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Titre :
Le progrès
Éditeur :
  • Chicoutimi, Saguenay (Québec) :3834310 Canada inc.,2017-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le progrès, 2022-12-10, Collections de BAnQ.

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[" LAPIGE.QC.CA Volume XLI No 5 | Le samedi 10 décembre 2022 PAYER PLUS POUR MOINS PAGE 3 S\u2019INTÉGRER PAR LE FRANÇAIS MENTORS DE LA ROUTE QUAND BÉBÉ ARRIVE TROP VITE PAGE 8 PAGE 9 PAGE 10 ACTUALITÉ 2 - L A P I G E , L E S A M E D I 1 0 D É C E M B R E 2 0 2 2 Le Cégep de Jonquière, par l\u2019entremise de son École supérieure en Art et technologie des médias (ATM), concrétisera un projet d\u2019expansion pour son nouveau profil cinéma dans les villes de Montréal et Québec en avril prochain.« Il fallait voir autrement la présence et le développement de tout ce qui s\u2019appelle Art et technologie des médias.Trop souvent, nous avons pensé pointer celui ou celle qui ne vient pas étudier en ATM.Cette pensée a été développée dans d\u2019autres cégeps ou au privé, des copies de ce qu\u2019on offre ici et c\u2019était inévitable.C\u2019est pourquoi nous avons établi des partenariats ailleurs au Québec », explique le directeur général du Cégep de Jonquière, Raynald Thibeault.À l\u2019approche de son départ, M.Thibeault est fier de tout le travail accompli au cours des cinq dernières années.«  Je ne peux pas, Raynald Thibeault me dire que je suis l\u2019unique responsable de tous les accomplissements qui se sont passés au Cégep de Jonquière.C\u2019est toujours et ce sera toujours une question de travail d\u2019équipe.Le mérite que je peux m\u2019accorder, c\u2019est d\u2019avoir fait confiance aux gens qui m\u2019entourent  », affirme Raynald Thibeault.Plusieurs bons projets ont été réalisés depuis la nomination de M.Thibeault comme DG en 2017.Il a d\u2019ailleurs tenu à souligner plusieurs réalisations qui soulèvent la fierté de son équipe et lui-même.«  L\u2019établissement d\u2019un bon climat de travail avec des corridors d\u2019échanges a été positif et constructif.Ce bon climat-là a favorisé le développement.On n\u2019était pas toujours d\u2019accord sur tout, mais on se respectait.On est aussi très fier d\u2019avoir été un des seuls cégeps au Québec à avoir été le plus souvent en présence lors de la pandémie. » C\u2019est l\u2019ex-député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault qui succèdera à M.Thibeault au poste de directeur général du Cégep de Jonquière le 12 décembre.Grâce à son expérience, Raynald Thibeault avait un conseil pour son successeur.«  Tu n\u2019es pas obligé d\u2019arriver dans une organisation et d\u2019avoir la vision de l\u2019organisation.Moi je pense qu\u2019une vision intelligente, c\u2019est une vision qui se construit et se bâtit au fur et à mesure  », relate Raynald Thibeault.Changement de garde au Cégep de Jonquière UNE EXPANSION EN VUE POUR ATM L\u2019École supérieure en Art et technologie des médias lancera un nouveau programme de cinéma.« Le mérite que je peux m\u2019accorder, c\u2019est d\u2019avoir fait confiance aux gens qui m\u2019entourent.» - Raynald Thibeault P h o t o : Y a n i c k B o u d r e a u l t LE PQ REVIENDRA EN FORCE EN RÉGION Même s\u2019ils sont déçus qu\u2019aucun député ne représente le Saguenay-Lac-Saint-Jean, les membres du Parti québécois croient à un futur plus radieux.Selon eux, le renouveau ne fait que commencer.NICKOLAS BERGERON bergeronn9@hotmail.com Le président démissionnaire du Parti québécois dans la circonscription de Jonquière, André Brassard-Aubin, « y croit encore ».La chute du PQ est un secret de Polichinelle pour tous.En revanche, M.Brassard-Aubin tient à souligner que dans l\u2019histoire du PQ, celui-ci a été « voué mort au moins quatre à six fois ».« Depuis notre fondation, le monde a prédit notre fin à plusieurs reprises.On commence à être habitué, explique-t-il.Lors de la dernière élection, les chiffres n\u2019ont pas été en notre faveur, mais [notre chef] Paul St-Pierre Plamondon a connu un bon succès d\u2019estime.» La candidate péquiste dans Jonquière, Caroline Dubé, partage la même opinion que son collègue.Elle précise que le parti débute un « virage intéressant » malgré le fait de conserver les mêmes valeurs qui lui permettent d\u2019exister depuis 1968.Tel que mentionné par Mme Dubé, le PQ trône au sommet du financement reçu après le cri du cœur de Paul St-Pierre Plamon- don vers la fin novembre.D\u2019AUTRES ENJEUX AUTOUR DE L\u2019INDÉPENDANCE Les représentants de la région sont tous d\u2019accord pour dire que l\u2019environnement devrait être un enjeu pour toute la population.Ils croient également que le combat pour l\u2019indépendance doit persister de manière conjointe avec d\u2019autres thèmes comme l\u2019immigration, l\u2019économie ainsi que le domaine de la santé.« Le PQ a entamé un bon virage vert, mais il faut l\u2019accentuer.Pour moi, l\u2019environnement est aussi important que l\u2019indépendance du Québec.Avec François Legault actuellement, on fonce directement dans un mur par rapport à ces deux dossiers », s\u2019exclame André Brassard-Aubin.Caroline Dubé s\u2019entend pour dire que le PQ « fait ce qu\u2019il faut » pour rallumer la flamme de l\u2019indépendance.L\u2019ancienne directrice générale du centre l\u2019Escale de Jonquière prend exemple sur l\u2019actuel débat des trois députés péquistes à l\u2019Assemblée nationale qui refusent de prêter serment au roi Charles III.«  Pour moi, l\u2019environnement est aussi important que l\u2019indépendance du Québec.Avec François Legault actuellement, on fonce directement dans un mur par rapport à ces deux dossiers.  » - André Brassard-Aubin La candidate péquiste lors des dernières élections, Caroline Dubé.P h o t o : N i c k o l a s B e r g e r o n ACTUALITÉ L A P I G E , L E S A M E D I 1 0 D É C E M B R E 2 0 2 2 - 3 UN COUPLE DE NOËL DÉVOUÉ «  Quand on est père Noël, ce sont les enfants qui priment sur n\u2019importe quoi  », confie le père Noël, Daniel Tremblay, mieux connu sous le nom de Bébert.JADE GIOVANE jade.giovane@gmail.com Depuis 37 ans, ce Sague- néen se promène à travers le Québec pendant le temps des fêtes pour réchauffer le cœur de la population.Après avoir fait 40 ans de bénévolat pour le Carnaval-Sou- venir de Chicoutimi, Bébert et sa femme, Francine Tremblay, ont souhaité s\u2019investir en tant que père Noël et mère Noël.Ils expliquent que c\u2019est une activité peu commune qui est plus complexe qu\u2019en apparence.La préparation physique est une partie essentielle selon M.Tremblay.Il a coupé sa barbe seulement trois fois dans sa vie.Aujourd\u2019hui c\u2019est sa marque de commerce.«  Elle n\u2019est pas tout à fait blanche, donc je la teins.C\u2019est beaucoup plus réaliste. » Tous les costumes du couple sont créés par Mme Tremblay et rien n\u2019est laissé au hasard.Avec les années, ils ont su adapter leurs déguisements pour les rendre plus réalistes et plus sympathiques pour les enfants.« On met des gants blancs pour ne pas faire peur aux enfants.Ils ne veulent pas voir le poil sur mes mains.Les gants rouges, ça ne marche pas.Tu arrives pour prendre une photo avec les enfants, mais ils ont peur  », partage-t-elle.«  Certains pensent qu\u2019il suffit de ressembler au père Noël avec une grosse barbe blanche, un beau costume et c\u2019est tout.Mais c\u2019est bien plus que ça.C\u2019est une sensation être le père Noël.Tu ne t\u2019appartiens plus.Tu appartiens au monde qui est en face de toi », souligne Bébert.Mère Noël, Francine Tremblay ajoute qu\u2019il faut avoir l\u2019esprit de Noël à longueur d\u2019année pour bien incarner le rôle.Le couple a toujours dû adapter les fêtes de Noël en conséquence de leurs activités.«  Notre famille a souffert de ça parce qu\u2019on n\u2019est pas avec nos enfants à Noël.Donc on fête Noël en retard.C\u2019est toute une philosophie et une organisation  », reconnait Bébert.Il soutient que ce sacrifice est motivé par le désir de faire le bien autour de lui.Lors de leur représentation, le duo souhaite passer un message et pas juste prendre une simple photo.«  Ce qu\u2019on veut faire comprendre aux enfants, c\u2019est que le père Noël existe pour toute la vie.Il y a toujours quelqu\u2019un qui peut t\u2019aider et t\u2019écouter », confient-ils.M.Tremblay ne fait pas que s\u2019asseoir dans sa chaise et attendre.«  Si je vois une personne en fauteuil roulant et qui ne peut pas rentrer dans la file pour venir me voir, je vais la voir. » Il explique qu\u2019il faut être à l\u2019écoute des gens et attentif à ce qui se passe autour.Ils prennent aussi toutes les précautions possibles pour rendre l\u2019expérience agréable pour tout le monde.C\u2019est la mère Noël ou les parents qui déposent les enfants sur les genoux de Bébert.«  Si les parents insistent pour que j\u2019assoie leur enfant sur moi, je leurs explique que non.Ils doivent venir le poser et le chercher pour qu\u2019il n\u2019y ait pas une mauvaise impression  », déclare-t-il.L\u2019optique du couple est de faire vivre la magie de Noël à tous et dans les meilleures conditions.Réduflation UN PHÉNOMÈNE INJUSTE POUR LES CLIENTS Les supermarchés du Sague- nay-Lac-Saint-Jean sont durement touchés par la réduflation comme ailleurs au Québec.Les boîtes de barres tendres contiennent désormais cinq ou même quatre barres céréalières alors qu\u2019ils en contenaient généralement six.Même que dans certains paquets de gomme à mâcher, une est manquante.De plus en plus de personnes doivent revoir leurs finances, car les prix ne cessent d\u2019exploser dans les épiceries.Avec l\u2019inflation vient aussi la rédufla- tion; un phénomène de plus en plus apparent.«  C\u2019est très subtil.La taille de l\u2019emballage, souvent, reste la même, mais c\u2019est la quantité du produit qui diminue.Au lieu d\u2019augmenter les prix, les compagnies réduisent la quantité, donc vous devez acheter plus pour avoir la même quantité qu\u2019auparavant ou sinon il faut vous priver davantage  », a expliqué une enseignante agrégée de marketing à l\u2019Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et directrice du laboratoire de recherche sur les nouvelles formes de consommation, Myriam Ertz.Selon elle, réduire la quantité de produits dans un emballage tout en maintenant le même prix, plusieurs entreprises optent pour cette stratégie dans l\u2019optique de vendre plus.Ça permet de maintenir un niveau de profits élevé, malgré la situation économique difficile pour les commerçants.Elle soutient que ce phénomène aurait pu être évité.«  Il n\u2019aurait pas fallu imprimer autant d\u2019argent pendant la pandémie.Tous ces programmes de PCU et les prêts aux entreprises, c\u2019est ce surplus d\u2019argent déversé dans l\u2019économie qui crée l\u2019inflation qu\u2019on connait actuellement », a-t- elle lancé.Les conséquences sont multiples.Les consommateurs sont entre autres brimés concernant leur pouvoir d\u2019achat.