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Titre :
Les affaires
Éditeurs :
  • Montréal :Publications les affaires (1979) inc.,1981-2011,
  • Montréal :Publications Transcontinental inc.
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Journal des affaires ,
  • Finance
  • Successeur :
  • Affaires.com
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Les affaires, 1990-11-24, Collections de BAnQ.

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[" i A Alouette donne un nouvel air d'aller à Sept-lles He tout Sept-Îles a vu un de ses vieux rêves exaucé quand le gouvernement du Québec a regroupé dans un consortium des investisseurs de cinq pays, il y a un peu plus d\u2019un an, pour développer l'aluminerie Alouette.Avec ce projet gigantesque, cette ville, jusque-là mono-industrielie, centrée sur le minerai de fer, deviendra bi- industrielle.Aujourd'hui, les agents économiques de Sept-Iles poursuivent leurs efforts pour que cette diversification s\u2019amplifie.« 11 ne faut pas s\u2019endormir sur le projet Alouette », clame Jean-Marc Dion, maire de Sept-Iles.Ce petit homme d'âge mûr, qui dirige les destinées de la ville depuis 1973, a étonné tout son monde lorsque des hommes d\u2019affaires d'Europe et d'Asie, partenaires avec la Société générale de financement dans l\u2019aluminerie, ont établi des rapports avec la municipalité.C\u2019est que, monsieur le maire parle japonais ! Directeur d\u2019une école au pays du soleil levant pendant sept ans alors qu\u2019il revêtait la soutane, il a ébahi ses interlocuteurs nippons lorsqu'il s\u2019est adressé à eux directement dans leur langue.« On a vu les industriels japonais desserrer leur cravate et sortir de leur réserve habituelle tellement ils se sont sentis à l'aise de dialoguer sans interprètes », ont raconté aux AFFAIRES des témoins de cet événement.D\u2019autres projets avec les Japonais Il n\u2019est donc pas étonnant que M.Dion affirme maintenant examiner des projets de transport d'hydrogène liquide avec des industriels nippons (lire page B-9).« Les membres du consortium Alouette sont pour nous des points de contact avec autant de pays et nous allons tenter de capitaliser là-dessus », nous a d'ailleurs confirmé le commissaire industriel de l'endroit, Gilles Decham- plain.Ce dernier et d\u2019autres intervenants locaux insistent sur la combinaison des trois P pour clamer au reste du monde que Sept-Îles est l\u2019endroit par excellence pour les affaires.Les trois P sont port, power, pour la présence du poste Arnaud d'Hydro-Québec et de ses trois lignes de distribution électrique, et people, pour la disponibilité de la main- d'oeuvre.Cette main-d'oeuvre risque cependant de se raréfier d'ici peu (lire page B-8).MONTREAL, SAMEDI LE 24 NOVEMBRE SEPT-ILES Le No 1 de la finance et de l'économie au Québec CAHIER B 12 PAGES ÉCHAPPE À LA RÉCESSION « Alouette, gentllle Alouette », chante-t-on dans les rues de Sept-lles, capitale de la Côte-Nord.Le coeur est à la fête.Les retombées du méga projet d'aluminerie sont telles que les griffes de la récession n'arrivent pas à égratigner la ville portuaire.Une population jeune Par ailleurs, la fuite de plus de 5 000 résidents au cours de la précédente décennie, suite à l\u2019effondrement du marché du fer (lire page B-10 et B-11), ramenant la population à la barre des 25 000, est aujourd'hui endiguée.Avec Alouette et le pouvoir d'attraction de l\u2019aluminerie, la marque des 30 000 devrait être repassée d\u2019ici trois à quatre ans.De plus, la population actuelle de Sept- Îles est jeune : 77 % des citoyens ont moins de 45 ans.On est d\u2019ailleurs fier de dire qu\u2019elle a donné d'excellents joueurs de hockey tels Guy Carbonneau et Steve Duchesne.I! faut rappeler que, en 1950, 2 000 personnes seulement, des pêcheurs surtout, peuplaient ce coin de la Basse Côte-Nord.Les choses ont bien évolué depuis, notamment au niveau de la consommation.En fait, la population de Sept-Iles consomme beaucoup.Par habitant, les ventes au détail atteignaient 8 400 $ en 1989 contre 7 000 $ pour le Québécois moyen.Il est vrai qu'on y a les moyens de consommer (quand on n\u2019est pas sur le chômage).C\u2019est en effet à Sept-Iles que le salaire hebdomadaire moyen est le plus élevé dans la province : 588,44 $, bien loin devant Montréal avec 486,11 $.Par ailleurs, la population de Sept-Îles n\u2019a pas peur des distances quand il s\u2019agit de se déplacer.« Curieusement, cependant, comme les Septiliens ont tous les services à portée de la main en ville, ils n\u2019arrêtent pas de dire que l'aéroport, pourtant à une dizaine de minutes de route, est trop éloigné.», a raconté Alain Bastarache, directeur de I'aéroport régional (lire page B-4).C\u2019est aussi une population chaleureuse, a constaté Michel Fortin, gérant d\u2019une succursale de la Banque Nationale (Mtl, 7,75 $), à son arrivée à Sept-Îles, en 1988.« Tout le monde se parle », a-t-il expliqué.LE CHANTIER D'ALOUETTE FOURMILLE DE TRAVAILLEURS lls sont déja 1 200.lls seront 2 000 en période | de pointe.Les demandes I d'emploi affluent.pp.B-2,3 PÉNURIE DE MAIN- D'OEUVRE QUALIAIEE EN 1991-1992 Les entrepreneurs s'inquiètent.On met sur pied des cours de formation.p.B-8 REPRISE DE L'IMMOBILIER RESIDENTIEL APRES 10 ANS DE CRISE Le prix des maisons grimpe en flèche.Une pénurie de logements pointe à l'horizon.p.B-6 Une ville morte ?Les Septiliens rongent leur frein devant les images et les quand-dira-t-on qui sont véhiculés à l'extérieur de la région au sujet de leur ville.On est surtout piqué au vif quand on entend dire que Sept-Îles est une ville morte.Aujourd'hui, c\u2019est le match revanche avec la province.L'économie s'apprête à rouler à plein gaz alors qu'ailleurs la récession commence à frapper.