Le progrès, 3 décembre 2022, Cahier 4
[" leProgrès SEMAINE DU 3 AU 9 DÉCEMBRE 2022 SAGUENAY\u2013LAC-SAINT-JEAN PAGES M2 ET M3 PLACE AU CIRQUE ! 1 2 3 R F EXPOSITION À LA PULPERIE SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 leProgrès M2 ARTS ET SPECTACLES Voilà «200 ans que les Québécois aiment le cirque» et que cet art se développe dans la province, d\u2019abord avec les moyens du bord des Louis Cyr, Léon DuPerré et les frères Auger, puis avec les techniques poussées des Cavalia, Cirque Alfonse et Cirque du Soleil.Et parce que ces troupes rayonnent aujourd\u2019hui peut-être plus aux quatre coins du monde que chez elles, une exposition comme celle présentée jusqu\u2019au 16 avril à La Pulperie de Chicoutimi s\u2019avère aussi importante que divertissante.MARC-ANTOINE CÔTÉ macote@lequotidien.com Place au cirque ! , c\u2019est une façon de rendre hommage à ces artisans actuels, mais aussi de retracer leur histoire, comme celle de tous les pionniers qui les ont précédés.De la première venue de l\u2019Anglais John Bill Ricketts en sol québécois en 1797, avec ses chevaux, ses acrobaties et son art clownesque, jusqu\u2019à l\u2019appropriation, puis la « professionnali- sation », de toutes ces disciplines par des gens d\u2019ici.« On parle du passé, du présent, mais entre les deux, il y a eu une professionnalisation du métier de circassien.C\u2019est-à-dire qu\u2019il y a des écoles qui ont été créées pour donner une éducation, des disciplines, des connaissances pour toujours pousser plus loin l\u2019art du corps, l\u2019art du clown.Il y a vraiment eu une volonté et ça transparaît après ça dans la créativité, on peut aller encore plus loin », explique Élisabeth Côté, chargée de projets aux expositions Pointe-à-Callière, cité d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal.Si elle et son équipe ont eu l\u2019idée de créer cette proposition, débarquée vendredi à La Pul- perie, c\u2019est qu\u2019ils sont entourés d\u2019un « talent créatif » certain au Québec.Loin de se limiter aux frontières de la métropole, ce dernier est palpable dans toute la province et « rayonne » désormais partout sur le globe sans nécessairement s\u2019attirer toute la lumière qui lui revient à la maison.« C\u2019est un domaine méconnu, mais qui nous ramène tous à des souvenirs.[\u2026] Puis on s\u2019est dit : voilà l\u2019occasion de rendre hommage à ces gens-là, et nous- mêmes de faire une recherche pour connaître notre passé par rapport au cirque.On s\u2019est rendu compte que ça fait 200 ans que les Québécois aiment le cirque », renchérit Élisabeth Côté.C\u2019est que même si ces spec- t a c l e s « s o n t f a i t s p a r d e s humains, ils sont plus grands que nature », poursuit-elle, précisant que la technologie qui s\u2019est greffée en cours de route vient ajouter au grandiose.Les objets présentés dans l\u2019exposition permettent d\u2019ailleurs de saisir l\u2019ampleur de cette grande évolution.Certains viennent d\u2019une tout autre époque, comme le vélo acrobatique de Léon DuPerré, le monocycle des Flying Marinos, les échasses de Gilles Ste-Croix, les quilles de jonglerie de la troupe Adriano, ou encore le premier costume du clown Chocolat, Rodrigue Tremblay, datant de 1969.« On a eu une bonne collaboration avec l\u2019École nationale de cirque, qui nous a pistés vers des familles d\u2019artistes qui avaient gardé des objets de leurs parents, de leurs grands-parents, leur oncle, leur tante.Ils étaient tellement contents de voir le travail de Place au cirque! raconte notamment l\u2019histoire des grandes troupes d\u2019aujourd\u2019hui, comme Les 7 Doigts de la Main.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE L\u2019EXPOSITION PLACE AU CIRQUE! , À LA PULPERIE L\u2019HISTOIRE DU TALENT CRÉATIF DES QUÉBÉCOIS L\u2019exposition Place au cirque! est présentée jusqu\u2019au 16 avril à La Pulperie de Chicoutimi.\u2014 P H O T O L E P R O G R È S , R O C K E T L A V O I E leProgrès SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 ARTS ET SPECTACLES M3 L\u2019exposition contient plusieurs vrais objets ayant appartenu à des pionniers québécois du cirque.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE Il est possible pour les visiteurs de tester leur équilibre et leurs qualités d\u2019acrobate dans cette zone.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE leur famille être mis en valeur, et se rendaient compte en même temps que ce travail-là fait partie de l\u2019histoire plus grande du cirque », raconte Élisabeth Côté.Ces items \u2013 tous des « originaux » - permettent de raconter les troupes plus « méconnues », tout en saluant celles dont la réputation n\u2019est plus à faire, dont Cavalia, le Cirque Alfonse, le Cirque du Soleil, le Cirque Éloize, FLIP Fabrique, Les 7 Doigts de la Main et Machine de Cirque, qui se produisent dans des dizaines de pays.UN FORT ENGOUEMENT À La Pulperie, l\u2019engouement pour cette nouvelle proposition était palpable avant même son ouverture, assure le responsable des communications Danny Cloutier.« Ma collègue Denise, qui est au programme scolaire, a déjà eu plein de réservations.Les groupes ont vraiment hâte de venir.» Il y a également un côté « interactif » qui vient ajouter à l\u2019intérêt de l\u2019exposition, qui la rend d\u2019autant plus c a p t i v a n t e p o u r l e s j e u n e s .C e u x- c i p e u v e n t t e n t e r d e m o n t e r à b o r d d\u2019une reproduction de la mini-voiture de clown de Lou Jacobs, répondre à un quest ionnaire numérique p o u r c o n n a î t r e l e u r artiste de cirque intérieur, essayer différents costumes ou même tester leur équilibre dans une zone d\u2019acrobatie.« Je pense que ça amène un complément à l\u2019exposition, qui est déjà magnifique.[\u2026] Il y a beaucoup de vidéos, de photos, d\u2019artéfacts, ici, il y a la partie plus interactive.Ce n\u2019est vraiment pas seulement des photos et des textes.Nous, c\u2019est ce genre d\u2019exposition qu\u2019on va chercher à La Pulperie », se réjouit Danny Cloutier.Danny Cloutier, responsable des communications de La Pulperie, et Élisabeth Côté, chargée de projets aux expositions Pointe-à-Callière, cité d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE \u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE \u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE Les costumes ont gagné en complexité au fil du temps. SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 leProgrès M4 ARTS ET SPECTACLES DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com «Ma petite flamme intérieure s\u2019était ternie.En allant au cœur de ça, j\u2019ai réalisé que le problème venait de ma façon de percevoir la musique, comme une compétition.À un certain niveau, je me voyais aussi comme une victime.Ç\u2019a donc été libérateur lorsque j\u2019ai compris que là encore, ça venait de moi», a confié Suzie Villeneuve lors d\u2019une entrevue téléphonique accordée au Progrès, plus tôt cette semaine.Puisque sa vie tournait autour de la chanson, ce qui était également le cas pour Annie, sa sœur jumelle, le mal-être résultant de son attitude l\u2019avait poussée à renoncer à cette pratique.Trop de mauvais sang.Trop de déception et pas assez de gratification, malgré ses capacités vocales et les efforts consentis.Pour se reconstruire en tant que personne, elle devait remettre le pendule à zéro.Relatée dans le livre intitulé De la tête au cœur, publié récemment aux éditions Le dauphin blanc, cette remise à niveau s\u2019est révélée à la fois exigeante et concluante.L\u2019événement qui a fait la différence a pris la forme d\u2019un mentorat d\u2019une durée de neuf mois, piloté par Sylvie Olivier et Bernard Thérien.Ces personnes rencontrées pour la première fois en 2016 l\u2019ont vite sortie de sa zone de confort.« J\u2019ai fait cette démarche avec trois autres femmes et, au début, je ne trouvais pas ça évident de m\u2019ouvrir devant elles.Ça prenait du courage, mais ces rencontres m\u2019ont permis de constater que je n\u2019étais pas la seule qui n\u2019allait pas bien, relate Suzie Villeneuve.Aujourd\u2019hui, je vois ce processus comme un cadeau inestimable que je me suis fait.Dans plusieurs sphères de ma vie, j\u2019ai redécouvert l\u2019émerveillement.» TROP JEUNE Au début du livre, il est question de ses premiers pas dans la chanson, à la faveur de concours organisés au Saguenay-Lac-Saint-Jean, d\u2019où l\u2019interprète est originaire.Sans que ce soit la faute de quiconque, le fait que sa sœur jumelle y participait également a éveillé chez elle un réflexe de comparaison qui s\u2019est mué en esprit de compétition.Si l\u2019une gagnait, ça voulait dire que l\u2019autre avait perdu, une équation qui s\u2019est perpétuée jusqu\u2019à l\u2019aventure Star Académie, édition 2003.C\u2019était la toute première et quand les participants ont réalisé à quel point les Québécois s\u2019étaient enthousiasmés pour ce concours, la pression est devenue aussi forte que l\u2019éblouissement découlant de leur notoriété surdimensionnée.« À 19 ans, c\u2019est jeune pour être jugé et se retrouver dans le regard du public.Nous avons vécu des choses intenses, d\u2019autant que c\u2019était la première édition.Personne ne se doutait que ce serait populaire à ce point, rapporte Suzie Villeneuve.Pour faire face à tout ça, il aurait fallu être outillé, alors que nous ne l\u2019étions pas.» Son malaise ne s\u2019est pas allégé par la suite, au contraire.À petites touches, au fil de l\u2019entrevue, elle brosse le portrait d\u2019une jeune artiste qui ne se reconnaissait pas dans la manière dont on exploitait son talent.« Je suis entrée dans le métier par un chemin étroit, un tunnel qui me restreignait par rapport à qui j\u2019étais en dedans », note Suzie Villeneuve.Elle qui planche sur un album compare également les pièces d\u2019aujourd\u2019hui à celles qu\u2019on lui confiait jadis.« Sur mon premier enregistrement, c\u2019était noir, beaucoup plus triste, indique-t-elle.À la suite du nettoyage que j\u2019ai effectué par rapport à moi-même, cependant, on est ailleurs.Ce ménage a fait éclater les murs, en ce qui concerne la musique.» RETOUR FRUCTUEUX P o u r m e s u r e r l e c h e m i n p a rc o u r u , e l l e a a c c e p t é d e participer à un autre concours, La Voix , après avoir retrouvé le désir de créer des chansons.Le piège était évident, celui de retomber dans la compétition malsaine, au lieu de profiter du plaisir que peut procurer cette tribune.Arrivée à la fin de la trentaine, Suzie Villeneuve se sentait suffisamment outillée pour tirer son épingle du jeu.« C \u2019e s t v r a i q u e d a n s u n concours, i l y a la notion de comparaison, mais je ne voulais pas le vivre d\u2019une manière qui me rendrait malheureuse.Jusqu\u2019à la finale, j\u2019ai donc chanté pour le bonheur de le faire et cette expérience m\u2019a permis de revoir avec plus de compassion celle que j\u2019avais vécue à Star Académie », décrit Suzie Villeneuve.A j o u t e z l a n a i s s a n c e d\u2019 u n premier enfant il y a quelques mois, puis la sortie de son livre, et vous obtenez une personne qui aborde la quarantaine avec une sérénité qui lui a si longtemps échappé.Heureuse et prête à s e montrer s ous s es vraies couleurs.Suzie Villeneuve vient de sortir son premier livre, un témoignage intitulé De la tête au coeur.Il décrit de quelle manière la chanteuse a retrouvé le goût de pratiquer son métier à la suite d\u2019une profonde remise en question.\u2014 PHOTO COURTOISIE, MÉLANY BERNIER AUTEURE DU LIVRE DE LA TÊTE AU COEUR COMMENT SUZIE VILLENEUVE A RETROUVÉ L\u2019ÉMERVEILLEMENT « À 19 ans, c\u2019est jeune pour être jugé et se retrouver dans le regard du public.» \u2014 Suzie Villeneuve leProgrès SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 ARTS ET SPECTACLES M5 DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Dans un passage du livre De la tête au cœur, Suzie Villeneuve souligne à quel point sa nouvelle vie lui a ouvert des portes.En plus de retrouver le goût de chanter, elle a donné libre cours à son esprit d\u2019entreprise, ce dont témoigne la mise en place des Productions Quanta.Fondée avec son ami Éric Desroches, c\u2019est l\u2019entité qui veille sur toutes les dimensions de sa carrière, et même un peu plus.Parmi ses champs d\u2019expertise, on note la création de vidéos et d\u2019albums, ainsi que de sites Web et de spectacles virtuels.Il n\u2019y a pas si longtemps, c\u2019est là qu\u2019il fallait se rendre pour visionner le spectacle Entre vous et moi pour Noël, tandis que cette année, priorité est accordée à la conférence intitulée Suzie Villeneuve, de la tête au cœur.« Je ne suis pas devenue entre- preneure pour tout contrôler, mais pour mieux comprendre.Parce que j\u2019aime savoir où je m\u2019en vais en tant qu\u2019artiste, ça m\u2019a rendue super heureuse.Aussi, je trouve ça l\u2019fun de voir qu\u2019au Québec, nous sommes de plus en plus nombreux à le faire, souligne Suzie Villeneuve.Tant de gens se sont fait rouler dans le passé.Certains ne sont même plus propriétaires de leur art.» Productions Quanta supervise également la gestation de son premier album regroupant des compositions à elle.Il y en aura 12, au total, et sa sortie est prévue pour 2023.Comme il s\u2019inscrit dans la foulée de la conférence et du livre, le titre sera le même : De la tête au cœur.