« Ces derniers temps, on a de plus en plus de personnes qui viennent réorganiser et structurer leur budget.Et là, je te parle des gens dans la classe moyenne.L\u2019inflation et la réduflation sont des phénomènes qui affectent tout le monde.Avec la hausse des prix, les parents comme les personnes vivant seules doivent s\u2019adapter  », a mentionné la directrice générale du service budgétaire et communautaire de Jonquière, Mélanie Gagnon.La solution logique pour contrer ce phénomène, selon Mme Ertz, serait de faire pression pour que ce genre de manipulation cesse.En revanche, le problème est davantage monétaire qu\u2019axé sur l\u2019envie de faire de l\u2019argent.Les produits sous forme liquide sont également touchés par la réduflation.Tous les costumes sont créés à la main par Mme Tremblay.P h o t o : J a s m i n e J a c q u e s P h o t o : F r a n c i n e T r e m b l a y ACTUALITÉ 4 - L A P I G E , L E S A M E D I 1 0 D É C E M B R E 2 0 2 2 Pendant tout le mois de janvier, l\u2019école d\u2019obéissance canine du Saguenay offrira des cours de maternelle-socialisa- tion gratuitement le samedi.L\u2019entraîneur et éducateur responsable, Carl Gagné, souhaite aider les nouveaux propriétaires de chiens à partir du bon pied.ANDRÉA MAHEUX andreamaheux@hotmail.com Dans un premier temps, lors de ces formations, les chiens se retrouvent sans leur propriétaire afin d\u2019apprendre à interagir les uns avec les autres.Carl Gagné désensibilise le chien en lui faisant découvrir plusieurs choses et situations inconnues.Ça se fait par le toucher, avec des objets et entre chiens.« C\u2019est une intégration à la vie quotidienne », explique-t-il.S\u2019il est réalisé dès lors des premiers mois de vie, ce travail peut contribuer à réduire les risques de morsures dans le futur.Éducatrice canine, Joanne Gauthier est d\u2019avis qu\u2019un cours de base serait nécessaire chez tous les chiots.« Beaucoup de gens s\u2019improvisent à connaître les chiens.  » - Joanne Gauthier « Beaucoup de gens s\u2019improvisent à connaître les chiens, alors que ce n\u2019est pas le cas en réalité », croit-elle.Elle admet toutefois qu\u2019il serait impossible de rendre ce cours obligatoire en raison des contraintes financières de plusieurs propriétaires.Chaque séance coûte 40 $ et regroupe environ huit chiens.LA PSYCHOLOGIE DE L\u2019ANIMAL « Le chien le plus dangereux est celui qui a peur », affirme l\u2019éducateur avec assurance.Il explique que les chiens réactifs sont nombreux à avoir vécu des traumatismes.Lorsqu\u2019un chien vit une situation traumatisante, il va associer certaines choses à la mauvaise expérience et ainsi réagir dès que quelque chose de semblable se présente.« Lorsque le système de défense s\u2019enclenche, il y a trois réactions possibles : fuir, figer ou foncer », soutient le maître- chien M.Gagné.CONSEILS POUR OUTILLER LES PROPRIÉTAIRES La deuxième partie de l\u2019atelier se déroule avec les propriétaires.Les éducateurs donnent des conseils et font certaines recommandations.Selon Joanne Gauthier, ce ne sont pas tous les propriétaires qui comprennent le langage canin, donc ne savent pas comment réagir lors de comportements indésirables.L\u2019entraineur qui est à la fois éducateur responsable, Carl Gagné, recommande que les propriétaires sortent leur chien huit fois par jour pendant au moins trentes minutes.DIVERSITÉ 02 SE RECONSTRUIT POUR MIEUX AIDER L\u2019organisme de référence de la région au sujet des enjeux touchant les minorités sexuelles, Diversité 02, est en reconstruction afin que leurs intervenants soient en mesure de mieux aider leurs clients.La directrice générale de l\u2019organisme, Roxanne Gervais, travaille présentement sur un projet qui permettra de connaître les données de la communauté LGBTQ+ de la région.Elle affirme que l\u2019organisme constate qu\u2019il y a un certain manque de soutien au Saguenay- Lac-Saint-Jean.« Prenons par exemple la violence conjugale, explique Mme Gervais.On a des maisons d\u2019hébergement pour femmes et pour hommes, mais lorsque l\u2019on a des personnes qui s\u2019identifient comme non-binaires, on a un trou de services.» Diversité 02 est constamment en recherche de solutions.L\u2019organisme n\u2019a pas de ligne directrice.Les intervenants souhaitent répondre à tous les besoins de ceux qui en demandent.Ils vont même parfois appuyer les personnes qui aimeraient faire leur coming-out, mais qui sont réticents à l\u2019idée.LE COMING-OUT ; UN MAL NÉCESSAIRE?Roxanne Gervais explique qu\u2019il peut être difficile d\u2019afficher sa sexualité à son entourage.Certains craignent de se faire renier ou de décevoir ses proches.La jeune femme fait souvent référence à la normativité avec une voix mécontente.Est-ce qu\u2019on est vraiment hors-norme parce qu\u2019on se permet d\u2019aimer qui l\u2019on veut ?« Il y a plusieurs personnes qui vivent avec ce secret depuis toujours donc c\u2019est certain que de devoir se cacher c\u2019est un poids énorme sur ses épaules et il y a plein de conséquences négatives sur leur santé mentale », affirme Roxanne Gervais.« Plusieurs personnes vivent avec ce secret depuis toujours. » - Roxanne Gervais Diversité 02 offre plusieurs activités et réunions qui permettent aux personnes dans le besoin de se confier à des experts qui comprennent leur quotidien.Des formations sont aussi offertes dans le but de comprendre les réalités des personnes issues de la diversité sexuelle et de genre.Toute personne est admissible à ces réunions.Plusieurs institutions affichent le drapeau LGBTQ+ pour montrer qu\u2019elles sont alliées à la communauté.PARTIR DU BON PIED AVEC SON CHIEN Les ateliers de maternelle-socialisation permettent aux chiots de bien débuter leur vie en apprenant les bases.L\u2019éducateur Carl Gagné utilise divers objets afin de désensibiliser l\u2019animal.P h o t o : C a m i l l e H o u l e P h o t o : A n d r é a M a h e u x P h o t o : A n d r é a M a h e u x ACTUALITÉ L A P I G E , L E S A M E D I 1 0 D É C E M B R E 2 0 2 2 - 5 NOUVEAU RECORD D\u2019ÉTUDIANTS INTERNATIONAUX À L\u2019UQAC L\u2019Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) récidive cette année avec un nombre record de 2061 étudiants étrangers inscrits dans ses différents programmes, soit près de 30 % de sa clientèle Le précédent record avait été établi à l\u2019automne 2021 avec 1707 inscriptions provenant de l\u2019international.Ces données sont tirées du rapport officiel pour le trimestre d\u2019automne 2022 de l\u2019UQAC.Au fil des ans, l\u2019UQAC a accueilli un très grand nombre d\u2019étudiants outre-mer.Le nombre important d\u2019étudiants étrangers se fait ressentir à travers les classes, mais cela ne vient pas forcément entacher l\u2019expérience des étudiants internationaux en sol québécois.Pour l\u2019étudiante Manon Guil- lot, la grande présence d\u2019étudiants français et françaises, comme elle, ne gâche en aucun cas son expérience au Saguenay- Lac-Saint-Jean.« À certains moments, on a l\u2019impression d\u2019être un peu à la maison c\u2019est clair.On revient à la réalité quand on sort dehors, affirme-t- elle.On côtoie quand même des étudiants d\u2019ici évidemment donc on est quand même plongés dans le monde québécois.» Si la présence de confrères peut aider à l\u2019acclimatation en sol québécois, les étudiants ont rarement à s\u2019en faire en ce qui concerne les relations avec les étudiants locaux.« Les gens sont super gentils ici.On a été bien accueillis.On a une classe c\u2019est presque du 50/50.C\u2019est marrant, mais c\u2019est la seule classe que c\u2019est comme ça.Le reste c\u2019est plutôt normal donc on socialise avec plein de gens », ajoute Mme Guillot.Les seules réelles problématiques qui ont légèrement embêté l\u2019étudiante française sont en rapport avec la température et le climat.« On m\u2019avait prévenu de votre hiver, mais j\u2019avoue que ça m\u2019a surprise sur le coup quand j\u2019ai vu la première neige.» Les étudiants internationaux sont toujours impressionnés par les hivers du Saguenay-Lac-Saint-Jean.ALLER CHERCHER LES HISTOIRES À LA SOURCE À la suite de l\u2019obtention du Prix d\u2019histoire du gouverneur général pour leur exposition Voix autochtones d\u2019aujourd\u2019hui : savoir, trauma, résilience, le producteur délégué de La Boîte Rouge VIF, Carl Morasse, s\u2019est montré un peu déçu, rapportant qu\u2019ils ont gagné le prix car ils sont les seuls à aller voir directement les communautés autochtones.EMILIE PALUMBI emiliemaude987@gmail.com « C\u2019est révolutionnairement honteux », a affirmé le producteur.Afin de colliger l\u2019information pour leurs expositions sur les différentes cultures des Premières Nations, La Boîte Rouge VIF va directement parler avec ces communautés; une méthode encore peu pratiquée par les musées.Les expositions se basent sur des objets et des archives.C\u2019est pour la même raison que la compagnie a déjà reçu ce même prix en 2014.« À la limite, c\u2019est quasiment décevant.Ça veut dire qu\u2019entre 2014 et 2022, les musées et les institutions n\u2019ont pas encore emboîté le pas de faire des expositions en consultant des gens », rapporte Carl Morasse.La boite de production est tout de même heureuse d\u2019avoir reçu le prix.Elle souhaiterait que les communautés soient plus souvent consultées.Le processus de reconnaissance culturelle a exponentiellement grandi dans les dernières années selon le producteur.Les communautés des Premières Nations montrent de plus en plus d\u2019intérêt à partager leurs cultures, autant à leurs enfants qu\u2019aux allochtones.« Si l\u2019histoire est toujours écrite par des colons, l\u2019histoire des Premiers peuples devient effacée », renchérit l\u2019agent de communication de La Boîte Rouge VIF, Victor Lapierre, faisant référence au projet d\u2019histoire et perspective, un des cinq sites web sortis le 10 novembre.Parmi l\u2019exposition du musée figure un projet nommé Redonner une musicalité aux objets.Celui- ci est maintenant accompagné d\u2019un des cinq sites web venant tout juste d\u2019être sortis par la boîte de production.SITES WEB Chacun des sites touche une différente façade des quatre coins des territoires du Québec afin de sécuriser et transmettre la culture des Premières Nations.Il y a le site web Histoires et Perspectives, qui amène les gens des communautés autochtones à raconter leurs histoires afin de transformer la perspective colonialiste qui a été instaurée pendant plusieurs années.Ces sites ont été une manière de reprendre un certain rythme après la pandémie.Victor Lapierre rapporte que ce sont des projets qui n\u2019avaient pas pu être finalisés auparavant.« C\u2019était du contenu tellement pertinent que ça méritait d\u2019être mis en valeur.» Le producteur Carl Morasse pense qu\u2019il est important de comprendre le poids positif derrière chaque représentation culturelle.P h o t o : X a v i e r S a v a r d P h o t o : E m i l i e P a l u m b i «  Les gens sont super gentils ici.On a été bien accueillis. » - Manon Guillot OPINION 6 - L A P I G E , L E S A M E D I 1 0 D É C É E M B R E 2 0 2 2 FONDÉ EN 1978, LE JOURNAL LA PIGE EST UNE ENTREPRISE DE PRESSE QUI PUBLIE SUR L\u2019APPLICATION DU QUOTIDIEN, LE WEB ET LES RÉSEAUX SOCIAUX.CHEF DE NOUVELLES AU GÉNÉRAL : GALANE MARÉCHAL CHEF DE NOUVELLES AUX ARTS ET SPORTS : XAVIER SAVARD RAYNALD THIBEAULT, DIRECTEUR GÉNÉRAL HÉLÈNE ROBERGE, DIRECTRICE ADJOINTE DES ÉTUDES (ATM) SUPERVISEURS: CATHY TREMBLAY, ISABELLE LABRIE, RENÉ-CHARLES QUIRION ET PIERRE-ALEXANDRE AUDET LE DÉCLIN DES SPERMATOZOÏDES La baisse de la fertilité masculine préoccupe la communauté scienti?que mondiale.Ce sujet de société doit être pris au sérieux par toute la population pour contrer un futur où devenir parent deviendrait vraiment di?cile.La concentration et le nombre de spermatozoïdes des hommes a diminué de moitié de 1973 à 2018, soit en 45 ans, selon une étude publiée dans la revue Human reproduction update, le 15 novembre dernier.