« Notre ralentissement économique a duré 10 ans.En 1985, nous avions 32 % de sans-emploi en comptant les bénéficiaires du bien-être social.Au- jourd\u2019hui, le chômage est réduit de moitié et son taux gravite autour de 12 % », a indiqué aux AFFAIRES Gilles Cossette, président de la Corporation de promotion industrielle et commerciale, espérant que l'essor économique s\u2019étendra aussi sur une période d\u2019au moins 10 ans.La prudence a toutefois succédé au fol emballement de la période qui a suivi l'annonce de l'installation de l\u2019aluminerie Alouette.C'est que, au printemps, la communauté a reçu un choc.Le projet, même s'il était entamé, a failli avorter (lire page B-2 et B-3).On évite depuis de prononcer des phrases trop à l\u2019emporte-pièce.Le caractère des Septiliens change.Aga RINCE LES AFFAIRES.samedi 24 novembre 1990 - Cahier spécial B-2 I | ' Îles.» | Sept-Îles, à l'âge de 25 ans, vil dit, nous favoriserons les On a déjà reçu 2 000 demandes d'emploi de tous les coins du Québec Alouette a sonné le réveil chez les exilés de « SES ans avoir sollicité de candidatures pour les postes qui s\u2019ouvriront ici, nous avons déjà reçu 2 000 demandes de la part de travailleurs de tous les coins du Québec.Sur ce nombre, on remarque qu'entre 75 et 85 % sont de la région ou ont des liens avec des gens de la région », a indiqué aux AFFAIRES Alain Ber- geron, porte-parole de l'alu- mineric Alouette.compétence égale, a- gens de Sept-Îles ou les anciens travailleurs de Sept- Lui-même est revenu à après sept ans d\u2019exil, avec un diplôme de relations industrielles en poche.« Si En période de pointe, le chantler de construction de l'aluminerle Alouette sera quadrillé par quelque 2 000 ouvriers.L'OUTIL DE VOTRE ESSOR M de développement, d'acquisition ou d'intégration de nouvelles technologies; E de recherche et de développement; m de développement touristique et industriel.Développement régional (Québec) donne également accès aux services d'aide technologique et sectorielle d'Industrie, Sciences et Technologie Canada, dans chacune des régions du Québec.Développement régional (Québec), l'outil qui peut assurer l'essor de votre entreprise.E- matiére de développement régional, il faut des outils adaptés aux particularités de chaque région.Développement régional (Québec), partie intégrante d'Industrie, Sciences et Technologie Canada, administre une gamme de programmes d'aide financière répondant aux besoins des entreprises et des organismes régionaux.Ces programmes peuvent appuyer entre autres des projets : B d'établissement, d'expansion ou de modernisation d'entreprises; Développement Regional ( di régional Development \u2018 (Québec) (Québec) SEPT-ILES 701, boulevard Laure, casier postal 698 Sept-iles (Québec) G4R 4K9 (418) 968-3426 1800 463-1707 Canada Industrie, Sciences et Technologie Canada Industry, Science and Technology Canada +l Alouette n\u2019existait pas, quel travail voudriez-vous que je fasse avec ce genre d\u2019études à Sept- Îles ?» Actuellement, 80 employés permanents ont été engagés, formant 65 à 70 % des besoins définitifs en personnel administratif.Ces employés se partagent entre le bureau de la Place Ville- Marie, à Montréal, ouvert en janvier 1990, et celui de Sept-Îles, dans l\u2019 Édifice Laure, à côté du centre commercial Place de Ville.À ce dernier endroit, la plupart des employés sont originaires de Sept-Îles.« C\u2019est au printemps et à la fin de l\u2019été 1991 qu'on connaîtra les périodes de pointe dans l\u2019embauche des travailleurs qui seront affectés aux opérations de l\u2019alu- minerie.Bien que la première tonne d'aluminium ne sera pas coulée avant juin 1992, nous devons former le personnel, le roder à ses taches et produire des anodes », de préciser M.Berge- ron, ex-hockeyeur qui appartenait aux défunts Remparts de Québec dans la ligue de hockey junior majeur du Québec.Au moment de l\u2019entrevue, il portait d'ailleurs un sparadrap à la main droite, séquelle d\u2019une blessure subie la veille, lors d'un match.amical.Quelque 2 000 ouvriers sur le chantier Au moment où le plus gros contingent des nouveaux employés de l'usine sera engagé, le chantier de construction, à Pointe-Noi- re, le secteur de Sept-Îles choisi par Alouette pour profiter le plus avantageusement des eaux profondes du littoral, sera quadrillé par quelque 2 000 ouvriers.« Ils sont actuellement 1 200 à s\u2019y activer et il n'y aura pas d'interruption pour l'hiver.Déjà près de 25 % du travail est réalisé.Les murs et les toitures du hall d\u2019électrolyse sont érigés, les fondations de la section carbone et des annexes d'électrolyse sont complétées.» Les contrats pour la construction de l\u2019aluminerie ont été octroyés à travers le monde, mais, selon M.Ber- geron, 50 M$ sur le total de 500 M$ déjà accordés l\u2019ont été à des entreprises de Sept-Iles.Bechtel et Lava- lin sont les maîtres-d\u2019oeuvre des travaux.« Nous avons aussi !'intention d\u2019allouer au minimum 30 % des activités d\u2019entretien, une fois le complexe bâti, à des firmes d\u2019ici », d'ajouter M.Berge- ron.Emplois créés : 600 directs, au moins 1 200 indirects Les 600 postes permanents de 1'aluminerie devraient générer au moins le double en emplois indirects.Le commissaire industriel de l'endroit parle d\u2019un total \u2014> Soptiis (Québec) at 8) v8.46 Pour toute information, contactez: La Chambre de commerce de Sept-Iles 700, boul Laure, bureau 4 Télécopieur: (418) 888-3432 RE a EE APT ae EE a EDS RT er PS cm rib aC oe ak RAI rtm Shp Eg vu es mime rt nr Term arp ey pre mi Abn + 0 ++ Aten rg ore nn prose pa OPT pre pra RT) Sept-lles Une culture québécoise.malgré tout WL ne petite devinette : qu'est-ce que donne une alliance d'entreprises d'Autriche (Austria Metal), de Hollande (Hoogo- vens Aluminium), d'Allemagne (VAW Metal), du Japon (Marubeni et Kobe Steel) et du Québec (Société générale de financement) ?