« Il y aura des ballades à voix, c\u2019est sûr, mais aussi de la musique qui donne le goût de sourire.En même temps, j\u2019aime les instruments à cordes et le country », laisse entrevoir la Saguenéenne.En attendant de présenter ses nouvelles chansons en tournée, elle est plus présente que jamais sur les scènes de la province.Depuis le 30 novembre, par exemple, on peut la voir au Casino de Montréal, dans la production Jeunesse d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui fêtent Noël.Elle y retrouve un visage familier, son compatriote Michaël Girard, tout en découvrant un personnage hors normes, le fantaisiste Joël Denis.« À 85 ans, cet homme-là swigne encore et il est très drôle », s\u2019émerveille sa consoeur, qui rit chaque fois qu\u2019il interprète un de ses succès, C\u2019ta pas encore fait.À compter du 23 janvier, par ailleurs, elle reprendra le fil de l\u2019impressionnante tournée rendant hommage à Michel Louvain, Un certain souvenir.« On va se rendre dans la région en février.Le 24, on sera à la Salle Desjardins-Maria- Chapdelaine de Dolbeau-Mistas- sini, tandis que le lendemain, on fera le Théâtre C de Chicoutimi », précise Suzie Villeneuve.UNE PASSION TARDIVE QUI LA REND HEUREUSE Suzie Villeneuve et l\u2019esprit d\u2019entreprise Suzie Villeneuve est très sollicitée en tant que chanteuse, comme l\u2019illustre la tournée Un certain souvenir rendant hommage à Michel Louvain.Elle reprendra la route en 2023, deux des escales figurant au programme étant Dolbeau-Mis- tassini et Chicoutimi, les 24 et 25 février.\u2014 PHOTO COURTOISIE DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Même si vous n\u2019êtes pas sûr d\u2019aimer Noël, ni le répertoire associé à cette fête, la tournée effectuée par la chorale de Y\u2019a du monde à messe pourrait toucher l\u2019une de vos cordes sensibles.Amorcée jeudi, elle comprend 12 rendezvous pendant lesquels le groupe formé il y a six ans offrira des reprises, ainsi que les compositions originales figurant sur son premier album, baptisé Juste après novembre.« Le grelot est très présent », lance Ariane Brunet d\u2019un ton guilleret.« On a fait une belle courtepointe », répond un autre artisan du projet, le réalisateur Alex McMahon, à l\u2019occasion d\u2019une entrevue accordée au Progrès.Ce qui ressort des nouvelles compositions, en effet, c\u2019est le regard propre à leurs auteurs, plutôt que le désir de livrer un produit bien lisse.À ce propos, on pourrait croire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une chorale gospel, puisque c\u2019est le concept de l\u2019émission animée par Christian Bégin.Dans la vraie vie, cependant, le portrait est plus nuancé.« À l\u2019exception de Kim Richardson, nous aurions le syndrome de l\u2019imposteur en nous identifiant au gospel.Nous venons de cultures différentes et nous avons des âges différents, ce qui donne un album éclectique », note Ariane Brunet, aussi connue sous le nom de L\u2019isle.Elle-même, par exemple, a écrit la pièce Noël au soleil en pensant à ses parents devenus des Snowbirds.Le thème n\u2019a rien de traditionnel, mais ça n\u2019a pas nui que l\u2019inspiration vienne l\u2019année dernière, peu de temps après l\u2019enregistrement du spécial des Fêtes de Y\u2019a du monde à messe.Tant qu\u2019à être dans le bain, il valait mieux en profiter.D\u2019autres compositions ont vu le jour par la suite, auxquelles Ariane Brunet a prêté son concours, sans toutefois se substituer à leurs auteurs.Parmi celles-ci, mentionnons Un Noël plus léger, de Karine Pion, et Prière petite lumière, de Jean- Philippe Loignon.« J\u2019ai trouvé ça super touchant d\u2019appuyer des collègues, fait-elle observer.Écrire des chansons, c\u2019est mon métier.Pour moi, l\u2019affaire nouvelle, c\u2019est d\u2019être choriste.» Prenant la balle au bond, Alex McMahon signale que sur scène comme en studio, le chant choral se trouve au cœur de la démarche.« Ce qui nous inspire, c\u2019est la musique chorale en général.Unir nos voix représente le point central de ce que nous faisons.À l\u2019intérieur de ça, nous nous donnons une grande liberté, tout en ayant la démarche la plus authentique possible », énonce le musicien.L\u2019album a été conçu dans cet esprit, avec l\u2019idée qu\u2019il ne constituerait pas un simple produit dérivé.Idem pour la tournée, qui sera couronnée par une émission diffusée le 24 décembre, à l\u2019antenne de Télé-Québec.Parmi les lieux visités, on remarque le Théâtre C de Chicoutimi (18 décembre), la Salle Albert-Rous- seau de Québec (19 décembre) et la Salle J.-Antonio-Thompson de Trois-Rivières (20 décembre).« Après six saisons à la télévision, nous nous attendions à ce qu\u2019il y ait une bonne réponse.Ça nous donnera l\u2019occasion de voir notre public et aussi d\u2019avoir du fun, parce que chaque fois que nous nous revoyons sur le plateau, c\u2019est l\u2019équivalent d\u2019une récréation », rapporte Alex McMahon.« Les gens vont découvrir notre personnalité de chanteurs et constater que nous sommes super dynamiques.Nous ne tenons pas en place », complète Ariane Brunet.EN SPECTACLE À CHICOUTIMI LE 18 DÉCEMBRE La chorale de Y\u2019a du monde à messe?: pas juste du gospel La chorale de Y\u2019a du monde à messe se pointera au Théâtre C de Chicoutimi, le 18 décembre.Elle est engagée dans sa première tournée, six ans après la création de l\u2019émission à Télé-Québec.\u2014 PHOTO COURTOISIE, CAMILLE GLADU-DROUIN SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 leProgrès M6 ARTS ET SPECTACLES DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Entre le 8 décembre et le 8 janvier, deux sopranos originaires du Saguenay, Marie-Ève Mun- ger et Élisabeth Boudreault, fouleront la scène de l\u2019Opéra de Strasbourg dans le cadre d\u2019une nouvelle production de La flûte enchantée de Mozart.La première campera le rôle exigeant de la Reine de la nuit au fil de cinq représentations, les autres étant confiées à Svetlana Moskalenko.Quant à sa consoeur, elle prêtera ses traits et sa voix au personnage de Papagena.Pour souligner cette rencontre aux airs de retrouvailles, une entrevue a été réalisée cette semaine, par le truchement de la plateforme Zoom.Entre deux répétitions, au cœur d\u2019une ville qui retrouve son célèbre Marché de Noël après une pause provoquée par la pandémie, les chanteuses sont revenues sur leurs parcours étrangement similaires.Même en l\u2019absence de cidre chaud, sur les écrans, ça sentait un peu les Fêtes.PREMIERS CONTACTS Ce n\u2019est pas à Strasbourg, mais au Saguenay, que les interprètes se sont côtoyées pour la première fois.« Je dirigeais la chorale junior de Jeunesse en choeur quand Élisabeth s\u2019est jointe au groupe.Elle devait avoir six ou sept ans, moi j\u2019en avais 15 ou 16.Quand elle passe quelque part, on s\u2019en rappelle », lance Marie-Ève Munger d\u2019un ton admiratif.Sa camarade, elle, chérit le souvenir d\u2019un concert de Jeunesse en choeur où la Jonquié- roise, devenue une artiste professionnelle, avait interprété l\u2019un de ses classiques, L\u2019air de la poupée d\u2019Offenbach.Cette fantaisie où le chant va de pair avec une gestuelle robotique avait produit une forte impression sur la jeune fille.« Nous n\u2019étions pas initiés à l\u2019opéra, chez nous.Ce n\u2019était pas dans notre culture.De voir une personne faire ça en chair et en os, ça m\u2019a travaillée dans le majeur, raconte Élisabeth Boudreault.Je me souviens également du jour où je me trouvais chez Gisèle (mère de Marie-Ève et directrice de Jeunesse en choeur).Quand Jean-Guy, son mari, m\u2019a dit que j\u2019allais chanter à l\u2019opéra, j\u2019ai roulé des yeux.J\u2019étais certaine que ça n\u2019arriverait pas.» L\u2019ÈRE DES APPRENTISSAGES Les chanteuses ont poursuivi leur cheminement en parallèle, à quelques années de distance.Tour à tour, elles ont été habilleuses au sein de la troupe Québec Issime, lavant les vêtements de scène après chaque représentation.« C\u2019est comme ça qu\u2019on prend du métier », commente Marie-Ève Munger avec philosophie.Elle a aussi fréquenté l\u2019Atelier de musique de Jonquière pendant dix ans, période pendant laquelle la soprano se serait révélée « une mauvaise étudiante de piano ».Au moins, elle peut aujourd\u2019hui s\u2019accompagner, comme quoi tout finit par servir.Toujours à l\u2019Atelier de musique, Élisabeth Bou- dreault a vécu une expérience qui a changé sa vie, bien que ça n\u2019ait pas été évident sur le coup.D\u2019abord formée en chant populaire, elle a tenté une expérience en ajoutant à ses cours une part de chant classique.Après une ou deux années, son idée était faite.Le classique et rien d\u2019autre.« Quand j\u2019ai dit à ma mère que ce serait l\u2019opéra, elle m\u2019a répondu qu\u2019il n\u2019y aurait pas d\u2019avenue pour moi, mais a accepté de me supporter.J\u2019ai ensuite travaillé avec Alexandre Malenfant, qui m\u2019a utilisée dans différents opéras présentés dans la région, dont Aida, Carmen, Werther et Madame Butterfly.Pour moi, c\u2019était devenu tangible.» « J\u2019ai l\u2019impression de m\u2019écouter parler, a alors P H O T O C O U R T O I S I E , K L A R A B E C K leProgrès SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 ARTS ET SPECTACLES M7 souligné Marie-Ève Munger en riant.Moi aussi, j\u2019ai fait de la pop avant, mais elle a quitté ça plus vite que moi.» Tardives ou non, ces conversions ont mené à des retrouvailles à la Salle François- Brassard de Jonquière, dans une production de la Société d\u2019art lyrique du Royaume.« C\u2019était dans Les brigands.Marie-Ève était Fiorella et moi Zerlina, un petit rôle », se souvient Élisabeth Boudreault.Tout en multipliant les expériences sur scène, elle a décidé de poursuivre son cheminement académique hors des conservatoires, en suivant des cours centrés sur ses priorités.Une démarche audacieuse, mais qui fut payée de retour quand la soprano a été admise à l\u2019Université McGill, comme sa consoeur quelques années plus tôt.L\u2019APPEL DE L\u2019EUROPE Marie-Ève Munger et Élisabeth Boudreault ont pour trait commun de travailler principalement en Europe.La première connaît bien le circuit des maisons d\u2019opéra, ce qui ne l\u2019a pas empêchée d\u2019effectuer plusieurs incursions aux États-Unis, tandis que sa consoeur continue de bâtir sa renommée, une production à la fois.Entre autres lieux, on l\u2019a applaudie à Aix-en-Provence, à Nancy, au Luxembourg, à Lyon, à Dijon et, tout récemment, à l\u2019Opéra Comique, dans Lakmé.« J\u2019ai fait mes débuts parisiens dans le rôle d\u2019Ellen, sous la direction de Raphaël Pichon.Ça s\u2019est très bien passé », souligne-t-elle.L\u2019Opéra national du Rhin l\u2019a également accueillie en 2020, lui offrant d\u2019incarner Gretel dans l\u2019opéra Hänsel und Gretel.Deux ans plus tard, la voici de retour à Strasbourg, avec pour partenaire son conjoint originaire de l\u2019Angleterre.« D\u2019un côté, c\u2019est plus facile parce que nos personnages s\u2019embrassent beaucoup.C\u2019est agréable de partager la scène ensemble, mais si l\u2019un des deux ne \u2018file\u2019 pas, ça devient plus compliqué.Dans ces moments-là, nous nous supportons mutuellement », raconte Élisabeth Boudreault.L\u2019EVEREST À LA COURSE De son côté, Marie-Ève Munger relève un défi qu\u2019elle repoussait depuis dix ans, à l\u2019Opéra national du Rhin.Maintes fois, on lui a proposé le rôle de la Reine de la nuit et toujours elle refusait.Le souvenir d\u2019une audition calamiteuse la hantait, au point de provoquer un blocage associé aux contre-fa.« Il y a deux airs hyper difficiles où on en retrouve.Comme j\u2019en faisais presqu\u2019une psychose, j\u2019ai dû rebâtir ma confiance.J\u2019ai travaillé avec un psy en performance et au plan technique, je suis maintenant plus à l\u2019aise, assure-t-elle.Les répétitions se passent bien, mais chaque fois que je fais ces airs, j\u2019ai l\u2019impression de monter l\u2019Everest à la course.» Après Strasbourg, elle chantera à Lausanne dans un opéra d\u2019Auber, Le domino noir.Suivra le rôle de La Fée dans le Cendrillon de Jules Massenet, à l\u2019opéra de Limoges.En parallèle, un projet d\u2019album mijoterait à feu doux .« Des gens m\u2019ont contactée il y a trois semaines.La période couverte se situerait autour de l\u2019année 1760, à la fin du baroque et au début de la période classique », précise la soprano, qui croit que son nouvel enregistrement, Maestrino Mozart, a milité en sa faveur.PROJETS « Après La flûte enchantée, je me rendrai au Canada pour la première fois en trois ans.J\u2019ai hâte.Ensuite, je ferai mes débuts en Angleterre », annonce Élisabeth Boudreault.Poser sa voix sur un album fait également partie de ses priorités.Un duo sera d\u2019ailleurs capté l\u2019année prochaine, dans le cadre d\u2019un projet collectif.Un premier pas, en attendant de pouvoir s\u2019exprimer en solo.Il est aussi question de monter un récital s\u2019appuyant sur des poèmes québécois.Ce chantier qui continue de progresser pourrait donner naissance à trois cycles.Parlant de récital, Marie-Ève Munger veut poursuivre sa collaboration avec le pianiste sague- néen Jonathan Nemtanu.« Nous avons très envie de travailler ensemble, notamment sur un programme allemand où nous ferions du Schubert, du Brahms et du Richard Strauss.Il est tellement formidable.C\u2019est l\u2019fun de présenter un récital en sachant que ce ne sera pas juste du bla bla de colorature.