« Les données suggèrent que ce déclin mondial se poursuit au XXIe siècle à un rythme accéléré », alertent les auteurs de l\u2019étude.Ils abordent l\u2019urgence d\u2019agir pour prévenir ce phénomène.La fertilité masculine s\u2019observe par plusieurs points, dont la quantité de spermatozoïdes.VIRILITÉ ENTACHÉE Les causes avancées expliquant la baisse de la fertilité sont l\u2019obésité, la consommation de tabac et le manque d\u2019exercice entre autres, en plus de la pollution dans l\u2019environnement où l\u2019on évolue.Pourquoi accepter de voir sa production de spermatozoïdes s\u2019effondrer quand on veut être père ou donner la chance à une famille de l\u2019être ?Tabou.Les hommes ne parlent pas ou peu de l\u2019infertilité.Un sujet qui les concerne tout particulièrement aux vues des résultats de l\u2019étude.Est-ce par manque d\u2019intérêt ou par peur d\u2019impacter sa virilité ?Le saint graal de la masculinité ! Être infertile ne veut pas dire être moins viril.Parler de l\u2019infertilité est nécessaire, urgent.SAUVÉS PAR LA PMA ?L\u2019infertilité touche 16% des couples canadiens.Ce nombre a doublé depuis les années 1980, selon le gouvernement du Canada.Dans 10% des cas, l\u2019infertilité reste inexpliquée.Les cliniques de fertilité ne pourront pas tout résoudre.Pour avoir un premier rendez-vous, il faut généralement attendre un an, alors que le couple a déjà passé une année à essayer de concevoir.L\u2019attente est longue.L\u2019espoir, lui, est encore plus dif?- cile à gérer, exlique Chloé Aubut, une femme en attente d\u2019une fécondation in vitro (FIV).« C\u2019est comme avoir un cadeau de Noël en dessous de l\u2019arbre qu\u2019on déballe tous les mois, mais qui est toujours vide. » Il y a aussi la question du prix.Combien êtes-vous prêts à débourser pour avoir un enfant ?Des milliers de dollars ?La procréation médicalement assistée (PMA) n\u2019est certainement pas gratuite.La Régie de l\u2019assurance maladie du Québec rembourse tout de même une partie depuis un an, mais encore faut-il que la FIV fonctionne au premier essai.À quel moment décide- rons-nous d\u2019agir ?Quand les personnes fertiles seront minoritaires ?Quand le taux de natalité sera en chute libre ?Ou bien quand la république de Gilead décrite par Margaret Atwood dans La servante écarlate sera installée ?JE SUIS TATOUÉE ET JE NE SUIS PAS UNE MOTARDE L\u2019ère des tatouages n\u2019est plus ce qu\u2019elle a été.Nous ne sommes plus au temps où la virilité se re?ète uniquement par l\u2019apparence physique.LAURÉLIE THIVIERGE laurelie.thivierge2003@hotmail.com Ce n\u2019est pas non plus les dessins d\u2019encre sur la peau qui déterminent si nous sommes professionnels.J\u2019ai 19 ans et dix tatouages à mon actif.Ouf, quel bandit ! «  Ses parents ne sont clairement pas au courant. » Absolument.Mon premier tatouage et bien je l\u2019ai eu à 13 ans.Ma mère souhaitait en avoir un en commun avec moi.Un petit cœur tout délicat sur ma cheville.Attention, ma délinquance n\u2019a pas été in?uen- cée par celui-ci.Ce n\u2019est pas que des têtes de mort, c\u2019est de l\u2019art.L\u2019art d\u2019avoir des pièces uniques sur notre corps, qui nous rappelleront à tous une époque.«  Maintenant on a différente qualité de tatouages, versus, si l\u2019on recule d\u2019une décennie, 15 ans tout au plus.Le tatouage a beaucoup évolué, donc maintenant il y a différents types et différents styles.Ça attire aussi une autre clientèle, des gens qui cherchent de la qualité supérieure, un portrait réaliste, pas juste les tribales et les motards  », a mentionné la propriétaire d\u2019Addik Tattoo et artiste, Gabrielle Munger.UNE ÉPOQUE RÉVOLUE Et voilà ! Ce domaine, à l\u2019époque relié au monde criminalisé, est maintenant beaucoup plus \u201csoft\u201d qu\u2019on l\u2019a tous cru.À ce jour, trouver une personne vierge de tatouage est plutôt rare.La majorité de mes amies et collègues sont, eux aussi, marqués par ces aiguilles.C\u2019est la beauté d\u2019être libre avec notre physique, ce ne sont pas les petits papillons que mon amie a de tatoués sur son avant-bras qui décrivent son attitude.Je vous l\u2019accorde.Toutefois, certains sont vulgaires et même inappropriés.Évidemment, on ne peut pas tout contrôler ! « Maintenant on a différente qualité de tatouages, versus, si l\u2019on recule d\u2019une décennie, 15 ans tout au plus.Le tatouage a beaucoup évolué, donc maintenant il y a différents types et différents styles.Ça attire aussi une autre clientèle, des gens qui cherchent de la qualité supérieure, un portrait réaliste, pas juste les tribales et les motards. » - Gabrielle Munger ACTUALITÉ L A P I G E , L E S A M E D I 1 0 D É C E M B R E 2 0 2 2 - 7 UNE SOLUTION POUR GARDER LE CIEL ÉTOILÉ Même si tout le Saguenay est touché par la pollution lumineuse, la solution n\u2019est pas de tout éteindre.AMANDINE ROSSATO amandine.rossato@proton.me Telle est l\u2019analyse du professeur de physique et créateur d\u2019un club d\u2019astrophotographie à Jonquière, Gaël Briant.La région est marquée par un débat aux Serres Toundra de Saint-Félicien où la pollution est augmentée de 150 % à huit kilomètres du site depuis leur construction.Selon le professeur de physique, la solution n\u2019est pourtant pas d\u2019éteindre toutes les lumières mais de changer la couleur de l\u2019éclairage.«  Le Québec est la zone avec le plus de pollution lumineuse par habitant [au monde], avertit Gaël Briant.Et ses effets ne sont pas juste psychologiques. » Selon le coordonnateur scientifique de la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic, Rémi Bouchard, « de nombreuses études ont été menées dans le temps.La pollution lumineuse provoque des dépressions, de l\u2019obésité, des problèmes cardiaques, ou des cancers hormonaux comme celui du sein et de la prostate ».Le tout est dû à des perturbations du cycle circadien.«  C\u2019est ce qui définit le cycle jour/nuit de quelqu\u2019un.La lumière bleue réveille le cerveau qui produit moins de mélatonine, aussi surnommée «hormone du sommeil\u201d », vulgarise M.Bouchard.Cependant, le coordonnateur scientifique se montre critique.« Les études ont été essentiellement faites sur des souris.Elles ont montré la création de tumeurs.Mais elles sont plus dures à réaliser pour l\u2019homme.Il faut réussir à montrer le lien, et on ne peut pas donner le cancer à des personnes juste pour une étude. » CHANGEMENT D\u2019ÉCLAIRAGE La pollution lumineuse vient des sources de lumière bleue.«  Avec le temps, on a remplacé les lumières incandescentes par des LED.La lumière qu\u2019elles produisent est bien plus nocive pour le corps », détaille Gaël Briant.Et si aujourd\u2019hui les LED existent en différentes couleurs, dont des couleurs plus chaleureuses, elles restent loin de «  la glorification qu\u2019on a fait il y a quelques années.Oui, elles consomment moins d\u2019énergie.Mais elles ont un plus gros impact car on éclaire plus car ça coûte moins.Et la lumière produite pollue plus aussi », critique Rémi Bouchard.Ces lumières sont présentes partout au quotidien, en ville, à la campagne, et même chez soi.«  Au point où 60 % de la lumière produite la nuit éclaire juste le ciel.En tout, la perte seule représente 6 % de tous les GES produits  », chiffre le professeur de physique de Jonquière.Pour lui, tout passe par la sensibilisation.«  Pas besoin d\u2019éteindre les lumières.Il ne faut pas moins éclairer, mais mieux éclairer.Ça passe par éclairer moins souvent, moins fort et avec des lumières moins blanches et dirigées vers le sol.On en parle peu car c\u2019est juste de la lumière, mais la pollution lumineuse est nocive  », mentionne M.Briant.Quatre principes de l\u2019éclairage sont listés par la Réserve internationale de ciel étoilé québécoise.«  Il y a l\u2019orientation de la lumière, qui doit être faite vers le sol et non le ciel ou l\u2019horizon, puis la couleur, dans des tons plus jaunes que bleus, l\u2019intensité, pas besoin de suréclairer des parkings et la période pour éteindre tous les endroits qui ne sont pas utilisés comme les sentiers ou les magasins fermés  », avance Rémi Bouchard.«  Le Québec est la zone avec le plus de pollution lumineuse par habitant [au monde].Et ses effets ne sont pas juste psychologiques.  » - Gaël Briant DES APPRENTIES SORCIÈRES À CHICOUTIMI Ce sont dix apprenties sorcières qui se sont présentées au tout premier cours de sorcellerie débutant de la boutique Namas- té à Chicoutimi le 22 novembre.Amulette, sel noir, penta- gramme, eau de lune, autel, encens\u2026 un répertoire de mots liés au monde de la magie est sorti lors du cours théorique guidé par les propriétaires de l\u2019entreprise Terre Magick, Christelle Morin et Bianca Perreault.L\u2019objectif du cours, qui a suscité l\u2019intérêt d\u2019une quarantaine de personnes à la sortie de l\u2019annonce sur Facebook, est de rendre la magie et la sorcellerie accessibles pour tous.Toutefois, un engouement plus fort a été constaté chez la gent féminine.«  Ce n\u2019est pas pour rien que c\u2019est un mouvement qui est assez féministe.Ça nous rapproche de nous-même.Ça nous redonne un certain pouvoir sur notre vie.Ça nous permet de comprendre nos émotions et d\u2019avoir ce sentiment de communauté, d\u2019appartenance  », explique Bianca Perreault, qui baigne dans cet univers depuis ses 18 ans.Il s\u2019agit d\u2019un évènement que les deux femmes prévoyaient depuis longtemps, pour partager leur profession peu commune avec des gens passionnés par le sujet.« C\u2019est vraiment une question de transmettre un savoir, et ça ne se fait plus comme dans le temps, en allant voir la sorcière du village », renchérit Mme Perreault.«  Si tu crois que la magie n\u2019existe pas, c\u2019est parce que tu n\u2019as pas envie d\u2019y croire.Pourtant, elle est partout et des coïncidences significatives, ça arrive tous les jours.  » - Bianca Perrault Croire en la sorcellerie, pour Christelle Morin et Bianca Per- reault, c\u2019est aussi faire tomber les limites de l\u2019imaginaire.C\u2019est d\u2019ailleurs ce que pense Mme Morin.«  Si tu crois que la magie n\u2019existe pas, c\u2019est parce que tu n\u2019as pas envie d\u2019y croire.Pourtant, elle est partout et des coïncidences significatives, ça arrive tous les jours. » Christelle Morin insiste en expliquant que «  les gens qui disent qu\u2019il n\u2019y a pas de magie, c\u2019est parce qu\u2019ils n\u2019ont pas été capables de s\u2019ouvrir à ça.Ils se protègent de quelque chose qu\u2019ils ne connaissent pas, mais qui pourtant est bien présent ».MAGIE ET RELIGION Selon l\u2019abbé Gilles Gar- neau, curé de la paroisse de la municipalité de Saint-Nazaire, les gens qui pratiquent la sorcellerie ne sont souvent pas intéressés à venir dans les lieux de culte.«  Je n\u2019ai jamais encouragé ces pratiques-là.La sorcellerie emprisonne les personnes dans une façon d\u2019être et de vivre qui les empêche d\u2019être autonomes et de jouir d\u2019une certaine liberté. » Il croit que toute personne doit rester humaine, responsable, et en mesure de canaliser des situations au quotidien, ce que la magie ne permet pas.«  Notre liberté est toujours importante.Au fil du temps, le concept des êtres spirituels, de la sorcellerie, a comme été dévié de son orientation et a rendu les adeptes esclaves de ces phénomènes. » RETOUR À LA NATURE D\u2019un autre côté, d\u2019après l\u2019enseignant en théologie et en sciences religieuses de l\u2019Université Laval, Alain Bouchard, le retour à la nature est de mise pour les sorcières contemporaines.