Le progrès, 5 mars 2022, Cahier 2
[" leProgrès SEMAINE DU 5 AU 11 MARS 2022 SAGUENAY\u2013LAC-SAINT-JEAN Le magicien présentera son dixième et dernier spectacle, La mémoire du temps, le 12 mars, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi PAGES M2 ET M3 LE GRAND RETOUR D\u2019ALAIN CHOQUETTE A R C H I V E S L E S O L E I L DOSSIER DES COOPS DE L\u2019INFORMATION LA CULTURE À L\u2019ÉCOLE PAGES M6 À M11 SAMEDI 5 MARS 2022 leProgrès M2 ARTS DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Alain Choquette serait-il prophète sans le savoir?Au moment de planifier ce qui allait devenir son dixième et dernier spectacle en carrière, La mémoire du temps, le magicien avait développé une réflexion à propos de notre mode de vie fébrile.Il trouvait que tout allait trop vite, pour lui comme pour la société en général .Ensuite est venu son infarctus, lequel a résulté en trois pontages effectués au début de 2020.Ses activités étaient encore sur pause lorsque la crise sanitaire a ramené la planète au même point que lui, d\u2019une certaine manière.Du temps, tous en avaient plus qu\u2019espéré.« On aurait dit que ma tête avait pressenti tout ça.Ces événements m\u2019ont rendu encore plus conscient des thèmes que j\u2019abordais », a-t-il raconté à la faveur d\u2019une entrevue téléphonique accordée au Progrès.Alain Choquette a donc pris le temps de guérir physiquement.Peu à peu, ce sportif aguerri a retrouvé la capacité de s\u2019entraîner 90 minutes par jour, comme c\u2019était le cas auparavant.Mais encore fal- lait-il que le moral suive, en particulier sur scène, où la nature de ses numéros nécessite une présence d\u2019esprit de tous les instants.Sur ce plan, la crise sanitaire l\u2019aura bien servi.Puisque la capacité d\u2019accueil des salles avait été réduite, c\u2019est devant des jauges plus modestes que La mémoire du temps a été remise sur les rails, en octobre 2021.Tout s\u2019est bien passé, même si on sent que cette expérience l\u2019a passablement remué.« Il y avait un côté émotionnel.Mon métier est excitant.J\u2019aime le pratiquer, mais il est également angoissant.Parce que je veux que tout soit à point, devant et derrière la scène.Il y a toujours une petite insécurité », confie le magicien.PLUS POÉTIQUE QUE TECHNO Victime d\u2019un nouveau confinement, la tournée a repris le 4 mars, à Saint-Jean-sur-Richelieu.Cette fois, c\u2019est un artiste en pleine possession de ses moyens, heureux d\u2019amorcer son ultime tour de piste, qui renoue avec son public, dont une partie le suit depuis 35 ans.Il en sera ainsi le 12 mars, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi, de même que le lendemain, à la salle Albert-Rousseau de Québec.Deux des nombreuses escales prévues dans la province, avant que le marché européen ne sollicite ses services à l\u2019automne.« Là-bas, quand ça débloque, de nombreuses villes sont impliquées.Mon spectacle précédent a roulé pendant cinq ans », fait observer Alain Choquette.Tout en affirmant que le contenu de La mémoire du temps demeure le même qu\u2019avant la pandémie, il précise que des ajustements ont été apportés afin de tenir compte de la sensibilité des gens face à la contagion.Ainsi, les personnes qui le rejoignent sur scène doivent porter un masque et, si elles le demandent, lui aussi se soumet à la règle.Autrement, il travaille à visage découvert.« Ma carrière a été basée sur l\u2019interaction avec les gens.Donc, avec la COVID, il y avait une insécurité, mais en se protégeant, on peut foncer », se réjouit le magicien.«Je trouve ça agréable, jouer dans le cerveau des gens.La magie va chercher des émotions différentes de celles qu\u2019on associe à la chanson ou au théâtre.C\u2019est l\u2019fun de se faire tromper, de chercher à deviner ce qui s\u2019est passé.» \u2014 Alain Choquette Destiné à un public familial, son spectacle comprend un ou deux numéros livrés par le truchement d\u2019un grand écran.Ils lui permettent APRÈS UN INFARCTUS ET LA PANDÉMIE L\u2019ULTIME TOUR DE PISTE D\u2019ALAIN CHOQUETTE P H O T O C O U R T O I S I E Alain Choquette présente son dixième et dernier spectacle, La mémoire du temps, sur les scènes de la province.Il s\u2019agit d\u2019un troisième départ pour cette production qui fut interrompue par l\u2019infarctus subi par le magicien, puis par la pandémie.\u2014 ARCHIVES LE SOLEIL leProgrès SAMEDI 5 MARS 2022 M3 ARTS DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Le problème avec la magie, c\u2019est que tout a l\u2019air si facile.Un geste banal suffit pour provoquer l\u2019émerveillement, alors que dans la vraie vie, celle d\u2019Alain Choquette, par exemple, la réalité est plus complexe.Pour vivre de son art, il a dû franchir de nombreux obstacles, en effet, à commencer par les réticences exprimées par ses proches.« Mon père ne voulait pas que je fasse ça.Il trouvait que ça allait être compliqué avant que j\u2019atteigne mes objectifs, affirme le magicien, qui lui donne un peu raison.C\u2019est vrai qu\u2019à chaque étape de ma carrière, j\u2019ai dû faire ma place.Je l\u2019ai vécu à mes débuts à la télévision, quand j\u2019ai voulu jouer à Las Vegas et quand j\u2019ai fait des émissions sur les réseaux américains.» S\u2019agissant d\u2019Ad Lib, le talk-show quotidien qu\u2019animait Jean-Pierre Coallier à TVA, son défi fut d\u2019obtenir des présences régulières au petit écran.« En 1989, c\u2019était épisodique, quand on voyait un magicien à la télévision.L\u2019un des rares qui effectuaient des apparitions était Magic Tom.Il a donc fallu que je m\u2019impose », se souvient Alain Choquette.Ensuite, sa renommée lui a permis de monter le premier de ses dix spectacles, qui ont constitué l\u2019assise de sa carrière.De l\u2019extérieur, la machine semblait fonctionner au quart de tour, mais à chaque tournée, l\u2019artiste devait ramer énergiquement pour que la chaloupe s\u2019éloigne du quai.« Il fallait redonner aux gens le goût de venir, tout en effectuant du développement de public », décrit-il.Or, cet exercice répété constamment, que ce soit au Québec, aux États-Unis ou en France, a imposé un tribut dont Alain Choquette s\u2019est acquitté en janvier 2020, à la suite de son infarctus.« Pendant mes 35 ans de carrière, je considère que j\u2019ai été choyé, mais des recommencements à zéro, comme ceux que j\u2019ai dû faire sur différents marchés, c\u2019est dur pour le coeur », fait remarquer le magicien.UNE CARRIÈRE EN PERPÉTUEL RECOMMENCEMENT de travailler dans un cadre plus intime, propice à la micromagie.En parallèle, il y a des numéros de mentalisme, mais rien pour effrayer ses victimes potentielles, assure-t-il.Personne ne sera gêné si des amis leur en parlent le lendemain.« Je trouve ça agréable, jouer dans le cerveau des gens.La magie va chercher des émotions différentes de celles qu\u2019on associe à la chanson ou au théâtre.C\u2019est l\u2019fun de se faire tromper, de chercher à deviner ce qui s\u2019est passé.Or, si vous assistez à mon spectacle, c\u2019est certain que vous allez faire au moins deux numéros », annonce Alain Choquette.Ce qui ne fait pas partie du programme, en revanche, ce sont des numéros reposant sur les avancées de la technologie.Certains ont beau lui reprocher cette absence, lui invoque un choix personnel, conforme à sa philosophie du métier.« Je suis de la vieille école, admet-il volontiers.La technologie, je ne l\u2019utilise pas dans mes numéros.Je me tiens loin de ça, parce qu\u2019elle enlève de l\u2019émotion.Je ne souhaite pas que les gens se rappellent de moi en raison d\u2019un effet de lumière.» Ce qui l\u2019enthousiasme davantage, c\u2019est le numéro créé de concert avec l\u2019écrivain David Goudreault, où le thème du temps prend tout son sens.Il le juge magnifique, ajoutant que la poésie permet de toucher les gens d\u2019une manière différente, par le biais des mots, ainsi que des émotions.« Je voulais amener ça dans le spectacle afin de livrer un message au public, à l\u2019effet que tout est relié : le passé, le présent et le futur.Et surtout, je tenais à rappeler l\u2019importance du moment présent, une idée qui m\u2019est venue bien avant mon problème de santé.J\u2019approche de la soixantaine et moi-même, je n\u2019ai pas vu le temps passer », reconnaît Alain Choquette.ARCHIVES LE SOLEIL A R C H I V E S L E S O L E I L Dans son nouveau spectacle, Alain Choquette propose un numéro auquel a collaboré l\u2019écrivain David Goudreault.Son texte lui permet de livrer un message au public, soit que le passé, le présent et le futur sont reliés.\u2014 ARCHIVES LE SOLEIL SAMEDI 5 MARS 2022 leProgrès M4 ARTS DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Des salles pleines de gens qui rient, qui se montrent complices de celle qui les a poussés à sortir de chez eux.C\u2019est ce que vit Mariana Mazza depuis la reprise de ses activités dans les salles de spectacle.Engagée dans sa deuxième tournée en carrière, laquelle a pour titre Impolie, l\u2019humoriste est tellement contente de reprendre contact avec son public, de se sentir en phase avec lui, que ce retour sur scène lui apparaît comme un immense privilège.« Les spectateurs sont heureux d\u2019être là, de sortir.Si porter le masque était le sacrifice à faire pour que ça arrive, ils le font et je ne vois pas de différence dans leur manière de réagir.Quant à moi, je me sens bénie.Quand la crise est arrivée, j\u2019étais en pause après avoir complété la tournée Femme ta gueule.J\u2019ai écrit un livre et peint des toiles, tout en étant en santé et bien entourée.C\u2019était naturel de ralentir, mais là, tout est parfait », a-t-elle énoncé lors d\u2019une entrevue téléphonique accordée au Progrès.La seule ombre au tableau est que tous n\u2019ont pas eu la même chance.« Ça va bien pour moi, mais je suis sensible à la réalité du monde.Des gens ont écopé.Beaucoup ont perdu leur job.Des techniciens de scène ont dû se recycler », donne en exemple Mariana Mazza.Ils ont payé un prix plus lourd que le léger trac qu\u2019elle a ressenti avant de reprendre ses activités.Vite arrivé et vite disparu, faut-il signaler, grâce aux dix ans de métier que revendique la jeune trentenaire.L\u2019un de ses atouts est qu\u2019à sa deuxième tournée, un nombre pas si élevé, elle affiche une capacité d\u2019analyse qui ferait l\u2019envie de maints vétérans.Ainsi, quand on lui demande s\u2019il y a des thèmes dominants dans Impolie, l\u2019humoriste répond à la négative, avant de livrer une explication remplie de bon sens.« Si le monde aime ma personnalité, ils vont avoir le goût de me voir parce c\u2019est un spectacle où je suis vulnérable.C\u2019est comme un journal intime que j\u2019ouvre devant le public », avance-t-elle.L\u2019autoportrait est d\u2019autant plus fidèle qu\u2019il a été retouché au sortir de la pandémie.Alors que dans les communiqués, on laissait entendre que la nouvelle production était plus irrévérencieuse, qu\u2019elle allait plus loin dans l\u2019exploration des tabous, la principale intéressée apporte des nuances.« Femme ta gueule, c\u2019était une carte de présentation offerte avec modération, raconte-t-elle.Dans Impolie, même s\u2019il n\u2019y a pas de modération, j\u2019ai adouci le ton à cause de la pandémie.Je veux que tout le monde passe une bonne soirée.» Poussant plus loin la réflexion, Mariana Mazza affirme que son regard sur la vie, sur sa carrière, s\u2019est modifié au fil des deux dernières années.« J\u2019ai changé.Je vois mon métier différemment.Maintenant, je réalise que je ne peux rien prendre pour acquis », confie-t-elle.Une manière de composer avec cette mutation fut de limiter à 100 le nombre de représentations découlant d\u2019Impolie.En tenant compte des demi-salles provoquées par la crise sanitaire, ce nombre va augmenter, mais le principe reste le même.« Je me suis imposé cette barrière pour ne pas trouver ça long, faire plein de spectacles.Je voulais aussi m\u2019assurer que j\u2019en écrirais un autre pas trop loin dans le temps.Parce qu\u2019on évolue », indique l\u2019humoriste.Ainsi a-t-elle trouvé une forme de détente dans la peinture, en plus de rédiger un premier roman qui sortira l\u2019automne prochain.Elle en parle comme d\u2019« un livre super personnel », qui va surprendre les gens, sans toutefois se révéler comique.« Il y a des choses qui s\u2019écrivent mieux qu\u2019elles se disent », ajoute Mariana Mazza, qui préfère cependant parler de l\u2019avenir immédiat.Son agenda est truffé de rendezvous avec le public, en effet, dont ceux des 11 et 12 mars qui la ramèneront au Saguenay\u2013Lac-Saint- Jean.Deux soirs au Théâtre du Palais municipal de La Baie, après trois sorties à la salle Albert-Rous- seau de Québec, du 8 au 10 mars.Comme il ne reste qu\u2019une poignée de billets, elle conseille à ses fans de se hâter s\u2019ils veulent la voir dans la région.La prochaine fois, il se pourrait que son spectacle ne s\u2019appelle plus Impolie.Mariana Mazza a exposé ses toiles dans une galerie du Vieux-Montréal au cours de l\u2019automne 2021.\u2014 ARCHIVES LA PRESSE UNE RÉFLEXION SUSCITÉE PAR LA PANDÉMIE MARIANA MAZZA VOIT SON MÉTIER DIFFÉREMMENT 0090129 Équipe Everest François ChayEr 581 235-2429 Courtier immobilier résidentiel Vincent BEauChamp LaitrEs 418 290-3206 Courtier immobilier résidentiel et commercial Chicoutimi Jonquière autres secteurs alma meilleurs Vendeurs Février 2022 Marylène BOiViN 418 944-9533 Courtier immobilier résidentiel andrée CÔtÉ 418 720-2486 Courtier immobilier Bertrand trEmBLay 418 818-8858 Courtier immobilier Cindy LaLaNCEttE 418 515-3020 Courtier immobilier résidentiel alexandra DEsBiENs 581 234-2355 Courtier immobilier résidentiel leProgrès SAMEDI 5 MARS 2022 M5 ARTS DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com À 40 ans de distance, on a le sentiment que rien n\u2019a changé sur la planète Men Without Hats.Écouter le nouvel album du groupe canadien, Again, Pt.2, c\u2019est retrouver la même voix, la même pulsation nerveuse que sur le vinyle Rhythm Of Youth, dont l\u2019extrait le plus célèbre est la chanson The Safety Dance.Cette impression est d\u2019autant plus juste que dans les deux cas, les synthétiseurs figurent à l\u2019avant- plan.Eux qui font partie de l\u2019ADN du groupe associé à la synthpop, mais également au new wave, produisent un environnement sonore qui donne le goût de danser.Et justement, le chanteur Ivan Doruschuk estime qu\u2019en ces temps étranges, mélange de guerre et de pandémie, plusieurs personnes partagent ce désir.« Compte tenu de ce qui se passe dans le monde, je crois que les gens ont besoin de voir des spectacles, de sortir et de se défouler », a-t-il mentionné à l\u2019occasion d\u2019une entrevue téléphonique accordée au Progrès.Ça tombe bien, puisque le groupe aux racines montréalaises se prépare à partir en tournée.Après la sortie de l\u2019album, le 11 mars, il sillonnera le Royaume-Uni, puis les États-Unis et l\u2019Europe continentale, de même que le Canada, avant de filer en Asie.La moitié des spectacles constitueront des combos rétro, alors que des formations ayant émergé à la même époque partageront la scène avec Men Without Hats.A Flock Of Seagulls et Wang Chung, par exemple.Le reste du temps, le trio complété par Colin Doruschuk et Sho Murray se produira en solo.Ce sera notamment le cas au Québec, où il est attendu dans plusieurs régions à l\u2019automne.« Vu que c\u2019est le 40e anniversaire de l\u2019album Rhythm Of Youth , nous le referons intégralement en lever de rideau, avant de passer aux nouvelles compositions, dont celles de Again, Pt.2.Certaines remontent aussi au début des années 1980.C\u2019est le cas de la chanson Where The Wild Go, un démo que nous avons retravaillé », explique Ivan Doruschuk.Presque tous les textes, en fait, existaient avant que ce projet d\u2019enregistrement ne se mette en branle, il y a trois ou quatre ans.À l\u2019origine, il devait s\u2019agir d\u2019un piano-voix centré sur des reprises.Une affaire mini- maliste qui a pris le bord lorsque le groupe s\u2019est approprié un classique des Tragically Hip, Blow At The High Dough.Pour voir ce que ça donnerait.« Après cette expérience, c\u2019est devenu très dur de retourner à mon projet solo.On a donc décidé de créer un album possédant un son plus orchestral, où on retrouverait un esprit similaire à celui de Rhythm Of Youth.Comme sur cet album, il y a des intros, des interludes et des titres instrumentaux à travers les chansons, tandis que les thèmes restent ceux du monde à l\u2019envers, de l\u2019amour à l\u2019envers », note l\u2019artiste.Preuve que les choses ne changent guère, il aborde à nouveau des sujets tels l\u2019écologie et les droits humains, qui sont toujours de saison.On perçoit même un sentiment d\u2019aliénation à travers les beat dansants, ce qui, là aussi, ramène aux origines du trio.« Aujourd\u2019hui, on ne sait pas trop ce qui se passe, ce qui était également le cas pendant le new wave.Il y avait Reagan.Il y avait Thatcher », indique Ivan Doruschuk.Sur When Does The Love Begin ?, par contre, Men Without Hats a fait un pas de côté, musicalement.Intro délicate, avec une ligne funky en filigrane.Une voix féminine qui interpelle le chanteur.De vraies fausses cordes élégamment jumelées aux percussions et aux synthés.C\u2019est une composition épique, six minutes de pop intelligente qui donnent raison aux fans d\u2019avoir réclamé de nouvelles pièces.