« Cela donne une culture québécoise, même si la technologie est empruntée au Français et que, dans notre cas, le savoir-faire est allemand, a répondu aux AFFAIRES Alain Berg- eron, directeur des affaires publiques de l\u2019aluminerie Alouette.Nous, les Québécois, avons une bonne réputation pour l\u2019exploitation des alumineries.Nous avons fait nos preuves.» Par ailleurs, M.Bergeron n'aime pas s'étendre sur les difficultés qu'a rencontrées le projet depuis son avènement.On sait que la rencontre d'une poche d'argile que les sondages de terrain n'avaient pas décelés a retardé l'excavation.Frôlé l'avortement En outre, le projet a failli avorter le printemps dernier et, finalement, seuls 100 M$ du budget initial de 1,5 milliard $ ont été retranchés.« Dans la première phase, nous produirons quelque 215 000 tonnes métriques d'aluminium annuellement.Le consortium décidera d'ici un an ou deux s\u2019il va de l\u2019avant avec une deuxième phase qui aurait pour résultat de doubler le nombre de cuves et ainsi la production totale.Dans ce cas, j'imagine que les coûts seraient de l\u2019ordre de 800 à 900 M$ », estime M.Bergeron.À Sept-Îles, on ne doute pas que la deuxième phase sera réalisée.On s'appuie sur le fait que le terrain nécessaire à cette seconde étape a déjà été dynamité et ratissé.de 2 000 nouveaux emplois.« Ce qui est sûr, c\u2019est que l'impact d\u2019une aluminerie est moins grand que celui d\u2019un bâtiment minier de la même taille », d'expliquer aux AFFAIRES Gilles De- champlain.Les Septiliens devront, en outre, s'habituer à la présence d\u2019un petit nombre d\u2019Allemands qui occuperont des postes de direction.« Ils seront parmi nous pour trois à sept ans et, à leur départ, des Québécois prendront leur place », a assuré Alain Bergeron.Pour bien démontrer aux résidents locaux qu\u2019Alouet- lancé aux écoliers pour que ceux-ci suggèrent un agencement de couleurs pour les murs extérieurs du bâtiment.Cinq choix respectant l\u2019utilisation des trois couleurs identifiant l\u2019entreprise, le blanc, le bleu et le gris, ont été transmis aux architectes.Certains détails physiques ont même été retouchés à la lumière des esquisses des jeunes étudiants du secondaire.« Après tout, ce sont les citoyens qui auront constamment à la vue notre complexe industriel », de conclure M.Bergeron.@ LE PORT DE SEPT-ILES@D Port de Sept-Îles Port of Sept-Îles 3 he e MUNIRE AL Pour information contacter port de Sept-lles tel (448) 968-1231 hehne 1418) 962-4445 NOUS TRANSPORTONS LES MONTAGNES © port en eau profonde ouvert à l'année longue ® terrains et installations dévolus au développement industrialo-portuaire e manutention de produits en vrac et transbordements de navire à navire © rampe RoRo, grues de levage lourd et équipements divers [\u20ac9dS Jo1Ue) - 0661 HQWIAU PZ \\psues Sigivisv S31 £-8 \u2014 Alp \u2014\u2014 te à À coeur de prendre cer- RAYON tt RAYMOND tains engagements envers la communauté, un appel a été PRINCE 0008 À Sept-Îles, la Compagnie minière IOG c\u2019est\u2026 STE.e Des dépenses de 162 000 000 S au Quebec © Des exportations vers 10 pays répartis sur 3 continents © Une main-d'oeuvre de 890 employés © Des expéditions de 15 000 000 tonnes e Le chargement de 230 navires Notre mission est d'être le fournisseur de produits de minerai de fer de qualité le plus compétitif au monde. LES AFFAIRES, samedi 24 novembre 1990 - Cahier spécial B-4 Pour sortir de l\u2019impasse financière l'aéroport régional de Sept-Îles vise le marché « ME 1989, les dépenses d'exploitation de 1'aéroport ont atteint 2,8 M$ et les revenus n\u2019ont été que de 800 000 $ », a tristement avoué aux AFFAIRES le directeur de l'aéroport régional de Sept-Îles, Alain Bas- tarache.Ceci laisse un déficit net de 2 M$ qu\u2019a absorbé Transports Canada.L'aéroport vise maintenant le marché des escales techniques.L'endroit, plaque tournante du trafic aérien à destination du Grand-Nord canadien, ne sera vraisemblablement jamais rentable.Les seules opérations de dénci- gement des pistes entraînent annuellement une lourde facture.Déjà, trois récentes tempêtes avaient nécessité le branle-bas de combat habituel, le 8 novembre dernier, lorsque LES AFFAIRES a rencontré M.Basta- rache à ses bureaux.Néanmoins, sur les conseils du Groupe de gestion des aéroports, la direction tente, depuis 1986, de maximiser le potentiel immobilier de l'aéroport de Sept- Îles en offrant aux entreprises d'acquérir des terrains aux abords des pistes.Il est d'ailleurs difficile de manquer l'affiche géante à l\u2019entrée du complexe, en bordure de la route 138, qui indique cette possibilité.« Les résultats sont lents à Associé Gilles Cossette, c.a.KbME Poissant Thibault-Peat Marwick Thorne Comptables agréés 421, rue Arnaud, Bureau 200 Sept-lles (Québec) G4R 3B3 Téléphone (418) 962-2513 Télécopieur (418) 968-6422 Pierre Côté, c.a.Associé venir.Beaucoup de gens d\u2019affaires m'ont rencontré et la venue de l'aluminerie Alouette a suscité un surcroît de demandes de renseignements.Mais les décideurs sont prudents et n\u2019en sont qu\u2019à l'étape de planification », a expliqué M.Bas- tarache, ingénieur de formation en poste depuis un an et demi à Sept-Îles.Statut d'aéroport International Un comité consultatif, où siègent, en compagnie de M.Bastarache, plusieurs représentants d'organismes publics de Sept-Îles, s\u2019est formé il y a quelques années pour accroître les retombées économiques de l'aéroport.Le cheval de bataille de ce comité est l'obtention du statut d'aéroport international pour les installations de Sept-Îles.