«  Elles vont prôner les rituels en nature.Elles vont discuter d\u2019espace avec les quatre points cardinaux, entre autres.Tout comme elles vont se baser sur les quatre éléments, soit l\u2019eau, la terre, l\u2019air et le feu.Les sorcières vont aussi avoir affaire avec les forces de la nature, qui sont appelées les divinités. » Pour lui, c\u2019est un mouvement qui est loin d\u2019être récent.«  Ce phénomène se développe depuis les années 80-90.Je situe les sorcières à peu près sur un plateau.On ne voit pas une grande augmentation des adeptes, comme on a pu en voir une dans ces années-là.Il reste que la sorcellerie est l\u2019une des formes de religion la plus populaire actuellement. » Christelle Morin et Bianca Perreault, propriétaires de la compagnie ésotérique Terre Magick, depuis deux ans.À Jonquière, les parcs et rues sont suréclairés la nuit.P h o t o : A m a n d i n e R o s s a t o P h o t o : S a r a - L é a B o u c h a r d REPORTAGES 8 - L A P I G E , L E S A M E D I 1 0 D É C E M B R E 2 0 2 2 Le klaxon se fait entendre pour tenter d\u2019avertir une voiture qui coupe dangereusement le camion Western Star de Jerry Fitzmorris.Le camionneur d\u2019expérience n\u2019en est pas à son premier rodéo et il avait prévu la manœuvre.«?Il faut avoir des yeux tout le tour de la tête pour réussir à anticiper des scènes comme celles-là.» En ce froid matin de novembre, Jerry Fitzmorris est prêt pour une autre journée comme livreur de colis pour la compagnie Transcol.Il débute avec l\u2019inspection de son camion qui est la première étape importante pour s\u2019assurer que le tracteur soit sécuritaire.Après avoir planifié son plan de route, le conducteur de 22 ans d\u2019expérience est prêt pour son trajet de livraison qui demande beaucoup de concentration afin de faire face à toutes éventualités.Avec l\u2019arrivée précoce de l\u2019hiver, les chauffeurs téméraires se font très nombreux sur les routes de la région.Lorsque l\u2019on conduit un poids lourd comme celui de Jerry, il faut redoubler de prudence en conduisant.« Quand tu prends le chemin avec un camion de cette grosseur- là, tu ne peux pas te permettre d\u2019être négligant au volant.Il faut toujours anticiper nos mouvements, mais aussi ceux des automobilistes qui nous entourent.Un camion comme ça, tu ne peux pas arrêter ça facilement », affirme le conducteur assis confortablement dans son camion.En parcourant les rues étroites de Chicoutimi, le livreur d\u2019expérience surveille attentivement le comportement des autres utilisateurs de la route, car souvent les automobilistes ne laissent pas le temps aux conducteurs de semi-remorque d\u2019effectuer leurs manœuvres.« Quand je dois couper une voie de circulation pour reculer dans des endroits restreints, plusieurs automobilistes accélèrent ce qui fait qu\u2019on doit réussir nos parkings du premier coup au lieu de ralentir et de nous laisser une chance d\u2019effectuer nos manœuvres sans se dépêcher », déclare Jerry.Avec la neige déjà présente sur les routes, les utilisateurs doivent redoubler de prudence.Pour faciliter le partage des routes et permettre de conserver un espace sécuritaire, le responsable des communications de Contrôle routier Québec, Jonathan Beauvais rappelle aux gens les astuces de base avant de prendre la route.« L\u2019une des premières choses à faire, et ça s\u2019adresse à tous les usagers, c\u2019est de bien déneiger son véhicule.Que ce soit une voiture ou un camion, si on obstrue sa vision par de la neige ou bien qu\u2019on ne déneige pas complètement son véhicule, ça peut créer des situations qui sont particulièrement dangereuses.» Jonathan Beauvais explique que l\u2019anticipation est l\u2019un des meilleurs conseils à appliquer à sa conduite.Prévoir pour mieux Jerry Fitzmorris couvre l\u2019ensemble du secteur de livraison du Saguenay.DANGERS DE LA ROUTE À BORD D\u2019UN POIDS LOURD S\u2019INTÉGRER AU SAGUENAY PAR LA FRANCISATION Dans la classe de francisation niveau trois au Centre de formation générale des adultes des Rives-du-Saguenay, sur 12 élèves, cinq sont originaires de l\u2019Ukraine.En ce lundi matin, ils ne sont que trois.Nataliia Maik, Sacha Pavlenko et Olena Doumi n\u2019ont pas tous le même parcours, mais les trois partagent l\u2019Ukrainien comme langue maternelle et souhaitent faire du français leur langue d\u2019adoption.Forcés de quitter leur pays en raison de la guerre, plusieurs Ukrainiens ont trouvé refuge au Saguenay.Ces nouveaux arrivants s\u2019intègrent, un cours de francisation à la fois.Assise au milieu de la classe, dictionnaire russe/français sur le coin de son bureau, grammaire ouverte, Nataliia traduit ce qu\u2019elle a fait la fin de semaine dernière.« J\u2019ai fait une manucure à moi, raconte-t-elle en roulant ses \u201cr\u201d ».« C\u2019est un verbe pronominal, donc on va dire \u201cje me suis fait une manucure\u201d », lui explique son enseignante en francisation, Marie-Claude Imbeault.Nataliia Maik a immigré au Canada deux mois avant le début de la guerre en Ukraine.Elle a quitté son pays d\u2019origine pour venir vivre avec son ex-mari qui est originaire de La Baie.Elle ne se doutait pas que c\u2019était la dernière fois qu\u2019elle verrait son pays comme elle l\u2019a connu.Après l\u2019invasion de l\u2019Ukraine par la Russie le 24 février dernier, elle a réussi à faire venir sa mère au Saguenay.Elle aussi suit des cours de francisation, mais dans un autre pavillon de l\u2019institution d\u2019enseignement.Depuis mars dernier, le gouvernement du Canada a enregistré plus de 702 000 demandes de résidence temporaire.Sur les 425 196 Ukrainiens qui ont reçu un visa, seulement le tiers sont arrivés au pays, selon les données de l\u2019Agence des services frontaliers du Canada.« Je reste ici, au Saguenay, même si je me suis séparée parce que j\u2019ai commencé les cours de français en février et j\u2019aime trop cette école.Je ne veux pas changer d\u2019école.Peut-être que je vais changer de ville dans le futur pour me trouver un emploi, mais pas maintenant.Je dois aussi attendre la validation de mes diplômes », explique Nataliia*.Ce qui frappe l\u2019enseignante de la classe, Marie-Claude Imbeault, c\u2019est la volonté de ses élèves de ne pas juste s\u2019intégrer, mais aussi d\u2019exceller.« C\u2019est une clientèle vraiment attachante.On sent qu\u2019on est capable de faire une différence.On voit que les élèves veulent apprendre le français.Ils veulent s\u2019intégrer à la société québécoise.Ils veulent partager leur culture à eux aussi », explique-t-elle.Nataliia Maik (première à gauche), Olena Doumi (deuxième à gauche) et Sacha Pavlenko (à droite) sont étudiants dans la classe de Mme Marie-Claude Imbeault (au centre).P h o t o : E v e l y n e A l i x - F o n t a i n e REPORTAGES 8 - L A P I G E , L E S A M E D I 1 0 D É C E M B R E 2 0 2 2 Le klaxon se fait entendre pour tenter d\u2019avertir une voiture qui coupe dangereusement le camion Western Star de Jerry Fitzmorris.Le camionneur d\u2019expérience n\u2019en est pas à son premier rodéo et il avait prévu la manœuvre.«?Il faut avoir des yeux tout le tour de la tête pour réussir à anticiper des scènes comme celles-là.» En ce froid matin de novembre, Jerry Fitzmorris est prêt pour une autre journée comme livreur de colis pour la compagnie Transcol.Il débute avec l\u2019inspection de son camion qui est la première étape importante pour s\u2019assurer que le tracteur soit sécuritaire.Après avoir planifié son plan de route, le conducteur de 22 ans d\u2019expérience est prêt pour son trajet de livraison qui demande beaucoup de concentration afin de faire face à toutes éventualités.Avec l\u2019arrivée précoce de l\u2019hiver, les chauffeurs téméraires se font très nombreux sur les routes de la région.Lorsque l\u2019on conduit un poids lourd comme celui de Jerry, il faut redoubler de prudence en conduisant.« Quand tu prends le chemin avec un camion de cette grosseur- là, tu ne peux pas te permettre d\u2019être négligant au volant.Il faut toujours anticiper nos mouvements, mais aussi ceux des automobilistes qui nous entourent.Un camion comme ça, tu ne peux pas arrêter ça facilement », affirme le conducteur assis confortablement dans son camion.En parcourant les rues étroites de Chicoutimi, le livreur d\u2019expérience surveille attentivement le comportement des autres utilisateurs de la route, car souvent les automobilistes ne laissent pas le temps aux conducteurs de semi-remorque d\u2019effectuer leurs manœuvres.« Quand je dois couper une voie de circulation pour reculer dans des endroits restreints, plusieurs automobilistes accélèrent ce qui fait qu\u2019on doit réussir nos parkings du premier coup au lieu de ralentir et de nous laisser une chance d\u2019effectuer nos manœuvres sans se dépêcher », déclare Jerry.Avec la neige déjà présente sur les routes, les utilisateurs doivent redoubler de prudence.Pour faciliter le partage des routes et permettre de conserver un espace sécuritaire, le responsable des communications de Contrôle routier Québec, Jonathan Beauvais rappelle aux gens les astuces de base avant de prendre la route.« L\u2019une des premières choses à faire, et ça s\u2019adresse à tous les usagers, c\u2019est de bien déneiger son véhicule.Que ce soit une voiture ou un camion, si on obstrue sa vision par de la neige ou bien qu\u2019on ne déneige pas complètement son véhicule, ça peut créer des situations qui sont particulièrement dangereuses.» Jonathan Beauvais explique que l\u2019anticipation est l\u2019un des meilleurs conseils à appliquer à sa conduite.Prévoir pour mieux Jerry Fitzmorris couvre l\u2019ensemble du secteur de livraison du Saguenay.DANGERS DE LA ROUTE À BORD D\u2019UN POIDS LOURD S\u2019INTÉGRER AU SAGUENAY PAR LA FRANCISATION Dans la classe de francisation niveau trois au Centre de formation générale des adultes des Rives-du-Saguenay, sur 12 élèves, cinq sont originaires de l\u2019Ukraine.En ce lundi matin, ils ne sont que trois.Nataliia Maik, Sacha Pavlenko et Olena Doumi n\u2019ont pas tous le même parcours, mais les trois partagent l\u2019Ukrainien comme langue maternelle et souhaitent faire du français leur langue d\u2019adoption.Forcés de quitter leur pays en raison de la guerre, plusieurs Ukrainiens ont trouvé refuge au Saguenay.Ces nouveaux arrivants s\u2019intègrent, un cours de francisation à la fois.Assise au milieu de la classe, dictionnaire russe/français sur le coin de son bureau, grammaire ouverte, Nataliia traduit ce qu\u2019elle a fait la fin de semaine dernière.« J\u2019ai fait une manucure à moi, raconte-t-elle en roulant ses \u201cr\u201d ».« C\u2019est un verbe pronominal, donc on va dire \u201cje me suis fait une manucure\u201d », lui explique son enseignante en francisation, Marie-Claude Imbeault.Nataliia Maik a immigré au Canada deux mois avant le début de la guerre en Ukraine.Elle a quitté son pays d\u2019origine pour venir vivre avec son ex-mari qui est originaire de La Baie.Elle ne se doutait pas que c\u2019était la dernière fois qu\u2019elle verrait son pays comme elle l\u2019a connu.Après l\u2019invasion de l\u2019Ukraine par la Russie le 24 février dernier, elle a réussi à faire venir sa mère au Saguenay.Elle aussi suit des cours de francisation, mais dans un autre pavillon de l\u2019institution d\u2019enseignement.Depuis mars dernier, le gouvernement du Canada a enregistré plus de 702 000 demandes de résidence temporaire.Sur les 425 196 Ukrainiens qui ont reçu un visa, seulement le tiers sont arrivés au pays, selon les données de l\u2019Agence des services frontaliers du Canada.