Ça pourrait aboutir à l\u2019automne 2023 », laisse-t-elle entrevoir.MARIE-ÈVE MUNGER ET ÉLISABETH BOUDREAULT LES DESTINS CROISÉS DE DEUX SOPRANOS SAGUENÉENNES « Je dirigeais la chorale junior de Jeunesse en chœur quand Élisabeth s\u2019est jointe au groupe.Elle devait avoir six ou sept ans, moi j\u2019en avais 15 ou 16.» \u2014 Marie-Ève Munger 0110147 23decembre-lefilm.com PRÉSENTEMENT AU CINÉMA «UNE DOSE DE BONHEUR QUI FAIT DU BIEN EN CETTE SAISON! UNE CÉLÉBRATION DE LA MAGIE DE NOËL QUI PLONGERA, MÊME LES GRINCHEUX, DANS LA FÉÉRIE DU TEMPS DES FÊTES!» NABI-ALEXANDRE CHARTIER, RADIO-CANADA «ENFIN UN FILM DE NOËL QUÉBÉCOIS! EXCELLENT ! LA DISTRIBUTION EST IMPECCABLE! MANQUEZ PAS ÇA!» PRISCILLIA QUIRION, TVA NOUVELLES SHERBROOKE «UN NOUVEAU CLASSIQUE DU TEMPS DES FÊTES!» LAURIE DUPONT, ELLE QUÉBEC «J\u2019AI BEAUCOUP AIMÉ! C\u2019EST EXACTEMENT CE QU\u2019IL VOUS FAUT.» ANNIE-SOLEIL PROTEAU, SALUT BONJOUR MEILLEUR DÉPART AU BOX-OFFICE POUR UN FILM QUÉBÉCOIS CETTE ANNÉE! SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 leProgrès M8 ARTS ET SPECTACLES DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Une douzaine d\u2019années se sont écoulées entre le début du travail de recherche et la sortie du premier roman de Cindy Côté, D\u2019abord l\u2019arrogance, puis vint la guerre.Férue d\u2019histoire, l\u2019écrivaine originaire d\u2019Hébertville- Station, maintenant établie dans l\u2019Outaouais, a eu besoin de tout ce temps pour rendre justice au drame vécu par des citoyens de l\u2019Allemagne nazie dont l\u2019unique «?tort?» fut de composer avec un handicap physique ou mental.N\u2019étant pas conformes à l\u2019idéal tordu véhiculé par sa machine de propagande, le régime traquait ces personnes en invoquant la nécessité de préserver une forme d\u2019hygiène raciale sur son territoire.Chacune d\u2019elles devait être stérilisée, ce qui fut le cas du personnage fictif au cœur du roman, la jeune Hildegarde.Sourde de naissance, elle avait beau posséder toutes les qualités qu\u2019on souhaite retrouver chez des adolescents, le sort que le gouvernement lui réservait était de ne pouvoir porter un enfant.« C\u2019est une femme forte, comme plusieurs personnes qui se sont battues contre cette mesure, à l\u2019époque.Elle provient d\u2019une famille qui l\u2019aime dans sa différence, ce qui est le cas notamment de son grand-père Oscar, un entendant qui exerce la fonction d\u2019enseignant.Il comprend bien ce qui se passe dans la société », a décrit Cindy Côté à l\u2019occasion d\u2019une entrevue téléphonique accordée au Progrès.Très tôt, en effet, les Nazis ont mis leurs menaces à exécution, à la manière d\u2019un rouleau compresseur.Le livre rend bien l\u2019état d\u2019esprit de Hildegarde et de ses proches, à mesure que se rapproche le moment où une lettre lui ordonnera de se présenter dans une clinique.Sa volonté d\u2019échapper à cette fatalité est encore plus forte depuis qu\u2019une de ses proches s\u2019est mise à dépérir, sous l\u2019effet d\u2019une intervention ratée.Que ce soit par le biais de son journal ou de la narration assurée par l\u2019écrivaine, on perçoit le sentiment d\u2019enferme- ment qu\u2019elle éprouvait, autant que les craintes qu\u2019il lui fallait surmonter pour rester lucide.« Ma première démarche a été de constituer une ligne du temps, ce qui a permis d\u2019établir que dès les années 1920, l\u2019eugénisme était présent en Allemagne.Je voulais aussi montrer comment des femmes comme Hildegarde ont essayé de contourner la loi et à quel point ce parcours a été traumatisant.En raison de la propagande du régime, ces personnes étaient déshumanisées.Dans la société, on avait du mépris pour elles », relate Cindy Côté.Une première vers i o n d u m a n u s - crit était complétée lorsqu\u2019elle a effec- tu é u n v oya g e e n Pologne et en Allemagne, dans le but de visiter des sites associés à la Deuxième Guer re mondiale.Cette connaissance du terrain l\u2019a incitée à remanier quelques passages avant de c o n f i e r l e r o m a n aux Éditions David, en 2020.En librairie depuis le 25 octobre, il a fait l\u2019objet d\u2019un lancement à Ottawa, puis à Hébertville-Station, le 6 novembre.« Je suis vraiment c o n t e n t e d e m o n livre.La couverture.La bibliographie à la fin.Quand je l\u2019ai examiné pour la première fois, je me suis dit que c\u2019était une belle ré c o m p e n s e p o u r le travail accompli.Je peux maintenant aller à la rencontre du public, ce que j\u2019ai commencé à faire récemment, au Salon du livre de Montréal.J \u2019a d o r e p a r l e r d e l\u2019histoire, ainsi que des faits de société mentionnés dans le roman.J\u2019ai hâte de le faire au prochain Sa l o n d u l i v re d u Saguenay-Lac-Saint- Jean », souligne Cindy Côté.AU CANADA AUSSI Preuve que l\u2019histoire tend à se répéter, y compris dans le registre de l\u2019horreur, l\u2019écrivaine a appris avec tristesse que la politique de stérilisation préconisée par les Nazis a trouvé son équivalent au Canada.Il est maintenant démontré que plusieurs femmes issues des Premières Nations ont subi l\u2019indignité d\u2019une stérilisation, parfois même à leur insu.Ces révélations qui remontent à quelques jours l\u2019indignent autant que le comportement des maîtres de l\u2019Allemagne vis-à-vis Hildegarde.« C\u2019est vraiment terrible, ce que ces femmes ont vécu.Elles ont été prises dans le même genre de situation que celles exposées dans mon roman et plus tard, des hôpitaux les ont empêchées de savoir ce qu\u2019il y avait dans leur dossier.On a fait ça au Canada, pratiquer l\u2019eugénisme négatif.Or, la définition est claire.Empêcher un groupe de se reproduire constitue un acte génocidaire », fait remarquer Cindy Côté.GRÂCE AU ROMAN D\u2019ABORD L\u2019ARROGANCE, PUIS VINT LA GUERRE CINDY CÔTÉ REND HOMMAGE À DES VICTIMES DU NAZISME Dans son premier roman intitulé D\u2019abord l\u2019arrogance, puis vint la guerre, Cindy Côté raconte de quelle manière une jeune femme sourde de naissance a tenté d\u2019échapper à la politique de stérilisation imposée par les Nazis.Le personnage central est fictif, mais le contexte historique, lui, est tristement conforme à la réalité vécue en Allemagne dans les années 1930.PHOTO COURTOISIE, JEANNINE CLÉMENT PHOTO COURTOISIE leProgrès SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 M9 0108878 SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 leProgrès M10 LE MAG NORMAND BOIVIN nboivn@lequotidien.com entre elle et lui PATRICIA RAINVILLE prainville@lequotidien.com N \u2019étant pas présent sur les réseaux sociaux, je ne suis pas au fait des derniers drames qui se jouent sur la webos- phère et pour ça, je peux compter sur ma collègue Patricia qui m\u2019a sensibilisé au nouvel enjeu qui bouleverse la planète.Non, je ne parle pas des changements climatiques, une nouvelle somme toute anodine à côté du véritable enjeu qu\u2019est l\u2019utilisation du pouce « j\u2019aime » ou « j\u2019aime pas ».Blessant, dépassé, hostile et désagréable sont les qualificatifs utilisés par la génération « Z » pour le décrire.Vous savez quoi ?J\u2019ai pas envie de commenter ça.Je pense que les Z n\u2019ont pas assez de problèmes dans la vie, car comme tous les enfants-rois, ils vivent dans la bulle que leurs parents-hélicoptères ont bâtie autour d\u2019eux et ils se cherchent des centres d\u2019intérêt.Je ne me sens pas coupable, j\u2019ai eu des millénariaux.Cela dit, je ne me considère pas nul en technologie.Je ne suis pas un crack, car je n\u2019ai pas voulu étudier là-dedans.Au cégep, au milieu des années 70, il y avait la technique informatique.Les gars (c\u2019étaient tous des gars qui s\u2019inscrivaient) passaient la journée à faire des trous dans des petites cartes.Rien d\u2019attirant pour moi.J\u2019ai connu les premiers balbutiements de l\u2019informatique à l\u2019Université Laval où, lors de mes études de deuxième cycle, j\u2019ai rentré tous les résultats du référendum de 1980, pôle par pôle.Un travail de moine, car il ne suffisait pas de remplir des cases, mais il fallait entrer une série de codes avant et après chaque chiffre.Un travail plate au maximum, mais qui me payait comme assistant de recherches.Au journal, j\u2019ai travaillé avec l\u2019Underwood que je connaissais déjà fort bien, car je tapais tous mes travaux d\u2019université, mais en 1985, on a commencé à travailler sur des petits claviers informatiques qu\u2019un consultant avait « bazou- tés » pour éliminer le papier.Quelle révolution ! C\u2019est vrai que je n\u2019ai pas été élevé avec l\u2019iPhone comme les jeunes, mais je ne suis pas tout à fait nul.Je fais partie de la première génération qui a embarqué dans l\u2019informatique et c\u2019est pour ça que je refuse l\u2019étiquette de dinosaure.Je n\u2019ai aucun complexe face aux jeunes, bien au contraire.Car moi, avant de jouer avec des tablettes, j\u2019ai appris à utiliser mon cerveau.Au Séminaire, j\u2019ai connu l\u2019arrivée des premières calculatrices de poche, en secondaire II.Ça coûtait un prix de fou.Pour avoir une calculatrice capable d\u2019extraire la racine carrée, j\u2019avais déboursé plus de 100 $.Les calculatrices scientifiques sont arrivées peu après, mais c\u2019était cher et compliqué à utiliser.À cette époque, où tout le monde avait appris ses tables d\u2019additions et de multiplications, c\u2019était un luxe et il était interdit de les utiliser pendant les examens.J\u2019en viens à me demander si les jeunes apprennent encore les tables de mathématiques, car j\u2019ai plusieurs occasions de constater qu\u2019ils ne sont pas forts en calcul mental.Quand je vais dans un commerce et que je paie comptant, je souris toujours quand je les vois se mélanger et essayer de calculer le change dans leur tête.Si la facture est de 34,55 $, je vais donner, par exemple, 44,75 $ pour avoir un billet de 10 $ en retour.Quand je les vois s\u2019empêtrer, je leur dis qu\u2019ils me doivent 10,20 $ en souriant.Alors, quand on se moque de moi parce que je ne suis peut-être pas toujours au sommet de la technologie, je leur réponds que moi je peux compter sur mon cerveau.NORMAND BOIVIN Dinosaure.vraiment ?I l y a quelques semaines, je lisais un article sur les émojis.Plus précisément sur ces émojis qui devraient être bannis, selon les plus jeunes générations, notamment la Z.Le premier émoji à être ciblé ?Le fameux pouce bleu.Les plus jeunes estimaient que ce pouce était un signe passif, agressif et plutôt sarcastique, alors qu\u2019initialement, ce pouce était synonyme d\u2019accord ou de travail bien fait.Ça m\u2019a fait sourire, puisqu\u2019il est bien vrai que le langage des émojis n\u2019est pas parlé de la même façon chez les jeunes et chez les plus âgés.J\u2019ai aussitôt pensé à ma belle-mère, qui envoie des pouces à qui mieux mieux en guise de réponse ou à mon très cher collègue Normand, qui m\u2019envoie des stickers (autocollants en français) sur Messenger pour m\u2019exprimer ses émotions.Un gros sticker qui rit aux larmes quand je lui fais une remarque humoristique ou un autre qui tire la langue lorsque je le taquine.Les stickers, totalement boudés des plus jeunes, trahissent l\u2019âge, n\u2019en déplaise à Normand, lui qui ne se définit pas comme un dinosaure de l\u2019Internet.Mais je ne peux pas dire qu\u2019il ne maîtrise pas le langage du sticker.Cet article sur les émojis m\u2019a aussi fait penser à mon père, informaticien de carrière.Il m\u2019a souvent dit qu\u2019il suffit de quelques mois d\u2019inactivité pour être complètement dépassé dans ce domaine.Il est retraité depuis 15 ans.Ou à ma mère, qui m\u2019a posé plusieurs questions, il y a quelques jours, sur les stories.Malgré tout, elle a fini par me dire qu\u2019elle n\u2019en comprenait pas le rapport.Mais peu importe, comprendre toutes les subtilités du Web n\u2019est ni un besoin vital ni un gage d\u2019intelligence.Mais revenons à ce bon vieux pouce.Je fais partie de la génération Y, celle qui précède les Z et qui arrive après les X.J\u2019utilise le pouce avec parcimonie et j\u2019avoue qu\u2019il a, à mes yeux, ce petit côté baveux, tout dépendant de qui me l\u2019envoie.Mon adorable belle-maman peut m\u2019envoyer des pouces autant qu\u2019elle le veut, je ne le prendrai pas personnel, c\u2019est sa signature.C\u2019est d\u2019ailleurs la signature de bien des gens nés avant une certaine époque.Mais si ma meilleure amie m\u2019envoie un pouce après que je lui ai raconté la meilleure anecdote du monde, je vais lui en tenir rigueur.Parce que le pouce est un peu synonyme de « je m\u2019en fous, bye ».Même chose si mon neveu de 17 ans me répond d\u2019un pouce.Je sais très bien qu\u2019à son âge, c\u2019est totalement nase.D\u2019un autre côté, j\u2019utilise encore fréquemment le pouce dans mes relations de travail.C\u2019est la réponse parfaite lorsqu\u2019un collègue me dit que son texte est prêt à être révisé et mis en ligne.Pourquoi répondre un roman lorsqu\u2019on a ce petit pouce tout mignon à portée de main ?Comme me le faisait remarquer un collègue âgé dans la trentaine, les plus jeunes, eux, préfèrent utiliser le petit cœur plutôt que le pouce en guise de réponse affirmative.D\u2019ailleurs, je n\u2019utilise plus le pouce avec les plus jeunes du journal, de peur d\u2019avoir l\u2019air d\u2019une matante.Je suis donc une pouceuse à temps partiel et je