« J'ai mentionné aux membres du comité qu'il ne fallait pas trop espérer de cette demande de reconnaissance, d'ajouter le directeur.L'aéroport de Québec n\u2019est même pas qualifié de la sorte ! En outre, nos trois pistes ne peuvent recevoir de Boeings ni de Concordes.Toutefois, nous allons tenter de nous positionner avantageusement dans le marché des escales techniques.» Il s'agit d'avions privés qui font escale en certains lieux, près des côtes, pour se ravitailler principalement BAIE-COMEAU G5C 2B3 (418) 589-3777 POUR LA FORMATION DE VOTRE PERSONNEL CRÉDIT D'IMPÔT À LA FORMATION EN COMPLÉMENT DE VOS SERVICES ET PROGRAMMES GÉÉ CFP 550, BOULEVARD BLANCHE MAIN D'OEUVRE Ligne sans frais : 1-800-463-8548 À LA RECHERCHE D'UNE MEILLEURE FAITES APPEL À LA CFP SERVICES CONSEILS ET AIDE FINANCIERE COMMISSION DE FORMATION PROFESSIONNELLE DE LA DE LA REGION COTE NORD SEPT-ÎLES (418) 962-7888 SACRÉ-COEUR (418) 236-4777 FORESTVILLE (418) 587-4055 HAVRE ST-PIERRE (418) 538-2522 Le mineral de fer constitue au moins 90 % des quelque 23 M de tonnes de marchandises expédiées via le port de Sept-Îles.De plus, d'importantes quantités de charbon transitent au large.Un investissement total de 100 M$ au port de Sept-Îles En avant le monde avec le traversier- rail en 1992 HF\u201d ort de mer naturel en eau profonde accessible toute l'année et situé à l\u2019entrée du Golfe et de la voie maritime du Saint-Laurent, le Port de Sept- Îles gérera le traversier-rail qui sera construit pour 1992.On prolongera la voie ferrée jusqu'à une rampe d'accès qui amènera les convoyeurs directement dans le ventre des navires, Des sommes de 100 M$ ont été débloquées pour munir le secteur de Pointe- Noire des installations adéquates en fonction d\u2019un tra- versier-rail et des équipements portuaires requis pour l\u2019aluminerie Alouette.Ces derniers comprennent une déchargeuse valant à el- le-seule 10 M$ pour aspirer l\u2019alumine qui parviendra à Sept-Îles par bateau, un convoyeur sur rails de 11 mètres de large pour relier le quai aux silos (également à bâtir), où les cargaisons reçues seront entreposées, et une cour de triage capable de stocker deux fois la capacité d'un cargo.En fait, le port de Sept- Îles, c\u2019est la fierté des Septi- liens.Deuxième au Canada pour son tonnage transbordé, c\u2019est naturellement le minerai de fer qui lui a donné naissance.La plupart des 11 quais répartis des deux côtés de l'embouchure de la baie de Sept-Îles appartiennent d'ailleurs à l\u2019entreprise privée.« Le minerai de fer constitue au moins 90 % des quelque 23 M de tonnes de marchandises expédiées via le port de Sept-Îles », a précisé aux AFFAIRES Guy Gingras, analyste-conseil en administration.L'activité portuaire a connu ses plus belles années vers 1979 alors que 35 M de tonnes ont transité par la baie de Sept-Îles.Expansion du Quai de la Relance « Actuellement, la voie de chemin de fer, originant de Labrador City, s'arrête à Mines Wabush.Nous allons la prolonger jusqu\u2019au Quai de la Relance.De cette façon, Sept-Îles aura un lien ferroviaire avec le marché américain via Matane », commente Gérald Tremblay, agent administratif et financier au port de Sept- Des.Ce fameux Quai de la Relance, inauguré en 1986 au cofit de 30 M$ (50 M$ sion y ajoutent les frais pour les infrastructures et pour y prolonger le réseau routier), a fait beaucoup jaser.l'origine, comme son nom l'indique, cette infrastructure portuaire visait la création d'emplois tout en servant, pour les entreprises, d\u2019incitatif à venir s\u2019implanter dans le secteur.« Le gouvernement fédéral a effectivement pris un risque et le quai a été taxé d\u2019éléphant blanc.Pourtant, il a servi même si ce ne fut pas à pleine capacité.C\u2019est Mines Wabush qui en a été le principal utilisateur.Au- jourd\u2019hui, on se rend compte que le quai ne pourra suffire aux demandes de 1'alu- minerie Alouette pour la manutention de l\u2019alumine et du coke.« I] va falloir l'agrandir, a déclaré avec une pointe de fierté M.Tremblay, employé de longue date de Ports Canada.Nous voudrions au moins qu\u2019il puisse accomoder deux navires simultanément.» Tout le sol excavé pour les fins de I'implantation de l\u2019aluminerie Alouette a été accumulé comme remblai le long du Quai de La Relance.On a déjà ainsi l'embryon du prolongement de cette plate-forme d'accès fluvial à Sept-Hles.Charbon au large Après le minerai de fer, c\u2019est le charbon qui transite en plus grande quantité dans la région côtière de la capitale régionale de la Cô- te-Nord.« Ces opérations se déroulent au large, dans la baie, et souvent sans que l\u2019on s\u2019en rende compte, explique M.Gingras.Le charbon est transbordé directement d\u2019un cargo à l\u2019autre.Il provient du mid-west américain et est destiné au Japon et aux pays européens.« Notre avantage dans ce marché, pour lequel nous prélevons des droits selon le tonnage des bâtiments, c'est qu\u2019une fois déchargé, le cargo peut prendre livraison dans ses cales vides du minerai de fer.» C\u2019est un marché non captif, ponctuel et qui ne crée pas d'emplois, ajoute pour sa part Gérald Tremblay, son collègue de l'administration.Au troisième trimestre de 1990, le volume de charbon transbordé a d'ailleurs chuté de 40 % par rapport à la même période en 1989.PARA NE EE NE REA RS EN VO PE EEE RO | des escales techniques en carburant.« Nous avons accueilli 300 appareils, dans ce cadre, l\u2019année dernière, et nos statistiques nous indiquent une augmentation de cet achalandage variant entre 10 et 15 % annuellement, de poursuivre M.Bastara- che.Cela a été obtenu sans que nous fassions connaître spécifiquement ce service.L'information doit circuler entre les pilotes.» Une firme de consultants sera embauchée sous peu avec le mandat de cibler les clients des escales techniques et de faire la promotion de Sept-Iles auprès d\u2019eux.C'est a Gander, Ter- re-Neuve, qu'une telle campagne pourrait enlever du volume d\u2019affaires.Mouvements d\u2019aéronefs a la hausse Sept-Îles est aussi l\u2019un des aéroports canadiens qui enregistre le plus de mouvements d\u2019hélicoptères.