« Je reste ici, au Saguenay, même si je me suis séparée parce que j\u2019ai commencé les cours de français en février et j\u2019aime trop cette école.Je ne veux pas changer d\u2019école.Peut-être que je vais changer de ville dans le futur pour me trouver un emploi, mais pas maintenant.Je dois aussi attendre la validation de mes diplômes », explique Nataliia*.Ce qui frappe l\u2019enseignante de la classe, Marie-Claude Imbeault, c\u2019est la volonté de ses élèves de ne pas juste s\u2019intégrer, mais aussi d\u2019exceller.« C\u2019est une clientèle vraiment attachante.On sent qu\u2019on est capable de faire une différence.On voit que les élèves veulent apprendre le français.Ils veulent s\u2019intégrer à la société québécoise.Ils veulent partager leur culture à eux aussi », explique-t-elle.Nataliia Maik (première à gauche), Olena Doumi (deuxième à gauche) et Sacha Pavlenko (à droite) sont étudiants dans la classe de Mme Marie-Claude Imbeault (au centre).P h o t o : E v e l y n e A l i x - F o n t a i n e REPORTAGES L A P I G E , L E S A M E D I 1 0 D É C E M B R E 2 0 2 2 - 9 anticiper est un art pour les utilisateurs de la route.« Un poids lourd ne s\u2019arrête pas aussi rapidement qu\u2019une voiture, donc les distances d\u2019arrêt sont supérieures.Il faut prévoir et anticiper tout mouvement, et ce à chaque moment de l\u2019année.Il faut laisser l\u2019espace au camion pour qu\u2019il puisse freiner et réagir à temps.Ça vaut si on passe devant le camion, mais aussi lors du dépassement.Donc lorsque nous allons dépasser un camion, il faut prévoir de rentrer devant le véhicule en laissant plus d\u2019espace qu\u2019à l\u2019habitude », explique Jonathan Beauvais.Selon le site de la Société d\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ), les conducteurs de poids lourd qui sont impliqués dans un accident mortel sont responsables dans 38 % des cas.VITESSE EXCESSIVE Lorsque le conducteur du camion est désigné responsable dans un accident mortel, les deux causes premières sont la vitesse excessive ou bien la méthode de travail.Pour Jerry Fitzmorris, la prudence est de mise.Le camionneur assure qu\u2019il est important de se connaître en tant que chauffeur.« On est toujours dans le chemin.Il est important pour les gars de bien connaître ses capacités.À force de rouler, on connait ses points faibles et ses points forts.C\u2019est comme ça qu\u2019on devient un bon chauffeur », dit-il.Jerry est fier de travailler pour une compagnie comme Transcol.L\u2019environnement sécuritaire dans lequel les employés travaillent est un des éléments qui donne le goût à Jerry de faire un bout de chemin comme camionneur.« L\u2019entraide et la sécurité sont les deux valeurs qu\u2019on remarque chez Transcol.Avoir une aussi bonne équipe de travail, eh bien ça fait que j\u2019adore ce que je fais.Quand je me lève pour travailler, je ne rentre jamais de reculons à la job », s\u2019exclame le camionneur.P h o t o : Y a n i c k B o u d r e a u l t Le camionneur travail pour Transcol depuis 22 ans.P h o t o : Y a n i c k B o u d r e a u l t Derrière Nataliia, Sacha Pavlenko traduit dans son cahier ce qu\u2019il a fait lui aussi en fin de semaine.Après avoir participé à la causerie, il envoie en photo son cahier et le tableau de la classe à sa femme Yulia, elle aussi étudiante dans ce groupe.Elle est restée dans leur maison d\u2019accueil avec leur plus jeune fille qui est fiévreuse.Sacha et Yulia sont arrivés en avril dernier avec leur famille à Saguenay.Ils ont été accueillis par une famille de Chicoutimi qu\u2019ils ont connue grâce à un groupe Facebook de soutien aux réfugiés ukrainiens.Pendant que leur fille de cinq ans va à la maternelle et celle de deux ans à la garderie, les deux parents apprennent le français, toute la journée, trente heures par semaine.«  Au début c\u2019était difficile, mais maintenant c\u2019est correct.C\u2019est normal.Les gens qui nous ont accueillis, mais aussi tout le monde, nous ont appuyés », raconte Sasha*, aidé par ses collègues ukrainiennes.Sasha garde son téléphone toujours à portée de main pour rester en contact avec sa femme, mais aussi pour regarder les nouvelles en Ukraine.Son fils de 17 ans, issu d\u2019une autre union, est resté là-bas pour s\u2019occuper de son grand-père paternel.« Ils vont peut-être venir nous rejoindre ici, dans le futur, mais je ne sais pas », explique-t-il.L\u2019histoire de ses élèves, Marie- Claude Imbeault la connaît et elle reste très sensible à celle-ci.« Il y a certains sujets auxquels on fait attention.Ça, c\u2019est un choix d\u2019enseignant.Il y a des thèmes qui sont plus difficiles à aborder.» UNE NOUVELLE VIE Au-devant de la classe, Olena Doumi discute à voix basse avec sa voisine de bureau, Malini, une Canadienne anglophone.Malgré la barrière de langue, les deux femmes sont devenues de bonnes amies et elles s\u2019entraident.Olena a quitté l\u2019Ukraine avec son mari en mai dernier.Ils ont choisi le Saguenay parce que son mari, qui est d\u2019origine marocaine, parle le français et il s\u2019est déjà trouvé un emploi.L\u2019Ukrainienne est tombée sous le charme du Sague- nay\u2013Lac-Saint-Jean et ne pense pas quitter de sitôt.« J\u2019aime cette région, car ce n\u2019est pas grand.Quand on est arrivés à Montréal, c\u2019était très grand.C\u2019est moins difficile ici.C\u2019est une très belle place pour commencer une nouvelle vie et avoir une famille », raconte-t-elle*.Ce nouveau départ à Saguenay lui a aussi donné envie de retourner sur les bancs d\u2019école pour apprendre un nouveau métier.« Je veux aller faire une maîtrise.Je ne sais pas si je vais refaire mes études en économie.Je pense que je veux aller faire une maîtrise en francisation.Je vais terminer mon français ici en premier et après je déciderai le travail qui m\u2019intéresse le plus », dit-elle* en riant.Pendant le midi, les trois étudiants ukrainiens dînent avec leurs collègues de classe.Tous en français avec l\u2019accent de leur pays d\u2019origine, ils tissent des liens autour de leur nouvelle réalité.« Au Saguenay, tu ne peux pas te débrouiller avec autre chose que le français.Avec l\u2019anglais, tu peux te débrouiller à quelques endroits, mais il te faut vraiment ton français, contrairement à Montréal où tu vas être capable de t\u2019arranger.Mais ici non », conclut leur enseignante.Nataliia Maik s\u2019applique à traduire en français ce qu\u2019elle a fait en fin de semaine pour participer à la causerie.P h o t o : E v e l y n e A l i x - F o n t a i n e « Je veux aller faire une maîtrise.Je ne sais pas si je vais refaire mes études en économie.Je pense que je veux aller faire une maîtrise en francisation.Je vais terminer mon français ici en premier et après je déciderai le travail qui m\u2019intéresse le plus.» - Olena Doumi *Les citations ont été librement adaptées pour faciliter la lecture.(Collaboration : Abraham Santerre) REPORTAGE 1 0 - L A P I G E , L E S A M E D I 1 0 D É C E M B R E 2 0 2 2 Viviane est assise sur les genoux de sa maman avec sa petite bouille et ses lunettes roses penchées en raison de la branche droite tenue par un morceau de ruban adhésif.Elle a plus d\u2019un an mais elle ne parle pas encore.Les gestes compensent.Elle sort sa langue, le regard tourné vers sa maman.Émilie sait ce que sa petite quatrième réclame : du lait.Née trop tôt, Viviane est prématurée.Le livre de 1,8 livre est sorti lui aussi prématurément le 17 novembre, un mois avant la parution initiale.Cet ouvrage de quatre recueils aborde différents aspects de la prématurité à la fois par le visuel, le poids et les histoires.Viviane est née le 10 août 2021, à 33 semaines.Une arrivée imprévue pour ses parents Émilie Morneau-Guérin et Francis Desjardins.« Je me suis réveillée en pleine nuit, mon lit était inondé.Et là c\u2019est vraiment le choc, ça ne se peut pas, je ne peux pas être en train d\u2019accoucher », témoigne Émilie, avec émotion.L\u2019accouchement a été difficile psychologiquement pour la maman.« Tout le long j\u2019ai pleuré.Je ne voulais pas qu\u2019elle sorte.J\u2019ai fait un gros déni.Ça m\u2019a pris trois jours à comprendre que mon bébé n\u2019était plus dans mon ventre », se remémore-t-elle.La prématurité touche 12 000 parents chaque année.C\u2019est lorsque l\u2019enfant naît avant 37 semaines de grossesse.Avant 32 semaines, le bébé est considéré comme grand prématuré.Aliyah, Maeve et Caryann sont nées à 26 semaines, à 5 heures de leur future maison de Chicou- timi.Leur mère, Chantale Jalbert, a accouché seule à l\u2019hôpital Sainte- Justine à Montréal où elle avait été transférée à sa 15e semaine de gestation à cause de difficultés durant sa grossesse.Les triplées sont restées trois mois et demi à l\u2019hôpital.« Tu ne veux pas voir ton bébé se battre pour sa vie pendant des mois.On savait ce qui nous attendait, mais pour des prématurés de 30 semaines pas de 26.Ça a été un gros choc.Quatre semaines représentent une bonne différence pour des bébés », explique Chantale assise à côté d\u2019Aliyah qui tousse.Elle a eu une paralysie cérébrale qui impacte ses jambes et ses pieds et complique ses déplacements.« Les triplées pesaient environ 1,5 livre à leur naissance.Je pouvais tenir une de mes filles dans le creux de ma main », se rappelle Michel Truchon émerveillé par cette fragilité et en même temps apeuré de ne pas être assez délicat.En région, il n\u2019y a pas d\u2019unités néonatales pour les grands prématurés, les parents doivent se rendre à Québec ou à Montréal dans une des six unités.Il n\u2019y a pas non plus d\u2019organisme dédié à la prématurité au Sague- nay-Lac-Saint-Jean, mais il y a la Maison des familles à Chicoutimi qui peut venir en aide et soutenir les parents.UN OUVRAGE NOBLE L\u2019organisme de référence en prématurité, Préma Québec, récoltera tous les profits de la vente du livre, pour aider les familles dans cette situation.L\u2019agence de création LG2 est à l\u2019origine de cet ouvrage écrit et illustré par quatre écrivains et quatre illustrateurs québécois.« Réussir à respecter le poids de 1,8 livre a été un défi technique.C\u2019est le poids moyen d\u2019un grand prématuré.L\u2019idée pour qu\u2019elle soit grandiose, elle doit être vraie.Il fallait qu\u2019en posant le livre sur la balance, il pèse exactement 1,8 livre.Toute l\u2019essence de l\u2019idée était là, quand on prend un bébé prématuré il est tellement léger que tu penses à la fragilité que tu as dans les mains », raconte enthousiasmé le directeur de création de l\u2019agence LG2, Frédéric Tremblay.Un enfant prématuré naît avec de l\u2019avance, il a donc un âge réel et un âge corrigé jusqu\u2019à ses deux ans environ, selon Préma- Québec.Viviane a aujourd\u2019hui 16 mois en âge réel, mais 14 mois et demi en âge corrigé.Elle est plus fragile sur le plan pulmonaire.Elle a un développement plus lent que la moyenne.Les rendez-vous avec les médecins sont une routine la première année puis plus le temps passe, plus les rencontres médicales sont espacées.« Doucement je vois la lumière dont tout le monde me parle », décrit Émilie, soulagée, en embrassant avec douceur et amour le front de sa petite dernière.LA FRATRIE IMPACTÉE C\u2019était difficile pour les frères et sœurs de Viviane aussi.Leur mère n\u2019était pas souvent à la maison.