m\u2019adapte au langage de mon interlocuteur.Un beau gros sticker pour Normand, un pouce pour ma patronne et un petit cœur pour le petit nouveau de 19 ans.Voilà, je suis polyglotte.PATRICIA RAINVILLE L\u2019art de faire du pouce P H O T O 1 2 3 R F leProgrès SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 M11 LE MAG E n tant qu\u2019organisation laïque et catholique, la Société de Saint-Vincent de Paul (SSVP) enserre le monde dans un réseau de charité en servant à travers ceux qui souffrent, qui sont défavorisés et marginalisés, en leur offrant amour et respect, aide et développement, joie et espérance, dans une société plus juste.La Société, ses bénévoles et ses bienfaiteurs ont pour objectif primordial de servir et d\u2019aider les personnes démunies, sans égard à leur religion, leur appartenance ethnique ou sociale, leur état de santé, leur sexe ou leurs opinions politiques ; et de promouvoir leur dignité selon les valeurs chrétiennes et les principes de la Société.Les Vincentiens se regroupent dans le cadre d\u2019un milieu paroissial, scolaire, commercial, professionnel, etc.pour former une conférence.L\u2019origine de ce terme remonte aux membres fondateurs de la Société, sous l\u2019appellation Conférence de Charité.Depuis, le terme conférence a toujours fait partie intégrante du vocabulaire de la Société.Les activités et objectifs d\u2019une conférence sont planifiés et élaborés et mis en œuvre dans le but de venir en aide aux personnes démunies.Chaque entité, que cela soit une conférence, un conseil particulier (regroupement de conférences) ou un conseil central (regroupement de conseils particuliers) doit élire un président ou une présidente qui forme son comité qui sera composé normalement d\u2019un vice-président ou une vice-présidente, d\u2019un ou une secrétaire, d\u2019un trésorier ou une trésorière.Chaque entité doit préserver la réputation de la Société de Saint- Vincent de Paul et par conséquent elle doit être une bonne intendante des finances.En plus, elle ne doit rien faire qui puisse nuire à la Société.Un conseil particulier regroupe entre quatre et douze conférences qui œuvrent dans une région délimitée, soit une petite ville, une région rurale, un diocèse ou, dans le cadre d\u2019une grande région métropolitaine, un quartier ou un arrondissement.Le rôle du conseil particulier est d\u2019animer, coordonner et superviser les activités des conférences sous sa responsabilité.Les conseils particuliers peuvent se regrouper pour former un conseil central qui couvre un certain territoire déterminé par le Conseil national.Le conseil central se rapporte directement à son conseil régional.Le nom du conseil central devrait refléter la région dont il est responsable.Le rôle principal du Conseil central du Saguenay-Lac-Saint-Jean consiste à supporter les conseils particuliers et les conférences (isolées) dans la mission et les valeurs de la SSVP qui sont d\u2019établir un contact personnel avec les personnes démunies et de les aider de toutes les façons possibles.Il a également comme responsabilités de stimuler la croissance du membership vincentien, aider au développement d\u2019œuvres humanitaires, aider les conseils et conférences à traiter les enjeux de justice sociale et promouvoir la formation et le développement de tous les membres.Le Conseil central du Saguenay- Lac-Saint-Jean, qui comprend 45 conférences, regroupe les six conseils particuliers que sont ceux de La Baie, Valin, Chicou- timi, Arvida, Jonquière-Kénogami et Alma.Également se joignent les quatre conférences isolées, Saint-Louis de Chambord, Notre- Dame de Roberval, Sainte-Thérèse d\u2019Avila (Dolbeau) et Saint-Eugène d\u2019Argentenay au Lac-Saint-Jean.Le Conseil central du Sague- nay-Lac-Saint-Jean est heureux de l\u2019initiative de tous les conseils particuliers et des conférences isolées d\u2019avoir travaillé à préparer de différentes façons des campagnes de financement afin de soutenir les personnes les plus démunies dans toutes les sphères d\u2019implication de la SSVP (aide alimentaire, vêtements, meubles, aide à l\u2019éducation, etc.).La guignolée traditionnelle est une initiative de la Société de Saint-Vincent de Paul, la première et la plus ancienne au Québec.Elle a débuté en 1861 dans les campagnes, où des villageois ont décidé de faire du porte-à-porte afin d\u2019amasser de la nourriture pour les personnes en situation de pauvreté.Le tout se déroulait dans une ambiance de fête, avec des airs et cantiques de Noël que les participants entonnaient joyeusement.Aujourd\u2019hui, la tradition se perpétue de plusieurs façons (dons en ligne, sollicitation dans les maisons, quêtes dans les épiceries, offrandes dans les presbytères, etc.) grâce au vaste réseau de solidarité de la Société de Saint-Vincent de Paul.Finalement en tant que président du Conseil central du Saguenay-Lac-Saint-Jean, j\u2019aimerais remercier tous les partenaires de la région qui nous permettent de recueillir des dons ainsi que toutes les personnes qui ont travaillé bénévolement à la réussite de la guignolée 2022.André Lespérance, président du Conseil central Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean À noter que la guignolée des maisons organisée par la Saint-Vincent de Paul au Saguenay-Lac- Saint-Jean sera déployée selon différents moyens.Les gens sont invités à expédier leur don par chèque ou en argent à la Saint-Vincent de Paul de leur localité ou au presbytère de leur paroisse.h t t p s : / / w w w.e v e c h e - dechicoutimi.qc.ca/page/ trouver-une-eglise/ Il est également possible de faire un don en ligne sur le site Web https :// stvincentdepaulsaglac.ca/de la Saint-Vincent-de-Paul du Saguenay-Lac-Saint-Jean Redonner de l\u2019espoir spiritualité P H O T O 1 2 3 R F SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 leProgrès M12 MARIANE GUAY mguay@lequotidien.com Suivant la popularité grandissante du terrazzo, l\u2019entreprise chicou- timienne Béton Multi Surfaces propose trois nouvelles couleurs de terrazzo à intégrer dans vos différents projets de rénovation.Cette nouvelle collection s\u2019ajoute à la trentaine de couleurs disponibles chez Béton Multi Surfaces à l\u2019heure actuelle.«C\u2019est vraiment trois terrazzos que nous avons créés avec trois couleurs totalement différentes, puis des pierres assez semblables à l\u2019intérieur.On a plus joué avec les grosseurs et le tout», explique d\u2019entrée de jeu la directrice marketing de l\u2019entreprise, Frédérique Bouchard.Elle mentionne que la collection attire déjà les commandes.«On a beaucoup de commandes déjà avec ces trois terrazzos-là qui vont être pour les comptoirs et les tuiles de plancher.» Outre ces endroits, les trois nouvelles couleurs de terrazzo, peuvent être utilisées pour les comptoirs de vanité dans la salle de bain, pour des panneaux muraux et même des bases de douche, comme le souligne Mme Bouchard.Les terrazzos de Béton Multi Surfaces sont créés à partir de différents matériaux.«On trouve toujours des nouveautés.On a du marbre qui vient d\u2019Italie, du verre recyclé qui provient du Québec, donc on a plein d\u2019approvisionnements différents pour l\u2019agrégat qu\u2019on voit dans nos terrazzos», mentionne la directrice marketing.POPULAIRE Le terrazzo vit présentement une montée en popularité.«C\u2019est complètement fou! Je dirais que c\u2019est environ 50% de ce qu\u2019on fabrique.C\u2019est à peu près moitié béton, moitié terrazzo, donc c\u2019est vraiment une grosse demande pour nous, pour ce produit-là», ajoute-t-elle.Les tendances sont également aux couleurs de bétons pâles ces temps-ci chez Béton Multi Surfaces.«Ce sont toutes les couleurs pâles comme du béton blanc, gris pâle, les tons de beige qui sont vraiment la grosse tendance.C\u2019est également ce qu\u2019on va voir beaucoup dans la prochaine année», confirme Frédérique Bouchard.D\u2019ailleurs, elle souligne qu\u2019une nouvelle gamme de couleurs dans les tons de beige sera lancée en janvier prochain.BÉTON MULTI SURFACES Béton Multi Surfaces compte trois différents créneaux, soit entrepreneur spécialisé pour les planchers de béton, l\u2019usine de production et la division des pierres de mémoire.Elle indique que pour la partie de l\u2019usine de production, tout est entièrement fait sur mesure.«Tout ce que l\u2019on fait, on peut le faire en béton ou en terrazzo, tout est poli et fait à la main.On a une grosse usine de production, avec une grosse capacité, mais ça reste quand même un produit qui est artisanal et qui est fabriqué à la main, malgré toutes les automatisations qu\u2019on ajoute au fil du temps à l\u2019usine», remarque-t-elle.Bien que l\u2019entreprise soit basée à Chicoutimi, Frédérique Bouchard rapporte que 60 à 70% des productions seront livrées à l\u2019extérieur de la région.«Souvent les clients vont faire affaire avec nous à distance.La structure est vraiment faite de façon à ce que le client n\u2019ait pas nécessairement besoin de se déplacer en magasin.Mais, ici au Saguenay, on aime toujours voir nos clients!» TOIT&MOI TROIS NOUVEAUX TERRAZZOS CHEZ BÉTON MULTI SURFACES \u2014 TIRÉE DE FACEBOOK, BÉTON MULTI SURFACES \u2014 TIRÉE DE FACEBOOK, BÉTON MULTI SURFACES Table ronde, terrazzo Maurelle, piètement en Érable.PHOTO : LAPIZ OF LUXURY leProgrès SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 M13 TOIT& MOI Dans l\u2019article intitulé «Les arches, de retour par la grande porte», publié samedi dernier (26 novembre) en pages M26-M27, il aurait fallu indiquer que les entreprises ayant collaboré au projet de boutique de vêtements pour femmes sont M ton intérieur et Boivin entrepreneur général (et non Ma Cuisiniste).La personne citée devait être identifiée comme étant Mathilde Rousseau, de M ton intérieur (et non Jessie Fréchette, de Ma Cuisiniste).Nos excuses.À noter que la version numérique a été corrigée rapidement, mais que la correction n\u2019a pas pu être effectuée dans la version papier avant l\u2019envoi à l\u2019impression.LE MAG Erratum Plancher de béton poli, fini sublime, couleur Naturel.Entrepreneur : Sequoia Constructions.PHOTO : CHARLES O\u2019HARA PHOTO Vanité avec lavabos intégrés, Terrazzo Maurelle.Entrepreneur & Design : Cas par Cas.PHOTO : OPTIQUE PHOTO MARJORIE ROY 0084032 viacapitalesaglac.com Jean-Roch GIRARD 418 818-6484 jrockgirard@hotmail.com Stéphanie MARcIl 418-817-4734 smarcil@viacapitale.com Jacques lAVOIE 418 557-4293 jacqueslavoie@lavoieaucarre.com André lESSARD 418 690-6765 alessard2106@gmail.com claude POTVIN 418 815-1114 claude-potvin@sympatico.ca Marie-Audrey GIRARD 418 376-4580 magirard01@gmail.com Mélyssa GAGNON 418 557-6635 mgagnon@lavoieaucarre.com Brenda BOIVIN 418 376-4057 brenda.boivin12@gmail.com Hélène lAVOIE 418 693-4293 helenelavoie@lavoieaucarre.com Réjean MARTIN 418 815-2320 rejean.martin@qc.aira.com Sylvin PERREAulT 581 668-6202 sperreault@viacapitale.com Jean-Michel lAFONTAINE 418 376-1952 jmlafontaine@viacapitale.com Denise TRDINA 418 557-5556 dtrdina@viacapitale.com Richard SIMARD 418 818-0976 rsimard@digicom.qc.ca Pierre-Olivier SIMARD 418 550-5136 po@equipesimard.ca Hélène TAlBOT 418 944-1251 helenetalbot@bell.net chantale TREMBlAY 418 668-9551 chantale9551@gmail.com Serg TREMBlAY 418 693-4011 sergtremblay@viacapitale.com Daniella TREMBlAY 418 290-3871 daniella8001@hotmail.com linda TuRGEON 418 540-0575 lindaturgeon2000@hotmail.com lisa-Marie TREMBlAY 418 817-1990 lisamarietremblay@live.ca Hélène TuRGEON 418 590-1818 helenturgeon@videotron.ca Guy SIMARD 418 550-6561 guy@equipesimard.ca Bertrand TREMBlAY 418 818-8858 btremblay@videotron.ca Marylène BOIVIN 418 944-9533 mboivin@viacapitale.com Sara cORMIER 418 817-6419 sara.cormier@live.ca Marc-André DESBIENS 418 817-5333 marcandredesbiens77@hotmail.com Jean-Philippe cÔTÉ 418 815-4780 jean-philippe.cote@fibreop.ca Denise BlANcHETTE 418 820-6277 deniseblanchette1@hotmail.com louis BRODEuR 418 590-3422 lbrodeur@viacapitale.com Audrey BOlDuc 418 812-2286 audreybolduc@hotmail.com André BIlODEAu 418 695-1240 acbcap@bell.net Réjean AuBRY 418 591-3131 courtier@rejeanaubry.com Andrée cÔTÉ 418 720-2486 andree.cote1@hotmail.com Jérôme cÔTÉ 418 818-2411 jeromecote@viacapitale.com Vicky DuFRESNE 418 818-2987 vdufresne@viacapitale.com carl DucASSE 418 540-7976 cducasse@viacapitale.com Marc DuBOIS 418-812-6004 courtiermarc@gmail.com Michel GAGNON 418 812-5071 gagnon.michel@live.ca Josée GAGNON 418 541-0528 jgagnon@viacapitale.com Guylaine GAGNON 418 540-4830 guylainegagnon1@gmail.com cynthia GAGNÉ 418 321-0044 cynthiagagne1@hotmail.com André DuBÉ 418 818-6677 andredube76@hotmail.com Jonathan DESJARDINS 418 817-3306 Jonathandesjardins703@hotmail.com Michel DuFOuR 418 818-4 747 dufomic@hotmail.com Éric DuBÉ 418 815-0545 edube@viacapitale.com Jean-Marc PRINcE 418 812-1777 jeanmarcprince777@gmail.com Jean-François POTVIN 418 550-4848 jfpotvin@viacapitale.com Kevin POTVIN 418 812-6677 kevinpotvin@hotmail.com André SIMARD 418 690-6996 simard.andre@videotron.ca François GOBEIl 418 290-2490 francois.gobeil@viacapitale.com Michel GIRARD 418 698-9199 mick.girard@hotmail.com Nadine SÉNÉcHAl 418 820-5643 nadinesenechal@hotmail.com lynda GRAVEl 418 290-3849 lyndagravel@outlook.com chen cHEN 418 550-5501 cchen@viacapitale.com Marie-Josée GRENON 418 812-9660 grenonmariejosee@gmail.com Michelle JEAN 418-820-5768 mich.jean@videotron.ca Annie GIRARD 418-591-0121 agirard@viacapitale.com Karine RIVERIN 