« J\u2019ai toujours affirmé que le new wave, c\u2019était de la musique pop avec un beat dansable.Il vient du disco, qui lui-même est issu du funk et du rhythm and blues », énonce Ivan Doruschuk.Il paraît que le groupe en fera son deuxième simple, après If The World Should End Today.Ce ne serait pas un vilain choix.SORTIE DE L\u2019ALBUM AGAIN, PT.2 MEN WITHOUT HATS, FIDÈLES À EUX-MÊMES Le groupe Men Without Hats sortira Again, Pt.2, le 11 mars.Il s\u2019agira de son premier album réunissant des compositions originales depuis dix ans.Il s\u2019inscrit dans le droit fil de Rhythm Of Youth, dont on célèbre le 40e anniversaire cette année.\u2014 PHOTO COURTOISIE 0088520 0090133 Autres secteurs Chicoutimi Alma Chantale TREMBLAY 418 668-9551 Courtier immobilier Meilleurs inscripteurs Février 2022 André BiLodEAu 418 695-1240 Courtier immobilier Équipe Aubry-dubois-Ass.Marc duBoiS 418 812-6004 Courtier immobilier résidentiel et commercial Réjean AuBRY 418 591-3131 Courtier immobilier résidentiel et commercial Jonquière Sara CoRMiER 817-6419 Courtier immobilier résidentiel 418 Cyndie GAuTHiER 418 590-3390 Courtier immobilier résidentiel Cindy LALAnCETTE 418 515-3020 Courtier immobilier résidentiel Jean-Marc BLAnCHETTE 418 770-8944 Courtier immobilier résidentiel SAMEDI 5 MARS 2022 leProgrès M6 DOSSIER LA CULTURE À L\u2019ÉCOLE YVES BERGERAS ybergeras@ledroit.com Implanté en 2004 * pour faciliter et financer les «expériences culturelles» en milieu scolaire et périscolaire au Québec, le programme La culture à l\u2019école subventionne toutes sortes de projets \u2013 ateliers, conférences ou sorties scolaires, surtout \u2013 y compris des initiatives liées à la «culture scientifique».Ce programme chapeaute des expériences offertes à tous les niveaux : préscolaire, primaire, secondaire et même pour la formation des adultes, tant qu\u2019elles visent à « former des citoyens actifs sur le plan culturel », la culture étant quant à elle perçue comme un « outil essentiel à l\u2019affirmation de l\u2019identité ».Il a été mis en place par le ministère de l\u2019Éducation et de l\u2019Enseignement supérieur du Québec (MEES) et le ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCCQ), convaincus que si l\u2019école est le berceau de la culture, la réciproque n\u2019est pas moins vraie : la culture est une « source de savoirs et d\u2019apprentissages ».Sauf indication contraire, les guillemets de ce texte renvoient à des éléments repris des pages Web que le MEES consacre à La culture à l\u2019école.TROIS VOLETS Les « expériences culturelles » s\u2019organisent via le Répertoire c u l t u r e - é d u c a t i o n , a u q u e l doivent s\u2019inscrire artistes et organismes du secteur culturel désireux d\u2019offrir leurs services ou de collaborer au programme.Le répertoire compte près de 2300 fiches d\u2019artistes (notamment des auteurs, l\u2019Union des écrivaines et des écrivains québécois étant partenaire de longue date du programme) et d\u2019organismes offrant des ateliers ou des sorties culturelles, toutes disciplines artistiques confondues.Seules les entités dont le nom figure sur ce répertoire peuvent participer aux volets « Ateliers culturels à l\u2019école » et « Culture scientifique » (lequel comprend des activités liées aux « sciences de l\u2019environnement » et à l\u2019agriculture autant qu\u2019à l\u2019archéologie ou la chimie).mais cette nécessité sera levée l\u2019an prochain.Un troisième volet, Une école accueille un artiste ou un écrivain, vise les expérimentations artistiques de longue durée (de 4 à 12 semaines) À l\u2019heure de la pandémie, du confinement, de l\u2019école à la maison, des interdictions de rassemblement de plus de 250 personnes et des annulations de sorties scolaires, les activités offertes dans le cadre de ce programme ont connu une baisse de régime, mais celles qui pouvaient s\u2019adapter aux réalités numériques et aux formats virtuels restaient admissibles.«L\u2019apport culturel est essentiel pour nos élèves; il peut servir de catalyseur et représenter une source inestimable de motivation dans leur réussite scolaire ainsi que générer un sentiment d\u2019appartenance.» \u2014 Jean-François Roberge Le 22 novembre 2021, le ministre de l\u2019Éducation, Jean-François Roberge, et la ministre de la Culture, Nathalie Roy, ont tenté de se faire rassurants en dévoilant un train de mesures visant à renforcer les liens entre l\u2019école et la culture, pour un investissement annuel de 10 millions $, sur un horizon de cinq ans.En tête de liste de ces initiatives figurait la valorisation des honoraires offerts aux artistes participant au programme La culture à l\u2019école.Cette bonification était promise pour la rentrée scolaire 2022.Les deux ministres ont du même souffle annoncé un « partenariat de 975 000 $ » avec Télé-Québec pour la mise en place du projet « Les créateurs », invitant les élèves du secondaire à réaliser des créations susceptibles d\u2019être diffusées à la télévision ou sur la plateforme les- createurs.telequebec.tv.Les autres mesures annoncées concernaient la bonification de Biblius, la plateforme de prêt de livres numériques accessibles aux élèves de la province, ainsi que la création, « d\u2019ici décembre 2022 », d\u2019une nouvelle plateforme numérique baptisée Influx.Celle- ci rendra accessibles plus de 400 œuvres \u2013 québécoises et contemporaines pour la plupart \u2013 en danse, en musique et en arts plastiques et dramatiques.En janvier 2022, « un nouvel appel de projets sera lancé auprès des organismes scolaires qui souhaitent prendre part à des projets novateurs en partenariat avec des organismes culturels, qu\u2019ils figurent ou non au répertoire Culture-Édu- cation », indiquait le MEES, lors de son annonce de septembre 2021.« L\u2019apport culturel est essentiel pour nos élèves ; il peut servir de catalyseur et représenter une source inestimable de motivation dans leur réussite scolaire ainsi que générer un sentiment d\u2019appartenance », avait alors souligné le ministre Roberge, soucieux d\u2019appuyer « sans équivoque » « une meilleure intégration de la culture dans la pédagogie et un meilleur accès pour le milieu scolaire aux œuvres culturelles québécoises ».* Dans les faits, le programme a été implanté dès 1999, avant d\u2019être fusionné avec d\u2019autres initiatives gouvernementales, pour trouver sa forme actuelle.Culture et école vont main dans la main.Nous avons eu le goût de mettre en lumière les initiatives de tous ceux \u2013 profs, artistes, intervenants, etc.\u2013 qui sont animés par un désir d\u2019éveiller les consciences à la culture, au sens large.Bonne lecture.PAGE M6 À M11 LA CULTURE À L\u2019ÉCOLE INEXTRICABLEMENT LIÉES INFOGRAPHIE LE SOLEIL leProgrès SAMEDI 5 MARS 2022 M7 DOSSIER LA CULTURE À L\u2019ÉCOLE DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Pour la première fois depuis dix ans, l\u2019Orchestre symphonique du Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean participera à une activité scolaire.Après avoir donné un concert au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi le 13 mars, ce qui marquera la reprise de ses activités après une pause involontaire de plusieurs mois, la formation dirigée par le chef Jean- Michel Malouf reprendra l\u2019oeuvre phare du programme, Le Carnaval des animaux, au bénéfice de 1000 élèves des niveaux primaire et secondaire.Ils verront les musiciens dans la même salle, entendront la même musique de Saint-Saëns, mais le contexte sera différent.Chaque mouvement sera précédé d\u2019une mise en contexte effectuée par le maestro.Il tracera un lien entre l\u2019animal et l\u2019instrument jumelés avec humour par le compositeur, tout en demandant au musicien de se lever afin que le public garde de cette expérience un souvenir encore plus net.« Les animaux, c\u2019est un bon sujet pour capter l\u2019attention des jeunes.En plus, cette oeuvre possède des couleurs orchestrales intéressantes et nécessite la participation de deux pianistes.Juste leurs instruments, c\u2019est massif comme présence », a souligné Jean-Michel Malouf au cours d\u2019une entrevue téléphonique accordée au Progrès.Il ajoute que ce public est ouvert d\u2019esprit, puisqu\u2019il n\u2019a pas une opinion préétablie au sujet de la musique classique.Si on sait le charmer, il y a de bonnes chances que la partie soit gagnée.Or, c\u2019est ainsi que l\u2019orchestre pourra assurer sa pérennité.Fragilisé par la pandémie, qui a freiné l\u2019élan que lui avait procuré l\u2019arrivée de son jeune chef, il y a six ans, il voit dans cette initiative une occasion de construire l\u2019avenir.« Juste de recevoir 1000 jeunes, ça va rompre avec la morosité.Ça fera du bien à l\u2019âme.En plus, une recherche a démontré que ce genre d\u2019activité a un impact.Elle augmente les chances qu\u2019à l\u2019âge adulte, les participants retournent voir un orchestre », fait valoir le maestro.CHANCE ET BONNE VOLONTÉ Pour que ce projet fonctionne, il a fallu un mélange de chance et de bonne volonté.La chance tient à l\u2019évolution favorable du contexte sanitaire.Quelques semaines de plus en confinement et les trois ateliers seraient passés à la trappe, comme tant de concerts depuis deux ans.Quant à la bonne volonté, elle a émané du programme Culture Éducation de la Ville de Saguenay, ainsi que des centres de services scolaires desservant les communautés de Jonquière, de Chicoutimi et des environs.« Nous étions contents de faire partie du répertoire et de voir 1000 jeunes inscrits aux ateliers.Les centres de ser vices paieront 10 $ par élève, alors que, de notre côté, les frais relèvent d\u2019une enveloppe différente, celle de la programmation régulière », rapporte la directrice générale de l\u2019Orchestre symphonique du Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean, Christine Boily.Quant au travail de médiation effectué en amont, elle et deux musiciens l\u2019ont pris sur leurs épaules.Ils comptent visiter chacune des classes de Chicoutimi, Jonquière, Larouche, Shipshaw et Bégin avant les représentations scolaires.« Encore ce matin, j\u2019ai rencontré un groupe à Shipshaw.J\u2019ai trouvé les jeunes curieux, dynamiques.J\u2019ai été étonnée, aussi, de voir à quel point ils connaissaient les instruments.Ils ont eu du plaisir en essayant de deviner par quel animal ceux-ci étaient représentés dans Le Carnaval, ou l\u2019inverse.Rien que de leur mettre en tête un souvenir positif, de leur faire connaître les sections d\u2019un orchestre, je considère que ce sera bien.Et peut-être qu\u2019un jour, ils auront le goût de faire d\u2019autres sorties avec nous », anticipe Christine Boily.PROGRAMME CULTURE ÉDUCATION 1000 ÉLÈVES VERRONT LE CARNAVAL DES ANIMAUX 1 2 1 Si les membres du Quatuor Saguenay donnent régulièrement des ateliers scolaires, la formation à laquelle ils sont associés, l\u2019Orchestre symphonique du Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean, n\u2019a pas eu ce plaisir depuis dix ans.\u2014 ARCHIVES LE PROGRÈS, JEANNOT LÉVESQUE 2 La directrice générale de l\u2019Orchestre symphonique du Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean, Christine Boily. SAMEDI 5 MARS 2022 leProgrès M8 DOSSIER LA CULTURE À L\u2019ÉCOLE FRANÇOIS HOUDE francois.houde@lenouvelliste.qc.ca La pandémie a évidemment per turbé profondément le monde scolaire, au cours des deux dernières années, mais à travers le tumulte et les inquiétudes émergent de réjouissants constats.Le fait, par exemple, que Secondaire en spectacle se soit maintenu.« Je suis vraiment fière de la corporation de Secondaire en spectacle, clame Jessica Côté, coordonnatrice régionale de Secondaire en spectacle pour la Mauricie.Qu\u2019ils aient réussi à poursuivre les activités malgré la situation, c\u2019est vraiment impressionnant.Une grande part du mérite revient aux responsables locaux parce que l\u2019an dernier, c\u2019était extrêmement difficile.Les élèves ont participé à une version plutôt triste en captation vidéo, l\u2019interprète étant seul de son côté, sans public.Les jeunes sont tellement passionnés qu\u2019ils ont embarqué là-dedans malgré tout.Il aurait été tellement plus facile pour tout le monde de faire une pause d\u2019une année.» En 2022, on a eu l\u2019audace d\u2019organiser des finales en présence malgré les incertitudes devant une situation pandémique pour le moins fluctuante.On a eu la sagacité de repousser les finales locales dans le temps.« Normalement, à cette date-ci, on aurait complété la moitié des finales locales dans la région, mais on a opté pour que toutes les finales aient lieu après la semaine de relâche pendant tout le mois de mars.Les jeunes vont donc pouvoir s\u2019exécuter devant public et sans masque.Une fois de plus, les animateurs se sont rapidement adaptés, ils ont été patients et ça a valu la peine.» Aux yeux de la coordonnatrice régionale et enseignante, la prestation devant public a une très grande valeur.« Au niveau de la confiance en soi et pour le plaisir du travail en groupe, c\u2019est énorme.Ils se produisent devant leurs pairs : c\u2019est majeur pour eux.Sans compter que la version virtuelle excluait tous les techniciens de scène, un volet très important.» On peut comprendre la richesse de l\u2019expérience pour les jeunes, mais qu\u2019en est-il de l\u2019enseignant ?« Moi, répond Jessica Côté, je trouve les arts hyper importants à l\u2019école.Là où j\u2019enseigne [l\u2019école se condaire L e Tremplin, de Sainte-Geneviève-de-Batiscan], on n\u2019offre pas la musique comme option.Si nos musiciens veulent vivre un vrai spectacle, c\u2019est par Secondaire en spectacle que ça passe.Ça leur enseigne l\u2019éthique de travail nécessaire pour monter un spectacle d\u2019envergure.D\u2019ailleurs, je le dis très sincèrement : en Mauricie, tous les spectacles qu\u2019on présente sont bons.» «?JE TRIPE SUR EUX?» L\u2019enseignante est conquise par les apprentissages humains qui en découlent.« Ça ouvre les jeunes aux arts en général parce qu\u2019ils côtoient d\u2019autres artistes, d\u2019autres formes d\u2019expression que la leur.Ce que je trouve beau, en fait, c\u2019est de les voir apprendre différemment.Je vois ces jeunes dans mes classes et je les vois à Secondaire en spectacle où ils apprennent par pure passion et c\u2019est complètement dif- férent.C\u2019est très précieux.» Cela fait aujourd\u2019hui 20 ans que Jessica Côté s\u2019y implique, essentiellement parce qu\u2019elle y assiste à l\u2019épanouissement de nombreux élèves.« Moi, je tripe sur eux ; je les trouve très beaux.C\u2019est renversant de voir à quel point ils s\u2019y montrent audacieux et engagés.C\u2019est magnifique de les voir aller.» La valeur de l\u2019expérience ne se limite d\u2019ailleurs pas aux participants.« Il y a des jeunes qui viennent assister au spectacle à cause d\u2019un ami qui y chante et c\u2019est le seul spectacle en salle qu\u2019ils vont voir dans leur vie.Il faut bien être conscient qu\u2019il y a une portion plus importante qu\u2019on pense dans la population qui ne va jamais voir de spectacles en salle ; ils vont au cinéma, mais c\u2019est tout.Je pense que certains de nos spectateurs vont retourner en salle plus tard simplement parce que, adolescents, ils ont vécu une expérience positive avec Secondaire en spectacle.» La bonne nouvelle, c\u2019est que la valeur de la chose, un peu abstraite aux yeux de certains, est reconnue par les autorités, si bien que Secondaire en spectacle existe toujours après 27 ans (23 en Mauricie), et survit même à la pandémie.SECONDAIRE EN SPECTACLE APPRENDRE PAR LA PASSION Enseignante et coordonnatrice régionale de Secondaire en spectacle pour la Mauricie, Jessica Côté demeure, après 20 ans d\u2019implication, aussi enthousiaste sur ce qu\u2019apporte aux jeunes cette activité.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, SYLVAIN MAYER leProgrès SAMEDI 5 MARS 2022 M9 DOSSIER LA CULTURE À L\u2019ÉCOLE STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca Ceux et celles qui ont vu le film Monsieur Lazhar de Philippe Falardeau se souviennent peut- être de la scène où l\u2019enseignant annonce à ses collègues qu\u2019il souhaite emmener ses élèves de 6e année voir Le malade imaginaire de Molière.Le professeur d\u2019éducation physique lui réplique sarcastiquement?: «?Ils vont être surexcités à l\u2019idée?!?» Un court extrait soulevant malgré tout une question pertinente : pour que la culture occupe la place espérée à l\u2019école, ne fau- drait-il pas qu\u2019une vaste majorité du personnel enseignant (et pas seulement les professeurs titulaires ou ceux des classes d\u2019art) y soit sensible ou à tout le moins ne soit pas un frein ?C\u2019est la tendance qu\u2019on souhaite installer depuis quatre ans et demi à la faculté d\u2019éducation de l\u2019Université de Sherbrooke (UdeS), par le truchement du p ro g ra m m e Pa ss e u rs cu l tu- rels.Depuis l\u2019automne 2017, l e s é tu d i a nt s d e s d i f f é re nt s programmes de premier cycle peuvent voir deux spectacles gratuits par année, ainsi qu\u2019une sélection de plusieurs autres (majoritairement en théâtre, danse et cirque) à environ 15 $ le billet seulement.Ils ont aussi accès à des activités de médiation culturelle par la suite.Mais rien d\u2019obligatoire dans le processus.