« C\u2019est à la forte présence d'Hydro-Québec dans la région et aux déplacements de touristes américains friands de chasse et de péche qu\u2019on doit ce bilan intéressant », de préciser M.Bastarache.Les mouvements d'aéronefs ont été fortement à la hausse au premier trimestre 1990 -ce sont les seuls résultats disponibles pour I'instant-, mais le directeur de l'aéroport ne s'explique pas les raisons de cette progression.« Alors que, au cours des cing ou six dernières années, on remarquait des augmentations constantes de 5 %, la hausse a été de 24 % pour le seul premier trimestre de 1990 ! Et, cet été, j'ai cru constater des fréquences de vols supplémentaires de la part des transporteurs, principalement par Intair et Air Alliance », a commenté le directeur de l\u2019aéroport dont le bureau, largement vitré, surplombe les trois pistes dont la principale est longue de 2 000 mètres.En 1989, 40 000 mouvements d\u2019aéronefs ont été enregistrés à Sept-Îles.En outre, l'aéroport a desservi quelque 140 000 passagers.Les retombées économiques de ce trafic sont fort importantes.Non seulement le complexe fournit-il de l'emploi à 250 travailleurs et à un nombre équivalent de façon indirecte, mais sa présence génère des retombées régionales de 15 à 20 M$ par année.En 2001 : 60 000 passagers de plus En outre, le directeur de l'aéroport a mis au point divers scénarios mesurant l'évolution du trafic aérien et son impact économique.« Si je m'en tiens à mon scénario médian, 60 000 passagers supplémentaires graviteront ici en l\u2019an 2001 et les effectifs auront grimpé à 586.Les retombées économiques dans la communauté environnante s\u2019élèveront alors à 28 M$ par année.» M.Bastarache n'a, par contre, pas tenté de prévoir si le seuil de rentabilité serait alors atteint.Malgré ces projections, l'aérogare n'aura pas besoin de réaménagement particulier.Il a été conçu en 1978 pour suffire à un achalandage pouvant atteindre\u2026 le million de passagers.Des pistes depuis 1929 Cependant, son origine remonte encore plus loin dans le temps.C\u2019est la Trans- Continental Airways, en 1929, alors responsable du transport de courrier, qui a aménagé deux bandes pour atterrir à Sept-Îles afin d'améliorer son service hivernal.En 1942, l'endroit servait de base d'opération contre les sous-marins allemands.Le ministère des Transports en est devenu propriétaire au lendemain de la guerre.En 1954, un nouvel aérogare a été construit et comprenait une tour de contrôle.Les installations ont été remplacées par des plus modernes en 1978.Le service d\u2019entretien de l'aérogare est constitué d'une équipe volante chargée des opérations pour les pistes plus au Nord telles Schefferville, Hâvre Saint- Pierre, Natashquan, Blanc- Sablon et Mingan.Les compagnies Aviation Québec Labrador, Inter Québec de même que Québec Cartier Mining et la IOC Aviation possèdent chacune un centre d'entretien à Sept- Caen, JENN SESARE_ EE GROUPE CONSEIL 169, rue Père Divet Sept-lles (Québec) G4R 3R1 Téléphone : (418) 962-1244 Télécopieur : (418) 968-0007 Tél.Baie-Comeau : (418) 589-4035 + Contrôle de la végétation CLAUDY DESCHENES Président e Études d'impact e Certificats d'autorisation e Gestion des déchets dangereux + Analyses de laboratoire « Hygiène industrielle « Études de ventilation « Formation et gestion SIMDUT « Lutte contre l'érosion 7 > nd les Galeries MONTAGNAISES LES GALERIES MONTAGNAISES, c'est plus de LU 50 boutiques et restaurants pour vous servir y 1 300 emplacements de stationnement ® 35 000 000 $ de ventes au détail annuellement y 10 acres de superficie disponible pour le développement futur LES GALERIES MONTAGNAISES, c'est aussi une équipe Au ryt me 1005, boul.Laure) Sept-lles, Qc G4R 4S6 Tél.: (418) 962-4979 Fax: (418) 968-6114 Cy urd hi d'au wy, CL PRINCE Vente, réparation et fabrication d'équipements électro-mécaniques A.3 361, ave.Noel, Ateliers 6! Woodinc.Québec -_\u2014 G4R 1L8 Tèl: (418) 962-6131 Fax: (418) 962-1862 Vii Mont Ste-Foy 652-7000 « Sie Chicoutimt Racine Est ACTIVE Laval 682-3200 « Montréal.Univers Lasale 366-0730» Brossard TRUST GENERAL Le Trust Général met du succès dans vos affaires 681-8282 + Québec 522-4618» Lévis 833-4450 -8000/Champs-Eiysées 549-6490 + bre 685 C'EST PLUS PROFITABLE! BOND j Va\u201d JUSQU\u2019AU 31 DÉC.\u201890 Investir dans un REER au Trust Général dès maintenant plutôt qu'en janvier ou février vous permet de placer vos revenus d'intérêts à l'abri de l'impôt tout en profitant d'un taux boni de 4%\".Profitez-en! * Taux bom applicable sur les nouvelles contributions et transferts d'autres institutions 871-7200 Gouin 745-1515 /PV.M.861-8383 « Pointe-Claire 694-5670 341-1414» Anjou 355-4780 + Outremont: Vincent d'indy 739-3265 Aaurier 272-4777 2500 « St-Lambert 466-8666 » Joliette 752-0666 « Rivière-des-Prairies 6494040 * Rimouski 7244106 Trois-Rivières: des Forges 378-7230/Royale 379-7230 + Hult 771-3227 « Sept-lies 986-1830 [\u20ac133035 Jee) - LES AFFAIRES, samedi 24 novembre 1990 - Cahier spécial B-6 pe SHE ETL EES L'immeuble résidentiel bouge enfin MFP endant 10 ans, aucun bâtiment résidentiel ne s'est construit à Sept-Îles.Pire encore, de nombreux immeubles à logements multifamiliaux ont été désertés, saisis par la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement puis placardés.De plus, le quartier de maisons mobiles, le plus grand parc du genre au Québec, s\u2019est vidé laissant de grands trous béants.Mais, depuis 1989, tout un revire- * ment s\u2019est produit.