va falloir éventuellement sortir d\u2019Amérique du Nord.» Féli ati el un GRAND BRAVO a tous les participants et aux gagnants du GALA GUTEMBERG Assoclation A D canadienne des marchands de papiers fins D Canadian Paper Trade Association Votre Association des marchands de papiers du Canada, Chapitre de l'Est.Claude Dubois, de Transcontinental, signale que l\u2019entreprise raffinera son réseau de distribution d'encarts publicitaires.Québec de Compusearch, une firme de banques de données, Transcontinental peut fournir des profils démographiques très précis à la grandeur du Québec.En rejoignant 80 % des domiciles québécois grâce à son système de distribution Messageries Publi-Maison, l\u2019entreprise est en mesure d'offrir un service complet à sa clientèle.Au gré d\u2019acquisitions ou d\u2019alliances, Transcontinental vise à étendre son réseau de distribution à l\u2019ensemble du Canada.Un tel système est déjà exploité au Manitoba.in LAPIERRE 7960 RUE JARRY EST ANJOU (QUÉBEC) HIJ 1H5 TÉLÉPHONE (514) 354 1270 TELECOPIEUR (514) 354 4899 A l'occasion de son quinzième anniversaire, Richard Veilleux imprimeur est fier de vous présenter sa nouvelle image.S'inspirant de notre matière première, elle représente un amoncellement de feuilles de papier reprenant la forme d'un «V».De plus notre nouvelle image reflète bien notre philosophie, soit: la progression constante vers un summum de qualité.Raffinement et solidité s'y confondent; l'un illustrant le professionnalisme avec lequel nous abordons chaque projet, l'autre représentant bien les bases solides de notre réputation.La couleur de notre nouvelle image 4 7 Zz > , te .a également été modifiée.Le bleu s'intensifie, telle une compagnie progressant vers la maturité acquise par l'expérience.En résumé, Richard Veilleux imprimeur fait peau neuve pour vous offrir un service toujours supérieur et c'est ensemble que nous atteindrons de nouveaux sommets."]
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