« L\u2019idée n\u2019est pas de les former à ce qu\u2019ils enseigneront plus tard, mais bien de les aider à se constituer un bagage culturel le plus vaste possible, à développer des réflexes culturels au même titre que de bonnes habitudes de vie, comme bien manger ou faire de l\u2019exercice », résume Martin Lépine, cofondateur des Passeurs avec le directeur du Centre culturel de l\u2019Université de Sherbrooke, Mario Trépanier.« Si on souhaite que les ensei- g nants du Québ e c et autres acteurs en éducation soient des multiplicateurs importants en matière d\u2019arts et culture, ne devrait-on pas s\u2019assurer qu\u2019ils aient quelques privilèges pour acquérir tout un bagage culturel à transmettre à nos enfants ?C \u2019e s t c e q u i s e f a i t d é j à e n Eu r o p e , o ù l e s e n s e i g n a n t s ont, par exemple, des cartes privilèges pour entrer dans des musées gratuitement.Bref, une formule pour que, lorsqu\u2019on devient enseignant, on comprenne très bien qu\u2019on a un rôle culturel fondateur », ajoute celui qui est aussi spécialiste de la didactique du français et vice-doyen à la formation et à la culture.PÉRENNISÉS Lancés sous forme de projet pilote triennal, financé par le ministère de la Culture et l\u2019UdeS, les Passeurs culturels ont été pérennisés en janvier dernier, encore une fois grâce au ministère de la Culture, mais aussi des étudiants eux-mêmes.Les quelque 2000 membres de l\u2019association étudiante ont accepté à 96,1 % d\u2019instaurer des frais obligatoires de 8 $ par trimestre par étudiant.« Et une semaine plus tard, l\u2019association des étudiants de la Faculté d\u2019éducation physique et sportive, profil enseignement, a voté pour la même chose », ajoute Martin Lépine.« Même si le programme a toujours été volontaire, ce sont plus des deux tiers des étudiants qui y ont adhéré, poursuit-il.Et quand nous avons évalué les retombées, 90 % des participants ont répondu que cela les avait encouragés à aller voir plus d\u2019arts de la scène, tandis que 92 % disaient qu\u2019ils avaient envie de continuer dans leur vie professionnelle et personnelle \u2013 alors qu\u2019au départ, certains avouaient que c\u2019était la première fois qu\u2019ils allaient au théâtre ! » S\u2019il est encore tôt pour évaluer les effets des Passeurs dans les milieux scolaires investis par les diplômés sherbrookois (ce que compte bien faire Martin Lépine d\u2019ici quelques années), les Passeurs culturels ont déjà inspiré des initiatives similaires dans d\u2019autres universités, dont l\u2019Université Laval, l\u2019UQTR (Trois-Rivières), l\u2019UQO (Outaouais) et l\u2019UQAT (Abitibi-Témiscamingue).Quant aux 50 M $ annoncés en novembre pour « accroître l\u2019accès, pour le milieu scolaire, aux œuvres culturelles québécoises et assurer une meilleure intégration de la culture en pédagogie », Martin Lépine espère qu\u2019ils serviront de tremplin, et non de succédané aux véritables expériences culturelles.Le vice-doyen dit comprendre qu\u2019en contexte pandémique, le gouvernement ait mis l\u2019accent sur le numérique (plateforme numérique, livres numériques, accès à des œuvres d\u2019art numériques, création par les jeunes de capsules Web\u2026).« Mais toutes les recherches sur la mémoire et la rétention d\u2019information démontrent que c\u2019est quand l\u2019expérience est la plus globale possible et que tous les sens sont sollicités qu\u2019on s\u2019en souvient le mieux.» PROGRAMME PASSEURS CULTURELS DES ENSEIGNANTS AUX SAINES HABITUDES CULTURELLES Martin Lépine, cofondateur du programme Passeurs culturels.\u2014ARCHIVES LA TRIBUNE «?Pourtant, la première compétence dans le référentiel sur l\u2019enseignement, c\u2019est sur la culture?: on parle d\u2019un \u201cprofessionnel cultivé\u201d.?» \u2014 Martin Lépine SAMEDI 5 MARS 2022 leProgrès M10 DOSSIER LA CULTURE À L\u2019ÉCOLE ISABEL AUTHIER isabel.authier@lavoixdelest.ca «La musique, c\u2019est bon pour le moral.» Pour Rosalie Tremblay- Vallières, le programme musique- études de l\u2019école secondaire Massey-Vanier de Cowansville occupe une place fondamentale dans sa vie d\u2019adolescente.Non seulement elle y a trouvé un solide groupe d\u2019amis, mais tout son parcours scolaire s\u2019en est trouvé enrichi.Aujourd\u2019hui finissante, la jeune fille est inscrite au programme depuis son arrivée au secondaire.Elle a joué de plusieurs instruments pour finalement jeter son dévolu sur le trombone.« Jouer de la musique me rend heureuse.Et il y a tellement une belle chimie avec les élèves et les profs », dit-elle, convaincue que la musique a contribué à sa réussite.« En musique, il faut être concentré, pratiquer et avoir une éthique de travail.Ce sont toutes des méthodes qu\u2019on peut utiliser dans nos cours.» Alors que les sportifs ont dû mettre leur passion sur pause durant la pandémie, les musiciens, eux, ont pu continuer à jouer, malgré la distanciation.Cet exutoire, croit-elle, a fait un bien fou.L e s d e u x e n s e i g n a n t e s e n musique, Isabelle St-Hilaire et Véronique Gagnon, sont aux premières loges pour le constater.À raison de dix périodes de 75 minutes par cycle de neuf jours, le programme offre une plus-value pour les quelque 100 élèves qui y participent.Mme St-Hilaire souligne à quel point la musique contribue à rehausser le sentiment de fierté, l\u2019ouverture d\u2019esprit, l\u2019estime de soi et le sentiment d\u2019appartenance chez ses élèves.« On les côtoie sur cinq ans et on devient une seconde famille pour eux.Les activités musicales et humaines qu\u2019ils vivent leur permettent de développer une attitude positive et un regard différent sur leur environnement.Ça leur fait découvrir des parcelles d\u2019extraordinaire dans l\u2019ordinaire de la vie », note l\u2019enseignante.À L\u2019ÉCOLE ET AILLEURS Sa collègue Véronique Gagnon, elle-même issue de ce programme musique-études, explique que le groupe est très actif à l\u2019école et à l\u2019extérieur.Durant une année scolaire habituelle, plusieurs concerts sont présentés devant public.Les jeunes du primaire de la région s o nt é ga l e m e nt c o nv i é s, e n décembre, à quelques représentations d\u2019un conte de Noël musical, devenu une tradition depuis une quinzaine d\u2019années.L es musiciens visi tent des écoles, des résidences pour aînés, mais jouent aussi dans la rue lors du défilé de Noël de la municipalité.« On emmène également nos élèves des secondaires 3, 4 et 5 en compétition en Amérique du Nord et, chaque année, on revient avec de beaux trophées », indique Mme Gagnon.Instruments à vent, percussions, batterie, basse électrique, piano, guitare, tout y est.Bien sûr, c\u2019est l\u2019harmonie d\u2019ensemble à vent qui domine.À travers elle, les jeunes touchent à la musique classique, populaire et même de film.« En concours, le répertoire est plus traditionnel, mais on fait aussi du jazz.» Des invités prestigieux du monde musical viennent d\u2019ailleurs jouer avec la formation, lors de son concert de jazz annuel.Véronique Gagnon ne cache pas sa joie de voir ses jeunes musiciens reprendre un rythme normal, où tout sera de nouveau possible.« Ils sont contents de faire des concerts devant public et de repartir en compétition.» Qu\u2019ils soient néophytes ou plus expérimentés, le programme s\u2019adresse à tous les élèves, insiste de son côté Isabelle St-Hilaire.Pour leur faciliter les choses, les instruments leur sont prêtés pour l\u2019année.Le but avoué : faire naître chez chacun d\u2019entre eux le plaisir et le goût de la découverte.Convaincue et convaincante, Mme St-Hilaire cite le sociologue français Jean-Claude Forquin, qui affirmait que « la culture est à la fois la source, la substance et la finalité de l\u2019école ».« L\u2019é c o l e e s t u n m i l i e u d e culture ; c \u2019est un incontournable pour les élèves.La culture intéresse encore nos jeunes ! » termine-t-elle.PROGRAMME MUSIQUE-ÉTUDES «LA MUSIQUE, C\u2019EST BON POUR LE MORAL» 1 2 «Ça leur fait découvrir des parcelles d\u2019extraordinaire dans l\u2019ordinaire de la vie.» \u2014 Isabelle St-Hilaire 1 En décembre, les jeunes des secondaires 3, 4 et 5 offrent un conte musical de Noël aux élèves des écoles primaires environnantes.L\u2019événement est devenu une tradition depuis une quinzaine d\u2019années.\u2014 PHOTOS COURTOISIE 2 Les jeunes musiciens participent à chaque défilé de Noël de la municipalité de Cowansville. leProgrès SAMEDI 5 MARS 2022 M11 DOSSIER LA CULTURE À L\u2019ÉCOLE LÉA HARVEY lharvey@lesoleil.com Depuis 2010, Le Festif! cultive un lien précieux avec son public bigarré et les artistes qui montent sur ses scènes uniques.Mais le secret du festival de musique de Baie-Saint-Paul, c\u2019est aussi la confiance qu\u2019il a établie avec sa communauté, affirme Clément Turgeon au bout du fil.Pour le directeur général et artistique du Festif ! , il était donc important de redonner à ses festivaliers locaux.C\u2019est ainsi que naît, en 2018, Le Festif ! à l\u2019école.« On a beaucoup développé notre notoriété pour attirer des gens de l\u2019extérieur [de Charle- voix].On voulait revenir à nos bases pour gâter notre communauté le reste de l\u2019année », explique le fondateur du Festif ! .Si le volet scolaire a démarré à Baie-Saint-Paul, à La Mal- baie, puis dans tout Charlevoix, il a lentement attiré l\u2019attention d\u2019autres villes et villages.Pour sa cinquième année, l\u2019organisation a récemment visité 38 écoles primaires et secondaires réparties dans sept régions de la province.Émile Bilodeau, Karim Ouellet et Alaclair Ensemble ont été les premiers artistes à offrir une conférence, une performance musicale et des ateliers aux élèves de Charlevoix.L\u2019édition 2021-2022 a quant à elle rassemblé 11 musiciens prêts à partager leur savoir.« Au Festif ! , on est des jeunes de Charle- voix.Nous, à l\u2019époque on aurait aimé avoir des spectacles d\u2019artistes connus et de pouvoir les rencontrer.[\u2026] » « Personnellement, je n\u2019étais pas nécessairement un étudiant modèle.Je ne cadrais pas dans l e m o u l e s c o l a i r e n o r m a l .J\u2019étais déjà artistique.Je pense donc qu\u2019on répond à un besoin important », souligne Clément Turgeon, qui voit en ce volet du Festif ! l\u2019occasion d\u2019inspirer les jeunes vers des métiers non traditionnels.Selon lui, ce sont les petits gestes qui font la différence.Les initiatives comme Le Festif ! à l\u2019école permettent d\u2019ailleurs à des étudiants en région d\u2019avoir accès à une offre culturelle diversifiée.En ville, les spectacles, sorties au théâtre ou au musée vont de soi.Or, ce n\u2019est pas toujours le cas pour les établissements qui doivent au préalable louer des autobus et entreprendre un voyage de 75 minutes et plus, fait remarquer le directeur général, qui déplore le « déséquilibre » entre les subventions pour les projets culturels en ville et en région.Du point de vue de l\u2019éducation, Le Festif ! à l\u2019école offre également à certains jeunes un premier contact avec un spectacle de musique.Ils apprennent ainsi les bons comportements à adopter dans ce genre d\u2019événement, explique l\u2019homme passionné.Si les défis sont grands pour les organismes culturels basés loin des capitales et des métropoles, Clément Turgeon et son équipe espèrent pérenniser Le Festif ! à l\u2019école.Afin d\u2019en faire un programme scolaire récurrent et accessible à plusieurs établissements scolaires, partout au Québec.LE FESTIF! JUSQU\u2019AUX BANCS D\u2019ÉCOLE Louis-Jean Cormier a récemment visité les élèves du Centre éducatif Saint- Aubin, à Baie-Saint-Paul.\u2014 PHOTO COURTOISIE Lorsque les scientifiques se sont mis à parler de gouttelettes et d\u2019aérosols, en mars 2020, Valérie Peters et ses collègues se sont vite doutés que chorales et instruments à vent seraient retirés des salles de classe.Pas question pour autant de baisser les bras.Au fil des mois et des vagues, voyant plusieurs jeunes privés de cours de musique \u2013 alors qu\u2019ils en avaient le plus besoin \u2013, Valérie Peters a rassemblé son équipe de recherche.Ensemble, ils ont publié un rapport préliminaire, en septembre 2020, il lustrant les solutions offertes aux enseignants et aux directions d\u2019écoles.Pour que la pratique de la musique soit préservée partout de façon égalitaire.Tout en étant sécuritaire.« Ce n\u2019est pas seulement l\u2019interdiction qui était dommage.C\u2019était l\u2019application variable des consignes.Parce que toi tu ne pouvais pas faire ci ou ça, mais ton collègue, dans un autre centre de services, lui, il pouvait », explique la professeure titulaire à la faculté de musique de l\u2019Université Laval.L\u2019ancienne enseignante de musique au secondaire a d\u2019ailleurs rapidement senti le besoin de documenter notamment « les impacts du COVID-19 sur l\u2019enseignement des arts-musique dans les établissements scolaires ».Si la chercheuse cumule toujours ses données, elle souligne toutefois quelques craintes qui habitent le milieu de la musique, telle que la fermeture de programmes scolaires.Pour plusieurs élèves, les cours en ligne ou l\u2019interdiction des rassemblements ont causé une grande perte de motivation.Selon Valérie Peters, la pandémie a aussi remis en lumière un problème sociétal important : la hiérarchie des matières.« On est dans une société qui valorise les chemins qui mènent vers l\u2019argent.Dans une école, ça dépend de la vision des parents et de la valeur qu\u2019ils accordent aux arts.[\u2026] Ça fait pourtant des années qu\u2019on démontre les bienfaits de la musique », déplore la chercheuse.Pour elle, il est inconcevable que, en 2022, l\u2019image de « pelleter des nuages » colle encore à la peau des élèves, qu\u2019ils soient au primaire, au secondaire, au cégep ou à l\u2019université.Alors que les voies professionnelles sont d i v e r s e s e t l e s études illustrant l\u2019importance de la musique, multiples.« Q u \u2019e s t- c e q u e ça va prendre pour qu\u2019on ne soit plus obligé de se battre pour montrer la puissance de la musique », se demande celle qui espère, d\u2019ici la fin de sa carrière, avoir résolu cette fameuse question grâce à ses recherches.LÉA HARVEY, LE SOLEIL COURS DE MUSIQUE AUSSI IMPORTANTE QUE LES MATHS SAMEDI 5 MARS 2022 leProgrès M12 Cette décision de devenir maman à la maison n\u2019était pas nécessairement préméditée pour Vanessa et son conjoint lorsqu\u2019ils ont décidé, en 2013, de fonder une famille.Toutefois, lors de son retour au travail après son congé de maternité, la jeune femme s\u2019est sentie happée par la maternité, ressentant le besoin et l\u2019envie irrépressible de rester auprès de son enfant, aux premières loges du début de sa vie.Ce n\u2019est finalement que lors de sa troisième grossesse que cette perspective de rester à la maison s\u2019accentue, alors que la vie familiale prend une tournure d\u2019un marathon éreintant.« Au moment de ma troisième grossesse, j\u2019avais déjà l\u2019impression de courir après le temps.La course folle commençait dès le matin puisque je devais aller porter les enfants dans deux garderies différentes.Après ma journée de travail, c\u2019était la routine qui continuait, toujours en version accélérée.Je me sentais éparpillée, mais pas accomplie, puisque j\u2019étais investie à moitié dans tout, entre mon rôle de maman et celui d\u2019adjointe administrative », raconte-t-elle.Cette prise de conscience a finalement été l\u2019élément déclencheur qui a engendré cette décision : celle de devenir maman à la maison.« Je pense que cette décision allait de soi, car c\u2019est ce que mon cœur et ma tête m\u2019indiquaient de faire.Nous avons tout de même rencontré un planificateur financier pour vérifier la faisabilité de notre projet.En considérant mon travail à temps plein avec trois enfants, nous avons calculé une différence monétaire annuelle de cinq dollars environ ! Pour tous les bénéfices que nous allions gagner en termes de qualité de vie, cette décision n\u2019était pas monnayable à nos yeux.Aussitôt la décision prise, je me suis sentie au bon endroit au bon moment et j\u2019ai su que nous avions fait le bon choix pour notre famille ».Parmi les avantages, la diminution du stress apparaît en tête de liste.La vie est plus douce et lente, de sorte que Vanessa peut profiter pleinement de chaque instant auprès de ses enfants et assister aux premières fois ainsi qu\u2019à l\u2019évolution de chacun d\u2019eux.Est-ce que les planchers de sa maison sont toujours reluisants ?Est-ce qu\u2019il y a toujours un repas au four et une tarte fraîchement cuisinée ?Non ! Même si Vanessa se faisait un point d\u2019honneur au tout début à cuisiner son pain et à préparer des collations maison, elle est aujourd\u2019hui moins exigeante envers elle-même et accorde davantage d\u2019importance au plaisir de cultiver des moments de qualité avec ses enfants plutôt que d\u2019endosser un rôle de « superwoman », vêtue d\u2019un tablier.Cette réalité de maman à la maison peut paraître déstabilisante, car il n\u2019est pas rare de se définir à travers son travail.Vanessa est une jeune maman, mais aussi une femme et une amie et c\u2019est dans cette trilogie qu\u2019elle retrouve un équilibre de vie lui permettant de s\u2019accomplir pleinement.Ce choix de vie il est beau et énonciateur de tout le chemin parcouru pour permettre aux femmes d\u2019être tout simplement ce qu\u2019elles ont envie d\u2019être, mère au foyer ou femme de carrière dans l\u2019univers des possibles ! MÈRE AU FOYER Bonheur multiplié, stress allégé ! VALÉRIE LEFEBVRE I Rédactrice publicitaire vlefebvre@lequotidien.com Avec tout le chemin parcouru historiquement dans l\u2019émancipation des femmes, on pourrait croire que choisir délibérément de demeurer mère au foyer en 2022 est un retour à de vieilles idéologies.Dès lors, cette conception de mère au foyer nous renvoie à des carcans sociétaux d\u2019époque avec la réalité en noir et blanc des années 50 où les femmes occupaient le rôle de ménagères, revêtant leur tablier de jour et leur plus belle robe le soir venu pour accueillir leur mari.Heureusement, cette époque est révolue et aujourd\u2019hui, c\u2019est tout simplement par choix que certaines femmes décident de se consacrer entièrement à leur famille en étant mère au foyer.C\u2019est d\u2019ailleurs ce que Vanessa Tremblay, maman de cinq enfants, s\u2019évertue à faire depuis six ans maintenant.Un rôle valorisant qui, selon la jeune maman de 33 ans, n\u2019a pas de prix ! PROMOTION La famille, composée de cinq enfants âgés entre neuf ans et 13 mois est maintenant complète ! PHOTO: COURTOISIE L\u2019avenir se conjugue au nous csn.qc.ca 8 MARS | Journée internationale des droits des femmes 0088443 leProgrès SAMEDI 5 MARS 2022 M13 Valérie Levesque et Jennifer Henry, ont toutes deux grandi dans l\u2019industrie du jeu vidéo.Pour Valérie, la passion du jeu n\u2019a pas de genre, bien au contraire, elle rallie les gens qui ont des intérêts communs, autant les femmes que les hommes.