« On a travaillé avec eux, à désamorcer et à construire un début de relation à distance, le plus serein possible.Mon conjoint était très présent et essayait de les faire verbaliser.On ne voulait vraiment pas que les enfants soient fâchés contre Viviane, qu\u2019ils pensent qu\u2019elle a volé maman pour un temps », raconte Émilie.Une situation aussi difficile pour le père de Viviane.Pendant que sa femme était à l\u2019hôpital, il s\u2019occupait des trois autres enfants de la fratrie.« Quand Viviane est sortie de l\u2019hôpital, fin septembre, un jeudi, il reprenait le travail le lundi suivant, explique Émilie.Il a donc passé beaucoup de temps avec elle les fins de semaine pour créer le lien qu\u2019il n\u2019avait pas pu faire plus tôt.» « La prématurité travaille beaucoup la patience.On a beaucoup de questions sur la santé de son bébé mais peu de réponses.C\u2019est Viviane qui a les réponses et elle va nous les donner au fil des semaines, en grandissant », espère Émilie, les yeux remplis d\u2019amour.Les triplées et leurs parents Chantale Jalbert et Michel Truchon.Aliyah, Maeve et Caryann ont aujourd\u2019hui quatre ans.Elles ont traversé beaucoup d\u2019épreuves et la prématurité a encore des impacts sur Aliyah et Maeve qui ont un risque d\u2019autisme.P h o t o : G a l a n e M a r é c h a l Émilie a conservé, dans une boîte de souvenirs de sa naissance, le sipape qui permettait à Viviane de respirer quand toute seule elle n\u2019y arrivait pas.P h o t o : G a l a n e M a r é c h a l COMPRENDRE LA PRÉMATURITÉ DE FAÇON IMAGÉE P h o t o : G a l a n e M a r é c h a l ARTS L A P I G E , L E M A R D I 1 0 D É C E M B R E 2 0 2 2 - 1 1 Musique À peine sa tournée européenne terminée le 9 décembre dernier, Voïvod prépare déjà une nouvelle tournée mondiale pour son 40e anniversaire.Après l\u2019année 2023 qui s\u2019annonce chargée, le groupe de métal reprendra l\u2019avion à travers le monde en avril 2024.Depuis la sortie de son quinzième album Synchro Anarchy, le groupe formé à Jonquière le 7 janvier 1983 n\u2019a pas chômé.En plus de son dernier EP New Ultraman publié le 4 novembre dernier ainsi qu\u2019une tournée nord-américaine, l\u2019été dernier, sa tournée européenne vient de se conclure au Portugal.Un livre, un film documentaire et un album « meilleurs succès » vont être lancés cet été.« Tout ça représente énormément de travail.[.] Daniel Mongrain (Chewy), le guitariste du groupe, enseigne la musique au Cégep de Joliette.En général on profite de ses sessions d\u2019école pour composer, et on fait des tournées pendant ses deux congés », a expliqué par courriel à La Pige le batteur du groupe, Michel « Away » Langevin.« Pour l\u2019album de chansons originales et la réédition de l\u2019album Voïvod que nous avions fait en 2003 avec Jason Newsted de Metallica, il va peut-être falloir attendre 2024.Nous préparons une grosse tournée mondiale pour notre quarantième.» - Michel Langevin Les amateurs de métal devront patienter encore un moment.Un nouvel album de chansons originales et la réédition de l\u2019album Voïvod sont prévus pour 2023.Voïvod va renouer avec la scène métal québécoise en mai 2023.« Le public est toujours au rendez-vous, et les amateurs de Voï- vod sont très loyaux.Ils ont soif de spectacles après deux ans de pandémie », a confié Away.PRESTATION À JONQUIÈRE?Le batteur n\u2019a pas voulu confirmer si le groupe prévoit faire une prestation lors du festival Jonquière en musique pour souligner leur quarantième anniversaire, mais la porte ne semble pas fermée.« Ça serait vraiment génial de rejouer à la place Niki- toutagan, comme on le fait de temps en temps depuis 1983 », a-t-il commenté.En plus des spectacles au Québec, Voïvod prévoit performer lors de plusieurs festivals de musique et refaire une tournée à travers l\u2019Amérique du Nord en 2023.Le groupe souhaite aussi retourner de l\u2019autre côté du continent pour compléter trois tournées européennes.C\u2019est en avril 2024 que le groupe prévoit repartir rencontrer ses fans à travers le monde.Michel « Away » Langevin soutient que le groupe se rendra entre autres en Asie, en Australie et en Amérique du Sud lors de cette tournée mondiale.Lors de sa tournée européenne, Voïvod a fait plusieurs spectacles avec le groupe Opeth, entre autres à Lisbonne, où la photo a été prise.Les diffuseurs et propriétaires de bars et spectacles du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont fait évoluer leurs façons de recevoir les gros noms de la musique en région.Un accueil chaleureux et la proximité du réseau culturel font partie des facteurs influents.SARA-LÉA BOUCHARD bouchardsaralea@gmail.com Il ne s\u2019agit pas seulement d\u2019un coup de chance si des artistes populaires comme Safia Nolin, Lucien Francoeur ou Lydia Képinski viennent jouer quelques-uns de leurs plus gros succès dans la région.Toutefois, selon le propriétaire du bar spectacle Le Café du Clocher d\u2019Alma, Sam Gingras, il n\u2019y a pas de recette à proprement parler.« S\u2019il y en avait une, tout le monde la suivrait ! Ça fait vingt ans que le Café du Clocher existe.Ça fait vingt ans que les gens sont bien reçus.C\u2019est un petit milieu, tant pour la scène underground, ou pour la plus connue aussi.Reste que tout le monde se parle.Ils savent où jouer et où ne pas jouer.» L\u2019équipe du nouveau bar spectacle La Nuit des Temps de Chicoutimi, quant à elle, procède à aller « tout de suite chercher les gros noms », pour sa programmation.Le propriétaire du bar, Alexandre Bédard, explique que « le Saguenay est une plaque tournante pour les tournées de spectacles.C\u2019est comme coudre une courtepointe.Nous essayons d\u2019avoir des artistes populaires pour le référencement.De cette manière, nous avons plus de chance que ces artistes- là viennent vers nous plus d\u2019une fois ».Pour ces propriétaires, le fait que leurs bars soient en région n\u2019a pas d\u2019incidence sur la décision que va prendre l\u2019artiste ou le groupe.C\u2019est ce qu\u2019explique M.Bédard.« Quand un artiste plus connu part en tournée et que le Saguenay est sur sa trajectoire, on essaie de l\u2019avoir.C\u2019est certain aussi qu\u2019il y a une curiosité chez l\u2019artiste à venir performer ici, quand le public est plus petit et qu\u2019il y a beaucoup d\u2019endroits à visiter.» CONCERTATION ENTRE LES DIFFÉRENTS DIFFUSEURS « On se parle régulièrement pour connaître les routes que vont emprunter différents artistes.Donc, si un artiste fait son spectacle à Chicoutimi, après ça on essaie de plus en plus de l\u2019avoir à Alma pour qu\u2019il termine à Dolbeau-Mistassini.Et pourquoi le faire revenir plusieurs fois dans l\u2019année, quand on peut l\u2019avoir pendant une fin de semaine complète dans trois villes différentes au Saguenay- Lac-Saint-Jean.» Plusieurs détenteurs de bars ou diffuseurs font appel à l\u2019évènement RIDEAU, pour entrer en relation avec des diffuseurs professionnels.VOÏVOD TOUJOURS À LA CONQUÊTE DU MONDE À l\u2019intérieur de la salle de la Boite à Bleuets, durant un spectacle.NID DOUILLET POUR ARTISTES POPULAIRES P h o t o : V o ï v o d P h o t o : C o u r t o i s i e ARTS Musique 1 2 - L A P I G E , L E S A M E D I 1 0 D É C E M B R E 2 0 2 2 LE BURMA STREET BAND DE RETOUR POUR NOËL Le Burma Street band ne sera pas seul pour son spectacle de Noël, alors que les membres du groupe seront accompagnés de cinq invités.Ils performeront chacun le temps d\u2019une chanson.L\u2019une des membres du groupe, Anaïs Vanessa Poirier, explique que les invités qui vont rejoindre le Burma Street band sont le violoniste Sébastien Savard, la ?utiste et chanteuse Valérie Jean, Marie- Noël Claveau, Kariane St-Gelais et Alexis Simard.« Ces beaux et belles invités » sont des amis très proches du groupe, explique Mme Poirier.«  Depuis le début du band on veut jouer avec nos amis.On veut être un genre de house- band qui accompagne nos amis.On jam ensemble  », explique Anaïs Vanessa Poirier.Chaque invité aura son moment en solo pendant le spectacle.«  C\u2019est vraiment un gros party le fun », ajoute-t-elle.Le groupe avait commencé ses performances en ligne lors de la pandémie, lorsqu\u2019il ne pouvait y avoir de rassemblements.Ils sont donc « bien énervés de le faire devant des gens.En?n!  », s\u2019exprime le membre de Burma Street band, Marc Landry.Le groupe Burma Street band a fait plusieurs autres prestations au courant de l\u2019année 2022.Entre autres, aux Jeux du Canada à Niagara Fall\u2019s.Le groupe a aussi fait l\u2019animation musicale du Grand Dé?Pierre Lavoie, en juin et la première partie de Jonathan Lavoie, en juillet.Durant le spectacle, il sera aussi possible d\u2019entendre des compositions originales, comme Du gin pis d\u2019la bière qui a été composée par tout le groupe et Le Père Noël vient du Sague- nay qui est la chanson originale d\u2019Anaïs Vanessa Poirier.Des chansons plus classiques de Noël vont être performées.Comme Minuit chrétien, mais « version plus le fun ».Il va être possible d\u2019entendre des pièces moins connues des groupes Alabama et Eagles.Le spectacle du Burma Street Band du 22 décembre va être à la fois festif et nostalgique.« C\u2019est un spectacle sur lequel on travaille depuis longtemps.C\u2019est vraiment le fun de le faire devant un public.Ça fait deux ans qu\u2019on travaille sur ce show-là », explique Marc Landry.Le groupe a des projets pour l\u2019année 2023, mais il af?rme- qu\u2019il est encore trop tôt pour les annoncer.Burma Street band va présenter son spectacle de Noël au Côté-Cour le 22 décembre.P h o t o : C o u r t o i s i e QUAND PSYCHOLOGIE ET MUSIQUE S\u2019ALLIENT La psychologue Cindy Tremblay a créé le groupe Facebook, Le Local de pratique, qui permet à plusieurs musiciens de régler leurs problèmes en associant musique et psychologie.JÉRÉMIE LUSSIER jaylussier@hotmail.com Ayant complétée son doctorat à l\u2019Université du Québec à Chicoutimi en psychologie, Cindy Tremblay effectue des recherches et peut trouver des façons d\u2019aider les musiciens à combattre le stress, les trous de mémoire et certaines frustrations notamment.Elle publie ensuite ses découvertes sur le groupe du Local de pratique, pour aider les autres.Elle a créé le groupe en août dernier, alors qu\u2019elle était con?née chez elle en raison de la COVID-19.Une de ses premières publications montrait aux musiciens comment échapper aux trous de mémoire en trois étapes.Le Local de pratique sert aussi de plateforme de discussion a?n que les musiciens du Québec puissent partager leurs expériences dans le domaine musical.Plusieurs personnes l\u2019ont déjà contactée pour lui dire que son travail les a grandement aidés dans leur misère.Certains réussissent à y trouver des solutions pour de petites dif?cultés.Pour d\u2019autres, ces tactiques peuvent leur redonner la joie de jouer de la musique.Comme l\u2019explique la Sague- néenne, la musique est utile pour tout le monde, pas seulement pour les musiciens.Elle leur permet de s\u2019échapper du train de vie régulier.«  Les gens écoutent de la musique pour se faire du bien, se changer les idées, se divertir, pour se mettre dans une ambiance.Ça permet de sortir de la vie d\u2019adulte  », déclare Cindy Tremblay.COMBINER TRAVAIL ET PASSION Présentement psychologue dans le domaine public, Cindy Tremblay s\u2019en tient aux méthodes classiques dans son travail.Elle croit toutefois qu\u2019elle pourra un jour utiliser la musique pour aider ses patients.« Dès le début de mes études, je me voyais un jour être psychologue pour des musiciens.Le Local de pratique me permet de revenir dans cette direction  », explique la musicienne, avec con?ance.