514-755-3222 kriverin@viacapitale.com Un service parfait pour vos projets, nos courtiers! SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 leProgrès M14 TOIT & MOI LE CREUSET DÉVOILE UNE NOUVELLE BRAISIÈRE POUR L\u2019HIVER MARIANE GUAY mguay@lequotidien.com C\u2019est l\u2019hiver, et pour l\u2019occasion, Le Creuset vient de lancer un nouvel article à sa collection: la braisière Flocon de neige.Le contenant en fonte émaillé de couleur bleue et d\u2019une capacité de 2,2 L est idéal pour les repas des Fêtes! Le couvercle de la nouvelle braisière est doté d\u2019un motif en relief représentant un flocon de neige, d\u2019où le nom.Il est à noter que la braisière Flocon de neige est of ferte en é dit ion limitée.Le Creuset propose d\u2019utiliser cette braisière pour cuisiner des côtes de boeuf braisées, des brioches à la cannelle, du vivaneau rouge, des huîtres fraîches, et de la focaccia.La braisière Flocon de neige est lavable au lave-vaisselle et est garantie à vie.Elle est en vente sur le site Web Le Creuset.L\u2019item est actuellement à rabais à 279 $, mais est habituellement vendu à 350$.MARIANE GUAY mguay@lequotidien.com À l\u2019approche des Fêtes, le nutrion- niste urbain a dévoilé sa nouvelle collection de coffrets de semences.Les différents coffrets sont disponibles sur le site Web de la boutique le nutrionniste urbain.Cette année, la collection est composée non pas de 5 thématiques, mais bien 13! Il y a donc des assortiments de semences pour tous les goûts.Les thématiques sont nommées, par exemple, potager classique, variétés ancestrales du Québec, hommage aux semenciers du Québec, collection nordique, collection salsa, etc.Les semences qui composent les coffrets sont cultivées au Québec et récoltées et sélectionnées à la main.Elles sont également sans pesticides ni engrais de synthèse.En plus des semences, certains coffrets contiennent un guide de jardinage de 64 pages.Le prix des coffrets varient selon la thématique, entre 24 et 52$.Des semences en coffret signées le Nutritionniste urbain Marie-Eve Rathé Courtier immobilier résidentiel 418 817-4933 marieratte@hotmail.com ChiCoutimi: 1748, rue Sagan Vendue en 25 jours! 0107240 leProgrès SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 M15 TOIT & MOI INSPI RATION Doux effluves de sapin, notes gourmandes de cannelle, parfum vanillé, plusieurs odeurs sont associées au temps des Fêtes et nous plongent chaque année dans l\u2019ambiance de Noël.Rappelant au passage les pâtisseries préparées par grand-maman ou les rassemblements autour de la cheminée, elles sont source de réconfort et d\u2019heureux souvenirs.Découvrons les bougies des Fêtes aux parfums enivrants.PARFUMS DES FÊTES Bougie Cacao + Cardamome \u2013 SOJA & CO 1 Chandelle de soya Sapin du bon sens aux arômes de sapin et autres conifères \u2013 DANS LA PRAIRIE 2 Bougie de soja Caramel, praliné et épices \u2013 MOI D\u2019ABORD 3 Chandelle L\u2019atelier du Père Noël à la senteur d\u2019agrumes, de petits fruits épicés, de cannelle et de clou de girofle \u2013 THREE WIX & CO 4 Bougie Forêt Boréale à l\u2019odeur forestière de pin, de sapin baumier, d\u2019épinette et de cèdre \u2013 MESSAGE FACTORY 5 2 3 5 6 1 Chandelle de soya Sapin avec mèche de coton ou de bois \u2013 MARÉE CHANDELLES 6 4 SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 leProgrès M16 Sur le web lequotidien.com L e centre historique d\u2019Oaxaca étincelait sous le soleil d\u2019octobre.On n\u2019y succombait pas sous la même chaleur accablante qu\u2019on trouve dans les zones quasi désertiques plus au nord du Mexique.Là, on s\u2019accroche naturellement les pieds dans les galeries d\u2019art.Naturellement parce que l\u2019art s\u2019y décline de 1001 façons, jusque dans les rues, au détour des maisons colorées de la vieille ville, notamment dans le quartier de Ja- latlaco, où les murales se côtoient en plus grand nombre.À l\u2019ombre de l\u2019église Santo Domingo de Guzman, je me suis aventuré dans une petite boutique de souvenirs à saveur artistique.Mes yeux ont trébuché sur les épinglettes, que je rapporte à l\u2019occasion pour une amie qui les collectionne.Leur étiquette portait le logo « Once in Oaxaca ».« C\u2019est le nom d\u2019une boutique du quartier de Jalatlaco ça, non ?» ai-je demandé à l\u2019employée du commerce.« Oui.La boutique appartient à un jeune architecte qui peint ou dessine des bâtiments de la ville.Les épinglettes, les cartes postales et les œuvres au mur sont de lui », a-t-elle décliné.Je savais sans savoir.Lui, l\u2019architecte, c\u2019est Jaime Levin.Nos routes s\u2019étaient croisées dix ans plus tôt, à mi-chemin entre son Australie natale et mon Canada à moi.En plein centre du monde, presque, dans le désert de la Jordanie.Je me souviens qu\u2019il voyageait avec sa sœur.À nous trois, moi à la traîne parce qu\u2019une dizaine d\u2019années de plus dans le squelette, nous avions exploré le site historique de Pétra à vitesse turbo.Nous nous y étions perdus, aussi, au point de devoir trouver un chemin alternatif pour redescendre de la colline où nous nous étions égarés.Lui avait naturellement trouvé des points d\u2019ancrage dans une paroi presque verticale.Elle, en robe, et moi, l\u2019antithèse d\u2019une chèvre de montagne, étions demeurés bien perplexes.Que nous ayons tous les trois rallié la base sans la moindre égratignure relevait du miracle.Depuis, plus rien.Pas un mot, pas un échange, que le lien ténu d\u2019une amitié Facebook un peu indiscrète, amitié qu\u2019on néglige au point où même l\u2019algorithme de Zuckerberg n\u2019y croit plus vraiment.Je le savais établi au Mexique, sans plus.Quelques photos balancées sur les réseaux sociaux l\u2019avaient trahi.Jusqu\u2019à cette référence, une semaine avant mon départ pour Oaxaca, à son atelier- boutique de Jalatlaco.Mon attention s\u2019y est attardée.Once in Oaxaca occupe le coin des rues Curtidurias et Aldama.On le reconnaît à son mur extérieur jaune clair.J\u2019y suis entré m\u2019attendant à le trouver là, à accueillir les clients venus acheter ses cartes postales faites à la main, ou attablé dans son atelier, dans la pièce d\u2019à côté, où le désordre ordonné côtoie la création.Il ne s\u2019y trouvait pas.Il aurait fallu prévenir, peut-être, plutôt que de briser un silence de dix ans à l\u2019improviste.Mais voilà, dix ans avaient passé.Beaucoup d\u2019autres voyageurs aussi.Les visages des étrangers s\u2019étaient sans doute brouillés.Ne restait plus qu\u2019au hasard à tracer la route.Ou pas.Je repartirais néanmoins avec quelques-unes de ses créations, au dos d\u2019une carte postale peinte à la main, des fragments d\u2019une amitié éphémère qui s\u2019ancrait dans le passé.Deux grains de sable de Jordanie.à Oaxaca JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR 1 Une fois, à Oaxaca, deux voyageurs ont ralenti le sablier, une quinzaine de minutes durant, pour rattraper dix années au croisement de chemins qui s\u2019entrecoupent presque par hasard. leProgrès SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 M17 VOYAGES Jaime descendait de sa moto comme j\u2019allais passer la porte.Je passais dix minutes plus tôt et le hasard s\u2019engageait dans un cul- de-sac.Mais il m\u2019avait mené là, par un après-midi d\u2019octobre, où deux grains de sable de Jordanie, poussés par le vent, ont mis dix ans pour atterrir au même coin de rue d\u2019Oaxaca.Après la Jordanie, Jaime s\u2019est intéressé à l\u2019architecture.Dans son envie de changer d\u2019air, il s\u2019est posé au Mexique sans plan précis.Les semaines se sont transformées en mois, les mois, en années.Après avoir travaillé au café Cactus, au- jourd\u2019hui appelé Onnno Lonche- ria, il a ouvert son atelier-boutique en mars dernier.Outre ses plans pour compléter l\u2019aménagement de son petit coin de ville, il ambitionne de déployer un autre projet artistique dans un autre local où les travaux sont en cours.En attendant, ses œuvres rendent hommage aux bâtiments colorés du centre d\u2019Oaxaca.Affiches, tasses, bouteilles d\u2019eau et autocollants sont autant d\u2019objets portant la griffe de Jaime Levin.Mine de rien, le jeune Australien commence à prendre racine au Mexique.À Oaxaca, il a visiblement appris à vivre au jour le jour.Les propriétaires de locaux commerciaux ne signent que des contrats à court terme.Un an, deux tout au plus.La valse-hésitation des ouvertures et des fermetures est continuelle.Mais Jaime a confiance à la vie.Comme pour son processus pour décrocher une résidence permanente, qui pourrait le faire patienter quatre années de plus.Une fois, à Oaxaca, deux voyageurs ont ralenti le sablier, une quinzaine de minutes durant, pour rattraper dix années au croisement de chemins qui s\u2019entrecoupent presque par hasard.Quinze minutes de retrouvailles qui me convainquent de ne pas laisser au simple hasard le soin de nous réunir de nouveau.Si vous passez par Oaxaca, osez saluer Jaime pour une minute.ou quinze.Deux grains de sable de Jordanie.à Oaxaca 2 3 2 Jaime Levin a lancé son atelier-boutique «?Once in Oaxaca?» en mars dernier.\u2014 PHOTO BUCKETLIST BRI 1 Architecte de formation, l\u2019Australien Jamie Levin est installé à Oaxaca depuis environ trois ans.\u2014 PHOTO TAMARA EDA TEMUÇIN 3 Once in Oaxaca est un atelier-boutique situé dans le quartier de Jalatlaco à Oaxaca.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 leProgrès M18 LE MAG L e dimanche soir, c\u2019est un rituel familial chez nous : on s\u2019assoit les quatre dans le salon et on écoute Révolution.Pendant une heure et demie, on regarde la compétition de danse de TVA avec plus d\u2019intensité qu\u2019une finale sportive.On applaudit, on hue et, parfois, oui, on pleure.Il fallait avoir les émotions débranchées pour ne pas avoir le motton après la prestation du couple ukrainien, dimanche dernier.Ma mère nous a appelés après l\u2019émission : mon Dieu, avez- vous vu les Ukrainiens ! Je sais, regarder la télé n\u2019est peut-être pas l\u2019activité la plus enrichissante qu\u2019on puisse faire en famille.Au moins, on fait ça ensemble, et pas chacun dans notre coin.La recherche en psychologie a montré que les « expériences partagées » renforcent les liens entre les participants.Elles donnent aussi le sentiment qu\u2019elles ont plus de valeur.Un morceau de chocolat goûte meilleur quand on le partage avec quelqu\u2019un, a montré une étude.C\u2019est vrai pour les familles qui vont regarder des films de Noël en fin de semaine, les couples qui tripent sur la même série télé ou les amis qui se réunissent dans un bar pour un match de la Coupe du monde de soccer.Ces jours-ci, regarder la télé à plusieurs équivaut à un petit acte de rébellion.Avec la profusion d\u2019écrans dans nos maisons et l\u2019abondance de choix sur Netflix et cie, on est tous incités à fixer des écrans chacun de notre côté.Cette tendance est encore plus déprimante si on ajoute les médias sociaux et les jeux vidéo, qui nous renvoient de plus en plus à nos bulles de divertissement numérique.L\u2019autre jour, dans un McDo, j\u2019ai vu une famille de quatre, la mère, le père et les deux ados, qui mangeaient leurs trios en silence.Pendant une quinzaine de minutes, assis un à côté de l\u2019autre, ils prenaient des bouchées de leurs hamburgers, aspiraient leurs boissons gazeuses, trempaient leurs frites dans le ketchup \u2014 mais ils ne parlaient pas.S\u2019étaient-ils chicanés avant le repas ?Venaient-ils d\u2019apprendre une mauvaise nouvelle ?Savou- raient-ils leurs McFestin en pleine conscience ?Peut-être.Mais il semblait y avoir une autre raison à leur mutisme : ils étaient chacun en train d\u2019écouter des vidéos, de lire ou de pitonner je ne sais quoi sur leurs téléphones.Ce genre de zombies numériques, on en voit de plus en plus dans les restaurants.Imaginez dans l\u2019intimité des maisons : plein de gens qui vivent ensemble, mais s\u2019isolent devant leurs téléphones, leurs tablettes, leurs ordinateurs, leurs télés.Je ne dis pas qu\u2019il faut abolir les écrans ! Mais j\u2019aimerais faire une modeste proposition : sortez un peu de vos bulles numériques.Organisez une soirée cinéma avec des amis.Invitez vos voisins à regarder la Coupe du monde.Réunissez-vous pour la finale de Révolution dimanche soir.Un divan, c\u2019est fait pour plusieurs.Voici pourquoi vous devriez regarder la télé ensemble MARC ALLARD CHRONIQUE mallard@lesoleil.com La recherche en psychologie a montré que les «expériences partagées», comme regarder la télé ensemble, renforcent les liens entre ceux qui y participent.\u2014 PHOTO 123RF/ MELNYK58 Ces jours-ci, regarder la télé à plusieurs équivaut à un petit acte de rébellion. leProgrès SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 M19 LE MAG DAVID PAGÉ Directeur conservation et éducation CHRONIQUE ANIMALE DANS LES COULISSES DU ZOO SAUVAGE Les animaux du Zoo sauvage agissent comme ambassadeurs pour leur espèce ainsi que pour les milieux naturels.Ils créent un lien entre les visiteurs et la nature, et ouvrent une fenêtre unique sur le monde animal.Une espèce qui joue un rôle primordial au point de vue de la sensibilisation au Zoo sauvage est le carcajou, qu\u2019on peut aussi appeler glouton.Un animal si intéressant gagne à être connu et c\u2019est une partie de la mission quotidienne de nos naturalistes de le présenter sous son véritable jour à nos visiteurs.Pour quelle raison?En fait, le carcajou a souvent eu mauvaise réputation! On le dépeint comme un animal au mauvais caractère, comme un diable dangereux et malin.Plusieurs mythes lui sont attribués.On dit souvent de lui qu\u2019il peut s\u2019attaquer à un ours.Ce n\u2019est pas sans raison qu\u2019il a inspiré le personnage de Wolverine, dans les X-men, dont le nom signifie carcajou.Une réputation fort impressionnante, mais plutôt erronée.En fait, tout d\u2019abord, il est important de savoir une chose.Contrairement à ce que sa réputation véhicule, le carcajou n\u2019est pas un grand prédateur.C\u2019est plutôt un charognard qui va se nourrir des restes d\u2019animaux déjà morts.Il va d\u2019ailleurs lui arriver de suivre les meutes de loups pour dévorer les restes qu\u2019ils ne mangent pas.