« Comme le prix des maisons s'est effondré avec la * fuite de milliers de résidents que Sept-Îles a connue au début des années 80, il n'y avait plus de différence entre ce qu'il en coûtait d'être locataire ou propriétaire, a raconté aux AFFAIRES Michel Rousseau, agent du Permanent, à Sept-Iles.+ C'est pourquoi ces batisses ; se sont vidées petit à petit, ceux qui avaient encore un \u201c emploi préférant s'acheter une maison.» Enthousiaste, Gilles De- \u201c champlain, commissaire in- dustrict de Sept-Iles, nous a .décrit le miracle de 1989.« Des batiments résiden- ticls de 20, 30 et 40 logements ont élé remis en location après avoir été réaménagés.Sur les 850 unités qui étaient abandonnées il y a un an, 700 ont été rénovées ou sont sur le point de l'être et la majorité ont trouvé preneurs.« Et, depuis l'an dernier, de nouvelle constructions unifamiliales se sont ajoutées à la banque de logements de la capitale régionale.À la fin de septembre 1990, on comptait 65 permis délivrés pour de telles constructions.Même qu'on envisage de mettre en chantier des bâtiments de quatre et de huit logements pour l\u2019an prochain.» Investissements locaux En outre, les personnes actives sur le terrain sont de la place.« Essentiellement, les acheteurs sont des résidents d'ici dans le cas des nouveaux bungalows, de révéler M.Rousseau.Ce sont d'anciens propriétaires de maisons mobiles ou des locataires qui ne veulent pas manquer leur coup et qui appréhendent une forte hausse des prix du résidentiel au printemps, avec l\u2019arrivée des premiers travailleurs de I'aluminerie Alouette.« Dans le marché du mul- tifamilial, on a assisté à des regroupements d'hommes d'affaires et de professionnels locaux qui ont réuni du capital pour investir.I] y a également des actionnaires minoritaires du Crédit immobilier, de Montréal, qui ont été actifs à ce niveau.Les immeubles en question ont été acquis moyennant une somme de 22 000 à 24 000 $ l'unité.La rénovation a souvent exigé une mise de fonds supplémentaire allant jusqu'à 10 000 $ par logement.» Le prix des maisons a naturellement pris une pente ascendante.Il faut dire que, en 1986, un bungalow se payait au prix de 1977, de préciser M.Rousseau.Dans le creux de la vague, en 1982 et 1983, des transactions se sont conclues pour 20 000 $, dans le secteur de La Baie, et pour 35 000 à 40 000 $ dans le secteur, aujourd'hui très recherché, de Sainte-Famille.« Depuis 1986, le prix des bungalows a bondi de presque 10 000 $ par année.Dans le Haut-Sainte-Famille (secteur entourant le collège ___ PARTENAIRE DE VOTRE REUSSITE EN AFFAIRES GERARD DESCHENES BRIGITTE CLOUTIER représentants commerciaux RADIO SEPT-ILES INC.437.ARNAUD, SEPT-ILES, G4R 3B3 TEL 962-5632 962-3838 Une station affiliée au réseau TÉLÉMÉDIA de Sept-Îles et où se retrouvent les nouvelles constructions), le bungalow standard se détaille aujourd\u2019hui à 85 000 $.» L'agent du Permanent relate que les gens de 1'extérieur, qui sont venus tater le terrain avant de s\u2019y installer, ont déclaré que les prix étaient élevés par rapport à la qualité des maisons.Et il ne leur donne pas tort.Mais la pénurie de logements qui se prépare va conduire à une escalade des prix, croient la plupart des personnes que LES AFFAIRES a rencontrées lors de son séjour à Sept-Îles.Pénurie de logements «Il n'y aura pas de place pour absorber tous les gens.Beaucoup d'entre eux n\u2019auront d'autres choix que de se loger à Port-Cartier », conclut là-dessus M.Rousseau.Son collègue, Roger Bou- dreau, président des Immeubles Roger Boudreau, partage sensiblement la même opinion.Pour lui, le temps est favorable à l\u2019introduction de condominiums à Sept-Îles.La muni- (R) Industries e Canmec Inc.Fabrication métallique lourde Usinage et soudure * Industries Saguenay Ltée e Ateliers Benoit Allard Inc.A.B.A.Vulcanisation A.B.A.Hydraulique cipalité n\u2019a pas encore goûté A cette forme de propriété en raison des circonstantes exceptionnelles qu'elle vivait.« Je connais des promoteurs locaux qui font actuellement une étude de marché pour déterminer s'ils se lanceront dans la construction d\u2019un projet d'une cinquantaine d'unités de condo l'an prochain, a confié aux AFFAIRES le courtier.On miserait, le cas échéant, sur des copropriétés dont les prix se détailleront entre 125 000 et 200 000 $.« Bien sûr, la clientèle drainée par l'aluminerie Alouette est intéressante, mais avec la forte présence d'Hydro-Québec, des services gouvernementaux, de l\u2019hôpital auquel s\u2019ajouteront 35 nouveaux spécialistes d'ici un an et demi, le potentiel actuel est déjà important.» C'est sur un terrain du Vieux Sept-Îles, avec vue sur la mer, que les promoteurs ont l'intention de concrétiser ce nouveau projet.Malgré ces perspectives encourageantes du développement domicilaire, la municipalité n'a pas prévu de plan précis pour les prochaines années.Le maire, Jean- Marc Dion, a souvent le mot prudence à la bouche.I] les ERECTEURS RAYMOND (1989) inc.Entrepreneur général industriel .Construction: mécanique de chantier Raymond (1989) inc.MEMBRE DU GROUPE BENOIT ALLARD INC.* Pyramidex Inc.e Kilotech Contrôle Inc.e Lajoie Somec Inc.4 ue ots 5 4R 1L2 STORE CE) CAISSONS D'ÉLECTROLYSE « ASSEMBLAGE ANODIQUE ° BENNES DE CAMION HORS-ROUTE o « PRODUITS POUR LES PÂTES ET PAPIERS « ne veut pas revivre des périodes comme celle de 1970 où 1 000 maisons ont été érigées la même année à Sept-lles.