« Dès le début de mes études, je me voyais un jour être psychologue pour des musiciens.Le Local de pratique me permet de revenir dans cette direction. » - Cindy Tremblay Le Local de pratique n\u2019existe que depuis un peu moins de quatre mois, mais Cindy Tremblay a de grandes ambitions pour ce projet : balados, ateliers, conférences, entrevues et bien plus.Même si le groupe présente déjà un impressionnant 309 membres, selon elle, ce n\u2019est que le début.Le rêve de faire carrière en musique de Cindy Tremblay s\u2019est écroulé en raison de l\u2019anxiété de performance alors qu\u2019elle faisait son bac en interprétation musicale au Conservatoire de Québec.Son doctorat en psychologie lui a permis de retrouver sa passion de la musique.P h o t o : N a t h a l i e C a s t o n g u a y «  C\u2019est vraiment un gros party le fun.  » - Anaïs Vanessa Poirier ARTS L A P I G E , L E S A M E D I 1 0 D É C E M B R E 2 0 2 2 - 1 3 Nouveau livre de Danielle Dubé LIER SARAJEVO ET L\u2019UKRAINE C\u2019est avec la main sur le cœur que la femme de lettres Danielle Dubé a publié son nouveau roman intitulé Les anges de Sarajevo.Après dix ans de préparation, son livre, en librairies depuis le 29 novembre, est dédié d\u2019une certaine façon au président ukrainien, Volodymyr Zelensky.Ancienne journaliste et enseignante retraitée en journalisme au Cégep de Jonquière, la native de Métis-sur-Mer demeure toujours proche de l\u2019actualité.Au travers de son tout récent voyage littéraire, elle raconte la mésaventure de Christiane, une reporter qui a vécu l\u2019enfer à Sarajevo lors de la Seconde Guerre mondiale.Elle lie ses évènements du passé à l\u2019enfer actuel du peuple ukrainien.«  Dans un contexte de guerre comme ça, il y a beaucoup de choses horribles.Mais je veux aussi répandre de l\u2019espoir et de l\u2019amour.Je veux traduire l\u2019atmosphère vécue dans le passé.C\u2019est ce genre d\u2019aspect que je pouvais moins développer avec le journalisme  », explique la romancière bien connue pour son livre à succès Les olives noires.Ce nouvel ouvrage de Danielle Dubé, publié aux Éditions de la Pleine Lune, voit le jour après avoir mijoté pendant dix ans.Afin d\u2019être informée sur les moindres détails de l\u2019époque, la dame de 78 ans a parlé à de nombreux historiens et à plusieurs témoins.VOYAGE ET RÉALITÉ Danielle Dubé est une voyageuse dans l\u2019âme.Après avoir quitté le nid familial, elle a parcouru les différentes régions du Québec pour s\u2019arrêter à Saint-Hen- ri-de-Taillon.Dans ses œuvres, le lecteur voit du pays tout autant qu\u2019elle en a parcouru, que ce soit en Espagne (Les olives noires), à Kyoto (Ciel de Kyoto) ou même la région saguenéenne (Le bonheur est dans le fjord et Le tour du Lac en 21 jours).«  Je veux traduire le monde avec la réalité telle qu\u2019elle est, souligne-t-elle avec un large sourire.Je pense que nous avons plusieurs vies dans une seule vie, mais je veux continuer à embrasser l\u2019ensemble de l\u2019humanité. » Après avoir lancé son nouveau livre le 8 décembre à Chicoutimi, elle tiendra un autre lancement le 15 décembre à Montréal.Une suite est d\u2019ailleurs en voie de se concrétiser.Un livre sur un de ses derniers voyages à Marrakech, au Maroc, est également dans les cartons.La première de couverture du livre Les anges de Sarajevo.Les anges de Sarajevo est le neuvième roman de Danielle Dubé.Ouverture d\u2019une galerie d\u2019art à Jonquière METTRE DE L\u2019AVANT LA DIVERSITÉ ARTISTIQUE La galerie L\u2019art de vivre présente sa toute première exposition jusqu\u2019au 7 janvier prochain dans un local au carré Davis d\u2019Arvida.La créatrice de la galerie, Frédérique Girard, tenait à prioriser la diversité dans l\u2019art tout en offrant une scène aux artistes émergents de la région.JÉRÉMY TRUDEL jeremy.trudel@outlook.com Originaire de Saguenay, Frédérique Girard définit l\u2019art comme «  un moyen de communication révélateur et puissant ».Celle qui présente ses créations au public depuis environ un an trouve également un certain réconfort dans cette passion.« J\u2019ai toujours un peu créé par moi-même dans les dernières années.Je me dis artiste à temps partiel, mais c\u2019est surtout une thérapie pour moi  », explique Mme Girard.Ce projet de créer une galerie d\u2019art trottait dans la tête de l\u2019artiste depuis un certain temps.Lorsque l\u2019opportunité s\u2019est présentée et après consultation avec son conjoint, Frédérique Girard a décidé de profiter de cette chance.La ligne directrice de la galerie est claire pour la Saguenéenne : il est important d\u2019offrir au public le plus de diversité possible dans ce qui est exposé «  Selon moi, c\u2019est le meilleur moyen de toucher le plus de gens  », souligne l\u2019artiste peintre.UNE PREMIÈRE EXPOSITION Depuis le 8 décembre, des œuvres d\u2019une vingtaine d\u2019artistes de la région sont présentées à la galerie dans le cadre de l\u2019exposition Équilibre.Le but de celle-ci est de donner une vitrine aux talents d\u2019ici, tout en permettant la découverte d\u2019artistes qui commencent dans le milieu.« Je trouvais qu\u2019il n\u2019y avait pas beaucoup d\u2019espaces accessibles pour l\u2019émergence artistique.En région on a une communauté vraiment intéressante avec des talents remarquables  », souligne Frédérique Girard.«  C\u2019est important d\u2019avoir des projets comme ça qui favorisent l\u2019inclusion de nouveaux artistes, exprime Anne-Marie Aubin, qui participe à l\u2019exposition.Moi- même, j\u2019apprends à connaitre ce milieu que je trouve relativement fermé.Un projet comme celui-là est une belle opportunité et je suis contente d\u2019en faire partie », ajoute celle qui peint depuis trois ans.Si l\u2019exposition est le premier projet de la galerie, Frédérique Girard a plusieurs autres idées en tête.Elle pense peut-être même ouvrir ses portes à d\u2019autres formes d\u2019art comme la musique et la danse.L\u2019artiste originaire d\u2019Arvida exposera elle-même quelques œuvres dans la galerie le mois prochain.Frédérique Girard, de son nom d\u2019artiste Fred Girard, tient à offrir de la visibilité à tous les artistes.P h o t o : N i c k o l a s B e r g e r o n P h o t o : F r é d é r i q u e G i r a r d P h o t o : F r é d é r i q u e G i r a r d REPORTAGE Sport 1 4 - L A P I G E , L E S A M E D I 1 0 D É C E M B R E 2 0 2 2 Le combat d\u2019armes en mousse (CAM) reprend du poil de la bête au Saguenay-Lac-Saint- Jean.Ce sport, méconnu dans la région, permet aux gens qui le pratique de développer leur côté créatif et leur côté sportif, selon le combattant Nicolas Duguay.« Il y a une envie de faire du sport, et le CAM, c\u2019est une sorte d\u2019entrainement », explique l\u2019enseignante à la polyvalente Jonquière et amatrice de combat d\u2019armes en mousse Magali Per- rin.Cette dernière signale que le combat n\u2019est qu\u2019une branche du jeu de rôles grandeur nature, une branche qui permet de bouger.« On va faire du free for all, du roi de la montagne, de la prise de drapeau, bref, plein de modes qui sont plus sportifs.» Nicolas et Magali se réunissent bimensuellement, avec une dizaine d\u2019amis, pour pratiquer ce sport dans le sous-sol de l\u2019Église Christ-Roi à Chicou- timi.Lors de pratiques prépan- démiques, le groupe a déjà compté entre 30 et 40 participants chaque soir.Lors de leur plus récente activité, ils étaient une douzaine.« Ça se passe beaucoup par le bouche-à-oreille », indique Magali Perrin, qui souligne qu\u2019en région, on retrouve plusieurs curieux qui souhaitent s\u2019initier à ce sport de combat.« L\u2019implication d\u2019une arme en fait un sport de combat différent, intriguant.» UN COMBAT EN SÉCURITÉ Nicolas Duguay précise qu\u2019avant chaque combat, toutes les armes utilisées sont soigneusement scrutées et doivent respecter certains standards.« À chaque évènement dans les jeux de rôles grandeur nature, il y a des organisateurs qui font une homologation : ils palpent ton arme, regardent si elle est sécuritaire et s\u2019assurent qu\u2019il n\u2019y ait aucune possibilité que tu blesses quelqu\u2019un avec ton arme.Ensuite, ils te donnent un sceau de certification d\u2019homologation.Sur le champ de bataille, des gens surveillent et s\u2019assurent que toutes les armes sont homologuées.» Nicolas Duguay, comme ses camarades, fabrique lui-même ses armes.Lances, épées, boucliers, chaque arme et accessoire est fabriqué de façon artisanale.LE CAM, UN ART « C\u2019est une vieille tradition [de confectionner ses armes].Ce qui est le fun, c\u2019est que ça ne coûte rien.On prend les premiers matériaux qu\u2019on trouve à la quincaillerie ; un bout de tuyau en PVC, de l\u2019isolant qui coute 50 cents le petit bout et le classique duct tape.» Nicolas fabrique ses armes pour qu\u2019elles soient à la fois sécuritaires, durables et légères.Magali Perrin explique que la partie créative du sport vient aussi de la création de nouveaux jeux.« Je dirais que c\u2019est beaucoup l\u2019esprit.Il y a plein de modes de jeux différents et il faut utiliser beaucoup de stratégies.» « Il faut être créatif, mais pas seulement d\u2019un point de vue artisanal [pour la fabrication des armes], précise le combattant.Tu dois t\u2019inventer des personnages ; tu joues quelqu\u2019un que tu n\u2019es pas », précise Nicolas, qui participe parfois à des jeux de grandeur nature.UN ASPECT SOCIAL « C\u2019est une forme de socialisation, explique Nicolas.Le grandeur nature, ça attire les gens qui sont renfermés socialement ou qui n\u2019ont pas beaucoup d\u2019aptitudes sociales.Ça joue ce rôle-là, d\u2019intégration sociale.» « Au début, quand tu rentres dans les jeux de grandeur nature, tu n\u2019as pas confiance en toi.Ce qui est le fun, c\u2019est que tu ne te joues pas toi ; tu joues quelqu\u2019un d\u2019autre.Les jeunes qui n\u2019ont pas confiance en eux peuvent prendre confiance à travers leurs personnages.C\u2019est une forme d\u2019expérimentation sociale.Tu te découvres à travers ton personnage dans le grandeur nature, et je pense que c\u2019est l\u2019un des aspects les plus positifs », se réjouit Nicolas Duguay.Cependant, parfois, les combattants se butent à l\u2019incompréhension et aux critiques des gens, bien que la situation ait évolué.« De moins en moins, mais c\u2019est sûr que les jeux de grandeur nature sont stigmatisés.On a toujours l\u2019image du petit gars bizarre qui va faire des jeux grandeur nature et qui va jouer aux chevaliers avec ses amis.Oui, les gens ont des préjugés, mais c\u2019est de moins en moins pire », explique M.Duguay.Épées, lances, javelots, haches, couteaux ; toutes les armes sont adaptées pour le combat, afin d\u2019être sécuritaires.AU-DELÀ DU SPORT AVEC LE COMBAT D\u2019ARMES EN MOUSSE Le CAM a repris ses activités le 19 septembre, après une pause de deux ans due à la pandémie.Magali Perrin s\u2019est jointe au CAM en 2014.« Au début, quand tu rentres dans les jeux de grandeur nature, tu n\u2019as pas confiance en toi.Ce qui est le fun, c\u2019est que tu ne te joues pas toi ; tu joues quelqu\u2019un d\u2019autre.Les jeunes qui n\u2019ont pas confiance en eux peuvent prendre confiance à travers leurs personnages.C\u2019est une forme d\u2019expérimentation sociale.Tu te découvres à travers ton personnage dans le grandeur nature, et je pense que c\u2019est l\u2019un des aspects les plus positifs.» - Nicolas Duguay P h o t o : J é r é m i e L u s s i e r P h o t o : J é r é m i e L u s s i e r P h o t o : J é r é m i e L u s s i e r SPORTS OPINION L A P I G E , L E S A M E D I 1 0 D É C E M B R E 2 0 2 2 - 1 5 BOUGER À FAIBLE COÛT Pratiquer un sport peut être dispendieux.C\u2019est pour cette raison que le Co?re aux sports apporte des solutions aux personnes à plus faible revenu.Le Coffre aux sports a été mis en place pour aider les organismes communautaires à s\u2019équiper de matériel sportif.De cette façon, les jeunes ont accès aux équipements.