Étant la première femme au Québec à devenir partenaire de la plateforme Facebook Gaming, Valérie a une communauté très hétéroclite, et inclusive, composée de gens de tous les horizons.Statistiquement parlant, son audience se compose de 62 % de femmes et de 37 % d\u2019hommes.« Depuis que je suis toute jeune, j\u2019ai toujours été attirée par l\u2019univers fantaisiste des jeux vidéo.Je suis consciente qu\u2019il existe encore des stéréotypes associés à cette industrie et qu\u2019il y a du chemin à faire pour l\u2019égalité des sexes.Cependant, j\u2019ai toujours fait abstraction des genres dans ce milieu, car pour moi le but est que tout le monde puisse se rassembler autour d\u2019une même passion et développer certaines habiletés qui sont très valorisantes, comme l\u2019esprit d\u2019analyse et la rapidité d\u2019exécution », explique la jeune femme avec passion.Jennifer Henry, elle, travaille comme programmeuse chez Ubisoft depuis 15 ans.« J\u2019ai toujours gravité dans le domaine de l\u2019informatique, puisque mes parents y travaillaient.Dès l\u2019âge de 13 ans, mon père m\u2019a d\u2019ailleurs initiée à la programmation informatique.C\u2019était une évidence pour moi de me diriger vers ce domaine et j\u2019ai été soutenue et encouragée par mes parents.Je suis tout de même consciente que la parité des sexes n\u2019est pas gagnée dans ce domaine et qu\u2019elle peut être un obstacle pour les femmes à vouloir rejoindre l\u2019industrie des jeux vidéo », témoigne la programmeuse, également chef d\u2019équipe chez Ubisoft Saguenay.Selon Laura-Jessica Boudreault, coordonnatrice aux communications chez Ubisoft Saguenay, il faut travailler en amont avec les écoles pour essayer d\u2019attirer les femmes dans le milieu des sciences, de la technologie, de l\u2019informatique et des mathématiques.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qu\u2019Ubisoft s\u2019affaire à faire depuis les dix dernières années, grâce à des modèles féminins et positifs comme Jennifer, qui se porte volontaire pour aller à la rencontre des jeunes filles et ouvrir la discussion sur la place des femmes dans l\u2019industrie des jeux vidéo.« C\u2019est un chantier sur le long terme, car il s\u2019agit de changements culturels, mais nos actions se feront certainement ressentir dans quelques années, lorsque les femmes seront plus nombreuses à rejoindre le domaine de la programmation et des jeux vidéo », de conclure Mme Henry.Source : https://theesa.ca/wp-content/ uploads/2019/11/ Secteurcanadiendujeuvideo2019_ FR.pdf L\u2019UNIVERS DU JEU VIDÉO Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus ?VALÉRIE LEFEBVRE I Rédactrice publicitaire vlefebvre@lequotidien.com L\u2019industrie du jeu vidéo est encore à ce jour composée essentiellement d\u2019hommes.En effet, en 2019, les femmes représentaient environ 19 % de la main-d\u2019œuvre directe, soit une légère hausse par rapport à 2017, où elles représentaient 16 % de la main-d\u2019œuvre du secteur canadien du jeu vidéo.Pendant très longtemps, les jeux vidéo étaient dès lors prisés par la gent masculine, autant en ce qui concerne les joueurs que les producteurs.Le manque de représentativité de la femme dans les jeux vidéo y est sans doute pour beaucoup ainsi que la violence et les protagonistes majoritairement masculins.À l\u2019ère actuelle, la femme se fraie tranquillement un chemin dans cet univers virtuel, déboulonnant les mythes, vers une équité des genres.PROMOTION Valérie Lévesque est la première femme au Québec à devenir une partenaire de la plateforme Facebook Gaming.PHOTO : COURTOISIE Jennifer Henry est programmeuse chez Ubisoft depuis 15 ans.PHOTO : COURTOISIE 0087344 SAMEDI 5 MARS 2022 leProgrès M14 Un constat désolant Lors des élections provinciales de 2018, les femmes ont représenté 47,4 % des candidats en lice pour les quatre principaux partis.C\u2019était la première fois dans l\u2019histoire du Québec qu\u2019on atteignait la parité.Au niveau municipal, cependant, la partie était loin d\u2019être gagnée.« La proportion de mairesses n\u2019atteint qu\u2019un maigre 18,9 %.Les conseillères forment une cohorte de 34,5 %, encore à distance de la parité.Au rythme actuel, il faudra attendre 2042 pour obtenir 50 % de conseillères, et 2088 pour arriver à 50 % de mairesses », déplorait alors Thérèse Mailloux, présidente du conseil d\u2019administration du Groupe Femme, Politique et Démocratie.Plus de femmes Selon les données du ministère des Affaires municipales et de l\u2019habitation (MAMH), les femmes ont représenté 35,5 % des candidates lors des élections du 7 novembre 2021, une augmentation d\u2019environ 4 % par rapport aux élections de 2017 alors que la croissance tournait autour de 1 % lors des élections précédentes.Concrètement, à la fin de la période des mises en candidature, 4321 femmes étaient officiellement dans la course pour se tenter de se faire élire comme mairesses ou comme conseillères, soit 277 de plus que les 4044 candidates inscrites aux élections de 2017.Esther Lapointe, directrice générale du Groupe Femmes, Politique et Démocratie, considère que certaines mairesses ont été perçues comme des modèles pour bon nombre de nouvelles candidates.Elle attribue la hausse des candidatures féminines notamment à Valérie Plante, première femme élue à la tête de la ville de Montréal.Cette dernière a d\u2019ailleurs obtenu un second mandat avec une majorité confortable contre l\u2019ancien maire Denis Coderre.Madame Plante doit se sentir moins seule aujourd\u2019hui.Sur la rive sud de Montréal, l\u2019ancienne député péquiste Catherine Fournier occupe maintenant le poste de mairesse de Longueuil.France Bélisle à Gatineau, Julie Bourdon à Granby, Évelyne Beaudin à Sherbrooke et Julie Dufour à Saguenay figurent parmi les nouvelles femmes élues à la plus haute fonction municipale de villes importantes du Québec.Et il s\u2019en est fallu de bien peu pour que Marie-Josée Savard en fasse autant à Québec.Cap sur les élections provinciales Ce vent de changement soufflera- t-il à nouveau sur les prochaines élections municipales, l\u2019automne prochain?Si Dominique Anglade est la seule cheffe de parti à aspirer au titre de Première ministre pour le parti Libéral, il y aura sans doute plusieurs nouvelles candidates qui se feront élire dans l\u2019une ou l\u2019autre des 125 circonscriptions provinciales.Nous leur souhaitons la meilleure des chances.L\u2019an dernier, à l\u2019occasion de la Journée internationale des femmes, des organisations unissaient leurs voix afin de persuader plus de femmes à faire le saut en politique municipale en vue des élections prévues l\u2019automne suivant.Tant l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) que la Fédération québécoise des municipalités (FQM) espéraient atteindre la zone paritaire, soit entre 40 % et 60 % de candidates féminines sur l\u2019ensemble du Québec.Un an plus tard, bien que le seuil de 40 % n\u2019ait pas été atteint, force est d\u2019admettre que leurs efforts ont porté fruit.PROMOTION ÉLECTIONS MUNICIPALES Les femmes ont enfin pris leur place\u2026 ou presque Certi?cation | Fiscalité | Conseil Ensemble, dans vos projets! Un éventail de services o?erts a?n de propulser vos a?aires : certi?cation, ?scalité, conseils ?nanciers, en management, en ressources humaines et en numérique.Plus de 100 bureaux, dont 11 dans la région.rcgt.com Chantale Harvey, CPA, CGA \u2013 Associée \u2013 Certi?cation Mélissa Tremblay, CPA, CA, MBA \u2013 Associée \u2013 Certi?cation Nathalie Tremblay, CPA, CA, M.Fisc.\u2013 Associée \u2013 Fiscalité 0089316 leProgrès SAMEDI 5 MARS 2022 M15 Si j\u2019étais un homme\u2026 Toutefois, les athlètes canadiennes n\u2019ont pas encore toute la reconnaissance qu\u2019elles méritent dans notre sport national, le hockey.Dans la récente victoire du Canada contre les États-Unis en finale du hockey féminin à Beijing, Marie-Philip Poulin, une athlète de Beauceville, a écrit une page d\u2019histoire en marquant le but qui a procuré la médaille d\u2019or au Canada dans trois jeux différents (2010, 2014 et 2022).Deux jours plus tard, une caricature d\u2019André-Philippe Côté, partagée par plus de 3600 abonnés sur Facebook, nous rappelait une dure réalité, soit que celle qu\u2019on surnomme la Sydney Crosby féminine gagnerait sans doute 10 millions par année si elle était un homme.L\u2019exploit de l\u2019athlète de 30 ans lui a valu d\u2019être invitée à se joindre à l\u2019équipe des Lions de Trois- Rivières dans la Ligue de la côte est (ECHL).Marie-Philip Poulin a toutefois décliné l\u2019offre, disant vouloir concentrer ses efforts à doter le Canada d\u2019une ligue professionnelle féminine.Il y a en effet fort à parier que bon nombre d\u2019amateurs seraient prêts à payer pour assister à des matchs de hockey féminin, où la quasi absence de contacts physiques laisse place à de belles pièces de jeu.De toute façon, les salaires dans la ECHL sont à des années-lumière de ce que gagnent les joueurs de la Ligue nationale.Pour la saison 2019-2020, le salaire minimum d\u2019un hockeyeur dans cette ligue était à peine supérieur à 10 000 $, alors que dans la Ligue américaine, il était de 51 000 $.Dans l\u2019administration du Canadien Il reste encore à Marie-Philip quelques années de carrière comme joueuse.Toutefois, selon l\u2019animateur Jeff Marek de Hockey Night in Canada, le Canadien de Montréal aurait déjà discuté avec son agence afin de connaître ses plans après les Jeux.Le Tricolore l\u2019aurait pressentie pour un poste au niveau du développement des joueurs, sans toutefois lui avoir fait d\u2019offre formelle.Après la mauvaise presse entourant la sélection de Logan Mailloux, l\u2019été dernier, le Canadien a décidé d\u2019embaucher la journaliste Chantal Machabée à titre de vice-présidente, communications.Le propriétaire, Geoff Molson, n\u2019a pas caché son intention d\u2019ajouter d\u2019autres femmes à l\u2019équipe de direction du club afin de favoriser la diversité dans ce monde d\u2019hommes.Danièle Sauvageau, Émilie Castonguay, Manon Rhéaume et, bien sûr, Marie-Philip Poulin sont au nombre des candidates dont les noms ont circulé.L\u2019exemple de U.S.Soccer À la suite d\u2019un recours collectif déposé par les vingt-huit joueuses de l\u2019équipe féminine de soccer des États-Unis, championne du monde en France en 2019, la Fédération américaine de soccer s\u2019est engagée à payer l\u2019équipe nationale féminine au même niveau que l\u2019équipe masculine.Espérons que cette entente pavera la voie à de meilleures conditions salariales pour les athlètes féminines, tous sports confondus.Les athlètes féminines méritent d\u2019être mieux payées L\u2019été dernier, les athlètes féminines récoltaient 18 des 24 médailles du Canada aux Jeux de Tokyo, permettant au pays d\u2019établir un nouveau record à des Jeux olympiques d\u2019été non boycottés.En 2016, à Rio, elles avaient obtenu 87 % des médailles du Canada, alors qu\u2019elles représentaient 59 % de la délégation.Que de chemin parcouru depuis que Fanny Rosenfeld, une immigrante russe, remporta la toute première médaille olympique canadienne en athlétisme féminin aux jeux d\u2019Amsterdam en 1928.PROMOTION ANDRÉE LAFOREST DÉPUTÉEDECHICOUTIMI Célébrons ensemble la Journée internationale des droits des femmes! 0089373 NORMAND BOIVIN nboivn@lequotidien.com entre elle et lui PATRICIA RAINVILLE prainville@lequotidien.com J e n\u2019ai pas vécu à l\u2019époque de l\u2019URSS.En fait, oui, un peu, mais elle était déjà dissoute lorsque j\u2019ai commencé l\u2019école primaire, si bien que je n\u2019en ai aucun souvenir.Je me rappelle tout de même que les cartes géographiques qui décoraient les murs des classes, au primaire, montraient encore l\u2019immense URSS comme étant un pays.Le beau globe terrestre, hérité de mon grand-père et qui trônait dans ma chambre, aussi.Je me souviens d\u2019ailleurs que je ne comprenais pas pourquoi on utilisait ces lettres pour désigner la Russie.Probablement que nos enseignants nous l\u2019ont expliqué à l\u2019époque, ou peut-être pas non plus, mais quoi qu\u2019il en soit, l\u2019URSS, j\u2019ai appris ce que c\u2019était bien des années plus tard.Je lis mon collègue Normand Boivin, qui confie avoir vécu avec la peur des Soviétiques et de la menace nucléaire, et j\u2019ai de la misère à croire qu\u2019on peut craindre une nation de la sorte.Le nucléaire n\u2019était pour moi qu\u2019un lointain concept, brandi par-ci, par-là, uniquement pour faire frémir l\u2019ennemi.Et l\u2019ennemi, c\u2019était des dirigeants de contrées bien lointaines, vivant à des années-lumière de nos démocraties.Évidemment, j\u2019ai appris dans mes cours d\u2019histoire au cégep et à l\u2019université ce qu\u2019avait été réellement la Guerre froide.Je l\u2019ai aussi appris en écoutant des documentaires et en lisant à ce sujet.Mais jamais je n\u2019aurais pensé que cet état de peur face à la guerre pouvait nous atteindre d\u2019aussi près.Sans vouloir faire un mauvais jeu de mots, cet état de peur s\u2019est pourtant abattu pratiquement du jour au lendemain, lorsque la Russie a envahi l\u2019Ukraine.C\u2019était il y a quelques jours à peine.Et notre façon de voir le monde a complètement changé.Ma génération n\u2019avait jusqu\u2019ici jamais vraiment vécu cet état.Comme bien d\u2019autres, je suis depuis rivée à mon téléviseur et à mon cellulaire, suivant les moindres développements de ce conflit.Suivre une guerre en direct à la télé et sur le Web est quelque chose de complètement surréaliste.Je me dis toujours qu\u2019il devait être bien compliqué d\u2019être informé en temps réel, impossible même, il y a de ça quelques décennies à peine.Prenez seulement la catastrophe de Tchernobyl, qui a fait la manchette deux jours après l\u2019accident.Aujourd\u2019hui, Poutine annonce en direct à la télé qu\u2019il envahit un autre pays.Et je ne sais pas pour vous, mais toutes les autres nouvelles me semblent bien futiles lorsqu\u2019on voit les citoyens ukrainiens préparer des cocktails Molotov pour se défendre de la deuxième plus puissante armée du monde.Même les nouvelles liées à la pandémie passent au second plan lorsqu\u2019on voit des dizaines de milliers de gens fuir leur pays en guerre avec sous le bras leurs enfants et quelques effets personnels.Nos petits problèmes deviennent bien niaiseux, lorsqu\u2019on voit des jeunes hommes et des plus âgés prendre une arme dans leurs mains pour la première fois, désireux de défendre leur patrie.Surtout, les manifestations d\u2019Ottawa pour une soi-disant liberté, qui ont fait la manchette durant des jours et des jours, me semblent bien lointaines, lorsqu\u2019on voit des manifestants russes sortir dans les rues à leurs risques et périls \u2013 pas au sens figuré \u2013 et être arrêtés avant même d\u2019avoir pu sortir leur pancarte.Je me demande bien combien de temps auraient tenu les manifestants du convoi de la liberté devant le Kremlin.Sûrement pas assez pour avoir le temps de gonfler leur spa.Et je me demande combien de temps aurait duré l\u2019opération policière pour les chasser.Peut-être trois heures ?Sûrement pas trois jours.J\u2019ignore où en sera rendue cette guerre lorsque cette chronique sera publiée, puisque nous devons l\u2019écrire quelques jours à l\u2019avance.Mais peu importe l\u2019issue de ce conflit, la guerre en Ukraine aura confirmé que la liberté est un concept particulièrement fragile, surtout lorsque celui qui dirige le pays voisin s\u2019appelle Poutine.PATRICIA RAINVILLE Quand tout devient futile A u moment où j\u2019écris ces lignes, je ne sais même pas s\u2019il restera un humain sur Terre pour les lire.Je suis né en 1959.J\u2019ai donc grandi pendant le plus fort de la Guerre froide.Les gens de ma génération et nos parents ont vécu dans la peur de la menace nucléaire ; j\u2019ai grandi dans la peur et la haine des Soviétiques.Car contrairement à ce qu\u2019on voit aujourd\u2019hui, à l\u2019époque, le pays était complètement fermé.Oui, les gens voyageaient.Mais c\u2019était compliqué.Et sans réseaux sociaux \u2013 oui, ça n\u2019a pas que des défauts \u2013, on n\u2019en entendait pas beaucoup parler.Parfois, on apprenait que le cousin d\u2019un ami du voisin y était allé.Mais on en avait peu d\u2019échos.La Russie, c\u2019était la superpuissance nucléaire, peuplée de paranoïaques, qui menaçait l\u2019Occident.Dans ma tête d\u2019enfant, les Russes n\u2019étaient pas des gens comme nous.C\u2019étaient des méchants qui voulaient nous détruire, comme l\u2019avait démontré la crise des missiles de Cuba.J\u2019avais 3 ans, en octobre 1962.Le moment où le monde est passé le plus près d\u2019une guerre totale avant aujourd\u2019hui.Je ne sais pas quand on m\u2019en a parlé ; mais d\u2019aussi loin que je me souvienne, la menace a toujours existé.Je ne sais pas si vous avez une idée de ce que c\u2019est, d\u2019avoir peur d\u2019une menace indéfinissable.Peut-être qu\u2019aujourd\u2019hui, les jeunes capotent autant sur les changements climatiques.Mais quand j\u2019étais petit, j\u2019entendais les adultes dire que s\u2019il y avait une guerre nucléaire, nous serions sans doute les premiers à mourir, car on était plus près de l\u2019URSS que les États-Unis.Et Bagotville recevrait sans doute la première bombe.