À titre de charognard, le carcajou est très bien équipé.Il a un puissant odorat, avec lequel il peut flairer des carcasses enfouies sous la neige.Sa mâchoire est très puissante, et il peut l\u2019utiliser pour mâcher de la viande gelée.Cependant, il n\u2019en demeure pas moins vrai qu\u2019il n\u2019est pas le meilleur des chasseurs.D\u2019où lui vient donc cette terrible réputation?Cela tient principalement ses sources de la colonisation, à une époque où l\u2019économie était surtout liée au commerce des fourrures.On comprend bien qu\u2019un charognard opportuniste comme le carcajou ne se gênait pas pour dérober aux trappeurs les récoltes prises dans leurs pièges.On l\u2019a donc démonisé très rapidement, et il a été chassé pour cette raison.De plus, comme les loups aussi subissaient une pression sévère, le carcajou a perdu des alliés naturels qui lui fournissaient quantité de nourriture.Ainsi, on considère le carcajou extirpé de la province de Québec, de nos jours, et seules les populations de l\u2019ouest subsistent au pays.Un autre point notable de sa réputation lui vient de son tempérament.On dit que derrière les mythes, on trouve souvent un fond de vérité, et c\u2019est le cas ici.Comme tous les mustélidés, le carcajou est un animal territorial, et il va défendre ce qui lui appartient autant que possible.Ainsi, si un danger menace, le carcajou va grogner et baver pour protéger son territoire ou son repas.Cependant, il s\u2019agit principalement de comportements ritualisés : ils sont destinés à impressionner, pour dissuader les intrus de s\u2019approcher davantage.Le carcajou est donc un animal qui sait impressionner, mais qui est plutôt de nature timide lorsqu\u2019on apprend à le connaître.C\u2019est d\u2019ailleurs la raison pour laquelle il est difficile de l\u2019étudier en nature : il tend à disparaître avant même que l\u2019on ait la chance de le repérer.Les gardiens animaliers du Zoo pourront aussi vous le confirmer : c\u2019est un animal assez craintif, mais aussi très astucieux et attachant.Les quatre carcajous du Zoo se joignent donc à toute notre équipe pour sensibiliser nos visiteurs à propos de cette espèce méconnue, ce que vous pourrez faire à votre tour à la suite de votre lecture.Comme le dit la mission du Zoo sauvage, nous pouvons faire aimer la nature afin de la préserver.NOM: Jonathan ESPÈCE: Carcajou Nom binominal: Gulo gulo ORDRE: Carnivores FAMILLE: Mustélidés SEXE: Mâle ÂGE: 9 ans TEMPÉRAMENT: Coquin ALIMENT PRÉFÉRÉ: Morceaux de cœur de bœuf ACTIVITÉ PRÉFÉRÉE: Dormir en hauteur SECTEUR AU ZOO: Forêt laurentienne EN VEDETTE La raison pour laquelle on entend parfois que le carcajou peut attaquer un ours est une déformation de la vérité.L\u2019ours, omnivore opportuniste, cherche à se nourrir aussi facilement que possible.Lorsque le carcajou défend sa nourriture férocement, l\u2019ours n\u2019a tout simplement pas avantage à risquer un combat, et va souvent tourner les talons.Si un ours souhaite véritablement lui voler son repas, toutefois, c\u2019est le carcajou qui aura intérêt à fuir! SAVIEZ-VOUS QUE ?Bien que deux couples de carcajous soient présents au Zoo, l\u2019un se trouve hors du site, dans un habitat qui vise à maximiser les chances de reproduction.Pourquoi donc?En fait, le Zoo sauvage participe au Programme européen pour les espèces menacées (EEP) sur le carcajou.On vise donc la reproduction de cette espèce.\u2014 PHOTO COURTOISIE Un ambassadeur à la réputation particulière SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 leProgrès M20 1 2 3 4 5 PLANÈTE VINS NATALIE RICHARD Collaboration spéciale natalierichardmedia@gmail.com D epuis 42 ans, le Guide du vin est un best-seller incontournable qui accompagne les amateurs dans leurs choix et les professionnels dans leur travail.Et comme plusieurs documents de référence en papier qui tour à tour sont reconduits (pour ne pas dire condamnés) au virtuel, celui-ci en est à son ultime millésime.Le Guide Phaneuf de son titre original aura été le premier guide vinicole au Canada et fort probablement le dernier.Nadia Fournier y aura consacré 16 belles années de sa vie.Tout d\u2019abord, en collaboration avec son mentor Michel Phaneuf puis en solo depuis 2010.« On pourrait comparer l\u2019expérience à un sport extrême, pour le degré de difficulté et le niveau d\u2019adrénaline.Ça représente énormément de travail, mais c\u2019est grisant et ça aura été la plus grande aventure de ma vie », confie Nadia qui ajoute avoir fait de belles rencontres en plus d\u2019avoir eu la chance de collaborer avec une équipe éditoriale de haut calibre.On peut facilement s\u2019imaginer les exigences d\u2019un tel ouvrage qui requiert énormément de recherches et beaucoup de dégustations.Une moyenne de 500 vins par semaine à l\u2019époque où se multipliaient les voyages de presse et plus récemment, elle pouvait décanter jusqu\u2019à 2000 produits pour faire sa sélection.Parmi les raisons qui ont motivé sa décision, les contraintes d\u2019approvisionnement ont pesé lourd dans la balance.« J\u2019ai décidé d\u2019arrêter parce que ça devenait de plus en plus difficile d\u2019avoir accès aux nouveaux millésimes et de produire un guide qui reflète l\u2019offre du marché.Plutôt que de perdre en qualité, j\u2019ai préféré arrêter », de conclure Nadia.L\u2019auteure continuera d\u2019écrire ses chroniques vins et d\u2019offrir son expertise lors de ses conférences et animations, mais pour le reste, elle souhaite « sortir du verre » et se concentrer sur les nombreux autres aspects intéressants du monde du vin.Bon succès et surtout merci Nadia ! Question d\u2019explorer quelques nouveautés et récents millésimes avant le temps des Fêtes, que diriez-vous d\u2019un petit voyage autour du monde ?1 DOMAINE FERNAND ENGEL RIESLING RÉSERVE 2020 ?,?$ \u2022 ? ? ?\u2022 ?% \u2022 ?,?g/L Un nez bien pétrolé, des notes de citron confit et une agréable constance minérale qui s\u2019étire en longueur.C\u2019est un riesling alsacien que l\u2019on veut boire à table avec des fruits de mer, une fondue au fromage ou tout simplement une bonne soupe à l\u2019oignon.2 DOMENIUL BOGDAN MUSCAT OTTONEL 2020 ?,?$ \u2022 ? ? ?\u2022 ?,?% \u2022 ?,? g/L \u2022 Nature Un vin roumain de muscat ottonel, un cépage assez rare (superficie mondiale d\u2019environ 2000 hectares).On y trouve des arômes de fleur de miel et de trèfle, aussi présentes en bouche, au-delà des notes végétales comme le poivron et la résine en finale.C\u2019est le vin idéal pour accompagner les plats végétariens à base de légumes comme les potages d\u2019automne, les courges et les gratins de crucifères.3 BADENHORST FAMILY WINES PAPEGAAI RED SWARTLAND 2021 ?,?$ \u2022 ? ? ?\u2022 ?% \u2022 ?,?g/L \u2022 Nature Un vrai cadeau que cette nouveauté du sympathique vigneron Adi Baden- horst (Secateurs) qui a créé cette cuvée spécialement pour nous les Québécois.Un assemblage de grenache noir, chenin blanc, shiraz et tinta barroca de ses vieilles vignes de terroir granitique dans le Swartland, en Afrique du Sud.Régalez-vous! 4 BROKEN EARTH EDITION LIMITÉE GRENACHE PASO ROBLES 2017 ?,?$ \u2022 ? ? ?\u2022 ?% \u2022 ?,? g/L Un vin puissant et concentré pour les amateurs du style «amarone».Dans une signature plus européenne qu\u2019américaine, les douces notes épicées sont complémentées de saveurs chocolatées et de raisin de Corinthe.Je l\u2019ai accompagné de côtes levées cuites au four et c\u2019était génial.5 CHÂTEAU DE SALES POMEROL 2018 ?,?$ \u2022 ? ? ?\u2022 ?% \u2022 ?,? g/L La magnifique Château de Sales est la plus grande propriété de l\u2019appellation Pomerol, plantée à 73% de merlot sur des terroirs de petites graves et de sables contenant des oxydes de fer.Le millésime 2018 constitue une belle réussite pour le domaine familial, le vin est élégant, suave et les tannins sont déjà soyeux.Prêt à boire maintenant, avec un passage en carafe ou à conserver au cellier jusqu\u2019en 2035.BIO Pour des suggestions quotidiennes de vins, suivez-moi sur Instagram @nrartdevivre ou sur mon site natalierichard.com.LE GUIDE DU VIN LA FIN D\u2019UNE GRANDE TRADITION Dans son dernier Guide du vin \u2013 42e édition, ? % renouvelée, Nadia Fournier nous livre ses valeurs sûres et ses coups de cœur, souvent dégustés en primeur, comme autant de voyages en bouteille.Offert dès maintenant aux Éditions de l\u2019Homme, ?,? $. leProgrès SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 M21 RÉGAL BIÈRES MONSIEURCOCKTAIL PATRICE PLANTE Collaboration spéciale L orsque l\u2019on parle du curaçao bleu, le cocktail classique «Blue Hawaii» est toujours le premier qui me vient à l\u2019esprit.Et quoi de plus festif pour démarrer la période du temps des Fêtes et des partys de bureau que ce cocktail Tiki né en 1957 à Honolulu?C\u2019est donc au bar du légendaire Harry Yee qu\u2019un représentant Bols lui demanda de concocter un cocktail avec sa nouvelle l i q u e u r d e s Ca ra ï b e s b l e u e aromatisée aux zestes séchés d\u2019agrume Laraha.Le Blue Hawaii est né, un magnifique mélange de vodka, de rhum et d\u2019ananas pour s\u2019agencer avec la liqueur.Amusez-vous et essayez-le au shaker ou directement au robot- mélangeur.Il ajoutera du soleil dans votre apéro agrémenté de la trame sonore Aloha from Hawaii d\u2019Elvis Presley.Ma version, le Bleu Hawaii, échange le «sour mix» artificiel de la version originale par du sirop de citron fraîchement pressé.Santé! Bleu Hawaii INGRÉDIENTS \u2022 0,75 oz de vodka \u2022 0,75 oz de rhum blanc \u2022 0,5 oz de curaçao bleu \u2022 0,75 oz de sirop de citron Monsieur Cocktail (ou du commerce) \u2022 3 oz de jus d\u2019ananas \u2022 Parapluie en papier (pour décorer) PRÉPARATION 1 Dans un shaker, ajouter tous les ingrédients et mélanger avec de la glace.2 Filtrer à la passoire dans un verre rempli de glace concassée.3 Décorer d\u2019un parapluie en papier.BLEU FLUO PHOTO MAËLLA LEPAGE PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@lescoops.ca L \u2019effort collectif de développer une identité québécoise à la bière semble très dynamique ces derniers temps.Le dernier style en date, qui se veut une interprétation locale des IPA contemporaines aromatiques, porte un nom : NFIPA.Si vous suivez ma chronique depuis quelque temps et que vous vous intéressez à la culture bière, vous savez que les IPA sont nommées principalement par leur lieu de production ou d\u2019inspiration.La IPA anglaise, sur ses notes caramélisées et houblonnées, a été distancée par la IPA américaine et son houblonnage puissant au Cascade, par exemple.Quelques années plus tard, c\u2019est la New England IPA, au profil très aromatique, qui a pris la place\u2026 Ajoutons quelques styles qui mettent l\u2019accent sur les ingrédients, mais qui s\u2019inspirent des bières de chaque région de production et nous voilà devant l\u2019incroyable richesse stylistique des IPA dans cette culture bière contemporaine.Depuis peu, un nouveau style fait son apparition sur les tablettes et dans les robinets de vos détaillants et bars préférés : la NFIPA pour Nouvelle-France India Pale Ale.On ne parle pas encore d\u2019une tendance marquante dans la culture bière, mais force est de constater que de plus en plus de brasseries s\u2019intéressent à l\u2019idée de produire une IPA locale.C\u2019est indirectement au Labo - Solutions brassicoles que l\u2019on doit le développement de ce style au Québec.En créant une levure 100 % québécoise, composée de deux souches de levure isolées du terroir d\u2019ici et en nommant leur ferment disponible à la vente LSB1102 \u2013 NFI- PA, ils ont indirectement titillé la curiosité de plusieurs brasseries au Québec.Et comme de très nombreuses brasseries se fient à la souche de levure pour déterminer le style d\u2019une bière, hé bien la culture bière et les habitudes empiriques de nommer le style en fonction de la levure ont créé\u2026 un style.Vous me suivez ?Nous voilà donc en présence d\u2019une levure commerciale qui permet d\u2019atténuer l\u2019alcool tout en conservant le plein potentiel aromatique des houblons utilisés dans les recettes de bières.Le ferment est donc idéal pour brasser des IPA contemporaines.Mais la bière, c\u2019est bien plus que de la levure ; une NFIPA 100 % québécoise est une bière qui utilise des malts et des houblons québécois.Ça tombe bien, les producteurs de houblons québécois ont dorénavant une belle gamme de produits aromatiques, et les malteries québécoises proposent des malts de base et de spécialité qui permettent de brasser des IPA contemporaines.La boucle est bouclée.L\u2019intérêt du consommateur pour ce genre de produits va maintenant définir l\u2019évolution du style\u2026 La NFIPA, le début d\u2019une identité ?