« Nous prévoyons y aller pour une soixantaine d'unités de logement à la fois (par année), s'est-il contenté de dire aux AFFAIRES.Si un constructeur sérieux veut nous proposer de bâtir une vingtaine d'unités, il devra nous présenter un plan garantissant que l'architecture de ses maisons sera différente (d\u2019un voisin à l'autre).» M.Dion a précisé que deux axes de développement étaient identifiés.Le premier, destiné à de la construction unifamiliale, est le secteur près du cégep.Le second, pour le multifa- milial, est dominé par la rue Comeau, non loin de là.Sept-Îles ne veut donc pas se laisser gagner par le vent de la prospérité qui balaie ses côtes.Cela fait bien l\u2019affaire de nombreux résidents qui ont aménagé de petits logements d'une pièce et demi dans leur sous-sol, au cours des années 70, et qui comptent bien les dépoussiérer ! HAYA RL PRINGE PRODUITS: TéL.: (418) 962-6948 » (418) 962-7123 mi US UE 7 KL arrivée du Groupe de Sociétés Westcliff dans le paysage immobilier de Sept- Îles a complètement modifié le marché des espaces commerciaux et de bureaux.En 1988, l\u2019entreprise a mis la main sur le plus important centre commercial, Place de Ville, et a immédiatement ajusté à la hausse le prix de ses loyers.« Le geste a fait boule de neige, se remémore Michel Rousseau, agent au Permanent.Les prix sont passés de 10-12 $ le pi?à 20 $ aujour- d'hui.» Mais, Westcliff avait vu juste, renchérit Roger Bou- dreau, un courtier en immeubles.« Bien qu'aujour- d'hui les seuls espaces commerciaux disponibles soient A.Place de Ville, sa proportion de locaux libres par rapport A 1 y a deux ans a sensiblement diminué, dit-il.Quant aux commerces du boulevard Laure, leur prix a grimpé de 8 $ à 12 $ et même 14 $ le pi\u2019, actuellement.» Selon le président des Immeubles Roger Boudreau, ces taux demeurent nette- ment bas comparés à des marchés similaires en province.« Pas plus loin qu\u2019à Baie Comeau, Westcliff exploite également un centre commercial où elle demande 30 $ le pi*.» La raréfaction des locaux disponibles à Sept-Îles forcera la construction de nouveaux projets immobiliers, croient MM Rousseau et Boudreau.Ce n\u2019est plus qu'une question de temps, estiment-ils.M.Boudreau précise que c\u2019est du côté des Galeries Montagnaises, à l'entrée nord-ouest de la municipalité, toujours le long de la route principale, qu\u2019on verra les nouveaux locaux apparaître.Des franchises À la Corporation de promotion industrielle et commerciale, on a recensé 31 nouveaux commerces en 1989 et 33 nouveaux jusqu'ici, en 1990.Ce sont principalement des gens d'affaires qui affichent des bannières indépendantes.Les secteurs du commerce de détail et de l'hébergement I Le Groupe de Sociétés Westcliff est venu dicter sa loi à Sept-lles fournissaient près de 2 600 emplois, selon les statistiques colligées en mai 1990.Les services de restauration et d'hébergement fournissent plus de 30 % de ces emplois.Il n\u2019est donc pas surprenant d'avoir vu les Mike\u2019s, Pizza Patio et Journey\u2019s End s'installer à Sept-Îles depuis 1988.Selon MM Boudreau et Rousseau, il faut s'attendre à voir de plus en plus de franchises connues à travers le Québec venir s'installer prochainement à Sept-Îles.Pour l'instant, en parcourant la ville, on remarque une moins forte présence de succursales de grandes chaînes de commerces que dans les grands centres urbains du Québec.Dans le marché des espaces de bureaux, bien que les besoins soient moins urgents, des projets seraient sur le point de se matérialiser.« Il faut comprendre que des hommes d\u2019affaires locaux se préparaient à faire des investissements de ce genre à la fin des années 70, d'expliquer aux AFFAIRES M.Boudreau, actif depuis 20 ks LIAL SON AIR CANA Luc C'est à l'entrée nord-ouest de la municipalité, le long de la route principale, qu'on verra les nouveaux locaux commerclaux apparaître.ans sur le marché immobilier.Les conditions du marché n\u2019ont pas été propices depuis 10 ans mais, pendant ce temps, leur liquidité s\u2019est accrue.» Projet d'immeuble de bureaux Ainsi, un promoteur local concocte, pour l'été prochain, un projet visant à installer un bâtiment de 30 000 dod à 35 000 pi* sur l'un des derniers terrains disponibles, en bordure du boulevard Laure, non loin du Musée régional de la Côte-Nord.De plus, des espaces de bureaux, dans le Vieux Sept- Iles, ont été rénovés cette année et M.Boudreau croit que le phénomène va se poursuivre.Evidemment, ces plus vieux immeubles devront concurrencer les nouveaux complexes qui feront leur apparition avec tous les attraits qu\u2019ils comportent.Selon cet agent d'immeuble, dans le marché des espaces de bureaux aussi c'est Westcliff, avec son Edifice Laure, contigu à Place de Ville, qui affiche les taux de location les plus élevés avec 14 à 16 $ du pi contre 12 et 13 $ ailleurs.0 RAYM Np RINCE [e133ds Ja1ye) - 0667 2IQUIAOU pZ 1PaWes \u201cS3YIVidV S31 2-8 | NOUS JOUR Les ailes du Québec SOMMES PLUS PRÉSENTS QUE JAMAIS À SEPT-ILES.NOUS VOUS PROPOSONS EN SEMAINE 4 VOLS PAR DANS CHAQUE DIRECTION.ÇA NE DÉROUGIT PAS ! NOUS VOUS DONNONS POSSIBILITÉ DE CORRESPONDRE AVEC LES VOLS INTÉRIEURS ET INTERNATIONAUX D'AIR CANADA.NOUS FAISONS VRAIMENT AVANCER VOS AFFAIRES.AUSSI LA [mph] 7).yAirAlliance \u2014= LES AFFAIRES, samedi 24 novembre 1990 - Cahier spécial B-8 De graves pénuries de main-d'oeuvre anticipées pour 1991-1992 | Main-d'oeuvre qualifiée à Sept-Îles : les entrepreneurs s'inquiètent « Bl y a un peu plus d'un an, lors de l'annonce de l'implantation de l\u2019alumi- nerie Alouette, les entrepreneurs locaux ont réalisé soudainement qu\u2019il allait leur être difficile de garder leur personnel.Ils se sentent menacés et appréhendent de perdre certains de leurs employés au profit de l\u2019alumi- nerie en raison des bons salaires offerts dans ce genre de complexe industriel.