À cette époque, d\u2019ailleurs, c\u2019était un secret de Polichinelle : la Base militaire de Bagot- ville avait des armes atomiques, car les Voodoo étaient équipés pour les larguer.Aujourd\u2019hui, bien évidemment, on sait que les Russes sont des gens comme nous.Des gens qui veulent être heureux et ne cherchent pas la guerre « pour étendre le communisme ».Et ils ont probablement aussi peur de nous.Peut-être même plus.Car il y a une presse libre, mais elle est souvent réprimée, et elle affronte une puissante presse d\u2019État capable de laver les cerveaux.La propagande de Pou- tine, avant d\u2019envahir l\u2019Ukraine, en est un bel exemple.Je me souviens de mes travaux au cégep sur les premiers accords SALT (Strategic Armement Limitation Talks), qui me donnaient espoir.Puis, la détente et les premiers reportages qui montraient une société russe peuplée de gens sympathiques qui n\u2019avaient pas envie plus que nous d\u2019une guerre nucléaire.Je ne sais pas si, à l\u2019époque, les Soviétiques connaissaient tous les enjeux et les menaces de la Guerre froide.Sans doute qu\u2019ils avaient de nous la même image qu\u2019on avait d\u2019eux.Staline, Krouchtchev et Brejnev ne devaient pas se gêner.Mais aujourd\u2019hui, malgré la terrible crise qui nous frappe, on a au moins la consolation de voir le peuple commencer à se révolter contre son dirigeant belliqueux, qui a commencé, sans raison autre que sa frustration, à jongler avec les armes atomiques.Ce Docteur Folamour est inquiétant, car on a le sentiment qu\u2019il est prêt à sacrifier la planète pour assouvir sa vengeance et avoir le dernier mot.J\u2019espère que s\u2019il n\u2019est pas trop tard, les pressions internes venant de la population et des Enfant de la Guerre froide Je suis né en 1959.J\u2019ai donc grandi pendant le plus fort de la Guerre froide.Les gens de ma génération et nos parents ont vécu dans la peur de la menace nucléaire; j\u2019ai grandi dans la peur et la haine des Soviétiques.PHOTO 123RF SAMEDI 5 MARS 2022 leProgrès M16 oligarques qui ont mis Poutine au pouvoir il y a 20 ans \u2013 parce qu\u2019il avait l\u2019air de quelqu\u2019un facile à manipuler ; lisez Limo- nov, d\u2019Émmanuel Carrère \u2013, à défaut de le ramener à la raison \u2013 ce que je crois impossible \u2013, vont permettre de l\u2019empêcher de nuire.Cette semaine, donc, quand j\u2019ai entendu Poutine parler de mettre en alerte son arsenal nucléaire alors qu\u2019il affronte un petit pays possédant une armée équipée d\u2019armes conventionnelles et que l\u2019OTAN a clairement indiqué qu\u2019elle n\u2019enverrait personne au combat, ça m\u2019a ramené aux peurs des années 70.À l\u2019époque, on pouvait compter sur une certaine crainte d\u2019une destruction mutuelle (MAD).Mais on dirait que j\u2019ai peur que Poutine soit dépourvu de cette étincelle de bon sens.Ce qui est tannant dans tout ça, c\u2019est qu\u2019avec les événements actuels, on prend conscience qu\u2019un conflit nucléaire pourrait non pas être déclenché par un gouvernement qui aurait mené un débat éclairé et démocratique, mais par les caprices d\u2019un dictateur incontrôlable.Comme si Hitler avait eu la bombe atomique.Moi, en tout cas, je ne suis pas du genre survivaliste.Me cacher dans un bunker pour survivre dans un monde post-apocalyp- tique, comme on voit dans les films où tout le monde se terre dans des ruines, très peu pour moi.J\u2019irais plutôt proche de la base militaire pour être sûr de partir quand ça va péter.Ce qui se passe me ramène aussi à des considérations plus terre- à-terre.On voit que le Canada est dépourvu d\u2019un équipement à la fine pointe pour assurer sa sécurité.On parlait des patrouilles dans le nord du Canada pour intercepter les avions russes qui pourraient venir violer notre espace aérien.Ils le font déjà.Mais nos CF-18 sont de beaux vieux avions maintenus en vol par le travail acharné des techniciens d\u2019aéronefs.Et à part envoyer la main aux pilotes russes, ils ne peuvent pas faire grand-chose.Avec notre vieille technologie, les Russes doivent les avoir sur leur radar dès qu\u2019ils décollent de Bagotville ou de Cold Lake.Pendant ce temps, on s\u2019interroge encore ici sur l\u2019appareil qui les remplacera, en se préoccupant des coûts, car il s\u2019en trouve encore pour se demander si on a besoin d\u2019une armée, si petite soit-elle.NORMAND BOIVIN spiritualité «Q ue sont les pères d\u2019au- jourd\u2019hui ?» C\u2019est la question qu\u2019a posée le Regroupement de la valorisation de la paternité (RVP) à 1000 pères québécois en 2017.Le RVP voulait connaître les habitudes de papas d\u2019ici, la manière qu\u2019ils ont de concilier famille et travail et savoir quel est le niveau de leur engagement paternel.Depuis quelque temps, le milieu communautaire observait une implication croissante des pères québécois auprès des enfants.Observation qui fait écho aux propos de l\u2019auteure féministe Liz Plank, qui affirmait récemment, lors d\u2019une entrevue régionale, que les pères québécois sont des champions de l\u2019engagement parental en Occident.Les résultats de cette étude du RVP ont offert de belles surprises, notamment quant au fait que plus de la moitié des pères se disaient prêts à changer d\u2019emploi pour obtenir de meilleures mesures de conciliation famille-tra- vail.C\u2019est une évolution majeure, un renversement des priorités traditionnelles, qui met en lumière les avancées sociales au chapitre de relations égalitaires entre les hommes et les femmes.Les pères québécois ne se considèrent plus comme de simples pourvoyeurs et s\u2019engagent de plus en plus comme parents à part entière au sein de leur famille.Et ce faisant, ils développent de nouvelles compétences traditionnellement attribuées aux femmes, telles que la capacité de prendre soin, d\u2019organiser un foyer ou de préparer le contenu des boîtes à lunch.Dans Allions-nous ! , Michael Kaufman, le fondateur du mouvement du ruban blanc, considère que cette évolution est la plus grande contribution des hommes en faveur de l\u2019égalité des sexes.Difficile de lui donner tort ! Là où le bât blesse, c\u2019est que cette même étude du RVP montre que les pères québécois ne perçoivent pas que la paternité est suffisamment reconnue.En effet, 53 % des pères québécois croient que la société québécoise ne valorise pas assez leur implication auprès des enfants.Pensons à la manière dont les écoles communiquent essentiellement avec les mamans quand un enfant est malade ou quand il faut adresser des conseils pour les soins.Cette revendication est à prendre au sérieux et rejoint nombre de demandes féministes au chapitre des congés parentaux et de la conciliation famille-travail dans les milieux masculins, par exemple.Ce que nous disent ces pères, finalement, c\u2019est que nous devrions avoir plus d\u2019attentes envers eux et les considérer comme des coparents à part entière.C\u2019est exactement le message que souhaitent promouvoir les organismes communautaires qui font la promotion de la paternité.Au niveau de la santé, adres- sons-nous directement au père en prévision de sa future paren- talité, et non par personne interposée.Quelle place prend le rôle du père dans les cours prénataux ?Offrons-nous des outils qui interpellent les hommes et les préparent aux chocs majeurs qu\u2019implique l\u2019arrivée d\u2019un enfant dans un couple ?Au niveau statistique, de nombreuses dynamiques de violence conjugale apparaissent avec l\u2019arrivée d\u2019un premier enfant.Il devient crucial de rejoindre systématiquement les nouvelles familles afin de prévenir, dépister et intervenir précocement auprès de celles-ci.D\u2019un côté, on peut ainsi maximiser les chances que les deux parents soient adéquatement préparés à leur future réalité.D\u2019un autre côté, on maximise les chances de réagir rapidement lorsqu\u2019une famille présente des signaux d\u2019alarme.Ainsi, on peut éviter qu\u2019une situation dégénère davantage, en offrant au système familial les services dont il a besoin, avec l\u2019enfant au centre de l\u2019intervention.On le sait bien, la demande d\u2019aide pour les hommes n\u2019est pas facile.Chercher de l\u2019aide reste malheureusement stigmatisant pour les gars, qui sont davantage invités à se débrouiller par eux-mêmes.Notre société a un travail à faire dans la stigmatisation à l\u2019égard des hommes, en particulier les hommes entre eux.Par exemple, dans les milieux de travail, en termes de conciliation travail-famille ou de valorisation de la demande d\u2019aide.La paternité est un moment important dans la vie d\u2019un homme, en même temps qu\u2019une occasion pour eux de mettre en place des stratégies gagnantes pour résoudre des difficultés.Nombre de pères font leur première demande d\u2019aide parce qu\u2019ils sont conscients de leurs responsabilités vis-à-vis d\u2019un enfant et qu\u2019ils veulent être à la hauteur.Ils ne le font pas tant pour eux que pour l\u2019enfant ! Certains comprennent qu\u2019il est temps pour eux de développer un plan de retour à l\u2019emploi, de travailler sur leur consommation ou de mettre fin à des comportements violents.D\u2019autres font face à une séparation et doivent réorganiser leurs vies.Et puis, il y a les drames qui marquent une vie d\u2019homme, comme un décès néonatal.Nous devons être plus actifs et garder à l\u2019esprit que la paternité débute dès la réception d\u2019un test de grossesse positif ou d\u2019une demande d\u2019adoption.Notre organisme, le Centre de ressources pour hommes Optimum, travaille en concertation avec la communauté pour mieux rejoindre les pères dans leurs diverses réalités masculines.Un père impliqué, soutenu dans sa paternité par sa communauté et informé des services qui sont disponibles, c\u2019est autant de facteurs de protection pour les familles de la région.Fanny Larouche, Sébastien Ouellet et Julien Gravelle Centre de ressources pour hommes Optimum Tu es ou tu connais un père vivant des difficultés au Saguenay\u2013Lac-Saint- Jean?Appelle au Centre de ressources pour hommes Optimum Saguenay\u2013Lac- Saint-Jean, au 1 877 276-5802.Les pères d\u2019aujourd\u2019hui PHOTO 123RF leProgrès SAMEDI 5 MARS 2022 M17 SAMEDI 5 MARS 2022 leProgrès M18 NATALIE RICHARD Collaboration spéciale natalierichardmedia@gmail.com O n dit d\u2019elle que c\u2019est la plus Québécoise des Françaises et il suffit de la rencontrer quelques minutes pour comprendre pourquoi.Et non, ce n\u2019est pas dans l\u2019accent que ça se détecte, le sien a heureusement conservé ses belles intonations du midi, c\u2019est plutôt dans le cœur.Bien que ses racines soient bien languedociennes, une part de son cœur est restée ancrée au Québec.Elle est venue s\u2019installer chez nous dans sa jeunesse pour étudier à l\u2019Université du Québec à Montréal.Elle est tombée amoureuse de nos grands espaces naturels, qu\u2019elle a choisi de découvrir\u2026 à motoneige.Le devoir l\u2019appelle et elle retourne en France en 1992 pour reprendre les rênes de la sixième génération de l\u2019entreprise familiale des Vignobles Jeanjean.Son âme la ramène le plus souvent possible chez nous ; le lien est très fort entre Brigitte et le Québec, sa province d\u2019adoption.Son fils a également choisi une université québécoise.Si vous êtes amateurs de vins, vous l\u2019avez sûrement croisée dans les dégustations et festivals de vins comme ceux de Saguenay et de Québec.Et si c\u2019est le cas, vous ne pouvez pas oublier son charisme et la passion avec laquelle elle communique.Brigitte est une femme qui aime les choses simples et belles de la vie et ça se transmet dans ses vins que je vous invite à découvrir ou à redécouvrir, pour le plaisir.1 LE PIVE BLANC PAYS D\u2019OC 16,30?$ \u2022 ? ? ?\u2022 ?% \u2022 ?,? g/L On connaît bien Le Pive rosé, qui est toujours un des plus populaires au Québec, et Le Pive Brut, l\u2019effervescent qu\u2019on adore et qui sera de retour cette semaine.Puis, on a son petit frère en blanc qui est là tout au long de l\u2019année et qui est tout aussi charmeur, avec ses notes d\u2019abricot et de zestes de pamplemousse qui viennent de l\u2019assemblage de viognier, à parts égales avec le sauvignon blanc.Tout simple, tout bon et bio, dans un rapport qualité/plaisir imbattable.2 DOMAINE LE PIVE GRIS MA BOHÈME 2020 ?,?$ \u2022 ? ? ?\u2022 ?% \u2022 ?,? g/L «Ma Bohème est un hommage à la Camargue, libre, insouciante, belle et sauvage.» Les vignes prennent racine dans les sables fins du littoral, si près de la mer que des canaux d\u2019eau douce, appelés roubines, sont aménagés pour prévenir les remontées d\u2019eau salée qui seraient fatales pour les vignes.Ce rosé est produit à partir de grenache gris à 100%, un vin de partage et de bonne humeur qui sera disponible à nouveau dès le 7 mars.3 ORMARINE PICPOUL DE PINET LES PINS DE CAMILLE ?,?$ \u2022 ? ?\u2022 ?% \u2022 ?,? g/L Un vin élaboré à 100% avec du picpoul, un vieux cépage du Lan- guedoc qu\u2019on aime pour ses notes salines de pomme verte, citron et fleur d\u2019oranger qui flirtent avec une douceur herbacée qui rappelle le thym.À noter que cette cuvée est un produit de l\u2019ensemble des vignerons de la Cave de l\u2019Ormarine, à Pinet, où la famille Jeanjean possède aussi un petit vignoble de quatre hectares.4 COUSU MAIN, DEVOIS DES AGNEAUX D\u2019AUMELAS 2019 ?,?$ \u2022 ? ?\u2022 ?% \u2022 ?,? g/L Pour la petite histoire, Jeanjean est une famille phare de la viticulture du Languedoc-Roussillon depuis 1872.Son savoir-faire rayonne aujourd\u2019hui dans un ensemble de vignobles, tous convertis au bio.Cela correspond à près de 200 hectares sur 9 terroirs différents, incluant Le Pive, bien sûr, et le Château Valoussière, connu sous le nom de Devois des Agneaux, une des propriétés historiques de la famille acquise en 1936.C\u2019est sur ce domaine de 16 hectares qu\u2019est produit entre autres Cousu Main, assemblé à 70% de syrah et 30% de grenache.Profond, dense et puissant aux tannins bien fondus, à déguster avec une côte de bœuf ou du gibier.Potentiel de garde entre 6 et 10 ans.5 L\u2019AUTOCHTONE CINSAULT, ST-GUILHEM-LE-DÉSERT 2020 ?,?$ \u2022 Importation privée \u2022 ?,?% Pour les amateurs de cinsault et de vins nature, cette cuvée est un incontournable.Issue de leur Domaine du Causse D\u2019Arboras, à 320 mètres d\u2019altitude dans la vallée de l\u2019Hérault, elle est produite avec levures indigènes et sans sulfites ajoutés.Le nouveau millésime est disponible en caisse de six bouteilles, via dion@selectad- vini.ca.BIO BIODYNAMIE NATURE Pour des suggestions quotidiennes de vins, suivez-moi sur Instagram (@nrartdevivre) ou sur mon site (natalierichard.com).LA PASSION DE BRIGITTE JEANJEAN Bien que ses racines soient languedo- ciennes, une part du cœur de Brigitte Jeanjean est bien ancrée au Québec, sa province d\u2019adoption.