\u2014 PHOTO 123RF SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 leProgrès M22 RÉGAL FÉLIX LAJOIE flajoie@lesoleil.com Est-il possible de recevoir des invités de manière royale, en leur servant un plat riche et savoureux\u2026 qui ne contient pas de viande?Absolument! Créer un tel plat est relativement facile, surtout lorsqu\u2019on suit une des recettes de Loounie cuisine.Son Pâté Royal en est un parfait exemple et il est idéal pour les réceptions des Fêtes.Loounie, de son vrai nom Caroline Huard, n\u2019avait pas cette chance lorsqu\u2019elle a décidé de devenir végétalienne en 2011.À l\u2019époque, les options véganes dans les restos étaient rarissimes, tout comme les livres de recettes en français sur le sujet.Elle n\u2019a pas eu d\u2019autre choix : elle s\u2019est débrouillée, a appris de nouvelles techniques, de nouvelles recettes et s\u2019est aussi ouverte à de nouveaux ingrédients.Jadis, elle n\u2019avait pas encore découvert son amour pour la cuisine, elle partait donc de loin.«Dans ma famille, la cuisine n\u2019était pas si importante.Beaucoup de cuisiniers et de chefs vont sortir le classique : \u201cAh je cuisinais avec ma grand-mère\u201d.Mais moi, ce n\u2019était pas comme ça», commence Loounie.Pourtant, plus elle apprenait à cuisiner végane, plus elle y prenait du plaisir.Sûrement parce que «les contraintes motivent la créativité», note-t-elle.Elle partageait régulièrement ses résultats et recettes sur Instagram, ce qui lui a valu une notoriété de plus en plus grande.Tellement qu\u2019en 2019, elle a quitté sa carrière d\u2019ergothérapeute pour consacrer tout son temps à la cuisine végane.«J\u2019avais besoin d\u2019un défi, d\u2019un projet dans ma vie.Je me suis donc lancée là-dedans à temps plein», explique Loounie.Maintenant, elle compte deux livres de recettes à son actif, des apparitions régulières à l\u2019émission Moi j\u2019mange diffusée à Télé- Québec, ainsi que des chroniques pour le site Web de Radio-Canada.SANS VIANDE, MAIS PAS SANS SAVEURS Lors de l\u2019entrevue avec Le Mag, Loou- nie explique qu\u2019il existe trois voies pour explorer les plats végétaliens : tout inventer du début, se baser sur des recettes qui proviennent d\u2019autres cultures, ou encore recréer des classiques en version végétalienne.La dernière option est souvent la meilleure : non pas parce que le goût ou la texture de la viande nous manque, mais plutôt parce que cette voie est souvent la plus facile et en plus, elle nous rappelle de bons souvenirs.Dans le cas du Pâté Royal, c\u2019est aussi l\u2019option qu\u2019a choisie Loou- nie pour en créer la recette.Elle garde de chaleureux souvenirs du pâté au poulet qui décongelait sur le comptoir de la cuisine de ses parents, et voulait développer sa propre version végane.«Dans cette recette, on utilise les champignons kings oysters, et ils sont parfaits pour donner un goût riche et une bonne saveur d\u2019uma- mi.De plus, puisqu\u2019on les effiloche, la texture devient aussi super intéressante», souligne Loounie.Selon elle, les champignons kings oysters, aussi connus sous le nom de pleurotes érigés, sont disponibles chez Metro à un coût raisonnable.Dans le cas où ils ne seraient pas accessibles, tout type de pleurotes peut faire l\u2019affaire, note Loounie.L\u2019autre facteur essentiel pour réussir cette recette, c\u2019est de bien faire griller les légumes avant de les intégrer à la sauce, afin d\u2019en faire sortir toutes les arômes et les saveurs.L\u2019ajout de légumes dans la pâte brisée donne un résultat tendre malgré l\u2019absence de beurre.De plus, la pâte prend alors une belle couleur et elle permet d\u2019utiliser les légumes qui traînent au fond du tiroir du frigo : aux poubelles le gaspillage! «C\u2019est vraiment un plat parfait pour les Fêtes : ça donne de bonnes portions et c\u2019est un plat qu\u2019on imagine bien au centre de la table avec les invités qui se servent.C\u2019est aussi un repas très chaleureux et réconfortant», affirme la cuisinière végane.Les recettes de Loounie sont toujours faciles à accomplir, et celle-ci n\u2019y fait pas exception.Elle est donc idéale pour les néophytes des plats végétaliens.De plus, Loounie soutient que ce n\u2019est pas grave si la recette n\u2019est pas suivie à lettre et que plusieurs éléments peuvent venir en remplacer d\u2019autres.UN CLASSIQUE VÉGÉ POUR RECEVOIR DE MANIÈRE ROYALE! 2 3 1 leProgrès SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 M23 RÉGAL RECETTE CAROLINE HUARD Loounie cuisine 02 : encore plus de saveurs 100 % végétales KO EDITIONS 224 PAGES 2Caroline Huard compte deux livres de recettes à son actif, des apparitions régulières à l\u2019émission Moi j\u2019mange, ainsi que des chroniques pour le site Web de Radio-Canada.1 et 3 Le Pâté Royal est vraiment parfait pour les Fêtes, c\u2019est un plat qu\u2019on imagine bien au centre de la table avec les invités qui se servent.\u2014 PHOTOS SYLVIE LI , KO ÉDITIONS Bon à savoir : La pâte brisée peut être préparée à l\u2019avance.Nécessite 1 heure 15 minutes de cuisson.Le pâté peut être assemblé à l\u2019avance et cuit avant de servir.Rendement : 1 gros pâté format familial (avec des restes!) Conservation : 4 à 5 jours au réfrigérateur.Se congèle bien.INGRÉDIENTS \u2022 1 recette de pâte brisée salée aux légumes (voir ci-bas) \u2022 1 petit poireau, coupé en deux sur la longueur, puis en tranches de 2 mm (1/16 po) d\u2019épaisseur \u2022 3 carottes, coupées en deux sur la longueur, puis en tranches d\u2019environ 2 mm (1/16 po) d\u2019épaisseur \u2022 6 petites pommes de terre grelots, coupées en deux puis en tranches d\u2019environ 2 mm (1/16 po) d\u2019épaisseur \u2022 2 branches de céleri, coupées en tranches d\u2019environ 2 mm (1/16 po) d\u2019épaisseur \u2022 45 ml (3 c.à soupe) d\u2019huile de pépins de raisins \u2022 5 ml (1 c.à thé) de sauge séchée \u2022 5 ml (1 c.à thé) de thym séché \u2022 2,5 ml (1/2 c.à thé) de sel \u2022 2 barquettes de 200 g de champignons King Oyster (pleurotes érigés), entiers ou tranchés \u2022 30 ml (2 c.à soupe) d\u2019huile de pépins de raisins \u2022 15 ml (1 c.à soupe) de levure alimentaire en flocons \u2022 1 ml (1/4 c.à thé) de sel PRÉPARATION 1 Réfrigérer la pâte brisée au moins 30 minutes.2 Préchauffer le four à 200 °C (400 °F).3 Mettre le poireau, les carottes, les pommes de terre et le céleri dans un plat allant au four de style faitout ou un plat à lasagne.Ajouter l\u2019huile, les herbes séchées et le sel, et bien mélanger.Cuire au four 35 minutes.Pendant ce temps, préparer les champignons.Les ajouter après 10 minutes de cuisson.4 Tapisser une plaque de cuisson de papier parchemin ou d\u2019un tapis de cuisson antiadhésif.À l \u2019aide d\u2019une fourchette, faire des entailles dans les champignons dans le sens des f ibres.Avec les doigts, défaire les champignons en morceaux ressem- gnons en morceaux ressemblant à du poulet eff i loché cuit.Mettre les morceaux de champignons sur la plaque.5 Ajouter l\u2019huile, la levure alimentaire et le sel, et bien mé- mentaire et le sel, et bien mélanger.Enfourner la plaque de champignons à côté du plat de légumes.Cuire 25 minutes.Pendant cette cuisson des légumes, préparer la béchamel.Béchamel végétalienne INGRÉDIENTS \u2022 30 ml (2 c.à soupe) de beurre végétal \u2022 50 g (1/3 tasse) de farine tout usage \u2022 500 ml (2 tasses) de boisson de soya non sucrée, chaude \u2022 1 pincée de muscade \u2022 125 ml (1/2 tasse) de vin blanc sec ou d\u2019eau \u2022 1 ml (1/4 c.à thé) de sel \u2022 130 g (1 tasse) de petits pois surgelés \u2022 15 ml (1 c.à soupe) de boisson de soya PRÉPARATION 1 Dans un chaudron à feu moyen doux, faire fondre le beurre.Ajouter la farine et bien mélanger à l \u2019aide d\u2019un fouet.Cuire de 2 à 3 minutes ou jusqu\u2019à ce que la préparation soit bien colorée.In- ration soit bien colorée.Incorporer la boisson de soya chaude en fouettant continuellement.Ajouter la mus- nuellement.Ajouter la muscade.En continuant de fouet- cade.En continuant de fouetter, cuire encore 5 minutes ou jusqu\u2019à ce que la sauce ait bien épaissi.2 Incorporer le vin blanc et le sel, et poursuivre la cuisson à feu doux 5 minutes en brassant 3 Ajouter les champignons dans le plat avec les légumes, puis ajouter les petits pois et mélanger.Verser la béchamel et bien mélanger.Réserver.4 Retirer la pâte brisée du réfr igérateur.Sur une surface de travai l légèrement enfarinée, abaisser la pâte jusqu\u2019à une épaisseur d\u2019environ 5 mm (1/4 po) et de ma- viron 5 mm (1/4 po) et de manière à obtenir une abaisse suff isamment grande pour couvr ir le plat de cuisson (selon le format, vous aurez besoin de la moitié aux trois quarts de la recette de pâte brisée \u2014 le reste se congèle bien!).Déposer l\u2019abaisse sur le plat.Retirer l\u2019excédent de pâte sur le pourtour du plat et faire des entailles sur le dessus de l\u2019abaisse à l\u2019aide d\u2019un couteau pour laisser la vapeur s\u2019échapper à la cuisson.À l\u2019aide d\u2019un pinceau, badigeonner la pâte de la boisson de soya.Cuire à 200 °C (400 °F) de 40 à 45 minutes ou jusqu\u2019à ce que le pâté soit bien doré.Laisser reposer quelques minutes avant de servir.Pâte brisée salée aux légumes Bon à savoir : La pâte doit reposer 30 minutes avant d\u2019être utilisée.Rendement : Assez de pâte pour 2 tartes de 20 cm (8 po) de diamètre ou un très gros pâté Conservation : 3 à 4 jours au réfrigérateur.Se congèle bien.INGRÉDIENTS \u2022 300 g (2 tasses) de farine blanche tout usage \u2022 125 g (1/2 tasse) de purée de carotte, de citrouille ou de patate douce cuite \u2022 125 ml (1/2 tasse) d\u2019eau \u2022 60 ml (1/4 tasse) d\u2019huile d\u2019olive \u2022 2,5 ml (1/2 c.à thé) de sel \u2022 Farine, pour le plan de travail PRÉPARATION 1 Mettre tous les ingrédients dans le récipient d\u2019un robot culinaire.Actionner l\u2019appareil jusqu\u2019à l\u2019obtention d\u2019une consistance de pâte.Si la pâte est trop collante, ajouter un peu de farine.Si elle est trop sèche, ajouter un peu d\u2019eau.Couvrir la pâte d\u2019une pellicule plastique (ou mettre dans un sac réutilisable) et laisser reposer au moins 30 minutes au réfrigérateur.Transférer la boule de pâte sur une surface de travail légèrement enfarinée.À l \u2019aide d\u2019un rouleau à pâtisserie (ou d\u2019une bouteille de vin), abaisser la pâte.Recette tirée du livre Loounie cuisine 2 Pâté Royal SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 leProgrès M24 LE MAG NOS JOURNALISTES SOUS UN AUTRE ANGLE LILIA GAULIN lilia.gaulin@latribune.qc.ca Le vendredi, je sais que ce sera une belle journée.Peu importe la semaine que j\u2019ai passée, dès 19 heures, tous mes soucis disparaissent.Je peux sortir le méchant et prendre une pause de boulot et d\u2019études.Un tour de magie?Non.Juste un match de hockey avec des femmes passionnées.Vers 18 heures, la petite frénésie hebdomadaire s\u2019empare des corridors de l\u2019aréna P.E.Lefebvre de Richmond.La raison?Les D\u2019Gi- nettes commencent à arriver.En passant par Drummondville, Windsor, Roxton Pond et Valcourt; certaines joueuses bravent parfois les tempêtes pour arriver à ce que j\u2019appelle parfois ma thérapie.L\u2019aventure de celles qu\u2019on appelle affectueusement les D\u2019Gi a commencé il y a environ sept ans.À l\u2019époque, je jouais encore au hockey mineur.J\u2019avais 15 ans.Je jouais avec les gars.Je suis allée remplacer quelques fois pour les D\u2019Ginettes.La ligue débutait.Certaines d\u2019entre elles apprenaient à patiner.Je me rappelle avoir trouvé ça cool que des adultes, surtout des femmes, fassent tomber les barrières et organisent un match amical tous les vendredis.Plusieurs réalisaient un rêve de pouvoir enfin chausser les patins de hockey et non pas ceux de patinage artistique.On va se le dire, la société a évolué, du moins, je l\u2019espère.J\u2019ai eu la chance de grandir dans une famille où même si j\u2019étais une fille, j\u2019ai pu jouer au hockey.Par contre, ça n\u2019a pas été donné à tout le monde.Encore moins chez les femmes plus âgées (désolée les filles, je ne veux pas dire que vous êtes vieilles!).Quelques-unes Un nom, un visage, une plume.Mais connaît-on vraiment les journalistes des Coops de l\u2019information?Non, bien sûr! Cette série est donc l\u2019occasion d\u2019en apprendre davantage sur les passions de certains d\u2019entre eux: cannage, LEGO, oiseaux, canot.Au cours des prochains mois, nous mettrons en lumière leurs intérêts divers et parfois surprenants.Voici nos journalistes comme vous ne les avez jamais vus.Peu importe le calibre, tout le monde a sa place.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JEAN ROY LE HOCKEY AU FÉMININ UN SAUT DANS L\u2019UNIVERS DES D\u2019GINETTES leProgrès SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 M25 LE MAG m\u2019ont raconté que c\u2019était simplement impensable pour leur famille qu\u2019elles jouent au hockey.On leur disait de faire du patinage artistique ou de la ringuette.Mais, au fond d\u2019elles, elles voulaient jouer au hockey.Les D\u2019Ginettes sont donc pour elles le moyen de réaliser leur rêve.Enfin! Les années ont passé.Je n\u2019ai pas rejoué avec les D\u2019Gi durant plusieurs saisons.J\u2019ai terminé mon hockey mineur et j\u2019ai quitté l\u2019Estrie pour le Saguenay afin de faire mes études en journalisme.J\u2019ai pris une pause de hockey.