Ça leur permet de bouger sans se ruiner.Ça évite aussi que les équipements se retrouvent dans des sites d\u2019enfouissement alors qu\u2019ils sont encore utilisables.Les gens vont plutôt porter leur matériel dans des coffres de dépôt au lieu de les jeter.« L\u2019objectif, c\u2019était de récupérer ces équipements-là pour leur donner une deuxième vie », ajoute le responsable du Coffre aux sports, Martin Dallaire.Le responsable explique que même si le Coffre aux sports n\u2019est ouvert que le samedi, les donateurs sont nombreux à aller porter du matériel qui ne sert plus.Ils doivent souvent vider les coffres.L\u2019endroit est accessible pour tous, que ce soit pour les familles dans la classe moyenne ou à revenus plus élevés.Le Coffre aux sports a remarqué que le budget réservé aux loisirs n\u2019était pas prioritaire.Donc, quand vient le temps de bouger, il peut être plus dif?cile de trouver des équipements sportifs à faible coût.« Comme le but n\u2019étant pas seulement d\u2019offrir des équipements à des gens défavorisés, mais c\u2019est aussi de faire de la récupération, on ne met pas de critères », mentionne Martin Dallaire.La Petite Expé de la Fondation Pierre Lavoie a été mise en place pour offrir des skis de fond aux centres de plein air qui s\u2019engagent à accueillir les jeunes du primaire gratuitement.C\u2019est une dizaine de centres de plein air au Saguenay-Lac- Saint-Jean qui sont inscrits cette année.Le Norvégien à Jonquière y participe tous les ans depuis son lancement en 2019.Une trentaine d\u2019écoles devrait passer au centre de plein air le Norvégien pendant tout l\u2019hiver.Le directeur général du Norvégien, Geoffrey Isaac, prévoit renouveler les skis de fond pour cette année alors que ça fait cinq ans qu\u2019ils ont les mêmes.Pour lui, c\u2019est important que les familles et les jeunes puissent bouger.« C\u2019est certain que ça fait partie de notre mission de pouvoir donner accès aux enfants pour pouvoir faire de l\u2019activité physique.Petite Expé nous permet plus facilement de pouvoir réaliser cette mission- là », explique Geoffrey Isaac.Le Norvégien accueille les écoles primaires gratuitement pour skier.ENFIN UNE SOLUTION CONTRE LA SIMULATION AU SOCCER?Pour les fervents amateurs de soccer comme moi, ce début de Mondial 2022 peut paraitre assez saugrenu.Pourtant, nous avons été bien habitués au changement au cours des deux dernières années.La direction arbitraire semble avoir demandé à ses juges de ligne de reprendre au maximum le temps perdu des matchs, ce qui m\u2019a énormément surpris.XAVIER SAVARD xavier.savard83@hotmail.com La première fois que j\u2019ai pu l\u2019observer, c\u2019était pendant le match qui opposait l\u2019Angleterre à l\u2019Iran.Ce match a atteint un exceptionnel total de 117 minutes de jeu au lieu des 90 habituelles.Selon les pertes de temps qu\u2019il y a eu durant une moitié de match, l\u2019arbitre doit décider combien de minutes additionnelles il va rajouter à la ?n d\u2019une demie.Si on remonte il y a deux ou trois ans, quand un six minutes de temps en plus était annoncé, c\u2019était suf?- sant pour m\u2019impressionner.En ce début de Coupe du monde, il n\u2019est pas rare d\u2019entendre le coup de sif?et retentir 10 minutes après la barre des 90 minutes.Au début je faisais partie de ces gens qui trouvaient cela assez ridicule.J\u2019avais l\u2019impression qu\u2019on voulait absolument qu\u2019il y ait le plus de buts possibles et ainsi créer des retournements de situation de manière plus régulière.Pas du tout en fait.Certains arbitres ont répondu aux commentaires des gens en expliquant qu\u2019ils ne voulaient plus se donner de limite concernant le temps supplémentaire.Avec toutes les simulations qu\u2019il peut y avoir durant une partie, il n\u2019est pas rare de voir les joueurs rentrer au vestiaire en ayant véritablement joué 85 minutes tout au plus.Cette nouvelle mesure est géniale.Les matchs vont en?n durer le temps minimal de 90 minutes.Pour ceux qui restent sceptiques et qui pensent que c\u2019était mieux avant, dites-vous qu\u2019une demie est censée durer 45 minutes au minimum.C\u2019est littéralement écrit dans le livre des règlements.Vous êtes donc prêts à dire que les arbitres devraient enfreindre les règlements mis en place?J\u2019ai particulièrement aimé les commentaires de la FIFA sur le sujet.« Les règles n\u2019ont pas du tout changé, mais les matchs, si.» Maintenant, j\u2019espère juste que les juges de ligne n\u2019auront plus à ajouter au-dessus de 20 minutes supplémentaires lors des prochains matchs de cette Coupe du monde.Sur ce plan, la responsabilité n\u2019est pas entre leurs mains, mais bien dans celles des joueurs.Quand je vois le gardien iranien passer près de 20 minutes sur le sol contre l\u2019Angleterre en première mi-temps, ça me fait mal à mon soccer.P h o t o : É l i a R o u s s e a u Les arbitres avaient déjà commencé à donner davantage de temps additionnel durant les deux dernières éditions de la Coupe du monde lors de quelques matchs seulement.P h o t o : X a v i e r S a v a r d SPORTS 1 6 - L A P I G E , L E S A M E D I 1 0 D É C E M B R E 2 0 2 2 Journal La Pige ATM @JournalLaPige journal_la_pige lapige.atmjonquiere.com L\u2019automne dernier, le retour de l\u2019École intégrée de Jonquière sur les terrains de football a été un si grand succès que le programme devrait s\u2019étendre à une autre catégorie d\u2019âge, selon le technicien en loisir, Guillaume Tremblay.WILLIAM SAVARD savardwilliam1428@gmail.com «  C\u2019était encore plus que ce qu\u2019on espérait.On avait juste nos cadets (NDLR : secondaire 1-2- 3) et on a terminé la saison à 32 joueurs », a expliqué ce dernier.Pendant presque une décennie, l\u2019arrondissement de Jonquière n\u2019a eu aucun programme de football scolaire sur son territoire, malgré ses trois écoles secondaires.L\u2019École intégrée de Jonquière, créée en 2022 par la fusion des écoles secondaires de Kéno- gami et de Jonquière, souhaite d\u2019ailleurs se doter d\u2019un programme juvénile, réunissant les secondaires 4 et 5, dès le printemps prochain.« On regarde actuellement pour participer à un ou à quelques tournois au printemps.Il reste juste à trouver l\u2019équipement nécessaire », a affirmé le technicien en loisir de l\u2019École intégrée, mentionnant au passage qu\u2019une petite base de volontaires avait déjà levé la main afin de faire partie de l\u2019équipe juvénile.«  Devenir une grosse école de 1800 élèves au lieu de deux petites de 800 et 1000, ça a fait toute la différence pour notre bassin de joueurs  », a expliqué Guillaume Tremblay, questionné sur les raisons du renouvellement de l\u2019intérêt pour le football parascolaire à Jonquière.De son côté, l\u2019entraîneur- chef des Gaillards du Cégep de Jonquière, Philippe Leduc, s\u2019est réjoui de la nouvelle. « C\u2019est vraiment tout un travail qu\u2019ils ont réalisé.J\u2019étais à leur première partie officielle contre les Mustangs, c\u2019était plaisant à voir. » «  L\u2019arrivée du football cadet à Jonquière a vraiment bien fait avec nos Mini-Gaillards qu\u2019on a relancé un an avant.Nos jeunes du primaire qu\u2019on initie lors de nos entrainements ne pouvaient pas continuer à jouer au football s\u2019ils restaient à Jonquière.Maintenant, ce n\u2019est plus le cas  », a-t-il renchéri.Lors des dernières années, avec l\u2019abandon du programme de football à l\u2019École secondaire des Grandes-Marées de La Baie et la grande diminution du nombre de joueurs à l\u2019École secondaire Charles-Gravel de Chicoutimi- Nord, les Gaillards ont connu une période plus difficile du côté du recrutement régional.Philippe Leduc a assuré toutefois que, lors de la saison 2022, son équipe était composé à 50 % de joueurs du Saguenay-Lac- Saint-Jean.Une proportion qui devrait être encore plus grande avec les années, selon lui, si les ambitions de mettre sur pied un programme juvénile venaient à se réaliser.Place du Royaume CLUB DE MARCHE INTÉRIEURE EN PÉRIL L\u2019avenir du club de marche intérieure de Place du Royaume de Chicoutimi est compromis.Le CIUSSS souhaite mettre fin à son aide financière dès 2023.«  Pour nous, ça va être difficile à absorber  », prévient le président du comité du club de marche intérieure, Serges Villeneuve.À l\u2019aube de la 37e saison du club de marche intérieure, le CIUSSS a averti d\u2019arrêt de sa contribution financière.Malgré l\u2019indépendance du groupe de marche, le réseau de la santé aidait à payer l\u2019assurance de Rando Québec et le local à Place du Royaume mis à la disposition des membres.«  C\u2019est sûr que si le CIUSSS nous abandonne, nous ne pourrons pas louer un local.Le club devra sûrement se défaire  », explique le trésorier du club de marche, Normand Brillant.Avoir un local est important pour le club, c\u2019est la seule façon pour les marcheurs de se réunir.« On ne fait pas que marcher.Le côté social du groupe est possible grâce au local.On organise des activités dans le courant de l\u2019année et c\u2019est bien apprécié par les gens.On a une belle participation », souligne l\u2019un des membres du comité du club de marche, André Bouchard.Avant la pandémie, c\u2019était plus d\u2019une centaine de membres actifs qui faisaient partie du club de marche intérieure.Aujourd\u2019hui, on en compte 29.«  Certains marchent dehors et attendent le début de l\u2019hiver pour s\u2019inscrire.Cette année, on devrait être une cinquantaine quand même », ajoute M.Brillant.Le problème reste le même; il n\u2019y a pas assez de membres pour que le club de marche intérieur soit autosuffisant.Serges Villeneuve indique que le CIUSSS aimerait que le club augmente son membership ainsi que le prix d\u2019inscription dans le but d\u2019amasser des fonds pour le futur du club.Sachant qu\u2019il a déjà augmenté les prix l\u2019année passée, passant de 15$ à 20$, il ne se voit pas demander plus.« Le 20$, ce n\u2019est pas tout le monde qui l\u2019a.Quand tu es à la retraite et que tu vis sur ta pension, tu ne roules pas sur l\u2019or.Imagine que j\u2019augmente à 40$.Même si ce n\u2019est pas beaucoup, pour certains, c\u2019est déjà gros.Ce sont plein d\u2019enjeux auxquels il faut penser », relève-t-il.Dans les dernières années, plusieurs clubs de marche ont dû fermer dans la région.La crainte de celui-ci est d\u2019être le prochain sur la liste.De son côté, le CIUSSS a répondu que « le club de marche sera davantage en mesure de répondre à vos questions. » « Le CIUSSS nous a dit qu\u2019il allait nous aider à trouver des nouveaux partenaires, mais pour l\u2019instant il ne nous a envoyé personne », confie le président du comité du groupe, Serges Villeneuve.P h o t o : A l i c i a M i l j o u r Le programme de football cadet de l\u2019École Intégrée de Jonquière a fait un retour au jeu lors de l\u2019automne 2022, après presque une décennie d\u2019absence du circuit régional.P h o t o : É d o u a r d N a d e a u BIENTÔT UN PROGRAMME DE FOOTBALL JUVÉNILE À JONQUIÈRE "]
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