\u2014 PHOTO COURTOISIE, OLIVIER ROUX PRINTEMPS DÉZIPPÉ, LE SALON DES VINS EN IMPORTATION PRIVÉE S\u2019INVITE CHEZ VOUS Du 10 au 12 mars, les amoureux des vins en importation privée pourront choisir parmi 280 produits du catalogue virtuel, sélectionnés avec soin par les agences participantes, et commander en ligne une ou plusieurs bouteilles.Les commandes passées via le site www.importation-privee.com seront livrées au plus tard le 15 avril 2022, tout juste avant le week-end de Pâques, dans la succursale SAQ de votre choix.NATALIE RICHARD, COLLABORATION SPÉCIALE 1 2 3 4 5 leProgrès SAMEDI 5 MARS 2022 M19 RÉGAL PHILIPPE WOUTERS philippe.wouters@lescoops.ca L \u2019actualité internationale est tournée vers la guerre en Ukraine et plusieurs brasseries ont clairement démontré leur soutien au peuple ukrainien.Mais alors que la bière est la boisson alcoolisée la plus populaire dans le monde, elle est parfois utilisée pour passer un message d\u2019opinion politique d\u2019une brasserie par exemple.Petit tour du monde des bières « politisées ».Ce n\u2019est pas d\u2019hier que Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie, subit les frasques de plusieurs brasseries.En 2014, la brasserie BrewDog avait fabriqué une bière dénonçant les lois russes contre les homosexuels.Hello My Name is Vladimir Putin était une double IPA avec des baies de Limonnik, un fruit de Sibérie reconnu pour son acidité, et dont l\u2019étiquette reprenait un tableau d\u2019Andy Warhol et ses couleurs arc- en-ciel.Pour souligner le message, l\u2019étiquette mentionnait « des traces de sarcasme » en arrière-goût.En 2018, la brasserie finnoise RPS Brewing avait brassé une bière en « l\u2019honneur » de Poutine et de Trump, réunis à un sommet bilatéral à Helsinki.Let\u2019s Settle This Like Adults avait pour mandat de passer un message clair aux deux dirigeants.Après quelques jours de conflit en Ukraine, une brasserie de Pologne, se sentant impuissante, a brassé une bière au doux nom de Putin Ch**.Sur sa page Facebook, la brasserie annonce que c\u2019est le premier nom venu à l\u2019esprit de l\u2019équipe.Voulant également venir en aide au peuple ukrainien, toutes les recettes de la vente de la bière seront reversées à une œuvre caritative venant en aide aux Ukrainiens.Soulignons également l\u2019initiative de la brasserie Pravda d\u2019Ukraine en 2017, qui avait lancé une bière en l\u2019honneur de Justin Trudeau pour son aide politique apportée aux Ukrainiens.La brasserie a d\u2019ailleurs fait parler d\u2019elle dernièrement après avoir publié des photos montrant ses employés fabriquer en urgence des cocktails Molotov.Les hommes politiques internationaux ne sont pas la seule source d\u2019inspiration des brasseurs.En 2018, une campagne nationale a invité plusieurs brasseries américaines à brasser des bières pour le mouvement People Power et reverser une partie de leur bénéfice.Plus de 70 bières People Power ont coulé à flots dans les bars des États-Unis.De quoi créer des sujets de conversation.ET AU QUÉBEC?Les messages sociaux et politiques existent également dans le paysage brassicole québécois.Pendant les événements du Printemps érable, la défunte Brasserie du Hameau avait produit la Printemps érable, arborant un carré rouge, dont les profits de la vente étaient remis à une association étudiante.Brasseurs illimités de Saint-Eus- tache a aussi souligné de grands événements politiques québécois en brassant La Magouille, une bière à la citrouille dénonçant le scandale de la construction, et La Matraque, une bière à l\u2019érable en soutien aux manifestants étudiants.Les deux bières avaient profité d\u2019un engouement populaire.Il n\u2019est donc pas rare de voir une brasserie appuyer une cause sociale ou politique, en se rapprochant du courant politique de ses consommateurs.Consommer, c\u2019est voter\u2026 UN PEU DE POLITIQUE BIÈRES Brasseurs illimités de Saint-Eustache avait produit La Matraque, une bière à l\u2019érable, en soutien aux manifestations étudiantes.\u2014 PHOTO COURTOISIE, BRASSEURS ILLIMITÉS PATRICE PLANTE Collaboration spéciale L e c o c k t a i l c l a s s i q u e « sour » est de loin l\u2019un de mes préférés.Inventé au 19e siècle, il faisait davantage référence à une technique qu\u2019à une recette précise.Il suffisait de mélanger un spiritueux avec du sucre, du citron et un blanc d\u2019œuf optionnel.Hop ! Et vous obteniez un miracle d\u2019équilibre dans votre verre.Qu\u2019on se le rappelle, l\u2019équilibre entre le sucre et l\u2019acidité est le secret d\u2019un grand cocktail.Ce sont ces deux ingrédients qui permettent à votre base (ici, un spiritueux) de sortir du lot comme la vedette du cocktail, de la même façon que l\u2019on utilise le sel en cuisine.Au goût ?L\u2019idéal, c\u2019est que le citron ou la lime pince les joues et que le sucre assure une rondeur sans toutefois laisser une impression sucrée sur la langue.Vous ne voulez jamais vous tromper ?Essayez 2 oz de votre spiritueux favori avec ou sans alcool, 1 oz de jus de lime, de citron ou de canneberge pur, 0,75 oz de sirop et vous obtiendrez généralement quelque chose d\u2019extrêmement agréable.Cependant, puisque nous percevons tous le sucre différemment, il se peut que votre recette secrète à vous possède plus ou moins de sucre.Alors, adaptez selon vos goûts.Trop sucré ?Ajoutez un peu d\u2019acide.Trop acide ?Une pointe de sucre supplémentaire corrigera le tir.Voici donc une interprétation de ce classique indémodable, que j\u2019ai voulu revisiter avec vous en utilisant l\u2019érable et la pomme du Québec.Vous pouvez aisément faire ce sour avec de la vodka, du whisky et même de la téquila.C\u2019est là où le sour excelle le plus : dans la polyvalence ! Maple sour INGRÉDIENTS \u2022 2 oz de gin \u2022 0,5 oz de cidre de glace \u2022 0,25 oz de sirop d\u2019érable \u2022 1 oz de jus de citron frais \u2022 Tranches de gingembre et de pomme (pour décorer) PRÉPARATION 1 Dans un shaker, mélanger tous les ingrédients avec de la glace.2 Filtrer au tamis fin dans un verre muni d\u2019un gros cube de glace.3 Décorer de tranches de gingembre et de pomme.Santé ! UN SOUR POUR LE TEMPS DES SUCRES MONSIEURCOCKTAIL P H O T O C O U R T O I S I E , M A Ë L L A L E P A G E SAMEDI 5 MARS 2022 leProgrès M20 TOIT&MOI IMMOBILIER LA LOCATION AVEC OPTION D\u2019ACHAT, C\u2019EST QUOI ?SARA BROSSEAU sbrosseau@lequotidien.com Obtenir du financement pour l\u2019achat d\u2019un immeuble peut être difficile pour certaines personnes, qui se tourneront alors vers la location avec option d\u2019achat.Cependant, cette alternative est complexe et ne convient pas à tout le monde.Il faut donc être prudent et demander l\u2019aide d\u2019un courtier immobilier.Le Progrès tente de vous démystifier le tout.EN QUOI CONSISTE LA LOCATION AVEC OPTION D\u2019ACHAT ?Selon, l\u2019Organisme d\u2019autorégle- mentation du courtage immobilier du Québec (OACIQ) la location avec option d\u2019achat s\u2019inscrit dans le cadre de la location d\u2019une propriété.« Le locataire s\u2019engage initialement à louer les lieux, mais se voit offrir la possibilité d\u2019acquérir éventuellement l\u2019immeuble au terme du bail, à des conditions préalablement établies entre les parties.» Il n\u2019y a aucune obligation d\u2019acheter la maison à la fin du contrat de location, la personne peut se désister si la maison ne lui convient pas.Aussi, si le prix est fixe, cette option permet d\u2019acheter l\u2019immeuble à un prix intéressant et en évitant qu\u2019il augmente.QUELLES SITUATIONS PEUVENT AMENER À LOUER AVEC L\u2019OPTION D\u2019ACHETER ?1.Avoir une mauvaise cote de crédit et être difficilement admissible à un prêt hypothécaire.2.Être déjà propriétaire d\u2019une maison et vouloir en acheter une autre 3.Être sûr de son investissement avant de le concrétiser.4.Difficulté à obtenir du financement en raison de la condition de l \u2019 i m m e u b l e , par exemple, s\u2019il y a présence de pyrrhotite.5.A m é l i o r e r s o n c r é d i t à moindres frais, lorsque les montants du loyer servent comme mise de fonds afin d\u2019acquérir l\u2019immeuble.6.Éviter une surenchère du prix et des conditions de l\u2019acquisition avec d\u2019autres acheteurs potentiels.QU\u2019IMPLIQUE LÉGALEMENT CETTE OPTION ?En fait, l\u2019OACIQ explique que les obligations sont différentes selon les deux moments importants de la transaction.Lors de la location, donc pendant la durée du bail, le locataire acheteur bénéficie des droits et obligations du Code civil relevant de la compétence du Tribunal administratif du logement.Alors que lors de l\u2019achat de la propriété, ce sont les règles concernant la vente qui s\u2019appliqueront.COMMENT FONCTIONNE CETTE ALTERNATIVE ?Un montant pour l\u2019option d\u2019achat devra être payé par le locataire, cette somme correspond environ à 5% du montant de la maison, mais il est possible de négocier.Il est important de comprendre que cet argent ne sera pas remboursable si l\u2019immeuble n\u2019est pas acheté finalement.De ce fait, il s\u2019agit d\u2019un dépôt initial pour bloquer la maison.Par ailleurs, il faut déterminer dans le contrat si cette somme peut être une mise de fonds pour l\u2019achat ou non.Donc, le locataire va payer d\u2019une part son loyer, et d\u2019une autre part l\u2019option d\u2019achat.QUELS SONT LES RISQUES ?Pour le vendeur : - Il y a un risque de ne pas vendre la demeure à l\u2019acheteur - Droit au maintien dans les lieux du locataire si la vente n\u2019a finalement pas lieu.- Il y a certaines considérations fiscales, comme le gain en capital.Pour le locataire acheteur: - Il y a possibilité de perdre les sommes du loyer s\u2019il n\u2019a pas recours à l\u2019option d\u2019achat.- La situation financière du locataire pourrait ne pas lui permettre d\u2019emprunter même une fois le bail terminé.- Le prix de la location combiné au prix d\u2019achat fait en sorte que le locataire payera plus cher à la fin.COMMENT UN COURTIER IMMOBILIER PEUT-IL AIDER ?La Loi sur le courtage immobilier, ainsi que ses règlements, sont aussi en vigueur lors d\u2019une location avec option d\u2019achat.Ce qui signifie que le courtier se doit d\u2019accomplir ses devoirs de vérification, d\u2019information et de conseil, et ce, de la même façon que toute autre transaction immobilière.Le courtier immobilier devra donc acquérir les connaissances nécessaires concernant la location avec option d\u2019achat.Ainsi, il pourra bien outiller et conseiller son client sur, entre autres, la durée du bail et les conditions de location, le délai qu\u2019a le locataire pour donner sa décision ou encore le prix de vente et ce qui est inclus ou non dans celui-ci.Source: OACIQ et Hellosafe LES RENDEZ-VOUS MAESTRIA DE RETOUR POUR UNE 6E ÉDITION SARA BROSSEAU sbrosseau@lequotidien.com Le Conseil des métiers d\u2019art du Québec (CMAQ) annonce le retour de son événement annuel consacré à l\u2019architecture et au patrimoine, soit les Rendez-vous Maestria.Cette 6e édition se déroulera le 10 mars prochain sous une formule POP-UP, en mode virtuel.L\u2019évènement, animé par le chroniqueur spécialisé en architecture, Marc-André Carignan, permet de découvrir des artisan.es de métiers d\u2019art qui contribuent à restaurer et enrichir l\u2019architecture et le patrimoine.D\u2019ailleurs, il y aura une nouveauté cette année, soit une table ronde internationale, ce qui permettra au public de découvrir des modèles alternatifs d\u2019apprentissage et d\u2019applications.Les Rendez-vous Mestria réunit les décideurs de haut niveau, les donneurs d\u2019ouvrage, les professionnels et les artisans détenteurs d\u2019un savoir-faire.Permettant ainsi des panels de discussions sur les grands enjeux de l\u2019heure en patrimoine bâti et d\u2019accroître les réflexions sur les actions à prendre pour continuer sa mise en valeur.« La programmation de la 6e édition confirme que les métiers et les savoir-faire, portés par les artisans sont essentiels à la restauration et à la création du patrimoine d\u2019au- jourd\u2019hui et de demain.Le patrimoine bâti exige une attention particulière, une approche pluridisciplinaire et la maîtrise d\u2019un ensemble d\u2019outils, de matériaux, de connaissances et de techniques spécialisés.Les artisans professionnels sont de véritables alliés pour la préservation de notre culture matérielle et immatérielle », note le directeur général du CMAQ, Julien Silvestre.0083992 leProgrès SAMEDI 5 MARS 2022 M21 TOIT T & MOI Nos courtiers ont un regard expérimenté pour vos yeux ! viacapitalesaglac.com Jean-Roch GIRARD 418 818-6484 jrockgirard@hotmail.com Jacques LAVOIE 418 557-4293 jacqueslavoie@lavoieaucarre.com André LESSARD 418 690-6765 alessard2106@gmail.com Claude POTVIN 418 815-1114 claude-potvin@sympatico.ca Marie-Audrey GIRARD 418 376-4580 magirard01@gmail.com Mélyssa GAGNON 418 557-6635 mgagnon@lavoieaucarre.com Brenda BOIVIN 418 376-4057 brenda.boivin12@gmail.com Hélène LAVOIE 418 693-4293 helenelavoie@lavoieaucarre.com Réjean MARTIN 418 815-2320 rejean.martin@qc.aira.com Sylvin PERREAuLT 581 668-6202 sperreault@viacapitale.com Jean-Michel LAFONTAINE 418 376-1952 jmlafontaine@lavoieaucarre.com Denise TRDINA 418 557-5556 dtrdina@viacapitale.com Richard SIMARD 418 818-0976 rsimard@digicom.qc.ca Pierre-Olivier SIMARD 418 550-5136 po@equipesimard.ca Hélène TALBOT 418 944-1251 helenetalbot@bell.net Chantale TREMBLAY 418 668-9551 chantale9551@gmail.com Serg TREMBLAY 418 693-4011 sergtremblay@viacapitale.com Daniella TREMBLAY 418 290-3871 daniella8001@hotmail.com Linda TuRGEON 418 540-0575 lindaturgeon2000@hotmail.com Lisa-Marie TREMBLAY 418 817-1990 lisamarietremblay@live.ca Hélène TuRGEON 418 590-1818 helenturgeon@videotron.ca Guy SIMARD 418 550-6561 guy@equipesimard.ca Bertrand TREMBLAY 418 818-8858 btremblay@videotron.ca Marylène BOIVIN 418 944-9533 mboivin@viacapitale.com Sara CORMIER 418 817-6419 sara.cormier@live.ca Marc-André DESBIENS 418 817-5333 marcandredesbiens77@hotmail.com Jean-Philippe CÔTÉ 418 815-4780 jean-philippe.cote@fibreop.ca Denise BLANCHETTE 418 820-6277 deniseblanchette1@hotmail.com Louis BRODEuR 418 590-3422 lbrodeur@viacapitale.com Audrey BOLDuC 418 812-2286 audreybolduc@hotmail.com André BILODEAu 418 695-1240 acb@fibreop.ca Réjean AuBRY 418 591-3131 courtier@rejeanaubry.com Andrée CÔTÉ 418 720-2486 andree.cote1@hotmail.com Jérôme CÔTÉ 418 818-2411 jeromecote@viacapitale.com Vicky DuFRESNE 418 818-2987 vdufresne@viacapitale.com Cyndie GAuTHIER 418 590-3390 cgauthier.immobilier@gmail.com Carl DuCASSE 418 540-7976 cducasse@viacapitale.com Marc DuBOIS 418-812-6004 courtiermarc@gmail.com Michel GAGNON 418 812-5071 gagnon.michel@live.ca Josée GAGNON 418 541-0528 jgagnon@viacapitale.com Guylaine GAGNON 418 540-4830 guylainegagnon1@gmail.com Cynthia GAGNÉ 418 321-0044 cynthiagagne1@hotmail.com André DuBÉ 418 818-6677 andredube76@hotmail.com Jonathan DESJARDINS 418 817-3306 Jonathandesjardins703@hotmail.com Michel DuFOuR 418 818-4747 dufomic@hotmail.com Éric DuBÉ 418 815-0545 edube@viacapitale.com Jean-Marc PRINCE 418 812-1777 jeanmarcprince777@gmail.com Jean-François POTVIN 418 550-4848 jfpotvin@viacapitale.com Camil SIMARD 418 818-3523 c_simard@videotron.ca Kevin POTVIN 418 812-6677 kevinpotvin@hotmail.com André SIMARD 418 690-6996 simard.andre@videotron.ca François GOBEIL 418 290-2490 francois.gobeil@viacapitale.com Marie-Josée GRENON 418 812-9660 grenonmariejosee@gmail.com Michelle JEAN 418 820-5769 mich.jean@videotron.ca Michel GIRARD 418 698-9199 mick.girard@hotmail.com Nadine SÉNÉCHAL 418 820-5643 nadinesenechal@hotmail.com Lynda GRAVEL 418 290-3849 lyndagravel@outlook.com Chen CHEN 418 550-5501 cchen@viacapitale.com 0 SAMEDI 5 MARS 2022 leProgrès M22 TOIT & MOI INSPI RATION Les tendances 2022 le confirment, le grès sera populaire cette année.Cette matière naturelle est fortement appréciée des acheteurs en raison de sa durabilité.Effectivement, les atouts phares du grès sont qu\u2019elle est à l\u2019épreuve des chocs de la vie quotidienne et qu\u2019elle peut aller au lave-vaisselle.Cette céramique est disponible dans plusieurs couleurs, comme le gris, le rose, le blanc, le vert et le brun.Voici une liste d\u2019objet en grès qui apporteront un joli style rustique et champêtre à la maisonnée.SARA BROSSEAU LE GRÈS : RÉSISTANT ET TENDANCE Pichet Fattoria gris.\u2013 Rose Bon Bon 1 Tasse en grès bleu.\u2013 Eugène Allard 2 Ensemble de 3 cônes à bagues grès moucheté.\u2013 Simons 3 Vase en grès.\u2013 H&M Home 4 Accessoires bain GANSJÖN.\u2013 IKEA 5 Bol porte-encens en grès.\u2013 Simons 6 Bol en grès.\u2013 Kozy 7 2 1 3 4 6 7 5 MIRAGE UNE NOUVELLE NUANCE CHALEUREUSE SARA BROSSEAU sbrosseau@lequotidien.com L\u2019entreprise québécoise Mirage, spécialisée dans les planchers de bois franc de qualité, annonce sa nouvelle couleur, Sanibel, qui s\u2019agencera à tous les décors de 2022.Son look mat et soyeux fait ressortir la beauté naturelle du bois, en plus d\u2019être durable et résistant.Cette teinte, offerte en chêne brossé, comprend des accents de cuivre et de miel doré qui rendront la pièce plus enveloppante et douce.De plus, les mouvements ondulants du chêne rappellent les plages de sable en été, ajoutant ainsi de la chaleur à la maison.Sanibel fait partie de la récente collection DreamVille, qui a été mise en place en 2021, afin d\u2019offrir plusieurs variations de couleur passant par une texture brossée qui propose un style distinctif.