« Il est vrai qu\u2019ils ont bien souvent profité de la faiblesse de l\u2019activité économique, ces dernières années, à Sept-Îles, pour rémunérer à des taux très bas leurs employés qualifiés.» C\u2019est ce qu'a raconté aux AFFAIRES Marcel Du- puis, coordonnateur du Comité d\u2019adaptation de la main-d\u2019oeuvre (CAMO) Port-Cartier/Sept-Iles.11 a ajouté que cette peur ne vient pas seule.En effet, un relevé des be- LES CAHIERS SPÉCIAUX |: jf SOYEZ PRÉSENT! - MONTREAL: Normand BERGERON Tél.: (514) 842-6491 TORONTO: Phyllis NOWELL Tél.: (416) 499-9348 VANCOUVER: Donna FOX Tél.: (604) 688-5914 soins en main-d'oeuvre, effectué auprès de 30 PME de huit employés et plus, signale de graves pénuries de main-d'oeuvre anticipées pour 1991 et 1992 dans les emplois de charpentier-me- nuisier, électricien d'atelier, machiniste, soudeur, sou- deur-assembleur et soudeur- tuyauteur.D'autres types d'emploi seront également en pénurie, mais de manière moins sévère.Une crise de l'emploi pour 1992 Comme si ce n\u2019était pas assez, la grande entreprise perdra, entre 1992 et 1996, une grande part de ses employés qui seront mûrs pour la retraite.« Dans certains cas, on parle de chiffres astronomiques.I] ne s'agit cependant pas d\u2019une coïncidence.En effet, lorsqu'elle a dû sabrer dans les emplois, au début de la décennie 80, la grande entreprise a naturellement conservé les travailleurs les plus expérimentés, comme le précisaient les conventions collectives.Dans les années 90, ce personnel arrivera à l\u2019âge de la retraite.» Pour parer à cette crise de l\u2019emploi, le milieu de Sept- Iles, en collaboration avec celui de Port-Cartier, a formé un CAMO territorial, ce qui est plutôt rare.Habituellement, ce genre de comité AT En 1991 et 1992, les charpentlers-menulsiers (ci-haut) seront des denrées rares au même titre que leurs confrères électriciens d\u2019ateller, machinistes, soudeurs, soudeurs-assem- bleurs et soudeurs-tuyauteurs, prévoit-on.vient plutôt dénouer des impasses ponctuelles dans des créneaux industriels bien précis.La vaste portée de ce groupe a incité le gouvernement à allonger 75 % du budget de fonctionnement de celui-ci, laissant un solde réduit aux petites, moyennes et grosses entreprises de la région.En outre, la vie du comité ne dépassera pas trois ans.Son organisation s'est structurée le ler mai dernier.M.Dupuis, un ancien Gas- pésien issu du milieu de l\u2019enseignement, a élaboré un plan d'action et a rencontré les entrepreneurs et les directions des grandes entreprises locales.C'est ainsi qu\u2019il a pu dégager les métiers professionnels et les techniques sur lesquels mettre un accent rapidement Partenaire \u2026 dans la relance économique de Sept-lles! afin de combler le grand trou d'emploi anticipé.« Déjà, des entrepreneurs m'ont affirmé ne pas pouvoir accepter certains contrats en vertu d\u2019un manque d'effectifs.D'autres tentent de déjouer ce problème en embauchant à l'extérieur.Les Constructions BLH, par exemple, qui donne dans la construction résidentielle et industrielle, importe jusqu\u2019à 30 charpen- tiers-menuisiers.Cela coûte une petite fortune à l\u2019entreprise juste pour loger ces travailleurs.» Cinq nouveaux cours prioritaires Le coordonnateur du CAMO Sept-Iles/Port-Car- tier a rapidement adressé au gouvernement fédéral une requéte pour que celui-ci finance cinq nouveaux cours de formation identifiés comme prioritaires par le milieu : électricité d\u2019entretien, mécanique d'entretien, mécanique diesel, techniques d'analyses d'entretien et techniques d\u2019instrumentation et contrôle.Une liste de candidats a déjà été dressée pour chacun de ces cours par le centre de main-d\u2019oeuvre local.Au moment où LES AFFAIRES l\u2019a rencontré à son bureau du boulevard Laure, le coordonnateur du CAMO recevait un appel lui confirmant que l\u2019État allait probablement considérer favorablement sa demande et lui donner suite rapidement.C'est une aide non négligeable de 400 000 à 500 000 $.« I] est important de commencer rapidement ces cours.En débutant en janvier et compte tenu de leur durée de 62 semaines, ces cours prendront fin en coincidence avec le démarrage de la production de l\u2019alumi- nerie Alouette.» Un des cinq cours se donnera en collaboration avec le Cégep de Gaspé.Ce collège post-secondaire dispose des ateliers requis pour l\u2019apprentissage des techniques d'entretien.Les équipements qui s\u2019y trouvent ont une valeur de 3 M $.« Nous visons quand mé- me, à long terme, à rapatrier ce cours, ici, à Sept-Iles.Pour cette année, la formation théorique sera dispensée au Collège de Sept-Iles.Nous allons aussi tenter d'obtenir la collaboration des grandes entreprises en les invitant à nous fournir de l'équipement.Ce pourrait être des pièces qui ne servent pas actuellement ou des prêts temporaires lorsque les opérations quotidiennes n\u2019exigent pas leur utilisation.De cette façon, une plus grande partie du cours pourrait se dérouler au cégep local.» Éduquer les gens M.Dupuis ne se fait quand même pas d'illusions.Malgré l'accélération des démarches, beaucoup d\u2019entreprises ne pourront combler adéquatement des postes en leur sein durant les prochaines années.« Parmi la population se trouvent nombre de sans- emploi à qui on a répété, par le passé, qu\u2019en suivant des cours pour adultes, il y aurait peut-être des chances de dénicher un emploi.Si ces - gens ne réalisent pas qu\u2019il y a un renversement de la situation et que les ouvertures à l\u2019emploi sont réelles au- jourd\u2019hui, le marché du travail sera affecté.Et j'en ai bien peur puisque les personnes en disponibilité ne sont pas habituées au phénomène qui est en train de se produire.» Une campagne de promotion viendra tenter de convaincre la population que, après 10 ans, les temps ont changé et qu\u2019il sera maintenant possible de monnayer ses études professionnelles.RO Le secteur Pointe-Noire offre un potentiel énorme De la place à satiété pour accueillir les entreprises à Sent-Îles
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