À l\u2019été 2021, j\u2019ai eu envie de recommencer.J\u2019ai écrit à la responsable de la ligue et je me suis inscrite dans la liste de remplaçantes.Quelle surprise j \u2019ai eue en rechaussant les patins ! Ce n\u2019était plus du tout le même jeu qu\u2019en 2015.Meilleures passes, meilleurs tirs, meilleur coup de patins, mais toujours autant de plaisir.Les filles m\u2019ont accueillie à bras ouverts dans leur grande famille, ça n\u2019a pas été très long.Je joue maintenant tous les vendredis.Je dois le dire, je trouve ça beau.Des amitiés qui se créent, de la simplicité, des fous rires et un baume sur les semaines plus difficiles, c\u2019est ça les D\u2019Gi.De l\u2019extérieur, ça peut avoir l\u2019air d\u2019une ligue de garage, comme les autres.Mais non.Elle est unique.Ces filles-là n\u2019ont pas hésité à apprendre un nouveau sport pour certaines vers la quarantaine.Plusieurs femmes n\u2019auraient pas osé par crainte de l\u2019échec ou en raison des multiples occupations quotidiennes.Du haut de mes 22 ans, je suis la plus jeune.Certaines ont 26 ans, 35 ans, 44 ans ou 50 ans.Mais, après tout, l\u2019âge, c\u2019est simplement un nombre non?Chez les D\u2019Gi, ce n\u2019est pas le calibre qui compte, mais le dépassement de soi.C\u2019est notre petite coupe Stanley chaque vendredi soir.On se donne à 100 % dans la bonne humeur.Je ne nommerai pas de noms, mais je ne peux pas passer sous silence les petites danses de certaines entre les périodes ou les mises au jeu.Vous saurez vous reconnaître.Sachez que vous faites mes soirées.Que dire des talents de chanteuse de certaines (je m\u2019inclus ici).Avant le début du match, on discute de tout et de rien.Des niaiseries, il s\u2019en dit.Je ne peux certainement pas m\u2019aventurer s u r ç a i c i , mais disons qu\u2019un vest i a i r e d e hockey rest e r a t o u - jours.un v e s t i a i r e d e h o c k e y même s\u2019il est o c c u p é p a r des filles.De belles histoires, il y en a plus d\u2019une.Avant un match où je jasais justement de l\u2019idée de faire une chronique sur les D\u2019Ginettes, Michelle m\u2019a raconté qu\u2019avant de commencer le hockey, elle s\u2019achetait une pièce d\u2019équipement par année.Elle savait qu\u2019un jour, elle allait jouer.À un moment, l\u2019opportunité s\u2019est enfin présentée.Sonia, la gardienne, a commencé à garder les buts vers l\u2019âge de 37 ans.Brave n\u2019est-ce pas?Plusieurs travaillent dans le domaine de la santé.Disons qu\u2019avec notre système, il n\u2019est pas rare qu\u2019elles utilisent leur vendredi soir pour ventiler.Après le match, les rires et les discussions continuent parfois même autour d\u2019une bière (ou deux) à la microbrasserie située à deux pas de l\u2019aréna.Des souvenirs gravés à jamais se créent tous les vendredis.Les filles, vous êtes inspirantes.Longue vie aux D\u2019Ginettes.NOTRE VIDÉO DISPONIBLE SUR L\u2019APPLICATION \u2022 LATRIBUNE.CA La complicité entre les D\u2019Ginettes se fait ressentir chaque vendredi.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JEAN ROY Chaque semaine, les équipes sont différentes.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JEAN ROY Voici, les D\u2019Ginettes! \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JEAN ROY La bonne humeur est la norme.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JEAN ROY Ces pages des As de l\u2019info t\u2019expliquent l\u2019actualité de la semaine afin que tu sois au courant de ce qui se passe autour de toi et sur ta planète bien-aimée! Être bien informé.e te permettra de participer aux conversations au sujet des nouvelles, de t\u2019engager comme jeune citoyen.ne et surtout.d\u2019en apprendre aux adultes autour de toi! Et puis, quand on comprend, on vit souvent moins d\u2019anxiété et on peut participer à la solution! Tu vois, il n\u2019y a que de bonnes raisons pour lire ces pages! Politique Dans les derniers jours, des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues pour manifester, en Chine.Ce qu\u2019elles veulent : la fin de la politique «zéro COVID» que leur impose le gouvernement depuis très longtemps.On t\u2019explique en quoi ces protestations sont historiques et ce qu\u2019elles pourraient changer.ISOLÉS DU MONDE Depuis le début de la pandémie en novembre 2019, les autorités chinoises tentent de limiter le plus possible la propagation de la COVID-19 au pays.Le problème, c\u2019est qu\u2019avec une population de 1,4 milliard d\u2019habitants et des villes très densément peuplées, il est difficile d\u2019empêcher le virus de se répandre.Le gouvernement a donc choisi d\u2019utiliser une approche assez radicale.Il a imposé un nombre très élevé de quarantaines à ses citoyens, et parfois pour presque rien.Par exemple, ces dernières semaines, des villes entières ont été confinées alors qu\u2019on ne recense que quelques centaines de cas par jour\u2026 Pendant ce temps, des millions de personnes sont emprisonnées chez elles! Avec le reste de la planète qui abandonne tranquillement les consignes sanitaires et qui commence à reprendre ses activités normales, les Chinois ressentent une grande injustice.C\u2019est pour cette raison qu\u2019ils ont décidé de sortir dans les rues.LE COURAGE DE MANIFESTER Au Québec, il est tout à fait légal de ne pas être d\u2019accord avec le gouvernement et de manifester pour le faire savoir.C\u2019est parce que nous vivons dans un État démocratique qui encourage les différences d\u2019opinions.Mais en Chine, les choses sont différentes.La Chine est un pays qu\u2019on dit autoritaire, c\u2019est-à-dire qui utilise la soumission et l\u2019obéissance de sa population pour gouverner.Les manifestations sont très souvent punies par la police et des amendes peuvent être distribuées aux participants.Un peu comme avec la situation en Iran.Le fait que les Chinois décident de protester contre les mesures anti-COVID du gouvernement démontre donc un grand courage de leur part.En effet, ils estiment que les avantages de faire passer leur message surpasseront les conséquences qu\u2019ils auront à subir pour leurs agissements de la part des autorités.Dans les derniers jours, plusieurs manifestants brandissaient d\u2019ailleurs des feuilles complètement blanches lors de rassemblements pour éviter de se faire arrêter.On comprend ainsi qu\u2019ils protestent contre le gouvernement, mais sans écrire de slogans qui pourraient leur apporter des ennuis avec la police! LAURENT CÔTÉ Les Chinois en ont marre d\u2019être enfermés! En Chine, des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues pour manifester.Ce qu\u2019elles veulent : la fin de la politique «zéro COVID» PHOTO AFP, HECTOR RETAMAL SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 leProgrès M26 leProgrès SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 M27 Si tu veux en savoir plus, commenter les articles, participer à nos concours et sondages, tu peux te rendre sur le site de ton média d\u2019information Art lesasdelinfo.com Connais-tu la danseuse québécoise Angie Augustin ou encore «Citron Rose» sur les réseaux sociaux?Et bien, elle vient de décrocher un contrat avec la grosse compagnie de jeux vidéo Ubisoft pour inventer une danse pour le célèbre jeu Just Dance 2023! QUI EST CITRON ROSE?Angie Augustin est une danseuse, chorégraphe et créatrice de contenu québécoise d\u2019origine haïtienne.Connue pour ses vidéos pleines d\u2019humour sur TikTok et Instagram, elle a également de grands talents de danseuse.Tournée vers le style afro, elle est aujourd\u2019hui une des danseuses principales de la rap- peuse Sarahmée.Elle a aussi été aperçue sur la scène de nombreux festivals ou encore de vidéoclips.SA COLLABORATION AVEC UBISOFT Du fait de sa popularité, la danseuse a été contactée par la célèbre marque Ubisoft afin de chorégraphier une danse pour le jeu Just Dance.Ubisoft a proposé un choix de cinq chansons à Angie Augustin et lui a laissé carte blanche sur le choix de la chorégraphie.C\u2019est donc sur une chanson aux bases afros que s\u2019est tournée la danseuse : Woman de Doja Cat.Et le jeu est sorti il y a quelques jours! C\u2019est sur le toit des bureaux d\u2019Ubisoft à Montréal que la danse a été filmée, on a donc une jolie vue sur le Mont-Royal.Jamais auparavant un paysage d\u2019ici n\u2019avait été utilisé dans le jeu! UN DÉFI DE TAILLE Chorégraphier une danse pour un grand public se révèle être un grand défi, car il faut créer des pas que tout le monde puisse reproduire à la maison.De plus, les mouvements doivent être plus détaillés pour les capteurs du jeu.UN MESSAGE À TRAVERS LA DANSE La danse est une manière de s\u2019exprimer et pour Angie Augustin, c\u2019est un moyen de faire passer des messages.Sa danse se veut accessible à tous et un moment de partage, de joie où l\u2019on transmet des énergies positives.Danser pour Just Dance, un jeu mondialement connu, est également une possibilité de mettre de l\u2019avant le style afro, un style encore trop peu reconnu.La danse afro est un style de danse à part entière qui contient de nombreuses variantes.Par exemple, on retrouve l\u2019afrobeat au Nigeria, le coupé-décalé en Côte d\u2019Ivoire ou encore le ndombolo qui est dansé au Congo.C\u2019est donc une belle avancée pour le monde de la danse, mais aussi pour le Québec.En effet, c\u2019est la première fois qu\u2019une personnalité québécoise est choisie pour participer à la création de contenu de ce jeu américain, même si la chanson n\u2019est pas d\u2019origine québécoise.ALEXANE BOIS, JOURNALISTE STAGIAIRE Une Québécoise dans le nouveau Just Dance! C\u2019est la première fois qu\u2019une personnalité québécoise est choisie pour participer à la création de contenu de ce jeu américain Just Dance 2023! Éphéméride C\u2019est le 3 décembre 1967 qu\u2019un patient a reçu le cœur d\u2019une autre personne pour la toute première fois dans le monde! La greffe a été réalisée par le professeur Barnard au Cap, en Afrique du Sud.Le patient a survécu pendant 18 jours avec son nouveau cœur.Grâce au professeur Barnard, les médecins ont beaucoup progressé depuis, et le taux de réussite des greffes de cœur est aujourd\u2019hui de 85 % un an après l\u2019opération.La greffe de cœur, aussi appelée transplantation cardiaque, est une opération qui permet à une personne dont le cœur est malade de recevoir le cœur d\u2019une autre personne, qui est décédée et qui était «donneur».Un donneur ou une donneuse est une personne qui décide, de son vivant, de donner ses organes.Lorsque la personne donneuse meurt, ses organes sont transplantés dans le corps de plusieurs autres personnes malades «receveuses», pour leur permettre de vivre plus longtemps. Première greffe du cœur 3 DÉCEMBRE 1967 IMAGE TIRÉE DE YOUTUBE P H O T O 1 2 3 R F / G E R A I N 0 8 1 2 SAMEDI 3 DÉCEMBRE 2022 leProgrès M28 LE JEU DES 7 ERREURS CES DEUX CARICATURES D\u2019ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ SONT EN APPARENCE IDENTIQUES.EN RÉALITÉ, IL Y A 7 ERREURS.ES-TU OBSERVATEUR?SOLUTION 1 Des grelots en plus sur le renne du centre 2 Un patin en moins sur le traîneau 3 La main du père Noël 4 Un carreau en moins dans une fenêtre 5 Le panache du premier renne plus gros 6 Une brique en moins sur la maison 7 Le nez rouge sur le troisième renne Q Pourquoi les chats voient mieux la nuit que le jour?\u2014 Evan R Le chat domestique lui-même n\u2019est pas un animal nocturne (qui vit la nuit) à proprement parler.On le dit plutôt «?crépusculaire?», donc principalement actif au lever du jour et à la tombée de la nuit.Mais son ancêtre direct, lui, est carrément nocturne?: le chat sauvage d\u2019Afrique (qui est aussi naturellement présent en Europe et en Asie, malgré son nom).Quand les humains ont commencé à vivre d\u2019agriculture, les grosses réserves de grains qu\u2019ils faisaient attiraient énormément de rongeurs \u2014 et ceux-ci attiraient à leur tour leurs propres prédateurs.On pense que c\u2019est de cette manière que le chat sauvage d\u2019Afrique fut domestiqué.Or comme ce chat sauvage est lui-même principalement nocturne, il va de soi que nos «?minous?» sont encore bien adaptés à voir dans la pénombre, même après des milliers d\u2019années de domestication.Leurs pupilles sont faites pour laisser entrer plus de lumière et, au fond de leurs yeux, les cellules qui détectent la lumière (surtout celles d\u2019un type en particulier nommées «?cônes?» qui sont spécialisées dans la vision de nuit) y sont cinq fois plus concentrées que dans un œil humain.En outre, les yeux de chat sont munis d\u2019une sorte de miroir qui «?récupère?» la lumière qui n\u2019a pas été absorbée et la renvoie vers le fond de l\u2019œil, ce qui augmente encore davantage leur sensibilité.C\u2019est pourquoi on estime que les chats voient environ six fois mieux que les humains dans l\u2019obscurité.RUBRIQUE PRÉPARÉE PAR JEAN-FRANÇOIS CLICHE P H O T O 1 2 3 R F / K 1 T Y A R A Les chats voient bien mieux que nous dans le noir?! Les sciences t\u2019intéressent?Tu te poses des questions sur les animaux, les plantes, l\u2019espace ou n\u2019importe quelle autre partie du monde qui t\u2019entoure?C\u2019est bien normal?: les sciences, ce n\u2019est pas que pour les adultes?! Alors, envoie-les-moi à jfcliche@lesoleil.com.Une fois par mois, je répondrai à une ou deux questions que tu m\u2019envoies."]
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