« Pour 2022 nous souhaitons ajouter une couleur rafraîchissante qui s\u2019accorde à la perfection avec notre offre de produits déjà fort populaire de la collection DreamVille.Cette nouvelle teinte saura inspirer les plus exigeants en matière de design par son ton chaud et son look indémodable », affirme le vice-président ventes et marketing chez Boa-Franc, fabricant de la marque Mirage, Brad Williams, par voie de communiqué.La nouvelle couleur contient aussi le fini DuraMatt X de Mirage qui crée un effet de plancher huilé sans les soucis reliés à l\u2019entretien.AJOUTER DES NOTES DE BOIS À LA CUISINE SARA BROSSEAU sbrosseau@lequotidien.com Le bois se démarque par la chaleur et le réconfort qu\u2019il dégage.Alors si vous souhaitez réchauffer votre cuisine, une idée est d\u2019installer des armoires faites de bois.La pièce s\u2019illuminera et semblera certainement plus accueillante auprès de vos invités.Alors que le style moderne a pris plus de place dans les dernières années, le bois quant a lui avait un peu perdu sa popularité.Cependant, il revient en force, alors que les gens veulent des allures plus simples et naturelles pour leur maison.C\u2019est pourquoi ajouter des éléments de bois à la cuisine, comme des portes d\u2019armoires, peut apporter de l\u2019authenticité, mais aussi de l\u2019élégance.Ce matériau naturel peut très bien s\u2019agencer à un look plus contemporain et froid, alors qu\u2019il apportera sa touche de chaleur.Ou encore, il peut être intégré à un style champêtre pour l\u2019aspect rustique et cosy qu\u2019il dégage.Le bois s\u2019adapte donc à tous les styles possibles.Également, pour les cuisines qui sont plus petites ou qui ont peu de luminosité, mettre du bois permettra d\u2019aller chercher de la lumière naturelle.Aussi, le bois est fort apprécié pour sa résistance et sa durabilité, qui fait de lui une valeur sûre pour plusieurs années.PHOTO : COURTOISIE P H O T O S T I R É E S D E P I N T E R E S T leProgrès SAMEDI 5 MARS 2022 M23 TOIT & MOI Marie-Eve Rathé Courtier immobilier résidentiel 418 817-4933 marieratte@hotmail.com ChiCoutimi: 270, rue henri-Bourassa VENDUE EN 8 joUrs! 0088113 SAMEDI 5 MARS 2022 leProgrès M24 L\u2019 architecture n\u2019est pas qu\u2019un gagne-pain pour le Sherbrookois Daniel Quirion.Pour lui, c\u2019est surtout une véritable passion.Boulimique de tout ce qui concerne la conception de bâtiments, il s\u2019est donné comme mission d\u2019avoir vu toutes les prouesses architecturales du monde avant de mourir.Rien que ça.Pas étonnant, donc, qu\u2019il soit parti sur un coup de tête, en 2010, pour visiter l\u2019expo universelle de Shanghai.Véritable Mecque de l\u2019architecture, l\u2019expo universelle permet immanquablement de se décrocher la mâchoire devant les exploits des concepteurs de partout sur la planète.« C\u2019est là que je vais me nourrir.C\u2019est l\u2019excellence mondiale concentrée en un seul lieu », affirme Daniel Quirion, qui a par la suite visité les expos de Milan, en 2015, et de Dubaï, en février dernier.Pas de doute, il se rendra aussi à Osaka, en 2025.En 2010, il avait aperçu une publicité du pavillon de l\u2019Angleterre.« C\u2019était une espèce de pissenlit en acrylique qui représentait la banque de semences britannique.Il était d\u2019ailleurs nommé la cathédrale de semences et était recyclable à 100 %.» Le pavillon comptait 60 000 tiges, dont certaines ont été vendues pour des œuvres caritatives.« Je ne pouvais pas ne pas voir ça.Une semaine après avoir vu la publicité, j\u2019étais en Chine.À l\u2019université, j\u2019étais connu comme un geek de l\u2019histoire de l\u2019architecture.Ça fait partie de moi de vulgariser, de sensibiliser les gens à la qualité de l\u2019architecture.Quand on en voit les spécificités, quand on comprend ce qu\u2019elle a d\u2019unique, on voit le raffinement.La lecture qu\u2019on en fait est magique.» Le vulgarisateur explique d\u2019ailleurs que c\u2019est l\u2019Angleterre qui a lancé la première expo universelle en 1851 pour exhiber tout son savoir-faire.S\u2019il n\u2019était pas né lors de l\u2019expo de Montréal en 1967, Daniel Quirion n\u2019en connaît pas moins les rouages.« À Shanghai, au pavillon du Canada, on m\u2019avait fait mon passeport d\u2019Expo 67.J\u2019étais vraiment content.» D\u2019ailleurs, Expo 67 aura influencé l\u2019architecture au Québec.« Quand vient le temps de dater les bâtiments, il y a un avant et un après 67.On voit le modernisme dans le territoire.Et jusqu\u2019à Shanghai en 2010, Montréal était considérée comme l\u2019expo la plus extravagante.Mais la Chine, c\u2019était complètement fou.La vraie démesure, je l\u2019ai vue là-bas.» En 2015, à Milan, le Canada n\u2019avait pas de pavillon.L\u2019ARCHITECTE PASSIONNÉ DES EXPOS UNIVERSELLES JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR 1 2 leProgrès SAMEDI 5 MARS 2022 M25 « Les Italiens avaient montré à quel point ils sont les tops du design.Le Vatican avait un des plus beaux pavillons, mais c\u2019était aussi un des plus simples.Milan, c\u2019était le plaisir de vivre, de profiter.» Malgré les mesures sanitaires, Daniel Quirion a choisi de se rendre à Dubaï coûte que coûte pour une expo 2020 reportée en raison de la pandémie.« C\u2019était ma troisième exposition.J\u2019ai pu voir l\u2019évolution des pavillons.Ils étaient plus sculpturaux en 2010, alors qu\u2019en 2022, on joue davantage avec le numérique.On utilise des surfaces planes avec des lasers, des hologrammes.Les trois quarts des pavillons ne jouent que là-dessus.On peut aussi dire que la plupart des pays ne se sont pas investis autant que les autres années.» L\u2019architecte confirme que l\u2019expérience des lieux, en 2022, passe désormais inévitablement par le numérique.« Le seul pavillon dont l\u2019architecture mérite assurément de rester est celui des Émirats.» D\u2019ailleurs, c\u2019est un peu l\u2019ironie des expos universelles, qui permettent la construction d\u2019un village mondial à la fine pointe qui n\u2019aura qu\u2019une courte durée de vie.La plupart des pavillons sont généralement démolis à la fin de l\u2019événement.« Le principe est contre nature, même anachronique, qu\u2019on arrive à faire un si grand gaspillage de matériaux à l\u2019ère du développement durable.J\u2019ai vu sur Google Map ce qu\u2019était devenu le site de l\u2019expo de Shanghai.C\u2019est extrêmement désolant.» Mais Daniel Quirion préfère y voir les avantages éducatifs des pavillons internationaux.« C\u2019est une contamination positive pour voir où on est rendu.C\u2019est aussi un choc des idées, un choc des cultures.» Et oui, certains pavillons sont au moins en partie recyclables.De ce choc des cultures vient surtout une expérience humaine hors du commun.Déjà, parmi les pavillons ayant le plus touché Daniel Quirion se trouvent ceux de la Syrie et de l\u2019Ukraine, pays présents malgré les conflits faisant rage chez eux.« La plus belle expérience humaine et graphique est celle du pavillon de l\u2019Espagne.C\u2019est d\u2019ailleurs ce pays qui avait fait le plus beau pavillon à Shanghai, après l\u2019Angleterre.» Dubaï aura donc été, pour Daniel Quirion, une autre façon de s\u2019ouvrir sur le monde.Parce que visiter l\u2019expo universelle, c\u2019est forcément prendre un peu de temps, aussi, pour s\u2019immerger dans la culture du pays hôte.« J\u2019allais chercher quelque chose que je ne connaissais pas.Il y a sans doute des inégalités aux Émirats arabes unis, mais je retiens des expériences humaines qui décloisonnent tellement de choses.» Parions que pour un architecte, visiter une expo universelle dans la ville même du plus haut gratte-ciel du monde, le Burj Khalifa, c\u2019est un peu comme la cerise sur le sundae.L\u2019expo universelle de Dubaï prend fin le 31 mars.Je vous proposerai de plonger plus en détail dans cet univers fascinant au cours des prochaines semaines, alors que je suis moi-même en route, aujourd\u2019hui même, pour les Émirats arabes unis.Suivez-moi au cours de ce périple sur Instagram et TikTok?: @jonathancusteau.VOYAGES «?C\u2019est là que je vais me nourrir.C\u2019est l\u2019excellence mondiale concentrée en un seul lieu.?» \u2014 Daniel Quirion 4 3 1 Cette photo aérienne montre le site de l\u2019expo universelle de Dubaï.\u2014 ARCHIVES AP 2 Daniel Quirion en était à sa troisième expo universelle, à Dubaï, en février dernier.\u2014 PHOTO COURTOISIE, DANIEL QUIRION 3 L\u2019architecte sherbrookois n\u2019a pas manqué le rendezvous de Milan en 2015.On le voit ici à l\u2019intérieur du pavillon du Japon.\u2014 PHOTO COURTOISIE, DANIEL QUIRION 4 Une femme déambule devant le pavillon du Royaume-Uni à l\u2019exposition universelle de Dubaï.\u2014 ARCHIVES AFP SAMEDI 5 MARS 2022 leProgrès M26 VOYAGES C \u2019est d\u2019abord en raquettes que j\u2019ai visité le Camp Mercier et ses arbres chargés de neige, il y a une dizaine d\u2019années.Cette fois, c\u2019est en skis que j\u2019ai parcouru l\u2019endroit, me permettant du même coup de découvrir un grand classique chez les fondeurs.Un labyrinthe enneigé aux abords de lacs, un parcours vallonné à travers la forêt qui semble s\u2019étirer à perte de vue : quelque 70 km de pistes de ski de fond attendent les skieurs au Camp Mercier, dans la réserve faunique des Laurentides.Les pistes sillonnent tantôt les lacs à Noël et du Bec croche ; tantôt elles surplombent la réserve, nous permettant d\u2019admirer les montagnes au loin.Le camp, situé à 717 mètres d\u2019altitude, se retrouve dans la forêt boréale.J\u2019ai la chance d\u2019y passer un peu de temps avec ma « vieille amie » Viviane, qui connaît les pistes comme le fond de sa poche.Elle y vient depuis plusieurs années à la relâche.À ses enfants, elle rappelle qu\u2019ils ont la chance de skier dans l\u2019un des plus beaux centres de ski de la province.Ici, les conditions d\u2019enneigement font mourir d\u2019envie les gens qui, comme moi, habitent plus au sud.La moyenne annuelle est d\u2019environ 600 cm de neige, et avec tous les flocons tombés, on s\u2019attend à l\u2019atteindre cette année.En passant devant certains chalets, j\u2019envie les skieurs qui peuvent sauter sur leurs skis dès qu\u2019ils mettent le nez dehors.Mieux vaut s\u2019y prendre en avance pour réserver, surtout en haute saison.DU NOUVEAU Les habitués peuvent découvrir cette saison un tout nouveau pavillon d\u2019accueil, un grand bâtiment fenestré où la lumière est omniprésente.« On a voulu optimiser le contact avec l\u2019extérieur, parce que le spectacle se passe dans la cour, avec le plateau de départ », m\u2019explique Alexandre Simard, gérant du Camp Mercier, à l\u2019origine un ancien camp forestier qui a servi à la Baie-James.La salle de fartage a été améliorée et on en a aussi profité pour améliorer l\u2019ambiance de l\u2019après-ski\u2026 en étanchant la soif des fondeurs.« Notre but est d\u2019encourager local.La microbrasserie La Souche est basée à Stoneham.Ce sont nos voisins les plus proches.On veut beaucoup les appuyer.On voulait améliorer l\u2019ambiance d\u2019après- ski.Quoi de mieux qu\u2019une bonne Le nouveau pavillon d\u2019accueil du Camp Mercier, dans la réserve faunique des Laurentides \u2014 PHOTO COURTOISIE, SÉPAQ ISABELLE PION CHRONIQUE isabelle.pion@latribune.qc.ca SORTIE PRENDRE L\u2019AIR «On a voulu optimiser le contact avec l\u2019extérieur, parce que le spectacle se passe dans la cour, avec le plateau de départ.» \u2014 Alexandre Simard LE CAMP MERCIER, POINT DE MIRE DES FONDEURS leProgrès SAMEDI 5 MARS 2022 M27 VOYAGES Le Camp Mercier offre 70 kilomètres de pistes de ski de fond, dont 50 de classique.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ISABELLE PION Au début de la semaine, plusieurs publications Facebook circulaient au sujet de la présence d\u2019orignaux dans les pistes du Camp Mercier.\u2014 PHOTO 123RF Au début de la semaine, plusieurs publications Facebook circulaient au sujet de la présence d\u2019orignaux dans les pistes du Camp Mercier.Malgré nos envies de nous en approcher, il est primordial de nous tenir à distance, rappelle l\u2019établissement.C\u2019est qu\u2019avec les importantes précipitations de neige, les orignaux peuvent avoir de la difficulté à se déplacer librement?: il est plus fréquent de rencontrer des orignaux épuisés et vulnérables.Si l\u2019imposant animal est revenu dans les sentiers, c\u2019est qu\u2019il n\u2019a plus la force et l\u2019énergie de marcher dans la neige profonde, m\u2019explique Alexandre Simard.On conseille donc aux gens de s\u2019immobiliser le plus rapidement possible à sa vue ou de contourner sa position s\u2019il refuse de bouger, tout en maintenant une bonne distanciation.L\u2019objectif?: éviter de lui faire dépenser de l\u2019énergie.Le faire courir anormalement en le poursuivant dans ce contexte, par exemple, pourrait causer un grand stress chez l\u2019animal, entraîner un apport trop important d\u2019acide lactique et créer un choc thermique, en résumé.«?Poursuivre un orignal peut le tuer?», précise Alexandre Si- mard.L\u2019établissement a voulu sensibiliser les gens après la publication d\u2019une vidéo où un skieur poursuivait l\u2019animal.ISABELLE PION, LA TRIBUNE COHABITER AVEC LES ORIGNAUX Envie d\u2019explorer deux terrains de jeu?Pourquoi ne pas dormir au parc de la Jacques-Cartier, à environ 20 minutes du Camp Mercier?En janvier, j\u2019expérimentais le tout nouveau séjour offert par le Monastère des Augustines, soit deux nuits dans ce lieu de ressourcement en pleine ville de Québec, puis une nuit au parc de la Jacques-Cartier.J\u2019y suis finalement restée deux jours, le chalet EXP étant devenu mon camp de base pour redécouvrir la vallée de la Jacques-Cartier\u2026 et le Camp Mercier.Une bonne idée de séjour si, comme moi, votre cœur oscille souvent entre randonnée et journée en ski de fond.Lors de mon passage, les quelque -22 degrés Celsius en journée ont dicté nos choix.Mes amis et moi optons pour deux courtes randonnées afin de profiter d\u2019un dîner au chaud?: l\u2019Éperon, un sentier d\u2019environ 5 kilomètres offrant un point de vue magnifique sur la vallée, et les Cascades, une petite balade de 4 kilomètres qui nous permettra d\u2019admirer les lueurs du soleil de fin d\u2019après-midi sur la montagne.Cette parfaite journée se terminera sur la patinoire située à quelques pas du centre de découvertes et de services.ISABELLE PION, LA TRIBUNE UNE JOLIE ALTERNATIVE bière ?La Souche a créé une bière qui s\u2019adresse aux sportifs, aux skieurs de fond.Et nous, c\u2019est cette bière-là qu\u2019on tient toujours en mains.Ça s\u2019appelle La Fondeur.C\u2019est une micro IPA, à très faible pourcentage d\u2019alcool et il y a des électrolytes dans cette bière-là.» Également une nouveauté, les gens qui séjournent en chalet, même en été, pourront désormais compter sur un espace dépanneur.Le Camp Mercier accueille les fondeurs depuis plus de 50 ans.Parions qu\u2019avec l\u2019engouement pour ce sport, il verra passer plusieurs autres générations.La chroniqueuse était l\u2019invitée de la Sépaq.Plusieurs activités sont offertes au parc de la Jacques-Cartier?: randonnée (notre photo), ski hors-piste, et même patin.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ISABELLE PION SAMEDI 5 MARS 2022 leProgrès M28 ÈVE TESSIER-BOUCHARD Coopérative nationale de l\u2019information indépendante Kiev Crimée M O L D A V I E Mer Noire Mer d\u2019Azov U K R A I N E ROUMANIE POLOGNE BÉLARUS RUSSIE SPÉCIAL UKRAINE UNE SEMAINE D\u2019ACTU P H O T O A F P POURQUOI POUTINE FAIT-IL LA GUERRE?On t\u2019a présenté le président de la Russie et tu te demandes peut- être encore pourquoi Vladimir Poutine veut envahir l\u2019Ukraine?Parce qu\u2019il faut le dire, cette idée vient principalement de lui.Selon lui, l \u2019Ukraine, tout comme beaucoup d\u2019autres pays qui faisaient autrefois partie de l\u2019Union soviétique, appartient en réalité à la Russie.Même s\u2019il a reconnu, en 1991, que l\u2019Ukraine était un pays indépendant, il a changé d\u2019idée.Il cherche donc à reconstruire un empire dont il serait le chef suprême.Le problème, c\u2019est que ces pays ont une langue et une culture bien à eux, et n\u2019ont pas envie de devenir russes! L\u2019Ukraine a un gouvernement et est un pays à part entière et n\u2019a pas du tout envie d\u2019être gérée par M. Poutine et son gouvernement russe.Cependant, la Russie possède une armée très puissante, et Poutine semble prêt à tout pour imposer sa vision du monde\u2026 même par la force.Ce n\u2019est d\u2019ailleurs pas la première fois qu\u2019il déploie ses troupes: il l\u2019avait déjà fait pour conquérir certains territoires.C\u2019est toutefois la première fois qu\u2019il attaque un pays au grand complet.C\u2019est une situation très difficile et que la plupart des gens trouvent insensée.Mais il n\u2019est pas facile d\u2019arrêter une armée aussi puissante, et un chef d\u2019État aussi dangereux.Souhaitons que la paix revienne vite dans ce coin du monde.PAR LAURENT CÔTÉ, JOURNALISTE STAGIAIRE Depuis quelques jours, tu entends son nom régulièrement.Le président russe Vladimir Poutine est celui qui dirige les opérations militaires contre l\u2019Ukraine en ce moment.Voici un portrait qui t\u2019aidera à comprendre un peu mieux ce personnage.DRÔLE DE NOM?! On te le dit tout de suite, ce n\u2019est pas lui qui a inventé notre fameux plat québécois composé de frites, de fromage et de sauce ! Il n\u2019a même absolument rien à voir avec ça ! Comme son nom s\u2019écrit normalement en caractères russes, dans ce qu\u2019on appelle l\u2019alphabet cyrillique, les autres pays ont dû traduire son nom pour pouvoir l\u2019écrire avec notre alphabet.En anglais par exemple, on écrit Putin.Et en français, on écrit Poutine.UN PASSÉ D\u2019ESPION! Vladimir Poutine est né en 1952 à Saint-Pétersbourg, en Russie.Très rapidement, il se passionne pour l\u2019histoire de l\u2019Union soviétique (ancien pays qui regroupait la Russie et d\u2019autres pays d\u2019Europe de l\u2019Est).Il est aussi très intéressé par le fonctionnement du KGB, l\u2019agence russe de renseignements secrets.Dans les années 70, il réalise son rêve et intègre le KGB.Il y devient espion de niveau intermédiaire en Allemagne.Il connaît beaucoup de succès dans son travail et, quelques années plus tard, il sera nommé chef de l\u2019agence russe de contre-espionnage.Poutine grimpe ainsi les échelons du pouvoir grâce à ses compétences en matière d\u2019espionnage et deviendra même un proche conseiller des dirigeants du pays.IL NE VEUT PAS CÉDER SA PLACE! Poutine accède au pouvoir pour la première fois en 1999.En principe, en Russie, le président ne peut être en fonction que pendant 2 mandats consécutifs de 4 ans.Mais Poutine a d\u2019autres plans et utilisera la ruse pour contourner la loi et rester à la tête du pays.En effet, en Russie, il y a un président ET un premier ministre (c\u2019est aussi le cas en France).Pou- tine alternera donc entre le poste de premier ministre et celui de président pendant des années.En tout, cela fait plus de 20 ans qu\u2019il est au pouvoir ! Autant dire que les élections qui ont lieu aux 4 ans ne servent pas à grand-chose\u2026 Surtout que M. Poutine ne tolère pas les gens qui le contestent.Durant le règne de Vladimir Pou- tine, plusieurs ont tenté de le déloger du pouvoir ou l\u2019ont ouvertement critiqué.Et un grand nombre de ses opposants ont été assassinés, généralement avec du poison.C\u2019est le cas d\u2019Alexï Navalny, dont nous t\u2019avons déjà parlé et qui a survécu à un empoissonnement et maintenant détenu en Russie, parce qu\u2019il conteste M. Poutine.Il est donc très dangereux pour quiconque de critiquer le pouvoir en Russie.Les gens ont peur de ce qui pourrait leur arriver s\u2019ils parlent contre Poutine.On appelle ça : l\u2019absence de liberté d\u2019expression ou la répression.Tu connais maintenant mieux Vladimir Poutine ! Ce n\u2019est pas le personnage le plus attachant, mais il est important de comprendre qui il est.La guerre est très loin de nous et même si les gens en parlent beaucoup, tu es bien en sécurité en ce moment.PAR LAURENT CÔTÉ, JOURNALISTE STAGIAIRE PORTRAIT DE VLADIMIR POUTINE leProgrès SAMEDI 5 MARS 2022 M29 LE P\u2019TIT MAG Kiev Crimée M O L D A V I E Mer Noire Mer d\u2019Azov U K R A I N E ROUMANIE POLOGNE BÉLARUS RUSSIE 2 3 Il y a un nom qui revient toujours depuis le début de la guerre en Ukraine, c\u2019est celui du président ukrainien, Volodymyr Zelensky.Pour te permettre de mieux le connaître, voici un portrait de celui qui a un parcours peu banal ! DEPUIS LONGTEMPS SOUS LES PROJECTEURS Avant de devenir président, M. Zelensky était acteur ! Il a même fait la voix ukrainienne de l\u2019ours Paddington dans le film du même nom ! Ce qui est particulier, c\u2019est qu\u2019il a joué le personnage principal dans une série où il incarne\u2026 le président de l\u2019Ukraine ! Il était donc peut-être, dans un sens, prédestiné à son important rôle de chef d\u2019État ?Mais rien ne laissait présager que le comédien (aussi vainqueur de la version ukrainienne de la compétition télévisée Danser avec les stars) allait devoir gérer d\u2019aussi lourdes responsabilités.Zelensky a étudié en droit (tout comme Vladimir Poutine) avant de se lancer en comédie.En plus d\u2019être acteur, il a aussi été humoriste, réalisateur, producteur et scénariste.En 2019, la fonction de président d\u2019un pays s\u2019est ajoutée à la longue liste de métiers qu\u2019il a exercés.UN PRÉSIDENT QUI SE DÉMARQUE Il a été élu en se présentant pour le parti Serviteur du peuple, qui partage son nom avec la série dans laquelle il a joué le président ! Zelensky, dont la candidature n\u2019était initialement pas prise au sérieux par ses adversaires, a été élu avec 73,2 % des voix (un pourcentage historique !) contre le président sortant durant le vote final des élections.Il est alors devenu le plus jeune président de l\u2019Ukraine, à l\u2019âge de 41 ans.Mais ce ne sont pas les seuls records qu\u2019il bat ! En octobre 2019, Zelensky tient la conférence de presse la plus longue de l\u2019histoire.Elle a duré plus de 12 heures ! SON RÔLE DANS LA GUERRE AVEC LA RUSSIE Partout dans le monde, on souligne son sang-froid et son courage durant cette crise.Le matin de l\u2019invasion par la Russie, il a prononcé un discours en Ukrainien, aux citoyens et aux citoyennes de son pays, mais aussi en Russe, pour demander au peuple de Russie de rejeter les attaques de Poutine.Ce discours s\u2019est fait remarquer, tout comme ses nombreux appels à la solidarité auprès de son pays.M. Zelensky aurait pu quitter l\u2019Ukraine pour se mettre à l\u2019abri de la guerre.Les États-Unis lui ont d\u2019ailleurs offert de le transporter en lieu sûr.Sa réponse passera sans doute à l\u2019histoire : « Je n\u2019ai pas besoin d\u2019un taxi, j\u2019ai besoin de munitions ! » Il a pris la décision de rester dans son pays et de se battre aux côtés de son peuple, au péril de sa propre vie.O n s ouhaite au président Zelensky de continuer à faire preuve d\u2019un tel courage jusqu\u2019à la fin de cette guerre ! PAR ARIANE DUPUIS, JOURNALISTE STAGIAIRE PORTRAIT DE VOLODYMYR ZELENSKY Voici un petit tour d\u2019horizon du pays pour que tu comprennes mieux sa culture, sa géographie et ses habitants.Un pays assez jeune L\u2019Ukraine est le plus grand pays d\u2019Europe (si on enlève la Russie, qui est divisée entre l\u2019Europe et l\u2019Asie).C\u2019est aussi un des plus jeunes, car il n\u2019est devenu indépendant qu\u2019en 1991.Avant, il faisait partie de l\u2019URSS: l\u2019empire communiste russe qui s\u2019étendait sur plusieurs pays d\u2019Europe et d\u2019Asie.C\u2019est pourquoi, même si la langue la plus parlée est l\u2019ukrainien, plusieurs Ukrainiens parlent le russe.Surtout dans les régions les plus proches de la Russie.Le métro pour se protéger des bombes! 1 La deuxième station de métro la plus profonde au monde se trouve à Kiev, la capitale de l\u2019Ukraine.La station Arsenalna descend jusqu\u2019à 105,5 mètres de profondeur sous le sol.En comparaison, la station la plus profonde de Montréal se trouve à 29 mètres en dessous du sol.La station Arsenalna a été construite pour servir d\u2019abris dans le cas où la ville serait bombardée.En ce moment même, il y a donc beaucoup de résidents de Kiev qui s\u2019entassent dans cette station de métro et dans d\u2019autres aussi pour se protéger des attaques russes.Les ressources naturelles Sur le drapeau ukrainien, il y a deux lignes horizontales: une bleue (en haut) et une jaune (en bas).Les couleurs représentent le ciel bleu et les champs de blé.En fait, c\u2019est le pays européen avec la plus grande superficie de terres agricoles pouvant être cultivées.Il y a de grands champs de tournesols en Ukraine, et beaucoup de blé, de maïs, de patates, et de betteraves qui y poussent.D\u2019ailleurs, un des plats ukrainiens le plus connus est le bortsch, une sorte de potage aux betteraves.L\u2019Ukraine est aussi connue pour ses ressources naturelles.Elle a plusieurs mines de minéraux, comme le fer, la houille et le manganèse, qui permettent de faire de l\u2019acier.Ils ont aussi la plus grande réserve d\u2019uranium en Europe.L\u2019uranium sert à créer de l\u2019énergie nucléaire.Une tristement célèbre centrale nucléaire.2 Le pays est d\u2019ailleurs tristement reconnu pour la plus grande catastrophe nucléaire de l\u2019histoire: Tchernobyl.Il y a eu une explosion dans cette centrale d\u2019énergie nucléaire en 1986.La radioactivité est très dangereuse pour l\u2019environnement et la santé, alors 200 000 personnes ont été évacuées des environs et cet endroit est maintenant inhabité.La culture ukrainienne est riche en couleurs Le peuple ukrainien est encore très près de son folklore, que ce soit à travers la musique, les habits, la littérature ou la danse.Voici quelques éléments intéressants! L\u2019habit traditionnel ukrainien, la vychyvanka, peut être reconnu par ses broderies colorées 3.Autant les hommes que les femmes portent, encore aujourd\u2019hui, ces amples chandails blancs aux motifs traditionnels.Traditionnellement, les motifs sont brodés aux endroits où on croyait que les esprits pouvaient entrer dans le corps, comme le cou, les poignets et les épaules.Les femmes vont parfois porter de magnifiques couronnes de fleurs lors de certaines célébrations.Une autre particularité de leur culture est la tradition de colorer des œufs à Pâques.Ces œufs s\u2019appellent des pysanky et sont colorés à l\u2019aide de cire d\u2019abeille.Les motifs et les couleurs sont choisis avec soin, car ils ont chacun des significations importantes et différentes.L\u2019Ukraine est un beau pays qui possède beaucoup de richesses.Et en ce moment, on peut voir que le courage est aussi une de ses richesses! PAR LYLOU NICASTRO, JOURNALISTE STAGIAIRE CONNAIS-TU L\u2019UKRAINE?PHOTOS AFP 1 SAMEDI 5 MARS 2022 leProgrès M30 LE P\u2019TIT MAG C\u2019EST PLATE.QU\u2019EST-CE QU\u2019ON FAIT?LE JEU DES 7 ERREURS CES DEUX CARICATURES D\u2019ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ SONT EN APPARENCE IDENTIQUES.EN RÉALITÉ, IL Y A 7 ERREURS.ES-TU OBSERVATEUR?SOLUTION 1 Une patte du lit 2 Le gros orteil de la petite fille 3 Les boutons du pyjama du jeune homme 4 Les montants de la tête de lit plus long 5 La dent du garçon 6 Les point sur le pyjama de la fillette 7 La hauteur du saut du garçon est plus haut LES DÉBROUILLARDS ENQUÊTENT La météo ne te permet pas de sortir t\u2019amuser dehors ?Essaie alors de jouer les détectives sur Internet avec le jeu d\u2019enquête gratuit des Débrouillards.Dans ce défi familial en ligne, tu pourras remonter le temps \u2013 virtuellement, bien sûr \u2013 pour résoudre des énigmes d\u2019observation et de déduction.Le but : amasser des objets historiques destinés à un musée en l\u2019honneur du magazine s cienti f ique Les Débrouillards.Q u a t re s c é n a r i o s s o n t d i s p o n i b l e s pour ce jeu d\u2019équipe q u i e x i g e d e f o u i l - ler dans les moteurs de recherche du Web, dans Wikipédia, dans les réseaux sociaux et de scanner des codes secrets.Info : lesdebrouillards.com/40ans/#jeu_denquete Ulla-Stina Wikander, une artiste suédoise, a décidé d\u2019habiller des objets du quotidien avec de la broderie.«?Ces broderies ont été réalisées par des femmes et sont souvent considérées comme kitsch et sans valeur, mais elles sont parfois très belles et je veux leur redonner vie?», raconte la dame de 65 ans.Ça donne de superbes oeuvres d\u2019art, toutes plus originales les unes que les autres.LE MAG PHOTOS COURTOISIE, ULLA-STINA WIKANDER PHOTO COURTOISIE leProgrès SAMEDI 5 MARS 2022 M31 OPI x XBox, une collaboration aux accents de jeux vidéo?! La marque OPI propose depuis plus de 40 ans des produits pour les ongles inspirés de destinations.Pour votre manucure printanière, on propose une incursion dans le monde virtuel des jeux vidéo.Au total, 12 teintes vibrantes inspirées du monde des consoles XBox.Ces nouveautés se déclinent dans les bleus, les verts, l\u2019orange et un indémodable beige naturel.Entre elles, ces teintes s\u2019agencent à la perfection pour créer une manucure des plus artistique.Pour pousser encore plus loin l\u2019expérience, il sera possible pour le consommateur d\u2019obtenir du contenu additionnel dans les jeux Halo Infinite et Forza Horizon 5 avec tout achat de vernis.Cette collection est offerte en trois différents finis?: le classique vernis, le gel salon avec sa tenue longue durée et la formule «?infinite shine?», un vernis haute brillance.En vente en salon.www.opi.com.CAROLINE GRÉGOIRE, COLLABORATION SPÉCIALE P H O T O C O U R T O I S I E , O P I X X B O X V ous connaissez peut-être les produits de Marie fil en raison de la grande conscience écologique de l\u2019entreprise.La créatrice de cette marque locale avec un grand souci de durabilité, Marie-Philippe Filteau, propose un nouveau projet qui s\u2019adresse à tous.Elle vient de lancer sous forme d\u2019une communauté sa « fabrique écologique », un lieu virtuel de défis sous le thème du recyclage textile.Le principe est simple : chaque mois, un défi à faire soi-même vous sera lancé par la créatrice.Par la suite, on vous invite à partager vos réussites.Le projet débute avec un partage de savoir qui risque de plaire à plusieurs : Marie fil explique comment faire ses propres culottes menstruelles réutilisables, un projet réalisable en une soirée.Pour trouver le groupe Facebook : @lafabriqueecologique.L\u2019atelier-boutique de Marie fil est situé au 1720, 1re Avenue, Québec.En ligne : www.mariefil.com.CAROLINE GRÉGOIRE, COLLABORATION SPÉCIALE La fabrique écologique de Marie fil P H O T O 1 2 3 R F ALYA SKIN, DIRECTEMENT D\u2019AUSTRALIE Du nouveau en provenance de l\u2019Australie chez Pharmaprix?: la gamme de produits Alya Skin.Créée avec l\u2019idée de proposer des soins de la peau à un prix abordable, cette gamme met en valeur des ingrédients australiens.En grande vedette, la marque propose un masque «?la perfection rose?» (41,99?$) à base d\u2019argile rose kaolin.S\u2019ajoutent à cette composition la vitamine E, l\u2019aloe vera et l\u2019hamamélis.L\u2019effet adoucissant de ce masque permet une utilisation fréquente.Le résultat?: une peau propre et revitalisée.Son parfum de rose est agréable.Notez que ce produit jouit déjà d\u2019une grande notoriété grâce à ses nombreux adeptes qui en font l\u2019éloge sur les réseaux sociaux.On retrouve également un nettoyant micellaire (19,99?$), un sérum suralimenté en vitamine C (41,99?$) et une crème illumi- natrice pour les yeux (41,99?$).www.alyaskin.com.CAROLINE GRÉGOIRE, COLLABORATION SPÉCIALE P H O T O C O U R T O I S I E , A L Y A S K I N L\u2019ULTIME SOIN DE NUIT D\u2019IDC DERMO La marque locale IDC Dermo s\u2019attaque à l\u2019empreinte de la fatigue sur notre teint.Avec sa plus récente proposition, l\u2019ULTIME masque de nuit, on promet une réparation inégalée aux peaux surmenées et épuisées.Dans ce tube, on retrouve un cocktail de peptides favorisant la production de collagène, du thé noir stimulant et des peptides optimisant la décontraction musculaire.Au réveil, on s\u2019attendra à une peau tonifiée, à l\u2019allure fraîche et reposée.La nuit, la peau travaille activement à se renouveler.Ce masque de texture gel fondant procure les nutriments essentiels à son repos.On l\u2019utilisera une à deux fois par semaine, à la place de son soin habituel.IDC Dermo nous indique que ce soin luxueux est exempt de phtalates, d\u2019huile minérale et de parabène.Il est donc non irritant et est conçu pour les peaux matures.99?$ en pharmacies.www.idcdermo.com.CAROLINE GRÉGOIRE, COLLABORATION SPÉCIALE Le mascara Rise de Milk défie la gravité Le studio Milk est un pôle créatif de la région de New York.Parmi ses nombreuses facettes, on retrouve la marque cosmétique Milk Makeup.La philosophie de Milk Makeup est simple?: débuter avec de bons ingrédients pour créer des cosmétiques faciles à utiliser, et ce, sans cruauté.Voici qu\u2019elle vient de lancer un nouveau mascara, «?RISE?», un produit de maquillage que la marque qualifie de révolutionnaire.Composée à 93?% d\u2019ingrédients naturels, cette nouveauté soulève, allonge et recourbe les cils, en plus d\u2019assurer un volume pour un effet impeccable.Faite à partir de quatre types de cires végétales, la formule enrobe chaque cil et offre définition.On nous annonce une formule qui n\u2019alourdit pas et qui est sans grumeaux ni bavures, même 12 heures après l\u2019application.Le produit est offert dans une teinte «?elevate?», un noir profond.37?$ chez Sephora.CAROLINE GRÉGOIRE, COLLABORATION SPÉCIALE P H O T O C O U R T O I S I E , I D C D E R M O P H O T O C O U R T O I S I E , M I L K M A K E U P SAMEDI 5 MARS 2022 leProgrès M32 «?L\u2019historien volant?» Pierre Lahoud fait de la photo depuis plus de 40 ans afin d\u2019immortaliser la beauté et l\u2019histoire du Québec.Il vous partage ses clichés pris du haut des airs.Aujourd\u2019hui, un titre qui se veut un clin d\u2019oeil à la chanson de Dédé Fortin et des Colocs pour une photo de Val-Jalbert , au Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean.« Le village abandonné de Val- Jalbert est l\u2019un des éléments les plus remarquables de notre patrimoine.C\u2019est un ensemble de maisons de compagnie toutes identiques, bâties au début du 19e siècle.Un gros promoteur d\u2019une entreprise de bois de l\u2019époque avait décidé de bâtir ce village, qui n\u2019a malheureusement pas duré longtemps.La compagnie a fait faillite et toutes ces maisons d\u2019ouvriers sont tombées en désuétude.Ç\u2019a formé ce qu\u2019on appelle le \u201cVillage fantôme de Val-Jalbert\u201d, raconte M. Lahoud.Il n\u2019y a rien de mieux que l\u2019hiver pour associer la solitude et ce titre de village fantôme.On voit vraiment que tout est désert, que les bâtiments sont en fort mauvais état, que plus rien ne s\u2019y passe.On ressent vraiment un sentiment d\u2019abandon à travers cette photo.Heureusement, l\u2019endroit est aujourd\u2019hui mis en valeur par la Corporation du parc régional de Val-Jalbert, qui accueille près de 100 000 visiteurs par année ! » PROPOS RECUEILLIS PAR LE MAG Info?: pierrelahoud.com «?ÇA AVAIT L\u2019AIR DE VAL-JALBERT\u2026?» VU DE LÀ-HAUT P H O T O C O L L A B O R A T I O N S P É C I A L E , P I E R R E L A H O U D "]
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